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"L'ASSOCIATION DE MUSÉES AVEC LES INSTITUTS DE RECHERCHES EST UN TRAIT IMPORTANT DES TRAVAUX SCIENTIFIQUES
MODERNES."
“SANS LABORATOIRES EES SAVANTS SONT DES SOLDATS
SANS ARMES.
= PASTEUR.
ESCALIER PRINCIPAL DU FOYER D'ENTRÉE DE L'INSTITUT DE RECHERCHES WELLCOME
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EINE NEE БЇЛ ОР ЕБЕ PROGRES DE LA SCIENCE MEDICALE
AVEC UN RAPPORT SUR
L'INSTITUT DE RECHERCHES WELLCOME ET LES LABORATOIRES DE RECHERCHES ET LES MUSEES Y AFFILIES
FONDES PAR
SIR HENRY WELLCOME BAD ID, SEG, MERS:
EN COMMEMORATION DU DIXIEME CONGRES INTERNATIONAL D'HISTOIRE DE LA MEDECINE
MADRID EC 1935 де a $ ` й
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Printed in England for The Wellcome Foundation Ltd., London
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TIONS ... a ДЕ ds Ба я. cea RIO INFLUENCES ROMAINES ... Ba 22 ЫБ ова 10 Тез WISIGOTHS ... T Эл N ЕВА CEP TRUE LA RENAISSANCE HISPANO-MAURESQUE 25 MID HÔPITAUX MUSULMANS ... 55 20 18 E 9 EXPANSION DE LA CULTURE HISPANO-MAURESQUE ... 31 ÉCOLES DE TRADUCTION ... Re um EX а (З ÉPIDÉMIES ... ДА зы? 34 МЕ m RET MÉDECINE THÉURGIQUE DU Moven-AcE да: 4 135 HÔPITAUX ро MOYEN-ÂGE Б е 21 АТ Hoprraux DES XVIème вт XVIIème SIECLES un f LES UNIVERSITÉS ... ds За Зи ik E 45 L'ÂGE DE LA DÉCOUVERTE Бая 252 +: здо AG) L’INFLUENCE DE LA DECOUVERTE DU CINCHONA ива LA DIFFUSION DU PALUDISME EN EUROPE ... vee 55 EXPEDITIONS BOTANIQUES ESPAGNOLES... des PR DB Те PIONNIER DE LA MÉDECINE LÉGALE к: ооо 500 SOURCES BIBLIOGRAPHIQUES UN. зю ки 506 00
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ARNALDO DE VILLANOVA (с. 1235-1313) AVEC АУ! СЕММЕ Del’ “Herbolarium seu de Virtutibus Herbarum,” imprimé a Venise en 1491 (Voir page 33)
L'INFLUENCE ESPAGNOLE SUR
LE PROGRÈS DE LA SCIENCE MÉDICALE
LA naissance de l’art de guérir remonte à la période lointaine où l’homme primitif, face à face avec la souffrance causée par la maladie et les blessures, commença, par instinct de conservation, à prendre certains soins, et à formuler des règles élémentaires aptes à contribuer à la guérison et à la préservation de la santé et de la vie.
Il est probable que l'initiative de l'homme dans la recherche des herbes et des autres agents aux effets salutaires et curatifs, et celle de la femme qui cherche à maitriser une hémorragie post- partum et assurer l'allaitement, ainsi que les moyens employés pour obtenir la chaleur et le repos nécessaires au recouvrement de la santé et au bien-étre en général, ressemblaient sous beaucoup de rapports aux habitudes du régne animal.
RELIQUES PALEOPATHOLOGIQUES
À la suite de recherches archéologiques, des preuves patholo- giques de l'existence de la maladie chez l'homme préhistorique ont été établies. Cependant la nature des reliques trouvées limite forcément ces preuves aux changements qu'ont subi les os. Le fémur du Pithecanthropus erectus de Java révéle des excroissances osseuses, tandis que la máchoire de Neanderthal trouvée à Krapina en Yougoslavie accuse des signes définis de carie et de tartre accompagnés d'arthrite déformante.
Si l'homme primitif a échappé à la plupart des maladies diététiques des temps modernes, il était cependant sujet à une variété de maux contre lesquels il s'efforca sans doute de trouver des moyens théra- peutiques avec la méme intelligence primaire dont il fit preuve dans certains besoins chirurgicaux qui le conduisirent à pratiquer des amputations ainsi que la trépanation.
Dans les grottes préhistoriques en Espagne et en France, on trouve des preuves que l'amputation de doigts était bien connue chez les Aurignaciens. Dans la grotte de Gargas, en Espagne, on peut voir sur les murs de nombreuses silhouettes de mains avec les moignons de doigts amputés et quelques-unes de ces mains révèlent l'amputation
\ " 8 INFLUENCE ESPAGNOLE SUR LE PROGRES DE LA SCIENCE MEDICALE
de plusieurs doigts. Cette pratique d'amputations qui existait aussi en Egypte, en Arabie, aux Indes, au Mexique et dans d'autres parties du monde semble avoir été associée à des rites sacrificatoires, tels que les pratiquaient certaines tribus du Nord de l'Amérique. Des silhouettes paléolithiques sont les preuves d’interventions chirurgicales les plus anciennes que l’on connaisse ; ‘elles sont de plus haute antiquité que la trépanation.
La distribution préhistorique de la trépanation s'étend presque sur le monde entier. Еп Europe, c'est en France que jusqu'ici on a trouvé le plus grand nombre de spécimens. Cependant la Grande Bretagne, la Scandinavie, l'Allemagne, la Bohême, la Pologne, la Russie, le Monténégro et le Portugal ont tous un ou plusieurs crânes pour prouver la pratique de la trépanation parmi les races primitives.
Au cours des dernières années on a pu constater un intérêt considérable et croissant dans les recherches effectuées dans des sites préhistoriques en Espagne, stimulé par les révélations qui suivirent la découverte des reliques paléolithiques à Altamira, Hornos de la Peña, Pasiega, Castillo (Santander), Pindal et ailleurs. Le long de la côte orientale d'Espagne on trouve une série de sites préhistoriques dont les plus importants sont Cogul près de Lérida, Valltorta en Castellón, Albarracín prés de Teruel, Alpera et Mortaja en Albacete et Cantos dela Visera en Murcie. Des recherches et des fouilles subséquentes ne manqueront probablement pas de fournir de nouveaux matériaux d'intérét paléopathologique.
Au Portugal, dans les cavernes sépulcrales connues sous le nom de “Casa da Moura,” on trouva des squelettes humains, dont les longs os, en grand nombre étaient fracturés, avec le canal médullaire curé et élargi, ce qui fit penser à M. Delgado que ces cavernes avaient été des “salles de banquet " d'anthropophages.
MAGIE ET RELIGION PRIMITIVES
Dans la premiére période de l'évolution de l'intelligence humaine se développa dans l'esprit de l'homme la croyance dans le surnaturel et dans la puissance de la magie. Des suggestions de magie primitive se trouvent dans les dessins muraux aurignaciens dans les grottes de l'Ariége et de la Dordogne en France et aussi dans les formes
CONTACTS ESPAGNOLS AVEC LES ANCIENNES CIVILISATIONS 9
monstrueuses trouvées côte à côte avec de très beaux dessins muraux à Altamira, en Espagne.
Le commencement de la croyance dans le surnaturel et dans la puissance de la magie est à l’origine des religions primitives. Parce que, comme le dit Malinowski, “ dans les crises essentielles la religion remplit une fonction indispensable du système de civilisation humaine,” l'association de la magie et de la religion avec la pratique de la médecine était inévitable, vu que la mort, la dernière crise de toute existence humaine, est si souvent la conséquence directe d’une maladie ou d’une blessure.
Comme intermédiaire entre l’homme et le surnaturel, comme représentant du pouvoir curatif divin et comme interprète de la magie thérapeutique, nous trouvons chez les races primitives le prêtre et le médecin-magicien, avec des rites terrorisants, des pratiques magiques à l’aide d’objets tangibles et intangibles, des incantations, des charmes, des sorts et des amulettes, prétendant exorciser les mauvais esprits ou opérer des guérisons au moyen d'herbes ou par la présentation de quelque fétiche prophylactique.
Dans les temps préhistoriques ainsi que dans les périodes suivantes, l'Espagne a évidemment souffert d’une suite d’invasions de tribus étrangères.
Pendant l’âge néolithique, l'Espagne а atteint une culture presque uniforme dans toute l'étendue de la Péninsule, les abris sous les rochers avec des dessins néolithiques étant largement distribués et présentant une frappante similarité.
Quant aux Ibéres, qui vivaient dans des villes entourées de murailles, et aux Celtibéres, il y a lieu d'espérer que les recherches archéologiques en cours d'exécution fourniront des indices suffisants pour jeter plus de lumière sur Ja culture ibérique et la culture celtique ibérianisée de la Péninsule.
CONTACTS ESPAGNOLS AVEC LES ANCIENNES CIVILISATIONS
Parmi les autres races anciennes qui eurent des contacts avec
l'Espagne, ce furent les Phéniciens qui vinrent exploiter considérable-
ment les cótes de l'Est et du Midi de l'Espagne, non comme colons
mais comme marchands. Ils possédaient de riches mines d'argent
то INFLUENCE ESPAGNOLE SUR LE PROGRES DE LA SCIENCE MEDICALE
et d’autres métaux dans le Sud-Ouest de l'Espagne. D’après la tradition, des marchands phéniciens fondèrent la ville de Cadix, à une époque remontant à rroo av. J.-C. et il est probable qu'ils y apportèrent le culte d'Eshmun, dieu de la force vitale et de la guérison, protecteur de l'acropole, identifié chez les Grecs avec Esculape.
Cependant l'exploitation phénicienne de l'Espagne date surtout de l'époque ой Carthage prit son essor et qu'Annibal par ses brillantes victoires (247—183 av. J.-c.) consolida l'empire punique. La religion des Carthaginois, fondateurs de Carthagéne en Murcie (c. 243 av. J.-C.), était celle des Phéniciens, de sorte que le culte d'Eshmun, dieu de la guérison, fut continué dans certaines parties de l'Espagne pendant prés de mille ans.
Les Grecs établirent de bonne heure des colonies le long de la côte de l'Est et du Midi de l'Espagne, où des traces de leurs établisse- ments ont survécu. La culture des Grecs a eu une influence considé- rable sur les Ibéres, comme il appert des exemples hybrides d'art archaique grec et ibérique qui survivent. On a trouvé à Ampurias, parmi une quantité de beaux exemples de sculpture romaine et grecque une statue hellénistique de marbre blanc, de grandeur naturelle, représentant Esculape.
INFLUENCES ROMAINES
Le grand Empire romain avec toutes ses glorieuses conquétes militaires, son avancement de la vie sociale, sa capacité d'administration publique et gouvernementale, sa protection de la littérature et des arts, n'a jamais, pendant toute son existence, créé ou possédé une école de médecine indépendante, romaine.
Les connaissances médicales grecques que les Romains appor- térent en Espagne étaient imprégnées de superstitions religieuses et ne laissérent aucune impression permanente sur la culture du pays. L'influence médicale dérivant de la civilisation romaine en Espagne s'est manifestée surtout dans la sphére de l'hygiéne publique, par des travaux tels que la fondation de villes bien báties, la construction de routes, de ponts, d'aqueducs, de réservoirs, de systémes d'égouts et de salubrité, d'hópitaux et de bains publics dont grand nombre existent encore. Le grand aqueduc romain de Ségovie appelé ‘ El Puente del Diablo," qui date de l'époque de Trajan (c. 53-117 ap. J.-c.),
LES WISIGOTHS 11
améne encore aujourd’hui de la Sierra Fuenfría les eaux de la rivière Frio. Cet aqueduc, abstraction faite de constructions similaires 4. Tarragone et а Séville, reste une des gloires de l'Espagne romaine.
LES WISIGOTHS
Les siécles qui suivirent l'occupation romaine se distinguent surtout par l'établissement d'importantes académies dans les lieux destinés à devenir les siéges de la domination musulmane, cette derniére posant ainsi la premiére pierre d'une culture qui contribua par la suite dans une large mesure à la dissémination des connaissances
médicales arabes.
Lorsque les Wisigoths (409-711 ap. J.-C.), qui avaient en premier lieu accepté la civilisation romaine, du moins superficiellement, subirent l'influence du Christianisme, une nouvelle culture wisigothique commença à se manifester qui produisit la grande lumière des premiers siècles de l'Église en Espagne, St. Isidore, archevêque de Séville (c. 560-636 ap. J.-C.).
St. Isidore fonda à Séville une école où il déclara à ses compatriotes que la Science était du nombre des ideales. Ses efforts réussirent а provoquer en Espagne un grand mouvement intellectuel préarabe. Ісі, а Séville, les arts et les sciences libérales ainsi que le hébreu et le grec étaient étudiés et, longtemps avant l'arrivée de la culture arabe, St. Isidore enseignait la philosophie d'Aristote. Il reproduisit sous forme encyclopédique les vastes connaissances que son insatiable curiosité intellectuelle lui avait fait acquérir. Son ouvrage “Originum sive etymologiarum," encyclopédie de toutes les sciences, en vingt livres, dont le quatriéme est consacré à Ја médecine, est resté l'une des œuvres capitales du тоуеп-аве.
De plus, St. Isidore est l'auteur du livre “ De natura rerum ad Sisebutum regum," manuel d'astronomie et de météorologie qui contenait la somme de la philosophie naturelle jusqu'à son temps.
Bien que les ceuvres de St. Isidore soient en grande partie non critiques, elles ont néanmoins contribué à favoriser et à développer l'éducation et la connaissance des civilisations antiques pendant les siécles d'ignorance qui ont précédé la diffusion de l'érudition
hispano-mauresque.
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INSTRUMENTS CHIRURGICAUX ARABES
Scies chirurgicales et curettes pour l’enlévement d’os morbides D'après un manuscrit du XIVième siècle du Traité de Chirurgie d'Albucasis
(Voir pages 13, 17 et 33)
LA RENAISSANCE HISPANO-MAURESQUE 13
LA RENAISSANCE HISPANO-MAURESQUE
L'introduction de la culture arabe qui suivit l'invasion musulmane de l'Espagne au commencement du huitième siècle (7II ар. J .-C.) а eu une influence des plus remarquables sur la science médicale, non seulement dans le pays envahi, mais dans l'Europe toute entière.
Les souverains islamites ne tardèrent pas à encourager l'établisse- ment d'écoles de médecine, souvent associées à des hôpitaux et des écoles de pharmacie. Le progrès intellectuel se développa jusqu'à ce que l'Espagne formât l'anneau le plus important d'une chaîne non interrompue de culture arabe s'étendant des Indes jusqu'à l'extrémité occidentale de l'Europe.
Par cette longue ligne de communication intellectuelle les vastes trésors oubliés de la littérature médicale grecque entrèrent en Espagne. Dans cette réhabilitation de la médecine classique le fait que parmi les trésors qui arrivèrent en Espagne se trouvaient des traductions arabes des sept livres de Г “ Anatomie” de Galien, dont les origi- naux sont perdus, a joué un rôle capital. Vers le dixième siècle les Musulmans avaient apporté en Espagne une accumulation d'oeuvres philosophiques et scientifiques grecques auxquelles avaient été aj outés des éléments orientaux.
La conséquence directe de ce mouvement fut l’âge d'or de la médecine hispano-mauresque qui commença au dixième siècle et qui dura jusqu'au treizième. Pendant cette période l'Espagne devint le mentor de la science européenne.
Au premier rang parmi les personnages du commencement de ce mouvement, il faut citer Ibnul-Wáfid, ou “ Aben Guefit" (с. 997- 1074) médecin d'hópital à Toléde qui se distingua par le développe- ment d'une méthode rationnelle de traitement fondée surtout sur des mesures diététiques. Parmi ses ouvrages le livre ‘ De Medicamentis simplicibus " est le plus connu; ce livre а été imprimé plus de cinquante fois dans la. suite.
Un des noms les plus distingués de la renaissance de Ја médecine hispano-mauresque est Abu'l-Oásim az-Zahráwí, connu еп Europe pendant le moyen-age sous le nom Ф” “Albucasis” (с. 1013-1106), le plus grand chirurgien de la race arabe. Il naquit prés de Cordoue à une époque oü l'art opératoire en chirurgie avait presque entiérement
EMPLOIS DES INSTRUMENTS ILLUSTRES SUR LA SELON D’ALBUCASIS
PAGE EN REGARD,
INSTRUMENTS 2 OBSTETRICAUX
1. Forceps pour saisir la tête, 2. Couteau pour décapiter le fœtus.
3. Ecarteur obstétrical pour élargir le passage.
4. Forceps obstétricaux.
5. 2 ar
6. Couteau chirurgical à deux lames. 7. Crochet barbelé obstétrical.
8. Crochet obstétrical.
9. Instrument pour guider ou pousser le foetus.
LA DESCRIPTION
INSTRUMENTS DENTAIRES
10.
шт pour mettre а nu les 5 | racines des dents.
12.
13. Instrument pour couper a travers
une dent. 14, | 15, 16. |
ЦИА : 18 | Daviers dentaires. |
Curettes dentaires.
19. Lime dentaire.
20. Crochet pour l'enlévement de dents cassées.
21. Levier pour l’enlévement des | racines de dents cassées.
Dentaires
Obstétricaux
INSTRUMENTS CHIRURGICAUX ARABES D’aprés un manuscrit du commencement du XIVième siècle du Traité de Chirurgie d’Albucasis
(Voir pages 13, 17 €t 33)
саг" аа
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OU AVENZOAR DE SEVILLE (т. 1162)
IBN ZUHR,
IBN RUSHD, OU AVERRHOES DE CORDOUE (1126-1198)
(Voir page 19)
(Voir page 19)
LA RENAISSANCE HISPANO-MAURESQUE 17
disparu. C’est son grand traité médico-chirurgique, appelé < A]-Tasrif” (ou " Exposition des Matières ") qui a réussi à placer la profession du chirurgien à un niveau d'estime plus élevé qu'elle n'avait occupée par le passé. C'est précisément l'excellence du plan d'avoir traité le sujet du point de vue galénique qui a retardé les progrés de la chirurgie pendant des siécles.
La partie chirurgicale de l'ouvrage d'Albucasis consiste en trois livres donnant une description et des dessins des instruments employés (pages 12 е! I5). Le premier livre décrit la technique du cautére actuel avec un chapitre sur l'arrêt de l'hémorragie par la cautérisation et d'autres procédés. Le second livre, qui se base en grande partie sur l'ouvrage de Paulus Ægineta (625-690 ар. j.-c.), donne une exposition compléte de la chirurgie et de la technique chirurgicale. Tl décrit les lithotomies et les amputations, s'étend dans un discours sur le traitement des plaies et discute le probléme de la suppuration. Le troisième livre traite des fractures et des dislocations, avec des observations sur la paralysie suivant la fracture de l'épine dorsale.
C'est aussi Albucasis qui le premier a écrit sur le traitement des difformités de la bouche et des voûtes dentaires ; dans la section otologique, il traite de l'évacuation de corps étrangers ; il classe ces derniers sous quatre rubriques, А savoir: substances dures, graines
végétales, fluides et animaux ou insectes vivants.
Il témoigna une force considérable de caractère en refusant de pratiquer l'opération du goitre; il eut recours à la trachéotomie avec discrétion, et refusa de s'immiscer dans le cancer ; il pratiquait l'évacuation graduelle des grands abcès. Dans la section d’obstétrique il fait mention de la position connue aujourd'hui sous le nom de * position Walcher » et s'étend sur le probléme de la présentation vicieuse et de Ја délivrance instrumentale.
L'école de Toléde fit naitre beaucoup de traductions en latin du Traité de Chirurgie d'Albucasis. Les instruments chirurgicaux figurant aux pages 12 et 15 sont reproduits d'un bel exemplaire d'une des traductions par Gerardo da Cremona, exécutée en Espagne ou dans le Midi de la. France au commencement du XIVe siècle.
Son manuel de chirurgie resta le principal livre d'enseignement jusqu'au temps de Guglielmo da Saliceto (1275). Lelivre fut imprimé B
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LA RENAISSANCE HISPANO-MAURESQUE 19
à Vienne, en 1497; à Bâle, еп 1541, et en 1500 il fut intercalé dans l'anthologie chirurgique de Venise.
Le plus grand personnage parmi les célébres médecins hispano- mauresques est sans contredit le clinicien Ibn Zuhr (m. 1162), connu sous le nom d'Avenzoar de Séville (page 16). Né d'une famille illustre, il devint un praticien de talent, inspiré du plus haut idéal. Ses attaques livrées contre le galénisme influencérent évidem- ment son éléve Averrhoés (Ibn Rushd) qui continua la lutte inspirée par son maitre et remporta d'importants succés.
L'ouvrage le plus important d'Avenzoar est “ AlTeisir," qui contient beaucoup d'intéressantes descriptions de maladies. L'auteur y décrivit la péricardite purulente, labcés médiastin, dont il était lui-même affecté, la paralysie pharyngienne et linflammation de l'oreille moyenne et prescrivit l'usage de lait de chévre dans la phthisie. Etant donné qu'il fit la. description de l'acarus de la gale (Acarus scabiei), il peut être considéré comme le premier parasitologiste après Alexandre de Tralles (525-605 ap. 7.-с.).
Averrhoés (1126-1108), né également en Espagne, à Cordoue, était un médecin d’une rare force de caractère et d'une haute érudition; ses nombreux et importants ouvrages lui ont valu le titre de * Commentateur" (page 16).
Bien qu'Averrhoés lui-même ait peu contribué à l'avancement de la pratique de la médecine, son systéme de médecine fondé sur la modification néo-platonique d’Aristote cachait un facteur de la plus haute signification dans la transformation des connaissances médicales, facteur qui a ébranlé les fondements de la médecine galénique.
C'est Averrhoés qui a démontré l'erreur de la théorie de la polypharmacie, c'est-à-dire, de l'emploi de nombreux constituants dans les prescriptions, bien que cette pratique n'ait pas été abandonnée dans la médecine européenne avant le commencement du dix- huitième siècle.
Un des plus éminents personnages du douzième siècle a été le philosophe et médecin hispano-judaïque Mosheh ben Maimon ou Миза ibn Maimün, connu sous le nom de Maïmonide (page 18). Il naquit à Cordoue le 30 mars 1135, mais en 1148-9 par suite d’une persécution, son père fut contraint de quitter la ville avec sa famille
20 INFLUENCE ESPAGNOLE SUR LE PROGRES DE LA SCIENCE MEDICALE
TRADUCTION LIBRE DE L'EXTRAIT DU MANUSCRIT SUR L'AGRICULTURE, PAR MAIMONIDE
(Voir la page en regard)
[Je reviens А notre sujet. Déja le Talmud raisonne contre] l'opinion du Tanna- Kama (le premier Tanna) qui est d'avis qu'il n'est permis de planter qu'une seule espéce de graines dans le centre d'une planche de jardin. Le Talmud demande: pourquoi ne pourrait-on pas planter six espéces de graines dans le centre? Ils (les Talmudistes) ont essayé d'expliquer cette difficulté, mais ils n'ont pas réussi. J’en fais mention pour vous démontrer que l'opinion du rabbin Juda est correcte et vraie. Nous pouvons dire que le rabbin Juda oppose le Tanna-Kama et la différence d'opinion entre eux est la suivante : rabbin Juda interdit de ne planter qu'une seule еврёсе dans le centre, car alors la planche de jardin toute entiére aurait l'aspect de n'avoir été plantée que de cette seule espéce avec les autres plantes en bordure et donnant l'apparence de Kilayim,: comme nous l'avons démontré plus haut, par les mots du rabbin Juda: “ elle ressemble à un champ planté de moutarde (hardl).' Cependant le Tanna-Kama le permet (de ne planter qu'une espéce). C'est pour sanctionner cette vue que le Tanna-Kama appuie sur les mots “ ите dans le centre," et ne dit pas six dans le centre. Les Talmudistes n'ont cependant pas fait usage de cette explication. D’aprés ce que nous avons dit et selon l'explication dans le Talmud, il s'ensuit qu'il est permis de planter soit une ou six différentes graines dans le centre de la planche de jardin, comme je l'ai montré dans le diagramme. Si vous objectez, en disant: pourquoi le rabbin Juda n’a-t-il pas permis neuf différentes espéces, comme le démontre la figure. suivante, tout en ayant au moins trente plantes dans la planche, vous devriez savoir que cela est impossible, car l'espace entre les deux cótés de chaque paire de divisions (des neuf) aurait alors une longueur de moins de ті tefahim (largeur de la main, sans pouce). L'espace entre les lignes de chacune des neuf divisions différentes ne s'élévera qu'à un tefah et deux cinquiémes tandis qu'il nous faut 14 tefahim comme nous l'avons indiqué plus haut. La raison pourquoi cette distance est de un tefah et deux cinquièmes ressort clairement du fait que les cótés des neuf divisions forment des espaces dont chacun est d'un tefah carré, et la diagonale d'un tefah carré est d'une longueur de un tefah et deux cinquiémes (approx.); cette longueur se base sur le principe suivant: “ Une figure d'une aune carrée a une Пепе diagonale d'une aune et deux cinquièmes.” Quant à la question: Pourquoi n’a-t-il (le rabbin Juda) pas dit qu’on pouvait planter neuf espéces de graines dans une planche de six tefahim carrée ?—elle peut s'expliquer à l'aide du diagramme ci-joint. Car tout ce qui a été planté n'est que neuf tefahim ; cependant sur la figure précédente les parterres comptent vingt-quatre tefahim, comme nous l'avons déjà expliqué et, par conséquent, le Mishnah indique cinq et non pas neuf. Il prend pour exemple une planche mesurant six fois six tefahim, étant la plus petite planche de jardin que les gens préparent ordinairement et qui représente une aune carrée. Elle montre que, bien qu'elle soit la plus petite planche possible. on peut y planter des espéces différentes sans transgresser la loi Kilayim, comme nous l'avons expliqué et démontré.
(1) Kilayim = Ја loi biblique contre la culture de graines différentes dans le méme parterre (cf. Lév. 19, 19 et Deut. 22, 9-11.)
т AUTOGRAPHE SUR L'AGRICULTURE, ION DE SON COMMENTAIRE SUR ТЕР! avec diagrammes dessinés par Maimonide.
En arabe—avec caractéres hébreux
PAGE DU MANUSCRI PAR MAÏMONIDE—SECT MISHNAH,
22 INFLUENCE ESPAGNOLE SUR LE PROGRES DE LA SCIENCE MEDICALE
TRADUCTION DE LA DERNIERE PAGE DE MISHNEH TORAH (Voir page en regard)
. et bien qu'un commandement religieux fût accompli par cette guérison, parce que l'intention n'était pas l'accomplissement d'un commande- ment religieux. Par conséquent, si le Gentil l'envisage comme étant l'intention de la circoncision, un Israélite peut l'accomplir. L'orlah (le prépuce ou membre non circoncis) est trés sujet à objection, car il attire des reproches aux méchants, comme il est dit: “сат tous les peuples sont non circoncis” (Jér. 9, 26). L'acte de la circoncision est si important qu'Abraham, le patriarche, ne fut pas appelé " parfait ” avant d'avoir été circoncis, car il est dit: “ marche devant ma face et en intégrité. Etj'établiraimonallianceentre moiet toi." (Сеп.17,1-2). Et celui qui viole l'alliance d'Abraham, le patriarche, et qui reste non circoncis. bien qu'il puisse étre un homme pieux, perdra sa part dans le monde prochain, Combien Та, loi de la circoncision est importante ressort du fait qu'il ne fut pas permis à notre maitre, Moise, de l'ajourner, méme pour un peu de temps seule- ment, bien qu'il se trouvát en voyage. Пе plus, tous les autres commandements du Torah sont confirmés 1 par trois pactes seulement, comme il est dit.
“Ce sont ici les paroles de l'alliance . . .”” (Deut. 28, 69), “ outre l'alliance qu'il avait traitée avec eux à Horeb ” (ib.), et là, il est aussi dit: “ Vous comparaissez . . . " etc. (ib. 29, 9), “afin que tu entres dans ГаШапсе de I'Eternel, ton Dieu " (ib. 29, тт). Ce sont ici les trois alliances. Mais le com-
mandement de la circoncision fut donné sous la foi de treize alliances avec Abraham, notre patriarche, comme il est dit ;—
“ | établirai mon alliance entre moi et toi ” (Gen. 17, 2). “ Voici mon alliance, que je fais avec toi." (ib. 4,). “ J établirai mon alliance entre moi et toi ” (ib. 7). “ ce sera une alliance perpétuelle ” (ib.). “ tu garderas mon alliance " (25. о). “ C'est ici mon alliance” (ib. то). “ et ce sera un signe de l'alliance " (ib. ті). “et mon alliance sera . . . une alliance perpétuelle ” (ib. тз). “il aura violé mon alliance " (ib. 14). “ J'établirai mon alliance avec lui comme une alliance perpétuelle " (ib. то). “ J'établirai mon alliance avec Isaac ” (ib. 21). Веш soit le Dieu Miséricordieux qui m'a aidé. C'est la fin du second livre (avec l'aide du Tout-Puissant). Le nombre de chapitres dans le second livre est de cinquante-six. _ Lois sur la récitation du Shema*—quatorze chapitres. Lois sur la Priere—quinze chapitres. Lois sur les Phylacteres, Mezuzah, et sur le Livre de la Loi—dix chapitres. Lois sur les Franges—trois chapitres. Lois sur les Bénédictions—onze chapitres. Lois sur la Circoncision—trois chapitres. Béni soit Celui qui accorde la force aux fatigués. A été comparé avec mon propre livre et corrigé d'aprés celui-ci.
MOI, MOISE, FILS DE MON MAÍTRE MAIMON; que sa mémoire
soit bénie ! (1) cf. Exode 4, 24-26. (3) cf. Deutéronome, 6, 4.
- гс уу (ела S may it anna АРТУ дэм) оде | У az» eos отиту ща чәл = = М тло Y =") 9 бучур» тв Алло DI | Dana -Упли юзо Ww тәуе waranman pp до | دچ کرم ودای 17775 ри ادان amos 600 Qni `é anneau mu ТӘ ОО претешко =. Porabu pias пото Ay adn aren د лема (0 арабы, ara rupa пола rm d r per nus garso ив nam mao man man ب u درد Фоча ер ددم quaud دہ وا err же م ama = avenues тому фи закрити лій | летом ре جرج د ٣ SEIKE در Du = در رو ار د اوم وود Duras уза | ГААГА ЖАС ТАЙЫП Қы ы Durs res اہ = 7 en د ودم eene zt палет | | пар рама تد WD VAD > wou тт сэм! v
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1222
partie де Mishneh Torah en hébreu, de Maimonide, dont la derniére ligne contient LA SIGNATURE DE MAIMONIDE
Page finale de la 2ième
24 INFLUENCE ESPAGNOLE SUR LE PROGRES DE LA SCIENCE MEDICALE
et pendant plusieurs années, la famille allait errant par l'Espagne jusqu'à ce que, en 1160, toute la famille fût forcée de quitter le pays. Pendant quelque temps elle demeura à Fez sans pouvoir s'y fixer. Cependant, en 1165, elle s'embarqua pour la Palestine ; aprés quelques mois de séjour dans ce pays, la famille se rendit en Egypte et se fixa au Caire. C'est ici que Maimonide trouva parmi une forte colonie de ses coreligionnaires le milieu sympathique qu'il lui fallait pour continuer ses études philosophiques, et bientót il devint fameux comme interpréte et commentateur de la loi hébraique. Comme il ressort de sa correspondance abondante, il était consulté sur ses opinions par des étudiants de toutes les parties de l'Europe et de l'Asie.
Ayant complété ses ouvrages classiques, “Kitab al-Siráj," Commen- taire sur Mishnah (1169) (pages 20 et 21) et Mishneh Torah (1180) (pages 22 et 23) Ле couronnement des œuvres rabbiniques et philosophiques fut son “Daldlat al-Há'irin" ou “Guide des Égarés," complété еп 1187-89, dans lequel il met en évidence sa croyance que le systéme d'Aristote n'est pas essentiellement en contradiction avec les vérités bibliques.
Dans cette conciliation magistrale de l'Ancien Testament avec la science d'Aristote, la philosophie de Maimonide devint l'inspiration des chrétiens-aristotéliciens, qui, exposée dans la suite par Albertus Magnus, St. Thomas d'Aquin et d'autres, a dominé la philosophie du moyen-áge à partir du treiziéme siécle.
Bientót aprés son arrivée en Egypte, Maimonide perdit son pére et son frére David, ce dernier s'étant noyé accidentellement au cours d'un voyage en Orient. David qui était marchand de pierres précieuses avait été le soutien financier de la famille, et comme Maimonide se vit dans la nécessité de gagner sa vie, il adopta la profession de médecin.
Un homme doué d'une si brillante intelligence ne put rester longtemps au premier échelon de la profession. Maimonide pratiqua la médecine avec un zéle qui s'approchait d'une ferveur religieuse, bien qu'il ne cessát de faire des conférences philosophiques en public sur des sujets talmudiques et rabbiniques. Ses connaissances étendues de la médecine lui attirérent la protection de la cour du sultan Saladin, ou il fut nommé médecin privé du sultan. En sa qualité de médecin
LA RENAISSANCE HISPANO-MAURESQUE 25
il devint non seulement le favori des rois, mais aussi 11401е des masses. Sa méthode de pratiquer la médecine consistait а commencer рат un traitement simple et à s'efforcer d’obtenir une guérison par un régime prescrit avant d’administer des drogues. Comme il le révèle dans ses lettres adressées au fils de Saladin sur l'hygiéne personnelle et le régime alimentaire ("Tractatus de Regimine Sanitatis ”), Maimonide fut un puissant défenseur des mesures préventives dans la préservation de la santé. Il déclare lui-même que le role des con- naissances médicales est “ d'enseigner à l'humanité les causes de la maladie et l'hygiéne diététique correcte . . . la manière de prolonger la vie et d'éviter la maladie."
La renommée des ouvrages de médecine de Maimonide et sa propre réputation de médecin-praticien s'étendirent par toute l'Europe et le Proche Orient, et ses écrits furent du nombre des ouvrages qui firent autorité pendant les siécles suivants du moyen-âge. D'après l'historien arabe Al-Kitti, Maimonide refusa Гойге de s'attacher en qualité de médecin royal à la personne de Richard Cœur-de-Lion, roi d'Angleterre.
А la page 23 se trouve la reproduction d'une page d'un manuscrit autographe de Maimonide, en langue arabique (caractères hébreux), sur l'agriculture, représentant une section de son Commentaire sur Mishnah (таш). Dans cet écrit se trouve une note intéressante déclarant que le manuscrit a été dans la possession de Salomon ben David ben Abraham ben Moise, l'arriére-petit-fils de Maimonide. Salomon était également médecin.
Les ouvrages de médecine connus de Maimonide sont :—
1. “Fi al-Jama‘ah,” sur les rapports sexuels, dédié à Malik al-Mustafir, sultan d'Hamat et neveu de Saladin. “ді. батат wa’l-Mutaharriz min al-Adwiyyah al-Kitalah,” sur divers poisons et leurs antidotes.
N
ex. E al-Bawasir,” sur les hémorroides, еп sept chapitres, - dont un extrait est reproduit à la page 27. Се manuscrit contient un colophon déclarant que le copiste a comparé son manuscrit avec Voriginal de l’auteur.
Де Fusul Musa,” les aphorismes de Maimonide, dont il existe un manuscrit “écrit par le médecin Makhluf ben
\ n 26 INFLUENCE ESPANOLE SUR LE PROGRES DE LA SCIENCE MÉDICALE
TRADUCTION DE LA PARTIE DU TRAITE SUR LES HEAORROIDES PAR MAIMONIDE
(Reproduite sur la page en regard)
“ (On devrait don préférer) les légumes bouillis aux œufs, et les œufs a la viande d'oiseaux, € la viande d'oiseaux à celle du mouton; de même on devrait donner la référence à ce qui convient à la nature et attendre pour ce qui fortifie la natre; par exemple, les préparations de citron devraient étre prises en premie lieu et les préparations de sumac et de grenade dans
la suite.
Reliées à ce chapitr sont les occasions de boire de l'eau, qui sont les suivantes : La prise d'eau froideivant un repas est excessivement préjudiciable et cause des indispositions sériuses; la prise d'eau pendant les repas est moins mal- faisante, cependant eli trouble la digestion des aliments. Le meilleur moment
de boire de l'eau est ue heure aprés les repas.
Pour ce qui concere l'heure des repas, on ne devrait pas manger sans sentir un vrai appétit; on stgardera de faire un repas aprés l'autre et, similairement, on ne devra pas prenre de repas sans le faire précéder par quelque exercice ou mouvement qui poduise au moins quelque chaleur. Après le repas, on évitera le mouvement qui troublerait la digestion; c'est-à-dire qu'il faudra éviter toutes les sorte de mouvement, telles que mouvement d'exercice, de rapports sexuels, du bin, et aussi les troubles d'émotion. Quand on adoptera les mesures que noustvons mentionnées concernant le manger et le boire, оп les trouvera suffisantespour assurer une bonne digestion en général.
2
Chapitre deux: Gncernant les aliments à éviter à cause de ce trouble (hémorroides). П estreconnu que le plus souvent la cause de ces hémorroides est l'humeur biliaire nire; les hémorroides ne proviennent que rarement d'un surplus de sang. Plu rares encore sont les cas où elles sont causées par le flegme. Cependant lefait observé est qu'elles sont toujours produites par la bile noire. Те fait esicomme il suit: Quand il y a trop de bile noire dans le sang, ce dernier devier épais et corrompu (ou noir); les différentes parties du corps le rejettent, desorte que cette superfluité coule d'un organe à l'autre jusqu'à ce que cette aatiére lourde et corrompue se dépose, à cause de son
poids et de son épaisser, à la partie la plus basse de corps.”
ES HÉMORROÏDES DE MAIMONIDE.
En arabe. r collationné cette copie avec l'original de l’auteur.
PAGE DU TRAITÉ SUR L
Le copiste affirme avoi
28 INFLUENCE ESPAGNOLE SUR LE PROGRES DE LA SCIENCE MEDICALE
К. Sh*muel he-Hazan, terminé le rr Elul 5112,” (c’est-a- dire en 1352 de Гёге chrétienne).
“ Makalah fi al-Rabw,” sur l'asthme.
Commentaire sur les aphorismes d'Hippocrate.
Traités sur le régime alimentaire et l'hygiène person- nelle (Tractatus de Regimine Sanitatis).
8. “ Makalah fi Biyan al-A’rad,” sur le cas du prince de Rikka. Traduction latine (1510), à savoir: Ре Causis Accidentium Apparentium.
Outre les ouvrages médicaux de Maimonide, ses écrits philosophiques et rabbiniques abondent aussi en préceptes d'intérêt médical. Il mourut еп 1204.
Cette époque se distingue par l'apparition d'importants traités de pharmacologie sur les drogues simples et les remèdes composés. Parmi les traités de simples drogues, le plus fameux a été composé par Ibnu’l-Baytar (m. 1248), dont l'ouvrage " Simplicia " démontre l'extraordinaire faculté d'observation et l'érudition de l'auteur ; aussi le livre représente-t-il le plus grand des traités arabes de botanique. Ibnu’l-Baytar, né à Malaga, collectionna assidûment des plantes dans toute l'étendue du monde méditerranéen, de l'Espagne à la Syrie; son traité “ Jami‘ al-Mufradat" ou “Corpus simplicia medicamentorum et ciborum continens," décrit plus de 1400 drogues, dont une grande quantité étaient nouvelles à l'époque, à en juger d'aprés la comparaison avec les ouvrages de plus de 150 auteurs arabes anciens. Се traité constituait, en effet, un abrégé ou compendium de materia medica et de diététique de son temps.
Les ouvrages sur les remèdes composés étaient appelés Agrébädhin (corruption du grec урафідіоу, c'est-à-dire, petit traité), nom altéré en Grabadin dans les manuscrits latins et les versions imprimées aux temps reculés. Ces ouvrages devinrent les manuels de l'apothi- caire. lls ont été parmi les premiers livres médicaux qui furent imprimés (Venise, 1471) et ils ont exercé une influence considérable sur toutes les pharmacopées postérieures.
On peut se rendre compte, en quelque sorte, de la prospérité de l'Espagne sous la domination arabe par le fait qu'au dixiéme siécle Cordoue comptait 300 ооо habitants. La ville est réputée
au
HOPITAUX MUSULMANS 29
avoir possédé à cette époque 50 hôpitaux, доо bains, 800 écoles, 600 mosquées et une bibliothèque de 600 000 volumes, outre les 70 biblio- thèques privées. La grande mosquée des califes de la famille des Ommeyyades à Cordoue, aujourd'hui la Cathédrale, était parmi les plus grands et les plus somptueux des temples musulmans. Com- mencée en 785 par Abdérame I, et agrandie par Abdérame П | (833-848) et Hakam II (061-976), elle rivalisait de splendeur avec toutes les autres mosquées. Malheureusement, en 1523, le Chapitre de la Cathédrale, malgré l'opposition d'esprits éclairés, bátit l'église cruci- forme qui occupe aujourd'hui le centre de l’ancienne mosquée. Cette mesure attira au Chapitre la fameuse réprimande de Charles-Quint en 1526, " Vous avez bâti ici ce que n'importe qui aurait pu Ђанг aussi bien que vous ici ou ailleurs ; mais vous avez détruit ce qui était unique au monde."
Outre les boutiques d'apothicaires et les drogueries, qui formaient un des traits caractéristiques des villes qui avaient subi l'influence arabe, il existait aussi à Cordoue, à Toléde et ailleurs des dispensaires de médecine qui étaient soumis aux restrictions légales les plus sévéres, similaires, sans doute, à celles qui furent imposées par Frédéric П, аш, еп 1233, promulga une loi qui resta longtemps en vigueur dans les Deux-Siciles, enjoignant 4 tous les médecins de dénoncer aux autorités tout pharmacien qui vendait de mauvaises médecines.
HÔPITAUX MUSULMANS
L'une des gloires de la civilisation arabe est le développement du Béméristän ou Hôpital. Bien qu'aucune description graphique des institutions occidentales n'ait survécu, qui puisse étre comparée avecles rapports détaillés sur les hópitaux du dixiéme siécle à Bagdad, au Caire, etc., il en existe assez de traces pour permettre d'affirmer que les hópitaux à Cordoue, à Toléde, à Séville et ailleurs étaient eux aussi efficacement dirigés. L'assertion commune que Cordoue comptait cinquante institutions de ce genre est peut-étre exagérée, mais, à en juger d'aprés les conditions contemporaines, on peut affirmer que les villes espagnoles possédaient un meilleur service d'hópitaux que n'importe lesquelles d'une autre contrée d'Europe.
Le fait qu'Avenzoar, à une certaine époque, avait lui-méme dirigé un hôpital a Séville, ressort de la mention suivante
(ЕЕ 2592 4104) «ФиЗейзяр seururouer хпвогрәш ѕлпәјопред sep тэтилер 97,, (15 2904 4104) (Є1Є| 2 и) уломуллїд на оалумчу (2901 и) єпємочту 50м1я4
sijuoje sinag.
EXPANSION DE LA CULTURE HISPANO-MAURESQUE 31
faite sur un cas de cancer gastrique (Verruca stomachi), au sujet duquel il écrit :—
“ Lorsque j'avais la direction de l'hópital, je trouvai un homme affecté de cette maladie ; il était trés faible et amaigri. Soumis 4. mon traitement il recouvra des forces et commença a gagner de l'embonpoint ; mais dans la suite il se mit à manger de la mauvaise nourriture et il baissa rapidement."
Ces hópitaux n'étaient pas seulement des institutions pour le traitement des maladies, mais aussi des écoles de médecine clinique qui servaient d'académies de sciences médicales et qui possédaient de grandes bibliothéques. La bibliothèque de l'Hôpital Mansouri avait six bibliothécaires et d'immenses collections d'ouvrages étaient rassemblées à Cordoue et ailleurs.
EXPANSION DE LA CULTURE HISPANO-MAURESQUE
L'influence de ce puissant mouvement de culture hispano-mauresque se fit rapidement sentir dans toute l'Europe. Petrus Alfonsus (п. 1062) vint d'Espagne en Angleterre comme médecin du roi Henri I* et en 1120 travailla en collaboration avec Walcher, Prieur de Malvern, à la traduction du traité astronomique d’Alfonsus (page 30). Leurs efforts combinés ont représenté la première manifestation de l'érudition arabique en Angleterre. L'effet en a été rapide, car immédiatement aprés, Adelard de Bath se fit connaitre comme le premier homme de science européen en dehors de l'Espagne qui se rendit à Tolède pour y faire des études spéciales de la culture arabique. Les liens intellectuels ainsi formés entre l'Angleterre et l'Espagne étaient destinés à étre suivis de résultats importants.
Ils stimulérent en Angleterre le désir d'acquérir les nouvelles connaissances philosophiques et scientifiques et préparérent Ја voie aux réalisations des deux Anglais renommés, Michael Scot (с. 1175- 1232) et Roger Bacon (r214[?]-1294).
Scot (page 32), aprés de brillantes études à Oxford et à Paris, se rendit à Bologne et à Palerme. Plus tard, il alla à Toléde pour y acquérir la connaissance de l'idiome arabe et de la philosophie arabique. Il se distingua comme traducteur des œuvres biologiques d'Aristote, comme auteur d'ouvrages sur l'alehimie et aussi par
32 INFLUENCE ESPAGNOLE SUR LE PROGRES DE LA SCIENCE MEDICALE
ses contributions aux sciences de l'astronomie et de l'astrologie. Il était haut placé dans l'estime de Vincent de Beauvais, d’Albertus Magnus et de Roger Bacon. Dans la pratique de la médecine, Scot jouissait d’une haute réputation, s'étant rendu célèbre par son traite- ment de la lèpre, de la goutte et de Vhydropisie. Il est réputé comme ayantété l’un des premiers professeurs | à l’école de médecine de Salerne. (ean A Oxford, Roger Bacon (page 33) 1 remporta de brillants succés comme commentateur de la nouvelle philo- sophie aristotélicienne arabique. П a fait preuve d’une habileté excep- tionnelle en tant que naturaliste par ses découvertes en optique et par le fait qu'il sut apprécier, longtemps avant son temps, la valeur de la | méthode expérimentale. Il comptait, au nombre de ses éléves, à Oxford une classe d'étudiants espagnols parmi lesquels se trouvait un personnage distingué qui n'était autre que Raimundo Lulio (ou Lull) de Majorque (c. 1235-1315).
Dans la bibliothéque du Doyen et Chapitre de la Cathédrale de Cantorbéry, il y a un manuscrit enluminé, datant de la fin du treizième siècle (с. 1280), intitulé, “ Vetus logica," le plus ancien commentaire connu sur la logique d’Aristote produit en Angleterre aprés la “ renaissance ” arabique de la philosophie aristotélicienne. Il porte le пот. де John de Londres, un moine de Christ Church, Cantorbéry, et ami de Roger Bacon ; il y a tout lieu de croire que ce jeune moine était précisément le “youth John” que Roger Bacon avait instruit et envoyé au Pape Clément IV en 1267 pour lui faire hommage de ses livres.
MICHAEL SCOT-(c. 1175 - 1232) Philosophe, Médecin et Arabiste (Voir page 31)
ECOLES DE TRADUCTION L’un des facteurs les plus importants dans le rayonnement de la science médicale hispano-mauresque a été l'établissement d'écoles de traductions. Déja en 951, a Cordoue, le texte grec de Dioscoride
ECOLES DE TRADUCTION 33
avait été traduit en arabe pour servir aux étudiants hispano-arabes. La plus célébre de ces écoles fut celle fondée а Toléde par Гатсһе- убаце Raymond et dont la prospérité s'étendit jusqu'au treizième siécle. Ici le róle du traducteur polyglotte était en grande partie confié à des Juifs qui avaient de bonnes connaissances des langues arabique, hébraique et espagnole, et qui parfois savaient aussi le latin et le grec. De cette manière, beaucoup d'ouvrages de médecine, de mathématiques, d'astronomie, d'astrologie et de philosophie furent traduits.
Le plus célébre des nombreux traducteurs de la littérature médicale arabe fut Gerardo da Cremona (1114-1187) qui travailla à l'école de Тоједе pendant Ја plus grande partie de sa vie.
Pendant les vingt années qui précédérent sa mort il produisit prés de quatre-vingts traductions dont quelques-unes, comprenant dans leur nombre le traité de chirurgie d'Albucasis (pages 12 е! 15), sont de la plus grande importance. Ses ceuvres lui ont valu d’étre surnommé, à juste titre, “е реге de l'Arabisme en Europe."
Les écoles de Toléde attirérent des étudiants de toutes les parties de l'Europe. Parmi ceux d'Angleterre, il y avait Robert d'Angleterre (florissait 1143), premier traducteur du *Qur'án," Michael Scot, Daniel Morley (florissait 1170), Adelard de Bath, etc.
Comme résultat des efforts des traducteurs et commentateurs de Toléde, de nombreuses traductions d'ouvrages de médecine furent livrées au stérile sol de la science européenne. L'effet s'étendit au loin et fit naitre des générations de professeurs éminents de médecine.
En effet, la science aristotélicienne, sous la forme introduite par Toléde avec les commentaires d’Averrhoés, devint la base de la science du moyen-âge. Le traité d'optique de Roger Bacon repose sur l'ouvrage “ Thesaurus Optica ” d'Alhazen. Les enseignements alchimiques de Jabír ibn Hayyán (Geber) et d'autres auteurs arabes sont manifestes dans le “ De Mineralibus" d'Albertus Magnus, tandis que dans le “ Speculum Naturale ” de Vincent de Beauvais l'influence de Geber est prononcée.
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ÉPIDÉMIES —- MÉDECINE THEURGIQUE 35
C’est a Arnaldo de Villanova (с. 1235-1313) que revient l'honneur d’être “le dernier traducteur célèbre de sciences médicales en Espagne,” (pages 6 et 30). Docteur en théologie, en droit, en philosophie et en médecine et médecin-consultant de Pierre III d'Aragón, il fut un des premiers écrivains européens à s'étendre sur le sujet de l'alchimie. Il enseigna la médecine à Montpellier, et c'est à lui que revient le mérite d'avoir introduit les teintures et l'eau-de-vie (aurum potabile) dans la pharmacopée. Il traduisit le traité d'Avicenne sur le coeur et а été un des créateurs де la classification des maladies. Ses ouvrages de médecine furent imprimés à Lyon en 1504.
ÉPIDÉMIES
Dans le domaine des maladies pestilentielles les médecins hispano-mauresques ont fait preuve d'une compréhension qu'on cherche en vain dans la médecine classique du moyen-áge. Libres des préjugés théologiques qui refusaient d'envisager la peste autrement qu'un chátiment divin, ils ont montré assez de perspicacité pour considérer les épidémies du point de vue de la contagion. Dans la description de la grande peste du quatorziéme siécle, le célèbre médecin Ibnu'l-Khatíb de Grenade (1313-1374), dams son fameux traité sur la peste, fit les remarquables observations suivantes :—
“ L'existence de la contagion est établie par l'expérience, l'étude
et l'évidence des sens, par des rapports dignes de foi; Пуа
transmission par les habillements, la vaisselle, les boucles d'oreilles; раг les personnes d'une maison, par l'infection d'un port sain oü l'on arrive d'un pays infecté . . . ”
Ibn Khátima (m. 1369) écrivit aussi un ouvrage sur la peste qui sévissait à Almería en Espagne en 1348-9, qui est de beaucoup supérieur aux nombreux opuscules sur la peste qui parurent en Europe entre le quatorzieme et le seiziéme siécle.
MÉDECINE THÉURGIQUE DU MOYEN-ÂGE
L'attitude d'esprit du moyen-âge envers les sciences est d'une complexité extraordinaire, le trait saillant de cet âge étant l'absence relative de progrès dans les sciences médicales. Тез raisons de cette absence de progrès sont multiples. П est hors de doute que la
ferveur impressionnée dont le christianisme des onzième, douzième et
36 INFLUENCE ESPAGNOLE SUR LE PROGRES DE LA SCIENCE MEDICALE
treiziéme siécles était pénétré,—ferveur qui a inspiré les croisades, qui a bati les innombrables chef-d’ceuvres d’architecture gothique, qui a créé les trésors inestimables de broderies, de joyaux, de manuscrits enluminés et de peintures, qui a produit un âge témoin de la popularité universelle des pélerinages, de la splendeur et de la puissance des monastères dépassant les limites des intentions de leurs fondateurs—était un terrain peu favorable pour créer cet esprit rationnel, qui est essentiel dans la recherche scientifique expérimentale.
Une foule de superstitions et de croyances dans les incantations et les invocations païennes, héritage du passé, qui avaient survécu
pendant les premières années de l'ère chrétienne continuèrent à subsister dans l'imagination populaire. Pour combattre ces
superstitions et diriger le cours des croyances populaires vers des vues plus conformes au christianisme, la prière et l'invocation des saints furent substituées aux pratiques paiennes. Ainsi la jeune mère, “lorsque son heure était venue," au lieu de réciter des incantations paiennes et d'invoquer le secours de Juno Lucina, répétait le 18°" psaume et méditait sur la délivrance merveilleuse de Ste. Marguerite d'Antioche; оп adressait ses priéres à Ste. Dorothée, qui dans l'agonie de son martyre, avait prié pour que les femmes fussent promptement soulagées pendant l'accouchement par l'invocation de son nom.
Le culte de l'invocation des saints pour la prévention et la guérison des maladies, qui s'étendit sur toute la chrétienté, s'enracina fermement et contribua largement à modifier le développement des. sciences médicales.
Il est rapporté dans l’histoire qu'à partir du quatrième siècle il y a.eu des translations de la dépouille mortelle des saints et méme des cas de division des reliques sacrées qui devinrent des objets de vénération. A partir du cinquiéme siécle certains saints célébres furent universellement honorés. La croyance dans la puissance miraculeuse des saintes reliques de guérir les maladies et la foi dans l'efficacité de linvocation des saints pour obtenir ces mémes résultats a établi pendant le moyen-áge une vogue de pratique théurgique.
Dans la suite des siécles, ce culte devint général parmi toute la chrétienté. Les arts et les métiers de la période gothique rivalisaient
MEDECINE THEURGIQUE DU MOYEN-ÂGE 37
d'efforts dans la production de représentations conventionnelles de saints avec toute la splendeur prodigieuse de leur temps comme mémento constant de la puissance de l'invocation.
Outre les saints de popularité universelle qui étaient spécialement invoqués: comme St. Antoine, pour obtenir la guérison dans la maladie scorbutique ; Ste. Apollone, dans le mal de dents; Ste. Claire, dans les maladies ophtalmiques ; St. Erasme, dans les maladies abdominales ; St. Laurent, dans le lombago et les brûlures ; Ste. Pétronille, dans la fièvre: 5%. Vite, dans les maladies des nerfs; et les fameux St. Roch et St. Sébastien, pour se protéger contre la peste ou s'en guérir, florissaient une multitude d’autres saints, avec une réputation universelle ou locale.
En Espagne, parmi de nombreux autres saints, se trouvaient St. Ignace de Loyola,—invoqué par les femmes pendant les couches et pour la guérison des fièvres; St. Francois Xavier, invoqué contre la peste; St. Thomas de Villeneuve, archevêque de Valence, qui était considéré le protecteur spécial de ceux qui souffraient de maladies incurables; et St. Raymond Nonnat, patron des sages- femmes et protecteur des femmes en couche.
Comme saints patrons des médecins, les deux fréres arabes, St. Come et St.Damien, jouissaient d’une grande popularité. А ргоров де ces deux saints qui durant leur vie avaient été médecins-praticiens, il existe la légende suivante: un jour, un homme souffrant d'une jambe cancéreuse se rendit à l'église de St. Cóme et de St. Damien, à Rome, pour y prier. П s'endormit, et les deux saints lui apparurent et décidèrent dele guérir. Hs le firent en amputant la jambe affectée qu'ils remplacérent en greffant à за place la jambe d'un maure qui venait de mourir La légende est pittoresquement représentée par une peinture de Jaime Huguet (commencement du TH Scie), dans l'église de Santa María à Barcelone.
Le culte de l'invocation des saints ainsi que la croyance en guérisons miraculeuses obtenues à l'autel des saints, la foi dans les reliques, les charmes et les amulettes pénétraient l'opinion laique dans tous les rangs de la société s'étendant des rois jusqu'aux mendiants. Ce n'est qu'au moment ой la force pléniére de la Renaissance se fit sentir par toute
38 INFLUENCE ESPAGNOLE SUR LE PROGRES DE LA SCIENCE MEDICALE
l'Europe et que l'esprit de l'homme avait acquis le rationalisme par le levain de la sagesse des anciens que les connaissances médicales ont pu avancer le long de la route d'investigations expérimentales qui conduit aux découvertes scientifiques. L'Église du moyen-áge désapprouvait la pratique de la médecine parles religiosi. En effet, le sixième canon du Concile de Reims (1131) leur en interdit la pratique, la raison de l'interdiction étant la suivante :—
* L'œil impudique est le messager d'un cœur impur et tout prétre honnéte ne devra pas se méler des choses dont il est honteux de parler. Par conséquent, en vertu de notre autorité apostolique nous interdisons la continuation de cette pratique et ordonnons que les évéques, abbés et prieurs qui agissent de connivence dans cette énormité soient dégradés et excommuniés.”
Le méme décret a été renouvelé au deuxiéme Concile du Latran (1139) et aussi à Montpellier en 1162 et répété de temps en temps dans les Lettres des Papes.
Comme la grande majorité des intellectuels étaient ecclésiastiques et que la plus grande partie de la littérature de cet áge était en possession des institutions religieuses, les édits de ce genre entravérent le progrés des sciences médicales.
Cependant, malgré ces édits, les annales du Vatican prouvent que certains ecclésiastiques obtinrent des dispenses de Rome, leur permettant de pratiquer l'art de la médecine; en effet, un grand nombre des personnages saillants du moyen-âge dans les sciences médicales étaient des religiosi, comme, par exemple, Michael Scot, Roger Bacon, Petrus Hispani (le pape Jean XXI) et autres.
Les ouvrages d'Albertus Magnus (1206-т280), de St. Thomas d'Aquin (c. 1225-1274), de Vincent de Beauvais (1190-1264) et de Roger Bacon prouvent cependant que méme au moyen-áge il existait un esprit d'investigation scientifique, bien que les découvertes de Roger Bacon fissent percevoir que ce dernier аеуапса de beaucoup son áge par son appréciation de la valeur de la méthode expérimentale. La philosophie de St. Thomas d'Aquin se basait sur les ouvrages aristoté- liques regagnés de Maimonide et, par son génie, la combinaison de l'aristotélisme avec le christianisme se traduisit par un avancement de chacun des deux systèmes s'efforçant d'expliquer les phénomènes
MEDECINE THEURGIQUE DU MOYEN-ÂGE 39
de la vie et de l'univers. Cependant l’aristotélisme du moyen-âge, p. ex., la physique, s'éleva à peine au niveau d'une science. Malgré le génie des hommes sus-nommés et d'autres de l'école scolastique, le progrès de la science médicale pendant le moyen-âge a été si lent qu'il existait à peine.
Si, comme il a déjà été dit plus haut, l'enseignement de la chirurgie d'Albucasis a réellement retardé l'avancement du progrès chirurgique dans les derniers siècles du moyen-âge, par suite de l'adoption des principes d'anatomie de Galien au lieu d'un système ayant pour base la dissection expérimentale, la faute n'en retombe point sur Albucasis. Au contraire, elle est due à la prédilection de l'école scolastique de cet âge pour la renaissance de l'enseignement classique ; cette école était plus disposée à l'assimilation de l'enseignement d'Albucasis qu'à la poursuite de la science anatomique par la recherche méthodique. En effet, la perspective tout entière du moyen-âge intellectuel était dirigée vers l'entendement du passé plutôt que vers le progrès dans le domaine des connaissances par des expériences et des recherches.
Tl existait d'autres facteurs réagissant contre le progrès des sciences médicales. Par exemple, l'idée de la philosophie scolastique était si fermement implantée que, pendant quelque temps après la fin du moyen-âge, les curricula de la plupart des universités européennes n'exigeaient pour l'obtention du degré de docteur en médecine qu'une lectio sur chacun des “ Libri Тевш” де Galien et les “ Aphorismes ” d’Hippocrate. Si des connaissances supplémentaires sur les livres étudiés dans les écoles étaient exigées de la part du candidat, il pouvait arriver qu'il eût à démontrer les notions qu'il possédait sur le “Canon d'Avicenne," le traité médical d’Averrhoés ou des ouvrages additionnels de Galien ou d’Hippocrate. Quant ala pratique de la médecine ou а Гехретіепсе clinique, Ја plupart des universités du moyen-âge n’exigeaient aucune garantie de savoir de la part du candidat. L'acquisition du doctorat en médecine consistait presque entiérement en argumentation philosophique.
Considérant que, du cóté des fondations académiques, il existait un manque d'appréciation de la valeur des travaux pratiques, il n'y a pas lieu de s'étonner de ce que l'esprit d'expérimentation, de recherches et d'investigations rationnelles ait été si faible que les découvertes scientifiques et le progrès étaient à peu
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À ^ HÓPITAUX DU МОҮЕХ-АСЕ 41
prés impossibles. Quant à la Renaissance, elle ne fut elle-même au commencement autre chose qu’une réhabilitation de la science ancienne : elle cultiva cependant le désir intense de la vérité et de la raison, deux idées qui, bien que ne constituant pas de sciences en elles-mêmes, représentent les conditions primaires et essentielles à la mentalité scientifique.
HÔPITAUX DU МОУЕМ-АВЕ
L'Espagne possédait au moyen-âge de nombreux hôpitaux ; la fondation d'une grande partie de ces institutions remontait à des âges anciens; cependant après l'expulsion des Musulmans par Ferdinand et Isabelle en 1492 et par suite de convulsions politiques et de changements constitutionnels qui eurent lieu plus tard, à part les ravages causés par le temps et les iconoclastes, un grand nombre de ces hôpitaux sont disparus ou ont été absorbés par d’autres fondations.
En l'année 1566 Philippe II, dans le but de régler l'administration des hôpitaux de Madrid, réunit sous la même organisation les anciennes institutions de San Lázaro fondées par les Musulmans, l'Hospital de San Juan de Dios (1552) et l'Hospital de la Paz pour les maladies contagieuses et incurables (1565).
Parmi les hôpitaux du moyen-âge qui ont survécu jusqu'aux temps récents, l'un des plus anciens est l'Hospital de la Santa Cruz à Barcelone (page 40), fondé en 1229 et auquel d'autres institutions furent adjointes en 1407. Dans la méme ville se trouvent l'Hospital de Santa Marta, pour les voyageurs, établi en 1308, et un Orphelinat qui date de 1370, tandis que l'Hospital de San Severo pour les personnes infirmes et les aliénés a été fondé en 1412.
À Burgos, Alphonse VIII (1158-1214) institua l'Hospital del Rey qui fut placé sous la juridiction du Monasterio de las Huelgas. Dans la méme ville, l'Hospital de Barrantes o de San Julian y San Quirce fut établi en 1627 par Pedro Barrantes pour le traitement des maladies vénériennes ; c'est le premier hópital en Espagne qui ait été institué à cette intention.
À Lérida, l'Hospital de Santa María existe depuis le quinziéme siècle ; toutefois un nombre d'anciennes institutions y ont été adjointes depuis sa fondation.
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HÔPITAUX DES XVIème вт хушете SIÈCLES 43
À Santiago de Compostela, l'Hospital Real (page 42) fut établi en 1501 par les souverains catholiques comme maison hospitalière pour les voyageurs et il constitue encore aujourd'hui un imposant exemple de l'architecture espagnole au premier áge de la renaissance. L’Hospital de San Roque (page 44), fondé еп 1578 par l'archevéque Francisco Blanco, se trouve aussi à Santiago.
À Valence nous trouvons un hópital pour les prétres indigents, datant de 1356 et l'Hospital Provincial báti au commencement du quinziéme siécle. Ce dernier est redevable de sa fondation à Juan Gilabert Jofré, qui, se rendant un jour à la cathédrale pour y précher, vit sur son chemin un groupe de garcons qui maltraitaient un aliéné. Fortement ému par ce spectacle, il fit appel à la congrégation de contribuer des fonds à l'établissement d'un hópital pour les aliénés. Il déploya dans son appel un si haut degré d'éloquence qu'on peut dire que c'est à cette époque que remonte la fondation de l'hôpital pour aliénés, le " Manicomio,” оп“ Espital dels ЕоПв,” comme il était alors appelé à Valence. Cet hópital est considéré comme étant le premier de son genre qui ait été établi en Europe ; la date de son inauguration est le 1” juin 1410.
Un autre exemple du principe de la réunion de divers hópitaux en une seule institution est fourni par l'Hospital de la Santa Cruz à Tolède. Il fut établi par le cardinal Pedro González de Mendoza (1428-1495) pour les enfants trouvés. Le projet, interrompu par la mort du cardinal, fut réalisé par la reine Isabelle, l'exécutrice testamentaire de ce dernier. Dans l'espace d'un demi-siécle aprés la mort de Mendoza, le cardinal Juan Pardo de Tavera (1472-1545) avait bâti à Tolède l'Hospital de San Juan Bautista de Afuera o de Tavera (page 46), grande institution pour le traitement de toutes sortes de personnes malades, fondé en 1541.
HÔPITAUX DES XVI?» ЕТ ХУ SIÈCLES Pendant les seiziéme et dix-septiéme siécles un grand nombre d'hópitaux furent établis, parmi lesquels on trouve :— BARCELONE.— Casa de Misericordia (1583), Hospital de Convalecientes de San Pablo (1629). GRENADE.—Hospital de la Caridad y Refugio (1513), Hospital de Corpus Christi (1517), Hospital de San Juan de Dios (1540),
CLIX# ARXIU “MAS” SANTIAGO DE COMPOSTELA: HOSPITAL DE SAN ROOUE
Fondé en 1578 (Votr page 43)
LES UNIVERSITES 45
Hospital de Santa Ana (1592), Hospital Real de Dementes commencé en 1511; complété en 1536 par Juan Garcia de Pradas.
М ALAGA.—Hospital de Santo Tomás (1500), Hospital de Con- valecientes (1571), Hospital de la Caridad (1680), Hospital de San Julián (1682).
MaAnpRID.—Hospital de San Juan de Dios (1552), La Inclusa y Colegio de la Paz (1567), El Hermano Santo del Refugio, fondé par la Société de Jésus (1015), Hospital de San Pedro (1619), Hospital de San Patricio de Irlanda (1629).
Parmi ceux-ci l'hópital le plus remarquable est peut-étre celui de San Juan de Dios, à Grenade, qui porte le nom de son fondateur (1495-1550). Еп 1540, San Juan de Dios loua une maison sur le marché aux poissons à Grenade ой il recut les pauvres, les malades et les infirmes. Un prétre de la Chapelle Royale lui ayant donné 300 réaux, il obtint 46 lits, et remplissait lui-méme tous les devoirs multiples de l'établissement. L’archevéque de Toléde, Pedro Guerrera, accorda son patronage à l'institution qui recut aussi l'appui de plusieurs citoyens riches.
Le corps de personnes laiques que San Juan de Dios s'était attaché dans la suite et auquel incombait la charge du service de l'hópital fut constitué en 1571 dans l'ordre des Hermanos Hospitalarios, aprés la mort du fondateur, et approuvé par le pape Pie V, qui lui imposa les régles de St. Augustin. À la fin du dix-huitiéme siécle, cet ordre comptait en Europe et dans l'Amérique espagnole 281 hôpitaux, 2 915 religiosi, et 10 689 lits.
San Juan de Dios fut adopté comme saint patron des infirmiers, et des hópitaux portant son nom furent établis а Grenade, à Madrid, à Cordoue, à Séville, à Lucéne à Rome et en Amérique.
LES UNIVERSITÉS Longtemps avant le commencement du systéme d'universités dans les villes européennes, il existait déjà à Cordoue, à Grenade, à Séville, à Málaga, à Almería, à Barcelone, à Valence et à Toléde des académies ой Гоп enseignait la médecine et ot se trouvaient des bibliothéques richement équipées d’ouvrages scientifiques. Outre
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LES UNIVERSITES 47
ces institutions, il existait en Espagne, a la fin du quinziéme siécle, onze autres villes espagnoles qui possédaient des fondations universi- taires avec des facultés de médecine.
De grande renommée parmi les universités de l'Espagne du moyen-âge avancé est l'établissement académique, fondé en 1498 par l'éminent cardinal Francisco Jiménez de Cisneros (1436-1517) (page 48), l'université d'Alcalá de Henares, qui est maintenant incorporée à l'Université de Madrid. L’intention de Cisneros était de comprendre le champ complet de tout le systéme d'éducation : théologie, arts, morale, philosophie, mathématiques, rhétorique, grammaire, etc.; il dota l'école de six chaires de médecine et de deux autres chaires d'anatomie et de chirurgie.
Emporté par l'esprit dominant d'intolérance Cisneros, au cours d'une campagne contre les croyances musulmanes, fit brûler d'innom- brables manuscrits arabiques, stipulant toutefois—au grand bonheur des sciences médicales—d'épargner les écrits traitant de médecine.
Dans les universités espagnoles du moyen-âge, les traditions de l'ére hispano-mauresque furent préservées longtemps aprés le déclin de l'influence arabe, par des célébrités telles qu'Alfonso Chirino, médecin de Don Juan II de Castilla y León, auteur de “ Menor daño en la medicina " (1447), et Alfonso López de Corella, auteur et arabiste distingué du seiziéme siécle.
Andrés Laguna (c. 1499-1560) (page 50), médecin à la cour de Charles-Quint occupa une position éminente dans l'histoire de la médecine espagnole de son temps, s'étant distingué non-seulement comme praticien, mais aussi comme commentateur et traducteur. Aprés avoir étudié à Salamanque et à Paris, il fut nommé professeur à l'université d'Alcalá. Plus tard, il se rendit à Cologne où il acquit à l’université une trés haute réputation littéraire. Il visita Rome et Bologne oü il fut recu docteur en médecine; et aprés avoir été appelé en Allemagne pour y guérir le cardinal Bobadilla d'une maladie sérieuse, il fut nommé medico de camara par le pape Julien ПІ en 1549.
Un des plus grands malheurs que la médecine en Espagne et le monde scientifique tout entier aient soufferts est la mort, à un áge peu avancé, de Michaël Servetus (1509-1553), qui fut brûlé vif, sur le bücher, pour “ le crime d'avoir pensé honnêtement.”
CARDINAL JIMENEZ DE CISNEROS (1436-1517)
Fondateur de l'Université d'Alcalá de Henares, et préservateur des manuscrits médicaux arabiques
(Voir page 47) |
А n L'AGE DE LA DÉCOUVERTE 49
Dans son ouvrage appelé “ Christianismi restitutio," (1553), Servetus éclaircit le mystére de la circulation pulmonaire, achévement qui doit l'avoir conduit bien prés de la possibilité d'anticiper la découverte de la circulation du sang, réalisée dans la suite par Harvey. De plus, c'est à Michaël Servetus que revient le mérite d'avoir été le premier à découvrir que le septum cardiaque n'est pas percé, contrairement à l'opinion alors établie.
Bien que l'un des fils adoptifs de l'Espagne ait été le grand anatomiste Andreas Vesalius (1514-1564), ce dernier semble avoir eu comparativement peu d'influence sur la médecine en Espagne. Ayant quitté Padoue par suite de son indignation d'avoir vu tourner en dérision son bel ouvrage * De Fabrica Humani Corporis" (1543), il accepta en 1544 la position rémunérative de médecin de la personne de Charles-Quint. Cependant Vesalius dut se rendre compte que la vie à la cour de Madrid était tellement incompatible avec les sérieux travaux de recherches anatomiques ' qu'il ne lui fut pas possible d'obtenir méme un cráne disséqué et bien moins encore l'occasion de
faire une dissection."
L'AGE DE LA DÉCOUVERTE
L'influence de la grande renaissance intellectuelle du quinziéme siécle s'était à peine étendue au-delà des cótes de l'Italie quand la nouvelle dynamique de la découverte de l'Amérique fit explosion dans un monde étonné; cette découverte fit naître la plus glorieuse époque de l’histoire de l'Espagne. Les vastes possessions que l'Espagne développa rapidement dès le commencement dans le plus strict esprit du "système colonial" constituèrent une ère nouvelle, un âge de découvertes —non seulement dans le domaine terrestre, mais aussi dans
la vie intellectuelle.
De méme que le développement de Г Amérique а changé la puissance politique du monde, les découvertes des seizième et dix-septième siècles ont graduellement changé le traitement de la maladie d'un art spéculatif en une science rationnelle. La chirurgie prit son essor; l'anatomie attira l'attention des investigateurs méthodiques, la gynécologie devint le sujet d'une étude scientifique, tandis que l'ophtalmologie passa des mains d'empiriques ambulants aux médecins
experts. D
ANDRES LAGUNA (с. 1499-1560) Médecin et Humaniste Médecin de Charles-Quint et du Pape Julien III (Voir page 47)
А А L'AGE DE LA DECOUVERTE 51
Un personnage saillant de cet аве d'or est le médecin distingué Nicolás Monardes (c. 1512-1588) de Séville. Aprés avoir terminé ses études à Alcalá, il fut un des premiers à étudier du point de vue pratique les nouvelles plantes médicinales qui continuaient à étre découvertes dans le Nouveau-Monde. Il possédait un jardin botanique privé pour la culture de ces plantes exotiques qui lui a facilité ses expériences thérapeutiques. La plus fameuse de ses publications médicales et scientifiques est son “ Historia medicinal de las cosas que se Traen de nuestras Indias Occidentales ” ; l'ouvrage complet parut en 1574.
C'est Monardes qui le premier a décrit le Baume du Pérou (Myroxy- lon peruiferum, Lin. fil.) et il a aussi été parmi les premiers à observer l'action remarquable du Lignum nephriticum comme diurétique dans les troubles du rein ou dans l'hydropisie. Ses observations sur la syphilis sont parmi les plus anciennes qui aient été écrites. Ily a tout lieu de croire que son grand musée privé d'objets naturels a été parmi les plus anciens, sinon le premier à étre formé en Espagne. Le nom de Monardes a été perpétué par Linnaeus dans le genre botanique Monarda.
Les nouvelles plantes médicinales et autres apportées de l'Amérique provoquérent d'abord une confusion absolue parmi les botanistes et les médecins européens ; cependant dans la suite elles déterminérent la marche rapide de l'esprit d'investigation scientifique. Себе soif de recherches fut maintenue et nourrie par les nombreux ouvrages topographiques et historiques d'auteurs espagnols, tels que 1' “ Historia general de los hechos de los castellafios en las islas y Tierra Firme del mar Oceano " (тбот) d'Antonio de Herrera y Tordesillas (1559- 1625), les “ Comentarios reales que tratan del origen de los Incas " (1605) et Г“ Historia general del Рега” (1617) de Garcilaso de la Vega (с. 1539-1615).
Francisco Hernández (1517-1587), médecin de Philippe II, fut envoyé au Mexique pour y étudier l'histoire naturelle du pays et ses rapports avec la médecine. Malheureusement son ceuvre en dix-sept volumes регі dans l'incendie de l'Escurial en 1671. Une partie de l'ouvrage fut publiée au Mexique en 1615 sous le titre “ Quatro libros de la naturaleza y virtudes de los árboles, plantas y animales
CARDINAL JUAN DE LUGO (1583-1660) Célébre pour ses efforts pour établir Vemploi de Гёсогсе du cinchona en Europe (Voir page 54)
L'INFLUENCE DE LA DÉCOUVERTE DU CINCHONA 53
,
de la Nueva Espafia . . . de que se aprovecha la medicina,” et un compendium de l'ouvrage d'Hernández intitulé “ Rerum Medicarum Nove Hispaniæ Thesaurus ” parut à Rome en 1628.
A ces importants ouvrages qui décrivent les plantes médicinales du Nouveau-Monde on pourrait ajouter І “Historia Natural y Moral de las Indias ” (1590) de José de Acosta (c. 1539-1600), et beaucoup d'autres écrits d'importance.
L'INFLUENCE DE LA DÉCOUVERTE DU CINCHONA
Auméme moment ой William Harvey publiait son traité mémorable sur la circulation du sang (1628), découverte qui était destinée à mettre un terme à l'utilité de la théorie de Galien, l'Espagne était à la veille d'un événement qui a contribué plus que tout autre incident historique à renverser le systéme de médecine en vogue de l'école de son temps—la découverte des propriétés fébrifuges de l'écorce du cinchona (quinquina) et l'introduction de ce dernier dans la materia medica européenne.
William Arrot en 1730, et La Condamine avec Joseph de Jussieu en 1738, aprés de sérieux examens et de recherches personnelles arrivérent à la conclusion que les propriétés fébrifuges du cinchona étaient bien connues et utilisées par les races indigénes du Pérou, de la Bolivie, de la Colombie et de l'Ecuador longtemps avant son premier emploi par les Espagnols, opinion qui a été étayée par Sir Henry Wellcome aprés son expédition dans les foréts indigénes en 1879.
L'histoire du premier emploi du cinchona par les Européens et de son introduction en Europe constitue quelques-unes des pages les plus romanesques de l'histoire de la médecine. Bien que les cinchonologistes ne soient pas absolument d'accord sur certains détails, les principaux faits de cette histoire sont acceptés par tous.
C'est vers l'année 1630 que Don Juan López de Cañizares, le corrégidor espagnol de Loja, souffrant d'une fiévre intermittente fut guéri par un indigéne qui lui révéla aussi les propriétés de l'écorce du cinchona.
Bientót aprés, la comtesse de Chinchón, Francisca Henríquez de Ribera, femme du vice-roi du Pérou, à Lima, fut victime d'une fiévre intermittente. Le médecin de la cour, Dr. Juan de Vega,
54 INFLUENCE ESPAGNOLE SUR LE PROGRES DE LA SCIENCE MEDICALE
ayant été mis au courant des propriétés salutaires du cinchona par López de Cañizares administra l'écorce à la comtesse qui recouvra la santé.
La date de la guérison de la comtesse, usuellement indiquée comme étant 1638, est en quelque sorte incertaine, étant donné que le médecin génois Sebastian Bardus, le premier auteur sur le cinchona (1663), déclare que le docteur Villerobel de Valladolid a affirmé que l'écorce se vendait déjà en Espagne en 1632. Par conséquent, si la date de l'arrivée de l'écorce en Europe est postérieure à celle de la guérison de la comtesse de Chinchón, comme Vindiquent les faits connus, la guérison en question dut avoir eu lieu longtemps avant 1638 ou bien l'assertion de Villerobel est erronée. Quoiqu’il en soit, il paraît être certain qu'une quantité d'écorce a été reçue à Alcalá de Henares en 1639.
En signe de reconnaissance pour sa guérison, la comtesse de Chinchón fit distribuer le remède parmi les pauvres affectés de fièvre à Lima, au Pérou, par l'agence des péres Jésuites du Colegio de San Pablo de cette ville. Се fait renforce l'assertion de Rompel et d'autres autorités que l'écorce fut introduite en Europe par les Jésuites. Dans tous les cas, le cinchona était comparativement bien connu en Espagne et en Italie peu de temps aprés l'année 1640 ; les membres de la Société de Jésus continuérent à louer l'efficacité de la drogue et à en recommander l'emploi.
La premiére diffusion du reméde et sa réception favorable sont dues surtout à l'activité du célébre Espagnol, cardinal Juan de Lugo (1583-1660) (page 52), procureur général de l'ordre des Jésuites à Rome. Dans cette ville il fit distribuer l'écorce gratuitement de son palais et de la pharmacie des Jésuites aux personnes pauvres affectées de la fièvre, et de cette distribution il résulta que le reméde commença à être connu sous le nom de Pulvis eminentissimi cardinalis de Lugo ou Pulvis cardinalis.
Nonobstant les efforts du cardinal de Lugo et d'autres personnes, l'accueil universel du reméde ne fut accompli qu'aprés de longues luttes en face d'une antipathie considérable. Cependant la violente controverse au sujet de l'efficacité du reméde dans laquelle furent engagés les médecins européens Honoré Fabri (1607-1688), Roland
LA DIFFUSION DU PALUDISME EN EUROPE 55
Storms (né vers 1600), Jean J. Chifflet (1588-1660), Vopiscus Plemp (1601-1671) et autres, conduisit А des investigations expérimentales qui eurent la plus importante influence sur les connaissances thérapeutiques. En effet, déja en 1714, le distingué cinchonologiste Ramazzini (1633-1714) s’était tellement rendu compte de ce fait qu'il exprima l'opinion que le cinchona était d'aussi grande importance pour la médecine que ne l'avait été la poudre à canon pour la guerre, opinion qui recut l'appui de Neuburger еп тото.
La preuve de cet aphorisme n’aurait pu étre demontrée d’une manière plus conclusive que ne l'ont fait l'Exposition et la Célébration du Tricentenaire du Cinchona qui eut lieu au Musée d'Histoire de la Médecine Wellcome à Londres, pendant le mois de décembre 1930 et dont la séance d'inauguration eut lieu sous la présidence de Son Éminence feu le Cardinal Bourne, Archevéque de Westminster. Dans son discours d'inauguration Son Éminence appela l'attention sur l'intérét particulier que présentait la Célébration et l'Exposition pour le Saint Siége qui y contribuait d'ailleurs en exposant des matériaux relevant de son contróle; il fit ressortir le fait que l'Exposition avait été organisée en commémoration du Tricentenaire du premier usage du cinchona par les européens et aussi pour illustrer le. développement historique de l'emploi de ce reméde qui pendant trois cents ans a été d'une valeur inappréciable. L'immense accumulation de matériaux historiques exposés à cette occasion a servi à mettre en évidence le fait que, dans tous les aspects glorieux et variés de l'histoire de la médecine, il n'existe pas de récit plus romanesque et plus fertile en événe- ments que la longue et brillante histoire du cinchona.
LA DIFFUSION DU PALUDISME EN EUROPE
A l'époque de la découverte du cinchona, l'Europe tout entiére avait, pendant des siécles, exhalé les germes du paludisme. Les nombreux marécages non-drainés des bas pays facilitaient l'éruption des épidémies qui s'étendaient par tout le continent avec une virulence caractéristique qui leur donnait un aspect pestilentiel. Elles décimaient les habitants des villes et des villages ; la maladie frappait indifféremment les riches et les pauvres par milliers; des armées
LA DIFFUSION DU PALUDISME EN EUROPE 57
entières furent plus complètement terrassées par la fièvre intermit- tente que par les combats guerriers.
Sir John Pringle, dans son exposé (1752) des maladies de l’armée britannique pendant la campagne des Pays-Bas de 1742 а 1748, commente un état presque continuel d’incapacité militaire causée par le paludisme.
Dans sa description de la situation aux Pays-Bas, il écrit :—
‘ Partout on est incommodé par l'eau. . . . Le terrain peu élevé et plein d’eau bordée de plages bourbeuses et vaseuses n'est ni plus ni moins qu'un grand marais. L'eau souterraine est partout si rapprochée de la surface qu'un fossé constamment à sec—le signe certain d'une situation salubre—ne se voit jamais, excepté dans les pays plus élevés.
* L'épidémie de la chaude saison et la grande endémie de се pays-ci ou de tout autre contrée marécageuse est une Пеуге de nature intermittente, ordinairement la fiévre tierce, mais de nature maligne."
En 1747, se référant à certains régiments qui se trouvaient en Zélande, Pringle déclare qu'au fort de l'épidemie plus de 86 pour cent des soldats étaient atteints de paludisme en méme temps et que cet état de choses persista méme plus tard, à une saison plus avancée, aprés que les soldats s'étaient retirés dans leur quartiers d'hiver, quand
“а proportion de soldats malades était prés de quatre fois
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celle des soldats en bonne santé.
Edouard Désiré Infroit, chirurgien militaire français, ayant les guerres de Napoléon fraiches en mémoire, écrivait en 1828 :—
‘Parmi les maladies qui attaquent l'homme de guerre, les fiévres intermittentes sont celles qui peuplent les hópitaux militaires d'un plus grand nombre de malades. . . . "
Méme en Angleterre, oü le paludisme autochtone est exterminé depuis quelque temps, il sévissait encore de 1850 à 1860 à un point tel que la vingtiéme partie des maladies de St. Thomas's Hospital
à Londres étaient des cas de paludisme.
58 INFLUENCE ESPAGNOLE SUR LE PROGRES DE LA SCIENCE MEDICALE
C'est un fait curieux que pendant les premiers temps de l'emploi du cinchona, lorsque le monde médical européen était divisé en deux camps opposés qui se guerroyaient au sujet de l'efficacité du reméde, un empirique anglais, Sir Robert Tabor (ou Talbor), obtint de son emploi un succés saillant. Longtemps avant ses rivaux il avait découvert les effets salutaires de l'administration de petites doses à de plus fréquents intervalles. Au chagrin de ses adversaires, il fut non seulement fait chevalier en 1678 par le roi Charles II d'Angleterre, mais aussi envoyé par lui à la cour de France oi il y guérit le dauphin.
L'année suivante, Tabor se rendit en Espagne ой il réussit à guérir la reine Marie Louise d'Orléans, épouse du roi Charles IT d'Espagne.
Le succés des méthodes pratiques de Tabor, si brillamment obtenu en dépit de ses envieux antagonistes, a fait époque dans le progrès des connaissances thérapeutiques.
EXPÉDITIONS BOTANIQUES ESPAGNOLES
А peine la bataille s'était-elle terminée en faveur de l'efficacité du cinchona, qu'il fut découvert que le genre Cinchona ne consiste pas en une espéce unique, mais en un grand nombre d'espéces différentes ; ce fait conduisit à une nouvelle controverse sur la valeur thérapeutique relative des diverses espéces. Dans cette deuxiéme lutte acharnée entra le redoutable José Celestino Mutis (1732-1808) (page 56), qui découvrit lui-méme plusieurs espéces, contre Hipólito Ruiz (1754- 1818) et José Pavón (1750-1844) avec le concours de leurs disciples respectifs, Zea, Caldas et autres; Humboldt et Bonpland, qui avaient fait une importante expédition aux régions du cinchona en 1700, contribuérent aussi à la discussion.
Si la lutte а été acharnée, les résultats n'en ont pas été moins inappréciables. Elle a non seulement contribué à engager les analystes à rivaliser d'efforts pour résoudre le probléme en question, efforts qui conduisirent aux travaux notoires de Caventou et Pelletier en 1820, consistant dans l'isolement de l’alcaloïde de quinine, mais aussi à éveiller l'esprit d'aventures qui fit naitre les expéditions botaniques pour la recherche ardente de nouvelles espéces de Cinchona et d'autres remédes nouveaux.
LE PIONNIER DE ГА MEDECINE LEGALE 59
Sous l'influence de la puissante impulsion produite par les brillants succès botaniques de Linnaeus et l'inspiration de Pedro Loefling, son élève, au service de Ferdinand VI, l'Espagne apporta une importante contribution aux connaissances médicales par ses nom- breuses expéditions botaniques dans l'Amérique du Sud, organisées par le gouvernement espagnol. José Iturriaga et Eugenio Alvarado s'embarquérent à Cadix le 15 février 1754, et une autre expédition partit en 1761 sous la conduite du distingué José Celestino Mutis qui resta à l'étranger jusqu'à sa mort en 1808. Еп 1777, Hipólito Ruiz et José Раудп entreprirent une autre expédition importante ; d'autres missions furent organisées par Martin Sessé (m. с. 1809) en 1788 et Alejandro Malaspina (1754-1809) en 1705.
Les travaux de Mutis, Ruiz et Pavón sont d'importance mondiale, surtout leurs recherches concernant la découverte et l'identification des différentes nouvelles espéces du genre Cinchona et de leurs mérites thérapeutiques.
L'histoire compléte des investigations botaniques de ces pionniers naturalistes et l'appréciation appropriée de l'importance réelle de
x
leurs contributions aux connaissances médicales restent encore à écrire. LE PIONNIER DE LA MÉDECINE LÉGALE
C'est à l'Espagne que revient l'honneur d'avoir donné naissance au pionnier de la médecine légale. Mateo J. B. Orfila (1787—1853) naquit à Mahon (Minorque). Aprés avoir étudié aux universités de Valence et de Barcelone, il se rendit à Paris, ой il devint successive- ment professeur de médecine légale et de chimie. Il devint fameux par ses ouvrages de toxicologie et de médecine légale et ses contributions à cette derniére science lui valurent le beau témoignage suivant :
“ On peut dire que peu de branches des sciences d'une si grande difficulté d'investigation et d'une si grande importance par leur rapport à la vie de tous les jours ont été créées et immédiatement placées à un haut niveau d'avancement par les travaux d'un
seul homme.”
60 INFLUENCE ESPAGNOLE SUR LE PROGRES DE LA SCIENCE MEDICALE
SOURCES BIBLIOGRAPHIQUES
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62 INFLUENCE ESPAGNOLE SUR LE PROGRES DE LA SCIENCE MEDICALE
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И
— Jewish
Armoiries du Cardinal Juan de Lugo (1583-1560) (Voir pages 52 et 54)
L'INSTITUT DE RECHERCHES WELLCOME
ISBT LIES
LABORATOIRES DE RECHERCHES
ET MUSEES Y AFFILIES FONDES PAR
SIR HENRY WELLCOME LL.D. D.Sc. F.R.S.
THE WELLCOME FOUNDATION LTD,
LONDRES, ANGLETERRE
1935
TABLE DES MATIÈRES
PAGE
INSTITUT DE RECHERCHES WELLCOME .. вт BUREAU DE RECHERCHES SCIENTIFIQUES ... ЕРДЕ LABORATOIRES ENTOMOLOGIQUES .. соо dca con SS) 1
LABORATOIRES DE RECHERCHES PHYSIOLOGIQUES 93
LABORATOIRES DE RECHERCHES CHIMIQUES boo | SS) 7/ у MUSEE DE SCIENCE MEDICALE ... e .. 103 2 MUSEE D'HISTOIRE БЕ LA MEDECINE .. со 115
INDEX GENERAL То S. ү 3 3 > 122
ГЕ TRES HONORABLE LORD MOYNIHAN, К.С.М.С., СВ, M.S. Président du Collége Royal des Chirurgiens d’Angleterre, 1926-1932
SIR HENRY WELLCOME, LL.D. D.Sc, ERS
CEREMONIE
DIE LA POSE DE LA PIERRE ANGULAIRE
DIE
L'INSTITUT DE RECHERCHES WELLCOME
LONDRES
PAR
LE TRES HON. LORD MOYNIHAN DE LEEDS
K.C.M.G., C.B, M.S. LL.D.
PRESIDENT DU COLLÈGE ROYAL DES CHIRURGIENS DANGLETERRE MERCREDI, LE 25 NOVEMBRE, 1931
[Extrait du rapport de la Presse]
La cérémonie de la pose de la Pierre Angulaire de l'Institut de Recherches Wellcome a été accomplie par Lord Moynihan, le mercredi, 25 novembre, en présence d'une assistance nombreuse et герге- sentative.
Те Dr. (maintenant Sir HENRY) WELLCOME, déclara dans son exorde: “ Excellences, Milords, Mesdames et Messieurs: П уа long- temps que j'ai étudié et formé le plan de construire ce bâtiment. J’ai eu la bonne fortune de trouver un esprit de génie en Mr. Warwick, le célébre architecte. Son idéal en architecture correspond au mien et ses idées des traits essentiels et des adaptations d’un batiment aux fins des différents laboratoires des diverses sections répondent a nos besoins.
J'ai grande foi en l'influence inspiratrice d'une architecture gracieuse et symétrique et l'expérience m'a enseigné qu'un milieu artistique n'est pas incompatible avec les opérations pratiques de recherches scientifiques, mais qu'au contraire, il stimule l'esprit et facilite la solution des problémes difficiles. Chaque fois que j'entre dans le Musée Britannique je ressens la stimulation qu'inspire l'expression de la sublime architecture de ce noble édifice. Je remercie particulièrement Mr. Septimus Warwick de l'œuvre quil a menée à bien en créant cet imposant édifice. De grands mérites reviennent aussi à MM. Trollope & Colls, entrepreneurs, pour avoir exécuté fidélement les travaux de construction, avec la plus grande
précision.
68 INSTITUT DE RECHERCHES WELLCOME
Les remarques que je viens de faire ont été bréves, car nous sommes tous impatients d’entendre le discours de Lord Moynihan, Président du Collége Royal des Chirurgiens d’Angleterre, qui a eu la bonté d’accepter de poser la Pierre Angulaire.
Mr. George E. Pearson, Vice-Directeur de The Wellcome Foundation, va me prêter son aide pour placer cette cassette à l'intérieur de la Pierre Angulaire."
(Une cassette de bronze— contenant les archives des Musées et des Laboratoires de Recherches Wellcome—fut alors placée à l'intérieur de la Pierre.)
THIS CASKET. INSERTED IN THE CORNER “STONE ог. THE WELLCOME RESEARCH INSTITUTION’ ON THE 2578 NOVEMBER 1931 LAID BY LORD MOYNIHAN OF LEEDS K.C.M.G. С.В. M.S. LLD. PRESIDENT OF THE ROYAL COLLEGE
OF SURGEONS OF ENGLAND, CONTAINS HISTORICAL RECORDS OF THE AFFILIATED RESEARCH LABORATORIES AND MUSEUMS. FOUNDED BY HENRY S. WELLCOME, LLD. Е5.А, GOVERNING- DIRECTOR OF THE WELLCOME FOUNDATION LIMITED, . LONDON
INSCRIPTION GRAVÉE SUR LE COUVERCLE DE LA CASSETTE DE BRONZE
Mr. SEPTIMUS WARWICK: Lord Moynihan, c'est pour moi un grand plaisir de vous offrir cette truelle en argent pour servir à la pose de la Pierre Angulaire.
(La Pierre Angulaire fut alors placée en position)
Токо MOYNIHAN, aprés avoir düment posé la pierre et s'étre assuré de la position à l'aide d'un niveau, аппопса: Je déclare que cette Pierre a été bien placée.
Mr. WALLACE ELLIOTT (Directeur-gérant de MM. Trollope & Colls): Dr. Wellcome, je vous prie d'accepter ce maillet et ce niveau qui ont servi à Lord Moynihan pour poser la Pierre Angulaire. Ces outils qui sont les symboles de l'ancien et honorable art de la maçon- nerie ont contribué par leur emploi à l'érection de cet édifice qui représente un monument des magnifiques services que vous avez rendus à la science et à l'humanité ; j'espére que pendant beaucoup
`
d’années vous continuerez a vivre et à prospérer dans vos bonnes ceuvres.
LA POSE DE LA PIERRE ANGULAIRE 69
LE DISCOURS
LORD MOYNIHAN: Dr. Wellcome, Excellences, Milords, Mesdames et Messieurs: Aujourd'hui nous plaçons la pierre angulaire d'un édifice couronnant les efforts d'une vie entiére. Pendant 40 ans, le Dr. Wellcome a consacré ses meilleures énergies et a fait preuve de la plus grande générosité en vue de réaliser la création d'une vaste organisation de recherches et la fondation de cet institut de recherches médicales. Veuillez bien me permettre de vous donner un court récit de quelques-unes de ses réalisations pendant ce temps. En l’année 1894 il fonda à Londres son Laboratoire de Recherches Physiologiques qui fut suivi deux années plus tard par son Laboratoire de Recherches Chimiques.
Aprés la reprise du Soudan par Kitchener, le Dr. Wellcome a été un des premiers parmi la population civile à visiter ce pays dont il put voir et étudier les conditions alors en existence; il y trouva de nombreuses occasions de travailler pour le bien public. П fonda en тдоо les Laboratoires de Recherches Tropicales, attachés au Gordon Memorial College de Khartoum. Le premier Directeur de ces Laboratoires fut Sir Andrew Balfour qui y travailla pendant dix ans. En rapport avec cet institut de recherches, le Dr. Wellcome équipa un Laboratoire de recherches flottant, sur les cours d'eau du Nil et de ses affluents dans le Soudan, permettant ainsi des recherches ininterrompues et l'avantage d'apporter les bienfaits de la recherche médicale à la population des parties éloignées du centre du pays.
Les travaux du Dr. Wellcome continuérent aussi en Angleterre méme. Еп 1013, il fonda à Londres le Bureau de Recherches Scientifiques et le Musée d'Histoire de la Médecine. En 1914, il créa le Musée de Science Médicale, comprenant la Médecine et l'Hygiène Tropicales, et en 1920 il institua les Laboratoires Entomologiques.
Cependant toutes ces Institutions affiliées souffraient d'un désavantage que tous les travailleurs de recherches sauront facilement apprécier: elles étaient séparées les unes des autres et ne permettaient pas à toute heure et à toute minute les rapides consultations qui forment l'un des grands avantages des recherches collectives sous le méme toit; à partir d'aujourd'hui nous entrevoyons la
7° INSTITUT DE RECHERCHES WELLCOME
possibilité de surmonter cet obstacle. Sous le méme toit de cet édifice, les sujets suivants pourront être étudiés : médecine et hygiène tropicales, zoologie médicale, entomologie et parasitologie; il y aura au moins vingt-quatre laboratoires de recherches, y compris les laboratoires physiologiques, chimiques et autres de différents genres. Пе plus, le bâtiment contiendra le Musée d'Histoire de la Médecine et le Musée de Science Médicale Moderne.
Je suis sûr que vous avouerez que cette énumération est très imposante et émouvante. (Applaudissements.)
La sphère d’activité du Dr. Wellcome n’est cependant pas limitée à ce pays-ci, j'ai lu récemment une statistique indiquant comment, dans une large mesure, il a contribué à la fondation des Labora- toires de Recherches Tropicales du Gorgas Memorial sur le Canal du Panama.
Un des traits apparents des œuvres auxquelles le Dr. Wellcome a consacré toute sa vie est Га propos de leur création au moment opportun. Dans toutes ses recherches sur les maladies tropicales, il commence dans un pays presque vierge dans sa totalité et le résultat atteint a consisté non seulement dans la préservation de beaucoup de vies et l’allègement de beaucoup de souffrances, mais aussi dans la transformation de grandes étendues de terrains qui, pour la première fois, ont été rendus salubres et habitables aux hommes.
De nos jours les deux grands besoins de la médecine sont, d’un côté, l'augmentation des occasions de recherches médicales et, de l'autre, la multiplication des possibilités de trouver et de former des hommes compétents pour entreprendre des recherches médicales.
L'observation physique seule—depuis les temps d'Hippocrate et par nos grands étudiants Sydenham, Addison, et James Mackenzie —a révélé beaucoup de secrets qui avaient été longtemps cachés au sujet de maladies comprises dans les limites de la recherche et les conquétes de l'observation pure et simple sont innombrables et de la plus haute valeur imaginable. C'est sur l'observation qu'un art virile et salutaire a été báti au grand avantage du genre humain.
Ce fut de notre temps que cet art choisi a trouvé une extension de ses possibilités et que la direction de ses vues a été influencée par l'encouragement et l'adoption de méthodes qui tendent à transformer cet art pratique en une science appliquée. П est naturel que de
LA POSE DE LA PIERRE ANGULAIRE 71
nombreuses difficultés aient été rencontrées tout Је long de chemin ; cependant les expériences ne peuvent étre évitées dans la médecine.
Comme résultat des expériences en médecine nous nous trouvons dans l'heureuse position de remplacer graduellement et avantageuse- ment l'anatomie par la physiologie, et si la maladie consiste, à bien des égards, simplement en une altération des fonctions, nous sommes au seuil de la création d'une science nouvelle jusqu'ici inconnue aux humains, la science des fonctions comparatives dans l'état de santé et dans la maladie. Mais les expériences en médecine ont eu des résultats plus importants encore. Је crois qu'elles ont affermi le bras de la médecine et qu'elles ont rendu plus sévéres les épreuves pour l'admission des preuves obtenues par la méthode d'observation
Il est certain que la médecine dépend, quant à sa stabilité présente et à ses progrés futurs, d'un grand nombre de sciences ancillaires. Ces sciences seront étudiées dans cet édifice. Par conséquent, les effets sur la médecine seront considérables ; mais j'espére qu'un résultat plus important encore ressortira de cette Institution et d'établissements similaires; j'espère qu'ils créeront dans l'esprit des personnages dominants de Ја profession ce que mon ami, Sir Walter Morley Fletcher, aimerait à appeler la “ Religion de la Recherche."
J'espère que le jour n'est pas éloigné où tous ceux qui aspirent à enseigner dans les hópitaux par tout ce pays seront pénétrés de cette “ Religion de Recherches," et que, à l'avenir, tous les membres du corps enseignant auront eux-mémes subi la discipline de la recherche dans des institutions similaires à celle-ci.
Aujourd'hui je voudrais, au nom de l'assemblée, présenter nos hommages à l'homme qui a rendu cette Institution possible (applaudissements) et qui, par sa décision constante et la plus magnifique générosité, a fait autant que n'importe quel autre homme ait jamais fait, soit dans ce pays-ci ou ailleurs, pour permettre à tous ceux qui travaillent dans notre profession d'activer le progrés de la science et de l’art de la médecine. Dr. Wellcome, en шоп propre nom et au nom de l'assemblée je vous présente les hommages de notre plus vive reconnaissance.
Dr. WELLCOME: Lord Moynihan, je suis profondément ému de ce que vous avez bien voulu, d'une maniére aussi généreuse,
72 INSTITUT DE RECHERCHES WELLCOME
parler du succés de mes efforts et de la tache que j’ai assignée a ma vie dans le champ de la Recherche Médicale. C’est avec une gratitude cordiale et un profond sentiment d’appréciation que је reçois votre bienveillante approbation. Une large part du succès de mes diverses entreprises revient de droit aux chefs et au personnel experts qui ont fidélement exécuté mon plan et mes intentions. J’ai toujours eu la bonne fortune de trouver des jeunes gens de talent et d’une bonne éducation technique qui, avec fidélité et zèle, le cœur à l'étude, se sont révélés sous l'égide des Directeurs avertis de mes différents Instituts de Recherches.
C’est 4 vous, Lord Moynihan, que je désire spécialement exprimer mes remerciments pour nous avoir honorés de votre présence aujourd’hui et d’avoir posé la Pierre Angulaire de cet Institut.
L'INSTITUT DE RECHERCHES WELLCOME
Pendant un grand nombre d’années The Wellcome Foundation Ltd. a établi des laboratoires et des musées de recherches médicales et chimiques. Ces institutions ayant été agrandies et leur but étant devenu plus important, il devint impératif d’envisager leur extension et la coopération des divers services.
C'est dans cette intention que The Wellcome Foundation Ltd. a fait construire un nouveau batiment de recherches qui forme le siége social des Instituts de Recherches Wellcome et qui embrasse les Laboratoires et Musées affiliés suivants :— `
INSTITUT DE RECHERCHES SCIENTIFIQUES
LABORATOIRES ENTOMOLOGIQUES
LABORATOIRES DE RECHERCHES PHYSIOLOGIQUES
LABORATOIRES DE RECHERCHES CHIMIQUES
MUSEE DE SCIENCE MEDICALE
MUSEE D’HISTOIRE DE LA MEDECINE
L'intérieur du bâtiment a été aménagé de manière à fournir les locaux et l'équipement scientifique le plus moderne pour toutes les institutions sus-nommées, excepté les Laboratoires de Recherches Physiologiques qui sont installés à Langley Court, Beckenham, Kent (Angl.), avec un parc attenant de plus de 40 hectares et les Laboratoires Entomologiques qui sont situés en pleine campagne à Claremont, Esher, Surrey (Angl.).
INSTITUT DE RECHERCHES WELLCOME 73
L’ EDIFICE
L’édifice a neuf étages et occupe une superficie de 68,50 métres x ат métres, donnant sur trois rues principales.
L’architecture est de l’ordre gréco-ionique. La façade principale, donnant sur la voie publique Euston Road, a douze colonnes ioniques. Les quatre colonnes du centre sont entiérement détachées et sur- montées d’un fronton d’où s’étend une balustrade de chaque côté.
L'édifice est construit en pierre de Portland. Les portes de l’entrée principale et des vestibules, et celles entre les galeries des étages supérieurs, sont en bronze; les palissades de la balustrade et de la porte-cochère, les coupés des ascenseurs, les portes des garages, les cadres des fenêtres, les garnitures électriques, les cadres des portes, les rampes et les grilles des radiateurs sont également en bronze.
Les dispositions internes et les équipements ont tous été conçus dans l'intention de fournir toutes les facilités nécessaires pour assurer un fonctionnement efficace. Les systèmes de chauffage et de ventila- tion sont des types les plus modernes et les plus scientifiques, aptes à maintenir une ventilation appropriée avec une température intérieure uniforme. L'auditoire avec une capacité de 500 sièges a été construit de manière à obtenir un haut degré d'efficacité acoustique.
L'INSTITUT DE RECHERCHES WELLCOME Comprend les Musées et les Laboratoires de Recherches suivants : BUREAU DE RECHERCHES SCIENTIFIQUES Fondé en 1913. L'étude de problémes médicaux, surtout dans leurs rapports avec la médecine et l’hygiéne tropicales. (Pages 75-89)
LABORATOIRES ET MUSEES AFFILIES LABORATOIRES ENTOMOLOGIQUES Fondés en r920.
Recherches sur le cycle évolutif et les coutumes des insectes nuisibles. (Pages 90-93) LABORATOIRES DE RECHERCHES PHYSIOLOGIQUES
Fondés en 1894.
Investigations thérapeutiques en bactériologie, en physiologie, en
pharmacologie, en sérologie et en médecine vétérinaire. (Pages 93-97)
AWOOTTEM SHHONSHOSHM на LOALILSNI LSANO.1 SNAJA INVNNOG — туатомтна AJAO
BUREAU DE RECHERCHES SCIENTIFIQUES 75
LABORATOIRES DE RECHERCHES CHIMIQUES Fondés еп 1806. Recherches chimiques surtout en rapport avec les médicaments organiques, organo-métalliques et synthétiques. (Pages 97-103)
MUSEE DE SCIENCE MEDICALE Fondé en 1914.
Présente un nouveau système d'enseignement visuel et une étude générale des maladies humaines envisagées sous tous leurs aspects. (Pages 102-114) MUSEE D'HISTOIRE DE LA MÉDECINE
Fondé en 1913.
Démontre l’évolution et la pratique de la médecine, de la chirurgie et des sciences y relatives, par tout le monde, depuis les temps préhistoriques. (Pages 115-121)
FONDE EN 1913
BUREAU DE RECHERCHES SCIENTIFIQUES WELLCOME 183, EUSTON ROAD, LONDRES, N.W.1
C. М. Wenyon, C.M.G. C.B.E. М.В. B.S. B.Sc. F.R.S. DIRECTEUR-EN-CHEF
Le Bureau fut fondé par le Dr. (maintenant Sir Henry) Wellcome еп 1013, et les musées et les laboratoires de recherches mentionnés dans ce livret lui ont été affiliés. А l'origine, le bureau était situé dans Henrietta Street, Londres, W.; Је premier Directeur-en-chef a été le distingué Sir Andrew Balfour dont le nom fait autorité dans la médecine tropicale et qui, pendant les dix années précédentes, avait été Directeur des Laboratoires de Recherches Tropicales Wellcome au Gordon Memorial College à Khartoum.
Des rapports étendus des travaux dans ces Laboratoires de Khartoum ont été publiés. En sa qualité d'officier en chef de la santé publique, Sir Andrew rechercha et détruisit les milieux de propagation des moustiques, élimina le paludisme et fit de Khartoum la ville la
76 INSTITUT DE RECHERCHES WELLCOME
plus salubre de l'Afrique. Le taux de la mortalité fut réduit de 70 à 7 par mille. Le Gouverneur-général du Soudan a déclaré que les paroles ne pourront jamais suffisamment exprimer les services que Sir Andrew Balfour a rendus au pays. Les successeurs de Sir Andrew Balfour а Khartoum ont été feu le Dr. A. J. Chalmers et plus tard le Major R. G. Archibald, Directeur actuel, qui, pendant vingt ans, aété avec beaucoup de distinction associé aux Laboratoires de Recherches Tropicales 4 Khartoum.
Le Bureau de Recherches Scientifiques Wellcome qui, reconstruit et agrandi en 1926, a été considérablement élargi dans le nouveau batiment qui contient un grand nombre de Laboratoires de recherches affiliés consacrés à l'étude et а l'investigation de problèmes médicaux, surtout en relation avec la médecine et l'hygiène tropicales. Outre les Laboratoires de Recherches, il existe aussi un atelier d’études artistiques, un service de photographie et un nombre de salles réservées à la préparation de spécimens pour les recherches, la stérilisation, etc.
Dans les Bureaux de Recherches Scientifiques et les Laboratoires y affiliés, des recherches sont poursuivies dans des branches variées des sciences médicales : zoologie médicale, parasitologie, bactériologie, pathologie, chimiothérapie et autres sujets.
La bibliothèque de recherche du bâtiment contient des ouvrages classiques représentatifs, des séries de réimpressions et de littérature médicale courante s'étendant surtout sur les services de recherches indiqués ci-dessus.
Le Bureau n'organise pas de cours réguliers d'enseignement ; mais, quand les circonstances le permettent, les rechercheurs qui désirent orienter leurs études vers une direction particuliére, pourront étre acceptés et recevoir des facilités spéciales pour leurs études.
Les renseignements sont fournis gratuitement aux membres du corps médical, aux officiers de santé et autres dans toutes les parties du monde pour leur étre utiles dans leurs travaux et leurs recherches.
Les résultats des recherches poursuivies dans le Bureau et ses laboratoires affiliés paraissent surtout dans les différentes publications
BUREAU DE RECHERCHES SCIENTIFIQUES WG
ou bulletins scientifiques courants. Еп outre, des publications traitant de sujets spéciaux paraissent de temps en temps.
En 1913, le Dr. Wellcome placa les services du Dr. Louis Sambon, membre du personnel du Bureau de Recherches Scientifiques, a la disposition du Comité Officiel d'Investigation de la Pellagre afin de pouvoir continuer les premiéres recherches qui avaient été commencées en Italie avec la collaboration du Dr. Wellcome еп 1010.
En 1914, Dr. Wellcome envoya Sir Andrew Balfour, alors Directeur en chef du Bureau, en mission aux Antilles et les pays tropicaux de l'Amérique du Sud pour l'étude de certains problèmes de ces pays concernant les maladies tropicales.
Sir Andrew visita la Barbade, la Grenade, la Trinité et le Vénézuéla d’ot, aprés étre remonté le cours de ГОгшосо jusqu’a Cuidad Bolivar, il revint vers la côte, visita Caracas, l’île de Curaçao et se rendit à Maracaibo et dans la suite à Puerto Colombia. Il se dirigea vers le sud sur le fleuve Magdalena à Mariquita et continua son chemin, soit par bateau, soit par chemin de fer de montagne vers Bogotá, capitale de Colombia. Le voyage de retour vers l'ouest eut lieu à travers les montagnes, les forêts et les vallées, jusqu'à Río Atrato, et ensuite, en tournant vers le nord, à Carthagène. Sir Andrew visita alors la zone du Canal du Panama, la Jamaique et Cuba. A Panama il eut une entrevue avec le Général Gorgas qui obtint des résultats similaires à ceux de Sir Andrew Balfour à Khartoum. Le paludisme et autres maladies tropicales furent eliminés et le taux de la mortalité fut également réduit de 70 à 7 par mille. Sir Andrew a publié les résultats de ses travaux pendant cette Expédition, dans les “ Transactions of the Royal Society of Tropical Medicine and Hygiene," et aussi sous forme de livre intitulé, “ War Against Tropical Disease," publié par le Bureau.
Pendant la Grande Guerre le Dr. Wellcome mit tout le Bureau de Recherches Scientifiques avec son personnel et ses ressources à la disposition du Ministére dela Guerre Britannique pour toute la durée de la guerre (1914-1918), et les membres du personnel reçurent des positions officielles dans les hópitaux militaires en Angleterre et dans
зецдерош sn[d вә sənbjuyəə; ще зэпьцниеюз s[rereddv,p UOHP?[[E]SUL[ 299A Y «X83'In2,, ЧЧІУІТІХПУ пуятуя NOS La
ЧІМ ЯЛ ANS SNOOTTISA SHHONSHOSN за LINVLILOTY S3NIOLVNOGSVYV'TJ
BUREAU DE RECHERCHES SCIENTIFIQUES 79
les différents théâtres de la guerre, notamment dans les pays tropicaux ou subtropicaux. Les attributions dévolues comportaient entr’autres des cours d'instruction. donnés aux officiers médicaux de l'armée destinés au service dans les pays tropicaux.
En 1915, Sir Andrew Balfour fut envoyé en France pour y étudier les conditions de l'équipement des ambulances et les problèmes sanitaires et formuler des suggestions sur les améliorations possibles. Plus tard, pendant la même année, ayant reçu le grade de Lieutenant-Colonel, il fut nommé membre du Comité du Conseil Médical de l’Armée du Levant et il servit à Gallipoli, en Macédoine et en Égypte.
En 1916, en qualité de Président du Comité du Conseil Médical de l’Armée Britannique, Sir Andrew se rendit aux Indes et en Mésopotamie. Le Comité du Conseil Médical du Levant et de Mésopotamie inspecta en détail toutes les organisations touchant au service sanitaire des troupes ; il exposa ses vues et ses recom- mandations dans un rapport adressé non seulement au Ministère de la Guerre mais aussi à tous les commandants locaux qui purent ainsi profiter immédiatement des conseils et réaliser une importante amélioration de l’état de santé des troupes.
En 1917, Sir Andrew Balfour, au titre de Conseiller Scientifique, accompagna le Major-Général pendant sa tournée d'inspection dans l'Afrique Orientale, et là encore, servi par son expérience sans égale, il fit améliorer l'état sanitaire de l’armée. Еп 1918,11 fut nommé Président de la Commission de la Santé Publique en Egypte, pour formuler un plan pour la réorganisation du service de la santé publique en Egypte.
Aprés la conclusion de ce travail Sir Andrew Balfour, répondant à lappel du général Allenby, se rendit en Palestine. Pendant la guerre il écrivit, “ The Medical Entomology of Salonica," et “ Memoranda on Some Medical Diseases in the Mediterranean War Area." Ces deux publications ont été de grande valeur, cette derniére surtout, qui a été employée constamment par tous les officiers du corps médical dans les pays tropicaux et subtropicaux.
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BUREAU DE RECHERCHES SCIENTIFIQUES 81
D'accord avec l'offre du Dr. Wellcome et suivant l'invitation du Ministére de la Guerre Britannique еп 1915, le Dr. Wenyon,* actuel Directeur en chef, fut appelé à faire des cours d'enseignement au Bureau de Recherches Scientifiques Wellcome sur le diagnostic des infections protozoaires aux officiers du corps médical destinés au service dans les théátres tropicaux ou subtropicaux de la guerre. Plus tard, en 1915, il fit des conférences aux troupes sur les principes de la vaccination protective contre la fiévre typhoide et autres maladies.
En 1916, avec le grade de Lieutenant-Colonel, le Dr. Wenyon fut appelé à devenir membre du Comité du Conseil Médical où il joignit ses efforts à ceux de Sir Andrew Balfour; il poursuivit en Égypte des recherches sur la dysenterie amibienne et autres infections intestinales protozoaires.
Ces recherches aboutirent à des résultats importants comprenant la découverte de nouveaux organismes, les moyens par lesquels les mouches contribuent à la propagation de la dysenterie, le mode le plus efficace d'administer l'émétine dans la dysenterie amibienne, l'identification d'un grand nombre de porteurs de dysenterie amibienne non seulement parmi les troupes stationnées en Égypte, mais parmi celles arrivant fraîchement d'Angleterre. Le résultat immédiat a été d'éviter d'avoir à retenir dans les hópitaux un grand nombre d'hommes apparemment sains et aussi d'obvier à l'établissement de nombreux centres de diagnostic ainsi devenus inutiles. Га conclusion à laquelle on est arrivé est qu'un homme cliniquement sain est QS au service militaire, qu'il soit porteur ou non. Le
* Avant d'étre тэгс au E de Re Scientifiques ie Dr. Wenyon avait été adjoint 4 Sir Andrew Balfour aux Laboratoires de Recherches Tropicales Wellcome a Khartoum. En 1907, le Dr. Wenyon fut поште directeur du Laboratoire Flottant Wellcome, ой il a pu faire des recherches utiles en patho- logie, protozoologie, etc., sur le Nil et ses affluents, de Khartoum vers le sud jusqu'à la latitude de six degrés nord.
Ce Laboratoire Flottant de Recherches est considéré comme /e premier de son genre qui ait jamais été installé. C'est un vaisseau à deux ponts, équipé par le fondateur des Laboratoires de Recherches Tropicales Wellcome, per- mettant de poursuivre les recherches avec autant d'efficacité que dans les laboratoires de recherches établis sur terre.
Comme auxiliaire des Laboratoires principaux de Khartoum, il permet l'entreprise de recherches dans les parties lointaines du pays qui autrement
seraient inaccessibles au travailleur. F
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BUREAU DE RECHERCHES SCIENTIFIQUES 83
résultat des investigations est décrit avec détails complets dans ` Human Intestinal Protozoa in the Near East," par le Dr. Wenyon et son collaborateur le Dr. F. W. O’Connor.
Plus tard, en 1916, le Dr. Wenyon accompagna le Comité aux Indes Orientales et еп Mésopotamie. En 1917, il fut nommé consultant sur le paludisme des Forces Expéditionnaires à Salonique et, en sa qualité de Directeur du Laboratoire des Renseignements sur le Paludisme, il poursuivit des recherches sur la propagation, l'incidence, le traitement et la prévention du paludisme.
Un exposé complet des travaux exécutés par le Dr. Wenyon se trouve dans “ Malaria in Macedonia,” publié dans le “ Journal of the Royal Army Medical Corps,” et dans “ Medical History of the War,” ce dernier ouvrage comprenant le paludisme dans la mesure qu'il affectait les troupes sur tous les théâtres de la guerre. Après la guerre, de 1918-1920, le Dr. Wenyon, promu au grade de Colonel, fut nommé pathologiste consultant de l'Armée de la Mer Noire, et servit en Turquie et au Caucase.
Après le départ de Sir Andrew Balfour du Bureau Wellcome et pendant l'absence du Dr. Wenyon au service de l'armée en 1915- 1916, le Dr. Stevenson fut nommé Directeur-Adjutant du Bureau ; les classes d'instruction y furent continuées par Mr. Clifford Dobell. Le Dr. Stevenson et d'autres membres du personnel du Bureau se livrérent à d'importantes recherches sur la dysenterie amibienne et autres infections protozoaires parmi les soldats invalidés revenant de l'étranger, et surtout dans les hópitaux des colonies et des dominions en Angleterre.
En 1915, le Dr. Wellcome organisa une Commission de Construc- tion d'Ambulances de Guerre spéciale. Aprés avoir institué un fonds pour le décernement d'un prix, il organisa un concours dans le but d'obtenir des améliorations dans le service des ambulances automobiles, etc.
La Commission était composée de:
Sir Frederick Treves, Bart., G.C.V.O., C.B., F.R.C.S., Président de la Société de la Croix Rouge Britannique.
Major-Général Sir John Cowans, K.C.B., M.V.O., Maréchal des logis.
84 INSTITUT DE RECHERCHES WELLCOME
Chirurgien-Général Sir Arthur May, K.C.B., Directeur général du Service Médical de la Marine.
Chirurgien-Général Sir Alfred Keogh, K.C.B., Vice-Directeur Général du Service Médical de l’Armée.
Le Trés Hon. Sir Claude MacDonald, P.C., G.C.M.G., К.С.В., St. John Ambulance Association.
Sir John Furley, C.B., St. John Ambulance Association.
Le Très Hon. Lord Montague of Beaulieu.
Professeur У. Е. Dalby, M.A., M. Inst. C.E., МЛ. Mech. E., FRS.
John Robertson, Езд.
Sir Andrew Balfour accepta le poste honorifique de Secrétaire et de Trésorier de la Commission.
Deux cent trente trois projets furent présentés à la Commission qui, après les avoir examinés, fut à même de soumettre un grand nombre d'améliorations à l'Amirauté, au Ministère de la Guerre, à la Société de la Croix Rouge Britannique, à la St. John Ambulance Association et à d’autres institutions.
Les meilleurs projets furent soumis par des concurrents appartenant au service de l'Armée qui, malheureusement, en raison des règlements officiels, n'étaient pas autorisés à accepter les prix offerts. Par conséquent, le Dr. Wellcome employa la somme de „2000, qui constituait le fonds formé pour le décernement d'un prix, à la con- struction d'un Laboratoire Médical Militaire de Campagne, monté sur Automobile, qu'il offrit au Ministére de la Guerre Britannique au commencement de 1918, par l'entremise du Bureau de Recherches Scientifiques.
Ce Laboratoire Médical de Campagne monté sur Automobile fut attaché comme Laboratoire Ambulant à l'armée britannique au cours de l'expédition militaire en Palestine, en Mésopotamie et en Egypte. Son emploi a rendu possible la prompte exécution en campagne des travaux bactériologiques de l'armée relevant de tous les hópitaux de campagne de dix lieues à la ronde. Ces travaux comprenaient la réalisation et l'examen de films pris pour l'étude du sang dans le paludisme et la fiévre récurrente, les cultures sanguines, l'examen des selles dans le diagnostic de la dysenterie et du choléra,
BUREAU DE RECHERCHES SCIENTIFIQUES 85
les épreuves d'agglutination dans les fièvres typhoides et paraty- phoide et le typhus. Pendant l'avance finale, la mobilité du Labora- toire a considérablement élargi son champ d'utilité. Les travaux sur le paludisme devinrent plus importants, le nombre de films examinés pour l'étude du sang s'éleva journellement à боо. Une grande partie du succès du Laboratoire revient à l'activité de l'officier qui y dirigeait le service, le Dr. J. D. Benjafield. Après l'Armistice le Laboratoire contribua à lutter contre l'influenza qui sévissait alors sous une forme épidémique. Еп тото il fut transféré en Egypte оп il collabora à d'autres travaux importants.
Aprés la guerre, Sir Andrew Balfour retourna à son poste au Bureau de Recherches Scientifiques ; plus tard ses services furent placés par le Dr. Wellcome à la disposition du gouvernement en vue d'une étude de l'état sanitaire de l'ile Maurice, qui à cette époque était dévastée par la maladie, et la présentation d'un projet susceptible de l'améliorer. Il fit aussi des tournées d'inspection concernant les maladies tropicales et les institutions sanitaires des Antilles. Les résultats des travaux de Sir Andrew Balfour sont indiqués dans une série de sept rapports détaillés, publiés par le Gouvernement, chacun de ces rapports traitant de considérations sanitaires concernant un district particulier. Les recommandations formulées se réfèrent à des améliorations touchant le service des eaux, la destruction du rebut et des ordures, les mesures à prendre concernant l'ankylostomiase, la schistosomiase, la dysenterie, la peste et le paludisme ; il ressortit également des rapports qu'il était justifié de réorganiser et d'augmenter le service des hópitaux et celui des aménagements sanitaires y compris les facilités de laboratoire.
Plus tard, en 1922, le Dr. Wellcome mis les services du Dr. MacGregor, entomologiste au Bureau de Recherches Scientifiques Wellcome, à la disposition du Ministére des Colonies pour entreprendre l'étude des moustiques à l'ile Maurice. Le Dr. MacGregor découvrit la présence dans l’île d'une deuxième espèce de moustiques porteurs du paludisme; il reconnut également la distribution de ces moustiques et les facteurs favorisant leur développement. Un système de contrôle fut élaboré et des recommandations furent faites pour le développement de travaux anti-paludéens. Un rapport complet
86 INSTITUT DE RECHERCHES WELLCOME
sur les recherches de MacGregor a été publié par le Bureau sous le titre “ Mosquito Surveys."
En 1923, Sir Andrew Balfour se retira du poste de Directeur en chef du Bureau de Recherches Scientifiques Wellcome et fut remplacé par le Dr. Wenyon. Dans la suite, Sir Andrew Balfour fut nommé Directeur de l'École d'Hygiène et de Médecine Tropicales a Londres.
PUBLICATIONS SCIENTIFIQUES ET COMPTES— RENDUS DE RECHERCHES
Le Bureau de Recherches Scientifiques Wellcome a publié
322 Publications Scientifiques et Comptes-rendus de Recherches
DESCRIPTIONS DES
MUSEES ET DES LABORATOIRES SCIENTIFIQUES AFFILIES
AVEC DES NOTICES SUR
QUELQUES ОВЈЕТ5 АРРАБТЕМАМТ
AUX
INSTITUTS. DE RECHERCHES WELLCOME
FIGURANT A
lL EXPOSITION DE CHICAGO EN 1934
Comme suite à la description des Laboratoires et Musées Scientifiques
affiliés à l'Institut de Recherches Wellcome, le lecteur trouvera
ci-après des notes succinctes au sujet de quelques objets remarquables
exposés par ces institutions à l'Exposition Internationale de Chicago, 1934 (voir pages 89, 93, 96, 101 et 109)
Les descriptions concises de ces objets pourront aussi contribuer А faire ressortir le caractére des travaux de cet institut dans le rapport quils ont avec le progrés de la science médicale.
ANOPHELES WELLCOMEI Nouvelle espèce trouvée pendant des recherches sur les moustiques du Nil par le Directeur des Laboratoires de Recherches Tropicales Wellcome
a Khartoum
OBJETS DIGNES DATTENTION APPARTENANT AU
BUREAU DE RECHERCHES SCIENTIFIQUES WELLCOME
FIGURANT А
L'EXPOSITION DE CHICAGO, 1934 SALLE DES SCIENCES
Les travaux de ce Bureau de Recherches furent mis en relief au moyen d'objets se rattachant à l'étude des maladies, surtout de celles des pays tropicaux et subtropicaux.
5 SECTION D’HELMINTHOLOGIE
Petite collection de vers solitaires (Cestoda) de l'homme et autres, démontrant les différentes espéces de ces parasites qui varient con- sidérablement en grandeur, du tenia du poisson (Diphyllobothrium latum), qu’on rencontre chez l’homme et qui peut atteindre une longueur de то métres ou davantage, jusqu’aux formes microscopiques telles que le tenia пат de la souris (Hymenolepis nana).
SECTIONS D’ENTOMOLOGIE ET DE PROTOZOOLOGIE
AFRIQUE.—La MALADIE DU SOMMEIL chez l'homme, ainsi que la nagana et autres maladies d'animaux domestiques sont causées par les trypanosomes, organismes qui se transmettent par la piqüre de la mouche tsé-tsé (Glossina palpalis), l'une des plus importantes des mouches suceuses de sang de l'Afrique Centrale.
Les objets exposés comportaient des dessins de la mouche, la description compléte du cycle évolutif et la structure des appareils piquants de l'insecte.
Un dessin démontrant les phases évolutives du trypanosome du crocodile, qui se propage aussi par la mouche tsé-tsé, était également parmi les objets exposés.
SECTION DE PATHOLOGIE EXPÉRIMENTALE
Spécimens et illustrations de la FIEVRE RIFT VALLEY, maladie désastreuse des moutons de la colonie de Kénia en Afrique et qui aussi attaque l’homme, provoquant la fièvre avec maux de tête
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LABORATOIRES ENTOMOLOGIQUES 91
et douleurs dans les membres. La maladie est due à un virus filtrable ; de nombreux travaux au sujet de cette maladie et d’autres s'y rattachant ont été exécutés dans les Bureaux de Recherches Scientifiques Wellcome.
SECTION DE BACTERIOLOGIE
Cette section a illustré l’importance des Charges Électriques dans certaines Réactions d'Immunité. Ces travaux suggèrent des possibilités dans le traitement de certaines maladies et jettent de nouvelles lumières sur le problème de l’immunité.
La Différentiation des Types Bactériens par la fermentation de sels d'acides organiques a été clairement démontrée par les objets exposés. Le Service des Eaux de Londres (Angl.) a mis le résultat de cette recherche en pratique.
La date de la publication de ces experiences (1921) établit le fait que l'initiative de cette méthode revient au Bureau de Recherches Scientifiques Wellcome.
ÉTABLI EN 1920
LABORATOIRES ENTOMOLOGIQUES WELLCOME DU BUREAU DE RECHERCHES SCIENTIFIQUES B. JOBLING, F.R.ENT.S. ENTOMOLOGISTE
Ces Laboratoires Entomologiques étaient situés à l'origine dans les Jardins de la Royal Horticultural Society à Wisley, Surrey (Angl.) ou, grace ala bienveillance du Comité de la Société et du Directeur des Jardins, des facilités avaient été accordées pour l'étude des insectes nuisibles qui trouvent asile dans l'abondante végétation des jardins.
Ces laboratoires, par suite du développement extensif des travaux, ont maintenant été transférés à des terrains plus spacieux à Claremont, Esher, Surrey (Angl.).
Les laboratoires examinent le cycle évolutif et les coutumes des insectes nuisibles, tels que les moustiques, etc.; les études approfondies faites sur les lieux, offrent les meilleurs moyens de découvrir des méthodes aptes à maîtriser ou à exterminer ces insectes.
зшоопем зепрууиојос зецолецоед өр neeing ne senuiv "68! Na знамом (лому) імям '"'INWNHNSMOSg ‘LUNOD АЯЛОМУЛ ANO9T14M сзапОотоолотвлна SSHONHHOSN яа БЯНТОТУЧОЯУ ДТ 'SHHONHHOSM яа туатоктма INAWILYG
ОВЈЕТ5 DIGNES DATTENTION
APPARTENANT AUX
LABORATOIRES ENTOMOLOGIQUES
FIGURANT А L'EXPOSITION DE CHICAGO EN 1934 SALLE DES SCIENCES
De NOUVELLES MÉTHODES de Recherches Entomologiques furent illustrées par divers appareils, tels que des cages de sureté pour moustiques contaminés et un arrangement permettant la collection et l'observation des moustiques.
* Une pompe spéciale pour aérer l'eau contenant des formes vivantes à des stades variés de leur évolution et un type de voliére employée au cours des expériences dans le paludisme.
Un chevalet contenant des dessins servant à démontrer ce qu'était la situation sanitaire de l'ile Maurice au moment des recherches entreprises sur le paludisme. Au cours de ces recherches un nouveau moustique, porteur du paludisme (Anopheles funestus), fut découvert, et un rapport fut rédigé concernant les mesures à prendre dans l'ile pour la prévention du paludisme.
2 ЕОМРЕ Ем 1894
LABORATOIRES DE RECHERCHES PHYSIOLOGIQUES WELLCOME Langley Court, BECKENHAM, KENT (ANGL.)
Im, A О BRIN, СВ в, IW. ӘР вв. 15). (5. Ізі, DIRECTEUR
Le développement de la Thérapeutique d’un code largement empirique en une science expérimentale est un des résultats les plus frappants et les plus significatifs de l’activité scientifique mondiale qui ait caractérisé les dernières 50 années. Le changement est dû à l'immense progrès des sciences contribuantes de pathologie, de bactériologie, de physiologie et de pharmacologie pour lesquelles
94 INSTITUT DE RECHERCHES WELLCOME
cette période a été le commencement de leur histoire comme sciences expérimentales.
La nécessité de développer ces sciences et le désir d'encourager les recherches originales dans ces branches ont conduit à la fondation en 1894 des Laboratoires de Recherches Physiologiques Wellcome dont les travaux embrassent un champ étendu de recherches thérapeutiques en bactériologie, en physiologie et pharmacologie combinées, en sérologie et en médecine vétérinaire. Ces Labora- tories sont situés à Langley Court, Beckenham, Kent (Angl), et couvrent un terrain formant un parc d'une superficie de plus de 40 hectares.
Cet établissement consiste en huit bátiments principaux contenant environ 9o laboratoires et bureaux auxiliaires.
La production d'antisérums et de préparations bactériennes pour inoculations spécifiques ainsi que les recherches en bactériologie et au sujet du mécanisme de l'immunité ressortant du développement de cette branche de la thérapeutique ont constitué une partie impor- tante des travaux de ces Laboratoires dés les premiers jours de leur installation. Pendant la dernière guerre cet établissement a fourni à l'armée des millions de doses de sérum antitétanique.
Ces Laboratoires ont aussi eu une part prépondérante dans la recherche, le développement et la production d'une antitoxine contre la gangréne gazeuse. De grandes quantités de cette antitoxine furent fournies aux autorités militaires dans les différentes zones de la guerre. Depuis la guerre cette antitoxine s'emploie couramment dans la chirurgie abdominale, la septicémie puerpérale et le traitement
de blessures avec infection trés prononcée.
Ces Laboratoires ont été les pionniers dans la production et l'introduction de sérums antidiphtériques et autres et, comme résultat de rehcerches originales importantes, ont contribué dans une large mesure à améliorer le degré d'excellence de ce groupe de
médicaments et à maintenir la production à un haut niveau de concentration et d'efficacité.
Le Service Pharmacologique s'occupe de recherches initiales sur le mode d'action et la nature des principes médicinaux
LABORATOIRES DE RECHERCHES PHYSIOLOGIQUES 95
d'origine végétale, animale ou minérale et la production par synthése de substances identiques au principe actif d'origine naturelle ou d'un haut degré de rapprochement en structure et en action physiologique. De nombreux agents médicinaux ont été examinés de tous les points de vue dans les Laboratoires de Recherches Physiologiques Wellcome et un grand nombre de ces agents ont été soumis à des épreuves physiologiques.
Par exemple, la découverte et l'isolation de l'ergotoxine, main- tenant admise comme constituant thérapeutique actif de l'ergot ont été faites dans ces Laboratoires en 1906, sous la direction du Dr. H. H. Dale.* Cette découverte fut suivie de l'isolation des amines associées ‘ Tyramine ’ et ` Ergamine ' (Histamine), et de la détermination de l'activité physiologique définie de ces derniéres.
Ces travaux pharmacologiques ont incidemment compris les recherches desquelles dépendait la solution du probléme physiologique pur et simple en question. ў
Les Laboratoires de Recherches Physiologiques Wellcome ont été les pionniers dans la standardisation des produits médicinaux ; ils ont exécuté de nombreux travaux originaux surtout en rapport avec la standardisation des sérums, de Vergot, du strophantus, de la digitale, etc. Des méthodes ont été créées et développées pour obtenir par des épreuves physiologiques la maîtrise et la standardisa- tion des susdites substances et autres agents médicinaux organiques auxquels les épreuves chimiques ne sauraient être appliquées.
Parmi un grand nombre de services de recherches, la section vétérinaire s’est livrée à de nombreuses recherches de l'étiologie, de la prophylaxie et du traitement des maladies des animaux domestiques. Des contributions précieuses aux connaissances sur la prophylaxie et le traitement de la dysenterie chez l'agneau, du bradsot, de l'ictére et de la maladie des chiens, ainsi que des maladies des poules ont déjà été apportées. A la suite de recherches spécialisées réalisées par ce service, des sérums et des vaccins prophylactiques appropriés ont été créés pour être employés par les
* Journal of the Chemical Society, Vol. от, page 337
96 INSTITUT DE RECHERCHES WELLCOME
vétérinaires. Ces travaux qui continuent а se développer progres- sivement forment une partie trés importante des recherches de ces laboratoires.
Bien que ces laboratoires soient en premier lieu consacrés aux recherches originales, dont les résultats paraissent de temps en temps dans les publications scientifiques, ils ont néanmoins produit beaucoup de travaux d'utilité pratique.
PUBLICATIONS ET RAPPORTS SCIENTIFIQUES Les Laboratoires de Recherches Physiologiques Wellcome ont publié Plus de 350 Publications Scientifiques et Comptes-rendus de Recherches
OBJETS DIGNES D'ATTENTION
APPARTENANT AUX
LABORATOIRES DE RECHERCHES PHYSIOLOGIQUES WELLCOME
FIGURANT А
L'EXPOSITION DE CHICAGO 1934 © ДЕЦ DES БП ШЕ Е >
Photographies et autres objets illustrant les récents travaux de recherches exécutés dans les laboratoires concernant les Antitoxines de la Dyphtérie, du Tétanos et du Staphylococcus.
Les méthodes de préparation et de concentration et les maniéres d’éprouver, de titrer, etc., ainsi que les progrés réalisés au cours des derniéres années furent démontrés.
La réduction de la mortalité pendant la Grande Guerre résultant de l'emploi d'antitoxine tétanique et de gangréne gazeuse fut clairement mise en évidence.
Dans la préparation des sérums concentrés, des travaux importants de recherches ont été exécutés dans ces Laboratoires. Les objets exposés montrant les progrès réalisés sont donc d'un intérêt particulier.
|
LABORATOIRES DE RECHERCHES CHIMIQUES 97
Les produits pharmacologiques exposés comportaient des spécimens des Sels de l'Ergotoxine et d'autres principes actifs de l'ergot, isolés en premier lieu dans les Laboratoires de Recherches Physiologiques Wellcome, des photographies montrant l’action physiologique de ces alcaloides sur la pression sanguine et l'utérus.
Des essais biologiques du genre de ceux exécutés dans les Labora- toires à l'aide de nouvelles méthodes et d'instruments de grande délicatesse et de haute précision.
TRAVAUX DE RECHERCHES VÉTÉRINAIRES, similaires à ceux exécutés dans les Laboratoires de Recherches Physiologiques Wellcome, comprenant dans leur exposé: la dysenterie des agneaux, la maladie des jeunes chiens, le bradsot des moutons, l'ictére des chiens, la diarrhée crayeuse bacillaire des poules, le tétanos du cheval et la vérole des poules.
FONDÉS EN 1896
LABORATOIRES DE RECHERCHES CHIMIQUES WELLCOME 183, EUSTON ROAD, LONDRES, N.W.1
Ш А. HENRY; DAS Си EON bp: DIRECTEUR
Lorsque ces Laboratoires de Recherches Chimiques furent fondés en 1896, Frederick B. Power, Ph.D., LL.D., qui s’est distingué surtout par ses recherches sur la chimie végétale, fut nommé Directeur et il occupa ce poste pendant plus de 18 ans. Il a laissé derrière lui une œuvre scientifique remarquable.
Il y a trente-neuf ans, les connaissances concernant la composition des drogues naturelles d'un emploi fréquent étaient presque nulles ; la production d'agents médicinaux synthétiques était dans son enfance et peu de chimistes avaient la témérité d’entreprendre des travaux tels que l'isolation des hormones. Le progrès théra- peutique réalisé depuis cette époque a été fait surtout dans ces
trois directions, et les travaux exécutés dans ces Laboratoires ont dû G
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LABORATOIRES DE RECHERCHES CHIMIQUES 99
Гёїте dans un champ étendu de recherches pour faire face aux exigences des progrés rapides.
Des recherches approfondies d’un grand nombre de drogues naturelles ont été entreprises; le principe actif de ces drogues a été isolé et caractérisé. En collaboration avec les Laboratoires de Recherches Physiologiques Wellcome ces principes actifs furent examinés pharmacologiquement, et le résultat de ces recherches a créé la possibilité de placer Гетріоі de beaucoup de drogues naturelles sur une base sure et scientifique.
Dans quelques cas, des alcaloides et autres principes actifs de
plantes ont pu étre mis, pour Ја premiére fois, а un état de pureté absolue a la disposition du médecin. - Les connaissances acquises par ces recherches ont ouvert de nouvelles voies de travaux pour la production de drogues synthé- tiques, et beaucoup de nouvelles substances de ce genre ont été préparées et éprouvées.
La coopération du Bureau de Recherches Scientifiques Wellcome et des Laboratoires de Recherches Physiologiques Wellcome a permis de donner beaucoup d’attention aux travaux sur les composés organo-métalliques pour le traitement des maladies protozoaires spécifiques.
Ces recherches variées ont livré la solution de beaucoup de problèmes de chimie pure et ont ainsi contribué à accroître con- sidérablement nos connaissances de chimie pure tout en produisant des résultats de valeur thérapeutique pratique.
PUBLICATIONS ET RAPPORTS SCIENTIFIQUES
Les Laboratoires de Recherches Chimiques Wellcome ont publié
Plus de 286 Publications Scientifiques et Rapports de Recherches
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OBJETS DIGNES DATTENTION
APPARTENANT AUX
LABORATOIRES DE RECHERCHES CHIMIQUES WELLCOME
` FIGURANT A
L'EXPOSITION DE CHICAGO EN 1934 SAIL DES SCIENCES
Les objets de ces Laboratoires ont servi spécialement а démontrer les recherches entreprises sur des substances employées dans le traitement des maladies.
AGENTS ANTIPALUDEENS
(a) Effets de la culture du Quinquina sur le rendement en alcaloides, particulièrement en quinine;
(6) Alcaloides mixtes du Quinquina ; “ Totaquina ” ;
(с) Principaux alcaloides du Quinquina— spécialement purifiés ;
(4) Alcaloides du Quinquina modifiés pour essais dans le paludisme des oiseaux ;
(е) Drogues naturelles ayant une réputation locale de remédes dans le paludisme.
AGENTS AMIBICIDES Recherches sur les alcaloides de l'Ipécacuana. L'Écorce de Kurchi et ses alcaloides constituants.
Soi-disant remédes curatifs de la dysenterie.
ANTHELMINTHIQUES Recherches sur le Chénopode anthelminthique; Spécimens de ses constituants, y compris le seul principe actif—l’Ascaridole. Phénols préparés pour essais dans l'Ankylostomiase. | Espéce d'Artemisia examinée pour son contenu en santonine.
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MUSEE DE SCIENCE MEDICALE тоз
SUBSTANCES ANTIMONIALES
5
Drogues représentatives du groupe ''émétique," employées dans le traitement de la maladie du sommeil et la bilharziose, et de composés organiques d'antimoine dérivés d'acide p-amino- phénylstibinique. L'efficacité de cette dernière série dans le traitement du Kala-azar est un résultat notable qui revient à la chimiothérapie.
AGENTS ANTILEPREUX
Recherches, commencées en 1904,* sur les huiles de chaulmoogra et d’hydnocarpe et sur les huiles d’autres graines moins connues des Flacourtiacées.
Méthodes modernes de l’utilisation des acides caractéristiques de ces huiles.
Composés de cuivre et de mercure, représentants d'une série. de préparations employées dans les épreuves de la lépre.
FONDÉ EN 1914
MUSÉE DE SCIENCE MÉDICALE WELLCOME
La 2 ` Y COMPRIS LA MEDECINE ET L HYGIENE TROPICALES
183, EUSTON ROAD, LONDRES, N.W.1
5. Н. DAUKES, О.Б.Е., В.А, М.П. BEN D.P.H. р. Т.М. & Н. DIRECTEUR
Ce Musée, affilié au Bureau de Recherches Scientifiques Wellcome, alors établi à ro Henrietta Street, Londres, W.r (Angl), fut fondé en 1914. Dans la suite il a subi de considérables développements, non seulement du cóté matériel mais aussi dans la perspective et les desseins de l'institution. Aprés une nouvelle période d'agrandissement le Musée de Science Médicale fut reconstruit à Endsleigh Court et
* Voir Dr. Е. B. PowER, pages 97 et 114
5ешеріЧови зер uonoeg в1 в ивзтриоо o3essed : зепрцеойорешец seue31o sop вотрејеш Sep uonoeg (TONY) SANGNOT ‘ниооллям ятуотани чомніоє яа ячєпи 7 n
MUSEE DE SCIENCE MEDICALE 105
inauguré еп 1926 par le Rt. Hon. Neville Chamberlain, alors Ministre de la Santé Publique Britannique.
Le Musée de Science Médicale présente un système absolument nouveau d'enseignement visuel,
Le but de ce Musée est de fournir un exposé général des maladies humaines de tous les points de vue: L'étiologie, la pathologie, la symptomatologie, le traitement et la prévention des maladies sont démontrés à l'aide de spécimens pathologiques, de modéles, de tableaux, de photographies, etc., de maniére à fournir une image graphique des traits les plus importants.
La démonstration de chaque maladie est accompagnée d'un résumé des points principaux; il existe aussi des classifications contenant l'analyse de tous les ouvrages récents.
La démonstration dans un musée des travaux microscopiques sur l'anatomie morbide présente certaines difficultés; un effort a été fait pour surmonter cet obstacle par l'emploi de photomicrographies en couleur. Dans un grand nombre de sections ces photographies sont illuminées dans des cadres spéciaux. Пе cette facon, les diverses maladies sont passées en revue par une démonstration continue, apte à attirer l'attention et à se fixer dans la mémoire des visiteurs du Musée.
Le Musée de Science Médicale est un Musée de Recherches ; l'entrée libre est réservée aux membres du corps médical, aux officiers de santé et aux étudiants de tous les pays ainsi qu'aux personnes en dehors de la profession qui s'intéressent à la médecine, à condition qu'elles soient recommandées par un médecin-praticien reconnu.
Beaucoup de professeurs de Médecine, de Chirurgie et d’Hygiéne savent apprécier les services que leur a rendus le Musée en les mettant à méme d'illustrer effectivement à leurs éléves les diverses branches de la médecine et de la chirurgie; ces professeurs sont cordialement invités à continuer de faire emploi du musée à ces fins. Des arrange- ments peuvent étre faits d'avance pour permettre d'assurer aux professeurs la possibilité de faire les cours à leur classe au Musée.
Au cours des derniéres années le Musée de Science Médicale Wellcome a, à la requéte du Gouvernement Britannique, participé à un grand nombre d'Expositions de Santé et d'Hygiène.
, 0 MUSEE DE SCIENCE MEDICALE WELLCOME, LONDRES (ANGL.) ANEMIE APLASTIQUE
Spécimen illustrant la méthode de grouper. Tous les spécimens placés sur les deux rayons supérieurs proviennent du méme cas
MUSEE DE SCIENCE MEDICALE 107
Еп 1924, à l'Exposition de Wembley, ce musée a eu sous sa responsabilité l'installation et l’organisation de la Section des Maladies Tropicales dans le Pavillon du Gouvernement ; en outre, le Musée a aussi fourni une grande quantité d’autres objets exposés.
А l'Exposition de Wembley en 1025, à la requête du Ministère de la Santé, le Directeur du Musée de Science Médicale Wellcome a organisé et surveillé les démonstrations d’hygiéne du Pavillon dans lesquelles tous les services du Ministére ont participé. Une grande quantité du matériel avait été fournie par le Musée de Science Médicale Wellcome. Un grande nombre de ces objets ont figuré dans la suite à l'Exposition de Dunedin, et le musée eut aussi loccasion de se rendre utile au gouvernement de la Nouvelle-Zélande.
En 1930, à l'invitation du service gouvernemental intéressé, le Musée de Science Médicale Wellcome organisa la section de Santé Tropicale du Pavillon Britannique à l'Exposition Maritime et Coloniale d'Anvers. Les matériaux et les spécimens furent fournis en grande partie par le Musée de Science Médicale Wellcome et l'École de Médecine Tropicale à Liverpool. Cette section de l'exposi- tion a été couronnée d'un tel succès qu'elle fut transférée dans la suite, d'abord à Buenos Aires et plus tard à l'Exposition de Dresde.
L'organisation entière de la section de Santé britannique à l'Exposition Coloniale de Paris еп 1931 а été exécutée par le Musée de Science Médicale Wellcome à la requête du service gouvernemental intéressé. Tous les objets scientifiques exposés dans cette section, projetée sur une grande échelle et comprenant à peu près toutes les maladies importantes existant dans les colonies et les dominions britanniques, furent entièrement prélevés sur les ressources du Musée Wellcome.
Tandis que beaucoup de sections du Musée sont complètes et bien pourvues de matériaux, il y en a d’autres qui n’ont été installées que récemment et qui se trouvent encore à la première phase de leur développement. Le succès du Musée dépend dans une large mesure du degré de finalité réalisé et de la coopération continue, de l’aide, des conseils, des généreuses contributions de spécimens et de renseignements de la part du corps médical et d'autres hommes de science intéressés dans les travaux de ce domaine. Les dons seront toujours reçus
avec reconnaisance.
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OBJETS DIGNES D'ATTENTION APPARTENANT AU
MUSÉE DE SCIENCE MÉDICALE WELLCOME
FIGURANT А L'EXPOSITION DE CHICAGO, 1934 SALLE DES SCIENCES
Les objets exposés du Musée de Recherches susdit étaient destinés a démontrer la méthode d’illustration originale adoptée pour fournir un mode d'enseignement visuel donnant un exposé général des maladies humaines, envisagées de tous les points de vue.
- APPAREILS ILLUMINÉS CONTENANT DES TABLEAUX STATISTIQUES renseignant sur la prévention et le traitement des maladies pendant le siécle dernier.
Les indications ont demontré: La véduction du paludisme résultant de mesures soigneusement élaborées : la réduction de la maladie du sommeil suivant la destruction des mouches tsé-tsé ; la réduction de la fièvre ondulante par la défense de l'emploi de lait de chèvre qui porte les germes ; la réduction de la mortalité dans le kala-azar par l'emploi des composés d'antimoine; et la réduction de l'apparition de la beste, par l'inoculation prophylactique.
D'autres tableaux statistiques ont montré: l'abaissement provenant de toutes les sources du taux de mortalité en Angleterre et dans le Pays de Galles pendant les derniéres quatre-vingts années ; la diminu- tion du taux de mortalité dans la tuberculose, la petite vérole, le typhus, la fiévre scarlatine et la fiévre typhoïde ; la réduction du tétanos pendant la Grande Guerre par l'emploi de sérum antitétanique.
OBJETS RELEVANT DU PALUDISME
Dessins démontrant comment est contracté le paludisme ; l'évolution du moustique et comment les moustiques propagent la maladie ; les différentes métamorphoses de leur cycle évolutif.
Modèle en cire 4 Anopheles costalis, un des plus importants porteurs du paludisme en Afrique; d’autres modèles en cire reproduisant les formes variées du cycle évolutif: œuf, larve et nymphe (voir page 112).
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MUSEE DE SCIENCE MEDICALE III
Portraits de pionniers britanniques dans les travaux du paludisme:
(1) Sir Patrick Manson, connu sous le nom de “ pére de la médecine tropicale," initiateur des travaux de recherches expérimentales conduisant à l'identification du moustique comme porteur du paludisme.
(2) Sir Ronald Ross, qui a participé à ces investigations.
Photomicrographies en couleur montrant les parasites du paludisme
dans le sang humain et dans le moustique.
MALADIE DU SOMMEIL
Modèle en cire de la mouche tsé-tsé—dont la piqüre communique le parasite (Trypanosoma gambiense )qui cause la maladie du sommeil —et aussi des modèles de la larve et de la nymphe de la mouche (voir pages 112 el 113).
Transparents montrant des détails de la maladie, ainsi que ses
effets sur l’homme.
Portraits de deux pionniers britanniques dans les travaux con-
cernant la maladie du sommeil :
(1) Sir David Bruce, dont les recherches sur la maladie connurent beaucoup de succès et qui suggéra des méthodes aptes a la maitriser ;
(2) J. Everett Dutton, qui découvrit la Trypanosoma gambiense et qui mourut de la fiévre récurrente, pendant qu'il effectuait des recherches sur cette maladie.
KALA-AZAR
Transparents montrant le parasite causal, Leishmania donovani ; Гаррагепсе physique des personnes affectées de la maladie et autres détails.
Portraits de deux pionniers britanniques dans la médecine tropicale, Sir William Leishman et le Colonel Donovan, auxquels l'humanité est redevable de la découverte du parasite.
LEPRE
Transparents montrant l'organisme causal, la possibilité de trans- mission par les mouches ou par le passage direct d'aliments provenant de personnes infectées.
Modèles en cire démontrant le cycle évolutif de Anopheles costalis, Theo., porteur principal du paludisme en Afrique. Oeufs, larve, nymphe, insecte parfait
Modèles en cire de la Puce Pestifère. Oeuf, larve, nymphe, cocon et insecte parfait. (Voir aussi la gravure du Modèle de la mouche tsé-tsé, page 113)
(211 2804 1552) 4104)
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114 INSTITUT DE RECHERCHES WELLCOME
Quatre tableaux montrant les conditions cliniques de la lèpre nodulaire, de la lèpre nerveuse, de la lèpre chez l'enfant et des mutilations causées par la lèpre.
Illustration d'une Colonie de Lépreux, permettant l'isolement pendant les stades infectieux ;— occupation, récréation et passe-temps sociaux pendant le traitement.
Portrait du Dr, F.B. Power, qui en 1904, en sa qualité de Directeur des Laboratoires de Recherches Chimiques Wellcome, exécuta avec beaucoup de succès des travaux de pionnier dans ses recherches sur les éthyl-esters du Chaulmoogra, recherches qui conduisirent à la production d'agents antilépreux des plus efficaces. Photographie de Sir Leonard Rogers, qui a fait des recherches étendues sur la prévention et le traitement de la maladie et à qui revient en grande mesure l'initiative de la campagne antilépreuse britannique.
LA PESTE
Transparents montrant l'organisme causal—Bacillus pestis; la puce du rat (Xenopsylla cheopis) (voir page 112), qui transmet la maladie à l'homme ; tableaux cliniques; méthodes de destruction des rats et autres méthodes préventives.
Portraits de Sir William Simpson, dont le nom fait autorité dans la médecine et l'hygiène tropicales et qui a poursuivi des recherches sur la prévention de la maladie; et de Bacot, qui а élucidé la méthode de transmission de la maladie.
BILHARZIOSE
La Bilharziose, maladie commune en Egypte.
Transparents montrant le ver Schistosoma mansom qui cause la forme intestinale de la maladie, le cycle évolutif dans l’eau, les escargots et l’homme.
Portraits de deux pionniers britanniques :
(г) R. T. Leiper, qui fit des recherches sur le mode de transmission
en Egypte.
(2) J. B. Christopherson, qui introduisit et propagea en Égypte
le traitement par le tartrate émétique.
FONDE Ем 1913
MUSÉE D'HISTOIRE DE LA MÉDECINE WELLCOME 183, EUSTON ROAD, LONDRES, N.W.1 SIR HENRY WELLCOME, LL.D, DISE F.R.S. DIRECTEUR P. JOHNSTON-SAINT, МА. F.R.S.E. | CONSERVATEUR
Le Musée comprend des collections importantes d'instruments rares, d'appareils et autres objets historiques, de peintures, de sculptures, de manuscrits et de livres anciens, etc., illustrant l'évolution et la pratique de la médecine, de la chirurgie et des sciences alliées dans toutes les parties du monde, depuis les temps préhistoriques; l'une des sections traite de médecine et de chirurgie primitives parmi les peuples sauvages et les tribus demi-civilisées du globe.
Cette réunion de souvenirs est le résultat de collections faites pendant un grand nombre d'années dans diverses parties du monde.
Ces collections historiques sont d'un caractére international et s'étendent sur un vaste champ comprenant la médecine, la chirurgie, la chimie, la pharmacie et les sciences alliées et embrassant une quantité considérable d'objets d'intérét anthropologique et ethnologique. Le Musée a le but de représenter l'histoire des diverses branches de l'art de guérir par tout le monde et d'illustrer la pratique de cet art à l'aide d'objets, d'instruments et d'appareils d'intérét historique, et des ressources de l'art plastique et de la peinture.
La Médecine a une histoire qui a été en contact avec toutes les phases de la vie et de tous les arts et elle est intimement reliée à tout ce qui a trait à l'existence humaine depuis les siécles les plus reculés. L'étude de cette histoire fournit de nouveaux terrains de recherche médicale et stimule l'intérét en ceux qui restent encore à développer. Les opinions sur les progrés réalisés, surtout en ce qui concerne le traitement médical, sont souvent exagérées par suite de l'ignorance de ce qui a été réalisé dans les temps passés; les fouilles avides dans les chroniques du passé ont révélé le fait que les méthodes modernes ne sont souvent que de simples adaptations de celles employées à des temps trés reculés. Par l'étude des sources historiques du passé, des découvertes de grande valeur qui étaient absolument ensevelies dans l'oubli ont été remises à la lumiére.
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MUSEE D’HISTOIRE DE LA MEDECINE 117
L'une des intentions principales du Musée est de relier tous les anneaux de la chaîne des expériences humaineset de la vie en général depuis le com- mencement des temps, de tracer la genése des diverses branches de 1'атї de guérir, de suivre leur développement et d'illustrer ces progrès à l'aide d'instruments, d'appareils et d'autres objets associés à cet avancement.
COLLECTIONS COMMÉMORATIVES. Un trait important des buts du Musée est la conservation de reliques, de manuscrits, de dessins et d’autres objets associés aux travailleurs dont les noms sont devenus historiques par suite de leurs découvertes, de leurs inventions оп des progrès réalisés par eux dans les différentes branches de la médecine et des sciences alliées. Le but spécial du Musée est de transmettre à la postérité les noms et l’œuvre des chercheurs pour empêcher que le temps n’efface leur mémoire et pour lui rendre l'hommage qu'elle mérite. Ces souvenirs, etc., placés dans le Musée, constituent un mémorial permanent et un tribut de respect en l'honneur de ceux qui, dans les temps passés, se sont distingués par leurs travaux dans les diverses sphères des sciences.
Beaucoup de collections de ce genre ont été données au Musée par les familles, les exécuteurs testamentaires, les amis et les admira- teurs de ces savants. Des donations et des prêts de cette catégorie recevront toujours les plus grands soins et seront conservés en perma- nence. Des sections spéciales sont consacrées à ces COLLECTIONS COMMEMORATIVES. Parmi celles-ci, se trouvent les suivantes :—
LA COLLECTION JENNER. Grande collection de manuscrits, de peintures, de sculptures, de dessins, d'instruments, de souvenirs personnels, etc., du Dr. EDWARD JENNER, associés à ses expériences sur l'immunisation contre la petite vérole par le vaccin.
LA COLLECTION LISTER. Collection importante d'ustensiles, de réactifs chimiques, d'appareils et d'autres matériaux divers, crées à l'origine ou employés par LORD LISTER dans le développement de sa méthode de chirurgie antiseptique, pratiquée par lui dans la Salle Lister de l'HÓPITAL DE GLASGOW et ailleurs. Une section de l'authentique SALLE LISTER ORIGINALE, aprés avoir été démolie à l'Hópital de Glasgow, fut transférée au Musée Wellcome et rebátie avec toutes les garnitures et l'équipement originaux, y compris le laboratoire portatif de recherches expéri- mentales de Lister, contenant ce qui est resté de ses réactifs avec lesquels il avait exécuté ses expériences d'antisepsie originales.
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MUSÉE D'HISTOIRE DE LA MÉDECINE 119
Une tentative est en voie d'exécution visant à illustrer les travaux des grands Savants frangais, et en vue du bienveillant accueil et de l'appui considérable que les descendants des grands Savants du passé ont donné au projet, il sera possible à l'avenir, à l'aide de ces COLLECTIONS COMMÉMORATIVES, de mettre en évidence le grand róle qu'a joué la France dans le développement de la médecine et des sciences modernes,
Les noms prestigieux d'
AMBROISE PARÉ GAY-LUSSAC LAVOISIER PASTEUR et beaucoup d’autres figureront dans cette représentation.
L importance des Musées comme constituant une partie intégrante ‘de l’enseignement continue à être appréciée de plus en plus par les Universités, les Écoles de Médecine et autres Instituts d'Éducation. Ге but et l'intention du Musée d'Histoire de la Médecine Wellcome sont d'offrir des études pratiques, une classification scientifique et un groupement systématique des objets, et d’être ainsi de valeur éducative distincte aux chercheurs, aux étudiants et autres personnes qui s'intéressent aux objets qu'il renferme.
PUBLICATIONS
Пе ARTE PHISICALI ET DE CIRURGIA, par Master John Arderne, Chirurgien de Newark, daté 1412. Traduit par Sir D'Arcy Power, K.B.E.
MAGISTRI SALERNITANI NONDUM Соскит: Contribution à l'Histoire de l’École de Médecine de Salerne, par Doctor Pietro Capparoni, 1923.
THE ICONOGRAPHY OF ANDREAS VESALIUS, Anatomist and Physician, 1514-1564, par M. H. Spielman, Е.5.А.
THE LISTER CENTENARY EXHIBITION, 1927, SOUVENIR AND HAND- BOOK ов. En commémoration de la découverte de l'antisepsie par Lister.
THE HICKMAN CENTENARY EXHIBITION, 1930, SOUVENIR AND HAND- BOOK OF. En commémoration de la découverte des principes de l’anæsthésie par Hickman.
HISTORY or SCOTTISH MEDICINE, par John D. Comrie, M.A., B.Sc., M.D., F.R.C.P., Conférencier sur l'Histoire de la Médecine à l'Université d'Édimbourg. 1% édition, 1927. 2*"* édition, 2 vols., 1932.
CINCHONA TERCENTENARY CELEBRATION AND EXHIBITION, SOUVENIR
OF, 1930. Etc., Etc.
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INDEX GENERAL
Les gravures sont indiquées en chiffres gras
A
PAGE Abdominale, Antitoxine Gangré- neuse employée dans la chirur-
gie ба 565 650 зо 94 “ АБеп Greit”. б ооа | 18) Abu'l-Qásim az- ARNT (voir
Albucasis) Académies Бао ix 12240111 Acarus scabiei ... do soo, ДО) Acosta, José de. о 58 Agneau, La dysenterie chez iP “95, 97 Agrébddhin Кой Әде 28 Albertus Magnus 24, 33, 38
Albucasis 12, 18, 14, 15, 17, 33, 39 Alcala de Henares, Université d’ 47
Alchimie SA 2 соб. 99 Alfonsus, еб ай вар 30, 31 Alphonse VIII ... 22 41
“ AI-Sumüm wa’l-Mutaharriz min al-Adwiyyah al-Kitalah ”
ШОО 255 або ЧОБ Altamira . 9 “АГ Tasi ” оп " Exposition des
Matiéres" (Albucasis | ... 17 “ Al-Teisir " (Avenzoar) ооо 18) Amérique, Découverte del... 49 Amibicides, Agents Ls geo ПО Amputation préhistorique осе Ф Ў Anémie aplastique abc ... 106 Angleterre, Robert а” ... coo 89) Annibal, Victoires а’ ... geo MO Anopheles costalis coe UON 112 Anopheles funestus 555 ао... ) 3 Anopheles wellcomei =... .- 88 Anthelminthiques збе aoc ЩИТ Antilépreux, Agents .. 103, 114 Antimoniales, Substances 277108 Antipaludéens, Agents ... вов HOI Antitoxine diphtérique ... doo OG Antitoxine күш, ово 9 6 Apothicaires ода É 2229 Archibald, Major К. С. soo. |) 7/9 Aristote доб 11 Aristotélisme > 1, 19, 24, 33, 38
РАСЕ Aristotélisme arabe 500 50 ЎЎ Arnaldo de Villanova (voir Villanova) Arrot, W. Us ВЯ ово 5 Avenzoar хар coo IG, NG, 29 Averrhoés оно 255 16, 19 Avicenne ER обо (9) 855, 8% в Bacillus pestis ... зав dL E Bacon, Roger 31, 32, 34, 38 Bacot Бад с о s. 114 Bactériologie, Section ER ОЙ! Balfour, Sir Andrew 69, 75, 76, 77 79, 81 83 84 Barcelone, Hôpitaux à ... МАТ Bardus, Sebastian ж 224256: Bath, Adelard de дын 81, 33 Beauvais, Vincent de ... 33, 38 Benjafield, J. D. 29 aoa. 8 Bibliothèques ... 29, 31 Bilharziose, Exposition de ... 114 Bonpland, A. ... NDS Botaniques, О 58, 59 Bourne, S.E. le Cardinal ... 55 Bradsot (Braxy) 550 95, 97 Bruce, Sir David ES oso. ШИ
Bureau de Recherches Scienti- fiques ... 69, 72, 73, 75-86, 89, 91
Laboratoires de Recherches 72 Objets dignes d'attention ... 89 Placé à la disposition du Minis- tére dela guerre ... ВШ Burgos, Hépitaux a ath ao. А; с Cadix 589 coo IO Cantorbéry, Manuscrit de Boo 97 Carthaginois acc asa 200110) Caventou 2427 боо sog OS Chalmers, А. J. o 76 Charges électriques dans centaines réactions d'immunité 91
Chaulmoogra ... ooo 103, 114
ї22 INDEX GENERAL
PAGE
Chimiques, Laboratoires de Re- cherches ... 69, 72, 97-103, 98 Objets dignes d’attention 101-103 Chénopode, Recherches sur le 101 Chiens, Maladie des jeunes 95, 97
(ос | ae goo — 819) Chinchón, Comtesse de ... 53, 54 Chirino, Alfonso Да тасу ТАЯ, “ Christianismi Restitutio " (Servetus) ... 27 ass 40 Christopherson, J. В. ... 114 Cinchona BA 53-58 Tricenténaire du т soo ЎЎ
Collections commémoratives 117-119 “ Comentarios reales que tratan del origen de los Incas” (Garcilaso de la Vega) soo В " Commentaire sur les aphoris- mes Я Hippocrate" (Maimonide) 28 Comité du Conseil Médical de l'Armée Britannique .. 79 Condamine, La (voir La Conda- mine)
Cordoue, Пета инди а 220851 Dispensaires a ооо | 720) Есоје де Traduction à à с 32 Hôpitaux à а 880 20, 81 Mosquée à ... ooo AY)
Culture arabe en Angeta 31, 32
Cremona, Gerardo da ... 117. ва
р E “ Dalálat al-Há'irin (Guide des Egarés) (Maimonide) авс 281
Dale, H. Н. ЫН НЕ seo QD
Daukes, S. Н. ... до ... 103
Découverte, l'Age de il. 49-53
“ De Fabrica Humani Corporis ”
(Vesalius) ... ВоВ aao 49 Degrés médicaux Ч! 39 “ De Medicamentis simplicibus ”
(Ibnu’l-Wafid) осо 13 “De Mineralibus " berne
Magnus) зоб 33
“ De natura rerum ad 22 regum” (St. IsidoredeSéville) 11
Différentiation des types Бас- tériens . о 81 Digitale, Standardisation de в. 95
РАСЕ Dioscoride : 5 ong 832 Diphtérique, А оне --5 8 Dispensaires médicaux ... 7-2 220 Drogues émétiques, Exposition de 50 25 p ... 103 Dutton До 18. оос 25; ee ЛОШ Е Egypte, Commission de la Santé Publique en ... boo ово. UO
Entomologiques, Laboratoires Objets dignes d’attention 69, 72, 73,
90, 91-93 Entomologie et Protozoologie ... 89 Epidémies Боб 589 осо 35 “ Ergamine ’ (Histamine) азе 9 5 Ergotoxine, Sels 4” ваа con Й Ergot, Standardisation del’ ... 95 Esculape .. 5 ас 2210) Eshmun, dieu de la guérison сос ЩО) Espagne sur la Science Médicale, Influence de Г... 596 7-62 Е Fabri, Honoré ... ong e. 54 “ Fi al-Bawasir ” (Maimonide) 25, 26, 27 “Еі al-Jama’ah " (Maimonide) 25 “ Fusul Муза” (Maimonide) ... 25 G Galien ... ... 13, 17, 19, 39,53 Gangréneuse, Production de lAntitoxine ... оро ... 94 Gay-Lussac ono ооо ооз ИКО СеБег no а ооо 883 Glossina palpalis, "Modèle en cire de la 2 . 113 Gonzalez de Mendoza, Ca dal Pedro ... 43 Gordon Memorial, College, Kiar toum 75
Gorgas Meme, Teaboratoines de Recherches Tropicales du 70
Grenade, Hôpitaux à ... 43 Стесаце, Медесте 23 10, 13 Guerre, Commission de Construc-
tion d’Ambulances de 83, 84
INDEX GENERAL 123
H
PAGE Harvey, William $e soo 93 Helminthologie ... 23 doo 8) Henny По Йо оов ооб coo Qi Hernandez, Francisco 51 Herrera y Tordesillas, Antonio de 51 Hippocrate Бао doo 28, 39
Hispani, Petrus ШЕ pape Jean HO) сос ЈЕ Bos “ Historia general .
»
(Herrera y Tordesillas) сов il “ Historia general del Рега” (Garcilaso de la Vega) cud 16) “ Historia medicinal E (Monardes) ... бро. ӨШ "З Historia Natural у Moral . x (Acosta) wis soo D 3 Hôpitaux 10, 29, 31, 40, 41-45, 42, 44, 46, 57
“ Human Intestinal Protozoa in the Near East ” ee et
O’Connor) ... НӨ coo 8) Humboldt, Baron Е. н. de 1155 І Ibéres 30 252 ВАН 9, 10 Ibn Rd Ta Sue 235 2035
Ibn Rushd (voir Averrhoés) Ibnu’l Baytar ... Me S28 Ibnul Khatib... 52 ... 85 Ibn Zuhr (voir Avenzoar) Ictére des Chiens гар 95, 97 Infroit, É. D. ... 27 3697 ae Ipécacuana, Recherches sur les alcaloides de Г ace ... 101 Isabelle, la reine 27 41, 43 Isidore de Séville, St. ... 54827311 ) “ Jami‘ al-Mufradat ” (Ibnu’l-Baytar) .. 55 2 8 Jenner, Edward оов coo ШИ Jésuites, les сос осе ... 54 Jiménez de Cisneros, Cardinal Francisco JA In 47, 48 Juifs, Traducteurs 256 ooo 98) Jobling, В. Боа ОЛ
Jofré, Juan Gilabert зоо sos 48
РАСЕ
Johnston-Saint, Р. ses соо ШІ
Juno Lucina Boo boo або = 88
Jussieu, Joseph de 598 ово | 59 K
Kala-Azar, Exposition de соо ШИШ
“ Kitáb al-Siráj" (Maimonide) 24 Kurchi, Alcaloides de Гесогсе de 101
L
Laboratoire flottant de recher- ches А AE 78, 81
Laboratoire medical militaire de campagne, monté sur auto-
mobile ... 80, 82, 84 La Condamine ... БЕР aoo 88) Laguna, Andrés ... Ааа 47, 50 Latran, СопсЏе du © сво 38 Lavoisier 222 БАН 22281519 Leiper, К. Т. Бор AS сәс ШЇ Leishmania donovani ... вва ШИ Lépre, Exposition de la 111, 114
Lérida, Hospital de Santa Mariaa 41
Leucémie, Exposition de ... 108 Linneus ... bbc но Lister, Lord “шт, 118, 119 Londres, John de oso GP»
Londres, St. Thomas's Hospital 57
Lugo, Cardinal Juan de 52, 54, 62 Lulio (Lull), Raimundo... soo. 8 М Madrid, Hôpitaux à ... 41, 45 Université de (voir Alcalá de
Henares) Magie, primitive 227 ST MacGregor, Malcolm E. 4.85
Maïmonide 18, 19-28, 21, 23, 27, 38 “ Makalah fi al-Rabw ”
(Maimonide) ... осо, | 238) “ Makalah fi Biyan al- А adi > (Maimonide) Boo 22028 Malaga, Hôpitaux a Ана soo 219 “Malaria in Macedonia ” (Wenyon) обо 558 бөө SS Manson, Sir Patrick гай авс ШІ Mansouri, Hopital веб соо ӨШ
124 INDEX GENERAL
PAGE Manuscrits médicaux arabes ... 47 Maurice, Santé dans l’île “15589
Maimon, Mosheh ben (voiy Maimonide)
Médecine hispano-moresque 18-95 Médecine légale ... озо сос 8М) Médicales, Ecoles а 32, 35 “ Medical History of the War" 83 “Memoranda on Some Medical
Diseases in the Mediterranean
War Area ” (Balfour) soo UD “ Menor daño en la medicina ”
(Alfonso Chirino) deg ваб d 7 Mishnah, Commentaire sur
(Maïmonide) 20, 21, 24, 25 Mishneh Torah (Maïmonide)
22, 23, 24
Monardes, Nicolás а й 51 Montpellier аца Suo 35, 38 Morley, Daniel ... a 33 Moynihan, Le Trés Honorable
Hon. Lord ud ... 65, 67-72 Musée d’Histoire de la Médecine
55, 69, 70, 72, 75, 115, 118, 120 Collections Commémoratives 117
Halle de Sculptures ... coo ЛВ Publications ... goo, ЛИ) Section de la Salle Lister соз ДИ
Section de la Galerie de Portraits 120 Musée de Science Médicale 69, 72, 75, 102
Mutis, José Celestino 56, 58, 103, 104, 106, 108, 110, 114
N Nagana ... 25 ooo 199) Neanderthal, La 2 4е. 1 Néphrite ... 25; ss 221110 o O Bren RAT ДЫН 22185 O'Connor, Е. УУ. вор sog! 68 Ommeyyades, Mosquée des (Cordoue) Sn 63929 Organo-metalliques, Produits цс | Р) Orfila, Mateo |. В. Де 59 “ Originum sive etymologiarum ” (St. Isidore de Séville) Boo dba Oxford, Université а” ... pou ВП
P
PAGE Paléopathologiques, Reliques ... 7 Paludisme en Europe ... 55-58 Paludisme, Exposition de 109, 110 Paré, Ambroise ... aba soo if) Басре 22 ono. ШУ
Pathologie expérimental, Section de op 22 so 60) Pavón, José 259 соо ... 58 Pearson, С. Е. ... 68
Pellagre, Comité Officiel Ф Inves- tigation de la 4 & И ЇЕ ШЭНЭ? 222 осо Bob ... 58 Pharmacie 2 2 271229 Pharmacologique, Service ... 94 Pharmacologique, Exposition ... 97
Pharmacologiques, Traités 25, 28 Phénols contre l'Ankylostomiase 101 Philippe IT goo 286 2. 41 Phéniciens vs 9 Physiologiques, ШОО ores de Recherches 69, 72, 73, 92, 93-97
Service pharmacologique 94 Objets dignes d'attention ... 96 Section vétérinaire ... ово 9 5 Pithecanthropus evectus ... ono / c U Peste, Exposition de la ... 22114 Plemp, Vopiscus... bon oso. бї Polypharmacie ... aae sco ШО) Poules, Maladies des ... 95, 97 Power, Е. В. 19 me 97, 114 Primitif, L'homme he ... 1-9 Pringle, Sir John дъ озо Protozoaires, Traitement des maladies 52% 99
Puerpérale, Antitoxine Cangi- neuse employee dans la Sep-
ticémie . ева : . 94 а “ Quatro libros de Ја naturaleza ” (Hernandez) ... 568 ва Gill к Ramazzini, В. ... T E EDD Rat, Puce de
(Xenopsylla cheopis) ... ... 114
INDEX GENERAL 125
PAGE Raymond, Archevéque 201853 Reims, Concile de ay зөв ` 9 Renaissance oe 555 ... 49
Renaissance hispano-moresque 13-29 “ Rerum Medicarum...”
(Hernandez) ap Seo. З Rift Valley, Fiévre забував Ў Romaines, Influences ... soa ПО) Ross, Sir Ronald Be soo ПДП Ruiz, Hipólito ... gon 21855
5
Saints, Invocation des ... 36-37 Saladin а soa. 126. Salerne, Ecole ший ШЕ de asy 92
San Juan de Dios, Hôpitaux de 45 Santiago de Саров Нӧрі-
taux а. 42, 43, 44 Schistosoma mansont 114 Scot, Michael ЭЛ аў; 3383, 89 Sérums antidiphtériques ... 94 Sérums, Standardisation des ... 95 Servetus, Michaél Te dioc ERI Séville, Écoles à s даа la b
Hôpitaux à .. зөв 2) “ Simplicia ” (Ibnu'l- Baytar) сво AAs) Simpson, Sir W. odo 114 Sommeil, Maladie du 89, 109, 113 “ Speculum Naturale ”
(Vincent de Beauvais) .. 33 Staphylococciques, Antitoxines 96 Stevenson, Dr. ... 226 боб 9% Storms, Roland 5 54
Strophantus, Standardisation du 95
T Tabor, Sir Robert M 58 Taenia du poisson (Diphyllobothrium latum) .. 89 Taenia nain de la souris (Hymenolepis nana) ... aso 88) Taenia (Cestoda) : 89
Tavera, Cardinal Juan Pario de 43
Tétanique, Antitoxine, fourni pendant la Grande Guerre .. 94
Tétanos du cheval doo co Wil
PAGE
Théurgique du Moyen Âge, Méde- cine 35-37 Thomas d'Aquin, St. ... 24, 38 Tolède, Écoles à 17, 31, 33 Hôpitaux à 29, 43, 46
i Tractatus de Regimine Sani-
tatis ” (Maimonide) 957 98774 Traduction, Ecoles de ... 32-355 Traité chirurgique (Albucasis) )
12, 15 07, за F Traité sur la Peste (Ibnu'l Khatib) 5n so 35 с Trépanation préhistorique о То 8. Tropicales, Laboratoire de Re- cherches боб доо 69, 75 Trypanosoma gambiense зоб ДИ, Tsé- tsé (Glossina САБАП? 89, 113 “ Tyramine ' ДА зоо 9 5 U Universités бос осо 45-49 У Valence, Hôpitaux à ... 2. 43 Vega, Garcilaso dela ... зо ОП Vega, Juande ... одо КООЗ, МИ ` ` 550 баб ses 07 Vesalius, Andreas оса 49 Vétérinaires, Recherches 95, 97
“ Vetus logica " (John de Londres) 32
Villanova, Arnaldo de ... 6, 30, 33 Villerobel, Dr. ... 222 асва