2° Série, Tome 40 Numéro 1 Aimée 1968 Paru le 15 Octobre 196S, SOMMAIRE Pages Liste des Correspondants du Muséum nommés en 1967 . 5 Travaux faits dans les laboratoires et accroissement des collections du Muséum en 1967 . 7 Communications : J. P. Gasc. Morphologie des hémîpénis chez Vipera ursinii ursinii (Bonaparte) et discussion biogéographique sur la répartition des espèces du genre Vipera en Europe occidentale.. 95 J. P. Gasc & J. Gourmain. Les motifs dominants dans la disposition des plaques céphaliques chez Vipera aspis . 102 H. Bertrand. Récoltes de larves de Coléoptères aquatiques dans la région éthiopienne : Congo belge et Ruanda-Urundi {1957-1959) . 108 H. Bertrand. Larves de Coléoptères aquatiques recueillies par M. G. Marlier dans le Congo oriental . 119 F. S. Lukoschus. Psorergates desmanae sp. nov., eine neue Krâtzmilbe von Galemys pyre- naicus (Psorergatidae : Trombidif ormes) . 125 R. P. Sreenivasa-Reddy. Contribution à la connaissance des Scorpions de Plnde. 3. loma- chus punctulatus Pocock, 1897. (Scorpionidae, Ischurinae) . 132 V. ViTALi-Di Castri. Austrochthonius insularis, nouvelle espèce de Pseudoscorpions de l’Archi¬ pel de Crozet (Heterosphyronida, Chtoniidae) . 141 D. Guinot. Recherches préliminaires sur les groupements naturels chez les Crustacés Décapodes Brachyoures. V. Établissement d’un caractère évolutif : l’articulation ischio-mérale des chélipèdes . 149 M. Cauquoin. Mollusques récoltés par M. Hoffstetter sur les côtes de l’Équateur et aux Iles Galapagos. — Tellinidae . 167 M. C. Durette-Desset. Les systèmes d’arêtes cuticulaires chez les Nématodes Héligmosomes. IIL — Étude de sept espèces parasites de Rongeurs néarctiques et rétablissement du genre Heligmosomoides Hall, 1916 . 186 J. C. Quentin. Description de Citéllina sp., Oxyure de Marmotte d’Amérique du Nord . 210 J. L. d’Hondt. Gastrotriches et Halammohydrides des côtes flamandes et picardes . 214 L. Ginsburg. Les Mustélidés piscivores du Miocène français . 228 R. Moreau. Matériaux pour l’étude pédologique et microbiologique des sols alpins. III. Étude d’humus bruts par inoculation de suspensions-dilutions dans les milieux de Lochhead. . . . 239 J. M. Turmel. Le potentiel d’oxydo-réduction de quelques mares de la Forêt de Sénart . 254 Bull. Mus. Hist, nat., Paris, 40, n® 1, 1968, pp. 1-260. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE BULLETIN DU 2® Série. .NATIONAL NATUHKLLE - Tome 40 RÉUNION DES NATURALISTES DU MUSÉUM ANNÉE 1968 PARIS MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 57, Rue Cuvier, 5® BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE ANNÉE 1968. — N» 1. 4836 RÉUNION DES NATURALISTES DU MUSÉUM 30 novembre 1967 PRÉSIDENCE DE M. LE PROFESSEUR J.-L. HAMEL l-ISTK DES CORRESPONDANTS DU MÜSÉDM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE NOMMÉS EN 1967 Bolloré (Gwenn-Ael), présenté par MM. les Professeurs Vachon et Anthony. M. G. A. Bolloré, industriel à Quimper, est passionné par tout ce qui touche à la vie dans les océans. Il a réuni une grande collection d’animaux marins qui proviennent de ses propres récoltes ou lui ont été procurés par les pêcheurs. Cette collection comprend en particulier de très nombreux Crustacés formant un ensemble que pourraient envier beaucoup de musées nationaux. L’intérêt qu’il porte à la faune marine s’est concrétisé par la création près de Quim¬ per d’un remarquable musée océanographique, ouvert au public, où sont présentées ses collections et qui comporte également des laboratoires mis à la disposition des biologistes. Dans ce musée, s’est tenue l’an dernier une réunion du Groupe d’Études carcinologiques à laquelle participaient plusieurs membres du personnel du Muséum. M. Bolloré a également enrichi nos collections en nous offrant de très intéressants spécimens et sa nomination comme Correspondant apparaît comme tout à fait justi¬ fiée. Garzoni (Jean), présenté par M. le Professeur Vachon. Depuis 1964, M. Jean Garzoni collecte régulièrement les Arachnides et les Myria¬ podes dont il fait don au Laboratoire des Arthropodes. En 1964, il a parcouru le Sahara, le Tassili ; en 1965, le Maroc et le Sud algérien ; en 1966 et 1967, le Sud tunisien et les — 6 — Massifs sahariens ; en 1968, il projette de faire des chasses de Dakar à Agadir par les pistes mauritaniennes et de visiter le Tihesti et la Tripolitaine. Plusieurs centaines de Scorpions dont certains appartiennent à des espèces très rares, grâce à ses dons, font partie des collections nationales. De nationalité suisse, M. Garzoni possède à Lausanne, Buissonnet 75, un vivarium et ses expositions con¬ naissent un réel succès qu’apprécient les scientifiques et les pédagogues. C’est un natu¬ raliste fort connu des Musées suisses et un collecteur très adroit et très efficace tout autant pour les Arachnides que pour les Reptiles et les Rongeurs ; il rend service avec beaucoup de dévouement, de désintéressement et je serais heureux que le titre de Correspondant lui soit décerné. Nous lui exprimerions ainsi notre gratitude. Angelier (Eugène), présenté par M. le Professeur C. Del.amaree Deboutte- VILLE. Le Professeur Angelier, est Professeur titulaire à la Faculté des Sciences de Tou¬ louse, et successeur de M. Albert Vandel. Au début de sa carrière, en tant que chercheur du Centre National de la Recherche Scientifique, il a été affecté au Laboratoire de Zoologie du Muséum National, sous la direction du Professeur Louis Page. Il était donc organiquement rattaché au Muséum National d’Histoire Naturelle pendant plusieurs années. Au même moment, il fai¬ sait sa thèse au Laboratoire Arago à Banyuls-sur-Mer. Cette thèse était le premier travail français sur la faune interstitielle des sables submergés en eau douce. M. Ange¬ lier basait ses études principalement sur les Acariens. Il s’agit donc d’un écologiste et d’un acarologiste. Sur le plan écologique, les recherches de M. Angelier s’insèrent dans l’ensemble relativement vaste maintenant des recherches françaises sur la biologie des eaux inter¬ stitielles marines ou continentales. Il fut l’un des pionniers de ces recherches. Professeur à la Faculté des Sciences de Toulouse, M. Angelier fait beaucoup pour le développement des recherches souterraines, en liaison très étroite avec Moulis et avec la Chaire d’Écologie générale du Muséum National à Brunoy. Enfin, Directeur du Laboratoire d’Oredon et Directeur de la Réserve de Néouvielle, M. Angelier, en tant que responsable scientifique, a orienté le développement des recherches écologiques en haute montagne et a œuvré pour la conservation de la nature, bien avant la création récente du Parc National des Pyrénées occidentales. Indépendamment du fait que M. Angelier a toujours travaillé en liaison très étroite avec le Muséum National, son orientation scientifique s’inscrit exactement dans la tradition de notre Maison. Il nous a fourni des collaborateurs parmi les meilleurs et il a participé régulièrement à nos entreprises sur le terrain. C’est pourquoi j’aimerais que le Professeur Angelier soit nommé officiellement Correspondant du Muséum. Louis (Pierre), présenté par M. le Professeur J. -P. Lehman. M. Pierre Louis a, par ses fouilles dans la région de Reims, enrichi considérablement les collections de fossiles du Tertiaire champenois, aussi bien Invertébrés que Verté¬ brés. Ces échantillons dont beaucoup sont uniques au monde ont toujours été mis par M. Louis à la disposition des chercheurs ; il a de plus fait don au Muséum de nom¬ breux spécimens, types de nouveaux genres et de nouvelles espèces. Il travaille en association étroite avec un chercheur de l’Institut de Paléontologie du Muséum, M. Donald Russell, Chargé de recherches au C.N.R.S., et M. Thaler, Maître de Confé¬ rences de paléontologie à l’Université de Montpellier. M. Louis a découvert dans la région rémoise plusieurs nouveaux gisements de Mam¬ mifères fossiles. Auteur d’une douzaine d’articles scientifiques parus depuis 1958, il est membre de la Société Géologique de France et de la « Society of Vertebrate Paleon- tology ». Il a participé en 1966 à la mission paléontologique du Laboratoire Associé n“ 12 du C.N.R.S. au Niger. En raison de son zèle, de son efficacité, de sa compétence — 7 — et de l’aide qu’il a apportée à notre Maison, M. Louis mérite pleinement d’être nommé Correspondant du Muséum. Stout (Mylan), présenté par M. le Professeur J. -P. Lehman. Le Professeur Mylan Stout, de l’Université de Nebraska, à Lincoln, est un éminent spécialiste des Rongeurs oligocènes et miocènes, nombreux dans les Mauvaises Terres de Withe River ; il est plus spécialement renommé pour ses recherches concernant les Castoridés. Il est venu plusieurs fois dans notre pays et a travaillé à l’Institut de Paléontologie du Muséum. Grâce à M. Stout, M. Lavocat a pu recueillir dans les Mauvaises Terres du Nebraska une importante collection de Mammifères oligocènes destinée aux collections de notre Muséum. M. Stout a guidé pendant trois mois sur le terrain M. Lavocat, lui faisant connaître de nombreux gisements dont l’emplacement n’est pas en général divulgué. Les fossiles envoyés au Muséum, après cette mission, par les soins de M. Stout, se sont avérés être non seulement ceux que M. Lavocat avait lui-même trouvés, mais aussi d’autres pièces provenant des récoltes mêmes de M. Stout. Le Muséum a donc en la personne de M. Stout un ami sincère et particulièrement efficace. L’attribution du titre de Correspondant du Muséum à M. Stout consacrerait la gratitude de notre Maison à son égard. Christiaens (J.), présenté par M. le Professeur E. Fischer. M. J. Christiaens, Hasselt, Helgique, est un amateur qui a entrepris d’effectuer une monographie d’une famille particulièrement difficile de Mollusques Gastéropodes marins, celle des Patellidae. Comme il exécute ce travail sous ma direction, je puis me porter garant de son caractère de ténacité dans son entreprise. Il a déjà donné plusieurs notes au Bulletin du Muséum et, fait essentiel, il effectue les voyages voulus, non seulement pour travailler dans de bonnes conditions au Muséum, mais pour visiter les collections étrangères et surtout pour observer et récolter sur le terrain, en France, à Madère, aux Açores. Il est un précieux collaborateur pour l’une de nos tâches scien¬ tifiques. Bienzanko (Ceslo de), présenté par M. le Professeur A. S. Balachowsky. M. Ceslo de Biezanko ^ envoie gracieusement au Laboratoire d’ Entomologie depuis 1954 plusieurs colis chaque année contenant des insectes de tous ordres, principale¬ ment Lépidoptères. A signaler particulièrement les familles suivantes : Papilionides, Lycenides, Nymphalides, Arctiides, Noctuides, Pyralides. Y joint parfois des graines de plantes brésiliennes, qui ont été transmises au Service des Cultures. Ces insectes portent toujours l’indication de la localité de récolte et la plupart sont accompagnés d’une étiquette de détermination. Près d’un millier d’insectes nous parviennent ainsi chaque année. Je propose donc la nomination de M. de Biezanko comme Correspondant du Muséum. Rectification. Sur la liste des Associés du Muséum national d’Histoire naturelle nommée en 1966 (Bull. Mus. Hist. nat., 2® sér., 39, n° 1, 1967, p. 6) figurent par erreur MM. A. Bou¬ quet, M. Peltier et J. -F. Terrasse qui, en réalité, ont été nommés Attachés. 1. Professer Catedratico da Escola de Agronomia « Eliseu Maciel, Universitas Agriculturae, Edi- ficio Palacio do Gomercio, apto. 501, Cx. Postal 15, Pelotas (R. G. S.), Brésil ». TRAVAUX FAITS DANS LES LABORATOIRES ET ACCROISSEMENT DES COLLECTIONS DU MUSÉUM NATIONAL d’hISTOIRE NATURELLE PENDANT l’année 1967. SOMMAIRE Laboratoires : Anatomie comparée . 9 Ethnologie des Hommes actuels et des Hommes fossiles (Musée de l’Homme). . 10 Préhistoire . 18 Zoologie : Mammifères et Oiseaux . 19 Éthologie des Animaux Sauvages . 23 Zoologie : Reptiles et Poissons . 24 Entomologie générale et appliquée . 26 Zoologie : Arthropodes . 32 Laboratoire d’étude et de recherches sur les Arthropodes irradiés . 36 Malacologie . 38 Zoologie : Vers . 39 Station de Parasitologie expérim. et comp. de Richelieu . 41 Laboratoire d’Helminthologie et de Parasitologie comparée (Éc. Prat. des Hautes Études) . 41 Pêche Outre-Mer . 42 Laboratoire de Biologie des Cétacés (É.P.H.É) . 42 Biologie des Invertébrés marins . 42 Physiologie générale et comparée . 43 Paléontologie . 44 Laboratoire de Paléontologie (É.P.H.É.) . 47 Laboratoire de Micropaléontologie (É.P.H.É.) . 48 Phanérogamie . 49 Laboratoire de Botanique phanérogamique tropicale (É.P.H.É.) . 55 Centre national de Floristique du C.N.R.S . 55 Laboratoire du Muséum à Biarritz . 56 Cryptogamie . 57 Biologie végétale appliquée . 61 Laboratoire de Palynologie (É.P.H.É.) . 62 Service des Cultures . 63 Ethnobotanique . 64 Écologie générale . 66 Biophysique . 76 Géologie . 76 Minéralogie . 77 Physique appliquée . 79 Océanographie physique . 80 Chimie appliquée aux corps organisés . 81 Bibliothèque Centrale. — Périodiques inscrits en 1967 . 83 — 9 — Anatomie comparée. J. Anthony, Professeur. — Art dentaire et recherche scientifique. Rev. Fr. Odonlo- stomat., 14, n° 5, 1967, pp. l&l-nQ. — et R. Fenart. — La mandibule des Singes platyrhiniens. Données ostéométriques et orientation vestibulaire. Ann. Paléont. (Vertébrés), 53, fasc. 2, 1967, pp. 201- 234, 8 fig. — et D. Robineau. — Le cercle céphalique de Latimeria chalumnae. C. R. Acad. Sci. 265, 1967, pp. 343-346, 1 fig. — et D. Robineau. — Branchies et artères branchiales de Latimeria chalumnae (Poisson coelacanthidé). C. R. Acad. Sci., 266, pp. 375-378. J. Lessertisseur, Maître de conférences, sous-directeur. — L’angle ilio-sacré des Reptiles aux Mammifères. Son interprétation, son intérêt paléontologique. Colloque intern., a Évolution des Vertébrés » C.N.R.S n° 163, Paris, 1966 (1967), pp. 475-482,, 4 fig., 1 pl. h.-t. — Voir F. K. JouFFROY. R. Saban, Maître de conférences, sous-directeur. — Réflexions anatomiques sur la plaquette de la « Femme au Renne » (Laugerie basse. Magdalénien IV). Bull. Soc. Préhisl. Fse, 1967 (séance du 23 février), 64, a° 1, pp. 131-142. 6 fig. — , X. Khunson et R. Chawaf. — La musculature intrinsèque de la langue chez les Primates. In : Starck (D. D.), Primatologenkongress. Stuttgart, G. Fischer Verlag, 1967, pp. 90-107 , 22 fig. J. P. Gasc, Assistant. — Lézards Apodes. Science et Nature, n° 82, 1967, pp. 17-21, 12 fig. — , Un cas particulier de l’adaptation à la vie souterraine : le Lézard serpentiforme Dibamus Duméril et Bibron. C. R. Acad. Sci., 265, 1967, pp. 41-43, 1 fig. — , Introduction à l’étude de la musculature axiale des Squamates serpentiformes. Mém. Mus. nat. Ilist. nat., sér. A, 48, 2, 1967, pp. 69-125, 46 fig., pl. I-IV. — , Retentissement de l’adaptation à la locomotion apode sur le squelette des Squa- males Colloque intern. « Évolution des Vertébrés », CN.R.S. n° 163, Paris, 1966 (1967) pp. 373-394, 16 fig. — et G. Billaud. — Le plus petit serpent venimeux de France, la vipère d’Orsini. Science et Nature, n® 84, 1967, pp. 18-23, 11 fig. M. Gaspard, Assistant. — Remarques sur le problème du « Rapport de convenance » et de 1’ « Indépendance relative » des constituants de l’appareil masticateur chez les Mammifères. Actualités odonto-stomatol., n° 76, 1966, pp. 377-426, 49 fig. • — , « L’indépendance relative » et « l’étroite solidarité » des constituants de l’appareil masticateur : ces deux faux-problèmes. Rev. Fr. Odonto-stomatol., n° 3, 1967, pp. 521-528, 8 fig. — , Le problème de la « solidarité des constituants de l’appareil masticateurs » à la lumière des acquisitions récentes de myologie fonctionnelle. Ibid., n° 4, 1967, pp. 785-804, 14 fig. R. JuLLiEN, Assistant. — Les deux types d’innervation de la jambe chez les Lacerti¬ liens. Bull. Mus. nat. Ilist. nat., 2® sér., 38, n° 6, 1966 (1967), pp. 767-778, 3 fig. — Musculature du membre antérieur chez les principaux types d’insectivores. Mém. Mus. nat. Ilist. nat., Sér. A. 48, 1, 1967, pp. 1-68, 35 fig., pl. I-IL — 10 D. Robineau, Assistant. — Voir J. Anthony. F. K. JouFFROY, Chargée de recherches au C.N.R.S., et J. Lessertisseur. — Corréla¬ tions musculo-squelettiques de la ceinture scapulaire chez les Reptiles et les Mammifères. Remarques sur un problème de paléomyologie. Colloque intern. « Évolution des Vertébrés » C.N.R.S., n° 163, Paris, 1966 (1967), pp. 453-473, 13 fig. J. Gourmain, Chargé des fonctions d’Assistant. — Le plexus lombo-sacré chez les Primates. J. Hirnforschung, 8, n° 4, 1966, pp. 315-341, 11 fig. — Le plexus lombo-sacré de quelques Mammifères non-Primates. Mammalia, 31, n» 1, 1967, pp. 148-155, 7 fig. S. Lécuru (Mil®), Stagiaire de recherches au C.N.R.S. — Myologie et innervation du membre antérieur des Lacertiliens. Mém. Mus. nat. Hist. nat., sér. A, 48, 3, 1967, pp. 127-215, 70 fig. G. Moncomble. — Morphologie de la mandibule des Singes platyrhiniens. Comparaison avec celle des autres Primates. Thèse Méd., Nancy, 1967, 108 p., 20 fig. G. Mongeaud (Mil®). — Contribution à Tétude de l’innervation des muscles du membre inférieur chez les Oiseaux (Carinates et Impennés). Diplôme d’Études supérieures. Dact., 1967, 66 p., 33 fig. P. PÈLERIN. — Participation du sphénoïde à la constitution de l’orbite chez l’Homme et les Anthropomorphes. Thèse méd., Nancy, 1967, 95 p., 12 pl. J. R. ScHLUMBERGER et Ch. MiCHEAu. — Carrefour aéro-digestif du Toupaye. Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2® sér., 39, n° 2, 1967, pp. 254-259, 2 fig. Ethnologie des Hommes actuels et des Hommes fossiles (Musée de l’Homme) J. Millot, Professeur, Membre de l’Institut. — Ethnographie japonaise et XI® Con¬ grès du Pacifique. Objets et Mondes, Revue du Musée de l'Homme, 7, fasc. 1, 1967, pp. 51-66, 17 fig. — L’Académie et les Découvertes Anatomiques, Troisième centenaire Académie des Sciences, 1666-1966, pp. 219 à 230, 3 fig., Paris, Gauthier-Villars, 1967. V. Vallois, Professeur honoraire. — Les races humaines, 7® éd. ; coll. « Que Sais-je ? Presses Universitaires de France, Paris, 1967, 128 p., cartes, diag. — Science files : Anthropology, in Science Year, Chicago, 1967, pp. 243-270. — Préface à P. Marquer. — Morphologie des races humaines, Paris, 1967, pp. 5-6. — Il n’y a pas d’Australopithèque à Ubeidiya. L'Anthropologie, 71, 1967, pp. 189-191. — La réapparition du crâne de Moustier. Ibid., 71, 1967, 191 p. R. Gessain, Professeur sans chaire. — Sénégal Oriental 1966. Objets et Mondes, Revue du Musée de l’Homme, 7, Fasc. 1, 1967, pp. 67-78, 13 fig. — Angmassalik, trente ans après, évolution d’une tribu eskimo dans le monde moderne- Ibid., 7, Fasc. 2, 1967, pp. 133-157, 19 fig. — Makut mon frère, fils de mon fils, noms réincarnés, parenté et prestations. Sciences, 49-50, mai-août 1967, pp. 34-42, 5 photos, 3 fig. F. Girard (M^*®), Sous-Directeur. — Les Gens de l’Igname (Les Buang de la vallée du Snake, District de Morobé, Nouvelle-Guinée). J. Agric. Trop. Bot. Appl., 41, n® 8-9, pp. 287-338, 8 pl. — Notices du catalogue de l’exposition « Arts primitifs dans les ateliers d’artistes », (Océanie), Société des Amis du Musée de l’Homme, Paris, 1967, 40 pl. — 11 — s. Thierry (M™®), Maître-Assistant. — - Un jeu de cartes indien. Objets et Mondes, Revue du Musée de l’Homme, 7, fasc. 2, 1967, pp. 121-132, 21 photos. — Notices du Catalogue de l’Exposition « Arts primitifs dans les Ateliers d’ Artistes » (Asie), Société des Amis du Musée de l’Homme, Paris, 1967, 2 pl. S. Arnette Assistante. — Musée de THomme, Documentation élémentaire de Préhistoire. Arts et Techniques nouvelles, Frazier, Paris, 1967, 17 p., 20 fig. — et J. D. Peek. — Le bouchon do pierre de Guiry. Bulletin Archéologique du Vexin français, 2, 1966 (1967), pp. 33-37, 1 plan, 2 fig. T. Battesti (M”®), Assistante. — Florilège de la libre déclamation (Analyse de la poésie iranienne contemporaine dans son contexte social et traduction de 40 poèmes). Horizons Franco-Iraniens, Nicea, 3® année. Mars-avril 1967, 20 p. J. Delange (M“i®), Assistante. — Arts et peuples de l’Afrique Noire, coll. Bibliothèque des Sciences humaines, Gallimard, Paris, 1967, 273 p., 190 pl., 1 carte. — Notices du catalogue de l’exposition Arts Primitifs dans les ateliers d’artistes (Afrique Noire), Société des amis du Musée de l’Homme, Paris, 1967, 83 pl. — et M. Leiris. — Voir Leiris. — M. de Fontanes (M™®), Assistante. — C. R. : Janina Orynzina. O Sztuka Ludowa spodzielnia wydawnicza. Varsovie, 1965, 308 p. In ; Revue des Arts ff* Tradi¬ tions Populaires, Paris, 15, n® 2, (1967), pp. 181-182. — C. R. : Il Folklore. Tradizioni, vita e arti popolari, testo a cura di Paolo Toschi. Edition Conosoi ritalia,Tourtng Club Italiano, Milano, Vol. 9, 1967, 96 p., 112 fig., 300 photos. In ; Ibid., Paris, 15, n°®, 3, 4, pp. 330-331. P. Reichlen (M™®), Assistante. • — ■ L’Anthropologie physique (section Y : code et fiches) in : Projet d’une bibliographie américaniste analytique et codée. Société des Américanistes, Paris, 1967, pp. 75-108, 2 planches. M. SiMONi (M™®), Assistante. — Notices du catalogue de l’exposition « Arts primitifs dans les ateliers d’artistes », (Amérique), Société des Amis du Musée de l’Homme, Paris, 1967, 34 pl. — La femme dans l’Amérique précolombienne. Histoire mondiale de la femme, Nou¬ velle Librairie de France, Paris, 1967, pp. 503-558, 12 pl. — et J. Galarza. — L’Ethnohistoire (section P : code et fiches), in : Projet d’une bibliographie américaniste analytique et codée. Société des Américanistes, Paris, 1967, pp. 65-70. G. Taurelle (M“i® Dournon), Assistante, et S. Arom. — Culte des jumeaux chez les Ali de République Centrafricaine. Encyclopédie des musiques sacrées, Laber- gerie, Paris, 1, 1967, pp. 92-99, 7 photos. — Rituel de guérison chez les Ngbaka-Mandjia de République Centrafricaine. Ibid., 1, pp. 100-104, 5 photos. — Culte des jumeaux chez les Ali et Rituel de guérison chez les Ngbaka-Mandjia. Disque 45 tours, 17 cm, faces A et B. Ibid., documents sonores, 4. — La musique des Pygmées Ba-Benzelé, Anthologie de la musique africaine. Collection U.N.E.S.C.O., 1 disque 33 tours, 30 cm, notice Français- Anglais- Allemand, 20 p., 11 photos, 2 cartes. E. Vernier, Assistant. — Les cannes cérémonielles de Madagascar. Objets et mondes. Revue du Musée de l’Homme, 7, fasc. 4, pp. 247-254, 5 illust. O. Vivier (M^i®), Assistante. — Ethnomusicologie. Objets et Mondes, Revue du Musée de l’Homme, 7, fasc. 2, 1967, p. 162. R. Hartweg, Assistant. — Enquêtes dentaires chez les Esquimaux Canadiens, Inter- Nord, Paris, n® 9, mars 1967, pp. 222-226. — 12 — Deux missions dans l’Arctique canadien. J. Soc. des Américanisles, Paris, 55, 2, 1966 (1967), pp. 644-645. — Bibliographie des travaux de biologie générale, d’anatomie et de physiologie des Vertébrés, Invertébrés et Protozoaires. Bull. Signalétique du C.N.R.S., Paris, n» 11 et 12 (1966), n° 1 à 10 (1967). — et F. Theinen. — Ossements anciens de M’Daga. Etudes et Documents Tchadiens, Fort-Lamy, série A, n“ 2, 1967, pp. 35-59, 1 fig., 2 pl. h.-t. — et A. L. Emperaire. — Comptes-rendus bibliographiques sur « Manual de Antro- pologia Fisica », par Juan Comas. J. Soc. des Américanistes, Paris, 56, 1, 1967, p. 289. G. Rousseau, Aide technique. — La station de surface à industrie tardenoisienne des Richoux, commune de Vaux-sur-Lunain (S.-et-M.). C.R.S.M., janvier 1967, pp. 23-31, 1 plan, 3 pl. J. P. Lebeuf, Directeur de Recherches au C.N.R.S. — Architecture africaine tradi¬ tionnelle, Colloque sur l’art nègre du Premier Festival mondial des Arts Nègres. Présence Africaine, Paris, 1967, pp. 319-328. — Le colloque international d’archéologie africaine, Research on later archeology in subsharian Africa, Urbana, Illinois, May 1967, pp. 4-5. — Dessin et écriture chez les Fali. Abbia, Yaoundé, 16, 1967, pp. 25-40. — Le colloque international d’archéologie africaine, recueil Penant, Paris, Avril-Mai- Juin, 1967, pp. 277-278. L. Pales, Directeur de Recherches au C.N.R.S. et M. Tassin de Saint Pereuse (M**®). — Ces Dames de La Marche. Objets et Mondes, Revue du Musée de l’Homme, Paris, 7, faso. 4, 1967, pp. 307-320, 13 fig. M. C. Chamla (M^®), Maître de Recherches au C.N.R.S. — Recherches sur la compo¬ sition raciale et l’évolution des populations anciennes du Sahara et des régions limitrophes. C. R. Acad. Sci., sér. D, 263, 23, 1966, pp. 1861-1863. — Les restes osseux du cimetière méroïtique d’Aksha (République du Soudan). Bull. Mém. Soc. Anthropologie, Paris, 9, 1966, pp. 285-297, 1 fig. — L’augmentation de la stature et autres modifications diachroniques en Union Soviétique. L’Anthropologie, 71, n° 3-4, 1967, pp. 352-353. — Aksha III. La population du cimetière méroïtique. Étude anthropologique suivie d’une étude sur la pathologie crânienne par J. Dastugue. Firmin Didot, Paris, 1967, 192 p., 2 pl., 69 fig. — Les hommes néolithiques de Taraanrasset II (Ahaggar). Libyca, 14, 1966, pp. 9-18, 1 fig. — Note sur les restes humains (H4) découverts à Rachgoun en Février 1964. Ibid., 14, 1966, pp. 182-188, 1 fig. J. Chavaillon. Maître de Recherches au C.N.R.S., N. Chavaillon (M™®) et F. Hours — Industries paléolithiques d’Elide. I, région d’Amalias. Bull. Corresp. Hellén., 91, pp. 151-201, 6 pl., 22 fig. M. Leiris, (Maître de Recherches au C.N.R.S. et J. Detange. — Afrique Noire, la création plastique, coll. l’Univers des Formes, Gallimard, Paris, 1967, 448 p., 444 pl., 6 cartes. — Préface à l’ouvrage de M™® J. Delange, Arts et Peuples de l’Afrique Noire, coll. Bibliothèque des Sciences Humaines, Gallimard, Paris, 1967. H. Lhote, Maître de Recherches au C.N.R.S. — ■ Les peintures pariétales d’époque hovidienne du Tassili ; Éléments sur la magie et la religion. Journ. Soc. afri¬ canistes. 36, fasc. 1, pp. 7-27, 12 photos, 1 fig. ■ — Le pseudo-chameau néolithique de l’Ouest DJerat. Libyia, 14, 1966, pp. 297-302, 3 fig. — 13 — - — Les Gravures pariétales du Sahara et les Peuls in : Heinrich Barth, F. Steiner, Wiesbaden, 1967, pp. 397-401, 1 fig. — Gravures rupestres du Tassili-des-Ajjer (Sahara Central). Objets et Mondes. Revue du Musée de l’Homme, 7, fasc. 3, 1967, pp. 217-232, 10 fig. — Le mamouth et l’éléphant dans l’art préhistorique. Revista da Faculdade de Letras de Lisboa, 3, n° 10, 1966, pp. 5-29, 35 fig. — Nouvelle lecture de la plaquette dite de « la Femme au Renne ». Ruïl. Soc. Préhist. Franç., 64, fasc. 1, 1967, pp. 123-130, 2 fig. — C. R. : R. Engelmayer : Die Felsxgravierungen im Distrikt Sayala-Nubic. L’Anthro¬ pologie, 71, n° 3-4, 1967, pp. 308-311. — et Lihareau, Lt-Colonel. — Découverte d’une peinture rupeste à l’ouest Zegag, près d’Hammaguir, région de Colomb-Béchar, Sahara nord-occidental. Bull. Soc. Préhist. Franç. C.N.R.S., 64, n° 7, 1967, pp. 209-213, 2 fig., 1 carte. G. Rouget, Maître de Recherches au C.N.R.S. — Ethnomusicologie. Objets et Mondes, Revue du Musée de l’Homme, 7, fasc. 2, 1967, pp. 161 et 321-322. A. ScHAEFFNER, Maître de Recherches au C.N.R.S. — Variations sur deux mots : polyphonie hétérophonie. Revue Belge de musicologie, 20, 1966, pp. 43-64. — Teatro imaginario di Debussy. Nuova Rivista musicale italiana, l^® année, n° 2, juillet-août 1967, pp. 303-318. • — Éditeur de Émile Harazti, « Franz Liszt ». Picard et Cîe, Paris, 1967, 305 p. H. Balfet (M*te), Chargée de Recherches au C.N.R.S. — La céramique comme docu¬ ment archéologique. Bull. Soc. Préhist. Fr. Paris, 63, fasc. 2, 1966 (1967), pp. 279- 310. — L’artisanat, in ; L’organisation de la planète. Grange-Batelière, Paris, 1967, pp. 83- 89. C. Baudez, Chargé de Recherches au C.N.R.S. — • Recherches archéologiques au Costa- Rica, Institut des Hautes Etudes de l’Amérique Latine, Paris, 1967, 401 p., 54 pl. — Les niveaux céramique au Honduras : une reconsidération de l’évolution culturelle, J.S.A.P., 55, n° 2, Paris, 1966, pp. 299-341, 13 fig. — et P. Becquelin. — L’Archéologie (section A : code et fiches) in : Projet d’une bibliographie américaniste analytique et codée. Société des Américanistes, Paris, 1967, pp. 10-27. L. Berthe, Chargé de Recherches au C.N.R.S. — La terre, l’au-delà et les thèmes maritimes chez les Buna (Timor central). L’ Ethnographie, n° 58-59, 1964 (1965), pp. 72-87. — C. R. : H. Van der Veen, The merok feast of the Sa’dan Toradja. La Haye, Verhen- delingen, van het Koninklijk Instituut voor Taal-, Land- en Volkenkunde, deel 45, 1965, 196 p. L’ Homme, Revue franç. d’Anthrop., 7, n° 3, juillet-septembre 1967, pp. 120-122. D. Champault (M™®), Chargée de Recherches au C.N.R.S. et M. de Langue (M'i®). — Notes sur l’emploi de quelques matériaux d’origine marine en Afrique du Nord. L’ Ethnographie, Rev. de la Soc. d’Ethn. de Paris, 1965-1966, pp. 79-118. N. Chavaillon, Chargée de Recherches au C.N.R.S. — Voir J. Chavaillon. M. Gessain (M™®), Chargée de Recherche au C.N.R.S. — Les migrations des Conia- gui et Bassari. Société des Africanistes, 1967, 103 p., 2 pl., 2 dessins. A. W. Macdonald, Chargé de Recherches au C.N.R.S. — Les Tamang vus par Tun d’eux. L’Homme, Revue française d’ Anthropologie, 6, 1, 1966, pp. 27-58, 4 photos. — Un aspect des chansons des Gaine du Népal. In ; Artibus Asiae (Essays ofîered to G. H. Luce), 1, 1966, pp. 187-194, 1 photo. — 14 — — Le Népal. In : Le Monde du Sorcier, Collection Sources Orientales, éd. du Seuil, Paris,?, 1966, pp. 283-304. — Matériaux pour l’étude de la littérature populaire tibétaine. Annales du Musée Guimet, P.U.F., Paris, 72, 1967, I-X, 303 p, 9 photos. P. Marquer (MH®), Chargée de Recherches au C.N.R.S. — Morphologie des races humaines. Coll. Armand Colin, Sect. de Riologie, n° 395, Paris, 1967, 222 p., 37 fig. M. Palau-Marti (M*i®), Chargée de Recherches au C.N.R.S. — Sabres décorés du Dahomey. Objets et Mondes, Revue du Musée de l’Homme, 5, fasc. 4, 1967, pp. 279- 306, 25 photos, 1 carte. G. SousTELLE (M“®), Chargée de Recherches au C.N.R.S. — L’Anthropologie sociale (section S : code et fiches) in ; Projet d’une bibliographie américaniste analy¬ tique et codée. Société des Américanistes, Paris, 1967, pp. 51-64. M. Tassin de Saint Pereuse (MU®), Chargée de Recherches au C.N.R.S. — Voir L. Pales. S. Arom, Attaché de Recherches au C.N.R.S. — Voir G. Taurelle. P. Recquelin, Attaché de Recherches au C.N.R.S. — Informe preliminar sobre las excavaciones en Acul, Antropologia e historia, Guatemala, 18, n°l,1966, pp. 11-22. pp. 11-22. — et C. F. Baudez. ■ — Voir C. F. Baudez. M. Brandily (M“®), Attachée de Recherches au C.N.R.S. — Un exorcisme musical chez les Kotoko, in : La musique dans la oie,OCORA, Paris, 1, 1967, pp. 31-75. J. DE Durand-Forest, Attachée de Recherche au C.N.R.S. — Survivance de quelques techniques précolombiennes dans le Mexique moderne, J.S.A.P., Paris, 55, n® 2, 1966, pp. 525-561, 9 fig. J. Galarza, Attaché de Recherches au C.N.R.S. — Glyphes et attributs chrétiens dans les manuscrits pictographiques mexicains du xvi® siècle : le Codex Mexi- canus 23-24, J.S.A.P., 55, n° 1, Paris, 1966, pp. 7-42, 2 photos, 5 pl., 4 tableaux. — A propos du Symposium : Ethnohistory, Mesoamerican pictorial sources. Ibid., 55, n® 2, 1966, pp. 658-661. — et M. SiMONi. — Voir M. Simoni. J. Garanger, Attaché de Recherches au C.N.R.S. — Archeology of the Society Islands. Polynesian Culture History, Rishop Muséum, Honolulu, 1967, pp. 377-396. — Archéologie et Ethnographie en Océanie. Port Vila, 1967, ronéotypé. D. Lavallee, Attachée de Recherches au C.N.R.S. — Mission archéologique française au Pérou, 1964-1965, J.S.A.P., Paris, 55, n® 1,1966, pp. 223-237. — Poterie d’Aco, Andes Centrales du Pérou, Objets et Mondes, Revue du Musée de l’Homme, 7, fasc. 2, 1967, pp. 103-120, 17 photos. C. Pelras, Attaché de Recherches au C.N.R.S. — Lamak et tissus sacrés de Bali. Objets et Mondes, Revue du Musée de l’Homme, 7, fasc. 4, 1967, pp. 255-278, 8 photos, 5 fig. M. de Langle (M'i®), Secrétaire Principale au C.N.R.S. — Voir D. Champault (M™®). H. Zemp, Stagiaire au C.N.R.S. — « Comment on devient musicien. Quatre exemples de l’Ouest africain ». In : La musique dans la vie, O.C.O.R.A., Paris, 1, 1967, pp. 77-103. A. Leroi-Gourhan, Professeur à la Sorbonne. — Les mains de Gargas. Essai pour une étude d’ensemble. Rull. Soc. Préhist. F., 64, fasc. 1, 1067, pp. 107-122, 6 fig. — 15 — ■ — et M. Bhezillon. — L’habitation n° 1 de Pincevent près Montereau (Seine et Marne). Gallia Préhistoire, 9, fase. 2, 1966 (1967), pp. 263-385, 92 fig. M. Brezillon, Maître-Assistant à la Sorbonne. — Voir A. Leroi-Gourhan. A. Laming-Emperaire, Directeur d’études à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes. — Guia para o estudo das coleçoes liticas, Florianapolis, Santa Catarina, Brésil, 1967. — • L’Archéologie et la préhistoire. J. S. A. P., Paris, 55, n° 2, 1966, pp. 648-651. E. DE Dampierre, Sous-Directeur d’Études (E.P.H.E.), Maître de conférence à la Faculté des Lettres de Nanterre. — Un ancien royaume Bandia du Haut-Ouban- gui (Thèse principale pour le doctorat es lettres, présentée à la Faculté des Lettres de l’Université de Paris) ; coll. Recherches en Sciences humaines, Plon, Paris, 1967, 601 p., 12 ill., 3 fig., 1 carte. F. Hours, Professeur à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. — Voir J. Chavail- LON. A. Mesquitela Lima, Conservateur du Musée de l’Angola. — Os Akixi (mascarades) do Nordeste de Angola, coll. Subsidios para a historia, Arqueologia e etnografia dos povos da Lunda, Museu do Dundo, Companhia de Diamantes de Angola (Diamang), Lisbonne, 1966, 347 p., 187 pl. et fig., 1 carte. M. J. Béraud-Villars, Melle, Administrateur de la Société des Amis du Musée de l’Homme. — Exposition « Arts Primitifs dans les ateliers d’artistes ». Objets et Mondes, Revue du Musée de l’Homme, 7, fasc. 2, 1967, pp. 157-160, 3 photos. — R. L. Doize (Mil®). — Comment travaillait l’abbé Breuil ? Objets et Mondes, Revue du Musée de l’Homme, 7, fasc. 1, 1967, pp. 79-82, 4 fig. — Un épisode de chasse à la grotte de Lascaux (Le cheval qui tombe). Revista da Faculdade de Letras, Lisbonne, 1965 (1967), pp. 3-7, 2 fig. J. Gergely, Assistant à l’E.N.L.O.V. — Introduction à la connaissance du folklore musical. Rencontre, Lausanne, 1967, 126 p., ill. — Musique traditionnelle d’Ethiopie, 1 disque 30 cm, 33 tours. Collection du Musée de l’Homme, Vogue, 1967. L. Girault. — Classification vernaculaire des plantes médicinales chez les Callawaya, médecins empiriques (Bolivie), J.S.A.P., Paris, 55, n” 1, 1966, pp. 153-200. Principales Collections reçues ; a) Pièces de collection : Département d’Afrique blanche et Proche-Orient : Broderies anciennes du Maroc (Don M^'® Jouin). Importante collection de vêtements anciens (Don Dr. Crou- zet). Sacs de selle touareg, beaux exemplaires du travail du cuir (Don M™® Sous- telle). Pièces anciennes d’ethnographie palestinienne (Mission J. Chelhod). Importante collection d’objets d’Irak et de Syrie : mobilier, vêtements, bijoux, images populaires, objets de culte (Mission D. Champault). Tentures d’intérieur maghrébin et beaux éléments de broderies (Achat Musée). Département d’Afrique Noire : Un masque provenant des Songye, de la région du Lomami, Congo-Kinshasa (Don Tishman), masque en bois polychrome d’un grand intérêt plastique probablement utilisé lors des rites d’initiation des jeunes gens ; Un masque-casque nommé « emboli » des Rakota du Gabon (Don Ker- chache), également en bois polychrome et important plastiquement ; il est porté lors d’une danse non rituelle au moment de la circoncision. Un masque en bois à mâchoire articulée des Ogoni (Achat) et d’un haut de coifliure des Koro, en bois et graines rouges, ont heureusement amélioré nos collections du 16 Nigéria. Un couvercle en bois d’une rare qualité, à motifs sculptés évoquant un proverbe, provenant de la province de Cabinda Congo, a complété les collec¬ tions ethnographiques, donnant une image assez complète de la société hassari Sénégal oriental (Mission R, et M. Gessain). Matériel complet de forgeron haoussa. Niger (Mission N. Echard). Département d'Amérique : Une colonne en calcaire, représentant le dieu de la mort, civilisation Maya (Don de la Galerie J. Bûcher). 5 céramiques et un grand masque cérémoniel des indiens Waura, d’Amazonie (achat). Une collection ethnographique d’une trentaine de pièces, des indiens Choco de Panama (Don de M”^® Arauz). Un coussin orné de quatre figurines en étoffe, provenant de la côte sud du Pérou (Achat du Musée de l’Homme). 25 pièces d’archéologie Maya (Don Julius Model). 2 têtes en céramique provenant du Costa Rica (Don D. Wildenstein). Département d'Asie : Un jeu de cartes de l’Inde et son coffret (achat) ; seize bijoux marathes (achat) ; cinquante-et-une pièces de théâtre d’ombres de l’Inde, figures en cuir découpé de Tanjore (achat) ; un grand coffre du Cutch (achat) ; trente-six objets ethnographiques de Birmanie et de Thaïlande (don de Beau¬ vais) ; deux orgues à bouche du Laos et du Vietnam (don Tixier) ; trois-cent- quatre-vingt-quinze jouets et objets votifs du Japon (achat de Berval) ; quatre- vingt-trois objets anciens du Japon (don Ishii) ; vingt objets ethnographiques de Mongolie (mission Hamayon) ; quarante-trois objets ethnographiques de Kermân, Iran (don Rouholamini) ; une série de costumes et objets divers iraniens (mission Battesti) ; une très importante collection systématique d’Afghanistan (mission Dupaigne) ; une collection Tharu du Népal (mission Macdonald) ; une collection népalaise en cours (mission C. Jest). Département d'Ethnomusicologie : 40 instruments de musique d’Angola, d’Espagne, de Timor, du Sénégal, du Viêt-Nam, des Philippines, du Niger, du Laos, de Roumanie, d’Afhganistan, (dons ou missions de M. Lima, M^^® O. Vivier, M”^® Clamagirand, M. Tixier, R. Gessain, D. Nardin, M^^® Echard, P. Linhiavu, Musée de Bucarest, B. Dupaigne). Département d'Europe : 32 jouets, Hongrie (Échange). 2 costumes de femme, 14 objets divers bois et métal, Grèce (Achat). 44 objets divers : ex-voto, marque à pain de messe, couteau, peson, quenouille, navette..., Grèce (Mission M. de Fontanès). 62 objets (de religion, œufs, récipients terre cuite, échantillons botanique, Bulgarie (Mission M. de Fontanès). 92 objets (2 costumes de femme, coiffures jeune homme, pièces d’ameublement, récipients de bois, icônes, œufs de Pâques, cruches et assiettes terre cuite, sifflets, flûtes), Roumanie (Don Muzeul de Arta Populara al Republicii Socialiste Romania). 17 objets : quilles, outillage agricole, Suisse (Don Henri Reichlen). Département de Madagascar : Manuscrit arabico-malgache et objets magiques divers (Don Rusillon). Sandale du Sud (Don Maufray). Bracelet argent décoré (Don Gernbôck). Crochet ancien en bois (Don Pascault). Fuseaux et boite à briquet (Don Laigret) ; au total : 73 pièces. Département d'Océanie : Vingt objets de Nouvelle-Guinée, des Iles Salomon et de Polynésie comprenant notament un ensemble à bétel intéressant et des tapas (Don J. Barrau). Un manteau de chef maori, Nouvelle-Zélande, en plumes de Kiwi (Don de Monsieur l’Ambassadeur Gazel). Un couteau à bétel en argent ciselé de Java (Achat). Une très belle collection de sculptures sur bois de la côte Sud de Nouvelle-Guinée, dont un avant de pirogue et un oreiller, un grand masque tressé et une parure de guerrier (Achat). Soixante-trois objets ethno¬ graphiques de Timor, comprenant des vanneries, des tissus et le matériel utilisé pour la fabrication, des bijoux en argent et des objets servant au travail arti¬ sanal (Mission B. Clamagirand). Un grand ornement de chasseur de têtes de — 17 Nouvelle-Guinée (Don du Dr. Braconier Leclerc). Deux collections des Phi¬ lippines comptant principalement des vanneries, des tissus, des armes et deux anciennes sculptures sur bois (Achat et Don Nardin). Un ensemble de colliers et pendentifs de Mélanésie et Polynésie ; certains sont sculptés de tiki (Don Lio- tard). Département de Préhistoire : Le département s’est enrichi de séries nouvelles, surtout importante pour les éléments qu’elles nous apportent et qui faisaient presque complètement défaut dans la plupart des cas : Tibesti, Oudinguer, excellente série complétant les dons précédents, (Don Lhote). Cameroun; petites séries enrichissant nos collections de cette région, très peu nombreuses (Don G. SiEFFERMANN et Dr. P. Hinderling). Sicile, notre première série de cette région (Don G. Navarra). Petits dons de G. Rolland et P. Colin, provenant de leurs premières recherches dans la région parisienne et qui seront augmentés par la suite. Excellente série, avec pièces remarquables récoltées à Cheyres (Suisse, dans des gisements palafTitiques (Don H. Reichlen). b) Enregistrements sonores : a. Disques : 44 disque microsillon (33 ou 45 tours ; 30, 25 ou 17 cm) : 2 du Brésil (don Vogue) ; 2 du Dahomey (éd. du Département) ; 1 du Japon (don J. Millot) ; 5 d’Afrique (don OCORA) ; 1 du Portugal (don Giacometti) ; 4 de Roumanie (don M. Pop) ; 1 d’Iran (don Club Français du Disque) ; 1 d’Australie, 1 de la Côte Nord-Ouest du Pacifique, 1 du Kurdestan, 1 de Colombie et Equateur, 1 de Terre-Neuve (don Ethnic-Folkways) ; 23 d’Afrique du Sud (achat C.N.R.S.). b. Bandes magnétiques : 238 bandes magnétiques du Viêt-Nam, d’Iran, du Népal, d’Australie, du Sénégal, du Niger, de Roumanie, du Brésil, d’Albanie, d’Afga- nistan (dons, dépôts ou copiés de : P. Dournes, Ministère de la Culture et des Arts d’Iran, de Chambure, C. Jest, Disques Elkin, Chemirami, G. Die- TERLEN, Mil® Dupire, M. Dureuil, M. R. Vig, S. Gamelon, M. Sagan, B, Dupaigne, m. Helffer). c) Photographies : La Photothèque du Musée de l’Homme s’est enrichie de 2.770 photographies dont les collections Lanares, Pasteur Rusillon, Grandidier, Bastard et Service Géographique de Madagascar (Ethnographie de Madagascar) — Chauvicourt (pièces de monnaies de Madagascar) — Dournes : Sud Vietnam (monuments funéraires) — Jest : Népal (habitat, lieux de culte et cérémonies religieuses) — Tubiana : Tchad (danses zaghawa) — Girault : Bolivie (tissus) — Foucault : Angola (types humains) — Tourisme Jordanien : Jordanie (divers) — M. et M^® Barbet : Ile de Pâques (paysages et sculptures en pierre) — photographies des objets de l’exposition « Arts Primitifs dans les Ateliers d’Artistes » — Enregistrement des photographies d’environ 600 objets du Musée dont : Anthropologie (crânes mexicains) — Objets de culte et accessoires de lama et de chaman (Asie) Bétel — Préhistoire. Diapositives couleur : collection P^ Millot (Mortain) — cartes à jouer (départe¬ ment d’Asie) — Statuettes de Côte d’ivoire (département d’Afrique Noire) — Botanique. Expositions : « Arts Primitifs dans les ateliers d’artistes », 28 avril-31 octobre 1967. Exposition réalisée par la Société des Amis du Musée de l’Homme et une contribution du Ministère de l’Education Nationale, avec le concours de M”^® Alix de Roths- 2 — 18 — CHiLD, de M. Evrard et de M. J. Béraud-Villars ; et la collaboration de R. Falck, J. D. Bourdessol, Assistants au Service de Muséologie, de M™®® J. Delange, E. Falck, M. Simoni, S. Thierry et de M'*® F. Girard. Préhistoire. L. Balout, Professeur. — Procédés d’analyse et questions de terminologie dans l’étude des ensembles industriels du Paléolithique inférieur en Afrique du Nord. « Back- ground to évolution in Africa », The University of Chicago Press, (1965), 1967, pp. 701-735, 15 fig. — Terminologie préhistorique et quaternaire. Bull. Assoc. franç. pour l’Et. du Quat., Paris, n° 2, 1967, pp. 103-111, 2 fig. — Abbé A. Glory, L’Anthropologie, Paris, 71, n° 3-4, 1967, pp. 335-338. — , P. Biberson et J. Tixier. — L’Acheuléen de Ternifine (Algérie). Gisement de l’Atlanthrope. Ihid., 71, n® 3-4, 1967, pp. 217-238, 16 fig. — L’Homme préhistorique et la Méditerranée occidentale. Bev. de l’Occident musulman et de la Méditerranée, 3, (1967), pp. 9-29, 5 cartes. — (sous la direction de). — Fiches typologiques africaines — • 2® et 3® cahier, fiches 33 à 96, A.M.G., Paris, 1967. P. Biberson, Sous-directeur. — L’Abbé Breuil et le « Clacto-abbevillien » de Casa¬ blanca (Maroc). Revista de la Faculdade de Letras de Lisboa, série III, n° 9, (1965), 1967, pp. 3-11. — Notes sur le Paléolithique du Maroc méridional. Zephyrus, Salamanca, 17, (1966), 1967, pp. 5-29. — Stratigraphical details on the Quaternary of Northwest Africa. In Background to Evolution in Africa, The University of Chicago Press (1965), 1967, pp. 359- 364. — Some aspects of the Lower Palaeolithic of Northwest Africa. In Background to Evolution in Africa, The University of Chicago Press (1965), 1967, pp. tiitl-bnh. — , L. Balout et J. Tixier. — L’Acheuléen de Ternifine (Algérie). Gisement de l’Atlan- thrope. L’Anthropologie, 71, n° 3-4, pp. 217-238. — ■ Fiches typologiques africaines, « Galets aménagés du Maghreb et du Sahara », 2® cahier, fiches 33-64, A.M.G., Paris, 1967. — et S. Daveau. — Le Quaternaire et le Paléolithique de l’Adrar mauritanien. In : Livret-guide du Colloque sur le terrain en Mauritanie, part II, Publ. du VI® Congr. Panaf. de Préhist. et de l’Et. du Quat., Dakar, 1967, 14 p. ronéo. — Voir L. Balout. M. Perpère, Assistante et Y. Guillien. — Maxillaires de rennes et saisons de chasse (habitation I de Pincevent). Gallia-Préhistoire, Paris, 9, fasc. 2, (1966), 1967, pp. 373-377, 1 fig. J. Tixier, Chargé de Recherche au C.N.R.S. — Têtes de flèches néolithiques appoin¬ tes par la technique du « coup de burin ». L’Anthropologie, Paris, 70, n® 5-6, 1966, pp. 541-544, 1 fig. — Procédés d’ Analyse et questions de Terminologie concernant l’étude des ensembles industriels du Paléolithique récent et de l’Epipaléolithique dans l’Afrique du Nord-Ouest. Background to Evolution in Africa. The University of Chicago Press, (1965), 1967, pp. 771-820, 15 fig., 4 cartes. — Fiches typologiques africaines, « Pièces pédonculées atériennes du Maghreb et du Sahara », 3® cahier, fiches 64-96, A.M.G., Paris, 48 fig. - — Voir L. Balout. — 19 — R. de Bayle des Hermens, Attaché de Recherche au C.N.R.S. — Monuments méga¬ lithiques de Haute-Loire orientale. Bull. Soc. Acad, du Puy, 43, (1965) 1967, pp. 78-88, 4 pl., 1 carte. — A propos du site préhistorique de Crouzillac. Commune de Tence, Haute-Loire. Ibid., 43, (1965) 1967, pp. 89-90. — Gisements préhistoriques de la région de Timimoun. Grand Erg occidental, Sahara. Bull. S.P.F., Paris, 63 (1966) 1967, pp. 395-408, 5 fig. — Première mission de recherches préhistoriques en République Centrafricaine. Février-mars 1966. Cahiers de la Maboké, 4, (1966) 1967, pp. 158-175, 8 fig., 1 carte. — Deuxième mission de recherches préhistoriques en République Centrafricaine (9 janvier 1967-11 mars 1967). Rapport, diffusion restreinte. Laboratoire de Préhistoire, M.N.H.N., 22 p., 1 carte. — La station néolithique du Piton sud du Col de Guertoufa, Tiaret, Algérie. Libyca, Anthrop., Préhist., Ethnogr., 14, (1966) 1967, pp. 209-222, 5 fig. — Le site de Mécherasfa sur la route de la Haute Mina. Eperon barré et nécropoles. Libyca, Anthrop., Préhist., Ethnogr., 14, (1966) 1967, pp. 255-278, 13 fig. — Mission de recherches préhistoriques en République Centrafricaine. Note prélimi¬ naire. Bull, de la S. P. F., 63, (1966)1967, pp. 651-666, 6 fig. — Premiers éléments de Préhistoire en République Centrafricaine. Livret-guide du V/® Congr. Panaf. de Préhist., Dakar, 1967, p. 39. Collections reçues : Quartzites taillés, Maroc (Don J. Tixier). Roches dures taillées, tessons, Sahara algérien (M. Cinquabre). Roches dures taillées et tessons de céramique. Répu¬ blique Centrafricaine (R. de Bayle des Hermens). Silex et quartzites taillés, Sahara algérien (Col. Méry). Silex taillés (46) provenant d’un tribulum, Espagne (R. Mauny). Zoologie : Mammifères et Oiseaux. J. Dorst, Professeur. — Considérations zoogéographiques et écologiques sur les oiseaux des hautes Andes. In : Biologie de l’Amérique australe. C.N.R.S. Vol. 3, pp. 471- 504, 16 fig., 1967. — South and Central America. New York (Random House). 298 p., 101 ph. coul., 158 ph. noir et blanc, cartes, 1967. — Michel-Hervé Julien, protecteur de la nature. Penn ar Bed, 1966 (1967), n® 47, pp. 303-306. — Préface : F. H. Van den Brink — Guide des Mammifères d’Europe. Neuchâtel (Delachaux et Niestlé) 1967. — et J. Laruelle. — The first Seven Years of the Charles Darwin Foundation for the Galapagos Isles. Bruxelles, 37 p., 10 pl., 1 carte, 1967. F. Petter, Sous-Directeur. — « Gerbils », ch. 25 in : The UFAW Handbook on the Care and Management of Laboratory Animais, 3® Édition, Ed. E. et S. Living¬ stone. Edinburgh and London, 1967. — Particularités dentaires des Petromyscinae Roberts 1951 (Rongeurs, Cricetidés). Mammalia, 1967, 31, pp. 217-224. — Contribution à la faune du Congo (Brazzaville) Mission A. Villiers et A. Descar- pentries. LV. Mammifères Rongeurs (M uscardinidae et Muridae). Bull. I.F.A.N., 1967, 29, Sér. A, n® 2. — 20 — — Capture à'Idiurus zenkeri Matschie 1894 (Rongeurs, Anomaluridés) dans la région de La Maboké (République centrafricaine). Cahiers de la Maboké, 1967, 5, p. 49. — , Yuness Karimi et Celio R. de Almeida. — Un nouveau rongeur de laboratoire, le Cricetidé Calomys callosus, C. R. Acad. Sc. Paris, t. 000, 1967, pp. 000-000. — et H. Genest. — Un nouveau rongeur de laboratoire le Muridé Hybomys univit- tatus. C. R. Acad. Sc. Paris, 1967, 264, pp. 2470-2472. Jean Prévost, Sous-Directeur. — Voir P. Le Morvan. F. de Beaufort, Assistant. — Repeuplement en grands mammifères du Parc naturel du Caroux. Bull. A.P.N.C., 1965-67, n® 7, p. 7. — Introduction de mouflons à manchettes dans l’Hérault. Bull. A.P.N.C., n° 7, p. 6. — Captures de Genettes de France. Mammalia, 1967, 31, p. 322. — Représentation de la rupture d’une chaîne biologique. L’ Homme et l’Oiseau, (n. s.) 1967, n° 9, p. 14. — L’ Etudiant Médecin, n° 33, juin 1967, p. 24, 3 ill. — Marée brune aux Sept-Iles. Science et Nature, n° 82, juillet-août 1967, pp. 23-27, 8 ph. — Projet pour que l’homme ne reste pas seul. Science et Vie, 112, n° 601, oct. 1967, pp. 64-69 et 170-173, 9 ill. — Ces fossiles vivants... — L’An 2000, n® spécial n® 4, pp. 57-58, sept. 1967, 3 ill. H. Genest, Assistante. — Révision du genre Cricetomys (Rongeurs, Cricetidae). Mam¬ malia, 31, pp. 390-455. — Voir F. Petter. F. Roux, Assistant. — Observations sur quelques oiseaux nicheurs du delta du Danube en 1965 — Ocrotirea Naturii, (Bucarest), 11, n® 2, 1967, pp. 171-190, 12 fig. — Observations on the establishment of a Hat of wetlands of international importance in tropical west Africa — Bureau International de Recherches sur la Sauvagine — Proceedings of the Meeting on internatiorud coopération in wildfotvl research. Jablonna, Pologne, Sept. 1966, pp. 39-45. — et C. W. Benson. — Deux records méconnus des Seychelles. Oiseau et R.F.O., 37, 1967, p. 145. — et Chr. JouANiN. — La Colonie de Puffins cendrés Calonectris diomedea boreedis (Cory) de Selvagem Grande. Bol. Mus. mun. Funchal, 20, Art. 89, 1966, pp. 14-28, 1 fig., 10 pl. — , Fr. Spitz et A. Tamisier. — Dénombrements d’Anatidés en France. Hivers 1965- 1966 et 1966-1967. Oiseaux de France, 10, n® 1-2, 1967, pp. 23-60, 20 cartes. R. D. Etchecopar, Directeur du C.R.M.M.O. — « Le collaborateur du C.R.M.M.O. ». Penn ar Bed, 13, 4, 1967, pp. 307-310. — Nécrologie : Michel-Hervé Julien (1926-1966) Oiseau et R.F.O., 37, 1967, pp. i-ii. — Le XIV® Congrès Ornithologique international (24-31 juillet 1966). Ibid., 1967, pp. VII-VIII. — Présence de Syrrhaptes paradoxus aux Halles centrales de Paris. Ibid., 1967, p. x. — Le C.R.M.M.O. est en deuil — 21 septembre 1966. Bull. C.R.M.M.O., n® 18, 1967, p. 3. — Quelques principes à retenir quand on est bagueur. Ibid., pp. 4-8. — Bird Watching in France. 15 pp. in Hocklifje, Q. « A guide to bird watching in Europe » (Cassel Ltd, Londres), 1967. — et F. Hue. — The Birds of North Africa (Oliver and Boyd. Edinburgh). 612 p. 24 pl. coul., dessins, cartes. 21 — Christian Erahd, Assistant détaché au C.R.M.M.O. — Sur la présence hivernale en France de Grives litornes Turdus pilaris L. d’origine sibérienne. Alauda, 35, 1967, pp. 20-26. — Le baguage des oiseaux en 1964. Bull. C.R.M.M.O., n“ 18, pp. 9-71. — Observations de Laridés en Turquie. Oiseau et R.F.O., 37, 1967, pp. 243-245. — L’irruption de Jaseurs en France en 1965-66. Alauda, 35, 1967, pp. 203-233 et 270- 287. — , G. Jarry et F. Larigauderie. — Sur des observations d’Oiseaux de mer en Médi¬ terranée. Oiseau et R.F.O., 37, p. 336. ■ — et F. Larigauderie. — Aigrette garzette de couleur anormale. Nos Oiseaux, 29, 1967, pp. 48-49. - Sur les apparitions du Jaseur boréal Bombycilla garrulus dans le bassin de la Loire moyenne. Bull. Ass. Nat. Orléanais et Loire moyenne, 36, 1967, pp. 5-16. — et L. Yeatman. — Sur les migrations de Phoenicurus ochruros gibraltariensis (Gme- lin) d’après les données du baguage. Oiseau et R.F.O., 37, 1967, pp. 20-47. Pierre Nicolau-Guillaumet, Assistant, détaché au C.R.M.M.O. — l’extension de la Tourterelle turque Streptopelia decaocto (Fr.) en France. L'Homme et l’Oiseau, n» 10, 1967, pp. 19-21. G. Jarry, Biologiste C.N.R.S. au C.R.M.M.O. — Voir Erard. Pierre Pfeffer, Chargé de Recherche au C.N.R.S. — Le Mouflon de Corse (Ovis artimon musimon Schreber, 1782) ; position systématique, écologie et éthologie compa¬ rées (Thèse de Doctorat). Mammalia, 31, (suppl.), 1967, pp. 1-262. J. Salvan, Correspondant du Muséum. — Quelques observations dans l’Adamaoua (Cameroun central). Oiseau et R.F.O., 37, 1967, pp. 114-121. — Contribution à l’étude des oiseaux du Tchad. Ibid., pp. 255-284. Chr. Jouanin, Attaché au Muséum. — Les zones humides et leur environnement. Cahiers Ligue urbaine et rurale, n“ 14, 1967, pp. 20-27. — Le naufrage du Torrey-Canyon. Courrier de la Nature (n. s.), n“ 1-2, 1967, pp. 18-19. — La Conférence de Noordwijk-aan-Zee. Ibid., pp. 50-53. — • Est-il inévitable que l’humanité soit asphyxiée par ses déchets ? Penn ar Red, n» 50, 1967, pp. 150-152. — et F. B. Gill. — Recherche du Pétrel de Barau, Pterodroma baraui. Oiseau et R.F.O., 37, 1967, pp. 1-19. — et Fr. Roux. — La colonie de Puflins cendrés Calonectris diomedea borealis (Cory) de Selvagem Grande. Bol. Mus. municipal Funchal, n° 20, 1967, pp. 14-18. J. ViELLiARD, Attaché au Muséum. — Le Pipit de Richard passe-t-il au Sahara. Oiseau et R.F.O., 37, 1967, pp. 146-147. — Une observation de Laridés en mer Tyrbénienne. Ibid., p. 148. — Guifettes et Goélands argentés dans les Alpes. Ibid., pp. 148-149. — Brefs commentaires sur l’avifaune de Roumanie. Alauda, 35, 1967, pp. 62-64. G. et L. Affre. — Observations automnales d’une colonie de Martinets pâles Apus pallidus à Toulouse. Ibid., 35, 1967, pp. 108-117. L. Barriety. — Une Grive mauvis parcourt 2.500 km en 4 jours. Oiseau et R.F.O., 37, 1967, p. 152. J. Blondel. — Étude d’un cline chez le Rouge à queue à front blanc, Phoenicurus phoenicurus (L.). La variation de la longueur d’aile, son utilisation dans l’étude des migrations. Alauda, 35, 1967, pp. 83-105 et 163-193. — 22 M. 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Mam- malia, 31, 1967, pp. 160-165. — Faits nouveaux concernant les Myosorex (Soricidae) de l’Afrique orientale. Ibid., 31, 1967, pp. 610-629, 5 fig. — et F. DE Beaufort. — La spéciation des Pitymys gallo-ibériques. Une nouvelle espèce pour la faune de France. Ibid., 31, 1967, pp. 367-381, 1 carte, 10 fig. — et L. Bellier. — Liste préliminaire des Rongeurs de Lamto (Côte d’ivoire). Ibid., 31, 1967, pp. 156-160. P. IsENMANN et K. WiTT. — Reproduction de la Grive litorne (Turdus pilaris) en Alsace et Bade. Alauda, 35, 1967, pp. 69-71. L. Kerautret. — Observations ornithologiques dans le nord de la Grande Kabylie (Algérie). Oiseau et R. F. O., 37, 1967, pp. 221-239. F. Larigauderie, S. Poirier et J. M. Francaz. — Compte rendu d’activité ornitho¬ logique du C.R.B.O. Bull. Ass. Nat. Orléanais et Loire Moyenne, 35, 1967, pp. 2-6. P. Le Morvan, J. L. Mougin et J. Prévost. — Ecologie du Skua antarctique {Ster- corarius skua maccormicki] de l’Archipel de Pointe Géologie. (Terre Adélie). Oiseau et R.F.O., 37, 1967, pp. 192-220, 2 pis. 6 fig. - Note sur le baguage des oiseaux de l’Archipel de Pointe Géologie de 1963 à 1965. The Ring. P. Malzy. — La héronnière d’Alarobia (Tananarive). Oiseau et R.F.O., 37, 1967, pp. 122-142. — Les Flamants à Madagascar. Ibid., 1967, pp. 242-243. R. Matthey. — Note sur la cytogénétique de quelques Muridés africains. Mammalia, 31, 1967, pp. 281-288, 6 fig. J. L. Mougin. — Étude écologique des deux espèces de Fulmars. Le Fulmar atlantique [Fulmarus glacialis) et le Fulmar antarctique [Fulmarus glacialoides) . Oiseau et R.F.O., 37, 1967, pp. 57-103. A. Richard et al. — Observations du Bec-croisé des Sapins Loxia curvirostra dans le Boulonnais. Alauda, 35, 1967, p. 68. B. ScHERRER. — Activités ornithologiques au col de la Golèze en 1966. Jean le Blanc, 6, 1967, pp. 29-58. A. ScHiERER. — La Cigogne blanche [Ciconia ciconla) en Alsace de 1948 à 1966. Lien Orn. Alsace, n® 7 et 8, 1967, pp. 1-57. 23 A. Tachet. — Compte rendu de baguage pour l’année 1965. Bull. Mens. Soc. Linn. Lyon, 36, 1967, pp. 73-76. M. Tardif. — Nidification de Lanius senator dans le centre de la Sarthe. Oiseau et R.F.O., 37, 1967, pp. 240-241. — Présence de Hieraaëtus fasciatus dans le Nord de la Sarthe. Ibid., p. 241. J. M. Thiollay. — Essai sur les Rapaces du Midi de la France. Alauda, 35, 1967, pp. 140-150. — Ecologie d’une population de Rapaces diurnes de Lorraine. Terre et Vie, 114, 1967, pp. 116-184. — Notes sur l’avifaune corse. Oiseau et R.F.O., 37, 1967, pp. 104-113. — Quelques données sur le régime alimentaire des Éperviers, Autours et Faucons pèlerins en Corse. Ibid., pp. 150-151. — Importants déplacements de Puffins cendrés en Méditerranée. Ibid., p. 240. — La migration des Rapaces diurnes aux cols de Cou et Bretolet. Nos Oiseaux, 29, 1967, pp. 69-97 et 105-126. — Observations sur le Faucon d’Eléonore et quelques autres Rapaces des Baléares. Ibid., pp. 29-40. L. Yeatman. — Pipit de Richard dans l’Oise. Oiseau et R.F.O., 37, 1967, pp. 145-146. — Données scientifiques sur la migration à travers les départements côtiers du Sud- Ouest. Le Courrier de la Nature. L'Homme et l’Oiseau, n® spécial, novembre 1967, pp. 71-73. Collections reçues : Oiseaux de mer de Polynésie française. Mission J. L. Mougin ; oiseaux du Katanga, Congo, don du D’’ Allard ; oiseaux du Sénégal, de Mauritanie et des îles du Cap-vert, Mission R. de Naurois ; oiseaux du Brésil, collection de M. J. Hidasi ; oiseaux d’Afrique du Nord, collection Choumovitch ; oiseaux du Kénya et Tanzanie, coll. R. D. Charles ; oiseaux du Cameroun, Mission Chr. de Gre- LiNG ; oiseaux des îles Crozet, Mission J. L. Voisin ; oiseaux du Pérou, coll. C. Kalinowski ; oiseaux des Iles Désertas, Mission Chr. Jouanin et F. Roux ; mammifères de Rép. Centrafricaine, Mission R. Pujol ; rongeurs. Missions Petter et dons de M''® Duc, MM. Pujol, Matthey, Descarpentries, Bau- CHOT. Primates du Gabon, don du P'' P. P. Grasse. Ethologie des Animaux Sauvages. J. Nouvel, Professeur, G. Chauvier, Sous-Directeur, L. Strazielle, Assistant. — Rapport sur la mortalité et la natalité à la Ménagerie du .lardin des Plantes pendant l’année 1965. Bull. Mus. Hist. Nat., Paris, 2® série, 39, n® 1, 1967, pp. 103-116. - — Rapport sur la mortalité et la natalité à la Ménagerie du Jardin des Plantes pendant l’année 1966. Bull. Mus. Hist. Nat., Paris 2® série, 39, n° 4, 1967, pp. 632- 646. — , J. Rinjard, Sous-Directeur, P. Ciarpaglini, Assistant, G. Chauvier, L. Stra¬ zielle, Bordet et Collaborateurs. — Effets de quelques tranqui lisants et anes¬ thésiques sur les animaux sauvages. L Chlorhydrate de phencyclidine « Ser- nylan » Parke-Davis = « Sernyl » = « Sernyvet ». 9® Symposium de Pathologie des animaux sauvages, Prague, mai 1967. — 24 — — G. Chauvier, L. Strazielle. — Effets de quelques tranquillisants et anesthésiques sur les animaux sauvages. IL Fluoro-méthoxyl-phényl-pipérazine butyro- phénone (« Sédalande » Delalande ; = 2 028 M. D. ; = Halo-anisone). S® Symposium de Pathologie des animaux sauvages, Prague, mai 1967. - — Quelques interventions effectuées sur les animaux sauvages de la Ménage¬ rie du Muséum National d’Histoire Naturelle. Ibid., mai 1967. • — , J. Rinjard, P. CiARPAGLiNi et M.-A. Pasquier, Assistant. — Rapport sur la mortalité et la natalité enregistrées au Parc Zoologique de Paris pendant l’année 1965. Bull. Mus. Hist. Nat., 2® série, 39, n“ 2, 1967, pp. 241-253. - - Effectif, mortalité et natalité enregistrés au Parc Zoologique de Paris pendant l’année 1966. Ibid., 2® série, 39, n° 4, 1967, pp. 615-631. D*' H. Saez, Chargé de Recherches au C.N.R.S. — Température maximum de dévelop¬ pement à’ Aspergillus candidus Link et Aspergillus amstelodami (Mangin) Thom et Church. Bull. Soc. Sc. Vét. et Méd. Comp. Lyon, 69, 1967, pp. 91-98. ■ — Aspergillus isolés chez des mammifères et des oiseaux. Sabouraudia, 5, n® 3, 1967, pp. 194-205. — Distribution selon le type de prélèvement des Aspergillus isolés chez des mammi¬ fères de 1959 à 1962. Importance du prélèvement pulmonaire. Le poumon et le cœur, 23, n® 2, 1967, pp. 203-212. — Bhodolorula vuilleminii n. sp. isolé chez un ibis rouge (Guara rubra (L)). Bull. Soc. Mycologique de France, 1967. Zoologie : Reptiles et Poissons. M. Rlanc, Sous-Directeur, et F. d’Aubenton, Assistant. — Poissons Tétraodonti- formes du Cambodge. Bull. Mus. Hist. Nat., Paris, 2® sér., 38, n® 5, 1966, pp. 554- 561, 4 fig. - Étude systématique et biologique de Wallagonia attu (Eloch-Schneider 1801) Siluridae des eaux douces cambodgiennes. Ibid., 39, n® 2, 1967, pp. 282-287, 3 fig. M. L. Eauchot, Sous-Directeur. — Poissons marins de l’Est Atlantique Tropical. Téléostécns Perciformes. II. Percoidei (3® partie). III. Acanthuroidei. IV. Ealistoidei. Antlantide Report, n® 9, 1967, pp. 7-43, 8 fig., 5 pl. — Poissons marins de l’Est Atlantique Tropical. Téléostécns Perciformes. V. Blen- nioidei. Ibid., n® 9, 1967, pp. 63-91, 4 fig. 3 pl. — Catalogue critique des types de Poissons du Muséum National d’Histoire Naturelle (Suite). Sous-ordre des Blennioidei. Publ. Div. Mus. Hist. Nat., n® 21, 1967, 70 p. — et W. Klausewitz. — Réhabilitation de Sphyraena forsteri Cuvier in Cuv. Val. 1829 et désignation d’un néotype (Pisces, Mugiliformes, Sphyraenidae). Bull. Mus. Hist. Nat., Paris, 2® scr., 39, n® 1, 1967, pp. 117-120, 1 fig. — — Remarques sur quelques types à’ Holocentrum des collections du Muséum Natio¬ nal d’Histoire Naturelle de Paris (Pisces, Beryciformes, Holocentridae). Ibid., Paris, 2® sér., 39, n® 1, 1967, pp. 121-126, 4 fig. — et J. Daget. — Les Lutjanus des côtes occidentales d’Afrique. Réhabilitation de L. endecacanthus Bleeker 1863 (Poissons, Perciformes). Ibid., Paris, 2® sér., 39, n® 2, 1967, pp. 260-264. M. L. et R. Bauchot. — La vie sociale des Poissons, Paris, Stock, 1967, 155 p., fig. J. 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Nat., Paris, 2® sér., 39, n® 3, 1967. — et J. Spillmann. — Observations sur les éléments figurés du sang incolore de Chaenichthys rhinoceratus Rich., poisson Téléostéen antarctique (Chaenich- thyidae). Bull. Mus. Hist. Nat., Paris, 2® sér., 38, n® 6, 1966, pp. 779-783, 1 pl. — P. Arnaud et F. Arnaud. — Bibliographie générale de Biologie antarctique et sub-antarctique (Cétacés exceptés). C.N.F.R.A., n® 18, 200 p., 1 carte. J. Spillmann, Attaché de Recherches C.N.R.S. — Étude comparative des poissons téléostéens des Genres Leucaspius et Phoxinellus (Pararhodeus) récoltés dans les eaux douces françaises et grecques. Bull. Mus. Hist. Nat., Paris, 2® sér., 39, n® 1, 1967, pp. 127-133. ■ — Sur l’identité spécifique des poissons-chats importés d’Amérique du nord et répandus actuellement dans les eaux douces françaises. Ibid., 2® sér., 39, n® 2, 1967, pp. 288-292. — Voir J. C. Hureau. Principales collections reçues : Poissons : Congo (A. Stauch), Golfe de Guinée (G.T.S.), Japon (Son Altesse Impériale le Prince Héritier du Japon), Mer Rouge (R. Ph. Dollfus), Tchad (J. Daget), région de Pointe-Noire (Centre O.R.S.T.O.M.), côtes de France (diverses stations biologiques). Reptiles et Batraciens : Gabon (Knoepffler), Brésil (Petter), Guinée (Lamotte), Tchad (Stauch), Congo (Crosnier). — 26 — Entomologie générale et appliquée. A. S. Balachowsky, Professeur. — Un nouveau Diaspidini-Chionaspidina (Coccoidea) de la République du Niger. (Gadaspis grassei n. sp.). Contr. Étude Cocc. Afr. équ. et trop. 7® note. Ann. Soc. ent. Fr., N. S., 3, 3, pp. 619-623. — Une espèce nouvelle de Fiorinia Targ. ifioccoidea-Diaspidini) vivant sur Palmier- Dattier dans les oasis du Sud de l’Iran. Ibid., 3, 3, pp. 771-775. — Un nouveau Diaspis Targ. {Diaspidini-Diaspidina) vivant sur Copalier dans le Massif du Béna (Moyenne Guinée) [Diaspis uniglandulosus n. sp.) (en coll. avec D. Ferrero). Contr. Étude Coccoidea Afr. équ. et trop. 8® note. Ibid., N. S., 3, 4, pp. 985-988. — Un nouveau genre de Diaspidini-Chionaspidina [Coccoidea] de la forêt équatoriale centrafricaine. [Heimaspis gen. nov. centrafricanus n. sp.) (en coll. avec D. Fer¬ rero). Contr. Étude Cocc. Afr. trop, et équ. 9® note, Cahiers de La Maboké, 5, 1, 1967, pp. 37-42, 1 pl. — Un Nimbaspis Balachw. [Coccoidea-Odonaspidini] nouveau de la savane centra¬ fricaine. [Nimbaspis squamosus n. sp.) (en coll. avec D. Ferrero). Contr. Étude Cocc. Afr. trop, et équ. 10® note. Bull. Inst. fond. Afr. noire, 29, A, 3, pp. 1021- 1025. — Sur un Quadraspidiotus Mc. Gill. (Coccoidea-Aspidiotinï) nouveau de l’Afrique équatoriale forestière. [Qu. centrafricanus n. sp.) (en coll. avec D. Ferrero). Contr. Étude Cocc. Afr. trop, et équ. 11® note. Bull. Soc. ent. Fr., 72, mai-juin, pp. 218-220. — Renseignements sur les pertes en vue de l’élaboration de divers programmes agri¬ coles. Symposium F.A.O. sur les pertes causées par les ennemis des plantes cul¬ tivées, Rome 2-6 octobre 1967, 9 p. (PL ; CP/18). L. Chopard, Professeur honoraire. — Une espèce nouvelle de Nocticola provenant d’une grotte du Transvaal [Dictyoptères N octicolidae) . Bull. Soc. ent. Fr., 71, 1966, pp. 307-310. — Les Staphylins commensaux des terribles fourmis légionnaires et leur extraordi¬ naire mimétisme. Science Progrès, La Nature, avril 1967, pp. 146-149. — Contribution à la faune du Congo (Brazzaville). Mission A. Villiers et A. Descar- pentries. L. Orthoptères Gryllodea. Bull. Inst. fond. Afr. noire, 29, sér. A, 2, pp. 758-776. — Orthopterorum Catalogus. Gryllides, Fam. Gryllidae, subfam. Gryllinae. W. Junk, La Haye, 1967, 211 p. E. Seguy, Professeur honoraire. — Dictionnaire des Termes d’Entomologie, pp. 1-465. Enc. ent., XLI, 1967. Éd. P. Lechevalier, Paris. — Diptères Mélissotropes. Ann. Soc. ent. Fr., N. S., 3, 3, pp. 725-736. J. Carayon, Sous-Directeur. — Un dortoir d’ Hyménoptères en Provence. Ibid., N. S., 3, 3, pp. 743-755, 13 fig. — Un Hémiptère Cimicidae nouveau d’Afrique Centrale. Bull. Inst. fond. Afr. noire, 29, sér. A, 4, pp. 1688-1694. J. Bourgogne, Sous- Directeur. — Réflexions à propos d’une grande vente aux enchères. Bull. Soc. ent. Fr., 71, 1966 (1967), pp. 239-240. — Matériaux pour une révision du genre Oreopsyche [Psychidae). Alexanor, 5, pp. 73-80 ; 105-112 ; 149-160. — Les Lépidoptères du Parc National. In « Le Parc National de la Vanoise », Chambéry, 1967, pp. 109-112. — 27 — — • Observations sur la préparation des Lépidoptères. Alexanor, 5, pp. 164-165. M. Descamps, Sous-Directeur. — Pyrgomorphidae et Acrididae de Madagascar. Obser¬ vations biologiques et diagnoses (Orth. Acridoidea) (en coll. avec D. Wintre- bert). Eos, 42, 1-2, pp. 41-263, 51 pl. — - Contribution à la faune du Congo (Brazzaville). Mission A. Villiers et A. Descar- PENTRiEs. 43, Orthoptères Eumastacidae. Bull. Inst. fond. Afr. noire, 29, A, 1, pp. 295-317, 55 fig. — Observations biologiques sur le Criquet pèlerin. (Schistocerca gregaria) et le Criquet migrateur africain {Locusta migratoria migratorioides) au Tchad. L’Agr. trop., n° 6-7, pp. 641-662, 14 fig. — Diagnoses de quelques Acrididae nouveaux de Madagascar. [Orth. Acridoidea). Bull. Soc. ent. Fr., 72, pp. 89-104. — Revue et diagnose préliminaire de quelques Pamphagidae et Acrididae d’Iran. (Orth. Acridoidea). Ibid., 72, pp. 27-37, 6 pl. — Un nouveau Stenomastax de Tanzanie. Ibid., 72, pp. 167-172. — Faune de Madagascar XXVI, Pyrgomorphidae et Acrididae (en coll. avec Dirsh). 325 p. P. C. Rougeot, Sous-Directeur. — L’année entomologique 1966. Alexanor, 5, 1, pp. 11-18. — Parnassius de France. Le Courrier de la Nature, N. S., 1-2, 1®'' et 2® trim. 1967, pp. 11-16, 5 photos. — Remarques sur les Apollons d’Espagne (Papilionidae) . Alexanor, 5, 2, pp. 81-86. (en coll. avec P. Capdeville). — Contribution à la faune du Congo (Brazzaville). Mission A. Villiers et A. Des- CARPENTRiEs. XLVI, Lcp. Attocidoe, 2® note. Description d’une espèce nouvelle d’Orthogonioptilum. Bull. Inst. fond. Afr. noire, 29, 1, A, pp. 345-346. — La dévastation de la Tourbière du Gué de la Chaux. L'Essor, hebdom. Roanne, 24.xi.67. — Contribution à l’Étude de la Répartition de Parnassius Mnemosyne L. en France (avec remarques de C. Eisner). Zool. Meded., 42, n° 16, pp. 163-165. — Note sur une collection de Lépidoptères Attacides du Katanga. Lambillionea, 1-2, 1966, pp. 1-13, 4 fig. (en coll. avec V. Allard). A. Villiers, Maître de Conférences, Sous-Directeur. — Hémiptères Réduviides et Hénicocéphalides guinéens du Musée de Moravie à Brno. Casopis Moravské Musea, Sc. nat., 51, 1966, pp. 277-278. — Nouveaux genres, nouvelles espèces d’Hémiptères Beduviidae africains. Ann. Soc. ent. Fr., n. s., 3, 1, 1967, pp. 137-149, 6 fig. — Notes synonymiques sur les Beduviidae africains. Bull. Inst. fond. Afr. noire, 29, A, 1967, 1, pp. 159-162. — Contribution à la faune du Congo (Brazzaville). Mission A. Villiers et A. Des- CARPENTRIES. XLVIII, Hémiptères Pyrrhocoridae. Ibid., 29, A, 1967, 1, pp. 370- 374. — Exploration du Parc National de l’Upemba. Mission G. F. de Witte. Fasc. 70. Beduviidae [Hemiptera]. Bruxelles, 1967, pp. 1-10, 8 fig. — Contribution à la faune de l’Iran. I. Coléoptères Cerambycidae. Ann. Soc. ent. Fr., n. s., 3, 2, 1967, pp. 327-379, 9 fig. — Catalogue raisonné des Buprestidae d’Indochine. XIII, Coraebini (3® partie) (avec A. Descarpentries). Ibid., 3, 2, 1967, pp. 471-492, 49 fig. — 28 — Coléoptères Cérambycides de Turquie (If® partie). L’Entomologiste, 23, 1967, 1, pp. 18-22. — La Mante religieuse. Atlas, 10, 1967, pp. 48-57, 15 fig. — Notes bibliographiques. Usinger : Monograph of Cimicidae ; Wygodzinsky : A mono- graph of the Emesinae ; Wagner : Die Tierwelt Deutschland, Cimicomorpha. Ann. Soc. ent. 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Fr., n. s., 3, 1, 1967, pp. 31-51, 29 fig. — Catalogue raisonné des Buprestidae d’Indochine. XII, Agrilini (supplément) (en coll. avec A. Villiers). Bull. Mus. nat. Hist. nat., 39, 2® sér., 1967, 1, pp. 143- 150, 5 fig. — Catalogue raisonné des Buprestidae d’Indochine. XIII, Coraebini (3® partie) (en coll. avec A. Villiers). Ann. Soc. ent. Fr., n. s., 3, 2, 1967, pp. 471-492, 49 fig. — Catalogue raisonné des Buprestidae d’Indochine. XIV. Coraebini (4® partie) (en coll. avec A. Villiers). Ibid., 3, 4, 1967, pp. 991-1010, 41 fig. S. Kelner-Pillault (M^^®), Assistante. — Étude écologique du peuplement entomo- logique des terreaux d’arbres creux. Ann. Sc. Nat., zooL, 12® série, 9, pp. 1-228, 30 pl., 65 fig. Thèse de Doctorat d’État soutenue à Paris, le 15 février 1967. D. Ferrero (M**®), Assistante. — ■ Un nouveau Diaspis Targ. (Diaspidini-Diaspidina) vivant sur Copalier dans le Massif du Béna (Moyenne Guinée) [Diaspis uniglan- dulosus n. sp.) (en coll. avec A. S. Balachowsky). Contr. Étude Coccoidea Afr. équ. et trop. 8® note. Ann. Soc. ent. Fr., N. S., 3, 4, pp. 985-988. — Un Nimbaspis Balachw. (Coccoidea-Odonaspidini) nouveau de la savane centra¬ fricaine. (Nimbaspis squamosus n. sp.) (en coll. avec A. S. Balachowsky). Contr. Étude Cocc. Afr. trop, et équ. 10® note. Bull. Inst. fond. Afr. ru>ire, 29, A, 3, pp. 1021-1025. — Un nouveau genre de Diaspidini-Chionaspidina (Coccoidea) de la forêt équatoriale centrafricaine. (Heimaspis gen. nov. centrafricanus n. sp.) (en coll. avec A. S. Balachowsky). Contr. Étude Cocc. Afr. trop, et équ. 9® note. Cahiers de La Maboké, 5, 1, 1967, pp. 37-42, 1 pl. — • Sur un Quadraspidiotus Mc. Gill. (Coccoidea-Aspidiotini) nouveau de l’Afrique équatoriale forestière. [Qu. centrafricanus n. sp.) (en coll. avec A. S. Balachow¬ sky). Contr. Étude Cocc. Afr. trop, et équ. 11® note. Bull. Soc. ent. Fr., 72, mai-juin, pp. 218-220. Ph. Gaillot, Assistant. — Contribution à la lutte biologique contre Parlatoria blan- chardi Targ. L’ Entomologiste, 23, 5-6, 1967, pp. 130-135, 5 fig. L. Matile, Assistant. — Les invasions de Pollénies. L’ Entomologiste, 23, 3, 1967, pp. 74-78, 1 fig. — Note sur les Mycetophilidae de la région pyrénéenne et description de quatre espèces nouvelles [Dip. Nematocera). Bull. Soc. ent. Fr., 72, 3-4, 1967, pp. 121-126, 1 fig. — Id., (suite et fin). Ibid., 5-6, 1967, pp. 208-217, 3 fig. — - Note sur la présence d’un tentorium chez certaines larves de Mycetophilidae [Dipt. Nematocera). Ann. Soc. ent. Fr., (n. s.), 3, 4, 1967, pp. 977-983, 4 fig. G. Bernardi, Maître de Recherches au C.N.R.S. — Une nouvelle sous-espèce de Bele- Twis-Zochalia [Lep. Pieridae) Roisd., Bull. Soc. ent. Fr., 71, pp. 226-228, pl.II. — Chronologie du Rio de Oro et de la République islamique de Mauritanie d’après les Lépidoptères Pieridae. Bull. Inst. fond. Afr. noire. A, pp. 1587-1604, 2 fig. — Une nouvelle sous-espèce d’Euriphene gambiae Feisthamel. [Lep. Nymphalidae). Biol. 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Service, 42, p. 73. — Révision du genre Hoplopheromerus Becker (Dipt. Asilidae) (en coll. avec H. Oldroyd). Ann. Soc. ent. Fr., (N. S.), 3, 2, pp. 297-324, 47 fig., 2 cartes, 1 pl., 1 tableau. — Asilidae du Népal oriental recueillis par Mr. Ph. Dreux (Dipt.). Bull. Soc. ent. Fr., 72, 7-8, 1967, pp. 267-272, 19 fig. M. Lagnel (Mil®), Coll. Techn. au C.N.R.S. — Une nouvelle sous-espèce de Cynandra opis Drury. Lambillionea, 66, pp. 23-35. H. DE Lesse, Chargé de Recherches au C.N.R.S. — Les nombres de ehromosomes chez les Lépidoptères Rhopalocères néotropicaux. Ann. Soc. ent. Fr., 3, 1967, pp. 67-136. — Formules chromosomiques des Lépidoptères Rhopalocères d’Afrique du Nord. Bull. Soc. ent. Fr., 72, 1967, pp. 20-25. H. Bertrand, Directeur honoraire à l’École pratique des Hautes Études. Travailleur libre. — Hémiptères Hétéroptères aquatiques recueillis en Espagne. L’Entomo¬ logiste, 22, 6, 1966, pp. 144-151, fig. 1-2. — Clé de détermination des genres de larves d’Hydrophilides holarctiques. Cahiers des Naturalistes, Bull. N. P. n. s., 1966, pp. 85-88. — Récoltes de larves de Coléoptères aquatiques dans la région éthiopienne : Afrique du Sud et Rhodésies. Bull. Soc. ent. Fr., 71, 9-10, 1966 (1967), pp. 252-261. — Notes sur les larves des Dryopides paléarctiques : les genres Normandia Pic et Grouvellinus Champion (Col.) Bull. Mus. nat. Hist. rmt., 2® sér., 39, 1, 1967, pp. 160-172, fig. 1-5. — Récoltes de larves de Coléoptères aquatiques dans la région éthiopienne (Afrique occidentale et équatoriale). Bull. Inst. fond. Afr. noire, 29, A, 1967, pp. 1334- 1341. — Récoltes de Coléoptères Dryopidae dans la région éthiopienne. Bull. Soc. Linn. Lyon, 36, 8, 1967, pp. 326-336. — Les Insectes aquatiques rongeurs de bois. Bull. fr. pisciculture, 39, 225, 1967, pp. 121- 137, fig. 1-10. H. Stempffer, Correspondant du Muséum. — Contribution à l’étude des Lycaenidae d’Afrique tropicale et équatoriale. Bull. Inst. fond. Afr. noire, 29, A, 3, pp. 978- 1000, 34 fig. — The généra of the African Lycaenidae. Bull, of the Brit. Mus. (Nat. Hist.) Entomo- logy, suppl. 10, pp. 1-322, 348 fig. C. Herbulot, Attaché au Muséum. — Un Somatina nouveau du Congo (Lep. Geome- tridae). Lambillionea, 67, pp. 42-43. — Nouveaux Ennominea africains (Lep. Geometridae) . Lambillionea, 67, pp. 67-70. — 31 — G. Ruter, Correspondant du Muséum. — Liste de Cetoniinae {Col. Scarabaeidae] capturés dans la République de Guinée. Casopis Moravského Musea, 51, 1966, pp. 285-288. — Contribution à l’étude du genre Leucocelis Burmeister (Col. Scarab. Cetoniinae], Rev. Zool. Bot. afr., 76, 1-2, 1967, pp. 37-42, 5 fig. — Contribution à l’étude de la faune du Congo (Brazzaville). Mission A. Villiers et A. Descarpentries. LX. Coléoptères Scarabaeidae [Cetoniinae, Trichiinae et Valginae). Bull. Inst. fond. Afr. noire, 29, A, 1967, 3, pp. 1299-1310, 3 flg. — Notes sur les sous-espèces françaises de Potosia cuprea (Fabricius) et sur Potosia fieberi (Kraatz), espèce méconnue, (Col. Scarab. Cetoniinae). L’Entomologiste, 23, 1967, 2, pp. 27-38, 7 fig. J. Balazuc (Dr.), Correspondant du Muséum. — Production expérimentale d’anomalies de segmentation chez Mantis religiosa L. (Dictyopt. Mantoidea). L’Entomolo¬ giste, 23, 2, 1967, pp. 45-50, 6 fig. J. P. Lacroix, Attaché au Muséum. — Note sur Lucanus cantori Hope (Col. Lucani- dae). L’Entomologiste, 23, 1967, pp. 97-100, 2 fig. Principales collections reçues : — Entrée au Laboratoire de la collection A. Hoffmann : Curculionidae paléarc- tiques. — Don de M™®. P. Roth ; la collection P. Roth : Hyménoptères d’Afrique du Nord, surtout Vespidae et Sphegidae. — Don de M*'®. le Professeur G. Cousin : Un lot de boîtes de la collection Rémy Pebrier (Faune de France). — Acquisition de la collection Bayard : Diptères de France. — Don de Mr. Franklin Pierre : sa collection de Coléoptères du Sahara (1947- 1951). — Don du Général M. Perrot (Montpellier) : nombreux types de Buprestidae d’Indochine, décrits par A. Descarpenliers et A. Villiers. Autres acquisitions : — Don du Dr. H. Oberthur : photographies d’entomologistes et lettres de Lépi- doptéristes célèbres (Boisduval, Fallou, Millière, Staudinger, etc...). — Du Dr. Endrody-Younga, en échange de quelques Nitidulidae, une collec¬ tion de Cybocephalidae comprenant des types et des paratypes. — Dons de Mr. H. Stempffer ; de nombreux Lycaenidae éthiopiens et 26 années de la revue « The Entomologist » (London). — Don de Mr. J. A. Rondon : un important lot de Cerambycidae du Laos (1962- 1966). — Du Laboratoire d’Entomologie de l’O.R.S.T.O.M. : un lot de larves de Culi- cidae, sur lames. — Don de Mr. M. Turlin : Sphingidae et Attacidae de Java. — Don du Musée de Bonn : Attacidae asiatiques particulièrement rares. — Acquisition de quelques boîtes de Charaxes africains de la collection Rousseau- Decelle. Très abondant matériel entomologique récolté par diverses missions effectuées dans le cadre du laboratoire : de Mauritanie, par Mr. le Professeur A. S. Bala- — 32 — CHOWSKY et Mr. M. Descamps ; de Sao-Tomé et d’Angola par Mr. le Professeur A. S. Balachowsky ; de République Centrafricaine (La Maboké, Boukoko) par MM. M. Boulard, P. Teocchi, L. Matile, L. Tsacas ; du Maroc, par Mr. M. Descamps ; du Sénégal, par MM. A. Villiers et A. Descarpentries ; du Cameroun, par MM. Ph. Bruneau de Mire, L. Matile et L. Tsacas ; Sahara et Côte d’ivoire par C. Girard ; de Madagascar par MM. P. Viette, D. Win- TREBERT, P. Griveaud ; dc Guadcloupc par J. Bonfils ; de France méridionale par MM. M. Descamps et M. Donskoff. Zoologie : Arthropodes. M. Vachon, Professeur. — A propos de la synonymie de deux genres de Scorpions : Chaerilomna Roewer 1943 (Chactidae) et lurus Thorell 1877 (Vejovidae). Senck. Biol., 47, 6, 1966, pp. 453-461. — Marc André, 1900-1966. Bull. Mus. Hist. nat., 38, 6, 1966, pp. 763-766. — Neobisium [Boncobisium) allodentatum n. sg., n. sp. de Pseudoscorpions Neobisiidae (Arachnides) habitant une caverne du département de Saône-et-Loire, France. Int. J. Speleology, 2, 1966, pp. 363-367, 14 fig. — Le grand Scorpion du Sénégal : Pandinus gambiensis Pocock 1899 doit être considéré comme une véritable espèce et non comme une sous-espèce de Pandinus impe- rator C. L. Koch 1842. Bull. I.F.A.N. Dakar, 29, A, 4, 1967, pp. 1534-1537, 11 fig. — Spelyngochthonius heurtauUae nouvelle espèce de Pseudoscorpions cavernicoles habitant l’Espagne (Famille des Chthoniidae). Bull. Mus. Hist. nat., 39, 3, 1967, pp. 522-527, 7 fig. — Nouvelles remarques sur la régénération des pattes chez l’Araignée : Coelotes terres- tris Wid. (Agelenidae). Bull. Soc. Zool. Fr., 92, 2, 1967, pp. 417-28, 29 fig. — et P. D. Gabbut. — The external morphology and life history of the pseudoscor¬ pion Boncus lubricus. J. Zool. London, 153, 1967, pp. 475-498, 9 fig. J. Forest, Sous-Directeur. — Sur une collection de Crustacés Décapodes de la région de Porto Cesareo. Description de Portumnus pestai sp. nov. Thalassia Salentirm, n» 2, 1967, pp. 3-29, fig. 1-6, pl. 1-4. — Compléments à la description d’un Achaeus ouest-africain, A. foresti Monod, 1956. (Crustacea Brachyura Majidae). Bull. Mus. Hist. nat., 2® sér., 39, 1967 (1968), 6, pp. 1096-1099, fig. 1-6. — Voir A. Crosnier. J.-M. Démangé, Sous-Directeur. — Un nouveau Diplopode cavernicole du départe¬ ment de la Drôme (Myriapode : Craspedosomoidea ; genre P oly microdon]. Ann. spel., 21, 4, 1966, pp. 823-826, 8 fig. — Une nouvelle espèce de Myriapode du Gabon (Diplopode ; Polydesmoidea). Mis¬ sion biologique au Gabon. Biol, gab., 2, 2, 1966, 2 fig., pp. 123-125. ■ — Une nouvelle espèce du genre Hemisphaeroparia Schub. (Myriapode : Diplopode, Polydesmoidea). Bull. I.F.A.N., sér. A, 29, 1, 1967, pp. 123-125. — Recherches sur la segmentation du tronc des Chilopodes et des Diplopodes Chilo- gnathes (Myriapodes). Mém. Mus. nat. hist. nat., N^'® sér. A, Zool., 44, fasc. unique, 1967, pp. 1-188, 194 fig. ■ — Matériaux pour servir à une révision des Harpagophoridae (Myriapodes, Diplopodes, Spirostreptoidea). III. Les types de F. Karsch conservés au Musée de Berlin. Bull. Mus. Hi.st. nat., 2® sér., 39, 3, 1967, pp. 528-539, 32 fig. — 33 — A. Badonnel, Sous-Directeur honoraire. — Faune de Madagascar. XXIII. Insectes Psocoptères (C.N.R.S. Paris 1967). 235 pages, 493 fîg. — Psocoptères édaphiques du Chili (2® note). In : Biologie de l’Amérique australe, vol. III, pp. 541-585, 80 fig. (C.N.R.S. Paris). D. Guinot (M”®), Maître-Assistant. — Les Crabes comestibles de l’ Indo-Pacifique. In : Expédition française sur les récifs coralliens de la Nouvelle-Calédonie. Deuxième volume préliminaire. Éditions de la Fondation Singer-Polignac, 1967, pp. 1-145, fig. 1-23, pl. 1-10. — La faune carcinologique (Crustacea Brachyura) de l’Océan Indien occidental et de la Mer Rouge. Catalogue, remarques biogéographiques et bibliographie. In : Réunion de Spécialistes C.S.A. sur les Crustacés, Zanzibar 1964. Mém. I.F.A.N., n» 77, 1966 (1967), pp. 237-352. — Les espèces comestibles de Crabes dans l’Océan Indien occidental et la Mer Rouge. Ibid., pp. 355-390, fig. 1-8. — Recherches préliminaires sur les groupements naturels de Crustacés Décapodes Brachyoures. 1. Les affinités des genres Aethra, Osachila, Hepatus, Hepatella et Actaeomorpha (suite et fin). Bull. Mus. Hist. nat., 2® sér., 38, 6, 1966 (1967), pp. 828-845, fig. 25-41. Id. II. Les anciens genres Micropanope Stimpson et Medaeus Dana. Ibid., 39, 2, 1967, pp. 345-374, fig. 1-42. Id. III. A propos des affinités des genres Dairoides Stebbing et Daira de Haan. Ibid., 39, 3, 1967, pp. 540-563, fig. 1-36. Id. IV. Observations sur quelques genres de Xanthidae. Ibid., 39, 4, 1967 (1968), pp. 695-727, fig. 1-60. M. DE Saint-Laurent (M™®), Assistante. — - Révision des genres Catapaguroides et Cestopagurus et description de quatre genres nouveaux (Crustacés Décapodes Paguridae). I. Les genres Catapaguroides A. Milne Edwards et Bouvier et Deca- phyllus nov. gen. Bull. Mus. Hist. nat., 2® sér., 39, 1967 (1968), 5, pp. 923-954, fig. 1-32 ; 6, pp. 1100-1119, fig. 37-53. J. Heurtault-Rossi, (M™®) Assistante. — Quelques remarques sur deux espèces caver¬ nicoles de Chthonius (Arachnides, Pseudoscorpions, Heterosphyronida Chtho- niidae) des départements des Bouches-du-Rhône et du Gard : Chthonius [C.) cephalotes (Simon, 1875) et Chthonius mayi Heurtault 1967. Bull. Mus. Hist. nat., 2® sér., 39, 5, «1967 (1968), pp. 912-922. M. Hubert, Assistant. — Remarques sur quelques espèces d’Araignées appartenant au genre Titonoeca Thorell, 1870. Bull. Mus. Hist. nat., 2® sér., 38, 3, 1966, pp. 238-246, 9 fig. — et E. Dresco. — Technique d’observation des Araignées du genre Leptyphantes (Fam. Argiopidae). Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 2® sér., 38, 5, 1966, pp. 603-605. - Étude des variations oculaires chez Nesticus eremita Simon (Araneae, Nesti- cidae). Arch. Zool. exp. gén., 108, fasc. 1, 1967, pp. 3-31, 27 fig. J.-P. Mauriès, Assistant. — Une nouvelle espèce française du genre Brachychaeteuma Verh. Rev. Ecol. Biol. Sol, 4, 1, 1967, pp. 177-185. — V ascoblaniulus cabidochei n. g., n. sp., Diplopode Blaniulide du Gouffre de la Pierre Saint-Martin (Basses-Pyrénées). Ann. Spéléol., 22, 2, 1967, pp. 325-332. M. H. Naudo, Assistant. — Contribution à l’étude des Acariens parasites d’Orthop- tères malgaches. I. Le genre Podapolipus (Podapolipidae) : diagnose prélimi¬ naire d’espèces nouvelles. Acarologia, 9, 1, 1967, pp. 30-54, fig. 1-28. fC. JuNQUA, Chargé de Recherches au C.N.R.S. — Recherches biologiques et histo- physiologique sur un solifuge saharien Othoes saharae Panouse. Mém. Mus. Hist. nat., sér. A, Zool., 18, fasc. unique, 1966. 3 34 — R. P. Sreenivasa-Reddy, Attaché de Recherches au C.N.R.S. — Simple Lahoratory made dessicators. Turtox News, July, 1967, 45, 7, pp. 162-164. — Contrihution à la connaissance des Scorpions de l’Inde. 2. lomachus laeviceps. Bull. Mus. Hist. nat., 2» sér., 39, 6, 1967 (1968), pp. 1066-1075, fig. 1-17. M. Nguyen Duy (M“>®), Attachée de Recherches au C.N.R.S. et B. Condé. — Mauri- tixenus, genre méconnu de Diplopode Penicillate. Bull. Mus. Hist. nat., 2® sér., 39, 2, 1967, pp. 313-319. F. Grandjean, Associé. — Nouvelles observations sur les Oribates. 5® sér., Acaro- logia, 9, 1, 1967, pp. 242-272, 4 fig. A. Crosnier, Correspondant. — Remarques sur quelques Crustacés Décapodes ben- thiques ouest-africains. Description de Heteropanope acanthocarpus et Medaeus rectifrons spp. nov. Bull. Mus. Hist. nat., 2® sér., 39, 2, pp. 320-344, fig. 1-33. ■ — et J. Forest. — Note préliminaire sur les Carides recueillis par 1’ « Ombango » au large du plateau continental, du Gabon à l’Angola. (Crustacea Decapoda Natan- tia). Ibid., 39, 1967 (1968), pp. 1123-1147, fig. 1-7. J. Denis, Correspondant. — The habitat preferences of Minicia candida and Minicia marginella. Bull. Brit. Spid. St. Gr., n® 25, 1965, pp. 1-2. — Capture de deux Araignées intéressantes pour la faune de Belgique. Bull. Ann. Soc. R. Entom. Belgique, 100, 1964, pp. lx-lxi. — Notes sur les Erigonides. XXVII. Remarques sur les genres Pelecopsis Simon et Trichopterna Kulcz., avec la description du mâle de Pelecopsis major (Denis). Bull. Mus. Hist. nat., 2® sér., 36, 1964, pp. 339-347. — Compléments à la faune arachnologique de Vendée. Bull. Soc. Sci. Bretagne, 38, 1-2, 1963 (1964), pp. 99-117. — Quelques Araignées nouvelles ou intéressantes pour la faune de Belgique. Bull. Ann. Soc. R. Entom. Belgique, 101, 1965, pp. xxxvii-xxxix. — The genus Trichoncus in Great Britain. Bull. Brit. Spid. St. Gr., n° 26, 1965, pp. 3-4. — Un Episinus nouveau pour la faune de France (Araneidae Theridiidae). Bull. Mus. Hist. nat., 2® sér., 36, 1964, pp. 611-613. — Description d’un Zodarium nouveau des îles Canaries (Araneidae Zodariidae). Ibid., 2® sér., 36, 1964, pp. 781-783. * — Notes sur les Erigonides. XXVIII. Le genre Trichoncus (Araneae). Ann. Soc. Entom. France, (n. s.), I, 1965, pp. 425-477. ■ — Notes sur les Erigonides. XXIX. Une forme pyrénéenne d’Erigonella subelevata (L. Koch). Bull. Soc. Zool. France, 89, 5-6, 1964 (1965), pp. 673-675. — Notes sur les Erigonides. XXXII. Le mâle de Grammonota acriptes (Denis) (sub Gonatium). Ibid., 89, 5-6, 1964 (1965), pp. 767-771. — Notes sur les Erigonides. XXX. Le genre Minicia Thorell. Bull. Soc. Hist. nat. Toulouse, 100, pp. 181-205 — Notes sur les Erigonides. XXXI. Acartauchenius justus (O. P. Cambridge), Arai¬ gnée nouvelle pour la faune de Belgique. Bull. Inst. R. Sci. nat. Belgique, 41, 14, pp. 1-5. — Dysdera as a prey for a Theridiid. Bull. Brit. Spid. St. Gr., n® 32, 1966, p. 6. — Une mise au point sur les Araignées de l’île de Port-Cros. Entom., 22, 1966, pp. 45-48. — Notes sur les Erigonides. XXXIV. Le genre Trichoncoides Denis. Bull. Mus. Hist. nat., 2® sér. 38, 3, 1966, pp. 233-237. — Éléments d’une faune araehnologique de Vendée (4® note). Bull. Soe. Sci. Bretagne, 40, 3-4, 1965 (1966), pp. 177-186. — 35 — — Les Araignées de Loire-Atlantique. Bull. Soc. Sci. nat. Ouest France, 64, 1967, pp. 3-13. — Erigonides des îles Pontines (Araneae Erigonidae). Fragm. Entom., 4, 8, 1966 (1967), pp. 117-124. — Notes sur les Erigonides. XXXV. Remarques sur le genre Trachelocamptus Simon, avec la description de nouvelles espèces marocaines. Bull. Mus. Hist. nat., 20 sér., 38, 6, 1966 (1967), pp. 793-800. — Quelques captures d’Araignées pyrénéennes (III). Bull. Soc. nat. Toulouse, 103, 1967, pp. 32-50. — Éléments d’une faune arachnologique de Vendée (5® note). Bull. Soc. Sci. Bretagne, 41, 1966 (1967), pp. 189-190. — & R. Chauvin. — Une Araignée sociale du Gabon. Biol. Gabonica, 1, 2, 1965, pp. 93-99. — & E. Duffey. — ■ Wideria stylifrons (O.P.C.), a Southern European Spider Nor¬ folk Breckland. Trans. Norf. Norw. nat. Soc., 21, 1967, pp. 25-31. R. Sehène, Correspondant. — Note préliminaire sur de nouvelles espèces de Sesarma (Decapoda Brachyura). Bull. Mus. Hist. nat., 2® sér., 39, 6, 1967 (1968), pp. 1084- 1095, fig. 1-20, 2 pl. h.-t. R. Legendre, Correspondant. — Un organe épithélial énigmatique, annexé aux conduits de fécondation chez les $ d’Archaeidae (Araneides). C. R. Acad. Sci. Paris, 264, Sér. D, 19, 1967, p. 2314. — A propos de l’énigmatique Gallieniella mygaloides J. Millot 1947 type de la nouvelle famille des Gallieniellidae (Aranae, Dionychia). Ibid., 265, sér. D, 11, 1967, pp. 796-799. — Description d’une Araignée nouvelle Landana bafortis n. sp. (Archaeidae) en pro¬ venance du Congo. Rev. Zool. Bot. afri., 76, 1-2, 1967, pp. 92-98. B. Condé. — Voir M. Nguyen Duy. L. Dresco-Derouet (M"i®), Travailleur libre. — Biologie et métabolisme respiratoire A’ Ischyropsalis luteipes Simon (Opiliones) adulte, au laboratoire. Ann. Spéléol, 22, 3, pp. 537-541. — Le métabolisme des Scorpions. III. Influence des variations de température sur l’intensité respiratoire de deux espèces A'Euscorpius. Bull. Mus. Hist. nat., 2® sér., 39, 1967, pp. 308-312. E. Dresco, Attaché. — Recherches sur les Opilions du genre Ischyropsalis (fam. Ischy- ropsalidae). I. Les Caractères systématiques. II. Ischyropsalis robusta Simon. Bull. Mus. Hist. nat., 2® sér., 38, 5, 1966, pp. 586-602, 28 fig., 1 tab. — Id. III. Ischyropsalis superba Simon et Ischyropsalis lucantei Simon. Ibid., 2® sér., 38, 6, 1967, pp. 801-816, 28 fig., 2 tab. — Id. IV. Ischyropsalis nodifera Simon. Ibid., 39, 1, 1967, pp. 173-187. — Id. V. Ischyropsalis petiginosa Simon. Ibid., 39, 3, 1967, pp. 506-514. — Id. VL Ischyropsalis pyrenaea Simon. Ibid., 39, 4, 1967, pp. 665-679. — Nemastoma bacilliferum Simon. Espèces voisines. Espèces nouvelles (Opiliones, fam. Nemastomatidae). Ann. Spéléol., 22, (2), pp. 367-391, 35 fig., 3 tab. Y. Guy, Travailleur libre. — - Contribution à l’étude des Araignées de la famille des Lycosidae et de la sous-famille des Lycosinae avec étude spéciale des espèces du Maroc. Trav. Inst. Sci. Chérifien, sér. Zool., 33, 1966, 174 p., 97 fig., 7 cartes, 2 tab. L. Boissin, Attachée. — Cycle vital A’ Hysterochelifer meridianus (L. Koch) (Arachnide, Pseudoscorpion, Cheliferidae). Reo. Ecol. Biol. Sol., 4, 3, 1967, pp. 479-487. 36 P. R. San Martin, Attaché et L. A. de Gambardella. — Contribucion a la ecologia de los escorpiones (Bothriuridae). Habitat de tresespecies de Bothriurus del Uruguay y su aplicacion en la sistematica. Bull. Mus. Hist. nat., 2® sér., 39, 1, 1967, pp. 188-195. A. J. Bruce. — A report on some Pontoniid Shrimps from New Caledonia (Crustacea Decapoda Natantia). Ibid., 39, 6, 1967 (1968), pp. 1148-1171, fig. 1-10. Collections reçues : Arachnides Araignées : Maroc (Senent) ; Madagascar (Viette) ; Java (Jauffret) ; Népal (Hubert). Opilions : Arizona (Wearing) ; Népal (Hubert) ; Autriche (Silhavy). Pseudoscorpions : France (Delamare) ; Madagascar (Paülian-Lawrence) ; îles Canaries (Legendre) ; Hérault (Legendre) ; Brésil (Petter) ; Lozère (Balazuc) ; Portugal (Coiffait) ; Italie (Boesijer) ; Népal (Hubert). Scorpions : Brésil (Petter) ; A. F. N. (Garzoni) ; Californie (Gertsch) ; Maroc (Senent) ; Iran (Farzanpay) ; France (Balazuc) ; France (Goyffon) ; Panama (Mendez) ; Brésil (Petter) ; Népal (Hubert) ; Tchad (Gillet) ; île de Por- querolles, France (Sabatei). Solifuges : U.S.A. (Muma) ; Algérie (Geslin). Myriapodes : Madagascar (Paulian-Lawrence). — Brésil (Petter) ; Madagascar (Viette) ; Népal (Hubert). Crustacés Décapodes : Golfe de Gascogne (Stat. biol. Roscofï), Golfe de Tarente (P. Paren- zan), Maroc (R. Ph. Dollfus), Afrique occidentale (Th. Monod), Congo, Gabon (A. Crosnier), Madagascar (R. Derijard), Malaisie (R. Serène), Nouvelle- Calédonie et Polynésie (B. Salvat), Brésil (A. P. Coelho), provenances diverses (échange U. S. Nat. Mus.). Stomatopodes : Madagascar (A. Crosnier). Isopodes : Argentine (R. Bastida). Cirripèdes Acrothoraciques : provenances diverses (J. Tomlinson). Laboratoire d’Étude et de Recherches sur les Arthropodes irradiés (L.E.R.A.L) P. Niaussat, Maître de Recherches du Service de Santé des Armées. — Influence de la Sérotonine sur la régulation glycémique de Banaridibunda Pallas et sur différents facteurs endocriniens de cette régulation (l^e partie). Bev. Pathol, comp., 3-8-781, 1966, pp. 501-519. — Id., (2e partie). Ibid., 3-9-782, 1966, pp. 549-566. — R. Morelon et R. H. Malbrel. — Le problème de la Ciguatera à l’heure actuelle. Rev. des Corps de Santé des Armées, n° 3, 1967, pp. 363-376. Cl. Grenot. — Observations physio-écologiques sur la régulation thermique chez le lézard agamidé Uromastix acanthinurus Bell. Bull. Soc. Zool. Fr., 92, 1, 1967 p. 51. — 37 — — et P. Niaussat. — Aperçu écologique sur une région hyperdésertique du Sahara central (Reggane). Science et Nature, n® 81, mai-juin 1967. J. Rodier, J. M. Veillard, Cl. Grenot, Ph. Blanc, P. Niaussat. — Modifications comparées des éléments figurés de l’hémolymphe du Scorpion saharien Androc- tonus australis (L.) Hector C, L. Koch soumis soit à des agressions d’ambiance, soit à une irradiation expérimentale. Bull. Mus. Hist. nat., 39, 1, 1967, pp. 197- 204. Les trai^aux suivants ont été rédigés sous la forme de « Rapports particuliers » polycopiés et peuvent être demandés au Bureau « Documentation » du Centre de Recherches du Ser- oide de Santé des Armées, 8 bis, rue des RécoHets, Paris, 10^. 1966. — N® 4. R. Morelon et P. Niaussat. Le problème de la Ciguatera à l’heure actuelle. N® 5. — Relations éventuelles entre les pollutions par les insecticides et l’ichtyo-sarcotoxisme. N® 6. P. Niaussat. Étude bio-écologique des organismes naturellement radio¬ résistants. N° 7. Ph. Blanc. État actuel de l’étude de l’A.D.N. d’Arthropodes. N® 8. J. Rodier, J. M. Veillard, Cl. Grenot, Ph. Blanc et P. Niaussat. Con¬ cernant révolution de l’étude des constituants de l’hémolymphe des scorpions sahariens radio-résistants. 1967. — N° 9. C. PiNCK. Mise au point technique d’une préparation d’A.D.N. N® 10. J. C. Quentin et J. J. Barloy. Radio-résistance de certains aranéides adultes et ses rapports éventuels avec la toxicité de leur venin. N° 11. Cl. Grenot. Observations physio-écologiques sur la régulation thermique chez le Lézard agamidé « Uromastix acanthinurus, Bell. ». N® 12. J. Le Chuiton et J. C. Wissocq. Quelques remarques faunistiques et biologiques sur l’île de Clipperton. N° 13. A. Ghesten et P. Niaussat. La culture du phyto-plancton marin pour des buts de recherches médico-militaires. État actuel des réalisations au C.R.S.S.A. N° 14. Ph. Blanc. Étude des éléments figurés de l’hémolymphe de quelques scorpions africains. N® 15. J. Biot et P. Niaussat. A propos de quelques cas récents d’ichtyo-sarco- toxisme, type Ciguatera. N° 16. M. Goyffon. Étude électrophorétique des protéines de l’hémolymphe du scorpion. N® 17. J. J. Barloy. Nouvelles recherches sur la radiorésistance des aranéides. N® 18. Cl. Grenot. Adaptation à la vie dans les déserts chauds. N° 19. M. Goyffon et J. M. Ridet. Dosage et fiactionnement par électropho¬ rèse sur acétate de cellulose des protéines de l’hémolymphe du scorpion Androc^ tonus australis L. N® 20. V. Hamalian et M. Goyffon. Évaluation du taux des lipides de l’hémo- lymphe du scorpion Androctonus australis L. N® 21. M. Goyffon et V. Hamalian. Dosage du glucose dans l’hémolympiie du Scorpion Androctonus australis L. N® 22. P. Niaussat, J. P. Ehrhardt, J. C. Wissocq et P. Marte. Irradiation globale d’œufs de roussette Scyliorhinus caniculn L. par rayonnement gamma. N° 23. J. P. Ehrhardt et R. Moncoulon. Comportement in vitro de la chloro- — 38 — phycée Dunaliella salina Dunal dans les milieux à salinité différente. Détermi¬ nation d’un optimum de salinité. N“ 24. J. G. WissocQ, P. Niaussat et J. P. Ehrhardt. Action de l’hémineurine sur Scyliorhinus canicula L. et sur divers invertébrés marins. Malacologie. Edouard Fischer-Piette. Professeur. — Essai comparatif sur l’écologie des variétés de quelques Mollusques côtiers. Bull. Mus. nat. Hist. nat., sér. 2, 38, n“ 5, 1966, pp. 656-668. — et D. Delmas. — Révision des Mollusques Lamellibranches du genre Dosinia Scopoli. Mém. Mus. nat. Hist. nat., sér. A, Zool., 47, fasc. 1, 1967, pp. 1-91, 16 pl. — et J.-M. Gaillard. — Sur les variations de Littorina saxatilis. — VIL Des popu¬ lations changent actuellement d’aspect. Cah. Biol, mar., 7, 1966, pp. 375-382. — , — et D. Delmas. — Sur les variations de Littorina saxatilis. — VIII. Les popu¬ lations de la ria de Camarinas. Bull. Mus. nat. Hist. nat., sér. 2, 38, n° 6, 1966 (1967), pp. 874-897. Gilbert Ranson, Maître de Conférences, Sous-Directeur honoraire. — Biologie des Coraux. IV. Croissance des Coraux. V. Distribution géographique des Coraux constructeurs de récifs. Cah. Pacifique, 9, 1966, pp. 29-45. — Les espèces d’Huîtres vivant actuellement dans le monde, définies par leurs coquilles larvaires ou prodissoconques. Étude des collections de quelques-uns des grands Musées d’Histoire naturelle. Bevue Trav. Inst. Pêches maritimes, 31, 2 et 3, 1967, 146 pages. — Les protoconques ou coquilles larvaires des Cyprées. Les Cyprées du Laboratoire de Malacologie du Muséum national d’Histoire naturelle. Mém. Mus. nat. Hist. nat., sér. A, 47, fasc. 2, 1967, pp. 93-126. — Contribution à la connaissance de la faune malacologique de l’Océanie. Cah. Paci¬ fique, 10, 1967, pp. 85-135. Jean M. Gaillard, Maître de Conférences, Sous-Directeur. — Voir E. Fischer-Piette, J.-M. Gaillard et D. Delmas. Bernard Salvat, Maître Assistant. — La macrofaune carcinologique endogée des sédiments meubles intertidaux (Tanaidacés, Isopodes et Amphipodes). Etho¬ logie, Bionomie et cycle biologique. Mém. Mus. nat. Hist. nat., sér. A, Zool., 45, 1967, pp. 1-275, 76 fig., 26 tableaux. Henry Chevallier, Assistant. — Catalogue des collections du Muséum correspondant à 1’ « Histoire naturelle des Mollusques » de Férussac (5® partie). Bull. Mus. nat. Hist. nat., sér. 2, 38, n“ 5, 1966, pp. 669-682. — et A. Maury. — Une intéressante station biologique : la falaise de Saint-Vigor d’Ymonville (Seine-Maritime). Bec. Publi. Soc. Havraise Etud. div., 134® année, 1966, pp. 29-33. Danièle Delmas, Collaborateur technique. — Voir E. Fischer-Piette. — Voir J.-M. Gaillard. J. G. J. Kuiper, Membre correspondant du Muséum. — - A note on Sphaerium lenti- cula Dunker. Journ. Malac. Soc. Australia, 10, 1966, pp. 47-48. — La distribution des espèces vivantes du genre Pisidium C. P. F. en France. Journ. Conchyl, 105, fasc. 4, 1966, pp. 181-215. — 39 — — Notes sur le Pisidium rambottianum Adami et sur la présence de Pisidium pseu- dosphaerium Benthem Jutting et Kuiper en Italie (Bivalvia). Atti Soc. ital. Sci. nat. Mus. cio. Stor. nul. Milano, 105, fasc. 4, 1966, pp. 393-397. — Note on the Pisidia [Pisidium C.P.F.) of the Azores, the Canary Islands and Madeira. Bol. Mus. Munie. Funchal, 20, art. 91, 1966, pp. 34-47. Georges Lecointre, Attaché au Muséum. — Néogène et quaternaire du Rio de Oro (Sahara espagnol). C. R. Somm. Soc. Géol. France, 1966, p. 404. M. Lescuyer. — Sur une forme particulière de Nucella lapillus L. restée localement stable pendant des années. Journ. Conchyl., 106, fasc. 2, 1967, pp. 45-46. A. Maury. — Voir H. Chevallier. Principales collections reçues : Très importantes récoltes de Lamellibranches marins effectuées par Mr. Lavra- Nos sur les côtes d’Afrique du Sud, du Mozambique et de Socotra, ainsi qu’une précieuse collection de Mollusques terrestres d’Abd-el-Kuri. Très importantes récoltes de Mollusques terrestres (dont plusieurs dizaines de nouvelles) de Madagascar par Mr. et M™® Blanc. Deux cents espèces marines de Floride, don de Mr. Chester Bradley. Nombreuses espèces fluviatiles de Thaïland, Mr. Brandt, et du Cambodge, Dr. Audebard. Nombreux Mollusques terrestres du Maroc, du Sahara, de Turquie, d’Iran par Mrs. Deschiens, Lhote, Monod, Oleg Thomson, Irodj Yassini. Très nombreuses autres entrées moins importantes. Zoologie ; Vers Alain G. Chabaud, Professeur, O. Bain et R. Houin. — Nématodes de Potamochères malgaches. Ann. Parasit. hum. et comp., 41, n“ 6 (1966) 1967, pp. 599-606, fig. 1-2. — , — et F. PuYLAERT. — Description de trois nouveaux Nématodes Molineinae et considérations sur la systématique et le caractère archaïque de cette sous- famille, Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2® sér., 38, n® 6, (1966) 1967, pp. 904-920, fig. 1-3. — , — et R. Tcheprakoff. — Redescription de Galeiceps cucullus (Linstow 1899) et remarques sur l’osmo-régulation des Nématodes Anisakides. Ann. Parasit. hum. et comp., 42, n° 3, 1967, pp. 321-326, 1 fig. • — , M.-Cl. Durette-Desset et R. Houin. — Description de Cnizostrongylus kleini n. gen., n. sp., Trichostrongylide parasite d’un Rongeur malgache. — Bull. Soc. zool. Fr., 92, n» 1, 1967, pp. 233-238, fig. 1-2. — Voir Durette-Desset. Claude Dupuis, Sous-Directeur. — Contributions à l’étude des Phasiinae cimicopbages (Diptères Tachinaires). — 33. Gymnosorna paléarctiques nouvelles ou peu con¬ nues. Cahiers des Naturalistes, Bull. N. P., n. sér., 22, fasc. 4, (1966) 1967, pp. 111- 127. ■ — Réactivité de quelques Ilétéroptères botes expérimentaux à la larve d’un Diptère Phasiinae monophage. C. B. Acad. Sc., 1), 265, n° 23, 1967, pp. 1809-1812. — 40 — Irène Landau, Sous-Directeur, J. C. Michel et J. P. Adam. — The growth of exoery- throcytic schizonts of a malaria parasite in the liver of a naturally infected rodent {Thamnomys rutilam). Tram. r. Soc. trop. Med. and Hyg., 61, n° 1, 1967, p. 7. Josette Richard, Assistante. — Acanthoparyphium charadrii Yamaguti 1939 chez Squalarola squalarola. Mém. Mus. nat. Hist. nat., sér. A, ZooL, 41, fasc. unique, (1967, pp. 125-126, 1 fig. — Trématodes de Chiroptères de Madagascar. I. Identification de Plagiorchis vesper- tilionis et description de trois Lecithodendriidae nouveaux. Ann. Parasit. hum. et comp., 41, n» 5, (1966) 1967, pp. 413-427, fig. 1-7. — Deux nouveaux Ommatobrephus {Trematoda) chez un Ophidien de Madagascar. Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2® sér., 38, n° 5, (1966) 1967, pp. 690-699, fig. 1-3, 1 tabl. — et P. Daynes. — Zygocotyle lunata (Diesing 1836) [Trematoda) chez un Canard sauvage à Madagascar. Ibid., 2® sér., 38, n° 6, (1966) 1967, pp. 949-952, 1 fig. Jean-Claude Quentin, Assistant. — Trichuroidea de Rongeurs de République Centra¬ fricaine. Cahiers de La Maboké, 4, n° 2, (1966) 1967, pp. 141-150, fig. 1-4. — Oxyures de Muridae africains. Ann. Parasit. hum. et comp., 41, n“ 5, (1966) 1967, pp. 443-452, fig. 1-3. Annie J. Petter, Chargée de Recherches. — Trois espèces d’Acuariidae parasites du gésier de Numenius phaeopus à ITle d’Europa. Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2® sér., 38, n» 6, (1966) 1967, pp. 940-948, fig. 1-3. — , O. Rain et L. Orcel. — Larva migram expérimentale chez un Primate provoquée par un Ascaride de Serpent. Ann. Parasit. hum. et comp., 42, n° 2, 1967, pp. 207- 210, 1 fig. — et E. R. Rrygoo. — Présence d’ Ancylostoma [Ceylancylostoma] ceylanicum Looss 1911 à Madagascar. Ibid., 42, 1967, pp. 279-281, 1 fig. Jeanne Renaud-Mornant, Chargée de Recherches. — Parasty garctus higgimi Renaud- Debyser 1965, sur la côte orientale de Malaisie. Description de la femelle [Tar- digrada). Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2® sér., 39, n° 1, 1967, pp. 205-208, 1 fig. — Pseudostomella malayica n. sp.. Gastrotriche nouveau de la côte orientale de Malai¬ sie. Ibid., 2® sér.', 39, n® 1, 1967, pp. 209-212, fig. 1-2. Marie-Claude Durette-Desset, Attachée de Recherches. — Les systèmes d’arêtes cuticulaires chez les Nématodes Héligmosomes. IL Étude de cinq Longistriata, parasites de Rongeurs africains. — Cahiers de La Maboké, 4, n® 2, (1966) 1967, pp. 120-140, fig. 1-15. — Sur deux nouveaux Trichostrongyles parasites du Porc-Épic, au Viêt-Nam. Ann. Parasit. hum. et comp., 41, n® 5, (1966) 1967, pp. 453-466, fig. 1-10. — et A. G. Chabaud. — Description d’un nouveau Nématode Héligmosome para¬ site d’un écureuil volant. Bull. Soc. zool. Fr., 92, n® 1, 1967, pp. 227-233, fig. 1-3. — Voir Chabaud. Odile Bain, Attachée de Recherches. — Biologie larvaire et mécanisme de transmission de la Pilaire Dipetalonema viteae. Ann. Parasit. hum. et comp., 42, n® 2, 1967, pp. 211-267, fig. 1-17, photos 1-24. • — Diversité et étroite spécificité parasitaire des filaires de chauves-souris, confondues sous le nom de Litomosa filaria (Van Beneden, 1872). Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2® sér., 38, n® 6, (1966) 1967, pp. 928-929, fig. 1-5. • — Voir A. G. Chabaud et A. J. Petter. Jacques Prod’hon, Stagiaire O.R.S.T.O.M. — Étude de trois Nématodes Spirurides d’Angola. Publ. Cuit. Comp. Diam. Angola, Lisbonne, n® 71, 1967, pp. 45-60, fig. 1-4. 41 Guillermina Caballero R., Travailleur libre. — Description d’Abbreviata multi- papillata n. sp. Nématode parasite de Mabuia comorensis en Mozambique. Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2® sér., 38, n° 5, (1966) 1967, pp. 683-686, 1 fig. Firmin Puylaert, Travailleur libre. — L’Athérure, hôte naturel de Paralibyostron- gylus hebrenicutus (Lane, 1923). Considérations sur les genres Libyostrongly- lus et Paralibyostrongylus (Nématodes). Ibid., 2® sér., 38, n° 6, (1966) 1967, pp. 921-927, fig. 1-2. ' — Voir A. G. Chabaud. Station de Pabasitologie expérimentale et comparée de Richelieu (Indre-et-Loire) (Etablissement de la Faculté de Médecine de Paris) Claude Dupuis, Sous-Directeur. — Voir ci-dessus. Marie-Charlotte Saint-Girons. — Étude du genre Apodemus Kaup. 1829 en France. Mammalia, 30, n® 4, 1966, pp. 547-600, fig. 1-19 ; 31, n® 1, 1967, pp. 55-100, fig. 20-31. — et R. Caubère. — Notes sur les Mammifères de France. V. Sur la répartition de Rhinolophus hipposideros (Rechstein, 1800) et Rhinolophus hipposideros minimus Heuglin, 1861. Ibid., 30, n® 2, 1966, pp. 308-326, fig. 1-5. — et F. Spitz. — A propos de Tétude des Micromammifères par l’analyse des pelotes de Rapaces. Intérêt et limites de la méthode. La Terre et la Vie, 1966, n® 1, pp. 3- 18, fig. 1-3. Jehoshua Kugler. — Diptères Tachinaires de Richelieu (Indre et Loire). Ann. Para¬ sitai. hum. et camp., 42, 1967, pp. 443-454. Jean-Claude Leonide. — Recherches sur la biologie de divers Diptères endopara- sites d’Orthoptères. Thèse Doct. Sc. Nat., Marseille 1967 (Archives originales du C.N.R.S., n® 1379), pp. 1-538, fig. 1-46. Laboratoire d’Helminthologie et Parasitologie Comparée DE l’École Pratique des Hautes-Études. Robert Ph. Dollfus, Directeur Honoraire. — Cestode tétrarhynque du genre Sphy- riocephalus T. Pintner 1913 chez un squale peu connu Euprotomicrus bispi- natus (Quoy et Gaimard 1824). Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2® sér., 39, n® 2, 1967, pp. 411-416, fig. 1-6. — Larve indéterminée de Trématode digénétique. In : Th. Monod : Crevettes et Crabes de la côte occidentale d’Afrique. Mém. Inst, fondam. Afr. noire, n® 77 (1966), 1967, pp. 162-163, fig. la-lm. — Sur l’œuf d’un Trématode digénétique parasite de Poisson de mer. Ann. Parasitai. hum. et camp., 41, n® 6, (1966) 1967, pp. 635-649, fig. 1-14. — Énumération des Cestodes du plancton et des Invertébrés marins (7® contribution). Ibid., 42, n® 2, 1967, pp. 155-178, fig. 1-38. ■ — Titres et Travaux scientifiques. Quatrième Supplément. 1 brochure polycopiée, Paris, mai 1967, pp. 1-60. Alain G. Chabaud, Directeur. — • Voir ci-dessus. Claude Dupuis, Chef de Travaux. — Voir ci-dessus. 42 — Pêches Outre-Mer. Th. Monod, Professeur. — Die Fauna der Sahara, pp. 144-160, 15 phot. (113-127), 11 fig. n. num., in : Sahara, Wien und Münchek, 1967. — Crevettes et crabes de la Côte occidentale d’Afrique, Réunion de spécialistes C.S.A. sur les Crustacés, Zanzibar 1964, Mém. I.F.A.N., n“ 77, 1966 (1967), pp. 103- 234, XXVI pl. — Les Sciences de la mer dans le Golfe de Guinée. Aperçu historique. Actes du Sym¬ posium sur l'Océanographie et les Ressources halieutiques de l’Atlantique Tro¬ pical, F.A.O., 1967. — collab. P. Noirot et J. Theodoridès. — Achille Valenciennes, Arch. Mus. Nat. Hist. nat., 7, 9, 1965-1966 (1967), pp. 9-109, 1 fig., pl. MIL A. SouRNiA, Assistant. — Contribution à la connaissance des Péridiniens microplanc- toniques du Canal de Mozambique, Bull. Mus. nat., Hist. nat., Paris, 2® sér., 39, 2, pp. 417-438, incl. pl. 1. — Rythme nycthéméral du rapport « Intensité photosynthétique/chlorophylle » dans le plancton marin. C. R. hehd. Séances Acad. Sci., Paris, sér. D, 265, 14, pp. 1000-1003. Laboratoire de Biologie des Cétacés de l’École Pratique des Hautes-Études. P. Budker, Directeur. — Les grands Cétacés menacés de disparition totale. Science- Progrès, La Nature, 1966, pp. 11-13, figs. — et N. A. Mackintosh. — « The Stocks of Whales », Norsk Hvalfangst Tidende, Sandefjord, n° 3, 1966, pp. 45-46. Biologie des Invertébrés marins. C. Levi, Professeur. — Éponges siliceuses recueillies en Nouvelle Calédonie par la Mission Singer Polignac. Expédition Française sur les Récifs Coralliens de la Nouvelle Calédonie. Vol. 2, 1967, pp. 13-26, 2 pl. — Spongiaires d’Afrique du Sud : 3. Tetractinellides. Trans. Roy. Soc. Afr., S. 37, 1967, pp. 227-256. — Spongillides de TIvindo (Gabon). Biologica Gabonica, 1, 4, 1965 (1967), pp. 319- 324. — et J. Bouillon, Professeur de Zoologie, Univ. Bruxelles. — Ultrastructure du Cnidocil, de l’appareil cnidociliaire de l’appareil nematocystique et du cnido- pode des nematocystes d’Hydroides. Ann. Sc. Nat. {Zool.), série 12, 9, 1967, pp. 425-456. G. Cherbonnier, Sous-Directeur. — Note sur l’Oursin irrégulier Meoma cadenati Madsen. Bull. Mus. Nat. Hist. Nat., 2® sér., 38, 6, 1966 (1967), pp. 953-956, 1 fig. — Deuxième contribution à Tétude des Holothuries de la mer Rouge collectées par des Israéliens. Israël South Red Sea Exp. 1962. Report 26. Sea Fish. Res. Stat. Haifa, Bull., 43, 1967, pp. 55-68, fig. 1-6. — Sur la présence en mer Rouge, de l’Holothurie apode Protankyra autopista Maren- zeller. Ibid., 44, pp. 1-3, 1 fig. — 43 — Engeliella engeli, nouveau genre et nouvelle espèce d’Holothurie dendrochirote des côtes du Dahomey. Beaufortia, 14, 1, 1967, pp. 1-4. — Rivages d’Europe. Le petit guide, éditions des Deux coqs d’Or, Paris, 1967 pp. 1-160, dessins au trait, aquarelles et photos couleur. — et A. Guille, Assistant Univ. — Complément à la faune des Echinodermes de la mer de Banyuls. Vie et Milieu, 18, 1967, 1, sér. B, 15 pages. R. Borojevic, Attaché de Recherches C.N.R.S. — La ponte et le développement de Polymastia robusta, (Démosponges). Cah. Biol. Mar, 8, 1, 1968, pp. 1-6. — Eponges Calcaires des côtes de France. III. Discussion sur la taxonomie des Eponges Calcaires : Aphroceras ensata (Browerhank) et Utz gladiata sp. n. Arch. Zool. Exp. Gén., 107, 4, 1967, pp. 703-723. — Spongiaires d’Afrique du Sud. 2) Calcarea. Trans. Roy. Soc. S. Afr., 37, (1967). pp. 183-226. — Importance de l’étude de la répartition écologique pour la Taxonomie des Éponges Calcaires. Helgolander VFiss. Meeresuntersuch., 15, (1967), pp. 116-119. — Éponges Calcaires recueillies en Nouvelle Calédonie par la Mission Singer Polignac. Expédition Française sur les Récifs Coralliens de la Nouvelle Calédonie., vol. 2, (1967), pp. 1-10. — et P. Levi, Coll. Techn. C.N.R.S. — ■ Le Basopinacoderme de l’Éponge Mycale contarenii (Martens). Technique d’étude des Fihres extracellulaires basales. J. microscop., 6, 6, (1967), pp. 857-862. L. Redier, Attaché. — Révision de la collection du Muséum des Hydraires de Lamou- roux. Bull. Mus. Nat. Hist. Nat., 2® sér., 39, n° 2, (1967), pp. 381-410. Physiologie générale et comparée. M. Fontaine, Professeur. — Intervention des corpuscules de Stannius dans l’équilibre phosphocalcique du milieu intérieur d’un Poisson Téléostéen, l’Anguille. C. R. Acad. Sci., 264, 1967, pp. 736-737. — La physiologie océanographique. 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Brousse. — Précis de Géologie. 2, pp. 1-223 (partie rédigée par J. P. Lehman), 326 fig., 8 pl. J. SoRNAY, Sous-Directeur et J. Azema. — Sur l’existence de phénomènes de ravine¬ ment, de condensation et de remaniement au sein des formations secondaires de la Sierra de Crevillente (province d’Alicante, Espagne). Bull. Soc. Géol. Fr., 8, (1966) 1967, pp. 518-520, 3 fig. — et R. Lefevre. — Espèces nouvelles d’Inocérames dans le Taurus lycien (Tur¬ quie). Ibid., 8, (1966) 1967, pp. 870-876, 4 fig., 1 pl. L. Ginsburg, Sous-Directeur. — Sur les affinités des Mésosaures et l’origine des Rep¬ tiles euryapsides. C. R. Acad. Sc., Sér. D, 264, 1967, pp. 244-246. — Sciences Naturelles, Classe de 6®, éditions de l’Ecole, 1967, 170 p., 299 fig. — Cahiers de Travaux Pratiques, classe de 6®, Ibid., 1967, 96 p., 23 fig. — L’âge relatif des gisements de Mammifères de la Limagne d’Auvergne. C. R. Sont. Soc. Géol. Fr., 7, 1967, p. 325. — , D. E. Russell et G. 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Rev. de Géogr. phys. et de Géol. dyn., 9, 1, janv.-févr. 1967, pp. 3-16, 9 fig. R. Hoffstetter, Directeur Scientifique au C.N.R.S. — Remarques sur les dates d’implantation des différents groupes de Serpents terrestres en Amérique du Sud. C. R. Som. Soc. Géol., Fr., fasc. 3, 1967, pp. 93-94. — A propos des genres Ardeosaurus et Eichstaettisaurus {Reptilia, Sauria, Gekko- noideà] du Jurassique supérieur de Franconie. Bull. Soc. Géol. Fr., 7® sér., 8, (1966) 1967, pp. 592-595, 1 fig. — Observations additionnelles sur les Serpents du Miocène de Colombie et rectifi¬ cation concernant la date d’arrivée des Colubridés en Amérique du Sud. C. R. Som. Soc. Géol. Fr., fasc. 5, 1967, pp. 209-210. — , R. Estes et M. Hecht. — Paleocene Amphibians from Cernay (France), Amer. Novil., n® 2295, 25 p., 7 fig. G. Petter (M“®) Maître de Recherches au C.N.R.S. — Mustélidés nouveaux du Val- lésien de Catalogne. Ann. Paléont. (Vertébrés), 53, 2, 1967, pp. 93-113, 2 pl. — 46 — E. 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Collections reçues ; VÉGÉTAUX : bois fossile du Cénomanien inf. de Durtal (Maine-et-Loire) ; bois fossile de l’Helvétien marin de l’Indre-et-Loire (Don de L. Ginsburg). Invertébrés : un bloc avec Oursins et Lamellibranches venant de la mollasse burdigalienne de la Colle-sur-Loup (Alpes-Maritimes) (Don L. Ginsburg) ; Echinides du Crétacé inférieur de Colombie (Don Père d’AcosTA) ; Echinide du Barrémien inférieur de Saint-Thomé (Ardèche) (Don J. Sornay) ; moulages de types de Brachiopodes du Dévono-Silurien de Bohême (Don Musée de Prague) ; moulages d’un Brachiopode du Frasnien de Belgique (Don Inst. Roy. Sci. Nat. Bruxelles) ; holotype et paratypes de deux Lamellibranches du Sénonien du Taurus Lycien (Turquie) (Don Lefèvre) ; moulages (dont le type de l’espèce) d’un Inocérame (Don British Muséum) ; Lamellibranches du Néocomien de Colombie (Don Père d’AcosTA) ; Lamellibranche du Trias sup.-Rhétien d’Afgha¬ nistan (Don A. F. de Lapparent) ; Mollusques du Turonien inf. de Duravel (Falaises du Lot) (Don P. Senesse) ; Inocérames et Ammonite du Sénonien sup. de Charente-Maritime (Don Rey-Jouvin) ; Céphalopodes du Crétacé de Colombie (Don Père d’AcosTA) ; abondante collection d’Echinides, de Lamelli¬ branches et de Gastropodes (types et figurés) de l’Eocène d’Égypte (Don J. Cuvil¬ lier) ; deux plaquettes d’ardoise de Trélazé (Maine-et-Loire) avec des débris de Trilobites du Silurien (Don J. Durand). Vertébrés : Poissons du Jurassique de Lerida (Don Wenz) ; Poissons du Crétacé du Brésil (Don F. Petter) ; Stégocéphales du Trias de Madagascar (Don Devil- lers) ; Reptiles du Permien du Niger (Don Ph. Taquet et De Ricqles) ; restes de Crocodilien du Rajastan (Inde) (Don Sigal) ; Reptiles et Mammifères du Sparnacien de Rians (Var) (Don L. Ginsburg, G. Mennessier et D. E. Rus¬ sell) ; restes de Reptiles et Mammifères de l’Oligocène de Selles-sur-Cher (Loir et Cher) et de Dieupentale (Tarn et Garonne) du Mioeène d’Artenay (Loiret) et des faluns de l’Anjou (Don L. Ginsburg) ; Mammifères miocènes de La Romieu (Gers) (Don Cadeot et L. Ginsburg) ; crâne d’Ours des cavernes du Vercors (Don Blot). Laboratoire de Paléontologie DE l’École Pratique des Hautes-Études. R. Lavocat, Directeur. — Histoire des Mammifères. Edit, du Seuil, Paris, 1967, 190 p., fig., 1 portrait. — Les prodigieux animaux disparus. Les Presses de la Cité ; Paris, 1967, 29 p., 23 fig. — A propos de la dentition des Rongeurs et du problème des Muridés. Mammalia, 31, 2, 1967, pp. 205-216. — 48 — — Les Microfaunes du Néogène d’Afrique Orientale et leurs rapports avec celles de la région paléarctique. Background to Evolution in Africa, University Chicago Press, 1967, pp. 57-66. — Les Microfaunes du Quaternaire ancien d’Afrique Orientale et Australe. Ibid., pp. 67-72. — , H. Alimen, M. F. Bonifay, J. Bouchud, M. Brunet, J. Chalime, P. Gasc, E. Genet-Varcin, F. Prat et J. Sauvage. — Faunes et Flores préhistoriques. N. Boubée édit., (1966) 1967, 489 p., 64 fig., 137 pl. Laboratoire de Micropaléontologie DE l’École Pratique des Hautes-Études. G. Deflandre, Directeur Scientifique au C.N.R.S., Directeur, Correspondant de l’Institut. — Critique de travaux français récents concernant les Coccolitho- phoridés actuels. Préimpr. MuUicop. Lab. de Micropaléont. E.P.H.E., 1967, pp. 1-4 et Protistologica, 1967, 3, 4, pp. 287-289. — Stenopyxinium n. g. grassei n. sp., nouveau type de kyste de Dino flagellé fossile d’un silex crétacé. Protistologica, 1963, 3, 4, pp. 423-436. — Sur la conservation de vestiges pyritisés de Deflandraslrum (Chlorophycées) et sur une curieuse forme nouvelle du Siluro-Dévonien d’Afrique du Nord. C. R. Acad. Sc., 265, D, 1967, pp. 1776-1779, 1 pl. . — et Jean-Claude Foucher. — Diacrocanthidium nov. gen., Diacrodien présumé du Crétacé, pourvu d’un archéopyle. 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Helvet., 59, 1966, pp. 403-419, 3 pl. — Recherches du B.R.G.M. sur le Plateau continental. Premiers résultats sédimen- tologiques, micropaléontologiques et géochimiques. Étude des Foraminifères de la carotte C 24 (Baie de la Vilaine). Bull. B.R.G.M., 1966, pp. 63-72, 1 pl. — et L. Berthois. — Étude sédimentologique des dépôts à Jullienella foetida de la région d’Abidjan (C. d’L). Ibid., 1966, pp. 45-55. — et Ph. Bouysse. — Étude des fonds marins compris entre Penmarch’ et Croix (Sud Finistère). Ibid., 1967, pp. 39-69, 2 pl., 6 tabl. Ph. Taugourdeau. — Néotypes de Chitinozoaires. Rev. Micropaléont., 9, 1967, pp. 258- 264. — Débris microscopiques d’Euryptérides du Paléozoïque saharien. Ibid., 10, 1967, pp. 119-127, 2 pl. — 49 — — , J. M. Graindor et M. Rohardet. — Chitinozoaires du Siluro-Dévonien dans le nord du Massif Armoricain. Ann. Soc. Géol. Nord, 85, 1966, pp. 337-343. — , P. Bouché, A. Combaz et P. Millepied. — Les Chitinozoaires. Analyse biblio¬ graphique illustrée. Ed. C.N.R.S., 1967, pp. 1-97, 11 pl. P. Dumitrica. — Dictyocha bachmanni n. sp. et considérations sur la lignée phylo¬ génétique Dictyocha crux — D. stauracantha — D. bachmanni. Cah. Micropal., sér. 1, 4. Arch. orig. Centre Docum. C.N.R.S., 1967, 435, 6 p., 2 pl. H. Gorka. — Quelques nouveaux Acritarches des silexites du Trémadocien supérieur de la région de Kielce (Montagne de Sainte-Croix, Pologne). Cah. Micropal., sér. 1, 6. Arch. orig. Centre Docum. C.N.R.S., 441, 1967, 8 p., 2 pl. Collections reçues : Microfossiles : Graptolithes et Incertae sedis du Paléozoïque de Pologne (don du Prof. Kozlowski, Varsovie) ; Radiolaires du Lias, E. de Moscou (don de M“*® JousÉ) ; Coccolithes des vases du Pacifique (don de M“'® JousÉ) ; Fora- minifères de la Méditerranée et de la Manche (don de M™® Y. Le Calvez) ; Chitinozoaires et Acritarches du Paléozoïque de l’Allemagne du Nord (don du Prof. A. Eisenack, Tübingen) ; Holotypes de Chitinozoaires du Sahara, 2® Série, provenant de l’I.F.P. (don de M. Ph. Taugourdeau) ; Dinoflagellés et Acritarches du Crétacé de l’île de Wight, types d’un mémoire de R. R. Clarck et J. P. Verdier (don de la Bataafse International Petroleum Maatschappij , La Haye) ; Nannofossiles ealcaires, Coccolithes p. p. m., types de sa thèse de doctorat (don de L. Lezaud) ; Radiolaires du Crétacé du Maroc (don de J. Deunff) ; Ampelitocystis du Gothlandien de Feuguerolles, Calvados (don de J. Deunff) ; Scolécodontes du Paléozoïque normand (don de Ph. Taugour¬ deau) ; Chitinozoaires et Acritarches du Gothlandien de New-York, U.S.A. (don de Ph. Taugourdeau) ; Acritarches de l’Ordovicien de Juvigné, Mayenne (don de J. L. Henry) ; Acritarches, Radiolaires, Paléophycées et Incertae sedis du Paléozoïque de Vendée (don de M™® M. Ters). Phanérogamie. A. Aubhéville, Professeur, membre de l’Institut. — Les étranges mosaïques forêt-savane du sommet de la boucle de l’Ogooué au Gabon. Adansonia, sér. 2, 7, 1967, pp. 13-20, 6 photos. — Une nouvelle Sapotacée gabonaise : Englerophytum somiferanum Aubr. Ibid., pp. 23-25, 1 pl. — Sapotacées nouvelles de la côte colombienne du Pacifique. Ibid., pp. 141-148, 2 pl. — Contribution à l’étude des Sapotacées de la Guyane française. Ibid., pp. 465-468- — Flore de la Nouvelle-Calédonie et dépendances. — Sapotacées, 1 vol. 1967, 163 p., 40 pl. de dessins, 15 pl. de cartes. — Flore du Cameroun, 6, 1967, Cucurbitacées (M^'® M. Keraudren), 1 vol. 192 p., 36 pl. — Flore du Cambodge, Laos, Vietnam, V, 1967, Umbelliferaceae Aizoaceae, Mollu- ginaceae (M”® Tardieu-Blot), Passifloraceae (G. Cusset), 1 vol., 151 p., 20 pl. H. Humbert, Professeur honoraire, membre de l’Institut. — Flore de Madagascar et des Comores. Fam. 124 et 124 bis : Vitacées, Lééacées (B. Descoings), 1967, 169 p., 17 pl. 4 — 50 — — Flore de Madagascar et des Comores. Fam. 182 : Acanthacées, tome I (R. Benoist), 1967, 230 p., 35 pl. f H. Humbert. — Espèces nouvelles de Streptocarpus [Gesneriaceae] à Madagascar. Adansonia, sér. 2, 7, 1967, pp. 275-294, 2 pl., 2 photos. J. Leandri, Professeur sans chaire. — Robert Willmann, 1896-1966. Adansonia, sér. 2, 6, 1967, pp. 643. — La végétation naturelle de Madagascar. Ibid., 7, 1967, pp. 109-110. — Emmanuel Drake Del Castillo (1855-1904), botaniste et grand collectionneur. Ibid., pp. 3-9. — La fin de la dynastie des Jussieu et l’éclipse d’une chaire au Muséum de 1853 à 1873. Ibid., pp. 443-450. N. Halle, Maître de Conférences, Sous-Directeur. — Aframomum polyanthum (K. Schum.) K. Schum. et Costus Dinklagei K. Schum. Adansonia sér. 2, 7, 1967, pp. 73-80, 3 pl. — Contribution à l’étude des Tarenna (Rubiaceae) d’Afrique. Ibid., pp. 501-506, 2 pl. — Deux Bégonia du Gabon analysés sur le vif, B. triflora Irmscher et B. ferramica sp. nov. Ibid., pp. 507-512, 2 pl. — et H. Heine. — Deux Tapura nouveaux d’Afrique (Dichapetalaceae) . Ibid., pp. 43- 51, 3 pl. — , A. Le Thomas (M”®) et M. Gazel. — Trois relevés botaniques dans les forêts de Bélinga (N-E du Gabon). Biologica Gabonia, 3, 1967, pp. 3-16, 7 pl. — et A. Le Thomas. — Troisième liste de Phanérogames du N. E. Gabon (Makokau, Bélinga, Mékambo). Biologia Gabonica, 3, 1967, pp. 113-120. G. Aymonin, Maître de Conférences, Sous-Directeur. — La représentation graphique des types biologiques. Coll. Morph. Montpellier. Mém. Soc. Bot. Fr., 1966, pp. 14- 19. — Une rare Thyméléacée ibéro-marocaine : le Thymelaea lanuginosa (Lam.) Bre- cher ; affinités, répartition. Bull. Soc. Bot. Fr., 1967, 114, 1-2, pp. 59-62. — Côte d’Azur et Alpes maritimes, des Maures au Mercantour. Itin. et notice bot. Doc. polyc. Ecole Norm. sup., Paris, 1967, 42 pp. — Le concept d’unité taxinomique ; son histoire, sa place en biologie végétale moderne. G. R. 91^ Congrès nat. des Soc. sao.. Rennes, 1966, tome I, 1967, pp. 265-274. — A propos du Daphné lanuginosa Lamarck (Thyméléacées), Taxon, 16, 6, pp. 512- 513. — Conclusions au Colloque de Morphologie végétale : « Les types biologiques », organisé à Montpellier en 1965, sous la direction du Professeur Emberger. Mém. Soc. Bot. Fr., 1966, pp. 230-234. — Le polymorphisme chez les Wikstroemia de la Nouvelle-Calédonie. Essai d’analyse Bull. Soc. Bot. France, 114, 3-4, pp. 102-106. — La conservation des richesses végétales en Afrique tropicale. Un colloque. Science et Nature, 83, 1967, pp. 33-24. — Charles Mentzer. Bull. Soc. Bot. Fr., 1967, 114, 5-6, pp. 200-202. — Remarques sur l’inflorescence des Crucifères. Coll, morph. végét. Grenoble. Mém. Soc. Bot. Fr., 1967, p. 100. — Fleurs du Bassin méditerranéen. Traduction-adaptation de « Flowers of the Medi- terranean » d’O. Polunin et A. Huxley (Chatto and Windus Itd., London, 1965), avec de nombreux compléments descriptifs et iconographiques originaux. F. Nathan édit., Paris, 1967, 1 vol., 326 p., 311 illustr. photogr. en couleurs, 8 photo, n. et bl., 24 pl. de dessins au trait, 108 fig. et graph. ; lexique, bibl., tables. 51 — — Remarques comparatives à propos de a La Végétation du Sahara » de P. Quézel. Bull. Soc. Bot. Fr., 114, 1967, pp. 180-182. — Présentation de « La végétation de l’Inde » de P. Legris (1 vol., 589 p., fig., graph., Inst. Fr. Pondichéry, 1963). Ibid., pp. 182-185. — Présentation de « Notions fondamentales de botanique générale » de M. Guino- chet (1 vol., 446 p., 372 fig., Masson, Paris, 1965). Ibid., 114, 1967, pp. 185-186. — • Présentation de « Wild Flowers of the United States » de W. G. Steere et coll. (vol. 1 , tomes 1 et 2, 560 p., 180 pl. coul., New York Bot. Gard. 1966). Ibid., pp. 186- 190. — Voir M. Keraudren. R. Benoist, Sous-Directeur honoraire. — Acanthacées, in : H. Humbert, Flore de Madagascar et des Comores, fam. 182, Paris, 1967, 230 p., 35 pl. M. Keraudren (M*'®), Maître-Assistant. — Le genre Momordica (Cucurbitaceae] en Afrique équatoriale occidentale, Adansonia, sér. 2, 7, 1967, pp. 185-198, 2 pl. — Types biologiques et types de succulence chez quelques végétaux des fourrés du sud-ouest de Madagascar. Mémoires, Soc. bot. Fr., 1966, pp. 157-163. — ■ Cucurbitacées, in : A. Aubreville, Flore du Cameroun, 6, 1967, 1 vol., 192 p., 36 pl. — et C. Jeffrey (Royal Botanic Gardens, Kew, England). — Le genre Raphidio- cystis {Cucurbitaceae) en Afrique et à Madagascar. Bull. Jard. Bot. Etat, Bruxelles, 37, 1967, pp. 319-327, 1 pl., 4 cartes. — et G. Aymonin. — Bretagne occidentale méridionale, Camaret-Cornouailles- Carnac, Itin. et notice bot. Doc. polyc. Ecole Norm. sup. Paris., 1967, 77 p., 4 pl. - Algunas homologias estructurales entre las fitocenosis de los zonas de serticas de Mexico y los del suroeste de Madagascar. Res. comm. 3® Congr. Mex. Bot., Sec. 8, 1967, pp. 25-26. A. Le Thomas (M">®), Assistant. — Un nouvel Artabotrys africain : Artabotrys rhopa- locarpus Le Thomas (Annonacée). Adansonia, sér. 2, 6, 1967, pp. 589-593, 1 pl. — Présence du genre Toussaintia (Annonacée) au Gabon. Ibid., pp. 97-101, 1 pl., 1 photo. — A propos de V U variodendron mirabile R. E. Fries. Ibid., pp. 249-255, 1 pl. — Essor d’une flore moderne pour la forêt la plus riche d’Afrique. C. R. 91® Congrès nat. des Soc. sav.. Rennes, 1966, tome III, 1967, pp. 301-305. — Voir N. Halle. A. Raynal (M™®), Assistant. — Les Halorrhagacées malgaches et leur répartition. Adansonia, sér. 2, 1967, pp. 537-543, 1 carte. — Le genre Hoppea Willd. [Gentianaceae) en Afrique. Ibid., pp. 545-548, 1 pl. — Étude critique des genres Voyria et Leiphaimos (Gentianaceae), et révision des Voyria d’Afrique. Ibid., pp. 53-71, 5 pl. et fig. — Sur un Sebaea africain saprophyte [Gentianaceae). Ibid., pp. 207-219, 2 pl. — Les Rotala (Lythraeées) d’Afrique occidentale et centrale dans l’herbier de Paris. Ibid., pp. 535-545, 1 pl. — et J. Raynal. — Contribution à la connaissance de la flore sénégalaise. Ibid., pp. 301-355, 10 pl. et fig. J. Raynal, Assistant. — Euphorbia Letestui, nouvelle espèce cactiforme des confins camerouno-gabonais. Ibid., pp. 573-580, 2 pl. — Notes cypérologiques : VI, Cyperus hamulosus M. Bieb. Ibid., pp. 581-858 2, pl- — 52 — — Les plantes de rocailles dans la nature et dans les jardins : Sedum anglicuin Huds., Viola hispida Lam. Plantes de Montagne, 4, 1967, pp. 258-260, 2 phot. — Lycopodium annotinum L. dans les Alpes-Maritimes et sa répartition en France. Bull. Soc. Bot. Fr., 113, 1967, pp. 402-496, 1 carte. — Notes cypérologiques : VII. Sur quelques Lipocarpha africains. Adansonia, sér. 2, 7, 1967, pp. 81-87, 2 pl. et fig. — Notes cypérologiques : VIII, Le genre Actinoschoenus Benth. Ibid., pp. 89-95, 2 pl. et fig. — Notes cypérologiques : IX. Le groupe de Scleria poaeoides Ridl. en Afrique occiden¬ tale et centrale. Ibid., pp. 237-248, 4 pl. et fig. — Les plantes de rocaille dans la nature et dans les jardins : Potentilla montana Brot., Orwnis fructicosa L. Plantes de Montagne, 4, 1967, pp. 353-354, 2 phot. — Notes cypérologiques : X. Les races africaines et malgaches de Rhynchospora rubra (Lour.) Makino. Adansonia, sér. 2, 7, 1967, pp. 513-523, 2 pl. — - Voir A. Raynal. C. Tirel (M™®). — Toujours à propos du Sapotillier. Adansonia, sér. 2, 7, 1967, pp. 101- 107, 3 photos. A. Cavaco, Maître de Recherches au C.N.R.S. — Pyrostria pseudocommersonii et Pseudopeponidium antsalovense (Rubiaceae-Vanguerieae) de Madagascar. Adan¬ sonia, sér. 2, 7, 1967, pp. 39-42, 1 pl. — Un nouveau Gardénia (Rubiacées) de Madagascar. Ibid., pp. 177-179, 1 pl. — Notes sur quelques Vanguériées [Rubiaceae) — Synonymie et espèces nouvelles dans le genre Schismatoclada (Rubiacées). Ibid., pp. 363-364, 1 pl. — Contribution à l’étude des Vanguériées (Rubiaceae) de Madagascar. Bull. Mus. Hist. Nat., 5, 1966, pp. 700-702. A. LouRTEiG, Maître de Recherches au C.N.R.S. — Primula farinosa L. et P. magel- lanica Lehmann. Bol. Soc. Arg. Botan., 11, 2-3, 1967, pp. 140-144, 1 fig. — Ranunculus Sandwithii Lourt., n. sp. de Colombia. Ibid., pp. 129-131, 1 fig. — Primulaceae in Reitz, R., Flora Illustrada Catarinense, 1967, pp. 1-17, 2 pl., 4 cartes. J. E. Vidal, Maître de Recherches au C.N.R.S. — Types biologiques dans la végé¬ tation forestière du Laos. Mém. Bull. Soc. bot. Fr., Paris, 1966 (1967), pp. 197- 203. — Notes ethnobotaniques abrégées sur quelques plantes du Cambodge. J. Agric. trop. Bot. appl., Paris, 14, 1967, pp. 21-66. — Aspects biogéographiques du sud-est asiatique. C. R. som. Soc. Biogéogr., Paris, 378-379, 1966 (1967), pp. 130-140, 1 carte, 3 fig. • — Paysages végétaux et Fleurs d’Asie tropicale. Sc. et Nat., Paris, 83, 1967, pp. 10-21, 2 cartes, 1 fig., 15 phot. — Présence en Indochine de Streblus indicus (Bur.) Corn. (Moraceae). Adansonia, sér. 2, 7, 1967, pp. 365-369, 1 pl. H. Heine, Maître de Recherches au C.N.R.S. — Une espèce nouvelle du genre Rungia Wall., exemple de vicariance des Acanthacées ouest-africaines. Adansonia, sér. 2, 6, 1967, pp. 549-555, 2 pl. • — « Ave Caesar, botanici te salutant ». L’épopée napoléonienne dans la botanique. Ibid. pp. 115-140, 3 photos, 1 tabl. R. Letouzey, Conservateur des Eaux et Forêts, Chargé de Recherches au C.N.R.S. — - Présence d’un genre d’Orobanchacées d’Asie tropicale (Aeginetia Linn.) dans la flore d’Afrique continentale (Cameroun). Adansonia, sér. 2, 7, 1967, pp. 27-32, 1 pl., 2 photos. — 53 — Présence au Cameroun d’une Pontédériacée : Schollerospsis lutea H. Perr., endé¬ mique de Madagascar. Ibid., pp. 33-37, 1 pl., 2 photos. — Gymnosiphon bekensis R. Let. (Burmanniacée nouvelle d’Afrique centrale). Ibid., pp. 169-173, 1 pl. — Achyrospermum Tisserantii R. Let. (nouvelle Labiée d’Afrique tropicale). Ibid., pp. 173-175, 1 pl. — Notes sur diverses espèces d’Afrique et de Madagascar du genre Urera Gaudich. (Urticacées). Ibid., pp. 295-300, 1 pl. — Recherches sur la nomenclature botanique des Pygmées. J. Agric. tropic. et Bot. appl., 13, 1966, pp. 479-543, 1 carte, 2 photos. — Note sur les Pygmées de la région tikar au Cameroun. Ibid., 14, 1967, pp. 277-280, 1 carte. A. Guillaumin, Professeur honoraire au Muséum. — Comment ont été connues les plantes vasculaires de Nouvelle-Calédonie. Adansonia, sér. 2, 7, 1967, pp. 451- 463, 3 photos. P. Jaeger, Professeur à l’Université de Strasbourg et J. Adam, Attaché de Recherches au C.N.R.S. — Sur le cycle annuel de la végétation en prairie d’altitude des monts Loma (Sierra-Leone). C. R. Acad. Sc., Paris, 263, 1966, pp. 1724-1727. — — Sur le mécanisme d’action des feux de brousse en prairie d’altitude (Monts Loma, Sierra-Leone). Observations et expériences. Ibid., 264, 1967, pp. 1428- 1430. R. ScHNELL, Professeur à la Sorbonne. — Contribution à l’étude des genres guyano- amazoniens Tococa Aubl. et Maieta Aubl. (Mélastomacées) et de leurs poches foliaires. Adansonia, sér. 2, 6, 1967, pp. 525-532, 2 pl. R. Capuron, Conservateur des Eaux et Forêts, C.T.F.T. Tananarive, Correspondant du Muséum. — Deux Caesalpinia nouveaux pour Madagascar. Adansonia, sér. 2, 7, 1967, pp. 199-205, 2 pl. — Nouvelles observations sur les Rutacées de Madagascar. Ibid., pp. 479-500. — Les Combrétacées arbustives ou arborescentes de Madagascar. Doc. polyc. Centre Technique Forestier Tropical, 1967, 110 p., 21 pl., 6 cartes. J. Koechlin, Professeur à l’Université de Tananarive, Madagascar. — • Germination et développement des plantules des Hydrostachyacées. Adansonia, sér. 2, 7, 1967, 4 pl. pp. 525-534, M. Peltier, Chargé principal de Recherches à TO.R.S.T.O.M. — La position systé¬ matique du genre Phylloxylon H. Bn. Adansonia, sér. 2, 7, 1967, pp. 255-257. R. Meslin, Chargé de cours à l’École Nationale de Médecine et Pharmacie de Caen. — Georges Le Testu (1877-1967). Sa vie, son oeuvre. Adansonia, sér. 2, 7, 1967, pp. 263-273, 1 portrait. H. Jacques-Felix, Directeur honoraire de Recherches. — Une nouvelle espèce afri¬ caine de Coelachne. Adansonia, sér. 2, 6, 1967, pp. 525-535, 1 pl. G. CussET, Maître-Assistant à la Sorbonne. — Passifloracées, in : A. Aubréville, Flore du Cambodge, du Laos et du Viêt-Nam, 5, 1967, pp. 101-151, 7 pl. — Les Passifloracées asiatiques. Adansonia, sér. 2, 7, 1967, pp. 371-385. J. P. Lebrun et B. Peyre de Fabregues. — Plantes rares ou intéressantes de la République du Niger. Ibid., pp. 391-398. J. Huard. — Étude anatomique des épines de quelques palmiers. Ibid., pp. 221-235, 4 pl. M. Lescot (M™®), Technicienne du C.N.R.S. — Sur un mode de réduction de conver¬ gents dans la plantule de Cucumis Melo L. Ibid., pp. 399- 420, 9 pl. — 54 — L. Ake-Assi, Centre O.R.S.T.O.M. d’Adiopodoumé. — Un nouveau Dorstenia (Mora- cées) de Côte d’ivoire. Ibid., pp. 387-398. L. Bernardi, du Conservatoire botanique de Genève. — Doléances du systématicien. Ibid., pp. 11-12. D. Lobreau • — Contribution à l’étude du pollen des Malpighiacées d’Afrique. Pollen et Spores, 9, pp. 241-277. H. P. Nooteboom. ■ — The taxinomie position of Irvingioideae, Allantospermum For- man and Cyrillopsis Kuhlm. Adansonia, sér. 2, 7, 1967, pp. 161-168, 1 pl., 2 tabl. J. H. Kern. — Deux espèces nouvelles de Fimbristylis [Cyperaceae) du sud-est de l’Asie. Ibid., pp. 181-184, 1 pl. Y. Attims et G. Cremers, Laboratoire de botanique du Centre O.R.S.T.O.M. d’Adio¬ podoumé. — Les radicelles capillaires des Palétuviers dans une mangrove de Côte d’ivoire. Ibid., pp. 547-551, 3 pl. C. Bernard (M*'®). — Germinations et plantules de quelques Cactacées. Adansonia, sér. 2, 6, 1966 (1967), pp. 593-641, 24 pl., 2 fig. W. Rauh et L Jager-Zürn, Institut systématique de l’Université de Heidelberg. — Le problème de la position systématique des Hydrostachyacées. Ibid., pp. 515- 523, 3 pl. K. Senghas, Institut systématique de l’Université de Heidelberg. — Deux nouveaux Eulophidium du nord de Madagascar. Ibid., pp. 557-562, 2 pl. Principales acquisitions nouvelles : Afrique : MM. Ake Assi, Audry, Cusset, Fr. Halle, Jaeger, Lavranos, Letouzey, Leivalle, Makany, Meurillon. Différentes Institutions : Abid¬ jan, Brazzaville, Bruxelles, Causeway, Coïmbra, Dschang, Faculté des Sciences de Paris, Freetown, Gôteborg, Kew, Maisons-Alfort, Stockholm, Wageningen, Zurich. Au total : 12.709 parts. Madagascar ; MM. Boiteau, Capuron, Morat ; Centre Technique Forestier de Tananarive. Au total : 1.058 parts. Amérique : MM. Breteler, Oldemann, Waterfall. Différentes Institutions : Berkeley, Brasilia, Cambridge (U. S. A.), Caracas, Castelar, Cayenne, Chapel Hill, Curitiba, Montevideo, Oxford, Panama, Parana, Stillwater, Stockholm, Tucuman, Tulane, Utrecht, Wageningen, Washington. Au total : 4.075 parts. Asie : MM. Pocs, Tixieh. Différentes Institutions : Aarhus, Allahabad, Budapest, Copenhague, Edinhurgh, Goteborg, Kyoto. Au total : 766 parts. Europe : MM. Aymonin, Bonnot, De Leiris, Jacamon, Troteheau, M*"® Haff- NER, Mil® Keraudren. Différentes Institutions : Aarhus, Genève, Gôttingen, Leningrad, Oeiras. Au total : 1.519 parts. Océanie : MM. Bernardi, Mac Kee, Schmidt, Veillon. Différentes Institutions : Adélaïde, Genève, Kew, Leiden, Melbourne, Nouméa, Washington, Zurich. Au total : 8.949 parts. En tout : 29.076 échantillons. Total des plantes prêtées : 8.484 ; envoyées en échange : 3.635 ; empruntées pour les recherches faites au Laboratoire : 3.451. Botanistes ayant effectué des séjours réguliers au Laboratoire : Français : 63 ; Étan- gers : 140, — 55 — Visiteurs reçus pour expertises, consultations d’Herbiers, d’ouvrages (non com¬ pris les demandes courantes de déterminations ou petits renseignements) : 220. Laboratoire de Botanique piianérogamique tropicale DE l’Ecole pratique des Hautes-Etudes. M. L. Tardieu-Blot (M™®), Directeur. — Quelques généralités sur les spores de Fou¬ gères. Adansonia, sér. 2, 7, 1967, pp. 149-160, 3 pl. — Umbelliferaceae, in ; Aubréville, Flore du Cambodge, du Laos, et du Vietnam, V, 1967, pp. 1-77, 11 pl. — Aizoaceae, Molluginaceae, in : Aubréville, ibid., pp. 79-100, 2 pl. Centre national de Floristique du C.N.R.S. P. Jovet, Directeur scientifique au C.N.R.S., Directeur. — Carte de la végétation de la France. Journées d’information : Angers, 19 et 20 novembre 1966. Rev. gén. Sc., 3, 4, 1967, pp. 69-70. — Un aspect peu connu de l’œuvre de P. J. Redouté. Bull. Jard. bot. nal. belg., 37, 31.3.1967, pp. 53-60. — Le Centre de Floristique. Sa création, son but, ses réalisations. Avant-Propos au vol. I de la Flore de France : Les Callitriches par H. D. Schotsman. Paris, 1967, Lechevalier, éd., pp. 1-5. — et S. Jovet- Ast (M™®). — • Ajoncs du Pays-Basque : leur distinction spécifique. Bull. C.E.R.S., Biarritz, 6, 2, 1966 (1967), pp. 213-226. - Floraisons, fructification, germination du Lemna valdiviana au Lac Marion (B. P.). Bull. C.E.R.S., Biarritz, 6, 4, 1967, pp. 729-734, 2 p. de fig. — et M. Guédès. — Eugène Simon (1871-1967). Cahiers des Nat., (Bull. Nat. Par.), n. s., 23, 1, 1967, pp. 13-16. - Présentation commentée de « Flora of Japan » de Obwi, 1965, Washington. Rev. Ole des Sc., 3-4, 1967, pp. 122-124. ■ - Présentation commentée de « The alpine Ranunculi of New-Zeland » de Fischer (J. F.), 1965, Wellington. Ibid., 5-6, 1967, pp. 189-190. - Présentation commentée de « Homologues du carpelle et de l’étamine chez « Tulipa gesneriana » de M. Guédès, L. Oest bot. z.. Vienne, 113, 1966. Ibid., 5-6, 1967, p. 190. - Présentation commentée de « Les Plantes du monde » de De Wit (H.), Ed. Hachette, Paris, 1967. Ibid., 7-8, 1967, p. 254. - Présentation commentée de « Observations géomorpbologiques et pédologiques dans la région de Fontainebleau » de François Morand, 1966. C. R. Soc. Bio¬ géographie, 377-379, 1966, p. 160. - Présentation commentée de « Introducere in studiul covorului végétal » de Borza (A.), 1965, Bucarest. Ibid., 377-379, 1966, pp. 160-161. - Présentation commentée de « La culture des plantes fourragères dans la région méditerranéenne occidentale, Maroc, Portugal, Algérie, Espagne, France » de E. J. Villax, 1965, Rabat. Ibid., 377-379, 1966, pp. 161-162. — 56 — - Présentation commentée de « Vie intense et cachée du sol. Essai de Pédologie végétale » de B. Boullard, Paris 1967. Cahiers des Nat., (Bull. Nat. Par.), n. s., 23, 1967, pp. 21-22. ■ — ■ — Présentation commentée de « Vade-mecum du botaniste dans la région pari¬ sienne » de Jeanpert. — Béimpression photographique en 1966 par la librairie du Muséum. Ibid., n. s., 23, 1967, p. 22. S. Jovet-Ast (M™®). — Voir P. Jovet. P. Bossehdet. — Voir Schotsman. M. Guédès. — Voir P. Jovet. P. Huguet. — Euphorbes de France, Section Anisophyllum. Morphologie des capsules, des stigmates, des glandes et appendices. Clés de détermination. Bull. C. E.R. S. Biarritz, 6, 2, 1966 (1967), pp. 227-239. S. Pawlowska. — De la position systématique du Soldanella villosa Darracq. Ibid., 6, 2, 1966 (1967), pp. 241-250. H. D. Schotsman. — Les Callitriches, Espèces de France et taxa nouveaux d’Europe, Lechevalier, Paris, 1967, 1 vol., 145 p., 20 planches dessinées, 6 planches pho¬ tographiques, 11 cartes. — et P. Bossehdet. — Notes sur Elatine Brochoni Clav. 1. Généralités — Morpho¬ logie — ■ Distribution. Bull. C.E.R.S. Biarritz, 6, 2, 1967, pp. 251-259. H. Bouby. — • Double excursion botanique à Saint-Mammès (Seine-et-Marne). Bull. Association des Naturalistes de la Vallée du Loing et du Massif de Fontainebleau. 43, n° 5-6, mai-juin 1967, pp. 60-61. — Considérations sur la situation floristique actuelle et la protection des mares de Fontainebleau et leurs abords. Monde des Plantes, n° 355, 1967, pp. 6-11. L. Brunerye. — Quelques plantes rares ou intéressantes des Monédières. Bull. Soc. Arc. de la Corrèze, 88, janv.-déc. 66, (1967), pp. 11-20. — Évolution floristique de quelques mares artificielles de Corrèze. Cahiers des Nat. (Bull. Nat. Par.), n. s., 22, 1966 (1967), pp. 57-69. M. Debray. — Sur quelques récoltes havraises de Chenopodiacées. Bull. Soc. géolo¬ gique de Normandie, 56, 1966 (1967), pp. 56-58. J. P. Lebrun. — Les Ptéridophytes dans la Région parisienne. XXIV-XXV. Cystop- teris fragilis et Blechnum spicant. Cahiers des Nat. (Bull. Nat. Par.), n. s., 22, 1966, pp. 103-110. — Deux fougères rares en Seine-et-Marne : Cystopteris fragilis et Blechnum Spicant. Ass. nat. vallée Loing (Bull.), 43, 11-12, p. 99. Laboratoire du Muséum a Biarritz. M. Fontaine. — Quelques aspects des mécanismes physiologiques des phénomènes migratoires. Extrait de : La distribution temporelle des activités animales et humaines (Réunion des 4-5 octobre 1965, à Marseille — Quatrième Session d’Études de l’Union Internationale des Sciences Biologiques), pp. 136-145. G. PuEYO. — Conditions climatiques d’une station lichénique de la côte basque (suite). Bul. du C.E.R.S. Biarritz, 6, 2, 1966 (1967), pp. 271 à 280. — Conditions microclimatiques des stations lichéniques côtières du Pays-Basque français. Ibid., 6, 2, 1966 (1967), pp. 281-287. P. Jovet et S. Jovet-Ast (M™®), P. Bossehdet, H. D. Schotsman, P. Huguet, S. Paweowska. — Voir Centre National de Floristique, — 57 — Cryptogamie. Roger Heim, Professeur, Membre de l’Institut. — L’imbroglio du Boletus leptopus. Rev. de MycoL, 31, 5, 1966 (1967), pp. 400-404, 1 fig., 1 pl. couleurs. — Notes sur la flore mycologique des Terres du Pacifique Sud. V à VIL Ibid., 32, 1, 1967, pp. 3-15, 4 fig., 1 pl., 3 pl. phot. — Hygrophores tropicaux recueillis par Roger Heim. 1. Espèces de Guyane française et de Nouvelle-Guinée australienne. Ibid., 32, 1, 1967, pp. 16-27, 1 fig., 1 pl. couleurs. — Brèves diagnoses latinae novitatum genericarum specificarumque nuper descrip- tarum. Troisième série. Ibid., 32, 3, 1967, pp. 203-210. — Etude de Mycologie centrafricaine. Le mosso kodo réputé mortel et son sosie. Cahiers de La Maboké, 4, 2, 1966, pp. 85-93, 6 fig. — Les Agarics à hyménium tubulé de la République Centrafricaine. I. Ibid., 5, 1, 1967, pp. 5-22, 15 fig. — Sur un Lactaire hygrophoroïde tropical à lait grisonnant, Lactarius griseogalus Heim sp. nov. Israël J. Bot., 15, 1966, pp. 158-162, 1 pl. — Les champignons de Seeberg, Burgâschisee-Süd. Acta Bernensia, 2, 4, 1967, pp. 101- 104, 9 fig. — Équilibres de la nature et déséquilibre du monde. I.N.S.C.I.R., 1967, pp. 11-17. — Allocution d’ouverture. Colloque de Chimiotaxinomie. Mém. Soc. Bot. Fr., 1965, pp. 3-5. — Propos sur la conservation de la Nature. Bull. Jard. Bot. Nat. Belg., 37, 1967, pp. 61-65. — Auguste Loubière. Arch. Mus. Nat. Hist. Nat., 1967, pp. 4-7, 1 phot. — Henri Humbert. Science et Nature, 84, 1967, pp. 39-40. — Allocution prononcée par Monsieur le Professeur Roger Heim aux obsèques du Professeur Henri Humbert, le 24 octobre 1967 au cimetière de Bazemont. Adansonia, sér. 2, 7, 4, 1967, pp. 424-427, 1 phot. — Notice nécrologique sur M. René Souèges (1876-1967), Membre de la Section de Botanique. C. R. Ac. Sc., 265, 1967, pp. 96-101. — Rapports de Délégués à des Assemblées ou Cérémonies. Congrès de l’Association des Universités partiellement ou entièrement de langue française. C.R.Ac. Sc., 1967, 5 p. — et G. M. Ola’h. — Une nouvelle espèce nord-américaine de Psilocybe hallucino¬ gène : Psilocybe quebecensis G. Ola’h et R. Heim. C. R. Ac. Sc., 264, 1967, pp. 1601- 1603. — , K. Genest, D. W. Hugues et G. Belec. — Botanical and Chemical characterisa- tion of a forensic mushroom specimen of the genus Psilocybe. J. Forensic Sc. Soc., 6, 4, 1966, pp. 192-201, 4 fig. — , R. Cailleux, R. G. Wasson, P. Thevenard. — Nouvelles investigations sur les champignons hallucinogènes. Arch. Muséum, sér. 7, 9, 1965-1966 (déc. 1967), pp. 118-218, 11 pl., 34 fig. Robert Lami, Sous-Directeur honoraire. — Quelques Ulva des côtes portugaises. Le Botaniste, 1967, pp. 279-286. Pierre Bourrelly, Sous-Directeur. — Quelques phytoflagellés rares ou nouveaux. Rev. Boum. Biol. Bot. Bucarest, 12, 1, 1967, pp. 17-21, 12 fig. — Émile Manguin. Rev. Algol., 8, 4, 1967, pp, 273-278, 1 pl. — 58 — — Revue Algologique, tome 8, fasc. 4 ; tome 9, fasc. 1. — et M. Denizot. — Quelques algues marines des niveaux élevés de la falaise d’Etre- tat, Seine-Maritime. Le Botaniste, 50, 1967, pp. 43-57, 2 fig., 3 pl. Suzanne Jovet-Ast (M™®), Sous-Directeur. — Bryophyta, in E. Boureau, Traité de Paléobotanique, tome II, 1967, Masson Ed., pp. 17-186, 103 fig., 2 tabl. — et Paul JovET. — Les Ajoncs du Pays Basque. Bull. C.E.R.S. Biarritz, 6, 2, 1966, pp. 213-226, 3 pl. — et Jean Huard. — Mousses de la flore néogène d’Arjuzanx. Rev. Bryol. et Lichénol., 34, 3-4, 1966, pp. 807-815, 1 fig., pl. phot. 50 et 51. — et Michel Zigliara. — La paroi des spores de Targionia lorbeeriana et de Tar- gionia hypophylla : sa valeur taxinomique. Ibid., pp. 817-820, 2 fig., pl. phot. 52. — et V. Allorge. — Rapport pour l’attribution du Prix Gandoger (Cryptogamie). Bull. Soc. Bot. Fr., 113, 1966, 9, pp. 537-538. — , T. Pôcs et P. Tixier. — Seconde contribution à la bryoflore du Nord Vietnam. Bot. Kôzlemenyek, 54, 1, 1967, pp. 27-38, 1 fig. Jacqueline Nicot, Sous-Directeur. — Micromycètes saprophytes de La Maboké. I. Phialophora Richardsiae (Nannf.) Con. Cahiers de La Maboké, 4, 1966, pp. 110- 113. — Clé pour la détermination des espèces banales de champignons fongicoles. Rev. de Mycol., 31, 5, 1966, pp. 393-399. — et M. Caillat. — Étude morphologique d’une souche africaine de Phialophora Richardsiae (Nannf.) Conant. Ibid., 32, 1967, pp. 28-40. — et J. Chabert. — Notes d’aérobiologie : Densité des spores A'Ustilago dans l’air de Rabat (Maroc). Prédominance d’U. cynodontis Henn. Bull. Soc. Myc. Fr., 82, 1966, pp. 569-581. Pierre Fusey, Chef de travaux. — Influence de l’origine des souches de Trichoderma viride Pers. ex Fr. et de la nature de la cellulose sur l’activité enzymatique de la cellulase. Material und Organismen, 2, 1, 1967, pp. 29-44. — et Giselle Hyvert. — Biological détérioration of stone monuments in Cambodia. Monograph 23. Microbiological détérioration in the tropics, 1967, pp. 125-129. Roger Cailleux, Assistant. — Un Pyrénomycète fimicole aux asques trisporés. C. R. Acad. Sc., 265, 1967, pp. 1471-1474. Michel Denizot, Assistant. — Intérêt biogéographique de quelques Algues marines. C. R. Séances Soc. Biogéogr., 381, 1967, pp. 10-14. — , A. Guilcher et A. Berthois. — Sur la constitution de la face externe de l’atoll de Mopelia ou Maupihaa (Iles de la Société) et de quelques autres récifs voisins. Cahiers Océanogr., 1966, pp. 200-220. — Voir P. Bourrelly. Françoise Ardré (M“®), Assistant. — Nouvelles remarques sur la structure des Ptero- siphonia (Rhodomélacées, Céramiales) et leurs rapports systématiques avec les Polysiphonia. C. R. Acad. Sc., 264, 1967, pp. 2192-2195. — Remarques sur la structure des Pterosiphonia et leurs rapports systématiques avec les Polysiphonia. Rev. Algol., 9, 1967, pp. 37-77, 6 pl. — Une Ulve à thalle remarquable des côtes du Portugal. Ibid., 8, 1967, pp. 292-297, 2 pl. — et E. Fischer-Piette. — Nouvelles remarques sur la re-vésiculisation du Fucus vesiculosus var. evesiculosus. Ibid., 8, 1967, pp. 298-301. — 59 — Leda-Maria Meléndez-Howell, Assistant. — Les rapports entre le pore germinatif sporal et la germination chez les Basidiomycètes en microscopie électronique. C. R. Acad. Sc., 264, 1967, pp. 1266-1269. — Recherches sur le pore germinatif des hasidiospores. Ann. Sc. Nat. Bot., 12® sér., 8, pp. 486-638, 30 pl., 6 tabl., pl. phot. h.-t. 31-41. Louis Faurel, Directeur adjoint à l’École Pratique des Hautes-Études, et André Breton. — Étude de la sporogenèse chez Pseudoneottiospora cunicularia et remarques sur les genres Neottiospora, Pseudoneottiospora et RobiUarda. Reo. de Mycol., 32, 2, 1967, pp. 108-121, 3 pl., 26 fig. — et André Dubuis. — Notes de floristique nord-africaine : III. Bull. Soc. Hist. nat. Afr. Nord, 53, 1962 (1966), pp. 139-159. - Id. : IV. Ibid., 55, 1964 (1966), pp. 40-68. • - Récoltes botaniques de R. Pasquier en Iran (13 avriI-16 juillet 1957). Ibid., 54, 1963 (1966), pp. 85-132. Jo-Min Yen, Maître de Recherches au C.N.R.S. — Étude sur les champignons parasites du Sud-Est asiatique. Y. Note sur les Oidium de Singapour. Reo. de Mycol., 31, 4, 1966, pp. 281-310. — Id. : VL Un nouvel Oidium récolté à Taiwan (Formose) sur Carica papaya : Oidium caricae-papayae Yen (nov. sp.). Ibid., 31, 4, 1966, pp. 311-316. — Id. : VII. Quatrième note sur les Cercospora de Singapour (Malaisie). Ibid., 32, 3, 1967, pp. 177-202. — Id. : VIII. Note sur quelques espèces A’ Oidium de Formose. Cahiers du Pacifique, 11, 1967, pp. 51-75. — Id. : IX. Cinquième note sur les Cercospora de Singapour (Malaisie). Bull. Soc. Myc. Fr., 83, 2, 1967, pp. 336-341. Marcelle Le Gal (M""®), Maître de Recherches au C.N.R.S. — Un Scutellinia peu com¬ mun : Scutellinia arenosa (Vel.) Le Gal, nov. comb. Bull. Soc. Myc. Fr., 83, 2, 1966, pp. 623-626, 1 pl. — Validation de plusieurs taxa. Ibid., 83, 2, 1967, pp. 356-358. Valia Allorge (M“®), Chargée de Recherches au C.N.R.S. — Revue Bryologique et Lichénologique, 34, 3-4, 1966. — Voir M“® S. Jovet-Ast. Charalambos Zambettakis, Chargé de Recherches au C.N.R.S. — Sclerotium rolfsii Sacc. Flétrissement, pourriture, blight, wilt. Rev. de Mycol. Suppl, trop., 32, 1, 1967, pp. 1-11, 2 fig. — Réflexions sur la systématique des Ustilaginales. Rev. de Mycol., 31, 5, 1966, pp. 384- 392, 2 fig. — Helminthosporium oryzae Breda de Haan. Helminthosporiose du riz. Ibid., Suppl. trop., 32, 3, 1967, pp. 1-7, 2 fig. Patrick Joly, Chargé de Recherches au C.N.R.S. — Liste des espèces récoltées au cours du Congrès, in : Le Congrès de la S.M.F. à Saint-Dié (4-11 septembre 1965). Bull. Soc. Myc. Fr., 81, 4, 1965, pp. lvii-lxxii. — Recherches sur la germination des spores du Trichothecium roseum Link ex Fr. III. Influence de l’âge des spores. Ibid., 82, 4, 1966, pp. 582-599. — Liste des espèces récoltées au cours du Congrès, in : Le Congrès de la S.M.F. à Paris (4-11 septembre 1966). Ibid., 82, 4, 1966, pp. xxxv-xuv. — Key for détermination of the most common species of the genus Alternaria. 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Marie Lemoine (M*“®), Associée du Muséum. — Algues calcaires recueillies dans la Mer Rouge en particulier dans le Golfe d’Eilat. Contrib. to the knowledge of the Red Sea, n° 33. Sea Fish. Res. Stat. Haïfa, 42, 1966, 27 p., 12 fig., 1 pl. — et J. Emberger. — Kymalithon, nouveau genre de Mélobésiée de l’Aptien supé¬ rieur et considérations sur l’âge du faciès à Mélobésiées dit « faciès de Vimport ». Actes Soc. Linn. Bordeaux, 104, B, 9, 1967, 14 p., 4 pl. Henri Romagnesi, Attaché au Muséum. — - Les Russules d’Europe et d’Afrique du Nord (essai sur la valeur taxinomique et spécifique des caractères morpholo¬ giques et microchimiques des spores et des revêtements). Bordas Ed., 1967, I vol., 1002 p., 1135 fig., 1 pl. couleurs. — Nouvel atlas des Champignons. Bordas, 1967, 5 p., 21 p. de tables, 80 pl. couleurs, II pl. dessins au trait. — ■ Description de deux nouvelles espèces du sous-genre Psathyrella. Bull. Soc. Myc. Fr., 82, 4, 1966, pp. 539-545, 2 fig. — Description de Inocybe fibrosa Sow. ex Fr., Lentinus degener Kalchbr., Tricholoma vaccinum (Fers, ex Fr.) Kummer, et Lepiota ochraceo-fulva Orton. Ibid., 83, 1, 1967, suppl. Atl. pl. 169, 170, 171, 182. Pietre Tixier et Tem Smitinand. — Checklist of the moss collection in the forest herbarium. Royal Forest Department, Bangkok. Nat. Hist. Bull. Siam Soc., 20, 3-4, 1966, pp. 161-195. — Voir S. Jovet-Ast. — 61 — Giselle Hyvert (M'I®), Technicienne. — Voir Pierre Fusey. Michel ZiGLiARA, Technicien. — La chasse photographique. Matérial et Méthodes. Sc. et Nat., 82, 1967, pp. 35-38, 2 phot. — La photographie d’oiseaux en Camargue au début du mois d’avril. Ibid., 81, 1967, pp. 35-38, 6 phot. — Voir S. Jovet-Ast. Jean Blum. — Bolets, Lactaires et Russules au Salon du Champignon de 1966. Rev. de Mycol., 31, 5, 1966, pp. 358-381. — Essai de détermination de quelques Bolets du groupe Scaber. Ibid., 32, 2, 1966, pp. 135-161. Ph. Richoux. — Écologie et Ethologie de la faune des fissures intertidales de la région malouine. Thèse 3® cycle, Lyon, 1967. Ronéotypé. Micheline Jacques-Felix. — Recherches morphologiques, anatomiques, morpho¬ génétiques et physiologiques sur des rhizomorphes de champignons supérieurs et sur le déterminisme de leur formation. Bull. Soc. Myc. Fr., 83, 1, 1967, pp. 5- 103. Collections reçues : Champignons : Madagascar, leg. Boiteau, 52 spécimens. Corticiaceae U.R.S.S., II, n“ 101-200. Madagascar, J. Leandri, 13 spécimens. Nouvelle-Calédonie, leg. Mac Kee, 54 spécimens. Nouvelles-Hébrides, leg. Durand, 4 spécimens. Espagne, Province de Leon, leg. A. Zugara, 2 spécimens. Gabon, leg. N. Halle, 2 spécimens. 5 Micromycètes divers, leg. Massenot. 3 Polypores et 1 Le Ratia, Nouméa. 235 Champignons de Nouvelle-Calédonie, leg. Huguenin. 52 Poly¬ pores divers, leg. Brider-Cooke. Bryophytes : Muscinées de Madagascar, leg. Boiteau, 72 spécimens. Muscinées Ennedi et Éthiopie, leg. Th. Monod, 6 spécimens. 35 Muscinées de La Maboké, leg. Faurel. 10 Hépatiques du Sabara, leg. Faurel. 66 Mousses des États- Unis (Montana), leg. Hermann. Hepaticae Japonicae, n° 701-750. Muscinées d’Égypte et du Sinai, leg. Jovet-Ast et Bischler, 50 spécimens. Riccia de France, leg. P. et S. Jovet, 15 spécimens. Hépatiques d’Espagne, leg. S. Jovet- Ast, 30 spécimens. Muscinées du Cambodge, leg. P. Tixier, 100 spécimens. Lichens : 132 Lichens de Madagascar, leg. Boiteau. Algues : Algues marines, 8 spécimens d’Australie, leg. S. C. Ducker. Algues d’eau douce, 80 spécimens de France (Richelieu), 12 des États-Unis, 25 du Tchad, leg. M^'® Rousselin. Biologie végétale appliquée. A. Guillaumin, Professeur honoraire de Culture. — Résultats scientifiques de la mis¬ sion franco-suisse de botanique en Nouvelle-Calédonie (1950-1952) IV. Mém. Mus. Hist. Nat., sér. B, Bot., 15, 2, pp. 97-132. — Le Pilea Cadierei. Bull. Soc. Mort, et Vitic. [Eure-et-Loir], n° 36, 1967, p. 5. — Le X Fatshedera Lizei. Ibid., n° 35, 1967, pp. 5-6. — Comment ont été connues les plantes vasculaires de Nouvelle-Calédonie. Adansonia, 7, n° 4, 1967, pp. 451-463, 3 fig. J. L. Hamel, Professeur. — L’exposition « Orchidées » au Muséum National d’His- toire Naturelle. Musées et collections publiques de France, n° 99, 1967, pp. 91-95. — 62 J. M. Turmel, Sous-Directeur. — Dynamisme végétal. Sédimentation et érosion dans les prés-salés. I. Bull. Mus. Hist. Nat., 2® sér., 39, n° 1, 1967, pp. 233-240. — Dynamisme végétal. Sédimentation et érosion dans les prés-salés. II. Le havre de Portbail (Manche). Ibid., n“ 3, 1967, pp. 603-611. — et F. Turmel. — Influence des facteurs climatiques, édaphiques et biotiques sur la répartition des végétaux. L’information scientifique, 22® année, n® 4, 1967, pp. 151-172. B. Moussel, Assistant. — Recherches cytobiologiques concernant la chronologie des diverses phases de la gamétogenèse femelle et de l’embryogenèse chez l’Ephe- dra distachya L. C. R. Acad. Sci., Paris 264, sér. D, 1967, pp. 272-275. G. Guervin, Attaché au Muséum et J. Laroche. — Cultures d’ Equisetum arvense L. et de Gymnogramme sulphurea Desv. ; importance du facteur pH. C. R. Acad. Sci., Paris, 264, sér. D, 1967, pp. 330-333. J. Laroche et C. Guervin. — Le comportement des spores d’ Equisetum arvense L. et de Gymnogramme sulpherea Desv. en fonction du facteur pH du milieu. C. R. Acad. Sci., Paris, 264, sér. D, 1967, pp. 1384-1386. C. Le Coq, Attaché au Muséum. — La mégasporogenèse chez le Saxifraga cochlearis Reichb. Rev. Cytol. et Biol, végt., 30, 1967, pp. 207-211, 2 pl. photo. Laboratoire de Palynologie DE l’École Pratique des Hautes-Études. M. Van Campo (M™®), Directeur de Recherches au C.N.R.S. — Pollen et Spores, Paris, 1967, 9, 1, 2, 3, et suppl. bibliographique. — Étude de la désertification du massif du Hoggar par les méthodes de l’analyse pollinique. Rev. Palaeobotan. Palynol., 2, 1-4, pp. 281-289, 3 pl. — Pollen et classification. Ibid., 3, 1-4, pp. 65-71, 1 pl. — , F. Bronckers et Ph. Guinet. — Electron microscopy’s contribution to the knowledge of the structure of acetolysed pollen grains. Palynological Bulletin, India, II-III, suppl. Number, 1966-1967, pp. 1-21, 8 fig., 2 pl. — , Ph. Guinet, J. Cohen et P. Dutil. — Contribution à l’étude du peuplement végé¬ tal quaternaire des montagnes sahariennes. III. Flore de l’Oued Outoul (Hog¬ gar). Pollen et Spores, 9, 1, pp. 107-120, 3 pl. Ph. Guinet, Directeur-adjoint. — Parallélisme entre les caractères du pollen dans les groupes Piptadéniées et Acaciées des Mimosacées. Rev. Palaeobotan. Palynol., 3, 1-4, pp. 151-153. — What may alîord Palynology to Archaeology and Ancient History in India. Jour. of the Maharajo Sayajirao, Univ. of Baroda, Dr. Subbarao Memorial Number, 15, 1, pp. 15-19. — et O. M. Barth. — L’exine des Calliandra (Mimosaceae), observée en microscopie photonique et en microscopie électronique. Pollen et Spores, 9, 2, pp. 211-227. — Voir M. Van Campo, F. Bronckers et Ph. Guinet. — Voir M. Van Campo, Ph. Guinet, J. Cohen et P. Dutil. J. Aoutin. — Les pollens et les spores des sédiments du delta de l’Ogooué (République du Gabon). Diplôme de l’E.P.H.E., 1 vol., 160 p. E. Boltenhagen. — - Spores et Pollen du Crétacé supérieur du Gabon. Pollen et Spores, 9, 2, pp. 335-355, 1 fig., 5 pl. F. Bronckers. — Palynologie africaine VIL Bull, de V I.F.A.N ., sér. A, Sc. nat., 29, 2, pp. 471-520, 24 pl. — 63 — — Voir M. Van Campo, F. Bronckers et Ph. Guinet. — Voir F. Stainier, D. Huard et F. Bronckers. M.-Th. Cerceau-Larrival Voir H. S traka, A. Simon et M.-Th. Cerceau- Larrival. — Palynologia Madagassica et Mascarenica. Fam. 155-166. Pollen et Spores, 9, 3, pp. 427-466, 1 tabl., 15 pl. J. Cohen (M^u®). Voir M. Van Campo, Ph. Guinet, J. Cohen et P. Dutil. F. Diniz (Ml*®). — Spores à flagelles nouvelles pour le Crétacé du Portugal. Pollen et Spores, 9, 3, pp. 569-577, 1 fig., 2 pl. D. Huard (M“*®). Voir F. Stainier, D. Huard et F. Bronckers. — Technique de colo¬ ration spécifique de l’exine des microspores jeunes encore groupées en tétrades. Pollen et Spores, 9, 2, pp. 367-370, 1 pl. G. Jalut. — Analyse pollinique de deux tourbières de la forêt de Rambouillet (Seine- et-Oise). Thèse de Doctorat de 3® cycle, 55 p. — Analyse pollinique de la tourbière de l’Archet. Pollen et Spores, 9, 2, pp. 305-319, 1 fig., 1 pl., 1 diagr. dpi. M. Kedves. — Sur quelques problèmes de stratigraphie palynologique appliquée au Tertiaire inférieur en Europe. Pollen et Spores, 9, 2, pp. 321-334, 1 dpi. — • Études palynologiques des couches du Tertiaire inférieur de la région parisienne. I. Spores. Ibid., 9, 3, pp. 521-552, 5 fig., 6 pl. D. Lobreau (M"®). — - Contribution à l’étude du pollen des Malpighiaceae d’Afrique. Pollen et Spores, 9, 2, pp. 241-277, 7 pl. N. Planchais (M™®). — Analyse pollinique de la tourbière de Gizeux (Indre-et-Loire) et étude du Chêne vert à l’optimum climatique. Pollen et Spores, 9, 3, pp. 505- 520, 4 fig., 1 diagr. dpi. F. Roland (M™®). — Mise en évidence d’une membrane aperturale particulière dans le pollen de quelques Aizoacées. C. R. Acad. Se. Paris, sér. D, 264, 26, pp. 2986- 2988, 2 pl. — Différenciation du sporoderme chez Ficaria ranunculoides Moench. Observation et évolution de « corps d’Ubisch ». Pollen et Spores, 9, 3, pp. 415-425, 1 fig. Service des Cultures. J. Verdier, Sous-Directeur. — Au Jardin des Plantes de Paris. Orchidées et Plantes épiphytes. Reoue Horticole, Paris, n° 2.277, mai-juin 1967, pp. 1295-1296, 3 photos noir. G. Callen, Assistant. — Note sur le puceron vert des Epicéa. Bull. S.N.H.F., Paris, 8, 1967, p. 310. J. Weill, Assistant. — La Collection de base du rocailleur. Mon Jardin, ma Maison, Paris, n° 114, nov. 1967, pp. 1832-1837, 7 photos noir, 13 photos couleur. R. Metron, Assistant — Au Jardin des Plantes de Paris. Renouveau sur les Roses, Description et étude de 25 nouveautés introduites à la Collection en 1967. Science et Nature, Paris, 80, mars-avril 1967, pp. 39-40. — Le Jardin des Plantes en 1967. Ce que sera le Jardin en 1967. Les variétés employées. Ibid., 79, janvier-février 1967, p. 29. — Le Dahlia nain dans nos jardins. L’emploi du Dahlia nain, quelques variétés. Bull. Soc. Fr. Dahlia, Paris, 3, 1967, pp. 9-10, 1 photo noir. 64 — Acquisitions ; — Graines reçues aux Serres : 1.100 espèces. — Plantes vivantes : 765 espèees. — Collecteurs et Donateurs : MM. Lecoufle, Tixier, Rose. — Graines reçues à la graineterie : 3.491 espèces dont : 251 espèces destinées à eompléter la Colleetion d’arbres et d’arbustes de l’Arbo¬ retum de Chèvreloup. 2.711 espèces en provenance des Jardins botaniques étrangers pour le renou¬ vellement et l’enrichissement des Collections de l’École de Botanique et du Jardin Alpin. 529 espèces récoltées à l’état spontané, destinées à nos Collections ou offertes pour échange à nos correspondants. — Graines distribuées à nos correspondants : 9.051 sachets. — - Plantes vivantes reçues : 167 espèces. — Collecteurs et origines : S. Bahrier, Bour¬ gogne, Savoie ; C. Binoux, Bourgogne ; J. P. Boivin, Région parisienne, Nor¬ mandie, Bourgogne, Jura ; A. Braun, Alpes Maritimes ; J. Calle, Région parisienne, Bourgogne ; Dr. E. Debon, Alpes Maritimes, Var ; M. Farille, Savoie, Bourgogne, Région parisienne ; C. Figureau, Ouest, Région parisienne, Vosges ; C. Fournigault, Vosges ; M^*® Heklova, Alpes Maritimes, Savoie ; M. & M™® JovET, Région parisienne. Centre, Pyrénées, Sud-Ouest ; R. Molle, Nord ; E. Mornet, Région parisienne, Pyrénées ; G. Precigout, Région pari¬ sienne, Centre, Autriche ; R. Tahon, Région parisienne ; J. Weill, Alpes- Maritimes, Centre. Ethnobotanique. Roland Portères, Directeur. — Premières iconographies européennes du Maïs {Zea Mays L.). J. Agric. Trop., et Bot. Appl., 14, n® 10-11, pp. 500-01. — et Jean F. Leroy. — Journal d’ Agriculture Tropicale et de Botanique Appliquée, t. 14. Jean F. Leroy, Professeur sans chaire. — Un pionnier éminent de la Botanique amé¬ ricaine : John Torrey (1796-1873). J. Agric. Trop, et Bot. Appl., 14, n® 1-3, pp. 103-106. — Analyses bibliographiques, in : J. Agric., Trop, et Bot., Arch. Int., et Beo. Hist. Sc., 1967. — Charles Darwin, y la teoria de la evolucion. Traduction de Marie Isabel Martino et Angel Ruiz Camps. Ediciones Cid de Madrid, Sabios del Mundo entero, 24, 247 p., 1966. — Diagnose différentielle du genre Paracoffea Leroy. J. Agric. Trop, et Bot. Appl., 14, n® 6-7, p. 276. — Le carrefour du Gué (texte concernant la protection de la Nature). Journal L’Orne Combattante, Fiers de l’Orne, 1®'' oct. 1967. — Recherches sur les Caféiers. Sur la classification biologique des Caféiers et sur l’origine et l’aire du genre Coffea. C. B. Acad. Sc., Paris, 265, 1967, pp. 1043- 1045. 65 — Recherches sur les Caféiers. Esquisse d’une théorie sur l’évolution des espèces. Ibid., 265, 1967, pp. 1373-1376. — Adanson dans l’Histoire de la pensée scientifique. Rev. Hist. Sc., 1967, pp. 349-360. — Les Fruits Tropicaux et subtropicaux. 1 vol., P.U.F., coll. « Que Sais-Je », 128 p., (en coll.). — Avant-Propos, in : Histoire et Biologie, Cahiers du Cercle d’Etude historique des Sciences de la Vie, 1, 1967, pp. 3-4. — Naudin, Spencer et Darwin dans l’Histoire des théories de l’hérédité. Comptes Rendus Congrès Hist. des Sc., Varsovie, sous presse. — Un chapitre d’Ethnobotanique : la conservation des espèces végétales. J. Agric. Trop, et Bot. Appl., 14, n» 12, pp. 511-525. — Un Caféier du genre Paracoffea en Nouvelle Guinée. Ibid., 14, n° 12, pp. 598-600. — La loi de corrélation de croissance chez les Caféiers : cas d’une espèce d’Indonésie. [Paracoffea floresiana). Ibid., 14, n“ 12, pp. 601-608. Jacques Barrau, Maître de Conférence, Sous-Directeur. — Les Hommes, les Plantes et la Mer en Océanie tropicale. Cahiers du Pacifique, n° 10, mai 1967, pp. 59-78. — De l’Homme cueilleur à l’Homme cultivateur : l’exemple océanien. Cahiers d'Hist. Mondiale, 10, n° 2, pp. 275-292. Hubert Gillet, Maître de Conférence, Sous-Directeur. — Essai d’évaluation de la bio¬ masse végétale en zone sahélienne (Végétation annuelle). J. Agric. Trop, et Bot. Appl., 14, nO 4-5, pp. 123-158. — Le Massif de l’Ennedi (Nord Tchad). Climatologie, flore, végétation aperçu bio¬ géographique. C. R. sommaires Soc. Biogéogr., n® 38, 8, 14 déc. 1967. Charlotte Radt, Technicienne du C.N.R.S. — Géographie des plantes cultivées et relations précolombiennes entre l’Ancien et le Nouveau Monde. J. Agric. Trop, et Bot. Appl., 14, n° 1-3, pp. 107-115. — Comptes rendus bibliographiques, in : J.A.T.B.A., 14. — Tables par auteurs et par matières, in : J.A.T.B.A., 14. Collections reçues : Plantes de l’Ouarsenet (Algérie) par Mr. Lizot. Graines et Légumineuses alimentaires d’Irak (Soc. Rousselot). Plantes diverses (herbacées et ligneuses), la plupart cultivées, en provenance de la région parisienne (H. Gillet). Plantes des environs de Niamey (H. Gillet). Caféiers et faux Caféiers de l’Angola, de Madagascar (leg. Leroy et Vianney- Liaud), et des Indes. Herbier médecinal de Côte d’ivoire (G. Dieterlen). Produits végétaux de la pharmacopée malgache (Leroy). Section d’Ethnozoologie. Raymond Pujol, Maître de Conférences, Sous-Directeur et F. de Beaufort. — Noms vernaculaires des Mammifères de l’Afrique équatoriale occidentale. Cahiers de La Maboké, 4, n° 2, pp. 151-157. 5 — 66 — Collections reçues : Matériel d’ethnozoologie en provenance de la République Centrafricaine (Mis¬ sion R. PujoL, C.N.R.S., R.C.P., 97 et 121). 150 oiseaux en peau, une quarantaine de mammifères (peaux d’Ongulés, de petits carnivores, de rongeurs, et de chiroptères) plus de 60 serpents et reptiles divers, près de 1.000 insectes, larves de Coléoptères et chenilles comestibles. Lépidoptères séricigènes. Collection de 150 espèces de Mollusques comestibles paléartiqucs et tropicaux, acquise par le Laboratoire. Ecologie générale. Claude Delamare Deboutteville, Professeur. — Un monde à préserver : le domaine cavernicole. Atomes, 245, 1967, pp. 447-450, 4 fig. — L’épuration des revues Scientifiques. Atomes, 250, 23, pp. 33-34. — Le laboratoire souterrain de Moulis. Edit. C.N.R.S., 1967, 54 p., 2 pl. — et Michel Cabidoche. — Perturbations apportées aux populations troglobies par les activités humaines ou les aménagements (1’'® note). Bull. Mus. Hist. Nat., 2® sér., 38, 4, 1967, pp. 683-686, 2 fig. — et Zaher Massoud. — Un groupe panchronique : les Collemboles. Essai critique sur Rhyniella praecursor. Ann. Soc. Ent. Fr., (n. s.), 3, 3, 1967, pp. 625-629. — Voir Philippe Cals et Jeanne Renaud-Mornant. — Voir Yves Coineau et Antoinette Fize. — Voir Zaher Massoud. Anonyme. — La vie animale dans le Sol. Film 16 mm. couleur, sonore, optique, 230 m., 21 minutes, 1967. Service du Film de Recherches scientifiques. Hubert Saint Girons, Directeur de Recherches. — Le cycle sexuel et les corrélations hypophyso-génitales des mâles chez Agama bibroni Duméril au Maroc. Bull. Biol., 4, 1967. — La morphologie comparée des glandes endocrines et la phylogénie des Reptiles. Bijdragen tôt de Dierkunde, 37, 1967. — Le cycle sexuel des serpents venimeux. Mém. Inst. Butantan., 33, 1, 1966, pp. 105- 114. — et M. Gare. — Données histologiques sur le tégument et les glandes épidermoïdes céphaliques des Lépidosauriens. Acta Anatomica, 67, 1967, pp. 571-594. - Existence d’élaboration protidique dans la glande labiale inférieure de Sauriens anguimorphes. C. R. Acad. Sci., 265, 1967, pp. 1226-1229. Jean-Jacques Petter, Sous-Directeur, Maître de Conférences. — The Aye-Aye of Madagascar. Social Commis, among Primates St. A. Altman. The Univ. of Chi¬ cago, 1967. — Protection du Aye-Aye. Bull. U.I.C.N., (n. s.), 2, 4, 1967, pp. 25-27. — Le Aye-Aye de Madagascar. Film 16 mm., noir et hlanc. Sonore optique, 20 minutes. Edit, par : Le Service du Film de Recherches Scientifiques, 1967. — Voir Arlette Petter-Rousseaux. Roger Dajoz, Sous-Directeur, Maître de Conférences. — L’hormone androgène du ver luisant, première hormone sexuelle découverte chez les insectes. Sciences Pro¬ grès, 3787, pp. 253-257. 67 — — Notes sur les Elateridae (Coléoptères). Cahiers des Naturalistes, 23, 1967, pp. 49-50. — Notes écologiques et biogéographiques sur les Coléoptères de Grèce, de Yougosla¬ vie. I ; la faune de quelques hêtaies. Ibid., 23, 1, 1967, pp. 1-12, 1 fig. — Un Coléoptère Lathridiidae nouveau d’Afrique australe : Austrophtalma rafjrayi n. g., n. sp.. Bull. Soc. Entom. de France, 71, 1966, pp. 207-209, 4 fig. — Contribution à l’étude des Coléoptères Lathridiidae du Chili. Biologie de V Amérique australe, 3, 1967, pp. 587-609, 7 fig. — Analyse de Begeneration in animais and related problems, et de A. Bouillon et G. Mathot : Quel est donc ce termite africain .’. L’année Biologique, 4® sér., 6, 1967, pp. 430-432. — et C. Caussanel. — Morphologie et biologie d’un Coléoptère des plages sableuses : Callicnemis latreillei Cast. (Scarabaeidae Dynastinae). Cahiers des Naturalistes, 23, 2, 1967, pp. 25-37, 18 fig. André Brosset, Maître de Recherches. — Recherches sur la Composition qualitative et quantitative des Populations de vertébrés dans la forêt Primaire du Gabon. Biologia Gabonica, 2, 2, 1966, pp. 163-177. — Un seigneur qui disparaît : le faucon pèlerin. Sciences et Nature, 82, 1967, pp. 2-7. — Aux chasseurs, le gibier..,, mais le gibier seulement. L’Homme et l’Oiseau, (n. s.), 8, 1966. — Durée exacte de l’incubation chez le Milan noir Milvus migrans et le Goéland d’Audouin Larus audouini. Alauda, 1, 1967, pp. 71-73. — Le Goéland argenté, Larus argentatus michaellis, destructeur de sa propre ponte. Ibid., 1967, pp. 73-74. — Fécondité potentielle et Fécondité réelle chez les rapaces des régions présahariennes. La Terre et la Vie, 1, 1967, pp. 63-76. — Un comportement énigmatique ; Pourquoi « l’Antilope » vient-elle à l’appel du chasseur Gabonnais ?. Biol. Gabonica, 2, 3, 1967, pp. 287-290. — Spéléologistes, respectez les animaux cavernicoles. Le courrier de la Nature, (n. s.)> 3, 1967, pp. 56-58, 3 fig. — et R. Darchen. — - Une curieuse succession d’ Hôtes, parasites des nids de Nasu- titermes. Biol. Gabonica, 4, 1967, pp. 153-168, 9 fig. — et Jean Dhagesco. — Oiseaux collectés et observés dans le Haut Ivindo. Ibid., 3, 1, 1967, pp. 59-88. — et Henri Heim de Balsac. — Les Micromammifères du Vercors. Mammalia, 31, 3, 1967, pp. 325-346. — et Gérard Dubost. — Chiroptères de la Guyane Française. Ibid., 31, 4, 1967, pp. 000-000. Christian Juberthie, Maître de Recherches. — Description d’une nouvelle espèce de Cyphophthalmes de Grèce : Siro eratoae n. sp. Rev. Ecol. Biol. Sol, 5, 3, 1967. — Le système neuroendocrine des Collemboles et ses aspects phylogénétiques. 4® Con¬ férence Européenne d’ Endocrinologie comparée, Karlovy Vary. — Caractères sexuels secondaires des Opilions : les glandes anales de Siro rubens. Rev. Ecol. Biol. Sol. 4, 3, 1967, pp. 489-496. — Siro rubens (Opilion, Cyphophthalme), Rev. Ecol. Biol. 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Ibid., 3, 1967, pp. 170- 173, 8 fig. — Leptotyphlirme (Coleoptera Polyphaga). Fam. Staphylinidae. Expi. Parc National Albert, 2® sér., 19, 1, 1967, pp. 1-8, 10 fig. — Tableau de détermination des Philonthus de la région paléarctique occidentale. Ann. Soc. Ent. Fr., (n. s.), 3, 2, 1967, pp. 381-450, 27 pl. — Aleocharidae du Chili. Tribus Oligotini, Myllaenini, Bolitocharini. Bull. Soc. Hist. Nat. Toulouse, C, 3, 1967, pp. 51-98, 93 fig. — et F. Saiz. — Aleocharidae du Chili. I. Tribus Oligotini, Myllaenini, Bolitocharini. Ibid., 3, 1967, pp. 51-98, 93 fig. Joseph Travé, Maître de Recherches. — Phyllochthonius aoutii nov. gen. spec., un Enarthronota (Acarien Oribate) nouveau de Côte d’ivoire, avec la création d’une super-famille nouvelle. Phyllochthonoidea. Zoologische Medelingen, 42, 9, 1967, pp. 83-105, 5 fig. Claude Monniot, Maître-Assistant. — Problèmes écologiques posés par l’observation des Ascidies dans la zone infralittorale. Helgolànder wiss. Meeresunters., 15, 1967, pp. 371-375. — Doropygus dakarensis n. sp. Copépode parasite de l’Ascidie Pyffura stolonifera (Hel- 1er 1878). Bull. Mus. Nat. Hist. Nat., 2® sér., 38, 5, 1967, pp. 651-655. Yves CoiNEAu, Maître-Assistant Sorbonne. — Contribution à l’étude des Caeculidae. Troisième série. Développement post-larvaire de Neocaeculus buxtoni n. gen. Acarologia, 9, 1967, pp. 55-75, 8 fig. — et Henri Routière. — Les stations périphériques du Laboratoire Arago (Univer¬ sité de Paris, Ranyuls sur Mer, Pyr. Or.) Contactblad voor oecologen, 2, 4, 1967, pp. 22-31. — Antoinette Fize et Claude Delamare Deboutteville. — Découverte en France des Acariens Nematalycidae Strenzke à l’occasion des travaux d’aménagement Languedoc-Roussillon. C. B. Acad. Sc., Paris, 265, 1967, pp. 685-688. — et Serge Jacquemart (Rruxelles). — A propos de Tréma gallicum Mac Lachlan (Trichoptera). Bull. Inst. Sc. Nat. Belgique, 42, 17, 1967, 14 p. 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Contribution palynologique à l’étude du genre andin Niphogeton Schlecht. fig., pl., tabl., (sous presse). — II. Contribution palynologique à l’étude du genre Azorella L. A. M. (genre presque exclusivement austral). Ibid., (sous presse). — III. Mise au point bibliographique concernant les flores fossiles de l’Amérique australe et basée essentiellement sur Nothofagus et Araucaria., fig., pl., tabl., (sous presse). — IV. Apport de la Palynologie (actuelle et fossile) à l’histoire du peuplement végétal de l’Amérique australe. Biologie de l'Amérique australe, 4, (sous presse). Lysianne Juberthie-Jupeau, Chargée de Recherches. — Étude du biotope et du développement d’un Diplopode cavernicole Spelaeoglomeris doderoi Silvestri. Spelunca Mémoires, 4® sér., 5, pp. 273-276. — Existence d’organes neuranx intracérébraux chez les Glomeridia (Diplopodes) épigés et cavernicoles. C. R. Acad. Sci., 264, 1967, pp. 89-92. — Données sur le système endocrinien de quelques Diplopodes Oniscomorphes. 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Sol., 3, 4, 1967, pp. 571-584. — — Considération sur l’antenne des Sminthurinae et description de deux nouvelles espèces de Collemboles interstitiels du genre Sminthurides Boerner, 1900 (Sym- phypleones). Bull. Mus. Hist. Nat., Paris, 38, 5, 1966, pp. 574-585. — et Claude Delamare Deboutteville. — Description d’une nouvelle espèce du genre Bovicornia Delamare Deboutteville 1947 (Collemboles, Symphypleones) et clé de détermination des espèces du genre. J. N ai. Hist., London, 1, 1967, pp. 69-74, 3 fig. — et E. R. Rapoport. — Les Isotomides d’Amérique du Sud. Biol. Amer. Austr., 4, 1967, sous presse. — et Guy Vannier. — Révision du genre Neelus Folsom, 1896 et description de Neelus labralisetosus n. sp. des Iles Salomon. Rev. Ecol. Biol. Sol, 4, 4, 1967, pp. 625-637. — Voir Claude Delamare Deboutteville. — Voir Guy Vannier. Françoise Monniot, Chargée de Recherches. — Deux halacariens endopsammiques Halacarus anomalus Trouessart 1894 et Halacarus marcandrei n. sp. Cahiers de Biologie Marine, 7, 1967, pp. 89-98, 2 fig. — 10 — Arlette Petter-Rousseaux, Chargée de Recherches, et Jean-Jacques Petter. — Contribution à la systématique des Cheirogaleinae (Lémuriens malgaches), Allo- cebus, gen. nov. pour Cheirogaleus trichotis Gunther 1875. Mammalia, 31, 4, déc. 1967. — Voir Jean-Jacques Petter. Philippe Renault, Chargé de Recherches. — Contribution à l’étude des actions méca¬ niques et sédimentologiques dans la Spéléogénèse 1‘'® partie : les actions méca¬ niques à l’échelle du Massif. Ann. Spéléo., 22, 2, 1967, pp. 208-267. — et P. Saumande. — Etude de la radioactivité de la rivière souterraine de Saint- Paul (Haute Garonne). Spelunca, 6, 4, 1967, pp. 238-242. • — , R. Stenuit et J. Vertut. — Chapitres scientifiques de « Spéléologie ». Le petit Guide. Editions des Deux Coqs d’Or, Paris X®, 25, 1967, 160 p. Marie-Charlotte Saint Girons, Chargée de Recherches. — Etude du genre Apodernus Kaup. 1829 en Franee. 1. 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Van Bree et Marie-Charlotte Saint Girons. — Notes sur les Mammifères de France, VL Sur la nourriture de la Genette, Genetta genetta (Linnaeus, 1758) en Vendée. Mammalia, 31, 4, 1967, pp. 668-669. Gérard Dubost, Assistant. — Les niches écologiques des forêts tropicales Sud améri¬ caine et africaines, sources de convergences remarquables entre Rongeurs et Artiodactyles. La Terre et la Vie, 1, 1968. — Les Mammifères souterrains. Reo. Ecol. Biol. Sol, 5, 1, 1968. p. — Voir André Brosset. Jean-Marie Betsch, Assistant. — Développement des caractères sexuels secondaires chez Bovicornia greensladei Massoud et Delamare Deboutteville. Reo. Ecol. Biol. Sol, 4, 2, 1967, pp. 299-311. — Voir Zaher Massoud. Jean-Marc Thibaud, Assistant. — Description d’une espèce nouvelle de Collembole : Acherontiella cassagnaui n. sp. Ann. Spéléo,. 22, 2, 1967, pp. 393-400, 2 fig. — Description d’une espèce nouvelle de Collembole cavernicole. Typhlogastrura Breuili n. sp., Ibid., 22, 2, 1967, pp. 401-405, 1 fig. — Structure et régression de l’appareil visuel chez les Hypogaslruridae (Collemboles) épigés et cavernicoles. Ibid., 22, 2, 1967, pp. 407-416, 8 fig. • — Action de différentes températures sur la durée du développement embryonnaire de 6 espèees de Collemboles Hypogaslruridae épigés et cavernicoles. C. R. Acad. Sci., 265, sér. D, 25, 1967, pp. 2074-2076. — 71 — — Action de différentes températures sur la durée du développement postembryon¬ naire et de l’intermue chez l’adulte de 6 espèces de Collemboles Hypogastru- ridae épigés et cavernicoles. Ibid., 266, 3, déc. 1967, pp. 256-258. Claude Hladik, Assistant. — Surface relative du tractus digestif de quelques Primates ; Morphologie des villosités intestinales et corrélations avec le régime alimentaire. Mammalia, 31, 1, 1967, pp. 120-147, 5 pl., 3 fig., 3 tabl. — Une structure nouvelle à la surface de l’épithélium intestinal : la membrane du glycocalyx. C. R. Acad. 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Nicole Gourbault, Attachée de Recherches. — Triclades obscuricoles de Roumanie : I. Dendrocoelides du Banat. Bull. Mus. Nat. Hist. Nat., 39, 4, 1967. — Triclades obscuricoles de Roumanie ; 2. Dendrocoelides de Dobroudja et d’Olténie. Ann. Spéléo., 22, 4, 1967. — Observations sur les élevages et la biologie des Triclades obscuricoles Pyrénéens. Spelunca Mémoires, 5, 1967, pp. 257-261. — et F. Lescher-Moutoue. — Sur la faune hypogée peuplant le sous-écoulement d’une rivière de moyenne altitude. C. R. Acad. Sci., Paris, 265, 1967, pp. 1P'’3- 1816. — Voir P. DE Beauchamp. Armin Heymer, Attaché de Recherches. — Contributions à la connaissance des O o- nates de la région lacustre du Massif de Néouvielle dans les Pyrénées Centrales. Ann. de Limnologie, 3, 1, 1967, pp. 75-89, 9 fig. — Ornithologische Beobachtungen aus der Camargue. Beitràge zur Vogelkunde, 12, 4, 1967, pp. 234-241. — Beobaehtung eines Schwarzstirnwürgers, Lanius minor, bei Treuenbrietzen. 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Vratislav Mazak, Attaché de Recherches. — Notes on Siberian Long-baired Tiger, Panthera tigris altaica (Temminck, 1844), with a Remark on Temmink’s Mam- mal Volume of the « Fauna Japonica ». Mammalia, 31, 4, 1967, pp. 537-573, 2 fig., 4 pL, 3 tabl. — « Dodatek » (appendice à la traduction tchèque du livre anglais « Man-Eaters of Kümaon » par Jim Corbett ; Editeur Mlada fronta, Prague, 1967 (sous presse). — Cbovnà Kniha vzàcnych subspecii tygra, Panthera tigris Linnaeus, 1758. (A Stud- book of Rare Subspecies of the Tiger). Lynx, 8, 1967, Prague. — et P. Groves. — On some taxonomie problems of Asiastic wild asses, with the description of a new subspecies (Perissodactyla : Equidae). Zeitschr. f. Sàuge- tierk., Hamburg, 32, 1967, pp. 321-355, 13 fig., 4 tabl. — et Jiri Volf. — Einige Bemerkungen über den Sibirischen Tiger Panthera tigris altaica Temminck, 1845, und seine Zucht in dem Zoologischen Garten Prag. Acta Soc. Zool. Bohemoslovenicae, Prague, 31, 1967, pp. 28-40. 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Ibid., 38, 5, 1966, pp. 638-647. — Moraria varica (Graeter) (Copépode Harpacticoîde) dans la forêt de Rambouillet. Ibid., 38, 5, 1966, pp. 658-650. Colette Jeanson, Chargée de Recherches. — Essai de Pédozoologie expérimentale. Morphologie d’un sol artificiel structuré par les Lombricides. Bull, de l’Ecole Nat. Sup. Agro. de Nancy, 9, 1, 1967, pp. 50-52. — 74 — Les méthodes de la Morphologie du sol. Bull, de V Association française pour l’Etude du Sol {A.F.E.S.), fév. 1967. — Micromorphologie et migration expérimentales : oxydes de fer, calcite, argile, matière humique. Proceeding of the third I nternatiorml Working-meeting on Soil micromorphology, Madrid, sept. 1967. — Micromorphologie et Microsondage Electronique : Dosages d’éléments sur plaques minces du sol. Proceeding of the third International working-meeting on Soil micromorphology, Madrid, Septemher 1967. J. L. Amiet, Maître de Conférences. — Les groupements de Coléoptères terricoles de la haute vallée de la Vésuhie (Alpes maritimes) Mém. Mus. Nat. Hist. Nat., (n. s.), sér. A, zoologie, 46, 2, 1967, pp. 125-213, 12 fig., 8 pL, 21 tahl. Claire Athias-Henriot, Chargée de Recherches. — Observations sur les Pergamasus. L Sous-genre Paragamasus Hull, 1918 (Acariens anactinotriches : parasitidae). Mém. Mus. Nat. Hist. Nat., (n. s.), sér. A, Zoologie, 49, 1967, pp. 1-198, 901 fig., 14 tahl., 64 photos. — Observations sur les Pergamasus. V. Additions et corrections aux Paragamasus d’Europe tempérée, principalement occidentale (Acariens anactinotriches, Parasitidae). Bull. Sci. Bourgogne, 26, 1968. V. Gh. Decou, Chercheur à l’Institut de Spéologie de Bucarest. — Nouveaux Coléop¬ tères cavernicoles des Carpathes occidentales (Monts du Banat et Poiana Ruscai) et des Carpathes méridionales (Monts Capatinei). Ann. Spéléo., 22, 2, 1967, pp. 433-453, 45 fig. Yveline Leroy, Maître-Assistant à la Sorbonne. — Gryllides et Gryllacrides caver¬ nicoles. Ann. de Spéléo., 22, 3, 1967, pp. 659-722, 4 fig. Philippe Bodin, Attaché de Recherches. — Catalogue des nouveaux Copépodes Har- pacticoïdes marins. Mém. Mus. Nat. Hist. Nat., sér. A, Zoologie, 50, 1, 1967, pp. 1-66. Claude Andrieux et J. M. Bouvier. — Pratique des mesures climatologiques souter¬ raines. Spelunca Mémoires, 4® sér., 5, 1967, pp. 31-46. R. Laneyrie. — Contribution à la connaissance des Trichaphaenops du Vercors (3® note) et Considérations générales sur le G. Trichaphaenops (Col. Trechidae). Ann. Spéléo., 22, 1967, pp. 455-463. — Nouvelle classification des Bathysciinae (Coléoptères Catopidae). Tableaux des Sous-tribus, groupes de genres et genres. Ibid., 22, 3, 1967, pp. 585-645. Philippe Cals, Claude Delamare Deboutteville et Jeanne Renaud-Mornant. — Nature et adaptation à un mode de vie en milieu interstitiel des structures cuticulaires céphaliques chez Derocheilocaris remanei Delamare Deboutteville et Chappuis (Crustacea Mystacocarida). C. B. Acad. Sci., 266, 1967, 2, pp. 126- 129, 2 fig. H. Bouvière. — Voir Yves Coineau. G. Bachelier. — Voir D. Bauzon et J. Rouiller. M. Bouillon. — Voir J. Durand et A. Vandel. Paul Cassagnau. — Voir Christian Juberthie. — Voir Christian Juberthie et Raynal. Caussanel. — Voir Roger Dajoz. A. Fize. — Voir Yves Coineau et Claude Delamare Deboutteville. S. Jaquemart. — Voir Yves Coineau. — 75 H. Menu. — Voir Marie-Charlotte Saint-Girons et B. Caubère. Jeanne Renaud-Mornant. — Voir Philippe Cals et Claude Delamare Deboutteville. J. Rouiller. — Voir D. Bauzon et G. Bachelier. R. Stenuit. Voir P. Renault et J. Vertut. J. Vertut. — Voir P. Renault et R. Stenuit. F. Saiz. Voir H. Coiffait. D. Bauzon, G. Bachelier et J. Rouiller. — Caractérisations pédologiques et micro¬ biologiques des sols de la station R. C. P. 40 de la forêt de Sénart et du parc de Brunoy. Rev. Ecol. Biol. Sol, 4, 4, 1967, pp. 533-551. — Mise au point de méthodes de dosages des enzymes du sol ; application à la carac¬ térisation des humus forestiers. Mémoires de D. E. A., 1967, 34 p. — et Y. Uommergues. — Caractérisation enzymatique des humus forestiers (en pré¬ paration). J. C. Gilot et Y. Dommergues. — Note sur le lithosol calcaire à mor de la station subalpine de la R. C. P. 40. Rev. Ecol. Biol. Sol. 4, 3, 1967, pp. 357-383. Michel Georginadi et Arnaud de Sacy. — Un complexe à vocation touristique et scientifique à l’entrée du Parc des Cévenncs. Diplôme d’ Architecture de fin d' Etude Ecole des Beaux Arts. Gérard Kilbertus. — Vitesse de décomposition de P seudosclero podium purum (Hedw.) Fleisch dans la nature. Rev. Écol. Biol. Sol, 1968, 5, 2, {sous presse). - — Succession de champignons sur les feuilles de Brachypodium pinnatum P. B. Ibid., 1968, 5, 1, (sous presse). H. Chafouri. — Caractéristiques thermiques et hydrodynamiques des sols de quelques écosystèmes des environs de Montpellier. Thèse de 3® cycle, 1968. P. Lossaint. — Étude intégrée des facteurs écologiques de la productivité au niveau de la pédosphère en région méditerranéenne dans le cadre du P. B. I. Programme et description des stations. Oecol. Plant., 2, 4, 1967, pp. 341-366. — et M. Rapp. — exemple d’installation d’une station expérimentale en milieu natu¬ rel pour une étude intégrée d’ Écologie du Sol. Symposium on methods of study in soil ecology, U.N.E.S.C.O., Paris, 1967. M. Rapp. — Étude expérimentale de la libération d’éléments minéraux lors de la décom¬ position de litières d’essences méditerranéennes. C. R. Acad. Sci., Paris, 264, 1967, pp. 797-800. — Apport au sol d’éléments minéraux par les pluies traversant le couvert forestier sous des peuplements de Quercus ilex et de Pinus halepensis. Oecol. Plant., 1968, 2, pp. 000-000. — et P. Lossaint. — Apports au sol de substances organiques et d’éléments miné¬ raux par la litière dans une futaie de Quercus ilex et une garrigue de Quercus coccifera du sud de la France C. R. Conférence Pédologie Méd., Madrid, 1966 (sous presse). — et F. Romane. — L’interception des eaux de pluie par la couronne de deux essences méditerranéennes, le chêne vert (Quercus ilex) et le pin d’Alep (Pinus halepen¬ sis Mill.). Oecol. Plant., 1968, 2, 4, pp. 000-000. Collections reçues : Ascidies : 2® Collection d’Ascidies de grande profondeur provenant des Croisières de l’Atlantis II, marine américaine, sur le « Bermuda ridge ». — Collection des Ascidies de Dakar. — 76 — CoLLEMBOLES ET FAUNE DU SOL : De très nombreuses collections ; en particulier : — Important matériel de Collemboles récoltés par la Mission Britannique aux Iles Salomon. — Collemboles des Iles Antarctiques. — Collemboles des Andes. — Important matériel récolté au cours d’une Mission faite par Mr. Mas- souD au Népal dans le cadre de la R. C. P. Népal dirigé par Monsieur le Pro¬ fesseur J. Millot, Membre de l’Institut. — Faune de Madagascar, quatorze mois de récolte (J. M. Betsch). Acariens : Thrombidiidae de Grèce (H. Franz). — Stygothrombidiidae d’Amérique du Nord (D. R. Cook). Biophysique J. P. Grivet, Maître-Assistant. — Résonance Paramagnétique Electronique des acides silicomolybdiques réduits en solution. C. R. Acad. Sci., 265, C, 1967, pp. 133-135. — Propriétés optiques et magnétiques des naphtols à l’état phosphorescent. Ibid., 265, B, 1967, pp. 972-976. R. Guermonprez, Assistant. — Photoéjection d’électrons et luminescence différée d’acides aminés aromatiques et de constituants des acides nucléiques en solutions congelées. J. Chimie Physique, 64, 1967, p. 1376. J. M. Lhoste, Chargé de Recherche à l’I.N.S.E.R.M. — E.S.R. and optical studies of some triplet States of biological interest. In : « the triplet State » Proceedings of an International Symposium Beirut Février 1967, A. D. Zahlan ed., pp. 479- 503. C. Ropars, Attaché de Recherches au C.N.R.S. — Résonance Magnétique Nucléaire du proton dans des solutions de complexes ferriques. 1 — produits d’hydrolyse. 2 — complexes desoxyribonucléotides. J. Chimie Physique (sous presse). R. Santus, Assistant. — Étude par Résonance Paramagnétique Electronique et par spectrophotométrie d’absorption des processus primaires dans la photochimie d’acides aminés aromatiques en solutions aqueuses congelées à 77°K. Photo- chem. Photobiol. (sous presse). Géologie. R. Laffitte, Professeur et M^® D. Noël. — Sur la formation des calcaires lithogra¬ phiques. C. R. Acad. Sci., Paris, sér. D, 264, 1967, pp. 1379-1382, 2 pl. — et L. Leclaire. — Sur la diagenèse au sein des boues calcaires ayant conduit à la formation de la craie et des calcaires microgranulaires. Ibid., 264, 1967, pp. 1698-1701. G. Busson, Sous-Directeur. — Le Mésozoïque saharien. 1^® partie : l’Extrême-Sud tunisien. 1 vol. in-4°, Paris, Cent. nat. Rech. scient., 1967, 196 p., 18 fig., 4 tabl., 3 pl. h.-t., 4 dépl. en couleurs (dont 2 cartes géol.). — Mesozoic of Southern Tunisie. Guidebook to the Geology and History of Tunisia Petroleum Explor. Soc. of Libya. Ninth annual field Conférence. (Tripoli) 1967, pp. 131-151, 13 fig. — 77 — — et C. Albanesi. — Le Crétacé inférieur et le Jurassique terminal de l’Extrême- Sud tunisien. Riv. ital. Paleont. Stratigr., Milan, 73, 2, 1967, pp. 591-634. F. Gautieb, Maître-Assistant. — Nouvelles observations sur le Tertiaire continental de la Chaîne Ibérique au sud-est de Teruel (Espagne). C. R. somm. Soc. géol. Fr., Paris, 2, 1967, pp. 64-65. G. Alcayde, Assistant. — Sur le Crétacé de la région de Valençay (Indre). Bull. Mus. Hist. Nat., 2® sér., 38, n“ 5, 1966, pp. 721-729. D. Noël (M^®), Chargée de Recherches au C.N.R.S. — Étude des roches carbonatées par répliques de surface examinées au microscope électronique. C. R. Acad. Sci., Paris, sér. D, 264, 1967, pp. 544-547, 2 pl., 1 fig. — Voir R. Laffitte. L. Leclaire, Attaché de Recherches au C.N.R.S. — Note de présentation de l’esquisse géomorphologique du golfe du Morbihan. C.N.F.R.A. {Comité National français de recherches antarctiques), 20, 1967, pp. 3-7, 2 cartes h.-t. — Voir R. Laffitte. R. Furon, Correspondant du Muséum. — Quelques aspects de la Géologie française (suite). Reo. gén. Sc., Paris, 74, 1967, pp. 3-4. — L’exploitation minière des Océans. Ibid., 74, 1967, pp. 25-32. — De l’importance de la Géologie et de la Paléogéographie en Riogéographie. C. R. Soc. Biogéogr., Paris, n“ 380, 1967, pp. 1-6. — L’amitié de deux princes sahariens : Henri Rarth et Henri Duveyrier. In : Heinrich Harth, ein Forscher in Afrika. (Livre du Centenaire), 1967, pp. 185-193. — La Terre est-elle une mine inépuisable ? 1 vol., Paris (Hachette, édit.), 1967, 250 p. Collection reçue : Collection G. Lecointre (Don) : Fossiles de Mauritanie. Minéralogie. M. J. Orcel, Membre de l’Institut, Professeur. — L’essor prodigieux des sciences de la nature en U.R.S.S. depuis la révolution d’Octobre. Europe, septembre- octobre 1967, 28 p. — et F. Kraut. — Sur la météorite de Saint-Séverin (Charente) chute du 27 juin 1966. C. R. Acad. Sci., 264, 1967, pp. 1556-1960. — et H. Alpern. — Répartition du Carbone dans deux météorites carbonnées. Ibid., 265, 1967, pp. 897-899. S. Caillère, Professeur sans Chaire, H. Besson et S. Henin. — Influence des cations échangeables sur la température de déshydratation des phlogopites. C. R. Acad. Sci., 264, 1967, pp. 1553-1555. - Observations relatives au comportement des micas fluorés. Bull. Gr. Fr. des Argiles (sous presse). — et Th. PoBEGUiN (MU®). — Aspect microscopique de la gibbsite dans les bauxites du Mas Rouge, région des Baux. Bull. Soc. Fr. Min., 90, 1967, pp. 414-416. - Sur la présence de gibbsite cristallisée dans les bauxites du Mas Rouge (près des Baux, Bouches du Rhône). C. R. Acad. Sci., 264, 1967, pp. 997-1000. — et R. C. Mackenzie. — Thermal caracteristics of soil minerais and the caracteris- tics in the qualitative and quantitative détermination of clay minerais in soils. Encyclopédie de la Seience du sol. Springer Verlag. (sous presse). — 78 — — et P. Gibesse. — Étude minéralogique de diverses glauconies actuelles. — Nou¬ velle contribution à la genèse des minerais de fer sédimentaires. C. R. Acad. Sci., 263, 1966, pp. 1804-1807. — et A. M. Iniguez Rodriguez. — Étude minéralogique de la Tinta, formation argi¬ leuse de la province de Buenos-Aires, République Argentine. Bull. Soc. Fr. Min. Crist., 90, 1967, pp. 246-51. — et S. Brat. — Nouvelle contribution à la synthèse de la stévensite, étude de divers facteurs réglant la vitesse de la réaction, la nature et la qualité des produits formés. Bull. Gr. Fr. des Argiles 19, 2, 1968, pp. 39-42. — et M. Singh. — Contribution à l’étude des bauxites de la province de Jammu au Cashmir. C. R. Acad. Sci., 264, 1967, pp. 2177-80. M. F. Kraut, Sous-Directeur. — Sur l’origine du clivage du quartz dans les brèches volcaniques de la Région de Rochechouart. C. R. Acad. Sci., 264, 1967, pp. 2605- 12. — et M. Kurt Frederiksson. — Impact glass in the Cachari Eucrite. Geochim. Cosmochim. Acta, 31, 10, pp. 1701-1704. M. F. CoNQUÉRE, Assistant, J. Babkine et J. C. Vilminot. — Les caractères parti¬ culiers du volcanisme au nord de Montpellier. Labsacohite du Puget. — La ferrisalite sodique de Grabels. Bull. Soc. Fr. M in. Crist., 1967 (sous presse). M. P. Pellas, Maître de Recherches au C.N.R.S., Y. Cantelaube et M. Maurette. — Traces d’ions lourds dans les minéraux de la chondrite de Saint-Séverin. Radioactive dating and méthode of low level Counting. International atomic Energy Agency, Vienna, 1967, pp. 215-229. — et Y. Cantelaube. — Évaluation du taux d’ablation de l’amphotérite de Saint- Séverin par l’étude des traces d’ions lourds du flux primaire du rayonnement cosmique (symposium sur l’origine des éléments — Unesco, Paris, 8 mai 1967). (sous presse). — F. Chanteret et C. Marion. — Expanded quartz inclusions in Muong Nong tek- tites. — 30® réunion annuelle de la Sté Américaine des météorites, Nasa Amer. Research Center Molîelt Field, 25-27 octobre 1967, Abstract. D. Fauquier, Assistant. — Contribution à l’étude des niobotantalates métamictes. Thèse d’Université, Faculté des Sciences de Paris, 16 juin 1967. Perseil (M™®), Attachée de Recherches au C.N.R.S. — Nouvelles données sur la ranciéite du Rancié. C. R. Acad. Sci, 264, 1967, pp. 1241-1244. — Sur la nature du ciment dans le calcaire griotte du Dévonien supérieur. Congr. Soc. Sao. Strasbourg, avril 1967. Th. PoBEGuiN (M**®), Maître de Recherches au C.N.R.S. — Notions élémentaires sur l’utilisation des spectes infrarouges pour la détermination de certains éléments minéraux des roches. Diffusé par le Laboratoire de Minéralogie. M. V. Frolov, Ex-Maître de Recherches au C.N.R.S. — Exploration des séries météo et hydrologiques sur la répartition temporelle des signes de la différence entre deux termes consécutifs. In : mélanges Maurice Pardé (sous presse). Collections reçues : Durant l’année 1967, il a été incorporé dans la collection générale un disthène de Pizzo Formo (Suisse) des cristaux de pyrite et une magnifique dialogite recou¬ verte de quartz de Kassandra (Grèce). D’Italie nous avons reçu un gypse de Bolzano, une leucite d’Ariceira et une halite de Rocalmuto. — 79 — Nous avons catalogué également une série d’échantillons provenant de Mada¬ gascar : quartz rose, dumortiérite et pollucite. Les matériaux de Tsumeb ont été complétés par des échantillons d’otavite, de wulfénite, de cérusite, de descloizite et de sidérose, et ceux du Katanga par une soddyite et une libethenite. Quelques très beaux échantillons provenant du legs Vésignié sont encore entrés dans la collection : ce sont une blende de Kapnik (Hongrie), une célestite avec soufre de Girgenti, une proustite de Chanarcillo, un quartz de l’Alaska et une alabandite d’Aderveille. La collection de minerais a reçu une série de bauxites, recueillies par M*”® Per- SEiL, dans la région de Péreille. Enfin, dans la collection pétrographique est entrée une série de roches alca¬ lines et de roches ultrabasiques provenant de Sutherland (Ecosse) ainsi que des échantillons de calcaires serpentinisés du Fichtelgebirge (Allemagne). Physique appliquée. Y. Le Grand, Professeur. — Lumière et vie animale. 1 vol., Presses Universitaires de France, Paris, 164 p., 54 fig., 1967. — Information visuelle et éclairage public. 1 vol., Ass. belge de VEclair. public, éd., Bruxelles, 38 p., 9 fig., 1966. — Problèmes de la lumière et de la vision dans les collectivités d’Éducation. Broch. Minist. Ed. Nat., Paris, 1967, pp. 9-18. — Image d’un point dans un verre progressif. d'Opt., Paris, 46, 5, 1967, pp. 229- 233, 4 fig. — Vision et rythmes circadiens. J. de Psych., Paris, 64, 1967, pp. 1-7. — Physiologie visuelle et accidents du trafic. Ann. Soc. fr. Méd. du Trafic, Paris, 13, 1967, pp. 5-6. — La couleur en photobiologie. Palette, Bâle, n® 25, 1967, pp. 23-29, 4 fig. R. Bonnet, Maître de Conférences, Sous-Directeur. — Les déformations Cornéennes. Cahiers des verres de contact, Paris, n® 12, 1967, pp. 2-5, 2 fig. — Physiologie de l’Eclairage et Ergonomie du Travail Scolaire. Bulletin de VElectricité de France, Lyon, n° spécial, novembre 1967, pp. 13-18. — et Sami G. El Hage. — Déformations Cornéennes provoquées par les lentilles souples. Cahiers des Verres de contact, Paris, n® 12, 1967, pp. 6-7, 7 fig. R. Crouzy, Maître de Conférences, Sous-Directeur. — Eléments de Photométrie. L'Opticien Lunetier, n® 176 (septembre), pp. 4-6, 3 fig. — et M. A. Ali. — ERG Sensitivity and Pigment Absorption in the Goldfish Retina. Absolute Quantic ERG Sensitivity. International Society for Clinical Electro- retinography, Ed. ISCERB (New-York), 8, n^ 1, p. 17. — — Effets photomécaniques dans la rétine de la truite mouchetée. Courbe spec¬ trale de réponse. Annales de l’Association canadienne française pour l’avance^ ment des Sciences, Ed. ACFAS, Montréal (Canada), 34, p. 145. F. Parra, Maître-Assistant. — Quelques aspects nouveaux du seuil différentiel de couleur. Couleurs, Paris, n® 65, 1967, pp. 9-17, 7 fig. ; n° 67, 1967, 5 p., 6 fig. — Interprétation de nouvelles mesures différentielles de couleur. Double liaison, Paris, nO 146, 1967, pp. 1179-1184, 5 fig. Cl. Bourdy, Maître de Recherches au C.N.R.S. — Rôle des divers éléments de l’œil dans la détermination de la puissance, de la réfraction et de la grandeur de l’image rétinienne. Vision Res., Oxford, 7, 1967, pp. 879-908, 17 fig. — 80 J. Chanu, Maître de Recheiches au C.N.R.S. — La therinodynainique du non-équi¬ libre et divers aspects des processus de diffusion thermique en milieu ionique. J. de Chim. Phys., Paris, 64, 1967, p. 761. — Thermal Diffusion of Halides in Aqueous Solution. Adi>. in Chem. Phys., Londres, 13, 1967, pp. 349. L. Mousselin, Attaché de Recherches au C.N.R.S. — Thermodiffusion et structure des solutions aqueuses d’halogénures. Elecl. Anal. Abs., New York (1966). — Mesure du coefficient Soret dans des solutions aqueuses de KRr, NaBr, RaDrj et SrBrj. C. R. Ac. Se., Paris, 264, 1967, p. 1329. — • Étude de l’effet Soret pur dans des solutions aqueuses de KBr, NaBr, BaBrj et SrBrj à l’aide d’une technique potentiométrique. Ibid., 264, 1967, pp. 1514. — Application d’une technique potentiométrique à l’étude de l’effet Soret pur dans les solutions aqueuses de KBr, NaBr, BaBr, et SrBr». J. de Chim. Phys., Paris, 64, 1967, p. 997. — Méthode optique de mesure du coefficient de partage par thermodiffusion dans les solutions aqueuses de KBr, NaBr, BaBcj et SrBr^. Ibid., Paris, 64, 1967, p. 1004. Océanographie physique. H. Lacombe, Professeur. — La coopération internationale en Océanographie. Rev. Géogr. Phys. Géol. 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Fr. exécutés de 1963 à 1966 établi à l’occasion de la XIV® Ass. Gén. U.G.G.L, pp. 264-265. — Effet de la thermocline sur la diffusion à partir d’une source. Abstracts of Papers, vol. V, Int. Assoc. of Phys. Oceanogr., XIV® Ass. Gén. U.G.G.L, p. 106. C. Bellevaux et D. Flé, Chercheurs Océanographes. — Étude des courants induits par les vents sur l’Océan Indien par la méthode des analogies théoriques. Ass. Fr. Ftude Grandes Profondeurs Océaniques, n° 5, 1966, pp. 21-32, 7 pl. M. Crépon, Chercheur Océanographe. — Hydrodynamique marine en régime impul¬ sionnel. Cah. Océanogr., 19, 8, 1967, pp. 627-655, 11 fig. — Hydrodynamique en régime impulsionnel (suite). Ibid., 19, 10, 1967, pp. 847-880, 20 fig. J. Gonella, Chercheur Océanographe. — Intéraction Océan- Atmosphère. C.N.F.G.G., Rap. Nat. Trav. Fr. exécutés de 1963 à 1966 établi à l’occasion de la XIV® Ass. Gén. 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Acquisition : Le Laboratoire a acquis au début de 1967 une « bathysonde Howaldts-Werke » qui permet l’enregistrement instantané à bord d’un navire des profils verticaux de température et de conductivité électrique de l’eau jusqu’à 2.000 m. de pro¬ fondeur. Chimie appliquée aux corps organisés. C. Mentzer, Professeur, D. Billet (M^i®), J. Chopin, C. Deschamps-Vallet (M™®), O. Fatianoff (M™®) et H. Pacheco. — Actualités de Phytochimie fondamen¬ tale, 2® série, éd. Masson, Paris, 1966. — et G. Nep-\ult. — Sur une nouvelle synthèse d’une benzofuranno (2, 3 : 3’, 2’) chromone. Bull. Soc. chim., 1966, pp. 2733-2735. - Synthèse de la tétra 0-méthyldistémonanthine. C. R. Acad. Sci., 265, sér. C., 1967, pp. 189-192. — et M. Guyot (M“®). — Sur une nouvelle synthèse du phényl-2 naphtalène. Bull. Soc. Chim. 1967, p. 1843. — et D. Anker. — Nouveaux composés hétérocycliques dérivés du dicoumarol. Ibid., 1967, pp. 2229-2231. — G. Saint-Ruf, b. Kirkiacharian et N. P. 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Deschamps-Vallet (M“®), Chargée de Recherches C.N.R.S. — Voir C. Mentzer. S. Heitz Chargée de Recherches. C.N.R.S. — Voir D. Billet (MU®). P. Rivaille, Chargé de Recherches C.N.R.S. — Voir V. Plouvier. D. Anker, Attaché de Recherches C.N.R.S. — Voir C. Mentzer. M. Guyot, Attachée de Recherches C.N.R.S. — Voir C. Mentzer. A. M. Hirsch (M“®), Attachée de Recherches C.N.R.S. — Voir C. Mentzer. P. JossANG, Attaché de Recherches C.N.R.S. — Voir D. Molho. B. Kirkiacharian, Attaché de Recherches C.N.R.S. — Voir C. Mentzer. G. Nepault, Attaché de Recherches C.N.R.S. — Voir C. Mentzer. C. Mercier (M®®®), Assistante Muséum. — - Voir C. Mentzer. L. Molho (M®“®), Assistante Muséum. — Voir D. Molho. O. Fatianoff (M“®), Ingénieur C.N.R.S. — • Voir C. Mentzer. P. Le Roux, Chimiste Adjoint Muséum. — Voir A. Resplandy. M. Giraud, Chercheur bénévole. — Voir D. Molho. F. ZoNszAjN, Chercheur bénévole. — Voir J. Massicot. G. Emptoz, Chercheur bénévole. — Voir J. Andrieux. M. 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Pr 3677 Association amicale des anciens élèves de l’École navale. Annuaire de l’A.E.N. — Paris, 1967 -^ . Pr 3652 Association amicale des anciens élèves de l’École supérieure d’Optique. Annuaire. — Paris— > . Pr 3651 Association française des techniciens du pétrole. Annuaire. — Paris . Pr 3661 Association pour Tétude taxonomique de la flore d’Afrique tropicale (A. E. T. F. A. T.). Bulletin. — Bruxelles, puis Uppsala, 1950-5- . Pr 3143 Auspicium. Ringfundberichte der Vogelwarte Helgoland und der Vogelwarte Radolf- zell. — Radolfzell, 1959 -> . Pr 3632 Beitraege zur naturkundlichen Forshung in Südwestdeutschland. Hrsg. Badische Landessammlungen für Naturkunde [und] Landesnaturschutzstelle Karlsruhe. — Karlsruhe, 1936-5- . Pr 3657 Bibliografija jugoslavije. Clanci in prilozi u casopisima i listovima. Serija B. Prirodne primenjene nauke. — Beograd, 1950-5- . Pr 3640 A Bibliografija jugoslovenske periodike. — Beograd, 1956-5- . Pr 3640 Bibliographie américaniste. Société des Américanistes de Paris. — Paris, 1965/66 Pr 769 A Bibliographie für die sozialistische Landwirtschaft. — Rostock, 1961— 5-. . Pr 2771 A — 85 — Bibliographie géologique de Madagascar. Service géologique. — Tanauarive, 1965 Pr 1184 G Biologia gabonica. — Paris, Makokou, 1964— >- . Pr 3648 Biologische Anstalt Helgoland. Jahresbericht. — Hamburg . Pr 1524 B Black Lechwe. — Kitwe, 1959— >- . Pr 3654 Boletim da estaçào de biologia marinha da universidade fédéral do Cearâ. — Forta- leza, 1961^ . Pr 3672 A Boletin oficial de la Direccion de minas y petrôleo [ou : de minas e industrias]. — Limai. Pr 759 F British birds. — Londres, 1907 . Pr 3658 Bulletin bibliographique de pédologie. Section de pédologie de l’O.R.S.T.O.M. — Paris, 1951 -> . Pr 5181 T Bulletin de la Société des naturalistes d’Oyonnax pour l’étude et la diffusion des sciences naturelles dans la région. — Oyonnax . Pr 3645 Bulletin de liaison entre instituts de recherche et de formation en matière de dévelop¬ pement. Nouvelle série. Centre de développement de l’organisation de coopé¬ ration et de développement économiques. — Paris, 1964 . Pr 2489 B Bulletin du Centre régional de science et de technologie pour l’Afrique. Unesco. — Nairobi, 1966— > . Pr 1289 U Bulletin of the International seismological centre. — Edinburgh, 1964 ->.. Pr 3675 Bulletin of the National history Muséum. — Taipei, 1961— > . Pr 3688 Cahiers de géographie. Université Laval. Institut de géographie. — Québec, 1956—^. Pr 5598 E Cahiers O. R. S. T. O. M. Série biologie. — Paris, 1966— >- . Pr 5181 L6 Caribbean journal of science. — Mayaguez, 1961— > . Pr 3669 Cartes des gîtes minéraux de l’Algérie au 1/500 000®. Service géologique de l’Algérie. — Alger, 1965^ . Pr 5406 N Centre international de documentation arachnologique. C.I.D.A. Liste des travaux arachnologiques parus en .... ou actuellement sous presse. — Paris, 1963— Pr 3638 Centre national d’études et d’expérimentation de machinisme agricole. Bulletin biblio¬ graphique. — Anthony, 1967— >- . Pr 2937 B Chemistry and physics of lipids. — ■ Amsterdam, 1966— . Pr 3641 Chronique d’hydrogéologie. Bureau de recherches géologiques et minières. — Paris, 1963^ . Pr 1662 E Collection F. A. O. La commercialisation. Cahier. — Rome . Pr 3286 UI Colony and protectorate of Kenia. Game Departement. Animal report. — Nairobi. Pr 3683 Comité national français de géodésie et géophysique. Rapport national. — Paris, 1967 . Pr 1920 A Commission internationale pour l’exploration scientifique de la Mer Méditerranée. Bulletin de liaison des laboratoires. — Banyuls, 1952—^ . Pr 1020 C Congress of the international primatological society. 1966— >■ . Pr 3680 Conservation note U. S. department of the interior. Fish and wildlife service. Bureau of sport fisheries and wildlife, — Washington, 1963—?- . Pr 160 X — 86 Council of scientific and industrial research. — New Delhi. Journal of scientific and industrial research, 1942— > . 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L’hémipénis gauche mesure 19 mm, le droit 15 mm, le pédon¬ cule participant à cette longueur pour respectivement 4 mm et 3,5 mm, cette légère dissymétrie pouvant être raisonnablement attribuée à la préparation. La plus grande largeur se situe vers le milieu de la longueur totale, c’est-à-dire que la partie globuleuse s’inscrit dans un contour ovoïde à gros bout proximal. Une fois éversés ces organes perdent leur orientation originelle par rapport au reste de l’organisme. Aussi bien doit-on définir précisément la valeur des termes employés dans la description. Lorsqu’ils sont amenés à la perpendiculaire de l’axe corporel, on peut distinguer, outre leur base, partie proximale (par rapport au cloaque), et leur apex, distal, ces termes ayant le même sens quelle que soit leur position, une face craniale convexe et une face caudale concave. Mais en réalité la face caudale représente la face ventrale de l’organe au repos, la face craniale sa face dorsale. Nous n’adopterons pas, pour désigner la face ventrale, la dénomination « médiale » proposée par Dowling et Savage (1960), ni son contraire « latérale ». Le terme médial présente une certaine équivoque lorsqu’il passe de la langue anglaise à la langue française, où il ne peut pas être synonyme de médian. Il ne paraît d’ailleurs pas très applicable ici puisqu’il signifie exactement : « qui 96 — se tient le plus près du plan de symétrie ». Enfin, nous préférons le terme ventral à celui de sternal employé par Domergue (1962) par simple esprit de cohérence anatomique, un des caractères des serpents étant l’absence de sternum. Dorsal (= tergal Domergue) s’opposera donc à ventral. La face dorsale du corps est fortement bombée (fig. 1 A) et sa division en deux lobes débute vers la moitié de sa longueur. On peut diviser cette face en quatre zones dans le sens proximo-distal : 1) une zone basale, d’aspect velouté, recouverte uniformément de très petites épines ; 2) une zone à fond lisse garni de fortes épines (3 et 4) alignées suivant l’axe de chaque lobe ; cette zone est déprimée en son centre par l’amorce de la bilo- bation, les zones 1 et 2 constituent le corps de l’hémipénis ; 3) une zone correspondant à la base distincte de chaque lobe, recouverte d’épines de taille moyenne ; 4) une zone distale, caractérisée par des plis dessinant un système de cupules à contour polygonal pourvu de petites épines (fig. 2). Fig. t. — Vipera ursinii ursinii {du Mont Ventoiix), hémipénis gauche. A, face dorsale ; lî, face ventrale ; a., apex ; s. ps., sillon spermatique ; 1, zone basale veloutée ; 2, zone à fortes épines ; 3, zone à épines moyennes ; 4, zone distale à cupules. La face ventrale concave (fig. 1 B) est parcourue par le sillon spermatique [sulcus spermaticus) . Celui-ci naît sur la face médiale du pédoncule, puis gagne la face ventrale en dessinant un trajet hélicoïdal. La bifurcation intervient vers le milien du corps de l’organe, et chaque branche se poursuit jusqu’à la — 97 région apicale. On retrouve sur cette face une ornementation différenciée répartie en quatre zones. Par rapport à la face dorsale, la zone basale est plus réduite, et de très fortes épines en crochet occupent le centre de la zone à fond lisse. Les épines sont plus nettement disposées en rangées hélicoïdales s’enroulant en sens inverse autour de chaque lobe. La région distale à cupules bordées de petites épines ne diffère pas de l’aspect qu’elle présente sur la face dorsale. Étant donnée la concavité générale de la face ventrale, l’apex de chaque lobe est pleinement visible. Il ne présente pas d’épine terminale, mais sa surface apparaît concave et lisse, partagée simplement en deux ou trois cuvettes par des plis. Les bords latéraux sont pourvus d’une rangées d’épines de taille décrois¬ sante dans le sens proximo-distal. Ces rangées décrivent un trajet légèrement hélicoïdal, passant sur la face dorsale au niveau de la base de chaque lobe. Fig. 2. — Vipera ursinii ursinii, région distale à cupules bordées d’épines, face ventrale, au voisinage du sillon spermatique (s. sp.). Comparaison. Les affinités réelles entre les différentes espèces du genre Vipera ne sont pas encore très clairement dessinées. Par sa répartition géographique la Vipère d’Orsini apparaît comme une forme relicte, proprement alpine, des faunes gla¬ ciaires, et se rapprocherait ainsi de la Péliade {V. berus) dont la répartition est essentiellement septentrionale (Saint-Girons 1962). La morphologie externe apporte quelques arguments en ce sens : l’une et l’autre de ces espèces ont un revêtement céphalique formé de plaques (une 7 98 Fin. — r//;mi afipiff nsfiis (du (lers), lu'unipéiiis gauche. A, face dorsale ; li, face ventrale ; a., apex ; s. sp., sillon spermatique ; 1, zone basale ; 2, zone à fortes épines ; 3, zone moyenne ; 4, zone distale à cupules. grande frontale et deux pariétales), ce qui est moins fréquent chez aspis (Gasc et Goubmain 1968), leur museau est arrondi ^ et l’œil est séparé des labiales par une senle rangée d’écailles sous-oculaires. La ressemblance générale est grande entre une jeune Péliade typique et la Vipère d’Orsini, les dessins sombres de ligne médio-dorsale et des lianes étant à peu près identiques. L’examen des hémipénis ne paraît pas confirmer cette allinité entre les deux espèces. Par la forme générale globuleuse de l’organe, la formation de cupules polygonales dans la région distale et un apex double concave, V. ursinii rappelle plutôt V. aspis (lig. 3 A et B, voir aussi Domergue 1962, fig. 10). L’hémipénis de V. ammodytes, tel qu’il est décrit par Domergue {op. cit.), n’est pas non plus très différent de relui de la Vipère d’Orsini, en particulier on retrouve la localisation sub-apicale des cupules à crêtes épineuses et un apex en cuvette, dépourvu d’ergot. Par contre, chez V. herus (fig. 4 et voir fig. 11 in Domergue, op. cit.) la forme générale est élancée ; il n’y a de cupules que sur la face dorsale de la région snb-apicale presque cylindrique et chaque moitié de l’apex porte un ergot, les épines sont longues et moins nombreuses. Or V. ammodytes est plutôt considérée comme la forme extrême d’une série herus, ursinii, aspis, lehelina, ammodytes, au long de laquelle il y a augmentation du nombre des plaques céphaliques dorsales (Marx et Rabb, 1965). Il serait donc intéressant de reprendre la comparaison de plusieurs exemplaires de chacune de ces espèces et en particulier des formes méditerranéennes lehetina et ammo- 1. Signalons, à ce propos, que la présetice d’iine posl-rostrale unique est loin de constituer un bon caraclèfe de l’espèce, celte écaille est en effet très souvent divisée. — 99 — Fig. 4. — V'i/)era berus berus (du Vexin), hémipénis gauche. A, face dorsale ; B, face ventrale ; a., apex ; e., ergot ; s. sp., sillon spermatique. dytes. On pourrait en effet supposer que l’hémipénis trapu à sillon divisé sur le corps, région distale à nombreuses cupules bordées d’épines et apex concave peu différencié, représente une forme primitivement caractéristique du genre Vipera puisqu’il existe chez deux espèces aussi différentes que V. ursinii et V. ammodytes, et qu’on le retrouve chez V. aspis. La Péliade, dans cette hypo¬ thèse, serait l’espèce la plus différenciée par ce caractère. Mais, si on poursuit le même raisonnement, les caractères que cette dernière partage avec V. ursinii constitueraient aussi des traits primitifs pour le genre. En ce sens, V. ursinii serait alors la seule espèce cumulant les deux séries de caractères générique¬ ment primitifs. Notons toutefois que ce raisonnement repose sur l’affinité sup¬ posée entre V. berus et V. ursinii. Hémipénis globuleux apex non différencié nombreuses cupules sub-apicales Hémipénis allongé ergot apical peu de cupules sub-apicales Plaques céphaliques V. ursinii V. berus Petites écailles céphaliques V. ammodytes V. aspis — 100 — La répartition géographique de ces cinq espèces en Europe (fig. 5) nous montre, en simplifiant, une forme très répandue, V. herus, à dominance septentrionale, mais avec une poussée occidentale ancienne (var. seoanei apparemment isolée du reste par le bassin d’Aquitaine et le Roussillon) et une poussée balkanique (var. hosniensis) ; une forme centrale, à dominance méridionale, V. aspis ; une forme orientale, V. lebetina ; puis deux formes en îlots, V. ursinii et V. ammo- dytes : la première seule présente une aire de répartition ayant de larges contacts au Nord avec celle de la Péliade, la seconde au contraire s’étend plutôt au Sud et au Sud-Est de l’Europe {V. latastei, de la péninsule ibérique, n’est peut-être que le résultat d’une différenciation nord-africaine de V. ammodytes). Fig. 5. — Répartition géographique des espèces du genre Vipera en Europe : hachures horizontales V . berus ; hachures obliques V. aspis ; hachures verticales V. ursinii ; A, V. ammodytes ; K, V. kaz- nakooi ; L, V. latastei ; Le., V. lebetina ; P, V. persica ; X, V. xanthina. En conclusion, on pourrait supposer que la Vipère d’Orsini représente le reliquat d’une forme primitive à partir de laquelle, ou du moins après laquelle, se sont différenciées^ccessivement la péliade d’une part et l’aspic, l’ammodyte, la vipère du levant d’autre part. Sur le plan écologique ces diverses espèces ont des préférences bien nettes. Les diverses variétés de vipères d’Orsini semblent à présent cantonnées exclusivement en altitude et en climat de régime conti¬ nental sec ^ ; au Mont Serein (Mont Ventoux) des plaques de neige subsistaient lorsque nous les avons capturées (fin avril) (Gasc 1967). Des témoins locaux m’ont affirmé en avoir vu sur la neige fondante. La température au niveau du sol peut en effet être de 10 à 20° plus élevée qu’à hauteur d’homme. La péliade se rencontre dans les lieux humides, fréquentés aussi par des couleuvres à col- 1. Toutefois celles de l’Ile de Veglia (Krk) posent un problème qui mériterait d’être étudié sur place. — 101 — lier par exemple, bords à peine exondés de rivières, tourbières, hautes herbes à préférence humide (buissons d’orties, etc...). Toutes les autres sont des ser¬ pents de milieu relativement sec et chaud, éboulis rocheux, carrières, forêts claires. Il y aurait eu trois fronts successifs au cours de l’évolution général du cli¬ mat européen pendant le quaternaire récent : le premier représenté par la vipère d’Orsini (période glaciaire de Würm où les faunes froides atteignent les pénin- sides méditerranéennes), le second par la péliade (période glaciaire finale), le troisième par les formes méridionales, voire africaines ou proche-orientales à petites écailles céphaliques (période post-glaciaire et actuelle). Laboratoire cL Anatomie comparée du Muséum, BIBLIOGRAPHIE Domergue, Ch. A., 1962. — Observations sur le pénis des Ophidiens. Bull. Soc. Sci. nat. et phys. du Maroc, 42, pp. 87-105, 14 flg. Dowling, h. g., 1960. — A guide to the Snake Hemipenis : a survey of Basic structure and Systematic Characteristics. Zoologica, 45, I, pp. 17-27, 6 fig., 3 pl. Gasc, J. -P., 1967. — • La Vipère d’Orsini, le plus petit serpent venimeux de France. Science et Nature, n° 84, pp. 22-27, 11 fig. — et Gourmain, J., 1968. — Les motifs dominants dans la disposition des plaques céphaliques chez Vipera aspis. Bull. Mus. nat. Hist. nat. (sous presse). Knoepffler (L. P.), 1961. — Contribution à l’étude des Amphibiens et des Reptiles de Provence. Vie et Milieu, 12, 1, pp. 67-76 ; 3, pp. 517-528. Kramer, E., 1961. — Variation, Sexualdimorphism, Wachstum und Taxionomie von Vipera ursinii (Bonaparte, 1835) und Vipera kaznakovi Nikolskij, 1909. Reo. Suisse Zool., 68, pp. 627-725, 9 fig. Marx, H. et Rabb, G. B., 1965. — Relationships and Zoogeography of the Vipérine Snakes (Family Viperidae). Fieldiana Zool., 44, Chicago, 44, 21, pp. 161-206. Saint-Girons, H., 1952. — Études biogéographiques des serpents paléarctiques. C. R. som. séances Soc. Biogéogr., n° 250, pp. 50-67, 7 fig. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2* Série — Tome 40 — N» 1, 1968, pp. 102-107. LES MOTIFS DOMINANTS DANS LA DISPOSITION DES PLAQUES CÉPHALIQUES CHEZ VIPERA ASPIS Par J.-P. GASC et J. GOURMAIN Manipulant pour les besoins de nos recherches un assez grand nombre d’aspics, nous avons été étonnés par la quantité d’individus présentant une disposition atypique de revêtement céphalique. Pour nous rendre compte de la fréquence relative des « anomalies », nous avons disposé de 300 têtes, aimablement communiquées par le Laboratoire d’ Anatomie comparée de la Faculté 1. Vue dorsale d’un exemplaire typique ; l’espace iriteroculaire est occupé par 7 écailles de petite taile. 2. Vue dorsale d’un exemplaire peu différent du précédent, cependant la taille des 5 écailles, séparant transversalement les 2 supra-oculaires, est inégale. 3. Prédominance d’une écaille centrale : la plaque frontale. 4. La plaque frontale n’est séparée de la supra-oculaire gauche que par une seule écaille. 5. Un exemple de plaque frontale s’étendant dans le sens longitudinal, séparée des supra-oculaires. par deux rangées d’écailles. (Toutes les figures ont été établies en décalquant des photographies). 103 ^ des Sciences de Paris (Professeur Ch. Devili.ers). Les animaux proviennent de plusieurs fournisseurs situés au sud de la Loire, dans le centre de la France. En raison de cette imprécision dans l’origine, nos résultats ne sauraient avoir de valeur concernant la variabilité d’une population, mais nous donnent une indication sur les motifs dominant dans l’espèce V. aspis. Pour M. Phisalix la présence de plaques est due à la persistance d’un caractère embryonnaire. Cependant, puisque nous nous sommes efforcés ici de rattacher des variations à une forme typique, il nous a paru plus logique de prendre cette dernière comme point de départ, sans préjuger du sens réel de l’évolution de ce caractère. De l’examen des motifs on peut dégager plusieurs stades séparant la forme à écailles de la forme à plaques : a) dans la forme typique, l’espace compris entre les plaque sus-oculaires est couvert de petites écailles, comme le reste du dessus de la tête (fig. 1, 2). Nous avons relevé 129 exemplaires illustrant strictement cette définition (soit 43 %). b) A partir de cette disposition, dérive une forme relativement fréquente (117 cas, 39 %) où se manifeste un début de « frontalisation » du revêtement Une écaille, située au milieu de l’espace compris entre les sus-oculaires tend à prédominer (fig. 3-4), et n’est plus séparée des oculaires que par deux rangées (parfois une seule) de petites écailles : 6. La frontale, séparée des supra-oculaires par une seule rangée d’écailles, est précédée de 2 écailles qui tendent à prendre de l’importance. 7. Tendance à la constitution d’une frontale cordiforme. 8. La « frontalisation », très poussée, s’accompagne de l’apparition de 2 écailles occipitales de taille moyenne. 9. Frontale cordiforme montrant la trace d’une limite sagittale sur son bord antérieur (comparer avec la fig. 6). 1. Dans ce lot nous avons incoi jKiré des formes montrant une lendance à la formation de j)laques longitudinales (2 cas, fig. lO), ou <1(* plaques transversales (2 cas, fig. 11). 104 — dans 100 cas la frontale est séparée des sus-oculaires par deux rangées d’écailles (pour 23 de deux-ci l’espace frontal est occupé par deux écailles successives (fig- 5) ; dans 17 cas, une seule rangée d’écailles sépare, au moins d’un côté, la frontale unique des sus-oculaires. La tendance illustrée par la ligure 3 conduit à une frontale cordiforme par annexion des deux écailles préfrontales (fig. 6, 7, 8, 9). c) Dès ce stade de frontalisation, on peut observer parfois (fig. 8, 9) l’appa¬ rition, en arrière de la frontale, d’écailles de taille moyenne. Cette disposition Fig. 10-15. — V. aspis. 10. Tendance à la formation de plaques longitudinales. 11. Tendance à la formation de plaques transversales. 12 et 13. « Pariétalisation » dissymétrique. 14. Exemplaire présentant trois grandes plaques céphaliques régulières. 15. Les plaques occipitales montrent chacune une trace de limite sur leur bord médial. — 105 — s’affirme de façon plus ou moins poussée dans 53 cas (17,7 %). Il y a alors fron- talisation et pariétalisation simultanées. Cette dernière est parfois dissymétrique (fig. 12, 13), mais le plus souvent des plaques paires s’étendent sur la région pariétale (fig. 14, 15). Fig. 16-18. — V. aspis. 16. Les deux paires d’occipitales encadrent une écaille losangique. 17. Les écailles entourant les plaques occipitales, et celles de la région préfrontale montrent elles- mêmes une taille anormalement grande. 18. L’espace interoculaire est entièrement rempli par la frontale. Le nombre des écailles de l’espace préfronto-nasal est réduit. 19. V. berus. Le dessus de la tête de la péliade est normalement recouvert par trois grandes plaques, la frontale étant séparée de chaque supra-oculaire par une rangée d’écailles. Dans 9 cas, nous avons trouvé deux paires de plaques eneadrant une petite éeaille losangique (fig. 16) ; mais deux spécimens atteignent un degré tout à fait exceptionnel dans l’extension des plaques (fig. 17, 18). Les traces de limites permettent de relier les pariétales doubles aux pariétales simples de la figure 18 ; chez eet individu surprenant, les sus-oculaires ont absorbé la rangée de petites écailles les séparant de la frontale. Le dessus de la tête est ainsi eomplètement recouvert de plaques dont le nombre est inférieur à celui des plaques céphaliques d’une péliade {V. berus, fig. 19). Ce eas ne représente que 0,3 % du total. Tous les animaux examinés possèdent un museau retroussé, en « extrémité de mocassin », mais par contre, dans les deux derniers cités, nous avons pu observer une tendance à la réduction du nombre des rangées sous-oculaires (fig. 20, 22). Il est intéressant à cet égard de eomparer avec un exemplaire aty¬ pique de V. berus (fig. 21, la fig. 23 représentant la forme typique). Ce caraetère est donc lui aussi beaucoup moins fixe qu’on le pense. 106 — Fig. 20-24. — V. aspis. Vue latérale gauche de la tête ; l’œil est séparé des labiales par deux rangées d’écailles sous-oculaires. Remarquer le bombement de l’écaille post-rostrale conférant au pro¬ fil un aspect retroussé. 21. V. berus. Exemplaire présentant deux rangées d’écailles sous-oculaires, comme V. aspis ; noter par contre l’absence de retroussement, la post-rostrale étant plane. 22. y. aspis. Exemplaire montrant une tendance à la réduction du nombre des sous-oculaires. 23. y. berus. Exemplaire typique, à une seule rangée de sous-oculaires. 24. y. aspis. Forme typique sur laquelle on a représenté en hachures le territoire occupé éventuelle¬ ment par des plaques les limites de ce territoire ; sont rarement dépassées (cf. fig. 18). Conclusions. 1. — Chez la forme typique, recouverte d’écailles, on peut reconnaître le territoire sur lequel s’étendent les plaques céphaliques montrées dans 57 % ^ des cas (fig. 24). Des traces de limites sont souvent visibles (fig. 7, 9, 15), comme d’ailleurs dans l’espèce V. berus (fig. 19). 2. — Lorsqu’on envisage l’ensemble des variations observées, il n’y a pas de différence fondamentale entre le revêtement céphalique fronto-pariétal chez V. aspis et V. berus, mais seulement une fréquence beaucoup plus grande de motifs fragmentés chez la première. Chez l’aspic, dans un cas sur 300 (0,33 %) le nombre des plaques est encore plus réduit que chez la péliade typique. 1. L’erreur type cie ces pourcentages : a % = 1004 / , est légèrement inférieure .à 1 %. — 107 — 3. — La présence de deux rangées de sous-oculaires chez aspis, et d’une seule chez herus, n’est pas absolue : il existe des intermédiaires par imbrication des deux rangées. 4. — La forme retroussée du museau, due au bombement des post-rostrales, constitue, chez aspis, le seul caractère qui se révèle constant. 5. — Etant donné la sédentarité de ces animaux ,des études régionales pourraient préciser la valeur génétique, ou simplement ontogénique, de ces variations morphologiques. Laboratoire d' Anatomie comparée du Muséum d'Ilistoire naturelle, Paris. BIBLIOGRAPHIE Duguy, R. et H. Saint-Girons, 1949. — Variations du revêtement céphalique chez Vipera aspis dans l’Ouest de la France. Bull. Soc. Zool. Fr., 74, 6, pp. 346-348, 1 fig. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N® 1, 1968, pp. 108-118. RÉCOLTES DE LARVES DE COLÉOPTÈRES RÉCOLTES DE LARVES COLÉOPTÈRES AQUATIQUES DANS LA RÉGION ÉTHIOPIENNE : CONGO BELGE ET RUANDA-URUNDI (1957-1959) Par Henri BERTRAND Nos récoltes au Congo belge et au Ruanda-Urundi ont été effectuées pour une faible part en 1957 et 1958, et principalement dans le premier semestre de 1959. Dans le Nord, notre itinéraire général partait de la frontière du Congo et de l’Uganda, au nord du lac Edouard, pour atteindre Béni, puis Bunia, Monga et Ndu, par Makoro, Mungere, Paulis, Bembesa et Api. Cet itinéraire intéressait plusieurs districts de la Province du Kivu et de la Province Orientale. Un itiné¬ raire de retour, doublant le précédent par le Sud, se dirigeant de Libengue à Yakoma à Lisala, Bumba, Stanleyville et enfin de Stanleyville, rejoignait Béni par Nia Nia et Epulu, traversant la Province Équatoriale et à nouveau la Pro¬ vince Orientale puis la Province du Kivu. Durant ces parcours ont été visités la réserve du Mont Hoyo, la rive ouest du lac Albert (par Bogoro) enfin dans le Parc Albert ; Ishango et le Ruwenzori (piste dite de la moraine aboutissant au glacier de Stanley). La deuxième partie de l’itinéraire correspond à la traversée du Congo oriental, de Béni à Elisabethville par Goma, Bukavu, Uvira, Albertville et Jadotville. Un trajet annexe intéresse le Ruanda-Uruni de Rutshuru à Bukavu ; au passage, visite au Parc Albert du parc de la Rwindi et du secteur des volcans (ascension du Niaragongo et du Nuamarugira). Au Parc Albert, grâce à M. Van Straelen, la Direction des Parcs Nationaux du Congo a assuré notre logement et nous a délivré toutes les autorisations utiles ; nous avons également reçu le meilleur accueil de M. G. Marlier, Chef du Centre de l’I.R.S.A.C. à Uvira. Famille Dytiscidae. Genre Hydrocanthus Say. Congo belge. — Marais de la Ruzizi (r) (K.S.). Genre Laccophilus Leach. Congo belge. — Kapuru (r) (I.) ; Sede (r) (I.) ; mare, piste de la Rutschuru, Parc Albert’ (K. N.) ; mares à Murumbi, Parc Albert (K.N.) ; mare à Pistia à Wera, Parc Albert (K.N.) ; étang (cratère) de Mushumangabo, Parc Albert (K.N). 109 — Genre Neptosternus Sharp. ^ (Bertrand, 1963). Congo belge. — Uere (r), au bac, rive droite (B. U.). Genre Hyphydrus Illiger. Ruanda-Urundi. — Rusumu (r). Congo belge. — Marais au km 42, route de Bukavu au Kahuzi. Genre Heterhydrus Sharp (Bertrand, 1963, 1968). Congo belge. — Marais de la Lueka (r) (B. U.). Hydroporinae genus (Bidessini ?). Congo belge. — - Flaques du Sede (r) (I.). Genre Agabus Leach. Congo belge. — Flaques des ruisseaux du volcan Nuamarugira, en haut de la forêt de montagne (2.400-2.500 m). Parc Albert (K.N.) ; mêmes flaques plus haut (2.520-2650 m.) dans la zone des Millepertuis arborescents. Parc Albert (K.N.). En compagnie des imagos : A. pallidus Orner Cooper. Genre Copelatus Erichson. Congo belge. — Mare, piste de la Rutschuru (r). Parc Albert (K.N.) ; mare à Murumbi, Parc Albert (K.N.) ; mare à à Pistia, à Wera, Parc Albert (K.N.). Genre Hydaticus Leach. Congo belge. — Mare à Pistia à Wera, Parc Albert (K.N.) ; étang, route de Rutschuru à Rumangabo (K.N.) {H. matruelis Clark ex larva) ; marais près du lac Tanganyika, à Uvira (K.S.). Genre Eretes Castelnau Congo belge. — Mare à Bwera, Parc Albert (K.N.). Genre Cybister Curtis. Congo belge. — • Mare à Pistia à Wera, Parc Albert (K.N.) {C. hova Cast. ex larva). Abréviations : r = cours d’eau ; I.R.S.A.C. = Institutut de Recherche scientifique de l’Afrique centrale ; K. N. = Kivu nord ; K. S. = Kivu sud ; I. = Ituri ; H. U. = Haut Uele ; B. U. = Bas Uele ; O. C. = Oubangui Chari ; S. T. = Stanleyville ; T. = Tanganyika ; H. K. = Haut Katanga. 1. Nous indiquons entre parenthèses, lorsqu’il y a lieu les noms des premiers descripteurs des larves. ^ 110 — Famille Gyrinidae. Genre Orectogijrus Régimbart (Imms, 1933, Bertrand, 1963). Congo belge. — Lubilia (r) (K. N.) ; Bembua (r), en forêt (K. N.) ; Luusi- lubi (r) (K. N.) ; Mombo (r) (I.) ; Issehe (r). Mont Hoyo (I.) ; Pami (r) (I.) ; Rwanki (r) (K. N.) ; Kalingo (r) (K.S.) ; Kawezi (r) (K. S.) ; Mulongwe (r) (K. S.) ; Kalimabenje (r) (K.S.) ; Mugadja (r) (K.S.) ; Namtuguru (r) (T.) ; Lubile (r) (T.), Famille Spercheidae. Genre Spercheus Kugelann. Congo belge. — Mare à Bwera, Parc Albert (K. N.) ; mare à Miriki, Parc Albert (K.N.). Famille Hydrophilidae. Genre Berosus Leacb s. 1. Congo belge. — Étang de Kukurubasse (B. U.) ; mare à Miriki, Parc Albert (K. N.) ; mare à Mwiga, Parc Albert (K. N.) ; marais près du lac Tanganyika à Uvira (K.S.). Genre Helochares Mulsant. Congo belge. — Étang de Kukurubasse (B. U.) ; marais près du lac Tan¬ ganyika à Uvira (K. S.). Genre Amphiops d’Orcbymont (Imms, 1933, Bertrand, 162). Congo belge. — Semliki (r) à Ishango, Parc Albert (K. N.) ; marais de la Lueka (r) (B. U.) ; étang, route de Rutscburu à Rumangabo (K. N.) ; Kagera (r) route de Uvira à Usumbura (K. S.). Hydrobiinae genus A. (Bertrand, 1962). Congo belge. — Lwiro (r) au-dessus de la deuxième chute (K.S.). Genre Sternolophus Solier (Nowrojee, 1912, Bertrand, 1935). Congo belge. — Étang de Kukurubasse (B. U.) ; marais de la Lueka (r) (B. U.) ; mare à Bwera, Parc Albert (K. N.) ; étang, route de Rutscburu à Rumangabo (K. N.) ; Kagera (r), route d’Uvira à Usumbura (K. S.). Ruanda-Urundi. — Marais du lac Bulera. Genre Hydrous Brullé. Congo belge. — Mare à Bwera, Parc Albert (K. N.). Famille Eubrudae. Genre Afroeuhria Villiers (Bertrand, 1951, 1961). Congo belge. — Kanyamwamba (r). Parc Albert (K. N.) ; Ruami (r) (K. N.) ; Munyambelu (r) (K. N.) ; Mombo (r) (I.) ; Sede (r) (I.) ; chute de la Rutscburu (r) (K. N.) ; Rwanki (r) (K. N.) ; Kalingo (r) (K. S.) ; Lubile (r) (T.). Famille Psephenoididae (Psepbenoidinae Hinton). Genre Afropsephenoides Basilewsky (Marlier, 1959, Bertrand, 1962). Congo belge. — Lac Tanganyika, pointe de Pemba (K.S.) (nymphe) (A. marlieri Bas). Famille Dascillidae (Eubrianacinae Hinton). Genre Euhrianax Kiesenwater (Blackwelder, 1930). Congo belge. — Hululu (r) (K. N.) ; Ijunga (r) (K. N.) ; Tayla (r) à Mutsora, Parc Albert (K. N.) {E. invittatus Pic ex pupa) ; Ruami (r) (K. N.) ; Bembua (r) (K. N.) ; Bumbi (r) (K.N.) ; Kamusonge (r), piste d’ascension du Ruwenzori, Parc Albert (K.N.) ; Munyambelu (r) (K.N.) ; Gima (r) (H. U.) ; ruisseau entre Avabuki et Ituri (r) (K.N.) ; Tabi (r) (K.N.) ; chute de la Rutschuru (r) (K.N.) ; Rwanki (r) (K.N.) [E. invittatus Pic ex pupa) ; Kalingo (r) (K.S.) ; Lwiro (r) (K.S.) ; Mugadja (r) (K.S.) ; Mugadja, en aval de la cascade (K.S.) (en nombre ; Katuta (r) (K.S.) ; Kombvi (r) (K.S.) ; Manda (r) (H. K.). La plupart des larves sauf sans doute celles du Haut Katanga, doivent appartenir à E. invittatus Pic. Famille Helodiuae. Helodidae genus 1 (Bertrand, 1964). Congo belge. — Marais de la Ruzizi (r), route d’Uvira à Usumbura (K.S.) ; marais près du lac Tanganyika à Uvira (K. S.). Helodidae genus 3 (Bertrand, 1964). Congo belge. — Kapuru (r) (1.) ; flaques des ruisseaux du volcan Nuama- rugira, en haut de la forêt de montagne (2.400-2.500 m). Parc Albert (K.N.) ; étang (cratère) de Mushumangabo, Parc Albert (K.N.) ; Mulongwe (r), route d’Uvira à Bukavu (K. S.). Helodidae genus 5 (Bertrand, 1964). Congo belge. — Source et ruisselets à Alibongo (K.N.) ; mare à Pistia, Parc Albert (K.N.) ; Molindi, eaux stagnantes. Parc Albert (K.N.) ; mare à Murumbi, Parc Albert (K.N.) ; marais près du lac Tanganyika à Uvira (K. S.). Ruanda-Urundi. — Petit fossé sur la route entre Gisoro et Buhoro. — 112 Helodidae genus 7 (Bertrand, 1964). Congo belge. — Sources de Baruta sur le volcan Niaragongo à 2. 100m, Parc Albert (K.N.) ; ruisselet route de Bogoro à Kobvu (I.). Helodidae genus 10 (Bertrand, 1964). Congo belge. — Kabiro (r) (K.N.) ; Lwiro (r) au-dessus de la deuxième chute (K.S.) ; Kafunzo (r), piste du Kahuzi, en forêt (K. S.) ; Mugadja, en aval de la cascade (K.S.) ; Lubile (r) (T.). Ruanda-Urundi. — Ruisselet en forêt entre Gisovu et Buhoro. Helodidae genus 15 (Bertrand, 1964). Congo belge. — Tayla (r) (K.N.) ; Ruami (r) (K.N.) ; Bembua (r), en forêt (K.N.) ; Luusilubi (r) (K.N.) ; Kamusonge (r), piste d’ascension du Ruwen- zori, Pare Albert (K.N.) ; Katauleko (r), même piste. Parc Albert (K.N.) ; ruisselet dans le mooreland à Séneçons, même piste ; lac Albert vers 3.700 m (K.N.) ; source du Kanyamwamba vers 4.000 m au-dessous du gîte de Kiondo, Parc Albert (K.N.) ; lac Vert, près de la piste d’ascension à 4.185 m (K.N.) ; Issehe (r). Mont Hoyo (I.) ; Kabiro (r) (K.N.) ; Muwe (r), escarpement de Kabasha (K.N.) ; Kalingo (r) (K.S.) ; Lwiro (r) au-dessus de la deuxième chute (K.S.) ; Mulongwe (r) à 1.100 m (K.S.) ; Mugadja (r) (K.S.) ; Mugadja (r) en aval de la cascade (K. S.). Ruanda-Urundi. — Nyakibanda (r). Ptilodactylidae genus I (Bertrand, 1935, 1956, 1966). Congo belge. — Kamusonge (r), piste d’ascension du Ruwenzori, Parc Albert (K.N.) ; Katauleko, même piste. Parc Albert (K.N.) ; Tora (r) (H. U.) ; ruisse- lets, réserve du roi Albert (K.N.) ; Kafunzo (r), piste du Kahuzi dans la forêt (K.S.) ; Lwiro (r), au-dessus de la deuxième chute (K.S.). Famille Dryopidae. Genre Potamodytes Grouvelle (Bertrand, 1956). Congo belge. — Tayla (r) à Mutsora, Parc Albert (K.N.) ; Ruami (r) (K.N.) ; Munyambelu (r) (K.N.) ; Kapuru (r) (1.) ; Kedi (r) (H. U.) ; Zume (r) (B. U.) ; rapides de l’Uele (r) à Sassi (B. U.) ; Kalimabenje (r) (K. S.) ; Mugadja (r) ; Lubile (r) (T.). Genre Potamocares Fairmaire (Bertrand, 1956, 1962, 1965). Congo belge. — Ijunga (r) (K.N.) ; Tayla (r) à Mutsora, Parc Albert ; Bem¬ bua (r) (K.N.) (avec imago) ; Kalimabenje (r) (K.S.) ; Mugadja (r) (K.S.) (imago ex larva). Toutes les larves sont celles de P. marlieri Delève. Potamophilinae genus C. (Bertrand, 1962). Congo belge. — Kafunzo (r), piste du Kahuzi, en forêt (K.S.) ; Lutumba (r) route de Bukavu à Goma (K.S.) (fig. 1). — 113 — Fig. 1. — Larve de Potamophilinae genus C. (d’après Bertrand). Genre Stenelmis Dufour. Congo belge. — Tora (r) (H. U.). Genre Pachyelmis Fairmire (Bertrand, 1962). Congo belge. — Butahu (r) (K. N.) ; Bembua (r) (K.N.) ; Kamunsonge (r) piste d’ascension du Ruwenzori ; Parc Albert (K.N.) (Avec P. gibba Gr. ; Kanya- wamba (r), même piste, Parc Albert (K.N.) ; ruisselets de la réserve du Roi Albert (K.N.). Genre Pseudancyronyx Bertrand et Steffan (Bertrand, 1962, 1965). Congo belge. — Tayla (r) à Mutsora, Parc Albert (K.N.) ; Ruami (r) (K.N.) ; Butahu (r) (K.N.) ; Bembua (r) (K.N.) ; Munyambelu (r) (K.N.) ; Mombo (r) 8 — 114 (I.) ; Isselie (r), Mont Hoyo (I.) ; Paka (r) en aval des chutes (O. G.) ; Kalimabenje (r) (K. S.) ; Mugadja (r) (K. S.) ; Mugadja (r) en aval de la cascade (K.S.) ; Mulongwe (r) à 1.100 m (K.S.) ; Tora (r) (H. U.) Dans la Mugadja a été pris P. aïluaudi Gr. Genre Microdinodes Grouvelle (Bertrand, 1935, 1962). Congo belge. — Lubilia (r) (K. N.) ; Bumbi (r) (K. N.) ; Hululu (r) (K. N.) ; Kalingo (r) (K.S.) ; Mombo (r) (I.) ; Mugadja (r) (K.S.) ; Mugadja (r) en aval de la cascade (K.S.). Dans la Mugadja a été pris M. imageus Delève. Helmiinae genus C. 5 (Bertrand, 1962). Congo bekge. — Luusilubi (r) (K. N.), sur bois immergé. Famille Torridincolidae. Genre Torridincola Stefïan. Congo belge. — Sede (r) (I.) (fig. 2). Remarques écologiques et faunistiques. Nos recherches ont été faites dans des biotopes très variés se rattachant soit aux eaux stagnantes, soit aux eaux courantes et à des altitudes diverses s’éche¬ lonnant entre 600 et 4.000 mètres ; d’autre part un certain nombre de types larvaires méritent une mention particulière. Eaux stagnantes. — Les eaux stagnantes au Congo belge et au Ruanda- Urundi — tout comme en Guinée et Côte d’ivoire — montrent des tempéra¬ tures dépassant en général 25° et même s’élevant dans la plaine de la Rutschuru au sud du lac Edouard, au Parc Albert, à plus de 30°, 35° à Bwera, 36° à Mwiga. Quelques températures plus faibles ont été relevées : 23° et 24° au lac Bulera, au Runda-Urundi et même 15° dans les marais au pied du Kahuzi à 2.160 m ; et, bien entendu, plus basses encore dans les lacs de la zone alpine et de la zone nivale du Ruwenzori jusqu’au dessous de 10° mais il faut remarquer que les eaux glaciaires du lac Gris et du lac Blanc, sous le glacier de Stanley, ne renfer¬ ment pas de Coléoptères, des larves d’Hélodides présentes encore dans le lac Vert à 4.185 m, dans la zone des Séneçons. On rattache aux eaux stagnantes les flaques des ruisseaux du volcan Nuamarugira échelonnées entre 2.300 et 2.800 m, du haut de la forêt de montagne à la zone des Millepertuis arbores¬ cents, puis des Bruyères, avec des températures de 14°, 16° et 23° (zone décou¬ verte). Ces flaques sont entretenues même en saison sèche par les pluies d’orage encore fréquentes à ces altitudes (comme nous avons pu le constater nous-mêmes). Une mention particulière doit être faite pour les grands lacs (lac Kivu, lac Tanganyika) où la température atteint en zone marginale de 26° à 28® mais où l’eau en bien des points est très claire et agitée par un clapotis ou même de petites vagues. — 115 — Comme indiqué ci-dessus, les eaux stagnantes ont fourni des larves de Dytis- cides : Hydrocanthus, Laccophilus, Hyphydrus, Heterhydrus, Hydroporinae genus, Agabus, Copelatus, Hydaticus, Eretes, Cyhister, d’Hydrophilides s. lat. : Spercheus, Berosus, Helochares, Amphiops, Sternolophus, Hydrous, de Psephe- noidides : Afropsephenoides, d’Hélodides : Helodidae genus I, Helodidae genus 3, Helodidae genus 5, Helodidae genus 7, Helodidae genus 15. Mais cette liste demande quelques commentaires ; si la totalité des Dytis- cides énumérés sont vraiment lénitiques, ainsi que les Hydrophilides, des Hélo- dides : Helodidae genus 3, Helodidae genus 5, Helodidae genus 7 peuvent se rencontrer en eaux courantes peu rapides tandis que Helodidae genus 1, par contre est un élément assez constant des eaux stagnantes très découvertes et chaudes, le Dytiscide Eretes sticticus et sa larve également très caractéris¬ tiques. Par contre on doit considérer Helodidae genus 15 et Afropsephenoides marlieri comme de véritables éléments lotiques ; comme nous le verrons plus — 116 — loin, Helodidae genus 15 est caractéristique des eaux courantes, surtout en montagne ; quant à Afropsephenoides on sait (Bertrand, 1962) que des larves ont été trouvées dans un torrent en Angola et aux chutes du Zambèse en Rho- désie. Eaux courantes. — Appartiennent à des types très variés, comprenant de petites rivières torrentueuses, parfois plus ou moins à découvert, dans des zones de culture ou de savane, des ruisseaux et petits torrents de la forêt de montagne et plus haut, des zones subalpine et alpine dans les plus hauts mas¬ sifs et aux eaux courantes se rattachent encore des gîtes madicoles. Les tempé¬ ratures s’échelonnent en général entre 14^ et 24°, souvent seulement de 15®, 16®, 17® mais de 20® à 22® à découvert. La faune des eaux courantes comprend fort peu de larves de Dytiscides, mais d’après toutes nos observations en Afrique, celles des Neptosternus parais¬ sent vraiment caractéristiques ; par contre ces eaux sont, surtout si elles sont torrentueuses, le biotope typique des larves des Gyrinides ; Orectogyrus. Comme Hydrophilides la larve Hydrobiinae genus A du Lwiro (zone marginale) a été souvent prise ailleurs en eau stagnante (Angola). On trouve enfin dans les eaux courantes des larves d’Eubriides : Afroeubria, des larves d’Hélodides : Helodidae genus 10 et surtout Helodidae genus 15, les dernières atteignant au moins jusqu’à 4.000 mètres sur les hauts massifs. Les Euhrianax (Dacillidae, Eubrianacinae) abondent enfin dans les eaux cou¬ rantes pouvant s’élever jusqu’aux environs de 2.000 mètres en forêt de mon¬ tagne, souvent en nombre dans les eaux fraîches. Toutes les larves de Dryopides habitent les eaux courantes : Potamodytes, Potamocares, Potamophilinae genus C., Helmiinae genus C. 5, Stenelmis, Pachyel- mis, Pseudancyronyx, Microdinodes. Parmi les formes pétricoles et microphages nous avons remarqué l’association très fréquente des larves des Microdinodes et des Pseudancyronyx, ces dernières presque toujours en colonies nombreuses à l’opposé des premières. Une autre série de larves sont des xylophages ; Pota¬ modytes, Potamocares, Potamophilinae genus C, Helmiinae genus C. 5. Mais on doit remarquer que les larves des Potamocares se rencontrent surtout sur de petites branches ou brindilles, en zone marginale de petits torrents à découvert et c’est ainsi que nous avons pu en capturer en assez grand nombre dans la Mugadja à proximité d’Uvira et pu obtenir ainsi ex larva Potamocares marlieri au Centre I.R.S.A.C. Enfin les larves des Ptilodactylides s’associent aux larves xylophages des Dryopides sur les bois immergés. Quant aux gîtes madicoles, on y rencontre larves et nymphes d’Eubriides : Afroeubria et les larves des Torridincola. 11 faudrait ajouter Africophilus, mais tout au moins au Congo belge, nous n’avons pris que des imagos d’ Africophilus nesiotes. — Tant dans les eaux stagnantes que courantes quelques larves offrent un intérêt particulier. Heterhydrus. — Il s’agit des larves d’abord désignées par nous comme : Hydro- porinae genus 1, présentes à la fois au Congo et à Madagascar et que contraire¬ ment à une première opinion on ne doit plus rapporter aux Vatellini {Derooa- tellus). En effet on connaît aujourd’hui les larves tant des Macrovateïlus d’Amé¬ rique que des Derovateïlus communs à l’Amérique et à l’Afrique (Spangler, 1963, 1964) ; par contre ces larves du Congo et de Madagascar d’après les indi¬ cations qu’a bien voulu nous fournir M. Spangler se rapprochent sensiblement — 117 — de larves, observées notamment au Mexique et que cet entomologiste tend à rapporter ex societate imaginis au genre Pachydrus Sharp. Et d’autre part, M. G. Marlier nous a communiqué des larves semblables à celles observées par M. Spangler recueillies en Amazonie, M. Marlier ayant pris aussi en Ama¬ zonie une série d’imagos de Pachydrus (renseignement communiqué par M. J. Balfour Browne, du British Muséum). Les larves Hydroporinae genus 1 pourraient alors se rapporter au genre lleterhydrus Sharp qui, tout comme Derovatellus, est présent à la fois au Congo et à Madagascar, d’autant qu’il existe quelques rapports entre les formes imaginales. Et il se trouve que Heterhy- drus agahoides habite Madagascar et que des deux espèces continentales du genre : //. sudanensis Zimmermann et H. senegalensis Aubé, la seconde est signalée de trois stations du Uele... Hydrobiinae genus A. — Ce type larvaire très curieux a d’abord été pris par nous en Angola (Bertrand, 1962, 1966) et en Afrique du Sud (Bertrand, 1962, 1966). Eubrianax. — La plupart des larves et nymphes récoltées au Congo appar¬ tiennent à E. invittatus Pic et après Marlier (1955) nous avons facilement obtenu des imagos ex pupa, notamment de Mutsora au pied du Buwenzori, et c’est certainement à cette espèce qu’appartenaient les larves recueillies par l’Expé¬ dition de Cambridge aux Grands Lacs africains, larves examinées par Imms (1933). Potamohilinae genus C. — Il s’agit vraisemblablement de la larve d’un Pota- mophilinae inconnu, les larves des autres genres ayant été décrites par nous (Bertrand, 1965). Helmiinae genus C. 5 — Ce sont des larves xylophages que jusqu’ici on ne peut identifier. Torridincola sp. — Ce sont les larves désignées comme « Genus ignotum » décrites et figurées par nous (Bertrand, 1965) et dont nous avions signalé la ressemblance avec des larves de Diaperinae. Les imagos, soumis à plusieurs spécialistes n’avaient pu être déterminés ; ultérieurement, utilisant du matériel recueilli en Rhodésie par M. A. D. Harrison, M. A.W. Steffan a examiné les trois stades d’insectes du même genre et figuré une larve, créant pour eux une nouvelle famille les Torridincolidae avec le genre Torrindicola (Steffan, 1964). BIBLIOGRAPHIE Bertrand, IL, 1961. — Contribution à l’étude des premiers états des Coléoptères aquatiques de la région éthiopienne. Bull. I.F.A.N., sér. A, 3, pp. 716-738, fig. 1-10. — 1962. — Id. (2e note). Ibid., 24, sér. A, 3, pp. 710-777, fig. 1-39. — 1962. — Id. (3e note). Ibid., 24, sér. A, 3, pp. 778-793, fig. 1-7. — 1962. — Id. (4e note). Ibid., 24, sér. A, 4, pp. 1056-1114, fig. 1-39. — 1963. — Id. (5® note). Ibid., 25, sér. A, 2, pp. 389-466, fig. 1-61. — 1964. — Id. (6® note). Ibid., 26, sér. A, 2, pp. 513-579, fig. 1-47. — 1965. — Id. (7e note). Ibid., 27, sér. A, 4, pp. 1336-1393, fig. 1-35. — 1966. — Larves de Coléoptères aquatiques de l’Angola (Insecta Coleoptera) Publ. cuit. Comp. Diam. Angola, 72, pp. 137-162, fig. 1-14. — 118 — ■ — 1966. — Les premiers états des Ptilodactylidae aquatiques (Col.). Bull. Mus. Hist. nat., 2® sér., 38, pp. 143-150, fig. 1-2. — 1966. — Larves de Coléoptères aquatiques de l’Afrique orientale. Ibid., 2® sér., 38, 5, pp. 562-573. — 1967. — Récoltes de larves de Coléoptères aquatiques dans la région éthio¬ pienne ; Afrique du Sud et Rhodésies (1959). Bull. Soc. ent. France, 71, 9-10. — 1967. — Récoltes de larves de Coléoptères aquatiques dans la région éthio¬ pienne (Afrique occidentale et équatoriale). Bull. I.F.A.N., 29, sér. A, pp. 1334- 1341. — 1968. — Larves de Coléoptères aquatiques recueillies au Rrésil par M. G. Mar- lier. Bull. soc. ent. France, 73, 1-2, 1968, pp. 8-21, fig. 1-6. Spangler, P. J., 1963. — A description of the larva of Macrovatellus mexicanus Sharp (Coleoptera Dytiscidae). Coleopt. bull., 17, pp. 97-100, fig. 1-5. — 1964. — A description of a new Derovatellus from Guatemala and a descrip¬ tion of its larva. Ibid., 20, pp. 11-18, fig. 1-20. Steffan, a. W., 1964. — Torridincolidae, Coleopterorum nova familia e regione aethio- pica. Ent. Zeitschrift, 74, 17, pp. 193-200, fig. 1-9. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D HISTOIRE NATURELLE 2« Série — Tome 40 — N» 1, 1968, pp. 119-124. LARVES DE COLÉOPTÈRES AQUATIQUES RECUEILLIES PAR M. G. MARLIER DANS LE CONGO ORIENTAL Par Henri BERTRAND M. P. Basilewsky, Conservateur au Musée de Tervuren a bien voulu nous communiquer pour étude les larves de Coléoptères aquatiques recueillies par M. G. Marlier au cours de ses recherches sur la faune des eaux douces au Congo oriental et spécialement sur celles des eaux courantes (cf. Marlier, 1954). Famille Dytiscidae. Genre Agabus Leach. Mont Muhi, Itombwe, 29-7-1955, larves (2) ; Mont Muhi, Itombwe, bords d’une mare à 3.000 m., 30-7-1955, nymphes (10). Ex societate imaginis, il s’agit de larves d’A. palUdus Orner Cooper (Gui- gnot det.). Genre Hydaticus Leach. La seule larve de la région éthiopienne identifiée par élevage est celle de //. matruelis Clark, élevage réalisé successivement par M. Collart à Stanley- ville (Bertrand, 1938) et nous-même au Kivu (Bertrand, 1963). Par ailleurs des larves de faciès très particulier, trouvées d’abord à Madagascar, ont été rapportées à II. exclamationis Auhé (Bertrand, 928, 1963). Mares à Sphagnum, environs du lac Lungwe (2.710 m), Itombwe, 27-11-1957, larve (1) ; affluent du Luvimbi (r) à Kakono, larve (1) ; route Kabara-Makono-Dumbumhi, larve (1). (H. sp.) Kambakuku, Uvira, 9-5, 1950, larve (1). Famille Gyrinidak. Genre Orectogyrus Régimbart. Kawezi (r), 7-9-1950, larves (9) ; Kalimabenje (r), Uvira, 17-4-1948, larve (1) ; Kiliba (r), Uvira, 26-7-1950, larve (1) ; Luwingo (r), Uvira, 12-5-1950, larve (1) ; Nyakugana (r), 18-4-1949, larves (3) Mukwindi (r), 15-7-1950, larve (1) ; Emina (r), Mwana, 24-8-1950, larves (3) ; Luberizi (r) 17-7-1950, larves (4) ; Katwulu (r), Lemera, 17-7-19.50, larves (2) ; Zombe (r), Zombe, 19-8-1950, larve (1) ; Ulindi (r), 20-8-1950, larves (6) ; Uzimginzi (r), Kamaniola, 12-5-19.50, larve (1) ; ruisseau route Lubiri-Butembo, km. 16, larve (I). 120 Famille Hydrophilidae. Genre Laccohius Erichson. Marigots tributaires du lac Tanganyika, dans les Algues, 7-12-1949, larves (2). Genre Helochares Mulsant. Marigots tributaires du lac Tanganyika, dans les Algues, 7-12-1949, larves (5) ; lac Mohasi 4-1952, larve (1). Famille Helodidae. Cette famille est bien représentée en Afrique éthiopienne et les larves sont communes ; faute d’une révision systématique de tout le groupe pour cette région, on ne peut les identifier, quoique distinguant de nombreux types lar¬ vaires (cf. Bertrand, 1964). Ajoutons que la présence même de larves d’Hélo- dides, en dehors de l’Afrique du Sud n’a été signalée que par Paulian à Mada¬ gascar et par Marlier (1955) au Congo belge, ce dernier auteur indiquant la présence de nombreuses larves dans les mares à Sphagnum près du lac Lungwe, dans l’Itombwe. Helodidae genus 3. Lac Lungwe, zone marginale (2.710 m), Itombwe, 26-11-1957, larves (4) ; mare à Sphagnum près du lac Lungwe, Itombwe, 23-11-1953, larves (10) ; Kalimabenje (r), Uvira, 12-12-1951, larve (1). Helodidae genus 7. Mare à Sphagnum, près du lac Lungwe, Itombwe, 23-11-1953, larves (2) ; lac Lungwe, zone marginale Itombwe, 23-11-1953, larves (6). Helodidae genus. Mare à Sphagnum, près du lac Lungwe, 23-11-1953, larves (2) ; lac Lungwe, zone marginale, 26-11-1953, larves (2). Helodidae genus 15. Ruisseau, route Uvira Bukavu, km. 65 (1.200 m), larves (3) ; Tchibati, Kahuzi, 10-1953, larves (4) ; Isele (r), lavage de mousses, 21-7-1955, larves (15) ; Tsu- baya (r), Tshafua-Bunyakiri, larve (1) ; route Lubero-Butembo, km. 16, larve (1) ; Kariozo (r) à 3.000 m, larves (7). Famille Ptilodactylidae. Ptilodactylidae genus 1. Ulindi (r), aval de Zombe, 20-8-1950, larves (2) ; rivière, route de Mwuna, 24-8-1950, larves (2) ; Zizi (r), 24-8-1950, larve (1) ; Zabeza (r), Bilambu, 25-8- 121 — 1950, larve (1) ; Tubola (r), 31-3-1950, larves (2) ; ruisseau Tuhola, Meshe, 31-3-1950, larves (2). Famille Psephenoididae. (Psephenidae Psephenoidinae Hinton). Genre Afropsephenoides Basilewsky. Rocher à Makoloba, dans le Tanganyika, 28-6-1956, larves (2), nymphe (1). {Afropsephenoides marlieri Basilewsky). Famille Dryopidae. Genre Potamodytes Grouvelle. Luntuguru (r), 17-2-1950, larves (6) ; Luzuzinzi (r) Kamaniola, 12-5-1950, larve (1) ; ruisseau Mutomba, affluent du Luhoho, km 130, 2-5-1950, larve (1) ; Nzohwe (r), 20-5-1949, larves (6) ; Mzohwe-Mutomba, 20-5-1949 et 15-11-1949, larves (3) ; Tsofu (r) affluent du Lehoha, route de Bunyakiri, km. 74, 20-3-1950, larves (7) ; Fumia (r), Bitale, route de Bunyakiri, 22-3-1950, larve (3) ; Lwiro (r), 15-12-1949, larves (5) ; Rutuwalo (r), Lemeru, 15-7-1950, larves (3) ; Ulindi (r), 20-8-1950, larves (3) ; Ulindi (r), Kalambi, 20-21-10-1953, larves (25) ; Tshi- ganda (r), route de Bunyakiri-Bidale, 23-3-1950, larves (17) ; Zabeza (r), Bilambu, 23-8-1950, larves (60) ; Zizi (r), Bilambu, 24-8-1950, larves (18) ; Luhoho (r), Meshe, 1-4-1950, larves (9) ; Luberizi (r), Kamaniola 22-5-1951, larve (1). Genre Potamocares Grouvelle. Tchibati-Kahuzi, 2, 27-10-1953, larves (5) ; Luberizi (r), Kamaniola, 12-5- 1950, larve (1) ; Nzohwe-Nyeberongo, larves (7) ; Sebeya (r), Goma, 13-11-1950, larves (4) ; Tshiganda (r), Bunyakiri, 20-3-1950, larves (3) ; Nyakahanga (r), Mwezi, 27-7-1949, larves (2) ; Lwiro (r), 15-12-1949, larves (2) ; Nyambo (r), Ngeshu, sur racines, 12-4-1949, larves (3). {Potamocares marlieri Delève). Genre Omotonus Delève. Ulindi (r), 20-8-1950, larve au dernier stade (1) ; Nyohwe-Nyeberongo, larve jeune (1). Genre Stenelmis Dufour. Zabeza (r), Bilambu, 23-8-1950, larve (1). Genre Pachyelmis Grouvelle. Zabeza (r), Bilambu, 23-8-1950, larve (1). — 122 — Genre Pseudancyronyx Bertrand et Stefïan. (= Ancyronyx Erichson part.) Mugadja (r), Uvira, 25-11-1950, larves (7) ; Lwiro (r), 17-7-1950, larve (3) ; Luberizi (r), Lemera, 16-7-1950, larves (3). [P. alluaudi Gr.) Genre Microdinodes Grouvelle. Tshiganda (r), Bidale, 22-3-1950, larves (3). Genre Pseudomacronychus Grouvelle. (Helmiinae genus A, Bertrand, 1962). Tshiganda (r), Bidale, 23-3-1950, larves (3). Remarques écologiques et faunistiques. Le matériel recueilli par M. G. Marlier au Congo oriental, provient des eaux stagnantes et des eaux courantes, principalement d’ailleurs de ces dernières. Eaux stagnantes. — C’est là qu’ont été capturées les larves des Agabus et le plus souvent des Hydaticus, des larves d’Hydrophilides : Helochares, de certains Hélodides : Helodidae genus 3 et Helodidae genus 7 et larves et nymphes à' Afropsephenoides marlieri (lac Tanganyika). Eaux courantes. — La majeure partie des larves ont été prises dans les eaux courantes, soit la totalité des larves des Gyrinides ; Orectogyrus, une partie des larves des Hélodides ; Helodidae genus 15, parfois Helodidae genus 3, parfois des larves d’Hydrophilides : Laccobius, Helochares, enfin toutes les larves de Ptilodactylides et de Dryopides. La répartition mentionée ci-dessus dans une certaine mesure ne correspond pas aux exigences écologiques véritables. C’est ainsi que ce n’est que dans les zones marginales de cours d’eau que peuvent vivre les larves rameuses des Hydaticus, également les larves des Hydrophilides : Laccobius et surtout Helo¬ chares. Quant aux larves d’ Hélodides : Helodidae genus 3, nous avons constaté qu’elles sont un élément assez constant des ruisseaux de forêt ou galeries fores¬ tières à fond de feuilles mortes. Le cas des larves et nymphes A' Afropsephenoides marlieri est aussi particulier ; elles font partie des éléments lotiques du grand lac Tanganyika, associées d’ailleurs à des Ephéméroptères lotiques et pétricoles ; l’on sait aussi que larves et nymphes A' Afropsephenoides vivent dans des torrents en Angola (Bertrand, 1966) et dans le Zambèze en Rhodésie (Bertrand, 1967). Quelques captures offrent un intérêt particulier, indépendamment de celle de la larve et de la nymphe A’ Afropsephenoides marlieri (Marlier, 1959), ce sont celles des Agabus et de leurs nymphes, celles des larves des Potamocares, Omo- tonus et Pseudomacronychus. On sait que le genre Agabus est d’origine septentrionale, mais un certain nombre de ses représentants se rencontrent sur les hautes montagnes de l’Afrique éthiopienne ; c’est le cas notamment A' Agabus pallidus Orner Cooper que l’on connaissait de l’Éthiopie à l’Afrique centrale (Guignot, 1961) et que nous avons 123 trouvé aussi à basse altitude ainsi que sa larve dans la forêt primaire des monts Tsitsikama dans la province du Cap, l’espèce mentionnée aussi par J. Omer CoopER (1965). Quoiqu’il en soit, la récolte de larves et de nymphes d’Agabus par M. G. Mar- LiER, paraît être la première effectuée en Afrique éthiopienne. Il convient de noter aussi la capture des larves des Potamophilini (Dryo- pidae) des genres Potamocares et Omotonus. Les larves des Potamocares étaient parfois accompagnées d’imagos appar¬ tenant à une espèce nouvelle décrite par J. Delève ; P. marlieri, espèce que nous avons d’ailleurs obtenue ex larva à l’occasion de notre passage à Uvira en 1957. Quant au genre Omotonus, il a été créé assez récemment par Deeève (1964), une espèce ; O. bertrandi Delève a été obtenue ex pupa en Angola (Bertrand, 1966). Les larves récoltées par M. G. Marher appartiennent certainement à une autre espèce (Bertrand, 1965) et il convient d’indiquer qu’il existe dans la région éthiopienne au moins cinq espèce du genre Omotonus : O. notabilis Grouvelle, O. spinicaudus Hinton, O. kwangolensis Delève du Congo belge, O. angolensis Delève et O. bertrandi Delève de l’Angola. Contrairement aux larves de tous les autres Potamophilini de la région éthiopienne, les larves des Omotonus ne sont pas xylophages mais microphages ; elles vivent dans les tor¬ rents et la nymphose a lieu dans l’eau (Bertrand, 1966). Mentionnons enfin qu’ainsi que deux autres larves d’Helmiini de la région éthiopienne, d’ailleurs indéterminées, les larves des Pseudomacronychus, iden¬ tifiées ex societate imaginis en Angola et en Afrique orientale (Bertrand, 1966), sont xylophages. BIBLIOGRAPHIE Bertrand, H., 1961. — Contribution à l’étude des premiers états des Coléoptères aquatiques de la région éthiopienne. Bull. I.F.A.N., 23, sér. A, 3, pp. 716-738, fig. 1-10. — 1962. — Id. (2® note). Ibid., 24, sér. A, 3, pp. 710-777, fig. 1-39. — 1962. — Id. (3e note). Ibid., 24, sér. A, 3, pp. 778-793, fig. 1-7. — 1962. — Id. (4® note). Ibid., 24, sér. A, 4, pp. 1065-1114, fig. 1-39. — 1963. — Id. (5® note). Ibid., 25, sér. A, 2, pp. 389-466, fig. 1-61. — 1964. — Id. (6® note). Ibid., 26, sér. A, 2, pp. 513-579, fig. 1-47. — 1965. — Id. (7e note). Ibid., 27, sér. A, 4, pp. 1336-1393, fig. 1-35. — 1966. — Larves de Coléoptères aquatiques de l’Angola (Insecta Coleoptera). Publ. cuit. Comp. Diam. Angola, 72, pp. 137-162, fig. 1-14. — 1966. — Les premiers états des Ptilodactylides aquatiques (Col.). Bull. Mus. nat., 2e sér., 38, 2, pp. 143-150, fig. 1-2. — 1967. — Larves de Coléoptères aquatiques de l’Afrique orientale. Ibid., 2® sér., 38, 5, pp. 562-573. — 1967. — Récoltes de larves de Coléoptères aquatiques dans la région éthio¬ pienne : Afrique du Sud et Rhodésies (1959). Bull. Soc. ent. France, 71, 9-10, pp. 259-261. — et C. Legros, 1968. — Récoltes de Coléoptères Hydrocanthares dans les Rho¬ désies et en Afrique du Sud. Bull. Mus. Hist. nat., 2® sér., 39, n° 5, 1967 (1968), pp. 861-870. — 124 — Delève, J., 1964. — Contribution à l’étude des Dryopoidea. V. Note sur les divisions génériques des Larinae d’Afrique (Coleoptera Eliminthidae) et descriptions d’espèces nouvelles. Bull. Ann. Soc. Roy. ent. Belgique, 99, 30, pp. 431-458, fig. 1-32. Guignot, F., 1961. — Révision des Hydrocanthares d’Afrique (Coleoptera Dytiscoidea) troisième partie. Ann. Mus. Roya. Congo Belge, ZooL, 90, pp. 659-995, fig. 573- 818. Marlier, g., 1954. — Recherches hydrobiologiques dans les rivières du Congo oriental. II. Étude écologique. Hydrobiologia, 6, 3-4, pp. 225-263. — 1960. — La morphologie et la biologie de la larve de V Afropsephenoides (Coléop¬ tère Psephenoide). Rev. Zool. Bot. Afr., 61, pp. 1-14, fig. 1-2. — J. Bouillon, Th. Dunois et N. Leleup, 1955. — Le lac Lungwe. Ac. Roy. Se. coloniales, n. sér., pp. 665-676, fig. 1. Omer Cooper, J., 1965. — Coleoptera Dytsicidae. South African Life, 11, pp. 59-214, fig. 1-64. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE 2* Série — Tome 40 — N° 1, 1968, pp. 125-131. PSORERGATES DESMANAE SP. NOV., El NE N EUE KRÂTZMILBE VON GALEMYS PYRENAICUS (PSORERGATIDAE : TROMBIDIFORMES) Von F. S. LUKOSCHUS Bei der Untersuchung von zwei Galemys pyrenaicus E. Geoffroy Saint-Hilaire (Talpidae), die ich mit Genehmigung und Hilfe des Laboratoire Souterrain in Moulis (Ariège) fangen konnte, fanden sich intraepithélial im àusseren Gehor- gang Milben der Familie Psorergatidae (Dubinin 1955). Es handelt sich dabei um den ersten Fall, dass ein Vertreter dieser Familie bei einem Insektivoren festgestellt wurde. Inzwiscben wurden bei weiteren Insektivoren (Talpa europaea, Sorex araneus und Crocidura russula) Vertreter der Familie fest¬ gestellt. Beschreibungen bei Lukoschus, f., 1968. — Neue Kràtzmilben von einheimischen Insektivoren (Psorergatidae : Trombidiformes). Tijdschr. F. Entomol., 111, 3, pp. 75-88. Von der wahrscheinlich weltweit verbreiteten Fami- lie wurden Arten der Untergattung Psorergoles {Psorergates) bei Rodentia (Tyrell 1883, Michael 1889, Till 1960, Fain 1961, Fain, Lukoschus & Hallmann 1966, Lukoschus, Fain & Beaujean 1967), Arten der Untergattung Psorergates {Psorobia) bei Bovidae (Womeksley 1941, Johnston 1964), bei Primaten (Lavoipierre & Crewe 1955, ZuMPT & Till 1955), Rodentia (Till 1957, Fain 1965), Carnivora (Fain & Lukoschus 1968) und Arten der Untergattung Psorergates [Psorergatoides] bei Chiroptera (Fain 1959 a, b) gefunden. Die gefundenen Milben besitzen die Charaktere der Untergattung Psorergates (Psorergates) Fain 1961. Sie unterscbeiden sich von den bislang beschriebenen Arten der Untergattung durch die stark unterschiedliche Langenausbildung der Setae ad und pd auf den Tarsen, die ungewôhnlich langen Haare auf Geiiu IV, den Abstand der Rückenschildhaare vom Schildrand und den Besitz einer zweiten kleineren Apophyse auf dem Trochanter. Psorergates (Psorergates) desmanae spec. nov. Weibchen (Holotype). — Kôrperform und Kbrpergliederung wie bei den anderen Arten des Genus. Lange einschliesslich Gnathosoma 156 p,, bei 12 Paratypen 135-168 p, im Durchschnitt 156 p. Breite hinter dem 2. Beinpaar 129 p, bei den Paratypen 0 127 p (108-140 p). Ventralansicht (Abb. 1). An der Basis des Gnathosoma stehen 2 kurze, feine Haare cranial paramedian des ellipsoiden Organs, das wahrscheinlich Drüsen- funktion hesitzt. Auf der Mitte der weichhautigen Ventralflâche stehen zwei — 126 — Haare (Ventralhaare) von 5-6 [i. Lange 10 [i, weit auseinander (9-11 [j, bei den Paratypen). Der lângsgerichtete 10 p, lange Genitalspalt (9-12 p bei den Para- typen) auf Hohe der Trocbanterapophysen IV ist von Langswülsten flankiert, die paarweise die Terminalhaare von circa 90 p tragen. Ein Anus ist nicht vorhanden. Die Epimeren I sind am hinteren Ende nach aussen halbkreisfôrmig gebogen. Dieser halbkreisfôrmige Teil hebt sich kielartig ans der Ventralflàcbe heraus. Der vordere Epimerenteil ist schwacb, die Verbindung zum Trochanter stark chitinisiert. Die Epimeren II- IV sind in der Form langgestreckter stumpf- winkliger Dreiecke ausgebildet. Die dem Trochanter zugewandte Seite ist stârker, die Epimeren-Trochanterverbindung sehr stark chitinisiert. Die der Kôrpermitte zugewandten Teile sind schwach sklerotisiert. Die Beine (Abb. 2, 3) sind ventral, jedoch sehr weit seitlich eingesetzt. Der Trochanter besitz eine nach unten und zum vorderen Kôrperdrittel gerichtete stârkere Apophyse. Distal von der Apophyse steht ein 10 p (10-12) langes Haar. Der ventrale basale Teil des Trochanters ist starker chitinisiert. Gegenüber der Femurapophyse lâuft diese Versteifung in eine kleine, von der Trochanter- flàche abstehende Hautdublikatur aus. Die Femora aller Beinpaare tragen an der ventralen Hinterseite ein Haarpaar und eine nach unten und zur Kôr¬ permitte gerichtete weit abstehende Apophyse. Das Basalhaar der Haarpaare ist deutlich dünner und kürzer. Die Apikalhaare messen auf Fémur I-III 25 p (20-28), auf Fémur IV 42 p (36-45). Durch den Ansatz des Genu vorn seitlich am Fémur entsteht die nach vorn gebogene Form der Beine. Ventral hinten steht ein Haar auf einem kleinen, stârker chitinisierten Hôcker, das auf Genu IV 51 p (51 — 60) und Genu I-III 5 p lang ist. Die kurze Tibia trâgt ventral vorn einen kurzen Dorn (febit auf Tibia IV) und dorsal ein lângeres Haar. Der Tarsus trâgt ventral vorn einen kurzen gekrümmten Dorn, dorsal latéral zwei Haare. Im Gegensatz zu den bislang beschriebenen Arten der Untergattung Psorer- gates {Psorer gates), bei denen die Dorsalhaare der Tarsi etwa gleichlang ausge¬ bildet sind, messen die Setae pd (fehlt auf Tarsus IV) 15-18 p, die Setae ad dagegen nur 6 p. Die Tarsi I und H besitzen dorsal ein grosses keulenfôrmiges Sinnesorgan. Ein weiteres kleineres Sinneshaar ist wahrscheinlich vorhanden, konnte jedoch in dem vorliegenden Material nur bei einer Deutonymphe mit Sicherheit erkannt werden. Die beiden krâftigen Krallen und das zweigeteilte Haftlâppchen sind wie bei den anderen Arten ventral am Tarsusende angesetzt. Dorsalansicht (Abb. 5). Das an der Vorderseite aufîâllig eingebuchtete Rük- kenschild ist gut chitinisiert und bis zum Schildrande fein punktiert. Gegen die weichhâutige, regelmâssig feingewellte Rückenflâcbe ist es überall deutlich abgegrenzt. Die Schildlânge hetrâgt 90 p, Paratypen 0 91 p (87-96), die Breite 78 p, Paratypen 0 84 p (75-90). Die drei seitlichen Haarpaare von 5-6 p Lange stehen vom Schildrande deutlich entfernt. Die sehr kurzen, fast punktfôrmi- gen Haare am Schildvorderende stehen 23 p (23-26 p) weit auseinander. Gnathosoma und Mundteile sind wie bei anderen Psorergates-Arten auf- gebaut. Das Gnathosoma trâgt dorsal seitlich nahe der Einlenkung der Palpen ein kompliziert aufgehautes Haar (Abb. 5). Der Vorderrand des 9 p (9-10 p) langen, flachen Gnathosomahaares ist mehrfach stumpf eingekerbt. Die auflie- gende Deckschuppe hat eine undeutliche Mittelzacke und gut chitinisierte Seitenzacken. Der Mittelteil des Gnathosomas ist etwas vorgezogen und über- dacbt als Epistom die Mundôfînung und den hinteren Teil der Cheliceren. Die Palptibia trâgt dorsal 2 Haare, von denen das hintere 5-6 p misst und bis zur Spitze krâftig ausgebildet ist (erscbeint wie abgebrochen), das vordere Haar — 128 ist sehr kurz (1-2 (i,). Seitlich an den Palpen ist ein winziges Ilârchen zu erken- nen. Das dorsale Tibiaende ist zu einer stark chitinisierten Spitze ausgezogen. Der Palptarsus ist ventral médian eingesetzt. Er liegt mit seinen Krallen in der Dorso-Ventralebene, so dass die Form der Krallen im vorliegenden Material nicht erkannt werden kann. Die Cheliceren sind ebenfalls in Dorso-Ventral- ebene eingesetzt, ihre vorspringenden stark chitinisierten Teile nach dorsal gerichtet. Sie sind aus einem festen Finger (Abb. 6) mit wahrscheinlich Sàgefunktion und einem beweglichen Teil aufgebaut, der zu einer weit heraus- streckbaren Stechborste umgewandelt ist. Mânnchen (Allotype). — Kôrperform und Gliederung wie bei den anderen Arten der Gattung. Kôrperlànge einschliesslich Gnathosoma 144 p., bei 4 Para- typen 132, 132, 141, 146 p, Breite 117 p (105, 108, 112, 120). Ventralansicht (Abb. 7). Die beiden Terminalhaare von 72-80 p Lange stehen auf einer kleinen stârker chitinisierten Platte. Im Vergleich zu den Weibchen sind die Haare geringfügig kürzer : Ventralhaare 4-5 p, Ventralhaarabstand 7-8 p, Trochanterhaare 9-10 p, Femurhaare 1-111 15-20 p. Fémur IV 25-36 p, Genu l-lll 4 p, Genu IV 35-40 p. Dorsalansicht àhnlich wie beim Weibchen, jedoch an derMitte des Vorderrandes des Rückenschildes eine langovale Genitalôffnung mit zwei Paaren winziger Hàrchen auf runden hellen Schildchen. Das vordere Genitalhaarpaar steht 9-10 p weit auseinander, das hintere 10-11 p. Schildlànge 90 p (84, 84, 87, 90 p), Schild- breite 75 p (75, 78, 80, 81 p). Die seitlichen Schildhaare sind 4-4,5 p lang. Der einfach aufgebaute Pénis (Abb. 9) misst 29 p (28, 30, 30, 31 p), seine Scheide 23 p (23-24 p). Bei 2 Paratypen (Abb. 10) ist eine leicht gebogene Penisspitze zu erkennen. Das Gnathosoma entspricht dem der Weihchen. In der Lange und der Form der Gnathosomahaare (Abb. 8 in Dorsal und Seitenansicht) und der hinteren Palptibiahaare ist kein Geschlechtsunterschied vorhanden. Entwicklungsstadien. — Im vorliegenden Material sind 9 Fier, 6 Larven, 8 Nymphen und 4 Hautungsstadien vorhanden. Die sehr dickschaligen Fier (circa 3 p Schalendicke) sind glatt und rund, sie messen 87 : 88-93 : 96 p. Im Vergleich zur Kôrpergrôsse der Weibchen sind sie ungewôhnlich gross. Wie bei anderen Psorer gates- Xiten scheint sich die Lichtbrechung der Schalenstruktur erst nach dem Ablegen des Fies zu bilden. Weibchen mit erkennbarem Fi, die bei anderen Familien regelmâssig angetrof- fen werden, wurden nicht beobachtet. Die etwa discusfôrmig abgeplattete Larve (Abb. 11) von 90-112 p Lange und 75-95 p Breite besitzt 3 Paare kurzer zweigliedriger Beine. Das Gnathosoma ist wie bei den Adulten und fast in der gleichen Grosse ausgebildet. Die Gnathoso¬ mahaare sind 4-5 p lang und wie bei den Adulten aufgebaut, die hinteren Palpti¬ biahaare messen 3-4 p, die winzigen Haare an den Seiten der Palpen fehlen. Die zweigliedrigen Beine sind seitlich eingesetzt. Die Epimeren sind nur an den Ansatzstellen des Trochanters durch stârkere Chitinisierung zu erkennen. Der Trochanter besitzt eine stârkere chitinisierte stumpfe Apophyse. Die stumpfe Apophyse an der ventralen Hinterseite der Beinendglieder weist darauf hin, dass bei den Entwicklungsstadien die Beinglieder Femur-Tarsus miteinander verschmolzen sind. Die Beinendglieder tragen ventral und dorsal je eine drei- spitzige Kralle und bei den Beinpaaren I und II je ein keulenfôrmiges Sinnes- organ. Da die Beine und die Krallen bei den Entwicklungsstadien glerichartig ausgebildet sind, werden sie von der Deutonymphe im Detail dargestellt (Abb. 14). — 129 — Abb. 7-15. — Psorergates {Psorergates) desmanae spec. nov. 7) Allotype Mannchen Ventralansischt ; 8) Gnathosomahaar Dorsal, und Seitenansicht ; 9) Allotype Penisbereich ; 10) Pénis einer Paratype ; 11) Larve ventral ; 12) Protonymphe ventral ; 13) Deu- tonymphe ventral ; 14) Bein I einer Deutonymphe ventral ; 15) Gnathosomahaar einer Deuto- nymphe dorsal. 9 130 — In der Larve entwickelt sich die Protonymphe (Abb. 12), die sich mit Aus- nahme des 4. Beinpaares wenig von den Larven unterscheidet. Lange 111, 120, Breite 93, 105 [x. Hautungsstadien, die zwei morphologisch etwa gleichartige Formen mit vier kurzen, zweigliedrigen Beinen ineinander zeigen, weisen auf die Deuto- nymphe als drittes Entwicklungsstadium hin (Abb. 13). Die Deutonymphe unterscheidet sich von der Protonymphe am aufîàlligsten durch den Abstand der Beine IV voneinander und durch die Korpermasze. Kôrperlange 135-165 [x, Breite 114-142 |x. Die Gnathosomahaare (Abb. 15) sind wie bei den Adulten aufgebaut (6-7 (x), die hinteren Palptibiahaare messen 4-5 [X. Aus dem geringen vorliegenden Material kann nicht ersehen werden, ob 3 morphologisch weitgehend àhnliche Nymphenstadien vorhanden sind, wie es Murray (1961) von Psorergates (Psorobia) ovis berichtet, oder ob nur 2 Nym¬ phenstadien aufeinander folgen. WiRT UND Verbreitung. — Die Typenserie entstammt einem Galemys pyrenaicus (E. Geoffroy Saint- Hilaire), der am 23.7.1967 bei Moulis (Ariège) gefangen wurde. Einfluss der Parasiten auf den Wirt. — Die Milben sitzen oberflàchlich in der Epidermis des àusseren Gehôrganges. Sie verursachen dort Hypercera- tosis und Hyperfunktion der Talgdrüsen. Ein Befall anderer Kôrperstellen wurde bislang nicht festgestellt. Typen. — Holotype $ und Allotype im Rijksmuseum van Natuurlijke Historié zu Leiden (Niederlande). Paratypen Weibchen und Mànnchen : Muséum d’Histoire Naturelle, Paris ; U. S. National Muséum, Washington ; Institut de Médecine Tropicale Prince Léopold, Antwerpen ; Zoologisch Laboratorium der Katholieke Universiteit, Nijmegen. Paratypen Weibchen : Zoologisches Staatsinstitut und Muséum, Hamburg ; Zoologisches Institut der Akademie der Wissenschaften, Leningrad ; Departamento de Zoologia del Suelo y Ento- mologia aplicada, Madrid ; British Muséum (Natural History) London. Résumé. L’auteur décrit un nouvel Acarien, Psorergates desmanae, qui a été trouvé sur un Desman des Pyrénées, Galemys pyrenaicus, récolté dans les environs de Moulis (Ariège). Le matériel est composé de mâles et de femelles adultes, de 6 larves, 8 nymphes, 4 stades de mue et 9 œufs, trouvés dans le conduit extérieur de l’oreille. Les espèces appartenant au sous-genre Psorergates (Psorergates) ont déjà été signalées chez les Rongeurs, les espèces du sous-genre Psorergates (Psorobia) chez les Bovidés, les Primates, les Rongeurs et les Carnivores, et enfin des espèces appartenant au sous- genre Psorergates (Psorergatoides) chez les Chiroptères. C’est la première fois qu’un représentant de la famille des Psorergatidae a été trouvé chez un Insectivore. LITERATUR Dubinin, W., 1955. — Acariens des rongeurs d’U.R.S.S. II. Psorergatidae. Trav. Acad. Soi. U. R. S. S. (ZooL), 59, pp. 150-152. — 131 Fain, a., 1959 a. — Les acariens psoriques des chauves-souris. III. Le genre Psorer- gates Tyrell. (Trombidiformes-Psorergatidae). Bull, et Ann. Soc. R. Entom. Belg., 95, pp. 54-69. — 1959 b. — Les acariens psoriques des chauves-souris. IX. Nouvelles observa¬ tions sur le genre Psorergates Tyrell. Ibid., 95, pp. 232-248. — 1961. — Notes sur le genre Psorergates Tyrell. Description de Psorergates ovis Womersley et d’une espèce nouvelle. Acarologia, 3, pp. 60-71. — 1965. — Sur un cas de gale chez un rat-taupe (Cryptomys hottentotus) pro¬ duite par un acarien de genre Psorergates (Psorergatidae : Trombidiformes). Ibid., 7, pp. 295-300. — F. Lukoschus et P. Kallmann, 1966. — Le genre Psorergates chez les muridés. Description de trois espèces nouvelles (Psorergatidae : Trombidiformes). Ibid., 8, pp. 251-274. — et F. Lukoschus, 1968. — Psorergates (Psorobia) foinae sp. n., Acarien produc¬ teur de gale chez les fouine en Belgique. Bull. Inst. r. Sci. nat. Belg., 44, 14. Johnston, D. E., 1964. — Psorergates bos, a new parasite of domestic cattle. Research Circular 129 (Ohio Agric. Exper. Stat., Wooster, Ohio), pp. 1-7. Lavoipierre, M. M. J. and W. Crewe, 1955. — The occurrence of a mange-mite, Psorergates sp. (Acarina) in a West African monkey. Ann. Trop. Med. Parasit., 49, pp. 351. Lukoschus, F., A. Fain und M. M. J. Beaujean, 1967. — Beschreibungen neuer Psorergates-Arten (Psorergatidae ; Trombidiformes). Tijdschr. v. Entomol., 110, pp. 131-181. Michael, A. D., 1889. — On some unrecorded Acari found in Great Britain. J. Linn, Soc. (Zool.) London, 20, pp. 400-406, pl. 26. Murray, M. D., 1961. — The life cycle of Psorergates ovis Wormesley, the itch mite of sheep. Austr. J. Agric. Res., 12, pp. 965-973, pl. I-III. Till, W. m., 1957. — Two new parasitic mites (Acarina) from the South African Porcupine. Parasitol., 47, pp. 329-334. — 1960. — Psorergates oettlei n. sp. A mange-causing mite from the multimam- mate rat (Acarina : Psorergatidae). Acarologia, 2, pp. 75-79. Tyrell, J. B., 1883. — On the occurrence in Canada of two species of parasitic mites. Proc. Canad. Inst. Toronto N. S., 1, pp. 342-343, pl. IV. Womersley, H., 1941. — Notes on the Cheyletidae of Australia and New Zealand, with description of new species. Rec. South. Austr. Mus., 1, pp. 51-64. ZuMPT, F. and W. Till, 1955. — The mange-causing mites of the genus Psorergates (Acarina : Myobiidae) with description of a new species from the South African monkey. Parasitol., 45, pp. 269-274. Zoologisches Laboratorium, Nijmegen, Pays-Bas, Laboratoire Souterrain du C.NM.S., Moulis, Ariège. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2* Série — Tome 40 — N® 1, 1968, pp. 132-140. CONTRIBUTION A LA CONNAISSANCE DES SCORPIONS DE LANDE 3. lOMACHUS PUNCTULATUS POCOCK, 1897 ( scorpionidae, ischnurinae ) Par R. P. SREENIVASA-REDDYI lomachus punctulatus fut la deuxième espèce indienne de ce genre décrite par PococK en 1897. La description qui suit est basée sur le type de Pocock appartenant au British Muséum ainsi que sur sept exemplaires (4 mâles et 3 femelles) de la collection du Muséum national d’ Histoire naturelle de Paris. Dans une note précédente nous avons décrit lomachus laeviceps (Sreenivasa- Reddy, 1967). Diagnose révisée D’Iomachus punctulatus Pocock, 1897. Description de la femelle type. Station : Anaimalai Hills, État de Madras, Inde méridionale. Les scorpions de cette espèce sont de taille moyenne (longueur maximum de 7 à 8 cm). Fig. 1. Coloration : La surface dorsale du céphalothorax, les tergites, les chélicères, les pattes-mâchoires et les pattes-ambulatoires ainsi que la queue, sauf la vési¬ cule, sont noirs. La face ventrale du tronc ainsi que celle des appendices sont légèrement pâles. Toutes les régions de couleur foncée ou noirâtre sont marbrées de taches plus pâles ; ces taches sont plus nombreuses et plus nettes sur le cépha¬ lothorax. Les spécimens du Muséum de Paris diffèrent du type par leur couleur : ils sont bruns au lieu d’être noirs. Ponctuation : Le céphalothorax, les tergites, la queue, les pattes-mâchoires et les pattes-amhulatoires sont uniformément ponctués, sauf dans les régions tachetées où les téguments sont lisses ou faiblement ponctuées. Céphalothorax (ûg. 2) ; Il est plus long que large et se caractérise par l’absence totale des granules et des carènes. Les bords de la région postérieure du cépha¬ lothorax sont à peu près parallèles, alors que dans le 1/3 antérieur ils sont légè¬ rement convergents. De ce fait, les lohes céphalothoraciques sont hien accusés et triangulaires. Le bord antérieur est plus profondément incisé que chez lomachus laeviceps. La limite postérieure de cette encoche s’étend jusqu’à une ligne transversale passant entre les deuxième et les troisième yeux latéraux. 1. Attaché de Recherches, C.N.R.S., Laboratoire de Zoologie (Arthropodes), Muséum, national d’Histoire naturelle, 61, Rue de BufTon, 75. Paris (V®). — Adresse permanente : Lecturer in Zoology, University College, Sri Venkatewara IJniversity, Tirupati, A. P. India. — 133 Il paraît certain que l’incision augmente en profondeur au fur et à mesure que l’animal grandit en taille ; chez une grande femelle, la limite postérieure de l’encoche est située un petit peu en arrière. Le sillon médian longitudinal est distinct. Près du bord postérieur du céphalothorax on distingue un sillon médian transversal, impair et une paire de sillons obliques. Un peu en avant du milieu du céphalothorax, est situé le tubercule oculaire, faiblement développé. Les yeux médians se trouvent sur la moitié antérieure des pentes de ce tubercule et leurs cornées sont orientées dorso-latéralement. Le tubercule est placé au milieu d’une dépression elliptique précédée d’une paire de macrocbètes. Une autre paire de macrocbètes se trouve sur la dépression même en arrière du tubercule. Les yeux latéraux (flg. 3), équidistants les uns des autres sont près de l’arête supérieure du bord latéral du céphalothorax. Le bord et la surface du céphalothorax portent des macrocbètes. Fig. 1. — loinachus punctulatiis. l’ocock $ type État de Madras, Inde. Longueur totale : 5,3 cm. 134 Tergites ressemblant à ceux à' lomachus laeviceps ; chaque tergite possède un épaississement transversal antérieur et une saillie médiane longitudinale entre deux sillons longitudinaux sinueux et irréguliers. Mais chez 1. punctu- latus la saille médiane est presque conique et son sommet est dirigé vers l’arrière, tandis que chez I. laeviceps elle a la forme d’un entonnoir s’ouvrant vers l’avant. Les insertions musculaires pour chaque tergite, y compris le septième apparais¬ sent comme une paire de dépressions à contours irréguliers. Sternites latéralement légèrement plus foncés qu’en leur centre. Des macro- chètes ornent les bords latéraux et postérieur de chaque sternite ainsi que le centre des sternites antérieurs et la plaque pectinifère. Tous les sternites ont une paire de dépressions obliques et longitudinales comme chez lomachus laeviceps. Queue mince et latéralement comprimée. La partie postérieure dorsale des articles I-III est légèrement bombée en forme d’une paire de bosses (aussi chez 7. laeviceps et Chiromachetes). La gouttière dorsale est bien nette dans les trois premiers anneaux. De faibles granules se voient sur la surface dorsale (sur les crêtes dorsales de chaque côté de la gouttière). La face ventrale du 5® anneau est ornée de trois rangées longitudinales de granules, une médiane et deux latérales, ces dernières ne constituant pas de carènes. Ainsi que chez 1. laeviceps la queue d’7. punctulatus porte aussi des poils, longs, bruns et rigides, disposés en paires asymmétriques. La face dorsale en a 2 paires, une antérieure et une postérieure, 3-4 paires sur les côtés et 4 paires sur la face ventrale. Le cinquième anneau de la queue en possède 4 paires latéralement et 5 paires ventralement. Vésicule recouverte de poils semblables à ceux que porte la queue. Les sur¬ faces ventrale et ventro-latérale étant les plus poilues. L’aiguillon est court et se recourbe brusquement. En résumé, la queue ainsi que la vésicule sont identiques chez I. punctulatus et 7. laeviceps. Chélicères : (fig. 4) Le doigt mobile des chélicères est pourvu d’une fourche distale formée de deux dents distales, la dent distale Interne étant légèrement plus petite que la dent distale externe. Patte-mâchoire, Fémur : sa face dorsale est granulés sauf dans la région pos¬ térieure distale tandis que chez 7. laeviceps toute la surface est lisse. Les bords antérieur et postérieur sont noirâtres avec de gros granules coniques moins nombreux et moins régulièrement disposés sur le bord postérieur. La face anté¬ rieure possède quelques granules pointus avec une paire de gros granules coniques disposés verticalement et un troisième situé près de l’extrémité proximale comme chez 7. laeviceps. La face ventrale est lisse et non granuleuse sauf près du bord antérieur où se trouve une carène faite de gros granules pointus. Le bord postérieur est lisse. Brachium : sa face dorsale est lisse sauf sur ses bords qui sont granulés et possèdent ainsi une carène presque régulière en avant et irrégulière en arrière. La face interne est lisse, la face ventrale montre une carène granuleuse et régu¬ lière sur les deux bords, la surface entre les deux carènes est lisse. Le tubercule brachial est faible n’étant constitué que par une paire de gros granules tandis que chez 7. laeviceps les gros granules sont portés chacun par une grande bosse conique. Main : les parties dorsales et externes sont grossièrement granulées. La carène dorsale est formée d’une série de granules noirs arrondis très proches les uns des autres. La carène ventrale externe est très nette et ses gros granules pointus — 135 5 Fig. 2-7. — lomachus punctulatus. Pocock. 2, céphalothorax ; 3, yeux latéraux, vue dorsale ; 4, chélicères droite, d : dent distale, sd : subdistale, m : médiane, b ; basale ; 5, prosoma, vue ventrale ; 6, peigne droite ; 7, tarse, patte IV vue ventrale, den : denticules ; EB ; éperon basitarsal ; epB : épines basitarsales ; epT : épine tarsale. sont séparés les uns des autres. Les doigts sont longs comme chez /. laeviceps. Le doigt mobile possède un lobe triangulaire près de sa base et face à ce lobe le doigt fixe porte une encoche. Le bord interne de chaque doigt porte deux série longitudinales de dents. Presque parallèles sur toute la longueur du doigt, ces deux séries divergent légèrement à l’extrémité distale du doigt. Par leur 136 forme aplatie et leur disposition (chacune chevauchant légèrement sa voisine) les séries de dents ressemblent à celles d’ lomachus laeviceps. Trichobothries (fig. 8-14) ; la disposition des trichobothries, chez cette espèce, ne diffère guère de celle observée chez lomachus laeviceps. Le fémur (fig. 11) porte trois trichobothries, une interne une dorsale et une externe. Sur la face du brachium (fig. 12) il y en a trois, deux dorsales et une interne. La face ventrale (fig. 14) porte trois trichobothries et la face externe treize, réparties en 6 groupes que nous nommons : Bj, B2, B3, D3, Dj, Dj, (fig. 13). La répartition Fig. 8-14. — lomachus puiiclulatus Pocock. 8, main droite, vue dorsale ; 9, main droite, vue latérale ; 10, main droite, vue ventrale ; 11, patte- mâchoire, fémur droit, vue dorsale ; 12, brachium droite, vue dorsale ; 13, brachium droite, vue latérale ; 14, brachium droite, vue ventrale. hes abréviations désignent les trichobothries, voir texte. — 137 — des trichobothries sur la pince est indiquée (fig. 8, 9, 10). Signalons simplement que chez les spécimens du Muséum de Paris, les trichobothries ib, it, db forment un triangle tandis quî chez le type de Pocock elles sont disposées en ligne oblique. Pattes-ambulatoires. L’extrémité des processus maxillaires de la première paire de patte ■ est conique et aussi longue que le processus de la deuxième paire. Le préfémur des pattes I-III a deux carènes granuleuses sur ses bords antérieurs, une sur la face dorsale et l’autre sur la face ventrale. Par contre les mêmes bords du préfémur des pattes IV sont lisses. Le basitarse (fig. 7) de toutes les pattes porte des épines distinctes (epB) (et pas de poils en forme d’épines comme c’est le cas chez I. laeviceps), près de l’extrémité distale ventrale. Le tarse est pourvu de poils longs, une paire proximale et une autre médiane. A l’extré¬ mité distale se trouve une épine (epT) sur la surface antérieure et pas sur la face postérieure comme l’a décrit Pocock (1897, 1900) et un poil de l’autre côté. Une série médiane centrale de denticules (den. fig. 7) est bien développée dans tous les tarses, les denticules étant un peu plus nombreux sur les pattes anté¬ rieures. La série basale oblique est peu développée n’étant formée que de deux ou trois denticules (comme chez Chiromachetes). Sternum (fig. 5) ; Il est pentagonal et plus large que long, ses bords latéraux presque droits et légèrement divergents en avant. Opercule génital (fig. 5) .• Chez la femelle il ressemble à celui A’ lomachus laeviceps : même forme et même chevauchement de la plaque pectinifère. Peignes (fig. 6) ; Ils sont courts, leur segmentation, la forme des fulcres ainsi que celle des lames sont semblables à eelles A’ lomachus laeviceps. Le nombre de lames est de 4 ou de 5. Stigmates allongés et en forme de fentes. Description du mâle. Les différences sexuelles entre les mâles et les femelles sont très faibles. Le bord interne de la pince est à peu près droit chez les femelles tandis que chez les mâles il est légèrement bombé. Chez les mâles le céphalothorax, le fémur et l’humérus sont de même longueur alors que chez la femelle le eéphalothorax est plus long que le fémur et l’humérus. Le nombre de dents des peignes varie de 5 à 7 (4-5 chez la femelle). La queue des mâles est plus longue que celle des femelles. Variations intra-spécifiques. Chez cette espèce, la couleur semble varier beaucoup. Le type femelle du British Muséum est noirâtre ; les spécimens de Shenbaganoor sont de couleur brun pâle. Les taches pâles sur les tergites sont bien nettes chez les individus de couleur foncée tandis que chez les formes pâles elles sont à peine visibles. La longueur du processus maxillaire des premières paires de pattes varie aussi en fonction de l’âge de l’animal ; ils sont plus longs chez les grands spécimens que chez les autres. Un spécimen de Shenbaganoor a quatre yeux sur le côté droit. Certains caractères n’ont pas été mentionnés par Pocock (1897 et 1900) — 138 — dans ses descriptions, caractères ayant une importance capitale dans la dis¬ cussion du problème de distinction entre lomachus et Chiromachetes. Ce sont : 1. L’incision médiane du céphalothorax. 2. La ponctuation du tégument du corps. 3. L’ornementation des tergites et des sternites. 4. Les protubérances paires dans la moitié postérieure de la région dorsale des trois premiers segments de la queue. 5. Les longs poils pairs asymétriques de la queue. 6. Les longs poils de la vésicule. 7. Le lobe basal du doigt fixe des pédipalpes. 8. Les deux rangées de dents sur les doigts des pédipalpes. 9. La modification de certains poils du basitarse en épines. Dimensions en millimèthes : Spécimens de Thogaivarai. R. S. 3146. Mâle. Long, (la plus grande) du céph.-th. : 8,4 ; long. abd. : 21,7 ; long, queue (vési¬ cule comprise) : 28,1 ; long. tôt. du corps (vésicule comprise) : 58,2. Céphalothorax : long, axiale : 7,8 ; long, entre bord ant. du céph.-th. et le bord ant. des yeux méd. : 2,8 ; long, entre bord post. des yeux méd. et bord post. céph.-th. : 4,6 ; larg. céph.-th. entre la l""® paire d’yeux lat. : 4,5 ; larg. céph.-th. entre la 3® paire d’yeux lat. : 6,2 ; larg. au niveau des yeux méd. : 7,7 ; larg. bord post. céph.-th. : 8,2, diam. des yeux méd. : 0,4 ; intervalle entre les yeux méd. : 0,4. Queue : l®® ann., long. : 3,2 ; larg. : 2,5 ; 2® ann., long. ; 4,4 ; 3® ann., long. : 4,6 ; 4® ann., long. : 4,7 ; 5® ann., long. : 5,0 ; vés., long. : 6,2 ; haut. : 2,5. Pattes-mâchoires : fémur, long. : 8,3 ; larg. : 3,2 ; brachium, long. : 8,5 ; larg. ; 3,2 ; main, long. : 9,6 ; larg. ; 4,8 ; doigt mob. : long 7,5. Peignes : long. : 3,0. Femelles. Long, la plus grande du céph.-th. ; 10,2 ; long. abd. ; 26,7 ; long., queue (vésicule comprise) : 30,9 ; long. tôt. : 67,8. Céphalothorax : long, axiale : 9,2 ; long, entre bord ant. du cépb.-tb. et le bord ant. des yeux méd. : 3,3 ; long, entre bord post des yeux méd. et bord post. cépbt.-th. : 5,4 ; larg. cépb.-tb. entre la paire d’yeux lat. : 5,4 ; larg. céph.-tb. entre la 3® paire d’yeux lat. : 7,3 ; larg. au niveau des yeux méd. : 9.5 ; larg. du bord post. céph.-th. : 10,2 ; diam. des yeux med. : 0,4 ; intervalle entre les yeux med. : 0,5. Queue : l®"" ann., long. : 4,0 ; larg. : 3,0 ; 2® ann., long. : 4,2 ; 3® ann., long. : 4.5 ; 4® ann., long. : 5,2 ; 5® ann., long : 6,5 ; vésicule long. ; 6,5 ; haut. : 2,5. Pattes-mâchoires : fémur, long. : 9,3 ; larg. : 3,5 ; brachium, long. : 9,5 ; larg. ; 3.5 ; main, long. : 10,2 ; larg. : 4,7 ; doigt mob. long. : 9,0. Peignes : long. : 3,2. Rapports morphomètriques. Mâles : la longueur du céphalothorax est égale à celle du fémur, égale à celle du brachium, plus petite que celle de la main mais plus grande que la longueur du doigt mobile. 139 La queue est environ 3,3 fois plus longue que le céphalothorax. La longueur totale des articles caudaux 1 + 2 est inférieure à celle du céphalothorax ; celle des segments caudaux 4 + 5 est supérieure à la longueur du céphalothorax. Le fémur et le brachium sont presque de même longueur ; la longueur du doigt mobile des pédipalpes est inférieure à celle de la main. (1 : 1,3). Femelles. La longueur du céphalothorax est supérieure à celle du fémur et celle du brachium ; elle est égale à celle de la main mais plus grande que la lon¬ gueur du doigt mobile des pédipalpes. La queue est environ 3 fois plus grande que la longueur du céphalothorax. La longueur totale des articles caudaux 1 + 2 est plus courte que celle du cépha¬ lothorax ; celle des segments caudaux 4 + 5 est supérieure à la longueur du céphalothorax. Le fémur et le brachium sont presque de même longueur ; la longueur du doigt mobile des pédipalpes est inférieure à celle de la main (1 : 1,13). Stations de capture d’ lomachus punctulatus Pocock. Voir carte, Sreeninasa-Reddy, 1968, fig. 17. 1. Anaimalai collines (Près de Coimbatore) État de Madras. — Mâles et femelles. Collection de British Muséum. 2. Shenhaganoor (Palani Collines). État de Madras. — 2 mâles, un adulte et un jeune. Collection du Muséum national d’Histoire naturelle, Paris. R. S. 3144. Collectés par K. Lindberg. 3. Thogaivarai (Palani Collines). 1.340 mètres d’altitude. État de Madras. — 2 mâles et 3 femelles. Collectés par K. Lindberg. Collections du Muséum national d’Histoire naturelle, Paris. R. S. 3146. Résumé. Cette note est la troisième d’une série de six articles se rapportant à la faune indienne des Scorpions. L’espèces lomachus punctulatus Pocock est redécrite après examen du type $ appartenant au British Muséum et de 7 spécimens conservés dans les collec¬ tions du Muséum national de Paris. De précisions nouvelles sont apportées sur la répar¬ tition de cette espèce. Summary. This is the third in a sériés of six articles dealing with the Indian Scorpion fauna. lomachus punctulatus Pocock has been redescribed after an examination of the female type belonging to the British Muséum and seven specimens in the collection of the National Muséum of Paris. A map including new localities from which this species has heen collected has been included. — 140 RÉFÉRENCES 1. Kraepelin, K., 1894. — • Révision der Skorpione. II. Scorpionidae und Bothriuri- dae. Jahrb. Hamb. Wissen. Anst. vol. 11, I, 2. Kraepelin, K., 1899. — Das Tierreich. Scorpioiies u Pedipalpi. Berlin. 3. Pocock, R. I., 1897. — Descriptions of some new species of Scorpions from India. J. Bomb. Nat. Hist. Soc., vol. 11, pp. 102-117. 4. Pocock, R. I., 1900. — Fauna of British India, including Ceylon and Burina. Lon¬ don. 5. Sreenivasa-Reddy, R. P., 1968. — Contributions à la connaissance des Scor¬ pions de l’Inde. II. lomachus laeviceps Pocock. 1893. (Fam. Scorpionidae). Bull. Mus. Hist. nat., 2® sér., 39, n“ 6, 1967 (1968), pp. 1-17, fig. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N® I, 1968, pp. 141-148. AUSTROCHTHONIUS INSULARIS, NOUVELLE ESPÈCE DE PSEUDOSCORPIONS DE VARCHIPEL DE CROZET (HETEROSPHYRONIDA, CHTHONIIDAE) Par Valeria VITALI-DI CASTRI Monsieur le Professeur Claude Delamare Deboutteville du Muséum National d’Histoire Naturelle, que je tiens à remercier vivement, m’a confié l’étude de deux exemplaires de Pseudoscorpions recueillis par M. Voisin ^ dans l’île de la Possession. Il s’agit d’une nouvelle espèce du genre Austrochtho- nius, que j’ai dénommée A. insularis. L’Ile de la Possession appartient au groupe oriental de l’Archipel de Crozet dans l’Océan Indien. En dépit de la grande distance des continents (Amérique du Sud et Australie) dans lesquels le genre Austrochtonius a été trouvé aupara¬ vant, on ne peut pas exclure dans ce cas que la première colonisation se soit effectuée par le transport par oiseaux marins ; il faut considérer le comporte¬ ment phorétique de plusieurs espèces de Pseudoscorpions et aussi la présence dans ces îles du pétrel géant (Macronectes giganteus), dont on connaît l’ampli¬ tude des migrations. La distribution du genre Austrochthonius Chamberlin, 1929 est typiquement australe, ou paléoantarctique sensu Jeannel. On l’a décrit premièrement d’Amé¬ rique Australe — plus précisément du Chili [A. chilensis, A. persimilis et A. semi- serratus), de Bolivie {A. holivianus) et d’Argentine [A. argentinae) — et ulté¬ rieurement d’Australie {A. australis) et de Nouvelle-Zélande {A. zealandicus et A. ohscurus). Un genre très proche {Paraustrochthonius Beier, 1931) est pré¬ sent en Afrique du Sud avec la seule espèce P. tullgreni. Austrochthonius insularis n. sp. Archipel de Crozet, Ile de la Possession. Crique de la Chaloupe, entre débris végétaux et herbes dans une colonie de Macronectes giganteus, le 19-viii-1966 : 1 $ holotype ; La Source, le 20-vii-1966 : 1 Ç paratype (Voisin leg.). L’holo- type sera conservé dans la collection du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris ; le paratype au Muséum d’Histoire Naturelle de Santiago du Chili. Description de la Ç holotype. Céphalothorax (fig. 1) presque carré, légèrement rétréci vers l’arrière, avec deux paires d’yeux bien différenciés, les antérieurs à lentille plus convexe que 1. De l’Éfjuipe extrémité postérieure, vue latérale gauche. D. — 9» dissection de l’ovéjecteur. E. — 9» coupe transversale du corps. F. — extrémité postérieure, vue ventrale, montrant la disparition des arêtes culiculaires.tî. — (J, extrémité postérieure vue ventrale. H. — cj, vue latérale gauche, détail de la deiride et du pore excréteur. I. — <5*, détail du cône génital. J. — pointe des spiculés, A, 1) : éch. : 200 p. — li, F : éch, : 250 p, — E,(i, U : éch, ; 100 p — I, .1 : éch. : 50 p. — 204 — Les spiculés sub-égaux, longs de 1,6 mm, sont dédoublés sur la plus grande partie de leur trajet Ils se terminent par 2 pointes effilées pour le spiculé gauche, 2 branches plus longues à extrémité élargie pour le spiculés droit ; les 4 pointes sont réunies par une membrane commune (fig. 8, J). Côtes pré-bursales assez importantes. Bourse caudale légèrement asymétrique, haute de 440 p, sur 200 p de large, avec un lobe droit plus développé (fig. 8, G). Côte dorsale divisée en 4 branches inégales, les médianes étant les plus longues (fig. 8, I). Cône génital peu développé, portant 2 grandes expansions sur sa lèvre posté¬ rieure (fig. 8, I). Femelle : Corps long de 15 mm sur 350 p de large. Anneau nerveux, pore excréteur et deirides situés respectivement à 240 p, 580 p et 550 p de l’apex. Œsophage long de 460 p (fig. 8, A). Appareil génital monodelphe. La vulve s’ouvre à 410 p de la pointe caudale. Vagin long de 770 p, présentant une dilatation dans sa partie distale (fig. 8, D) ; sphincter et trompes longs respectivement de 70 p et 160 p. Les œufs, au stade morula, mesurent 100 p X 60 p (fig. 8, C). La partie postérieure du corps ne présente aucune distorsion. Queue de 100 p avec pointe caudale de 8 p. Discussion : Nos spécimens répondent à la définition du genre Heligmosomum, puisqu’ils présentent un système d’arêtes cuticulaires obliques. L’obliquité des arêtes existant sur les 2 faces, nous sommes en présence d’une espèce évoluée, qu’il y a donc lieu de comparer aux 3 espèces du même groupe : H. halli (Schulz, 1926) de Russie centrale et méridionale, parasite de Microtus arvalis ; H. horealis (Schulz, 1930), du nord de la Russie, chez Clethrionomys rutilus et Clethrionomys glareolus ; H. costellatum (Dujardin 1845), en Europe occidentale, chez Microtus arvalis. Les 2 premières espèces possèdent comme nos spécimens une épine sur la queue de la femelle, et n’ont pas l’extrémité postérieure du corps tordue sur elle-même. Mais H. halli apparaît comme une espèce un peu plus primitive, avec des externo-dorsales plus courtes ; accessoirement, chez le mâle, la bourse caudale est presque symétrique, les spiculés sont plus longs ; chez la femelle, la queue et la distance de la vulve à l’anus sont plus grandes ; les œufs sont plus petits. H. horealis apparaît au contraire un peu plus évolué que nos spéci¬ mens, avec des branches internes portées par les externo-dorsales. Chez cette espèce aussi, la bourse est presque symétrique, les postéro-ventrales sont moins importantes que chez nos spécimens, les spiculés sont plus longs et les œufs plus petits. Enfin, H. costellatum, le plus évolué des Heligmosomum, diffère essentielle¬ ment de notre matériel par l’extrémité caudale de la femelle pointue, mais non terminée par une épine, et par la torsion, dans les deux sexes, de la partie pos¬ térieure du corps, ce qui, d’après Desportes 1943, détermine un nouveau plan de symétrie particulièrement visible chez la femelle. 1. Chez tous les Heligmosomum et Heligmosomoides examinés, le corps du spiculé, au lieu d’être constitué, comme il est habituel, par un axe chilinoïde soutenant 2 ailes membraneuses, a un axe membraneux entouré de 2 axes chitinoïdes. Chaque spiculé, en coupe transversale, paraît donc double (fig. 3, C). Conclusion. Les Nématodes héligmosomes des Rongeurs holarctiques sont représentés essentiellement par deux genres, qui s’opposent par le mode de fixation du Ver à la muqueuse intestinale de leur hôte : le genre Heligmosomum Railliet et Henry, 1909 possède des arêtes cuticulaires obliques et semble progresser grâce à la face externe de la spire, qui se « visse » entre les villosités intestinales. L’espèce type en est H. costellatum Dujardin, 1845. Le genre Heligmosomoides Hall, 1916, que nous rétablissons, possède des arêtes cuticulaires longitudinales, qui, en coupe transversale, apparaissent hypertrophiées ventralement. Le Ver progresse en serrant la villosité intestinale par la face interne de sa spire. L’espèce type en est //. laevis (Dujardin, 1845). La comparaison entre la faune néarctique et la faune paléarctique nous a conduite à des conclusions qui sont exposées plus en détail dans une note pré¬ liminaire (Durette-Desset, 1967 à). Le genre Heligmosomoides nous paraît moins évolué, car il ne possède pas un système d’arêtes cuticulaires obliques, un tel système, joint à la torsion posté¬ rieure du corps, aboutissant chez Heligmosomum costellatum à un nouveau plan de symétrie. L’évolution paraît se faire d’une part, par une augmentation de la taille des spiculés, d’autre part, par un allongement considérable des externo- dorsales et l’hypertrophie d’un lobe latéral (généralement le droit). On distingue 2 types de diversification : a) diversification géographique. Elle s’effectue chez les Microtidae, qui sont les hôtes d’origine. (En effet, les Heligmosomoides parasites d’autres hôtes sont plus évolués). L’espèce la plus primitive, H. laevis, se trouve en Europe centrale. A partir de cette espèce, l’évolution a lieu de façon centrifuge vers l’Est, avec des espèces peu différenciées dans les zones périphériques pour aboutir aux formes très spécialisées d’Amérique du Nord. b) diversification chez les hôtes de capture. Quelques espèces, qui appa¬ raissent plus spécialisées que les précédentes, se sont adaptées à d’autres Ron¬ geurs que les Microtidae : 3 chez les Cricetidae, 2 chez les Muridae, 1 chez les Sciuridae. Le genre Heligmosomum ne présente pas d’espèces adaptées à des hôtes de capture. L’évolution s’effectue par un envahissement progressif du corps par le système d’arêtes cuticulaires obliques, selon les gradients face dorsale, ventrale droite, puis ventrale gauche. L’espèce la plus primitive, H. mixtum, se trouve également en Europe centrale, et, là aussi il y a spécialisation centri¬ fuge des espèces vers l’Est, le Nord, le Nord-Est et l’Ouest. L’ensemble de ces constatations s’explique aisément si l’on admet que l’évo¬ lution des parasites s’est effectuée de façon parallèle dans le temps et dans l’espace à celle des Microtidae ^ (fig. 9). 1. Nous remercions très vivement M. Francis Petter, à qui nous devons tous les renseignements dont nous avions besoin pour la biologie et la systématique des Rongeurs cités dans ce texte. Fig. 9. — Répartition des espèces d’Héligmosomes parasites de Alicrotidae holarctiques. Expansion des genres à partir d'un foyer centre-européen. Les espèces indiquées en cursive appartiennent au genre Heligmosomum, en italique au genre H eligmosomoides. On constate : 1) que, pour chaque genre, l’espèce la plus primitive se trouve en Europe centrale {mixtum et laei>is). 2) que l'évolution se fait de façon centrifuge, soit vers l’Est, le Nord, le Nord-Est et l’Ouest pour le genre II eligmosomum, soit vers l’Est pour le genre Ileligmosomoides. 207 Résumé. — Rétablissement du genre Heligmosomoides Hall, 1916, par division du genre Heligmosomum Railliet et Henry, 1909. Le genre Heligmosomum est caractérisé par des arêtes obliques au moins sur la face dorsale. Espèce type : H. costeüatum (Dujardin, 1845) ; le genre Heligmosomoides s’oppose au précédent surtout par l’absence d’arêtes obliques sur le corps. Espèce type : H. laeois (Dujardin, 1845). — Définition de ces deux genres. — Description de six espèces, parasites de Rongeurs néarctiques, brièvement citées dans une note préliminaire et redescription d’ Heligmosomoides hudsoni (Cameron, 1937). L’espèce a été décrite par Camehon chez Dicrostonyx hudsonius au Canada. Nous la redécrivons ici chez Dicrostonyx torquatus stevensoni de l’Ile Umnak (Alaska). L’évolution de ces 2 genres s’expliquerait aisément si l’on admettait qu’elle s’est effectuée de façon parallèle, dans le temps et dans l’espace, à celle de leurs hôtes fon¬ damentaux : les Microtidae. Summary. — Re-etablishment of the genus Heligmosomoides Hall, 1916, consecutive to the divi¬ sion of the genus Heligmosomum Railliet et Henry, 1909. The genus Heligmosomum is characterised by oblique ridges, at least on the dorsal side. Type species ; H. costel- latum (Dujardin, 1845); unlike the previous one the genus Heligmosomoides has no oblique ridges on the body. Type species : H. laevis (Dujardin, 1845). — Définition of these two généra. — Description of six species, parasites of nearctic Rodents, already briefly mentio- ned in a preliminary note. a) Heligmosomoides bullosus bullosus, parasite of Microtus oeconomus innuitus from the Island of St-Laurent (Alaska) and of Microtus oeconomus operarius, originary from pt. Lay (Alaska), has a large bubble-like bursal membrane. b) Heligmosomoides bullosus matthewensis, parasite of Microtus abbreviatus fischeri, from the Island St Matthew (Alaska) subspecies of the previous one, is characterised by a torsion of 90° of the female’s tail. c) Heligmosomoides tenorai, parasite of Lemmus sibiricus alascencis from Alaska, has the liighest number of cuticular ridges and the male has a very large bursa. d) Heligmosomoides montanus, parasite of Microtus longicaudus, from Alaska, has a 4 mm spiculé like Heligmosomoides longispiculatus, but differs from that species by the slight asymetry of its caudal bursa and the presence of a bursal membrane. e) Heligmosomoides wisconsinensis, parasite of Microtus pennsylvanicus pennsyl- vanicus, from Wisconsin, seems closely related to Heligmosomoides carolinensis Dik- mans 1940, but the male has long and sinous externo-dorsal ribs ; the opening of the female’s vulva is inside the spire. f) Heligmosomum nearcticum, parasite of several Microtus from Alaska and the U.S.A., has oblique ridges ail over its surface but no torsion of the posterior end of the body. — Redescription of Heligmosomoides hudsoni (Cameron 1937). The species was described by Cameron from Dicrostonyx hudsonius in Canada. We redescribe it from Dicrostonyx torquatus of the Island Umnak (Alaska). 208 — The évolution of these two généra could easily be understood through the hypotesis of a parallel évolution, within time and space, of the parasite and their main hosts, the Microtidae. BIBLIOGRAPHIE Baylis h. a., 1926. — On a Trichostrongylid nematode from the Wood-mouse {Apo- demus sylvaticus). Ann. a. Mag. Nat. Hist., ser. 9, 18, pp. 455-464. — 1928. — On a Trichostrongylid nematode from the bank vole (Evotomys gla- reolus). Ibid., ser. 10, 1, pp. 280-283. Cameron, T. W., 1937 — A new species of Heligmosominae from the Labrador colla- red-lemming (résumé en Russe). Travaux helmintholo gigues présentés à l’Acadé¬ micien K. I. Skrjabin, pp. 66-68. Chabaud, a. g. et M. C. Durette, 1963. — Évolution des asymétries chez les Néma¬ todes Héligmosomatidés. C. R. Acad. Sc. Paris, 257, pp. 2325-2327. 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Nous avons omis dans la revue des espèces du genre Heligmosomoides de citer H. microti [Kuns et Rausch, 1950 « An ecological study of Helminths of some Wyoming voles (Microtus spp.) with a description of a new species of N ematospiroides (Heligmosomidae : Nematoda) » Zoologica, New York Zool. Soc. 35 (3), pp. 181-188] La question d’une éventuelle synonymie de cette espèce avec H. carolinensis (Dik¬ mans, 1940) sera étudiée par le Docteur Kinsella. Les caractères du Nématode copa¬ rasite de H. microti paraissent correspondre à H. nearcticum et non à H. costellatum (Dujardin, 1845). Nous tenons à remercier tout particulièrement le Docteur Kinsella pour son envoi de matériel et pour ses remarques sur notre article. Nous remercions également le Docteur Rausch à qui nous avions envoyé notre manuscrit et qui a eu la gentillesse d’y apporter les corrections nécessaires. Laboratoire de Zoologie (Vers) associé au C.N.R.S. 14 BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N® 1, 1968, pp. 210-213. DESCRIPTION DE CITELLINA SP. OXYURE DE MARMOTTE D’AMÉRIQUE DU NORD Par J. C. QUENTIN De nombreux Oxyures mâles et femelles récoltés par le Dr. R. Rausch chez Marmota caligata Eschs. au Mont Fairplay, le 11 août 1963, (n® 29985) nous ont aimablement été communiqués. Ces Oxyures appartiennent au genre Citellina. Ils possèdent en effet un œso¬ phage relativement court avec un bulbe trivalvulé. L’extrémité antérieure porte une vésicule céphalique. D’étroites ailes latérales naissent en arrière de cette dilatation céphalique et se terminent en arrière de l’anus chez la femelle, en avant des ailes caudales chez le mâle. Description. Les mensurations en millimètres relevées successivement chez 5 mâles et chez 5 femelles sont résumées ci-dessous. Aucune des femelles n’est gravide. Mâles : longueur du corps : 6,8 ; 6,4 ; 6,5 ; 6,135 ; 6,6 — largeur du corps : 0,38 ; 0,35 ; 0,33 ; 0,28 ; 0,31 — longueur de l’œsophage et du bulbe : 0,65 ; 0,61 ; 0,65 ; 0,62 ; 0,57 — diamètre du bulbe : 0,14 ; 0,14 ; 0,11 ; 0,11 ; 0,11 — longueur du renflement céphalique : 0,2 ; 0,21 ; 0,22 ; 0,22 ; 0,22 — distance séparant l’anneau nerveux de l’extrémité antérieure : 0,35 ; 0,30 ; 0,30 ; 0,29 ; 0,23 — Distance séparant le pore excréteur de l’apex : 1,8 ; 1,83 ; 1,8 ; 1,6 ; 1,7 — Longueur du spiculé : 0,295 ; 0,285 ; 0,310 ; 0,290 ; 0,315 — Longueur du gubernaculum : 0,045 ; 0,042 ; 0,042 ; 0,043 ; 0,044. Femelle : longueur du corps : 7,6 ; 7,55 ; 8,55 ; 7,8 ; 8,65 — longueur du corps : 0,5 ; 0,6 ; 0,55 ; 0,5 ; 0,6 — longueur de l’œsophage et du bulbe : 0,72 ; 0,68 ; 0,70 ; 0,73 ; 0,76 — diamètre du bulbe : 0,13 ; 0,14 ; 0,13 ; 0,125 ; 0,16 — longueur de la dilatation céphalique : 0,21 ; 0,21 ; 0,24 ; 0,25 ; 0,25 — distance séparant l’anneau nerveux de l’extrémité antérieure : 0,33 ; 0,3 ; 0,3 ; 0,3 ; 0,31 — distance séparant le pore excréteur de l’apex : 1,9 ; 1,83 ; 2,13 ; 1,73 ; 2,02 — distance de la vulve à l’extrémité antérieure : 2,15 ; 2,13 ; 2,35 ; 1,92 ; 2,33 — longueur de la queue : 0,9 ; 0,9 ; 0,92 ; 1,03 ; 1. La structure de la tête est la même dans les deux sexes. La bouche est entourée par 6 lobe labiaux ; les deux lobes dorsaux portent chacun une papille sur leur bord externo-ventral, les deux lobes latéraux ont chacun une amphide en leur milieu. Les deux lobes ventraux portent une papille sur leur bord latéro-dorsal. Papilles et amphides sont petites et non proéminentes. Chaque lobe se termine par deux petites dents. Celles-ci cachent en partie une troisième dent qui s’attache plus en profondeur à la paroi buccale. 3 dents œsophagiennes occupent le centre de la cavité buccale. Fig. A-H. — Citellina sp. A : Extrémité céphalique, vue apicale. — B : coupe optique, début de l’œsophage. — G : Extrémité céphalique, vue latérale — D : femelle, vue latérale. — E : vulve, vue latérale. — F : Extrémité caudale mâle, vue ventrale. — G : extrémité caudale mâle, vue latérale. — II : Pore excréteur. A, B, C : éch. 50 u, ; D : éch. 1.000 u. ; E : éch. 200 (x ; F, G, H : éch. 100 a — 212 — Discussion. Read (1957) après étude des spécimens types de C. marmolae, Manter 1930 et C. triradiata (Hall, 1915) conclut que ces deux espèces sont cospécifiques. Cet auteur décrit les caractères de la bourse caudale du mâle, la disposition des papilles, la longueur du spiculé et du gubernaculum. Il remarque en outre que, chez les femelles de Citellina, peu de caractères conduisent à une identification spécifique. La taille des bourrelets vulvaires varie considérablement et les œufs de Citellina, parasites de Marmottes et de Citelles de Californie sont identiques. Inglis et Ogden (1965) font remarquer qu’en l’attente d’une description plus précise des espèces du genre Citellina, 3 espèces seulement peuvent être retenues. Ce sont C. himalensis Inglis et Ogden, 1965, C. levini 1933, C. trira¬ diata Hall, 1915 avec peut-être la possibilité d’une espèce, C. alatau Spas- sky A. A., Rijikow K. M. et Sudarikov V. E. Il est fort probable que les Citellina que nous a confiés le Dr. Rausch appar¬ tiennent à la même espèce que celle étudiée par Read sur des spécimens d’Oxyures recueillis par lui chez les Citelles de Californie et ceux parasites de Marmotte d’Alaska. La longueur du spiculé des mâles de Citellina récoltés par le Dr. R. Rausch et étudiés par C. Read varie de 140 à 340 p.. Nos mesures sont comprises dans ces dimensions. La taille du gubernaculum 42-45 p. est voisine de celle donnée pour C. triradiata 45-50 p.. En accord avec Inglis et Ogden, pour souligner l’importance des vues apicales, pour caractériser les espèces, nous regrettons qu’aucun dessin n’ait été donné jusqu’à présent de la structure buccale de C. triradiata. Nous ne pouvons par conséquent identifier de manière certaine nos spécimens à C. triradiata Hall, 1915 et proposons de les nommer Citellina sp. Résumé. Description d’Oxyurcs récoltés chez Marmota caligata Eschs. par le Docteur Rausch au mont Fairplay, Amérique du Nord. Ces oxyures appartiennent très vraisemblable¬ ment à l’espèce Citellina triradiata Hall, 1915. Cependant aucune vue apicale n’a jus¬ qu’à présent été donnée de cette espèce ; l’auteur ne peut donc identifier de manière certaine ses spécimens à C. triradiata, il les nomme C. sp. et donne les dessins de l’extré¬ mité céphalique, de la région vulvaire chez la femelle, de l’extrémité caudale chez le mâle. BIBLIOGRAPHIE Hall, M. C., 1916. — Nematode parasites of Mammals of the orders Rodentia, Logo- morpha and Hyracoidea. Proc. U. S. Nat. Mus., 50, pp. 1-258, fig. 1-290. Inglis, W. G. et C. G. Ogden, 1965. — Observations on the Nematode genus Citel¬ lina : with the description ot a new species Citellina himalensis. J. Helm., 39, 1, pp. 11-18, fig. 1-9. Li, H. C., 1933. — Report on a collection of parasitic nematodes inainly from North China. Part III Oxyuroîdea, Chin. Med. .Journ., 47, pp. 1307-1325, fig. 1-29. Read, C. P., 1957. — The oxyurid iieinatodes of Rodeiils. I. The genus Cilellina Praii- del. J. Par., 43, 4, pp. 446-449, pl. 1. Skrjabin, K. L., N. P. Schikhobalova et E. A. 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Giard décrivit également dans cette publication Tur- banella [Zelinkia) plana, qui n’a plus jamais et nulle part été observée depuis, et dont l’existence même, en tant qu’espèce distincte de Turhanella cornuta Remane, est discutée (Remake, 1943). Il était donc intéressant de chercher ces deux espèces. Depuis 1904, seuls, Salvat et Renaud-Debyser (1963) signalent Chaetono- tus sp. à Wissant, Macrodasys buddenbrocki Remane à Wimereux et Macro- dasys caudatus Remane à Authie, ces trois espèces étant représentées par un très petit nombre d’exemplaires. Les Halammohydridés ne sont pas encore connus du littoral des départements du Nord de la France. Lors de deux séjours à l’Institut de Biologie Maritime de Wimereux (1966, 1967), nous avons systématiquement recherché les Gastrotriches et Actinulides sur le littoral du Nord de la France. Au cours de la prospection (175 prélèvements) de 16 plages (fig. 1) nous avons trouvé 22 espèces et formes de Gastrotriches et deux espèces d’ Halammohy¬ dridés. Nous avons réalisé deux types de prélèvements : — prélèvements superficiels mis à sédimenter dans un cristallisoir, jusqu’à remontée des animaux en surface. — prélèvements qualitatifs et quantitatifs sous forme de carottes ; la faune a été extraite du sable contenu dans ces carottes par petites fractions, selon la méthode de Uhlig (1964). 1. Gastrotriches. 1) Macrodasyoide.a. A. — Lepidodasyidae. — Paradasys turbanelloides Boaden, 1960. Les exemplaires récoltés sont tout à fait typiques ; nous avons surtout trouvé des jeunes individus, les adultes représentant moins du quart des exemplaires — 215 — rencontrés. Cette espèce a été trouvée sur toutes les plages comprises entre l’em¬ bouchure de la Canche et la frontière franco-belge, dans les bâches littorales et les flaques. -f- Hardelot (HMME) fond d’une bâche, en surface. Sédiment assez homo¬ gène à peu de particules. Fig. 1. — Plages prospectées. Z, Zuydcoote ; M, Mardyck (Le Clipon) ; O, Üye-Plage ; S, Sangatte ; W, Wissant ; A, Ambleteuse ; X, Wimereux ; H, Hardelot ; L, Merlimont ; B, Berck-Plage ; F, Fort-Mahon ; Q, Quend-Plage ; T, Le Crotoy ; D, Le Hourdel ; G, Cayeux-sur-Mer ; N, Onival. — 216 — -j- Wimereux (HMME), dans les dix premiers centimètres superficiels. Sédi¬ ments assez hétérogènes ; peu de particules. + Ambleteuse (BMME et HMME) dans les 22 premiers centimètres superfi¬ ciels. Nous ne connaissons de cette station (en 1966 comme en 1967) presque uniquement que des adultes de grande taille (1 mm). Cohabitait avec Macro- dasys caudatus, Paraturbanella teissieri et Halammohydra octopodites. -j- Wissant (HMME) entre 8 et 15 cm de profondeur, cohabitant avec Chae- tonotus decipiens. Sangatte : en profondeur, au niveau de mi-marée. 4- Oye-Plage (mi-marée) dans un sédiment très grossier mais peu colmaté, en surface avec Halammohydra vermiformis. -|- Mardyck (sommet des BMME) en surface d’un sédiment assez hétérogène à peu de particules. + Zuydcoote : six exemplaires dans une tranche de carotte prélevée entre 10 et 16 cm deux entre 16 et 22 cm ; niveau des HMME. Cette espèce paraîtrait donc être beaucoup plus influencée par l’imbibition du sédiment, qu’être tributaire d’une zonation déterminée. Comme à Arcachon, Paradasys turbanelloides se rencontre à Ambleteuse au niveau immédiatement inférieur à celui de Macrodasys caudatus, ces deux espèces cohabitant dans la zone des BMME. Dispersion actuellement connue : Suède (Boaden) ; Pays de Galles (Boaden) France : Bassin d’Arcachon (d’HoNDx), Landes (d’HoNox) Nord, Pas-de-Calais. — Paradasys subterraneus Remane, 1934. Vingt-six exemplaires de cette espèce nouvelle pour la France ont été rencon¬ trés sur la plage du Hourdel (Baie de la Somme), dans une tranche de carotte prélevée entre 7 et 12 cm de profondeur, au niveau des BMME (sédiment assez hétérogène assez colmaté). Le corps allongé, plat, mesure 400-600 [x, chez les adultes (un seul jeune, d’envi¬ ron 250 [i,, a été observé), dont le tiers pour le pharynx. Ce pharynx paraît plissé, et formé de la succession de deux rangées longitudinales d’une douzaine de cellules. La cavité buccale est vaste et l’intestin large, gros, irrégulier. Les côtés du corps sont boursouflés d’une manière assez irrégulière et le corps s’achève d’une façon presque segmentaire par trois grandes divisions séparées par des plis profonds. A l’arrière nous avons remarqué quatre paires de tubes adhésifs, ne permettant qu’une adhérence assez faible. La plupart des individus étaient ovigères ; quelques grosses soies sont visibles latéralement. Les cils locomoteurs occupent toute la largeur de la région sous-céphalique et de la partie antérieure du pharynx ; ils se prolongent ensuite en une paire de bandes latérales jusqu’à la partie tout à fait postérieure. La zone externe du tégument est incolore, la partie interne contient de minuscules inclusions réfringentes. Nous n’avons pas observé de tabules latéraux ou sous-céphaliques. Cette espèce s’est montrée très peu résistante : une vingtaine d’individus abandonnés dans une grande coupelle à la température du laboratoire (15° envi¬ ron) étaient tous morts au bout d’une ou deux heures. Répartition : Schilksee (Remane), Heligoland (Forneris), Baie de Somme. — 217 — — Acanthodasys aculeatus Remane, 1937. Un exemplaire en surface, au fond d’une flaque, en bas de la plage de Mar- dyck, avec T urbanella hyalina et Paradasys turbanelloides. Répartition : Allemagne : Heligoland (Remane), Amrum (Forneris) ; Pays de Galles (Boaden), Suède (Swedmark et Teissier), Naples (Wilke), Bulgarie (Valkanov), Archipel des Maldives (Gerlach), France : Roscoff (Levi), Calvados (Kaplan), Arcachon (d’HoNDT), Nord. B. — Macrodasyidae. — Pleurodasys megasoma Boaden, 1963. Un seul exemplaire typique, mesurant plus d’I mm, à pieds adhésifs latéraux a été trouvé à mi-marée, dans le fond d’une flaque (sédiment grossier presque pur), sur la plage d’Ambleteuse. — Macrodasys caudatus Remane, 1927. Sur la plage d’Ambleteuse, aux BMME, à mi-marée et HMME, et à des pro¬ fondeurs variables (depuis la surface jusqu’à 18 cm). Longueur 500-650 [x Répartition : Heligoland (Remane), Sylt (Forneris), Pays de Galles (Boa¬ den) Naples (Wilke), Porto-Paone (Boaden). En France, connu de Marseille (Swedmark) Arcachon (Renaud-Debyser, d’HoNDx), Hossegor (d’HoNox), Roscoff (Swedmark) Authie (Renaud-Debyser et Salvat), Ambleteuse. C. — Dactylopodellidae. Un exemplaire typique de Dactylopodalia cornuta (Swedmark, 1956) à longs tentacules céphaliques a été rencontré en surface, aux HMME dans le fond d’une bâche, sur la plage de Mardyck. Sédiment peu hétérogène, peu de parti¬ cules. Gastrotriches associés : Chaetonotus aculifor et Turbanella cornuta ainsi que l’actinulide Halammohydra oermiformis. Connu de Roscoff (Swedmark, forme typique), Heligoland (Forneris, forme typique), Arcachon (d’HoNDT, var. brevis). Nord (forme typique). U. — Turbanellidae. — Paraturbanella teissieri Swedmark, 1954. Sept exemplaires adultes et typiques de cette espèce, associée comme à Arca¬ chon à Paradasys turbanelloides, Macrodasys caudatus et Halammohydra octo- podites, ont été extraits d’une tranche de carotte prélevée entre 8 et 17 cm de profondeur sur la plage d’Ambleteuse (au niveau des HMME, dans le fond d’une bâche). Répartition : Pays de Galles (Boaden), Roscoff (Swedmark), Arcachon (Renaud-Debyser, d’HoNDx), Pas-de-Calais. — Paraturbanella dohrni Remane, 1927. Dix individus (dont 5 adultes) ont été récoltés dans une tranche de carotte prélevée entre 10 et 20 cm de profondeur, sur la plage de Zuydcoote au niveau — 218 — des BMME. Un autre exemplaire amputé (réduit à sa seule région antérieure, mais semblant appartenir à la même espèce) a été trouvé sur la plage d’Amble- teuse, à mi-marée, entre 6 et 12 cm. La tête n’est pas séparée du corps et n’a pas de lobes latéraux. La taille de l’adulte varie de 600 à 700 p, dont le tiers pour le pharynx. Les pieds adhésifs ventraux sont implantés au 1/6® de la longueur du corps. La moitié postérieure de l’intestin est nettement plus colorée que la partie postérieure. Les glandes épidermiques sont assez nombreuses, la cavité buccale très vaste ; de chaque côté de la papille caudale, cinq tubes adhésifs sont portés par chaque pédoncule. De nombreuses soies latérales et les deux papilles sensorielles céphaliques sont visibles. Répartition : Kiel (Remane), Naples (Wilke), Marseille (Swedmark), Car- non (Fize), Porto-Paone (Boaden), Zuydcoote, Ambleteuse (?). — Turbanella cornuta Remane, 1925. Turhanella cornuta a été rencontrée assez abondamment, et presque toujours en surface, au fond des bâches sur les plages de Mardyck (HMME), Wimereux (HMME) Hardelot (BMME) et Berck-Plage (mi-marée et BMME), dans des sédiments plus ou moins hétérogènes à peu de particules (assez colmatés seule¬ ment à Berck). Les individus étaient ici aussi tout à fait typiques. Répartition : Kiel (Remane, Forneris), Heligoland (Forneris), Suède (Karling, Wieser), Feroe (Remane), Pays de Galles (Baoden), Bulgarie (Valkanov), Naples (Wilke), États-Unis (Wieser). En France, cette espèce a été rencontrée à Marseille (Swedmark), Roscoff (Levi), Calvados (Kaplan), Bassin d’Arcachon (Renaud-Debyser, d’HoNor), Littoral du Médoc (d’HoNor), Landes (d’HoNDr), Nord, Pas-de-Calais. — Turbanella hyalina Schultze, 1853. Quelques individus ont été trouvés sur quatre plages, dans des bâches toujours situées aux BMME : = Mardyck, en surface, dans un sédiment peu hétérogène à peu de particules 1 exemplaire. + Hardelot ; une carotte nous rapporta : 0 à 8,5 cm : 1 T urbanella hyalina, 4 Chaetonotus decipiens. 8.5 à 14,5 cm : 1 Turbanella cornuta. 14.5 à 22,5 cm : Rien. = Berck Plage : 1 individu extrait d’un fragment de carotte de sédiment prélevé entre 12,5 et 22,5 cm. + Onival : en surface, cohabitant avec Xenotrichula beauchampi, dans un sédiment assez hétérogène à peu de particules. Connu actuellement d’Allemagne : Cuxaven (Schultze), Kiel (Remane, Fornaris), Heligoland (Remane, Forneris), Amrum (Forneris) ; du Zuy- dersee (Jaeckel) ; de Plymouth (Allen) ; du Pays de Galles (Boaden) ; de Scheveningen (Zaneveld) ; du Danemark (Karling) ; de France : Roscoff (Levi, Swedmark), Calvados (Kaplan), Bassin d’Arcachon (Renaud-Debyser, d’HoNDT) ; de Charente Maritime (d’HoNDu) des départements du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme, — 219 — E. — Thaumastodermatidae. Cette famille ne nous est connue du Nord que par un seul individu de Pseu- dostcmella roscovita Swedmark, 1956 provenant de Mardyck, trouvé (sommet des BMME, sédiment assez grossier, peu colmaté) en compagnie de Xenotri- chula cornuta (forme locale) et Paradasys turbanelloides. Répartition : Roscofî (Swedmark), Kiel (Forneris), Aygues-Mortes (Fize), Bassin d’Arcachon (d’HoNDx, Renaud-Mornant et Jouin), Pas-de-Calais. Etats-Unis (Hummon, 196?, communication récente). 2) Chaetonotoidea. A. — Chaetonotidab. — Chaetonotus marinas Giard, 1904. Quatre exemplaires de cette espèce appartenant au groupe « Maximus » ont été trouvés en surface d’un sédiment grisâtre un peu hétérogène, de granu¬ lométrie moyenne, sans fins grains de silice et presque pur : trois individus un peu au-dessus du niveau de la mi-marée, le quatrième au niveau des HMME, au voisinage des bâches littorales (août 1966). Ils mesurent environ 125 p, le pharynx mesurant approximativement le tiers de cette longueur. Les épines sont courtes, de type simple, au nombre de 25-30 rangées dans le sens de la longueur ; chacune de ces rangées groupe dans le sens transversal : 9 épines au niveau de la plus grande largeur céphalique, 11 à celui de la plus grande largeur dorsale. La tête est tribolée ; on trouve de chaque côté deux touffes de soies : la plus antérieure a deux soies assez courtes, la plus postérieure a trois soies dont deux allongées. Le cou est assez marqué, les pro¬ longements adhésifs étroits et allongés, égaux, comme l’avait reconnu Rodewald (1938), à environ 1/5® de la longueur du tronc. Nous n’avons pas étudié la morpho¬ logie des écailles. — Chaetonotus parthenopeius Wilke, 1954. Un carottage réalisé au HMME (au fond d’une flaque) sur la plage de Berck en juin 1967 nous a apporté : de 0 à 5,5 cm : 2 Xenotrichula heauchampi, 11 Chaetonotus decipiens, 2 Diu- rodrilus henazzi de 5,5 à 13 cm : 5 Chaetonotus decipiens, innombrables (plus d’une centaine) Diurodrilus henazzi. de 13 à 21,5 cm : 1 Chaetonotus parthenopeius, 2 Diurodrilus henazzi. L’exemplaire rencontré était très jeune et à tête assez élargie latéralement. 1. L’Archiannélide /)îMrorfriZMs bennazzi Gerlach, 1953 n’était pas encore signalé à notre connais¬ sance, du littoral occidental français. Nous le connaissons également (1966, 1967, sous presse) du Bas¬ sin d’Arcachon (Plages de sable pur du Cap Ferret, d’Arcachon et de Pyla-sur-Mer, souvent en pro¬ fondeur aux niveaux des HMME et de mi-marée) et du littoral de Charente-Maritime (Bonne Anse, Saint-Palais-sur-Mer, à des profondeurs diverses, généralement aux HMME, plus rarement aux BMME.) 220 — La région caudale était normale. Répartition : Naples (Wilke), Arcachon (d’HoNDT), Pas-de-Calais. — Chaetonotus decipiens (Remane, 1926). Trois formes différentes de Chaetonotus decipiens sont actuellement connues. a) la forme typique, rencontrée à Kiel (Remane), Heligoland (Remane), Roscoff (Levi), Calvados (Kaplan), Pays de Galles (Boaden), Littoral médo- cain (d’HoNDT), Bulgarie (Valkanov). h) la forme méditerranéenne de grande taille, décrite d’Italie (Wilke). c) la variété spinosus décrite d’Arcachon (d’HoNDT). Les individus rencontrés dans les bâches d’un certain nombre de plages du Pas-de-Calais et de la Somme (Sangatte, Wissant, Ambleteuse, Hardelot, le Hourdel, Onival), parfois en très grande quantité, doivent tous être rattachés à la forme typique. Le sable colonisé était de granulométrie très variable, peu ou même assez colmaté (nottamment au Hourdel), la petite taille des animaux (moins de 90 p.) leur permettant de vivre dans des interstices restreints ; les niveaux occupés sur les plages sont eux-mêmes très divers, Chaetonotus deci¬ piens pouvant parfois se rencontrer dans le sédiment de la même station à tous niveaux des HMME et BMME, de la surface jusqu’à 25 cm de profondeur. Nous l’avons trouvé associé aux Gastrotriches Xenotrichula beauchampi, Xenotrichula cornuta, Aspidiophorus sp., Paradasys turbanelloides, Turbanella hyalina et les Archiannélides Diurodrilus benazzi (à Berck) et Diurodrilus dohrni ^ à Wissant. — Chaetonotus aculifer Gerlach, 1953. Quatre exemplaires typiques nous sont connus du département du Nord : deux de Zuydcoote (en profondeur, aux HMME, dans un sédiment fin et assez colmaté) et deux de Mardyck (HMME, en surface, dans un sédiment un peu hétérogène à peu de particules, associé à Ilalammohydra vermiformis, Turba¬ nella cornuta et Dactylopodalia cornuta). Répartition : Italie (Gerlach, Wilke), Kiel (Remane), Calvados (Kaplan), Bassin d’arcachon (Renaud-Mornant et Jouin, d’HoNDx) littoral des Landes des Basses Pyrénées et du Médoc (d’HoNDx), Nord. B. — Xenotrichulidae. — Xenotrichula beauchampi Levi, 1950. Xenotrichula beauchampi est très répandu sur le littoral septentrional fran¬ çais, aussi bien du Nord (Zuydcoote) que du Pas-de-Calais (Wissant, Hardelot, Berck) et de la Somme (Quend-Plage, Cayeux-sur-Mer, Onival). Cette espèce, représentée par sa forme typique, se rencontre le plus souvent dans des sables peu hétérogènes et peu riches en particules. Elle peut cependant coloniser des sédiments assez ou très colmatés, où parfois aucune autre forme de Gastrotriche ne semble pouvoir persister (Quend-Plage). Nous l’avons presque toujours trouvé en surface, aux HMME (Zuydcoote, Berck, Quend-Plage, Cayeux-sur-Mer) 1. Diurodrilus dohrni est également présent à Sangatte. — 221 et à mi-marée (Wissant, Hardelot, Onival). Le Gastrotriche qui lui était le plus souvent associé était T urbanella hyalina. Répartition : France ; Roscolï (Levi), Calvados (Kaplan), Canet-Plage (Delamare-Deboutteville), Bassin d’Arcachon (d’HoNDx), Pays Basque et Charente-Maritime (d’HoNDx), Bulgarie (Valkanov), Italie (Wilke, Ger- lach), Nord, Pas-de-Calais, Somme. — Xenotrichula flandrensis n. sp. Ce n’est qu’avec certaines réserves que nous décrivons comme espèce dis¬ tincte un Xenotrichula que nous ne connaissons que par un unique exemplaire provenant de Zuydcoote. Une étude complémentaire sur un autre matériel permettra de préciser s’il convient de la maintenir au rang d’espèce, ou de la ramener au rang de sous-espèce de Xenotrichula variocirrata d’Hondt, 1966, du Golfe de Gascogne. Le tronc de cet individu ovigère mesure 100 p. dont environ le tiers pour le pharynx ; l’abdomen est beaucoup plus large que la région antérieure. Les organes adhésifs caudaux atteignent le quart de la longueur du tronc (le tiers pour la pointe, les deux tiers pour la base). La région céphalique est munie de deux courts tentacules céphaliques en forme de griffes (de la même forme que ceux de Xenotrichula variocirrata) prolongée chacun par deux fortes soies plus longues que la largeur de la tête au niveau d’implantation tentaculaire (le point d’implantation de ces deux soies est en réalité situé sur la tête au niveau de sa jonction avec le tentacule ; durant la nage et sur l’animal intact, ces deux soies reposent sur la face dorsale du tentacule et le prolongent à son extrémité). De chaque côté de la bouche se remarquent deux autres fortes soies (la plus axiale étant plus courte et un peu plus fine) ; une cinquième paire est implantée sur les côtés de la tête. Au niveau du cou, nous avons dénombré dorsalement 9 fdes d’écailles dans le sens transversal, et une quinzaine (17 ?) au niveau de la mi-corps. Le pharynx débute par un bulbe. Nous avons mal étudié la face ventrale ; nous n’avons pas pu observer son revêtement écailleux et distinguer les éventuelles catégories de cirres sous-céphaliques. Deux groupes de cirres abdo¬ minaux sont visibles en arrière de la mi-longueur du corps. L’espèce se distingue de toutes les autres espèces de Xenotrichula à courts tentacules céphaliques par la présence de cinq paires de fortes soies cépha¬ liques. Elle se différencie en outre de Xenotrichula pygmaea, la seule de ces espèces dont la taille est assez voisine, par la présence chez cette dernière d’une demi- douzaine de petites dents simulant un peigne ornant le bord antérieur des tenta¬ cules, d’un plus grand développement des organes adhésifs (près du tiers de la longueur du tronc) ; chez Xenotrichula pygmaea en outre, la pointe de l’organe adhésif est à peine plus courte que la base, et le front très peu bombé. Xeno¬ trichula suhterranea diffère de notre nouvelle forme par sa plus grande taille, le plus grand développement (1/3 du tronc) de ses organes adhésifs et la forme de ses tentacules (beaucoup plus fins, notamment à leur base). Xenotrichula oariocirrata s’en écarte au moins par sa plus grande taille, le plus grand dévelop¬ pement des organes adhésifs (1/3 du tronc) et un corps nettement plus paral¬ lèle. Enfin Xenotrichula afpnis a un corps beaucoup plus parallèle, des tentacules un peu plus fins, des organes adhésifs encore trop importants (35 centièmes de la longueur du tronc si l’on se réfère au schéma de Remane) et sans doute (ce n’est pas explicitement mentionné dans la description) une taille supérieure. — 222 — FIG 2 Fig. 2. — Disposition des soies céphaliques de Xenotrichula flandrensis n. sp. Cet exemplaire a été extrait d’un fragment de carotte prélevé entre 0 et 7 cm. de profondeur sur la plage de Zuydcoote, dans une flaque, au niveau des HMME (sédiment assez hétérogène, assez riche en particules.) Diagnose : Xenotrichula de petite taille (une centaine de microns) à tentacules courts et en forme de griffes prolongés chacun par deux très longues et fortes soies. Trois autres fortes soies céphaliques sont visibles entre Torifice buccal et les tenta¬ cules. — Xenotrichula cornuta Wilke, 1954. Nous avons dû rattacher momentanément à Xenotrichula cornuta deux formes différentes. La première que nous connaissons de Wissant (HMME, en surface, dans le fond d’une flaque ; sédiment assez hétérogène à peu de particules, associé à Chaetonotus decipiens) et de Berck (BMME, en surface d’un sédiment assez hétérogène et peu colmaté) est semblable aux individus que nous connaissons des Landes (Lac d’Hossegor) et de Charente-Maritime. La morphologie et la taille (tronc de plus de 200 p.) sont semblables à celles de Xenotrichula velox Remane, 1925 ; l’animal ne s’en différencie que par la présence de deux touffes de cirres abdominaux. Nous n’avons pas vu de soies prolongeant les longs tenta¬ cules céphaliques (qui s’achèvent ici par un petit nombre d’écailles vue de profils et qui pourraient peut-être évoquer des soies). La seconde, de taille plus réduite, (mais non évaluée) au déplacement plus lent, a été rencontrée à Oye-Plage (BMME, en surface : un exemplaire dans un sédiment assez hétérogène à peu de particules) et Mardyck (BMME et mi- uiarée, entre 10 et 20 cm dans le premier cas, entre 15 et 25 cm dans le second ; sédiment assez hétérogène, peu colmaté). Le corps est moins parallèle que dans — 223 — le cas de la précédente forme, l’abdomen plus renflé et nettement arrondi à l’arrière. Le pharynx mesure le quart de la longueur du tronc, de même que l’organe adhésif (dont la pointe représente les 2/5®). Les cirres abdominaux étaient présents. La morphologie générale du corps correspondait absolument au schéma de Wilke, à l’exception des soies terminant les tentacules (absentes ici) et peut être des prolongements épineux de l’hypostomium (que nous n’avons pas pu observer). Actuellement ont été rattaché à Xenotrichula cornuta : à) des animaux pro¬ venant de Naples (Wilke, forme typique) ; b) une forme rencontrée dans le Bassin d’Arcachon (d’HoNDx) ; c) une autre connue d’Hossegor et de Charente- Maritime (d’HoNDT), de Wissant et de Berck ; d) une dernière enfin provenant d’Oye et de Mardyck. — Xenotrichula sp. [X. suhterranea Remane, 1934). Nous avons trouvé à Ambleteuse, entre 10 et 21 cm de profondeur, associé à Paradasys trubanelloides au niveau des BMME, cinq exemplaires d’un Xenotri¬ chula que nous avons rapproché de l’espèce Xenotrichula suhterranea connue uniquement de la Baltique (Remane) et du Pays de Galles (Boaden). Les tentacules étaient assez courts (un tout petit peu plus longs et nette¬ ment plus fins, notamment à la base, que ceux de Xenotrichula variocirrata et X. flandrensis). Deux grosses soies étaient visibles de chaque côté de la tête. Sauf dans la zone sous-intestinale, la face ventrale était recouverte de rangées d’écailles dont nous n’avons pas pu déterminer le nombre. Une rangée ventrale et latérale de larges écailles rappelant celles figurées sur le schéma de Remane était visible. Les organes adhésifs mesuraient entre le tiers et le quart de la longueur du tronc, et la pointe en représentait les deux cinquièmes. La taille des individus variait de 150 à 190 p.. Halammohy dridés . 1) Halammohydra octopodites Remane, 1927. Un unique exemplaire ovigère d’ Halammohydra octopodites a été extrait d’un fragment de carotte prélevé entre 8 et 17,5 cm de profondeur sur la plage d’Ambleteuse. Cet individu était associé à un Macrodasys caudatus, 4 Para¬ dasys turbanelloides, 7 Paraturhanella teissieri au niveau des HMME, dans une bâche. Cette espèce, est actuellement connue de Kiel (Remane), Heligoland (Remane), Suède (D.ahl), RoscofT (Teissier, Swedmark), Arcachon (Swedmark, Renaud- Debyser, d’HoNDx), Médoc ; Plage du Grand Crohot (d’HoNox, 1967, iné¬ dit), Marseille (Swedmark), Pas-de-Calais. 2) Halammohydra vermiformis Swedmark et Teissier, 1957. Deux stations de cette espèce ont été reconnues dans la région prospectée : — Mardyck : présent en surface au fond d’une bâche, au niveau des HMME (sédiment assez hétérogène à peu de particules) en compagnie de Dactylopo- dalia cornuta, Chaetonotus aculifer et Turbanella cornuta. — Oye-Plage, en surface, au fond d’une flaque, au niveau de la mi-marée. — 224 Les exemplaires recueillis étaient tous de grandes taille (colonne gastrique de 500 à 700 (x) et munis de sept tentacules. Ces captures permettent d’étendre l’aire de répartition connue de cette espèce : Pays de Galles (Boaden), Finistère (Swedmark et Teissier), Arcachon (Renaud- Debyser, d’HoNDï), Médoc ; Plage du Grand-Crohot (d’HoNDT, 1967, inédit), Charente-Maritime : Plage de la côte sauvage et de Bonne Anse (d’HoNux, 1967, inédit). Nord, Pas-de-Calais. Conclusion. Ces recherches, bien qu’encore très incomplètes, nous permettent de dresser un premier relevé des Gastrotriches et des Actinulides du littoral septentrional français. Les H alammohydridae n’avaient jamais été signalés dans cette région. Vingt espèces et formes de Gastrotriches sont à ajouter au catalogue de la faune régionale ; des brèves listes de nos prédécesseurs, nous n’avons pas pu retrouver Macrodasys huddenhrocki Remane, 1926 et Turbanella plana (Giard, 1904). Plusieurs espèces inconnues de la faune occidentale française ont notamment été observées ; Paraturhanella dohrni, Paradasys subterraneus et plusieurs Xeno- trichula pour lesquels un complément d’étude sera nécessaire. La plupart des espèces et le plus grand nombre des individus se rencontrent entre la baie d’ Authie et la frontière franco-belge, et surtout à partir d’Ambleteuse. Les plages situées au sud de la baie d’Authie sont généralement partiellement colmatées et pau¬ vrement peuplées ; seules quelques espèces très répandues et s’accommodant (de par leur petite taille) de sédiments à interstices réduits [Xenotrichula beau- champi, Chaetonotus decipiens) ou connues comme très tolérantes {Turbanella hyalina) s’y rencontrent. Paradasys subterraneus, tout comme l’espèce voisine Paradasys hexadactylus, semble inféodée à des sables assez comblés. Certaines espèces paraissent être très répandues sur le littoral occidental de la France ; Xenotrichula beauchampi, Chaetonotus decipiens, Turbanella hyalina sont eonnues de très nombreux biotopes, aussi bien septentrionaux que Nor¬ mands, Bretons ou Gascons. Peut être en est-il de même de quelques espèces dont plusieurs nouvelles stations ont été récemment découvertes, telles que Paraturhanella teissieri, Paradasys turbanelloides, Chaetonotus aculifer et Pseu- dostomella roscovita. Institut de Biologie marine d' Arcachon et Institut de Biologie Maritime de Wimereux. Résumé. Compte rendu de recherches systématiques de Gastro triches et d’Halammohydridae sur le littoral du Nord de la France. Mention des conditions écologiques des récoltes et rappel de la répartition géographique des espèces. ZuSAMMENFASSUNG. Rechenschaft den systematischen Erforschungen von Gastrotrichen und Halam- mohydridae des Küstennordfrankreichs. Angabe den ôcclogischen Eigenschaften den Ernten, und Zurückberufung der Verbreitung den Arten. — 225 — SuMMARY. Report of systematik quest of Castro tricha and Halammohydridae on North France Coast. Mention of the ecological conditions of collectings, and recall of the distribution of species. BIBLIOGRAPHIE Allen, E. J., 1915. — Polychaeta of Plymouth and the South Devon Coast inclu- ding a List of the Archiannelisa. J. Mar. Biol. Assoc. U. K. (N. S.), 10, 4. Boaden, P. J. S., 1960. — Three new Gastrotrichs from the Swedisch west coast. Cah. Biol. Mar., 1, 4, pp. 397-406. — 1961. — Littoral interstitial species from Anglesey representing from the Swe¬ disch Coast. Nature, 191, pp. 512. — 1963. — Marine Gastrotricha from the interstitial fauna of some North Wales Beaches. Proc. Zool. Soc. London, 140, pp. 485-502. — 1965. — - Interstitial fauna from Porto-Paone. Publ. Staz. Zool. Napoli, 34, pp. 235-239. 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Le squelette porte des marques profondes de cette adaptation : force des attaches de la musculature brachiale et fémorale, torsion de l’humérus et du radius, largeur des extrémités du fémur. Le régime piscivore est de même inscrit sur la denture et se reconnaît aux canines et prémolaires courtes, trapues et serrées les unes contre les autres, au trigonide bas de la carnassière inférieure et à l’élargissement du protocône de la carnassière supérieure, de la partie linguale de la tuberculeuse supérieure et du talonide de la première molaire inférieure. Tous ces caractères, aussi visibles sur les fos¬ siles que sur les formes actuelles, permettent de retrouver le mode de vie des animaux disparus. Dans cet article, j’examinerai les formes semi-aquatiques du Miocène de France. Sous-famille Lutrinae. Genre Potamotherium Geoffroy, 1833. Potamolherium valetoni Geoffroy. Matériel. Burdigalien inférieur de Chilleurs-aux-Bois (Loiret) : M, g (Muséum Bâle, SO 3449). 11,6 X 5,6 mm. Cette pièce ne dépasse pas la taille des grands sujets de Potamotherium oale- toni de Saint-Gérand-le-Puy où l’espèce a été décrite. La forme et les proportions du talonide sont les mêmes. C’est pourquoi je pense pouvoir attribuer encore cette pièce, bien qu’elle soit burdigalienne, de l’espèce aquitanienne. Potamotherium miocenicum (Peters, 1868). Viverra miocenica (Peters, 1868, p. 6, pl. III, fig. 8-10). Luira valeloni (Hofmann, 1887, p. 212, pl. XI, fig. 1-4, pl. XII, fig. 5, 6). Lutra valeloni (Hofmann, 1888, p. 78, pl. I, fig. 1). Luira lorleli (Scholsser, 1889, pars, p. 347, pl. VIII, fig. 29, 36, 39, 40). — 229 — Lutra dubia (Schlosser, 1889, pars, p. 349, pl. VIII, fig. 64). Trochictis cf. hydrocyon (Hofmann, 1905, p. 27, pl. II, fig. 1-5). Trochictis hydrocyon (Zdarsky, 1907, p. 437, pl. IX, fig. 1-7). Potamotherium miocenicum (Thenius, 1949, p. 302, fig. 1-4). Potamotherium miocenicum (Thenius, 1952, p. 46, fig. 10-12). Fig. 1 et 2. — Potamotherium miocenicum. 1. g de Baigneaux-en-Beauce ; face occlusale, X 5/3 ; 2. g de Lasse, a, face externe ; b, face occlusale ; c, face interne. X 5/3. (Les dessins qui illustrent cet article sont dus à F. Pilar). Matériel. Burdigalien moyen d’Artenay = Humérus g. complet : (Bâle, S.O. 5861). L = 78,7. Fig. 3. Burdigalien supérieur de Baigneaux-en-Beauce : Ml g (Bâle S.O. 5991). 6,4 X 12,2. Fig. 1. Helvétien inférieur des faluns de l’Anjou : Sepmes, à la Jaltière (Maine-et-Loire) C sup. d (Musée d’Angers) 8,3 X 7,2 au collet. Pontigné (Maine-et-Loire) : C inf. g (coll. Levé n^ 22) 10,0 X 6,8 au collet. Lasse (Maine-et-Loire) M^ g (Muséum Paris) 13,3 X 6,0. Fig. 2. Le type de l’espèce provient du Burdigalien supérieur d’Eibiswald en Styrie. Par rapport au Potamotherium oaletoni des calcaires aquitaniens de la Limagne l’espèce est de plus grande taille, la mandibule est plus massive, la canine infé¬ rieure plus large à la base, le talonide de Mj un peu plus long, le talon interne (protocône) de P^ plus développé en longueur et en largeur. E. Thenius (1949) signale aussi que la M^ est un peu plus large et possède un protocône plus conique. La M^ que je figure ici de Baigneaux, qui est plus ancienne que celle examinée par Thenius, ne présente pas ces caractères et est encore assez longue tandis que son protocône ne semble pas différer beaucoup de celui de P. valetoni. Il y aurait là un caractère d’évolution. Notre pièce présente aussi un petit méta- conule isolé, mais cet élément est très irrégulier sur les pièces de Saint-Gérand- le-Puy, présent cbez les unes, totalement absent chez les autres. Par contre les deux M^ du Miocène, tant celle de Baigneaux que celle de Neudorf (cf. Thé- Nius, 1949 a, fig. 1) présente un métacône très légèrement plus allongé. Au développement de cet élément correspond sur la denture inférieure le léger allongement du talonide de M,^. Les deux canines des faluns helvétiens appar¬ tiennent bien à Potamotherium. La canine inférieure est courte, bien recourbée, large à la base, son émail est plissoté et elle se sépare de celles des autres Mustélidés aquatiques miocènes par le dessin du bord de la couronne 230 Fig. 3. Potamotherium miocenicurn. Humérus g d’Artenay. a, face interne ; b, face antérieure ; c, face externe. GN. au niveau du collet du coté interne, qui est droit au lieu de présenter une sinuo¬ sité juste en arrière de la carène antéro-interne, qui est aussi beaucoup plus faiblement marqué. La canine supérieur est au contraire beaucoup plus doite, la carène antéro-interne est rectiligne et, juste en avant de cette carène et du côté externe la face antérieure de la dent forme une petite surface plane très caractéristique. La seule différence avec la canine supérieure de Potamotherium valetoni est son plus grand allongement et l’accentuation du caractère plat de la face antérieure et l’aplatissement de la face interne. L’humérus d’Artenay ne se différencie que par sa taille des humérus de Potamotherium valetoni et montre donc une adaptation identique à la vie aquatique. Comme on le voit à considérer la pauvreté de notre matériel, le Potamotherium miocenicurn était en France un animal rare. 11 semble avoir été plus abondant dans l’Europe moyenne, où il monte aussi plus haut dans le Miocène. Thenius (1949 a) l’a en effet signalé dans dix localités (Eibiswald, Feisternitz, Wies, Vordersdorf, Voitsberg, Kalkgrub, Gross Saint-Florian en Styrie, Elgg en Suisse, Reisensburg près de Günzburg en Allemagne, Neudorf-Sandberg en Tchécoslo- vachie) dont la dernière au moins est d’âge Tortonien. Genre Paralutra Roman et Viret, 1934. Paralutra jaegeri (Fraas). Palaeomephitis jaegeri (Fraas, 1862, pl. II, fig. 18 a-b). Lutra lorteti Filhol (Filhol, 1883, pl. IV, fig. 20-22). Paralutra jaegeri Fraas (Helbing, 1936, fig. 1-5, pl. I, fig. 1-22). Paralutra jægeri Fraas (Viret, 1951, fig. 14, pl. II, fig, 16-18, pl IV, fig. 12-13). — 231 — Matériel. Tortonien de la Grive Saint-Alban (Isère) : Mandibule gauche avec Mj (Muséum Lyon 1296, fig. Viret 1951, pl. IP fig. 16, = 7,0 X 3,8 Ml = 10,7 x 5,4). Mandibule gauche avec C (Muséum Lyon 1298, fig. Viret 1951, pl. II, fig. 17). Mj isolée (Mus. Lyon 1299). C. inférieures isolées (Mus. Lyon 4186, 4187. 4186 fig. Viret 1951, pl. II, fig. 18). Humérus droit (Mus. Lyon 3787, fig. Viret 1951, pl. IV, fig. 12). Radius gauche incomplet (Mus. Lyon 4132). Fémur gauche (Mus. Lyon. 3510, fig. Viret 1951, pl. IV, fig. 13). Le genre Paralutra fut établi en 1934 par Roman et Viret sur la lutra jaegeri Fraas du Tortonien de Steinheim. Ces auteurs crurent retrouver la même forme dans les sables burdigaliens de la Romieu mais nous verrons plus bas que la forme de ce gisement n’est pas une Paralutra. P. jaegeri a été décrit en grand détail par Helbing en 1936. Elle est caractérisée par ses mâchoires courtes, ses prémolaires serrées les unes contre les autres, trapues, relativement larges et dépourvues de tubercule accessoire en arrière de la pointe principale ; la P* montre un talon interne très large et très long ; la M^, sensiblement quadran- gulaire, plus large que longue, possède un protocône allongé, relié en une longne crête au paraconule et un cingulum interne très développé et prolongé à l’angle postéro-lingual ; la Mj a un trigonide bas, un paraconide et un protoconide bien tranchants, un métaconide aigu et un talonide à profil occlusal quadran- gulaire, formé par un hypoconide allongé et très externe, un petit hypoconu- lide situé juste derrière et une partie interne formée presque uniquement par un plan incliné descendant de l’hypoconide vers la bordure interne. La M^ n’est pas connue. Le resserrement et la force des canines inférieures et des prémo¬ laires, l’élargissement et l’allongement du talon interne de P^, le trigonide bas et le talonide de M^ formé principalement par un grand plan incliné descendant de l’hypoconide vers l’intérieur sont des caractères typiques de mangeurs de Pois¬ sons. Le squelette montre aussi une forte adaptation à la nage : l’humérus, le radius, le cubitus et le fémur (les seuls os que nous possédons) sont courts, robustes et leurs extrémités sont très fortes, montrant des attaches musculaires très développées tandis que l’humérus et le radius présentent une torsion carac¬ téristique. Paralutra jaegeri, tant par ses caractères dentaires que les adaptations de son squelette, apparaît très proche des Loutres modernes. Cependant la carnas¬ sière inférieure n’est pas encore élargie à l’arrière, le talon interne de P* est moins développé et la tuberculeuse supérieure possède encore une forme quadrangulaire et un métacône bien développé. L’adaptation au régime piscivore apparaît donc comme moins poussée que chez les Loutres pontiennes {Siaaonyx, Lini- nonyx) et quaternaires, ce qui s’accorde avec l’âge géologique plus ancien de Paralutra. A la suite de J. Viret (1951), je placerai donc Paralutra dans la lignée des Loutres modernes. A l’inverse, Potamotherium est à la fois plus ancien et plus spécialisé que Paralutra. Son squelette est plus profondément déformé par la vie aquatique et les caractères de sa denture (talon interne de P* plus développé, tranchant interne du talonide de Mj plus pointu) accusent un régime 232 — plus fortement piscivore. Comme J. Virex l’a souligné, Potamotherium ne saurait être l’ancêtre tant de Paralutra que des autres Lutrinés connus. Paralutra jaegeri est connue uniquement dans le Tortonien, à Steinheim et à la Grive-Saint-Alban. Sous-famille Melinae. Tribu Mionictini nov. genre Mionictis Matthew, 1924 Mionictis dubia (Blainville). Luira dubia Blainville 1841 (genre Mustela, p. 76, pl. XIV). Mionictis dubia Blainville, (Thenius 1949 c, p. 698, fig. 1-3). Mionictis dubia Blainville, (Ginsburg 1961, p. 122, fig. 50-54, pl. XI, fig. 12). Matériel. Helvétien moyen de Sansan : Mandibule type avec P2-M2 (Mus. Paris Sa 801) fig. Blainv. 1841, Ginburg 1961, fig. 50, pl. XI, fig. 12). P2 = ? X 3,0 ; P3 = 6,7 X 3,8 ; P^ = (9,6 X 4,6) ; Mj = 15,5 X 7,5. Mj dr (Muséum Toulouse) : 13,8 X 6,8. P2 g (Muséum Paris Sa 802) : 6,3 X 3,4. M' g (Muséum Sa 843) : 11,4 X 12,9. Humérus complet (Muséum Paris Sa 842) L > 10,1. Humérus droit, tête proximale, (Muséum Paris Sa 803). Fémur gauche, partie proximale (Muséum Paris Sa 804) (fig. Ginburg 1961, fig. 54). Calcanéum gauche (Muséum Paris Sa 805) 31,5 X 17,0 (fig. Ginsburg 1961 fig. 54). Seconde phalange (Muséum Paris Sa 806). Omoplate gauche brisée (fig. Ginsburg 1961, fig. 51), humérus droit (L = 10,6, fig. ibid., fig. 51) ; radius droit complet (L = 79,1, fig. ibid., fig. 52), cubitus droit (L = 96, fig. ibid., fig. 52) ; pisiforme droit (L = 13,5, fig. ibid., fig. 53), pyramidal g et dr (8,3 X 9,3, fig. ibid., fig. 53) ; première et deuxième phalange (figurées ibid., fig. 53), sésamoïdes, fragments de l’humérus g, radius g, cubitus g, extrémité de Mc H, de fémur, de tibia (fig. ibid., fig. 54) (Mus. Paris Sa 807, tous provenant d’un même sujet). L’espèce repose sur une mandibule découverte à Sansan par Lartet. La forme trapue des prémolaires, leur resserrement sur une mandibule raccourcie, le trigonide bas et le talonide élargi et carré de la carnassière justifiaient l’appar¬ tenance de cette espèce au genre Luira, considérée à l’époque dans un sens plus large qu’aujourd’hui. E. Thenius (1949 b) attribua ensuite quelques pièces de r Helvétien de Goriach à la même espèce, mais la rapporta à Mionictis, genre créé par Matthew en 1924 sur l’espèce M. incertus du Vindobonien de la Snake Fig. 4. — Mionictis dubia. de Sansan, face occlusale. X 2,5. Creek Valley, dans l’Ouest du Nebraska. Parmi les pièces étudiées par E. The- Nius se trouve en partieulier un fragment de maxilliaire portant la carnassière et, très endommagée, la tuberculeuse. La carnassière possède un talon interne assez court et la tuberculeuse présente un très grand développement postérieur. Le métacône est bien développé et est suivi d’un petit bourrelet plat tandis que le protocône est allongé parallèlement à l’axe longitudinal de la dent et le cingulum interne va encore plus loin vers l’arrière. Ces deux dents lui appa¬ rurent comme plus mustélines que lutrines et il rangea le genre Mionictis chez les Mustélinés. Lorsque je révisai ensuite les carnivores de Sansan (1961), je découvris parmi le riche matériel des collections du Muséum de Paris des osse¬ ments de Mionictis dubia et soulignai leur indéniable adaptation à la vie aqua¬ tique. Les caractères de la mandibule indiquaient d’autre part un régime pis¬ civore. Je replaçai donc Mionictis chez les Lutrinés, jugeant que les dents supé¬ rieures citées par E. Thenius étaient trop incomplètes pour être convaincantes. Enfin, ces toutes dernières années, F. M. Bergounioux et F. Crouzel ont repris les fouilles dans la colline de Sansan et ont récolté de beaux matériaux de Mus- télidés dont l’étude m’est échouée. Parmi ces matériaux, une très belle tuber¬ culeuse supérieure complète de Mionictis dubia m’a amené à reconsidérer la question. Cette dent, par ses caractéristiques, se rapproche étrangement de celle de Meles : allongement important vers l’arrière, en particulier de la partie linguale, paracône et métacône allongés, présence d’un métaconule presqu’aussi bien individualisé que les deux tubercules précédents et situé très en arrière, para- conule et protocône fondus en une longue crête courbe, cingulum interne très important, allongé en ligne droite dans le sens longitudinal. Il n’est pas jusqu’au léger plissotement de l’émail que l’on retrouve sur cette dent très fraîche, et qu’on peut observer aussi sur les parties les moins usées de la carnassière de la pièce type de M. dubia. Mionictis apparaît aussi très mélin par sa canine infé¬ rieure courte et épaissie à la base, ses prémolaires courtes et fortes, sa carnassière inférieure basse et allongée, sa carnassière supérieure dont le talon interne est étalé et situé en avant du niveau du paracône. Je placerai donc Mionuctis chez les Mélinés. 11 apparaît donc que l’adaptation à la vie aquatique (et au régime piscivore) n’a pas toujours été chez les Mustélidés une exclusivité de la sous-famille des Lutrinés. Les Mélinés ont au Miocène présenté une adaptation très comparable, et plus poussée que les Mustélidés plus récents menant ou ayant mené une vie plus terrestre que les Loutres tout en se nourissant principa¬ lement de Poissons, tels que Putorius lutreola, Grison allamandi et, pour les fossiles, Enhydrictis, Galera et même Pannonictis (cf. Viret, 1954). 234 — Mionictis dubia n’est connu avec certitude que dans l’Helvétien de Sansan, de Gôriach et dans le Tortonien inférieur de Neudorf-Sandberg. Mionictis artenensis nov. sp. Paralutra lorteti Filhol (Roman et Viret, 1934, pl. II, fig. 9). Matériel. Burdigalien moyen d’Artenay (Loiret) ; Double mandibule avec C (7,7 X 5,1), Pj (4,6 X 2,7), P3 (5,6 X 3,4), P^ (8,1 X 4,3), Ml (11,8 X 5,5) droites, C (7,7 X 5,1), P^ (4,6 X 2,7), P3 (5,7 X 3,4), P^ (8,5 X 4,4), Mj (12,0 X 5,6), M^ (5,0 x 5,1), gauches (Muséum Paris, Ar 21). Fig 5-6. Mj g. isolée (11,3 X 4,8) (Mus. Paris Ar 22). Burdigalien supérieur de Baigneaux-en-Beauce (Eure-et-Loire) ; Mandibule gauche (Mus. Bâle S. O. 3010) avec P3 (6,5 X 3,7), P4 (8,7 X 4,9), Ml (13,2 X 6,1). Mandibule droite (Mus. Paris Ba 3) avec P^ (8,1 X 4,2), Mi brisée (1 = 5,5). Burdigalien supérieure de La Romieu (Gers) : Fragment de mandibule gauche (Fac. Sc. Lyon, fig. Roman et Viret 1934 pl. II, fig. 9) avec P^ (7,8 X 4,1) et Mi (11,5 X 5,5). Helvétien inférieur de Pontlevoy (Loire-et-Cher). C inf d (Muséum Paris 1965-16) 7,4 X 5,0 au collet. Diagnose = Mionictis plus petit que M. dubia, à talonide de Mi moins élargi et présentant une bordure interne moins développée au-dessus du sillon talo- nidien. Holotype ; mandibule (avec les deux branches) du Burdigalien moyen d’Artenay- Au troche (Loiret). En 1964, j’ai découvert à Artenay une magnifique mandibule d’un gros Mus- télidé évoquant immédiatement les Loutres par le resserrement des prémolaires et la forme de la carnassière. La canine est courte, pointue, forte à la base, et recourbée. Elle est proportionnellement moins épaisse que celle de M. dubia mais plus importante que celle de M. incertus du Miocène d’Amérique du Nord. Il n’y a pas de P^ et aucun diastème ne sépare la canine de Pj. Les trois prémo¬ laires restantes sont biradiculées, courtes, épaisses, munies d’une seule pointe de laquelle descendent une crête antérieure et une crête postérieure. Un léger cingulum ceinture toute la dent. Sur Pj, la pointe est située très antérieure¬ ment et les deux crêtes qui en partent coupent la dent diagonalement. Le carac¬ tère de dissymétrie est plus atténué sur P3 et disparaît sur P^. La carnassière est basse et très allongée. Le métaconide est bien détaché et un peu en arrière du protoconide. Sur la face postérieure du trigonide, ces deux tubercules sont comme séparés par un profond sillon, inhabituel chez les Carnivores. Le métaconide se relie en arrière à la muraille interne qui est en léger relief au-dessus du fond talonidien. Cette muraille est beaucoup plus fine et moins prolongée en arrière que chez M. dubia ; elle rappelle de beaucoup plus près la disposition de M. incer¬ tus. Mj est moins allongée à l’angle postéro-lingual sur notre mandibule d’Arte- — 235 nay que sur l’espèce de Sansan, mais la Mj isolée d’Artenay se rapproche déjà plus par ce caractère de la forme helvétienne. L’hypoconide est bas et suivi d’un minuscule hypoconulide. Sur tous les échantillons le talonide est moins large que chez M. dubia. Mj a le même contour occlusal mi-circulaire, mi-trian¬ gulaire de la M. dubia de Neudorf (Thenius, 1949 c, p. 701, fig. 1 f). Le bord antérieur et le bord externe sont rectilignes et perpendiculaires entre eux. Le bord lingual est très oblique et le bord postérieur très réduit. On distingue le long du bord jugal un protoconide, un hypoconide et un hypoconide confondu avec le cingulum. La partie interne de la dent est soulevée en avant à l’emplace¬ ment du paraconide, le métaconide manque et le creux talonidien occupe le reste de la dent. Les dents fraîches portent le même plissotement de l’émail que M. dubia. Fig. 5.. — Mionictis artenensis. Mandibule g d’Artenay. Holotype, haut face interne, bas face externe. GN. Je rapporte à la même espèce le fragment de mandibule de Pellecahus, portant encore et Mj, que Roman et Virex ont attribué à Paralutra jaegeri. La car¬ nassière de Pellecahus présente en effet le même talonide allongé, le même méta¬ conide isolé et prolongé en arrière par la forte muraille entoconidienne, et jus¬ qu’au même plissotement caractéristique de l’émail que les documents d’Arte¬ nay et de Baigneux. Par sa canine inférieure moins forte à la base, le talonide de sa Mj, moins — 236 large, moins spécialisé et la conservation de l’hypoconide de Mj, M. artenensis apparaît comme plus primitive que M. dubia. Comme elle est légèrement plus ancienne, je la considère comme son ancêtre direct. M. artenensis n’est connu que dans le Burdigalien de France, à Artenay, Baigneaux et Pellecahus et dans l’Helvétien inférieur des faluns de la Loire. Le plus ancien Mustélidé adapté à la vie aquatique est Potamotherium ^>aletoni. Il apparaît pour la première fois dans le Stampien terminal de Peublanc (chlos- SER, 1925) et constitue une nouveauté importante dans la faune des Carnivores oligocènes. Non seulement il ne se rattache à aucune forme autochtone plus ancienne, mais il est le seul Carnivore arrivé chez nous par migration après le dernier dépôt des Phosphorites du Quercy et avant le Burdigalien. Comme par son adaptation il se rapporte plutôt aux formes néogènes, ont doit le considérer comme le précurseur des immigrants miocènes. Fig. 6. — Mionictis artenensis. Mandibule g d’Artenay. Holotype, face occlusale. X 5/4. La succession des Mustélidés dans le Miocène européen. A l’Aquitanien, aucun Mammifère immigrant n’est signalé en Europe et la faune s’étiole sur place. J. Virex (1958) a très judicieusement qualifié la faune aquitanienne d’Europe de faune oligocène appauvrie. L’Europe, au moins sa partie occidentale, semble avoir été à cette époque coupée du reste du monde. Au Burdigalien, les communications sont reprises avec les autres parties du globe et des migrations successives, portant sur tous les groupes de Mammifères, se succéderont au cours du Miocène et serviront à en caractériser les différents niveaux. Les Mustélidés sont nombreux dès le Burdigalien. A côté de genres hérités de l’Oligocène {Laphictis, Amphictis, Palaeogale) des formes nouvelles apparaissent. Ce sont d’abord les Martes, qui semblent dériver des Plesictis (Dehm, 1950) et deux petits Mustélidés à tendances mélines, Stromeriella et Broiliana, qui, principalement par leur M^ longue basse et large, leur Mj très longue ainsi que la morphologie générale et les proportions de leurs molaires supérieures doivent être rattachés à la souche des Amphictis, sans en être toute¬ fois des descendants directs. Mionictis, très fortement mélin lui aussi, n’est rattachable à aucune forme plus ancienne et constitue une nouveauté plus grande. Laphictis et Ischyrictis, immigrants eux aussi, sont à l’origine des Mellivorinés s’ils n’en sont pas déjà eux-mêmes. A la même époque apparaissent aussi les premiers Méphitinés {Miomephitis et Trocharion). A l’Helvétien, le genre Mionictis, avec l’espèce M. dubia, accuse ses carac¬ tères d’animal piscivore tandis qu' Alopecocyon est à rattacher au groupe de Stromeriella et Broiliana (de Beaumont, 1964). En l’ahsence de tout Canidé dans la faune miocène européenne (Ginsburg, 1966), Alopecocyon devait jouer — 237 — le rôle écologique de Vulpes dans la faune actuelle. Taxodon (= Melidellavus) est un Méliné arrivé par migration à l’Helvétien. Palaeomeles, Méliné du Vin- dobonien de Catalogne, est aussi un immigrant. La faune tortonienne des Mustélidés suit sans grands changements celle de l’Helvétien. Le Méphitiné Trochotherium et le Lutriné Paralutra, qui semble remplacer écologiquement Mionictis, arrivent par migration. Au Vallésien, la faune varie sensiblement, bien que la majorité des Mustéli¬ dés connus sont à rattacher à des formes du Vindobonien d’Europe. Le genre Martes persiste sans se transformer notablement tandis que Promephitis, comme l’a déjà suggéré M"'® G. Petter (1963), est dans la descendance directe de Proputorius et que Eomellivora semble directement issu A’ Ischyrictis. Plesio- meles, connu par une mandibule portant la carnassière et Sebadellictis, représenté seulement par quelques dents dont surtout la première molaire supérieure, présentent trop de caractère communs avec Taxodon et Promeles pour ne pas appartenir à un même groupe, sinon au même genre, issu de la même souche que Taxodon. Enfin Sirnocyon dérive directement d'Alopecocyon, comme J. Viret (1951) l’a déjà souligné. Seuls arrivent donc certainement par migration au Vallésien le Lutriné Limnonyx. Enfin au Turolien (= Pikermien), arrivent en Europe occidentale deux Loutres de grande taille, très proche des formes actuelles, Enhydriodon et Sivao- nyx ainsi qu’un petit Musteliné voisin du Zorille africain, Baranogale. En Europe orientale apparaissent dans les niveaux de Pikermi et de Samos, qui corres¬ pondent peut-être au Turolien, le Méliné Parataxidea, les Mustélinés Baranogale, Sinictis et le Mellivoriné Hadrictis, tous sans doute arrivés par migration tandis que Promeles est manifestement un descendant ou une forme collatérale de Taxodon et de Plesiomeles. Conclusion : Cette courte révision a permis de montrer que l’adaptation des Mustélidés à la vie aquatique n’est pas le fait unique des Lutrinés. Les Mélinés, au début de leur histoire où ils semblent avoir été plus florissants qu’aujourd’hui, ont aussi donné, avec Mionictis, une adaptation très accentuée à la vie aquatique, ayant entraîné par convergence des ressemblances importantes dans la morpho¬ logie dentaire. Quelques Mustélinés ont présenté, à une époque plus récente et plus discrètement, la même tendance vers un régime piscivore et une adap¬ tation du squelette à la nage. BIBLIOGRAPHIE Beaumont, G. de, 1964. — Essai sur la position taxonomique des genres Alopecocyon Viret et Sirnocyon Wagner (Carnivora). Ecl. Geol. Helv., 57, 2. Crusafont, M., 1950. — Limnonyx, un nuevo Lutrido del Mioceno espagnol. Not. y com. Inst. Geol. y min. de Espana, n“ 20, Madrid. — et J. M. Golfe, 1962. — Nuevos hallazgos de Lutridos aonicoides (Sivaonyx, Enhydriodon) en el Pikermiense espanol (Cuenca de Teruel). Ibid., n° 67. Dehm, R., 1950. — Die Raubtiere aus dem Miltel-Mioziin (Burdigalium) von Win- tershof-West bei Eichstatt in Bayern. Abh. bayr. Ak. TViss. math.-nat., N. F. 58, München. Filhol, h., 1883. — • Notes sur quelques mammifères fossiles de l’époque miocène. Arch. Mus. Hist. Nat. Lyon, 3, Lyon. — 238 Fraas, O-, 1862. — Die tertiaeren Hirsche von Steinheim. Jahres. des Veruns f. Vaterl. 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Etude d^humus bruts par inoculation de suspensions-dilutions dans les milieux de Lochhead. Par Richard MOREAU ^ Les méthodes d’A. G. Lochhead, bien connues en microbiologie des sols demandent un travail considérable même lorsqu’on les simplifie (R. Moreau, 1959). De plus, les Bactéries qui sont peu nombreuses dans le sol et que l’on ne trouve donc que dans les premières dilutions, échappent à l’isolement : en effet, dans des sols naturels, comme les sols forestiers par exemple, on isole générale¬ ment les germes à la dilution 10‘® ; pour les terres de culture ou les rhizosphères, on doit choisir souvent une dilution encore plus basse. Pour tenter de remédier à ces inconvénients, nous avons mis au point une méthode originale, que nous avons appliquée d’abord, avec C. Tysset et J. Bri- sou (1962) à l’étude des boues marines. Le principe en est simple : on ensemence les principaux milieux de Lochhead avec des suspensions-dilutions de terre et l’on suit l’évolution des cultures au photomètre. De cette manière, on peut examiner assez rapidement un plus grand nombre d’échantillons qu’avec la méthode d’isolement. Par ce moyen, nous avons étudié des humus bruts alpins prélevés sous trois formations végétales distinctes et nous les avons comparés avec un sol de jardin et un sol forestier de basse altitude : — un humus brut prélevé sous Rhododendron ferrugineum, vers le Glacier du Tour, Haute-Savoie (cf. W. Gams et R. Moreau, 1961) ; — un humus brut de combe à neige à Soldanella alpina : Belalp/Blatten ob Naters-Brig, Valais (Suisse) ; — Un humus brut sous Loiseleuria procumbens et Empetrum nigrum : Plattje / Saas-Fee, Valais (Suisse) ; ^ — notre terre de jardin (Besançon, Doubs) et notre terre forestière (rendzine, La Verrière du Gros-Bois, Doubs) habituelles (cf. par exemple in J. Augier et R. Moreau, 1960). Méthodes utilisées. A. Milieux de culture : nous avons repris les cinq formules principales publiées par A. G. Lochhead et F. E. Chase (1943) et nous en avons tiré deux séries de milieux : 1. Pharmacien-Chef des Hôpitaux, Centre Hospitalier de Saint-Étienne, Loire. 2. Pour les humus bruts alpins, cf. les travaux de Neuwiger et Czell (1959). — 240 — 1° milieux originaux de Lochhead : a) Milieu I (milieu de hase) : glucose : 1 g, phosphate monoacide de potas¬ sium : 1 g, nitrate de potassium : 0,5 g, sulfate de magnésium : 0,2 g, chlorure de calcium : 0,1 g, chlorure de sodium : 0,1 g, chlorure ferrique : 0,01 g, eau distillée : q. s. p. 1 1. Chauffer à 100° C, fdtrer et ajuster à pH 6,8. b) Milieu II (ou A) ; Vitamin-free casamino acids Difco (J. W. Rouatt et A. G. Lochhead, 1955) : 4 g, milieu de base (!) : q. s. p. 1 1. c) Milieu III (ou G) : Cystéine : 0,05 g, inositol : 0,05 g, Pyridoxine et ribo¬ flavine : aa 200 mg, thiamine, acide pantothénique et acide nicotinique : aa 100 mg, biotine : 0,1 mg, milieu de base (I) : q. s. p. 1 1. d) Milieu IV (ou Y) : Extrait de levure Difco : 1 g, milieu de base (I) ; q.s.p. 1 1. e) Milieu V (ou Y S) : Extrait de levure Difco : 1 g, extrait de terre standard : 250 ml, milieu de base : q. s. p. 1 1. Ces 4 derniers milieux sont ajustés à pH 6,8 et divisés à raison de 5 ml par tube de 18. On stérilise. 2“ Milieux modifiés : les milieux précédents contiennent des quantités assez variables d’aliments. Nous avons cherché à les « équilibrer » de ce point de vue, en augmentant ou en diminuant les doses de certains : a) Milieu de hase modifié : glucose : 1,5 g par litre ; b) Milieu II modifié : casamino-acids ; 1 g, glucose 1,5 g par litre. c) Milieu III modifié : milieu précédent -|- vitamines ; d) milieu IV modifié : mileu II modifié -)- extrait de levure ; e) milieu V modifié : milieu V normal, mais on complète avec le milieu de base modifié ; f) milieu VI (nouveau) : extrait de terre : 100 ml, extrait de levure Difco : 1 g, milieu de base modifié : q. s. p. 1 1. Les milieux sont également ajustés à pH 6, 8, divisés et stérilisés. B. Ensemencement : au moins 3 tubes par dilution à raison de 1 ml de sus¬ pension-dilution par tube. Notons à ce sujet qu’il est indispensable d’inoculer toute la terre (ou l’humus) et non un surnageant. Ce dernier, en effet, ne contient pas les Bactéries adsorhées sur les colloïdes du sol et qui, mises en contact avec un milieu de culture, peuvent néanmoins se développer normalement. C. Mode de lecture : on lit chaque jour (ou éventuellement plusieurs fois par jour) la densité optique ou le pourcentage de transmission des tubes de cultures Pour cela, les tubes sont sortis de l’étuve et agités légèrement de façon à remettre la culture en suspension. Il est nécessaire, pour les premières dilutions, de prendre garde à ne pas mettre en suspension la petite quantité de terre apportée par la dilution. La lecture, dans ce cas, est évidemment un peu plus délicate mais le tour de main s’acquiert facilement. De même, il est important de prendre garde aux fragments de mycélium qui peuvent fausser légèrement la lecture. Ces fragments sédimentent assez vite, sans que la culture proprement microbienne puisse en faire autant de façon sensible, dans le même temps. On lit alors la densité optique au photomètre, dans le rouge (vers 650mp,). 241 D. Etude des groupes physiologiques en milieux liquides : nous ajouterons quelques courbes concernant les groupes physiologiques des humus, dans la mesure où ces résultats complètent ceux que nous avons obtenu avec la technique précédente. Nous avons employé ici nos techniques habituelles (cf. pour l’amy- lolyse : J. Augier et R. Moreau, 1960 ; pour les phénols : R. Moreau, M. Jacob et J. Augier, 1960 et R. Moreau et J. Augier, 1962 ; pour l’ammonification : R. Moreau, 1961). Résultats. Nous les avons groupés dans des séries de courbes dont nous ne pouvons publier ici que deux exemples caractéristiques. Par contre, nous faisons figurer intégralement les planches qui concernent les taux de croissance des espèces bactériennes dominantes : elles résument toutes les autres. Enfin, quelques schémas supplémentaires se rapportent aux groupes physio¬ logiques. Interprétation des résultats. A. Courbes obtenues avec les milieux de Lochhead. 1. Introduction : Le principe est le suivant : l’inoculation de suspensions- dilutions aux milieux apporte un mélange de germes. En accord avec les travaux de ,T. Monod (1942), nous considérons que l’espèce dont le taux de croissance est le plus élevé pour une dilution et un milieu donnés, domine. On peut donc supposer qu’il en sera ainsi pendant les premières heures ou les premiers jours de culture au moins, c’est-à-dire tant que la culture primitive est en phase exponentielle. 11 n’est pas impossible cependant que deux espèces qui présentent le même taux de croissance (ou un taux très voisin) coexistent et croissent ensemble : le résultat est néanmoins le même. En pratique, les courbes obtenues en début de culture sont toujours des droites. Pour les dessiner, on reporte simplement les points obtenus en faisant la moyenne des densités optiques (ou des pourcentages de transmission) de tous les tubes d’une même dilution en coordonnées semi-logarithmiques ou simples, en fonction du temps. La première partie de chaque courbe correspond à la phase exponentielle de croissance des germes dominants de la dilution considérée, sur un milieu donné, neuf. Ensuite la culture décroît, puis on observe souvent de nouvelles pointes dues, par exemple, à une utilisation de déchets ou de corps microbiens morts. Enfin, les cultures décroissent définitivement. Pour la première partie de la courbe, il nous a paru admissible de calculer le taux de croissance moyen des microorganismes dominants, en appliquant la formule de J. Monod (1942) : ^ log X2_-^o^i (T;- T,) log 2 dans laquelle Xj et Xj^ sont les densités optiques des cultures aux temps T2 et Tj. Les points obtenus sont également reportés sur des graphiques. 16 242 — Ce mode d’interprétation vaut uniquement pour la première partie de chaque courbe. Quelques commentaires sont nécessaires à ce propos. Tout d’abord, en raison du fait que les dilutions ne permettent d’inoculer qu’un petit nombre de germes dans chaque tube, — le temps de latence est relativement élevé ; — les résultats ne sont obtenus qu’au bout de 12 heures dans les meilleurs cas et le plus souvent après 24 heures. D’autre part, l’impossibilité matérielle (vu le grand nombre de tubes mani¬ pulés) de suivre l’évolution de chaque tube à des intervalles de temps suliisam- ment courts, a fait que, dans le cas des premières dilutions surtout, les courbes obtenues sont plus rudimentaires que dans le cas de cultures pures ; en parti¬ culier, la fin du temps de latence échappe généralement à l’observation Néan¬ moins, la précision obtenue est au moins égale à celle que donne la méthode en différentielle ou encore celle qui consiste simplement à suivre la disparition d’un substrat : en effet, les lectures ont été faites de façon strictement comparable et à des intervalles de temps connus ; les erreurs se compensent donc. De plus, la mesure de la densité optique des cultures permet de connaître la quantité de matière vivante formée, ce que ne donnent pas les autres méthodes. Enfin, pour éliminer l’erreur due à l’inclusion du temps de latence dans le temps total mis par les cultures pour atteindre leurs points maximums, dans la grande majorité des cas, nous avons calculé les valeurs de |i, entre deux points certains des courbes, ces points délimitants toujours des portions de droites. fl. Etude des courbes : a. Humus de Rhododendron ferrugineuni (fig. 1) : Les six dilutions ensemen¬ cées se partagent en trois groupes de deux ; ce phénomène apparaît plus ou moins nettement sur les cinq milieux. On peut donc estimer que trois popu¬ lations microbiennes distinctes coexistent dans cet humus. La première (dilution 10“'^ et 10“^) possède le taux de croissance le plus élevé (et plus particulièrement encore, la partie de cette population qui domine dans la première dilution). Les microbes sont stimulés par des acides aminés et, dans le cas de la première dilution, par les vitamines. L’extrait de terre, à lui seul, possède une action aussi favorable que celle des acides aminés. La seconde population (dilution 10“® et 10“*) réagit de la même façon, mais les courbes sont plus groupées, il s’agit probablement d’une flore homogène, dont le taux de croissance est légèrement inférieur à celui de la précédente. L’extrait de terre est nettement favorisant, tout comme pour les germes qui sont représentés par le troisième groupe de courbes. Dans ce dernier cas, les microbes semblent appartenir à la population autoch¬ tone, au sens de Winogradsky : l’apport de nourriture ne provoque l’apparition d’aucun pic net : par contre, le taux de croissance maximum est obtenu sur l’extrait de terre, en absence d’apport d’acides aminés, de vitamines ou d’extrait de levure. En définitive, dans cet humus, trois populations coexistent : les deux premières, plus nettement zymogènes, ont besoin surtout d’acides aminés et l. L’emploi d’un biophotomètre enregistreur, comme l’a fait J. Augier (1959) aurait permis l’obten¬ tion de courbes plus précises. Malheureusement, nous ne disposions pas de cet appareil pour nos expé¬ riences. Il n’en sera plus de meme prochainement : certains points de ce travail seront donc précisés ultérieurement. 243 Fig. 1. — Taux de croissance pour chaque dilution en fonctions des types de milieux de culture. Les conventions graphiques définies ici sont valables pour les figures 2, 3 a et 3 b. d’extrait de terre pour atteindre un développement maximum ; la troisième, autochtone, uniquement d’extrait. La nécessité d’un apport d’extrait de terre est le caractère commun à ces trois groupes de microorganismes. b. Humus à Soldanella alpina (fig. 2 et 3) : Toutes les courbes sont sensible¬ ment groupées : les germes dominants possèdent donc tous le même taux de IG* 244 — croissance ; ils constituent probablement une population homogène. Comme dans le cas précédent (et ceux qui vont suivre), les courbes obtenues sur le milieu 1, le plus pauvre, sont peu groupées et les taux de croissance bas : il y a peu de germes autotrophes ou frugaux dans ces humus. Par contre, les autres se super¬ posent presque exactement, à l’exception toutefois du n^ 5 (extrait de terre). La croissance maximum est atteinte, ici, sur le milieu n° 2, composé d’acides aminés ; les faibles différences enregistrées entre ce milieu et ceux à base de vitamines ou d’extrait de levure, laissent à penser que ces facteurs de croissance n’ont qu’une action limitée sur les microorganismes de l’humus de Soldanella. Par contre, l’extrait de terre pourrait avoir une action tonique. La comparaison avec les résultats obtenus en modifiant les milieux permet d’utiles constatations ; milieu I : l’augmentation de la dose de glucose fait apparaître un effet légè¬ rement zymogène dans les quatre premières dilutions ; milieu II : l’effet des acides aminés subsiste, bien que légèrement amoindri du fait de l’abaissement de leur concentration ; — 245 milieu III : sur le milieu modifié, le taux de croissance, pour chaque dilution, accuse une diminution qui ne peut être liée qu’à celle de la dose d’acides aminés. Les vitamines n’ont donc pas une action essentielle ; milieu IV : cette observation est confirmée ici : l’augmentation de la concentra¬ tion en amino-acides provoque une poussée microbienne, ce qui souligne le rôle favorable de ces substances pour les microorganismes de cet humus. Mais comme le taux de croissance est plus élevé que dans le milieu II normal, il y a certaine¬ ment une potentialisation avec l’extrait de levure. milieu L ; il a été enrichi en substances énergétiques. Le taux de croissance est plus élevé que dans le milieu normal : les microbes réagissent donc d’abord à l’apport alimentaire et secondairement à celui de l’extrait de terre ; milieu VI : dans celui-ci, la dose d’extrait de terre a été abaissée : or, on cons¬ tate que le taux de croissance est encore augmenté et que toutes les courbes se superposent. L’extrait de terre possède donc une action favorisante pour les microbes de cet humus, mais à faible dose. Au delà, son action peut devenir dépressive. En conclusion, pour cet humus, la population est homogène et réagit à tout apport alimentaire. En ce sens, elle est de type zymogène. Elle est stimulée plus spécialement par l’apport d’acides aminés et, secondairement, d’extrait de levure. c. Humus à Loiseleuria-Empetrum (fig. 2) : Cet humus contient très peu de microorganismes capables de pousser sur milieu pauvre : ceux de la dernière dilution ensemencés, 10“^, ne s’y développent même pas. Par contre, ils réagissent très fortement à l’adjonction d’extrait de terre. D’une manière générale, ce sont les acides aminés et surtout les vitamines et l’extrait de terre qui ont l’action la plus forte sur la micropopulation de cet humus. Sur les milieux modifiés, les taux de croissance sont nivelés, ce qui laisse tout de même penser qu’il s’agit d’une population homogène, mais non zymogène. On remarque ici encore que la diminution de la dose d’extrait de terre permet une meilleure croissance des germes. En conclusion, c’est le besoin en vitamines et en extrait de terre, employé à petite dose, qui paraît caractériser cet humus. d. A titre de comparaison, nous citons les courbes obtenues avec nos terre de jardin et terre forestière habituelles. Dans la terre de jardin (fig. 1) le taux de croissance d’une dilution, la première, dépasse toutes les autres. Comme on pouvait s’y attendre dans cette terre régulièrement fumée, ce phénomène signe la présence d’une population zymogène extrêmement active. La seconde dilu¬ tion est certainement zymogène elle aussi, mais elle se sépare moins nettement des suivantes. Celles-ci, enfin, donnent des courbes très proches les unes des autres, donc de taux de croissance très voisin. Sauf dans le cas des deux pre¬ mières dilutions, ce sont les extraits de levure et de terre qui stimulent le mieux la microflore. La terre forestière, elle (fig. 1), manifeste deux réactions nettes ; dans les deux premières dilutions, on voit dominer des germes à tendance probablement zymo¬ gène, surtout favorisés par les acides aminés et en second lieu par les vitamines. Toutes les autres courbes montrent une population relativement homogène, qui réagit surtout à l’apport d’acides aminés et d’extrait de levure. L’extrait de terre, dans tous les cas, aurait plutôt un effet dépresseur. Fig. 3. — Humus à Rhododendron ferrueineum. Cultures en dilutions sur milieu de Lochhead. 0) -K — 247 e. Conclusion : il semble donc que l’on peut obtenir par cette méthode des ensembles de courbes caractéristiques pour chaque humus examiné. Les taux de croissance calculés, reportés sur un schéma en fonction des milieux et des dilutions, résument assez bien les résultats. Une objection possible nous a été faite par A. G. Lochhead lui-même ^ : comme on ensemence la microflore totale du sol, on peut craindre que les germes à fort pouvoir de synthèse et qui, de ce fait, libèrent des acides aminés et surtout des vitamines dans le milieu, faussent les résultats en apportant aux microbes peu autotrophes les substances de croissance dont ils ont besoin. Dans ce cas, tout les résultats seront semblables et la méthode n’a pas d’intérêt. Il est certain que ce risque existe. Mais on sait (J. Augier, 1959) que les germes à fort pouvoir de synthèse (zymogènes) sont moins nombreux dans le sol que les autres : ils n’interviendront donc que dans les premières dilutions : c’est ce que montre l’expérience. Ils seront ensuite éliminés au fil des dilutions. Par ailleurs, nous nous intéressons presque uniquement à la première partie des courbes, celle qui correspond à la phase exponentielle de croissance ; au cours de celle-ci, qu’ils aient ou non un fort pouvoir de synthèse, ce sont les germes dont le taux de croissance est le plus fort pour une dilution ou un milieu déterminé, qui démarrent les premiers et dominent. Le reste des courbes montre ensuite qu’il se passe effectivement beaucoup de choses : certaines courbes ont une allure diauxique, par exemple ; il est probable qu’elles correspondent à l’épuisement du milieu en certaines substances, et la culture reprend ensuite soit par l’adaptation des germes dominants à un aliment présent dans le milieu et non utilisé jusque là, soit par la consommation de corps microbiens morts, soit enfin parce que les germes restés masqués prennent alors leur départ. Quoi qu’il en soit, cette méthode nous a permis de constater que : — l’humus du Rhododendron renferme trois populations bien distinctes, alors que celui de Soldanella n’en contient apparemment qu’une. L’humus de Loiseleuria-Empetrum est différent des deux autres : il paraît posséder une flore relativement homogène sauf en ce qui concerne la 7® et dernière dilution ensemencée, et qui de ce fait contient les germes les plus nombreux. Le taux de croissance en est faible sur tous les milieux sauf sur extrait de terre ; — ces populations ont des besoins nutritionnels différents ; Rhododendron : besoin principal : l’extrait de terre ; Soldanella : besoin principal : acides aminés ; Empetrum-Loiseleuria : besoin principal : vitamines. Chaque humus paraît donc caractérisé par une population microbienne rela- rivement spécifique (il est cependant probable qu’un fond commun existe) ; — l’action favorisante de l’extrait de terre n’est pas une constante ; à tout le moins, il peut ne pas avoir d’action du tout sur les microbes, du moins en ce qui concerne l’extrait standard que nous employons. B. Courbes obtenues par la méthode en différentielle. 1. Amylolyse (fig. 4) ; Elle est moyennement active sous Soldanella, comme sous Loiseleuria- Empetrum. Dans ce dernier cas, la différentielle fait un angle très accusé 1. I..elli'e personnelle, 1061. 248 — entre les 4® et 5® dilutions et, en conséquence, laisse supposer l’existence au-delà d’une population très peu active qui correspondrait probable¬ ment à celle remarquée sur milieux de Lochhead (encore que celle-ci se soit manifestée plus loin dans les dilutions). Sous Soldanella, la différentielle fait un angle très obtus, qui ne permet pas de conclure à la présence de deux flores. JL / / X - X amidon Amylolyse o - o différentiel^ — Amylolyse. Fig. — 249 — Le cas des humus de Rhododendron est plus intéressant ; — d’une part trois populations sont nettement mises en évidence, à des dilutions proches de celles où nous les avons remarquées sur les milieux de Lochhead ; — d’autre part, ces populations soulèvent un problème que nous n’avons pas résolu (cf. J. Augier et R. Moreau, 1960) : une première population moyen¬ nement active domine jusque vers le niveau 2 ; une seconde, moins active, jusqu’à un niveau intermédiaire entre 3 et 4 pour l’humus du Grand Saint- Bernard, au delà de 4, pour celui du Glacier du Tour : puis paradoxalement, une troisième, plus active, dans les dernières dilutions. L’interprétation est évidemment très délicate. On pourrait suggérer que jusqu’au niveau moyen 3 (ou 4) existe une flore antibiotique à l’encontre des germes amylolytiques qui s’étendent jusqu’aux dernières dilutions, mais pas à l’égard de ceux qui dominent dans les denx premières dilutions. Il n’est pas interdit de penser non pins que la flore qui s’étend à partir des Nm 3 et 4 jusqu’à la fin, est elle-même fortement antibiotique pour celle qui va de 0 à 2, mais que cette antibiose ne se manifeste qu’à partir du niveau moyen 2. Auparavant, la compétition nutritive des premiers l’emporte probablement. La zone entre //rrriO Fig. 5. — Courbes de disparition de la vaniline. 250 les niveaux 2 et 3 pourrait être alors une zone contestée où les germes de la deuxième flore empêcheraient ceux de la première de continuer à se développer mais ne seraient pas encore en mesure d’attaquer suffisamment le substrat. De plus, notre première interprétation soulève un problème difficile : pour¬ quoi la flore antibiotique est-elle moins nombreuse que la flore apparemment sensible (celle qui va de 10“^ ou 10“^ au delà). Nous n’avons pour le moment aucune explication satisfaisante à donner. Tout au plus peut-on suggérer que, dans le sol, les germes à activité probablement antibiotique, correspondant au niveau 3, n’ont plus cette action sur ceux de la flore qui s’étend au delà de 4, en raison d’un facteur qui l’entrave et que l’expérience présente ne permet pas de déceler. II. Utilisation des phénols (fig. 5 et 6) ; Dans le cas des humus à Soldanella et à Empetrum-Loiseleuria, les phénols sont utilisés généralement assez vite, et tout spécialement l’acide p-hydroxy- benzoïque peu épais et dans lesquels l’humus ne s’accumule pas. On peut estimer que des microorganismes adaptés à ces sources de carbone y vivent normalement. Fig. 6. — Humus à Loiseleuria-Empetrum. Utilisation des phénols : nitrites • - • ; substance phénolique Q- -0. — 251 Il n’en est pas de même pour l’humus de Rhododendron comme pour une des alluvions étudiées précédemment : Gi 3 (R. Moreau, 1961) et citée ici à titre comparatif. Dans un milieu de la vanilline, la culture démarre très lente¬ ment et atteint son maximum après plus de 20 jours, pour un Nm de 5 environ. Ces deux sols ne contiennent pas de microbes adaptés à la source de carbone proposée ; les microorganismes, mis en évidence cependant, sont plus nombreux et agissent probablement par l’intermédiaire d’enzymes adaptatives. L’alluvion est un sol sans réserve ; la flore de surface est surtout composée de plantes herbacées. Ce sol squelettique ne reçoit donc que peut de lignine, car des débris de bois ne peuvent y être apportés qu’accidentellement et sont le plus souvent entraînés rapidement par les eaux. L’humus brut, est constitué d’une épaisse couche de matière organique noirâtre, qui s’entasse sans se détruire. Dans les deux cas, il paraît normal qu’il n’y préexiste aucune flore adaptée à la destruction des substances phénoliques en général, et en particulier de la vanilline, dont on sait qu’elle est un constituant essentiel de la lignine. III. Ammonification : Il n’y a pas de différence bien nette entre les sols, sinon dans les Nm maximum atteints. Nous avons vu à plusieurs occasions, que les humus à Loiseleuria en particulier, contiennent plus de germes que ceux sous Rhododendron. En définitive, les quelques résultats signalés ci-dessus confirment et com¬ plètent ceux obtenus à l’aide des milieux de Lochhead. Ils montrent en parti¬ culier que les humus bruts très épais ne contiennent pratiquement pas de germes susceptibles d’attaquer la lignine ou ses dérivés. Conclusion. Les landes à Rhododendron ferrugineum et à Loiseleuria procumbens-Empetrum nigrum se distinguent déjà très nettement les unes des autres, par la composition de la microflore fongique de leur humus, comme nous avons eu l’occasion de la montrer précédemment (W. Gams et R. Moreau, 1961). Des différences tout aussi nettes apparaissent également dans le microbisme de ces humus et dans celui des combes à neige. Ces faits confirment l’influence prépondérante, essen¬ tielle, de la couverture végétale sur la composition de la micropopulation des sols : les seuls véritables association végétales sont composées de la ou des plantes dominantes d’une station donnée et du cortège microbien, fongique, algal et même zoologique (R. Moreau et J. Ledoux, 1962) qui les accompagne. On pourrait soutenir, dans une certaine mesure, que l’unité d’association végétale est composée de chaque plante et de ce cortège. Dans cette optique l’influence de chaque élément végétal diminuant avec l’éloignement de son point d’implan¬ tation (gradient d’éloignement), il y aurait passage progressif d’une association à l’autre. Si le peuplement végétal est homogène, la composition de la micro¬ population le sera aussi : c’est le cas ici ; sinon, le microbisme variera de place en place : on s’en aperçoit bien nettement en forêt. Du point de vue technique, l’application de notre nouvelle méthode donne des résultats encourageants. Elle a permis, en particulier. — de montrer les tendances nutritionnelles des microbes du sol dominants ; — de diminuer, jusqu’à un certain point, la confiance que l’on mettait jusqu’ici dans l’extrait de terre : même « standard » il peut avoir une action inhibitrice — 252 — sensible. Cela n’est pas pour nous étonner puisque nous avons constaté (R. Moreau, 1959) qu’un extrait de terre pouvait inhiber la propre micropo¬ pulation de la terre qui a servi à la fabriquer. Néanmoins, comme A. G. Lochhead et M. Burton (1956) l’ont montré, l’emploi de l’extrait de terre est indispen¬ sable pour cultiver certaines espèces microbiennes aux besoins nutritionnels très complexes, mais son emploi devra être fait avec prudence. Une dose opti¬ mum doit être recherchée. Remerciements. Nous remercions vivement M. le Professeur J. L. Hamel, du Muséum National d’Histoire Naturelle, qui a permis la mise au point de ce travail et M. le Professeur L. Baillaud, de la Faculté des Sciences de Clermont-Ferrand, pour l’aide matérielle qu’il nous a apportée. Résumé. L’auteur a cultivé des suspensions-dilutions d’humus bruts alpins dans les milieux de Lochhead originaux ou modifiés. Cette nouvelle technique a montré qu’à chaque type de lande alpine correspond un microbisme particulier. Elle permet de mettre en évidence les besoins nutritionnels principaux des microbes. L’extrait de terre standard peut avoir une légère action dépressive. Laboratoire de Biologie Végétale appliquée du Muséum (Station d* Ecologie Alpine de la Jaysinia, à Samoëns, Haute- Savoie). BIBLIOGRAPHIE Augier, J., 1959. — Le taux de croissance des Bactéries du sol en fonction de la source énergétique. I. Études et conséquences. Ann. Inst. Pasteur, 96, pp. 217-222. — et R. Moreau, 1960. — L’activité amylolytique des sols. Ibid., 99, pp. 131-141. Gams, W. et R. Moreau, 1961. — Matériaux pour l’étude pédologique et microbio¬ logique de quelques humus alpins, provenant du Chablais, du Faucigny et du Massif du Mont-Blanc. Travaux du laboratoire de la Jaysinia à Samoëns (Haute-Savoie). Public, du Mus. Nation. d’Hist. Nat., 2® volume, pp. 47-55. Ledoux, J. et R. Moreau, 1961. — Sur la rencontre d’une flore et d’une faune de caractère montagnard, à basse altitude, aux environs de Besançon. Ann. Scient. Univ. Besançon, sér. 2, Méd. et Pharm., 5, pp. 9-13. Lochhead, A. G. et M. O. Burton, 1956. — Importance of soil extract for the énu¬ mération and study of soil bacteria. 6® Congr. Intern. Sci. Sol Paris, 3, 26, pp. 157-161. — et F. E. Chase, 1943. — Qualitative studies of soil microorganisms. V. Nutri- tional requirements of the prédominant bacterial flora. Soil. Sci., 55, p. 185. Monod, J., 1942. — Recherches sur la croissance des cultures bactériennes. 1 vol., 211 p., Hermann et Cie, Paris. Moreau, R., 1959. — Sur l’action antiphytotique et antibactérienne de l’humus de sapinière. Ann. Scient. Univ. Besançon, sér. 2, Méd, Pharm., 3, pp. 69-78. — 1961. — Sur la destruction de quelques acides aminés par la microflore du sol. C. R. Acad. Sci. Paris, 152, pp. 154-156. — 1961. — Matériaux pour l’étude pédologique et microbiologique des sols alpins. I. Étude microbiologique de quelques alluvions du Gifïre (avec la coll. de W. Gams) Travaux du Laboratoire de La Jaysinia à Samoëns (Haute-Savoie). Public, du Mus. Nation. d’Hist. Nat., 2® vol., pp. 34-36. — M. Jacob et J. Augier, 1960. — Sur le métabolisme du pbénol dans les sols. C. R. Acad. Sci. Paris, 251, pp. 1179-1181. — et J. Augier, 1962. — Sur l’utilisation de la vanilline par les microorganismes du sol. Ibid., 254, pp. 555-557. Neuwiger, J. et A. Czell, 1959. — Standortsuntersuchungen in subalpinen Aufïor- stungsgebieten. I. Boden in der Tiroler Zentralalpen. Forstwiss. Centralbl., 78, pp. 327-372. Rouatt, a. g. et A. G. Lochhead, 1955. — Qualitative studies of soil microorganisms. XIII. Efîect of décomposition of varions crop plants on the nutritional groupa of soil bacteria. Soil. Sci., 80, n° 4, p. 147. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2* Série — ■ Tome 40 — N® 1, 1968, pp. 254-260. LE POTENTIEL D'OXYDO-RÉDUCTION DE QUELQUES MARES DE LA FORÊT DE SÉNART Par J.-M. TURMEL Le massif forestier de la forêt de Sénart est établi sur des « dépôts caillou¬ teux rubéfiés » probablement du pléistocène supérieur. Plus ou moins argileux ils sont en grande partie constitués de silex, de cailloux et de quartz et en une grande « proportion de galets marins remaniés, provenant de la base des sables de Fontainebleau ». C’est donc un sous-sol nettement silicieux qui donne un sol podzolique avec végétation de bois, de landes et de marais acides. Les princi¬ paux groupements végétaux que l’on y rencontre sont les associations à Erica tetralix, à Molinia coerulea et à Quercus sessiliflora suivant les degrés d’humidité du sol. Principalement le long des chemins se localisent de très nombreuses mares probablement d’origine artificielle ; celles-ci sont diversement colonisées. Les unes peu profondes, qui s’assèchent l’été pendant les mois de faible pluviosité, ont leur fond tapissé de feuilles de chêne ; ces dernières, pourrissant plus ou moins lentement, empêchent toute implantation de phanérogames. A l’opposé les mares, où l’eau persiste toute l’année, ont des ceintures de végétation caractéristiques : dans le fond peuplement de Chara et d’ Utricularia minor et en surface, au centre de Nymphéa alha, puis en des stations plus bordières de Potamogeton natans, d’Alisma plantago et de Scirpus lacustris, et enfin sur les rives de jon- çacées et de Carex avec de nombreuses plantes hygrophiles : Glyceria plicata, Sparganium ramosum, Ranunculus flammula, Iris pseudacorus, Mentha aquatica, Lycopus europaeus. Le rH* et le pH ont été déterminés (plus de trois cents mesures) dans onze mares (carrefour de Cormier, route du carrefour des Deux Châteaux à la Faisan¬ derie, carrefour de la mare aux canes). Le potentiel d’oxydo-réduction a pu ainsi être évalué pour chacun des points étudiés en se servant de la formule : Eh = (rHj — 2 pH) 29 On sait que le potentiel d’oxydo-réduction est voisin de 500 mv pour les sols où il y a aérobiose ; il oscille entre 400 et 100 mv suivant que l’on est en anaérobiose très légère (400-300 mv), légère (300-200 mv), moyenne (200-100 mv) et il est inférieur à 100 mv quand on est en présence de sols ayant une anaéro¬ biose très forte. Trente six espèces ont été concernées par ces mesures. Un premier groupe est formé des végétaux dont les moyennes arithmétiques des mesures de Eh sont comprises entre 100 et 200 mv. Pour deux espèces cette valeur est inférieure à'150 mv. Le Chara sp. possède une amplitude de Eh de 157 mv (de 52 à 209 mv) avec une moyenne arithmétique très basse (104 mv). Magrés le petit nombre de mesures — 255 relatives à cette plante on peut cependant préciser qu’elle vit en anaérobiose moyenne et forte, c’est-à-dire dans des sols assez asphyxiés. Le Scirpus lacustris L. (moyenne arithmétique des valeurs du potentiel d’oxydo-réduction 148 mv) a un très grand étalement des résultats puisque ces derniers sont compris entre 35 et 388 mv ; mais leur majorité se localise en dessous de 200 mv comme le montrent les valeurs des quartiles et de la médiane qui sont respectivement de 87, 133 et 162 ; c’est donc aussi une plante de sols fortement et moyennement anaérobies. Quatre autres espèces ont leur moyenne arithmétique entre 150 et 200 mv ce sont : Iris pseudacorus L. (179 mv), Hydrocotyle vulgaris L. (186 mv), Spar- ganium ramosum Huds. (189 mv), et Potamogeton natans L. (193 mv). h’Iris pseudoacorus qui possède des valeurs de Eh allant de 52 mv jusqu’à 312 mv est lié à des sols à anaérobie forte, moyenne et légère. h’ Hydrocotyle oulgaris a sensiblement même étalement que la précédente espèce (40-438 mv) (Qj = 128 mv ; M = 191 mv ; Qg = 243 mv) mais a un optimum (mode) bien marqué entre 180 et 200 mv ; elle accepte donc une anaé¬ robiose moyenne et légère des sols. Pour Sparganium ramosum les valeurs du Eh varient seulement de 40 à 270 mv mais la moyenne arithmétique (189 mv), la médiane (191 mv) et le mode font ranger également cette espèce parmi celles qui supportent une anaérobie moyenne et légère. Le Potamogeton natans, enfin, avec son amplitude de Eh légèrement plus faible (214 mv — de 87 à 301 mv) possède comme valeur de la médiane 151 mv ; il vit donc, comme les précédentes espèces, dans les sols ayant une anaérobie moyenne et légère. Un deuxième groupe réunit cinq espèces dont la moyenne arithmétique des valeurs du Eh est comprise entre 200 et 300 mv. Tout d’abord : Glyceria plicata Fries. Ranunculus flammula L. et Alisma plantago L., qui vivent dans des sols à potentiel d’oxydo-réduction largement étendu et d’autre part Juncus silva- ticus Reicbard et Lycopus europaeus L. qui sont seulement liés à des sols à anaérobiose légère et très légère. Les trois premières espèces ont une amplitude écologique très grande. Gly¬ ceria plicata vit sur des sols où le Eh varie de 40 à 493 mv (amplitude 453 mv) ; la moyenne arithmétique est de 231 mv et ses principales caractéristiques : Qi = 135 mv, M = 212 mv et Qg = 287 mv. Un quart (en-dessous du premier quartile) des individus vit donc dans les sols à forte anaérobiose et un autre quart (au-dessus du 3® quartile) dans des sols à très faible anaérobiose ou même en aérobiose. Ranunculus flammula, dont le Eh s’étend de 70 à 394 mv (ampli¬ tude 324 mv), a comme moyenne arithmétique 258 mv et comme Qj = 180 mv, M = 226 mv et Qg = 359 mv. Alisma plantago, enfin, dont l’amplitude du poten¬ tiel d’oxydo-réduction est de 381 mv (de 35 mv à 417 mv), possède comme valeur de la moyenne arithmétique 271 mv et comme caractéristiques principales Qj = 180 mv, M = 272 mv et Qg = 388 mv. Ces deux dernières espèces ont donc une préférence pour les sols de moyenne, légère et très légère anaérobiose. Pour Juncus silvaticus (moyenne arithmétique 260 mv) et Lycopus europaeus (moyenne arithmétique 273 mv) l’étalement des valeurs est nettement plus faible puisque pour la première espèce les valeurs n’oscillent que de 180 mv à 388 mv (208 mv) et pour la seconde de 203 mv à 383 mv (183 mv) ; on est là en présence d’espèces acceptant seulement une anaérobiose légère ou très légère. 256 — Dans le troisième groupe huit espèces sont présentes ; la quasi totalité de leurs mesures de Eh se trouve au-dessus de 200 mv et toutes ont une moyenne arithmétique supérieure à 300 mv ; elles vivent donc de préférence en anaéro- biose très légère ou en anaérobie. Cependant on peut distinguer quelques différences dans les préférences éco¬ logiques de ces espèces. Tout d’abord, Calluna vulgaris Salisb., semble, malgré le petit nombre de mesures présentées ici, être une espèce préférant les sols à anaérobie légère et très légère. Les valeurs du potentiel d’oxydo-réduction des sols où elle vit s’étageant dans la zone 200 mv-400 mv, la moyenne arithmé¬ tique étant de 327 mv. Galium palustre L. est lié comme la précédente espèce à une anaérobiose légère et très légère. Les limites absolues des valeurs du Eh sont 203 mv-464 mv, la moyenne arithmétique étant 321 mv et le mode 307 mv. Pour le Juncus conglomeratus L. les valeurs du Eh des sols s’étendent dellG mv à 504 mv et sont une médiane très élevée (365 mv), la moyenne arithmétique étant de 340 mv. Ces valeurs indiquent que cette espèce se plaît surtout dans des sols très légèrement anaérobies. Agrostis canina L., est nettement localisée dans les sols très légèrement anaé¬ robies comme le montrent les principales caractéristiques numériques des valeurs du potentiel d’oxydo-réduction (moyenne arithmétique 351 mv, = 325 mv M = 365 mv, Qg = 388 mv) les limites absolues étant 185 et 464 mv. Le Carex vesicaria L., dont la moyenne arithmétique des valeurs du potentiel d’oxydo-réduction est de 355 mv vit dans des sols où le Eh oscille de 145 mv, sols moyennement anaérobies, jusqu’à 574 mv, caractéristique des sols parfai¬ tement aérobies. Les valeurs de Qj M et Qg étant respectivement de 290, 354 et 394 mv. Cette espèce vit donc de préférence en très légère anaérobiose. Le Rubus fruticosus (S. lat.). L. dont les mesures de Eh s’étendent entre 240 mv et 475 mv est une espèce qui est surtout liée aux sols à anaérobie légère et très légère voire même complètement aérobies puisque la moyenne arithmétique est de 371 mv et que la médiane est à 360 mv. Les deux dernières espèces sont nettement liées aux sols en aérobiose Juncus efjusus L. a en effet comme moyenne arithmétique des valeurs de Eh 398 mv et 394 mv comme médiane, ces valeurs sont assez étalées pour qu’elles couvrent toutes l’anaérobiose légère (minimum : 203 mv) et aussi les sols très aérés (maxi¬ mum : 551 mv). Le Lonicera periclymenum L., enfin, est une espèce surtout liée aux sols aérés, la moyenne arithmétique des mesures des Eh étant 416 mv la médiane 406 mv et les valeurs extrêmes 354 et 475 mv. Tous ces résultats sont réunis dans le tableau I et le graphique (fig. 1) ci-contre. Dans ce dernier les premiers et troisièmes quartiles sont figurés par deux petits traits transversaux, la médiane par un grand trait transversal et la moyenne arithmétique par un point. Pour finir, indiquons seulement que Typha latifolia L., Lythrum salicaria L., Scutellaria galericulata L., Poa nemoralis L., et Erica cinerea L. semblent avoir besoin de sols légèrement anaérobies et que Potentilla tormentilla Neck., Salix capraea L., Lysimachia nummularia L., Convolvulus arvensis L., Anthoxanthum odoratum L., Ranunculus acris L. et repens L., Poa annua L., Trifolium repens L., Geum urbanum L., et Ajuga reptans préfèrent les sols à très légère anaérobie ; Teucrium scorodonia L. se localisant dans les sols très aérés. — 257 — Chara sp Scirpus locustris Iris pseudacorus Hydrocotyle vulgaris Sparganium ramosum Potamogeton natans Glycerio plicata Ranunculus flammula Alisma plantago Juncus silyatîcus Lycopus europaeus Calluna vulgaris Oalium palustre Juncus conglomeratus Agrostis canîna Carex vesicaria Rubus fruticosus Juncus effusus Lonicera perlci/menum Fig. 1. — 258 — L’ensemble de ces résultats concorde avec les travaux de Peasall ^ qui avait déjà donné en 1938, pour quelques espèces citées précédemment, des valeurs du potentiel d’oxydo-réduction des sols concordant très bien avec les résultats exposés ici. D’autre part beaucoup de mesures ont été effectuées sous l’eau. Si l’on regarde les moyennes des valeurs de Eh aux diverses profondeurs on voit très nette¬ ment s’abaisser la valeur du potentiel d’oxydo-réduction au fur et à mesure que l’on effectue des mesures de plus en plus profondes. Ainsi pour la végétation non hygrophile la moyenne arithmétique de toutes les valeurs du potentiel d’oxydo-réduction rassemblées ici est de 373 mv ce qui correspond à une très légère anaérobie tandis que celle concernant la végétation hygrophile n’est plus que de 351 mv. La moyenne relative à la litière de feuilles mortes émergées est de 390 mv car l’aération, se fait rapidement, une fois cet horizon hors de l’eau. Dès que l’on pénètre dans la zone submergée on se trouve très rapidement en anaérobie, d’abord légère puis moyenne et même forte pour les stations dont le recouvrement en eau dépasse plus de un mètre. Ceci est résumé dans le tableau II et le graphique ci-contre (fig. 2)Moyenne arithmé¬ tique et maximum et minimum absolus (enveloppes) de toutes les mesures pour chacune de ces 14 stations. Pratiquement aucun résultat ne dépasse 400 mv quand les sols sont submergés, mais brutalement, pour les stations exondées, ces mesures deviennent alors relativement nombreuses les moyennes arithmé¬ tiques dépassant alors toujours 350 mv. Tableau I. — Valeurs caractéristiques du potentiel d’Oxydo-réduction des sols. Minimiui Qi moy. arith. M Q, Maximum Chara sp . 52 _ 104 — — 209 Scirpus lacustris . 35 87 148 133 162 388 Iris pseudacorus . 52 — 179 — 312 Hydrocotyle vulgaris . 40 128 186 191 243 348 Sparganium ramosum . 40 — 189 191 — 270 Potamogeton natans . 87 - ■ 193 151 — 301 Glyceria plicala . 40 135 231 212 278 493 Ranunculus flammula . 70 180 258 226 359 394 Alisma plantago . 35 180 271 272 388 417 Juncus silvaticus . 180 — 260 — — 388 Lycopus europaeus . 203 — 273 — — 383 Calluna vulgaris . 200 — 327 — — 400 Galium palustre . 203 — 321 — — 464 Juncus conglomeratus . 116 — 340 365 — 504 Agrostis canina . 185 325 351 365 388 464 Carex vesicaria . 145 290 355 354 394 574 Rubus fruticosus . 240 — 371 360 — 475 Juncus effusus . 203 — 398 394 — 551 Lonicera periclymenum . 354 — 416 406 — 475 1. Peasall, W. H., 1938. — The soi] complex in relation to plant communities. J. Ecoïogtj, pp. 180- 193. ANAEROBIOSE 260 Tableau 11. — Valeurs extrêmes (enveloppes) et moyenne arithmétique du Eh pour les divers niveaux. Minimum 1 Moy. arith. Maximum Zone non hygrophile . 1 2'i3 373 464 Litière feuilles mortes. . . . 197 371 528 Zone hygrophile (0 cm).. . 35 351 551 5 cm profondeur . 185 250 388 10 » )) . 70 252 417 20 » )) . 93 268 394 30 » )) . 35 236 388 40 » » . 139 293 435 50 » » . 64 195 388 60 » » . 70 168 267 70 » » . 96 169 342 80 » » . 40 145 325 90 » )> . 12 157 296 -f » » . 87 139 209 Cette étude préliminaire montre un bon parallélisme entre les grands groupe¬ ments végétaux et les valeurs moyennes du potentiel d’oxydo-réduction de leurs sols. Ainsi les plantes des associations submergées et flottantes, sont sur¬ tout liées à des sols fortement et moyennement anaérobies ; les valeurs oscillant surtout entre 100 et 200 mv. Les plantes des associations des stations maréca¬ geuses préfèrent des sols moyennement et légèrement anaérobies ; les valeurs du Eh étant voisines de 200-300 mv. Les associations mésophiles (pelouses et bois) correspondent aux sols légèrement et très légèrement anaérobies. Les valeurs du potentiel d’oxydo-réduction étant surtout comprises entre 300 et 400 mv. Les résultats supérieurs à 500 mv correspondent aux stations sèches de broussailles et de bois méso-xérophiles. Le Gérant : Jacques Fou est. ABBEVILLE. IMPRIMEHIF. F. PAILLART. (d. 1637) - 15-10-68. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE Le Bulletin du Muséum national d' Histoire naturelle paraît depuis 1895. Chaque tome, grand in-S”, est annuel et comprend actuellement 6 fascicules. Les articles sont constitués par les communications présentées aux réunions des naturalistes du Muséum ; ce sont uniquement des travaux originaux rela¬ tifs aux diverses branches des sciences naturelles. Le premier fascicule de chaque année contient en outre la liste des travaux publiés et des collections reçues dans les laboratoires du Muséum. Le Bulletin peut être obtenu par achat ou échange en s'adressant à la Bibliothèque cen¬ trale du Muséum national d’Histoire naturelle, 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, Paris, 5* (Compte de Chèques Postaux, Paris, 9062-62). Paix DB l'abonnbhbnt annuel : Pour la France . 45 F. Pour l'Étranger . 50 F. Les années anciennes peuvent également être achetées ou échangées série ; T. 1 à 34, 1895-1928. 2® série (en cours) : 'T. 1 à 39, 1929-1967. Instructions pour les auteurs. Les auteurs qui désirent présenter des communications sont priés d'en adresser directement la liste au Directeur du Muséum huit jours pleins avant la date de la séance. Les textes doivent être dactylographiés avec doubles interlignes, d'un seul côté, sur des feuilles séparées. Ils doivent être remis au président de la réu¬ nion après présentation de la communication. Les clichés des figures dans le texte ne doivent pas dépasser les dimensions suivantes : 11,8 cm X 18,5 cm ; ils sont fournis par les auteurs et déposés en même temps que les manuscrits. Les illustrations en planches hors-texte ne doivent pas mesurer plus de 12,5 cm X 18,5 cm J ces planches, également à la charge des auteurs, sont à envoyer direetement à l’imprimeur, après entente avec la rédaction du Bulletin. Chaque auteur ne pourra publier plus de 20 pages imprimées par fascicule el plus de 80 pages pour l’année. Il ne sera envoyé qu’une seule épreuve aux auteurs qui sont priés de les retourner, dans les quatre jours, à M. Jacques Forest, laboratoire de Zoo¬ logie, 61, rue de Buffon. Passé ce délai, l’article sera ajourné au numéro sui¬ vant. Tirés a part. I.es auteurs reçoivent gratuitement 25 tirés à part de leurs articles. Ils peuvent se pro¬ curer à leur frais des exemplaires supplémentaires aux conditions ci-après. 2-4 p. 5-8 p. 9-16 p. 25 exemplaires . 10,50 F 11,95 F 14,10 F par 25 exemplaires en plus . 3,65 F 4,65 F 7,50 F Ces prix s’entendent pour des extraits tirés en même temps que le numéro, brochés avec agrafes et couverture imprimée. Les frais de corrections supplémentaires entraînés par les remaniements ou par l’état des manuscrits seront à la charge des auteurs. Les auteurs sont priés de remplir le bon de commande joint aux éprouves, a6n qu’il soit possible de leur faire parvenir tirés à part et clichés, et de facturer, s’il y a lieu, les frais supplémentaires. ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE En vente à la Bibliothèque centrale du Muséum, 38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, Paris-5®. Annuaire du Muséum national d'Histoire naturelle (parait depuis 1939), Archives du Muséum national d’Histoire naturelle (depuis 1802. 10-4®, sans périodicité). Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle (depuis 1895 ; 6 numéros par an ; abonnement, France, 30 F, Étranger, 35 F). Grands naturalistes français (depuis 1952. Sans périodicité). Mémoires du Muséum national d’Histoire naturelle (depuis 1936. Depuis 1950, nouvelle série en 3 (puis 4) parties : A, Zoologie ; B, Botanique ; C, Sciences de la terre ; D. Sciences physico-chimiques. Sans périodicité). Notes et Mémoires sur le Moyen-Orient (depuis 1933. In-4°, sans périodicité) Publications du Muséum national d’Histoire naturelle (depuis 1933. Sans pério¬ dicité). PUBLICATIONS DES LABORATOIRES DU MUSÉUM En vente à l’adresse de chaque laboratoire. Bulletin du Laboratoire maritime de Dinard (Ille-et-Vilaine). Depuis 1928 ; prix variable par fascicule. Objets et Mondes. La Revue du Musée de l’Homme. Directeur ; M. .1. Millot, Palais de Chaillot, Paris-16® ; depuis 1961 ; trimestriel; abonnement, France, 24 F ; Étranger, 30 F. Mammalia. Morphologie, Biologie, Systématique des Mammifères. Directeur : M. J. Dorst, Laboratoire de Zoologie des Mammifères, 55, rue Buffon, Pari8-5® ; depuis 1936; trimestriel; abonnement, France, 25 F ; Étranger, 30 F. Index Seminum Horti parisiensis. Service des Cultures, 61, rue Buffon, Paris-5®; depuis 1882 ; échange. Journal d’ Agriculture tropicale et de Botanique appliquée, suite de Revue inter¬ nationale de Botanique appliquée et d’ Agriculture coloniale depuis 1954. Labo¬ ratoire d’ethnobotanique 57, rue Cuvier, Paris-5®; abonnement, France, 33 F ; Étranger, 38 F. Adansonia (suite aux Notulae Systematicae). Directeur : M. A. Aubréville, Laboratoire de Phanérogamie , 16, rue Buffon, Paris-b® ; sans périodicité; abonnement, France, 30 F ; Étranger, 40 F. Revue Algologique. Directeur : M. R. Lami, Laboratoire de Cryptogamie, 12, rue Buffon, Paris-5® ; depuis 1924 ; abonnement, France, 20 F, Étranger, 25 F. Revue Bryologique et Lichénologique. Directeur : M”® V. Allorge, Laboratoire de Cryptogamie ; depuis 1874 ; abonnement, France, 22 F, Étranger, 28 F. Revue de Mycologie. Directeur : M. Roger Heim, Laboratoire de Cryptogamie ; depuis 1928 ; abonnement, France, 18 F, Étranger, 23 F. Cahiers de La Maboké. Directeur : M. Roger Heim. Laboratoire de Cryptogamie, 12, rue de Buffon, Paris 5®; depuis 1963 ; abonnement, France, 20 F, Etran¬ ger, 24 F. Pollen et Spores. Directeur : M®® Van Campo, Laboratoire de Palynologie, 61, rue Buffon, Paris, 5®; depuis 1959 ; 3 numéros par an, suppl. bibliogr. ; abonnement, France, 65 F. Etranger, 70 F. ABBEVILLE. IMPRIMERIE F. PAILLART (d. 1637). - 15-10-1968. 2' Série, Tome 40 Numéro 2 Année 1968 Paru le 31 Octobre 1968. SOMMAIRE P»gei Communications : Ch. Roux. A propos des poissons du genre Vmbrina (Sciaenidés) des côtes atlantiques d’Amé¬ rique du Sud . 261 J. P. Quignard. Nouvelles données sur le problèmes racial chez Symphodus (Crenilabrus) cinereus (Bonnaterre, 1788). Fécondation artificielle et élevage expérimental de ce Labridé. 265 A. Rousset. Redescription de quelques types de Bérothidés {Névroptères, Planipennes) déposés au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris et remarques sur la systématique de la famille . 275 P. Cassagnau. Les espèces européennes du genre Bilobella (Collemboles Neanuridae) . 292 Ed. Dresco. Recherches sur les Opilions du genre Ischyropsalis (Fam. Ischyropsalidae). VIL Ischyropsalis gigantea sp. nov . 308 J. Heurtault. Une nouvelle espèce de Pseudoscorpion du Gard : Neobisiurn (N.) vaciwni (Neobisiidae) . 315 D. Guinot. Recherches préliminaires sur les groupements naturels chez les Crustacés Déca¬ podes Brachyoures. VI. Les Carpihnae . 320 R. Dérijard. Description de Lissocarcinus echinodisci sp. nov. (Crustacea Decapoda Bra- chyura) . 335 J, C. Le Guen et A. Crosnier. Contribution à l'étude du rythme quotidien d’activité de la crevette Penaeus duorarum Burkenroad (Crustacea Decapoda Natantia) . 342 D. Huguet. Description de la glande androgène et des caractères sexuels secondaires chez la crevette d’eau douce Atyaephyra desmaresti (Millet) (Crustacea Decapoda Natantia) .... 351 F. Salvat. Hermaea paucicirra Pruvot-Fol, 1953 (Mollusque Gastéropode Opisthobranche Saco- glosse) . 358 J. Christiaens. Validité du nom Patella piperata Gould . 366 H. Zibrowius. Contribution à la connaissance des Serpulidae (Polychaeta sedentaria) de Madère, d’après les récoltes de la mission du « Jean Charcot » 1966 . 374 J. Prod’hon. Rhopalias dobbini n. sp., Trématode parasite de MonodelphU domestica domes- tica . 393 L. JuBERTHiE-JupEAu et I. Tabacaru. Larvcs de Staphylocystis bilarius Villot chez Glomeris marginata Villers, des Pyrénées Centrales . 396 O. Bain et P. Hocquet. Ackertia dorsti n, sp., parasite de la Viscache Lagidium peruanurn. . 399 M. -C. Durette-Desset. Nématodes Héligmosomes d’Amérique du Sud. I. Description de deux nouvelles espèces : Stilestrongylus freitasi, parasite de Zygodontomys lasiurus, et Viannella lenti, parasite de Galea spixi . 403 J. G. Harmelin. Contribution à l’étude des Bryozoaires Cyclostomes de Méditerranée : les Crisia des côtes de Provence . 413 C. Carré. L’eudoxie de Lensia campanella Moser, 1925, avec des précisions sur le stade poly- gastrique (Siphonophore Calycophore Diphyidae) . 438 C. Carré. Sphaeronectes bougisi n. sp., nouveau Siphonophore Calycophore Sphaeronectidae du plancton méditerranéen . 446 Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 40, n® 2, 1968, pp. 261-452. BULLETIN DU MUSEUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE ANNÉE 1968. — N“ 2 484e RÉUNION DES NATURALISTES DU MUSÉUM 18 janvier 1968 PRÉSIDENCE DE M. LE PROFESSEUR TH. MONOD COMMUNICATIONS A PROPOS DES POISSONS DU GENRE UMBRINA {SCIAENIDÈS) DES CÔTES ATLANTIQUES D'AMÉRIQUE DU SUD Par Ch. ROUX Le genre Umhrina a été redéfini en 1964 par E. Trewavas (The Sciaenid fishes with a single mental barbel — Copeia, 1964, n° 1). Les poissons de la famille des Sciaenidés appartenant à ce genre ont un corps oblong au profil inférieur presque rectiligne et au profil supérieur assez régu¬ lièrement arqué. L’ouverture de la bouche est sur le profil inférieur. Les dents sont villiformes. Le menton présente un barbillon terminal muni d’un pore à son extrémité. Le museau est proéminent et arrondi. Les narines antérieures sont circulaires et les postérieures sont fendues en forme de triangle. Le préo¬ percule est finement denticulé ; l’opercule porte une ou deux pointes lamel¬ laires. Les écailles du corps sont cténoïdes. La ligne latérale est complète. La vessie natatoire est vaste et sans appendice. Le tissu conjonctif situé entre les flancs de la vessie natatoire et le corps n’est pas différencié en ligaments au niveau des côtes. Il existe cependant des liaisons fibreuses avec les vertèbres antérieures. Le genre Umhrina comprend une dizaine d’espèces sur les côtes atlantique et pacifique de l’Amérique. 17 — 262 Pour le seul Brésil il nous faut considérer 3 espèces : Umbrina hroussonnetii Cuvier, 1830. Umhrina coroides Cuvier, 1830. Umbrina canosai Berg, 1895. Umbrina canosai a été décrite par Berg en 1895 dans Enumeracion syst. et synon. de los peces de las costas argentina y Uruguay (ser. 2-cl), An. Mus. Nac. Buenos-Aires, t. IV). Le corps d’apparence robuste est cependant assez allongé, légèrement arqué en avant. Le profil antérieur est un peu concave au niveau des yeux. La hau¬ teur est incluse 3 fois dans la longueur. Le museau assez court est compris 3,7 à 4 fois dans la longueur de la tête et le diamètre oculaire 5 à 5,3. La tête est incluse 4 fois dans la longueur totale. Les ventrales sont légèrement plus courtes que les pectorales (1,5 à 1,3 dans la tête) et toutes deux sont terminées en pointe. L’anale est comprise entre 3 et 3,5 fois dans la tête et la 2® épine anale 3,5 à 4 fois. On compte 50 à 54 écailles en ligne latérale et 9/13 en ligne transverse. La coloration est argentée avec des reflets dorés et des rayures brunâtres assez larges. Pectorales, ventrales et anale blanchâtres. Dorsale et anale bor¬ dées de gris fumé. Berg signale les affinités de cette espèce avec Umbrina reedi Gunther, du Pacifique, qui cependant diffère assez nettement par plusieurs caractères. Umbrina canosai a la partie antérieure du profil dorsal arquée régulièrement, beaucoup moins inclinée que chez U. reedi ; la concavité de la tête au niveau des yeux est moins marquée. L’intermaxillaire est moins étendu et la 2® épine de l’anale est moins longue. Les écailles sont plus grandes. Les détails de colo¬ ration sont également différents, les lignes foncées sont plus larges, plus ondu¬ lées, plus écartées au-dessous de la ligne latérale ; enfin les pectorales, les ven¬ trales et l’anale sont blanchâtres. Umbrina canosai se sépare nettement de U. coroides et U. broussonnetii par l’allure générale et par le nombre des rayons de l’anale qui est pour U. canosai de 8 à 9 et pour les 2 autres espèces, de 6 à 7. Un problème demeure, celui de la validité des deux espèces U. broussonnetii et U. coroides. Elles sont décrites toutes deux à la suite l’une de l’autre dans l’Histoire Naturelle des Poissons. La première citée et brièvement décrite est U. broussonnetii, tirée des collections de Broussonnet où elle était marquée comme provenant « à la fois de la mer du sud et de la Jamaïque », ce que Cuvier trouve peu probable. Cependant, et bien que le spécimen soit fort altéré, il lui paraît que c’est une espèce particulière, différente en tout cas de U. coroides qu’il décrit après et abondamment. Les 2 espèces diffèrent principalement par le nombre des rayons de la dor¬ sale molle {U. broussonnetii : 25 et U. coroides : 29) et par la coloration qui chez la première espèce ne comporterait pas de taches. Ces deux caractères ont été trouvés douteux par la plupart des auteurs et souvent U. broussonnetii a été placée en synonymie avec U . coroides. Or, comme le font déjà justement remarquer Jordan et Evermann, si les deux espèces n’en sont qu’une, celle-ci devrait être désignée sous le vocable U. broussonnetii qui a priorité. J’ai examiné les types de U. broussonnetii et de U. coroides au Muséum — 263 — d’Histoire Naturelle de Paris et des poissons des collections du British Muséum marqués de ces deux déterminations. Le type de U. hroussonnetii présente bien tous les caractères indiqués par CuviEH, en particulier le nombre de rayons de la dorsale. Le nombre d’écailles en ligne verticale et dans la ligne latérale diffère de ceux du type de U . coroides. Les tubules des écailles de la ligne latérale semblent bien aussi présenter une légère dissemblance. Chez U. hroussonnetii les tubules dans leur majorité affectent la forme d’une fourche à deux pointes obliquement divergentes vers l’arrière. Chez le type d'U. coroides la branche supérieure a tendance, dans la plupart des cas, à prendre une direction presque verticale. Ce caractère ne peut cependant pas être pris comme absolu, car sur l’ensemble des écailles de la ligne latérale de chacun des types il y a des variations de la forme et même du nombre des tubules. Entre les types de chaque espèce on remarque aussi des différences dans l’as¬ pect des branchiospines qui sont beaucoup plus grêles sur le spécimen de U. hroussonnetii. Parmi les poissons que j’ai examinés au British Muséum j’ai retrouvé des différences analogues. Il est difficile de trancher nettement pour le moment. S’il y a deux espèces, elles sont très semblables d’apparence. Les différences de coloration ne me paraissent pas à retenir : la présence ou l’absence de raies peuvent être dues à l’état de fraîcheur du spécimen quand on l’a plongé dans le liquide conservateur. La caudale d’U. hroussonnetii par ailleurs est abîmée ; Cuvier pense qu’elle devait être « coupée carrément », mais elle peut tout aussi bien en réalité ressembler à celle d’autres Ombrines avec le lobe supérieur un peu allongé en pointe et le lobe inférieur plutôt arrondi. Le nombre des rayons de la dorsale molle qui est de 25 chez U. hroussonnetii pourrait lui-même entrer dans la probabilité d’une variation dont l’amplitude est parfois assez grande chez les Ombrines. Cependant, comme un certain nombre de caractères permet une séparation entre U. hroussonnetii et U. coroides je préfère actuellement utiliser les deux noms spécifiques. 11 se peut que ce ne soient là que deux expressions de la variation d’une seule espèce. Cela ne pourra être démontré que par l’étude d’un grand nombre de spécimens. J’espère que dans un avenir proche les actifs laboratoires de biologie marine d’Amérique du sud viendront apporter une solution à ce problème. 1) Type de U. hroussonnetii. Umhrina hroussonnetii Cuv. dans Cuv. et Val. Hist. Poiss., t. 5, p. 187. Collection Broussonnet. NO 7471. D = X — I, 25 ; A = II, 6 Longueur totale : 180 Longueur du corps : 154 Hauteur : 45 Longueur de la tête : 43 Longueur du museau : 12 Diamètre de l’œil : 11 Branchiospines (base 1®*' arc) : 10 (8 -|- 2 rudiments) Longueur dss Pectorales (abîmées) : 22 Longueur des ventrales : 25 Longueur de la 2® épine anale : 18 — 264 — Ligne latérale : 48 à 49 écailles -|- quelques-unes sur la caudale Nombre des écailles en ligne verticale ; 4/10 La coloration est impossible à décrire, comme l’a indiqué Cuvieh. 2) Type de U. coroides. Umhrina hroussonnetii, coroides Cuv. Cuv. et Val. Hist. Poiss., t. 5, p. 187, Brésil, Delalande. No 5343. D = X — I, 29 ; A = II, 6 Longueur totale : 202 Longueur du corps : 175 Hauteur : 52 Longueur de la tête : 46 Longueur du museau ; 12 Diamètre de l’œil : 12 Branchiospines : 11 (9 4- 2 rudiments) Longueur des pectorales : 32 Longueur des ventrales ; 30 Longueur de la 2® épine anale : 18 Ligne latérale : 52 écailles -p quelques-unes sur la caudale Nombre des écailles en ligne verticale : 5/10. La coloration est argentée et on compte 9 bandes verticales brunes sur chaque flanc. Laboratoire des Pèches outre-mer. BULLETIN UU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIKE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N® 2, 1968, pp. 265-274. NOUVELLES DONNÉES SUR LE PROBLÈME RACIAL CHEZ SYMPHODUS (CRENILABRUS) CINEREUS (BONNATERRE, 1788). FÉCONDATION ARTIFICIELLE ET ÉLEVAGE EXPÉRIMENTAL DE CE LABRIDÉ Par J. P. QUIGNARD 1. L’œuf et la larve. Symphodus (Cr.) cinereus, comme la plupart des Crenilabres, construit un nid d’algues sur lesquelles sont fixés les œufs (Gerbe, 1864 ; Quignard, 1962). On sait assez facilement à quelle espèce le nid appartient car le mâle reste tou¬ jours à son voisinage immédiat. L’œuf de Symphodus (Cr.) cinereus est décrit par Raffaele (1898), Holt (1899) et Sparta (1932). D’après le premier auteur l’œuf de ce poisson, qui est sphérique, a un diamètre de 0,64 mm. Les deux autres chercheurs indiquent un diamètre de 0,72 mm. J’ai mesuré le diamètre de cent œufs prélevés dans des nids ou obtenus direc¬ tement en pressant sur l’abdomen de femelles matures pêcbées dans le Bassin d’Arcachon, dans la Mer Méditerranée et le Bassin de Tbau. Ces œufs ne peuvent être distingués les uns des autres par leur taille. Leur diamètre est compris entre 0,67 mm et 0,76 mm. Ils sont, à maturité, translucides et très légèrement laiteux. La larve de S. (Cr.) cinereus est figurée et décrite par Sparta (1932). Elle a été obtenue à partir d’individus pêchés à Messine. A l’éclosion, elle mesure 3 mm et est peu pigmentée. En 1962, j’ai donné la description de la larve de S. (Cr.) cinereus du Bassin de Thau. Elle aussi est peu pigmentée. Depuis j’ai réalisé de nouvelles fécondations artificielles avec des S. (Cr.) cinereus provenant de Toulon, de Sète (mer), du Bassin de Thau et du Bassin d’Arcachon. De plus j’ai obtenu des larves à partir d’œufs, contenus dans des nids recueillis dans la mer. Toutes les larves provenant d’individus méditer¬ ranéens ont peu de mélanopbores (fig. 1 à 6) comme celles décrites par Sparta (1932) et Quignard (1962), tandis que celles provenant de S. (Cr.) cinereus du Bassin d’Arcachon sont ornées de nombreux chromatophores noirs (fig. 7 à 10). a) Type méditerranéen de la larve de Symphodus (Cr.) cinereus. A son éclosion la larve (fig. 1) mesure 2,68 mm à 3,06 mm de longueur totale et 2,62 mm à 2,99 mm de longueur standard. La moyenne de la longueur totale, calculée d’après 75 larves de Toulon, est de 2,84 mm (tabl. 1). Ces larves pré¬ sentent le plus souvent 13 myomères pré-anaux et 18 post-anaux. A la nais¬ sance le stomodeum n’est pas ou à peine ébauché. — 266 Tableau 1. — Moyennes en mm de diverses mensurations effectuées sur des larves de S. {Cr.) cinereus. Mensurations mm. Localités L. t. L. st. 0. P. O. P. vit. Post-vit. P. a. 2,81 2,74 0,23 0,13 0,52 1,07 1,43 Toulon . 2,84 2,70 0,24 0,12 0,50 1,08 1,45 L. t. : Longueur totale ; L. st. : Longueur standard ; D. : diamètre de l’œil ; P. o. : distance préor¬ bitaire ; P. vit. : distance prévitelline ; Post. vit. : distance post-vitelline ; P. a. : distance pré¬ anale ; H. Vit. : hauteur du sac vitellin. Cette larve présente une série de neuf à seize mélanophores situés sur le pro¬ fil dorsal du corps entre la région post-otique et le 7® ou 8® myomère post-anal. Sur le bord supérieur de l’intestin on trouve un alignement de six à dix méla¬ nophores et quatre à six sur le bord inférieur du corps dans la région post-anale. Dans la région caudale, sur le bord inférieur du corps on voit six à neuf cellules mélaniques généralement bien séparées de la ligne post-anale précédemment décrite. Sur la corde dorsale, au milieu du corps, sont placés un à cinq méla¬ nophores. Le sac vitellin est orné de trois à six cellules mélaniques. La nageoire primordiale n’est pas pigmentée sauf en arrière de l’anus au niveau des pre¬ miers myomères post-anaux. La tête ne présente jamais de mélanophores. Au second jour de vie (température 21®) la taille moyenne des larves est de 3 mm. La bouche est bien formée. Le vitellus est très résorbé. La distribution des mélanophores est inchangée (fig. 2). Au troisième jour le vitellus est généralement complètement résorbé. La mâchoire inférieure est mobile. Les mélanophores sont plus abondants dans la région post-anale de la nageoire primordiale. Deux ou trois cellules mélaniques apparaissent dans la région supérieure de la portion caudale de la nageoire pri¬ mordiale. Enfin trois à cinq mélanophores ornent le bord inférieur de l’intestin et quelquefois des chromatophores noirs se voient sur la portion préanale de la nageoire primordiale. Au moins jusqu’au dixième jour de vie, à la température de 21®, la pigmen¬ tation ne change pas. La longueur totale qui au cinquième jour est en moyenne de 3,18 mm n’augmente plus (fig. 3 et 4). La larve de S. {Cr.) cinereus du Bassin de Thau est du même type que celle de Toulon et de Messine, pourtant les mélanophores de la ligne dorsale sont souvent un peu plus nombreux, onze à dix-neuf (fig. 5 et 6). En plus de la ligne supra-intestinale il existe souvent, dès la naissance, une série de quatre à six mélanophores sur le bord inférieur de l’intestin. Enfin les chromatophores noirs placés sur la corde dorsale sont souvent plus nombreux. — 268 — Fig. 5 et 6. — Larve de Symphodus (rr.) cinereus venant d’éclore. Type méditerranéen (Bassin de Thau). Vues latérale et dorsale. b) Type atlantique de la larve de Symphodus {Cr.) cinereus. A l’éclosion cette larve a le stomodeum à peine ébauché (fig. 7 et 8). Elle mesure entre 2,72 et 3 mm de longueur totale et 2,67 à 2,95 mm de longueur standard. Sa taille est donc très comparable à celle de la larve méditerranéenne (tabl. 1). Elle a le plus souvent 14 + 17 myomères mais aussi 13 + 18 ou 19. Pour compter les myomères j’ai été obligé de décolorer les larves en les plon¬ geant dans une solution d’acide chromique à 1,5 % pendant quatre heures environ ou dans de l’ean oxygénée à 110 volumes pendant 12 heures. Le tableau n° 1 donne en millimètres les moyennes de diverses mensurations effectuées sur 20 larves venant d’éclore. Les valeurs obtenues sont du même ordre que celles données par Sparta (1932) et Quignard (1962) pour les larves méditer¬ ranéennes. Ces larves dès la naissance sont très fortement pigmentées depuis la région optique jusqu’au niveau du huitième ou neuvième myomère post-anal, ce qui correspond environ aux 2/3 de la longueur de la larve (fig. 7 et 8). Au-dessus de l’œil on trouve un ou deux mélanophores et au-dessus de la vésicule otique de deux à cinq. Le sac vitellin en a au moins dix. Sur le corps, les mélanophores sont excessivement nombreux, et ne présentent pas d’alignements spéciaux. Dans la région caudale, le bord inférieur du corps présente quatre à six chro- matophores noirs bien séparés de la zone fortement pigmentée du corps. Enfin la région post-anale de la nageoire primordiale entre le premier et le huitième segment est ornée d’une rangée de trois à huit mélanophores. Au second jour de vie, à une température de 20° à 21° la bouche est bien formée, le vitellus est moins abondant (fig. 9). Entre le troisième et le quatrième jour, le vitellus est complètement résorbé la mâchoire inférieure devient mobile. La larve mesure en moyenne 3 mm. — 270 — La pigmentation devient un peu plus intense surtout dans la région cardiaque et sur le bord inféro-postérieur du corps où l’on voit maintenant une série de huit à douze mélanophores qui rejoint vers l’avant la zone fortement pigmentée du corps. A partir du cinquième jour, les larves qui atteignent en moyenne 3,20 mm de longueur totale (fig. 10) jusqu’au douzième jour de vie n’augmentent plus de taille. La mâchoire inférieure est très proéminente. Durant cette période la pigmentation évolue un peu (fig. 10). Des mélanophores apparaissent sur la mâchoire inférieure, sur la portion ventrale, préanale de la nageoire primor¬ diale. Enfin la portion post-anale de cette même nageoire présente deux ou trois rangées de mélanophores. 2. Le problème racial. La présence de deux types de coloration chez les larves de Symphodus (Cr.) cinereus pose un problème taxonomique. Sommes-nous en présence de sous- espèces ou de races ? Pour essayer de répondre à cette question j’ai fait l’étude statistique des caractères méristiques des représentants méditerranéens et atlantiques de ce poisson par des méthodes souvent employées par les Ichthyologues pour déceler l’existence de sous-espèces ou de races au sein d’une espèce. a) Méthodes statistiques employées. J’ai comparé deux lots de poissons, l’un provenant de la Mer Méditerranée et l’autre du Bassin d’Arcachon, par le test « t » de Student pour savoir si les populations dont ils proviennent sont différentes (seuil de probabilité adopté 95 %). Lorsque les différences constatées entre les échantillons des deux popu¬ lations sont significatives, j’ai calculé le coefficient de différence « C.D. » de Mayr, Linsley et Usinger pour connaître leur niveau taxonomique. Rappelons qu’il est généralement admis (Géry, 1962) que lorsque 75 % des individus d’une population diffèrent par un ou plusieurs caractères de 75 % des individus d’une autre population (C.D. > 0,67) on est en présence de différences raciales entre ces deux populations et que lorsque 75 % des individus d’une population diffèrent de 97 % de ceux d’une autre population (C.D. > 1,28) ces deux popu¬ lations diffèrent subspécifiquement. h) Résultats obtenus. Dans un précédent travail (Quignard, 1966) j’ai mis en évidence entre les spécimens du Bassin d’Arcachon et ceux de la Mer Méditerranée (Nice) des variations significatives entre les moyennes numériques des rayons durs et des rayons segmentés de la nageoire dorsale, des rayons pectoraux, des écailles de la ligne latérale et des branchiospines. Cependant le calcul du « C.D. » n’indi- quâit pas pour ces caractères une différence raciale entre ces deux populations Les moyennes vertébrales des individus de Nice et d’Arcachon ne sont pas statistiquement distinctes (Nice 30,9, Arcachon 30,8). Pourtant en étudiant séparément les vertèbres abdominales et les vertèbres caudales on constate une grande disparité entre ces deux populations. A Nice comme à Toulon la formule 13 -)- 18 domine nettement tandis qu’à Arcachon la formule verté- 271 braie 14 -j- 17 est prépondérante. Malheureusement les données que j’avais étaient insuffisantes, et ne permettaient pas le calcul du test « t » et du « C.D. » dans le cas des vertèbres abdominales et caudales. Ayant récemment fait de nouvelles observations j’ai trouvé pour les fré¬ quences du nombre de vertèbres abdominales et caudales des distributions qui répondent d’assez près à la loi normale (loi de Gauss). L’application des tests précédemment cités, alors possible, montre que les variations constatées entre les moyennes des vertèbres abdominales et caudales des individus de Nice et d’Arcachon sont très hautement significatives. De plus le calcul du « C.D. » établit une différence raciale entre les individus de ces deux localités (tabl. n« 2). Tableau 2. — Signification des différences existant entre les moyennes du nombre des vertèbres des individus méditerranéens et atlantiques de Sym- phodus {Cr.) cinereus. Vertèbres abdominales Vertèbres caudales Arcachon Nice Arcachon Nice N. 150 175 150 175 M. 14 13 17 18 X 13,55 12,90 17,30 17,99 (( t » 9,09 10 C.D. 0,80 0,90 N. : Nombre d’individus ; M. : Mode ; X ; Moyenne ; « t » : test « t » de Student ; C. D. coefficient de différence de Mayr, Linsley et Usinger. Donc statistiquement l’espèce Symphodus {Cr.) cinereus (Bonnaterre, 1788) présente une race méditerranéenne et une race arcachonnaise (Atlantique). J’ai montré précédemment (Quignard, 1966) l’existence d’un type particu¬ lier de Symphodus {Cr.) cinereus vivant dans le Bassin de Thau (Sète). Les individus de ce Bassin ont peu de pores céphaliques (80 à 200), comparative¬ ment à ceux de la Mer Méditerranée et du Bassin d’Arcachon (nettement plus de 200 pores céphaliques). Les S. {Cr.) cinereus du Bassin de Thau (13 18 vertèbres) présentent, sta¬ tistiquement par rapport aux individus arcachonnais (14 -f 17 vertèbres) les mêmes différences raciales que les spécimens de la Mer Méditerranée (Nice) (13 + 18 vertèbres). Par contre le calcul du « C.D. » ne met pas en évidence de différences raciales entre les S. {Cr.) cinereus du Bassin de Thau et ceux de la Mer Méditerranée — 272 — (Nice). Les moyennes vertébrales ne sont même pas significativement diffé¬ rentes. La formule 13 + 18 domine nettement comme en Méditerranée. De plus, les larves de S. (Cr.) cinereus du Bassin de Thau sont peu pigmentées. Elles ne diffèrent pas sensiblement de celles provenant d’individus typique¬ ment méditerranéens (fig. 5 et 6). 11 est bon de rappeler ici le cas de Symphodus {Cr.) melops (Linné, 1758) qui vit comme S. {Cr.) cinereus dans la Mer Méditerranée, le Bassin de Thau, et dans l’Océan Atlantique. Ce poisson qui ne présente pas de races statisti¬ quement distinctes le long des côtes de France (Quignard, 1966) a une larve pratiquement identique de Toulon à Boscoff (Quignard, 1967). Donc au point de vue méristique et pigmentation de la larve on peut admettre au sein de l’espèce Symphodus {Cr.) cinereus (Bonnaterre, 1788) la présence de deux races, l’une atlantique ayant une larve à nombreux mélanophores et une formule vertébrale dominante 14 + 17, l’autre méditerranéenne caractérisée par une formule vertébrale dominante 13 + 18 et une larve présentant peu de mélanophores. De plus, dans le Bassin méditerranéen on trouve une variété lagunaire, de l’espèce Symphodus {Cr.) cinereus, vivant dans les étangs côtiers. Cette variété ne diffère des individus typiquement marins que par le nombre de pores céphaliques. Cette variété se retrouve sur les côtes roumaines de la Mer Noire. 3. Influence de la température et de la salinité sur la fécondation artificielle et la durée du développement embryonnaire. La température a une grande influence sur la durée du développement embryonnaire (fécondation-éclosion). Le tableau n*^ 3 résume quelques obser¬ vations. La fécondation et le développement embryonnaire jusqu’à l’éclosion chez S. {Cr.) cinereus du Bassin de Thau et du Bassin d’Arcachon sont possibles si la salinité de l’eau ne descend pas au dessous de 19 %° et ne monte pas au dessus de 40 à une température comprise entre 19° et 22°. Aux fortes comme aux faibles salinités la durée du développement embryonnaire est un peu plus longue que dans l’eau de mer normale. Tableau 3. — Durée du développement embryonnaire en fonction de la température. Températures 12° 1 19°-20° ‘ 21°-22° 22°-23° 25° 27» C Localités . Thau Thau ! Toulon i Arcachon Arcachon Thau Durée en heures . i ■ 1 237 i 114 93 — 87 84 — 75 78 — 72 60 La pigmentation typique des larves ne semble pas varier en fonction de la température et de la salinité. 273 ^ 4. Hybridation interspécifique. J. H. List (1888) a obtenu des larves en fécondant des ovules de S. {Cr.) doderleini (Jordan) = [Cr. tinca (Brunnich)] avec du sperme de S. (Cr.) tinca (Linné) = [Cr. pavo (Brunnich)] et à partir d’ovules de S. (Cr.) doderleini (Jor¬ dan) = [Cr. tinca (Brunnich)] et de sperme de S. (Cr.) roissali (Risso) = [Cr. quinquemaculatus (Bloch).] N. N. Gorbunova (1959) a réussi des fécondations croisées entre S. (Cr.) tinca (Linné) et S. (Cr.) roissali (Risso) [= Cr. quinquemaculatus (Bloch).] J’ai pu réaliser à Arcachon des fécondations artificielles à partir ; 1) d’ovule de S. (Cr.) melops et de sperme de S. (Cr.) cinereus ; 2) d’ovule de S. (Cr.) cinereus et de sperme de S. (Cr.) melops. Le premier type d’expérience a parfaitement réussi, 95 % des œufs ont éclos. Dans le second cas 45 % seulement des œufs ont donné naissance à une larve. Les conditions physicochimiques de l’eau étaient pourtant semblables : sali¬ nité 32,5 %°, température 22°-23°. J’ai répété trois fois ces croisements, le pour¬ centage des éclosions a toujours été le même. Les larves résultant du premier type d’expérience (melops Ç X cinereus ^) sont un peu plus grandes, moyenne : 2,80 mm, que celles obtenues dans le second type (melops ^ X cinereus Ç), moyenne 2,64 mm. Les larves hybrides sont très pigmentées comme celles des parents. Comme l’avait déjà remarqué J. H. List (1888) la durée du développement embryonnaire (fécondation-éclosion) est un peu plus longue dans les expé¬ riences d’hybridation que lors d’une fécondation normale. A une température de 22°-23'’ et une salinité de 32,5 %, le développement embryonnaire de S. (Cr.) cinereus dure environ 75 à 84 heures, celui de S. (Cr.) melops 81 heures alors qu’à la même température et à la même salinité les premières larves pro¬ venant de l’hybridation de ces deux poissons n’ont éclos qu’au bout de 108 heures. Conclusion. L’étude des larves de Symphodus (Cr.) cinereus obtenues naturellement ou résultant de fécondations artificielles, met en évidence, fait exceptionnel en ichthyologie, deux types de larves : l’un très pigmenté en noir dans le bassin d’Arcachon (Atlantique), l’autre peu pigmenté dans la Mer Méditerranée. Statistiquement le nombre de vertèbres abdominales et caudales permet de distinguer deux races de S. (Cr.) cinereus, l’une atlantique, l’autre méditerra¬ néenne. Les deux types de larves décrits correspondent à ces deux races. Un autre Labridé du même genre S. (Cr.) melops qui a sensiblement la même distribution géographique que S. (Cr.) cinereus mais qui ne présente pas de races statistiquement décelables, possède une larve identique dans la Mer Méditerranée et dans l’Océan Atlantique. Expérimentalement on démontre que la fécondation et le développement embryonnaire peuvent s’effectuer entre de très larges limites maximales et minimales de température et de salinité. Ces données expérimentales sont 274 — importantes à constater puisque ces poissons sont amenés à vivre et à se repro¬ duire dans les bassins côtiers méditerranéens (Bassin de Thau) et atlantiques (Bassin d’Arcachon) où les conditions physicochimiques peuvent présenter de grandes variations aussi bien journalières qu’annuelles. En effectuant des fécondations artificielles croisées entre S. iCr.) cinereus et de S. {Cr.) melops du Bassin d’Arcachon il a été possible d’obtenir des hybrides interspécifiques. Le croisement de S. [Cr.) cinereus mâle avec S. [Cr.) melops femelle donne de meilleurs résultats que le croisement S. [Cr.) cinereus femelle avec S. [Cr.) melops mâle. La durée du développement embryonnaire dans ces expériences de féconda¬ tion croisée est nettement plus longue que lors des expériences de fécondation simple. Station biologique Sète, Laboratoire de Zoologie (Reptiles et Poissons du Muséum.) BIBLIOGRAPHIE Gerbe Z., 1864. — Observations sur la nidification des Crenilabres. Reo. et Mag. ZooL, sér. 2, 16, pp. 255-258, 273-279, 337-340. Géhy, J., 1962. — Le problème de la sous-espèce et de sa définition statistique. A pro¬ pos du coefficient de Mayr-Linsley-Usinger. — Vie et Milieu, 13, 3, pp. 521-541, 3 tabl. Gorbunova, N. N., 1959. — Embryonic and larval development of Crenilahrus tiruta (L.) and Crenilahrus quinquemaculatus (Blocb). Trav. Sta. Biol. Sébastopol, 11, pp. 174-181, 6 fig. Holt, E. W. L., 1899. — Recbercbes sur la reproduction des poissons osseux princi¬ palement dans le golfe de Marseille, Ann. Mus. Hist. Nat. Marseille, 5, 2, pp. 5- 128, 9 pl., 106 fig. List, J. H., 1887-1888. — Ueber Bastardierungsversuche bei knocben fischen (Labri- den). — Biol. Centr., 7, 1, pp. 20-21. Quignard, J. P., 1962. — La reproduction cbez les Labridés. Le nid, l’œuf et la larve de Symphodus cinereus (Bonn.). — Naturalia Monspeliensia, série zoologie, 4, pp. 51-59, 6 fig. — 1966. — Recherches sur les Labridae (Poissons, Téostéens Perciformes) des côtes européennes. Systématique et Biologie. — Ibid., 5, pp. 1-247, 79 tabl., 87 fig. — 1967. — L’œuf et la larve de Symphodus (Crenilahrus] melops (Linné, 1758) (Poissons, Téléostéens, Perciformes Labridés). Influence de différents facteurs physico-chimiques sur la durée du développement embryonnaire. — Reo. Trav. Inst. Pêches marit., 31, 4 (sous presse). Raffaelle, F, 1898. — Osservazioni sulle uova di fondo dei pesci ossei del Golfe di Napoli e mari adiacenti. — Boll. Notizie Agrarie, Ministère Agr. Ind. e Commer- cio, 8. Sparta, A, 1932. — Contributo alla conoscenza di uova e larve nei labridi, III. Uova e larve di Crenilahrus massa Risso, ottenute de fecondazione artificiale. — Memoria cxcl del R. comitato talassografico Italiano, pp. 1-11, 10 fig. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N° 2, l',)68, pp. 275-291. REDESCRIPTION DE QUELQUES TYPES DE BÉROTHIDÉS (NÉ VROPTÈRES PLANIPENNES ) DÉPOSÉS AU MUSÉUM NATIONAL D^ HISTOIRE NATURELLE DE PARIS ET REMARQUES SUR LA SYSTÉMATIQUE DE LA EAMILLE Par André ROUSSET La systématique de la famille des Bérothidés (Névroptères, Planipennes) a subi de nombreuses fluctuations ; rangés parmi les Hémérobiidés par les auteurs du siècle dernier, ces Planipennes ont été placés dans une nouvelle famille par Handlirsch en 1908. A l’intérieur de la famille, les divisions génériques et supra-génériques ont d’abord été établies d’après des caractères alaires (mono¬ graphies de Krüger, 1922 et de Navas, 1929) puis en utilisant la structure des génitalias (Tjeder, 1959). Ce nouveau critère remet en question la vali¬ dité de la nomenclature des espèces anciennement décrites et il apparaît indis¬ pensable que les types de ces dernières soient revus avant qu’une classification de la famille puisse être proposée. Dans ce travail, nous contribuerons à cette révision par la redescription de quelques types de Bérothidés déposés au Muséum National d’Histoire Natu¬ relle de Paris ; originaires d’Afrique et d’Asie, ils ont, pour la plupart, été étu¬ diés par Navas. Les types de Bérothidés existant dans les collections du Muséum sont les suivants : Berotha squamulala Navas (J et Ç (1). Berotha seyrigiana Navas $ (= Acroherolha seyrigiana] (2). Berotha vasseana Navas Ç (= Acroberotha vasseana )(3). Acroberotha formosensis Krüger (J (4). Lekrugeria lineata Navas (5). Costachillea barbara Navas $ (6). Podallea seriata Navas cJ (7). Nodalla striatella Navas $ (8). Nodalla lineata Navas et Ç (9). Sphaeroberotha dumonti Navas (non vu). Nosybus nobilis Navas (J et $ (non décrits). Trichoberotha ferruginea Handschin (cotype) (non décrit). Le peu de renseignements disponibles dans les descriptions originales, por¬ tant principalement sur la nervation, nous a incité à redécrire certains de ces types. Pour chaque espèce nous donnerons des compléments aux descriptions 276 des auteurs en insistant sur certains caractères tels que la pigmentation, la longueur du scape par rapport à la largeur de la tête (la mesure de la longueur de la tète ne pouvant être précise), la présence ou l’absence de squamules aux coxas des pattes prothoraciques et aux ailes, la structure des génitalias externes et des segments terminaux de l’abdomen (nous emploierons la terminologie de Tjeder, 1954). Les exemplaires, conservés à sec, ne sont malheureusement pas toujours dans un excellent état ; le flagelle des antennes est souvent brisé, des ailes manquent ; il ne nous a pas été possible d’effectuer des dissections et des préparations microscopiques aussi les génitalias internes ne pourront être pré¬ cisées ; néanmoins ceci ne constitue pas un obstacle majeur. 1. Berotha squamulata Navas, 1936. Mem. Mus. liist. Nat. Paris, 4. Localité type : Éthiopie Méridionale — Bourié — Bord de la rivière Omo — • 600 m. Types : un mâle et une femelle. Description ; La coloration générale du corps est jaune roussâtre ; les soies sont jaunes ; il n’y a pas de soies noires. Tête (flg. 1). — Le labre est jaune légèrement marqué de brun ; le clypéus porte deux taches. Le front est jaune. La face dorsale de la tête et le vertex sont marqués de taches brunes. Antennes : le scape est tacheté de brun (pas de soies noires) rapport longueur du scape — largeur de la tête : 0,66 chez la Ç et 0,62 chez le Les palpes labiaux et maxillaires sont de teinte jaunâtre. Thorax : le prothorax est maculé de brun et présente une ligne médiane lon¬ gitudinale plus claire. Le mésothorax et le métathorax sont maculés de brun dorsalement ; la teinte s’éclaircit latéralement. Les pattes sont claires tachées de brun. Le fémur des pattes métathoraciques est peu maculé. Le coxa des pattes prothoraciques porte de nombreux squamules noirs ; le tibia est plus court que le fémur ; le premier article du tarse est aussi long que les quatre autres réunis et présente des taches brunes en son milieu. Ailes (fig. 2). — Les ailes antérieures sont falciformes ; les ailes postérieures sont acuminées ; les deux paires présentent à leur bord postérieur une frange de longues soies et à leur face inférieure, chez la femelle uniquement, des squa¬ mules noires. Les nervures sont ponctuées de brun de manière régulière. Le ptérostigma est jaunâtre marqué de brun. La nervure sous-costale rejoint la nervure radiale au niveau du ptérostigma. A l’aile antérieure du mâle la ner- vule distale entre R et Rs se situe avant la fourche Rsl-Rs2 ; il y a en outre une nervule supplémentaire entre Rsl et Rs2. Abdomen : dorsalement la pigmentation est brune ; ventralement les taches sont peu nombreuses et la teinte générale est claire. — Génitalias femelles (fig. 3) : le tergite 8 est grand, la membrane articulaire entre les tergites est brune, l’ensemble — tergite 9 + épiprocte — se prolonge latéro-ventralement de chaque côté par une apophyse ; les gonapophyses laté¬ rales forment une masse ovoïde portant une paire d’hypocaudae brunes à leur base et à leur apex. Le sternite 7 est plus gros que le précédent ; la plaque sub¬ génitale (sgp) forme un arc ventral proéminent. — Génitalias mâles (fig. 4) : le tergite 8 est de taille plus réduite que le ter¬ gite 7 ; le tergite 9 (+ epiprocte) est arrondi dorsalement ; de chaque côté. 277 ventralement, il présente une échancrure. Les sternites 7 et 8 sont subdivisés par un sillon transversal ; le sternite 9 est grand, trapézoïdal, il porte à son apex l’arc gonal (gs) pourvu de deux sillons de chaque côté. Fig. 1-4. — Berotha squamulata Navas. 1, Tête et prothorax en vue dorsale ($) ; 2, ailes gauches ($} ; 3, extrémité de l’abdomen $ en vue latérale ; 4, extrémité de l’abdomen en vue latérale ; Fig. 5, Acroheroiha seyrigiana (Navas) $ ; tête et prothorax en vue dorsale. 2. Acroberotha seyrigiana (Navas, 1935). Synonymie : Berotha seyrigina Navas, 1935. — Rev. Acad. Cienc. Zaragoza, 18. Acroberotha seyrigiana, Fraser, 1955. — Nat. Malgache, 7 (2). Aeroberotha seyrigi, Kimmins. — 1960 — Nat. Malgache, 12. 18 278 Localité type : Madagascar — Bexily (Région sud de l’île) — IX — 1933. Type : un exemplaire femelle. Le nom d’espèce donné par Navas (1935) [Berotha seyrigina) a été émendé par Fraser (1955) en seyrigiana et par Kimmins (1960) en seyrigi ; le nom propre origine étant Seyrig ces deux désinences sont valables selon le Code International de Nomenclature Zoologique (1964) (Appendice 1), III) ; c’est la première en date [seyrigiana) qui doit être employée. Description : La pilosité générale est brune plus ou moins claire. Tête (fig. 5). — Le clypéo-labre est brun, le front est clair, taché sous les antennes, la face dorsale de la tête est tachée de brun entre et en arrière des antennes ; les tubercules latéro-postérieurs sont bien développés et tacbés de brun ; la région dorsale postérieure de la tête n’est pas maculée. Une ligne médiane claire se continue sur le prothorax. — Antennes : le scape n’est pas particulièrement large (contrairement à la figure donnée par Fraser, 1955, relative à Acroherolha pauliani) par rapport au diamètre du flagelle ; face ventrale, il est marqué de taches brunes con¬ fluentes ; la pilosité est dense, de teinte brune ; le rapport : longueur du scape — largeur de la tête est de 0,71. Thorax : au prothorax, la ligne claire médiane dorsale déjà signalée est bordée de chaque côté par une zone de macules brunes ; latéralement, le tégument est ponctué de brun ; la région antérieure du mésothorax est également ponctuée mais latéralement et en arrière la teinte devient brun uniforme ; cette pigmen¬ tation persiste sur le métathorax dans les régions antérieure et latérales (deux taches de chaque côté). Les pattes sont ponctuées de brun. Le coxa des pattes prothoraciques ne porte pas de squamules ; sa face interne est de couleur brun clair uniforme. Ailes : (les ailes droites manquent) (lig. 6) la nervure sous-costale de l’aile antérieure ne présente des taches qu’à l’aboutissement des nervules du champ costal ; la nervure sous-costale rejoint apicalement la nervure radiale ; les autres nervures sont tachées de brun de façon régulière. Le secteur radial possède 5 rameaux. Les nervures de l’aile postérieure ne sont pas pigmentées sauf au niveau des fourches des rameaux du secteur radial ; les nervules distales sont brunes. Abdomen : les régions dorsales sont brunes, les pleures sont alternativement foncés et clairs ; ventralement le tégument est clair légèrement ponctué ; les zones latérales des sternites sont plus foncées. Génilalias (lig. 7) : le tergite 8 est grand ; le tergite 9 (+ épiprocte) se con¬ tinue par les gonapophyses latérales (gl) sans qu’une suture nette soit visible ; latéralement et en avant de ces gonapophyses latérales naît, de chaque côté, une apophyse digitiforme semblable à celle décrite par Fraser (1955) chez Acroberotha pauliani, sa pilosité est rase ; il n’y a pas de trichobothries en rosette (cf. Fraser, 1955, fig. 2b). Les hypocaudae (hyc), pigmentées sur toute leur longueur, présentent de longues soies. La plaque sub-génitale (sgp) forme un demi-anneau saillant à pointe médiane dirigée vers l’avant ; sa pilosité est rase, de teinte jaune. Le sternite 7 présente de chaque côté une légère bosse plus densément pileuse que le reste du tégument sternal (cf. Tjeder, 1959 : Acroberotha xiphophora et A. tricirrata et Fraser, 1955 : A. pauliani). — 279 3. Acroberotha vasseana (Navas, 1910). Synonymie : Berotha vasseana Navas, 1910. — Broleria, 9. Acroberotha vasseana, Krüger, 1922. — Stett. Ent. Zeit., 83. Acroberotha vasseana, Navas, 1929. — Mem. Ac. Cienc. Zaragoza, mem. 2a. Acroberotha vasseana, Navas, 1930. — Rev. Bot. Zool. Afr., 19. Acroberotha vasseana, Navas, 1932. — Rev. Bot. Zool. Afr., 22. Acroberotha vasseana, Tjeder, 1959. — South Afr. An. Life, 6. Localité-type : Moçambique — Prov. de Gorongoza — Tendes del Urema I-III 1907 — G. Vassé. Type : un spécimen de sexe femelle. Description : La pilosité générale du corps est de teinte claire, incolore ou jaunâtre. Tête : Le clypéo-labre et le front ne présentent aucune tache, seule la région dorsale postérieure de la tête montre des taches brunes éparses. — Antennes : le scape, allongé et cylindrique, est taché de brun mais les soies sont claires ; le rapport longueur du scape — largeur de la tête est de 0,78. Thorax : Le prothorax est parcouru dorsalement par une ligne claire bordée de chaque côté par une zone brune ; latéralement le tégument est maculé de brun. Le mésothorax est clair ponctué de brun. Le métathorax montre une zone brune latérale. Pattes : Les pattes sont tachées de brun ; le fémur des pattes métathora- ciques ne montre qu’une tache proximale. Le coxa des pattes prothoraciques possède des squamules noirs. Ailes : Les ailes droites manquent et l’aile postérieure gauche est détériorée (fig. 8 et fig. 21 de Navas, 1910 et fig. 29 de Navas, 1929). Aux deux ailes la nervure sous-costale s’incurve vers la nervure radiale mais ne la rejoint pas, une petite nervule existe à ce niveau. 11 y a quelques squamules à la face infé¬ rieure de l’aile antérieure sur les nervures médiane et cubitale ; aucun squa- mule n’est visible à l’aile postérieure mais nous ne pouvons être certain de leur absence en raison du mauvais état de l’aile. A l’aile postérieure le secteur radial émet cinq rameaux dont un après le niveau du ptérostigma ; entre la nervure radiale et le secteur radial existent deux nervules : une proximale et une dis¬ tale un peu avant le ptérostigma. Les autres nervules sont disposées ainsi : une nervule entre Rs et Ml -f 2, une entre Ml + 2 et M3 + 4, deux nervules proches l’une de l’autre entre M3 -f- 4 et Cu. Abdomen : La teinte générale est brun-roux uniforme, la pilosité est claire. Génitalias (fig. 9) : Le tergite 8 est grand, le tergite 9 (-)- épiprocte) est séparé des gonapophyses latérales (gl) par un sillon ; ces dernières ne sont que peu volumineuses et les hypocaudae (hyc) ne sont pas particulièrement longues. Rat¬ tachée latéralement au tergite 8, la plaque sub-génitale (sgp) forme un demi- anneau ventral très développé, recourbé vers l’avant et atteignant le milieu du sternite 6 ; elle présente une ligne pigmentée se divisant vers l’apex. Le ster- nite 7 est de petite taille. — 280 — 4. Acroberotha formosensis Krüger, 1922. Stett. Ent. Zeit., 83. Les indications portées sur les étiquettes accompagnant l’exemplaire du Muséum appellent quelques commentaires ; on trouve successivement (de bas en haut) : — Acroberotha formosensis Krüg. — P. Navas J. J. dét. — Berotha puncticollis Nav. — Esben-Petersen dét. — Typus. — Petersen édit. — Kosempo-Formosa-H. Sauter, 1911. Esben-Petersen en 1913 attribue les 21 individus récoltés à Formose par H. Sauter à l’espèce Berotha puncticollis Navas (= Isoscelipteron puncticoïle Navas). Six des exemplaires de Formose ont été reconnus espèce nouvelle {Acroberotha formosensis) par Krüger (1922) ; une description complémentaire est donnée par Navas (1929) pour trois de ces spécimens ; il semble que l’exem¬ plaire gardé par Navas (1929, p. 56) soit celui existant au Muséum. La syno¬ nymie proposée par Esben-Petersen n’est certainement pas valable car les caractères d’ Isoscelipteron puncticoïle indiqué par Navas (1912) diffèrent de la description de Krüger, des figures de Navas relatives à A. formosensis et de nos observations sur le spécimen du Muséum. L’étiquette « Typus » ne peut se rapporter qu’à A. formosensis et non à Berotha puncticollis en raison de la pro¬ venance {Isoscelipteron puncticoïle ; Tainan) ; les six exemplaires décrits par Krüger forment la série-type ; il n’y a pas eu d’holotype de désigné, tous sont donc des syntypes ; d’après l’article 74 du Code International de Nomencla¬ ture Zoologique, il est possible de désigner l’exemplaire du Muséum comme lectotype. Description : Tête : Le clypéo-labre n’est pas pigmenté ; le front présente quelques taches sous les antennes ; les soies, noires, sont courtes. La face dorsale de la tête montre quelques taches brunes sauf sur les tubercules latéro-postérieurs ; les soies sont blanches. Aux antennes, le scape est assez court (rapport longueur du scape — largeur de la tête : 0,29) de teinte claire, sans taches : ses soies sont incolores ; pédicelle et flagelle sont incolores ainsi que leur pilosité. Thorax : Le prothorax montre dorsalement une ligne brune médiane dans la région moyenne ; les soies sont blanches ; latéralement la pigmentation est brune et il y a mélange de soies blanches et noires. Dorsalement le mésothorax n’est pigmenté qu’en arrière ; latéralement les macules sont plus abondantes notamment au-dessus des ailes. Le métathorax présente une tache brune en croix (la grande branche de cette croix étant longitudinale), le tégument est pigmenté au-dessus des ailes. Pattes . La pilosité est brune et incolore ; les tibias sont maculés ; les fémurs sont sans tache sauf dans le tiers proximal. Il n’y a pas de squamules au coxa des pattes prothoraciques ; le premier article du tarse est aussi long que les quatre derniers réunis. — 281 Fig. 6-7. — Acroherotha seyrigiana (Na vas) $. 6, ailes gauches ; 7, extrémité de l’abdomen en vue latérale ; Fig. 8-9. — Acroherotha vasseana (Navas) ?. 8, aile antérieure gauche ; 9, extrémité de l’abdomen en vue latérale. Fig. 10. — Acroherotha formosensis Krüger ^ : ailes droites. Ailes (fig. 10) : Nervation et nervulation sont conformes à celles figurées par Navas (1929) ; nous ajouterons que la nervure sous-costale s’estompe dans le ptérostigma, une courte nervule la relie à la nervure radiale à l’aile anté¬ rieure. Abdomen : La coloration est brun-roux assez uniforme ; les soies sont blanches. Génitalias (fig. 11) : Le tergite 9 (-f épiprocte), arrondi dorsalement, présente une légère bilobation apicale ; les paramères sont falciformes (pa) ; il y a une paire d’hypomères (hm) pigmentés. Le sternite 9 est petit et coloré en brun. 282 — 5. Lekrugeria lineata Navas, 1929. Mem. Ac. Cienc. Zaragoza, mem. 2a. Localité-type : Kappa — Indes Anglaises (Prov. Centr.), avril 1914 — G. Babault. Type : un exemplaire mâle. Descbiption : la couleur générale du corps est jaunâtre, les soies sont inco¬ lores. Tête : Clypéo-labre et front jaunes ainsi que le vertex ; les tubercules latéro- postérieurs ne présentent pas de taches. Les palpes maxillaires et labiaux, acu- minés, sont également de teinte claire. L’œil est séparé du tborax par une large région postéro-latérale de la tête. Aux antennes, le scape n’est pas très allongé (rapport longueur du scape — largeur de la tête : 0,31) il est entièrement jaune ; le pédicelle est globuleux, sensiblement de même diamètre que le scape ; le flagelle manque. Thorax : Le prothorax n’est pas pigmenté mais le mésothorax et le méta- thorax sont légèrement brunis dorsalement aux ailes. Les pattes sont claires sauf les tibias des deux premières paires de pattes qui sont ponctués de brun clair ; il n’y a pas de squamules sur le coxa des pattes prothoraciques. Le pre¬ mier article du tarse est aussi long que les quatre autres réunis. Ailes (fig. 12) : L’aile postérieure gauche manque ; l’aile antérieure droite est détériorée. Le ptérostigma n’est pas pigmenté, la membrane alaire est hya¬ line, les nervures sont faiblement ponctuées ; il n’y a pas de squamules. La ner¬ vure sous-costale s’incurve à son apex vers la nervure radiale mais sans l’at¬ teindre ; le cbamp costal des ailes antérieures est large. Le secteur radial pos¬ sède six rameaux à l’aile antérieure, cinq à l’aile postérieure ; sept nervules existent à l’aile postérieure disposées depuis le premier rameau du secteur radial jusqu’à la nervure cubitale. Abdomen : La couleur générale est jaunâtre. Les tergites présentent une région dorsale brun-rougeâtre ; les pleures forment une ligne noire continue de chaque côté de l’abdomen ; les sternites sont ponctués de brun clair. Génitalias : En vue latérale (fig. 13) le tergite 8 est plus haut et plus étroit que le tergite 7 ; le tergite 9 (-(- épiprocte) forme un cône à sommet arrondi, incisé ventralement ; en-dessous de cette pièce conique, deux paires d’appen¬ dices de forme triangulaire s’attachent sur le neuvième sternite, ce sont les paramères (pa) et les hypomères (hm) ; ces derniers présentent une indenta¬ tion à leur base. Les sternites 8 et 9 forment des demi-anneaux étroits. 6. Costachillea barbara Navas, 1929. Mem. Ac. Cienc. Zaragoza, mem. 2a. Localité-type : Algérie — Tinmel — G. Atlas Goundafa) — 17-24-V-1927. Type : Un exemplaire femelle. Description : Tête : Labre, clypéus et front sont pigmentés de brun. Le vertex est maculé de brun ; les taches sont souvent confluentes. Les soies sont incolores sauf — 283 — celles implantées sur le tubercule postéro-latéral qui sont noires. Les antennes présentent un scape allongé, cylindrique (rapport de la longueur du scape à la largeur de la tête au niveau des yeux : 0,39) ; le scape est légèrement pigmenté latéralement et les soies de cette région sont noires (elles sont blanches sur les autres faces du scape). Le pédicelle, arrondi, est d’un diamètre supérieur à celui des articles du flagelle ; ce dernier est moniliforme mais le nombre des articles ne peut être connu car les antennes sont cassées. Thorax : Le prothorax est maculé de brun ; les soies dorsales sont incolores ; latéralement, il y a mélange avec des soies noires. Le mésothorax brun présente une ligne médiane plus claire ; le métathorax est brun. Pattes : La pilosité est formée d’un mélange de soies noires et de soies claires. Aux pattes antérieures, le coxa, aussi long que le fémur, est taché de brun et ne présente pas de squamules ; trochanter, fémur et tibia sont maculés de brun ; le premier article du tarse est aussi long que les quatre autres réunis. Le trochanter des pattes mésothoraciques est brun, le fémur est maculé dans son tiers basal et à son apex ; le tibia est maculé. Les pattes métathoraciques présentent un trochanter brun, un fémur brun apicalement et un tibia maculé. Ailes (fig. 14) : (L’aile postérieure droite manque et la gauche est dété¬ riorée). La membrane des ailes est hyaline sauf au voisinage des nervules, for¬ tement colorées en brun ; les nervures sont régulièrement tachées de brun. Des écailles noires sont présentes à la face inférieure de l’aile postérieure sur les nervures Rs, Ml + 2 et Cul. La marge postérieure de l’aile est frangée de longues soies. A l’aile antérieure droite, le premier rameau du secteur radial naît au niveau du ptérostigma. Abdomen : Les soies sont blanches dorsalement et latéralement, mélangées de noires ventralement. La pigmentation est maculée de brun sur le dos et les côtés, ponctuée de brun ventralement. Génitalias (fig. 15) : Tergite 9 (et épiprocte) : il forme un demi-anneau pourvu d’apophyses latérales arrondies ne portant que des soies noires alors que dor¬ salement il y a également des soies blanches. Les gonapophyses latérales (gl) sont soudées, l’ensemhle porte ventralement deux hypocaudae (hyc) cylindriques et allongées pourvues de longues soies noires et blanches. Ventralement la plaque post-génitale (pop) forme un bourrelet transverse, en avant duquel se trouve la plaque sub-génitale (sgp) dont la partie médiane est capitée et recou¬ verte d’une pubescence blanche très courte. 7. Podallea seriata Navas, 1936. Mem. Mus. Hist. Nat. Paris, 4. Localité-type : Éthiopie méridionale — Bourié — ■ Bord de la rivière Omo — 600 m. Type : (génotype) un exemplaire mâle. Description : Tête : Une tache médiane sur le labre, deux taches sur le clypéus, front taché sous les antennes, vertex maculé, une ligne claire longitudinale se prolonge sur le prothorax et le mésothorax, elle s’estompe sur ce dernier. .[ntennes : Le scape est allongé, cylindrique, taché de brun ; les soies sont — 285 — blanches (longueur scape/largeur tête : 0,67). Les palpes maxillaires et labiaux sont acuminés et de teinte claire. Thorax : De chaque côté de la ligne claire longitudinale dorsale du prono- tum et du mésonotum, s’étend une zone brune uniforme qui, latéralement, se résout en macules. Le métanotum est brun. La pilosité générale du corps est blanche sauf en arrière du vertex, dorsalement sur le prothorax et sur la face dorsale du tibia des pattes mésothoraciques où existent également des soies noires. Les pattes, jusqu’au premier article du tarse compris, présentent des taches sauf sur le trochanter des pattes métathoraciques ; le fémur des pattes métathoraciques possède une tache hasale et une médiane. Le coxa des pattes prothoraciques est long et ne montre pas de squamules. Ailes (fig. 16 et fig. 19 de Navas, 1936) : L’aile postérieure gauche manque et la droite est détériorée. A l’aile antérieure la nervule basale entre R et M « difficile à saisir » selon Navas, est incomplète à l’aile gauche ; contrairement à la figure donnée par Navas, la nervure sous-costale rejoint la radiale ; d’autre part le mode de ramification des nervures médianes (Ml + 2, M3 -(- 4) et cubi¬ tales (Cula et Culb) est différent de celui indiqué par Navas. L’aile antérieure est très légèrement falciforme. 11 n’y a pas de squamules aux ailes. Abdomen : Les tergites sont régulièrement pigmentés de brun jusqu’au seg¬ ment 8 inclus. Les sternites sont ponctués de brun jusqu’au huitième compris. Les pleures forment des bourrelets hruns sur les segments de rang impair ; ils sont clairs sur les segments de rang pair. Génitalias (fig. 17-18) : Le tergite 9 (et l’épiprocte) est clair sauf de chaque côté de l’incision médiane postérieure. Le neuvième sternite est clair. En vue postérieure, l’incision de tg9 + epr ne se prolonge pas dorsalement, ses lèvres s’écartent rapidement ; chaque lèvre présente ventralement et vers l’inté¬ rieur une expansion qui touche sa symétrique. L’arc gonal (gs) présente de chaque côté une base large, et médialement, une lame qui paraît formée par la réunion de deux pièces. L’arc gonal ne possède pas de soies sauf sur la lame médiane (soies courtes). 8. Nodalla striatella Navas, 1936. Mem. Mus. Uist. Nat. Paris, 4. Localité-type : Kenya — Turkana — Partie Sud Sables — 800-1 000 m. Type : Un exemplaire de sexe femelle. Description : Tête : Le clypéo-labre et le front sont roux uniforme ; le vertex, de teinte générale claire, présente des taches foncées à l’insertion des soies. Antennes : Le scape, allongé et cylindrique, porte latéralement des soies brunes, ailleurs les soies sont incolores. Le rapport : longueur du scape — lar¬ geur de la tête est de 0,32. Thorax : Le prothorax est maculé de hrun sans ligne médiane longitudinale plus claire ; les sclérites dorsaux sont de couleur brune. Le mésothorax pré¬ sente dorsalement de chaque côté une tache antérieure et, en arrière et plus latéralement, une autre tache. Métathorax brun. Les pattes sont de couleur générale rousse ponctuée de brun, les soies blanches ? 1 0 I 2mm Fig. 16-18. — Podallea seriata Navas ($. 16, aile antérieure gauche ; 17, extrémité de l’abdomen en vue latérale ; 18, extrémité de l’abdomen en vue postérieure. Fig. 19-20. — yodalla striatella Xavas Ç. 19, aile antérieure gauche et aile postérieure droite ; 20, extrémité de l’abdomen en vue latérale. Fig. 21-23. — yodalla lineata Navas. 21, ailes gauches ($) ; 22, extrémité de l’abdomen $ en vue latérale ; 23, extrémité de l’abdomen ^ en vue latérale. — 287 — et noires sont mélangées. Le premier article du tarse prothoracique est incolore et le fémur des dernières paires de pattes présente un anneau brun au tiers basal. Ailes (fig. 19) : La figure donnée par Navas (1936) (fig. 18), indiquée : Nodalla striatella se rapporte très certainement à l’exemplaire $ décrit. Les nervures de l’aile antérieure sont ponctuées ; la membrane est hyaline sauf près des ner- vules tachées de brun. L’aile postérieure (non figurée par Navas) possède des squamules bruns (environ 15) à la face inférieure sur la nervure médiane. Abdomen : Les tergites présentent de larges macules bruns ; ventralement l’abdomen est ponctué de brun. Génitalias (fig. 20) : Contrairement à celui de N. lineata, le tergite 8 est étroit ; il est partiellement subdivisé par un sillon transversal latéral ; le tergite 9 (ter¬ gite 9 -)- épiprocte) est nettement séparé des gonapophyses ; les apophyses latérales sont plus acuminées que chez N. lineata et les hypocaudae plus courtes et plus pigmentées ; la plaque sub-génitale (sgp) est moins saillante ; la plaque postgénitale n’est pas visible extérieurement. 9. Nodalla lineata Navas, 1936. Mem. Mus. Hist. Nat. Paris, 4. Localité-type : — Kenya — Lokitang — Turkana Nord — 750 m. — Étbiopie Méridionale, Bourié, Bord de la rivière Omo, 800 m. Types : Un exemplaire mâle, un exemplaire femelle. Description : Tête : Le clypéo-labre est roux uniforme ; le front présente une tache brune sous chaque antenne, et chez la femelle, une tache allongée contre la suture épistomienne. Le vertex est maculé de brun sauf sur les tubercules latéro-pos- térieurs ; les soies sont claires. Les antennes possèdent un scape allongé eylin- drique, maculé de brun latéro-antérieurement ; les soies de cette région sont noires ou brunes ; sur les autres faces du scape les soies sont blanches. Lon¬ gueur du scape/largeur de la tête : ^ — 0,55, $ — 0,41. Thorax : Dorsalement, le prothorax présente deux bandes longitudinales de macules confluentes laissant une ligne médiane plus claire (soies blanches) ; latéralement la pigmentation s’assombrit (soies noires). Le mésothorax et le métathorax sont bruns avec une ligne médiane plus claire. Les pattes sont semblables à celles de Costachillea barhara. Ailes : Chez la femelle (fig. 21) les squamules noirs de la face inférieure de l’aile postérieure sont nombreux sur les nervures R, Rs, M, Cula, Culb. Chez le mâle, à l’aile antérieure, il n’y a pas de nervule entre R et Rs sous le pté¬ rostigma ; la nervule entre Ml + 2 et M3 + 4, se situe au niveau de la fourche M3 — M4 à l’aile gauche ou en avant de cette fourche (aile droite). Il n’y a pas de squamules aux ailes chez le mâle. Abdomen : Les tergites sont maculés d’une manière régulière cependant les régions antéro-dorsale et latérales sont plus foncées. Les sternites sont régu¬ lièrement maculés chez le mâle. Les taches sont plus petites chez la femelle. La pigmentation s’assombrit dans la région postérieure de chaque segment. — 288 — Génitalias — femelle (fig. 22) : Le tergite 8 a même développement que le tergite 7 (contrairement à celui de Costachillea harbara). Le tergite 9 et l’épi- procte sont peu distincts des gonapophyses latérales (gl) ; la pigmentation est foncée (soies noires et soies blanches) sauf les apophyses latérales de tg9 + epr (soies blanches) et les gonapophyses latérales qui ne sont pigmentées qu’à leur apex. La plaque sub-génitale (sgp) forme un arc saillant, pigmenté, capité médio-ventralement. — mâle (fig. 23) : L’ensemble tergite 9 et épiprocte forme une pièce conique incisée distalement sur la ligne médio-dorsale. Quelques remarques sur la systématique des Bérothidés^. Le tableau 1 résume nos connaissances sur les caractères des Bérothidés étudiés. D’après les caractères indiqués, les espèces peuvent se répartir en plusieurs groupes. 1) Groupe Acroberotha. Chez les femelles : ailes antérieures (AA) falciformes. Des squamules sur Cx, AA et AP sauf chez A. vasseana (AP ?), A. seyrigiana et A. pauliani (AA). Rapport longueur du scape — largeur tête (sc/lT) voisin de 0,75 mais peu de renseignements sur certaines espèces. Rameaux de secteur radial AA : 5 à 7, AP : 5 à 6. Un tubercule sétigère sur le sternite 7 (sauf chez A. vasseana). L’apo¬ physe latérale du tergite 9 est de forme arrondie ou légèrement acuminée sauf chez A. seyrigiana et A. pauliani. La plaque sub-génitale est grande et sail¬ lante sauf chez A. xiphophora et A. tricirrata où elle est petite et capitée. Pas d’ovipilum sauf chez les deux espèces précédentes. Le genre Acroberotha semble donc hétérogène. Berotha squamulata Navas est proche de ce groupe par le rapport sc/lT (0,66) et la forme de la plaque sub-génitale. Chez les mâles des deux espèces connues (A. xiphophora et A. formosensis) les différences sont encore plus accentuées. 2) Groupe Berotha. Les ailes antérieures sont falciformes ; des squamules sont présents aux ailes postérieures. Le rapport sc/lT des ^ [Lekrugeria et Acroberotha formo¬ sensis) est voisin de 0,3. Rameaux du secteur radial : AA : 5 à 7, AP : 5 à 6. 1. Deux articles (MacLeod E. G.-Adams P., 1967 — Psyché, 74, pp. 237-265 et MacLeod E. G., 1967 — Psyché, 74, pp. 342-352) non disponibles lors du dépôt du manuscrit, confirment et pré¬ cisent certaines de ces remarques. Cependant S phaeroberotha dummonti, qui doit être rapproché des espèces du troisième groupe, paraît nettement distinct de Costachillea barbara par la structure des génitalias et la nervulation. NOTE DU TABLEAU 1 Tableau 1. — Le signe -h indique la présence, le signe 0 l’absence. — AA : aile antérieure, ar. : arrondi, AP : aile postérieure, apo.Tg9 : apophyse latérale du tergite 9, cap. : capité, Cx : coxa (prothoracique), dig. : digité, F : falciforme, gr. grand, ov. : ovale, Rs : secteur radial (nombre de rameaux), le chiffre placé après le signe -f- se rapporte à la nervule située après le ptéros¬ tigma, Sc/IT ; rapport longueur du scape — largeur de la tête, tub.8t7 : tubercule sétigère du sternite 7. Autres abréviations : cf. figures. Tableau 1. iquamules ScJ Rs tub. apo. 9 ailes Cx AA AP LT AA AP hyc St7 sgp Tg9 pilum Acroberotha xiphophora Tjeder, 1959 . F + + + 5 4 + 1 + + cap. ar. + Acroberotha tricirrata Tjeder, 1959 . F + + + 5 4 + 1 + + cap. ar. + Acroberotha vasseana Navas, 1910 . F + + 0,78 5 4 + 1 + 0 gi". ar. 0 Acroberotha seyrigiana Navas, 1935 . F 0 0 0 0,71 5 4 + 1 + + gr- dig. 0 Acroberotha pauliani Fraser, 1955 . F + 7 + 1 6 + + gr- dig. 0 Berotha squamulata Navas 1936 . F + + + 0,66 4 + 1 4 + 0 gf- ar. 0 Berotha exarmata Tjeder, 1959 . F 0 0 + 5 4 + 1 + + cap. ar. 0 Spermophorella maculatissima Tillyard, 1916. ov. 0 0 + 0,3 4 + 1 4 Costachillea barbara Navas, 1929 . ov. 0 0 + 0,39 3 + 1 3 + 0 cap. ar. 0 Nodalla striatella Navas, 1936 . ov. 0 0 + 0,32 3 3 + 0 cap. ar. 0 Nodalla lineata Navas, 1936 . ov. 0 0 + 0,41 3 + 1 3 + 0 cap. ar. 0 Nodalla oranensis Roussel, 1968 . ov. 0 0 + 0,43 4 4 0 cap. ar. 0 3 j Tg9 + epr gs pa hm Acroberotha xiphophora Tjeder, 1959 . F 0 0 0 0,6 5 + 1 4 + 1 arrondi en lame non non ! 1 visible visible Acroberotha formosensis Krüger, 1922 . F 0 0 0 0,29 6 6 conique non falci- visible 1 visible forme Lekrugeria lineata Navas, 1929 . F 0 0 0 0,31 7 5 + 1 conique non visible visible visible Spermophorella maculatissima Tillyard, 1916. ov. 0 0 0 1 arrondi petit visible visible ! caché Nodalla lineata Navas, 1936 . ov. 0 0 0 0,55 3 + 1 3 arrondi arrondi non non visible visible Podallea seriata Navas, 1936 . F ± 0 0 0 0,67 3 + 1 3 1 conique 1 en lame non non i ! j visible visible — 290 — Génitalias : gs non visible extérieurement, tg9 -j- épr conique, pa et lim visibles. Le genre Spermophorella est proche de ce groupe par la forme des génitalias (J mais les ailes ne sont pas falciformes. 3) Groupe Nodalla, Costachillea. Sexe femelle : Les ailes antérieures sont ovales ; des squamules sous les ailes postérieures [N. aegyptiaca et N. sinaitica ?). Rapport sc/lT voisin de 0,4. Rameaux du secteur radial AA : 3 à 4, AP : 3 à 4. Pas de tubercule sétigère sur le sternite 7. Apophyse latérale du tergite 9 de forme arrondie ou légère¬ ment acuminée. Plaque sub-génitale petite et capitée. Sexe mâle : Ailes ovales (N. Uneata) ou légèrement concaves [Podallea seriata). Pas de squamules. Rapport sc/lT voisin de 0,6. Génitalias : gs arrondi, tg9 + epr arrondi ou conique, pa et hm non visibles extérieurement. Au voisinage de ce groupe peuvent se placer les espèces suivantes (à con¬ firmer par l’étude des génitalias) : Berotha saharica, B. geyri, Sphaeroberotha dumonti (pas de squamules aux ailes postérieures chez ces trois espèces), B. eatoni, B. koenigi (5 rameaux au secteur radial) et B. leroiana (ailes légère¬ ment concaves). Ainsi, contrairement à l’opinion de Carpenter (1940, p. 257), l’étude des génitalias des Rérothidés peut être de quelque utilité et les classifications pro¬ posées par Krüger (1922) et par Navas (1929), uniquement basées sur des caractères alaires, paraissent non valables. Celle proposée par Tjeder (1959) pour les espèces sud-africaines peut, provisoirement être étendue à la faune mondiale (outre les genres fossiles Permoberotha et Proberotha). sF. — • Bhachiberothinae. G. — Bhachiberotha — Mucroberotha. sF. — Sphaeroberothinae. G. — Nosybus. sF. — Berothinae. G. Berotha (p.p.) — Acroberotha — Lomamyia — Lehrugeria — Espe- tera (?) — Isoscelipteron (?) — Sisyrura (?) — Frawalkeria (?) — Bero- thella (?) — Carotha (?) — Dasypteryx (?) — et peut être les deux genres Spermophorella et Protobiella. sF. — N odallinae. G. — Nodalla — Costachillea — Sphaeroberotha (?) — Cycloberotha (?) — Podallea (?) — Berotha (p.p.). sF. — Trichomatinae. G. Trichoma — Stenobiella — Trichoberotha (?). Abréviations : epr : épiprocte ; gl : gonapophyse latérale; gs : arc gonal ; hm : hypomère ; hyc : hypocauda ; pa : paramère ; pop : plaque postgénitale ; sgp : plaque subgénitale ; St : sternite ; tg : tergite. — 291 AUTEURS CITÉS Esben-Petersen, P., 1913. — H. Sauter’s Formosa-Ausbeute : Planipennia. Ent. Mitt., 2, 7-8, pp. 222-228, 257-265. Fraser, F. C., 1955. — Nouvelles notes sur les Névroptères de Madagascar. Nat. malgache, 7, pp. 127-137. Handlirsch, a., 1908. — Die Fossilen Insecten. Leipzig, 1430 p. Kimmims, D. E., 1960. — On a small collection of Neuroptera from Glorioso Island with a description of a new species of Coniopterygidae. Nat. malgache, 12, pp. 113-115. Krüger, L., 1922. — Beitràge zu einer Monographie der Neuropteren. — Familie der Berothiden. Stett. Ent. Zeit., 83, pp. 49-88. Navas, L., 1910. — Hemerobidos nuevos. Con la clave de los tribus y generos de la familia. Broteria, 9, pp. 69-90. — 1912. — • Névroptères nouveaux de l’Extrême-Orient. Rev. russe Entom., 11 (1911), pp. 111-117. — 1929. — Monographia de la familia de los Berotidos. Mem. Acad. Cienc. Ex. Zaragoza, 2, pp. 1-106. — 1932. — Insectes du Congo Belge. Rev. Zool. Rot. afr., 22, pp. 269-290. — 1935. — Insectos de Madagascar (segunda sérié). Rev. Acad. Cienc. Zaragoza, 18 (1934), pp. 42-74. — 1936. — Neuroptera, Embioptera, Plecoptera, Ephemeroptera et Trichop- tera. In : Mission scientifique de l’Omo, III (19). Mem. Mus. Hist. Nat., N. 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CASSAGNAU L’évolution de la région terminale de l’abdomen des Neanura se fait suivant un processus qui tend à faire migrer le sixième segment bilobé sous le cinquième. Dans un premier stade le tergite du 6® segment n’est plus visible dorsalement et disparaît sous le 5® de façon plus ou moins nette sans que la structure du 5® en soit particulièrement affectée. Il est souvent difficile chez certaines espèces d’apprécier le caractère plus ou moins cryptopyge de certains individus et nous avons déjà souligné le caractère quelque peu ambigu de la coupure Neanura- Lathriopyga au niveau de quelques formes (Cassagnau, 1962). Dans un deuxième temps, la migration du 6® segment étant totale, nous voyons le 5®, par soudure des tubercules, « mimer » en quelque sorte la struc¬ ture bilobée du 6®, voire même ne plus former qu’une seule et même masse réticulée, par un processus de « surévolution » (pour emprunter un terme au langage des botanistes). Le 4® segment, lui, tend à ne conserver dorsalement que trois tubercules de chaque côté de l’axe du corps. Ce deuxième stade avait été isolé dès 1912 par Caroli dans le sous-genre Bilobella qui connut des fortunes diverses. La récente révision des Neanuridae, à l’échelle mondiale, due à notre collègue Massoud (1967), n’en tient pas compte. La faune européenne comprenait à ce jour deux espèces largement répandues sur le continent européen : Neanura {Bilobella) aurantiaca Caroli et N. {B.) grassei Denis. L’étude des chromosomes polytènes des glandes salivaires de ces deux espèces nous a révélé des structures originales (photos b et d), assez différentes de celles rencontrées dans les genres Neanura s. st., Lathriopyga et même Thaumanura, structures retrouvées par contre chez les Lobella d’Extrême-Orient (photos e, f), (raccourcissement de certains chromosomes, en particulier des chromosomes nucléoligènes, développement de larges écharpes d’hétérochromatine néga¬ tive...). On est en droit de se demander s’il existe une parenté réelle entre les Neanura et Lathriopyga d’Europe d’une part, les Bilobella d’autre part, ou si l’origine de ces dernières formes ne doit pas être recherchée à l’Est du con¬ tinent. PLANCHE I Quelques types d’écharpes hétérochromatiques des chromosomes salivaires chez les Bilobella : a, matsakisi (Grèce) ; b, grassei (France) ; c, massoudi (Yougoslavie) ; d, aurantiaca (France) ; f, écharpes hétérochromatiques chez Lobella stachi (Japon). (Orcéine lactique ; toutes les photos sont à la même échelle). GNAU -iNCIlE I 293 — La découverte de 4 espèces nouvelles sur une aire s’étendant de la Yougos¬ lavie à la Turquie semble militer en faveur de cette dernière hypothèse. Quoi¬ qu’il en soit nous avons jugé plus prudent de réhabiliter le terme de Garou et même de l’élever au rang de genre. Il ne semble pas que les espèces asiatiques placées dans ce sous-genre par Yosii (1959) appartiennent en fait à cette lignée : B. mandarina et B. singa- poriemis en particulier possèdent un 5® segment abdominal quadrilobé. L’étude de B, ornata d’Alaska et Sibérie serait à reprendre. En 1955 et 1959, notre collègue H. Coiffait récoltait dans des lavages de terre faits en Grèce, ainsi que dans des entrées de grottes, de jeunes individus appartenant à deux espèces nouvelles que nous avons pu retrouver, en plus grand nombre au stade adulte, lors d’une récente mission à la Station Biolo¬ gique franco-bellénique de Kéramou (Ile d’Eubée) en avril 1967. A l’issue de cette même mission, des récoltes faites en Slovénie Karstique nous livraient une troisième espèce qui s’est avérée très favorable pour d’éventuelles recherches de cytogénétique. Une quatrième espèce a été trouvée par Coiffait dans la région du golfe d’Izmit. C’est la description de ces quatre nouvelles espèces [B. massoudi de Slovénie, B. matsakisi et digitata de Grèce, B. coiffaiti de Tur¬ quie) que l’on trouvera ci-dessous, accompagnée de la révision des deux espèces préexistantes [B. grassei, B. aurantiaca). Bilobella grassei (Denis). (fig. 1, 2). Cette espèce se place un peu à part dans le genre du fait de la coalescence secondaire de tubercules voisins, mais la structure générale du corps la rat¬ tache incontestablement aux autres. Les exemplaires que nous avons pu examiner (Bretagne, Bassin Aquitain, Pyrénées, Roumanie, Espagne...) correspondent pour la majorité des caractères à la diagnose de Denis (1923) ; mais celui-ci restant muet sur certains points chétotaxiques nous avons repris en détail l’analyse de l’espèce. Nous avons noté en particulier qu’au niveau de certains tubercules la diffé¬ renciation des soies courtes et épaisses pouvait ne pas se faire, et ceci sans aucune régularité à l’intérieur d’une même population. A la place de la soie non différenciée un examen approfondi révèle la présence d’une soie minuscule qui peut passer inaperçue au milieu des grains tégumentaires bien développés et groupés en papilles. Il en est ainsi de la zone céphalique axiale (fig. 1 A et B), du tubercule cépha¬ lique postérieur (dorso-interne et dorso-externe fusionnés), du tubercule dorso- interne des segments thoraciques 2 et 3 (fig. 1 C) ; certains animaux peuvent ne pas être symétriques à cet égard. Chétotaxie de la tête : Les tubercules céphaliques apical, central et oculaires sont soudés en une seule plaque portant de part et d’autre de l’axe du corps 2 3 + 2 soies différenciées ou 2 -|- 2 -(- 2 soies différenciées (cf. dessin de la p. 238 in Denis) et une soie minuscule. Les tubercules dorso-internes et dorso-externes sont fusionnés en deux plaques symétriques portant deux longues soies raides -|- 2 soies courtes et épaisses, ou deux longues soies -|- 1 soie courte et épaisse + 1 soie minuscule courbe, ou encore deux longues soies -}- deux soies minuscules courbes. l'j 294 Fig. 1. — A, B, zone axiale de la tête chez deux individus de B. grassei du Sidobre ; C, tubercule dorso-interne du 2® segment thoracique chez un individu de la même espèce (la 2® soie courte n'est pas difîérenciée}. Les tubercules latéraux très proches l’un de l’autre, quand ce n’est pas fusion¬ nés, portent au total 5 longues soies, 4 à 5 soies courtes et épaisses et deux soies antérieures peu différenciées. Chétotaxie du tronc : Nous donnerons la chétotaxie du tronc et la répartition des bosses sous forme de tableau. La légende en sera la suivante : ThI... 3 : segments thoraciques 1 à 3. Abd. I... 6 : segments abdominaux 1 à 6. Di, De, Dl, l : tubercules dorso-interne, dorso-cxterne, dorso-latéral, latéral. c : soie courte et épaisse. L : soie longue, différenciée en macrochète. f : soie fine sensorielle (type « setae sensuales »). sm : soie minuscule, courbe et non différenciée. 295 s J; ; soies lisses, non épaissies, non différenciées en micro- ou macrochètes. fo ; lobe ventral. va : valvules anales. Les crochets soulignent la coalescence des tubercules voisins en une seule plaque. Di De Dl l Th 1 = le 1 c IL IL Th 2 = Th 3 = Abd. = 1 à 3 2 0 1 L 2 c 1 L Il c 1 L ou 1 c le IL IL 1 sm 1 f ou 1 e 2 e IL IL 1 sm 1 f 2 e 1 L 1 f 2 e le IL 2 L 1 f 2 e 2 e IL IL 1 f le 2 e IL IL Abd. 4 = Abd. 5 = Abd. 6 = le ou 1 sm 1 c IL IL IL 1 f :2 e ;3 |l f ; 3 sm 2 e (va = 14 s±) 3 L 2 3± 1 sm 2 e le IL IL 4 à 5 s ± Rapports : Crête interne de la 3® griffe/soie longue de Di Abd. 4/soie courte de Di Abd. 4 = G3/S4/S4 = l/4,7/l. Tubercule furcal portant 4 à 5 soies. Pièces buccales conformes à la figure 2 B. Pigment oculaire bleu présent au niveau des 2 -|- 2 cornéules. Les cinq autres espèces forment un ensemble homogène dont les principaux caractères communs sont la structure bilobée du 5® segment abdominal, la réduction du tubercule latéral du 4® segment abdominal, la disparition de la soie dorso-interne sur le premier segment thoracique, la présence de seulement 2 soies sur tous les tubercules dorso-internes de Tborax 2 à Abdomen 4, la dis¬ parition du pigment oculaire. — 296 Fig. 2. — B. grassei : B, pièces buccales ; B. aurantiaca : C, pièces buccales ; B. maesoudi : A, pièces buccales ; D, grain tégumentaire autour d’une cornéule ; E, griffe de P3 ; G, extrémité du tuber¬ cule dorso-externe d’Abd. 4 ; B. matsakisi : F, mandibule. Bilobella aurantiaca Caroli. (= pyrenaea Selga, 1959). Cette espèce a été minutieusement redécrite par Selga en 1959 sous le nom de pyrenaea. Les divers exemplaires des Pyrénées, de Provence ou d’Espagne que j’ai pu étudier correspondent bien à sa diagnose. Je suivrai donc da Gama qui met aurantiaca et pyrenaea en synonymie dans son travail de 1964 ; Mas- souD continue, lui, à séparer les espèces (1967). — 297 — Je ne pense pas d’ailleurs qu’il puisse exister en fait un Bilobella ne possé¬ dant que 2 -(- 2 tubercules sur le 4® segment abdominal. Le caractère succinct des descriptions des auteurs ayant revu aurantiaca ne permet en rien d’affirmer que l’animal décrit par Caroli était dans ce cas, surtout si l’on songe que le tubercule dorso-latéral d’Abd. 4 (comme souvent le latéral des segments anté¬ rieurs) est rejeté fortement sur le côté, voire même subventral chez certains individus. Or les soies latérales dessinées par Caroli (fig. 24 de son travail) sont bien à l’emplacement de ce 3® tubercule. Je ne reviendrai pas sur la description détaillée de cette espèce et me limiterai à en rappeler la chétotaxie dans le tableau suivant : Tête : 4 6 2 3 Tronc : Th 1 = Th 2 et 3 = Abd. 1 à 3 = Abd. 4 = Abd. 5 = Abd. 6 = 8-9 Di 0 1 c 1 L 1 c 1 L 1 c 1 L 3 c 3 L 1 f 4 à 3 c 3 L De 1 c 1 L 1 c 1 L 1 f 1 c 1 L 1 f Dl 1 L 1 c 1 L 1 f 1 c 1 L le 4 c 2 L 2 L 1 f (va = 12 s ±) l 2 c 1 L 2 c 1 L Rapports : GJSJs^ = 1/2/0,66. Pièces buccales conformes à la figure 2 c. Bilobella massoudi n. sp. (fig- 2). — Plateau boisé entre Planina et Postojna (Yougoslavie). En forêt. 22 avril 1967. 15 ex. — • Route du col de Vrsic au sud de Kranjska Gora (Yougoslavie). 30 août 1967. 8 ex. — Flanc Sud du Wurzenpass, vers 900 m d’altitude, au-dessus de Podkoren (Yougoslavie). 31 août 1967. 170 ex. 298 Longueur : de 3 à 4 mm, rarement plus gros ; forme large et ramassée, à tubercules bien saillants. Coloration d’un bel orangé vif, le pigment étant soluble dans l’alcool. Grain tégumentaire très fort, groupé en papilles sub-cylindriques rappelant beaucoup celui de B. grassei (fig. 2 D, G). Soies portant des spinulations fortes, surtout sur les macrochètes. Le revêtement est en général long (le plus long de tous les Bilobella] donnant à l’animal un aspect birsute. La répartition des bosses et des soies est la suivante : Tête : 4 6 2 4 Tronc. : Th 1 = Th 2 et 3 = Abd. 1 à 3 — Abd. 4 = Abd. 5 = Abd. 6 = 9-10 Di 0 1 c 1 L 1 c 1 L 1 c 1 L 4 à 5 c 3 L 1 f 3 c 4 L De 1 c 1 L 1 c 1 L 1 f 1 c 1 L 1 f 1 c 2 L 1 f (lobe ventral = 5à9s ±) Dl 1 L 3 c 1 L 1 f 2 c 1 L 4 c 1 L 2 à 4 s ± (va = 12 s ± 3 sm) l 2 c 1 L 3 c 1 L 2 -|- 2 cornéules bien développées sans pigment (flg. 2 D). Pièces buccales = Capitulum maxillaire styliforme à 2 lamelles très fines dont l’une faiblement bidentée à l’apex et portant un processus en bâtonnet à la base (fig. 2 A). Mandibule à dent basale forte et aiguë ; une dent moyenne porte deux spinulations secondaires. Il y a trois dents apicales dont la dernière est très finement frangée laté¬ ralement. Organites sensoriels d’Ant. III de type classique. Massue terminale d’Ant. IV tri¬ lobée, souvent difficile à voir. Le dernier segment antennaire porte des soies très longues et fines et des sensilles courbes et mousses à l’apex : 2 soies sensorielles subter¬ minales, relativement courtes ; deux soies externes beaucoup plus développées que les autres ; 4 soies internes dont les deux proximales sont plus fines que les deux distales. Griffe puissante, courbe, sans dents (fig. 2 E). Ni ergots ni appendice empodial. Tubercule fureal portant 4 à 5 soies. Orifices génitaux, valvules anales comparables à ceux des autres Néanuriens. Rapports : GJSJs^ = 1/6/2. L’espèce est cordialement dédiée à notre collègue et ami Zaher Massoud, du Muséum, spécialiste des Neanuridae du globe. 299 -- Fig. 3. — Habitus et chétotaxie dorsale (partielle) de Bilohdla nialsaldsi. Bilobella matsakisi n. (fig. 3, 5, 6). sp. Nombreuses stations en Grèce : — Attique : Mont Parnes, entrée de Spilia Panon. 5/4/59. 2 ex. ( H. (i. leg.) — Péloponnèse : Grotte de Pyrgos-Dirou, Sclavounakou. 8/4/59. 15 ex. (H. C leg.). Col de Bithyna, forêt de sapins vers 1 000 m d’altitude. 29/3/67. 5 ex. 300 — Eurytanie : Bois de châtaigniers et de sapins, vers 950 m d’altitude près du village de Tymfristos. djildl. 13 ex. — Ile d’Eubée : Presqu’île de Lichas, çà et là en forêt de Pin d’Alep. 1 et . 7 ex. Vallée du Kéris, près de Procopion ; 13/4/67. 1 ex. Massif du Dirfys ; vers 1 000 m, entre le Dirfys et le Xérovouni. 15/4/67. 10 ex. Fig. 4. — Habitus et chétotaxie dorsale (partielle) de Bilobella digitata. — 301 — Longueur des plus grands individus : 4 mm. Forme lourde, à tubercules hémisphériques bien développés, en particulier sur le 5® segment abdominal très nettement bilobé (fig. 3 et 5). Coloration d’un orangé franc comme chez massoudi, les deux espèces étant d’ailleurs indifEérenciables par un exa¬ men superficiel. Grain tégumentaire régulier et peu développé, non groupé en papilles au sommet des tubercules, directement posé sur le réseau de côtes de renforcement, réseau bien développé, y compris sur la face ventrale, chez les gros individus (fig. 6 A, C). Soies faiblement rugueuse, plus courtes que chez massoudi. La répartition des bosses segmentaires et de la chétotaxie est la suivante : Tête : 4 6 2 10 4 Tronc : Di De Dl l Th 1 = 0 1 c 1 L 1 L Th 2 et 3 = 1 c 1 c 1 c 2 c 1 L 2 L 1 L 1 L 1 f 1 f Abd. 1 = 1 c 1 c 1 c 3 c 1 L 1 L 1 L 1 L 1 f 2 à 3 s d: Ahd. 2 et 3 — 1 c 1 c 1 c 3 c 1 L 1 L 1 L 1 L 1 f 3 à 5 s ± Abd. 4 = 1 c 1 c 3 c 1 L 3 L 2 L 1 f 5 à 6 s ± Abd. 5 = 6 c (lobe ventral = 4 L 2 L -(- 3 à 1 f 6 s ±) Abd. 6 = 4 c (va = 12 s ±) 3 L 2-1-2 cornéules sans pigment. Pièces buccales rigoureusement identiques à celles de l’espèce précédente (fig. 2 F). Les autres caractères morphologiques correspondent de même à ceux de massoudi. Rapports : GJSJSf = 1/3, 3/1,3. L’espèce est cordialement dédiée à J. Matsakis l’aetif promoteur de la Sta¬ tion Biologique franco-hellénique de Kéramou dans File d’Eubée. 302 Bilobella digitata n. sp. (fig. 4, 5, 6). Grèce : — Thrace : Lykophi, lavage de terre, 5/5/1955. 1 ex. (H. C. leg.). — Attique : Keratea, lavage de terre, 3 ex. (H. C. leg.). Paiania, lavage de terre, 2 ex. (H. C. leg.). Cap Sounion, lavage de terre, 3 ex. (H. C. leg.). — Ile d’Eubée : Pentes Est du Mont Dirfys, vers 1 000 m d’altitude. 15/4/67. 15 ex. Bulgarie : Grotte de Drjanovska Kotel. 1 ex. (P. Beron leg.). Fig. 5. — Abdomen en vue ventrale chez B. malsakisi (A) et B. digitata (B). (Iv : lobe ventral d’Abd. 5 ; va : valvule anale). Longueur du corps : 3 à 3,5 mm. Habitus caractérisé par l’allongement des tubercules segmentaires qui deviennent subcylindriques dans la région postérieure du corps (fig. 4 et 5 B), ces digitations per¬ mettant de ne jamais confondre cette espèce avec aucune autre, même à faible grossis¬ sement. Coloration allant du jaune pâle au jaune orangé, mais toujours plus claire que celle des espèces précédentes. Grain tégumentaire régulier et peu développé, en écailles triangulaires, non groupées sur des papilles (fig. 6 B). Soies nettement spinulées sur les bords, les plus courtes en général raides et mousses à l’apex. La répartition des bosses segmentaires et des soies est la suivante : Tète : 303 4 6 2 10 4 Tronc : Di De Dl i Th 1 = 0 1 c 1 L 1 L Th 2 et 3 = 1 c 2 c 1 c 1 c 1 L 1 L 1 L 2 L 1 f 1 f Abd. 1 à 3 = 1 c 1 c 1 c 2 c 1 L 1 L 1 L 1 L 1 f Abd. 4 = 1 c 2 c 3 c 1 L 2 L 2 L 1 f 1 s ± Abd. 6 = 4 c (lobe ventral 3 L = 2 s±) 1 f Abd. 6 = 4 c (va = 12 s ±) 3 L Fig. 6. — B. matsakisi : A, extrémité de l’abdomen d’nn mj'ile, en vue ventrale. (Iv : lobe ventral ; va : valvule anale) ; C, grain tégumentaire et soie près d’une cornéule. B. digitata : B, tubercule dorso-externe d’Abd. 4 à un fort grossissemenl. — 304 Rapports : GJSJs^ = 1/3, 2/0, 8 (Grèce, Dirfys). 1/4/0, 6 (Bulgarie). Bourrelet furcal portant 5 à 6 soies. Les autres caractères sont identiques à ceux des deux espèces précédentes, en particulier la structure fine des pièces buccales. Signalons d’autre part que l’allongement des tubercules postérieurs semble favoriser chez cette espèce les malformations tératologiques à leur niveau. Nombreux sont les individus asy¬ métriques ou très fortement déformés. Bilobella coiffait! n. sp. (fig- 7). Turquie : Karamursel, au bord du golfe d’Izmit. Mai 1955. 1 ex. (H. G. leg.). Longueur : 2,5 mm. Forme lourde, tronquée dans la région abdominale (fig. 7 A). Coloration jaune pâle en alcool. Grain tégumentaire en écailles triangulaires crochues, groupées, à l’extrémité des tubercules sur des papilles très développées en forme de pommes de pins (fig. 7 c). L’écartement des tubercules du 5® segment abdominal laisse apparaître entre eux les deux lobes du 6®, donnant ainsi l’impression, au pre¬ mier abord, que le 5® segment abdominal est quadrilobé. Soies relativement courtes et très fortement crénelées, la différence de taille entre les soies longues et les soies courtes tendant à diminuer (S4/S4 = 1,25 contre 4 à 6,5 chez digitata). La répartition des bosses segmentaires et des soies est la suivante : T ête : 4 6 2 8 à 9 4 Tronc : Di De Dl l Th. 1 = 0 1 c 1 L 1 L Th. 2 et 3 = 1 c 2 c 1 (2 ?) c 2 c 1 L 1 L 1 L 1 L 1 f 1 f Abd. 1 à 3 = 1 c 1 c 1 c 2 c 1 L 1 L 1 L 1 L 1 f Ahd. 4 = 1 c 2 c 3 c 1 L 2 L 2 L 1 f Abd. 5 = 4 c (lobe ventral 3 L = 2 L -f 5 1 f à 6 s ±) Abd. 6 = 3 c (va = 12 3 ±) 3 L 305 — Fig. 7. — B. coiffaiti : A, extrémité de l’abdomen en vue dorsale ; B, tubercule dorso-externe d’Abd. 4 ; C, détail d’une papille tégumentaire. On voit que ce type chétotaxique diffère peu de celui de l’espèce précédente. Il serait bon cependant de pouvoir reprendre cette analyse sur un matériel plus abondant afin d’en connaître les variations éventuelles et de préciser les points encore douteux ; mais les caractères structuraux de cette espèce sont assez originaux pour que l’on puisse la reconnaître facilement. Pièces buccales non disséquées, étudiées par transparence, incontestablement du type massoudi. 2 + 2 cornéules sans pigment. Rapports G3/S4/s4 = 1/2, 5/2. L’espèce est cor¬ dialement dédiée à notre collègue H. Coiffait à qui nous en devons la décou¬ verte. — 306 — Nous voyons que la disposition des soies sur les tubercules segmentaires et la structure de ces derniers permettent de séparer très facilement ces six espèces malgré certains points communs, en particulier au niveau des yeux, des antennes, des griffes ou des pièces buccales. Nous rappellerons les principaux caractères distinctifs dans la clé dichotomique suivante : 1 — Tubercules dorso-internes et dorso-externes soudés à partir du 2® seg¬ ment thoracique. Formule des tubercules dorso-internes thoraciques ; 1.3.3 . grassei Caroli, Europe 2 — Tubercules dorso-internes et dorso-externes toujours bien séparés. For¬ mule des tubercules dorso-internes thoraciques : 0.2.2 . 3 3 — - Tubercules dorso-externes thoraciques de formule ; 2.3.3 . 5 4 — Tubercules dorso-externes thoraciques de formule : 2.4.4 . 7 5 — Tubercules dorso-latéraux de Tb. 1 à Abd. 4 de formule ; 1.3.3./2.2.2.6 aurantiaca Denis, Europe 6 — Tubercules dorso-latéraux de Th. 1 à Abd. 4 de formule : 1.5.5./3.3.3.7 à 9 . massoudi n. sp., Slovénie 7 — Tubercules postérieurs du corps plus ou moins hémisphériques ; tuber¬ cule dorso-latéral d’Abd. 4 portant 10 à 11 soies, celui d’Abd. 5 en por¬ tant 11 . matsakisi n. sp., Grèce 8 — Tubercules postérieurs du corps subcylindriques et allongés ; tubercule dorso-latéral d’Abd. 4 portant au maximum 6 soies, celui d’Abd. 5 en portant 8 . 9 9 — Grains tégumentaires en écailles non groupées en papilles nettes. Tuber¬ cules d’Abd. 5 peu écartés, allongés, digitata n. sp., Grèce, Bulgarie 10 — • Grains tégumentaires groupés en papilles bien différenciées à l’extré¬ mité des tubercules ; tubercules d’Abd. 5 tronqués, courts et écartés, laissant apparaître entre eux la région dorsale d’Abd. 6 . coiffaiti n. sp., Turquie Laboratoire de Zoologie (Écologie des Invertébrés terrestres) Faculté des Sciences. Toulouse^ 31. BIBLIOGRAPHIE Caroli, E., 1912. ■ — Contribuzioni alla conoscenza dei Collemboli italiani. I ; La tribu degli Achorutini C. B. Arch. Zool. liai., 6, pp. 349-374. Cassagnau, P., 1962. — Faune française des Collemboles XII : Les Collemboles des jardins de Toulouse. Bull. Soc. Hist. nat. Toulouse, 97, pp. 226-232. — 1968. — Sur la structure des chromosomes salivaires de Bilobella massoudi Cassagnau (Collembole Neanuridae). Chromosoma (Sous presse). Denis, J. H., 1923. — ■ Notes sur les Aptérygotes. Ann. Soc. Ent. France, 92, pp. 209-246. Gama, M. 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Au cours d’une campagne spéléologique dans les Monts Cantabriques (Espagne) (1) nous avons capturé, à la Cueva La Canuela, Arredondo, province de San- tander, un Ischyropsalis $ nous paraissant nouveau. Des recherches ultérieures ont été faites dans cette région sous la direction du Spéléo Cluh de Dijon, et nous remercions les collègues suivants qui nous ont fait parvenir leurs captures, ce sont : B. Cannonge, B. de Loriol, J. Roger et A. Roüsset. Nous avons ainsi pu obtenir les deux sexes de cette nouvelle espèce dont nous donnons ci-après la description. Caractères morphologiques. Matériel étudié. — Nous avons étudié 2 (^, 5 $ et 1 juv., en provenance de 3 grottes de la province de Santander ; nous avons choisi l’holotype et la $ typique, capturés en août 1958, parmi le matériel provenant de la Cueva La Canuela ((J, 3 $). Description du ^ holotype. Céphalothorax finement et densément rugueux, mamelon peu proéminent, creusé d’un sillon peu profond, large, arrondi dans le fond (fig. 2). Bord posté¬ rieur du céphalothorax présentant au-delà de la strie une douzaine de den- ticules de grandeurs inégales. Abdomen avec un bouclier dorsal et les tergites postérieurs apparents ; sur l’abdomen, pas de tubercules, quelques faibles et peu nombreuses granulations piligères. Cbélicères ; article basal long, s’élar¬ gissant de la base à l’extrémité, et se terminant par une partie sphérique (voir profil, fig. 6) sans bosse supère ; pas de tubercules sur l’article basal ; article apical long, étroit, sans tubercules au pédicule, ceux-ci remplacés par des poils. Patte-mâcboire de couleur brune, sauf la patella qui est noire, et le tarse obscurci à l’apex ; fémur long, fin, avec des poils plus longs en-dessous de l’article ; patella avec de longs poils sinueux de longueurs semblables et égales au dia- Fig. 1-7. — Ischyropsalis gigantea sp. nov., holotype. céphalothorax, profil, X 25 ; 2 : mamelon oculaire vu de l’arrière, X 40 ; 3 : chélicère droite, face externe, X 16 ; 4 : chélicère droite, article basal vu du dessus, X 16 ; 5 : article basal vu en bout, X 40 ; 6 : article basal, extrémité, vue de profil, X 40 ; 7 : article apical, doigts, vus en avant, 310 mètre de l’article, pilosité courte sur le dessus de toute la longueur de l’article ; tibia et tarse avec poils sinueux et pilosité apprimée dense. Pattes ambnlatoires concolores, les fémurs, patellas et tibias de teinte brun foncé, les métatarses et tarses de teinte plus claire. I : fémur fin, long, légèrement courbe ; tibia cylindrique, sinueux ; métatarse et tarse plus étroits. — 11 : fémur légèrement courbe, long, fin ; tibia de même Fig. 8-11. — Ischyropsalis gigantea sp. nov., 8 : holotype, patte-mâchoire, patella, X 50, PM. n° 502 ; 9 : id., métatarses II, articles apicaux, X 25 (a : droite, b : gauche) ; 10 : Cueva La Posadia, pénis, ensemble de profil ; A et B ; schémas de la disposition des crins sur l’extrémité du pénis, X 25 ; 1 1 : id., pénis, extrémité, profil, X 80. diamètre. — III et IV : fémurs longs, cylindriques ; tibias longs, cylindriques, de même diamètre. — Griffes tarsales des pattes arrières plus grandes que celles des pattes avant. Pénis, partie dorsale : à l’extrémité, cette face, de teinte foncée, comporte une partie éclaircie centrale dont les bords sont garnis de crins épais, légère¬ ment courbes et dirigés vers l’extérieur (fig. 10 B) ; partie ventrale : près du sommet, une partie chitinisée très noire forme arête arrondie au milieu de cette face et, de chaque côté, le long de chaque bord, se trouvent des crins raides, courbes et divergents, semblables à ceux de l’autre face (fig. 10 A). — 311 — Mensurations et rapports. Chélicères : article basal, long. 5,94, larg. 0,62 mm, rapport long. larg. = 9,5; article apical, long. 5,37, larg. 0,94 mm, rapport long- larg. = 5,73 (fig. 3 à 7). Mamelon oculaire : largeur, yeux compris ; 0,67 mm ; intervalle entre les yeux : 0,42 mm ; diamètre des yeux : 0,17 mm. Position du mamelon oculaire : de l’axe des yeux aux creux antérieurs du céphalothorax : 0,7 mm ; des creux antérieurs du céphalothorax à l’axe des denticulations arrière du céphalothorax : 1,72 mm ; rapport de ces deux longueurs : 2,46. Patte-mâchoire : fémur : 5,31 mm — patella : 2,06 mm — tibia : 4,5 mm — tarse : 1,87 mm. Rapport - - = 2,18. patella Pattes ambulatoires : Fémurs : I : 8,75 — II : 11,87 — III : 6,87 — IV : 9,06 mm. Tibias : I : 5,87 — II : 9,25 — III : 5 — IV ; 7,12 mm. Métatarses II munis de 3 et 4 articles apicaux (fig. 9). Description de la Ç considérée comme typique. Caractères du sauf sur les points suivants : Chélicères : article basal long, s’élargissant de la base à l’extrémité, partie terminale cintrée, quelques denticules courts sur la partie supère, quelques denticules plus longs sur la partie inférieure répartis de façon irrégulière (fig. 14-16), les denticules internes plus longs que les externes ; article apical étroit, long, avec le pédicule orné de tubercules bas piligères. Patte-mâchoire noire. Ovopositor (fig. 19). Mensurations et rapports. long. Chélicères : article basal, long. 7,12, larg. 0,62 mm, rapport j - = 11,4 ; article apical, long. 6,44, larg. 1,06 mm, rapport long- larg. = 6,1. Mamelon oculaire : largeur, yeux compris : 0,82 mm ; intervalle entre les yeux : 0,56 mm ; diamètre des yeux : 0,15 mm. Position du mamelon oculaire : de l’axe des yeux aux creux antérieurs du céphalothorax : 0,8 mm ; des creux antérieurs du céphalothorax à l’axe des denticulations arrière du céphalothorax : 2 mm ; rapport de ces deux longueurs : 2,5. Patte-mâchoire : fémur : 5,62 mm — patella : 2,19 mm — tibia : 4,62 mm — tarse : 1,87 mm. Rapport — — — - = 2,11. Pattes ambulatoires : patella Fémurs : I : 9,06 — II : 12,19 — III : 6,87 — IV : 9,37 mm. Tibias : I : 6,25 — II : 10,62 — III : 5,62 — IV : 7,75 mm. Métatarses II munis de 3 et 4 articles apicaux (fig. 17). 313 — Affinités. Cette espèce tait partie du groupe d’espèces A' Ischyropsalis caractérisé par : — l’article basal des chélicères du ^ dépourvu de grands denticules ; — l’article basal des chélicères de la 9 pourvu de denticules moyens dont la longueur n’atteint pas le diamètre de l’article. C’est donc au voisinage des espèces du groupe dispar que cette espèce doit être placée ; toutefois elle s’en isole parfaitement par sa grande taille {(^ et 9) et par l’absence de bosse supéro-apicale à l’article basal des chélicères ((^). Fig. 18-19. — Ischyropsalis gigantea sp. iiov., $. 18 : Ç typique, chélicère droite, article apical, doigts, vus en avant, X 40 ; 19 : Ciieva La Posadia, ovopositor, X 80, PM. n° 503. Répartition géographique. Cette espèce paraît très localisée ; nous ne la connaissons que des grottes suivantes : Espagne. — Province de Santander. Cueva La Canuela, Arredondo, localité- type, 9; 1 juv., 3-VIII-54 (Dresco) ; viii-58 (Loriol) ; 9j 9-vih-58 (Loriol et Rousset), à — 75 m ; 9> 5-viii-67 (Cannonge). Cueva de Becerral, Valle de Soba, Régulés, 9» 20-vni-61 (Loriol). Alt. 673 m. Cueva La Posadia, Valle de Soba, Régulés, 9; 4-vni-59 (Roger). Alt. 960 m. 314 — Valle de Soba est une région située au sud d’Arredondo ; Régulés et Arre- dondo sont deux communes voisines, et les trois grottes se trouvent à gauche en descendant le cours de la rivière Ason. Dans la commune d’Arredondo, plusieurs grottes sont peuplées par I. nodi- fera Sim. (Dresco, 2). Résumé. L’auteur décrit une nouvelle espèce Ischyropsalis gigantea provenant de trois grottes situées près d’Arredondo, province de Santander, Espagne. Summary. Ischyropsalis gigantea sp. nov. is described. Its geographical distribution is restrict- ed to three caves near to Arredondo, province of Santander, Spain. Laboratoire de Zoologie (Arthropodes) du Muséum, BIBLIOGRAPHIE 1. Derouet, L., Dresco, E., Dury, M. et Nègre, J., 1955. — Recherches biospéo- logiques dans les Monts Cantabriques (Espagne, 1954). Énumération des grottes visitées (2® campagne). Speleon, 6, 1-2, pp. 53-72. 2. Dresco, E., 1967. — Recherches sur les Opilions du genre Ischyropsalis (Fam. Ischyropsalidae). IV. Isch. nodifera Sim. Bull. Mus. nat. hisl. nat., 2® sér., 39, 1, pp. 173-187. 3. Loriol, b. de, 1968. — Inventaire partiel des cavités souterraines de la région Arredondo-Ramales de la Victoria, province de Santander, Espagne. Ann, Spéléo., 23, 1, pp. 315-324. BULLETIN UU MUSUM NATIONAL UTIISTOIKE NATURELLE 2« Série — Tome 40 — N» 2, 1968, pp. 315-319. UNE NOUVELLE ESPÈCE DE PSEUDOSCORPION DU GARD : NEOBISIUM (N.) VACHONI (NEOBISIIDAE) Par J. HEURTAULT L’espèce est décrite d’après un exemplaire d, remarquable par sa taille : 4,8 mm, récolté près de la résurgence de la gare, à Bessèges (Gard) par Bou¬ quet et Balazuc en 1953. Description du ^ holotype. Céphalothorax (fig. 1) légèrement plus long que large ; deux paires d’yeux, peu développés, les antérieurs à lentille convexe, les postérieurs sous forme de tache ; les yeux antérieurs sont éloignés du bord antérieur du céphalothorax d’une distance au moins égale à leur diamètre. 28 soies céphalothoraciques : 4 antérieures, 6 oculaires (+ 2 petites latérales, postérieures à la première paire d’yeux), 6 médianes, 10 postérieures. Épistome bien développé. Soies tergales : 8.8.9.9.9.11.11.10.10. Région génitale (fig. 8) : 11 soies sur l’opercule génital ; 28 sur la plaque géni¬ tale postérieure et 4 au-dessus de chaque stigmate antérieur ; 10 soies simples à l’intérieur de la chambre génitale (5 de chaque côté) ; sacs génitaux latéraux {sgi) courts et légèrement amincis à leur extrémité ; sac génital médian [sgm) très long (plus long que le corps) constitué par un tronc d’abord unique qui se divise ensuite à deux reprises en donnant trois branches très contournées. La figure 8 représente la glande médiane entière et le sac génital médian qui en est le conduit interne chitinisé. Chélicères (fig. 2) ; tubercule fileur très aplati (pas de rétrécissement du doigt en avant du tubercule fileur) ; doigt mobile orné de 11 à 12 dents dont une, médiane, est nettement plus grosse que les autres ; doigt fixe à 13 ou 14 dents ; une soie (gl) au doigt mobile, 7 soies sur la main : 2 ventrales, 4 intermédiaires, 1 dorsale. Flagelle (fig. 5) : typique de Neohisium ; 8 soies d’inégale longueur, la distale, insérée sur un mamelon et la subdistale seules sont dentelées ; la soie proximale, plus petite, est isolée des autres. Hanches des pattes : 4 soies distales à chaque lobe maxillaire ; 9 soies aux hanches des pattes-mâchoires, 7 aux hanches des pattes I, 7 ou 9 aux hanches des pattes 11, 6 aux hanches III, 9 aux hanches IV. Processus conique antérieur latéral des hanches I (fig. 4) incliné vers l’extérieur. Pattes-mâchoires (fig. 3 et 7) : fémur finement granulé, sauf à ses extrémités proximale et distale, sans pédoncule, 6 fois aussi long que large, tibia lisse avec un rétrécissement brnsqne au niveau du pédoncule, marqué par le voisinage Fig. 1-7. — Neobisium (N.) vachotii n. sp. : céphalothorax. — 2 : vue latérale externe de la chélicère gauche ; dt : soie dorsale terminale ; it : soie interne terminale ; isl : soie interne subterminale, isb : soie interne sub-basale ; ib : soie interne basale, W : soie ventrale terminale, f^b : soie ventrale basale ; gl : soie galéale. — 3 : vue laté¬ rale externe de la pince droite. — 4 ; processus conique latéral antérieur de la hanche I. — 5 : flagelle. — 6 : patte IV. — 6 bis : poil subterminal, — 7 : trochanter, fémur, tibia de la patte- mAchoire droite. 317 — d’une grande lyrifissure et quelques longues soies, 5,4 fois aussi long que large ; doigts égaux ; doigt mobile 1,2 fois aussi long que la main avec pédoncule ; main avec pédoncule 2,6 fois aussi longue que large ; dents égales au doigt fixe, irrégulières au doigt mobile pourvu distalement d’une vingtaine de dents triangulaires, pointues et proximalement de dents « en pavés » ; 110 dents au doigt fixe, 100 au doigt mobile ; à l’extrémité du doigt mobile, les dents reviennent sur la face externe du doigt ; pince (sans pédoncule) 5,4 fois aussi longue que large. Fig. 8. — I\'eobisiuin (JS.) vuchoni n. sp. Région génitale X 270 ; o/i : opercule génital ; : sac génital latéral ; pgp : phujue génitale postérieure ; glnt : glande médiane ; sgm : sac génital médian. 318 — Trichoholhries (fig. 3) : il, et, est forment un triangle distal par rapport à U est distal par rapport à et, ist en-dessous de st, st plus près de t que de sb. Patte ambulatoire IV (fig. 6) : télofémur 1,2 fois plus grand que le basifémur ; télotarse 1,2 fois plus grand que le basitarse ; quelques longues soies sur les deux articles du tarse ; poil subterminal en Y, à branches inégales, dentelées (fig. 6 bis). Dimensions en mm : corps : 4,80 ; céphalothorax : 1,30 ; patte-mâchoire, fémur : 2,10-0,35 ; tibia : 1,70-0,30 ; échancrure tibiale : 0,37 ; main avec pédon¬ cule : 1,65-0,62 ; pince sans pédoncule : 3,40-0,62 ; doigt mobile : 2,05 ; patte IV, basifémur : 0,80 ; télofémur : 1,02 ; tibia : 1,62 ; basitarse ; 0,65 ; télotarse : 0,82. Situation de Neobisium (N.) vachoni dans la faune européenne. En utilisant la clef fournie en 1962 par Max Beier pour distinguer entre elles les espèces européennes connues, on est amené à comparer Neobisium (N.) vachoni à Neobisium [N.) myops, Neobisium {N.) dolomiticum, Neobisium [N.) delphinaticum. Neobisium (N.) vachoni diffère de Neobisium (N.) myops par la situation et l’étendue des territoires de granulation du fémur, par la forme du tibia et du fémur, par ses rapports morphométriques. Il diffère de Neobi¬ sium [N.) dolomiticum et Neobisium (N.) delphinaticum par ses rapports mor¬ phométriques, sa chétotaxie, en particulier par le nombre de soies à l’arrière du céphalothorax, le nombre de soies de la main des chélicères et surtout la position de ist par rapport à ib et it. Le nombre de dents aux doigts des pattes- mâchoires est aussi nettement plus élevé. Dans la faune de France, on ne peut comparer N. (N.) vachoni qu’à N. (N.) praecipuum. Le tableau suivant montre les nombreuses différences existant entre les deux espèces. N. (iV.) sp. nov. (cJ) N. [N.) praecipuum [iS lectotype) Céphalothorax . Soies céphalothoraciques. . Épistome . Soies tergales . L/l fémur . L/l tihia . L/l pince . Doigt/main . Trichohothries . Soies chélicériennes . Soies internes de la cham¬ bre génitale . Nombre de dents au doigt fixe des pattes - m⬠choires . Nombre de dents au doigt mobile . Forme des dents . Sac génital médian . carré 28 équilatéral 8.8.9.9.9.11.11. 2,10/0,35 = 6 1,70/0,31 = 5,4 3,40/0,62 = 5,4 2,05/1,65 = 1,2 t basal par rapport à et, est, it. ist basal par rapport à st 7 5 -f 5 110 100 égales très long, ramifié carré 20 -f 2 tronqué ou cassé 6.8.11.11.10.10.9.9. 2,75/0,63 = 4,6 1,17/0,37 = 3,1 2,75/0,63 = 4 1,75/1,27 = 1,3 t basal par rapport à et, est, it. ist distal par rapport à t 7 5-1-5 81 70 légèrement inégales au doigt fixe piriforme 319 En résumé, Neobisiurn (N.) vachoni présente des caractères assez remar¬ quables qui l’isolent des autres espèces connues. Laboratoire de Zoologie (Arthropodes) 62, rue de Buffon, Paris V® BIBLIOGRAPHIE Beier, M., 1932. — Pseudoscorpionidea. I. Tierreich, 57, 1, p. 258. — 1947. — Die mit praecipuum Simon verwandten Arten der Gattung Neobisiurn (Pseudoscorp.). Eos Madr., 23, pp. 165-183. — 1963. — Ordnung Pseudoscorpionidea (Afterskorpione) Bestimmungsbücher Bodenfauna Europas. Berlin. Simon, E., 1879. — Les Arachnides de France. T. 7, pp. 53-69. Vachon, M. et Gabbutt, P. D., 1964. — Sur l’utilisation des soies flagellaires chéli- cériennes dans la distinction des genres Neobisiurn J. G. Chamberlin et Rorwus L. Koch (Arachnides, Pseudoscorpions, Neobisiidae). Bull. Soc. Zool. Fr., 89, pp. 174-188. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N» 2, 1968, pp. 320-334. RECHERCHES PRÉLIMINAIRES SUR LES GROUPEMENTS NATURELS CHEZ LES CRUSTACÉS DÉCAPODES BRACHYOURESK VI. Les Carpilinae. Par Danièle GUINOT Nous proposons de réunir sous le nom de Carpilinae ürtmann, 1893, un petit nombre de genres appartenant aux Xanthinae sensu Balss, 1957. Nous faisons toutes réserves sur le rang de sous-famille qui est attribué ici à ce grou¬ pement, le niveau systématique des diverses divisions que nous avons recon¬ nues devant être envisagé par la suite dans une étude plus générale sur l’en¬ semble des Crabes de forme xantlioïde, et principalement des Menippinae sensu Balss. Pour les généralités et indications diverses, nous renvoyons aux notes pré¬ cédentes 1, notamment à l’introduetion de la note II sur Micropanope et Medaeus {Bull. Mus., 39, n® 2, 1967). Dans la note traitant de l’articulation ischio-mérale des chélipèdes {ibid., 40, nO 1, 1968), plusieurs pages sont consacrées au genre Carpilius et aux genres vivants et fossiles apparentés. Carpilinae Ortmann, 1893 Carpilides [pro parte) A. Milne Edwards, 1862, pp. 41, 42 (p. 45 : Carpilides bombés) ; 1865a, pp. 172, 173, 174 (p. 177 : Carpilides bombés) ; 18656, pp. 208, 212. Carpilinae {pro parte) Ortmann, 1893, pp. 429, 463, 468. Carpilioida {pro parte) Alcock, 1898, pp. 72, 77, 78. Serène, 1965, pp. 9, 23. Carpilinae Beurlen, 1930, p. 358. Dès à présent, nous rattachons aux Carpilinae trois genres actuels ; Carpi¬ lius Leach {in Desmarest, 1825), Euryozius Miers, 1886, et Gardineria Rathbun, 1911 ; et deux genres fossiles : 'fPalaeocarpilius A. Milne Edwards, 1862, et ^Ocalina Rathbun, 1929 (cf. p. 324, notamment la note 1). Notre conception du groupement ayant pour type le genre Carpilius s’op¬ pose aux vues classiques non seulement par l’identité des genres qui lui sont attribués ici mais surtout par les alïinités que nous lui reconnaissons. On peut s’étonner que l’on ait choisi, puis conservé, les Carpilius comme représentants typiques de groupes (d’extension variable selon les auteurs) ne renfermant que des formes en vérité fort différentes d’eux. Le fait que l’on ait si longtemps 1. Voir Itutt. Mus. Hist. itat., 2® sér., 38, n® 5, 1966, pp. 744-762, fig. 1-24 ; n® 6, 1966 (1967), pp. 828-845, lig. 25-41 ; 39, ii“ 2, 1967, pp. 345-374, fig. 1-42 ; n® 3, pp. 540-563, fig. 1-36 ; n° 4, 1967 (1968), pp. 695-727. fig. 1-60 ; 40, n® 1, 1968, pp. 149-166, fig. 1-19, pl. 1. — 321 — maintenu les groupements imparfaits dûs aux connaissances incomplètes des premiers naturalistes, s’explique non seulement par la conformité aux sys¬ tèmes établis mais aussi par le caractère graduel et dispersé des interpréta¬ tions successives sur la valeur taxonomique des données morphologiques. C’est ainsi que quelques carcinologistes ont entrevu la position particulière des Car- pilius mais ont continué à les classer comme autrefois. Genre Carpilius Leach {in Desmarest, 1825) Une brève revue historique nous apprend que, depuis Linné, le genre Car¬ pilius a été le plus souvent considéré comme appartenant au même groupe que des formes typiquement xanthiennes telles quAtergatis de Haan, Carpi- lodes Dana, Liomera Dana, Actaea de Haan, etc. Pour H. Milne Edwards, Stimpson, Dana, A. Milne Edwards, Ortmann, Alcock, Borradaile, Klun- ziNGER, etc., Carpilius est un Xanthidae, de forme curieuse certes, mais banal quant à sa position taxonomique et qui, somme toute, s’apparente aux genres cités plus haut, c’est-à-dire au groupe de Crabes constituant actuellement les Xanthinae sensu Balss. H. Milne Edwards (1834, pp. 380-382) avait bien observé la disposition inusitée de la région orbito-antennaire ; de Haan (1833, pp. 2, 4, 6, 16-17, pl. B), la lacinie profondément échancrée des mxpl ; Dana (18526, p. 159), les crêtes endostomiennes (incomplètes) ; et Stephensen (1945, pp. 155-156, 224, fig. 40) avait noté les pléopodes de type « ménippien ». Néan¬ moins, chacun préféra s’en tenir au statu quo et c’est ainsi que, dans la classi¬ fication de Balss (1957, p. 1647), les Carpilius ont pris place, selon l’ancien système et avec l’assentiment quasi général, parmi les Xanthinae. Quelques auteurs ont pourtant suggéré une autre voie : Bohn (1901, p. 291, 315, 320, fig. 183-185), qui, opposant le genre Carpilius aux Xanthidae vrais, à savoir Xantho Leach, Actaea de Haan, etc., le rapproche de Menippe de Haan et de Pseudozius Dana et le range dans les Pseudo-Xanthidés, composés des Carpi- liens, Pseudoziens et Panopéiens ; Odhner (1925, p. 8), qui met en doute l’ap¬ partenance de Carpilius aux Xanthidae ; Tweedie (19506, pp. 110, 142-143), qui, invoquant le caractère des pléopodes mâles, propose le rattachement aux Menippinae. Ce désaccord souligne bien l’ambiguïté systématique de ces Bra- chyoures, dont on pourrait croire que la grande taille et l’abondance dans les récoltes ont donné une impression illusoire de banalité. L’association de Carpilius à des Xanthinae du type Atergatis nous paraît fondée sur des analogies superficielles (du moins si l’on considère les genres vivants) et, à notre avis, les traits ménippiens ou pseudoziens entrevus par quelques carcinologistes correspondraient mieux à la réalité. Néanmoins, la présence de plusieurs singularités de structure nous semble motiver l’isolement des Carpilius et des genres apparentés dans un groupement particulier. Les Carpilinae constitueraient une lignée parallèle aux Menippinae, avec peut-être, à l’origine, une souche ancestrale commune ; à moins encore qu’appartenant à une même série évolutive, l’un des deux groupes dérive de l’autre. L’hypo¬ thèse selon laquelle il n’y aurait pas eu au départ indépendance des Carpilinae et des Menippinae expliquerait qu’ils n’ont pas l’air étrangers et paraissent réunis par certains liens. Pour expliquer ces ressemblances lointaines, on peut invoquer aussi l’expression morphologique d’une équivalence ou, à tout le moins, d’une proximité des niveaux évolutifs. — 322 — De nombreux caractères mettent les Carpilius à part des autres Xanthidae : tout d’abord, la voussure et la forme ovoïde de la carapace (pl. 1, fig. 1), laquelle ne présente qu’un faible élargissement transversal à la limite des bords anté¬ rieur et postérieur ; un test chitineux mince, fragile ; une ornementation réduite à l’extrême (face dorsale lisse et sans traces de lobulation ; corps pratiquement glabre ; chélipèdes et pattes ambulatoires lisses ; etc.). Le bord antéro-latéral est épais, non marginé, sans dents ni incisures, avec seulement un tubercule mousse postérieur et un autre plus petit à l’angle orbitaire externe ; comme le faisait remarquer H. Milne Edwards (1852, p. 29), dans l’armature mar¬ ginale de la carapace le lobule exorbitaire et la dent mésobranchiale sont les formations les moins sujettes à avorter et, de là, les plus constantes (chez cer¬ tains fPalaeocarpilius il y a plusieurs tubercules antéro-latéraux). La disposi¬ tion antenno-orbitaire (fig. 1), très particulière, est commandée par la forme Fig. 1-6. — Région antéro-ventrale de la carapace. 1, Carpilius convexus (Forskâl), 60 X 81 mm, Tahiti (grandeur nature) ; 2, fFalaeocarpilius macro- cheilus (Desmarest). D’après A. Milne-Edwards, 1865a, pl. 2, fig. lb;3, ^Ocalina floridana Rathbun. D’après Rathbun, 1929, pl. 2, fig. 1. On voit que l’extrémité de l’article basal anten- naire (a) est éloignée de l’orbite (o) ; 4, Gardineria canora Rathbun, holotype $ 7,7 X 11,2 mm, île Providence (USNM 41535) (X 5). Dans la région sous-hépatique, on aperçoit la pars stridens du dispositif de stridulation ; 5, "fKanthopsis leachi (Desmarest). D’après A. Milne-Edwards, 1865a, pl. 15, fig. Ib ; 6, '\Harpactocarcinus punctulatus (Desmarest). D’après A. Milne-Edwards, 1865a, pl. 8 bis, fig. Ib. du front, lequel est épais, rabattu, et offre une avancée médiane ; les deux lobes médians forment une sorte de pseudo-rostre, plus ou moins bilobé. L’article basal antennaire, bien développé et oblique, se trouve enchâssé entre le rebord sous-frontal et la paroi ptérygostomienne mais conserve une certaine mobilité. Les cavités orbitaires sont bien arrondies, sans traces de sutures et paraissent 323 presque fermées par suite du rapprochement du front et de la paroi orbitaire. L’appareil buccal et respiratoire des Carpilius est caractéristique : forme inha¬ bituelle des mxp3, devenus operculiformes ; crêtes endostomiennes limitées à la partie postérieure ; lacinie de mxpl (fig. 7) profondément échancrée sur son bord antérieur (constitution d’un orifice respiratoire particulier) et espace pré- labial spacieux ; grand développement des branchies de mxp3 aux dépens des branchies de mxp2 ; branchies faiblement cbitinisées et poils en brosse sur les épipodites (cf. Bohn, loc. cit.). Les autres caractères essentiels de Carpilius sont le plastron sternal relati¬ vement étroit, avec des bords subparallèles ; l’abdomen mâle composé de 6 seg¬ ments et l’abdomen femelle de 7 segments ; le condyle articulaire de la coxa de pl sur le sternum, allongé et cylindrique, tandis que les condyles des coxas de p2-p5 sont plus courts et tous à peu près de même grosseur ; en ce qui con¬ cerne les chélipèdes, la forte hétérochélie accompagnée d’une hétérodontie sensible, et la disparition du basis-ischion lequel s’est fusionné avec le mérus (cf. Guinot, Bull. Mus. Hist. nat., 2® sér., 40, 1968, n® 1, fig. 9, pl. 1, fig. 1) ; les pattes ambulatoires longues, grêles et subcylindriques, à dactyle très allongé, et lisses, réalisant une morphologie qui rappelle les appendices présents chez les Crabes à carapace en forme de bouclier {Calappa, certains Parthenopidae, etc.) ; le pli (J (fig. 10 : C. corallinus) à peine ou peu incurvé, obliquement tron¬ qué à l’extrémité, laquelle offre une large ouverture terminale ; le pl2 (fig. 11 : id.) dépassant de beaucoup le pli, avec le segment basal allongé et avec un long flagelle, recourbé en crosse ou enroulé, qui ne présente pas la même épais¬ seur sur toute sa longueur. Les Carpilius vivants sont représentés par trois espèces, toutes trois de grande taille. C. maculatus (Linné, 1758), l’espèce-type, et C. conve.xus (Forskâl, 1775) sont indo-pacifiques, convexus s’étendant jusqu’à l’île Clipperton (cf. Garth, 1965, p. 17). C. corallinus (Herbst, 1783) vit dans l’Atlantique occiden¬ tal, sur les côtes américaines, des îles Bahamas au Brésil. Les Carpilinae fossii.es Les caractères, que nous connaissons, des ^Palaeocarpilius A. Milne Edwards, 1862, les placent incontestablement tout près des Carpilius. Les mêmes traits essentiels prédominent, hormis quelques différences d’ordre mineur, notamment la présence d’ornements sur les chélipèdes (tubercules sur le bord supérieur de la main et sur la face externe du carpe) et parfois aussi (fP. macrocheilus, fP. aqui- tanicus, etc.) sur le bord antéro-latéral de la carapace ; le grand développement de l’article basal antennaire (fig. 2) qui est en contact avec le front sur une plus grande longueur et se trouve donc enchâssé beaucoup plus complètement. Le genre 'fPalaeocarpilius compte une quinzaine d’espèces environ, pour la plupart de l’Éocène. L’espèce-type macrocheilus (Desmarest, 1822) est connue de l’Éocène (Lutétien) mais se prolonge jusqu’à l’Oligocène. Quelques formes plus récentes sont apparues à l’Oligocène et au Miocène. Le seul repré¬ sentant du genre en Amérique du Nord serait |P. hrodkorhi Lewis et Ross, 1965 (p. 236, fig. 1) ; à noter que 1’ 'fllarpactocarcinus mississipiensis signalé par Richardson en 1954 (p. 219, fig. 87-90) nous paraît être aussi un '\Palaeocarpilius (cf. Guinot, Bull. Mus., 40, n® 1, 1968). Le genre Carpilius existait déjà au Miocène sous la forme de fC. antiquus 324 Glaessner, 1928, du Tortotiien (cf. aussi Bachmayer, 1953, p. 252, pl. 3, fig. 1 : 'fCarpilius sp.). Il y aurait lieu de rechercher, sur des bases nouvelles, les liens entre 'fPalaeo- carpilius et d’autres genres également de prédominance éocène, tels que ^Harpactocarcinus A. Milne Edwards, 18()2 [espèce-type : ^H. punctulatus (Desmarest)] ; ^Xanthopsis McCoy, 1849 [espèce-type : fX. leachi (Desmarest)] et 'fHarpactoxanthopsis Via, 1959 [espèce-type : f//. quadrilohata (Desmarest)], pour lesquels Via (1959, p. 50) a établi la sous-famille des Xanthopsinae, à placer selon l’auteur entre Menippinae et Carpilinae. Le genre '\Tumidocarci- nus Glaessner, 1960, devrait être également considéré. Nous croyons, avec cer¬ taines réserves toutefois car nous n’avons pu nous reporter à toutes les espèces, que chez les genres fossiles énumérés, l’articulation ischio-mérale du chélipède est normale, sans soudure (apparente) entre basis-ischion et mérus, lesquels apparaissent bien séparés, disposition qui les distingue donc des '\Palaeocar- pilius. Mais, dans un strict examen, ne pourrait-on déceler sur le matériel fos¬ sile les étapes du processus évolutif précédant la soudure du basis-ischion et du mérus, c’est-à-dire les signes de la future disparition de l’articulation entre ces deux articles, tels que ligne de la suture incomplète qui caractérise les ché- lipèdes des Crabes du genre vivant Myomenippe ? Ce serait là une précieuse indication pour identifier les Brachyoures dont les P alaeocar pilius ont hérité l’organisation, notamment cette tendance à la soudure sur pl, et, plus large¬ ment, pour reconstituer la filiation des Carpilinae. De toute façon, force est d’admettre que la séparation des genres fossiles cités d’avec les Menippinae primitifs ne peut être que très incertaine et cela d’autant plus qu’il y a éventuellement eu contact à la base entre toutes ces formes ou, du moins, certaines d’entre elles. Par ailleurs, la distinction de cer¬ taines espèces de ces mêmes genres ainsi que celle des Menippinae par rapport au petit groupe naturel que constituent les genres actuels Platyxanthus A. Milne Edwards, Homalaspis A. Milne Edwards et Pelaeus Eydoux et Souleyet (cf. Guinot, 1968a, pp. 696-699), ne peut manquer d’être délicate. A ce propos, nous avons déjà signalé l’extrême ressemblance entre la fMenippe chau- vini (de Berville, 1856) (cf. A. Milne Edwards, 1865a, p. 292, pl. 20, fig. 1), de l’Éo- cène, et l’espèce actuelle, du Pacifique, Pelaeus armatus Eydoux et Souleyet (cf. Gui¬ not, ibid., fig. 4). Nous sommes d’avis que chauuini n’appartient pas au genre Menippe et que, probablement, elle s’apparente au genre Pelaeus. Ainsi, tout nous porte à croire que, déjà à l’Éocène, la lignée que l’on pourrait appeler « platyxantbienne » (et où Pelaeus apparaît bien comme une forme archaïque) était différenciée. 1. Deux genres fossiles sont parfois rapprochés de Carpilius et de f Palaeocarpilius par les paléon tologistes : tout d’abord le genre f llolocarcinus Withers, 1924, connu par la seule espèce-type t II. sul- catus Withers, de l’Éocène moyen du Nigéria ; et le genre f Carpiliopsis Fischer-Benzon, 1866, repré¬ senté par l’espèce-type t C. ornata Fischer-Benzon, du Crétacé supérieur (Danien, Danemark), et par t G. simplex Secretan, de la faune crétacique malgache. Ces formes, plus anciennes t que Palaeo¬ carpilius. ont en elîet quelques ressemblances avec les Carpilinae, mais pour l’instant une parenté réelle avec ces derniers nous semble trop incertaine pour que nous les envisagions dans ce travail préliminaire. PLANCHE I Fig. 1. — Carpilius cotwexus (Forskâl), d 60 X 81 mm, Tahiti, Forest et Guinot det. Fig. 2. — Gardineria canora Rathbun, holotype $ 7,7 X 11,2 mm, île Providence (USN.V1 41535). Fig. 3. — Euryozius bouvieri (A. Milne Edwards) J 9,7 X 14,5 mm, Sào Tomé, T5, Exp. Calypso, Forest et Guinot det. D. GUINOT PLANCHE 1 Bull, lilus. nat. liist. nat., 2® série, t. 40, ii° 2, 1968. D. GÜINOT PLANCHE II Bull. Mus. nat. Ilist. nul.. 2® séri<^, I. ^lO, n** 2, 1908. 325 Enfin, il faut tenir compte aussi de confusions possibles avec certains Xan- thinae du type Atergatis, au cas où de telles formes se seraient tôt différenciées. Beurlen (1930, pp. 358, 375), qui réunit Carpilius et '\Palaeocarpilius dans la sous-famille des Carpilinae (à noter qu’il écrit par erreur, p. 358, que les crêtes endostomiennes manquent), suppose des contacts avec les Oziinae sensu Alcock (1898, pp. 176, 181) ; il émet l’hypothèse que 'fPalaeocarpilius « sb ratta¬ cherait directement aux Xanthinae primitifs {ifXanthopsis) ou aux Menippinae, étant la phase antécédente des Carpilinae ou des Oziinae ». Un autre genre fossile, '\Ocalina Rathbun, 1929, représenté par la seule espèce- type |0. floridana Rathbun, 1929 (p. 2, pl. 1-3), de l’Éocène supérieur d’Amé¬ rique (cf. Lewis et Ross, 1965, p. 234), offre sur les chélipèdes la même dis¬ position que Carpilius et '\Palaeocarpilius. Sur la photographie publiée par Rathbun [ibid., pl. 3, fig. 1), on distingue bien l’attache directe de la coxa sur le mérus, c’est-à-dire, en fait, sur le basis-ischion-mérus. Nous avons pu vérifier ce caractère sur plusieurs grandes '\floridana déposées à l’U.S.N.M. de Washington. Le genre fOcalina a été, dès sa description et sur la base des carac¬ tères classiques de morphologie, rapproché de ^Palaeocarpilius, dont il diffère par le corps moins globuleux, la carapace subovale transversalement (pl. 2, fig. 3), le front plus large, l’article basal antennaire plus court et n’atteignant pas le front (fig. 3), etc. La conformation de la partie basilaire du chélipède confirme les liens d’ 'fOcalina avec 'fPalaeocarpilius et nous plaçons donc le genre de Floride parmi les Carpilinae. Par le biais d’ "fOcalina, nous abordons la question des genres actuels Euryo- zius Miers, 1886, et Gardineria Rathbun, 1911. En effet, certains traits d’fOca- lina évoquent ces derniers, notamment la forme générale du corps et le front. Toutefois, "fOcalina est certainement plus carpilien qu’ Euryozius et Gardineria, qui se séparent des Carpilius par une série de caractères indiquant peut-être, selon nous, un niveau d’évolution différent au sein d’une même lignée évolutive (cf. infra). Genres Euryozius Miers, 1886 et Gardineria Rathbun, 1911 Nous excluons du genre Pseudozius Dana, 1851 [espèce-type : Ps. caystrus (Adams et White)] l’espèce est-atlantique Ps. houvieri (A. Milne Edwards, 1869), pour laquelle Miers (1886, p. 141, 142) avait autrefois créé le sous-genre Euryozius. Nous élevons donc Euryozius au rang de genre, avec pour espèce- type E. houvieri (A. Milne Edwards). En distinguant Euryozius de Pseudozius, Miers avait bien remarqué certains traits distinctifs du premier : carapace plus large, lobes frontaux plus saillants et plus arrondis, crêtes endostomiennes partiellement développées, mérus de mxp3 légèrement saillant à l’angle antéro- externe. 1. fPalaeocarpilius straeleni Remy, 1954, du Lutétien inférieur du Sénégal, avec sa carapace transversalement ovalaire et lobulée sur le bord antéro-latéral, rappelle fOcalina. PLANCHE II Fig. 1. — Pseudozius inornatus Dana, $ ovigère 13 X 21,7 mm, Samoa, Filhol coll., Lucas det. Cancer rotundifrons. Fig. 2. — Euryozius bouoieri (A. Milne Edwards), $ 30 X 47 mm, îles du Cap Vert, Exp. l.,e Talisman, A. Milne Edwards det. Pseudozius bouoieri. Fig. 3. — fOcalina floridana Rathbun, Eocène, Floride. D’après Rathbun, 1929, pl. 1, fig. 3. 21 — 326 — Aujourd’hui, tout près d' Euryozius bouvieri nous plaçons le genre Gardineria Rathbun, 1911, représenté par une seule espèce, G. canora Rathbun, 1911 (p. 236, pl. 17, fig. 7, 8), qui n’est connue que par le spécimen original recueilli dans l’Océan Indien occidental, à l’île Providence. Indiquant que Gardineria est une anomalie parmi les Xanthidae, Rathbun {loc. cit.) le regarde comme un genre vraiment à part, sans liens apparents avec des formes xanthoïdes. En fait, canora est tellement proche de bouvieri que notre premier mouvement fut d’unir les deux genres Gardineria et Euryozius. Pratiquement, tous les carac¬ tères concordent. Nous avons maintenu séparé Gardineria surtout pour la rai¬ son que le mâle de l’espèce de Rathbun n’est pas connu. En effet, c’est une femelle, et non un mâle comme Rathbun l’a mentionné, qui est l’unique exem¬ plaire signalé de ce genre si intéressant. Le spécimen-type (Ç 7,7 X 11,2 mm) est déposé à l’U.S.N.M. (no 41535) où nous l’avons examiné ; par la suite, le Dr. R. R. Manning et le Dr. H. B. Roberts ont eu la grande obligeance de nous envoyer ce même exemplaire à Paris où nous avons pu le comparer à Euryozius bouvieri et le figurer. Selon toute probabilité, les pléopodes 1 et 2 de canora sont analogues à ceux de bouvieri, mais le risque subsiste qu’ils soient un peu différents et, qui sait, plus carpiliens : dans la meilleure hypothèse, meilleure car elle corroborerait notre filiation Carpilius-Gardineria-Euryozius, le pl 2 pourrait par exemple posséder un segment basal allongé et surmonté d’un flagelle terminal filiforme (du type Globopilumnus stridulans Monod) ou même franchement long. Quoi qu’il en soit, Euryozius et Gardineria, ici non confondus, sont inséparables en raison de leurs multiples affinités. Nous rappellerons brièvement les traits essentiels d’ Euryozius bouvieri et de Gardineria canora, en précisant au passage les différences entre les deux espèces. Chez l’un et l’autre genre, la carapace est convexe, assez large, de forme sub¬ circulaire, et avec la région frontale déclive. A noter que chez bouvieri (pl. 1, fig. 3, pl. 2, fig. 2), surtout chez les grands spécimens, la carapace est plus ova¬ laire transversalement, plus épixanthienne (rappelant en cela '\Ocalina : pl. 2, fig. 3) que chez canora (pl. 1, fig. 2) où la forme est comparativement plus cir¬ culaire, plus carpilienne (malgré un bord antéro-latéral bien plus court). Cette allure du corps est commandée par les proportions de la carapace et aussi par la courbure du bord antéro-latéral : chez canora, ce dernier offre un petit rayon de courbure, ce qui contribue à donner à Gardineria un peu l’air d’un Carpilius en miniature. Dans les deux genres, l’armature marginale est très réduite : il y a seulement vers l’arrière deux dents tuberculiformes, dont la pos¬ térieure, prolongée sur la face dorsale par une petite crête, serait homologue du tubercule mousse, formant bourrelet, si caractéristique des Carpilius. Le bord antéro-latéral, qui apparaît marginé chez canora, ne semble pas rejoindre l’angle exorbitaire mais se prolonger au-dessous de la carapace vers l’angle externe de la cavité buccale ; il est garni ventralement et sur toute sa longueur d’un appareil stridulatoire consistant, chez bouvieri comme chez canora (d’où cette appellation de canorus, a, musicien, choisie par Rathbun), en une série de petites côtes parallèles sur lesquelles vient frotter une expansion plate et tron¬ quée du carpe des chélipèdes (cf. Guinot-Dumortier et Dumortier, 1960, pp. 121-122, fig. 4). La face dorsale est lisse, pratiquement sans trace de régions. Le front se présente comme une avancée assez inclinée et large, en forme de « cupid’s bow » (Rathbun, loc. cit., pour canora), incisée en son milieu, et pas¬ sant sans encoche au bord orbitaire : il constitue une sorte d’auvent qui abrite — 327 les anteniiules et les antennes. Les orbites sont légèrement ovalaires, avec un petit tubercule vers l’angle externe et un autre, voisin, placé sur le bord infra- orbitaire ; leur bord est assez épais, sans incisures chez bouvieri, avec deux légères incisures supra-orbitaires cbez canora. L’article basal antennaire (fig. 4 : canora) est court, légèrement incliné, complètement indépendant du front, et mobile ; c’est l’article suivant qui, assez développé, atteint le front. Les mxp3 (fig. 4 : canora) sont sensiblement du même type que chez Carpilius : assez larges, avec l’endopodite et l’exopodite bien coaptés, ils offrent une saillie à l’angle antéro-externe du mérus. Les crêtes endostomiennes sont incomplètes chez bouvieri, un peu plus développées vers l’avant, semble-t-il, chez canora. Chez bouvieri (fig. 8), la lacinie de mxpl est munie sur son bord antérieur d’une profonde encoche, disposition ressemblant beaucoup à celle des Carpilius (fig. 7) ; par contre, chez canora (fig. 9) le bord semble seulement un peu creusé ; chez les deux espèces, il y a un pseudo-lobe portunien. Comme dans le genre Fig. 7-9. — Lacinie de mxpl, 7, Carpilius convexus (Forskâl) (x 4) ; 8, Euryozius bouvieri (A. Milne Edwards) (X 17) ; 9, Gardineria canora Rathbun (x 20). Carpilius, chez bouvieri les branchies de mxp3 sont bien développées, celles de mxp2 ont subies une réduction ; Bohn (1901, p. 298) les décrit comme plutôt faiblement chitinisées et munies d’une ornementation peu accentuée. La paroi branchiostégiale offre la même conformation chez les deux espèces. Dans l’en¬ semble, la forme des chélipèdes de bouvieri et de canora est celle de Carpilius ; il y a seulement, en plus, la saillie du carpe qui constitue le plectrum du dispo¬ sitif de stridulation. Par ailleurs, le basis-ischion est soudé au mérus, mais on reconnaît très nettement la portion basi-ischiale à une crête située sur le bord supérieur dans la région proximale de l’article constituant le basis-ischion- mérus. Les pattes ambulatoires sont longues, cylindriques, lisses, de même type que chez Carpilius. Le plastron sternal est assez large, peu rétréci en avant. L’abdomen mâle (bouvieri) est composé de 7 segments. Les pléopodes mâles, connus seulement chez bouvieri (cf. Monod, 1956, fig. 276, 277, 278), sont par¬ ticuliers : le pli (fig. 15 a, b), subdroit, porte sur presque les 2/3 de sa longueur des soies courtes disposées en deux rangées ; le pl2 (fig. 16), nettement plus court, comprend un segment proximal relativement développé, prolongé par un petit lobe effilé. Pour récapituler, les principales différences entre Euryozius bouvieri et Gar¬ dineria canora intéressent les caractères suivants : le bord antéro-latéral de la carapace dont la courbure n’est pas la même, d’où une forme transversalement ovalaire chez bouvieri, plus arrondie chez canora (du moins chez l’unique petit spé- — 328 cimen connu) ; les lobes frontaux moins larges et un peu plus saillants dans la région médiane chez bouvieri ; les cavités orbitaires peut-être un peu plus ovalaires chez canora ; les mxp3 qui, chez bouvieri, laissent un espace entre leur bord antérieur et le bord du cadre buccal, c’est-à-dire qu’il y a une fente pros- tomienne, laquelle se trouve, semble-t-il, réduite chez canora ; la lacinie de mxpl découpée chez bouvieri. Indiquons encore que les pattes ambulatoires, notamment le mérus de p5, sont plus allongées chez canora où, de plus, une pilosité marginale (faible) est présente. La plupart de ces différences ne semblent que d’ordre spécifique ; si, par la suite, on décide de maintenir bouvieri et canora dans des genres distincts, il y aura lieu de faire la part des différences d’ordre générique et de celles d’ordre spécifique. Bohn (1901, pp. 297-298) a insisté sur les caractères de faible spécialisation présentés par bouvieri, surtout l’indépendance de l’antenne par rapport au front, la formule branchiale avec une réduction peu marquée des branchies antérieures et l’ornementation peu accentuée des lamelles branchiales et des poils épipo- diaux. Un début de différenciation se manifesterait avec la formation d’un ori¬ fice respiratoire prélabial. Chez Gardineria canora, l’organisation est certaine¬ ment analogue ; toutefois la lacinie de mxpl entre pour une moindre part dans la constitution de l’orifice respiratoire. Les liens A' Euryozius et de Gardineria avec Carpilius nous apparaissent maintenant assez clairement. Bohn (loc. cit., p. 316) l’avait pressenti en pla¬ çant côte à côte ses Pseudoziens (seulement représentés par Pseudozius bou¬ vieri) et ses Carpiliens parmi les Pseudo-Xanthidés. Toutefois, cette parenté ne se dessine pas avec une pleine évidence et sa reconnaissance repose sur une interprétation, prudente, des caractères structuraux. On comprendra mieux la difficulté si l’on se souvient que Rathbun [loc. cit.) n’a su où placer Gardineria et que, bien plus tard, Balss (1957, p. 1648) l’a mis parmi les Xantbinae au moment où Monod (1956, p. 240) soulignait la position très incertaine de « Pseu¬ dozius » bouvieri et le rangeait, selon ses propres termes, à titre de pis-aller aux côtés des Pilumninae vrais. L’habitus général de Gardineria évoque vraiment Carpilius : forme de la carapace, courbure du bord antéro-latéral, péréiopodes, mxp3, etc. Si, chez Euryozius, la physionomie est peut-être moins carpilienne, néanmoins les mêmes traits essentiels se retrouvent, avec en plus la lacinie de mxpl découpée de même façon, mais à un degré moindre, que chez Carpilius. Peut-être les orbites sont-elles plus allongées, encore que les grands bouvieri offrent des cavités orbitaires tout à fait arrondies. Le front d’ Euryozius fait songer à "fOca- lina, mais il s’agit justement d’un genre apparenté à Carpilius. Le bord antéro¬ latéral, bien que plus court, a des allures carpiliennes, surtout chez Gardineria : la dent postérieure correspondrait au tubercule épibrancbial caractéristique de Carpilius ; la dent placée juste au-dessus rappelle les 'fPalaeocarpilius dont l’armature marginale est réduite à quelques tubercules postérieures, par exemple ■fP. brodkorbi Lewis et Ross. Pourtant, certains traits différencient Euryozius- Gardineria de Carpilius, Tout d’abord, la disposition antennaire : chez les deux premiers, l’article hasal antennaire est éloigné, indépendant du front, tandis que chez Carpilius il est très développé et s’appuie largement sur le rebord sous-frontal. La tendance à l’enchâssement se manifeste franchement chez les Carpilius (fig. 1) ainsi que dans le genre fossile américain '\Ocalina (fig. 3), mais il s’en faut que celui-ci — 329 soit aussi complet que chez les f Palaeocarpilius (fig. 2), où l’article basal atteint le sommet du rebord ptérygostomien. Cependant, chez Carpilius et '\Ocalina comme chez Palaeocarpilius, l’antenne n’est soudée ni au front ni à la paroi orbitaire, si bien que la mobilité est conservée. Généralement, le développement de l’article basal antennaire s’accompagne d’un contact, voire d’une soudure, avec les régions avoisinantes et aboutit à une immobilisation. C’est donc, aussi bien, eette fixité de l’article basal antennaire qui est regardée comme un carac¬ tère « évolué ». Dans le cas présent, c’est moins l’allongement de l’article basal que le maintien de sa mobilité dont il faut tenir compte. En ce sens, les trois genres cités ne différeraient pas essentiellement des genres Euryozius et Gardi- neria. Si l’on ne retenait que le caractère de l’extension de l’article basal, sans considérer la mobilité, force serait d’admettre que 'f Palaeocarpilius est, sur ce point, plus avancé que Carpilius : dans le genre fossile, la clôture de l’orbite est réalisée de la façon la plus complète (fig. 2). On peut remarquer que chez les genres fossiles plus ou moins reliés, selon les paléontologistes, à '\Palaeo- carpilius, l’article basilaire, bien que différent, est également développé et s’ap¬ proche du front, ainsi chez '\Harpactocarcinus (fig. 6) et '\Xanthopsis (fig. 5). Vue sous cet angle, la disposition antenno-orbitaire particulière à 'f Palaeocar¬ pilius apparaît commandée par la forme du front, le rapprochement de celui-ci et de la paroi orbitaire entraînant la clôture de l’orbite. Chez Carpilius (fig. 1) c’est l’article 4 qui occupe l’étroit hiatus orbitaire, mais la clôture de l’orbite est assurée de la même façon que ehez son ancêtre. Chez Euryozius et Gardi- neria (fig. 4), l’article basal antennaire (2 3) est très court et c’est seulement l’article 5 qui se trouve inclus dans la fente orbitaire ; le front n’offre qu’une légère avancée et les orbites sont un peu plus largement ouvertes. Sur ce point, la disposition serait donc plus primitive que chez 'f Palaeocarpilius et Carpilius. En ce qui concerne la structure de la partie basilaire des chélipèdes (cf. Gui- NOT, Bull. Mus. Hist. nat., 40, n° 1, 1968), la soudure ischio-mérale est plus avancée chez Carpilius, '^Palaeocarpilius et 'fOcalina, le basis-ischion se con¬ fondant si complètement avec le mérus que la démarcation entre les deux élé¬ ments du basis-ischion-mérus n’est plus vraiment décelable. La soudure est totale aussi chez Gardineria et Euryozius mais l’emplacement de la suture ischio- mérale se reconnaît aisément, en même temps que sont encore différeneiées les fractions basi-ischiale et mérale. Une situation comparable s’observe dans la morphologie de l’abdomen mâle, qui offre les 7 segments primitifs chez Euryo¬ zius et qui, chez Carpilius, comme déjà chez Palaeocarpilius, montre une sou¬ dure des segments 3-4. Si l’on s’adresse au caractère du sternum, ce dernier apparaît plus étroit chez Carpilius, ce qui constituerait un trait primitif. Quant aux pléopodes mâles, ils se présentent certes différemment chez Car¬ pilius et chez Euryozius, mais cette situation procède plus là encore, selon nous, d’un décalage dans la position phylogénétique des deux genres que d’une dissemblance profonde dans leur conformation. Le pli est, grosso modo, de même type chez Carpilius (fig. 10 a, b : C. corallinus) et chez Euryozius bouvieri (fig. 15 a, b). Le pl2 est très développé chez les trois espèces de Carpilius (fig. 11 : id.), beaueoup plus long que le pli (tout comme chez la plupart des Menippi- nae), de sorte qu’à première vue il y a une opposition avec la brièveté de ce même appendice chez Euryozius. Or, le pl2 de houoieri (fig. 16) n’est pas typi¬ quement xanthien (nous voulons dire : de Xanthinae) : il semble relativement plus long (caractère à revoir, à mesurer) et porter un segment distal plus effilé. — 330 — On pourrait le considérer (sans implication phylogénétique) comme un pl2 de Carpilius raccourci (cf. p. 00). La nature carpilienne des pléopodes mâles d’Eu- ryozius n’est certes pas prouvée mais se révèle assez plausible. Pour résumer, un hiatus indiscutable sépare le genre Carpilius (et avec lui ^Palaeocarpilius et peut-être même ’^Ocalina) des genres Euryozius et Gardi- neria. Les Carpilius reproduisent beaucoup de caractères ancestraux présumés ; certains traits, à savoir la relative étroitesse du sternum, la mobilité de l’an¬ tenne, la formule et l’ornementation branchiales, la morphologie des pléopodes sexuels, apparaissent comme primitifs. Par ailleurs, plusieurs éléments de leur organisation attestent un niveau d’évolution certain : ainsi, l’abdomen mâle composé de 6 segments seulement ; la présence sur pl d’un basis-ischion-mérus provenant du « télescopage » des deux articles originels ; la clôture des orbites ; la spécialisation d’un orifice respiratoire prostomial. Nous en avons conclu que les Carpilius appartiennent à une souche très ancienne, dont ils sont les des¬ cendants, à certains égards peu modifiés, et que nous assistons avec eux à la fin d’une série évolutive. Euryozius et Gardineria auraient un ancêtre commun avec Carpilius mais en seraient plus éloignés, se seraient plus tard différenciés : ainsi s’expliqueraient la simultanéité de caractères primitifs (antenne, abdo¬ men mâle) et évolués (élargissement du sternum par exemple), en même temps que le stade légèrement moins avancé de la soudure ischio-mérale des chéli- pèdes et peut-être aussi la disposition des pléopodes mâles. Sur le plan biogéographique, Euryozius et Gardineria (à propos desquels n’est pas exclue la possibilité d’une réunion en un genre unique) offrent la dis¬ tribution suivante. E. bouoieri ^ habite l’Atlantique oriental, depuis les Açores, Madère, les Canaries, etc., jusqu’aux îles du Golfe de Guinée, à Sainte- Hélène, l’île Ascension, et descend jusqu’à l’Angola : il est presque exclusivement insu¬ laire, sauf au sud de son aire de répartition, et vit dans la zone intercotidale jusqu’à 60 m. Quant à G. canora, elle n’est connue que de l’Océan Indien occi¬ dental (île Providence), à une profondeur de 50 m. Remarques sur le genre Pseudozius Dana, 1851 La présence de caractères particuliers chez la forme ouest-africaine connue sous le nom de Pseudozius houvieri (A. Milne Edwards, 1869) nous a amenée à la séparer du genre Pseudozius Dana et à rétablir au niveau générique le sous- genre créé pour l’accueillir, puis pratiquement oublié, Euryozius Miers, 1886. Ainsi réduit, le genre Pseudozius Dana, 1851 (p. 127 ; 1852 a, p. 81 ; 1852 b, p. 232) constitue un petit groupement homogène composé de trois espèces indo-pacifiques : Ps. caystrus (Adams et White, 1848), l’espèce-type ; Ps. inor- natus Dana, 1852 ; et Ps. paciflcus Balss, 1938 Le Pseudozius sp. de Bennett, 1964 (p. 67, fig. 62-68, 132) originaire de l’île Camp¬ bell, n’appartient pas, à notre avis, au genre Pseudozius Dana. Ses caractères morpho¬ logiques font davantage songer à une Eriphia et nous la font considérer comme syno- 1. La synonymie de bouvieri est bien indiquée par Monod (1956, p. 239, 6g. 275-278). Nous rele¬ vons des variations dans la Pilosité (peut-être liées au sexe ou à la taille) entre le matériel du Golfe de Guinée et les spécimens des îles du Cap Vert, des Açores. Une comparaison minutieuse s’impose. 2. Nous avons examiné deux spécimens-types (mâles) de Pseudozius pacificus Balss, des îles Mar¬ shall, déposés au Musée de Munich, grâce à l’extrême obligeance du Dr. Egon Popp. 3. Voir aussi la note dans l’article récemment publié par Dell (1968, p. 17). 331 — nyme ou sinon très proche A'E. norfolcensis Grant et McCulloch, 1907, qui habite aussi le Pacifique sud. Il est peu probable que les spécimens signalés comme Pseudozius cayslrm par Finnegan (1931, p. 645) de la côte pacifique américaine (Taboga et Colon) appar¬ tiennent à cette espèce et même au genre Pseudozius. Des différences assez importantes distinguent Pseudozius des genres Euryo- zius et Gardineria. En bref, elles intéressent la plupart des caractères envisagés. Il y a tout d’abord un babitus propre aux Pseudozius (pl. 2, fig. 1 : Ps. inor- natus), notamment le test chitineux plus épais ; la courbure et l’armature du bord antéro-latéral, qui ne rejoint pas nettement l’angle orbitaire externe et porte seulement trois indentations (la 1™ très réduite, voire obsolète chez paci- ficus) ; les orbites petites et rondes, non incisées, sans dent exorbitaire mais avec un épaississement dans la région infra-orbitaire interne ; le front large, peu avancé mais notablement défléchi, obscurément quadrilobé et avec une encoche externe bien marquée ; les chélipèdes assez massifs et inégaux ; les pattes ambulatoires épaisses et pilifères (à noter sur la coxa de p2-p4, sur la face ventrale, des trois espèces une dénivellation au niveau du condyle articu¬ laire sur le sternum, la partie postérieure étant en relief). La disposition de l’antenne des Pseudozius est particulière : l’article basal (2 -|- 3) est court, peu incliné et, sur sa partie proximale externe, vient s’ap¬ puyer une saillie dti bord ptérygostomien, ce qui a pour effet de réduire consi¬ dérablement sa mobilité ; l’article 4, libre, atteint juste le front, tandis que le suivant est replié dans l’encoche comprise entre l’extrémité du front et le lobe supra-orbitaire interne ; le flagelle s’insinue dans l’étroit hiatus orbitaire formé par le rapprochement des angles infra et supra-orbitaires internes. En ce qui concerne l’appareil buccal des Pseudozius, les caractères sont les suivants : mxp3 quadratiques, non élargis antérieurement et en retrait sur l’endostome, avec une encoche sur le bord antérieur du mérus au niveau de l’orifice respi¬ ratoire (à ce même niveau il y a une encoche sur le bord de l’épistome) ; crêtes endostomiennes très fortes et complètes ; lacinie de mxpl de faible largeur et peu avançante, avec un bord antérieur pas ou à peine incurvé, et munie d’un pseudo-lobe portunien développé. Mentionnons encore le plastron sternal large, faiblement rétréci en avant (à peine chez pacificus), avec les épisternites par¬ tiellement délimités ; l’abdomen mâle composé de 7 segments ; la présence d’une articulation ischio-mérale normale, quoique fort ankylosée, sur les chélipèdes ; l’absence de dispositif de stridulation (mais néanmoins, fait troublant, une expansion sur le carpe des pl quelque peu analogue à celle qui sert de plectrum chez Euryozius et Gardineria). Quant aux pléopodes mâles des Pseudozius, ils sont d’un type inhabituel. Le pli, droit ou peu incurvé, est long et grêle, avec une ouverture apicale simple {caystrus ; inornatus : fig. 13 a, b) ou entouré d’un lobe formant une sorte de collerette [pacificus : fig. 12 a, b), et offre une ornementation assez réduite. Le pl2 (fig. 14 : inornatus), peu incurvé, est du type court. Depuis l’établissement du genre par Dana, la position systémaliipic de Pseu¬ dozius semble bien avoir intrigué les carcinologistes et, aujourd’hui encore, elle est loin d’être éclaircie. Les premiers auteurs l’ont toujours placé, avec des modifications dans les détails, aux côtés des Crabes que l’on considère actuelle¬ ment, avec Balss (1957, p. 1650), comme des Menippinae. Ainsi, .Ii.cock (1898, — 332 — Fig. 10-11. — Carpilius corallinus (Herbst), cj 81 X 104 mm, Cuba, Bouvier det. : 10a, pli (X 5) ; 10b, id., extrémité (x 10) ; 11, pl2 {x 5), avec le détail de la jonction des deux segments et aussi de l’apex ( X 20). Fig. 12. — Pseudozius paci ficus Balss, syntype cJ 9 X 14 mm, îles Marshall, Jaluit (M. M.) : 12a, pli {x 18); 12b, id., extrémité (X 55). Fig. 13-14. — Pseudozius inornatus Dana, (J 10 X 16 mm, Samoa, Filhol coll., Lucas det. Cancer rotundifrons : 13a, pli (X 18) ; 13b, id., extrémité (X 110) ; 14, pl2 (X 18). Fig. 15-16. — Euryozius bouvieri (A. Milne Edwards), (J 9,7 x 14,5 mm, Sâo Tomé, Exp. Calypso, Forest et Guinot det. : 15a, pli (X 18) ; 15b, id., extrémité (X 55) ; 16, pl2 (X 18), 333 — pp. 176, 180) inclut Pseudozius dans ses Hyperomerista de la sous-famille des Menippinae mais, pour ce genre seul, il crée l’alliance des Pseudozioida. Lors- qu’en 1932 (pp. 510-511) Balss rattacha Pseudozius, entre Menippe et Ozius, à ses Menippinae nouvellement et si judicieusement définis par la conformation des appendices sexuels mâles, il ne savait certainement pas que le pl2 n’était pas conforme au schéma-type ménippien. Constatant ce fait sur les pléopodes de Ps. caystrus, Tweedie (1950 b, pp. 123, 142, 143, fig. 2 b, c) proposa donc d’exclure des Menippinae les Hyperomerista à pl2 apparemment non ménip¬ pien, tel Pseudozius. A la suite d’EnivioNDsoN (1962, p. 284), nous pouvons confirmer le caractère constant de la brièveté du pl2 chez les trois Pseudozius mentionnés. Entre temps, Monod (1956, p. 222) puis nous-même (Guinot-Dumohtier, 1960) avons insisté sur la présence, au reste assez exceptionnelle, chez de pré¬ tendus Menippinae d’un pl2 relativement court, intermédiaire. L’existence à l’intérieur d’un même genre {Globopilumnus, Pilumnoides), par ailleurs homo¬ gène, de pl2 de longueur variable selon les espèces ne nous interdit donc plus, en principe, de conserver parmi les Menippinae des genres à pl2 exclusivement court. (A remarquer toutefois que, chez Globopilumnus stridulans ou même Pilumnoides hassleri, le segment terminal du pl2 est toujours plus effilé que dans le type xanthien). C’est pourquoi nous n’avons pas hésité à placer auprès des Carpilius, qui sont munis de longs pl2, Euryozius bouvieri où ces mêmes appendices sont (relativement) courts. La forme du pli fournit aussi une indi¬ cation : en effet, si le pl2 des Pseudozius ne permet pas de situer le genre avec certitude, le pli montre bien, à notre avis, qu’il n’est guère xanthien (de Xanthinae). De sorte que, pour le moment du moins, un seul choix nous semble laissé : Pseudozius est-il un Carpilinae ou un Menippinae ? Notre brève revue des principaux traits de Pseudozius a pu montrer combien nombreuses sont les différences entre ce genre et Euryozius- Gardineria. Seuls les pléopodes sexuels mâles sont vraiment comparables. D’autre part, certains caractères comme la région fronto-orbitaire, l’appareil buccal et respi¬ ratoire ont des allures franchement ménippiennes. Nous laisserons cette question ouverte car elle ne peut être résolue que dans le cadre d’une révision de tous les Menippinae sensu Balss. Ainsi que nous l’avons déjà vu, nos Carpilinae et les Menippinae ne sont pas sans certaines ressemblances ou points communs, et on ne saurait méconnaître la possibilité d’une même origine. L’étude de genres à caractères ambigus, tels que Pseudozius et aussi Globopilumnus ou Pilumnoides, nous paraît essentielle pour la recherche de la filiation des Car¬ pilinae et des Menippinae, avec notamment chez ces derniers l’analyse des con¬ tacts entre les différents genres ou groupes de genres. Si notre système de classement des Crabes de forme xanthoïde nous fait adopter une grande division, correspondant dans l’ensemble aux Menippinae de la con¬ ception de Balss (1957) et maintenue à ce même rang de sous-famille, il faudra décider si les Carpilinae doivent être isolés en un groupement parallèle, d’égale valeur, ou au contraire s’ils doivent être subordonnés aux Menippinae, par exemple sous forme d’alliance à la manière d’AncocK (Carpilioida Alcock, 1898, pro parte). De toute façon, au sein même des Menippinae sensu Balss, groupe dans l’ensemble bien caractérisé mais néanmoins composite, se des¬ sinent des alliances (Serène, 1965, p. 37, en distingue trois) dont nous expo¬ serons ultérieurement les caractères et les affinités. — 334 — Addendum A PROPOS DE Micropanope lohifrons A. Milne Edwards ET DE Medaeus serratus Sakai 1. Dans la note préliminaire relative aux genres Micropanope et Medaeus [Bull. Mus. Hist. nat., sér. 2, 39, n® 2, 1967), nous n’avions provisoirement attribué au genre Micropanope Stimpson que l’espèce-type, M. sculptipes Stimpson. Après examen d’un matériel plus important, nous sommes en mesure de rattacher à Micropanope emend. une deuxième espèce, également ouest- atlantique, M. lohifrons A. Milne Edwards, 1881. 2. Dans la même note {ibid., p. 374), nous avions supposé que Medaeus ser¬ ratus Sakai, 1965, pourrait avoir quelques liens avec les Pilumninae-Eumedo- ninae. Cette hypothèse nous apparaît maintenant erronée, et nous explique¬ rons ultérieurement notre point de vue sur cette question. Laboratoire de Zoologie (Arthropodes) du Muséum national d’ Histoire naturelle 61, rue de Buffon, Paris 5®. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N» 2, 1968, pp. 335-341. DESCRIPTION DE LISSOCARCINUS ECHINODISCI SP. NOV. ( Crustacea Decapoda Brachyura ) Par Raoul DÉRIJARD La petite espèce de crabe Portunidae décrite ici a été recueillie, en associa¬ tion avec l’échinide Echinodiscus auritus Leske, 1778, par C. Besnard sur les cayes sableuses intertidales du Grand Récif de Tuléar (Côte sud-ouest de Madagascar). Les trois spécimens capturés m’ont été remis et, parvenu à la conclusion qu’ils appartenaient à une espèce nouvelle, j’en ai personnellement récolté trente-buit autres spécimens avant d’en faire la description. Lissocarcinus echinodisci sp. nov. (Fig. 1-9) Matériel examiné. — Côte sud-ouest de Madagascar, Tuléar. Grand Récif barrière ; station : balise « C » b. Zone intertidale, étage infralittoral, ensemble épirécifal. Cayes submersibles de sables grossiers et de fins graviers, peu réduits en surface, soumis à de violents courants et siège d’une bonne circulation. Exclusivement récolté sur Echinodiscus auritus Leske, 1778 (Scutellidae, Clypeastroida, Echinoidea). l®'' lot : 2 (J (8,5 X 9 et 7,1 X 7,5 mm) et 1 $ (8,5 X 9 mm), M™® C. Bes¬ nard coll., mai 1967. 2® lot : 19 (de 3,5 X 3,5 mm à 8,5 X 9 mm), 6 Ç (de 4,3 X 4,4 mm à 9,1 X 9,6 mm), R. Dérijard coll., mai 1967. 3® lot : 3 (de 7,5 X 8,1 mm à 8,2 X 8,6 mm), 7 Ç (de 5,6 X 5,8 mm à 11,7 X 12,5 mm) et 3 Ç ovigères (de 9,1 X 10 mm à 9,6 X 10,2 mm), R. Dérijard coll., octobre 1967. Un spécimen ^ provenant du 3® lot est l’holotype, il s’agit d’un adulte mesu¬ rant 8,1 mm de longueur et 8,8 mm de largeur. 22 autres ^ (le plus grand mesurant 8,5 X 9 mm), 12 Ç (la plus grande mesurant 11,7 X 12,5 mm) et les 3 Ç ovigères (la plus grande mesurant 9,5 X 10,2 mm) sont les paratypes. Trois spécimens anormaux, 1 (J (7,1 X 7,5 mm) et 2 $ (8,5 X 9 et 4,3 X 4,5 mm), ont été observés. L’holotype, divers paratypes ((J, $ et Ç ovigère) et les spécimens anormaux ont été déposés au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris. Les autres paratypes sont conservés à la Station Marine de Tuléar. Description. — Espèce de petite taille. Carapace (fig. 1) à peine plus large que longue (rapport longueur/largeur variant de 0,901 à 0,904), peu convexe et lisse. Une crête transversale de petits granules sur chaque région épibran- — 336 — chiale. La région métagastrique se trouve marquée par une faible dépression le long de ses bords latéraux et postérieur. Bord antéro-latéral de la carapace très finement denticulé et découpé en cinq dents (dent orbitaire externe incluse) aigües et subégales. Le bord externe de la 5® dent se confondant avec le bord postéro-latéral. Bord postérieur de la carapace étroit et sinueux. Front (fig. 2) peu proéminent entre les dents orbitaires internes, lamellaire, découpé par deux dents latérales et une dent médiane peu aigües en quatre lobes à bords concaves. Fig. 1. — Lissovarcinufi erhitwdisci sp. iiov., holotype c? X 8,8 mm, Tuléar, Dérijard coll. Bord supra-orbitaire (fig. 2) entaillé en son milieu par une fissure. Pédoncules oculaires courts et trapus portant une cornée bien développée. Dent sous-orbitaire (fig. 2 et 3) remarquablement bien développée et très visible en vue dorsale. Épistome (fig. 3) très déprimé par rapport aux régions latérales du cadre buccal, pratiquement confondu avec le palais et masqué par les maxillipèdes externes. Cadre buccal (fig. 3) quadrangulaire, plus large que long. Canaux efférents branchiaux bien définis (fig. 3). Antennules repliées obliquement (fig. 3). Antennes (fig. 1, 2, 3) particulièrement développées. Article basal court, plus long que large, dépourvu de lobe à l’angle antéro-externe mais assurant, entre la dent sous-orbitaire et le front, l’obturation du hiatus orbitaire et l’exclusion du flagelle antennaire garni de longues soies composées. — 337 — Maxillipèdes externes (fig. 4) à mérus subtriangulaire, le carpe étant inséré, dans une encoche, au tiers supérieur du bord interne du mérus. Chélipèdes (fig. 5) subégaux. Mérus complètement lisse, bord postérieur garni de soies simples, bord antérieur de soies plumeuses. Carpe à face inférieure lisse, à face supérieure portant une crête de petits granules terminée par une dent ; face externe portant, dans la partie inférieure, une crête de très petits Fig. 2-3. — Lissocarcinus echinodisci sp. nov., hololype S 8,1 X 8,8 mm, Tuléar, Dérijard coll. : 2, région fronto-orbitaire en vue dorsiale (X 22) ; 3, régions antennaire et épistomienne (X 22). granules et, dans la partie supérieure, une crête de petits granules terminée par un granule dentiforme. Propode à face inférieure portant de faibles marques squamiformes, à face externe portant, sur la partie inférieure et la moitié dis¬ tale, une crête se prolongeant sur tout le doigt fixe, et sur la moitié proximale de petites marques squamiformes ; face supérieure portant une crête pourvue d’une épine à l’articulation avec le carpe et terminée par une dent plus ou moins marquée. Extrémité du doigt fixe tronquée. Dactyle latéralement caréné par deux crêtes sur ses faces externe et interne, le bord supérieur étant aussi caréné ; bord inférieur portant une forte molaire proximale et trois à quatre dents subégales. 338 — Pattes thoraciques 2, 3 et 4 à mérus et carpe aplatis et à dactyle unguiforme. Patte thoracique 5 à propode et dactyle foliacés (fig. 6). Abdomen (fig. 7) constitué de 5 segments, les segments 3, 4 et 5 étant soudés, le segment 6 plus long que large et à bords peu convexes. 5 Fig. 4-6. — Lissocarcinus echinodisci sp. nov., holotype cJ 8,1 X 8,8 mm, Tuléar, Dérijard coll. : 4, mxp3 (x 30); 5, chélipède {x 21) ; 6, p 6 droite (x 19). Pléopode 1 (J (fig- 8, 9) à base épaisse, s’infléchissant distalement vers l’exté¬ rieur. La partie distale présente sur sa face abdominale une membrane accolée au bord interne, membrane qui se projette vers la bordure externe. Quelques spinules subterminales le long du bord externe ; armature de l’apex et de l’extré¬ mité distale du bord interne en « crête de Cacatoès » (Stephenson et Camp¬ bell, 1960, p. 95) constituée d’une douzaine de longues soies barbelées. Coloration (fig. 1) de la carapace vieil ivoire et, dorsalement, un ensemble parfaitement symétrique de longues bandes longitudinales brunes plus ou moins anastomosées entre elles et dont certaines, les plus médianes, se pro¬ longent sur les premiers segments abdominaux. Quelques taches brunes sur les articles des pattes thoraciques. Comparaison avec les autres espèces du genre. — Au sein du genre Lissocarcinus, l’espèce L. echinodisci sp. nov. ne présente d’affinités marquées — 339 — qu’avec L. polyhioides Adams & White, 1848. Elle s’en rapproche en elîet par les caractères suivants : Bord antéro-latéral découpé en cinq dents. Céphalothorax portant une seule crête transverse. Proportions de la carapace (rapport longueur/largeur supérieur à 0,9 et voi¬ sin de 1). Morphologie générale du 1®^ pléopode mâle. Fig. 7-9. — Lissorarcinus echinodisci sp. nov., holotype S 8,1 X 8,8 mm, Tuléar, Dérijard coll. : 7, abdomen (x 30) ; 8, premier pléopode (x 28) ; 9, jiremier pléopode, extrémité distale {x 89), 9a, face sternale, 9b, face abdominale. L. echinodisci se distingue cependant de L. polyhioides par les caractères suivants : Moindre concavité des bords postéro-latéraux. Front peu proéminent et découpé en quatre lobes concaves chez L. echino¬ disci, alors qu’il est saillant, triangulaire et pourvue d’une profonde encoche médiane chez L. polyhioides. — 340 — Bord supérieur des orbites pourvu d’une fissure chez L. echinodisci alors qu’il est pourvu de deux fissures chez L. polyhioides. Article basal antennaire dépourvu de lobe antéro-externe chez L. echino¬ disci mais avec un lobe antéro-externe chez L. polyhioides. Mérus des maxillipèdes externes grossièrement triangulaire chez L. echino¬ disci alors qu’il est approximativement pentagonal chez L. polyhioides. Dent sous-orbitaire très développée chez L. echinodisci. Répartition géographique. — Tuléar, côte sud-ouest de Madagascar. Remarques. — Les 43 spécimens de L. echinodisci sp. nov. ont tous été pré¬ levés à la main sur l’oursin plat Echinodiscus auritus Leske, 1778. Certains oursins portaient parfois deux individus de L. echinodisci, mais pas toujours de sexes différents. Le pourcentage des oursins occupés est de l’ordre de 40 %. Il est néanmoins très vraisemblable que le pourcentage réel d’occupation est bien supérieur ; en effet, lors du prélèvement de l’oursin, très nombreux sont les individus de L. echinodisci qui ont tendance à fuir en s’enfouissant dans le sable. Fig. 10 a-c. — Lissocarcinus echinodisci sp. nov., Tuléar, Dérijard coll. : a, $ 8,5 X 9 mm : malfor¬ mation symétrique de la carapace, dents antero-latérales 2 et 3 très rapprochées ; b, 7,1 X 7,5 mm : malformation asymétrique de la carapace, bord antéro-latéral gauche portant six dents ; c, $ 4,3 X 4,5 mm ; malformation asymétrique de la carapace, dents 3 et 4 du bord antéro-latéral droit très rapprochées. De plus, la collecte des Echinodiscus auritus n’est possible qu’en fin d’étale de basse mer de vive-eau, les oursins révélant alors leur présence en soulevant le sable sous lequel ils vivent. Il est possible que, fuyant l’essorage du niveau superficiel du sédiment, certains individus de L. echinodisci s’enfoncent dans le sable sous-jacent plus humide et quittent ainsi momentanément leurs hôtes. Des études ultérieures tenteront de mettre en évidence les modalités de cette association. 341 — Anomalies morphologiques (Fig. 10 a-c). — Sur les 43 spécimens étudiés, trois présentent des malformations symétriques ou non de l’armature des bords antéro-latéraux de la carapace (dents supplémentaires ou déplacées). Si les malformations asymétriques apparaissent évidemment comme des anomalies, il n’en est pas de même des malformations symétriques. Ces dernières, si elles étaient observées en l’absence d’individus de morphologie normale, pourraient conduire à une description erronée. Des anomalies dans la morphologie de la carapace ont déjà été observées chez une autre espèce du genre L. orhicularis Dana, 1852 par Sankarankutty et Thomas (1963). Station Marine de Tiiléar et Muséum National d*Histoire Naturelle, Paris. OUVRAGES CONSULTÉS Adams, A. et A. White, 1848. — Crustacea. In : A. Adams, The Zoology of the Voyage of H.M.S. Samarang, 1843-1846, London, 4°, pp. i-vin, 1-66, pl. 1-13. Alcock, a., 1899. — In : Materials for a Carcinological Fauna of India : n° 4. The Brachyura Cyclometopa. Part II. The Families Portunidae, Cancridae and Corystidae. J. Asiat. Soc. Bengal, Calcutta, 68, 2, n® 1, pp. 1-104. Crosnier, a., 1962. — Crustacés Décapodes Portunidae. In : Faune de Madagascar, 16, pp. 1-154, fig. 1-256, pl. 1-13. Leene, J. E., 1938. — The Decapoda Brachyura of the Siboga Expédition. VIL Bra- chygnatha : Portunidae. In : Siboga-Expeditie, Monogr. XXXIX C 3, livr. 131, pp. 1-136, 87 fig. Sankarankutty, C. et P. T. Thomas, 1963. — On some abnormalities in Lissocarcinus orhicularis Dana (Crustacea Portunidae) from Minicoy. J. Mar. biol. Ass. India, 5, pp. 144-145, 1 fig. Stephenson, W. et B. Campbell, 1960. — The Australians Portunids (Crustacea ; Portunidae). IV. Remaining Généra. Austr. J. Mar. Freshw. Res., 11, n® 1, pp. 73-122, fig. 1-3, pl. 1-16. 22 BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N» 2, 1968, pp. 342-350. CONTRIBUTION A U ÉTUDE DU RYTHME QUOTIDIEN H ACTIVITÉ DE LA CREVETTE PENAEUS DUORARUM BURKENROAD ( Crustacea Decapoda Natantia ) Par J. C. LE GUEN et A. CROSNIER Reaucoup de crevettes présentent un rythme quotidien d’activité bien net. Se reposant alors, pour la plupart, le jour, elles s’activent la nuit. Au repos, elles sont habituellement enfouies dans la vase, parfois assez pro¬ fondément, et il s’ensuit que les chaluts actuels passent, fréquemment, au-des¬ sus d’elles sans les faire sortir du sédiment et par suite sans les capturer. On a cherché à remédier à cet état de choses en munissant les chaluts d’une chaîne plus courte que le bourrelet et fouillant la vase en avant de celui-ci. L’amélioration des rendements alors obtenue est parfois intéressante mais, le plus souvent, encore insuffisante pour permettre une pêche commerciale con¬ tinue. On a, d’autre part, observé que, stimulées par un courant électrique, les crevettes quittent, de jour comme de nuit, le sédiment dans lequel elles sont enfouies. On cherche donc actuellement, aux Etats-Unis, à mettre au point un chalut électrique utilisant cette réaction, chalut qui devrait permettre de pêcher, aussi bien de jour que de nuit, toutes les espèces démersales de cre¬ vettes (Wathne, 1964 ; Klima, 1966) La mise au point de ce dernier type de chalut se révèle très ardue et la eon- naissance du rythme quotidien d’activité de chaque espèce pêchée commer¬ cialement présente, actuellement, un intérêt certain puisque le rendement des pêches, avec les chaluts habituels, en dépend en partie. Dans les pages qui suivent, nous nous intéresserons uniquement à Penaeus duorarum qui est l’espèce fournissant 80 % environ des tonnages de crevettes actuellement pêchés le long de la côte ouest-africaine inter-tropicale. A la fin de cette introduction nous tenons à adresser tous nos remerciements à M. Daget, Directeur de recherches de l’O.R.S.T.O.M., qui a bien voulu relire notre manuscrit et refondre la partie mathématique de notre travail. Résumé très succinct de nos connaissances SUR LE RYTHME QUOTIDIEN d’activité DE Penaeus duorarum. Penaeus duorarum est l’objet d’une pêche très active aux États-Unis et c’est là, tout naturellement, que sa biologie a été le plus étudiée. 1. Il convient de noter ici qu’au fur et à mesure que la biologie des crevettes commence à etre mieux connue, on s’aperçoit que bien des espèces considérées comme démersales peuvent devenir pélagiques durant certaines périodes de leur existence, d’où vraisemblablement certaines « coupures » constatées lors des pêches au chalut de fond. — 343 Après divers auteurs, cités dans la bibliographie située en fin de ce travail, Fuss et Ogrkn, en 1966, ont étudié en détail le rythme d’activité de P. duo- rarum et les facteurs l’influençant. Dans les conditions d’expérimentation (aquariums et observations in situ à 3 ou 4 mètres de profondeur), l’activité observée a été uniquement nocturne se produisant entre 19 h 00 et 04 h 30, avec un maximum entre 19 h 00 et 23 h 15. Elle paraît être plus faible en période de pleine lune qu’en période de nouvelle lune. Le facteur essentiel, qui semble intervenir ici, est la lumière, les crevettes s’enfouissant au-delà d’une certaine intensité lumineuse (d’autant plus faible que les crevettes sont de plus grande taille) et, ceci en partie, semble-t-il, afin d’éviter les poissons prédateurs qui chassent largement à vue. Cette action de l’intensité lumineuse explique que l’influence de la lune puisse être négligeable si le temps est couvert ou les eaux très turbides. Outre l’éclairement, la température de l’eau intervient également sur l’ac¬ tivité déployée. Fuss et Ogren (1966) ont observé un maximum d’activité à 26-27° C ; au-dessous, l’activité tend à diminuer avec la température : réduite de moitié entre 14 et 16° C, elle est complètement arrêtée au-dessous de 10° C. Le lait qu’en Amérique l’activité de P. duorarum soit essentiellement noc¬ turne, est corroboré par une pêche commerciale n’ayant heu pratiquement que de nuit. On a toutefois observé de nombreuses exceptions à cette règle (Bonnie et al., 1961 ; Fuss, 1944), d’excellentes pêches pouvant parfois être faites de jour. Dans ces derniers cas, il semble que les eaux soient alors toujours turbides ou le ciel très couvert d’où, évidemment, une diminution de l’intensité lumi¬ neuse existant au-dessus du fond, qui expliquerait que la crevette sorte alors du sédiment i. En Afrique, le développement de la pêche de P. duorarum étant tout récent, les observations sont encore peu nombreuses. Celles qui ont été faites sont toute¬ fois assez peu cohérentes. C’est ainsi que Raitt et Niven (1966) au Nigéria ont d’abord constaté, d’après leurs chalutages expérimentaux, que les rende¬ ments de jour étaient supérieurs à ceux de nuit. Par la suite, dépouillant les résultats de chalutiers crevettiers nigériens, ces mêmes auteurs [l.c.) ont trouvé que les rendements de nuit étaient de 1,4 à 2,6 fois supérieurs à ceux de jour. D’autres recherches (sous presse) les ont finalement conduits à penser que l’ac¬ tivité était effectivement plus marquée la nuit et ce surtout durant les deux heures qui suivent le coucher du soleil et les deux heures qui précèdent l’aube. Au Cameroun Crosnier (1964) a obtenu des rendements plus élevés la nuit que le jour, alors qu’au Dahomey Crosnier et Berrit (1966) n’ont pas observé de différences nettes (il est vrai que, dans ces deux derniers cas, le nombre des chalutages sur lequel ont porté les observations est trop réduit pour que les conclusions suggérées puissent être vraiment valables). Au Sénégal et en Côte d’ivoire, la pêche commerciale se pratique actuellement de jour et de nuit sans qu’il semble y avoir de différence significative. La question, comme on le voit, n’est pas entièrement résolue et c’est pour cela qu’il nous a semblé intéressant d’y apporter la contribution que peuvent fournir les résultats des pêches faites par un chalutier camerounais le « Malimba ». 1. Dans le cas de mauvais temps et à faible profondeur, l’activité mécanique de la houle sur le fond pourrait aussi expliquer la sortie, durant le jour, des crevettes. — 344 — Dépouillement des pêches faites pah le chalutier « Malimba » LE LONG DE LA COTE OCCIDENTALE d’AfrIQUE, DANS LES EAUX CAMEROUNAISES ET NIGÉRIENNES. Grâce à M. De Vries, que nous sommes heureux de pouvoir remercier ici, nous avons eu les résultats de la totalité des pêches effectuées par le chalutier « Malimba » de la Société S.O.P.E.C.O.B.A., lors d’une campagne expérimen¬ tale de pêche de la crevette faite, en 1966 et 1967, dans les eaux camerounaises et nigériennes Le « Malimba », bateau de 23 mètres équipé de deux moteurs de 150 CV, était gréé en crevettier américain (utilisation simultanée possible de 2 chaluts grâce à 2 mâts de charge) et commandé par un patron panaméen dont la pêche à la crevette est le métier. Les filets utilisés étaient des chaluts à crevettes américains de 60 pieds de corde de dos d’un modèle intermédiaire entre le « fiat trawl » et le « semi-balloon trawl ». Le « Malimba » n’a que rarement utilisé ses deux chaluts simultanément et la plupart des pêches ont été faites avec un seul filet. Les résultats du « Malimba » nous ont paru particulièrement intéressants pour le problème que nous considérons ici, le rythme quotidien d’activité de Penaeus duorarum, car ce bateau n’a pêché que l’espèce qui nous intéresse et ce pen¬ dant près d’un an et, surtout, a le plus souvent effectué ses pêches en demeu¬ rant au moins 24 heures au même endroit et en pêchant à la même profondeur ou à des profondeurs très voisines. Les données, dont nous disposons, couvrent une période s’étendant du 28 juil¬ let 1966 au 8 juin 1967. Pendant toute cette période, de six à huit chalutages d’une durée de deux heures et demie à trois heures chacun ont été effectués presque quotidiennement. Les résultats ont été exprimés en nombre de paniers de crevettes étêtées estimé au quart de panier près, le poids moyen d’un panier étant de 30 kg. Ces résultats ne nous permettent pas, bien entendu, d’étudier directement le rythme quotidien d’activité de Penaeus duorarum, mais ils offrent la possi¬ bilité d’obtenir quelques indications sur la disponibilité du stock de crevettes en fonction de l’heure de chalutage, disponibilité qui est certainement en cor¬ rélation assez étroite avec le rythme d’activité. 11 est bien certain, d’autre part, que notre étude concerne les côtes du Nigéria et du Cameroun pour une période bien déterminée et est fonction de l’engin de pêche utilisé. Nous n’avons tenu compte que des séries de chalutages étalées sur une période de 24 heures et analysé celles-ci seulement lorsque la durée de l’ensemble des traits est supérieure à 15 heures pendant les 24 heures considérées. Pour chaque période de 24 heures étudiée, nous avons calculé le rendement horaire moyen journalier, puis le rendement horaire par trait de chalut. D’autre part, afin de faciliter les calculs, si un trait de chalut a duré, par exemple, de 2 h 45 à 5 h 15, nous avons posé que les rendements horaires à 3, 4 et 5 heures étaient égaux au rendement horaire calculé pour le trait de chalut. Les heures pleines de 1 à 24 se sont ainsi vues attribuer des rendements horaires. Enfin, les stocks 1. La plupart des pèches ont été faites entre Victoria et la rivière Bonny, à des profondeurs moyennes de 36 mètres en saison froide (juillet à octobre) et 45 mètres en saison chaude (janvier à juin). 345 étant vraisemblablement très différents d’une zone de chalutages à l’autre, pour avoir, aux heures pleines, des résultats comparables, les rendements horaires ont été exprimés en pourcentage par rapport au rendement horaire moyen quotidien. Ces pourcentages mesureront, à chaque heure pleine de la journée, la disponibilité de la crevette. Les tableaux 1 et 2, publiés ci-après, fournissent un exemple des calculs effectués pour chaque période de 24 heures. Tableau 1. — Résultats bruts relatifs à la journée du 8 juin 1966. 1 Date et position Chalutage Profondeur en mètres Nombre de paniers (crevettes étêtées) NO Début r ! Fin Durée 1 1 h 30 1 î 4 h 30 3 h 00 30-32 5,0 2 5 h 00 8 h 00 3 h 00 30-32 2,0 1-8-1966 — 3 8 h 30 11 h 00 2 h 30 30-32 3,0 Calabar 4 11 h 30 14 h 00 2 h 30 30-32 2,0 5 14 h 40 18 h 00 3 h 20 30-32 1.0 ' 6 18 h 45 21 h 45 3 h 00 30-32 1.0 ! 7 22 h 30 1 h 30 3 h 00 30-32 1.0 Tableau 2. — Résultats calculés relatifs à la journée du 8 juin 1966. Date I et j position 1 Rendement horaire moyen journalier en Kg N» (>haluti Rendei Kg :»ge nent horaire O/ /o Heures pleines relevées ' 1 50 226,2 2-3-4 2 20 90,5 6-7 1-8-1966 — 22,1 3 36 162,9 9-10-11 Calabar 4 24 108,6 12-13 5 9 40,7 15-16-17 1 ® 10 45,2 19-20-21 7 1 10 45,2 23-24-1 L’ensemble des données rassemblées du 28 juillet 1966 au 8 juin 1967, dépouillées comme nous venons de l’indiquer, donne un nombre n de pour¬ centages pour chaque heure de la journée à partir desquels a été calculé le rendement horaire moyen x correspondant en pourcentage. Mais les connaissances acquises sur l’étroite relation existant entre l’intensité lumineuse au-dessus du fond et l’activité des crevettes permettent de prévoir 346 une disponibilité différente au cours des saisons. Ces saisons, au large du Came¬ roun et du Nigéria, sont au nombre de deux principales, l’une froide, généra¬ lement marquée de juillet à octobre, l’autre chaude s’étendant habituellement de janvier à fin mai-début juin. La saison froide, qui correspond à la saison des pluies, s’accompagne d’une diminution très nette de la pénétration de la lumière, diminution due à une augmentation de la turbidité des eaux par suite, d’une part, des développements planctoniques qui accompagnent un « upwel- ling » côtier et, d’autre part, des apports terrigènes causés par les pluies (Lon- GHURST, 1964). Il s’ensuit qu’en plus de l’étude globale annuelle, nous avons analysé séparé¬ ment la période s’étendant du 28 juillet au 15 octobre 1966 (saison froide) et celle allant du l®*" janvier au 8 juin 1967 (saison chaude). L’ensemble des résul¬ tats est consigné dans le tableau 3 et sur les figures 1, 2 et 3. Nous avons de plus testé la signification des écarts observés avec un seuil de signification de 0,05. Les valeurs qui s’écartent significativement de 100 sont marquées d’un astérisque dans le tableau 3 et les points correspondants sont entourés d’un cercle sur les figures 1, 2 et 3. Tableau 3. — Rendements horaires moyens x en pourcentage et nombre de valeurs n sur lesquelles ont été calculés les rendements moyens. Les ren¬ dements différant significativement de 100 sont marqués d’un astérisque. Heure Année n entière X Saison n froide X Saison chaude n X 1 115 94,4 23 98,8 72 98,3 2 1 121 94,9 24 114,2 76 91,7 3 i 119 101,5 25 * 119,1 71 100,3 4 1 124 104,9 26 ★ 124,1 74 105,2 5 117 107,3 26 * 119,3 66 110,2 6 117 * 109,6 28 * 126,3 66 106,3 7 108 * 112,4 27 * 125,3 61 107,0 8 113 ‘ 117,1 29 * 125,8 65 112,4 9 122 109,6 29 * 129,3 71 100,3 10 117 104,2 28 * 127,5 76 87,1 11 115 99,2 27 * 125,1 67 * 80,5 12 117 97,8 27 * 123,5 71 * 84,8 13 113 109,5 26 * 123,8 66 90,0 14 111 104,6 28 110,8 64 100,4 15 120 104,6 28 94,9 73 103,0 16 117 107,3 28 90,7 69 113,2 17 114 108,6 27 * 80,2 67 * 120,6 18 114 100,8 26 * 78,4 67 112,2 19 113 98,8 27 * 73,9 74 110,3 20 115 * 87,4 27 * 71,6 76 94,6 21 118 * 86,2 28 * 63,6 69 96,6 22 ' 118 * 83,2 27 * 63,5 68 94,3 23 ! 117 * 89,3 28 * 64,5 69 99,6 24 i 125 93,2 25 * 77,0 78 102,2 — 347 Si l’on considère les résultats relatifs à l’année entière, on constate que les rendements en pourcentage ne s’écartent jamais considérablement de la valeur moyenne 100. Les plus grandes variations sont obtenues en saison froide où 19 valeurs sont significatives contre 3 seulement en saison ehaude. En saison froide, les rendements sont supérieurs à la moyenne de 3 à 13 heures et infé¬ rieurs de 17 à 24 heures. En saison chaude, les rendements sont inférieurs à la moyenne vers 11, 12 heures et supérieurs vers 17 heures. Ces résultats, d’ail¬ leurs contrôlés par le test des différences (Snedec.or, 1950), sont suffisamment différents pour justifier la distinction entre les résultats concernant la saison froide et ceux concernant la saison chaude. Interprétation des résultats obtenus. Il est intéressant d’essayer de voir comment les résultats, que nous avons obtenus, s’intégrent parmi les observations faites par d’autres auteurs. La première constatation qui s’impose, à l’examen de nos résultats, et qui concorde bien avec la majorité des autres observations faites en Afrique, est que les rendements varient peu quelle que soit l’heure. Ceci doit tenir au fait que les pêches étudiées ont toujours eu lieu au voisinage de zones d’estuaire où, en toutes saisons, l’eau demeure turbide et par suite la luminosité sur le fond assez faible ; or nous avons vu, au début de ce travail, qu’une luminosité faible était la principale condition à un déploiement d’activité de Penaeus duorarum. La courbe de variation des rendements obtenue pour la saison chaude (fig. 3), saison durant laquelle les eaux sont les plus claires, est, elle aussi, en accord avec les observations générales des autres auteurs. On note une diminution des rendements entre 9 et 15 heures, alors que le soleil est haut au-dessus de l’horizon et, d’autre part, une augmentation des rendements à l’aube et au coucher du soleil, phénomène déjà noté par Raitt et Niven (sous presse) en particulier, et qui semblerait indiquer que les variations assez brusques de luminosité ont un effet stimulant sur la crevette La courbe obtenue pour la saison froide (fig. 2), saison où la turbidité est maximale, est par contre beaucoup plus énigmatique et nous voyons mal com¬ ment l’interpréter d’une façon satisfaisante en fonction de nos connaissances actuelles. Cette courbe peut, peut-être, s’expliquer en partie en supposant qu’en eau très turbide les crevettes, à la recherche d’une intensité lumineuse optimale, sont amenées à monter très au-dessus du fond, échappant ainsi au chalut qui passe alors au-dessous d’elles. Que P. duorarum puisse parfois monter très au-dessus du fond, et il y a peut- être là l’explication de certaines coupures soudaines se produisant lors des pêches, est montré par les eaptures parfois importantes de cette crevette faites, au Sénégal, par les sardiniers pêchant au filet tournant. On sait, d’autre part, qu’en Mer de Chine les Japonais pêchent maintenant avec succès la crevette Penaeus orientalis Kishinouye avec des chaluts pélagiques. Avec l’hypothèse faite ci-dessus, la courbe de la figure 2 impliquerait que la crevette, à partir de midi, lorsque le soleil se met à baisser, monte pour 1. Fuss et Ogren {1966} expliquent le maximum d’activité se produisant après le coucher du soleil par une période d’adaptation à l’obscurité suivie d’une sensibilité accrue à la lumière, cette augmentation de sensil)ilité amenant alors la chute de l’activité. Fig. 1-3. — Variations des rendements horaires exprimés en pourcentages par rapport au rendement horaire moyen journalier, aux différentes heures de la journée. (Les points cerclés représentent des valeurs statistiquement significatives). redescendre ensuite à partir de 23 h 00. A quoi pourrait correspondre cette descente en pleine nuit ? Il est difficile de le dire mais on peut rappeler, avec intérêt, que c’est également vers 23 h 00 que Fuss et Ogren (1966) ont cons¬ taté que l’activité de P. duorarum diminuait à la suite, pensent-ils, d’une aug¬ mentation de la sensibilité à la lumière consécutive à la période d’adaptation à l’obscurité provoquée par le coucher du soleil. L’augmentation des captures observée à partir de 23 h 00 correspondrait donc, en saison froide, assez curieu¬ sement, à une diminution de l’activité, les crevettes redescendant vers le fond et rentrant dans la zone de capture des chaluts. Tout ceci n’est, bien sûr, qu’hy- pothèse demandant à être vérifiée et ne reposant actuellement sur aucune base solide. En conclusion, la connaissance du rythme quotidien d’activité de P. duo- 349 rarum et de la disponibilité des stocks pour le chalutage, si elle paraît acquise dans ses grandes lignes, pose encore bien des problèmes dans le détail. Il con¬ vient en particulier de se rappeler que l’étude ci-dessus n’est valable que pour une région donnée, avec un type de chalut donné et que, même dans cette région et avec ce chalut, les résultats obtenus pourront varier d’une année à l’autre suivant que les conditions climatiques s’éloigneront plus ou moins de celles ayant existées lors des pêches étudiées ici. Centre O.R.S.T.O.M. de Pointe-Noire, Laboratoire de zoologie (Arthropodes) du Muséum. BIBLIOGRAPHIE Aahon, R. L. et W. J. Wisby, 1964. — Efïects of light and moon phase ou the beha- vior of pink shrimp. Proc. Gulf and Carib. Fish. Inst., Sixteenth Ann. 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A. — Matériel : La présente étude porte sur la mise en évidence de la glande androgène chez la Crevette d’eau douce Atyaephyra desmaresti (Millet), ou Caridine, qui, jus¬ qu’à présent, à notre connaissance, n’a fait l’objet d’aucune publication. Cette espèce se présente sous la forme d’une petite crevette d’une vingtaine de millimètres, appartenant à la section des Eucyphidea, superfamille des Oplophoroida, famille des Atyidae. Les individus femelles sont en moyenne un peu plus grands que les mâles, soit entre 15 et 20 millimètres de longueur postorbitaire pour les mâles adultes, les femelles pouvant atteindre 30 millimètres (Bouvier, 1925). B. — Récoltes : Ces Caridines ont été récoltées dans l’Erdre, aux environs de Nantes, en mai 1967 ^ ; elles sont surtout localisées près des rives, souvent au pied des touffes de roseaux. Nous avons pu en récolter en assez grand nombre, soit 467 individus. Nous avons dénombré 356 mâles et 111 femelles, soit une pro¬ portion très élevée de mâles (76 %). Pour la plus grande majorité, les femelles étaient porteuses d’œufs. D. — Techniques : La partie terminale du canal déférent a été d’abord disséquée. Latéralement, par transparence, on distingue à travers les téguments le tiers postérieur du canal déférent qui décrit une courbe pour aboutir à la base du coxopodite du 5® péréiopode où se trouve l’orifice génital mâle. Il suffît de soulever le bran- chiostégite et les branchies sous-jacentes pour apercevoir facilement le canal (‘''S- . Il est possible d’extraire l’appareil génital mâle dans sa totalité, en com- 1. Nous remercions Monsieur J. Forest, Sous-directeur au Muséum d’Histoire naturelle de Paris et Madame Baudouin-Bodin, Conservateur au Muséum d’IIistoire naturelle de Nantes, qui, grâce à leurs indications, nous ont permis de retrouver la station. 352 — Fig. 1. — Atyaephyra desmaresti (Millet). Schéma montrant la disposition du canal déférent et de la glande androgène in situ. Vue latérale gauche, cph. : Céphalothorax ; br. ; Branchie ; c.d. : Canal déférent ; g. a. : Glande androgène ; Pj : 5® péréiopode ; Pli : 1®*' pléopode ; Aj : 1®^ segment abdominal. mençant par la dissection du canal déférent. Après une incision médio-ventrale du sternite céphalothoracique et deux autres ouvertures, antérieure et posté¬ rieure au 5® péréiopode, de proche en proche on isole le canal déférent et enfin le testicule situé dorsalement (fig. 2). La glande androgène apparaît au niveau de l’ampoule terminale. Nous avons effectué des montages in toto de cette partie terminale du canal déférent après coloration au carmin aluné de Gre- nacher. Des coupes histologiques ont été effectuées à 5 p,, après fixation au Bouin aqueux et colorées au Trichrome de Masson. 11. Les caractères sexuels secondaires. Chez les Natantia en général, les orifices génitaux sont assez peu visibles. Far contre, il est aisé de mettre en évidence des caractères sexuels secondaires et de déterminer rapidement le sexe de la crevette en examinant le 2® pléopode. Celui-ci montre de manière permanente et macroscopique un dimorphisme sexuel. Rappelons que L. Nouvel (1932) s’est attachée particulièrement à la mise en évidence de ces caractères chez les Crustacés Décapodes Natantia. Chez la femelle, le bord interne de l’endopodite de Plj présente un appen¬ dice allongé dit « appendix interna », terminé par une série de crochets consti¬ tuant un dispositif d’accrochage avec le pléopode symétrique (fig. 2-A). Le PI2 mâle présente la même disposition, mais possède un appendice sup¬ plémentaire dit « appendix mascidina » situé entre V appendix interna et l’en- 353 Fie. 2. — Ati/aephyra desmaresti (Millet). A : Pléopode femelle, face postérieure; B : Pléopode male, face postérieure ; a.i. : aftpendix interna ; a.m. : appendix masculina ; end. : endopodite; exp. : exopodite ; end. sect. : endopodite sectionné. dopodite et que l’on retrouve chez presque tous les Natantia (fig. 2-B). Il cor¬ respond à une excroissance de l’endopodite et est recouvert de soies sur le bord externe, le bord interne étant presqu’entièrement glabre. La présence de V appendix masculina constitue donc un caractère sexuel mâle permanent chez les crevettes adultes. Chez les individus jeunes, V appendix masculina n’est pas encore complètement développé. III. L A GLANDE ANDROGÈNE. 1) Localisation et morphologie : Précisons tout d’abord sa position anatomique par rapport à l’ensemble de l’appareil génital mâle. Celui-ci se compose de deux testicules en forme de cor¬ dons pelotonnés d’aspect blanc translucide. Du tiers postérieur de chaque testicule part un fin canal qui s’élargit brusquement en un canal déférent (fig. 3). Celui-ci décrit une anse parallèle au testicule, puis une courbe qui, partant de la face dorsale, longe le bord interne du céphalothorax. 11 se ter¬ mine par une ampoule élargie. C’est sur la face interne de cette ampoule, dans la partie antérieure ou moyenne, que se situe la glande androgène. Elle a l’as¬ pect mamelonné d’un cordon replié sur lui-même mesurant 0,2 à 0,3 mm de long et 20 à 25 [i. de large en moyenne pour un mâle adulte et en période de reproduction. Cette glande est enveloppée d’une mince membrane conjonctive, en conti¬ nuité avec celle qui entoure le canal déférent (fig. 4), ce qui explique que, lors¬ qu’on extirpe le canal déférent, la glande est toujours entraînée avec lui. Sur — 354 — toutes les coupes transversales de l’ampoule terminale que nous avons effec¬ tuées au niveau de la glande, le canal montre une lumière large emplie de sper¬ matozoïdes et limitée par un épithélium. Deux couches musculaires, l’une lon¬ gitudinale et l’autre circulaire, assurent des contractions importantes. La glande est étroitement plaquée contre la surface de l’ampoule et ne présente pas de relief important par rapport à celle-ci. Fig. 3. — Atyaephyra desmaresti (Millet). Appareil génital mâle, t. : testicules ; c.d. : canal déférent ; a.j). : ampoule terminale ; O. g. : orilice génital mâle ; g.a. : glande androgène. 2) Anatomie microscopique : La glande androgène des Caridines est constituée par des amas de cellules étroitement juxtaposés. Cette structure en massifs cellulaires allongés et d’as¬ pect compact, se rencontre chez la plupart des Natantia. Elle diffère toutefois de celle présentée par Aristeus antennatus, Risso (Penaeidae), où la glande androgène a l’aspect d’un ruban formé de cordons serrés à peine anastomosés (D. et P. Huguet, sous presse). Le tissu conjonctif enveloppant les massifs cellulaires est très peu abon¬ dant ; contrairement à ce que l’on observe chez les crevettes marines, Palae- mon serratus Penn. et Crangon aulgaris Fab., les membranes cellulaires sont peu visibles. La glande présente l’aspect d’un tissu secréteur : le cytoplasme basophile est finement granuleux ; on observe des noyaux très rapprochés, quelques-uns — 355 — à contour irrégulier ; en moyenne, leur taille est de 3 [i (petit diamètre) et 4 p. (grand diamètre) pour les uns, 5 p, (petit diamètre) et 7 p, (grand diamètre) pour les autres, témoignant d’un polymorphisme nucléaire fréquemment observé chez cette glande. La chromatine y est répartie en mottes et en réseaux de den¬ sité moyenne. Un nucléole est souvent visible (lig. 4). Fig. 4. — Atyaephyra desmaresti (Millet). Coupe transversale du canal déférent au niveau de la glande androgène. A : schéma d’ensemble ; B : détail, g.a. : glande androgène ; I.c.d. : lumière du canal déférent ; m.c. : muscles circulaires ; m.l. : muscles longitudinaux ; t.c. : tunique conjonctive. IV. Conclusion. Après avoir donné une courte description des caractères sexuels secondaires de la Caridine, nous nous sommes attaché plus particulièrement à l’étude de sa glande androgène. Celle-ci ne montre pas de différence sensible, tant par sa localisation que par sa structure, avec celles de Palaemon serratus et Crangon vulgaris : massifs anastomosés accolés à la paroi musculaire du canal déférent. Toutefois, son volume nous est apparu beaucoup moindre par rapport à la taille de l’animal et à l’ensemble de l’appareil génital mâle. Même en pleine période — 356 de reproduction de cette espèce, la glande reste peu développée et plaquée contre la couche externe de muscles circulaires, au niveau de l’ampoule ter¬ minale du canal déférent. Elle présente une différence d’aspect et de structure avec celle du Penaei- dae, Aristeus antennatus, ce qui permet de mettre en évidence une diversité de type glandulaire à l’intérieur des Natantia : massifs fortement ou à peine anastomosés, parfois agencée en cordons. Ces observations apportent donc une contribution complémentaire à l’étude de la glande androgène dans l’ensemble des Crustacés Décapodes Natantia. Résumé. La présente note porte sur la mise en évidence de la glande androgène chez la Cari- dine Athyaephyra desmaresti Millet. Quelques observations portant sur sa morphologie et sur son histologie montrent qu’elle diffère peu dans sa structure de celle de l’en¬ semble des autres Caridea : massifs anastomosés, étroitement accolés au canal défé¬ rent, dans sa partie subterminale éjaculatrice. Nous avons aussi décrit les caractères sexuels secondaires de cette espèce. SuMMARY. This study carries out on the androgénie gland in Athyaephyra desmaresti Millet. Observations on ber morphology and histology show that it is not very much diffe¬ rent of other Caridea androgénie gland’s : compound strands, closely joined with the ejaculatory part of the vas deferens. We hâve also described the secondary sexual characters of this species. (Laboratoire de Zoologie de la Faculté des Sciences de Nantes.) BIBLIOGRAPHIE Balesdent-Marquet, M. L., 1958. — • Présence d’une glande androgène chez le Crus¬ tacé Isopode Asellus aquaticus L. C. R. Acad. Sc., Paris, 247, pp. 534-536. Bouvier, E. 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Ibid., 239, pp. 780-782. 357 — — 1955. — Le déterminisme hormonal des caractères sexuels d'Orchestia gamma- rella (Crustacé Amphipode). Ibid., 240, pp. 1487-1489. — 1956 a. — Existence d’un organe comparable à la glande androgène chez un Pagure et un Crabe. Ibid., 243, pp. 1168-1169. — 1956 b. — Déterminisme hormonal de la différenciation sexuelle chez les Crus¬ tacés Décapodes. Ann. Biol., 32, pp. 371-399. — 1957 a. — Croissance, régénération et déterminisme endocrinien des carac¬ tères sexuels d’Orchestia gammarella Pallas (Crustacé Amphipode). Ann. Sci. nat. ZooL, 19, pp. 411-560. — 1957 b. — Morphologie de la glande androgène chez Orchestia gammarella et Carcinides moenas. Bull. Soc. Zool. France, 82, p. 193. — 1958 a. — Contrôle hormonal de la différenciation du sexe et de la reproduc¬ tion chez les Crustacés supérieurs. 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Par Francine SALVAT Dans son « Étude de quelques Opisthobranches de la côte Atlantique du Maroc et du Sénégal », Pruvot-Fol (1953, p. 44) décrit une espèce nouvelle qu’elle nomme Hermaea paucicirra, récoltée par H. Gantes sur la côte Atlan¬ tique marocaine, soit à Témara soit à Skhrirate. Sa description est très som¬ maire car elle ne repose que sur l’examen de l’aquarelle réalisée par H. Gantes et reproduite pl. 11, fig. 26 de son travail. Nous redonnons ci-dessous sa des¬ cription in extenso : — « Un Ascoglosse qui reste, pour le moment, indéterminable. Je le décris d’après le croquis à l’aquarelle, malheureusement pas excellent, sous le nom de ? Hermaea paucicirra, à cause du petit nombre de ses papilles, renflées, ovoïdes, dont une dizaine seulement sont représentées. Les rbinopbores paraissent auriculés comme dans le genre Hermaea. L’échantillon, ainsi qu’il a été dit plus haut, n’a pas été retrouvé, mais il y a les indications de l’aquarelle : « Inco¬ lore, le dos porte de chaque côté deux stries d’un rose violacé ; les papilles sont marbrées de même, avec des taches plus foncées, brunâtres, et d’autres jaunes ». Et maintenant, espérons qu’un autre envoi permettra de compléter cette description sommaire et de préciser la position générique. » A la page 42 Pruvot-Fol écrit également que, d’après la figure, « les papilles semblent dirigées vers la tête. Elles sont très peu nombreuses. L’individu était probablement jeune. Les rbinopbores sont, ici, grands, auriculiformes, avec un lobe latéral. C’est donc probablement aux Hermaeidae qu’appartient cette espèce ». L’aquarelle est suffisamment bonne pour nous permettre d’identifier à cette espèce des individus récoltés dans le Bassin d’Arcachon. 1. Récoltes n’Herinaea paucicirra dans le Bassin d’Arcachon. Au cours de recherches systématiques et écologiques sur les Nudibranches du Bassin d’Arcachon nous avons récolté 32 H. paucicirra. La presque totalité des individus (31 sur 32) ont été récoltés sur Codium fragile ^ au niveau de basse mer. Cinq échantillons sont originaires de Bélisaire : 1 individu en septembre 1963 et 4 individus en juillet 1966. Vingt-six individus sont originaires de La Vigne : dix individus proviennent des Codium fragile récoltés sur des blocs immergés, découverts aux B.M.V.E. ; 4 individus en * Recherches effectuées grâce à l’attribution de frais de mission par le C.N.R.S. 1. Détermination de M. IL Parriaud, que nous remercions vivement. 359 avril 1964, 2 individus en mai 1964 et 4 individus en juillet 1966 ; seize indi¬ vidus ont été récoltés sur les Codium de l’ancien débarcadère de La Vigne en juin 1967 au niveau de B.M.m. — Un seul individu fut récolté à la suite d’un dragage sur un banc détritique coquiller (essentiellement constitué de valves d’huîtres, Crassostrea angulata) dans le chenal du Piquey, en mai 1963. La récolte d’//. paucicirra dans le chenal du Piquey nous paraît accidentelle. Fig. 1. — Ilermaea paucicirra Pruvot-Fol. En haut et en bas : vue latérale, côté orifice génital; à droite : vue dorsale. (Cliché Réal-Salvat). La présence de l’espèce sur Codium fragile (à La Vigne et à Bélisaire) n’est pas continuelle tout au long de l’année. En effet, pour suivre le cycle saison¬ nier d’autres Sacoglosses et Nudibranches, les Codium furent récoltés à inter¬ valles de un à deux mois pendant deux ans. La récolte d’/f. paucicirra d’avril à septembre, exclusivement, traduit bien une présence saisonnière de l’espèce, du moins dans cet habitat. La figure 1 donne la situation des trois localités dans le Bassin d’Arcacbon ; sont également portées sur la carte d’autres stations de prospections qui ne permirent pas la récolte d’//. paucicirra, bien qu’il s’agisse parfois de stations à Codium fragile (lie aux oiseaux. Grand Banc). Sur les Codium fragile de Bélisaire les H. paucicirra étaient accompagnées d’ Elysia viridis (Montagu), de Placida dendritica (Aider et Hancock) et d’Han- 360 — cockia uncinala (Hesse). A La \igne la faune accompagnatrice est beaucoup plus riche et comprend sept espèces (Sacoglosses et Nudibranches). Avec les vingt-six H. paucicirra récoltées dans cette station nous avons dénombré : — 4 centaines à'Elysia viridis (Montagu) ; — 40 Placida dendritica (Aider et Hancock) ; — 7 Doto coronata (Gmelin) ; — 6 Hermaea bifida (Montagu) ; — 6 Favorinus branchialis (Rathke) ; — 2 Trinchesia foliata (Forbes et Goodsir) ; — 1 Polycera quadrilineata (O. F. Müller). Parmi ces espèces, trois n’avaient pas encore été signalées dans le Bassin d’Arcachon ; il s’agit de : Hermaea bifida, Placida dendritica et Trinchesia foliata. La faune associée à ces Codium comprend également quelques espèces appar¬ tenant à d’autres groupes zoologiques : Amphipodes, Décapodes, Annélides, Hydraires et Bryozoaires. A La Vigne, station principale, la salinité varie en cours d’année (B. Sal- VAT, 1967) entre 24 et 34 %q, se maintenant le plus souvent vers 30 %o ; la température de l’eau varie entre 7° et 21°, ne dépassant qu’exceptionnellement 361 ces limites. Entre avril et septembre, période au cours de laquelle furent récoltées les H. paucicirra, la salinité varie approximativement entre 28 %o et 33 %o, la température entre 13° et 21°. II. Morphologie D’Hermaea paucicirra. Taille et proportions : Les plus grands individus atteignent 3,5 mm de la partie antérieure du mufle à la partie postérieure de la queue, le plus petit récolté mesure 1,7 mm. Pour un individu de 3,5 mm de long la largeur du corps est de 0,3 mm, la sole pédieuse étant à peine plus étroite ; les rhinophores mesurent 0,5 à 0,7 mm selon les individus. La maturité sexuelle (accouplement, ponte) a été observée au laboratoire sur des animaux compris entre 2,5 et 3,5 mm. Description (voir planche I) : Le corps de forme longue et étroite, hyalin, légèrement jaunâtre, a une surface finement granuleuse. Le dos est séparé du pied, plus étroit, par un faible sillon, qui ne peut être observé qu’en vue laté¬ rale. De huit à seize papilles, le plus souvent neuf à quatorze, ovoïdes, ren¬ flées, presque autant que sur Stïliger. Les rhinophores font entre le cinquième et le septième de la longueur de l’animal et sont auriculés (enroulés). Le foie donne aux papilles et au « canal » qui les relie une couleur vert olive clair. L’ornementation est constituée de petits points serrés grenat-violacé : quatre grandes lignes colorées ornent ainsi le corps, les deux centrales partent de la base des rhinophores, passent entre les deux yeux, rejoignent la ligne des papilles au-dessus du conduit hépathique pour se terminer au bout de la queue ; les deux autres lignes, réunies en une large bande sur le mufle, con¬ tournent par le bas les rhinophores, se scindent en deux pour, d’une part rejoindre la ligne dorsale, et former, d’autre part, une ligne au bord du dos jusqu’aux dernières papilles. Une petite enclave reste blanche à l’emplacement des orihces génitaux. Ces lignes sont constantes, mais plus ou moins larges, il en existe parfois d’autres, plus fines et parallèles aux précédentes. Sur le dessus du corps il y a quelques taches irrégulières de même couleur que les bandes, toujours composées par des pointillés et situées entre le péricarde et les dernières papilles. Les rhinophores sont également colorés par des pointillés grenat-violacé sur leur face antérieure, c’est-à-dire du côté le plus court du rhinophore ; parfois une ligne plus foncée borde ce même côté jusqu’à la base et se fond dans la ligne latérale. Un léger pointillé de même teinte orne les papilles qui ont à leur sommet des petits grains blancs. Ces grains blancs peuvent être également observés sur la région céphalique, au sommet des rhinophores, et clairsemés sur le reste du corps. La sole pédieuse est hyaline avec quelques rares grains blancs. Les yeux sont noirs, assez gros, et se situent à la base des rhinophores. L’anus est dorsal, légèrement antérieur au péricarde. L’orifice génital (J est latéral, à peine en arrière de l’œil droit ; l’orifice génital $ est légèrement pos¬ térieur à l’orifice Radula (fig. 3) : Unisériée, elle est composée de 37 à 51 dents pour les indi¬ vidus que nous avons disséqués. La crête médiane de chaque dent s’engage dans le sillon de la précédente. La dent est courhe, sa hase est épaisse et la crête présente un tranchant effilé. Les dents mesurent de la base à leur som¬ met ; de 35 à 40 p,. ^ 363 Appareil génital : Sur les animaux in toto une partie de l’appareil génital est très nettement visible en vue latérale (fig. 4) ou en vue dorsale, dans ce dernier cas il faut débarrasser l’animal de ses papilles. Quatre sphères conte¬ nant des « grains » verdâtres, d’un diamètre de 180 p,, occupent une grande partie de la cavité générale. Ces sphères sont des ovotestis (fig. 5 A) analogues à ceux d’ Hermaea coirala Marcus, 1955, dont cet auteur donne une figure, mais chez H. paucicirra les spermatozoïdes sont nettement séparés des ovules et cette séparation correspond à l’équateur de l’ovotestis. Les spermatozoïdes (fig. 5 C) Fig. 5. — Hermaea paucicirra : A, ovotestis; B, ovule; C, spermatozoide ; D, pénis. ont une tète spiralée et un long flagelle. Les ovules (fig. 5 B) ont un diamètre d’une trentaine de p et le noyau une dizaine de p ; le vitellus est verdâtre et donne cette couleur à l’ovotestis. Antérieurement à ces quatre ovotestis on aperçoit l’ampoule translucide. La glande de l’albumine n’a pas de ramifications dans les papilles. Avant et après l’accouplement nous avons pu observer le pénis dévaginé, il est assez volumineux et bifide (fig. 5 D). L’ouverture Ç est postérieure et se situe à la base de l’ampoule du pénis. La ponte (fig. 6) : Petite masse gélatineuse, transparente, en forme de vir¬ gule. Son extrémité la plus large a un diamètre de 470 p et comprend une rangée de six œufs (un œuf mesure 100 p de long sur 60 p de large, mais ils peuvent être plus ou moins longs ou larges), alors que la partie la plus étroite ne com- — 364 — prend qu’un seul œuf. La ponte contient entre 50 et 100 œufs (63 pour celle qui est figurée). Six pontes ont été observées, dont cinq en juin 1967 et une en juillet 1966, elles ont chaque fois été déposées la nuit et fixées sur toute leur longueur. Fig. 6. — Ponte d'Hermaea paucicirra. L’accouplement (fig. 7) a été observé au laboratoire en mai 1964, juillet 1966 et juin 1967. Nous avons chaque fois constaté qu’il était réciproque. Quand les animaux se rencontrent, ils se « lèchent » jusqu’au moment où ayant leur côté droit en contact leur pénis sort, suivi d’une volumineuse ampoule (gaine du pénis). L’ouverture Ç se situe à la base de cette ampoule. Les deux partenaires sont toujours tête bêche, ayant soit la sole pédieuse appliquée au cristallisoir soit seulement la queue, le corps flottant dans l’eau. Si les animaux sont fixés dans le même sens l’un d’eux fait un demi-tour sur lui-même afin que les côtés droits soient en contact. Fig. 7. — Hermaea paucicirra : deux individus accouplés. Nous avons observé l’accouplement de trois individus, l’un d’eux fécondant un deuxième individu et fécondé lui-même par un troisième. Locomotion : Les individus se déplacent en n’ayant que la moitié posté¬ rieure du pied en contact avec le support. Remarque : Deux //. paucicirra ont été la proie, de Placida dentritica, espèce accompagnatrice considérée comme herbivore ! Tant qu’une révision systématique sérieuse de la famille n’a pas été entre¬ prise nous maintenons cette espèce dans le genre Hermaea par la forme auri- culée de ses rhinophores et par l’absence de ramification de la glande de l’al¬ bumine dans les papilles. — 365 — III. Néotype. Les individus récoltés à Arcachon sont identifiables sans aucun doute pos¬ sible à l’espèce Hermaea paucicirra décrite très sommairement par Pruvot- Fol en 1953 à partir d’une aquarelle. Bien que la région arcachonnaise soit éloignée de la localité type originale, compte tenu du fait que l’échantillon type original a été perdu (Pruvot-Foi,, 1953) nous pensons qu’il est nécessaire de désigner dans notre série spécifique un « Néotype » déposé au Laboratoire de Malacologie du Muséum national d’ Histoire naturelle. Laboratoire de Malacologie du Muséum Institut de Biologie Marine — Arcachon. BIBLIOGRAPHIE Alder, J. et A. Hancock, 1845-1855. — A monograph of the British Nudibranchiate Mollusca. Ray Society, London, parts I-VII. Marcus, E., 1955. — Opisthobranchia from Brazil. Bolelim n° 207, Zoologia, 20, pp. 89-200, 30 pl. Pruvot-Fol ,A., 1953. — Étude de quelques Opisthobranches de la côte atlantique du Maroc et du Sénégal. Bull. Inst. Scient. 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Avant d’aborder la comparaison des deux formes, objet de cette étude, nous voulons brièvement rappeler les synonymes de P. lusitanica ainsi que ses variétés connues par nous. Nous examinerons toutes les références de P. lusitanica citant des localités au sud du Maroc ; nous comparerons ensuite les radules des formes de Madère avec les P. lusitanica de l’Europe et nous terminerons l’article en concluant que le nom de P. piperata Gould est valable et en citant quelques variétés. A) P. lusitanica et ses synonymes. La P. lusitanica Gmel. est une patelle qui au point de vue conchyliologique est communément considérée comme bien caractérisée et individualisée. Au point de vue radulaire elle est également bien spécifique et nous nous per¬ mettons de renvoyer à Fischer-Piette et Gaillard (Journ. Conch. xcix) qui en 1959 ont étudié en détail les dents uni- et pluricuspidées des patelles euro¬ péennes. Nous donnerons ci-dessous les principaux auteurs des différents synonymes qui datent tous du siècle passé. Patella lusitanica Gmel. 1790, Syst. Nat., xiii, p. 3715. Patellastra lusitanica Gmel. ; Monterosato 1884, Nomen gen. spec. Concb. med. Patella granularis {non L.) : Schroter 1784, Einl. Conch., p. 406; Von Salis 1793, Reise ins Kbnigr. Neapel, p. 360 ; O. G. Costa 1829, Cat. Sist., p. 119. Patella punctata Lamarck 1819, Anim. s. Vert., vi, p. 333 ; Blainville 1825, Dict. Sci. Nat., p. 99 ; Payraudeau 1826, Moll. Corse, p. 88 ; Deshayes 1832, Encycl. Meth., iii, p. 709 ; Lamarck 1836, éd. Desh., vii, p. 537 ; Scacchi 1836, Cat. Conch. Neap., p. 17 ; Potiez et Michaud 1838, Gai. Douai, p. 530 ; Delessert 1841, Rec. de Coq. ; Granger 1879, Moll, de Cette, p. 21. Patella ni gro- punctata Reeve 1854, Conch. Icon., fig. 57 ; Mac Andrew 1853, Reports. Patella rustica L. 1758, Syst. Nat., x, p. 783 {non L., éd. xii, nec L. Mus. Ulr., nec Menke Moll. Nov. IIoll., nec Reeve Conch. Icon.) ; Born 1780, Mus. Caes. Vind. ; Dillwyn 1817, Descr. Cat. Rec. Shells ; Hanley 1855, Ipsa Lin. Conch., p. 427 ; Watson 1897, Mar. Moll. Madeira, J. Lin. Soc., p. 299 ; Pallary 1912, Expi. Sci. Maroc. Correspondant du Muséum, Hasselt (Belgique). 367 Patella subgranularis Blainville 1825, Dict. Sci. Nat., 38, p. 113 {non Gual- tieri Test., pl. 8, fig. D). Patella lusitanica = P. piperata Gld., Pilsbry 1891, Man. Conch., xiii, p. 87. B) Variétés de P. lusitanica Gmel. Var. nigro-punctata Rv. : Petit de la Sauss. 1869, Cat. Mol. Test. Eur., p. 90. Var. minor Marion, 1883 : Faune bass. méd., p. 48. Var. major Pallary, 1912 : Expi. Sci. Maroc. Var. maroccana Pallary, 1912 : Expi. Sci. Maroc. Var. orientalis Pallary, 1938 : Coq. Syrie, J. Conch., 1938, p. 47. Var. irregularis (Monts, mss.) Coen, 1933, Comm. Talassogr. Ital. Var. ex colore spadicea Coen, 1937, Comm. Talassogr. Ital. C) Références de P. lusitanica au sud du Maroc. La distribution géographique de P. lusitanica va depuis, au Nord, Cap Bre¬ ton (Sud des Landes, voir Fischer-Piette & Kisch, 1957), jusqu’au Maroc en s’étendant dans toute la Méditerranée ; mer Égée (Forbes), Égypte et Syrie (Philippi, Pallary), etc. La limite sud n’est pas connue avec exactitude et les références données au sud du Maroc sont rares et douteuses. Locard dans son Exp. Trav. et Talisman, 1898 cite la P. lusitanica aux îles Cap Vert. L’examen du seul spécimen de la collection du Travailleur et Talis¬ man présent dans la collection du Muséum nous a montré une coquille ressem¬ blant à une P. guttata d’Orb. allongée dont le sommet est situé fort en arrière. La présence de P. lusitanica aux îles Cap Vert demande donc confirmation. Pour les Açores Simroth (1888 Zur Kenntniss der Azorenfauna) mentionne une forme de P. aspera « accedens ad lusitanica ». Pour l’archipel de Madère nous avons trouvé trois références : Pilsbry, 1891 (Man. Conch., xiii) qui considère la P. piperata Gould comme synonyme de P. lusitanica, Watson, 1897 (Mar. Moll. Madeira) et Nobre, 1937 (Moll Test. Mar. Madeira) qui se réfère dans son ouvrage principalement à Watson. Comme nous avons visité en 1966 l’île de Madère et les ilhas désertas, nous pouvons dire que nous n’y avons jamais trouvé de vraies P. lusitanica. Par contre nous y avons récolté une centaine de P. piperata dont 41 radules ont été examinées. D) Étude radulaire. L’examen de la longueur de la radule des 41 spécimens de Madère montre que le rapport longueur radule à la longueur coquille varie entre 1,76 et 4,47 avec une moyenne arithméthique de 2,58. Sur la figure 1 nous avons porté en diagramme les valeurs de R et L des 41 radules étudiées ainsi qu’un histo¬ gramme des rapports R/L. Pour les P. lusitanica Fischer-Piette a trouvé en 1935 sur 20 individus de Saint-Sébastien une moyenne de 3,3 avec les valeurs extrêmes de 2,7 et 4,6. Cette moyenne de 3,3 est assez bien écartée de la moyenne des spécimens de Madère où seulement 5 % (2 sur 41 spécimens) ont un rapport R/L supérieur à 3,3. Madère _ longueur coquille _ 3 A L cm P. LUSiTANiCA 0ml. S* Sébastien ^moyenne sur 20 individus HISTOGRAMME P. PIPERA TA Gld. A1 individus Madère Fig. 1 — 369 Quant à l’étude des dents uni- et pluricuspidées des formes de Madère, elle montre une assez faible variabilité. Sur la ligure 2 nous figurons les radules et les dents de 3 formes extrêmes, à savoir : P. piperata, la variété watsoni et la variété nigro-radiata. Sur la même figure nous figurons encore la radule de notre plus grande P. lusitanica dont le rapport R/L est 122/41 = 2,97. La comparaison des radules permet de dégager les différences suivantes qui semblent toutes constantes pour les formes de Madère. a) les sommets des premières et des secondes dents latérales ne sont pas alignés lorsqu’on examine la radule couchée à plat ; celles du milieu se trouvent un peu en retrait ce qui n’est pas le cas chez la P. lusitanica ; b) la ligne séparatrice entre la cuspide et la partie basilaire des dents uni- cuspidées, qui chez la P. lusitanica est sinueuse et oblique, n’est jamais inclinée vers le bas ; c) le décrochage dorsal de la partie basilaire de la seconde dent latérale se localise plus bas que chez la P. lusitanica ; d) la courbe dorsale de la première grande cuspide des dents pluricuspidées est toujours en forme de S ce qui n’a jamais été constaté chez la P. lusitanica où elle est plus ou moins concave. E) Aspect général de l’animal. En détachant la Patelle du rocher et la regardant du dessous, on voit que l’animal couvre complètement la coquille comme c’est le cas chez la P. lusi¬ tanica ; sa tête noire avec des tentacules noirs n’est pas visible. La sole pédiense a la même couleur pêche que P. aspera Lk. ; le bord du pied est grisâtre et le manteau est blanc. Tout comme les P. lusitanica elles habitent la zone des marées hautes et se mettent de préférence sur les parois verticales ou obliques. F) Caractères conchyliologiques de P. piperata. Les caractères conchyliologiques de P. piperata sont très variables. Le test peut être pourvu ou dépourvu de granulations noires qui sont assez caractéris¬ tiques pour la P. lusitanica. L’apex est situé beaucoup plus en arrière que chez la P. lusitanica et ce n’est que chez les individus très coniques que l’apex devient subcentral. L’intérieur est généralement olivâtre avec une callosité cornée à blanche et avec de nombreuses lignes brunes sur le pourtour. On rencontre beaucoup d’autres dessins et couleurs à l’intérieur dont quelques-uns méritent d’être considérés comme constituant des variétés. Les dimensions de la plus grande coquille trouvée à Madère (44 X 35 X 18 mm) se rapprochent de celles de P. lusitanica dont les plus grandes dimensions citées dans la littérature sont 41 X 22 X 22 (Pallary, Coq. Oran, 1900). Au Muséum se trouve une très grande P. lusitanica (47 X 40 X 25) provenant des îles Habibas. En Europe, par contre, les P. lusitanica sont généralement plus petites mais peuvent atteindre les mêmes dimensions que celles d’Oran comme le prouve un exemplaire de 41 X 34 X 18 mm que nous avons récolté à Estoril, Portugal. De ce qui précède, caractères radulaires et conchyliologiques, nous con¬ cluons que la Patella piperata Gould est une espèce valable différente de P. lusi¬ tanica Gmelin. fig.a ; P, Piperata gw. fig . b . var. watsoni fig.c : var. nigro-radiata 371 G) Variétés de P. piperata Gld. En dehors du type P. piperata Gld. (Proc. Boston Soc. Nat. Ilist., ii, 150, 1846, Cap Vert et Madère) nous distinguerons : Var. frauenfeldi Dunker 1866 (Novara Exp. Zool. Theil ii). Considérée par V'oN Martens et PiLSBRY comme synonyme de P. guttata d’ürb. L’habitat Madras donné par Dunker est une erreur et au Musée de Vienne où les spé¬ cimens de l’expédition Novara sont gardés on trouve parmi les étiquettes avec le nom de Madras une étiquette en écriture gothique avec le nom Madeira. Les mots se ressemblent fortement ce qui peut expliquer l’ancienne erreur d’habitat. La P. frauenfeldi, comme Dunker le fait remarquer, ressemble beaucoup à P. lusitanica. Nous la considérons comme une variété de P. pipe¬ rata (voir pl. 1, lig. f). A Bajamar, Ténérifïe, nous avons trouvé un exemplaire de P. frauen¬ feldi presque identique à un autre de Madère. Nous croyons que la P. frauen¬ feldi constitue le passage de P. piperata à P. guttata d'Orh. (Ilist. Nat. Moll., in Webb, 1844) des îles Canaries et qu’il se peut donc que la P. guttata d’Orb. et P. piperata soient une même espèce. Comme le nom P. guttata a été préemployé par Gmelin, 1790, Syst. Nat., xiii, p. 3721, basé sur les figures 2 et 3, pl. 6 de Schroeter, Einl. Conch., qui nous semblent des juvéniles d’autres espèces non identifiées et diffé¬ rentes de P. guttata d’Orb., la priorité doit être donnée à P. piperata Gld 1846 et non à P. guttata d’Orb. 1844. Var. (?) guttata d’Orb. : forme rencontrée aux îles Canaries. A Ténériffe nous n’avons pas trouvé des P. guttata vivants et à titre de comparaison nous donnons à la planche 1, lig. g deux formes de P. guttata trouvées à Bajamar, Ténériffe, ayant une certaine ressemblance avec les P. piperata. Var. watsoni nov. var. : coquille ayant l’aspect de P. lusitanica. Dédié au savant Watson qui le premier a étudié la faune de Madère et y a catalogué des P. lusitanica (voir pl. 1, fig. b). Var. nigro-radiata nov. var. : coquille ayant à l’intérieur des rayons noirs larges se prolongeant jusque dans la callosité qui est brun-corné ; bord peu crénelé (voir pl. 1, fig. c). Ressemble par son aspect à quelques formes du Cap Vert que D.autzenberg a appelé à tort comme P. lugubris var. tenui- striata mss. (Collection de Bruxelles). Var. alba nov. var. : coquille à grande callosité blanche très vive et très remar¬ quable (voir pl. 1, fig. e). La figure d, pl. 1, montre encore une coquille dont l’intérieur est bordé de noir et dont l’extérieur est excessivement érodé. Conclusions. La Patella piperata Gld. de Madère est proche à certains points de vue de P. lusitanica Gmel. Il existe pourtant des différences constantes dans les carac¬ téristiques des radules ce qui permet de considérer qu’il s’agit d’une espèce distincte de P. lusitanica. — 372 Planche 1. — Fig. a : P. piperata Gould, Madère ; fig. b : P. piperata var. watsoni nov. var. ; fig. c. : P. piperata var. nigro-radiata nov. var. ; fig. d. : P. piperata var. ; fig. e : P. piperata var. alha nov. var. ; fig. f. P. piperata var. jrauenfeldi Dkr. ; fig. g : P. piperata (?) var. guttata d’Orb. Échelles : grande coquille de la fig. a : 44 X 40 mm. La P. piperata est non seulement proche de P. lusitanica mais également de P. guttata d’Orb. {non Gmelin) par son aspect. L’intermédiaire entre ces deux dernières formes est la var. frauenfeldi Dkr. Dans les nombreuses variétés de forme et de couleur nous avons créé 3 nou¬ velles variétés, à savoir : watsoni, nigro-radiata et alba. Laboratoire de Malacologie du Muséum. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N° 2, 1968, pp. 374-392. CONTRIBUTION A LA CONNAISSANCE DES SERPULIDAE (POLYCHAETA SEDENTARIA) DE MADÈRE, D'APRÈS LES RÉCOLTES DE LA MISSION DU « JEAN CHARCOT » 1966 Par Helmut ZIBROWIUS Dans un travail sur les Annélides Polychètes du Sénégal, Fauvel (1950) a mis en évidence le fait que la plupart des espèces d’Afrique de l’Ouest appar¬ tiennent, en outre, à la faune annélidienne de l’Europe occidentale et à celle de la Méditerranée. D’autres auteurs qui étudièrent également la faune des Annélides Polychètes des côtes africaines, notamment du Golfe de Guinée et des Iles du Cap Vert (Kirkegaard, 1959 ; Fauvel et Rullier, 1959 ; Guy, 1964) reconnaissent la large répartition, sinon le cosmopolitisme, de nombreuses espèces. En ce qui concerne la connaissance des Serpulidae de Madère, il existe, dans la « Wurmfauna von Madeira » par Langerhans (1880 à 1884), un travail fondamental. Des contributions ultérieures sont dues à Fauvel (1909, 1914, 1932) et à SouTHWARD (1963). Les espèces signalées par Langerhans sont au nombre d’une vingtaine, compte tenu des synonymies établies depuis cette époque. La plupart de ces espèces sont connues de la Méditerranée depuis long¬ temps. Deux espèces, Vermiliopsis rugosa et Omphalopoma gracilis, connues seulement de Madère d’après les descriptions de Langerhans (1884), ont été retrouvées récemment en Méditerranée ainsi qu’une espèce du genre Hyalo- pomatopsis qui est tout au moins voisine d'H. marenzelleri, espèce décrite par Langerhans (1884) pour Madère (Zibrowtus, 1966). Inversement, deux espèces trouvées d’abord dans la Méditerranée, J osephella marenzelleri et Vermiliopsis undulata Zibrowius 1966, sont nouvelles pour Madère. Liste des espèces récoltées par la mission du « Jean Charcot » 1966 : Serpula vermicularis L., 1767. Serpula concharum Langerhans, 1880. Vermiliopsis infundibulum (Philippi, 1844). Vermiliopsis multicristata (Philippi, 1844). Vermiliopsis rugosa (Langerhans, 1884). Vermiliopsis undulata Zibrowius, 1966. Omphalopoma cristala Langerhans, 1884. Omphalopoma gracilis (Langerhans, 1884). Ornphalopomopsis fimbriata (Delle Chiaje, 1828). S pirobranchus polylrema (Philippi, 1844). Placostegus langerhansi Marenzeller, 1893. Placostegus tridentatus (Fabricius, 1779) (?). — 375 — Ditrupa arietina (0. F. Millier, 1776.) Hyalopomatopsis marenzelleri (Langerhans, 1884). Josephella marenzelleri Caullery et Mesnil, 1896. Filograna implexa Berkeley, 1827. Spirorbis (Laeospiraf sp. (2 espèces indéterminées). Tubes vides indéterminés. Langerhans (1880, 1884) a déjà signalé la présence de toutes ces espèces à Madère, sauf Vermiliopsis undulata et Josephella marenzelleri, inconnues à cette époque. Il y a récolté également Protula tuhularia (Montagu) [= Psygmo- branchus protensus, = Apornatus similis et] plusieurs espèces de Spirorbis : S. (Dexiospira) pagenstecheri Quatrefages, S. (Dexiospira) corrugatus Montagu et une espèce de S. (Laeospira) qui n’est probablement pas le S. (Laeospira) granulatus (L.) comme le prétend Langerhans (1880). Les prélèvements effectués par Langerhans s’étendaient sans doute seule¬ ment à des profondeurs d’une centaine de mètres au maximum, compte tenu des faibles moyens de la pêche artisanale dont Fauteur profitait. Les prélève¬ ments effectués au cours de la mission du « Jean Charcot » dans des profon¬ deurs souvent plus importantes (dépassant quelquefois même 2 000 m) n’ont rapporté que deux espèces nouvelles pour Madère, espèces mentionnées plus haut. Les récoltes de tubes vides présumés appartenir à Hyalopomatopsis maren¬ zelleri (par 2 800 m de fond, JC. 57), Serpula concharum, Vermiliopsis multicris- tata, Vermiliopsis rugosa, Vermiliopsis undulata et Placostegus langerhansi (par 1 520 m de fond, JC 12) sont les récoltes les plus profondes connues de ces espèces. A l’exception de Placostegus langerhansi et à' Hyalopomatopsis marenzelleri, les espèces énumérées dans la liste ont été traitées récemment de manière plus ou moins détaillée d’après du matériel méditerranéen provenant essentiellement de la région de Marseille (Zibrowius, 1966). La plupart des espèces se trouvent traitées également dans la « Faune de France » des Polychètes Sédentaires par Fauvel (1927). Cependant, pour certaines espèces, il y a, dans ce dernier tra¬ vail, des détails peu satisfaisants. Dans la présente contribution, les listes des synonymies et des publications traitant l’espèce en question ou signalant tout au moins sa présence dans une certaine région, ne tiennent compte que des travaux essentiels concernant la Méditerranée et l’Atlantique orientale, dont en particulier les côtes d’Europe occidentale, de l’Afrique occidentale, du Golfe de Guinée et des archipels des Açores, de Madère, des Canaries et des Iles du Cap Vert. Serpula vermicularis L., 1767. Bellan (1959, 1960), Fauvel (1909, 1914, 1927, 1936, 1950, 1953), Fauvel et Rul- LiER (1957, 1959a, 1959b), Guy (1964), Kirkegaard (1959), Langerhans (1880, 1884), Levinsen (1883), Mc Intosh (1916, 1923), Pixell (1913), Rioja (1917, 1923), Rullier (1964), Saint-Joseph (1894), Terble (1955), Wesenberg-Lund (1950, 1951), WOLLEBAEK (1912). Répartition : Islande, Norvège, Orcades, Angleterre, Manche, Golfe de Gascogne, Portugal, Açores, Madère, Canaries, Iles du Cap Vert, Maroc, Rio de Oro, Mauritanie, Sénégal, Guinée, Côte d’ivoire, Ghana, Sao Tomé, Principe, — 376 — Annobon, llha das Rholas, Gabon, Angola ; Méditerranée ; Mers arctiques, Afrique du Sud, Antarctique, Océan Indien, Océan Pacifique — cosmopolite. Madère 1966 ; JC. 24, 2 exemplaires ; JC. 29, fragments de tube ; JC. 34, fragments de tube ; JC. 36, 1 exemplaire ; JC. 46, 2 exemplaires ; JC. 48, 2 exem¬ plaires ; JC. 60, 3 exemplaires ; JC. 63, tube vide. Il s’agit d’exemplaires assez grands, d’une longueur totale allant jusqu’à 38 mm. Le diamètre des opercules est compris entre 2,1 mm et 2,8 mm. Les opercules sont infundibuliformes, se rétrécissant progressivement en pédoncule operculaire. Les dents marginales sont nombreuses (une trentaine ou une qua¬ rantaine). Les tubes sont roses. La plupart sont ronds avec 5 ou 7 carènes lon¬ gitudinales plus ou moins marquées, dont la médiane avec des dents plus pro¬ noncées. D’autres tubes ont une section plutôt triangulaire et des carènes très atténuées. Serpula concharum Langerhans, 1880. Syn. : Serpula subquadrangula Philippi, 1844. Bellan (1959, 1964), Chapman and Dales (1954), Fauvel (1909, 1914, 1927, 1936, 1950), Fauvel et Rulher (1957), Langerhans (1880, 1884), Rioja (1917, 1923). Répartition : Golfe de Gascogne, Golfe Ibero-Marocain, Açores, Madère, Maroc, Sénégal ; Méditerranée. Madère 1966 : JC. 12, tube vide ; JC. 30, tube vide ; JC. 46, 1 exemplaire ; JC. 60, 2 exemplaires. Le plus grand exemplaire a une longueur d’environ 10 mm pour un diamètre à l’opercule de 600 p, le plus petit une longueur de 2,8 mm et un opercule de 200 P de diamètre. Les opercules ne sont pas infundibuliformes, comme ceux de S. vermicularis, et bien tranchés du pédoncule operculaire. Les dents mar¬ ginales sont peu nombreuses. L’opercule du plus grand exemplaire en possède 16. Les tubes sont blancs, à section rectangulaire plutôt qu’arrondie, avec, en général, 3 carènes lisses à la face supérieure (dont la médiane moins prénoncée). Vermiliopsis infundibulum (Philippi, 1844). (Planche 1, fig. 1 à 3). Syn. : Vermilia infundibulum Philippi, 1844, Langerhans (1880, 1884, 1881). Vermilia spirorbis Langerhans, 1880 (1884). Vermilia multivaricosa, Marenzeller (1893). Vermiliopsis glandigera, Augener (1918), Monro (1930), Fauvel (1953). Augener (1918), Bellan (1959, 1964), Fauvel (1909, 1914, 1927, 1936, 1953), Fauvel et Rullier (1959a, 1959b), Kirkegaard (1959), Langerhans (1880, 1884, 1881), Monro (1930), Rioja (1917, 1923), Rullier (1964), Southward (1963). Répartition : Golfe de Gascogne, Banc Gorringe, Açores, Madère, Canaries, Iles du Cap Vert, Maroc, Sénégal, Rio de Oro, Guinée, Annohon, llha das Rho¬ las, Gabon, Angola ; Méditerranée ; Bermudes, Antilles, Brésil, Afrique du Sud, Océan Indien, Océan Pacifique — cosmopolite. Madère 1966 : JC. 24, 1 exemplaire, JC. 25, JC. 29, JC. 30, tubes vides ; JC. 31, 2 exemplaires ; JC. 34, JC. 36, tubes vides ; JC. 54, 1 exemplaire ; JC. 60, 1 exemplaire. — 377 La longueur des exemplaires est comprise entre 9 mm et 35 mm, le diamètre de l’opercule entre 480 p, et 1 100 p. La forme de l’opercule est variable. La partie cornée se compose d’un petit nombre d’étages. Le dernier étage se ter¬ mine parfois par une pointe. Un exemplaire (JC. 54) possède un opercule avec la partie cornée marquée de sillons longitudinaux. L’opercule de cet exemplaire était encroûté de calcaire. Les membranes thoraciques s’arrêtent au 5® séti- gère. Les « soies d’Apomatus » sont présentes à partir du 4® sétigère seulement, conformément aux observations sur le matériel méditerranéen (Marenzeller, 1893 ; ZiBROwius, 1966). Selon Langerhans (1880, 1884) cette sorte de soies existerait déjà à partir du 3® sétigère thoracique. Les tubes sont massifs, presque lisses à la surface, rarement avec des rides longitudinales peu marquées, et toujours pourvus de péristomes évasés. Vermiliopsis multicristata (Philippi, 1844). Syn. : Vermilia multicristata Philippi, 1844, Marenzeller (1893). Vermilia multicostata Langerhans, 1884. Vermilia clavigera Philippi, 1844 (?), Langerhans (1884). Bellan (1959), Fauvel (1909, 1914, 1927, 1936), Fauvei. et Rullier (1957, 1959b), Kirkegaahd (1959), Langerhans (1884), Rullier (1964), Southward (1963), Tebble (1955). Répartition : Golfe de Gascogne, Banc Gorringe, Açores, Madère, Canaries, Iles du Cap Vert, Maroc, Sénégal, Ghana ; Méditerranée. Madère 1966 : JC. 12, JC. 21, JC. 29, JC. 34, JC. 54, tubes vides seulement. A la suite de l’étude d’un matériel abondant de V. multicristata récolté en Méditerranée (Zirrowius, 1966), les tubes vides provenant de Madère ont été faciles à identifier comme appartenant à la même espèce. Le calcaire est rela¬ tivement mince ; les carènes (5 à 7) ont la forme de lames plus ou moins élevées et découpées en dents fines ; par endroits il y a des bourrelets transversaux mais pas de péristomes évasés. Les tubes atteignent un diamètre de 1,1 mm, la lumière de 600 p,. Vermiliopsis rugosa (Langerhans, 1884). (Planche 1, fig. 4 à 6). Syn. ; Vermilia rugosa Langerhans, 1884. Répartition : Madère ; Méditerranée (Zirrowius, 1966). Madère 1966 : JC. 12, JC. 21, JC. 34, JC. 48, tubes vides ; JC. 60, 1 exem¬ plaire incomplet. La récolte, à Madère, d’un exemplaire incomplet (sans panache branchial) et celle, à Marseille, de plusieurs exemplaires entiers permettent de compléter la description de l’espèce et de mettre en évidence son affinité avec V. agglu- tinata (Marenzeller, 1893) et V. undulata Zibrowius, 1966. La collerette est trilobée. Les membranes thoraciques sont courtes et atteignent seulement le 2® sétigère. Les filaments branchiaux sont alignés de façon pectinée sur des lobes branchiaux longs et grêles. li’opercule porte une simple calotte cornée. Le 1®'' sétigère thoracique ne possède que 3 soies lira- — 378 — bées et 3 soies capillaires par faisceau, soies plus petites que celle des segments suivants. Tous les autres sétigères thoraciques, 2 à 7, possèdent 3 sortes de soies : des soies limbées, des soies capillaires et des soies d’Apomatus. Les soies abdominales sont géniculées. Les uncini thoraciques sont en scie avec une quinzaine de dents, dont l’antérieure plus grosse, obtuse et simple, non échan- crée. Dans tous les sétigères abdominaux les uncini sont en râpe. Le tube est blanc, épais et empâte largement le substrat. Il est plusieurs fois plus large que sa lumière. Les zones latérales sont parfaitement lisses. La zone médiane possède en général des bourrelets épais et arrondis, placés à des dis¬ tances plus ou moins régulières. Parfois cependant ces bourrelets sont très espacés ou peu développés. L’aspect du tube est alors moins particulier. Le tube peut se dresser à sa partie terminale. La lumière y atteint 320 p. tandis que la partie adhérante peut avoir une largeur jusqu’à 2 mm. Vermiliopsis undulata Zibrowius, 1966. Répartition : Madère ; Méditerranée. Madère 1966 : JC. 12, 2 tubes vides. Cette première signalisation de V. undulata à l’extérieur de la Méditerranée se base sur 2 tubes vides qui correspondent parfaitement aux tubes observés en Méditerranée. Les tubes en question sont épais et larges d’environ 450 p. La lumière mesure 200 p. L’un des tubes possède 5 carènes longitudinales en lames ondulées transversalement. Chez l’autre les carènes sont réduites à 5 rides, aspect également connu parmi les échantillons méditerranéens. Omphalopoma cristata Langerhans, 1884. (Planche 1, fig. 7, 7a). Syn. : Omphalopoma aculeata Fauvel, 1909 (1914). Répartition ; Madère, Açores ; Méditerranée (Zibrowius, 1966). Madère 1966 : JC. 34, JC. 60, tubes vides. Langerhans (1884) avait décrit un exemplaire plutôt atypique avec une excroissance styliforme et obtuse dans l’entonnoir corné de l’opercule tandis que l’exemplaire décrit par Fauvel (1909, 1914 ; sous le nom d’O. aculeata) et la plupart des exemplaires récoltés en Méditerranée (Zibrowius, 1966) pos¬ sèdent un aiguillon ramifié dans l’entonnoir de l’opercule. Toutefois, on doit noter qu’il existe des exemplaires entièrement dépourvus de cette excrois¬ sance. Les détails de l’opercule ne permettent donc pas de séparer O. cristata et O. aculeata comme des espèces différentes. La structure du tube, plus pré¬ cisément de sa partie dressée, justifie aussi peu la distinction. Tout en étant schématique, la figure donnée par Langerhans (1884) pour le tube d’D. cris¬ tata de Madère s’applique aussi bien aux tubes en provenance de la Méditer¬ ranée (appartenant en général à des exemplaires avec un aiguillon ramifié) qu’au tube le plus complet de la présente collection (JC. 60). Chez ce dernier la partie adhérante au substrat a une section triangulaire et une carène médiane dentelée. Dans la zone distale il existe des traces de carènes latérales lisses. Par endroits, il existe un bourrelet transversal à 3 dents. 379 Le tube se redresse à sa partie terminale et porte un péristome évasé avec son bord enroulé dans le sens de la progression du tube. Une nouvelle partie cylin¬ drique du tube s’emboîte dans le fond du péristome et commence à s’évaser de son tour. Le péristome est lisse comme chez certains tubes trouvés à Mar¬ seille. Sa structure et ses dimensions (diamètre du péristome 850 p., diamètre du tube cylindrique 420 p.) correspondent également. L’autre tube (JC. 34), qui pourrait appartenir à la même espèce, est un fragment de la partie adhé¬ rante. Il a une carène médiane dentelée et les mêmes dimensions que le tube plus complet. Omphalopoma gracilis (Langerhans, 1884). (Planche 1, fig. 8). Syn. : Filogranula gracilis Langerhans, 1884. Répartition : Madère, Golfe de Gascogne * ; Méditerranée (Zibrowius, 1966). Madère 1966 : JC. 24, tubes vides ; JC. 60, 3 exemplaires. L’espèce, découverte à Madère par Langerhans (1884) et dont la descrip¬ tion a été revisée d’après le matériel méditerranéen, a dû être transférée dans le genre Omphalopoma (Zibrowius, 1966). Les échantillons en question (JC. 24, JC. 60) ne se distinguent pas du maté¬ riel méditerranéen. 11 manque toutefois la partie dressée des tubes à péristomes caractéristiques mais les dimensions des tubes (largeur jusqu’à 240 p.) à section triangulaire avec une carène médiane légèrement dentelée ainsi que les dimen¬ sions des vers (longueur 1,6 mm à 2 mm, diamètre de l’opercule 100 p, à 120 p) ne laissent aucun doute : il s’agit de la même espèce. Deux exemplaires ont 6 sétigères thoraciques, le troisième en possède 7. Le nombre des uncini et des soies est réduit dans le dernier sétigère thoracique. Omphalopomopsis fimbriata (Belle Chiaje, 1828). (Planche 1, hg. 9). Syn. ; Omphalopoma spinosa Langerhans, 1884. Omphalopoma fimbriata Marenzelleh (1893), Rioja (1917). Bellan (1964), Fauvei, (1927), Kirkegaard (1959), Langerhans (1884), Rioja (1917, 1923). Répartition ; Golfe de Gascogne, Banc H. MS. Hyères, Madère, llha das Rholas ; Méditerranée. Madère 1966 ; JC 24, tube vide. La largeur du tube atteint 1,2 mm, la lumière 800 p. L’orifice caractéristique (Zibrowius, 1966) n’a pas été observé, la partie terminale du tube étant cassée. La zone la plus ancienne du tube possède 3 carènes irrégulières avec des dents souvent découpées en plusieurs pointes, détail observé également sur des tubes d’D. fimbriata récoltés dans la région de Marseille. Par endroit il existe deux * Nouvelles récoltes, dragages de .T. P. Lagardère, 1966 : cp = 46o02'N, (I = 03o43'\V, prof. 120 m ; = 47oi7'N, G = 06oü0'4V, prof. 200 m. carènes 1;. lérales en plus des trois de la face supérieure. Ces carènes latérales sont alors peu développées. Dans la zone plus récente et plus large du tube les carènes sont atténuées et sans dents prononcées. Dans cette zone le tube rappelle certains tubes de Serpula concharum. Spirobranchus polytrema (Philippi, 1844). (Plarul'.e 1, fig. 10 à 12). Syn. ; Vermilia polytrema Pliilippi 1884 ; Langerhans (1880, 1884). Pomatostegus polytrema, .Mmu:n7i ller (1893) et les auteurs cités ci-dessous à l’exception de Langerhans. Bellan (1959), Chapman and Dai.es ,1954), Fauvel (1909, 1914, 1927, 1936), Lan¬ gerhans (1880, 1884), Rioja (1917, 1923), Kullier (1964). Répartition : Golfe de Gascogne, Açores, Banc Gorringe, Madère, Iles du Cap Vert, Maroc ; Méditerranée (Les Spirobranchus provenant de l’Océan Indien et de l’Australie et attribués par Fauvel et par Dew, sous le nom de Pomatostegus polytrema, à l’espèce S. polytrema (Philippi) appartiennent à des espèces différentes, Zibrowius, 1966). Madère 1966 : JC. 6, fragment de tube ; JC. 7, nombreux exemplaires ; JC. 10, fragment de tube ; JC. 22, JC. 23, JC. 24, nombreux exemplaires ; JC. 25, 1 exemplaire ; JC. 29, tubes vides ; JC. 31, 3 exemplaires ; JC. 35, 1 exemplaire ; JC. 36, nombreux exemplaires ; JC. 48, 1 exemplaire ; JC. 54, nombreux exem¬ plaires ; JC. 60, tubes vides ; .JC. 63, nombreux exemplaires. L’espèce qui, depuis Marenzeller (1893) a toujours été attribuée au genre Pomatostegus, possède en réalité tous les caractères d’un Spirobranchus (Zibro- wius, 1966). Dans la présente collection S. polytrema est le Serpulidae le plus abondant. Les très nombreux exemplaires examinés sont assez uniformes et montrent moins de variations que les spécimens récoltés en Méditerranée. La plaque calcaire de l’opercule est presque toujours plate, avec deux bosses sur le bord dorsal. Les opercules très allongés en forme de cône ou de corne comme on les trouve fréquemment dans le matériel méditerranéen sont plutôt rares. Les tubes sont roses, plus ou moins arrondis ou triangulaires. Parfois ils sont très aplatis et empâtent alors le substrat. Parmi le matériel examiné il n’y a pas de tubes blancs avec 3 carènes prononcées et fortement dentelées comme ils sont fréquents parmi le matériel récolté à Marseille. Les carènes, s’il en existe, sont plus atténuées et moins dentelées. Les séries de ponctua¬ tions sont également moins nettes, et souvent absentes. Ces tubes colorés et plus lisses qu’on a récolté à Madère correspond! nt plutôt à ceux qu’on trouve, en Méditerranée, sur les galets infralittoraux. Il serait intéressant de connaître des tubes provenant de véritables grottes sous-marines plus obscures compa¬ rables à celles de la région de Marseille, s’il en existe à Madère. Placostegus langerhansi Marenzeller, 1893. (Planche 1, fig. 16, 17). Syn. : Placostegus tricuspidatus, Langerhans (1880, 1884). Placostegus tridentatus, Bellan (1960) pro parte. 381 Répartition : Madère, Setubal (Portugal). Madère 1966 : JC. 12, JC. 21, JC. 24, tubes vides ; JC. 3.5, 1 exemplaire ; JC. 60, plusieurs exemplaires. Taille, coloration. — Au moment de l’examen, les spécimens en question n’avaient plus d’autre coloration qu’une bande rouge sur chaque côté du 1®*' seg¬ ment thoracique et une paire de taches rouges sur les membranes thoraciques du même segment. La longueur atteint 8 mm. Le diamètre de l’opercule est 800 p. à 900 p. Il y a environ 50 à 60 segments abdominaux. Le cône formé par le tube enroulé atteint un diamètre de 5 mm. La partie terminale dressée du tube a un diamètre de 1,2 mm à 1,5 mm. Région céphalique, membranes thoraciques. — La collerette est très large et très mince. Elle est découpée en 7 lobes. Entre la collerette et la base des branchies existe une paire de languettes comparables à celles de Spiro- hranchus polytrema. Les membranes thoraciques vont jusqu’au dernier séti- gère thoracique où elles se fusionnent en feston ventral. De chaque côté, le panache branchial est composé d’une dizaine de filaments. Il n’existe pas de membrane palmaire. Le 1®^ filament dorsal d’un côté est dépourvu de barbules et porte l’opercule. L’opercule a une symétrie bilatérale ; la face ventrale étant plus bombée que la face dorsale. Il n’y a aucun reserre¬ ment distinguant une partie basale et une partie distale de l’opercule. L’oper¬ cule possède une plaque terminale cornée de couleur brun-jaunâtre, sans trace d’encroûtement calcaire. Cette plaque est légèrement concave, plus épaisse dans le centre que sur le bord. Soies et uncini. — Le 1®*' segment thoracique, avec des bandes rouges latérales, est achète. Les 6 segments suivants possèdent des soies limbées et des soies capillaires. Seuls les derniers 20 segments abdominaux portent des soies. Il s’agit de soies d’aspect capillaire mais limbées à l’extrémité. Les uncini thoraciques, présents dans les 6 segments à soies dorsales, sont presque rectan¬ gulaires et très épais avec, vus de côté, des dents très nombreuses et très fines qui, en réalité, correspondent à des entailles transversales finement dentelées. Le prolongement antérieur (la dent antérieure obtuse et plus grosse des vues latérales) est entier. Les uncini abdominaux sont plus petits et moins rectan¬ gulaires mais par ailleurs semblables. Tube. — Le tube des exemplaires en question est toujours très étroitement enroulé, les dernières spires surmontant les précédentes en ne laissant aucun ombilic. Le sens d’enroulement est senestre, c’est-à-dire que l’orifice du tube, vu de dessus, est dirigé vers la droite. Le tube est translucide mais non parti¬ culièrement vitreux. Il a une section triangulaire. L’ensemble des spires soudées entre elles forme un petit cône d’où sort la partie terminale du tube. Sur cette partie dressée il existe une carène peu distincte et plus ou moins dentelée. Trois longues dents entourent l’orifice du tube. Dans le tube d’un exemplaire (JC. 60) on a trouvé la ponte. Discussion. — Par leur tube enroulé, la forme de l’opercule et l’absence de soies spatulées à l’abdomen, les exemplaires de Placostegus étudiés ici cor¬ respondent parfaitement aux Placostegus provenant de Madère que Langer¬ hans (1880, 1884) a décrit sous le nom de Placostegus tricuspidatus (Sowerby) (seule différence : selon Langerhans, 1880, la plaque operculaire serait calci¬ fiée). Par les mêmes critères ils se distinguent nettement des Placostegus récoltés dans la région de Marseille. Pour ces derniers exemplaires on a démontré récem¬ ment la différence spécifique de P. tridentatus (Fnbricius) des mers du Nord — 382 — (ZiBROwius, 1966). Tout en possédant le même type d’opercule, les Placostegus de Madère étudiés ici, se distinguent du P. Iridentalus des mers du Nord par leur taille inférieure, le tube toujours fortement enroulé et non sinueux et par l’absence de soies spatulées à l’abdomen. La première description de P. tridentatus (sous le nom de Serpula tridentata), description très sommaire basée sur le tube, a été donnée par Fabricius (1779) d’après du matériel provenant de la mer de Norvège {fide Môrch, 1863). Le premier Placostegus provenant assurément de la .Méditerranée {fide Môrch, 1863 ; Marenzeller, 1893) fut décrit (aussi sommairement que le Placostegus de Norvège) par Scacchi (1836) sous le nom de Serpula crystallina. Le nom de Serpula tricuspidata fut introduit par Sowerby (1825) pour un tube de Pla¬ costegus dans un cabinet d’histoire naturelle, échantillon dont la provenance est incertaine {fide Marenzeller, 1893). Par la suite le nom de P. tricuspidatus fut appliqué aussi bien à des Placostegus méditerranéens (Lo Bianco, 1893) qu’à des Placostegus atlantiques (Langerhans, 1880, 1884). L’opercule des Placostegus des mers du Nord tel qu’il est figuré par plusieurs auteurs (notamment par Hansen, 1878 ; Levinsen, 1883 ; Woi.lebaek, 1912) est plutôt infundibuliforme avec une plaque cornée peu concave. C’est aussi la forme des opercules de quelques exemplaires provenant de l’Islande (prêt du Universitetets Zoologiske Muséum, Copenhagen). Par contre, les Placos¬ tegus provenant de la région de Marseille possèdent un opercule qui est nette¬ ment différent. En effet, il est fortement zygomorphe et loin d’être infundihu- liforme, car obliquement piriforme avec la partie proximale très bombée et bien distincte de la partie distale dans laquelle un entonnoir corné et profond est enfoncé (PI. 1, fig. 13). Ce type d’opercule ressemble beaucoup aux opercules d’Omphalopoma gracilis (PL 1, fig. 8). Au même titre qu’on assimile d’une part les Placostegus des mers du Nord de Hansen (1878), Levinsen (1883) et Wollebaek (1912) au Serpula triden¬ tata Fabricius de la même région, on peut, d’autre part, assimiler les Placos¬ tegus provenant de Marseille au Serpula crystallina Scacchi, également de la Méditerranée. Étant donné la différence importante des opercules, la mise en synonymie, par Marenzeller (1893) du P. crystallinus méditerranéen avec le P. tridentatus de la mer de Norvège n’est pas justifiée. Marenzeller (1893) qui a vu des Placostegus de la Méditerranée orientale, s’est basé sur l’identité des soies abdominales (soies spatulées) et sur la croissance du tube (irrégulière¬ ment sinueux) des deux espèces. Pour la troisième espèce, le Placostegus à tube enroulé et sans soies spatulées, Marenzeller (1893) a introduit le nom de P. langerhansi qui devait remplacer celui de P. tricuspidatus, nom qui n’est rien qu’un nomen nudum. Fauvel (1914, 1927) semble avoir accepté la distinction spécifique de P. langerhansi, tandis que Mc Intosh (1923) considérait cette forme décrite par Langerhans comme synonyme de P. tridentatus, espèce représentée, pour Mc Intosh, aussi bien en Méditerranée qu’en Atlantique. Dans le catalogue de Hartman (1959, 1965) le nom de P. langerhansi proposé par Marenzeller (1893) ne se trouve même pas mentionné. Les travaux citant P. tridentatus dans l’Atlantique sont nombreux (Bellan, 1959, 1960, 1964 ; Ehlers, 1908 ; Fauvel, 1909, 1914, 1927, 1936 ; Hansen, 1878 ; Langerhans, 1884 ; Levinsen, 1883 ; Mc Intosh, 1916, 1923 ; Rio.ia, 1917, 1923 ; Southw.ard, 1963 ; Wesenberg-Lund, 1950, 1951 ; Wolle- B.AEK, 1912 ; pour n’en citer que quelques-uns). P. tridentatus existe, semble- — 383 t-il, tout au moins depuis la mer de Norvège et l’Islande jusqu’à Madère où Langerhans (1884) savait déjà le distinguer de P. langerhansi Marenzeller. Il se pourrait cependant que certains des Placostegus atlantiques attribués à P. tridentatus appartiennent en réalité à l’espèce P. langerhansi (voir la mise en synonymie par Mc Intosh, 1923). Ceci semble être le cas pour tout au moins un exemplaire récolté lors de la campagne du « Faial » (1959) au Portugal. Grâce à l’intérêt qu’a pris M. G. Bellan pour ce problème, il me fut possible de réexaminer le matériel en question. Dans un pilulier avec les Polychètes provenant de la Station 1192 (= P. 59 ; = 38°16'8 N, G = 8°56'4 W, prof. 275 m, Coraux profonds, au large de Sétubal ; Bellan, 1960, p. 29) se trou¬ vait un tube de Placostegus renfermant encore l’animal. Malheureusement le formol était devenu très acide et avait fortement abîmé aussi bien le tube que l’animal. Le tube qui n’était plus transparent et en décomposition, était étroi¬ tement enroulé pour former un petit cône. L’opercule se distinguait des oper¬ cules observés sur le matériel marseillais par son galbe plutôt infundibuliforme et sa plaque cornée très faiblement concave, loin de former un entonnoir. Les soies abdominales n’existent que dans les derniers segments et sont capillaires avec un limbe terminal. Étant donné la structure du tube et de l’opercule, il semble justifié d’attribuer ce Placostegus du large de Sétubal à l’espèce P. lan¬ gerhansi. Par la forme de l’opercule et les soies abdominales spatulées, les Placostegus provenant de la région de Sâo Sébastian au Brésil (Serpulidae en cours d’étude) correspondent parfaitement au P. crystallinus méditerranéen et non aux deux autres formes atlantiques. La répartition des trois espèces, d’après les connaissances actuelles, se résume comme suit : P. tridentatus (Fabricius), 1779 : Atlantique du Nord, Golfe de Gascogne, Madère î P. langerhansi Marenzeller, 1893 : Madère, Sétubal (Portugal) ; P. crystallinus (Scacchi), 1836 : Méditerranée, Brésil. Le fait d’avoir trouvé des œufs nombreux dans le tube d’un exemplaire de P. langerhansi (JC. 60) fait penser à une incubation dans le tube comme elle existe chez les Filograna et certaines espèces de Spirorbis. Il semble même que l’incubation dans le tube est plus largement répandue dans le genre car Mc. Intosh (1916, p. 183) a décrit un cas semblable chez P. tridentatus : « An example procured off North Unst by Dr. Gwyn JelTreys in July had a sériés of ova in a hollow on the ventral surface behind the antérieur région ». Placostegus tridentatus (Fabricius, 1779) (?). Des fragments de tubes vides, vitreux et non enroulés, de Placostegus et attribuables à P. tridentatus, espèce déjà signalée à Madère par Langerhans (1884), ont été obtenus dans les stations suivantes : JC. 24, JC. 34, JC. 48, JC. 60. Ditrupa arietina (O. F. Müller, 1776). (Planche 1, fig. 18). Bellan (1959, 1960), Fauvel (1909, 1914, 1927, 1936), Fauvel et Bullier (1959a), Hansen (1878), Kirkegaahd (1959), Langerhans (1880), Levinsen (1883), Mc 384 — Intosh (1916, 1923), Rioja (1923), Wesenberg-Lund (1951, 1952), Wollebaek (1912). Répartition : Islande, Norvège, Angleterre, Golfe de Gascogne, Portugal, Banc Gorringe, Açores, Madère, Canaries, Maroc, Rio de Oro, Sénégal, Guinée ; Méditerranée ; Océan Indien, Océan Pacifique — cosmopolite. Madère 1966 : JC. 10, nombreux exemplaires ; JC. 25, tubes vides, nom¬ breux ; JC. 34, JC. 35, JC. 41, JC. 46 JC. 48, JC. 49, JC. 60, tubes vides, peu nombreux. Le matériel abondant de la station JC. 10 permet d’apporter quelques préci¬ sions sur la structure du panache branchial et des affirmations sur la réparti¬ tion des soies chez les très jeunes exemplaires. Taille, coloration. — Les tubes mesurent jusqu’à 25 mm de longueur. La longueur des animaux examinés ne dépasse pas 15 mm. Le diamètre de l’opercule atteint 1 mm. Il y a une quarantaine de segments abdominaux. Thorax et abdomen sont pigmentés en rouge. Au moment de l’examen, le panache branchial était incolore. Ceci est peut-être du à l’extraction accélérée des pigments dans cette partie antérieure de l’animal qui se trouve près de l’orifice du tube. Une paire d’organes excréteurs bruns sont visibles devant les premiers faisceaux de soies thoraciques. Région céphalique, membranes thoraciques. — La collerette est mince mais large. Elle ne semble pas différenciée en lobes bien distincts. Jusqu’au niveau du 1®'' sétigère (qui, à cause de ses uncini ventraux semble correspondre au 2® sétigère de Spirohranchus polytrema), les membranes thoraciques sont assez larges et bien visibles. Plus vers l’arrière il n’en subsiste que des festons très étroits, apparemment réunis à la face ventrale du dernier segment thora¬ cique. Soies et uncini. — Les soies des 6 sétigères thoraciques (tous avec des uncini ventraux) sont des soies limbées et des soies capillaires. Chez plusieurs spécimens de très petite taille (2 mm à 4 mm) il n’existe également pas de soies à l’avant du 1®^ sétigère à uncini ventraux, soies qui devraient corres¬ pondre aux faisceaux de soies spéciales de Spirohranchus polytrema. Ces petits exemplaires possèdent, comme ceux de grande taille, des soies abdominales exclusivement dans les derniers segments abdominaux, la région antérieure étant achète. Les soies abdominales sont presque capillaires à part quelques petites dents devant la pointe terminale. Tube. — H y a parfois des constrictions dans la zone distale où le calcaire de la partie tout à fait terminale est nettement moins épais. Épibiose. — D’après les observations sur le matériel abondant de la station JC. 10, le Bryozoaire {Cheilostomata anasca) Bugula ditrupae Bush 1858 (dét. J. G. IIarmelin) est très régulièrement associé au Ditrupa vivant. Le Bryo¬ zoaire se trouve localisé surtout à l’orifice mais peut exister également dans les zones postérieures du tube. Les tubes abîmés ne portent jamais de Bryo¬ zoaire, mais on le trouve sur environ un sur six des tubes vides qui ont, alors, toujours l’aspect frais. I.’association du Bryozoaire Bugula ditrupae avec le Ditrupa vivant s’explique par le fait que le Serpulidae, pour trouver sa nourri¬ ture, doit se maintenir à la surface du sédiment. Quand le Serpulidae est mort, le tube se trouve plus ou moins couvert par le sédiment, condition défavorable pour le Bryozoaire. Lorsqu’il y a des Bryozoaires sur le tube, il y a, en général, également des Foraminifères Cihicides refulgens Montfort (dét. M"*® Blanc- — 385 Vernet). Bryozoaire ou l'oraminifère, sinon les deux, peuvent s’installer éga¬ lement sur l’opercule du Dilrupa. Tubes vides sans Bugula. . . Tubes vides avec Bugula . . Tubes habités avec Bugula. Tubes habités sans Bugula JC. 25 .IC, 10 90 97 0 19 0 68 0 1 (très petit) Hyalopomatopsis marenzelleri (Langerhans, 1884). (Planche 1, fig. 19 à 23). Syn. : Hyalopomatus marenzelleri Langerhans, 1884. Langerhans (1884), Fauvel (1909, 1911, 1914, 1932), Southward (1963). Répartition : Golfe de Gascogne, Açores, Madère. Madère 1966 : JC. 4, JC. 12, tubes vides ; JC. 18, 1 exemplaire ; JC. 19, 2 exemplaires ; JC. 34, JC. 46, JC. 48, JC. 55, JC. 57, tubes vides ; JC. 60, 1 exemplaire incomplet. Récemment Southward (1963) a complété la description de l’espèce dans des détails essentiels : membranes thoraciques courtes ne dépassant pas le 2® sétigère ; uncini thoraciques en râpe ; soies abdominales avec l’extrémité géniculée. Les spécimens examinés ont une longueur totale de 5,5 mm à 8 mm, dont plus d’un tiers pour le panache branchial. Le diamètre des opercules est com¬ pris entre 290 [i. et 320 p,. Un des exemplaires (JC. 19) avait un panache bran¬ chial sans opercule. Chez deux autres, l’opercule se trouve à gauche. Leur panache branchial est composé de 7 filaments du côté de l’opercule et de 6 fila¬ ments du côté opposé. Le pédoncule operculaire est très mince et dépourvu de barbule. Il n’existe pas de membrane palmaire. L’un des opercules (JC. 19) possède une calotte légèrement cornée bien différenciée de l’ampoule opercu¬ laire, l’autre (.JC. 18) est entièrement vésiculeux et sans différenciation nette d’une calotte cornée. Il y a seulement 6 sétigères thoraciques. Le l®*", sans uncini ventraux, pos¬ sède des soies capillaires et des soies spéciales rappelant celles des Filograna et des Omphalopoma : il s’agit de soies avec un aileron dentelé séparé du limbe distal par une encoche. Cette encoche est relativement peu marquée. Les séti¬ gères 2 à 6 portent des soies limbées et des soies capillaires. Il n’existe pas de soies A’Apomatus. Langerhans (1884) a décrit les soies abdominales comme des soies capillaires. En réalité l’extrémité des soies abdominales, correspon¬ dant seulement à un dixième de leur longueur, est fortement géniculée et den¬ telée. Tout en étant des soies géniculées, les soies abdominales A'H. maren¬ zelleri se distinguent donc nettement des soies abdominales géniculées dans les genres Vermiliopsis, Omphalopoma, Omphalopomopsis et Spirorbis. Les uncini thoraciques sont en râpe avec, vus de côté, une quinzaine ou vingtaine de dents. La dent antérieure est bifurquée (« creusée en gouge »). Les uncini abdo¬ minaux sont semblables et plus petits, en râpe dans tous les segments. Le tube est blanc et parfaitement lisse. Le diamètre varie entre 420 p. et 450 p. Dans la partie qui adhère au substrat il existe, par endroit, des bourre- — 386 — lets transversaux ou de petits péristomes légèrement évasés. La partie ter¬ minale se redresse du substrat. Elle est parfaitement ronde et lisse. Josephella marenzelleri Caullery et Mesnil, 1896. Caullery et Mesnil (1896), Cornet et Rullier (1951), Fauvel (1927). Répartition : Manche et Pas-de-Calais, Roscofî, Madère ; Méditerranée ; Australie. Madère 1966 : JC. 36, 1 exemplaire ; JC. 48, 1 tube vide sur tube de Ditrupa ; JC. 63, plusieurs exemplaires. Les exemplaires provenant de Madère ressemblent entièrement à ceux récoltés en Méditerranée (Zibrowius, 1966). Les tubes, blancs, lisses et ronds, ont un diamètre de 100 [i. à 120 p,. La longueur des vers atteint 2,1 mm. L’ampoule operculaire porte une sorte de coupe transparente d’aspect chitineux qui est renforcée par de nombreuses lames du côté intérieur. Fauvel (1927, 1955) a interprété ces structures comme des épines. Filograna implexa Berkeley, 1827. Syn. : Salmacina dysteri, Fauvel (1927). Salmacina incrustans, Fauvel (1927). Salmacina aedificatrix, Langerhans (1880). Salmacina setosa Langerhans, 1884. Bellan (1960), Fauvel (1909, 1914, 1927, 1936, 1939, 1953), Fauvel et Rullier (1957, 1959a), Kirkegaard (1959), Langerhans (1880, 1884), Levinsen (1883), Mc Intosh (1916, 1923), Rioja (1917, 1923), Rullier (1964), Saint-Joseph (1894), Tebble (1955), Wesenberg-Lund (1950, 1951), Wollebaek (1912). Répartition ; Atlantique du Nord, Angleterre, Manche, Golfe de Gascogne, Portugal, Açores, Madère, lies du Cap Vert, Maroc, Rio de Oro, Sénégal, Guinée, Ghana, Libéria, Angola ; Méditerranée ; Afrique du Sud, Brésil, Océan Indien, Océan Pacifique — cosmopolite. EXPLICATIONS DE LA PLANCHE Fig. 1 à 3. — V ermiliopsis injundibulum (Philippi, 1844}. 1, 2 opercules (JC. 31} ; 3, opercule (JC. 54}. Fig. 4 à 6. — V ermiliopsis rugosa (Langerhans, 1884}. 4, opercule d’après Langerhans (1884, pl. 17, fig. 44) ; 5, uncinus thoracique (JG. 60} ; 6, tube (JC. 60). Fig. 7. — Omphalopoma cristata Langerhans, 1884. 7, partie distale du tube avec un péristome (JC. 60) ; 7a, vue du péristome cassé (JC. 60). Fig. 8. — Omphalopoma gracilis (Langerhans, 1884) ; opercule (JC. 60). Fig. 9. — Omphalopomopsis fimbriata (Delle Chiaje, 1828) ; tube (JC. 24). Fig. 10 à 12. — Spirobranchus polytrema (Philippi, 1844) ; opercules (JC. 36). Fig. 13, 14. — Placostegus crystallinus (Scacchi, 1836), provenant de Marseille. 13, opercule ; 14, soie abdominale. Fig. 15. — Placostegus tridentatus (Fabricius, 1779), provenant de la mer de Norvège; opercule d’après Wollebaek (1912, pl. 47, fig. 2b). Fig. 16, 17. — Placostegus langerhansi Marenzeller 1893, provenant de Madère. 16, opercule; 17, extrémité d’une soie abdominale. Fig. 18. — Ditrupa arietina (O. F. Millier), 1776 ; opercule (JC. 10). Fig. 19 à 23. — Hyalopomatopsis marenzelleri (Langerhans, 1884). 19, opercule (JC. 18) ; 20, opercule (JC. 19) ; 21, soie spéciale du 1®*' sétigère thoracique (JC. 19); 22, extrémité d’une soie abdominale (JC. 19) ; 23, uncinus thoracique (JC. 19). 388 — Madère 1966 ; seulement des tubes vides d’un diamètre de 300 [i, à 320 |x ; JC. 12 et JC. 48, tubes agglomérés ; JC. 21, JC. 46, JC. 60, tubes peu nombreux. Spirorbis (Laeospira) sp. JC. 54 : plusieurs tubes (dont l’un avec l’animal), blancs, lisses, sans carène^, diamètre de la spirale 1,2 mm, environ 3 spires avec un large ombilic. Le spé¬ cimen unique, extrait de son tube, décrit une spirale de 890 p, de diamètre ; l’opercule a un diamètre de 240 p. Le tube, les soies (soies spéciales avec un aileron distinct du limbe terminal, soies à’ Apomalus au 3® sétigère, soies abdo¬ minales géniculées), les uncini et l’incubation dans l’opercule rapprochent ce Spirorbis de S. (Laeospira) miliiaris (Claparède). La face distale et la face dorsale de la chambre incubatrice sont renforcées par ce qu’on pourrait consi¬ dérer comme une plaque calcaire terminale et son talon. Cependant, la face terminale de la chambre incubatrice est en partie détachée ce qui est peut-être accidentel comme, d’ailleurs, une ouverture ventrale de la chambre incubatrice. L’exemplaire en question appartient peut-être à l’espèce Spirorbis (Laeospira) granulatus (L.). JC. 60 : 1 très petit exemplaire de Laeospira (diamètre de l’opercule 100 p) ; plusieurs tubes vides. JC. 25, JC. 29, JC. 36, JC. 48 : tubes vides de Spirorbis senestres, apparte¬ nant probablement à plusieurs espèces différentes. Tubes vides indéterminés : JC. 21 : tube blanc empâtant le substrat, largeur jusqu’à 1,2 mm, lumière 300 p, avec 3 carènes à dents ontuses dont la médiane est la plus élevée ; la partie la plus ancienne simplement triangulaire. Le tube A' Omphalopoma cris- tata n’empâte pas autant le substrat, celui de Vermiliopsis agglutinata (Maren- zeller, 1893) n’a pas de carènes latérales dentelées. JC. 60 : tube blanc lisse, sans carènes dentelées, à section triangulaire-arron- die avec de larges zones latérales, largeur 480 p, lumière 140 p à 150 p. Liste des stations. JC. 4 (12.7.66), dragage de 1,42 mille dans le 211 à 1,24 mille dans le 220 de Rio Brava, prof. 300 m à 220 m ; sédiment sombre, vase très sableuse formée d’éléments biogènes détritiques : Hyalopomatopsis marenzeüeri (tube vide). JC. 6 (12.7.66), station à terre, marée à Funchal, îlot Lapa, côte Sud de Madère : Spirobranchus polytrema (tube, fragment). JC. 7 (12.7.66), plongée à Rio Brava, prof, jusqu’à 10 m ; fonds durs à gros blocs, mode battu : Spirobranchus polytrema. JC. 10 (12.7.66), dragage à l’îlot Lapa, prof. 35 m ; sable fin noirâtre : Spirobranchus polytrema (tube, fragment), Ditrupa arietina. ,JC. 12 (13.7.66), dragage à 4,6 milles dans le 224 de Rio Brava, prof. 1 520 m ; vase gluante briin-jaune foncée. (Tubes vides seulement) : Serpula concharum, Vermi- — 389 — liopsis multicristata, Vermiliopsis rugosa, Vermiliopsis undulata, Placostegus langer- hansi, Hyalopomatopsis marenzelleri, Filograna implexa. JC. 18 (15.7.66), dragage de 2,68 milles dans le 218 à 2,77 milles dans le 221 de Ferro, prof. 900 m à 950 m ; vase sableuse gris jaunâtre, débris de Madréporaires : Hyalo¬ pomatopsis marenzelleri. JC' (15.7.66) dragage au même endroit que JC. 18, prof. 990 m ; Coraux : profonds : Hyalopomatopsis marenzelleri JC. 21 (15.7.66), dragage à 1,35 mille dans le 215,5 de Ferro, prof. 290 m à 220 m ; mélange de détritique et de vase ; (tubes vides seulement) Vermiliopsis multicristata, Vermiliopsis rugosa, Placostegus langerhansi, Filograna implexa. JC. 22 (15.7.66), plongée au SW de Baixo (Porto Santo), prof. 20 m à 37 m ; fonds durs, tombants et éboulis ; Spirobranchus polytrema. JC. 23 (15.7.66), plongée dans une crique très abritée de la pointe Sud de Baixo, prof. 5 m à 6 m ; fonds durs, Laminaires ; Spirobranchus polytrema. JC. 24 (15.7.66), dragage de 1,07 mille à 1,04 mille dans le 217 de Ferro, prof. 112 m à 120 m ; fonds durs (accrocbages), coquilles : Serpula vermicularis, Vermiliopsis infundibulum, Omphalopoma gracilis (tubes vides), Omphalopomopsis fimbriata (tube vide), Spirobranchus polytrema, Placostegus langerhansi (tube vide), Placostegus tri- dentatus (? tube vide). JC. 25 (15.7.66), dragage à 0,44 mille dans le 207 de Ferro, prof. 55 m ; fonds meubles : Vermiliopsis infundibulum (tube vide), Spirobranchus polytrema, Ditrupa arietina (tubes vides), Spirorbis sp. senestre (tubes vides). JC. 29 (16.7.66), dragage de 2,05 milles dans le 346 à 2 milles dans le 352 de Cima, prof. 300 m à 340 m : Serpula vermicularis, Vermiliopsis infundibulum, Vermiliopsis multicristata, Spirobranchus polytrema, Spirorbis sp. senestre (tubes vides seulement). JC. 30 (16.7.66), dragage de 1,55 mille dans le 56 à 1,55 mille dans le 58 de Cima, prof. 160 m à 100 m ; fonds sableux ; Serpula concharum, Vermiliopsis infundibulum tubes vides seulement, sur Antipatbaire). JC. 31 (16.7.66), dragage à 1,67 mille dans le 62 de Cima, prof. 60 m ; sédiment mixte, fin et grossier, assez riche en Maërl vivant : Vermiliopsis infundibulum, Spi- robranchus polytrema. JC. 34 (16.7.66), dragage de 1,54 mille dans le 52 à 1,51 mille dans le 49 de Cima, prof. 130 m à 170 m ; Maërl mort, petits blocs : Serpula vermicularis, Vermiliopsis infundibulum, Vermiliopsis multicristata, Vermiliopsis rugosa, Omphalopoma cris- tata, Placostegus tridentatus (?), Ditrupa arietirui, Hyalopomatopsis marenzelleri (tubes vides seulement). JC. 35 (16.7.66), plongée, face SW de Cima à Porto Santo, prof, jusqu’à 20 m ; fonds rocheux avec surplombs : Serpula vermicularis, Vermiliopsis infundibulum (tube vide), Spirobranchus polytrema, Spirorbis sp. senestre (tube vide). JC. 41 (16.7.66), plongée sur la rupture de pente au large de la plage de Porto Santo, prof. 55 m ; fonds sableux, Maërl, affleurements rocheux. Ditrupa arietina (tubes vides). JC. 46 (18.7.66), dragage à 1 mille dans le 92 de la pointe Sud de Désertas, prof. 100 m à 130 m ; sable fin avec débris de roche basaltique arrachés : Serpula vermicu¬ laris, Serpula concharum, Spirobranchus polytrema, Ditrupa arietina (tubes vides), Hyalopomatopsis marenzelleri (tube vide), Filograna implexa (tubes vides). JC. 48 (18.7.66), dragage à 1,8 mille dans le 73 de la pointe Sud de Désertas, prof. 200 m à 250 m ; sable grossier : Serpula vermicularis, Vermiliopsis rugosa (tube vide), Spirobranchus polytrema, Placostegus tridentatus (? tube vide), Ditrupa arietina (tubes vides), Hyalopomatopsis marenzelleri (tube vide), Filograna implexa (tubes vides), Spirorbis sp. senestre (tubes vides). 25 — 390 — JC. 49 (18.7.66), dragage à 2,7 milles dans le 82 de la pointe Sud de Désertas, prof. 450 m à 500 m ; sable fin vaseux, un bloc de basalte : Ditrupa arietina (tubes vides). JC. 54 (20.7.66), plongée, face W de l’île Désertas ; grotte et auvent à droite de la grotte : Vermiliopsis multicristata (tubes vides), V ermiliopsis infundibulum, Spiro- branchus polytrema, Spirorbis (Laeospira) sp., Spirorbis sp. senestre (tube vide). JC. 55 (20.7.66), faubertage à 3,8 milles dans le 250 de la pointe Sud de Désertas, prof. 1 300 m à 850 m : Hyalopomalopsis marenzelleri (tube vide). JC. 57 (21.7.66), dragage de 10,5 milles dans le 263 à 10,15 milles dans le 269 de la pointe Nord de Bugio, prof. 2 800 m : Hyalopomalopsis marenzelleri (tube vide). JC. 60 (21.7.66), dragage à 0,8 mille dans le 121 de Fera, prof. 125 m à 112 m ; Ser- pula vermicularis , Serpula concharum, Vermiliopsis infundibulum, Vermiliopsis rugosa (tube vide), Omphalopoma cristata (tube vide), Omphalopoma gracilis, Spirobranchus polytrema (tube vide), Placostegus langerhansi, Placostegus tridentatus (? tube vide), Ditrupa arietina (tubes vides), Hyalopomalopsis marenzelleri, Filograna implexa (tubes vides), Spirorbis (Laeospira) sp. JC. 63 (22.7.66), plongée au SE de Madère, grotte et tombant à 32 m et 35 m ; Ser¬ pula vermicularis (tubes vides), Spirobranchus polytrema, Josephella marenzelleri. Staiion marine d’ Endoume, Marseille. BIBLIOGRAPHIE Augeneb, h., 1918. — Polychaeta. Beitr. Kenntn. Meeresfauna West-Afrika, Ham- burg, édit. W. Michaelsen, vol. 2, Lief. 2, pp. 67-625, 6 pl. Bellan, g., 1959. — Annélides Polychètes. Campagne de la « Calypso » 1958 en Mer d’Alboran et dans la Baie Ibéro-Marocaine. Res. Sci. Camp. « Calypso », fasc. 4 ; Ann. Inst. 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SP., TRÉMATODE PARASITE DE MONODELPHIS DOMESTICA DOMESTICA Par J. PRÜD’HON Matériel étudié. — 16 exemplaires récoltés par J. C. Quentin, dans l’in¬ testin de Monodelphis domestica domestica Wagner, 1842, à Exu, province de Pernambuco, Brésil (28 juin 1967). Description. — Corps long de 3,75 à 10 mm, présentant un léger étranglement au niveau de l’acetabulum. La largeur maximum se situe en avant de l’acetabulum, et varie de 0,55 à 2 mm suivant les individus. Les deux trompes rétractiles sont longues (1 400 p.) et s’évaginent sur une courte distance seulement ; leur largeur est de 150 p. Elles portent des épines mesurant 50/13 p. Nous avons pu compter jusqu’à 13 épines. Sur le bord anté¬ rieur, on observe un groupe central de 25 épines, disposées ventralement sur deux rangs alternés et mesurant en moyenne 40/8 p. Chez certains spécimens, la cuticule porte des épines qui s’étendent de l’extrémité antérieure jusqu’au niveau des testicules. La ventouse orale mesure 140-200/100-190 p et l’accta- bulum 390-650 p. Le pharynx mesure 130-205 p. La bifurcation des caecums se situe au niveau du bord postérieur des trompes, à 600 p du pharynx. Les caecums sont longs et se terminent à 700 p de l’extrémité postérieure du corps. — L’ovaire, situé en avant des testicules, est à peu près sphérique et mesure 350 p de diamètre. Il est séparé du premier testicule par la glande de Mehlis. Les follicules des glandes vitellogènes commencent à apparaître après l’aceta- bulum, deviennent de plus en plus denses, jusqu’à envahir toute la partie pos¬ térieure du corps. L’utérus est ascendant de l’ovaire au pore génital. Les œufs mesurent 105/60 p. — Les testicules sont disposés en tandem, dans la seconde moitié du corjis, et mesurent 800/500 p pour le testicule antérieur, et 1050/450 p pour le tes¬ ticule postérieur. La poche du cirre est longue de 1 800 p et large de 350 p au niveau de la vésicule séminale, qui est interne. Le pore génital est situé en avant de l’acetabulum, légèrement en-dessous de la division caecale. Discussion. — On connaît actuellement quatre espèces de Rhopalias Stiles et Hassal, 1898 : R. coronatus (Rud., 1819) Stiles et Hassal, 1898, R. horridiis (Diesing, 1850) Stiles et Hassal, 1898, R. baculifer Braun, 1900 et R. macra- canthus Chandler, 1932. Toutes ces espèces ont été trouvées chez des Didel- phidae d’Amérique (cf. Caballero y C. et Montero Gei, 1961). R. coronatus est l’espèce qui se rapproche le plus de celle que nous venons de décrire. Cependant, nos spécimens diffèrent par la taille des épines de la 395 — trompe, légèrement plus petites (50 au lieu de 62 p. de long), la disposition et le nombre plus grand des épines du groupe central (22-25 au lieu de 18-20) ; par les dimensions plus petites de la ventouse orale, de l’acetabulum et du pharynx, et par les œufs plus grands qui mesurent 105/60 au lieu de 80-93/52- 62 p. De plus, notre spécimen a été trouvé chez Monodelphis domestica domestica qui ne figure pas dans le catalogue de Caballeroy C. et Montero Gei parmi les espèces de Didelphidae parasités par des Rhopaliasidae. Nous pensons donc que notre spécimen est nouveau et le nommons Rhopalias dobhini n. sp. en l’honneur du Professeur Dobbin, helminthologiste brésilien. Résumé. Nous étudions une nouvelle espèce de Rhopalias parasite de Monodelphis domes¬ tica. Elle diffère de R. coronatus par la taille des épines de la trompe, la disposition et le nombre des épines du groupe central, les dimensions de la ventouse orale, de l’acetabulum, du pharynx et des œufs. SuMMARY. A new species of Rhopalias parasite ot Monodelphis domestica domestica ; is described. It differs from R. coronatus by the size of the spines on the proboscides, the disposi¬ tion and the number of the spines on the anterior margin, the size of the oral sucker, of the acetabulum, of the pharynx and of the eggs. Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-Mer et Laboratoire de Zoologie (Vers) associé au C.R.R.S. BIBLIOGRAPHIE Braun, M., 1901. — Zur Kenntnis der Trematoden der Sâugerthiere. Zool. Jahrb. Abt. Syst., Geogr., Biol., Thiere., 14, pp. 311-348. Caballero y C., E. et Montero Gei F., 1961. — Deseripcion de dos trematodos de un marsupial de la Republica de Costa Rica y un catalogo de los trematodos que parasitan a Marsupiala Illiger 1811. An. Escuela Nac. de Cien. biol. Mexico, 10, 1-4, pp. 45-86. Chandler, a. c., 1932. — Notes on the helminth parasites of the Opossum [Didel- phis virginiana) in Southeast Texas, with descriptions of four new species. Proc. U. S. Nat. Mus., 81, 16, pp. 1-15. Diesing, c. M., 1850. — Systema Helminthum, 1, xiii -|- 679 p. Vindobonae. Rudolphi, c. a., 1819. — Entozoorum synopsis cui accedunt mantissa duplex et indices locupletissimi., 131, x -f 811 p. Berolini. Stiles, c. W. et Hassal A., 1908. — Index-catalogue of Medical and Veterinary Zoo- logy. Subjects : Trematoda and Trematode diseases. Hyg. Lab., 37, pp. 1-401. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2* Série — Tome 40 — N® 1, 1968, pp. 396-398. LARVES DE STAPHYLOCYSTIS BILARIUS VILLOT CHEZ GLOMERIS MARGINATA VILLERS, DES PYRÉNÉES CENTRALES Par L. JUBERTHIE-JUPEAU et I. TABACARU Glomeris marginata Villers est un Myriapode pouvant héberger de très nom¬ breux organismes parasitaires dont l’inventaire a été dressé par Tuzet et Manier (1957). Selon ces auteurs la fréquence des parasites est très variable suivant les espèces ; en particulier les Glomeris parasités par des larves de Ces- todes sont peu nombreux ; cette constatation nous incite à signaler l’existence d’une larve cysticercoïde dans un exemplaire de Glomeris marginata récolté aux environs de Moulis (Ariège). Bessière (1944) décrit chez G. marginata d’une station de l’Hérault (à 13 km de Montpellier sur la route de Sète) une larve de Cestode, Staphylocystis tuzeti, dont la tête possède 4 ventouses et 20 crochets et compare cette larve aux autres Staphylocystis décrits par Villot (1877, 1879, 1883) chez G. limbata des environs de Grenoble à savoir St. bilarius et St. micracanthus. Joyeux et Baer (1936) étudiant 93 G. marginata trouvent 2 animaux para¬ sités par des larves de S. micracanthus identiques à celles décrites par Villot chez G. limbata. G. marginata est par ailleurs parasité par Urocystis prolifer (Joyeux 1922), ce parasite ayant été décrit pour la première fois par Villot (1880) chez G. lim¬ bata de la région de Grenoble. Les caractères des kystes et des crochets de ces différentes larves de Cestodes figurent dans le tableau. Espèce Kystes Crochets longueur largeur longueur ' largeur nombre 1 St. bilarius . ; 180 |i 180 P 40 P 10 P 13-15 St. micracanthus . 100 (i 90 P 14 P 2 P 20-23 St. tuzeti . 125 (X 112 P 36,5 P 10,6 P 20 U. prolifer . 80-110 p. 50 P 5 [X j 1 inappréciable autour de 140 Observations. — Le Myriapode Glomeris marginata, trouvé porteur de larves d’un Cestode a été capturé sous une pierre sur le flanc nord du Pic du Char à quelques centaines de mètres du Laboratoire de Moulis. Sur un assez grand nombre d’animaux qui ont été disséqués un seul s’est révélé être parasité par une larve de Cestode ; il s’agit d’un mâle adulte, apparemment normal. 397 Les larves du parasite sont localisées dans la cavité générale à la partie anté¬ rieure du corps de l’animal, où elles forment de petites masses blanchâtres plus ou moins allongées. Elles se trouvent soit entre les téguments et les muscles soit sous les muscles. Chacune de ces masses blanchâtres est constituée d’un grand nombre de larves réunies par un fin pédoncule. Chaque larve est entourée d’une double membrane, l’ensemble mesurant environ 175 p, de longueur et de largeur ; elle présente 4 ventouses et est munie d’une rangée de 14 crochets en moyenne ; sur 33 larves dont le nombre de cro¬ chets a été compté les différents nombres trouvés se répartissent ainsi ; 5 larves présentent 13 crochets, 21 en présentent 14 6 en présentent 15, 1 en présente 16. Les caractères de ces kystes joints à la forme et la taille des crochets (38 à 41 P de longueur et voisin de 10 p de largeur au talon) permettent de penser que les larves appartiennent à l’espèce Staphylocystis bilarius. Discussion. — Ainsi qu’il a été rapporté plus haut, S. bilarius a été décou¬ vert chez Glomeris limhata de la région grenobloise. D’après Brôlemann, in Joyeux, 1922 « G. limbatus ou limbata est un vieux nom de Latreille sur le sens duquel on n’est pas absolument fixé et qu’on a mis en synonymie, non sans beaucoup de vraisemblance, avec Glomeris marginata Villers. Mais il existe dans la région de Grenoble, des individus mélanisant, qui se rapprochent de la coloration de G. marginata de telle sorte que Villot a pu faire une erreur de détermination ». Si G. limbata est bien une espèce différente de G. marginata, nous voyons que cette dernière peut également être parasitée par des larves de St. bilarius ; Joyeux et Baer (1936) dans la « Faune de France des Cestodes » signalent uni¬ quement G. limbata comme hôte intermédiaire d’ Hymenolepis scalaris (Dujar¬ din) dont St. bilarius est la larve. Quoiqu’il en soit ce parasite est présent, certes en petit nombre, dans les Pyrénées Centrales. Les hôtes définitifs permettant la transformation des larves de ce Ténia en adultes sont des Musaraignes : Sorex araneus et Crocidura russula ; ces formes sont également présentes dans les Pyrénées. Laboratoire souterrain du C.N.H.S. 09. Moulis, Ariège, France et Institut de Spéologie « Emile Racovitza » Bucarest, Roumanie. OUVRAGES CITÉS Bessière, Cl., 1944. — Sur une larve du genre Staphylocystis : Staphylocystis tuzeti Bessière. Soc. Pharm. Montpellier, pp. 270-273. Joyeux, Ch., 1922. — Recherches sur VUrocystis prolifer Villot. Note préliminaire. Bull. Soc. Zool. Fr., 47, pp. 52-58. — et J. G. Baer, 1936. — Quelques Helminthes nouveaux et peu connus de la Musaraigne, Crocidura russula Herm. (Première partie, Trématodes et Cestodes). Rev. Suisse Zool., 43, 2, pp. 25-50. — 398 — - 1936. — Faune de France Cestodes, 30, Lechevalier, Paris. Tuzet, O. et J. F. Manier, 1957. — Écologie parasitaire chez Glomeris marginala Villers. Vie et Milieu, 8, 1, pp. 58-71. ViLLOT, A., 1811. — Sur une nouvelle forme larvaire des Cestoïdes. C. R. Ac. Sc., 84, pp. 1097-1098. — 1879. — Migrations et métamorphoses des Ténias des Musaraignes. Ann. Sc. Nat., 6® série, 8, art. n“ 5, pp. 1-19. — 1880. — Sur une nouvelle forme de ver vésiculaire à bourgeonnement exogène. C. R. Ac. Sc., 91, 23, pp. 938-940. — 1883. — Mémoires sur les cystiques des Ténias. Ann. Sc. nat., 6® série, 15, pp. 47 52. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL DTIISTOIRE NATURELLE 2« Série — Tome 40 — N» 2, 1968, pp. 399-402. ACKERTIA DORSTI N. SP., PARASITE DE LA VISCACHE LAGIDIUM PERUANUM Par O. BAIN et P. HOCQUET Le matériel étudié a été très, aimablement récolté par J. Dorst, en 1960- 1961 ; nous l’en remercions vivement. Hôte : Lagidium peruanum. Matériel : sur 4 autopsies, 3 ont montré la présence de Pilaires. Lot 603 F : 8 9 ; 7 ; quelques morceaux d’adultes. Lot 604 F : 2 9 > 3 grands morceaux de 9- Lot 610 F : 1 9. Ces filaires sont situées dans la cavité abdominale, principalement autour de la vessie et des glandes annexes de l’appareil génital. Situation géographique : Checayani (Pérou). Description. Corps fin et allongé, très atténué aux extrémités. Champs latéraux larges et à bords nettement soulignés (fig. F). Cuticule sans ornementation, mince, sauf au niveau des champs latéraux où elle est plus épaisse mais ne forme pas de véritables ailes. Région céphalique saillante ; bouche exiguë, plus ou moins arrondie ; cavité buccale tubulaire en avant et bordée par le repli de la cuticule du corps, trian¬ gulaire en arrière et hmitée par une capsule très réduite ; celle-ci est formée par un rhabdion basal large et bien sclérifié dont la face interne porte des aspé¬ rités, et un rhabdion apical très ténu (fig. B). Un seul cycle de papilles cépha¬ liques est nettement visible, ainsi que les deux amphides ; un repli cuticulaire festonné relie les deux papilles dorsales entre elles et a son symétrique sur la face ventrale ; amphides et papilles ont la forme de petites languettes dont cer¬ taines sont plus longues (fig. C). Pore excréteur et deirides n’ont pu être mis en évidence. Œsophage sans séparation nette entre région musculaire et région glandulaire ; toutefois, une portion initiale longue de 140 (i. dont le diamètre est plus étroit, semble avoir une structure légèrement différente du reste de l’œsophage et pourrait correspondre à l’œsophage musculaire (fig. A). Extré¬ mité caudale avec 2 expansions, larges, courtes et arrondies ; la pulpe du corps s’insinue entre ces deux formations (fig. F et L). Femelle (fig. A) : le type mesure 93,32 mm de long sur 91 (i. de large au niveau de l’anneau nerveux et 132 p. au milieu du corps (2 autres spécimens longs — 400 — de 70 mm et 83 mm) ; cavité buccale haute de 9,5 [i, ; capsule buccale haute de 6,5 [i, et large de 16 p, à la base ; anneau nerveux à 260 p de l’apex ; œsophage long de 910 P ; vulve au voisinage de la fin de l’oesophage, à 800 p de l’apex chez le spécimen type ; vagin, long de 170 p, comportant un volumineux sphincter et un vestibule contourné qui présente non loin de la vulve un sphincter secondaire (fig. D) ; trompe très allongée dont la branche impaire mesure 4 455 p de long ; 2 utérus contournés prenant naissance dans la région antérieure du corps à 1 750 p tt 2 800 p de l’apex ; oviductes très longs mais non contournés d’environ 4 000 p ; deux ovaires dirigés d’abord d’avant en arrière et prenant respectivement naissance à 28 mm et 26,53 mm de l’extrémité anté¬ rieure ; l’appareil génital s’étend en arrière jusqu’à 1 300 p de l’extrémité cau¬ dale ; œufs petits de 20 à 25 p/12 p ; microfilaires courtes, de 73 à 82 p, ayant une gaine (fig. G). Queue longue de 370 p ; l’intestin est relié à l’orifice anal par un rectum très étroit, long, dépourvu de glandes rectales (fig. E). Male : l’allotype mesure 36,1 mm de long sur 60 p de large au niveau de l’anneau nerveux et 110 p au milieu du corps ; capsule buccale haute de 4 p ; anneau nerveux à 152 p de l’apex ; œsophage long de 540 p ; testicule prenant naissance à 320 p de la fin de l’œsophage. Papilles caudales en nombre réduit, de petite taille, presque exclusivement précloacales et plus ou moins alignées sur la face ventrale : 3 paires précloacales, 1 impaire précloacale, 1 paire post- cloacale (fig. E et M) — (sur un autre spécimen du même lot, il n’y a que 2 paires précloacales et 1 impaire précloacale, mais plus espacées que chez le mâle allotype). Spiculé gauche fin, long de 500 p, avec manche de 209 p, pièce intermédiaire allongée de 70 p, et lame filiforme longue de 221 p (fig. H) ; spi¬ culé droit de structure complexe, long de 121 p atteignant 13 p dans sa plus grande largeur ; il se termine par une formation lancéolée, longue de 30 p, formée par deux axes chitineux soutenant deux ailes latérales (fig. K) ; la tige du spiculé est renforcée par une barre cuticulaire dorsale qui se termine dans le 2® tiers distal du spiculé (fig. I et J). Area rugosa débutant à 1 070 p et se terminant à 3 875 p de la pointe caudale et constituée par des bandes trans¬ versales de stries longitudinales (bande de 32 p de ’arge ; écartement entre deux bandes voisines, variable de 9 à 12 p) (fig. N). Queue longue de 272 p, avec phasmides sub-terminales (fig. L). Discussion et conclusion. Par l’absence d’ailes caudales chez le mâle ces Pilaires appartiennent indis¬ cutablement à la sous-famille Onchocercinae. La capsule bucca'e réduite à un anneau et la queue allongée les rapproche des genres voisins Breinlia, Dipe- talonema et Ackertia (Chabaud et Anderson, 1959). Le genre Breinlia s’élimine facilement du fait de la présence d’un guberna- culum chez le mâle ; de plus, ce genre présente divers caractères primitifs (Petter, 1958) (spiculés trapus, hôtes représentés principalement par des Mar¬ supiaux) qui l’éloignent nettement de nos spécimens. Le genre Dipetalonema représente un véritable phylum groupant des espèces primitives et des espèces très évoluées (Chabaud, 1952) ; il en résulte que la définition du genre, très souple, pourrait cadrer avec la diagnose de nos spé¬ cimens ; mais ceux-ci ont des microfilaires très courtes. Le genre Ackertia, représenté actuellement par l’unique espèce A. burgosi 401 Fig. A-N. — Ackertia dorsti n. sp. Femelle : A, région antérieure, profil ; B, extrémité antérieure, vue dorsale ; C, extrémité antérieure, vue apicale ; D, vagin et base de la trompe ; E, région postérieure, profil ; F, extrémité caudale, vue ventrale ; G, microfilaire. Mâle : H, spiculé gauche ; I, spiculé droit, vue dorsale ; J, idem, vue latérale droite ; K, idem, extré¬ mité distale, vue ventrale ; L, région caudale, vue ventrale ; M, iden, vue latérale ; N, area rugosa, vue ventrale. A, E, F, 11 éch. 150 (jl ; B, C, G, I, J, K, N : éch. 50 (x ; D, L, M ; éch. 100 fx. 402 — (de la Barrera, 1926) redécrite par Vaz (1934), tout en ayant de grandes alTi- nités avec les Dipetalonema évolués, s’en distingue par les microfilaires de petite taille et à gaine. Ce caractère, joint aux particularités de la morphologie géné¬ rale (extrémité céphalique très effilée, spiculé gauche exceptionnellement allongé, spiculé droit avec une formation terminale, queue du mâle très longue, rectum atrophié) permettent de placer les spécimens péruviens dans le genre Ackerlia. Nos spécimens diffèrent toutefois d’/l. burgosi par la taille plus grande et la présence de pointes caudales chez les deux sexes ; nous pensons qu’il s’agit d’une espèce nouvelle et la nommons Ackertia dorsti n. sp. Le genre Ackertia est donc actuellement représenté par deux espèces trouvées en Amérique du Sud : A. burgosi chez Cavia aperea, A. dorsti chez Lagidium peruanum. Caractérisé par une très grande atrophie de l’appareil sensoriel et du rectum (Vaz n’a pas décrit de papilles caudales chez le mâle A. burgosi), il peut être interprété comme un représentant très évolué de la lignée Dipe¬ talonema ; à l’opposé le genre Breinlia, primitif, semble être à la base de cette lignée. Résumé. Description d’ Ackertia dorsti n. sp., filaire de Lagidium peruanum ; les atrophies importantes des appareils sensoriel et digestif permettent d’interpréter ce genre comme un représentant très évolué de la lignée Dipetalonema. Laboratoire de Zoologie (Vers) du Muséum. BIBLIOGRAPHIE Chabaud, a. g. et R. G. Anderson, 1959. — Nouvel essai de classification des Pilaires (Superfamille des Filarioidea). IL Ann. Parasit., 34, pp. 64-87. Petter, a. J., 1958. — Filaria sergenti Mathis et Leper 1909, parasite d’un Nycti- cebe (Nycticebus tardigradus Link) appartient au genre Breinlia Yorke et Maples- tone 1926. Bull. Soc. Zool. France, 83, pp. 423-429. Vaz, Z. M. D., 1934. — Ackertia gen. nov. for Litomosa burgosi de la Barrera, 1926, with notes on the synonymy and morphological variations of Litomosoides carinii (Travassos, 1919). Ann. Trop. Med. Parasit., 28, pp. 143-149. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N» 2, 1968, pp. 403-412. NÉMATODES HÉLIGMOSOMES AMÉRIQUE DU SUD I. DESCRIPTION DE DEUX NOUVELLES ESPÈCES : STILESTRONGYLUS FREITASI, PARASITE DE ZYGODONTOMYS LASIURUS, ET VIANNELLA LENTI, PARASITE DE GALEA SPIXI Par Marie-Claude DURETTE-DESSET Cherchant à comprendre l’évolution des systèmes d’arêtes cuticulaires chez les Nématodes Héligmosomes, nous avons entrepris l’étude du phénomène chez les espèces néotropicales, qui sont particulièrement nombreuses et diver¬ sifiées. Notre matériel provient, d’une part, de récoltes faites sur des Rongeurs rap¬ portés de la région d’Exu au Brésil par notre collègue et ami Jean-Claude Quen¬ tin (spécimens déposés dans les collections du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris), d’autre part, des collections de l’Institut Oswaldo Cruz Stilestrongylus freitasi n. sp. Matériel étudié : — Nombreux et Ç, provenant d’une part de Zygodontomys lasiurus (Lund, 1839), originaires d’Exu (tubes 401 K, 528 S, 575 S), d’autre part de Zygo¬ dontomys lasiurus nés au laboratoire et infestés expérimentalement (tubes 1032 K. Matériel type et tube 1082 K). — Quelques (J 6t Ç, parasites de 2 Oryzomys suhflavus (Wagner, 1842), originaires d’Exu (tubes 885 K, 886 K). Description : Nématodes de petite taille, rouge vif à l’état vivant, localisés juste en arrière du pylore lorsqu’ils sont peu nombreux. Corps enroulé de façon senestre le long de la ligne ventrale, suivant 2 à 3 tours de spire chez le 4 à 5 chez la Ç. L’en¬ roulement est plus lâche dans la partie postérieure du corps. Vésicule céphalique plus dilatée dorsalement que ventralement. Pore excré¬ teur situé environ aux 3/4 de l’œsophage. Deirides au même niveau, très peu 1. Nous exprimons notre vive reconnaissance à Messieurs les Professeurs Travassos et Teixeira DE Freitas, qui ont accepté de nous confier de nombreux spécimens pour élude, et à Madame Hanna Hoineff, qui a eu la gentillesse de rechercher et de trier le matériel dont nous avions besoin. 404 — marquées (fig. 1, D). Glandes excrétrices importantes. Différenciation entre œsophage musculaire et glandulaire visible sur le vivant (fig. 2, A). Dans les 2 sexes, la cuticule est très dilatée et n’adhère au corps qu’aux deux extrémités. Fig. 1. — Stilestrongylus freitasi n. sp. A : extrémité antérieure, vue ventrale. — B : extrémité antérieure, vue latérale droite. — C : $, extrémité antérieure, vue latérale gauche. D : $, détail du pore excréteur et des deirides. — E : (J, coupe transversale du corps, au-dessus de la bourse caudale. — F : coupe transversale au milieu du corps. — G : Ç, coupe transversale du corps, en avant de la vulve. A, B : éch. 100 ja — C : éch. 200 [i — D, E, F, G : éch. 50 pi. Étude des arêtes, : le corps est parcouru par environ 27 arêtes cuticulaires chez le (J, 33 chez la $. Les arêtes ventrales et dorsales naissent sur le bord de la vésicule céphalique, les latérales droites derrière la vésicule céphalique, les latérales gauches entre la vésicule céphalique et le pore excréteur de chaque côté du champ latéral (fig. 1, A, B, C). 405 — Ces arêtes s’étendent jusqu’au niveau de la bourse caudale chez le q, j)resque jusqu’à l’extrémité postérieure chez la Ç. En coupe transversale, au milieu du corps, la pointe des arêtes est dirigée de la droite vers la gauche sur les deux faces. Sur la face ventrale cependant, la pointe des 3 arêtes proches du champ latéral droit, est dirigée de la gauche vers la droite. Les arêtes ventrales et dorsales sont légèrement hypertrophiées (fig. 1, F). Dans la partie postérieure du corps, les arêtes sont dirigées norma¬ lement à la paroi (fig. 1, G). Mâle (tube 1032 K) : corps long de 2,8 mm (4 mm chez un autre spécimen), large de 50 jj. pour le corps proprement dit, et de 125 p. en tenant compte de la dilatation cuticulaire. Vésicule céphalique haute de 50 p sur 40 p de large. Anneau nerveux, pore excréteur et deirides situés respectivement à 170 p, 255 p et 260 p de l’apex. Glandes excrétrices bien développées, assez larges dans leur partie proxi¬ male (22 p) s’amenuisant dans leur partie distale, laquelle est collée à l’intes¬ tin, longues environ de 680 p. Œsophage long de 325 p. Bourse caudale de forme rectangulaire, asymétrique, avec un lobe droit plus développé, haute de 360 p sur 250 p de large. La cuticule bursalt a une orne¬ mentation ventrale dont l’importance varie selon les spécimens (fig. 2, B). Papilles prébursales non observées. Côtes ventrales droites et gauches d’im¬ portance inégale, mais de même forme et étroitement accolées. Côte médio- latérale droite grande et épaisse. Côtes postéro-latérales petites et fines, sur¬ tout la gauche. Longue côte dorsale, divisée en 2 branches légèrement inégales, à peu près à la moitié de sa longueur. La côte externo-dorsale gauche naît à la racine de la dorsale, alors que la droite prend naissance beaucoup plus bas, au-dessus de la division de la dorsale (fig. 2, E). Spiculés sub-égaux, longs de 630 p, à pointes effilées et jointives (fig. 2, C). Gubernaculum long de 40 p sur 20 p de large (fig. 2, C). Cône génital très déve¬ loppé, aussi long que la côte dorsale (100 p). Sa partie dorsale apparaît chiti- nisée (fig. 2, C). Femelle (tube 1032 K) : corps long de 5 mm, large de 100 p pour le corps proprement dit, de 200 p, dilatation cuticulaire comprise. Vésicule céphalique haute de 60 p sur 45 p de large. Anneau nerveux, pore excréteur et deirides situés respectivement à 250 p, 285 p et 290 p de l’apex. Glandes excrétrices à extrémité proximale élargie, longues d’environ 1 mm. Œsophage long de 370 p. Dans la partie postérieure, la cuticule n’adhère au corps que sur un cercle trans¬ versal, en avant de la vulve. Sur le vivant, on constate que la queue peut s’in¬ vaginer ou s’évaginer au-dessous de cet anneau. Invaginée, l’extrémité posté¬ rieure est repliée sur elle-même, à l’intérieur de la cuticule, et l’ensemble prend alors un aspect en massue (fig. 3, B). La vulve s’ouvre à 100 p de l’apex. Un vestibule assez court (85 p) lui fait suite, puis un sphincter de 40 p de long, dont la partie proximale est forte¬ ment plissée, enfin une trompe longue de 100 p. L’utérus est relativement court (300 p). L’oviducte est visible et empli de spermatozoïdes allongés (fig. 3, A). L’ovaire s’étend jusqu’à environ 700 p de la tête. Sur un autre spécimen, dont nous avons disséqué l’appareil génital, nous avons trouvé les mensurations suivantes : vestibule : 125 p ; sphincter : 40 p ; trompe : 120 p ; utérus ; 500 p (fig. 3, A). Les œufs sont en petit nombre, de 1 à 8, au stade 8 blastomères. Ils mesurent 60 p X 35 p. 26 Fig. 2. — Stilestrongylus freitasi n. sp. A : -e ram. : 1 (32), 3 (24), 4 (4), 2 (3), 5 (2). 11® posit. 2® ram. : 2 (2), 3 (4), 4 (11), 5 (5), 6 (4), 7 (5). 12® alternance des ramifications pas toujours respectée. 13® joints bruns à noirs vers la base des zoaria. 14® « basis rami » longs et étroits, très haut placés. 15® Portions libres des zoécies très développées ( — 640 [x), orifice arrondi. 16® aspect très grêle. 17® Mensurations : 1 = 195-240 p, 2 = 560-912 p, 3 = 112-128 p, 4 = 860-1200 p avec portions libres, 800 p sans, 5 = 1250-1520 p avec, 1280 p sans, 6 = 120- 145 p, 7 = 880-1040 p, 8 = 350-450 p, 9 = 65 X 110 p, 10 = 288-320 p, 11 = 130-160 p, Ra = 2,65-4,65, Rb = 25-35 (portion libre de z. 2 non comptée). Description : Cette espèce possède un aspect très particulier du fait de l’étroi¬ tesse de ses internœuds et de la grande longueur des portions libres des zoécies, aspect qui n’est pas sans rappeler celui de Filicrisia geniculata ainsi que l’avait remarqué Heli,er. La ressemblance avec le genre Filicrisia ne se limite pas à une similitude d’aspect, la structure des internœuds de C. fistulosa est encore très primitive. Les zoécies sont juxtaposées sans « espace intermédiaire », ainsi la dernière zoécie d’un internœud reste seule sur la plus grande partie de sa — 429 — longueur et le joint qui la relie à l’internœud suivant se place sur son côté interne d’une façon assez similaire aux « basis rami » des ramifieations (fig. 4 ; 3). Si cette dernière zoécie porte une ramification, le joint de celle-ci se place sur le côté extérieur de la zoécie à un niveau plus élevé que le joint internodal. Les internœuds peuvent comprendre 2 à 10 zoécies et le chiffre moyen est de 3 à 7 zoécies. Le nombre de ramifications est de 1 à 2 sur les internœuds stériles et de 2 à 3 sur les internœuds fertiles. On peut cependant rencontrer jusqu’à 5 ramifications sur les internœuds terminaux. La première ramification appa¬ raît dans la majorité des cas sur la l""® ou sur la 3® zoécie, tandis que la 2® rami¬ fication, quand elle existe, se place entre la 2® et la 7® zoécie, avec une cer¬ taine préférence pour la 4® zoécie ; les internœuds du type (xz-bBrl-t-4Br) sont fréquemment rencontrés chez cette espèce. En général les ramifications alternent entre elles, mais les cas où cette alternance n’est pas réalisée ne sont pas rares. Ceci est, semble-t-il, un caractère primitif. L’ooécie de Crisia fistu- losa n’avait jamais été figurée et seul Neviani (1939) semble l’avoir observée ; elle est longue et sa moitié inférieure est généralement plus large que sa moitié supérieure (fig. 4), son allure générale est assez cylindrique. L’ooéciostome se prolonge d’un tube court, de diamètre assez fort, recourbé vers la face fron¬ tale et dont le bord proximal est plus ou moins droit. Le sommet de l’ooécie est dépourvu de pseudopores sur une aire demi-circulaire entourant l’ooécios- tome. La position de l’ooécie est variable, cependant elle ne semble pas appa¬ raître plus bas que la 3® zoécie. Contrairement aux autres Crisia étudiées ici, l’ooécie paraît n’être jamais suivie d’une ramification ; par contre, elle est toujours précédée par l’une d’elle qui est portée par la zoécie qui lui est immé¬ diatement antérieure (type z.OV-1) ; dans un grand nombre de cas cette rami¬ fication est doublée d’une seconde qui lui est opposée (type z.OV-2). Crisia cuneata Maplestone, 1905. (Fig. 4 : 5-7). Crisia cuneata Maplestone, 1905, p. 390, pl. 29, fig. 12, Nouvelles Galles du Sud. Crisia cuneata, Harmer, 1915, p. 103, pl. 8, fig. 13-17, Indonésie, Japon. Crisia circinruita Waters, 1914, p. 840, pl. 1, fig. 7-9, Zanzibar. Récoltes : DC.3 (1 sp. fert.), 67.38 (2 sp. fert. sur C. sigmoidea). Transcription graphique : Représente un fragment de l’exemplaire de la sta¬ tion DC. 3. ...-f (3z-f3Br) -f (3z+Br3) -|- (7z-f OBr+BrO-f-OV-f-lz) + (6z) l-(4z-|-Br3) l-(6z+Brl+Br5-l-PC L(6z-t-6Br+OV-l-4z-l-8Br+PC Tableau synoptique : Réalisé d’après les trois spécimens disponibles. 1° nb Z. int. fert. ; 8, autres internœuds fertiles en croissance. 2“ nb ram. int. fert. : 2 (4). 3“ posit. ooécie : 7-8-9-10-11. 431 4° ooécie à proéminence frontale, ooéciostome tubulaire, recourbé à 90°. 5° nb ram. int. stér. : 1 (6), 2 (3), 0 (1), résultats faussés par internœuds en croissance nombreux. 6° nb Z. int. stér. ss ram. : 6. 7° nb Z. int. stér. 1 ram. : 3 (3), 4-5 (1). 8° nb Z. int. stér. 2 ram. : 3 à de 16. 9° 10° posit. ire ram. : 3-5 (6), 1-7 (2), 4-6 (1). 11° posit. 2° ram. : 3-5-6-8-7-11-12. 12° alternance des ramifications n’est pas rigoureusement respectée. 13° joints clairs, très minces. 14° « basis rami » haut placés, atteignent la zoécie sous-jacente. 15° portions libres des zoécies bien développées, extrémités légèrement évasées. 16° espèce grêle à l’aspect très particulier par la grosseur relative des tubes zoéciaux. 17° mensurations : 1 = 112-128 p., 2 = 272-320 p, 3 = 70-112 p, 4 = 350-380 p, 5 = 450-580 p, 6 = 80-96 p, 7 = 288-384-432 p, 8 = 224-288 p, 9 = 64 p, 10 = 128 p, 11 = 80 p, Ra = 2,6, Rb = 25. Description : Zoarium de très petite taille à internœuds étroits, les zoécies se juxtaposent sans « espace intermédiaire » sur la face frontale mais se recouvrent l’une l’autre sur la face dorsale. Les internœuds ne sont pas aplatis dorsoven- tralement comme la plupart des autres espèces de Crisia mais ont une section presque circulaire. Les portions libres des zoécies sont d’un diamètre très impor¬ tant par rapport à la largeur des internœuds et sont parfois évasées ; ceci donne un aspect très particulier à cette espèce. Les internœuds comprennent 3 à 12 zoé¬ cies et portent 1 à 2 ramifications. La première de celles-ci peut apparaître dès la l*’® zoécie, mais est plus fréquemment porté par les zoécies 3 ou 5. La posi¬ tion de la 2® ramification est variable et l’alternance des branches ne se réalise généralement pas à l’intérieur des internœuds à 2 ramifications. L’ooécie est toujours assez haute dans l’internœud, sa forme est très particulière ; conique ou globuleuse, elle s’orne vers l’apex d’une proéminence en direction fronto- distale. Le tube ooéciostomal est assez long, cylindrique d’un diamètre cons¬ tant, il est recourbé vers la face frontale. Cette espèce est très peu ponctuée et ceci est particulièrement frappant pour l’ooécie dont les pseudopores sont beaucoup plus espacés que chez les autres espèces de Crisia. Les trois spécimens que j’ai pu étudier correspondent d’une manière satis¬ faisante aux descriptions et aux figures de LIarmer et de Waters, même forme de l’ooécie, structure des internœuds identiques, même type d’alternance des ramifications, mensurations comparables et ponctuation faible. Le nombre très faible de signalisations de cette espèce dans le monde est vraisemblablement du, en partie, à sa très petite taille. Crisia sp. II. (Fig. 4 : 1-2). Récoltes : 66.17. PA3 (qqles sp. fert.), 66.14.EG2 (abdt), 66.19.PC3 (abdt), 66.11. EGl, 67.38 (3 sp.), 67.39, 67.40 (abdt, fert.), 67.41, 67.44, 67.45, 67.75, 67.76, 67.84 (stér.), 67.86 (stér.). Transcription graphique : — Station 66.17.PA3. — 432 — ...+ (10z+Br7) + (12z+lBr+BrlO) + (5z + 3Br) I — - ' p(10z+5Br+OV + 10z + PC -(9z) + (9z+3Br+Br6) + (12z+Br6) + (17z+3Br+BrlO + OV+6z+Br20 + PC L(3z) + (16z) + (16z + PC — Station 67.39. p(13z) + (5z) + Rh |-(19z + 15Br) + Rh ...+ (llz+lBr+Br6+llBr+OV+13Br+7z) + (14z+8Br+Brll+OV+16Br+5z) +(6z+PC I L(12z+Br3+8Br+OV+7z+14Br) + (7z + PC Tableau synoptique : Réalisé d’après 7 spécimens des stations 66.17.PA3, 66.14.EG2, 67.38, 67.39. 1° nb Z. int. fert. : de 18 à + de 30 (? car nbx int. en croissance). 2° nb ram. int. fert. : 1 (1), 3 (9), 4 (3). 3° posit. ooécie. : 12 (4), 8-15 (2), 4-7-11-13-14-16-18-19-23 (1). posit. ram. proche ooéc. ; z. OV -)- 1 = 11, z. OV -|- 2 = 1, 0 ram. = 2. 4“ ooécie renflée à extrémité tronquée, ooéciostome tubulaire, recourbé à angle droit. 5° nb ram. int. stér. : 0 (6), 1 (15), 2 (6), 4 (1), résultats faussés (nbx int. en crois¬ sance). 6° nb z. int. stér. ss ram. : 2-3-5-8-6-13. 7° nb z. int. stér. 1 ram. : 7-13-15 (2), 9-11-19 (1). 8° nb z. int. stér. 2 ram. : 8-9-16. 9° nb z. int. stér. 4 ram. : -(- de 30. 10° posit. ire ram. : 1 (5), 3 (13), 5 (4), 7 (6), 8 (3), 11-13-19 (2), 6-12-15 (1). 11° posit. 2® ram. : 4 (3), 6 (4), 10 (3), 14 (2), 7-8-11-12-17-20 (1). 12° alternance des ramifications assez régulière, sauf dans les internoeuds fertiles de part et d’autre de l’ooécie. 13° joints clairs à bruns caramel vers la base des zoaria. 14° « basis rami » placés haut (type ramosa), s’étendant jusqu’à la zoécie sous-jacente. 15° portions libres des zoécies pouvant être assez développées, orifice arrondi. 16° aspect grêle du fait de l’étroitesse des internœuds. 17° mensurations : 1 = 128-176 p., 2 = 270-384 p, 3 = 60-80 p, 4 = 350-512 p, 5 = 432- 640 p, 6 = 50-64 p, 7 = 320-640 p, 8 = 224-400 p, 9 = 25 x 48-48 X 80 p, 10 = 204-224 p, 11 = 90-100 p, Ra = 2, Rb = 13,7. Description : Cette petite espèce présente des internœuds très étroits, longs, droits, ayant peu tendance à s’incurver vers la face frontale. Le nombre de zoécies par internœud stérile est de 8 à 30 et les internœuds fertiles possèdent 20 à 40 zoécies. L’étroitesse des internœuds par rapport à la distance qui sépare deux orifices zoéciaux successifs est remarquable et le rapport des mensurations Ra est généralement égal ou supérieur à 2. R y a le plus souvent 1 à 2 ramifi¬ cations par internœud stérile et 3 à 4 ramifications par internœud fertile. La première ramification est, dans la plupart des cas, portée par la zoécie 3, le maximum de fréquence vient ensuite pour les zoécies 1, 5 et 7. La deuxième ramification est issue d’une zoécie paire : il s’agit généralement de la 4® à la 14® zoécie. L’alternance des ramifications est presque toujours respectée sur 433 — les inteinœuds stériles niais sur les internœucls fertiles, dans 7 cas sur 10, les branches situées de part et d’autre de l’ooécie n’alternent pas. Les inter¬ nœuds sans ramilication sont placés à la base du zoarium ou à la base des rami¬ fications. Un certain nombre de spécimens possèdent des rhizoïdes à l’extré¬ mité des rameaux ou sur un axe à la place d’une ramification, caractère que Crisia sp. Il partage avec plusieurs autres Crisia telle que C. sigmoidea. L’ooé¬ cie est assez courte, très renflée distalement, son diamètre décroît brusque¬ ment à l’extrémité apicale. L’ooéciostome est prolongé d’un tube recourbé à 90° vers la face frontale, de diamètre constant, son bord proximal est droit et parfois accolé à l’ooécie. La position de l’ooécie est variable mais elle est généralement placée haut dans l’internœud. Il y a parfois deux ooécies par internœud. La première ramification après l’ooécie est dans la plupart des cas du type z.OV+l. Les joints sont jaunes et deviennent bruns dans les por¬ tions âgées du zoarium. Bien que la forme de l’ooécie soit très caractéristique et constante, il m’est, pour le moment, difficile de rattacher ces spécimens à une forme déjà décrite. L’espèce qui paraît s’en rapprocher le plus est la Crisia nordenskjôldi Borg, 1944 de l’Antartique dont le port zoarial, les mensurations (légèrement plus fortes), le nombre de ramifications et leur mode d’apparition, la couleur des joints et, dans une certaine mesure, la forme générale de l’ooécie sont simi¬ laires. Par contre, cette espèce présente un nombre légèrement moindre de zoécies par internœud et une position plus précoce de l’ooécie dans l’inter- nœud. IV. Étude écologique. D’une façon générale, toutes les espèces du genre semblent préférer les zones de courant et d’agitation quasi constante. Les peuplements les plus abondants sont rencontrés à tous les niveaux bathymétriques sur les faces exposées aux vents dominants. Les exigences écologiques de plusieurs espèces étudiées ici peuvent paraître assez larges, mais ceci peut n’être qu’une fausse impression du fait de l’intrication des micromilieux dans les substrats rocheux. Crisia sigmoidea : Les conditions de lumière qui régnent dans les peuple¬ ments « précoralligènes », c’est-à-dire dans la frange la plus superficielle de la biocoenose Coralligène, semblent favorables à C. sigmoidea. Des récoltes abon¬ dantes de cette espèce ont été faites sur des parois verticales recouvertes de l’Algue Halimeda tuna (st.67.75), sur un auvent à — 14 m en compagnie d’iïu- nicella cavolini et de Parazoanthus axinellae (st.67.43), sur les rhizomes de Posi¬ donies croissant sur la roche (st.67.11) ; de très beaux échantillons ont pu être récoltés sur la face inférieure des thalles de Peyssonnelia rubra d’une paroi orientée au Nord (st.67.86) ; elle est très abondante aussi dans une grotte super¬ ficielle assez obscure mais soumise à un hydrodynamisme élevé (st.67.87). Malgré tout, ces stations riches en C. sigmoidea présentent des conditions de luminosité très différentes, cependant elles ont en commun le fait d’être sou¬ mises à des courants importants. Les conditions favorables suscitées par ces courants (principalement apport nutritionnel) viennent contrebalencer les effets nuisibles d’un niveau lumineux trop élevé ou trop bas. Ceci est valable d’ail¬ leurs pour un grand nombre de constituants de la biocoenose Coralligène, Para¬ zoanthus et Corallium par exemple. Les conditions extrêmes de luminosité ont une répercussion sur la calcification et la largeur des internœuds (cf. supra). — 434 — Crisia rarnosa : Cette espèce est, de toutes les Crisies étudiées ici, celle qui vit le plus profondément. On la récolte fréquemment avec les concrétions coralli- gènes, sur les petits substrats durs épars sur le Détritique Côtier et le Détritique du Large. Moins profondément, on la rencontre sur le plancher des grottes semi-obscures à l’abri des Peyssonnelia rubra ou des Algues calcaires. Il a même été possible de la récolter dans une grotte superficielle ( — 3 m) mais dans des conditions d’obscurité accentuée. Comme pour C. sigmoidea, la lumière a une action sur la calcification et sur la morphologie du zoarium. Les C. rarnosa des stations les plus éclairées sont plus calcifiées, leurs ooécies sont plus trapues et leur rapport Rb est plus faible. Crisia occidentalis ? : Cette espèce est très abondante sur la côte marseillaise en deux types de stations : 1° dans les failles et anfractuosités ombragées très peu profondes (jamais en-dessous de 4-5 m de profondeur) et situées sur les faces exposées aux coups de mer ; elle forme sur ces parois un feutrage extrê¬ mement dense par l’enchevêtrement de ses colonies, 2° sur la base des Codiurn, entre 5 et 15 mètres de profondeur ; ces Codiurn sont agités par la moindre houle et leur frondaison procure aux Crisies une certaine atténuation de la lumière. Cette espèce n’a jamais été récoltée dans d’autres biotopes. Elle présente donc des exigences écologiques très précises : lumière atténuée et agitation constante et brutale. Crisia oranensis ? : Cette espèce possède à peu de choses près les mêmes exigences écologiques que C. occidentalis ?, avec cependant une tolérance légè¬ rement plus grande pour les bas niveaux lumineux. Crisia fistulosa : Ses exigences écologiques sont difficiles à définir avec les données actuelles. Des colonies denses ont été rencontrées sur le plafond d’un auvent superficiel ( — 3 m), d’où était absente d’ailleurs la C. occidentalis ? dont c’est pourtant le biotope préférentiel. Elle n’est pas rare sur les concrétions coralligènes où elle a pu être récoltée jusqu’à — 60 mètres. Crisia cuneata : Les récoltes de cette espèce ont été trop peu nombreuses pour que ses affinités puissent être définies, d’autant plus que les deux sta¬ tions qui la recélaient : Détritique Côtier ( — 55 m) et grotte sous-marine super¬ ficielle (— 3 m), sont très différentes, au moins par leur bathymétrie. Crisia sp. II : Cette espèce semble avoir les mêmes affinités écologiques que C. sigmoidea. En effet, elle était accompagnée de cette espèce dans 11 stations sur les 14 où elle a été récoltée. Son abondance dans ces diverses stations semble indiquer une sciaphilie légèrement plus marquée que pour C. sigmoidea. V. Conclusions. Au cours de cette étude, sept espèces de Crisia ont pu être distinguées dans les eaux provençales. Cette liste n’est pas limitative car les prélèvements ont été opérés en plongée, ce qui a limité en profondeur cette analyse. Parmi ces espèces, quatre d’entre elles, C. sigmoidea, C. oranensis, C. rarnosa et C. fistu¬ losa, étaient connues en Méditerranée. C. sigmoidea et C. oranensis, cependant, n’avaient jamais été signalés depuis leur description originale datant pourtant d’un demi-siècle. On peut considérer ces deux espèces comme des endémiques méditerranéennes, de même que C. fistulosa qui, à ma connaissance, n’a été signalé, en dehors du bassin méditerranéen, que de Madère, région subissant une forte influence méditerranéenne. C. rarnosa est une espèce atlantique, elle — 435 — subit en Méditerranée, par rapport au type défini par Harmer en Grande-Bre¬ tagne, des modifications morphologiques : nombre de zoécies par internœud plus grand et mensurations plus faibles. Crisia cuneata, espèce peu connue, est une forme Indo-Pacifique. Sa présence en Méditerranée, si étonnante soit-elle, pourrait être expliquée par transport sur la coque d’un navire ayant transité par le canal de Suez. Crisia occidentalis ?, si son identification venait à être confirmée, poserait un problème de répartition géographique car elle n’est con¬ nue que de la côte pacifique américaine. Cependant les spécimens rattachés à cette espèce ont de grandes affinités avec l’espèce d’eaux froides C. ehurnea et pourraient n’en être qu’une variété d’eaux plus chaudes, à plus grand nombre de zoécies et de ramifications par internœud (cf. modification de C. ramosa). Crisia sp. 11 représente peut-être une forme nouvelle pour la Science ; le manque d’éléments ne me permet pas, pour le moment, d’en avoir l’assurance. Je n’ai retrouvé ni C. elongata ni C. denticulata i, pourtant très fréquemment rencontrés sur les listes faunistiques et signalés en Méditerranée par plusieurs auteurs. Cependant Waters, après les avoir cités dans son inventaire bryo- zoologique de Naples (1879), a ensuite corrigé (1914-1916) ces déterminations, estimant que son C. elongata était plus vraisemblablement un C. cribraria et que les C. denticulata napolitains étaient en fait des C. sigmoidea. Les affinités écologiques ont pu être précisées pour plusieurs de ces espèces. C. occidentalis ? et C. oranensis ? sont des espèces superficielles, exigeant une certaine atténuation de la lumière et une forte agitation ; C. sigmoidea et Crisia sp. 11 sont particulièrement abondantes dans le faciès précoralligène de la bio- coenose Coralligène ; de toutes les espèces étudiées ici, C. ramosa est l’espèce qui s’accommode le mieux des conditions de milieu offertes par les biotopes plus profonds, Coralligène ou petits substrats durs épars sur le Détritique Côtier. Il n’a pas été possible de définir les affinités écologiques de C. fistulosa et de C. cuneata. Le rôle de la lumière sur la morphologie et la calcification des zoaria de C. sigmoidea et de C. ramosa a pu être démontré, l’élévation du bilan lumi¬ neux se traduisant par une accentuation de la calcification et un élargissement des internœuds. Abstract. In this paper, seven species of Crisia (Bryozoa Cyclostomata) ; C. sigmoidea Waters, 1916, C. ramosa Harmer, 1891, C. fistulosa Heller, 1867, C. oranensis Waters, 1916 ?, C. occidentalis Trask, 1857 ?, C. cuneata Maplestone, 1905 and Crisia sp. II, collected on the french mediterranean coast, near Marseilles, are studied. C. sigmoidea, C. ora¬ nensis and C. fistulosa are typical mediterranean species ; C. ramosa is an atlantic one while C. cuneata bas an Indo-Pacific origin. Some specimens seem to belong to tbe American Pacific coast species C. occidentalis but tbey bave also many cbaracters of tbe well-known species C. eburnea. It bas not been possible, in tbe présent State of tbe researcb, to give an establisbed name to tbe Crisia sp. II. Ecological remarks are given for these species. C. occidentalis ? and C. oranensis ? are members of a superficial epifauna community requiring ratber poor illumination and a very strong water agitation. C. sigmoidea and Crisia sp. II seem to belong to tbe precoralligenous 1. Depuis l’envoi de ce manuscrit à la publication, une station de C. denticulata très typiques a été découverte dans le petit port de plaisance ( — 5 m) de la calanque de Port-Miou. 436 — faciès uf the Coralligenous biocuexiosis while ü. ramosa is the deeper spccies, abundant when the light-level is low, on liard substratas lying on detritic sands or in the deeper faciès of the Coralligenous biocoenosis. Interactions between illumination and zoaria morphology bave been related for C. sigmoidea and C. ramosa. The results of a higher light-level is a widening of the internode and a stronger calcification. Station marine d'Ëndoume. BIBLIOGRAPHIE Borg, F., 1924. — On some remarquable species of Cyclostomatous Bryozoa. I. on Crisiella producta (Smitt, 1866), together with some remarks on the classifica¬ tion of the species in the family Crisiidae. Gôteborg Kgl. Vet. ^ Vitt. Samh. 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Par Claude CARRÉ Introduction. Les cloches natatoires de Lensia campanella ont été décrites, d’après l’examen de spécimens fixés, par Moser (1925) puis par Totton (1932). Cette espèce, a été assez rarement signalée par la suite. Ces dernières années, des pêches fréquentes et régulières dans les eaux de la région de Villefranche-sur-Mer, nous ont procuré de nombreux spécimens vivants de Lensia campanella nous permettant ainsi de préciser la morphologie du stade polygastrique de cette espèce et de décrire son stade eudoxie encore inconnu. Phase polygastrique. La forme générale des nectophores se rapproche de celle de Lensia subtilis. — Nectophore antérieur (Fig. 1, A, R ; pl. I, 1, 2). Ses dimensions atteignent 2,7 mm de haut, 2,2 mm dorso-ventralement et 1,6 mm de large. La cloche, aplatie latéralement, a une section à peu près ovale. La mésoglée est peu épaisse sauf dans la région du somatocyste. L’en¬ semble du nectophore est caractérisé par son aspect spiralé qui se manifeste en particulier dans le trajet des crêtes et des canaux radiaires. En vue apicale, la moitié supérieure du nectophore semble avoir subi une torsion de 30° environ vers la droite autour de l’axe de la cloche, torsion plus accentuée chez les spécimens fixés. Moser (1925) signale seulement 3 crêtes sus-ombrellaires, 1 dorsale et 2 laté¬ rales. En fait, il existe aussi 2 crêtes ventrales comme chez beaucoup d’autres Diphyidae. Toutes ces crêtes sont très basses. Elles se rencontrent à l’apex en une crête apicale transverse, et après un trajet spiralé sur les parois de la cloche, rejoignent le bord ombrellaire, dépourvu de dents marginales. La facette ventro-basale arrondie est oblique par rapport à l’ouverture ombrel¬ laire. Elle est creusée d’un sillon hydroecial très peu profond. La lamelle basale est courte, divisée en deux moitiés arrondies. Le nectosac ou sous-ombrelle est grand, étant donné la faible épaisseur de la mésoglée, anguleux au sommet, large dans sa partie médiane et étroit à la — 439 — base. Il possède 5 crêtes émoussées, au trajet spiralé, situées approximative¬ ment dans les intervalles des crêtes sus-ombrellaires. Les canaux radiaires ont la même disposition générale que chez Lensia sub- tilis. Mais leur trajet est spiralé et suit à peu près celui des crêtes sus-ombrel¬ laires. Les branches descendantes des canaux latéraux, le canal dorsal et le canal ventral court, se rejoignent très près de la base de la cloche. La boucle du canal latéral gauche est étroite et celle du canal latéral droit large, cette dissymétrie étant en rapport avec la torsion. Fig. 1. — Nectophore antérieur. A, vue latérale droite; 13, vue apicale. Le somatocyste, ovoïde avec un pédoncule court et fin, s’appuie contre la face basale de la cloche. Le nectophore antérieur porte des taches pigmentaires épidermiques sous- ombrellaires orangé vif. Un certain nombre de ces taches ont une position bien déterminée. On distingue trois taches du côté droit : une apico-latérale, une médio-latérale, une médio-dorso-latérale, et, sur le bord ombrellaire, trois taches marginales, une dorsale, une latérale droite, une latérale gauche. Abréviations utilisées dans les légendes des figures. B. N. : bourgeon de nectophore ; Br. ; bractée ; C.d. ; canal dorsal ; C.l.d. : canal latéral droit ; C.l.g. : canal latéral gauche ; C.p. : canal pédiculaire ; C.v. ; canal ven¬ tral ; Cr.d. : crête dorsale ; Cr.l.d. : crête latérale droite ; Cr.l.g. ; crête latérale gauche ; Cr.v.d. : crête ventrale droite ; Cr.v.g. ; crête ventrale gauche ; F. : filament pêcheur ; G. : gastrozoïde ; Go. : gonophore ; H. : hydroecie ; L.b. : lame basale ; S. : soma¬ tocyste. Tâches pigmentaires : a. : apicale ; a.d. ; apico-dorsale ; a.l.d. ; apico-latérale droite ; a. l.g. ; apico-latérale gauche ; b.l.d. ; baso-latérale droite ; b.l.g. : baso-latérale gauche ; b. v. : baso-ventrale ; ma. : marginale ; m.l. : medio-latérale ; r.v.d. ; rangée ventrale droite ; r.v.g. ; rangée ventrale gauche. 440 D’autres taches, plus petites en général, ont une position moins bien délinie et leur présence n’est pas constante. On trouve souvent une 2® tache médio- latérale droite, une médio-latérale gauche, une à qnatre taches marginales . dorso-latérales droites. — Nectophore postérieur (Fig. 2, A, B, C ; pl. I, 3). Il atteint environ 2,4 mm de haut, 1,6 mm dorso-ventralement et 1,6 mm de large. L’organisation générale est assez proche de celle de Lensia subtilis, mais les proportions diffèrent sensiblement. En particulier la cloche est ici relativement plus courte et plus large. La mésoglée est beaucoup moins épaisse à l’apex de la cloche, et le canal pédiculaire est plus court. La lamelle basale, non divisée, est très courte, mais plus large que chez Lensia subtilis. La partie apicale est creusée en entonnoir aplati et ne porte pas d’apophyse. Comme chez Lensia subtilis l’aile hydroeciale gauche s’atténue vers la base de la cloche et est plus courte que l’aile droite, mais la gouttière hydroeeiale est un peu moins profonde. Fig. 2. — Nectophore postérieur. A, vue latérale gauche ; B, vue ventrale ; C, vue apicale. Les canaux latéraux ont un trajet sigmoïde au-dessus de la face apicale du nectosac, avant de descendre le long des parois latérales, disposition typique du genre Lensia (Totton, 1965). Le nectophore postérieur porte un certain nombre de tacbes pigmentaires ectodermiques sons-ombrellaires (jusqu’à 18). Ici encore, la plupart de ees taches ont une présence constante en des points bien déterminés : une tache apieo- dorsale, nne apico-latérale gauche et une apico-Iatérale droite, 2 rangées ven¬ trales de 2 à 5 taches de part et d’autre du eanal ventral dans la région moyenne de la cloche, 2 rangées dorsales de 2 à 5 taches de part et d’autre du canal dor¬ sal dans la région moyenne de la cloche. — Stolon. Il est toujours assez court chez les spécimens récoltés et porte une ou deux cormidies bien développées distalement, quelques bourgeons cormidiens et un bourgeon de cloche natatoire à la partie proximale. L’extrémité buecale des gastrozoïdes a une eoloration orangée. — 441 — Phase monogasthique ou Eudoxie (Fig. 3 A, B, C ; pl. I, fig. 4-7). L’eudoxie de Lensia campanella peut atteindre 3 mm de long. Sa forme géné¬ rale est proche de celle de Lensia subtilis mais elle s’en distingue par plusieurs caractères. Bractée et gonophore, reliés de façon fragile, sont souvent récoltés séparément. — Bractée. Elle est en forme de cône arrondi au sommet, légèrement comprimé latéra¬ lement, à faces lisses, sans crête ou dent. Le corps bractéal, de 1 mm environ est à peine déprimé à la base et se pro¬ longe dorsalement en une lame basale peu épaisse, au bord arrondi. Le phyllocyste est ovoïde avec un axe dirigé obliquement vers le côté dorsal, presque couché sur la face inférieure du corps bractéal. 11 mesure 1/3 à 1/2 de la hauteur de la bractée. Fig. 3. — Eudoxie femelle. A, vue latérale droite ; B, vue ventrale ; C, vue apicale d’un gonophore femelle. — Gonophore. Il est subcylindrique et mesure environ 2 mm de haut et 1,5 mm de large. Il est tronqué à la partie proximale, avec une apophyse apicale très courte. On distingue 4 crêtes longitudinales émoussées, 2 ventro-latérales et 2 dorso- latérales montrant une légère spiralisation. La gouttière hydroeciale est peu profonde et bordée par 2 ailes asymétriques, l’aile droite étant davantage tronquée à angle droit à l’apex et se prolongeant moins vers le bord ombrellaire que l’aile gauçhe. Le bord ombrellaire ne porte pas de dents, mais seulement une lamelle basale très étroite (0,05 mm environ) à peine perceptible sur les spécimens fixés. La sous-ombrelle est grande, de section subcirculaire, l’apex de la coupole rejeté dorsalement par rapport au point d’intersection des canaux radiaires. 442 Ceux-ci sont situés sous les crêtes de la sous-ombrelle et la partie proximale des 2 canaux dorsaux remonte de part et d’autre de l’apex du nectosac. Chez les gonophores femelles, le manubrium est fusiforme, disposé oblique¬ ment contre la face apicale de la sous-ombrelle. Il peut atteindre la mi-hauteur du gonophore et porter jusqu’à une trentaine d’œufs. Le manubrium du gono- phore mâle a la même forme et la même disposition que celui du gonopbore femelle. L’extrémité de ces deux manubriums est légèrement orangée. Les gonophores vivants présentent un certain nombre de taches pigmentaires épidermiques sous-ombrellaires, orangé vif, de même aspect que celles déjà signalées dans les cloches natatoires. Leur localisation est bien définie. On trouve : une tache apico-dorsale, située à l’apex de la sous-ombrelle, dans le plan sagittal ; une apico-latérale droite, située entre les 2 canaux latéraux droits ; une apico-latérale gauche, située entre les 2 canaux latéraux gauches, et symétrique de la précédente ; une baso-ventrale située entre les canaux ven¬ traux près de l’ouverture ombrellaire ; une baso-latérale gauche et une baso- latérale droite. D’autres taches existent parfois autour de l’ouverture ombrellaire sur le vélum. — Gastrozoïde et lentille. Il est transparent avec l’extrémité buccale orangée, et un pédoncule très court. Le filament pêcheur porte une dizaine de tentilles. Celles-ci ont un bou¬ ton urticant constitué principalement de nématocystes Anisorhizes disposés en 6 ou 7 rangées parallèles, composées chacune d’une vingtaine de nématocystes. Le bouton urticant présente également un petit nombre de Desmonèmes à sa partie distale, mais les Mastigophores fréquents chez les Diphyidae n’ont pas été vus. On trouve des Rhopalonèmes le long de la bandelette urticante ter¬ minale et quelques Desmonèmes disposés en rosette à son extrémité. Appartenance de cette eudoxie a l’espèce Lensia campanella, L’eudoxie décrite n’a pas été obtenue par élevage du stade polygastrique de Lensia campanella ■ cependant nous avons pu l’identifier à cette espèce pour les raisons suivantes : 1) Les eudoxies ont été récoltées dans les mêmes pêches que les stades poly- gastriques et ne pouvaient appartenir aux autres espèces de Diphyidae pré¬ sentes. 2) Le gastrozoïde de l’eudoxie a les mêmes caractéristiques que ceux du sto¬ lon de Lensia campanella, en particulier la taille, l’extrémité buccale orangée, les tentilles. 3) Les gonophores portent un certain nombre de tacbes pigmentaires orangées dans l’épiderme sous-ombrellaire, de même aspect que celles présentes dans les cloches natatoires de L. campanella — taches qui ne sont signalées, à notre connaissance, chez aucune autre espèce de calycophore Diphyidae. PLANCHE I 1. Nectophore antérieur : vue latérale droite. — 2. Neclophore antérieur : vue dorsale. — 3. Xec- tophore postérieur : vue ventrale. — 4. Eudoxie : vue latérale droite. — 5. (ionophore (J : vue apico-ventrale. — 6. Gonophore $ : vue ventrale. — 7. Gonophore $ : vue latérale droite. C. CARRÉ PLANCHE I — 443 Diagnose différentielle de l’eudoxie de Lensia campanella. Bractée — conique, aplatie latéralement sans suture ventrale avec un apex moins arrondi que chez Lensia suhlilis. — base à peine creusée, beaucoup moins que chez Lensia subtilis. — lamelle nuccale, très peu épaisse, au bord arrondi, beaucoup plus large que chez Lensia subtilis. — phyllocyste ovoïde, plus allongé que chez Lensia subtilis, et couché sur la face basale. Gonophore — subcylindrique, avec des crêtes peu prononcées faisant un trajet légère¬ ment spiralé. — ailes hydroeciales dissymétriques. — hydroecie moins profonde que chez Lensia subtilis. — présence de taches pigmentaires. Gastrozoïde — extrémité buccale orangée. Remarques sur les taches pigmentaires. En général, les taches ont une petite zone centrale rouge orangée, foncée, avec une large auréole orangée plus claire. Parfois, les taches sont très petites et rouge très foncé, comme si tout le pigment s’était concentré en une masse compacte. Ceci se produit en parti¬ culier après exposition à une lumière forte. Les taches pigmentaires deviennent compactes également au moment de chaque contraction de l’ombrelle pour reprendre, aussitôt après, leur aspect étalé. Il serait intéressant d’étudier la structure de ces taches pigmentaires, la nature du pigment et de voir si la dispersion ou la concentration du pigment sont en rapport avec les variations d’intensité lumineuse (Mackie, 1962). Remarques écologiques. Après Moser (1925) qui la signale dans les 3 Océans (La Tortuga — Ceylan — Nouvelle-Guinée Allemande) Lensia campanella a été retrouvée par Totton (1932) dans le plancton des récifs de la Grande Barrière, par Leloup et Hentschel (1935), par Moore (1953) dans le courant de Floride, par Hure (1955) en Adriatique, Cervigon (1958) et Patriti (1964) en Méditerranée occi¬ dentale. Hure (1955) l’a capturée en petit nombre de décembre à juin avec un maxi¬ mum d’abondance en mars. Il établit son niveau moyen diurne à 55 m alors que Moore le trouvait à 60 m. La plus grande partie de nos exemplaires a été récoltée par des pèches hori¬ zontales à 50 m de profondeur, au milieu de la rade de Villefranche de novembre — 444 à mars. A cette époque, la température est basse (12°5 à 15°) et à peu près uniforme de la surface au fond. La salinité est également à peu près uniforme (38,0 %° environ) [Bougis et Carré, I960]. Il semble bien d’après nos observations personnelles, celles de Hure et de Moore, que Lensia campanella se maintienne dans les eaux subsuperficielles aux environs de 50 m en évitant les eaux superficielles. 11 est possible que la lumière joue un rôle plus important que pour d’autres espèces dans la répartition de cette espèce, ceci pouvant être en rapport avec la présence de taches pigmentaires. Faculté des Sciences de Paris Station Zoologique, Villejranche-sur-Mer, Résumé. L’auteur décrit l’eudoxie de Lensia campanella Moser 1925, inconnue jusqu’ici et précise la morphologie de la phase polygastrique d’après l’examen de spécimens vivants. Les cloehes natatoires et les gonophores sont remarquables par la présence de taches pigmentées ectodermiques sous-ombrellaires, orangé vif, fait très rare chez les Sipho- nophores calycophores. Summary. The author describes the eudoxid phase of Lensia campanella Moser, 1925, pre- viously unknown and goes into further detail of the morphology of the polygastric phase, from observation of living specimens. Both nectophores and gonophores are remarkable for the presence of orange-red ectodermal pigment spots, a feature very rare in the Siphonophore calycophore. ZuSAMMENFASSUNG. Der Autor beschreibt die bis heute unbekannte Eudoxie von Lensia campanella Moser, und verzeichnet die Morphologie des Polygastrischen Stadiums welche er an lebenden Tieren studiert hat. Die Nectophoren sowie die Gonophoren fallen durch einige pigmentàre Flecken, des Subumbrella im Ektoderm, welches orange gefârbt ist, auf, Dies ist sehr rar bei den Siphonophoren calycophoren. BIBLIOGRAPHIE Bigelow, h. b. et M. Sears, 1937. — Siphonophorae. Rep. Danish Oceanogr. Exp. Medt. II, Biology, H. 2, pp. 1-144, 83 fig. Bougis P. et G. 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Les six spécimens récoltés possèdent les caractères du genre Sphaeronectes (voir Carré, 1966) et présentent en outre une individualité très nette par rap¬ port aux autres espèces connues du genre. Sphaeronectes bougisi sp. n. ^ Holotype. — Spécimen pêché le 13.11.1967, conservé dans les collections de la Station Zoologique de Villefranche-sur-Mer. Localité-type. — Entrée de la rade de Villefranche-sur-Mer. Pêche hori¬ zontale à 50 m de profondeur environ (blet non fermant) sur des fonds de 50 m à 100 m. Description de l’espèce (Fig. 1 A, B et 2). Nous adopterons les conventions de Bigelow et Sears (1937, p. 4) pour l’orientation de la colonie. Nectophore. Taille très petite (hauteur : 1 mm, diamètre moyen : 0,8 mm). Forme générale sphéroïdale, légèrement conique. Mésoglée assez peu épaisse (0,15 mm à l’apex). 1. Cette espèce est dédiée en hommage reconnaissant à P. Bougis, Directeur de la Station Zoolo¬ gique de Villefranche-sur-Mer. — 447 — Nectosac et canaux radiaires : Forme générale subsphérique avec sommet arrondi, à l’état vivant, et un peu acuminé à l’état fixé. Canal pédiculaire ^ très court, peu visible, situé ventralement au 1/4 de la hauteur du nectosac : il donne naissance dans le plan sagittal à deux canaux radiaires, le canal ventral court rejoignant directement le canal marginal et le canal dorsal long remon¬ tant à l’apex du nectosac avant de rejoindre dorsalement le canal marginal. Les deux canaux latéraux prennent naissance à l’apex du nectosac en 2 points distincts, le canal latéral droit étant situé plus ventralement que le canal latéral gauche. Ils sont perpendiculaires au canal dorsal à leurs origines et rejoignent directement le canal marginal, sans sinuosités. Fig. 1. — A. Colonie de Sphaeronectes bougisi : vue latérale gauche; B. Colonie de Sphaeronectes bougisi : vue ventrale. (^.l.d. : Canal latéral droit ; C.l.g. : Canal latéral gauche ; C.p. : Canal pédiculaire ; H. : Hydroecie ; S. : Somatocyste ; Si. : Siphosome. liydroecie. Symétrique par rapport au plan sagittal, conique, peu profonde ; s’étendant jusqu’au 1/4 de la hauteur du nectosac à partir de la base. Somatocyste. 11 est fusiforme (0,18 X 0,05 mm), sans pédoncule distinct et s’étend verticalement sur le bord ventral du nectosac. 1. Rajipelons que le canal pédiculaire est le canal endodermique reliant le point d’origine du sto¬ lon à la sous-ombrelle où il se divise en (’anaux radiaires. 448 Siphosome. Le stolon très court porte 3 ou 4 bourgeons cormidiens et 1 cor- midie terminale bien développée. Chez l’une des colonies récoltées cette cor- midie terminale s’est détachée du stolon. Elle avait une bractée hémisphé¬ rique à phyllocyste globuleux et un gastrozoïde à pédoncule très court. Son développement ne s’est pas poursuivi assez longtemps pour permettre une description du stade eudoxie. Diagnose différentielle. Les caractères suivants permettent de distinguer 5. bougisi des autres espèces de Sphaeronectes. — Intersection des canaux latéraux et du canal dorsal, à l’apex du necto- sac (différence avec S. fragilis, S. gamulini et S. irregularis, mais affinité avec S. gracilis). — Somatocyste vertical s’étendant sur le bord ventral du nectosac (diffé¬ rence avec 5. gracilis, mais affinité avec S. fragilis, S. gamulini et S. irregularis). — Petite taille (1 mm environ) inférieure à celle des autres espèces connues. — Somatocyste fusiforme, sans pédoncule distinct. Fig. 2. — Photographie de Sphaeronectes bougisi : vue ventrale. Conclusion. Nous pensons que S. bougisi n’est pas une espèce très rare, mais que sa petite taille et son extrême fragilité rendent sa récolte difficile dans les échantillons de plancton. Son identification est facilitée par l’emploi de colorants qui mettent en évidence les canaux radiaires, évitant ainsi la confusion avec les jeunes stades des autres espèces. De nouvelles récoltes seraient utiles pour compléter cette étude de S. bougisi, et permettre celle du stade eudoxie et du cnidome. Faculté des Sciences de Paris Station Zoologique, Villefrancke-sur-Mer. 449 Résumé. Sphaeronectes bougisi sp. n., un nouveau siphonophore calycophore Sphaeronectidae, du plancton de méditerranée est décrit. Chez les quatre autres espèces du genre Sphaeronectes décrites jusqu’ici, le canal pédiculaire et les 4 canaux radiaires concourent en un même point soit apical (chez S. gracilis) soit ventral (chez S. fragilis, S. gamulini et S. irregularis). Par contre chez la nouvelle espèce, S. bougisi, il y a deux points de concours des canaux, l’un, ventral, où se rencontrent le canal pédiculaire, le canal dorsal et le canal ventral, l’autre, apical, où les 2 canaux latéraux rejoignent le canal dorsal. Summary. Sphaeronectes bougisi sp. n. a new Siphonophore Calycophore Sphaeronectidae ot the mediterranean plankton is described. In the four other species of the genus Sphaeronectes, previously known, the pedi- cular canal and the four radial canals converge in the same point, either apical (in S. gracilis) or ventral (in S. fragilis, S. gamulini and S. irregularis). On the other hand, in the new species, S. bougisi, there are two points of concurrence of the canals, One ventral, where the pedicular canal, the dorsal canal and the ventral canal con¬ verge, the other apical, where the two latéral canals meet the dorsal canal. Zusammenfassung. Der Autor beschreibt Sphaeronectes bougisi sp. n., eine neue Siphonophore (Caly- cophora, Sphaeronectidae) des Mittelmeer-Planktons. Bei den vier schon bekannten Arten von Sphaeronectes, der Stielkanal und die vier Radiârgefasse laufen zu einen gleichen Punkt zusammen apikal (bei 5. gracilis), ventral, (bei S. fragilis, S. gamulini und S. irregularis). Dagegen bei dieser neuen Art, S. bougisi sp. n., zwei Mündungspunkte der Kanâle, der Erste, ventral, wo sich der Stielkanal, das Dorsalgefàss, sowie das Ventralgefâss vereinigen, der Zweite, apical, wo die zwei Lateralgefâsse sich in das Dorsalgefàss gabeln. BIBLIOGRAPHIE Bigelow, h. b. et M. Sears, 1937. — Siphonophorae. Rep. Danish oceanogr. exped Médit. II. Biology. H 2, pp. 1-144, 83 fig. Carré, C., 1966. — Sphaeronectes gamulini sp. n., une nouvelle espèce de Siphono¬ phore calycophore méditerranéen. Vie et Milieu, 17, 3 A, pp. 1069-1076. — 1968. — Sphaeronectes fragilis sp. n., une nouvelle espèce de Siphonophore calycophore méditerranéen. Bull. Inst. Océarwgr. Monaco, 67, n® 1385, 9 p., 2 pl. Claus, C., 1873. — Ueber die Abstammung der Diphophysen und über eine neue Gruppe von Diphyiden. Nachr. Ges. IV iss. Gôttingen for 1873, pp. 257-261. — 1874. — Die Gattung Monophyes und ihr Abkômmling Diphophysa. Schriften zoologische Inhalts. Wien, 1, p. 33, 4 pis. Huxley, T. H., 1859. — The oceanic Hydrozoa . Voyage of H.M.S. « Rattlesnake ». Ray. Soc. Lond., pp. 1-143, 12 pis. Totton, a. K., 1965. — A synopsis of the Siphonophora. Trustées of the British Muséum (Natural History), Lond., viii-230 p., 153 fig., 40 pl. Le Gérant : Jacques Forest, ABBEVILLE. - IMPRIMERIE F. PAILLART. (d. 1681) - 31-10-68. BULLETIN OU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE Le Bulletin du Muséum national d'Histoire naturelle paraît depuis 1895. Chaque tome, grand in-8°, est annuel et comprend actuellement 6 fascicules. Les articles sont constitués par les communications présentées aux réunions des naturalistes du Muséum ; ce sont uniquement des travaux originaux rela¬ tifs aux diverses branches des sciences naturelles. Le premier fascicule de chaque année contient en outre la liste des travaux publiés et des collections reçues dans les laboratoires du Muséum. L* Bulletin peut être obtenu par achat ou échange en s’adreieant à la Bibliothèque cen¬ trale du Muséum national d’Histoire naturelle, 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, Paris, 5* (Compte de Chèques Postaux, Paris, 9062-62). Paix DB l’abonnbhbnt annubl : Pour la France . 45 F. Pour l’Étranger . 50 F. Les années anciennes peuvent également être achetées ou échangées !'• série : T. 1 à 34, 1895-1928. 2* série (en cours) : ’T. 1 à 39, 1929-1967. Instructions pour les auteurs. Les auteurs qui désirent présenter des communications sont priés d’en adresser directement la liste au Directeur du Muséum huit jours pleins avant la date de la séance. Les textes doivent être dactylographiés avec doubles interlignes, d’un seul côté, sur des feuilles séparées. Ils doivent être remis au président de la réu¬ nion après présentation de la communication. Les clichés des figures dans le texte ne doivent pas dépasser les dimensions suivantes : 11,8 cm X 18,5 cm ; ils sont fournis par les auteurs et déposés en même temps que les manuscrits. Les illustrations en planches hors-texte ne doivent pas mesurer plus de 12,5 cm X 18,5 cm; ces planches, également à la charge des auteurs, sont à envoyer directement à l’imprimeur, après entente avec la rédaction du Bulletin. Chaque auteur ne pourra publier plus de 20 pages imprimées par fascicule et plus de 80 pages pour l’année. Il ne sera envoyé qu’une seule épreuve aux auteurs qui sont priés de les retourner, dans les quatre jours, à M. Jacques Forest, laboratoire de Zoo¬ logie, 61, rue de Buifon. Passé ce délai, l’article sera ajourné au numéro sui¬ vant. Tirés a part. Les auteurs reçoivent gratuitement 25 tirés à part de leurs articles. Ils peuvent se pro¬ curer à leur frais des exemplaires supplémentaires aux conditions ci-après. 2-4 p. 5-8 p. 9-16 p. 25 exemplaires . 10,50 F 11,95 F 14,10 F par 25 exemplaires on plut . 3,65 F 4,65 F 7,50 F Ces prix s’entendent pour des extraits tirés en même temps que le numéro, brochés avec agrafes et couverture imprimée. Les frais de corrections supplémentaires entraînés par les remaniements ou par l’état des manuscrits seront à la charge des auteurs. Les auteurs sont priés de remplir le bon de commande joint aux épreuves, afin qu’il soit possible de leur faire parvenir tirés é part et elichés, et de facturer, s’il y a lieu, les frais supplémentaires. ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE En vente à la Bibliothèque centrale du Muséum, 38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, Paris-5*. Annuaire du Muséum national d’Histoire naturelle (parait depuis 1939). Archives du Muséum national d'Histoire naturelle (depuis 1802. In-4®, sans périodicité). Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle (depuis 1895 ; 6 numéros par an ; abonnement, France, 30 F, Étranger, 35 F). Grands naturalistes français (depuis 1952. Sans périodicité). Mémoires du Muséum national d’Histoire naturelle (depuis 1936. Depuis 1950, nouvelle série en 3 (puis 4) parties : A, Zoologie ; B, Botanique ; C, Sciences de la terre ; D. Sciences physico-chimiques. Sans périodicité). Notes et Mémoires sur le Moyen-Orient (depuis 1933. In-4°, sans périodicité) Publications du Muséum national d’Histoire naturelle (depuis 1933. Sans pério¬ dicité). PUBLICATIONS DES LABORATOIRES DU MUSÉUM En vente à l’adresse de chaque laboratoire. Bulletin du Laboratoire maritime de Dinard (Ille-et-Vilaine). Depuis 1928 ; prix variable par fascicule. Objets et Mondes. La Revue du Musée de l’Homme. Directeur : M. J. Millot, Palais de Chaillot, Paris-16® ; depuis 1961 ; trimestriel ; abonnement, France, 24 F ; Étranger, 30 F. Mammalia. Morphologie, Biologie, Systématique des Mammifères. Directeur : M. J. Dorst, Laboratoire de Zoologie des Mammifères, 55, rue Buffon, Paris-5^; depuis 1936; trimestriel; abonnement, France, 25 F; Étranger, 30 F. Index Seminum Horti parisiensis. Service des Cultures, 61, rue Buffon, Paris-5®; depuis 1882 ; échange. Journal d’ Agriculture tropicale et de Botanique appliquée, suite de Revue inter- nationale de Botanique appliquée et d’ Agriculture coloniale depuis 1954. Labo¬ ratoire d’ethnobotanique 57, rue Cuvier, Paris-5® ; abonnement, France, 33 F ; Étranger, 38 F. Adansonia (suite aux Notulae Systematicae) . Directeur : M. A. Aubréville, Laboratoire de Phanérogamie, 16, rue Buffon, Paris-5® ; sans périodicité ; abonnement, France, 30 F ; Étranger, 40 F. Revue Algologique. Directeur : M. R. Lami, Laboratoire de Cryptogamie, 12, rue Buffon, Pari8-5® ; depuis 1924 ; abonnement, France, 20 F, Etranger, 25 F. Revue Bryologique et Lichénologique. Directeur : M™® V. Allorge, Laboratoire de Cryptogamie ; depuis 1874 ; abonnement, France, 22 F, Étranger, 28 F. Revue de Mycologie. Directeur : M. Roger Heim, Laboratoire de Cryptogamie ; depuis 1928 ; abonnement, France, 18 F, Étranger, 23 F. Cahiers de La Maboké. Directeur ; M. Roger Heim. Laboratoire de Cryptogamie, 12, rue de Buffon, Paris 5®; depuis 1963; abonnement, France, 20 F, Etran¬ ger, 24 F. Pollen et Spores. Directeur : M®® Van Campo, Laboratoire de Palynologie, 61, rue Buffon, Paris, 5® ; depuis 1959 ; 3 numéros par an, suppl. bibliogr. ; abonnement, France, 65 F. Etranger, 70 F. ABBEVILLE. - IMPRIMERIE F. PAILLART (d. 1637). - 31-10-1968. 2” Série, Tome 40 Numéro 3 Année 1968 Paru le 31 Janvier 1969, SOMMAIRE Pages Communications : J. Nouvel, J. Rinjard & M. A. Pasquier. Rapport sur la mortalité et la natalité enregistrées au Parc zoologique de Paris pendant Tannée 1967 . 453 J. Daget & J. C. Hureau. Utilisation des statistiques d’ordre en taxonomie numérique. . . . 465 F. Boulineau-Cotanea. Étude anatomique et descriptive des otolithes (sagitta) du Bar {Alorone labrax) (Poissons, Téléostéens, Perciformes, Serranidae) . 474 Cl. Monniot. Ilartmeyeria pedunculata (Pérès, 1951) et le problème du « rein » chez les Pyuridae. 485 J, R. Steffan. Sur Técologie et le comportement de la larve de Megistopus flavicornis (Rossi) (Plan. Myrmeleontidae) . 492 B. CoNDÉ. Le statut de Lopfioproctus litoralis Verhoetî (Diplopode Pénicillate) . 497 L. Juberthie-Jupeau & I. Tabacaru. Symphyles de Roumanie . 500 R. P. Sreenivasa-Reddy. Contribution à la connaissance des Scorpions de TInde. 4. loma- chus nitidus Pocock, 1900 (Scorpionidae, Ischnurinae) . 518 M. Goyffon & J. M. Ridet. Microdosage du calcium dans Thémolymphe du Scorpion Androc- tonus australis (L.) . 527 J.-M. Démangé. La réduction métamérique chez les Chilopodes et les Diplopodes Chilognathes (Myriapodes) . 532 M. de Saint-Laurent. Révision des genres Catapaguroides et Cestopagurus et description de quatre genres nouveaux. IL Cestopagurus Bouvier (Crustacés Décapodes Paguridae) .... 539 A. Crosnier & J. P. WiSE, Quelques données sur la biologie et la biométrie de la Crevette Penaeide Parapenaeopsis atlantica Balss dans la région de Pointe-Noire (République du Congo) . 553 B. Bozic. Copépodes de La Réunion III, Brianola curvirostris n. sp . 570 M. Cauquoin. Mollusques récoltés par M. R. Hoffstetter sur les côtes de TÉquateur et aux Iles Galapagos. Semelidae et Donacidae . 574 B. Métivier. Mollusques marins récoltés par ISI. H. Hoffstetter sur les côtes de TÉquateur et aux Iles Galapagos. Chitonidae et Fissurellidae . 585 E. Buge & J. Lessertisseur. Sur quelques Bryozoaires marins actuels des plages de Saint- Martin-de-Bréhal et d’Agon-Coutainville (Manche) . 597 M. C. Durette-Desset. Nématodes Heligmosomes d’Amérique du Sud. 2® Note. Nouvelles données morphologiques sur quatre espèces du genre Ileligmodendrium . 612 A. Tixier-Durivault & F. Lafargue. Quelques Octocoralliaires des côtes françaises.... 621 G. Cherbonnier & A. Guille. Sur une nouvelle Holothurie dendrochirote de Méditerranée : Phyllophorus drachi nov sp . 630 J. Maué. Conséquence biologique tirée de l’orientation du crâne de Palaeopropithecus . 634 J.-M. Turmel. Dynamisme végétal. Sédimentation et érosion dans les prés-salés. III. Havre de Lessay (Manche) . 640 G. Brun. Quelques données sur les températures dans le sable d’une dune du littoral médi¬ terranéen . 652 Actes administratifs . 657 BuU. Mus. Hist. nat., Paris, 40, no 3, 1968, pp. 453-658. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIKE NAÏUUELI.E ANNÉE 1968. ^ N^ 3 485* RÉUNION DES NATURALISTES DU MUSÉUM 14 MARS 1968 PRÉSIDENCE DE M. LE PROFESSEUR Th. MONOD. COMMINIUATIOAS RAPPORT SUR LA MORTALITÉ ET LA NATALITÉ ENREGISTRÉES AU PARC ZOOLOGIQUE DE PARIS PENDANT VANNÉE 1967 Par J. NOUVEL, J. RINJARD et M. A. PASQUIER A. ^ MORTALITÉ 1. — Mammifères. L’effectif qui était de 537 tètes le 1®*’ janvier 1967 est ramené à 526 le 31 décembre ; au cours de l’année 1967, nous avons perdu 125 mammifères se décomposant en 62 adultes acclimatés, 7 sujets récemment importés (sur un total de 58), 15 sujets nés au Parc et âgés de 10 jours à 6 mois et 41 mort-nés ou nouveau-nés âgés de moins de 10 jours. La répartition de cette mortalité par catégorie et par mois est donnée dans le tableau 1. 454 Tableau /> "l Jaov. ti'ï Ma s Avril liai Juin Jiiil. AoAi StpI,. Ocl. lloï. Oéf. Tvlaiix Mammifères acclimatés . 9 5 7 5 5 5 1 6 4 4 6 5 62 Mammifères récemment im- portés. . . . . i 0 1 0 0 0 0 0 0 1 4 0 1 7 Jeunes (de 10 jours à 6i . 1 3 1 2 0 2 2 0 1 0 1 2 15 ' Nouveau-nés et mort nés ... 6 4 1 4 1 5 2 4 0 3 5 6 41 Totaux . ! 10 1 13 9 _ 11 6 12 5 10 6 11 12 14 125 Dans le tableau 11 nous indiquerons, par espèces et selon l’ordre zoologique, le nombre des naissances et le nombre des morts en tenant compte de chacune des catégories ci-dessus définies. Nous donnerons ensuite une brève étude des principales causes de mortalité. Tableau II. .NAISSANCES MORTALITÉ Jeunes Adultes i Mort- nés Morts avant 10 jours Morts avant ' 6 mois Non 1 acclimatés Accli- ; matés Primates. 1 ! 1 ! 1 t Tan Iroiiloili/ten (L.) . 2 i — 1 — 1 Papio papio (Desni.) . 7 ! — — 2 — ' 8 Macaca speciosa (F. (àiivi(‘r) . 1 2 — — — 2 Cehufi apella Kulil . — — 1 — Ateles ater l\ Cuvier . — — — — — 1 Ateles (hybride) : A. ater X A. Gcof-| froyi . 3 1 2 — — — Lagothrix lagotrica Humboldt . 1 — 455 O Z < Jeunes Adultes < 2 Moit- nés Moits avant 10 jours Morts avant 6 mois Non acclimatés Accli¬ matés Carnivores Vulpes i>ulpes (L.) . 2 2 Fennecus zerda (Zimm.) . — — — — — 1 Tigon (hybride Panthera tigris X Pan- thera leo) . — — — — — 1 Panthera pardus (L.) . ' — — — — — 1 Ursus arctos middendorfi Merriam . 2 — — 2 — — Ursus arctos syriacus Hemp. et Ehr. . . . 2 — — ! - — — Tremarctos ornatus (F. Cuvier) . 2 — 2 — — — Selenarctos thibetanus (F. Cuvier) . — — — — — 1 Thalarctos maritimus Phipps . 2 — 2 — — — Pinnipèdes Phoca i^itulina L . _ — — — 2 Halichoerus grypus Fabricius . 1 1 — 1 — — , - Ongulés Rhinocéros unicornis L . — — 1 Equus guagga granti de Winton . 2 — — — — 1 Equus zébra hartmannae Matschie . 1 — — — — Equus grevyi Oustalet . 1 — — — — 1 Choeropsis liberiensis Morton . 1 — — — - ; — Potamochoerus porcus (L.) . 1 - 1 1 — — Bison bison L . 1 — — — — — Capra hircus L. (variété naine dômes- tique.) . 14 1 4 2 — 1 Capra hircus aegagrus Erxleben . 2 — — — - - - 1 Ammolragus leroia Pallas . — — — 3 4 Antilope ceroicapra Pallas . 11 — 1 — — 3 Gazella dorcas (L.) . 1 — 1 — — 1 Gazella granti L . 3 — — 1 — 1 Gazella rufifrons (Gray) . — — — — — 1 Gazella tilonura (Heuglin) . — — — — — 3 Gazelle hybride (tilonura X rufifrons) . . , 1 — 1 — — — Oreotragus oreotragus (Zimm.) . — — — — 2 — Sylvicapra grimmia (L.) . — — 1 — 1 3 Philantomba maxwelli Smith . 1 — — 1 — 3 Oryx tao Smith . 2 — — — 2 Strepsiceros strepsiceros (Pallas) . 2 — 1 — — — Tragelaphus scriptus (Pallas) . — — — — — 3 Limnotragus spekei (Sclater) . 7 — 1 1 — 2 Taurotragus oryx Pallas . 4 — — — — 1 Boselaphus tragocamelus Pallas . 6 2 1 MORTALITÉ — 456 NAISSANCES MORTALH Jeunes ’É Adultes Mort- ' nés 1 Moits , avant 10 jouis 1 Moits avant 6 mois Non acclimatés Accli¬ matés Tetracerus quadricornis Blainville . 1 _ 1 1 Girafja camelopardalis (L.) . 2 — — — — — Okapia jonhstoni (Sclater) . 2 — — 1 — — Camelus bactrianus L . 1 — — 1 — — Lama glama huanacus (Molina) . 3 — — — — — Lama glama vicugna (Molina) . 1 — — — — — Odocoileus virginianus Boddaert . 4 — 4 — — 1 Dama dama (L.) . 6 — — — — 1 Rucervus eldi (Guthrie) . 7 — 4 ; 1 — 2 Axis axis (Erxleben) . 6 — 2 1 — 1 Sika hortulorum Swinhoe . 2 — 1 1 1 — — Muntiacus muntjac Zimni . 6 — t 2 — — 2 Hydropotes inermis Swinhoe . — — — — 2 Hyelaphus porcinus (Zimm.) . 8 — 1 — — — Tragulus meminna Erxleben . 1 1 _ 1 1 Principales causes de la mortalité. 1° Maladies à virus. — Nous n’avons constaté cette année aucune maladie à virus. 2° Maladies microbiennes spécifiques. — Un cas de tétanos a causé la mort d’un muntjac quelques heures après l’apparition des premiers symptômes. 3° Tuberculose. — Nous avons observé une pleuro-pneumonie tuberculeuse avec des lésions caséeuses ou caséo-calcaires chez un éland du Cap et un cerf des marais. La tuberculose de type caséo-calcaire atteignant plusieurs organes (poumons, foie, rate) a été responsable de la mort de 2 macaques à face rouge, d’une panthère d’Afrique et d’un tétracère. 4° Maladies parasitaires. — Elles se traduisent le plus souvent par des gas¬ trites ou des entérites parasitaires dues à la présence ; — de coccidies [Eimeria arloingi) dans l’intestin de deux chèvres naines et d’un mouflon à manchettes, — de nématodes : Parascaris equorum très nombreux obstruant le pylore d’nn zèbre de Grèvy âgé de huit mois, Strongyloîdes stercoralis dans l’intestin de deux jeunes chimpanzés, Camelostrongylus mentulatus dans la caillette d’une gazelle dorcas, Nematodirus spathiger et Anthostrongylus somaliensis dans l’intestin de deux gazelles d’Heuglin, Trichuris ovis dans l’intestin d’un nylgaut. — 457 — — de cestodes [Anaplocephula manuhriata) dans l’intestin grêle et de tréma- todes (qui ne sont pas encore déterminés) dans le gros intestin d’un rhinocéros unicorne d’Asie. L’autopsie d’un bouc aegagre révèle la présence de cysticerques {Cyslicercus tenuicoïlis) : 4 dans le foie et 1 dans le sinus ethmoïdal, cette dernière localisation expliquant l’origine des troubles locomoteurs dont cet animal était atteint depuis plus d’un an. 5® Traumatismes et accidents. — Les rivalités sexuelles entraînent la mort d’un daim mâle (abdomen perforé par un autre mâle) ; trois ongulés mâles sont responsables respectivement de la mort d’une antilope indienne (fracture ouverte de l’articulation fémoro-tibio-rotulienne) ; d’une biche pseudaxis (hémorragie intra-thoracique) et d’une biche muntjac (multiples plaies compliquées de tétanos.) Trois jeunes mammifères sont tués par des sujets adultes de même espèce ; un babouin et un guib d’eau ont le crâne fracturé ; une chèvre naine est victime d’une hémorragie intra-abdominale. Un grand koudou, né pendant la nuit, est trouvé écartelé et meurt vingt- quatre heures après sa naissance d’une hémorragie interne ; un oryx algazelle femelle, âgé de onze mois, effrayé par le brusque déplacement des autruches occupant le parc voisin du sien, heurte un mur et se fait une fracture ouverte du radius et du cubitus. Quatre mouflons à manchettes sont mortellement blessés en tombant du rocher sur lequel ils vivent. Enfin, une antilope indienne est écrasée par la chute d’un peuplier déraciné par la tempête ; le bruit inhabituel fait par le sciage de cet arbre surprend un cerf d’Eld âgé de trois ans qui se jette contre un poteau de son parc et succombe à une rupture de la veine cave postérieure. 6° La répartition des causes de la mortalité est indiquée dans le tableau III. Tableau III. Causes de la Mortalité ‘ Nombre de cas Maladies à virus . Maladies microbiennes spécifiques (sauf tuberculose) Tuberculose . Maladies parasitaires . 0 1 6 13 Alfections non spécifiques : 1) Appareil digestif et glandes annexes : — Cavité buccale — Glandes salivaires — Muscles masticateurs. Abcès nécrotiques . — Estomac. Surcharge gastrique . Gastrite . Obstruction du pylore . 2 2 3 2 1. Certains mammifères, porteurs de lésions multiples, figurent sous plusieurs rubriques. — 458 Causes de la mortalité Nombre de cas — Intestin. Torsion de l’intestin grêle . Congestion intestinale — entérite . Entérite hémorragique . Entéro-toxémie . — Foie. Hépatite aîgue . Hépatite chronique : — Dégénérescence hépatique... — Hépato-néphrite . — Cirrhose . 2) Appareil respiratoire : — Poumons. Congestion pulmonaire . Oedème aigu . Pleuro-pneumonie . 3) Appareil circulatoire : — Myocarde. Myocardite chronique . — Péricarde. Péricardite hémorragique . 4) Appareil urinaire : — Reins. Néphrite chronique . 5) Grandes séreuses ; — Péritoine. Péritonite . — Plèvre. Pleurésie . 6) Appareil locomoteur (origine non traumatique) : — Articulations. Arthrite . 7) Système nerveux : Congestion cérébrale . Encéphalite . Paraplégie . Maladies de la nutrition. Rachitisme . Cachexie — hydrocachexie . Traumatismes et accidents divers . 1 7 3 3 1 2 2 1 9 1 2 1 1 2 1 1 1 1 2 1 1 8 15 459 II. — Oiseaux. L’effectif qui était de 706 tètes le 1®’' janvier 1967 s’élève à 717 le 31 décembre ; au cours de l’année 1967 nous avons perdu 140 oiseaux dont 69 adultes accli¬ matés, 40 sujets jécemment incorporés aux collections dont 1 en 1966 et 39 en 1967 (sur un total de 180), 24 sujets âgés de 1 à 6 mois et 7 nouvellement éclos. La répartition mensuelle de la mortalité est donnée par catégorie et par mois, dans le tableau IV. Tableau IV. 1 i JanT. l'évr. Mars 1 Avril Mai Juin Juil. Août Sept. Ocl. ^0T. net. Tolani Oiseaux acclimatés . 4 i 1 6 11 11 7 6 4 5 0 5 4 G 69 Oiseaux récemment importés . 1 1 1 6 ' 5 11 2 0 1 4 3 4 2 40 Jeunes de 1 à 6 mois . 0 0 0 0 1 1 0 2 9 8 2 1 24 Sujets nouvellement éclos.... 0 0 0 0 0 1 3 1 1 0 0 1 7 Totaux . 5 7 17 16 19 10 7 1 9 14 16 10 10 140 Le tableau V indique pour chaque espèce, énumérée dans l’ordre zoologique, le nombre des naissances et le nombre des sujets morts dans chacune des caté¬ gories définies ci-dessus. Nous analyserons ensuite les principales causes de la mortalité. Tableau V. ÉCLOSIONS MORTALITÉ Jeunes Adultes Morts avant 1 mois Morts avant 6 mois Non acclimatés Accli¬ matés Stuutioniformes Rhea americana L . 27 ,5 16 — — Spiienisciformes Spheniscus humboldti Meven . 1 — — — 3 Aptenodytes palagonica Miller . — — 2 1 Eudyples chry.'iolophiis (Brandi) . — — — 7 — Pygoscelis papua Forsler . 1 - — — 3 — — 460 — MORTALITÉ Z O C/D 1 Jeunes j Adultes ! q O « Morts ; avant i 1 mois 1 Morts ' avant | 6 mois 1 1 Non 1 cclimatés | Accli¬ matés Pelecaniformes Phalacrocorax carbo L . 2 Pelecanus rufescens Gmelin . — — — — 1 Pelecanus roseus (Gmelin) . — — — — 1 Pelecanus occidentalis L . — — — — 1 ARDEIFOHMES Threskiornis melanocephala (Latham) . — — — 2 — Geronticus eremita (L.) . — — — 2 1 Guara alba (L.) . — — — — 1 Guara rubra (L.) . — — — — 1 Bubulcus ibis (L.) . — — — — 2 Ardea cinerea L . — — — 2 3 Nycticorax nycticorax (L.) . — — — — 3 Ciconia ciconia (L.) . — — — — 1 Ajaja ajaja (L.) . — — — — 1 Ibis leucocephalus (Pennant) . — — — 1 — Leptoptilos crumniferus (Lesson) . — — — 1 — Jabiru mycteria (Licht.) . — — — 1 Galliformes Pavo crislatus L . 2 — — — 2 Pavo crislatus L. (variété alba) . — — — — 1 Meleagris gallopavo L . — — — — 1 PsiTTACIFORMES Psiltacus erithacus G . — — — — 1 Anseriformes Cygnus cygnus (L.) . — — — — 1 Cygnus olor (Gmelin) . 4 — 3 — — Cygnus melanocorhyphus (Molina) . 3 — — — 1 Alopochen aegyptiacus (L.) . 9 1 1 — — Anser (abolis (Latham) . — — — — 1 Branla bernicla orientalis Tourgarinov . 1 - — — 1 — Branla leucopsis (Bechstein) . ! — — — 1 Chloëphaga poliocephala Sclater . — — — — 2 Chloëphaga melanoptera (Eyton) . 8 — — — — Cereopsis novae hollandiae Latham . 1 1 — — — Plectropterus gambensis (L.) . — — — — 1 Tadorna ladorna L . — — — — 1 Tadorna variegala (Gmelin) . 8 — — — — Dendrocygna autumnalis discolor Sel, et Sal . . . — 1 ■ 1 461 — MORTALITÉ iz; O c/l Jeunes Adultes O nJ O « Morts j avant I 1 mois Morts avant 6 mois Non acclimatés Accli¬ matés Dendrocygna arborea (L.) . 1 1 _ _ _ _ 1 Dendrocygna guttata Schlegel . — — — — 1 Dendrocygna javanica (Horsfield) . — — — — 1 Dendrocygna viduata (L.) . — — — — 1 Anas acuta acuta L . — — — — 2 Anas hahamensis L . — — — — 1 Anas brasiliensis ümelin . — — — — 1 Anas capensis Gmelin . — — — — 1 Anas acuta eytoni (Sharpe) . — — — — 1 Anas crecca L . — — — — 2 Anas formosa Georgi . — — — 1 — Anas poecilorhyncha Forster . 7 — 1 1 — — Anas querquedula L . — — — — 1 Anas sparsa Eyton . — — — 1 — Anas versicolor puna Tschudi . — — — 2 — Anas rhynchotis variegata (Gould) . — — i — 2 — Aythya novaeselandiae (Gmelin) . — — ! — 1 1 — Aythya nyroca (Güldst.) . — — — 1 1 Chaulelasmus streperus (L.) . — — — — 4 Netta rufina (Pallas) . 13 — 1 — 1 Netta peposaca (Vieillot) . — — — 2 — Lophonetta specularioides specularioides (King). — — — 1 — Phoenicopterus antiquorum Temminck . 3 — 1 — — Phoenicopterus chilensis Molina . 2 — — — — Phoenicopterus ruber L . . 2 — 1 — 1 Phoen. antiq. X Phoen. ruber . — — — — 1 Phoen. antiq. X Phoen. chilensis . 1 — — — — Phoenicoparrus jamesi (Sclater) . — — — 3 1 T^ARIFORMES Larus ridihundus L . _ — — — 2 Catharacta skua intercedens Mathews . — — — — 1 Ralliformes Porphyrio jiorphyrio (L.) . — — — 3 1 Porphyrio madagascariensis (Lathani) . — — — — 1 Balearica pavonina L . — — — — 1 Anthropoïdes virgo (L.) . — — — 2 1 CORACIIFORMES Corous corone L . — — — — 2 Burorvus abyssiniens (Bocîdaert) . 1 — 462 — Principales causes de la mortalité. 1“ Nous n’avons constaté cette année aucun cas de maladie à virus, ni de maladie microbienne spécifique. 2“ T uherculose. — Un seul cas de tuberculose généralisé (organes thoraciques et abdominaux) est constaté chez une oie armée de Gambie. 3° Maladies parasitaires. — ■ Les maladies parasitaires, nombreuses cette année, ont causé la mort de 16 oiseaux ; 10 d’entre-eux succombent à l’asper¬ gillose : localisée aux poumons chez deux flamants de James importés en 1966, étendue aux poumons et aux sacs aériens chez un troisième flamant de James incorporé depuis six semaines à nos collections, généralisée chez 7 manchots (2 manchots royaux, 2 manchots papous, 3 gorfous dorés) récemment arrivés des Iles Kerguelen. Nous avons aussi décelé la présence : — de Cyathostoma bronchialis dans les voies respiratoires d’un canard sou- chet, d’un dendrocygne à bec rouge et d’une grue couronnée, — de Capillaria anatis chez la même grue, — d’un trématode [Apotemon sp.) dans l’intestin de deux manchots de Humboldt, — d’un cestode {Hymenolepis sp.) dans l’intestin d’un ibis à tête noire, 4° Traumatismes et accidents. — Les traumatismes et accidents atteignent en 1967 un nombre un peu plus élevé que l’année dernière. Les luttes interspécifiques ont causé la mort de quatre oiseaux : une sarcelle d’hiver et une sarcelle formose sont noyées par un cygne blanc à cou noir, un pélican gris de l’Inde et un cormoran, attaqués par un cygne muet, succom¬ bent à une hémorragie interne, un héron garde-bœuf est tué par un casarca de Paradis. Les mammifères sont responsables de la mort de deux oiseaux : une bernache à tête grise a les deux tarso-métatarses brisés par un cerf muntjac ; une poule sultane de Madagascar est déchirée par les tigres aussitôt après avoir pénétré sur leur parc. Au cours d’une capture, une grue de Numidie succombe à une syncope, un bihoreau à un traumatisme crânien. Une oie d’Égypte âgée de deux mois a le fémur fracturé au cours de l’éjoin- tage ; quelques jours après avoir subi cette intervention un canard milouin récemment importé est victime d’une hémorragie intra-abdominale. D’autre part, quatre hérons cendrés, dont deux venaient d’être incorporés et une grue de Numidie sont atteints de fractures des membres ou des vertèbres cervicales, dont l’origine n’a pu être précisée ; il en a été de même pour l’hémor¬ ragie qui a provoqué la mort d’un jabiru d’Amérique et d’un canard peposaca. Enfin, l’autopsie révèle la présence de morceaux de verre dans le gésier d’un ibis chauve et celle d’un ver de terre d’un diamètre supérieur à celui de l’œso¬ phage chez une sarcelle d’hiver. 5° La répartition des causes de la mortalité est indiquée dans le tablean VL Tableau VI. Causes de la mortalité ^ Nombre de cas 0 Maladies microbiennes spécifi(iues (saul' tuberculose) . 0 1 IG Affections non spécifiques : 1) Appareil digestif et glandes annexes : — Intestin. Congestion intestinale . 3 Entérite hémorragique . , 4 1 — Foie. Hépatite chronique (dégénérescence) . 5 2) Appareil respiratoire : — Poumons. Congestion pulmonaire . 1 Anthracose . 1 3) Appareil circulatoire : — Myocarde,. Myocardite chronique . 3 — Péricarde. Péricardite chronique . 2 4) Appareil génital : — Ovaire. 1 5) Grandes séreuses : — Péritoine. Péritonite . 3 Maladies de la nutrition. Cachexie et hydrocachexie . 14 Accidents d’élevage . 16 Accidents de l’acclimatement . 8 Traumatismes et accidents divers . 19 1. Certains oiseaux, porteurs de lésions multiples, figurent sous plusieurs rubriques, — 464 — B. — NATALITÉ En 1967 le nombre des naissances chez les mammifères est en légère augmen¬ tation sur l’année précédente, tandis que celui des oiseaux a un peu diminué. Sur 135 naissances de mammifères, nous n’av'ons plus au 31 décembre 1967 que 81 sujets vivants. Les pertes ont été de six morts-nés, de 34 animaux n’ayant pas dépassé le dixième jour et de 15 morts avant d’avoir atteint six mois. Nous n’avons élevé que 60 oiseaux sur 91 éclosions ; 27 oiseaux n’ont pas vécu un mois et 24 n’ont pas dépassé le sixième mois. Tableau VII. 1 Janv. rtir. Mars Avril «al JuId Juil. Aoùl Sept. «rt. Soi. \ D«. ^ Total Mammifères . 19 ! 9 6 6 8 22 12 15 4 13 7 14 j 135 Oiseaux . 0 0 9 5 38 1 1 _ 6 14 ; _ 1 17 1 0 0 _ i 1 91 Parmi les naissances de mammifères, celles de deux okapis (10® et 11®), de deux girafes, d’un hippopotame nain et de deux chimpanzés doivent être parti¬ culièrement soulignées. Chez les Ursidés, nous noterons pour la première fois au Parc Zoologique la naissance d’ours à lunettes. Au moment de la nidification, les oiseaux se sont montrés très actifs et les espèces qui se reproduisent bien habituellement sont parvenues à élever en partie leurs couvées. Parmi les pontes non encore enregistrées les années précédentes, nous signa¬ lerons celles d’une oie de l’orénoque et d’un cacatoès des Moluques. L’incubation artificielle a donné de bons résultats chez les nandous, puisque nous avons obtenu l’éclosion de 27 œufs. En conclusion, la mortalité et la natalité chez les mammifères en 1967 sont comparables à celles des dernières années. Par contre, chez les oiseaux, la mortalité est supérieure à celle des années précédentes, ce qui tient à la fois au nombre important des oiseaux incorporés cette année aux collections et aux pertes subies dans l’élevage des jeunes nan¬ dous ; il faut aussi signaler que la natalité est un peu inférieure à celle de Tannée dernière malgré les éclosions obtenues en incubation artificielle. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAI. D'HISTOIRE NATURELLE 2e Série — Tome 40 — N° 3, 1968, pp. 465-473. UTILISATION DES STATISTIQUES D^ ORDRE EN TAXONOMIE NUMÉRIQUE Par J. DAGET et J. C. HUREAU Le but de la taxonomie numérique étant de faire intervenir le maximum de caractères distinctifs dans la recherche des similitudes entre unités taxono¬ miques opérationnelles, il est souvent nécessaire d’utiliser conjointement divers types de variables auxquelles toutes les opérations de l’arithmétique ne peuvent être appliquées indifféremment. Sans entrer dans les détails, rappelons qu’il existe quatre types de variables : — nominales, dont les différents états correspondent à des catégories qua¬ litatives que l’on ne peut ranger en ordre croissant ou décroissant ; — ordinales, dont les différents états peuvent être rangés de façon univoque dans un ordre croissant ou décroissant ; — repérables, pour lesquelles il existe une échelle de référence dont l’unité et l’origine sont arbitraires ; — mesurables, pour lesquelles il existe une échelle de mesure dont l’unité est arbitraire mais l’origine fixe. Les différents états des variables repérables et mesurables s’expriment direc¬ tement en valeurs numériques dont on peut calculer moyennes et variances. La standardisation, changement d’unité et d’origine destiné à rendre la moyenne nulle et la variance égale à l’unité, est donc praticable et le calcul des distances taxonomiques dans un hyperespace à n dimensions ou des intercorrélations par les coefficients de Bravais-Pearson est valable. Par contre les différents états des variables ordinales et nominales doivent être codés et les valeurs codes choisies n’ont aucune signification arithmétique. Le calcul de la moyenne et de la variance effectué sur ces valeurs codes n’a aucun sens, les résultats étant fonction du système de codage arbitrairement choisi. Pour les variables nominales, seules des statistiques basées sur les cri¬ tères de présence-absence ou d’association sont valables. Pour les variables ordinales, les statistiques de rang ou d’ordre sont également valables. Dans la pratique, la Taxonomie numérique impose l’emploi d’un système de codage uniforme pour tous les caractères utilisés de façon à pouvoir les trai¬ ter simultanément comme un ensemble de variables ordinales. Ceci n’est pos¬ sible pour les variable nominales que si elles ne présentent pas plus de deux états (présence-absence), mais on peut toujours s’arranger pour qu’il en soit ainsi. On notera dès maintenant que le fait de transformer des variables mesu¬ rables ou repérables en variables ordinales par codage fait perdre une partie de l’information contenue dans les données initiales, mais l’uniformisation et la rigueur objective que la Taxonomie numérique recherche avant tout, est à ce prix. 466 — Lors (le nos premières tentatives d’application à deux groupes de Poissons, les Citliarininae (Daget, 1966) et les Nototheniidae (Hureau, 1967) la stan¬ dardisation des matrices de valeurs codes et l’emploi des distances taxonomiques n’étaient donc pas légitimes. Nous aurions dû passer de la matrice des valeurs codes à une matrice de similitude inter-UTO en utilisant seulement des sta¬ tistiques d’ordre c’est-à-dire ne faisant intervenir que le rang de classement des valeurs codes. Comme plusieurs caractères d’un même UTO sont souvent codés de façon identique, l’utilisation du coefficient de corrélation de rang de Kendall, qui tient compte des valeurs ex-æquo, semble tout indiqué. Ce coefficient, comme celui de Bravais-Pearson, est positif ou négatif et compris entre — 1 et -p 1. Il existe des tables donnant les seuils de signification à 95 %. Pour calculer le coefficient de corrélation de rang de Kendall entre deux UTO, on commence par remplacer les valeurs codes ex-æquo de chaque UTO (colonnes 2 et 3 du tableau I) par la moyenne de leurs rangs de classement. Ainsi pour le premier UTO il y a six valeurs codes égales à zéro auxquelles est attribué le rang de classement 3,5 = (l-p2 + 3-l-4-|-5+6)/6, une valeur code égale à 1 à laquelle est attribuée le rang de classement 7, trois valeurs codes égales à 2 auxquelles est attribué le rang de classement 9 = (8 -p 9 -p 10) / 3, etc. On classe ensuite les valeurs obtenues par ordre croissant pour l’un des UTO (colonne 2 du tableau II). On considère ensuite successivement chacune des valeurs de l’autre UTO (colonne 3 du tableau II) et on lui attribue autant de points positifs qu’il existe de valeurs supérieures après elle (colonne 4 du tableau II) et autant de points négatifs qu’il existe de valeurs inférieures après elle (colonne 5 du tableau II). Dans ce pointage, les valeurs égales à la valeur considérée ne sont pas comptées. De plus, si la valeur considérée correspond à un lot d’ex-æquo du premier UTO, le pointage ignore toutes les valeurs cor¬ respondant à ces ex-æquo. Tableau 1. Tableau II. Données initiales caractères UTO-l 1 UTO-2 1 0 0 2 0 0 3 2 3 4 4 3 5 5 6 6 0 1 7 0 1 8 1 1 9 2 5 10 î 2 4 11 0 3 12 1 ! i 0 1 Données transformées Pointage Caractères UTO-l UTO-2 + — 1 3,5 1,5 6 0 2 3,5 1,5 6 0 6 3,5 4,5 5 0 7 3,5 4,5 5 0 12 3,5 4,5 5 0 11 3,5 8 3 1 8 7 i 4,5 5 0 3 9 : 8 1 0 10 9 10 1 1 9 9 11 1 1 4 11 8 1 0 5 i 12 12 0 0 + 39 — 3 — 467 — Soit Sjj la somme algébrique des points. Dans r(!xemplo ei-dessus elle esl égale à 39 — 3 = 36. 11 est bien évident que l’on obtiendrait le même nombre en intervertissant les UTO, c’est-à-dire en classant les valeurs du second par ordre croissant et en faisant le pointage à partir des valeurs correspondantes du premier. Le coeflicient de corrélation de rang de Kendall est donné par la formule : t,. = _ ____ _ _ '' V " (n — 1) ~ S qi (qi — 1) \/ n (n - - 1) — X qj (qj — 1) qj et qj étant les nombres de valeurs ex a-quo pour chacun des UTO. Dans l’exem¬ ple ci-dessus, n = 12 et par conséquent n (n — 1) = 132. Pour le premier UTO, il y a six valeurs codes égales à zéro et trois égales à deux ; on a donc üq; (qj — 1) = 6.5 + 3.2 = 36. De même Sqj (qj — 1) = ^-3 + 3.2 + 2.1 = 20 donc t = - - - = - ‘2l - = + 0,691. V/ 132 — 36 \/ 132 — 20 y/ 9fi-112 En appliquant cette méthode et en partant de la matrice des valeurs codes relatives aux Citharininae (Daget, 1966, p. 380), on a obtenu la matrice d’inter¬ corrélation suivante : (Matrice A) Matrice A. UTü-1 üTÜ-2 UTO-3 UTO-4 UTO-5 UT<)-6 UTO-7 UTO-8 UTO-1 . + 1,000 -f- 0,451 — 0,307 — 0,109 — 0,198 — 0,018 + 0,018 — 0,038 UTO-2 . -f 1,000 — 0,082 -f 0,169 -f 0,237 -L 0,317 — 0,122 — 0,253 UTO-3 . -f- 1,000 + 0,612 + 0,732 -f 0,478 + 0,637 + 0,786 UTO-4 . + 1,000 + 0,746 + 0,867 + 0,779 + 0,569 UTO-5 . 4- 1,000 + 0,694 + 0,559 + 0,540 UTO-6 . + 1,000 + O + 0,408 UTO-7 . -f 1,000 -f 0,797 UTO-8 . _ _ + 1,000 L’analyse factorielle de cette matrice a été faite suivant la méthode de Ilotel- ling (programme BMD 03M) sur ordinateur CDC 3600. Les résultats suivants ont été obtenus (Tableau III). Le facteur général extrait 53,8 % de la variance totale. Les plus fortes satu¬ rations (0,800 à 0,907) affectent les UTO 3 à 8 qui constituent le genre Citha- rinus auct. moins C. distichodoides. Les saturations des UTO 1 et 2, respective¬ ment • — 0,162 et 0,048, sont nettement plus faibles. Ceci confirme nos conclu¬ sions précédentes à savoir que C. distichodoides ne doit pas être inclus dans le même genre ou sous-genre que les autres Citharinus car il est beaucoup plus proche de Citharidium ansorgii avec lequel il s’hybride parfois dans la nature (Daget, 1963). Tableau 111. Facteurs ^ général j bipolaires UTO-l . lTO-2 . UTO-3 . UTO-4 . UTO-5 . UTO-6 . UTO-7 . lJTO-8 . — 0,162 0,048 0,842 0,907 0,850 0,801 0,858 0,800 0,685 0,912, — 0,260 0,186 0,1361 0,373 — 0,075 — 0,291 0,684 — 0,208 — 0,035 1— 0,105 — 0,296 !— 0,202 0,365 0,432; 0,064 0,260 0,402 — 0,282 0,242; — 0,318: — 0,215! 0,186 1— 0,141 0,208 0,120 0,048 — 0,308 — 0,035 0,102 0,031 0,054 — 0,070 0,113 — 0,063; — 0,131 0,255, — 0,222 0,090 — 0,093 0,079 — 0,178 — 0,075 0,027 0,034 — 0,013; 0,200 — 0,017 0,007 0,029 — 0,201 0,020 0,098 0,136 — 0,072 Racines carac¬ téristiques . . . 4,301 i 1,652| 0,972' 0,554 0,187 0,164 j 0,0941 0,094 Pourcentage de variance ex¬ trait . 0,538 1 0,207 0,121 0,069 0,023! ■ 0,021 0,012 j 0,009 Le premier facteur bipolaire extrait 20,7 % de la variance totale. Les rangs de saturation classent les espèces du genre Cilharinus suivant leurs moyennes vertébrales. Les saturations les plus faibles ( — 0,291 et — 0,260) affectent les UTO 8 et 3 qui ont 40-42 vertèbres (mode 41) ; la saturation — 0,075 affecte rUTO-7 qui a 41-43 vertèbres (mode 42) ; les saturations suivantes (0,136 et 0,186) affectent les UTO 4 et 5 qui ont 42-43 vertèbres ; enfin les saturations les plus élevées (0,373 et 0,912) affectent les UTO 6 et 2 qui ont 44-46 vertèbres (mode 45). Dans l’espace factoriel correspondant au facteur général et au premier fac¬ teur bipolaire (74,5 % de la variance totale) les UTO 3 à 8 forment un groupe bien individualisé. Ceci justifie la reconnaissance de trois genres dans l’ensemble des Citharininae : Cilharinus Cuvier 1817 (UTO 3 à 8), Citharinops Daget 1962 (UTO-2) et Citharidium Boulenger 1902 (UTO-1). Le deuxième facteur bipolaire extrait 12,1 % de la variance totale. Les satu¬ rations positives (0,365 à 0,684) affectent les UTO 1, 7 et 8 dont la base de l’adipeuse a une longueur supérieure à 0,8 fois la distance entre l’adipeuse et la dorsale rayonnée. Les saturations négatives ( — 0,035 à — 0,296) affectent les UTO 2 à 6 dont la base de l’adipeuse est inférieure à 0,8 fois la distance à la dorsale. Le troisième facteur bipolaire extrait 6,9 % de la variance totale. Les satu¬ rations négatives affectent les UTO 4, 6 et 7 qui sont les espèces occidentales les plus évoluées du genre Cilharinus, alors que les saturations positives affec¬ tent les UTO 1, 2, 3, 5 et 8 qui sont les espèces les moins évoluées du genre Cilharinus, propres au bassin congolais et les espèces des genres Cilharidium et Cilharinops encore moins évoluées. On n’a pas cherché à interpréter les autres facteurs bipolaires qui n’extraient que 6,5 % de la variance totale. En résumé, l’analyse factorielle de la matrice d’intercorrélation obtenue à partir des coefficients de corrélation de rang de Kendall, calculés pour les huit — 469 — espèces de Citharininae prises deux à deux, et faisant intervenir douze carac¬ tères distinctifs, nous a permis de retrouver tous les résultats auxquels l’un de nous était arrivé précédemment par diverses méthodes d’approche (Daget, 1962, 1966). Dans le plan factoriel correspondant au facteur général et au pre¬ mier facteur bipolaire (fig. 1) l’individualisation des trois genres Citharidium, facteur général +1 / 3. 7. \ 8" 4, 6. ) + 0,5 (2m -0,5 0 + 0,5 +1 facteur bipolaire -0/5 Fig. 1. — Position des points représentatifs des huit esjièces de Citharininae dans le plan f.ietoriel correspondant aux deux premiers facteurs principaux extraits. En abscisses, saturalions du pre¬ mier facteur bipolaire ; en ordonnées, saturations du facteur général. 1, Citharidium ansorgii ; 2, Citharinops distichodoides ; 3, ( ithnrinus macrolepis ; 4, Cilh ritius (’hurneensis ; 5, Citharinus rongicus ; 6, Citharinus citharus ; 7, ( ilharinus latiis ; 8, ('itlurinnü gibbosus. Citharinops et Citharinus est nettement confirmée. Le deuxième facteur bipo¬ laire rapproche Citharinus laïus et Citharinus gibbosus de Citharidium ansorgii mais C. laïus et C. gibbosus ne sont pas suffisamment isolés des autres Citha¬ rinus pour que le maintien du sous-genre Citharinoides (sensu Daget, 1962) soit justifié. Enfin le troisième facteur bipolaire regroupe les espèces suivant leur degré d’évolution et sépare, dans le genre Citharinus, les formes occiden¬ tales des formes congolaises. Partant de la matrice des valeurs codes relative aux Nototheniidae (Hureau, 1967, p. 492), on a obtenu en appliquant la même méthode la matrice d’intercorrélation B. 30 Matrice B. UTO-l VTO-2 UT(.)-.3 UT()-4 UT()-5 UTü-G UTÜ-7 UTO-S UT()-9 l’TO-IO UTO-ll L'TO-l'J UTO-13 UTO-l . + 1,000 + 0,688 -t- 0,503 -1- 0,384 + 0,628 -f 0,302 4- 0,453 + 0,206 — 0,574 -1- 0,101 + 0,192 + 0,526 + 0,544 1X0-2 . -L 1,000 + 0,656 -f- 0,492 + 0,722 -1- 0,501 -t- 0,450 -1- 0,551 — 0,147 — 0,050 -4 0,380 -f 0,589 -f- 0,587 1X0-3 . + 1,000 -1- 0,437 + 0,323 + 0,213 4- 0,630 4- 0,356 — 0,072 4- 0,197 + 0,406 -K 0,679 + 0,390 rxo-4 . + 1,000 + 0,328 + 0,133 + 0,381 -j- 0,507 ■t- 0,147 - 0,083 + 0,111 -1- 0,454 -1- 0,286 rxo-5 . -1- 1,000 4- 0,793 + 0,340 + 0,488 -f 0,228 - 0,379 — 0,098 -i- 0,191 -1- 0,361 rxo-6 . 1,000 + 0,182 -f 0,414 — 0,019 — 0,438 — 0,167 — 0,053 -1- 0,066 1X0-7 . + 1,000 -f- 0,292 — 0,200 + 0,218 + 0,277 + 0,514 -1- 0,467 l XO-8 . -1- 1,000 -i- 0,273 — 0,497 -1- 0,220 -f 0,334 -1- 0,204 rxo-9 . + 1,000 — 0,212 — 0,184 — 0,155 — 0,220 rxo-io .... + 1,000 4- 0,634 -f 0,336 + 0,233 rxo-ii .... 4- 1,000 -1- 0,707 + 0,555 rxo-12 .... + 1,000 + 0,640 rxo-13 _ -f 1,000 Tableau IV. Fadeurs j;énéral rxo-i . 4- 0,771 — 0,035 — 0,519 rxo-2 . -1- 0,896 -f 0,171 — 0,078 — rxo-3 . -1- 0,773 — 0,135 4- 0,140 + lXO-4 . -f 0,603 -f 0,182 + 0,394 rxo-5 . + 0,64 8 4- 0,637 — 0,183 — rxo-6 . -1- 0,406 •f 0,682 — 0,323 — rxo-7 . 4 0,688 — 0,147 — 0,017 -1- rxo-8 . + 0,572 + 0,496 + 0,446 — rxo-9 . — 0,186 4- 0,418 + 0,757 — rxo-io . + 0,088 — 0,868 + 0,012 — rxo-ii . + 0,503 — 0,641 + 0,270 — rxo-12 . + 0.781 — 0,412 + 0,231 - • rxo-13 . -)- 0,712 — 0,290 — 0,064 — Racines caractéristiques . 5,157 2,813 1,492 Pourcentage de variance extrait . 0,397 0,216 0,115 bipolaires 0,152 — 0,129 + 0,192 — 0,152 -4 0,038 — 0,219 — 0,020 + 0,105 0,155 — 0,060 — 0,015 — 0,170 4- 0,04 4 + 0,093 — 0,217 — 0,224 0,196 -1- 0,320 — 0,237 — 0,193 + 0,296 + 0,142 — 0,062 + 0,138 0,473 — 0,181 + 0,260 — 0,159 — 0,276 + 0,146 + 0,048 + 0,007 0,242 -i- 0,194 + 0,242 — 0,030 — 0,003 — 0,153 + 0,009 + 0,008 0,248 + 0,195 — 0,240 — 0,066 — 0,223 H- 0,158 4 0,186 + 0,033 0,323 + 0,411 — 0,103 + 0,443 — 0,114 — 0,086 — 0,022 + 0,075 0,001 — 0,299 — 0,287 + 0,117 — 0,083 — 0,151 — 0,092 + 0,082 0,227 + 0,317 -f 0,273 — 0,036 + 0,077 — 0,061 — 0,003 + 0,014 0,109 4 0,319 + 0,121 — 0,200 — 0,263 — 0,045 — 0,046 + 0,024 0,401 — 0,134 — 0,229 — 0,038 — 0,162 — 0,055 — 0,016 + 0,039 0,009 — 0,109 — 0,013 — 0,048 + 0,198 — 0,083 + 0,305 — 0,114 0,285 -- 0,1651+ 0,326 + 0,361 4 0,071 + 0,215 — 0,019 + 0,091 0,838 0,749 0,619 0,506 0,383 0,239 0,193 0,117 0,064 0,058 0,048 0,039 0,029 0,018 0,015 . 0,009 — 471 — Les résultats de l’analyse factorielle de cette matrice sont indiqués dans le tableau IV. Le facteur général extrait 39,7 % de la variance totale. Les plus fortes satu¬ rations (0,688 à 0,896) affectent les UTO 1, 2, 3, 7, 12 et 13 c’est-à-dire les espèces ; Trematomus bernacchii, T. hansoni, T. loennbergii, Notothenia cyanobrancha, N. brevipectoralis et N. squamifrons. Les plus faibles saturations ( — 0,185 à O, 648) affectent les UTO 4, 5, 6, 8, 9, 10 et 11, c’est-à-dire les espèces : Trema¬ tomus newnesi, Notothenia coriiceps neglecta, N. coriiceps coriiceps,N. rossii, N. macrocephala, N. acuta et N . gibberifrons. facteur général 11' 12- 3- 1. 13- __ ► 0,5 10- . 2- 5- 1®' facteur bipolaire -1 -0,5 Fig. 2. — Position des points représentatifs de treize espèces ou sous-espèces de Nototheniidae dans le plan factoriel correspondant aux deux premiers facteurs principaux extraits. En abscisses, saturations du premier facteur bipolaire ; en ordonnées, saturations du facteur général. 1, Trematomus bernacchii ; 2, Trematomus hansoni ; 3, Trematomus loennbergii ; 4, Trematomus newnesi ; 5, I^’otothenia coriiceps neglecta ; 6, Notothenia coriiceps coriiceps ; 7, Notothenia ci/ano- brancha ] 8, Notothenia rossii; 9, Notothenia macrocephala; lÜ, Notothenia acuta; 11, Notothenia gibberifrons ; 12, Notothenia breoipectoralis ; 13, Notothenia squamifrons. Le premier facteur bipolaire extrait 21,6 % de la variance totale. Les satu¬ rations les plus élevées (0,682 à 0,182) affectent les UTO 4, 5, 6, 8 et 9 qui ont un espace interorbitaire large, compris 2,5 à 5 fois seulement dans la longueur de la tête. Les saturations moyennes (0,171 à — 0,412) affectent les UTO 1, 2, 3, 7, 12 et 13 dont l’espace interorbitaire plus étroit est compris 5 à 12 fois dans la longueur de la tête. Enfin les saturations les plus faibles affectent les UTO 10 et 11 dont l’espace interorbitaire très étroit est compris 12 à 16 fois dans la longueur de la tête. Dans l’espace factoriel correspondant au facteur général et au premier fac¬ teur bipolaire (61,3 % de la variance totale) les UTO 1, 2, 3, 7, 12 et 13 forment — 472 — un premier groupe d’espèces ayant des caractères biologiques communs (fig. 2). On remarquera que l’UTü-ÿ, Nolothenia cyanohrancha se trouve très près des UTO 1, 2 et 3 qui eorrespondent aux Treniatomus moins l’espèee T, newnesi, ce qui n’apparaissait pas sur les diagrammes publiés antérieurement par l’un de nous (Hureau, 1967). Ce rapprochement entre N. cyanohrancha et les Tre- matomus avait déjà été signalé dans un travail précédent (Hureau, 1966). Les UTO 10 et 11, Nolothenia acuta et N. gibberifrons, forment un second groupe de deux espèces très voisines, à esj)ace interorbitaire étroit et écailleux, mais géographiquement éloignées l’une de l’autre. Les UTO 4, 5, 6, 8 et 9 forment un troisième groupe dans lequel Trernatonius newnesi se trouve rapproché de Nolothenia coriieeps coriieeps, N. c. neglecta, N. rossii et N. macrocephala. Toutes ces formes sont voisines au point de vue morphologique (espace interorbitaire large et nu) et au point de vue biologique (migrations, œufs et alevins péla¬ giques). En résumé, l’analyse factorielle de la matrice d’intercorrélation obtenue à partir des coefficients de corrélation de rang de Kendall, calculés pour treize espèces et sous-espèces de Nototheniidae prises deux à deux, et faisant interve¬ nir treize caractères distinctifs, nous a donné des résultats en accord avec ceux déjà tirés d’études comparatives antérieures morphologiques et biologiques. Ils conduisent à conclure que les genres actuels Nolothenia (espèce-type : N. coriieeps) et Treniatomus (espèce-type T. newnesi) sont artificiels et que la répar¬ tition de l’ensemble des espèces au sein de la famille des Nototheniidae en genres et sous-genres devrait être entièrement refaite : le premier groupe défini ci- dessus pourrait constituer un premier genre, les second et troisième groupes pourraient former deux sous-genres d’un deuxième genre. Résumé Les auteurs ont calculé les coellicients de corrélation de rang de Kendall entre UTO pour obtenir une matrice d’intercorrélation. Ils ont ensuite eO'ectué l’analyse facto¬ rielle suivant la méthode de Hotelling et représenté les UTO dans l’espace factoriel à deux dimensions correspondant au facteur général et au premier facteur bipolaire. Les résultats obtenus pour les Citharininae et les Nototheniidae sont en accord avec l’ensemble des observations déjà faites et montrent l’intérêt de celte méthode on Taxonomie numérique. Summary The authors hâve computed Kendall’s rank corrélation coefficients betneen OTUs to obtain an intercorrelation matrix. Then they bave used the factor analy sis according to the Hotelling’s method and marked the OTUs in a factorial bi-dimcnsional space corresponding to the general and the first bipolar factor. Results obtained for Citha- rinines and Nototheniids check the wholc of observations already made and point out the value of lhat method for Nnmerical Taxonomy. Laboratoire de Zoologie (Reptiles et Poissons) du Muséum. — 473 — RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES Daget J., 1962. — Le genre Citharinus (Poissons, ('.haraciformes). Rev. Zool. Bot. Afr., 66 (1-2) : 81-106, 12 Ilg. Daget J., 196.3. — Sur plusieurs cas probables d’hybridation naturelle entre Citha- ridium ansorgii et Citharinu» dislichodoides. Mém. I.F.A.N., Dakar, 68 : 81- 83, 1 fig. Daget J., 1966. — Taxonomie numérique des Cilharininae (Poissons, Characifonnes). Bull. Mus. Hisl. nat., 38 (1) : 376-386, 2 fig. Hureau J. C., 1966. — Biologie comparée de quelques poissons antarctiques (Noto- theniidae). Bull. Inst. Océanog. Monaco, 200 pp., 89 fig. (sous presse). Hureau .1. C., 1967. — Taxonomie numérique des Nototheiriidae (Poissons, Pe:’- ciformes). Bull. Mus. Hist. nat. Paris, 39 (3) : 488-500, 2 fig. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N° 3, 1968, pp. 474-484- ÉTUDE ANATOMIQUE ET DESCRIPTIVE DES OTOLITHES {SAGITTA) DU BAR {MORONE LABRAX) {Poissons, Téléostéens, Percif ormes, Serranidae) Par F. BOULINEAU-COATANEA Le bar, Morone lahrax (Linné, 1758), fréquente les côtes françaises tant atlantiques que méditerranéennes où il est plus connu sous le nom de « loup de mer » (cf. fig. 1). Fig. 1. — Morone labrax. I. Position des otolithes. Les otolithes du bar se trouvent, comme ceux de tous les poissons, dans les saccules du labyrinthe. Ces saccules ont une position très postérieure par rapport à la tète (cf. fig. 2). Leur plancher se creuse à l’avant dans les préotiques, à l’ar¬ rière dans le basioccipital. Ce dernier os, impair, forme le début d’un renflement que les préotiques, soudés ventralement, continuent. Entre les préotiques et le basioccipital, subsiste la trace de la soudure des os, si bien que les parois des saccules sont barrées de haut en bas par une strie translucide et cartilagineuse qui peut même être creuse chez les individus âgés et plus ossifiés (cf. fig. 3). La soudure ventrale des préotiques est masquée antérieurement par le parasphé- noïde. Les cavités ainsi formées ne sont pas fermées par des os les séparant de l’encé¬ phale. Seule une mince membrane continue tapisse les parois osseuses des sac¬ cules et en forme le toit. Une autre membrane s’appuie sur la face interne des sagitta baignant dans l’endolymphe des saccules : c’est la membrana tectoria, en relation avec le nerf acoustique. Fk;. 2. — l’ositioii (les saccules conleiiatit les otolilhes. après section (ies arcs ])rauchiaux et. des viscères. Merf 10 ; 3 : (à>!oniie vertébrale ; 'i : Vessie natatoire. Fig. 3. — Saccules ouverts et otolithes dégagi^î 1 : Otolithes ; 2 : Saccules contenant l’endolymphe ; 3 : l’iéotique gauche ; 3 occipital ; 5 : Attache musculaire des arcs branchiaux. Préol Le Irou occipital, situé au-dessus du basioccipital, laisse passer la iiioëlle épinière dans le prolongement de l’encéphale. Autrement dit, le renflement contenant les otolithes est nettement ventral par rapport au cerveau. Il faut signaler que les arcs branchiaux s’attachent sur ce renflement. Les sagitta sont donc accessibles par la face ventrale du poisson, après section de l’attache posté¬ rieure de ces arcs branchiaux. IL Description de la sagitta. On fera appel, dans cette description, à la terminologie utilisée par Kokkn (1884), Chaîne et Duveugier (1934). La description est faite à partir des oto- lith-'s d’un poisson de 39 cm. de long, et pesant 1,063 k. L’otolithe décrit a été choisi parmi ceux de 122 individus ; il a pour mensurations ; — longueur : 1,45 cm. — hauteur : 0,63 cm. — épaisseur : 0,12 cm. L’otolithe a une forme générale elliptique et arquée. Aigu à l’extrémité ros- trale, il est plus émoussé sur le bord postérieur (cf. fig. 4). Pourtour. — Le bord ventral va du rostre à une dépression postérieure for¬ mant une encoche sur le pourtour, encoche située dans le prolongement du sulcus de la face interne. Ce bord, pratiquement rectiligne sur sa première moi¬ tié, se raccorde à la moitié postérieure par un saillant peu marqué. Le tronçon postérieur, plus courbe que le précédent, est plus irrégulier et légèrement crénelé. L’extrémité postérieure de l’otolithe, crénelée également est assez régulière¬ ment circulaire. Le bord dorsal est plus franchement découpé, et décrit une courbe très large. L’angle antéro-dorsal est plus marqué que l’angle postéro-dorsal difllcile à dis¬ tinguer, et constitue la partie la plus élevée de l’otolithe ; son côté antérieur s’incline rapidement vers l’antirostre. L’antirostro est bien individualisé, et surplombe l’excisura d’un saillant net. L’excisura est nue, et entaille assez profondément l’otolithe. Son côté supé¬ rieur est court. L’angle qu’il forme avec le côté inférieur est aigu (de l’ordre de 24°). Le bord ostiaL se complète par le côté inférieur, environ cinq fois plus long que le supérieur. Il est lisse sur la partie la plus proche de la commissure, crénelé sur la partie antérieure. Le rostre est à extrémité arrondie régulièrement et finement crénelée. Sa longueur représente environ le quart de l’otolithe. Tranche. — La tranche ventrale, taillée en biseau, lisse sur le bord antéro- ventral, montre que le saillant par lequel cette partie du bord ventral se raccorde à la seconde moitié de ce même bord, se situe dans un plan différent : cette pointe s’incurve vers la face externe. La tranche dorsale, plus ornementée que la précédente, montre une orienta¬ tion de l’antirostre elle aussi externe. A ce niveau, elle est plus large que sur le reste du pourtour de l’otolithe. — 477 Face interne AV. Face externe Tranche dorsale Fig. 4. — Ololithe droit d’un bar adulte Face iiitenie : 1 : Aiitirostre ; 2 : Excisura ; 3 : I^osire ; 4 : Bord ventral ; 5 : Encoche séparant les bords dorsal et ventral ; 6 : Bord dorsal ; 7 : Angle antéro-dorsal ; 8 : Ostium ; 9 : Cauda ; 10 : Dépôt colliculaire ostial ; 11 : Crête supérieure ; 12 : Crête inférieure ; 13 : Area dans la section supérieure ; 14 : Dépression ventrale dans la section inférieure. Face externe : 1 : Ombilic ; 2 : Sillon excisural ; 3 : Sillon postéro-dorsal ; Tranche dorsale : 1 : Antirostre à orientation externe ; 2 : Excisura ; 3 : Rostre ; 4 : Sulcus. - 478 ün peut également observer de profil, que la partie la plus épaisse de l’oto- lithe se situe selon l’axe défini par l’excisura, le collurn, le sulcus, et l’encoche séparative des bords dorsal et ventral. Face interne. — Cette face est convexe, creusée longitudinalement par un sillon, le sulcus, supra-médian dans ses deux-tiers antérieurs et dont l’axe s’in¬ cline vers l’angle postéro-ventral dans son tiers postérieur ; cette portion descen¬ dante du sulcus s’arrête très près du bord ventral. Ce sillon est nettement sculpté : bien que plus superficiel dans son tiers anté¬ rieur, il est parfaitement apparent sur toute sa longueur. Evasé à l’avant, il se rétrécit au tiers de sa longueur pour prendre l’aspect d’une rainure. La partie antérieure, l’ostium, est évasée. La partie postérieure, ou cauda, lui fait suite sans collum bien marqué : son extrémité jiostérieure est arrondie, fermant nettement le sulcus. Les planchers de l’ostium et de la cauda sont dans le même plan. Les parois du sillon diffèrent de l’ostium à la cauda : celles de l’ostium, ])eu élevées, forment avec la surface de l’otolithe des angles très obtus ; celles de la cauda, sub-parallèles, sont plus hautes, et si la paroi inférieure part de la surface de l’otolithe à un angle à peine inférieur à 90°, la paroi supérieure forme avec la surface un angle aigu, ce qui la fait surplomber légèrement le sillon. Le plancher de l’ostium est large, alors que celui de la cauda est très étroit, en rapport avec la forme générale du sulcus. 11 est horizontal et les parois s’y raccordent selon le degré d’obliquité indiqué plus haut. On note un dépôt colliculaire peu abondant dans l’ostium, nul dans la cauda. L’ostium en forme d’entonnoir, s’ouvre directement dans l’excisura. La section supérieure de la face interne de l’otolithe comporte une area lon¬ giligne, déprimée, s’allongeant contre le sulcus dont l’arête supérieure ainsi mise en relief forme une crête supérieure. La bordure périphérique est réduite et montre des ornementations en rapport avec celle du pourtour. L’extrémité postérieure est homogène et plane : l’area se termine contre la partie supérieure du sulcus, n’affectant pas son extrémité, et la crête supérieure s’achève avant la partie arrondie de la cauda. La section inférieure se déprime légèrement en un large sillon à peine marqué, parallèle à la cauda : la dépression ventrale. La bordure de cette section s’orne de costules qui, donnant naissance à l’ornementation du bord ventral, sont disposées en éventail. Face externe. — Elle est concave et se creuse en triangle à l’emplacement de l’excisura. Presque au centre de cette face externe, on distingue le mamelon suh-central, ou ombilic, peu saillant. De ce mamelon, part vers l’extrémité postérieure une dépression triangulaire bien marquée, qui se traduit par une encoche séparant les bords dorsal et ventral sur le pourtour. Cette face est peu ornementée, striée de façon plus ou moins nette par des costules qui rayonnent grossièrement à partir de l’ombilic et couvrent la partie inférieure de la face externe, beaucoup plus étendue que la partie supérieure délimitée par les deux dépressions et l’ombilic. Sur cette face, on voit des zones alternativement sombres et claires, dont l utilisatiou sera envisagée jiliis loin. — 479 III. Variations des otolithes. A. Variations avec l’age. La variation la plus évidente, de prime abord, est celle concernant la forme générale des otolithes au cours de la vie des individus. De bien régulièrement elliptiques, ils deviennent de plus en plus crénelés et de plus en plus irréguliers (cf. fig. 5). Exemples : — Chez un bar de six mois environ, les otolitbes ont une forme tout à fait ovale et régulière ; le rostre et l’antirostre sont à peine visibles, se détachant très peu du pourtour de l’ensemble. Le dessin de la face interne est à peu près constant, montrant un sulcus bien sculpté, et pas de dépôt colliculaire. Le pour¬ tour est presque lisse, et les angles caractéristiques sont indistincts. Quant à la tranche, elle est régulièrement elliptique, s’amincissant progressivement vers les bords de l’otolithe. La face externe montre de curieuses dépressions, dans lesquelles il est dilll- cile de distinguer un saillant qui serait l’ombilic. En effet, au centre de cette face, se creuse une dépression en forme de cuvette dont la régularité du pour¬ tour fait qu’elle va en se relevant vers les bords de l’otolithe et délimite une crête continue suivant la circonférence de l’organite. — Chez un bar de deux ans, les otolithes prennent une forme plus allongée et plus elliptique, se rapprochant de celle décrite plus haut. Cependant, ils sont encore plus ramassés et leur pourtour n’est pas aussi crénelé. La face externe montre les particularités signalées dans la description de l’otolithe typique. La face interne possède un relief analogue à celui de l’otolithe d’un animal plus âgé ; le sulcus est plus net de contours et de sculpture ; la dépression ven¬ trale est très peu marquée, si bien que la crête ventrale est inexistante. Le rostre et l’antirostre se détachent nettement du pourtour et la tranche s’épaissit au niveau de l’antirostre. Au fur et à mesure de la croissance du poisson, ses oto¬ lithes s’épaississent ; cet épaississement est régulier au début de la croissance pendant les deux à trois premières années, puis se poursuit de plus en plus irré¬ gulièrement. — Chez des poissons de quatre et cinq ans, les otolithes sont typiques ; leur forme, leur épaisseur, leur relief sont à un stade qui complète les stades précé¬ dents. Nous avons précédemment décrit des otolithes de bar âgé de cinq ans. — Un peut ensuite observer parallèlement à la croissance du poisson, une croissance et une augmentation en complexité des otolithes. Cette croissance s’opère de façon très différente chez chaque individu semble-t-il. Pourtant, quelques remarques sont suffisamment générales pour être signalées : l’augmen¬ tation de taille des otolithes se fait préférentiellement selon leur grand axe. Les otolithes des poissons les plus âgés affectent ainsi une forme très allongée ; le rapport de la longueur à la largeur atteint presque trois dans l’exemplaire 11° 6 (cf. fig. 5), alors qu’il se chiffre par deux pour un otolithe typique de bar de cinq ans. 480 Fig. 5. — Pourtours d’otolithes de bars âgés de 1 à 14 ans. A : 1 au. — B : 2 ans. — (^ : 3 ans. — I) : 4 ans. — E : 5 ans. — F : 6 ans. — G ; 7 ans. — H : 8 ans. — I : 9 ans (exemplaire n*^ 6}. — J : 10 ans. — K : 14 ans. De plus, les bords dorsal et ventral changent do courbure : le bord ventral, au lieu de montrer une courbe plus ou moins régulièrement convexe, présente trois ondulations ; le saillant ventral décrit dans l’otolithe typique comme à peine marqué, prend donc sur l’otolithe âgé un relief plus important (il consti¬ tue l’ondulation médiane) d’autant qu’il est souvent souligné par une fente peu profonde, postérieure. Le bord dorsal devient de plus en plus crénelé ; ces crêtes au niveau de l’antirostre dégagent ou non ce dernier, si bien que l’exci- sura apparaît plus ou moins nettement. Le rostre, toujours élancé et puissant, montre des variations affectant seulement son pourtour et portant uniquement sur l’ornementation des crêtes. Enfin, il faut signaler que l’extrémité postérieure montre une croissance qu’on pourrait presque qualifier d’indépendante du reste de l’otolithe ; en effet, elle ne s’accroît pas concentriquement, mais peut : — soit devenir rectiligne (par suite d’une croissance plus importante sur les côtés inférieur et supérieur des angles postéro-ventral et postéro-dorsal que sur leurs côtés postérieurs ?) — soit devenir pointue (par dépôt anarchique de substance ?) — 481 — — soit conserver une forme arrondie plus ou moins régulière. La croissance en épaisseur fait qu’on aboutit à des otolitlies dont la tranche est toujours taillée en biseau mais avec des bords fortement en pente. B. Dimorphisme. Bien qu’étant un poisson à symétrie bilatérale parfaite, le bar présente un dimorphisme fréquent de ses otolitlies : c’est-à-dire que chez de nombreux exemplaires, les otolithes droit et gauche ne sont pas parfaitement symétriques, différant même parfois très nettement. Trois exemples précis montrent que ces différences portent principalement sur la forme de l’expansion postérieure et sur le découpage du pourtour (cf. fig. 6). L’exemplaire n° 44 comporte deux expansions postérieures dont la différence est particulièrement frappante. Les exemplaires n^ 3 et n“ 7 montrent des variations du pourtour entre Toto- lithe droit et le gauche. La forme d ensemble d un otolithe peut également se modifier d’un côté à 1 autre, à cause de variations portant sur sa largeur : sur l’exemplaire n“ 7, on constate que 1 otolithe droit est plus large que le gauche, ce qui lui donne un aspect plus trapu. Enfin, comme le découpage du pourtour a pour conséquence de dégager plus ou moins 1 antirostre et de masquer plus ou moins l’excisura, et que ce découpage varie de droite à gauche sur les otolithes de certains indi¬ vidus, on peut observer des différences d’aspect de leur partie antérieure (exem¬ plaires n° 3 et n° 7). C. Difformités. sur 122 individus étudiés, un seul, âgé de six ans, a présenté un otolithe tératologique, le droit ; le second otolithe de la même paire est absolument normal. L’ otolithe droit tératologique montre une structure cristalline sur la presque totalité du rostre, ainsi que sur le sommet de l’antirostre. L’excisura est difficile à distinguer. Le bord ventral est déchiqueté en rapport avec cette structure cristalline qui affecte également la bordure périphérique ventrale, et constitue l’extrémité postérieure de l’otolithe. Le bord dorsal est tout aussi aberrant, bien que la bordure périphérique dorsale ne soit pas entièrement cristalline. La face interne montre un sulcus dont l’ostium est mal dessiné et dont la cauda, creusée dans une partie blanche et mate de Totolithe, semble normale sur presque tout son parcours (exception faite de l’extrémité postérieure qui aboutit dans la zone cristalline et perd toute structure). La face externe possède un ombilic d’autant plus marqué qu’il se trouve dans une partie de l’otolithe non cristalline. Les reliefs, mamelonnés, sont plus accusés. L’ensemble a un aspect rabougri et franchement anormal. 11 est intéressant de noter que le poisson à qui appartenait cette paire d’oto- lithes, ne présentait aucun signe extérieur anormal (traces de blessures à la tête par exemple). La cause de cette anomalie reste donc inconnue dans ce cas pré¬ cis ; l’hypothèse d’une blessure sur l’animal jeune peut retenir l’attention. Fig. 6. — Dimorphisme (Les flèches indiquent sur l’otolithe droit les différences accusées avec l’otolilhe gauche) A : Exemplaire n° 44. — B : Exemplaire n“ 3. — G : Exemplaire n» 7. 483 — Fig. 7. — Zonation sur des otolilhes de bars âgés de 1 à 5 ans. A ; 1 an. (Pas de zone hyaline.) — B : 2 ans (une zone hyaline entourée d’une zone opaque.) — C : 3 ans. — D : 4 ans. — E : 5 ans. — 484 — IV. utilisation des otolithes. Plongés dans l’eau, et observés en face externe sous éclairage latéral, les otolithes montrent nettement une zonation : au centre, se trouve un noyau opaque qui s’entoure de zones concentriques alternativement hyalines et opaques. Les individus pêchés à différents moments de l’année nous ont permis de constater que deux zones se déposaient annuellement : une opaque et une hya¬ line. Cette zonation permet donc de lire l’âge des poissons sur leurs otolithes. La sensibilité de ce témoin n’a pas encore été étudiée avec suffisamment de précision pour que nous puissions en parler ici. Cependant, on peut conclure au grand intérêt que présente l’étude de ces otolithes, tant sur un plan anato¬ mique, à cause de leur position assez inhabituelle et correspondant peut-être à des processus physiologiques spécifiques du bar, que sur un plan biologique, à cause des témoignages qu’ils apportent sur la vie et la croissance de ce pois¬ son. Résumé. La position des otolithes chez le bar est très postérieure dans la tête. La description anatomique est faite à partir d’otolithes considérés commet ypiques et choisis parmi ceux de 122 individus. On observe des variations dans les otolithes avec l’âge du pois¬ son : ils passent d’une forme ovale à une forme allongée. Un dimorphisme apparaît dans certains cas. Un otolithe tératologique présente un exemple de difformités. La zonation de la face externe des otolithes permet de lire l’âge des bars. Summary. The position of otoliths in the head of the Morone labrax is very posterior. Anatomie description is made from otoliths considered as typical, and chosen among those of 122 animais. Variations in otoliths can be observed during fish-growing : their oval shape become more and more elongate. A dimorphism appears in some cases. A tera- tological otolith displays a difformity example. The zonation on lhe external side of the otolith cnables to read the âge of Morone labrax. Laboratoire de Zoologie (Reptiles et Poissons) du Muséum. RÉFÉRENCES Chaîne, J. et J. Duvergier, 1931. — Recherches sur les otholites des poissons. Étude descriptive et comparative de la sagitta des téléostéens. Actes Soc. Lin. de Bordeaux, 86, 251 p., 13 pl. Daget, J., 1964. — Le crâne des téléostéens. Méin. Mus. nat. Hist. nat. Paris, n. sér., sér. A ; 31, 2, pp. 163-342. Grasse, P. P., 1958. — L’oreille et scs annexes, in P. P. Grassé, Traité de Zoologie, 13, 2, pp. 1063-1074. IIuheau, J. C., 1962. — Étude descriptive de l’otolithe (Sagitta) de quelques téléostéens antarctiques. Bull. Soc. Z.ool. de France, 87, 5-6, pp. .533-546. liL’I.LETI.N DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATU RELUE Série — Tome 40 — N» 3, 1968, pp. 485-491. HARTMEYERIA PEDUNCULATA {PÉRÈS, 1951), ET LE PROBLÈME DU « REIN » CHEZ LES PYURIDAE Par Claude MONNIOT Chez les Ascidies Stolidobranchiates le caractère fondamental qui distingue la famille des Pyuridae de celle des Molgulidae est la présence dans cette der¬ nière famille d’une vésicule d’accumulation des déchets : le rein. Toutes les Molgulidae possèdent un tel organe, situé sur la face droite du corps contre la gonade droite. Le cœur, long vaisseau contractile est pincé entre la gonade et le rein. Aucune des grandes Pyuridae ne possède un tel organe. L’accu¬ mulation des déchets est assurée par des cellules sanguines spécialisées qui se dispersent dant tout le corps. Le cœur mince est en contact avec la gonade droite. Un « rein » a été décrit chez quelques Pyuridae : Boltenia transversaria (Sluiter, 1904) et Boltenia echinata iburi (Oka, 1934). Les auteurs avaient con¬ clu à une convergence physiologique entre quelques Boltenia et les Molgulidae. Un autre genre de Pyuridae, le genre Hartrneyeria Ritter, 1913 possédait également certaines espèces pourvues d’un « rein ». Les avis différaient sur l’interprétation de cette structure. Certains d’entre eux : Ritter, 1913 ; H.\rt- MEYER, 1922 ; et Van Name, 1945 n’avaient pas remarqué de rein et par consé¬ quent avaient classé H. triangularis Ritter, 1913 et H. monarchica Hartmeyer, 1922 parmi les Pyuridae. D’autres tels Oka et Tokioka, remarquant « l’organe rénal », firent de H. orientalis Oka, 1929, H. longistigmata Tokioka, 1949 = H. orientalis et de H. chinensis Tokioka, 1967 des Molgulidae. Au cours d’une communication personnelle le Dr. T. Tokioka me signalait qu’il pensait que les Hartrneyeria qu’il avait examinées devaient se rapprocher du genre Rhizo- molgula .l’ai réexaminé le genre Ilarnietyeria Ritter (Monniot C., 1965) après avoir trouvé un exemplaire en très mauvais état de ce genre en Méditerranée. En me fondant sur la structure branchiale je considérais le genre comme appartenant aux Pyuridae. Un examen trop rapide d’un exemplaire de II. orientalis me permit de voir le rein et en accord avec le Dr. Tokioka j’exprimais l’opinion que H. orientalis devait être une Molgulidae voisine de Rhizomolgula. Dans le même travail, je signalais que le Microcosmus pedunculatus Pérès, 1949 revu par Millar, 1956 et 1962 pouvait être une Hartrneyeria. Dans la collection des Ascidies de l’I.F.A.N. que M. Marche-Marchad nous a confiée j’ai retrouvé plusieurs exemplaires de cette espèce. J’ai constaté le long de la gonade droite une large vésicule en forme de rein analogue à celle décrite par T. Tokioka. L’histologie de cet organe montre clairement qu’il s’agit d’un cœur hypertrophié. 31 — 486 Uartmeyeria pedunculata (Pérès, 1949). Alicrocos,iiiis jiedunculatus Pérès, 19'e9, p. 1()(>2, fio;. 5-(). » )' -Millar, 19,56. » » Millar, 1962, p. 197, lig. 39. L’espèce a été trouvée dans la région de Dakar le 13. 2. 64 entre Thiaroye et Dakar par 10 à 20 m de fond et à la station I.F.A.X. n° 58.4.2 B par 43-44 m par I. Marche-Marchau. Dans la première station l’espèce vivait en compagnie de Molgula occiden- talis Traustedt, 1883. H. pedunculata (fig. 1) est de petite taille (1,5 cm). Le corps globuleux de forme triangulaire est ceinturé par une crête mince ne s’interrompant qu’au niveau des siphons. La partie inférieure est prolongée par un pédoncule mince qui se ramifie et agglomère le sédiment. Le corps est entièrement vêtu de par¬ ticules très fines, à l’exception du rhizoide nu dans sa partie proximale. Il existe en outre ([uelques rares filaments. — 487 — La tunique est assez épaisse, nacrée intérieurement, de très nombreux grains de sable y sont inclus. Le manteau (fîg. 2, A et B) relativement mince laisse voir les organes par transparence. De part et d’autre des siphons se trouvent deux crêtes fines correspondant à l’important bourrelet externe. La musculature est puissante. Elle se compose de fibres radiaires, une vingtaine par siphon. Entre les siphons. sur les faces latérales du corps se trouvent deux champs de muscles. Au milieu de la face ventrale, le point de départ du pédoncule est entouré par un anneau puissant de fibres radiaires. Cet anneau musculaire est relié aux deux siphons par des lignes de muscles courts. Un autre système musculaire s’étend jusqu’aux 3/4 postérieurs du corps. L’aspect de cette musculature est très caractéristique, la disposition des muscles revêt probablement un caractère spécifique. — 488 -- Les tentacules, peu nombreux, une douzaine de deux ou trois ordres, sont courts, trapus et falciformes, ils portent des ramifications de deux ordres. Le tubercule vibratile, plat, est en forme de U à cornes enroulées vers l’intérieur. Le sillon péricoronal est formé de deux lames inégales très éloignées l’une de l’autre. Le raphé lisse est peu élevé. Fig. 3. — Hartmeyeria pedunculata, détail de la branchie. La branchie (fig. 3) relativement épaisse est formée de cinq plis nets. En réalité il en existe six, le n° 2 étant réduit à un sinus. La formule branchiale, variable, est en moyenne : G. R. 0 15 0 1 0 13 0 11 0 11 0 9 0 E. 489 — Les sinus sont très serrés sur les plis, et les plus dorsaux ont tendance à glisser entre les plis. Le sinus isolé formant le pli n” 2 est beaucoup plus large que les sinus les plus proches appartenant aux plis n'’ 1 et 3. Les infundibula primaires se divisent en deux dès la base du pli. Ils se recloisonnent aux deux tiers du pli et de petits infundibula unispiralés s’alignent au sommet du pli. Les sinus transverses sont très élevés et découpent les champs de stigmates. Leur aspect Fig. 4. — Hartnieyeria pedunculata, couj)e du c 1 1- à 10 pp. ; Baia de Fier, forêt de hêtres, sous des feuilles mortes, mai 1961, 1 ad. 9 ; Ohaba, lithoclases près de la grotte de Sura Mare, juin 1963, 1 ad. (J, 2 ad. 9) 1 1- à 10 pp., octobre 1965, 1 1. à 10 pp., 2 1. à 11 pp. ; Dodoconi, près de la grotte de Dodoconi, octobre 1967, 1 ad. (J ; Ponorici, sous des pierres enfoncées, avril 1959, 2 ad. 9) 2 1. à 11 pp. ; Cîmpusel, sous des pierres au bord d’un ruisseau, août 1962, 2 ad. 9» 1 1- à 11 pp. ; Cîmpul lui Neag, sous des pierres enfoncées, mai 1961, 1 1. à 9 pp., 1 1. à 10 pp., 3 1. à 11 pp. ; Obîrsia- Closani, Massif de Vîrtoape, août 1962, 2 ad. 1 ad. 9» 1 L à 9 pp., 4 1. à 10 pp., 2 1. à 11 pp. ; Bassin supérieur de la Cerna, forêt de hêtres, septembre 1965, 1 1. à 9 pp. ; lie Ada Kaleh, sous des pierres enfoncées, mai 1964, 2 ad. 9- Monts du Banat : Bigar, forêt, septembre 1966, 1 ad. (J, 1 ad. 9- Dobroudja : Babadag, à la lisière de la forêt, sous des pierres enfoncées, avril 1966, 2 ad. 9) 1 à 10 pp., 1 1. à 11 pp. ; Casian, juillet 1967, 1 1. à 9 pp. ; Bord du lac Mangalia, sous des pierres, mai 1963, 6 ad. (J, 9 ad. 9> 4 1. à 11 pp. ; Hagieni, lithoclases, octobre 1964, 1 ad. 9- 32 502 -* H. Fam. Sc.UTIGERELLIDAE. 1. Ilanseniella nivea Scopoli, 1763. Monts Bihar : Stîna de Vale, octobre 1961, 1 1. à 9 pp. Carpates Orientales : Pîngarati, Dealul Parul, juillet 1965, 2 1. à 10 pp. ; Bord du lac Bicaz, juillet 1965, 1 ad. $ ; Cheile Vîrghisului, août 1963, 1 ad. (^, I 1. à 10 pp. Carpates Méridionales : Vallée supérieure de l’Olàneçti, juillet 1966, 1 1. à II pp. ; Paros-Pestera, sous des pierres près de la grotte Gura Cetatii, novembre 1963, 1 ad. (J ; Rîul de Mori, octobre 1967, 1 ad. $ ; Luncani, près de la grotte Cioclovina, octobre 1967, 1 ad. Ç ; Cîmpul lui Neag, lithoclases, octobre 1967, 1 ad. Ç ; Bassin supérieur de la Cerna, juillet 1961, 1 ad. (J, Baile Herculane, Dealul Rosu, mai 1962, 1 ad. Ç, 1 1. à 10 pp. Monts du Banat : Poneasca, forêt, mai 1961, 2 ad. Ç, 1 1. à 11 pp. Dobroudja : Gura Dobrogei, mai 1962, 1 1. à 10 pp. ; Baneasa Canaraua de pe Graiiita, août 1962, 1 1. à 11 pp. 2. Scutigerella rernyi .Juberthie-Jupeau, 1963. Carpates Orientales : Pîngarati, Dealul Parul, juillet 1965, 1 ad. (J, 3 ad. $ ; Bord du lac Bicaz, juillet 1965, 1 ad. 1 ad. Ç. Carpates Méridionales : Bogata, sous des pierres, octobre 1962, 2 ad. $ ; Cîm¬ pul lui Neag, mai 1961, 1 ad. 3 ad. Ç ; Cîmpusel, août 1961, 2 ad. 1 ad. Ç ; Bassin supérieur de la Cerna, juillet 1965, 1 ad. $. Dobroudja : Babadag, à la lisière de la forêt, sous des pierres, avril 1965, 4 ad. Ç, 1 1. à 10 pp. ; Gura Dobrogei, mai 1962, 1 ad. (^, 2 ad. Ç, juillet 1967, 3 ad. (J, 4 ad. Ç, 1 1. à 8 pp., 1 1. à 10 pp., 2 1. à 11 pp. ; Enisala, novembre 1962, 2 ad. (J, 1 ad. Ç ; Casian, mal 1962, 1 ad. Ç, juillet 1967, 1 ad. $, 1 1. à 9 pp. ; Forêt Sîrtorman, juin 1963, 2 ad. (J, 2 ad. Ç ; Bord du Lac .Mangalia, sous des pierres, avril 1966, 1 ad. (J, 1 ad. $ ; Baneasa, Canaraua de pe Granita, août 1962, 1 ad. $. Les 48 individus rapportés à cette espèce présentent quelques variations en ce qui concerne la micro-ornementation du bord postérieur des tergites, dans la partie comprise entre la rangée de soies marginales et le bord libre du ter- gite ; en effet cette région est parfaitement lisse (fig. 1, a) chez certains exem¬ plaires de Dobroudja, des Carpates Orientales et des Carpates Méridionales ; ce caractère se rencontre sur les individus types de l’espèce ; elle est au con¬ traire, sur toute la partie postérieure du tergite, recouverte de petites denti- culations de la cuticule, identiques à celles qui recouvrent le reste du tergite ifig. 1, h) chez des exemplaires de Dobroudja ; il existe par ailleurs le cas inter¬ médiaire dans lequel seule la partie médiane du bord du tergite est recouverte de denticulations, les parties latérales étant lisses (fig. 1, c) ; des individus des Carpates Orientales présentent ce caractère. Deux types sont parfois présents dans un même station ; ainsi à Enisole parmi les 3 individus observés qui pré¬ sentent par ailleurs les mêmes caractères, chez 2 exemplaires le bord postérieur des tergites est lisse, chez le 3® il est recouvert de denticulations. Bar ailleurs certains individus ont le bord postérieur des tergites très légère¬ ment plus échancré que le type de l’espèce. Les animaux étudiés ici présentent, ainsi que les exemplaires types, une grosse — 503 — soie sur la face ventrale de certains articles antennaires, soie qui n’a pas été signa¬ lée dans la diagnose de cette espèce mais qui existe. Cette soie rappelle celle qui sera décrite chez S. orghidani et S. carpatica ; un type assez différent ayant déjà été décrit sur les antennes de S. silf^atica il semble que la présence, ou l’absence de cette soie, sa forme et sa taille soient utilisables en systématique. Chez S. remyi (fig. 1, d) elle est située au niveau de la couronne primaire de soies face ventrale Fig. 1. — Scutigerella remyi. a-c, bord postérieur du lergite II : a, exemplaire de Gampul lui Neag ; b, exemplaire du bord du Lac de Mangalia ; c, exemplaire du Lac de Bicaz ; d, grosse soie du 22® article antennaire ; e, soie nor¬ male du meme article. Échelle des figures : Ei = a, b, c \ Eg. = d, e. et se reconnaît à partir du 10® article environ ; elle est un peu plus courte que les autres soies, se renfle progressivement dans sa moitié basale sur les articles de plus en plus proximaux et elle est mince dans sa moitié distale. Nous avons constaté de plus chez tous les exemplaires, ainsi que chez les S. remyi d’Autriche (fig. 2, a), la même disposition des 4 grandes soies de la partie — 505 — dorsale de la capsule cépliali(jue, situées à la base des antennes, dans la partie délimitée par les branches frontales et latérales de l’apodème médio-tergal ; nous désignons par al la soie la plus latérale située immédiatement à l’arrière de l’organe de Tômôsvary, par a2 la soie située médialement par rapport à la première, par a3 et al les 2 autres soies situées vers l’avant. Les soies al et a2 sont sur une ligne perpendiculaire au plan sagittal de l’animal (Michel- BACHER a utilisé le premier ce caractère dans la diagnose de S. nodicerca). 3. Scutigerella cf. remyi. Banat : Grotte Zamonita, juin 1962, 1 ad. (^, 4 ad. $. Les 5 individus en provenance du Banat sont voisins de S. remyi toutefois il ne serait pas possible de les rapporter à cette espèce sans en élargir la diagnose et nous pensons préférable de les rapprocher de cette espèce plutôt que de les y rapporter. Leur taille est un peu supérieure à celle de S. remyi car chez le plus grand exemplaire elle atteint 5,2 mm, l’organe de Tômôsvary est relativement plus grand et de plus les soies al et a2 (fig. 2, b) ne sont pas alignées selon une ligne droite perpendiculaire au plan sagittal de l’animal. Par ailleurs, le nombre des articles antennaires est un peu plus élevé que chez la forme typique. Il est impossible actuellement de déterminer si ces caractères qui seuls dif¬ fèrent un peu de ceux de la forme typique sont les caractères d’une population dans le cadre de cette espèce ou s’il s’agit d’une espèce différente ; les caractères biologiques de ces animaux apporteraient sans doute des données supplémen¬ taires qui pourraient aider leur étude systématique. 4. Scutigerella orghidani n. sp. Carpates Orientales : Borsa, forêt de hêtres et mélèzes, dans bois mort, sep¬ tembre 1965, 1 ad. $ ; Cheile Vîrghisului, août 1963, 2 ad. 3 ad. $ Carpates Méridionales : Bogata, forêt, sous des pierres, octobre 1962, 1 ad. 1 ad. Ç. Adulte. — Dimensions : Longueur sans filières, ni antennes : 3,8 à 4,4 mm. ; longueur des filières 350 à 400 p,. Tête (fig. 3, a). — Aussi longue que sa largeur maximum, elle est recouverte de soies très nombreuses à peu près toutes égales et dans l’ensemble plutôt courtes. L’apodème médio-tergal présente des branches frontales très nettes. Les premières maxilles portent un palpe (fig. 4, e) de 14 p, de long et trifide ; les 2 branches latérales suhégales sont écartées de la branche centrale et un peu plus longues que la moitié de cette dernière. Antennes (fig. 4, a, h, c, d). — Les antennes comptent de 25 à 36 articles. La deuxième couronne de soies commence face dorsale à partir des 6®, 7® ou 8® articles. Face sternale l’une des soies de la couronne primaire varie en forme de façon continue de la base de l’antenne à son extrémité. Aux premiers articles cette soie ne se différencie des autres que par l’aspect un peu granuleux de la face interne de la chitine qui la constitue ; vers le 10® article elle devient de sur¬ croît nettement plus renflée que les autres dans sa partie basale et ce carac¬ tère va en s’accentuant vers les articles antennaires de plus en plus proximaux ; sur les articles subterminaux elle prend de ce fait la forme d’une flamme de bougie très large à la base ; malgré cette modification cette soie ne change pas de longueur et garde son aspect interne finement granuleux. L’article distal Fig. 3. — Scutigerella orghidani. a, tête en vue dorsale ; h, P. I. gauche, face postérieure ; c, trochanter de la P, I. droite, face posté¬ rieure. Échelle des figures : Ej =*= a, 6 ; E* = c. — 507 Fig. 4. — Scutigerella orghidani. a vingt-cinquième article de l'antenne droite face tergale ; 6, le même article face sternale ; c soie ' modifiée des 5® 9® 11® *^1® 28® et 29® articles antennaires ; d, soie normale du 2J article anteii- naire ; c, palpe ’de la maxille gauche -, /, extrémité de la P. I. droite, face postérieure ; g, extré mité de la P. XII droite, face antérieure. Échelle des figures : Ej = a, ; Eg = c, d, e, f, g. — 508 porte ou non une soie de ce type, les 2 possibilités pouvant se réaliser chez un même animal. Face tergale et latéro-externe à partir du 7®, chaque article- porte un petit organe en candélabre ; l’article terminal en porte 3, un grand et 2 petits. Tergiles (fig. 5, a, b, c, et fig. 6, a). — Le premier tergite porte de 8 à 11 soies disposées, en général, en une seule rangée ; 1 ou 2 soies peuvent être situées toutefois, un peu plus antérieurement que les autres. Le tergite 1 1 dont le bord postérieur est à peine échancré porte de 42 à 52 soies marginales ou submargi¬ nales ; 3 soies latérales sub-marginales sont un peu plus longues que les autres ; les soies de recouvrement sont assez courtes et nombreuses. Le tergite 111 est un peu plus échancré que le tergite II et un peu moins que le tergite IV. Toutes les soies de tous les tergites sont semblables ; elles sont toutes minces et poin¬ tues, au tergite XIV en particulier. Au tergite XV la partie recouvrant la fos¬ sette supra-anale est moyennement échancrée et ne porte pas de soie. Pattes. — Les P. I. (fig. 3, b, c, et fig. 4, f) sont plus longues que la moitié de la longueur des suivantes ; le fémur porte une longue soie pointue située entre la partie basale de l’article et les 2 différenciations cuticulaires x et y signalées déjà chez de nombreuses espèces. Les P. I des et des Ç sont iden¬ tiques. Cette espèce ne possède donc pas à ce niveau de caractère sexuel secon¬ daire. Le tarse plus de 4,5 fois aussi long que sa largeur maximum se termine par 2 griffes assez larges. Les P. XII (fig. 4, g et fig. 6, b) sont assez trapues et recouvertes de soies courtes et sensiblement toutes égales ; le tarse, 4 fois aussi long que sa largeur maximum porte 2 griffes larges, dont la postérieure est à peine plus courte que l’antérieure. Les styles présents des P. III aux P. XII terminés par 2 soies de longueur inégale ne présentent pas de soies supplémentaires sur leurs faces latérales. Les sacs coxaux existent des P. III aux P. X ; il y en a donc 8 paires. Filières (fig. 6, a). — Environ 4 fois aussi longues que leur largeur maximum, elles sont recouvertes de soies courtes, uniformément réparties ; la soie termi¬ nale relativement longue, atteint la moitié de la largeur maximum des filières. .\ffinités. — S. orghidani appartient au groupe des Scutigerella dont le tergite II est peu échancré. Parmi ces dernières la présence d’une grosse soie très large à la base, située à la face sternale des articles antennaires, la rapproche de S. silaatica. Les caractères de soies de recouvrement des tergites toutes fines et pointues séparent toutefois nettement S. orghidani et 5. sïlvatica chez laquelle les soies marginales des tergites, surtout sur les tergites postérieurs, sont larges et renflées dans leur partie moyenne, tout en étant pointues à l’extré¬ mité ; S. siloatica présente de plus des soies supplémentaires aux styles. 5. Scutigerella carpatica n. sp. Carpates Orientales : Borsa, forêt de hêtres et mélèzes, dans bois mort, se{)- tembre 1965, 1 ad. çj ; Bord du lac Bicaz, sous des pierres en forêt, juillet 1965, 1 ad. (J, 3 ad. $ ; Cheile Virghisului, septembre 1962, 1 ad. Ç, août 1963, 5 ad. çj, 3 ad. $, 1 1. à 7 pp., 1 1. à 10 pp., 1 1. à 11 pp. Carpates Méridionales : Vallée supérieure de l’Olàneÿti, juillet 1966, 2 ad. (J, 6 ad. Ç, 1 1. à 11 pp. ; Baia de Fier, forêt, sous des feuilles mortes, mai 1961, 1 ad. cj, 1 1. à 11 pp. ; Cîmpul lui Neag, Alunii Negrului, sous des pierres, octobre 1967, 1 ad. Ç ; Ponorici, sous des pierres, avril 1959, 1 ad. (J, 1 ad. Ç ; Baile Herculane, Dealul Rosu, mai 1961, 1 ad. çj; 2 ad, $ ; Doniogled, mai 1961, 1 ad. 2 ad. Ç. — 511 — Monts du Banat : Aniiia, près de la grotte Ponor-Plopa, septembre 1966, 1 ad. Ç. Adultes. — Dimensions. — Longueur sans filières, ni antennes, 5,5 à 7 mm. ; longueur des fdières : 550 p,. Tête (fig. 7, a). — Relativement large, recouverte de soies nombreuses, petites, auxquelles se mêlent dans la partie postérieure de la capsule céphalique des soies très nettement plus longues. L’apodème médio-tergal possède des branches frontales nettes et des branches latérales bien visibles. Les premières maxilles portent un palpe (fig. 7, b) trifide, dont les 2 branches latérales sont nettement plus courtes que la branche centrale. Antennes (fig. 7, c). — Le nombre des articles aiitennaires, élevé en général, peut atteindre 45. La deuxième couronne de soies commence face tergale à partir des 6®, 7® ou 8® articles avec 1 soie. Au niveau de la couronne primaire, face sternale, se trouve une soie d’un type particulier rappelant celles déjà signalées chez d’autres espèces. Cette soie visible à partir du 10® article envi¬ ron, toujours plus courte que celles qui sont situées de part et d’autre, se renfle très légèrement dans sa partie sub-basale tandis qu’elle s’effile dans sa partie distale ; cette forme s’accentue régulièrement en allant de la partie basale vers la partie proximale de l’antenne mais le renflement de la région basale de la soie n’est jamais très important. Face tergale, et latéro-externe à partir du 5® «U du 6® article, il existe un petit organe en candélabre. L’article distal en porte 3, un grand terminal et 2 plus petits. Tergites (fig. 8, a, b, c, fig. 9, a, h, c, et fig. 10, a). — Le premier tergite porte une rangée de 9 à 19 soies de longueur très inégale. Le bord postérieur du ter¬ gite 11 est sub-rectiligne ; le nombre des soies marginales et sub-marginales varie de 36 à 56 sur ce tergite ; elles sont toutes effilées ; les longues soies laté¬ rales submarginales sont très nettement plus longues que les soies marginales ; les soies de recouvrement toutes très effilées sont de longueur très inégale. Le bord postérieur du tergite III également sub-rectiligne est garni de 45 à 80 soies marginales et sub-marginales effilées ; les grandes soies latérales sont moins longues que celles du tergite II ; les soies de recouvrement sont de longueur un peu plus homogène qu’au tergite 11. Le tergite IV porte de 48 à 80 soies marginales et sub-marginales beaucoup moins effilées que celles des 2 tergites précédents. A partir du tergite V jusqu’au tergite XIV les soies marginales sont de plus en plus courtes et de plus en plus renflées dans leur partie moyenne, tout en étant pointues à l’extrémité ; au tergite XIV auquel ce caractère est le plus accusé, elles dépassent à peine le bord postérieur du tergite et sont par¬ ticulièrement larges. Les soies de recouvrement des tergites présentent égale¬ ment ce caractère mais à un degré moindre et on constate deux gradients dans leur variation ; elles sont d’autant plus modifiées d’une part qu’elles sont situées sur un tergite plus postérieur, d’autre part qu’elles sont plus à l’arrière sur un même tergite. Au tergite XV les soies sont courtes mais moins larges que sur le tergite précédent ; l’échancrure postérieure est d’importance moyenne et il n’existe pas de soies au-dessus de la fossette supra-anale. Pattes. — La P. 1 (fig. 7, d, e) ne présentant que 3 articles est plus grande que la moitié des suivantes. Face sternale, le trochanter présente un dimor¬ phisme sexuel ; en effet, la P. 1. du mâle montre une grande soie raide et pointue entre sa base et les différenciations cuticulaires appelées a; et t/ ; l’emplacement correspondant à cette sole est occupé chez la femelle par un processus, cylin- — 512 — Fig. 7. — Scutigerdla carpatica. a tête en vue dorsale ; b, palpe de la maxille droite ; c, vingt-septième article de l’antenne gauche, ' face sternale ; d, P. I. gauche, face postérieure d’une femelle ; e, P. I. gauche, face postérieure d un mâle ; /, griffes de la P. XII droite, face antérieure ; g, face postérieure du style situe a la base de la P. VII droite. Échelle des figures : Ei = a ; Eg = d, e, g ; Ej = c ; E, = / ; E* = h. 514 — drique, assez long et émoussé à l’extrémité ; le tarse 4 fois aussi long que large se termine par 2 griffes inégales. La P. XII (fig. 7, f et fig. 10, h) dont le tibia est 2 fois aussi long et le tarse 3 fois 1/2 aussi long que large porte des soies dans l’ensemble courtes, et toutes de même taille ; la griffe postérieure est à peine plus courte que l’antérieure. Les styles présents des P. 111 aux P. Xll, portent des soies supplémentaires à embase nette, situées sur leur face latérale. Des sacs coxaux existent des P. 111 aux P. X, il y en a donc 8 paires. Fig. — SnUigerella carpatica. Soies marginales et submarginales des tergites. a, tergite II ; h, tergile V ; c, tergite XIV. Filières (fig. 10, a). — Les fdières très allongées sont un peu plus de 3,5 fois aussi longues que leur largeur maximum ; elles sont couvertes de soies courtes, toutes de même taille et très régulièrement disposées. Affinités. — Cette espèce se range avec les Scutigerella dont le bord posté¬ rieur des tergites est peu échancré. La forme des soies au bord postérieur des tergites à partir du 4® la rapproche de S. silvatica mais la présence d’un carac¬ tère sexuel secondaire l’en éloigne catégoriquement. A ce jour les espèces du genre Scutigerella dont les femelles présentent un caractère sexuel secondaire porté par la P. 1 sont au nombre de 4. L’espèce décrite ici est nettement diffé¬ rente de S. pagesi .Jupeau et de S. tusca .Juberthie- Jupeau par la forme de ce caractère. — 516 La forme du processus de la P. I de S. carpatica se rapproche de celui de S. arrnata Hansen et S. lineata Edwards mais beaucoup de caractères, en par¬ ticulier la forme des soies marginales des tergites, éloignent l’espèce roumaine des deux autres. Conclusions. Nous avons retrouvé en Roumanie des espèces telles que Symphylella vulga- ris et S. isabellae, Symphylellopsis subnuda et S. balcanica, Scolopendrella nota- cantha, Hanseniella nivea qui ont une très vaste répartition géographique et dont les caractères ne présentent aucune variation chez tous les exemplaires d’Europe que nous avons pu examiner et comparer aux formes roumaines. Scolopendrellopsis pretneri semble avoir également une vaste répartition car cette espèce a été créée pour des animaux récoltés en Yougoslavie dans la grotte de Postojna ; cette nouvelle capture en milieu endogé laisse à penser, comme nous l’avions supposé, que les animaux capturés dans la grotte de Postojna sur l’eau des bassins d’élevage sont des endogés plus ou moins profonds, tombés de la voûte de la grotte. En revanche parmi les Scutigerella deux formes sont nouvelles et une troisième était déjà connue de la région tout à fait orientale de l’Autriche. 11 semble à la lumière des données actuelles qu’un endémisme assez développé soit apparu dans ce genre, contrairement à ce qui était admis. Michelbacher a été le premier à constater que l’on groupait en général sous le nom de S. immaculata des individus appartenant en fait à des espèces dis¬ tinctes, et ceci grâce à l’étude de nombreux spécimens, provenant de différentes régions du monde, et présentant de petites différences morphologiques. Le nombre d’espèces appartenant au genre Scutigerella récemment signalées ou décrites en Europe par Rochaix (1954), Edwards (1959), Scheller (1965) et par l’un de nous (1954, 1962, 1963 a et b) montre que ce genre est bien diver¬ sifié malgré son apparente monotonie. Laboratoire souterrain du C.N.R.S., MouliSy Ariège, France et Institut de Spéologie « Ernil Racovilza » Bucarest, Roumanie. OUVRAGES CITÉS Edwards, C. A., 1959. — A révision of lhe British Symphyla. Proc. Zool. Soc. London, 132, 3, pp. 403-439. H ANSEN, H. J., 1903. — The généra and species of the order Symphyla. Quart. J. micr. Sci., 47, 1, pp. 1-101. ■Tuberthie-Jupeau, L., 1962. — Description d’une espèce nouvelle de Syinphyles d’Italie Scutigerella tusca n. sp. Bull. Mm. nat. Hist. nat., 2® sér., 34, l, pp. 276- 279. — 1963 a. — Scutigerella remyi n. sp. Symphyle nouveau récolté en Basse- .\utriche. Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2® sér., 35, pp. 172-175. — 1963 b. — Contribution à l’étude de la faune de Symphyles des Pyrénées. Description de deux espèces nouvelles. Ibid., 2® sér., 35, pp. 478-187. JuPEAu, L., 1954. — Symphyles du Sud-Ouest de la France avec description d’une espèce nouvelle. Ibid., 2® sér., 36, 1, pp. 100-103. Michelbacher, a. E., 1942. — The biology of the garden Centipede, Scutigerella immaculata. Hilgardia, 11, 3, pp. 55-148. — 1942 h. — A synopsis of the genus Scutigerella. Ann. ent. Soc. Amer., 35, pp. 267- 288. Remy, P. A., 1943. — Stations européennes de Symphyles avec description d’une espèce nouvelle. Arch. Zool. Exp. et Gén. IV. et R., 83, 1, pp. 1-21. Ribaut, h., 1931. — Observations sur l’organisation des Symphyles. Bull. Soc. Hisl. nat. Toulouse, 62, pp. 443-465. Rochaix, b., 1955. — Symphyles des Dolomites. Atli. Instit. Veneto. Sc. Lel. Art., 113, pp. 11-18. ScuELLER, U., 1965. — Two new species ot the genus Scutigerella (Myriapoda : Symphyla) from the European Alps. Zool. Anz., 176, 5, pp. 320-326. lîULLETIN DU MUSÉUM XATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — 3, 1968, pp. 518-526. CONTRIBUTION A LA CONNAISSANCE DES SCORPIONS DE LANDE 4. lOMACHUS NITIDUS POCOCK, 1900 ( Scorpionidae, Ischnurinae ) Par R. P. SREENIVASA-REDDY 1 lomachus nitidus est la troisième espèce de ce genre connue de l’Inde méri¬ dionale. Elle fut décrite sur un seul exemplaire par Pocock en 1900 dans le tome « Arachnida » de la série « Fauna of Rritish India ». Au cours de recherches personnelles, en 1960 nous avons eu la chance de trouver plus de trente exem¬ plaires de cette espèce sur les pentes des collines de Tirumalai près de la ville de Tirupati, Etat d’Andhra, Inde Méridionale. Une étude comparée du type du Rritish Muséum et des 22 spécimens de notre collection (mâles, femelles et immatures) nous a permis de préciser la description de cette espèce qui par de nombreux caractères se distinguent facilement des autres espèces du même genre. Ces 22 spécimens collectés sont déposés dans la collection du Muséum national de Paris sous le numéro R. S. 4497. Diagnose révisée D’Iomachus nitidus. Description de la femelle type. Station : Nellore, État d’Andhra, Inde méridionale. Le corps atteignant 6 cm seulement chez l’adulte est aplati dorso-ventrale- ment comme c’est le cas chez les espèces de ce genre. Le tronc est large en avant et rétréci progressivement en arrière. La queue mince comprimée latéralement est légèrement plus petite que le tronc. Couleur : La surface dorsale du tronc et les appendices ainsi que la queue entière sont brun noirâtre. La vésicule est jaune brunâtre. La face ventrale est brune sauf les peignes, l’opercule génital et la région où s’insèrent les peignes sont plus pâles encore. Le type du Rritish Muséum est de couleur brun clair et la face ventrale ne montre aucune différence de couleur. Ces variations de teinte proviennent-elles des 68 années de conservation en alcool ? Nous ne le savons pas ! Le tégument dorsal du tronc ainsi que celui des pattes-mâchoires, des appendices et de la queue est marbré de taches pâles, à contours irréguliers. Sur les tergites ces taches sont disposées en festons comme chez lomachus punc- tulatus. 1. Attaché de Recherche.^ an (^X.R.S. Adresse permanente : Lecturer in Zoology, University (Dllcirc. Sri ^’e:ll’ lomachus nitidus Pocock. 1. Nellore : État d’Andhra, Inde méridionale. Une adulte femelle. Type de Pocock, collection du British Muséum. 2. Collines de Tirumalai, près de la ville Tirupati, État d’Andhra, Inde méri¬ dionale. Vingt deux exemplaires des deux sexes et d’âges différents, collec¬ tés par l’auteur et déposés au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris sous le numéro ILS. 4497. Pour la carte de répartition voir Sreenivasa- Reddy (1968). Résumé. Dans cette note, la troisième de cette série, la description complète de l’espèce loma- chiis niHdtis Pocock, 1900 est donnée après un nouvel examen du type de Pocock a])parlenant au Kritish Muséum et provenant de Nellore, État d’Andhra et l’étude de vingt deux exemplaires (jeunes et adultes des deux sexes) collectés par l’auteur dans une autre station indienne ; Collines de Tirumalai ]>rès de Tirupati, État d’Andhra. Des caractères nouveaux qui ne figurent pas dans la description originale de Pocock sont précisés et leur emploi permet de mieux identifier cette espèce. Un tableau de détermination des espèces indiennes d’ lomachus sera nltérieurement fourni. Summary. In 1900 PococK described the species lornachus nitidus based upon a female from Nellore in the Andhra State, South India. In this paper, the third of the sériés on lomachuSy a complété description of this species has been given takinginto account the characters of the original type of Pocock belonging to the British Muséum as well as the characters of twenty two specimens of both sexes and of different âges collected by the author from a different station, Tirupati in Andhra State. Certain characters which hâve not been included in the original description of Pocock but which are of considérable help in quickly identifying this species are mentioned. Notes on the gene¬ ral biology, revised diagnosis of the genus and a key for the identification of the three Indian species will be furnished in another paper. RÉFÉRENCES 1. Pocock, R. I., 1900. — Fauna of British India, including Ceylon and Burma. Taylor and Francis, London. 2. Sreenivasa-Reddy, R. P., 1968. — Contributions à la connaissance des Scor¬ pions de ITnde. II. lornachus laeoiceps Pocock 1893. (Fam. Scorpionidae). Bull. Mus. nat. Hist. Nat., 2® sér., 39, n® 6, 1967 (1968), pp. 1066-1075, fig. 1-17. 3. Vachon, M., 1963. — De Futilité en systématique d’une nomenclature des dents des chélicères chez les scorpions. Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2® sér., 35, n® 2, pp. 161-166. BULLETIN UU MUSÉUM NATIONAL WrilSTOIUE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N® 3- pp. 527-531. MICRODOSAGE DU CALCIUM uaNS UHÉMOLYMPHE DU SCORPION ANDROCTONTJS AUSTRALIS (L.) Par M. GOYFFON et ^1. RIDET Introduction. Dans le cadre de l’étude générale des réactions des Arachnides aux agressions par les radiations ionisantes (9, 11) nous avons étudié, à titre d’élément de réfé¬ rence, le taux du calcium dans l’hémolymphe du Scorpion Androctonus austra- lis (L.). Les méthodes colorimétriques ou titrimétriques de dosage du calcium sont très nombreuses. La difficulté de saisir le virage d’un indicateur coloré en micro- titrimétrie nous a incités à rechercher de préférence une micro-méthode colo- rimétrique. En particulier, l’acide chloranilique se combine avec le calcium pour donner du chloranilate de calcium insoluble. Ce précipité est traité par l’EDTA sodique qui complexe le calcium et libère ainsi l’acide chloranilique de couleur violette. Cette coloration, très stable, peut être utilisée pour un dosage spectrophotométrique, à 520 mp,. C’est cette technique que nous avons employée, adaptée en ultramicrométhode (10, 12) sur une prise d’essai de 40 pl d’hémo¬ lymphe. Il faut noter que cette méthode ne doit pas être utilisée dans le cas d’un prélèvement sur fluorure de sodium. Matériel — ■ méthodes. 1. — ■ Le dosage a été effectué chez 09 sujets, 35 mâles et 34 femelles d’un ])oids variant de 2,44 g à 12,10 g, régulièrement alimentés avec des vers de farine {Tenehrio molitor), et placés dans des conditions d’élevage identiques. L’hémo¬ lymphe est prélevée par ponction dorsale entre les 5® et 6® segments, et centri¬ fugée 5 mn à 10 000 tours/mn. Le dosage suit immédiatement le prélèvement. 2. — Pratique du dosage : a) principe : le calcium est précipité par l’acide chloranilique. Après lavage à l’aclool isopropylique, le chloranilate de calcium est dissous dans une solu¬ tion de sel sodique de l’EDTA. Le calcium est bloqué à l’état de complexe par l’EDTA, ce qui libère le chloranilate de sodium coloré en rose violet. La colo¬ ration est stable et se prête à un dosage colorimétrique. b) réactifs : R I : solution d’acide chloranilique prête à l’emploi (Biolyon). R II : solution d’EDTA sodique, prête à l’emploi (Biolyon). R 111 : alcool isopropylique à 50 %. — 528 — R IV : solution étalon de calcium à 300 mg/litre : faire dissoudre 0,7491 g de CO3 Ca p.p.a. dans 27 ml de CIH N. Compléter à 1 1 avec de l’eau distillée. Conserver au frais, en flacon bouché à l’émeri. c) technique : dans un tube en polypropylène de 550 (xl mettre 40 [xl d’hémo¬ lymphe, et 40 [xl de R I. Agiter, et laisser reposer 30 mn au moins. Centrifuger 5 mn à vitesse élevée. Éliminer le surnageant avec du papier filtre en respectant le culot. Remettre alors le culot en suspension dans 200 (xl de R III. Agiter et centrifuger comme plus haut. Éliminer le surnageant en retournant le tube sur un papier filtre. Essuyer l’inté¬ rieur du tube au papier filtre, en respectant toujours le culot. Reprendre alors le culot par 150 [xl de R II. Agiter et apprécier l’intensité de la coloration au spectrophotomètre, à 520 m[x, contre un blanc constitué par RII. On peut déduire le taux de calcium de la densité optique obtenue à partir de la solution étalon, ou reporter la densité optique obtenue sur une courbe, qui est une droite pour les taux compris entre 40 mg/1 et 500 mg/1. On peut utiliser aussi un sérum- étalon. Résultats. Les résultats sont donnés dans le tableau suivant. En même temps, un dosage de protéines a été fait, par la méthode du biuret. N® Sexe Poids (g) Ca (mg/1) Protéines (g/l) NO Sexe Poids (g) Ca (mg/1) Protéines (g/l) 1 F 294 26 M 5,57 00 98,2 2 F 260 27 M 6,24 296 71,2 3 M 4,93 262 50,0 28 M 7,83 253 74,2 4 M 3,04 357 82,8 29 F 3,27 150 67,0 5 F 3,38 305 88,1 30 F 4,12 309 71,0 6 F 4,13 270 74,3 31 Al 7,21 325 74,0 7 M 5,77 192 62,5 32 AI 6,06 325 59,7 8 F 6,65 245 90,0 33 M 6,01 309 80,0 9 .M 5,01 271 75,6 34 F 5,25 225 77,0 10 F 7,27 278 81,2 35 AI 4,73 300 69,7 11 F 5,96 305 102,5 36 F 7,47 324 78,5 12 M 5,51 250 43,3 37 F 12,10 356 81,4 13 M 6,80 245 76,5 38 AI 5,35 285 82,7 14 M 5,18 269 88,1 39 F 4,95 324 56,6 15 M 4,98 274 75,0 40 M 4,49 356 79,5 16 F 9,10 202 42,1 41 M 3,89 370 96,5 17 F 6,70 365 70,3 42 AI 3,02 300 76,6 18 M 8,35 303 68,7 43 F 5,31 300 88,0 19 M 6,82 246 74,4 44 F 5,84 308 77,3 20 F 5,86 278 70,0 45 F 4,18 245 53,6 21 .M 8,02 324 66,7 46 F 6,11 311 65,5 22 M 5,66 296 88,1 47 F 5,55 302 74,4 23 M 4,95 283 62,5 48 F 6,84 310 65,5 24 M 5,67 286 76,7 49 F 9,09 308 68,2 25 F 7,62 254 70,0 50 M 5,56 308 82,4 — 529 — N» Sexe Poids (g) Ca (mg/1) Protéines (g/i) N» Sexe Poids (g) Ca (mg/1) Protéines (g/l) 51 F 3,49 260 66,7 62 F 6,56 306 84,2 52 .M 5,40 302 71,0 63 F 7,69 323 82,9 53 M 5,26 294 55,4 64 F 4,36 361 81,4 54 .M 3,96 435 102,2 65 F 6,88 340 91,5 55 1’ 7,10 309 59,7 66 M 4,39 356 86,5 56 M 4,99 332 71,0 67 F 2,44 285 79,6 57 F 4,82 269 55,4 68 M 4,03 340 88,1 58 M 5,34 333 56,8 69 M 6,89 420 89,9 59 M 5,81 269 96,6 60 F 7,78 322 68,2 61 F 7,30 356 65,3 Moyenne : 298 75,3 ± 45 mg/1 ± 13,2g/l Commentaires. 1. — Choix du dosage : la technique à l’acide chloranilique selon Ferro et Bell (2, 3) est facile à adapter en ultramicrométhode. Un contrôle de sa repro¬ ductibilité dans ces conditions a été effectué, en répétant le dosage sur une solu¬ tion étalon à 300 mg/1. Pour une série de 16 dosages, les résultats ont été les suivants : 293 — 300 — 293 — 293 — 293 — 300 — 300 — 300 — 293 — 300 — 293 — 300 — 302 — 296 — 293 — 293 mg/l, ce qui donne : Moyenne m = 296 ± 3,5 mg/1. soit un coefficient de variation Cv = — X 100 ni 4 5 et une incertitude relative Er — = 1,5 %. — = 1 1 «/ 296 ’ Toutefois, cette reproductibilité et cette précision sont liées à l’emploi régu¬ lier des mêmes micropipettes pour le prélèvement de l’hémolymphe (40 [xl) d’une part, et l’addition des réactifs d’autre part. 2. — La teneur moyenne en calcium de l’hémolymphe du Scorpion Androcto- nus australis est de 298 45 mg/l. L’étude des paramètres classiques et des écarts permet d’assimiler la distribution à une distribution normale (Cf. fig. 1). Les valeurs moyennes du taux de calcium sont de 304 ± 47 mg/1 chez le mâle, 292 ± 45 mg/1 chez la femelle, mais cette différence n’est pas significative. On remarquera la grande dispersion des valeurs, comme pour la protidémie et la glycémie. Chez d’autres espèces de Scorpions, comme Heterometrus swammerdami (6) ou Heterometrus fuloipes (7) la teneur en calcium est du même ordre de gran¬ deur, et de même chez de nombreux Insectes (1, 13). 3. — Chez Heterometrus fuloipes et Heterometrus swammerdami, une corré¬ lation positive a été notée entre taille et calcémie, pour les femelles seulement. Chez .4. australis, il n’y a pas de telle corrélation, ni chez le mâle, ni chez la femelle. — 530 — Fig. 1 Histogramme des calcémies chez A. Australis. 4. — Entre calcémie et protidémie, chez yl. australis, on obtient, à partir de 67 couples de dosages (cf. tableau) un coellicient de corrélation r = 0,41. Pour n = 67 déterminations, le coellicient de corrélation est hautement signi¬ ficatif pour les valeurs de t ^ 0,32 (4). Un test t pratiqué suivant la formule t = f j ^5^ conduit à une valeur de t = 11,5, et la probabilité d’avoir un v/l — r^ tel résultat par un échantillonnage au hasard dans une population sans corré¬ lation est extrêmement faible. Ce coelficient reste cependant peu élevé ; il y a corrélation positive lâche, entre protidémie et calcémie. Ceci peut être inter¬ prété comme l’indice de la liaison d’une fraction variable du calcium dosé avec les protéines de l’hémolymphe. On peut essayer de préciser la nature de cette corrélation, par analogie avec les observations réalisées sur Homarus america- nus (8) où l’hémocyanine apparaît comme constituée de douze sous-unités qui se dissocient lorsqu’on élimine le calcium par dialyse. Ainsi peut-on supposer que, chez -4. australis, l’hémocyanine est également un polymère, à degré de polymérisation variable : le calcium, nécessaire à cette polymérisation, serait d’autant plus lié, statistiquement, à l’hémocyanine (donc aux protéines) que le degré de polymérisation serait plus élevé. Cette hypothèse rendrait compte, en même temps, des aspects d’hétérogénéité qu’on peut observer sur les électro- phorégrammes des protéines de l’hémolymphe. — 531 — Conclusion. L’hémolymphe du Scorpion A. australis contient du calcium au taux de 298 J; 45 mg/1, identique chez les deux sexes, li y a une corrélation positive lâche entre calcémie et protidémie. Laboratoire d' Éludes Radiobiologiques des Animaux Irradiés, Muséum National d'Histoire Naturelle Division de Biologie Générale et Écologie, Centre de Recherches du Service de Santé des Armées, Centre d*Études des Zones Arides, Centre National de la Recherche Scientifique. Remerciements : nous remercions vivement le Dr, Irunberry (Institut Pasteur d’Alger) qui nous approvisionne régulièrement en scorpions. BIBLIOGRAPHIE 1. Chauvin R. — Physiologie de l’Insecte. I.N.R.A. Ed. Paris, 1956. 2. Ferro P. V., et Bell A. — A simple method for the détermination of Ca. Amer. J. Clin. Pathol., 1957, 28, n» 2, pp. 208-217. 3. Ferro P. V. et Ham A. B. — A simple spectrophotometric method for the détermi¬ nation of Ca. II. A semi-micromethod with reduced précipitation time. Amer. J. Clin. Pathol., 1957, 28, n» 6, pp. 689-693. 4. Lamotte M. — Initiation aux méthodes statistiques en biologie. Masson Ed. Paris, 1962, p. 134. 5. Mather K. — Analyse statistique et biologie. Gautbier-Villars Ed. Paris, 1965, p. 203. 6. Padmanabhanaidu B. — Ionie composition of the blood of scorpion. I. Some organic and inorganic constituents of the blood. Curr. Sc., 1962, 31, p. 21. 7. 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Bholemann était déjà partisan d’une réduction du nom¬ bre des segments au cours de l’évolution des Myriapodes, par un phénomène qu’il a nommé contraction ou contraction tachygénétique, mais n’en a pas recherché les signes anatomiques ; seules ont été envisagées la morphologie externe et l’analyse du développement postembryonnaire. Le but de cette note est de préciser ce que nous entendons par réduction métamérique et d’expliquer les raisons pour lesquelles il est nécessaire d'envi¬ sager l’existence de réductions métamériques diverses, dont les origines sont diffé¬ rentes. A priori, il semble exister deux sortes de réduction segmentaire : l’une d’ordre évolutif, fixée dans le patrimoine héréditaire, l’autre d’ordre écologique liée à la croissance postembryonnaire. Ces phénomènes sont sans doute très diffé¬ rents, et il est important de les définir avec précision pour éviter leur confusion. 1. — Réduction métamérique d’ordre évolutif. Comme il a déjà été dit en 1967, les Chilopodes présentent tantôt des seg¬ ments homonomes de volumes égaux et à surfaces tergales identiques (Géophi- lomorphes), tantôt des segments hétéronomes, plus ou moins volumineux, à tergites grands et petits (Scolopendromorphes, Lithobiomorphes, Scutigéro- morphes). Chez les Géophilomorphes, à segmentation homonome, les métamères sont tous à grand tergite (prétergite + métatergite) tandis que chez les Scolopendro¬ morphes, Lithobiomorphes et Scutigéromorphes, à segmentation hétéronome, les métamères sont alternativement à grand tergite et à petit tergite (méta¬ mères macrotergaux et métamères microtergaux). Les métamères des Géophi¬ lomorphes possèdent tous, en outre, une paire de stigmates alors que les méta¬ mères à petit tergite des Scolopendromorphes, Lithobiomorphes et Scutigéro¬ morphes en sont dépourvus 1. Certains métamères maerolergaux en sont également déponrvus, ce tjui explique les formules stigmatiques diverses renctuitrées chez les Scolojteiulromorphes en paiiicnlier. La formule la plus — 533 La musculature tergo-coxale des Géophiloinorphes se compose de quatre muscles pt, te, ter et tep comme les métamères macrotergaux des Scolopendro- morphes, Lithobiomorphes et Scutigéromorphes (fig. 1 et 2). Il a été démontré antérieurement (1967) que les métamères microtergaux dérivent des métamères macrotergaux par amputation du territoire métamérique postérieur entraînant la disparition des stigmates, des troncs nerveux sensoriels tergaux postérieurs et une modification de la musculature macrotergale primitive Chez certains Lithobiides la limite approximative de l’ancienne surface du tergite macroter¬ gal est indiquée sous forme de denticulations caractéristiques des segments pédifères microtergaux 6, 7, 9, 11, 13. Dans la zone des 7® et 8® segments macrotergaux pédifères des Scolopendro- morphes, Lithobiomorphes et Scutigéromorphes, où l’alternance régulière des métamères macrotergaux et microtergaux est interrompue, les vestiges d’un segment microtergal ont été retrouvés ; ces vestiges correspondent au 8® méta- mère véritable, microtergal qui devrait s’intercaler entre les 7® et 8® méta¬ mères apparents macrotergaux ; les appendices sont complètement absents mais certains faisceaux musculaires leur appartenant subsistent et se raccordent aux appendices des 7® et 8® macrotergaux Chez Craterostigmus, genre intermédiaire, rassemblant des caractères méta- mériques de Géophilomorphes (présence de prétergites et de présternites) et de Scolopendromorphes, la musculature appendiculaire montre une homologie parfaite avec celle des Scolopendromorphes, Lithobiomorphes et Scutigéro¬ morphes. Les « tergites » 3, 6, 9, 11, 14, 17 ^ correspondent à des prétergites géophilomorphoïdes, mais la musculature est déjà hétéronome, comme chez les Scolopendromorphes, Lithobiomorphes et Scutigéromorphes. Cela revient à dire que les Géophilomorphes, diplopodiens au moins dorsale- ment, possèdent une métamérisation homonome alors que les Scolopendro¬ morphes, Lithobiomorphes et Scutigéromorphes ont une métamérisation hété¬ ronome par réduction du volume d’un segment sur deux. La diplopodie chez ces groupes est également beaucoup plus poussée que chez les Géophilomorphes puisque des blocs bisegmentaires autonomes se sont constitués secondairement, possédant une musculature propre et une morphologie externe particulière. C’est également le cas de Craterostigmus, mais à un degré moindre puisque cer¬ tains prétergites restent individualisés. Cette première mise au point permet de préciser le terme de réduction méta¬ mérique et de comprendre que dans un premier temps la réduction tend à modi¬ fier certains métamères en réduisant leur volume (métamère postérieur des groupes bisegmentaires) et dans un second temps à faire disparaître le méta¬ mère lui-même avec ses appendices (cas de la zone perturbée des 7® et 8® seg¬ ments). 11 y a donc une réduction métamérique intéressant les éléments du segment répandue est la suivante : 3, 5, 8, 10, 12... mais on trouve également 3, 5, 7, 8, 10, 12... Chez Pluto¬ nium il existe une paire de stigmates à tous les segments du 2® au 20®. 1. La musculature appendiculaire n’est pas seule atteinte. Les figures de G. Rilling relatives à L. jorficatus L. montrent que les musculatures tergo-furcoïdale et pleurale sont également modi¬ fiées. Dans la zone perturbée des 7® et 8® segments, la musculature somatique spéciale confirme notre hypothèse de la présence d’éléments métamériques d’un segment microtergal dans cette région (Démangé, 1967, pp. 152 et suivantes). 2. Les auteurs ont numéroté les plaques dorsales de 1 à n. En réalité les sclérifications 3, 6, 9, 11, 14, 17 appartiennent aux segments 3, 5, 7, 8, 10, 12 macrotergaux (voir Démangé, 1907, jip. 151- 152). 34 — 534 — lui-même et une réduction métamérique intéressant le nombre des métarnères du groupe de Myriapodes envisagé (réduction du nombre des segments). 11 est bien question ici d’un processus évolutif dont les efîets sont fixés dans le patrimoine héréditaire et réduisent progressivement le nombre des segments par réduction primaire du volume de quelques uns d’entre eux, non au hasard, mais au contraire régulièrement, un sur deux, et plus précisément le postérieur des groupes bisegmentaires. Ce processus évolutif entraîne une hétéronomie secondaire dérivée de l’homonomie segmentaire primitive. prêt. métat. prêt. métat. mac rot . m i c r O t . m a c r O t . 2 Fig. 1. — Orya barbarica (Gerv.). Musculature tergo-coxale semi-schématique. Fig. 2. — Lithobius forficatus (L.). Musculature tergo-coxale semi-schématique. Abréviations : macrot. segment macrotergal, métat. métatergite, rnicrot. segment microtergal, prêt. prétergite, pt, pt' muscle procoxo-lergal, tc.p, tc.p' m. tergo-coxal postérieur, te m. tergo-épicoxal, fc.r, tc.r' m. tergo-coxal rotateur. Dans ce contexte il est indispensable de préciser notre pensée car l’homono- mie des Géophilomorphes existe aussi bien à un niveau supérieur qu’à un niveau inférieur si l’on se rappelle que tout Chilopode est Diplopode au moins dorsa- lement. Le Géophilomorphe est doublement homonome ; par ses éléments — 535 — diplopodiens d’une part et par les métamères constituant ses diplosegments d’autre part. Par contre les Scolopendromorplies, Lithobiomorphes et Scuti- géromorphes présentent une métamérisation liomonome d’un niveau supérieur en leurs éléments diplopodiens, mais hétéronome à un niveau inférieur, c’est- à-dire dans les constituant métamériques de ces mêmes diplosegments. L’hété- ronomie, dans ce sens, est secondaire au même titre que les métamères thora¬ ciques des Diplopodes. Enlin chez les Scutigéromorphes il semble que la poursuite du phénomène réductionnel tende à effacer toute trace de la disparition du métamère micro¬ tergal de la région perturbée par fusion partielle, notamment tergale, des deux métamères macrotergaux successifs restants. On peut considérer que la segmentation hétéronome et le nombre fixe des segments des Scolopendromorplies, Lithobiomorphes et Scutigéromorphes sont des signes évolutifs fixés dans le patrimoine héréditaire car les caractères sont invariables, quelles que soient les conditions écologiques. Par contre chez les Géophilomorphes, dont le nombre de segments pédifères est variable dans une même espèce suivant les conditions influant sur le développement, seule la segmentation homonome est fixée et d’un type primitif. Chez les Scolopendro- morphes, plus primitifs du point de vue de leur métamérisation que les Litho¬ biomorphes et Scutigéromorphes (segments microtergaux à peine reconnais¬ sables), le nombre des segments est encore variable au sein du groupe puisque l’on trouve 21 ou 23 paires de pattes alors qu’il est fixe (15 paires) chez les deux autres ordres. Cette évolution métamérique réductionnelle se retrouve chez les Diplopodes, plus spécialement dans la région thoracique (quatre premiers diplosegments du corps, collum compris), où chaque anneau ne porte plus qu’une paire de pattes au lieu de deux. Les anneaux thoraciques sont néanmoins des diploseg¬ ments (Démangé, 1967) mais des diplosegments particuliers, dont le métamère postérieur est extrêmement réduit puisqu’il ne possède plus que des vestiges d’appendices. Comme chez les Chilopodes les blocs bisegmentaires des Diplopodes (diplo¬ segments) possèdent un métamère en voie de réduction, le postérieur ; sous ce rapport le thorax des Diplopodes est d’un type chilopodien. 11 a été signalé également en 1967 un phénomène réductionnel dans la région du VI D « diplosegment » gonopodial des Diplopodes. Les diverses morphologies segmentaires des Chilopodes et des Diplopodes ont été interprétées (1967) en fonction des données embryologiques de O. Pfi.ugfei.der qui explique la segmentation du tronc par fragmentation successive de territoires embryologiques initiaux : macrosomites de 1®^ ordre, se divisant en macrosomites de 2® ordre (deux éléments) puis en macrosomites de 3® ordre (diplosomites) enfin en microsomites (métamères définitifs). Chaque macrosomite de 1®'' ordre posséderait un potentiel réducteur propre ; une réduc¬ tion métamérique peut s’effectuer ou non à son niveau, d’une manière dilîé- rente suivant les macrosomites considérés. Cela explique que le macrosomite de hase (1®'" ordre) donnant naissance aux diplosegments thoraciques des Diplo¬ podes soit atteint d’une réduction segmentaire uniforme alors que le suivant, comprenant le « diplosegment » gonopodial ne présente de réduction métamé¬ rique qu’au niveau du macrosomite postérieur de 2® ordre. Il est en de même chez les Chilopodes, mais il est nécessaire d’insister sur le fait que l’inhibition métamérique la plus complète se situe toujours à V extrémité — 536 — distale d’un groupement segmentaire, que l’on considère le macrosomite de 1®’’ ordre dans son ensemble, ou les macrosomites de 3® ordre, ou les deux à la fois. Cette hypothèse explique toutes les particularités métamériques rencontrées chez les Chilognathes et les Chilopodes ; répétition d’une réduction tous les quatre diplosegments (huit métamères) chez les premiers, tous les huit méta- mères chez les seconds. Par exemple : inhibition de l’extrémité d’un macro¬ somite de 1®'’ ordre = anneau gonopodial et zone perturbée des Chilopodes ; inhibition de la zone postérieure des macrosomites de 3® ordre = métamères postérieurs des diplosegments thoraciques des Diplopodes et métamères micro- tergaux des Chilopodes. II. - Réduction métamérique liée à la croissance ou oligomérie écologique. Les aspects métamériques qui viennent d’être étudiés sont donc fixés dans le patrimoine héréditaire mais il est d’autres phénomènes qui tendent à réduire le nombre des segments. Ces phénomènes, qui n’ont rien de réductionnel dans le sens où ils ont été envisagés précédemment (fixe), ne sont qu’accidentels et liés, en particulier, aux conditions écologiques agissant sur la croissance. La larve des Diplopodes comprend toujours, en avant du telson, un certain nombre d’anneaux apodes qui après exuviation, donneront un nombre corres¬ pondant de diplosegments pédifères en même temps qu’apparaîtront de nou¬ veaux segments apodes. La zone transitoire apode a été nommée rnésosoniite par K. W. Verhoeff, par opposition à une zone, éosomite, où s’élaborent les futurs apodes. La dis¬ section de ces régions montre que le mésosomite apode renferme des anneaux en cours de formation munis d’ébauches appendiculaires, et que l’éosomite correspond à une zone fortement plissée de diplosegments empilés les uns sur les autres comme une pile d’assiettes. Le nombre des plis correspond aux futurs anneaux apodes acquis par la larve après exuviation comme l’a démontré M. Vachon chez Pachybolus laminatus Voges. H. Krug (1907) chez lulus et M. Vachox (1947) chez Pachybolus laminatus ont montré qu’au delà de ces zones la chaîne nerveuse se continue et comporte les troncs nerveux des futurs segments et appendices. Or chez l’adulte de Pachy¬ bolus, où il n’existe aucune mue postimaginale, Vachon montre d’une part que les anneaux apodes renferment des diplosegments en puissance, avec ébauches pédifères, l’éosomite des plis segmentaires et que d’autre part la chaîne ner¬ veuse ventrale possède les troncs nerveux d’appendices qui ne se développeront pas. L’adulte des Diplopodes luloidea (s.l.) possède donc, en puissance, toutes les ébauches de métamères qui n’apparaîtront jamais par suite de l’arrêt des processus de développement segmentaire de la zone de croissance. Il suffit d’un arrêt ou d’un ralentissement de son activité pour réduire le nombre total des anneaux pédifères. Des conditions écologiques particulières déterminent cet arrêt ou ce ralentissement de croissance segmentaire ^ dont le résultat est une grande diver¬ sité des formules segmentaires. Le développement postemhryonnaire d’un luloidea (Cylindroiidus silvarum I. Nous aurons ro('casi. 122 ; 1954, p. 296. Holtiiuis et Gotti.ieb, 1958, p. 71. — 548 — Matériel examiné : De nombreux exemplaires provenant de Méditerranée, de la région de Ros- cofF et des côtes du Maroc. Remarques. — Ce petit Paguridae est très commun dans l’Atlantique orien¬ tal, des Iles Britanniques aux côtes du .Maroc, et en Méditerranée, depuis le litto¬ ral jusqu’à 80 mètres de profondeur environ. Il serait superflu d’en donner ici une nouvelle description, l’espèce ayant été décrite et figurée en détail à plusieurs reprises (cf. A. Milne Edwards et Bouvier, 1900, Pesta, 1918, Fenizia, 1935 et 1937, Bouvier, 1940, Zariquiey, 1946). Signalons cependant qu’il s’agit d’une forme très variable (Bouvier, 1900, p. 370), ce qui a incité Fenizia (1935 et 1937) à la scinder en pas moins de quatre espèces, plus trois variétés différentes. Après examen d’un matériel abondant, de diverses provenances, nous sommes arrivé à la même conclusion que Bouvier (1940, p. 144), à savoir qu’il s’agit d’une seule et même espèce, les principales variations concernant : 1. La forme du rostre : habituellement saillant et surmonté d’une spinule apicale (fig. 2), il peut être, chez certains individus, beaucoup plus court, avec un sommet arrondi. On note tous les intermédiaires entre ces deux formes. 2. Les longueurs relatives des pédoncules oculaires, antennulaires et anten- naires, assez variables d’un individu à l’autre. 3. La forme des pédoncules oculaires, dont la cornée, habituellement de même diamètre que les pédoncules, peut être légèrement dilatée. 4. La forme et l’ornementation du chélipède droit. L’espèce est caractérisée par une forte saillie spiniforme ventrale sur le carpe, bien développée chez la plupart des individus, mais qui peut être parfois très atténuée ou même manquer complètement (cf. Fenizia, op. cit. 1935, p. 5, fig. 3). La main est plus ou moins allongée, généralement plus courte chez les jeunes mâles et chez les femelles. Son ornementation, constituée par des tubercules épineux disposés suivant des lignes longitudinales, est très variable suivant les individus, parfois très faible. 5. Les dactyles des pattes ambulatoires : trapus et en général à peine plus longs que les propodes, ils sont parfois beaucoup plus grêles. 6. Les tubes sexuels ; ils ont une forme et une orientation très homogènes, mais la longueur du tube droit est assez inégale suivant les spécimens. On observe dans une même région, voire dans une même station, tous les types d’individus. La limite bathymétrique inférieure de l’espèce paraît se situer aux environs de 80 mètres. La profondeur de 1200 mètres signalée par A. Milne Edwards et Bouvier (1900, p. 214) est certainement erronée (cf. Bouvier, 1900, p. 369). Remarques sur le genre Cestopagurus Depuis l’établissement de Catapaguroides par A. Milne Edwards et Bou¬ vier en 1892, et la mise en synonymie de Catapaguroides acutifrons A. Milne Edwards et Bouvier avec le Pagurus tiniidus de Roux (Bouvier, 1900), la posi- — 549 — tion générique de cette espèce n’avait jamais été mise en doute. Par l’ensemble de ses caractères, elle est cependant très éloignée de l’espèce-type de Catapa- guroides, C. microps ; elle est par contre très proche de l’espèce-type de Cesto- pagurus, C. coutieri, et il curieux de constater que Bouvier n’a pas remarqué les affinités de timidus et de coutieri, lors de l’établissement, en 1897, du genre Cestopagurus. Les dessins que nous donnons ici (écusson céplialotlioracique et appendices céphaliques antérieurs, lig. 1 et 2 ; chélipède droit, lig. 13 et 14 ; pattes p2 et p3, lig. 15 et 16 ; telson, fig. 20 et 21), illustrent bien la parenté des deux formes. Quant aux autres appendices (pièces buccales, p4, pléopodes), que nous figu¬ rons seulement pour coutieri, les similitudes sont également très grandes ; tout au plus peut-on noter que les exopodites des trois paires de maxillipèdes sont un peu plus longs et un peu plus grêles chez timidus que chez coutieri. L’exis¬ tence d’une forte saillie dentiforme ventrale sur le carpe du chélipède droit chez timidus, manquant d’ailleurs chez quelques individus, est une particularité spé¬ cifique sans signification générique. Ajoutons que les deux espèces présentent un dimorphisme sexuel de même type : main droite plus courte et plus épineuse chez la femelle, hiatus interdigi¬ tal de la main gauche, présent chez le mâle seulement. La présence d’un tube sexuel, inégalement développé mais d’orientation similaire, sur la coxa droite du dernier segment thoracique chez le mâle, rap¬ proche encore les deux formes. Mais, chez l’une, coutieri, la coxa gauche est dépourvue d’orifice, et la dissection d’un spécimen malgache n’a pas permis de mettre en évidence de tractus génital de ce côté. Chez l’autre, timidus, il existe un orifice gauche situé à l’extrémité d’un court tube, et nous savons (Mouchet, 1931, p. 98) que, chez cette espèce, il existe des testicules et des canaux déférents pairs, élaborant des spermatophores de forme voisine mais de dimensions très différentes. L’atropbie d’un des tractus génitaux mâles n’est pas propre à Cestopagurus coutieri, chez les Pagurides. Nous l’avons observé chez une autre espèce au moins, Anupagurus polynesiensis Nobili (qui, en fait, n’appartient pas à Ana- pagurus et devra être placée dans un genre nouveau), chez laquelle il existe un tube sexuel bien développé à gauche et aucun orifice à droite. La disparition d’un orifice sexuel est beaucoup plus fréquente chez les femelles (certains Pagu- ristes, Parapagurus, Catapaguroides, Decaphyllus, Trichopagurus, quelques Pagu- rixus). 11 est probable que l’asymétrie viscérale propre à l’ensemble des Pagu¬ rides provoque une inégalité de développement des tractus génitaux droit et gauche (cf. Mouchet, op. cit.), qui, dans certains cas, peut aller jusqu’à l’atro¬ phie complète d’un côté, soit chez le mâle, soit, plus souvent, chez la femelle. Bien que ce caractère apparaisse généralement comme d’ordre générique, il nous semble insuffisant pour séparer Cestopagurus timidus de Cestopagurus coutieri, que rapprochent par ailleurs un ensemble de caractères communs. Cependant, le problème posé par la définition du genre Cestopagurus ne se limite pas aux deux espèces ci-dessus. 11 faut aussi envisager d’y inclure une troisième espèce décrite en 1896 par Bouvier sous le nom à’Eupagurus che- vreuxi, dont la répartition géographique recouvre celle de Cestopagurus timidus, mais s’étend davantage vers le sud sur la côte ouest-africaine. Par son habitus général comme par les proportions des appendices cépha¬ liques, et la forme et l’ornementation des chélipèdes, des pattes ambulatoires. 35 — 550 — des p4 et du telsoii, Pagurus chevreuxi est en effet très proche de Ceslopagurus coutieri et de C. timidus (ef. Bouvikr, 1896 a, p. 96, fig. 1 à 5). Les pièces buc¬ cales, que nous avons disséquées, sont en tous points identiques à celles de cette dernière espèce, avec, notamment, une épine médiane sur le bord interne du mérus des pmx3. 11 existe; un dimorphisme sexuel de même type, mais peut- être légèrement plus accentué. Les lamelles branchiales sont également de forme intermédiaire entre lamelles entières et lamelles bilides, mais [)lus nette¬ ment divisées à l’extrémité (lig. 24). Chez Pagurus chevreuxi toutefois, il n’existe pas de tube sexuel, les orifices génitaux du mâle s’ouvrant directement sur les coxae du dernier segment thora¬ cique ; celles-ci sont nettement asymétriques, la droite plus forte que la gauche. Nous avons déjà eu l’occasion d’émettre l’hypothèse (de Saixt Laurent, 1966 b, p. 258) que l’acquisition des tubes sexuels chez les mâles de certains Paguridae correspondait à une tendance évolutive, sans impliquer, à priori, de parenté entre les genres qui en possèdent. La définition d’un genre repose avant tout sur un ensemble de caractères communs conférant à un groupe d’espèces une unité systématique. Dans la plupart des cas, les caractères des tubes sexuels s’ajoutent à de nombreux autres et permettent une diagnose rapide ; cependant, il existe des genres chez lesquels le ou les tubes sexuels sont très inégalement développés d’une espèce à l’autre (chez Catapagurus A. Milne Edwards par exemple, observation personnelle non publiée) et il n’est pas exclu que, dans certains cas, la différenciation générique ait pu se produire avant l’acquisition de ces organes, ou même que, dans un genre donné, cer¬ taines formes aient acquis des tubes sexuels, alors que d’autres en demeuraient dépourvues. Ceci pourrait être le cas chez Ceslopagurus, auquel il conviendrait alors de rattacher Pagurus chevreuxi. Quoi qu’il en soit, l’absence ou la présence de tubes sexuels ayant été jusqu’à présent considérée comme un caractère générique essentiel chez les Paguridae, nous n’incluons pas maintenant cette dernière espèce dans le genre Cestopa- gurus. Cette question sera reprise lors de la révision du genre composite, Pagu¬ rus, dont la subdivision est en cours d’étude. Nous avons vu (cf. D® Partie, 1968, p. 928) que, parmi les espèces précédem¬ ment attribuées à Ceslopagurus, Ceslopagurus olfaciens Alcock, et C. selosus Edmondson appartenaient à Calapaguroides ; C. helleri Balss diffère de l’espèce- type, C. coulieri par de nombreux caractères et se rapproche d’Acanlhopagurus dubius, avec lequel il sera prochainement étudié ; enfin, Ceslopagurus linealus Wass est l’espèce-type de notre nouveau genre Solenopagurus. Deux autres espèces, de Melin, pouvaient encore, suivant la nomenclature de cet auteur (1939, p. 20), être considérées comme rattachées au genre Ceslo¬ pagurus : la première, Eupagurus (Calapagurus) fragilis, est un Calapaguroides (cf. l'"® Partie, p. 928); la seconde, Eupagurus f Calapagurus) vallalus, dont nous avons examiné l’holotype, appartient en fait au genre N emalopagurus A. Milne Edwards. Affinités du genre Cestopagurus Il appartient au groupe Pagurus de la famille des l’aguridae (de Saint Lau¬ rent, 1966 b, p. 261), le plus nombreux, caractérisé par onze paires de branchies et la présence d’une dent accessoire à la crisla dentata sur l’ischion des pmx3. Cestopagurus s’oppose donc à Catapaguroides et Decaphyllus qui se rattachent, eux, au groupe Ostraconotus (dix paires de branchies et pas de dent accessoire à la crista dentata), ceci malgré la jirésence dans les trois genres de tubes sexuels apparemment comparables. Les alBnités de Cestopagurus avec d’autres genres du groupe Pagurus sont encore imprécises. L’on peut cependant indiquer que, par l’ensemble de ses caractères, il paraît plus proche de certaines espèces actuellement connues sous le nom de Pagurus, donc dépourvues de tubes sexuels, que d’autres genres munis de ces organes. Ceci est d’ailleurs en accord avec ce que nous savons de la morphologie de ses stades larvaires (Dechancé, 1961, p. 65). Résumé La révision du genre Cestopagurus Bouvier montre qu’on ne peut actuellement y inclure avec certitude que deux espèces : l’espèee-type C. coutieri Bouvier, et C. limidus (Roux), celles qui lui avaient été précédemment rattachées ap]iartenant en fait à d’autres groupes génériques. Cependant, l’inclusion dans le genre d’une tri'isième espèce, Pagurus chepreuxi (Bouvier), est envisagée. Laboratoire de Zoologie (Arthropodes) du Muséum national tV Histoire naturelle. BIBLIOGRAPHIE Bouvier, E. L., 1896 a. — Sur un Pagurien nouveau de la Méditerranée [Eupagurus Chepreuxi). Bull. Mus. Ilisl. nal., 2, pp. 95-100, lig. 1-4. — 1896 b. — Les Pagurinés des mers d’Europe. Crustacés. Tableaux dichotomiques des genres et des espèces. Feuilles jeunes Nalural., sér. 3, 26, pp. 125-128, 149- 155, fig. 1-49. — 1897. — Sur deux Paguriens nouveaux trouvés par M. Coutière dans les récifs madréporiques, à Djibouti. Bull. Mus. Ilisl. nat., 3, pp. 229-233, fig. l-C. — 1900. — Sur la présence du genre Catapaguroides dans les eaux sublit lorales de France et d’Algérie. Bull. Mus. Ilist. nat., 6, pp. 368-370. — 1940. — Décapodes marcheurs. Faune de France, vol. 37, pp. l-40'i, lig. 1-222, pl. 1-1 1. Paris. Df.ciiancf., M., 1961. — Sur la morphologie externe des larves de Pagurides. I. Cata¬ paguroides timidus (Roux). Crustaceana, 2, pp. 53-67, fig. 1-16. Dechancé, M. et .1. F’orest, 1958. — • Les glaucothoés de Catapaguroides timidus (Roux) et de Clibanarius erythropus (Latreille). Remar 24° C ; S %o < 35). 11 s’ensuit l’existence de quatre saisons, deux froides et deux chaudes, de longueur et d’intensité inégales (d’ailleurs variables dans d’importantes proportions d’une année à l’autre). Le cycle saisonnier habituel est le suivant : — de janvier à avril ; grande saison chaude, — de mai à septembre : grande saison froide, — d’octobre à décembre : petite saison chaude, — de décembre à janvier : petite saison froide. Ce cycle n’est bien entendu qu’approximatif et peut, d’une année à l’autre, présenter certaines variations comme le montre la figure 1 qui représente l’évo¬ lution, de la surface à 50 mètres de profondeur, des isothermes en fonction du temps, de janvier 1962 à novembre 1963. Nous compléterons ce bref exposé en précisant que, lorsque les eaux gui¬ néennes existent, on trouve, entre elles et les eaux océaniques, une masse d’eaux intermédiaires, d’épaisseur variable (de 100 à 10 mètres), de salinité élevée (pouvant atteindre 36 %(,) et de température comprise entre 24 et 18° C. Dans cette masse d’eau, la température varie habituellement rapidement avec la pro¬ fondeur, ce qui revient à dire que les eaux intermédiaires sont le siège d’une thermocline d’où le nom d’ « eaux de la thermocline » que leur a donné Berrit (1958). Quant au plateau continental, large de 55 km, il a un profil très régulier et une pente faible, de l’ordre de 0,2 %. Les sédiments qui le couvrent, jusqu’aux fonds de 100 mètres, sont essentiellement vaso-sableux ou vaseux, la fraction sablonneuse diminuant au fur et à mesure que l’on s’éloigne de la côte 111. Observations sur la biologie de Parapenaeopsis atlantica. Répartition b.vthymétrique et caractères du milieu correspondant. .\u cours de nos diverses pêches, nous avons rencontré P. atlantica depuis la côte (mais jamais en lagune) jusqu’à 50 et même parfois 60 mètres de pro¬ fondeur mais jamais au-delà. l. Nous sommes heureux de pouvoir remercier ici MM. Baudin-Laurencin et Gheno à qui nous devons les échantillons des S.V.N. et M. Daget qui a revu notre manuscrit et nous a indiqué de nom¬ breuses modifications à y apporter. ■J. Pour des données plus précises sur la sédimenlologie du plateau continental, consulter Poi.nsakd et Tro.vdeg (1967), pp. 75-77. Profondeur en mèfres F] Variation des températures, au large de Pointe-Noire, au-dessus des fonds de 50 mètres et poids (en kg) de crevettes débarqués. — 556 — A ces fonds correspondent, comme nous l’avons vu précédemment, des sédi¬ ments vaseux ou vaso-sableux. Bien que nous manquions de données précises, la répartition bathymétrique citée ci-dessus paraît relativement stable au cours de l’année malgré les chan¬ gements de saison. Ceci revient à dire que P. aûantica fréquente les eaux gui¬ néennes, moins souvent les eaux de la thermocline, rarement mais parfois la zone supérieure des eaux océaniques Ceci revient encore à dire que P. atlan- tica se trouve dans des eaux de température toujours au moins égale à 16° C et souvent beaucoup plus élevée (jusqu’à 29° C), la salinité de ces mêmes eaux pouvant être comprise entre 32 et 36 %o. D’après les résultats des S.V.N., il semblerait que la densité de la population de P. aûantica ne varie guère entre 15 et 40 mètres comme le montre le tableau 1. L’influence de la saison ne doit pas intervenir dans ces résultats, sauf dans le cas de la S.V.N. 2 qui a été faite en pleine saison froide, alors que toutes les autres ont eu lieu en période de transition (passage de la saison froide à la sai¬ son chaude). Tableau 1. — Rendements horaires moyens en nombre DE CREVETTES OBTENUS LORS DES S.V.N. S.V.N. , î Profondeur (m) Date Nombre d’heures de chalutage ' Rendement horaire moyen en nombre de crevettes 11 15 26-27/10 5 843 12 15 28-29/10 5 627 13 15 3-4/11 5 698 14 15 5-6/11 5 579 2 40 31/8-1/9 4 494 9 40 30/9-1/10 6 776 10 40 21-22/10 5 644 Les résultats des assez nombreuses pêches faites sur le plateau continental en dehors des S.V.N. semblent indiquer toutefois, pour l’ensemble de l’année, des rendements maximaux en poids (seule mesure alors relevée) s’obtenant surtout dans la zone comprise entre 15 et 30 mètres de profondeur ; au delà les rendements paraissent décroître plus ou moins doucement jusqu’à 40 mètres, très rapidement ensuite. Une répartition a peu près semblable paraît avoir été observée en Côte d’ivoire (Troadec, 1968). Répartition des tailles en fonction de la profondeur. Nous avons analysé les données obtenues avec la senne de plage et, lors des S.V.N., avec le chalut à poissons gréé avec une double poche extérieure. 1. Durant la S.V.N. 2 où 4 traits d’une heure ont fourni 1.978 crevettes, la température n’était que de 16,2° C. D’un autre côté, l’influence bénéfique de l’élévation de la température de l’eau sur les rendements est montrée par les résultats de la S.V.N. 9. Durant cette S.V.N., une arrivée d’eau chaude vers 23 h. 00 a fait monter la température de 17,5° à 20,7° C, le rendement horaire moyen calculé sur 3 heures de irait est alors passé de 503 à 1.050 crevettes, — 557 — La figure 2 montre les résultats obtenus. Pour interpréter les courbes, il faut toutefois se souvenir que : — la senne, à mailles de taille moindre, doit mieux retenir les petites cre¬ vettes, — les courbes données pour les captures faites avec la senne rassemblent des pêches effectuées à des moments très divers de l’année (de mai à novembre), au contraire les pêches faites sur les fonds de 40 mètres ont toutes eu lieu entre le 31 août et le 22 octobre, celles faites sur les fonds de 15 mètres entre le 26 octobre et le 6 novembre. Ceci posé, il semble bien ressortir des courbes de la figure 2 que, dans toute Faire étudiée, on rencontre des crevettes de presque toutes les tailles, les plus grosses (carapace > 31 mm) ne semblant pas, toutefois, se trouver sur les fonds de 0 à 2 mètres mais étant très abondantes sur les fonds de 15 mètres et vrai¬ semblablement dès quelques mètres de profondeur. Les petites crevettes (carapace < 15 mm) paraissent nettement plus abondantes sur les très petits fonds qu’un peu au large, mais le phénomène est certainement accentué, sur nos courbes, d’une part par la différence de sélectivité existant, pour les petites tailles, entre la senne et le chalut à double poche, d’autre part par l’étalement dans le temps des captures faites à la senne Tailles des mâles et des femelles. Variations du sex-ratio. La différence de taille, habituelle chez les crevettes, entre les mâles et les femelles s’observe très nettement chez P. atlantica. Les histogrammes et les courbes des figures 2 et 4 le montrent ; on y voit que, si les femelles peuvent avoir une carapace atteignant 37 mm, chez les mâles la taille maximale obser¬ vée est de 25 mm. Les proportions des mâles par rapport au.x femelles, observées au cours des différentes pêches, figurent dans le tableau 2. Malgré de très fortes variations d’un trait de chalut à l’autre, l’ensemble des pêches sur fonds de 15 mètres donne un sex-ratio moyen assez voisin de celui obtenu à partir des pêches faites à 40 mètres (78,9 pour 15 mètres et 88,9 pour 40 mètres) et indiquant une nette prédominance des femelles dans les captures. Près de la côte, comme nous l’avons vu précédemment, la proportion d’individus de petite taille est vraisemblablement supérieure à celle existant sur les fonds de 15 à 40 mètres et, comme les mâles sont plus petits que les femelles, une plus grande proportion d’entre eux a dû échapper aux coups de senne. Ceci pourrait expliquer la faible valeur du sex-ratio observé (17,6 pour 0-2 mètres). La connaissance des courbes de sélectivité des différents engins utilisés serait indispensable pour arriver à une estimation correcte du sex-ratio pour l’ensemble de la popuation. 1. (>f. aussi en faveur du décalage de distribution noté, les histogrammes « Senne » et « S.V.N. » de la figure h dont certains ont été faits à la meme époque de l’année. — 559 — Variation de la répartition des tailles EN FONCTION DE l’hEURE DE CAPTURE. Il est intéressant d’essayer de voir si la répartition des tailles varie suivant l’heure de capture, ce qui pourrait avoir pour origine un cycle quotidien, soit de migration bathymétrique soit d’activité, différent suivant les tailles. Compte tenu du petit nombre d’échantillons dont nous disposons, nous n’avons pu essayer de distinguer une variation qu’entre les traits de jour et les traits de nuit. Le tableau 3 donne les résultats obtenus sur les fonds de 15 mètres. La simi¬ litude de la composition, en pourcentage de taille, des échantillons est frappante et semble bien montrer qu’aucune migration et aucun cycle d’activité différen¬ tiels n’existent. Tableau 2. — Sex-ratio lors des pêches faites a la senne ET AU CHALUT A DOUBLE POCHE. î 1 i Nombre 1 Nombre Engin (le pêche total de spécimens 0/ JïL /o ç Engin de pêche total de spécimens ¥ 1 Senne 272 i 9,2 w Chalut à dd. poche 337 72,8 Vi )) 221 21,8 )) 468 17,0 U )) 296 10,0 s )) 378 38,4 g » 146 15,8 LO » 876 121,7 » » 327 566 20,2 29,8 3) 836 143,7 )) 212 25,4 )) 517 303,9 )) 416 8,9 )) 695 81,9 70 ' 29,6 122,3 Chalut à dd. poche 881 111,2 « )) yu 1 696 5 )) 1149 172,2 4» )) 1303 144,0 -5 )) 576 31,8 fi )) 428 18,5 O «4M O ÏH )> » 609 1004 42,2 146,6 ««M O U CA 03 b. )) )) 459 621 13.8 19.8 )) 623 117,8 '03 )) 732 48,1 «3 03 M 616 79,0 S » 1116 146,3 ' 433 58,0 )) 406 33,5 » 557 70,5 » 760 122,9 )) 812 90,6 )) 946 146,9 Tableau 3. — Répakïition des tailles, de jour et de nuit, AU-DESSUS DES FONDS DE 15 METRES. Longueur de la carapace (mm) 6 e 9 9 Nombre de spécimens Fréquence en % Nombre de spécimens Fréquence en % Nombre de spécimens Fréquence en % Jour Nuit Jour Nuit .Jour Nuit .Jour Nuit Jour Nuit J OUI* Nuit 10-12 . 15 47 0,3 0,6 3 11 0,1 0,2 12 36 0,4 1,1 12-14 . 178 244 3,2 3,3 21 37 0,7 0,8 157 207 6,5 6,7 14-10 . 753 952 13,8 13,0 51 62 1,6 1,4 702 890 29,1 29,1 16-18 . 1183 1571 21,8 21,4 54 104 1,7 2,4 1129 1467 46,8 47,9 18-20 . 480 554 8,8 7,5 98 108 3,2 2,5 382 436 15,8 14,2 20-22 . 254 305 4,6 4,1 229 282 7,5 6,6 25 21 1,0 0,6 22-24 . 419 616 7,7 8,4 418 616 13,8 14,4 1 24-26 . 648 949 11,9 12,9 648 949 21,4 23,3 26-28 . 715 1018 13,1 13,9 715 1018 23,6 23,9 28-30 . 486 664 8,9 9,0 486 664 16,1 15,6 30-32 . 215 304 3,9 4,1 215 304 7,1 7,1 32-34 . 65 86 1,1 1,1 65 86 2,1 2,0 1 34-36 . 13 12 0,2 0,1 13 12 0,4 0,2 36-38 . 1 1 — — 1 1 — ! Total . 5425 7323 3017 1 4254 2408 3057 Variations des rendements de la pèche au chalut. A) Variations saisonnières. Sur la figure 1 nous avons noté les captures de crevettes coininercialisées, de janvier 1962 à novembre 1963, par un armement de la place. Ces captures sont composées, pour la presque totalité, par P. atlantica, sauf de juin à août où elles renferment une faible proportion de Penaeus duoraruin. Les poids débarqués ne présentent pas de variations très significatives au cours de l’année sauf de septembre-octobre à décembre où ils sont en nette augmentation. En comparant, comme cela a été fait sur la figure 1, les poids de crevettes débarqués et les variations de la température de l’eau au-dessus des fonds, on constate que l’augmentation notée correspond très exactement à la petite saison chaude. Ce phénomène, dont nous ignorons actuellement la cause, a également été observé en Côte d’ivoire (Troadec, 1968). B) Variations nycthémérales. La figure 3 donne une représentation synoptique, faite d’après Baudin- Laurencin (1967), des rendements obtenus au cours des S.V.N. et de la répar¬ tition des traits au cours de chaque journée de pèche. 561 Coucher du soleil Minuit Lever du soleil Fig. 3. — Reiidemeiils (en nombre d’individus) obtenus au cours des S.V.N. et répartilion des traits au cours de la journée. S.V.N. 2 ; 40 m, 31 aout-l^’*’ sept. — S.V.N. 0 : 40 ni, 30 sept.-l‘^’'oct. — S.V.N. 10 : 40 m, 21-22 oct. — S.V.N. 11 : 15 m, 20-27 ocl. — S.V.N. 12 : 15 m. 28-20 oct. — S.V.N. 13 : 15 m, 3-4 nov. — S.V.N. 14 : 15 m, 5-0 no\-. - 562 Sur cette figure, les hauteurs des rectangles sont proportionnelles aux prises (en nombre d’individus), les bases, toutes égales, représentent le temps de cha¬ lutage (une heure). Les rectangles, correspondant aux pêches effectuées aux environs de midi et minuit, sont placés arbitrairement suivant les besoins de la représentation ; ceux correspondant aux pêches effectuées avant et après le lever et le coucher du soleil sont disposés de part et d’autre de verticales, à des distances proportion¬ nelles au temps séparant les traits de chalut du lever et du coucher du soleil. Ce tableau porte sur un trop petit nombre de chalutages pour que l’on puisse espérer arriver à des conclusions bien valables. On peut surtout remarquer que, d’une façon générale, les rendements sont le plus souvent très variables (la S.V.N. 12 faisant exception) et que la pêche semble pouvoir se faire aussi bien de jour que de nuit, les rendements moyens de nuit étant toutefois, peut- être, légèrement supérieurs à ceux de jour (725 contre 655 pour l’ensemble des chalutages). Signalons enfin, toujours dans le chapitre des variations nycthémérales, que lors des trois S.V.N. pour lesquelles nous avons les résultats de deux traits encadrant l’aube, celui qui la précède a été plus productif que celui qui la suit. Le phénomène a déjà été signalé à plusieurs reprises pour d’autres espèces, la fin de la nuit semblant amener un regain d’activité chez beaucoup de cre¬ vettes. Vitesse de croissance. La figure 4 donne les histogrammes des échantillons récoltés avec des filets à petites mailles (senne et chalut à double poche). Seules certaines séries de ces histogrammes, en particulier celles qui résul¬ tent de pêches sulfisamment espacées dans le temps et pour lesquelles la dis¬ tribution initiale n’a pas été trop masquée par des arrivées prolongées de jeunes, paraissent utilisables pour un essai d’évaluation de la vitesse de croissance. Le tableau 4 indique les séries d’histogrammes retenues pour les mâles d’une part et les femelles de l’autre. La croissance des femelles, qui ont une distribu¬ tion de tailles plus étalée, a été plus facile à suivre ; en particulier la série des pêches à la senne faites en septembre, octobre et novembre 1963 fournit de bons éléments, une arrivée importante de jeunes, peu étalée dans le temps, s’étant produite en septembre. Les distributions étant visiblement unimodales, les croissances ont été cal¬ culées au moyen de la moyenne arithmétique des échantillons et estimées gra¬ phiquement en suivant le déplacement du mode. L’évaluation ainsi obtenue est faussée du fait que nous ignorons la sélectivité de la senne et que les moyennes arithmétiques calculées sont certainement supérieures aux moyennes réelles, et ceci d’autant plus que les échantillons sont formés d’individus de plus petite taille. 11 en est de même en principe du mode, mais ici le mode à 10 mm des coups de senne du 10 mai et du 9 septembre est si marqué qu’il semble bien correspondre à la réalité. Il s’ensuit que, dans le cas qui nous intéresse, l’appré¬ ciation de la croissance par le mode doit donner une meilleure approximation que celle faite par la moyenne. La croissance mensuelle moyenne de la longueur de la carapace ])ourrait donc être év'aluée à 2,5 mm jiour les femelles dont la carapace a une taille coin- 564 prise entre 10 et 20 mm et 1,5 mm pour les mâles dont la carapace mesure de 10 à 16 mm, ce qui correspond à une augmentation mensuelle de la longueur totale d’environ 11,5 et 7mm Ces chiffres ne sont bien entendu qu’approxi¬ matifs. La vitesse de croissance doit en effet varier d’une part avec la taille des individus, même dans les limites que nous avons données, la courbe de crois¬ sance étant asymptotique, d’autre part avec la température de l’eau, tempé¬ rature qui, dans la région de Pointe-Noire, à la côte, peut osciller entre 17 et 30° C. Tableau 4. — Vitesse de croissance. 1 ! Date de la peche 1 Nombre de jours séparant la pêche de la précédente Croissance de la eaiapace 1 depuis la pêche précédente 1 ^ Croissance mensuelle de la carapace calculée d’après la moyenne | arithmétique; (mm) ! estimée I d’après le j 1 mode (mm) j 1 calculée d’après la moyenne arithmétique (mm) estimée d’après le mode (mm) 1 ? 3 ? 3 Ç 3 $ cî 10 mai 1963 . 1 _ _ 3 juil. 1963 . 55 4,9 2,4 6 3 2,7 1,3 3 1,6 3 sept. 1963 . — - 1 — __ : — — 1 — — 9 oct. 1963 . 1 36 2,5 1,4 2 2,1 1,2 2,5 1,6 22 nov. 1963 . 44 2,8 - ' 4 — 1,9 1 - 2,7 — 3 juin 1964 . _ — i - — - 1 ' - — — 7 juil. 1964 . 44 3,1 4 i - 1 _ 1 2,1 2,7 IV. Observations biométriques sur Parapenaeopsis atlantica. Relation entre la longueur de la carapace et la longueur totale. La seule mesure précise et commode pour caractériser la taille d’une cre¬ vette est la longueur de sa carapace, mesurée du bord postérieur au fond de l’orbite. La mesure de la longueur totale, de la pointe du rostre à l’extrémité du telson, est en effet à proscrire car elle ne peut être relevée que sur des spé¬ cimens intacts, or lors des pêches faites au chalut beaucoup de crevettes ont leur rostre cassé, et est sujette à d’assez grandes variations suivant la façon dont l’abdomen est étiré lors de la mesure. Si la longueur de la carapace est la seule mesure précise et commode possible, il est cependant utile d’établir la relation existant entre la longueur de la cara¬ pace LC et la longueur totale LT. l. Voir le chapitre iv de la j)résente note. 565 - Cette relation, dans le cas de P. atlantica, peut s’exprimer de façon satisfai¬ sante par l’équation : LT = — 8,351 + 5,935 LC — 0,043 LC^ établie à partir de 502 observations et où LT et LC sont exprimées en milli¬ mètres. Cette équation donne une estimation correcte, à 3 millimètres près, de la longueur totale en fonction de la longueur de la carapace. On voit que la carapace croît un peu plus rapidement que la longueur totale. Cette allométrie est vraisemblablement en liaison avec le fait que la surface respiratoire des branchies, logées sous la carapace, croît en liaison avec le volume du corps et non pas avec la longueur totale. Relation entre la longueur totale et le poids total « P ». Les équations des droites de régression de log P en log LT ont été calculées pour les mâles, les femelles, et l’ensemble des deux. On a obtenu : Mâles : log P = — 4,570 + 2,652 log LT avec N = 148 r = 0,980 Femelles : log P = — 4,915 + 2,848 log LT avec N = 354 r = 0,990 Mâles et femelles : log P = — 4,944 + 2,861 log LT avec N = 502 r = 0,991. Tableau 5. — Relations taille/poids chez Parapenaeopsis atlantica. Longueur de la carapace (mm) Longueur totale (mm) Poids total (g) Poids de la queue (g) 8.0 36 0.4 0.3 8.5 39 0.5 i 0.3 9.0 42 1 0.4 9,5 44 1 0.4 10.0 47 1 0.5 10.5 49 1 1 11.0 52 1 1 11.5 54 1 1 12.0 57 1 1 12.5 59 1 1 13.0 62 2 1 13.5 64 2 1 14.0 66 2 1 14.5 69 2 1 15.0 71 2 1 15.5 73 2 2 16.0 76 3 2 16.5 78 3 2 36 566 Longueur de la carapace (mm) Longueur totale (mm) Poids total (g) Poids de la queue (g) 17.0 80 3 2 17.5 82 3 2 18.0 85 4 2 18.5 87 4 2 19.0 89 / 3 19.5 91 5 3 20.0 93 5 3 20.5 95 5 3 21.0 97 6 3 21.5 99 6 4 22.0 101 6 4 22.5 103 7 4 23.0 105 7 4 23.5 107 7 4 24.0 109 8 5 24.5 111 8 5 25.0 113 9 5 25.5 115 9 5 26.0 117 9 6 26.5 119 10 6 27.0 121 10 6 27.5 122 10 6 28.0 124 11 7 28.5 126 12 7 29.0 128 12 7 29.5 129 13 8 30.0 131 13 8 30.5 133 14 8 31.0 134 14 8 31.5 136 15 9 32.0 137 15 9 32.5 139 16 9 33.0 141 17 10 33.5 142 17 10 34.0 144 18 10 Dans ces équations P est exprimé en grammes et LT en millimètres. N est le nombre d’observations, r le coefficient de corrélation. Les écarts-types n’ont pas été calculés. Pour la dernière équation, si l’on compare graphiquement les poids observés pour les diverses longueurs et les poids théoriques correspondants calculés d’après la dernière équation (mâles et femelles), on peut admettre que celle-ci exprime de façon très satisfaisante la relation étudiée pour les spécimens dont la longueur totale ne dépasse pas 120 mm, au delà l’erreur peut atteindre un gramme. Relation entre la longueur totale et le poids de l.a queue « PQ ». Trois équations ont également été établies suivant les mêmes principes que pour le poids total. 567 Üii a obtenu : Mâles : log PQ = — 4,583 + 2,555 log LT avec N = 148 r = 0,939. Femelles : log PQ = — 4,982 + 2,773 log LT avec N = 354 r = 0,988 Mâles et femelles : log PQ = — 4,941 + 2,752 log LT avec N = 502 r = 0,989. De même que dans la série précédente, l’équation commune aux mâles et aux femelles est très satisfaisante pour les spécimens mesurant jusqu’à 120 mm, au delà l’erreur peut être d’un demi gramme. Il convient, en outre, de signaler que toutes les équations ci-dessus sont rela¬ tives à des spécimens capturés en mai, juin et juillet et qu’il est possible que les relations taille/poids varient légèrement durant l’année. V. Conclusions. Malgré leur caractère très fragmentaire, il ressort des différentes observations faites dans la région de Pointe-Noire que Parapenaeopsis ailantica : — est une crevette côtière ne semblant jamais se rencontrer à plus de 60 mètres de profondeur et surtout abondante de 10-15 mètres à 30-40 mètres, — fréquente surtout les eaux chaudes mais peut, au moins à certaines épo¬ ques de Tannée (saison froide), se trouver dans des eaux ne dépassant pas 16° C, — se trouve sur les fonds vaseux ou vaso-sableux, — effectue sa croissance entièrement en mer et ne pénètre jamais dans les lagunes, — ne présente pas de répartition bathymétrique très nette en fonction de la taille, bien que les petites tailles soient mieux représentées à la côte qu’au large, — ne paraît pas présenter de répartition bathymétrique différente pour les mâles et les femelles, — a une croissance mensuelle moyenne qui peut être évaluée, en augmenta¬ tion de longueur de la carapace, à 2,5 mm pour les femelles dont la carapace a une taille comprise entre 10 et 20 mm et 1,5 mm pour les mâles dont la cara¬ pace mesure de 10 à 16 mm, ce qui correspond à une augmentation de la longueur totale de 11,5 et 7 mm. Du point de vue des rendements de la pêche au chalut on note : — des rendements maximaux, semble-t-il, durant la petite saison chaude, — une grande variabilité dans les rendements au cours d’une même journée, — l’absence de prédominance nette entre les rendements de jour et ceux de nuit. 1. Williams, dans le rapport du Guinean Trawling Survey, signale P. ailantica à plusieurs reprises jusqu’à 200 mètres de profondeur ; il s’agit, sans aucun doute, d’erreurs de détermination, l’espèce ayant vraisemblablement été confondue avec Parapenaeus longirostris (Lucas). 568 Sur le plan de la biométrie, des relations ont été calculées donnant la lon¬ gueur de la carapace, le poids total et le poids de la queue en fonction de la longueur totale. Summary. Incomplète information based on observations made at Pointe-Noire indicates that Parapenaeopsis atlantica is a Coastal marine sbrimp never encountered deeper than 60 meters and most common between 10-15 meters and 30-10 meters. Itlives principally in warm water, but may be found at least in certain seasons in waler as cold as 16° C. P. atlantica inhabits muddy or sandy-nmd bottoms, and never occurs in brackish water lagoons. This shrimp does not show a clear distribution of sizes with depth, although the smaller sizes may be more abundant eloser to shore. There is no clear-cut différence in depth distribution of males and females. Monthly growth is estimated as 2.5 mm (carapace length) for females with carapace lengths between 10 and 20 mm, and 1.5 mm (carapace length) for male with carapace lenghts between 10 and 16 mm. These values correspond approximatcly to growth in total length of 11.5 and 7 mm per month. Relations were calculated between carapace length, total length, total weight and weight of the “ tail ”. Experimental fishing shows that there is a great variation in catches made the same day in the same area, and that there is no clear-cut différence between day and night catches. From the commercial fishing it would seem that maximum trawl catches are made in the short warm season. BIBLIOGRAPHIE BAUDiN-LAunENCiN, F., 1967. — Études des poissons benthiques du plateau con¬ tinental congolais. 2° partie : la sélectivité des chaluts et les variations nycthé¬ mérales des rendements dans la région de Pointe-Noire. Cah. ORSTOM, sér. Océanogr., 5, n° 1, pp. 85-121, fig. 1-11. Berrit, g. R., 1958. — Les saisons marines à Pointe-Noire. Rull. information COEC, 10, pp. 335-360. PoiNSARD, F. et TnOAnEC, J. P., 1967. — Étude des iioissons benthiques du pla¬ teau continental congolais. 1°''° partie ; la radiale de Pointe-Noire. Cah. ORSTOM, .sér. Océanogr.. 5, n° 1, pp. 69-84, fig. 1-4. XHOAnEC, J. P., 1968. — Note sur le développement possible de l’exploitation des crevettes en Côte d’ivoire. Doc. scient, proo. Centre Recherches océanogr. Abidjan, no 20. 17 p., 2 pis. Williams, F., 1968. — Report on the Guinean Trawling Survey. O.WjSTRC Pnh., no 99, vol. 1, 828 p., fig. 1-22. A cette bibliographie, utilisée dans notre note, on peut ajouter les titres suivants où il est traité de P. atlantica. Balss, h., 1914. — Diagnosen neiier Macruren der Valdivia-Expedition. Zool. Anz., 44, pp. 592-599. Balss, H., 1916. — Decapoda Macrura und Anomura (ausser Fam. Paguridae). In Michaelsen, « Beitr. Kenntnis Meeresfauna Westafrika », 2, pp. 13-46, fig. 1-16. Balss, H., 1925. — Macrura der Deutschen Tiefsee-Expedition. 2. Natantia, Teil A. IFiss. Ergehn. Valdivia Exp., 20, pp. 217-315, 75, pl. 20-28. fig. 1- 569 Crosnier, a. avec la collaboration de Marteau, J., Berrit, G. R. et Stauch, A,, 1964. — Fonds de pêche le long de la République fédérale du Cameroun. Cah. ORSTOM, sér. Océanogr., n*^ spécial, 133 p., 9 pl., 9 cartes dont 2 h. t. Crosnier, A. et Berrit, G. R., avec la collaboration de Marteau, J., 1966. — Fonds de pêche le long des côtes des Républiques du Dahomey et du Togo. Cah. ORSTOM, sér. Océanogr., suppl. vol. IV, n° 1, 144 p., 23 fig., 7 pl., 2 cartes h. t. Crosnier, A. et de Bondy, F]., avec la collaboration de Lefevehe, S., 1967 (1968). — Les crevettes commercialisables de la côte ouest de l’Afrique inter-tropicale. Etat de nos connaissances sur leur biologie et leur pêche en juillet 1967. Init. Doc. teck. ORSTOM, 1, 60 p.. hg. 1-16, 10 pl. h.-t. Holthuis, L. b., 1952. — Crustacés Décapodes, Macrures. Rés. scient. Exp. océa~ nogr. Eaux côtières afric. Allant. Sud (1948-1949), 3, n® 2, pp. 1-88, fig. 1-21. ScHMiTT, W. L., 1926. — The Macruran, Anomuran and Stomatopod Crustaceans Collected by the American Muséum Congo Expédition, 1909-1915. Bull. amer. Mus. nat. Hist., 53, n^ 1, pp. 1-67, fig. 1-75, pl. 1-9. ViLLELA, H., 1949. — Crustâceos décapodes e estomatôpodes da Guiné portuguesa. Ann. Jt. Invest. colon. Lisboa, 4, pp. 47-70, fig. 1-17. BULLETIN BU MUSÉUM NATKLNAL BTIISTOIRE NATURELLE 2*’ Série — Tome 4Ü — N^^ ;î, l'JGS, pp. 570-573. COPÉPODES DE LA RÉUNION III. BRIANOLA CURVIROSTRIS N. SP. Par B. BOZIC Huit exemplaires femelles appartenant à cette espèce étaient le seul maté¬ riel trouvé dans la prise M 155 de la station Murumbé. Un seul individu était ovigère. L’étude morphologique a été basée sur la dissection de plusieurs échan¬ tillons, tous ayant été plus ou moins abîmés par suite d’une mauvaise conser¬ vation. Taille : environ 0,70 mm ; Rostre large, à extrémité arrondie et rabattue vers le bas (fig. 1, 1), offrant un aspect très caractéristique. Première antenne petite, à cinq articles qu’une forte contraction de cet appen¬ dice rend difficilement dénombrables ; ornementation constituée de fortes épines et de soies nombreuses et enchevêtrées (fig. 1, 1). Deuxième antenne : exopodite à sept articles portant en tout huit soies (fig. 1, 2). Mandibule : exopodite constitué d’un article, endopodite de deux (fig. 1, 3), Appendices P 1-P 4 : les deux rames sont triarticulées, l’interne étant par¬ tout la plus longue. Des prolongements spiniformes ornent les angles inférieurs externes des articles. Le premier article de l’endopodite P 4 porte une épine interne caractéristique, l’article distal de l’exopodile n’a qu’une courte soie interne, les trois autres phanères étant des épines (fig. 2, 1-3). La formule sétale est la suivante : ex. end. PI . . 0 1 2.2.2 1 1 3.2.1 P 2 . . 0 1 1.2.1 1 1 2.2.1 P 3 . . 0 1 1.2.1 1 1 1.2.1 P 4 . . 0 0 1.2.1 1 0 1.2.1 P 5 : réduite à quatre soies fines, (fig. 2, 4). Segment génital ; vestige de suture du côté dorsal, champ génital proéminent à ornementation assez complexe et garni de six courtes soies, (fifg. 1, 4). Opercule anal orné d’un peigne de huit spinules minces et allongées. Furca : branches légèrement divergentes, environ 2,5 fois plus longues que larges. Pas d’ornementation à leur surface, (fig. 1, 5). Position sytématique. — .T’ai classé cette espèce dans le genre Brianola ■Monard d’après l’ensemble de ses caractères, notamment d’ajirès la slriictiire de l’opercule anal qui chez les autres Canüui.lidah n’est généralement pas 572 orné. La diagnose du genre proposée par Lang et qui est basée sur la descrip¬ tion — fort incomplète — de l’espèce stebleri Monard qui était seule connue jusqu’à présent, devrait être modifiée en ce qui concerne le nombre d’articles de l’exopodite de la deuxième antenne qui est de six chez B. stebleri, de sept chez B. curvirostris. Cela ne représente pas un obstacle majeur, car les exemples ne manquent pas, dans d’autres familles, d’un nombre différent d’articles des exopodites A 2 chez différentes espèces à l’intérieur d’un même genre. Fig. 2. — Brianola curvirostris n. sp. 1. P 1 ; 2, P 3 ; 3, P4 ; 4, P 5. En plus de ce caractère B. curvirostris se distingue de la première espèce par les traits suivants : chétotaxie des P 1 et P 5, avec six phanères aux deux rames de la P 1 au lieu de 5 et 4 et avec 4 soies au lieu de 5 à la P 5 ; opercule anal — 573 — orné d’un peigne de longues spinules au lieu d’une frange de spinules normales ; furca plus courte et sans ornementation. La structure et la chétotaxie de l’exo- podite A 2 ainsi que le nombre de phanères des P 1 sont plus promitifs par rapport à B. stebleri. 11 est dommage que Monard n’ait pas donné une description du rostre chez B. stebleri, ce qui aurait falicité les comparaisons. Je noterai que la description du rostre (jue donne Vervoort chez Ifanella chacei (1964), s’applique exacte¬ ment à la présente espèce : « ... dorsally a big triangular plate with rounded apex ; in latéral aspect it appears to be slightly curved, pointing forward and very slightly downward, reaching halfway to 3rd antennular segment. » L’espèce stebleri, décrite d’abord de Sète, retrouvée ensuite par le même auteur à Roscoff, puis sur les côtes africaines de la Méditerranée, semble être méditerranéenne et atlantique, et Petkovski, seul auteur qui l’ait retrouvée après Monard, la signale sur les côtes du Portugal (1964) en la considérant comme rare. Avec B. curvirostris, la répartition du genre se trouve étendue plus loin, dans la région du Pacifique. BIBLIOGRAPHIE Bozic, B., 1964. — Copépodes Harpacticoïdes et Cyclopoïdes de la Réunion II. Plage St. Pierre. Bull. Mus. Nat. Hist. Nat., 36, pp. 481-499. Lang, K., 1948. — Monographie der Ilarpacticiden. Stockholm. Monard, A., 1926. — Note sur la faune des harpacticides marins de Cette. Arch. Zool. Exp. Gén., 5, 65, pp. 39-54. — 1935. — Études sur la faune des harpacticides marins de Roscolî. Trav. Stat. Biol. Uoscofj, 5, 13, pp. 5-88. — 1935. — Les Harpacticoïdes marins de la région de Salammbô. Bull. Stat. Océanograph. Salammbô, 34, pp. 1-94. — 1937. — Les Harpacticoïdes marins de la région d’Alger et de Castiglione. Bull. Stat. Aquic. Pêche Castiglione, 2, pp. 45-85. Petkovski, T., 1964. — Zur Kenntnis der Harpacticiden Portugais (Crustacea, Copepoda). Lunds Univ. Arsskrift, N. F. Avd. 2, 59, 22 p. Vervoort, W., 1964. — Free-living Copepoda from Ifaluk Atoll in the Caroline Islands. Smithson. Inst., U. S. Nat. Mus. Bull. 236. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2® Sûrie — Tome 40 — N° 3, 1968, pp, 574-584. MOLLUSQUES RÉCOLTÉS PAR M. R. HOFFSTETTER SUR LES COTES DE U ÉQUATEUR ET AUX ILES GALAPAGOS. SEMELIDAE ET DON ACID AE Par Michèle CAUQUÜIN L’étude des Semelidae et des Donacidae fait suite à celle des Tellinidae pré¬ cédemment publiée Ce travail a été largement facilité par les publications de M. Hoffstetter (1954, Moluscos subfosiles de los estanques de sal de Salinas, Bol. Informac. Cientific. Nacionales, n° 62 à 65, Quito) et les déterminations de M. Hoffstetter, M. Chavan, M. Hertlein. Les collections examinées ont été rapportées et généreusement offertes au laboratoire de Malacologie du Muséum de Paris par M. Hoffstetter à la suite de ses Voyages sur les côtes de l’Equateur et des Iles Galapagos. H. Famille Semelidae Dali, 1886. A. Genre Semele Schumacher, 1817. 1. Semele elliptica (Sowerby, 1833). 1833. Amphidesma ellipticum 1833. — — Sow. 1853. — _ _ 1944. Semele elleptica (Sow) 1954. — — — 1961. — _ — 1961. — — — Sowerby, Proc. Zool. Soc. London, p. 200. Sowerby, Conch. Illust., n“ 6, fig. 17. Reeve, Conch. Icon., vol. 8, Amphidesma, pl. 5, fig. 31. Smith, Panamic Marine Shells, p. 62, fig. 208. Hoffstetter, Moll, subfosiles de los estanques de sal de Salinas, p. 61. Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, p. 362, pl. 64, fig. 5. Keen, Sea Shells of Tropical West Ame¬ rica, p. 196, pl. 480. I.as Conchas et Esmcraldas. Connue de Panama à l’Équateur. I. Bull. Mus. llisl. Nat. Paris, 2“ sér., 40, 1968, n“ 1, pp. 1G7-185, fig. 1 et 2. 2. Semele flavescens Gould, 1851. 1851. Amphidesma flavescens 1852. — proximnm 1853. — flavescens Gould 1853. — proxinta C. B. Ad. 1853. Semele californica 1853. Amphidesma californica A. Ad. 1856. — imoximum C. B. Ad. 1891 Semele proxima C. B. Ad. 1911. — californica A. Ad. 1924. — proxima C. B. Ad. 1948. — flavescens Gould 1949. — _ _ 1961. — _ 1961. — — _ Gould, Proc. Boslii Soc. Hist., vol. 4, 1>. 89. C. B. Ad.vms, Aiin. Lyceum Nat. Hist. New-York, vol. 5, pp. 513-547. Gould, Boston Journ. Nat. Hist., vol. 6, p. 392. Rekvk, Conch. Icoii., vol. 8, Amphidesma, pl. 3, fig. 20. A. Adams, Proc. Zool. Soc. London, p. 96. Reeve, Conch. Icon., vol. 8, Amphidesma, pl. 3, fig. 19. Hanley, Cat. Rec. Bivalve Shells, p. 341, pl. 12, fig. 5. Stearns, Proc. I.\ S. Nat. 51us., vol. 14, p. 313. Lamy, Journ. de Conchyl., vol. 61, n° 3, pp. 359-360. Olsson, Nautilus, vol. 37, n® 4, p. 129. Hoffstetter, Bol. Inf. Lient. Nac., vol. II, 11° 13-14, p. 80. Hertlein et Sthong, Zoologica, vol. 34, pt. 4, n® 19, pp. 242-243. Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, p. 362, pl. 64, figs. 4-4 b. Keen, Sea Shells of Tropical West Ame¬ rica, p. 196, pl. 481. Connue du Golfe de Californie au Pérou, Semele flavescens a été récoltée par M. Hoffstetter sur les côtes de l’Equateur dans les régions suivantes : Esme- raldas, Manta, Sta Elena, Libertad, Salinas. 3. Semele floreanensis,Soot-Ryen 1932. 1932. Semele floreanensis Soot-Ryen, Meddelser fra det Zoologiske Muséum, Oslo, n® 27, p. 322, pl. Il, figs. 11-12. l.ette espèce décrite par Soot-Ryen comme provenant des Iles Galapagos, y a été récoltée par M. Hoffstetter à Pile Baltra, et semble localisée à cet archipel. 4. Semele laevis (Sowerby), 1833. 1833. Amphidesma laeve Sowerhy, Proc. Zool. Soc. London, p. 199. 1833. — — Sow. Sowerby, Conch. Illiist., n® 22, pl. 18, fig. 6. 1853. — — — Reeve, Conch. Icon., vol. 8, Amphidesma, pl. 7, fig. 50. 576 — 1949. Seniele laevis (Sovv.) 1954. _ _ _ 1961. _ _ — 1961. _ _ _ Hertlein et Strong, Zoologica, vol. 34, pt. 4, n° 19, p. 245. Hoffstetter, .Moll, subfosiles de los estanques de sal de Salinas, p. 61. Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, p. 361, pl. 64, fig. 6. Keen, Sca Shells of Tropical West Ame¬ rica, p. 198, pl. 487. Semele laevis, commune sur les côtes de l’Équateur, se rencontre du Guatémala au Pérou ; nous possédons cinq valves sans connaître leur lieu de récolte exact, mais M. Hoffstetter nous dit qu’elle existe communément dans la région de Atacames (1954, Moll, subfosiles de los estanques de sal de Salinas, p. 61). 5. Semele nuculoides (Conrad, 1841). 1841. Amphidesma nuculoides 1863. Abra nuculoides Conr. 1889. Semele — — 1900. — nuculoidea — 1902. — nuculoides — 1954. — — — Conrad, Amer. Jour. Sci., vol. 41, p. 347. Conrad, Proc. Acad. Sci. Philadelphia, p. 574. Dall, Bull. U. S. Nat. Mus., vol. 37, p. 62. Dall, Tertiary Fauna of Florida, part. V, pp. 985-994. Dall et Simpson, Moll. Porto-Rico, Bull. U. S. Fish. Comm., vol. XX, p. 477. Hoffstetter, Moll, suhfosiles de los estanques de sal de Salinas, p. 61. Cette espèce récoltée en abondance à Atacames, figure aussi dans la faune subfossile de l’Équateur (Hoffstetter, 1954), ainsi que dans celle de la Flo¬ ride (Dall, 1900). 6. Semele rosea (Sowerby, 1833). 1833. Amphidesma roseum 1833. — — Sow. 1853. — — — 1870. — junosia 1914. — — Verril 1932. Semele tabogensis 1944. — — P. et L. 1949. _ _ — rosea (Sow.) Sowerby, Proc. Zool. Soc. London, p. 199. Sowerby, Conch. Illust., pl. 17, fig. 1. Reeve, Conch. Icon., vol. 8, Amphidesma, pl. 3, fig. 17. Verril, Amer. Jour. Sci. ser. 2, vol. 69, n» 146, p. 217. Lamy, .Jour, de Conchyl., vol. 61, n° 3, pp. 356-357. PiLSBRY et Lowe, Proc. Acad. Sci. Phi¬ ladelphia, vol. 84, pp. 91-92, pl. 12, figs. 5-5a-5b. Smith, Panamic Marine Shells, p. 63, fig. 800. Hertlein et Strong, Zoologica, vol. 34, pl. 4, p. 248. Hoffstetter, Moll, subfosiles de los estanques de sal de Salinas, p. 61, 1954. 577 1961. — jimonia Verril Kee?;, Sea Shells ot Tio])ical West Ame¬ rica, p. 198, pl. '186. 1961. — rosea (Sow.) Olsso.n, Paiiainic Pacific Pelecypoda, p. 366, pl. 6'i, fig. 7. Las Conohas, Salinas, Baie de Mania. Connue du Golfe de Californie au Pérou. 7. Semele sowerbyi Lamy, 1912. 1833. Amphidesnia purpurascens 1833. — — Sow. 1853. — — — 1912. Semele sowerbyi 1914. — — Lamy 1949. — _ _ 1961. — _ _ SowEiiBY (non Lamarck), Proc. Zool. Soc. London, p. 119. SowERBY, Conch. Illust., pl. 18, fig. 5. Reeve, Conch. Icon., vol. 8, Am phidesma, pl. 6, fig. 37. Lamy, Bull. Mus. Nat. Hist. nat. Paris, vol. 18, n° 3, p. 165. Lamy, Journ. de Conchyl., vol. 61, pp. 328- 352. Hertlein et Strong, Zoologica, vol. 34, pt. 4, p. 248. Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, p. 367, pl. 65, figs. 7-7a. Salinas. Connue de Panama à l’Équateur. 8. Semele sparsilineata Dali, 1915. 1915. Semele sparsilineata 1949. — -- Dali 1961. — — — 1961. — — — Sta Elena. Connue du Nicaragua à Dai.l, Proc. Acad. Nat. Sci. Philadelphia, vol. 67, p. 26. Herti.ein et Strong, Zoologica, vol. 34, pl. 4, pp. 247-248, pl. 1, fig. 8. Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, p. 363, pl. 66, fig. 7. Keen, Sca Shells ot Tropical West Ame¬ rica, p. 200, pl. 498. l’Equateur. 9. Semele venusta (Reeve, 1853). 1853. Amphidesnia oennsta 1853. Semele — 1914. — — A. A d. 1949. — — (Reeve) 1961. — _ _ Reeve, Conch. Icon., vol. 8, Amphidesma, pl. 1, fig. 3. A. Adams, Proc. Zool. Soc. London, p. 96. Lamy, Journ. Conch., vol. 61, p. 356. Hertlein et Strong, Zoologica, vol. 34, pt. 4, p. 248, pl. 1, fig. 13. Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, p. 370, pl. 66, figs. 1-la. Atacames. Connue du Mexique au Pérou. 578 - 15. Genre Cumingia Sowerby 1833. 1. Cumingia lamellosa Sowerby, 1833. 1833. Cuttnngia lamellosa Sowerby, Proc. Zool. Soc. London, p. 34. 1833. — coarctata Sowerby, ibid., p. 34. 1833. — trigonularis Sowerby, ibid., p. 35. 1873. — lamellosa Sow. Sowerby, (^onch. Icon., vol. 19, Cumin- gia, pl. 1, fig. 5. 1873. — trigonularis Sow. Sowerby, ibid., pl. 1, fig. 4. 1900. — lamellosa Sow. Dali., Terliary Fauna Florida, pt. V, p. 1001. 1949. — — — Hertlein et Strong, Zoologica, vol. 34, pt. 4, pp. 250-251. 1954. — — — . Hoffstetter, Moll, subfosiles de los estanques de sal de Salinas, p. 62. 1961. Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, p. 371, pl. 66, figs. lO-lOa, pl. 67, figs. 3- 3a. 1961. — — — Keen, Sea Shells of Tropical West Ame¬ rica, p. 202, fig. 508. Sta Elena ; Ile Baltra (Iles Galapagos). Espèce connue de la Basse Californie au Pérou. 2. Cumingia mutica Sowerby, 1833. 1833. Cumingia mutica 1873. — — Sow. 1914. _ _ - 1961. — — Sowerby, Proc. Zool. Soc. London, p. 34. Sowerby, Conch. Icon., vol. 19, Cumin¬ gia, pl. 1, fig. 3. Lamy, Journ. de Conchyl., vol. 61, p. 312. ÜLSSON, Panamic Pacific Pelecypoda, p. 372, pl. 66, fig. 4. La récolte de Cumingia mutica à Atacames étend vers le nord son aire d’expen¬ sion qui n’était connue, jusqu’alors, que du sud de l’Équateur au Chlii. Il semble que, vers le nord, les échantillons soient plus petits et possèdent une sculpture plus fine. C. Genre Leptomya A. Adams, 1864. Leptomya ecuadoriana Soot-Ryen, 1957. 1957. Leptomya ecuadoriana Soot-Ryen, Lunds Universitets Ars- skrift. N. F., Avd. 2, Bd. 53, n“ 10, pp. 10-11, fig. 2. Keen, Bull. Amer. Paleont., vol. 38, n« 172, p. 246, pl. 30, figs. 9-10, pl. 31, figs. 3-5-6. 1958. americana — 579 — l96i. ecuadoriana Sool-Ryen Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, Pl). 374-375, pl. 66, fig. 5, pl. 67, fig. 5. 1961. - - Keen, Sea Shells of Tropical West Ame¬ rica, p. 204, pl. 510. Connue de Panama au Pérou, eette forme a été récoltée à Las Piedras (Esme- raldas). Très voisine des espèces du genre Macunia et du genre Semele, elle porte les caractères des deux : absence de dents latérales comme les Maconia, et liga¬ ment entièrement et largement interne comme les Semele. III. Famille Donacidae Fleming, 1828. A. Genre Donax Linné, 1758. 1. Donax asper Hanley, 1845. 1845. Donax a-sper 1854. — — Hanl. 1866. — — — 1869. — (Ilecuba) asper Hanl 1881. — asper Hanl. 1909. — aspera — 1944. — asper — 1949. — — — 1954. — — — 1955. — — — 1961. — — — 1961. Hanley. Proc. Zool. Soc. London, pt. 13, p. 14. Reeve, Concli. Icon., vol. 8, Donax, pl. 2, fig. 12. SowERBY, Thés. Conch., vol. 3, p. 307, no 16, pl. 280, lig. 24. Romer, Donacidae, in Syst. Conch. Cab. Von Mart. et Cheinn., vol. 10, div. 3, p. 14, pl. 3, figs. 7-10. Rertin, Nouv. Arch. Mus. Hist. nat., S. II, pp. 80-81. ÜALL, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. 37, pp. 159-273, pl. 28, fig. 7. Smith, Panainic Marine Shells, p. 03, fig. 818. Hertlein et Strong, Zoologica, vol. 34, pt. 4, pp. 251-252. Hoffstetter, Moll, subfosiles de los estanques de sal de Salinas, p. 62. Hertlein et Strong, RuH. Amer. Mus. Nat. Ilist., vol. 107, art. 2, p. 202. Keen, Sea Shells of Tropical West Ame¬ rica, p. 184, pl. 443. Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, p. 343, pl. 59, figs. 1-ld. Atacames. Espèce connue du Mexique au Pérou. 2. Donax carinatus Hanley, 1830. 1843. Donax carinata Hanley, Proc. Zool. Soc. London, pt. 11, p. 5. 1813. — — Hanl. Hanley, Cat. Rec. Rivalve Shells, p. 84, pl. 14, fig. 28. — 580 — 1854. — — — 1855. — ciilminatus 1866. — carinatus Hanl. 1881. — _ — 1949. _ _ — 1954. _ _ — 1961. — — — Camarones, San Lorenzo. Ce Donax, être localisé dans les régions d’estuain de los estanques de sal de Salinas, p. 6 Reeve, Coiicli. Icoii., vol. 8, Donax, pl. 2, fig. 11. Cahpenter, Cat. .Mazatlan Shells, Brit. Mus., p. 43., SowERBY, Thés. Conch., vol. 3, Donax, p. 305, n° 2, pl. 280, figs. 4-5. Bertin, Nouv. Arch. Mus. Hist. nal., S. II, p. 80. Hertlei.n et Strong, Zoologica, vol. 34, pt. 4, p. 253, pl. 1, fig. 9. Hoffstetteh, Moll, subfosiles de los estanques de sal de Salinas, p. 62. Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, p. 342, pl. 60, figs. 4-4b. connue du Mexique au Pérou, semble (1954, Hoffstetter, Moll, subfosiles 3. Donax dentiferus Hanley, 1843. 1843. Donax 1843. — 1846. — 1854. — 1866. — 1881. — 1961. — 1961. — dentifera — Hanl paytensis dentifera Hanl dentiferus — dentifer — Hani.ey, Proc. Zool. Soc. London, pt. 11, p. 6. Hanley, Cat. Rec. Bivalve Shells, p. 84, pl. 14, fig. 20. D’Orbigny, Voy. Amer. .Merid., vol. 5, Moll. p. 541. Reeve, Conch. Icon., vol. 8, Donax, pl. 1, figs. 2a-2b. SowERBY, Thés. Conch., vol. 3, Donax, p. 307, pl. 280, fig. 23. Bertin, Nouv. Arch. Mus. Hist. nat., S. II, p. 80. Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, p. 344, pl. 59, figs. 2-2b, pl. 85, fig. 4. Keen, Sea Shells of Tropical West Ame¬ rica, p. 185, pl. 449. Sta Elena. Espèce connue de Panama au Pérou. 4. Donax gracilis Hanley, 1845. 1845. Donax gracilis 1854. — — Hanl. 1866. _ — — 1881. — — — Hanley, Proc. Zool. Soc. London, pt. 13, p. 15. Reeve, Conch. Icon., vol. 8, Donax, pl. 16, fig. 38. SowERBY, Thés. Conch., Donax, p. 314, n» 59, pl. 282, figs. 76-79. Bertin, Nouv. Arch. Mus. Hist. nat., S. II, p. 97. Hf;rtlf.in et Strong, Zoologica, vol. 34, pl. 4, pp. 253-254, pl. 1, figs. 4-6. 1949. — 581 Hoffstetteh, Moll, subfosiles de los estanqucs de sal de Salinas, p. 62. Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, p. 341, pl. 60, fig. 5. Keen, Sea Shells of Tropical West Ame¬ rica, p. 185, pl. 450. Rencontrée principalement sur les côtes abritées de la Californie à l’Équateur, cette espèce a été récoltée dans la région de Esmeraldas et de la Péninsule de Sta Elena. Selon M. Hoffstetteh (1954, Moll, subfosiles de los estanques de sal de Salinas, p. 62), elle semble affectionner les régions d’estuaires ou de côtes abritées. 1954. 1961. 1961. 5. Donax naviculus Hanley, 1845. 1845. Danax navicula Hanley, Proc. Zool. Soc. London, pt. 13, p. 15. 1854. — — Hanl. Reeve, Conch. Icon., vol. 8, Donax, pl. 4, fig. 18. 1866. - - - SowERBY, Thés. Conch., vol. 3, Donax, p. 314, n° 60, pl. 282, fig. 80. 1881. - - - Bertin, Nouv. Arch. Mus. Hist. nat., S. II, p. 97. 1949. - - - Hertlein et Strong, Zoologica, vol. 34, pt. 4, p. 254, pl. l, fig. 1. 1961. fiai^iculus — Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, p. 341, pl. 60, figs. 3-3a. 1961. — • naviciila — Keen, Sea Shells of Tropical West Ame¬ rica, p. 186, pl. 451. Récolte sans provenance plus précise que « Équateur ». Ce Donax est connue de la Californie au Pérou. 6. Donax obesus 1846. Donax obesa 1854. — — Hanl. 1866. Donax obesus d’Orb. 1880. — — — 1949. _ — — 1954. — _ _ 1961. — — — 1961. — _ — Atacames. Espèce connue de Panama D’Orbigny, 1846. D’Orbigny, Voy. Amer. Mérid., vol. 5, Mollusques, p. 541, pl. 81, figs. 28-30. Reeve, Conch. Icon., vol. 8, Donax, pl. 7, fig. 49. SowERBY, Thés. Conch., vol. 3, Donax, p. 310, nO 32, pl. 281, figs. 42-43. Bertin, Nouv. Arch. Mus. Hist. nat., S. II, p. 96. Hertlein et Strong, Zoologica, vol. 34, pt. 4, pp. 254-255, pl. 1, fig. 7. Hoffstetteh, Moll, subfosiles de los estanques de sal de Salinas, p. 62. Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, p. 344, pl. 61, fig. 5, pl. 85, fig. 3. Keen, Sea Shells of Tropical West Ame¬ rica, p. 186, pl. 453. au Pérou. 37 582 — 7. Donax panamensis Philippi, 1848. 1848. Donax panamensis Philippi, Zeit. f. Malakozool., Jahrg. 5, nO 10, p. 145. 1854. — — Phil. Reeve, Conch. Icon., vol. 8, Donax, pl. 9, fig. 63. 1854. — cayennensis Lk. Reeve, (non Lk.), ibid., pl. 4, figs. 22a- 22b. 1881. — assimilis Hanl. Bertin, (non Hanl.) Nouv. Arcb. Mus. Ilist. nat., S. II, p. 85. 1949. — — — Hertlein et Strong, Zoologica, vol. 34, pt. 4, p. 252. 1954. — — — Hoffstetter, Moll, subfosiles de los estanques de sal de Salinas, p. 62. 1961. — — — Keen, Sea Shells of Tropical West Ame¬ rica, p. 184. fig. 444. 1961. panamensis Phil. Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, p. 339, pl. 59, figs. 3-3a. On rencontre fréquemment cette espèce du Mexique à l’Équateur où elle était connue jusqu’à la Péninsule de Sta Elena (Olsson, 1961, Panamic Paci- fie Pelecypoda, p. 339), M. Hoffstetter l’a trouvée dans la région du Canal de Jambeli, ce qui étend son aire de répartition vers le sud. 8. Donax peruvianus Deshayes, 1854. 1833. Donax radiatus Valenciennes (non Gmelin), in Hum- BOLD et Bonpland, Recueil d’observa¬ tions de Zoologie, vol. 2, pp. 221-222, pl. 50, figs. 3a-b-c-, fig. 4. 1854. — peruvianus Deshayes, Proc. Zool. Soc. London, pp. 350-351. 1870. — — Desh. Rômer, Syst. Conch. Cab., p. 55, n® 32, pl. 9, figs. 18-20. 1881. — radiatus Val. Bertin, Nouv. Arch. Mus. Hist. nat., S. II, pp. 95-96. 1909. — aricana Dall, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. 37, nO 1704, p. 273. 1961. — peruvianus Desh. Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, p. 313, p]. 60, figs. 2-2e. Connu du sud de l’Équateur au Chili, Donax peruvianus a été récolté par M. Hoffstetter à Huanchaco au Pérou. 9. Donax punctatostriatus Hanley. 1843, 1843. Donax punctatostriata Hanley, Proc. Zool. Soc. London, pt. 11, p. 5. Hanley, Cat. Rec. Bivalve Shells, p. 84, pl. 14. 1843. Hanl. — 583 — 1854. — — — 1856. — punctatostriatus Hanl. 1881. — — — 1949. _ — — 1954. _ — — 1961. — _ — 1961. _ _ _ Reeve, Conch. Icon., vol. 8, Donax, pi. 3, figs. 16a-16b. SowERBY, Thés. Conch., vol. 3, Donax, nû 33, p. 310, figs. 49-50. Bertin, Nouv. Arch. Mus. Hist. nat., S. II, p. 95. Hertlein et Strong, Zoologica, vol. 34, pt. 4, p. 255, pl. 1, fig. 17. Hoffstetter, Moll, suhfosiles de los estanques de sal de Salinas, p. 62. Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, p. 341, pl. 61, figs. 6-6-b. Keen, Sea Shells of Tropical West Ame¬ rica, p. 186, pl. 455. Esmeraldas, Sta Elena. Connu de la Californie au Pérou. 10. Donax transversus Sowerby, 1825. 1825. Donax transversa 1854. — — Sow. 1866. — transversus — 1881. _ — _ 1949. _ — ™ 1961. — _ _ 1961. _ _ _ Esmeraldas, Atacames, Pta Sta E Sowerby, Cat. Shells Tankerville, Ap., p. IV. Reeve, Conch. Icon., vol. 8, Donax, pl. 6, fig. 36. Sowerby, Thés. Conch., vol. 3, Donax, p. 306, n» 6, pl. 280, fig. 11. Bertin, Nouv. Arch. Mus. Hist. nat., S. II, p. 107. Hertlein et Strong, Zoologica, vol. 34, pt. 4, p. 256, pl. 1, fig. 3. Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, p. 340, pl. 59, figs. 4-4b. Keen, Sea Shells of Tropical West Ame¬ rica, p. 186, pl. 457. . Espèce connue du Mexique au Pérou. B. Genre Iphigenia Iphigenia altior 1833. Capsa altior 1843. — — Sow. 1869. — _ 1881. Iphigenia ambigua 1944. — altior Sow. Schumacher, 1817. Sowerby, 1833. Sowerby, Proc. Zool. Soc. London, pt. 2, p. 196. Hanley, Cat. Rec. Bivalve Shells, p. 86, pl. 14, fig. 34. Romer, Syst. Conchyl. Cab., vol. 10, abt. 3. Donacidae, p. 114, pl. 21, figs. 1- 4. Bertin, Nouv. Arch. Mus. Hist. nat., 5. II, p. 120, pl. 4, figs. 4a-4b-4c. Smith, Panamic Marine Shells, p. 63, fig. 822. 584 1949. — — — Herti.ein et Strong, Zoologica, vol. 34, pl. 4, p. 257. 1954. — anibigua ISerl. Hoffstetter, Aïoli, subfosiles de los estanques de sal de Salinas, p. 64. 1955. — allior Sow. Herti.ein et Strong, Bull. Amer. Mus. Nat. Hist., vol. 107, art. 2, p. 202. 1961. — — — Oesson, Panamic Pacific Pelecypoda, p. 346, pl. 60, figs. 1-la. 1961. — — — Keen, Sea Shells of Tropical West Ame¬ rica, p. 186, pl. 458. Las Piedras (Esmeraldas), Salinas, Sta Elena, Ile de Pùna. Ces provenances étendent donc vers le sud l’aire de répartition de cette espèce qui n’était connue jusqu’alors que du Mexique au nord de l’Equateur. Après examen de Iphigenia ambigua, dont le type de Bertin est conservé au Muséum d’ Histoire Naturelle de Paris, il est possible de placer cette espèce en synonymie avec Iphigenia altior de Sowerby. Remarque. Au ternie de cette étude, nous sommes amenés à observer que la faune actuelle de l’Equateur, connue pour appartenir à la province pana¬ méenne dont elle représente la limite sud, comporte quelques espèces de la pro¬ vince chilienne, il s’agit de Donax peruvianus Deshayes et de Curningia mutica Sowerby. Laboratoire de Malacologie du Muséum. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL DTIIST(MRE NATUHEl.LE 2® Série — Tome 40 — N® 3, 1968, pp. 585-596. MOLLUSQUES MARINS RÉCOLTÉS PAR M. R. HOFFSTETTER SUR LES CÔTES DE U ÉQUATEUR ET AUX ILES GALAPAGOS. CHITONIDAE ET FISSURELLIDAE Par Bernard METIVIER C’est grâce à l’importante donation faite en 1956 à notre laboratoire par M. Hoffstetter, que nous tenons encore à remercier avant de commencer ce travail, de mollusques marins récoltés par lui-même lors d’un séjour en Équa¬ teur que nous avons pu entreprendre cette étude. Si la richesse des espèces est, comme nous l’espérons en proportion de l’importance numérique des échan¬ tillons, celle-là apportera une bonne référence de la faune malacologique marine de cette république de l’Amérique du Sud. Nous renvoyons pour les différentes localités qui seront citées dans cette étude, aux cartes de l’Équateur et des îles Galapagos données par M. Cauquoin (Moll. Reçoit. Hoffstetter côtes Equateur 1. Galapagos, Tellinidae, Bull. Mus. Nat. Hist. Nat. Paris, Année 1968, t. 40, n° 1, pp. 168 et 170). Les Chitonidae, représentés ici par le seul genre Chilon, seront classés suivant l’ordre subgénérique adopté par Pilsbry, in Tryon (1892, Manual of Concho- logy, vol. XIV) et les Fissurellidae suivant l’ordre générique et subgénérique donné par Pilsbry, in Tryon (1890, Manual of Conchology, vol. XII). MOLLUSQUES AMPHINEURES POLYPLACOPHORES TELEOPLACÜPHORES CHITONIDAE CHITONINAE Genre Chiton Linné, 1758. 1. Sous-genre Chiton. 1. Chiton stokesi Broderip, 1852. 1832. Chilon stokesi Broderip, Characters iicw Sp. Moll. Conch. Coll. M. Cuming, Proc. Zool. Soc. London, part II, p. 25. 1833. — — Brod., G. B. Sowerby, Conch. Illustr., fig. 24. 1835-1843. Chiton stockesii Brod., Orbigny, Voy. Amer. Mérid., t. V, 3® p., Moll., p. 486, n® 460. 586 1839. Chiton stokesi Brod., 1847. _ _ — 1892. — stockesii Brod., 1909. — — — 1958. — _ _ Provenance. Quatre échantillons de G. B. SowERBY, Cat. Bec. Sp. Chitones, p. 2, n» 20. Reeve, Conch. Icon., vol. IV, pl. 1, fig. 4a-4b. PiLSBRY, in Tryon, Man. Conch., vol. XIV, p. 165, pl. 30, fig. 25, 26 ; pl. 32, lig. 50, 53. Dall, Rep. Sh. Pern, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. 37, p. 247. Keen, Sea Sh. Trop. West America, p. 517, fig. 3. péninsule de Santa Elena. 2. Chiton sulcatus Wood, 1815. 1815. Chiton sulcatus 1828. — — 1833. — — Wood, 1839. — — — 1847. _ _ — 1892. — — — 1893. _ — _ 1893. Chiton (Radsia) sulcatus Wood, 1909. — — — — 1933. — — — — 1937. — — — — Wood, General Conchology, p. 16, t. 3, fig. 1. Wood, Cat. Shells, p. 3, pl. 1, fig. 20c. G. B. SowERBY, Conch. Illust., fig. 12. G. B. SowERBY, Cat. Rec. Sp. Chitones, p. 2, n° 21. Reeve, Conch. Icon., vol. IV, pl. III, fig. 15. PiLSBRY, in Tryon, Man. Conch., vol. XIV, p. 191, pl. 28, fig. 1, 2, 3, 4 ; vol. XV, p. 89. Stearns, Rep. Moll.-Faun. Galapagos, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. XVI, p. 404. Stearns, ibid, p. 449. Dall, Rep. Sh. Pern, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. 37, p. 247. Boone, Scient. Res. Cruises Yachts « Eagle » and « Ara » 1921-1928, Bull. Vanderbilt Mar. Mus., vol. IV, p. 202, pl. 127. Bergenhayn, Norwegian Zool. Exp. Galapagos, Isl. 1925, XIV, Polypla- cophoren, Medel. Fra det Zool. Mus., Nr. 49, p. 279, textfig. 2. Provenance. Trois échantillons du sud de l’île Baltra (Galapagos). II. Sous-genre Radsia. Chiton goodalli Broderip, 1832. 1832. Chiton goodallii Broderip, Characters New Sp. Moll. Conch. Coll. M. Cuming, Proc. Zool. Soc. London, part II, p. 25. G. B. Sowerby, Conch. Illust., fig. 34, 40. 1833. Brod., 587 — 1839. — godallii Brod., G. B. Sowerby, Cat. Rec. Sp. Chitones, p. 3, n° 31. 1847. — goodallii Brod., Reeve, Conch. Icon., vol. IV, pl. II, fig- 8. 1892. PiLSBRY, in Tryon, Man. Conch., vol. XIV, p. 191, pl. 29, fig. 9, pl. 28, fig. 5-8. 1893. — (s. s.) goodallii Brod., Stearns, Rep. Moll.-Faun. Galapagos, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. XVI, p. 404. 1893. — (Radsia) goodallii Brod., Stearns, ibid., p. 449. 1909. — — goodalli Brod., Dall, Rep. Sh. Peru, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. 37, p. 247. 1933. — goodalli Brod., Boone, Scient. Res. Cruises Yachts « Eagle » and « Ara » 1921-1928, Bull. Vanderbilt Mar. Mus., vol. IV, p. 201, pl. 126. 1937. — (Radsia) goodalli Brod., Bergenhayn, Norwegian Zool. Exp. Galapagos Isl. 1925, XIV, Polyplaco- phoren, Meddel. Fra det Zool. Mus., Nr. 49, p. 273, textfig. 1. Provenance. Quatre échantillons de la péninsule de Santa Elena. MOLLUSQUES GASTEROPODES FISSURELLIDAE 1. Genre Fissurella Bruguière, 1789. Sous-genre Cremides II. et A. Adams. 1. Fissurella virescens Sowerby, 1834. 1834. Fissurella virescens G. B. Sowerby, Proc. Zool. Soc. London, part II, p. 125. 1835. — — G. B. Sowerby, Cat. Rec. Sp. Fissurella, n° 31, p. 4. 1835. — coarctata King, 1 G. B. Sowerby, Conch. Illust., fig. 37. 1836. — virescens Sowb., Müller, Synop. nov. test, viv., p. 154, n° 10. 1849. — — — Reeve, Conch. Icon., vol. VI, pl. IV, fig. 12. 1852. C. B. Adams, Cat. Sh. Panama, Ann. Lyc. Nat. Hist. New York, vol. 5, p. 238, n» 361. 1857. — — — P. P. Carpenter, Cat. Mazatlan Sh. p. 213. 1. Dans « A catalogue of the recent species of Fissurella » (p. 4} Sowerby indique en note que dans les « Conchological Illustrations », F. virescens Sowb., fig. 37, a été nommé par erreur F. coarctata King. ^ 588 — 1866. — _ _ 1888. — _ — 1890. _ _ _ 1891. _ _ _ 1893. — — _ 1893. — — — 1909. — (Cremides) virescens Sowb.. 1924. — _ _ _ 1928. — virescens Sowb., 1946. — — — 1956. — — — 1958. — — — G. B. SowERB Y, Tbesaurus Conchyliorum, vol. III, p. 188, 11° 30, pi. II (Thés, pl. 237), fig. 37. Paetei,, Cat. Coiich. Sam., 1° part., ]). 586. PiLSBRY, in Tryon, Man. Conch., vol. XII, p. 158, pl. 31, fig. 15, 16, 17. Stearns, List .Sh. West Coast South America, Proc, l . S. Nat. Mus., vol. XIV, p. 333. Stearns, Sc. Res. E.xpl. U. S. Steamer .41batross, Proc. 1'. S. Nat. Mus., vol. XVI, ])p. 404, 416, 448. Hidalgo, Obras Malacolôgicas, pt. III, Cap. IV, Cat. Mol. Gaster., p. 384, n° 521. Dall, Rep. Col. Sh. Peru, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. 37, p. 247. Olsson, Mar. Mol. Peru and Ecuador, Nautilus, vol. 37, p. 126. Tomlin, Moll. « St. George » Exp., J. Conchol., vol. 18, n° 7, p. 188. Minutes of the Conchological club South. California, n° 58, pji. 25, 26. Ibid., n° 155, pp. 5, 6. Keen, Sea Sh. Trop. West .America, p. 250, fig. 27. Provenances. — Cette espèce que l’on rencontre du golfe de Californie au Pérou (1946, Min. Conch. Club South. California, pp. 25, 26 1, est souvent citée de Panama. Olsson (1924, Nautilus, vol. 37, p. 126) la rapporte de Salinas, en Equateur. Elle a été récoltée à Manta (Manabi), à la péninsule de Santa Elena, et au Nord de l’île de Santa Cruz (Galapagos). Le plus grand échantillon, d’un lot de la péninsule de Sta Elena, a pour dimen¬ sions : Longueur : 42,3 mm Largeur : 31 mm Hauteur : 11,8 mm Fissure : longueur : 7,5 mm largeur : 3,5 mm 2. Fissurella nigropunctata Sowerhy, 1834. 1834. Fissurella nigropunctata G. B. SowERBY, Proc. Zool. Soc. London, part II, p. 125. 1835. — nigro-punctata G. B. Sowerby, Cat. Rec. Sp. Fissurella, p. 4, n° 32. 1835. — nigropunctata G. B. Sowerby, Conch. Illust., fig. 51. 1836. — — Sowb. Müller, Synop. nov. test, viv., p. 155, n° 11. 1849. — — — Reeve, Conch. Icon., vol. VI, pl. IV, fig. 8. 1852. C. B. Adams, Cat. Sh. Panama, Ann. Lyc. Nat. Hist. New A’ork, vol. 5, p. 237, n° 359. 589 1866. Fissurella nigro-punctata 1888. — nigropunctata vSowb., 1890. — virescens var. nigropunc¬ tata Sowb., 1891. Fissurella nigropunctata Sowb., = F. oirescens Sowb., var. 1893. Fissurella nigropunctata Sowb., 1893. — — ~ 1940. — oirescens nigropunctata Sowb., 1955. Fissurella [Cremides] oirescens nigro¬ punctata Sowb., 1958. — nigropunctata Sowb., G. B. SowERBY, Thésaurus ConeKylioruin, vol. III, p. 188, nû 28, pl. Û (Thés, pl. 237), %. 33. Paetel, Cat. Conch. Sani., 1° p., p. 585. PiLSBUY, in Tryon, Mau. Conch., vol. XII, p. 159, pl. 31, fig. 11, 12, 13. Stearns, List Sh. West Coast South America, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. XIV, p. 333. Stearns, Sc. Res. Expi. U. S. Steamer Albatross, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. XVI, p. 404, 405, 448. Hidalgo, Obras Malacologicas, pl. III, Cap. IV, Cat. Mol. Gaster., ]>. 384, no 522. Smith M., World-wide sea shells, p. 6, fig. 70. Hertlein et Strong, Bull. Am. Mus. Nat. Hist., vol. 107, art. 2, p. 293. Keen, Sea Sh. Trop. West America, p. 250 (pars). Provenances. ■ — Cette espèce a été citée de Panama au Pérou (I. Lobos). Les échantillons que nous possédons proviennent de Manta (Manabi) et de la pénin¬ sule de Santa Elena. 3. Fissurella macrotrema Sowerby, 1834. 1834. Fissurella macrotrema 1835. — — 1835. — — 1836. — — Sowb., 1847. — _ _ 1849. — — — 1852. — — — 1866. — - — 1888. — — — 1890. — — — 1893. — — — G. B. Sowerby, Proc. Zool. Soc. London, part. II, p. 125. G. B. Sowerby, Cat. Bec. Sp. Fissurella, p. 4, n° 33. G. B. Sowerby, Conch. Illust., fig. 41, 41**. Muller, Synop. Nov. Test. Viv., p. 155, n° 12. Chenu, Illust. Conchyl., t. 2, pl. I, fig. 14. Beeve, Conch. Icon., vol. VI, pl. V, fig. 31. C. B. Adams, Cat. Sh. Panama, Ann. Lyc. Nat. Hist. New York, vol. 5, p. 236, n» 356. G. B. Sowerby, Thésaurus Conchyliorum, vol. III, p. 191, n» 52, pl. IV, (Thés, pl. 239), fig. 86, 90. Paetel, Cat. Conch. Sam., 1“ p., p. 584. PiLSBRY, in Tryon, Man. Conch., vol. XII, p. 159, pl. 31, fig. 14. Stearns, Sc. Res. Expi. U. S. Steamer Albatross, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. XVI, pp. 405, 410, 448. Hidalgo, Obras Malacologicas, pt. III, p. 384, n» 523. 1893. 590 — 1909. — (Cremides) macrotrerna Dai.l, Rep. Col. Sh. Peru, Proc. U. S. Sowb., Nat. Mus., vol. 37, p. 242. 1928. — macrotrerna Sowb., Tomlin, Moll. « St. George » Exp., I. Paci¬ fic. Coast S. America, J. of Conchology, vol. 18, 11° 7, p. 188. Provenances. — Les échantillons de cette espèce que nous possédons provien¬ nent de la péninsule de Santa Elena et du nord de l’île de Santa Cruz (Galapa¬ gos), ce qui ne change donc pas l’aire de distribution qui s’étend de Panama au Pérou. 4. Fissurella rugosa Sowerby, 1835. 1835. Fissurella rugosa 1835. — 1847. — 1849. — 1857. — 1866. — 1888. — 1890. — 1891. — 1893. — 1909. — 1940. — 1946. — 1956. — 1958. — — Sowb., G. B. Sowerby, Cat. Rec. Sp. Fissurella, p. 8, n° 66. G. B. Sowerby, Conch. Illust., fig. 54. Chenu, Illust. Conchyl., t. 2, pl. I, fig. 25. Reeve, Conch. Icon., vol. VI, pl. VIII, fig. 56. P. P. Carpenter, Oat. Mazatlan Sh., p. 215. G. B. Sowerby, Thésaurus Conchylio- rum, vol. III, p. 189, n° 41, pl. III (Thés. pl. 238), fig. 46, 47. Paetel, Cat. Conch. Sam., 1° p., p. 586. PiLSBRY, in Tryon, Man. Conch., vol. XII, p. 161, pl. 31, fig. 21, 22. Stearns, List Sh. West Coast South America, Proc, l . S. Nat. Mus., vol. XIV, p. 333. Stearns, Sc. Res. Expi. U. S. Steamer Albatross, Proc. L. S. Nat. Mus., vol. XVI, pp. 403, 405, 448. Dall, Rep. Col. Sb. Peru, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. 37, p. 242. Smith M., World-Wide Sea Shells, p. 6, fig. 69. Minutes of the Conchological Club Southern California, n® 58, pp. 25, 26. Ibid., n° 155, pp. 5, 6. Keen, Sea Sh. Trop. West America, p. 250, fig. 25. Provenances. — Monsieur Hofïstetter a récolté deux jeunes échantillons de cette espèce à Atacames (plage face à Castel Nuevo), et plusieurs spécimens à la péninsule de Santa Elena. Elle est connue du golfe de Californie au Pérou. 5. Fissurella microtrema Sowerby, 1834. 1834. Fissurella microtrema G. B. Sowerby, Proc. Zool. Soc. London, part II, p. 125. G. B. Sowerby, Cat. Rec. Sp. Fissurella, p. 4, n” 39. 1835. 591 1835. — — G. B. Sowerby, Conch. Illust., fig. 50. 1836. — — Sowb., Müller, Synop. Nov. Test. Viv., p. 156, 11° 14. Orbigny, Voy. Am. Mérid., t. V, 3® p., Moll., p. 473, n® 431. 1846. — — — 1847. — — Chenu, Illust. Conchyh, t. 2, pl. 1, fig. 11. 1849. Reeve, Conch. Icon., vol. VI, pl. VII, fig. 44. 1852. C. B. Adams, Cat. Sh. Panama, Ann. Lyc. Nat. Hist. New York, vol. 5, p. 237, n® 357. 1866. G. B. Sowerby, Thésaurus Conchyliorum vol. III, p. 190, n® 43, pl. III (Thés, pl. 238), fig. 54, 55. 1888. — — — Paetel, Cat. Conch. Sam., 1® p., p. 585. 1890. — — — PiLSBRY, in Tryon, Man. Conch., vol. XII, p. 162, pl. 34, fig. 55. 1951. Cremides Riveros ZuNiga, Cat. Descrip. Fisure- lidos Chilenos, Rev. Biol. Mar., vol. III, II® 1 et 2, p. 131, fig. 36. 1958. Fissurella , — Keen, Sea Sh. Trop. West America, p. 249, fig. 21. Provenances. — F. niicrotrema Sowb. ne semble pas avoir été auparavant recueillie sur les côtes de l’Équateur. Les échantillons que nous possédons de Manta (Manabi) et de la péninsule de Santa Elena jalonnent donc la répartition de cette espèce entre l’Amérique Centrale (souvent citée de Real Llejos) le Pérou et la Bolivie (d’Orbigny, 1846, Voy. Amér. Mér., t. V, 3® p., p. 473). Riveros Zufiiga (1951, Cat. Descrip. Fisu- relidos Chilenos, rev. Biol. Mar., vol. 111, p. 131), l’indique du Chili avec un point d’interrogation. 6. Fissurella asperella Sowerby, 1834. 1834. Fissurella asperella 1835. — — 1835. — — 1836. — — Sowb., 1849. — — — 1866. — — — 1888. — — — 1890. — — — 1909. Fissurella [Cremides] asperella Sowb. G. B. Sowerby, Proc. Zool. Soc. London, part II, p. 127. G. B. Sowerby, Conch. Illust., fig. 71. G. B. Sowerby, Cat. Bec. Sp. Fissurella, p. 6, n° 53. Müller, Synop. Nov. Test. Viv., p. 159, n» 23. Reeve, Conch. Icon., vol. VI, p). VIII, fig. 58. G. B. Sowerby, Thésaurus Conchyhorum, vol. III, p. 190, n® 42, pl. III (Thés, pl. 238), fig. 56. Paetel, Cat. Conch. Sam., 1° p., p. 582. PiLSBRY, in Tryov, Man. Conch., vol. XII, p. 162, pl. 31, fig. 23. Dall, Rep. Col. Sh. Peru, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. 37, p. 242. Olsson, .Mar. Mol. Peru and Ecuador, Nautilus, vol. 37, p. 126. 1924. 592 1928. — asperella Sowb., Tomlin, Moll. « St George » Exp., I. Pac. Coast S. America, J. of Conchology, vol 18., 11° 7, p. 188. 1946. — — — .Minutes of the Conchological Club of Southern California, n° 58, pp. 26, 27. 1956. — — — Jbid., n° 155, p. 7. Provenances. — Nous possédons un lot important de F. asperella Sowb., pro¬ venant de Manta (Manabi) et de la péninsule de Santa Elena. Cette espèce a été souvent citée de l’Ile Lobos (Pérou), mais Tomlin en 1928 (Moll. « St George » Exp., J. Conchol., vol. 18, n° 7, p. 188) la cite de Panama et des Galapagos. 7. Fissurella longifissa Sowerby Jr., 1866. 1835. Fissurella macrotrema var. 1866. — longifissa 1890. — — Sowb. Jr., 1958. — — Sowb., G. B. Sowerby, Conch. Illust., fig. 41*' G. B. Sowerby, Thés. Conch., vol. IIB p. 191, n° 53, pl. IV, (Thés. pl. 239), fig. 66. PiLSBRY, in Tryon, Man. Conch., vol. XII, p. 163, pl. 58, fig. 27. Keen, Sea Sh. Trop. West America, p. 249, fig. 20. Provenances. — Cette espèce constitue le lot le plus important de Fissurelles recueillies par Monsieur HofTstetter aux îles Galapagos : Ile Baltra (le port et la côte sud), nord de l’Ile de Santa Cruz et Ile San Cristobal (Baquerizo Moreno). Elle était décrite de File Lobos (Pérou). Pilsbry dans son « Manual of Concho¬ logy » (1890, vol. XII, p. 163) indique « Habitat unknown », mais base sa des¬ cription sur un échantillon des Iles Galapagos. Pilsbry et Yanatt.y (1902, Proc. Washington Acad. Sc., vol. IV, p. 552) font de F. macrotrema Sowb. et de F. longifissa Sowb. des synonymes de F. ohscura Sowb. Après examen de ces trois espèces, nous pouvons conclure que celles-ci sont très différentes et ne constituent pas un seul type spécifique. Ces derniers auteurs indiquent que « the colorform longifissa » provient de Tagus Coves et Point Christopher (Galapagos, I. Albermarle = I. Isabela). 8. Fissurella obscura Sowerby, 1834. 1834. Fissurella obscura 1834. 1 — — 1835. — — 1836. — — Sowb., 1849. — G. B. Sowerby, Proc. Zool. Soc. London, part II, p. 125. G. B. Sowerby, Conch. Illust., fig. 27. G. B. Sowerby, Cat. Bec. Sp. Fissurella, p. 3, n° 29. Müller, Synop. Nov. Test. Viv., p. 154, n° 9. Reeve, Conch. Icon., vol. VI, pl. VII, fig. 46. 1. Les parties 70 et 71 des « Conchological Illustrations » portent la date 21 Décembre 1831. F. obscura Sowb., serait donc de 1831. Mais comme l’indique H. O. N. Shaw (1909, On the dates of issue of Sower- by’s « Conchological Illustrations r, from the copy preserved in the Radcliffe library, Oxford. Proc, Malac. Soc. London, vol. VIII, 1908-1909, p. 335), 1831 aurait été imprimé par erreur pour 1834. ^ 593 1806. — — — 1888. — _ _ 1890. — — — 1902. — — — 1909. — {Cremides) obscuraSowh. 19'ir). — obscura Sowb., 1956. — — ~ G. B. SowEHBv, Thésaurus Conchyliorum, vol. III, p. 191, U® 54, pi. IV (Thés. pJ. 239), fig. 80. Paetki., (]at. Conch. Sam., 1® p., p. 585* PiLSBRV, in Tryon, Man. Conch., vol. XI f, p. 163, pl. 31, fig. 25. PiLSBRY ef Va NATTA, Mar. .Moll., Pap. Hopkins Stanford Galapagos Exp. 1898-1899, XIII, Proc. Washington .\cad. Sc., \'ol. IV, p. .052. Dai.i., Rep. Col. Sh. Peru, vol. 37, p. 213. Minutes Concholog. South. California, n° 58, pp. 25, 26. Jhid., n° 155, pp. 5, 6. Provenances. — Cette espèce se trouve répartie du golfe de Californie au Pérou et aux Iles Galapagos. Les échantillons qui sont en notre possession ont été recueillis aux Galapagos ; sur la côte sud de l’Ile Baltra, au nord de l’Ile Baltra, au nord de File de Santa Cruz et à File San Cristobal (Baquerizo Moreno). II. Genre Lucapinella Pilsbry, 1890. Lucapinella callomarginata Carpenter, 1872. 1872. Clypidella callomarginata (Cpr. Ms.), 1890. Lucapinella — (Cpr.), 1891. — — Cpr., 1909. — — Cpr., 1946. — — (Dali.), 1951. — — Cpr., 1954. — Dali, 1956. — (Dali), 1958. — — — Dall, Amer. Journ. Conch., vol. VII, p. 133. pl. 15, fig. 8. Pii.SBRA', in Tryon, nian. Conchol., vol. XII, p. 196, pl. 44, fig. 3, 4, 5 ; pl. 61, 6g. 1-5. Stearns, List Sh. Col. West Coast South America, Proc. U. S. Nat. .Mus., vol. XIV, p. 334. Dai.i., Rep. Col. Sh. Peru, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. 37, p. 243. Minutes Concholog. Southern California, n» 58, pp. 24, 27. F. Riveros Zuniga, Cat. Descrip. Fisu- relidos Chilenos, Rev. Biol. Mar., vol. III, 11° 1 et 2, p. 134, fig. 38. Tucker Abbott, Amer. Seashells, p. 99, pl. 18, fig. d. Minutes Concholog. Southern California, n° 155, p. 4. Keen, ,Sea Sh. Trop. West America, p. 250, fig. 29. Provenances. — Cette espèce connue de la baie Bodega (Californie) au Pérou et jusqu’au Chili, ne semble pas avoir été citée de l’Equateur et des Galapagos. Les échantillons que nous possédons de Manta, de la péninsule de Santa Elena et de File Baltra (Galapagos) précisent donc Faire de distribution. — 594 III. Genre Diodora Gray, 1821. 1. Diodora alla C. B. Adams, 1852. 1850. Fissurella excelsa 1852. Fissurella alla 1857. Glyphis alla C. B. Ad., 1866. Fissurella excelsa Rve., 1888. — alla C. B. Ad., 1890. Glyphis — — 1890. Fissurella excelsa Rve., 1891. Lucapinella alla (C. B. Ad.) Pilsbry, 1893. Fissuridea — C.B. Ad., 1893. Glyphis — — 1894. Fissuridea — — 1909. _ _ _ 1924. — — — 1928. Diodora — — 1946. Diadora — — 1956. — — — 1958. _ _ _ Reeve, Conch. Icon., vol. VI, pl. XV, f,g. 113. C. B. Adams, Cat. Sh. Panama, Ann. Lyc. Nat. Hist. New York, vol. 5, p. 236, n° 355. P. P. Carpenter, Cat. Mazatlan Sh., p. 221. G. B. SowERBY, Thésaurus Conchyliorum, vol. III, p. 194, n° 68, pl. VII (Thés, pl. 242), fig. 154, 155, 156. Paetel, Cat. Conch. Sam., 1° p., p. 582. Pilsbry, in Tryon, Man. Conch., vol. XII, p. 209, pl. 63, fig. 23, 24 ; pl. 61, fig. 16, 17. Pilsbry, in Tryon, ibid., p. 210, pl. 39, fig. 96. Stearns, List Sh. Col. West Coast South America, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. XIV, p. 334. Stearns. Sc. Res. Expi. U. S. Steamer Albatross, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. XVI, p. 449. Hidalgo, Obras Malacolôgicas, pt. III, cap. IV, Cat. Mol. Gaster., p. 385, n® 527. Stearns, Sh. Très Marias, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. XVII, p. 201. Dall, Rep. Col. Sh. Peru, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. 37, p. 243. Olsson, Mar. Mol. Peru and Ecuador, Nautilus, vol. 37, p. 126. Tomlin, Moll, « St. George » Exp., I. Pac. Coast S. America, J. of Conchology, vol. 18, n° 7, p. 188. Minutes Concholog. Southern California, n® 58, p. 27. Ibid., n® 155, p. 5. Keen, Sea Sh. Trop. West America, p. 251, fig. 30. Provenances. — Cette espèce a été récoltée à Atacames (plage face à Castel Nuovo), à la péninsule de Santa Elena, à l’Ile Baltra (côtes ouest et sud), au nord de File de Santa Cruz et à File San Cristobal (Baquerizo Moreno) ce qui n’étend donc pas Faire de répartition connue de Mazatlan au Pérou, mais la précise pour les côtes de l’Équateur. Du Quaternaire (Pléistocène supérieur) de la péninsule de Santa Elena pro¬ viennent trois échantillons fossiles du troisième Tablazo (Las Conchas) dont l’ornementation extérieure est très bien conservée. 595 — Nous possédons d’Atacames un lot important de petits spécimens de cette espèce, dont le plus grand a pour dimensions : longueur : 5,6 mm, largeur : 3,9 mm, hauteur ; 3,5 mm. 2. Diodora inaequalis Sowerby, 1834. 1834. Fissurella inaequalis 1835. — ~ 1835. — — 1836 — — Sowb., 1849. _ _ _ 1857. Glyphis inaequalis Sowb., 1866. Fissurella inaequalis Sowb., 1888. — _ _ 1890. Glyphis — — 1891. Lucapinella inaequalis (Sowb.) Pils- bry, 1893. Fissuridea — Sowb., 1894. Fissurella inaequalis Sowb., 1895. — (Cremides) pluridentata^ 1902. Fissuridea inaequalis Sowb., 1909. _ _ _ 1909. Fissurella {Glyphis) inaequalis Sowb. 1924. Fissuridea inaequalis Sowb., 1958. Diodora — — G. B. Sowerby, Proc. Zool. Soc. London, pari II, p. 126. G. B. Sowerby, Cal. Bec. Sp. Fissurella, p. 4, n” 36. G. B. Sowerby, Conch. Illust., fig. 45. Muller, Synop, Nov. Test. Viv., p. 156, n» 15. Reeve, Conch. Icon., vol. VI, pl. VII, fig. 50. P. P. Carpenter, Cat. Mazatlan Sh., p. 220. G. B. Sowerby, Thés. Conchyliorum, vol. III, p. 200, n° 111, pl. VII (Thés, pl. 242), fig. 183, 184. Paetel, Cat. Conch. Sam., 1“ p., p. 584. Pilsbry, in Tryon, Man Conchol., vol. XII, p. 215, pl. 34, fig. 63. Stearns, List Sh. Col. West Coast South America, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. XIV, p. 334. Stearns, Sc. Res. Expi. U. S. Steamer Albatross, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. XVI, pp. 404, 448. Stearns, Sh. Très Marias, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. XVII, p. 201. J. Mabili.e, Moll. Basse Californie, Bull. Soc. Philomathique Paris, 8® s., t. VII, p. 55. Pilsbry et Vanatta, Mar. Moll., Pap. Hopkins Stanford Galapagos Exp. 1898-99, XIII, Proc. Washington Acad. Sc., vol. IV, p. 552. Dall, Rep. Col. Sh. Peru, Proc. L . S. Nat. Mus., vol. 37, p. 243. Lamy, Gast. Gol. Californie, Bull. Mus. Nat. Hist. Nat. Paris, vol. 15, ]>. 265. Olsson, Mar. Moll. Peru and Ecuador, Nautilus, vol. 37, p. 126. Keen, Sea Shells Trop. West America, p. 252, fig. 32 {pars). Provenances. — Cette espèce connue de la Basse Californie au Pérou et au lies Galapagos a été recueillie à la péninsule de Santa Elena, à Plie Baltra (le 1. Nous possédons dans nos collections le type de Maihlle. Cette espèce est décrite dans le Bulle¬ tin de la Société Philomathique de Paris (1895, t. VII, n° 2), sous le nom Fissurella (Cremides) plu- ridenta J. Mabille, ce qui constitue un barbarisme dû probablement à une erreur d’impression, car l’étiquette manuscrite de Mabille accompagnant le spécimen type, porte les noms Cremides pluri- dentata. 596 — port, cote ouest), au nord de l’Ile Santa Cruz et à l’Ile San Cristobal (Baquerizo Moreno). Du Quaternaire de la péninsule de Santa Elena (Las Conchas) proviennent quatre échantillons, très bien conservés, du troisième Tablazo. 3. Diodora Inaequalis Sowerby, var. Pica Sowerby, 1834. 183'i. Fissurelta pica 1835. — — 1835. — — 1836. — — Sowb., 1847. _ _ _ 1849. _ _ _ 1866. _ _ _ 1888. — — — 1890. Glyphis inaequalis var. pico Sowb., 1893. Fissuridea inaequalis var. /u'ca Sowb., 1894. ~ — — 1895. Fissurella (Cremides) digueti 1909. — {Glyphis) inaequalis var. pica Sowb., 1958. — pica Sowb., G. B. Sowerby, Proc. Zool. Soc. London, part II, p. 126. G. B. SowEKBv, Concli. Illust. , fig. 32, 33. G. B. Sowerby, Cat. Bec. Sp. Fissurella, p. 4, n° 37. Müli.er, Synop. Nov. Test. Viv., p. 156, n“ 16. Chenu, Illust. Conchyl., t. 2, pl. I, fig. 23, 24. Reeve, Conch. Icon., vol. VI, pl. VII, fig. 49. G. B. Sowerby, Thésaurus Conchyliorum, vol. III, p. 200, n° 110, pl. VII (Thés, pl. 242), fig. 181. Paetel, Cat. Conch., Sam. 1° p., p. 585. PiLSBRY, in Tryon, .Man. Conchol., vol XII., p. 215, pl. 34, fig. 64. Stearns, Sc. Res. Expi. U. S. Steamer Albatross, Proc. U. S. Nat. Mus., Vol. XVI, pp. 404, 448. Stearns, Sh. Très Marias, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. XVII, p. 201. J. Mabii.le, Moll. Basse Californie, Bull. Soc. Philomathique Paris, 8® sér., t. VII, p. 55. Lamy, Gast. Gol. Californie, Bull. Mus. Nat. Hist. Nat. Paris, vol. 15, p. 265. Keen, Sea Sh. Trop. West America, p. 252 (in syn. D. inaequalis) fig. 32 (pars). Provenances. — Cinq échantillons de cette lissurelle connue de la Basse Cali¬ fornie à l’Équateur et aux Iles Galapagos ont été recueillis à Las conchas (troi¬ sième Tablazo), à l’état de fossiles du Quaternaire (Pléistocène supérieur) de la péninsule de Santa Elena. Résumé. Onze espèces et une variété de fissurelles réparties dans les genres Fissurella, Luca- pinella et Diodora ont été inventoriées, dont deux ne semblent jamais avoir été récoltées en Équateur, bien que toutes soient connues du Golfe de Californie ou de Panama au Pérou. Il faut remarquer l’abscence de Fissurella s. str., les eaux équatoriennes étant chaudes et calmes, alors qu elles sont abondantes le long des côtes chiliennes, dans des eaux froides et agitées à cause de la présence du courant de Humboldt qui n’atteint pas les côtes de l’Éiiuateur. BULLETIN Uü MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATUREl.LE 2« Série — Tome 40 — N» 3, 1968, pp. 597-612. SUR QUELQUES BRYOZOAIRES MARINS ACTUELS DES PLAGES DE SAINT-MARTIN-DE-BRÉHAL ET D’AGON-COUTAINVILLE (MANCHE) Par E. BUGE et J. LESSERTISSEUR Au cours du mois de juillet 1967, nous avons eu l’occasion d’effectuer à basse mer quelques récoltes de Bryozoaires sur deux plages de la côte Ouest du Coten¬ tin : Saint-Martin-de-Bréhal et Agon-Coutainville (Manche). Ces récoltes hâtives, peu nombreuses et assez médiocres en elles-mêmes, ont eu lieu en période de vives-eaux, lors d’une marée ne dépassant pas le coefficient 90 : elles sont donc loin de donner une image quelque peu complète de la faune bryozoologique de l’endroit, même si l’on s’en tient à la zone intercotidale, quoique les matériaux recueillis à Saint-Martin-de-Bréhal, consistant essentiellement en coquilles de Mollusques rejetées par la mer, puissent provenir certainement d’une zone un peu plus profonde. Elles nous permettent cependant de compléter la liste de Bryo¬ zoaires donnée par Calvet des îles Chausey et de la région de Granville (sans pré¬ cision de localité) (nous signalons neuf espèces nouvelles pour notre région) et de donner un aperçu des connaissances actuelles sur la faune bryozoologique marine des eaux côtières de la presqu’île du Cotentin. Parmi les régions voisines, des études assez complètes ont été publiées récem¬ ment sur Roscoff et la région de Dinard-Saint-Malo (côtes septentrionales de la Bretagne) tandis que des listes de faune déjà anciennes concernent les îles anglo-normandes. Des dragages de la région du Cap de la Hague et de la côte orientale du Cotentin ont été étudiés par Calvet {in Gadeau de Kehville). Plus près de notre secteur enfin, les études de de Beauchamp sur les îles Chau¬ sey et de P. et E. Fischeb sur les Minquiers n’ont fait qu’effleurer notre pro¬ blème. Il nous a donc semblé utile de donner ici un aperçu de la faune que nous avons récoltée. Les plages considérées sont sises au nord de Granville, respectivement à 8 km (pour Saint-Martin-de-Bréhal) et à 25 km (pour Agon-Coutainville) envi¬ ron. La côte, basse, sableuse dans l’ensemble, est limitée vers le rivage par une ligne de micro-dunes mouvantes ne dépassant pas quelques mètres, couvertes de Carex. Derrière les cordons de dunes formant des « mielles » s’étendent de vastes lagunes, estuaires ou « marais », envahis d’un fin sédiment vaseux ou sahlo-vaseux de « tangue » fertile, parcourus de rigoles abruptes où séjourne, même à mer basse, une eau saumâtre. Elles sont, lors des hautes mers, plus ou moins recouvertes par le flux qui y pénètre par des « passes » correspondant à l’embouchure démesurément élargie de maigres rivières côtières. Les plages elles-mêmes sont basses et s’inclinent en pente très douce vers le large. Sur l’estran, les faciès sableux, sablo-vaseux, sablo-caillouteux, où se développent par places des herbiers de Zostères et des bancs d’Hermelles, alter¬ nent avec des affleurements locaux de schistes métamorphiques gris ou de 38 599 — phyllades d’âge « briovérien » (phyllades de Saiiit-Lè), en général peu élevés (quelques mètres au maximum) et inclinés à 45'* ou plus de haut en bas et du Nord au Sud. Ici croissent en abondance, suivant le niveau bathymétrique, des Fucus, des Algues rouges et des Corallines, enfin des Laminaires, sans que ces trois zones classiques puissent être très précisément distinguées, sans doute à cause de la très faible pente qui rend leurs limites imprécises. Nous avons donc pu recueillir des colonies de Bryozoaires à la fois sur les Algues, les pierres, les coquilles ; elles s’y montrent assez fréquemment avec d’autres colonies ani¬ males, telles que Sertulaires, Spongiaires, Botrylles. La mer, ouverte directement vers l’ouest, sans aucune protection contre les forts vents du large, dominants du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, présente ici des marées de grande amplitude, pouvant dépasser treize mètres de dénivella¬ tion lors des vives-eaux d’équinoxe (ce sont, avec celles de la baie du Mont- Saint-.Michel, les plus fortes marées d’Europe) ce qui, étant donné la faible pente, assèche l’estran, surtout à Agon-Coutainville, sur des profondeurs attei¬ gnant plusieurs kilomètres (cinq à six au niveau des tours de Ronquet et de Senéquet). Les deux plages en question sont d’ailleurs depuis quelques années très éprouvées par les assauts de la mer et les dunes, attaquées de plein fouet par le flot lors des tempêtes, s’effondrent parfois par pans entiers sous l’effet conjugué des vagues poussées par le vent, au point que des mesures importantes (digues, enrochements) ont dû être prises pour tenter de sauver les constructions les plus proehes du rivage. La mer y est souvent dnre, sans toutefois que les rouleaux au rivage dépassent jamais deux à trois mètres ; l’entrée ou la sortie des eaux, surtout en grande marée, dans les « goulets » des estuaires et des « marais » engendre des courants temporaires, des tourbillons, des barres qui, si l’on considère l’absence de véri¬ tables ports — hormis Granville — , capables d’abriter des bateaux de quelque tirant d’eau (au maximum 1,20 m dans le havre de Regnéville) constituent un obstacle au développement de la navigation de pêche et de plaisance dans cette région. La température de l’eau est relativement modérée (de 10“ environ l’hiver à 18-20“ environ l’été) par suite de la remontée dans la Manche à ce niveau d’un petit bras du Gulf Stream. La salinité y est plutôt faible, surtout au voisi¬ nage des rivières (la Sienne et la Soulle) qui se jettent dans le havre de Regné¬ ville. Les conditions de développement des espèces et des colonies sessiles sont donc assez défavorables, les fonds étant régulièrement asséchés, les sédiments meubles fréquemment agités, les Algues arrachées, les galets et les coquilles roulés. Nous n’avons étudié dans cette note que les Cyclostomes et les Cheilostomes, hien que des Cténostomes à zoarium gélatineux [Alcyonidium ?) ne soient pas rares sur les Algues de la zone intercotidale. Les Flustres sont également absentes de notre matériel, mais des colonies appartenant à cette famille sont fréquem¬ ment rejetées sur nos plages lors des tempêtes 1. Cependant, au cours de l’hiver 1962-1963, une période de froid extrême pour la région (vers — 10° le 20 janvier) a fait geler partiellement le littoral jusqu’au niveau du Mont-Saint-Michel (et même dans le golfe du Morbihan et dans l’estuaire de la Loire), amenant la disparition ou la raréfac¬ tion de nombreuses espèces endémiques qui n’ont pas encore retrouvé depuis leur distribution nor¬ male. 2. La collection Canu ne renferme aucune Flustre en provenance du Cotentin (Carolles ou Saint- Vaast-la-IIougue), mais Cat.vet en a déterminé provenant du Cap de La Hague, des îles de Saint- Marcouf et de (îraiidcamp-les-Bains. — 600 — Nous avons également signalé, à propos des espèces de notre faune, leur pré¬ sence dans deux autres localités du Cotentin : Carolles, au sud de Granville, et Saint-Vaast-la-Hougue, au nord-est de la presqu’île, d’après des matériaux conservés dans la Collection Canu (Institut de Paléontologie du Muséum). Les espèces sont citées en suivant la classification de R. S. Bassler (Traité de Paléontologie, 1953) qui, malgré ses imperfections, est la seule qui couvre actuellement l’ensemble du phylum des Bryozoaires. Nous ne donnons pour chaque espèce que les seuls renseignements bibliographiques nécessaires à son identification ou relatifs à sa distribution, ainsi que sa répartition géographique dans le bassin de la Manche occidentale. Ordre des CYCLOSTOMATA Busk, 1852. Famille des Crisiidae Johnston, 1847. Crisia denticulata (Lamarck, 1816). 1880 — Crisia denticulata (Lamarck) : Hincks, p. 422, pl. 56. fig. 7-9. 1967 — Crisia denticulata (Lamarck) : Rvland, p. 270, 281, fig. 4 E. Nous avons trouvé une vingtaine de zoariums de cette espèce fixés sur un Fucus en compagnie d^Electra pilosa et de Celleporella kyalina. Elle se sépare des autres espèces de Crisies de la Manche (cf. Rvland) par la longueur de ses entrenœuds toujours composés d’au moins onze zoécies et par ses joints cornés noirs. Localité : Agon-Coutainville. L’espèce, abondante dans la Manche occidentale, est connue des côtes sep¬ tentrionales de la Bretagne et des îles anglo-normandes. Calvet la signale au Cap de la Hague (entre 0 et 50 mètres) et à Grandcamp-les-Bains (entre 0,30 ni et 18 m). C’est une espèce de la zone intercotidale et d’eau très peu profonde (Rvland, 1967). Famille des Tubui.iporidae Johnston, 1838. Tubulipora phalangea Couch, 1844. 1880 — Tubulipora flabellaris (Fabriciiis) : Hincks, p. 446, pl. 64, fig. 1-3. 1898 — Tubulipora phalangea Coucli : Harmer, p. 94, fig. 5-6. 1951 — Tubulipora flabellaris (Fabricius) : Echalier et Prenant, p. 29. 1955 — Tubulipora flabellaris (Fabricius) : Balavoine, p. 28. 1957 — Tubulipora flabellaris (Fabricius) : Balavoine, p. 56. non Tubulipora flabellaris (Fabricius) [fide Harmer). La belle colonie que nous avons trouvée à Saint-Martin-de-Bréhal, protégée dans le creux d’une valve de Glycymeris, présente plusieurs faisceaux de tubes, le nombre maximum de tubes par faisceau étant de six. Elle porte deux ovicelles. — 601 — mais, malgré un examen attentif, il ne nous a pas été possible de déceler les oeciostomes. Le zoarium, bilobé, dont l’ancestrule est très mal conservée par suite de sa fragilité, atteint 4,5 mm de longueur et une largeur maximale de plus de 6 mm. Les tubes, presque cylindriques lorsqu’ils sont isolés, ont une section subqua- drangulaire lorsqu’ils sont groupés en faisceaux. Dans ce dernier cas leur dia¬ mètre transverse atteint presque 0,20 mm tandis que leur diamètre antéro¬ postérieur est voisin de 0,15 mm. Les tubes isolés ont un diamètre variant de 0,12 à 0,16 mm. L’espèce n’est pas signalée des îles anglo-normandes, mais est abondante sur les côtes sud-ouest de l’Angleterre. Elle est fréquente à Roscoff (à la côte et en dragages) et dans la région de Dinard-Saint-Malo, par des fonds de 4 à 10 mètres et en épaves sur les plages. Citée par Calvet en provenance de Gran¬ ville sur valve de Lamellibranche. Deux beaux spécimens de Carolles sont conservés dans la collection Canu. T. phalangea est placé par Hincks, 1880 en synonymie de T. flabellaris (Fabri- cius). Harmer a montré en 1898 que les deux espèces étaient bien différentes. Cet auteur fait également remarquer que T. flabellaris est une espèce nordique (Groenland, mer de Barentz, Norvège) et que sa présence dans les mers voisines de la Grande-Bretagne n’est pas prouvée. Le spécimen décrit et figuré par Hincks sous le nom de T. flabellaris est, d’après Harmer, un T. phalangea. C’est sous la dénomination de Hincks que cette espèce est certainement citée dans les travaux de Balavoine, de Calvet et dans ceux de Echalier et Pre¬ nant (qui indiquent d’ailleurs la référence de l’auteur britannique dans leur synonymie). T. phalangea est très voisin de T. plumosa Thompson (redéfini par Harmer) dont il est assez difficile de le distinguer. Les deux espèces sont connues des côtes nord de la Bretagne. Tubulipora cf. liliacea (Pallas, 1766). 1880 — Idmonea serpens (Linné) : Hincks, p. 453, pl. 61, fig. 2. 1898 — ■ Tubulipora liliacea (Pallas) : Harmer, p. 90, fig. 7-9. Le petit zoarium que nous avons déterminé sous ce nom n’est pas très bien conservé. Fixé sur une valve d’Huître, il est en partie recouvert par une colonie discoïde de Berenicea sarniensis (Norman). La disposition des faisceaux de tubes est toutefois assez caractéristique de cette forme et nous ne croyons pas qu’elle puisse être confondue avec d’autres Tubulipores de notre région. Localité : Saint-Martin-de-Brélial, sur valve supérieure A'Ostrea edulis. Espèce non signalée à .Jersey et à Guernesey, mais abondante à Roscoff et à Dinard. Bien représentée également sur la côte sud-orientale de la Manche. Famille des Bereniceidae Buge, 1957. Berenicea patina (Lamarck, 1816). 1880 — Diastopora patina (Lamarck) ; Hincks, p. 458, pl. 66, fig. 1-6. Une colonie simple, très bien conservée, fixée sur Ocinebra erinacea L. La lamelle basale est bien développée. Deux ovicelles en formation sont visibles — 602 — à la périphérie du zoarium. Une autre colonie, plus mal conservée et non ovi- cellée, sur Ostrea edulis, porte deux petites sous-colonies. La même coquille porte un petit zoarium qui n’est que partiellement conservé. Localité : Saint-Martin-de-Bréhal. Espèce très commune dans la Manche hien que non citée à Jersey et à Guer- nesey. Signalée par Calvet à Granville sur valve de Lamellibranche. Abon¬ dante à Roscofî (à mer basse et en dragages) et dans la région malouine (même biologie) Représentée dans la collection Canu par 4 zoariums circulaires pro¬ venant de Carolles. Berenicea sarniensis (Norman, 1864). 1880 — Diaslopora sarniensis Norman : Hincks, p. 463, pl. 66, fig. 7-9. 1957 — Berenicea sarniensis (Norman) ; Balavoine, p. 55. 1966 — Berenicea sarniensis (Norman) : Buge, p. 22, fig. 1 clans le lexie, pl. A, fig. 7. Une colonie de grande taille (10,5 mm dans sa plus grande dimension) sur Ostrea edulis, en compagnie de B. patina. J’ai donné en 1966 quelques caractères distinctifs des deux espèces. On peut y ajouter la disposition des tubes de la partie centrale du zoarium et leur saillie plus forte chez B. sarniensis. Localité : Saint-Martin-de-Bréhal. L’espèce est connue des îles anglo-normandes (Jersey et Guernesey) et abon¬ dante au nord de Saint-Malo et dans la Rance maritime. Il est étonnant qu’EcHALiER et Prenant ne la signalent pas de la région de Roscofî : peut- être considéraient-ils cette espèce comme synonyme de B. patina. Ordre des CHEILOSTOMATA Bush, 1852. Famille des Membraniporidae Bush, 1854. Conopeum réticulum (Linné, 1767). 1880 — Memhranipora lacroixii (Audouin) ; Hincks, p. 129, pl. 17, fig. 5-8. 1966 — Conopeum réticulum (Linné) : Prenant et Bobin, p. 124, fig. 32. Deux colonies de couleur gris-argenté sur galet, dont une de grande taille, couvrant plusieurs centimètres carrés. Les cavités interopésiales, triangulaires, sont bien développées sur la plu¬ part des zoécies, mais manquent sur d’autres. Les denticulations du crypto- cyste sont très fines. Les épines sont inexistantes sur nos spécimens. Localité : Agon-Coutainville. L’espèce est notamment signalée à Roscofî, à Dinard (sur galets. Lamelli¬ branches et Algues) et dans la région de Granville, comme très commune sur des valves de Lamellibranches et des tests de Gastropodes (Calvet). Famille des Hincksinidae Canu & Bassler, 1927. Ilincksina fluxtroides (Hiiicks, 1877). 1880 — Membranipora jtustroides Hiiicks : IIincks, ji. 151, pl. 19, fig. 2. 1951 — Ilincksina jlustroides (IIincks) : Eciiai.ikk cl Piiknant, p. 8. 1966 — Ilincksina fluslroides (IIincks) ; Prenant cl Bohin, j). 200, fig. 62. Lne petite colonie de forme subcirculaire, à bords lobés, sur Algue, récoltée sur la plage de Saint-Martin-de-Bréhal. L’espèce est commune dans la Manche et notamment citée à RoscofF et à Guernesey. Par contre Balavoine ne semble pas l’avoir reconnue à Dinard. La collection Canu renferme quelques zoariums provenant de Saint-Vaast- la-Hougue. Famille des Calloporidae Norman, 1903. Callopora dumerili (Savigny-Audouin, 1826). 1880 — Membranipora dumerüii (Audouin) ; IIincks, p. 156, pl. 20, fig. 3. 1966 — Callopora dumerili (Audouin) ; Prenant et Borin, p. 234, fig. 77. Une petite colonie fixée sur valve de Glycymeris, rejetée sur la plage de Saint- Martin-de-Bréhal. La zone ancestrulaire n’est pas conservée ; les zoécies mar¬ ginales sont en majorité ovicellées. L’espèce n’est pas signalée des îles anglo-normandes, mais elle est assez abon¬ dante à Roscolî et bien représentée dans la région de Dinard et de Saint-Malo, dans les dragages de 6 à 10 mètres. La collection Canu ne renferme pas de spé¬ cimens de Carolles et de Saint-Vaast-la-IIougue, mais elle était déjà citée de la région de Granville par Calvet, sur une valve de Lamellibranche. Famille des Electridae Stach, 1937. Electra pilosa (Linné, 1767). 1880 — Membranipora pilosa (Linné) : Hincks, p. 137, pl. 23, fig. 1-4. 1966 — Electra pilosa (Linné) ; Prenant et Bobin, p. 140, fig. 39-40. E. pilosa est le Bryozoaire le plus abondant de la zone intercotidale de notre région. Ses colonies blanchâtres couvrent de grandes surfaces sur les Algues, notamment les Fucus ; certaines se développent en fourreau autour des Algues cylindriques. Elle est plus rare sur les galets où elle forme cependant parfois des plaques assez étendues. Nous n’avons pas observé la présence de E. hastingsae Marcus, 1938 (= E. monostachys Busk) dans notre matériel. Localité : Agon-Coutainville (sur Algues brunes et rouges) Saint-Martin-de- Bréhal (sur Algues brunes). 604 L’espèce est très commune dans toute la Manche occidentale (notamment à Dinard-Saint-Malo, les Minquiers, îles anglo-normandes, Grandcamp-les- Bains). Elle est abondante à Carolles et <à Saint- Vaast-la-Hougue (coll. Canu). Famille des Scrupocellarudae Levinsen, 1909. Scrupocellaria reptans (Linné, 1758) 1880 — Scrupocellaria reptans (Linné) : Hincks, p. 52, pl. 7, fig. 1-7. 1966 — Scrupocellaria replans (Linné) : Prenant et Lobin, p. 413, fig. 134. Une petite colonie de la plage d’Agon-Coutainville. Cette espèce, très abon¬ dante dans la Manche occidentale (une des formes les plus abondantes de la zone intercotidale ou de très faible profondeur) est également représentée dans la collection Canu par des spécimens de Carolles et de Saint-Vaast-la- Hougue et citée des Iles Chausey (dans la zone des marées) et des îles de Saint- Marcouf par Calvet. Cette même collection Canu renferme une autre Cellularine de notre région, déterminée par cet auteur comme Bugula ditrupae «Hincks ». La présence de cette espèce dans la Manche est actuellement niée {cf. Ryland, 1960). Les spé¬ cimens ne sont pas très bien conservés, mais ils appartiennent peut-être à l’espèce Bugula fulm (Ryland, 1960) (famille des Bugulidae Gray, 1848). Famille des Hippothoidae Fiscber, 1886. Celleporella hyalina (Linné, 1767). 1880 — Schizoporella hyalina (Linné) : Hincks, p. 271, pl. 18, lig. 8-10. 1951 — Ilippothoa hyalina (Linné) : F.cualier et Prenant, p. 14. 1957 — Hippothoa hyalina (Linné) : Ralavoine, p. 61. Cette belle petite espèce est très abondante à Agon-Coutainville où elle encroûte les Algues brunes (Fucus) et surtout les Algues rouges, en compagnie de E. pilosa. Elle forme de petites colonies circulaires dont le diamètre ne dépasse pas 4 à 5 mm. Plusieurs d’entre elles sont ovicellées. A Saint-Martin-de-Bréhal nous avons découvert deux colonies sur Anomia, également ovicellées, mais de plus grande taille, et une colonie sur Fucus, de taille semblable à celles d’.\gon- Coutainville. D’après Hincks, l’espèce est abondante dans toute la Manche. Echalier et Prenant la signalent très commune sur Algues, tandis que Balavoine déclare qu’elle est peu abondante dans la région de Dinard-Saint-Malo, sauf dans une localité (Rance maritime). Également découverte par Calvet au Cap de la Hague, sur des Algues de la zone des marées. Dans la collection Canu, il en existe de nombreux exemplaires de Carolles et de Saint-Vaast-la-Hougue, 605 Famille des Schizopohelliuae Juilieii, 1903. Schizomavella auriculata (Hassal, 1842). 1880 — Schizoporella auriculata (Hassal) : Hincks, p. 2GÜ, pl. 29, lig. 3-9. 1951 — Schizomauella auriculata (Hassal) : Echai.ier cl Phenant, ]>. 1.'. 1957 — Schizomavella auriculata (Hassal) : Balavoine, p. 62. Cette espèce est assez commune à Saint-Martin-de-Bréhal où ses colonies, de teinte orange très clair (à l’état sec) sont fixées sur des coquilles [Ostrea et Glycymeris notamment) et sur galets. L’une d’entre elles est ovicellée. S. auriculata est commune dans toute la Manche et signalée à Guernesey, à Roscofî, dans la région malouine et aux îles de Saint-Marcouf. Schizomavella linearis (Hassal, 1841). 1880 — Schizoporella linearis (Hassal) : Hincks, p. 247, pl. 24, fig. 1, pl. 38, fig. 5- 10. 1951 — Schizopodrella linearis (Hassal) ; Echalier et Prenant, p. 16. 1957 — Schizomavella linearis (Hassal) ; Bai.avoine, p. 62. Nous avons découvert une colonie d’assez grande taille (plusieurs centimètres carrés) sur une valve supérieure d’Ostrea edulis rejetée sur la plage de Saint- Martin-de-Bréhal. De couleur blanchâtre, elle n’est pas ovicellée, malgré son grand développement. S. linearis est abondante dans la Manche, depuis les eaux littorales jusqu’à une profondeur pouvant dépasser 500 mètres (dans l’Atlantique). Elle est notamment citée de Guernesey et de la côte septentrionale de la Bretagne, où elle est commune. Elle est signalée par Calvet de la région de Granville, fixée sur des valves de Lamellibranches. Famille des Exochellidae Bassler, 1935. Ëscharoides coccinea (Abildgaard, 1806). 1880 — Mucronella coccinea (Abildgaard) : Hincks, p. 371, pl. 34, fig. 1-6. Une petite colonie (une quarantaine de zoécies fragiles, peu calcifiées) sur Fucus avec E. pilosa, C. denticulala et Celleporella hyalina. Plusieurs colonies beaucoup plus calcifiées sur valves de Lamellibranches. Localité : Agon-Coutainville (sur Fucus) Saint-Martin-de-Bréhal (sur Anoniia et sur Ostrea). Espèce abondante sur la côte septentrionale de la Bretagne, signalée égale¬ ment à Guernesey. Elle est présente à Saint-Vaast-la-Hougue et, plus abon¬ damment, à Carolles (collection Canu). Très commune dans la région de Gran- A ille, où elle encroûte des valves de Pélécypodes, elle a été également draguée dans la région du Cap de la Hague (Calvet). — 606 — Famille des Escuarellidae Levinsen, 1909. Escharella centricosa (Hassal, 1842). 1880 — Mucronella venlricosa (Hassal) : Hincks, p. 363, pl. 50, fig. 6-8. 1957 — Mucronella ventricosa (Hassal) : Balavoine, p. 62. Une belle colonie bien conservée dans le creux d’une valve de Glycymeris de Saint-Martin-de-Bréhal. Alors que les zoécies marginales atteignent une longueur de 0,62 mm et une largeur voisine, l’ancestrule, petite cellule ovoïde bordée d’une série d’épines, ne dépasse pas 0,22 mm dans sa plus grande dimension. Les zoécies qui en sont voisines sont également de petite taille. E. ventricosa, signalée dans les îles anglo-normandes (Guernesey), est très rare à Roscoff, mais plus abondante à Dinard et à Saint-Malo où elle a été récol¬ tée dans la zone intercotidale et par des fonds de 10 à 12 mètres (B.alavoine). Famille des Cheiloporinidae Bassler, 1936. Cryptosula pallasiana (Moll, 1803). 1880 — Lepralia pallasiana (Moll) : Hincks, p. 297, pl. 24, fig. 4 (forme à grandes expansions du péristome), pl. 33, fig. 1-3. Plusieurs colonies dont une de très grande surface. Les zoécies présentent en général des expansions péristomiennes et un umbo très développés à Cou- tainville, mais sont moins ornées et ont un péristome plus régulier à Saint- Martin-de-Bréhal (influence de la profondeur ?). Localité : Agon-Coutainville (sur galets) Saint-Martin-de-Bréhal (sur Ostrea). Espèce commune dans la Manche (Roscofî, Dinard, Saint-Malo, Jersey, Guer- riesey). Elle n’est cependant pas représentée dans le matériel normand de la collection Canu. Famille des Celleporidae Bush, 1852. Celleporina costazi (Savigny-Audouin, 1826). 1880 — Cellepora costazi (Audouin) : Hincks, p. 411, pl. 55, fig. 11-14. 1951 — Costazia costazi (Audouin) : Echalier et Prenant, p. 22. Cette belle espèce de Cellépore est représentée à Saint-Martin-de-Bréhal par un zoarium amoncelé encroûtant une Ocinebra. Elle est très facilement déter¬ minable grâce à la structure très particulière de son ovicelle globuleux, lisse, mais portant une aréa plate, ponctuée, bordée d’un léger bourrelet. L’espèce est commune sur les eûtes de la Manche, dans la zone intercotidale la plus basse et dans les eaux peu profondes. Elle est notamment signalée à — 607 — Guernesey, au cap de la Hague, à Roscoff et Balavoine l’a découverte dans toutes les localités qu’il a étudiées dans la région de Dinard et de Saint-Malo, sauf dans la partie amont de la Rance maritime. Également citée par Calvet, dans la région de Granville. Cellepora purnicosa Auct. {non Linné, 1767). 1880 — Cellepora purnicosa (Linné) ; Hincks, p. 398, pl. 54, fig. 1-3. 1951 — Schismopora purnicosa (Linné) : Echalier et Prenant, p. 21. 1952 — « Cellepora » purnicosa Auct. {non Linné) : I.agaaij, p. 131, pl. 15, fig. 3-4. 1957 — Cellepora purnicosa (Linné) : Balavoine, p. 64. Comme le fait remarquer très justement Lagaam, l’espèce encroûtante signa¬ lée dans la Manche par les zoologistes n’est certainement pas celle que Linné a décrite d’après des spécimens à zoarium érigé et présentant des ramifications dichotomiques. Nous pensons cependant qu’il serait inopportun de changer sa dénomination universellement connue. C. purnicosa est très abondante dans notre région où elle encroûte des sub- stratums très divers : Glycymeris et Osirea (nombreuses colonies) à Saint-Martin- de-Bréhal, galets de phyllades à Agon-Coutainville, Algues (signalée par Cal¬ vet dans la région de Granville). Elle forme en général de grandes colonies mamelonnées. Espèce commune sur toutes les côtes de la Manche, et notamment au Cap de la Hague par 30 à 50 mètres de profondeur. Turbicellepora avicularis (Hincks, 1861). 1880 — Cellepora avicularis Hincks : Hincks, p. 406, pl. 54, fig. 4-6. 1951 — Schismopora avicularis (Hincks) : Echalier et Prenant, p. 21. 1957 — Schismopora avicularis (Hincks) : Balavoine, p. 65. Cette espèce se présente sous une forme zoariale assez voisine de celle de C. purnicosa, mais avec des colonies moins volumineuses. Elle est assez bien carac¬ térisée par le grand nombre de ses aviculaires qui se présentent sous trois formes : aviculaires placés sur le rostre, grands aviculaires interzoéciaux spatulés, petits aviculaires zoéciaux ovoïdes. Le genre Schismopora ne peut être utilisé pour cette espèce. Le type de Schismo¬ pora, désigné par Gregory, appartient en effet au genre Costazia {— Cellepo- rina). Nous plaçons donc C. avicularis dans le genre Turbicellepora que Ryland a créé en 1963 pour accueillir les anciennes espèces de Schismopora. Nous possédons deux zoariums de cette espèce en provenance de Saint-Mar- tin-de-Bréhal (un fixé sur Glycymeris, l’autre sur Ocinebra). Espèce assez commune dans la Manche quoique non signalée aux îles anglo- normandes. Elle est relativement abondante sur la côte septentrionale de la Bretagne. Calvet l’a découverte au Cap de la Hague et notamment dans la « fosse de la Hague » par 70 à 80 mètres de profondeur. Conclusions. Nous avons groupé sur le tableau ci-joint les 52 espèces de Bryozoaires actuel¬ lement signalées dans la zone intercotidale ou de faible profondeur de la pres¬ qu’île du Cotentin, en indiquant leur répartition dans les différentes localités, à savoir : a) Granville (Manche) : récoltes de H. Gadeau de Kerville déterminées par L. Calvet. Aucune localité précise n’est indiquée : toutes les espèces pro¬ viennent de la « région de Granville », entre un et 15 mètres de profondeur. b) Carolles (Manche) : matériaux conservés dans la collection Canu, à l’Ins¬ titut de Paléontologie du Muséum. c) Iles Chausey (Manche) (au large de la côte sud-occidentale du Cotentin) : espèces signalées par Calvet et de Beauchamp et récoltées dans la zone de découvrement des marées. d) Saint-Martin-de-Bréhal (Manche). e) Agon-Coutainville (Manche). f) Cap de la Hague (Manche) ; récoltes de H. Gadeau de Kerville déter¬ minées par Calvet. Elles proviennent de la région d’Omonville-la- Bogue (de la zone des marées jusqu’à 60 mètres de profondeur), de l’anse de Saint-Martin (10 à 15 mètres de profondeur) et de la « fosse de la Hague » (par des fonds de 70 à 80 mètres). g) Saint-Vaast-Ia-Hougue (Manche) : matériaux de la collection F. Canu. h) Iles de Saint-Marcouf (Manche) (au large de la côte orientale du Cotentin) : espèces signalées par Calvet, d’après les récoltes de H. Gadeau de Kerville (zone intercotidale et entre 10 et 23 mètres de profondeur). i) Grandcamp-les-Bains (Calvados) : même origine, entre la zone intercoti¬ dale et 18 mètres de profondeur. La région de Grandcamp-les-Bains, à l’Est de l’embouchure de la Vire, n’appartient pas au Cotentin proprement dit, mais en est trop proche pour en être arbitrairement séparée. L’examen de ce tableau montre des différences faunistiques assez sensibles entre les diverses régions et même suivant les localités. Cette hétérogénéité s’explique par les différents faciès et surtout par les différences de profondeur : ainsi les espèces des environs de Granville (Iles Chausey, Granville, Carolles, Saint-Martin-de-Bréhal, Agon-Coutainville) proviennent de fonds ne dépassant pas 15 mètres, alors que la liste du Cap de la Hague correspond à des spécimens provenant en majorité de fonds plus profonds. Par comparaison avec les faunes de la région malouine (Dinard et Saint-Malo) (79 espèces) et surtout de Roscoff (112 espèces, dont il est vrai 17 formes de Cténostomes qui semblent avoir été particulièrement recherchés), notre région la plus riche, celle de Granville (voir ci-dessus) paraît pauvre avec 31 espèces seulement. Par ailleurs, Calvet cite 25 espèces provenant de la région du Cap de la Hague. Cette pauvreté apparente nous semble due davantage à des récoltes insuffi¬ santes (surtout au-dessous de la zone intercotidale) qu’à une moins grande richesse en Bryozoaires car les conditions bionomiques nous paraissent très — 609 — semblables, avec les réserves que nous avons exprimées plus haut. 11 serait souhaitable, et nous nous efforcerons d’y contribuer, que de nouvelles récoltes permettent de compléter nos connaissances sur la faune bryozoologique du Cotentin. 11 est en effet de la plus haute importance, non seulement pour l’étude de la répartition actuelle des animaux, mais aussi pour des applications pra¬ tiques (et nous pensons spécialement ici à la paléo-écologie) de connaître avec précision la dispersion géographique des espèces actuelles et leurs conditions de vie (profondeur, climat, nature du fond marin, substratum des colonies, etc.). 1 'a' O 1 1 0) C! 0* 1 •k © “B là. ... Répartition des Bryozoaires marins ■> d a> "© s es Xi CO C g © .s » 3 TJ bt) <0 « ? es bf > § « «s 4) 1 a s s “ t- M cC 4) Ch sur les côtes du Cotentin CS û- O S cO CJ £ ■H 1 1 •S -2 O CO ■S® ^ : en 1 O en co en O Ctenostomata Alcyonidium gelatinosum (Linné) .... + + Alcyonidium hirsutum (Fleming) .... Flustrellidra hispida (Fabricius) . + -b + Vesicularia spinosa (Linné) . + Walkeria ui^a (Linné) . 1 i + + Cyclostomata : 1 Crisia denticulata (Lamarck) . + -b -b + Crisia ehurnea (Linné) . 1 -b Crisia eburnea var. aculeata Hassal..! + Crisidia cornuta (Linné) . Tubulipora phalangea Couch . + -b -b + Tubulipora cf. liliacea (Pallas) . Microecia suborhicularis (Hincks) . . . . ! -b + Berenicea patina (Lamarck) . -h -b -b Berenicea sarniensis (Norman) . -b Cheilostomata Scruparia chelata (Linné) . Conopeum réticulum (Linné) . + -b + -b -b Flustra foliacea (Linné) . ühartella papyracea (Ellis et Solander.) Hincksina flustroides (Hincks) . i i ! -b + -b -b + Callopora lineata (Linné) . ; Callopora dumerili (Savigny-Audouin)., + + -b Electra pilosa (Linné) . -b -b + 1 + -b -b Cellaria salicornioides (Lamouroux) . . j + Cellaria fistulosa (Linné) . Scrupocellaria scruposa (Linné) . i + + Scrupocellaria reptans (Linné) . Scrupocellaria scrupea (Busk) . -b + ! + : j + + Bugula plumosa (Pallas) . 1 1 + 1 — 610 — Képartition des Bryozoaires marins sur les côtes du Cotentin ! i Granville j (sans précision) | Carolles 1 .J Iles Chausey Saint-Martin- de-Bréhal ! 1 Agon- 1 Coulainville ' _ 1 Cap de ! la Hague 1 Saint-Vaast- la Hougue Iles de Saint-Marcouf Grandcamp- les-Bains ; 1 Bugula fulva (?) Rvland . + Bugula turhinata Aider . + -P + Bugula flabellata (Thompson) . + + Bicellariella ciliata (Linné) . -L + + Beania mirabilis Johnston . + Caberea boryi (Savigny-Audouin) .... Celleporella hyalina (Linné) . -P + + + + Haploporna impressum (Savigny-Au- douin) . + ! Chorizopora brongniarti (Savigny-Au- 1 douin) . + 1 + Schizoporella (?) sinuosa (Busk) . + Schizomavella auriculata (Hassal) .... + + Schizomavella linearis (Hassal) . + + Escharoides coccinea (Abildgaard) .... -P + + + + Fenestrulina malusii (Savigny-Au- douin) . + Microporella ciliata (Savigny-Audouin) + + Escharella variolosa (Johnston) . + Escharella venlricosa (Hassal) . + Schizotheca fissa (Busk) . + Schizotheca divisa (Norman) . + Cryptosula pallasiana (Moll) . + + Celleporina costazi (Savigny-Audouin). 4- + + Cellepora pumicosa Auct . + + + + Turbicellepora avicularis (Hincks) .... i + + BIBLIOGRAPHIE Balavoine, P., 1953. — Bryozoaires récoltés en septembre 1952 dans la région de Dinard. Bull. Lab. marit. Dinard, n° 38, pp. 16-19. — 1955. — Bryozoaires récoltés en avril 1955 dans la région de Dinard et de Saint-Malo. Ibid., n° 41, pp. 27-33. — 1957. — Nouvelle contribution à l’étude des Bryozoaires de la région de Dinard et de Saint-Malo. Ibid., n® 43, pp. 52-68, 1 pl. h. t. 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II NOUVELLES DONNÉES MORPHOLOGIQUES SUR QUATRE ESPÈCES DU GENRE HELIGMODENDRIUM Par Marie-Claude DURETTE-DESSET Nous poursuivons l’étude du matériel rapporté de la région d’Exu au Brésil par notre collègue J. C. Quentin ainsi que celle des spécimens aimablement prêtés par l’Institut Oswaldo Cruz. Heligmodendrium interrogans Lent et Freitas, 1938. Matériel étudié : plusieurs (J et $, parasites de différents Cercomys cunicularius Cuvier 1829, originaires d’Exu, tubes 477 K et 324 K. Nos parasites correspondent en tous points à l’espèce décrite par Lent et Freitas en 1938, chez Cercomys laurentius, sous le nom d’ Heligmodendrium interrogans. Nous avons cru utile de redonner une description de cette espèce, d’une part, parce que nous avons eu du matériel vivant et que nous avons pu préciser ainsi certains détails morphologiques ; d’autre part, parce que nous avons étudié le système des arêtes cuticulaires qui était mal connu. Lent et Freitas indiquent qu’ils rangent provisoirement leur espèce dans le genre Heligmodendrium Nous pensons comme eux que de nombreux carac¬ tères ne concordent pas avec ceux des autres Heligmodendrium, mais nous pré¬ férons, avant de modifier la nomenclature, avoir une vue d’ensemble sur les Hélignosomes sud-américains. Nématodes de petite taille, rouge vif à l’état vivant, possédant un enroule¬ ment dextre ou senestre, mais toujours très lâche, le long de la ligne ventrale. Certains Vers ne présentent même aucun enroulement et sont simplement courbés suivant la ligne ventrale. Vésicule céphalique presqu’aussi large que haute. Pore excréteur situé juste en avant de la fin de l’œsophage. Deirides larges, très en relief, un peu en avant du pore excréteur (hg. 1, C). Glandes excrétrices peu visibles, même sur le maté¬ riel vivant. Œsophage divisé en œsophage musculaire et glandulaire (fig. 1, K). 613 — F J G. 1. — Heligmodendrium interrogans Lent et Freitas, 1938. A, B, C, D : extrémité antérieure montrant la naissance des arêtes cuticulaires. Successivement : vue latérale gauche, vue latérale droite, vue dorsale, vue ventrale. — E : (5 , extrémité postérieure, vue sub-latérale gauche. — F ; Ç, extrémité postérieure, vue ventrale. — (} : détail des arêtes cuticulaires interrompues. — H : (J, extrémité postérieure, vue ventrale. — I : cî, détail du cône génital. — .1 : cJ, extrémité distale d’un spiculé. — K : extrémité antérieure, vue latérale gauche. — L, M, N : 9, coupes transversales du corps faites respectivement à 130 |x, 300 (i., 2.000 |x en arrière de l’apex. — : 9, coupe transversale du corps, juste en avant de la vulve. — P : d', coupe trans¬ versale (lu corps, juste en avant de la bourse caudale. A, B, C, ü, F, H éch. : 100 ji. — E, K éch. ; 150 [a. — G, I, J, L, M, N, O, P éch. : 50 [x. 39 — 614 — Etude des arêtes Dans la partie moyenne du corps, on compte 13 arêtes cuticulaires longitu¬ dinales. Dans cette région, la répartition des arêtes est la suivante : Une arête gauche et une arête droite hypertrophiées ; 4 arêtes dorsales ; 7 arêtes ventrales. Les 4 arêtes dorsales sont discontinues comme l’indique la lig. 1, G. D’autres arêtes sont discontinues, mais uniquement dans la partie antérieure du corps. Les arêtes naissent pour la plupart, soit sur le bord de la vésicule céphalique, soit plus en arrière, sur les champs latéraux. Les 4 arêtes ventrales droites naissent très postérieurement, en arrière du pore excréteur (Fig. 1, A, B, C, D). Ces arêtes s’étendent jusqu’à 100 p. en avant de la bourse caudale chez le jusqu’à l’extrémité postérieure, au delà de la vulve, chez la Ç. Chez cette der¬ nière, les arêtes gauche et droite s’effacent progressivement en arrière et ne sont pas plus importantes que les autres arêtes à environ 500 p de la queue. Au niveau de la vulve, l’arête droite s’hypertrophie à nouveau sur une longueur de 215 P (Fig. 1, F). Enfin, entre la vulve et l’anus, 2 arêtes ventrales droite et gauche s’hypertrophient également sur une longueur de 180 p comme l’indique la fig. 1 F. En coupe transversale, la pointe des arêtes est dirigée de la droite vers la gauche sur les deux faces. Exception doit être faite pour les 2 arêtes ventrales droites proches de l’arête droite et pour cette dernière qui est perpendiculaire au corps, dans sa partie moyenne (Fig. 1, N). Mâle : Corps long de 3,4 mm (4 mm chez un autre spécimen) large de 90 p dans sa partie moyenne. Vésicule céphalique haute de 40 p sur 40 p de large. Anneau nerveux, pore excréteur et deirides situés respectivement à 200 p, 300 p et 280 p de l’apex. Œsophage long de 330 p. Bourse caudale symétrique, haute de 170 p sur 325 p de large. Papilles pré- bursales présentes. Les côtes externo-dorsales naissent à la racine de la dorsale, et suivent un trajet parallèle à celle-ci. Dorsale divisée presqu’au niveau de sa racine en 2 rameaux égaux, eux-mêmes trifurqués. La papille médiane porte la phasmide (Fig. 1, LL. Spiculés sub-égaux, fins, ailés, longs de 415 p. Leur extrémité distale est en forme de crochet (Fig. 1, J). Cône génital peu important, mais renforcé par une formation de structure complexe comme l’indique la fig. 1, 1. Gubernaculum non observé. Femelle : Corps long de 4,4 mm (6 mm chez un autre spécimen), large de 100 p dans sa partie moyenne. Vésicule céphalique haute de 48 p sur 40 p de large. Anneau nerveux, pore excréteur et deirides situés respectivement à 230 p, 320 p et 315 p de l’apex. Œsophage long de 350 p (Fig. 1, K). La vulve s’ouvre à 310 p de la pointe caudale. L’ovéjecteur assez court, com¬ porte un vestibule long de 130 p, large de 40 p dans sa partie proximale, un sphincter haut de 32 p sur 42 p de large, une trompe longue de 120 p. L’utérus, long de 680 p, contient 5 (cufs au stade morula mesurant 72 p X 50 p. A la limite utérus-oviducte, les spermatozoïdes sont visibles. L’oviducte, bien diffé¬ rencié est long de 00 p. L’o\aire débute à 1,3 mm de la tête. (Fig. 1, E). — 615 — Anus à 80 [i, de l’extrémité postérieure. La queue très mince, arrondie à son extrémité, peut s’invaginer ou se dévaginer (Fig. 1, F). Heligmodendrium hepaticum Lent et Freitas, 1938. Une étude approfondie de cette espèce a été faite par Lent et Freitas en 1938. Nous nous limitons ici à étudier le système des arêtes cuticulaires et à donner quelques points de détail concernant le ^ et la Ç. Matériel étudié ; 2 2 Ç, parasites de Sciurus aestuans L. originaires du Brésil. Coll. Institut Oswaldo Cruz n“ 9847. Le pore excréteur est situé très antérieurement, juste au dessous de l’anneau nerveux et les deirides, doubles et de grande taille, sont au même niveau (fig. 2, A). Étude des Arêtes : Le corps est parcouru par 13 arêtes cuticulaires longitudinales chez le (J, 14 chez la Ç. Ces arêtes sont de 3 sortes : 2 arêtes gauches hypertrophiées ; 3 arêtes dorsales gauches interrompues environ tous les 100 p, dans la partie moyenne du corps ; 2 arêtes droites et 7 arêtes ventrales ininterrompues (Fig. 2, E’F). ^ _ Ces arêtes naissent sur le bord de la vésicule céphalique (Fig. 2, A, B, C, D) et s’étendent jusqu’au niveau de la bourse caudale chez le (^, de l’anus chez la Ç. En coupe transversale, dans la partie moyenne du corps, la pointe des arêtes est dirigée de la droite vers la gauche sur les 2 faces (Fig. 2, G). Mâle : Les papilles prébursales sont présentes mais petites. Nous figurons le cône génital (Fig. 2, .J, K, L). Femelle : Longueur du corps 10,3 mm ; largeur dans la partie moyenne du corps 150 p ; vésicule céphalique 50 p X 40 p ; Anneau nerveux, pore excréteur et deirides situés respectivement à 150 p, 165 p, 170 p de l’apex ; Œsophage 425 p ; Queue arrondie de 85 p. La vulve s’ouvre à 325 p de l’extrémité postérieure. Ovéjecteur de 360 p avec un vestibule assez allongé de 190 p, un sphincter de 30 p de haut sur 32 p de large, une trompe de 140 p de long (Fig. 2, I). Les œufs au stade 16 blastomères mesurent 72 p X 50 p (Fig. 2, I). Heligmodendrium oliverai Lent et Freitas, 1938. Nous complétons l’excellente description de Lent et Freitas par l’étude du système des arêtes cuticulaires et par 2 dessins donnant quelques précisions sur la morphologie de la femelle. Matériel étudié : une $ entière, une partie postérieure de $, parasites de Sciurus aestuans L, originaires du Brésil. Coll. Institut Oswaldo Cruz n° 9846. — 616 — V. Fig. 2. — Heligmodendrium hepaticum Lent et Freitas, 1938. A, B, C, D : (J, détail des arêtes cuticulaires au niveau du pore excréteur, successivement vue ven¬ trale, vue latérale gauche, vue latérale droite, vue dorsale. — E, F : cJ, détail des arêtes cuticu¬ laires au milieu du corps, successivement vue dorsale, vue ventrale. — G : coupe transversale du corps à 3,750 mm en avant de la pointe caudale. — H : (J, coupe transversale du corps en avant de la bourse caudale. — I : $» extrémité postérieure, vue latérale gauche. — J, K, L : détail du cône génital, successivement vue ventrale, vue latérale gauche, vue latérale droite. A, B, C, D, E, F, G, H, J, K, L éch. : 50 |x. — I : éch. 100 p,. Étude des arêtes ; Le corps est parcouru par 20 arêtes cuticulaires longitudinales dont 2 très larges (30 p, au milieu du corps) forment 2 ailes gauches et dont les 18 autres, petites et égales entre elles sont interrompues tous les 15 p environ (Fig. 3, D). Les arêtes naissent soit sur le bord de la vésicule céphalique, soit plus posté¬ rieurement sur les champs latéraux. Elles disparaissent au niveau de la vulve. En coupe transversale, dans la partie moyenne du corps, la pointe des arêtes est dirigée de la droite vers la gauche sur les 2 faces (Fig. 3, C). Femelle : Corps long de 6,2 mm sur 90 p de large dans la partie moyenne du corps. Vésicule céphalique haute de 60 p sur 40 p de large. Anneau nerveux, pore excré- Fig. 3. — Ileligniodendriwn olwerai Lent et Freitas, 1038. A : V, extrémité antérieure, vue latérale droite. — B : extrémité postérieure, vue latérale droite. — G : coupe transversale au milieu du corps. D : détail des arêtes cuticulaires au niveau de la deiride, vue latérale droite. A; éch. 100 jjt. — B;éch.; 150 p.. — C, D : éch. 50 p. — 618 — teur et deirides situés respectivement à 180 ji,, 290 [t, et 250 p. de l’apex. Les deirides sont composées d’une partie basale enflée et d’une longue pointe comme l’indique la fig. 3, D. Glandes excrétrices bien visibles (Fig. 3, A). La vulve s’ouvre à 190 p de la queue. L’ovéjecteur long de 320 p est composé d’un vestibule (150 p) et d’une trompe (140 p) sensiblement de même longueur, séparés par un sphincter de 30 p de haut, sur 40 p de large. Queue longue de 80 p, à l’extrémité arrondie. L’utérus ne contenait pas d’œufs (Fig. 3, B). Heligmodendrium elegans (Travassos, 1921). La description originale a été amplifiée par Lent et Freitas en 1938. Comme pour les deux espèces précédentes, nous étudions le système des arêtes cuti- culaires et nous donnons quelques précisions sur l’appareil génital de la femelle. Matériel étudié ; 1 Ç, 1 partie postérieure de $, parasites de Coendu insidiosus (Kuhl) (= c villosus] originaires du Brésil. Coll. Institut Oswaldo Cruz n° 9848. Étude des arêtes : Chez la $, le corps est parcouru par 13 arêtes cuticulaires longitudinales comprenant une double arête gauche hypertrophiée non interrompue, 5 arêtes dorsales et 6 arêtes ventrales interrompues tous les 30 p dans la partie moyenne du corps. La région ventrale proche du champ latéral droit est dépourvue d’arêtes (Fig. 4, D). Les arêtes naissent, soit sur le bord de la vésicule céphalique, soit plus posté¬ rieurement, sur les champs latéraux. Pour les 2 grandes arêtes gauches, la plus ventrale naît sur l’axe latéral, l’autre étant plus dorsale. Dans la partie moyenne du corps au contraire, elles sont symétriques de chaque côté du champ laté¬ ral. Les arêtes s’étendent jusqu’au niveau de la vulve. La striation n’est ensuite que transversale mais accentuée (Fig. 4, C). En coupe transversale, dans la région moyenne du corps, la pointe des arêtes se dirige de la droite vers la gauche sur les deux faces. Femelle ; Corps long de 7,9 mm, large de 100 p dans sa partie moyenne. Vésicule cépha¬ lique haute de 50 p sur 30 p de large. Anneau nerveux, pore excréteur et deirides situés respectivement à 190 p, 280 p et 220 p de l’apex. Les deirides sont en forme de coupole, grosses mais peu visibles (Fig. 4, A). La vulve s’ouvre à 210 p de la pointe caudale, c’est-à-dire relativement haut. L’ovéjecteur comprend 4 parties. Les mensurations que nous donnons sont celles du spécimen disséqué. Le vestibule est long de 150 p, le sphincter de 40 p ; la trompe, à paroi assez épaisse, longue de 200 p se termine en forme d’entonnoir ; entre la trompe et l’utérus existe une partie à paroi très épaisse qui est peut être assimilable à une spermathèque. Les œufs au stade morula, mesurent 70 p sur 40 p (Fig. 4, B). Queue mince, longue de 110 p, à extrémité arrondie (Fig. 4, C). Fig. 4. — J Idigiiiodendrium elegans (Travassos, 1921). A : $, extrémité antérieure, vue latérale gauche. — B : ovéjecteur disséqué. — C : 9, extrémité postérieure, vue latérale gauche. — I) : $, coupe transversale au milieu du corps. A, li, C ; éch. : 100 tx. — ^ 1) : éch. : 50 tx. — 620 Résumé. Compléments à l’étude morphologique d’Heligmodendrium interrogans Lent et Frci- tas, 1938, d’H. hepaticum Lent et Freitas, 1938, d’H. oliverai Lent et Freitas, 1938, d'H. elegans (Travassos, 1921). Le système d’arêtes cuticulaires d'H. interrogans est particulier. On trouve une grande arête latérale de chaque côté du corps et non la cavité cuticulaire longitudinale soutenue par les deux arêtes gauches hypertrophiées rencontrée chez les trois autres espèces. Summary. Nematodes Heligmosomatidae Irom South America IL Addiîional notes to the morphological study of Heligmodendrium interrogans Lent et Freitas, 1938, H. hepaticum Lent et Freitas, 1938 ; H. olioerai Lent et Freitas, 1938, II. elegans (Travassos, 1921). The System of cuticular ridges of II. interrogans is original. It présents a large latéral ridge on each sidc of the body instead of the cuticular longitudinal cavity supported by two hypertrophied left ridges found in the three other species. RÉFÉRENCES Lent, H. e Freitas, J. F. T., 1938 a. — Pesquisas helminthologicas realisadas no Estado do Para. IV. Trichostrongylideos de mammiferos. Ment. Inst. Oswaldo Cruz -, 33, (3) pp. 363-380, fig. 1-16. Lent, H. e Freitas, J. F. T., 1938 b. — Très novos trichostrongylideos parasi- tos de roedores brasileiros in Livro Jub. Travassos, pp. 269-274, fig. 1, 3. Travassos, L., 1921. — Contribuiçâoes para o conhecimenta da fauna helmintolo- jica brasileira. XIII. Ensaio monografico da familia Trichostrongylidae Leiper, 1909. Mem. Inst. Oswaldo Cruz, 13 (1), pp. 1-135, pl. 1-56, fig. 1-250. Laboratoiie de Zoologie (Vers) du Muséum National d'iiistoire Naturelle, associé au C.N.R.S. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAI. DTIISTOIRE NATURELLE li* Série — Tome 40 — N® 3, 1968, pp. C2I-629. QUELQUES OCTOCORALLIAIRES DES CÔTES FRANÇAISES Par A. TIXIER-DURIVAULT et F. LAFARGUE Nous avons étudié dans ce travail quelques Octocoralliaires nouveaux récol¬ tés dans le Nord du Golfe de Gascogne et dans le Sud du Golfe du Lion. Nous avons ainsi examiné un Stolonifera de la famille des Clavulariidae Hickson, 1894 : Clavularia inordinata n. sp., une Gorgonacea scleraxonia appartenant aux Primnoidae Gray, 1857 Calyptrophorinae Gray, 1870 : Narella elegans n. sp. et enfin une Pennatuclaea sessiliflorae de la famille des Veretillidae Herklots, 1858 : Cavernularia subtilis n. sp. Fig. 1. — Cla<^ularia inordinata i\. A : portion de colonie ; B : un polype ; st. stolon ; po. : polype ; ant. : anthostèle ; an. : anthocodie > ch. sp. chevron spiculaire ; t. : tentacule ; pi. : pinnule. 1. Clavularia inordinata n. sp. Les colonies ont été récoltées en plongée à 12 m de profondeur dans la zone infra-littorale rocheuse méditerranéenne (Banuyls-sur-mer) par A. Medioni le 21 juin 1966. Elles sont fixées sur des tiges de Tuhularia, des Algues calcaires et forment un lacis plus ou moins recouvert de Spongiaires et de Crisidae. A l’état vivant les polypes ont une teinte légèrement rosée alors que fixés dans l’alcool ils présentent une coloration jaunâtre. Chaque colonie se compose de minces stolons aplatis (fig. 1, A, st.), parfois rubanés, ne dépassant pas 3 mm de long, hérissés, à intervalles irréguliers, de polypes allongés tantôt très rapprochés, tantôt éloignés de plusieurs centimètres (fig. 1, A, po). Ces zoïdes, de taille variable, atteignent 6 à 15 mm de haut et 0,8 à 1,5 mm de diamètre suivant leur développement. Ils se composent de deux éléments : une anthostèle (fig. 1, B, ant.) ornée de huit chevrons spiculaires (fig. 1, B, ch. sp.) et une anthocodie translucide (fig. 1, B, an.) uniformément recouverte de petits sclérites, surmontée par huit tentacules allongés (fig. 1, B, t.) pourvus de onze à douze paires de pinnules effilées présentant de légères constrictions transversales dans leur portion distale (fig. 1, B, pi.). Les spiculés sont très nombreux dans l’ensemble de la colonie. Dans les sto¬ lons existe un feutrage serré de très abondants sclérites trapus, plats, peu verru- queux, longs de 150 à 180 p. (fig. 2. D) mêlés à quelques spiculés allongés épi¬ neux (fig. 2, E). Les chevrons de l’anthostèle sont partiellement formés de baguettes très verruqueuses longues de 110 à 290 p, (fig. 2, C) et de quelques sclérites épineux ou en massues. Les anthocodies, les tentacules et les pinnules sont entièrement recouverts de minuscules bâtonnets lisses variant de 10 à 20 p. (fig. 2, A, B). Les écliantillons examinés contenaient des œufs. Le genre Clavularia est représenté en Océan Atlantique, en Méditerranée, en Océan Indien et en Océan Pacifique. C. inordinata s’éloigne de toutes les espèces de Clavularia connues et particulièrement des formes méditerranéennes C. marioni von Koch, 1891 et C. ochrocea von Koch, 1891 par la forme et l’orne¬ mentation de ses polypes ainsi que par la configuration de ses divers sclérites. 2. Narella elegans n. sp. Lin exemplaire de cette espèce a été récolté en dragage (« Charcot ») dans la vase épifaune corallienne à 46° 44' 30" N, 4“ 37' W entre 600 et 780 m de pro¬ fondeur par M. Glemarec: en novembre 1966. Cette espèce est représentée par un fragment de colonie formant une sorte de fouet long de 180 mm présentant un axe et des polypes blancs. L’axe (fig. 3, a) mince, à zone centrale dorée et à zone corticale revêtue de petits sclérites épais, polygonaux, imbriqués (fig. 3, e. a. ; fig. 4, C), atteint 0,5 à 1,5 mm de diamètre ; il est entouré de nombreux verticilles polypaires serrés (douze pour 3 cm de hauteur) composés chacun de quatre à six zoïdes (fig. 4, p, p', p"). Chaque polype, mesurant 2,5 mm de longueur maximale, est, à l’état rétracté, entièrement enserré dans une sorte de gaine formée de trois paires de grandes écailles de texture réticulée, de surface légèrement gaufrée et à bord libre ondulé et transparent. Inégales, fixées par une petite portion abaxiale, de forme variable d’un polype à l’autre, se recouvrant indifféremment dans un sens ou dans un autre, ces écailles, fréquemment en forme d’éventail, sont de taille différente : — 626 — les deux écailles basales (fig. 4, A, e. ba.) sont plus grandes que les deux écailles médiales (fig. 4, A, e. me.) et plus petites que les deux écailles buccales (fig. 4, e. bu.). L’extrémité distale du polype est elle-même entièrement recouverte par une sorte d’opercule constitué par huit écailles operculaires (fig. 4, A, e. op.) inégales ; les deux écailles ventrales et les quatre écailles latérales sont fortement carénées sur une ligne médiane alors que les deux écailles dorsales, plus petites, ne le sont que très légèrement. Les tentacules sont abondamment pourvus de spiculés droits ou arqués, longs de 30 à 100 p,, à verrues nombreuses et peu accen¬ tuées (fig. 4, 1, 2, 3, 4, 5, 6). Les échantillons examinés contenaient des œufs. Les espèces du genre Narella Gray, 1870 (= Stachyodes Studer, 1887 + Calyp- terinus Studer, 1887) sont particulièrement représentées dans le domaine Indo- pacifique, l’Antarctique et l’Antlantique Ouest. Seules deux espèces de pro¬ fondeur existent dans l’Atlantique Est : Narella versluysi Hickson, 1896 (côte irlandaise) et Narella hellissima Kükenthal, 1901 (Açores). Or par la taille de ses polypes (2,5 mm) N . elegans se distingue de N. i’ersluysi (3 mm) et de N. bellis- sima (2 mm). De plus le nombre restreint de polypes sur chaque verticille (3 à 5) de N. elegans rapproche cette espèce de N. hellissima (4 à 5) tout en l’éloignant définitivement de N. versluysi (9 à 14). 3. Cavernularia subtilis n. sp. Les échantillons ont été récoltés en dragages par M. Glemarec en octobre 1966 (« Pelagia ») : un dragage entre 110 et 120 m dans la Grande vasière, trois dragages au large du plateau de Rochebonne (46° 10' N, 2° 45' W ; 46° 15' N, 3° W ; 46° 43' N, 3° 23' N). Cinq échantillons de teinte beige rosé, conservés dans l’alcool, représentent cette espèce. De même habitus ils mesurent 17 à 30 mm de long et possèdent un axe central s’étendant d’un bout à l’autre des colonies. Le type, atteignant 30 mm de longueur totale (fig. 5) a la forme d’une massue peu renflée et présente un pédoncule (fig. 5, ped.) long de 10 mm et large de 3 mm, légèrement plissé longitudinalement et transversalement, à extrémité libre amincie et recourbée. Le rachis (fig. 5, rac.), ayant 20 mm de longueur et 5 mm dans sa largeur maximale, est presque cylindrique. Irrégulièrement répartis, les autozoïdes (fig. 5, au.), minces, peu nombreux, spiculés, sont pour¬ vus de huit tentacules présentant douze à quinze paires de pinnules inégales et fili¬ formes. Les spiculés de la base des autozoïdes sont assez rares, désordonnés ; ce sont de courtes baguettes (60 à 100 [a) plus ou moins épaisses (10 à 20 p.) (fig. 6, (4)). Plus petits (25 à 60 p) et plus minces (3 à 10 p) (fig. 6, (3)) les sclérites tentacu¬ laires sont disposés longitudinalement ou transversalement sur la face externe des tentacules (fig. 5, sp. t.). Les siphonozoïdes (fig. 5, si.), au nombre de un à trois, entre deux autozoïdes voisins, sont très petits et irrégulièrement dis¬ posés. La paroi du pédoncule (fig. 6, (1)) est légèrement festonnée. Sa zone corticale est fortement armée d’un feutrage serré de spiculés désordonnés (fig. 6, (1)), z. cor. p.), en forme de baguettes (fig. 6, (6)) longues de 60 à 220 p. La zone interne pédonculaire (fig. 6, (1), z. int. p.) inerme, est très finement dentelée. La paroi du rachis est totalement pourvue (fig. 5, sp. c. r.), dans les espaces intercavitaires (fig. 6, (2), c. au., c. si.), dans la zone corticale (fig. 6, (2), z. cor. r.) comme dans la zone interne, d’un épais feutrage de baguettes effilées longues de 150 à 290 p Fig. 5. — Colonie de Caf^ernularia subtilis n. sp. rac. : rachis ; ped. : pédoncule ; si. : siphonozoïde ; an. : aulozoïde ; sp. t. : spiculé te ntaculaire ; sp. c. r. spiculé cortical rachidien. 2 Fig. 6. — Cavernularia subtilis n. sp. 1 : portion de coupe transversale pédiculaire ; 2 : portion de coupe transversale rachidienne ; 3 : sclé- rites tentaculaires ; 4 ; sclérites des anthocodies des autozoides ; 5 : spiculés périaxiaux , 6 . spi¬ culés des parois du pédoncule ; 7 : spiculés corticaux rachidiens ; 8 : spiculés des parois des canaux principaux (400 ii). 629 (lig. (i, (7)). Les parois des canaux principaux renferment, de petits amas irrégu¬ liers de petits sclérites ovalaires ornés de nombreux petits tubercules (fig. 6, (8)), variant de 10 à 20 [X de diamètre maximal. Enfin d’abondants bâtonnets péri- axiaux à extrémités carrées ou arrondies atteignent 100 à 300 y. de long. Les colonies étudiées présentent des œufs dans les cavités des autozoïdes (fig. 6, 5) Le genre Cavernularia est représenté par une (juinzaine d’espèces plus ou moins valables distribuées en Méditerranée, en Atlantique, en Océan Indien et en Océan Pacifique, Bien que s’apparentant, par la provenance et l’aspect général de la colonie, aux deux espèces C. pusilla (Philippi, 1835) et C. madei- rensis Studer, 1878, C. suhtilis se distingue de l’une et de l’autre par l’inégalité de son pédoncule et de son rachis, la présence d’un axe, la disposition irrégu¬ lière de ses siphonozoïdes et sa structure pédonculaire et rachidienne. Laboratoire de Malacologie du Muséum de Paris. 40 BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE I» Série — Tome 40 — N» 3, 1968, pp. 630-633. SUR UNE NOUVELLE HOLOTHURIE DENDROCHIROTE DE MÉDITERRANÉE : PHYLLOPHORUS DRACHI NOV. SP. Par Gust.we CHERBONNIER et Alain GU ILLE Dans le cadre d’une étude générale des peuplements des substrats meubles de la région de Banyuls, l’un de nous a récolté, en juin 1967, une Holothurie dendrochirote de la famille des Phyllophoridae qui s’est révélée nouvelle pour la Science, et que nous décrivons ici. Phyllophorus drachi nov. sp. (fig. a-t). Origine : Banyuls, station l)b 164, à 6,8 milles dans le 66° du cap Béar, au lieu-dit « La Ruine », par 90 mètres de profondeur. Le sédiment est constitué par un sable peu vaseux, quelques graviers et de nombreuses coquilles mortes. Un seul exemplaire a été récolté malgré d’autres dragages effectués par la suite, au même point. L’animal (m) mesure 14 mm de long. Ses téguments, peu épais et lisses, sont brun clair, et cette couleur s’atténue quelque peu dans l’alcool. Les podia sont répartis selon les radius, sur deux rangs au voisinage de la bouche et de l’anus, sur quatre rangs au milieu du corps ; la plupart de ces podia sont gros, cylin¬ driques, assez courts, terminés par une large ventouse ; mélangés à ceux-ci, on trouve quelques podia très petits, à ventouse réduite, qui débordent parfois sur les interradius. Les tentacules sont au nombre de vingt : dix grands et dix petits, deux paires de grands étant séparées par une paire de petits ; il se pour¬ rait que ceux-ci soient disposés sur un cercle interne, mais il nous a été impos¬ sible d’en acquérir la certitude. L’anus est entouré de cinq gros podia radiaires surplombant cinq petites lames calcaires quadrangulaires à extrémité recourbé vers le haut comme celle d’un ski, et qui sont peut-être l’ébauche de cinq fortes dents dont serait pourvu l’animal adulte. La couronne calcaire péripharyn- gienne (1) est bien calcifiée ; sa hauteur atteint, approximativement, le cinquième de la longueur de l’animal contracté ; les radiales sont quadrangulaires, compac¬ tes, munies vers l’arrière de deux prolongements composés généralement de trois pièces, et d’environ la moitié de la hauteur totale de la couronne ; les interra¬ diales sont, elles aussi, compactes ; la radiale médio-ventrale et les deux interra¬ diales adjacentes ne sont pas fusionnées. L’observation de l’organisation interne révèle la présence d’une petite vési- 1. (^elte espece est dédiée, en respectueux hommage, à Monsieur le Professeur Pierre Drach, Direc¬ teur du laboratoire Arago. cule de l’üli lancéolée et d’un très court canal liydrophore digitiforme sans madréj)orite apparent. Les poumons, peu ramifiés (n), d’environ les trois-quarts de la longueur du corps, débouchent par un canal commun dans un étroit cloaque. Les muscles longitudinaux sont larges et plats, les muscles rétracteurs gros et courts. Les gonades se présentent sous forme de deux touffes de chacune deux tubes d’à peine 500 p. de long, et difficilement perceptibles. Les spiculés du tégument, peu nombreux, consistent en tourelles dont le disque, irrégulièrement circulaire et à bord fortement festonné, est générale¬ ment percé de huit gros trous périphériques et de quatre trous centraux ; la flèche, à quatre piliers, se termine par une couronne concave et perforée de spinules (c, e, f) ; cette couronne peut être irrégulière (b, g) ou se limiter à une baguette de très courts spinules (a). Dans le tégument dorsal on trouve, de plus, des tourelles à disque bien plus grand, percé de quelques trous supplémentaires situés sur un cercle plus externe, et dont le haute flèche se termine par une couronne massive (h). La plupart des tourelles du tégument anal sont très petites (j), parfois à trois piliers surmontés d’une couronne irrégulière ou mal formée (o, r). Les podia sont dépourvus de spiculés, sauf dans la région terminale où, sous le disque calcaire — de 200 à 220 p. de diamètre chez les gros podia, d’à peine 100 P chez les petits — sont disposées quelques plaquettes irrégulières et à grosses perforations (i). Les tentacules sont soutenus par de très nombreux et fins bâtonnets. La plu¬ part d’entre eux ont leurs deux extrémités élargies, digitées, souvent perforées (k, t) ; d’autres sont incurvés en demi-cercle (q) ; certains présentent une ou plusieurs apophyses centrales (p), ou tendent à se transformer en plaquettes allongées (s). De nombreux corpuscules crépus, généralement de forme compacte mais parfois allongés (d) se trouvent dans l’introvert, ainsi que quelques bâtonnets semblables à ceux des tentacules, mais plus graciles. Rapports et différences. La famille des Phyllophoridae est subdivisée actuellement en cinq sous- familles, et le genre Phyllophorus Grube 1840 est placé dans celle des Phyllo- phorinae. Heding et Panning (1954) distinguent dix-sept espèces dans ce genre, qu’ils subdivisent toutefois en quatre sous-genres. Daprès ces auteurs, ainsi que pour Tortonese (1965), une seule espèce, Phyllophorus urna Grube, 1840, est européenne et de .Méditerranée, Phyllophorus granulatus M. Sars, 1858, en étant synonyme. Nous sommes cependant de l’avis de Koehler (1927) qui sépare ces deux espèces, l’un de nous ayant dans ses collections un exemplaire de Phyllo¬ phorus granulatus originaire de Palerme, bien différent par sa spiculation de Ph. urna. Une troisième espèce, Phyllophorus pellucidus (Fleming) doit, en réalité, prendre place dans le genre Thyonidium, ainsi que le souligne Mortensen (1927), et malgré l’avis contraire de Miss Deichmann qui, à deux reprises (1938 et 1941), a remis en cause la distinction entre les deux genres. L’espèce nouvelle que nous venons de décrire présente de nombreuses diffé¬ rences avec Ph. urna et Ph. granulatus, dont les podia sont répartis sur tout le corps avec, parfois, une esquisse de sériation radiaire. Les spiculés de Ph. urna sont, chez l’adulte, essentiellement de grandes plaques perforées accompagnées de très nombreux corpuscules crépus, le tégument anal seul ayant, en plus. — 633 — quelques petites tourelles ; chez Ph. granulatiis, les sjuculcs sont des corpuscules massifs, de forme pyramidale, formés par la superj)osition d’étages épineux de taille décroissante de la base au sommet ; les corpuscules crépus sont petits et rares. Phyllophorus drachi présente plutôt quelques allinités avec deux espèces du sud-est asiatique : Phyllophorus ( Phyllophorella) kohkutiensis et Ph. {Ph.) rohusta, toutes les deux décrites par llédiug et Panning (1954), dont les tourelles du tégument sont de même construction ; mais d’autres caractères empêchent de rattacher la forme de llauyuls à l’une ou à l’autre de ces deux espèces. Il est intéressant de noter que toutes les espèces de Phyllophorus connues sont de mers chaudes ou tempérées chaudes. Notre nouvelle espèce se place dans ce contexte et doit être recherchée dans d’autres régions de la Méditerranée. JUBLIÜGRAPHIE Deichmann, K., 1938. — Iloloihurians from the western coasts of Lower California and (ienlral America, and from the Galapagos Islands. Zoologica, New-York, 23. — 1941. — Tlie Holol huriaiis collected by the Velero lit during the years 1932 lo 1938. Pari I. Dendrochirota. Allan Hancock Pacific Exp., 8, 3, ]qi. 01-195, figs 1-6, pis 10-30. Heding, s. g., et Panning, A., 1954. — Phyllophoridae. Eine Bearbeitung der Polytenlaculaten Dendrochiroten Holothurien des Zoologischen Muséums im Kopenhagen. Spolia Zoologica Musei Ilauniensis, XIII, pp. 7-209, fig. 1-102. Koehler, R., 1927. — Les Echinodermes des mers d’Europe. T. II. Doin, cd., Paris. Mohtensen, Tb., 1927. — Handbook of the Echinodermala of the British Isles. Oxford Univ. Press. Tortonese, E., 1965. — l’auna d’Italia. Echinodermala. Calderini, éd., Bologna. Laboratoire de Biologie des Invertébrés marins du Aluséum et Laboratoire .\rago, Banyuls-sur-Aîer. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2“ Série — Tome 40 — N» 3, 1968, pp. 634-639. CONSÉQUENCE BIOLOGIQUE TIRÉE DE U ORIENTATION VESTIBULAIRE DU CRANE DE PALÆOPROPITHECUS Par J. MAHE Dès leur découverte, les Paléopropithèques ont excité la curiosité et l’imagi¬ nation par la forme de leur crâne, inhabituelle pour un Lémurien : en 1908, Standing admet qu’il s’agit d’un animal à mode de vie aquatique. Lamberton l’a d’abord suivi dans cette voie mais c’est Sera qui, dans sa phylogénie des Mammifères, développe cette idée et attribue aux Primates des ancêtres dont le mode de vie est largement aquatique : « certains Ijémuriens subfossiles mal¬ gaches comme le Paléopropithèque, tout en vivant à la surface du sol, trouvent refuge dans les eaux où ils se cachent en s’ancrant au fond ; d’autres ont un habitat aquatico-arboricole ». A partir de 1941, Lamberton s’oppose à cette conception du Paléopropi¬ thèque, et en 1956, dans une vive critique de la théorie de Sera, montre qu’aucun des arguments présentés en faveur de cette thèse n’est décisif. En fait, l’argumentation de Lamberton est basée sur les os des membres. Or les attributions concernant ces ossements, faites par les divers auteurs, ont fait l’objet de nombreuses controverses. Aucune pièce du squelette de Palaeopro- pithecus n’a été trouvée en connexion et devant les conditions difficiles d’exploi¬ tation des gisements de subfossiles malgaches, la plus grande prudence s’impose quant à ces interprétations. Cependant, le crâne en lui-même ne permet-il pas de trancher entre deux modes de vie aussi radicalement différents, aquatique ou terrestre ? Les partisans du mode de vie aquatique se basent sur la forme générale apla¬ tie du crâne, et sur la disposition particulière des orifices sensoriels, approxi¬ mativement alignés le long du bord supérieur du crâne : « les orbites sont petites et en position extraordinairement élevées et tournées vers le haut ; les nasaux sont tournés vers l’avant et curieusement soudés à un processus prémaxillaire recourbé en coquille » (Standing, 1908). L’absence de bulle tympanique a frappé tous les auteurs : cette région du rocher, classiquement renflée chez tous les Lémuriens actuels, ne présente pas ce caractère chez les grands Lémuriens subfossiles, Megaladapis, Archaeoinâris et Palaeopropithecus ; chez ce dernier genre même, cette région est concave. Pour Sera, ce caractère serait en liaison avec l’occlusion des voies respiratoires pendant la plongée. D’autre part, la surface plane constituée par l’occipital est perpendiculaire au grand axe basion- prosthion du crâne et porte deux condyles proéminents ; cette disposition est considérée comme permettant à l’animal sous l’eau de soulever la tête de façon à faire affleurer les narines, les yeux et les oreilles. Enfin, pour Lamberton (1941) les petites dimensions des canaux semi-circulaires, siège de l’équilibre, impliquent que « ce sens était moins utile chez les Paléopropithèques que chez 635 — les autres Lémuriens ; il en serait ainsi, semble-t-il, pour des animaux vivant dans un milieu aquatique ». En 1944 puis 1956, Lambertox a déjà remis en cause ces conceptions : les nasaux recourbés indiquent simplement la présence d’un tubercule nasal ; l’absence de bulle auditive se retrouve chez de noml)reux animaux non aqua¬ tiques dont l’Homme ; la saillie des condyles occipitaux et le profil surbaissé du crâne évoquent les Herbivores. Cependant, si le Paléopropitlièque présente un mode de vie aquatique et s’il repose habituellement dans l’eau comme le Crocodile ou l’Hippopotame, le crâne ne porte-t-il pas la marque de cette orientation inhabituelle ? En effet, dans ce cas, l’animal étant immergé et au repos, la tête se trouve maintenue à plat par la poussée hydrostatique, seuls émergent les narines, les yeux et pour les Mammifères les oreilles externes. Or, chez la grande majorité des Mammi¬ fères, en position physiologique, le grand axe du crâne, parallèle au plan alvéo¬ laire, présente avec l’horizontale un angle voisin de 30°. Les travaux de Delattre (1951) reprenant les travaux de Ferez (1922) et de Girard (1923), ont montré que le crâne en position naturelle dans l’espace présente ses canaux semi-circulaires externes orientés dans un plan horizontal. La méthode vestibulaire permet donc de définir l’orientation physiologique du crâne dans l’espace et de situer tous les points craniométriques par rapport à trois plans de référence orthogonaux : un plan horizontal passant par les canaux semi-circulaires externes, un plan vertical, perpendiculaire au précédent et pas¬ sant par le centre des boucles des canaux semi-circulaires externes et enfin le plan sagittal, orthogonal aux deux autres. Considérons le cas d’un animal amphibie typique, l’Hippopotame nain sub¬ fossile de Madagascar, Hippopotamus lemerlei. Cette forme est très voisine de II. amphihius d’Afrique et par analogie, on peut déterminer la ligne de flottaison de la tête, tangente au bord inférieur de l’orbite, et passant sensiblement à l’extrémité des nasaux : les narines portées par le multle dépassent ainsi légère¬ ment le niveau de l’eau. Or, la ligne ainsi définie est sensiblement parallèle au plan palatin. Ceci revient à dire que, vu de profil, le crâne immergé, qui apparaît comme un trapèze très allongé, repose à plat sur le grand côté correspondant à son plan alvéolaire ou palatin. Cette position correspond-elle à l’optimum physiologique ? Le plan vestibulaire fait avec le plan palatin un angle très faible, de 8°. Par conséquent, en position immergée, la tête de l’Hippopotame s’écarte légèrement de la position que tend à lui conférer son système d’équilibration, le museau étant un peu relevé. Au contraire, à terre, il semble que le plan pala¬ tin fasse un angle supérieur à 8° avec un plan horizontal, angle qu’il serait inté¬ ressant de comparer à la valeur habituelle chez les Mammifères terrestres, soit 30°. La structure du crâne serait donc un compromis entre le mode de vie aqua¬ tique et terrestre, le plan vestibulaire de la tête s’écartant peu de l’horizontale, mais en sens contraire suivant que l’animal se trouve immergé ou à terre (voir figure 1). Quant au Paléopropithèque, l’angle palatino-vestibulaire mesure 31°. Ainsi en position d’équilibre dans l’espace, le Palaeopropithecus présente son crâne de telle sorte que son grand axe soit incliné sur l’horizontale, position très éloignée de l’attitude propre à la vie en milieu aquatique, mais la plus communément rencontrée chez les Mammifères. Au contraire, cette orientation rétablit la direction des organes des sens : les orbites, de petite taille, sont tournées vers l’avant, de même les narines s’ouvrent à l’extrémité du museau, sous un sur- 0 5 cm Ffg.l. Positions d'équilibre du crâne d’HIPPOPOTAMUS lemerlei. en haut -, en milieu aquatique en bas : en milieu terrestre — 637 — plomb osseux (pii rap])elle la disposition reiieontrée chez Me^’aladapis (voir ligure 2). L’idée même de l’habitat aquatique du Paléopropithèque, basée à priori sur la forme générale du crâne et l’orientation des organes des sens, est donc liée à une mauvaise orientation du crâne : en effet, chez Palaeopropühecus, le plan F’ig. 2. — (Crânes d’IIippopolanius Lemerlei (HI) et de Palaeopropithecus maximus (P II} {orientation vestibnlaire). de Francfort, classiquement assimilé à un plan horizontal, fait un angle de 25“ avec le plan vestibulaire qui, seul, peut être physiologiquement assimilé à un tel plan. A partir d’une idée fausse, toutes sortes de détails, qui, pris individuelle¬ ment, n’ont aucune signification écologique, ont été artificiellement groupés pour étayer une hypothèse. Un autre détail important chez Palaeopropithecus est l’orientation vers le bas du conduit auditif externe. Celle-ci ne semble pas être en faveur d’un habitat aquatique. — 638 Ces considérations nous font supposer que le mode de vie des Paléopropi- thèques n’était ni aquatique, ni amphibie, mais terrestre. Les travaux effectués sur le squelette appendiculaire, même s’ils sont sujets à caution par suite de l’incertitude relative aux attributions, confirment cependant cette interpréta¬ tion puisque, contrairement aux assertions de Sera, il n’a été découvert aucun os des membres présentant des caractères d’adaptation à un mode de vie aqua¬ tique. Il n’y a aucune raison de ne pas supposer que les Palaeopropilhecus pré¬ sentaient, comme les autres Lémuriformes, un mode de vie arboricole ou plus vraisemblablement semi-arboricole. Laboratoire de Géologie Faculté des Sciences Université de Madagascar, BIBLIOGRAPHIE Delattre, A., 1951. — Du crâne animal au crâne humain. Paris, Masson, 104 p. — et R. Fenart, 1960. — L’hominisalion du crâne. Paris, éd. C.N.R.S., 410 p. Girard, L., 1923. — Le plan des canaux semi-circulaires horizontaux considérés comme plan horizontal de la tête. Bull. Mém. Soc. Anthropol. Paris, 7® sér., 4, pp. 14-23. Grandidier, g., 1907. — Sur un nouveau Lémurien subfossile de Madagascar. C.R. Ac. Sc. Paris, 144, pp. 659-661. Lamrerton, C., 1941. — Contribution à la connaissance de la faune subfossile de Madagascar — note IX : oreille osseuse des Lémuriens. Mém. Acad. Malg., Fasc. XXXV, pp. 57-73. — 1944. — Contribution à la connaissance de la faune subfossile de .Madagascar — note XVI : Bradytherium ou Paléojiropitbèque ? Bull. Acad. Malg. n. s., 26, pp. 89-139. — 1956. — Examen de quelques hypothèses de Sera concernant les Lémuriens fossiles et actuels. Ibid., n. s., 34, pp. 51-65. Perez, F., 1922. — Craniologie vestibienne, ethnique et zoologiipie. Bull. Mém. Soc. Anthropol. Paris, 1° sér., 3, pp. 16-32. Remane, a., 1956. — Palaeontologie und Evolution der Priniaten, besonders der Nitch-bominoiden in Hofer Schultz-Starck. Priinatologia, Handbuch der Pri- matenkunde, Karger, t. 1, Basel. Saban, R., 1956. — L’os temporal et ses rapports chez les Lémuriens subfossiles de Madagascar — L Type à molaires quadrituberculées. Formes arcbaïques. Mém. Inst. Scientif. Madagascar, Sér. A, 10, pp. 251-297. ScHULTZ, A. H., 1953. — The relative thickness of the long boues and tbe vertebrae in Primates. J. physical Anthropol., 11, pp. 277-311. — 1954. — Studien über die Wirbelzahlen und die Korperproportionen von Halbafîen. Vierteljahrschr. Nalurforsch. Gesell. Zurich, 99, pp. 39-75. Sera, G. L., 1935. — I caratteri morfologici di Palæopropithecus a l’adatleinento aquatico priinitivo dei Maiumiferi a dei Priinati in partioulare. Coniribulo a la morfologia, alla fdogencsi ed alla paleobiologia dei Maiumiferi. Arc. ital. di .\riat. e Embriol., Florence, 35, pj). 229-370. 639 — — 1938. — Alcuni caratteri d’importanza ecologica e filetica nei Lemuri fossili ed attuali. Studio sulla paleobiologia e filogeiiesi dei Primati. 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L’Ay après un parcours sur grès grossiers cambriens formant l’assise de la lande de Lessay, circule d’est en ouest sur plus de cinq kilomètres dans une vallée de près de un kilomètre de large comblée par des alluvions modernes et fermée en aval par une digue qui arrête le flot des marées hautes. La végétation le long des rives est surtout hygrophile, {Phragmites, Iris pseudacorus...). L’estuaire maritime (fig. n^ 1) est composé de trois parties. Celle en amont fait suite à la vallée qui se trouve près de Lessay. De cinq cents à neuf cents mètres de large, elle est orientée du sud-est au nord-ouest et a près de trois kilomètres de long. L’Ay y coule entre deux banquettes d’alluvions modernes qui ont de quelques dizaines de mètres de large à plus de quatre cents mètres, chacunes suivant les méandres de la rivière ; elles sont terminées côté marais par une falaise de plusieurs mètres de haut et côté rive par des talus couverts d’arbres et d’arbustes qui limitent les pâturages non maritimes. Ces banquettes sont colonisées par des halophytes {Glyceria maritima, Aster tripolium, Arme- ria maritima...) mais de nombreuses plantes hygrophiles se localisent encore dans la partie la plus en amont près de la digue d’enclosure. La partie médiane (trois kilomètres de long) est la plus large (deux kilomètres) et est surtout occupée au nord par de grands prés-salés (schorre et slikke) éta¬ blis sur d’importants dépôts de tangue qui ont plus de 1 200 mètres de large près des « Salines » ; ils vont s’amenuisant le long des dunes de St Germain sur Ay. Pour la côte sud la banquette presque absente au « Haut d’Y » se continue tout le long des dunes, actuellent sur plus de douze cents mètres et elle atteint presque six cents mètres de large près du « Petit Haut d’Y », devenant alors un véritable pré-salé avec ruisseaux, mares et diverses ceintures végétales suivant la hauteur du sol par rapport au niveau des hautes mers : zones à : .Juncus gerardi et J. maritirnus, peuplement A’Obione portulacoides et Glyceria mari¬ tima, et groupement à Salicornia radicans, Salicornia herbacea, Suaeda mari¬ tima et Spartina townsendi. La troisième partie de cet estuaire a plus de un kilomètre de large et près de trois de long ; mais ici sur les rives, par suite des courants plus ou moins tour¬ billonnaires il n’y a plus de dépôt vaseux (il y a même érosion), ni par conséquent de végétation halopliile. — 642 — Sédimentation sur la rive sud. A 500 mètres à l’ouest de la limite actuelle du pré-salé, c’est-à-dire à deux kilomètres à l’ouest du Petit Haut d’Y, il existe une ligne de piquets orientée nord-sud plantés en vue d’une éventuelle enelosure, qui coupe le glacis actuelle¬ ment sans végétation ; ce dernier descend en pente douce vers le centre du marais. De ces onze piquets (numérotés de 1 à 11 en partant du centre du marais ; fig. n“ 3) rapidement quatre ont disparu : deux dès 1960, puis encore deux autres en 1962. Cette transversale de 330 m en 1959 (un piquet entre le n° 2 et le n® 3 étant déjà absent) n’a plus actuellement que 180 m, les sept piquets étant tous distants de trente mètres les uns des autres. La hauteur hors du sol de ces der¬ niers a été mesurée régulièrement depuis le 29 juillet 1959 ; ces variations de niveau sont résumées dans le tableau et la fig. n° 2 ci-contre. Le piquet n“ 5 montre les variations de niveau de beaucoup les plus fortes. En prenant comme origine du nivellement le niveau du sol au 29 juillet 1959 on constate tout d’abord une érosion importante et régulière jusqu’au 20 juin 1962 (creusement de près de 30 cm). Pendant cette même période les piquets voisins ne subissent au contraire que peu d’érosion : 1,7 cm autour du n“ 3 et de 4,3 cm autour du piquet n® 4. Au sud, le piquet n° 6 (à 30 m) subit une éro¬ sion de 3 cm alors que le piquet n° 7 (à 60 mètres) lui, au contraire, dans le même temps est ensablé de 2,2 cm. Ces érosions locales s’expliquent très bien par la présence, d’ailleurs temporaire, de petits ruisselets qui apparaissent, subsistent quelques années en approfondissant leur lit et qui après disparaissent ou changent de place. C’est le cas ici puisque le 3 juillet 1963 on constate une différence du niveau de 46 cm auprès du piquet n° 5 ce qui provoque une élé¬ vation de 19 cm du niveau du sol par rapport à 1959. Après une légère oscilla¬ tion en 1964 et 1965 et trois baisses en 1966, 67 et 68, le niveau s’établit le 23 février 1968 à près de 12 cm (11, 7) au dessus de celui de 1959. Tableau des variations du niveau du sol (en centimètres) PAR RAPPORT AU 29/7/59 DANS LE GLACIS AU NORD DES DUNES DE CREANCES (Manche). N® des piquets 29/7 1959 31/3 1961 7/11 1961 20/6 1962 3/7 1963 25/6 1964 5/6 1965 25/6 1966 28/4 1967 23/2 1968 3 0 2,8 — 1,5 — 1,7 i 4 0 1,1 — 3,2 — 4,3 - ! — — - 1 — — 5 0 — 7,1 — 16,3 — 27,5 18,7 15,2 19,2 16,7 12,7 11,7 6 0 14,5 8,0 — 3,0i 2,2 4,3 5,4 6,1 4,5 8,0 7 0 — 7,5 — 1,8; 2,2 — 0,1 0,4 — 1,1 1,2 — 1,0 4,7 8 0 7,0 6,5 3,9 — 1,0 — 0,6 0 3,1 0,3 4,5 9 0 — 1,2 — l,0i 0,8 0,1 1,7 2,0 3,4 1,5 3,0 10 0 7,2 9,0 6,0 5,4 7,6 8,4 i 9,9 9,0 11,0 11 0 1,5 6,0 2,5 1,9 4,2 3,4 5,6 1 7,0 9,0 643 — 644 l*üur le piquet ii° () les varialious se font d’une manière un peu différente ; dès la première année il y a une importante sédimentation (plus de f4 cm entre le 29/7/59 et le 31/3/61) puis une érosion pendant deux années consécutives (au 20/6/62) qui rabaisse le niveau à environ 5 cm au dessous de celui de 1959 ; puis à nouveau une lente sédimentation qui donne un ensablement de 6,1 cm le 25 juin 1966 et après une légère érosion en 1967 on arrive en 1968 à une sédi¬ mentation globale de 8 cm. Pour le piquet n° 7 il y a d’abord une érosion de près de 8 cm, puis une phase de comblement et depuis juillet 1963 de faibles sédimentations ou érosions qui font osciller le niveau de cette station de 1 cm en plus ou en moins autour de la cote primitive ; en 1967 la sédimentation a été plus importante et le niveau s’établit en février 1968 à 4,7 cm au dessus de celui de 1959. Dès le 31 mars 1961 une importante sédimentation (7 cm) se produit autour du piquet n® 8 puis on observe une érosion jusqu’en juillet 1963 (1 cm au dessous du niveau de 1959) ensuite quelques variations font que le niveau en 1967 est presque constant et après une assez forte sédimentation il s’élève en 1968 à 4,5 cm au dessus de celui d’origine. Après une légère érosion en 1960 (enregistrée le 31 mars 1961) au niveau du piquet n° 9 il y a une régulière mais très faible sédimentation avec deux petites érosions constatées le 3 juillet 1963 et le 28 avril 1967 ; ce qui place en 1968 le niveau de ce sol à 3 cm au dessus de celui de 1959. Les courbes représentant les variations de niveau autour des piquets 10 et 11 sont assez semblables ; il faut tout d’abord remarquer que le niveau du sol de ces deux stations est constamment au dessus de celui de 1959. Ces deux stations ont subi tout d’abord une sédimentation jusqu’en novembre 1961 (9 cm pour le piquet n® 10 et 6 seulement pour le n° 11), puis une érosion d’environ 4 cm jusqu’en juillet 1963 et ensuite une nouvelle phase de sédimentation qui s’est arrêtée en 1966 pour le piquet 10 et qui se prolongeait encore en 1967 pour la station 11. Finalement, au 23 février 1968, on constate une élévation du niveau de 11 cm pour la station n*" 10 et de 9 cm pour la station n“ 11. Le nivellement transversal de ce grand glacis montre une dénivellation totale de 50 cm entre les piquets extrêmes en 1968 (le 23 février 1968) alors qu’elle était de 62 cm en 1959 ; le niveau de 1968 se plaçant au dessus de celui de 1959 pour tous les points du profil. Cette même station a été étudiée par H. Elhaï entre 1956 et 1961. Les résultats antérieurs aux nôtres indiquent une érosion presque générale de la slikke. De ces résultats on peut préciser que c’est vers le centre de l’estuaire que les érosions ou les sédimentations sont les plus importantes ou les plus rapides, certaines étant très localisées alors que d’autres intéressent tout le glacis. D’autre part on remarque que les variations les plus importantes ont lieu surtout jusqu’en 1962 et que depuis il y a diminution notable de l’ampleur des phénomènes. Extension des pkés-s.vlés. En dehors des mesures annuelles faites depuis 1959 on peut pour étudier la variation d’extension de ces prés-salés se servir, d’une part des photographies aériennes des missions de 1947, 1955 et 1965, et aussi se référer à la carte marine de 1832, publiée par le Service Hydrographique de la Marine (fig. n° 3). — 645 — Rive nord. En 1832 pour la rive nord, ces prés-salés étaient notablement en retrait par rapport aux formations actuelles. Cette limite se trouve matérialisée sur le terrain au milieu du pré-salé par une longue formation dunaire couverte A’ Agro- pyrum junceum et de Festuca dumetorum qui traverse en diagonale toutes les formations d’halipèdes (surtout de Glyceria maritima) établies sur sédiments fins (tangue). A partir de cette petite levée de sable partent de nombreux ruisse- lets (crecks) qui sillonnent le nouveau schorre. Les trois limites de 1947, 1955 et 1965 sont toutes trois très en avant de la limite de 1832. Mais alors que dans la partie la plus à l’ouest, auprès du ruisseau qui vient de Bretteville-sur-Ay la progression continue activement (en moyenne 150 m entre 1955 et 1965) en amont il y a une légère érosion. Le phénomène à l’ouest s’explique par une impor¬ tante sédimentation à l’abri de la grande pointe de sable de St Germain qui continue à s’amplifier. Au contraire l’érosion que l’on constate dans la partie amont est due à un déplacement vers le nord du courant principal car la rive sud subit de très nombreuses modifications. 41 — 646 — Rive sud. Les plus grosses variations de cette rive sud sont consécutives aux modifi¬ cations de la pointe de sable qui ferme le marais à l’ouest sur la rive gauche. Cette pointe étant très restreinte en 1832 le pré-salé était alors surtout reporté en amont et débordait même largement (150 m) les formations actuelles (fig. n” 3). Puis une grande extension de la flèche sableuse a permis, à son abri, un alluvionnement intense de particules fines sur lesquelles s’est installé un schorre de deux kilomètres de long sur 500 à 600 m de large. Peu avant 1947 l’érosion de la flèche de sable a conditionné un recul important (environ 900 m). La limite est matérialisée sur la figure n° 3 par un trait gras interrompu. 11 semble que ce recul se soit encore poursuivi quelques années mais la limite de 1955 (trait gras continu) marque une petite récupération (entre 50 et 100 m) des prés-salés. Cette limite ouest s’est encore déplacée notablement entre 1955 et 1965 progressant environ de 200 m vers l’ouest (trait fin hachuré sur la fig. n° 3). La limite de la végétation en 1968 marque un nouveau recul de 100-150 m sur¬ tout dans la partie sud-ouest. Dans la partie nord de cette limite la végétation halophile a pratiquement reculé jusqu’au premier ruisseau qui a arrêté les sables venant de l’ouest, seule une très légère attaque commence à se faire à l’est. Pour la partie sud et sud-est de cette limite il y a formation d’une petite dune qui est d’une part appuyée sur le ruisseau principal de cette partie du schorre et d’autre part sur le premier affluent de gauche du ruisseau qui plus au nord arrête actuellement l’érosion (fig. n® 3 ligne d’étoiles et de petits tirets). Cette dune n’est absolument pas fixée et possède un apic d’envahissement très actif. 11 est certain que dans les années à venir il y aura un nouveau recul de la végétation halophile. La limite nord de la végétation qui semblait assez stable a subi dans ces dernières années une attaque frontale importante sans que pour cela la mor¬ phologie de la station soit touchée : le tracé des ruisseaux n’ayant pas du tout varié. En amont, près de la rive sud, deux petites îles se sont formées ; peu colo¬ nisées en 1955 elles se maintiennent très bien en 1965 et sont en partie la cause de l’érosion de la rive nord. A l’ouest de ce pré-salé entre les cordons dunaires littoraux il existe sur la rive sud deux indentations peuplées d’halipèdes. La plus grande, celle de l’est, avait au maximum 100 m de large et 600 m de long ; elle était en 1947 entière¬ ment colonisée par la Glyceria maritima et des Obione. Ce tapis végétal était déjà assez errodé par un réseau superficiel important de petits ruisselets. La prolongation (vers 1962) d’une route carrossable conduisant aux champs de primeurs (carottes) a interdit l’arrivée de la mer et une culture de plantes sar¬ clées fait place maintenant aux halophytes qui se trouvaient autrefois dans cette station basse. Dans l’autre indentation (200 m de long, 125 m de large), de formation plus récente, on a pu suivre la progression des halipèdes (fig. n° 3). Un petit peuple¬ ment d’annuelles au fond en 1947 a progressivement envahi toute cette petite anse qui est en partie colonisée en 1965 par la Glyceria maritima et par des Obione. En 1968, ce peuplement d’halipèdes est formé d’un tapis très dense de Glyceria dans lequel prospèrent de nombreuses grosses touffes A'Obione qui semblent âgées de 7 à 10 ans. Un ruisselet serpente dans ce peuplement et pro- 647 voque une assez forte érosion entre les touffes d’Obione dans le tapis de Glyceria. Enfin une petite dune s’est établie en travers de l’anse juste à sa partie exté¬ rieure et l’isole presque complètement (sauf le passage du petit ruisseau) du grand marais (glacis). Une autre formation d’iialophytes s’est établie (point A de la fig. n° 3) au bas de la petite plage contre les falaises, en active érosion, qui limitent à cet endroit le marais. .J’y ai pu suivre pendant dix années consécutives l’installation des différents peuplements, jusqu’à l’établissement d’un tapis végétal fermé. Cette station correspond à la limite supérieure de l’ancien schorre détruit par l’avance de la mer. Cette évolution est résumée dans les quatre figures (n°® 4-5-6-7) ci-eontre. En 1958, (fig. n° 4) en haut du glacis, neuf touffes A’Ohione portulacoides se développaient ; la plus grande (la n*^ 10) ayant 130 X 130 cm de diamètre ; certaines de ces souches provenant probablement de restes du vieux schorre. On trouvait également une petite touffe de Salicornia radicans (n’’ 8) de 80 cm X 60. La surface sablo-vaseuse entre ces touffes est j)ratiquement nue, quelques rares Salicornia herbacea ou Suaeda maritima s’y développent, tous les dix mètres carrés environ. L’étude de cette station en novembre 1958 a per¬ mis de constater que, au cours du printemps, de l’été et du début de l’automne il y a eu un ensablement de près de 5 cm. Dans le lit du petit ruisseau, qui limite en partie ce pré-salé, subsistent trois touffes à’Obione de taille réduite (touffes n°® 1-2-3 de la fig. n° 4) ;. ce ne sont cependant pas de jeunes individus mais bien au contraire d’anciennes souches à cette époque très errodées par la des¬ truction du schorre. En 1961 les douze touffes étudiées se sont notablement développées, leurs surfaces s’étant multipliées par quatre au minimum certaines ayant même plus que décuplé ! Celles vivant dans le ruisseau, loin de péricliter comme on pouvait le supposer en 1958 ont aussi prospéré adossées à des masses de sables provenant de phénomènes tourbillonnaires. Sur le haut du glacis entre ces grosses souches tout un peuplement s’est pro¬ gressivement établi d’abord de Salicornia herbacea puis de Glyceria maritima en plus on constate surtout dans le tapis de Salicornia herbacea l’implantation de très jeunes pieds d’Obione portulacoides. Enfin on trouve à moins d’un mètre de la touffe n° 12 l’amorce d’un ensablement venant de l’ouest-nord-ouest qui envahit progressivement toute la station. 1962 voit à la fois progresser le diamètre des touffes et devenir plus dense le tapis de Glyceria ; le recul progressif de la plage explique la présence d’un tapis de Glyceria peu dense à cet endroit. En 1963 l’ensemble du tapis végétal est fortement touché par l’envahisse¬ ment des sables qui submergent les touffes n°® 9-10-11 ; pour la touffe n° 9 c’est la partie nord qui seule émerge des sables, au contraire pour la touffe n° 10 c’est la partie sud qui sort péniblement des sables. Les touffes non touchées par les sables continuent de croitre et ainsi les souches n°® 6 et 7 qui étaient à près de deux mètres l’une de l’autre en 1958, contiguës en 1961, forment en 1963 une même masse. Mais dans le même temps on remarque que la touffe de Salicornia radicans (n° 8) qui avait progressé jusqu’en 1962 est presque morte en 1963 ; on peut donc estimer entre 5 et 7 ans l’âge moyen des grosses touffes de Salicornia radicans ; les plus âgées atteignant difficilement 10 ans. Les touffes d’Obione non touchées directement par la masse de sable ont cependant, elles aussi, subit un certain ensablement le vent ayant porté les sables plus loin que l’apic d’enva- ~ 648 — Fig. 4 à 7. — Évolution du peuplement végétal au point A sur la côte sud du havre de Lessay RUISSEAU— ► M ENSABLEMENT FORT G50 hissement et ayant été arrêté par les premiers gros obstacles que sont ces grosses toulTes. On remarque en effet, surtout dans la touffe n’^ 5 une masse de sable de 10 à 15 cm. d’épaisseur qui recouvre toutes les bases des tiges. En 1964 le couvert végétal est maintenant un tapis très abondant, envahi par de jeunes touffes A'Ohione ; dans les ])arties basses, le tapis de Glycerla est moins dense et il s’y développe un peuplement de Suaeda inarUiina (A), Sali- cornia herhacea (pA) et même A’Aster tripolium (R). En même temps que se construit ce tapis végétal il se produit ïine érosion : petits ruisselets, trous bas, décelant à la fois une circulation superficielle et une souterraine. C.e peuplement est maintenant limité tant au sud par le bas de plage qu’au nord ])ar une petite dune où croissent de nombreuses touffes à’Obiorte et aussi un gazon ras d’.lgro- pyrum junceum. En 1965 toute l’évolution constatée précédemment se poursuit. La petite dune au nord a continué d’avancer vers le sud-est en recouvrant progressivement le tapis de Glyceria et les touffes A'Ohione ; en même temps son peuplement devient plus dense ; les sables sont très retenus par les Obione ; V Agropyrum junceum s’y développe ; elle atteint ainsi environ un mètre de haut et près de 25 mètres à l’endroit le plus large. Sur sa pente nord où le sol est dur (faible teneur en air) et errodé par les vents, on revoit à nouveau à l’air les vieilles touffes A'Ohione qui avaient été ensablées par l’avance de la dune et qui sont remises à nu. Au sommet de cette petite dune au contraire le sable est mou (forte teneur en air) ; on est là dans une phase d’ensahlement. Les extrémités des tiges A'Ohione qui sortent de ces sables les retiennent au maximum et for¬ ment sur le sommet plat de cette dune, de petites buttes de 10-15 cm. de haut et de un mètre de diamètre. A l’arrière dans le tapis de Glyceria certaines touffes (n°® 3-4-5) n’ont pas été touchées ni par l’envahissement hrutal des sables ni par les déprédations humaines (passages de voitures sur la double touffe n™ 6-7 ; trous d’enlèvement de sable) elles ont augmenté de diamètre mais la densité de leur population devient plus faible. Ainsi certaines comme la touffe n*^ 3 dépérissent en partant du centre et d’autres à partir de leurs côtés. Cependant la population totale des Obione ne diminue pas pour autant dans ce couvert végétal car alors que ces grosses souches disparaissent de nombreux pieds se développent ; ils sont apparus dans la station certains dès 1961 mais la majo¬ rité en 1963 et 64. On peut donc estimer à environ une dizaines d’années les grosses souches A'Ohione, certaines pouvant peut-être vivre jusqu’à quinze ans. En 1966 cette nouvelle dune s’est consolidée et est alors complètement recou¬ verte A' Agropyrum junceum avec par place sortant des sables de larges touffes A'Ohione. En arrière (au sud) le tapis de Glyceria rnaritima est très dense. Dedans on retrouve encore de grosses touffes A'Ohione mais elles sont très plates, leurs tiges étant courtes et souffreteuses ; en plus ces touffes se fractionnent annon¬ çant leur disparition prochaine. Les jeunes pieds A'Ohione sont surtout abon¬ dants dans la partie nord de ce peuplement d’halophytes auprès de l’apic d’enva¬ hissement. Dans les points bas (en particulier le long de la petite rivière) avec la Glyceria se retrouve la Suaeda rnaritima et la Salicornia herhacea abondantes. Dans ce ruisseau la touffe n° 3 fortement consolidée par un apport massif de sables se maintient, la partie nord étant couverte de Glyceria tandis que la souche A'Ohione a un peu plus de un mètre de diamètre. Au contraire la souche n° 1 est presque morte, fortement errodée (40-30 cm). En 1967, le tapis de Glyceria est eticore plus dense et il n’est plus possible de retrouver l’emplacement des anciennes grosses souches A'Ohione. Dans les — 651 — parties surélevées, la Glyceria est en mélange avec une nouvelle population d’Obione et dans les parties basses avec Salicornia herbacea et Suaeda mari- tima. En 1968 la dune (fig. n° 8) a avancé très peu dans la partie ouest (1 m de haut, 10 m de large), bien lixée par d’importants peuplements à’Obione, et au con¬ traire de 3 ou 4 mètres dans la partie est ; à cet endroit, la v'égétation pionnière de ces dunes n’a pu progresser, par suite de destruction artificielle. Toutes les grosses souches d’Obione étudiées précédemment sont recouvertes par la dune mobile. A l’arrière, un tapis fermé de Glyceria évolue pour les parties hautes vers un Obionetum, dans les parties basses en Salicornieto-spartinetum. I- I < I I 1 1 I I I I 10m .. longueur I I I I I Fig. 8. — Nivellement au point A en 1962 et 1968 dans le havre de Lessay. Cette nouvelle dune bordière a même origine que celles qui ont d’une part fermé l’anse ouest et qui actuellement progressent à l’est du ruisseau du schorre sud. Toutes ces dunes forment une rectification de rivage appuyée sur les cornes, en partie errodées, des croissants des dunes principales ; elles ont toutes même origine, même âge et même peuplements, surtout de jeunes Agropyrum junceum et de vieilles touffes d’Obione qui arrivent encore à percer cet important ensablement. En résumé, l’étude de l’évolution du peuplement végétal de ce glacis a montré tout d’abord une phase de colonisation par les halophytes où l’on a pu voir se succéder les différents stades classiques. Puis une petite dune bordière s’est établie en partie sur ce jeune peuplement d’halophytes qui en a favorisé sa fixation. Actuellement l’on est en présence d’un petit peuplement d’halophytes presque entièrement coupé de reste du marais et qui ne peut évoluer que rapi¬ dement vers un stade de haut schorre. Pour le glacis, juste au nord de la petite dune, l’on va probablement voir dans les prochaines années s’établir à nouveau une formation d’halophytes en avant de cette dune, si d’une part, comme on le remarque, la sédimentation sur le grand glacis se poursuit, et si d’autre part, il n’y a plus d’érosion venant de l’ouest. 11 y a là dualité de deux phénomènes, celui qui sera le plus fort conditionnera, pour un certain nombre de décades, la végétation halophile de la côte sud du havre de Lessay. Résumé. Après une étude sur la sédimentation pendant dix ans sur la rive sud (commune de Créances) de l’estuaire de Lessay, l’auteur étudie les variations des limites du peuple¬ ment végétal en 1832, 1947, 55, 65 et 68. L’érosion plus ou moins active de l’extrémité nord des dunes de Créances conditionne beaucoup l’évolution du tapis d’halophytes sur la côte sud. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIKE NATURELLE 2® Série — Toine]^40 — N® 3, 1968, pp."^ 652-656. QUELQUES DONNÉES SUR LES TEMPÉRATURES DANS LE SABLE D^UNE DUNE DU LITTORAL MÉDITERRANÉEN Par Guy BRUN La station étudiée est située dans un petit cordon de dunes, à l’ouest de l’embouchure du Rhône, en bordure de la mer. Les enregistrements de tempé¬ rature ont été effectués avec un « thermographe à distance », dont les sondes étaient plantées horizontalement dans la paroi d’une tranchée qui était ensuite comblée. Les bandes d’enregistrement sont graduées en degrés, les lectures sont faites à la demi-division. Quelques autres mesures ont été faites avec un thermomètre à mercure planté directement dans le sable. Quatre facteurs au moins interviennent pour déterminer la température dans un sol jusqu’à une certaine profondeur : la température extérieure, l’enso¬ leillement, l’exposition et la densité de la couverture végétale. Une première série de mesures a été réalisée dans les conditions suivantes : couverture végé¬ tale nulle, exposition sud-ouest ; quelques comparaisons ont été faites ensuite avec des expositions et des couvertures végétales différentes. Étude d’un sable nu exposé au sud-ouest. — Températures extrêmes. Les minima enregistrés l’ont été le 13 janvier 1966 : 2° C à 10 cm, 4° G à 30 cm, 6° G à 50 cm pour un minimum dans l’air sous abri de — 4,5® G. Pour la semaine du 13 au 20 janvier la moyenne des minima sous abri a été de — 4,4® G, et celle des maxima de 2,5® G, soit une moyenne générale inférieure à zéro ce qui est un phénomène assez rare. Pendant cette période le sol a gelé sur une dizaine de cm. Les maxima enregistrés aux mêmes profondeurs ont été de 36® G, 30® G, 25® G le 17 juin pour un maximum sous abri de 28,8® G. A ce moment la tempé¬ rature a atteint 45® G dans la couche superficielle du sable (1 cm). Le maximum sous abri de l’année a été de 34,6® G le 14 août, ce qui permet de supposer une température dans le sol de l’ordre de 40 à 45® G à 10 cm de profondeur. — Gycle annuel des températures : sur le graphique n® 1 on a porté les moyen¬ nes hebdomadaires des maxima et minima sous abri, et celles des maxima et minima à 10 et 30 cm dans le sable. On distingue ainsi deux périodes : La période froide de novembre à mars, au cours de laquelle la plage des tem¬ pératures dans le sol à 10 cm, se situe entre les maxima et minima des tempé¬ ratures extérieures et presque toujours au-dessus de 7® G. La période chaude d’avril à octobre durant laquelle la plage des températures à 10 cm déborde au-dessus des maxima de l’air. Ge débordement débute en avril, s’accentue avec l’augmentation de la température extérieure et de l’enso- OCT. NOV. 19 6 5 DEC. JANV. FEV. MARS AVR. 19 6 6 MAI JUIN temp. sable à 10 cm temp. sable à 30 cm. Fig. 1. — Températures d’octobre 1965 à juin 1966 : plage des températures comprises entre les moyennes hebdomadaires des minima et des maxima dans l’air et dans le sable à 10 et 30 cm de profondeur. 654 — leillement, puis décroît ensuite jusqu’au mois d’octobre où il s’annule. Les minima sont supérieurs à 12° C en avril, 15° C en mai et dépassent 20° G à par¬ tir de juin. Sauf variation brutale de la température extérieure, les maxima et minima à 30 cm sont compris entre maxima et minima à 10 cm. 11 en est de même des maxima et minima à 50 cm. — Amplitude des oscillations journalières ; (graphique n° 2). Ces oscillations sont d’autant plus importantes que la température diurne est plus élevée, mais s’amortissent rapidement quand on s’éloigne de la surface. Pendant la période froide l’amplitude est de 2 à 3° C à 10 cm, mais ne dépasse pas 1° C à 30 cm et quelques dixièmes à 50 cm. En été les variations sont de 8 à 10° C à 10 cm, 1 à 2,5° C à 30 cm, et de l’ordre de 0,5° C à 50 cm. Pierre (1958) considère cette dernière profondeur comme limite de propagation de l’ordre thermique quo¬ tidienne au Sahara en été. On constate d’autre part un décalage dans le temps dû à la lenteur de la propagation de cette onde dans le sable : le maximum dans l’air est atteint vers 15 heures, à 10 cm dans le sol entre 18 et 20 heures, à 30 cm vers 24 heures, et vers 4 heures du matin à 50 cm lorsqu’il est discernable. JUIN 1966 __ surface du sable sous les Agropyrum _ _ _15cm dans le sable nu 15cm dans le sable sous les Agropyrum Fig. .s. — Influence de la couverlure végétale sur les variations quotidiennes de la température dans le sable d’une dune du 25 au 28 juillet 1966. Influence de l.v couverture végétale. L’enregistrement simultané des températures dans un sol nu et sous la végé¬ tation, à une profondeur et pour une exposition identique, a permis d’appré¬ cier l’importance de la protection thermique assurée par la couverture végé¬ tale. On a représenté (graphique n° 3) l’évolution des températures à 15 cm dans 655 — le sable nu, dans le sable sous une touffe A' Agropyrum junceuni et en surface sous cette même touffe, au mois de juin. Les maxima ont atteint 36° G dans le sol nu, 26° C sous la végétation, soit une différence de 10° C. L’amplitude des varaitions journalières a été de 8 à 10° C dans le premier cas, de 2° C seulement dans le second. Après le maxuimm quo¬ tidien la baisse est rapide pendant les premières heures dans le sol nu alors qu’elle est régulière sous les Agropyrum junceuni. On note enfin une similitude dans l’évolution des températures en surface à l’abri de la touffe et dans le sable nu à 15 cm. Fig. 4. — Influence de l’exposition sur la variation verticale de la température dans le sable d’une dune le 30 octobre 1964 à 12 h. Influence de l’exposition. Malgré les dimensions réduites des dunes étudiées, il existe des différences notables du point de vue thermique suivant l’emplacement des mesures. Le graphique n° 4 représente la coupe d’une dune dont l’axe est orienté est-ouest. Les températures ont été mesurées en trois points sur des espaces nus : (1) au pied de la dune côté Sud sur une zone sub-horizontale, (2) sur le versant Sud à forte inclinaison, (3) sur le versant Nord. Les différences entre ces trois points, très apparentes sur les dix premiers centimètres, s’atténuent ensuite progressi¬ vement pour s’annuler vers 20 cm. La variation maximum correspond à la zone (2) orientée de la façon la plus favorable par rapport au soleil. La face Nord présente par contre une température plus homogène, et cette homogénéité apparaît encore sous la forme d’une amplitude plus faible qu’ailleurs dans les variations quotidiennes et saisonnières. L’influence de l’exposition est d’autant plus sensible que la température extérieure et l’ensoleillement sont plus importants. Conclusion. Quelques résultats obtenus dans l’étude de la tcin])érature du sable d’une dune du littoral méditerranéen laissent entrevoir l’exislence de iniero-Cdiniats plus ou moins tempérés, au sein d’un milieu où les facteurs écologiques apparaissent au premier abord — 656 — particulièrement défavorables. D’autres prospections vont permettre de définir plus précisément certains de ces microclimats du sable et apporteront des informations intéressantes à l’étude biologique entreprise à propos de quelques coléoptères Tene- brionides qui peuplent ce biotope. Laboratoire d’Écologie Terrestre et limnique, FacuUê des Sciences de Marseille. Zusammenfassung. Bei der Untersuchung der Sandtemperatur einer Düne der Mittelmeerküste wurden einige Ergebnisse erzielt, die darauf hindeuten, dass innerhalb dieses Milieus, dessen okologische Faktoren auf den ersten Blick besonders ungünstig erscheinen, mehr oder weniger gemâbigte Mikroklimata bestehen. Weitere Untersuchungen sollen es ermô- glichen, einige dieser Mikroklimata des Sandes naher zu definieren und einen inte- ressanten Beitrag zur Biologie einiger Tenebrioniden-Kâfer zu liefern, welche in diesem Biotop leben. BIBLIOGRAPHIE Caussanel, Cl., 1965. — Recherches préliminaires sur le peuplement de coléoptères d’une plage sableuse atlantique. Ann. Soc. Ent. Fr. , n. s., 1 (1), pp. 197-248. Chapman, R. N., C. E. Mickel, J. R., Parker, G. E. Miller et E. G., Kelly, 1926. — Studies in the ecology of sand dunes Insects. Ecology, 7 (4), pp. 416-426. Pierre, Fr., 1958. — Écologie et peuplement entomologique des sables vifs du Sahara Nord-Occidental. Edit. C.N.R.S., Paris, 332 p. ACTES ADMINISTRATIFS Par Décret du 12 janvier 1968, sont nommés pour une durée de six ans à compter du 1®’’ janvier 1967, Président du Conseil du Muséum : M. Robert Courrier, Membre de l’Institut. Membres du Conseil : MM. Georges Champetier, Membre de l’Institut, Professeur à la Faculté des Sciences de Paris ; Alain Plantey, Ambassadeur ; Étienne Dennery, Directeur des Bibliothèques et de la Lecture publique ; Robert Lafitte, Professeur au Muséum. La chaire d’Ethnologie des hommes actuels et des hommes fossiles du Muséum, vacante par suite de l’admission à la retraite de M. le Professeur J. Millot, prend la dénomination de chaire d’Anthropologie et d’Etbnologie (Arrêté ministériel du 21-III-1968). M. le Professeur Jean-Pierre Lehman est nommé Assesseur au Directeur pour l’année 1968 (A. m. du 30-1-1968). M. le Professeur J.-L. Hamel est délégué dans les fonctions d’Assesseur pour l’année 1968 (A. m. 30-1-1968). M. le Professeur A. Aubreville est admis à faire valoir ses droits à la retraite à compter du 30 novembre 1967 et maintenu en fonctions jusqu’au 30 septembre 1968 (Décret m. du 3-xi-1967). Mme Q Duprat, Conservateur en chef de la Bibliothèque Centrale du Muséum, est admise à faire valoir ses droits à la retraite et l’honorariat lui est conféré (A. m. du 28-XII-1967). M. Yves Laissus, Bibliothécaire, est chargé à compter du l®'’ février 1968, à titre provisoire, de la direction de la Bibliothèque Centrale du Muséum, en remplacement de Mme Duprat (A. m. du 2-ii-1968). M. Gérard Aymonin est nommé Maître de conférences Sous-Directeur de labora¬ toire à la chaire de Phanérogamie, à compter du l®"" novembre 1967 (A. m. du 20-xii- 1967). M. Hubert Gillet est nommé Maître de conférences Sous- Directeur de laboratoire à la chaire d’Ethnobotanique et titularisé dans ce grade, à compter du l®"" novembre 1967 (A. m. du 30-1-1968). L’honorariat est conféré à M. Pierre Champion, Maître de Conférences Sous-Direc¬ teur de laboratoire au Musée de l’Homme (A. m. du 29-iii-1968). MM. Jean-Pierre Gasc (Anatomie comparée) et François Parra (Physique appli¬ quée) sont nommés Maîtres-Assistants, à compter du 1®’’ novembre 1967 (20-xii-1967). M. Francis Gautier est titularisé dans ses fonctions de Maître-Assistant (Géologie), à compter du 1®>' décembre 1967 (A. m. du 15-1-1968). Mme Solange Thierry est titularisée dans ses fonctions de Maître-Assistant (Musée de l’Homme), à compter du lee décembre 1967 (A. m. du 15-1-1968). Mlle Monique Keraudren est nommée Maître-Assistant stagiaire au laboratoire de Phanérogamie, à compter du 1er janvier 1968 (A. m. du 1-II-1968). M. André Langaney est nommé Assistant au Musée de l’Homme, à compter du l®r octobre 1967 (A. m. du 27-X-1967). M. Bernard Bono est titularisé dans ses fonctions d’Assistant au laboratoire de Chimie, à compter du 1er octobre 1967 (A. m. du 15-xi-1967). M. lieiiry Ciievai.i.ikh est (ilulaiisé dans ses fonctions d’Assistanl (Malacologie), à comi)ter du 1®’’ novembre 1967 (A. in. du 15-1-1968). jime Francine N’Diaye est nommée Assistante stagiaire au laboratoire d’Ethnologie des Hommes actuels et des Hommes fossiles (Musée de l’Homme), à compter du 1®'' août 1967 (A. m. du 19-X-1967). M. Michel Naudo est nommé Assistant stagiaire au laboratoire de Zoologie (Arthro¬ podes), à compter du 1®’’ novembre 1967 (A. m. du 20-xii-1967). Mlle Michèle Perrin est chargée des fonctions d’Assistant pour l’année scolaire 1967-1968, à compter du 2 novembre 1967, en remplacement de M"i® Grac (Entomo¬ logie), démissionnaire. Le Gérant : Jacques Forest. IMPRIMERIE F. PAILLART ABBEVILLE (D. 1737) — 31-1-69. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE Le Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle parait depuis 1895. Chaque tome, grand in-S°, est annuel et comprend actuellement 6 fascicules. Les articles sont constitués par les communications présentées aux réunions des naturalistes du Muséum ; ce sont uniquement des travaux originaux rela¬ tifs aux diverses branches des sciences naturelles. Le premier fascicule de chaque année contient en outre la liste des travaux publiés et des collections reçues dans les laboratoires du Muséum. Le Bulletin peut être obtenu par achat ou échange en s'adressant à la Bibliothèque cen¬ trale du Muséum national d’iiistoire naturelle, 38, rue Geollroy-Saint-Hilaire, Paris, 5* (Compte de Chèques Postaux, Paris, 9062-62). Prix db l'abonnement annuel ; Pour la France . 45 F. Pour l'Étranger . 50 F. Les années anciennes peuvent également être achetées ou échangées !'• série : T. 1 à 34, 1895-1928. 2* série (en cours) : T. 1 à 39, 1929-1967. Instructions pour les auteurs. Les auteurs qui désirent présenter des communications sont priés d'en adresser directement la liste au Directeur du Muséum huit jours pleins avant la date de la séance. Les textes doivent être dactylographiés avec doubles interlignes, d'un seul côté, sur des feuilles séparées. Ils doivent être remis au président de la réu¬ nion après présentation de la communication. Les clichés des Ogures dans le texte ne doivent pas dépasser les dimensions suivantes : 11,8 cm X 18,5 cm ; ils sont fournis par les auteurs et déposés en même temps que les manuscrits. Les illustrations en planches hors-texte ne doivent pas mesurer plus de 12,5 cm X 18,5 cm ; ces planches, également à la charge des auteurs, sont à envoyer directement à l’imprimeur, après entente avec la rédaction du Bulletin. Chaque auteur ne pourra publier plus de 20 pages imprimées par fascicule et plus de 80 pages pour l’année. Il ne sera envoyé qu’une seule épreuve aux auteurs qui sont priés de les retourner, dans les quatre jours, à M®® Grmek-Gujnot, laboratoire de Zoo¬ logie, 61, rue de Buffon. Passé ce délai, l’article sera ajourné au numéro sui¬ vant. Tirés a part. Les auteurs reçoivent gratuitement 25 tirés à part de leurs articles. Ils peuvent se pro¬ curer à leur Irais des exemplaires supplémentaires aux conditions ci-après. 2-4 p. 5-8 p. 9-16 p. 25 exemplaires . 10,50 F 11,95 F 14,10 F par 25 exemplaires en plus . 3,65 F 4,65 F 7,50 F Ces prix s’entendent pour des extraits tirés en même temps que le numéro, brochés avec agrafes et couverture imprimée. Il convient d’y ajouter, au-dessus de 75 exemplaires sup¬ plémentaires, le montant de la T. V. A., sauf pour les envois à destination de l’Étranger. Les frais de corrections supplémentaires entraînés par les remaniements ou par l’état des manuscrits seront à la charge des auteurs. Les auteurs sont priés de remplir le bon de commande joint aux épreuves, afin qu’il soit possible de leur faire parvenir tirés à part et clichés, et de facturer, s’il y a lieu, les frais supplémentaires. ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE En vente à la Bibliothèque centrale du Muséum, 38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, Paris-S*. Annuaire du Muséum national d’ Histoire naturelle (parait depuis 1939). Archives du Muséum national d’Histoire naturelle (depuis 1802. In-4®, sans périodicité). Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle (depuis 1895 ; 6 numéros par an ; abonnement, France, 30 F, Étranger, 35 F). Grands naturalistes français (depuis 1952. Sans périodicité). Mémoires du Muséum national d'Histoire naturelle (depuis 1936. Depuis 1950, nouvelle série en 3 (puis 4) parties : A, Zoologie ; B, Botanique ; C, Sciences de la terre ; D. Sciences physico-chimiques. Sans périodicité). Notes et Mémoires sur le Moyen-Orient (depuis 1933. In-4®, sans périodicité) Publications du Muséum national d'Histoire naturelle (depuis 1933. Sans pério¬ dicité). PUBLICATIONS DES LABORATOIRES DU MUSÉUM En vente à l’adresse de chaque laboratoire. Bulletin du Laboratoire maritime de Dinard (Ille-et-Vilaine). Depuis 1928 ; prix variable par fascicule. Objets et Mondes. La Revue du Musée de l’Homme. Directeur : M. J. Millot, Palais de Chaillot, Paris-16* ; depuis 1961 ; trimestriel ; abonnement, France, 24 F ; Étranger, 30 F. Mammalia. Morphologie, Biologie, Systématique des Mammifères. Directeur : M. J. Dorst, Laboratoire de Zoologie des Mammifères, 55, rue Buffon, Paris-5® ; depuis 1936; trimestriel; abonnement, France, 25 F; Étranger, 30 F. Index Seminum Horti parisiensis. Service des Cultures, 61, rue Buffon, Paris-5*; depuis 1882 ; échange. Journal d’ Agriculture tropicale et de Botanique appliquée, suite de Revue inter¬ nationale de Botanique appliquée et d’ Agriculture coloniale depuis 1954. Labo¬ ratoire d’ethnobotanique 57, rue Cuvier, Paris-5® ; abonnement, France, 33 F ; Étranger, 38 F. Adansonia (suite aux Notulae Systematicae). Directeur : M. A. Aubréville, Laboratoire de Phanérogamie, 16, rue Buffon, Paris-5® ; sans périodicité ; abonnement, France, 30 F ; Étranger, 40 F. Revue Algologique. Directeur : M. R. Lami, Laboratoire de Cryptogamie, 12, rue Buffon, Pari8-5® ; depuis 1924 ; abonnement, France, 20 F, Étranger, 25 F. Revue Bryologique et Lichénologique. Directeur : M®*® V. Allorge, Laboratoire de Cryptogamie ; depuis 1874 ; abonnement, France, 22 F, Étranger, 28 F. Revue de Mycologie. Directeur : M. Roger Heim, Laboratoire de Cryptogamie ; depuis 1928 ; abonnement, France, 18 F, Étranger, 23 F. Cahiers de La Maboké. Directeur : M. Roger Heim. Laboratoire de Cryptogamie, 12, rue de Buffon, Paris 5®; depuis 1963 ; abonnement, France, 20 F, Etran¬ ger, 24 F. Pollen et Spores. Directeur : M“® Van Campo, Laboratoire de Palynologie, 61, rue Buffon, Paris, 5*; depuis 1959 ; 3 numéros par an, suppl. bibliogr. ; abonnement, France, 65 F. Etranger, 70 F. ABBBVILLK. - IMPRIMERIE F. PAILLART (d. 1737). - 31-1-1969. 2° Série, Tome 40 Numéro 4 Année 1968 Paru le 31 Janvier 1969. SOMMAIRE Pages Communications : M. Phisalix. La livrée des Vipères de France (d’après des notes manuscrites inédites) . 661 E. R. Brygoo et Ch. A. Domergue. Description d'un nouveau Brookesia de Madagascar : B. vadoni n. sp. (Chamaeleonidés) . 677 H. Aloncle. Catalogue des types de Poissons Téléostéens en collection au Muséum de La Rochelle . 683 S. Breuning. Nouveaux Coléoptères Cerambycidae Lamiinae des collections du Muséum de Paris . 692 R. Dajoz. Révision des Colydiidae Anophthalmes de la faune paléarctique. III. Étude morpho¬ logique et bio métrique de Langelandia anophthalnia Aubé et de Langelandia reitteri Belon. ... 710 H. Bertrand. Récoltes de larves de Coléoptères aquatiques dans la région éthiopienne : Mada¬ gascar (1960) . 718 N. Stomp. TetracantheUa hygropetrica luxemburgensis n. ssp. de la région du « Grès de Luxem¬ bourg » (Insecta, Collembola, Isotomidae) . 734 L. Le Guelte et P. N. Witt. Données morphologiques permettant de localiser, sur l’animal vivant, les différentes régions du système nerveux centrai de l’Araignée Argiopide Araneus diadematus Cl. soumises à des lésions par action du laser . 742 Ed. Dresco. Recherches sur les Opilions du genre Ischyropsalis (Fam. Ischyropsalidae). VIII. Ischyropsalis apuanus Caporiacco et Ischyropsalis apuanus nanus ssp. nov . 745 R. P. Sreenivasa-Reddy. Contribution à la connaissance des Scorpions de l’Inde. 5. Le genre lomachus Pocock, 1893 {Scorpionidae, Ischnurinae) . 759 J. -P. Mauriès. Myriapodes de l’île aux Singes (Makokou, Gabon) récoltés par J. A. Barra . 768 Th. Monod. Nouvelle capture du Ligur uveae (Borradaile) aux îles Loyalty (CrustaceaDecapoda) 772 B. Bozic. Copépodes Harpacticoïdes de La Réunion. IV^ Phyllognathopus paracamptoides n. sp. 779 E. Fischeu-Piette. Contribution à la connaissance des Veneridae du Mozambique . 784 O. Bain et J. Brunhes. Un nouveau genre de Filaire, parasite de Grenouilles malgaches . 797 O. Bain. Remarques au sujet d’une nouvelle Filaire de Caméléon malgache, proche de Foleyella brevicauda . 802 J.-C. Quentin. Description de Syphacia [Syphacia] alata n. sp., Oxyure parasite du Rongeur Cricetidae Zygodontomyx lasiurus (Lund, 1839) . 807 J. L. Albaret. Description de deux nouveaux Nyctothères parasites de Biifo regularis (Reuss) de Brazzaville . 814 R.Hoffstetter. Nuapua, un gisement de Vertébrés pléistocènes dans le Chaco Bolivien . 823 L. Ginsburg et E. Heintz. La plus ancienne Antilope d’Europe, Eotragus artenensis du Burdi- galien d’Artenay . 837 J.-M. Turmel. Dynamisme végétal. Sédimentation et érosion dans les prés-salés. IV. Havre d’Agon-Régnéville (Manche) . 843 G. Busson. Les sables ronds-mats, émoussés-luisants et non usés observés au microscope électronique à balayage (Stereoscan) . 850 Bull. Mus. Hist. nat., Paris, 40, n® 4, 1968, pp. 661-856. BULLETIN DU MUSÉUM x^ATlONAU D’HlSTOmE NATUREUUE ANNÉE 1968. — N» 4 486e RÉUNION DES NATURALISTES DU MUSÉUM 9 mai 1968 PRÉSIDENCE DE M. LE PROFESSEUR Th. MONOD COiVlMUAICAl lOAS LA LIVRÉE DES VIPÈRES DE FRANCE {d'’après des notes manuscrites inédites) Par Marie PHISALIX t Parmi les collections de Madame Phisaux conservées au laboratoire d’herpétologie du Muséum national d’histoire naturelle ^ on remarque une série de peaux de vipères (Vipera aspis) et de couleuvres [Natrix natrix et Natrix maura) préparées et séchées. Les notes manuscrites et les dessins qui y sont joints permettent de se rendre compte que ces documents ont constitué les éléments d’un travail d’ensemble sur la livrée des vipères de France. On trouve, en particulier, un texte intitulé « Valeur pratique de la Iwrée dans la dis¬ tinction entre les oipères et les couleuvres de France ainsi qu'entre la Vipère aspic et la Vipère bérus » dont la rédaction peut être considérée comme presque définitive. Il nous est apparu, à sa lecture, que si la partie comparative entre vipères et couleuvres avait été en grande partie traitée par Marie Phisalix dans ses publications antérieures (1924, 1926, 1940), l’étude de la livrée des vipères de France formait, au contraire, un travail original qu’il était intéressant de faire connaître. II y a, en effet, dans ces variations d’aspect — ou « pattern « — des vipères de France un problème qui, bien que mineur, n’a jamais fait l’objet d’études très complètes et Duméril (1854) écrivait à propos de Vipera aspis : « ... il résulte de toutes ces modifications de couleur qu'il est réellement impossible, dans un si grand nombre de variétés, qui offrent des passages insensibles ou successifs de Vune à Vautre, de déterminer quelle est celle de ces prétendues espèces que Von pourrait regarder comme le véritable type spécifique... comme 1. nous soit permis «le remercier ici Monsieur J. (irini-., l'rofesseur au Muséum national, qui a eu l’ohligeance de mettre cette coUcclioii à notre disposition. — 662 les couleurs du tronc varient, ainsi que la distribution des taches, on a été porté à considérer toutes ces modifications comme propres à faire distinguer autant d’espèces et un plus grand nombre de variétés ». C’est à Boulenger (1913) que revient le mérite d’avoir montré la relation entre les différentes livrées d’une même espèce : elles ne sont, en fait, que des variations d’arran¬ gement de quatre séries fondamentales de paires de taches. Il les désigne sons les termes de : dorsales, dorso-latérales, latérales, ventro-latérales, et cite le cas de Vipera aspis : « ... As an example ofthe dérivation of patterns, we may mention Vipera aspis, wich varies enormously as to its mid-dorsal markings, forming, in differents individuals or even on differents parts of the body, single or paired spots, a zigzag band, or tranverse bars ; ail these are derived from the paired spots of dorsal sériés ». Le travail que nous a laissé Marie Phisalix apparaît un peu comme une application pratique de cette théorie de Boulenger à nos vipères de France dont, ponr la première fois, toutes les variations de livrée sont analysées. Cela n’apporte d’ailleurs pas, chez Vipera aspis, la complexité qu’on aurait pu craindre d’une nouvelle tentative de classi¬ fication par variétés, plus ou moins analogues aux 15 variétés décrites par Schreiber (1875). L’intérêt du travail de Madame Phisalix est, au contraire, d’avoir montré dans quelles limites pouvait varier la livrée normale chez V. aspis et de n’avoir décrit qu’une variété nouvelle : la variété pyrénéenne de Vipera aspis. L’aspect assez parti¬ culier des Vipères aspic dans le sud-ouest de la France, signalé déjà par Boulenger (1913), avait, en effet, retenu l’attention de Marie Phisalix qui l’avait étudié spéciale¬ ment chez les vipères du Gers. Dans les pages suivantes nous avons présenté, sous un titre simplifié, le te.xte original manuscrit dont, seuls, quelques passages traitant des comparaisons entre vipères et couleuvres ont été supprimés. Nous espérons avoir ainsi respecté l’esprit dans lequel avait été construit ce travail et, en aidant à sa publication, rendre ici à Madame Phisalix un dernier et respectueux hommage. R. Duguy Muséum de La Rochelle. I. Livrée de la Vipère aspic. A. Coloration générale. Le dos et les flancs de la Vipère aspic ont le plus souvent même coloration : celle-ci est d’ailleurs assez variable. La plupart des tons du gris, sauf le gris-argent, y sont représentés ; gris moyen, gris brunâtre, gris verdâtre ou réséda ; du brun : brun clair, brun foncé, brun rougeâtre ; du rouge : saumon, ocre rouge, sanguine, cuivre rouge, orange. Ces derniers coloris peuvent se rencontrer chez des sujets d’une même région. La variété rouge a valu à la variété qui la présente le nom de Vipera aspis rufa Bonaparte : elle inspire, à tort, plus d’elîroi que les autres. A leur naissance, les vipéreaux possèdent déjà, toutes proportions gardées, la livrée des adultes ; la couleur de fond est plus ou moins marquée, mais toujours assez nette. Chez la Vipère aspic, le mélanisme provient le plus souvent de l’obscurcisse¬ ment de la couleur de fond, car on distingue encore les taches de la livrée en éclai¬ rage oblique. Mais il peut provenir aussi de l’expansion de l’ornementation, ce qui donne un noir plus profond que dans le premier cas, ce mécanisme n’excluant d’ailleurs pas le premier. Les sujets qui présenleni cet assombrissement cons- — 663 tituent la variété Presler Linné. Une femelle d’Aspic, capturée à Orcines (Puy-de- Dôme), est d’un noir uniforme sur toute la face dorso-latérale, gris plomb sur la face ventrale, avec mouchetures plus sombres. La lèvre inférieure et la gorge sont d’un gris moyen, avec ponctuations gris sombre ; le dessous de la queue est gris clair. Chez la plupart des sujets mélaniques, le menton et la gorge conservent leur couleur normale ; quelques taches claires se rencontrent sur la face ventrale de la queue. Chez quelques sujets, des femelles surtout, on observe au contraire un affaiblis¬ sement marqué de couleur de toute la livrée : le sujet présente quelquefois encore des traces estompées de l’ornementation, dont la symétrie par rapport à l’axe décèle le sens et l’origine (variété concolor Jan, pl. IV, fig. 4). D’autres fois, c’est uniquement un dégradé de la couleur de fond qui donne un aspect du dos presque uniforme. Sur les quelques centaines d’individus que nous avons pu observer, depuis longtemps, pendant la saison d’été, nous n’avons jamais rencontré d’albi¬ nisme complet : les taches de la livrée peuvent s’estomper, la couleur du fond peut s’éclaircir mais sans toutefois passer au blanc pur. B. Ornementation de la tête. Chez les spécimens types de Vipère aspic, la lèvre supérieure est blanchâtre, rougeâtre, ou jaunâtre. Les cinq premières plaques sont suturées de noirs ; les quatrième et cinquième bordent l’œil ; les dernières confinent au bord inférieur de la bande oculo-cervicale. Sur le sommet de la tête, se trouvent le plus souvent deux paires de bandes sombres : les bandes occipitales, qui occupent l’occiput, et les barres post-oculaires qui occupent les faces. Les bandes occipitales (pl. 1, fig. 1 & 2, bo) constituent le principal ornement, le plus visible, de la tête. Elles s’étendent, obliquement et symétriquement, du voisinage de la ligne médiane en avant jusqu’au voisinage de la commissure latéralement et en arrière. Souvent elles s’arrêtent avant de l’atteindre ; mais parfois aussi elles se prolongent jusqu’à leur rencontre, sur la face latérale du cou, avec les bandes post-oculaires (pl. II, fig. 2 à 6). Leur forme est assez variable : le plus souvent ce sont deux barres droites et minces (pl. I, fig. 3) ; parfois elles s’élargissent en arrière, ou bien elles forment deux arcs à légère concavité antérieure (pl. I, fig. 4). Plus rarement, leur extrémité antérieure est recourbée en dehors (pl. I, fig. 5), toutes dispositions que l’on trouve aussi chez la Vipère bérus. Plus rarement encore, la courbure est double et s’effectue en sens contraire aux deux extrémités (pl. I, fig. 6). Tout en présentant l’une ou l’autre de ces formes, les bandes occipitales peuvent rester libres aux deux extré¬ mités : c’est le cas le plus simple (pl. I, fig. 1, 3 à 6). Mais elles peuvent aussi se trouver réunies par un pont transversal qui en joint les extrémités antérieures, ou quelque autre partie de la longueur (pl. I, fig. 7, 8, 11, 12). Nous ne les avons pas vues se rencontrer à angle aigu. Parfois encore, elles se prolongent en avant parallèlement à l’axe (pl. I, fig. 9), ou divergent vers les angles postérieurs des yeux (pl. I, fig. 10), ou encore se trouvent coiffées, soit d’une réplique (pl. I, fig. 13, 14, 17), soit d’un autre motif appartenant à la région occipitale antérieure ou même à la région frontale (pl. I, fig. 18, 19 à 30). Ces divers rapports et ces adjonctions se compliquent souvent de ceux que les bandes contractent avec les autres dessins des régions pariétales et de la nuque : c’est ainsi que, par leur extrémité postérieure, elles rejoignent quelquefois les bandes post-oculaires P I a h c h e I 665 (pl. Il, fig. 2 à 6), ou que, par ces mêmes extrémités, elles rejoignent l’extrémité antérieure étalée de la bande médiane dorsale (pl. II, fig. 7 à 21). Le prolonge¬ ment antérieur de cette bande présente, effectivement, divers aspects suivant le type de ses éléments constituants ; c’est parfois l’axe seul qui se trouve aminci en baguette, en fuseau, ou élargi en barre transversale droite (pl. II, fig. 5) ou en ovale surbaissé (pl. II, fig. 23). Quand il est aminci ou prolongé en tige il peut même s’insinuer jusqu’à la région frontale entre les bandes occipitales écartées (pl. II, fig. 23 à 25). Les rapports des bandes occipitales peuvent même s’établir à la fois avec les bandes post-oculaires et l’extrémité antérieure de la bande dorsale (pl. II, fig. 26 à 30). En outre, les dessins plus menus s’ajoutent souvent à cet ensemble principal : c’est ainsi qu’une bande transversale sombre, passant au devant des yeux, se réfléchit vers le bas où, de part et d’autre, elle va rejoindre la bande post-oculaire correspondante, formant ainsi, en avant des yeux, une espèce de sautoir (pl. II, fig. 19). Une ou deux bandes plus minces peuvent, indépendamment de la précédente, réunir les bords saillants du canthus rostralis (pl. II, fig. 26). Des arcs sombres ornent parfois aussi les tempes (pl. II, fig. 2). Des taches rondes ou ovales, des ponctuations s’interposent parfois à l’ornementation générale, déjà plus ou moins surchargée, ne laissant apparaître ainsi qu’une infime partie de la couleur de fond. Les bandes post-oculaires (pl. I, fig. 1 & 2, po) sont les plus simples et les plus constantes de l’ornementation de la tête. Elles s’étendent latéralement en lames droites, d’un brun doré, du bord postérieur de l’œil vers les commissures labiales ; elles s’y arrêtent parfois, mais le plus souvent elles continuent au delà, sur une longueur de 2 à 3 cm, sur la face latérale du cou en prolongement de la première tache des flancs. Leur largeur, à peu près uniforme, est de 3 millimètres chez l’adulte. Elles ne comportent aucune variation, que leur rapport occasionnel de contiguïté avec l’extrémité postérieure des bandes occipitales. C. Ornementation dorsale. Sur le corps et la queue l’ornementation principale, celle qui est la plus visible à distance, est constituée par une bande dorsale médiane de part et d’autre de laquelle se trouve une série longitudinale de taches rondes qui occupent la partie supérieure des flancs. La bande dorsale médiane s’étend depuis l’occiput jusqu’à l’extrémité de la queue. Elle se compose d’un axe et de taches qui s’y accolent directement de part et d’autre. Ces éléments comportent des variations de forme et d’ajustement qui conditionnent l’aspect varié de cette bande. L’axe se distingue par sa couleur, d’ordinaire un peu plus sombre que celle du fond, quelquefois aussi sombre que celles des taches qui s’y accolent. Sa largeur varie de celles de 1 à 7 écailles dorsales soit, chez l’adulte, de 1 à 7 milli¬ mètres. Il est continu ou discontinu, droit ou sinueux, ces dernières dispositions pouvant alterner ou se succéder chez un même sujet. Parfois même il est absent, c’est-à-dire indistinct : dans ce cas la ligne médiane en tient lieu car les taches qui s’y accolent, ou en restent distantes, conservent cette disposition par rapport à cet axe devenu fictif. Les taches, qui ont leur bord interne généralement rectiligne, sont intimement accolées à l’axe par ce bord même depuis la région occipitale postérieure jusqu’au voisinage de l’extrémité de la queue mais, quand l’axe est sinueux, elles en 25 27 2S 26 29 30 667 coilîeiit les angles saillants. Itlles afleetenl trois formes principales : une première est représentée par des barres droites, disposées transversalement ; une deuxième par des portions de cercles, ou de demi-cercles ; une troisième par des triangles isocèles, à base parallèle à la ligne médiane et à sommet latéral, pins ou moins surbaissé. Quelle que soit leur forme, leur insertion sur l’axe peut s’effectuer suivant trois modes : elles s’opposent, alternent, ou chevauchent. Elles laissent entre leur base d’insertion des intervalles de longueur variable, ou n’en laissent aucun, d’où les aspects différents de la bande toute entière suivant les rapports de ses éléments constituants. 1®'' cas : bande dorsale à barres droites (pl. III, fig. 1). Une première forme est réalisée par des barres droites, quelquefois minces et d’autres fois plus larges (2 à 7 miti). Quand l’axe est absent et qu’elles s’opposent sur la ligne médiane elles forment des barres transversales qui occupent toute la largeur du dos : leur ensemble constitue alors une échelle simple à échelons équi¬ distants. Leurs dimensions et leurs espacements se réduisent graduellement à partir de la base de la queue. 11 arrive parfois que ces barres se prolongent laté¬ ralement sur les flancs jusqu’à leur rencontre avec la face ventrale, élargissant ainsi au maximum l’échelle simple primitive. Dans les deux autres dispositions, où les barres alternent en chevauchant de façon régulière sur la ligne médiane, elles forment une échelle double dont la largeur ne dépasse pas celle du dos. Les dispositions peuvent exister seules ou alterner chez un même sujet. Dans un troisième mode, l’axe est toujours de largeur appréciable, 2 millimètres le plus souvent, et légèrement sinueux. Les barres en coiffent les angles saillants ; leur bord libre ne dépasse pas la largeur du dos : l’ensemble est un zig-zag régulier à denticulations droites et à sinus profonds (pl. III, fig. 1). Cette forme de bande dorsale à échelle simple, double, ou phis complexe, ne se rencontre pas, en France, chez nos autres vipères. 2® cas : bande dorsale à denticulations toujours arrondies (pl. III, fig. 2 & 3). DaTis ce cas, l’axe est ordinairement mince, droit, ou légèrement sinueux. Comme dans le premier cas, les taches qui s’y accolent peuvent s’opposer, che¬ vaucher, ou alterner, (^luand elles s’opposent, elles forment des taehes en ovales plus ou moins surbaissés laissant entre elles des espaces qui sont occupés par l’axe, (.liiaiid elles alternent ou ipi’elles chevauchent, c’est un zig-zag à denticn- lations mousses, eonlinii ou discontinu, dont les bords atteignent ou non les limites de la face dorsale. Parfois elles forment une bande à denticulations sur¬ baissées, plus ou moins distantes sur l’axe, légèrement sinueux. Plus rarement, les taches confluentes d’un même côté de l’axe sont en forme de demi cercles, d’un centimètre de diamètre environ. Elles donnent, en s’opposant, des cercles placés bout à bout ou très rapprochés ; en chevauchant on alternant c’est un zig¬ zag très épais, de telle sorte que la bande dorsale, dans ces deux cas, occupe la plus grande partie de la surface du dos. Un spécimen capturé à Argentières (Haute-Savoie) présente cette disposition, en même temps que les caractères des écailles céphaliques de la \ ipère aspic type (pl. III, lig. 3). L’est probable¬ ment à quelques spécimens de cette forme qu’est due la croyance erronée en la présence, dans le midi de la France, de la Vipère ammodytes. C’est cette forme qui, avec les cas de mélanisme partiel, justifierait le mieiix le nom populaire de — 669 — « Vipère noire », réservé cependant à la Vipère bérns par opposition à la variété rouge de Vipère aspic. 3® cas : taches accolées à l’axe en forme de triangles isocèles. Sur un axe mince (pl. III, fig. 4) les taches, en s’opposant, forment des losanges plus ou moins surbaissés qui peuvent se succéder sur l’axe sans laisser d’intervalle entre eux, ou bien être plus espacés, ce qui donne : dans le premier cas une bande continue à denticulations très rapprochées, dans le second une bande discontinue, surtout quand l’axe est en même temps absent ou peu apparent. En chevauchant ou en alternant, les taches donnent une bande en zig-zag plus ou moins étirée suivant leur espacement. Sur un axe d’épaisseur moyenne (2 millimètre environ) les mêmes dispositions se produisent mais l’axe continue qui relie les taches donne une bande plus épaisse que dans le premier cas et à taches plus rapprochées. Cette forme se rencontre fréquemment aussi chez la Vipère bérus, de même que chez un certain nombre de Vipères aspic du Gers. C’est elle qui, pour la livrée, prête le plus à confusion entre nos deux espèces principales de vipères. Sur un axe épais (3 à 4 millimètre) généralement droit ou légèrement sinueux, de teinte marron clair, les taches qui s’y fixent sont des triangles à sommet plus ou moins surbaissé, aigu, subaigu, droit, ou même obtus, qui se touchent latéralement par les extrémités de leur base, de manière à former une bande continue, le plus souvent droite, ou parfois légèrement sinueuse qui n’atteint pas toute la largeur du dos (pl. IV, fig. 1). Cette disposition caractérise la variété pyrénéenne de la Vipère aspic i ; elle est fréquente chez les spécimens du sud-ouest de la France, en particulier chez ceux du département du Gers (territoires de Puycasquier et Montferran-Savès). Par cette forme de la bande dorsale, elle s’apparente à la variété Seoanei Lataste de Vipera berus du nord-ouest de l’Espagne, ainsi qu’à Vipera latasti Bosca, de l’Espagne et du Portugal. Chez ces Aspic du Gers, nous avons constaté que plus de 10 % d’entre elles présentaient les trois plaques céphaliques de la Vipère bérus type, et que d’autre part un bon nombre d’entre elles avaient l’écusson frontal caractérisant la variété Delalandei de l’Aspic. Comme l’avait déjà fait remarquer C. Phisalix (1902), et comme nous l’avons observé nous-même, ces formes intermédiaires ne sont pas des hybrides et résul¬ tent simplement de la persistance chez l’adulte d’une phase embryonnaire. On peut s’en convaincre en examinant les jeunes vipéreaux d’Aspic encore dans l’utérus : parmi ceux-ci il en est qui présentent les trois plaques céphaliques qui, à titre d’exception, subsistent chez l’adulte ; d’autres qui montrent ces trois plaques en voie de segmentation partielle, laissant subsister un fragment de la plaque frontale, caractéristique de la variété Delalandei enfin, si l’examen est fait peu de temps avant la mise bas, la plupart des vipéraux présentent la division totale des plaques en petites écailles de l’Aspic type. De même, en ce qui concerne les deux rangées d’écailles qu’on trouve chez l’Aspic type entre les plaques labiales supérieures et l’œil : elles proviennent du dédoublement de l’unique rangée qui subsiste chez la Vipère bérus type. 4® cas : bande dorsale réduite à son axe La variété pyrénéenne de la Vipère aspic montre déjà nettement qu’au fur et à mesure que l’axe de la bande dorsale s’élargit, les taches qui s’y accolent dimi- 1. Celle variété a été récemment élevée au rang de sous-espèce par Krammer (1958) sous le nom de Vipera aspis zinnikeri. — 671 — iiuent, de largeur. C’est ainsi que chez certains spécimens de cette variété, la bande se réduit à un axe épais de 5 ou 6 millimètres, continu et droit, présentant sur ses bords de fines denticulations très sombres, régulièrement opposées ou alternes, vestiges des taches primitives (pl. , fig. 2). Les denticulations elles- mêmes disparaissent chez d’autres sujets de même provenance, de telle sorte que la bande dorsale est alors réduite à son axe, complètement lisse sur les bords qui ont un liseré plus sombre, axe qui est généralement droit ou continu, ou très légèrement sinueux (pl. IV, fig. 3). Enfin l’axe peut être absent et la bande médiane représentée seulement par les taches qui s’y accolent d’ordinaire, réduite à des fractions de cercle. Elles s’op¬ posent ou s’alternent d’une façon régulière et leur symétrie, et leur localisation sur le dos, en indiquent le sens (pl. IV, fig. 4) i. D. OnNEMKNTATION UES FLANCS. De part et d’autre de la bande médiane dorsale, sur la région supérieure des flancs, se trouve une série linéaire de taches ordinairement rondes, de couleur sombre et uniforme, comme celles de la bande dorsale. Elles correspondent aux sinus de cette dernière et s’étendent depuis la région cervicale, en prolongement de chaque bande post-oculaire, jusqu’au voisinage de l’extrémité de la queue. Chez quelques sujets, il existe une deuxième série de taches analogues situées au- dessous des premières et alternant avec elles, quelquefois même une troisième alternant avec la précédente confinant le hord ventral. Quelles que soient les variations présentées par la bande dorsale, les taches des flancs restent le plus souvent arrondies et de couleur uniforme, mais elles peuvent aussi s’allonger transversalement en barres jusqu’au bord ventral, formant alors sur les flancs une paire d’échelons supplémentaires à celui ou à ceux que l’on rencontre dans la forme à barres droites de la bande médiane dorsale. E. Ornementation de la face ventrale. Très souvient la gorge est blanc jaunâtre, unie ou tachetée de gris sombre, de brun, ou de noir. Chez quelques mâles elle est uniformément noire. Les plaques labiales inférieures sont ordinairement de même couleur que la gorge, unies ou suturées de noir : plus rarement, elles sont de même couleur que la face dorso- latérale ; quelquefois, deux bandes gris sombre les bordent vers l’intérieur. La face ventrale présente autant de variétés de coloris que la face dorsale : elle peut chez certains mâles en particulier, être toute noire ou présenter tous les tons de gris (gris-ardoisé, gris-fer, gris-rosé). Elle est d’autres fois blanc jaunâtre, rou¬ geâtre ou marron, et dans tous les cas, unie ou marbrée de tâches grisâtres. Quel¬ quefois encore elle montre, avec un ton légèrement dégradé, la même couleur de fond que la face dorso-latérale. Chez tous les sujets, le hord libre des plaques ventrales présente, du fait de son amincissement, un aspect translucide qui forme ainsi une échelle continue régulière et discrète mais cependant d’autant plus distincte que la couleur de fond est plus sombre et plus unie. Souvent, en avant l. Il seml)le que ce type de livrée coiTesj)onde à un alVaililissemetit des leintes du type figuré pl. IV, fig. 1, el non à raboiiiisseiuenl d’une série conlinue passant ]>ar les stades figurés en 2 et 3, pl. IV. — 672 de ce bord libre des plaques, se trouvent des taches linéaires blanchâtres ou d’un blanc opaque, parallèles à ce bord. 11 peut exister aussi, aux extrémités de chaque plaque, une tache blanche arrondie : l’ensemble forme alors, sur chaque bord de la face ventrale, un chapelet longitudinal qui marque la limite entre cette face et celle du flanc correspondante. Mais toujours, malgré ces variations, l’orne¬ mentation de la face ventrale reste plus discrète que celle du dos et des flancs. Le dessous de la queue, sur une longueur de quelques centimètres, est ordi¬ nairement jaune ou rouge, l’un et l’autre plus ou moins vif ; quand la couleur est la même que celle du ventre, elle présente tout au moins quelques taches claires. H. Livrée de la Vipère bérus A. Coloration générale. Contrairement à ce que l’on observe chez la plupart des serpents, la coloration de la Vipère bérus varie suivant le sexe, caractère qui permet souvent, à lui seul, de distinguer celui-ci. Les sujets à face dorso-latérale blanchâtre ou gris pâle, avec le ventre noir et l’ornementation noir de jais, sont des mâles. Ceux qui sont bruns ou rouge-brique, avec ornementation brune plus ou moins sombre, ou rouge, sont des femelles. 11 y a aussi des mâles à dessus brun, brun rougeâtre, ou olive, avec ornementation très noire ; d’autres gris avec ornementation brune. Une très jolie variété, que seule présentent les femelles, est olive avec ornemen¬ tation rouge-brique. Chez quelques mâles, aussitôt avant la mue, la face ventrale prend une couleur gris-bleu pâle, avec les plaques bordées de noir (Coluber caeruleus Sheppard). Des sujets, pouvant être teintés de rouge, dont la gorge et le menton sont blanc-jaunâtre, sont des femelles ; les mâles ont la gorge noire ou blanchâtre avec des écailles tachées ou bordées de noir. La face ventrale varie du gris, du brun, ou du blanchâtre, au gris sombre et au noir ; les côtés sont ordinairement ornés de taches blanchâtres. Quelquefois, surtout chez les mâles, le ventre est d’un gris sombre avec le bord des plaques blanc, finement ponctué de noir. Le dessous de la queue, vers son extrémité terminale, est jaunâtre, orange ou, chez quelques femelles, rouge corail. Chez quelques mâles il peut également être noir (C. Boulenger, 1913). Le mélanisme se rencontre, partiel ou total, quel que soit l’habitat : chez quel¬ ques mâles, tout le sommet de la tête est noir, y compris l’extrémité du museau et la région fronto-pariétale (pl. V, fig. 3 à 7, et 9 & 11). Souvent, chez ces indi¬ vidus, les taches des flancs sont réunies en deux bandes longitudinales par obscur¬ cissement du fond entre les taches ; en avant, les bandes continues qui en résultent sont, comme chez l’.Uspic, dans le prolongement des bandes post-oculaires. La face dorso-latérale présente alors trois bandes sombres séparées par deux bandes plus claires, de la couleur du fond, comme il arrive aussi chez l’Aspic. Le méla¬ nisme peut être complet, ou se présenter à différents degrés, soit par obscurcisse¬ ment du fond, soit par extension des taches. Chez tous les sujets mélaniques quelques taches blanches ou jaunâtres se reneontrent néanmoins sur les lèvres et le menton. Plus rarement que chez la Vipère aspic, l’ornementation peut faire défaut, soit partiellement, soit en totalité. Dans ce dernier cas, les sujets présentent 674 — une teinte uniforme plus ou moins dégradée, de la couleur du fond ; ils constituent la variété concolor Jan. de la Vipère bérus. B. Ornementation céphalique et dorsale. Les détails que nous avons donnés sur la livrée de la Vipère aspic, et dont la plupart sont communs avec la Vipère bérus, nous dispensent d’un long déve¬ loppement chez cette dernière espèce ; nous en apporterons donc l’essentiel. Sur la moitié postérieure de la tête on rencontre, comme chez l’Aspic, les deux paires de bandes : bandes occipitales et bandes postoculaires. Elles affectent les mêmes dispositions et les mêmes rapports, soit entre elles, soit avec les autres dessins de la face dorso-latérale (pi. V, fig. 1 à 15). Chez les mâles les ornements sont, comme nous l’avons déjà indiqué, noir de jais. Les plaques labiales supé¬ rieures sont blanchâtres ou jaunâtres ; celles qui se trouvent en avant de l’œil sont quelquefois suturées de noir. Sur la face dorso-latérale du corps et de la queue on retrouve la même bande dorsale médiane, constituée par les mêmes éléments : axe et taches qui s’y accolent. De part et d’autre de celle-ci, sur la partie supérieure des flancs, une série de taches ordinairement rondes, disposées en série linéaire longitudinale, est parallèle à l’axe de la bande médiane et en occupe partiellement les sinus. Ainsi qu’il arrive chez Vipera aspis elles peuvent être accompagnées d’autres taches en une ou deux rangées longitudinales, situées plus bas sur les flancs, alternant entre elles, la dernière étant contiguë au bord ventral. Dans le cas le plus simple, celui d’une seule rangée de taches, celles-ci peuvent s’étaler transversalement en barres qui atteignent la face vœntrale. On n’a pas encore signalé, en France, la variété de bande médiane à barres transversales formant échelle qui existe dans l’Europe méridionale où elle est représentée par les variétés hosniensis Boettger, ou pseu- daspis Schreiber, de Vipera herus. La bande dorsale à denticulations arrondies et surbaissées, avec axe droit ou sineux, est peu fréquente sans toutefois être exceptionnelle. Nous avons rencontré chez des spécimens de Vipère bérus capturés au Bois Plédran, près de Saint Brieux, la forme à bande dorsale continue, avec axe épais sur lequel s’insèrent en s’opposant ou en chevauchant des triangles surbaissés, forme qui caractérise la variété pyrénéenne de Vipère aspic (pl. IV', fig. 1). Les spécimens de cette forme présentent, en outre, les deux rangées de petites écailles entre l’œil et les labiales supérieures que l’on rencontre chez l’Aspic type : de sorte qu’il ne reste guère, comme caractère différentiel constant entre les deux espèces, que la rostrale relevée (nez retroussé) de la V ipère aspic. C’est la forme de bande médiane dorsale à denticulations aiguës et rapprochées sur un axe peu large, mais continu, qui domine chez la plupart des spécimens de France. Cette bande réalise, de fait, un zig-zag épais qui occupe toute la lon¬ gueur du dos et la plus grande partie de sa surface car elle est plus souvent continue qu’interrompue. Les variétés seoanei Lataste et Pelias dorsalis Gray, ne se rencontrent pas en France. Comme chez la Vipère aspic, le mode d’in¬ sertion des taches, surtout quand l’axe est mince, donne lieu parfois à des inter¬ ruptions au cas où ces taches s’opposent ou chevauchent ; mais, quand elles alternent, la bande dorsale est le plus souvent continue. — 675 — HT. Livrée de la Vipère d’Orsini A. Coloration générale. Contrairement à la Vipère bérus, la Vipère d’Orsini ne présente pas de diffé¬ rence de coloris suivant les sexes : la face dorsale est d’ordinaire jaunâtre ou brun pâle, nettement distincte des flancs qui sont gris ou d’un brun plus sombre. Cependant, quelques sujets sont presque uniformément bruns sur le dos et les flancs. Le menton, la gorge, et la région antérieure du ventre sont blanc jaunâtre. Dans les régions moyennes et postérieure du ventre les plaques sont noires et gris sombre dans leur moitié antérieure tandis que leur bord libre est jaunâtre, ce qui donne un aspect rayé transversalement, ou en échelon, plus distinct que chez les deux autres espèces. B. Ornementation céphalique et dorsale. Sur le sommet et les cotés de la tête on note, comme chez les deux espèces pré¬ cédentes, la présence de deux paires de bandes caractéristiques : bandes occipi¬ tales et bandes oculo-cervicales. Elles présentent les mêmes dispositions et les mêmes rapports, soit entre elles, soit avec l’extrémité antérieure de la bande dorsale (pl. V., fig. 16). Sur le dos, la bande médiane est continue ou discontinue suivant l’épaisseur ou la minceur de l’axe et la disposition des taches qui s’y accolent. Fille peut donc former un zig-zag régulier depuis ia nuque jusqu’à l’extrémité de la queue, ou prétenter des taches isolées ou ovales plus ou moins aplaties. La bande n’atteint pas toute la largeur du dos. Les taches des flancs présentent les mêmes parti¬ cularités que chez les autres espèces : de part et d’autre de la bande dorsale, elles sont disposées en une à trois séries longitudinales de diamètre décroissant dont la plus élevée est dans le prolongement des bandes post-oculaires et la dernière confine le bord ventral. Comme chez les deux autres espèces, ces taches sont ordinairement rondes, d’un brun uniforme. La série la plus élevée est aussi quelquefois réunie en une bande continue par obscurcissement de la couleur de fond dans les intervalles. Ce mélanisme partiel se rencontre sur toute Faire de dispersion de l’espèce, notamment chez les sujets capturés en France. Cette ornementation rentre ainsi dans la disposition générale réalisée chez les deux autre espèces : nous l’avons observée, en particulier, chez un sujet provenant du Mont Serein situé à 1.400 m d’altitude, sur le versant nord du Mont Ventoux. OUVRAGES CITÉS Boettger, ira Mojsisovics, 1889. — Nachtragliche Bemerkungen zu meiner Arbeit « Über die geograpbische Verbreitung einiger westpalaearktiscber Schlangen ». Mitt. naturwiss. Ver. Steiermark, Graz, 1888, p. 272. Bonaparte, 1834. — Iconographie délia fauiia italica, 2, p. 10. Bosca, E., 1878. — Note sur une forme nouvelle ou peu connue de vipère. Soc. Zool. France, 3, pp. 116-121. Boulenger, g. a., 1913. — The snakes of Europe. Methuen, London, 269 p. Gray, J. E., 1842. — Monographie synopsis of the Vipers ; on the family Viperidae. Zool. mise., 71. Jan, g., 1874. — Icon. gén. Ophidiens, liv. 45, pl. II, fîg. 5. Kramer, e., 1958. — Eine neue Basse der Aspisviper aus dem südwestlichen Fran- kreich, Vipera aspis zinnikeri, n. sbps. Vierteljarsschrift der Naturforsch. gesel. Zurich, 103, p. 321. Lataste, F., 1879. — Diagnose d’une vipère nouvelle d’Espagne. Soc. Zool. France, 4, p. 132. Linné, C., 1758. — Systema naturae. Ed. 10, 1, p. 218. Phisalix, M., 1924. — Variations observées dans le revêtement écailleux de la tête chez la vipère aspic ; comparaison avec la Vipère bénis et la Couleuvre vipérine. Bull. Mus. Hist. nat., 30, 4, pp. 263-268. — 1926. — Présentation de spécimens vivants de Couleuvres vipérines et de Vipères aspics pouvant être confondues. Reo. Hist. nat. appliquée, 7, p. 337. — 1940. — Vipères de France. Stock, Paris, 227 p. ScHREiBER, Fi. 1912. — Herpetologia europaea. Fischer, Jena. Sheppard, R., 1804. — Description of the british Lizards, and of a new british species of Viper. Transact. linn. Soc. London, 7, p. 56. Muséum d'Histoire naturelle de La Hochelle, Muséum national d’ Histoire naturelle (Reptile et Poisson). BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE 2« Série — Tome 40 — N” 4, 1968, pp. 677-682. DESCRIPTION D' UN NOUVEA U BROOKESIA DE MADAGASCAR : B. VADONI N. SP. ( Chamaeleonidés) Par E. R. BRYGOO et Ch. A. DOMERGUE * Origine des spécimens. En novembre 1967, MM. M. Vadon et J. M. Betsch nous remettaient deux exemplaires d’un petit Chameleonidé épineux que venait de récolter à notre intention A. Peyrieras, (le 14 novembre) dans la vallée de la laraka, rivière de la presqu’île Masoala, Nord-Ouest de Madagascar ; le point de récolte se situant dans la forêt primaire, à une altitude de 600 à 1.000 m. Ces deux premiers spécimens furent observés vivant pendant près d’un mois, à leur mort une dissection montra qu’il s’agissait de mâles. Les testicules se présentaient comme des masses blanchâtres de 2,5 mm de diamètre alors que ceux des Caméléons sensu stricto ont habituellement une pigmentation noire. Des préparations histologiques confirmèrent l’existence d’une spermatogenèse active. ■“ Deux mois plus tard (janvier 1968), A. Peyrieras nous adressait deux autres spécimens, un mâle et une femelle provenant de la même localité. Ils étaient morphologiquement analogues aux précédents ; toutefois l’un d’eux ne présentait pas de renflement à la base de la queue. L’examen montra qu’il s’agissait d’une femmelle dont les oviductes dilatés étaient vides ; l’étude histologique des ovaires montra leur activité Description du mAle holotype (nO 1968-3, coll. Muséum Paris), a) Aspect général (fig. 1). L’aspect général de ce Brookesia est caractérisé par l’abondance des formations épineuses qui, outre les côtés de la colonne vertébrale, ornent la tête, les flancs, les membres et la queue. Une vue apicale met en évidence des épines latéro-verté- brales horizontales ; en vue latérale la ligne vertébrale est caractérisée par une succession de groupes de tubercules, qui forment une série d’ondulations régulières prolongée sur la partie basale de la queue, laissant place ensuite à des épines verticales. La coloration générale sur le vivant est rouge brique foncé, avec des marques claires latérales et une face ventrale grise. Parfois le dessus du crâne prend une * Institut Pasteur de Madagascar, B. P. 1274, Tanaiiarive. 1. Nous exprimons à M. le Professeur J. (>uibé nos très vifs remerciements pour les conseils qu’il voulut bien nous donner lors de la préparation de cette note. 43 — 678 Fig. 1. — Brookesia vadoni n. sp. Aspect général. coloration vert de gris, couleur vieille mousse. Après la mort la coloration est restée rouge brique foncé, certaines épines des flancs devenant blanches. b) La tête (fig. 2 et 3). De profil la tête est massive ; elle présente 4 formations épineuses d’inégale importance : — la plus marquée est la saillie sus-orbitaire dirigée en haut, en avant et légèrement en dehors ; elle est constituée par une crête supra-orbitale formée de 4 à 5 épines aplaties et terminée par une forte épine osseuse ; — une épine supra nasale à direction antérieure ; — - dans la région postéro-inférieure de l’orbite, une épine horizontale en direction latérale ; — la bordure nucale présente une encoche médiane nette séparant deux lobes à bord denticulé portant 4 fortes épines horizontales dirigées vers l’arrière. Le dessus de la tête est aplati et bordé par deux crêtes qui se prolongent dans les crêtes sus-orbitaires. La gorge présente des épines développées, plus ou moins alignées le long du bord interne de la mandibule, rappelant une disposition observée chez B. super- ciliaris Boettger. c) Le corps. Nous avons déjà décrit l’aspect général de la région dorso-vertébrale. Il n’existe ni bouclier dorsal ni écusson losangique au niveau de l’insertion des membres postérieurs. Entre la nuque et l’insertion des membres postérieurs les épines latéro¬ vertébrales horizontales sont au nombre de 8 de chaque côté, entourées à leur base par un groupe d’écailles agrandies. K] Brookesia vadom Brookcsia vadoni o Fig. 2. — Brookesia i’adorii n. sp. Tête vue de pvoü\. Fig. 3. — Brookesia vadoni n. sp. Tète en vue supérieure. Sur les lianes, l’écaillure est régulière et finement granuleuse, avec à la partie inférieure des séries de petits tubercules épineux isolés, plus ou moins alignés. La face ventrale est dépourvue de crête médiane, mais jirésente un dessin, en rayons de roue, à 5 mm en avant de l’orifice anal. Le tégument est granuleux, sans épine. d) La queue. En vue apicale elle prolonge directement le tronc sans séparation marquée. Au niveau de l’insertion des membres postérieurs, à la place du bouclier losangiiiue 680 — qui existe chez d’autres Brookesia, on observe de chaque côté 2 épines particu¬ lièrement développées. Sur la queue existent 3 lignes longitudinales épineuses, nettes jusqu’à son extrémité. Les épines de la ligne axiale sont mieux marquées dans la région distale que dans la région proximale ; celles des deux lignes latérales sont hori¬ zontales. 11 existe au total 12 séries d’épines entre l’anus et l’extrémité caudale. Il n’y a pas de plaque différenciées dans la région ano-génitale. e) Les membres. La face externe des membres est épineuse ; certaines épines sont fortes, notam¬ ment sur la cuisse, et leur disposition est irrégulière. Les soles plantaires ne sont pas épineuses. f) Les hémipénis (fig. 4). Les hémipénis ont une longueur de 5 à 6 mm, soit de 1/5® à 1/6® de la longueur du corps. Chaque hémipénis comporte un corps bifurqué en 2 lobes terminaux, dispo¬ sition jamais observée jusqu’ici chez les Caméléons vrais. Le corps et les lobes sont lisses, ce qui les différencie de la presque totalité des espèces du genre Chamaeleo dont l’hémipénis est généralement couvert par un réseau de cellules polygonales. 11 n’y a pas non plus de sillon ventral ou latéral comme chez les espèces du genre Chamaeleo. Le corps est globuleux, sur sa face interne, il porte un ergot. Les lobes sont globuleux, asymétriques ; l’interne paraît le plus fort, il porte à son apex une formation cornée verticale denticulée, disposée en demi-cercle ; l’externe est terminée par un ergot corné. Brookesia vadoni = By 665 0 3 6mm I - - - _ _ ] Fig. — Brookesia oadoni n. sp. Ifémijtcnis. A : ()uf*ue ; B : M<*ml)rf* ftoslérieiir ; a : Dépression postanale ; b : Oéle a[»icale de la branche interne ; c : Krgoi apical de la branche externe ; d : lù-got interne ; e : Mf inbrane externe ronge ; T : Muqueuse cloacale lisse. 681 Sur la face externe dn corps, une formation niembrajieuse épaisse, relie l’orifiee cloacal à la branche externe ; il est possible que cette membrane soit homologue du sillon spermatique de l’hémipénis des Chamaeleo. Mensuhations des différents spécimens DE Brookesia t^adoni (en mm). Définition Holotype Paratypes Sexe 1 c? $ <3 N° Collection : Tananarive Muséum Paris By G72 444 C 1968-3 By 688 1968-5 By 665 443 C 1968-4 By 689 Tête : longueur 10 10 10 10 hauteur 6 6 6 6 corne supraoculaire 2,5 2,5 3 2,5 écartement entre les cornes 6 6 7 6 Corps ; longueur 24 25 25 24 hauteur 7 7 8 7 largeur 5 6 5 Queue : longueur 22 22 23 22 Membres ; bras 6 6 7 6 avant bras 6 6 6 6 cuisse 7 7 7 7 jambe 6 6 6 6 Examen de deux autres mâles. Nous disposions de deux paratypes mâles : 1968-4, coll. Muséum Paris et By 689. Ces 3 mâles sont rigoureusement identiques si ce n’est que le premier paratype est légèrement plus grand, tandis que le second, reçu en alcool, pré¬ sente une coloration plus claire : gris clair sur la tête, beige clair avec des marques brun foncé peu distinctes sur le corps. Description de la femelle (1 ex. paratype n° 1968-5 coll. Mus. Paris). La femelle que nous avons examinée est adulte. La coloration en alcool est jaune verdâtre, les membres et la queue brun foncé ; cette même couleur brun foncé s’observe aussi au niveau de l’orbite, de la corne supraoculaire, et aux stries transversales qui, au niveau du dos, correspondent aux épines latérales. La femelle est morphologiquement semblable aux mâles, seule l’absence du gonflement de la base de la queue permet de la distinguer. Il n’y a donc pas de dimorphisme sexuel. — 682 Justification de i.a nouvelle espèce. La récente révision de R. Mertens (1966) n’admet plus comme valides les genres Leandria Angel 1933 et Evoluticauda Angel 1942. Si l’on suit ce regrou¬ pement, les espèces du genre Brookesia, à Madagascar, sont au nombre de neuf : — ■ superciliaris (Kuhl 1820) — - ehenaui (Boettger 1880) — ■ nasus Boulenger 1887 ( Evoluticaudà) — Ttiinima Boettger 1893 (Emluticauda) — stumpffi Boettger 1894 — tuberculata Mocquard 1894 {Evoluticauda) — - dentata Mocquard 1900 — perarniata ngel 1933 (Leandria) — decaryi Angel 1938. La présence d’épines osseuses latéro-vertébrales, de direction transversale, et l’absence d’écailles carénées formant des rosettes pyramidales sur les côtés du corps, associées à l’absence d’épines au niveau des soles séparent facilement nos spécimens des espèces antérieurement décrites. En attendant une meilleure connaissance des petits Chamaeléonidés de Madagascar et la révision générale qui s’imposera alors, nous proposons pour notre nouvelle espèce le nom de Brookesia oadoni, la dédiant à M. M. Vadon, providence des Naturalistes de la baie d’Antongil. Brookesia vadoni se caractérise à la fois par la richesse de son armature épi¬ neuse, singulièrement au niveau des membres et de la queue, par l’absence d’écusson losangique au niveau de la ceinture pelvienne et par des soles non épineuses. Terra tijpica : vallée de la rivière laraka, presqu’île Masoala, nord-ouest de Madagascar, entre 600 et 1.000 mètres d’altitude, sur les branches des buissons. Holotype : 1 (J n^* 1968-3 Collections Muséum de Paris Paratypes : 1 (J n° 1968-4 » 1 $ no 1968-5 » 1 n” By 689 Collection Institut Pasteur de Madagascar. Résumé Brookesia vadoni n. sp. décrit d’après quatre spécimens, 3 mâles et 1 femelle, récoltés dans le Nord-Ouest de .Madagascar se caractérise par la richesse de son ornementation épineuse. RÉFÉRENCES Angel, F., 1929. — Contribution à l’étude systématique des Lézards appartenant aux genres Uroplatus et Brookesia. Mém. Acad, malgache 9, 60 p. Angel, F., 1942. — Les Lézards de Madagascar. Mém. Acad, malgache, 36, 193 p. Mertens, R., 1966. — Liste der rezenten Amphibien und Reptilien. Chamaeleoniden in : Das Tierreich, lief. 83, juil. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2* Série — Tome 40 — N» 4, 1968, pp. 683-691. CATALOGUE DES TYPES DE POISSONS TÉLÉOSTÉENS EN COLLECTION AU MUSÉUM DE LA ROCHELLE Par H. ALONCLE Introduction. Entre autres richesses, le Muséum d’Histoire naturelle de La Rochelle possède parmi les nombreux échantillons de sa collection ichthyologique un certain nombre de types : 23 exemplaires représentant 16 espèces appartenant à 14 familles. L’inventaire systématique de ces types fait l’objet de cette note. La classifi¬ cation adoptée est celle de L. Bertin et C. Aramrourc (1958) qui répartissent les 13 familles de la façon suivante : Clupeiformes — Elopoidei — Pterothrissidae Ateleopoidei — Ateleopidae Cypriniformes — Siluroidei — Bagridae Cyprinodontiformes — Cyprinodontidae Coryphaeniformes — Bramidae Perciformes — Percoidei — Serranidae Maenidae (= Centracanthidae) Cichlidae Trachinoidei — Trachinidae Pinguipedidae Stromateoidei — Stromateidae Scorpaenoidei — Scorpaenidae Pleuronectiformes — Pleuronectoidei — Bothidae Lophiiformes — Ceratioidei — Oneirodidae Nous avons indiqué, pour chaque espèce, l’orthographe de la description originale, si ce n’est que les noms d’espèces ne comportent pas de majuscules comme l’exigent les règles actuelles. Pour chaque type, nous mentionnons le numéro d’inventaire, la valeur typique, la provenance, le nom du donateur, la date d’entrée au Muséum de La Rochelle, le mode de conservation et les lon¬ gueurs standard (L. S.) et totale (L. T.! exprimées en millimètre. Dans la mesure du possible, nous nous sommes efforcés d’indiquer le statut actuel de chaque espèce, d’après les travaux les plus récents, mais ce statut n’est donné qu’à titre indicatif et sous toute réserve 1. Je liens à remercier MM. M. Blanc et J. C. IIuheau qui ont bien voulu revoir mon manuscrit et y apporter quelques compléments. 684 — Ordre des CLUPEIFORMES Sous-ordre des ELOPOIDEI Famille des Pterothrissidae. Genre Pterothrissus Hilgendorf, 1877. Hilgendorf, F. M., 1877 — Act. Soc. Leopoldina, III, p. 127. Espèce-type : Pterothrissus gissu Hilgendorf, 1877. Pterothrissus belloci Cadenat, 1937 — Revue Trav. Üff. Scient. Tech. Pèches maritimes, X, fasc. 4, n» 40, p. 443-446, fig. 7 à 9. P. 386 — Syntype 5® Campagne du navire océanographique « Président Théodore Tissier ». Station 718 — Côte d’Afrique occidentale (10°50’N-17°06’W) — 18/5/36 — 120 m. Don de J. Cadenat — date d’entrée : 1937. 1 exemplaire en alcool. L. S. : 232 mm. L.T. : 274 mm. (un autre syntype est déposé au Muséum de Paris sous le n® 38-02, L. S. : 195 mm, L. T. : 240 mm). Sous-ordre des ATELEOPOIDEI Famille des Ateleopidae. Genre Ijimaia Sauter, 1905. S.AUTEH, H., 1905 — Annot. Zool. Japon, V, p. 233. Espèce-type : Ijimaia dofleini Sauter, 1905. Ijimaia loppei Roule, 1922 — C. R. Acad. Sciences, Paris, t. 174, pp. 640-642. = Ateleopus loppei (Roule, 1922). P. 265 — Paratype Côtes du Maroc devant Agadir (31®10’N-10®12’W). Capturé par un chalutier de La Rochelle, début février 1922, par 700 m. don de Paul Mandineau — date d’entrée : 1922. 1 exemplaire en alcool 685 L. s. : 1950 mm L. T. : caudale mutilée (l’holotype est déposé au Muséum de Paris sous le n° 22-33, L. T. : 1790 mm, L. S. : 1685 mm). Ordre des CYPRINIFORMES Sous-ordre des SILUROIDEI Famille des Haghidae ^ Genre Synodontis Cuvier, 1817. Cuvier, G., 1817 — Règne animal, 1’’® éd., t. 11, p. 203. Espèce-type : Pimelodus synodontis Geoffroy St. Hilaire, 1809. Synodontis loppei Pellegrin, 1927 — Rull. Soc. Zool. France, Paris, t. 52, pp. 365-366. P. 197 — Syntype Cameroun — Edea — Rivière Sanaga. don de Chamaulte — date d’entrée : 1927. 1 exemplaire en alcool (1''® dorsale et lobe inférieur de la caudale brisés) L. S. ; 216 mm L. T. : 283 mm. (un autre syntype est déposé au Muséum de Paris sous le n® 27-278, L. S. : 186 mm, L. T. : 255 mm). Ordre des CYPRINODONTIFORMES Famille des Cyprinouontidae. Genre Fundulus Lacépède, 1803. Lacépède, R. G., 1803 — Hist. nat. Poissons, V, p. 37. Espèce-type : Fundulus mudfish Lacépède, 1803. Fundulus splendidus Pellegrin, 1930 — Rull. Soc. Zool. France, Paris, t. 55, pp. 196-210. P. 796 — Syntypes Shanga (Moyen-Congo). A. Raüdon. 1. Nous suivons ici la classification de L. Behtin et C. Aramrourg, mais la plupart des auteurs rnodernes placent le genre Synodnnfin dans la famille des Mochocjdae, 686 Don du Muséum national d’Histoire naturelle — date d’entrée : 1930. 2 exemplaires en alcool. L. S. : 60,5 et 62 mm L. T. : 83 et 72 mm (75 syntypes sont déposés au Muséum de Paris sous les n^ 29-247, 29-248 et 29-249, L. S. : 32 à 69 mm, L. T. : 42 à 88 mm). Ordre des CORYPHAENIFORMES Famille des Bramidae. Genre Centropholis Hilgendorf, 1878. Hilgendorf, F. M., 1878 — Sitzb. Ges. Naturf. Freunde, Berlin, p. 1-2. Espèce-type : Centropholis petersi Hilgendorf, 1878. Centropholis ledanoisi Belloc, 1926 — Bull. Mus. nat. Hist. nat., t. 32, n^ 5, pp. 271-274, 1 fig. (autre description ; 1927 — Soc. Sci. nat. Charente-inférieure, annales, no 37, fasc. 6, p. 240-243, 1 phot.). P. 252 — Syntype Parages du Cap Bojador — Décembre 1924 — Date d’entrée : 1926. 1 exemplaire en alcool. L. S. : 318 mm L. T. : 360 mm (caudale légèrement endommagée). (un autre syntype est déposé au Muséum de Paris sous le n° 26-302, L. S. : 355 mm, L. T. : 415 mm). Ordre des PERCIFORMES Sous-ordre des PERCOIDEl Famille des Serranidae. Genre Paracentropristis Klunzinger, 1884. Klunzinger, C. b., 1884. — Die Fische des Rothen Meeres. I Theil. Acanthopteri veri Owen. Stuttgart, p. 16. Espèce-type ; Centropristis hepatus (Linné, 1758). Paracentropristis heterurus Cadenat, 1937 — Rev. Trav. Olî. Scient. Techn. Pêches maritimes, X, fasc. 4, n° 40, pp. 455-457, fig. 13-14. 687 P. 407 — Syntype. 5® campagne du navire océanographique « Président Théodore Tissier ». Station 731 — Large des côtes de Guinée française (09®24’N-01°38’W) — 26/5/36 — 55 à 60 m. Don de J. Cadenat — date d’entrée : 1938. 1 exemplaire en alcool. L. S. : 87 mm. L. T. : 103,5 mm. Famille des Maenidae (= Centracanthidae). Genre Smaris Cuvier, 1815 (= Spicara Rafinesque, 1810). Cuvier, G., 1815 — Mémoires Muséum Histoire naturelle, Paris, t. I, p. 111. Cuvier, G., 1817 — Règne animal, t. II, p. 269. Espèce-type : Sparus smaris Linné, 1758. Rafinesque, C. S., 1810. — Carat. Alcuni Nuovi Generi e nuove specie di animale e Plante délia Sicilia, p. 51. Espèce-type : Spicara flexuosa Rafinesque, 1810. Smaris macrophthalmus Cadenat, 1937 — Rev. Trav. Ofî. Scient. Techn. Pêches maritimes, X, fasc. 4, n® 40, pp. 471-474, fig. 23 et 23 bis. = Spicara macrophthalma (Cadenat, 1937). P. 406 — Syntypes. 5® campagne du navire océanographique « Président Théodore Tissier ». Station 699 — Parages du Cap Vert (14o49’N-17o35,5’W) — 12/5/36 — 180 à 265 m. Don de J. Cadenat — date d’entrée : 1938. 3 exemplaires en alcool. L. S. : 70,5 — 81,5 et 176 mm. L. T. : 89 — 104 et 213 mm. Famille des Cichlidae. Genre Pterophyllum Heckel, 1840. Heckel, 1840. — Ann.-Wien Mus., II, p. 334. Espèce-type : Platax scalaris Cuvier in Cuvier et Valenciennes, 1831. Pterophyllum altum Pellegrin, 1903 — Bull. Mus. nat. Hist. nat., t. 9, n® 3, pp. 120-125. P. 261 — Syntype. Atabapo (Orénoque). ChafFanjon. Don de L. Roule — date d’entrée : 1922. 688 — 1 exemplaire en alcool. L. S. ; 59,5 mm. L. T. : 115 mm. (14 syntypes sont déposés au Muséum de Paris sous les n® 87-571 à 574, 87-579 et 87-580, L. S. : 42 à 75 mm, L. T. : 70 à 146 mm). Sous-ordre des TRACHINOIDEI Famille des Trachinidae. Genre Trachinus Linné, 1758. Linné, C., 1758 — Syst. nat., 10® éd., vol. I, p. 250. Espèce-type : Trachinus draco Linné, 1758. Trachinus pellegrini Cadenat, 1937 — Rev. Trav. Ofî. Scient. Techn. Pêches maritimes, X, fasc. 4, n® 40, pp. 505-508, fig. 43 et 44. P. 405 — Syntype. 5® campagne du navire océanographique « Président Théodore Tissier ». Station 705 — Nord île Maio, îles du Cap Vert (15°27’N-23®13’W) — 14/5/36 — 180 à 200 m. Don de J. Cadenat — date d’entrée : 1938. 1 exemplaire en alcool. L. S. : 120 mm. L. T. : 142 mm. (un autre syntype est déposé au Muséum de Paris sous le n° 38-03, L. S. : 185 mm, L. T. : 211 mm). Famille des Pinguipedidae. Genre Neopercis Steindachner et Doderlein, 1885. Steindachner, F. et Doderlein, L., 1885 — Denkschr. Akad. Wiss., Wien, t. 49, p. 212 (note infrapaginale). Espèce-type : Parapercis ramsayi Steindachner, 1883. Neopercis ledanoisi Cadenat, 1937 — Rev. Trav. OlY. Scient, et Techn. Pêches maritimes, X, fasc. 4, n® 40, pp. 508-511, fig. 45 et 46. = Neopercis atlantica Vaillant, 1887. P. 402 — Holotype. 5® campagne du navire océanographique « Président Théodore Tissier ». Station 705 — Nord île Maio, îles du Cap Vert (15®27’N-23°13’W) — 14/5/36 — 180 à 200 m. Don de .1. Cadenat — date d’entrée : 1938. 1 exemplaire en alcool. L. S. : 143 mm. L. T. : 166 mm. — 689 Sous-ordre des STROMATEOIDEI Famille des Stromateidae. Genre Paracubiceps Belloc, 1937. Belloc, g., 1937 — Rev. Trav. Ofï. Scient. Techn. Pêches maritimes, X, fasc. 3, nO 39, p. 353-356. Espèce-type : Paracubiceps ledanoisi Belloc, 1937. Paracubiceps ledanoisi Belloc, 1937 — Rev. Trav. Oiï. Scient. Techn. Pêches maritimes, X, fasc. 3, n^ 39, pp. 353-356, flg. 1 à 4. P. 398 — Syntype. 5® campagne du navire océanographique « Président Théodore Tissier » Station 718 — Au large des îles Bissagos (Guinée portugaise) (10o50’N-17o06’W) — 18/5/36 — 115 à 120 m. Don de G. Belloc — date d’entrée : 1938. 1 exemplaire en alcool. L. S. : 141 mm. L. T. : 172 mm. Sous-ordre des SCORPAENOIDEI Famille des Scorpaenidae. Genre Scorpaena Linné, 1758. Linné, 1758 — Syst. Nat., 10® éd., vol. 1, p. 266. Espèce-type : Scorpaena porcus Linné, 1758. Scorpaena elongata Cadenat, 1943 — Rev. Trav. Ofl'. Scient. Techn. Pêches maritimes, XIII, fasc. 1 à 4, n® 49 à 52, pp. 552-555, fig. 9. P. 798 — Syntypes. Mauritanie — Large du Cap Blanc — 100 m. Don de P. Y. Hamon — date d’entrée : 1968. 2 exemplaires en alcool. L. S. : 88 et 103 mm. L. T. : 109 et 131 mm. — 690 — Scorpaena loppei Cadenat, 1943 -- Rev. Trav. Ofï. Scient. Techn. Pêches maritimes, XIII, lasc. 1 à 4, n“ 49 à 52, pp. 541-543, fig. 3. P. 797 — Syntypes. Golfe de Gascogne — 200 m. Récolteur : Jimenez, chef mécanicien à hord d’un chalutier rochellais. Don de J. Cadenat — date d’entrée ; ? 4 exemplaires en alcool. L. S. : 73 — 83 — 88 et 93 mm. L. T. : 93 — 103 ^ 144 et 122 mm. (7 syntypes sont déposés au Muséum de Paris sous les 47-2 et 3, 87-305 et 306, 87-307 et 308, et 87-310. Les deux premiers exemplaires ont la même origine que ceux du Muséum de La Rochelle, les cinq autres pro¬ viennent des campagnes du Talisman — L. S. : 51 à 87 mm, L. T. : 65 à 113 mm. Ordre des PLEURONECTIFORMES Sous-ordre des PLEURONECTOIDEI Famille des Bothidae. Genre Monolene Goode, 1880. Goode, g. b., 1880 — U. S. Nat. Mus., 111, p. 338. Espèce-type : Monolene sessilicauda Goode, 1880. Monolene microstoma Cadenat, 1937 — Rev. Trav. Off. Scient. Techn. Pêches maritimes, X, fasc. 4, n” 40, pp. 524-526, fig. 56. P. 401 — Syntype. 5® campagne du navire océanographique « Président Théodore Tissier ». Station 725 — Devant Conakry (Guinée française) (09°24’N-14t'16’W). 21/5/36 — 38 m. Don de J. Cadenat — date d’entrée : 1938. 1 exemplaire en alcool. L. S. : 131,5 mm. L. T. : 153,5 mm. (un autre syntype est déposé au Muséum de Paris sous le n° 38-11, L. S. : 130 mm, L. T. : 149 mm). Ordre des LOPHIIFORMES Sous-ordre des CERATIOIDEI Famille des Oneirodidae. Genre Chaenophryne Regan, 1925. Regan, T., 1925 — Ann. Mag. Nat. llist., sér. 9, vol. 15, p. 561-567. Espèce-type : Chaenophryne longiceps Regan, 1925. — 691 — Chaenophryne intermedia Belloc, 1938 — Rev. Trav. Oiï. Scient. Techn. Pêches maritimes, XI, fasc. 3, n° 43, pp. 305-306, fig. 24. P. 449 — Holotype. 5® campagne du navire océanographique « Président Théodore Tissier ». Station 708 — Entre les Açores et le Cap Blanc (14°54, 5’N-23®15’W) — 15/5/36 — 3150 m. Don de G. Belloc — date d’entrée : 1941. 1 exemplaire en alcool. L. S. : 14 mm. L. T. : 19 mm. Genre Oneirodes Lütken, 1871. Lütken, C. F., 1871 — Overs. Dansk. Vid. Selsk. Kjôbenhavn, p. 56. Espèce-type : Oneirodes eschrichtii Lütken, 1871. Oneirodes theodoritissieri Belloc, 1938 — ■ Rev. Trav. 011. Scient. Techn. Pêches maritimes, XI, fasc. 3, n® 43, pp. 303-305, fig. 23, 25 et 26. P. 448 — Holotype. 5® campagne du navire océanographique « Président Théodore Tissier ». Station 733 — Large des îles Bissagos (Guinée Portugaise) (llol3’N- 17o26’W) — 27/5/36 — 1460 m. Don de G. Belloc — date d’entrée : 1941. 1 exemplaire en alcool. L. S. : 73 mm. L. T. ; 94 mm. Muséum d’FIistoire naturelle de La Rochelle et Laboratoire de Zoologie (Reptiles et Poissons) du Muséum national d'Histoire naturelle. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N® 4, 1968, pp. 692-709. NOUVEAUX COLÉOPTÈRES CERAMBYCIDAE LAMIINAE DES COLLECTIONS DU MUSÉUM DE PARIS Par S. BREUNING Tribu : Mesosini Mesosa (Aphelocnemia) subrupta, n. sp. Proche de rupta Pasc., mais les élytres plus éparsément et plus grossièrement ponctués, la bande prémédiane transversale foncée de l’élytre plus large à la moitié latérale, plus étroite sur sa partie interne, la bande postmédiane foncée plus large, la moitié postérieure du troisième article des antennes à pubescence brun clair, la base du septième article à pubescence jaune pâle. Type, une $ du Tonkin Hoa Binh, leg. J. Laisi. Mesosa (Aphelocnemia) rosa Karsch ssp. coorgensis, nov. Comme la forme typique de Ceylan, mais le disque du pronotum finement ridé en travers et plus distinctement ponctué, les élytres finement granulés sur la partie basilaire, ensuite moins finement ponctués jusqu’à la mi-longueur, les bandes longitudinales brunes du pronotum moins larges, l’espace médian entre les deux bandes discales également orné de bandes longitudinales brunes assez vagues, l’espace entre la bande discale et la bande latérale orné de très petites taches brunes. Type, un ^ de TInde ; Coorg, chasseurs indigènes, 2® semestre 1905. — Un Paratype de Travancore, 5-ix-1903, leg. R. P. Favre. Dans ma révision du genre Mesosa Latr. [Nov. Ent., 3, Suppl., fasc. 51, 1939, p. 406 je n’avais pas séparée cette race de la forme typique de rosa Karsch). Mesosa (Perimesosa) binigrovittipennis, n. sp. Allongé. Antennes un peu moins longues que le corps (Ç), le troisième article sensiblement plus long que le quatrième. Lobes inférieurs des yeux un peu moins longs que les joues. Tête éparsément et très finement ponctuée. Pronotum et élytres peu densément et finement ponctués. Brun foncé, revêtu de pubescence jaune paille, entremêlée de brun sur la tête. Pronotum marbré de brun foncé, les points du pronotum et ceux des élytres entourés d’un très petit cercle brun foncé. Sur chaque élytre deux bandes trans¬ versales brun foncé peu larges, et fortement ondulées, une prémédiane et une — 693 --- postmédiane et une tache préapicale latérale brun foncé. Fémurs à large anneau médian brun foncé. Tibias brun foncé sauf un large anneau médian jaune paille. Tarses brun foncé, le premier article et la moitié basilaire des articles 2 et 4 à pubescence gris jaunâtre. Antennes à pubescence brun foncé, la base des articles 3-11 à pubescence gris blanchâtre. Long. : 16 mm ; larg. : 6 mm. Type, une Ç de Bhutan : Maria Basti, leg. L. Durel. Mesosa (Saimia) fruhstorferi, n. sp. Allongé. Antennes moitié plus longues que le corps ; le scape mince, très légèrement grossi vers l’apex, le troisième article sensiblement plus long que le quatrième, beaucoup plus long que le scape. Joues moitié plus longues que les lobes inférieurs des yeux. Tête éparsément et très finement ponctuée. Pro- notum fortement transverse, très densément et assez finement ponctué. Elytres longs, parallèles, arrondis à l’apex, très densément et peu finement ponctués et pourvus, chacun, d’une bosse discale basilaire et de deux bourrelets longitu¬ dinaux sur la moitié suturale. Pattes garnies de poils dressés. Brun foncé. Toute la surface densément marbrée d’ochracé et seulement sur les élytres d’un très petit peu de blanchâtre. Dessous et pattes couverts en majeure partie d’ochracé, seuls les segments abdominaux 4 et 5 ornés de taches circulaires blanches. Antennes à pubescence brun foncé. Long. : 13 mm ; larg. : 4 1/2 mm. Type, un ^ du Tonkin : Mts. Mauson, 700-1000 m ait., IV- V, leg. H. Fruhs- TORFER. Cacia (Acanthocacia) multiguttata, n. sp. Proche de gultata Auriv. et peut-être malgré les différences seulement une var. de cette espèce, mais les articles antennaires 6 à 11 réunis un peu plus longs que le troisième article, le pronotum presque imponctué, les élytres ponctués seulement sur le tiers basilaire et la livrée bien différente. Noir, revêtu de pubescence brune. Les joues et une large bande longitudinale médiane sur le vertex à pubescence brun clair et cernés étroitement de blanc. Pronotum avec deux très petites taches blanches le long de la ligne médiane, une antérieure et une postérieure et de chaque côté deux étroites bandes longi¬ tudinales courbées blanches interrompues par places et situées à la limite du disque et des parties latérales. Elytres parsemés de très petites taches circulaires blanches. Tiers basilaire des articles antennaires 3 et 4 et le cinquième article, sauf à l’apex, à pubescence blanche. Type, une $ de Java : Mts. Kawie, 1898, leg. J. B. Ledru. Cacia (Ipocregyes) bootanana, n. sp. Proche de basialboantennalis Breun. et ne formant peut-être qu’une var. de cette espèce mais les élytres parsemés dans leur tiers basilaire et leur tiers apical de petites taches ochracées, ornés, chacun, d’une bande transversale 44 694 — jaunâtre assez large, au début du tiers apical, sans pubescence blanchâtre sur le tiers latéral, les trois premiers articles antennaires sans pubescence blanchâtre, sauf sur l’extrême base du troisième article. Type, un (J de Bootan, leg. L. Durel, 1898. Cacia (Ipocregyes) perahensis, n. sp. Proche d’obsessa Pasc., mais le quatrième article des antennes sans brosse de poils, les élytres peu finement ponctués et pourvus, chacun, d’une bosse allongée discale basilaire et la livrée différente. Noir à pubescence brun rougeâtre clair. Les points du pronotum et des élytres entourés chacun d’un très petit cercle brun foncé. Sur chaque partie latérale du pronotum une étroite hande oblique brun foncé qui remonte vers la base jusque sur la partie latérale du disque. Sur chaque élytre une large bande trans¬ versale postbasilaire brun foncé et cinq taches transversales brun foncé, deux postmédianes situées l’une à côté de l’autre, deux préapicales pareilles et une apicale. Fémurs avec un anneau médian brun rougeâtre ; la partie apicale des fémurs et les tibias à pubescence brun rougeâtre, sauf un anneau médian jaune sur les tibias. Tarses à pubescence jaune, le deuxième article et la moitié apicale du quatrième à pubescence brun rougeâtre foncé. Antennes à pubescence brun rougeâtre, la moitié basilaire du cinquième article et la base des articles 3, 4 et 6 à pubescence jaune clair. Type, une Ç de Perak. Pseudipocregyes fruhstorferi, n. sp. Scape densément et assez grossièrement ponctué, le quatrième article des antennes pourvu d’une grande épine apicale interne, le disque du pronotum déprimé, peu densément et peu finement ponctué, les élytres peu densément et grossièrement ponctués, les points beaucoup plus denses dans la moitié suturale antérieure. Brun foncé, revêtu de pubescence brun foncé. Tête et pronotum marbrés de jaune d’ocre. Elytres marbrés de jaune grisâtre et ornés, chacun, d’une tâche apicale ochracée et de trois bandes transversales légèrement ondulées ochracées, modérément larges : une postbasilaire, une un peu après le milieu et une préa¬ picale. Articles antennaires 3 et 4 d’un rouge foncé. Long. : 10 mm ; larg. ; 4 1/2 mm. Type, un (J du Tonkin : Mts. Mauson, 700-1000 malt., IV-V, leg. H. Fruhs- TOREER. Microcacia albosignata, n. sp. Proche de longiscapa Breun., mais les antennes un peu moins longues que le corps, les articles 5 et 6 éparsément frangés de poils longs, les joues seulement moitié plus longues que les lobes inférieurs des yeux, les élytres sans bosse discale postbasilaire, assez grossièrement ponctués jusqu’à la mi-longueur, presque imponctués sur la moitié postérieure et la livrée différente. — 695 Noir. Front et joues à fine pubescence gris clair. Une bande longitudinale blanche sur chaque joue. Vertex avec trois bandes longitudinales blanches, la médiane partagée en deux vers l’avant. Pronotum et élytres très densément parsemés de taches minimes gris clair. Pronotum avec 5 étroites bandes longi¬ tudinales blanches, une médiane, une disco-latérale de chaque côté et une au bord supérieur de chaque partie latérale. Sur chaque élytre en plus 8 taches blanches peu nettes : une suturale après l’écusson, une basilaire au bord interne du calus huméral, deux prémédianes situées l’une à côté de l’autre, une disco- latérale et une latérale, deux pareilles post-médianes, une suturale au début du tiers apical et une transversale apicale. Dessous à pubescence blanche. Pattes à pubescence gris clair. La base des articles antennaires 3 et 4 et les articles 5 et 6 à pubescence blanche. Long : 8 mm ; larg. : 2 1/2 mm. Type, une Ç du Tonkin : N. O. de Bao-Lac, 1897-1898, leg. Dr. Battarel. Anancylus (s. s.) mindanaonis, n. sp. Proche de calceatus Thoms., mais le tiers apical des élytres imponctué et la livrée différente. Brun foncé, revêtu de pubescence jaune blanchâtre, le front et les bosses discales du pronotum à pubescence d’un brun assez foncé. Sur chaque partie latérale du pronotum une bande longitudinale d’un brun assez foncé. Sur chaque élytre une assez large bande transversale postbasiliaire d’un brun assez foncé et une douzaine d’assez grandes taches circulaires de même couleur entre cette bande et l’apex. Base et tiers apical des tibias et les articles 3 et 4 des tarses à pubescence brun foncé. Scape à pubescence brune, son apex et les articles suivants à pubescence brun foncé, la base des articles 3 et 4 à pubescence grise (les articles 5 à 11 manquent cbez le type unique). Type, un des Philippines : Ile de Mindanao. Mimanancylus, n. gen. Très proche d’ Anancylus Thoms., mais les yeux fortement échancrés et non subdivisés et la saillie prosternale régulièrement arquée. Type : horneensis Breun. Se place parmi les Mesosini à côté du genre Anancylus Thoms. Mimanancylus borneensis, n. sp. Allongé. Antennes plus de moitié plus longues que le corps, le scape fortement grossi vers l’apex, le troisième article sensiblement plus long que le quatrième, un peu moins long que le scape. Joues sensiblement plus longues que les lobes inférieurs des yeux. Pronotum deux fois plus large que long, presque imponctué, sans bosses. Elytres assez densément et très finement ponctués, sans bosse discale. Brun rougeâtre à pubescence brun rougeâtre foncé. Tout le corps densément marbré d’ochracé. Elytres parsemés en plus de quelques petites taches circu- — 696 — laires brun plus foncé et ornés, chacun, de deux étroites bandes transversales blanches, une préniédiane peu accusée et une au début du tiers apical. Fémurs et tibias avec larges anneaux jaunes. Les deux premiers articles des tarses cou¬ verts en partie de pubescence blanche. Base des articles antennaires 4 à 11 à pubescence blanche. Long. : 12 mm ; larg. : 5 mm. Type, une $ de Bornéo : Kelapan, leg. M™® E. Walsh, 1937. Agelasta (Antennagelasta, n. sbg.) perakensis, n. sp. En ovale allongé. Antennes peu fortes, un peu moins longues que le corps, les 6 premiers articles très densément frangés de poils assez courts, les articles 7 à 10 encore plus densément frangés de poils plus longs, l’onzième article très étroit, pointu vers l’apex et peu densément frangé de poils courts, le troisième article sensiblement plus long que le quatrième ou que le scape, les articles 7 à 11 réunis aussi longs que le troisième article. Tubercules antennifères très distants l’un de l’autre et à peine saillants. Front large, transverse. Lobes infé¬ rieurs des yeux un peu moins longs que les joues. Tête et pronotum très éparsé- ment et très finement ponctués. Pronotum deux fois plus large que long, faible¬ ment arrondi sur les côtés, pourvu de 4 fins sillons transversaux, deux antérieurs et deux postérieurs. Elytres longs, beaucoup plus larges à la base que le pronotum, éparsément et finement ponctués, les points assez gros après l’épaule. Pronotum garni sur les côtés de quelques poils dressés assez longs. Fémurs et tibias garnis de courts poils dressés serrés. Noir à pubescence blanche. Front avec deux larges bandes longitudinales brun foncé. Vertex avec 4 bandes pareilles. Parties latérales du pronotum à pubescence brun foncé. Disque du pronotum avec de chaque côté trois bandes longitudinales brun foncé assez larges dont les latérales sont un peu plus étroites. Elytres parsemés de nombreuses petites taches circulaires brun foncé formant une petite cour autour de chaque point et avec quelques taches brun foncé assez grandes formant deux bandes transversales ondulées, une postbasilaire et une postmédiane. Dessous et fémurs marbrés de brun foncé. Tibias avec un anneau prémédian brun foncé. Quart apical des tibias et la moitié apicale du quatrième article des tarses à pubescence brun foncé. Antennes à pubescence brun foncé, le tiers basilaire des articles 3 et 4 et la moitié basilaire des articles 5 et 6 à pubes¬ cence blanche. Long. : 17 mm ; larg. : 7 mm. Type, une Ç de Perak, leg. W. Doherty. Par le fait que les articles antennaires 7 à 10 soient plus densément frangés encore que les 6 premiers articles cette espèce se distingue de toutes les autres espèces du genre Agelasta Newm. et peut former un nouveau sous-genre pour lequel je propose le nom de Antennagelasta. Falsomesosella basigranulata, n. sp. Allongé. Antennes moitié plus longues que le corps ; le scape densément et assez grossièrement ponctué. Lobes inférieurs des yeux un peu plus longs que les joues. Tête densément et très finement ponctuée. Pronotum densément et — 697 — peu finement ponctué. Elytres finement granulés sur la partie basilaire, ensuite densément et peu finement ponctués. Brun foncé, revêtu de pubescence brune entremêlée de jaunâtre. Elytres avec une grande tâche triangulaire basilaire jaune ocliracée en commun à la suture, qui s’étend de chaque côté jusqu’au calus huméral et se prolonge très étroite¬ ment le long de la suture jusqu’à la mi-longueur, et ornés, chacun de 4 séries longitudinales de petites tâches jaune pâle sur le reste de leur surface. Antennes à pubescence brune, le tiers basilaire des articles à partir du troisième à pubes¬ cence gris clair. Long ; 10 mm ; larg. : 3 1/2 mm. Type, des Iles Philippines : Manille. Falsomesosella unicolor, n. sp. Proche de minor Pic, mais le scape a cicatrice plus proéminente, les élytres non entremêlés de points plus gros et entièrement d’un brun foncé unicolore. Type, du Tonkin, Hoa Binh, leg. A. de Cooman. Falsomesosella mediofasciata, n. sp. Allongé. Antennes aussi longues que le corps (Ç), le scape à cicatrice peu apparente. Lobes inférieurs des yeux un peu plus hauts que larges, un peu plus longs que les joues. Tête et pronotum très densément et finement ponctués. Pronotum deux fois plus large que long. Elytres très densément et peu finement ponctués. Brun foncé, revêtu de pubescence brune entremêlée d’un peu de jaunâtre. Sur chaque élytre une large bande transversale médiane droite blanche. Dessous et pattes à pubescence brun jaunâtre. Base des articles antennaires 3 à 11 à pubescence blanchâtre. Long. : 11 mm ; larg. : 4 1/2 mm. Type, une Ç de Pedong, région de Darjeeling, Chasseurs indigènes, 1933. Coptops rugosicollis, n. sp. Allongé. Antennes beaucoup moins longues que le corps. Lobes inférieurs dse yeux sensiblement moins longs que les joues. Front assez densément et peu finement ponctué. Pronotum très densément et grossièrement ponctué et ridé, presque sans tubercule latéro-supérieur. Elytres finement granulés à la base, ensuite assez grossièrement ponctués jusqu’à la mi-longueur. Noir à pubescence brun clair. Tête avec 5 bandes longitudinales assez larges jaune blanchâtre, une médiane, une au bord interne du interne du lobe supérieur de l’œil prolongée vers l’avant sur le front et une autre au bord antérieur du lobe inférieur de l’œil prolongée jusqu’au bord antérieur de la joue. Pronotum et élytres très densément marbrés de jaunâtre ; chaque élytre orné de deux larges bandes transversales formées de nombreuses petites taches circulaires brun foncé. Dessous et pattes à pubescence jaune paille et parsemés de nombreuses très petites taches brunes. Partie apicale des tibias et les tarses à pubescence — 698 — brun foncé, les deux tiers basilairs du quatrième article des tarses à pubescence blanche. Antennes à pubescence brun foncé ; le scarpe marbré de jaune paille, les deux tiers basilaire du troisième article, la moitié basilaire du quatrième et la base des articles 5 à 7 à pubescence jaune blanchâtre. Long. : 15 mm ; larg. : 16 mm. Type, une Ç de Birmanie : Ruby Mines, 1200-2300 m ait., 1890, leg. Doherty. Proche à'olivacea Breun. Coptops senegalensis, n. sp. Proche à’aedificatos F., mais les lobes inférieurs des yeux seulement un peu moins longs que les joues, le tubercule latéro-inférieur du pronotum plus proé¬ minent, les élytres non granules à la base, moins densément ponctués, les dessins brun foncé du pronotum peu accusés, l’élytre sans bande zigzaguée prémédiane foncée, tous les points du pronotum et des élytres entourés d’un petit cercle brun. Type, un du Sénégal/St. Louis, leg. V. Planchât, 1899 ; 11 se peut qu’il s’agisse d’une var. d’aedificator F. Coptops annulipes Gah. ss. kangeana, nov. Comme la forme typique, mais plus large, la tête et le pronotum presque sans bandes foncées, la bande médiane transversale de l’élytre jaune paille entremêlée d’un peu de rosâtre et interrompue par de nombreuses très petites tâches brun foncé entourant chacune un point en forme de petit cercle. Type, un (5* de l’Ile Rangea près Java, leg. E. Walsh, 1936. Mutatocoptops borneensis, n. sp. Proche d’alboapicalis Pic, mais le disque du pronotum densément et finement ridé de travers, les élytres à peine granulés à la base et la livrée différente. Noir, revêtu de pubescence blanche, entremêlée de brun jaunâtre sur le front et sur les bosses discales du pronotum. Vertex avec deux bandes longitudinales brun rougeâtre clair. Bords latéraux de l’écusson noirs. Elytres densément marbrés de brun rougeâtre surtout sur la partie latérale de la moitié antérieure et sur une grande partie de la moitié postérieure, ornés d’une courte et large bande transversale postmédiane noire en commun à la suture et, chacun, de 8 petites taches circulaires noires, six situées à côté et en avant de la bande noire et deux préapicales. Le troisième article des tarses et la moitié apicale du qua¬ trième article à pubescence brun foncé. La partie apicale des articles antennaires 3 et 4, et la moitié apicale des articles suivants à pubescence noire. Type, un ^ de Bornéo : Kariorang, 1937, leg. M™® M. E. Walsh. Il n’est pas exclu qu’il s’agit d’une variété d’alboapicalis Pic. Coptops pacificus, n. sp. Allongé. Antennes un peu moins longues que le corps, le scape un peu plus long que le troisième article. Lobes inférieurs des yeux sensiblement moins longs 699 que les joues. Tête et pronotum imponctués, le tubercule latéral supérieur et l’inférieur très proéminents. Elytres parsemés, chacun, d’une bosse discale post- basilaire, peu densément et assez grossièrement ponctués sur la moitié antérieure, finement sur la moitié postérieure. Brun rougeâtre, revêtu de pubescence brun jaunâtre. Long. : 19 mm, larg. : 7 mm. Type, une Ç de Tlle St. Quentin, Pacifique. Tribu : Tmesisternini Trigonopiera amboinica, n. sp. Proche de pseudomaculata Breun., mais les lobes inférieurs des yeux deux fois plus longs que les joues, le front et les joues imponctués, le pronotum plus épar- sément ponctué, les élytres plus finement ponctués, presque sans dépressions longitudinales et la livrée différente. Noir, à pubescence brun foncé et orné de dessins ochracés. Une bande trans¬ versale couvrant la partie antérieure du front et les joues. Une étroite bande longitudinale à la partie supérieure du front et au milieu du vertex. De chaque côté du pronotum une tâche discale prémédiane circulaire, une bande longitu¬ dinale au bord interne de l’épine latérale et une au bord inférieur de la partie latérale. Sur chaque élytre 4 bandes longitudinales, une étroite latérale et trois discale réunies avant l’apex. Parties latérales du dessous à fine pubescence ochracée. Pattes et antennes à pubescence brun foncé. Long. ; 15 mm ; larg. : 4 1/2 mm. Type, des Molluques : Ile Amboine. Tmesisternus (s. s.) obiensis, n. sp. Proche de lotor Pasc., mais la tête, le pronotum et l’écusson couverts — sauf les bandes longitudinales étroites dénudées sur le pronotum — d’une pubescence ochracée-dorée, les élytres à pubescence brune, le quart apical densément mais très vaguement marbré de jaunâtre, pas de tâche jaune pâle prémédiane suturale, la bande postmédiane située un peu plus en arrière, non ondulée, pas de bande transversale préapicale. Type, une $ de Plie Obi major, leg. J. Waterstradt, 1902. Tmesisternus (s. s.) bifasciatus Breun. Chez le mâle de cette espèce les fémurs intermédiaires sont extrêmement grossis et aplatis vers le dessous. Nombreux exemplaires de Plie Bougainville. Tmesisternus (Arrhenotus) venatus Thoms. ssp. kangeanus, nov. Comme la forme typique, mais le pronotum non crénelé sur le bord latéral, plus finement ponctué, les élytres plus grossièrement ponctués, présentant de 700 - plus nombreuses lignes transversales dénudées, les pattes à fond un peu plus clair, rougeâtre. Type, une $ de ITle Kangean près Java, leg. M™® E. Walsh, 1936. Tmesisternus (Arrhenotus) obiensis, n. sp. Très allongé. Antennes un peu plus longues que le corps, le troisième article aussi long que le quatrième. Lobes inférieurs des yeux trois fois plus longs que les joues. Tête densément et grossièrement ponctuée. Vertex avec un profond sillon longitudinal médian. Pronotum deux fois et demie aussi long que large, très densément et peu grossièrement ponctué sauf sur une assez étroite bande longitudinale médiane, pourvu d’une petite épine latérale conique pointue, le tubercule latéro-supérieur antérieur prolongé en une crête tranchante qui s’étend presque jusqu’à la base. Elytres tronqués à l’apex (l’angle marginal pointu), peu densément ponctués, peu finement sur les deux tiers antérieurs, très fine¬ ment sur le tiers apical, pourvus, chacun dans la moitié suturale postmédiane de trois bourrelets longitudinaux faiblement accusés ; la partie postcutellaire presque lisse. Brun foncé, revêtu de pubescence brun rougeâtre entremêlée d’un peu de jaune pâle dans la moitié postérieure du disque du pronotum. Sur chaque élytre une tache discale basilaire jaune pâle interrompue par les points, une bande postbasilaire transversale jaune paille assez large et nette, descendant un peu obliquement en direction du bord latéral et devenant très étroite dans le quart suturai, une large bande transversale postmédiane jaune pâle nette, échancrée à son bord postérieur, n’atteignant pas la suture, et une tache apicale jaune paille assez vague. Dessous du corps, sauf le long de la ligne médiane, à fine pubescence jaune pâle. Pattes et scape rouges, les autres articles antennairs à pubescence brun foncé. Long. : 20 mm ; larg. : 6 mm. Type, des Moluques : lie Obi, Native Collectors, 1903. — Cette espèce res¬ semble par son dessin à lotor Pasc. mais appartient au sous-genre Arrhenotus Pasc. Tribu ; Apomecynini Pseudoropica, n. gen. Proche de Ropica Pasc., mais les antennes un peu plus fortes, les points ély- traux subalignés et les cavitées coxales intermédiaires fermées. Type : punctatostriata Breun. Pseudoropica punctatostriata, n. sp. Antennes beaucoup moins longues que le corps. Lobes inférieurs des yeux 4 fois plus longs que les joues. Tête et pronotum très densément et peu finement ponctués, les élytres étroitement et obliquement troiujués à l’apex (l’angle 701 — marginal proéminent), densément et grossièrement ponctués, les points sub¬ alignés. Brun foncé, entièrement couvert de pubescence brune. Elytres avec quelques taches minimes blanchâtres floues. Long. : 7 1/2 mm ; larg. : 2 mm. Type, de Madagascar ; Tuléar, II1-1967, leg. DuR.t.Nn. Ropica pedongensis, n. sp. Proche de granuliscapa Breun., mais le scape à peine granulé, le troisième article des antennes un peu plus long que le quatrième, sensiblement plus long que le scape, les élytres arrondis à l’apex et moins finement ponctués, le prono- tum sans bandes longitudinales brunes. Type, de Pedong, région de Darjeeling, chasseurs indigènes, 1934. — Un Para- type, idem. Ropica subaffinis, n. sp. Proche d’affinis Breun., mais le pronotum moins finement ponctué, les élytres arrondis à l’apex, entièrement très densément et peu finement ponctués et la livrée différente. Rouge à fine pubescence blanchâtre. Sur chaque élytre une très petite tache postmédiane blanche au milieu du disque. Antennes à pubescence brun rou¬ geâtre. Long. : 6 mm ; larg. : 2 mm. Type, de Pedong, région de Darjeeling, chasseurs indigènes, 1934. Ropica uniformis, n. sp. Allongé. Antennes un peu plus longues que le corps, le scape non ponctué, le troisième article un peu plus long que le quatrième. Lobes inférieurs des yeux un peu moins longs que les joues. Tête et pronotum à ponctuation dense et extrêmement fine. Elytres arrondis à l’apex, très densément et très finement ponctués. Noir à pubescence brune unicolore. Long. : 5 mm ; larg. : 2 mm. Type, de Bornéo : Pelawan Besar, 1937, leg. .M“® E. Walsh. Iproca pedongensis, n. sp. Proche d’acuminata Gress., mais les lobes inférieurs des yeux moitié plus longs que les joues, les élytres à pubescence d’un brun rougeâtre assez foncé et ornés, chacun, de trois très étroites handes longitudinales blanches : une courte suturale postscutellaire, une au bord interne du calus huméral parcourant le tiers basilaire et une disco-latérale postmédiane. Type, de Pedong, région de Darjeeling, Chasseurs indigènes, 1934. — 702 — Pariproca, n. gen. Proche A' Iproca Gress., mais le scape plus fort, sensiblement moins long que le troisième article des antennes, les tubercules antennifères peu saillants, le pronotum fortement transverse, les élytres non déprimés le long de la suture, la saillie prosternale aussi haute que les hanches, la saillie mésosternale tronquée verticalement à son bord antérieur, les tibias intermédiaires seulement faiblement sinués avant l’apex. Type ; spinipennis Breun. Ce genre se place dans les Apomecynini à côté du genre Iproca Gress. Pariproca spinipennis, n. sp. Lobes inférieurs des yeux aussi longs que les joues. Tête assez densément et finement ponctuée. Pronotum très densément et peu finement ponctué. Elytres très densément et finement granulés sur la partie basilaire, ensuite très densé¬ ment et assez grossièrement ponctués jusqu’au milieu, très densément et assez finement ponctués dans la moitié postérieure, étirés, chacun, en une longue épine apicale. Rouge foncé, revêtu de pubescence brun rougeâtre. Tête, pronotum et tiers basilaire des élytres densément marbrés d’ochracé. Chaque élytre orné en plus d’une bande transversale ondulée médiane ochracée peu large suivie dans le tiers latéral d’une tache blanchâtre peu nette. Dessous et pattes à fine pubescence gris blanchâtre, les parties latérales des sterna à pubescence ocbracée. Antennes à pubescence brun rougeâtre foncé. Long. : 12 mm ; larg. : 4 mm. Type, de Bornéo : Mt. Kinabalu, 5-vni-1903, leg. John Watebstraot, Hyagnis bootangesnis, n. sp. Proche de basicristata Breun., mais le scape non ponctué, le troisième article des antennes seulement un peu plus long que le quatrième, les lobes inférieurs des yeux aussi longs que les joues et la base des articles antennaires 5 à 11 à pubes¬ cence blanchâtre. Long. ; 8 mm ; larg. : 2 mm 1/4. Type, du Bhutan : Maria-Basti, leg. L. Durel. Hyagnis meridionalis, n. sp. Proche de basicrislata Breun., mais les élytres un peu plus nettement tronqués à l’apex, la crête basilaire moins accusée et sans bourrelets dans la moitié posté¬ rieure et la livrée différente. Brun foncé, revêtu de pubescence brune. Le front et une large bande longi¬ tudinale sur le vertex à pubescence ochracée. Elytres avec quelques taches blanches minimes, surtout au tiers apical, et ornés, chacun, d’une bande trans- — 703 — versale blanche postmédiane modérément large, descendant obliquement en direction du bord latéral sans l’atteindre. Moitié basilaire des articles antennaires 5 à 11 à pubescence blanche. Type, de l’Inde : District de Coimbatore, Camp Valparai, 1200 m ait., 1937. — Un Paratype idem. Sybra (s. s.) pseudalternans Breun. m. binigromaculipennis, nov. Comme la forme typique, mais sur chaque élytre deux taches discales circu¬ laires noires nettes, modérément grandes, une basilaire au bord interne de l’épaule et une postmédiane. Type, de Bornéo : Kariovang. — Sybra (s. s.) tonkinensis, n. sp. Proche de minuta Pic, mais le troisième article des antennes aussi long que le quatrième, les lobes inférieurs des yeux un peu moins longs que les joues, l’angle apical marginal de Télytre proéminent mais non étiré en lobe, le pronotum sans bandes brunes, la tache brun foncé de Télytre couvrant toute la moitié anté¬ rieure de Télytre sauf l’épaule, la tache préapicale foncée atteignant la suture. Long. : 6 1/2 mm ; larg. : 2 mm. Type, du Tonkin : Hoa-Binh, 1919, leg. R. P. A. de Cooman. Sybra (s. s.) biochreomaculata, n. sp. Allongé. Antennes dépassant à peine le milieu des élytres, le troisième article aussi long que le quatrième, beaucoup plus long que le scape. Lobes inférieurs des yeux deux fois plus longs que les joues. Tête et pronotum très densément et finement ponctués. Pronotum transverse. Elytres longs, fortement convexes, obliquement tronqués à Tapex (Tangle marginal proéminent), assez densément et grossièrement ponctués, les points en majeure partie alignés. Brun foncé à pubescence brun foncé. Sur chaque élytre une très grande tache ochracée s’étendant de la suture après Técusson jusqu’au calus huméral et étant très convexe vers l’arrière snr le disque. Parties latérales du dessous et les fémurs couverts d’une éparse pubescence gris clair. Tibias avec un anneau médian gris clair. Base des articles antennaires 3 à 11 à pubescence gris clair. Long. : 9 mm ; larg. : 3 1/4 mm. Type, une Ç d’Australie : Port Denison. Sybra (s. s.) subcrassepuncta, n. sp. Proche de crassepuncta Breun., mais les lobes inférieurs des yeux deux fois plus longs que les joues, le front densément et peu finement ponctué, les élytres ponctués un peu moins grossièrement, la tête et le pronotum à pubescence brun jaunâtre comme le restant de la surface, de chaque côté de la base du pronotum une petite tache transversale ochracée, les points des élytres sans coar brune, Type, de Nouvelle-Calédonie : Nouméa. 704 — Sybra (s. s.) subincana, n. sp. Proche A'incana Pasc., mais moins allongé, le pronotum moins densément et sensiblement moins finement ponctué, les élytres subtronqués à l’apex avec les intervalles entre les séries de points un peu relevés. Long. : 8 mm ; larg. : 2 1/2 mm. Type, des Célèbes ; Biromaroe Paloe, leg. J. P. C. Kalis, 1937. — Un Para- type idem. Ichthyodes (Orinoeme) ternatensis, n. sp. Très allongé. Antennes atteignant à peine le deuxième tiers des élytres, le troi¬ sième article aussi long que le quatrième, beaucoup plus long que le scape ou que le cinquième. Lobes inférieurs des yeux sensiblement plus longs que les joues. Front densément et très finement ponctué. Vertex et pronotum assez éparsément et très finement ponctués. Pronotum transverse. Elytres très longs, échancrés à l’apex (l’angle marginal étiré en un large lobe triangulaire), peu densément et finement ponctués sur les deux tiers antérieurs. Brun rougeâtre foncé, revêtu de pubescence brun rougeâtre clair. Sur chaque élytre quatre séries longitudinales de très petites taches jaune pâle. Une tache pareille de chaque côté de chacun des 4 premiers segments abdominaux. Tibias avec un anneau médian jaune pâle. Long. : 15 mm ; larg. : 4 1/4 mm. Type, des Moluques : lie Ternate, leg. J. Waterstradt, 1902. Tribu : Pteropliini Niphona (s. s.) albosignatipennis, n. sp. Proche de lateralis White, mais le pronotum pourvu sur le disque de plusieurs bosses irrégulières et le long de la région médiane de deux sillons longitudinaux peu profonds, chaque élytre pourvu dans la moitié postérieure de quatre bourre¬ lets longitudinaux discaux, la tache posthumérale latérale blanche de l’élytre plus grande et chaque élytre orné en plus de courts traits longitudinaux blancs après l’écusson et après le milieu, les points des élytres non entourés de cercles noirs, la partie latérale des sterna et des segments abdominaux revêtues de pubescence jaune blanchâtre. Long. : 22 mm ; larg. : 7 mm. Type, une Ç de Bornéo : Pontianak, 1901. Mispila (Trichomispila) pedongensis, n. sp. Proche de picta Breun., mais le troisième article des antennes un peu plus long que le quatrième, les lobes inférieurs des yeux un peu plus longs que les — 705 — joues, le pronotum denséinent et linenient ponctué, les élytres moins finement ponctués et la livrée différente. Brun foncé, revêtu de pubescence jaune pâle, cette pubescence moins dense par endroits sur les élytres. Antennes à pubescence brun foncé. Long. : 9 1/2 mm ; larg. : 4 mm. Type, de Pédong, région de Darjeeling, Chasseurs indigènes, 1934. Spinetaxalus, n. gen. Allongé. Antennes fines, éparsément frangées de poils courts, d’un tiers plus longues ((J) ou un peu plus longues (Ç) que le corps ; le scape long et mince, à cicatrice ouverte, le troisième article sensiblement plus long que le quatrième ou que le scape, le quatrième beaucoup plus long qu’un des articles suivants. Tubercules antennifères peu distants l’un de l’autre, mais peu saillants. Yeux assez grossièrement facettés et fortement échancrés. Front aussi haut que large. Pronotum fortement transverse, pourvu de deux dépressions transversales, une antérieure et une postérieure et d’une longue épine latérale conique et pointue. Elytres très longs, un peu plus larges que le pronotum, arrondis à l’apex. Tête non rétractile. Saillie prosternale assez étroite, moins haute que les hanches et arquée. Saillie mésosternale légèrement inclinée vers son hord antérieur. Métasternum de longueur normale. Cavitées coxales intermédiaires ouvertes. Pattes de longueur moyenne, les fémurs légèrement claviformes, les tibias inter¬ médiaires sans sillon dorsal, les crochets divergents. Type : fuscodiscalis Breun. Ce genre se place dans les Pteropliini à côté de Mimetaxalus Breun. Spinetaxalus fuscodiscalis, n. sp. Lobes inférieurs des yeux beaucoup plus hauts que larges, quatre fois plus longs que les joues. Tête et pronotum à dense ponctuation extrêmement fine. Elytres entièrement très densément et très finement ponctués. Rouge à pubescence ochracé. Disque de chaque élytre sauf sur tous les bords et sauf une étroite bande longitudinale partant de l’épaule et s’effaçant au tiers apical à pubescence brun rougeâtre foncé. Moitié apicale du quatrième article des antennes et tous les articles 5 à 11 à pubescence brun foncé. Long. : 8-10 mm ; larg. : 2 mm 2/3 — 3 mm 1/3. Type, un de Madagascar : Montagne d’Ambre, xii-1967. — Un Allotype et 7 Paratypes idem. Pterolophia (Mimoron) pedongensis, n. sp. Allongé. Antennes sensiblement moins longues que le corps, non frangées le scape assez long, le troisième article à peine plus long que le scape. Lobes inférieurs des yeux un peu moins longs que les joues. Tête et pronotum très densément et très finement ponctué ; Elytres longs, convexes, arrondis à l’apex, densément et finement ponctués et pourvus, chacun, d’une petite bosse allongée discale postbasilaire et d’un fin bourrelet longitudinal discale postmédian. — 706 — Brun foncé, revêtu de pubescence brune. Elytres ornés surtout sur la moitié postérieure d’assez petites tacbes ochracées ou blanchâtres assez vagues. Scape marbré de blanchâtre, la base et l’apex des articles antennaires à partir du troi¬ sième à pubescence blanchâtre. Long. : 5-6 1/2 mm ; larg. : 2-2 1/2 mm. Type, de Pédong, région de Darjeeling, Chasseurs indigènes, 1933. — Nombreux Paratypes idem. Pterolophia (s. s.) bigibbulosoides, n. sp. En ovale allongé. Antennes un peu moins longues que le corps, non fran¬ gées, le troisième article sensiblement plus long que le quatrième, beaucoup plus long que le scape. Joues presque deux fois plus longues que les lobes infé¬ rieurs des yeux. Front large. Tête et pronotum très densément et extrêmement finement ponctués. Pronotum très transverse, assez fortement arrondi sur les côtés. Elytres longs, un peu plus larges que le pronotum, arrondis à l’apex, très densément et finement ponctués et pourvus, chacun, d’une courte crête discale postbasilaire assez élevée. Brun foncé, revêtu de pubescence brun rougeâtre clair. Sur chaque élytre une bande transversale médiane d’un brun un peu plus foncé, mais peu nette, élargie au bord latéral jusqu’à la base et suivie d’une large bande transversale blanche. Apex des articles antennaires à partir du troisième à pubescence blanche. Long. : 4 1/2 mm ; larg. : 1 mm 2/3. Type, de Bornéo : Kariovang. Se place près de bigihhulosa Pic. Similosodus (s. s.) ursuloides, n. sp. Proche d’ursulus Pasc., mais le disque du pronotum luisant et à peine ponctué, les élytres densément et peu finement ponctués dans la moitié antérieure, éparse- ment et très finement dans la moitié postérieure, toute la partie latérale du pronotum à pubescence jaune, cette pubescence s’étendant au tiers antérieur assez largement sur le disque ; sur chaque élytre en plus une bande transversale médiane jaunâtre et une telle apicale, les antennes revêtues à partir du quatrième article de pubescence brun foncé, la moitié basilaire du quatrième article à pubes¬ cence blanche. Long. ; 7 mm ; larg. 2 1/2 mm. Type, du Tonkin : Hoa-Binh, 1919, leg. A. de Cooman. Desina (s. s.) javanica, n. sp. Proche de subfasciata Pasc., mais les antennes aussi longues que le corps (Ç), le scape moins densément ponctué, les lobes inférieurs des yeux un peu plus longs que les joues, les élytres sans bande transversale claire, mais entremêlés d’un peu de gris et ornés, chacun, de quelques taches ochracées-rosâtres à l’extrême base ainsi que de trois très étroites bandes longitudinales discales pareilles. Type, une Ç de Java : Plaboean Ratoe, leg. J. B. Ledru. — 707 — Mimodesisa albofasciculata, n. sp. Proche de bimaculata Breun. et de Jong, mais le pronotum éparsement et très finement ponctué et pourvu de chaque côté d’une hosse ohtuse latérale médiane dirigée un peu vers le haut, les élytres moins finement ponctués, les tibias garnis de longs poils dressés et la livrée différente. Brun foncé, revêtu de pubescence brun rougeâtre. Chaque élytre orné de 4 rangées longitudinales d’assez petites taches allongées brun foncé, interrom¬ pues, surtout la quatrième rangée située à côté du bord latéral, de fascicules de poils blancs minimes. Le troisième article des antennes sauf à la base et l’apex des articles 4 à 11 à pubescence brun foncé. Long. : 12 mm ; larg. : 4 1/2 mm. Type, de Java : Toegoe, 1902. Prosoplus (s. s.) florensis, n. sp. Proche de hanki F., mais les élytres un peu moins grossièrement ponctués sur la moitié antérieure, très finement ponctués sur la moitié postérieure, garnis de très courts poils semidressés et la livrée différente. Brun foncé à très légers reflets métalliques, revêtu de pubescence brune entre¬ mêlée de gris clair. Pronotum avec de chaque coté une petite tache basilaire latérale blanchâtre. Sur chaque élytre deux tâches jaune blanchâtre à l’extrême base, une à côté de l’écusson et une avant l’épaule. Dessous et pattes à pubes¬ cence gris clair. Long. : 9 1/2 mm ; larg. ; 3 1/2 mm. Type, de l’Ile de Flores. — Proche de strandi Breun. Batrachorhina (Coedomea) obliquepicta, n. sp. Proche d’apicepicta Breun., mais la tête et le pronotum beaucoup moins fine¬ ment ponctués, la saillie prosternale arquée, la pubescence foncière plus foncée, plutôt brun foncé, le bord antérieur du pronotum rouge, au milieu de la base du pronotum une courte et étroite bande longitudinale rougeâtre, la bande prémé¬ diane blanche de l’élytre moins large, la bande postmédiane rougeâtre et couvrant tout le tiers apical de Télytre. Long. : 6-8 mm ; larg. : 1 1/2-2 mm 1/4. Type, de Madagascar ; Montagne d’Ambre, xii-1967. — Un Paratype idem. Tribu ; Crossotini Trachyliopus (Pseudoranova) microphthalma, n. sp. Antennes modérément fines, aussi longues que le corps, le troisième article un peu plus long que le quatrième, ce dernier beaucoup plus long qu’un des — 708 articles suivants. Lül>es inférieurs des yeux sensiblement moins longs que les joues. Tête et pronotum densément et finement ponctués. Pronotum pourvu de deux tubercules coniques discaux et d’une longue épine latérale conique et pointue qui est pourvue à son bord antérieur d’une petite bosse garnie de poils dressés. Elytres densément et finement ponctués et pourvus, chacun, d’une bosse discale postbasilaire allongée ainsi que de nombreux fascicules de poils minimes rangés en séries longitudinales. Brun foncé, couvert de pubescence brune. Les fascicules élytraux jaunâtres. Sur chaque élytre une petite tache suturale postmédiane blanchâtre vague. Tibias et tarses marbrés de gris. Les trois premiers articles antennaires et la moitié basilaire du quatrième article marbrés de brun foncé, le tiers apical du quatrième article et les deux tiers apicaux des articles 5 à 11 à pubescence brun foncé, le tiers basilaire des articles 5 à 11 à pubescence blanchâtre. Long. : 12 mm ; larg. ; 4 1/2 mm. Type, de Madagascar ; Tulear, fin iii-1967, leg. Durand. Trachylionus (s. s.) fuscosignatus, n. sp. Proche de fairmairei Breun., mais le troisième article des antennes un peu plus long que le quatrième, le quatrième un peu plus de deux fois plus long qu’un des articles suivants, l’épine latérale du pronotum sensiblement plus courte et non recourbée et la livrée un peu différente. Brun foncé, couvert de pubescence brun jaunâtre. Sur chaque élytre trois bandes transversales brun foncé nettes : une large postbasilaire parcourant les deux tiers suturaux, une large située un peu après le milieu parcourant les deux tiers latéraux et une étroite au début du quart apical qui n’atteint pas non plus la suture. Tarses couverts en majeure partie de pubescence d’un brun assez foncé, de même que les antennes , seule la moitié basilaire du quatrième article des antennes à pubescence blanche. Long ; 5 mm ; larg. : 2 mm. Type, de Madagascar : Montagne d’.\mbre, xii-1967. — Un Paratype idem. Lasiocercis paraperroti, n. sp. Très proche de perroli Lep. & Vill. et peut être à considérer comme race de cette espèce, mais l’épine latérale du pronotum plus longue et moins pointue et le tubercule postbasiliaire de l’élytre beaucoup moins élevé. Type, de Madagascar : Montagne d’Ambre, xii-1967. — Paratypes idem. Tribu : Xenoleini Hirteschopalaea celebendis, n. sp. Proche d’ albolineata Pic, mais le troisième article des antennes un peu plus long que le quatrième, le pronotum seulement ponctué dans sa partie médiane et sans tubercules, l’élytre sans crête basilaire et la livrée différente. 709 — Rouge, couvert de pubescence jaune paille. Pronotum avec une large bande longitudinale médiane brun rougeâtre vague, un peu élargie vers sa base. Elytres couverts en grande partie de pubescence brun rougeâtre de façon que la pubes¬ cence jaune paille ne subsiste qu’en forme de quelques bandes transversales vagues. Sur chaque élytre dans la moitié latérale deux étroites bandes trans¬ versales blanchâtres, une prémédiane et une médiane et une plus large bande blanche débutant au bord, latéral un peu après le milieu se dirigeant ensuite obliquement vers l’arrière jusqu’à la suture, longeant ensuite un peu la suture et retournant ensuite avant l’apex au bord latéral. Articles antennaires à partir du troisième à pubescence brun rougeâtre, la moitié basilaire des articles 3 à 5 à pubescence gris blanchâtre. Long. : 11 mm ; larg. : 4 mm. Type, des Célèbes : Koelawi Paloe, 1000 m ait., 1937, leg. J. P. Ch. Kalis. Tribu : Agapanthiini Pothyne sikkimana, n. sp. Antennes d’un tiers plus longues que le corps, frangées de poils assez longs, le troisième article aussi long que le quatrième ou que le scape. Lobes inférieurs des yeux de moitié plus longs que les joues. Pronotum un peu plus long que large, densément et peu finement ponctué. Elytres très densément et finement ponctués arrondis à l’apex. Rouge, à pubescence brun rougeâtre. Pronotum avec trois bandes longitudinale jaunes, dont la médiane est étroite. Sur chaque élytre 4 étroites bandes longitu¬ dinales jaunes, dont la première et les deux dernières (compté de la suture) se réunissent avant l’apex. Dessous à pubescence jaune paille. Long. : 6 mm ; larg. : 1 mm 1/3. Type, du Sikkim, leg. Harmand, 1890. — Un Paratype idem. Dans mon tableau dichotomique du genre Pothyne Thoms. [Entom. Abhandl. Mus. Tierkunde, Dresden, XXXIV, 1966, p. 5) cette espèce se place près du no. 11 à côté de subvittata Breun. Aulaconotus szetschuanus, n. sp. Proche de pachypezoides Thoms., mais le pronotum densément et grossière¬ ment granulé et plus ou moins transversalement ridé sur le disque, toute la pubes¬ cence brune, entremêlée d’un peu de jaune paille sur les élytres, sans taches noires ou blanches. Long. ; 21 mm ; larg. : 6 mm. Type, de Chine : Szetschuan, Chasseurs indigènes, 1903. Laboratoire d' Entomologie du Muséum. 45 BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE 2* Série — Tome 40 — N® 4, 1968, pp. 710-717. RÉVISION DES COLYDIIDAE ANOPHTHALMES DE LA FAUNE PALÉARCTIQUE. III. ÉTUDE MORPHOLOGIQUE ET BIOMÉTRIQUE DE LANGELANDIA ANOPHTHALMA AUBÉ ET DE LANGELANDIA REITTERI BELON Par Roger DAJOZ La faune de France comprend trois espèces de Langelandia. La première, L. exigua Perris, 1869, appartient au sous-genre Fleischerella Reitter et elle est localisée à la Corse et à la Sardaigne. Les deux autres appartiennent au sous- genre Langelandia s. str. Ce sont L. anophthalrna Aubé, 1842, décrite de Paris et L. reitteri Belon 1882, décrite de Nice L’étude d’un matériel abondant nous a permis de préciser les caractères distinctifs de ces deux espèces et d’apporter des données nouvelles sur leur répartition géographique. Les diagnoses originales sont en effet très sommaires. L. reitteri est décrite simplement comme étant « de taille plus petite que L. anophthalrna avec un pronotum proportionnellement un peu moins long ». L Étude biométrique. Les dimensions données dans la plupart des faunes sont loin de correspondre à la réalité. Nous avons effectué une étude biométrique sur la plus grande partie des exemplaires à notre disposition, soit 125 L. reitteri et 138 L. anophthalrna. Les résultats d’ensemble sont les suivants : — L. anophthalrna : longueur moyenne : 2,743 mm. tailles extrêmes : 2,16 et 3,64 mm. — L. reitteri : longueur moyenne : 1,825 mm. tailles extrêmes : 1,33 et 2,52 mm. A) Variabilité de Langelandia anophthalrna : lo L’espèce ayant été décrite de Paris nous considérons comme typique une série de 38 exemplaires que nous avons récoltés à Saint Prix à l’orée de la forêt de Montmorency, au nord de Paris. Ces exemplaires sont tout à fait semblables à ceux que nous avons récolté à Samoreau (Seine-et-Marne) et à ceux que nous avons vu de Paris (collection Grouvelle), de Bordeaux (récoltes Coiffait), 1. Je ne connais pas Langelandia excai^ata Reitter, Wien. Ent. Zeil., XXXI, 1912, p. 282, décrit {avec un ?) de France, et ayant les épipleures élargis en arrière. — 711 de Susa près üe lunn (récoltes BesuchetJ, de Vienne (Autriche), de Roumanie (collection Grouvelle), des environs de Genève La population de Saint Prix a les caractéristiques suivantes : moyenne : 2,948 mm. tailles extrêmes : 2,37 et 3,64 mm. erreur standard s = 3,13 38 X 37 0,046. 2° Une série de 61 exemplaires de l’Aude (Alzonne, Castelnaudary) et de la Haute-Garonne (environs de Toulouse) récoltés par Coiffait possède les caracté¬ ristiques suivantes : moyenne : 2,841 mm. tailles extrêmes : 2,20 et 3,52 mm. erreur standard s 5,22 “61 X 60 0,037 La différence de taille avec les populations de la région parisienne n’est pas significative (t = 1,78). Nous pouvons donc admettre que l’ensemble des 99 exem¬ plaires mesurés (région parisienne plus Aude et Haute-Garonne) correspond à la forme typique avec une taille moyenne de 2,880 mm. 3’’ Une série de 23 exemplaires de Nice (collection Grouvelle et récoltes Laneyrie) et des environs de Gênes (collection Grouvelle et récoltes Besu- chet) montre les valeurs suivantes : moyenne : 2,563 mm. tailles extrêmes ; 2,28 et 3,15 mm. X 22 erreur standard : s = \/ 23 0,063. La différence de taille par rapport aux populations de la région parisienne (t = 4, 8) et par rapport à celles de l’Aude et de la Haute-Garonne (t = 4,2) est significative. Rey a décrit comme variété media une « variété A' anophthalma faisant le passage au reitteri ». Cette variété est décrite de Nice. Nous retiendrons le nom de media Rey pour nommer une race géographique de L. anophthalma de petite taille localisée au littoral méditerranéen entre Nice et Gênes. 11 serait intéressant de connaître avec précision les limites géographiques de cette race. Malheureusement elle semble rare. Nous n’avons pu voir de Langelandia anophthalma des localités provençales citées par Caillol (Aix, Marseille, Toulon, Avignon) et nous ne savons pas s’il faut les rattacher à la forme typique ou à la race media. 4° 11 existe en Corse et en Sardaigne une race de taille encore plus petite que la race media. Les 13 exemplaires de Corse ont comme caractéristiques : moyenne : 2,310 mm. tailles extrêmes : 2,16 et 2,49 mm. erreur standard : 2 = 1 / = 0,025. V 13 X 12 1. Selon liESucHET les 1.110 exemjilaires récoltés dans les environs de Genève varient tic 2,0 à 3,6 mni. Les 10 exemplaires que nous avons vu ont une moyenne de 2,911 mrn. 712 Fig. 1. — Polygones de fréquence relatifs à la longueur de Langelandia anophthalma et de L. reitteri. En abscisses : points médians des classes. Chaque intervalle de classe est de 0,2 mm. En ordonnées ; nombre d’exemplaires de chaque classe. La taille de ces exemplaires diffère significativement de celle des exemplaires de la région Nices-Gênes ( t = 2,94). Leur petite taille, jointe à leur coloration rougeâtre, permet de les considérer comme une race géographique : race insu- laris nov. B) Variabilité de Langelandia reitteri : 1° L’espèce ayant été décrite de Nice nous considérons comme typiques 48 exemplaires provenant des localités suivantes ; Nice (41 exemplaires) et Cannes (1 exemplaire) dans les Alpes-Maritimes, Anthéor (5 exemplaires) et Vidauban (1 exemplaire) dans le \ ar (récoltes Laneyrir, Hervé, Bonadona, Coiffait). moyenne : 1,827 mm. tailles extrêmes ; 1,36 et 2,37 mm. Les populations suivantes ne diffèrent pas significativement de celles de la région de Nice : — Castelnau (Hérault) : 5 exemplaires. — Catalogne (Banyuls en France, Cadaquès, environs de Barcelone et île Majorque en Espagne) : 19 exemplaires. — Corse et Sardaigne : 13 exemplaires. — Province d’Alicante (Espagne) : 23 exemplaires. — • Algérie ^ : 4 exemplaires. 1. Ii!xeni[>lnifes de j;i collection (’iKoun ki.i.k. i.a présence de J tuigelandia reifft-ri en Algérie est à conlinner : il (*st po.'sible (pi’il y ai! eu une ei’iiMir d’étiquetage. L’eiiseml)le de ees exemplaires et de ceux de la région de Nice représente 112 insectes avec une moyenne de 1,802 mm, des tailles extrêmes de 1,33 et 2,52 mm et une erreur standard s _ / 6,114^ “ V iiFxT = 0,022. X 111 2° Une série de 11 exemplaires de l’île Ibiza (Baléares) est caractérisée ainsi ; moyenne : 2,017 mm. tailles extrêmes : 1,67 et 2,28 mm. ;3^^ erreur standard s = = v/’ V 11 > X 10 = 0,057. Cette série diffère signilicativement des autres populations étudiées (t = 2,98). La forme d’Ibiza, de taille plus grande et à sculpture plus marquée constitue une race locale : ibizensis nov. 3° Enfin 2 exemplaires d’Algésiras (province de Cadiz, sud de l’Espagne) mesurent 1,96 et 2,13 mm soit une moyenne de 2,045 mm. Cet échantillon est trop peu important pour être étudié statistiquement mais d’autres caractères (forme du pronotum et couleur) permettent d’en faire une race distincte : race meridionalis nov. ■ ENSEMBLE DES EXEMPLAIRES Fig. i'oiygoiies de rréqiienoe i-eialiïs à la longueur de di\erses races de L. atioplUhalnia. Abscisses et ordonnées comme sur la figure 1. Polygones dressés pour rensemble des 138 exemplaires, pour les 1)9 exemplaires de la forme typique, pour les 13 exemplaires de la race insularis iiovu, et pour les 23 exemplaires de la race media. Les longueurs moyennes sont inditpiées pour chaque race. II. Étude morphologique : caractères distinctifs entre L. anophthalma et L. reitteri. 10 L’édéage : La forme de l’édéage varie peu dans le genre Langelandia. Cepen¬ dant il existe des différences faibles mais constantes entre les deux espèces. Chez L. anophthalma l’apex de l’édéage est rectiligne ; il existe à la base deux languettes qui correspondent (peut être) aux paramères. Trois soies sensorielles 714 de chaque côté de l’apex. En outre on voit facilement une vingtaine de pores sensoriels ronds répartis sur toute la moitié apicale de l’édéage Chez L. reitteri l’apex de l’édéage est arrondi faiblement ; chaque côté porte trois soies sensorielles à l’apex avec la soie interne légèrement séparée des deux soies externes. Les paramères sont absents ainsi que les pores sensoriels. Les styles de l’appareil reproducteur femelle sont semblables dans les deux espèces. 2° Les antennes : Des différences faibles mais constantes existent entre les deux espèces. Chez L. anophthalma le 3® article est nettement plus long que large et le 4® est aussi long que large. Chez L. reitteri le 3® article n’est pas plus long que large et le 4® article est transverse. 3® Le pronotum : 11 est souvent un peu plus long que large chez L. anophthalma ou le rapport longueur/largeur mesuré sur 20 exemplaires varie de 0,99 à 1,12 avec une moyenne de 1,07. Chez L. reitteri, forme typique, le pronotum est à peu près aussi large que long et le rapport longueur/largeur varie de 0,97 à 1,04 avec une moyenne de 1,00 (mesures faites sur 20 exemplaires). 1. Je n’ai pas vu chez les exemplaires examinés la disposition des soies sensorielles qui est repré¬ sentée par Binaghi (p. 79, fig. 10) pour un exemplaire provenant de Milan. Binaghi représente 4 soies apicales de chaque côté, dont 2 soies submédianes et 2 soies latérales. — 715 4° La coloration : Elle varie du noirâtre au l)run noirâtre chez L. anophthalma typique, avec cependant de rares exemplaires rougeâtre foncé. La couleur est rougeâtre chez L. anophthalma race insularis. Chez L. reitteri la couleur est toujours rougeâtre sauf chez la race meridionalis qui est de teinte brun rougeâtre, semblable à celle de certains exemplaires de L. anophthalma. Fig. 6 et 7. — Antennes 7, L. anophthalma ; 8, L. reiteri. Fig. 8 et 9. — lùléages : 8, !.. anophthalma ; 9. L. reitteri. Fig. 10. — Style de l’appareil reproflucteur femelle. Reitter utilise comme caractère distinctif entre L. anopthalma et L. reitteri l’aspect de la pubescence qui serait rare et couchée chez la première espèce et dressée et plus abondante chez la seconde. En réalité ce caractère n’est pas constant et de grandes variations sont visibles sur des séries nombreuses. Elles sont dues à l’existence d’un enduit terreux plus ou moins abondant et à l’usure des insectes. De même le rapport entre la largeur de l’espace compris entre la suture élytrale et la carène du 3® interstrie d’une part, et la largeur de l’espace compris entre la carène du 3® interstrie et le bord externe de l’élytre d’autre part, est légèrement variable et n’a pas de valeur spécifique. 111. Conclusion. L’ensemble des caractères étudiés montre que les deux espèces sont bien distinctes, contrairement à l’opinion de certains auteurs qui considéraient L. — 716 — reitteri comme une forme naine de L. anophthalma. Mais à l’exception de l’édéago qui est constant, les autres caractères (et en particulier la couleur, la taille, la forme du pronotum) varient chez les diverses races géographiques. Le tableau suivant permettra de déterminer les diverses races des deux espèces. 1. Couleur noirâtre à brun noirâtre . 2 — Couleur rougeâtre . 4 2. Taille de 1,96 à 2,13 mm. Pronotum fortement élargi dans son tiers antérieur, le rapport longueur/largeur égal à 0,98. Les antennes et l’édéage de type reitteri. . . . reitteri race merldionalis nov. — Taille supérieure à 2,20 mm. Pronotum moins fortement élargi, le rapport longueur/- largeur variant de 0,99 à 1,12. Antennes et édéage de type anophthalma . ... 3 3. Taille de 2,20 à 3,64 mm et moyenne de 2,880 mm. . anophthalma forme typique — Taille de 2,28 à 3,15 mm avec une moyenne de 2,563 mm. Race de petite taille loca¬ lisée au littoral méditerranéen entre Nice et Gênes . . anophthalma race media Rey 4. Grande taille de 2,16 à 2,49 mm. Edéage de type anophthalma. Race corso-sarde. . . . anophthalma race insularis nov. — Taille plus petite. Edéage de type reitteri . 5 5. Race de l’île d’Ibiza de taille relativement grande variant de 1,67 à 2,28 mm avec une moyenne de 2,017 mm. Sculpture plus marquée que chez reitteri typique, la carène élytrale bien saillante et avec des granulations bien visibles entre la suture et la carène du 3® interstrie . reitteri race ibizensis nov. — Races continentales plvis petites, à sculpture moins marquée, la carène élytrale moins saillante, les élytres sans granulations . 6 6. Pronotum avec le rapport longueur/largeur égal à 0,94. Elytres 1,84 fois plus longs que larges ensemble . reitteri race torres salai Esp. — Pronotum avec le rapport longueur/largeur variant de 0,94 à 1,04. Elytres 2 fois plus longs que larges . reitteri s. str. IV. Catalogue des espèces et des races. 1. Langelandia anophthalma Aubé, Ann. Soc. ent. Fr., XI, 1842, p. 228. type : Paris, île Louviers. a) Forme typique. — France : dans presque tout le pays sauf dans les régions montagneuses. .l’ai vu des exemplaires de la région parisienne, de l’Aude, de la Haute-Garonne, de la Gironde. Cité de la Somme et de Noyon par Sainte Claire Deville, de l’Ain par Guillebeau. Grande-Bretagne : sud-est de l’Angleterre, Windsor (Berks), Chatham près de Londres, St Peters et Broadstairs (Kent) selon Allen, 1954. Belgique, selon Derenne in Horion. Hollande : île de Wal- cheren. Suisse : très commun dans le canton de Genève (Besuchet et Comei.lini, 1963). Allemagne : Hesse et provinces rhénanes selon Horion. Autriche : environs de Vienne. Italie : dans le nord du pays, descend jusqu’au Latium selon Port.4. Tchécoslovaquie : Prague et Bratislava. Boumanie : Comana Vlasca (collection Grouvelle). Cité aussi de Yougoslavie (Istrie, Bosnie, Herzégowine, Dalmatie), de Grèce, de Hongrie par Horion. La citation d’Espagne par Borchert in Horion est à confirmer. Langelandia viennensis Reitter 1912, de Vienne (Autriche), du Monténégro, d’Albanie et de Corfou serait selon certains auteurs synonyme de L. anophthalma. Je ne connais pas cette espèce en nature et sa description ne permet pas de se faire une idée précise de sa position. — 717 — Langelandia paganettii Obenberger, Col. Rundschau, III, 1914, p. 109 de Corfou et L. ausonica Obenberger, ibid., p. 109, de Calabre semblent également être synonymes de L. anophthalma. b) Race media Rey, l’Echange, V, 1889, p. 55. — Je connais cette race de France : Nice (collection Grouvelle et récoltes Laneyrie) et d’Italie (environs de Gênes, collection Grouvelle et Monte Fasce près de Gènes, récolte Besuchet). Les citations de Toulon, Avignon, Marseille, Monaco, Menton, faites par Caillol se rapportent soit à la forme typique soit à la race media. c) race insularis nov. — Race localisée à la Corse et à la Sardaigne. Corse : 12 exemplaires sans localité précise et un exemplaire d’Omessa ; Sardaigne : trois exemplaires d’Asuni. Types dans la collection Grouvelle au Muséum National d’Histoire Naturelle. 2. Langelandia reitteri Belon, Ann. Soc. ent. Fr., (6), II, 1882, p. cxxv. Type : Nice. (= exigua Reitter, St. Ent. Zeit., 36, 1875, p. 313, non exigua Perris). a) Forme typique. — France : Nice et Cannes (Alpes-Maritimes), Anthéor et Vidauban (Var), Banyuls et Port-Vendres (Pyrénées-Orientales), Castelnau (Hérault), Corse. Italie : Sardaigne. Espagne ; nombreuses localités de Cata¬ logne (Cadaquès, environs de Barcelone) ; île Majorque ; province d’Alicante. Algérie (provenance à confirmer). b) Race ibizensis nov. — Ile d’Ibiza, récoltes Franz et Besuchet. c) Race meridionalis nov. — Espagne : Algesiras, récolte Besuchet. d) Race torres salai Espanol, Publ. Inst. Biol. Aplic., XXI, 1955, p. 103. Je ne connais cette race que par sa description. Espagne : environs de Pego, province d’Alicante, 4 exemplaires. Les 23 exemplaires que j’ai vus de la province d’Alicante ne diffèrent en rien de la forme typique, certains (collection Coiffait) ayant été récoltés par Torres Sala. Laboratoire d’Ecologie générale. Muséum National (T Histoire Naturelle. Résumé L’étude morphologique et biométrique de près de 300 exemplaires de Langelandia anophthalma et de L. reitteri permet ; 1) de préciser les différences existant entre ces deux espèces ; 2) de décrire des races géographiques nouvelles (L. anophthalma insularis de Corse et de Sardaigne, L. reitteri ibizensis de l’ile d’Ibiza dans les Baléares, L. reitteri meridionalis d’Algesiras en Espagne) ; 3) de réhabiliter la forme media Rey en tant que race géographique ; 4) de préciser et de compléter la répartition géographique des deux espèces. AUTEURS CITÉS Allen, A. A., 1954. — (Note sans titre). Ent. Mon. Mag., n° 1077, p. 42. Besuchet, C. & Comellini, A., 1963. — Coléoptères endogés des environs de Genève. Bull. Soc. ent. Suisse, 36, pp. 313-320. Rinaghi, g., 1939. — Studio sul genere Langelandia e descrizione di un uuovo genere di Coxelini. Bail. Soc. ent. Ital., LXIX, pp. 69-79. Caillol, H., 1908-1954. — Catalogue des Coléoptères de Provence. Horion, A., 1961. — Faunistik der mitteleuropaischen Kàfer. Band VIII, 2 Teil. Reitter, E., 1922. — Restimmungs Tabellen der europaischen Coleopteren. VI Heft ; Colydiidae, Rhysodiidae, Ostomidae. 73 p. Troppau, 1922. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N° 4, 1068, pp. 718-733. RÉCOLTES DE LARVES DE COLÉOPTÈRES AQUATIQUES DANS LA RÉGION ÉTHIOPIENNE : MADAGASCAR (1960) Par Henri BERTRAND Après avoir effectué des recherches dans divers territoires de l’Afrique éthio¬ pienne de 1957 à 1959, nous nous sommes rendus à Madagascar où nous avons bénéficié d’une subvention du Centre National de la Recherche Scientifique. Compte tenu des moyens dont nous disposions, nous avons parcouru une grande partie de l’île, nos itinéraires intéressant plus particulièrement d’ailleurs la région est et ses massifs forestiers. De Majunga, nous avons gagné la côte est que nous avons suivie, au-delà de Tamatave jusqu’à Maroansetra, au fond de la baie d’Antongil. De Moramanga, entre Tananarive et Tamatave un trajet annexe nous a conduit jusqu’à Anosibe, et, depuis Maroansetra, nous avons visité les forêts au nord de cette localité et la petite île de Nossi Mangabé. De Tananarive, un second circuit a passé par Antsirabé, Ambositra, Ihosy, Fianarantsoa Tuléar, Betoky, touchant la pointe sud à Faux Cap, avant de remonter à Fort Dauphin et Sainte Luce. Le retour à Ihosy a eu lieu par Betroka, tandis qu’à l’aller, un détour : Ambositra, Ifanadiana, Antsenavola, Ranomafana, rejoignant la voie directe un peu au dessus de Fianarantsoa, permettait la tra¬ versée d’une zone forestière. Enfin, au départ de Tananarive, ont été visitées les chutes de l’Onive, la réserve de Manjalatombo, la région du lac Itasy ; la réserve forestière de Lokobé, dans l’île de Nossi Ré, également explorée à la faveur d’une escale du cargo nous ramenant en France. Au cours de notre séjour, nous avons reçu le meilleur accueil des autorités malgaches et trouvé toutes facilités auprès des Services de l’Agriculture et des Eaux et Forêts ; indépendamment des réserves citées ci dessus, des récoltes ont été faites dans une partie des stations forestières, celles d’Ambatofotsy, d’Ant- sampandro, d’Ampamaherana et de Mandena. A Tananarive même, nous avons bénéficié de l’hospitalité et du concours de l’Institut de Recherche Scientifique de Tzimbazaza et à cette occasion nous tenons ici à remercier tout particulièrement M. le Professeur J. Millot et son collaborateur M. R. Paulian. ^ 719 Liste des récoltes. Haliplidae. Genre Peltodytes Régimbart. Peltodytes quadratus Rég. Tamatave. — Fossé d’un marais à la station agricole d’Ivoloina, dans les Algues filamenteuse (imagos capturés et imagos obtenus ex larva). Dytiscidae. Genre Hyphydrus Illiger. Hyphydrus scriptus Fabr. Tananarive. — Marais à la station forestière d’Ambatofotsy (avec imagos). Hyphydrus sp. Tamatave. — Marais entre Anomalaha et Ivoloina. Genre Hydrovatus Motscbulsky. Hydrovatus sp. Tamatave. — Vieux canal, avant Ivoloina, anse à Jacinthes d’eau (Eichornia) ; marais entre Anomalaha et Ivoloina. Genre Pachynectes Régimbart (Rerthand, 1963). Pachynectes hygrotoides Rég. Tamatave. — • Chutes du Lazafo(r) i, flaque sur roche (avec nombreux imagos). Genre Herophydrus Sharp (Bertrand, 1963). Herophydrus sp. Tananarive. — Marais à la station forestière d’Ambatofotsy. Genre Helerhydrus Sharp (Bertrand, 1963, 1965, 1968). Ileterhydrus agaboides. Tamatave. — Marais entre Anomalaha et Ivoloina. 1. r = cours d’eau. 720 Genre Canthydrus Sharp. Canthydrus sp. Tamatave. — Mare à Nymphaea, entre Ambonitra et Brickaville ; vieux canal, avant Ivoloina, anse à Jacinthes d’eau (Eichornia). Genre Hydrocanthus Say. Ilydrocanthus sp. Tamatave. — Petit ruisseau à 700 ni, route de Moramanga à Anosibe ; vieux canal avant Ivoloina, anse à Jacinthes d’eau {Eichornia) ; marais entre Anoma- laha et Ivoloina ; petit marais à la station agricole d’ Ivoloina ; fossé à la station agricole d’ Ivoloina ; mares littorales à Maroansetra ; flaque d’un fossé dans la forêt littorale entre Aniribe et Farambany ; Andronofotsy (Vadon leg.). Genre Synchortus Sharp (Bertrand, 1948). Synchortus sp. Tamatave. — Marais entre Anornalaha et Ivoloina. Genre Laccophilus Leach. Laccophilus sp. Tananarive. — Bivière à Carion ; flaque temporaire près de la rivière à Carion ; marais à la station forestière d’Ambofotsy. Tamatave. — Mare à Nymphaea entre Ambonitra et Brickaville ; marais entre Anornalaha et Ivoloina ; petit marais à la station agricole d’ Ivoloina ; mares littorales à Maroansetra ; marette à 15 km. de Beloha, route de Beloha à Tsihombe. Genre Africophilus Guignot (Bertrand, 1963). Africophilus nesiotes Guign. Tananarive. — Suintements près d’un ruisseau entre km. 42 et Faratsiho, route de Sambaina à Faratsiho (avec A. nesiotes Guign.). A. sp. Rochers ruissellants au km. 235, route d’Antsirabe à Ambositra. Tamatave. — Rochers ruissellants au km. 71, route de Tananarive à Tamatave (avec A. nesiotes Guign. et A. pauliani Legros). Genre Philaccolus Guignot (Bertrand, 1963). Philaccolus lepidus Guign. Tamatave. — Marais entre Anornalaha et Ivoloina. — 721 — Genre Neptosternus Sharp (Bertrand, 1963). Neptosternus oberthuri Guign. Tamatave. — Ruisselet à Naslurtium, affluent de rAnibatomosifotra(r), forêt d’Andasibe (avec imagos). Neptosternus sp. Tamatave. — ■ Affluent de Tlaroka(r) au km. 187, entre Ampasimbe et Ranoma- fana. Genre Copelatus Erichson. Copelatus sp. Tananarive. — Flaque temporaire près de la rivière, à Carion. Genre Rhantus Lacordaire. Rhantus latus Fairm. Tananarive. — Marais à la station forestière d’Ambatofotsy. Genre Ilydaticus Leach. Ilydaticus inconspicuus Rég. Tuléar. — Marette à 15 km. de Beloha, route de Beloha à Tsihombe (imago ex larva). Hydaticus sp. Tananarive. — Flaque temporaire près de la rivière à Carion. Tamatave. — Mares littorales à Maroansetra. Genre Cyhister Curtis. Cyhister sp. Tananarive. — Rivière à Carion (2 sp.). Tamatave. — Mare à fond de feuilles mortes, avant Tamatave au km. 358 (1 sp.) ; marais entre Anomalaha et Ivoloina (1 sp.). Tuléar. — Mare à 24 km. de Beloha, route de Beloha à Tsihombe. Famille Gyrinidae. Genre Gyrinus Geoffroy. Gyrinus sp. Tananarive. — Marais à la station forestière d’Ambatofotsy. — 722 Genre Dineutus Mc Leay. Dmeutus sinuosipennis Cast. Tamatave. — Ruisselet sur sable, à la lisière de la forêt littorale, entre Foul- pointe et Fénèrive (a^ ec imago). Genre Orectogyrus Régimbart. Orectogyrus sp. Tananarive. — Andranofeno{r), route de Majunga à Tananarive ; petite rivière au sud du col des Tapia ; torrent à gros blocs au km. 241, route d’Antsirabe à Ambositra. Tamatave. — Niagarakelly(r), route de Moramanga à Anosibe ; affluent de riaroka(r) au km. 187, entre Ampasimbe et Ranomafana ; Vohilava, petit torrent, forêt d’Andasibe près de Maroansetra ; ruisseaux de forêt de l’île Nossi Mangabe. Fianarantsoa. — Ruisseau en lisière de la forêt primaire près du réservoir d’Ambositra ; ruisseau en forêt à 1.300 m, entre Ambositra et Ambinandrino ; petite rivière à la station forestière d’Ampamaberana. Tuléar. — Petit torrent à cascades, en forêt à Nahampoana ; affluent du même. Famille Sphaeridiidae. Genre Coelostoma Rrullé. Coelostoma sp. Tamatave. — Rochers suintants du Cap Ambatasarotra. Sphaeridiidae genus (Coelostoma) (Bertrand, 1962). Sphæridiidae genus (Coelostoma) sp. Tananarive. — Rochers suintants à 1.460 m, route de Majunga à Tananarive ; Andranofeno, même route ; flaques aux chutes de TOnive(r) ; ruisseau et cascade sur falaise hygropetrique au km 42, route de Sambaina à Faratsiho ; suintement près, même route ; suintement sur roche, même route ; suintement près chute de rAntofofo(r), route de Betafo ; petite cascade d’un ruisseau découvert, au nord du col des Tapia, route d’Antsirabe à Ambositra ; ruissellement sur roche, au km. 235, même route. Tamatave. — • Rochers suintants et ruisselet au km. 71, route de Tananarive à Tamatave ; Sahasoa(r) près de Fampanambo. Fianarantsoa. — Rapides du Namorona(r) sous les Hydrostachys ; Ambo- tolay(r) affluent du Namorona sous les Hydrostachys ; suintement sur la route avant la chute du Namorona(r). Tuléar. — Torrent à 600 m, entre Ezoambo et le ol de Mangotry ; torrent à Elandy. — 723 — Famille Hydrophilidae. Genre Berosus Leach. Berosus hergrothi. Tuléar. — Marette à 15 km. de Belolia, route de Beloha à Tsihombe (avec imago). Genre Helochares Mulsant. Helochares sp. Tananarive. — Marais à la station forestière d’Ambafotsy. Tamatave. — Mare à Nymphaea entre Ambonitra et Brickaville ; vieux canal, anse à Jacintes d’eau {Eichornia) entre Anomalaba et Ivoloina ; marais entre Anomalaba et Ivoloina. Fianarantsoa. — Grande rivière Sahanofa, entre Ambohimanga du sud et Ifanadiana. Genre Amphiops d’Orcbymont (Imms, 1933 et Bertrand, 193, 1962). Amphiops sp. Tamatave. — Mare à Nympbaea entre Ambonitra et Brickaville ; vieux canal, anse à Jacinthes d’eau {Eichornia) entre Anomalaba et Ivoloina ; fossé à Alges filamenteuses à la station agricole d’Ivoloina. Genre Peltochares Régimbart (Bertrand, 1962). Peltochares sp. Tananarive. — Ruissellements sur rocbe au km. 235, route de Antsirabe à Ambositra ; ruisseavi et cascade bygropétrique au km. 42, route de Sambaina à Faratsibo. Hydrobiinae genus B. (Bertrand, 1962). Hydrobiinae genus B, sp. Tamatave. — Petit ruisseau à 700 m, route de Moramanga à Anosibe ; fossé à Algues fdamenteuses à la station agricole d’Ivoloina. Hydrobiinae genus D. (groupe Derallus) (Bertrand, 1962). Hydrobiinae genus D. (groupe Derallus) sp. Tamatave. — Vieux canal, anse à Jacinthes d’eau {Eichornia) entre Anomalaba et Ivoloina. — 724 Genre Sternolophus Solier (Nowrojee, 1912 ; d’Orchymont, 1935 ; Bertrand, 1935). Sternolophus sp. Tananarive. — Marais à la station forestière d’Ambatofotsy. Tamatave. — Mares littorales à Maroansetra. Genre Hydrous Brullé. Hydrous sp. Tamatave. — Vieux canal, anse à Jacinthes d’eau, entre Anomahala et Ivo- loina. Famille Helodidae. Helodidae genus 1 his (Bertrand, 1964). Helodidae genus 1 his, sp. Tamatave. — Fossé à Algues filamenteuses à la station agricole d’Ivoloina. Helodidae genus 2 [Ora auct.) (Bertrand, 1964). Helodidae genus 2 [Ora auct.), sp. Tamatave. — Sur les Pandanus de la forêt littorale à Sainte Luce (imago mort et imagos ex larva). Helodidae genus 5 (Bertrand, 1964). Helodidae genus 5, sp. Tuléar. — Marette à 15 km. de Beloha, route de Beloha à Tsihombe (imago ex larva). Helodidae genus 6 (Bertrand, 1964). Helodidae genus 6, sp. Tananarive. — Marais à la station forestière d’Ambofotsy. Tamatave. — Petit marais à la station agricole d’Ivoloina. Tuléar. — Marais entre Fort Dauphin et Sainte Luce. 725 — Helodidae geniis 9 (Bertrand, 1964). Ilelodidae genus 9, sp. Diégo Suarez. — Sur les Ravenula dans la forêt réserve de Lokobe, île de Mossi Be. Tuléar. — Sur les Itavenala, en forêt à Manantely ; sur les Havenala à la station forestière de .Vlandena. Helodidae genus 12 (Bertrand, 1964). Helodidae genus 12, sp. Diego-Suarez. — Anibolisao(r), dans la forêt réserve de Lokobe, île de Nossi Bé. ; Antsaharavy, même forêt. Tamatave. — Sahasoa(r), près Fampanambo, en forêt. Fianarantsoa. — Ruisselets au dessus de Banomafana à 700-750 m ; petit ruisseau au dessus de Banomafana. Tuléar. — Petit torrent et cascade à Manantely. Helodidae genus 13 (Bertrand, 1964). Helodidae genus 13, sp. Diego Suarez. — Bemangaoka(r), dans la forêt réserve de Lokobe, île de Mossi Be ; Antsaharavy(r), même forêt. Tananarive. — Petit torrent et cascade de Tavolatara dans la forêt réserve de Manjakatombo ; cascade sacrée de l’Ankaratra, même forêt ; Manjakatombo(r), au sentier à 1.760 m, même forêt ; allluent du Manjakatombo(r), même forêt ; cascade et ruisseau de l’ancien laboratoire à 1.900 m, même forêt petite source entre km. 42 et Faratsiho, route de Sarnbaina à Faratsiho ; ruissellements divers sur même route. Tamatave. — Ruisselet à 740 m, entre Périnet et Beforona ; rochers suintants an Caj) Ambatasarotra ; rochers suintants près d’un torrent entre Antanambe et Ivontaka ; Sahafotsy(r), forêt d’Andasibe ; ruisseau de forêt et petite cascade à l’est du mouillage, île de Mossi Mangabé ; ruisseau de la cascade à l’ouest du mouillage, île de Nossi Mangabe. Fianarantsoa. — Ruisseau de forêt à 1.300 m entre Ambositra et Ambina- nindrino ; ruisselets au dessus de Banomafana à 700-750 m ; petit ruisseau au dessus de Banomafana ; ruisselets vers 1.000 m, plus haut. Tuléar. — Affluent d’un petit torrent à cascades, en forêt à Nahampoana ; ruisselet, sous Fougères arborescentes, même forêt. Helodidae genus 15 (Bertrand, 1964). Helodidae genus 15, sp. Tamatave. — Ruisselet à 740 m, entre Périnet et Beforona ; petits ruisseaux de la forêt littorale nu nord du Cap Ambatasarotra ; Sabasoa(r), près Fampa- 46 726 nambo, en, forêt ; ruisseau et petite cascade, à l’est du mouillage, île de Nossi Mangabé. Fianarantsoa. — Ruisselets dans un canton de l’Isalo. Tuléar. — Affluent d’un petit torrent à cascades à Nahampoana. Famille Ptilodactylidae. Ptilodactylidae genus 1 (Bertrand, 1956, 1965, 1966). Diego Suarez. — Bemangaoka(r), dans la forêt réserve de Lokobe, île de Nossi Bé. Tamatave. — Ruisselet de forêt à 740 m, entre Périnet et Beforona ; petit ruisseau torrentueux à 400 m, entre Beforona et Ranomafana ; petit torrent à cascades entre Ampanambe et Ivontaka ; Sahasoa(r) en forêt, près de Fanpa- nambo. Tuléar. — Ruisselet sous Fougères arborescentes à Nahampoana. Ptilodactylidae genus 2 a (Bertrand, 1966). Tamatave. — Ruisselet sur latérite, en forêt littorale, entre Maintimbato et Rantabe. Fianarantsoa. — Ruisseau à 1.300 m, en forêt entre Ambositra et Ambina- nindrino. Tuléar. — Petit torrent à 600 m, entre Ezoambo et le col de Mangotry. Ptilodactylidae genus 2 b (Bertrand, 1966). Tamatave. — Petit ruisseau en forêt à 900 m entre Périnet et Beforona ; ruisselet affluent du Vohilava(r) en forêt d’Andasibe, près de Maroansetra. Famille Dryopidae. Genre Potamodytes Grouvelle (Bertrand, 1956). Potamodytes sp. Majunga. — Befitona(r), route de Majunga à Tananarive ; ruisseau entre Maeva tanana et Antsoamany. Tananarive. — Chutes de la Lily(r) ; ruisseau affluent du Manjakatombo- forêt réserve de Manjakatombo. Tamatave. — Petit ruisseau dans la forêt de la Mandraka ; petit torrent à 1.100 m à l’est de la Mandraka ; torrent affluent du Sahantadra au km. 157-158, route de Tananarive à Tamatave Manadriana(r) entre Tamatave et Maroan¬ setra ; petit torrent sous cascade, entre Antanamba et Ivontaka ; Sahasoa(r), en forêt, près Fampanambo ; Sahafotsy(r), forêt d’Andasibe près de Maroan¬ setra ; Vohilava(r), même forêt ; Ambatomisifotra(r), même forêt. Fianarantsoa. — Ruisseau de forêt à 1.300 m, entre Ambositra et Ambina- nidrino ; ruisselets au dessus de Ranomafana à 700-750 m. Tuléar. — Petit torrent et cascade à Manantely ; petit torrent à 600 m, en forêt, entre Ezoainbo et le col de Mangotry. Genre Potamolatres Delève. (sub nom. Potamophilinae genus M. Bertrand, 1962 et Bertrand, 1964, Potamolatres). Potamolatres costulatus Del. Tamatave. — Petit torrent à 1.100 m à l’est de la Mandraka ; Sahafotsy(r), en forêt, près de Fampanambo ; Vohilava(r), en forêt d’Andasibe près de Maroan- setra ; Ambatomisifotra(r) même forêt : Ambatomisifotra(r) supérieur, même forêt. Fianarantsoa. — Ruisseau de forêt à 1.300 m entre Ambositra et Ambina- nindrino. Genre Hydrethus Delève. (sub. nom. Potamophilinus, Bertrand, 1962 ; Bertrand, 1964, Hydrethus). Hydrethus sp. Majunga. — Ruisseau entre Maevatanana et Antsokoamany. Tananarive. — Amborompotsy(), à la station forestière d’Antsampandrano. Tamatave. — Petit torrent à l’est de la Mandraka ; affluent de l’laroka(r) entre Ampasimbe et Ranomafana (avec //. proximus Del). Genre Omotonus Delève. (sub. nom. Potamocares, Bertrand, 1962 ; Bertrand, 1964, Omotonus). [Potamocares sp. 2, Bertrand, 1962). Omotonus sp. Tananarive. — Amborompotsy(r), sous les Hydrostachys, à la station forestière d’Antsampandrano. Genre Pachyelmis Grouvelle (Bertrand, 1962). Pachyelmis sp. Majunga. — Befitona(r), route de Majunga à Tananarive. Tananarive. — Affluent du Manjakatombo(r) forêt réserve de Manjakatombo. Fianarantsoa. — Petit ruisseau avec cascade à 1.360 m, entre Ambositra et Ambinanindrino (avec P. bertrandi Del ; Ambatolay(r) affluent du Namorona(r) ; rivière des Palmiers au km. 729. Tuléar. — Petit torrent et cascade à Manantely. 728 Genre Aspidelmis Delève, (Bertrand, 1962). Aspidelmis sp. Tananarive. — Antof()fo(r), en aval de la chute, sous les Ilydrotachys, route de Betafo. Tamatave. — Vohilava(r), forêt d’Andasihe, près de Maroansetra fav'ec imago A. sp.). Fianarantsoa. — Buisseau avec cascade à 1.360 m, entre Ambositra et Ambina- nindrino (avec A. scutellaris Uel.) ; Anibotolay(r), affluent di Namorona(r) (avec A. scutellaris Del. et A. subfuliginosa Grouv.) ; ruisselets sous bois dans nu canyon de l’Isalo (avec A. suhfulig nosa Drouv.). Tuléar. — Petit torrent en forêt, entre Ezoambo et le col de Mangotry. Genre Pseudelmidolia Delève (sub. nom. Elmidolia auct. Bertrand, 1962 ; Bertr.and, 1965, Pseudelmidolia). Pseudelmidolia sp. Majunga. — Befitona(r), route de Majunga à Tananarive ; ruisseau entre Maevatanana et Antsokoamany, même route. Tamatave. — Petit torrent sous cascade, entre Antanambe et Ivontaka ; Vohilava(r) en forêt d’Andasibe, près de Maroansetra ; Ambatomisifotra(r); même forêt ; ruisseau de la cascade en forêt, île de Nossi Magabe. Fianarantsoa. — Torrent à 1.100 m entre Ambositra et .Vmbinanindrino (avec P. bertrandi Del.) ruisselets sous bois dans un canyon de l’Isalo ; rivière des Palmiers au km. 729 (avec P. conspicua Grouv.). Tuléar. ~ — Petit torrent et eascade à Manantely ; torrent à Rlandy. Helmiinae genus 1 (Bertrand, 1962). Helmiinae genus 1, sp. Tamatave. — Ruisseau, forêt de la Mandraka. Helmiinae genus 2 (Bertrand, 1962). Helmiinae genus 2, sp. Tamatave. — Torrents, forêt d’,\ndasibe, sur bois, près de Maroansetra. Famille Lampyridae. Lampyridae genus (Bertrand, 1965). Lampyridae genus, sp. Tamatave. — Vohilava(r), forêt d’Andasibe, près de Maroansetra ; Ambato- misifotra(r) même forêt. Famille Torridincolidae. Genre Torrindicola Stefîan (sub. nom. genus incertae sedis, Bertrand, 1965 ; Bertrand, 1966, Torridincola) Torrindicola sp. Tananarive. — Ruissellements sur roche au km. 235, route d’Antsirbe à Ambo- sitra ; ruissellements sur roche au km. 241, même route ; ruisseau et cascade hygropétrique au km. 42, route de Sambaina à Faratsiho. Tamatave. — Rochers suintants au km. 71, route de Tananarive à Tamatave ; rochers suintants au Cap Ambatasarotra ; suintement près torrent entre Anta- nambe et Ivontaka. N. B. Presque partout en compagnie d’imagos. Famille Chrysomelidae (Donaciinae). Donaciinae genus (Bertrand, 1965). Donaciinae genus, sp. Tamatave. — Ruisseau d’écoulement, marais entre Anomalaha et Ivoloina, au pied d’un Potamogeton. Remarques écologiques et faunistiques. Eaux stagnantes et eaux courantes sont de types très variés et également bien représentées à Madagascar ; c’est surtout dans les secondes qu’ont été faites la plupart de nos récoltes. Eaux stagnantes. — Elles comportent des collections d’eau d’importance très diverse, allant des flaques temporaires aux mares, étangs, marais et petits lacs, sans oublier les phytothelmes dont le peuplement offre un intérêt tout parti¬ culier. Quelques flaques renferment peu de végétation, les fossés parfois avec Algues filamenteuses, les marais à hydrophytes dressés abondants, les mares souvent avec Nymphaea, les Jacinthes d’eau {Eichornia) envahissant parfois la zone mar¬ ginale des canaux ou étangs. Parmi les phytothelmes dans lesquels nous avons fait des récoltes figurent ceux des Pandanus et des Raoenala ; les Nepenthes du Sud ne renferment pas de larves de Coléoptères, seulement parfois des imagos morts d’Hélodides. Au point de vue des températures, d’après les observations faites à diverses époques de Tannée, nous avons relevé en général plus de 20°, avec 27°, 28°, 30° et même 38° ou plus dans des eaux souvent à basse altitude. A l’intérieur on trouve parfois seulement 23° et même 21° à 1.500 mètres, et dans les régions forestières 16° à 20°. 730 Nous avons enfin trouvé 18® dans des phytothelmes [Pandanus). La composition de la faune est assez semblable à celle observée dans les autres régions de l’Afrique éthiopienne ; elle comprend, comme indiqué dans la liste qui précède, des Haliplides {Peltodytes), des Dytiscides : Ilyphydrus, llydrovatus, Heterhydrus, Canthydrus, Hydrocanthus, Synchortus, Laccophilus, Philaccolus, Copelatus, Rhantus, Ilydaticus, Cybister, des Gyrinides : Gyrinus, des Hydro- philides : Berosus, Helochares, Amphiops, Hydrobiinae genus B, Hydrobiinae genus D (type Deraïlus), Sternolophus, Hydrous, quelques Ilélodides : Helodidae genus Ibis, Helodidae genus 5, Helodidae genus 6, des Chrysomélides : Donaciinae genus. Sans omettre de citer Pachynectes hygrotoides des flaques du Lazafo et la faunule des Phytothelmes : Helodidae genus 2 {Ora) des Pandanus et Helo¬ didae genus 9 des Ravenala. Signalons que c’est seulement à Madagascar que nous avons pu récolter quel¬ ques types larvaires comme Synchortus et Hydrobiinae genus D. (groupe Deraïlus) et retrouver aussi les larves des Heterhydrus, découvertes au Congo belge dans les marais de la Lueka. Indépendamment de Pachynectes qui est un endémique, Helodidae genus 6 n’est encore connu que de Madagascar et parmi les Helodides des phytothelmes, s’il est probable que Helodidae genus 2 (Ora) doit exister en Afrique continentale, Helodidae genus 9 des Pandanus pourrait être propre à Madagascar, comme le sont certains Culicides (Raoenalites). Eaux courantes. — De types variés : il s’agit tantôt de simples petits ruisseaux ou même ruisselets, tantôt de petites rivières, rarement à courant calme, plus souvent de torrents pierreux, généralement coupés de cascades, chutes ou rapides, torrents découverts de l’intérieur sur le plateau ou ruisseaux et torrents forestiers en forêt primaire (forêt de plateau, forêt de l’Isalo, forêt de l’est). La flore des eaux courantes est particulière, avec des Aponogeton et surtout les diverses espèces à'Hydrostachys, très caractéristiques des cascades, radiers et rapides. Un peu partout, et surtout en zone forestière, abondent les bois immergés tombés naturellement ou par suite des coupes (forêt d’Andasibe). Au cours de nos récoltes effectuées principalement de janvier à avril, sauf dans les régions de l’Onive, Manjakatombo, lac Itasy et Nossi Be (juin à septembre), nous avons relevé souvent des températures diurnes. Bien qu’il ne s’agisse en rien d’une étude méthodique, qui jusqu’ici, d’après Paulian, n’aurait guère été entreprise, (Paulian, 1961), nous donnons ci-contre un aperçu des observations faites successivement dans les cours d’eau hors forêt ou découverts (parfois un peu ombragés), les cours d’eau de forêt, les milieux hygropétriques : 1® Dans les cours d’eau plus ou moins découverts, nous avons relevé 23 stations au-dessus de 20®, contre 12 seulement à 20® ou au-dessous. Les tempé¬ ratures s’échelonnent entre 15® et plus de 30®, les températures les plus basses à des altitudes d’ailleurs variées de 400-500 mètres à 700-800 mètres et même entre 1.000 et 1.500 mètres sur le plateau. Des températures dépassant 20® ont été relevées également à toutes altitudes et jusqu’à 2.000 mètres (26®) dans la région de l’Ankaratra. 2® Dans les cours d’eau de forêt, il y a au contraire 17 stations à 20® ou moins, contre seulement 10 à plus de 20®, l’échelonnement ayant lieu entre 9® et 25®. Des deux stations à 25®, une correspond d’ailleurs à une rivière assez lente (Tampolo) en forêt littorale de l’est, les températures les plus basses (inférieures — 731 — à 15°, de 9° à 11°) sont celles de la forêt réserve de Manjakatombo, en altitude et d’ailleurs en hiver (juin et août). 3° Nous avons trouvé sur les rochers ruisselants, 19° en avril sur l’escarpement du km. 71, à l’est de la Mandraka à 980 mètres et 18° sur la grande falaise hygro- pétrique du km. 42 sur la route de Sambaina à Faratsilio, dans l’Ankaratra à 1.900 mètres, toujours au mois d’avril. Si on excepte des rivières à cours lent, comme la rivière de Carion, où l’on rencontre des éléments lénitiques — ce qui est un fait banal — la faune des eaux courantes offre sa composition habituelle. Les Dytiscides sont représentés par Neptosternus que nous avons reconnu comme typiquement lotique dans l’ensemble de la région éthiopienne (Neptos¬ ternus oberthuri de la cressonnière de la forêt d’Andasibe et N . sp. de l’affluent de l’iaroka) et un entomologiste indien, M. \ azirani, de Calcutta, nous a indiqué que le genre offrait la même écologie aux Indes. On trouve des Gyrinides : Dineutus et Orectogyrus (ce dernier typiquement lotique et rhéophile), mais les Hydrophilides font en principe défaut ; nous citerons toutefois pour ordre : Hydrobiinae genus B. Les Sphaeridiides sont représenté non pas tant par Coelos- toma que par les larves à pseudopodes abdominaux : Sphaeridiidae genus (Coelos- toma) comme dans toute la région éthiopienne et qui sont très communes (on les observe aussi en Insulinde, Bertrand, 1935, 1966). Puis viennent les Hélodides, Ptilodactylides et Dryopides dont les larves sont particulièrement abondantes. Dans la première famille se rangent : Helodidae genus 12, Helodidae genus 13, Helodidae genus 15 (le second type dominant). Dans la seconde famille figurent surtout Ptilodactylidae genus I, très répandu en Afrique continentale et ici encore dominant, parfois Ptilodactylidae genus 2. Dans la troisième famille entrent : Potamodytes, Potamolatres, Hydrethus, Omotonus, Pachyelmis, Aspi- delmis, Pseudelmidolia et les types indéterminés ; llelmiinae genus M 2. Hel- miinae genus M 2. Parfois des larves de Lampyrides (forêt d’Andasibe). On notera que l’association des bois immergés comprend aux cotés des larves de Potamodytes et Ptilodactylides, Hydrethus (remplaçant Potamocares et Pota- mogethes de l’Afrique continentale), Potamolatres et accessoirement Helmiinae genus M. 2. ; encore que les platiers des rapides et les grosses pierres des torrents hébergent sous les Hydrostachys, les larves Sphaeridiidae genus (Coelostoma), Aspidelmis et parfois Omotonus. Une mention spéciale doit être faite de la faune hygropétrique ou madicole comme n’a pas manqué de le noter Paulian (1949, 1961) ; il s’agit à la fois d’ailleurs des abords des cascades, des minces ruisselets des talus forestiers mais surtout des rochers suintants ou ruisselants que l’on rencontre aussi sur le pla¬ teau ou la falaise à végétation dégradée de domaine de l’Est (faune des faces rocheuses nues de Paulian). Certains des éléments de cette faune sont acci¬ dentels, ce qui est le cas des larves des Ptilodactylides dont la présence ici est comparable à celle des larves de Dryops en Europe (Vaillant, 1955) ; d’autres se retrouvent dans les petites cascades comme Helodidae genus 13, si abondant, Helodidae genus 12 et Sphaeridiidae genus (Coelostoma), encore parfois Pseudel¬ midolia. Parmi les formes par contre tout à fait typiques, « eumadicoles », les larves presque toujours accompagnées des imagos des Africophiius (Dytiscides) et des Torridincola (Torridincolidae) que nous avions antérieurement découvertes en Afrique continentale. C’est encore le cas des larves attrihuées à Peltochares (Hydrophilides). — 732 — Parmi les larves récoltées à Madagascar certaines appartiennent à des formes propres à Madagascar ; c’est le cas des larves de Pachynectes et des larves de Dryopides correspondant aussi à des endémiques, celles des Potarnolatres, Hydre- thus, Aspidelmis, Pseudelniidolia, sans doute llelodidae genus 12, Helodidae genus 6, Helodidae genus 9 (comme indiqué ci dessus). Par contre llelodidae genus 13 se retrouve au Transvaal et dans la province du C'ap, en .Vfrique du Sud. Et puis des larves de type Hydrethus ont été prises en .Vfrique continentale où ce genre n’est pas signalé, tandis qu’inversement on ne connaît pas Ornotorius à Madagascar (?). Enfin parmi les Ptilodactylides, si Ptilodactylidae genus 1 qui est d’ailleurs le plus répandu à Madagascar, est commun aussi dans l’Afrique continentale éthiopienne, Ptilodactylidae genus 2 est au moins localisé sur le continent et c’est d’ailleurs seulement Ptilodactylidae genus 2 h, que nous avons retrouvé dans les récoltes de M. Hinton en Afrique du Sud, dans la province du Cap. On sait qu’il existe un troisième type de Ptilodactylide du même groupe en Australie (Bertrand, 1966) type que le Dr. J. Ii.lif.s a retrouvé dans deux rivières de Nouvelle-Guinée à 2.000 mètres et plus, en septembre 1966 (Ber¬ trand, 1968). BIBLIOGRAPHIE Bertrand, H., 1962. — Contribution à l’étude des premiers états des Coléoptères aquatiques de la région éthiopienne (2® note). Bull. I. F. A. N., 24, sér. A, 3, pp. 710-777, fig. 1-39. — 1962. — Id. (40 note). Ibid., 24, sér. A, 4, pp. 1065-1114, %. 1-39. — 1963. — Id. (5® note). Ibid., 25, sér. A, 2, pp. 389-466, fig. 1-61. — 1964. — Id. (6® note). Ibid., 26, sér. A, 2, pp. 513-579, fig. 1-47. — 1964. — Note sur les Potamophilinae (Col. Uryopidae) delà région éthiopienne. Bull. Mus. Hist. nat., 2® sér., 36, 3, pp. 315-325, fig. 1-5. — 1965. — Contribution à l’étude des premiers états des Coléoptères aquatiques de la région éthiopienne (7® note). Bull. I.F.A.N., 27, sér. A, 4, pp. 1336-1393, fig. 1-35. — 1966. — Les larves de Coléoptères aquatiques de l’Angola. Publ. cuit. Cornp. Diam. Angola, 72, pp. 135-162, fig. 1-14. — 1966. — Les premiers états des Ptilodactylidae (Col.) aquatiques. Bull. Mus. Hist. nat., 2® sér., 38, 2, pp. 143-150, fig. 1-2. — 1966. — Notes sur les larves de Coléoptères aquatiques de l’Insulinde (Mission Thienemann 1928-1929). Ibid., 2® sér., 38, 4, pp. 416-426, fig. 1-7. — 1966. — Larves de Coléoptères aquatiques de l’Afrique orientale. Ibid., 2® sér., 38, 5, pp. 562-573. — 1967 (1966). — Récoltes de larves de Coléoptères aquatiques dans la région éthiopienne ; Afrique du Sud et Rhodésies (1959). Bull. Soc. Ent. France, 71, 9-10, pp. 259-261. — 1967. — Récoltes de larves de Coléoptères aquatiques dans la région éthiopienne (Afrique occidentale et équatoriale). Bull. I.F.A.N., 29, sér. A, 3, pp. 1334-1341. — 1967. — Récoltes de Coléoptères Dryopidae dans la région éthiopienne. Bull. Soc. Linn. Lyon, 36, 8, pp. 326-336. — 1967. — Les insectes aquatiques rongeurs de bois. Bull. fr. pisciculture, 33, 225, pp. 121-137, fig. 1-9. — 1967. — Les larves aquatiques madicoles de Coléoptères de l’Afrique éthiopienne. Verh. int. Ver. Limnol., 16, 3, pp. 1731-1737, fig. 1-6. — 1968. — Larves de Coléoptères aquatiques recueillies au Brésil par M. G. Marlier. Bull. Soc. Ent. France, 75, 1-2, 1967 (1968), pp. 8-21, fig. 1-6. DiiLÈvE, J., 1966. — Dryopidae et Elminthidae de l’Angola. Puhl. cuit. Cotnp. Diam. Angola, 76, pp. 41-62, fig. 1-33. Paulian, R., 1949. — Sur la faune des cascades à Nosy Bé. Nat. malgache, 1, pp. 31-33, 2 fig. — 1961. — Zoogéographie de Madagascar et des îles voisines, Faune de Mada¬ gascar. Puhl. I.H.S.M., 13, 483, p. 122, fig. 3, cartes, 33 pl. hors texte. Steffan, a. W., 1964. — Torridincolidae, coleopterorum nova familia e regione aethio- pica. Ent. Zeitschr. Frankfurt a.M., 74, 17, pp. 193-200, fig. 1-9. BULLETIN DU 5IUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N® 4, 1968, pp. 734-741. TETRACANTHELLA HYGROPETRICA LUXEMBURGENSIS N. SSP. DE LA RÉGION DU « GRÈS DE LUXEMBOURG » (Insecta, Collembola, Isotomidae) Par Norbert STÜMP Justification. La nouvelle sous-espèce est très voisine de T elracanthella hygropetrica Cassa- gnau, 1954 et plus spécialement de la sous-espèce T elracanthella hygropetrica matthesi Gama, 1959 ; 1964, provenant de l’île de Madère. Elle s’en distingue principalement, par la longueur de la mucrodens par rapport au manubrium. D’autres caractères distinctifs sont la taille des individus et la longueur des épines anales. Description La longueur moyenne de Tetracanthella hygropetrica luxemburgensis n. ssp. oscille autour de 1,1 mm. Les plus grands spécimens mesurés avaient une taille de 1,.3 mm. La largeur mesurée sur les tergites abdominaux, en vue dorsale, est de l’ordre de 230 [j.. La coloration est bleu foncé avec des mouchetures plus claires. La réticulation est uniformément fine sur les tergites thoraciques et sur les tergites abdominaux I à III. La finesse de ces réticulations est telle qu’à première vue, on est tenté de parler de granulations. Sur Abd. IV les réticulations sont toujours petites, de sorte qu’on pourrait croire qu’il n’y ait pas de grandes réticulations comme chez Tetracanthella hygropetrica matthesi. Or, aux forts grossissements on peut nettement distinguer quelques réticulations plus grandes sur l’arrière du tergite abdominal IV. La taille de ces réticulations plus grandes atteint et peut même dépasser, assez rare¬ ment il esl vrai, la base des macrochètes. Nous n’avons jamais observé ni des plages lisses, ni des zones concentriques de très fines « cellules » autour des soies et des macro¬ chètes. Ces réticulations mixtes, malgré leur finesse, sont donc bien du type hygrope¬ trica. La répartition des macrochètes est du type wahlgreni (« Groupe occidental » ; cf. Cassagnau, 1954) : il n’y a jamais de macrochète dorsal sur Abd. I, mais il est toujours dilTérencié sur Abd. III (fig. 1, B et C) : Abd. I, II, III avec 2, 2, 3 macrochètes de chaque côté. Tous les macrochètes sont très nettement capités, ceux de la moitié postérieure le sont un peu plus que ceux des tergites thoraciques. Tl y a 8 (7) soies dans la rangée postérieure des segments (fig. 1, C). Nous n’en avons jamais observé plus de 8. Dans la disposition des soies banales entre les macrochètes dorsaux, on observe souvent des soies surnuméraires (fig. 1, A) comme Cassagnau 1. Pour la description des caractères généraux du genre Tetracanthella Schiitt, 1891, nous ren¬ voyons à la révision fondamentale de Cassagnau (1959). 735 Fig. 1. — Tetracanthella hygropetrica luxeniburgensis n. ssp. A, ehétotaxie axiale du tergile abdominal IV. — B, chétotaxie axiale du tergite abdominal III. C, chétotaxie de Abd. III, côté droit. — I), mucrodens et létiiiacle. — E, grifîe de P3 (G3). 736 — (1959) l’a déjà noté au sujet de Telracaniheüa hygropetrica hygropetrica. La chétotaxie dorsale du manubrium comporte 8 soies (fig. 1, D et 2, A). Il y a 8 -p 8 yeux, dont G et H assez réduits. L’organe postantennaire est environ deux fois plus long que le diamètre d une cornéule. Griffe courbe, appendice empodial dépassant un peu le milieu de la griffe. Filament empodial à peine développé. Tous les tibiotarses ont des ergots dorsaux longs et fins (1, 2, 2) ; ces ergots sont nettement capités (fig. 1, E). Le rétinaclc porte 3 + 3 dents et un poil au corpus. Le mucron bidenté, de taille variable n’est généralement pas individualisé de la dens. La dens porte 2 poils dorsaux et 1 ventral. La furca n’est jamais granulo-réti- culée, comme c’est le cas pour T. hygropetrica hygropetrica. La longueur de la mucro- dens par rapport au manubrium oscille entre 63 et 75 % de la longueur du manubrium. Les épines anales sont assez courtes et faiblement pointues (fig. 2, B). (fuelques rapports de grandeur ^ : Gi / Cl / Edj : 8 / 5 / 12 Gj / ej / Eda : 7 / 4 / 12 Al / Aa / Aa / A, // Ea^ : 11 / 15 / 14 / 25 // 6 Mag / mig : 2 / 1 Fig. 2. — Tetracanthella hygropetrica luxembiirgensis n. ssp. A, chétotaxie ventrale d’un individu Ç (la branche gauche de la furca est affectée d’une anomalie). — H, épines anales en vue de profil. — C, Tetracanthella hygropetrica hygropetrica (provenance : Pyré¬ nées, Foret de la Massane) : épines anales en vue dorsale, morne agrandissement que Fig. 2, II.. I. Nous utilisons les mêmes abréviations que (^ssagisau (1950). 737 — Discussion. Nous avons comparé nos spécimens avec T. hygropetrica hygropetrica Cassa- gnau, 1954 provenant du Sud-Ouest de la France (Forêt de la Massane) et T. hygropetrica hygropetrica du Portugal. Nous avons pu disposer encore de plusieurs exemplaires de T. hygropetrica matthesi Gama, 1959 ; 1964, provenant de Madère. L’étude comparée détaillée révèle les différences suivantes avec notre nouvelle sous-espèce : 1. La relation entre la longueur de la mucrodens et du manubrium varie de 63 à 75 % chez nos exemplaires. Elle est de l’ordre de 100 % chez les exemplaires français de T. hygropetrica hygropetrica, de 75 à 82 % chez les exemplaires portugais (Gama, 1964 : 190). 2. Les réticulations de Abd. IV sont beaucoup plus petites que celles observées chez les exemplaires français et portugais. Leur taille ne dépasse que rare¬ ment, et cela seulement chez les plus grands spécimens, la hase d’insertion des macrochètes. 3. Les épines anales chez T. hygropetrica luxemhurgensis n. ssp. sont relative¬ ment courtes et trapues. Ainsi avons-nous mesuré sur nos spécimens des longueurs d’épines anales comprises entre 17,5 et 22,5 p, (hg. 2, B). La lon¬ gueur des épines anales des exemplaires français et portugais est toujours bien supérieure : 30 à 37,5 p. D’ailleurs ces épines anales sont plus minces et élancées que celles des spécimens luxembourgeois, ce qui se voit déjà à un faible grossissement (fig. 2, C). 4. A l’œil nu ou à un faible grossissement, on peut observer une autre diffé¬ rence : T. hygropetrica luxemhurgensis n. ssp. est plus mince que les exem¬ plaires français et portugais qui sont plus trapus, plus larges. Si nous n’avons pu établir aucune différence de principe concernant la longueur des animaux, la largeur, par contre, diffère beaucoup entre T. hygrope¬ trica luxemhurgensis n. ssp. d’une part, T. hygropetrica hygropetrica et T. hygropetrica matthesi d’autre part. La largeur du tergite abdominal III de T. hygropetrica luxemhurgensis est comprise entre 200 et 230 p, alors que la largeur des spécimens de comparaison est comprise entre 280 et 330 p. 5. Le manubrium de T. hygropetrica luxemhurgensis porte dorsalement 8 + 8 ou 8 + 9 poils (fig. 2, A). Il se rapproche par ce caractère de T. hygrope¬ trica matthesi et se distingue de T. hygropetrica hygropetrica dont le manu¬ brium porte 9 (10) + 9 (10) poils dorsaux. Les microchètes de la dernière rangée sont nombreux chez les trois espèces, à savoir, 8 (9) de chaque côté, entre le macrochète dorsal et le macrochète laté¬ ral (fig. 1, C). Les macrochètes sont toujours très nettement capités sur tout le corps. Les individus français de T. hygropetrica hygropetrica ont des macrochètes beaucoup moins nettement capités, cette différence est très frappante lorsqu’on observe la moitié postérieure de l’abdomen. Ces caractères différentiels suffiraient sans doute pour donner aux spécimens luxembourgeois de T etracanthella le rang d’espèce nouvelle. On peut toutefois 738 se rendre compte que certains caractères, dont notamment la relation entre la longueur de la mucrodens et du manubrium, sont susceptibles de variations géographiques. De nouvelles recherches s’imposent, sans doute, sur la variabilité des carac¬ tères morphologiques chez Tetracanthella . En attendant, malgré leur isolement géographique et leur localisation écologique bien caractéristique, nous avons jugé indiqué de donner à ces Tetracanthella luxembourgeoises le statut de sous- espèce. Ecologie. Tetracanthella hy gropetrica luxemburgensis n. ssp. peuple, sur les rochers du « Grès de Luxembourg », des coussins de mousses rases, parfois aussi des lichens. Toutes les stations se trouvent en sous-bois de hêtraie. Les mousses perchées sur les rochers constituent un « milieu extrême » (Cassagnau, 1959), et la sous- espèce luxembourgeoise est caractérisée, comme presque toutes les espèces de Tetracanthella, par la possibilité de peupler des « habitats extrêmes, délaissés par les espèces plus fragiles » (Cassagnau, 1959). En été, les mousses sur les rochers gréseux sont presque complètement desséchées, malgré l’ombrée de la hêtraie. En hiver, elles sont gorgées d’eau. Le fait que nous avons trouvé Tetra¬ canthella hygropetrica luxemburgensis dans des mousses sur rochers, mais tou¬ jours en sous-hois, permet de conclure qu’elle n’est pas à compter parmi les espèces les plus résistantes du genre Tetracanthella. Au point de vue biogéographique T. hygropetrica luxemburgensis fait partie du « groupe occidental » (C.assagnau, 1959). Géographiquement, l’espèce est d’ailleurs largement séparée des autres représentants de ce groupe qui peuplent les Pyrénées, la Péninsule Ibérique et l’Angleterre (cf. Cassagnau, 1959, p. 252). « Les espèces du groupe occidental, écrit Cass.agn.au (1959), sont toujours liées à des massifs montagneux. Mais ceci semble être dû davantage aux exigences écologiques (conditions de vie, climat...) qu’à des facteurs biogéographiques précis ». Le « Grès de Luxembourg », vaste « lentille » sablonneuse intercalée dans la formation marno-calcareuse normale du Lias inférieur [Hettangien], n’a rien d’un massif montagneux. 11 est cependant possible que certaines conditions écologiques, surtout microclimatiques, puissent se rapprocher de celles d’un massif montagneux. Quoi qu’il en soit, divers indices nous font penser que ce vaste plateau gréseux occupant la partie médiane du Grand-Duché de Luxem¬ bourg, héberge une faune de Collemboles très originale (Stomp, 1968, sous presse). Nous reviendrons sur ce point dans un travail ultérieur. Matériel examiné. — Tetracanthella hygropetrica hygropetrica Cassagnau, 1954 : det. Cassagnau ; Forêt de la Massane, Pyrénées Orientales, France (2 exemplaires en pré¬ paration durable). — Tetracanthella hygropetrica hygropetrica Cassagnau, 1954 : det. Da Gama ; Yale de Canas, Coimbra, Portugal ; mousses humides ; 30.10.1965 ; (quel¬ ques exemplaires conservés en alcool). 739 — Tetracanthella hygropelrica rnatthesi Gama, 1959 ; 1964 ; det. Da Gama ; Terreiro da Luta, Madère ; mousses ; 4.1.1959 ; (quelques exemplaires conservés en alcool). Types. Un holotype monté sur lame et de nombreux paratypes conservés dans l’alcool ont été déposés au Musée d’Histoire Naturelle de Luxembourg. De nombreux paratypes, conservés dans l’alcool, se trouvent dans la collec¬ tion du Laboratoire de Biologie du Lycée de Garçons de Luxembourg. D’autres paratypes se trouvent dans la collection de M. le Professeur P. Cassagnau (Toulouse) et dans la collection de M^*® le Docteur M. M. Da Gama (Coimbra). Stations. — Station de l’holotype : Mersch, lieu-dit « Tbinneslach », entre Schoenfels et Mersch ; en sous-bois, mousses rases sur un rocher (17.3.1966) ; de nom¬ breux exemplaires. — Schoenfels : lieu-dit « Mamerlayen » ; quelques exemplaires sur les rochers. — Berdorf ; lieu-dit « Wanterbaach » ; mousses sur rochers (4.1.1966) ; de nombreux exemplaires. — Mullerthal : vallon de la « Dousteschbaach » ; mousses sur les rochers (23.10.1965) ; de très nombreux exemplaires. Remerciements . Nous remercions bien cordialement M. le Professeur C. Delamare Debout- TEViLLE qui, par son soutien généreux, nous a permis d’assimiler rapidement certaines connaissances élémentaires de la systématique des Collemboles. Nous remercions aussi M^® le Docteur M. M. Da Gama, Musée et Institut Zoologique de l’Université de Coimbra et M. le Professeur P. Cassagnau, Faculté des Sciences de Toulouse, de leurs nombreux et bienveillants conseils et sugges¬ tions concernant ce travail. Résumé. Description de Tetracanthella hygropetrica luxemhur gensis n. ssp. (une sous-espèce de T. hygropetrica Cassagnau, 1954) vivant dans des coussins de mousses rases sur les rochers du « Grès de Luxembourg ». I.a nouvelle sous-espèce est très voisine de T. hygro¬ petrica rnatthesi Gama 1959 ; 1964, provenant de Madère. Elle fait partie du groupe occidental (chétotaxie du type wahlgreni) défini par Cassagnau en 1959. Les autres représentants de ce groupe peuplent les Pyrénées, la Péninsule Ibérique et l’Angle¬ terre. L’étude comparative des 3 représentants de l’espèce T. hygropetrica, provenant de 4 régions différentes et fort éloignées les unes des autres (Madère, Sud-Ouest de la — 740 — France, Portugal et Luxembourg), révèle que dans cette espèce certains caractères sont susceptibles de variabilité géographique. Les variations géographiques peuvent éventuellement donner lieu à des descriptions de nouvelles sous-espèces, tant que des recherches nouvelles n’auront pas établi les causes exactes de la variabilité des carac¬ tères morphologiques chez Tetracanthella. Zusammenfassung. Beschreibung von Tetracanthella hygropetrica luxemburgensis n. ssp., einer L’nterart von T. hygropetrica Cassagnau, 1954, welche in Mooskissen auf den Felsen des Luxem- burger Sandsteingebietes lebt. Die neue Unterart ist nahe verwandt mit T. hygrope¬ trica matthesi Gama, 1959 ; 1964, ans Madeira. Sie gehôrt zur westlichen Verbreitungs- gruppe (Châtotaxie vom Typ wahlgreni), welche Cassagnau (1959) defmiert hat. Die anderen Vertreter der westlichen Gruppe leben in den Pyrenâen, auf der Iberischen Halbinsel und in England. Die vergleichende Untersuchung der 3 Vertreter der Art Tetracanthella hygropetrica, aus 4 verschiedenen Gegenden (Madeira, Südwestfrankreich, Portugal und Luxemburg), bringt den Autor zur Überzeugung, dass innerhalb dieser Art verschiedene morpho- logische Merkmale geographische Variabilitiit aufweisen konnen. Diese geographische Variabilitat kann eventuell Anlass zur Beschreibung von neuen Unterarten geben, Solange die Ursachen dieser morphologischen Veranderlichkeit bei Tetracanthella nicht aufgeklart sind. Summary. Tetracanthella hygropetrica luxemburgensis n. ssp., a subspecies of T. hygropetrica Cassagnau, 1954, is described from Luxemburg sandstone rocks, The new subspecies is closely related to T. hygropetrica matthesi Gama 1959 ; 1964, froin Madeira. It belongs to the occidental group (chetotaxy of wahlgreni type) which was defmed by Cassa¬ gnau in 1959. The other members of the occidental group are living in Ihc Pyrenees, in the Iberian Peninsula and in England. A comparative study of the 3 members of the species T. hygropetrica, from 4 different countries (Madeira, Sonth-Western France, Portugal and Luxemburg), reveals that within this species there may exist a certain geographical variability of morphological characters. These geographical variations might be used for the description of new subspecies, as long as the causes of morphological variations in Tetracanthella hâve not been clearly established. Laboratoire de Biotogie du Lycée de Garçons, Luxembourg, Laboratoire d’Écologie Générale du Aluséutn, Brunoy. E,s.sonne. BIBLIOGRAPHIE Cassagnau, P., 1954. — Collemboles de France et d’Espagne. 1. Isotomidae. Vie et Milieu, IV, fasc. 4, 615 p. — 1959. — Contribution à la connaissance du genre Tetracanthella Schôtt. 1891. Mém. Mus. Nat. Hist. Nat., n. s. 16, 7, pp. 200-258. — 1961. — Écologie du sol dans les Pyrénées centrales. Les biocénoses de Collcm- boles. Paris, Hermann édit. pp. 1-235. — 741 — Gama, M. M. DA, 1959. — Contribuçao para o estudo dos Colembolos de Portugal Continental. Mem. Est. Mus. Zool. Univ. Coimbra, 260, pp. 1-33. — 1964. — Colembolos de Portugal Continental. Ibid., 292, pp. 187-190. Gisin, h., 1960. — Collembolenfauna Europas. Genève, 312 p. Nosek, J., 1964. — A New Species of Springtails from the East Carpathians. Tetra- canthella ksenemani sp. n. Annot. Zool. Bot. Nar. Muz. Bratislave, 6, pp. 1-4. Stach, J., 1947. — The Apterygotan Fauna ot Poland in relation to the World Fauna of ihis Group of Insects. Family ; Isotomidae. Acta Mon. Mus. Hist. Nat. Krakow, pp. 1-488. Stomp, N., 1968. — Deux nouvelles espèces d’Orchesella de la région du Grès de Luxembourg (Insecta, Collembola Entomobryidae). Archives de V Inst. G.-D. de Lu.1. Section des Sciences, 33 (sous presse). bULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL U’HISTÜIKE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N° 4, 1968, pp. 742-744. DONNÉES MORPHOLOGIQUES PERMETTANT DE LOCALISER, SUR U ANIMAL VIVANT, LES DIFFÉRENTES RÉGIONS DU SYSTÈME NERVEUX CENTRAL DE UARAIGNÉE ARGIOPIDE ARANEUS DIADEMATUS CL. SOUMISES À DES LÉSIONS PAR ACTION DU LASER Par L. LE GUELTE et P. N. WITT i Chez l’Araignée, l’étude des lésions du système nerveux et des conséquences qu’elles entraînent dans la construction de la toile est d’un grand intérêt. On peut, ainsi, mieux comprendre les coordinations mises en jeu lors de cette construction et mesurer l’influence des lésions obtenues. L’emploi du laser pour produire des lésions nécessite une localisation précise, sur l’animal vivant, des différents ganglions ou nerfs logés dans le céphalothorax. L’utilisation d’un microscope pour focaliser le rayon laser introduit, en effet, une difficulté dans la technique opératoire, le champ restreint de l’objectif ne per¬ mettant pas de se faire une idée exacte de l’emplacement visé. Jusqu’à ce jour, les travaux anatomiques ont présenté, schématiquement, le système nerveux (Schimkewitsch, 1884) ou même le cerveau sans rapport avec le reste du céphalothorax (Kuhne, 1958). Ces recherches avaient pour seul but la description du système nerveux central avant l’étude histologique. La présente note n’a d’autre but que de montrer comment nous localisons, de l’ex¬ térieur, les masses nerveuses internes dont la planche I précise la position et la forme, après enlèvement du bouclier céphalothoracique. Sur l’animal vivant, un quadrillage de la surface du céphalothorax divise ce dernier en un certain nombre de territoires recouvrant ou non le système nerveux central (flg. 1). A ces précisions de position, il est possible d’en ajouter d’autres permettant de situer, en profondeur, les masses nerveuses ; ces précisions sont fournies par l’examen de coupes sagittales du céphalothorax (planche II). 1. I... Le Guelte : Laboratoire de Psychophysiologie. Faculté des Sciences, 42, avenue de la Libé¬ ration. Nancy. Les travaux faisant l’objet de cette note ont été effectués dans les laboratoires du Dr. P. N. WiTT, Department of Mental Health, Division of Research, Raleigh. N. C. U. S. A. LÉGENDE DE LA PLANCHE I .Système nerveux central d’Araneus diademalus Cl. 1. Ganglion sus-oesophagien 2. Ganglion sous-œsophagien M. Nerfs oculaires 4. Net f chélicérien .\eif du pédipalpe 6. Nerf de la H® patte 7. Nerf de la 2® patte S. .Nerf de la 3® patte 9. -Nerf de la 4® patte H). -Nerf Abdominal 743 Le ganglion sus-oesophagien, ou cerveau proprement dit, occupe la zone située d’une part entre les deux yeux médians, et d’autre part au niveau des premières pattes. Sa plus grande largeur déterminée par mesure sur dissections, varie de 0,6 à 0,9 mm. Fig. 1. — Répartition des différents territoires reconnus extérieurement sur le céphalothorax d’Araneus diadematus Cl. LÉGENDE DE LA PLANCHE II Coupe sagittale. Araneus diadematus Cl. G. V. glande à venin E. endosternite C. C. corps central G. C. ganglion des chélicères G. P. ganglion des pédipalpes G. P. 1 ganglion de la H® patte 1). I. diverticule intestinal Es. estomac (organe de la succion). — 744 — La distance de la cuticule à la partie supérieure du ganglion, mesurée au micro¬ mètre sur préparations histologiques, est d’environ 1 mm. La projection verticale du ganglion sus-œsophagien occupe une surface de 0,40 à 0,55 mm^ suivant les individus. La dépression chitineuse visible sur la partie supérieure du céphalothorax, marquant l’insertion des muscles s’appuyant sur l’apodème chitineux interne permet aussi de situer le protocérébron, immédia¬ tement antérieur. On notera la position du « corps central » à la partie du ganglion sus-œso¬ phagien (pl. II), zone où arrivent des fibres afférentes et d’où partent des fibres efférentes en direction des pattes (Sasiha Babu, 1964 ; Meier, 1967). Cette région du système nerveux se trouve très exposée aux lésions qui sont effectuées par la face supérieure de l’animal. En effet, ventralement, l’espace entre les pattes est très réduit et il serait difficile de ne pas léser un nerf locomoteur (Witt, 1964). La hauteur maximum du système nerveux central est de 1,25 mm. Le ganglion sous-oesophagien occupe la partie située d’une part entre les yeux externes et d’autre part entre la partie postérieure de la patte 1 et la partie antérieure de la patte 3. Les résultats des lésions sur le comportement de construction de la toile seront ultérieurement publiés. BIBLIOGRAPHIE Kühne, h., 1958-59. — Die neurosekretorischen Zellen und der retrocerebrale neuroen- dokrine Komplex von Spinnen (Araneae, Labidognatha). Zool. Jb. Anat. Ont. Tiere, 77, pp. 527-560. Meier, F., 1967. — Beitrâge zur Kenntnis der postembryonalen Entwicklung der Spinnen Araneida, Labidognatha unter besonderer Berücksichtigung der Histo¬ genèse des Zentralnervensystems. ifcc. Suisse Zool., 74, 1, pp. 1-127. Sasira Babu, K., 1964. — • Anatomy of the Central Nervous System of Arachnids. Zool. Jb. Anat., 82, pp. 1-154. ScHiMKEWiTsCH, W., 1884. — ■ Étude sur l’anatomie de l’Epeire. Ann. Sc. nat. Zool., 17, pp. 1-94. Witt, P. N., C. F. Reed, et F. K. Titte, 1964. — Laser lésions and spider web cons¬ truction. Nature, 201, 4915, pp. 150-152. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE lî® Série — Tome 40 — N° 4, l‘Jü8, pp. 745-758. RECHERCHES SUR LES OP IRIONS DU GENRE ISCHYROPSALIS {FAM. ISCHYROPSALIDAE). VIII. Ischyropsalis apuanus Caporiacco et Ischyropsalis apuanus nanus ssp. nov. Par Ed. DRESCO Ischyropsalis apuanus apuanus Caporiacco Historique /. apuanus a été décrit en 1930 (1) par Caporiacco sur trois individus dont le sexe n’a pas été indiqué ; la localité-type est une grotte près de Foce di Mosceta, Alpes Apuanes, ait. 1165 m env., (= petite grotte près de la Tana dell’Uomo selvatico), Italie. Kratochvil, en 1936 (3), cite cette localité dans une énumération succincte des Ischyropsalis signalés d’Italie. Roewer en 1950 (4, p. 36), le cite mais ne donne pas de figures ; sa description est celle de Caporiacco, il note la localité-type, seule connue, puis ((J ou Ç ??). Le type se trouverait au Museo Specola de Florence (Roewer non vid.). En somme, 7. apuanus a été décrit sur un animal d’âge et de sexe ignorés ; il ne semble pas avoir été figuré, et il n’existe pas dans les collections du Muséum de Paris. Nous avons demandé au Professeur Lanza, de l’Université de Florence, de bien vouloir nous communiquer les types ; nous le remercions vivement de cet envoi, car il nous a été possible d’examiner et d’étudier les individus étudiés et décrits par Caporiacco, c’est-à-dire 1 que nous désignons comme lectotype, et une $, capturée dans la localité-type et que nous considérons comme la Ç de l’espèce. Caractères morphologiques Localité-type. — Grotticella senza nome al di sopra délia (petite grotte sans nom au-dessus de la )Tana dell’Uomo Selvatico, Foce di Mosceta (Alpi Apuane), vii-1929 (Dr Andreini). Description du mâle Céphalothorax finement et densément rugueux, avec çà et là de petites granu¬ lations (fig. 1) ; très incliné sur l’avant et élevé en bosse derrière le mamelon — 746 — oculaire. Mamelon peu proéminent, creusé d’un sillon peu profond, large, arrondi dans le fond (fig. 2). Bord postérieur du céphalothorax présentant au-delà de la strie 6 denticules de grandeurs irrégulières. — Abdomen orné d’un bouclier dorsal groupant les premiers segments ; les derniers segments avec les tergites apparents ; sur le bouclier dorsal et les tergites des lignes transverses de petits tubercules (fig. 1). — Chélicères : article basal épais, cintré à la base et à l’extré¬ mité, portant de forts denticules cintrés vers l’avant, et de nombreux petits tubercules (fig. 3-5), extrémité avec une bosse supéro-interne poilue (fig. 6) ; article apical court, ventru, portant peu de tubercules. 1 : corps, profil, X 16, leclotype ; 2 : mamelon oculaire, vue arri«>re, X 25, Gr. del Cipollaio ; 3 : chéli- cère droite, face externe, X 16, Gr. del Cipollaio ; 4 : d®, article basal, face interne, X 16, Gr. del Cipollaio ; 5 : d®, vue du dessus, X 16, Gr. del Cipollaio ; 6 : d°, vue en bout, X 40, Gr. del Cipollaio ; 7 : métatarse II, articles apicaux, X 25, lectotype. 747 Patte-mâchoire ; fémur et patella garnis en dessous de poils de longueur sensi¬ blement égale au diamètre de l’article, et plus courts en dessus ; tibia et tarse avec poils et pilosité courte, dense, apprimée. Pattes ambulatoires : patte I : fémur courbe, tibia court, plus épais que le fémur, métatarse et tarse plus étroits ; II : fémur et tibia de même diamètre, métatarse plus fin avec 3 articles apicaux ; III : fémur courbe, conique, étroit à la base, moitié plus large en haut ; tibia épais, cylindrique, métatarse et tarse plus fins ; IV : fémur courbe, étroit à la base, s’élargissant graduellement, deux fois plus large à l’extrémité ; les autres articles manquent (sur le lectotype les pattes III et IV manquent à gauche, et, à droite, la patte IV est incomplète, il manque le tibia, le métatarse et le tarse). Fio. 8-9 his. — Isrinfrop.salis apuanus apuanus (]ap. — o- 8 : pénis, X 80, (Ir. del (^ipnliaio ; 0 a : d°, OM. N® 48'*, X 80, Gr. del Cipnilaio ; 0 b ; d®, X 200. Pénis, P. M. n° 484, (lig. 8, 9). Le pénis du lectotype a été laissé en place, le pénis dessiné est celui d’un (J provenant de la Gr. del Cipollaio (Dresco det.). 748 0,67 mm ; diamètre des yeux : 0,17 mm. Position du mamelon oculaire : de l’axe des yeux aux creux antérieurs du céphalothorax : 0,68 mm ; des creux antérieurs du céphalothorax à l’axe des denticulations arrières du céphalo¬ thorax : 2,12 mm ; rapport de ces deux longueurs : 3,12. Patte-mâchoire : fémur ; 2,5 mm — patella : 1,37 mm — tibia : 2,25 mm — tarse : 1,25 mm. Rapport — = 1,64. patella Pattes ambulatoires : Fémurs : I : 3,62 — ■ II : 4,37 — III : 2,69 — IV : 3,56 mm. Tibias : 1 : 2,25 — II : 3,31 — III : 2 — IV : manque. Métatarses II munis de 3 articles apicaux (fig. 7). Description de la femelle Cette femelle capturée dans la localité-type, en même temps que le çj, est consi¬ dérée comme la femelle de l’espèce. Caractères du mâle, sauf sur les points suivants : Bord postérieur du céphalothorax présentant au-delà de la strie 4 petits denticules irréguliers. — Chélicères : article basal épais, cintré à la base et à l’extrémité, portant de forts denticules cintrés vers l’avant et de nombreux petits tubercules ; article apical court, ventru, portant peu de tubercules. Patte-mâchoire : fémur courbe. — Pattes ambulatoires : II : fémur légère¬ ment conique, tibia cylindrique, métatarse avec 3 articles apicaux ; IV : tibia légèrement conique, plus mince à la base. Mensurations et rapports. Fcipport Chélicères ; article basal, long. 3,25, larg. 0,69 mm, — - long. = 4,73 ; long. larg. article apical, long. 3,12, larg. 0,94 mm, rapport ^ ^ = 3,33 (fig. 12-16). larg. Mamelon oculaire : largeur, yeux compris : 0,7 mm ; intervalle entre les yeux : 0,5 mm ; diamètre des yeux : 0,15 mm. Position du mamelon oculaire : de l’axe des yeux aux creux antérieurs du céphalothorax : 0,6 mm ; des creux antérieurs du céphalothorax à l’axe des denticulations arrières du céphalothorax : 1,92 mm ; rapport de ces deux longueurs : 3,2. Patte-mâchoire : fémur ; 2,69 mm — patella : 1,37 mm — tibia : 2,19 mm — tarse : 1,19 mm. Rapport - v.— = 1,6. patella Pattes ambulatoires : Fémurs : I : 3,38 — II : 4,19 — III : 2,69 — IV ; 3,44 mm. Tibias : I,: 2,19 — II ; 3,28 — III : 2 — IV ; 2,94 mm. Métatarses munis de 3 articles apicaux (fig. 17). Ovopositor : P. M. N° 491 (fig. 18). Cet ovopositor n’est pas celui de la Ç type mais celui d’une Ç rapportée à la même espèce (Dresco det.) et provenant de la Gr. del Buggine. 749 — Fig. 10-16. — Ischyropsalis apuaniis apuanus Cap. — $. 10 : corps, profil, X 16, $ typique ; 11 ; mamelon oculaire, vue arrière, X 25, $ typique ; 12 : chéliccrc droite, face externe, X 16, Gr. del Huggine ; 13 ; d°, article basal, face interne, X 16, Gr. dei Buggine ; 14 : d°, vue du dessus, X 16, Gr. del Buggine ; 15 : d®, vue en bout, X 40, Gr. del Buggine ; 16 : articles basais des chélicères, droite et gauche, vue latérale, X 25, ? typique, figure montrant la différence dans le nombre et la position des tubercules supères sur un même individu. 750 Fig. 17-18. — Isvhyropsalis apuanus apuanus Cap. — $. 17 : métatarse II, articles apicaux, X 25, $ typique ; 18 : ovopositor, PM. N® 491, X 80, Ci*, del Iluggine. Affinités I. apuanus fait partie des Ischyropsalis dont les ^ et les $ ont des caractères identiques tout au moins en ce qui concerne les chélicères. En Italie, ce groupe comprend : 1. carli Less. et I. carZi Lerma (nec Less.). C’est donc avec ces deux espèces qu’il est possible de le confondre ; nous donnons ci-après la description d’une sous-espèce nouvelle, 1. apuanus nanus, ainsi que les mensurations et les rapports différentiels. L’article basilaire des chélicères le rapproche aussi du groupe superba-taunica : cet article est, chez apuanus, massif, courbé en S, et muni de nombreux petits tubercules ; chez le (J, toutefois, il n’y a pas de brosse de poils supéro-apicale ; les deux espèces I. superba Sim. et 1. taunica Millier n’ont pas été, à ce jour, signalées d’Italie. Répartition géographique I. Localités publiées : Lucca. — Grotticella senza nome presso la Tana dell’Uomo Selvatico, N° 55 T., pressa la Foce di Mosceta, Stazzema, Ç, vii-1929 (Dr. Andreini). Localité- type, ait. 1165 m. II. Localités nouvelles (Dresco det.) : Lucca. — Gr. del Buggine, N® 116 T., Stazzema (à 15 km environ à l’Est-Sud- Est de Massa, près de Cardoso Stazzemese,) ait. 315 m, Ç, 4-ix-60 (B. Lanza). Tanella del Cipollaio, N® 223 T., Stazzema (à 10 km environ à l’Est de), ait. 800 m, 23-viii-61 (B. Lanza). L’entrée de cette grotte se situe à 100 m de l’entrée Nord du Tunnel del Cipollaio. — 751 — Ischyropsalis apuanus nanus ssp. nov. Nous avons reçu, de 3 grottes des provinces de L’Aquila et de Frosinone (Italie), 4 et 5 $, dont nous remercions vivement les collecteurs : Dr M. A. Bortolotti et V. Sbordoni. L’étude de ce matériel nous montre qu’il est voisin de 1. apuanus Cap., mais de nombreux points diffèrent, et en particulier les individus sont nettement plus petits que 1. apuanus. Nous ne pouvons encore élever cette forme au rang d’es¬ pèce, mais nous nous réservons d’y revenir car nous pensons que l’espèce est valable. Nous la nommons nanus ssp. nov. et nous la considérons comme sous- espèce afin de montrer, par son nom même, ses affinités avec I. apuanus. Il serait intéressant de disposer d’un matériel plus abondant en provenance des provinces de Lucca [apuanus apuanus), des provinces de L’Aquila et de Frosinone [apuanus nanus) et surtout des provinces intercalées, afin de vérifier si les deux formes sont bien séparées ou si un matériel plus abondant ne nous apporterait pas des formes intermédiaires. Caractères morphologiques Localité-type : Italie, province de L’Aquila, Grotta degli Scheletri, Pescas- séroli. Description du mâle holotype Céphalothorax finement et densément rugueux, granulations absentes (fig. 20) ; peu incliné sur l’avant et peu élevé en bosse derrière le mamelon oculaire. Mamelon peu proéminent, creusé d’un sillon peu profond, large, arrondi dans le fond (fig. 19 et 20). Bord postérieur du céphalothorax présentant au-delà de la strie 2 denticules (fig. 20). Abdomen orné d’un bouclier dorsal groupant les premiers segments ; les derniers segments avec les tergites apparents ; sur le bouclier dorsal et les tergites des lignes transverses de petits tubercules (fig. 19). Chélicères : article basal épais, cintré à la base et à l’extrémité, portant de forts denticules cintrés vers l’avant (3 à droite, 4 à gauche, fig. 21 a et 21 b), et latéra¬ lement des petits tubercules ; extrémité avec une bosse supéro-interne poilue (fig. 24) ; article apical court, ventru, portant peu de tubercules. Patte-mâchoire entièrement noire, fémur et patella garnis en dessous de poils de longueur sensiblement égale au diamètre de l’article, et plus courts en-dessus ; tibia et tarse avec poils et pilosité courte, dense, apprimée. Pattes ambulatoires : patte I ; fémur courbe, tibia court, plus épais que le fémur, métatarse et tarse plus étroits ; patte II ; fémur et tibia de même dia¬ mètre, métatarse plus fin avec 4 articles apicaux (fig. 25) ; patte III : fémur courbe, conique, étroit à la base, moitié plus large en haut, tibia épais, cylin¬ drique, métatarse et tarse plus fins ; patte IV : fémur courbe, étroit à la base, s’élargissant graduellement, deux fois plus large à l’extrémité, tibia cylindrique, robuste, plus gros que le milieu du fémur, métatarse et tarse plus fins. Pénis (fig. 26). Fig. 19-26. — lachyropsaiis apuanus nanus ssp. nov. — I : corps, profil, X 16, hololype ; 20 : mamelon oculaire, vue arrière, X 25, holotype ;21 a : chélicère droite, face externe ; 21 b : chélicère gauche, face externe, X 16, holotype ; 22 : chélicère droite, face interne, X 16, holotype ; 23 : d°, vue du dessus, X 16, holotype ; 24 : d®, vue en bout, X 40, holotype ; 25 : métatarse II, articles apicaux, X 25, holotype ; 26 : pénis, X 80, localité-type, syn- — 753 — Fig. 27. — Isch. apuanus nanus ssp. nov. — (J. 27 : chélicère droite, article basal, extrémité, vue par dessus en bout, et profil face externe, X 40, l^ozzo (irande. Mensurations et rapports. Chélicères : article basal, long, 2,75, larg. 0,53 mm, rapport long. long. larg. = 5,17 ; Mamelon article apical, long. 2,5, larg. 0,75 mm, rapport — = 3,33 (fig. 21). larg. oculaire : largeur, yeux compris : 0,6 mm ; intervalle entre les yeux : 0,35 mm ; diamètre des yeux : 0,15 mm. Position du mamelon oculaire ; de l’axe des yeux aux creux antérieurs du céphalothorax : 0,4 mm ; des creux antérieurs du cépha¬ lothorax à l’axe des denticulations arrières du céphalothorax : 1,32 ; rapport de ces deux longueurs : 3,3. — Patte-mâchoire : fémur : 2,25 mm — patella ; 1,1 mm — tihia : 1,75 mm — tarse : 1,06 mm. Rapport : = 1,6. Pattes ambulatoires : patella Fémurs : I : 2,8 — • II : 3,75 — III : 2,31 — IV : 2,94 mm. Tibias : I : 2,06 — • II : 2,8 — III : 1,56 — IV : 2,19 mm. Description de la femelle Cette femelle, considérée comme typique, a été capturée en même temps que l’holotype dans la localité-type (voir plus haut). Céphalothorax comme le mâle (fig. 28 et 38). Mamelon peu proéminent, creusé — 754 — Fig. 28-36. — Isch. apuanus nanus ssp. nov. — $. 28 : corps, profil, X 16, $ typique ; 29 : mamelon oculaire, vue arrière, X 25, $ typique ; 30 : patte- mâchoire, extrémité du tarse, PM. N® 492, X 780, $ typique ; 31 : chélicère droite, face externe, X 16, $ typique ; 32 : d®, face interne, X 16, $ typique ; 33 : d®, vue du dessus, X 16, $ typique ; 34 : d°, vue en bout, X 40, $ typique ; 35 : métatarse II, articles apicaux, X 25, $ typique ; 36 : ovopositor, PM. N® 493, X 80, Inghiotlittoio di Luppa. — 755 — d’un sillon peu profond (fig. 29). Abdomen orné d’un bouclier dorsal et de tergites séparés à l’arrière, avec des lignes transverses de petits tubercules (fig. 28). Chélicères : article basal épais, cintré à la base et à l’extrémité, portant de forts tubercules supères cintrés vers l’avant, et, latéralement, des tubercules plus nombreux sur la face interne (fig. 31 et 32) ; article apical court, ventru, portant peu de tubercules. Patte-mâchoire brune, comme le mâle. Pattes ambulatoires comme chez le mâle, métatarse II avec 4 articles apicaux, fémur III conique, étroit à la base, plus large en haut ; patte IV : fémur courbe, étroit à la base, s’élargissant graduellement vers l’extrémité, tibia cylindrique, métatarse et tarse plus étroits. Ovopositor (fig. 36). ^ - 1 - 1 - -|_ 37 : cj, céphalothorax, profil, X 16, a : /. apuanus nanus ; b : I, apuaniis apuanus ; c : /. apiianiis nanus et I. apuanus apuanus. 38 : céphalothorax, profil, X 16, a : apuanus nanus; b : I. apuanus apuanus ; c : I. apuanus nanus et /. apuanus apuanus. — 756 — Mensurations et rapports. long. Chélicères : article basal, long. 2,94, larg. 0,56 mm, rapport - — ^ = 5,22 ; larg. article apical, long. 2,8, larg. 0,88 mm, rapport - — — = 3,21 (fig. 31). — Mamelon larg. oculaire : largeur, yeux compris : 0,62 mm ; intervalle entre les yeux : 0,37 mm ; diamètre des yeux : 0,2 mm. Position du mamelon oculaire : de l’axe des yeux aux creux antérieurs du céphalothorax : 0,48 mm ; des creux antérieurs du céphalothorax à l’axe des denticulations arrières du céphalothorax : 1,6 mm ; rapport de ces deux longueurs : 3,33. — Patte-mâchoire ; fémur : 2,38 mm — patella : 1,25 mm — tibia : 1,88 mm — tarse : 1,06 mm. Rapport - ^ = 1,5. patella Pattes ambulatoires : Fémurs : I : 3,12 — II : 4,12 — III ; 2,63 — IV : 3,31 mm. Tibias : I : 2 — II : 2,94 — III : 1,75 — IV : 2,63 mm. Affinités I. apuanus nanus est très voisin à'apuanus apuanus et leurs affinités sont les mêmes (voir plus haut) ; nous avons figuré (2) 1. carli (J et Ç, et nous complétons par deux tableaux résumant les mensurations et rapports chez apuanus apuanus, apuanus nanus et carli. Pour les explications des abréviations des tableaux, voir « Les caractères systématiques » (2). Tableau I. — Mensurations et rapports comparés chez les (J de ; A : 1. apuanus apuanus (lectotype). — B : 7. apuanus nanus (holotype). — C : 7. carli {Gr. degli Ischyropsalis, Varzo, Italie). A i 1 B C Chélicères : article basal L = 3,38 1 2,75 3,3 1 = 0,78 0,53 0,,56 L ~r ^ 4,32 5,17 5,9 article apical L’ = 3,12 2,50 2,87 1’ = 1,1 0,75 0,94 L’ 2,86 3,33 3,07 Yeux : diamètre 0,17 0,15 0,16 largeur totale 0,8 0,6 0,8 intervalle entre les yeux 0,67 0,35 0,47 Mamelon oculaire : position sur le céphalothorax a = 2,12 1,32 1,4 b = 0,68 0,4 0,44 a — = ! 3,12 3,3 3,18 b i 1 ’ 1 — 757 — A B C Patte-mâchoire ; long, fémur 2,5 2,25 2,5 patella 1,37 1,1 1,37 tibia 2,25 1,75 1,87 tarse 1,25 1,06 1,25 Pattes ambulatoires : long, fémurs I 3,62 2,8 3,94 II 4,37 3,75 5 III 2,69 2,31 3,25 IV 3,56 2,94 4,37 tibias I 2,25 2,06 2,62 II 3,31 2,8 3,12 III 2 1,56 2,44 IV manque 2,19 3,25 fémur II 1 tibia II 1,32 1,33 1,19 ■Métatarse II, nombre d’articles apicaux 3 4 5 Nota. Les dimensions sont en mm, sauf les rapports. Tableau II. — Mensurations et rapports comparés chez les $ de : A : I. apuanus apuanus (typique). — B ; apuanus nanus (typique). — C : /. carli (Gr. degli Ischyropsalis, Varzo, Italie). A B C Chélicères : article basal L = 3,25 2,94 3,44 1 = 0,69 0,56 0,69 L 4,73 5,22 5 article apical L’ = 3,12 2,8 3,12 r = 0,94 0,88 1,06 L’ H’ ^ 3,33 3,21 3 Yeux : diamètre 0,15 0,2 0,19 largeur totale 0,7 0,62 0,54 intervalle entre les yeux 0,5 0,37 0,34 Mamelon oculaire : position sur le céphalothorax a — 1,92 1,6 1,7 b = 0,6 0,48 0,56 a 3,2 3,33 3,03 Patte-mâchoire : long, fémur 2,69 2,38 2,5 patella 1,37 1,25 1,37 tibia 2,19 1,88 1,87 tarse 1,19 1,06 1,25 48 — 758 — A B C 1 Pattes-ambulatoires : long, fémurs I ' 3,38 3,12 3,44 II 4,19 4,12 4,5 III 2,69 2,63 2,87 IV 3,44 3,31 3,94 tibias I 2,19 2 manque II 3,28 2,94 3,56 III 2 1,75 2,12 IV 2,94 2,63 3 fémur II übhTn: 1,28 1,40 1,26 Métatarse II, nombre d’articles apicaux 3 4 4 Nota. Les dimensions sont en mm, sauf les rapports. Répartition géographique Italie. — L’Aquila. — Grotta degli Scheletri, Pescasséroli, (J, 2 Ç, (Bortolotti). Localité-type. Inghiottittoio di Luppa, A. 32, Santé Marie Abruzzi, ait. 1000 m, 3 Ç, 19-IX-61 ; (J, 1 non adulte, 19-xi-61 (Sbordoni). Frosinone. — Pozzo Grande, Veroli, 2 24-iii-63 (Sbordoni). Résumé I. apuanus Caporiacco 1930 est étudié afin d’en préciser les caractères morphologiques, les affinités, la répartition géographique ; une sous-espèce nouvelle /. apuanus nanus est également décrite. Summary I. apuanus Caporiacco 1930 is studied to précisé morphological characters, affinities and geographical répartition ; /. apuanus nanus ssp. nov. is also descrihed. BIBLIOGRAPHIE 1. Caporiacco, L. di, 1930. — Un nuovo Opilione cavernicolo. Monit. Zool. Ital., XLI, 5. 2. Dhesco, E., 1966. — Recherches sur les Opilions du genre Ischyropsalis (Fam. Ischyropsalidae). L Les caractères systématiques. — IL Ischyropsalis robusta Simon. Bull. Mus. Hist. nat., 2® sér., 38, 5, pp. 586-602. 3. Ktatochvil, J., 1936. — Ischyropsalis sirandi nov., sp., un Opilion cavernicole nouveau d’Italie. Festchr. E. Strand, Riga, 1, pp. 241-251. 4. Roewer, C. Fr., 1950. — Über Ischyropsalididae und Trogulidae. Senckenb., 31, 1/2, pp. 11-56. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N» 4, 1968, pp. 759-767. CONTRIBUTION À LA CONNAISSANCE DES SCORPIONS DE LANDE. 5. LE GENRE lOMACHUS POCOCK 1893 (Scorpionidae, Ischnurinae) Par R. P. SREENIVASA-REDDYi Le genre lomachus comprend six espèces en tout : lomachus laeviceps Pocock, 1893, I. punctulatus Pocock, 1897, /. nitidus Pocock, 1900, 1. polilus Pocock, 1896, 1. exsul Werner, 1939, /. boranu Caporiacco, 1939. Les trois premières espèces vivent en Inde méridionale. 1. politus est largement répandu dans les états de la côte orientale d’Afrique : Ethiopie, Ouganda, Kenya, Tanzanie y compris File de Zanzibar, Mozambique et Natal. I. horana est de Neghelli en Ethiopie. 1 . exsul fut signalé par Werner de Costa Rica en Amérique Centrale. lomachus exsul fut décrit très sommairement, d’après un seul exemplaire mâle, sec. La chose plus étonnante est que Werner l’inclua dans la famille des Chactidae et sa description fait suite à celle de Broteochactas gollmeri. La diagnose de 1. exsul ne comprend aucun des caractères qui caractérise le genre lomachus, mais précise que les dépressions paires tergales et sternales du mesosoma font défaut. Vers la fin de la description, Werner ajoute « Je n’ai aucun doute qu’il s’agit d’une espèce importée de l’Afrique Orientale ou de l’Inde, mais pourtant elle n’est identique à aucune espèce connue ». Tout ceci montre les incertitudes quant à l’appartenance générique de cette espèce. L’espèce 1. horana fut créée par Caporiacco après étude de deux exemplaires femelles jeunes (longueur totale du corps 24 à 35 mm). Il est difficile d’affirmer, compte tenu de ceci, que l’espèce horana est ou non valable. Dans la collection du Muséum de Paris se trouve une $ adulte, de grande taille et provenant de Lorogui (Kenya). Elle porte le numéro R. S. 0554. En 1909, Simon l’a identifiée comme lomachus politus. Mais ce spécimen diffère A' lomachus polilus par sa taille plus élevée, le nombre des lames des peignes (12 contre un maximum de 9 même chez les mâles A' lomachus politus) et l’existence d’un faible sillon axial sur l’opercule génital. Les indices morphométriques sont identiques à ceux A' loma¬ chus politus femelle ou varient peu comme l’indiquent les rapports suivants. 1. politus. R. S. 0554 Long, céph./long. queue. 1 : 2,8 1 : 2,5 Long, doigt mobile : Long, main 1 : 1,4 1 : 1,33 1. Attaché (le Recherches, C.N.R.S., Laboratoire des Arthropodes, 61, Rue de Bufîon, Paris (V®). — Adresse perinaneute : R. P. Sreenivasa-Reddy, Lecturer iii Zoology University College, Sri Wnkat eswara University, l'irupati, A. P., India. 760 ^ D’après les caractères morphologiques et les indices morphométriques cités ci-dessus, l’espèce est peut-être nouvelle et distincte d’Iomachus politus, mais avant de la créer il faudra obtenir de nouveaux spécimens. De toute manière, nous pouvons considérer que le genre lomachus comprend actuellement quatre espèces certaines : I. laeviceps, punclulalus, nitidus, politus et une incertaine : borana, dont nous donnons la carte de répartition (fig. 5). Nous avons pu étudier les quatre premières espèces et procéder à une révi¬ sion des caractères génériques (Sree.mvasa-Reddy, 1968). Ceci nous permet quelques commentaires sur ce que nous appelons le « Faciès lomachus » (ou lomachus faciès). Auparavant, nous ferons quelques remarques sur l’emploi de certains caractères taxonomiques. Commentaires sur les caractères utilisés dans le genre lomachus Certains caractères tels que l’encoche médiane du bord antérieur du céphalo¬ thorax, la position des yeux médians et latéraux, utilisés couramment dans la diagnose des genres de scorpions méritent d’être examinés de plus près. A. Encoche céphalothoracique médiane. Chez les Scorpions, le bord antérieur du céphalothorax peut être convexe, droit ou incisé. 11 varie d’une espèce à l’autre, même à l’Intérieur d’un même genre. Par exemple dans la famille Bothriuridae, Thestylus signalas a le bord droit tandis que chez T. glazioui il possède une encoche. Sa présence ou son absence doit avoir une signification dont le sens nous échappe actuellement. Dans la littérature, nous n’avons trouvé aucun moyen pratique de mesurer la profondeur de cette encoche. Voici comment nous procédons. La différence entre la longueur paraxiale, qui est la plus grande, et la longueur axiale (fig. 1 CD-AB) donne la profondeur réelle de l’encoche. Mais en menant une ligne transversale par le fond de l’encoche et perpendiculaire à l’axe du céphalothorax on peut préciser la position du fond de cette encoche par rapport aux yeux latéraux (fig. 2, lignes AA, BB, CC, DD). La position du fond de l’encoche est alors beaucoup plus commode à préciser. Parmi ces deux procédés, le premier fournit une mesure non seidement en valeur absolue mais aussi permet de calculer le rapport entre la profondeur de l’encoche et la longueur paraxiale du céphalothorax. B. Position des yeux médians. Elle est parfois utilisée comme un caractère différentiel entre deux genres, par exemple lomachus et Chiromachetes. Selon un procédé de mesure couramment utilisé elle est précisée sur la longueur de l’axe du céphalothorax par la distance du centre des yeux médians au bord antérieur, le long de cet axe (fig. 3 AB/OA). Ce rapport ÜA/AB représente un indice morphométrique que novis appelerons ; I.Y., et qui varie au cours du déve¬ loppement post-embryonnaire. D’après Pavi.ovska' (1924) cet indice a une valeur beaucoup plus grande chez le jeune que chez l’adulte. 11 donne les chiffres suivants pour trois espèces : 1. Y. .Tenues. 1. Y. Adultes. l^ychas tricarinatus . . 6,25 2,7 I^yrhas marrnorens . . 7,00 3,0 1 Iplerometnis cyaneus . . 3,00 2,0 762 — La diminution de la valeur de l’indice est interprétée par Pavi.ovsky comme le résultat du déplacement des yeux vers l’arrière. Par contre on peut y voir un déplacement des yeux vers l’avant si l’encoche médiane devient de plus en plus profonde. Prenons trois cas théoriques : A, B, C appartenant à trois adultes d’espèces différentes. Chez A le hord antérieur est droit, chez B la profondeur de l’encoche est de 5 « unités », chez C de 10 « unités ». Soit la longueur axiale du céphalothorax 100 « unités » (fig. 4. A. B. C). Cas A. 1. Y. = MP / MO = 100 / 50 = 2,00. Cas B. I. Y. = NP / NO = 95 / 45 = 2,10. Cas C. 1. Y. = NP / NO = 90 / 40 = 2,25. Bien que les yeux soient restés fixes, d’après les diagrammes et les chiffres nous avons l’impression que chez B et C ils sont situés en avant. Ces exemples montrent que la valeur de l’indice des yeux varie, non seulement en fonction de l’âge de l’animal mais aussi de la profondeur de l’encoche. Aussi, il est préfé¬ rable de ne pas l’employer comme caractère générique avant que les changements dans la position des yeux ne soient étudiés en fonction non seulement des espèces mais aussi des âge et des sexes. C. Position des yeux latéraux. Cette position par rapport au hord latéral du céphalothorax fut utilisée par Pocock (1900) comme un caractère différentiel entre lomachus et Chiromachetes. Chez lomachus l’œil latéral postérieur est situé au-dessus du hord du céphalothorax tandis que chez Chiromachetes, les yeux latéraux sont presque marginaux, les deux antérieurs étant séparés du bord sous-jacent par un espace étroit et le troisième étant pratiquement placé sur le bord. Chez Chiromachetes, la position des yeux latéraux, qui a valeur générique, a été établie d’après un seul spécimen. Tant que nous ne savons pas si la position de ces yeux est stable chez tous les individus de sexes et d’espèces différentes, ce caractère doit être considéré comme douteux. Diagnose révisée du genre lomachus comprenant les quatre espèces : lomachus politus d’Afrique, 1. laeoiceps, 1. punctulatus et 1. nitidus de l’Inde Méri¬ dionale. Scorpions de taille moyenne ne dépassant pas chez les adultes une longueur de 7-8 cm ; corps toujours aplati, ponctuation tégumentaire dense et distincte ou à peine visible et seulement en certaines régions du corps ; céphalothorax toujours lisse, sans carènes ni granules, à bord antérieur orné d’une encoche peu profonde ou très profonde ; tubercule oculaire absent ou faiblement développé ; tergites avec épaississement transversal et saillie longitudinale bien ou faiblement développés ; céphalothorax, tergites et sternites toujours munis d’une paire de dépressions à peu près parallèles ; queue comprimée latéralement et sans carènes granuleuses, aussi longue ou plus courte que le tronc ; articles de la queue portant tous des poils longs, bruns, rigides et disposés à peu près symétriquement ; vésicule très poilue sur ses faces ventrales et ventro- latérales. Dent distale externe du doigt mobile des chélicères presque égale ou à moitié aussi longue que la dent distale interne. Brachium des pattes-mâchoires avec un ou deux tubercules ; ces tubercules peuvent être représentés soit par une 763 paire de gros granules soit par une paire de bosses coniques portant deux gros granules ; doigt mobile de la pince plus court ou aussi long que la main et muni d’un lobe triangulaire près de sa base ; processus maxillaire de la pre¬ mière paire de pattes distalement arrondi ou triangulaire ; basitarse des pattes ambulatoires près de l’extrémité distale ventrale avec de véritables épines ou quelques poils en forme d’épines ; tarses ventralement avec trois ou quatre poils longs ou avec une épine remplaçant le poil antérieur distal ; bord ventral du tarse avec une longue série médiane de denticules et une autre série, plus courte, située près de sa base. Opercule génital femelle sans trace de ligne médiane de fusion ou avec une faible ligne de fusion axiale. Peignes courts et faiblement segmentés ; au maxi¬ mum 12 lames, elliptiques, les distales étant plus grandes que les proximales ; stigmates obliques, droits et en forme de fentes. Fig. 5. — Répartition géographique des espèces de scorpions du genre loruachus. AFRIQUE : lomachus politus Poe., Kenya, Ouganda, Tanzanie, Moçambique, et Natal ; I. borana Caporiacco, Neghelli en Ethiopie ; lomachus sp R. S. N® 554 du Muséum de Paris, Lorogui au Kenya. INUE : lomachus lae^iceps Poe., Coimbatore, Mangalore, Tranijuebar, Trivandrum ; I. punctulaius Poe., Coimbatore, Shenbaganoor ; I. nitidus Poe., Nellore, Tirupati. Répartition géographique (fig. 5) Si l’on examine cette répartition du point de vue physiographique et hypso- métrique, il apparaît que les lomachus africains et indiens se trouvent surtout dans les régions montagneuses et humides. Pin Afrique ils habitent la côte orien- — 764 — taie tandis qu’en Inde péninsulaire, ils se trouvent aussi bien dans les régions occidentales qu’orientales. Les deux régions habitées par ce genre appartiennent à des boucliers continentaux : bouclier africain et bouclier indien. La présence du genre lomachus ainsi que des genres Buthotus, Orthochirus, Butheolus, Lychas, Isometrus et Androctonus etc. en Afrique et en Inde fournit matière à réflexion aux protagonistes et antagonistes des théories des « Ponts Intercontinentaux » et de la « Dérive des Continents ». Clé pour l’identification des trois espèces indiennes à' lomachus : laeoiceps, punctulatus et nitidus. 1. Corps faiblement aplati ; 2) céphalothorax avec une encoche médiane peu profonde ne dépassant pas une ligne transversale représentant la tangente postérieure de la première paire d’yeux latéraux ; 3) tubercule oculaire absent ; 4) ponctuation très faible sur le céphalothorax et les tergites ; 5) tergites à épaississement transversal et saillie médiane longitudinale faiblement développés ; 6) queue plus courte que le tronc ; 7) dent distale externe du doigt mobile de la chélicère moitié moins développée que la dent distale interne ; 8) tubercule brachial des pédipalpes très faible n’étant représenté que par deux gros granules ; 9) doigt mobile de la pince d’une longueur égale aux 2/3 de celle de la main ; 10) série longitudinale inférieure des dents sur le doigt mobile faite de dents peu nombreuses et irrégulièrement disposées ; 11) tarses, ventralement, avec trois paires de poils longs, jamais d’épines . lomachus nitidus. 1. Corps très nettement aplati ; 2) céphalothorax avec une encoche médiane assez profonde dépassant vers l’arrière, une ligne transversale représentant la tangente postérieure de la première paire d’yeux latéraux ; 3) tubercule oculaire faible ; 4) ponctuation distincte sur le céphalothorax et les tergites ; 5) tergites à épais¬ sissement transversal et saillie médiane longitudinale très distincts ; 6) queue aussi longue ou plus longue que le tronc ; 7) dent distale externe du doigt mobile de la chélicère légèrement plus petite que la dent distale interne ; 8) tubercule brachial des pédipalpes très faible ou bien développé ; 9) doigt mobile de la pince aussi long que la main ; 10) série longitudinale inférieure des dents au doigt mobile faite de dents aussi nombreuses que celle de la série dorsale ; 11) tarse, ventrale¬ ment, avec 2 paires de poils longs ou au moins une épine antérieure distale .... B B. 1) Tubercule brachial faible, n’étant formé que de deux gros granules et sans grosses bosses ; 2) surface dorsale du fémur des pattes-mâchoires granulée ; 3) poil anté¬ rieur distal sur le bord ventro-latéral du tarse remplacé par une épine ; 4) denti- cules sur la face ventrale du tarse nombreux et très distincts . lomachus punctulatus. 1) Tubercule brachial bien développé formant deux grandes bosses coniques au sommet desquelles sont situés deux gros granules ; 2) surface dorsale du fémur des pattes- mâchoires lisse ; 3) hords ventro-latéraux du tarse avec deux paires de poils, jamais d’épines ; 4) denticules de la face ventrale du tarse très peu ou à peine visibles . . lomachus laeoiceps. Faciès lomachus. — • Le fait que les scorpions lomachus se trouvent unique¬ ment dans les lieux humides montagneux va de pair avec un ensemble de caractères morphologiques que l’on peut désigner par le nom « Faciès lomachus ». Comme nous le verrons plus loin, ce faciès n’est pas spécial à ce genre et les caractères qui le constituent sont les suivants ; 1) aplatissement dorso-ventral du corps ainsi que des pattes-mâchoires ; 2) faible développement de la queue ; — 765 3) absence totale de granules et de carènes granulées sur la surface dorsale du préabdomen ; 4) faible développement du tubercule oculaire ; 5) présence de dépressions paires bien nettes de chaque côté des yeux médians et sur les tergites et les sternites abdominaux ; 6) développement de poils rigides et longs, surtout sur la queue. Tous ces caractères sont liés à l’aplatissement du corps qui permet à l’animal de mieux s’adapter à une vie dans les fissures et les crevasses parmi les roches ainsi que nous avons pu personnellement le constater, lomachus nitidus par exemple, est une forme habitant les vallées boisées des collines Tirumalai en Inde méridionale. Ces collines constituent une des chaîne des Ghàtes Orien¬ tales. Toutes les vallées sont parsemées de roches granitiques. Nous avons collecté cette espèce à plusieurs reprises, à différents endroits mais uniquement sous les roches enfoncées. Les Scorpions s’y trouvent accrochés, le ventre tourné vers le ciel. Ils ont été jamais trouvés en dehors des roches ni dans des trous ou des terriers. Cela indique qu’ils ne sont pas capables de creuser comme le font par exemple les Helerometrus, les Pandinus, les Scorpio et certaines espèces d’Opis- thophthalmus. Lawhenck (1928) a signalé que Iladogenes taeniurus (Ischnurinae) dont le corps et la queue sont aplatis, ne vit que dans des fissures étroites de roches gneissiques. llormiops davydowi de l’Indo-Chine possède à peu près le « faciès lomachus », mais nous manquons de précisions sur son mode de vie. Comme nous l’avons signalé pour lomachus nitidus, les scorpions à corps aplati ont la possibilité de rester accrochés sur la paroi ventrale des roches enfoncées. A la suite d’observations sur Androctonus australis et Euscorpius italicus en élevage, Lankesteh (1883) remarqua que les petits scorpions italiens ont le corps beaucoup plus aplati et qui ne se soulève pas sur les pattes lors de leur déplacement comme chez Androctonus australis mais reste près du sol, les pattes étant étendues de deux côtés. En plus de cette habitude il constata que ces scorpions ont tendance à se glisser sous des pierres et des crevasses (au contraire A’ Androctonus) et apparemment ils ne creusent pas de terrier. Il ajoute « Très souvent, je les ai trouvés restant le ventre dirigé en haut sous des pierres dans la cage d’élevage. En effet cette position est plus usuelle que l’in¬ verse. Je ne sais pas comment expliquer la signification de cette attitude ». Les éthologistes appellent ce comportement « Géotaxie négative ». L’origine probable du faciès lomachus. — Les scorpions auraient pris cette habitude de s’enfoncer dans les fissures et crevasses pour échapper à des variations climatiques importantes, surtout au froid glacial. Les muscles dorso- ventraux raccourcis rapprochant le bouclier céphalothoracique et les tergites vers les plaques ventrales aplatissent le corps. Les dépressions paires sur le céphalothorax, les tergites et les sternites montrent qu’elles sont les résultats d’un effort continu et répété des muscles pour se contracter. Les scorpions n’ayant pas à creuser, la queue est restée grêle. En règle générale, les granules et les carènes granuleuses renforcent le tégument mécaniquement (contre l’abra¬ sion) et physiologiquement (contre la transpiration) sans augmentation inutile de poids. Les granules et les carènes granuleuses sont surtout bien accusés dans les régions qui sont plus susceptibles d’être en contact avec la roche chez les scorpions lapidicoles comme par exemple Buthotus, Androctonus, Buthus, etc. Étant donné que les espèces A' lomachus ont l’habitude de rester accrochées par la face ventrale, les granules et les carènes sont absents sur le corps. La signifi¬ cation du développement de long poils sur les anneaux de la queue reste inex¬ pliquée. l'ne autre série de caractères associés se voit chez plusieurs scorpions y com- — 766 — pris les scorpions du genre lomachiis : tégument sombre et ponctué. Ces scorpions sombre et ponctués habitent uniquement les lieux humides soit en montagne soit en plaine comme par exemple lomachus, Microbuthus, Charmus, Butheolus, etc. Résumé Cette note, la quatrième de la série à' lomachus, traite de la composition du genre lomachus et de la répartition géographique des cinq espèces : I. politus, I, borana, I. laeviceps, I. punctulatus, et I. nitidus. Une série de caractères associés dits « lomachus faciès », leur origine probable et leur signification biologique sont décrits. Deux pro¬ cédés pour exprimer la profondeur de l’encoche médiane du céphalothorax ont été pro¬ posés. La position des yeux médians et latéraux, caractère générique, a été examinée. On a donné une diagnose révisée du genre lomachus et une nouvelle clé de détermination de trois espèces indiennes. Summary In this paper, the fourth in the sériés on lomachus, the composition of the genus lomachus and the geographical distribution of the five species I. politus, 1. borana, I. laeoiceps, I. punctulatus and I. nitidus are dealt with. A set of linked characters called « lomachoid fades », their biological significance and their probable origin are des- cribed. Two procedures for expressing the exact depth of the anterior margin of the carapace hâve been proposed. The position of the médian and latéral eyes and their generic value hâve been discussed. A revised diagnosis of the genus lomachus and a new key for the identification of the three indian species of lomachus hâve been given. BIBLIOGRAPHIE 1. Di Caporiacco, L., 1939. — Missione Biologica nel paese dei Borana, Raccolet Zoolo- giche. Aracbnida. Reale Academia d’Italia, Centro Studi per l’ Africa Orientale Italiana, pp. 307-309. 2. Lankester, E. 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P., 1968. — Contributions à la connaissance des scorpions de l’Inde. 2. lomachus laeoiceps. Bull. Mus. nat. Hist. nat., 2® sér., 39, 1967 (1968), pp. 1066-1076, fig. 1-17. — 767 9. Sueenivasa-Reddy, R. 1’., 1968. — Id. 3. lomachus punclulatus. Ibid., 40, pp. 132- 140. fig. 1-1. 10. S reenivasa-Reddy, R. P. — Id., 4. lomachus nitidus. Ibid., 40, pp. 518-526, fig. 1-14. (sous presse). 11. Werner, F., 1939. — Neue Eingànge von Skorpionen im Zoologischen Muséum in Hamburg. II. Teil. Festschrift Dr. Ëmbrik Strand., 5, pp. 353-360. BULLETIN DU MUSÉUM NATIUNAL UTIISTOIHE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — 4, 10G8, pp. 708-77 1. MYRIAPODES DE U ILE AUX SINGES {MAKOKOU, GABON) RÉCOLTÉS PAR J. A. BARRA Par J.-P. MAÜRIÈS. La présente note étudie une petite eollection de Diplopodes (Pénicillates exclus) et Chilopodes récoltés en majorité dans Pile aux Singes (rivière Ivindo), près de Makokou au Gabon. Comme le montre la liste ci-après, la plupart des individus récoltés sont des jeunes, malheureusement indéterminables spécifique¬ ment et souvent même génériquement. Cependant, la présence dans ces récoltes, d’une nouv'elle espèce de Chilopode Géophilomorphe du genre Pleuroschendyla Brôlemann et Ribaut, 1911, justifie la publication de ces résultats, et nous permet de donner une clé de détermi¬ nation des espèces de ce genre. St.\tions et espèces récoltées Les récoltes portant les lettres 1. S. proviennent de Pile aux Singes, île impor¬ tante située au milieu de la rivière Ivindo, à une douzaine de kilomètres de Makokou ; elle est constituée par un banc sablo-argileux qui repose sur la roche mère. Ce milieu est très humide et toute la végétation ligneuse est recouverte de mousses formant des draperies ; on note la présence (comme sur toutes les îles) d’énormes termitières à Macrotermes (J. A. B.arra in lût.). 1. S. 1 SOL. 5 ; échantillon de sol argilo-sableux pris à — 30 cm de la surface, caractérise par la présence de racines de faible diamètre (1 cm) et un chevelu de radicelles assez dense ; microfaune pauvre ; 25 mai 1960 : Monachodesmus (?) sp., 1 Ç j. LS. 3 AN. 6 : fragment d’écorce pris sur une chandelle très dégradée à -)- 30 cm du sol ; 11 juillet 1966 : Mecistoparia sp., j. Scutigeromorpha g. sp., j. Lithohiidae g. sp., j. 1. S. 3 AN. 8 ; chevelu de racines adventives provenant d’une liane reliant celle-ci au sol, à + 25 cm ; 11 juillet 1966. Lithobiidae g. sp., j. 1. S. 3 IVI. 6 : litière sèche prise en bordure de la rivière Ivindo ; 11 juillet 1906 : Mecistoparia sp., j. — 769 — I. S. 1 MO. 1 : fragment de souche pourri couvert de mousses gazomiantes ; 25 mai 1966 : Mecistoparia sp., 1 Ç j, jj. I. S. 1 4 ; souche pourrie formant un complexe de racines, radicelles et sable limoneux, en bordure de la rivière Ivindo ; 25 mai 1966 ; Monachodesmus (?) sp., 1 j. I. S. 2 1 : échantillon de sol, sable et radicelles (0 à — 5 cm) au pied d’une ter¬ mitière ; 4 juillet 1966 : Mecistoparia sp., 1 j. I. S. 2 8 : fragment de branche morte sur le sol, mousses et sable ; 4 juillet 1966 : Mecistoparia 'sp., 1 j. Ipassa, plateau forestier : fruit décomposé de Strychnos cf. aculeata sur le sol ; 22 mai 1966 : Mecistoparia sp., 2 Ç, 2 j. Ipassa, plateau forestier ; récolte à l’aspirateur sous écorce d’arbre ; 20 mai 1966 : Aporodesmus (?) sp., 2 j. Spirostreptoidea g. sp., 1 $ j. Laciniogonus coiffaiti Mauriès, 1 cj Belinga R. 3 : sol au pied d’un rocher en forêt arbustive sous belvédère ; alti¬ tude 980 m ; mi-juillet 1966 : Pleuroschendyla barrai n. sp., 1 Description de Pleuroschendyla barrai n. sp. Nota. — Étant donné la remarquable fixité du nombre de paires de pattes à l’intérieur de chaque espèce du genre (voir Démangé, 1963), je considère l’unique recueilli par Barra comme appartenant à une espèce nouvelle, proche des P. minuta et P. corticea décrits par Démangé, 1968 de la même région du Gabon. Je rattache à cette nouvelle espèce et considère comme paratypes 1 (J et 1$ récoltés à Belinga par H. Coiffait. Loc. typ. : Gabon, environs de Belinga (Coll. J. A. Barra, Station BEL. R. 3), 1 (J à 49 paires de pattes (Holotype). .Autre capture : Ciabon, Belinga, 10-2-63 (Coll. 11. Coiffait), 1 à 54 p.p., 1 $ à 51 p.p. (Paratypes). Holotype : Coloration jaunâtre ; longueur : 25 mm. ; 49 p.p. Ecusson céphalique 1,3 fois plus long que large. Antennes 2,3 fois plus longues que la capsule céphalique, à 14 articles à peine plus longs que larges (le dernier est ovoïde, 2 fois plus long que large). Zone prélabiale (fig. 1) sans aire clypéale ; chætotaxie prélabiale réduite à 1 + 1 soies postantennaires et deux paires de soies plus courtes, plus posté- 1. C’est le 2® individu d* Ronnu de cette espèce décrite récemment (Mauriès, 10G8) avec un seul exemplaire. — 770 — rieures : une paire paramédiane et une paire de très petites soies nettement plus latérales. Labre (fig. 1) : pas de limite nette entre l’arc médian et les pièces latérales ; en tout 24 dents, les médiales courtes, arrondies et bien individualisées, les externes réduites à des piquants dirigés vers l’intérieur ; des médiales aux externes, on passe progressivement de l’un à l’autre type de dent. Mandibule : lame dentée en 2 blocs de 5 et 3 dents (total 8). Mx. 1 (fig. 2) : palpe du coxosternum pc court et arrondi au sommet. Palpe p du 1®’’ article assez long, presque aussi long que l’article distal devant lequel il se rabat ; trois soies sur chaque article distal et sur chaque prolongement médian. Mx. 2 : ongle très aigu, pectiné sur ses deux arêtes. Tergite forcipulaire trapézoïdal. Forcipule à pointe lisse sans particularité, avec seulement à sa base, du côté interne, une petite denticulation obtuse. 1, vue ventrale de la moitié antérieure de la capsule céphalique : labre et zone prélabiale. — 2, moitié du 2® maxillipède. Tergites : deux stries longitudinales paramédianes bien marquées. Pilosité réduite à deux rangs transverses (un antérieur, un postérieur) de 6 (3 + 3) soies très fines, mais assez longues et surtout bien visibles aux anneaux antérieurs; entre ces deux rangs, il peut y avoir quelques rares soies. Sternites : champs poreux du 2® au 24® sternite ; ces champs, situés au milieu du sternite, ont une forme en losange transverse à angles émoussés, et ne sont pas délimités par un quelconque ressaut chitineux ; ils sont quand même bien visibles en raison de la grande densité des pores, qui donnent aux champs une teinte plus foncée. Pleurites : dernier pleurite stigmatifère séparé du tergite correspondant. Pattes terminales sans particularités spécifiques. Clé nES ESPÈCES nu genre Pleuroschendyla ^ 1. Champs poreux à partir du 1®’’ sternite . P. nesiotes Chamb. (Haïti) — Champs poreux à partir du 2® sternite . 2 — Champs poreux à partir du 3® sternite . 3 1. D’après Démangé 1963, page 46, modifié et complété. — 771 ^ 2. Champs poreux parvenant à l’antépénultième sternite . 5 — Champs poreux ne parvenant qu’aux sternites de la moitié du corps (25® — 30®). 6 3. Champs poreux parvenant à l’antépénultième sternite ; 63 (cj), 67 (Ç) paires de pattes . P. chevalieri Brol. (Côte d’ivoire) — Champs poreux ne parvenant qu’aux 36® — 40® sternites . 4 4. $ 73-75 p.p., Ç 77-79 p.p. ; mandibule à 9 dents ; au lahre 15 dents médiales et 16 16 épines latérales . P. amieti Dem. (Nimba) — (J 69-71 p.p., $ 71-73 p.p. ; mandibule à 11 dents ; au labre 28 dents médiales et 17 -)- 17 épines latérales . P. magna Dem. (Nimba) 5. Champs poreux ronds, situés sur une plage en saillie ; 63-67 paires de pattes . P. pratensis Dem. (Nimba) — Champs poreux ovales; 49-57 p.p . P. angolae Chamb. (Angola) 6. Champs poreux ronds, situés sur une saillie annulaire ; 49-53 paires de pattes .... P. oligopoda Dem. (Nimba) — Champs poreux en ovale transverse . 7 7. 35-37 p.p. ; petite taille (12-16 mm.) ; environ 20 dents au labre . P. minuta Dem. (Gabon) — 49-61 p.p. ; taille plus élevée, dépassant 2 cm de long . 8 8. Grand nombre de dents au labre (70-80) ; (J 59 p.p., $ 61 p.p . P. corlicea Dem. (Gabon) — Petit nombre de dents au labre (20-30) ; (J 49-55 p.p., $ 51 p.p. . P. barrai n. sp. BIBLIOGRAPHIE Brôlemann (H. W.) & Ribaut (H.), 1911. — Essai d’une monographie des Schendy- lina (Myriapodes Géophilomorphes). N. Arch. Mus., Paris, 4, pp. 53-183. Démangé, J.-M., 1963. — La Réserve Naturelle intégrale du Mont Nimba. III. Chilo- poda. Mém. I. F. A. N., Dakar, 66, pp. 41-118. — 1968. — Myriapodes Chilopodes du Gabon. Biologia Gahonica (sous presse). Mauriès, J. -P., 1968. — Matériaux récoltés par H. Coiffait au Gabon, Myriapoda Diplopoda. Biologia Gahonica (sous presse). Laboratoire de Zoologie (Arthropodes) du Muséum National d’ Histoire Naturelle 61, rue de Buffon, Paris-V^. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2e Série — Tome 40 — N“ 4, 1968, pp. 772-778. NOUVELLE CAPTURE DU LIGIJR UVEAE (BORRADAILE) AUX ILES LOYALTY {Crustacea, Decapoda) Par Théodore MONOD Mon ami René Catala auquel on doit tant de captures et d’observations intéressantes dans les eaux de Nouméa (Nouvelle-Calédonie) ^ m’a adressé deux exemplaires d’une Crevette récoltée par Mr La Barre dans l’îlot de Sayawa, voisin d’Ouvea, Iles Loyalty : les spécimens ont été pris dans une mare d’eau saumâtre dont le niveau est apparemment un peu au-dessus de celui de la mer et où il tombe des feuilles de palétuvier qui y pourrissent. Il s’agissait de deux mâles du Ligur weae (Borradaile), espèce peu commune dans les collections mais à vaste distribution à travers l’espace indo-pacifique L’espèce a été décrite par Borradaile en 1900 sous le nom de Parhippolyte uveae (p. 414, pl. XXXVIII/11 a-g), Parhippolyte étant un genre nouveau (p. 414) placé dans une famille « Latreutidae ». La fig. 11 a donne une excellente idée de l’aspect « gonflé », fortement convexe latéralement, de la carapace. L’auteur, qui a eu 10 spécimens (tous femelles ?) d’Uvea, Iles Loyalty, figure les P 3-5 sans articles multi-artioulés et ne mentionne rien dans le texte à ce sujet ; l’angle étiré en épine du 6® somite abdominal est signalé, mais pas celui du 5® somite ; il y aurait 4 paires d’épines dorsales sur le telson. Stanley Kemp en 1914 (p. 83 et 122) met Parhippolyte et Ligur en synonymie et crée le binom Ligur uoeae (Borradaile) Kemp. En 1917, Borradaile (p. 401), citant des spécimens d’Aldabra, signale la multi-articulation du mérus P 2 et du propode P 3-5. Gordon (1936), qui semble n’avoir vu que des femelles d’Uveae (co-types), d’Aldabra, des Fiji (Vatulele, Vanua Vatu, Vanau Levu) « in land-locked pools of sait water », fournit la première des données précises sur les péréiopodes : P 2 a la partie distale de l’ischium, le carpe et le mérus subdivisés, P 3 le carpe et le propode, P 4-5 le propode ; cette segmentation des propodes P 3-5 serait (p. 102) « unique among the Caridea ». Holthuis en 1947 signale l’espèce d’Halmahera, Moluques (six spécimens, 45-51 mm) et en 1963 fournit quelques notes sur la coloration (rose-rouge) et une liste de localités connues (p. 272). 1. Les deux couples de Periclimenes récoltés sur Ilexahranchus, homochromes sur leur support, que je pensais pouvoir être le P. rex ou du moins une espèce très proche ont été soumis au Dr A. J. Bruce : il s’agissait, comme pour un troisième couple déposé par R. Cat.ala à l’Australian Muséum (P. 13705), de P. imperator Bruce 1967 [Zool. Verhandl. lUiksmus. Nat. llist. Leiden, No. 67, 31 mai 1967, PP 53-62, fig. 23-25). 2. Les deux sjiécimeus ont été déposés dans les collections du Muséum. 773 L’examen des deux spécimens de Sayawa (Mr La Barre colL, Aquarium de Nouméa n° 4109) ne laisse bien entendu aucun doute sur leur identité spécifique. Quelques points de morphologie méritent, toutefois, d’être signalés : 1. Taille. Les 2 ^ mesurent 72 (ex. n° 1 à rostre incomplet) et 73 mm (ex. n® 2). 2 + 1 2. Rostre. No 2 : - - — ; Gordon (1930, p. 103) donnait comme formule moyenne : 3. Scaphocérite. Terminé par une petite épine (fig. 1). 4. Angle postéro-latéral des 5® et 6® somites abdominaux. Ces deux angles (fig. 5) sont bien « acutely spinose » (Gordon, 1936, p. 105) ; Borradaile (1900, p. 414) ne signale cette épine que pour le 6® somite. Fig. 1. — Ligiir Ui^eae, tS, partie antérieure de la carapace. 5. Telson. Outre les 3 paires d’épines terminales et l’apex spiniforrne, il y a, sur mes 2 spécimens, 2 paires d’épines dorsales ; Borradaile (1900, p. 414) signale, dorsalement « four pairs of spines »). 6. Formule branchiale. Comme l’a souligné Gordon (1936, p. 105), elO est bien celle donnée par Senna (1902, p. 321, fig. 6) pour L. ensiferus : avec 12 bran¬ chies et 7 épipodites, L. uveae a, jusque dans le détail de leur répartition, la même formule que le genre Pandalus, placé cependant dans une autre famille quo les llippolytidae, les Pandalidae. 7. Pléopodes. Les PI 1-2 ^ ne semblent pas avoir été décrits ou figurés pour L. uveae ; la fig. 7 montre la forme de l’endopode non échancré apicalement comme chez L. ensiferus (Riggio, 1905, fig. 4) de PI 1, qui porte des rétinacles apicaux et la fig. 8 celle de V appendix masculina et de Vappendix interna, très semblable à celui de L. ensiferus (Riggio, 1905, fig. 3), avec à l’ajiex un groupe serré d’aiguillons barbelés rigides. V.) 775 — Fig. 6. — Ligur uveae, — Propode P 5 droit (ex. n.® 1). 8. Péréiopodes. Borradaile, qui n’avait noté en 1900, ni la segmentation du mérus P 2, ni celle du propode P 3-5 en 1900, signale en 1917 (p. 401) la seg¬ mentation de ces articles ; la figure de 1900 (pl. XXXVIII, fig. 11 a, reproduite par Holthuis, 1955, fig. 66 b) montre simplement une segmentation du mérus et du carpe P 2, les P 3-5 représentés tout à fait normaux. Gordon (1936) signale la multi- rticulation, pour P 2, du carpe, du mérus et de la partie distale de — 776 — Fig. 7-8. — Ligur weae, — 7, extrémité, avec ses rétinacles, de l’endopode PI. 1 ; 8, appendix mas- culina et appendix interna. l’ischium (p. 104) et du propode pour P 3-5, avec 21-25 articles pour le propode P 5 (p. 105). Sur les deux spécimens de Sayawa je trouve, pour P 2 ; N» 1 N» 2 G Dr G Dr ischium 3 3 1 4 42 mérus 9 9 15 16 carpe 25 26 32 32 Pour le propode P 3 gauche (n° 2) : 19, pour le propode P 4 droit (n° 2) : 17. Pour le propode P 5 gauche (n° 1) ; 30 articles (avec une grande soie sur 5, 9, 15), pour le P 5 gauche (n“ 2) : 31. 1. 2 petits articles distaux. 2. 3 petits artices distaux. — 777 On sait que le genre Ligur compte actuellement deux espèces, L. ensiferus (Risso, 1816) et L. weae. J’ai examiné au Muséum un spécimen de L. ensiferus, de Nice Le rostre est de formule 1 + 3 5 Au P 2, l’ischium compte 7 articles (6 petits articles dis¬ taux), le mérus 30, le carpe 46, donc cet appendice est très comparable à celui de L. uveae. Mais chez L. ensiferus les P 3-5 sont tout à fait normaux, sans aucun article segmenté. Bien des détails sont comparables ou identiques chez les 2 espèces, par exemple les pléopodes mais la différence dans les péréiopodes est très importante (P 3-5 à propode segmenté dans L. weae, simple dans L. ensiferus). Cette différence est-elle ou non de valeur générique, ou, au moins, suh-géné- rique ? Je n’ai pas l’intention d’en décider ici et préfère, pour le moment, suivre l’opinion des divers auteurs (Borradaii.e, Kemp, Gordon, IIoi.thuis) qui ont tenu les deux espèces pour congénériques. Au cas où la multi-articulation du propode P 3-5, unique chez les Crevettes comme le rappelait Gordon (1936), se verrait attribuer une valeur supra-spécifique, le taxon Parhippolyte Borra- daile, 1900 reste, évidemment, disponible. Peu après d’ailleurs, Calman (1939, p. 210), après avoir signalé la présence de Ligur edwardsii dans la région des Maldives, suggérait que Ligur weae pourrait bien être génériquement distinct de L. edwardsii ; L. uveae redeviendrait dans ce cas Parhippolyte weae Borradaile. Je n’ai pas cru pouvoir aller encore jusque là, mais quand de plus nombreux spécimens des deux espèces, ensiferus (= edwardsii) et uveae seront connus, l’éventualité d’une séparation des deux genres n’est nullement à écarter. BIBLIOGRAPHIE Borradaile, L. A., 1900. — On the Stomatopoda and Macrura brnught by Dr Willey froni Ihc Soulli Seas, p. 395-428, pl. XXXVI-XXXIX in : Arthur Willey, Zoulogical Resulls... New Britain, New Guinea, Loyalty Islands and elsewhere.... Part IV, May 1900. Borradaile, L. A., 1917. — On Carides l'roni llie Western Indian Océan, p. 397-412, pl. 58-59 in : Percy Sladen Trust E.xped. Indian Océan 1905, VI [Trans. Lin. Soc. London, ZooL, (2), XVII, Part III, sept. 1917]. Calman, W. T., 1939. — Crustacea ; Caridae. John Murray Exped. 1933-34, Sc. llcpls, VI, No. 4, pp. 183-224, 8 fig. Gordon, L, 1936. — On Hippolytid prawns of the genus Ligur, Sarato. Proc. Lin. Soc. London, 148th session, 1935-1936, Part 2, pp. 102-108, 2 fig. Holthuis, L. B., 1947. — Tlie Decapoda of the Siboga-Expedition — Part IX. The Hippolytidae and Rhyiichocinetidae. Siboga-Expedition, XXXIX a®, 100 p., 15 fig. 1. Ce spécimen ($ ov’ig.)est étiqueté « Ligur lùhvardsi-Sice ». C^omme l’exemplaire décrit par Sahato et envoyé « en communication » à A. Milne-Edvvakds était lui aussi une femelle ovigère, comme, de plus, les dimensions de l’exemplaire du Muséum sont très sensiblement celles données par Sahato, on peut se demander s’il ne s’agirait ]>as iis pararainptoides n. sp. I, Ma ; 2, Mxl ; ,‘î, Mx ; 4, Mxp. Si l’on passe en revue les différents Phyllognathopus, le caractère nuancé des traits distinctifs saute tout de suite aux yeux, reflétant l’existence d’un processus involutif particulièrement actif au niveau de la P 4. Il est d’ailleurs en soi très surprenant et exceptionnel de rencontrer une coupure aussi brusque dans un gradient morphogénétique, où l’on passe sans transition d’une patte de structure normale à la suivante presque atrophiée. Il y a là sans doute corrélation entre cette réduction et la régression extrême qui frappe également le maxillipède (fig. 1), ce qui, avec d’autres caractères, telle la séparation du segment céphalique du premier thoracique ou la conformation foliacée de la grande soie furcale chez — 781 — Fig. — 2. Phyllognalhopus paracamptoides ii. sp. P 1 ; 2, P 3 ; 3, P 4. Fig. 3. — Phyllognalhopus paracamptoides n. sp. 1, P 4 (très fortement grossie) ; 2, P 5. 782 certaines formes, représente des particularités uniques et qui situent cette famille un peu à part. Etant donné la ténuité des limites qui séparent les différentes formes à l’inté¬ rieur d’un genre considéré jusqu’à présent généralement comme monotypique mais qui serait doté d’une grande « variabilité », on serait facilement tenté d’adopter des catégories infraspécifiques — sous-espèce, forme géographique — pour éviter des solutions taxonomiques qui à première vue peuvent sembler trop radicales. Cependant, fort des considérations relevant de l’expérimentation qui m’ont convaincu de l’importance que peuvent avoir les différences morpholo¬ giques les plus fines, j’ai estimé qu’il n’y a aucune raison de ne pas appliquer un Fig. 4. — Phylhgnatfiopus paracainjiloüles ii. sp. 1, Opercule anal et iurca ; 2, derniers articles abdominaux (vue ventrale) ; 3, branche furcale et soie apicale. critère taxonomique serré également dans le cas du Phyllognathopus . Il est pro¬ bable qu’on sera un jour amené à introduire dans la systématique des Harpacti- coïdes la notion de super-espèce, à l’instar de ce qui a été fait chez des Isopodes, où l’étude de la morphologie a pu être secondée par des recherches génétiques précises. Mais celé présuppose une connaissance exacte de toutes les variations de la morphologie accessibles à la description. C.omme je l’ai déjà suggéré ailleurs, le genre Phyllognathopus (= Viguierella) qui chez Lang figure encore comme monotypique et chez Borutskii, dans un — 783 — ouvrage plus récent (1952), englobe deux espèces, est sans doute aussi riche en espèces que beaucoup d’autres genres d’Harpacticoïdes, ce que, à mon avis, des recherches méthodiques sur la systématique de toute la famille, finiront par rendre évident. Centre de Recherches II i/drobiologiques, 91 — Gif-sur-Y cette. Laboratoire d*Ecohgie Générale, Brunoy. BIBLIOGRAPHIE Borutskii, E. V., 1952. — (Les Harpacticoïdes d’eau douce), dans Fauna S S S R, Ed. Acad. Sci. URSS. Bozic, B., 1965. — Un nouveau Phyllognalhopm (Copépode Harpacticoïde) du Gabon. Rev. Ecol. Riol. Sol., 2, 2, pp. 271-275. — 1966. — Description du mâle de Phyllognathopus camptoides Bozic et d’une forme récoltée à Gif ; essais d’hybridation et remarques sur les Phyllogna- thopodiidae (Copépodes Harpacticoïdes). Rev. Écol. Biol. Sol., 2, 1, pp. 31-40. Lang, K., 1948. — Monographie der Harpacticiden. Nordiska Bokhandeln, Stockholm. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N” 4. 1968, pp. 784-796. CONTRIBUTION J LA CONNAISSANCE DES VENERIDAE DU MOZAMBIQUE Par E. FISCIIER-PIETTE En 1967 et 1968 nous avons reçu de AP Lavranos, de Johannesburg, des Mol¬ lusques réeoltés principalement par lui, et aussi par ses amis, sur la côte du Mozambique. 11 s’agit essentiellement de Lamellibranches, provenant, pour la plupart, des cordons littoraux. Nous en publierons j)eut-être un jour la liste complète, car sur cette région la littérature ne donne pas beaucoup de renseigne¬ ments. .Mais nous mentionnons déjà ci-après ce qui concerne les Veneridae, groupe qui nous intéresse particulièrement. Les amis de M*' Lavranos qui lui ont confié des exemplaires sont AP® Helen Boswell, AP et Al™® J. PoLACK, AP® Lowell, M’’ g. W. Begg et AP N. D. Cling- MAN, AP Antonio rosa Pinto nous avait envoyé antérieurement des spécimens de Lourenço Alarques que nous joignons à notre étude. Les localités de récolte sont les suivantes, du sud au nord. Lourenço Alarques et les localités voisines de Catembe et lie Inhaca. - l’iage Costa do Sol, à 14 km E.-N.-E. de Lourenço Alarques. — Vila Luiza, à 40 km. — Joào Belo, à une centaine de km. — Chidenguele à 150 km environ. — Ponta Zavora (près Inhar- rime), à 300 km environ. — Région de Inbambane (400 km de Lourenço Marques) en deux points : Baie de Inbambane (à Inbambane et à Alaxixe situé sur la rive opposée de la baie) et Cabo Inbambane, plage sur la grande mer. — Région de A'ilanculos (600 km), à Alucoque. — Ile Santa Carolina située à 30 km plus au nord, à terre de l’île Bazaruto. — Enfin une petite récolte a été faite beaucou[) plus au nord par AP Begg, à Sofala (sud de Beira). En fait, cette dernière localité mise à part, les récoltes ne concernent que le tiers de la côte du Alozambique : la région située le plus au sud. Les ouvrages auxquels nous nous référerons jirincipalement sont les suivants. Pour le Alozambique, J. AL Braga, An. Junta Investig. Ultramar, A’II (3) 1952 ; W. .Macnae et Al. Kalk, Nat. llist. Inbaca Isl. (Johannesburg 1958) ; .M. L. Paes DA Eranca, Alem. .lunta Investig. Ultramar, 2® ser., n® 15, 1960. Pour l’Afrique du Sud, K. IL Barnard, An. South Afr. Mus., XLA'III (3), 1964. Pour .Madagascar, Dautzenberg, Faune des Colonies franç., III, 1929. Pour l)ar-es-Salam, Spry, The Sea Shells, II, Pelecyp., Tanganyka Notes and Records, n® 63, 1964. Il nous arrivera, au cours d(^ ce travail, de signaler la présence en Afrique du Sud d’espèces qui n’y avaient pas été mentionnées. Cette possibilité nous a été donnée par le fait que .\P Lavranos nous a fait parvenir de très abondants maté¬ riaux d’Afrique du Sud récoltés par lui ou par des amis, en plus de ce qui provient du Mozambique. 785 — Il nous est très agréable d’exprimer à M'' Lavranos toute notre gratitude pour le gros labeur qu’il a accompli avec enthousiasme pour rendre possible cette étude et celles qui la compléteront. Les autres personnes qui ont bien voulu se joindre à lui pour nous aider, ont droit aussi à toute notre reconnaissance. Venus verrucosa Linné. On sait que cette espèce atlantique se trouve aussi en Afrique du Sud (Bar- nard, p. 496), et qu’elle a été mentionnée au Mozambique à l’île Inhaca (Macnae, p. 129). M^'. Lavranos en a récolté une petite valve à Chidenguele, 2 valves à Ponta Zavora et 4 valves (dont la plus grande a 31 mm) au Cabo Inhambane, plage sur la grande mer. Nous croyons que cette dernière station est la plus av'ancée dans l’océan Indien qui soit connue. Venus toreuma Gould. Un exemplaire bivalve de 31 mm, et 6 valves, ont été récoltés par M''. Lavra¬ nos au Cabo Inhambane, plage sur la grande mer. Nous n’avons pas connaissance que cette espèce ait jamais été signalée au Mozambique, alors qu’elle est connue de Madagascar au Japon, etc. Venus reticulata L. M*". Lavranos a récolté 4 valves au Cap Inhambane. L’espèce avait déjà été citée du Mozambique, par Paes da Franca, p. 96, pl. 27, fig. 4, avec pour provenance l’île d’ Inhaca. Bien connue de l’Indo-Pacifique, elle va jusqu’au Natal (Barnard, p. 498). Circe scripta L. Espèce indo-pacifique à très large répartition, connue du Mozambique (Lou- renço Marques, Braga, p. 51) et jusqu’à Durban (Barnard, p. 501). Une valve droite de 35 X 32 mm, duc à M''. et .M"*® Poi.ack, vietit de l’île Santa Carolina. Gafrarium pectinatum L. Cette espèce indo-pacifique a été citée du Mozambique en 1931 par Lamy Bull. Mus., p. 306, sous le nom Circe Sacignyi Jonas, avec pour provenance la plage de Ponta Gea près de Beira (nous avons en mains cet échantillon). Et Barnard, 1964, p. 502, de même, de Chinde. Nous ne connaissons pas d’autres citations pour le Mozambique, car, ainsi que l’a fait remarquer Barnard, Braga s’est trompé d’espèce en la citant dans son travail de 1952, p. 51. .IP. Lavranos l’a récoltée à Lourenço Marques, Costa do Sol, Joâo Belo, Chidenguele (en très grand nombre). Baie de lidiambane. Cap Inhambane (en — 786 grand nombre) et à Mucoque (en très grand nombre) ; nous en avons en outre de l’île Santa Carolina, par Boswell et par M''. et M™® Polack. Elle a été étudiée pour Madagascar par Dautzenherg (p. 509), pour l’Afnque du Sud par Barnard (p. 502), pour Dar-es-Salam par Spry (p. 32). Gafrarium gibbium Lk. Nous croyons cette espèce nouvelle pour le Mozambique. Une valve droite, de 47 mm de long et 38 de haut, de l’île de Santa Carolina, est due à M''. et M™® Polack. Sunetta ovalis Sowerby. (= S. contempla Smith ?) (= S. ovalis Martin ?) Les récoltes de Mr. Lavranos contiennent des exemplaires de Lourenço Marques, Costa do Sol, Vila Luiza, Joâo Belo, Chidenguele, Cap Inhambane. Nous avions déjà en mains d’autres échantillons du Mozambique que M*'. Van Bruggen nous avait aimablement remis : de l’île Inhaca et de la presqu’île Macaneta près de Vila Luiza. Meretrix meretrix L. Les récoltes de M*'. Lavranos contiennent 10 valves de Lourenço Marques, de toutes tailles de 24 à 65 mm ; de la même région nous avons 3 exemplaires bivalves, de 43 à 60 mm, de Mrs Boswell, provenant de Catambe, et, de Costa do Sol, deux petits exemplaires pris vivants, et une petite valve, récoltés par M"". Lavranos, et 11 valves de 24 à 71 mm venant de M*'. N. D. Clingman. A l’autre extrémité du secteur étudié, à Mucoque près Vilanculos, M''. Lavra¬ nos a récolté une valve de 39 mm, et nous devons à M''. et M“® Polack deux exemplaires de 63 mm et de 47 mm, provenant de l’île Santa Carolina. Signalons enfin que dans des récoltes de M’'. et M“® Polack sur la côte sud du Natal entre Port Shepstone et Port Edward nous avons trouvé un exemplaire bivalve de 38 mm. Nous n’avons pas connaissance que cette espèce ait jamais été signalée du Mozambique ni du Natal. Au sujet de sa distribution, P. -H. Fischer et E. Fis- cher-Piette s’exprimaient comme suit dans leur travail de 1941 sur la révision des Meretrix (J. de Conchyl., 84, p. 315). « Répartition géographique du genre, du Japon à Karachi et même à Aden ; Insulinde, Philippines, et probablement jusqu’à la Nouvelle-Calédonie... Le genre Meretrix s’étend-il jusqu’à l’île Maurice ? La collection du Muséum contient deux Meretrix meretrix de l’ile de France, M’’. Reynaud 1829, voyage de La Chevrette. Il ne fait guère de doute que M^. Reynaud les a eus en cette localité, mais les a-t-il récoltés lui-même, ou reçu de quelque intermédiaire ? » Puisque nous savons maintenant que l’espèce existe au Mozambique et au Natal, il n’y a plus de raison de s’interroger sur la vraisemblance de la prove- naiice de l’île Maurice. 11 est toutefois curieux que l’espèce n’ait pas été trouvée à Madagascar (ni mentionnée de l)ar-es-Salam par Spry) ; et, pour la Mer Rouge, si elle a été mentionnée d’Aden par Oostingh (dans un travail sur les Moluques, et il ne donne pas la source de son information), elle ne se trouve pas dans les très abondants matériaux que Jousseaume a récoltés dans cette région. En somme il semble que, à partir de Karachi, cette espèce n’existe plus que de façon très sporadique ou même qu’il y ait une lacune dans sa distribution. Toutefois il faut remarquer que le nombre et la taille des individus de la région de Lourenço Marques, montrent qu’elle trouve là de très bonnes conditions de développement. 11 ne doit pas s’agir d’une implantation récente. Dans les lots de Mollusques restés indéterminés dans les collections anciennes du Muséum, nous venons de trouver une valve de Meretrix meretrix marquée « Cap de Bonne Espérance, M^. Reynaud 1829 ». L’espèce peut donc aller encore plus loin que le Natal. Mais là les conditions doivent être mauvaises : cet exemplaire, de 25,5 X 21 X 8 mm (donc 16 pour les deux valves) est manifestement, non un jeune, mais un « avorté », étant beaucoup plus bombé, beaucoup plus lourd, et à dents cardinales beaucoup plus massives, que les jeunes de cette taille. Tivela damaoides (Gray) Wood. Espèce connue de l’Afrique du Sud et de Madagascar à Karikal. Elle a déjà été citée du Mozambique, à Ponta Gea, par Lamy, 1931, Bull. Mus., p. 306, sous le nom T. dolahella Sow. M’’. Lavranos a récolté une petite valve à Lourenço Marques ; deux, de 27 à 39 mm, à Vila Luiza ; 22, ayant jusqu’à 42 mm, à Joâo Belo ; 2 à Chidenguele ; et 8 au Cap Inhambane. Bien que, dans leur travail de 1942 sur les Tivela (Journ. de Conchyl., 75, p. 16), E. Fischer-Piette et P. -H. Fischer aient donné une provenance d’Afrique du Sud, Ifafa (Natal), Barnard, en 1964, dans son travail sur les Lamellibranches d’Afrique du Sud, ne mentionne pas cette espèce. Or Mr. Lavra¬ nos nous en a envoyé de nombreux spécimens de six autres localités de la côte du Natal : entre Port Edward et Port Shepstone (récolte Polack), Hibberdene près Scottsborough (récolte Lubbers), Umhlanca Rocks (nord de Durban), Sait Rocks à 60 km environ au nord de Durban (récolte Lowell), Cape Ste Lucia dans le nord du Pays (Major Fuller), et Brighton. Enfin l’espèce dépasse largement le Natal vers le sud ; Mr. Lavranos nous a envoyé 3 petites valves (de 23 à 26 mm) d’East London. Tivela natalensis Dunker. Cette espèce décrite et bien connue de l’Afrique du Sud, a été mentionnée du Mozambique, à Inhaca, par Macnae, p. 192. M''. Lavranos en a récolté une petite valve à Vila Luiza, et une valve de 78,5 mm de long sur 67 mm de haut au Cap Inhambane. Et nous devons à M^. et M™® Polack 3 spécimens, de 50 mm, 33 mm et 28 mm, venant de l’île Santa Carolina : c’est la localité la plus nordique actuellement connue. 788 — Tivela rejecta Smith. Espèce connue d’Afrique du Sud, de Malindi (Afrique orientale), de Mada¬ gascar, mais qui n’était pas connue du Mozambique. M"'. Lavhanos a récolté à Chidenguele 8 petites valves (de 9 à 15 mm) que nous rapportons à cette espèce. Tivela transversa Sow. M''. Lavranos a récolté à .Joào Belo 22 valves usées de cette espèce qui n’avait pas encore été mentionnée du Mozambique. Elle a été décrite du Natal et men¬ tionnée du Cap par Barnard (1964, p. 506) ; E. Eischer-Piette et P. -H. Fis¬ cher (loc. cit., p. 25) ont montré qu’elle existait aussi à Madagascar sous le nom Tivela Petiti Dautzenberg. Il n’est donc pas étonnant qu’elle vive aussi au Mozambique. Mais ces provenances ne lui confèrent qu’une aire de répartition fort limitée et on conçoit mal ce qui l’aurait empêchée de se répandre jusqu’à la Mer Rouge et aux Indes comme T. damadoides. Il est vrai que la même question se pose pour T. compressa Sow., dont d’ailleurs il n’est pas certain que T. trans¬ versa ne soit pas un synonyme {loc. cit., p. 23). Contre cette dernière supposition vient le fait que, de Joào Belo, nous avons eu, côte à côte avec les 22 T. trans¬ versa qui toutes étaient franchement « transverses », un exemplaire de T. com¬ pressa bien typique lui aussi par sa forme beaucoup plus élevée. Voir sur cette question des rapports entre les deux formes, les mensurations faites par Bar¬ nard, 1964, Ann. S.-Afr. Mus., p. 506. Tivela compressa Sow. La seule mention que nous ayons trouvé de la présence au Mozambique de cette espèce sud africaine, est celle de MacNAE 1958, qui la signale (p. 129) dans le sable de l’île Inhaca. M*". Lavranos en a récolté un exemplaire abîmé, à .loâo Belo. Pitar hebraea Lk. Espèce bien connue de l’Océan Indien et de l’Afrique du Sud, et qui pour le Mozambique a déjà été mentionnée par Macnae (p. 129) et par Paes da Franca (p. 95, pl. 26, fig. 6), à Inbaca. LÉGENDE DK LA PLANCHE I Fig. I et 2. — Pitar hebraea l^k. Mucoqiie. (ir. nat. Fig. 3 et 4. — Pitar madecassina Fisch. et Delm. Deux valves de Lourenço-Marques. Gr. nat. Fig. 5 à 7. — Tapes sulcarius Lk. Type de Lamarck (provenance inconnue), (ir. nat. Fig. h à 12. — \’enerupis rorrufiata (îmel. Ile Santa Carolina. (Ir. nat. Fig. 13 et 14. — Idem, une \ alve du (.aj) Inhainhane. (Ir. nat. Fig. 15 et IG. — Idem, une autre vah e du (iap Inhainhane. (ir. nat. PLASCIIE 1 scne. — 789 Mf. Lavranos a récolté cette espèce à Costa do Sol, au Cap Inliambane et à Mucoque ; et il nous a transmis un spécimen trouvé par Mrs. Bosvvell à l’île Santa Carolina. Le lot de Mucoque est fait d’exemplaires particulièrement allongés et peu renflés. Voici un certain nombre de mensurations les concernant (longueur, hauteur, épaisseur, en mm). 38 X 29 X 21 35 X 29 X 21 35 X 28 X 20 33 X 29 X 19 33 X 28 X 20 31 X 27 X 19 31 X 27 X 18 31 X 27 X 18 29 X 24 X 17 29 X 24 X 17 28 X 23 X 16 25 X 22 X 15 Nous figurons le plus grand de ces échantillons (fig. 1 et 2). La comparaison avec la figure donnée par Paes da Franca montre bien l’allongement particulier que nous avons voulu faire connaître. L’exemplaire de Dar-es-Salam que Spry (p. 33) a eu en mains, a les mêmes dimensions que deux de ceux que nous venons de citer : 29 X 24 mm. Pitar (Lamelliconcha) madecassina Fischer-Piette et Delmas. 1893. Dosinia trigona Rve. Dautze.nberg (non Reeve), Liste prélim. Moll. mar. Madagasc., J. de Conchyl., LXVIII, p. 66. 1929. Dosinia trigona Rve. Dautzenberg, Moll. test. mar. Madagasc., Faune colon, fr., III, p. 601. 1932. Dosinia trigona Rve. Dautzenberg, Moll. mar. Madagasc., supplém., .1. de Conchyl., LXXVI, p. 105. 1967. Dosinia ? (Sinodia ?) madecassina Fischer-Piette et Delmas, Révision n. sp. Dosinia, Mém. Mus., Zool., t.47, p. 12, PI. III, fig. 17 à 19. Ayant eu en mains (à Paris et à Bruxelles) les échantillons de Madagascar que Dautzenberg avait étiquetés Dosinia trigona Rve, Fischer-Piette et Delmas ont fait savoir que cette détermination était erronée. N’ayant trouvé aucune autre espèce de Dosinia à laquelle ces échantillons puissent être attribués, ils les ont décrits comme appartenant à une espèce nouvelle, qu’ils n’ont d’ail¬ leurs rapportée qu’avec beaucoup de doute au genre Dosinia : « C’est avec beau¬ coup d’hésitation que nous plaçons cette espèce dans le sous-genre Sinodia [c’est le sous-genre auquel appartient Dosinia trigona], et nous ne sommes même pas certains qu’il s’agisse d’une Dosinia » (p. 14). Puis (p. 15) : « Nous supposons que c’est en raison de la costulation de cette forme, que Dautzenberg l’a considérée comme une Dosinia. Mais l’étroitesse du ligament et la constitution de la char¬ nière, nous semblent évoquer davantage les Hysteroconcha, où nous serons peut-être amenés à la transférer lorsque nous ferons la révision de ce groupe ». Notre révision des Pitarinae n’est pas encore faite, mais, les récoltes de M''. Lavranos au Mozambique nous amenant à parler à nouveau de cette espèce pour faire connaître son existence sur la côte africaine en plus de son domaine déjà connu, Madagascar, nous nous sommes penchés sur la question de sa véri¬ table place systématique. 50 790 — Elle pourrait efîectivement être placée sous le vocable Ilysteroconcha, créé par Lang, en 1722, cité à nouveau en 1887 par P. Fischer, Manuel de Conchy¬ liologie, p. 1079, comme correspondant à Diane Gray 1847 que P. Fischer considérait comme sous-genre de Meretrix Lamarck. Dall en 1902 (Proc. U. S. Nat. Mus., p. 354) a considéré comme sous-genre de Pitar Rômer 1857, les Diane Gray 1847, mais en abandonnant ce dernier nom pour le remplacer par Ilysteroconcha (Lang) Fischer. Et, dans ce sous-genre Ilysteroconcha, il a fait une subdivision en créant la section Lameïliconcha pour les Hysteroconcha dépourvues d’épines, avec pour type Cytherea concinna Sowerby. Notre espèce est très proche de Pitar concinna Sow. 1835 (qui a pour syno¬ nyme Cytherea affinis Broderip 1835). Donc, au sens de Dall, ce doit être une Pitar du sous-genre Hysteroconcha, section Lameïliconcha. Mais en 1951 Myra Keen, Minutes Conchol. Club S. California, n^ 113, p. 3, a considéré Lameïliconcha, non plus comme une section de Hysteroconcha, mais comme un sous-genre de Pitar au même titre que l’est Hysteroconcha. Notre espèce doit donc être considérée en lin de compte comme une Pitar (Lameïliconcha). La description qui avait été faite de cette espèce avait été suivie des rapports et différences avec la Dosinia trigona ; mais nous devons maintenant ajouter la comparaison avec les espèces de Lameïliconcha les plus proches. Comparée avec L. concinna, L. madecassina a une forme analogue hien que généralement plus courte. Le gonflement des valves est analogue. Grande analogie aussi dans le tracé du bord ventral, un peu flexueux à l’arrière. Ce fait n’avait pas été mentionné dans la description de L. madecassina, et les valves figurées et constituant le type, ne le montrent que très peu, mais quelques échantillons de Madagascar le montrent plus nettement. Et sur les échantillons du Mozambique il est généralement mieux marqué. Nous le figurons (fig. 3 et 4). Mais les deux espèces diffèrent par la région cardinale. La dent latérale et son logement sur la valve droite, sont plus allongés chez L. madecassina, même en faisant la compa¬ raison entre échantillons ayant les mêmes contours (ce n’est donc pas dû au fait que la coquille de madecassina est généralement plus courte). Cette dent latérale, du fait de sa brièveté, est bien plus pointue chez madecassina que chez concinna. Le contour de la valve au-dessus de cette dent et au-dessus de son logement sur la valve droite, fait saillie (voir fig. 18 et 20 de la pl. III de Fischer et Del¬ mas) dans le fond de la lunule, alors qu’il est rectiligne chez concinna (voir la fig. 296 de Myra Keen, Sea Sh. Trop. W. Amer., 1958). Notons enfin que, alors que concinna présente des coloris variés (y compris des exemplaires entièrement blancs), tous les madecassina sont entièrement blancs. La grande ressemblance des deux formes peut amener à considérer made¬ cassina comme une sous-espèce géographique de concinna. Une ressemblance nous étant apparue avec les figures de Cytherea Manillae Sowerby (1851, Thés. Conchyl., II, p. 634, pl. 136, fig. 180-181) dont Prashad (1932, Lamellibr. Siboga, pp. 221-222) a fait une Pitaria, nous avons demandé à M''. N. Tebble, du British Muséum, de bien vouloir nous envoyer des photo¬ graphies des spécimens figurés. Elles montrent des valves beaucoup plus renflées et un sinus palléal incomparablement plus court. Les récoltes de M''. Lavranos au Mozambique comprennent 16 valves assez fraîches de Lourenço Marques de 13 à 28 mm ; 18 valves, de 14 à 29 mm, de Costa do Sol auxquelles s’en ajoute une que lui a remis M"". N. D. Clingman ; 12, de 791 11 à 27 mm, de Vila Luiza ; 126 (souvent usées), de 5 à 27 mm, de Joâo Belo ; 4 (de 12 à 17 mm) de Chidenguele. Ces nombres laissent supposer que l’espèce est commune dans cette région comme elle l’est à Madagascar. Mais il est possible qu’elle ne s’étende pas plus au nord ; M''. Lavranos ne nous en a pas rapporté de la baie d’Inhambane, du Cap Inhambane, ni de Mucoque (près Vilanculos), et nous n’en avons pas eu de l’île Santa Carolina. Par contre, vers le sud, l’espèce ne se limite pas au Mozambique. iM’'. L.avranos nous a en effet remis un petit exemplaire (17 mm) récolté par Mrs. Lowei.l sur la côte du Natal à Sait Rock, à environ 60 km au nord de Durban. Plus au sud sur la côte du Natal, parmi des milliers de bivalves récoltés par M''. et M"^® Pol.ack entre Port Shepstone et Port Edward, et qui nous sont parvenus grâce à M"". Lavranos également, nous avons trouvé un certain nombre de valves (un tri partiel nous en a procuré 32) dont la plus grande a 18 mm. Les autres maté¬ riaux du Natal, de la province du Cap, du sud-ouest africain, que nous possédons (et dont beaucoup sont également dûs aux récoltes ou à l’entremise de M*'. Lavra¬ nos) ne nous ont pas procuré cette espèce. Il est normal de constater qu’une espèce qui est abondante à Madagascar vive aussi sur l’autre rive du canal du Mozambique. .Mais il est assez surprenant qu’une espèce qui est commune à Madagascar et au Mozambique ne soit pas connue d’autres contrées et ne paraisse avoir que ce secteur d’habitat fort res¬ treint. Les très abondantes récoltes de Jousseaume en Mer Bouge n’en con¬ tiennent pas ; et en Afrique du Sud dont la faune est bien connue, il semble bien qu’elle n’existe pas plus loin que le Natal, ainsi que nous l’avons dit ci-dessus. Lioconcha sp. M*". Lavranos a récolté à Mucoque 16 valves très usées qui sont peut-être assimilables à Lioconcha lentiginosa Chemn. telle que la représente Rômer, 1868, Monogr. Venus, I, pl. XL II, fig. 3, de la Mer Rouge. Si la présence de cette espèce se confirmait, elle serait nouvelle pour le Mozambique. Callista florida Lk. Mr. Lavranos a récolté dans la baie de Inhambane 37 valves, taille maxima 54 mm. Les récoltes des autres localités qu’il a visitées n’en contenaient pas. Nous avions reçu antérieurement, de Mr. Antonio rosa Pinto, un exemplaire recueilli vivant à Lourenço Marques (long. 44 mm), mais l’espèce n’y est proba¬ blement pas abondante puisqu’elle n’est pas citée dans les ouvrages de Braga, Macnae, Paes DA Franca. De la localité d’Inhambane elle avait déjà été citée par Barnard (1964, An. S.-Afr. Mus., 47, p. 504) d’après des échantillons du Musée d’Afrique du Sud. Barnard la cite aussi de Durban, de .Madagascar, des Seychelles, de la Mer Rouge. La collection du Muséum en contient de nombreux et beaux exemplaires de Zanzibar et de Madagascar. Dosinia tumida Gray. 1838. Cytherea tumida Gray, Analyst, VII, p. 309. 1967. Dosinia (Asa) tumida Gray Fischer-Piette et Delmas, Mém. Mus., A, XLVII, p. 37. 792 M*'. Lavranos a récolté huit valves (taille uiaxima 61 mm) à Mucoque et une petite valve au Cabo Inhambane ; Mrs. Boswell nous a remis un exemplaire récolté à l’île Santa Carolina. Cette espèce a été citée, sous des noms très divers, d’une région très étendue, allant du Natal à Taïti. Pour le Mozambique Paes ua Franca (1960) l’avait déjà mentionnée, de l’île Inhaca, sous le nom Dosinia japonica Rve, et hgurée pl. 27, 6g. 2. Dosinia (Dosinella) hepatica Lk. M^. Lavranos a récolté cette espèce à Lourenço Marques, Costa do Sol, Joâo Belo, baie de Inhambane et Mucoque. De Costa do Sol vient en plus une valve due à M*'. N. D. Clingman. On trouvera, pour cette espèce, bien connue pour être répandue du Cap de Bonne Espérance à la Mer Rouge, une liste bibliographique étendue, dans l’ou¬ vrage de Fischer-Piette et Delmas sur la révision des Dosinia, Mém. du Muséum, 1967, p. 82 ; en particulier il y est fait mention des provenances de Lourenço Marques et de l’atoll .Juan de Nova. Mais dans cette liste avaient été omises trois citations bibliographiques relatives aux Mozambique, celle de Braga, p. 52, qui mentionne comme provenances Lourenço Marques et Ilha de Moçam- bique ; et deux autres concernant l’île d’ Inhaca située en face de Lourenço Marques : celle de Macnae, p. 129, et celle de Paes da Franca, p. 95. Trois des valves récoltées par M''. Lavranos, une de Costa do Sol, une de Inhambane, une de Mucoque, sont si allongées que nous avions hésité à les déter¬ miner D. hepatica. Voici leurs dimensions. Costa do Sol, haut. 23 mm, long. 25,2 mm ; Inhambane, haut. 21 mm, long. 23 mm ; Mucoque, haut. 22,3 mm ; long. 23,8 mm. Ces échantillons sont en même temps très plats. Tapes sulcarius Lk. 1818. Venus sulcaria Lamarck, Anim. s. Vert., V, ]>. 605 (596). 1864. Tapes sulcaria Lk Reeve, Conch. Icun., pl. I, fig. 1. 1930. Tapes sulcarius Lk Lamy, Bull. Mus., p. 227. Nous avions déjà en collection 4 exemplaires de Lourenço Marques, envoyés par M''. Antonio rosa Pinto et déterminés par M’". G. Ranson. M"’. Lavranos a récolté 3 valves dans la baie d’ Inhambane, 5 valves et 15 exemplaires bivalves à Mucoque. Mrs. Boswell, à l’île Santa Carolina, a trouvé 8 valves et 6 exem¬ plaires bivalves, et nous en devons un autre de cette même localité à M''. et M™e POLACK. L’espèce a été citée d’Afrique du Sud, Durban, par Sowerby 1897, Appendix m. sh. S. Afr., p. 24, mais elle est surtout connue du nord de l’Océan Indien. Le plus grand des échantillons de M''. Antonio rosa Pinto a 81 mm de long ; le plus grand des récoltes de Mr. Lavranos (Mucoque) a 70 mm ; le plus grand de ceux de Mrs. Boswell (Ile Santa Carolina) a 74 mm. L’exemplaire-type de cette espèce, conservé au Laboratoire de Malacologie du Muséum, n’avait jamais été hguré. Nous le représentons ici (6g. 5 à 7). — 793 Venerupis corrugata Gmel. (= Venerupis pullastra Mtg). M*’. Lavranos a récolté 2 valves à Chidenguele et 5 valves au Cabo Inham- bane ; toutes ont une corrugation très marquée et très étendue et certaines sont très déformées (fig. 13 à 16). Mais pour un échantillon bivalve, de 35 X 25 X 17 mm, qui a été récolté par M"". et M™® Poi.ack à l’île Santa Carolina, les côtes, assez onduleuses à l’arrière, le sont très peu sur le reste de la surface (fig. 8 à 12). Cette espèce européenne et ouest-africaine existe jusque sur le pourtour de l’Afrique du Sud, Barnard (1964, p. 508) la cite jusqu’au Natal. On voit qu’elle va plus loin dans l’Océan Indien. Paphia textile Gmel. (= lextrix Cbemn.) Quinze valves, de 35 à 46 mm, ont été récoltées à Lourenço Marques par M*". Lavranos. Cette espèce n’avait, à notre connaissance, pas encore été mentionnée du Mozambique. A Madagascar elle n’est pas citée par Dautzenberg (1929, Faune Col. fr., III). En Afrique du Sud, Sowerby (1892, Mar. sh. S. Afr., p. 59), l’a mentionnée sans préciser de localité ; et Barnard (1964, p. 508) a vu une valve venant de Durban, mais fossile et ne permettant pas, disait cet auteur, de savoir s’il ne s’agissait pas de Paphia undulata Born. Cet échantillon m’a été aimablement communiqué par M''. Kensley du Musée de Cape Town, et j’ai pu me convaincre qu’il s’agit effectivement de Paphia textile. Paphia malabarica Chemnitz. M*'. Lavranos a récolté trois exemplaires, de 42 à 61 mm, à Lourenço Marques, et cinq, de 24 à 51 mm, à Costa do Sol. Nous avions déjà reçu antérieurement, de Lourenço Marques, un exemplaire de 62 mm envoyé par M*'. Antonio rosa Pinto. Cette espèce avait déjà été signalée du Mozambique : Braga (1952, p. 54, pl. X, fig. 10) la mentionne de Lourenço Marques ; Paes da Franca (p. 95, pl. 27, fig. 6), de l’île Inhaca. Barnard (1964, p. 509) la cite de Durban. Marcia paupercula Chemn. De Mrs. Boswell nous avons 10 bivalves et 2 valves de l’île Inhaca et deux bivalves de Lourenço Marques ; de M^. Antonio rosa Pinto, 9 exemplaires de Lourenço Marques ; de M^". Lavranos, 1 valve de Lourenço Marques, 152 de Costa do Sol (max. 43 mm), 6 de Joâo Belo, 15 de la baie d’Inhambane (max. 35 mm) et 8 de Mucoque ; de .Mr. N. D. Clingman, 30 de Costa do Sol ; et de M*'. et M™® PoLACK, 4 de l’ile Santa Carolina. — 794 — (!hemnitz, en décrivant son espèce (Concli. Cab., XI, p. 227, pl. 202, iig. 1977) a donné pour provenance Coromandel. Phii.ippi (Abbild., II, 1847, p. 63, pl. IV, fig. 5) a eu un exemplaire de Madagascar, et deux autres lui avaient été remis du Natal par Krauss. Ce dernier auteur, en 1848 (Die Südafrik. Mol., p. 11) la cite de la baie de Natal, fréquente. Pfeii ff.r ri869, Conch. Cab. ed. 2, XI, 1, p. 149) la cite de Coromandel et du Cap de Bonne Espérance. Cette espèce a été appelée à tort Tapes Kochi Phil. par Sowerby, 1852, Thé¬ saurus, II, p. 738, pl. 158, fig. 147-151, de sorte que divers auteurs ont fait la confusion. En particulier, à Madagascar, la citation de T. Kochi par Dautzen- BERG (1929, Faune Col. fr., III, p. 604) est basée sur des exemplaires cjue je viens d’examiner et qui sont des M. paupercula. Cette erreur avait été suivie par moi- même (1958, p. 123) et par B. Salvat (1961, p. 529), dans les études sur les plages soulevées de Madagascar parues au Bulletin du Muséum. L’erreur de Daut- ZENBERG avait sans doute été facilitée par le fait que Sowerby avait donné pour provenance à son « T. Kochi » Mozambique et Zanzibar. Une autre complication s’est introduite dans l’historique de cette espèce en Afrique australe. Bartsch (1915), étudiant les récoltes de Turton à Port- Alfred, a décrit (Bull. 91, U. S. Nat. Mus., p. 203, pl. 44, fig. 3, 4) Anomalocardia alfredensis. Bien que sa forme (importance de ses sommets, avant relevé, bord ventral largement arrondi) l’écartent à la fois de Marcia Kochi et de M. pauper¬ cula, c’est sous le nom Cryptogramma alfredensis Bartsch que Braga (1952, pl. X, fig. 8, 9) a représenté des M. paupercula de Lourenço Marques et que Paes DA Franca (1960, pl. XXVII, fig. 5 en a représenté un d’Inhaca (Mozam¬ bique). Et Barnard (1964, p. 504) a uni sous la dénomination Pitaria Kochii Phil., l’ensemhle des deux espèces de Philippi (Venus Kochii et sa Venus pau¬ percula qu’il dit ne pas être celle de Chemnitz), de l’espèce de Bartsch, de ses figurations par Braga, et Franca, etc. Peut-être a-t-il eu raison puisqu’il avait sans doute en mains un abondant matériel d’Afrique australe. Mais comme ses commentaires ne nous en donnent pas la preuve évidente, nous préférons désigner les spécimens du Mozambique que nous avons en mains et ceux qu’ont figuré Braga et Franca, sous le nom M. paupercula Chemn. Irus irus L. subsp. macrophyllus Desh. 1853. Venerupis macrophyUa Desiiayes, P. Z. S. L., pl. XVIII fig. 8 [sine descr.]. 1853. Venerupis macrophyUa Deshayes, Cat. biv. sh. Brit. Mus., p. 193. CooKE (1886, An. Mag. Nat. Ilist., 3® ser., 18, p. 303, Golfe de Suez), mettait macrophyUa en synonymie de irus. De même, pour Lynge (1909, Danish Exp. Siam, Mém. Acad. B. Sc. Lettr. Danem., 7® ser., V, p. 252), V. macrophyUa Desh., connue pour habiter tout l’ Indo-Pacifique, est synonyme du /. irus L. de l’Atlantique oriental et de la Méditerranée. Mais en 1923, Lamy (J. de Conchyh, 67, 1922, p. 289 et 290) ne prend pas parti, il écrit au conditionnel : « Cette espèce des Philippines posséderait une coquille plus arrondie et plus délicate que le V. irus L., avec les lamelles foliacées moins nombreuses et plus proéminentes ». Les auteurs plus récents ont généralement traité en espèce distincte la forme indo¬ pacifique, notamment Dautzenberg pour Madagascar, Prashad pour le Siboga, les auteurs japonais, et Barnard (1964, p. 512) pour l’.'lfrique du Sud (Delagoa Bay, St. Lucia Bay, Port Alfred). — 795 — Les examens de nombreux exemplaires de l’Atlantique et de F Indo-Pacifique m’ont montré que beaucoup sont indiscernables et qu’en cas de perte de la provenance on ne j)eut pas les attribuer à l’une des deux formes plutôt qu’à l’autre. Et pourtant je ne prends ])as le parti d’une mise en synonymie pure et simple, car les deux domaines d’habitat sont séparés, non seulement par l’isthme de Suez, mais aussi par le secteur allant de Port Alfred au Congo qui est à notre connaissance la région la j)lus au sud où ait été citée I. iras (Nickles 1950, Coi.LiGNON 1957). Dans le domaine de cette espèce, une citation de I. macro- phyllus a d’ailleurs été faite, du Cap Vert, en 1881, sous le nom Ruppellaria rnacro- phylla Desh., par Rochebrune (Nouv. Arch. Mus., 2® ser., IV, p. 255), qui a écrit : « 11 est impossible de séparer les spécimens provenant du Cap Vert, du type décrit par Deshayes comme provenant des Philippines et bien recon¬ naissable par « Laminis tenuihus cancellatis productis ». Le problème est le même que celui dont j’ai eu à m’occuper récemment (Mém. Mus., 1967, t. 47, pp. 57 à 59) pour Dosinia exoleta, de l’Atlantique, et Dosinia amphidesmoides, de F Indo-Pacifique, séparés par une lacune allant du Congo au Natal, en plus de la séparation constituée par l’isthme de Suez. Pour cette raison de séparation géographique, ai-je écrit, « nous n’opérons pas la mise en syno¬ nymie pure et simple, nous traiterons 1). amphidesmoides en sous-espèce géogra¬ phique de D. exoleta. Mais nous tenons à dire que c’est une simple convention, une opération artificielle... » Je prends exactement la même attitude pour Iras irus et Iras macro phyllus. La seule différence entre les deux cas, est que, alors que D. amphidesmoides n’est connu que jusqu’au Natal, 1. macrophyllus va un peu plus loin vers le Sud, jusqu’à Port Alfred. Les récoltes de M''. Lavranos contiennent deux échantillons du Cap Inham- bane et 1 valve de Costa do Sol de Irus irus subsp. macrophyllus. Clausinella foliacea Phil. Cette espèce a déjà été citée de Lourenço Marques par Braga, p. 53, pl. 10, fig. 11, et de Fîle Inhaca par Macnae, p. 129 et Paes da Franca, p. 96. M''. Lavranos en a récolté 6 valves à Lourenço Marques, 27 à Costa do Sol et 1 à Joâo Belo. Barnard (1964, An. S. Afr. Mus., 47, p. 498, Venus tiara), la cite de Durban. Nous avons un exemplaire récolté plus loin par M“® Polack : entre Port Sheps- tone et Port Edward. Anomalocardia malonei Vanatta. De M''. Lavranos, une valve de Lourenço Marques, de 12 mm, 205 valves de Costa do Sol (taille maxima 20,5 mm), une de Villa Luiza, trois de Joâo Belo, une de Mucoque près Vilanculos. Espèce décrite de ballast d’Afrique du Sud, par Vanatta, 1901, Proc. Ac. Nat. Sc. Philad., p. 181, pl. V, fig. 4, 5. Elle a été mise par Smith (1903, Proc. Malac. Soc., p. 397) dans la synonymie de Cryptogramma arakana Nevill, 1871, Journ. Asiatic. Soc. Bengal, II, n® 1, p. 10, pl. I, fig. 16, 16 a, décrite de Birmanie, de Singapour et de Ceylan. Nous ne voulons pas contester cette synonymie, mais nous préférons employer la dénomination de Vanatta parce que nos échantillons « — 796 — d Afrique australe (ceux du Mozambique, et un échantillon bivalve de Uurban, coll. Letellieh, qui a 15 X 11 X 7 mm) sont plus rostrés et plus étroits que la figure de Nevile. SowEHBY (1897, Appendix mar. Sh. S. Afr., p. 24) a cité Venus arakana de Port Elizabeth et Durban, renseignement répété par Smith, et par Bahnard, p. 497, qui a ajouté la provenance Cap Vidal (Zoulouland). Nous avons sous les yeux les « Chione striatissima Sow », publiés de Madagascar par Dautzenberg, 1929, Faune colon, fr., III, p. 603. Us sont identiques aux Anornalocardia Malonei du .Mozambique. Par comparaison avec les figures de Venus striatissima de Sovverby (Thés. Concliyl., II, p. 718, pl. 157, fig. 103 à 105) et de Reeve (Conch. Icon., XIV, Venus, pl. 26, fig. 35), leur sommet est en position plus médiane (moins antérieure) et leur extrémité postérieure est plus pointue (moins tronquée ou arrondie). Dn voit que cette forme peuple les deux côtés du canal de Mozambique en plus de l’Afrique du Sud. Elle n’avait pas encore été citée de la côte du .Mozambique, sous quelque nom que ce soit. Timoclea costellifera .'\d. et Bve. 1850. Venus costellifera 1952. Chione costellifera Ad. et Rve 1964. Chione [Timoclea) costellifera Ad. et Rve Cette espèce de T Indo-Pacifique et de pléistocène) a été mentionnée au Mozai Mt. Lavr.vnos en a recueilli 3 valves, bane, une à Mucoque près Vilanculos. Adams et Reeve, ZooI. Voy. Samarang, Moll., p. 79, pl. 21, fig. Ï8. Rraga, An. Junta Inves6g. Ultramar, VII, 3, p. 53. Rarnard, An. S. Air. Mus., 47, 3, p. 499, fig. 26 b p. 495. r.Vfrique du Sud (Algoa Bay ; Knysna, iibique, Inhambane, par Braga. une à Chidenguele, une au Cap Inham- Timoclea marica L. Cette espèce indo-pacifique, connue par exemple de .Madagascar (I).vutzen- BERG, 1929, p. 602) n’avait pas encore, croyons-nous, été mentionnée du Mozam¬ bique. .VP. Lavranos en a récolté deux petites valves à .Mucoque près Vilanculos et nous devons à .VP. Begg une valve usée, mais d’une certaine taille (21 mm) de Sofala, localité située au sud de Beira. l.ahoratoiir de Malacologie du Muséum. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2* Série — Tome 40 — N° 4, 1968, pp. 797-801, UN NOUVEAU GENRE DE FI LAI RE, PARASITE DE GRENOUILLES MALGACHES Par O. BAIN et J. BRUNHES Deux autopsies de Grenouilles malgaches ont permis de récolter des Pilaires, d’une part 2 (J, d’autre part 1 Ç à microfdaires ; ces parasites ont en commun des caractères importants et peuvent être rassemblés très vreisemblablement dans le même genre ; mais des détails morphologiques différentiels entre les Pilaires des deux lots conduisent à admettre l’existence de 2 espèces que nous étudions séparément ; la définition du genre est fondée sur l’étude des (J- Madochotera alata n. gen., n. sp. Matériel : 2 (J du lot 396 G, trouvés dans la cavité générale d’une Grenouille arboricole ^ à Ranomafana, le 7-4-64. Description : (J holotype mesurant 25 mm de long sur 300 p, de large ; corps brusquement aminci vers l’extrémité antérieure (lig. 1 A) ; région caudale enroulée sur 3 ou 4 tours de spire ; petites ailes latérales, de section triangulaire (lig. 1 E), naissant à 58 p de l’extrémité antérieure (fig. 1 B et C). Extrémité céphalique formée par un vaste plateau rectangulaire, de 90 p sur 40 p, allongé suivant le plan latéral ; 4 papilles céphaliques dans les angles du plateau et 4 papilles labiales externes de même taille que les précédentes ; dans le plan des amphides, 2 papilles labiales internes, petites et saillantes (fig. 1 F). Bouche allongée dorso-ventralement ; cavité buccale exiguë, haute de 4 p et sans capsule bien individualisée (fig. 1 1) et F). Anneau nerveux à 168 p de l’extrémité anté¬ rieure ; pore excréteur et deirides indiscernables. Oesophage formé par une portion musculaire étroite, longue de 227 p et une portion glandulaire nettement délimitée, longue de 1340 p, large de 190 p, gonflée de granules de sécrétion (les granules ont été excrétés dans le quart postérieur de l’œsophage, chez le spéciment figuré) (fig. 1 A). Testicule naissant à 430 p de l’extrémité antérieure. Queue longue de 220 p, à extrémité arrondie, dépourvue de pointes et d’orne¬ mentations ; papilles caudales disposées en deux files latéro-ventrales (7 papilles sur le coté droit et 8 sur le côté gauche), très v olumineuses à proximité du cloaque et réduites vers l’extrémité postérieure (fig. 1 L et M) ; en avant du cloaque, area rugosa constituée par des bosselures, allongées parallèlement à Taxe de la Pilaire et plus ou moins régulièrement disposées (fig. 1 H) ; cette ornementation se poursuit jusqu’à 5700 p de la pointe caudale ; à ce niveau, les bosselures de Varea rugosa deviennent progressivement perpendiculaires à l’axe du corps (fig. 1 G) ; les dernières bosselures s’observent à 11.500 p de la pointe caudale. Spiculés de forme simple, cuticule mince ; spiculé droit long de 185 p, à extrémité 1. Le spécimen a été confié à M. J. Arnoult pour détermination. 798 distale faiblement recourbée (fig. 1 J) ; spiculé gauche long de 475 (x, avec manche de 88 p, ; présence probable de deux ailes membraneuses le long du flagelle (les spiculés n’ont pu être disséqués étant donné la rareté du matériel) (fig. 1 1). Fig. 1. — Madocholera alatan. gen. n. sp., (^. A, Région antérieure du corps ; B, extrémité céphalique en vue latérale ; C et D, idem, en vue médiane ; E, coupe optique d’une aile latérale, dans la région antérieure ; F, tête, vue apicale ; G, Area rugosa, dans la région proximale ; H, idem, dans la région distale ; I, spiculé gauche ; J, spiculé droit ; K extrémité distale du spiculé droit ; L, queue, vue ventrale ; M, idem, vue latérale. (A, éch. 200 [X ; B, C, G, H, I, .J, L, M, éch. 100 tx ; D, E, F, K, éch. 50 n). Discussion : cette Pilaire ne peut être rapprochée d’aucun des autres genres parasites de Vertébrés à sang froid connus actuellement à Madagascar (Ciiab vud, Anderson et Brygoo 1959) ; par contre, elle présente certaines analogies avec le genre Ochoterenella, parasite de Batraciens ; l’espèce type, O. digiticaudata 799 Cahallero 1944, trouvée en Amérique centrale, possède un œsophage glandulaire volumineux, de nombreuses papilles caudales assez grosses, disposées sur 2 files régulières, des spiculés simples. Mais l’espèce américaine est dépourvue d’ailes latérales, la cuticule est ornée de bosselures sur toute la surface du corps, le diamètre de l’œsophage glandulaire s’accroit progressivement et ne dépasse pas 145 (x, les papilles post-cloacales sont peu nombreuses (3 paires). Cet ensemble de caractères isole nettement les spécimens malgaches et nous paraît nécessiter la création d’un genre nouveau, Madochotera, pour lequel nous donnons la défi¬ nition suivante : Définition : Madochotera n. gen., ünchocercidae, Onchocercinae, à cuticule lisse sauf au niveau de Varea rugosa ; ailes latérales présentes ; 8 papilles cépha¬ liques disposées sur un plateau rectangulaire et 2 papilles labiales internes ; œsophage nettement divisé, avec une portion glandulaire, longue et très volu¬ mineuse ; papilles caudales grosses, avec nombreuses paires post-cloacales régulièrement disposées ; spiculés simples et inégaux. Parasite de Batraciens. Espèce-type : Madochotera alata n. sp. Madochotera sp. Matériel : 1 Ç du lot 165 W, logée sous la peau, près d’un muscle dorsal de Racophorus sp ^ à Ambatolampy. Description : Corps long de 70 mm sur 540 p, de large ; cuticule sans stries, ni bosselures, 2 ailes latérales naissant à 42 p de l’extrémité antérieure ; à leur naissance elles sont très nettes et bien saillantes, de section triangulaire, larges de 38 P à leur base ; chaque aile est formée par un pli cuticulaire épais qui s’ap¬ plique à la c ticule du corps (fig. 2 D) ; les ailes se terminent 115 p en arrière de l’anus (fig. 2 J). Extrémité céphalique obtuse ; plateau péri-buccal rectan¬ gulaire, un peu saillant, de 45 p de long sur 22 p de large ; les 4 papilles cépha¬ liques occupent les angles du plateau et sont volumineuses ; les 4 papilles labiales externes sont situées en avant des précédentes et de même taille qu’elles ; dans le plan déterminé par les 2 grosses amphides, se trouvent 2 papilles labiales internes, plus petites mais saillantes, pointues et très réfringentes (fig. 2 B, C, E). Bouche petite, légèrement comprimée latéralement ; petite cavité buccale, profonde de 8 p ; elle débute par un vestibule large de 12 p, comprimé latérale¬ ment, auquel fait suite une capsule buccale très réduite (3 à 4 p de haut), qui limite une cavité conique et étroite (3 p de diamètre à la base) (fig. 2 B, C, F). Anneau nerveux à 222 p de l’extrémité antérieure ; pore excréteur et deirides indiscernables. Œsophage avec portion musculaire étroite, longue de 320 p et portion glandulaire épaisse, longue de 1.290 p, large au maximum de 235 p (fig. 2 A). Queue longue de 790 p, s’amincissant régulièrement (fig. 2 J). Vulve très éloignée de la fin de l’oesophage à 12,85 mm de l’extrémité antérieure ; vagin de structure simple (fig. 2 G, H) ; branche impaire de l’ovéjecteur longue de 2030 p, dirigée vers l’arrière ; dans la partie distale de la portion impaire de l’ovéjecteur, à 250 p en avant de la bifurcation, les cellules épithéliales deviennent volumineuses et pendent dans la lumière du tube génital, marquant probable¬ ment le passage du vagin à la trompe (fig. 2 I) ; les 2 branches de la trompe se 1. Ce Racophore, achelé sur le marché de Taimnarive est vraisemblablement Racophorus goudoti { Tschndi). — 8()() — Fig. 2. — Madochotera sp., $. A, région antérieure (en pointillés, l’utérus) ; B, extrémité céphalique, vue médiane ; C, extrémité céphalique, vue latérale ; D, coupe optique d’une aile latérale dans la région antérieure ; E, tête, vue apicale ; F, en bas, coupe optique de la cavité buccale ; en haut, coupe optique de la base de la capsule buccale ; G, région proximale de l’ovéjecteur ; H, ovéjecteur ; I, détail de la trompe et for¬ mation de l’épithélium à cellules volumineuses ; J, queue, vue latérale. (A, J, éch. 200 ; G, ech. 100 tx ; H, éch. 500 p, ; B, C, D, E, F, I, K, éch. 50 p,). dirigent vers la région antérieure et sont très longues : l’une d’entre elles a pu être dégagée sur une longueur de 8,8 m ; les utérus remontent presque jusqu’à la jonction des 2 régions de l’oesophage et descendent 200 p. en avant de l’anus ; début de l’ovaire antérieur situé à 2.400 p de la vulve. Micro filaires très courtes, de 38 à 40 P de long, sur 4 p de large ; pas de gaine visible mais l’enroulement de la microfdaire fait soupçonner l’existence d’une gaine ovale (fig. 2 K). 801 — Discussion : cette femelle, avec les papilles céphaliques disposées sur uii plateau rectangulaire, l’oesophage glandulaire long et très épais et la présence des ailes latérales, offre de grandes ressemblances avec Madochotera alata ; elle en diffère par la taille plus réduite du plateau péri-buccal, la forme un peu diffé¬ rente de l’oesophage glandulaire, qui est proportionnellement moins long que chez M. alala, la structure et l’épaisseur des ailes latérales. Nous pensons donc qu’il s’agit d’une espèce proche, mais différente de M. alata ; nous la désignons comme Madochotera sp., car la diagnose spécifique définitive ne pourra être établie que lorsque le 3* aura pu être étudié. Conclusion Aucune Pilaire n’avait été jusqu’à présent identifiée chez les Batraciens mal¬ gaches ; comme chez presque toutes les Pilaires actuellement connues dans cette île, on constate une forte endémicité qui atteint le niveau générique. Mado¬ chotera n. gen. offre des affinités avec le genre américain Ochoterenella, lui aussi parasite de Batraciens. Jusqu’en 1966, Ochoterenella était seulement représenté par l’espèce-type O. digiticaudata, d’Amérique Centrale ; récemment, Johnston (1967) a décrit une nouvelle Pilaire de Batracien de Nouvelle-Guinée qu’il a placée dans le genre Ochoterenella et nommée O. papuensis. En fait, cette espèce paraît présenter des similitudes particulièrement étroites avec Madochotera : la cuticule du corps est lisse et le (J possède une area rugosa (constituée ici par des bandes régulières de bâtonnets) ; la vulve (décrite avec hésitation comme étant au niveau du début de l’œsophage glandulaire) pourrait être en réalité très postérieure. En l’absence d’études plus complètes des matériels malgache et de Nouvelle-Guinée, nous préférons ne pas modifier la désignation de l’espèce de Johnston. Résumé Madochotera n. gen., Onchocercinae parasite de Batracien malgache, présente des affinités avec Ochoterenella digiticaudata, d’Amérique Centrale. M. alata n. sp., espèce- type du genre, est représentée par 2 (J et se caractérise par un œsophage glandulaire très volumineux nettement délimité, des papilles céphaliques disposées suivant un rectangle, des papilles caudales nombreuses, grosses et régulièrement alignées, des spiculés simples ; 1 Ç provenant d’un autre lot mais proche de cette espèce, est décrite sous le nom de Madochotera sp. Laboratoire de Zoologie (Vers), associé au C.\RS Muséum National d’ Histoire naturelle. BIBLIOGRAPHIE Caballero, E. y. C., 1944. — Estudios helmintologicos de la région onchocercosa de Mexico y de la Republica de Guatemala. Nematoda ; la parte. Filarioidea 1 (1) (2). Anales Inst. Biol., 15, pp. 87-108. Chabaud, a. g., R. C. Anderson et E. R. Brygoo 1959. — Cinq Pilaires de Reptiles malgaches. Mém. Inst. Scient. Madagascar, Série A, 13, pp. 103-126. Chabaud, A. G. et E. R. Brygoo 1964. — L’endémisme chez les Helminthes de Madagascar. C. R. Soc. Biogéogr., 356, pp. 1-13. Johnston, M. R. L., 1967. — Icosiella papuensis n. sp. and Ochoterenella papuensis n. sp. (Nematoda : Filarioidea), from a New Guinea Frog, Cornufer papuensis. J. Helni., 41, pp. 45-54. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — 4, 1968, pp. 802-806. REMARQUES AU SUJET D'UNE NOUVELLE El LAI RE DE CAMÉLÉON MALGACHE, PROCHE DE FOLEYELLA BREVICAUDA Par ü. BAIN L’existence d’une nouvelle Pilaire de Caméléon malgache nous a été révélée par l’observation de gouttes épaisses contenant des rnicrofdaires : 1) l’une, provenant du Charneleo brevicornis 148 N, originaire de Périnet, renfermait des rnicrofdaires à coque ovalaire, du type Foleyella hrevicauda Cha- baud et Brygoo, 1962. 2) Une autre, provenant du C. verrucosus 287 W, originaire de Tanandava, renfermait des micro filaires à gaine allongée, de 120 p. à 150 p de long, facilement rapportées à F . furcata (Linstow, 1809) ; (ultérieurement, l’étude morpholo¬ gique des adultes a confirmé cette diagnose). 3) Une autre, provenant du C. hrei’icornis 150 N, originaire de Périnet, renfermait des microfilaires à gaine allongée et de taille élevée (190 à 225 p de long), ce qui les séparait à la fois de F. hreoicauda et F. furcata. Une étude systématique des lots de Foleyella malgaches adultes, récoltés essen¬ tiellement par E. R. Brygoo, a été entreprise. Les divers lots provenaient de six espèces de Caméléons : — C. verrucosus ; 3 lots : 287 W, provenant de Tanandava ; 208 E et 237 E, de Majunga. — C. pardalis ; 7 lots : 59 H, 947 F, 292 H et 663 G, de Nossi-Bé ; 302 Q et 304 Q, de Sainte Marie ; 63 H, de provenance inconnue. — C. oustaleti ; 6 lots : 957 G, de Majunga ; 25 H et 38 H, d’Ampijoroa ; 392 W, originaire de Madagascar, mais mort au Zoo de Stuttgart ; 574 G, de l’Anharana de Diégo-Suarez ; 911 G, maintenu en élevage à l’Institut Pasteur de Tananarive. — C. rhinoceratus ; 1 lot, 196 E, de Majunga. — C. parsonii ; 2 lots ; 108 II, de Betatao ; 492 F, de Ambavaniasy. — C. brevicornis ; 2 lots : 711 G et 148 N, de Périnet ; 150 N, également de Périnet, ce dernier représenté uniquement par les microfilaires. Dans chaque lot, l’ovéjecteur des femelles a été disséqué pour prélever et étudier les microfilaires mûres. Matériel. — Les grandes microfilaires n’ont été retrouvées qu’une seule fois chez une femelle de Foleyella, provenant du Charneleo brevicornis 711 G ; elle est prise comme spécimen type. Ce lot renfermait aussi, en plus de 4 spécimens de 803 — F. furcata (1 $ et 3 çj), une femelle juvénile à oesophage long et un mâle dépourvu de pointes caudales, que nous rattachons tous deux à la femelle type. Description. Femelle holotype. Corps long de 5 cm et large de 245 p, ; en coupe transversale, le corps présente un épaississement de la cuticule au niveau des cordes latérales ; les champs musculaires sont constitués par de hautes cellules (fig. 1 C) ; pas de capsule buccale ; 8 papilles céphaliques diposées sur deux cercles (fig. 1 E) et Fig. 1. — $ : A, région antérieure de F. brevicauda magnilar\>ata n. ssp. ; B et C, Coupe transversale du corps ; B, de F. brevicauda brevicauda ; C, de F. b. magnilarvata ; D, F. b. magnilatvata, microfilaire ; E, idem, vue médiane de la tête ; F, idem, portion impaire de l’ovéjecteur ; G, idem, queue, vue ventrale. (A, G : éch. 200 fx ; B, C, E : éch. 100 |x ; D, éch. 50 (x ; F : éch. 300 {x). 2 amphides ; anneau nerveux à 225 p de l’apex ; oesophage grêle, long de 1.160 p ; vulve un peu en avant de la fin de l’oesophage à 925 p de l’apex (fig. 1 A) ; portion impaire de l’ovéjecteur longue de 1.910 p (fig. 1 F) ; queue à extrémité arrondie, longue de 140 p, avec 3 pointes terminales (fig. 1 G). — Description de la microflliaire (fig. 1 D). Nous ne disposons que de quelques microfilaires extraites de l’ovéjecteur et des gouttes épaisses du C. bret^icornis 150 N ; aucune coloration vitale n’a pu — 804 — être effectuée ; les détails morphologiques donnés demanderont donc à être vérifiés. La microfilaire représentée sur la figure 1 D mesure 225 p, sur 7 p de large ; elle possède une gaine à extrémité postérieure obtuse ; le corps de la microfilaire a des noyaux espacés et le cytoplasme est très chromophile ; l’extrémité antérieure est légèrement élargie et arrondie, avec ou sans noyaux ; l’anneau nerveux et le pore excréteur sont respectivement à 42 p et 60 p de l’extrémité antérieure ; le noyau de la cellule excrétrice, situé à 10 p du pore excréteur, est volumineux, avec une chromatine ponctuée ; à 115 p de l’extrémité antérieure, il existe une Fig. 2. — cî • A à D. F. h. magnilar^’ata n. ssp. : A, région antérieure ; H et C, spiculés ; D, queue, vue ventrale ; E, queue, vue latérale. — F. et (I. F. b. hrevicauda, queues de 2 spécimens, vue ven¬ trale. (A : éch. 200 n ; B à F : éch. 50 p.). petite zone annelée et non colorée, qui pourrait correspondre au corps interne ; la queue est effilée, longue de 15 p. Sur certaines microfilaires, il existe 3 ou 4 noyaux volumineux, situés dans la moitié postérieure du corps et ayant l’aspect du noyau de la cellule excrétrice ; il s’agirait des 4 cellules rectales : Rj, Rj, Rg et R*, situées respectivement à 135 p, 166 p, 170 p et 176 p de l’extrémité anté¬ rieure. Mâle allotype (fig. 2 A, B, C, D). Corps long de 725 p ; ailes caudales longues de 1.750 p, larges de 50 p au niveau du cloaque, présentant une structure interne — 8U5 — bulleuse, comme chez presque tous les spécimens de Foleyella ; queue longue de 39 |jL et dépourvue de pointes caudales ; disposition des papilles dissymétrique (fig. 2 D). Femelle juvénile paralype : morphologie très proche de celle de la femelle type, avec ailes latérales et champs musculaires épais ; corps long de 5 cm ; oesophage long de 910 [x ; anneau nerveux et vulve respectivement à 235 p. et 1.050 p de l’extrémité antérieure ; queue longue de 010 p avec 3 pointes caudales. Discussion. — Hormis les caractères de la micro lilaire (grande taille et gaine allongée), nos spécimens présentent tous les éléments de la diagnose de F. brevi- cauda (oesophage long ; ailes latérales, qui n’existent pas chez F. furcata comme l’ont montré Chabaud et Brygoo, 1959 ; queue du mâle arrondie, sans pointes caudales, avec peu de papilles précloacales) ; toutefois notre spécimen mâle a des ailes caudales plus larges (50 p au lieu de 32 p chez F . brevicauda) et des papilles ventrales postcloacales plus petites et plus espacées que chez F. brevicauda (lig. 2 F et G), mais rien ne prouve que ce soient des caractères stables. Nos spécimens forment donc une sous-espèce de F. brevicauda Chabaud et Brygoo, 1962, que nous nommons F. brevicauda magnilarvata n. ssp., qui ne diffère manifestement de l’espèce type que par la microfilaire. Variabilité de l’oesophage chez F. brevicauda et F. furcata. — 11 semble que la longueur de l’msophage ne soit pas un caractère spécifique sûr, qui per¬ mette de distinguer F. furcata du groupe F. brevicauda ; l’observation de nom¬ breux spécimens des 2 espèces a, en effet, révélé une très grande variabilité de la longueur de l’œsophage ; il existe des /*’. furcata à œsophage relativement long (885 p pour une femelle longue de 6,2 cm par exemple) et des F. brevicauda à œsophage court (490 p pour une femelle longue de 4,6 cm). Toutefois, la fré¬ quence des œsophages courts est plus grande chez F. furcata que chez F. brevi¬ cauda, comme l’observèrent Chabaud et coll. en 1959, et Ch.\baud et Brygoo en 1962. Conclusions. La révision systématique de plusieurs lots de Foleyella malgaches provenant de diverses espèces de Caméléons permet de conclure actuellement à l’existence de trois espèces et sous-espèces : F. furcata, F. brevicauda brevicauda, F. brevi¬ cauda magnilarvata. 1) F. furcata est répandu dans toute l’île et parasite des caméléons très variés (Brygoo, 1963) ; malgré la grande variabilité de l’œsophage, de la position de la vulve et du nombre des papilles caudales, l’espèce se reconnaît aisément par la microfilaire (88 p à 150 p, et gaine allongée) par la queue du mâle qui s’ame¬ nuise régulièrement et se termine par 3 grosses pointes caudales. Aucune variété stable, en relation avec la situation géographique ou l’espèce de l’hôte, n’a pu être mise en évidence. 2) F. brevicauda a, au contraire, une répartition géographique et un spectre d’hôtes étroits : F. brevicauda brevicauda a été trouvé chez C. brevicornis et C. par.wnii, dans les deux régions de Betatao et de Moranianga ; F. b. magni- 1. TxU grande variabilité de la longueur des microfilaires est une conséquence de la qualité de la fixation ; chez les niicrofiiaires en extension, la longueur varie de 110 ja à 150 fj- 51 — 8Ü6 — larvata n’est connu jusqu’à présent que chez C. hrevicornis dans la région de Moramanga. La disparition des pointes caudales chez F. hrevicauda et son étroite localisation permettent de penser que cette espèce dérive très probablement de F. furcata ; les modifications morphologiques qui l’ont engendrée ne peuvent s’ex¬ pliquer par un changement d’hôte, puisque, dans le même lot, on peut trouver F. furcata et F. brevicauda (lot 711 G). Résumé. Dans la région et chez l’hôte (C. hrevicornis) où a été découvert F. brevicauda Cha- baud et Brygoo, 1962, espèce considérée comme dérivant de l’espèce à vaste répartition F. furcata, existe également une Filaire qui ne se distingue nettement de F. brevicauda que par la micro fdaire. Nous la nommons F. brevicauda magnilarvata n. ssp. BIBLIOGRAPHIE Brygoo, E. R., 1963. — • Contribution à la connaissance de la parasitologie des Caméléons malgaches. Ann. Parasit., 38, pp. 525-739. Chabaud, a. g., R. C. Anderson et E. R. Brygoo 1959. — Cinq Pilaires de Reptiles malgaches. Ann. Parasit., 13, pp. 103-126. Chabaud, A. G. et E. R. Brygoo, 1962. — Nématodes parasites de Caméléons mal¬ gaches. Ann. Parasit., 37, pp. 549-602. I.aboratoire de Zoologie (Vers) associé au CNRS Muséum National d'Histoire Naturelle. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2* Série — Tome 40 — N° 4, 1968, pp. 807-813. DESCRIPTION DE SYPHACIA (SYPHACIA) ALATA N. SP., OXYURE PARASITE DU RONGEUR CRICETIDAE ZYGODONTOMYS LASIURUS {LUND, 1839) Par Jean-Claude QUENTIN De nombreuses autopsies de Rongeurs Cricetidae piégés à Exu, Pernambuco (Brésil), durant les mois de novembre et décembre 1966 et mai, juin, juillet 1967, nous ont permis de récolter au niveau du caecum de plusieurs Zygodontomys lasiurus (Lund, 1839) et Orizomys nigripes (I)esmarcst, 1819) des mâles et des femelles d’un Oxyure Syphaciinae. Dates de récolte du matériel étudié. 11- 1-67 ; 1 mâle et de nombreuses femelles immatures n° 542 S. 12- 1-67 : 2 mâles et neuf femelles n° 544 S. 18-1-67 : 1 mâle (holotype) et de nombreuses femelles immatures n^ 548 S. 8-VI-67 : nombreuses femelles gravides n® 158 u. 24-VI-67 : 30 femelles n° 232 u. 8-V1I-67 : femelles gravides (allotype) n° 371 u. Description. Dans les deux sexes, le plateau facial est élargi dans le sens latéral (fig. 1 A, 2 A). 2 papilles submédianes et une amphide sont groupées de chaque côté. Le cycle interne n’est pas visible. La cuticule chez le mâle et la femelle es: peu striée. Mâle. — Le spécimen holotype mesure 1,78 mm de long (6g. 1 C) sur 120 p, de large. La longueur des autres mâles est comprise entre 1,5 et 1,86 mm. L’anneau nerveux et le pore excréteur sont respectivement situés à 110 et 400 p de l’apex. Le bulhe œsophagien n’est pas sphérique, mais légèrement allongé. Ses dimensions sont : 82 X 70 p. La face ventrale du corps est ornée de 3 bosses cuticulaires. Chacune d’elles mesure 80 p de long et présente 11 à 12 stries. Ces bosses débutent successivement à 580, 750 et 920 p de l’apex. Le coude testiculaire est situé entre la 1''® et la 2® bosse, à 720 p de l’apex. La queue (fig. 1 D-E) mesure 210 p de long, la fiointe caudale 180 p. Le spi ule mesure 76 p de long sur 4 p de large, le guhernaculum 28 X 6 p 1 Irg. 1 F). Fig. 1. — Syphacia {Syphaciaj alata mâle. A, plateau facial, vue apicale ; B, extrémité céphalique, vue ventrale ; C, mâle, vue latérale ; D, extré mité caudale mâle, vue latérale ; E, idem, vue ventrale ; F, détail du spiculé et du guberuaculum G, pore excréteur. A, B, F, G : éch. 50 m- E : éch. 300 (z. D : éch. 100 pt. 809 Femelle. — La femelle allotype gravide mesure (i mm de long sur 240 jj, de large. Les tailles des autres femelles sont comprises entre 1,4 mm (femelles immatures) et 6,3 mm. L’anneau nerveux, le pore excréteur et la vulve sont respectivement situés à 166, 580 et 880 p, de l’apex. L’extrémité antérieure du corps s’orne de 2 ailes céphaliques bien développées, longues de 480 à 300 p, larges de 45 p (fig. 2 C-D-E). Elles débutent à 60 p de l’apex et, chez les jeunes spécimens, se poursuivent jusqu’à la pointe caudale par une très fine aile latérale. Chez les femelles gravides, les ailes latérales ne sont plus visibles, mais remplacées par une strie latérale cuticulaire. L’œsophage sans le bulbe mesure 320 p de long. Le bulbe œsophagien est légèrement allongé. Ses dimensions sont : 135 p de long sur 110 p de large. L’appareil génital femelle (fig. 2 G, 2 II) présente chez les femelles gravides un ovéjecteur dilaté. Les œufs opercidés (fig. 2 I) mesurent 95 à 97 p de long sur 34 à 40 p de large. La longueur de la queue est de 790 p Discussion. Les caractères de nos spécimens : présence chez le mâle de 3 bourrelets cuti- culaires sur la face ventrale du corps, bouche trilobée sans interlabia, papilles submédianes rapprochées latéralement dans les 2 sexes, morphologie des œufs operculés, sont ceux des Oxyures du genre Syphacia. Ce genre est divisé par Ch.\b.vud et Biocca 1955 en 2 sous-genres : — sous-genre Syphaiineria qui groupe de nombreux SyphacÀa parasites de Sciuridae, et dont les mâles sont pourvus de 2 mamelons cuticulaires sur la région ventrale du corps ; — sous-genre Syphacia, dont les espèces sont parasites de Muridae, de Micro- tidae et de Cricetidae, et dont les mâles possèdent 3 mamelons sur la région ventrale du corps. La constance de ce caractère morphologique, qui coïncide avec une adaptation zoologique particulière, concorde selon nous avec celle d’autres caractères : ))lateau céphalique circulaire chez les Syphacia de Sciuridae, allongé dans le sens latéral chez les Syphacia parasites de Muridae, Microtidae, Cricetidae (Tinf.r et Hauscii, 1948, Qi kntin, 1966). En outriï, le gubernaculum est très souvcnl soudé au crochet situé à son extré¬ mité chez les Syphacia de Sciuridae ; il est généralement séparé de ce crochet chez les Syphacia de .Muridae, Microtidae, Cricclidae. Gubanov N. .M., 1964, crée le nouveau sous-gerre Syphahulea pour l’espèce Syphacia soholevi Gubanov, 1964, parasite de Sciurus aulgaris L. Les mâles, seuls connus, de cette espèce possèdent 4 mamelons cuticulaires sur la face ventrale du corps. Le sous-genre Syphacia compte actuellement 16 espèces. — - Le tyjie Syphacia (Syphacia) obccolala Rud., 1802, parasité' de Muridae et de .Microtidae, a une large répartition géographique. Cette espèce (^st présente en Amérique du Nord, en Europe, en Afrique. Bernard, 1963, récolte chez Gerbillus campestris Levaillant, Rongeur Gerbillidae, en Tunisie, des Syphacia qui correspondent à la description que donne Baylis 1928 de S. nigeriana. Après Fig. 2. — Syphacia [Syphacia) alata femelle. A, détail du ])lateau facial, vue apicale ; B, extrémité céphalique, vue ventrale ; G, femelle gravide, extrémité antérieure du corps, vue ventrale ; extrémité postérieure, vue latérale ; D, détail de l’ex¬ trémité antérieure, vue ventrale ; E, détail de l’extrémité antérieure du corps, vue latérale ; F, pore excréteur ; (1, appareil génital femelle disséqué sur un jeune individu ; H, ovéjecteur, vue latérale ; I, œuf embryoïmé. A, B, F, I : éch. 50 [X. C : éch. 100 [x. D, E, G : éch. 200 ii. H : éch. 150 tx. 811 une étude biométrique de son matériel, Bernard conclut à la synonymie de S. nigeriana avec S. obveolata. — Autres espèces : En Eurasie : — S. baylisi est parasite de Rattus rattus, Inde; Roman, 1959 pense que cette espèce est cosmopolite et que les Oxyuridae du Rat noir appartiennent à S. baylisi. Il place S. ratti Roman, 1945, en synonymie avec S. baylisi. — S. tineri Khera, 1954, est parasite de Rattus norvégiens L., Inde. — S. strivastavi Sinha, 1960, désigne des Oxyures femelles trouvés dans l’estomac de Porcs domestiques, Inde. — 5. stroma Linstow, 1884, se distingue principalement des autres espèces du genre par sa localisation dans l’intestin grêle du mulot Apodemus sylva- ticus L., Europe, Asie. — S. frederici Roman, 1945, redécrit par Bernard 1961 d’après des spécimens mâles et femelles, est parasite du gros intestin d' Apodemus sylvaticus L. et A. flavicollis. En Afrique, 2 espèces distinctes d’obveolata sont décrites chez les Muridae : — S. lophuromyos Quentin, 1966, parasite de Lophuromys sikapusi Temm. — S. megaloon Quentin, 1966, récolté chez 2 espèces : Mus minutoïdes (Smith) et Mus setulosus (Peters). Au Japon : — S. mûris Yamaguti, 1935, est décrit chez Rattus norvégiens. Cet Oxyure semble être cosmopolite. Hussey le signale anx U. S. A., 1956-1957. — S. montana Yamaguti, 1943, redécrit par Charaud, Rausch et Desset, 1963, est parasite de Microtidae au Japon. — S’, emilromani Chabaud, Rausch et Desset, 1963 est récolté chez Apodemus sylvaticus argenteus Temm. Cette espèce endémique présente une morpho¬ logie céphalique très différente de celle des autres Syphacia de Muridae : ])lateau facial arrondi, papilles submédianes au fond d’un sillon séparant le plateau facial de la région cervicale. En Amérique du Nord : — S. thompsoni Price, 1928, est parasite de Glaucomys volans (Sciuridae). Le mâle possède 3 mamelons cuticulaires ventraux, et non deux. Cependant, d’autres caractères : plateau céphalique circulaire (Price, 1928, Tiner et Rausch, 1950), gubernaculum soudé au crochet, apparentent cette espèee au sous-genre Syphatineria. — S. arctica Tiner et Rausch, 1950, est parasite de Dicrostonyx groenlandicus (Microtidae), Alaska. Cette espèce est proche d’obveolata par ses ailes cuti¬ culaires latérales. La longueur de la queue, d’après les dimensions données [)ar Bernard d’obveolata ne paraît plus représenter chez S. arctica un cara¬ ctère différentiel suffisant. Seule, la longueur des œufs, inférieurs à 100 p, chez S. arctica, supérieurs à 100 p chez S. obveolata, paraît actuellement séparer les 2 espèces. 812 — S. peroniysci Harkema, 1936, est récolté chez difïéreiites espèces de Pero- myscus (Cricetidae). Le mâle de cette espèce est fortement contracté. — S. samoridini Erickson, 1938, est parasite de Peromyscus et de Reithrodon- tomys (Cricetidae). Selon Kruidenier, Mehra et Harkema, 1961, cette espèce est distincte de S. peromysci. Au Brésil : — S. venteli Travassos, 1937, est parasite de Nectomys squamipes (Cricetidae). Aucune des espèces énoncées ci-dessus ne possède d’ailes cervicales bien développées. Les ailes latérales présentes chez S. oht’eolata, S. frederici, S. mon- tana, S. arctica, sont faibles et ne forment pas de larges expansions dans la région antérieure du corps. Les 2 espèces parasites de Rongeurs Cricetidae américains n’ont pas d’ailes latérales cuticulaires, et sont de taille réduite par rapport à nos spécimens, puisque la femelle de S. peromysci mesure 2 à 2,5 mm de long, celle de samoridini, 2,7 à 3,4 mm, celle de S. centeli 2,2 à 2,6 mm. Les femelles gravides en notre possession atteignent 6 mm à 6,3 mm de long. Nos spécimens appartiennent donc à une espèce différente des précédentes. Nous pensons qu’elle est nouvelle et la nommons S. (Syphacia) alata n. sp. Summary. Syphacia {Syphacia) alata ii. sp. is collected in the caecum of Zygodontomys lasiurus (Lund, 1839), Cricetidae Rodent from Brazil. This Oxyure dilîers trom the other species of the genus Syphacia by the presence in the female of two well developped cervical alae. Laboratoire de Zoologie [Vers) associé au C.N.R.S. Muséum yational d' Histoire Naturelle BIBLIOGRAPHIE Bernard, .f., 1961. — Quelques espèces d’ Helminthes de Micromammifères récoltés en France et en Espagne. 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ALBARET Dans un spécimen de Bufo regularis (Reuss) (652 T), aimablement ramené à notre intention de Brazzaville par Madame Landau, et déterminé grâce à l’obligeance de Mr. J. Arnoult, nous avons observé quelques Nyctothères qui nous paraissent appartenir à deux espèces nouvelles. L’étude en a été faite après imprégnation à l’argent, coloration par le glyché- malun, l’bématoxyline de Regaud et la méthode de Feulgen. L Nyctotherus puytoraci n. sp. Ces Ciliés sont piriformes avec une face gauche assez fortement convexe, tandis qne la face droite ne l’est que très légèrement ; elle peut, chez certains individus, être plane on même légèrement concave. Le pôle postérieur est plus arrondi que le pôle antérieur. Les mesures effectuées sur 40 individus fixés et colorés donnent une longueur moyenne de 304 p, (365 à 243 p), pour 200 p de large (237 à 170 p) et 100 p d’épais¬ seur, la largeur et l’épaisseur maximum étant atteintes au niveau du tiers pos¬ térieur. La valeur moyenne du rapport longueur /largeur est de 1,52. Le cytopyge, assez peu visible, se présente comme un canal étroit de direction oblique mesurant 30 à 60 p de long ; il communiqne avec une vacuole pulsatile, de forme et de dimensions variables (Fig. 1 A). L’ectoplasme est épais ; dans l’endoplasme, nous n’avons pas observé de plaquettes de glycogène. ClNÉTOME La ciliature somatique est constituée par des cinéties nombreuses et serrées, qui recouvrent tout le corps du Cilié, et dont le nombre total, qui peut varier par addition de cinéties surnuméraires, est d’environ 200. Les cils mesurent 6 à 7 p ; ils sont denses, sauf à la partie postérieure, où les cinétosomes sont plus espacés. Le nombre et la disposition des cinéties varient selon les faces considérées. La face droite (fig. 1 B) est revêtue par environ 70 cinéties régulièrement disposées, parallèles entre elles et au grand axe du Cilié sur les deux tiers posté¬ rieurs. Dans le tiers antérieur, elles s’infléchissent vers la face ventrale. Les 20 à 25 cinéties les plus ventrales viennent s’interrompre au niveau du bord droit du péristome (fig. 1 C). Les autres se disposent le long de la ligne de suture apicale antérieure (fig. 1 D) ; les plus dorsales déterminent une zone de sécance bien mar¬ quée. Fig. 1. — N yctotherus puytoraci. A. Organisation générale. — B. Infraciliature de la face latérale droite. — C. Coupe au niveau du péristome, montrant la disposition des cinélies somatiques et des membranelles. — D. Infraciliature, vue anicale. 816 La face gauche (fig. 2 A) possède, du fait de sa convexité, un noinl)re de cinéties plus élevé (environ 130). Régulièrement disposées, elles viennent pour la plupart converger un peu au-dessous de l’apex, vers l’extrémité antérieure du péristome. A ce niveau, dans une zone triangulaire, une quarantaine de cinéties sont frag¬ mentées. Cela marque plus ou moins l’existenee d’une zone de sécance, et on en retrouvée une autre au pôle postérieur. Apparetl buccal Le péristome est fortement asymétrique, le bord gauche étant très en retrait par rapport au bord droit. .30 cinéties environ affrontent à angle aigu sa paroi droite, alors que les stries ciliaires sont parallèles sur son bord gauche. La frange adorale, prenant naissanc(! à une vingtaine de microns de l’apex, s’insère un peu en dedans du bord gauche du péristome (fig. 1 C). Les bases d’insertion des membranelles semblent constituées par plusieurs rangées de cinétosomes. Sur la partie péristomienne qui mesure environ 70 p,, on compte, en moyenne, 45 membranelles. La frange de membranelles fait ensuite un angle très marqué avant de pénétrer dans l’infundibulum (fig. 1 A). Ce dernier est très long : 240 à 280 p. D’abord évasé (40 à 50 p de large), il s’enfonce dans le cytoplasme à peu près perpendiculairement à la surface du corps. A ce niveau, une vingtaine de cinéties somatiques ventrales s’y invaginent pour recouvrir un bourrelet longeant la partie ventrale droite de l’infundibulum (fig. 2 B). Celui-ci se rétrécit ensuite fl4 à 20 p) et décrit une courbe, puis son trajet devient rectiligne, parallèle à l’axe longitudinal du Cilié ; il subit dans sa partie posté¬ rieure un mouvement de torsion hélicoïdale sur la gauche. Le nombre total des membranelles est d’environ 250 ; leur longueur, maximum à l’entrée de l’infundibulum, est voisine de 40 p. Appareil nucléaire (fig. 1 A) Le macronoyau, de 155 à 138 p de long, pour 48 à 40 p de large, présente une forme caractéristique en massue, dont la poignée serait dirigée vers le pôle apical du Cilié. 11 est légèrement incurvé, et son grand axe fait avec celui du Cilié un angle voisin de 43®. Il est classiquement constitué par un grand nombre de granulations de chromatine, et il ne possède pas de caryophore. Le micronoyau n’est pas décelable sur nos préparations. Discussion 45 espèces de Nyctothères environ ont été décrites chez les Batraciens. Parmi celles-ci, quelques-unes ont une taille et un aspect général comparables à ceux de nos spécimens : 6 ont été observées chez des Batraciens du Brésil : — Nyclolherus tejerai Pinto, 1924, parasiti' de Ihifo murinus et Leptodactylus ocellatus. — N. ruber Carini, 1939, parasite de Ilyla nebulosa. — - N. oswaldoi Carini, 1939, parasite de Leptodactylus thyponius. A 50^ Fig. 2. — ISyctotherus puytoraci. A. Infraciliature de la face latérale gauche. — H. Disposition du ciiiétome à l’entrée de l’infundibulum ; reconstitution schématique d’après des coupes. 818 — N. vorax Carini, 1939, parasite de Leplodactylus ocellalus. — N. paulistanus Carini, 1939, parasite d’un têtard indéterminé. — N. crossodactyli Carini, 1945, parasite de Crossodactylus gaudichaudi. L’étude comparée des descriptions de ces espèces et de nos Ciliés montre que ces derniers possèdent des caractéristiques propres, particulièrement la forme et la taille du macronoyau, et surtout la longueur et la disposition de l’infundibulum. En outre, chez aucune espèce encore, n’a été signalée la péné¬ tration de cinéties somatiques à l’entrée du vestibule. Nous n’avons pu faire de comparaison morphologique plus rigoureuse, le cinétome n’ayant pas été décrit de façon précise par les auteurs. Par sa topographie ciliaire, notre forme appar¬ tient bien au genre Nyctotherus sensu stricto, tel que l’ont récemment défini de PuYTORAC et Oktem (1968). En Afrique, Tuzet et Zuber-Vogeli ont signalé en 1954 chez Bufo regularis, Rana occipitalis et Hemisus marmoratum guineense de Côte d’ivoire, un Nycto- thère identifié à N. macropharyngeus, décrit en 1904 par Bezzenberger chez les Batraciens asiatiques : Rana tigrina, Rana hexadactyla et Rana cyanophlyctis. Boisson, 1959, a également signalé la présence de ce Cilié chez Rana occipitalis du Sénégal. Ici encore, l’étude comparée montre que N. macropharyngeus a des caractères très différents de ceux de nos spécimens : le macronoyau est globuleux, et le cythopharynx s’enroule en spirale à sa partie postérieure. Fantham en 1923 signale chez Bufo regularis d’Afrique du Sud un Nyctothère, mais n’en donne aucune description. En outre, N . macropharyngeus appartient au genre Prosi- cuophora (de Puytorac et Oktem, 1968). Nous devons donc considérer l’espèce que nous avons décrite comme nouvelle et nous la nommons Nyctotherus puytoraci n. sp. en hommage à de Puytorac. II. Nyctotherus landauae n. sp. Ce Nyctothère a une taille nettement inférieure au précédent, ses dimensions moyennes étant 137 p. de long pour 85 p de large, le rapport longueur/largeur étant de 1,61. Il a l’aspect général habituel, piriforme, avec le pôle postérieur plus arrondi que le pôle antérieur, la face gauche légèrement plus convexe que la droite. Le cytopyge est un canal court, oblique, communiquant avec une vacuole, parfois visible (fig. 3 A). Cinétome 85 à 90 cinéties bipolaires revêtent tout le corps du Cilié à l’exception du péristome. Les cils qui mesurent 7 à 8 p offrent une moindre densité à la partie postérieure. La face droite est ornée d’une quarantaine de cinéties dont la topographie est typique du genre (fig. 3 B). La face gauche est ornée par une cinquantaine de cinéties dont la plupart convergent au niveau de l’extrémité antérieure du péristome, où une quinzaine d’entre elles sont fragmentées (fig. 3 C). Il y a un système sécant antérieur et un postérieur. Nous retrouvons donc la disposition générale du cinétome iden¬ tique à celle de l’espèce précédemment décrite. Fig. 3. — Nyctotherus landauae. A. Organisation générale. — B. Infraciliature de la face latérale droite. — G. Infraciliature de la face latérale gauche. — 820 Appareil buccal (fig. 3 A) Le péristome est assez développé, sa longueur atteint environ la moitié de celle du Cilié. La frange adorale débute à une dizaine de microns de l’apex ; elle comprend, dans sa partie péristomienne, une soixantaine de membranelles dont la longuer maximum avoisine 12 p,. L’infundibulum, recourbé en arc, mesure environ 70 p de long et 8 p de diamètre dans sa partie médiane. Appareil nucléaire (fig. 3 A) Le macronoyau est assez massif (54 p X 17 p) ; il est coudé à angle droit à sont tiers dorsal. Ses extrémités, et surtout la plus dorsale, sont légèrement renflées. Il apparaît constitué de nombreuses petites granulations de chromatine. Le micronucleus n’est pas visible. Discussion Une douzaine d’espèces de Nyctothères présentent une taille et un aspect voisin de ceux de nos spécimens. 10 ont été décrites au Brésil : — Nyctotherus gamarrai Schouten, 1937, parasite de Uyla penulosa. — N. ochoterenai Schouten, 1937, parasite de Engystoma ovale. — N . fulvus Carini, 1939, parasite de Hyla faber. — N. vulgaris Carini, 1939, parasite de Hyla microps. — N. mogyanus Carini, 1939, parasite de Hyla rubra. — N. loricatus Carini, 1939, parasite de Leptodaclylus ocellatus et Leptodactylus pentadactylus . — N. bertarellii Carini, 1939, parasite de Leptodactylus gracilis. — N. paludicolae Carini, 1939, parasite de Paludicola signifera. — N . untanha Carini, 1940, parasite de Ceratophris dorsata. — N . ceratophris Carini, 1940, parasite de Ceratophris americana. A Ceylan, Dobell, 1910, décrit chez Bufo melanosticus ; N . papillatus, dont Mello, 1932, signale l’existence aux Indes chez Racophorus maculatus. .4u Viêt-Nam, Boisson, 1957, décrit chez Rana tigrina rugulosn et Rana cancrivora cancrivora : N. vesiculatus. Parmi toutes ces espèces, trois seulement ont une ressemblance générale avec nos Ciliés par la forme du macronoyau, ainsi que par la longueur et la forme de l’infundibulum : N . fulvus, N. vulgaris et N. mogyanus. Cependant l’étude insuffisante du cinétome ne nous permet pas de pousser plus loin la comparaison et il nous est impossible d’y rattacher notre Nyctothère de Bufo africain. Par ailleurs, si nos spécimens présentent, ainsi que nous l’avons vu, une dispo¬ sition du cinétome semblable à celle de N. puytoraci, ils en diffèrent aussi, non seulement par la taille, mais surtout par la forme du noyau et l’aspect de l’infun¬ dibulum. — 821 — Enün, malgré une taille voisine et un infundibulum semblables, nos Ciliés ne paraissent pas assimilables à Nyctolherus cordiformis, espèce très cosmopolite dont Stevenson a signalé la présence chez Bufo regularis, car, chez N. cordi¬ formis, le noyau n’est pas coudé et les systèmes sécants sont homologues, sans être analogues. Nous devons donc considérer cette espèce comme nouvelle et nous la nommons Nyctolherus landauae n. sp. Remarque Nous avons observé l’ingestion de ces Nyctothères par l’espèce précédente, N. puytoraci, dont chaque individu peut contenir 2 Ciliés. A notre connaissance, ce fait n’a été signalé que chez N. vorax Carini, 1939. Ceci tendrait à montrer que certaines espèces de Nyctothères ne se nourrissent pas seulement de bactéries, de globules rouges (Hématophagie observée par de PuYTORAC en 1954) et de petits flagellés, mais qu’ils peuvent également absorber des proies de grande taille. De plus, cette prédation ne paraît pas imputable à la différence de taille entre individus d’une même espèce. Résumé. Diagnose de deux espèces nouvelles : — N. puytoraci : espèce d’assez grande taille (longueur moyenne 304 p.), macronoyau long, très enflé à sa partie postérieure. Infundibulum très long, se poursuivant le plus souvent jusqu’au pôle postérieur. Invagination des cinéties ventrales recouvrant un bourrelet infundibulaire. 200 cinéties, dont 70 latérales droites. — JV. landauae : espèce d’assez petite taille : longueur moyenne 137 p. Macronoyau massif, coudé à sa partie postérieure. Infundibulum court formant une courbe continue. 85 à 90 cinéties, dont 40 sur la face latérale droite. Laboratoire de Zoologie (Vers) du Muséum National d’ Histoire Naturelle associé au C.N.Ii.S. BIBLIOGRAPHIE Bezzenberger, E., 1904. — Über Infusorien aus asiatischen Anuren. Arch. für Prolist. 3, pp. 138-174. Boisson, C., 1957. — Opalines et Ciliés parasites de quelques batraciens de la région de Saigon (Viêt-Nam). Ann. Sc. Nat. ZooL, 11® sér., 19, pp. 573-585. Boisson, C., 1959. — Ciliés et Opalines hôtes du rectum de Rana occipitalis Güntlier. Bull. Inst. Franc. Afr. Noire, 21 A, pp. 14-20. Carini, A., 1939. — Contribuiçao ao estudo dos nictoteros dos batraquios do Brasil. II Nota. Nictoteros encontrados em girinos. Arq. de Biol. S. Paulo, 220, pp. 202- 203. Carini, A., 1939. — Contribuiçao ao estudo dos nictoteros dos batraquios do Brasil. III Nota. Nictoteros encontrados em algumas bilas. Ihid., 221, pp. 226-232. 52 822 — Carini, a., 1939. — Contribuiçao ao estudo dos nictoteros dos batraquios do Brasil. IV Nota. Nictoteros encontrados em ras do genero Leptodaclylus. 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Ces dernières années ont été marquées par la découverte, l’exploitation ou l’étude de nombreux gisements fossilifères. Pour ma part, dans le cadre d’un programme sud-américain intéressant l’ensemble des Andes, j’ai pu effectuer en 1962, 1965 et 1967 des voyages et des séjours en Bolivie, grâce à l’aide du Centre National de la Recherche Scientifique, grâce aussi aux collaborations et aux appuis locaux : je dois remercier tout particulièrement le Service Géologique de Bolivie ou Geobol (Dr. G. Donoso, Ing. G. Pereira, Dr. E. Ortega), les Yaci- mientos Petroliferos Fiscales Bolivianos ou Y. P. F. B. (Dr. F. C. Reyes), l’Uni¬ versité de La Paz (Dr. J. Munoz-Reyes, Prof. L. Branisa, Dr. J. Vellard), le Département des Sciences du Ministère de la Culture (Prof. G. Bejarano) et le Musée de Tarija (Sr. H. Galarza). Ces recherches intéressent surtout le Crétacé (Invertébrés, Poissons et Reptiles du groupe Puca), l’Oligocène (faune déséadienne de Salla-Luribay, bien datée par Pyrotherium, Parastrapotherium, Trachytherus, Plagiarthrus, Prohegeto- therium, Archaeohyrax, Rhynchippus, Proborhyaena, etc.), le Néogène (gisements du Desaguadero, d’Achiri, d’Achocalla, de Sehuencoma, de Gualberto-Villarroel, d’Ayo-Ayo, etc.) et le Quaternaire (nombreux gisements répartis dans tous le pays : voir carte, fig. 1). En ce qui concerne le Pléistocène, c’est surtout la région andine qui a été explorée et exploitée. Elle a livré de belles faunes, dont les plus classiques sont celles de Tarija et d’Ulloma ; d’autres gisements, moins connus ou même inédits, apportent des données supplémentaires, permettant d’aborder l’étude de l’évo¬ lution des faunes andines au cours du Quaternaire. Les gisements extra-andins (terres basses de l’Orient bolivien) sont beaucoup plus exceptionnels. Quelques restes de Toxodontidés ont été trouvés dans le Béni, à Fortin Madidi sur le rio du même nom (une molaire non identifiée commu¬ niquée à l’Université de Princeton par L. Branisa) et à Cara Cara sur le rio Maniqui (information de G. Chamot, selon qui des restes provenant de cette localité auraient été rapportés à Mixotoxodon par E. H. Colbert, à l’American Muséum). Plus au SE, dans le bassin du rio Piray (SW de Santa Cruz et Santa Rosa de Gutiérrez), ont été trouvés des os et des dents de Mastodontes (information de — 824 — G. Chamot) ; il faut rappeler aussi que A. cI’Orbigny (1842, p. 205) a récolté puis perdu de grands os, non identifiés, dans le lit inférieur du même rio Piray. Encore plus au Sud, un gisement beaucoup plus riche a été signalé dès 1913 dans le Chaco bolivien, mais ce n’est que récemment qu’il a été étudié et que des récoltes y ont été faites : il s’agit de Nuapua, objet de la présente note. Le gisement de Nuapua. Situation géographique. La quebrada de Nuapua (20° 52’ S ; 63° 04’ W) se situe dans le SE de la Bolivie, entre Carandaiti et Capirenda, quelques kilomètres à l’E de la Finca San Martin, propriété du Sr. Eduardo Illescas. C’est le début du Chaco, région basse et plane, qui, depuis le pied des chaînes subandines, s’étend vers l’E jusqu’au rlo Paraguay, Le climat y est très sec pendant une grande partie de l’année ; cepen- — 825 daiit, des pluies saisonnières produisent localement des ravinements, avec conime conséquence la formation de « quebradas », ravins à parois abruptes, dont Nuapua est un exemple. Dans l’ensemble la végétation est xérophytique ; elle comprend des cactus arborescents, des arbustes broussailleux, et, çà et là, quelques « palos borrachos » (Bombacées à tronc renflé et épineux, cf. Chorisia). Historique. Le gisement a été découvert par l’Ing. W. Herkmann (voir Schiller 1913, note 2, p. 180) qui y a noté la présence d’une faune identique, selon lui, à celle de Tarija, mais sans que les constituants en aient été nommément désignés. Bonarelli (1921, p. 80) mentionne la même localité (sous la forme erronée Nap-na) et y signale « restes de proboscideos y otros mamfferos ». Il suppose que le niveau fossilifère pourrait représenter le sommet de son « Terciario jujeno ». Cette attribution a entraîné une erreur durable sur l’âge du gisement. Il est vrai qu’à l’époque, bien des auteurs attribuaient encore au Pliocène la faune de Tarija ; il est vrai aussi que, postérieurement, les formations détritiques désignées en Bolivie comme « Jujuy gravels » ou « Conglomerados jujenos » (dont l’équi¬ valence avec les « Estratos jujenos » d’Argentine n’est pas clairement établie) ont été attribués d’abord au Tertiaire supérieur (Padula & Reyes 1958, p. 63- 65) puis au Quaternaire (Reyes 1962, p. 791). En fait, ce n’est qu’assez récemment que le gisement de Nuapua a fait l’objet d’observations précises. En 1954, F. C. Reyes (gérant d’exploration de Y. P. F. B.) y a effectué des levées et des récoltes, en particulier celle d’une carapace de Panochthus. En 1955, L. Branisa (alors paléontologiste de Y. P. F. B.) a visité le gisement et donné {in Ahlfeld & Branisa 1960, p. 31) le résultat de ses observations. Il y reconnaît deux niveaux fossilifères, tous deux pléistocènes. Selon lui, l’in¬ férieur est formé d’une « arcilla amarillenta hasta rosada de unos 3 a 5 m de espesor », avec de grands Mammifères, « Cuvieronius, Toxodon, Palaeolama, Hippidium, Equus, Panochtus, Glyplodon, Arctotherium, etc. » ; l’autre, sus- jacent, se présenterait sous forme de « manchones grandes », constitués par « 2 a 3 m... de una arcilla lacustre de color gris a negro », avec une faune à petits animaux (Batraciens, Oiseaux, Rongeurs, Carnivores et Tatous). De mon côté, en 1962 et 1965, accompagné par L. Branisa, j’ai pu effectuer deux expéditions à Nuapua, grâce à l’aide déjà citée du C.N.R.S., de Geobol et de Y. P. F. B. (celui-ci a fourni le matériel de campement et les véhicules depuis Camiri). Ces reconnaissances, orientées vers l’étude d’ensemble du gisement et de sa faune, se sont traduites par des récoltes paléontologiques importantes. Une autre visite, restée à l’état de projet, devait permettre une étude régionale du Quaternaire et du volcanisme, et aussi des observations d’ordre stratigraphique et sédimentologique, mais entre temps, des obstacles sont survenus, interdisant la libre circulation dans cette région troublée par la guérilla. Stratigraphie (Fig. 2). La géologie régionale a été étudiée par les géologues de Y.P.F.B., et F. C. Reyes (1962, p. 790) a publié des coupes intéressant la zone subandine et le Chaco. A Nuapua, quelques prélèvements lithologiques ont été faits en 1965 et Mil® Alimen, au Laboratoire de Bellevue, a bien voulu effectuer les détermi- 826 nations. La formation la plus ancienne atteinte par l’érosion appartient aux grès et argiles rouges qui constituent le sous-sol de tout le Cliaco bolivien (voir Reyes 1962, coupe 111, p. 790) et qui ont reçu les noms de Chaco Sériés, Estratos del Chaco, Grupo Cliaco, ou simplement Chaco. C’est un puissant ensemble détritique, continental, non fossilifère, attribué au Tertiaire, mais sans preuves paléonto- logiques. Dans la quebrada de Nuapua, il s’agit essentiellement de grès de cou¬ leur rose ou rougeâtre formés par un sable très fin, cohérent, à ciment argileux. Des couches d’argile discontinues, rouge foncé, s’y intercalent. La surface supé¬ rieure est ondulée. Fig. 2. — Coupe schématique de la quebrada de Nuapua, montrant les dépôts pléistocènes de la for¬ mation Nuapua, reposant sur la surface ondulée du Tertiaire (grès et argiles du Chaco). Fl : fossiles de Nuapua I. F2 : fossiles de Nuapua 2. Sur cette surface ondulée reposent 5 à 6 m de dépôts pléistocènes suhhorizon- taux, que nous désignerons ici sous le nom de Nuapua ou Formation Nuapua. D’après les déterminations de Alimen, il s’agit essentiellement de cendres volcaniques fines, plus ou moins consolidées, de couleur rosée, grise ou brune (c’est par erreur que Br.\nisa, loc. cit., les a considérées comme des argiles). Sous l’action érosive des eaux, elles se comportent comme un loess, se laissant raviner profondément pour donner un « bad-land » puis des « quebradas » à parois abruptes. Les sections de cette formation pléistocène font apparaître trois subdivisions (ou membres) reconnaissables par leurs teintes, et dont les caractères paléonto- logiques sont bien tranchés. Le niveau ou membre inférieur (Nuapua 1), de 2 à 3 m d’épaisseur, en général rosé ou rougeâtre, repose sur les grès et argiles du Chaco. Il débute souvent par des dépôts détritiques, grossièrement stratifiés, parfois conglomératiques (galets de grès du Chaco). On trouve aussi, localement, des sables fins, blancs ou roses, peu ou pas cohérents, plus ou moins éolisés. Mais la masse principale est une cinérite consolidée, de couleur rose. C’est à ce niveau que se rencontrent les restes de grands mammifères pléistocènes, qui ont attiré l’attention des premiers auteurs. Le niveau ou membre moyen (Nuapua 2) est essentiellement constitué par une cinérite cohérente, de couleur grise. Son épaisseur peut atteindre l,.h0 m ; mais, vers le NE, elle se réduit progressivement à 0,50 m et il est probable que, plus loin. — 827 — elle se termine en biseau. La faune qu’elle contient, découverte par Branisa en 1955, est constituée par des éléments de petite taille. Elle suggère un milieu humide, marécageux ou lacustre. 11 s’agit apparemment d’eaux stagnantes dans lesquelles se sont déposées les projections volcaniques. Notons d’ailleurs que le sommet de ce niveau se présente souvent comme un lit durci, de quelques centimètres d’épaisseur, qui pourrait correspondre à une phase terminale de dessication. Le niveau ou membre supérieur (Nuapua 3) rappelle lithologiquement l’in¬ férieur. C’est encore une cinérite rosée, avec cependant un aspect plus terreux. Son épaisseur atteint 1 m à 1,50 m. Localement on y trouve aussi des cendres volcaniques grises, fines, non cohérentes. Ce niveau est en général dépourvu de fossiles. Faune du niveau inférieur (Nuapua 1). Le niveau inférieur de la formation Nuapua (= Nuapua 1) a livré de nombreux restes fossiles. 11 s’agit presque uniquement de Mammifères, tous de taille grande ou moyenne, correspondant pour la plupart à des espèces aujourd’hui éteintes. Les os se rencontrent souvent en place dans la couche fossilifère, principalement dans sa partie supérieure : il peut s’agir de pièces isolées, plus rarement d’éléments squelettiques associés, provenant d’un même individu enseveli et fossilisé en entier. On trouve aussi des pièces éparses remaniées et roulées après le ravine¬ ment du dépôt. D’une façon générale, les os provenant de cette couche se recon¬ naissent à leur couleur ocre ou brune, avec souvent des taches de teinte rouille. Reptiles. Tortues. — Les seuls Reptiles récoltés à ce niveau sont des Tortues terrestres, qui correspondent au moins à deux espèces. L’une, de taille modeste, est repré¬ sentée par quelques rares plaques indéterminables. L’autre est une Testudo géante (détermination confirmée par M'”® F. de Broin) ; plusieurs fragments de carapace indiquent qu’elle se plaçait parmi les plus grandes tailles connues du genre. Mammifères. Edentés. — Ils comprennent divers Glyptodontes, des Tatous géants et des Gravigrades. — Les Glyptodontidae sont représentés par 4 genres. Panochthus cf. tuher- culatus (Owen) est assez commun ; une carapace subcomplète a été recueillie en 1954 par F. C. Reyes et transportée à Carandaitl, où, malheureusement, elle n’a pas été conservée ; divers os, dents, fragments de carapace et de tuhe caudal ont été récoltés depuis. Sclerocalyptus cf. ornatus (Owen) est rare ; je n’en ai récolté qu’un fragment dorsal de carapace. Glyptodon cf. reticulatus Owen est, avec Panochthus, la forme la plus courante. Enfin quelques plaques isolées s’ac¬ cordent avec le genre Chlarnydotherium Bronn nec Liind (= Boreostracon Simpson), revalidé en 1954 par C. de Paula Couto, mais dont les espèces sud-américaines décrites par A. Castellanos et par C. de Paula Couto, exigent une révision. — 828 — — Aux Dasypodidue appartiennent plusieurs plaques et une liémimandibule d’un Tatou géant du genre Panipatherium Ameghino (= Chlamydotherium Lund nec Bronn) et plus précisément à l’espèce ou groupe d’espèces représenté au Brésil [P. humboldti (Lund)], en Argentine {P. typus Amegh.) et à Tarija. — Megalonyvhidae. Une seule dent, peut-être de N othrotherium ou de Nothru- pus, a été trouvée dans le gisement. — Megatheriidae. Un grand Mégathérium (M. cf. americanum Cuvier) a laissé des dents et quelques éléments osseux (parmi ceux-ci, la présence d’une phalange du doigt II de la main démontre qu’il ne peut s’agir du genre Eremotherium, chez qui ce doigt a disparu). — Mylodontidae. Le gisement a livré des restes de Mylodon darwini Owen ; métapodes, phalanges, vertèbres, ossicules dermiques et surtout deux hémi¬ mandibules avec dents, qui ne laissent aucun doute sur la détermination géné¬ rique. Cette trouvaille reporte très au N la limite d’extension du genre, qu’on ne connaissait jusqu’ici qu’en Patagonie et dans la Pampa argentine et uru¬ guayenne. Rongeurs, Hydrochoeridae. — Le seul Rongeur appartenant à ce niveau est un Capybara, représenté par une incisive et un astragale. Il peut appartenir au genre Hydrochoerus et peut-être même à l’espèce actuelle II. hydrochaeris (L.), dont il a la taille ; mais une détermination précise exigerait la connaissance des molaires. Carnivores. — On y reconnaît 4 genres appartenant à 3 familles. — Canidae. Un Protocyon bien caractérisé est représenté par une hémiman¬ dibule incomplète (encore munie de Mj et de Mj et montrant l’alvéole très petit d’une Mg uniradiculée) et par la moitié distale d’un radius. Il peut s’agir de l’espèce brésilienne P. troglodytes (Lund). — Ursidae. En 1955, Branisa avait récolté un fragment de mandibule d’un Ours à face courte (Arctotherium). Le site exact a pu être retrouvé en 1965 et une petite fouille a permis de recueillir en place divers éléments d’un même individu : fragments crâniens et mandibule (avec les séries dentaires supérieures et infé¬ rieures), plusieurs os longs, nombreux éléments des extrémités. Il s’agit, si nous suivons la nomenclature de Kurtén (1967) d’un Arctodus (s. g. Arctotherium) de taille nettement plus forte que A. brasiliensis (Lund), mais un peu plus faible que A. pamparum (Amegh.). Morphologiquement, c’est avec cette dernière espèce qu’il s’accorde le mieux, notamment par la forme de M^. — Felidae. Un Jaguar, Léo [Jaguarius) onca (L.), attesté par une moitié distale de fémur et par un astragale, s’accorde par la taille avec les grandes races actuelles et aussi avec la sous-espèce pampéenne L. (J.) onca palustris (Amegh.) ; il est beaucoup moins puissant que les grandes formes pléistocènes du S du Cbili [L. O. mesembrinius (Cabrera)] et des Andes de Bolivie et d’Equateur [L. o. andinus (Hoffstetter)]. Un Smilodon (espèce indéterminée) est représenté par une hémi¬ mandibule incomplète (avec et Mj) et une phalange proximale. — Litopternes, Macrauchenidae. — Un Macrauchenia, peut-être M. pata- chonica Owen, a laissé quelques dents (inférieures et supérieures) et une moitié distale de fémur. — Notongui.és, Toxodontidae. — Un puissant Toxodon est assez commun dans nos récoltes, fragments de crânes et de mandibules, dents isolées, atlas, 829 — fragments de fémurs, cubitus, astragale et métapodes. La mandibule est lourde, avec une longue symphyse, les I3 sont développées en défenses à section sub¬ triangulaire. Selon R. Pascual, qui a vu notre matériel, il s’agit incontestable¬ ment de Toxodon ensenadensis Amegh. PnoBOsciDiENS, Gomphotheriidae. — Bien que fragmentaires, les restes du Mastodonte présent dans le gisement permettent de l’attribuer au genre Stego- mastodon : les molaires s’usent en doubles trèfles ; les défenses, simplement recourbées (sans torsion hélicoïdale), ont une section ovale et sont dépourvues de bande d’émail. Périssod.vctyles, Equidae. — Un cheval, Equus [Amerhippus) sp., de la taille •A’E. curvidens üwen, est représenté par des fragments de mandibules, des dents isolées, un fémur complet, des os du carpe et du tarse. Il est accompagné par un llippidion, plus rare, dont je n’ai récolté qu’une molaire, trois éléments tarsiens associés, et une phalange proximale. Artiodactyles. — Deux familles sont à considérer : — Camelidae. La faune comprend un Palaeolama, de taille moyenne, connu par des fragments de dents, un corps vertébral, des os du carpe et du tarse et des métapodes incomplets. Il paraît différent à la fois de l’espèce de Tarija {P. weddelli est plus puissant) et de celle du Pampéen (P. paradoxa a des métapodes beaucoup plus allongés). — Cervidae. Ce niveau a livré quelques fragments de bois et un fémur incom¬ plet, qui ne permettent pas une détermination, même générique. D’autres pièces, meilleures, mais trouvées en surface, paraissent provenir du niveau 2 (voir plus loin). Contrairement à l’opinion de W. Herrmann, découvreur de la faune de Nua- pua 1, celle-ci est loin d’être « identique » à celle de Tarija (pour la composition de cette dernière, voir Hoffstetïer, 1963). Au Chaco, on note d’abord la pré¬ sence de Tortues géantes, inconnues dans les Andes. Les Mylodontidés y sont représentés par un vrai Mylodon, alors qu’à Tarija les genres dominants sont Glossotherium, Lestodon et Scelidodon. Parmi les Glyptodontidés, Panochthus (rare à Tarija) est ici fréquent ; Sclerocalyptus (absent à Tarija) figure dans la faune étudiée ; en revanche Hoplophorus et Neothoracophorus (connus à Tarija) sont absents ou du moins n’ont pas encore été observés ici. Le Canidé Protocyon remplace à Nuapua les genres Theriodictis et Aenocyon ^ de Tarija. Les Jaguars des deux gisements sont différents. Le genre Toxodon, très rare à Tarija, est ici fréquent. Le seul Mastodonte connu à Nuapua est un Stegomastodon (genre pampéen, peut-être présent à Tarija, mais rare), tandis que Cuvieronius (large¬ ment dominant dans le Pléistocène des Andes boliviennes) paraît absent. Enfin les Camélidés ne comprennent qu’un Palaeolama (apparemment différent de P. weddelli) mais pas de Lamas (si fréquents à Tarija), ni de Vigognes. Ces différences s’expliquent sans doute largement par le fait que Tarija est un gisement andin, tandis que Nuapua se situe en plaine. Au total, la faune du dernier gisement rappelle plutôt celles du Pampéen d’Argentine. Elle s’accorde au mieux avec celle de l’Ensénadien (tout en présentant quelques différences) 1. Aenoq^on n’a pas encore été signalé à Tarija, mais, en compagnie de H, Galarza, nous en avons récolté en 1965 quelques pièces significatives, notamment une hémimandibule, encore inédite. — 830 — «1. pourrait avoir le même âge. C’est l’opinion de H. Pascual qui attribue une importance significative à la présence de Toxodon ensenadensis. Notons que l’absence de petites formes dans l’association faunique considérée est certainement due aux conditions locales de fossilisation. Elle a pour consé¬ quence une altération de la physionomie réelle de la faune, et rend difficile sa comparaison avec celle du niveau sus-jacent. Faune du niveau moyen (Nuapua 2). C’est généralement sur les surfaces d’érosion, au sommet ou sur les lianes de petits monticules de einérite grise, qu’apparaissent des fossiles de Nuapua 2. Ils se présentent sous forme de groupements d’os en partie encore engagés dans la einérite durcie, en partie dispersés, et appartenant souvent à un même indi¬ vidu : Anoure, Lézard, Serpent, Oiseau ou petit Mammifère. Les os sont bien minéralisés et présentent une couleur noire ou bleu foncé, caractéristique. D’autres pièces, associées aux précédentes, posent cependant des problèmes. Les unes sont des fragments de dents ou d’os, provenant de grands animaux disparus ; il est dilficile de savoir s’ils correspondent réellement à la même faune ou s’ils proviennent d’éléments brisés et remaniés du niveau inférieur : la dernière hypothèse est particulièrement vraisemblable lorsque de tels fossiles présentent une teinte brune ou rougeâtre. D’autres éléments osseux, trouvés en surface, mais peu minéralisés, paraissent appartenir à la faune actuelle. Mais la distinction n’est pas toujours aisée. Cepen¬ dant j’interprète comme tels la plupart des restes de Lagostomus et de Ctenomys, trouvés en surface sur la einérite grise. Âmphibiens. Anoures. — Les restes d’Anoures sont fréquents mais peu variés. Tous sont noirs et très minéralisés. M“® Vergnaud-Grazzini (note illustrée déposée pour impression) y reconnaît 3 formes appartenant à deux familles : — Bufonidae. Bufo cf. paracnemis Lutz ; ce grand crapaud est un des éléments les plus communs de la faune étudiée. — Leptodactylidae. Ceratophrys ci. ornata (Bell) est relativement commun ; Leptodactylus sp. est assez rare. Reptiles. Sauriens, Teiidae. — Les restes d’un grand Tupinambis, inséparable de T. teguixin (L.), ne sont pas rares dans ce niveau ; ils comprennent des pièces crâniennes et mandibulaires, des vertèbres, des côtes et des os des membres. ,4mphisbéniens, Amphisbaenidae. — Nos récoltes comprennent seulement deux vertèbres : l’une est incomplète, l’autre s’accorde morphologiquement avec une vertèbre dorsale antérieure de Leposternon. Serpents. — Trois familles sont représentées : — Boidae : Une seule vertèbre incomplète à zygosphène caractéristique. - 831 — — Colubridae. Deux espèces assez fréquentes, bien différentes par leur taille et leur morphologie vertébrale ; toutes deux sont dépourvues d’hypapophyses dans la région postérieure du tronc et appartiennent donc aux Colubrinae s. 1. — Viperidae [Crotalinae). Je n’en connais que deux vertèbres, relativement petites. Tortues. — De petites plaques de tortues, trouvées à ce niveau, n’ont pas encore été déterminées. Oiseaux. Les Oiseaux sont abondants et variés. Nos récoltes attestent la présence de 18 espèces, représentant 12 ordres distincts. Struthioniformes, Rheidae. — • Un Nandou, Rhea cf. americana, est repré¬ senté par quelques vertèbres, des fragments de métatarses et des phalanges. CoLYMBiFORMES, Podicipidae. — Deux Grèbes [Podiceps sp.) sont présents, l’un de la taille de P. minor, l’autre plus grand que P. cornutus. L’un et l’autre sont attestés par des os très caractéristiques, notamment le coracoïde, l’humérus et le tibia. CicoNiFORMES, Plütaleidoe. — Un coracoïde incomplet rappelle celui des Ibis et mieux encore celui de la Spatule commune {Platelea) ; peut-être correspond-il à la Spatule rose, sud-américaine {Ajaja rosea), dont je n’ai pu observer le squelette. Anseriformes, Anseridae. — Plusieurs Canards, de tailles diverses, figurent dans les récoltes. L’un paraît appartenir au genre üendrocygna, les autres sont très proches du genre Anas. Ralliformes, Rallidae. — La faune étudiée contient au moins deux Rallidés, assez communs, dont je connais notamment le coracoïde et l’humérus. Notre matériel de comparaison, pauvre en formes sud-américaines, ne permet pas d’aboutir à une détermination générique. Ch aridriiformes, Jacanidae. — Un coracoïde subcomplet s’accorde bien, morphologiquement avec celui de Jacana, mais il est un peu plus grand que la seule pièce de comparaison observée. Tinamïformes, Tinamidae. — Une forme assez modeste, représentée par les restes de plusieurs individus, s’accorde, par la taille et la morphologie osseuse, avec Crypturus tataupa Tem. Un humérus beaucoup plus fort, dont la taille dépasse même celle de Rhynchotus, tout en présentant une morphologie très voisine, appartient peut-être à un vrai Tinamus (non vu). CoLUMBiFORMES, Coluttihidae. — Une petite Colombe, assez fréquente, a laissé notamment plusieurs coracoïdes. Accipitriformes, Falconidae. — Deux métatarsiens incomplets appartiennent à un Falconidé indéterminé, de la taille d’un Autour. CucuLiFORMES, CucuUdae. — Un coracoïde incomplet s’accorde bien avec les Cuculidés. 11 s’agit peut-être de Coccyzus (non vu). Caprimut.giformes, Caprimulgidae. — Un coracoïde s’accorde, par la taille et la forme, avec celui de Nyctibius. Passerifokmes. — Cet ordre est peu représenté. Un liuniérus correspond à une petite forme de la taille d’un Pinson. Un métatarse incomplet indique un Pas¬ sereau de taille intermédiaire entre la Pie et le Corbeau. Mammifères. Chiroptères. — Au moins deux espèces figurent dans la faune étudiée. L’une, connue notamment par les restes d’un même individu (fragment de mandibule, une dent, scapula, humérus complet, cubitus, fémurs, tibia, etc.) s’accorde bien avec le Molossidé Eumops perotis (Schinz). L’autre, plus petite, n’a pas encore été déterminée. Edentés. — Ils sont surtout représentés par des Tatous, nombreux et variés, dont l’un correspond à un genre éteint. Les Glyptodontes paraissent absents. Les Gravigrades sont très rares (une dent). ■ — Dasypodidae. Ils appartiennent à cinq genres, dont quatre sont encore représentés dans la faune actuelle. Euphractus sexcinctus (L.), est connu par quelques plaques. Chaetophractus cf. vellerosus (Gay) ou villosus (Desm.) est plus fréquent. Zaedyus pichiy (Desm.) est la forme la plus commune (à noter que selon Cabrera, 1957-1961, le genre n’est pas signalé aujourd’hui au N du parallèle 30°S ; cette indication est probablement à reviser, car, à Nuapua même, j’ai récolté quelques plaques de Zaedyus peu ou pas fossilisées). Tolypeutes matacus (Desm.) et Dasypus cf. novemcinctus L. sont représentés par quelques plaques. Enfin Propraopus sp. n’est attesté que par deux plaques de bouclier, de taille semblable à celles de P. punctalus (Lund) mais à pores pilifères plus petits et moins nombreux. — Mylodontidae. Une dent de Scelidodon, trouvée en surface, est rapportée à Nuapua 2 à cause de sa couleur bleue. Quelques rares ossicules dermiques de Mylodontinés, également trouvés en surface, pourraient avoir été remaniés du niveau inférieur. Rongeurs. — Ils sont communs à ce niveau et appartiennent à 6 familles. — Caviidae. Galea cf. nmsteloides Meyen est attesté par quelques séries den¬ taires. — Chinchillidae. On trouve fréquemment en surface des restes de Viscache [Lagostomus maximus (Desm.)], apparemment modernes ; cependant certains os (fémurs, tibias, bassins), concordant avec cette espèce pour la forme et la taille, sont nettement minéralisés et parfois même encroûtés par la cinérite. D’autre part, le niveau ici considéré a livré une d’un petit Chinchillidé guère plus grand qu’un Chinchilla ; mais cette dent n’a que deux lobes, ce qui ne s’accorde, dans la faune moderne, qu’avec le genre Lagostomus, dont elle pourrait représenter une petite espèce éteinte. — Capromyidae. Un Myocastor, inséparable de M. coypus (Molina) est de beaucoup le Rongeur le plus commun de ce niveau fossilifère. — Hydrochoeridae. Un métacarpien II, concordant avec celui de Hydro- choerus hydrochaeris (L.) a été trouvé associé à la faune de Nuapua 2. — Cletiomyidae . Des restes de Clenomys sont relativement communs, mais présentent divers degrés de minéralisation. 11 semble que certains appartiennent à la faune fossile. — Cricetidae. Deux animaux appart,i(mnenl à eette famille. L’un s’aceorde bien avec Holochilus hrasiliensis (l)esm.) ; ee « Hat des marais » est commun dans le gisement et représente un des éléments caractéristiques du niveau 2. Un autre Cricétidé, assez rare, se rattache au genre Zygodontomys (dét. F. Petter), il est proche de l’espèce actuelle Z. lasiurus (Lund). Carnivores, Canidae. — Le seul Carnivore représenté dans le niveau 2 est un Dusicyon, assez commun, dont la taille est vmisine de celle de D. griseus. Notongulés, Toxodontidae. — (Quelques fragments de dents de Toxodon, recueillies à ce niveau, pourraient provenir de Nuapua 1 par remaniement. Proboscidiens, Gompholheriidae. — Le niveau 2 n’a livré que des fragments d’ivoire, provenant de défenses de Proboscidiens. Leur couleur foncée s’accorde avec les fossiles du niveau moyen, mais leur état très fragmentaire indique un transport ou un remaniement. Artiodactyles. — On y distingue deux familles. — Camelidae. Des fragments d’os et de dents de Palaeolarna, mais aussi une phalange complète, ont été recueillis en surface ou associés aux fossiles de Nuapua 2. Ils concordent par leur taille avec l’espèce du niveau inférieur. Peut- être proviennent-ils, au moins en partie, de remaniement. — Cervidae. La famille est représentée par des séries dentaires et aussi par les restes d’un bois ramifié. Celui-ci appartient au genre Morenelaphus, qui n’était connu jusqu’ici que du Pampéen d’Argentine et de l’Uruguay. La couleur et l’état des fossiles, notamment des dents, s’accordent avec les pièces de Nuapua 2. Cependant le bois, à teinte bleutée, a subi une décoloration (peut-être due à l’action des agents atmosphériques) et sa base montre quelques traces de couleur rougeâtre (peut-être par suite d’un contact avec le sommet de Nuapua 1 ?). La faune de Nuapua 2 apparaît donc très différente de celle de Nuapua 1. Elle se caractérise par trois traits essentiels : — Elle est constituée presque uniquement par des fossiles de petites dimen¬ sions ; les quelques animaux de grande taille ne sont, dans l’ensemble, représentés que par des fragments, peut-être brisés au cours de transports ; mais il se peut qu’ils proviennent des remaniements du niveau inférieur ; seuls font exception à cette règle les restes de Cervidés. — Par ailleurs cette faune suggère un milieu très humide, marécageux ou lacustre. On y note en effet la présence de nombreux Anoures, celle d’Oiseaux à mœurs aquatiques (Grèbes, Canards, Spatule, Jacana, et — vraisemblablement — les Rallidés), celle aussi de Rongeurs tels que le Myopotame {Myocastor) et le Rat des marais (Holochilus). — Enfin la faune de Nuapua 2 présente un cachet apparemment très moderne, surtout si l’on fait abstraction des éléments possiblement remaniés. La plupart des espèces constituantes (de petite taille) sont très proches des formes actuelles, voire même identiques. On pourrait donc supposer qu’il a y une Importante différence d’âge entre les faunes des niveaux 1 et 2. Rien n’est moins certain. On sait en effet qu’en Amérique du Sud, la fin du Pléistocène a été marquée par l’extinction des grands animaux, tandis que la plupart des petites formes ont survécu jusqu’à nos jours. 834 Il en résulte qu’une faune pléistocène réduite à ses grands éléments (comme celle de Nuapua 1) apparaît très distincte de l’actuelle, tandis qu’une autre faune presque contemporaine, mais où sont conservés seulement les petits animaux, montrera un cachet beaucoup plus moderne ; or la différence peut être due simplement à un changement des conditions de vie et de fossilisation. En fait, Nuapua 2 est marqué par l’installation locale d’eaux stagnantes, entraînant une profonde modification du biotope et donc de la biocoenose. Les fossiles recueillis dans le gisement ne donnent qu’une idée très incomplète de la physionomie générale de la faune contemporaine. On notera d’ailleurs que ces fossiles comprennent des genres éteints : Propraopus, Scelidodon, Morenelaphus (et peut-être Toxodon, Mastodonte, et Palaeolama) qui, bien que rares ou peu communs, n’en sont pas moins significatifs. Nota. — A l’appui de ce qui vient d’être dit, je signalerai qu’à Tarija, les dépôts pléistocènes comprennent quelques lits subhorizontaux de couleur grise, où ne sont conservés que les restes de petits animaux, principalement des Anoures, qui présentent la même fossilisation et en particulier la même couleur noire que ceux de Nuapua 2. Et cependant la faune tarijéenne classique, à grands animaux, est retrouvée au-dessous et au-dessus, montrant bien que ces niveaux corres¬ pondent à des épisodes locaux lacustres ou marécageux. Faune du niveau supérieur (nuapua 3). Dans l’ensemble, la cinérite du niveau 3, bien qu’apparemment semblable à celle du niveau 1, est stérile. Je n’y ai trouvé aucun fossile en place. Il faut cependant signaler la trouvaille d’un cubitus de Toxodon, craquelé et brisé, de couleur ocre, avec des taches rouillées. 11 a été récolté au contact de Nuapua 3, mais non engagé dans la cinérite de ce niveau. Etant donné sa position au-dessus des autres gisements fossilifères, il se peut qu’il provienne effective¬ ment de Nuapua 3. Mais il n’est pas impossible que ce soit un fossile de Nuapua 1, arraché et entraîné au-dessus de Nuapua 2 par des eaux en crue. La question est d’importance. S’il était démontré que l’un des éléments de la faune Nuapua 1 a survécu jusqu’à Nuapua 3, cela tendrait à prouver que les trois niveaux cons¬ tituent un même ensemble, déposé pendant une durée assez courte, le niveau moyen (Nuapua 2) représentant un simple épisode, lacustre ou marécageux. Conclusions. Lithologiquement, il y a peu de différences entre les trois niveaux constitutifs de la formation Nuapua. Tous trois sont essentiellement constitués par des projections volcaniques fines, formant des cinérites plus ou moins consolidées. A première vue, il semble qu’on ait affaire à un seul ensemble, qui correspond à une phase d’activité d’un même volcan. Il reste, bien entendu, à localiser celui-ci, à étudier la répartition géographique de ses projections et à préciser les caractéristiques chronologiques de la phase éruptive responsable de celles-ci. Le niveau inférieur (Nuapua 1), dans lequel nous avons noté la présence de quelques produits détritiques et éoliens, est essentiellement formé par des dépôts subaériens de cendres volcaniques de couleur rose. De la faune contemporaine, seules ont été conservées les grandes formes, aujourd’hui éteintes, qui suggèrent un âge ensénadien. Par suite de l’installation locale d’eaux stagnantes, les cendres volcaniques, qui 835 — Continuent à tomber sur la région, se déposent en milieu aqueux et présentent une teinte grise (Nuapua 2). D’autre part, une faune essentiellement aquatique s’installe localement. Enfin les conditions de fossilisation corrélativement modifiées favorisent la conservation de pièces osseuses de petite taille. Cette fossilisation en milieu aqueux, moins oxydant que le précédent, est sans doute responsable de la couleur foncée, noire ou bleue, caractéristique des fossiles de Nuapua 2. La fin de cet épisode lacustre est marquée par un lit durci, correspondant à une plage de dessication. Ensuite se rétablissent les conditions subaériennes, peut-être plus désertiques que dans la première phase, ce qui expliquerait l’absence ou la quasi-absence de fossiles dans le niveau Nuapua 3. Bien entendu il s’agit là d’hypothèses, qui devront être confirmées par une étude sédimentologique précise et aussi par une reconnaissance régionale du Quaternaire. C’était l’objet de la troisième expédition, prévue dans le programme de la campagne 1967, et qui n’a pu être réalisée. BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE Ahlfeld, F., 1946. — Geologia de Bolivia. Rev. Mus. La Plala (n. s.), Secc. Geol., 3, pp. 5-370, 115 fig., 1 mapa geol. Ahi.ff.ld, F. & Branisa, L., 1960. — Geologia de Bolivia. 1 vol. in-4°, 245 p., 90 fig., 12 lâm., 1 mapa geol. La Paz (Inst. Boliv. Petroleo). Bonarelli, g., 1921. — Tercera contribuciôn al conocimiento geolôgico de las regiones petroliferas subandinas del Norte (Provincias de Salta y Jujuy). An. Min. Agric., Secc. Geol. Miner. Minas, t. XV, n° 1, 96 p., lâm. I-XV, Buenos-Aires. Carrera, A., 1933. — Los yaguares vivientes v extinguidos. Notas prel. Mus. La Plata, 2, pp. 1-39, lâm. I-XI. Cabrera, A., 1957-1961. — Catâlogo de los Mamiferos de América del Sur. Rev. 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Gervais faisait la même distinction mais nommait A. clavata l’espèce certaine. Filhol (1890) répartissait le même matériel en trois lots, honorant ainsi tous les noms précé¬ demment cités. Il avait cependant le mérite de donner les premières figurations. Gerv.ais avait signalé aussi la même Antilope dans le falum de Sainte Maure, en Touraine. Il s’agissait d’une cheville frontale gauche, que Mayet figura en 1908 sous le nom A' Antilope clavata (pl. III, fig. 10). Enfin, dans sa courte notice consacrée aux Mammifères des Sables de l’Orléanais, Stehlin (1907) avait caractérisé son Ruminant VII comme une espèce « tout à fait semblable à A. mar¬ tiniana, mais plus petite ». Cette forme n’était signalée qu’à Artenay. Des fouilles systématiques faites régulièrement à Artenay de 1962 à 1967 par le Muséum National d’Histoire Naturelle sous la direction d’un d’entre nous (L. G.) nous ont livré, à côté d’un très riche matériel de Cervidés, quelques restes A' Eotragus qui correspondent au Ruminant VII de Stehlin et que nous décrirons ici. Eotragus Pilgrim, 1939. Eotragus artenensis nov. sp. 1907, Ruminant VII Stehlin, p. 529 pars 1908 Amphitragulus aurelianensis n. sp., Mayet, p. 131, pl. III, fig. 10 1963, Eotragus artenensis Ginsburg, p. 9, nomen nudum Diagnose : Eotragus de taille légèrement plus petite que l’espèce type Eotragus sansaniensis. Holotype : Fragment de maxillaire droit avec D^ M^ M^, provenant des sables burdigaliens d’Artenay (Loiret) et déposé au Muséum de Paris. Paratype : Fragment d’hémimandibule gauche avec M^ Mg, provenant des sables burdigaliens d’Artenay (Loiret) et déposé au Muséum de Paris. 53 — 838 — Lieu-type : Carrière d’Artenay-Autroche, situé à 250 m au Sud du hameau d’Autroche, en contrebas à l’Ouest du chemin allant au château d’Auvilliers. Niveau-type : Burdigalien moyen. Matériel et mesures (dans l’ordre longueur, largeur, hauteur, en millimètres) : Maxillaire droit avec LM M^ (Muséum Paris Ar 23) holotype T)* = 10,3 X 8,4 X 5,4 Ml = 11,3 X 10,2 X 8,3 M2 = 12,0 X 11,5 X 8,2 M* g (Muséum Paris Ar 26) = 12,0 X 11,5 X 8,2 Double série dentaire supérieure avec P^ M®d, P®M® g, (Muséum Paris Ar 25), (fig. Mayet 1908, pl. III, fig. 10). PM = 9,1 X 7,2 P®d = 9,3 X 9,0 Phi = 8,8 X 9,9 MM = 10,2 X 10,5 MM = 11,7 X 12,3 MM = 11,4 X 11,6 P®g = 9,4 X 9,0 p4g = 8,5 X 9,9 Mig = 10,2 X 10,5 M2g = 11,5 X 12,3 M3g = 11,4 X 11,6 M^ M^ M® (Muséum Bâle) L série molaire = 38 Mandibule avec M^ Mj (Muséum Paris .Vr 24) paratype Mj = 11,5 X 7,8 X 7,7 Mg = 15,0 X 7,9 X 7,1 Mg d (Muséum Paris Ar 27) = 11,5 X 10,1 Mg isolée (Musée Bâle) L = 16 Outre ces matériaux, le gisement d’.\rtenay a livré de nombreux ossements de Ruminants dont une partie appartient certainement à Eolragus artenensiii. Seule une étude générale et complète des ossements de Ruminants de tous les gisements des Sables de l’Orléanais et des faluns de Touraine permettra de donner des déli rminations certaines. LÉGENDE DE LA PLANCHE I Fig. 1-2. — Eolragus sansaniensis Lartet, de Sansan. 1. Maxillaire droit avec face occlusale {X 1). 2. Maxillaire gauche avec P*-M®, face occlusale (X 1). Fig. 3-4. — Eolragus artenensis n. sp., d’Artenay. 3. Maxillaire droit, holotype, avec D*-M^. a, M^ M^ en place, face occlusale (x 1). h, M® face externe (X 2). c, M^ face occlusale (X 2). d, ü*, M^, face occlusale (X 2). 4. Mandibule gauche, paratype, avec Mg Mj. a, face occlusale ( X 2) b, face interne ( X 2) c, face externe (X 2}. L. ÜINSBURG et Ê. HEINTZ PLANCHE I Bull. .Mua. Jlist. nat., 2® série, 1. éO, ii® 4, 1908. — 839 — Description. Les dents A' Eotragus artenensis sont hautes, dépourvues de cingulum et leur émail est très légèrement chagriné. La D'* est plus longue que large, et même proportionnellement plus longue que l’unique spécimen connu de 1)^ d’Eotragus de Sansan. Les styles externes sont faibles ; il n’y a pas de pli protoconal. La structure de la dent est la même que celle des molaires, avec un protocône et un hypocône en forme de croissant peu ouvert, un petit repli interne à l’arrière à l’aile postérieure du protocône et un petit éperon émergeant de la paroi interne de l’aile postérieure de l’hypocône. Elle s’en distingue principalement par son allongement et le grand développement de son parastyle. et P® ont un protocône plus fort, un hypocône moins développé et placé plus en arrière que chez Amphitragulus, Procervulus et Dicrocerus, conférant à ces dents un profil occlusal différent, plus quadrangulaire que triangulaire, avec une face antérieure plus individualisée. P* est difficile à distinguer de la dent correspondante A’ Amphitragulus. C’est une dent simple, formé d’une muraille externe ornée de styles et d’un grand crois¬ sant interne. L’aile postérieure du croissant présente un éperon interne qui doit correspondre à l’aile antérieure de l’hypocône, comme chez tous les Cervidés miocènes. Les molaires supérieures sont plus larges que longues. Les styles externes sont moins forts et la paroi jugale du métacône plus plate que chez Amphitragulus, Procervulus, Dicrocerus et Palaeorneryx. Comme sur I)^, il n’y a pas de pli proto¬ conal, les deux lobes internes étant formé chacun d’un simple croissant en forme de V assez fermé sur D* et M^, le croissant postérieur est plus ouvert sur et M®. Le protocône se termine souvent en arrière, vers le centre de la dent, en butant sur un petit élément dentaire orienté longitudinalement qui rejoint en arrière l’aile antérieure de l’hypocône. Ce petit élément dentaire existe aussi, mais beaucoup plus régressé, sur VEotragus de Sansan. Un petit éperon isolé émerge de l’aile postérieure de l’hypocône et forme une saillie dans la fosse postérieure. La colonette interlobaire est toujours faible et décroît d’importance de à M®. L’indice d’hypsodontie (73,45 pour ftU, 68,33 pour M^) est de même ordre de grandeur qu’à Sansan (61,26 à 73,84 pour et 63,33 à 74,61 pour \U). Les deux dernières molaires inférieures sont hautes, étroites, allongées et dépourvues de pli palaeorneryx. Elles sont plus hautes et les fosses sont plus réduites que chez Amphitragulus, Procervulus, Dicrocerus et Palaeorneryx. Une colonette interlobaire est présente. Le dernier lobe de Mg est formé d’un croissant externe petit et d’un croissant interne plus épais, plus développé en arrière où il rejoint la face externe, enveloppant le croissant externe. Caractères de détermination. La distinction entre Bovidae, Cervidae et Girafïoidea est assez délicate dans un niveau géologique aussi ancien que le Burdigalien ; il convient de souligner les caractères qui permettent d’attribuer les dents d’Artenay à la famille des Bovidae. Ce sont : — l’absence de pli protoconal aux molaires supérieures ; — l’absence de pli palaeorneryx aux molaires inférieures ; 53 — 84Ü — la soudure précoce des principaux éléments constitutifs des molaires, — le faible relief des cônes et des styles de la muraille externe des molaires supérieures ; — la faible largeur des dents relativement à leur longueur. En ce qui concerne ce dernier point, il faut remarquer (voir tableau) que les molaires d’ Amphitragulus sont aussi peu larges relativ^ement à leur longueur — l’on pourrait même dire anormalement étroites pour un Cervidae. Sur ce caractère Amphitragulus est plus évolué que tous les autres Cervidés du Miocène européen. L’attribution générique s’appuie sur d’autres arguments. Eotragus sansa- niensis est à la fois trop proche morphologiquement et chronologiquement pour ne pas lui être rapproché. La différence de taille, quoique faible, permet de séparer les deux espèces. Le fait que la forme la plus récente soit la plus grande fournit un argument en faveur d’une filiation directe, et renforce par là même l’attribution au même genre. Répartition str.atigraphique du genre Eotragus. Aucun Bovidae n’a jamais été signalé en Europe avant le Burdigalien. Le premier connu, Eotragus, n’a pu être enraciné dans aucune forme de l’Oligocène d’Europe et apparaît avec la vague de migrateurs qui caractérise le Burdigalien {Anchitherium, Trilophodon, Deinotherium, Dorcatherium, Proceri’ulus, Carni¬ vores mélinés et méphitinés). Eotragus est donc un immigrant. Au Burdigalien inférieur, aucun gisement et en particulier celui de Wintershof- West en Bavière, qui a livré de si nombreux restes de Ruminants, n’a révélé la présence de Bovidés. On peut donc penser qu’ Eotragus n’existait pase ncore en Europe. C’est dans le Burdigalien moyen, à .4rtenay, qu Eotragus apparaît pour la première fois. C’est aussi à Artenay qu’apparaît pour la première fois en Europe un Proboscidien Trilophodon angustidens. Le Burdigalien supérieur n’a encore livré aucun reste d’ Eotragus. Il faut en incriminer seule la pauvreté en restes de Ruminants des gisements de cette époque (Baigneaux-en-Beauce, Chevilly, La Romieu). L’Helvétien inférieur voit un Eotragus de plus grande taille, Eotragus sansa- niensis qui est conu dans les faliins de la Touraine à Ste Maure (cheville frontale figurée par M.ayet, op. cit) et à Cléré-les-Pins près de Savigné-sur-Lathan (une .Mj isolée très fraîche 12,0 X 8,7 X 9,8), dans les faluns de l’Anjou à Pontigné (une Mg isolée : 17,7 X 8,9) ainsi que dans les faluns de la Basse Gascogne, à Rimbez (Ginsburg, 1967). P. Mein l’a signalé aussi sous le nom d' Antilope cristata dans le gisement sidérolithique du Mont Ceindre, que nous attribuons à la même époque. Du gisement de Sansan (Helvétien moyen), proviennent les matériaux type d’E. sansaniensis , E. clavata et E. martiniana. Ces trois noms recouvrent la même unité spécifique. Le terme de martiniana doit être écarté le premier car son auteur l’a considéré dès l’origine comme recouvrant une espèce douteuse. E. sansa¬ niensis fut établi par Lartet en 1851 et E. clavata par Gervais dans la première édition de sa Zoologie et Paléontologie française qui porte la date 1848-1852. Dans la première partie de ce travail, la plus ancienne, où est crée Antilope clavata, il donne cependant les références, avec la pagination, de divers travaux datés de 1849 et 1850. Par ailleurs Lartet, dans son ouvrage de 1851, qui comporte des listes synonymiques, ne cite jamais Gerv.ais. La Zoologie et Paléontologie 841 — française a donc pû paraître au plus tôt à la fin de l’année 1850, mais plus proba¬ blement en 1851, voire en 1852. Dans le doute, nous conserverons le nom donné par Lartet. S’il s’avérait par ailleurs, ce qui est fort probable, que l’espèce de Goriach est identique à celle de Sansan, il faudrait adopter le nom spécifique d'haplodon proposée par H. von Meyer en 1846. Dans les niveaux plus récents, E. sansaniensis n’a encore jamais été signalé en France. Deux pièces inédites nous montrent son existence dans l’Helvétien supérieur du Bassin d’Aquitaine. 11 s’agit d’un fragment de mandibule portant encore en place (dimensions : 12,5 X 9,0) du gisement d’Arrajegats à Simorre, conservée au Musée de cette ville, et d’une série dentaire incomplète de Castel- nau-Barbarens (Gers), conservée au Muséum de Toulouse (Pj = 9,5 X 5,2 ; Pg = 10,5 X 5,9 ; Ml = 10,0 X 6,8 ; Mg = 15,1 X 7,6). Aucun document n’atteste sa présence dans le Tortonien de France mais E. Thenius (1959) l’a signalé dans le Sarmatien de Serbie en compagnie de Giraffokeryx et de Gazella cf. stehlini, formes caractéristiques de ce niveau. BIBLIOGRAPHIE CiRic, A. et Thenius, E., 1959. — Über das Vorkommen von Giraffokeryx (Giraffidae) im europaïschen Miozân. Anz. osterr. Akad. Wiss., n° 9, pp. 152-162. Filhol, h., 1890. — Études sur les Mammifères fossiles de Sansan. Bibl. Ec. Nat. Htes Études, sect. Sc. Nat., t. 37, art. 1. Gervais, P., 1852. — Zoologie et Paléontologie française. Arthus Artaud Edit. Paris. Ginsburg, L., 1963 a. — Histoire paléontologique du bassin de la Loire au Miocène. Bull. Ass. Natur. Orléanais, NS, n° 21. — 1963 b. — Les Mammifères fossiles récoltés à Sansan au cours du xix® siècle. Bull. Soc. Géol. France, 7® sér., 5. — 1967. — Une faune de Mammifères dans l’Helvétien marin de Sos (Lot-et- Garonne) et de Rimbez (Landes). Ibid., 7® sér., 9. ■ — • et Heintz, e., 1966. — Sur les affinités du genre Palaeomeryx (ruminant du Miocène européen). C.R. Acad. 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M3 10 18,6 — 20,9 19,92 10 10,7 — 12,5 11,28 10 52,65 — 60,38 56,64 Procervulus de Baigncaiix . 14 15,6 — 17,6 16,55 14 8,6 — 10,2 9,28 52,43 — 60,71 1 56,09 Amphitragulus d’Artenav . 9 14.4 — 15,6 14,96 9 7,1 — 7,8 7,33 9 46,79 — 50,64 49,01 Eotragus de Sansan . 15 11,9 — 14,2 12,72 15 12,0 — 14,2 13,14 15 95,07 — 106,37 103,34 Eotragus d’Artenav . 3 10,2 — 11,3 10,56 3 10,2 ~ 10,5 10,40 3 90,26 — 102,94 98,71 Dicrocerus de Sansan . Ml 8 13,0 — 14,7 13,86 8 14,2 — 16,8 15,70 8 108,21 — 119,54 113,22 Amphitragulus d’Artenay . 5 9,4 — 10,5 9,96 5 10,5 — 11,2 10,82 5 104,95 — 114,89 108,74 j Eotragus de Sansan . 14 12,9 — 15,0 14,2 14 13,3 — 16,0 14,60 14 95,86 — 108,95 104,47 Eotragus d’Artenay . 3 11,5 — 12,0 11,73 3 11,5 — 12,3 12,03 3 95,83 — 106,95 102,63 Dicrocerus de Sansan . M2 9 1 14,2 — 16,2 15,22 9 16,4 — 18,3 17,54 9 110,49 — 123,23 115,38 Amphitragulus d’Artenay . t 4 11,3 — 11,7 11,45 4 12,2 — 12,5 12,35 4 104,27 — 109,75 107,88 Eotragus de Sansan . 14 11,6 — 13,8 13,6 14 12,9 — 15,8 14,29 i 14 ' 102,77 — 116,29 108,85 Eotragus d’Artenay . i 2 11,4 11,4 2 — 11,6 2 ! — 101,75 Dicrocerus de Sansan . M3 8 13,4 — 15,2 14,27 8 15,5 — 17,9 16,66 8 111,64 — 123,13 116,78 Amphitragulus d’Artenay . 4 i 10,7 — 11,2 11,05 4 11,4 — 11,6 11,47 4 101,78 ~ 106,54 103,87. 842 BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’IIISTOIKE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N“ ^i, 1968. pp. 843-8VJ. DYNAMISME VÉGÉTAL SÉDIMENTATION ET ÉROSION DANS LES PRÉS-SALÉS. IV. Havre d' Agon-Régnéville (Manche) Par J.-M. TURMEL Le long de la côte ouest du Cotentin à une vingtaine de kilomètres au sud du havre de Lessay (11) se trouve un autre grand estuaire limité au nord par les communes de Tourville et d’Agon et au sud principalement par la commune de Régnéville. Plusieurs auteurs ; Madame Lenoir-Pepin (5), MM. Turmel (7-8-9), Davy de ViRviLLE (2), Meslin (6), Jacquet (4), Elhai (3), se sont déjà intéressés à cet estuaire en ce qui concerne les formations végétales maritimes. Le dynamisme de la végétation et les phénomènes d’érosion et de sédimen¬ tation ont été étudiés dans plusieurs endroits des rives nord et sud. Seules les repères des stations à la limite des deux communes de Tourville et d’Agon, sur la rive nord, ont subsisté assez longtemps pour que l’on puisse donner des renseignements valables (fig. n° 1, les stations étudiées sont entourées d’un cercle). Dans cette partie nord se trouvent de très importants peuplements presque purs à’Obione portulacoides. Ils correspondent à VObionetum décrit par Des Abbayes et Corillion en 1949 (1). Salicornia herbacea et Suaeda maritima apparaissent dans les parties les plus humides surtout lorsqu’une coupe rase a été effectuée et que le manteau protecteur à'Obione qui a environ 30 cm d’épais¬ seur a disparu. En effet VObione sert l’hiver comme fourrage pour les lapins et les moutons. Ces coupes s’effectuent à la faux d’une manière artisanale et elles n’ont lieu, au même endroit, que tous les deux ou trois ans pour laisser à VObione le temps de repousser. Le 23 mars 1959 j’ai placé 13 piquets (entre 25 et 50 m du bord du schorre, côté rivière) tous dans VObionetum mais dans des conditions stationnelles diffé¬ rentes : le piquet n° 38 (cote 46) ^ sur le bord d’un ruisseau dans un peuplement lâche à'Obione. Le piquet 55 (cote approximative 145) dans le fond du ruisselet ; le piquet n^ 26 (cote 135,5) dans le fond du même ruisselet mais au confluent de deux petites ramifications. Les piquets 30 et 29 (cotes 83 et environ 80 respective¬ ment) dans la ramification « ouest » recouverts pour le n° 29 d’un peuplement lâche à’Obione et le piquet 30 de Glyceria maritima. Dans la partie supérieure de la ramification « est » se trouve le piquet 31 (cote 84). Deux autres (B et C) ont été rajoutés en 1966 dans cette même ramification mais aux cotes 116 et 96,5. Deux piquets ont été placés sur la butte qui sépare les deux ramifications du 1. Ces cotes n’ont qu’une valeur relative et correspondent au nivellement fait le 4 février 1968. 844 Fig. 1. — Carte, établie d’après les photographies de l’I.tî.N. 1947, de la partie Nord de l’estuaire d’Agon-Régnéville. A gauche de la limite administrative des deux communes, dans un cercle, l’en¬ semble des stations étudiées depuis 1959. A droite la croix (X) marque l’emplacement des semis étudiés par Elhaï. — 845 — '•uisselel, le no 48 (cote 56) juste à la pointe extrême à moins de un mètre, en plan, du piquet 26 et le piquet 35 (cote 77) encore sur cette butte, mais entre les piquets 31 et 29 ; le piquet 43 (cote 57) au milieu du plateau enserré entre le ruis¬ seau et le ruisselet étudié ; enfin quatre piquets n» 60-44-21 et 32 (cote approxi¬ mative 70 cm). Ces dernières stations étant toutes dans un beau peuplement d’Obione (lig. n^ 2). Malheureusement ces piquets n’ont pas tous subsisté : les numéros 60 et 44 au milieu de ralignement des cinq piquets dans le grand peuple¬ ment homogène à^Ohione ont disparu au bout de trois ans ; le n° 55 dans le fond du ruisseau a été arraché en 1965 ; en 1966 les piquets numérotés 38, 29 et 48 n’ont pu être retrouvés. En 1967 deux nouveaux piquets (n° 21 et 32) ont été entièrement recouverts par les dépôts de tangue vu leur faible hauteur hors du sol en 1966. Tous les résultats sont réunis dans le tableau ci-contre. La figure n° 3 montre suivant leur cote, l’évolution sédimentologique de quatre stations, trois (n® 30- 31-35) dans le tapis d'Obione et le 26 au fond du ruisseau. Havre d AGON . REGNEVILLE Fig. 3 cm Fig. 3. — Courbes cumulatives montrant la marche de la sédimentation pour trois stations de VObionetum, près des ramifications du ruisselet et pour la station 26 qui subit une érosion depuis dix ans. Les variations du niveau du sol sont très régulières dans le tapis d’Obione là où l’influence des ruisseaux ne se fait que peu ou pas sentir directement (sta¬ tions n° 38-35-43-29-21-32-60 et 44). On remarque ainsi au bout de deux ans (26 mois du 22/7/1959 au 5/11/1961) que la moyenne de sédimentation pour ces huit piquets est de 1,8 cm (0,9 annuellement) les valeurs oscillant entre 3,4 et 1,0 cm ; cinq mesures se trouvant entre 1,4 et 2,6. Après six années (71 mois du 22/7/59 au 4/6/65) la sédimentation varie entre 4,7 et 7,9 mais la moyenne arithmétique des six valeurs est de 6,2 cm soit 1,0 cm annuellement. Enfin, au bout de dix ans (114 mois), une seule station subsiste, elle accuse 8,3 cm de sédimentation ce qui donne une moyenne annuelle un peu phis faible que les pré¬ cédentes (0,8 cm). 846 — Tableau des vaiuations du niveau du sul (en centimètues) PAR RAPPORT AU 23 MARS 1959 DANS LE TAPIS d’ObIONE ET DANS LES RUISSELETS DU HaVRE d’AgON-RÉGNÉVILLE. 1 des piquets 1 Cote 22/7 1959 22/U 1960 5/11 1961 21/6 1962 j 29/7 1963 24/6 1964 4/6 1965 25/6 1966 29/4 1967 4/2 1968 38 46 0 1,2 1,0 0,9 1 1.1 1,1 1,3 43 57 0 1,5 1,4 1,0 1,4 1,2 1,4 2,7; — — 30 83 0 1,8 — 0,1 1,7 1,5 1,3 1,5 2,7' 2,3 4,5 35 77 0 0,3 0,7 1,4 0 0,6 1,7 l,3j 1,3 1,0 29 80 0 1 0,9 0,9 1,6 0,5 1,0 1,0 — ' - — 31 84 0 i 0,6; 0 0 1,8 0 0,2 1.1 0,3 4,5 48 56 0 î 1.6 1,3 1,0 1.5 1,6 2,5 — — 26 135,5 0 i— 2,1 — 0,1 — 0,1 — 0,9 — 2,2! — — 2,l| —3,7 —1.3 55 145,0 0 i— 3,4 1— l,5j 0,7! 4,1 — 0,3! — : - 1 — — 21 — 0 1,1 0,6 1,7 0,8 1,0 1,0 2,2 — — 32 69 0 1,4 1,2 1,0 1,0 0,4 1,1 2,1 1 — 1 - 60 i — 0 0,9 0,5 — — — - ; — — 44 ! — 0 2,0 1,4 — — — - 1 — — B 116 — — — — — i - ! — ! - i — 0 C 96,5 — — — — — — — 0,5 Les différences de sédimentation constatées ici entre ces stations étant assez faibles il est difficile de les interpréter. Seule, peut s’expliquer, avec quelque sécurité, la différence entre les sédimentations au piquet 38 (6,6 cm en six ans) et au point 43 (7,9 cm). 11 y a d’une part une différence de niveau (11,0 cm) qui favorise le point 43 et d’autre part le type d’envahissement du tapis végétal par le flux favorise ce piquet 43 plus proche des fines ramifications du ruisselet que le piquet 38. En effet, le débordement du ruisseau ne s’effectue plus par dessus ses rives, maintenant trop surélevées, mais en remontant le cours des ruisseaux, des ruisselets et des ramifications. La très faible sédimentation des points 35 et 29 ne peut être expliquée que par les conditions locales particulières d’une zone qui s’étend peut-être jusqu’au point 60. Enfin pour les points 21 et 32 l’éloigne¬ ment du ruisseau explique la faiblesse toute relative (6,1 cm et 6,2 cm) de la sédimentation par rapport au point 43 (7,9 cm) cependant 12 cm plus haut. Les résultats donnés par Elhaï pour une station très voisine du marais de Tourville (point X de la figure n° 2) montrent dans divers peuplements d’Obione d’énormes variations. Elles sont dues aux conditions stationnellcs, très diffé¬ rentes les unes des autres bien plus qu’aux différences de niveau qui cependant jouent aussi. Les valeurs données ci-dessus indiquent que les sédimentations considérables trouvées par Elhaï correspondent à des stations où le schorre est en voie de construction et n’a pas encore atteint son stade adulte. Pour ce qui est du tapis végétal il a peu ou pas varié au cours des dix dernières années. Ainsi sur le rebord du ruisseau autour du piquet 38 le tapis végétal qui était formé en 1959 d'Ohione peu dense est encore dans le même état en 1968. Pour le piquet 43, malgré une sédimentation de plus de 10 cm en sept ans, la couverture v'égétale n’a pas évolué du tout et est toujours constituée par un — 847 — manteau pur d’Obione de 30 cm d’épaisseur. Cette stabilité se retrouve dans le grand peuplement (piquets 60-44-21-32) d’Obione presque pur avec rares Aster tripolium et Glyceria maritima (très rare) qui constitue une formation fermée de 20 à 30 cm de haut. Pour ce qui est des stations proches du ruisselet il faut d’abord considérer le point 48 qui est à la pointe même de la crête. Ce point recouvert d’un très beau manteau d’Obione est celui qui a subit la plus forte sédimentation de tous ceux étudiés ici (9,5 cm en six ans) ce qui fait une moyenne annuelle de 1,6 cm. contre 7,9 cm (1,3 cm annuellement) pour le point 43 qui est à une cote presque iden¬ tique. Cette forte sédimentation s’explique par la position privilégiée de cette station qui, pratiquement au centre du ruisselet, reçoit directement le courant du flux sans que ce dernier aie déjà ralenti sa vitesse. La sédimentation des particules (sables et limons) transportées par le ruisseau ne commence donc, d’une manière importante, qu’à cet endroit au moment où la vitesse se réduit beaucoup. Mais en contre partie, juste sur le rebord même de la falaise, cette station subit les contre-coups de l’érosion des parois de ces ruisseaux et c’est ainsi qu’en 1966 toute la pointe s’est écroulée en emportant tous les repères. Dans le fond du ruisseau au confluent des deux ramifications qui constituent le ruisselet se trouve le piquet nO 26 à la cote 135,5 qui placé en 1959 est encore suivi actuellement. Il a subi une régulière érosion qui a creusé ce fond de ruisseau de 12,5 cm pendant ces dix années. Pendant ce temps, la crête presque verticale qui monte vers le sommet (station 48) de la petite butte a reculé d’environ 1 cm par an et il en est résulté un effondrement. Fig. 4. — Coupe Iransversale du ruisseau au niveau du piquet n® 55. On y remarque la marche des phénomènes d’érosion dans la partie inférieure, la localisation des colonies d’algues microscopiques dans la partie médiane et au dessus la sédimentation qui est la plus forte au niveau du peuplement d'Obione. A 1,50 m et environ 10 cm plus bas que le piquet n** 26, au niveau du piquet 55, il y a eu en 1959, 60 et 61 une érosion importante (4,9 cm au total) contre 2,2 cm dans le même temps pour le piquet 26. En 1962 et 63, un éboulement accidentel a créé un seuil à cet endroit et le niveau est presque revenu, celui de 1959. L’éro¬ sion a repris en 1964 et s’est alors poursuivie, mais semble plus faible maintenant — 848 — (entre le 29/7/63 et le 24/6/64) ; pour la station n° 55 : seulement 0,3 cm d’érosion contre 2,2 cm pour le piquet 26. La disparition du repère n’a pas permis d’éva¬ luation précise ultérieure mais elle devient faible, cette partie du ruisselet ayant presque atteint son profil d’équilibre alors que près du piquet 2() et au dessus il y a forte érosion. L’étude attentive des parois de ces ruisseaux, profondément enfoncés dans le schorre, dénote une importante activité. La bas(! des parois subit une érosion assez active comme en témoigne la coupe ci-contre (cf. tig. 4), la partie médiane au contraire ne se modifie que très peu et des colonies de Cyanophycées et de Chorophycées s’y établissent. Mais par suite de l’attaque de la partie inférieure de ces parois il y a parfois des éboulements qui rajeu¬ nissent le profil. Au dessus on constate une sédimentation sablo-limonneuse qui semble augmenter au fur et à mesure que l’on considère les parties supérieures de ces rives. Ceci est analogue à ce que j’avais déjà trouvé dans le marais de St Germain sur Ay (Havre de Lessay) (11). En 1959, la ramification « ouest » avait la même activité que celle de 1’ « est » et VObione et la Glyceria étaient nettement applatis par le courant de jusant toujours plus violent à cet endroit que le courant de flux. La comparaison de la marche de la sédimentation dans la ramification « ouest » montre une grande activité au point 30 (16,8 cm en dix ans) et nettement plus faible pour le point 29 (5,9 cm en six ans contre 7,7 pour le point 30 dans le même laps de temps), et d’autre part au point 29, le peuplement végétal se rapproche beaucoup du tapis Fig. 5. — Profil schématique des deux ramifications du ruisselet eu 1951) et 1968 ainsi que de la crête médiane les séparant. Il faut souligner l’exagération du modelé au cours de ces dix années, la diffé¬ rence de niveau entre le fond du ruisseau an confluent et au sommet de la butte passant de 52,7 cm (1959) à 79,5 cm en 1968. continu A'Obione. Au contraire la ramification « est » subit une érosion et l’on constate un net recul des « marches d’escalier » qui s’y trouvent. L’érosion est active presque jusqu’au point B et aux points G et 31 la sédimentation est faible. Le tapis végétal dénote nettement une importante circulation d’eau et VObione n’y forme pas un tapis continu. L’évolution de ces profils est résumée dans le schéma ci-contre (fig. 5) et l’on voit nettement l’accentuation des reliefs entre 1959 et 1968, près de 27 cm. de différence de niveau de plus entre les points 26 849 et 48. Ces résultats montrent que l’intensité de la sédimentation est liée à deux causes d’une part au niveau où se trouve la station et d’autre part à la distance entre cette station et le lieu où débute la sédimentation. Dans plusieurs notes antérieures (1956-Agon ; 1958-Blainville ; 1967-Coque- bourg) j’ai déjà donné quelques indications sur l’évolution des rives des ruis¬ seaux et ruisselets des schorres (surélévation et érosion à la partie inférieure, élimination lente mais progressive des débris des rives qui se sont effondrées dans le fond du lit et qui, tout en se dilétant, à leur partie inférieure subissent une sédimentation non négligeable à leur partie supérieure). Enfin, cette étude qui se poursuit depuis dix ans, confirme donc ma thèse comme quoi certains ruisselets peuvent se former à partir du schorre en place. Ces ruisselets se construisent par création de ramifications nouvelles, par recul des têtes des ruisselets et d’autre part en creusant leur lit et surélevant leurs rives. Le résultat est que le modelé du schorre plat dans sa forme de jeunesse évolue par la suite vers une surface assez mouvementée. Le tapis d’Obione se fractionne et on a alors de petites dépressions où l’eau des hautes mers stagne. Une nouvelle végétation de Spartina pourra alors s’installer à un niveau supé¬ rieur à celui, normal de la haute slikke comme c’est le cas à Coquebourg (marais de Carentan) (10). BIBLIOGRAPHIE (1) Abbayes, H. des, et Corillion, R., 1949. — h’Obionetum des halipèdes du nord de la Bretagne (Finistère à Ille-et-Vilaine). C. R. Acad. Sc., 228, pp. 935-937. (2) Davy de ViRviLLE, 1936. — Observations sur la flore marine des côtes du Cotentin. Bull. Lab. Marit. Dinard, fasc. XVI, pp. 21-28. (3) Elhaï, h., 1963. — La Normandie occidentale entre la Seine et le golfe Normand Breton. Etude morphologique. Bordeaux, 624 p. (4) Jacquet, J., 1949. — Recherches écologiques sur le littoral de la Manche. Les prés-salés et la Spartine de Townsend. Les estuaires. La tangue. Encycl. biogéo. et écol., n° V, Paris Lechevalier, 374 p. (5) Lenoir-Pepin, 1945. — Une commune côtière, Agon (Manche). Monographie géo¬ graphique. Thèse Dt. ès Lettres, Caen. Impr. Granvillaise, Granville. (6) Meslin, R., 1941. — De l’extension du Spartina Townsendi sur la côte occidentale du Cotentin. Bull. Soc. Linn. de Norm., 9® sér., 11, pp. 153-156. (7) Turmel, J. M., 1949. — Végétation sur la côte ouest du Cotentin. Mém. Mus. Nat. Hist. Nat., nouv. sér., 28, fasc. 1, 71 p. (8) Turmel, J. M., 1956. — Ecologie des prés-salés : Morphologie, circulation et salinité des eaux. Bull. Lab. Marit. Dinard, fasc. 42, pp. 41-49. (9) Turmel, J. M., 1958. — Formation des mares et des ruisseaux dans les prés-salés des estuaires de l’ouest du Cotentin. Bull. Labo. Marit. Dinard, fasc. 43, pp. 80-91. (10) Turmel, J. M., 1967. — Dynamisme végétal, sédimentation et érosion dans les prés salés. (Manche). Bull. Mus. Nat. Hist. Nat., 2® sér., 39, n® 1, pp. 233-240. (11) Turmel, J. M., 1968. — Dynamisme végétal, sédimentation et érosion dans les prés salés. III Havre de Lessay (Manche). Ibid., 40, n® 3, pp. 640-651. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE 2« Série — Tome 40 — N» 4, 1968, pp. 850-856. LES SABLES RONDS-MATS, ÉMOUSSÉS-LUISANTS ET NON USÉS OBSERVÉS AU MICROSCOPE ÉLECTRONIQUE A BALAYAGE {STEREOSCAN) Par Georges BUSSON On sait tout l’intérêt que présente la distinction des sables par la morphoscopie, en particulier par la forme et les aspects de surface. En France, A. Cailleux a beaucoup œuvré pour définir les principales classes (émoussés-luisants ; ronds- mats ; non usés, etc.), pour préciser les conditions et les facteurs de leur genèse et pour montrer l’intérêt paléogéographique de ces notions. Je rappellerai en quelques mots la description des principaux types qu’ont donnée, récemment encore, A. Cailleux et J. Tricart, description basée sur les caractères visibles à la loupe binoculaire. 1) Les grains émoussés-luisants combinent un contour général aux arêtes émoussées ou même arrondies et une surface d’un poli plus ou moins parfait : ce dernier caractère permet au grain observé à la binoculaire de fournir par réflexion une image très nette de la source lumineuse, et, en outre, une ou plu¬ sieurs images après réfraction. La transparence de tels grains peut être très grande. Du point de vue interprétation, il s’agirait de « grains usés dans l’eau, à la suite d’un long frottement, avec roulement ». 2) Les grains ronds-mats sont en moyenne plus sphériques encore que les précédents ; « la surface du grain est entièrement dépolie, picotée, constellée de minuscules marques de choc en coups d’ongle, en croissants, en écaillures ou en cupules de 0,01 mm ou moins ». L’absence de poli, qui entraîne une absence de transparence, ne permet pas la formation d’une image par réflexion mais sous la source lumineuse, tout le grain paraît clair. Bref, l’aspect mat est fondamental et ce sont toutes les marques de choc qui en sont à l’origine. D’après A. Cailleux, cet aspect provient de chocs dans l’air, causé par l’impact des grains les uns contre les autres sous l’effet du vent. 3) Les grains non-usés ont un contour en général anguleux ; ils conservent des portions de faces originelles du cristal et présentent des cassures, plus ou moins irrégulières. Cette classification a servi de cadre à de très nombreuses observations et des travaux abondants en ont montré le bien-fondé et l’intérêt. En fait si l’unaniniité est à peu près réalisée sur le lien entre ces classes et les — 851 milieux qui les ont façonné il n’en est pas de même des processus mis en jeu pour arriver à ce résultat. En particulier, Ph. H. Kuenen et W. G. Perdok (1962) ont rejeté l’hypothèse suivant laquelle ces états de surface (mat, luisant) ont été engendrés par des actions mécaniques. Dans le cas des grains mats, l’ohservation principale invoquée par ces auteurs pour nier l’importance des chocs est la suivante : les surfaces sont souvent dépolies jusque dans les recoins les plus profonds et les plus reculés qui indentent le grain, ce qui n’est pas coni- patihle avec une genèse mettant en jeu les impacts des grains les uns contre les autres. Et Ph. M. Kuenen et W. G. Perdok invoquent, pour expliquer la matité, une attaque chimique dont l’agent serait la rosée. De même la réali¬ sation de grains luisants ne serait pas due à une usure mécanique, mais à des processus physico-chimiques favorisant en premier lieu la croissance du réseau cristallin du grain mis en cause, c’est-à-dire à des phénomènes de nourrissement. Comme en hien d’autres domaines, l’utilisation du microscope électronique a été envisagée afin d’accroître le champ des observations possibles. Les pre¬ mières réalisations ont été effectuées depuis six ou sept ans avec des microscopes électroniques à transmission. Les servitudes particulières de ce type d’appareil ont posé des problèmes nouveaux : les grossissements extrêmement élevés, l’obligation d’observer une réplique à l’exclusion de l’objet lui-même interdisaient toute vue globale du grain ; en règle générale, les informations fournies se situaient dans un domaine pratiquement sans relation avec les observations faites jusqu’alors à la binoculaire. D’où bien des difficultés et bien des tâtonnements. Rappelons brièvement quelques étapes de ces recherches. Ph. H. Kuenen et W. G. Perdok {op. cit.) parmi les premiers ont affronté ces problèmes « it turns out to be very difficult to interprète the images one ohtains even when these are on stereoscopic. » Les clichés qu’ils publient sont à des grossissements de 7.000 et de 19.000. Les principaux résultats portent sur la présence de débris divers, de nature incer¬ taine (kaolinite ?, attapulgite ?, feldspath ?) à la surface des grains mats ; alors que les grains de rivière en sont dépourvus. En outre, ces auteurs n’ont pas observé de marques circulaires de quelques microns de diamètre : ils en tirent un argument supplémentaire contre les théories de A. Cailleux. Dans une note de la même année, D. Krinsley et T. Tak.vhashi ont publié des électromicrographies, toutes prises à un grossissement de 5.000 : les grains des dunes leur paraissent caractérisés par des « crêtes méandriformes qui résultent de l’intersection de surfaces courbes conchoïdales ». Et ces surfaces courbes sont interprétées comme des éclats, sautés sous le choc d’autres particules. Quant aux grains de plage, ils ne montrent qu’une structure de surface : de petites indenta¬ tions pyramidales qui apparaissent sur le cliché comme un réseau de figures en forme de V (E shaped patterns). Ici se remarque clairement une caractéristique de ces observations issues d’un moyen très puissant eu égard à l’objet étudié : les auteurs ne font plus allusion qu’aux microcavités, développées à la surface du grain, parce que celles-ci sont à l’échelle des clichés fournis par le microscope électronique ; il n’est même plus question du poli de la surface qui reste pourtant le trait essentiel, spécifique de ces grains, à la fois le plus remarquable et le moins facile à expliquer. Toujours en 1962, E. W. Biederman donne un cliché (fig. 5) assez difficile à interpréter où se verrait « la surface irrégulièrement cavitée, caractéristique 1. Ph. H. Kuenen et W. (i. Perdok rappellent que Sidenko {in Stkakhov, 1957) considère que l’érosion par le vent donne des grains à surface polie et que de ce fait les grains dépolis sont rares parmi les grains éoliens. Mais il s’agit là d’une opinion tout à fait isolée. 852 de sal)le éolien ». Le texte ne jirojette pas de lumière particulière, car on y lit que CCS cavités mesurent 100 à 1.000 Â, ce qui leur fait, à l’échelle de la photo, 0,5 à 0,05 mm ! Par contre, les photos de grains déposés par l’eau sont très spectaculaires ; les cavités triangulaires régulières, dont les rapports avec les formes cristallographiques paraissent indiscutables, sont imputées à des disso¬ lutions. J. J. Porter (1962) insiste sur l’importance du choix du grossissement dans les résultats et les interprétations que fournit le microscope électronique. Enfin, tout récemment C. J. A. Soutendam (1967) a publié une étude portant sur des grains éoliens et des grains fluviatiles. Les grains éoliens ont montré une surface uniformément usée, avec des structures extrêmement fines ; seuls quelques grains ont montré des marques polygonales, irrégulières et grossières. La fine texture de surface qui serait typique de grain désertique est imputée à la rosée ; la marque plus grossière représenterait seule un impact dû aux actions éoliennes. Sur les sables de rivière a été reconnu, une fois encore, le réseau de petites cavités triangulaires. La voie expérimentale constitue une autre approche du problème, qui a tenté beaucoup de chercheurs : je ne rappellerai pas tous les dispositifs réalisés pour user du matériel quartzeux, ni le détail des résultats obtenus par chacun. Glo¬ balement les conclusions apparaissent souvent contradictoires ; avec Ph. H. Kuenen et W. G. Perdok l’abrasion éolienne artificielle n’aboutit pas à un dépoli analogue à celui des grains mats naturels ; tandis qu’avec D. Krinsley et T. Takahashi, les produits réalisés sont tout à fait comparables aux grains naturels. Davantage, avec les premiers auteurs, le transport fluvial expérimental tend à dépolir les grains, au moins sur les parties en relief ; alors qu’avec les seconds, les grains artificiels sont analogues aux grains de plage naturels jusque dans le détail du réseau d’indentation en forme de V. L’apport de ces expériences reste donc assez limité. Il semblait légitime de penser que l’observation de ces différents types de grains au microscope à balayage ne se heurterait pas aux mêmes difficultés que celle réalisée avec les appareils à transmission. Certes, on perd toujours un caractère, par rapport à la binoculaire, c’est le degré de transparence. Car le quartz quelque soit son état de surface est toujours un mur impénétrable aux électrons. Mais, à part cette unique lacune, les avantages sont nombreux : possi¬ bilité d’observer le grain lui-même et non la réplique d’une petite fraction de sa surface, possibilité de partir de très faibles grossissements (20) jusqu’à des valeurs très élevées (de l’ordre de 20.000 ou plus) ; bref, l’ensemble permet de commencer par une vue rappelant très étroitement celle donnée par une bino¬ culaire pour finir par l’examen de détail d’une portion minuscule. Voyons les résultats obtenus sur différents types de grain i. 1) Les grains ronds-mats (PI. I, fig. 1 à 8). — ■ Les sables étudiés proviennent de sables de dunes actuels prélevés dans le Djoua, aux confins de la hamada de Tinrhert et de l’erg Issaouane. Les grains choisis dans la gamme de taille moyenne de l’échantillon, à savoir avec un diamètre de 0,5 mm, ont été examinés après avoir subi une métallisation de la surface. La première série observée est constituée de grains bruts, n’ayant subi aucun traitement préalable. Au grossissement 55 (PL I, fig. 1) et 60 (PI. I, fig. 5), l’image 1. Les différents traitements appliqués à ces sables, leur préparation pour l’observation au micros¬ cope électronique et toutes les électromicrographies (y compris les quelques-unes publiées, ci-joint) ont été réalisées par Denise Noël, sans la collaboration de laquelle je n’aurais pas pu mener à bien cette étude. Je lui exprime donc ici mes remerciements. 853 est comparable à celle obtenue à la binoculaire, ün notera tout d’abord l’allure générale sphérique qui n’est accidentée que par quelques dépressions, de forme allongée ; celles-ci correspondant vraisemblablement à des rentrants sur le fragment du quartz original — analogues à celles qui s’observent sur le grain non usé de la fig. 5, PI. II. — Ces dépressions ne seront oblitérées que lorsque l’usure aura enlevé une couronne sphérique d’épaisseur égale ou supérieure à leur profondeur maximale. En ce qui concerne l’état de surface, on remarquera l’aspect piqué déjà net à cette échelle ; tous les grains sahariens examinés appa¬ raissent ainsi criblés de minuscules dépressions circulaires. Malgré l’absence des phénomènes liés à la transparence, le contraste entre les ronds-mats et les émoussés-luisants (PI. II, fig. 1) est aussi net qu’à la binoculaire à grossissement égal. .4 des grossissements plus élevés — PI. I, fig. 2 (x 270), fig. 3 (x 530) — la surface se révèle extrêmement rugueuse, d’aspect bosselée ou même martelée. C’est une juxtaposition de creux et de reliefs, de disposition anarchique, d’importance à peu près égale. L’ensemble est aussi irrégulier que peut l’être la surface de l’eau animée d’un léger clapotis et l’opacité de ces grains, en observation optique, est un phénomène du même ordre que l’opacité de la surface de la mer légère¬ ment agitée, laquelle fait place, on le sait, à une transparence remarquable si l’on pose sur cette surface naturelle une simple plaque de verre. Mais, en outre, dès un grossissement de 1.000 et bien plus à des valeurs plus élevées (fig. 4, PI. I, x 2.700) on constate l’extrême abondance de débris fixés sur le grain, conformé¬ ment à ce qui a déjà été signalé par de nombreux auteurs. Malgré la très petite taille de ces débris (un demi-micron en moyenne), il est probable que leur pré¬ sence n’est pas négligeable quant au comportement des surfaces qu’ils revêtent et il a paru souhaitable de reprendre les observations avec des grains nettoyés. Une série de sables du même échantillon a été donc plongée dans une solution d’hexametaphosphate de sodium pour aider à défloculer les particules argileuses, puis soumis à l’action des ultra-sons pendant un temps variable : cinq minutes pour une partie de ses grains, dix minutes pour les autres. Après ce traitement, la surface des grains apparaît avec un aspect assez différent : moins irrégulière d’abord et, ensuite, nettement marquée de dépressions circulaires ou hémi¬ circulaires. Ces dépressions, dont le diamètre mesure 5 à 10 p., sont en effet le plus souvent en croissant (PI. I, fig. 8, x 3.000) : bord franc, abrupt approxima¬ tivement sur un demi-cercle, le reste de la circonférence n’étant que peu ou pas marqué. On constate parfois (PI. I, fig. 8) que le fond de ces dépressions est parti¬ culièrement irrégulier, comme si le quartz y était crevassé, brisé, fragmenté : on peut penser qu’il faut voir là l’effet de l’impact même qui a creusé cette dépression. En conclusion, on constatera que les images de surface obtenues sur ces grains ronds-mats ne semblent nullement compatibles avec l’hypothèse d’une genèse par attaque chimique. Les grossissements les plus élevés mis en œuvre sur des grains nettoyés par traitement aux ultra-sons, montrent des figures en général hémi-circulaires qui fournissent une image extrêmement détaillée de dépressions de percussion. Ainsi se trouvent confirmées et précisées les hypothèses déjà anciennes émises par A. Cailleux. Un autre point d’une certaine importance est évoqué par l’effet des ultra-sons. La différence entre les images obtenues sur grain non traité et sur grain traité semble difficilement pouvoir être imputée seulement à des impuretés argileuses, ferrugineuses, etc. fixées sur la surface (A. M. Cekhomskij, 1960). D’ailleurs J. J. Porter identifiant le résidu arraché - 854 ^ à des sables ainsi soumis à un traitement d’ultra-snns mettait en évidence 80 % de kaolin et 20 % de quartz seulement après dix minutes de traitement ; mais 80 % de quartz et 20 % de kaolin après une action de quatre vingt minutes. Si l’on se souvient que les ultra-sons sont couramment utilisés pour dégager et nettoyer des microfossiles particulièrement fragiles, il est permis de penser que même une action prolongée pendant quatre vingt minutes ne s’est pas attaquée à la partie saine du quartz ; mais que ces grains ronds-mats, soumis à des chocs incessants depuis des millénaires finissent par être entièrement recou¬ verts d’une couche où le quartz est pulvérisé, fragmenté ou au moins fissuré au-dessus de la partie saine, interne. Ce serait cette partie brisée ou au moins fissurée qui serait dégagée plus ou moins profondément par le traitement aux ultra-sons. Et la présence d’une telle gangue ne peut que renforcer l’aspect mat du grain, considéré optiquement. 2) Les grains émoussés-luisants (PI. II, fig. 1 à 4). — Les grains émoussés- luisants qui ont été examinés sont des sables de plages de Rio-de- Janeiro, échan¬ tillons dont l’intérêt a été mis en évidence par A. Cailleux et qui font partie de la collection de référence mise en vente par la Maison Boubée. Il ne s’agit pas de grain d’un type moyen parmi les émoussés-luisants mais d’exemplaires exceptionnels parmi les plus beaux connus. Sur la fig. 1, PI. II, prise au grossisse¬ ment 40 se note à la fois l’émoussé très poussé d’un de ces grains et, en même temps, l’extrême poli de sa surface. Certes aux grossissements plus élevés (fig. 2, PI. II, X = ; fig. 3, X 490) cette surface est loin d’apparaître comme un plan parfait ; le grossissement 2.500 (fig. 4) montre même un relief assez saisissant. Mais, au contraire des grains ronds-mats, ces accidents de la surface ne sont jamais que des accidents en creux. 11 s’agit en somme d’une surface, percée de trous, mais néanmoins parfaitement plane car elle ne présente aucune protubérance, aucun relief qui la domine. C’est cette planéité qui explique le comportement de la surface de ces grains à l’égard de la lumière : à la fois le fait d’être luisant et leur transparence remarquable. Quant aux cavités creusées dans cette surface, elles correspondent approximativement aux figures décrites par divers auteurs : triangular pits de C. J. A. Soutendam ou small pyramidal inden¬ tations which appear as V shaped patterns. Elles sont toutefois moins typiquement triangulaires que sur certaines photos de répliques fournies par ces auteurs et, en tout cas, elles ne montrent pas les mêmes relations évidentes avec le réseau cristallographique du grain que les photos publiées par E. W. Biederman. Que peut-on penser des conditions de genèse de ces grains ? Les cavités semblent avoir été causées par des phénomènes de dissolution. Quant au trait le plus caractéristique, le poli de la surface, il paraît difficile de l’imputer, comme l’ont LÉGENDIi DE LA PLANCHE I (îrains ronds-inats, sables actuels du Djoua, Hamada de Tinrhert (Sahara). 1. — sable brut. Grain entier X 55. 2. — détail de la zone encadrée sur la fig. 1 et bord du grain, X 270 3. — détail de la zone encadrée sur la fig. 2, X 530 4. — détail de la zone encadrée sur la fig. 3, X 2700 5. — sable traité 5 minutes aux ultra-sons (40 K.C.). Grain entier X 60 6. — détail de la zone encadrée sur la fig. 5, X 300 7. — détail de la zone encadrée sur la fig. 6, X 600 8. — délai! de la zone encadrée sur la fig. 7, X 3000. PLAACHE 1 G. 15USS0N G. 15USS0N PLAXCIIE n 855 fait Ph. II. Kuenen et W. G. Perdok, à des processus physicochimiques mettant en jeu la croissance du cristal. On peut considérer comme plus vraisemblable que ce poli résulte de l’abrasion sous-aquatique. Dans la mesure où une compa¬ raison avec changement d’échelle a une chance d’être fondée, on peut estimer que ce poli provient de l’usure, tout comme celui qui prend naissance sur un galet, ({u’il soit de quartz, de calcaire ou de gneiss, longuement trituré sur une plage. Personne ne songe dans ce dernier cas à invoquer des phénomènes de croissance de cristal pour expliquer cet état de surface. 3) Les grains non usés. — Trois électromicrographies seulement sont pré¬ sentées ici, faites sur des grains de la plage marine de Trez-Hir (Finistère, France) en provenance de la collection de référence de Boubée. Il ne s’agit pas en effet ici de mener une étude des grains non usés mais de fournir quelques exemples du comportement de tels grains observés dans les mêmes conditions que les précédents. On remarquera en particulier la présence de faces cristallines caracté¬ risées par leur planéité, l’abondance des arêtes aiguës, l’importance des rentrants et des crevasses qui accidentent ces grains, l’existence de plans de cassure tout à fait typiques avec décrochement successif le long de la surface de cassure (PI. II, lig. 7). Bien entendu les différences sont extrêmement accusées entre ce modèle et les précédents, puisque les exemples choisis sont des cas extrêmes, très caracté¬ ristiques. Conclusions Les quelques observations présentées ci-dessus n’ont que le caractère d’une étude préliminaire. Le microscope électronique à balayage présente l’énorme avantage de fournir des images à faible grossissement comparables à celles qui s’obtiennent à la binoculaire, tout en pouvant « monter » jusqu’à des grossisse¬ ments très élevés (plusieurs dizaines de milliers de fois). Ainsi les caractères identifiés peuvent être reliés sans dilFicultés majeures aux observations faites préalablement à la binoculaire ; ce qui n’est pas toujours le cas des caractères étudiés au microscope électronique à transmission. L’étude morphologique particulièrement précise rendue possible par ce nouveau moyen d’investigation devra être généralisée afin de mieux définir les différents types de grains et d’états de surface. Après un inventaire poussé, il sera possible d’interpréter avec moins d’incertitude les cas peu typiques — si fréquents dans la nature — et il pourra être envisagé de reprendre avec des bases plus solides l’étude de la genèse de ces formes et de ces états de surface. Laboratoire de Géologie du Mifueiim. LÉGENDE DE LA PLANCHE II Fig. 1 à 4 : grain émoussé-luisant, Plage de Rio de Janeiro (Brésil). Fig. 1 : grain entier X 40 Fig. 2 : bord du même grain à un grossissement plus fort X 240 Fig. 3 : détail de la zone encadrée sur la fig. 2 X 490 Fig. 4 : détail de la zone encadrée sur la fîg. 3 X 2500 Fig. 5 à 7 : grain non usé, Plage marine Trez-IIir (Finistère, France). Fig. 5 : grain entier X 55 Fig. 6 : détail de la zone encadrée sur la lig. 5 X 110 Fig. 7 : détail d’un autre grain X 270. BIBLIOGRAPHIE Biederman, E. \V. Ji'., 1962. — Distinction of shoreline environments in New Jersey. J. Sédiment. PelroL, 32, 2, pp. 181-200, lig. 1-20. Tulsa. C-AiLLEux, A. et J. Tricart, 1959. — Initiation à l’étude des sables et des galets, vol. 1, 369 p., 72 fig. Paris (Centre de documentation universitaire). *C-AiLLEUx A. et M. ScH.NEiDER, 1968. — L’usure des sables vue au microscope electionipue à balayage. Science Progrès La Nature, n» 3395, pp. 92-94, Paris. Cekhomskij, a. M., 1960. — Structure et composition de la pellicule des grains des sables quartzeux. Kora vyoetr. Akad. Nauk. SSSR., 3, pp. 239-312. Traduc¬ tion S. I. G. du BRGM (Paris) n° 4530. Krinsley D. et T. Takahashi, 1962. — Applications of électron microscopy to gcology. Trans. N. Y. Acad. Sci., (2) 25, pp. 3-22, 23 fig. New-York. Kuenen Ph. H. et W. G. Perdok, 1962. — Experimental abrasion 5, frosting and defrosting of quartz grain. J. Geol., 70, 6, pp. 648-658, 2 pl., 1 fig., Chicago. Porter, J. J., 1962. — Electron microscopy of sand surface texture. J. Sédiment. Petrol., 32, 1, pp. 124-135, 7 fig. Tulsa. SouTENDAM, C. J. A., 1967. — Some methods to study surface textures of sand grains. Sedimentol., 8, pp. 281-290, 12 fig., Amsterdam. Le Gérant : Jacques Forest. ABBEVILLE. - IMPBI.MEBIE F. PAILLABT. (D. 1758) - 31-1-69. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE Le Bulletin du Muséum national d'Histoire naturelle paraît depuis 1895. Chaque tome, grand in-8°, est annuel et comprend actuellement 6 fascicules. Les articles sont constitués par les communications présentées aux réunions des naturalistes du Muséum ; ce sont uniquement des travaux originaux rela¬ tifs aux diverses branches des sciences naturelles. Le premier fascicule de chaque année contient en outre la liste des travaux publiés et des collections reçues dans les laboratoires du Muséum. Le Bulletin peut être obtenu par achat ou échange en s'adressant à la Bibliothèque cen¬ trale du Muséum national d’Histoire naturelle, 38, rue Geollroy-Saint-Hilaire, Paris, 5* (Compte de Chèques Postaux, Paris, 9062-62). Paix DB l’abonnbhbnt annuel : Pour la France . 45 F. Pour l’Étranger . 50 F. Les années anciennes peuvent également être achetées ou échangées 1” série : T. 1 à 34, 1895-1928. 2* série (en cours) : T. 1 à 39, 1929-1967. Instructions pour les auteurs. Les auteurs qui désirent présenter des communications sont priés d’en adresser directement la liste au Directeur du Muséum huit jours pleins avant la date de la séance. Les textes doivent être dactylographiés avec doubles interlignes, d’un seul côté, sur des feuilles séparées. Ils doivent être remis au président de la réu¬ nion après présentation de la communication. Les clichés des figures dans le texte ne doivent pas dépasser les dimensions suivantes : 11,8 cm X 18,5 cm ; ils sont fournis par les auteurs et déposés en même temps que les manuscrits. Les illustrations en planches hors-texte ne doivent pas mesurer plus de 12,5 cm X 18,5 cm ; ces planches, également à la charge des auteurs, sont à envoyer directement à l'imprimeur, après entente avec la rédaction du Bulletin. Chaque auteur ne pourra publier plus de 20 pages imprimées par fascicule et plus de 80 pages pour l’année. Il ne sera envoyé qu’une seule épreuve aux auteurs qui sont priés de les retourner, dans les quatre jours, à M”® Grmek-Guinot, laboratoire de Zoo¬ logie, 61, rue de Bulfon. Passé ce délai, l’article sera ajourné au numéro sui¬ vant. Tirés a part. Les auteurs reçoivent gratuitement 25 tirés à part de leurs articles. Ils peuvent se pro curer à leur frais des exemplaires supplémentaires aux conditions ci-après, 2-4 p. 5-8 p. 9-16 p. 25 exemplaires . . 10,50 F 11,95 F 14,10 F par 25 exemplaires en plus . 3,65 F 4,65 F 7,50 F Ces prix s’entendent pour des extraits tirés en même temps que le numéro, brochés avec agrafes et couverture imprimée. Il convient d’y ajouter, au-dessus de 75 exemplaires sup¬ plémentaires, le montant de la T. V. A., sauf pour les envois à destination de l’Étranger. Les frais de corrections supplémentaires entraînés par les remaniements ou par l’état des manuscrits seront à la charge des auteurs. Les auteurs sont priés de remplir le bon de commande joint aux épreuves, afin qu’il soit possible de leur faire parvenir tirés à part et clichés, et de facturer, s’il y a lieu, les frais supplémentaires. ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE En vente à la Bibliothèque centrale du Muséum, 38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, Paris-5®. Annuaire du Muséum national d’ Histoire naturelle (paraît depuis 1939). Archives du Muséum national d’ Histoire naturelle (depuis 1802. In-4°, sans périodicité). Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle (depuis 1895 ; 6 numéros par an ; abonnement, France, 30 F, Étranger, 35 F). Grands naturalistes français (depuis 1952. Sans périodicité). Mémoires du Muséum national d' Histoire naturelle (depuis 1936. Depuis 1950, nouvelle série en 3 (puis 4) parties : A, Zoologie ; B, Botanique ; G, Sciences de la terre ; D. Sciences physico-chimiques. Sans périodicité). Notes et Mémoires sur le Moyen-Orient (depuis«,1933. In-4°, sans périodicité) Publications du Muséum national d’Histoire naturelle (depuis 1933. Sans pério¬ dicité). PUBLICATIONS DES LABORATOIRES DU MUSÉUM En vente à l’adresse de chaque laboratoire. Bulletin du Laboratoire maritime de Dinard (Ille-et-Vilaine). Depuis 1928 ; prix variable par fascicule. Objets et Mondes. La Revue du Musée de l’Homme. Directeur : M. J. Millot, Palais de Chaillot, Paris-16® ; depuis 1961 ; trimestriel; abonnement, France, 24 F ; Étranger, 30 F. Mammalia. Morphologie, Biologie, Systématique des Mammifères. Directeur : M. J. Dorst, Laboratoire de Zoologie des Mammifères, 55, rue Buffon, Paris-5® ; depuis 1936 ; trimestriel ; abonnement, France, 25 F ; Étranger, 30 F. Index Seminum Horti parisiensis. Service des Cultures, 61, rue Buffon, Paris-5®; depuis 1882 ; échange. Journal d' Agriculture tropicale et de Botanique appliquée, suite de Revue inter¬ nationale de Botanique appliquée et d’ Agriculture coloniale depuis 1954. Labo¬ ratoire d’ethnobotanique 57, rue Cuvier, Paris-5® ; abonnement, France, 33 F ; Étranger, 38 F. Adansonia (suite aux Notulae Systematicae). Directeur : M. A. Aubréville, Laboratoire de Phanérogamie, 16, rue Buffon, Paris-5® ; sans périodicité ; abonnement, France, 30 F ; Étranger, 40 F. Revue Algologique. Directeur : M. R. Lami, Laboratoire de Cryptogamie, 12, rue Buffon, Paris-5® ; depuis 1924 ; abonnement, France, 20 F, Étranger, 25 F. Revue Bryologique et Lichénologique. Directeur ; M™® V. Allorge, Laboratoire de Cryptogamie ; depuis 1874 ; abonnement, France, 22 F, Étranger, 28 F. Revue de Mycologie. Directeur : M. Roger Heim, Laboratoire de Cryptogamie ; depuis 1928 ; abonnement, France, 18 F, Étranger, 23 F. Cahiers de La Maboké. Directeur : M. Roger Heim. Laboratoire de Cryptogamie, 12, rue de Buffon, Paris 5®; depuis 1963 ; abonnement, France, 20 F, Étran¬ ger, 24 F. Pollen et Spores. Directeur : M“® Van Campo, Laboratoire de Palynologie, 61, rue Buffon, Paris, 5® ; depuis 1959 ; 3 numéros par an, suppl. bibliogr. ; abonnement, France, 65 F. Etranger, 70 F. ABBEVILLE. IMPRIMERIE F. PAILLART (d. 1758). - 31-1-1969. 2* Série, Tome 40 Numéro 5 Année 1968 Paru le 6 Juin 1969. SOMMAIRE Pages Communications : J. Nouvel, G. Cuauvier et L. Straziellb. Rapport sur la mortalité et la natalité enregistrées à la Ménagerie du Jardin des Plantes pendant l’année 1967 . 857 P. Chabanaud. Sur la morphologie de Samaris cristatus Gray et de Samaris cristatus ery~ thraeus P. Chabanaud, natio nova (Pleuronectoidea Samaridae) . 874 E. R. Brygoo et Ch. A. Domergue. Description du mâle de Chamaeleo willsii petteri Brygoo et Domergue, Caméléon du nord de Madagascar . 891 A. Cattan, J. P. Gasc, M. Samama et J. Schlumberger. Coagulation et fibrinolyse chez cer¬ tains Reptiles . 897 Cl. Grenot. Sur la constitution chimique de la graisse de dépôt chez certains Reptiles sahariens. 906 P. Vasseur. Deuxième contribution à l’étude des Ascidies de Madagascar. Région de Tuléar. . 912 K. Fbnaux. Sur l’état de conservation des Appendiculaires dans le matériel des Expéditions. . 934 H. Bertrand. Larves de Coléoptères aquatiques de Nouvelle-Guinée, Australie, Nouvelle- Zélande, Mission J. ÏUies, 1966 . 938 J. Heurtault. Une nouvelle espèce de l’Ardèche : Neohisium (N.) balazuci (Arachnides, Pseudoscorpions, Neobisiidae) . 955 Ed. Dresco. Recherches sur les Opilions du genre Ischyropsalis. (Fam. Ischyropsalidae). IX. Ischyropsalis espagnoli sp. nov . 962 J. M. Démangé et J. Richard. Morphologie de l’appareil génital mâle des Scolopendromorphes et son importance en systématique (Myriapodes Chilopodes) . 968 J, P. Mauriès. Spirostreptoidea (Myriapoda, Diplopoda) récoltés dans une parcelle expéri¬ mentale de l’Institut de Recherches Agronomiques Tropicales en Haute-Volta . 984 A. Michel. Dernier stade larvaire pélagique et post-larve de Heterosquilla {Heterosquilloides) brazieri (Miers, 1880). (Crustacés Stomatopodes) . 992 E. Fischer-Piette. Mollusques récoltés par M. Hoffstetter sur les côtes de l’Équateur et des Iles Galapagos. Veueridae . 998 M. Cauquoin. Mollusques récoltés par M. Hoffstetter sur les côtes de l’Équateur et aux Iles Galapagos. Mactridae . 1019 D. Huguet. Contribution à l’étude de la structure du ganglion nerveux ventral des Sagitta (Chaetognathes) . . 1031 J. C. Quentin. Physaloptera longispicula^ nouvelle espèce de Spiruride parasite de Cercomys cunicularius Cuvier . 1043 J. Prod’hon. Physaloptera (Physaloptera) rauschi n. sp. parasite de Taxidea taxus . 1047 R. Hoffstetter. Présence de Varanidae (Reptilia, Sauria) dans le Miocène de Catalogne. Considérations sur l’histoire de la famille . 1051 S. Secretan. Xanthopsie et Portunus fossiles de Phrygie . 1065 M. Deflandre-Rigaud. Remarques sur la nomenclature des Radiolaires. I. Haeckel 1887 et le « Challenger » . 1071 BuU. Mus. Hist. nat., Paris, 40, n*» 5, 1968 (1969), pp. 857-1092. BULLETIN DU MUSEUM NATIONAL D’HISTOIEE NATURELLE ANNÉE 1968. — N® 5 487® RÉUNION DES NATUR.4LISTES DU MUSÉUM 27 juin 1968 PRÉSIDENCe DE M. LE PROFESSEUR TH. MONOD COMMUNICATIONS RAPPORT SUR LA MORTALITÉ ET LA NATALITÉ ENREGISTRÉES A LA MÉNAGERIE DU JARDIN DES PLANTES PENDANT VANNÉE 1967 Par J. NOUVEL, G. CHAUVIER et L. STRAZIELLE A. — MORTALITÉ. L — Mammifères. Au cours de Tannée 1967, sur un effectif de 775 tètes, les pertes de mammi¬ fères se sont élevées à 54 adultes acclimatés, 28 sujets récemment incorporés aux collections, 9 jeunes âgés de 10 jours à 6 mois et 4 nouveau-nés ou mort-nés soit un total de 95. La répartition de cette mortalité par catégorie et par mois est donnée dans le tableau L 54 — 858 Tableau I. Janv. Fiv . liais Mammifères acclimatés . 5 6 3 Mammifères récemment im- 4 0 3 2 Jeunes (de 10 jours à 6 0 0 1 Mammifères nouveau-nés et 2 11 f 1 10 0 i 5 j Totaux . Parmi les divers ordres de Mammifères, les morts ont été provoquées par les causes suivantes. Ordre des Primates. Sous-Ordre des Lémuriens. Famille des Lémuridés. 1. Maki mococo, Lemur calta Linné, est atteint d’hépatonéplirite et de conges¬ tion pulmonaire. Famille des Lorisidés. 1 Potto, Perodicticus potto Millier, montre des lésions pseudo-tuberculeuses du foie et de la rate. Sous-Ordre des Simiens. Famille des Hapalidés. 1 Ouistiti, Ilapale jacchus L., âgé et frappé de cécité, devient cachectique et doit être sacrifié. Famille des Cébidés. 1 Saimiri, Saimiri sciureus L., est victime d’un parasitisme intense par des fdaires, des cestodes et des acanthocéphales 1 Sajou, Cebus apella L., est tué par un cynopithèque noir. 1 Lago triche, Lagothrix lagotricha (Humboldt) succombe à une entérite hémor¬ ragique aigüe. 1 Douroucouli, Aotes trwirgatus Humb., meurt d’invagination intestinale Famille des Cercopithécidés. 1 Mandrill, Mandrillus sphinx L., a une péritonite suraigüe à la suite d’une perforation gastrique accidentelle. 1 Drill, Mandrillus leucophaeus (F. Cuvier), femelle, présente après parturition une métrite purulente, origine d’une septicémie. 1 Hamadryas, Papio hamadryas L., mort-né. 2 Magots, Macaca sylvanus (L.), adultes, succombent respectivement à une bronchopneumonie et à une myocardite, tandis qu’un troisième, jeune, présente une congestion pulmonaire bilatérale. 1 Mangabey à joues blanches, Cercocebus albigena Gray, présente après le sevrage une entéro-colite grave cachectisante. 1 Mangabey noir, Cercocebus aterrimus (Oudemans), mort-né. 3 Patas, Erythrocebus patas Schreber, sont respectivement victimes d’hépatite, d’entérite hémorragique et de pseudo-tuberculose. Un quatrième est mort-né. 2 Cercopithèques callitriches, Cercopithecus aethiops sabaeus Scopob succombent l’un à une myocardite, l’autre aux complications infectieuses de graves blessures infligées par un congénère. 2 Cercopithèques vervets, Cercopithecus aethiops pygerythrus Cuv., l’un est aussi victime de ses congénères, l’autre présente une pleuropneumonie purulente. 1 Cercopithèque tantale, Cercopithecus aethiops tantalus Ogilby, à peine âgé d’une semaine, est tué par les adultes. 1 Cercopithèque de Schmidt, Cercopithecus nictitans schmidti Matschie, présente des lésions tuberculeuses du foie, de la rate et des ganglions mésentériques. 1 Cercopithèque Diane, Cercopithecus diana L., est tué par ses congénères 2 Cercopithèques de l’Hoest, Cercopithecus Vhoesti Sclater, montrent respecti¬ vement des signes de sénilité et une invagination intestinale accompa¬ gnant un prolapsus utérin. 1 Cercopithèque Moustac, Cercopithecus cephus (L.), est atteint de pseudo¬ tuberculose. 1. Transmis pour détermination an laboratoire de Zoologie (Vers) du Muséum. 860 2 Mones de Campbell, Cercopithecus niona campbelli Wat., sont victimes d’un coup de chaleur. 1 Colobe magistrat, Colobus polykomos polykomos (Zimmermann) est atteint d’hépatite. Famille des Hylobatidés. 1 Gibbon lar, Hylobates lar lar Linné, présente une entérite hémorragique et une congestion pulmonaire bilatérale. Ordre des Rongeurs. Famille des Dasyproctidés. 1 Agouti, Dasyprocta aguti (L.), aux deux reins polykystiques, meurt d’urémie. 2 Maras, Dolichotis patagonica (Zimm.), présentent respectivement des signes de sénilité et une endocardite. 3 Chinchillas, Chinchilla laniger Molina, sont atteints de gastrite hémorragique (2 cas) et d’abcès splénique. Famille des Hystricidés. 1 Porc-épic, Hystrix cristata L., est victime de la tuberculose. Famille des Sciuridés. 1 Lérot, Eliomys quercinus (L.), est tué par des congénères. 1 Écureuil fouisseur, Xerus erythropus (E. Geofï.), succombe à une péritonite consécutive à une ulcération perforante du colon. Ordre des Ongulés. Sous-Ordre des Artiodactyles. Familles des Bovidés. 1 Bouquetin des Alpes, Capra ibex L., âgé, est atteint de myocardite et d’enté¬ rite paracolibacillaire. 1 Bouquetin Markhor, Capra falconeri Wagner, est victime au cours de la parturition, d’une hémorragie interne foudroyante. 1 Bouquetin de Sibérie, Capra i. siherica Pallas, présente une entérite rebelle, cachectisante, consécutive à la coccidiose. 861 — 5 Mouflons de Corse, Ovis musimon (Pallas), succombent respectivement à l’entérite paracolibacillaire (3 cas), la tuberculose intestinale (1 cas) et aux traumatismes infligés par un congénère mâle. 2 Mouflons de Vigne, Ovis vignei Blyth, âgés de 3 semaines sont atteints respec¬ tivement de dégénérescence du myocarde et de péritonite par perfora¬ tion de la caillette. 1 Mouflon à manchettes, Ammotragus lervia (Pallas), présente des lésions tuber¬ culeuses des ganglions mésentériques. 1 Bharal, Pseudois nahor Hodgson, frappé de quadriplégie après un traumatisme cervical, doit être sacrifié après trois mois de traitements infructueux. 1 Antilope antidorcas, Antidorcas marsupialis (Zimm.), montre une ostéite de la mâchoire inférieure, avec raréfaction du tissu osseux et consistance caoutchouteuse de la mandibule. 1 Kob de Thomas, Adenota kob thomasi Sclater, souffrant d’une malformation congénitale entraînant la cécité, doit être sacrifié à l’âge de trois semaines. 1 Damalisque, Darnaliscus pygargus albifrons Bürchell, âgé et présentant un prolapsus rectal et vaginal récidivant, doit être sacrifié. 1 Gnou, Connochaetes taurinus Bürchell, tombe en se prenant les cornes dans la grille de son enclos et se fracture les vertèbres cervicales. 1 Vache Watusi, très âgée et atteinte de décrépitude sénile, doit être sacrifiée. Famille des Cervidés. 1 Cerf axis, Axis axis (Erxleben), succombe à une néphrite et à une congestion pulmonaire bilatérale. 1 Cerf sika, Sika nippon (Temm.), est atteint de paracolibacillose. 1 Daim moucheté. Dama dama (L.), a des lésions tuberculeuses du foie, de l’intestin et des ganglions mésentériques. Famille des Suidés. 1 Sanglier, .Sus scrofa L., présente des lésions de pneumonie et d’entérite hémor¬ ragique. Ordre des Carnivores. Famille des Félidés. 2 Lions, Panthera leo (L.), un mâle atteint de néphrite chronique et une femelle, qui présente aussi cette lésion classique des vieux carnivores, ainsi qu’une endocardite chronique. 1 Panthère de l’Inde, Panthera pardus (L.), animal âgé souffrant d’une arthrite chronique huméro-radiocubitale incurable, doit être sacrifiée. 1 Chat sauvage, Felis sylveslris Schreber ; âgé lui aussi et cachectique, est également euthanasié. 862 — 1 Chat margay, Felis margay Grilfith, succombe à une entérite infectieuse rebelle à tout traitement. Famille des Flyaenidés. 1 Hyène tachetée, Crocuta crocuta (Erxleben), meurt de tuberculose digestive et pulmonaire, après 25 ans de captivité. 1 Hyène rayée, Hyaena hyaena (Brisson), en captivité depuis 16 ans, présente des lésions de néphrite chronique. Famille des Viverridés. 2 Paradoxures, Paradoxurus hermaphroditus Schreber, sont respeoti\ ement victimes de la maladie de Carré et d’une infection tuberculeuse d’origine digestive. 3 Nandinies, Nandinia binotata (Gray), dont l’une présente les lésions de la néphrite chronique habituelle des vieux carnivores, tandis que les deux autres sont atteintes d’endocardite ou de congestion pulmonaire bilatérale. 1 Genette tigrine, Genelta tigrina fieldiana Du Chaillu, succombe à une septi¬ cémie consécutive à un abcès du maxillaire supérieur. 1 Mangouste, Mungos rnungos Gmehn, a des lésions d’hépato-néphrite chronique. Famille des Mustélidén. 1 Putois, Mustela putorius L., succombe à une myocardite chronique. 2 Gloutons, Gulo gulo L., sont apparemment victimes d’une intoxication par absorption de résidus de peinture tombés dans leur cage. L’un a des lésions de gastrite, le second présente une dégénérescence hépatique et une néphrite, mais aussi des pétéchies sur le myocarde. 5 Blaireaux, Meles meles L., de capture récente, meurent dans la semaine qui suit leur arrivée. La seule lésion observée est la splénomégalie. Les examens bactériologiques sont négatifs. L’hypothèse du réveil d’une infection virale sous l’action du « stress » de capture et de transport n’est pas à écarter. Famille des Procyonidés. 1 Coati ordinaire, Nasua narica L., montre des signes de sénilité. Famille des Canidés. 1 Renard à pattes eourtes, Cerdocyon microtis (P. L. Sclater), est victime d’un congénère. 1 Loup, Canis lupus (L.), sénile, a des lésions de néphrite chronique et de myo¬ cardite, avec hémorragies au niveau des vaisseaux coronariens. — 863 Ordre des Marsupiaux. Famille des Macropodidés. 2 Wallabies de Bennett, Macropus ruficollis Benetli Gould, présentent respec¬ tivement des lésions de congestion pulmonaire; « a frigore » et d’ictère hémorragique à leptospires. Observations sur les causes de la mortalité. Le tableau II montre la répartition des principales causes de mortalité et la fréquence des lésions des divers appareils. Tableau II. Lésions analomo-palhologiques Nombre de cas ( Tuberculose . Maladies microbiennes < Pseudotuberculose [ Autres infections . . Maladies parasitaires . Affrétions de l’Appareil digestif ^ Estomae Intestin. Foie. . . . , . , ,, . -, • • i Poumons . Anections de 1 Appareil respiratoire j Péricarde . Alfeetions de l’Appareil circulatoire Endocarde . ^ Myocarde . Affections de l’App. Génito-Urinaire i * ^ ( Urganes génitaux Affections du système nerveux et des organes des sens. . . Traumatismes et accidents divers . Sénilité . 7 3 20 2 4 9 7 8 1 1 4 6 12 2 3 13 6 Des ces observations il ressort que la tuberculose et la pseudo-tuberculose continuent à régresser. Parmi les autres infections, l’entérite paracolibacillaire des petits ruminants est responsables à elle seule de 4 cas mortels ; son origine hydrique (eau de Seine) ne semble pas douteuse et l’on peut donc raisonnable¬ ment espérer que le remplacement de la distribution d’eau de Seine par celle d’une eau de forage améliorera l’état sanitaire général de nos collections vivantes Les maladies parasitaires sont également en régression. Enfin, en ce qui concerne la fréquence des lésions des divers organes, il con¬ vient de noter que, sur 12 cas de néphrite, 6 cas chroniques doivent être attri¬ bués à un état de sénilité avancée. — 864 — II. — Oiseaux. Au cours de l’année 1967, sur 1.140 Oiseaux enregistrés dans les collections de la Ménagerie, les pertes ont été de 133 sujets dont 57 sur 268 récemment incorporés. La répartition mensuelle de la mortalité, par catégorie, est présentée dans le Tableau III. Tableau 111. Janv. i Ecvr. Mars A?ril liai Jll'D Juil. Août Sept. Oct. Not. 1 nét. 1 Tulnii\ Oiseaux acclimatés . 5 1 6 1 5 9 5 13 8 6 3 5 6 5 1 76 Oiseaux récemment incor¬ pores . 2 4 5 5 2 1 6 5 5 4 9 9 57 Totaux . 7 10 10 14 7 14 14 1 i 11 B 9 1 15 14 133 La liste de ces pertes, établie par ordre zoologique, avec indication de leurs causes, est la suivante : Ordre des Ciconiiformes. Famille des Ciconiidés. 2 Cigognes blanches, Ciconia ciconia (L.), succombent l’une à la goutte viscérale, l’autre à une myocardite. F’a mille des Ardéidés. 1 Aigrette garzette, Egretta garzetta (L.), est tuée par ses congénères. 1 Héron pourpré, Ardea purpurea (L.), ne montre que des signes de cachexie. 2 Hérons garde-bœufs, Buhulcus ibis, présentent respectivement une hépatite et une simple dégénérescence graisseuse du foie. 1 Ibis à tête noire, Threskiornis melanocephala (Latham) est atteint d’endo¬ cardite et d’entérite. — 865 — Ordre des Ansériformes. Famille des Anatidés. 1 Cygne de Bewick, Cygnus columhianus hewicki Yarrel, âgé, est atteint d’abcès multiples du foie et de péricardite. 1 Cygne à col noir, Cygnus melanocoryphus (Molina), adulte, succombe à une obstruction intestinale par une pelote formée de brins de foin et de plumes enchevêtrés, trois jeunes meurent après avoir présenté des troubles de l’ossification, malgré les traitements vitaminiques et minéraux. 1 Oie à tête barrée, Eulabeia indica (Latham), présente une tumeur cloacale. 1 Bernache du Canada, Branla canadensis (L.), très âgée, ne présente aucune lésion autre qu’une volumineuse surcharge graisseuse du cœur. 1 Casarca de Paradis, Tadorna aariegata (Gmelin), est trouvé noyé. 1 Dendrocygne veuf, Dendrocygna viduata (L.), âgé et atteint de néphite, suc¬ combe à une hémorragie intra-abdominale. 1 Sarcelle formose, Anas formosa Georgi, succombe à une péricardite. 4 Sarcelles d’hiver, Anas crecca L. dont l’une meurt d’hémorragie corona¬ rienne, les trois autres sous les coups d’une poule d’eau. 1 Sarcelle d’été, Anas querquedula L., est aussi victime de cette poule d’eau. 1 Canard mandarin, Aix galericulata (L.), devenu aveugle après 10 ans de cap¬ tivité, et souffrant d’une fracture ouverte irréparable du tarse, doit être sacrifié. Ordre des Pélécaniformes. Famille des Phalacrocoraciidés. 1 Cormoran noir, PJialacrocorax carbo L., est victime de l’aspergillose. Ordre des Charadriiformes. Famille des Charadriidés. 3 Vanneaux huppés, Vanellus vanellus (L.), meurent respectivement de dégéné¬ rescence hépatique, d’hépato-néphrite et de traumatismes infligés par d’autre oiseaux. 4 Gravelots, Charadrius hiatiriila, L., succombent respectivement aux coups d’un huitrier-pie, à une entérite, et à la cachexie, sans lésion infectieuse nette. 866 Famille des Scolopacidés. 8 Chevaliers gambettes, Tringa totanus (L.) ; l’un est tué par un huitrier-pie, le second succombe à une myocardite, quatre autres ne présentent que de l’entérite ou de la cachexie, les deux derniers enfin, ont une grosse rate et une rétention biliaire très nette. Les examens effectués laissent entre¬ voir la possibilité d’une infection par vibrions. 2. Bécasseaux variables, Erolia alpina (L.), présentent l’un des signes de séni¬ lité, l’autre des traces de traumatismes crâniens. 1 Tournepierre à collier, Arenaria interpres (L.), a des lésions d’hépatite et d’enté¬ rite. Famille des Glaréolidés. 1 Glaréole à collier, Glareola pratincola (L.), est victime d’une congestion pul¬ monaire. 2 Pluvians d’Égypte, Plwianus aegyptiun L., présentent respectivement un état de dénutrition lié à une difformité du bec, et une dégénérescence hépatique. Ordre des Gkuiformes. Familles des Rallidés. 2 Râles d’eau, Rallus aquaticus L., sont victimes d’accident : l’un s’étrangle dans un grillage en tentant de s’évader, l’autre est tué par des oiseaux plus forts. 1 Poule Sultane, Porphyrio porphyrio (L.), succombe à une septicémie pasteu- rellique. 1 Foulque noire, Fulica atra L., de capture récente, meurt sous les coups de ses compagnons de volière. Famille des Psophiidés. 1 Agami bruyant, Psophia crepitans L., est atteint de tuberculose. Famille des Cariamidés. 2 Cariamas buppés, Cariama cristata (L.), présentent une endocardite aigüe et des lésions diphtéroïdes buccales et œsophagiennes. Famille des Rhinochétidés. 1 Kagou, Rhinochetus juhatus Yerr. et Des Murs, en captivité depuis 12 ans meurt de septicémie streptococcique. 867 Ordre des Galliformes. Famille des Phasianidés. Nous enregistrons encore quelques cas de tuberculose dans cette famille ; les victimes en ont été les suivantes : 1 Hoki brun, Crossoptilon mantchuricum Swinhoe, 1 Hoki bleu, Crossoptilon auritum (Pallas), 2 Éperonniers Napoléon, Polyplectron emphanurn Temminck, i Faisan de Swinhoe, Lophura swinhoei (Gould). 1 Faisan à collier, Phasianus colchicus torquatus Gmelin. Les autres cas de mortalité ont été les suivants : 1 Faisan Argus, Argusianus argus (L.)> présente de volumineux abcès ovariens et pulmonaires. 1 Lophophore, Lophophorus impejanus (Latham), a des lésions d’endocardite, myocardite et péricardite. 1 Faisan Mikado, Syrniaticus mikado (Ogilby Grant), âgé de plus de 10 ans, montre une dégénérescence hépatique totale et de nombreux foyers hémor¬ ragiques internes. 2 Eperonniers Napoléon, Polyplectron emphanurn Temminck, succombent respectivement à une congestion pulmonaire bilatérale et aux coups de bec d’un congénère. 1 Faisan doré, Chrysolophus pictus (L.), est atteint de septicémie pasteurellique. 2 Dindons ocellés, Agriocharis ocellata (Cuvier), meurent respectivement d’œdème aigu du poumon et de myocardite. Famille des Cracidés. 1 Pénélope, Penelope superciliaris Temm., est victime de la tuberculose. Ordre des Colom hiformf.s. Famille dos Colornhidés. La tuberculose a été responsable de près de 50 % des cas de mortalité dans cette famille. Ses victimes ont été les suivantes : 2 Tourterelles zébrées, Geopelia striata (L.), 1 Pigeon impérial vert, Carpophaga aena (L.), 1 Colombe péruvienne, Columbigallina cruziana (Prévôt), 1 Tourterelle émeraudine, Turtur chalcospilos (Wagh.), 1 Colombe à longue queue, Macropygia unchall tusalia (Hodgson). 868 — Les autres cas de mortalité ont été les suivants : 1 Goura couronné, Goura coronata (L.), est atteint de péricardite exsudative. 1 Colombe à masque de fer, Oena capensis (L.), succombe à une hépatite. 1 Colombe lumachelle, Phaps chalcoptera (Latham), est tuée par un faisan. 1 Colombe péruvienne, Columbigallina cruziana (Prévôt), succombe à une congestion pulmonaire. 1 Tourterelle maillée, Stigmatopelia senegalensis (L.), est tuée par un rat. 2 Tourterelles zébrées, Geopelia striata (L.), présentent une congestion pul¬ monaire a frigore. Ordre des Accipitriformes. Famille des Accipitridés . 1 Aigle couronné, Spizaëtus coronatus (Linné), est atteint d’endocardite et d’hépatite. 1 Aigle bateleur, Teratopius ecaudatus (Daudin), présente un foyer péri-anal de nécrose et une myocardite. 1 Aigle royal, Aquila chrysaëtus (L.), a deux abcès à la base du poumon droit. 1 Buse variable, Buteo buteo (L.), est tuée par l’un de ses congénères. 1 Busard des Marais, Circus aeruginosus (L.), ne présente que de la cachexie. 1 Bondrée apivore, Pernis apioorus (L.), est victime de la tuberculose. 2 Crécerelles, Falco tinnunculus L., succombent à cette même maladie. 1 Milan noir, Milvus migrans (Boddaert), est tué par ses congénères. 1 Vautour fauve, Gyps fulvus (Gmelin), présente une néphrite aigüe. 1 Vautour oricou, Torgos tracheliotus nubicus (Smith), a un renversement de Toviducte, avec prolapsus cloacal, après la ponte et meurt d’une infection secondaire. Famille des Sagittariidés. 1 Serpentaire, Sagittarius serpentarius (Müller), est atteint de myocardite. Ordre des Psittaciformes. Famille des Psittacidés. 1 Cacatoès rosalbin, Cacatua roseicapilla (Vieillot), est atteint d’hépatite. 1 Perroquet you-you, Poicephalus senegalus (L.), montre une dégénérescence graisseuse du foie et des lésions d’entérite. 2 Perroquets vasa, Coracopsis vasa (Shaw), sont respectivement victimes de traumatismes infligés par des loris et d’une entérite à Salmonella aërtryrke 869 — 1 Perruche callopsitte, Nymphicus hollandicus (Kerr), succombe à une pasteur rellose aigue. i Perruche de Stanley, Platycercus icterotis (Kuhl), meurt de congestion pulmo¬ naire. 1 Perruche de Kramer, Psittacula Krameri (Scopoli), ne présente que des signes de sénélité. 2 Inséparables à face rose, Agapornis roseicollis (Vieillot), succombent respec¬ tivement à une hépatite et aux coups de bec d’un congénère. Ordre des Passeriformes. Famille des Bombycillidés. 1 Jaseur de Bohême, Bombycilla garrulus (L.), présente de la dégénérescence hépatique. Famille des Sturnidés. 4 Mainates religieux, Gracula religiosa L., dont deux sont atteints de pseudo¬ tuberculose, le troisième d’un abcès pulmonaire, le dernier d’un abcès péritonéal. 1 Garrulaxe strié, Grammatoptila striata (Vigors), est atteint d’hépatite. 1 Merle métallique, Lamprocolius chloropterus (Swainson), succombe à une entérite accompagnée de dégénérescence hépatique. Famille des Corvidés. 1 Corneille noire, Corvus corone L., est atteinte d’endocardite. 1 Corneille mantelée, Corvus cornix L., ne présente que des signes de cachexie. 1 Geai des chênes, Garrulus glandarius (L.), montre des lésions d’endocar¬ dite et d’hépatite. Famille des Alaudidés. 2 Alouettes calandres, Melanocorypha calandra (L.), succombent respective¬ ment à une entérite hémorragique et à un processus irréversible de dénu¬ trition. Ordre des Cuculiformes. Famille des Musophagidés 2 Grands Touracos bleus, Corythaeola crislata (Vieillot) d’importation récente, montrent des lésions de myocardite et d’bydrocachexie — 870 — Le Tableau IV donne la répartition des i)rincipales causes de mortalité. Tableau IV. Lésions anatomo-pathologiques Nombre de cas ! Tuberculose . Pseudo-tuberculose . Autres infections . . . ( Aspergillose . -Maladies parasitaires ^ { autres . ^ Lésions du Péricarde. . . Affections de l’appareil circulatoire . Lésions du Myocarde .. . ^ Lésions de l’Endocarde. Affections de l’appareil respiratoire . . . . \ Lésions intestinales . Affections de 1 apiiareil digestif , , . . . . . • ri ® / Lésions hépatiques . Affections de l’appareil génito-urinaire . Traumatismes et accidents divers . Maladies de la nutrition et cachexie . Sénélité . 17 2 11 1 5 8 9 8 8 17 4 20 11 6 111. — Reptiles. Ordre des Lrocodiliens. Famille des Crocodilidés. 1 Crocodile du Nil, Crocodilus niloticus Laureiiti, est atteint de congestion pulmonaire et d’entérite. Ordre des Squ.vm.^t.v. Sous-Ordre des S.\uriens. Famille des Varanidés. 1 Varan du Nil, Varanus niloticus (L.), présente des lésions d’épididymite nodu¬ laire, dans lesquelles l’examen microscopique décèle des bacilles acido- alcoolo-résistants. Famille des Agamidés. 1 Fouette-queue, Uromastix acanthinurus Bell, montre des lésions pseudo¬ tuberculeuses du foie. 871 — Ordre des Chéloniens. Famille des Tesludinidés. 1 Tortue éléjdiaiitine, Tesiudo gigantea L., succombe à une entéro-toxéinie. Observations sur les causes de la mortalité. Tandis que le taux de mortalité totale reste, comme l’année précédente, voisin de 11 %, on peut noter que le taux de mortalité des Oiseaux acclimatés subit une baisse d’environ 1 %. Parallèlement, on enregistre parmi les Oiseaux récemment incorporés aux collections une mortalité d’environ 21 % au lieu de 18 % l’année dernière, (les constatations appellent quelques remarques. Il faut tout d’abord noter que de nombreux Oiseaux sont blessés ou déjà très fatigués lorsque de « généreux donateurs » les apportent à la Ménagerie ; on comprend mieux dès lors que le taux de mortalité des Oiseaux récemment incorporés aux collections soit, chaque année, relativement élevé. Par contre, si l’on tient compte du fait que 6 décès d’oiseaux en 1967 sont dûs à la sénilité, le taux réel de mortalité des oiseaux acclimatés s’établit à 8 % seulement ; c’est la baisse de ce dernier taux qui traduit le mieux l’amélioration des conditions d’entretien de la collection. Si l’on envisage séparément les diverses causes de mortalité, on remarque une très nette diminution des maladies parasitaires, une légère baisse du taux d’infection tuberculeuse, un fléchissement du nombre des pertes résultant de troubles de la nutrition. B. — NATALITÉ Au cours de Tannée 1967, le nombre des parturitions de mammifères a été de 102, qui ont donné 16 sujets morts-nés, 5 animaux morts avant l’âge de 10 jours, dix autres morts avant l’âge de 6 mois et enfin 71 spécimens vivants au 31 décembre. Les tableaux suivants montrent les répartitions mensuelles, puis par classes, des naissances et des éclosions. Tableau V. JlDV. Févr. 1 Har^ Avril 11.11 Juin Juil. ! Auùl Sqil. «fl. lïoï. llff. Toiaui 3 7 1 21 30 15 1 10 3 4 5 1 2 102 Oiseaux . 0 0 2 4 1 9 3 1 i 1 1 0 0 0 21 — 872 — Tableau VI. Mammifères. Désignation | Nés Mort- nés Mons ' avant tO jours Morts avant 6 mois Vivants au 31-12-67 Lemur mongoz L . j 1 1 Mandrillus leucophaeus (F. Cuvier) . ] 1 1 Macaca sylvanus (L.) . 2 1 1 Cercocehus aterrimus (Oudemans) . 3 1 1 1 Cercocebus albigena Gray . 1 1 Papio hamadryas L . 3 2 1 Miopithecus talapoin (Schreber) . 1 1 Erylhrocebus patas Schreber . 3 1 1 1 Cercopithecus neglectus Schlegel . 1 1 Cercopithecus Vhoesli Sclater . 1 1 Cercopithecus aetiops sabaeus Scopoli . 1 1 Cercopithecus aethiops tantalus Ogilby . 1 1 Cercopithecus aethiops pygerythrus F. Cuv . 1 1 Hystrix cristatata L . 1 1 Dolichotis patagonica (Zimm.) . 7 7 Lama pacos L . 1 1 Axis axis Erxleben . 7 4 3 Sika nippon (Temm.) . 3 3 Cervus elaphus L . 5 1 4 Dama dama L . 2 2 Muntiacus muntjac (Zimm.) . 1 1 Bison bonasus (L.) . 2 2 Bison bison L . 4 4 Bos indicus L. (var. Watusi) . 2 2 Capra falconeri (Wagner) . 4 4 Capra siberica Meyer . 1 1 Capra ibex L . 2 2 Pseudois nahor Hodgson . 1 1 Ammotragus lervia (Pallas) . 1 1 Ovis musimon Pallas . 10 1 9 Dois oignei Blyth . 3 1 2 Adermta kob thomasi Sclater . 4 1 3 Oryx beisa Rüppell . 1 1 Damaliscus p. albifrons Bürchell . 1 1 Boselaphus tragocamelus (Pallas) . 1 1 ! Sus scrofa L . i 3 ' 3 Nasua narica L . 4 ! 2 2 Paradoxurus herrnaphroditus Schreber . 2 2 Potos flavus Schreber . 1 1 j i — 873 — Tableau Vil. Oiseaux. Désignation Éclos 1 1 Morts 1 Vivants au 31-12-67 Phalacrocorax carho L . 1 1 1 Goura coronata (L.) . 1 1 Phaps chalcoptera (Latham) . 1 3 3 Polyplectron emphanurn Temmiiick . 4 2 2 Tadorna oariegata (Gmelin) . 4 2 2 Cygnus olor (Gmelin) . 5 4 1 Cygnus melanocoryphus (Molina) . 2 2 Larus argentatus Pont . 2 2 Agapornis roseicollis Vieillot . 10 1 ! 10 Remarque sur la natalité. Le pourcentage de jeunes mammifères qui ont survécu à la période critique des six premiers mois d’existence est de 69 %, donc supérieur à celui de l’année précédente (61 %), à la moyenne des 6 années précédentes (62 %) et très supé¬ rieur à celui de la plus meurtrière de ces années (1961, où il fut de 57 %). Ceci traduit vraisemblablement une amélioration de la condition physique des mères et de l’état sanitaire général. En ce qui concerne les oiseaux, le nombre d’éclosions indiqué se réfère unique¬ ment aux espèces relativement rares en collection et aux résultats d’incubations naturelles ; nous n’avons pas jugé utile, en effet, d’alourdir inutilement cet exposé en y incluant les éclosions d’espèces communes, comme le Colvert, par exemple, ni les résultats d’incubations artificielles, effectuées au Parc Zoologique de Paris, d’œufs provenant de la faisanderie de la Ménagerie. 55 BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2« Série — Tome 40 — N» 5, 1968 (1969), pp. 874-890. SUR LA MORPHOLOGIE DE SAMARIS CRISTATUS GRAY ET DE SAMARIS CRISTATUS ERYTHRAEUS P. CH AB AN AUD NATIO NOVA ^ ( Pleuronectoidea Samaridae ) Par t Paul CH AB AN AUD Sarnaris cristatus, pleuronecte dextre, est remarquable par l’hypertrophie des rayons antérieurs de sa dorsale et de certains rayons de sa pelvienne zéni¬ thale. J’en ai étudié des spécimens des côtes d’Annam, qui sont conformes au type de l’espèce, et des spécimens du golfe de Suez, qui présentent avec ceux-ci des différences que l’on pourrait considérer comme caractérisant une espèce ou sous-espèce distincte ou une « nation » nouvelle. 1. Description d’une nation inédite Au cours de l’année 1928, R. Ph. Dollfus a capturé, dans le golfe de Suez, environ 17 spécimens de Sarnaris cristatus Gray, 1831, dont 6 femelles adultes. Connue de la mer de Chine méridionale, de l’archipel Indo-Malais, des îles Andaman et des côtes de Ceylan, cette espèce n’avait encore jamais été signalée de la partie occidentale de l’Océan Indien nord. Dans les eaux qui baignent l’Afrique australe, vivent deux espèces très voisines : Sarnaris ornatus von Bonde, 1922, décrit de la côte du Natal, et Sarnaris delagoensis von Bonde, 1925, décou¬ vert dans la baie de Delagoa. Le genre est représenté en Australie (côte du Queensland) par une espèce peu différente des trois précédentes, Sarnaris cacatuae (Ogilby, 1910). Une cinquième espèce, mieux caractérisée, Sarnaris macrolepis Norman, 1927, a été décrite du golfe de Martaban (Birmanie). Les spécimens capturés dans la mer Rouge me semblent représenter, sinon une espèce particulière, du moins une nation (au sens de Berg) ou peut-être une sous-espèce inédite : Sarnaris cristatus erythraeus, natio nova. Comparaison faite avec plusieurs Sarnaris cristatus cristatus, originaires de la côte d’Annam, cette nation erytbréenne diffère de la forme de l’Annam par les caractères suivants (fig. 1, 2, 3, 4, 5 et 6) : 1, Lors de la rédaction de la description de ce Sarnaris, P. Chabanaud n’a pas estimé erythraeus comme une espèce indépendante de cristatus, mais, plus tard (1949, p. 11), il a mentionné erythraeus comme espèce séparée, à propos des caracléristicjues des Sainariidae, R. Ph. I). 2. La figuration des écailles ne consiste qu’en des schèmes, dessinés à l’aide d’un appareil à projec.-« tion. Les cretes ne sont qu’indiquées, dans le seul hut de déterminer la position du nucléus. 876 — La taille est plus forte : la longueur totale atteint, chez un 194 mm et la longueur étalon, chez le même individu, 149 mm. Les 10 à 11 rayons antérieurs de la notoptérygie sont plus développés, leur longueur dépassant fréquemment les trois quarts de la longueur étalon. Les rayons notoptérygiens (D 76-86) et les rayons proctoptérygiens (A 53-60) sont, en moyenne, plus nombreux ; mais le nombre des écailles zénithales est similaire à celui de la forme typique, soit de 70 à 72. Les écailles nadirales, plus petites que les zénithales correspon¬ dantes, n’en diffèrent essentiellement que par la réduction numérique des spi- nules, tout aussi bien d’ailleurs que chez les spécimens de la côte d’Annam que j’ai sous les yeux (fig. 8 et 9) Les 2 ou 3 rayons antérieurs de l’ischioptérygie zénithale, parfois le 4® et aussi le 5®, sont librement prolongés en dehors de la membrane et pourvus, à leur extrémité distale, d’un flabellum membraneux, à contour ovalaire. La face zénithale est, en eau formolée, d’une teinte générale presque ausi pâle que celle de la face nadirale ; la pigmentation zénithale semble se réduire aux macules qui, toutes, sont d’un brun très clair ; les taches qui ornent la tho- racoptérygie, ainsi que l’ischioptérygie zénithale, sont toutefois plus foncées que les autres. Le type de Samaris cristatus erythraeus appartient au Muséum National d’ Histoire Naturelle. Afin d’en faciliter la comparaison, les caractéristiques individuelles des 17 spé- simens étudiés sont exposées en un tableau synoptique (tableau 1). La plupart des colonnes verticales dont se compose ce tableau portent un entête qui indique explicitement la nature de leur contenu. L’en-tête des autres colonnes consiste en symboles dont la signification respective est la suivante : A, nombre des rayons proctoptérygiens (= nageoire anale) ; D, nombre des rayons notopté¬ rygiens (= nageoire dorsale) ; Mx, longueur (proportionnelle) du complexe prémaxillo-maxillaire zénithal ; P, nombre des rayons constitutifs de la thora- coptérygie (= nageoire pectorale) zénithale ; RD, dimension (proportionnelle) du plus long des rayons notoptérygiens prolongés ; S, nombre des écailles, comp¬ tées selon la méthode habituelle ; Vz et Vn, nombre des rayons composant l’ischioptérygie zénithale et l’ischioptérygie nadirale. Dans la colonne D, les nombres en chiffres romains concernent les rayons prolongés ; les nombres en chiffres arabes expriment le total des éléments constitutifs de la nageoire. Trop faible assurément pour suffire à la détermination de l’amplitude de la variabilité de la nation qui nous occupe, encore moins de l’espèce, la quantité des captures effectuées dans la mer Rouge permet néanmoins d’amorcer l’étude de la variabilité numérique des rayons de la proctoptérygie, ainsi que de ceux de la notoptérygie. Il est encore possible de calculer les rapports qui existent entre le nombre des premiers et celui des seconds, ainsi que, pour la notopté¬ rygie, entre le nombre des rayons hypertrophiés et le total des éléments consti¬ tutifs de cette nageoire. Cinq graphiques ont été construits dans ces divers buts. D’après les graphiques 1 et 2, le mode arithmétique, c’est-à-dire le maximum de fréquence des rayons proctoptérygiens est 54 ; celui des rayons notoptéry¬ giens, 78 ; on voit, en outre, que l’amplitude de la variabilité numérique des rayons proctoptérygiens est beaucoup plus faible que celle des rayons notop¬ térygiens. 1. La présence des spinules des écailles nadirales n’est décelable que moyennant l’ablation de l’épi¬ derme engainant ; aussi est-ce vraisemblablement à tort que la forme typique de Samaris cristatus est réputée ne posséder d’écailles cténoïdes que sur la seule face zénithale. Fig. 2-4. Samaris cristatus erythraeus. 2. i/animal entier, vu par la face zénilale. A travers les deux membranes connectives, on distingue, par transparence, à l’extrémité caudale de la notoptérygie et de la proctoptérygie, les rayons de ces deux nageoires qui sont déviés uadiralement. 3. Partie antérieure du corps, vue par la face zénithale, p u, papille urinaire. 4. Partie antérieure du corps, vue par la face nadirale. a, anus ; m, membrane reliant le rayon initial de la notoptérygie aux parties céphaliques subjacentes, jusqu’à l’interoperculum. Tableau 1. — Synopsis des caractéristiques individuelles. Numéros d’ordre Stations Sexe Millimètres En centième de la longueur étalon En centièmes du céphalothorax Formules ptérygoméristiques (nombre de rayons) Lon¬ gueur totale Lon¬ gueur étalon Cépha¬ lothorax = Tète Hau¬ teur Cépha¬ lotho¬ rax RD Uropté- rygie CKil Mx S D A P Vz Vn 1 XX cî 154 118 25 38 21 30 24 30 72 (X) 76 53 4 5 5 2 XX (î 194 149 32 40 21 81 30 25 25 70 (XIV) 80 56 4 5 5 3 XX ? 173 129 28 41 21 88 34 28 28 (XIV) 85 58 4 5 5 4 XX s 183 138 28 37 20 88 32 28 28 (XIV) 80 54 4 5 5 5 XX s 184 139 29 37 20 32 25 29 70 (XIV) 79 53 4 5 5 6 XXII î 168 129 27 37 20 91 30 25 29 (XII) 78 54 4 5 5 7 XXII $ 162 120 26 37 21 96 35 26 26 (XIV) 78 54 4 5 5 8 XIX 162 126 28 35 22 84 28 28 30 72 (XV) 79 54 4 5 5 9 XXIV $ 168 124 29 37 23 98 35 27 27 (XIV) 83 56 4 5 5 10 XXIV ? 172 130 27 36 22 99 32 27 26 (XIV) 78 54 4 5 5 11 XXXI 151 116 24 34 20 85 30 29 29 (XIV) 83 57 4 5 5 12 XIX 145 110 23 39 20 86 31 30 30 (XIII) 76 55 4 5 5 13 XIX 153 115 24 34 20 85 33 30 31 (XIV) 85 59 4 5 5 14 XIX 157 121 26 38 21 72 29 28 30 (XIV) 84 60 4 5 15 XIX ? 150 116 25 36 21 94 29 29 32 (XIV) 84 58 4 5 5 16 XXXII (? ? 123 92 20 35 21 97 33 (XV) 86 56 4 5 5 17 XV 49 38 10 35 26 84 38 34 34 (XIV) 81 58 4 5 5 879 — Le graphique 3 concerne les rayons noloptérygiens hypertrophiés. Les nonihres enregistrés oscillent entre 10 et 16 ; le nombre le plus fréquent, compté sur 11 spé¬ cimens, est 14. Sur le graphique 4, tous les spécimens étudiés — chacun d’eux représenté par son numéro de référence — sont rangés en une série verticale, conforme, de haut en bas, à la progression décroissante du nombre de leurs rayons proctop- térygiens. Ces nombres sont portés en ordonnées ; les nombres exprimant la quantité des rayons notoptérygiens sont portés en abscisses et sériés, de gauche à droite, suivant leur progression croissante. On voit que les valeurs numériques notoptérygiennes les plus faibles, inférieures à 81, se localisent dans la moitié inférieure du tableau, tandis que les valeurs les plus fortes de cette même caté¬ gorie, supérieures à 80, se situent dans la moitié supérieure. Il existe donc, de toute évidence, une relation directe entre les variations numériques des rayons proctoptérygiens et celle des rayons notoptérygiens RAYONS NOTOPTÉRYGIENS CO LiJ -Z O ^ Z ÜJ O Z) s 1 01 Ll_ — T, V - 2 76 77 78 79 80 81 82 83 84 85 86 VALEU RS Sur le graphique n° 5, ce sont les nombres des rayons prolongés de la notop- térygie qui sont portées en ordonnées, les spécimens étant représentés, comme sur le graphique 4, par leurs numéros respectifs de référence ; les nombres totaux des rayons notoptérygiens sont portés en abscisses et sériés de la même façon que sur le graphique précédent, c’est-à-dire de gauche à droite, suivant leur progression croissante. Les 11 exemplaires qui possèdent 14 rayons hyper¬ trophiés sont ordonnés de telle sorte que, de bas en haut de la colonne, le total 1. L’étude de la variabilité numérique des rayons des périssoptérygies préterminales de Pegusa lascarin (Risso, 1810) a donné lieu à semblable constatation. Chabanaud (P.) : Observations sur la taxonomie, la morphologie et la bionomie des Soléidés du genre Pegusa. [Ann, Inst. Océan., n. s., t. 7, 1920, pp. 215-261). 13 XYT en Z 16 XE UJ Z 8 en 'UJ Zï U 3 O Z ZH LU a 15 O _l XÎY CO 14 O fY m UJ g LL a JW □ 11 en JN LU ü 2 17 Z D JN LU CY 4 >- < XTV Li. 'LU 2 q: m 'LU 5 ÜJ O m LU 10 CO m O CO 7 UJ a: ZH O et: 12 CÛ Z ZTTT LU Z 6 O Z xn 3 Z 1 X 76 77 78 79 80 81 82 85 84 85 8G TOTAUX DES RAYONS N0T0PTÉRY6I ENS ce CO O -- 881 — de leurs rayons notoptérygiens aille en augmentant. Abstraction faite de ces 11 exemplaires et à une seule exception près (spécimen 8, A (XV) 79), il est évident qu’aux totaux les plus faibles, portés en abscisses correspond une moindre quantité de rayons hypertrophiés et que, pour les deux catégories de valeurs, les nombres les plus élevés concordent également entre eux. De même qvi’entre les variations numériques des rayons proctoptérygiens et celle des rayons notoptérygiens, il y a concordance, mais non parallélisme, quant à l’augmentation ou à la diminution de leur nombre, entre les rayons hypertrophiés de la noloptérygie et le total des rayons de cette nageoire. A compter d’un minimum, (X) 76, les rayons notoptérygiens hypertrophiés se multiplient en même temps que les rayons ordinaires et cela jusqu’à ce que les premiers aient atteint le nombre XL Une fois atteint ce nombre privilégié, la multiplication des rayons hypertrophiés reste stationnaire, en dépit de l’aug¬ mentation numérique des rayons ordinaires, mais jusqu’à ce que le total des rayons notoptérygiens ait atteint 84, limite au-delà de laquelle la multipli¬ cation des rayons hypertrophiés redevient corrélative de celle des rayons ordi¬ naires. 2. Pholidose de l’espèce. La pholidose zénithale de Samaris crislatus se compose d’écailles ovalaires, plus ou moins allongées et dont le bord proximal (antérieur) continue les deux bords latéraux, sans dessiner d’angles définissables. Les bords latéraux, souvent fort courts, ne se distinguent du bord proximal que par le fait qu’ils ne sont pas intéressés par les canaux centrifuges. Le bord proximal forme, en son milieu, une convexité plus ou moins prononcée et qui devient parfois presque anguleuse. Le bord distal (postérieur) du pholidoplaxe est délimité par 2 angles latéraux obtus, voire obsolètes. Ce bord distal est d’ordinaire largement convexe, le nucléus ne se trouvant jamais qu’à faible distance en arrière de la droite idéale passant par les deux angles latéraux ; les espaces intercanaliculaires ne sont que modérément convexes. Les canalicules sont généralement sinueux et souvent même fort irréguliers. Les crêtes sont entières et ne se continuent généralement pas à l’intérieur des canalicules, du moins dans la partie périphérique de ceux-ci. Sur les écailles les plus développées, on ne compte, à proximité du nucléus, guère plus de 2 ou 3 séries transversales de spinules ; ces spinules sont triangu¬ laires ou cordif ormes ; les marginales se prolongent en une pointe étroite et modérément longue. Les écailles pleurogrammiques zénithales ne comportent que leur seul pholi¬ doplaxe ; elles sont rendues plus courtes que les écailles indépendantes de la ligne latérale par le fait qu’une sinuosité médiane interrompt la convexité de leur bord proximal. Le tube est très court et n’occupe que le tiers distal du pholidoplaxe. Les écailles nadirales ne diffèrent essentiellement des zénithales correspon¬ dantes que par leur dimension plus réduite. Leur centrochore est cependant beaucoup plus étroit et le nombre des spinules marginales ne représente que le tiers environ de celui des spinules bomologues, comptées sur les écailles zénithales correspondantes, 882 — Fig. 5-7. — Saniaris cristatiis enjihraeus. 5. Ecaille zénithale normale. 6. Fusion accidentelle de denx écailles zénithales. L’échelle, graduée en dixièmes de millimètres, mesure la dimension des figures 4 à 9 inclusivement. 7. Écailles nadirales. 3. Remarques sur la morphologie de l’espèce. A son extrémité rostrale, la notoptérygie n’est nullement déviée vers la face nadirale. Sur la base des 2 premiers rayons de cette nageoire, s’insère une mem¬ brane qui se prolonge sur la face nadirale, descendant verticalement le long des mâchoires, pour ne se terminer que sur l’interoperculum. Il n’existe pas d’organe nasal nadiral Les deux narines zénithales sont tubulées ; les deux tubes sont semblables, quant à leur diamètre, qui est faible et quant à leur longueur, qui est relative¬ ment grande ; ils sont insérés l’un contre l’autre et s’orientent tous les deux en direction rostrale ; ospbradium occupant la totalité de la capsule, constitué 1. Chabanaud (P.) : Atrophie de l’organe nasal nadiral chez certains Poissons hétérosomes. C. i?, Acad. Sc., 1. 197, 1933, p. 192. — 883 — par 9 lamelles parallèles et longitudinales du type cultriforme, subanguleusement surélevé. Il n’y a pas de sac annexe. Le foramen olfactif du pleurethmoïde zéni¬ thal est très ample. Le pleurethmoïde nadiral est comprimé latéralement, au niveau du mésethmoïde où il forme une profonde concavité subconique, s’ou¬ vrant vers l’avant et dont le fond est perforé d’un très petit foramen (peut être accidentel). Fig. 8-10. — Samaris cristatus rrislatufi, spocimen <1p la côte d’Annam. 8. Écailles zénithales. 9. Écaille pleurogramniique /.énilhale. 10. Écailles nadirales. Le vomer inerme est fortement saillant en avant du pleurethmoïde. La vérification de la survivance du nerf olfactif gauche, ainsi que de l’exis¬ tence possible d’un rudiment d’organe nasal nécessite la mise en pratique de la méthode des coupes sériées, pour lesquelles le matériel indispensable me fait actuellement défaut. A leur extrémité caudale, la notoptérygie et la proctoptérygie sont très briève¬ ment déviées sur la face nadirale ; la partie déviée ne comporte que 4 ou 5 rayons Au rayon qui ])récède immédiatement le groupe de rayons déviés nadiralement, 884 — s’attache une membrane plus ou moins développée, qui, se prolongeant sur le canthus caudal, s’attache finalement au rayon marginal concomitant de l’urop- térygie. L’uroptérygie est invariablement composée de 16 rayons. Tous les rayons de toutes les nageoires sont haplotèles. Le nombre des rayons de l’ischioptérygie (= pelvienne) zénithale, qui sont librement prolongés et pourvus d’un flabellum membraneux à leur extrémité distale, est individuellement variable. Seuls, d’ordinaire, les 2 rayons antérieurs s’hypertrophient de cette façon ; assez souvent le troisième ; plus rarement les deux autres ; tout cela sans égard au sexe, semble-t-il. Le premier rayon de la pelvienne (= ischioptérygie) zénithale est inséré mésialement au sommet de la branche pelvienne de l’urohyal, sous l’aplomb du bord postérieur des yeux ; l’insertion des autres rayons est déviée d’autant plus fortement vers la droite que le rayon est plus postérieur ; le dernier rayon est attaché au premier rayon de l’anale par une membrane très développée, presque transversale. Les deux rayons antérieurs de cette nageoire sont très longs et flabellés ; leur sommet atteint l’aplomb de l’extrémité de la pectorale ; les rayons suivants sont graduellement raccourcis. Le rayon antérieur de la pelvienne nadirale est inséré à gauche et un peu en arrière de son homologue zénithal, soit contre la première membrane interra¬ diale de la pelvienne droite. La base de la pelvienne nadirale est parallèle à la base de la pelvienne zénithale, de telle sorte que le dernier rayon de cette pel¬ vienne nadirale est mésial et inséré devant le 1®’' rayon de l’anale. Le rayon de la pelvienne (= ischioptérygie) nadirale est le plus court ; le 4®, le plus long. Le dernier rayon est pourvu d’une large membrane postérieure, triangulaire, qui prolongeant l’orientation de la nageoire, s’attache au corps jusque sur la face oculée, au bord de l’anus. Une membrane post-radiaire attache le rayon terminal de l’ischioptérygie zénithale au 1®'' rayon proctoptérygien. Le rayon terminal de Tischioptérygie nadirale ne possède pas de membrane post-radiaire distincte. La papille urinaire s’érige sur la face zénithale, immédiatement en arrière de l’ischiopérygie, c’est-à-dire contre le bord postérieur de la base du 5® rayon de la pelvienne. L’anus est percé entre le dernier rayon de l’ischioptérygie nadi¬ rale et le rayon initial de la proctoptérygie ; en d’autres termes, il est devant le 1®*’ rayon de l’anale et tout contre la base de ce rayon, interposé entre celui-ci et la membrane postérieure de la pelvienne nadirale. Le neurocrâne ^ est principalement caractérisé par la déficience des ptérosphé¬ noïdes. De chaque côté de la tête, le parasphénoïde est soudé à l’un des frontaux, en bordure de la fenêtre ethmosphénoïdienne ; aucun de ces os n’est intéressé par le trajet de la veine jugulaire. L’aditus carotidien se trouve presque à l’aplomb du pont épiphlébique du prootique. L’exitus du glossopharyngien est situé en plein dans l’opisthotique, lequel est très développé, mais ne sépare pas le basinial du pleurinial Établie d’après la xigraphie (= radiographie) d’un spécimen erythréen, la formule rhachiméristique est : a 11 (4 -|- 7) + c 29 + ï 40. Le rhachis est entièrement composé de périchordes prosobrachycônes et extrêmement aniso- cônes, la longueur de leur cône cranial étant presque nulle. 1. Chaijanaud (P.) : T..e neurocraiie osseux des Téléostéens dyssymèlrit|ues après la métamorphose [Ann. Inttt. Océan., t. 16, 1963, pp. 223-297, fig. 1-112). l^our le genre Samaris, voir p. 260. 2. On trouvera en appendice la descrifilion d’un crâne de S. erifthroeus. — 885 La contraction axiale n’est sensible que sur les 5 périchordes abdominaux antérieurs ; mais elle est brutale et les 4 premiers périchordes ne sont représentés que par des disques osseux, de médiocre épaisseur Pseudatlas presque platycèle ; son périchorde plésiocranial verticalement ovalaire, rétréci, de même que le périchorde du basinial, ventralement au chor- daxe, mais plus brièvement que ce dernier, de telle sorte que le foramen chômai n’est, ici, que très légèrement dorsal. Périchorde apocranial circulaire. Un rudiment d’arcuale neurale, distalement libre. La vertèbre a 1 ne comporte pas de processus neuraux ; les neuracanthes a 2 et a3 sont courtes, spatulées distalement et fortement inclinées vers l’avant comme coudées au niveau du cintre de l’arc neural ; toutes les autres neura¬ canthes abdominales, a 4 à a 11 inclusivement, sont plus ou moins fortement arquées à concavité rostrale. Seules, les 7 vertèbres abdominales postérieures comportent des hémapophyses, qui, toutes, sont orientées ventralement et sont libres, à la seule exception de celles de la dernière paire, a 11, que relie l’une à l’autre, un pont transversal, complétant l’arc hémal. Tous les périchordes sont, en outre, munis d’une paire de diapophyses très développées, sauf aux deux extrémités du rhachis. Chacune des 7 vertèbres abdominales postérieures porte une paire de côtes splanchniques, insérées sur les hémapophyses, non loin de l’extrémité distale de celles-ci ; ces côtes, excessivement ténues et très obliquement orientées ventro- caudalement, semblent faire défaut aux 4 vertèbres abdominales antérieures. On voit une série neurale et une série hémale de côtes intermusculaires atta¬ chées aux vertèbres, à proximité des périchordes. Ces deux séries débutent sur le rhachis abdominal et se continuent sur le rhachis caudal, jusqu’à proximité immédiate du eomplexe uroptérygiophore. Le complexe uroptérugiophore est diplospondyliques. 11 est contitué par la pénultième et par la dernière vertèbres L’urostyle est peu distinct, faiblement redressé et se confond avec les carènes basilaires dorsales d’un grand hypural à 5 subdivisions coalescentes et soutenant chacune un rayon. 2 parépuraux dont le paraxonal supporte 2 et le périsphé- rique 3 rayons ; ce dernier attaché à la neuracanthe postérieure du pénultième centrum ; celle-ci atteignant la base de la caudale. La neuracanthe antérieure de ce même centrum est indépendante du complexe. 2 parhypuraux soutenant respectivement 2 et 3 rayons, remplissent l’intervalle compris entre l’hypural et l’hémacanthe du pénultième centrum, laquelle, étroitement dilatée en lame, sur son côté antérieur, supporte le rayon extrême hypaxonal de la caudale. Le septum interbranchial est percé de deux grandes fenêtres proaortiques, situées l’une en avant de l’autre et entre lesquelles s’interpose le ligament sus- penseur du clidoste ®. La symphyse des prémaxillaires n’est pas déviée latéralement, non plus que celle des dentaires. 1. Pour tout ce qui a trait au squelette, consulter : Archives du Muséum National d’ Histoire Natu¬ relle, (6), t. 15, pp. 136 et 139, tab. 9, fig. 27. lia figure indiquée représente une xigraphie attribuée par erreur à un spécimen de la côte d’Annam, mais qui est, en réalité, celle de l’un des paratypes de la « natio nova » erjjthraeus et plus jtrécisément celle du spécimen 9 de la collection Dollfus. C’est par erreur également que la légende de la planche en question (p. 139) attribue à cet exemplaire 28 ver¬ tèbres caudales au lieu de 29, et un total de 39 éléments rhachiméristiques, au lie\i de 40. 2. On trouvera une figure détaillée du complexe uroptérygophore avec les 3 dernières vertèbres dans P. Chabanauu, 1937, p. 377, fig. 3 [Bull. Soc. zool. France, t. LXII}. 3. CiiAiîAXAUu (P.) : La fenêtre interbranchiale des Téléostéens dyssymétriques B. Acad. Sci. t. 202, 1936, p. 2014). — 886 — Le clidoste possède une branche parischiatique très longue, acuminée distale- ment et qui forme, avec la branche paraortique, un angle très aigu mais à som¬ met largement arrondi. L’apophyse cardiaque est très développée et fortement acutangulaire. La ceinture scapulaire, très faiblement minéralisée, ne comporte pas de metaclithrum. Le complexe basiptérygien nadiral fait totalement défaut ; seul existe le complexe zénithal, auquel appartient un hypocoracoïde longue¬ ment falciforme. Les actinostes font totalement défaut. Le basipterygium ischiatique est très allongé ; cet os se bifurque à son extré¬ mité périphérique, les 2 branches formant entre elles un angle d’environ 110° d’ouverture. La branche antérieure, qui est la plus longue, se prolonge en avant de la symphyse des clithra et atteint, ou peu s’en faut, l’aplomb de l’apex de la branche parischiatique du clidoste. Ces deux branches périphériques du basipterygium ischiatique supportent une lame cartilagineuse sur laquelle s’insèrent les rayons dermaux de l’ischioptérygie. Les axonostes épicraniens sont au nombre d’une dizaine ; tous s’insèrent sur le crâne cérébral ; leur longueur augmente progressivement, mais modérément, de l’arrière vers l’avant ; aucun d’eux ne se transforme en érisme. L’érisme proctoptérygien s’élève contre l’hémacanthe c 1, jusqu’à faible distance de l’arc hémal. Cet érisme est subrectiligne, sur environ les trois quarts de sa longueur ; à proximité du canthus ventral, il s’incurve brusquement et de telle sorte que sa partie périphérique s’oriente presque à angle droit, par rapport à sa partie mésale. Les axonostes hypérismiques sont au nombre de 6 ou 7 ; leur longueur augmente du plus antérieur au plus postérieur, lequel s’insinue entre l’érisme et l’hémacanthe c 1. 4. L’œuf ovarien. Dans l’intention de savoir si le deutoplasme ovulaire de Samaris cristatus erythraeus contient ou non de l’huile et sous quelle forme, j’ai examiné les ovules ovariens de plusieurs spécimens et cela, bien que l’insuccès de cet examen fut à prévoir, puisque la présence d’inclusions oléiques — globule solitaire ou glo¬ bules multiples — ne se manifeste d’ordinaire que dans l’œuf pondu ou très peu de temps avant la ponte. Du fait que je n’ai constaté la présence d’aucun globule d’huile, il ne s’ensuit donc nullement que l’œuf des Samaris en soit privé car, si l’absence d’huile caractérise l’œuf des Pleuronectidae typiques ou du moins celui des espèces de cette famille qui sont connues sous ce rapport, il n’en va pas de même pour les Rhombosoleidae, chez lesquels l’œuf contient plusieurs globules d’huile de dimension moyenne C’est donc abusivement que la plupart des classificateurs attribuent à tous les Pleuronectoidea dextres, c’est-à-dire à tous les groupes qui composent la snperfa- mille des Pleuronectides un deutoplasme ovulaire dépourvu d’inclusions oléiques 1. Anderton (T.) : Observations on New Zealand Fisches..., pp. 480-483, lab. 18, fig. / et g, le tab. 19, fig. a, b, d, e, / {'fraris. Proc. N. Zeal. Inst., t. 30, 1906 (1907), pp. 477-496, tah. 17, 18, 19 et 20) Thomson (G. M.) & Anderton (T.) : History of the Portobello marine Fish-Hatchery and biologicat Station, pp. 82-88, fig. {Bull. N. Zeal. Board Sci. Art., l. 2, 1921). 2. Dans l’énoncé des caractères de la famille des Bothidae [Scophthalmidae mihi), famille qui groupe, d’après moi, la totalité des Pleuronectoidea séiiestres, figure couramment l’afTirmation de la présence constante, au sein du vitellus, d’un globule d’huile, solitaire et volumineux. Or, dans le premier des deux ouvrages qui vienne d’ètre cités (v. s., p. 000, n. 1), l’œuf d’.4r«ogZo5SU6' scapha (Schneider) est décrit et figuré par Anükuton, comme ne contenant pas moins de 18 globules d’huile. — 887 — S’il m’a fallu renoncer à préciser les caractères de l’œuf de Samaris cristatus, en ce qui concerne les inclusions oléiques, du moins cette tentative m’a-t-elle procuré l’occasion d’enregistrer une observation inattendue, car le fait cons¬ taté est pour moi sans exemple, nonobstant la quantité d’œufs ovariens de Téléostéens dyssymétriques des groupes les plus divers, que j’ai eues sous les yeux. Chez Samaris cristatus erythraeus, en effet, tous les produits génitaux femelles examinés se sont montrés composés de deux sphères de volume fort inégal et intimement unies l’une à l’autre ; coque, zona radiata et cytoplasme sont en parfaite continuité et seul un léger étranglement permet de préciser une zone de contact entre les deux parties macroscopiquement constitutives de chaque produit ovarien. Il s’en faut, au surplus, que, dans un même ovaire, les produits génitaux se soient trouvés d’égal volume entre eux et, par conséquent, de même âge ; si bien que le diamètre des plus petits n’excédait guère la moitié de celui des plus gros. Or le volume de la sphérule additionnelle apparaît proportionnel¬ lement d’autant plus considérable que la sphère principale est plus petite (fig. 00). Nul doute, semble-t-il, que nous nous trouvions en présence d’oocytes en voie d’expulsion de leur premier globule polaire ; encore faut-il admettre que, chez l’espèce en question, cette première division de maturation s’effectue avec une lenteur particulière, débutant très tôt et ne s’achevant que beaucoup plus tard. On pourrait imaginer une autre interprétation, passablement aventureuse celle de troubles physiologiques intenses, consédutifs aux affres provoqués par la capture et par l’asphyxie, troubles qui auraient prématurément déclen¬ ché, dans l’ovaire tout entier, le premier phénomène réducteur. Ne se pourrait-il pas enfin qu’ajoutant aux singularités morphologiques de l’adulte, l’œuf de Samaris cristatus présente normalement cette forme parti¬ culière ? Des circonstances indépendantes de ma volonté ne m’ayant pas permis de poursuivre l’observation plus avant, force m’est de me contenter, pour cette fois, d’avoir posé les données du problème et d’en remettre à plus tard la recherche de la solution. 5. Splanchnologie. Estomac tubuliforme, dépourvu d’appendices pyloriques, à peine plus volu¬ mineux que l’œsophage, incurvé de manière à décrire un tour de spire presque complet ; prolongé, sans transition appréciable, par l’intestin qui décrit tout d’abord un demi-tour de spire contre la paroi latérale droite de l’estomac, qu’il couvre en majeure partie, remontant jusqu’au niveau de la paroi dorsale de ce viscère, pour redescendre jusqu’au niveau de la paroi ventrale de celui-ci. A ce niveau inférieur, l’intestin se replie brusquement, pour remonter verti¬ calement, contre lui-même et à l’intérieur de sa propre sinuosité initiale, s’incur¬ vant en sens contraire de cette sinuosité et d’arrière en avant ; il débouche enfin, par un étranglement, dans le rectum, qui est utriculaire et subvertical. La région pylorique et l’intestin tout entier sont placés à droite du grand lobe du foie, dont le petit lobe, accompagné de la vésicule biliaire, déborde ventrale- ment l’resophage, sur la droite, et couvre parti(dlement la région pylorique. La rate est volumineuse et logée entre le foie et les replis intestinaux. Les testi¬ cules (dont un seul est représenté) sont petits et lenticulaires. — 889 *- Appendice. Étude ostéologique d’un crâne de Samaris erythraeus P. Chab. Crâne du spécimen n° 1, mer Rouge, longueur totale 185 mm, sans la cau¬ dale 143 mm. Dimensions du crâne millimètre» Longneur totale . 23,4 Longueur du neurocrâne . 9,3 Hauteur totale du neurocrâne . 7,0 Épaisseur à la région otique . 6,2 Largeur du pleurethmoïde zénithal (sans la crête orbitaire) . 2,1 Largeur du pleurethmoïde nadiral . 1,7 Proportions en centièmes : Dans la longueur totale du crâne : longueur du neurocrâne 39 ; hauteur du neurocrâne 29 ; épaisseur à la région otique 26. Face occipitale perpendiculaire à l’axe du cône du basinial ; cet os intégrant le foramen magnum entre les apophyses articulaires des pleuriniaux, lesquels séparent largement l’épinial du foramen. Le parasphénoïde est bitronqué à son extrémité caudale, qui demeure très éloignée du cône du basinial. La carène hypocranienne est rectiligne jusques au-dessous du bord rostral des orbites ; sa partie parasphénoïdale est largement surélevée en lame inclinée vers la droite, sous le bord postérieur des orbites. Le vomer (inerme) nullement saillant au-dessous du niveau de la carène hypocranienne, prolonge rostralement le mésethmoïde, formant la moitié anté¬ rieure de la carène commune à ces deux os. Le faîte de cette carène est presque tranchant et décrit une courbe accentuée, dessinant presque un angle obtus à la suture voméro-mésethmoïdale. Le mésethmoïde est très peu développé en arrière de la carène. Le pleurethmoïde zénithal ne borde que très étroitement l’orbite dorsale, entre le pleurethmoïde nadiral et le frontal zénithal, et seulement sur une faible partie marginale de la hauteur du septum ; dans sa partie inhérente à l’orbite ventrale, le pleurethmoïde zénithal est très développé, ce large processus indivi¬ dualisé par une profonde échancrure ; pas de carène longitudinale latérale ; le foramen olfactif zénithal est subcirculaire, très ample et très voisin du méseth¬ moïde. Le pleurethmoïde nadiral, très étroit dans sa partie rostrale ; son foramen olfactif étroit, verticalement elliptique (obturé par une membrane ?) ; ce pleu¬ rethmoïde bordant largement l’orbite dorsale dont il constitue la paroi antérieure presque toute entière, renforcé près de sa suture avec le frontal gauche, par une crête verticale, sur laquelle s’insèrent les rayons antérieurs de la dorsale ; ce même pleurethmoïde est, en outre, prolongé le long de la partie ventrale, externe, du frontal gauche. Le frontal zénithal est surélevé dans sa région rhinocrâniale, où son bord 56 — 890 — dernial, continu avec le bord dernial du pleuretliinoïde, est trancliant et constitue, avec celui-ci, la carène interorbitaire. Dans la partie neurale de cette région rhinocrâniale, le frontal zénithal est dilaté en un processus atteignant le parasphé- noïde, formant, avec cet os, une longue suture, et constituant la presque totalité de la partie orale du septum interorbitaire. Dans sa région neurocrâniale, ce même frontal zénithal est percé, en arrière de sa suture avec le parasphénoïde, d’un foramen dirigé rostralement et situé au voisinage immédiat du ptérygosphé- noïde et non loin du prootique. La cavité articulaire du sphénotique est postérieure à l’aplomb du foramen operculaire du prootique. Les opisthotiques sont simplement carénés, sans former d’apophyse sail¬ lante. L’apophyse des épiotiques est peu saillante. La crista supra-occipitale est courte, largement creusée en gouttière et s’élève à peine jusqu’au niveau des apophyses épiotiques. Le canal pleurogrammique n’intéresse les os du crâne que dans la mesure où il creuse dans l’opisthotique, immédiatement au-dessus de sa carène, une brève gouttière longitudinale. Le processus rhinocranial du frontal nadiral est large et longuement prolonge jusqu’à la crête verticale du pleurethmoïde correspondant, sans toutefois atteindré atteindre le niveau du bord orbitaire de cet os ; ce qui détermine une brusque dénivellation du bord supérieur de l’orbite dorsale. Dans sa région neurocr⬠niale, le frontal nadiral forme suture avec le parasphénoïde. Le ptérygosphénoïde zénithal est petit et encastré entre le frontal et le parasphé¬ noïde, en contact réciproque, et le prootique. Le ptérygosphénoïde nadiral est à peine plus développé que son homologue zénithal. Les foramina trigeminis sont très amples ; l’un et l’autre en forme d’ellipse (l’antérieur plus allongé que le postérieur), dont le grand axe, ainsi que le pont osseux, est incliné à environ 40“ sur le chordaxe ; le foramen postérieur (oper¬ culaire) de la face zénithale est longitudinal. * ¥ Dans les notes manuscrites rédigées par Chabanaud, on trouve les renseignements ci-après sur un spécimen (non mentionné dans le tableau des 17 spécimens) de la station XX du golfe de Suez. « Longueur totale 185 mm. Longueur étalon (= sans la caudale), 143 mm. Caudale 42 mm. Hauteur 52 mm. Tête 29 mm. Œil 7 mm. Espace interorbitaire 1 mm. Complexe prémaxillo-maxillaire 9 mm. Museau 8 mm. Pectorale zénithale 30 mm. Dorsale XIV -}- 66 = 80. Anale 53. Caudale 16. Pectorale zénithale 4. Pelviennes 5-5. Dorsale débutant sur le bord céphalique, au niveau de l’œil migrateur ; ses rayons antérieurs sont reliés au museau et à la mandibule par une membrane à bord libre, vertical, appliqué contre la tête. Pectorale zénithale seule présente, très longue. Pel¬ viennes parallèles et en grande partie soutenues par l’urohyal. Pelvienne zénithale reliée à l’anale. Anus mésial interposé entre la pelvienne nadirale et l’anale. Papille urinaire saillante contre le dernier rayon de la pelvienne zénithale ». Une description d’après un du golfe de Suez a été donnée par P. Chabanaud dans . Comptes rendus séances Acad. Sc., Paris, t. CXCVII, p. 193, séances du 10 juillet 1933 R. Ph. Dollfus. Muséum National d'Hiatoire Naturelle, 57. rue Cuvier, Paris-h^. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N» 5, 1968 (1969), pp. 891-896. DESCRIPTION DU MÂLE DE CHAMAELEO WILLSII PETTERI BRYGOO ET DOMERGUE, CAMÉLÉON DU NORD DE MADAGASCAR E. R. BRYGOO et Ch. A. DOMERGUE i En 1966 nous décrivions, sur deux femelles en provenance du Nord de Mada¬ gascar, l’une récoltée dans le massif de l’Ankarana, l’autre à Joffreville, une sous-espèce de Chamaleo wïllsii Gunther : C. w. petteri. En décembre 1967, A. Peyrieras, à qui nous avions demandé de rechercher le mâle, récoltait à notre intention, dans le parc national de Joffreville, un spéci¬ men mâle qui nous semble être rapporté à cette sous-espèce. Description 1. — Coloration. a) sur le vivant. La couleur d’ensemble, vert foncé, est souligné par : — une mince ligne blanche latérale à mi-hauteur des flancs, — des labiales supérieures blanches, — une ligne blanche médio-ventrale, commençant après le menton pour se terminer avant l’anus, — une ébauche de double ligne blanche sous la base de la queue. Pas de bague colorée nette, au niveau des orteils. h) en alcool. La couleur d’ensemble est devenue gris bleue, on observe une ébauche de ligne latérale. La ligne blanche médioventrale est nette. 2. — Tète. La tête est remarquable par la présence de deux appendices rostraux, osseux, de grandes dimensions : 9 mm de la pointe du museau à l’apex avec une hauteur (largeur) de 4 mm à la base et de 3 mm à 2 mm de l’extrémité. En vue apicale ces deux appendices ont des bords externes parallèles tandis que les bords internes forment un V à ouverture antérieure. 1. Institut Pasteur de Madagascar, B. P. 1274 l’ananarive. — 892 En vue latérale la direction générale des appendices est légèrement oblique en haut et en avant et leurs bords, sont, sur la plus grande partie de leur longueur, à peu près parallèles. Les appendices sont recouverts d’un tégument lisse, avec écailles agrandies. On compte onze labiales supérieures entre le museau et le point où les sous- oculaires se continuent en arrière par les labiales supérieures. Le casque est bas. Il n’y a ni crête gulaire ni lobes occipitaux, même ébauchés. Le canthus supraciliaire est plat. La crête pariétale, à peine marquée sur le vivant, devient un peu plus nette sur le sujet en alcool, partiellement déshydraté. La forme du crâne, en arrière, est légèrement pointue. Les principales dimensions du crâne sont les suivantes : — distance occiput-partie antérieure du museau : 26 mm, — largeur maximale du crâne : 11 mm, — distance occiput-gonion : 14,5 mm, — distance gonion-menton : 16 mm. 3. — Corps. Il n’y a ni crête dorsale ni crête ventrale. La discrète hypertrophie des pre¬ mières écailles en arrière de la nuque ne peut même pas être considérée comme un début de crête dorsale. L’écaillure est homogène, sans rosace. Nous avons compté 62 écailles entre la colonne vertébrale et la ligne médio-ventrale. 4. — Hemipénis. La forme générale de l’hémipénis de C. w. petteri est semblable à celle de C. w. willsii, figurée dans notre note précédente. Nous y retrouvons les deux lobes antérieurs (sternaux) que termine une cupule ou calice, à bord denticulé, flanquée, en position latérale externe, par un complexe formé de 4 à 5 lames épineuses. En arrière de chaque lobe, en position post-apicale, s’observe une oreille postérieure denticulée et, à la base du lobe, en position sternale, une barbule ou languette simple. lies faces tergale et latérales du corps sont cou¬ vertes par un réseau de grandes cellules polygonales ; le sillon est largement ouvert. Cet hémipénis se différencie de celui de C. w. willsii, au moins sur notre unique spécimen, par : — le développement en hauteur des lobes (sub-hémisphérique chez C. w. willsii) — la présence entre les lobes d’une languette ou barbule unique (barbule médiane). — la présence de deux petites oreilles denticulées, presque accolées, dans l’axe de symétrie des lobes, au centre du quadrilatère formé par les cupules et les oreilles post-apicales (auricules médianes). L’organe a une longueur de 15 à 16 mm, soit 1/5® du corps (qui mesure 78 mm, de l’anus à la pointe du museau). 5. — Dimensions générales. 168 mm dont 90 pour la queue. ia!f»A48galBgtgs;l C. willsii peUi 894 — Discussion l*’ Rapports avec les mâles d’espèces antérieurement décrites. A) Morphologie générale externe. La discussion nous semble pouvoir être limitée aux rapports entre le spéci¬ men que nous décrivons et les mâles de C. minor Gunther, C. bifidus Bron- gniart et C. willsii Gunther. a) avec C. minor. Notre spécimen se distingue de C. minor : — par un canthus supraciliaire plat, — l’absence de toute crête dorsale, — l’absence de toute crête gulaire. b) avec C. bifidus. La forme des protubérances rostrales, observées de profil, est beaucoup plus proche de celle de C. bifidus que de celle de C. willsii. Notre spécimen se distingue cependant de C. bifidus par : — la forme du crâne en arrière (arrondie chez bifidus), — l’absence de toute crête dorsale et de toute rosace, — une taille réduite, 168 mm au lieu de 395 mm chez bifidus. c) avec C. willsii. Le spécimen se distingue du C. willsii sensu stricto par : — la forme des appendices rostraux, plus pointus chez C. willsii, — l’écaillure plus fine (pas plus de 48 écailles sur les flancs chez C. willsii), — la forme du crâne, régulièrement arrondie en arrière chez C. willsii, — l’ahsence de fossette axillaire chez C. willsii. B) Morphologie de Vhémipénis. Nous avons vu les similitudes et les différences entre l’hémipénis de C. w. willsii et celui de C. willsii petteri. D. Hillenius (1963) place dans un même groupe, avec C. bifidus, 2 autres Caméléons malgaches, C. minor et C. willsii et 2 Caméléons africains : C. fischeri et C. taoetensis. Pour nous en tenir aux espèces malgaches, si nous ignorons encore tout de la morphologie de l’hémipénis de C. minor, l’étude que nous avons pu faire de celui de C. bifidus ne permet guère de rapprocher de ce point de vue les espèces willsii et bifidus i. En effet l’hémi- pénis de ce dernier possède un apex mamelonné et étalé, pourvu d’expansions latérales. 1. Les hémipénis de C. iv. vK'illsii el C. willsii petteri présentent par contre des aflinités morpholo¬ giques avec ceux de certaines espèces du groupe VI de I). IIii.lf.nius, dont les lobes occipitaux sont bien développés [C. cucullatus, C. hrevirorriis...). Dans ce groupe les hémipénis présentent en elîel tles cupules apicales. 895 896 — 2” Il s’agit bien du mâle de G. willsii petteri. L’attribution d’un mâle à une espèce décrite d’après des spécimens femelles offre toujours quelque incertitude. Nous nous croyons cependant autorisé à attribuer le spécimen décrit ici à la sous-espèce willsii petteri pour les raisons suivantes : a) la localité de récolte du mâle (Joffreville) est une des deux localités d’où provenaient les femelles utilisées pour la description type ; b) dans cette région de Madagascar aucun autre caméléon de ce groupe n’est connu ; c) les caractères morphologiques observés chez le mâle correspondent à ceux que l’on pouvait attendre après description des femelles, en particulier la forme du crâne en arrière et la finesse du tégument. 3° Espèce ou sous-espèce. Les caractères observés sur ce spécimen mâle justifieraient sans doute d’éle¬ ver la sous-espèce au rang d’espèce, appartenant au groupe bifidus, Willsii, minor. Nous préférons cependant, pour le moment, conserver le statut de sous- espèce jusqu’à ce que des récoltes plus abondantes de C. bifidus et C. minor permettent une meilleure étude des variations éventuelles de ces espèces. Le spécimen décrit, enregistré dans nos collections sous le n° 442/C a été déposé au Muséum national d’TIistoire nalurelle à Paris sous le A. 115. RÉFÉRENCES Angel, F., 1942. — Les Lézards de Madagascar. Mém. Acad, malgache, 36, 193 p. Rrygoo, E. R. et Domergue, Ch. A., 1966. — Notes sur Chamaeleo willsi Gunther 1890 et description d’une sous-espèce nouvelle : C. willsi petteri n. ssp. Bull. Muséum nat., 2« sér., 38 (4), pp. 353-361. Hillenius, D., 1959. — The dilïerentiation within tlie genus Chamaeleo Laurent 1768. Beaufortia, 8 (89), pp. 1-92. Hillenius, D., 1963. — Notes on Chameleons 1. Comparative cytology : aid and new complications in Chainoleoii-ta.voiiomy. Beaufortia, 9 (108), pp. 201-218. Mertens, R., 1966. — Liste der rezenten Amphibien iind Reptilien. Chamaeleonidae. Das Tierreich. Lief. 83. BUM.KTIN DU MUSÉUM NATIONAL U’HISTOIRli NATURELLE 20 Série — Tome 40 — N» 5, 10G8 (1069), pp. 807-905. COAGULATION ET FIBRINOLYSE CHEZ CERTAINS REPTILES (Etude préliminaire) A. CATTAN, J.-P. GASC, M. SAMAMA, et J. SCHLUMBERGEH Nous avons entrepris ce travail dans le but d’étudier la coagulation et la fibrinolyse chez les Reptiles. Il n’existe pas en effet, à notre connaissance, de travaux systématiques sur ce sujet. Nous avons jugé préférable d’établir d’abord une série d’observations sur un petit nombre d’espèces : deux serpents, la vipère aspic {Vipera aspis) et la Couleuvre verte et jaune {Coluher viridiflaeus), et une Tortue terrestre, la Tortue grecque [Testudo graeca). Le sang de 21 animaux a été prélevé au Laboratoire d’Aiiatomie comparée du Muséum. Les examens ont été effectués par deux laboratoires spécialisés, dirigés par deux d’entre nous et travaillant indépendamment. Les données ainsi obtenues ont été comparées à celles connues chez l’Homme, ces dernières étant les seules à avoir été étudiées de façon complète. Méthodes. La principale cause de nos échecs initiaux étant la coagulation fréquente des échantillons de sang, nous avons finalement adopté la méthode de prélè¬ vement suivante : — pour les serpents (la Vipère après prélèvement du venin), section du cou à environ un doigt en arrière de l’os carré ; — pour la Tortue, section de l’artère carotide et de l’artère cervicale dorsale homolatérale en arrière de la corne hyoïdienne ; cette région est largement débar¬ rassée du tégument et le cou maintenu en extension forcée. Cette opération per¬ met éventuellement 15 jours plus tard la saignée par section des artères de l’autre côté. Il importe de mettre les tubes à prélèvement au contact immédiat de la plaie et de les maintenir dans une boîte isotherme à -|- 4<’ jusqu’au moment de l’exa- ment. Nous avons utilisé comme anti-coagulant le citrate de sodium 0,13 M, à rai¬ son d’une partie pour neuf parties de sang. Tous les prélèvements présentant une amorce de coagulation ont été rejetés. Parmi les tests employés (Tableau 2) certains n’utilisent aucun réactif étran¬ ger en dehors du calcium, suprimant ainsi divers artefacts. Ce sont les temps de coagulation de Lee-White, temps de Howell, fibrinogène par thermo-coagu¬ lation, thrombo-élastogramme. 898 — D’autres tests tutilisent des réactifs hétéro-spécifiques : temps de génération de la thrombine, temps de thrombine, temps de reptilase, temps de Quick, étude de l’activité fibrinolytique après action de la streptokinase ou urokinase, temps de céphaline, temps de génération à la thromboplastine simplifiée de Hicks et Pitney, dosage du facteur X selon Denson, dosage des facteurs anti- hémophiliques suivant la technique en un temps de Soulier et Larrieu, dosage des facteurs du complexe thrombinique selon Owren et Koller. Les résultats de tous ces tests expriment des activités enzymatiques et doivent être inter¬ prétés avec prudence car ils sont probablement soumis aux effets de la spécifi¬ cité, à des incompatibilités, etc... Résultats. A. Coagulation chez la Tortue. 1. Coagulation globale : le temps de coagulation en tubes de verre a été de l’ordre de 10 minutes. La formation du caillot et sa rétraction sont analogues à celles de l’Homme. Le Temps Howell est de 3 minutes 15 environ. Le thrombo-élastogramme enregistré sur plasma de sédimentation spontanée montre une amplitude maxima réduite par rapport à celle de l’Homme. Elle est de 15, 35 et 40 mn sur différents animaux. Sur sang total citraté, recalcifié, le tracé révèle, par contre, une coagulation plus rapide et une amplitude maxima plus élevée que chez l’Homme (fig. 1). La génération de la thrombine est très longue et extrêmement réduite. 2. Le temps de Quick : mesuré avec une thromboplastine humaine est supé¬ rieur à 2 minutes, alors que le plasma humain coagule en 12 secondes. Avec la thromboplastine de cerveaux de Tortue, le temps de Quicfl est nettement plus court (30 à 60 secondes), tandis que les temps obtenus avec le plasma humain s’allongent nettement. Thrombo plastine i Extrait acétoné de cerveau de tortue E xtrait acétoné de cerveau humain Plasma de tortue . 29 à 37 140 à 400 Avec plasma humain . j 66 à 116 1 13 La nature de la Thromboplastine utilisée joue donc un rôle fondamental. Ce même phénomène a déjà été signalé chez des Mammifères d’espèce différente (Cheval, Bœuf : Albriton, 1955). Les facteurs du complexe prothrombinique : avec une thromboplastine d’ori¬ gine humaine, le dosage des facteurs du complexe prothrombinique ne permet de retrouver dans le plasma de Tortue que des traces de proconvertine, de fac¬ teur Stuart, de prothrombine vraie. Le taux de proaccélérine est de l’ordre de — 899 — 50 % des chiffres usuels, quel que soit le substrat utilisé (plasma humain ou plasma de Singe débarrassés artificiellement de leur proaccélérine). Avec l’extrait tissulaire de la Tortue, les résultats sont difficiles à interpréter, les temps sont très longs pour le plasma humain et pour le plasma de Tortue. Fig. 1. — Calque de Thromboélastogramme chez Tesludo graeca. Enregistremeui avec le sang total citraté (0,3) et recalcifié (0,3 CaCF à 0,40 M) à droite ; avec le plasma de sédimentation spon¬ tanée à gauche. Fig. 2. — Génération de la thrombine. Comparaison entre le sang de tortue et le sang humain (sang citraté recalcifié à raison de 0,1 ml de CaCP à 0,5 M pour 1 ml de sang). En abscisse, le temps d’incubation (l’unité est la minute), en ordonnée, le temps de coagulation (l’unité est la seconde). La courbe supérieure correspond au sang de Testudo graeca, la courbe inférieure au sang humain. 3. Thromboplastinoformation : on apprécie la quantité de thromboplastine intrinsèque formée (fig. 2) et la vitesse de cette formation en mesurant à inter¬ valles réguliers le taux de coagulation d’un plasma substrat auquel on ajoute le plasma étudié. La thromboplastinoformation est rapide et intense lorsque — 900 — le substrat est du plasma liumaiu, beaucoup plus lente si le substrat est du plasma de Tortue. L’étude plus approfondie montre que le déficit porte vrai¬ semblablement sur l’activation du facteur Stuart (facteur X). Fig. 3. — « Screening-test » de Ilicks et Pitney. En abscisse le temps d’incubation, en ordonnée le temps de coagulation. Les facteurs anti-hémopbiliques A et B ont été dosés selon la méthode en un temps de Soulier et Larrieu. Le taux de facteur VIll est de l’ordre de 25 à 40 % par rapport à l’Homme, celui du facteur IX est voisin de 100 % par rapport au taux humain normal. Le taux du facteur XII (facteur de Hageman) est très bas, inférieur à 5 %. 4. Le taux de fibrinogène mesuré par la méthode pondérale et / ou par thermo¬ coagulation varie entre 2 g. et 4 g. 5 : il est donc voisin du taux humain normal. — 901 — Le temps de thrombine qui utilise de la thrombine active comme réactif est très nettement allongé : 170 et 125 secondes pour respectivement 20 et 7 secondes chez l’Homme. Le temps de reptilase est également très prolongé : 120 secondes et davan¬ tage parfois, contre 20 secondes chez l’Homme. La recherche de l’anti-thrombine III est négative, et ne permet pas de mettre celle-ci en évidence. Fig. 4. — Tesl de génération de Thromboplastine de Biggs et Douglas. Comparaison entre T. graeca et l’Homme {2 échantillons). 5. Etude de la fibrinolyse : l’urokinase et la streptokinase ajoutées au plasma ou à la solution de globuline ne provoquent aucune fibrinolyse ; en outre, le mélange de plasma humain et de plasma de Tortue est insensible à l’action de l’urokinase alors que le plasma humain seul est particulièrement sensible à cette enzyme. — 902 6. Hématocrite : les quelques examens auxquels nous avons procédés nous permettent d’avancer la valeur de 30 %. B. — . Coagulation chez la Vipère. Le taux de fibrinogène paraît chez elle inférieur à celui de la Tortue. Les autres examens donnent des résultats du même ordre que chez la Tortue. L’hématocrite serait plus bas. C. Coagulation chez la Couleuvre. Nous avons préparé une thromboplastine à partir du poumon de Couleuvre lavé au sérum physiologique, puis écrasé avec su sable. Le surnageant est utilisé comme thromboplastine. Avec ce réactif, on obtient un temps de Quick de Tordre de 14 secondes pour la Couleuvre contre 137 secondes pour le plasma humain et des taux nettement plus courts pour la Couleuvre que pour le plasma humain pour les facteur II, V, VII et X (respectivement : 93 contre 169 ; 77 contre 208 et 54 contre 290). Un dosage du facteur VII avec un réactif artifi¬ ciel obtenu à partir de plasma de Lapin, traité par une anti-vitamine K, a donné des résultats équivalents : 42 secondes contre 270. Le sang de la Vipère et de la Couleuvre est incoagulable en présence de venin de Bothrops jararaca (Crotaliné sud-américain) alors que ce venin active chez l’Homme les facteurs de la thrombinoformation et fait transformer directement le fibrinogène en fibrine. Ce fait n’a pas encore reçu d’explication. Discussion et conclusion. Le mécanisme de l’hémostase des Reptiles sur lequel a porté notre étude n’est pas fondamentalement différent de ce qui est connu chez les .Mammifères. Le substrat, c’est-à-dire le fibrinogène, existe à un taux voisin de celui de l’Homme. Le fibrinogène et ses caractéristiques, qui avaient été déjà étudiés par Mosesson (1934) et collaborateurs, ne sont pas très différents de ceux de l’Homme. Les difficultés inhérentes au dosage de ses facteurs chez les Reptiles sont liées au fait que Ton dose des activités enzymatiques et que les systèmes utilisés ont été mis au point pour l’Homme, de sorte que le problème de spécificité d’espèce n’a pu être éliminé ici. Les résultats très différents obtenus avec les diverses thromboplastines utilisées en témoignent. C’est donc avec prudence et beaucoup d’esprit critique que nous devons aborder l’interprétation des résul¬ tats publiés dans ce domaine (Albriton, 1955). L’analyse sommaire du système fibrinolytique chez la Tortue conduit à des résultats par contre plus éloignés de ceux hahituellement trouvés chez l’Homme. Il est singulier de constater que ni la streptokinase, ni Turokinase ne sont capables d’induire de fibrinolyse. Le dernier de ces réactifs active, chez les Mammifères, l’enzyme fibrinolytique normal du plasma ; le premier, extrait du streptocoque active chez l’Homme, mais non chez le Bœuf, un précurseur de l’activateur plasmatique de cet enzyme. Il nous est apparu que la thrombinoformation de la Tortue est plus lente 903 — que celle de riloimiie alors que la tliromboplastinoforniatiou esl d’une qualité équivalente à la thromboplastinoformation du sang humain. 11 semble donc que l’articulation entre la thromboplastinoformation intrinsèque et la throm¬ binoformation soient différentes de celles de la coagulation du sang humain. Nous poursuivons l’exploration de ce phénomène. Institut de Cancérologie et d' Immunogénétique^ 94, Villejuif, France. Laboratoire d' Anatomie Comparée, Muséum national d" Histoire naturelle, 55, rue Buffon, Paris, t'®, France. Laboratoire de Coagulation, service d*Hématologie, Hôtel-Dieu, Paris, France. BIBLIOGRAPHIE Albhiron, E., 1955. — Standard values in blood. Saunders éd., pp. 1-198. Finlay on, J. S. et Mosesson, M. W., 1964. — Chromatographie heterogeneity of animal fibrinogens. Biochim.-Biophys. Acla, 82, pp. 415-417. Ratnoff, O. D., 1966. — Biology and Pathology of the first stages of blood’s coagula¬ tion. Progress in Hematology, pp. 224-226. Warner, E. et colh, 1939. — Standard values un blood. in Ai.briton (E.), Saunsers éd., 1955. Tableau 1. — Schéma simplifié de la coagulation : les facteurs explorés dans cette étude. En traits pleins, les transforma¬ tions ; en traits interrompus, les activations ou actions enzymatiques ; FAHA, facteur anti-hémophilique A ; FAHB, facteur anti-hémophilique B ; FSF, facteur stabilisant la fibrine ; PTA, « plasma thromboplastin antécédent ». Tromboplastino-forniation extrinsèque Tliromboplasi inc tissulaire 4' Proconvertine (F. VII) intrinsèque Facteur plaquetlairc FAHA (F. VIII) FAHB (F. IX) Produit de contact F. Hageman + PTA (F. XII) (F. XI) i Activation in vitro du Facteur Stuart (F. X) Facteur Stuart activé — ». Protbrombinase - Proaccélérine (F. V.) -j- < - FSF (F. XIII) -f Ca++ FSF activé Thrombino-formation Prothrombine Thrombine • Fibrino-formation Fibrinogène mères de Fibrine + Fibrinopeptides \ et B Polymères de Fibrine soluble Réseau Fibrillaire insoluble de Fibrine 904 v\ ^ Matériel utilisé Tableau 2. — Schéma localisant dans le processus de la coagulation, les niveaux auxquels interviennent les différents tests utilisés, et la nature du matériel utilisé. Test et réactions explorées par le test Schéma de la coagulation D“ C A C ^13 cr » A O O SS aq P Tiiromboplastine Formation intrinsèque Fact. Anti-hémophiliques (fait intervenir les f. XII, XI, IX, VIII et les plaquettes) 1 X Dosage spécifique D. du fibrinogène T. de thrombine X activé Thrombinoformation (fait intervenir les f. X, V, II) Fibrinoformation .i Structuration du caillot de fibrine (fait intervenir les plaquettes) Plasma sérum Sang total Plasma sans plaquettes Plasma riche en plaquettes Plasma et son sang total Plasma euglobuline I Fibrinolyse (destruction du caillot) Plasma Test de Quick (sauf Exlr. tissul.) BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2' Série — Tome 40 — N» 5, 1968 (1969), pp. 906-911 SUR LA CONSTITUTION CHIMIQUE DE LA GRAISSE DE DÉPÔT CHEZ CERTAINS REPTILES SAHARIENS Par Claude GRENüT Dans le cadre général des rapports éventuels entre la composition des lipides de réserve et l’écologie d’un animal, nous avons cherché à étudier la constitu¬ tion chimique de la graisse de dépôt de certains Reptiles adaptés à la vie dans un désert très chaud Grenot, 1967. Au cours des recherches entreprises sur quelques Reptiles du Sahara, nous avons pu observer que la majorité des espèces étudiées possédait une impor¬ tante quantité de graisse de dépôt, au niveau du mésentère sous forme de deux lobes abdominaux (surtout chez U romastix acanlhinurus) . Peu de travaux ont été effectués jusqu’à ce jour sur la constitution chimique des graisses chez les Reptiles (Buu-Hoi et Richert, 1965 ; Khalil et Abdel-Messeih, 1962 ; Zain et Zain-ul-Abedin, 1967). Cependant une corrélation entre la température de l’environnement, le régime alimentaire et la nature des acides gras a été mise en évidence par plusieurs auteurs (Raranska et Wi.odawer, 1966 ; Kniprath et Mead, 1966) pour différents poïkilothermes. Ils notèrent, chez certains Pois¬ sons et Batraciens placés dans un milieu plus froid que leur biotope habituel, une grande augmentation de la proportion des acides gras insaturés. Matériel et méthode. Les analyses qualitatives et quantitatives ont été effectuées sur les dépôts de graisse mésentérique de quatre espèces différentes de Lézards diurnes et une espèce de Serpents. Ces dépôts de graisse représentent au printemps, 0,7 à 6 % du poids tota.l de l’animal. La graisse contient de 7 à 26 % d’eau libre (déter¬ mination effectuée après passage à l’étuve à 100®). Les prélèvements de graisse ont été effectués au printemps 1967, à Beni- Abbes, après décapitation de l’animal, et ont été conservés dans du méthanol à 0® C. Pour un même animal, la graisse est prélevée à différents endroits du dépôt mésentérique. L’analyse des acides gras a été effectuée au Laboratoire de Recherches sur « la Cellule normale et la Cellule cancéreuse » à l’Institut du Cancer de Villejuif, grâce à l’amabilité du Professeur M. Pascaud dont les conseils m’ont été précieux. Les esters méthyliques totaux ont été analysés par chromatographie en phase gazeuse (Pascaud, 1962), au moyen d’un appareil Aerograph 200 dans les Conditions suivantes : phase polaire DEGS 20 % sur chroniosorb à 176° C et phase apolaire Apiezon L. à 197® C (quantité injectée : 10 p. g). Les résultats rapportés ici (voir Tah. 2) sont les moyennes des résidtats obtenus, chez le meme animal sur les deux types d’analyse. Tableau 1. — Espèces de reptiles sahariens utilisés pour cette étude comparative. 1 Lézards Milieu Régime alimentaire Agamidé : Uromastix acanthinurus Bell, rupicole (djebol) herbivore Agama bibroni Duméril, lupicole (djebel) insectivore Varanidé : Varaniis griseiis Daudin, sabulicole (^rg) quelquefois rupicole carnivore Scincidé : Scincus scincm lalerimaculatus Werner, 1 sabulicole (er^) insectivore et her- • bivore Serpent Cerastes cerasies Linné, Irupicole (djebel, [carnivore hamada). i Discussion des résultats. La végétation du djebel (Djebel d’Ougarta) diffère de celle de l’erg (Grand Erg Occidental). Or, il semble exister une différence dans la constitution de la graisse de dépôt des Reptiles vivant dans ces deux biotopes. Les Lézards de l’erg, quels qu’ils soient, présentent une teneur en acides gras saturés sensiblement plus élevée et une teneur en acides gras insaturés légère¬ ment plus faible (5 %) que les Lézards inféodés au djebel (fig. 1 et Tab. 2). Mais la différence la plus marquée réside dans la modilication de la proportion des acides gras insaturés. Le pourcentage en acides gras polyinsaturés chez les Reptiles de l’erg est faible (inférieur à 10 %) alors qu’il est plus du double chez ceux du djebel. Il est important de souligner qu’il existe peu de différence dans la composi¬ tion des acides gras des dépôts de graisse des Lézards de genre différent mais qui vivent dans le même biotope. Deux espèces de la même famille telles que Uromastix acanthinurus, herbivore, et Agama bibroni, insectivore, hôtes de la même niche écologique (éboulis de rochers), ont une composition assez voi¬ sine en acides gras. Cependant, chez Agama bibroni, la teneur en acide linoléïque est double de celle d’ Uromastix acanthinurus, tandis que la teneur en acide linoléniqiie est plus faible. Ces dif- férences sont peut-être liées aux modalités du régime alimentaire. De même le Varan et le Scinque, tous deux hôtes des dunes de l’erg, et le premier d’ailleurs prédateur du second — présentent une composition en acides gras de leurs dépôts graisseux pratiquement identique quantitativement et qualitativement. Par contre la composition en acides gras de deux individus d’une même espèce mais vivant dans deux biotopes différents pourrait ne pas être identique. 908 — Il n’est pas sans intérêt de relater ici un petit fait, concret, d’observation assez curieux : un Varan adulte, vivant dans le djebel, contenait dans son esto¬ mac un Uromastix en cours de digestion ; ce Varan présentait un dépôt grais¬ seux mésentérique de teinte jaune, assez semblable d’aspect à celui trouvé chez les Uromastix. Or, chez les Varans inféodés à l’erg les deux lobes de graisse abdominale sont de couleur blanche et la constitution chimique sensiblement différente. Il se trouve en outre que les acides gras mis en évidence chez ce Varan particulier du djebel sont justement répartis de la même manière que ceux de V Uromastix des djebels, sa proie. UROMASTIX AGAMES VARANS SCINOUES VIPERE espèces Fig. 1. — Répartition des acides gras saturés et insaturés dans la graisse de dépôt de certains Reptiles sahariens. (Pour le nom des espèces voir Tab. 2). Les variations provoquées par le régime alimentaire dans la composition des acides gras de la graisse chez une même espèce, Uromastix acanthinurus, sont considérables. Chez un Uromastix captif, au Centre de Recherches de Beni- Abbes, et soumis aux mêmes conditions climatiques que dans la nature, mais nourri presque exclusivement d’herbes et de luzerne cultivées sur les bords de l’Oued Saoura, les proportions en acides gras saturés et en acides gras insaturés — 909 restent les mêmes que celles d’un individu fraîchement capturé, vivant dans la nature jusqu’au moment du prélèvement pour les dosages. Néanmoins, la concentration en acides gras polyinsaturés est double de celle des animaux vivant dans la nature, tandis que la teneur en acides gras monoinsaturés est diminuée. Tableau 2. — Pourcentage des acides gras totaux (p. 100) de la graisse de dépôts de certains Reptiles sahariens. Acides gras Uroniastix ' Uroxatix Agama Varanus Varamis Scinrus Cerastes (Structures aranthiniiyiis- acanthinurus hihroni griseus griseufi srincus cerastes coniplées à (djebel) 1 (captivité) (djebel) (erg) (djebel) (ergl (oued) partir de (1113). (10) <6 (3) (4) (1) (3) (1) Palmitique 17,0 ± 1,5 14,3 17,1 21,6 17,4 1 24,5 21,4 (16C) Palmitoléique 4,7 ± 0,2 2,0 3,1 5,8 4,2 5,8 2,8 (16 C1A9) Stéarique 8,6 ± 0,9 8,2 7,2 8,2 8,6 6,4 6,7 (18 C) Oléique 51,9 ± 3,2 37,7 50,9 58,9 50,8 55,5 35,3 (18 CiAfl) Linoléique 8,7 ± 1,7 7,4 18 6,0 10,7 8,4 26,4 (18 C2A6-9) Linolénique 9,2 ± 2,4 27,5 3,8 0,0 8,7 1,2 5,0 (18 C3A6-9-12) Behenique 1,4 : (22 C) i 1 ( ) Nombre d’individus. Cette constatation est à rapprocher de la suivante : l’analyse des gra.sscs du dépôt mésentérique a été effectuée sur une Vipère à cornes, nCerasles cerastes capturée près de l’üued Saoura, à Beni-Abbes, donc vivant au bout d’une cl aîné alimentaire identique à celle dont VUromastix captif précédemment cité j'ro- litait lui aussi. Ce Serpent se nourrit en effet essentiellement de Rongeurs, ces derniers s’alimentent eux-mêmes des plantes poussant aux abords de l’Oued. Or, il se trouve que les proportions en acides gras saturés et insaturés du dépôt adipeux de cette Vipère sont identiques à celles de VUromastix qui vit en capti¬ vité près de l’Oued. Mais en ce qui concerne les acides gras polyinsaturés, il faut relever la présence d’une forte quantité d’acide linoléique (26 %) dans la graisse de la Vipère. Le problème de la chaîne alimentaire semble donc impor¬ tant. Ces observations paraissent souligner une fois de plus l’influence considérable du milieu sur les êtres vivants. — 910 — Conclusion. A la lumière de ces résultats, on peut admettre que l’influence du milieu a une répercussion nette sur la composition des lipides de réserve des Reptiles sahariens étudiés. La faune du désert, peu dense, relativement restreinte du point de vue espèces, est intéressante à ce sujet : dans un tel milieu il est plus aisé de suivre l’influence des maillons de la chaîne alimentaire. La constance, chez des genres de Reptiles aussi différents, du pourcentage en acides gras saturés (26 %) et en acides gras insaturés (74 %) est un des traits les plus remarquables. La composition identique en acides gras ne paraît pas ici caractéristique d’animaux d’un même genre, elle est plutôt liée à une écologie identique. C.epen- dant il est intéressant de remarquer que la teneur en acide oléicpio cliez les Lézards sahariens est voisine de celle existant chez deux espèces de Pythons (Buu-Hoi et Richert, 1965) ; néanmoins, il faut remarquer que la teneur en acide oléique de la Vipère à cornes est inférieure à celle des Pythons. Générale¬ ment, chez ces Lézards du désert, plus de 50 % des acides gras totaux sont représentés par de l’acide oléique. En effet, deux animaux de genre différent, de meme milieu avec un régime alimentaire identique ou dépendant (par exemple : un Lézard herbivore — Uromastix servant de proie à un Lézard carnivore — Varan) auraient une com¬ position de graisse semblable. Bien que l’animal soit carnivore, la composition des lipides initiaux persisterait. 11 existe peut-être une relation entre la teneur élevée en acides gras insaturés contenu dans la graisse de réserve des Reptiles du Sahara, leur métabolisme hydrique et leur adaptation à la vie dans les déserts chauds. Fait curieux, la teneur en acides gras insaturés. chez ces poïkilothermes (Reptiles) vivant dans des conditions rigoureuses de chaleur et de sécheresse, est supérieure à celle d’autres poïkilothermes (Poissons et Batraciens) vivant dans un climat tempéré et humide (Baranska et Wlodawer, 1966 ; Kniprath et M EAD, 1966). Il semble exister une corrélation entre la température et la composition des lipides de réserve des Reptiles sahariens, par l’intermédiaire de la chaîne alimen¬ taire et dos impératifs écologiques que subissent ces animaux. BIBLIOGRAPHIE 1. Baranska, .1. et Wlodawer, P., 1966. — Influence of température on the compo¬ sition of fatty acids in Frog tissues. Bull. Acad, polon. Sc. Cl. II, XIV, pp. 11-12 2. Buu-Hoi, N. P., et Richert, M. T., 1965. — Sur la constitution chimique de la graisse des Pythons. Bull. Soc. Chimie. Biol., XLVII, 7, pp. 1533-1535. 3. Grenot, C., 1967. — Observations physio-écologiques sur la régulation thermique chez le Lézard Agamidé Uromastix acanthinurus Bell. Bull. Soc. Zool. France, 93, nO 1, pp. 51-66. 1. Khalil, F. et Abdel-Messeih, G., 1962. — Tissue constituents of Reptiles in rela¬ tion to their mode of life. II. Lipid content. Comp. Biochem. Physiol., 6, pp. 171- 17 V — 911 5. Kniprath, W. g., et Mead, J. F., 1966. — Influence of température on lhe falty acide pattern of Mosquito fish (Gamhusia afjinis) and Guppies [I.ehistes reti- culatus). Lipids, 1, pp. 113-117. 6. Pascaud, M., 1962. — Recherches sur le métabolisme des phosphoglycerides chez le Rat. Thèse de doctorat. 7. Zain, b. K., et Zain-Ul-Abedin, M., 1967. — Characterization of the abdominal fat pads of a Lizard. Comp. BiocJiem. Physiol., 23, pp. 173-177. Cetiire de Recherches sur les Zones Arides, ('.y .R. S., Ih'i’isiou de Biologie cl Rcologie, C .R.S.S.A., et J,ahoratoire de. Zoologie R. A. S., 24, rue Lhoinond, Paris, 5®. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2= Série — Tome 40 — N» 5, 1968 (1969), pp. 912-933. DEUXIÈME CONTRIBUTION A VÉTUDE DES ASCIDIES DE MADAGASCAR RÉGION DE TULÉAR Par P. VASSEUR Introduction. Cette nouvelle liste systématique d’Ascidies récoltées dans la région de Tuléar, qui fait l’objet de la présente publication, est un complément à un précédent travail (Plante et Vasseur, 1966). Cette deuxième liste renferme deux espèces déjà citées et décrites dans le travail de 1966 portant sur 16 espèces : Didemnum candidum Savigny (qui présente ici la forme « Hypurgon ») et Perophora bermudensis Berrill. D’autre part, deux espèces provisoirement nouvelles, appartenant à la famille des Didemnidae, sont décrites et momentanément propres à la région de Tuléar : Didemnum hicolor n. sp. et Didemnum [Pohjsyncraion) milleporae n. sp. Enfin, cette liste renferme huit espèces (marquées d’un astérique dans la liste systé¬ matique) qui sont nouvelles pour la Côte Sud-Ouest de Madagascar. Toutes les récoltes ont été effectuées à basse-mer ou en scaphandre autonome. Le biotope exact de chaque espèce a été décrit de façon précise dans deux publi¬ cations sur l’étude des peuplements des substrats durs non récifaux (Plante, 1964) et des peuplements sciaphiles des substrats récifaux (Vasseur, 1964) du littoral de Tuléar. Les principales stations de récoltes sont les suivantes (voir la carte) : Jetée du Port de Tuléar, Pente interne du Grand Récif, Pente Est de la Grande Vasque et Balise Cb. Liste des espèces. Synoïcidae Hartmeyer. * Aplidium lubricum (Sluiter) . Didemnidae Verrill. Didemnum candidum Savigny. Didemnum bicolor n. sp. Didemnum (Polysyncraton) milleporae n. sp. Polycitoridae Michaelsen. *Eudistoma pyriforme (Herdman). * Archidistorna aggregatum Garstang. Perophoridae Giard. Perophora bermudensis Berrill. * Ecteinascidia garstangi Sluiter. Ascidiidae Herdman. *Ascidia (Phallusia) julinea (Sluiter). Styelidae Sluiter. * Polycarpa papillala (Sluiter). PvuRiD.iE Hartmeyer. *Pyura sansibarica Michaelsen. * Microcosmus madagascariensis Micliael- sen. 913 La Rade de Tuléar et le Grand Récif. Localisation des récoltes. Description des espèces. Famille des Synoïcidae Harlmeyer, 1908. Aplidiurn lubricum (Sluiter, 1898). (Fig. 1). Amaroucium lubricum Sluiter, 1898, p. 31 ; Michaelsen, 1919 a, p. 100. Aplidiurn lubricum Millar, 1956, p. 915. Répartition. Afrique du Sud : Ile d’hiliaca, üurliau, Natal. Loc.ai.ité. Sous les socles de la .letée du Port de Tuléar. 914 — Desciuption. Une seule petite eoloiiie iniiiee, transliuide et incolore à l’état fixé, de 13 mm de long sur 5 mm de large et 3 mm d’épaisseur. Le cormus est lisse, semi-cartilagineux, n’agglutinant aucun débris sauf au niveau de l’aire de fixation. Les zoïdes, vus à travers la tunique commune, semblent disposés sans ordre en systèmes irréguliers. Les individus, assez contractés, peuvent atteindre 3 mm de longueur. Le siphon buccal est court et 6-lobé. L’orifice cloacal, sans tube mais avec une languette, s’ouvre au niveau du tiers antérieur du thorax. Le thorax est plus ou moins opaque avec une paroi à 10-12 fibres musculaires longitudinales très nettes. La branchie présente 7-10 rangés de trémas suivant les zoïdes. L’estomac a 16 cannelures profondes. Les zoïdes ont l’intestin et la cavité atriale dilatés par les boulettes fécales. Le post-abdomen est plus ou moins long suivant son état de contraction. Il contient des follicules testiculaires disposés sur deux rangs. On compte 12 à 15 paires de ces follicules. Quelques zoïdes contiennent des larves dans la cavité atriale. Famille des l)n)EMNiD.\E Verrill, 1871. Didemnuni candiduni Savigny, 1816. (Fig. 2 et 3). Didemnum candidum Savigny, 1816, p. 194. Pour la synonymie et la littérature, voir Van Name, 1945, p. 83. Répartition. Espèce très largement distribuée dans toutes les mers chaudes du globe. Localités. Pente interne du Grand Récif : sous un bloc à — 4 m. Pente Est de la Grande Vasque : dans un « buisson » corallien à Millepora dichotoma Forsk. Description. Les colonies forment de très larges plaques brunâtres et encoûtantes sur le substrat ; les dimensions sont ; Longueur : 50 à 100 mm. Largeur : 30 à 40 mm. Épaisseur : 2 à 3 mm. Les colonies renferment de très nombreuses accumulations de boulettes fécales dont la présence caractérise la forme dite « Hypurgon » (Van Name, 1945, p. 85). Les boulettes fécales, colorées en brun, sont emballées dans une tunique commune, translucide, semi-cartilagineuse et résistante, qui est très pauvre en spiculés calcaires dans toute son épaisseur et à sa surface, sauf au niveau des aires qui entourent les nombreuses ouvertures buccales des zoïdes et les quelques ouvertures cloacales communes où les spiculés sont denses. La taille des spiculés, de forme étoilée, varie de 9 à 21 (X. Les rayons sont plus ou moins nombreux (de 15 à 30) et les sommets sont aigus. - 915 Les zoïdes sont petits et leur taille ne dépasse jamais 1 mm en longueur totale. Thorax et abdomen sont sensiblement égaux (thorax : 0,5 mm ; abdomen ; 0,5 mm). Le siphon branchial est proéminent et de forme évasé (en entonnoir) ; il possède 6 lobes très courts et une forte musculature composée surtout de fibres circulaires très serrées. L’ouverture atriale est ronde et semble se situer au niveau du deuxième rang de trémas. Le thorax est aussi haut que large, opaque et possède 5 à 7 fibres musculaires longitudinales de chaque côté. Le sac branchial a 4 rangs de trémas avec 7 à 5 trémas par demi-rangée du 1®'' au 4® rang. L’endostyle est large et épais. Le tube digestif correspond parfaitement à celui figuré par Savigny (1816) pour la forme typique du Didernnum candidurn. L’estomac est simple et de forme ovoïde. L’anse intestinale est divisée en trois chambres par des constrictions bien marquées. Le testicule, situé à gauche sur le côté de l’anse intestinale, ne forme qu’un seul follicule avec 5 à 7 tours de spire du spermiducte. Didernnum bicolor n. sp. (Fig. 4 et 5). Hoi.otype. « Grand Récif de Tuléar. 28/11/61, Collection P. Vasseur ». Localité. Grande Vasque : espèce fixée sur un débris de corail mort. Description. L’unique colonie forme une plaque très mince plus ou moins circulaire dont le diamètre maximum est de 30 mm et l’épaisseur de 1 à 1,5 mm. La face infé¬ rieure et les bords de la colonie ont une coloration jaune. La face supérieure libre est plus foncée car elle présente des marbrures de teinte marron ou bru¬ nâtre qui sont dues à des cellules pigmentaires disposées en une couche très superficielle. Les orifices branchiaux sont visibles à la surface de la colonie ; leur empla¬ cement est marqué par l’abondance moindre des spiculés calcaires et par l’absence de cellules pigmentaires brunes. Les spiculés sont très abondants à travers toute l’épaisseur de la tunique. Ils sont étoilés, avec de nombreux sommets dont les extrémités sont carrées, et leur taille varie de 15 à 25 p.. Les zoïdes ont une taille moyenne de 1 mm, le thorax ayant des dimentions inférieures à celles de l’abdomen (thorax : 0,5 mm ; abdomen : 0,6 mm). Le thorax, qui est presque aussi haut que large, semble parcouru par quelques fibres musculaires longitudinales. Le siphon branchial est très court et présente 6 lobes triangulaires très petits. La branchie possède 4 rangées de trémas. Les trémas sont au nombre de 7 à 5 par demi-rangée. L’endostyle est large. Le tube digestif est sans caractère spécifique. Le spermiducte décrit, sur le follicule unique, 6 à 7 tours de spire. 916 — Fig. 1. — Aplidiutn luhrirum (Sluiter) : Zoïde isolé, du côté droit, X 25. Fig. 2, 3. — Didemnum candidum Savigiiy : 2. Zoïde isolé, X 50 ; 3. Spiculés, X 415. Fig. 4, 5. — Didemnum bicolor n. sp. : 4. Zoïde isolé, X 50 ; 5. Spiculés, X 415. Fig. 6, 7. — Didemnum (Pohjsyncraton) milleporae n. sp. : 6. Zoïde isolé, du côté droit, X 50 ; 7. Spiculés, X 415. Fig. 8, 9. — Eudistoma pyriforme (Herdman) : 8. Thorax et adbomen du zoïde, X 25 ; 9. Anus bilobé, face et profil, x 25. — 917 — Discussion. Je n’ai pas pu relier les principaux caractères de cette colonie de Didemnum, appartenant à la présente collection, à ceux d’une des 14 espèces de ce genre principalement décrites pour l’Afrique du Sud, Madagascar et l’Ouest de l’Océan Indien en général, et des 30 espèces environ de la région malaise et du Paci¬ fique Ouest. En effet, la difficulté de détermination provient parfois de l’insuf¬ fisance des descriptions et surtout, de l’absence totale ou partielle de figures détaillées sur lesquelles sont basées un certain nombre d’espèces. L’échantillon de Tuléar possède par les caractères du connus, des spiculés et des zoïdes un aspect assez typique qui peut justifier provisoirement la créa¬ tion de cette nouvelle espèce. Mais l’appartenance définitive de Didemnum bicolor ne pourra être appréciée que lorsqu’on possédera un nombre plus élevé d’échantillons. Didemnum (Polysyncraton) milleporae n. sp. (Fig. 6 et 7). Holotype. « Grand Récif de Tuléar. 3/1/62, Collection P. Vasseur ». Localité. Pente Est de la Grande Vasque à proximité de la passe : espèce fixée sur une branche d’un a buisson » corallien à Millepora dichotoma Forsk. Description. Un seul cormus encroûtant sur le substrat (branche de corail) et mesurant 6 cm de longueur avec une largeur de 2 cm et une épaisseur de 0,2 à 0,3 cm. La surface présente des bosses et des creux mais les bords sont très bien arrondis et se recourbent un peu vers la surface inférieure. La consistance du cormus, à l’état fixé, est dure et cassante. La base et les bords sont tout blancs tandis que la face supérieure est foncée, grisâtre à bru¬ nâtre, par suite de la présence dans la surface de la tunique de cellules pigmen¬ taires très denses de forme dendritique et à grains de pigments bruns. Les ouvertures des siphons branchiaux sont bien visibles sur la surface supé¬ rieure ainsi que les quelques orifices cloacaux communs. Les spiculés sont très abondants dans toute l’épaisseur de la colonie ; ils mesurent 25 p, à 40 p ; ils sont étoilés et présentent en section optique une vingtaine de rayons aigus. Le cormus, après décalcification, est translucide, fortement cartilagineux et résistant à la déchirure. Le tissu de la tunique est creusé de canaux plus ou moins circulaires qui sont des cloaques communs le long desquels sont disposés les zoïdes. La longueur totale des zoïdes varie entre 2 et 2,5 mm. Le thorax avec 1,5 mm est toujours plus long que l’abdomen qui mesure 1 mm. Le siphon branchial est très proéminent, presque aussi long que la moitié du thorax, avec des fibres musculaires circulaires très serrées. L’orifice du siphon branchial a une forme évasée et présente 6 lobes très courts. L’orifice atrial, avec une petite languette légèrement bifide, s’ouvre très largement depuis le ganglion dorsal jusqu’.à 918 l’anus et sur les côtés du thorax jusqu’à l’eiidostyle. 11 ii’y a pas d’organes thoraciques visibles. La branchie montre 4 rangs de trémas avec 8 à lü trémas étroits et allongés dans une demi-rangée. H y a une dizaine de fdets tentacnlaires. Le tube digestif est celui des Didemnidae. L’ouverture anale est bilobée. Le tube digestif est tourné de ISO® par rapport au thorax. Les follicules testiculaires sont placés dans la boucle intestinale ou très légè¬ rement sur le côté ; ils sont piriformes et au nombre de 3 ou 4. Le spermiducte décrit 5 à 6 tours de spire sur le groupe de follicules. Discussion. Une demi-douzaine d’espèces appartenant au genre Pohjsyncralon se répartis¬ sent en Afrique du Sud et dans l’Ouest de l’Océan Indien en général. L’échantil¬ lon de Tuléar, par les caractères très typiques des zoïdes, ne correspond à aucune des espèces précédemment décrites. 11 se distingue de P. cJiuni Martmeyer qui possède des spiculés très particuliers. 11 est différent de P. niagnilarvitin Millar qui a un plus grand nombre de trémas par demi-rangée et une rosette de 6 à 10 follicules testiculaires. P. tuhiporae Michaelsen a 6 à 8 follicules testi¬ culaires (5-6 à la périphérie de la rosette, 1 à 2 au centre) et ne présente pas de languette atriale. P. paradoxum Nott a un siphon buccal court et une rosette de 4 à 6 follicules situés derrière la courbure intestinale. Enfin, P. schillingi Michaelsen et P. spongioides Martmeyer sont différents de P. milleporae n. sp. aussi bien, par l’aspect des connus que par les caractères anatomiques des zoïdes. Famille des Poi.yc.itorid.ie Michaelsen, 1904. Eudistoma pyriforme (Herdman, 1886). (Fig. 8 et 9). Psammaplidium pyriforme Herdman, 1886, p. 419. Eudistoma pyriforme Hastings, 1931, pp. 84-87 ; Tokioka, 19.50, p. 102 ; Kolt, 1957, p. 75. Répartition. Australie ; .lapon. Localité. Pente Est de la Grande Vasque : espèce fixée sur une colonie de Millepora dichotoma Forsk. Description. Deux cormus sessiles, en coussinets opaques de couleur jaune avec de nom¬ breux points rouges, pouvant atteindre 50 à 60 mm de longueur sur 20 à 30 mm de large et 7 mm d’épaisseur, dont les contours sont sinueux et les bords con¬ vexes ou arrondis. La consistance est assez dure au toucher. La tunique ren¬ ferme de nombreuses lacunes tnnicales et d’abondantes cellules tunicales sphé¬ riques à grains de pigment rouge ; elle accumule également de menus débris de grains de sable et des boulettes fécales. Il n’y a ]ias de systèmes apparents. Les zoïdes sont peu nombreux et ont une position plus ou moins oblique à travers l’épaisseur du cormus. Les zoïdes atteignent une longueur de 4 à 6 mm. Le tborax, assez opaque, représente le tiers ou le quart de la longueur totale du zoïde (thorax : 0,8 à 1,3 mm ; abdomen : 3 à 4,5 mm suivant les individus). Les siphons sont tous deux 6-lobés, le siphon cloacal étant toujours plus long et plus étroit que le siphon buccal. La musculature thoracique est puissante, constituée par une trentaine de libres circulaires et par 5 à 8 bandes longitudinales de largeur variable, de chaque côté du corps. On compte 20 filets tentaculaires simples en deux tailles, grands et petits alternant régulièrement. La branchie ouverte montre nettement trois rangées de trémas étroits et allongés à 20 trémas environ par demi-rangée. Le manteau abdominal, transparent, présente trois larges bandes musculaires longitudinales du côté ventral. L’estomac, à parois lisses et de forme ovale, est très postérieur. L’intestin présente une forte torsion : sa partie descendante est constituée par l’intestin proximal, allongé et de même largeur que l’œsophage, ainsi que par l’intestin central, court et ellipsoïdal ; sa partie ascendante forme l’intestin distal qui est d’abord fortement courbé, presque comme un S dans l’abdomen postérieur puis, court droit jusqu’au milieu du thorax. Deux constrictions nettes séparent la partie centrale de l’intestin des parties proximale et distale. Présence d’une glande intestinale. L’anus est bilobé. Les testicules, situés en arrière de l’estomac dans la boucle intestinale, forment, un groupe de 20 follicules entourant l’ovaire, constitué par 1 ou 2 ovules. Le spermiducte, très visible, accompagne l’intestin. Parfois, présence d’une larve dilatant la cavité atriale. Discussion. L’appartenance des cormus de Tuléar à l’espèce Eudistoma pyriforme (Herd- man) ne fait aucun doute, car l’ensemble des caractères cadrent trop parfaite¬ ment avec les diagnoses précédentes, en particulier, la torsion intestinale qui est tout à fait semblable aux figures de IIastings (1931) et de Tokioka (1950). La station de Tuléar augmente largement l’aire de dispersion de cette espèce. Archidistoma aggregaturn Garstang, 1891. (Fig. 10 à 12). Archidistoma aggregaturn Garstang, 1891, p. 267. Harant et Vernières, 1933, p. 56. Van Name, 1945, p. 129. Nakauchi, 1960, pp. 445-450 ; 1966, pp. 1-10. RÉP-VRTITION. Mer du Nord et Manche ; Deaufort (Caroline du Nord) ; Shimoda (Japon). Localité. Port de Tuléar au bas de l’eau : 2 colonies. Une colonie était fixée sous les socles de la .Tetée du Port, et la deuxième se trouvait sur un substrat dur à proximité de la .Jetée, fixée avec Perophora herniudensis Berrill et Ecleinas- cidia garstangi Sliiiter dans une station à Caulerpu cf. arnhigua Okamura, — 920 — Description. Le plus grand cormus en une petite masse translucide à base élargie et com¬ mune d’où émergent les zoïdes dressés verticalement, soit presque entièrement libres ou bien unis entre eux par leur tunique en petits bouquets de plusieurs individus. La plus grande colonie mesure 20 mm en longueur et 5 à 6 mm en hauteur. La surface de la colonie est libre d’incrustations mais sa base adhère des grains de sable et des déchets de matière fécale. Les zoïdes de la plus petite colonie ne sont pas dressés mais couchés sur la base qui adhère au substrat. Les zoïdes sont petits de 2 à 4 mm en longueur totale. Ils ont les caractères des zoïdes du genre Eudistoma. Le thorax est toujours au moins 2 à 3 fois moins long que l’abdomen. Les siphons sont courts et 6-lobés. Le siphon buccal est terminal. Le siphon cloacal est subterminal ou situé dans le tiers antérieur du thorax, et dirigé obliquement vers l’avant. La musculature du thorax est forte et forme un quadrillage régulier de fibres longitudinales et circulaires. La branchie possède 3 rangs de trémas étroits et allongés. On compte une dizaine de trémas dans une demi-rangée. L’œsophage est très long et étroit. L’estomac, dont la paroi est lisse, se trouve situé au début du tiers postérieur de l’abdomen et présente une forme globuleuse. Sous l’estomac, l’anse digestive décrit une boucle fermée, la partie ascendante recoupant la partie descendante. Deux légères constrictions séparent la partie centrale de l’intestin des parties proximale et distale. La partie distale de l’intestin se continue par un rectum allongé et plus ou moins distendu par les boulettes fécales. Les zoïdes sont matures. Les gonades sont situées dans l’anse intestinale. Elles comprennent 2 à 3 ovules entourés par 20 à 30 follicules testiculaires. Un spermiducte, large, court le long du rectum jusqu’à l’ouverture anale. Présence d’embryons ou d’œufs en développement dans la cavité atriale. Enfin, l’abdomen porte du côté ventral des prolongements vasculaires post¬ abdominaux. Discussion. Les deux colonies de Tuléar, tant par l’aspect des cormus que par les carac¬ tères anatomiques des zoïdes, correspondent de près à l’espèce Archidistoma aggregatum Garstang. De plus, la diagnose et la figure de Van Name (1945) ainsi que la redescription faite par Nakauchi (1960) sur Archidistoma aggrega¬ tum viennent confirmer l’appartenance des colonies de Tuléar à l’espèce type de Garstang (1891). La présence à' Archidistoma aggregatum sur la Côte Sud-Ouest de Madagas¬ car constitue donc une nouvelle localisation de cette rare espèce, connue jusqu’à présent de la Mer du Nord, de la Manche, de l’Atlantique et du Japon. Cette espèce, qui peut échapper facilement aux récoltes, semblerait par conséquent avoir une très large répartition à l’échelle mondiale. Néanmoins, la présence à' Archidistoma aggregatum, uniquement dans le Port de Tuléar, ne permet pas de confirmer cette hypothèse car l’espèce a pu aussi bien être apportée par les cargos qui fréquentent régulièrement la Rade de Tuléar et son Port. Deux autres espèces semblent appartenir au genre Archidistoma : Archidis¬ toma parva (Sluiter) [Sluiter, 1900 ; Kott, 1957 h], qui est distribuée dans r Indo-pacifique, diffère à' Archidistoma aggregatum par la forme courte et 921 Fig. 10-12. — Archidistoma aggregatuni Garstang*; 10. Colonies, X 3 ; 11. Thorax et abdomen du zoïde, vu du côté gauche, X 25 ; 12. Tube disgestif du côté droit, X 25. Fig. 13. — Perophora bermudensis Berrill : côté gauche de l’animol, vu à travers sa tunique, X 12,5. Fig. 14-16. — Ecteinascidia garstangi Sluiter : 14. Une partie de la colonie, X 3 ; 15. Zoïde, du côté gauche, X 12,5 ; 16. Une partie du sac branchial avec le raphé dorsal et les languettes de Lister, X 50. 58 922 pédonculée du cormus ainsi que par les caractères des zoïdes ; Archidistoma murrayi Kott (Kott, 1957 a) localisée dans l’Ouest de l’Océan Indien, au Sud de l’Arabie, serait assez proche d’ Archidistoma aggregatum. Famille des Pebophohidae Oiard, 1872. Perophora hermudensis Berrill, 1932. (Fig. 13). Perophora hermudensis lierrill, 1932, p. 78. Hépahtition. Bermudes, de Beaufort (Caroline du Nord) : Van Name (1945). Sénégal : Pérès (1949). Japon : P. orientalis Arnbak-Christie-Linde, 1936 ; Tokioka (1950). Australie ; Kott (1952). Brésil : Millar (1958). Madagascar : Plante et Vasseur (1966). Localité. Port de Tuléar, au bas de l’eau. Description. Les exemplaires recueillis (une douzaine) sont rigoureusement conformes à la description de Van Name (1945). Le sac branchial possède 5 rangs de trémas. Le nombre de trémas, dans un demi-rang, varie de 15 à 20 ou plus suivant la taille des individus. Il y a environ 20 grands filets tentaculaires et un certain nombe de tentacules plus rudimentaires. La forme allongée de l’estomac et la courbe de l’intestin correspondent par¬ faitement. Les individus matures sont pourvus d’un lobule testiculaire unique, carac¬ tère qui permet de différencier P. hermudensis Berrill de P. viridis Verrill et de P. listeri Wiegmann. Ecteinascidia garstangi Sluiter, 1898. (Fig. 14 à 16). Ecteinascidia garstangi Sluiter, 1898, p. 10. Répartition. Océan Indien : Côte du Moçanibique (Sluiter, 1898 ; Mich.aelsen, 1918). Océan Pacifique : lie Laysan (Sluiter, 1900) ; Archipel Sulu (Sluiter, 1904). Localité. Port de Tuléar, au bas de l’eau : une colonie fixée sur un substrat dur dans une station à Cuulerpa cf. arnbigua Okamura et associée à Perophora hermu^ densis Berrill et Archidistoma aggregatum Garstang. 923 — Description. La colonie montre 12 individns, attachés chacun par un court pédoncule pos¬ térieur à un stolon basal ramihé sur le substratum. Le corps est cylindrique, allongé, avec des siphons très nets. La taille des individus varie entre 2 et 10 mm pour la longueur et de 1 à 4 mm pour la largeur. La tunique de chaque zoide est transparente mince et fragile ; chez les spéci¬ mens âgés, elle est recouverte de quelques menus débris. Les siphons sont allongés et fortement musclés de fibres circulaires. L’ouver¬ ture branchiale est antérieure avec 7-9 lobes. L’ouverture atriale se situe dans le tiers antérieur de la ligne dorsale du corps et possède également 7-8 lobes. Pour un individu détuniqué de 8 mm de long, le siphon buccal mesure 2 mm en extension et le siphon cloacal atteint 1 mm. Un assez grand nombre de fibres musculaires circulaires anastomosées entou¬ rent le mantean des denx côtés du corps, sauf dans la région postérieure et sur la ligne ventrale de l’animal où la mnsculature est totalement absente. Les fibres musculaires longitudinales sont rares. On peut observer dans la paroi des siphons et snrtout derrière les siphons, principalement du côté gauche du corps, des grains nombreux qui sont sans doute pigmentaires. Le sac branchial, qui occupe toute la longueur du corps, a 15 à 17 rangs de trémas avec 30 trémas par demi-rang. Il y a 15 vaisseaux longitudinaux internes de chaque côté et par conséquent 2 trémas dans chaque champ branchial. Les trémas sont régulièrement allongés. Les sinus longitudinaux internes n’adhèrent qu’au niveau des papilles des sinus transversaux qui les soutiennent. Les lan¬ guettes dorsales sont grandes, de forme triangulaire, et s’étendent sur la lar¬ geur de 6 trémas. Les filets tantaculaires sont simples, en trois tailles. Ils sont au nombre de 46 dont 12 grands, 22 de taille moyenne et 12 rudimentaires. L’organe vibratile, conforme à la figure donnée par Sluiter (1898), est une simple ouverture plus ou moins ronde s’amincissant vers l’arrière ; l’ouvertnre se prolonge par le canal excréteur de forme globuleuse derrière lequel se trouve la glande neurale superposée au glanglion cérébroïde. L’œsophage est courbe et étroit. L’estomac, situé tout à fait à l’extrémité postérieure, est de forme ovoïde. L’intestin dessine un S caractéristique. L’anus s’ouvre dans la région médiane de la ligne dorsale dn corps. L’intestin médian est séparé par deux constrictions très nettes. L’ouverture anale présente deux courtes lèvres. L’ovaire, formé de plusieurs œufs (8 au maximum), est placé au centre de la première anse intestinale. 11 est entouré de nombreux follicules testiculaire, piriformes ou lobés, disposés en couronne. Le spermiducte accompagne l’intes¬ tin postérienr jusqu’à l’ouverture anale. Discussion. La colonie de Tnléar, par l’ensemble de ses caractères, correspond parfaite¬ ment à la diagnose A' Ecteinascidia garstangi, espèce de la côte du Moçam- bique, décrite par Sluiter en 1898. Il est assez curieux de constater que cette espèce, dont la répartition semble indo-pacifique, n’a pas été retrouvée depuis Michaei.sen en 1918. 11 se peut (in Ecteinascidia garstangi, étant donné la transparence et la petite taille des individus (égale ou inférieure à 1 cm alors que les zoïdes A’ Ecteinascidia turbinata llerdman, par exemple, atteignent — 924 — largement 2 cm et forment des colonies denses d’au moins 15 cm) a échappé, jusqu’à présent, plus facilement aux prospections. Famille des Ascidiidae Herdman, 1880. Ascidia (Phallusia) julinea (Sluiter, 1919). (Fig. 17 à 19). Phallusia julinea Sluiter, 1919, p. 7. Répartition. Mer de Java ; Côtes Nord et Est de l’Australie ; Japon (Tokioka, 1950 et 1952) ; Nouvelle-Calédonie : Tokioka (1961), Vasseur (1967) ; lie Maurice (Vasseur, 1967). Localité. Sur la pente Est de la Grande Vasque, à l’intérieur d’un massif d’ Acropora pharaonis (M. Edw.) à — 2 m. Description. Deux spécimens attachés au substratum par tout le côté gauche du corps. Le plus grand individu mesure 90 mm de longueur. Sa forme est allongé et le corps est comprimé latéralement. Sa tunique est incolore, translucide et épaisse, avec à l’intérieur de nombreux vaisseaux aux ramifications complexes. Les deux siphons sont très longs. Le siphon branchial est antérieur et se recourbe en direction du siphon atrial, situé vers le milieu de la ligne dorsale du corps et dirigé obliquement vers l’avant. Le deuxième individu ne mesure que 30 mm de long. Sa forme est ovale et les siphons sont peu proéminents. Les caractères de la tunique sont identiques. L’ouverture branchiale a 8 lobes ; l’ouverture atriale a 10 lobes pectinés. Entre chaque lobe se trouve une tache pigmentaire. Les deux siphons sont riches en fibres musculaires circulaires et longitudinales. Le manteau est mince et transparent. La musculature forme une couverture continue sur le côté droit du corps pour le grand spécimen. 11 y a 40 à 60 tentacules buccaux pour le grand spécimen et 28 chez le spéci¬ men de 30 mm. Le tubercule dorsal a la forme d’un U ou d’un C ouvert vers la droite. Le raphé dorsal est très large avec de fortes côtes. Il y a 6 à 7 trémas dans chaque champ branchial ; le spécimen de 30 mm n’a que 3 trémas par champ branchial. Le tube digestif et les gonades sont conformes à l’espèce type. L’ouverture anale possède 18 lobes. — 925 — Famille des Styelidae Sluiter, 1895. Polycarpa papillata (Sluiter, 1885). (Fig. 20 à 23). Styela papillala Sluiter, 1885, p. 192 ; 1890, p. 333. Polycarpa papillata Tokioka, 1952, p. 117. Répartition. Archipel malais : lie Billiton (Mer de Java) ; Mer d’Arafura. Localité. Sous les blocs de la balise Cl) (limite interne du Grand Récif) : Rade de Tuléar. Description. Cette espèce est représenté par un seul spécimen qui a une forme allongée avec le siphon branchial au sommet et légèrement recourbé sur le côté dorsal et le siphon cloacal au milieu du corps dirigé obliquement vers l’avant. Le spécimen, dont le corps est comprimé latéralement, présente, à la partie postérieure, une expansion tunicale épaisse et très dure en forme de pédoncule. Il mesure au total 75 mm de long sur 30 mm de large au niveau du siphon cloacal. La tunique, qui est bistre et opaque, présente des rides longitudinales bien marquées et quelques petites rugosités au niveau des siphons et sur le coté droit du corps. De menus débris végétaux et quelques débris coquilliers sont adhérents à sa surface. L’épaisseur de cette tunique varie de 1 à 5 mm ; elle est très épaisse au niveau des siphons et dans la région postérieure du corps. Le corps de l’animal détuniqué est coloré en marron à l’état fixé. La muscula¬ ture du manteau est très dense et constituée surtout par de très nombreuses fibres circulaires formant une nappe continue et épaisse autour du corps. La surface interne de ce manteau est tapissée de nombreux endocarpes parfois très longs. La surface interne du siphon atrial montre de très petits tentacules atriaux. 11 y a environ 46 tentacules simples (32 grands, 14 petits), disposés e i une couronne serrée à la base du siphon branchial. Les tentacules sont allongés et elîllés. La branchie possède 4 plis méridiens, assez larges, de chaque côté du c irps. La formule branchiale s’établie de façon suivante : Gauche R.D. 4 (20) 4 (22) 4 (20) 4 (20) 5 E. Droite R.D. 3 (20) 5 (20) 5 (20) 7 (20) 7 E. Il y a 8 à 10 trémas entre deux sinus longitudinaux dans l’intervalle des plis et 5 à 6 trémas entre deux sinus longitudinaux sur les plis. Les vaisseaux parastig- matiipies sont présents. Le raphé dorsal est très peu élevé et à bord lisse. Le tubercule vibra tile est en forme de V, ouvert obliquement vers la droite, dont les extrémités sont faiblement enroulées. La courbure du tube digestif est représentée par le dessin de la fig. 20. L’œso¬ phage est légèrement courbé ; l’estomac se distingue par sa forme courte et 926 — nettement ovoïde, à surface lisse à travers laquelle, on aperçoit la trace des cannelures internes. L’intestin est presque aussi large que l’estomac sauf la partie rectale qui est nettement plus étroite et assez longue. Les deux boucles intestinales sont cotirtes et serrées. Le rebord anal est très largement découpé en 19 languettes profondes, en forme de massue. Les glandes pyloriques, très ramifiées et anastomosées, recouvrent l’intestin du pylore à l’anus. Les gonades, hermaphrodites, sont courtes et plus ou moins de forme ellip¬ tique. Elles sont au nombre d’une vingtaine de chaque côté du corps et arran¬ gées le long d’une ligne dessinant un V situé dans la région médiane du corps, au-dessous de l’aire atriale. Dans chaque gonade, le spermiducte est unique depuis l’orifice mâle jusqu’à la partie inférieure de la gonade. Les follicules testiculaires sont bien développés ; ils ont une forme plurilobée et sont entourés en majeure partie par l’ovaire, également très développé. Discussion'. Ce Polycarpa, à part le nombre plus élevé de tentacules et de sinus longi¬ tudinaux sur les plis méridiens, a des affinités certaines avec P. papillata (Sluiter). En effet, les caractères tirés de la forme générale du corps, de la tunique, des endocarpes, du tube digestif, de la forme et de la répartition des gonades, l’en rapprochent suffisamment et ne justifient nullement, pour l’instant, la créa¬ tion d’une espèce nouvelle qui viendrait s’ajouter aux cinquante espèces environ de ce genre décrites dans l’Océan Indien, le Pacifique Ouest et sur la Côte Ouest de l’Afrique. La découverte à Tuléar de cette espèce, connue seulement de l’Archipel malais, étend très largement son aire de répartition dans l’Océan Indien. Famille des Pyuridaf, Ilartmeyer, 1908. Pyura sansibarica Michaelsen, 1908. (Fig. 24 à 27). Pyura sansibarica Michaelsen, 1908, p. 251 ; 1914, p. 424 ; 1915, p. 372 ; 1919 b, p. 29. Millar, 1956, p. 929. Répartition. Zanzibar ; Afrique du Sud : Ile d’Inhaca ; Afrique de l’Ouest : Ile S. Thomé, Ile Annobom ; Mer Rouge. Localité. Sous les blocs de la balise Cb (limite interne du Grand Récif) : Rade de Tuléar. Description. Unique spécimen mesurant 45 mm de long et 25 mm de large, fixé par le côté gauche du corps ainsi que par une large expansion de la partie postérieure et ventrale de la tunique. Les aires de fixation sont incrustées de quelques débris coquilliers. Sur la ligne dorsale, les deux siphons sont très visibles et rappro¬ chés. La tunique est mince, de 1,5 mm d’épaisseur, mais assez solide et résistante. Postérieurement, la tunique atteint fi mm d’épaisseur. La teinte générale de la Fig. 17-10. — Ascidia (Phalliisia) julinea (Sluiter) : 17. Animal détuniqué, vu du côté gauche; 18. Ramifications des vaisseaux de la tunique, X 12,5; 19. Tubercule vibralile, X 50. Fig. 20-23. — Polycarpa papillata (Sluiter) : 20. Faces gauche et droite de l’animal pour montrer la disposition du tube digestif et des gonades ; 21. Tubercule vibralile, X 12,5 ; 22. Rebord anal, X 6 ; 23. Gonade et follicules testiculaires, X 6. Fig. 24-27. — Pyura sanaibarica Michaelsen : 24. Faces gauche et droite du corps de l’animal détuniqué ; 25. Un groupe de spinules, à l’intérieur du siphon buccal, X 166 ; 26. Un groupe de spinules tunicales sur les siphons, X 83 ; 27. Détail du tubercule vibratile, X 12,5. Fig. 28-30. — Alicrocosinus ntadagascariensis Michaelsen : 28. Faces gauche et droite de l’animal ; 20. Un gi-oupe de sj)inules, X 166 ; 30. Détail du tubercule vibratile, X 12,5. 928 — tunique est bistre sauf les siphons qui paraissent plus sombres ; d’autres part, sa surface porte des rides peu marquées alors que les siphons possèdent de petites tubérosités très nettes et serrées, entièrement recouvertes de spinules courtes et très fines. Ces spinules recouvrent également la surface dorsale do la tunique, observation faite également par Michaei.skn en 1908, et de façon moins nette le côté ventral. Les ouvertures des siphons sont cpiadri-lobées ; les lobes sont courts et trian¬ gulaires ; entre les lobes, la bordure de chaipie siphon est dentelée. Le manteau est assez transparent bien (jue pourvue d’une musculature assez puissante, formée à la fois de fibres longitudinales qui s’entrecroisent et de fibres circulaires plus minces et plus nombreuses. Le siphon buccal est pourvu de 14 tentacules falciformes doublement pennés en deux tailles. Le tubercule vibra tile est simple, en fer à cheval à branches faiblement recour¬ bées, et s’ouvre en avant vers la droite. Le raphé dorsal a des dents assez courtes et effilées. La branchie compte 6 plis méridiens de chaque côté. L’arrangement des vais¬ seaux longitudinaux est le suivant : Gauche R.D. 3 (14) 3 (13) 3 (14) 4 (12) 4 (13) 4 (11) 5 E. Droite R.D. 5 (12) 3 (12) 3 (15) 4 (12) 5 (11) 5 (9) 5 E. Les trémas longitudinaux sont petits, ovales et régulièrement recoupés par un vaisseau parastigmatique. On compte 7 à 8 trémas par champ branchial dans l’intervalle des plis et 4 sur les plis. L’anse intestinale dessine un arc de cercle au milieu duquel se trouve large¬ ment disposé le foie, divisé en plusieurs lobes distincts qui eux-mêmes sont subdivisés en nombreux lobules jaunes ou verdâtres. L’ouverture anale est irré¬ gulièrement lobée. Les gonades sont à nombreux lobes pairs : 18 paires du côté droit et 20 paires environ du côté gauche. La gonade gauche occupe entièrement l’anse intestinale primaire. La gonade droite occupe une position identique de l’autre côté. De gros endocarpes entourent l’intestin. Discussion. Malgré quelques différences de détails comme la forme du tubercule vibratile, l’aspect de l’ouverture anale et les caractères de la branchie, ce spécimen de Tuléar se rapproche de Pyura sansibarica Michaelsen. En effet, les gonades, le tube digestif, le foie très en relief au milieu de l’arc digestif, la position des siphons, les épines tunicales, les tentacules, la musculature du manteau, sont très comparables à ceux indiqués par Michaelsen (1908) pour son espèce type- D’autre part, P. sansibarica ne peut être confondue avec P. vittata (Stinipson) qui a des siphons plus écartés, des tentacules buccaux plus riches en rami¬ fications et surtout un foie, dont la structure et la disposition sont très différentes. P. sansibarica s’éloigne également de P. gangelion (Savigny) qui a des orifices très « écartés » d’après Savigny (1816) et des gonades moins développées, lais¬ sant ainsi du côté gauche un espace libre dans l’anse intestinale, d’ailleurs beau- cou]) plus large, fait qui est en faveur de P. gangelion contre P, sansibarica (Michaelsen, 1919 ; Pérès, 1960). — 929 P. curvlgona Tokioka (1950), du Pacifique Ouest (I. Palaos), paraît être une forme assez apparentée à P. samibarica. Microcosinus matin gascariensis Micliaelsen, 1918. (P’ig. 28 à 30). Microcosmus madagascarieiisis Micliaelsen, 1918, p. 20. llartineyer et Michaelseii, 1928, p. 398. Répartition. Madagascar : lie de Nossi Bé ; Nord-Ouest de l’Australie. Localité. Pente Est de la Grande Vasque, sur un débris corallien à — 5 m. Description. Un seul spécimen de taille moyenne, de 35 mm de long sur 15 mm de large, réiiiforme, fixé par la face ventrale de la tunique. Les siphons visibles et proéminents, de teinte brun foncé, sont très largement séparés sur la ligne dorsale de la tunique. La tunique est assez épaisse, coriace avec des rides bien marquées. La couleur est jaune à brunâtre. 11 y a des rhizoïdes. L’animal détuniqiié montre des siphons circulaires allongés et colorés en rouge. Le siphon buccal est antérieur et le vélum présente de nombreuses et courtes papilles. Les spinules, assez serrées, sont rigoureusement conformes à la description et au dessin de la lig. 5 de Michaei.sen (1918). Le siphon atrial est situé dans le tiers postérieur de la ligne dorsale du corps ; il est dirigé oblique¬ ment vers l’arrière et présente un vélum avec des protubérances très peu nom¬ breuses, allongées comme des tentacules simples. La masse viscérale est pourvue d’une puissante musculature. Les faisceaux musculaires longitudinaux et transversaux, épais et larges, s’entrecroisent régulièrement sur les côtés du corps de l’animal. Le siphon buccal possède une dizaine de grands tentacules coronaux allongés et falciformes, doublement pennés, ainsi que 7 tentacules de taille moyenne. Entre ces tentacules, grands et moyens, s’intercalent quelques tentacules plus petits. La disposition est irrégulière en 2, 3 ou 4 ordres. Le tubercule vibra tile est simple, en fer à cheval, à branches recourbées, et s’ouvre vers la gauche. Le raphé dorsal est lisse et large. La branchie possède 7 plis méridiens de chaque côté. Les plis sont très éle¬ vés avec des trémas longitudinaux, étroits et réguliers. On compte 2 à 4 sinus longitudinaux entre les plis ; il y a 18 à 20 sinus longitudinaux sur les plis I à VI et 12 environ sur le pli VIL Les vaisseaux parastigmatiques sont présents. Il y a 5 trémas dans un champ branchial entre les plis. Le tube digestif forme une boucle très serrée. Le foie, en deux masses, est recouvert par de nombreuses papilles. Les gonades, une de chaque côté, sont massives et compactes. La gonade gauche est plus volumineuse, car les follicules testiculaires s’étendent largement au delà de la bordure de l’avaire couvrant toute l’anse intestinale jusqu’à atteindre l’endostyle. Présence de gros endocarpes dans la région antérieure du manteau. — 930 — Discussion. Je rapporte cet exemplaire, qui est légèrement en mauvais état, au Micro- cosmus madagascariensis Michaelsen originaire de Nossi Bé sur la Côte Nord- Ouest de Madagascar. D’une part, la tonne générale du corps, la disposition des siphons, les spinules, les caractères de la branchie et les gonades correspon¬ dent bien à l’étude faite par Michaelsen (1918) de cette espèce j d’autre part, le très faible éloignement géographique rapproche suffisamment le spécimen de Tuléar de l’espèce type de Nossi Bé. Conclusion. Le tableau ci-dessous donne la répartition des espèces d’Ascidies de cette collection, mises à part les deux espèces nouvelles, Didemnum hicolor et Dideni- num [Polysyncraton) milleporae, qui sont momentanément caractéristiques de la région de Tuléar, ainsi que les trois espèces qui sont réparties à l’échelle mondiale, à savoir ; Didemnum candidum, Archidistoma aggregatum et Pero- phora bermudensis. Rép.artition des espèces d’Ascidies étudiées. Afrique du Sud Mada¬ gascar archipel malais Pacifique Ouest Autres distributions Aplidium lubricum . -t- 1 Eudistoma pyriforme . -(- Ecteinascidia garstangi . -t- -f Ascidia julinea . + + Océan Indien : I. Maurice Polycarpa papillota . + Pyura sansibarica . -f Zanzibar ; Afrique de rOuest ; Mer Rouge Microcosmus madagascariensis . . . | + • 1 1 ! Nord-Ouest de l’Aus¬ tralie Le tableau montre que 25 % des espèces sont déjà connues de l’Afrique du Sud et 15 % environ sont originaires de la Région malaise ; une espèce, Micro- cosmus madagascariensis, provenant de Madagascar, est à nouveau signalée dans cette aire maritime ; enfin, la présence sur la Côte Sud-Ouest de Madagas¬ car, d’ Eudistoma pyriforme, décrit du Pacifique Ouest, étend considérablement la répartition de cette espèce qui devient, par conséquent, indo-pacifique. Résumé. Cette note porte sur l’étude d’une collection d’Ascidies comprenent 12 espèces de la région de Tuléar (Côte Sud-Ouest de Madagascar). Deux espèces nouvelles sont décrites, Dideninum bicolor et Didemnum {Polysyncra¬ ton) milleporae. 931 Trois espèces sont largement réparties à récliclle du globe : Didemnum candidum Sav., Archidistoma aggregatum (îarst. et Perophora bermudensis Berr. Les Ascidies de cette collection montrent principalement des affinités avec celles de l’Afrique du Sud, de Madagascar et de la partie Est de l’Océan Indien. Abstract. An account is given of a collection containing 12 species of ascidians from the litto¬ ral of Tulear, South West of Madagascar. Only two new species, Didemnum bicolor and Didemnum (Polysyncraton) milleporae are described. Three species are largely represented in the world : Didemnum candidum Sav., Archidistoma aggregatum Garst. and Perophora bermudensis Berr. The ascidian fauna as represented by this collection, shows affinities mainly with South Africa, Madagascar and with the eastern Indian Océan. Zusatnmenfassung. Dieser Artikel behandelt eine Sammlung von 12 Ascidien-Arten aus der Umgebung von Tuléar (Süd-West Küste von Madagascar). Zwei neue Arten werden beschrieben, Didemnum bicolor und Didemnum {Poly¬ syncraton) milleporae. Drei Arten haben eine weltweite V'erbreitung : Didemnum candidum Sav., Archidis- torna aggregatum Garst. und Perophora bermudensis Berr. Die vorliegende Ascidien-Sammiung zeigt die Affinitat der Fauna von Madagascar mit der von Süd-Afrika und des ostlichen Teils des Indischen Ozeans an. Station Marine d’Endouitie et Centre d'Oréauographie, Marseille. Division du Benthos. BIBLIOGRAPHIE Ha n.iNT, H. et Vernières, P., 1933. — Tuniciers. Fasc. 1 : Ascidies. In Faune de France. Paris, vol. 27, pp. 1-101. Hartmeyer, R., 1912. — Die Ascidien der deutschen Tiefsee-Expedition. ITis.?. Ergeb. Deutsch. Tiefsee-Exp. « Valdivia », 16, pp. 22.5-392. Hartmeyer, R., 1919. — Ascidien. In : Resulls of Dr. Mjobergs Swedish scientific expéditions to Australia, 1910-1913. K. 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PENAUX Certains animaux plancloniques sont particulièrement fragiles et leur état de conservation dans le matériel de la plupart des expéditions laisse à désirer. Les Appendiculaires forment avec les Hydrozoaires la majorité des planc- tontes concernés par ce fait. En confrontant notre expérience avec les résultats publiés par différents auteurs, il semble que les mutilations observées le plus généralement cliez les Appendiculaires sont les suivantes, par ordre de gravité croissant : A ; le tronc et la queue sont séparés, mais en bon état ; B : le tronc est plus ou moins déchiré, avec des organes atrophiés ou lysés et la queue présente un état variable, souvent meilleur que celui du tronc ; C : le tronc est vide. 11 ne présente plus que la cuticule externe ; ce phénomène peut s’étendre à la queue, c’est ce qu’on a coutume d’appeler des exemplaires fantômes ; D : les dégradations sont telles qu’il n’existe plus d’individus à proprement parler, puisqu’on ne retrouve que de petits amas indistincts et des fragments rubannés. Quels sont les processus qui ont présidés à ces mutilations, sont-ils naturels ou provoqués par les méthodes de pêches et de conservation ? C’est à ces ques¬ tions que nous tenterons de répondre ici. Le problème est de première impor¬ tance puisque certaines des collections que nous avons examinées contenaient 80 à 100 % d’individus indéterminables. On sait, depuis Fol (1872), que les Appendiculaires montrent une atrophie graduelle et une désintégration de leurs organes internes avant la ponte qui précède la mort de l’animal. La queue par contre persiste en bon état, bien plus longtemps. Cette explication a été reprise par Lohmann (1933). D’autre part, Essenberg (1926) signale que les Appendiculaires, non matures, conser¬ vés en aquarium, se désintègrent partiellement avant leur mort définitive ; le processus commençant par la partie pharyngienne et se propageant de l’avant vers l’arrière, alors que la queue bat longtemps encore. Essenberg suppose également que de nombreux ennemis attaquent le tronc des Appendiculaires. Différents auteurs, en particulier Udvardy (1958) et Forneris (1965) se réfèrent aux travaus précédents pour expliquer le mauvais état des Appendi¬ culaires dans les collections qu’ils ont examinées. C’est ainsi que Udvardy écrit : « la plupart des Oikopleurides absolument indéterminables de la collec¬ tion, sont des spécimens avec une queue bien préservée mais un corps désinté- — 935 — gré. Je crois que les spécimens étaient en désintégration lorsqu’ils ont été récol¬ tés. » Forneris cependant doute que les explications précédentes suffisent pour expliquer toutes les déprédations constatées. Nous avons, pour notre j)art, examiné à Villefranche-sur-Mer des centaines de pêches planctoniques fraîches non fixées. En particulier nous avons effectué des séries de prélèvements réguliers pendant plusieurs années, à raison d’un tous les 15 jours. L’état des Appendiculaires récoltés au début n’était pas toujours satisfaisant. Nous avons donc été amené à pratiquer un certain nombre de modifications dans nos techniques de pêches. Ces modifications nous ont permis d’éliminer une grande partie des mutilations observées auparavant. 11 reste cependant un certain nombre d’individus qui sont en mauvais état parce qu’ils sont, incontestablement, en train de mourir après la ponte ou pour une raison quelconque. Les « fantômes » en particulier existent dans les pêches vivantes. 11 semble que l’on puisse expliquer ce phénomène par une attaque bactérienne dans la mer. Mais, le nombre des exemplaires dans cet état est beau¬ coup plus faible que celui que nous obtenions avec les premières méthodes. Ainsi les méthodes de pêches peuvent expliquer une partie des mutilations. Néan¬ moins, la quantité, parfois très élevée des dégradation observées dans le maté¬ riel des collections est souvent bien supérieure à celles qui se présentent dans les pêches effectuées sans précautions spéciales. Il semble donc que les techniques de conservations puissent également être mises en cause. Ainsi il paraît nécessaire de prendre un certain nombre de mesures si on veut obtenir des individus qui permettent un travail morphologique et taxonomique normal. Ces mesures concernent aussi bien le prélèvement que la conservation. Techniques de prélèvement. 1) La vitesse du filet doit être proche de 0,50 m par seconde. Si on approche les 2 mètres par seconde, des dégradations importantes apparaissent sur de nombreux individus : couches oïkoplastiques lacérées, troncs écrasés (Fenaux, 1967). 2) L’emploi de récupérateurs possédant une extrémité inférieure filtrante est particulièrement néfaste. Le planton s’accumule en une galette compres¬ sée et se trouve au contact de l’air à la sortie du filet. On observe alors des Appen¬ diculaires écrasés dont le tronc éclate parfois. Il convient donc de placer les éléments filtrants sur les parties latérales supérieures du récupérateur, il sub¬ siste ainsi un réservoir dans la partie inférieure. 3) Le transvasement du plancton doit se faire en évitant les remous. La méthode la plus efficace consiste dans l’emploi du récupérateur décrit par Cachon (1957). Ce récupérateur qui possède des parois filtrantes au 2/3 supé¬ rieurs est muni d’un fond amovible qui peut basculer latéralement. Après avoir été décroché du filet il est introduit jusqu’au niveau supérieur de la partie fil¬ trante, dans un récipient contenant de l’eau de mer, puis le fond est basculé. Le plancton se répand ainsi dans la nouvelle enceinte sans aucun remous. Cette méthode permet, entre autre, la récolte d’Appendiculaires avec des ectopara¬ sites dont l’attache est particulièrement fragile : Oodinium et Parapodinium, — 936 — 4) Le j)laiict,()ii doit être fixé très rapidement à sa sortie de l’eau ; d’autant plus vite que le climat est plus chaud et qu’il y a une forte densité de planctontes dans la prise. Ceci est particulièrement vrai s’il y a un grand nombre de copépodes et le fixateur doit alors être ajouté avant la concentration de la pêche. Cependant, certaines masses d’eau contiennent une très forte densité de copépodes et déjà dans le récupérateur, l’accumulation des individus est telle, qu’il est illusoire d’espérer rencontrer un seul exemplaire d’ Appendiculaire en bon état, quelles que soient les précautions ultérieures. 5) Si la densité du plancton est assez faible, la prise peut être concentrée à l’aide d’un siphon filtrant avant la fixation. Cela rend les manipulations ulté¬ rieures avec le formol moins longues et plus faciles. 6) Les mesures volumétriques, avant fixation, ne doivent pas être effectuées sur la même pêche ou du moins pas sur la fraction de pêche qui servira aux études taxonomiques. 7) Le prétraitement, par anésthésique, avant la fixation est très utile pour les méduses, les siphonophores et les mollusques. 11 est absolument à proscrire dans le cas des Appendiculaires qui y meurent très rapidement sans être fixés pendant que la couche oïkoplastique devient opaque et granuleuse. Techniques de conservation. 1) On emploie très généralement, comme fixateur, du formol dilué dans l’eau de mer. Personnellement, nous ajoutons au concentra de plancton un volume égal de formol à 10 %, si bien que la concentration finale est de 5 %. Pour certains animaux à composants calcaire, le pH du fixateur est important. Nous n’avons, pour les Appendiculaires, observé aucune différence notable après l’emploi d’un fixateur neutralisé au borax et d’un fixateur non neutralisé. Nous possédons des Appendiculaires en bon état après 5 ans de conservation dans du formol à 5 % dans l’eau de mer ; le pH du liquide étant de 5,5 environ. 11 n’est pas exclu que le tamponnage avec certains agents comme l’hexamine puisse activer la solubilisation des protéines et exercer une action néfaste sur la conser¬ vation (Flemminger, 1967, lettre au bureau océanographique de l’U.N.E.S.C.O. De toutes façons il est préférable d’étudier les Appendiculaires des collections le plus rapidement possible, des macérations avec dénaturation et solubilisa¬ tion des protéines finissant toujours par altérer les individus. 2) Les flacons contenant le placton ne doivent pas subir d’agitation et pour les envois il ne faut pas qu’il subiste d’air à l’intérieur. C’est à ces chocs méca¬ niques qu’il faut attribuer la plupart des cas de séparation de la queue etdu tronc chez les Appendiculaires. Sur le vivant il est difficile d’obtenir cette sépa¬ ration, mais la fixation rend le point d’attache extrêmement fragile. 3) Il est préférable de stocker le matériel à l’obscurité et dans une tempéra¬ ture peu élevée. Ce dernier point est évidemment difficile à réaliser dans les pays tropicaux. 4) Il n’est pas recommandé de transvaser, pour le tri, le plancton dans un fixateur dilué. Ce système employé dans quelques laboratoires présente pour le trieur un confort incontestable, en particulier dans les pays tropicaux ; mais c’est également dans ces pays que les séjours prolongés dans ce milieu peuvent — 937 — occasionner les dommages les plus importants. De nombreux cas de proliféra¬ tions bactériennes et fungiques ont pu être observés dans ces conditions. 11 est à peu près certains que les petits amas indiscticts et les fragments rubannés que nous avons observés dans les tubes devant contenir des Appendiculaires, avaient subi ce traitement. Le processus de dégradation s’est poursuivi après le tri qui n’aurait pas été possible si les individus avaient été dans cet état auparavant (Appendiculaires de l’I.O.B.C., Croisière de l’ Anton Bruun, n° 1 dans l’Océan Indien). 5) L’addition de Glycérine au liquide de conservation des Appendiculaires, après le tri, préconisé par certains auteurs, ne nous a pas apporté d’améliora¬ tions visibles. C.X.R.S., Station zoologique de Villefranche-sur-Mer. Résumé. Le mauvais état des Appendiculaires dans le matériel de la plupart des exj)éditions est dû, pour une très faible part, à l’état physiologique des animaux au moment de la pêche. On peut obtenir une majorité d’individus en bonne condition si on observe un certain nombre de précautions, tant au cours des prélèvements du plancton que durant la période de conservation. Ces mesures sont en grande partie valable pour les autres planctontes délicats, en particulier les Hydrozaires. BIBLIOGRAPHIE Cachon, J., 1957. — Sur quelques tecniques de pèches planctoniques pour étude bio¬ logique. Bull. Inst. Océanogr. Monaco, nO 1103. Essenberg, C. E., 1926. — Copelata of tbe San Diego Région and observations an graduai désintégration and death of Copelata. Unio. Calif. Publ. Zool., 28, 22, pp. 399-521 ; 23, pp. 523-525. Pénaux, R., 1967. — Les Appendiculaires. Faune de l’Europe et du bassin méditerra¬ néen. Masson et Ci®, édit., 116 p., 57 fîg. Fol, h., 1872. — Etude sur les Appendiculaires du détroit de Messine. Mem. Soc. Phys. Genève, 21, 2, pp. 445-499. Fohneris, L., 1965. — Appendicularian species groupes and Southern brazil water masses. Bol. Inst. Océanogr. 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Nous n’avions jusqu’ici que bien peu de renseignements sur les larves de Coléoptères aquatiques de ces régions du globe, soit aucun sur la Nouvelle- Guinée, très peu sur la Nouvelle-Zélande (Hudson, 1934, Wise, 1961), sen¬ siblement davantage sur l’Australie (Bertrand, 1934 ; Davis, 1942 ; Carter, 1957 ; Watts, 1963, 1964 ; Bertrand et Watts, 1965 ; Bertrand, 1966). Les larves capturées par M. le Dr. J. Illies appartiennent aux familles des Dytiscides, Eubriides, Hélodides, Ptilodactylides et Dryopides. Nouvelle - Guinée. Dytiscidae. Genre Neptosternus Sharp. Si les larves du genre Laccophïlus Sharp étaient connues depuis longtenip par d’ailleurs un petit nombre d’espèces, certaines obtenues en élevage (Ber¬ trand, 1955, 1963), au contraire ce n’est d’abord que par élimination que nous avions rapporté au genre Neptosternus, des larves toujours lotiques, provenant de divers points de la région éthiopienne. Mais, au cours de notre mission à Madagascar en 1960, nous avons pris aux environs de Maroansetra des larves de Laccophilinae en compagnie d’un Neptosternus, d’abord considéré comme N. silvester Guign. (Bertrand, 1963) mais qui était en réalité : N. oberthuri Guign., espèce jusqu’ici connue seulement de Pile Sainte Marie. Les larves des Neptosternus, à en juger par celles recueillies dans la région éthiopienne (le genre est afroasiatique) se distinguent aisément des larves des Laccophilus et également d’autres larves de Madagascar, attribuées au genre Philaccolus Guign par la forme du promotum fortement rétréci et comme « pincé » en avant ; de plus le prolongement postérieur du huitième segment abdominal, relativement long chez Laccophilus, assez court mais bien visible — 939 — chez Philaccolus, est tout à fait rudimeiilaire ici no cachant plus guère la hase des cerques. Enfin, chez les larves des Neptosternus, comme chez celles des Philaccolus, il n’y a que des poils primaires sur les cerques des larves âgées. Le genre Neptosternus est représenté en Nouvelle-Guinée, où il existe au moins deux espèces : N. bicinctus Rég. et N. speciosus Rég. Fig. 1. — Neptosternus sp. (Nouvelle-Guinée) : 1, tête et avant corps ; 2, derniers segments et cerques. Or, une larve capturée par M. le Dr. J. Illies, offre tous les caractères des larves des Neptosternus, sauf toutefois la présence sur les cerques non des seuls poils primaires, mais d’assez nombreux poils secondaires. Neptosternus sp. ? Faciès typique du genre ; tergites offrant sur les côtés quelques poils acicu- laires, particulièrement longs et dressés au niveau du huitième segment abdo¬ minal ; cerques assez longs et munis de nombreux poils secondaires d’ailleurs courts. Coloration vert grisâtre, à peu près uniforme. Matériel. — Rivière Azaro, près Goroka, 29 septembre 1966, 1 exemplaire. Helodidae. Les larves de cette famille sont relativement bien connues au niveau géné¬ rique et parfois même spécifique, dans la région paléarctique et déjà à un moindre degré, dans la région néarctique (cf. Rertrand, 1955 ; Leech et Chandler 940 in ÜsiNGER, 1956). Bien peu ont été élevées en dehors de ces régions, mais si elles ne sont pas identifiées génériquement, pas mal de larves provenant d’autres régions du globe ont pu être décrites, bien caractérisées et distinguées les unes des autres (Bertrand, 1964, 1966). C’est ainsi que deux types larvaires qui nous paraissent inédits et que nous désignerons comme Helodidae genus A et Ilelodidae genus B, ont été récoltés en Nouvelle-Guinée. Helodidae genus A. Larves de 4 mm à 6 mm et même 9 mm (grand spécimen), toutes au dernier stade, aplaties, de faciès « hélodiforme ». Caps>de céphalique à angles antérieurs prolongés et aigus (comme chez les larves de Helodes paléarcti(pics) et munis de longs poils acicidaires ; ocelles groupés obliquement. Fjg. 2. — Helodidae genus A. (Nouvelle-Guinée) : 1, 1 » “» rnandihule ; 3, palpe maxillaire ; dents hy[)opharyngiennes ; 5, pronotum et derniers segments. Antennes relativ'ement courtes, à scape renflé et épineux, n’atteignant même pas la moitié de la longueur du corps (d’environ 3 mm chez les grands spéci¬ mens et 2,50 mm chez les petits) ; labre assez étroit, mais long, avec des lobes très grands, à côtés subparallèles ; dents hypopharyngiennes en un seul groupe avec denticulation irrégulière ; palpes maxillaires à trois articles visibles, le deuxième le plus court, le troisième grand et renflé ; mandibules d’un type particulier, à bord externe incurvé, et garni de poils, arrivant en angle droit sur le bord interne, sans qu’il y ait de pointe apicale individualisée. 941 — Thorax avec tergites à arêtes latérales tranchantes, incurvées, à angles pos¬ térieurs aigus, un peu explanés, le pronotum le plus grand ; tous les segments grands et surtout sensiblement plus larges que la base de l’abdomen, comme chez Helodidae genus 12 de Madagascar (Bertrand, 1964). Pattes courtes, robustes, à fortes épines. Abdomen, comme il vient d’être indiqué, moins large à sa base que le méta- thorax (soit 3,50 mm pour 4 mm chez les grandes larves et 2 mm pour 2,50 mm chez les petites). Segments larges et courts, élargis d’avant en arrière, à angles postérieurs plus ou moins aigus ; huitième segment abdominal beaucoup plus étroit que le septième (comme chez Scirtes et les larv'es voisines de la région éthiopienne) rétréci en arrière, à bord postérieur droit. Branchies à cinq tubes non ramifiés. On trouve des poils aciculaires assez courts à la surface des tergites, plus longs sur les côtés, verticalement dressés au niveau des praescuta des segments thora¬ ciques et des premiers segments abdominaux. Coloration brun olivâtre, les parties cxplanées des tergites jaune rougeâtre. Ce type larvaire, malgré quelques caractères communs (angles de la capsule céphalique, forme des tergites) avec les larves des Helodes, également avec Helodidae genus 12 de Madagascar (largeur du thorax) ne peut être confondu av-ec ces larves, ne serait-ce qu’à cause de la disposition différente des dents hypopharyngiennes qui, tant chez Helodidae genus 12 que chez Ilelodes, forment deux groupes : un antérieur et un postérieur. Matériel. — Little Wau Creek, près Wau, à 1.300 m (18“ C), 6 octobre 1966, 1 exemplaire de 4,50 mm (FL 4-12). Même station, 1 exemplaire de 9 mm (FL 4-13). Petit ruisseau, 2 exemplaires de 4 mm (FL 5-15). Effluent du lac inférieur (au fdet Brundin) (8*^ 5 C) sur le Mont Wilhem, 2 octobre 1966, 2 exemplaires de 6 mm (FL 4-13). Même station, 4 exemplaires de 4 mm à 4,50 mm (FL 5-15). Eddie creek, en montagne à 2.050 m, environs de Wau, 2 exemplaires de 4 mm, 11 octobre 1966 (FL 6-2). Helodidae genus B. Larves de 11 mm à 15 mm, allongées, à corps peu élargi en avant, assez con¬ vexe en-dessus, faciès de larves llydrocyplion (cf. Bertrand, 1955, 1964). Capsule céphalique sans angles antérieurs aigus, à ocelles groupés. Antennes grêles et de longueur médiocre ; labre deux fois plus large que long, avec lobes effacés ; mandibules à pointe aiguë chez les larves âgées ; palpes maxillaires à quatre palpes visible, le premier le plus long, le deuxième et le troisième subégaux, le quatrième relativement très petit mais bien net ; dents hypopharyngiennes en un seul groupe, antérieur, comme chez la la larve précé¬ dente, très allongées avec très peu de denticulations longues : deux aux dents dorsales, trois aux dents ventrales. Thorax à segments un peu plus grands que ceux de l’abdomen mais beaucoup plus larges, le pronotum un peu moins de deux fois plus large que long, marqué d’un Y clair bien net. Pattes assez courtes, à poils aciculaires courts et peu inclinés. Abdomen à côtés plus ou moins subparallèles, les segments courts, les moyens et postérieurs plus longs, le septième toutefois pas plus de trois fois plus large 942 — que long ; huitième segment abdominal grand, à peine moins large à la base que le septième, largement arrondi en arrière. Tubes branchiaux simples. Corps à poils peu nombreux, bruns, ceux du thorax moyennement longs, mais plus grêles que ceux de l’abdomen et surtout des derniers segments, ces poils disposés en partie sur les côtés des tergites, en partie en deux lignes trans¬ verses sur les tergites eux mêmes, ceux de la rangée postérieure plus grands, débordant sur le segment suivant et plus ou moins dressés. Coloration jaune brunâtre pâle. Fig. 3. — Helodidae gémis B. (Nouvelle-Guinée) : 1, labre ; *2, mandibule ; 3, palpe maxillaire ; 4, dents hypopharyngiennes ; 5, pronotum et derniers segments. Ce type larvaire rappelle à première vue les larves du type llydrocyphon, mais s’en écarte par des caractères essentiels ; labre sans lobes accusés et surtout dents hypophrayngiennes en un seul groupe. Et ceci est un exemple de plus de l’importance des caractères « analytiques » du point de vue systématique tandis que le faciès s’accorde étroitement à l’éco¬ logie, lotique dans les deux cas (cf. Bertrand, 1964). Matériel. — Affluent du lac supérieur, 8°5 C, sur le Mont Wilbem, 29 sep¬ tembre 1966, 2 exemplaires de 5,50 mm (FL 5-3). Rive du lac supérieur à 3.600 m, 2 octobre 1966, 2 exemplaires de 5 mm (FL 5-12). Eddie creek, en montagne à 2.050 m, 11 octobre 1966, 2 exemplaires de 5 mm (FL 6-2). 943 — Ptilodactylidae. Ptilodactylidae gémis 3 (Üerthand,1966)- Les larves aquatiques de la famille des Ptilodactylidae ont été décrites de diverses régions du globe et on sait que déjà Bôving et Craighead (1931) avaient distingué deux types : l’un à branchies latérales fasciculées ventrales, l’autre n’offrant que des papilles anales, considérées en totalité ou en partie comme des branchies. A l’heure actuelle les larves du premier type ont été identifiées comme les larves des genres Stenocolus en Amérique, Eulichas en Asie : celles du second type comme les larves des genres Anchytarsus et Amphicteis. D’autres larves, non identifiées, ont été recueilies dans la région éthiopienne, tant en Afrique continentale qu’à Madagascar, également en Australie. Et nous avons donné un aperçu de l’ensemble de ces larves (Bertrand, 1966). Les larves indéterminées de beaucoup les plus répandues, à neuvième seg¬ ment abdominal sans arêtes latérales, communes à l’Afrique continentale et à Madagascar, ont été dénommées par nous comme Ptilodactylidae genus 1. D’autres larves à neuvième segment abdominal non tronqué, muni d’une arête continue, doublée d’un sillon, correspondent à Ptilodactylidae genus 2, de Mada¬ gascar et du Cap ; enfin d’autres encore avec neuvième segment muni d’une arête et d’un sillon mais avec troncature postérieure, ont été recueillies par M. le Dr. H. E. Hinton en Australie, elles représentent un troisième type ; Ptilodactylidae genus 3. M. le Dr. J. Ilhes a pris des larves de ce dernier type en Nouvelle-Guinée. Matériel. — Bivière voisine de Oneka river à 2.200 m, 28 septembre 1966, 1 exemplaire de 15 mm (FL 4-8). Zoksoi river, vers 2.000 m, près Goroka, 27 septembre 1966, 1 exemplaire de 11 mm (LF 4-1). Australie. Helodidae. Helodidae genus C. Larves de très grande taille, atteignant de 16 mm à 17 mm de longueur, de forme allongée, moyennement déprimées, à côtés plus mi moins subparallèles. Capsule céphalique à angles antérieurs non aigus, ocelles groupés. Antennes grêles, de longueur médiocre, seulement un peu plus longues que le thorax ; labre à bord antérieur droit, assez large avec lobes peu accusés ; mandibules très caractéristiques à région apicale fortement sclérifiée mais mousse avec une dent ou plutôt un lobe effacé du côté interne ; palpes maxillaires à quatre articles distincts, le premier article le plus gros et le plus long, le deuxième sensiblement plus court, ces deux articles fortement pileux, le troisième article un peu incurvé. — 944 — sensiblement plus long que le deuxième, avec au moins six rangées transversales de bâtonnets, le quatrième article très réduit mais bien visible, ces palpes rap- pellant ceux des larves des Cyphon ; dents hypopharyngieiines en un seul groupe antérieur de quatre, avec un petit nombre de denticulations mousses. Thorax de grandeur médiocre, guère plus large que les segments abdominaux ; tergites à bords latéraux assez convexes, le pronotum anguleux. Pattes grandes, grêles, à segments étroits, les tarses très longs avec un peigne inférieur de petites épines serrées ; griffes longues et peu incurvées. Fiü. 'i. — Helodidae genus C. (Australie) : 1, labre ; *2, mandibule ; 3, palpe maxilaire ; 4, dents hypopharyngieimes ; 5, pronotum et derniers segments. Abdomen décroissant peu de largeur vers l’arrière, le septième segment rétréci d’avant en arrière, le huitième segment à peine moins large à la base, assez court, largement arrondi et peu échancré au bord postérieur. Corps couvert de poils raides, courts, assez espacés, donnant un aspect gra¬ nuleux, plus longs sur les côtés, la plupart disparus chez les spécimens examinés. Coloration brunâtre. Matériel. — Mile creek. Mont Donna Zuang, VVarbuton, \ icloria, C. Hariiet coll. 2 juin 1922 (Nat. Mus. Melbourne). 945 — Eubkiidae. Sclerocyphon Blackl)uriv. Les lùibriides sont représentés en Australie et Tasmanie par le seul genre Sclerocyphon eréé par Bi.ackburn en 1892 et ayant pour type : S. maculatus ; plusieurs autres espèces ayant été successivement décrites par Léa en 1895 et par Carter en 1935. Toutefois, tous ces insectes n’ont été jamais désignés par ces entomologistes comme appartenant à la famille des Eubriides, d’ailleurs confondus jadis avec le groupe des Dascillides, notamment dans le Catalogue Junk (Pic, 1914). Cepen¬ dant les Sclerocyphon ont été bien classés sans les Eubriides, aussi bien dans les collections du British .Muséum que dans celles du Muséum d’Histoire naturelle de Paris ; dans ces dernières figure notamment l’espèce type ; S. maculatus, désigné d’abord par Pic comme Eclopria multinotata, mais avec une étiquette rectificatrice de J. Armstrong. On doit la première mention des premiers états à J. Carter (1935, lue. cit.) qui a figuré des exuvies larvaire et nymphale incomjilètes de S. irregularis, nouvelle espèce qu’il venait de décrire. Plus tard, Hinton (1955) a représenté larve et nymphe de Sclerocyphon comme Eubriide sans mention générique. La première larve recueillie pourrait-être celle du S. basicollis Lea (Creek pools, Epping. Victoria, 7 avril 1922 (Nichoi.son coIL). D’autre part, plusieurs entomologistes dont Wilson, Hinton et Watts, ont obtenu en élevage des imagos de Sclerocyphon. La seule étude d’ensemble sur les premiers états des Sclerocyphon n’a paru que récemment (Bertrand et Watts, 1965). A l’heure actuelle on connaît les espèces suivantes du genre Sclerocyphon et ainsi réparties. Queensland : S. hicolor Cart. ; Nouvelle-Galles du Sud : S. striatus Cart. ; S. serratus Cart. ; S. basilaris Cart. et S. irregularis Cart. ; Victoria : S. maculatus Blackb., S. irregularis Cart. ; Australie du Sud : S. fuscus Armstrong {in litteris) ; Tasmanie : 5. aquaticus Lea. En ce qui concerne les larves, en ajoutant à la liste fournie par Bertr.and et Watts (1965, loc. cit.) la larve de S. basicollis Lea, on peut dresser compa¬ rativement le relevé suivant, une partie seulement des larves ayant été identi¬ fiées ou élevées. Queensland : S. sp. 2 ; Nouvelles-Galles du Sud : S. sp. 2, S. sp. (de Cooma) ; territoire fédéral : S. sp. ; Victoria : S. maculatus Blackb., S. basicollis Lea, S. sp. 1, S. sp. 4 ; Australie du Sud : S. fuscus Armstrong ; Tasmanie : S. sp. 3, S. sp. 5 (S. aquaticus Lea). D’après l’étude faite par Bertrand et Watts, un bon caractère spécifique des larves des Sclerocyphon réside dans la forme et le contour du neuvième segment abdominal ; on peut faire intervenir également le nombre des scléri- fications intersegmentaires (gintrapps, Hinton) de la face dorsale de l’abdomen la ju'ésence parfois de très longs poils au bord du neuvième segment abdominal, éventuellement la coloration. La forme du neuvième segment abdominal et des expansions latérales des autres segments de l’abdomen sont d’autre ])arl utilisables pour les nynqihes. 946 — Et c’est ainsi que les auteurs ont pu dresser un synopsis groupant la plupart des larves et des nymphes connues. Indiquons encore, que contrairement à ce qui a lieu chez toutes les autres larves connues de la famille des Euhriidae, les stigmates n’apparaissent pas au début de la vie, mais seulement au dernier stade, ce qui permet immédia¬ tement de distinguer les spécimens parvenus à ce stade. Nous indiquons ci-dessous les principales caractéristiques des larves des Sclerocyphon recueillies par M. le Dr. J. Ii.i.ies. Fig. 5. — Helodidae geiius D. (ÎVoiivelle-Zélande) : 1, labe ; 2, mandibule ; 3, palpe maxillaire ; 4, dents hypopharyngiennes ; 5, pronotum et derniers segments. Sclerocyphon sp. A (IJueensland). Larve d’environ 4 mm. Neuvième segment abdominal subtriangulaire en arrière, comme chez S. macu- latus et S. sp. (de Mombulk), mais sensiblement moins large que chez ces larves ; abdomen avec — comme presque toujours — trois paires de « gin-trapps », correspondant aux segments 3-4, 4-5, 5-6. Coloration peut être caractéristique : jaune clair avec taches brunes. Pronotum jaune avec tache centrale en croix et taches latérales postérieures brunes ; mesonotum et metanotum entièrement jaunes ; abdomen à tergite du premier segment jaune, tergite du deuxième avec seulement lames latérales brunes, tergite du troisième brun à l’exception de taches claires antérieures ; tergites et lames latérales des sixième, septième et huitième segment bruns ; neuvième segment jaune brunâtre avec tache centrale postérieure brune. Partout poils marginaux bruns. Matériel. — Esmerald creek, à 800 m, aux environs de Cairns, Queensland, 3 octobre 1966, larve jeune (EL 6-8). — 947 — Comme menlioimé ci-dessus, un seul Sclerocyphun : hiculur, a été décrit du Queensland et peut être cette larve s’y rapporte-t-elle ; toutefois, il existe au moins deux espèces, car une larve différente a été trouvée par Watts en mars 1963, à Cunningham’s Gap (Bertrand et Watts, 1965). Fig. 6. — Sclerocvfihoii, contour et pigmentation . Ci ; 8. S. sp. 11. Sclerocyphon sp. B (Nouvelle-Galles du Sud). Larve de 6 mm. Comme chez la larve de S. sp. A, le neuvième segment abdominal est subtrian¬ gulaire en arrière avec une largeur inférieure à celle des larves des S. maculatus et S. sp. (de Mombulk) ; l’abdomen est muni de trois paires de gin-trapps. Coloration brune avec de nombreuses petites taches claires sur les tergites thoraciques et sur les lames latérales des segments abdominaux, les tubercules mediodorsaux étant tous clairs, jaunes. Le neuvième segment abdominal est brun avec large bande postérieure jaune. 948 — Matériel. — Crackenberg river à 1.000 ni, sur le Mont Kociusko, 23 sep¬ tembre 1966, 1 exemplaire au dernier stade accompagné d’un imago. Sclerocyphon sp. C (Nouvelle-Galles du Sud). Larve de 3 mm. Neuvième segment abdominal plus large que long avec bord postérieur arrondi ne forment qu’un angle mousse et très obtus avec les bords latéraux. Coloration assez caractéristique (?), brune à tache claires, jaunes, avec des alternances de parties sombres et de parties claires intermédiaires au niveau des trois premiers segments de l’abdomen, contrastant avec un assombrisse¬ ment très marqué au même niveau, de la région intermédiaire ; des taches claires médianes au niveau des septième (ît huitième cl dans la région antérieure du neuvième, celles du huitième et neuvième étroites ; des taches latérales assez confuses au niveau du neuvième qui est presque entièrement brun. Matériel. — Creek (ruisseau) à 1.700 m, sur le Mont Kociusko, 23 septembre 1966, 1 exemplaire jeune. A la fois par la coloration et la forme du neuvième segment abdominal, on peut supposer qu’il s’agit d’une espèce différente de la précédeiite. Sclerocyphon sp. D (No\ivelle-Galles du Sud). Larve de 4,60 mm. Neuvième segment abdominal seulement un peu plus large que long, à bord postérieur assez largement arrondi, le cotés assez obliques ; abdomen avec trois paires de gin-trapps. Coloration brune avec taches claires avec des alternances rappellant un peu la coloration de 5. sp. C : taches intermédiaires claires au niveau des tergites des trois premiers segments abdominaux, assombrissement marqué au même niveau sur le tergite du quatrième, puis à nouveau taches claires intermédiaires, taches claires médianes sur les tergites des septième et huitième, la tache du septième transversale ; neuvième segment presque clair avec large bande pos¬ térieure sombre. Matériel. — Cabbage tree creek. Monts Chlyde à l’ouest de Hang, à 50 milles de Cambura, 16 novend)re 1966, 1 exemplaire jeune (FL 7-17). Sclerocyphon sp. E (Nouvelle-Galles du Sud). Larves de 3,50 mm et 2,50 mm. Neuvième segment abdominal à contour postérieur obtusément subtriangu¬ laire, les bords latéraux assez obliques ; abdomen avec trois paires de gin-trapps. Coloration gris pale taché de jaunâtre avec quelques taches claires intermé¬ diaires sur l’abdomen ; neuvième segment abdominal clair en avant, le reste grisâtre, concolore. Matériel. — Cabbage tree creek. Monts Chlyde à l’ouest de Hang, à 50 milles de Cambera, 16 novembre 1966, 2 exemplaires jeunes (FL 7-171. — 949 — Sclerocyphon sp. F (Victoria). Larves de 9,50 mm. Neuvième segment abdominal à bords latéraux très obliques, le bord posté¬ rieur à contour à la fois subtriangulaire et un peu sinué ; abdomen à trois paires de gin-trapps. Coloration variée de brun et de jaune avec variations individuelles ; tergites des troisième et quatrième segments à tacbes claires ; pronotum avec bande sagittale et bandes latérales brunes sur fond jaune. Matériel. — Mombulk creek. Monts Bandernong, aux environs de Melbourne, 20 novembre 191)6, Victoria, 2 exemplaires avec un imago (FL 14-2). Sclerocyphon sp. G (Victoria). Larves de 11 mm. Neuvième segment abdominal à bords latéraux très longs et obliques ; bord postérieur subtriangulaire (en triangle très bas) ; abdomen à trois paires de gin- trapps. Coloration sombre, brune, à petites taches jaunes, le pronotum relativement plus clair, à trois bandes médianes et latérales ; tergites des deuxième et troi¬ sième segments abdominaux parfois à taches claires latérales ; neuvième seg¬ ment avec en plus taches claires effacées au milieu, vers le bord postérieur et sur les côtés. Matériel. — Macalister stream, à 700 m, au sud de Wellington, 1®'^ décembre 1966, 2 exemplaires au dernier stade (FL 14-15). Sclerocyphon sp. Il (Victoria). Larve de 8,50 mm. Neuvième segment pas plus large que long, à bords latéraux relativement peu obliques, bord postérieur subtriangulaire, sinué, en triangle assez haut. Coloration claire. Pronotum à trois bandes brunes mais mesothorax, meta- thorax, metathorax et premier et deuxième segments abdominaux clairs, jaunes, lames latérales tachées de brun ; troisième, quatrième, cinquième et partie antérieure du sixième segments bruns avec éclaircissement sagital. Neuvième segment abdominal jaune avec tache large en V sur le disque. Matériel. — Ovens river, près Harrietsvillo à 500 m, gros ruisseau pierreux, 2 décembre 1966, 1 exemplaire jeune (FL 18-2). Ptilodactylidae genus 3. Larves de 12 mm à 15 mm et 20 mm. Matériel. — Esmerald creek à 800 m (15°), aux environs de Quairns, Qiieens- land, 13 octobre 1966, 5 exemplaires, (FL 6-8). Alpine creek à l’est de Kiendra à 1.300 m, Nouvelle-Galles du Sud, 19 octobre 1966, 1 exemplaire de 12 mm (FL 7-2). — 950 — I )rYOPID AE. La seule larve jusqu’ici citée d’Australie est celle do Coxelmis novemnotala King figurée mais non véritablement décrite, recueillie avec des imagos, larve qui serait xylophage (Davis, 1942, cf. Bertrand, 1966). La larve recueillie par M. le Dr. J. Illies est toute différente. Dryopidae genus A Larve de 8 mm. Corps subcylindrique et assez massif. Capsule céphalique subglobuleuse ; antennes à premier article massif et court, le deuxième un peu jdus étroit cl grand, quatrième article et article latéral (bâtonnet) subégaux. Fig. 7. — Dryopidae genus A. (Australie) : 1, antenne ; 2, pronotum, niesonotutn e1 derniers segments ; 3, tubercules piligères. — 951 — Prothorax subcylindrique en-dessus, un peu atténué en avant ; mesothorax et metathorax plus courts, les cavités coxales antérieures ouvertes. A la face ventrale du prothorax il y a une pièce prosternale, les pièces épipleurales anté¬ rieures réunies aux pièces sternales distinctes, non soudées sur la ligne médiane ; mesothorax et metathorax avec pièces antérieures et postérieures distinctes et pièce sternale impaire. Pattes courtes, à segments et griffes courts. Abdomen subcylindrique avec pleures distinctes jusqu’au sixième segment abdominal compris. Neuvième segment abdominal convexe en-dessous, la région postérieure avec cadre ovalaire où s’enchasse l’opercule, tandis que la face dorsale est aplatie, en plan fortement incliné d’avant en arrière, avec toute¬ fois une légère carène sagittale et des arêtes coupantes séparant la face dorsale de la ventrale : vers l’arrière, le bord postérieur est assez largement échancré avec deux pointes potérieures écartées. Tégument couvert de tubercules nombreux sans pointas nettes, plus grandes cependant au bord postérieur ; poils palmés courts. Coloration brun olivâtre en dessus, brun jaunâtre en dessous, une série de taches sombres correspondant à de petites dépressions du tégument : une sagit¬ tale et trois paires de latérales au niveau du pronotum, quatre paires sur le meso notum et le metanotum, la paire antérieure transversale, puis seulement deux paires au niveaudes segments abdominaux. Matériel. - — • Less Spring, 10° à 1.200 m, aux environs de Cambera, Nouvelle Galles du Sud, 16 octobre 1966, 1 exemplaire (FL 6-10). Tasmanie Helodidae. Helodidae genus B 2. Larve de 4 mm. Cette larve offre l’ensemble des caractères de Helodidae genus B de Nouvelle- Guiée. Matériel. — Franklin creek, ruisseau pierreux, Queensland oriental, 25 novem¬ bre 1966, 1 exemplaire (FL 16-14). Eubriidae. Sclerocyphon aquaticus Lea. Toutes les larves sont au dernier stade. Matériel. — Très petit ruisseau de forêt à 1.000 m. Monts Hartz à 30 km à l’ouest de Hobart, 22 novembre 1966, 2 exemplaires de 8 mm (FL 15-8). Ruisseau peu profond de pampa à 1.200 m, 24 novembre 1966, 2 exemplaires de 9 mm et 10 mm (FL 15-17). Dove river, lac moyen à 1.000 m, 26 novembre 1966 2 exemplaires de 9 mm et 11 mm (FL 17-4). — 952 — Nouvelle-Zélande. H ELODIDAE. Helodidae genus 1). Larves de 5 mm à 6 mm, de forme allongée, à corps peu élargi en avant et assez faiblement déprimé en dessus. Capsule céphalique aux angles antérieurs non aigus ; ocelles grouppés. Antennes assez grêles à scape légèrement infléchi, de faible longueur, n’atteignant même pas la longueur de l’ensemble du thorax ; labre large, trapézoïdal, à bord anté¬ rieur presque droit à lobes peu marqués ; mandibules à pointe apicale aigue ; palpes maxillaires avec seulement trois articles visibles, assez massifs et un peu renflés, le second un peu plus court que le premier, le troisième le plus grand ; dents hypopharyngiennes en un seul groupe antérieur avec talon puis denti- culations réduites et confuses. Thorax grand et sensiblement plus large que la base de l’abdomen. Prollio- rax plus de deux fois plus long que large avec pronotum marqué d’un V clair, à bords latéraux \in peu anguleux ; mesotliorax et rnetathorax plus courts, les tergites à bords latéraux arrondis. Pattes assez courtes, armées de poils aciculaires dressés. Abdomen, comme mentionné ci-dessus, moins large à la base que le meta- thorax ; segments courts décroissant de largeur vers l’arrière ; huitième seg¬ ment abdominal assez long, un peu sinué au bord postérieur, un peu plus étroit à la base que le septième. Poils aciculaires plus ou moins dressés et denses, au moins au niveau des tergites, peu nombreux à la face ventrale sur les sternites ; poils plus longs sur les côtés des tergites et particulièrement développés sur les septième et huitième segments abdominaux. Tête noirâtre, le reste du corps brun jaunâtre avec tavelures foncées, surtout au niveau des tergites thoraciques. Matériel. — Spooner creek, petit ruisseau à 30 milles sud-sud-ouest de Nelson, 23 octobre 1966, 1 exemplaire de 6 mm (FL 8-9). Lac Houroko, petit ruisseau de forêt à 180 m, 2 novembre 1966, 1 exemplaire de 6 mm (FL 12-3). Ruisseau de pampa, 4 novembre 1966, 3 exemplaires de 5 mm à 6 mm (FL 12-10). Dhyopidae. Aucune larve de cette famille ne parait connue de cette région. Dryopidae genus B. Larve de 8,50 mm, corps allongé et étroit, convexe dorsalement et caréné. Capsule céphalique avec antennes à i)remier acticle large et massif, couronné — 953 de poils plats, le deuxième plus étroit et environ deux fois plus long, article latéral (bâtonnet) au moins aussi long que le troisième. Thorax à tergites carénés sagittalement avec côtes intermédiaires médiocres, le prothorax sensiblement plus long, un peu atténué en avant ; cavités coxales antérieures fermées ; pièces épipleurales antérieures soudées aux sternales dis¬ tinctes ; pièces épipleurales postérieures séparées de la sternale postérieure- ferment les cavités en arrière ; au mesothorax et au metathorax pièces épi, pleurales postérieures très petites. Pattes robustes, courtes, à fortes griffes. Fig. 8. — Dryopidae genus B. (Nouvelle-Zélande) : 1 , antenne ; 2, pronotum, mesonotum et derniers segments : 3, tubercules piligères. Abdomen allongé et assez étroit avec tergites carénés, des côtes intermédiaires ; pleures distinctes jusqu’au niveau du septième segment abdominal y compris. Neuvième segment abdominal à carène sagittale, allongé, de contour cylindro- conique mais sans dents postérieures ; stylets anaux paraissant subapicaux. Revêtement dense de tubercules globuleux, ceux du bord postérieur plus longs, en cylindres courts, formant une rangée serrée ; polis courts, palmés. 60 — 954 — Coloration olivâtre foncé, les tubercules brunâtres ; antennes, pattes, stylets anaux brun rougeâtre. Matériel. — Petit ruisseau moussu, 7°, Artbur’s Pass à 1.000 m, 26 octobre 1966, 1 exemplaire (FL 10-10). BIBLIOGRAPHIE Bertrand, IL, 1934. — Notes sur quelques larves de Coléoptères aquatiques. Ann. Soc. Enl. France, 103, pp. 363-382, fig. 1-21. — 1955. — Les Insectes aquatiques d’Europe I, Enc. Entom. (Lechevalier éd.), sér. A, 30, 556 p., 530 fig. — 1963. — Contribution à l'étude des premiers états des Coléoptères aachoni N. praecipuum Céphalothorax Soies céphalothora- légèrement plus lar¬ ge que long carré î carré ciques 22 28 22 4- 2 Épistome équilatéral équilatéral tronqué Formule tergale 6.6.9.11.12.12. 10.10. 8.8.9.9.9.11.11 6.8.11.11.10.10. 9.9. L/l fémur 1,42/0,30 = 4,7 2,10/0,35 = 6,0 2,75/0,63 = 4,6 L/l tibia 1,00/0,37 = 2,7 1,70/0,31 = 5,4 1,17/0,37 = 3,1 L/l pince 2,25/0,60 = 3,7 3,40/0,62 = 5,4 2,75/0,63 = 4,0 L doigt/L main 1,46/1,10 = 1,0 2,05/1,65 = 1,2 1,75/1,27 = 1,3 Trichobothries t distal de est t basal de ei, it, est. t basal de et, it, es ist distal par rapport 1 au milieu du doigt ist basal de st ist distal de t. soies chélicériennes soies internes de la 7 7 7 chambre génitale 5 -F 6 5-4-5 5 4-5 dents du doigt fixe dents du doigt mo- 81 110 81 bile 75 100 70 Forme des dents régulières égales légèrement inégale au doigt fixe sac génital médian ruban assez long très long, ramifié piriforme aminci distalement La comparaison avec d’autres espèces : N. dolichodactylurn, N. erythrodacty- lum, N. doderoi, N. delphinaticum, sera faite lorsque les espèces en question seront révisées. 11 apparaît en effet, au fur et à mesure que de nouvelles espèces de ce groupe sont décrites, que les caractères utilisés sont tout à fait insuffi¬ sants (rapports morphométriques) et que certains caractères sont d’apprécia¬ tion difficile (granulation des fémurs des pattes-mâchoires, échancrure tibiale par exemple). 11 nous paraît utile, pour fournir une clef utilisable, d’attendre d’être en possession de donnée^ p'us nombreuses chez ces dernières espèces. Laboratoire de Zoologie (Arthropodes) du Muséum, 61, rue de Iluffou, Paris, ’P. BIBLIOGRAPHIE Beier, M., 1932. — Pseudoscorpionidca I. Tierreich, 57, pp. 1-258. — 1963. — Ordnung Pseudoscorpionidea (Aflerskorpione). Beslimmungsbucher Bodenfauna Europas, Berlin. Heurtault, J., 1967. — Contribution à l’étude de Neobisium {N.) praecipuum Simon, 1879 (Pseudoscorpions, Neobisiidae). Bull. Mus. Hisl. nat., 2® sér., 39, 6, 1967 (1968), pp. 1077-1083. — 1968. — Une nouvelle espèce de Pseudoscorpion du Gard : Neobisium (N.) vachoni (Neobisiidae). Bull. Mus. Bi.st. nat. 2® sér., 40, 2, 1968, pp. 315-319. Simon, E., 1879. — Les Arachnides de France, 7, pp. 53-62. RULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE 2» Série — Tome 40 — N“ 5, 1968 (IUG9), iip. 962-967. RECHERCHES SUR LES OPILIONS DU GENRE ISCHYROPSALIS (EAM. ISCHYROPSALIDAE). IX, Ischyropsalis espagnol! sp. nov. Par Ed. DRESCO Historique. L’étude d’un lot d’ Ischyropsalis capturés dans des grottes de la province de Navarra, Espagne, par nos éminents collègues et amis, le Professeur F. Espanoi, et MM. H. Henrot et J. Nègre, que nous remercions vivement, nous a permis d’y trouver une espèce nouvelle que nous décrivons et que nous dédions au Professeur Espanol, de l’Université de Barcelone, qui en a effectué la première capture, le 23-ix-1947. Caractères morphologiques. Matériel étudié. — 6 (J et 3 $, provenant de la localité-type : Cuevas de Martinchurito, Larraum, Lecumberri, prov. de Navarra, Espagne. Holotype et femelle typique ont été choisis dans du matériel capturé le 12-xi-49 (4 (J et 3 ?). Description du mâle holotape (fig. 1 à 11). Céphalothorax finement et densément rugueux, peu bombé (fig. 1). Mamelon peu proéminent, creusé d’un sillon peu profond, large, arrondi dans le fond (fig. 2). Bord postérieur du céphalothorax présentant au-delà de la strie 10 den- ticules de grandeurs inégales, les médians plus longs (fig. 2). Abdomen avec un bouclier dorsal et les tergites postérieurs apparents, premier segment avec 2 spiculés médians, tous les segments avec des lignes de faibles granulations piligères (fig. 2). Chélicères (fig. 3 à 7) : article basal long, rétréci à la base, puis cylindrique, cintré à l’extrémité, muni d’une bosse supéro-apicale proéminente et creusée en avant, orientée vers l’intérieur (fig. 6) ; quelques denticules courts sur la partie supère le long de l’article, une série de denticules courts à la partie inféro-basale interne de l’article (fig. 4) ; article apical long, étroit, avec quelques tubercules au pédicule ; face interne dépourvue de tubercules. Patte-mâchoire concolore, tous les articles obscurcis ; fémur long, fin, avec des poils plus longs en-dessous de l’article ; patella avec de longs poils sinueux de longueurs égales au diamètre de l’article ; absence de pilosité courte sur le dessus de toute la 963 — longueur de l’article (lig. 8, PM. 482 et 480) ; tibia et tarse avec des poils sinueux et une pilosité dense de poils courts inclinés vers l’avant. Pattes ambu¬ latoires longues, concolores, les fémurs et patellas de teinte foncée, les tibias bruns, les métatarses et tarses plus clairs, ces derniers obscurcis à l’apex. Griffes tarsales des pattes arrières plus grandes que celles des pattes avant. Pénis (fig. 11). 1 : holülyjie, céphalothorax, profil, X ''lO ; 2 : id., mamelon oculaire, vue arrière, denticules arrières du céphalothorax, segments 1 et II de l’abdomen, X 40 ; 3 : id., chélicère droite, face externe, X 16 ; 4 : id., face interne, X 16 ; 5 : id., article basal, vue du dessus, X 16 ; 6 : id., article basal, vue en boul ; 7 : id., article apical, vue de face, X 16 ; H : id., patte-mâchoire, patella, X 5*’, fV^l. n° 4H2 ; 9 : id.. métatarse Tl, articles apicaux, X 25. — 964 Mensurations et rapports. long. Chélicères : article basal, long. 5, larg. 0,53 inm, rapport — = 9,4 ; article larg. apical, long. 4,69, larg. 0,87 mm, rapport = — ^ = 5,36 (fig. 3 et 4). larg. Mamelon oculaire : largeur totale, yeux compris, 0,62 mm ; intervalle entre les yeux, 0,45 mm ; diamètre des yeux, 0,1 mm. Position du mamelon oculaire ; de l’axe des yeux aux creux antérieurs du céphalothorax, 0,7 mm ; des creux antérieurs du céphalothorax à l’axe des denticules arrières du céphalothorax, 1,6 mm ; rapport de ces deux longueurs : 2,28. Patte-mâchoire : fémur : 4,37 mm — patella ; 2 mm — tibia : 3,5 mm — tarse : 1,78 mm. Rapport - = 1,75. ^ patella 10 : syntype, chélicère droite, article basal, extrémité, profil, X 40; H : pénis, extrémité, X 40, Cueva Akelar. Pattes ambulatoires : Fémurs : I : 6,5 — II : 9,37 — III : 5 — IV : 7 mm. Tibias : I : 4,84 — II : 7,8 — III : 4,37 — IV ; 5,62 mm. .Métatarses II munis de 3 articles apicaux (fig. 9). Préparations microscopiques : n° 482, 3* holotype, patte-mâchoire droite ; n° 480, (J syntype, patte-mâchoire droite. 965 Description de la femelle considérée comme typique (fig. 12 à 20). Ç provenant de la localité-type, 12-xi-49 (Henrot). Caractères du sauf sur les points suivants : Abdomen privé de bouclier dorsal, avec tous les tergites apparents ; premier segment avec deux petits spiculés médians en avant de la ligne de faibles gra¬ nulations piligères ; les autres segments avec des granulations piligères peu marquées. Chélicères : article basal long, mince, rétréci à la base, puis cylindrique, orné de denticules peu développés et de tubercules, l’extrémité de l’article cin¬ trée avec une légère bosse supéro-apicale ; article apical long, étroit, avec quelques tubercules au pédicule. Patte-mâchoire comme le (5' : absence de pilosité courte sur le dessus de toute la longueur de l’article. Mensurations et rapports. long. Chélicères ; article basal, long. 5,44, larg. 0,53 mm, rapport ^ — — = 10,23 ; article apical, long. 5,1, larg. 0,9 mm, rapport - — - = 5,62. larg. Mamelon oculaire : largeur totale, yeux compris, 0,6 mm ; intervalle entre les yeux, 0,4 ; diamètre des yeux, 0,1 mm. Position du mamelon oculaire : de l’axe des yeux aux creux antérieurs du céphalothorax, 0,76 mm ; des creux antérieurs du céphalothorax à l’axe des denticules arrières du céphalothorax, 1,64 mm ; rapport de ces deux longueurs : 2,16. Patte-mâchoire : fémur : 4,12 mm — patella : 1,88 mm — tibia : 3,5 mm — tarse : 1,75 mm. Rapport — — ^ = 1,83. Pattes ambulatoires patella Fémurs : I : 6,25 — 11 : 8,75 — III : 4,56 — IV : 6,25 mm. Tibias : I : 4,56 — II : 7,37 — III : 4,06 — IV ; 5,37 mm. Métatarses II munis de 3 articles apicaux. Préparations microscopiques : n° 509, Ç syntype, patte-mâchoire droite ; nO 510, Ç syntype, ovopositor. Nota. — Nous insistons sur le fait que, dans le matériel étudié : 1) tous les (J ont un bouclier dorsal, dont les contours latéraux sont plus ou moins nets, et l’un des syntypes a un bouclier dorsal fortement échancré sur le côtés ; 2) chez les 3 Ç, tous les tergites sont parfaitement séparés et il n’y a pas de bouclier dorsal. Affinités. /. espagnoli est très voisin de I. dispar ((J) et de I. pyrenaea ($) ; (J. — Chélicères, article basal, bosse supéro-apicale non cretisée en avant, tabulaire. . dispar et espèces allines . — Id., bosse supéro-apicale creusée en avant . espagnoli — 966 — — /rf., bosse supéro-apicale bombée en avant . pyrenaea $. — L’article basal des chélicères est de forme et d’ornemeiilation semblables chez pyrenaea et espagnoli ; les Ç de tout ce groupe {dispar) sont très difficiles à déterminer en l’absence du (J ; l'article apical est plus renflé chez dispar et pyrenaea que chez espagnoli, mais ce caractère est en défaut chez une espèce nouvelle du groupe dispar (sous presse). Fig. 12-20. — Ischyropsalis espagnoli sp. nov., $. 12 : $ typique, céphalothorax, profil, X 40 ; 13 : id., mamelon oculaire, vue arrière, tubercules et granulations piligcres du segment 1 de l’abdomen, X 40 ; 14 : id., chélicère droite, face externe, X 16 ; 15 : id., article basal, face interne, X 16 ; 16 : id., article basal, vue du dessus, X 16 ; 17 ; id., article basal, vue en bout, X 40 ; IS : syntype, patte-mâchoire, patella, X 50, PM. n® 509 ; 19 : $ ty|)ique, métatarse II, articles apicaux, X 25 ; 20 : syntype, ovopositor, X 80, PM. n° 510. 967 — Répartition géographique. Espagne. — Province de Navarra. Cuevas de Martinchurito, Larraun, Lecuin- berri, Biosp. n° 717, 23-ix-47 (Espanol) ; i-iv-48 (Nègre) ; 4 6*, 3 Ç, 12-XI-49 (Henrot), abajo. Localité-type. Cueva Akelar, Larraun, Lecumberri, Biosp. n° 716, ait. 640 m, 2 12-xi-49 (Henrot). Remarque. — Rambla (3), en 1946, a figuré sous le nom de dispar un (J dont la bosse supéro-apicale de l’article basal des chélicères est voisine de celle que nous figurons pour espagnoli ; toutefois, les rapports ^ des articles (basal et apical) sont différents ; nous n’avons pas vu ce matériel qui fait incontesta¬ blement partie du groupe dispar, mais qui semble être plus près à' espagnoli que de dispar. Une monographie de cette dernière espèce est sous presse, avec de nombreuses figures ; les figures publiées à ce jour sur dispar sont insuflîsantes ou non conformes, et expliquent parfaitement la détermination de Rambla. Résumé. L’auteur décrit une espèce nouvelle, I schyropsalis espagnoli, voisine de I. dispar Sim. et de I. pyrenaea Sim., provenant d’Espagne, province de Navarra ; deux stations seulement sont signalées. Summary. Ischyropsalis espagnoli sp. nov. is described. The geographical distribution is very restricted, in two caves near to Lecumberri, prov. of Navarra, Spain. Laboratoire de Zoologie (Arthropodes) du Muséum. BIBLIOGRAPHIE 1. Drf.sco, E., 1966. — Recherches sur les Opilions du genre I.schyropsalis (Fam. Ischyropsalidae). 1. Les caractères systématiques. — IL Ischyropsalis rohusta Simon. Bull. Mus. llist. nat., 38, 5, pp. 586-602. 2. — 1967. — Id. VL Ischyropsalis pyrenaea Simon, Bull. Mus. Hist. nat., 39, 4, pp. 665-679. 3. Rambla, M., 1946. — Opiliones del Aralar. Consejo sup. investig. cientif., Zaragoza, XII-1946. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N® 5, 1968 (1969), pp. 968-98IÎ. MORPHOLOGIE DE U APPAREIL GÉNITAL MÂLE DES SCOLOPENDROMORPHES ET SON IMPORTANCE EN SYSTÉMATIQUE ( Myriapodes Chilopodes ) Par J.-M. DEMANGE et J. RICHARD Les premières descriptions de l’appareil génital mâle des Chilopodes sont dues à J. H. Fabre (1885) qui étudie trois espèces ; Scolopendra complanata (Newp.) (= S. alternans Leach), Cryptops hortensis Leach et C. saeignyi Leach. Il remarque la présence d’un spermatopliore dont une zone bien déterminée peut s’évaginer et éclater ; les spermatozoïdes sont émis à l’extérieur par la pression des enveloppes. Fabre conclut qu’il n’y a ni intromission du pénis dans les voies génitales femelles ni rapprochement des sexes. En 1901, R. Heymons, dans son ouvrage sur le développement embryon¬ naire de la Scolopendre, consacre quelques pages à l’appareil génital de Scolo¬ pendra cingulata L. 11 note l’existence de glandes accessoires et précise la posi¬ tion des orifices excréteurs. Les travaux ultérieurs de .1. Chalande (1905), K. Fahlander (1938) et W. Rücherl (1942) n’apportent rien d’original à la connaissance des Scolopendres ; W. Rücherl établit toutefois une nouvelle nomenclature des plaques génitales, sur laquelle nous reviendrons. En 1945, J.-M. Démangé décrit les spermatophores de Scolopendra subspi- nipes Leach var. de haani Rrandt et de Cryptops anomalans Newp. {= saeignyi Leach) et souligne leurs différences morphologiques. 11 observe un spermato- phore à l’orifice des voies génitales de la femelle d’Otostigmus spinicaudus (Newp.) ; l’invagination étant dirigée vers le conduit génital, il en conclut que le spermatophore est placé par le mâle à l’orifice femelle. Les différentes enve¬ loppes du spermatophore se contractent alors, font saillir la zone invaginée qui éclate dans l’oviducte et y projettent la masse des spermatozoïdes. Or H. Klin- gel (1960), étudiant la reproduction des Scolopendres a montré que le sperma¬ tophore était déposé sur une toile par le mâle et saisi par la région génitale externe turgescente de la femelle. Dans une seconde note (1946), J.-M. Démangé compare le nombre et la forme des testicules, la disposition des canaux déférents chez Scolopendra cingulata Latr., S. morsitans L., S. suhspinipes Leach, Otostigmus limbatus Mein. Il pense attribuer à ces différents caractères une valeur systématique. B. S. Jangi (1955) reprend la description déjà faite par J.-M. Démangé (1946) de Scolopendra moristans L. et décrit très brièvement le pénis et les plaques génitales. La dernière étude dont nous ferons mention est celle de G. S. Shukla (1963) qui donne une description des appareils génitaux mâle et femelle des Scolo- 969 — pendres. Sa description porte vraisemblablement sur Scolopendra morsitans. Toutefois, l’auteur semble admettre la validité de son étude chez toutes les espèces du genre Scolopendra. Or, nous le verrons dans une étude comparée, toutes les Scolopendra n’ont pas le même type de chaîne testiculaire ce qui avait déjà été démontré par Démangé en 1946. Enfin, le pénis n’est pas décrit. Ce bref rappel bibliographique permet de constater que très peu de travaux ont été publiés jusqu’alors sur l’appareil génital mâle des Scolopendromorphes. Il n’existe aucune description complète du pénis et des plaques génitales. Le but du présent travail sera donc de préciser tout d’abord la morphologie des segments génitaux. Cette question, y compris une brève description de l’appa- rail génital interne et du spermatophore, fera l’objet de la première partie. Dans une seconde partie, nous essayerons de montrer l’importance systématique de quelques caractères morphologiques inconnus, intéressant essentiellement l’appareil génital interne. Ce problème avait été posé par J.-M. Démangé (1946) dans une étude comparée de l’appareil testiculaire chez 5 Scolopendridae. Nos recherches porteront sur 18 espèces choisies parmi les Scolopendridae et les Cryptopidae. En voici la liste : I. — Fam. Scolopendridae A. — Sub. fain. Scolopendrinae Genre Scolopendra Sc. cingulata Latr. subspinipes Leach gigantea L. valida Lucas viridicornis Newp. pomacea C. L. K. viridis Say Genre Corrnocephalus Newp. C. punctiventris (Newp.) Genre Pseudocryptops Poe. P. walkeri Poe. B. — Sub. fam. Otostigminae Genre Otostigmus Por. O. orientalis Por. spinicaudus (Newp.) Umbalus Mein. Genre Ethmostigmus Poe. E. trigonopodus (Leach) Genre Rhysida Wood R. nuda togoensis Krpln. II. — Fam. Cryptopidae A. — Sub. fam. Cryptopinae Genre Cryptops Leach C. hortensis Leach B. — Sub. fam. Scolopocryptopinae Genre Otocryptops Haase O. ferrugineus L. O. gracilis (Wood) Genre Newportia Gerv. N. rnonticola Poe. N. ernsti Poe. 61 970 — I. Description de llappareil génital mâle et du spermatophore de Scolopendra valida Lucas. Scolopendra valida sera choisie comme exemple car de nombreux spécimens ont été disséqués. La morphologie de l’appareil génital interne (chaîne testiculaire, épididyme, bourses à spermatophores, canal éjaculateur et glandes accessoires) est rappelée brièvement car les descriptions déjà publiées pour d’autres espèces par J. -H. Fabre, R. Heymons et J.-M. Démangé s’appliquent à cette espèce. Par contre nous insisterons sur la morphologie de l’appareil génital externe (pénis et plaques génitales) car on ne possède que très peu de documents. A. Appareil génital interne (fig. 1, 5, 11). Testicules et voies déférentes. Les 20 testicules, fusiformes, sont disposés par paires et forment une chaîne longitudinale sagittale qui s’étend entre le vaisseau dorsal et le tube digestif. Des deux extrémités de chaque testicule part un canal déférent qui débouche dans un canal déférent axial. A l’avant, celui-ci est relié à l’œsophage par un ligament suspenseur. Les canaux déférents antérieurs et postérieurs {cda., cdp) d’une paire de testicules confluent en deux points successifs du canal axial (dp) (fig. 1), le point de convergence des canaux postérieurs d’une paire précédant celui des canaux antérieurs de la paire suivante. Epididyme. En arrière de la chaîne testiculaire, le canal déférent axial élargi et pelotonné forme l’épididyme. Bourses à spermatophores. A l’épididyme succède un canal beaucoup plus large présentant des renfle¬ ments successifs (bourses à spermatophores) dans lesquels sont logés les sper¬ matophores d’où le nom donné à cette zone i. Canal éjaculateur. C’est un tube droit qui fait suite aux bourses à spermatophores. Vers l’arrière, il émet un diverticule formant, autour de l’intestin, un collier que R. Heymons appelle arcus genitalis. Glandes accessoires. Les glandes accessoires sont de deux types : — une paire dorsale, la plus volumineuse, dont les canaux excréteurs débou¬ chent côte à côte distalement dans le pénis, sous le plancher du canal éjacu- 1. Voir également page 974. 2. Les coupes présentées par Jangi sont choisies à deux niveaux différents et l’une des coupes pré¬ sente incontestablement une lumière unique. Cela n’est pas l’indice d’un canal commun mais au con¬ traire d’une section faite au niveau de l’atrium des glandes intrapéniales. — 971 — lateur (fig. 5, 11, 12, 13). Ce sont les glandes intrapéniales. Si l’on observe le pénis par l’ouverture génitale (fig. 10), c’est-à-dire face ventrale, on aperçoit les deux orifices glandulaires en retrait par rapport au plancher {oit). A leur niveau, la membrane s’invagine créant une seconde plateforme dominant le plancher (pii). Le rebord est souvent très réduit. — une paire ventrale moins volumineuse, les glandes infrapéniales, débou¬ chant sous le pénis quand ce dernier est invaginé et en arrière lorsqu’il est en érection. Fig. 1. Scolopendra valida Lucas, une paire de testicules. — Fig. 2. Une paire de testicules chez Cryp- tops horlensis Leach. — Fig. 3. Extrémité postérieure de S. valida. Le pénis est en pointillé. — Fig. 4. Appareil génital postérieur dévaginé de S. valida. — Fig. 5. Coupe sagittale schématique au niveau du pénis. Les deux lignes verticales A et B indiquent l’emplacement des coupes trans¬ versales théoriques de la figure IL B. Appareil génital externe. Il est essentiellement composé du pénis placé entre les plaques sternale et tergale. Plaques génitales. Au 21® segment pédifère fait suite un segment (22®) « prégénital » ou « géni¬ tal I » (lig. 3, 4) dépouvu d’appendices et composé d’un sternite et d’un tergite reliés par des pleures. On trouve, en arrière ventralement, une lame sclérifiée en forme de croissant présentant une carène médiane longitudinale, la lamina accessoria (sta) (ou sternite accessoire de R. Heymons) (fig. 3 à 5). Cette dernière protège l’extrémité distale du pénis au repos. Une lame interne et ventrale forme, avec le sternite accessoire et le sternite 22 (génital I), une double paroi dans laquelle cheminent les canaux des glandes infrapéniales {cif) (fig. 5) (glandes accessoires ventrales). Ceux-ci aboutissent sous un repli en demi-cercle de la paroi interne (fig. 13 et 14). Notons que Bücherl (1942, p. 53) homologue la lamina accessoria {sta) à un « segment postgénital » ; or, il ne peut, à notre avis, s’agir d’un segment puisque aucun muscle ne s’insère à ce niveau et aucun canal glandulaire n’y débouche. Nous pensons plutôt à une annexe du sternite 22 (segment génital I). En 1942, le même auteur met en parallèle les nomenclatures de Heymons, Verhoeff et Attems avec celle qu’il adopte. 11 écrit notamment que les « styli génitales » de Heymons doivent être nommés « apendicae genitais » pour éviter la confusion avec ceux des Insectes ; or, dans un tableau (p. 53), il met en paral¬ lèle « apendice genitais » avec « estiletes génitales » de K. W. Verhoeff {sic !). Quant aux « styli génitales », il les fait correspondre au « segmento génital » de la nomenclature « définitive », ce qui est une erreur. Enfin nous ne compre¬ nons pas pourquoi Bücherl fait correspondre le segment prégénital (ou seg¬ ment génital I de Heymons et Attems) et le segment qui lui fait suite (génital), c’est-à-dire le pénis, à de simples membranes intersegmentaires. Les différentes figures publiées par Heymons et Attems montrent bien que les segments pré¬ génital et génital sont des métamères et non des membranes articulaires et correspondent à ce que Bücherl appelle tantôt « esternito genita » et « esternito postgenital », tantôt « primeiro membrana intermediara » et « segunda mem- brana intermediara » (1942, p. 53). A notre avis, il existe deux segments génitaux : — le 22® segment ou génital I au niveau duquel débouchent les canaux des glandes infrapéniales ; — le segment génital H ou pénis dans lequel sont situés les orifices des canaux des glandes intrapéniales. Ce dernier segment fera l’objet du paragraphe suivant. Pénis. Le pénis est formé de deux valves triangulaires sclérifiées {od, vg) (fig. 6 à 8) dont les deux arêtes ventrales, opposées au plus grand angle, limitent son ouver¬ ture naturelle (og). Les deux extrémités antérieure et postérieure des valves se chevauchent plus ou moins de telle sorte que la valve gauche, par exemple. 973 — Le pénis ; Fig. 6 à 0 et fig. 11 chez S. i>alida. Fig. 10 chez 5. gigantea. Fig. 6. Pénis isolé, avec ses deux valves, vu face ventrale, orifice génital face à Fobservateur. — Fig. 7. Pénis de profil. — Fig. 8. Pénis dans sa position de repos vu de la face dorsale. Les valves anales, le tergite 22 et le canal éjaculateur sont enlevés. — Fig. 9. Bord externe du canal éjaculateur au niveau de l’orifice génital. La valve sclérifiée est enlevée. Région 1 : bord dentelé du canal éjaculateur, la chitine transparente est présente, elle atteint la limite marquée ABC puis se replie dans le sens des (lèches et forme la région .S. — Fig. 10. Pénis en vue ventrale. — Fig. 11. Coupes schématiques transversales du pénis au repos. — A. au niveau du diaphragme. — B. au niveau (les canaux des glandes accessoires. Voir plans de couj^es de la figure 5. — 974 — recouvre la valve droite en avant et vice versa en arrière. Dorsalement les arêtes triangulaires des deux valves demeurent écartées mais elles sont reliées, en arrière, par une membrane translucide que nous appellerons diaphragme (di). Le diaphragme recouvre environ le tiers de la longueur des valves suivant une ligne en feston qui donne à l’ensemble de la membrane une allure cordiforme. Le canal éjaculateur pénètre dans le pénis par l’orilice supérieur limité par le diaphragme et les arêtes dorsales antérieures et s’applique contre la paroi des valves, épousant la forme de l’organe. Autour de l’orifice pénien le canal pro¬ duit une série de franges (fig. 9, 10) protégées par un fin repli de chitine trans¬ parente provenant du bord des valves. Dès son entrée dans le pénis, le canal éjaculateur émet un repli parallèle à sa base, échancré en V {pce] qui atteint à peu près la moitié de la longueur de l’organe (fig. 5, 10, 11, 12). La présence de ce plancher donne à l’orifice du canal éjaculateur une forme ovale et non circulaire. L’embouchure, en sifflet vue de profil, est à section transversale ovale et non ronde comme l'indique Jangi ; elle ne se situe pas au milieu comme l’indique cet auteur. De l’orifice antérieur dorsal du pénis se développe, extérieurement, une fine membrane de chitine translucide qui recouvre les valves (de) et le diaphragme (ddi) (fig. 7). Cette membrane continue enveloppe complètement le pénis et se raccorde, dorsalement, aux valves anales (fig. 11) et ventralement au sternite génital {dst 22). Elle forme donc un fourreau pour le pénis invaginé au repos et laisse un espace entre elle et le pénis qui est V atrium génital {at). C’est dans cet atrium que débouchent les glandes infrapéniales (fig. 5, 11). Lorsque le pénis est en érection (fig. 4), les différentes pièces sclérifiées se placent dans le prolongement les unes des autres et sont reliées par de larges zones de chitine souple, le pénis se dévagine et sort de son fourreau. Les mem¬ branes en relation avec les valves anales se déplient ; leur longueur étant faible, elles tendent à freiner le pénis dans son mouvement, à incliner la pointe de l’organe vers le sol et à diriger l’orifice génital vers l’avant. C. Les spermatophores. Les spermatophores, situés dans les bourses, ont la forme d’un grain de blé plus ou moins aplati dorso-ventralement (fig. 19 à 21). Leur nombre est variable (8 à 10) ; très généralement toutes les bourses sont occupées quelle que soit la date de capture de la Scolopendre. Ils sont constitués de trois enveloppes, la plus externe étant la plus épaisse. Ventralement, celle-ci s’invagine tangentiellement à la surface. L’invagination est toujours située ventralement dans les bourses. Dans la suite de ce travail nous appellerons face ventrale du spermatophore la surface présentant une ornementation. Le rôle du canal à spermatophores dans la fabrication de ces derniers n’est pas bien connu. C’est dans les bourses successives que se fabriquent les sperma¬ tophores (Démangé, 1945). Nous constatons que les bourses les plus antérieures contiennent des spermatozo'ides et du liquide séminal ; les bourses suivantes et successives postérieures renferment des spermatophores de plus en plus achevés. Apparemment, rien dans la structure interne des bourses, n’indique comment se forme l’invagination, ni pourquoi telle enveloppe apparaît la pre¬ mière, plutôt que telle autre, mais on peut supposer que les ])arois des bourses Fig. 12. Coupe sagittale du pénis de S. gigantea. Débouchés des glandes accessoires : Fig. 13. Rhijsida mida togoensis. — Fig. It. OtocnjjUops gracilis. Chaînes testiculaires : Fig. 15. .S. viridicornis. — Fig. 16. Hhysida nuda logoensis. — Fig. 17. O. limbatus. — Fig. 18. Otocryptops gracilis. Spermatophores : — 976 — Spermatophores : Fig. 19 à 21 : 5. valida, de face, 3/4 de profil. — Fie. 22. 5. viridicornis vu de face. — Fig. 23. 5. poma- cea vu de face. — Fig. 24 et 25. Cormocephalus punetwentris de face et de profil. — Fig. 26. Olostig- rnus spinicaudus vu de face. — Fig. 27. O. spinicaudus coupe transversale. — Fig. 28. O. orientalis coupe transversale. — Fie. 29. Rhysida nuda togoensis, coupe transversale suivant la ligne AB de la figure suivante. — Fig. 30. R. nuda togoensis vu de profil. AB = plan de coupe transversale de la figure précédente. — 977 sécrètent les différentes enveloppes et qu’elles ne sont pas seulement des moules. Un problème reste néanmoins posé c’est celui de comprendre par quel processus la forme particulière de l’invagination ventrale, parfois complexe (fig. 27 à 29), est obtenue car les parois de la chambre sont lisses ou peu plissées. La valvule située au niveau du passage de l’épididyme dans le canal à spermatophore joue ici probablement un rôle très important puisque c’est dans la première chambre qu’est sécrétée la première enveloppe, après injection du sperme dans cette chambre. Mécanique de l’émission du spermatophore. Si nous avons insisté tout particulièrement sur la morphologie du pénis et de ses annexes c’est qu’elle joue un rôle très important dans l’orientation des spermatophores au cours de leur émission. Le spermatophore garde une orientation caractéristique dans la partie ter¬ minale de l’appareil génital. Le point de moindre résistance, correspondant à l’invagination érectile, se trouve toujours face ventrale c’est-à-dire dirigé vers l’ouverture génitale du pénis. Le spermatophore est dirigé dans son mouvement de descente par la forme spéciale de l’orifice du canal éjaculateur qui est plus long que large. Au cours de l’émission la pointe du spermatophore bute contre le diaphragme placé en face de l’embouchure du canal ; il bascule vers le sol en glissant le long du diaphragme et jaillit à l’extérieur pour être déposé sur la toile après avoir subi un véritable retournement. La fente de l’invagination érectile se trouve donc placée vers le haut. Non seulement la forme de l’orifice du canal éjaculateur a une très grande importance dans l’orientation du spermatophore mais aussi la présence et la position oblique du diaphragme qui, liés à la forme arrondie, en demi-lune, du spermatophore, jouent un rôle prépondérant dans l’émission et la position défini¬ tive, correcte, de l’appareil sur la toile. Le spermatophore, par sa morphologie, constitue un appareil éjaculateur par le jeu de son enveloppe externe contractile et de son invagination ventrale érectile. Cet appareil ne fonctionne qu’au contact du mucus produit par la femelle c’est-à-dire lorsqu’il est en place. L’invagination, par les seules actions physiques, s’introduit dans le vagin par rétroversion et projette son contenu en éclatant. IL Étude comparée de l’appareil génital mâle et du spermatophore. En 1945 et 1946, chez diverses espèces de Chilopodes, J.-M. Démangé met en évidence des variations morphologiques intéressant tout particulièrement les testicules et les (banaux déférents, et dont l’intérêt systématique lui paraît incontestable. L’étude de nos échantillons permet de conürmer cette hypothèse et d’établir dans les grandes lignes un tableau dichotomique Les variations de l’appareil 1. Plusieurs spécimens de chaque espèce ont été disséqués afin d’éliminer les risques de malforma¬ tions possibles. Les spermatophores n’étanl complets que’dans la zone postérieure de l’apyiareil "énital, c’est dans cette région qu’ils ont été recueillis. Spermatophores : Fig. 31. Uhysiria nuda togoensis vu lîe face. — Fig. 3'2 et: 33. Pseiulom/ptoiis walkeri, vu de face et de profil. — Fig. 34 et 35. A’etvportia monticola, vu face dorsale et face ventrale. — Fig. 36 et 37. yewporlia enisti, vu face ventrale et 3/4 de profil. — Fig. 38. Otocryptops gracilis, vu de face. — Fig. 39 et 40. Cryptops hortensis, vu de face et de profil. 979 — génital interne (testicules, canaux déférents, canal éjaculateur, glandes acces¬ soires) et du spermatophore chez les Scolopendridae et les (iryptopidae seront étudiées successivement A. Les testicules ; forme et nombre. 1. — Scolopendridae. Les testicules sont disposés par paires et leur nombre est fixe. — Scolopendrinae. Les testicules sont fusiformes, courts et orientés longi¬ tudinalement sauf chez Scolopendra subspinipes Leach où ils sont longs et orien¬ tés obliquement. Leur nombre, constant chez une même espèce, est de : 7 paires chez Scolopendra subspinipes Leach., 10 paires chez .S. pomacea K., S. valida Lucas et Cormocephalus punetiventris (Newp.), 12 paires chez S. viridicornis Newp. et 13 paires chez S. gigantea L. — Otostigminae. Les testicules longs et étroits sont disposés obliquement et donnent à l’ensemble un aspect cordé. La chaîne rappelle celle de Scolopendra subspinipes Leach. On compte : 5 paires chez Otosligmus orientalis Por., 10 paires chez O. limhatus Mein. et Rhysida nuda togoensis Krpln., 12 paires chez Ethmos- tigmus trigonopodus Leach. 2. — Cryptopidae. Les testicules, en nombre pair, ne sont pas appariés mais régulièrement alter¬ nés à droite et à gauche le long du canal déférent axial. Ils sont fusiformes et courts (fig. 2, 18). Leur nombre, très différent d’un genre à l’autre, est de 4 chez Cryptops hor- tensis Leach, 10 chez Newporlia inonticola Poe., 26 chez Olocryptops gracilis (Wood). B. Les canaux déférents 1. — Scolopendridae. — Scolopendrinae : deux cas sont possibles : 1®'' cas (üg. 15), même disposition que chez Scolopendra valida Luca (fig. 1). On l’observe également chez S. gigantea L., S. viridicornis Newp. et Cormoce¬ phalus punetiventris (Newh.), S. pomacea K. et Pseudocryptops walkeri Poe. 2™® cas (fig. 17) ; les deux canaux postérieurs d’une paire de testicules et les deux canaux antérieurs de la paire suivante convergent en un même point du canal axial Ces dispositions se rencontrent chez Scolopendra cingulata Latr., S. subspinipes Leach. 1. I.’appareil génital externe varie très peu ; chez tous les spécimens étudiés nous le retrouvons tel qu’il a été décrit chez S. valida sauf en ce qui concerne les orifices des canaux des glandes infra- péniales qui, chez les Cryptopidae sont séparés par un repli de la double paroi du sternite 22 s’étendant très loin vers l’avant (fig. 14). Les espèces étudiées par Démangé ne sont pas citées. 2. Les especes étudiées par Démangé ne sont pas citées. 3. Signalons que Hevmons fait converger en un meme point les canaux antérieurs et postérieurs chez 5. cingidata. Il s’agit d’une erreur comme l’a démontré Démangé. — 980 — — Otostigminae : même disposition que chez les Scolopendrinae (2'”® cas) (fig. 17). 2. — Cryptopidae (fig. 18). Entre les deux points où se jettent dans le canal axial les canaux déférents antérieur et postérieur d’un testicule, aboutissent le canal postérieur du testi¬ cule qui le précède et le canal antérieur du testicule qui le suit. C. — Le canal éjaculateur. Les variations morphologiques portent sur la présence ou l’absence d’arc génital. Chez les Scolopendridae l’arc génital est présent. 11 est court chez Scolopendra valida Lucas, S. gigantea L. 11 est large et replié chez S. viridicornis Newp. Chez Otostigmus orientalis Por., O. lirnbatus Mein. et Rhysida nuda togoensis Krpln. il remonte très haut le long du canal. Chez les Cryptopidae il n’y a pas d’arc génital. 1). — Les glandes accessoires. 1. — Scolopendridae. Les glandes accessoires et leurs canaux sont identiques à ce que nous avons observé chez Scolopendra valida excepté chez Otostigmus lirnbatus Mein. et Otocryptops gracïlis (Wood). Dans ces deux derniers cas, les masses glandulaires dorsale et ventrale sont soudées l’une à l’autre. 2. Cryptopidae. Cryptopinae. Seul Cryptops hortensis Leach a été étudié de ce point de vue. Les 4 glandes sont cylindriques et d’égales dimensions. Le plancher, où débouchent les glandes infrapéniales, présente un repli longitudinal qui sépare les deux canaux jusqu’à leurs extrémité {rd) (fig. 14). Scolopocryptopinae (fig. 00). Les glandes sont d’égales dimensions mais de forme irrégulière plus ou moins lobée. E. — Le spermatophore. C’est dans cet appareil que l’on rencontre la plus grande diversité de formes. 1. — Scolopendridae. — Scolopendrinae (fig. 19, 20 à 31, 33). Le spermatophore est du même type que celui décrit chez Scolopendra valida Lucas. L’invagination est simple, plus ou moins profonde et tangentielle à la surface. — Otostigminae (fig. 26 à 31). Chez Otostigmus orientalis Por., O. spinicaudus (Newp.) et Ethmostigmus trigonopodus Leach le spermatophore est de forme simple, apparemment identique à celui de S. valida. Cependant l’invagination, au lieu d’être tangentielle à sa surface, pénètre profondément à l’intérieur de la masse spermatique et se complique de replis. Ces invaginations sont totale¬ ment différentes chez O. orientalis et spinicaudus (fig. 27, 28). Chez Rhysida nuda togoensis Krpln. nous observons le maximum de compli¬ cations (fig. 30, 31). Le spermatophore en forme de gondole présente un long yirolongement de son extrémité antérieure, dirigé du côté droit. .\u centre de — 981 l’appareil de nombreux replis et mamelons masquent l’invagination qui, obser¬ vée en coupe transversale, est profonde et arborescente (fig. 29). 2. — Cryptopidae. Nous n’avons pas observé d’invagination dans le spermatophore des trois espèces étudiées. Les seules ornementations ventrales sont des mammelons au niveau desquels les enveloppes très minces marquent la zone de moindre résistance. Chez Cryptops hortensis Leach (lig. 39, 40) le spermatophore globuleux est ventralement dépourvu d’enveloppes moyenne et externe. Cette dernière enveloppe produit trois pointes qui délimitent une zone en dôme. Chez Newportia monticola Poe. (fig. 34, 35) il a grossièrement la forme d’un triangle échancré sur deux côtés. Ventralement, au centre d’une cuvette, s’élève un dôme au niveau duquel les enveloppes sont très fines. Chez Newportia ernsti Poe. (fig. 36, 37) il est comparable à celui de N. monticola Poe. mais il n’y a pas d’encoches latérales. Chez Otocryptops gracilis (Wood) il est très allongé avec une gouttière longitudinale (fig. 38). Les résultats obtenus sont résumés dans le tableau dichotomique suivant : 1. — Testicules disposés par paires. Confluence de deux ou quatre canaux déférents sur le canal axial (fig. 17). Arc génital présent. Glandes accessoires dorsales et ventrales inégales et lobées. Orifices des glandes infrapéniales non séparés par une cloison. Spermatophore avec invagination. Scolopendridae . 2 — Testicules non appariés. Canaux déférents non confluents. Arc génital absent. Glandes accessoires dorsales et ventrales égales. Orifices des canaux des glandes infrapéniales séparés par un épaississement des tissus. Spermato¬ phore dépourvu d’invagination. Cryptopidae . 3 2. — Chaîne testiculaire en chapelet (toujours ?). Spermatophore avec invagination simple, tangentielle. Scolopendrinae Chaîne testiculaire cordée (toujours ?). Invagination du spermatophore pro¬ fonde et composée (fig. 27 à 29). Otostigminae 3. — Glandes accessoires cylindri([ues (au moins une paire) Cryptopinae — Glandes accessoires irrégulières, plus ou moins lobées. Scolopocryptopinae Conclusions. L’étude morphologique de la région génitale externe permet de comprendre son rôle dans l’orientation et le dépôt du spermatophore et de délimiter les différents segments génitaux. 11 ressort de notre étude qu’il existe deux seg¬ ments génitaux : — le segment génital 1, dépourvu d’appendices locomoteurs, qui porte des styles chez certaines espèces. Une paire de glandes accessoires infrapéniales débouche à son niveau. — le segment génital II, spécialisé dans la reproduction, portant l’orifice d’une paire de glandes intrapéniales. Ce segment, représenté par le pénis, est profondéitient modifié. — 982 — Bien que le noiubre des spécimens étudiés soit relativement faible, nous cons¬ tatons que l’appareil génital mâle est morphologiquement variable d’une famille à l’autre. Les caractères différentiels observés divisent les Scolopendromorphes en deux familles comprenant chacune deux sous-familles. Ces divisions corres¬ pondent exactement à celles établies par Attems (1930) qui utilisait des carac¬ tères de morphologie externe. Ime étude plus approfondie permettra, vrai¬ semblablement, de préciser les caractères définissant des genres et peut-être même des espèces. Il serait donc intéressant de pousser plus loin ces investi¬ gations en ce qui concerne l’anatomie de l’appareil génital et la morphologie du spermatophore. Laboratoire, de Zoologie (Arthropodes) du Muséum. Abkéviatioxs. at b bs eda cdp ce cif cil. ddi di dp dsl 22 du e gif h lami Ipmi Ipst 22 mi oa oce og oif oit P pc pce pit rd St 21, 22 sta t tg 22 vd atrium génital. bord du canal éjaculateur. bourse à spermatophore. canaux déférents antérieurs. canaux déférents postérieurs. canal éjaculateur. canal des glandes infrapéniales. canal des glandes intrapéniales. double paroi du diaphragme pénien. diaphragme pénien. canal déférent principal. double paroi du sternitc 22. double paroi des valves péniennes. épididyme. glandes infrapéniales. hanche (coxa). limite antérieure de la membrane d’articulation, limite postérieure de la membrane d’articulation, limite postérieure du sternite 22. membrane articulaire, orifice anal. orifice du canal éjaculateur. orifice génital. orifice des glandes infrapéniales. orifice des glandes intrapéniales. pénis. paroi du canal éjaculateur. plancher du canal éjaculateur. plancher des canaux des glandes intrapéniales. repli de la double paroi au niveau de l’orifice des glandes intrapéniales. sternites 21 et 22. Sternite accessoire ou lamina accessoria. testicule. tergite 22. valve pénienne. valve pénienne droite. valve pénienne gauche. — 983 — BIBLIOGRAPHIE Attems, C., 19.30. — Myriapoda — Scolopendromorpha. Tier., 54 Lief. — 1930. — Myriopoda. Hand. Zool., IV, Kukenthal. Brôlemann, h. W., 1930. — Éléments d’une faune des Myriapodes de France. Chi- lopodes. lmp. toul. Bücherl, W., 1942. — Estudo comparo dos orgaos sexuais externes dos Chilopodos do Brasil baseado nos genero Scolopendra L. 1758, Otosiigmus Por. 1876, Rhysida Wood 1862, Cryptops Leach, 1915, Scolopocryptops Newp., 1844 e Olocryptop.'i Haase, 1887. Mem. inst. Butantan, 16, I. — 1942. — Contribuçao ao estudo dos orgaos sexuais externes das especies do genero Scolopendra L. mais frequentes no Brasil. Un novo metodo morfo-com- parado para a sua sistematizaçao. Ibid. Chalande, J., 1905. — Recherches biologiques et anatomiques sur les Myriapodes du Sud-Ouest de la France. Bull. soc. hist. nat. Toulouse, 38, 39. Démangé, J. 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Berlin, I, BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N» 5, 1968 (1969), pp. 984-991. SPIROSTREPTOIDEA (MYRIAPODA, DIPLOPODA) RÉCOLTÉS DANS UNE PARCELLE EXPÉRIMENTALE DE UINSTITUT DE RECHERCHES AGRONOMIQUES TROPICALES EN HAUTE-VOLTA Par J.-P. MAURIÈS La présente note étudie les espèces récoltées en mai 1967, peu avant la saison des pluies, dans une parcelle expérimentale (parcelle 19) destinée aux semis de Sorgho de la station de Saria (Haute-Volta). Ces Myriapodes ont été capturés par M. Dobos, Ingénieur à la Station, et nous ont été confiés pour étude par M. Brenière, du Service de Défense des Cultures de FI. R. A. T. Le matériel récolté comprend les sept espèces suivantes ; Spirostreptoidae g. sp. {Ophistreptus digitulatus ?), nombreuses Ç et jeunes. Glohanus voltaicus n. sp., 5 (J, 1 çj imm., 5 Ç. Chalepuncus {Tihiomus) ambitus Attems, 1914, 6 3 imm., 9 Ç et imm. Chalepuncus (Tihiomus) mossiensis n. sp., 5 (;J, 1 Ç. Haplothysanus chapellei voltaensis subsp. n., 32 (J, 13 Ç. Peridontopyge spinosissima Silvestri, 1897, 10 16 $. Peridontopyge sp. (P. clai’igera ?), 8 Ç et imm. Deux de ces espèces n’ont pu être identifiées : il s’agit peut-être des Ophis¬ treptus digitulatus Karsch et Peridontopyge clavigera Démangé, déjà signalées par Démangé, 1966 dans les semis de Sorgho et de Mil de Haute-Volta. Le type de la sous-espèce nouvelle est connue du Tchad comme nuisible aux jeunes plants de Cotonnier (Démangé, 1957). Deux espèces, décrites ci-après, sont nouvelles pour la Science. Enfin, deux espèces sont déjà connues : Chalepuncus amhitus Attems, récoltée dans la région de Bobo-Dioulasso (Haute-Volta), mais non encore signalée comme nuisible ; Peridontopyge spinosissima Silvestri 1897 a, par contre, déjà été signalée comme nuisible du Cotonnier au Tchad (Démangé, 1957) et des semis de Sorgho et de Mil en Haute-Volta (Démangé, 1966). Monsieur B. Dupont, Directeur de la Station de Saria, nous signale, in lût., que les dégâts sont « ... occasionnés uniquement entre le semis et la levée et sont d’autant plus graves que la levée est lente à cause de la sécheresse ». Voilà qui confirme bien les observations antérieures, à savoir que les Diplopodes, hôtes permanents du sol, trouvent dans les graines en germination et les jennes plants une nourriture dont ils sont particulièrement friands. Ces animaux inoffensifs, et qui jouent un rôle non négligeable dans l’évolution des sols, deviennent à ce 985 moment précis de véritables fléaux. 11 appartient aux agronomes de déterminer dans quelle mesure il est bon de se débarrasser complètement de ces animaux, et de découvrir les meilleurs moyens d’éloignement ou de destruction. Signalons qu’à Saria, la désinfection du sol à l’Aldrin, avant le semis, a donné des résultats satisfaisants (B. Dupont in lût.). Description des formes nouvelles. Spirostreptidae. Globanus (?) voltaicus n. sp. i. Loc. : République de Haute-Volta, Koudougou, Station de Saria (I.R.A.T.), mai 1967, 5 (^, 1 (J imm., 5 Ç. Caractères morphologiques externes : Nombre de segments ; Holotype ^ : 52/1 Paratypes ^ : 51/1 (1 exemplaire) — 52/1 (2) — 55/1 (1) Ç : 51/1 (1) — 52/1 (2) — 53/1 (2) ^ imm. : 53/1. Diamètre : 4 mm. ; longueur : 45 mm. Coloration : dorsalement, alternance de zones blanchâtres (prozonites) et blanc-jaunâtres (métazonites) ; latéralement et ventralement, alternance de zones brunes foncées (prozonites) et blanc-jaunâtres (métazonites) ; tête et collum de coloration jaunâtre uniforme. Capsule céphalique glabre et lisse, régulièrement arrondie ; 3 stries occipi¬ tales transverses (la plus antérieure est incomplète) ; sillon occipital bien marqué. Labre tridenté, avec 7 + 7 fossettes piligères marginales et 2 + 2 paramargi- nales. Mandibule : un petit lobe arrondi vaguement crénelé à l’angle antéro-ventral du stipe. Gnathochilarium : 20 fortes soies à la base des stipes ; 4-6 de même type à la base des lames linguales. Collum : lobes pleuraux bien individualisés, bien arrondis. Segments moyens : Pores à partir du 6® anneau, situés nettement en arrière de la ligne de suture. Aux prozonites, 6-8 stries circulaires transverses ; les plus antérieures sont plus ou moins effacées ; la plus postérieure, située près de la suture au niveau des flancs, s’en éloigne notablement sur le dos ; l’espace ainsi délimité entre cette strie postérieure et la ligne de suture est très finement et régulièrement ponc¬ tué. Métazonites à striation dense à la base des flancs ; latéralement, ils sont 1. Bien que nous rangions cette espèce dans le genre Globanus Attems, 1914, nous remarquons qu’elle présente des caractères de Cairarostrefdus Sohubarl, 1050 (Brésil), en particulier par la forme régulière, non renflée à la base, du rameau séminal. 62 -- 986 — presque lisses, avec seulement quelques légères j)onctuations irrégulières. Limbe à bord absolument lisse. Pygidium entièrement glabre ; prolongement dorsal médiocre, en angle obtus très ouvert et émoussé. Valves anales avec seulement une large dépression para- marginale bien marquée. Pattes ambulatoires : des soles tarsales et tibiales sur toutes les pattes, sauf les P. 1 et P. 2. Caractères sexuels ^ : P. 1 ; coxite portant, à la base interne de sa face postérieure une expansion en lame applatie, aussi longue que large, horizontale et dirigée antérieurement, large comme la moitié de la base du coxite. Télopodite court, préfémur long, presque aussi long que l’ensemble des autres articles. P. 2 : télopodite également plus faible qu’aux autres pattes ambulatoires ; coxite allongé, deux fois plus long que large. Pattes copulatrices (fig. 1-4) : Paracoxite P large, à sommet arrondi. Coxite C se terminant par trois expansions a, b, c dont deux sont particulière¬ ment remarquables : l’expansion a prend naissance antérieurement sur le bord du feuillet interne ; elle est longue et grêle et dirigée distalo-transversalement ; l’expansion b est en forme de tête d’oiseau prolongeant distalement le feuillet externe ; l’expansion c, plus petite, est postérieure interne. Le gonocœle g est étroit mais ouvert sur toute la longueur du coxite. A noter, sur le bord interne du feuillet interne, un épaississement chitineux. Télopodite remarquable surtout par le fort développement de la corne fémo¬ rale cf. Cette corne, très fortement chitinisée, est droite et renflée, et brusque¬ ment rétrécie dans son 1/8 distal, qui se termine en pointe. Elle est implantée au niveau de la première géniculation du télopodite. Le reste du télopodite est affecté d’une 2® courbure fortement marquée au niveau d’une petite lame triangulaire m. Entre m et la base de la corne fémorale cf, le télopodite, étroit et rectiligne, est flanqué, sur presque toute sa face postérieure, d’une lame transparente, à bord régulièrement arqué et qui pousse distalement une pointe p.. Distalement par rapport à m, le télopodite prend la forme d’une lame t subrec¬ tangulaire, à bords subparallèles s’élargissant légèrement dans sa moitié distale au niveau d’une courte pointe n, et à extrémité un peu recourbée en cuilleron. Dans la moitié basale de t, se détache la branche séminale s ; celle-ci, bien déve¬ loppée, dessine un cercle presque fermé ; elle s’amincit à peine de la base vers l’extrémité ; l’apex est aigu et flanqué d’une dent préapicale. N. B. — Le genre Globanus comprend une seule espèce, G. integer (Karsch) Attems 1914, de nie San Thomé, qui se distingue nettement de la nôtre par les caractères sexuels suivants : Au télopodite : — base du rameau séminal très renflé, — corne du genou grêle et arquée, — lame tibiotarsale distale bien plus courte. Au coxoïde : absence d’une longne corne dirigée vers l’extérieur au sommet du feuil¬ let externe. Il semble que Rhopalopodilius molleri Verhoefî, 1892 puisse non seulement être rangé dans ce genre, mais aussi être considéré comme synonyme de G. integer, les télo- Fig. 1-4 : Globanus uollaicus n. sp. — 1, Moitié droite du bloc goiiopodial, face caudale. 2, Télopo- dite gauche isolé, vu de quart postérieur interne. 3, (^oxoïde gauche isolé, vue caudale. 4, Coxoïde droit isolé, face rostrale. — 988 — podites des goiiopodes étant identiques dans les deux espèces. Verhoeff, 1942, parlant de molleri dit bien que : « ein kniedornforsatz fehlt vollstandig » ; mais cette affirma¬ tion contredit formellement la figure 2 de sa publication de 1892, où l’on reconnaît, malgré la schématisation, une corne de la géniculation du télopodite. Compte tenu du doute dû à cette contradiction (que seul un examen des types peut dissiper), nous pen¬ sons que molleri Verhoeff, 1892 et integer (Karsch) Attems, 1914, sont synonymes. Le genre Rhopalopoditius Verhoeff, 1938 serait alors synonyme de Globanus Attems, 1914. Odontopygidae. Haplothysanus chapellei voltaensis subsp. n. Loc. : République de Haute-Volta, Koudougou, Station de Saria (I.R.A.T.), mai 1967, 32 16 Ç. Nombre de segments : : 54/1 (12 exemplaires) — 53/1 (6) — 52/1 (6) — 55/1 (4) — 56/1 (3) — 51/1 (1). Chez l’espèce type, les 3 ont la formule 61/1. Diamètre (cJ holotype) : 5 mm. ; longueur : 55 mm. Coloration : ventre et prozonites blanc-jaunâtres ainsi que la tête et les 5-6 premiers anneaux ; aux segments moyens, partie latéro-dorsale des métazonites grise antérieurement, brune sur les marges postérieures. Tête lisse et glabre ; marge du labre brune foncée : 3 3 fossettes piligères. Antennes n’atteignant que le bord postérieur du 3® anneau. Fig. 5-6- : H aplothysanu'i chapellei voltaensis subsp. n. — 5, Coxoïde gauche isolé, face roslrale. 6, Télo- podile isolé, face caudale. 6 bis, Profil de la base du tibiotarse du meme. — 989 — Ocelles en 8 rangs : 2, 4, 6, (i, 8, 9, 9, 10. Collum et striation des tergites comme chez chapellei. Epine dorsale des valves anales plus forte chez les (J que chez les $. Gonopodes (lig. 5-6) extrêmement voisins de ceux du type et ne s’en distin¬ guant que par les caractères suivants (voir Démangé, 1957, planche 1) : Télopodite : — épine a plus basale et plus courte ; — b n’est pas une petite épine, mais un lobe arrondi bien développé. — le lobe c est ici une lamelle triangulaire. Au coxoïde : - le bord distal externe 7i’est pas interrompu par une échandrure latérale profonde et le bord latéral ne montre pas de bosse tronquée saillante vers l’exté¬ rieur, mais une simple pointe émoussée. — lobe apical du feuillet postérieur plus arrondi que chez le type, et épine moins sinueuse. Chalepuncus (Tibiomusi mossiensis n. sp. Loc. : Uépubli(jue do Hauto-Volta, Koudougou, Station de Saria (I.R.A.T.), mai 1967, 5 1 $. Caractères morphologiques externes : Nombre de segments : (J : 66/1 (1 exemplaire) — 65/1 (2) — 64/1 (2) $ : 66/1. Diamètre : 2,5 mm. ; longueur : 35 mm. Eoloration : annelures assez régulièrement alternées de jaune (prozonite et 1/3 postérieur du métazonite précédent) et de brun foncé (2/3 antérieurs du métazonite). Tête, antennes et phygidium bruns. Capsule céphalique lisse et glabre ; sillon occipital et sillon interoculaire bien marqués ; 6 fossettes piligères au labre. Grands yeux noirs formés par une soixantaine d’ocelles disposés en 8 rangs : 1, 3, 5, 7, 9, 11, 13, 15. Antennes atteignant le bord postérieur du 4® anneau. Collum à bord latéral bien régulièrement arrondi, sans angle, ni antérieur, ni postérieur. Segments moyens : suture nette ; prozonite lisse à très fines et denses aréoles ; métazonite striolé sur toute sa surface, en plus des stries longitudinales latérales et ventrales. Limbe à bord crénelé comme chez C. ambitus Attems, 1914. Pygidium à prolongement dorsal en angle de 80® environ. Caractères sexuels ^ (Gonopodes, fig. 7-12) ; Coxoïdes (fig. 7-8) très comparable à celui de ambitus par sa construction générale et la forme du lobe distal interne K, mais s’en distinguant par ; 991 — la plus faible longueur et la plus grande largeur du lobe terminal L rabattu sur la face antérieure. — l’absence d’un fort lobe situé à mi-hauteur de la face interne, remplacé ici par une petite dent membraneuse M. — la présence d’excroissances chitineuses en mamelon N et N' , situées, l’une au tiers basal de la face postérieure, l’autre à la base de la face antérieure. Télopodite (fig. 9-12) ayant, comme ambitus, 2 épines tibiotarsale et (la basale est courte chez notre espèce), un lobe tibiotarsal It distal par rapport à la base (èe^) de l’épine e^, et une branche séminale s enroulée sur deux tours d’hélice. Les différences affectent surtout la partie tibiotarsale, qui, à l’encontre de ce qui s’observe chez ambitus, devient, vers la moitié de sa longueur, nette¬ ment bifide (2 branches T et t, fig. 10). Pour le détail, nous renvoyons le lecteur à nos figures. Notons toutefois que t est une gouttière limitée par deux parois lamellaires è et c ,que T est une grande lame en cueilleron délimitée par trois replis m, n, o et portant dans sa concavité, vers l’extrémité, une courte lamelle l (fig. 10). A noter, sur la face ventrale (fig. 11), la présence d’une lamelle longitu¬ dinale fortement colorée (parce que fortement chitinisée) k, qui semble prolonger longitudinalement un large boudin creux transverse y, dont la signification et la fonction nous sont inconnues. Dorsalement, se trouve une lame a transverse et hémicirculaire (fig. 10 et 12). Laboratoire de Zoologie (Arthropodes) du Muséum. BIBLIOGRAPHIE Attems, C., 1914. — Afrikanische Spirostreptiden. Zoologica, Stuttgart, 25, 65-66, pp. 1-235. Démangé, J. M., 1957. — Myriapodes Diplopodes du Tchad (A.E.F.) nuisibles au Cotonnier. Bull. Mus. Nat. Hist. Nat., Paris, 2® sér., 29, 1, pp. 96-105. — 1966. — Une nouvelle espèce du genre Peridonlopyge, nuisible aux plantations tropicales (Myriapode, Diplopode, Spirostreptoidea). Bull. I.F.A.N., 28, A, 3, pp. 986-988. ScHUBART, O., 1950. — Novos Diplopodos do Brasil. Papéis Avulsos, Sâo Paulo, 9, 11, pp. 145-157. SiLVESTRi, F., 1897. — Neue Diplopoden. Abh. Mus., Drosden, 6, 9, pp. 1-23. Verhoeff, K. W., 1892. — Bearbeitung der von A. Moller auf der Insel San Thomi eesammelten Chilopoden und Diplopoden. Berliner Entom. Zeitschr., 37, 2, pp. 193-202. — 1938. — Uber Diplopoden des Zoologischen Muséums in München. Zool. Jahrb. lena, 71, 1-2, pp. 1-190. — 1942. — Myriapoden der Insel Fernando Po und über der Ankerapparat und die Spermaleitung der Spirostreptiden. Zeitsch. f. Morph. Okol. Tiere, Berlin, 39, 1, pp. 76-97. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE Série — Tome 40 — N» 5, 1968 (1969), pp, 992-997. DERNIER STADE LARVAIRE PÉLAGIQUE ET POST-LARVE DE HETEROSQUILLA (HETEROSQUILLOIDES) BRAZIERI (MIERS, 1880J (Crustacés Stomatopodes ) . Par A. MICHEL i Introduction. Les traits morphologiques des stades larvaires pélagiques de Stomatopodes ne permettent pas de les relier à leurs adultes respectifs, mais dès la métamor¬ phose en post-larve la plupart des caractères spécifiques apparaissent. C’est la seule voie jusqu’à présent qui ait été suivie avec succès pour relier larves et adultes, (Alikunhi, 1950-1951 et M.^mning ,1962), les élevages à partir des œufs n’ayant jamais pu encore être conduits plus loin que les premiers stades pélagiques. Parmi les quelques 220 espèces adultes de Stomatopodes, on ne connaît actuellement les larves que d’une trentaine d’espèces et encore dans la plupart des cas seulement quelques stades. Au cours d’un trait de chalut pélagique Isaacs-Kidd (10 pieds) à 300 mètres, au large de la Baie de Saint-^ incent en Nouvelle-Calédonie, a été recueillie une larve de Stomatopode inconnue qui a été placée en aquarium, où elle s’est méta¬ morphosée 16 jours après en post-larve. Elle a survécu pendant deux mois et demi sans muer à nouveau quoiqu’elle s’alimentât régulièrement. 11 semble que la mort soit survenue juste avant une mue. Les caractères de la post-larve et le lieu de capture ont permis de l’identifier comme étant celles de l’espèce Ileterosquilla {Ileterosquilloides) brazieri (Miers, 1880). Dernier stade larvaire. La larve avait été placée dans un aquarium à circulation fermée qui venait d’être mis en service au laboratoire et on a choisi de la troubler le moins possible ; aussi elle n’a pas été décrite vivante mais uniquement d’après les caractères de l’exuvie. Certaines mesures sur la larve sont de ce fait imprécises. Description. — La carapace larvaire s’étend jusqu’au milieu du deuxième segment abdo¬ minal, les bords latéraux sont incurvés ventralement, finement dentelés le long de leurs parties postérieures et se terminent par une spinule à la base des 1. Océanographe biologiste, Centre O. R. S. T. O. M. de Nouméa, ^ 993 épines postéro-latérales. Le rostre est long et pointu, égal à la longueur de la carapace et dépourvu de spinules. Les épines antéro-latérales sont courtes comme l’épine zoale. Les épines postéro-latérales longues et fortes sont paral¬ lèles au corps et leurs extrémités dépassent le telson (fig. 1). — l’antennule est normale, le deuxième flagelle portant 10 groupes de poils sensoriels ; — les yeux sont unilobés ; Fig. 1. — H eterosquilla {HelerosquiUoides) brazieri. f.arve : a, carapace ; />, pince ravisseuse ; c, telson ; f/, uropodes. Post-larve : e, carapace ; /, pince ravisseuse ; lelsoti ; h, uro- podes ; i, j, e1 pâlie Ihoratdqfie. — 994 — — la pince ravisseuse est allongée, le propode ne porte pas d’épine dans sa région proximale et le dactyle n’a pas d’autre dent que la terminale ; — les appendices thoraciques 6 et 7 ont un endopode de forme ovale alors que l’appendice 8 a un endopode rectiligne ; — les segments abdominaux sont tous plus larges que longs et se terminent en épine aux angles postéro-latéraux. Le sixième segment possède en outre 2 épines submédianes sur son bord postérieur ; — le telson est plus large que long avec deux minuscules denticules à la base des épines latérales et intermédiaires, un denticule entre l’intermédiaire et la submédiane et 14 à 15 denticules entre le centre du telson et l’épine submé¬ diane. Il n’y a pas d’ornementation sur la surface dorsale et ventrale ; — l’exopode des uropodes porte 6 épines latérales et le prolongement ventral se termine en deux épines bien formées dont l’externe est légèrement plus longue que l’interne. Fig, 2. — Ileterosiquilla {IfeterosquUloides) hrazieri. Post-larve. Post-Larve. Description. — La carapace est très diminuée par rapport à celle de la larve, ses bords arrondis ; le rostre est cordiforme à bords très arrondis et possède une épine médiane aigüe, légèrement bifurquée dans le plan dorso-ventral (fig. 2) ; 995 — — les yeux sont petits et bilobés, la cornée étant insérée droit sur l’épi. Le somite ophtlialmique est complètement masqué par la plaque rostrale, l’excrois¬ sance dorsale étant constituée d’une paire d’épines longues et divergentes ; — un palpe mandibulaire existe ; — le dactyle de la pince ravisseuse porte six dents et le propode possède trois épines libres dans sa région proximale ; — les endopodes des appendices thoraciques 6 et 7 sont toujours ovales et l’endopode du 8® appendice thoracique est toujours rectiligne ; — les cinq premiers segments abdominaux n’ont plus d’épine aux angles postéro-latéraux. Seul le sixième sergment en possède, mais il a perdu les deux épines submédianes sur son bord postérieur ; — le rapport largeur/longueur du telson a encore augmenté. Ce dernier possède un denticule au coin de la dent latérale, 4 entre l’intermédiaire et la dent submédiane mobile et 12 submédians. Sur sa face dorsale existent 7 épines, les deux épines extérieures de chaque côté étant séparées l’une de l’autre et des 3 médianes par des amorces de sillon ; deux tubercules se dressent sur la partie antérieure ; sur la face ventrale une grande épine est située sous l’anus ; — l’exopode des uropodes porte toujours 6 épines mais le prolongement ventral s’est modifié : il est constitué de 2 épines triangulaires dont l’interne est nettement plus longue que l’externe. Coloration. La larve est complètement transparente et la pigmentation n’apparait pro¬ gressivement qu’après la métamorphose, la post-larve devenant opaque. Les premiers chromatophores apparaissent sur le premier et le dernier segment abdo¬ minal ainsi que sur le telson et les uropodes, pour présenter à la mort l’aspect de la figure n® 2. Métamorphose. Le passage de larve en post-larve ne s’accompagne pas comme pour les espèces du genre Squilla d’une importante diminution de taille. C’est surtout la cara¬ pace qui subit les plus grands changements ainsi que le telson et les uropodes ou les caractères distinctifs de l’adulte apparaissent (voir tableau et figure 1). Discussion. L’ensemble des caractères et surtout la présence d’une forte épine post-anale et d’une épine rostrale légèrement bifurquée fait que, dans l’état actuel de nos connaissances, cette post-larve ne peut appartenir qu’aux espèces H. latifrons ou //. brazieri. Ces deux espèces sont très voisines ; les caractères de différen¬ ciation donnés à l’origine par Miers (1880) ont été reconnus non utilisables par Chilton (1911), Kemp (1913), Stephenson et McNeil (1955) ; aussi cette dernière espèce avait été reléguée en synonymie. Stephenson (1962) réexami¬ nant les spécimens australiens et japonais trouve que les colorations et surtout les ornementations du telson sont différentes suivant l’origine ; il considère l’espèce de Miers comme sous-espèce de ff. latifrons, propre à l’héinisphèri^ Sud, la sous-espèce nominale étant propre à l’hémisphère Nord. Manning (1966) 996 — rétablit la validité des deux espèces par un ensemble de caractères qui diffèrent selon que les exemplaires proviennent du Japon ou de l’Australie et de la Nou¬ velle-Zélande. Malheureusement, ces critères de distinction ne sont pas visibles sur la post-larve, mais le lieu de capture de l’exemplaire que nous avons étudié permet de le rattacher sans grand doute à l’espèce Heterosquiïla brazieri. Cette espèce n’est connue à l’état adulte que par quatre spécimens australiens et deux néo-zélandais. Les larves semblent rares dans le plancton des eaux tropicales car, au cours des années 1966 et 1967, sur quelques 500 larves de Stomatopodes récoltés il n’a pas été trouvé d’autres exemplaires. Tableau I. — Comparaison : Larve — Post-Larve *. Larve 1 1 Posl-Larve liOngueur totale . 24,1 23,3 Carapace Longueur totale . 35,0 1 7,0 Largeur . 10,8 6,2 Épines postéro-latérales . 11,4 — Rostre Longueur . 11,1 2,0 Largeur . — 1,6 Abdomen Longueur . 10,0 9.6 Lpines postéro-latérales sur 5 premiers présentes absentes segments . Sur le 6® segment . présentes -f 2 snbmédianes absentes Telson Longueur . 3,3 2,1 Largeur . 4,7 4,6 Denticules . 14-2-1 12-4-1 Dent submédiane . fixe mobile Face dorsale . — 7 épines Face ventrale . — 1 épine Uropodes Exopodes . 6 épines 6 épines Prolongement basal . ép. ext. ép. int. ép. int. ép. ext. Résumé. Une larve inconnue de Stomalopode a été capturée et gardée dans un aquarium d’eau de mer en circulation. Une mue a donné une post-larve dont les caractères mon¬ trent qu’elle appartient à l’espèce Heterosquiïla (Heterosquilloides) brazieri (Miers, 1880). Post-larve et mue larvaire sont décrites et figurées. 1. Mesures en mm. Summary. An unknown stomatopod larva was caught and kept living in a circulating sea water aquarium where it molted to the post-larval stage. The characters of the post-larva show it belongs to the species Heterosquilla (Heterosquilloides) brazieri (Miers, 1880). Post-larva and larval cast are described and illustrated. BIBLIOGRAPHIE Alikunhi, K. H., 1942. — On some Squilla larvae from Madras plankton. Curr. Sci. Bangalore, 11, 2, pp. 56-58. — 1951. — An account of the Stomatopod larvae of the Madras plankton. Records Indian Muséum, 49, pp. 219-239. — 1958. — Notes on a collection of Stomatopod larvae from the Bay of Bengal. J. Zool. Soc. India, 10, pp. 120-147 Manning, R. B., 1962. — Alima hyalina Leach, the pelagic larva of the Stomatopod Crustacean Squilla alba Bigelow. Bull. Marine Sci. Gulf and Caribbean, 12, 3, pp. 496-507. — 1963. — Preliminary révision of the Généra Pseudosquilla and Lysiosquilla with descriptions of six new Généra. Bull. Marine Sc. Gulf and Caribbean, 13, 2, pp. 308-328. — 1966. — Notes on some Australian and New-Zealand Stomatopod cruslacea, with an account of the species ocllected by the fisheries investigation ship Endeavour. Records Australian Muséum, 27, 4, pp. 79-137. Stephenson, W. — Some interesting Storaatopoda mostly from western Australia. Roy. Soc. Western Australia, 45, 2. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2e Série — Tome 40 — N» 5, 1968 (1969), pp. 998-1018. MOLLUSQUES RÉCOLTÉS PAR M. HOFFSTETTER SUR LES COTES DE UÉQUATEUR ET DES ILES GALAPAGOS. VENERIDAE Par E. FISCHER-PIETTE M. R. Hoffstetter, qui fut pendant plnsienrs années (1946-49) Professeur de la Mission Universitaire française en Équateur et Directeur scientifique de la section de sciences biologiques à l’École Polytechnique de Quito, fit à cette occasion d’importantes récoltes malacologiques en Équateur. Il publia les Mollusques quaternaires, en 1948 (note préliminaire) et 1954, Moluscos subfosiles de los estanques de sul de Salinas, Bol. Inst. Cienc. Nat. (Quito), I, pp. 5-79 Mais il avait récolté en même temps des Mollusques actuels, qu’il rapporta en partie an Laboratoire de Malacologie du Muséum et laissa en partie à l’École Polytechnique de Quito. L’étude des lots présents an Muséum est en cours. Voir les notes déjà publiées au Bulletin du Muséum par M**® Cauquoin. La présente note est relative aux Veneridae. Dans notre exposé nous nous conformons essentiellement à l’ordre adopté par Olsson (1961), le dernier auteur qui ait traité de l’ensemble des Veneridae de la région qui nous intéresse. Dosinia (Dosinia) semiobllterata Desh. 1853. Dosinia semiohliterata Deshayes, Cat. biv. Sh. Brit. Mus., p. 6. 1856. — Annae Carpenter, Cat. Mazatlan, p. 61. 1857. — — Carpenter, Rep. Brit. Ass. Adv. Sc., 1856, p. 305. 1862. — semiohliterata Desh. Rômer, Monogr. Dosinia, p. 11. 1862. — Annae Carp. Romer, Ibid., p. 18, pl. IV fig. 1. 1902. — (Dosinidia) Annae Carp. Dall, Proc. U. S. Nat. Mus., 26, p. 384. 1938. — Annae Carp. Bales, Nautilus, 52, p. 45. 1958. — annae Carp. Keen, Sea Sh. Trop. W. Amer., p. 136, fig. 304. 1961. — {Dosinidia) annae Carp. Olsson, Moll. Trop. East. Pacif., p. 262, pl. 42, fig. 2. 1967. Desh. [Dosinia) semiohliterata Fischer-Piette et Delmas, Mém. Mus., Zool., 47, p. 69, pl. 11, fig. 4 à 6. 1. O travail fut à nouveau publié, peu après, par deux organismes différents : 1954, Bol. Injorm. (’ientif. yacion. (Quito), VII, 6- à 65 ; et 1955, licoista Biol, marina ( Valparaiso), \\ pp. 132-203, mais dans cette dernière publication les figures n’ont [las été reproduites. — 999 — M. Hoffstetter a récolté à Alacames fi valves (3 droites et 3 gauches). Certaines sont très grandes, peut-être les plus grandes qui aient jamais été publiées. Voici, en millimètres, les hauteurs et largeurs de chacune : 63 X 61 ; 62 X 60 ; 57 X 55 ; 52 X 50 ; 50 X 49 ; 49 X 47. Ces exemplaires furent mention¬ nés, avec figures, dans notre travail de 1967, mais en plaçant par erreur Ata- cames au Pérou et non en Équateur. Nous remercions Miss Myra Keen de nous avoir signalé cette erreur in litteris. Tivela byronensis Gray. 1835. Cytherea radiata 1838. Trigona Byronensis 1844. Cytherea Hindsii 1851. — — Hanl. 1864. Tivela radiata Sow. 1903. — Byronensis Gray 1942. — byronensis Gray 1948. — — — 1958. — — — 1961. — [Tivela) byronensis Gray SowERBY [non Megerle), Proc. Zool. Soc. Lond., p. 23. Gray, Cal. Cytherea, Analyst, VIII, p. 304. Hanley, Cat. rec. biv. Sh., Append., p. 356, pl. 15 fig. 35. Sowerby, Thés., II, p. 614, pl. 128 fig. 27. Romer, Monogr. Venus, p. 13, pl. 6 fig. 1 a, b, c, e, f, g. Dall, Synops. Vener., Proc. U. S. Nat. Mus., 26, p. 385. E. Fischer-Piette et P. -H. Fischer, Révis. Tivela, J. Conchyl., 85, p. 43. Hertlein et Strong, Zoologica, 33, p. 166. Myra Keen, Sea Sh. Trop. W. Amer., p. 125, fig. 273. Olsson, Moll. Trop. East. Pacif., p. 267, pl. 4 fig. 3, 6, 6 a, 7, 8, 8 a. On trouvera une bibliographie plus étendue dans notre travail de 1942. Cette espèce est connue de la Basse Californie au Nord du Pérou et a déjà été citée de diverses localités d’Ecuador. M. Hoffstetter nous a remis un lot de valves (dont des jeunes et très jeunes) récolté par lui à Atacames. Tivela planulata Brod. et Sow. 1818. Cytherea mactroides 1829. — planulata 1851. — — Brod. 1864. Tivela planulata Br. et S. 1903. — — Sow. 1942. — — Br. et S. 1958. — _ — — [Planitivela) planulata Br. et S. Lamarck [non Born), Anim. s. Vert., V, p. 567 [557]. Broderip et Sowerby, Zool. Journ., V, p. 48. Sowerby, Thés., II, p. 618, pl. 127, fig. 13. Romer, Monogr. Venus, I, p. 8, pl. 3, fig. 2. Dall, Syn. Veneridae, Proc. U. S. Nat. Mus., 26. p. 385. E. Fischer-Piette et P. -H. Fischer, Révis. Tivela, J. Conchyl., 85, p. 31. Myra Keen, Sea Sh. Trop. W. Amer., p. 126, fig. 277. Olsson, Moll. Trop. East. Pacif., p. 269, pl. 44. fig. 5, 5 a. 1961. - iüÜO On trouvera une bibliographie plus étendue dans notre travail de 1942. Alors que dans le travail en question nous avions réuni à T. planulata, à titre de variété, T. hians Phil., Myra Keen et Olsson, les traitent en espèces dis¬ tinctes. Je me rallie à leur opinion après avoir ré-examiné notre matériel. Cette espèce est connue du golfe de Californie au Nord du Pérou. M. Hoffstet- TER nous a remis des exemplaires récoltés par lui à Santa Elena. Tivela Argentina Sow. 1835. Cytherea argentina 1851. — — Sow. 1864. Tiaela argentina Sow. 1903. _ _ — 1942. — _ — 1948. _ — — 1958 — — — 1961. — (Pachydesma) argentina Sow. SowERBY, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 46. SowERBY, Thés., II, p. 622, pl. 129, fig. 62. Romer, Monogr. Venus, I, p. 17, pl. 5, fig. 4. Dall, Syn. Vener., Proc. U. S. Nat. Mus., 26, p. 385. E. Fischer-Piette et P. -H. Fischer, Révis. Tivela, J. Conchyl., 85, p. 38 Hertlein et Strong, Zoologica, 33, p. 166. Myra Keen, Sea Sh. Trop. W. Amer., p. 124, fig. 271. Olsson, Moll. Trop. East. Pacif., p. 270, pl. 41 fig. 1. On trouvera une bibliographie plus étendue dans notre travail de 1942. Cette espèce est connue de Mazatlan (Mexique) au Nord du Pérou. M. Hoff- STETTER a récolté sur la plage de Atacames une valve de 72 mm de haut. Macrocallista (Macrocallista) squalida Sow. 1835. Cytherea squalida 1851. — — Sow. 1902. Macrocallista {Chionella) squalida Sow. 1948. Megapitaria squalida Sow. 1952. — — — 1958. — — — 1961. Macrocallista {Macrocallista] squa¬ lida Sow. SowERBY, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 23. SowERBY, Thés., II, p. 629, pl. 131, fig. 87, 88, 89. Dall, Synops, Vener., Proc. U. S. Nat. Mus., 26, p. 386. Hertlein et Strong, Zoologica, 33, p. 168. Hoffstetter, Roi. Inst. Cienc. Nat., I, p. 28. Myra Keen, Sea Sh. Trop. W. Amer., p. 134, fig. 303. Olsson, Moll. Trop. East. Pacif., p. 273, pl. 46, fig. 2-2 c. LÉCENDE DE LA PLANCHE I Fig. 1 à 5. — Pitar elenensis Olsson. ün individu de l*unta Santa Elena (Ecuador). X 1. Fig. 6 et 7. — .Même espèce. Un individu plus élevé, de Punla Santa Elena (Ecuador). X 1. Fig. 8 et 9. — Même espèce. Un individu plus allongé, de Punla Santa Elena (Ecuador). X 1. Fig. 10 et 1 1. — Pitar floffstflteri n. sp. Type, île Raltra ((lalapagos). X 1. E. FISCIIER-PIETTE PLANCHE I E. EISCIIER-PIETTI' PLANCHE II 18 19 IhilL Mus, lli si. nal., sér., 1. 40, U» 5, 1068. — 1001 — Espèce connue du golfe de Californie au Nord du Pérou. M. Hoffstetter a récolté à Santa Elena 30 valves, de 79 mm de taille maxima, et de toutes dimensions inférieures jusqu’à 7 mm. Macrocallista (Megapitaria) aurantiaca Sow. 1831. Cytherea aurantiaca 1851. — aurantia Hanl. 1902. Macrocallista [Chionella] aurantiaca Sow. 1948. Megapitaria aurantiaca Sow. 1955. _ _ _ 1958. _ _ _ 1961. Macrocallista {Megapitaria) auran¬ tiaca Sow. SowERBY, Gen. Rec. and Foss. Sh., 2, pt. 33, pl. 196, fig. 3. SowERBY, Thés., II, p. 628, pl. 132, fig. 97. Dall, Synops. Vener., Proc. U. S. Nat Mus., 26, p. 386. Hertlein et Strong, Zoologica, 33, p. 168. Hoffstetter, Revista Biol, mar., V, p. 153. Myra Keen, Sea Sh. Trop. W. Amer., p. 134, fig. 302. Olsson, Moll. Trop. East. Pacif., p. 273, pl. 46, fig. 1-1 c. Espèce connue de la Basse Californie au Pérou. De Santa Elena, 2 exemplaires, un petit (55 mm) et un grand dont les dimen¬ sions 113 X 93 X 65 mm, dépassent celles mentionnées par Myra Keen (112 mm) et par Olsson (110 mm) ainsi que celles des plus grands échantillons qui se trou¬ vaient jusqu’ici dans les collections du Muséum. Pitar (Pitar) elenensis Olsson. 1961. Pitar {Pitar) elenensis Olsson, Moll. Trop. East. Pacif., p. 275, pl. 45. fig. 1-1 b. M. Olsson a fait connaître que cette espèce s’étend de Panama au Nord du Pérou. Il l’a citée, en ce qui concerne l’Ecuador, de Jaramijo et de Santa Elena, et c’est de cette dernière localité que vient l’holotype, une valve droite mesurant 45,5 mm de long, 39 de haut et 14,9 d’épaisseur. Dans les récoltes que M. Hoffstetter nous a remises, se trouvent 21 échan¬ tillons que nous rapportons à cette espèce. Ils étaient étiquetés P. pollicaris ou « P. grupo pollicaris » (l’espèce de Olsson n’était pas encore décrite) de sorte que la citation, par cet auteur, de P. pollicaris à la page 28 de son article de 1952, devait concerner P. elenensis en plus de P. pollicaris dont nous parlerons plus loin. De ces 21 échantillons, 2 sont des fossiles, du niveau pléistocène n^ 3 de Hoff- LÉGE.VnE DE J.A PLANCHE II Fig. 12 el 13. — Pitar pollicaris Carp. Quaternaire de Salinas. X 1. Fig. 14 à Hi. — A^rioponia acjfuinoctialis n. sp. Typc> Santa Pdena. X 1. Fig. 17 à 11). — Chionopsis olssoni n. sp. Type, .Mania. X 1. 63 1002 — STETTER, de Salinas ; les autres, actuels (dont plusieurs très jeunes et fragmentés) sont de Santa Elena. Le plus grand a la même taille que le type, mais il est bivalve et nous donne la possibilité de compléter la description et la figuration de l’espèce (fig. 1 à 5). Longueur 45 mm ; hauteur 39 mm ; épaisseur 27 mm. Sur les figures nous avons renforcé au crayon les contours de la lunule, de l’area, des impressions musculaires, et la ligne palléale. La lunule, plate, en fer de lance, nettement délimitée par un fin sillon, a 15,5 mm de long sur 9 mm de large. Sa surface est très rude du fait des côtes de croissance très marquées et très serrées, rectilignes et divergentes, dont les prolongements bors de la lunule n’ont plus qu’un relief bien moindre. Ligament très court, 11 mm. L’area ligamentaire n’a pas été mentionnée par Olsson, et de fait sur la valve droite (seule présente dans son type) elle est obsolète et brève, mais sur la valve gauche elle est nette et longue. La dent latérale est très brève (1,6 mm), très saillante (2 mm), et assez étroite. Variations. — Olsson a figuré (pl. 45 fig. 1 b) un individu moins haut que le type, et à sommet moins dégagé. Nous donnons deux figures d’autres aspects : un individu plus haut (fig. 6 et 7), et un individu peu élevé dont le sommet est très dégagé (fig. 8 et 9), tous deux de Santa Elena. On peut se demander si l’exemplaire court des fig. 6 et 7 ne correspond pas à Pitar consanguineus décrit de Panama par Adams en 1852, Ann. Lyc. Nat. Hist. N. Y., 5, pp. 496 et 545, figuré par Sowerby, 1853, Thés., II, p. 743, pl. 163 fig. 203, par Rômer, 1867, Monogr., Venus, I, p. 108, pl. 38, fig. 5, par Myra Keen, 1958, p. 128, fig. 284 et par Olsson, 1961, p. 274, pl. 45, fig. 3-3 c, et qui est connu de Port Giiatulco (Mexique) à Pinas Bay (Panama) selon Hertlein et Strong, 1955, Moll. Askoy Exped., Bull. Am. Mus. N. IL, 107, p. 189. Dans sa description de P. elenensis, Olsson dit : « A much larger species than P. con¬ sanguineus and also distinguislied by its more trigonal shape, longer and strigh- ter anterior side, and by its larger lunule which is not impressed in the middle ». Or la lunule de notre exemplaire court est déprimée au lieu d’être presque plate comme elle l’est chez le grand spécimen des figures 1 à 5 ; elle est d’ailleurs semblablement déprimée chez notre exemplaire allongé des fig. 8 et 9. Chez nos autres exemplaires on trouve des intermédiaires, pour les contours généraux comme pour la forme. Aussi nous sommes-nous demandé si P. elenensis, dont l’aire d’habitat succède vers le Sud à celle de P. consanguineus, ne devait pas être mis en synonymie avec cette espèce. Nous sommes retenus de le faire par la coloration uniformément crème de nos exemplaires alors que consanguineus porte souvent des dessins colorés, et par le fait que, n’ayant pas en mains d’exem¬ plaires de consanguineus, nous pensons que c’est à nos collègues américains qu’il revient d’examiner cette question. Signalons notre embarras relativement au sinus palléal. Olsson dit que chez P. elenensis il ne s’étend pas jusqu’au milieu de la coquille alors que pour P. consaguineus il écrit : « The palleal sinus is well developed and extends nearly to the middle of the cavity of the valve ». Il ne figure pas le sinus de consanguineus, mais Rômer et Myra Keen l’avf ient figuré, or sur leurs figures il est nettement plus court que sur la figure de elenensis donnée par Olsson (et il n’est pas plus large, donc on ne peut pas le dire bien développé). Sur nos figure 6 et 9 il est aussi réduit que sur les figures de consan¬ guineus de Rômer ; chez nos autres exemplaires il y a tous les intermédiaires entre cet état réduit et l’état plus développé montré par notre grand échantillon et celui qu’a figuré Olsson. 1003 Pitar (Pitar) hoffstetteri n. sp. Espèce fondée sur 5 échantillons de M. Hoffstetter, venant de l’île Baltra, Galapagos. Description du type (flg. 10 et 11). — C’est une valve droite. Longueur 23 mm ; hauteur 19 mm ; épaisseur 6 mm, l’échantillon bivalve pouvait donc avoir 12 mm. Sommet presque médian bien que nettement incliné vers l’avant. Le sommet est précédé par une région lunulaire très déprimée, ce qui fait que l’extrémité antérieure de la coquille a beaucoup moins d’élévation que la partie postérieure, plus largement arrondie. Bord ventral assez régulièrement arrondi. Pas d’area ligamentaire. La très vaste demidunule a 8 mm de long sur 2,5 mm de largeur maximale. Elle est délimitée par un très fin sillon. La coquille est luisante, et n’est sculptée que par des stries de croissance assez inégales mais faibles, qui se continuent dans la lunule. Plateau cardinal peu élevé (1,2 mm), charnière normale de Pitar. Les impressions musculaires ont très peu de hauteur, elles sont presque isodiamétriques aussi bien l’antérieure que la postérieure. Le sinus palléal est à la fois très large et très profond : large de 5 mm à la base, long de 9 mm, il dépasse nettement le milieu de la coquille par son extrémité régulièrement arrondie et à large rayon de courbure. La coquille est blanche sauf de petites taches orange le long de deux stries de croissance et, plus près du sommet, en désordre. Ce type est vraisemblablement un jeune, d’après ses dimensions. Paratypes. — Ce sont 4 valves beaucoup plus jeunes, ayant de 8 à 6,2 mm. Sur deux d’entre elles le sinus palléal est bien visible, il est proportionnellement encore plus largement arrondi que chez le type. Rapports et différences. — Cette espèce est proche de Pitar helenae Olss., que nous ne connaissons que par sa description, et devra peut-être lui être réunie. Si nous l’en séparons c’est en raison du sinus palléal, qui au lieu d’être « rather large but not long », est très large et très long, dépassant le milieu de la coquille. Elle se rapproche aussi de Pitar elenensis Olss., qui est plus haute par rapport à la longueur et dont le sinus palléal, « not extending to the middle of the shell cavity », est en outre bien moins largement arrondi à son extrémité (nous fai¬ sons en particulier la comparaison entre individus de même âge). Mais ces diffé¬ rences sont peu prononcées, et il ne serait pas étonnant que les trois espèces n’en fassent qu’une seule en fin de compte, dont le nom serait elenensis. Pitar (Hyphantosoma) pollicaris Carpenter. 1863. Diane prora Conrad. 1864. Callista pollicaris 1902. Pitaria pollicaris Carp. 1948. Pitar (Hyphantosoma] pollicaris Cptr. 1952. Pitar [Hyphantosoma] pollicaris Cptr. Reeve (non Conrad), Conch. Icon., 14, pl. 10, flg. 45. Carpenter, Ann. Mag. Nat. Hist., ser. 3, vol. 13, p. 132. Dall, Synops. Vener., Proc. U. S. Nat. Mus., 26, p. 387. Hertlein et Strong, Zoologica, 93, p. 173. Hoffstetter, Bol. Inst. Cienc. Nat., I, p. 28. — 1004 1958. Pilar [Ilyphantosoma) pollicaris Cptr. 1961. Pitar [Ilyphanlosoma) pollicaris Cptr. Myra Keen, Soa Sli. Trop. W. Amer., p. 130, fig. 291. Ü1.SSON, Moll. Trop. East. Pacit., p. 277, pl. 49, fig. 7. Alors que Dai.i, (1902) a cité cette espèce de « Gulf of California, Cape St. Lucas, and South to Callao, Peru » et que Myra Keen (1958) répète cette distribution, Olsson (1961) écrit : « This is a species of the Gulf of California. Records to tlie South, such as that of Dali from Callao, Peru, are questionable ». Cependant elle avait été citée de Salinas, Ecuador, par Hoffstetter, mais à l’état fossile, et nous avons en mains des échantillons de Salinas (niveau n° 3) qu’il a rapporté à cette espèce, or l’un d’eux (fig. 12 et 13) en fait partie incontestablement ; avec une sculpture onduleuse à l’arrière et à l’extrémité antérieure, avec une troncature à l’arrière correspondant à une zone de dépression bordant l’area ligamentaire, il ressemble tout à fait aux figures de Reeve, de Keen et de Olsson ; et de plus le sinus palléal large, terminé en pointe, est conforme aux descriptions. Cet échantillon nous prouve donc que, tout au moins au pléisto- cène supérieur, l’espèce descendait plus au sud que le golfe de Californie. Pour ce qui concerne l’époque actuelle nous ne pouvons pas apporter d’éléments relativement à la question posée par Olsson. Agriopoma aequinoctialis n. sp. Espèce fondée sur une valve droite, un peu roulée, récoltée par M. Hoff- STETTER à Santa Elena (fig. 14 à 16). Longueur 37 mm ; hauteur 35 mm ; épaisseur 11,5 mm (ce qui ferait 23 mm pour les deux valves), la coquille est donc assez bombée. Le sommet est presque médian, relativement peu incliné vers l’avant. Le bord ventral forme presque un demi-cercle régulier. La courbure de l’arrière est assez régulière, celle de l’avant comporte une très vaste dépression lunulaire de sorte que l’extrémité antérieure est en position basse et à rayon de courbure très réduit. 11 n’y a pas d’area liga¬ mentaire. l.a lunule, relativement plate, a 14 mm de long et 3,5 de largeur maxi¬ male. Elle est traversée par des stries de croisance qui sur le reste de la valve sont peu régulières et peu saillantes. Plateau cardinal élevé (4 mm) ; les dents sont très remarquablement groupées sur l’avant de ce plateau, en premier lieu du fait de la dent postérieure située tout près de la médiane ; entre ces deux dents se voit, contre le bord inférieur du plateau cardinal, un petit tubercule qui peut avoir la valeur d’un dédoublement de la dent postérieure (ou n’est peut-être qu’un caractère individuel) ; les dents postérieure et antérieure se rejoignent par-dessus la médiane ; la fosse correspondant au logement de la dent latérale est longue et profonde. Le sinus palléal est très ascendant, c’est un triangle à base fort large 10,5 mm) et dont l’extrémité (qui n’est pas un angle, mais un arrondi à rayon de courbure très bref) n’est pas loin d’atteindre le milieu de la longueur et de la hauteur de la coquille. La coloration extérieure est blanchâtre dans l’ensemble, avec un sommet rose-orange pâle d’où partent de vagues zones rayonnantes orange très pâle. L’intérieur est, dans la moitié supérieure, d’un rose très pâle se dégradant. Raim’orts et niFFÉRENCES. — Par rap|)ort à Callocardia calharia Dali 1902 (Proc. U. S. Nat. Mus., p. 402, pl. 14, fig. 3) l’aspect extérieur est peu différent bien que notre espèce soit plus haute par rapport à sa largeur et que son sommet — 1005 — soit plus médian, moins incliné. Le sinus palléal est très analogue si on on juge d’après la figure donnée par Olsson, 1961, pl. 49 fig. 5. Mais Dall écrit : « the muscular impressions quite small », ce qui se voit sur la figure d’OcssoN qui les montre très étroites, or chez notre espèce elles sont tout à fait différentes par leur largeur. La charnière est très différente de celle qu’a représentée Olsson, pl. 40, fig. 2, en particulier pour le réceptacle de la dent latérale. S’agit-il de Pitaria tomeana Dali (Ihid., p. 402, pl. XV, fig. 2) ? Cette espèce a, sur la figure de Dall, le même aspect extérieur que catharia et Olsson (p. 279) pense qu’il s’agit do catharia juvénile. Myra Keen (1958, p. 130) a donné trois figures de tomeana, très transverses, inala Sow. 1961. Hysteroconcha brevispinosa Sow. SowERBY, Thés., Il, p. 632, pl. 132, fig. 109. Hoffstetter, Bol. Inst. Cienc. Nat., I, p. 30. Oi-ssoN, Moll. Trop. East. Pacif., p. 284, pl. 47, fig. 4. Nous nous conformons à l’opinion de Olsson qui traite brevispinosa comme spécifiquement distincte de lupanaria alors que Dall (1902, p. 388) et Myra Keen (1958, p. 130) la considèrent comme synonyme de multispinosa, donc, à leurs yeux, de lupanaria. En effet, le contour général est nettement différent, le sommet étant plus étroit et le bord postéro-dorsal étant plus rectiligne. Deux lots de valves, l’un de Camarones (Esmeraldas), l’autre de Atacames, d’où vient l’échantillon le plus grand : 46 mm de long sur 39 de haut. Hysteroconcha rosea Broderip et Sowerby. 1829. Cytherea rosea 1851. Cytherea rosea Br. et Sow. 1902. Pitaria [Hysteroconcha) rosea Br. et Sow. 1952. Pitar [Hysteroconcha) rosea Br. et Sow. 1958. Pitar [Hysteroconcha) roseus Br. et Sow. 1961. Hysteroconcha rosea Br. et Sow. Broderip et Sowerby, ZüoI. Journ., 4, n“ 15, p. 364. Sowerby, Thés., II, p. 632, pl. 132, fig. 108. Dall, Synops. Vener., Proc. U. S. Nat. Mus., p. 389. Hoffstetter, Bol. Inst. Cienc. Nat., I, p. 30. Myra Kf:f,n, Sea Sh. Trop. W. Amer., p. 132, fig. 293. Olsson, Moll. Trop. East. Pacif., p. 284, pl. 47, fig. 3-3 d. On trouvera une bibliographie plus complète dans l’ouvrage de Olsson. Espèce connue du golfe de Californie au nord du Pérou. Six valves, de 45 à 51 mm, récoltées de Esmeraldas à Atacames. M. Hoff¬ stetter, dans son travail de 1952, l’a citée, actuelle, de la province de Esme¬ raldas et de .lama (Manabi). 1007 Lamelliconcha circinata Born. subsp. Alternata Brod. 1835. Cylherea alternata 1851. Ctyherea circinata Boni var. alter- nata Brod. 1868. Diane alternata Brod. 1948. Pitar [Lamelliconcha) circinatus Born subps. alternatus Brod. 1958. Pitar [Lamelliconcha) alternatus Brod. 1961. Lamelliconcha circinata alternata Brod. Broderip, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 45. SowERBY, Thés., II, p. 631, pl. 132 fig. 104. Romer, -Monogr. Venus, I, p. 136, pl. 36 fig. 2. Hehtlein et Strong, Zoologica, 33, p. 174. Myra Keen, Sea Sh. Trop. W. Amer., p. 132 fig. 294. Oi.ssoiN, Moll. Trop. East. Pacif., p. 286, pl. 48 fig. 1-1 b. Cette forme est connue du golfe de Californie au nord du Pérou. Selon les auteurs, elle est considérée comme une espèce, comme une variété de C. circinata de la côte atlantique, ou comme une sous-espèce de C. circinata. 11 est hors de doute que des exemplaires dépourvus de provenance ne pourraient pas être attribués au Pacifique plutôt qu’à l’Atlantique. Nous prenons le parti de traiter les exemplaires du Pacifique comme s’il s’agissait d’une sous-espèce géographique mais en spécifiant que c’est là une position qui n’est nulle nent valable du point de vue morphologique ou systématique ; ce n’est qu’une façon de procéder pour raisons de commodité, comme pour les cas, par exernpl p de Tivela byronensis par rapport à 7’. mactroides, ou de Dosinia amphidesm aides par rapport à D. exoleta. En effet, la séparation des listes bibliographiqu !j (et l’implication de la provenance) sont pratiques et rendent peut-être préfé.-able de ne pas procéder à une mise en synonymie pure et simple. Hoffstetter (1952, p. 28) cite alternata de la faune actuelle de l’Equiteur mais en faisant allusion à des échantillons divers qui, je le préciserai plus loin, ont fait l’objet d’erreurs de détermination empêchant d’insérer la citation dans la liste bibliographique ci-dessus. Dans le lot de ses récoltes, j’ai déterminé comme alternata des spécimens d’Atacames, de Manta, et de Santa Elena. Lamelliconcha vinacea Olsson. 1863. Diane circinata Born Reeve, Conch. Incovi., 14, pl. VII, fig. 25 a, 25 b. 1961. Lamelliconcha circinata Born subsp. Olsson, Moll. Trop. East. Pacif., p. 287, vinacea nov. pl. 48 fig. 2-2 b. Or.ssoN, qui cite cette forme du Mexique à Santa Elena (Ecuador), fait suivre sa description de la comparaison suivante : « Much smaller than L. circinata alternata, more ovate shape and usually of a different color ». Nous rapportons à cette forme des échantillons de couleur vineuse récoltés par M. Hoffstktteii : de Manta, 8 valves, de 31 à 20 mm ; et de Santa Elena, 4 valves, de 27 à 23 mm. Ils correspondent parfaitement aux figures de Olsson, 1008 Mais nous pensons devoir traiter cette forme en espèce distincte de circinata, car la charnière de la valve droite présente, pour le logement de la dent latérale, une fosse beaucoup plus étroite que celle de circinata. Nous souhaitons que nos collègues américains, qui disposent probablement d’un matériel plus abondant que le nôtre, veuillent bien examiner si cette différence est constante ou non (le fait que Olsson a décrit vinacea comme sous-espèce et non comme espèce, peut faire supposer que, pour ce qui concerne les différences indiquées par lui, des intermédiaires existent). Lamelliconcha concinna Sow. 1835. Cylherea concinna SowrmBY, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 23. 1851. — — Sow. SowERBY, Thés., II, p. 630, pl. 132, fig. 99, 100. 1961. Lamelliconcha concinna Sow. Olsson, Moll. Trop. East. Pacif., p. 287, pl. 48, fig. 4-4 c. En raison de la confusion qui a régné dans le groupe d’espèces dont fait partie L. concinna, Olsson considère que la limite Nord de cette forme est incertaine. Elle existe en tous cas à Panama et de là au Pérou (Tumbez). Pour l’Ecuador, Olsson cite Santa Elena. Cette espèce se trouve représentée dans les récoltes de M. Hoffstetter par de nombreux échantillons de Santa Elena, ayant de 38 à 4 mm ; mais ils y étaient étiquetés sous le nom Pitar alternata Brod., tandis que le nom concinna avait été donné à des paytensis ; je ne fais mention de ces erreurs que parce qu’elles expliquent le texte où Hoffstetter (p. 29) s’efforce vainement de voir clair dans les Lamelliconcha en commençant par dire : « La nomenclatura de las especies ecuatorianas de este subgénero es todavia confusa para mi ». Une de ses deux figures de Veneridae, celle de la p. 28 (fig. 5), représente, non pas L. alternata, nom inscrit dans la légende, mais L. concinna, au moins pour les deux valves de gauche. Lamelliconcha paytensis Orbigny. 1835. Cylherea afpnis I?i>oi>i;rii> (nol Gmei.i.n, 1789), Proc. Zool. Soc. Lond., p. 45. 1846. Venus paytensis Orbigny, Vov. Anier., mérid., V (3) Moll., p. 565. 1851. Cylherea affinis Brod. Sowkrby, Thés., II, p. 630, pl. 132, fig. 101. 1961. Lamelliconcha paytensis Orb. Olsson, Moll. Trop. East. Pacif., p. 288, pl. 48, fig. 6-6- b. Espèce connue depuis Panama au moins, jusqu’au Pérou, Pour l’Ecuador, Olsson la cite de Punta Ostiones, Esmeraldas, Sua, Manta, Santa Elena. Les récoltes de M. Hoffstetter contiennent, de Atacames, de nombreuses valves, de 40 à 6 mm, qui correspondent tout à fait à la figure donnée par Olsson. Mais elles étaient étiquetées concinna, ce qui contribue à expliquer l’embarras que manifestait Hoffstetter dans son texte (p. 29) sur les esjièces ecuadoriennes de Lamelliconcha dont nous avons déjà parlé. 1009 — Lamelliconcha unicolor Sow. 1835. Cytherea unicolor 1851. — — Sow. 1863. Dione unicolor Sow. 1948. Pitar (Pitar) unicolor Sow. 1958. _ _ _ — 1961. Lamelliconcha unicolor Sow'. SowERBY, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 23’ SowERBY, Thés., II, p. 629, pl. 131, fig. 90, 91. Reeve, Conch. Icon., pl. 8 fig. 33 a, 33 b. Herti.ein et Strong, Zoologica, 33, p. 171. Myra Keen, Sea Sh. Trop. W. Amer., p. 130, fig. 289. Olsson, Moll. Trop. East. Pacif., p. 289, pl. 40, fig. 3, pl. 49, fig. 4, 4 a. Les récoltes de M. Hoffstetter contiennent, du Sud d’Atacames, un exemplaire bivalve de 41 mm, une valve droite de 37 mm, et 7 petites coquilles de 11 à 4 mm ; tous sont de couleur blanche. En outre, de Santa Elena, un échan¬ tillon de 42 mm, de couleur brune très claire. Antigona (Ventricolaria) isocardia Verrill. 1870. Venus isocardia 1902. Cytherea (Ventricola) rigida Dillw. 1948. Antigona {Ventricola} isocardia Yer- rill 1952. Antigona {Ventricola) isocardia Ver¬ rill 1958. Ventricolaria isocardia Verrill 1961. Antigona {Ventricolaria) isocardia Verrill Verrill, Amer. Journ. Sc., 49, p. 221. Dall, Synops. Vener., Proc. U. S. Nat. Mus., 26, p. 390. Hertlein et Strong, Zoologica, 33, p. 178. Hoffstetter, Bul. Inst. Cienc. Nat., I, p. 30, fig. 6. Myra Keen, Sea Sh. Trop. W. Amer., p. 124, fig. 288. Olsson, Moll. Trop. East. Pacif., p. 292, pl. 50, fig. 2. La distinction entre V. rigida Dillw., 1817 et V. isocardia Verrill, 1870 ne repose que sur la localisation, atlantique (de la Floride au Brésil) pour l’une, pacifique (du golfe de Californie à l’Équateur) pour l’autre. Des individus dépour¬ vus de provenance ne pourraient être nommés. Ce n’est que pour des raisons de commodité que le nom isocardia est conservé, comme l’est le nom Tivela hyronensis par rapport à T. maclroides dont elle n’est séparée, comme dans ce cas-ci, que par l’isthme de Panama. Espèce connue du golfe de Californie à l’Ecuador où Olsson cite les provenances de Manta et Isla la Plata. Deux valves (de 59 et 54 mm) ont été récoltées par M. Hoffstetter à Manta. Periglypta multicostata Sow. 1835. Venus multicostata Sowerby, Proc. Zool. Soc. London, p. 22. 1853. — • — Sow. Sowerby, Thés., II, p. 706, pl. 152, fig. 10. Reeve, Conch. Icon., 14, pl. 3, fig. 9. 1863. 1010 — 1902. Cytherea [Cytherea] multicostata Sow. 1948. Antigona {Periglypta) multicostata Sow. 1952. Antigona [Periglypta) multicostata Sow. 1958. Periglypta multicostata Sow. 1961. — — — Dall, Synop. Vener., Proc. U. S. Nat. Mus., 26, p. 390. Hertlein et Strong, Zoologica, 33, p. 178. Hoffstetter, Bol. Inst. Cienc. Nat., I, p. 30. Myra Keen, Sea Sh. Trop. W. Amer., p. 123, fig. 267. Olsson, Moll. Trop. East. Calif., p. 293, pl. 50, fig. 3, 3 b. La distribution donnée par Olsson est de la Basse-Californie au Pérou (Cabo Verde) et aux Galapagos. Provenances citées pour l’Ecuador : Manta ; Isla la Plala ; Santa Elena. (Où M. Hoffstf.tter l’a trouvée fossile). Deux petites valves de Santa-Cruz, Galapagos ; et deux grandes valves, lie Beltra, Galapagos, tailles 95 et 101 mm. L’espèce peut atteindre de plus grandes dimensions. Par exemple, nous avons une valve de 110 mm récoltée aux Galapagos (Plazas) par M. R. Levêque (fondation Darwin, 1952) ; et Myra Keen mentionne un exemplaire de 118 mm. Chione (Chione) compta Brod. et Sow. 1835 Venus compta 1853. — — Brod. 1863. — — — 1902. Chione [Chione] compta Brod. 1909. Chione compta Brod. 1948. Chione [Chione) compta Brod. 1958. _ _ _ — 1961. — _ _ _ Broderip et SowERBY, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 43. SowERBY, Thés., II, p. 710, pl. 154, fig. 32 à 34. Rf.eve, Conch. Icon., 14, pl. 13, fig. 48. Dall, Synop. Vener., Proc. U. S. Nat. Mus., 26, p. 393. Dall, Proc. U. S. Nat. Mus., 37, p. 267. Hertlein et Strong, Zoologica, 33, p. 182. Myra Keen, Sea Sh. Trop. W. Amer., p. 141, fig. 319. Olsson, Moll. Trop. East. Pacif., p. 294, pl. 41, fig. 4 ; pl. 51, fig. 6, 6 a ; pl. 84, fig. 3, 4. Espèce connue de Panama (et peut-être du golfe de Californie) au nord du Pérou. C’est avec doute, en raison de leur état d’usure, que nous lui attribuons une valve de Manta et trois valves de Santa Elena. Sur une des valves de Santa Elena, il n’y a de côtes concentriques continues que dans le tiers supérieur ; sur le reste de la surface les côtes rayonnantes ne subissent pas d’interruptions sauf tout à fait à l’arrière, ce qui donne une légère analogie av-ec l’aspect de Chione columbiensis Sow. 1011 Chione (Chione) subimbricata Sow. 1835. Venus subimbricata 1853. — — Sow. 1863. _ _ — 1909. Anomalocardia subimbricata Sow. 1948. — — — 1952. — — — 1958. — — — 1961. Chione {Chione) subimbricata Sow. SowERBY, Proc. Zool. Soc. Loiid., p. 21. SowERBY, Thés., II, p. 711, pl. 154 lig. 35-38. Rekve, Conch. Icon., 14, pl. 19, lig. 85 a, b, c. Dall, Proc. U. S. Nat. Mus., 37, p. 268. Hertlein et Strong, Zoologica, 33, p. 189. Hoffstetter, Bol. Inst. Cienc. Nat., I, p. 33. Myra Keen, Sea Sh. Trop. W. Amer., p. 147, fig. 336. Olsson, .Moll. Trop. East. Pacif., p. 295, pl. 55, fig. 4-4 b. Espèce connue de la Basse-Californie au nord du Pérou. Pour l’Ecuador, Hoffstetter la cite (actuelle) de la péninsule de Santa Elena, et Olsson, de Esmeraldas, Caleras, Jaramijo, Manta, Punta Blanca, Isla la Plata, Santa Elena. Un bon nombre d’échantillons, les uns de Manta, les autres sans provenance précise. Chione (Chione) undatella Sow. 1835. Venus undatella 1853. Venus undatella Sow. 1893. Chione undatella Sow. 1902. Chione {Chione) undatella Sow. 1909. Chione undatella Sow. 1932. Chione {Chione) undatella Sow. 1948. — — — — 1958. _ _ _ _ SowERBY, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 22. SowERBY, Thés., II, p. 711, pl. 153, fig. 22. Stearns, Moll. Galapagos, Proc. U. S. Nat. Mus., 16, p. 375. Dall, Synop. Vener., Proc. U. S. Nat. Mus., 26, p. 392. Dall, Proc. U. S. Nat. Mus., 37, p. 268. Soot-Ryen, Pelecyp. Galapagos, Medde- lelser Zool. Mus. Oslo, p. 320. Hertlein et Strong, Zoologica, 33, p. 182. Myra Keen, Sea Sh. Trop. W. Amer., p. 142, fig. 321. Espèce connue de la Californie au Pérou. Un certain nombre de valves, de 35 à 9 mm, viennent des Galapagos, Ile Baltra. Une autre valve, des Galapagos aussi, nous a été remise en 1962 par M. R. Levêque (Laboratoire Darwin). Chione (Lirophora) mariae Orb. 1835. Venus Cypria Sowerby (non Brocchi nor Risso), Proc. Zool. Soc. Lond., p. 43. Sowerba', Thés., 2, p. 722, pl. 157, fig. 113. 1835. Sow. 1012 1846. Venus mariae 1909. Chione (Lirophora) mariae Orb. 1948. — _____ 1958. — _ _ _ 1961. — _ _ _ Orbigny, Voy. Amer. Mérid., V, p. 563. Dall, Pro. U. S. Nat. Mus., 37, p. 268. Hertlein et Strong, Zoologica, 33, p. 186. Myra Keen, Sea Sh. Trop. W. Amer., p. 146, fig. 331. ÜLSSON, Moll. Trop. East. Pacif., p. 296, pl. 49 fig. 8, 8 a. Espèce connue de la Basse-Californie au nord du Pérou. Cinq valves de Manta, et nombreuses petites valves (jusqu’à 3 mm) de Santa Elena. Chione (Iliochione) subrugosa Wood. 1828. Venus subrugosa 1853. — — Sow. 1909. Anomalocardia subrugosa Sow. 1948. — — Wood 1955. — — — 1958. — — — 1961. Chione [Iliochione) subrugosa Wood Wood, Ind. Test., Suppl., p. 5, pl. 2, fig. 6. Sowerby, Thés., II, p. 721,p 1. 155 ,fig. 63. Dall, Proc. U. S. Nat. Mus., 37, p. 269, pl. 26, fig. 3. Hertlein et Strong, Zoologica, 33, p. 190. Hoffstetter, Bol. Inst. Cienc. Nat., I, p. 33. Myra Keen, Sea sh. Trop. W. Amer., p. 148, fig. 338. Olsson, Moll. Trop. East. Pacif., p. 298, pl. 51, 6g. 5, 5 a. Espèce connue du sud de la Californie au Pérou ou au Chili. Hoffstetter, qui doutait déjà qu’il s’agisse d’une Anomalocardia et supposait que ce pou¬ vait être une Chione (du sous-genre Lirophora), l’a signalée, actuelle, de l’embou¬ chure des rios Santiago, Esmeraldas et Guayas. Il nous a remis 7 valves de l’île Puna et 6 sans provenance précise. Olsson a cité, pour l’Ecuador, Port Limones, Esmeraldas, Cojimenes, Manta, Santa Elena, Ile Puno. Chionopsis gnidia Broderip et Sowerby. 1829. Venus Gnidia 1853. — — Br. et S. 1909. Chione gnidia B. et S. 1948. Chione [Chionopsis] gnidia B. et S. 1952. — — — — 1958. — — — — 1961. Chionopsis gnidia B. cl S. Broderip et Sowerby, Zool. Journ., 4, p. 364. Sowerby, Thés., II, p. 709, pl. 154, fig. 25. Dall, Proc. U. S. Nat. Mus., 37, p. 268. Hertlein et Strong, Zoologica, 33, p. 184. Hoffstetter, Bol. Inst. Cienc. Nat., p. 32. Myra Keen, Sea Sh. Trop. W. Amer., p. 144, fig. 326. Olsson, Moll. Trop. Easl. Pacif., p. 300, pl. 49, fig. 1, 1 a. — 1013 Bien que Hertlein et Strong en 1948 aient donné pour cette espèce une distribution allant de la Basse-Californie au Pérou (Payta), que Hoffstetter, en 1952, l’ait citée, actuelle, de l’Ecuador (sans préciser de localité), que, en 1955, Hertlein et Strong (Askoy Expedit., Bull. Amer. Mus. Nat. Hist., 107, p. 193, pl. 1 lig. 1, 3) aient rattaché à gnidia, à titre de sous-espèce, la Chione jarnaniana Pilsbry et Olsson décrite de l’Ecuador (fossile, et retrouvée par eux vivante à Punta Pasado, Ecuador), et que Myra Keen, en 1958 ait encore donné pour distribution, de la Basse-Californie à Payta, Olsson, en 1961, ne donne pas d’autre distribution que le golfe de Californie ; il traite jarnaniana en espèce distincte (Ecuador) en ajoutant toutefois : « This shell may be the Southern form of Chione gnidia ». Or les exemplaires de M. Hoffstetter que nous rappor¬ tons à cette espèce, et qui comportent, de Atacames, Manta et Santa Elena, 38 valves (de toutes tailles de 50 à 4,5 mm), nous montrent tous les aspects allant de gnidia typique à jarnaniana. Nous refusons donc à cette dernière forme le rang d’espèce ou de sous-espèce. Chionopsis pulicaria Broderip et Sowerby. 1835. Venus pulicaria 1853. Venus cingulata Lk 1948. Chione {Chionopsis) pulicaria Brod. 1952. Chione {Chionopsis) pulicaria Brod. 1958. Chione {Chionopsis) pulicaria Brod. 1961. Chionopsis pulicaria Brod. Broderip et Sowerby, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 44. Sowerby, Thés., II, p. 729, pi. 161, fig. 191. Hertlein et Strong, Zoologica, 33, p. 184. Hoffstetter, Bol. Inst. Cienc. Nat., I, p. 32. Myra Keen, Sea Sh. Trop. W. Amer., p. 144, fig. 327. Olsson, Moll. Trop. East. Pacif,, p. 302. La distribution donnée par Hertlein et Strong était : du golfe de Californie à Tumaco, Colombie. Hoffstetter l’a citée, actuelle, de l’Ecuador, en précisant qu’il ne l’avait pas trouvée plus au sud que Manta. Malgré cela Myra Keen et Olsson ne la citent toujours que du golfe de Californie à Tumaco. Olsson ayant fait beaucoup de récoltes sur la côte de l’Ecuador, on aurait pu se deman¬ der si Hoffstetter n’avait pas fait une erreur de détermination. Il n’en est rien, j’ai en mains 9 échantillons de ses récoltes, d’ Atacames (de 33 à 7 mm), et il s’agit bien de C. pulicaria. Chionopsis olssoni n. sp. Nous faisons notre description sur une valve gauche récoltée par M. Hoff¬ stetter à Manta et qui est le seul exemplaire que nous ayons en mains (fig. 17 à 19). Longueur 48 mm ; hauteur 46 mm ; épaisseur 16 mm, ce qui ferait 32 mm pour les deux valves, la coquille est donc très bombée. L’avant et le bas, assez régulièrement arrondis, sont séparés du bord jiostérieur, assez rectiligne, par un pan coupé qui est le secteur d’aboutissement d’une zone rayonnante partie du sommet et qui est d’abord plate puis légèrement déprimée. Sculpture croisée — 1014 — faite de côtes concentriques très saillantes, continues, et de côte rayonnantes, peu saillantes, interrompues par les côtes concentriques. Les unes et les autres sont nombreuses. En partant d’une côte concentrique située à 2 cm du sommet, on compte, dans le centimètre suivant, 9 côtes concentriques ; il y en a 8 dans le dernier centimètre avant le bord ventral. Ces côtes sont de courtes lames dressées et même un peu inclinées vers le sommet et dont la surface dorsale est incisée par les sillons rayonnants. Les côtes rayonnantes sont, dans la région centrale de la coquille, au nombre d’une vingtaine par centimètre. Lunule de 9 mm de long et 3 de large, circonscrite par un large et très profond sillon, par¬ courue par des côtes de croissance très serrées et par quelques sillons radiaires, et teintée en brun très foncé. Area ligamentaire longue et large (29 X 4 mm), profondément déprimée près du sommet et presque plane à l’arrière, présentant une ride le long du ligament qui n’a que 13 mm de long, et irrégulièrement maculée de brun assez foncé sur fond crème. Le reste de la coquille porte des taches d’un brun moins foncé, d’abord assez nettes et orientées en zones rayon¬ nantes interrompues, et s’estompant en s’éloignant du sommet en même temps qu’elles confluent plus ou moins. Face interne teintée de lilas sauf à proximité du bord ventral. Plateau cardinal court et assez haut, à bord inférieur sinueux, à fortes dents. Le bord de la valve est crénelé, sauf sur la ligne postéro-dorsale. Impressions musculaires vastes. Sinus palléal un peu ascendant, petit (9 mm de long, 7 mm de base), à extrémité largement arrondie. Je pense que c’est à cette espèce qu’appartient la valve droite de Punta Blanca (Ecuador) représentée par Olsson, pl. 52, fig. 3, sous le nom Chionopsis purpurissata Dali. Rapports et différences. — Le nom purpurissata a été donné par Dale à une figure de Reeve intitulée Venus crenulata var., Gulf of California, Conch. Icon., pl. 13, fig. 46. Cette figure montre un arrière plus arrondi, une hauteur moindre par rapport à la longueur, et une sculpture rayonnante moins visible, que notre espèce. Myra Keen (1958, p. 144, fig. 328) représente sous le nom purpurissata un spécimen qui correspond très bien à la figure de Reeve ; elle donne pour distribution « The Gulf of California to Guatemala », comme avaient déjà fait Hertlein et Strong (1948, p. 185). Pour la forme que nous décrivons, les deux seules provenances sont de l’Ecuador, Manta et (Olsson) Punta Rlanca. Il se pourrait que, du Guatemala à l’Ecuador, il n’y ait rien qui corresponde à Tune ni à l’autre forme. En attendant de savoir s’il sera trouvé des intermé¬ diaires dans cette région intercalaire, il nous semble préférable de disposer de deux dénominations distinctes étant donné la forte différence morphologique. Notochione columbiensls Sow. 1835. Venus columbiensls 1853. — — Sow. 1863. — _ _ 1909. Chione (Timoclea) columhiensis Sow. 1948. Chione {Notochione) columhiensis Sow. 1952. Chione [Notochione) columhiensis Sow, SowERBY, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 21. SowERBY, Thés., II, p. 713, pl. 155, fig. 53, 54. Reeve, Conch. Icon., 14, pl. 15, fig. 61 a, 61 b. Dall, Proc. U. S. Nat. Mus., 37, p, 268, Hertlein et Strong, Zoologica, 33, p. 188. Hoffstetter, Bol. Inst. Cienc. Nat., I, p. 32. 1015 1958. Protothaca (Noiochione) columbiensis Myra Keen, Sea Sh. Trop. W. Amer., Sow. p. 150, fig. 344. 1961. Notochione columbiensis Sow. Olsson, Moll. Trop. East. Pacif., p. 303, pl. 41, fig. 6, pl. 52, fig. 1-1 b. Cette espèce est connue du Mexique au Pérou. M. Hoffstetter nous a remis, de Salinas, 3 exemplaires bivalves, de 51, 41 et 33 mm. Protothaca antiqua King et Broderip. Cette espèce a été citée de l’Ecuador d’après des échantillons récoltés par M. Hoffstetter et déterminés par Hertlein, mais ils appartiennent en fait à une autre espèce, décrite depuis lors par Olssox, Nioche Beili (voir plus loin). 11 y a donc lieu de rayer le nom Chione antiqua de la faune ecnadorienne. Protothaca (Tropithaca) grata Say. 1830. Venus grata Say, American Conchol., n° 3, pl. 26, fig. 3. 1958. Protothaca grata Say Myra Keen, Sea Sh. Trop. W. Amer., p. 148, fig. 340. 1961. Protothaca (Tropithaca) grata Say Olsson, Moll. Trop. East. Pacif., p. 305, pl. 53, fig. 2 à 2 b et fig. 7. Nombreuses valves de Camaronos et 2 valves d’Esmeraldas. Protothaca (Tropithaca) tricolor Sowerby. 1835. Venus tricolor Sowerby, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 41. 1853. — — Sow. Sowerby, Thés., II, p. 699, pl. 151 fig. 153. Dans les récoltes de .VI. Hoffstetter à l’île Baltra (Galapagos, sur la côte Sud), se trouve un lot de 15 valves de 36 à 18 mm, que M. A. Chavan a étiqueté Protothaca tricolor Sowerby. Venus tricolor Sow. est généralement considéré comme synonyme de V. grata Say. Nous n’avons pas à contester cette synony¬ mie, établie par des chercheurs probablement mieux placés que nous. Mais, croyant comprendre d’après les ouvrages, et aussi d’après les nombreux échan¬ tillons de la collection du Muséum, qu’il est habituel de donner e nom grata à des exemplaires à côtes assez serrées et nettement décussées aux extrémités, et nous trouvant ici en présence d’exemplaires à côtes relativement moins nombreuses et dont la décussation est très faible, et remarquant d’autre part que la figure de Sowerby de V. tricolor semble présenter ces mêmes caractères, nous avons conservé le nom mis par M. Chavan. Cette attitude n’est prise que pour faire mieux savoir de quoi nous parlons, de même que nous croyons devoir donner des figures (fig. 20 à 26). Ce lot de l’île Baltra est très variable. La lunule, cpii est toujours très courte et généralement très large, peut être plus ou moins étroite. Les côtes rayon¬ nantes peuvent se trouver sur toute la surface, ou manquer dans le tiers anté- — 1016 — rieur (sauf quelques-unes tout à fait à l’avant), ou encore, celles du quart anté¬ rieur peuvent être beaucoup plus larges et beaucoup plus plates (ce qui les rend peu discernables) que les autres. L’area, absente ou très étroite pour la valve droite, peut, sur la valve gauche, être absente, très étroite, ou bien individua¬ lisée (1 mm de large pour un exemplaire de 31 mm de long). Nioche (Nioche) asperrima Sowerby. 1835. Venus asperrima 1853. — — Sow. 1909. Chione (Timoclea) asperrima Sow. 1939. Chione asperrima Sow. 1948. Chione [Nioche) asperrima Sow. 1952. — _ _ _ 1958. Protothaca (Leucoma) asperrima Sow. 1961. Nioche (Nioche) asperrima Sow. Sowerby, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 42. Sowerby, Thés., II, p. 714, pl. 155, fig. 57, 58. Dall, Proc. U. S. Mus., Nat. 37, p. 268. Strong et Hertlein, Mar. Moll. Gala¬ pagos, Allan Hancock Exp., 2, p. 182. Hertlein et Strong, Zoologica, 33, p. 187. Hoffstetter, Bol. Inst. Cienc. Nat., I, p. 32. Myra Keen, Sea Sh. Trop. W. Amer., p. 149, fig. 341. Olsson, Moll. Trop. East. Pacif., p. 307, pl. 53, fig. 3, 3 a, pl. 54, fig. 6. Espèce connue du golfe de Californie au Pérou. Olsson, pour l’Ecuador, la cite de Pedernales et Puno Island. Les récoltes de M. Hoffstetter renferment, comme échantillons non-fossiles, de nombreux spécimens, les uns sans autres provenances que « Ecuador », d’autres de La Libertad et de Puna. Nioche (Nioche) subaequilateralis n. sp. M. Hoffstetter a récolté à Camarones 23 valves mesurant de 30 à 9 mm, qui nous semblent appartenir à une espèce non encore reconnue. Faute d’indi¬ vidus bivalves notre type sera composé de deux valves indépendantes. Description du type composite. — Valve droite (fig. 27 à 30). Longueur 27,4 mm ; hauteur 24,2 mm ; épaisseur 8 mm, ce qui ferait 16 mm pour les deux valves. Sommet presque médian, peu saillant, très peu incliné vers l’avant. Contour de la valve assez régulièrement ovalaire hors de la région du sommet même. Pas d’area ligamentaire. Lunule nettement délimitée par un sillon, longue de 8,8 mm, large de 2,1 mm. La sculpture est décussée, avec des côtes concentriques plus saillantes et moins nombreuses que les côtes rayonnantes. Dans le centimètre carré central les côtes concentriques sont au nombre de 14, et les côtes rayon- LÉGENDE DE LA PLANCHE III Fig. 20 à 2*2. — Protothaca tricolor Sow. Ile Baltra, Galapagos. X 1. Fig. 23 à 25. — De même. Un autre individu. X 1. Fig. 26. — De même. Un autre individu. Fig. 27 à 30. — Nioche subaequilateralis n. sp. Valve droite. X 1, sauf charnière X 2. Fig. 31 à 34. — Même esoèce, valve gauche d’un autre individu. X 1, sauf charnière X 2. 1017 — nantes au nombre de 18. Les côtes rayonnantes sont des cordons simples, sépa¬ rés par des fossés à peu près de même largeur qu’eux et parfois dédoublés. Chaque côte concentrique est constituée d’écailles jointives, à concavité vers le sommet et convexité vers le bord ventral, chacune correspondant à un fossé de la sculp¬ ture rayonnante, et avec des nodosités surajoutées en certains points. Ces côtes concentriques se modifient à leurs deux extrémités : à l’arrière elles deviennent plus saillantes-lamelleuses et s’inclinent vers le bord ventral ; à l’avant leur relief diminue et la sculpture rayonnante devient prédominante, mais sur la lunule elles accentuent leur relief par des écailles saillantes mais non plus jointives et qui cette fois correspondent aux côtes rayonnantes et non plus à leurs inter¬ valles. La lunule est d’une teinte gris foncé, le reste est vaguement moucheté ou chevronné en brun sur fond beige, le bord postéro-dorsal étant toutefois marqué d’un alignement de taches plus grandes et plus noirâtres. Plateau cardinal très long et peu haut (13 X 1,4 mm). La fosse de logement de la dent antérieure gauche est très longue, très étroite, très profonde. Sinus palléal sub-horizontal, étroit, peu allongé (7 mm, pour une largeur basilaire de 3 mm). Le bord de la valve est crénelé sauf pour la région postéro-dorsale. La surface interne est d’un violet noirâtre à l’arrière, se dégradant en allant vers l’avant. Valve gauche, qui constitue une variété de forme (fig. 31 à 34). Longueur 29,8 mm ; hauteur 27 mm ; épaisseur 9,5 mm, ce qui ferait 19 mm pour les deux valves. Sommet presque médian, très peu incliné vers l’avant, mais bien plus important que sur le demi-type gauche. Le contour général est bien moins ovalaire, non seulement du fait du sommet plus individualisé (avec, corréla¬ tivement, une nette dépression lunulaire), mais aussi parce que l’arrière est sub¬ anguleux dans son articulation avec le bord ventral. Pas d’area ligamentaire. Lunule de 9 X 2,6 mm. Les côtes rayonnantes, simples dans la région supérieure, sont souvent subdivisées en allant vers le bord ventral. La couleur est blan¬ châtre sauf la lunule brun-noirâtre et des vagues chevrons noirâtres vers l’arrière se transformant en bordure noire près dn ligament. Dent antérieure très longue (4 mm), très étroite (c’est une lamelle), bien saillante (1 mm), située franche¬ ment en bordure (sans intervalle) de la limite inférieure du plateau cardinal. Sinus palléal sub-horizontal, court (7 mm) mais large (4,5 mm à la base). L’inté¬ rieur est violet le long de la base et dans le sinus et se dégrade en allant vers le sommet. Rapports et différences. — Proche de Nioche {Nioche) asperrima, cette espèce en diffère (à taille égale) par le sommet bien moins incliné vers l’avant, situé en position plus médiane ; par la dent antérieure gauche plus longue, plus étroite (c’est une lamelle), plus accolée au bord inférieur du plateau cardinal qui est lui-même plus rectiligne à ce niveau ; corrélativement, sur la valve droite, la fosse correspondante est pins étroite et plus allongée, et l’angle formé an-des¬ sous d’elle par le bord inférieur du plateau cardinal, est moins prononcé. Nioche (Antinioche) beili Olsson. 1961. Nioche {Antinioche) beili Olsson, Moll. Trop. East. Pacif., p. 310, pl. 50 fig. 1, 1 a, 4. Nous rapportons à cette espèce, que Olsson a relevé depuis Panama jusqu à l’Ecuador (avec pour localités de l’Ecuador Esrneraldas, Sua, Pedernales, Cha- 64 — 1018 — rapota, Manta, Manglaralto, Santa Elena) huit valves (de 46 à 22 mm) récoltées par M. Hoffstetter à Manta. M. Hoffstetter (1952) ne pouvait évidemment les rapporter à Nioche beill qui n’avait pas encore été décrite. Elles étaient étiquetées Chione (Nioche) antiqua King et Brod. Il y a lieu de faire mention de cette première détermina¬ tion, car deux publications ont parlé de la présence en Ecuador, assez surpre¬ nante, de Chione antiqua King et Brod., espèce connue pour vivre en contrée froide, de l’Uruguay et de la Patagonie au Chili et au Pérou. Il en a été question dans le travail de M. Hoffstetter (1952, p. 30), et dans Herti.ein et Strong, « Askoy » Expédition, Bull. Am. Mus. Nat. Hist., 107, 1955, p. 195, qui l’ont même citée de Panama. Hoffstetter ne la cite qu’avec un point d’interrogation, et dit : « Se trata de una forma relativamente frecuente en la fauna actual, que conozco en el Ecuador desde el Rio Esmeraldas hasta Salinas. Era bastante comûn en el Pleistoceno (III Tablazo) de la Peninsula de Sta Elena, donde lo cité [il s’agit d’une note préliminaire de 1948, Bol. Inl. Cient. Nac., Quito, n^ 2] bajo el nombre de Periglypla sp. a base de una determinaciôn provisional efectuada por A. Cha- van ; por lin, une valva derecha de la misma especie figura en la fauna de le antigua laguna de Salinas ». « Algunos ejemplares modernos, comunicados a G. L. Hertlein, recibieron la determinaciôn siguiente : « This appears to be Chione antiqua King et Bro- derip ». Se trata de una especie méridional que Dali cita desde el Perù hasta Magellanes, pero que, segùn mis recolecciones, se extenderia hasta el Norte del Ecuador ». « Desgraciadamente, no dispongo de ninguna descripciôn o figura de la especie de King & Broderip. Pero no bay duda, que la forma aqui considerada perte- nece al género Chione, como le entienden Hertlein & Strong ». Hertlein et Strong disent que l’expédition de 1’ « Askoy » a récolté un seul exemplaire, à Bahia Santelmo, Panama (Isla del Rey, Pearl Islands), et ajoutent ; « The single left valve in the présent collection agréés well with the young stages of specimens collected by Robert Hofstetter along the Santa Elena Peninsula, Ecuador ». Je considère donc qu’il faut rayer de la faune écuadorienne et panaméenne le nom Chione antiqua qui correspondait en fait à ce que Olsson a décrit depuis lors comme Nioche Beili, précisément de Panama (où la localité qu’il donne est justement Pearl Islands) à Santa Elena. Paphonotia elliptica Sow. 1834. Petricola elliptica 1948. Irus (Paphonotia) ellipticus Sow. 1958. Irus (Paphonotia) ellipticus Sow. 1961. Paphonotia elliptica Sow. De Manta, 11 valves, de 13 à 35 mm, Sowerby, Proc. Zool. Soc. Lond., p. 46. IIerti-ein et Strong, Zoologica, 33, p. 193. Myha Keen, Sea Sh. Trop. W. Amer., p. 138, fig. 313. Olsson, Moll. Trop. East. Pacif., p. 312, pl. 41, fig. 3, pl. 55, fig. 10. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2' Série — Tome 40 — N» 5, 1968 (1969), pp. 1019-1030. MOLLUSQUES RÉCOLTÉS PAR M. HOFFSTETTER SUR LES COTES DE UÉQUATEUR ET AUX ILES GALAPAGOS. MACTRIDAE Par Michèle CAUQUOIN Grâce à la générosité de M. IIoffstetter qui a enrichi les collections du laboratoire de Malacologie du Muséum de Paris de nombreux Mollusques récol¬ tés par lui-même sur les côtes de l’Equateur et des Iles Galapagos, nous avons pu étudier les Mactridae de cette région. Cette étude fait suite à celle des Telli- nidae d’abord, celle des Semelidae et des Donacidae ensuite, précédemment publiées La publication de M. IIoffstetter sur les Mollusques quaternaires en 1954 (Moluscos subfosiles de los estanques de sal de Salinas, Bol. informac. Cientific. Nacionales, n° 62 à 65, Quito) et les déterminations de M. IIoffstetter lui-même, M. Chavan et M. Hertlein ont facilité ce travail. Nous avons choisi l’ordre générique et subgénérique adopté par E. Lamy en 1917 dans la révision des Mactridae vivants du Muséum d’ Histoire Naturelle de Paris (Journ. de ConchyL, vol. 63, pp. 173 à 411). 1. Genre Mactra Linné, 1767. A. Sous-genre Mactroderma Dali, 1894. Mactra (Mactroderma) velata Philippi, 1848. 1848. Mactra velata 1850. — — Phil. 1852. _ _ — 1854. _ _ ^ 1856. Standella velata Phil. 1857. Mactra velata Phil. 1863. Standella velata Phil. Philippi, Zeitschr. für Mal., V, p. 153. Philippi, Abbild. und Beschreib. Conchy- lien, vol. 3, p. 137, pl. 3, fig. 5. C. B. Adams, Panama Sh., Ann. Lyc. N. H. New York, V, p. 518. Reeve, Conch. Icon., vol. 8, Mactra, pl. 5, fig. 20. H. et A. Adams, Gen. Rec. Moll., Il, p. 382. Carpenter, Rep. Moll. W. Coast N. America, pp. 280, 295, 304. Carpenter, P. Z. S. L., p. 368. 1. M. Cauquoin : Tellinidae. Butl. Mus. Hist. Nat., 2® sér.,40, 1, 1968, pp. 167-185. — Semelidae et Donacidae. Ibid., 2® sér., 40, n® 3, 1968 (1969), pp. 574-584. 1020 — 1868. Spisula [Mactromeris] velata Phil. 1969. Mactra (M.) velala Pbil. 1884. — — — 1893. Maclra paitensis 1894. Mactra (Mactroderma) velata Phil. 1894. Mactra [M.) velata Phil. 1898. — — — 1909. — — — 1917. — — — 1954. — — — 1961. — — — 1961. — — — Conrad, Cat., in Amer. J. of. Conch., III, p. 45. Martinez y Saez, Moll. Viaje Pacific Biv. mar., p. 11. Weinkauff, Conch. Cah., p. 76, pl. 26, fig. 3. Philippi, Espec. Chileii. Mactra, Anal. Mus. Nac. Chile, IV, p. 12, pl. III, fig. 11. Dall, Proc. Malac. Soc. London, 1, p. 211. Dall, Synops. Mactridae, N. W. Amer., Nautilus, VIII, p. 39. Dall, Tert. Fauna Florida, vol. III, part. IV, p. 875. Dall, Shells Peru, Proc. U. S. Nat. Mus., 37, pp. 274, 286. Lamy, Jour, de Conchyl., vol. 63, p. 243. Hoffstetter, Mol. subfosiles de los estanques de sal de Salinas, p. 50. Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, pp. 322, 323, pl. 58, figs. 1, 1 c. Keen, Sea Shells of Tropical West Ame¬ rica, p. 155, pl. 354. Cette espèce est connue de la Basse-Californie au Pérou. Selon M. Hoffstet- TEB, elle est fréquente dans la faune actuelle de la Péninsule de Sta Elena (1954, Mol. subfosiles de los estanques de sal de Salinas, p. 50). B. Sous-genre Mactrotoma Dall, 1894. Dans le sous-genre Mactrotoma, nous allons parler d’abord de la section Simomactra. En premier lieu, nous parlerons de Mactra dolabriformis jusqu’alors seule espèce connue de la section ; ensuite, nous nous arrêterons sur deux lots d’écbantillons présents dans les récoltes de M. Hoffstetter et que nous pen¬ sons pouvoir rattacher à cette section Simomactra et qui constitueraient une espèce nouvelle. En outre, nous rattacherons à cette section une troisième espèce, déjà connue, mais dont les affinités n’étaient pas encore entièrement établies. Mactra (Simomactra) dolabriformis Conrad, 1868. 1868. Spisula dolabriformis 1870. — — Conr. 1884. _ _ _ 1894. Mactrotoma {Simomactra) dolabri¬ formis Conr. 1894. M. (5.) dolabriformis Conr. 1917. _ _ — Conrad, Amer. Journ. of Conch., III, p. 193, et cat., ibid., p. 44. Conrad, ibid., V, p. 108, pl. 12, fig. 1. Weinkauff, Conch. Cab., p. 114. Dall, Proc. Malac. Soc. Lond., I, p. 211. Dall, Nautilus, VIII, p. 40. Lamy, Journ. de Conchyl., vol. 63, p. 263. 1021 1944. — — — Smith, Panamic Marine Shells, p. 67, fig. 865. 1945. — — — Burch, Min. Conch. South, alif., n° 44, pp. 17, 18. 1961. M. (M actromeris) dolabriformis Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, Conr. p. 323, pl. 57, figs. 1, la, pl. 58, fig. 4, 4 a. Cette espèce rare récoltée au sud du Rio Atacaraes, se rencontre du sud de la Californie à l’Equateur. En comparant la valve droite de notre échantillon à celle des échantillons de la collection du .Muséum, nous pouvons observer une variation minime dans la forme du sinus palléal qui est généralement arrondi, mais qui peut être plus ou moins tronqué en sa partie antérieure et supérieure. Mactra (Simomactra) hoffstetteri n. sp. Description de i.’exemplaire-type ; n’ayant pu avoir en main les deux valves d’un même individu, nous avons dû faire notre description sur deux valves, droite et gauche, de deux individus différents, d’une même teinte de fond blanc-jaunâtre interrompu par des bandes concentriques gris clair. La valve gauche type mesure 30 mm de large sur 21 mm de haut et 7,8 mm de diamètre. La coquille est triangulaire, assez inéquilatérale ; le bord ventral est assez régulièrement arrondi, sa jonction avec le bord antéro-dorsal est moins angu¬ leuse que sa jonction avec le bord postéro-dorsal. Le bombement de la surface dorsale présente, antérieurement et postérieurement, des ruptures de pente délimitant les territoires marginaux, l’arrière étant plus brusque et subcarénal. Les deux territoires marginaux présentent des plis obliques qui se continuent, après rétrécissement, en stries concentriques sur le reste de la coquille. La région de l’angle formé par la surface externe dorsale et la marge postérieure est limitée dans sa région postérieure par une zone radiaire légèrement déprimée de 2 mm de large qui est précédée par une zone grisâtre de 1 mm de large. Ces deux zones vont en se rétrécissant depuis le bord ventral jusqu’à la région du sommet. La charnière est typique de la section Simomactra : la dent cardinale est bifide en forme de V renversé (2 a-2 b). Parallèlement à la branche antérieure de la dent cardinale se trouve une lamelle accessoire (1) aussi longue qu’elle. D’autre part, il existe une très fine lamelle supplémentaire (4 b) juxtaposée à la branche postérieure de la dent cardinale et limitant le bord antérieur du chondrophore. Les dents latérales sont simples, lamelliformes et lisses (LA II et LP II). Le sinus palléal est court et trapu, son extrémité antérieure, régulièrement arrondi, se trouve au niveau de la branche postérieure de la dent cardinale. L’impression du muscle adducteur postérieur est plus grande que celle du muscle adducteur antérieur. La valve droite type mesure 23 mm de large sur 17 mm de haut et 5,5 mm de diamètre. La forme générale est semblable à celle de la valve gauche, la seule différence porte sur l’absence de zone radiaire grisâtre. Dans la charnière, la lamelle acces¬ soire (F) est courte, réduite à son extrémité distale qui est juxtaposée à l’extré- 1022 mité distale de la branche antérieure (3 a) de la dent cardinale. Les dents laté¬ rales (LA II, LA 111 et LP II, LP III) sont doubles, ménageant entre elles un profond sillon. Cr Fig. !. — Marira (Sinioinartra) hoffstetteri n. sp. VG ; valve gauche ; VD ; valve droite ; 'ia-Sa : branche antérieure de la dent cardinale ; 2h-3b : branche postérieure de la dent cardinale ; éb : lamelle accessoire supplémentaire ; Ch : chondrophore ; Cr : crochet ; 1-1' : lamelle accessoire ; LA II-LA IIJ : dent latérale antérieure ; LP II-LP lit : dent latérale postérieure. Localité type ; Atacames. Distribution : d’autres exemplaires proviennent du 3® Tablazo de Las Conchas dans la péninsule de Sta Elena ; les valves gauches de cette localité ne portent pas de zone radiaire grisâtre entre le crochet et le bord ventral. Le periostracum est plus ou moins bien conservé, mais on voit, au-dessous, les stries d’accroissement concentriques de la coquille. Rapports et différences : puisque nous plaçons Mactra hofjslelteri dans la section Simomactra qui ne comporte jusqu’ici que Mactra dolahriforrnis, c’est évidemment avec cette espèce qu’il faut la comparer d’abord. Mactra hojfsteUeri possède la même charnière, caractéristique de la section, et que Lamy 1023 — a figurée dans le Jour, de Conchyl., vol. 63, p. 263. La coquille de notre espèce est moins ovale, plus renflée que celle de Mactra dolabriformis, le côté anté.’ieur est plus allongé. Alors que Mactra dolabriformis présente en arrière du cro; het, d’avant en arrière, une carène peu visible, un pli distinct et une large rainure de 4 mm, mais peu profonde, Mactra hofjstetleri ne montre aucune de ces parti¬ cularités. Le crochet est beaucoup moins rejeté vers l’avant. Pour la teinte, Mactra dolabriformis possède un periostracum jaune olive alors que Mactra hoffstetteri semble en être dépourvue. Le sinus palléal est plus arrondi en son extrémité antérieure, il est moins large et plus élancé. Pour l’impression des muscles adducteurs, il n’y a pas de différences avec Mactra dolabiformis. Nous pensons pouvoir faire aussi une comparaison avec Mactra petiti d’Orb. déjà connue, mais que les auteurs n’ont pas encore affectée à une subdivision déter¬ minée, et l’inclure dans la section Simomactra. Bien qu’appartenant ainsi à la même section, Mactra hoffstetteri diffère de Mactra petiti par sa coquille moins allongée et ses bords postérieurs plus obliques. D’autre part, les aires d’habita¬ tion sont différentes puisque Mactra petiti se rencontre sur les côtes du Brésil. Mactra (Micromactra) isthmica Pilsbry et Lowe, 1932. 1932. Mactra [Micromacta) isthmica 1954. — (M.) isthmica P. et L. 1961. — _ _ Pilsbry et Lowe, Proc. .\cad. Nat. sci. Philadelphie, vol. 84, p. 89, p). 15, (igs. 1, 2, pl. 16, fig. 5. Hofi'Stetteh, Mol. Subfosiles d ■ los estanques de sal de Salinas, p. 51. Olsson, Panamic Pacific Pclecy lada, p. 324, pl. 57, fig. 8 d. Connue de San Salvador à Panama, cette espèce a été récoltée sur la P inin- sule de Sta Elena, ce qui étand vers le sud son aire de répartition. Mactra (Micromactra) vanattae Pilsbry et Lowe, 1932. 1932. Mactra [Micromactra) vanattae 19Vi. Mactra (M.) vanattae P. et L. 1950. _ _ _ 1954. _ _ _ 1961. __ _ _ 1961. _ Pii.sisnv et Lowe, Proc. Acad. Nat. •Sci. Philadelphia, vol. 84, p. 90, pl. 16, figs. 4, 4 b. Smith, Panamic .Marine Shclls, p. 66, figs. 853, 853 a. Hertlein et Strong, Zoologica, vol. 35, pl. 4, p. 232. Hoffstetter, Mol. subfosiles de los estanques de sal de Salinas, p. 51. Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, p. 325, pl. 57, figs. 5, 8 c. Kekn, Sea Shells of Tropical West .Ame¬ rica, p. 158, pl. 361. Cette espèce connue du Guatemala à Panama, a été récoltée sur les côte; de l’Equateur, sans précision de localité. Nous jiossédons trois valves ; deux dr lites et une gauche. La plus grande dos deux valves droites qui mesure 55 X 32,5 mm (rapport : 1,69) est une Mactra vanattae. typique, avec ses ondulations au niveau 1024 du crochet, sa forme allongée du fait du rapport L/li qui est du même ordre que celui du type (L = 47,5 mm, h = 30 mm, rapport = 1,58) ; quant aux deux autres valves, elles semblent être des Mactra (M icromactra) vanattae variété acymata, puisqu’elles répondent à la diagnose de Pilsbry et Lowe (1932, Proc. Acad. Nat. Sci. Philadelphia, vol. 84, p. 90) et présentent des re¬ ports longueur-hauteur de 1,51 (L = 50 mm, h = 33 mm) et de 1,49 (= 47 mm, h = 31,5 mm) qui sont de l’ordre de celui du type qui mesure 31 X 21,8 mm dont le rapport est de 1,42 ; en outre ces deux derniers échantillons possèdent un sommet sans ondulations apparentes. Mactra (Micromactra) angusta Deshayes, 1854. 1854. Mactra angusta 1854. — — Desh. 1856. Mactrinula angusta Dosh. 1857. Mactra angusta Desh. 1868. Mactrinula angusta Desli. 1884. Mactra angusta Desli. 1941. — [Micromactra) atacama 1950. — (7\f.) angusta Reeve 1955. — — — 1961. — — — 1961. — — — Deshayes, Proc. Zool. Soc. London, p. 67. Reeve, Conch. Icon., vol. 8, Mactra, pl. 18, 6g. 93. II. et A. Adams, Gen. Rec. Moll., II, p. 377. Carpenter, Rep. Moll. W. ; Coast N. America, pp. 287, 289, 304. Conrad, Cat., in Amer. J. of Conch., III, p. 34. Weinkauff, Conchyl. Cah., bd. 11, aht. 2, Mactracae, p. 70, taf. 25, 6gs. 2, 2 a. Pilsbry et Olsson, Proc. Acad. Sci. Philadelphia, vol. 93, p. 73, pl. 14, figs. 1, 3. Hertlein et Strong, Zoologica, vol. 35, pt. 4, p. 231, pl. 2, figs. 14, 18. Hertlein et Strong, Bul. Amer. Mus. Nat. Hist., vol. 107, art. 2, pp. 203, 204. Olsson, Panamic Pacihc Pelecypoda, p. 325, pl. 57, ngs. 2, 2 b, pl. 85, 6g. 9. Keen, Sea Shells of Tropical West Ame¬ rica, pp. 156, pl. 357. Récoltée à Atacames, cette espèce est connue du Guatémala au Pérou. Mactra (Micromactra) 1837. Mactra californica 1868. Spisula californica Cour. 1894. Mactroloma [Micromactra] califor¬ nica Cour. 1894. Mactrotoma [M.) californica Conr. 1898. Mactroloma [M.) californica Conr. 1917. Mactroloma [Mactrotoma) califor¬ nica Conr. 1954. Mactroloma (Micromactra) califor¬ nica Conr. 1961. Mactrotoma [M .) californica Conr. californica Conrad, 1837. Conrad, Jour. Acad. Nat. Sc. Philadel¬ phia, VII, p. 240, pl. 18, 6g. 12. Conrad, Cat. in Amer. J. of Conch., III, p. 44. Dali., Proc. Malac. Soc. London, I, p. 211. Dali., Nautilus, VIII, pp. 40 et 42. Dali., Tert. Fauna Florida, IV, p. 876. Lamy, Jour, de Conchyl., vol. 63, pp. 251, 252. Il OFFSTETTER, Mol. siibfosiles de los oslanques de sal de Salinas, p. 50. Kkkn, Sea Shells of Tropical WesI Ame- i-ica, p. 15G, pl. ;î58. 1025 Très fréquente sur la Péninsule de Sta Elena, selon M. Hoffstetter (1954, Mol. subfosiles de los estanques de sal de Salinas), cette espèce se rencontre du Washington à Panama. G. Sous-genre Mactrella Gray, 1853. 1. Mactra (Mactrella) exoleta Gray, 1837. 1837. Mactra exoleta 1851. Lutraria ventricosa 1852. Mulinia ventricosa Gld. 1853. Lutraria ventricosa Gld. 1854. Mactra exoleta Gr. 1842-56. Mactra exoleta Gr. 1856. Mactrella exoleta Gr. 1855-57. Mactra exoleta Gr. 1857. Mulinia ventricosa Gld. 1857. Mactra exoleta Gr. 1861. M. (Mactrella) exoleta Gr. 1862. Lutraria ventricosa C. B. Ad. 1863. Mactrella exoleta Gr. 1864. — — — 1868. Mulinea ventricosa C. B. Ad. 1868. Mactrella exoleta Gr. 1868. Labiosa ventricosa Gld. 1884. Mactra exoleta Gr. 1894. M. (Mactrella) exoleta Gr. 1909. — — — 1915. Mactrella (Mactrella) exoleta Gr. 1917. M. (Mactrella) exoleta Gr. 1931. Mactra (Mactrella) exoleta Gr. 1950. M. (Mactrella) exoleta Gr. 1954. — — — 1961. — — — 1961. Mactrellona exoleta Gr. Gray, Mag. Nat. Hist., n. s., I, p. 372. Gould, Proc. Boston Soc. Nat. Hist., IV, p. 89. C. B. Adams, Panama Sh., Ann. Lyc. N. H. New- York, V, p. 517. Gould, Boston Jour. Nat. Hist., VI, p. 390. Reeve, Conch. Icon., pl. IV, fig. 16. Hanley, Cat. Rec. Biv. Sh. ,p. 33 et p. 340, pl. 11, fig. 51. H. et A. Adams, Gen. Rec. Moll., II, p. 371. Carpenter, Cat. Reignen Coll. Mazatlan Moll., p. 50 et p. 548. Carpenter, Rep. Moll. W. Coast N. Ame¬ rica, p. 280. Carpenter, ibid., pp. 211, 227, 232, 246, 280, 364. Morch, Malak. Blatt., VII, p. 180. Gould, Otia Conch., p. 211. Carpenter, P. Z. S. L., p. 368. Carpenter, Suppl. Rep., p. 543. Conrad, Cat. in Amer. Journ. of Conch., III, p. 31. Conrad, ibid., p. 34. Conrad, ibid., p. 42. Weinkauff, Conch. Cab., p. 24, pl. 8, fig. 1. Dall, Synops. Mactridae N. W. Amer., Nautilus, VIII, p. 40. Lamy, Pélécyp. Diguet Californie, Journ. de Conchyl., LVII, p. 248. Dall, Nautilus, XXIX, p. 62. Lamy, Jour, de Conchyl. vol. 63, p. 243. Grant et Gale, Mem. San Diego Soc. Nat. Hist., vol. 1, p. 402, pl. 22, figs. 10 a- 10 b. Hertlein et Strong, Zoologica, vol. 35, pt. 4, p. 234. Hoffstetter, Mol subfosiles de los estanques de sal de Salinas, p. 51. Keen, Sea Shells of Tropical West America, p. 160, pl. 367. Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, p. 328, pl. 58, figs. 3, 3 b. Cette espèce connue du golfe de Californie au Pérou, a été récoltée à Atacames. 1026 2. Mactra (Mactrella) alata Spengler, 1802. 1796. 1802. Mactra alata 1818. 1824. 1830. 1835. 1837. 1842. carinata — — Lk. striatula 1843. — carinata Lk. 1853. Mactrella stiratula 1854. Mactra alata Spglr. 1846-52. Mactra alata Spglr. 1856. Mactrella alata Spglr. 1855-57. Mactra alata Spglr. 1857. _ _ _ 1861. M. [Mactrella) subalata 1862. Mactrella carinata Lk. 1864. — alata Spglr. 1868. — — — 1870. Mactra alata Spglr. 1884. — carinata Lk. 1894. M. [Mactrella) alata Spglr. 1894. — — — 1894. — subalata Morch. 1898. — alata Spglr. 1914. Mactra carinata Lk. 1915. Mactrella alata Spglr. 1917. M. [Mactrella) alata Spglr. 1935. M. [Mactrella) alata Spglr. var. subalata Morch 1954. M. [Mactrella) alata Spglr. 1961. — — — 1961. Aiactrellona alata Spglr. Encycl. Méthod., pl. 251, fig. 1. Spengler, Skrivt. Naturh. Selsk., V, 2, p. 99. Lamarck, Anim. s. vert., V, p. 473. Bory de Saint Vincent, Encycl. Méth., Vers, 10® livre, p. 151. Deshay es, Encycl. Méth., Vers, II, p. 394. Deshayes, in Lamarck, Anim. s. vert., 2® ed., VI, p. 98. Gray [non Linné), Mag. Nat. Hist., n. s., I, p. 372. Hanley [non Linné), Cat. Rec. Biv. Sh., p. 29. Chenu, Illustr. Conch., pl. II, figs. 2, 2 b. Gray [non Linné), Ann. Mag. Nat. Hist., 2® s., XI, p. 41. Reeve, Conch. Icon., pl. VIII, fig. 29. Hanley, Cat. Rcc. Biv. Sh., p. 340. H. et A. Adams, Gen. Rec. .Moll., II, p. 377, pl. CI, figs. 3, 3 a. Carpenter, Cat. Reign. Coll. Mazatlan Moll., p. 50. Carpenter, Rep. Moll. W. Coast N. Amer., pp. 211, 364. Morch, Malak. Blâtt., VII, p. 180. Chenu, Man. de Conch., II, p. 55, figs. 227, 228. Carpenter, Suppl. Rep., p. 668. Conrad, Cat. in Amer. Jour, of Conch., III, p. 34. Morch, Malak. Blatt., XVII, p. 122. Weinkauff, Conch. cab., p. 5, pl. 1, fig. 2. Dall, Proc. Malac. Soc. Lond., I, p. 211. Dall, Synops. Mactridae East U. S., Nautilus, VIII, p. 26. Dall, Nautilus, VIII, p. 42. Dall, Tert. Fauna Florida, IV, p. 877. Lamy, Bull. Mus. Hist. Nat., XX, p. 128. Dall, Nautilus, XXIX, p. 62. Lamy, Jour, de Conchyl., vol. 63, pp. 264, 265. Olsson, Nautilus, vol. 48, 3, p. 105. Hoffstetter, Mol. subfosiles de los estanques de sal de Salinas, p. 51. Kef.n, Sea Shells of Tropical West Ame¬ rica, p. 160. Olsson, Panamic Pacific Pclocypoda, pp. 327, 328, pl. 56, fig. 4. 1027 Récoltée à Atacames, cette espèce est connue à la fois du côté Atlantique et du côté Pacifique. Beaucoup plus fréquente sur la côte atlantique que sur la côte pacifique, elle semble pour Dall (1894, Nauùlus, VIII, p. 42) avoir été apportée sur cette dernière soit par les bateaux, soit par les pêcheurs pour y être vendue aux touristes. Môrch avait décrit une espèce subalata spécifique des côtes pacifiques, mais en fait, reprenant l’opinion de Dall (1894, Nautilus VIII, p. 42), les différences avec Mactra alata ne sont pas suffisantes pour nécessiter et justifier les noms de deux espèces différentes. 3. Mactra (Mactrella) Clisia Dall, 1915. 1915. Mactrella clisia 1916. — ^ Dall 19.35 Mactra (Mactrella) clisea Dall 1944. — — _ 1950. _ _ _ 1955. Mactrellona (Mactrellona) clisea Dall 1961. M. (M.) clisea Dall 1961. _ _ _ Cette espèce connue du golfe de Palmar (Guyas) et à Esmeraldas. Dall, Nautilus, vol. 29, n® 6, p. 62. Dall, Proc. U. S. Nat. Mus., vol. 52, p. 415. Olsson, Nautilus, vol. 48, n° 3, p. 105. Smith, Panamic Marine Shells, p. 66, fig. 860 b. Hertlein et Strong, Zoologica, vol. 35, pt. 4, p. 233. Hertlein et Strong, Bull. Amer. Mus. Nat. Hist., vol. 107, art. 2, pp. 204, 205. Olsson, Panamie Pacific Pelecypoda, p. 328, pl. 56, fig. 1. Keen, Sea Shells of Tropical West Ame¬ rica, p. 160, pl. 366. Californie à l’Equateur, a été récoltée à 4. Mactra (Harvella) 1825. Mactra elegans 1835. — — Sow. 1837. — — ^ 1852. Lutraria elegans Sow. 1853. Harvella elegans Sow. 1854. Mactra elegans Sow. 1842.-56 Mactra elegans Sow'. 1856. Harvella elegans Sow. 1857. Mactra elegans Sow. 1862. Harvella elegans Sow. elegans Sowerby, 1825. Sowerby, Cat. Shells Tankerv. App., p. 2, pl. 1, fig. 3. Desiiayes, in Lamarck, Anim. s. vert., 2® ed., VI, p. 107. Gray, Mag. Nat. Hist., n. s., I, p. 372. C. B. Adams, Panama Sh. Ann. Lyc. N. H. New York, V, p. 517. Gray, Ann. Mag. Nat. Hist., 2® s., XI, p. 42. Reeve, Conch. Icon., pl. XVII, fig. 89. Hanley, Cat. Rec. Biv. Sh., p. 33 et p. 3 340, pl. 11, fig. 16. H. et A. Adams, Gen. Rec. Moll., II, p. 378, pl. 99, figs. 4, 4 a. Carpentier, Rep. Moll. W. Coast N. America, pp. 174, 280, 282, 284, 289, 304, 352, 364. Chenu, Man. de Conch., II, p. 56, figs. 229, 230. Carpenter, Shells Panama, P. Z. S. L., p. 368. 1863. 1028 1864. — — — 1868. — pacifica 1868. — elegans Sow. 1870. — pacifica Cour. 1884. Mactra elegans Sow. 1884. — pacifica Conr. 1894. Mactrella (Harvelld) elegans Sow. 1894. M. [H.] elegans Sow. 1898. — — — 1915. — — — 1917. Mactra (H.) elegans Sow. 1930. Raeta maxima 1950. Mactrella (H.) elegans Sow. 1954. _ __ _ _ 1961. Harvella elegans (Sow.) 1961. — — — Carpenter, Suppl., Rep., pp. 535, 537, 614. Conrad, Amer. Journ. of Conch., III, p. 192. Conrad, Cat. Mactridae, ibid., p. 34. Conrad, ibid., V, p. 108, pl. 12, fig. 2. Weinkauff, Conch. Cab., p. 87, pl. 30, figs. 3, 3 a. Weinkauff, ibid., p. 112. Dall, Proc. Malac. Soc. London, I, p. 211. Dall, Nautilus, VIII, pp. 28, 40. Dall, Tert. Fauna Florida, IV, p. 877. Dall, Nautilus, XXIX, p. 62. Lamy, Jour, de Conch., vol. 63, pp. 264, 265. Li, Bull. Geol. Cos. China, vol. 9, n° 3, p. 263, pl. 5, fig. 35. Hertlein et Strong, Zoologica, vol. 35, pt. 4, p. 235. Hoffstetter, Mol. Subfosiles de los estanques de sal de Salinas, p. 51. Olsson, Panamic pacifie Pelecypoda, pp. 329, 330, pl. 56, figs. 5, 5 b. Keen, Sea Shells of Tropical West Ame¬ rica, p. 160, pl. 365. Connue du golfe de Californie au Pérou, cette espèce a été récoltée à Las Piedras. II. Genre Mulinia Gray, 1837. Mulinia pallida Broderip et Sowerby, 1829. 1829. Mactra pallida 1837. Mulinia donacifornns 1839. — — Gray 1852. _ — _ 1854. Mactra carinulata 1854. — goniata Gray mss. 1854. — angulata Gray mss. 1854. — donaciformis Gray 1854. — carinulata Desh. 1855. Mactra {Mulinia) angulata Gray 1842-56. Mulinia donaciformis Gray 1856. Mulinia angulata Gray 1856. — carinulata Gray Broderip et Sowerby, Zool. Jour., IV, p. 360. Gray, Mag. Nat. Hist., n. s., I, p. 376. Sowerby, Zool. Beechey’s Voy. Moll., p. 154, pl. XLIV, fig. 13. C. B. Adams, Panama Sh., .4nn. Lyc. N. H. New-York, V, p. 517. Deshayes, p. Z. S. L., p. 67. Deshayes, p. Z. S. L., p. 70. Reeve, Conch. Icon., Mactra, sp. 34, pl. IX, fig. 34. Reeve, ibid., sp. 62, pl. XIII, fig. 60 {non 62). Reeve, ibid., sp. 38, pl. X, fig. 38. Carpenter, Cat. Reigen Coll. Mazatlan Moll. p. 52, p. 549. Hanley, Cat. Rec. Biv. Sh., p. 34, et p. 340, pl. 10, fig. 29. II. et A. .\nAMS, Gcn. Rec. Moll., II, p. 380. H. et A. Adams, ibid., p. 380. — 1029 — 1857. — - angulata Gray 1857. — pallida Br. et Sow. 1857. Maclra goniata Gray 1861. M. (Mulinia) angulata Gray 1861 — bislrigata 1863. — angulata Gray 1864. — — — 1864. — carinulata Desh. 1864. Mactra modesta Sloat mss. 1868. Mulinia angulata Gray 1868. — carinulata Desh. 1868. — donaciforrnis Gray 1868. Trigonella goniata Gray 1884. Mactra carinulata Desh. 1884. — angulata Gray 1884. — bistrigata Morch 1884. — donaciforrnis Gray 1884. — goniata Desh. 1894. Mulinia bradleyi 1894. — pallida Br. et Sow. 1894. Mactra bistrigata Morch 1908. — angulata Gray 1909. Mulinia pallida Br. et Sow. 1917. _ _ _ 1950. _ _ _ 1954. _ _ _ 1961. _ _ _ 1961. _ _ _ Carpenter, Rep. Moll. W. Coast N. America, pp. 229, 280, 282, 289, 297, 304. Carpenter, ibid., pp. 175, 304. Carpenter, ibid., pp. 287, 304. MoRcn, Malak. Bliitt., VII, p. 181. Morch, ibid., p. 182. Carpenter, P. Z. S. L., p. 368. Carpenter, Siippl. Rep., pp. 537, 541, 620. Carpenter, ibid., p. 666. Carpenter, ibid., p. 666. Conrad, Cat., in Amer. Jour, of Conch., III, p. 31. Conrad, ibid., p. 31. Conrad, ibid., p. 31. Conrad, ibid., p. 37. Weinkauff, Conch. Cab., p. 30, pl. 10, figs. 1, 2. Weinkauff, ibid., p. 32, pl. 10, figs. 7, 8. Weinkauff, ibid., p. 102, pl. 34, fig. 5, 7. Weinkauff, ibid., p. 105, pl. 35, fig. 6. Weinkauff, ibid., p. 112. Dall, Nautilus, VIII, p. 6, pl. 1. Dall, Synops. Mactridae, N. W. Amer., Nautilus, VIII, p. 41. Dall, Nautilus, VIII, p. 41. Lamy, Coq. rec. Neveu-lemaire, Bul. Mus. Hist. nat., XIV, p. 51. Dall, Shells Peru, U. S. Nat. Mus., XXXVII, pp. 274, 287. Lamy, Jour, de Conchyl., vol. 63, pp. 335, 336. Hertlein et Strong, Zoologica, vol. 35, pt. 4, p. 233. Hoffstetter, Mol. subfosiles de los estanques de Salinas, p. 51. Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, p. 330, p. 331, pl. 58, figs. 2, 2 c. Keen, Sea Shells of Tropical West Ame¬ rica, p. 162, pl. 371. Récoltée sur les côtes de l’Équateur, cette espèce est connue du Guatemala au Pérou. III. Genre Labiosa Schmidt, 1832. Labiosa (Raeta) undulata Gould, 1851. 1851. Lutraria undulata Gould, Proc. Boston Soc. Nat. Hist ; IV, p. 89. 1853. — — Gld. Gould, Boston Jour. Nat. ; Hist vol. 6, p. 391, pl. 15, fig. 7. — 1030 — 1850. Racra undulata Gld. 1857. Lulraria undulata Gld. 1801. Ilarvelta undulata Gld. 1802. Ilarvella undulata Gld. 1804. Raeta undulata Gld. 1808. _ — 1894. Labiosa undulata Gld. 1894. Labiosa [Raeta] undulata Gld. 1909. _ _ _ — 1917. _ _ _ _ 1924. _ _ _ _ 1931. Anatina [Raeta] undulata Gld. 1950. _ _ _ _ 1954. Labiosa [Raeta] undulata Gld. 1955. Anatina [Raeta] undulata Gld. 1901. _ _ _ _ 1901. Raeta undulata Gld. H. et A. Adams, Gen. Rec. Moll., II, p. 380. Carpenter, Rep. Moll. W. Coast N. America, pp. 211, 227, 232. Morch, Malak. Bliilt., VII, p. 182. Gourd, Otia Conchol., p. 211. Carpenter, Suppl. Rep., pp. 535, 014, 040, 081. Conrad, Cat. in Amer. J. of Conch., III, p. 42. Stearns. Shells Lower California, Proc. U. S. Nat. Mus., Xvii, p. 157. Dall, Synops. Mactridae, N. W. America, Nautilus, VIII, p. 41. Lamv, Pélécyp. Diguet Calif., Jour, de Conchyl., LVII, p. 249. Lamy, Jour, de Conchyl., vol. 03, p. 355. Oi.droyd, Stanford Univ. Publ. Univ. ser. Geol. Sci., vol. 1, p. 191, pl. 21, fig. 11. Grant et Gale, Mem. San Diego Soc. Nat. Hist., vol. 1, p. 407, pl. 23, figs. 5 a, 5 b, 5 c. Hehtlein et Strong. Zoologica, vol. 35, pt. 4, p. 235. Hoffstetter. Mol. subfosiles de los estanques de sal de Salinas, p. 51. Hertlein et Strong. Bull. Amer. .Mus. Nat. Hist., vol. 107, art. 2, p. 205. Keen, Sea Shells of Tropical West Ame¬ rica, p. 159, pl. 364. Olsson, Panamic Pacific Pelecypoda, p. 382, pl. 56, figs. 6, 6 b. Péninsule de Sta Elena. Cette espèce depuis longtemps connus de la Basse- Californie, se rencontre jusqu’à Baliia de la Independencia, au sud de Paraca (Olsson, 1961, Panamic pacifie pelecypoda, p. 332) ; son aire de répartition s’étend donc sur deux provinces faunistiques : la panaméenne et la chilienne. Remarque. — 11 convient de noter que les récoltes de certaines espèces comme Mactra {M icromactra) isthmica Pilsbry et Lowe, Mactra [Micromactra) vanat- tae Pilsbry et Lowe, correspondent à une extension vers le sud de l’aire d’habi¬ tation de ces espèces. D’autre part, cette étude nous a permis de mettre en évidence l’existence d’une espèce nouvelle, voisine de Mactra dolabriformis Conrad, qui agrandit, avec cette dernière, le lot des espèces connues dans la section Simomactra défi¬ nie par Dall. tfttboratoire de Malacologie du Muséum. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE 2e Série — Tome 40 — N» 5, 1968 (1969), pp. 1031-1042. CONTRIBUTION A U ETUDE DE LA STRUCTURE DU GANGLION NERVEUX VENTRAL DES SAGITTA (CHAETOGNATHES) * Par D. HUGUET I. Introduction. Dès 1827, Quoy et Gaimard, après avoir décrit un animal que l’on peut rapporter au genre Sagitta, affirment qu’il ne possède « aucune trace de système nerveux ». D’Ürbigny, dans « Voyages dans l’Amérique méridionale » (1835- 1843), décrit, au chapitre des Mollusques, le genre Sagitta et il ajoute que chez ces animaux mous et translucides, on n’ohserve pas de système nerveux. 11 faut attendre les travaux de Krohn en 1844 et ceux de Busch en 1851 pour que soit révélé la présence chez les Sagitta d’un système nerveux important et particulier, pourvu de ganglions céphaliques et de fibres nerveuses. Ces auteurs mettent en évidence la présence dans ce système nerveux d’un ganglion ventral de grande dimension. Hertwig (1880) observe cet organe, ainsi que le réseau nerveux superficiel qui en dépend et les récepteurs sensoriels des Sagitta. L’épiderme et les éléments nerveux qu’il renferme font l’objet d’un certain nombre d’observations (Grassi, 1883, Ritter-Zahony, 1909, Krumbach, 1903, Burfield, 1927). Enfin, dans les dernières années, les travaux de M.-L. Fur- NESTiN portant sur Sagitta friderici (1957) et tout récemment l’étude en micros¬ copie électronique faite par le même auteur sur S. elegans (1967), apportent des précisions fort intéressantes sur la structure de l’épiderme et des éléments nerveux. Des mises au point nous ont été également utiles : notamment celle de Kühl (1938), groupant les données histologiques sur les Chaetognathes et portant spécialement sur 5. elegans, S. hexaptera et S. setosa, le traité de Bullock et Horridge (1965) sur l’anatomie nerveuse des Invertébrés, le cha¬ pitre de DE Beauchamp (in Grasse, 1959) consacré aux Chaetognathes, ainsi que l’ouvrage de IIyman (1959). Citons encore les travaux de Ghirardelli (1958) sur la couronne sensorielle et son origine. La plupart des travaux ont été réalisés sur du matériel fixé. Jusqu’à maintenant, seul le genre Spadella a été étudié au cours de son développement larvaire par John (1933). Récem¬ ment, Dallot (1967) a apporté des faits nouveaux sur les conditions d’élevage de Sagitta setosa. Celte publication est une pJirtie d’une Thèse de 3®"^® cycle d’Histologie soutenue le 18 mars 1965. II. Matériel et techniques d’études. Les animaux ont été récoltés dans le plancton côtier à partir des labora¬ toires de Banyuls-sur-Mer et Villefranche-sur-Mer. Les espèces suivantes ont été étudiées ; S. inflata (Grassi), S. selosa (Muller), S. minima (Grassi), S. bipunc- tata (Quoy et Gaimard), S. lyra (Krohn). Le matériel ramené au laboratoire est divisé en deux parties : l’une est fixée au liquide de Bouin, de Llalmi et au formol-eau de mer ; l’autre est colorée in vivo ou permet des coupes à congéla¬ tion. Des colorations vitales au bleu de méthylène sont pratiquées, complétées par de nombreuses observations au microscope à contraste de phase. Des impré¬ gnations argentiques mettent particulièrement en évidence des cellules ner¬ veuses. Enfin, les colorations histologiques classiques permettent de rappeler l’anatomie microscopique. Quelques colorations spécifiques (Feulgen Rosenbeck, laque de Gallocyanine, vert de Méthyle-pyronine) montrent les acides nucléiques. Le chondriome est mis en évidence par la fuchsine d’Altmann. Pour mener une étude sur le développement du ganglion, l’élevage de S. inflata a été réalisé au laboratoire de Villefranche-sur-Mer. Cette espèce est abondante en Méditerranée et se reproduit toute l’année. Les adultes mûrs sont mis séparément dans des boites de Pétri et maintenus à température comprise entre 15 à 18“ C. La ponte a lieu dans un intervalle de quelques heures à 12 heures. Une centaine d’œufs sont placés par récipient. Les larves nouvellement écloses sont isolées et nourries tout d’ahord avec des Algues vertes unicellulaires du genre Platymonas, puis avec de petits Copépodes. III. Résultats. 1) Observations histologiques. Elles apportent des compléments aux données déjà existantes. Chez S. inflata, le ganglion nerveux ventral, qui fait une légère saillie en surface (PI. 1, a), a un contour elliptique. Il est très superficiel, intraépidermique, à la limite du tiers antérieur de l’animal et représente en moyenne le vingtième de la longueur totale du corps. Chez un animal de 13,5 mm de long, le ganglion mesure 0,7 mm en longueur et 0,3 mm en largeur (PL I, b). LÉGENDE DE LA PLANCHE I a : Sagitta hipunctata. — Animal vivant vu de profil. G.v. : ganglion ventral faisant une légère saillie à la surface du corps. b : Sagitta inflata. — Face ventrale. Les nageoires de l’animal sont invisibles sur ce cliché. G.v. : Ganglion ventral. (Coloration de Del Rio Hortega). c : Cliché précédent agrandi : région du ganglion ventral. d : Sagitta lyra. — Coupe transversale du ganglion ventral, niveau médian, côté gauche. (Pour les abréviations, voir fig. 2). (Coloration trichromique de Masson). e : Sagitta inflata. — Larve de 15 jours, observée en contraste de phase. G.v. : Ganglion ventral. — t.p. : lissu d’aspect parenchymateux. PLANCHE I D. HUGUET PLANCHE II LÉGENDE DE LA PLANCHE II CEiif à l’éclosion : embryon incurvé à l’intérieur. Gr. X 315 (Photo C. Carré). Bull, Mus. Hist. nul., 2® série, t, 40, n® 5, 1968 (1969). Fig. 1. — Sagila in flatta : face ventrale. Topographie du ganglion ventral et des nerfs périphériques. Détail du réseau nerveux épidermique. c.g.l. : cellules ganglionnaires latérales. — c.g.m. : cellules ganglionnaires médianes, fibres ganglionnaires du neuropile. — n.a. : nerf antérieur. — n.p. : nerf postérieur. — Iules du réseau épidermiques. — m.r. : mailles du réseau. (Coloration vitale au Bleu de méthylène, et coloration de Del Rio Hortega). 1034 Il se compose de deux parties : (Kowalesky, 1871 ; IIertwig, 1880 ; Grassi, 1883) : — une partie fibreuse, au centre, et une autre composée d’un grand nombre de cellules groupées de chaque côté de la zone fibreuse. La partie centrale ou neuropile se présente comme un enchevêtrement de fibres très fines se croisant à angle droit. De l’extrémité antérieure du ganglion, émergent deux troncs nerveux pairs et symétriques par rapport au plan sagittal de l’animal : ils cons¬ tituent les connectifs reliant le ganglion ventral au ganglion céphalique. Du bord postérieur sortent également deux troncs nerveux à disposition analogue. Des faces latérales partent une douzaine de nerfs très fins qui semblent provenir de la masse centrale du neuropile ; ils se ramifient dès leur sortie du ganglion et prennent une disposition rayonnante. Ces nerfs, eux-mêmes intraépider- miques, sont en liaison avec le réseau nerveux épidermique de l’animal. Ce réseau forme un plexus qui a donc pour origine les branches des nerfs latéraux et postérieurs (fig. 1, 2 et 3). Fig. 2. — Sagitta inflala : Ganglion ventral, région postérieure gauche. c.G. isi c.g. : cellules ganglionnaires. — f.n. : fibre nerveuse. — n. : neuropile. Les cellules ganglionnaires sont disposées sous une couche de cellules épider¬ miques. Elles sont moins nombreuses et disposées sous tine plus faible épaisseur vers les extrémités antérieure et postérieure du ganglion. Quelques cellules isolées se trouvent également sur la ligne médiane suivant l’axe de symétrie et parfois le long de quelques nerfs à leur origine. (PI. I, c ; fig. 1). On distingue deux types cellulaires : — Des cellules de petite taille (c.g.) (fig. 2), subsphériques de 4, 8 à 5 p, de grand axe, avec un noyau volumineux, dense, à forte affinité tinctoriale, mesu¬ rant 4 P de diamètre. La chromatine en grosses mottes est répartie au pourtour du noyau. Le cytoplasme cellulaire est peu abondant. a. 3. — Sagitta minima Grassi : Co\ipe transversale du ganf?lion ventral, 1 — a, b, c : niveaux antérieurs. 2 — : niveau médian. ef). : épiderme. — m.h.ep. : membrane basale épidermique. (Pour les autres lettres, voir fig. 2). ((Coloration Irichromique de .Masson). 1036 — — D’autres cellules de plus grande taille (c.G.), un peu plus allongés mesu¬ rant 6 p, de petit axe et 8 p de grand axe, à noyau central, arrondi, assez clair, finement granuleux, de 4 à 5 p de diamètre. La chromatine se présente sous forme de fines granulations réparties dans tout le noyau ; celui-ci est pourvu d’un gros nucléole central. Le cytoplasme de ces cellules est plus abondant et basophile. Le chondriome y figure sous forme de chondriocontes en grains fins ou bâtonnets très courts dispersés dans le cytoplasme. Les péricaryons montrent un cône d’émergence bien net, ainsi qu’un prolongement très fin se rendant vers la zone neuropilaire ; il paraît s’y résoudre alors en une branche se dirigeant vers l’avant et une autre vers l’arrière. S. minima présente un ganglion de 30 p d’épaisseur, longueur 300 p, largeur 250 p. Il est relativement de grande taille par rapport aux dimensions du corps de l’animal (9 mm de longueur). Nous avons noté la disposition suivante des différentes parties anatomiques du ganglion : la masse ganglionnaire intraépidermique est placée entre la couche superficielle de l’épiderme formée d’une couche cellulaire très mince et la mem- hrane basale de l’épiderme sans structure définie (fig. 3, a, b, c). La zone fibreuse centrale apparaît très finement ponctuée, chaque point représentant la section transversale d’une fibre. Les cellules ganglionnaires sont groupées de chaque côté ; quelques cellules (c.g.) sont visibles au niveau de la ligne médiane entre l’épiderme et la masse du neuropile (fig. 3, d). Chez 5. bipunctata et S. setosa, le ganglion à 25 p d’épaisseur par rapport au diamètre du corps : 250 p. Le ganglion de S. lyra est également de grande taille : épaisseur 35 p, longueur 15 mm, largeur 250 p. L’animal entier mesure 25 mm (PI. I, d ; fig. 4). Chez plusieurs espèces, notamment S. inflata et S. bipunctata, nous avons mis en évidence les acides nucléiques dans les cellules ganglionnaires et noté aussi dans les cellules c.G., une assez grande richesse en ARN. Des zones cyto¬ plasmiques riches en granulations pyroninophiles y ont été également obser¬ vées. 2) Étude du ganglion au cours du développement larvaire de S. inflata. 1. Larves à l’éclosion : La ponte ayant eu lieu un 17 février, à 20 heures, nous avons observé l’éclo¬ sion des œufs sélectionnés le 19 février également le soir, à la même heure. L’œuf à l’éclosion mesure 0,3 mm de diamètre, l’embryon est incurvé à l’inté¬ rieur (PI. II). La larve est d’une extrême transparence. Observée au microscope à contraste de phase, elle présente une forme allongée à extrémité postérieure effilée, d’une longueur de 0,7 mm et d’une largeur de 65 p. Elle a une tête glo¬ buleuse, un tronc flanqué d’une paire de nageoires latérales et d’une paire d’or¬ ganes sensoriels, enfin, une partie caudale avec une nageoire impaire. Cette larve est animée de mouvements natatoires rapides et saccadés ; elle a tendance à venir se coller sur les parois de verre du récipient. Notons l’importance et la place occupées par les cellules du ganglion, comparées à la taille de la larve. Ces cellules à forte affinité tinctoriale forment deux bour¬ relets saillants de chaque côté du tronc, sur une longueur allant de la base de la tête à l’extrémité du tube digestif, soit au milieu du corps environ (près de 300 p pour la longueur totale de l’animal 0,7 mm). Les cellules y sont contiguës et aucune fibre n’est visible à sa surface. 1037 2. Larves de 1 jour : Le lendemain, c’est-à-dire 12 heures environ après l’éclosion, la forme et la dimension des larves n’avaient guère changé (fig. 5, stade de 12 h.). Fio. 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Fillat en 1960 dans le Lutétien supérieur d’El Ghazi contenait cinq Bracliyoures dont la détermination m’avait été deman¬ dée à l’époque et que M. Fillat a mentionnés dans sa thèse : La présence des genres Xanthopsis et Portunus en Phrygie apporte quelques données supplémentaires sur l’extension géographique et l’aire d’apparition de ces formes, que nous préciserons brièvement ici. Les cinq spécimens se répartissent en trois espèces : — Xanthopsis dufouri H. Milne Edwards (Xanthidae) : trois spécimens. — Xanthopsis nodosa Mc Coy : un spécimen. — Portunus (= Neptunus de Haan) cf. gallicus A. Milne Edwards (Portu- iiidae) : un spécimen. Ces échantillons subsistent à peu près uniquement sous forme de moulages internes des céphalothorax. Genre Xanthopsis Mc Coy. Xanthopsis dufouri II. Milne Edwards. (PI. I, fig. 1). Les principaux caractères de l’espèce sont bien visibles : contour subcircu¬ laire de la carapace, position dirigée vers l’avant des orbites surmontées d’un léger bourrelet, emplacement et nombre des dents du bord latéro-antérieur qui est en demi-cercle, direction du bord latéro-postérieur lisse et légèrement convexe, étroitesse du bord postérieur rectiligne. Les trois spécimens présentent les bosselures caractéristiques de l’espèce et l’identification de chaque lobe est aisée. L’un des exemplaires, le premier, dont la face ventrale est bien conservée, est un mâle. Dimensions des échantillons (en mm) : NO 1 ((J) NO 2 (?) NO 3 (? (î) Long, de la carapace . . 50 . . 40 . . 23,5 Larg. de la carapace . . 55 . . 44 . . 26,5 Lare, du front . . 14 . . 13 . . 7 5 Larg. du bord postérieur. . . . . 13 . . 8 67 — 1066 Ils sont différents d’aspect. Le premier est assez plat. Le second est très bombé, le profil antéro-postérieur de la carapace formant presque un demi- cercle que prolonge le front, mais les angles proximaux et distaux des orbites, dirigés vers l’avant, esquissent un redressement vers l’horizontale. Le troisième échantillon est plus bombé que le premier et moins que le second. En dépit de ces importantes différences de convexité, nous pensons, par l’observation des autres caractères, que nous sommes bien en présence d’une seule espèce. Cette faune confirme, une fois de plus, les remarques de A. Milne Edwards (1863) sur les Xanlhopsis dufouri du riche matériel de Saiut-Sever où il a pu observer tous les stades intermédiaires entre les formes aplaties des mâles et les formes obiculaires bombées, au front presque vertical, des jeunes femelles : « Si l’on ne possédait, dit-il, que les formes extrêmes de cette espèce, on ne pourrait en faire que des espèces différentes ». Les trois exemplaires ci-dessus décrits ne diffèrent en effet que par des carac¬ tères qui sont ici des variations individuelles ou de dimorphisme sexuel : la forme plus orbiculaire, beaucoup plus bombée, du second échantillon, donne à penser qu’il s’agit d’une femelle assez jeune. Le troisième est proportionnel¬ lement plus convexe antéro-postérieurement que le premier, mais, si l’on tient compte du fait que, chez les mâles, la convexité diminue généralement avec l’accroissement de taille, ce spécimen en est sans doute un, ses dimensions indi¬ quant un jeune. Xanlhopsis nodosa Mc Coy. (PI. I, «g. 2). A. Milne Edwards rapproche A", nodosa de A', dufouri et de X. leachi Des- niarets. Il envisage la possibilité d’une synonymie des trois espèces. Mais les caractéristiques de nodosa n’entrent pas, selon nous, dans la série des variations reconnues à l’intérieur de dufouri. L’échantillon de notre faune présente les caractères de l’espèce créée par Mc Cov : convexité très marquée vers l’avant, beaucoup moins vers l’arrière, et encore moins sur les côtés, ainsi que la dis¬ position caractéristique des bosselures correspondant aux régions de la carapace. Cependant, Mc Cov ne donne pas de figuration ni en 1849, ni en 1854. Bell (1858) donne des figurations des A^. nodosa sous le nom de X. leachi qui, en réalité, s’applique à une autre forme, comme l’indique A. Milne Edvv'ards. Ces figurations, malgré la cassure des épines latérales, montrent par la disposi¬ tion des bosselures dorsales médianes, peu distinctes les unes des autres sur l’axe longitudinal qui forme une sorte de protubérance linéaire, ainsi que par la largeur du bord postérieur, que cette synonymie est erronée. L’exemplaire phrygien de X. nodosa vient donc encore confirmer l’existence de cette espèce bien distincte. Répartition géographique. L’aire d’apparition du genre Xanlhopsis est très vaste et sa réyiartition très étendue. Au Crétacé, il est surtout représenté en Amérique du Nord et du Sud, mais il existe aussi en Afriiyue et en France. 1067 — Au début de l’Eocène, toujours présent en Amérique et en Afrique, le genre s’étend en Europe. Nous renvoyons à la très bonne analyse de la répartition et des migrations du genre, donnée par J. M. Remy en 1954. 11 faut toutefois intercaler dans son interprétation du déplacement de l’espèce A. dufouri la nouvelle donnée fournie par M. Fii.liat. X. dufouri est largement représenté à l’A'présien dans le Sud-Ouest de la France. On le rencontre également dans le Lutétien inférieur et moyen d’Espagne, sur la côte Ouest et sur la côte Est. Il se trouve en Aquitaine, avec la variété « major », à l’Eocène moyen et remonte au nord jusqu’au Bassin de Paris. Nous savons maintenant que la Phrygie était déjà peuplée, au Lutétien, de A’, dufouri ainsi que de X. nodoso, que Withers signale à un niveau plus ancien, de l’Yprésien, en Perse, donc plus à l’Est. Enlln, une sorte de « prolon¬ gement » de ces deux espèces est représenté par une autre, très voisine. A’, hillneri Lorentliey, de l’Eocène supérieur de Hongrie. Ainsi, les formes méditerranéennes de Xanthopsis do l’Eocène, qui semblaient être, jusqu’à ce qu’on ait connaissance de ce nouveau relais du genre, l’aboutisse¬ ment d’un mouvement régulier d’envahissement d’ouest en est, apparaissent maintenant comme le point de rencontre de deux courants. L’un, conformément aux conclusions de Remy d’après les formes d’origine atlantique, aurait été d’ouest en est ; l’autre, révélé par la présence de A', nodosa en Perse, puis plus tard en Phrygie, d’est en ouest. Le « cercle » constitué par la Hongrie, le Donetz, la Phrygie, l’Égypte, peuplé d’espèces de Xanthopsis assez voisines les unes des autres, d’un niveau inférieur en Phrygie, où l’une semble avoir émigré de Perse, suggère ce mouvement inversé dont le développement concerne aussi, sans doute, l’espèce indienne éocène X. hartolomoensis Rathbun. Dès maintenant, dans cette partie de l’Asie, la Phrygie, en jalonnant la route des Xanthopsis, transforme l’aspect du problème que pose l’étude du déplace¬ ment du genre. Genre Portunus Weber, 1795. (= Neptunus de Haan). Portunus cf. gallicus A. Milne Edwards. (PI. I, fig. 3, 4, 5). L’exemplaire a été photographié à différents stades de son dégagement, les détails de son bord latéro-antérieur étant fatalement appelé à souffrir du déga¬ gement de la face dorsale, pourtant nécessaire, car il était entièrement recou¬ vert par la gangue (lig. 3). Un premier dégagement a été fait (fig. 4), qui permet d’observer les sept dents qui ornent le bord latéro-postérieur en demi-cercle. La forte et longue dent latérale a été également mise à jour, qui malheureusement ne subsiste plus que sous forme de moulage interne, ce qui donne une image très imparfaite de son contour. Toutefois, le test subsiste sur la région latéro-pleurale, et le niveau de sa cassure, en marquant une forte dénivellation (lig. 5), permet d’appré¬ cier la forme initiale de cette épine. Le troisième et le tjuatrième péréiopodes 1068 — ont été ensuite dégagés et, derrière eux, apj)arait le bord postérieur lisse et fuyant. La forme de l’abdomen indique qu’il s’agit d’une femelle. La surface tergale, imparfaitement obtenue, ne montre que son moulage interne. La disposition du relief des régions et la crête latérale, légèrement infléchie vers l’arrière, qui aboutit à l’épine latérale, permettent de rapprocher étroitement cet échantillon de l’espèce Portunus {— Neptunus) gallicus A. Milne Edwards. Dimensions (en mm) : Lg. de la carapace . 51 Larg. de la carapace à la base de l’épine latérale . 68 Larg. de la carapace à la pointe de ré])ine latérale . 90 IlÉPABTITION GÉOGRAPHIQUE. Le genre Portunus Weber (= Neptunus de Ilaan) est mieux représenté à l’Oligocène et au Miocène qu’à l’Éocène. P. gallicus est caractéristique du Num- mulitique de Biarritz et l’espèce phrygienne s’en rapproche par tous ses carac¬ tères observables. Les espèces les plus voisines sont P. kocki Bittner, du Luté- tien de Hongrie, dont elle diffère toutefois légèrement par l’orientation et la forme de l’épine latérale, mais aussi P. withersi Glaessner, du Vindobonien de Perse et P. arabicus Woodward, du Néogène (Tortonien ?) d’Iran. Il est dilficile de déceler l’origine réelle de ce groupe d’espèces dont l’aire d’apparition dans la Mésogée s’avère assez vaste. D’autant plus que P. cf. gal¬ licus de Phrygie et P. kocki, tous deux du Lutétien, ont une position géographique en quelque sorte intermédiaire entre P. gallicus de Biarritz d’une part, à l’ouest, et P. arabicus et P. withersi d’autre part, à l’est. Or, tous ces spécimens sont moins anciens que celui de Phrygie puisqu’ils sont Oligocène à l’ouest. Miocène et peut-être Pliocène à l’est. Par ailleurs, un Portunus signalé par Goroski et Re.my (Neptunus sp.) dans le Lutétien supérieur du Sénégal occidental, qui présente des restes trop frag¬ mentaires pour une comparaison plus rigoureuse, est toutefois rapproché par ses auteurs de P. arabicus. On ne peut donc parler de migration concernant l’Atlantique et la Mésogée en ce qui concerne ce genre, au Tertiaire, ni dans un sens ni dans un autre. Les observations précédentes ne suggéreraient qu’une dispersion d’une partie de ces espèces, voisines les unes des autres par leur morphologie, à partir d’une origine commune située en Méditerranée orientale. Ici encore, la solution du problème dépendra d’autres découvertes, celle-ci n’étant qu’un élément supplémentaire apporté à la connaissance du processus de migration et d’expansion du genre. LÉGENDE DE LA PLANCHE 1. Fig. 1. — Xantkopsis dufouri H. Milne-Edw., ex. n° 1 face tergale. Fig. 2. — Xantkopsis nodosa Mc Coy, face tergale. Fig. 3-5. — Portunus cf. gallicus A. Milne-Edw. ?. 3 et 4 : face ventrale à deux stades de dégagent^nt. 5 : face tergale. Bull. Mus. Ilist. nat., 2® sér., t. 40, n® 5, 1968. 1069 BIBLIOGRAPHIE Bell, Th., 1856-1862. — A monograph of the fossil malacostracous crustacea of Great Britain. Palaeont. Soc., 10 (1856), part 1. Crustacea of the London Clay, pp. i-viii 1-44, 11 pl., London, 1857 ; 14 (1860), part 2. 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Deflanufie s’était déjà heurté à de nombreux problèmes de nomenclature qu’il avait provisoirement résolus. A ceux-ci s’ajoutaient évidemment des problèmes stratigraphiques, parfois insolubles, comme ce fut le cas lorsque nous avons diffusé la Série 4 du Fichier Micropaléoutologiipie, consacrée aux Radiolaires du Paléozoïque et du Trias. Cette série est d’ailleurs épuisée depuis longtemps, et une seconde édition, res¬ treinte au Paléozoïque, sera bientôt publiée. La confection des fiches requiert une analyse très attentive des textes et conduit fatalement à relever toutes les imperfections, omissions ou erreurs, dont il faut souvent excuser les auteurs, surtout lorsqu’elles ont un caractère accidentel évident. D’autre part, et c’est là la raison d’être du présent travail, l’érection des Règles de la Nomenclature a eu un effet rétroactif et ainsi s’expliquent les corrections qui doivent être aujourd’hui apportées aux textes de certaines œuvres fondamen¬ tales, comme c’est le cas pour les volumes de l’Fxpédition du « Challenger » dans lesquels F. IIaeckel a jeté les bases de nos connaissances sur les Radio¬ laires. A cette époque, d’ailleurs, les descripteurs omettaient assez volontiers les références à leurs prédécesseurs, surtout lorsque leur propre opinion était différente... et leur paraissait parfaitement fondée. Ce fût souvent le cas pour IIaeckel vis-à-vis d’EnaENBERG et ceci explique pourquoi bien des noms d’espèces dus à Fhrenberg apparaissent, dans le « Challenger » avec la seule mention « IIaeckel ». On ne saurait affirmer qu’il s’agit là d’un acte systématique, car il est arrivé assez souvent que les taxons utilisés par IIaeckel soient parfai¬ tement ou relativement corrects. C’est en particulier le cas pour toutes les espèces d’EnRENBERG classées par E. IIaeckel dans les genres mêmes créés par cet auteur, par exemple Cenosphaera porophaena Ehr., Slt/losphaera setosa Ehr., Rucyrtidiuni tnonliparum Ehr. etc. G. Deflandre (1959) a déjà exprimé le vœu que, pour ce qui regarde les Radiolaires, les Règles de priorité ne soient rigoureusement appliquées qu’à partir de 1887, c’est-à-dire à partir du monumental travail de F. IIaeckel publié dans la série du « Challenger ». Il a en particu'ier, insisté sur l’inanité de l’application de la priorité à un auteur contre lui-même, ce qui lui dénie, a posteriori, toute possibilité de réaliser personnellement un progrès ou de rec¬ tifier une opinion fondée sur une documentation insulfisante. Il faut bien répéter. — 1072 — une fois de plus, que ceux qui s’obstinent dans cette voie — comme, par exemple A. S. Campbell — ne le font apparemment que pour avoir l’occasion d’accoler leur patronyme à un taxon nouveau ou à une combinaison nouvelle. C’est, hélas, ce que l’on voit encore se faire actuellement, dans le groupe de travail A. R. Loeblich Jr.-H. Tappan-A. R. Loeblich III, où l’on nt tient aucun compte des recommandations faites sur le plan de l’éthique, par les Congrès ou Commissions Internationales de Nomenclature. Lorsqu’un auteur est encore vivant, c’est un devoir moral que de lui signaler une homonymie qu’il a mécon¬ nue et de lui donner l’occasion de proposer un nouveau nom. Un exemple, hors du présent domaine mais néanmoins peu éloigné puisqu’il s’agit de microfossiles, est celui du genre Ophiobolus Otto Wetzel, 1933, nom préoccupé par un cham¬ pignon, Ophicbobis Riess, 1854, que Loeblich III remplace sans vergogne par Scuticabolus Loeblich 111, en profitant en outre pour remplacer la famille des Ophiobolaceae Deflandre, 1936 par celle des Scuticabolaceae Loeblich 111. Je ne juge pas utile d’insister ici, non plus que de multiplier de pareils exemples : il est plus simple de ne pas tenir compte de certaines créations de noms nouveaux parfaitement abusives, dues souvent, hélas, à des auteurs qui se considèrent comme omniscients bien qu’ils soient dépourvus des connaissances approfondies qu’acquièrent les spécialistes après de longs efforts d’étude et de réflexion. Dans le présent travail j’ai réuni toutes les rectifications nomenclatnrales ainsi que les corrections et améliorations que j’ai introduites lors de la mise en fiches de toutes les figures données par E. Haeckel dans les volumes de l’Expédition du « Challenger » consacrés aux Radiolaires. Pour d’autres auteurs anciens, comme par exemple C. G. Ehrenbebg, une mise au point analogue sera publié ultérieurement : les éléments en ont été réunis dans les mêmes conditions. 11 s’agit d’un trav^ail particulièrement fastidieux, comportant de nombreuses répétitions des mêmes corrections, que j’av'ais pensé initialement présenter sous une forme très abrégée, au moyen d’une classification des divers types de recti¬ fications. Mais il m’est apparu qu’il était vraiment nécessaire que le tout fût imprimé in extenso, au moins une fois, à l’usage de ceux qui utilisent ou utili¬ seront le monumental ouvrage de 1887. .le ne me fais aucune illusion sur la péren¬ nité de la nomenclature d’Ernest IIaeckel ; d’autres, plus qualifiés que moi, sont appelés à la remanier de fond en comble, sur des bases objectives reposant sur l’étude approfondie des Radiolaires eux-mêmes. Une telle classification entiè¬ rement repensée, est éminemment souhaitable. Elle posera de très nombreux problèmes de nomenclature et l’on jugera alors de l’utilité des pages qui vmnt suivre. Du point de vue purement pratique et matériel, j’ai tenlé d’être aussi claire que possible tout en abrégeant au maximum afin de réduire au strict nécessaire un texte destiné à être consulté plutôt que lu. J’ai évité, en général, d’intro¬ duire des modifications relevant de mon opinion propre, mai' j’ai cependant noté des rectifications, en particulier pour ce qui regarde l’attribution aux Radiolaires de certaines figures qui représentent manifestement autre chose, dans l’état actuel de nos connaissances. J’ai, par contre, respecté les hésitations d’E. Haeckel quant à diverses attributions génériques pour lesquelles il a pro¬ posé deux solutions : il y a là matière à discussion et œuvre de systématicien plutôt que de nomenclateur. Or c’est dans ce dernier rôle que j’ai tenu à me cantonner ; j’espère l’avoir rempli au mieux, priant toutefois le lecteur d’excuser les éventuelles imperfections qui auraient pu sc glisser dans une besogne singu¬ lièrement difficile et rebutante. — 1073 — Une remarque encore : l’essentiel de la présente note a été réalisé entre 1943 et 1950, donc bien avant la parution du fascicule « I). Protista. 3 » du Treatise on Invertebrate Paleontology de R. C. Moore, dans lequel A. S. Campbell a bouleversé la classification des Radiolaires... au moins quant au choix des taxons génériques et supragénériqups. Ses innovations ont été fortement cri¬ tiquées par G. Deflandre (1953 et 1959) et elles sont très loin d’avoir été adop¬ tées par la majorité des spécialistes. Aussi n’ai-je pas jugé utile de tenir compte des décisions unilatérales d’A. S. Campbell, dont certaines — justifiées — cor¬ respondent à des parties de mon texte, mais dont beaucoup d’autres feront l’objet de futures discussions, ou bien sombreront purement et simplement dans l’oubli. Je me suis enfin abstenue, meme pour des cas particuliers, de renvoyer à tel ou tel article du Code International de la Nomenclature Zoologique, suppo¬ sant celui-ci parfaitement connu du lecteur. Ribliographie. — Une bibliographie très partielle ne serait pas [)lus à sa place ici qu’une bibliographie exhaustive : tout spécialiste intéressé à la ([uestion pourra se reporter à l’ouvrage suivant ; W. R. Riedel. — An annotaded and indexed Ribliography of Polycystine Radiolaria principally from a taxonomie and stratigraphie viewpoint. Mul- licop. La Jolla, Scripps Inst. Oceanogr., 1967, pp. 1-220. dans lequel on trouve, p. 73 : Haeckel, Ernst. 1887 a. — Report on the Radiolaria collected by H. M. S. Challenger during the years 1873-76. Rept. Voyage Challenger. Zool., vol. 18 clxxxviii + 1803 pp., 140 pis., 1 rnap. avec une brève analyse : Etude monographique de tous les radiolaires connus à cette date. D’après le résumé en langue allemande (Haeckel, 1887 b, p. 167), 2.785 espèce nouvelles de polycystines sont décrites dans le Challenger- Report, et il y a de nombreux genres et sous-genres nouveaux ». Haeckel, Ernst. 1887 b. — Die Radiolarien (Rhizopoda Radiaria). Eine Mono¬ graphie. Pt. 2. Grundriss einer allgemeinen Naturgeschichte der Radiolarien (Reimer, Berlin), xiv — 248 p., 64 pis. « Résume les données (à l’exclusion des descriptions systématiques), et reproduit des planches de son Challenger Report ». A propos de cette dernière publication, je signale que les planches du « Chal¬ lenger » reproduites comportant leur numérotation originale, les corrections que je donne ci-après, sont également valables en l’occurence. I. Section bibliographique. P. CLxxvi — entre 10 et 11, ajouter : 1856, Bailey, J. W. Notice of micros¬ copie forms found in the sounding of the Sea of Kamtschatka. Amer. .Jour. Soi. Art.s, 2 (22), pp. 1-6, 1 PI. P. CLXxxvi — entre 1855 et 1858, aj. 1856, Bailey J. W., ibidem. P. cLxxxvti — entre 1862 et 1872, aj. 1863, Harting, P., Bijdrage tôt de Ketinis der mikroskopische Fauna en Flora van de Bandazee (Diepzee Polycystinen). Verhnndl. d. K. Ak. Wet. .Amsterdam, 9, p. 30, pl. 1-3. 11. — Partie systématique. SPUMELLARIA P. 25 — aj. (Müllei'j — lire ; 1. Collozouni inerine (.Müller) llaeckel. P. 40. — aj. (Müller) — lire : 2. Belonozouni spinulosum (.Müller) llaeckel. P. 43 — aj. (PI. 4, fig. 1) — lire : 8. Sphaerozuum trigeniinuni (PI. 4, lig. 1). P. 43 — corriger et lire : 9. Sphaerozoum fuscurn Meyen. Syii. Sphaerozoum punctatum Müller. P. 43 — corr. et lire : 10. Sphaerozoum armatuni. (PI. 4, lig. 9), non (PI. 4, lig. 1, 9). P. 46 — aj. (Müller) — lire : 3. Hhaphidozourn acuferurn (.Müller) Haeckel. P. 47. — aj. (Hrandt) — lire : i\. Hhaphidozourn neapolitanum [Bv&mit) llaeckel. P. 71 — aj. Genus 19 devant Carposphaera lire : Genus 19. Carposphaera, llaeckel, 1881, Prodromus, p. 451. P. 72 — aj. (Stohr) — lire : 3. Carposphaera infundihulum (Stohr) Haeckel. P. 73. — aj. (Ehrenberg) — lire : 7, Carposphaera apiculuta (Ehrenberg) llaeckel. P. 74 — aj. (Ehrenberg) — lire : 8. Carposphaera enlaclinia (Ehrenberg) Haeckel. P. 74 — aj. (Stohr) — lire ; 9. C arposphaera niodesta (Stôhr) Haeckel. P. 74 — corr. 11. Carposphaera areca, n. sp. Corr. Dimensions — lire : outer pores 0,003, non 0.03. P. 75. — aj. (Ehrenberg) — lire : 15. Carposphaera nobilis (Ehrenberg) Haeckel. P. 80 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 6. Thecosphaera aequorea (Ehrenberg) Haeckel. P. 80 — aj. (Ehrenberg) — lire : 7. Thecosphaera médusa (Ehrenberg) Haeckel. P. 85. — Corr. (PI. 30, lig. 8) : cette fig. représente Cromyomma perspicuum H. 87 lire : 6. Cromyosphaera anlarclica (non PI. 30, fig. 8). Pas de fig. de cette espèce. P. 90 — aj. (.Müller) — lire : 1 Spongodictyon spotigiosurn (Müller) Haeckel. P. 97 — corr. : 7. Collosphaera polyedra, n. sp. lire ; 7. Collosphaerea zangue- barica, (Ehrenberg) Haeckel. P. 97 — corr. : 9. Collosphaera irregularis n. sp. lire : Taf. XXX IV, non l’af. XXIV. P. 100 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Acrosphaera setosa (Ehrneberg) Haeckel. P. 113 — corr. : 1. Solenosphaera variabilis Haeckel, nom superflu — lire : Solenosphaera quadrata (Ehrenberg) Haeckel. P. 114 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Solenosphaera megalactis (Ehrenberg) Haeckel. P. 114. — aj. (Ehrenberg) — lire : 5. Solenosphaera oenosa (Ehrenberg) Haec¬ kel. P. 122 — corr. ^ I Suhfamily — lire : 57. Spongolonchis, non Spongolonrhe (Errât, sec. Haeckel, ji. 1763). P. 125 — corr. ; 11. Xiphosphaera gigunlea, n. sji. Corr. Habitat — lire : (6«f- tanisetta) non (C'attanisetta). P. 128 — corr. : 6. Xiphoslylus anhinga, Haeckel Corr. — lire : Hhabdolithes pipa var. Ehrenberg sec. Bury, non Rhahdolithis pipa Bury 1862. 1075 - P. 130 — corr. et lire : 12. Xiphostylus alca n. sp. (1*1. 13, lig. 13), non (l’I. 14, fig. 13). I*. 132. — corr. : 4. Saturnalis circoides n. sp. (PI. 13, fig. 12). Corr. et lire : Saturnulus planètes PI. 16, fig. 17 non Salurnidus annulus PL 16, fig. 17. P. 133 — L’absence de description de Slylosphaera lithatraclus n. sp. est signa¬ lée dans la légende de la Planche 16 (fig. 4 et 5), où IIaeckel reconnaît implicitement qu’il est difficile de distinguer l’un de l’autre, les genres SUjlos- phaera et Lithatraclus. P. 135 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 6. Slylosphaera dixyphos (Ehrenberg) Haeckel. P. 138 — aj. (Ehrenberg) — lire : 1. Sphaerostylus Uostylus (Ehrenbreg) IIaeckel. P. 138 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Sphaerostylus flexuosus (Ehrenberg) Haeckel. P. 139 — 4. Sphaerostylus hippocainpus n. sp. Les mêmes figures (PI. 16, llg. 10, 11) valent aussi pour Druppalraclus hippocainpus (p. 324) comme pour Ainphis- tylus hippocainpus (p. 145). En fait il s’agit de Stylosphaera hippocainpus Haeckel, 1881, nomen nudum de 1’ « .\tlas » daté de 1881 (parfois de 1879). Cet Atlas nous est inconnu et il n’est pas cité dans les travaux récents. P. 149 — corr. et lire : Genus 57. Spongolonchis, Haeckel 1881 , Prodronius, p. 455, non Spongolonche. P. 149 — corr. et lire ; 1. Spongolonchis compacta n. sp., non Spogolonche. P. 149 — corr. et lire : 2. Spongolonchis laxa n. sp., non Spongolonche. P. 150 — corr. et lire : 2. Spongostylus holosphaera (Ehrenberg) Haeckel, non S. gladialus Hackel. IL 158 — aj. (Ehrenberg) — lire : 1. Staurolonche hexagona (Ehrenberg) Haec¬ kel non n. sp. P. 159 — aj. (Ehrenberg) lire : 3. Staurolonche aperta (Ehrenberg) Haeckel. P. 162 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Staurolonchidium perspicuum (Ehrenberg) Haeckel. P. 164 — aj. (Ehrenberg) et corr. et lire ; 2. Stauracontiuin tetracanthum (Ehren¬ berg) Haeckel ; lire : Ualiomma tetracantha, Ehrenberg, 1872, non tetracanthum. P. 164 — aj. (Stijhr) — lire : 4. Stauracontium daturaeforrne (Stëhr) Haeckel. P. 174 — aj. (Ehrenberg) lire — : 13. Ilexastylus setosus (Ehrenberg) Haeckel. P. 178 — corr. et lire : 1. Hexastylariuin heteraxonium n. sp. Dimensions, pores 0,012, non 0,12. P. 184 — aj. (Müller) — lire : 17. Ilexalonche hexacantha (Muller) Haeckel. P. 186 — aj. (Stôhr) — lire : 24. Ilexalonche sexaculeata (Slohr) Haeckel. P. 188 — corr. et lire ; 1. llexancislra tricuspis n. sp. (PI. 22, fig. 9). Dimensions diameter of the outer shell 0,13, inner 0,04 (non 0,4). 1'. 189 — lire : 5. Hexancistra mirabilis n. sp. (PL 23, fig. 3) citation fausse lire ; Hexapitys, Haeckel, 1881, Prodromus, p. 451 (non mirabilis, car il n’y a aucune épithète spécifique accolée aux genres nouveaux du Prodromus). P. 192 — corr. et lire : 2. Hexacontium axotrias n. sp. (PL 24, fig. 3). Dimensions ; length of the spines 0,1 to 0,15 (non o,015). P. 192 — aj. (Stëhr). lire ; 3. Hexacontium hexactis (Stôhr) Haeckel. P. 203 — corr. et lire : 2. Cubosphaera concenlrica n. sp. Dimensions ; (A) 0,02, (B) 0,04 non (A) 0,2, (B) 0,4. P. 211 — corr. et lire : 8. Acanthosphaera flosculenta n. sp. Differs front tlie similar Haliomma lirianlhus PL 28, fig. 1, non II. flosculentum. P. 212 — aj. (Hertwig) lire — : 9. Acanthosphaera insignis (Hertwig) Haeckel. P. 215 - aj. (Stëhr) lire ; 24. Acanthosphaera acanthica (Stëhr) Haeckel. 1076 P. 216 — aj. PI. 13, lire : 29. Acanthosphaera simplex Haeckel. Rhaphidococ- cus simplex, H.4eckel, Monogr. d. Radiol. 1862, p. 366, PI. 13, fig. 5-6 (cf. p. 1763). P. 221 — aj. PI. 12, fig. 3, lire : 1. Conosphaera platyconus, n. sp. PI. 12, fig. 3. P. 223 — corr. et lire ; ligne 2 : Ethmosphaera conosiphonia PL 12, fig. 55, non Ethmosphaera conulosa. P. 227 — corr. et lire : 12, Cladococcus tricladus n. sp.. Dimensions : pores 0,004, non 0,04. P. 231 — Pour 5. Haliomma melitomma n. sp., la figure indiquée (PI. 20, fig. 4) est déjà attribuée à Carposphaera melitomma (p. 73), qui serait peut- être Melitomma melittosphaera Haeckel, 1881 nom. nud. P. 242 — corr. et lire : 1. Elatomma pinetum, n. sp. Similar to Cladococcus pinetum. (PI. 27, fig. 1) non (PI. 27, fig. 1, 3). P. 245 — aj. (Hertwig) — lire : 5. Leptosphaera spinosa (Ilertwig) Haeckel. P. 258 — aj. (Stôhr) — lire : 3. Echinomrna aculeatum (Stôhr) Haeckel. P. 261 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Cromyomma zonaster (Ehrenberg) Haeckel. P. 262 — aj. (Ehrenberg) — ■ lire : 5. Cromyomma quadruplex (Ehrenberg) Haeckel. P. 271 — corr. et lire : 4. Spongiomma clavatum n. sp. Similar to Centrocubus cladostylus, PI. 18, fig. 1, non Centrocubus rhopalophorus (lapsus). P. 271 — aj. (Dunikowski), corr. et lire : 6. Spongiomma multiaculeatum (Dunikowski) Haeckel, non multiculeum. P. 291 — aj. (Ehrenberg), corr. et lire ; 3. Cenellipsis cenosphaera (Ehrenberg) Haeckel, non Cenellipsis ehrenbergii. P. 296 — corr. : 1. Ellipsoxiphus elegans n. sp. Pas de figure. La fig. 7, PI. 14 représente le type de Ellipsoxiphium palliatum Haeckel, nom adopté par V. Haecker en 1907 et 1908. P. 299 — corr. et lire : 1. Ellipsostylus ornithoides n. sp. Corr. dans diagnose : Xiphostylus alcedo, PI. 13, fig. 4, non favosus. P. 301 — aj. (Ehrenberg) — lire : 7. Ellipsostylus megadictya (Ehrenberg) Haeckel. P. 307 — corr. dans tableau ; 141. Cromyatractus, non Cromyotractus. P. 309 — aj. (Ehrenberg) — lire : Druppula ooata (Ehrenberg) Haeckel. P. 310 — aj. (Stôhr) — lire : 9. Druppula elliptica (Stôhr) Haeckel. P. 314 — aj. (Ehrenberg) — lire : 5. Prunulum crenatum (Ehrenberg) Haeckel. P. 314 — aj. (Ehrenberg) — lire : 6. Prunulum triplex (Ehrenberg) Haeckel. P. 315 — aj. (Stôhr) — lire : 8. Prunulum fenestratum (Stôhr) Haeckel. P. 319 — 2. Lithatractus fragilis n. sp. (PI. 16, fig. 3). Cette figure correspond aussi à Stylosphaera fragilis. P. 323 — 12. Lithatractus j U gatus n. sp. (PI. 16, fig. 2). Cette figure correspond aussi à Stylosphaera jugata corriger et lire : Dimensions basal breadth 0,03 to 0,04, non 0,4. P. 325 — aj. (Ehrenberg) — lire : 4. Druppatractus testudo (Ehrenberg) Haeckel. P. 326 — aj. (Ehrenberg) corr. 1872 lire : 7. Druppatractus coronatus (Ehren¬ berg) Haeckel. Stylosphaera coronata, Ehrenberg 1875, non 1872. P. 327 — aj. (Ehrenberg) — lire : 8. Druppatractus laevis (Ehrenberg) Haeckel. aj. et lire : Habitat. Cosmopolitan ; Atlantic, Indian, Pacific, surface. La Barbade (Ehrenberg). P. 330 — aj. (Ehrenberg) — lire : 5. Stylatractus carduus (Ehrenberg) Haeckel. 1077 P. 332 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Xiphalractus spinulosus (Ehrenberg) Haeckel. P. 333 — aj. (Ehrenberg) — lire : 4. Xiphalractus sulcatus (Ehrenberg) Haec¬ kel. P. 334 — aj. (Ehrenberg) — lire : 7. Xiphalractus radiosus (Ehrenberg) Haeckel. P. 339 — corr. et lire : 1. Pippettaria fusaria, n. sp., dans la diagnose [Cannar- tiscus amphiconiscus PL 39, fig. 19, non amphiconus). P. 344 — aj. (Millier) — lire : 4. Spongurus asper (Millier) Haeckel. P. 350 — aj. (Ehrenberg) — lire : 5. Spongodruppa elliplica (Ehrenberg) Haeckel. P. 350 — aj. (Millier) — lire : 6. Spongodruppa polyacantha (Millier) Haeckel. P. 350 — aj. (Ehrenberg) — lire : 1. Spongatractus pachystylus (Ehrenberg) Haeckel. P. 361 — aj. (Ehrenberg) — lire : 6. Cyphanta laevis (Ehrenberg) Haeckel. P. 365 — corr. et lire : 8. Cyphonium facettariurn n. sp. Corr. dans diagnose lire : Peripanartus amphiconus P). 40, fig. 5, non amphiconiscus. P. 365 — aj. (Ehrenberg) — lire : 10. Cyphonium profundum (Ehrenberg) Haeckel. P. 366 — corr. et lire : 1. Cypassis palliata n. sp. Corr. dans diagnose, lire : Peripanartus amphiconus non amphiconiscus. P. 367 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Cypassis entomocora (Ehrenberg) Haeckel corr. et lire : 5. Astromma entomocora, Ehrenberg, 1854, non 1847. P. 370 — aj. (Ehrenberg) — lire : 4. Cyphinus penicillatus (Ehrenberg) Haeckel. P. 371 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Cyphinidium apicatum (Ehrenberg) Haeckel. P. 374 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Cannarlidium amphisiphon (Ehrenberg) Haeckel. P. 380 — aj. (Ehrenberg) — lire : 9. Panartus profundissimus (Ehrenberg) Haeckel. P. 381 — aj. (Ehrenberg) — lire : 14. Panartus setosus (Ehrenberg) Haeckel. P. 382 — 1. Peripanartus palliatus n. sp. Dans la diagnose lire Panartus tetra- thalamus (PI. 40, fig. 3) and Panartus quadrijugus (espèce non figurée). P. 400 — 3. Zygocampe chrysalidium n. sp. {chrysalis sec. PI. 40, fig. 13). Cette figure est attribuée à Zygartus chrysalis n. sp., p. 401. P. 413 — 1. Stylodiscus endostylus n. sp. (PI. 31, fig. 11). Figure également attribuable à Sethostylus endostylus. P. 418 — corr. diagnose et lire : 4. Trochodiscus Solaris n. sp. (Similar to Ilelio- discus solaster, PI. 34, fig. 4) non Solaris. P. 423 — aj. (Ehrenberg) — lire : 7. Sethodiscus radiatus (Ehrenberg) Haeckel. P. 424 — aj. (Ehrenberg) — lire : 8. Sethodiscus echinatus (Ehrenberg) Haeckel. P. 424 — corr. diagnose lire : 9. Sethodiscus cristatus n. sp. (very similar to Phacodiscus clypeus, pl. 35, fig. 6, non cristatus). P. 432 — aj. (Ehrenberg) corr. lire : 3. Triactiscus triactis (Ehrenberg) Haeckel, non tripodiscus n. sp. P. 439 — aj. (Ehrenberg) — ■ lire : 6. Heliosestrum contiguum (Ehrenberg) Haeckel. P. 442 — aj. (Ehrenberg) et corr. lire : 3. Astrosestrum octacanthum (Ehren¬ berg) Haeckel, lire ; Haliomma octacantha, non octacanthum. P. 446 — aj. (Ehrenberg) — lire : 5. //eZiodtsczts /ieliantliüs (Ehrenberg) Haeckel. — 1078 — P. 446 — aj. (Ehrenlierg) — lire : 6. Ueliodisciis sol (Elirenberg) Haeckel. Corr. diagnose lire : I lelioseslruni solarium non solare. P. 447 — aj. (Müller) — lire : 11. Heliusdiscus arnphidiscus (Millier) Haeckel. P. 449 — aj. (Ehrenberg) — lire : 15. 1 1 eliodiscus luimholdti (Ehrenberg) Haeckel. P. 449 — aj. (Ehrenberg) — lire : 18. Ileliodiscus umhonatus (Ehrenberg) Haeckel. P. 451 — aj. (Stôhr) — lire : 3. Ueliodrymus grotlensis (Stôhr) Haeckel. P. 454 — aj. (Ehrenberg) — lire : 6. .bsirop/iocî/s sninrnns (Ehrenberg) Haeckel. P. 461 — corr. et lire : 3. Coccodiscus goelhei n. sj). (PI. 36, lig. 2) non Cocco- discus II. goethei (Errât, sec. Haeckel, p. 1763). P. 467 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Astrocyclia Stella (Itbrenberg) Haeckel. P. 468 -- aj. c et lire : 1. Coceocyclia lirknitha n. sp., non Coccucylia. P. 468 — aj. corr. et lire : 2. Coceocyclia helianlhus n. sp. (PI. 36, ligs. 5, 6) non Coccocylia heliantha). P. 471 — aj. (Ehrenberg) — lire : Trigonactura pylhagorae (Ehrenberg) Haeckel. P. 474 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Uymenactura pylhagorae (Ehrenberg) Haeckel. P. 476 — aj. (Ehrenberg) corr. 1856. P. 476 — lire : 3. Astraciura arislolelis (Ehrenberg) Haeckel. lire : Astromma aristotelis, Ehrenberg, 1854, non 1856. P. 479 — aj. (Ehrenberg) — lire : 1. Pentactura pentactis (Ehrenberg) Haeckel. P. 492 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Porodiscus concentricus (Ehrenberg) Haeckel. P. 493 — aj. (Ehrenberg) — lire : 5. Porodiscus macroporus (Ehrenberg) Haeckel. P. 493 — aj. (Stôhr) — lire : 6. Porodiscus microporus (Stôhr) Haeckel. P. 494 — aj. (Stôhr) — lire : 7. Porodiscus ellipticus (Stôhr) Haeckel. P. 496 — aj. (Ehrenberg) — lire : 14. Porodiscus spiralis (Ehrenberg) Haeckel. P. 496 — aj. (Stôhr) — lire : 16. Porodiscus bilix (Stôhr) Haeckel. P. 497 — aj. (Stôhr) — lire ; 18. Porodiscus duplex (Stôhr) Haeckel. P. 498 — aj. (Stôhr) — lire : 20. Porodiscus deformis (Stôhr) Haeckel. P. 499 — aj. (Stôhr) — lire : 3. Perichlamydium accrescens (Stôhr) Haeckel. P. 508 — aj. (Ehrenberg) — lire : 6. Staurodictya splendens (Ehrenberg) Haec¬ kel. P. 508 — aj. (PI. 42, fig. 6) — lire : 7. Staurodictya grandis n. sp. (PI. 42, 11g. 6). P. 508 — aj. (Ehrenberg) corr. Stylodicta, lire : 8. Staurodictya ocellata (Ehren¬ berg) Haeckel ; Stylodictya ocellata non Stylodicta. P. 510 — aj. (.Millier) — lire : 5. Stylodictya arachnia (.Millier) Haeckel. P. 514 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Stylochlamydiurn limhatum (Ehrenberg) Haeckel. P. 515 — aj. (Bailey) — lire : 3. Stylochlamydiurn oenustum (Bailey) Haeckel. P. 515 — aj. (Stôhr) — lire : 4. Stylochlamydiurn aequale (Stôhr) Haeckel. P. 516 — aj. (Stôhr) — lire : 6. Stylochlamydiurn spongiosum (Stôhr) Haeckel. P. 519 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 2. Amphymenium naoiculare (Ehrenberg) Haeckel. P. 525 — aj. (Harting) — lire : 2. Dictyastrum bandaicum (Harting) Haeckel. P. 525 — Pour 3. Dictyastrum hexagonum (PI. 43, lig. 7), la planche donne d’abord Rhopalastrum hexagonum. P. 530 — aj. (St*br) — lire : 3. Ilymeniastrum gümbelii (Stôhr) Haeckel. 1079 — P. 531 — aj. (Ehrenberg) — lire : 7. Uymeniastrum lernarium (Ehrenberg) Haeckel. P. 533 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Euchilonia triangulum (Ehrenberg) Haeckel. P. 534 — aj. (Stôhr) — lire : 6. Euchilonia zittelii (Stôhr) Haeckel. P. 535 — aj. (Ehrenberg) lire : 10. Euchilonia elegans (Ehrenberg) Haeckel. P. 543 — aj. (flg. 4) — lire ; 3. Ilagiaslrum niosis n. sp. (PI. 45, lig. 3, 4). P. 564 — corr. Dimensions lire ; 3. Triolena trispinosa n. sp. Dimensions : Diameter of the shell 0,055 non (0,55). P. 578 — aj. (Stôhr) — lire : 8. Spongodiscus florealis (Stôhr) Haeckel. P. 580 — corr. et lire : 1. Spongolonche conostyla n. sp., non (PI. 48, lig. 7), car cette figure représente Spongoprunurn arnphilonche Haeckel, p. 347. .\insi le genre Spongolonche n’a pas, ici, d’espèce figurée. P. 581 — aj. (Dunikowski) — lire : 2. Spongotripus neumayri (Dunikowski) Haeckel. P. 583 — aj. (Stôhr) — lire : 2. Stylolrochus craticulatun (Stôhr) Haeckel. P. 584 — aj. (Ehrenberg) et corr. 1872 lire : 4. Stylolrochus rhahdostylus (Ehren¬ berg) Haeckel — lire ; Spongosphaera rhahdoslyla, Enrenberg 1875 non 1872 (Errât, sec. Heckel, p. 1763). P. 590 aj. — (Dunikowski) — lire : 5. Rhopalodiclyuin zittelii (Dunikowski) Haeckel. P. 597 — corr. 2. Spongaster quadralus, dans la diagnose, lire : 1 [ istiaslrum velaturn, PI. 46, fig. 4, non quadraturn. P. 612 — corr. Dimensions, lire : 6. Larcidium polyacanthum n. sp. Dimensions : medullary shell 0,03 to 0,09, non 0,3 to 0,09. P. 614 — corr. et lire ; Family XXV Larn.\cida, Haeckel, 1883 (PI. 50, ligs. 1 à 6 )non (PI. 50, figs. 3-8). P. 645 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Tetrapyle quadriloha (Ehrenberg) Haeckel. P. 648 — corr. et lire : (Sirnilar to Telrapylonium quadrangulare, PI. 9, lig. 15, non PI. 49, flg. 15). P. 687 — aj. 11 a lire : 5. Zoniscus hexalholius, n. sp. (PI. 50, fig. 11 et 11 a). P. 688 — aj. 12 a lire : 2. Zonidium oclotholium, n. sp. (PI. 50, fig. 12 et 12 a). P. 692 — aj. i* : 3. Spireina flustrella. Eire Flustrella ? haliomma Ehrenberg 1861, conformément à la légende de la PI. 11, fig. 6. ACANTHARLV P. 742 — aj. (Hertwig) corr. et lire : 1. Acanthornetron elasticum (Hertwig) Haeckel, non Acathometron. P. 746 — aj. (Millier) — lire : 1. Zygacantha lanceolata Haeckel. P. 747 — aj. (Millier) — lire ; 5. Zygacantha dicholomu (Müller) Haeckel. P. 749 — aj. (Müller) — lire : Acanthonia tetracopa (Müller) Haeckel (pl. 129, figs. 9-11). P. 751 — aj. (Claparède et Lachmann) — lire : 9. Acanthonia echinoides (Cla¬ parède et Lachmann) Haeckel. P. 752 — aj. (Müller) — lire : 14. Acanthonia rnultispina (Müller) Haeckel. P. 754 — aj. (Müller) — lire : 1. Lithophyllium crucialurn (.Müller) Haeckel. P. 756 — aj. I.Müller) - - lire : 2. Aslrolonche niucronata (Müller) Haeckel. P. 757 — aj. (.Müller) — lire : 3. Aslrolonche pectinata (Müller) Haeckel. 1080 — P. 758 — aj. (Müller) — lire : 1. Xiphacantha quadridentata (Millier) Haeckel. P. 761 — aj. (Müller) — lire : 12. Xiphacantha alata (Müller) Haeckel. P. 763 — aj. (PI. 132, fig. 11) — lire : 5. Stauracantha johannis, n. sp. (PI. 132, fig. 11). P. 770 — aj. (Claparède et Lachmann) — lire : 5. Acanthostaurus pallidus (Claparède et Lachmann) Haeckel. P. 784 — corr. et lire : 5. Amphilonche denticulata, Taf. XVI, non Taf. VI. P. 785 — aj. (Müller) — lire : 7. Amphilonche elongata (Müller) Haeckel. P. 785 — aj. (Müller) — lire : 8. Amphilonche ovata (Müller) Haeckel. P. 786 — corr. et lire ; 12. Amphilonche messanensis. Dimensions : minor spines 0,05 to 0,09, non 0,5 to 0,09. P. 810 — aj. (Müller) — lire : 6. Phractaspis cataphracta (Müller) Haeckel. P. 812 — aj. (Müller) — lire : 3. Pleuraspis costata (Müller) Haeckel. P. 826 — corr. et lire : 3. Coscinaspis rhacopora. Dimensions. Diameter of the shell 0,15 to 0,18, non 1,15 to 0,18. P. 839 — corr. et lire : 1. Lychnaspis gittschii n. sp. (PI. 135, lig. 3) non pl. 95 (Errât, sec. Haeckel, p. 1763). P. 842 — aj. (Müller) — lire : 11. Lychnaspis echinoides (Müller) Haeckel. P. 854 — aj. (Müller) — lire : 11. Phractopelta hystrix (Müller) Haeckel. P. 871 — aj. (Müller) — lire : 10. Phatnaspis tabulata (Müller) Haeckel. NASSELLARIA P. 912 — corr. et lire : 3. Tetraplagia quadrispina (Hertwig) Haeckel. [Plagia- cantha abietina var. quadrispina Hertwig 1879) non Tetraplagia abietina, cette épithète étant déjà conservée pour Plagiacantha abietina. P. 912 — corr. : 2. Plagoniscus euscenium n. sp. Dans la diagnose, lire : Eusce- nium tricolpium (Pl. 53, fig. 12) non eucolpium. P. 930 — aj. (J. Müller) — lire : 5. Polyplecta dumeturn (J. Müller) Haeckel. P. 948 — aj. (Hertwig) — lire : 12. Zygocircus productus (Hertwig) Bütschli, non Bütschli. P. 951 — corr. et lire : 3. Cortina conifera, n. sp. (similar to Tripospyris conifera and Tripospyris eucolpos) non eucolpa. P. 958 — aj. (Ehrenberg) — lire : 6. Semantis spinescens (Ehrenberg) Haeckel. P. 959 — aj. (Bütschli) — lire : 4. Semantrum mülleri (Bütschli) Haeckel. P. 964 — corr. dimensions, lire ; 4. Cortiniscus tetrapyloris n. sp. Height of the sagittal ring. 0,08 to 0,12 non 0,012. P. 983 — aj. (Bütschli) — lire : 3. T ristephanium hertwigii (Bütschli) Haeckel. P. 1002 — aj. (Ehrenberg) — lire : 6. Tympaniscus fibula (Ehrenberg) Haeckel. P. 1012 — aj. (Müller) — lire : 3. Lithocubus oinculatus (Müller) Haeckel. P. 1026 — aj. (Ehrenberg) — lire : 5. Tripospyris triomma (Ehrenberg) Haeckel. P. 1028 — aj. (Bütschli) — lire : 10. Tripospyris claoata (Bütschli) Haeckel. P. 1029 — aj. (Ehrenberg) — lire : 15. Tripospyris tribrachiata (Ehrenberg) Haeckel. P. 1030 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 3. Triceraspyris didiceros (Ehrenberg) Haeckel. P. 1031 — aj. (Ehrenberg) — lire : 4. Triceraspyris furcata (Ehrenberg) Haec¬ kel. 1081 F. 1033 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 4. Tristylospyris triceros (Ehrenberg) Haeckel. P. 1036 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. üipospyrLs mystax (Ehrenberg) Haeckel. P. 103/ — compléter et lire : 5. Dipospyris irregularis n. sp. (PI. 85, lig. 2) (Errât, sec. Haeckel, p. 1764). P. 1038 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 1. Brachiospyris ocellata (Ehrenberg) Haec¬ kel. P. 1038 — aj. (Ehrenberg) — lire : 1. Dendrospyris stylophora (Ehrenberg) Haeckel. P. 1039 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Dendrospyris dirrhiza (Ehrenberg) Haeckel. P. 1039 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Dendrospyris bibrachiata (Ehrenberg) Haeckel. P. 1046 — aj. (Stohr) — lire : 3. Tessarospyris setninulum (Stôhr) Haeckel. P. 1047 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Hexaspyris setigera (Ehrenberg) Haeckel. P. 1048 — aj. (Stôhr) — lire : 4. Hexaspyris spinosa (Stôhr) Haeckel. P. 1048 — aj. (Ehrenberg) — lire : 5, Hexaspyris ophirensis (Ehrenberg) Haeckel. P. 1048 — aj. (Ehrenberg) — lire : 7. Hexaspyris articulata (Ehrenberg) Haec¬ kel. P. 1049 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Ltriospj/ris cZat/trata (Ehrenberg) Haeckel. P. 1050 — aj. ( Ehrenberg) — lire : 4. Liriospyris turrita (Ehrenberg) Haeckel. P. 1051 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Cantharospyris ateuchus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1051 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Cantharospyris radicata (Ehrenberg) Haeckel. P. 1054 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Aegospyris longibarba (Ehrenberg) Haeckel. P. 1056 — aj. (Ehrenberg) — lire : 1. Elaphospyris heptaceros (Ehrenberg) Haeckel et corr. dimensions : horns and feet 0,02 to 0,08 long, non 0,008. P. 1065 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Anthospyris diaboliscus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1070 — aj. (Ehrenberg) et corr. lire : 3. Gorgospyris pentas (Ehrenberg) comb. nov. no:i Gorgospyris ehrenbergii Haeckel. P. 1072 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 2. Circospyris gigas (Ehrenberg) Haeckel. P. 1072 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Circospyris tridentata (Ehrenberg) Haec¬ kel. P. 1074 — corr. synonymie — lire : 6. Dictyospyris triloba, Ehrenberg. Dic- tyospyris triloba, Ehr. 1854, Mikrogeologie, PI. 36, fig. 24 a, b. Dictyospyris trilobata, Ehr. 1875, non triloba. P. 1080 — aj. (Hertwig) — lire : 2. Lopliospyris acuminata (Hertwig) Haeckel. P. 1081 — aj. PI. 95, fig. 15 — lire : 1. Sepalospyris platyphylla n. sp. (PI. 95, fig. 15) (Errât, sec. Haeckel, p. 1764). P. 1083 — aj. (Ehrenberg) — lire : 1. Pylospyris denticulata (Ehrenberg) Haeckel. P. 1088 — aj. (Ehrenberg) corr. 1885 — lire : 1. Patagospyris confluens (Ehren¬ berg) Haeckel. Petalospyris confluens, Ehrenberg 1875, non. 1885. P. 1088 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Patagospj/ris stiZigera (Ehrenberg) Haeckel. P. 1090 — aj. (Bütschli) — lire : 3. Desmospyris anthocyrtoides (Bütschli) Haeckel. 68 1082 — P. 1100 — aj. (Bütsclili) — lire : 1. Sphaerospyris sphaera (Bütschli) Haeckel. P. 1088 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 2. Botryopera triloba (Ehrenberg) Haeckel. P. 1109 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Botryopera quadriloba (Ehrenberg) Haeckel. P. 1113 — aj. (Ehrenberg) ; aj. Habitat, lire : 2. Botryopijle cribrosa (Ehren¬ berg) Haeckel. Habitat. Fossil in Barbados and Indian Océan. P. 1113 — aj. (Ehrenberg) — lire ■. 3. Botryopyle cephalodes (FAwenherg) Haackal. P. 1116 — aj. (Ehrenberg). Aj. Synonymie — lire : 1. Botryocella nucida (Ehrenberg) Haeckel. Lithobotrys adspersa, Ehrenberg 1854. Mikrogeologie, pl. 36, fig. 5. P. 1116 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Botryocella borealie (Ehrenberg) Haeckel. P. 1120 — compléter synonymie — lire : 1. Botryocyrtis serpentis, Ehrenberg Botryocyrtis caput serpentis... P. 1123 — corr. lire : 1. Botryocanipe inflata (Bailey) Haeckel non Ehrenberg. P. 1123 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Botryocanipe galea (Ehrenberg) Haeckel. P. 1136 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Tripocalpis galea (Ehrenberg) Haeckel. P. 1143 — compléter lire : 1. Tripodiscium tristylospyris n. sp. (Pl. 52, fig. 22). P. 1144 — aj. (Stôhr) — lire : 4. Tripodiscium campanula (Stôhr) Haeckel. P. 1144 — aj. Pl. 52, fig. 23 — lire : 6. Tripodiscium ramosum (Pl. 52, fig. 23). P. 1155 — corr. et lire : 1. Archipera cortiniscus, dans la diagnose : Pl. 98, fig. 10 a non 10 b. P. 1158 — corr. et lire : 516. Cystophormis non Cyrtophormis (Errât, sec. Haeckel, p. 1764). P. 1164 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Litharachnium arachnodiscus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1165-1166 — corr. et lire ; Cystophormis non Cyrtophormis (Errât, sec. Haeckel, p. 1764). P. 1167 — aj. (Ehrenberg) — lire : 1. Archiphormis cancellata (Ehrenberg) Haeckel. P. 1169 — compléter : 1. Halicalyptra oirginica Ehrenberg = Cannopilus spec. (Silicoflagellidé). P. 1172 — aj. (Stbhr) — lire ; 6. Carpocanistrum pyriforme (Stôhr) Haeckel. P. 1174 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Phaenocalpis ocellata (Ehrenberg) Haec¬ kel. P. 1174 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Phaenocalpis carinata (Ehrenberg) Haeckel. P. 1174 — aj. (Ehrenberg) — lire : 4. Phaenocalpis flabellum (Ehrenberg) Haeckel. P. 1191 — aj. (Bailey) — lire : 5. Ilalicapsa pyriformis (Bailey) Haeckel. P. 1198 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 11. Dictyophimus arabicas (Ehrenberg) Haeckel. P. 1199 — aj. (Ehrenberg) — lire : 14. Dictyophimus lucernu (Ehrenberg) Haeckel. P. 1199 — aj. (Ehrenberg) — lire : 15. Dictyophimus hamosus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1199 — aj. (Ehrenberg) — lire : 16. Dictyophimus tridentatus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1204 — corr. 1882 — lire : 4. Lithomelissa milra Bütschli : 1882 non 1881. P. 1208 — aj. (Ehrenberg) — lire : 1. Psilomelissa galeata (Ehrenberg) Haeckel. P. 1209 — aj. (Bütschli) — lire : 3. Psilomelissa hertwigii (Bütschli) Haeckel, — 1083 P. 1210 — aj. (Bütschli) — lire : 1. Spongomelissa spongiosa (Büstchli) Haeckel. P. 1214 — aj. (Hertwig) — lire : 4. Lamprodiscus laevis (Hertwig) Haeckel. P. 1222 — corr. dimensions — lire : 5. Eucecryphalus gegenbauri Haeckel. Dimensions : 0,02 to 0,025 broad, non 0,25. P. 1223 — aj. (Ehrenberg) — lire : 6. Eucecryphalus campanella (Ehrenberg) Haeckel. P. 1231 — aj. (W. Thomson) — lire : 1. Lychnodictyum challengeri (W. Thom¬ son) Haeckel. P. 1232 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Sethopera oceania (Ehrenberg) Haechel. P. 1232 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Sethopera pyrum (Ehrenberg) Haeckel. P. 1233 — aj. (Ehrenberg) — lire : 4. Sethopera lagena (Ehrenberg) Haeckel. Obs. Haeckel a placé Lithopera lagena Ehr. 1875 dans deux espèces : Sethopera lagena et Sethocapsa lagena. P. 1236 — aj. (Ehrenberg) — lire : 4. M icromelissa microptera (Ehrenberg) Haeckel. P. 1236 — aj. (Ehrenberg) — lire : 5. Micromelissa oentricosa (Ehrenberg) Haeckel. P. 1237 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Peromelissa capito (Ehrenberg) Haeckel. P. 1239 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Sethochytris harhadensis (Ehrenberg) Haeckel. P. 1240 — aj. (Bury) — lire : 4. Sethochytris triangula (Bury) Haeckel. P. 1250 — ligne 4 — • lire Sethamphora, non Sethophormis et lignes 4 et 7 lire Dictyoprona non. Dictyoprora (Errât, sec. Haeckel, p. 1764). P. 1251 — aj. (Ehrenberg) et corr. — lire : 4. Sethamphora montgolfleri (Ehren¬ berg) Haeckel, non mongolfieri ; Eucyrtidium montgolfleri Ehr. 1854, Taf. XXXVI, non XXXIV. P. 1251 — aj. PI. 62, fig. 3) — lire : 5, Sethamphora costata n. sp., (PI. 62, fig. 3). P. 1251 — aj. (Ehrenberg) — lire : 7. Sethamphora ampulla (Ehrenberg) Haec¬ kel. P. 1252 — aj. (Ehrenberg) — lire : 8. Sethamphora aërostatica (Ehrenberg) Haeckel. P. 1253 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 1. Sethopyramis scalaris (Ehrenberg) Haeckel. P. 1254 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 5. Sethopyramis quadratella (Ehrenberg) Haeckel. P. 1257 — corr. : 1. Plectopyramis magnifica Haeckel. La synonymie donnée par Haeckel est inexacte car Bury n’a pas écrit Polycystina magnifica, mais seulement, en anglais : a magnihceus polycystin. P. 1259 — aj. (Bury) et Fossil Barbados — lire : 9. Plectopyramis fenestrata (Bury) Haeckel. Habitat. Tropical Atlantic. Fossil, Barbados. P. 1262 — L’espèce Acanthocorys bütschlii Haeckel (sans fig.) est donnée avec la synonymie dubitative ; ? Clathrocanium ehrenbergii Bütschli 1882. Une synonymie affirmée conduit au binôme Acanthocorys ehrenbergii (Büt¬ schli) Haeckel. P. 1268 — aj. (Ehrenberg) — lire : 1. Anthocyrtoma serrulata (Ehrenberg) Haeckel. P. 1273 — aj. (Ehrenberg) — lire : 4. Anthocyrtium collare (Ehrenberg) Haec¬ kel. — 1084 — P. 1274 — aj. (Ehrenberg) — lire : 8. Anthocyrtium reticulatum (Ehrenberg) Haeckel. P. 1275 — aj. (Ehrenberg) — lire : 9. Anthocyrtium leptostylum (Ehrenberg) Haeckel. P. 1275 — aj. (Ehrenberg) — lire : 10. Anthocyrtium hispidum (Ehrenberg) Haeckel. P. 1276 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 14. Anthocyrtium setosum (Ehrenberg) Haeckel. P. 1277 — aj. (Stôhr) — lire : 15. Anthocyrtium ehrenbergii (Stohr) Haeckel. P. 1277 — aj. (Ehrenberg) — lire : 17. Anthocyrtium ficus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1280 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 2. Carpocanium .ïetoswm (Ehrenberg) Haeckel. P. 1283 — aj. (Ehrenberg) — lire : 14. Carpocanium polypterum (Ehrenberg) Haeckel. P. 1287 — A noter que la figure de Clistophaena rüstiana (PI. 57, fig. 6), cor¬ respond bien à la diagnose et non à celle de l’espèce suivante ; Clistophaena hexodena indiquée sur la légende de la PI. 57, fig. 6. P. 1290 — aj. (Ehrenberg) — lire : 1. Sethoconus trochus (Ehrenberg) Haeckel. Obs. Conarachnium trochus Haeckel, 1881, Prodromus, p. 430 : seul le genre 82 : Conarachnium est mentionné, sans nom d’espèce. P. 1290 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Sethoconus cucullaris (Ehrenberg) Haec¬ kel. P. 1291 — aj. (Ehrenberg) — lire : 4. SetAoconusampZiatus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1291 — aj. (Ehrenberg) ■ — lire : 5. Sethoconus mitra (Ehrenberg) Haeckel. P. 1291 — N. B. La légende de la PI. 58, fig. 6 porte Sethoconus capreolus au lieu de S. rayianus. P. 1292 — aj. (Ehrenberg) — lire : 7. Sethoconus cervus (Ehrenberg) Haeckel. Même observation que pour Sethoconus trochus, supra P. 1292 — aj. (Ehrenberg) — lire : 9. Sethoconus larvatus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1293 — aj. (Ehrenberg — lire ; 1. Sethoconus nassa (Ehrenberg) Haeckel. P. 1293 — aj. (Ehrenberg) — lire : 11. Sethoconus tabulatus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1293 — obs. Sethoconus hexagonalis Haeckel (Syn. Cornutelta trochus Ebr. 1872) est justifié par l’existence du binôme Sethoconus trochus (Ebr.) Haeck. (Syn. Eucyrtidium trochus Ebr. 1872), p. 1290. P. 1293 — aj. (Ehrenberg) — lire : 13. Sethoconus verrucosus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1294 — aj. (Ehrenberg) — lire : 15. Sethoconus profundus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1294 — aj. (Ehrenberg) — lire : 16. Sethoconus trichostylus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1294 — aj. (Ehrenberg) . — lire : 17. Sethoconus longisetus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1295 — aj. (Ehrenberg) — lire : 18. Sethoconus gracilis (Ehrenberg) Haeckel. P. 1295 — aj. (Ehrenberg) — lire : 20. Sethoconus clathratus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1298 — Obs. D’après Kofoid (1912) le Sethocephalus eucecryphalus Haeck. représente une loge de Cilié, Tintinnoïdien. P. 1299 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Sethocyrtis cancrina (Ehrenberg) Haeckel. P. 1300 — aj. (Ehrenberg) — lire : 5. Sethocyrtis subacuta (Ehrenberg) Haeckel. 1085 P. 1300 — aj. (Ehrenberg) corr. Synonymie — lire : 6. Sethocyrtis pleuracantha (Ehrenberg) Haeckel. Syn. Eucyrtidium pleuracanthus non pleur acanthum. P. 1300 — corr. lire : Sethocyrtis agamemnomis n. sp. (PL 62, fig. 11 et 11 A) (non fig. 11, a, b). P. 1301 — aj. (Ehrenberg) — lire : 8. Sethocyrtis cassis (Ehrenberg) Haeckel. P. 1302 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Sethocorys armadillo (Ehrenberg) Haeckel. P. 1302 — aj. (Stôhr) — lire : 5. Sethocorys amphora (Stohr) Haeckel. P. 1305 — corr. lire : 2. Dictyocephalus urceolus n. sp. Syn. Eucyrtidium mont- golfieri, non mongolfieri. P. 1306 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 3. Dictyocephalus exceïlens (Ehrenberg) Haeckel. P. 1306 — aj. (Ehrenberg) — lire : 4. Dictyocephalus ocellatus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1306 — aj. (Ehrenberg) — lire : 5. Dictyocephalus crassiceps (Ehrenberg) Haeckel. P. 1307 — aj. (Ehrenberg) — lire : 8. Dictyocephalus papillosus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1307 — aj. (Ehrenberg) — lire : 10. Dictyocephalus réticulum (Ehrenberg) Haeckel. P. 1310 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Sethocapsa lagena (Ehrenberg) Haeckel. Obs. Même observation que p. 1233 à propos de Lithopera lagena déjà placé en synonymie de Sethopera lagena. L’un des deux binômes devra dispara’tre. P. 1311 — aj. (Ehrenberg) — lire : 4. Sethocapsa nidus (Ehrenberg) Hae kel. P. 1317 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Pterocorys sahae (Ehrenberg) Haeckel. P. 1317 — aj. (Stôhr) — lire : 5. Pterocorys falcifera (Stohr) Haeckel. P. 1318 — aj. (Ehrenberg) — lire : 8. Pterocorys barbadensis (Ehrenb irg) Haeckel. P. 1318 — aj. (Ehrenberg) — lire : 9. Pterocorys apis (Ehrenberg) Haeckel. P. 1319 — aj. (Ehrenberg) lire — : 11. Pterocorys turgida (Ehrenberg) Haeckel. corr. Ehrenberg, 1875, non 1885. P. 1321 — aj. (Bütschli) — lire : 17. Pterocorys zittelii (Bütschli) Haeckel. P. 1330 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 7. Pterocaniurn praetextum (Ehrenb !rg) Haeckel. P. 1331 — aj. (Ehrenberg) — lire : 8. Pterocaniurn depressum (Ehrenb ïrg) Haeckel. P. 1331 — aj. (Ehrenberg) — lire : 9. Pterocaniurn campanella (Ehrenl) cg) Haeckerl. P. 1336 — aj. (.Millier) — lire : 1. Pleuropodium charybdeum (Millier) Haeckel. P. 1344 — aj. (Ehrenberg) corr. ehrenbergii — lire : 24. Podocyrtis arnpiiia- cantha (Ehrenberg) Haeckel, non Podocyrtis ehrenbergii Haeckel. P. 1348 — aj. (Ehrenberg) — lire : 41. Podocyrtis lyaea (Ehrenberger) Haeckel. P. 1349 — aj. (Ehrenberg) — lire : 42. Podocyrtis bromia (Ehrenberg) Haeckel. P. 1349 — corr. tripus — lire : 44. Podocyrtis bicornis Ehrenberg non Podo¬ cyrtis tripus Haeckel. P. 1351 — corr. lire : 4. Thyrsocyrtis rhizodon (Ehrenberg) Haeckel, non Thyr- socyrtis rhizopus Haeckel. P. 1351 — aj. (Ehrenberg) — lire : 6. Thyrsocyrtis radicata (Ehrenberg) Haeckel. P. 1352 — corr. lire : 1. Dictyopodium eurylophos Ehrenberg, non eurylopnus. P. 1353 — corr. lire : 2. Dictyopodium oxylophos Ehrenberg non oxylophus. 1086 P. 1353 — aj. (Ehrenberg) — lire : 4. üiclyopodium cothurnatum (Ehrenberg) Haeckel. P. 1356 — compl. (PI. 68, fig. 14) — lire : 1. Sethornithium dictyopterurn, n. sp. (pl. 68, fig. 14) (Errât, see. Haeckel, p. 1764). P. 1358 — aj. (Ehrenberg) — lire : 4. Theopera luscinia (Ehrenberg) Haeckel. P. 1369 — aj. (Ehrenberg) et corr. — lire : 2. Phormocyrtis fastuosa (Ehren¬ berg) Haeckel. Syn. Euryrtidium fastuosum Ehrenberg. P. 1369 — aj. (Ehrenberg) — lire : 4. Phormocyrtis embolum (Ehrenberg) Haeckel. P. 1371 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Alacoris telracantha (Ehrenberg) Haeckel. P. 1371 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Alacorys pentacantha (Ehrenberg) Haec¬ kel. P. 1373 — aj. (Ehrenberg) — lire : 9. Alacorys aculeata (Ehrenberg) Haeckel. P. 1375 — aj. (Ehrenberg) — lire : 16. Alacorys ornata (Ehrenberg) Haeckel. P. 1377 — obs. 4. Cycladophora hexapleura n. sp. Le binôme latin Lanterna chinensis attribué à Bury 1862 n’existe pas, cet auteur ayant qualifié son dessin de lanterne chinoise (en anglais). P. 1383 — aj. (Ehrenberg) — lire : 9. Calocyclas erinaceus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1384 — aj. (Ehrenberg) — lire : 10. Calocyclas gigas (Ehrenberg) Haeckel. P. 1384 — corr. et lire : Subgenus 4. Calocyclura non Calocycloma (Errât, sec. Haeckel, p. 1764). P. 1385 — corr. 14. Calocyclas aspasia. Dans la diagnose, lire : Calocyclas veneris, non C. paella. P. 1386 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Clathrocyclas fimhriata (Ehrenberg) Haeckel. aj. Synonymie : Ehr. 1854, Pl. 36, fig. 11. P. 1387 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 6. CZa^/^roc^/c^as domina (Ehrenberg) Haeckel. P. 1387 — aj. (Ehrenberg) --lire : 9. Clathrocyclas paella (Ehrenberg) Haeckel. P. 1391 — aj. (Ehrenberg) — lire : 6. Larnprocyclas aegles (Ehrenberg) Haeckel. P. 1397 — corr. 1. Theocalyptra veneris. Dans la diagnose, lire Corocalyptra agnesae (Pl. 59, fig. 3) ; non Eucephryphalas agnesae. P. 1397 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Theocalyptra orci (Ehrenberg) Haeckel. P. 1397 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Theocalyptra discoïdes (Ehrenberg) Haeckel. P. 1398 — aj. (Bailey) — lire : 4. Theocalyptra cornata (Bailey) Haeckel. P. 1399 — aj. (Millier) — lire : 1. Theoconus zancleus (Millier) Haeckel. P. 1400 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Theoconus aegaeus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1400 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Theoconus zangaeharicas (Ehrenberg) Haeckel. P. 1400 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 4. Theoconus campanulatus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1402 — aj. (Ehrenberg) — lire : 9. Theoconus ampullaceas (Ehrenberg) Haeckel. P. 1402 — aj. (Ehrenberg) — lire : 10. Theoconus arnplas (Ehrenberg) Haeckel. P. 1402 — aj. (Ehrenberg) — lire : 12. Theoconus dionysius (Ehrenberg) Haeckel P. 1403 — aj. (Ehrenberg) — lire : 14. Theoconus ficus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1404 — aj. (Ehrenberg) — lire : 1. Lophoconus antilope (Ehrenberg) Haeckel. P. 1404 — aj. (Ehrenberg) — lire : 4. Lophoconus apiculatus (Ehrenberg) Hae<'kel. 1087 P. 1405 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 5. Lophoconus ceri’us (Ehrenberg) llaeckel. Cette espèce a été transférée dans le genre Corocahjplra par Popofsky, 1913 : Corocalyptra cervus (Ehrenberg) Popofsky. P. 1405 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 1. Theocyrtis trachelius (Ehrenberg) llaeckel. P. 1406 — (Ehrenberg) — lire ; 2. Theocyrtis harhadensis (Ehrenberg) llaeckel. P. 1406 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Theocyrtis cylindrica (Ehrenberg) llaeckel. P. 1406 — aj. (Ehrenberg) — lire : 4. Theocyrtis elegans (Ehrenberg) llaeckel. A la synonymie aj. ; Eucyrtidium elegans. Ehr. 1854. Mikrogeol. PI. 36, fig. 17. P. 1407 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Theocyrtis paupera (Ehrenberg) llaeckel. P. 1407 — aj. (Ehrenberg) — lire : 6. Theocyrtis microtheca (Ehrenberg) Haec- kel. P. 1408 — aj. (Ehrenberg) — lire : 9. Theocyrtis aspera (Ehrenberg) llaeckel. P. 1408 — aj. (Ehrenberg) — lire : 11. Theocyrtis oenophila (Ehrenberg) llaeckel. P. 1410 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 4. Theosyringium tuhulus (Ehrenberg) llaeckel. P. 1410 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Lophocyrtis stephanophora (Ehrenberg) llaeckel. P. 1411 — aj. (PI. 68, lig. 15) — lire ; 3. Lophocyrtis synapta n. sp. (PL 68, fig. 15) (Errât, sec. llaeckel, p. 1764). P. 1411 — aj. (Ehrenberg) — lire : 4. Lop/iocj/rtti' coronata (Ehrenberg] llaeckel. P. 1411 — aj. (Ehrenberg) — lire : 5. Lophocyrtis hiaurila (Ehrenberg) Haeckel. P. 1412 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 2. Tricolocarnpe pupa (Ehrenberg) llaeckel. P. 1413 — aj. (Ehrenberg) — lire : 6. Tricolocarnpe panthera (Ehrenberg) Haeckel. P. 1414 — aj. (Ehrenberg) — lire : 10. Tricolocarnpe arcta (Ehrenberg) llaeckel. P. 1415 — aj. (Ehrenberg) — lire : 1. Theocorys turgidula (Ehrenberg) Haeckel P. 1415 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Theocorys cretica (Ehrenberg) Haeckel. P. 1416 — aj. (Ehrenberg) — lire : 6. Theocorys scolopax (Ehrenberg) Haeckel. P. 1417 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 9. Theocorys bachabunda (Ehrenberg) Haeckel. P. 1417 — aj. (Ehrenberg) — lire : 10. T/jeocorj/s aHennaia (Ehrenberg) Haeckel. P. 1418 — aj. (Ehrenberg) — lire : 12. Theocorys alauda (Ehrenberg) Haeckel. P. 1418 — aj. (Ehrenberg) — lire : 14. Theocorys sphaerophila (Ehrenberg) Haeckel. P. 1421 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Lophocorys acanthocephala (Ehrenberg) Haeckel. P. 1421 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Lophocorys bicornis (Ehrenberg) Haeckel. P. 1422 — aj. (Zittel) — lire : 1. Theocarnpe ehrenbergii (/ittel) Haeckel. P. 1423 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Theocarnpe pirurri (Ehrenberg) Haeckel. P. 1423 — aj. (Ehrenberg) corr. Synonymie — lire ; 4. Theocarnpe nucitla (Ehrenberg) Haeckel. Eucyrtidium nucula Ehr. 1872, Taf. IV, non VH. P. 1423 — aj. (Ehrenberg) — lire : S. Theocarnpe cryptoprora (Ehrenberg) Haeckel. P. 1424 — aj. (Ehrenberg) — lire : 7. Theocarnpe cassis (Ehrenberg) Haeckel. P. 1425 — aj. (Ehrenberg) — lire : 9. Theocarnpe versipeïlis (Ehrenberg) Haec¬ kel. P. 1425 — aj. (Ehrenberg) — lire : 10. Theocarnpe megalopora (Ehrenberg) Haeckel. P. 1425 — aj. (Ehrenberg) — lire : 12. Theocarnpe gernmata (Ehrenberg) Haeckel. 1088 — P. 1426 — aj. (Ehrenberg) — lire : 14. Theocanipe cryptocephala (Ehrenberg) Haeckel. P. 1442 — corr. et lire : Genus 628 Rhopalocyrlis Bütschli (= Pteropilium n. g. Haeckel, 1887, non Pteropilium, 1881 Haeckel in Haeckel, 1887, genus 586, p. 1326. P. 1443 — aj. (Ehrenberg) corr. et lire : 1. Rhopalocyrtis sphinx (Ehrenberg) comb. nov. P. 1443 — aj. Ehrenberg) corr. et lire : 2. Rhopalocyrtis bomhus (Ehrenberg) comb. nov. P. 1443 — corr. et lire : Rhopalocyrtis pyramis (Haeckel) comb. nov. P. 1452 — aj. (Ehrenberg) — lire : 1. Artopera loxia (Ehrenberg) Haeckel. P. 1459 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Artophormis barbadensis (Ehrenberg) Haeckel. P. 1461 — aj. (Stohr) — lire : 5. Cyrtophormis acutata (Stohr) Haeckel. P. 1462 — aj. (Stohr) — lire : 9. Cyrtophormis fimbriata (Stohr) Haeckel. P. 1463 — corr. et lire : 1. Stichophaena aerostatica. sec. (PI. 75, lig. 4) non Artophaena (incert. sec Haeckel). P. 1464 — corr. ligne 21 — lire : Hexalatractus fusiformis non Theophaena hexaptera, PI. 68, fig. 13. P. 1469 — aj. (Bailey) et corr. lire : 3. Lithostrobus cuspidatus (Bailey) Büt¬ schli non Lithostrohus tristichus. Syn. Eucyrtidium cuspidatum Bailey, 1856, non Ehrenberg, 1872. P. 1472 — aj. (Ehrenberg) — lire: 12. Lî7/(0.5troèws picus (Ehrenberg) Bütschli. P. 1472 — aj. (Ehrenberg) — lire : 13. Lithostrobus argus (Ehrenberg) Bütschli. P. 1472 — • corr. synonymie — lire : 14. Lithostrobus acuminatus Haeckel. Synonymie Eucyrtidium acuminatum Ehrenberg sec. Bunv. P. 1473 — corr. et lire : 15. Lithostrobus ehrenbergi nom. nov. Synonymie : Lithostrobus cuspidatus Haeckel. 1887 ; Eucyrtidium cuspidatum Ehrenberg, 1872 non Bailey, 1856. P. 1473 — • aj. (Ehrenberg) — lire : 16. Lithostrobus cornutella (Ehrenberg) Bütschli. P. 1473 — aj. (Ehrenberg) — lire : 17. Lithostrobus tornatus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1474 — aj. (Ehrenberg) — lire : 20. S. Lithostrobus microporus (Ehrenberg) Bütschli. P. 1476 — aj. (Ehrenberg) — lire : 1. Dictyomitra articulata (Ehrenberg) Haeckel. P. 1476 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Dictyomitra macilenta (Ehrenberg) Haeckel. P. 1478 — corr. et lire : 8. Dictyomitra haeckeli nom. nov. Syn. Dictyomitra costata n. sp. Haeckel, 1887, non Dictyomitra costata Stohr, 1880. P. 1477 — aj. (Ehrenberg) — lire : 6. Dictyomitra microcephala (Ehrenberg) Haeckel. P. 1478 — aj. (Ehrenberg) — lire : 7. Dictyomitra demersissima (Ehrenberg) Haeckel. P. 1481 — corr. ligne 10, dans Genus 645 — lire : the following Lithomitra, non Dictyomitra. P. 1481 — aj. (Bailey) — lire ; 1. Artostrobus annulatus (Bailey) Haeckel. 1089 — P. 1482 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Artoslrohus elegans (Ehrenberg) Haeckel. En fait, cette espèce est classée comme simple variété de Theocyrtis paupera (Ehrenberg) Haeckel (p. 1407). P. 1482 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Artostrobus auritus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1483 — aj. (Ehrenberg) — lire : 1. Lithomitra pachyderma (Ehrenberg) Bütschli. P. 1484 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Lithomitra acephala (Ehrenberg) Bütschli. P. 1484 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Lithomitra lineata (Ehrenberg) Haeckel. P. 1485 — aj. (Stôhr) — lire : 8. Lithomitra costata (Stôhr) Haeckel. P. 1486 — aj. (Ehrenberg) — lire : 9. Lithomitra punctata (Ehrenberg) Haeckel. P. 1486 — aj. (Ehrenberg) — lire : 10. Lithomitra seriolata (Ehrenberg) Haec¬ kel. Aj. 1862, ligne 18 lire : Lithocampe seriolata, Haeckel, 1862. P. 1486 — aj. (Bailey) — lire : 11. Lithomitra hyperborea (Bailey) Haeckel. P. 1487 — aj. (Ehrenberg) — lire : 12. Lit/iomtira ausfraZis (Ehrenberg) Haeckel. P. 1487 — aj. (Stôhr) — lire : 13. Lithomitra eminens (Stôhr) Haeckel. P. 1488 — aj. (Müller) — lire : 2. Eucyrtidium tropezianum (Müller) Haeckel. P. 1491 — aj. (Ehrenberg) — lire : 9. Eucyrtidium anthophorum (Ehrenberg) Haeckel. P. 1497 — aj. (Ehrenberg) — lire : 5. Eusyringium sipho (Ehrenberg) Haeckel. P. 1498 — aj. (Ehrenberg) — lire : 5. Eusyringium fistuligerum (Ehrenberg) Haeckel. P. 1498 — aj. (Stôhr) — lire : 7. Eusyringium lagenoides (Stôhr) Haeckel. P. 1498 — aj. (Stôhr) — lire : 8. Eusyringium rhaphanus (Stôhr) Haeckel. P. 1502 — aj. (Ehrenberg) — lire : 1. Lithocampe eupora (Ehrenberg) Haeckel et corr. — ligne 12-lire : Taf. IV, fig. 20 non 30. P. 1502 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Lithocampe platycephala (Ehrenberg) Haeckel. P. 1502 — aj. (Ehrenberg) lire : 3. Lithocampe nereidum (Ehrenberg) Haeckel. P. 1503 — aj. (Stôhr) • — lire ; 5. Lithocampe ventricosa (Stôhr) Haeckel. P. 1504 — aj. (Bailey) — lire : 8. Lithocampe aquilonaris (Bailey) Haeckel. P. 1504 — aj. (Ehrenberg) — lire : 9. Lithocampe quadrarticulata (Ehrenberg) Haeckel. P. 1505 — aj. (Ehrenberg) — lire : 10. Lithocampe multiseriata (Ehrenberg) Haeckel. P. 1505 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 12. Lithocampe diaphana (Ehrenberg) Haeckel. P. 1506 — aj. (Ehrenberg) corr. synonymie — lire : 13. Lithocampe hispida (Ehrenberg) Haeckel, ligne 4, lig. 13, non fig. 19. P. 1506 — aj. (Bailey) — lire : 14. Lithocampe tumidula (Bailey) Haeckel. P. 1506 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 15. Lithocampe heteropora (Ehrenberg) Haeckel. P. 1514 — aj. (Stôhr) — lire ; 8. Cyrtocapsa incrassata (Stôhr) Haeckel. P. 1516 — aj. (Stôhr) — lire : 5. Stichocapsa compressa (Stôhr) Haeckel. P. 1518 — aj. (Ehrenberg) • — lire : 11. Stichocapsa radicula (Ehrenberg) Haec¬ kel. P. 1518 — aj. (Stôhr). Corr. synonymie — lire : 12. Stichocapsa subligata (Stôhr) Haeckel — lire : Taf. XX, fig. 1, non Taf. IV. P. 1519 — aj. (Stôhr) et corr. — lire : 3. Artocapsa infraaculeata (Stôhr) Haeckel, non A. infraculeata — lire : Eucyrtidium infraaculeatum . non infra- culeatum. — 1090 P. 1563 — aj. (Ehrenberg) — lire : 1. Dislephanus crux (Ehrenberg) Haeckel. P. 1563 — aj. (Ehrenberg) — lire : 2. Dislephanus mesophlhalmus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1564 — aj. (Ehrenberg) — lire : 3. Dislephanus slauracanlhus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1564 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 5. Dislephanus penlaslerias (Ehrenberg) Haeckel. Ce binôme est d’ailleurs sans valeur car il ne s’agit pas d’un Silico- ilagellidé, mais d’un Dinollagellé siliceux. Acliniscus penlaslerias Ehrenberg, Mikrogeologie 1854 (non 1839), Taf. 18, fig. 61 (Lectotype), dont la syno¬ nymie ne comporte pas Acliniscus elegans Ehrenberg, Mikrogeologie 1854, Taf. 22, fig. 51. P. 1565 — aj. (Ehrenberg) — lire : 6. Dislephanus spéculum (Ehrenberg) Haeckel. P. 1565 — aj. (Ehrenberg) — lire : 7. Dislephanus ornemenlurn (Ehrenberg) Haeckel. P. 1565 — aj. (Ehrenberg) — lire ; 8. Dislephanus aculealus (Ehrenberg. Haeckel. P. 1566 — aj. (Ehrenberg) — lire : 9. Dislephanus sirius (Ehrenberg) Haeckel) Même observation que ci-dessus ; il s’agit d’ Acliniscus sinus Ehrenberg, Dinollagellé siliceux. P. 1566 — aj. (Ehrenberg) — lire : 11. Dislephanus oclonarius (Ehrenberg) Haeckel. P. 1568 — aj. (Ehrenberg) — lire : 1. Cannopilus superslruclus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1569 — aj. (Ehrenberg) — lire : 4. Cannopilus hemisphaericus (Ehrenberg) Haeckel. P. 1606 — corr. ligne 14, diagnose de 3. Sagena Iriangula n. sp. — lire ; Sag- marium plegrnosphaerium (PI. 108, fig. 14) non Sagoplegrna spinulosa. P. 1609 — aj. (Hertwig) — lire ; Sagoscena gracilis (Hertwig) Haeckel. P. 1611 — corr. et lire ; 3. Sagenoscena penicillala n. sp. supprimer (pl. 108, fig. 10), cette figure se rapportant à Sagosphaera penicilla, p. 1607. P. 1613 — corr. et lire dans la diagnose de 1. Sagmidium unicorne, Sagosphaera penicilla, non Sagoscena penicillala. P. 1624 — corr. et lire dans la diagnose de 7. Aulosphaera verlicillala, Aulo- phacus lenlicularis ; pl. 111, fig. 5 a, non Aulaslrum Irichoceros. P. 1658 — corr. dimensions — lire ; Challengeron moseleyi, length of the larger spines, 0,6 to 0,7, non 0,07. P. 1667 — corr. et lire ; 2. Corlinella corliniscus n. sp. ligne 22, Gazellella melu- sina (Pl. 118, fig. 1) non drymonema. P. 1709 — aj. (Murray) — lire : 1. Tuscaridium cygneum (Murray) Haeckel. P. 1735 — corr. dimensions — lire : 2. Coelodenlrum spinosissimurn, central valves 0,25 to 0,30, non 0,03. P. 1757 — corr. et lire : 2. Coeloslylus flabellalus n. sp. dans la diagnose, Coelo- dendruni flabellalurn (Pl. 121, fig. 6) non fig. 5, 6. P. 17,59 — corr. et lire : 1. Cnelagalma mirabile n. sp. (Pl. 126, fig. 4, 4 a), non (Pl. 126, figs. 4 a, 4 1)). 1091 — III. — Index. P. 177(1 — corr. Cycladophoru goetheana, 1376, non 1375. P. 1779 — aj. après Ellipsostylus psittacus : 300 (cocjuille rectiliùo sur certains tirages). P. 1779 — corr. Eucecryphalus laevis, 1214, non 1213. P . 1780 — corr. Euchitonia gegenbauri 539, non 439. déplacer E. leydigii, 530 après lanceulata 434. P. 1780 — corr. Eucyrtidiuni arionialurn, 1442, non 1492. P. 1780 — corr. E. fastuosurn, non fastosum. P. 1780 — corr. E. pleuracanthus , non pleuracanthum. P. 1780 — corr. E. profundissimum, 1490, non 1480. P. 1780 — corr. E. trochus, 1290, non 1280. P. 1781 — corr. Ilalicalyptra fimbriata, 1386, non. 1387. P. 1781 — corr. Jl. hexagonum, 158, non 138. P. 1781 — corr. 11. octacantha, non octacanlhum. P. 1782 — corr. //. tetracantha, non letracanthurn. P. 1791 — aj. Podocyrlis brevipes, 1340 — et 1761. P. 1792 — corr. Pterocanium bihrachiatuni, 1317, non 1327. P. 1792 — aj. Pteropiliurn, 1326 — et 1442 (Les espèces des genres Pteropi- lium, 1881 et Pteropiliurn, 1887 sont mêlées dans l’ordre alphabétique). P. 1793 — aj. Sethoconus capreolus. PI. 58, fig. 6 (lapsus pro rayianus). P. 1798 — aj. Stylactis güniheli, 530. P. 1798 — aj. Stylosphaera lithatractus, PI. 16, fig. 3 et 4 (la description a été omise dans le texte : cf. légende). P. 1798 — corr. Styptosphaera non Styposphaera. P. 1800 — aj. Theophaena hexaptera, 1464. P. 1800 — déplacer le genre Theosyringium après Theopodium. P. 1803 — corr. Zygartida, 391, non. 397. P. 1803 — corr. Zygocircus triquetrus, 947, non 347. IV. — Légendes des Planches. PI. 4 — corr. titre : Order Beloidea non Larcoidea, Family Sphaerozoida, non Tholonida. PI. 13 — corr. lig. 12, Saturnali.'i circoides, non circoideus. PI. 15 — corr. fig. 7, Stauroxiphos, non Slauroxiphus . PI. 22 — corr. fig. 11, Hexancistra quadricuspis, non quadricuspsis. PI. 31 — corr. fig. 9, Sethostylus distyliscu.'t, non. dictyliscus. PI. 40 — corr. fig. 10, Ornmatocampe nereis, non nereides. PI. 45 — corr. fig. 7, 8, 9, Tessarastrurn, non T esseraslrum. PI. 45 — corr. fig. 10, Amphirrhopalum, non Atnphirhopalum. PI. 45 — corr. fig. 12, Arnphicraspedum rnaclaganium, non maclagganium. PI. 51 — corr. fig. 7, Tridictyopus conulus, non conicus. PI. 51 — corr. fig. 9, Cy.'stnphormis, non Cyrtophorrni.s. PI. 52 — corr. fig. 1, 2, 3, Cyslophormis, non Cyrtophormis. PL 52 — corr. fig. 10, Carpocanistrum acephalitrn, non cephalum. 1092 PI. 53 — corr. fig. 12, Euscenium tricolpium, non eucolpium. PI. 56 — la fig. 13, Sethocephalus eucecryphalus ne représente pas un Radio- laire mais un Tintinnide, Cilié, sec. Kofoid, 1912. PI. 57 — corr. fig. 6, Clistophoena rustiana, non hexolena. PI. 58 — corr. fig. 6, Sethoconus rayianus, non capreolus. PI. 59 — corr. fig. 5, Clathrocyclas cassiopeiae, non cassiopejae. PI. 66 — corr. fig. 3, Tricolocapsa dioscoridis, non discoridis. PI. 79 — N. B. La corne apicale de fig. 8-9, Stichophorrnis novena est brisée ainsi que les 9 cornes du podome (texte p. 1456). PI. 84 — lire fig. 8, Euscenium tripospyris (vel Tripospyris euscenium) et non l’inverse. Le Gérant : Jacques Forf.st. ABBEVILLE. - IMPRIMERIE F. PAILLART. (D. 1793) - 6*6-69, BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE Le Bulletin du Mutéum national d’Histoire naturelle paraît depuis 1895. Chaque tome, grand in-S°, est annuel et comprend actuellement 6 fascicules. Les articles sont constitués par les communications présentées aux réunions des naturalistes du Muséum ; ce sont uniquement des travaux originaux rela¬ tifs aux diverses branches des sciences naturelles. Le premier fascicule de chaque année contient en outre la liste des travaux publiés et des collections reçues dans les laboratoires du Muséum. Le Bulletin peut être obtenu par achat ou échange en s'adressant à la Bibliothèque cen¬ trale du Muséum national d’Histoire naturelle, 38, rue Geoftroy-Saint-Hilaire, Paris, 5* (Compte de Chèques Postaux, Paris, 9062-62). Prix dh l’abonnbhbnt annuel : Pour la France . '. . 45 F. Pour l'Étranger . 50 F. Les années anciennes peuvent également être achetées ou échangées !'• série : T. 1 à 34, 1895-1928. 2* série (en cours) : 'T. 1 é 39, 1929-1967. Instructions pour les auteurs Les auteurs qui désirent présenter des communications sont priés d’en adresser directement la liste au Directeur du Muséum huit jours pleins avant la date de la séance. Les textes doivent être dactylographiés avec doubles interlignes, d’un seul côté, sur des feuilles séparées. Ils doivent être remis au président de la réu¬ nion après présentation de la communication. Les clichés des figures dans le texte ne doivent pas dépasser les dimensions suivantes : 11,8 cm X 18,5 cm ; ils sont fournis par les auteurs et déposés en même temps que les manuscrits. Les illustrations en planches hors-texte ne doivent pas mesurer plus de 12,5 cm X 18,5 cm ; ces planches, également à la charge des auteurs, sont à envoyer directement à l’imprimeur, après entente avec la rédaction du Bulletin. Chaque auteur ne pourra publier plus de 20 pages imprimées par fascicule et plus de 80 pages pour l’année. Il ne sera envoyé qu’une seule épreuve aux auteurs qui sont priés de les retourner, dans les quatre jours, à M“® Grmek-Guinot, laboratoire de Zoo¬ logie, 61, rue de Buflon. Passé ce délai, l’article sera ajourné au numéro sui¬ vant. Tirés a part Los auteurs reçoivent gratuitement 25 tirés à part de leurs articles. Ils peuvent se pro¬ curer à leur frais des exemplaires supplémentaires aux conditions ci-après. 2-4 p. 5-8 p. 9-16 p. 25 exemplaires . 10,50 F 11,95 F 14,10 F par 25 exemplaires en plus . 3,65 F 4,65 F 7,50 F Ces prix s'entendent pour des extraits tirés en même temps que le numéro, brochés avec agrafes et couverture imprimée. Il convient d’y ajouter, au-dessus de 75 exemplaires sup¬ plémentaires, le montant de la T, V. A., sauf pour les envois à destination de l’Étranger. Les frais de corrections supplémentaires entraînés par les remaniements ou par l’état des manuscrits seront à la charge des auteurs. Les auteurs sont priés de remplir le bon de commande joint aux épreuves, afin qu’il soit possible de leur faire parvenir tirés à part et eliohés, et de facturer, s’il y a lieu, les trais supplémentaires. ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE En vente à la Bibliothèque Centrale du Muséum 38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75-Paris-5*. Archives du Muséum ruUional d’Histoire naturelle (depuis 1802). ln-4‘’, sans périodicité. Bulletin du Muséum national d'Histoire naturelle (depuis 1895). Six numéros par an ! abonnement : France, 45 F ; Étranger, 50 F. Mémoires du Muséum national d’Histoire naturelle (depuis 1936). Depuis 1950, nouvelle série en 3, puis 4, parties : A, Zoologie ; B, Botanique ; C, Sciences de la Terre ; D, Sciences physico-chimiques. Sans périodicité. Publications diverses du Muséum national d’Histoire naturelle (depuis 1933). Sans pério¬ dicité. Grands naturalistes français (depuis 1952). Sans périodicité. Notes et Mémoires sur le Moyen-Orient (depuis 1933). In-4°. Sans périodicité. PUBLICATIONS DES LABORATOIRES DU MUSÉUM En vente à l’adresse de chaque laboratoire. Bulletin du Laboratoire maritime de Dinard (35-Ille-et-Vilaine). Directeur : M. R. Lami; depuis 1928 ; prix variable par fascicule. Objets et Mondes. La Revue du Musée de l’Homme. Directeur : M. J. Millot, Palais de Chaillot, Paris-lC® ; depuis 1961 ; trimestriel ; abonnement, France, 30 F ; Étran¬ ger, 35 F. Mammalia. Morphologie, Biologie, Systématique des Mammifères. Directeur ; M. J. Dorst, Laboratoire de Zoologie des Mammifères, 55, rue de Buffon, Paris-5® ; depuis 1936 ; trimestriel ; abonnement, France et Étranger, 60 F. Index Seminum Horti parisiensis. Service des Cultures, 61, rue de Buffon, Paris-5®; depuis 1882 ; échange. Journal d’ Agriculture tropicale et de Botanique appliquée, suite de la Revue internatio¬ nale de Botanique appliquée et d’ Agriculture coloniale ; depuis 1954. Directeur : M. R. Portères, Laboratoire d’Ethnobotanique, 57, rue Cuvier, Paris-5® ; abonne¬ ment, France et Outremer, 55 F ; Étranger, 60 F. Adansonia (suite aux Notulae Systematicae). Directeur : M. A. Aubré ville. Laboratoire de Phanérogamie, 16, rue de Buffon, Paris-5® ; trimestriel ; abonnement, France, 40 F ; Étranger, 50 F. Revue Algologique. Directeurs : MM. R. Lami et P. Bourrelly, Laboratoire de Crypto¬ gamie, 12, rue de Buffon, Paris-5® ; depuis 1924 ; abonnement, France, 20 F ; Étran¬ ger, 25 F. Revue Bryologique et Lichénologique. Directeur : M™® V. Allorge, Laboratoire de Cryp¬ togamie ; depuis 1874 ; abonnement, prix variable, par fascicule. Revue de Mycologie. Directeur ; M. Roger Heim, Laboratoire de Cryptogamie ; depuis 1928 ; abonnement, France, 24 F, Etranger, 30 F. Cahiers de La Maboké. Directeur : M. Roger Heim, Laboratoire de C^ptogamie, 12, rue de Buffon, Paris-5® ; depuis 1963 ; abonnement, France, 20 F ; Étranger, 24 F. Pollen et Spores. Directeur : M™® Van Campo, Laboratoire de Palynologie, 61, rue de Buffon, Paris-5® ; depuis 1959 ; 3 fasc. par an ; abonnement, France, 65 F ; Étranger, 70 F. Acarologia. Directeur : M. M. Vachon, 61, rue de Buffon, Paris-5® ; depuis 1959 ; abon¬ nement, France et Étranger, 80 F (chercheurs) ; 100 F (collectivités). ABBEVILLE. - IMPKIMERIE F. PAILLART (d. 1793). - 6-6-1969. 2' Série, Tome 40 Numéro 6 Année 1968 Paru U 6 Juin 1969, SOMMAIRE Pages Communications : M. Vachon, g. Rousseau et Y. Laissus. Liste complète des manuscrits de Lamarck conservés à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’ Histoire naturelle de Paris . 1093 E. R. Brygoo et Ch. A. Domergue. Un Brookesia des forêts orientales de Madagascar, B. thieli n. sp. (Chamaeléonidés) . 1103 J. Vellard. Les Telmatobius du groupe rnarmoralus (Âmphibia) . 1110 J. Daget. Poissons d’eau douce du Sénégal récoltés par MM. A. Villiers et C. Reiser . 1114 C. Almaça. Révision critique de quelques, types de Cyprinidés d’Europe et d’Afrique du Nord des collections du Muséum national d’Histoire naturelle . 1116 M. L. Bauchot. Description de Lappanella guineensis sp. nov. (Téléostéens, Perciformes, Labridae) . 1145 J. C. Hureau. Remarques sur les Poissons des Iles Saint-Paul et Amsterdam . 1150 P. Aguesse et P. Gaillot. Note sur deux espèces d’Odonates de l’atoll de Clipperton. . . . 1162 M. H. Naudo. Contribution à la description de l’espèce Ewingia cenobitae Pearse, 1929 (Aca¬ riens, Sarcoptiformes) . 1164 J. Heurtault. Une nouvelle espèce de Pseudoscorpion de l’Hérault, Neobisium (N.) boui (Neobisiidae) . 1171 M. Cauquoin. Sur une nouvelle espèce de Mactridae du Brésil . 1175 J. G. Harmelin. Bryozoaires récoltés au cours de la campagne du « Jean Charcot » en Médi¬ terranée Orientale (août-septembre 1967). L Dragages . 1179 J. Prod’hon. Description de Raillietnema petterae n. sp. et de Raillietnema parapetterae n. sp., Nématodes parasites d’un Amphibien malgache, Discophua aniongili Grandidier, 1877. . . . 1209 M.-C. Durette-Desset. Nématodes héligmosomes d’Amérique du Sud. III : Nouvelles données morphologiques sur cinq espèces parasites de Rongeurs ou de Primates.. . 1215 J. Berhaut. Variations mensuelles d’abondance de la Trachyméduse Liriope tetraphylla (Chamisso et Eysenhard, 1821) dans le Golfe de Marseille . 1222 Y. Plessis. Les atolls des Tuamotu en tant qu’écosystème marin . 1232 Table des matières du tome 40 . 1237 BuU. Mus. Hist. nat., Paris, 40, d» 6, 1968 (1969), pp. 1093-1241. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIHE NATURELLE ANNÉE 1968. — No 6. 4880 RÉUNION DES NATURALISTES DU MUSÉUM 3 octobre 1968 PRÉSIDENCE DE M. LE PROFESSEUR Th. MONOD COMMUNICATIONS LISTE COMPLÈTE DES MANUSCRITS DE LAMARCK CONSERVÉS A LA BIBLIOTHÈQUE CENTRALE DU MUSÉUM NATIONAL D^HISTOIRE NATURELLE DE PARIS Par Max VACHON, Georges ROUSSEAU et Yves LAISSUS Dans une note parue dans ce Bulletin l’un de nous a donné les titres et les cotes des manuscrits intéressant la doctrine de Lamarck (dont certains seront intégralement publiés) et indiqué qu’une liste complète de tous les manuscrits de cet auteur serait ultérieurement établie. C’est cette liste que nous donnons ci-après et qui, en fait, constitue une mise à jour du catalogue de A. Boinet ^ publié en 1914 et des suppléments à ce cata¬ logue, paru ou en préparation Les manuscrits, déjà mentionnés dans la liste de 1967, sont en caractère gras. 1. M. Vaciiox. — A propos des manuscrits de Lamarck conservés à la bibliothèque centrale du Muséum national d’ilistoire naturelle de Paris (note préliminaire}. Bull. Mus. Ilist. nat. 39 (6} : 1023- 1027, 1967. 2. A. lIoiNFT. — Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France. Paris, 2, pp. 125-127 et 266, 1914. 3. Il a paru, en 1965, un premier supplément au catalogue de A. Boinet (catalogue général des manuscrits des bibliothèques de France, t. LV) qui ne contient aucune référence à des manuscrits de Lamarck. Un deuxième supplément, en préparation, doit recenser les manuscrits de Lamarck portant les cotes 2528 et 2628. 69 1094 — Les 176 manuscrits, dont la liste suit, représentent un ensemble de 4 663 feuil¬ lets dont on peut dresser la répartition par matières : Nombre Nombre de de Manuscrits feuillets Discours d’ouverture de cours . 7 104 Zoologie (doctrine, parties de cours, articles) . Classification zoologique : manuscrits qui, pour la 19 353 plupart, sont ceux de l’Histoire naturelle des ani¬ maux sans vertèbres (1815-1822) . 83 2.723 Œuvres encyclopédiques . 2 127 Astronomie, météorologie . 41 943 Physique terrestre . 4 119 Botanique, arboriculture . 8 156 Correspondance et divers . 12 138 Total . 176 manuscrits 4.653 feuillets MS 742-1 MS 742-2 MS 742-3 MS 742-4 MS 742-5 MS 742-6 MS 742-7 MS 742-8 MS 742-9 MS 742-10 MS 742-11 MS 742-12 MS 742-13 (21 feuillets) : Ancien discours d’ouverture de mon cours (de 1806) 1. (19 feuillets) : Discours d’ouverture de mon cours pour 1809. (16 feuillets) : Discours d’ouverture pour le cours de 1816. (20 feuillets) : Discours d’ouverture du cours de 1814. Introduction (exorde). (16 feuillets) : Biologie ou Considérations sur la nature, les facultés, les développemens et l’origine des corps vivans (1809 à 1815). (9 feuillets) : Sur l’origine des êtres vivans (1801-1803). (23 feuillets) : Des parties de l’art employées dans les sciences naturelles (1807-08). (27 feuillets) : De la disposition qu’il faut donner à la distribution des animaux. De la nécessité ensuite de considérer cette distribution sous 2 rap¬ ports dilîérens, d’en établir par conséquent deux sortes (1816-17). (8 feuillets) : Bases essentielles à la connaissance des animaux, 1®"^ discours (1815-16). (51 feuillets) : Dégradation de l’organisation (1809-10). (16 feuillets) : 3® leçon. Quelques considérations nécessaires à l’avancement de la zoologie (1810-11). (10 feuillets) : Discours d’ouverture an 9 et an 10. Mollusques. 2® leçon. Classe V. Les mollusques. Caractères generaux de ces ani¬ maux et de leur organisation (1802). (20 feuillets) : 2® leçon. Des rapports qui doivent être employés dans la distribution et la classification des animaux ; et des prin- 1, Les claies présumées des manuscrits sont entre parenthèses. — 1095 MS 742-14 MS 742-15 MS 742-16 MS 742-17 MS 742-18 MS 743-1 MS 743-2 MS 743-3 MS 743-4 MS 743-5 MS 743-6 MS 743-7 cipes qu’il convient d’admettre pour la détermination de ces rap¬ ports (1816-17). (35 fenillets) : 5® leçon. Inlluence des circonstances sur les actions des animaux (1809-10). (10 feuillets) : 4® leçon. Généralités sur les animaux sans vertèbres (1812-14). (28 feuillets) : 4® leçon. Ordre naturel des animaux pour mes démons¬ trations. Les infusoires. Les polypes. Tableau des radiaires. Tableau des vers. Tableau des insectes. Tableau des arachnides. Tableau des crustacés. Tableau des annelides. Tableau des mollusques. (8 feuillets) : 2® partie. De l’intervalle considérable qui sépare la nature des corps inorganiques de celle des corps vioans ; et parmi ceux-ci, des caractères essentiels et exclusifs qui distinguent géné¬ ralement les animaux des végétaux (1816-17). (21 feuillets) : État actuel de la distribution et classification des animaux. (8 feuillets) : Coquillage (dict) des lieux qu’habitent les coquil¬ lages. Caractères indicateurs des milieux qu’habitent les coquillages. (11 feuillets) : Pour les elemens de conchyliologie. (4 feuillets) : Système conchyliologique de M. D’Audubert de Fer- russac. (3 feuillets, 5 tableaux) : Prodrome de l’histoire naturelle des ani¬ maux invertébrés présentant leur distribution en classes, ordres, genres, et espèces ; avec une exposition succincte de leurs caractères généraux et particuliers par le C. L. professeur de zoologie au Muséum d’hist. naturelle à Paris V® (an VII à an IX). Tableaux Division naturelle des animaux, en neuf classes. Division naturelle des animaux en dix classes. Division naturelle des animaux à sang blanc, en cinq classes. Division naturelle des contractiles en six ordres. Division naturelle des contractiles en 7 ordres. (2 feuillets) : II. Distribution générale des animaux (1808-09). (12 feuillets) : Histoire naturelle des animaux sans vertèbres. 1®'' discours (an VI an VII). (56 feuillets) : Tableau général des genres des animaux sans ver¬ tèbres. l*’® classe — Les mollusques 1. Ce titre est celui de la couverture. Sur le premier feuillet, Lamarck a écrit l’autre titre suivant : « Tableau général des divisions et des genres des animaux sans vertèbres précédé du discours d’ouverture du cours d’histoire natu¬ relle de ces animaux donné dans le Muséum national fl’hist, naturelle, l’an H de la République par le C. Lamarck »... Le Manuscrit de ce discours ne s’y trouve pas. 1096 — MS 743-8 MS 743-9 MS 743-10 MS 743-11 MS 743-12 MS 743-13 MS 743-14 MS 743-15 MS 743-16 MS 743-17 MS 743-18 MS 743-19 MS 743-20 MS 744-1 MS 744-2 MS 744-3 MS 744-5 MS 744-6 MS 744-7 MS 745-1 MS 745-2 MS 745-3 MS 745-4 (22 feuillets) : Terminologie pour les coquilles et méthodes de con¬ chyliologie. (4 feuillets) : 5® cayer. Distribution et division des mollusques. Généralités relatives à cette distribution. (33 feuillets) ; Coquilles univalves. Elemens de conchiliologie. Ouverture entière, n’ayant à sa base ni échancrure ni canal. (46 feuillets) : Coq. univalves. Ouverture versante ou échancrée, ou canaliculée à sa base. Elemens de conchyliologie. (11 feuillets) : Coquilles univalves ; multiloculaires. Elemens de conchyliologie. (9 feuillets) : Coquilles bivalves irregulieres. Elemens de conchy¬ liologie. (17 feuillets) : Mollusques acephalés nuds. Tableau general. 2® sec¬ tion. Mollusques acephalés conchylifères. (3 feuillets) : Les radiaires. (1 feuillet) : Les vers. (6 feuillets) : Les insectes. Classe quatrième (la 8® du régne ani¬ mal) Les insectes. Ordre 1®*'. Coléoptères. Les aracnides ^ : (6 feuillets) : Les crustacés. Ordre l®"". Crustacés pediocles. (5 feuillets) ; Système des animaux sans vertebres ou Tableau general des classes, des ordres, des genres, et des especes de ces ani¬ maux (32 feuillets) : Les infusoires ou animaux microscopiques. Classe 1’’® du régne animal. (52 feuillets) : Première classe. Les infusoires ou astomes. (12 feuillets) : 2® classe. Les polypes. Définition, introduction, lr®s divisions. (178 feuillets dont détail ci-dessous) : Les polypes. (34 feuillets) : Ordre 1®’’. Polypes rotifères ou polypes ciliés. (9 feuillets) : 1*'® Section. Polypiers fluviatiles. (46 feuillets) : 2® Section. Polypiers vaginiformes. (34 feuillets) : 3® Section. Polypier à rézeau. (12 feuillets) : 2® ordre. Polypes nuds. (19 feuillets) : Ordre troisième. Polypes à polypier. (24 feuillets) : Ordre 5®. Polypes flottans. (p. notantes). (21 feuillets) : 3® Section. Les listulides. (20 feuillets) : 4® Section. Polypiers foraminés. (70 feuillets) : 5® Section. Polypiers lamellifères. (7 feuillets) : Ordre 4®. Polypes tubifères. (60 feuillets) : 6® Section. Polypiers corticifères. (38 feuillets) : Classe 4. Les tuniciers. 1. Le Manuscrit se résume à ce seul titre sur la couverture d’un double feuillet. 2. Ce Manuscrit est composé d’une suite de titres sans texte : Discours d’ouverture. Division des au. sans vert. Classe première. Les mollusques céphalés nuds. Mollusques cephalés conchylifères. — 1097 MS 745-5 MS 745-() MS 746-1 MS 746-2 MS 746-3 MS 746-4 MS 746-5 MS 747-1 MS 747-2 MS 747-3 MS 747-4 MS 747-5 MS 747-6 MS 747-7 MS 747-8 MS 747-9 MS 747-10 MS 747-11 MS 747-12 MS 747-13 MS 747-14 MS 747-15 MS 747-16 MS 747-17 MS 748-1 MS 748-2 MS 748-3 MS 748-4 MS 748-5 MS 748-6 MS 748-7 MS 748-8 (99 feuillets) : Ordre 1®’'. Vers mollasses. (15 feuillets) : Classe 5®. Les vers. (Vermes). ( 9 feuillets) : l"^® section. Vers vésiculaires. (24 feuillets) : 2® section. Vers planulaires. (10 feuillets) ; 3® section. Vers hétéromorphes. (41 feuillets) : Ordre 2d. Vers rigidules. (93 feuillets) ; 7® section. Polypiers empâtés. (11 feuillets) : Classe 3®. Les radiaires. (52 feuillets) ; l"^® section. Les stellérides. (92 feuillets) ; 2® section. Les echinides. (62 feuillets) : Ordre 1®’'. Radiaires mollasses. (5 feuillets) : Ordre second. Radiaires échinodermes. (8 feuillets) : Organisation des insectes, ou principaux traits de cette organisation. (17 feuillets) : Caractères extérieurs des insectes. Principes d’en¬ tomologie. (102 feuillets) : Ordre l®® et 2d. Les aptères. Les diptères. (63 feuillets) : Ordre 3. Les hémiptères. (11 feuillets) : Ordre 4. Les lépidoptères. (6 feuillets). Ordre 5. Les hyménoptères. (41 feuillets) : Classe 6®. Les insectes. Généralités et principaux traits de l’organisation de ces animaux. (14 feuillets) : Les nocturnes rouleuses. Division des lépidoptères nocturnes. (9 feuillets) : Les pyralites ou nocturnes-pyralites. (18 feuillets) : Phalènides. (14 feuillets) : Section 1™. seconde coupe. Lépidoptères crépus¬ culaires ou les sphingides. (21 feuillets) : Insectes. Introduction, l™ et 2® parties. Section 2®. Les papillonides. (37 feuillets) : Les nécrophages. 2® famille. Les rapaces. (39 feuillets) : 1’’® section. Hyménoptères à aiguillon. (61 feuillets) : Seconde section. Hyménoptères à tarriere. (1 feuillet) : Corticoles à onze articles aux antennes. (3 feuillets) : Les scolitaires. Le 3® article des tarses bilobé. (13 feuillets) : 1'’® section. Les locustaires. (50 feuillets) : Ordre 6. Les névroptères. (21 feuillets) : Ordre 7®. Orthoptères. (15 feuillets) : Ordre 8®. Coléoptères. (59 feuillets). Coléoptères pentamères. (74 feuillets) : 3® section. Tetramères. 4 articles à tous les tarses. (66 feuillets) : 4® section. C. hétéromères. (79 feuillets) : 5® section. Les pentamères. 1098 MS 748-9 MS 749-1 MS 749-2 MS 749-3 MS 749-4 MS 750-1 MS 750-2 MS 750-3 MS 750-4 MS 750-5 MS 750-6 MS 750-7 MS 750-8 MS 750-9 MS 750-10 MS 750-11 MS 750-12 MS 750-13 MS 750-14 MS 750-15 MS 750-16 MS 750-17 MS 750-18 MS 751-1 MS 751-2 MS 751-3 MS 751-4 MS 751-5 MS 751-6 MS 751-7 MS 751-8 MS 751-9 (88 feuillets) : Classe 6®. Les arachnides (50 feuillets) : Classe 8®. Les crustacés. (79 feuillets) : Classe 8®. Les crustacés. (74 feuillets) : Les anuélides. (26 feuillets) : Classe 9. Les cirrhipèdes (32 feuillets) : l®"" cahier. Famille des cardiacées. (27 feuillets) : 2® cahier. Famille des arcacées et celle des trigonées. (17 feuillets) : 3® cahier. Les nayades. (9 feuillets) : 4® cahier. Les camacées. Coquille inéquivalve. (7 feuillets) : 5® Cahier. Ordre 2d. Conchifères monomyaires. (27 feuillets) : 6® cahier. Les mytilacées. (16 feuillets) : 7® cahier. Les malléacées. (40 feuillets) : 8® cahier. Les pectinides. (29 feuillets) : 9® cahier. Les ostracées. (9 feuillets) : 10® cahier. Les rudistes. (17 feuillets) : Classe IL Les conchifères. Caractères généraux. (70 feuillets) : Conchifères tenuipèdes. (28 feuillets) : Conchifères crassipèdes. (56 feuillets) : Les conques. (16 feuillets) : II® cahier. Les brachiopodes. (32 feuillets) : Les volutes. (30 feuillets) ; Mitres. (1 feuillet) : 2® division. Gastéropodes en spirale ou trachélipodes. (21 feuillets) : Extraits des mémoires sur le concours pour le prix d’anatomie de l’holothurie, de l’asterie et de l’oursin. (7 feuillets) : Extrait du mémoire de Mr Savigny sur les arachnides, les crustacés, les entomostracés. (6 feuillets) : Extrait abrégé du 1®'' mémoire de Mr Savigny. (lu à l’institut, le 6 février 1815). (1 feuillet) : Mr Cabanis. (1 feuillet) : Système du C. Cuvier sur les animaux à sang blanc. (9 feuillets) : Extrait du 2d mémoire de Mr Savigny (mai 1815) Alcyons ascidioïdes ou hiforés. (4 feuillets) : Les acéphales ou mollusques sans tète distincte. (8 feuillets) : Elemens d’histoire naturelle par le C. Cuvier, livre cinquième, des animaux à sang blanc en général. (58 feuillets) : Cuvier. Invertébrés 1. La couverture porte ce litre et le feuillet 1 cet autre : classe 7® Les Arachnides. 2. La couverture porte ce titre et le feuillet 1 cet autre ; classe X® Les cirrhipèdes, 3. Les différents titres de ce manuscrit sont les suivants : Couverture : Cuvier - Invertébrés. feuillet 1 ; Vues générales sur les animaux vertébrés, (aiv. feuillet 2 : Ajijiereu général sur l’oeconomie des aniinx sans vertebres. — 1099 MS 751-10 MS 751-11 MS 752-1 MS 752-2 MS 752 3 MS 752-4 MS 752-5 MS 752-6 MS 752-7 MS 752-8 MS 752-9 MS 752-10 MS 753 MS 754-1 MS 754-2 MS 754-3 MS 754-4 MS 754-5 MS 754-6 (10 feuillets) : Poissons. Familles et genres. (23 feuillets) : Animaux vertébrés. Cuvier. (22 feuillets) : 1''® partie. Connoissance des objets observés dont l’origine est nécessairement inconnue, et ne peut être attril)uée qu’à la volonté du suprême auteur de toute chose (18 feuillets) : 2® partie. Connoissance des objets observés qui existent dans la nature et par elle ; des corps en général ; de leur mouvement de transport d’un lieu à un autre... fl4 feuillets) : 3® partie. Connoissance du globe terrestre, de l’at¬ mosphère vaporeuse qui l’enveloppe, de l’état de sa surface, et de celui de sa croûte externe. (29 feuillets : 4® partie. Connoissance des corps et des matières inorganiques observés dans notre globe ; de leurs propriétés par¬ ticulières ;... (13 feuillets) : 5® partie. Connoissance des corps vivans que la nature a produit dans notre globe, des facultés qu’ils possèdent, et des lois auxquelles ils sont soumis,... (1 feuillet) : 5® partie. Connoissance des rapports de quantité soit en nombre, soit en etendue qui existent entre les corps... (8 feuillets) : 6® partie. Connoissance des choses qui existent ou peuvent exister par tout art quelconque. (1 feuillet) : 7® partie. Connoissance des usages que l’on peut faire de certains corps ou de certaines choses, et des procédés ou modes à employer pour nous rendre ces corps ou ces choses avantageux, agréables, utiles. (5 feuillets) : Livre second. Connoissances de raison. (4 feuillets) : 4® partie. La plus grande des pensées de l’homme. Philosophie. Sur l’opinion de l’existence du bien et du mal dans la nature (1810-1814). (178 feuillets) : Considérations fondamentales pour l’étude de la Météorologie. Résultats et jugemens pour le caractère des années et des saisons. Probabilités... (16 feuillets) : Lunaisons. (6 feuillets) : Méthode pour calculer les iniluences des points lunaires... afin de déterminer les probabilités 1806. (5 feuillets) : Tableau des positions respectives des apsides, nœuds, nouvelles lunes... (8 feuillets) : Disposition des apsides et des nœuds pour l’etude du caractère des saisons (classification abrégée). (29 feuillets) ; Dépouillemens des quartiers. (27 feuillets) : Boréaux, Austraux. 1. Dans le second volume des « Morceaux choisis de Lamarck » Moscou 1959, Poliakov a donné à ce Ms 752 le titre général de « Apperyu analytique des connoissances humaines ». qui est celui d’un manuscrit conservé à la Bibliothèque de Zoologie comparée au Harvard College (U. S. A.) et qui cons¬ titue, de toute évidence, le début tlu Ms 752. C’est ce titre qui a été mentionné dans notre liste de 19G7 sous la cote Ms 752. — 1100 — MS 754-7 MS 754-8 MS 754-9 MS 754-10 MS 754-11 MS 754-12 MS 754-13 MS 754-14 MS 754-15 MS 754-16 MS 754-17 MS 754-18 MS 754-19 MS 754-20 MS 754-21 MS 754-22 MS 754-23 MS 754-24 MS 754-25 MS 755-1 MS 755-2 MS 755-3 MS 755-4 MS 755-5 MS 755-6 MS 755-7 MS 755-8 MS 755-9 (12 feuillets) : Systèmes des lunes diurnes et des lunes nocturnes ; des lunes croissantes et des 1. décroissantes. (27 feuillets) : Dépouillemens des phases de la lune (depuis l’an 3 jusqu’à l’an 14 (inclusivement). (27 feuillets) : Nouvelles lunes dans le champ de l’apogée. (9 feuillets) : Notes relatives au cours de la lune et à celui de Vénus. (24 feuillets) : Arrivée de la nouvelle lune dans chaque mois de l’année. (29 feuillets) : Apogée boréal. (8 feuillets) : Apogée austral. (39 feuillets) : Dépouillemens des syzygies. (10 feuillets) : Etudes de la disposition générale des points lunaires dans chaque temps particulier... (1 feuillet) : Intervalle d’une quadrature quelconque à la syzygie suivante. (25 feuillets) : Nouvelles 1. dans le champ du périgée et dans la même déclinaison que cet apside. (7 feuillets) : Système des rapports d’ecartement et de rapproche¬ ment entre Vapogée et le nœud. (9 feuillets) : Situation du lunistice boréal dans chaque mois. (1 feuillet) : Nouvelles 1. biapsidiaires. (6 feuillets) : Système des apsides. (6 feuillets) ; Ecartement moyen (N** 2) Apogée austral. (6 feuillets) : Apogée austral. Les A très écartés des apsides. (4 feuillets) : Sur les effets d’une influence lunaire. Action de la lumière du soleil sur l’atmosphère. (1 feuillet) : Proportion qui ne paroissent devoir etre conservées dans la puissance des difîerens systèmes d’influence de la lune et du soleil sur l’atmosphère. (85 feuillets) : Sixième partie. Mémoire sur dilferens phénomènes de l’atmosphère. (8 feuillets) : Considérations fondamentales pour l’étude de la météorologie. Note sur un article du mémoire de Mr Ramond. (11 feuillets) : Systèmes de météorologie et autres objets divers. (15 feuillets) : Observations et reflexions diverses et détachées relatives à la météorologie. (42 feuillets) : Résultats et jugemens pour le caractère des années et des saisons. Saisons extraordinaires. (16 feuillets) : Hiver. Vents orientaux observés à Paris dans diffé- rens hivers (an 3 à 1807). (8 feuillets) : Instrumens météorologiques. (2 feuillets) ; Température. Tliermomèire. (15 feuillets) : Baromètre. 1101 MS 755-10 MS 755-11 MS 755-12 MS 755-13 MS 755-14 MS 756-1 MS 756-2 MS 756-3 MS 756-4 MS 1021 MS 1905-1 MS 1905-2 MS 1905-3 MS 1905-4 MS 1905-5 MS 1905-6 MS 1905-7 MS 1905-8 MS 1905-9 (44 feuillets) : Opinion sur les vents (86 feuillets) : Sur les pluies et leur formation. Sur le grouppement des nuages. Sur les variations de l’électricité atmosphérique et ses effets. Sur la formation des orages. (33 feuillets) : Annuaire météorologique pour l’an Xll de l’ère de la République française, à l’usage des agriculteurs, des médecins, des marins, etc... (26 feuillets) : Observations qui doivent guider dans la composi¬ tion de l’annuaire mét. de l’an 9. (12 feuillets) : Recueil d’observations sur la météorologie. (16 feuillets) ; Physique terrestre. (91 feuillets) : Physique terrestre ou Recherches sur les causes de l’état de la surface et de la croûte extérieure du globe terrestre... par J. R. Lamarck, membre de l’inst. nat. de Fr. professeur-admi¬ nistrateur du Muséum d’hist. nat. à Paris, chez l’auteur au Muséum d’hist. Nat. (jard. des pl.) Agasse, Libraire rue des Poitevins, nO 18. An X. (5 feuillets) : Chapitre premier. L’attraction est la cause première de l’agrégation des corps, soit simples, soit composés... Disserta¬ tion sur l’affinité chymique. (7 feuillets) : Sur les molécules essentielles des composés. Mémoire lu à l’Institut le 6 fructidor, relu le 21 vendémiaire an 5 par .1. B. Lamarck. (107 feuillets) : Notes tirées du traité des arbres fruitiers par Duha¬ mel. Greffes. Notes diverses tirées de J. -J. Rousseau. Méthode de Tournefort. Classifications de la 3® à la 22® classe des arbres et des arbrisseaux. (12 feuillets) : Division analytique des connoissances humaines. (1810-1814). (7 feuillets) : De ce qui reste à faire pour donner à la botanique le degré de perfection dont elle ne peut se passer (1795). (4 feuillets) : Méthode de Botanique. (7 feuillets) : Botanique. Liliacées. (2 feuillets) : Nottes critiques pour servir d’exemple dans notre philosophie botanique. (4 feuillets) : Nom des genres de la flora peruviana. (6 feuillets) : Des parties de la fructification ou des organes propres à la reproduction des plantes. 1® divisio polypetalae germine supero foliis alternis. (19 feuillets) : Catalogus plantorum a D. Josepho Martin alla- tarum ex Madagascaria insula franciae, capite bonoe spei, domingo et martinica. anno 1789. (1 fe>iillet) ; Lamarck observe qu’aucun helice connu ne vit dans la mer... 1. La coiiverlure porto co titre et le feuillet 1 outre ce même titre, la parenthèse suivante : (ce n’est point la mienne). 1102 — MS 1905-10 (2 feuillets) : Notes sur le mémoire du Docteur Spix médecin bava¬ rois, relativement au système nerveux des radiaires et de l’ac¬ tinie. MS 1905-11 (20 feuillets) : Météorologie. Nottes prises dans le Moniteur. MS 1934-XXXIV Plan de travail à faire pour mettre en ordre les herbiers du cabinet national d’histoire naturelle. 24-4-1793 i. MS 1992-518 Lettre adressée par Lamarck au Baron de la Peyrouse, le 20 juin 1788, sur le projet de ce dernier de publication d’une flore des Pyrénées. MS 1998-191 Lettre adressée par Lamarck, le 30 vendémiaire an 9 au citoyen Guillemot, Directeur de la Manufacture nationale des Gobelins pour lui recommander son fils en vue de son admission au cours de dessin. MS 2528 (76-80) : Lamarck (Jean-Baptiste de Monet, chevalier de) copie signée d’un rapport de Daubenton et d’un extrait des délibérations de l’assemblée des professeurs du Muséum, relatifs à l’acquisition éventuelle de la collection de minéraux de Sibérie du citoyen Mailly, 26 vendémiaire an 3 (17 octobre 1794) ; « Bapport des citoyens Geoffroy et Lamarck présenté à l’assemblée des profes¬ seurs dans sa séance du 24 brumaire, l’an 3® de la république » (14 novembre 1794), au sujet de l’acquisition éventuelle de la col¬ lection d’insectes du citoyen Olivier, autographe signé également par Etienne Geoffroy Saint-Hilaire ; lettres à Jacques Thouin pour lui annoncer sa nomination de « commis-secrétaire de l’adminis¬ tration du Muséum », 23 pluviôse an 3 (11 février 1795) ; à Antoine- Laurent de Jussieu, directeur du Muséum, au sujet de l’attribu¬ tion du logement » que quitte le C. Desfontaines », dans la maison de Buffon, 25 brumaire an 4 (16 novembre 1795) ; à Duquesnoy, directeur des salines de France, 18 vendémiaire an 13 (10 octobre 1804). MS 2628-1 (6 feuillets) : Histoire naturelle des animaux invertébrés ou à sang blanc. Discours préliminaire, an VI à an VH. MS 2628-2 (10 feuillets) : Discours préliminaire pour le cours de l’an six. (lù le 14 floréal an 7). Laboratoire de Zoologie (Arthropodes) du Muséum national d’IJistoire naturelle, 61, rue de Buffon, 75-Paris T’® et Bibliothèque centrale du ^luséutn national d" Histoire naturelle, 38, rue Geoffroy-Saint- Hilaire, 75-Paris V^. 1. Ce manuscrit a été déposé aux Archives Nationales. Cote AJ 512. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N® 6, 1968 (1969), pp. 1103-1109. UN BROOKESIA DES FORÊTS ORIENTALES DE MADAGASCAR, B. THIELI N. SP. ( Chamaeléonidés ) Par E. U. BRYGÜÜ et Cii. A. DOMERGUE * En avril 1967 Edwin Gould nous ajiportait de Périnet un Brookesia (Ry 635) que nous ne pouvions identifler. Ultérieurement Jean Thiel nous remettait, d’abord une série de récoltes en alcool puis un lot de Brookesia vivants appartenant à la même espèce : — 2 spécimens récoltés à Périnet en septembre 1966 (Ry 637 A et R) ; — 1 spécimen, récolté à Didy, 40 km à l’E. d’Ambatondrazaka, en forêt à 900 m d’altitude, en septembre 1907 (n° 11 de Thiel) ; — 1 spécimen récolté à Korikory, à l’E. d’Ambositra, aux sources de la Mananjary à une altitude de 1.500 à 1.600 m (n° 14 de Thiel) ; — 2 spécimens récoltés à Fierenana, en février 1968 (Ry 720 et 457 C), loca¬ lité située à 30 km à l’est d’Amboasary, sous-préfecture de Moramanga ; — 12 spécimens provenant d’Ambodimanga (canton de Reparasy, sous-pré¬ fecture de Moramanga), récoltés en avril 1968. En mai 1968 A. Peyrieras nous adressait à son tour deux spécimens de la même espèce, récoltés à Hiaraka, altitude 1.000 m, montagne Ambohitsiton- droina (sous-préfecture de Maroantsetra), en même temps que des Brookesia vadoni. Nous proposons pour la nouvelle espèce le nom de Brookesia thieli en hom¬ mage à Jean Thiel qui nous a fourni la majeure partie du matériel étudié ici. A. Aspect général Tout en ayant la coloration habituelle terne des Brookesia, variant du sable au brun foncé, la nouvelle espèce se distingue cependant, in vivo, par une fré¬ quente ligne brune plus foncée, longitudinale, au niveau de la colonne verté¬ brale. Cette ligne sombre peut d’ailleurs être elle-même séparée en deux par un mince blet clair central. Elle est habituellement bordée par 2 lignes plus claires. Lorsque des Brookesia superciliaris sont conservés vivants dans les mêmes conditions que des spécimens de la nouvelle espèce, ceux-ci sont nettement d’une coloration plus claire que les autres. Un caractère particulier, noté par J. Thiel, est la pigmentation des muqueuses, rouges, alors que celles des Brookesia superciliaris des mêmes biotopes sont jaunes. En alcool la coloration varie du gris au brun. * Iiistitul Pasteur de Madagascar. B. P. 1274. Tananarive. 1104 — B. Description du mâle Nous prenons pour type un spécimen récolté par J. Thiel en mai 1968 à Ambodimanga (n° 72 de la collection Thiel, n” 490 C = By 740). La tête. — La tête se caractérise par un certain nombre d’excroissances. La corne supraoculaire dont le bord supérieur est horizontal, mesure moins d’un demi diamètre orbitaire (2,5 mm sur notre spécimen). Les bords sont denticulés. Juste à l’aplomb de la branche verticale de la corne supraoculaire, au-dessus de la narine, une protubérance épineuse, d’environ 1 mm de dénivellement donne ouverture à la narine. Entre les deux formations portant les narines, sur la partie axiale, une petite épine se trouve située au-dessus de la lèvre supérieure. En vue apicale, la partie antérieure de la tête montre, sur un premier plan, un V à ouverture antérieure formé par les 2 cornes supraoculaires. A l’intérieur de ce V, sur un plan inférieur, un autre V plus petit, formé par les formations des narines ; enfin, encore plus bas, au centre l’épine de la lèvre supérieure. Latéralement, deux épines marquent l’angle postéro-inférieur de l’orbite. Le couvre nuque se termine, de chaque côté, par 4 épines. Sous la gueule s’observent 6 petits cônes agrandis, qui n’atteignent pas la taille de ceux observés chez B. superciliaris. Le dessus de la tête est marqué par un certain nombre de dépression, il n’y a pas de crête pariétale. Le corps. — Il n’existe ni crête dorsale, ni carène ; la ligne axiale montre une série de chevrons, à ouverture antérieure, dessinée par des granules légèrement hypertrophiés. Ces chevrons correspondent aux zones d’implantations des épines paravertébrales. De chaque côté on compte, entre la nuque et l’insertion de la cuisse, 10 épines. La onzième se trouve au niveau de l’insertion de la cuisse. Il n’y a pas de bou¬ clier en losange à ce niveau. Sur le corps, le tégument est hétérogène ; sur un fond granuleux grossier, des tubercules plus grands se remarquent, dessinant des ébauches de lignes horizon¬ tales. La queue. — La queue est quadrangulaire. La série d’épines et de chevrons observée sur le dos s’y prolonge en diminuant très régulièrement d’importance. On peut dénombrer au moins 14 séries. Il n’y a pas de formation écailleuse différenciée, para-anale. Les membres. — Il n’existe pas d’épines osseuses au niveau des membres, mais des écailles épidermiques se différencient. Deux à trois s’observent au niveau des bras et des cuisses. Une plus nette se remarque au niveau de la face antérieure de l’avant-bras et de la jambe. Elle tranche par sa coloration claire. Les soles ne sont pas épineuses mais elles présentent une nette différencia¬ tion verruqueuse, formée de tubercules lisses. Uhémipénis (fig. 1). — Pour une longueur totale de 62 mm dont 28 pour la queue : l’hémipénis mesure 6 mm dans sa plus grande longueur, soit 1/10® du corps. L’organe est sessile, le corps globuleux, piriforme, entièrement lisse ; le bord interne est plus long que le bord externe. — 1105 — La face sternale est creusée par un large sillon bordé par une membrane diffuse, de couleur rose pour la lèvre interne, épaisse et saillante de couleur rouge-sang pour la lèvre externe. Sur l’organe droit, le sillon est en V, profond, à lèvres serrées ; sur l’organe gauche, il est ouvert en U et la membrane externe est particulièrement développée. Brookasio ^higli -«ÇO/C/By 740 i _ . _ _ Fig. 1. — Brookesia thieli n. sp. Hémipénis. 5 mm _j Il y a deux zones apicales distinctes : — l’apex interne, qui prolonge le côté le plus grand, consiste en un tuber¬ cule au sommet aplani dont le rebord interne se relie au corps du pénis par un arrondi, tandis que le rebord externe est subvertical et sa tranche pourvue d’une crête horizontale denticulée ; — l’apex externe est formé par un mamelon subcylindrique dont l’axe est plus ou moins oblique par rapport au corps du pénis, terminé par une section plane à regard externe dont la 'tranche supérieure est ornée par une crête fes¬ tonnée. Sur notre spécimen, on remarque que l’apex externe est beaucoup plus déve¬ loppé sur l’organe gauche que sur l’organe droit. Outre les crêtes apicales, on observe une ornementation qui paraît localisée au sillon : une expansion filiforme, rouge-sang, issue de la lèvre interne, sous le tubercule denticulé ; une languette plus ou moins atrophiée sur la lèvre externe, sous le mamelon externe ; un ergot dans l’axe du sillon de l’organe gauche, déjeté à l’extérieur sur l’organe droit. — 1106 — Les lèvres du sillon s’évasent distalement pour rejoindre chacune la base d’un apex. En résumé : hémipénis simple, piriforme, lisse, biapical, à sillon unique bien marqué, avec une ornementation de crêtes et languettes. Comparaison avec d'autres mâles. — Les observations faites sur les autres spécimens mâles, montrent une étroite homogénéité. Les variations sont des plus minimes. La taille maximale observée est de 64 mm dont 27 pour la queue sur un spécimen (By 754) d’Arnbodimanga. C. Ueschiption de la femelle (iig. 2, 3 et 4) Le spécimen 457 C que nous prenons comme femelle type provient de Fiere- nana. Elle mesure 70 mm dont 28 pour la queue. Deux autres femelles mesurées avaient respectivement 71 (30) et 68 (30) mm. Les femelles adultes sont donc plus grandes que les mâles. Le spécimen 457 portait des ovules de 2 mm. La morphologie de la tête est comparable à celle du mâle, les différentes for¬ mations sont cependant moins accentuées. Principales dimensions (en mm) de Brookesia thieli n. sp. Sexe M F juvénile Longueur totale . 62 70 37 Tête : longueur . 10 10 5 hauteur . 6 6 5 corne supraoculaire . 2,5 2 1 écartement entre les cornes . 5 3 3 Corps : longueur . 24 35 15 hauteur . 8 10 5 Queue : longueur . 28 28 17 Membres : bras . 6 6 3 avant-bras . 5,5 6 3 cuisse . 7 6 3 jambe . 6 5 3 1 Tananarive . By 740 (490 C) 457 C 637 B ^ ) M.N.H.N.P . 1968 — 132 1968 — 136 1968 — 139 D. Description d’un juvénile Nous disposons d’un juvénile (637 B) provenant de Périnet. L’allure générale est la même, mais les épines latérales sont à peine indiquées. Les principaux caractères niorphologiques sont cependant déjà marqués. — 1107 - 457/c O L 1 cm Bpookg&ig ^higli ^ Fig. 2. — Brookesia thieli n. sp. Tête en vue supérieure. E. Justification de la nouvelle espèce L’appartenance de la nouvelle espèce au genre Brookesia Gray, 1864 est évi¬ dente. Dans ce genre elle n’est, en fait, à comparer qu’aux espèces du genre Brookesia sensu F. Angel, 1942, c’est-à-dire en excluant les espèces que cet auteur plaçait dans les genres Leandria Angel, 1933, et Evoluticauda Angel, 1942, car leurs caractères bien particuliers suffisent à les individualiser du pre¬ mier coup d’œil : l’ornementation cuticulaire pour le premier, la taille particu¬ lièrement réduite pour le second. Six espèces sont à prendre en considération. B. decaryi Angel B, stumpfji Boettger B. dentata Mocquard B. superciliaris (Kuhl, 1820) B. ebenaui (Boettger, 1880) B. oadoni Brygoo et Domergue ,0 1cm Brookatiq thigli j 457/ C i _ _ ■ Fig. 3. — Brookesia thieli n. sp. Tôle en vue latérale. B. dentata se trouve immédiatement éliminé puisque cette espèce, à vrai dire fort mal connue, ne posséderait que deux épines sur le tiers antérieur du dos. Parmi les espèces ayant une riche garniture épineuse paravertébrale, B. decaryi, 1108 — B. ebenaui et B. stumpfp. se distinguent immédiatement de la nouvelle èspèce par la possession d’un écusson dorsal au niveau de l’insertion des membres postérieurs. Parmi les espèces sans écusson losangique, c’est de B. vadoni que se rap¬ proche, semble-t-il, le plus cette espèce, en particulier par la structure céphalique, mais la richesse de l’ornementation épineuse de B. vadoni permet de l’en séparer sans difficultés. Fig. 4. — Brookesia thieli n. sp. Aspect général. Nous avons gardé pour la fin la diagnose avec B. superciliaris non parce qu’elle est la plus difficile mais parce qu’elle revêt une particulière importance du fait que les deux espèces peuvent occuper les mêmes biotopes et être récoltées simultanément. La première différence repose sur l’absence de carène dorsale dans la nouvelle espèce alors que celle-ci est remarquablement prononcée chez B. superciliaris. L’examen de la tête montre ensuite d’importantes différences dans la taille et la forme de la corne supraoculaire. Beaucoup plus importante chez B. super¬ ciliaris, ses bords sont lisses, la crête supérieure dirigée en haut et en avant alors que les bords sont crénelés et le bord supérieur horizontal dans la nou¬ velle espèce. Enfin l’existence d’un tubercule, au niveau de la narine pratique¬ ment inexistant chez B. superciliaris, donne au profil de la tête de cette espèce un aspect très particulier. — 1109 — Les spécimens suivants sont déposés au Muséum national d’Histoire naturelle à Paris : NO de Tananarive 1 Récolté à par date sexe NO du Muséum Holotype By 740/490C Ambodimanga J. Thiel ' v/68 â 1968-132 Paratypes By 635/466C Périnet E. Gould iv/67 â 1968-135 By 750 Ambodimanga J. Thiel j v/68 â 1968-133 By 754 id. id. CO ariegatus Zélande et Campbell B. variegatus coll. Barbanton L. S./tête . 2,7 -3,0 3,0 2,7-2,8 2,7-2,8 Museau/œil . 1,22-1,42 1,46 1,25 1,26-1,30 Tête/museau . 3,13-3,42 3,0 3,0-3,2 2,7-2,9 Tête/œil . 4,1 -4,4 4,4 3,8-4,0 3,7-3,8 Tête/interorbitaire . 7,6 -8,2 7,7 1 9,l-9,6 9, 2-9,5 A Tristan da Cunha et à l’île Gough, le genre est représenté par B. diacanthus (Carmichael), espèce très voisine, connue sur les côtes d’Amérique du Sud. Gempyhdae Thyrsites atun (Euphrasen, 1791) Espèce très commune dans tout l’hémisphère sud, on la trouve en Australie et Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud, Tristan da Cunha, Saint-Paul et Amster¬ dam. Poisson extrêmement vorace, il est communément appelé « Tazard » ou même « Barracuda » par les pêcheurs. 11 peut atteindre une taille impTirtante : des animaux de plus d’un mètre de longueur sont fréquents. 73 Stromateidae Seriolella velaini Sauvage, 1879 Caractérisé par le profil convexe de sa tête, par ses gros yeux et ses nageoires pectorales falciformes, Seriolella velaini est commun à Saint-Paul et Amsterdam où on le pêche fréquemment à la ligne dans des « trous » de 100 à 150 mètres, non loin de la côte. Ce poisson n’est pas très parasité comme il a souvent été écrit (Paulian 1957, Blanc 1961). Une confusion a probablement été faite avec le Gempylidae, Thyrsites atun, qui, lui, est toujours porteur de nombreux ecto et endoparasites. Seriolella oelaini semble endémique de Saint-Paul et Amsterdam. Dans les régions voisines (Tristan da Cunha, Vema Sea Mount, Afrique du Sud), plusieurs espèces ont été décrites, rattachées aux genres Pali- nurichlhys Bleeker, 1859 ou Seriolella Guichenot, 1848. Ces deux genres sont très voisins sinon identiques : Bleeker (1859) ne donne aucune description de son genre Palinurichthys et indique seulement qu’il remplace Palinurus Dekay. Guichenot (1848) donne, par contre, une description précise de Serio¬ lella. Palinurichthys antarcticus (Carmichael), présent à Tristan da Cunha, en Afrique du Sud et peut-être en Australie (si Palinurichthys porosus Richardson en est synonyme), diffère notablement de S. oelaini. Par contre, S. christopher- seni Sivertsen semble confondu avec S. velaini. Tout ce groupe nécessiterait une révision générale, car il y règne une très grande confusion. Scorpaenidae Sehastichthys capensis (Gmelin 1788) Cette « Rascasse », commune à Saint-Paul et Amsterdam, se retrouve à Tris¬ tan da Cunha, à l’île Gough et en Afrique du Sud. Conclusions Cette revue générale de la faune ichthyologique marine des îles Saint-Paul et Amsterdam montre qu’il s’agit d’une faune relativement pauvre en nombre d’espèces (26 espèces appartenant à 17 familles) ; par contre, le nombre d’in¬ dividus est très grand et quatre espèces sont d’un réel intérêt commercial : Latris lineata (« Morue »), Polyprion americanus (« Cabot »), Acantholatris mono- dactylus (« Bleu ») et Seriolella velaini (« Gros yeux »). Bien qu’abondant, le Thyrsites atun (« Tazard » ou « Barracuda ») est peu exploité car c’est un pois¬ son très parasité. 11 est intéressant de considérer les affinités entre la faune de Saint-Paul et Amsterdam et celle des autres régions de l’hémisphère sud. A part quelques poissons endémiques {Belonichthys sanctipauli, Mendosoma elongatum et Bovich- thys veneris), toutes les autres espèces se retrouvent soit en Australie et Nouvelle- Zélande, soit en Afrique du Sud, soit à Tristan da Cunha et Tîle Gough. Le tableau IV indique la répartition géographique de toutes les espèces présentes à Saint-Paul et Amsterdam et de quelques espèces voisines. Il convient de noter que certaines espèces, présentes en Australie, à Saint-Paul et Amsterdam et à Tristan da Cunha ou Gough, sont absentes d’Afrique du Sud : Acantholatris monodactylus, Latris lineata ; une autre espèce, Lahrichthys ornatus, n’est con¬ nue que de Saint-Paul-Amsterdam, Gough et Tristan da Cunha ; de même — 1159 — pour Seriolella velaini, si S. christopherseni lui est synonyme. Plusieurs auteurs ont indiqué qu Acantholatris monodactylus se trouvait en Amérique du Sud, mais Nohman (1935) a montré qu’il s’agissait d’une eonfusion avec l’espèce chilienne A. gayi. 14 espèces sont communes avec l’Afrique du Sud, et 13 espèces avec l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Enfin, quelques espèces cosmopolites {Polyprion americanus, Thyrsites atun, Squalus fernandinus, Isurus glaucus et Hexanchus griseus) sont présentes à Saint-Paul et Amsterdam, comme elles le sont dans toutes les mers subtropicales de l’hémisphère austral. Tableau IV S* Paul et Amsterdam Tristan da Cunha Gough Afrique du Sud Australie N. Zélande Hexanchus griseus . + + Isurus glaucus . -f -P -P -P Squalus fernandinus .... + -P + Torpédo fairchildi . -P + Torpédo sinuspersicus .... -t- -P Torpédo fuscomaculata . . -P + Ariosoma habenata . -P -P Ariosoma australis .... + + Cypsilurus lineatus . + + + Cypsilurus furcatus . -P -P Prognichthys gibbifrons -P Centriscops humerosus . . . -P -P Notopogon lilliei . + -P -P Notopogon macrosolen. ? -P Belonichthys sanctipauli. . -P Gaidropsarus insularum. . + + -P Gaidropsarus capensis.. + Polyprion americanus. . . . -P -P + -P Serranus novemcinctus . . . -P + Emmelichthys nitidus. . . . -P -P ■P Plagiogeneion rubiginosus + -P -P Acantholatris monodacty- lus . -P ~p + + Mendosoma elongatum. . . + Nemadactylus concinnus. . + + Latris lineata . -P + + Labrichthys ornatus . -P -P + Bovichthys veneris . + Bovichthys variegatus ... . -P + Bovichthys diacanthus. -P + Thyrsites atun . + -P + + Seriolella christopher- seni . -P Palinurichthys antarc- ticus . -P -P -P + Sehastichthys capensis. . . . -P + + + Laboratoire de Zoologie. (Reptiles et Poissons) du Muséum. — 1160 BIBLIOGRAPHIE Angot, M., 1951. — Observations sur la faune marine et la pêche aux îles Saint-Paul et Amsterdam. Mém. Inst. Scient. Madagascar, 6, 1, pp. 1-51. Aubert de la Rue, E., 1932. — La pêche aux îles Saint-Paul et Amsterdam. Rea. Trav. Ofj. Pêches mark., 5, 17, pp. 83-109. Barnard, K. H., 1925-27. — A monograph of the marine fishes of South Africa. Ann. S. Afr. Muséum, 21, 1 et 2, pp. 1-1065. Bigelow, h. b. et W. C. Schroeder, 1953. — Fishes of the Western North Atlantic, Part two : Sawfishes, Guitarfishes, Skates and Rays. Mem. Sears Foundation mar. Research, 1, p. 87. Blanc, M., 1961. — Les Poissons des Terres Australes et Antarctiques françaises. Mém. Inst. Scient. Madagascar, 4, pp. 109-159. Blanc, M. et P. Paulian, 1957. — Poissons des îles Saint-Paul et Amsterdam. Ibid., I, pp. 325-335. Bleeker, P., 1859. — Enumeratio Specierum Pisciura Archipelago indico, p. xxii. Bruun, a. F., 1935. — Flying fishes (Exocoetidae) of the Atlantic. 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Niaussat pêchait dans le lagon de Clipperton (109° ouest de longi¬ tude, 10° nord de latitude, à 1.500 km au large d’Acapulco et 3.000 km des Iles Hawaï) par quinze mètres de profondeur, deux exemplaires d’un poisson caran- gidé de l’espèce Caranx lugubris Poey. Cette espèce, pélagique et nectonique, est connue comme carnassière. L’étude du contenu intestinal révélait, entre autres, la présence de larves d’Odonates plus ou moins digérées mais parfaite¬ ment déterminables. Quelques jours plus tard, le 10 juillet, des larves d’Odo¬ nates étaient recueillies dans l’eau superficielle du lagon. En outre, trois imagos étaient aussi capturés au cours de la mission. Les larves et deux des imagos sont des Zygoptères de la famille des Coena- griidae et appartiennent à l’espèce Ischnura ramburi Selys, 1850. Le troisième imago est un Anisoptère de la Famille des Aeschnidae, appartenant à l’espèce Anax amazili (Burmeister, 1839). Ischnura ramburi se rencontre dans toute l’Amérique du Nord, y compris le sud du Canada, en Amérique Centrale, à Cuba, et elle est citée, en Amérique du Sud, au Pérou, en Guyane Française et au Chili. La variété credula Hagen est citée des mêmes localités, auxquelles s’ajoutent les lies Bahamas, Haïti, la Jamaïque et la Martinique. A notre connaissance, cette espèce qui supporte fort bien à l’état larvaire les eaux saumâtres, n’a jamais été signalée à ce jour de l’atoll de Clipperton. Notons que les larves d' Ischnura ramburi récoltées dans le lagon vivaient dans des eaux ayant une salinité voisine de 3,7 g/litre de NaCl. La vicariance de ce Zygoptère mérite d’être soulignée : les individus de Clip¬ perton (2 (J) ont une coloration identique à celle des individus de l’espèce nomi¬ nale, mais leurs appendices anaux supérieurs présentent une courbure apicale légèrement différente. Des observations similaires ont déjà été faites pour d’autres espèces du genre Ischnura, en particulier pour Ischnura elegans en Europe et Afrique du Nord, et pour Ischnura senegalensis en Afrique tropicale, Madagascar et Asie. Rappelons qu Ischnura ramburi avait été considéré par Rameur en 1842 comme une simple variété d’ Ischnura senegalensis et que c’est De Selys qui en fit quelques années plus tard une espèce distincte : ceci met bien en évidence les étroites affinités qui existent entre Ischnura senegalensis et I. ramburi et l’étude de populations isolées vivant entre les aires de distribu¬ tion des deux formes pourrait être particulièrement intéressante. Anax amazili possède une répartition géographique plus restreinte que celle du Zygoptère : eonnu du sud des Etats-Unis (Floride et Louisiane), du Mexique, de Cuba et d’Amérique Centrale, il se rencontre encore en Amérique du Sud — 1163 — jusqu’au Brésil et en Équateur. Il est également cité des Iles Galapagos où l’Ischnura ramburi n’a pas été signalé jusqu’ici. Il serait évidemment intéressant de savoir si cet Aeschnidae se reproduit dans les eaux saumâtres de l’atoll de Clipperton ou s’il y a, à partir du continent, une émigration d’individus qui séjournent à proximité du lagon sans s’y reproduire. Quoi qu’il en soit, la femelle récoltée à Clipperton est en tous points semblable à celles d’Amérique conti¬ nentale. Summary Two species of Odonata, Ischnura ramburi Selys and Anax amazili Burmeister, hâve been captured for the first tirae on Clipperton’s atoll by Doctor P. Niaussat. Larvae of I. ramburi are living in the brackish water of the lagoon (NaCl = 3,7 g/l). The authors discuss on the biogeography of these insects. BIBLIOGRAPHIE Calvert, Ph. P., 1901-1908. — Odonata in « Neuroptera ». Biologia Centrali-Americana Insecta. Campos, F. R., 1922. — • Catalogo de los Odonatos del Ecuador. Colegio Nacional. V. Rocafuerte, Guyaquil. Needham, J. G., & M. J. Westfall, 1955. — • A manual of the Dragonflies Of North America. Berkeley, Univ. Calif. Press. Niaussat, P., J. P. Ehrhardt & J. F. Piozin, 1968. — Étude hydrologique et hydro- biologique du lagon de Clipperton. R. P. n® 33/BIO-EGO/CRSSA, 8 bis rue des Récollets, Paris-10®. Walker, E. M., 1953-1958. — The Odonata of Canada and Alaska. University Toronto Press. Laboratoire de Zoologie. Faculté des Scieuces, Orléans, et Division de Bio-Écologie du C.B.S.S.A. Muséum National d' Histoire Naturelle, Parts. BULLKTIN DU MUSfiUM NATIONAL D'HISTÜIRE NATURELLE 2<' Série — Tome 40 — N“ 6, 1968 (1969), pp. 1164-1170. CONTRIBUTION A LA DESCRIPTION DE VESPÈCE EWINGIA CENOBITAE PEARSE 1929 ( Acariens, Sarcoptiformes ) Par Michel Henri NAUÜO En 1929 A. S. Pearse découvrit dans l’île Dry Tortugas, près des côtes de Floride, un genre nouveau d’Acarien, Ewingia cenobitae Pearse, parasite des branchies de Cenobita diogenes Latreille. Il créa pour celui-ci une nouvelle famille de Sarcoptiformes, les Ewingiidae. Parmi les Bernard-l’Hermite rapportés par A. M. Rousseau de la Martinique, plusieurs individus de Cenobita diogenes Latr. étaient infestés par des Acariens. Nous remercions Madame M. de Saint-Laurent de nous avoir aimablement signalé leur présence. Ces Acariens appartiennent à la même espèce, nous les décrivons ci-après. Ewingia cenobitae Pearse, 1929 Ewingia cenobitae A. S. Pearse, W929, Papers Tortugas Lab., Carnegie Inst Wash, 26 (391) : 227-228, fig. 1 A-G. Provenance. — Martinique, leg. A. M. Rousseau, sur les branchies de Ceno¬ bita diogenes Latr. Femelle adulte. — Le corps est très comprimé latéralement (fig. IB) ; observé sur la face dorsale, il présente une forme allongée et très étroite. Laté¬ ralement (fig. lA), il est élevé et piriforme. Les dimensions moyennes sont les suivantes : longueur du corps sans le capitulum : 450 [x ; largeur : 180 p, ; hau¬ teur : 280 P ; longueur des pattes : 155 p (l*"® paire), 148 p (2® paire), 405 p (3® paire), 315 p (4® paire). L’idiosoma est divisé, sur sa face dorsale, par un profond sillon transversal situé en avant, aux trois quarts de la longueur (fig. lA). Le tégument est de structure lisse ; fréquemment plissé, il est susceptible de permettre une importante dilatation du corps. La région dorsale antérieure porte une paire de petites soies verticales anté¬ rieures et une paire de longues soies scapulaires médianes. La région dorsale postérieure possède deux très longs poils dorsaux externes, deux paires de très courtes épines dorsales internes, ces six poils formant une rangée transversale. Vers l’extrémité postérieure il existe quatre paires de poils très brefs, dont deux situées près de l’uropore. Sur chacune des lèvres ventrales de l’hypostome (h : fig. 1, fig. 3B), on voit H65 — ])ar transparence le débonelu; eliitinisé d’nn eanalieule iiilerne. Sur la face ven¬ trale, l’hypostome porte une paire de poils médiane {11 : fig. 2B). Dans son tiers proximal le capitulum forme une gaine où se rétractent les chélicères. Cette gaine se prolonge vers l’avant, depuis la base des pédipalpes, par deux parois latérales qui séparent chaque pédipalpe de la chélicère voisine (11g. 2A, fig. 3B : g). Les parois n'existent qu’au niveau des pédipalpes, mais elles ne dépendent nullement de ces derniers. Fig. 1. — Ewingia cenobilae Pearse, A, vue latérale droite ; B, vue dorsale, cpg, cavité prégénitale ; h. hypostome ; o, ovipositeur ; v, valve génitale. La chélicère vue dorsalement est incurvée vers l’axe du corps dans sa partie distale (fig. 2A). Son poil dorsal P est déjeté paraxialement. Son hord ventral est arrondi au niveau du mors mobile de la pince, qui n’est pas régressive, et qui est pourvue de trois paires de dents recourbées, deux proximales et une distale (fig. 3A). Le pédipalpe comprend trois articles portant respectivement un poil Al, dorsal ; deux poils, A2, médio-dorsal, .15, latéro-ventral et proximal ; deux poils, A3, dorsal, A4, eupathidique et terminal. L’extrémité du dernier article porte en outre un très petit solénidion ventral. Les deux premières paires de pattes possèdent cinq articles, les deux dernières quatre. Les épinières des paires 1, 111 et IV portent un poil. 1166 Fig. 2. — Ewingia cenobitae Pearse. hypostome vu dorsalement ; B, hypostome, vue latérale gauche. Al à A5, poils du pédipalpe ; ch, chélicère ; H, poif de l’hypostome ; P, poil dorsal de la chélicère. Fig. 3. — Ewingia cenobitae Pearse. A, chélicère, vue latérale droite (la pince et l’épaisseur de la chitine sont vus en coupe optique) ; B, hypostome, vue ventrale légèrement inclinée sur le côté droit (la chélicère gauche a été enlevée)! g, paroi antérieure latérale de la gaine des chélicères. — 1167 — Première paire de pattes. — A l’intérieur du trochanter se trouvent deux sur¬ faces d’articulation, ap (surface articulaire proximale) et ad (surface articu¬ laire distale). Elles occupent transversalement le tiers proximal de l’article ; ventralement ap et ad s’articulent avec une apophyse hilobée de l’épimère ; au centre elles sont réunies par une apophyse longitudinale du trochanter, AL (fig. 6A). Le trochanter présente une soie ventrale (fig. 4A). Fig. 4. — Ewingia ceiiohitae Pearse. A, pattes antérieures ventralement ; B, position d’une larve dans la branchie de Cenobita diogenes Latreille ; C, région postérieure de la face ventrale vue en profil jierdu (les tibiotarses des pattes postérieures n’ont pas été représentés). L, larve ; P3, pattes postérieures. Le fémur est divisé en deux. Le basifémur, très volumineux, a un bord ven¬ tral étendu et arrondi, un bord dorsal court et droit. Le télofémur est petit triangulaire, sa pointe tournée dorsalement ; il porte un long poil ventral (fig. 4A et 6A). Le génual porte une courte soie sur le côté antiaxial, une soie effilée sur le côté paraxial. A l’extrémité distale du tibia s’insère un poil eupathidique dorsal ; sur le côté antiaxial un calcar, sur le bord paraxial un long poil effilé. Sur le tarse (fig. 4A, 5A-B et 6A), c4 est un gros calcar médioventral, c3 un calcar de petite taille, médian, cl et c2 deux calcars latéraux prenant naissance de part et d’autre de la griffe terminale. En outre, un gros calcar s’appuie dor¬ salement contre la griffe. L’eupatbidie dorsale E est située à l’extrémité distale de l’article. On observe en outre, dorsalement, deux longs poils très fins. Il - 1168 — et 12, et, ventralement au niveau de c3, deux poils latéraux, 13 et 14. Près du solénidion S se trouvent deux petites épines, el et e2. Deuxième paire de pattes. — Le trochanter s’articule avec l’apophyse épi- mérale par son hord proximal. Le poil trochantéral est antiaxial (fig. 6B). Le fémur, divisé en 2 comme à la patte I, porte un long poil antiaxial. Fig. 5. — Ewingia cenohitae Pearse. A, première paire de pattes, génual, tibia et tarse de la patte droite vus par la face antiaxiale (le calcar dorsal, couché contre la griffe au pied de E, est figuré ici par erreur ; il n’est vicible que sur la face représentée en R) ; R, id., face paraxiale vue par transparence. La figure 6 présente latéralement les pattes I et II, dans lesquelles les fémurs ont des formes inverses l’un par rapport à l’autre ; dans le premier cas la forme du fémur oriente la patte I vers le haut et vers l’avant, ce qui répond à la posi¬ tion d’une patte sensorielle ; dans le second cas le fémur dirige la patte ambu¬ latoire II vers le sol. Le génuaLde la patte II possède un calcar du côté antiaxial, un poil paraxial très court et un poil ventral. Le tibia est semblable à celui de la patte I ; le poil paraxial apparaît cependant latéro-ventral. Le tarse diffère par l’absence des épines el et e2 et de l’eupathidie E. Troisième et quatrième paires de pattes. — Les articles sont au nombre de quatre, le dernier article représentant la fusion du tibia avec le tarse. Cepen¬ dant, il n’y a aucune division sur celui-ci. La majeure partie de l’article est >in tibia à l’extrémité duquel sc dresse une très forte griffe, incurvée, au bord von- — 1169 — tral rugueux, lisse dorsalement, qui représente un poil modifié. Sous cette griffe se détache du tégument une arête chitineuse effilée. Le tarse se situe ventrale- ment, dans la région proximale, comme une proéminence étroite à l’extrémité de laquelle se trouvent, un gros calcar rugueux, un poil très épaissi et une griffe falciforme semblable à celle des autres pattes. Fig. 6. — Ewingia cenohiiae Pearse. A, première paire de pattes, patte gauche vue par la face antiaxiale ; B, deuxième paire de pattes, patte gauche vue par la face antiaxiale. La patte 111 présente un poil sur le trochanter, un sur le génual et deux sur le tibiotarse ; la patte IV possède un génual glabre, son tibiotarse porte un long poil distal et deux petites épines (fig. 4C, 7A et 7B). Sur la figure 4B, est représentée la position d’une larve d’ Ewingia cenohitae, glissée entre deux feuillets branchiaux, chacune des pattes III enroulée autour du feuillet voisin, auquel la forte griffe tibiale les maintient fixées. L’orifice génital s’étend entre les épimères des pattes III et IV. Longitudinal, fermé par deux valves latérales et glabres (le poil que l’on voit fig. 4C ap])ar- 1170 — Fig. 7. — Ewingia cenobitae Pearse. A, troisième paire de pattes, géniial et tibiotarse de la patte gauche vus par la face antiaxiale ; B, quatrième paire de pattes, fémur, génuat et tibiotarse de la patte gauche vus par la face antiaxiale. tient à l’épimère), sa cavité prégénitale ne contient aucune ventouse. Un organe strié, antérieur, doit être interprété comme un ovipositeur. L’uropore est terminal, incliné vers la face ventrale. (à suivre) Muséum national d'Histoire naturelle Laboratoire des Arthropodes. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2» Série — Tome 40 — N» 6, 1968 (1969), pp. 1171-1174. UNE NOUVELLE ESPÈCE DE PSEUDOSCORPION DE UHÉRAULT, NEOBISIUM (N.) BOUI ( Neobisiidae ) Par J. IIEURTAULT L’espèce est décrite d’après un exemplaire Ç récolté dans l’aven du Mt. Mar- cou à St. Geniès de Varenzal par C. Bou en 1965. Neobisium (Neobisium) boui n. sp. Description de la femelle holotype Céphalothorax (fig. 1) presque carré ; 2 paires d’yeux presque plats, surtout les postérieurs. Yeux antérieurs éloignés du bord antérieur du céphalothorax d’une distance égale à leur diamètre ; 21 soies céphalothoraciques dont 4 anté¬ rieures et 4 postérieures, 8 oculaires et 5 médianes (-}- 2 petites soies latérales en avant de la première paire d’yeux). Épistome peu pointu (angle au sommet de 45'* environ). Soies tergales : 5, 6, 8, 9, 9, 9, 9, 9, 9, 9. Région génitale et sternites : 6 soies sur l’opercule génital, 20 sur la plaque géni¬ tale postérieure -)- 2 ou 3 petites soies suprastigmatiques, 14 soies sur le ster- nite 4, -|- 2 ou 3 soies suprastigmatiques, 12 sur le sternite 5 ; 11 sur le ster- nite 6, 12 sur le sternite 9. Chélicères (fig. 3) ." tubercule fileur très aplati ; doigt mobile à face interne finement dentelée (le nombre de dents n’est pas appréciable) ; doigt fixe à 12 ou 13 dents peu accusées ; une soie gl au doigt mobile ; 7 soies au doigt fixe : 2 ven¬ trales, 4 intermédiaires, 1 dorsale. Flagelle (fig. 3) typique des Neobisium ; 8 soies d’inégale longueur, la distale insérée sur un mamelon et la sub-distale seules sont dentelées, la soie proximale, très petite, est isolée des autres. Hanches des pattes : 4 soies à chaque lobe maxillaire ; 10 et 11 soies aux hanches des pattes-mâchoires, 6 et 7 soies aux hanches des pattes 1, 7 et 8 soies aux hanches des pattes 2, 4 et 5 soies aux hanches des pattes 3, 12 soies aux hanches des pattes 4. Processus conique antérieur latéral des hanches 1 déve¬ loppé (30° environ). Pattes-mâchoires (fig. 4 et 5) ; fémur lisse avec deux protubérances correspon¬ dant à une lyrifissure, l’une au tiers latéral externe et l’autre à la moitié latérale interne ; fémur 5,4 fois aussi long que large, pas de pédoncule. Tibia lisse sans pédoncule net, 2 lyrifissures à la base. Doigts égaux ; doigt 1,5 fois aussi long que la main avec pédoncule ; main avec pédoncule 2,1 fois aussi longue que large. — 1172 — Fig. 1-6. — Neobisiurn houi ii. sp. 1 : $ holotype, céphalothorax. — 2 : hanches des pattes de la $ holotype. — 3 : flagelle d’nne ché- licère de la $ holotype et chélicère gauche. — 4 : pince droite de la $ holotype, vue latéralement. — 5 : trochanter, fémur, tibia de la patte-mâchoire droite. — 6 : patte ambulatoire 4. — 1173 Dents égales au doigt fixe, irrégulières au doigt mobile pourvu distalement de 16 dents triangulaires pointues, et proximalenient, de dents en « pavés ». A l’extrémité du doigt mobile, les dents ne reviennent pas sur la face externe du doigt ; 73 dents au doigt mobile, 79 au doigt fixe : plus grosses, particulière¬ ment à la base du doigt. Pince 5,1 fois aussi longue que large. T richobothries (fig. 4) .• it, et, est forment un triangle distal par rapport à t ; St est plus près de t que de sh, it est à peine distal de et (1/2 diamètre d’aréole tout au plus), ist et st sont pratiquement au même niveau. Patte ambulatoire 4 : télofémur 1,17 fois aussi long que le basifémur, tibia à peine plus court que le fémur. Poil terminal en Y à branches inégales et den¬ telées (fig. 6). Dimensions en millimètres : corps : 2,9 ; céphalothorax : 0,77 ; patte-mâchoire, fémur : 1,22-0,22 ; tibia : 0,92-0,27 ; doigt : 1,55 ; main pédonculée : 0,97-0,45 ; pince ; 2,30-0,45 ; patte ambulatoire 4, fémur : 1,10 ; tibia : 0,95 ; prétarse : 0,40 ; télotarse : 0,57. Situation de Neobisium (N.) boni DANS LA FAUNE DU SUD-OUEST DE LA FrANCE ET DU NORD DE l’EsPAGNE Douze espèces et sous-espèces de Neobisium (N.) sont connues de ces régions : sylvaticum sylvaticum, pauperculum, bernardi bernardi, bernardi franzi, berbardi geronense, myops, simoni simoni, oentalloi, simile, cristatum, doderoi, caoernarum. Neobisium ( N.) doderoi (Simon, 1896) et Neobisium ( N.) myops (Simon, 1881) sont des espèces décrites trop succinctement et qu’il est difficile de com¬ parer aux espèces voisines. Le tableau suivant permet de reconnaître les autres espèces : 1. ist du doigt fixe des pattes-mâchoires distale, plus proche de it que de ib ... . 2 — ist du doigt fixe des pattes-mâchoires très proximale, à mi-chemin entre ib et it et d’ordinaire légèrement proximale par rapport au milieu du doigt . 9 2. Doigts plus courts que la main pédonculée . N. sylvaticum sylvaticum (C. L. Koch, 1835) — Doigts en général plus longs ou tout au plus égaux à la main pédonculée .... 3 3. Bord postérieur du céphalothorax à 6 soies . 4 — Bord postérieur du céphalothorax à 8 ou 10 soies . 6 4. Longueur/largeur du fémur < 4,5, moins de 60 dents au doigt fixe . 5 — Longueur /largeur du fémur = 6 ; plus de 75 dents au doigt fixe . N. cavernarum (L. Koch, 1873) 5. Longueur/largeur du fémur = 3,9 à 4,2 ; doigt fixe des pattes-mâchoires avec 55 à 60 dents. Catalogne : Prov. Barcelone, Mt. Serrât) . . N. ventalloi Beier, 1939 — Longueur/largeur fémur = 3,5 ; doigt fixe des pattes-mâchoires avec 43 dents. Nord-ouest de l’Espagne, Catalogne, Pyrénées occidentales) . N. bernardi geronense Beier, 1939 6. Longueur/largeur du fémur = 2,7 ; chélicère avec 6 soies . N. pauperculum Beier, 1959 — Longueur/largeur du fémur = 3 ; chélicère avec 7 soies . 7 7. Huit soies au bord postérieur du céphalothorax ; longueur du corps = 1,8 à 2 mm. . N. cristatum Beier, f 959 74 1174 — Dix soies au bord postérieur du céphalothorax ; longueur du corps ayant plus de 2 mm . 8 8. Longueur /largeur du fémur = 3,4 ; L/l de la main = 1,6 ; L/l du tibia = 2,2; L/l de la pince = 3,3. (Pyrénées ; lac d’Aumar, 2 450 m ait.) . N. bernardi bernardi Vachon, 1937 — L/l fémur = 3,3 ; L/l de la main = 1,3 ; L/l du tibia = 1,9 à 2,1 ; L/l de la pince = 2,9 à 3,1. (Monts Cantabriques, de la Galicie occidentale aux Pyrénées occidentales) . N. bernardi franzi Beier, 1955 9. it, et, est forment un triangle distal de la trichobothrie t . 10 — it, et, seules, sont distales de t, est est basale ou au niveau de t . N. simile (L. Koch, 1873) 10. Fémur trapu ; L/l = 3,5 . JV. simoni simoni (L. Koch, 1873) — Fémur élancé; L/l = 5 . N. boni Heurtault, 1968 Remarques Les espèces de Neobisium citées précédemment sont des espèces de petite taille souvent très proches les unes des autres par leur morphologie externe. A notre avis, Neobisium {N.) geronense n’est pas une sous-espèce de Neobisium (N.) bernardi mais une espèce plus proche de N. fentaïloi, et Neobisium (N.) bernardi franzi est synonyme de Neobisium {N.) bernardi bernardi, les diffé¬ rences citées par Beier semblant être seulement des variations individuelles Nous regrettons l’ahsence de données sur la morphologie interne et plus parti¬ culièrement sur l’appareil génital La révision des deux espèces de Simon : Neobisium {N.) doderoi et Neobisium {N.) myops sera faite ultérieurement. Laboratoire de Zoologie (Arthropodes) du Muséum d’histoire naturelle 61, rue de Buffon, Paris-h^, BIBLIOGRAPHIE Beier, M., 1963. — Ordnung Pseudoscorpionidea (Afterskorpione). Bestimmiingsbü- cher Bodenfauna Europas, Berlin. Simon, E., 1879. — - Les Arachnides de France, 7, pp. 53-62. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2« Série — Tome 40 — N” 6, 1968 (1969). pp. 1175-1178. SUR UNE NOUVELLE ESPÈCE DE MACTRIDAE DU BRÉSIL Par Michèle CAUQUOIN A la suite de la note portant sur les Mactridae du Brésil récoltés par la Calypso lors de sa campagne en Amérique du Sud en 1961-1962 (1967, Résul¬ tats scientifiques des campagnes de la Calypso, Fasc. VII, n° 14, pp. 223, 226), M. Kempf a apporté au laboratoire de Malacologie, des échantillons parmi les¬ quels une espèce nouvelle de Mactridae. L’étude de cette espèce fait l’objet de cette note. Mulinia kempfi n. sp. Deschiption de l’exemplaire type La description portera sur deux valves droite et gauche de deux individus différents. La valve droite mesure 52 mm de large sur 46 mm de haut. La coquille est triangulaire, légèrement inéquilatérale, subanguleuse en arrière : le sommet est saillant et tourné vers l’avant ; le bord ventral est arrondi, le bord antérieur est incurvé tandis que le bord postérieur est rectiligne ; la coquille est bombée et présente extérieurement une surface finement striée les stries sont concen¬ triques et très serrées ; sur le bord postérieur, un fin pli saillant radiaire coupe les stries concentriques du sommet du crochet au bord ventral, ce pli est voi¬ sin, vers le haut du sommet, d’une dépression qui s’élargit du sommet vers la base de la coquille. La surface externe, blanche, est recouverte par un fin periostracum beige grisâtre uni. La charnière, les deux dents cardinales restent séparées en haut. Les dents latérales sont doubles de chaque côté, mais si du côté postérieur elles sont lamelliformes, du côté antérieur elles sont petites et escarpées, et la plus interne présente deux sommets aigus ; elles ménagent entre elles, d’un bord et de l’autre de la coquille, un sillon étroit du côté antérieur et large du côté postérieur, ce sillon est de profondeur constante de chaque côté, mais plus important du côté antérieur que du côté postérieur. Le sinus palléal : son extrémité antérieure arrondie se situe au niveau du chondrophore ; le bord inférieur du sinus et la ligne palléale forment entre eux un angle de 30*^. Muscles adducteurs : leurs impressions réciproques ne sont pas symétriques : celle du muscle adducteur postérieur est plus large que celle du muscle adduc¬ teur antérieur qui est étroite. La valve gauche mesure 47 mm de large sur 41 mm de haut. La coquille pré¬ sente les mêmes caractéristiques externes que la valve droite. — 1176 — La charnière : la dent cardinale bifide est accompagnée d’une lamelle acces¬ soire parallèle à sa branche postérieure, mais plus courte qu’elle. Les dents latérales sont minces et hautes, la dent antérieure présente deux sommets aigus qui prolongent immédiatement la branche antérieure de la dent hilide ; les deux dents latérales sont très proches du chondrophore et sont séparées du hord externe de la coquille par un profond sillon, étroit du côté antérieur, plus large du côté postérieur. Fig. 1. — Mulinia kempfi n. sp. A : valve droite, vue intérieure ; B : valve droite, vue extérieure ; C : valve gauche, vue intérieure D : valve gauche, vue extérieure. Le sinus palléal et les muscles adducteurs ont des impressions semblables à celles décrites dans la valve droite. Les deux valves ont la même provenance : Saldanha, station 1774, AU, chalut à perche, 01°45'ON, 48°36'OW, 29 m, vase. Rapports et différences D’après la charnière, qui est un critère de détermination dans cette espèce, l’espèce considérée peut être placée dans le genre Mulinia. — 1177 — La comparaison peut donc se faire avec Mulinia edulis King qui est l’espèce- type du genre, avec Mulinia guadelupensis Recluz et Mulinia lateralis Say qui sont les espèces représentées au Brésil. — avec Mulinia edulis King : Mulinia kempfi présente une coquille plus bombée, un crochet plus saillant et plus médian tout en étant, comme chez Mulinia edulis, tourné vers l’avant. Les dents latérales sont plus proches du chondrophore et plus saillantes ; la dent latérale antérieure est dentelée. Le sinus palléal est plus long et orienté plus parallèlement à la direction de la ligne palléale. Cr VG Fig. 2. — Mulinia kempfi n. sp. VI) : valv’e droite ; VG : valve gauche. LA : dent latérale antérieure ; LP : dent latérale postérieure ; 1)C : dents cardinales ; Cr : crochet ; Ch : chondrophore ; 1/ : lamelle accessoire. — 1178 — — avec Mulinia guadelupensis Recluz : le bord postérieur de chaque valve est moins subanguleux. Le crochet est plus tourné vers l’avant. Les dents car¬ dinales sont plus petites ; les dents latérales sont plus aiguës et plus rappro¬ chées du chondrophore. Le sinus palléal est moins arrondi en son extrémité antérieure. — avec Mulinia lateralis Say ; la coquille est plus équilatérale, moins suban¬ guleuse du côté postérieur ; le crochet est plus saillant. Les dents latérales sont plus tranchantes et plus groupées autour du chondrophore. Les dents cardinales sont plus petites puisqu’elles n’atteignent pas la taille du chondrophore. Le sinus palléal est plus long et plus arrondi en son extrémité antérieure. Laboratoire de Malacologie du Muséum. BULIÆTIN DU MUSÉUM NATIONAL D'HISTOIRE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N» 6, 1968 (1969), pp. 1179-1208. BRYOZOAIRES RÉCOLTÉS AU COURS DE LA CAMPAGNE DU JEAN CHARCOT EN MÉDITERRANÉE ORIENTALE (AOÛT-SEPTEMBRE 1967). — I. DRAGAGES Par J. G. HARMELIN Nos connaissances des Bryozoaires de la Méditerranée montrent un déséqui¬ libre flagrant ; en effet, si ce groupe a été l’objet de nombreux travaux en de multiples points du bassin occidental, par contre le bassin oriental est presque inconnu. Quelques rares signalisations de la mer Égée sont données par Busk (1852, 1854) ; O’Donoghue et de Watteville (1939) ont étudié les Bryo¬ zoaires des fonds de pèche proches d’Alexandrie et Gautier (1956è) donne quelques éléments sur ceux de Syrie. La limite occidentale de la Méditerranée Orientale a été relativement mieux étudiée : Tunisie (Canu et Bassler, 1930), Sicile (Gautier, 1958), Seuil Siculo-Tunisien (Gautier, 1961 pars). Au contraire l’Adriatique, sans doute en raison de la proximité des laboratoires marins ita¬ liens et yougoslaves, a suscité de nombreux travaux sur ce groupe. La faune bryozoologique du bassin oriental et, plus précisément, de l’archi¬ pel grec du centre de la Mer Égée est d’un immense intérêt faunistique et bio¬ géographique. En cette zone sont le mieux caractérisées les conditions « orien¬ tales » dont on retrouve la marque atténuée dans les portions les plus chaudes de la Méditerranée Occidentale. De plus cette région est « aux premières loges » de l’immigration des éléments faunistiques de la Mer Rouge par le Canal de Suez et les conditions climatiques qu’elle offre sont susceptibles de convenir à certains d’entre eux. 11 est donc intéressant, pour le groupe des Bryoz laires, de comparer le bassin oriental dans ce qu’il a de plus typique avec, d’une part, le reste de la Méditerranée dont nous avons une bonne connaissance surtout depuis les récents travaux de Gautier et, d’autre part, la Mer Rouge, elle aussi relativement bien étudiée (Waters, 1909, 1910 ; Hastings, 1927 ; Bai.a- VOINE, 1959 ; PoVVELL, 1967). Les Bryozoaires étudiés au cours de ce mémoire proviennent de 8 dragages effectués par le N. O. Jean Charcot en mer Égée durant l’été 1967. Ces dragagis concernaient des profondeurs moyennes, comprises entre 30 et 270 m, occupées par des sédiments plus ou moins riches en éléments biogènes ou par du « Coral- ligène de plateau » (Pérès et Picard, 1964). Trois types de dragues ont été utilisés au cours de ces opérations dont le but primordial était une étude géo¬ logique : — drague de type « Charcot » modifiée (Picard, 1965, fig. 1) ; — drague dite « Spatangue », conçue pour écrémer la surface du sédiment ; — drague à roche, cylindrique. 1180 — Caractéristiques des stations 9. MO. 67 : 27.8.67 ; — 180 m ; Crète, Baie Grandes ; cp^ = 35°13,4'N, cp^ = 35°14,3'N, G1 = 26“21,5'E, G2 = 26'’20,0'E ; drague « Spatangue » ; sable vaseux à éléments biogènes. 14. MO. 67 : 28.8.67 ; ■ — 270 m ; Canal de Rhodes ; cp = 36o28'N, G = 28'’02 , lO'E ; drague « Charcot » ; sable vaseux. 19. MO. 67 : 29.8.67 ; — 29-33 m ; Détroit de Scarpanto ; ç = 35'’55'N, G = 27^28, 50'E ; drague « Charcot », fond à Mélobésiées et concrétion- nements d’ Algues calcaires, abondance de Sargassurn et de Vidalia i^olubilis, taches de sable grossier, courants importants. 20. MO. 67 : 29.8.67 ; — 60-80 m ; Détroit de Scarpanto ;

droite sur les 2 faces. d. 100 U Fig. 3. — Ai>ellaria avellari Freitas et Lent, 1934, cJ : coupe transversale aux 2/3 du corps. 4. Longistriata brevispicula Lent et Freitas, 1936. (Tube 7776) Hôte : Agouti paca (L.). Origine géographique : Brésil. Matériel : 1 (J. Ce spécimen nous a permis de constater, comme dans l’espèce précédente, mais en plus accentué, l’absence d’arêtes du côté droit et du côté gauche (sur¬ tout dorsal-gauche). Les arêtes naissent pour la plupart sur le bord de la vési¬ cule céphalique et toutes avant la lin de l’œsophage (fig. 4, A, B). Une coupe pratiquée au milieu du corps montre qu’il y a 4 arêtes dorsales et 7 arêtes ventrales. La pointe des arêtes est dirigée de la droite vers la gauche pour les 2 faces. Le gradient de taille gauche > droite n’existe que pour les arêtes ventrales. Les arêtes dorsales sont de taille égale (fig. 4, C). 5. Longistriata nematodiriformis (Travassos, 1918). (Tube 9791) Hôte : Kannabateomys arnblyonyx (Wagner) Origine géographique : Brésil. Matériel ; 1 (J, 1 $. Étude des arêtes : Le corps est parcouru par 10 arêtes longitudinales dans les 2 sexes. Ces arêtes débutent derrière la vésicule céphalique (fig. 5, D) et disparaissent à environ 200 p, de la bourse caudale chez le (J (fig. 5, E), en avant de la vulve chez la Ç. 1. L’espèce avait été décrite chez un « Muridae ». Le nom exact de l’hôte de cette espèce nous a été fourni par nos collègues brésiliens. — 1219 — Fig. 4. — Longistriata bresdspicula Lent et Freitas, 1936, A : extrémité antérieure, vue latérale gauche ; B : extrémité antérieure, vue latérale droite ; C : coupe transversale au milieu du corps (l’aplatissement latéral de l’animal est dû à la fixation). A, B, éch. ; lüO u- — L, éch. : 50 tx. En plus de l’étude des arêtes, nous avons observé que les deirides sont situées en avant du pore excréteur (fig. 5, D) ; à notre avis, chez le mâle, les extré¬ mités distales des spiculés ne sont pas soudées. Nous avons pu les séparer et constater que chaque extrémité est enfermée dans une membrane (fig. 5, 1). En coupe transversale, les spiculés apparaissent ailés (fig. 5, E) ; chez la femelle, la partie prévulvaire de l’utérus est remplie de spermatozoïdes (fig. 5, A, B). 1220 Fig. 5. — Longistriata nemalodiriformis (Travassos, 1918). : Ç, extrémité postérieure, vue latérale droite ; B : détail de la partie distale de l’utérus, emplie de spermatozoïdes ; C : coupe transversale au milieu du corps ; D : extrémité antérieure, vue latérale gauche coupe transversale du corps, à 200 \j. en avant de la bourse caudale ; F : $, détail des arêtes cuticulaires au niveau de la deiride, vue latérale droite ; (j : ç?, cône génital, vue latérale droite ; H : (^, cône génital, vue ventrale ; I : d*, extrémité distale d’un spiculé. 1221 — Résumé Étude du système des arêtes cuticulaires de ciu([ espèces déjà connues d’Amérique du Sud : Longislriata argenlina l'reitas, Lent et Almeida, 1937, })arasite d'Holochilus brasiliensis balncarum en Argentine ; Longislriata diibia (Travassos, 1921), parasite d’Alouatta caraya au Brésil ; Avellaria avellari Freitas et Lent, 1934, parasite d’ Agouti paca au Brésil ; Longislriata brevispicula Lent et Freitas, 1936, parasite d’Alouatta caraya au Brésil ; Longislriata nematodiriformis (Travassos, 1918), parasite de Kanna- bateomys amblyonyx au Brésil. Summary Neniatodes Heligmosoniatidae trom South America. III. Study of organization of cuticular ridges of flve species aiready described from South America : Longislriata argentina Freitas, Lent et Almeida, 1937, from Ilolo- chilus brasiliensis balnearum in Argentina ; Longislriata dubia (Travassos, 1921) from Alouatta caraya in Brazil ; Avellaria avellari Freitas et Lent, 1934 from Agouti paca in Brazil ; Longislriata brevispicula Lent et Freitas, 1936 from Alouatta caraya in Brazil ; Longislriata nematodiriformis (Travassos, 1918) from Kannabateomys amblyo¬ nyx in Brazil. Laboratoire de Zoologie (Vers) du Muséum National d’ Histoire Naturelle associé au C.N.R.S. BIBLIOGRAPHIE Freitas, J. F. T., & H. Lent, 1934. — Novo nematodeo da sub-farailia Heligmoso- minae Travassos 1914, parasite de Agouti paca (L.) : Avellaria avellari n. g., n. sp. Mem. Inst. Oswcddo Cruz, 28, 4, pp. 577-583, 2 pl. Freitas, J. F. T., H. Lent & J. L. Almeida, 1937. — Pequena contribuiçao ao estudo da fauna helmintologica da Argentina (Nematoda). Ibid., 32, 2, pp. 195-209, fig. 1-13. Lent, H., & J. F. T. Freitas, 1936. — Novo parasite de Agouti paca (L.) (Nema¬ toda : Strongyloidea). Ibid., 31, 2, pp. 357-359, fig. 1-7. Mawson, P. M., 1964. — Two trichostrongyle nematodes from a marmoset. Trans. Roy. Soc. South Australia, 88, pp. 157-158. Travassos, L., 1920. — Trichostrongylidae brazileiros. Rev. Soc. Brasil. Sc., 1919 (1920), 3, pp. 191-205. — 1921. — Contribuicôes para o conhecimenta da fauna helmintolojica brasi- leira. XIII. Ensaio raonografico da familia Trichostrongylidae Leiper, 1909. Mem. Inst. Oswaldo Cruz, 13, 1, pp. 1-35, fig. 1-250, pl. 1-56. 77 BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2® Série — Tome 40 — N» 6, 1968 (1969), pp. 1222-1231. VARIATIONS MENSUELLES D^ABONDANCE DE LA TRACHYMÉDUSE LIRIOPE TETRAPHYLLA (CHAMISSO ET EYSENHARD, 1821) DANS LE GOLFE DE MARSEILLE Par Jocelyne BERHAUT I. Introduction La validité de l’espèce Liriope tetraphylla a été longtemps controversée en raison du polymorphisme de ses gonades. Par contre sa répartition mondiale, bien connue, a permis de la classer avec certitude parmi les espèces d’eaux chaudes. Liriope tetraphylla étant la plus abondante des Ilydroméduses du Golfe de Marseille (36,16 %), il m’a paru intéressant de définir ses caractéristiques locales, bathymétriques et saisonnières. II. Méthodes et techniques Le Golfe de Marseille ne présente pas de courants permanents très marqués ; néanmoins, les courants temporaires induits par les vents — très fréquents dans la région — jouent un rôle important dans la distribution des populations planctoniques. J’ai choisi 3 stations de pêche à l’intérieur du Golfe, en fonction de leur exposition différente par rapport aux vents dominants (flg. 1). La station 1, située au nord entre le Port de Niolon et Pile Ratoneau, reçoit l’influence directe des courants induits par les vents de Nord-Ouest. La sta¬ tion 2, située au sud au large du Cap Caveaux, est la plus ouverte aux influences océaniques. La station 3, située à la limite de l’herbier de Posidonies de la Plage du Prado, subit l’influence des courants de direction Sud-Est ; cette zone marine est soumise à un certain degré de pollution et de dessalure, consécutif au déversement de PLIuveaune. Les pêches planctoniques, au nombre de 378, ont été pratiquées à 2, 30 et 60 m de profondeur, horizontalement pendant 10 minutes, avec un filet de type « Juday-Bogorov » modifié (250 p.-27 mailles au cm linéaire). Ces pêches ont été effectuées en moyenne une fois par semaine quand l’état de la mer le per¬ mettait ; je dois d’ailleurs signaler l’absence de pêches en décembre 1966, ce qui m’incita à faire une étude complémentaire de septembre 1966 à mars 1967. Le volume de plancton recueilli, après avoir été ramené à 250 cc, était fixé par l’addition de quelques ml de formol à 40 % neutralisé par du borax. Des mesures de température et de salinité ont été faites immédiatement après chaque trait de plancton (J. Berhaut, 1969). 1223 — En laboratoire, les Liriope ont été comptées à partir de l’intégralité du maté' riel récolté au cours d’un trait de plancton de 10 minutes. III. Principales caractéristiques du golfe — Les vents de Nord-Ouest appelés communément « mistral », provoquent des upwellings, qui, par l’apport d’eaux sub-superlicielles de la province océa¬ nique, entraînent un remaniement des eaux du Golfe et créent des anomalies hydrologiques temporaires. Au cours de la période étudiée, ils ont été principa¬ lement enregistrés en janvier et février 1965. — Les vents d’Est, moins fréquents que les précédents, donnent naissance à une houle notable qui se diffracte et repousse les eaux superficielles plus près de la côte. Ils ont sévi plus particulièrement en janvier et février 1966 (J. Berhaut, 1969). — Au cours de cette étude, les fluctuations thermiques des eaux du Golfe ont été marquées par l’établissement, de mars 1965 à octobre 1965, d’une stra- — 1224 — tification thermique due au réchauffement inégal des différentes couches d’eau et par l’existence, d’octobre 1964 à mars 1965, d’une homothermie générale inhérente au refroidissement hivernal. — La salinité moyenne relevée au cours de cette étude a été de 37,92 %(,. IV. Distribution de Liriope tetraphylla dans le golfe 1° Distributions horizontale et verticale Avant de résumer dans un tableau, les résultats généraux relatifs à ces dis¬ tributions, je donnerai brièvement la définition des termes d’abondance et de dominance employés dans ce texte : l’abondance est le nombre d’individus de l’espèce Liriope tetraphylla, récoltés à chaque profondeur explorée, ou à chaque station. La dominance est le pourcentage du nombre d’exemplaires de cette espèce par rapport à la totalité des Hydroméduses récoltées, à chaque profondeur, ou à chaque station. Stations . 1 1 2 3 Profondeurs . ' 2 m j 30 m 60 m 2 m 30 m 1 60 m 2 m 20 m ! Abondance/Pr . 652 623 574 456 1 550 354 378 282 Dominance/Pr. en % . 28,84 29,77 27,59 43,10 41,57 36,38 j 31,39 î 28,20 Abondance/St . 1849 1360 660 Dominance/St. en % . 28,73 40,55 29,94 Du point de vue de la distribution horizontale, on remarquera en examinant les graphiques de la figure 2 que Liriope tetraphylla a été récoltée en plus grande abondance aux stations 1 et 2 (respectivement 43,79 % et 36,15 % des individus de cette espèce). Ces résultats peuvent être expliqués par le fait que ces stations reçoivent l’influence des courants liés aux vents de Nord-Ouest ; et que la sta¬ tion 3, plus abritée que les précédentes, est située dans une zone polluée. La distribution verticale de Liriope tetraphylla est hétérogène dans le Golfe, ce qui est vérifié par le test du pour lequel on obtient = 30,11, la valeur limite pour un coefficient de sécurité de 99 % étant y^ = 9,21. 2° Distribution saisonnière Au cours de la saison automnale, Liriope tetraphylla est très abondante et constitue la plus grande partie du stock d’Hydroméduses (82 % en novembre 1964). Les graphiques des figures 3 et 5 illustrent les variations mensuelles de Liriope tetraphylla dans le Golfe : tout d’abord, le graphique (a) permet de coin- Fig. 2. parer les fluctuations numériques de cette espèce à celles des Hydroméduses ; le graphique (b) donne les variations mensuelles de la dominance de cette espèce ; enfin, la représentation graphique (c) permet de ne pas négliger les faibles fluctuations mensuelles, et en particulier celles des mois de juin et juillet 1965. Au cours de mes observations, j’ai relevé essentiellement les 4 stades de déve¬ loppement représentés figure 4 ; ils m’ont permis de définir la succession des générations de Liriope tetraphylla et le cycle saisonnier de cette espèce. a) La première année, fin octobre 1964, Liriope tetraphylla était absente du plancton alors que la température était basse pour la saison ; IS^^SO). Dès le mois de novembre 1964, tandis que la température des eaux était, élevée (16o30) et que l’hornotbermie s’installait dans le (lolfe, j’ai observé l’apparition d’un grand nombre de très jeunes méduses (stades 1 et 2) et de quelques individus 1227 de stades à 3 et 4 (fig. 4 et 6). La dominance mensuelle des Liriope s’est élevée à 81,99 % en novembre 1964 et, durant le mois de décembre, elles ont repré¬ senté 77,58 % des Hydroméduses. Fin janvier 1965, la population de Liriope- tetraphylla était essentiellement composée de jeunes individus (stade 2) ; il en fut de même au cours du mois de février 1965 (23,78 %), période au cours de laquelle la prédominance exceptionnelle des vents de Nord-Ouest a déjà été signalée. Dès le mois suivant, l’abondance de cette espèce diminua notablement ; en mars 1965, alors que la stratification thermique s’installait dans le Golfe, la dominance de Liriope tetraphylla n’était plus que de 8,90 %. En mai 1965, cette espèce ne représenta plus que 2,80 % des Hydroméduses alors que les espèces méroplanctoniques furent quantitativement plus abondantes. Il sem¬ blerait donc que les conditions de milieu, favorables aux méduses méroplanc¬ toniques, aient empêché l’apport ou le développement dans le Golfe, des indi¬ vidus de cette espèce holoplanctonique. Fig. 5. b) La seconde année, dès le début de l’homothermie, à la fin du mois de sep¬ tembre 1965 j’ai constaté l’apparition d’un grand nombre de jeunes Liriope (stade 2, fig. 4). Au cours des mois d’octobre et novembre 1965, durant lesquels la température moyenne des eaux du Golfe varia entre 17° et 19°, les Liriope représentèrent respectivement 68,24 % et 68,93 % des Hydroméduses. On remarquera que cette espèce était, d’une part, moins abondante que l’année précédente, et d’autre part, que le pourcentage d’adultes (stade 4) était plus élevé (fig. 2). Les Liriope ont été rares en janvier et février 1966, mois au cours desquels le Golfe de Marseille avait été soumis à de forts vents d’Est. c) La troisième année, l’étude complémentaire effectuée à la station 2, a montré une abondance de Liriope tetraphylla au cours des mois de novembre 1228 1966 et janvier 1967 ; au cours de ce dernier mois, la dominance de cette espèce s’est élevée à 73,68 %. Le graphique de la figure 6 indique une concomitance de lous les slades de développement, de septembre 1966 à janvier 1967. 100X1 100X .1966 Pourcentages des differents stades pour l'ensemble des stations. De novembre 1964 à mars 1966 et de septembre 1966 à mars 1967. Fig. C. 3° Discussion — Au cours de la saison automnale, le cycle d’abondance de Liriope tetra- phylla présente un maximum qui peut être décalé dans le temps suivant les années : en novembre et décembre la première année, en octobre la seconde année, enfin de nouveau en novembre la troisième année (fig. 7). J’ai observé que l’apparition massive des jeunes Liriope (stade 1 et 2) coïncide chaque année avec le début de l’homothermie automnale (Ifi^SO en novembre 1964 et 19°31 en octobre 1965). Il semble donc que les valeurs absolues de la température de l’eau, différentes chaque année, ne déterminent pas à elles seules la reproduction de Liriope tetraphylla ; ce serait plutôt l’élévation générale de la température de toutes les couches d’eau au début de l’hornotbermie, qui déclencherait cette reproduction. 1229 — Au cours de la saison hivernale, Liriope telraphylla peut être présente ou absente dans le plancton (lig. 6). La première année d’étude, cette espèce holo- planctonique a été récoltée en assez grande abondance de janvier à mars 1965, alors que les vents de Nord-Ouest avaient dominé. La seconde année, son absence est à signaler aux trois stations dès le mois de janvier, alors que les vents d’Est avaient par contre favorisé l’apport d’espèces boloplanctoniques superficielles : Persa incolorata par exemple (J. Berhaut, 1969). Fig. 7. — Au cours des saisons printanière et estivale, Liriope telraphylla est pré¬ sente dans le Golfe, mais en très faibles quantités et tous les stades de dévelop¬ pement ont été observés (fig. 6). 4° Comparaisons avec les autres régions Contrairement à sa répartition normale océanique, Liriope telraphylla est particulièrement abondante dans la zone néritique des eaux marocaines atlan¬ tiques où elle est récoltée toute l’année, principalement en automne et en hiver, et représente 70,30 % des Hydroméduses du plancton marocain (M. L. Fur- NESTIN, 1959). En Méditerranée, Liriope telraphylla est fréquente à Trieste en automne et en hiver ; les jeunes spécimens apparaissent en octobre et novembre, et les individus adultes durant les mois d’hiver (V. Neppi et G. Stiasny, 1913). Cette espèce est abondante d’octobre à mars dans le Golfe de Naples, pour des valeurs de la température comprise entres 14o2 et 15“7 (M. Vannucci, 1966). A Alger, Liriope telraphylla est commune et présente un maximum fin novembre ou début décembre (M. F. Bernard, 1955). Dans le plancton de Villefranche, cette espèce est commune en hiver et surtout au printemps (G. Tregouboff, 1957). Cependant, J. Goy (com. pers.) a observé un maximum d’individus au cours des mois de juin et juillet. Près de Majorque, Liriope telraphylla est estivo- 1230 automnale (F. Vives, 1966). A Banyuls, elle est plus fréquente dans la province néritique que dans la province océanique et son cycle est aussi estivo-automnal (E. Razouls, 1967). Tous ces résultats permettent de constater que, dans l’ensemble, la distri¬ bution saisonnière de Liriope telraphylla est, comme dans le Golfe de Marseille, à tendance automnale. V. Conclusions De cette étude ressortent les constatations suivantes : — Dans le Golfe de Marseille, le cycle quantitatif de Liriope telraphylla, bien que présentant un maximum automnal régulier, varie notablement en fonc¬ tion des courants induits par les vents dominants. Ainsi, les upwellings contri¬ buent à l’apport de Liriope dans le Golfe principalement aux stations 1 et 2, les plus exposées aux influences de la province océanique. — Liriope telraphylla étant dans le Golfe la plus importante des Hydromé¬ duses du point de vue quantitatif, les conditions de milieu néritiques semblent lui être favorables. L’adaptation de cette Trachyméduse à la province néritique a déjà été signalée par M. L. Furnestin (1959), M. Vannucci (1966) et P. L. Kramp (1966). Il existe donc dans le Golfe une population permanente de Liriope qui reçoit l’apport de populations océaniques transportées par les remontées d’eaux sub-superficielles. Ces dernières s’installent dans le Golfe et survivent aussi longtemps que les conditions leur sont favorables. J’ai cepen¬ dant remarqué (fig. 6) que le pourcentage des adultes (stade 4) était dans l’en¬ semble très faible (10,43 % du total des Liriope dénombrées). Il est intéressant de noter que M. Vannucci (1966) a fait la même constatation à Naples où les individus sexuellement mûrs ne représentaient que 6,5 % du total des indi¬ vidus recueillis. En conclusion, la prépondérance des vents de Nord-Ouest et les conditions de milieu favorables, contribuent à la présence de l’espèce océanique Liriope telraphylla dans le Golfe de Marseille. Station marine d’Endoume, Marseille. BIBLIOGRAPHIE Berhaut, J., 1969. — Contribution à l’étude qualitative, quantitative et écologique des Hydroméduses du Golfe de Marseille. Téthys (sous presse). Bernard, F., 1955. — Étude préliminaire quantitative de la répartition saisonnière du zooplancton de la Baie d’Alger 1950-51. Bull. Océanogr. Monaco, n° 1065, pp. 1-28. Furnestin, M. L., 1959. — Méduses du plancton marocain. Rev. Trav. Irutl. pêch. marit., 22-1, pp. 105-121. Kramp, P. L., 1937. — A collection of Medusae from Coast of Chile. Lidensk. Medd. fra. Dansk nalurh., Foren, 129 p. Neppi, V., et G. Stiasny, 1913. — Die Hydromedusen des Golfes von Triest. Wien, Alfred Hôlder. 70 p., 4 pl. Razouls, s., et A. Thiriot, 1967. — Le Macroplancton de la région de Banyuls-sur- Mer. 1^® partie : Le macroplancton (à l’exception des Crustacés). Vie et milieu (sous presse). Trégouboff, g., et M. Rose, 1957. — Manuel de planctonologie méditerranéenne. Paris, C.N.R.S. Vol. 1, 587 p. Vol. 2, 207 pl. Vannucci, M., 1966. — Total net plankton volume and Hydromedusae from fîxed stations in Gulf of Naples. Some contemporary studies in Marine science, Harold Barnes, Ed. Vives, F., 1966. — Zooplancton neritico de las aguas de Castellon (Mallorca). Invest. Pesq., 30, pp. 49-166. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE 2' Série — Tome 40 — N» 6, 1968 (1969), pp. 1232-1236. LES ATOLLS DES TUAMOTU EN TANT QU' ÉCOSYSTÈME MARIN Par Yves PLESSIS Les atolls des Tuamotu, qui couvrent un vaste domaine océanique dans le centre du Pacifique, présentent une grande diversité de détails sur le plan mor¬ phologique et biocoenotique. Toutes ces îles ont en commun de n’avoir aucune élévation au-dessus de la mer et de présenter un vaste plan d’eau dont la faune et la flore néritiques s’op¬ posent au milieu océanique qui les entoure. Le récif de corail délimite un bassin central de profondeur variable mais presque toujours faible de quelques dizaines de mètres. L’ensemble des Tua¬ motu s’étend sur 2.300 km du nord-ouest au sud-est entre le 14°S et le 25°S et sur une largeur de 400 à 500 km entre le 149° Ouest et le 130° Ouest. La surface de terre émergée est inférieure à 1.000 km^ et représente à peine le vingtième de l’étendue des lagons qu’encerclent plus ou moins les îlots coral¬ liens. La surface des lagons représentant environ 20.000 km^ se trouve éparpillée sur une poussière d’îlots dispersés sur une vaste étendue océanique et cons¬ titue autant d’écosystèmes dont l’étude met en relief les particularités de cha¬ cun. Les échanges avec l’océan et la vitesse plus ou moins rapide de sédimen¬ tation jouent un rôle déterminant sur le bios du lagon. Échange avec l’océan et sédimentation sont deux effets concomitants dont les causes sont multiples : évidemment, les échanges avec l’océan sont d’autant plus faciles que le lagon est ouvert. Dans ce cas la sédimentation y est faible. Les courants dans les passes sont souvent en rapport avec l’étendue du lagon. Si le lagon est très vaste les courants de marées peuvent se manifester avec grande force dans les passes. Remarquons ici que les marées astronomiques sont relativement faibles aux Tuamotu ; la mer marne en moyenne d’environ 0,60 mètres sauf aux Gambier et dans quelques atolls de l’est où le marnage est voisin du mètre i. Cette marée astronomique peut être amplifiée par des marées atmosphériques ; sous l’effet du gros temps et par vent fort, beaucoup de chenaux secondaires et intermit¬ tents déversent sur la côte battue l’eau du large qui fait alors monter très sen¬ siblement le niveau du lagon Certains lagons presque fermés ont peu d’échanges avec l’océan. Ceux-ci ne sont sensibles que par gros temps. Le niveau de l’eau peut alors subir des variations importantes, qui, lorsque l’atoll est habité, cons¬ tituent parfois un véritable danger pour la population. Que l’atoll soit presque fermé ou largement ouvert c’est en définitive une bien faible surface au milieu d’un vaste océan. Les différentes parties marines d’un 1. Instructions nautiques n® K (IX), 2® vol. 1961, p. 189. 2. Les Atolls sont péiiéralement l)ordés d’un chapelet de petites îles, les motu, séparées entre elles par des chenaux, les hoa. Voir : K. \’ali.aux, l'axoniinie et Toponymie Polynésienne. Ann. Inidro graphiques, n° 1382 (1955). — 1233 atoll renferment un très grand nombre de biotopes bien individualisés. Milieu sableux, rocheux, mode battu, calme, pinacle, roches compactes ou fortement corrodées, autant de substrats, autant de biotopes particuliers. Tout cet ensemble a en commun de renfermer une faune et une flore néritiques. Bien qu’il y ait toujours des relations plus ou moins importantes avec l’océan, un atoll peut être envisagé comme un écosystème avec un milieu marin particulier bien carac¬ térisé et dont les éléments vivants ont atteint un certain degré d’équilibre. On représente souvent cet équilibre, basé essentiellement sur l’enchaînement nutritionnel du monde vivant, par une pyramide dont les zones évoquent sché¬ matiquement la perte énergétique des différents paliers dans l’évolution pro¬ téinique. Cet équilibre existe à l’échelle d’un lagon, ceci est plus sensible sans doute lorsque ce lagon est presque fermé mais il existe toujours, du fait que l’atoll représente, dans le domaine marin, une individualité topographique et biologique bien nettes. Cet état d’équilibre est sporadiquement détruit par l’arrivée souvent massive d’espèces animales migratrices qui viennent de l’océan. L’apparition sur un atoll d’une population de migrateurs entraîne nécessai¬ rement un profond déséquilibre biologique du fait non pas seulement d’une surpopulation temporaire mais d’une disproportion dans les différents niveaux trophiques car les espèces migratrices appartiennent aux niveaux les plus élevés de la pyramide écologique. Si nous essayons de nous représenter les différents niveaux trophiques au sein de l’océan et dans un atoll, nous constatons une différence fondamentale dans la représentation des divers groupes biologiques. Dans rOcéan ; Les autotrophes responsables de la production primaire sont pratiquement des unicellulaires. Les Phytotrophes sont représentés par un grand nombre d’invertébrés : Siphonophores, larves de Crustacés supérieurs, Copépodes, etc. Les Poissons ne sont pratiquement pas représentés dans ce niveau trophique sinon par quelques stades larvaires, en réalité microphages et omnivores. Par contre, les Zootrophes sont surtout représentés par des Poissons ; viennent ensuite Crustacés et Mollusques, Chaetognathes et Cœlentérés... Dans l’Atoll : Les Algues pluricellulaires sont largement représentées. Leur présence est beaucoup plus discrète que dans les eaux froides mises à part les Algues encroû¬ tantes et calcaires de la crête récifale, mais leur biomasse et leur capacité de développement est considérable. La composition des phytophages est nettement différente de celle de la zone pélagique. Crustacés, Mollusques et surtout Poissons sont largement représentés. Parmi les Poissons phytophages signalons par exemple : Les Scaridae : leur nourriture se compose en grande partie d’algues calcaires et probablement en plus petite quantité de Madrépores. Le genre Siganus et Kyphosus : leur nourriture est presque exclusivement composée d’Algues supérieures. Les Chaetodontidae et les Acanthuridae : microphages et omnivores ils con¬ somment beaucoup d’Algues filamenteuses. — 1234 L’importance de l’ichthyofaune dans les phytophages des biotopes coralliens et son absence dans le milieu océanique sont évidemment dues au rapport de taille entre nourriture et prédateur. 11 n’en est pas moins vrai que le cycle bio¬ logique est parfois singulièrement raccourci dans un atoll par rapport à l’océan. Fig. 1. — Schéma arbitraire illustrant le caractère distinctif entre l’équilibre biologique d’un atoll et de l’océan qui l’entoure. La pointe coiffant la pyramide relative à l’atoll représente l’apport sporadique et plus ou moins périodique des migrateurs. Les migrateurs venant du large où ils sont exclusivement carnivores, disons plutôt zoophages, peuvent dans le lagon avoir une nourriture plus variée et devenir partiellement phytophages. Les plus importants migrateurs qui pénètrent dans un lagon sont des poissons carnivores. Us pénètrent en masse par les passes à la recherche d’une nourriture abondante. Les études que nous poursuivons sur la chaîne alimentaire des Poissons du récif nous montrent que le plus sou¬ vent Crustacés Décapodes et Poissons font les frais de ces migrateurs. L’exploitation des lagons est possible à une échelle sans doute réduite, mais beaucoup plus importante cependant que ne le laisserait supposer la produc¬ tivité propre de ces milieux. Les hommes qui habitent ces contrées le savent depuis fort longtemps. Les pièges à poissons mis à proximité des passes ou même directement dans les passes représentent sur le plan écologique un élément ration¬ nel d’exploitation. Il est même très probable que l’exploitation modérée du lagon constitue un facteur d’équilibre. On pourrait penser que les pièges à poissons sont orientés de telle sorte qu’ils prennent le poisson rentrant. Les pièges sont orientés pour capturer le poisson qui longe les bords du lagon ou qui cherche à traverser les chenaux. Les espèces migratrices rentrent librement dans le lagon, les pièges les prennent en sortant. De cette façon les espèces dont un cycle biologique s’effectue sporadiquement en lagon peuvent pénétrer librement et d’autre part les pièges peuvent, bon an mal an, livrer aux pêcheurs des poissons que ce soient des migrateurs pen¬ dant la saison favorable ou en période creuse des sédentaires. De toute manière ils ne prennent en quantité que des espèces vivant en bancs. Ces constructions — 1235 ne constituent pas seulement un piège mais aussi une réserve. Nous nous sommes constamment inspiré dans ce travail des observations que nous avons faites à Rangiroa. Dans cet atoll des murettes de pierres sont alignées pour former des chambres en forme de V, imbriquées les unes dans les autres. A la pointe du V est ménagé un passage étroit qui conduit dans le V suivant. La dernière chambre est natu¬ rellement fermée et constitue le réceptacle du piège. Cette chambre est souvent de forme circulaire. Ces murettes sont surmontées d’un grillage métallique de un à deux mètres selon la hauteur d’eau où le piège est construit. Dans la forme primitive il n’y a évidemment pas de grillage. Dans l’Atoll presque fermé de Reao par exemple les pièges sont réduits à de petites murettes édifiées dans des chenaux Dans ces pièges les poissons sont prélevés à la sagaïe ou à l’épuisette. Les Carangidae dont la rapidité de mouvement est grande sont étourdis préalable¬ ment. Pour cela le pêcheur dilacère les téguments d’une Holothurie, Halo- deima atra (Jaeger), dont les propriétés ichthyologiques narcotiques sont très nettes. J’ai eu souvent recours à cela pour la capture des petites espèces dans les faibles étendues d’eau Carangidae, Albulidae, Sphyraenidae, Scombridae sont les principales familles représentées dans les espèces migratrices prises dans ces pièges. A Rangiroa nous avons pu ainsi observer des bancs considérables de poissons pris dans les pièges près du village d’Avatoru. Les pêcheurs n’ont plus alors qu’à venir puiser dans cette réserve ce dont ils ont besoin soit pour leur consommation familiale soit pour l’exportation sur Tahiti ; le transport est assuré par des goélettes et par DC6. A Tahiti même, dans le lagon qui entoure l’île, de grands filets tournants sont utilisés pour capturer les poissons migrateurs. La plus impor¬ tante capture faite ainsi est celle d’un petit Carangidae : Selar crumenophthal- mus, qui pénètre dans les eaux côtières en bancs considérables. Cette pêche se pratique selon des règles et coutumes établies il y a très longtemps ® au temps où la guirlande était utilisée à la place du filet. Il fallait beaucoup d’adresse et de patience pour canaliser les poissons sans trop les effrayer afin qu’ils ne franchissent pas le barrage tout relatif fait de feuilles de palmier. Cette pêche à la guirlande est pratiquée encore de temps en temps et seule¬ ment à des fins touristiques. Conclusion Les Atolls des Tuamotu constituent au milieu de l’Océan des milieux par¬ faitement individualisés ayant un équilibre propre. Les milieux terrestres ont été étudiés par des botanistes comme des écosystèmes relativement simples Le milieu marin peut lui aussi être considéré comme un écosystème sans doute beaucoup plus complexe. Il est sporadiquement perturbé par l’arrivée de migra¬ teurs venant du large. Le déséquilibre écologique qui en résulte ne vient pas 1. A. Vernier, 1947. — Pêches et engins de pêche à Tahiti et aux îles Sous-le-Vent. J. Soc, Océan. ^ III, p. 15 ; 1959. — Les pêcheries de Maeva (Huahine), Ibid., XV, pp. 348-353, 1 fîg. 2. Celte technifjue est connue et a déjà fait l’objet de plusieurs publications, voir D. Frev, 1951. The Use of Sea (^lucuinbers in poisining Fishes. ('opeia^ 2, pp. 175-17G. 3. P. Ottino, 1965. — Cahiers de VO.H.S.T.O.M., Sciences humaines, vol. 2, n® 2, 75 p. 4. Island Ecosystem of the Pacific Basin, voir M.-H. Sachet. Goral Islands as ecolcgical labora- tories. Abst. Pap., llth Pacif. Sci. Gongr,, Tokyo, 5, p. 6. seulement d’une surpopulation momentanée, mais aussi d’une modification dans les rapports entre les divers niveaux trophiques. Le tableau qui illustre ce phénomène est bien entendu une vue de l’esprit. Au moins a-t-il, par sa schématisation extrême, l’avantage de mettre en évi¬ dence un fait écologique parfaitement observable et immédiatement utilisable dans sou application pratique : l’exploitation rationnelle des récifs coralliens. On peut prélever une partie importante de poisson dans la mesure où le pré¬ lèvement s’effectue surtout sur le stock des migrateurs. La faune endémique du lagon doit être dans cette optique considérée comme un appât pour les espèces migratrices et dès lors exploitée avec ménagement. TABLE DES MATIERES DU Tome 4o. — 2* Série. Liste des Correspondants du Muséum nommés en 1967 . 5 Travaux faits dans les laboratoires du Muséum et accroissement des collections du Muséum en 1967. 7 Actes administratifs . 657 Communications : ÂGUESSE (P.) & Caillot (P.). Note sur deux espèces d’Odonates de l’atoll de Clipperton.. 1162 Albaret (J. L.). Description de deux nouveaux Nyctothères parasites de Bufo regularis (Reuss) de Brazzaville . 814 Almaça fC.). Révision critique de quelques types de Cyprinidés d’Europe et d’Afrique du Nord conservés au Muséum national d’Histoire naturelle . 1116 Aloncle (H.). Catalogue des types de Poissons Téléostéens en collection au Muséum de La Rochelle . 683 Bain (O.). Remarques au sujet d’une nouvelle Pilaire de Caméléon malgache, proche de Folex/ella brevicauda . 802 — & Brunhes (J.). Un nouveau genre de Pilaire, parasite des Grenouilles malgaches.. 797 — & Hocquet (P.). Ackertia dorsti n. sp., parasite de la Viscache Lagidium peruanum. . 399 Bauchot (M. L.). Description de LappaneUa guineensis sp. nov. {Téléostéens, Perciformes, Labridae) . 1145 Berhaut (J.}. Variations mensuelles d’abondance de la Trachyméduse Liriope tetraphylla (Chamisso et Eysenhard, 1821) dans le Golfe de Marseille . 1222 Bertrand (H.). Récoltes de larves de Coléoptères aquatiques dans la région éthiopienne : Congo belge et Ruanda-Urundi (1957-1959) . 108 — Larves de Coléoptères aquatiques recueillies par M. G. Marlier dans le Congo oriental. 119 — Récoltes de larves de Coléoptères aquatiques dans la région éthiopienne : Madagascar (1960) . 718 — Larves de Coléoptères aquatiques de Nouvelle-Guinée, Australie, Nouvelle-Zélande. Mission J. Tllies, 1966 . 938 Boulineau-Cotanea (P.). Étude anatomique et descriptive des otolithes (sagitta) du Bar {Morone Labrax) (Poissons, Téléostéens, Perciformes, Serranidae) . 474 Bozic (B.). Copépodes de La Réunion. III. Brianola curvirostris n. sp . 570 — Copépodes Harpacticoïdes de La Réunion. IV. Phyllognathopus paracamptoides n. sp. 779 Breuning (S.). Nouveaux Coléoptères Cerambycidae Lamiinae des collections du Muséum de Paris . 692 Brun (G.). Quelques données sur les températures dans le sable d’une dune du littoral médi¬ terranéen . 652 Brunhes (J.). Voir Bain (O.). Brygoo (E. R.) & Domergue (Ch. A.). Description d’un nouveau Brookesia de Madagascar : B. vadoni n. sp. (Chamaeleonidés) . 677 — & — Description du mâle de Chamaeleo wiüwii petteri Brygoo et Domergue, Caméléon du nord de Madagascar . 891 — & — Un Brookesia des forêts orientales de Madagascar, B. thieli n. sp. (Chamaeléonidés) 1103 78 1238 — Buge (E.) & Lessertisseur (J.). Sur quelques Bryozoaires marins actuels des plages de Saint-Martin-de-Bréhal et d’Agon-Coutainville (Manche) . 597 Busson (G.). Les sables ronds-mats, émoussés-luisants, et non usés observés au microscope électronique à balayage (Stéréoscan) . 850 Carré (C.). L’eudoxie de Lensia campanella Moser, 1925, avec des précisions sur le stade polygastrique (Siphonophore Calycophore Diphyidae) . 438 — S pkaeronectes bougisi n. sp., nouveau Siphonophore Calycophore Sphaeronectidae du plancton méditerranéen . 446 Cassagnau (P.). Les espèces européennes du genre Bilobella (Collemboles Neanuridae) . 292 Cattan (A.), Gasc (J. P.}, Samama (M.) & Schlumberger {J.}. Coagulation et fibrinolyse chez certains Reptiles . 897 Cauquoin (M.). Mollusques récoltés par M. Hofïstetter sur les côtes de l’Équateur et aux Iles Galapagos. — Tellinidae . 167 — Id. — Semelidae et Donacidae . 574 — Id. — Mactridae . 1019 — Sur une nouvelle espèce de Mactridae du Brésil . 1175 Chabanaud (P.). Sur la morphologie de Samaris cristatus Gray et de Samaris cristatus ery- thraeus P. Chabaud, natio nova (Pleuronectoidae Samaridae) . 874 Chauvier (G.). Voir Nouvel (J.). Cherbonnier (G.) & Guille (A.). Sur une nouvelle Holothurie dendrochirote de Méditer¬ ranée : Phyllophorus drachi nov. sp . 630 CiiRisTiAENs (J.). Validité du nom Patella piperata Gould . 366 CoNDÉ (B.). Le statut de Lophoproctus litoralis Verhoefî (Diplopode Pénicillate) . 497 Crosnier (A.) & Wise (J. P.). Quelques données sur la biologie et la biométrie de la Crevette Penaeide Parapenaeopsis ailantica Balss dans la région de Pointe-Noire (République du Congo) . 553 — Voir Le Guen (J. C.), Daget (J.). Poissons d’eau douce du Sénégal récoltés par MM. A. Villiers et C. Reiser . 1114 — & Hureau (J. c.). Utilisation des statistiques d’ordre en taxonomie numérique.... 465 Dajoz (R.). Révision des Colydiidae Anophthalmes de la faune paléarctique. III. Étude morphologique et biométrique de Langelandia anophtalma Aubé et de Langelandia reitteri Belon . 710 Deflandre-Rigaud (M.). Remarques sur la nomenclature des Radiolaires. L. Haeckel 1887 et le « Challenger » . 1071 Démangé (J. M.). La réduction métamérique chez les Chilopodes et les Diplopodes Chilo- gnates (Myriapodes) . 532 — & Richard (J.). Morphologie de l’appareil génital mâle des Scolopendromorphes et son importance en systématique (Myriapodes Chilopodes) . 968 Débijard (R.). Description de Lissocarcinus echinodisci sp. nov. (Crustacea Decapoda Bra- chyura) . 325 Domergue (Ch. A.). Voir Brygoo (E. R.). Dresco (Ed.). Recherches sur les Opilions du genre Ischyropsalis (Fam. Ischyropsalidae). VIL Ischyropsalis gigantea sp. nov . 308 — Id. VIII. Ischyropsalis apuanus Caporiacco et Ischyropsalis apuanus nanus ssp. nov. . . 745 — Id. IX. Ischyropsalis espanoli sp. nov . ^62 Durette-Desset (M. C.). Les systèmes d’arêtes cuticulaires chez les Nématodes Héligmo- somes. III. — Étude de sept espèces parasites de Rongeurs néarctiques et rétablisse¬ ment du genre Heligmosomoides Hall, 1916 . 136 — Nématodes Héligmosomes d’Amérique du Sud. L Description de deux nouvelles espèces : Stileslrongylus freitasi, parasite de Zygodontomys lasiurus^ et Viannella lenti, parasite de Galea spixi . ^03 — Id. 2® Note. Nouvelles données morphologiques sur quatre espèces du genre Helig- rnodendrium . ^12 — Id. 3® Note. Nouvelles données morphologiques sur cinq espèces parasites de Ron¬ geurs ou de Primates . 1215 Fenaux (R.). Sur l’état de conservation des Appendiculaires dans le matériel des Expédi¬ tions. . ^34 1239 — Fischer-Piette (E.). Contribution à la connaissance des Veneridae du Mozambique . 784 — Mollusques récoltés par M. Hofîstetter sur les côtes de l’Équateur et des Iles Galapagos. Veneridae . 998 Gaillot (P.). Voir Aguesse (P.). Gasc (J. P.}- Morphologie des hémipénis chez l'ipera ursiriii ursinii (Bonaparte) et discussion biogéographique sur la répartition des espèces du genre Vipera en Europe occidentale. 95 — A Gourmain (J.). Les motifs dominants de la disposition des plaques céphaliques chez Vipera aspis . 102 — Voir Cattan (A.). GjNSburg (L.). Les Mustélidés piscivores du Miocène français . 228 — IIeintz (E.). La plus ancienne Antilope d’Europe, Eotragus artenenais du Burdi- galien d’Arteiiay . 837 Gourmain (J.). Voir Gasc (J. P.). Goyffon (M.) & Ridet (J. M.). Microdosage du calcium dans l’hémolymphe du Scorpion Androctonus australis (L.) . 527 Grenot (Cl.). Sur la constitution chimique de la graisse de dépôt chez certains Reptiles sahariens . 906 Guille (A.). Voir Cherbonnier (G.). Guinot (1).). Recherches préliminaires sur les groupements naturels chez les Crustacés Déca¬ podes Rrachyoures. V. Établissement d’un caractère évolutif : l’articulation ischio- mérale des chélipèdes . 149 — Id. VL Les Carpilinae . 320 IIarmelin (J. G.). Contribution à l’étude des Bryozoaires Cyclostomes de Méditerranée : les Crisia des côtes de Provence . 413 _ Brvozoaires récoltés au cours de la campagne du Jean Charcot en Méditerranée Orien¬ tale (août-septembre 1967). L Dragages . 1179 Heintz (E.). Voir Ginsburg (L.). Heurtault (J.). Une nouvelle espèce de Pseudoscorpion du Gard : Neohisium (N.) vachoni (Neobisiidae) . 315 _ Une nouvelle espèce de l’Ardèche : Neobisium (N.) balazuci (Arachnides, Pseudo- scorpions, Neobisiidae) . 955 _ Une nouvelle espèce de Pseudoscorpion de l’Hérault, Neobisium (N.) Boui (Neobi¬ siidae) . 1171 Hocquet (P.). Voir Bain (0.). lloFFSTETTER (R.). 5ïuapua, un gisement de Vertébrés pléistocènes dans le Chaco Bolivien.. 823 _ Présence de Varanidae (Reptilia, Sauria) dans le Miocène de Catalogne. Considéra¬ tions sur l’histoire de la famille . 1051 lloNDT (J. L. d’). Gastrotriches et Halammohydrides des côtes flamandes et picardes . 214 IluGUET (D.). Description de la glande androgène et des caractères sexuels secondaires chez la crevette d’eau douce Atyaephyra deftmaresli (Millet) (Crustacea Decapoda Natantia). 351 — ('contribution à l’étude de la structure du ganglion nerveux ventral des Sagitta (Chae- tognathes) . 1031 Bureau (J. C.). Remarques sur les Poissons des Iles Saint-Paul et Amsterdam . 1150 — Voir Daget (J.). JuBERTHiE-JuPEAU (L.) & Tabacaru (L). Larvcs de Staphylocystis hilarius Villot chez Glo- rneris niarginata Villers, des Pyrénées Centrales . 396 — & — Symphyles de Roumanie . 500 Lafargue (F.). Voir Tixier-Durivault (A.). Laissus (Y.). Voir Vachon (M.). Le Guelte (L.) 6: Witt (P. N.). Données morphologiques permettant de localiser, sur l’animal vivant, les différentes régions du système nerveux central de l’Araignée Argiopide Araneus diadematus Cl. soumises à des lésions par action du laser . 742 Le Guen (J. C.) A' Crosnier (A.). Contribution à l’étude du rythme quotidien d’activité de la crevette Penaeus duorarum Burkenroad (Crustacea Deacapoda Natantia) . 342 Lessertisseur (J.). Voir Buge (E.). Lukoschus (F. S.). Psorergates desmanae sp. nov., eine neue Kratsmilbe von Galemys pyre- naicus (Psorergatidae ; Trombidiformes) . 125 1240 — Mahé (J.). Conséquence biologique tirée de l’orientation du crâne de Palaeopropithecus . . . . 634 Mauriès (J. P.). Myriapodes de l’île aux Singes (Makokou, Gabon) récoltés par J. A. Barra. 768 — Spirostreptoidea (Myriapoda, Diplopoda) récoltés dans une parcelle expérimentale de l’Institut de Recherches Agronomiques Tropicales en Haute-Volta . 984 Metivier (B.). Mollusques marins récoltés par M. R. Ilofîstetter sur les côtes de l’Équateur et aux Iles Galapagos. Chitonidae et Fissurellidae . 585 Michel (A.). Dernier stade larvaire pélagique et post-larve de HeterosquiUa ( H eterosquil- loides) brazieri (Miers, 1880). (Crustacés Stomatopodes) . 992 Monniot (Cl.). 1 1 artmeyeria pedunculata (Pérès, 1951) et le problème du rein chez les Pyu- ridae . 485 Monod (Th.). Nouvelle capture du Ligur uveae (Borradaile) aux îles Loyalty (Crustacea Decapoda) . 772 Moreau (R.). Matériaux pour l’étude pédologique et microbiologique des sols alpins. III. Étude d’humus bruts par inoculation de suspensions-dilutions dans les milieux de Lochhead . 239 Naudo (M. H.). Contribution à la description de l’espèce Ewingia cenobitae Pearse, 1929 (Acariens, Sarcoptiformes) . 1164 Nouvel (J.), Rinjard (J.) & Pasquier (M. A.). Rapport sur la mortalité et la natalité enre¬ gistrées au Parc zoologique de Paris pendant l’année 1967 . 453 — Chauvier (G.) & Strazielle (L.). Rapport sur la mortalité et la natalité enregistrées à la Ménagerie du Jardin des Plantes pendant l’année 1967 . 857 Pasquier (M. A.). Voir Nouvel (J.). Phisalix (M.). La livrée des Vipères de France (d’après des notes manuscrites inédites).. 661 Plessis (Y.). Les atolls des Tuamotu en tant qu’écosystème marin . 1232 Prodh’on (J.). Rhopalias dobbini n. sp., Trémadode parasite de Monodelphis domestica domeslica . 393 — Physaloptera ( Physaloptera) rauschi n. sp. parasite de Taxidea taxus . 1047 — Description de Raillietnema petterae n. sp. et de Raillietnema parapetterae n. sp., Néma¬ todes parasites d’un Amphibien malgache, Discophus antongili Grandidier, 1877.... 1209 Quentin (J. C.). Description de Citeüina sp.. Oxyure de Marmotte d’Amérique du Nord. . . . 210 — Description de Syphacia (Syphacia) alata n. sp.. Oxyure parasite du Rongeur Crice- tidae Zygodontonyx lasiurus (Lund, 1839) . 807 — Physaloptera longispicula^ nouvelle espèce de Spiruride parasite de Cercomys cunicu- larius Cuvier . 1043 Quignard (J. P.). Nouvelles données sur le problème racial chez Symphodus (Crenilabrus) cinereus (Bonnaterre, 1788). Fécondation artificielle et élevage expérimental de ce Labridé . 265 Richard (J.). Voir Démangé (J. M.). Ridet (J. M.). Voir Goyffon (M.). Rinjard (J.). Voir Nouvel (J.). Rousseau (G.). Voir Vachon (M.). Rousset (A.). Redescription de quelques types de Béréothidés (Névroptères, Pianipennes) déposés au Muséum national d’ Histoire naturelle de Paris et remarques sur la systé¬ matique de la famille . 275 Roux (Ch.). A propos des poissons du genre Umbrina (Sciaenidés) des côtes atlantiques d’Amérique du Sud . 261 Saint-Laurent (M. de). Révision des genres Catapuguroides et Ceslopagurus et description de quatre genres nouveaux. IL Ceslopagurus Bouvier (Crustacés Décapodes Pagu- ridae) . 539 Salvat (F.). Hermaea paucicirra Pruvot-Fol, 1953 (Mollusque Gastéropode opisthobranche Sacoglosse) . 358 Samama (M.). Voir Gattan (A.). Schlumberger (J.). Voir Cattan (A.). Secretan (S.). Xanthopsis et Poriunus fossiles de Phrygie . 1065 Sreenivasa-Reddy (R. P.). Contribution à la connaissance des Scorpions de l’Inde. 3. Joma- chus punctulatus Pocock, 1897. (Scorpionidae, Ischurinae) . 132 1241 — Contribution à la connaissance des Scorpions de l’Inde. 4. lomachus nitidus Pocock, 1900 (Scorpionidae, Ischurinae) . 518 — Id. 5. Le genre lomachus Pocock 1893 (Scorpionidae, Ischurinae) . 759 Steffan (J. R.). Sur l’écologie et le comportement de la larve de Megistopus flavicornis (Rossi) (Plan. Myrmeleontidae) . 492 Stomp (N.). Tetracanthella hygropetrica luxemburgensis n. ssp. de la région du « Grès de Luxembourg » (Insecta, Collembola, Isotomidae) . 734 Strazielle (L.). Voir Nouvel (J.). Tabacaru (L). Voir Juberthie-Jupeau (L.). Tixier-Durivault (A.) & Lafargue (F.). Quelques Ûctoralliaires des côtes françaises.... 621 Turmel (J. M.). Le potentiel d’oxydo-réduction de quelques mares de la Forêt de Sénart. . 254 — Dynamisme végétal. Sédimentation et érosion dans les prés-salés. III. Havre de Lessay (Manche) . 640 — Id. IV. Havre d’Agon-Régnéville (Manche) . 843 Vachon (M.), Rousseau (G.) & Laissus (Y.). Liste complète des manuscrits de Lamarck conservés à la Bibliothèque centrale du Muséum national d’ Histoire naturelle de Paris . 1093 Vasseur (P.). Deuxième contribution à l’étude des Ascidies de Madagascar. Région de Tuléar . 912 Vellard (J.). Les Telniatobius du groupe marrnoratus (Amphibia) . 1110 Vitali-Di-Castri (V.). Austrochtonius insularis, nouvelle espèce de Pseudoscorpions de l’Archipel de Crozet (Heterosphyronida, Chtoniidae) . 141 WisE (J. P.). Voir Crosnier (A.). WiTT (P. N.). Voir Le Guelte (L.). ZiBRowius (H.). Contribution à la connaissance des Serpulidae (Polychaeta sedentaria) de Madère, d’après les récoltes de la mission du « Jean Charcot » 1966 . 37 4 Le Gérant : Jacques Forest. IMPRIMERIE F. PAILLART AUBEVIl.LE ID. 1862) - 31-5-69. BULLETIN DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE Le Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle paraît depuis 1895. Chaque tome, grand in-8°, est annuel et comprend actuellement 6 fascicules. Les articles sont constitués par les communications présentées aux réunions des naturalistes du Muséum ; ce sont uniquement des travaux originaux rela¬ tifs aux diverses branches des sciences naturelles. Le premier fascicule de chaque année contient en outre la liste des travaux publiés et des collections reçues dans les laboratoires du Muséum. Le Bulletin peut être obtenu par achat ou échange en s’adressant à la Bibliothèque cen¬ trale du Muséum national d'Histoire naturelle, 38, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, Paris, 5* (Compte de Chèques Postaux, Paris, 9062-62). Prix db l’abonnement annuel : Pour la France . 45 F. Pour l’Étranger . 50 F. Les années anciennes peuvent également être achetées ou échangées !'• série : T. 1 à 34, 1895-1928. 2* série (en cours) : ’T. 1 à 39, 1929-1967. Instructions pour les auteurs Les auteurs qui désirent présenter des communications sont priés d’en adresser directement la liste au Directeur du Muséum huit jours pleins avant la date de la séance. Les textes doivent être dactylographiés avec doubles interlignes, d’un seul côté, sur des feuilles séparées. Ils doivent être remis au président de la réu¬ nion après présentation de la communication. Les clichés des figures dans le texte ne doivent pas dépasser les dimensions suivantes : 11,8 cm X 18,5 cm ; ils sont fournis par les auteurs et déposés en même temps que les manuscrits. Les illustrations en planches hors-texte ne doivent pas mesurer plus de 12,5 cm X 18,5 cm ; ces planches, également à la charge des auteurs, sont à envoyer directement à l’imprimeur, après entente avec la rédaction du Bulletin. Chaque auteur ne pourra publier plus de 20 pages imprimées par fascicule et plus de 80 pages pour l’année. Il ne sera envoyé qu’une seule épreuve aux auteurs qui sont priés de les retourner, dans les quatre jours, à M”® Grmek-Guinot, laboratoire de Zoo¬ logie, 61, rue de Butfon. Passé ce délai, l’article sera ajourné au numéro sui¬ vant. Tirés a part Les auteurs reçoivent gratuitement 25 tirés à part de leurs articles. Ils peuvent se pro¬ curer à leur frais des exemplaires supplémentaires aux conditions ci-après. 2-4 p. 5-8 p. 9-16 p. 25 exemplaires . 10,50 F 11,95 F 14,10 F par 25 exemplaires en plus . 3,65 F 4,65 F 7,50 F Ces prix s’entendent pour des extraits tirés en même temps que le numéro, brochés avec agrafes et couverture imprimée. Il convient d’y ajouter, au-dessus de 75 exemplaires sup¬ plémentaires, le montant de la T. V. A., sauf pour les envois à destination de l’Étranger. Les frais de corrections supplémentaires entraînés par les remaniements ou par l’état des manuscrits seront à la charge des auteurs. Les auteurs sont priés de remplir le bon de commande joint aux épreuves, afin qu’il soit possible de leur faire parvenir tirés à part et oUchés, et de facturer, s’il y a lieu, les frais supplémentaires. ÉDITIONS DU MUSÉUM NATIONAL D’HISTOIRE NATURELLE En vente à la Bibliothèque Centrale du Muséum 38, rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75-Paris-5*. Archives du Muséum national d' Histoire naturelle (depuis 1802). In-4°, sans périodicité. Bulletin du Muséum national d’Histoire naturelle (depuis 1895). Six numéros par an ! abonnement : France, 45 F ; Étranger, 50 F. Mémoires du Muséum national d'Histoire naturelle (depuis 1936). Depuis 1950, nouvelle série en 3, puis 4, parties : A, Zoologie ; B, Botanique ; C, Sciences de la Terre ; D, Sciences physico-chimiques. Sans périodicité. Publications diverses du Muséum national d’Histoire ruüurelle (depuis 1933). Sans pério¬ dicité. Grands naturalistes français (depuis 1952). Sans périodicité. Notes et Mémoires sur le Moyen-Orient (depuis 1933). In-4°. Sans périodicité. PUBLICATIONS DES LABORATOIRES DU MUSÉUM En vente à l’adresse de chaque laboratoire. Bulletin du Laboratoire maritime de Dinard (35-Ille-et-Vilaine). Directeur : M. R. Lami; depuis 1928 ; prix variable par fascicule. Objets et Mondes. La Revue du Musée de l’Homme. Directeur : M. J. Millot, Palais de Chaillot, Paris-IB® ; depuis 1961 ; trimestriel ; abonnement, France, 30 F ; Étran¬ ger, 35 F. Mammalia. Morphologie, Biologie, Systématique des Mammifères. Directeur •: M. J. Dorst, Laboratoire de Zoologie des Mammifères, 55, rue de Buffon, Paris-5® ; depuis 1936 ; trimestriel ; abonnement, France et Étranger, 60 F. Index Seminum Horti parisiensis. Service des Cultures, 61, rue de Buffon, Paris-5® ; depuis 1882 ; échange. Journal d’ Agriculture tropicale et de Botanique appliquée, suite de la Revue internatio¬ nale de Botanique appliquée et d’ Agriculture coloniale ; depuis 1954. Directeur : M. R. Portères, Laboratoire d’ Ethnobotanique, 57, rue Cuvier, Paris-5® ; abonne¬ ment, France et Outremer, 55 F ; Étranger, 60 F. Adansonia (suite aux Notulae Systematicae). Directeur : M. A. Aubréville, Laboratoire de Pbanérogamie, 16, rue de Buffon, Paris-5® ; trimestriel ; abonnement, France, 40 F ; Étranger, 50 F. Revue Algologique. Directeurs : MM. R. Lami et P. Bourrelly, Laboratoire de Crypto¬ gamie, 12, rue de Buffon, Paris-5® ; depuis 1924 ; abonnement, France, 20 F ; Étran¬ ger, 25 F. Revue Bryologique et Lichénologique. Directeur : M™® V. Allorge, Laboratoire de Cryp¬ togamie ; depuis 1874 ; abonnement, prix variable, par fascicule. Revue de Mycologie. Directeur : M. Roger Heim, Laboratoire de Cryptogamie ; depuis 1928 ; abonnement, France, 24 F, Étranger, 30 F. Cahiers de La Maboké. Directeur : M. Roger Heim, Laboratoire de C^ptogamie, 12> rue de Buffon, Paris-5® ; depuis 1963 ; abonnement, France, 20 F ; Étranger, 24 F- Pollen et Spores. Directeur : M“® Van Campo, Laboratoire de Palynologie, 61, rue de Buffon, Paris-5® ; depuis 1959 ; 3 fasc. par an ; abonnement, France, 65 F ; Étranger, 70 F. Acarologia. Directeur ; M. M. Vachon, 61, rue de Buffon, Paris-S® ; depuis 1959 ; abon¬ nement, France et Étranger, 80 F (chercheurs) ; 100 F (collectivités). \ ABBEVILLE. - IMPUIMERIE F. PAILLART (d. 1862). - 6-6-1969.