ata
lure,
| | |
The copy fllmed here hes been reproduced thanks to the generosity of:
University of British Columbia Library
The images appearing here are the best quality possible considering the condition and legibility of the original copy and in keeping with the flming contract specifications.
Origine! copies in printed paper covers are filmed beginning with the front cover and ending on the last page with s printed or illustratei impres- sion, or the back cover when appropriate. All other original copies are filmed beginning on the first page with « printed or illustrated impres- sion, and ending on the last page with a printed
Or-Hlustrated impression.
The last recorded frame on each microfiche shall contain the symbol == (meaning ‘’CON- TINUED”’}, or the symbol W (meaning END”), whichever applies.
Maps, plates, charts, etc., may be tilmed at different reduction ratios. Those too large to be entirely included in one exposure are fiimed beginning in the upper left hand corner, left to right end top to bottom, es many frames es required. The following diagrams illustrate the method:
L'exemplaire filmé fut reproduit grâce à la générosité de:
University of British Columbia Library
Les images suivantes ont été reproduites avec le plus grand soin, compte tenu de ia condition et de le netteté de l'exemplaire filmé, et en conformité avec les conditions du contrat de filmage.
Les exemplaires originaux dont la couverture en papier est imprimée sont filmés en commençant par le premier plat et en terminant soit par la dernière page qui comporte une empreinte d'impression ou d'illustration, soit par le second plat, selon le cas. Tous les autres exemplaires originaux sont filmés en commençant par la première page qui comporte une empreinte d'impression ou d'illustration et en terminant par la derniGre page qui comporte une telle empreinte.
Un des symboles suivants apparaître sur la dernière image de chaque microfiche, selon le cas: le symbole —=- signifie ‘’A SUIVRE", le symbole V signifie ‘FIN’.
Les cartes, planches, tableaux, etc., peuvent être filmés à des taux de réduction différents. Lorsque le document est trop grand pour être reproduit en un seul cliché, il est filmé à partir de l'angle supérieur gauche, de gaushe à droite, et de haut en bas, en prenant le nombre d'images nécessaire. Les diagrammes suivants illustrent le méthode.
ET
_& fituarion ANT ÉNTIE delà ere doi &eften- dué d vie tie Region & Ftanee d'icclles.
Sir
; sms, religion; 9° ceremenies Ford les font habitées. Tu
we ençoi di Comingeoi. an * Mémellemdnis augmentée SH éfrée de plufieurs nations +. "| EE reRRmemeaer |
r
pu CA PARIS us, L - Che Genis Mallot, à l'Aigle dors ete
Saint sup de TR ;
té 1 4 SO PE RON PRE, ASF
M din nas
AN NO. “ÆTAT. 7
: | L hi | | Méramehu Qo Fladvey 3 M RU Sa eu men (emeur.
j SA ù AaraNdis. La Ag Auger “
8 Se. +
NT ÉMNERURE à et 0 DUR LH TE LCHEFRE els US
op MARS TARA NT
pr: su, r ct: É dE ne LA *. ÿ Fa > Le s Ÿ ES » Lgnte
194
à à ce qui eff le plu
-.leard u'aux [eu
Lot te | be Re QUE Pete AU
, e.. (’ ; NS TT » JE dé
A TRESILLVSTRES
ET TRESVERTVEVSE DAME. | M AD AMBQOLAVOE DIEUTVRAINE.
:: Dmidé Touran, se eV sé qu F4
4 pa
22 KT: « NS
[ J AR. à f PRES : 44 À Î& : 4 S -
# NE NÉ — ÉR TM 4
Fe ns! PRE INTIEN . te " à À NA EST ARET RL ù MU ne . KA té Hs #., t n" 2: PRET + UN ts LE * 6% + 4 Lit JA "hi » {13
a AD AIDE nef beat EX di dhcmq :@* mode fe Plale, ALIAS D Senéque à dis, nt à GPS: K Ds cféoule pour À fit quils Jeemployentà rien foires of
‘ + PSI.
de
NET 4
que leur deuoir: seftende en. chôfes de.
peu d' épis ; autant que nous Voyons que 20% diligenes,ia- Coit que none voulions paroiftre le faire. beañcouh, [ont fins: à.
files queiæy grand peur,que ce quirvi endront 5 nous: en voyar les fruits fi peu meurs & faifornézils n nelesreiettér,.. comme efanuageonss er malpropres à dleur nourrifire Caril.
fauls que tout ve quel ‘bomine fairferahortea l Lamine entés. us parfait en l'homéacjentät quefi.on naoit.
lesmieux fournis ceux qhidemoins | ke Da lonqueie dis ceschofest ID
s Fr jp sue 4 ai app plus durable $ 2 a ‘Ode, 1.
3 FAI FAEA ft 1 OU Ne SUE US Bus sf
es hommes: fans "F4
C'que leurs achons foyent viviebfes ee
ls honneurs de ce müde, aux pla frs LÉ ME + : richeffes,l l'heur Jeroir fort mal [pars emeren nBLE" é re ai |
DONS
1 pète li brorés
rad lé Eté PP 4 tés À LH EE ie
Ta : TT PTT ER L #4 } Fe
F2
| OO CePISTRE | | 1 ©. Jemblèdependré déierie feay quelle inffabilité fortune, le:
quelle comme dit Pindare …, a toujours quelque cd.qui contra- rie au faccex de ceux qui fons nait auec les richelTes:eg lefquels.
fi n'ont tien plus qui lesrende reSbellables que cesfe fürerie pi »
… peufe de fortuneie fais d'adhis que ex l'heur, 6 lerefhe&, és lagrandsur perdent tout ainfi léur effabliffement:comme leur fondement perd [a conftance. Or fcachant que.ért vous es: les voffres,auex pole le plér de Redifice dervoffretuie furune pier- re plus [eure,que celle qui depend de l'inconffance du remps, cr
antalie des hommes, ni à © ditéque le baStimenc effpour en eftre durable, gamine [Table cr cternelle,en-
j' Ma a/t on Premier deffein CT pofe
tant que c'eflaruk de ui Dia 4/55: /on lemodelle de l'œuure.f geriment depuis compaffe;qu'il n'y man
que rien pour le dire parfair, és accomplÿ de routes fes pieces...
Erfilesemps Ë le fabier me le permetroyenñt deduire.ie ra[che-
roy,non d'y donnerquelque attainte parfaite, mais au moins diyfairetellement mon denoir ; er queieferois fatisfairence . : défirque'aydegratifieraux vostres, @r vous alfez affeurée dé
celle mienne denotion à vous faire feruice,conceuë en mon ef prit dés le cempsque ï'ay ceft honneur que de -ognailfre Mon- feurvosfre fils le Comte de Roufillon , jestra de la vertu näifante duquel me donnent un grand efhoir de levoir yn iour le filx digne du Seigneur de Tournon, 7 decelle CJande de Turaine, quienrun corps feminin, porte uneverta fi re- marquable | que peu d'hommes la furpalfent en magnanimité,
.&nnlen defir de fernir Dieu, l'Eglfe, le Roy,e la Patrie. -
| Etftoht ainfiquelarverté quinegiffque en paroles, ex n'eff
éinteqhe en.la brauade fans effait.…. dfombragée, fans auoir
rade bi | baie Scouleuiaifine uffirlavolonte és cho fes qui concer-
an Fien que ôn "voir La différence des bien fasfanrx à ceux qui
25210 9888 La proi kon de fon payssains y.faulr aiouSfer quelque cas "2" e méblleur ie lerdeehmssles praposserles promelles. C'est -
contra
lefquels.
ne leur s,€ 7" les ne pier- mps,€9° effpour
elle,en-
€ pofé [AY man s pieces.
ca[che:
an MOINS
aiten ce
feurée de
mon ef* e Mon- La verte voir yn CJande tu fi re- inimité,
Patrie. :
co n'eff
Ps aUoiT
concer.
que cas
Ces.
eux qui
nl, e:
aterie pi s et, ex *
EPISTRE,
À mepayen(ceutà qui il font obligez,que de fimple parolle, car | desruns emplyent le remps en deuis, € donnent moyen à l'en.
nemy de fpreualoir de leur pareffe,là où les autres arment la volonté sec le deuvir, éx fortifient ceffuy-cy anec l'effair, au-
tant banement,comme bru[quement ilx l'entreprennent,& [a-
nt lemettenrenexecution.
.. Silachofé ne parloit de [oy-mefine, es fi l'effeéne cor- |
réfPondoir ace queie dis, iene [eroy fi infolent que de lemes- tre enauant: mais la veuëen defcounrant la verite ie pen[eroy eStre anffi ingrat en le difimulant,que flateuren le difant,fi la chofe efloir autre que veritable. Qui [e founiendra 1amais des deux derniers rroubles aduenus en France,fans larmoyer,d'ouyr ramentenoirun peruertiflement de lagentille[fe, és* courtoifre de tonte le penplesadis fabier à la verru, ex fidelité deuëa [es Princes ? mais nulne lereduira en memoire [ans fe fouvenir(f'il a riende bonenfoy) querune Dame Jeule, [ans grand appuy des fiens(abfentx de [à Mae n)aye tenu tele, voire chaf$é l'en- nemy du Roy,es de l'Eglife de la ville, es finages de Tourno, isçoit que il [emblaft y'auoir quelque intellgence:mais à la [e- conde fois, € ceSle année, qui ne louera ceffe illustre Dame d'auoir fibien pourueu à ces affaires, armé faille fortifié fe maifon,aguerry les fiens , eStonné l'aduerfaire,que ce rufé chef eg" conducteurdes rebelles, aye auffi bienperda [on temps de- nant Tournon,deffendu fous la conduite d'une Dame, que lors que ilafiegea Poitiers ; onesloit enclofé vne compaignie des mieux aguerris cr" gentilx compaignons de la France, és° des
troupes Italiennes, es ce fouxla charge d'ungrand Prince: Le.
Milan nengendre point des Aigles, ny le Lieure des Lyons, o4 Leopards, 7: d'un bon arbre iln'eft guere iamais + «à le
fraitn'en foitrecommandable: on fcait quelie ef la maifon de
Turaine y quelz les Syonsquien fontfortis » les Roysen ent ven la valeur; la France en atiré:le feruice,er nous en s- ee Rd
CEE CT ne
PO ha | SA sons les memoires pour le luffre de La pofferité.Teverteux, Ma dame,icy drefSertune barangie des louanges désroifres,ny des wvertus qui fonten vous, me [ufifant de vous éclerer la canfe de ce que Ÿ'efcris, qui efima deuotion à vous faire fertéce, cor à celle efguillonnée par l'opinion de vofire vertu Go exallence, ioint 1 bon rapport de voftre courtoifie naturelles l'endroit de ceux quicheriffent les lettres que m'otfait les [eigneurs de Bar,
Rouffillon, € de la nourriture duquel,ïefhere vous ferez con. tente,co la Franceencor leuren demeurera redeuable! Pour donc ne fouffrir que le temps s'efcoulaff vainementen moy;cr queie ne fuffe oififtant arecognoifire ceux quimerendent leur obligé, qu'a moffrer quemes aétions volent d'autre aifle que le temps pallé,& que mes eférits ont ne [Gay quoy deplusférieux, ray baf}y ce liure de plufieurs fortes de materiaux, afin d'en don | ner plus de plaifir, &r contentement à ceux qui me ferontceft | honneur de lelyre, plus pour me fauorifer en mon trauail,que pour calomnier mon trop de hardie]e: &o* pour me targuer con tre ceux-cy, : day efcritla faunegardefurle chapitean du logis, portant le nom es de Turaïne, € de Tournon, efberant que nulfera fibardy d'y loger autrement que bien àpoint, voyant qui font ceux qui prennent ‘a deffence co° protection de cefle œuure. Leque > Madame,paint les mœurs. facons, loix,couftu mes ; y religion de prefque toutes les nations qui age la terre:@y'on les plus cler voyansy trouuerontoh exercer la gen. tileffe er fabrilité de leur venë, pour”y cherir ma diligence;qui ay feilleté un nombre infiny de liures, afin de contenter ceux, ru fe contentoyent du peu quefur ce fuier auoit tracé le bon omme. fous le nom duquel par cy deuat ce liure [e faifoitréco- Soifére. D'un cas fuis-ie feur,que vous y prendrez plaifir tant pourladinerfitédes hifloiresy côtenues,que pour voir que tout debut cie pretens afjirentend lagl oirede Dieule:nomdu-
eV villemin nourriffiers de l'esprit de voftre petit Comte de.
|
x, Ma res,ny des la caufe ce," is excllence; l'endroit de urs de Bar,
Conte de.
r ferez con. A nm Moy? ndent leur aifle que le usferieux,
n d'en don ferontceft rabail,que argher con in dis logis, perant que it, Voyant im de cefle ix cou/iu=
de 0 la rcerlagen. igence,qui nter ceMX, ic le bon ifottréco- air tant r'que tout nom du-
|
ue EPISTRE, *
quelefFineffable, er lequeldes aucuns des peuples cy compr:;,
off cogneu,des autres fi ignoréqu'ils ne [anent quec’eff que di
ninité,finen tant que la nature commune leur en dône cognoif:
ance. Néantmoins(ér qui eff cas digne d'admiration)xy 4:il die els
prefquépeuple fous le ciel,quicofelfe Dieu en quelque forte que uen
ce foit lequel ne le nomme de quatre lettres: co qu'il foit ainff, quatre le- come aulfi les ancies lot remarqué,les Latins l'apellent Deus,
nous Dicuiles Grecsÿs,les Egyptiens Budh,ou Ben. les Perfes
Ziriles anciens Tofcans Efar,les Mages,ey Caldéens Orf,
les Arabes alla,les Affyriens Adad,lesTures Agdi:eo les pen 24290: ples nounellement «Marais que ce foitle diable qu'il? me. recoignoi[]ent pour Dieu,luy donnent le nom de Cemy:jous la comprehenfion de quat e lettres. La loy effant comme chofe na-
turelle en l'homme;quief}vn Animal Politique,n'eftauffre-
gettée de pas Vn,e9' ny eut,er n'a, & n'aura iamais peuple fi x
farouche fous le Ciel, quinefuyne quelque forme de police;ia- coit que la loy ne lu foit efcrite ailleurqu'en fa fantafie, ainfi uepourrez tirer ahec la fubtile gentileffe de voftre efbrit de ce
Î e. La guerre” él} painte comme vvne des inclinations blus ure. La guerre y eff pai p ae
naturelles de l'homme, mais auec telle confideration, que tant js nd à
plus un peuple eff barbare 7 farouche, de tant auf le defir de ls sarbarie combattre, é7 d'efbandre le fang humain, luy eft familier é>° des hômes, plaifant:la relligion de chacun y efteffigiée, mais ou vous ver- rex quelle grace Dieu nous afaite,que ou prefque tout le môde ef fouillé de l'infection ou de l'idolatrie,ou de l'herefie de Ma- bometh,ou des [chifmes des heretiques.il luy ait pleunous pre. ferueren l'unio de fon Eglife, ex nous choifirpour fon peuple, parmy lequel fon faint nom Joit glorifié, er Ja parolle fidelle - ment annoncée. (‘eff auous Madame queiel offre, vous l'ayat de long temps referué,comme digne depofis pour me reuencher des courtoifies receuës en votre maifon:c'eff vous quienferez
profit, ayant l'eflomach fain, er capable de la folidité de cefte
«.* inde » eg" befbrit bon, pour iuger,er: del'œunre,dr de celuy quileprefente,me [afffans que la noblelfe de France fe contente de mes tranaux,come auffi <'eSF pour elle que ie le fax elle pour quiietrauaille, eo à laquelle ie confacre fous la fauenr de mon Dieu, cp pour le [eruice de [a fainéfe Eglife, e° de mon Roy naturel, tout mon labeur, er diligence, cr pourtefmoignage dequoy,ien oblige ma foy parce Lure, Vous Madame qu. reX celle qui porte le guidon, Ë ferez celle qui donnerez 1n- dice de ceflemienne
le iufqu'icy s'effant afexmanifestee,n'a eu autre finsou preten- te que le feul contentement qu'elle a, qu'on prenne playir 4 fes veilles,éo" peniblestranaux,de[quels ceftuicy eStant le princi* pabie vous prie de l'accepter d'auffi bon cœur,que vous pouvez, penferestre entiere l'affectio,de co quipre le tout puiffane, Madame, vous donner, eg: à tous les voffres , en fanté longue, € heurenfe vie. De Paris,ce 26.de Juillet. 1 j70.
EPISTRE
Votre tref-humbleferuiteur, Franc.de Belleforcit,
«% à
enotion tant recommandable es laquel-
de celuy contente elle pour y demon mon Roy noignage sp à serez În-
r laquel à
m1 "ren ulir à fes
eprinci $ pouuez, puifanr, longue, 0.
| SR
Hé à à AdQ LI90MAMA Dat nobis manifefla figna Luci.
1
Aptôs 5) 7A Geo nC{r einer sers s Lao ds abdpé ais, BeN\ipofeg” ya NX.
AN je Adueir, Prirois À nai, il Er ’ FT) plan SipuèrVJvee J4dpir,
Tor’ CrSbEéripor x9) Péprrapor Éxquerey oi, Ted Méppon poudo qi ya Nous Ados | Zobçuu. Touprarieu.
AD NON MINORI VIRTVTE ET ERV: DITIONE, QYUAM NOBILITATE P&R- politum Virum, Francifcum Bellefore+ flum,loannis VVillemini Syro-
denfis Carmen,
Nfeëtans eo leliranfqne nomen
om vain be 1 Chartis)er brifidam Vadans in orbem, ‘ : © "17 Dixi, Belleforefte, ‘quis parenti y 2: V ; MIA T 9( Puter,quis tib1 tale témique bellum. "7 Cognomen remere addicuim fuiffee "°°" Tu wefig que facri@r ferais 35e xx Bellique,omnibus & bois referts
à à
Quo Saturnia non ferécio , Ter . stNYI0 Ætas viderit ant Faure U ( A Eee Dodores Loui dica
Mae diciie quais le Laguna cX CT | FUN ni. tb D'ou \# LONNE TS NNTISTANTIUL À $ KES état salu] hinp ob sc : RE As] a EE QU ani .
AA
lEIX BBAAESOPEXTON. :
At bellum ner sllud eff Jacratuns RS RS MR On An D atttss où D, Phæbo;illud vocttant juum-camane : "© 7. Scribentes pede legibus foluto, 4
Scribentes quoquecarmenhosssvelilluds à: 1 1 Dodona eft Le ft columbis, REC Que inf atheredeuolant Tonantis. Er quercus faciunt loquacivres’ Huc buc affluit gra multitudo _ Hinc refponfacapityreditque leta. Euentus monits €r fciensfuturi: | Quid tu Belleforefte,Gallicane sl -Clarus conditor elocutionis, | Omnesilletuus ferax camænas Lucus continet, elegantiores, Erdotlasmagis;@7 magispolitas, Solertes magis,er [cientiores, | Quam acre V'eneri decem columbe. At quam veriléqua eruditione | Gall, éo° populis procul'remotis, ! Etprafentibus, atque poftfuiuris
| Das legéfque fuas, féfque Fes | AD FRANCISC. BELLEFORETIVM
14 : DOCTRINA IVXTA.ET NOBILITATE || A infigne virum, Antonij Valetij Me. Ne dici Epigramma, VERSVM NOMEN.
ne PESTE “ mr te b à
«cl
1 sum de
À el
Neféio quid [ublime tuis rorquetur ocellie, |": " Ingenÿjreferens figna [ecinda "Alias oo À tintin tits aniipanans mn + Quotantum Galla,sique Aquitana füperbiat or, - s - La, Cu n. à r | 0 “\
he dre À 9 i
Hi! | FLOS FRANCIS CÉLEBE TVIS. y. (ll ‘ CA ! à axes mit dd nine à 5 | Par dedt detéprefigia quondam à K | | L Julius iatrica Scaliger artepotens. À "> k Ÿ tt 2 RAUN, M M M
AU
n'uo “ 1e Takansisns \ né ds 9) Sn )A CERN Uu it Oo À
ECS
RS
: Necte fatidici fallunt oracula vais:
D Hiflorie fablimis apex fpectaris inOrbe,
y éco N 7 25e K u Lu
| Lanrigeris quantämTroïcaR omasviris: Necgenio defunt fata decératuo. ”
Cui parat antiquum cedere fa$fus auum. V'ndique nam maior laudum tibi Crefcit aceruus. Eloquÿ terf cui fluit vnda triplex. Quicquid Achiuapremir,quicquid' Romanäque linçua, Culrius id Gallo manat abore tibi.
SicGraio, Latio,es Gallo coëunte lepore,
Historie veteris [u rit imago recens. Surgit imago recens,forma miranda venusta:
_: Cuiliber,ut dicas,fhfbicienda venir.
Verafides V'ati:verumquoquenominis omën Quod capit amplexu talia [enfa fo. Franciaflore]cit fato facundiaper te:
FLOS FRANCIS CELEBERdiceriseffeT VIS.
TOY AYTOY HPOX TON HAEI- ‘TON ATANTAN THN IZTOPIAN KEA-
nrrouexo dy UE pôbor,TTporperlixor.
Tire où pgaléudues @ anurdr mature Kenrürs Th ou TA ds puoi Nasisair, leu TN Vansplu Tv épdey mu tag os NE er AJën,
H Sen @CS Tor re 43) Uçarror oder ed dr.
Ko oo aol ua dbru Ajgyds eûxndos dsppos K'us Jexrarur TVA aiaqaud TPiquss
Manér épungédr ae Tr.) aèr mom Boëny.
MndŸ mAeut Qu rédk tppor paid peafu'puée | Modes itaios cie ra gdrlgies àMon,
# ÿ
Os 0 cute xbuas ryesuuat Com à
(Q S'aërapgerer ts” ayopeudr, di pôpoire) RE na
Huerripne pas GPIxg NÉS Ur Ta ad, , 9”
AMnodbron 19rdir Ds Fequols muQs Eure
ASTRA TENENT VALIDL
FRANCISCI SiGAVDI PALATII NOBK Lis DELPHINATIS IN FRANCISCVM Belleforeftanum & generc & doétrina
nobiliffimum.
uifnamille bominum,quifna fuit ille Deorunr, FEU tam bellé de pi M en Sylua EURO D] mpoluitt Diném hic, Diuém fuit vnus bic:6 D ES Agno/co veftrum rä vero in nomine numen. Scilicer ve lonpo anfrata fhatiola capéxque : Syluacft:fic magni ingeni bi flumina curruns. Nil Sylua;nifitu,iucundius. Illa miniftrat Materiem in cunéos fs, dat aratra colonis, Diis flatuas,telifque trabes,pelagôque carinas: Tu Latias fundis,en Graias dinite vena + Eloqui facundus opes:fendepe renincis Carmina,[eu libercampo decurris aperto, Vi Laërtiades,lingue dicedine Nefhor. . Hicliber ef} manifefta fides.Tu denique[ÿluam Quifundis, ylua es fylnegnifdiffonet num: INempe rudis [ylua e$t,omni va culriorhorro.
\
fe
VALIDL
NOBE
| M
Deorurr, 4 bic:6Dÿ
CN.
(Fr. BELLEFORESTO POLYHISTORI F, Le Picard Caletenfis, à
Cris nimium nimiémqueignata tuarnm Gallia puluerco penè fepulta fita,
Ecquis enim radio tentauit pingere reto Etpatrios mores,clasique gefta patrume
Scilicet antiqui radis ignorancia fecli Celauir,quæ nosvtile (cire fuit,
Hoic ve Amyclæis vitio datur atque rubori,
: Resnoftras nimium fubticuific diu.
Verümliaidulo defendere natus ab hofte Ecparriam & gentem,Belleforefte, tuam:
Dumiemel enartas quæcunque gere aturia orbe, . Réfque omnes via concinis hiftoria:
Hocideo(nifi mens Fallie)fecifle videsis,
Gentis vcilluftres fplendida Faéta tuæ.
AV S. DE RELLEFOREST, SVR fon Hiftoire Vniuerfelle SONET. Par Francois d’Amboyfe Parifien.
C Elny-la [eut cognoifl iu[q'où de ton beau liure
S'effendent les difcours,celwy Jeul fait conter Lesmets Ambrofiens qwiil te plait pre[enter Anx effrits immortelz,queton Necfarenyure, ai das vn gräd tablean,ou de bronxe,ou de cuiure,
LOwplustoft voyageant d'ordre,aura peu conter
Les peuples qu’ Apollon fous [oy voit habiter La terre,ou la nature,er les Dieux les font viure. Car d'antant que laterre en fon fhacieux rond,
A Decouurant vers le Ciel,de tous coftez . fon frons
Erplus qu'une contrée,ou qu'une feule ville: D'autant BelleforeSf ton liure,on tu depaints
A Les couftumes,les loix,€o° les mœurs des humains,
ESf fur tout autre ouurage excellent ex utile. Muis fine temporetempus,
XX 54
Bbé d'Yfpergen. : : Abdias. à .
A äthic.
Albertle grand. Alcotan,
Alphonce,
filuares Nunez. âAmeric Vvefpucce. Ammian Marcellin, Annales de Sauoye. Annièfacobin, Anfegife Abbé, Antiquitez de Belge, Antoine Nebrifle, Appian Aleran:irin. Apollinaire, Apolce.
Arrian Nicomede. Ariftote,
Araobie,
Auenrin, S.Auguftin,
Aule Gelle, Aufonne.
: Aymon moyne.
B aptiftcEgnace. Baprifte Mantuan. -
Bañile. : Bcat.Rhenan,
ede. Ben, Éordon. Berofe. Blond, Boccoride, Bode.
Boëce. Bonfin. Budé,
adamafte. Caffiodore, Caftrametations du bail- if Chou. Caron eu fes Origines. Chalcondyle, Celie Rhodigin, Cenalis, Ccfar. Ciceron, Claudiap. $S.Chryfofñiome, Loricolan, i £olomb.,
ns NU. ché +
ki Liu Ab dt Hé
Cromere.
Curtie.
S.Cyprtan. , D :
amafcene.
Damian Goez. Denys Halycarnaffe. Denys Sicilieu. Diodore Sieilien. Dion Piuflien.
- Dion Nicee.
Diofcoride. Dom Aluatez, Duglofle.
E
Ghinart,
Æsnee Siluie. Erafme Steila. Efticone Bifantin, Eltitnne Pafquiers Eufcbe, Eutrope,
F
abie Pi&or. Fencftclle, Fernand Cortez. Fernand d'Ouicdes Fefte Pompeec, Flore, François Taraphe. G
afpard Contaren.
‘ Tablesdes Autheurs élleguegenceft œutre.
Cornille T'acite,
pis
Horace.
I Aques Cartier. laquesde Guife. JacqaeaMeier. Ican Annie Viterbies., ‘Lean Cociee.
: Jean Candide.
Iean Damafcene . Iean Lafcaris. ‘Jean Leon African. Jean le grand &uelque * d'Vpiale. Ieanle Maire, Tcan Verazzau. Iotnandez. Ilofephe Luif. lofepheludiens Jofle Vvilichie, Iccaique liare de laGer- manie. Tfacie fer Licophron. Iule Capitolin. Julian L'apoftat. Iuftin Hiftorien.
“uuenal. Krantz. y L A&tance. Lambert de Chafna- burg, ]
\JGafpard de Cortercal. Laurens Surie,
Giudence Merule, : George.
Gildas.
Gilles Corrofcr, Gilles Gonçal.
Laurens Valle,
Leander Bolognoys. L'hiftoire Martinienne, L'hiftoire d'Ethiopie. Loys Barthoman Bolo-
Guillaume de Neufbourg. noys.
S.Gregoire.
Gregoire Girald.
Gregoire de Toups. H
aiton Armenien, Hedor en l'hiftoire. Herodian, Herodote, Hefichie. SHicrofme. Higinie. Hippocrate,,
Hiftoire des Charles.
Homere. sde
Loys Guicciardin. Lucas Valquez, . Lucan. ts Lucian.
Lucie Marin. Luitprand.
: acchisuel, ‘LV aMacrobs,
, -Mameitin Pancegirifte,
Manilie;
: Manxthon. Marc Aureles Martial,
Le ile.
etbien. |
de laGer-
phron:. Le
at.
Cle
>nOYS. tinienne. hiopie. an Bolo-
din.
e . ‘
npisile
de Chafna-
Mashio ne. Pierre Olbsier Martin ve + Qu © Pihagore. Mathias Michon, Ph ilippe Beroald,. Maximiliä Tranfluanien, Philippe de Comnines. Merlin. hilon Juif. Mcihodie Martyr, Philoftiate. | Michel Rittie. Pindare, Miroir des hiftoires. Platine, Mirfille Lesbien. Platon, Munfte:. Plaute.. N Phornute,
Auclere. Pline.
Nicephore Poge Florentin. Nicolas Germain. Polidore Virgile Nonie Marcellin, Polibe.
Nufno de Gufman, Pomponic Læte, O Pompouie Mele, Lac legrädEnefque Poftel. d'Vpfale. Procopie. Ore Apollon, Profpet Aquiaiqe OrodocGufman. Prolomee. Orofe. Q M Ochonde Freñnghen. Quinte Gays 1 Ouide. pe js | Obert aguin. Acat. R Rodiaue Euclque,
Pape Pie, de Tollede, Paradin. rte Paul Diacre,
Paul Emile, Gatelique
Paul Joue, Sempronie, Paol Venitien. Sanxon G:ammair, Paufanie. Seneque.
Pierle, Sexte Aurele. Pietre de Sintre. Sexte Pompées Pierre Gilles. Silie un
Pierre Lombard, Sigibert,
Pierre Martis, Sigifmond.
ghiehaliquee;
k ab 7h À
4
Den,
Strabon., . Suerone Tranquille, Supplementd'Eutrope...
. Suydas,
Hecodore Gaze, Theophrafte.
. Tettblian, .
Tire Live, T rebellie, Tiitemie.
. Thucidide,
Turpin, - V
_TAdiao. Vallefride.
Vapouiel. Varron. Vafquez de Coronsdo. Vegece. Vellée partercule. Verimbert abbé,
‘Vi&or.
Vilichie:. Vincent au miroir hifto: rial. Virgile. Vinchinde. Volaterran:
* Vrolphang Lazic,
Vopifque, Vipian.
X Xi Iefuîte; cnophon,
OL PORTO 70 û
Francifei Amboyfi Parifinl,ad Fran.Bellefo+ *
teftum,Hendecafyllabi,
Ores, Belliforete, gentiimque Ritus,hifforiamque qui perennem Hoc voluminetradidifle Gallis Zure te potes ipfe gloriari, Mox Apolline,mox fauente roro Cetu Caftahidum;arque gratulante Tibi Francigenhm nu tot4, Templo Mnemofynes facram dicabis Rerum condita ab vrbe Gallicarum Perdnétam bifloriam vfque ad umbilicum. INam qu dignioreff,fauenté toto Cetn Casfalidum,at que gratulante Phaæbo,er Francigenim cohorte tnts, Ecquis digniorest [ubiremunus : Tanti ponderis, & daboriofo Templo Mnemolÿhes facram dicare Rerum condita:xb “yrbe Gallicarum:
Perduéfam Historian v{que adwmbibcum, Quam tu, Belbforefe gloriofe, : Mores,atque Statuts géntiimque, Ritus,bifforidmque qui perennem
Hbc volumine rradidiffe Gallis
dure te potes ipfe gloriarit
Muls fine tempore tempus,
ES, | e
Ir opuseximium de emnium gen 4 cium moribusà Francifco Belleforæ editum Joannis. Aurati PoëtæRegij,Ad luffum Ludouicum Turnonium ComitemRoffiliongum, |
dot + é À À
nn à ÉLEGEIA.
F C V'M contra Turnum certamina feua lé bd
À Æneas V'encris maxima curafüe.
@ Tumpia V'ulcanum votis Venus omnibus 4mbir,
É Nato ut Lemniaca Lfaëta det arma manu.
; Maternis precibus motus faber ille deorum, LATma acri praperat mex operofaviro,
| l Enfêm fatiférum duroex adamante politum,
Er clypeum mire molis é9: artis opus.
M Sic Venus Æneam calefhbus indair armis,
Ipfsm que poffent arma decere Louem.
M Nancetiam(ecce vices rerum)cæleflia ut olins
Arma parat nato Claudia ferre parens.
+ D Sed l’enus Æneæ dederat fatalia Turno,
Nunc contra Turno fida dat arma Venus. Nam mihi fi fas ef res indagare vetuftas, 1 Quamque fit antiqua nobilitate domus, ® Quis neget a Turnotraxiffevocahulagentem, Œ QuanuncTurnoniumnabilenomen haber? Æ Necminus à priféa deducit originenomen 7 Claudia Turenæ gloris magna domus. Nam Rutulus TurnusRatuls T yrrena propago. . 4 À Turenis nomen ducitur unde fun. À Sicnunc T urnohio duplex clari[äima Tuffo D INobihrasgeminotratta parente venit. Fraterat Aenez fatali eff funélus in vrbe Morte [ua,dumres Regis @7' arma gerit. XX
ET]
10. AVRATI Claudianiné mater charüviduata marito, Orbate domino fertonus omne domus. Clandiamatcrnas partes,parirérque paternas Suflinet,ingenti Feminanataanimo. … Que virtute vigens, robore pene virili, Turnonia hosfilesreppulit arce manus. Hectalimulier fortsfsi ma pectore, er olim Alrera que formé vifa fit elfe F’enus. Dignumvtpreflec aus [ua te iuftiffima curs Juste puer,bellipacis és" arte colit. Artibus ut pacis patruumfratrémauereferres, uorum mirata eFturbatogatatogas. Chironem nato,go Phœnicem,vt mater Achilli, Barrum binc,illincte V’illeminæe dedir. INücqueque,vt antiquasfactis Heroidas equet, Armärunt natos que fibiqueque [uos: Quafit ecce nouum V ulcanum Bclleforeum, Arma roget nato posteur fuo. Mulciberille nouus clypei mirabile textums Struxit, Achilleus qualis,6 Herculeus. Hofodi Herculeus celebratus carmme quondam, Notus Achilleus carmina Meœonide. Quod mihifi quaforet par huic.illène faculras, Verfibus Aurati nobilis ifleforer. Er canerem clypei miram [épremplicis artem, Aemulus vt terre fir globusille globo. V'tque [has habeat Zonas,partéfque quaternas, Étfpatinm,regio quo [ua quequépatet. His addam varias formal. ne fitéfque locorum, Cémque fais populos per loca que que locis. Addam mille modos veffisvariôfque colores, Linguarum variasin [ua verbanotas.
ELEGEÏIA, {ddam etiam mores bommumrité[que facrorum, Que gens qua vitam lege velarte colat, {ddam mille fipermiracula cæterarerum, M Cominamarcria nifuperaret opus. ednancinfta fais non [ant mibi carmina Tufe, Te quibus,aur fcutum perfequaromne tuum. MOuod tu munus ama(näqsam eff peramabile mune M Maternum)ut matrem,necminus artificem, LArrificem,quo non opus ant operofius aler M Edidir,aur quodplus vtiltate inner. DVann fi virtantus qui mulrasvidit& vrbes, Etmores hominum,dux Ithacenfiserat, Mpfumeu f'pereslicer hocinftractus V’Tyffem: D Marorem cr landem,quam tulut ille, feras. Mlle quidem mund: muleas erranitinoras, Non egit,totus qua patet orbis,iter, 4 licer Fe toium colluftres lumine mundum, Er quicquid mundus tam fatiofus habet. Sicqne vagovir cris tanto th maior V’Iyffe, Quanto pars totomaxima quequéminor.
-
ODE AV SEIGNEVR DE BELLE- forelt,par Iean Tirmoys, Nor.Argentenois.
Signant par ten induffrie, G Par tes verlles ç° labeurs, Cequ'an ment de Caffalie Laffanante compaiguie Peut prodiguer de faueurs, Tumarques d'encre fidelle M ZLesmeurs ÇQ'conditions De l'ifle que l'eau decelle, Et ok iamau la nacelle D AN'apeu faire de fullens, Car (eu où didansl'tfie.
x w
Pres durinage Æoguen,. Oubienen Brent Bithynie,ou Galatie, Pres du terreur Lycsan:,
© que tu fou en l Æfricque | E
Æu More Cafarien, Ow que frudans l'Iberique Ts dies le republique Du plus cabé | ybien: Ow demeurant en l'Europe \ Si 14 viens à raconter L: Péreneanne croppe Que le Quirinalle troppe De Cafar vie. j'urmenter: To le dis de telle grace Et le fais fi doltemenr, Que ren sndufirie efface Le nem de la prims race Qui le chantoit autrement. . eAuffi pour la recompenfe De ce rien doëte labeur, Ts Voiras qu'auec La France Le refte du monde penfe Deguerdenner [on fonveur, Et du plus ample heritage, Faifant auec Iupiter Tont denouean le partage, TH Le VorAs en ton eAge Detout iemonde heriter, Car il n'y aura contrée, Plageyruifeau nefercf, O4 ne [ot lenë «7 monfirée, Redite,aprife,ç chantée L'œuvre de Belleforef?. Tant qn'ilen refle,
CTEVR, SVR. LE DISCOFRS — del'origine, co particulieres mœurs, loix;ceremo- nies, eg: coufiumes de toutes les nations, éo*
forles confiderationsde l'histoire.
OMME vn paintre parfait, voulanteffi- A gicraunaturel, &levifage, &rout le l corps d'vn homme, fuiuantles craits,li- (9 neamens, & proportions d'iceluy, a de = couftume de drefser au craion, l’'ombra: Dge, & comme vne Idée des membres
SU principaux , \ & les difpofer en vn ac- Ÿ cord, proportionné fous parcille mefu- re,affin que neforte des reigles, & nom- bres deuz,& propres à l'excellence de fon art: & comme c'eft fon vray office,de donner tellemét les couleurs à chacun des membres, de les pofer deuëment en leurplace;les efloigner quelquefois de fa veuë , pourauecle iugement dela perfpe- &iue, voir ce qui y default, ou le trop de fon œuure.affin que -1ectelle diligence il puiffe parfaire ce qu'il a entrepris en fa fantafic:Il n'eit pas moins feans à celuy, qui d’efcritl’hiftoire de fe gouucrner auec pareil deuoir, &s'aftraindrefousles mefmes loix dela painture, voirey fault vn plusiufte craion, & fubtil pinceau, veu la delicateffe du tableau prefenté,pour dreflér vne chofe tancexcellente quela defcription de ce qui s’eft paflé entre leshommes. Maisiaçoirqueilyaÿt de agrandeuren la pourluitede cefte-cy , neantmoins ce qui ft compris auliure qui s'enfuit , & qué nous auonsfait no- recnlerepurgeant, &augmentant: entant que il ya plus que de l'hiftoire, merice aufli vne plus grande confideration: eu queles parties vnies du tout , confideré en la perfection du baftimentdu monde, faut que y foyentcontemplees.
| PREFACE. cequief cs : Auffi quand Pline dreflà fon grand œuurc de l'hiftoire du prisau 2.li, monde, oublia-ild'ycomprendre ce qui eft des dependan- de pline, cesd'vnechofetant fingulicre, & fi difficile à efplucherÿ Le nombre;la forme;mouuement, le nom d'iceluy,l'auteur,les caufes de fa fubfiftence, la beauté, la eontinuation,& durée,& cé qui eft comprisen farondeur;,eft par luy effigié autant que ilelt permisà l'homms de dire des œuures merucilleufes de celuy,duquella puiffance eftincomprchenhble,lesfaitz ad- mirables, & queautre queluy-mefme ne peut imirer,& au - Cofinagrs. quel toutes chofes fonc & fubicttes, & obciflantes. Et ainfi phie ae ous ceft amas d’hiftoiregenerale, eft compris ce qui eft de ption dm particulier, & embraflécla Cofmographie, Geographic, & monde. Corographie,& la defcription priuée de chacune nation: fur cou lequel fubiet,comme ainfi foit que s’arrefte noftre difcours,il Corngraphie n’eft hors de propos de declairerparle menu au leéteur en des lreux, quoy.confifte,& dequoy ferc & proffite cecy à l'homme, le- qe ayant{on {emblable pour obiet' de fon efprit,& miroir © fa vie, &ne pouuant voir, ny contempler cefte face que parlemoyen d'autruy, ilaeftéaufli beloing,. que par autru ilcogneuñ,& les autres, & foymelme, tout ainfi queen cel- le impreflion que on voit en la glace d’vn miroir, l'homme fe regardant,luge foudain des vices, ou defaults qui fonc en fon ls paris vifage. Or partiflans la cognoiffance de ce monde infcrieur uliers com. ŸS Patties fufditres,nous voyons les mots quoÿ que generaux prénens les fe rouler fousla fignifiance des particuliers, cariaçoirque la generaux. Cofimographieembrafle tout ce qui cft compris, & au Ciel, &enlaterre, i’entendz en celle figure ronde & vifible que nous appellons monde, fi cft-ce que fous le nom de Geogra- phie,quinecontient quela defcription delaterre, &chofes. Ces morsfés qui lauoifinent , l'autrepartie plus generale aauflifa place, propres an. Vellement quele Gcographe ofe parler,& du Ciel,&desOri- Cofimegrés ons,Zenithz, point verticaux, Oriens,Occidens,Zones,Po- phe. les, Tropiques,&cours des aftres,aufli bien que léCofmogra- _ phe; d'aurantque cela luy elt comme necellaire,& vn accel- foire fe mariant au principal de fafcience. : Eftant doncceftefcienceaindi liée que on ne peut guere
toucher l'vn point fans faire aproche de l'autre,&que leslieux |
ne fonttracez fans cognoiftre la terre, ne cefte cy fans lacon-
‘fidcration cêlefte, c’eft raifon que parlant de l'homme, de {es | STE \ . . , ‘
mœurs& façons,nous fçachions où il eff, vir,& fe maintient,
D MO 6 0,8%
ts 99 « se
iftoire du ependan- cher# Le ‘auteur,les & durée,& autant que lleufes de sfaitz ad- iter,& au- . Etainfi qui cft de zraphie, & nation: fur difcourts, il lecteur en mme, Île- ,& miroir c face que par ne que en cel- ‘hormme fe ontenfon ec inferieur
generaux çoit que la & au Ciel, ifible que c Geogra- & chofes ifa place, &desOri- Zones,Po- ofmogra- vnaccef-
eut gucre ic leslieux ns lacon-
aintient,
me,de {es
ù PREFACE. quelileft, & comme il fe comporte: ce qui ne peuteftre veu ny compris que vifitant l'affiette des Prouinces,. &places de
L fademeure. Eccelles-cy eftant fuiettesaux afpets du Cic!, :
&zles hômesreflentans quelque cas desinfluences des corps d'enhaut,il faut que las parties de ce môde fuperieursfoyenc contemplees,pour mefurer celles qui font en l’inferieur: veu ; des Juix. que le tour enfemble(ie parle du môde vniuers)n’eft que vne cité embraffanc & les dicux,& les hommes,affin que ic parle auec Ciceron, & qu'ainfi aucun ne penfe qu'il y ayt rien Qui cicers li, 2. foit feparé hors les limites de ce quiappelle môde:duquel ce de la narure mefmeauteur parle ainfi en vn autre paflage:Car il n’y a rien des dieux. que le feul monde, à qui quelque cas ne defaille, là où ceftuy cycftfait,ornc,parfait,& accôply par tout, ne luy manquant chofeaucune pour l'accôpliflemét de fes nôbres &parties:& ui le quiaefténommé Monde par les Latins, & xéouwxs parles Médrainf Grecz,à caufe de fa grand beauté,& pour la perfection de fon sppelé, artifice. Mais d’autät que ce corps de l’vniucrs a diuerfes par- cies felon les effects & caufes,foyent celles qui agifent ou cel- les qui font contenuës, nous laifierons les principales, & def- pyries de | quelles le mondeeft compoft,à fçauoir les 4. elemés & corps l'uniners co fimples,& le ciel qui eft par deflus ces corps eleméëtaires pour: me font con- voirles regiôs,& limites du monde, fçauoir l'Oriét l'Occi- fiderees, dent, Midy,& S:prentrion,lesvns defquels font arreftez,& ne bougentiamais,d'autätqu'onlesconréple commelespiuotz .. du môde,& ce font !e midy,& Seprétrio:là où les autres deux #7 4 L ; \ «1 Mondequels
rovent & font mobiles,à caufe de ce cours perpetuel du foleil fre parles degrez dc: fignes, foit en fon afcendant, oufaifant fa, .J; obi- rerrogradation. le discecy àcaufe quele {oleil ne fe leuant Le. point vn iour au mefme lieu, oùil s'eftoic leué le precedant,à raifon de fa courfeordinaire,ils’enfuit que les Oriés, & Occi- dés {ont mobiles:& eft proprementl'vn Leuät, & l'autre Po- nät dulcofté que le Soleil fcleuc,ou fe couche furl'horizon,ia- çoitque ce leuer, ou abfconcrr deceft.aftre fe faitfans nulle faure encres deux tropiques,affin qu’6 ne pee queie vucil- le confsndrél'ordre naturel dela courfe folaire, Or eft cecy propolé, comme jay dit,pout l'efgard du pointtouché ence Côplexions liure, qui eft des mœurs de chacunenation,entantqueie ne dimerfes des vucilallerfiftoiquement en befoigneque vucille côprendre pa 1 Ja generalité des hommes & animaux fous vnemefme com- + A
\ * : UT ; sXnaiffent, plexion,puis que ils fontformez d'vne mefme fubftance de la
* i
5 PREFACE. D R , térre:entant queiefcay que tour ainfi que toute terre ne por- té point routes chofes,& que les fruitz croiffent en l'vne, & nepeuuent venir en l'autre,que aufli les hommes ont des hu- meurs &inclinations en vneterre,qu ils n'autôt point en vne autte. D'où vient que ceux qui-naiflent au feptentrion font L'ame préd grands: & les Auftraux, & naïs aux regions chauldes, n'apro- | Les impref= chent de cefte grädeur,& ftature, fi ce n'eft que eftansles ter- S6s du fers res diuerfement difpolées, les corps qui y naiffent,, y reçoi- Re yent aufsi de diuerfes imprefsions? E£tcomme ainfi foit que : les affeétions de l'ame font fouuent difpofées felon ce qui eft de naturel du corps, & du fensexterieur,aufsi voit on queles hommes {el6 l’afsiette des lieux ont ou plus,ou moins de rai. | fon & intelligence,ie parle felon l'hôme,& füuiuant l'expe- | rien.e quinous en fait voir la chofe en fon effet:entent que ! tant plus vn pais eft grofier en la commune refpiration de k Sel l'influ-Yair qui le fuftente , auffiles hommes y fontloutds,pefans,& } enceleshm oroffiers comme ils font fubrils, & de gentilefprit,où l’aireft | pr tr ferain,attrempé,& fubtil. On les voit chaults,coleres, prôpts * ànoifer,felo que larcligion eft efchauffée du{oleil,& queles | aîtres ainfi complexionnezles guident, comme ils font tar- | difs,lents,& paifibles, où cefte ardeur n'eft point fi vehemen- | te: & faut confefler queles Climats ont des proprictez qui ncfe communiquent à tous, & que chacune rerrea des hu- | meurs ez hommes quiluy font particulieres,aux vns l’incon- ftance maiftrifant, aux autres la ftupidité,& fotrife,ceux-cy eftants opiniaftres, les autres dociles, les vnsreligieux, &les autres ne fe foucians de fainteté quelconque.le ne veux don- nercecy aux aftres, ny àla terre, mais de l'imputer tout à la malice des hommes,encore n'y voy -ie trop deraifon, voyant Pinclination des peuples de chacune Prouincè.
Ie fçay que le faige commande fur lesaftres, & quel’home mecftenla maindefon confeil, &que fi on l’aftraignoit fous la neceflité d'vncinfluence, ceferoitluy donner excufe |
swmaies © fa mefchanceté: mais ce n'cft ainf queieparle, car ie n'i- à naturelle BNOTE PAS QUE En CE qui cfide I action vertueufc,ou corrôpue} fn lit c'eft l'efprit del'homme qui y befoigne, & iaçoir qu'il y aye corrigée par des inclinations naturelles, fifault-il queobeiflant a Dieu, &| lu lyde fe formantfelonlaraifon, qu'il corrige ces vices reffourçans Diem de la corruptiô de noftre nature: maisie dis qu'ilya des pros prictez,foyent elles tendans à la vertu,ous'efcoulans apres 1e
te ne por- nl'vune,& nt des hu- int en vne itrion font s, n'apro- ans les ter- t,y reçoi- fi foit que n ce qui eft “on queles
ins de rai- | ant l’expc- À ententque À piration de
[s,pefans,&e
,oùl’aireft |
res, propts 1,& queles
ils font tar- |
vchemen- prictez qui cades hu-
sl'incon- fe,ceux-cy cux, &les veux don- r tout à la on, voyant
que l’'home aftraignoit ner excule
carieni- u corrôpue
qu'il y ayce|
a Dieu, & effourçans y a des pro
ans apres Îe
=
Donne ‘’PREFACE. vice; en chafcune nation, quifemblent naïftre, croiftre, & {e nourrir en elles,& aufquelles, fans vn long eftude & pour- uoyance difficillemenr peut on obuier, iaçoit qu'il n'ya rien fi bien planté quelelong vfage de bien enfeigner,& l'exer- cice de la vertu nc defracinent de fa premiere place. l. Comme donc enceft œunre nous ayons pourfuiuy la di- uerfité des mœurs des hommes en chacune nation, nefault trouuer mauuais fi te dis aufli qu'ilfaut qu'il y ayt quelque autre caufe,que la fcule affection del'homme,qui occafionne ze Chrefiè cefte varicté:& fans entrer en vn Laberinthe de doubtes, 1e doi faire Chreftien, qui doit faire proffit detoutes chofes, confidere. prffit de ra que cecy neluy eft propofé que pour y'contempleriles faitz “#4 merucilleux du tout puiflant,qui s’eft rendu admirable en la varieté. des chofes mefmesfemblables: & qu'eit-ce au mon- de,qu'i plus aye de raport, & reflemblance del'homme, que z'hômedi® l'homme mefme? & toutesfois c'eft l'homme qui eft tout di- [emblable iers à l'homme,mais pluftoft contraire,& diflemblable à foy- à fo m/- mefme:la varicté de la figure,venät de fon auteur,maisla dif. " fimilitude des mœurs, ayant fource de fa propre corruprion: s'il ya des inftinétz naturelz, qui l'inclinent à quelque cas,en- core n’eft la nature fi imparfaite, qu’elle les aye nirez à cecy pour leur degaft,fi d’eux-mefmesils ne rendent à leur ruine, En fomme contemplant tout ceci, ilfemble que la force de Ja nature excede toutesfois,& que la maiefté foit doubteufe, a qui la confiderera en fes parties, fans auoir efgard à la vigueur vaiuerfelle de cefte mere commune de toutes chofes, & la pies ropnes contemplation de laquelle eft le miroir auquel, & par lequel é effects de homme tafche de comprendre ce qui eft de Dieu,qui inui- lanature.
Mfible,& incomprehenfble,fc fait cognoiftre, & fe communi- K”-1.
que à nouspar ce qui eft vifible, & que le fens humain peut attaindre,& embrafler, Quand doncle Chreftienlities abo- minations des peuples eftranges,le degaft du meilleur qui foit n eux, la paillardife de leurs ames,la fouillure de leurs corps, »., ft de eur cruauté, vilennie, iniuftice, fottife, ignorance, & faulte y "féence de raifon:nc doit-il pas le mercier, & s'humilier fous fa main desmæurs puiflante, &recognoffance des biens & faueurs qu'il en a des narionse eceu, d'eftre contraircautantencœi & affection à ces bare bares, comme 1ly a dereffemblanec en leurs corps, & figure xterieure,& comme ilz font guidez treftous d’vn fens com- mun,& refpirent vnair pareil& viuent fous la loy d'vne fem | k ii]
; DAME di 0 D 2 à où -ONSPA blable vic?Et fe fouuenantque iadis ilfutrel,8& que fa viercf. d fencoic l'impurité del'idolatrie & aueuglement de ceux cy, D n'a ilpas vnbeau,&iufte moyen delouer celuy;quilaretiré à E d’vn tel bourbier, de magnificr fon excellence, recognoiftre | le.bien-fait, &leprier pour ceux qu'il voit encorcplongez £ Fà au danger,les precipicant dedans l'abifme de la mort cccrnel- ë le? Quandillyrles mœurs,police, & façons des vie(affin que h j'aille fufqu'au coing del'Orienc) des Cataïens, & Tartares | __ tenansles païs des Ceres, de Cambalu, Quinfay,& autres ver- à Imperfetiôs res fubietres au Cam de Tartarie, & voit la Barbarie naturel- dela viede je de ce peuple, la tyrannie defon Roy;iniuftice desofficiers à Tarte d'iceluy, peu de charité du vulgaire, cruauté des vns enuers À lesautres, &inhofpitalité à l'endroit de l'eftranger l'inciui- | lité vers chafcun,& l'impieréen ce qui cft delareligion, com À meilsfe font fouftraits & retirez de l'obciffance telle quelle 4 -qu'ils fafoyent a Peuangile,pour embraffer la loy d'vnimpo- à fleur, & peruers heretique,& d’autres pour fe reflouilleren l’a- * bomination des idoles:que dira il,finon que fe dreffer à Dieu M auecpricre, qu'il luy plaife tellement ice conduire,que dene À | jamais fe foruoyer de {a foy, & n'imiter la peruerfité de ceux- À cy;pour laiffer lebon chemin, & fuiure les affe@ionsfansiu- | HE ftice.Quandil lyra la ciuilité des Perfes, l'éftat ancien de leur | Police des republique,la grandeur de leur Empire, la gloire des Monar- en ques fortis de celle braue nation , commeils furent aneantis nl cin.. parle Gicc,domptez du Romain,& en fin afluicttis par le Ma | pedie. ‘ homctifte : cefte hiftoire luy fera admirer les ingemens de FA Dieu,& recognoiftre la certitude de fa fainéte parolle. Tout Fu sn # nf qu'en iy"ant, l'effeminatiô Aflyrienne,les desbord con- Le du ge. fufion des Babyloniensenleur vie,l'infoléce des Parthes,(ot- } nant, te defloyauté des Armeniens,beftiale manicre desHirca- niens,charmes & enforcelemens des Batriens, cruauté & ri- gueur des Iberes,& Albaniens,execrables facrifices des Tau:! riques,& Colchiens,obfination luïfue, peruerfité des Ifraë-\ obfinaris fes lefquels iaçoit que iouïflent du priuilege des enfans à er ingrari. Iegitimes en la vigne du tout puiflant, {ecoüans toutesfois} rude A le 1oug d'obéiffauce, & ne voulans recognoiftre le {eigaeur| Zuifr, de gloire, & le vray heritier du royaume ont efté chaflez iu.ll ftement de l'hericage. L'hiftoire des enfans de loy fera cellel qui nous fera pen{er que nous n'eftans que des fauuageons,& regetrons non naturelz de l'arbre de vie ,auons neantmoins receu cefte faucur du grand, & etcrnel pere de famille, quo
fa viercf- } CEUX CYÿ» | ilaretiré À ognoiftre | cplongez | rrecerncl- (affin que ! cTartares |
. _? . é M ricé,& s'apuic fur la feule gloire defoneletion,fans adi autrester- | P 8 fans adioufter
ie naturel-
csofficiers } vns Enuects ! er,l'inciui- À ie Jausllé k aftres auxGrecz,la philofophic en toutes Prouinces,qui mon d'ynimpo- } illerenl'a- À fferà Dieu e,que dene |
té de ccux- !
onsfansiu- ien de leur
des Monar- ntaneantis | is par le Ma emens de rolle. Tout sbord con- arthes,{ot-} e desHirca-! ruaut6 & ti- es des Tau:\ té des Ifraë-\ des enfansi s toutesfois | le feiguneur| chaflez iu-# by fera celle} uageons,& ncantmoins amille, que
Mormillent les fages, & hommes puifsans pour dompterles
dez auffi coft que le feu des perfecuions des Idolatres fut af-
us . PK E F AQC'E.
d'eftieentez,vnys, & incorporez en l'oliuier,rout dinfi que fi kom.rr: nous en eftiôs les rameaux naturelz,&legitimes. Mais quoy? Get iv- Je fage Chreftien, fe fouuiendra aufli de ce quel'Apoñtre di, ” adiuts 27 que fi Dieun'a point pardonné à celuy qui n’eftoitny eftran- Er 50 ger;,ny fauuage lors qui s’efgara de fon deuoir, &difconti- des If nua de porcer fruic en {a faifon, qu'il n’vfera pas de moindre $ iuftice à celuy quieft enté;s'il fe deuove du chemin dela ve-
à la vocation les effc&tz a quoy la loy, & le nom de Chreftien
B'obligenc.C'eft pourquoy en la pourfuite des mœurs des na- rpphiens
tions vous voyez l'Egyptien fauorife, dez le commencement fosr:fenr dela cognoiflance des lettres fur routes les nations du mon- #46 /ça-
detles Hebrieux exceptez)cftre celuy, quiapréd le cours des #72 E# ebe.ti.de La
preparat.E . HAñg2.Q7
montres de la terre, en fin cefutl'Egyptien qui à veu l'Eglife ce fut Her-
hreftienne Aorir en toute fainteté, doétrine, grand fçauoir clefilr d'o: & ennombrcinfiny d'hommes,qui feruoyent iadis de miroir /" cout le moride: & ce fut l'Egyptien, affin quela gloire ne oittouteaux grandes villes & fameufes citez, qui veitiadis es defertz de {on païs eftrela retrairte, & domicile des faints ue confefseurs de la verité de noftre foy , qui y ont vefcu,com- es se me vn bon depoft pour puisapresferuirenl'Eglife, contre fanss hom- Jes afsaults des heretiques luy faifans obftinement la guerre, 165.70: l'hiffoire Ec= clefialique.
ftre la police, & les loix al’Afie, Afrique,& Europe,ë& duquel
oupy,& la rage des cyrans fuccefseurs de Diocletian arcan- ie. Etroutesfois l'hiftoire des mœurs des natious vous fait out'aufli roft voir ce peuple abaftardy,fa gloire mife à bas,& uy ptiué encor du meilleur qu'il euta fçauoir de celle do&ri e qui l’honoroit par tout,& rédoic heureufe fa prouince. Et ncor ce difcours vous fait cognoiftre, lyfans les mœurs des Africains leur infidelité pafsee,la foy qui de puis y a floury,le _#frique rand nombre deMartyrs , & glorieux tefmoings du nom de Jiege de l'E- ) ieu,lefquels par leur confefion,& tefmoignage ont hono- ghufe an ca é ce pays More, & Bazané,& fait de gräds feruices au pafteur °°: le tout le troupeau ,& à fa fainte Bergerie : maistournant le
cillet,ces mœurs s'empirans,alterans & {e changeaus, Dieu! qu'elle pitié? LeChreftié ne voit pl° que brutalité, & abc ftifse- M ét d'efprit en ceux,qui eftoiët fi gétilz,& fpirituels, aneatif- Asp *:5à emét deforce en ceux, quiauoyent tenu tefte filog téps à la fenr. vs
PREFACE. a s. Gprian fureur,& bonheur de l'Empire flouriflant de Rome, impicté | bnelafy enla nation quiiadisembrafloic fi affeétionnément le Chri- | des Cartha: fijanifme,que S.Ciprian en plufeurs lieux de fes efcrits, ne }E &% peut celer le loz:des Carthaginois en ce qui eft du zele de Ja 1 -… parolle diuine, & de l'obferuation de ce qui eft ordonné par l'inftitution & denoftreicigneur lefus Chrift,& de fes faintz Apoftrés:quoi plus?vous voiez que l'Afrique monftrueufe en! Animaux , -eft deuenué plus farouclic en la façon de Vie des ll hommes,que les Lions, Onces,‘Jurs,& Tigres qui repairent| par fes folitudes. Tout ceci aprendle Chreftien par l’hiftaire des mœurs,affin de louer Dieu,& le craindre, & faire fi bien, que Dieu neluiofte ce, dequoi iadis l'Afrique à eu autant de À largeffe qui pourroiét auoir, ny l'Iralie,ny la Fräce. Mais, pieu tout puiffant/quand vous lifez quelle fut la Grece dez le cô- MF mencement,qui eft l’homme qui ne s’eftône voiant les folies de vn peupleeftimé fi fage,& qui a cité rénommé pour le plus | ciuil, couttois, & moins barbare detoutle monde? Neant-! Le[eul Chre moinsle Chreftien, qui ne mefure pas l'hiftoire à l'aune dela! Jien à inge- folie des hommes, & ne contemple la perfection de noftre! Fe en lhi vie s’arrefter fur ce qui femble fimplement auoir quelque for! ‘Me. me,& figure depolice,& de vertu,cognoit dequoy luy fert le iugement en l'hiftoire, voïant que Dieu ofte le fens aux plus fages,& reprouue le confeil des fçauans: lefquelz l’ayans co-| gneu, nel’ont toutesfoisrecogneu comme Dieu.ainss'eua- nouïiflans en leurs penfées ont mefuré la force du tout puif- | fant {ouz l'imbecillité du fot iugement del'homme. Lifez ce fre que Clement Alexandrin,faint, & excellent perfonnage de à is »,. l'Eglifc primitiue dit des Grecz , commeil fe moque de leur raifon aux ottifc,& abomination en l'adoratiô de leurs faux dicux,quel- les impictez il leur. mer en auant de ce qu’on commettoi aux plusfecrets mifteres de leurs ceremonies:& vous cognoi. Îtrez que tout ainfi queles Greczonteltéles plus {çauans en Gr, les la fcience de cefiecle,aufli oncilz ele les plus corrompuz.enl plus dore Veur Vic,& les plus efgarezen l'opinion.& plus tardifs à rece- PT d'entre UOIT la verité,&c des premicrs qui {fc {ont fouruoyez del’y ni! des hommes, de l'Eglife. Et lifant l'hiftoire,& mœurs des Grecz, iaçoir que plufieurs hommes nousyfoient paintz fort exccllens en {ça: uoir,& remarquables en la purixé de leur vic:felt-ce que vo y aprenez à quelle mifere elt conduit l’homme qui prefume trop de foy,& feglorific:de ce. qu'ila fans regarder qui eft ce } 3 JTE > NIISS I 9301
y Gentil *à
210198 13:du;
_
, impiete | it le Chri-! crits ; nc! 1zcle de la donné par
c fes faintz ftrueufe en de Vie des! irepairent| at l’hiftaire ire fi bien, Ë u autant dec!
,Mais,pieu °#
dez le co- nt les folies pour le plusf de? Neant- l'aune dela} n de noftre! quelque for! oy luy {ert le ens aux plus
£ layans co-| u,ainss'eua- u tout puif- e. Lifezce fonnage de pque de leur dieux,quel- commettoit ous cognoi- s{çauans en rrompuz en rdifs à rece:
k-ce que vo
qui eftce 10125 3% lu,
ez de l’vnio! , iaçoit que! lens en {ça
qui prefume
cities: ne ès EF AC E, : q f luyiquiluy enifaic Gliberale largeffe : Car vous voyez queen. 1°” tre tousiles hommes:les feuls Grecs ont cop “a ci- Earth
L coyens qui ont ofé nyer ladiuinite, & l'efireabfolument de _srhée,
qe Dieu , & de l'opinion defquels font fortis cous les À- #5 Laerce: ciftesqui iamäis ont efté depuis au monde : Entendez aufli ©” Clement que de celle grande vniuerfité , & fameufc efcole d'Athenes Ælexädrit
À fontfortis les pourceaux Âriftippe ,& Epicure, lefquelz anr
apris la volupté aux hommes , &lesontdreflez,& conduictz Avance vie plus digne d'vne befte, que d'homme ayant quelque ‘vfage deraifon. La republique d'Athenes, la police des Lace-
demoniens,la force Maccdonienne, la barbarie des Thraciés,
la fuperbe Thebaine , lafuperftition des Candiots , la vaillan- ce des Rhodiots ,l'effemination des Chipriots, &cen general la gloire Grecque font cognoiftre au Chreftien quel fonde- Divers mentil ya en cequieft del'heur mondain, puis que tous ces plesen bre peuples font à prefent les efclaues dela plus vile, & infame nation de l’'vniuers: & de celle qui iadis eftät fans aucun nom | fait tremblerà prefent prefque toute la terre au feul fouuenir de fes conqueftes. Or queleftonnement faifift noftre cueur voyans par lhifoirele commencement du peuple Turquetf- que fortir d'vnrecoing des Scyches, courir le Leuät, dompter les pluspuiffans de l’Afie, &en fin venir fe ruer fur les Chre- ftiens , & aneantir la force , & gloire de tout vn Empire ? maïs quedis-ie d'vn Empire, mais bien de plufieurs: entant que le Grec fuperbe auccla cité triomphane baftice par Conftantin le grand ,l’Afiatique fe penfant indomptable pour comman- der furla mer Maiour, & auoir autorité fur l’eftat de Trape- zonde , le fort Egiptien ,ne craignant rien de malheureux ayant la troupe cftroyable des Circaffiens Mamelus, & (ouz cbr fon obeiffance l'Egipte,ludée, Mefopotamie, Aflyrie, Arte ne ge . à nie, & quelque coing de l'Arabie :ces trois dif-ic, ontpañlé su 6 ous le couteau trenchant de ce Barbare, jui maintenant fe | joie à plaifir par les riches Prouinces de l'Europe. Eft-ce peu de casque vn feulliure te face Voircomme vn peuple idola- re, la{cif, voleur, pauure, & banny de fon pays, eft contrainét (pourauoir part'en la terre d’vn vfurpateur, ) dereccuoir vne oy incogneue, & embrafler vne nouuelle opinion, & reco- zerurecn pnoiftre out chef, legiflateur, & prophete le plusabomina- sant dere- ple,mefchär, & corrompu detous les hommes. Étneantmoins «#%/eMa rous voyezl ifanc qui & quelzfurent les Turcs, quelles leurs Fri XX
Quelles M6
pie .PREFACE . & F ‘7 mœursleurgloire;êauancemenr, vouscrouuèrez quele Ma- [à : hometä les receuant:pourcompaignons;heurdbnalieu pour x {e retirer, les inftruifant en l’Alcorä du faux prophete Maho- !& 4 meth,a par mefme moïen aneanti la gloire de fes propres rois, LE 2 & abatu l'eftat & famille des fuccefleurs de l'Ifmaélire, 8: A- à v
E
d
Dur À
rabefeducteur, & chaflez les Chreftiens des fiegesanciensjef. | quels les fainéts Apoftresont prefidé, & ou premierementilz # planterent les fondemens de l'eglife denoftreSeigneur ,:à à fçauoir de l'Afie, Paleftine,egypte, & depuis de l'émpirepref- } que de toute La Grece.rtferez vous fans rien aprendre, hfant quelle fut iadis la vie des Schychesles plusrudes,cruels,& fan ! guinaires hommes de tousles anciens? & ncantmoins qu'ilz !à ayent cftc telz, fivous donnent ilz vn en{cignement digne à d'eftre fuiuy,&vneloy parleurs façons de faire de nereceuoir fi scithesre. aucune religion qui foit contraire à celle de vozperes & pre- } ertans to. deceflcurs:enrant qu’ils n’ont point pardonne à leur Roy pro-| te ceremomie brefe fouillant en leffemination impudique des Baccanales grange. à Ja mode des Grecs, ains l'occirent cruellemént, iaçoitque | deleur naturel ilsadmirafsent, reucrafsent, & feifsent hôneur$ à leurs roysautant ou plusque nations dela terre, Quels ont eftéles Goths finon vne troupe cfgarée;fansloy, nyreligion que dercftable, & toucepleine defang,pilleries,faccagemens, | Quels & ruines de toutesles Prouinces.où ils ontfairentrecSi eft| que enfag- ce pourtant que l'hiftoire vousremarquela main de Dicuren ne Lhifoire cefte nationfifarouche, & l'effort du toutpuifsant en adou- des Gaihs Cifantleur! Roy fans pitié, lorsque entrant dedans Rome, a- uec deliberation de tout ruiner,& routesfois,changeanc d’ad-l uis lors que la cité fut prife, lesfaintslieux furent exemptez de lafureur du Barbare , & Iles perfonnes facrées au feruice de Dieurefpeétées par celuy que on eftimoiteftre fans aucu ne crainte, nyreugrence dela diuinité, ny des chofes àicelte
dedices. | Quelle merucille plus merueilleufefe prefente: én l'hi. ftoire que celle originede Rome, qui d'vn petit amas de pa feurs a efté fairele chef de tout le monde? Qui eut dit que les fuccefleurs de Romule naïs pauurement, nourris comm au village, inftruits parmy ] e (ang, les vols,rauiflemens;8e in iures faites à chacun, deu lent donnerloÿyäceux quilesdel uançoyent,& enancienneté , grandeur,& fagefle,& qui : uoyent cfté les plus puiflans de tour l'vniucrs iCecy n'eft rien
Q
queke Ma- alieu pour | ete Maho- ! ropres rois, | lice, & À- anciensicf. | erementilz À cigneur , à mpirepref- dre, lifant rucls,8c: fan ! hoins qu'ilz | mentdigne | nereccuoir | peres & pre- |] ut Roy pro-# s Baccanales ! , 1açoit que | sent hôneuri . Quelsont _nyrcligion ccagemens, | nercc?Si cft-| de Dicuen ant en adou- ns Rome, a- gcant d'ad- t EXemptez s au fcruice! rcfans aucu- ofes àicelle
ente èn l'hi- amas de pa i cuft dit que urtis comic mens;Be in quiles de{ effe,& qui : cyn'eftricnk
PREFACE... auprisdecciquelè Grheftien yregarde deplus grand à {ça uoir la puiffançede Dicu, fa prouidence,bonté,mi Oricorde. Crvfdirée &ineffableiuftice,. qui domptantiles tyrans, abaflant l'or. ‘199 e l'his. gucil,& prefomption des Princes quiluy faifoyent la guerre, foire des. vainquantlafurie des infidelles feäs {ur lethrofne de ce grand ré it Empire, à nourry.parmy les glaiues, au milieu des fammes dedans lobfcurté desprifons, furles gibets, geines, tortures, croix;& roûes, lesfemences viues de fon Eglife, plantant a- uecltfang le fondement{olide de l'Eglife Apoftolique, Ca- sjnreré tholiq,S Romaine, en laquelle n’apparutonc tache,ny (ouil- integrréde lure, &ne futiamaisreceuant aucune ride, ny mauuaïife im- fege de l'E. preflion, ré delaquellela foy, à efté cogneué & publiée par gl/è Rom, tout lemonde, come eftant appuyée fur la pierre viue,& fou- fténue dela main toute puiflante deceluy quiadit, queles portes d'enfer ue pourront rien contre cefte cité de Dieu, quoy que elle foit affaillie de pluficurs:& que nuls Aots agite. onttellement la nacelle où Iefuchrift cientle gouuernail, & fes fainvs y font les Pilottes,que iamais elle puifle fouffrir nau - frage.Ce {ont Chreftien, ce font les prouffits de cefte hiftoite des mœurs desnations, c'eit l'auancement que tu yreçoig ncefçauoir, aprenant que la beftife, fimplicicé, & rudef. e d'vn nombre de pauures hommes fi petit, que la multitude miracledy pouuoitles accabler, fi pauurc que les richefles luy manquät, cômencemés il n'auoit dequoy faire parade, & furquoy fe fonder, que la # Chre- roix:feruant de moquerie, &rifée aux Gentilz, & de ch af". erin, &fcandalcàlanation des Hebrieux: que ceftefim- licité,dis-ie,cft celle qui à caffé la refte du ferpent , dompté Ja fureur destyrans les plus farouches , abatule faux fer uices des Dicux, aneanty ldolarie,haucé l'humilité iufqu’aus ciel, & plongé l'orgueil iufque aux plus profonds abifmes de en-
Mers: C'eft celle quiacontraintz les fages a recognoiftre eur
olie, &lesgrandza s'abbaifler {ouzlamain puiflance de Dieu, & induitz les peuples à recognoiltre celuy qui don- cl'heur & grandeur,& qui chaftic,abaifle, & ancantift ceux quiofentluy fairerefiftence.
Je ne puisprefque, m'arrefter en fi beau chemin ,voyane quelaife, -contentement, & plailirle Crheftien alyfant, non esfables,mais l’âtiquité des nations,& peuples plus cogneuz delaterre ,& la defcouuerte de ce qu’on ne fçauoit point adis, lesmœursdes Barbaresles plus farouches que iamais
*K i) |
. PREFACE. à parité de, V'hiftoire des anciens nous ayecracez,& les diuerfitez des ma- L'hiffaire des nicres telles & figrandes, que fila narratiô en eftoit faicé par pais duiow- quelque ce foit des hiltoriens du temps iadis, onla iendroit merde ns pour fabuieufe : ce queon n’ofc poincfaire, veu que l'œil cft Jre temps. ]erefmoing de ce quela plume met en auant: Car outre ce Dolls r' que les anciens ne penfoyent pointiadis que outre les colon- | me contem. NES de Hercule ÿ cut autre cas que vneinfinie eftendué dè L pleX par les l’'Ocean, & que la terre euft là fon limite > encore auoyent 1lz amaess. opinion à fouslaligne Equinoétiale n'y cuft aucunc habita- tion d'hommes, & que les Poles ne pounoyent fouffrir que hômeles aprochaft pour y faire demeute. Etrouresfois l'ex- perience à fait voir du contraire & cognoiftre que tout ainfi que c’eft contre la foy des anciés que ces pays foyent habita- bles,queles peuples auffi y font d'vnefaçon de vie toute di- ucrfe au refte deshommes qui habitent ez autres parties delaterre. Et queil foitainfi, où trouuez vous vne fi defnatu- réé facon de mœurs ez Scythes, ny Hircaniens , que celle des } Ares Caribes & Canibales, lefquels vont tout. ainfià la chafse des ui ns hommes,que les autres nations pourfuyuentles beftes,& fau- L peuple Pagine pour leur viure? Onlyt bié que quelque Scythes im- eff Antn- moloyentleseftrangers, qui par cas pafsoyent par leur terre: pophage. mais de voirfept ou huitcenslieuës depaysoule peuple fe nourrift de chair humaine, & n'offrift autre cas aux idoles, que cœurs humains,iamais cela n'eftoit venu à la cognoifsan- cedelantiquité: &toutesfois vous verrezen celiure, felon que nous auons recucilly des memoires de ceux qui ont vifi- té lespays Occidentaux , que désle feprenrrion iufque aux terres Auftrales, cefte brutalité a lieu, & les hommes fe gou- uernent aucc parcillc courtoifie, fiquelss Floridiens,les Me- xicans, Canibales, ceux du Peru, Colao, Place, & l’Ameri- que, ou mangent les hommes, oules facrifienecruellement - aux Idoles.Ce nefontpointchofes qui n’aduiendrenciamais, que ces facrifices, veu que iadis n'y aeu nationtant courtoife fut elle, qui ne foittombée en faute femblable, entantquele Peuples qui Romain facrifioit l’homme à Saturne, le Gauloys à Mercure, isdisont im les Lufitaniens à Pluton, & ceux quiauoyentgouftélæperfc- mole des hé tion de la loy Mofaïque, s’oublioyent encoriufqu’à laïque! mesauxl- depafser parle feuleurs enfans , &lesconfacrer àMoloch, doles. inf quenousen’fontfoylesliures delaBible. Silon vouloit aller rechercher des haultsintelletz,.: & pointz
î PREFACE,
zdesma- dela philofophie: és facrifices,adorations, & opinion de ce
faicé par M peuple ;ie me fais fort, qu'on y trouueroit aufli bien dequoy tiendroit 1 ybaftir des incerpretations des fables que Macrobe, Fulgen- . ;; clœilcft 1 ce, Phürnut,& Hefichie en ont fongé fur la folleinuenuion fr 2h sg routre cé | des dieux adorezpar l'antiquité. Car qui verra les vns adorer pes ayét les colon- l'eau, ne faillira de dire que c'eft vn trait de la nature: eftimanc raperré à le enduë dé ME ces peuples croire que l'eau foitle principe, & fource origi- ####re leur uoyentilz DS naire de toutes chofes: & en ceux qui honorent le feu la rai- idelarrie. nehabita- Mon ny perdra aufli fa place, non plus que ceux qui reucrent
uffrir que Mlefoleil comme vn des principaux auteurs de la generation
fois l'ex- des chofes qui onteftcfur la terre. Mais (comme ï’ay dit)
tout ainft nous ne voulons point cabaliferce qui eft fait fans raifon, & nthabita- où la feule enuie ,& malice de Sachaneft ceile, qui attire, &
etoutedi- EBrauift les hommes à cefte peruerfite : & leur fait pis faire,quäd res parties ils l'adorent luy mefme fous la figure la plus efroyable , hi- fi defnatu- Mdeufe & detcftable que homme fçauroit imaginer, ainfi que
e celle des Mlyrez, & en Calicuth; &.en la defcription des mœurs de Me.
chafse des Æxique. Auñfi quelle raifon fçauroit on donner de la façon de
ftes,& fau- faire des Guincens, qui n'ont Dieu ,que celuy que tous les
cythesim- matins fortuitemencils fimaginent , ny diuinité que la chofe sathä adoré
leur terre: la premicré , qui fe leur reprefente le matin fortans de leurs fe“: figures peuple fe Moges:& où le Dieu eft de pire côdition que celuy qui l'adore, müfireunjen,
aux idoles, Mer de moindre durée que celuy , qui luy fait honneur , entanc in quel
queauiourd’huy, il luy fera la reuerence, & demain ille man- vera, le brifera ,oule gettera dans quelque ptofonde riuiere, d'autant que les grenoilles, ferpens , oifcaux & beftes offertes fortuirement{ont les dieux iournaliers de ce peuple. C'eft donctout cecy quicft confideré en cefte hiftoire , en ns,les Me- Baquelle ie protefte de ne rien diredu mien,ny des {onges sorte idoles &e l'Ameri- M'vn fimple raport, ains auec l'authorire, & tefmoignage de srie des Gui ruellement Buteurs de tellemarque, qu'à grand peine ya ilhôme de fain éme. enciamais, Mugement qui o{c ies defmentir ,ny appeller de leur fentence, t courtoife Mn la recherche, & leéture defquels ray trauaillé aucc telle tancque leBiligence , que ic n’ay point pœur qu'on m'accufe d'alleguer à Mercurc, aux , où P'il y a faulte de quelquechapitre, fim'afleure-ie que {télaperfc-auteur ny eftfraudé ; & que c'eft de celuy que i'allegue que fqu'à laïque h fenrence à cfté ciree. Aurefte lelcéteur {e peut de tant fier :àMoloch, ln mon trauail, que ray tafché à mon pofsible dele releuer le peine fur ce qui toucheia recherche de l'origine des peu- les de: chafcune Prouince, entant qu'on en peutrecueillir | | *x ii
ognoifsan- urc, fclon ui ont vifi- iufque aux esfe gou-
2, Sc pOANtZ
PREFACE. | ne desliutes dés antiéns + que fi par toutie n’ay vfé de pareil dé. uoir,qu'il-*cufé mon defaul en ce qui eft delarichefse pour
“auoirles lits fares :,° & nécefsdires à pourfuicedetellecon. | fequéce:touresfois,pour le peu de pouuoirquei'ay, & ayant efgard aux moyens d'yn quin'areuenu que {on trauail,& in- D,
:‘duftrie, fans fupport dn Prince, : grand prelar, ny'puifsans (ei- Re
gneur;fiofe-ic dire que plufieurs, quionceules grandes pen- ti6s:n'ont donnéencore attainte, figaillarde à vne celle preu- | uc de leur fçauoir,que i'ay fairiey de mon trauail à rechercher les bons liures , aymant mieux rocognoiftre ce queieprens d'autruy , & me confefser leredeuable deshommes does, | que non cftre eftiméfiimpudentlarron, & arrogantv{urpa, teur du nom d'autruy qu’à la fin auccmahonte,. ie me veifse defpouïllé aucc ceft orgucil,commevne Carneille.d'sfope, | de toute ma gloire palste . En fomme, bien que ceft œuure femble porter la face d'vne Geographie, & que nousy ayons obferué la plus part de ce qui eft requis en cefte confidera- tion, fieft-ceque pourle prefent ie ne feray la preface con. tenant les aduertifsemens propres à cecy fur ce quicft du À monde, & parties d'iceluy, quoy qu'au comimencement on diroir queie vucille pourfuiure celte entreprife: mais ma pre- tentetendoitailleur , ainfiqu'auez peu veoirfurles doubres dela vatieté des mœurs des hommes delaquelle encorie me fuis pafsé afsez legerement pour auoir affaire auec des Chreftiens quifont modeftement curieux, & curieufement
-modeftes furlesenqueltes desfecretz, & de Dieu, &dela nature. Aufli ne preten-ie rien faire qui ne redonde à la gloi- re de celuy, qui eft l'auteur do'ma vie,conferuateur de ce que ic fuis,& le falut de m6 ame, & qui ne {erue au {eruice de fon
_‘eglife,delaquelle ie fuis l'enfant tref-humble, & au contente.
”mentde ceux de manation,aufquelzil a filong tempsque ic tafche de complaireau pris de ma fanté, 8: fansme foucier des frais que ie puis faircen m'employant detelle forte , &
ans aucun relafche. stquelplus grand bien me peut-il ad- üenir que de glorifier mon Dieu en fon Eglife,de féruir mon
Roy,cn gratifiantà fa noblefse ,de laquelle ic mefçayeltrele
‘bien voulu &fuporté, & d'etre celuy. que chafcun loie pour eftre toufioutsen action, & non iamais oifif,pour l'ornement
“de fon nom, & feruice de la republique de France? A vous
-doné-François,eft-ce queic confacre mes trauaux;,iaçoit que
PREFACE.
aucuns feigneurs foyent efleuz pour eftre les tureurs de la mi- hefse pour D Grité de mes efcritz, l'enfance defquelzf'eft iouée fur des fub ecellecon- Dies afez folaftres, mais d'icy en auant ils vous ofent promct- ps SE ayant ere micux: & ayanc-vifité Boëfme, traduit ce quiy cftoità auail,&in- D dure, & retrenché les fupcrfluitez ,nousy auons aufi fait uifsant (ei: D LA tel accroift, que ce n'eft plus luy qui parle , ains Bellefo- andes pen- | reft,qui à parfair ce que ce bon homme n’auoir que feulement celle preu- ME rionné : me faifant fort, que fi Dieu me fai la grace de vi- rechercher DE. guere longuement, ie vous donneray l'entier accomplif- UC IC PERS ciment de ce qui pourroit manquer en ceft œuure.
mes does, D Pour à quoy paruenir ie vous prie demayder, & par voz
antvlurpar M icres à noftre Dieu, fans lequel nous n'auons moyen de rien
Ie me veilse ny faire ny promettre , & par voz moyens, & aducrtiflemens,
lled'efope, fin quela peine d’vnfoitilluftree, & foulagee auec la chari-
celt œuure Me de plufieurs amoureux de leuppaïs , & les vrays noutriflons
ousy ayons MdcjaFrance. À Dieu. s confidera-
reface con- EN tien à e qui cft du À ele Marebf C0 icement on EE: PS ais Ma pre- les doubres Ile cncorie
e pareil dé-
4 (
Extrait du Priuilege.
ire aucc des ee AR grace & priuilegedy Bey , éft permis à Geruais Mal- rieufement 1? M lot marchant Libraiéluféen l'Vniuerfité de Paris, d’Im- à
de HS primer,ou faireimprimeRE"hyfoire V'ninerfelle dumode(rätFrà
u, &dela EN : ) ue dk
dal aol RO. çoile que Latine} contenant l'entiere deféription «or ftuation des
CAIRSIOE RE GEL quatre parties de la terre la dinifo,@ effèdue d'une chacune Regiô
rde CE QUE DC promince d'icelles . Enfemble l'origine &° particulieres mœurs , loix , couflumes.
uice de {on à eligiern , @7 ceremonies de toutes les nations, ç” peuples par qui elles font habitées,
dinsfceen quatre livres, par Francois de Belle. fore/f, Comingeois. Et faict deffences edit feigneur à tous libraires, & Imprimeurs , ou autres de quelque eftar, qualité, ou condition qu'ilz foyent, de non Imprimer , ou faire Imprimer rendre, ou diftribuer en fes pays,terres & {eigneurics, autre que celle que Jedie Mallot aura fait Imprimer, & ce iufques au terme de fix ans, à com- prer du iour que ladite hiftoire,tant Françoyfe que Latine,aura efté aches ée d'Imprimer,& ce fur peine de confifcation defditz Liures, & defpens, dommages, & interrefts dudit expofant, comme plus à plain eft concenu fdites lettres . Donnéà Paris ce deuxiefme iour de Feburier mil cinq ensfeptante. Parle Roy en fon Confeil eftably pres Monfieur le Ducs
Signé Debaldir, Etfellées du grand féclen fimple gneuë..
1contCntc- -mpsque ic me fouciet le forte , & : peut-il ad- féruir mon fcay eftre le h loüe pour l'ornement ce? À vous K,Laçoit que
RL |
LS & à (A
KE DTA .….
TU A El = Ê #RLHISTOIRE VNI- VERSELLE DV MONDE,
CONTENANT LA DESCRIPTION ET fituation des quatre parties de la Terre, l'origine & particu- lieres mœurs, loix,ceremonies, & couftumes de toutes les nations & peuples y habitans, diuifée en quatre liures.
Par FRANÇOIS DE BELLE- Foreff Comingesis.
DESCRIPTION DE L'AFRIQUE. LIVRE PREMIER.
‘Del'orgine © Création de D'Humme felen La vraye opinion des T'heologiens. Chapitre. 1.
Pres que Disv euften cinq iours fai& & Gmefér. creéle Ciel & la face admirable de tout ceft vni- philo 1mifl. uers,lequel à caufe de fon luftre,ornement;beau- de la faëture PMU, té& perfection cftappellé monde, & que fa maic. du monde . ie 2 fté euft faiét tout ce qui eft compris & encloz en ouid.x.Me - ip XX la rondeur vniuerfelle de :ce corps accomply: ramorp: Pt 9 au fixiefine iour il forma l'Homme le plus noble zaifence lire
à bas a eu pour fort & partage vn efprit , & ame celefte,'& participät de Dieuc.z. k Diuinité,afin que ceft homme prefidaft fur les chofes crées, & iouft d'i zefêphe anti celles pour fes neccfitez & vfages.Or d’autantque ceft hôme auoit efté qws.li.xer. compofé de laT'erre ayant fa couleur & veine coulouréce & rouges Delacreatio fat nommé Adam:Apres la creatiô duquel Dieu tira la femme d'vne des de La femme coftes d’iceluy affoupy de fommeil,afin qu'ilne vefquit point feul, &luy voy Platô,en
donnapour FopaiEne & efpoufe:les conduifant tous deux en vne par- fon birquer, tie de laterre trefplaifante & aggreable, &arrouféc de rous coftez defleu ec Eufé.pre. ues & eaux courantes, qui rendoient ce lieu fecond & plein de delices; pareudg. li...
A qui fut caufe qu'eftantainfi toufiours verdoyant, d'vn regard donnant 12.ch4p.2e
contentement aux yeux, pnluy donna le nom de Paradis, a cft mot Paradis ter
7t animal qui foit, & lequel feul fur tout ce qui eft de l'œuvre de’
à
_£ LIVRE PREMIER créffre lien de grec, fignifrant verger plaifant & délicieux. La vie de ces deux dés le con: delices, ay * mencement futheureufe, & bien fortuirée, n'eftans fuicts à mal,encom- Philon bre,ny dangeraucun, laterre prodüifant de fon bon gré , & fans qu'il la diu.x.des ali falluft cultiuer toutes c'ofes prouffitables à la vie.Mais dés qu'ils fefga- legories de Le rerent outrepaffans laloy , & commandement'de leur Dieu & feigneur, dy. ils fe virent chaffez.de ce heutant agreable, & contrains , à leur grand regret, de prendre ailleurs & gifte,& demeure. C'eftlors que la terre’eft La terre mauldite, &qu’elle ceffe de produire volontairement, & pour ce fut l’hô. maudite». me forcé de gâigner fa vic auec grand’ peiné,ahannant& fuant pour fac- pourgme … querir de quoy fe nourrir, &aliméter:, Les maladies d'autre part entrerét au monde affoibliffans ces corps, lefquels fentirent les rigueurs du froïd, &lesbruflätes ardeurs de l’efté. Adam ainfi bäny,eut de fa femme Caim “La corruptio fon fils aifné,8eapres luy Abel & plufieurs autres:& ainfi croiffant le môs del'homme de, & fe mutiplians les hômes,de tant plus le nombre de‘tenoit plus gräd;, vint de la. les vices aufli alloient fenracinants auec plus de vehemence, & fempi- multitude. roit tellement la vie, & façons de faire des hommes dés ce premier aage, que l'outra, e & inhitice efoient'accomptez à grand’vertu & innocen- Meshris du ve : & en lieu de picté & reuerence enucrs Dieu, on ne tenoit plus com- Ciel dés lepre pte dela diuinité:& alla ce malheur fi auant, & la mefchancetépriftvne mieraage. fi longucvfténdue, quele tout-puiflént (n'ayant tronué parmy l'infiny nombre des hommes qu’vn feul iufte appelé Noé, lequel pour celail voulut fauuer auec toute fa famille, affin-qu’il y euft quelé refte pour re- parer la race des hommes) enuoya ie deluge:lequel arroufant la face vni. uerfelle de laterre;abifma & engloutift d’vn coup tous lesanimaux con- tenuz enicelle, voire iufqu'aux oifeaux qui fefpayent en l'air , fauf quel L'arche de que petit nombre qui furent conferuez & fauuez dans l'arche & nauire Noë figure de qui portoit 4 figure des chofes à venir. Le dixiefme mois apres, cefte Faduenir..” grand'inondation ceffant, l'arche f'arrefta für les montaignes d'Armenio, à où Noé feftant mis furterre ferme, & ay :nt licencié tous les animaux,re para en peu de temps par l’aide & fiueur dé Dieu les ruines & defcheu- te du genre humaig ainfi aboly & mis à neant, fi que la terre fut prefque touté peuplée de fes enfans & neucux qu'il enuoya comme en ncuuellés Dinifene colonnies & habitations partous les coings'& prouinces du monde.ïl partage de I enuoya(ainfi que dit Berofe)Cam Efen en Egypte auec vne trouped'hô. Serre par Noë-mespour-y habiter, Fritame en Lybie, & Cyrene, &TapetFancié furné- L' Ærabie mé Atlas eut pour fon fort lc refte de l'Afrique. À Gange (à luy iointsles beurerife dite enfans de Gomer dit Gauloys)eicheut l’Afie Orientale: À Sabe fuinom- aufiSabee. méle Porte-encens l'Arabie heureufe: & Arabe eut le gonuernement de
Z'uifém d'on la deferte, &P ctrée dé ha pierreufe:Chanaan euft fôn j'a à enlaregion |
l'oneSlime Damaftenc'iufqu'aux confins; &c derniers limites de Palcftine : Et fcit Lu J'appellét Roy en Europe Tüuifcon depuisle fleuue de Tanciufqu'au Rhin, au- s l'udefqnes quel fe ioignirent tous les enfans d'Iftre, & Mcfe auec leurs freres depuis
NE co Berofe. lemont Adulciufqu’en Mcfémbrie vers le Pont Euxin,eu mer Maiour,
M ruban Cel. fous l'Empire defquels veiquirent regnans Tir, Archadie,& Emathie en
PU riberie qui ef} Ttalie:Gomer Gaulois dit Samothes gouuernoit les Celtes, &Tubal euft
Là cle partie de à feigneurie en Efpaigne. Ce depart fouuain que foirenc Les enfns, for
À
Bi LS ef es A ne es de à di né
tés le com: al,encom- insqu'illa j'ils fefga- feigneur; leur grand la terreeft ce fut l’hô- tpour fac- art entrerêt rs du froid; mmeCaim ffant le môs It plusgräd, , & fempi- emier 4280; & innocen< it plus com- etéprifkvne rmy l'infiny | pour celail efte pour re- nt la face vni- nimaux 6on- hir , fauf quel he & nauire apres, cefte d'Armenis; s animaux,re & defcheu- fut prefque n nouuellés tu monde.il trouped'hô- ’ancié furnô- luy iointsles Sabe fuinom- ernement de
enlaregion |
ftine : Et fcit u Rhin, au- freres depuis mer Maiour, + Emathic en &Tubal euft es enfàns, for
DE L'AFRIQUE Z Hhsignedi _—_ RATE 2 Efpi tans de la copaignie de leurs peres, defc quels ils n'auoiët point chcorgou- 4 7 np fté,ny apris pal mœurs , & fain@eté de vie, fut caufe de ladiuerfité des r490%. re & façons de vie, & meflange des polices qui depuisaduintpar F4# L'uoir es e. D autant que Cham eftant contraint de Genfair pour f'eltre Berofe v. li moqué de la nudité de fon pere:fe retiraauec fa femme & enfäns en cel- #r.des def Je partie d’Arabic,qui depuis porta fon nom, & n'ayant apris aucune fo : me dereligiô de fon pere, il haïffa auffi fes enfans, auffi mal inftruit s on eftoit, & fans leur donner autre cognoiffance de la diuinité,que celle au nous or À ra par le propreinftin@t)de nature. D'où aduint ou Les mefihés eeuxde . eterre fortäs les vns apres les autres pouraller.peupler d'au. mulriplie TT ner et 0 no r . infs lieux de la terre + 0! 1 tôbans en diuers(& non aifés à D rare Nr Le
guesaduit:La cognoiffance d’vn Dieu, & celuy vray & tout-puiffant fut Grans.
abolie, &.ne fe parla plus d'aucun exercic ER n:
pe deuindrét fi rudes, groffiers & ee : ve ss 4 eut re Gr Bt 9 grand peine fçauroit-on ra differéce
dd se ss rutes À Ceux qui fetenoiét en Egypte, éfbihis du Comencemét diffante du Soleil ui celeftes, & ayans en admiratiô la beauté refplen del'idolatrie M il & dela Lune,comme fil y euft eu quelque diuinité en e# Ez ypte ŸTGs sl on or ftèles honor er comme Dieux:l vn fous le nom APS st 4 . . re facri ans sus l'appellation d'Ofire : reuerans Iupiter du Solesl,epe en lieu-de £a : dus ifan =.Tunon comme laregion de l'air, Vulcan de Le Xi RS Et ports & fantalies. Or ne fefpandirent pas feule die pd se En
gypte,ains toutes les prouinces,& regions; offedées parles filz,neueux, /6:@ of
È ne ati d'ignorance,& adonnées àvne re Aosd'8- - ide d ie. Aurefteil n’y eut pays qui tant produi Pay D peupi : te Faye save 2 autres naiéoone l'Antien tirs . LH 4 milles , & enfans: fi grand malheur, & dommi
3 de humain le banniffement {1 mal à propos de ceft etat diet on |
Au ae lafemence & race fortant de Sem & Iaphet,fuyuät | % a. ne es & fainétes conftiturions des anciens, fe hr . jé ns ma PRE tant fes limites, ne vaga ainfiny en “ts de Le Mefie a- js qu . ignée de l'enfant excommunié. Ce qui aduint,affin que le wir cl le
e la verité, vraye pieté, & le feruice deu à vn feul, 8 vray Dieu de- fémence
-meuraffent cachez parmy vne poignée d PAGES A
A ÿj
LIVRE PREMIER. De l'Origine de l'Homme felon Lafaulf opinion des Gentilz.e Chap. 22
po de cecy 0 pe muse Re: les Philofophes quifansauoir lavraye cognoif+ À Eufibepre- (SR) ‘lance de Dieu , & contre la veritéfe font meflez plu- À Ps.Euang. . CDS fieurs fiecles auant nous, d'eferire, & traiter dela Lnx.cha.4. SERRE nature; &hiftoires de toutes chofes,ont eu vnautre, ( ‘& bien ‘diuerfe opinion de l'origine, & commen- cément de l'homme , que celle des Theologiens .
De
ei
aire
mian
Is f
oil
nel
ers
nuc
ure!
her le à éaufe de fa legereté,a pris les lieux haults pour fâdemeure: 8: »2: 1: une phare: me le Solcil, & lerefte des Aftres ,ont obtenu en leur coursnatu- ion: pouffé en bas. rel: & ordinaire: là où ce qui eft meflägé d'humeurs,feit,à caufedefape. Len’ poy Ouid.2.. fanteur; arreftéen vne place;tellemét que de ces chofes ainfi mefléesde nco #4, l'humide la mer a eu fa fource: & de ce qui eft dur & groflier, la terre fut enit Opinion fur compoléc, & hoïeufe.St molle, pour la participation de l'humeur. Mais Dhiu lafiurce er le Soleil y efpandant fes rays;&l'fchauffant auec fon ardeur, elle f'efpef. es fi neratio des fift & deuint plus ferme: & lafuperficie d'icelle fenflant par la viucfer- rot animaux. Ce detelle chaleur, on veit-en plufieurs :ux vn amas caillé d'humeurs, uoy Tout cecy gt efcuclles fe font engendrées.certaines pourritures, & corruptions, cou- int : pris de Di uertes d'vnefimple peau & côme farttendre croufte deterresainfi qu'ô Ecru doresial. voitaducnir és mrez d'Egypte, & és eftangs & paluz, lors qu'vnefou- BBiréfc Lur.d'An- daine ardeur de Soleil,les vint efchaufer, Br Ainfi la chaleur meflée ue
et auec ce qui eft humide, fenfüuit la generation des animaux, entant que la à".
L . nuit l'air fefpandant & entourant ces lieux;humeéte laterre, laquelle K:.::
C0 © 5 Ci durant le iour eft confolidée nar la force & vigueur du Soleil: Enfinla Bari: corruptiô de ces chofes putrefiées ayät attaint fa perfeétion, & efcheant Eel'h comme le temps de leur part & enfañtement, ces crouftes & peaux fu- Ees ho perfcielles fe creuans, & eftans oftées,elles engédrét & produifent tout Æftoit genre & efpece diuerfes d'animaux: d’être lefquels ceux qui ontreceu 1: Bic; la pl’ de la nature du feu & chaleur deuiénét oifeaux,& fen volés, ont l'air MBuñi} & les hautes parties pour fort.& one mais les plus grofliers, & qui Merat
participoient le plus delaterre ; ont efté faits Serpens , & autres choft: | Enge
terreftres, & animaux de toutes fortes, & diuers, & en forme, & en gran- ÿienx deur.Ceux qui eftaiét de natureaqueufe, & reffentäs du tout l'humeur, Bfes inc eurent pour domicile l'element de l’eau, & furent appelez poiffons . La BRedes terre apres cecy, foit que l'ardeur du Soleil en fur coufe, où l'efort des Eicno
AE D
e cognoil+ ncflez plu- raiter dela uvnautre, commen icologiens ; auoit point tout.temps ement de fa mé le môde mme à com= fortirquel- désle com- laquelle les € auroit pris ie l'air ayant igne ,le ‘eu, Sortie r cours natu- aufe de fi pe- fi meflées de r,laterre fut eur. Mais , elle fefpef-, r la viuefer- d'humeurs, ptions, cour resainfi qu'Ô qu'vne fou- aleur meflée ntant que la e, laquelle eil: Enfinla , & efcheant & peaux fu- | bduifent tout ! iont receu l: olfs, ont l'air
# F
Le
à
fiers, & qui !
autres choft: >, &c en grati- : ut l'humeur, poiffons . La u'efort des
“4
#4
DE L'AFRIQUVE. ents, fechant & deuenant de iour à antre plus:dure &: mafiue:, ceffa
ke produire & engendrer les plus grands & corpulents d’entre les ani-
aux:& fallut que ceux qui eftoient produits de la premiereengeance de la nature, en feiflent & engendraffent d’autres féseremélans & ouplans ordinairement enfemble les mafles auéc leurs femelles. Ces fa ses mefmes tiennent & difent, que les hommes furent engendrez dés commencement, cherchansieur vie &pafture aux champs, vfans vn vi. Pie groffiere re fauuage & ruftique,fe contentans de ce quelles herbes, &'arbres leur €” fasmage Hourniflent pour nourriture. Aufquels comme les beftes furieufes fciflent des premiers
cs afaults, & les endommageaffent côtrain@s detelle necefsité, & pour hommes,
Rcifter à teleffort cômencerent à faffembler,& fentr'ayder en leurs af- Or4/6 refure
aires, & en fin faire & baftir des maifons pour fe tenir enfemble : &e- fout cecy.lru,
antleur parolle confufe: & fans qu'ils peuffent f'entr'entédre,peu à peu 1.:h4p.1.
ls formerent leurs voix,& rendirent articulées; & intelligibles leurs pa- R olles, donnans à chacunechofe fon proprenom & vocable:Mais com: D'ex vint le
me lesombre eftant multiplié ils fe fuffent feparez , & habitaffent en di- dinerfitédes
ers lieux de la terre,efloignez les vns des autres, ce futlors, qu'on dit, langues.
Muc aduint le changement de leur langage, qui fut caufe que par ce moyëé
urentaufsi inuentez diuers characteres de lettres pour efcrire.Et de cha.
une des premieres affemblées des hommes ont pris fource toutes les na.
ions, & peuples de la terre. Or ceux qui premierement habiterent later.
e n'ayant fecours aucun de perfonne, viuoyent fort pauurement,n'ayans.
ncor l'elprit n'y induftrie de ferrer les fruiéts, & les garder pour enfub-
benir à leur necefsité: d'où aduenoit que pluficurs durant lesrigueurs de
‘hiuer en defailloyent de faim; ou mouroient tranfis par la vehemence
des froidures: Mais l'experience les ayant rendus fages ils chercherét des
Grottefques & cauernes , pour f'y retirer durät le froid , & y garder de- - |
quoy fe fuftéter au réps que la terre ceffoit de produire. Ce pendätiefeu Déces chafes
int à leur cügnoiffance, & inuenterent toutes chofés proufitables & qui cmmeelles
cruoient pour la commodité & vfage des hommes: En fommela necel- furent inue- Pité feruant de maiftre, &inftruéteur aux hommes, les inftruiét &'incita à #ces voy Polr.
A'auention & fçauoir de tout ce qui ef neceffaire pour la vie, ayans doreawhure
nr. ficours & inftruments les mains, la parolle , & la gentilleffe.gaillar:- qw'il a fait
W
Éd l-ars efprits.Or ceux qui, laiffans la diuine prouidence, comme la für ce propes. Maui -rmiere quia produittoute chofe,ayät eftimé telle eftte l'origine :
de l'homme.ont tenu aufsi, que les Ethiopiés furent les premiers d'entre Zes Eçypriés shommes , prenans la raifon-de cefte coniedture: que lors quelaterre asoyef mefine ftoitboueufe& molle auât que le Soleil l’efchauffant elle fc Fuft endur- opinion , que ielaterre Æïhiopienne eltant la plus proche & voifine du Leuant , fut l'hôme effois ufsi premieremét r” ‘chauffée:d'où Fenfuiuift que de ceite premiere t&- premieremet erature 8: meflange bien agencé du chault, & de l'humide l’homme fut /ôrry d’Egsp
ngendré, ieauel {e-plaifant en la terre;où il auoit pris à nailfance , ayma re. pay Fufe.
% mienx l'y tenir à de chercher nouuelle demeure, eftätencor toutes cho- be pr:pur, &-
cs incagneues.Orayäsvn peu difcouru für lepaïs d'Afrique,qui eft lv ag. lin.a. be-des quatre principales parties de laterre;ainirque aus Fit la diuifion chp.r. lenoftre liure, nous deduirons puis apres l'alsictte premisrement de l'E SRE ue À iij
| LIVREPREMIER | |
thiopte.et tes mœtirsdu peuple: habitant enicelle fans: oüblier les regiôs | nations et gens qui viuent en elle diuerfement et defchifrant letout.cha- |
-cun en fon ranc;-ctauec vn fingulier ordre. Le
à Orofe Lu. | DER “Du fit,plan,e> diu:fion de la terre. Chap.3.
du Nil cou”
k a 2 me Vævan tr lafentéce d'Orofe,:noz predeceffeurs |! rant des fins GS Ë
= N ont figuré le môde terreftre cftre entouré par l'O.
d'E thio. suf :‘cean en figure trigonaireou Triägulaire, & dequoy là qu'en Lemer À ils ont faittrois Le , à fçauoir l'Afrique, Afie, et Er Mcdit.Stré Europe, Or eft 1e Nil (flcuue tant ren%mé ) celuy}
bo,lu.17,P0 NS 1, | po.Mel. Lx. GARE ties‘Auftralaes arroufe le païs Ethiopien, du] auf à rlii.s.c.9. 4 LAS 1
méceincognes midy;elle eft eftrangemét eftroite vers le promontoirenommé 2 d habià
Le ” DE L'AFRIQUE. 4
pés aù pays, les autres eftrangeres : lesnaturels eftoient les Penes , et Mérodo.li.4: E thiopiens; l'vn defquels fe tenoit és parties! Octidentalles d'afrique ct. MA
s autres auoyent leur habitation. vers.lemidy : les eftrangers eftoyent Pay Diodere 2 Pheniffiens , qui y pafferent auec: Didon., etles Grecs plus an. sicil. Lin. 1” siens auec Hercule, et depuis enla compagnie d'Viyffe.Les'plus anciens de antié,
d'entre eux font les Ethiopiens et Egyptiens,f'il eft vray,ce qu'ils difent È
ierles regiôs | tietout.cha- |
predeceffeurs Ac leurs anceftres,lefquels eftoyét iadis fiers, grôffiers et rufticques viuäs | ouré par l'O. Me chair de fauuagine et d'herbes toutainfique les beftes brutes fans vfer Barbarre des re, & dequoy lie 10y quelconque,de religionseiuilité,n'y ayans aucune police,ou magi ancre AE ique, Afie, ct rca les gouuernaft,etce\duit:vagabons; et errans çà,et là,et fc po- cans
némé ) celuy Mans, et arreftans au premier heu qui leur venoit en fantafie, comme ceux cf Hercule gl versles par. MBuin auoyent maifon ny retraite propre.et ordonnée pour leur demeu- fut farnom- en, dudl auf Mais Hercules le grand y eftant arriué, les apriuoifa,ét rédit plus cour mé Lybie or. courfe vers le bis et ciuilifez,y ayant conduit.quelques troupes eftrangeres pour y ha- #y dë F4
Le”,
icer fur ces naues qui pafferent enLibye:lefquels dreflerent des cafes', et es non des
aifonnettes ruftiques , et commencerent de fafflembler et: habiter par Grecs, P ÿ Be oupes ct familles enfemble : maisnous parlerons par cyapres plus am- rof: . al lement de ces chofës. L'Afrique n’eft par tout habitée; d’autant que vers des 46
mt d'vne cf} retis , frégoul-} mer mediter-
esGades ou Call UN jen k. ‘fait ouverture midy elle eft pour la plus part deferte à caufe des chaleurs exceffi La ra D dusolehrmas du cohé quel regurdel Europa cf fort peu que. fait la defcrip- ée et frequentéc:la fertilité y ef fi grande queelle-en fembleet mon+ quitez.
lis terre Ferme lBrucufé,ct incroyable; veu que les moiffons rédenttelle vfure aux labon Grande frti deterre, caufeleurs qui femant vn grain leur en fait portée de cent,et d’auantage. C’eft liré d'E iprè cor feparée defhofc merueilleufe ce que on dit de la greffe du pays de Mauritanie que Gecy be
ya des vignes, le tronc ;et cCp defquelles deux hommesnefçauroyent 2 plafienrs à braffer, les raifins defquellesauoyent vne coudée de (eme dual c PL à des chardons,fenoil et autres telles herbes le bout et pôrnes delquelles Lefai np ftoyent.de douze coudées,ayät le tuvau fi gros, et efpais que lesnæuds De lemé ourroyent tenir pres de huitcaques, et barilz, Owyÿ voit des Afperges Re veritabl ‘vneinfigne-t incroyable grädeur et groffes à l'equipoltent:Et vers ie PUS ont Atlasik y a désarbresd'vne hauteur excelkte et merucilleufe, Ief- LÆrbres fan quels font fans aucunnœæud, et ont la mefmc.odeur et fœucté quelafeil- nent 2 e du Ciprés:mais fur tous les arbres le Citrier eft le plus noble etexcel .##las Cr ent,et lequel iadis Fat forcprifé entre les Romains, qui en faifoyent faire Citriers ne - urs tables ,fieges et couchettes. L'Afrique eft nourrice et mere de plu- fout ceux qui eurs beftes, comme font Elefans ,e5 Dragons,lefquels ont-guerre auec porrét des Ci s beftes plus farouches ettuent les Eÿons, Buffles, Pardes; Cheures ; et Le Fi Di ngesies entortillant de leurs queiies;et infsétât de leur venin, et etes fl se < ays abondant enitout ce genre d'änimauxfurieux, fauuages,et dâgereux die t 6 Et ya des Camelopards,et Rhifes,tout femblables à Toreaux. Herodote rh l dt étqueily naift des Afnes cornus, des Dragôs, Hiènes, Hifbres, Moutôs Fra üuages, Thoez engendrées d'vn Eoup,ct d'ine Hienc,des Pätheres, Ci Des beftes
o ines; Pépegaux; auftruches;et'en oultre grand quantité deScrpentz, cô d'Afrique be Cerafles,afpics, etautres fortvenimeux pourlaruine defquels au Les: Fey Pl me æ: ours er proufit du gére humain la nature à produit vne petite beflelette fo Enge Solin ommée Fencumen laquelle tesaflaitlant en fait belle delpeche, Fu
uel venant da ct Paluz Meo- de Capha, iadi aiour , feparc le bornée et limi sautres parts| ftroitte qu'Eu sgrande efte
vers le couchil sfté eftant mot ifel Occiden r lafintirant: ommé Lyon à ce païs € hab: fert, ou a caul pour les incl u, qui eft le plu 1x cruelz;faro
cofté du Not dy Ethiopiqi Herodotv) nt quelles cftoy
A ‘BIVRE, PREMIER :_ Cifle diuifion “ae pe l'ethiopie. > mœurs du peuple, qui iedis y habitaient. + Chap.4. :
SRdr FA 4 \ *Ermiop18 cft.confiderée diuerfement “
crabes. LA PAT entät queelleeft&en Afie, & en Afrique,
* Que are MA | l'vne defquelles;& qui à prefent fappelle In.\iR piefappelleà | die,eft vers l'Orient arroufée de lamer rou.lil nt le NN”. ge, & fcin d'Arabie, fauoifinät vers le Septen.ll haie. trion d'Egipte, '&:de Libye, & à Soleil cou-
F chant elle eft bornée de la haute Libye : &
ceJon Pass du coftéaüftral elle côfine auec l’autre Ethi} de mer que il re opie qu'on nomme& haute;& auftrale:ainfià ya d'Ethi- : Ÿ FAN #"# dite d'Ethiops fils de Vulcan, qui come dité | on Indes Pline,en a eftéle Roy des premiers:ou bien du mot Grec &%, qui figni Pl lie ficie brufle, & , quiemporte autant à regard, & veuë, à caufe q pour leh chap.30. voifinage duSoleil;celte rerre eft adufte, & bruflée, y faifant grät chaleurh ….ordinairemét. Tout ce qui eft d’Ethiopie, gift fouz la ligne meridionale e.f Cefintles ftätle païs fort môtaigneux vers POccidét,fablôneux au milieu, fi comme} finges deia- la Nubie & defert tirantà Soleil leuät:8ctiét on 4 les hômes en diuersji diseeuequs SX font difformes &d’vne figure müftrueufe & horrible à regarder.C nor “Peuple et le pl’ ancien de to’ les hômes,aumoins tels eftimez par les hifto} uoiépenetré riés du téps jadis,et font vrayemét naturels du païs,côme ceux qui. iamai fat. furét dôptez, & qui toufiours fe font maintenuz enliberté, & n’ont ond | Disdore recogneu prince cfträger quelcong : & tiennét encor gles Ethiopiés ont Sicil.bie.4e. efté les premiers qui onthonorez les Dieux , & leurs ont fait des Autelz } des antig.ch. Téples,& facrifices,&les premieres ceremonies quiiamais furét inftituée à : Ils auoiét iadis deux fortes de lettres,les vnes apellées facrés;cogneues fe Cafe cyefihe lement des preftres, et les autres pourle vulgaire: neantmoins leurs ler pinien D po- MESNE furenttell € qu'on en peut former & ioindre des fyllabes, ains fi-# ARTS gnifioient les de‘feins de leur efprit,paignant des beftes, & les parties, & Iliade, xtremitez des corps humains, &diuers outils fy raportäs, pris de diuers Ce fint les artifans :.et n’y aefhgie qui n’aitlapropre & peculiere fignifiance , co lettres que on mel Autour ayanten foy ut de haftiue diligence, le Crocodile de FETE malice, la figure:del œil fignifie-fidelle garde, & ainfi des autres. Celu glphiques. d’entre les preftres au'ils aperceuoient eftre tranff porté de fureur, efpris de De ces lettres "280 maniacle, c’eftoi à luy qu'ils faifoient le plus d'hôneur ,& l'’auovéf du or 4 co opibion d'vne trefgrande faintoté : De ceftui-cy ils en faifoient iadil pollon G- leur Roy:8&côme fil auoit en foy quelque diuinité,ou que pourle moi ren lé cela leur foit dürré par ia diuine prouidéce,ils l'adoroyét : &.failloit qu' Hieroglip fi vefquift f elon les loix du païs, & ne träfgreffaft en rié les couftumes et f: ; , çôs de faire des anceitres. Il nefaiét mourir perfonne:ains fi quelcü à mel Grande “ité la mort &. qu'il vucille que la punitics en foit faite, il ne fait que lup ESA ES enuoyer vn fcrgent & huiflier de fa maifon, lequel dez quele criminel 4h Be ab Ro) perçoit,il en va chez foy & foccift de fey-mefme. Or portoient ils tanl d'z ne d’honneur,& refpeétoient tellement leur Roy, que file Prince fe fentoi VF. mal de quelque partie que ce fuft de fon corps , les courtifans & fuyuanté fa court fe bleçoyent en la mefine partie , eftimant chofe fortindigne qu Je Roy eftant ou borgne ouboiteux, fesamys & officiers fuffent fains 6 membré
DE L'AFRIQUE.
! s
{ Chap.4. : membres offencez & alterez au corps de leur chef.Ontient encore que Cela f'obfèrue diuerfement@ eux qui font les plus chers & fauoris des Roys, lors que leurs: princes encor en plu- -en Afrique, M, curent,pour tefmoigner de la fidelle & loyalle affc&ion qu'ils luy ont feurs lieux : appelle In US crtée,ne font confcience de f’occir eftimant que cefte fin & atteftation des/ndes orie e lamer rou it ja plus grand gloire et honneur qui leur puifle aduenir. Quelques tales.… à rers le Septen-l,,ns d'étr'eux pour eftre voifins des ardeurs duSoleil vont toat nudz, fauf Meroé ifle das Soleil cou-Æ ils couurent leurs parties honteufes auec des queties de moutons , et le M5, ou eff te Libye : & es autres vont veftuz de peaux de beftes à tout le poil et laine,d'autres fe l cite sadss c l'autre Ethif Guurent la moitié du corps auecleurs cheueux entrelacez de quelques chef ds royau
auftrale:ainfl :ndeaux et cordelettes, et tous fadonnent ordinairement au pafturage, me Ethiopie. , qui côme dit: font leur beftes fort petites,et qui ont leur toifon,et dure, velue et fort Herodo.lin.2 %, qui figni Me fpaifle.Les chiens qui les gardent ne furpaffent guere en grandeur le be srrabo ls, 17 aufe q pour lit, mais ils font hardis et forts , et qui attaquent courageufement ceux Diodor sic. it grât chaleur aprochent de la bergerie.Le grain qui eft le plus en vfage,eft l'orge,et /i.1.des anr.
neridionale cc mille, duquel aufli ils font leur breuuage, n'ayans d’autres fruits fi ce Macrobes E-
lieu, fi comme, .eft des Dattes des Palmiers,et de ce n’ont encor en grand abondance:fi thropres a nes en diuersil ue plufieurs font contrains de viure d’herbes,et des plustendres racines nome7 de la à regarder.Ce es Cänes et Rofeaux, de chair, lait et fourmage.Iadis Mecroé fut la Meé- longueur. de ez parles hifto ll. bolitaine,et chef de tout le Royaume,affife en vne Ifie fur leNil.ayant vie.psy Pline eux qui. iamai rois mille ftades de grandeur, et faite en forme d’un bouclier et rondel- L:.6.Mele.l. té, & n'ont on] c en fa figure.Les habitans font en partie pafteurs,lefquels viuent le plus 3.@-soli.ch. Ethiopiés onfouuent de la chaffe,et les autres laboureurs,lefquels ont debelles et ri- 33.5e/ameef ait des Autelzhes mines d'or,tellement qu'Herodote recite,que lors que Cambife fils du fromet In
furét inftituées s,cogneues fe
ins leurs let Vllabes, ains fi lesparties, & , pris de diueri nifiance ;, CU Crocodile de autres. Celu ureur,efpris de eur ,& l'auovét faifoient iadi pourle moi &.failloit qui puftumes et fi iquelcü à me ne fait que luÿt ele criminel 4
de Cire,Roy Perfan enuoya fes meffagersen Ethiopie, ilsveirent comme d'en. silique es criminels eftoient liez de chefnes d’or ,auffi les Macrobes Ethiopiens fire eff nomé faifoient iadis plus de compte de l'Erain que del'ormefme, tätils ehoïét aufiPiperiti grofliers,et rudes,n’ayans cognoiflance de ce qu'a prefentils cheriffent voyPlineliu. autant que nation qui viue fur terre. Onfemeen ce pais là du Sefame, 10.ch4p.17. Lothe& autres fruits& ont grâd quantité du boys d'Ebene, & du Siliqua rputlene ftre qui reffemble au gouft de poïure, lequel ne croift point en Ethiopie: re precieufe, on y chaffe les Elephans,et les mangent:Le pais abonde en Lyons, Rhi- voy Pline bi, noceroz, Balilicz,ou Cocqz royaux, Pardz et Dragôs,lefquels enuelopäs 37 .cha.9. tentortillans leur queuë à des Elephansf’en raffafient et les font mou- Cr3/9praf6, rir en fucçant leur fang:et fe trouue encor en-cefte region la pierre nom- fensfie or ver mée Hyacinthe, qui raporte fort à l'Amethifte,mais n eft fi pure ny pre- doyar,a caufe ieufe,ayät aufli moins de couleurs,et le Cryfoprafe pierre auffi fort fin- dela couleur puliere et de la femence de celle prouince,en laquelle aufli on recueille de cefte gêne. pe Cinnamome,ou Cänelle, Ils portét en guerre des grans arcz ayants qua sotreRel.des re coudées et bruflez par les bouts, inftruifans leurs femmes à la guer £thropiés 18. re, la plus part defquelles fe pertuifans les leures y portét vn ancau d’e- dis mais an- pain comme chofe galante & honorable.Ils honoroient iadis le Soleil le rätos pl° celle rtoient ils tanuant, & maudiffoient auec vnc infinité d’imprecations le mefme altre lors des Guinéens rince fe fentoiqu'l fe couche & abfconce de nous. Quand à leur fepultureil y en auoit 4 refent,qui ans & fuyuant{qui pettoient les corps deffuntz dans les riuieres,les autres les mettoient FEas tous rtindigne quen des vafes de terre, ou de voirre, les tenans & gardans vn an entier en les matins de fuffent fiss curs maifons,ou cetemps durétils leur faifoient vn grand honneur & Dieu. membré
Cecyefrefèré LIVRE PREMIER 4560 | aux Macro reuerence, & leur offrantles premiers detous leurs fiuitz.AuCuns*? énét | biespar Her. que les Éthiopiens eflifoyent principalement & fur tous celuy pour leur liu.3. Diodo. Roy qui eftoit le plus beau & mieux formé & proportionné de mébres, S'ic.liu.q ne & le plus expert & fçauant au pafturage & nourriture des beftes. Or ce | *fecifie l'un Roy eftoit fi fuiet que toutes les fois que les Preftres luy commandoyent pays plus que de fe faire mourir , il failloit-obeïr: lefquels auffi auoyent l'autorité d'en l'autre. eflire vn autre en fa place: ainfi que les Preftres de Memphisen vloient S MS æh- parcillement enuers les Roys d'Egypte.lls receuoient l'opinion qu'il y a tarité des Po- uoit deux Dieux.L’vn immortel,auteur & Prince de tout ceft vniuers, & À nifesgetilz l'autre mortel, inftable & fans aucune certitude : & faifoient leur Roy | en Ethiopie. (ainfi que dit eft ) celuy qui eftoit le meilleur, & l'honoroient comme vn S'abellique en Lieu, ne faifans pas moins à celuyqui auoit fait quelque bien au public, | JésRhapf. qu'ils prifoient & veneroient apres le Roy,furtousautres. Telle fut dés | Æinfi liter- Je commencement & dés plufieurs aages, & ficcles la maniere de viure & prete Hoez, l'eftar des Ethiopiens;telle leur racc,couftumes,loix ,mœurs &Ceremo- | Portugais;a# nies. Mais à prefent (ainli que Sabellique le racompte, & duquel iay tiré à Li.qu il a fait tout ce qui f'enfuit,lequel fe vante le tenir de ceux mefme du païs Ethio- für lareligié pien) Le Roy d'Ethiopic (que les Européens chreftiens appellét Prete- des Ethiopiés [ean,comme qui diroit Roy puiffant, veu que Giam fignifie precieux & Proy l'hiffosre excellent ) eft firiche,grand terrien & redoutable qu'ontient qu'il a {oi d'Ethiopie de xante deux Roys portäs couronne qui luy font hommage, & payent tri- Dod'Alus. but annuel de diuerfes elpeces dericheffes , & marchandifes, & für tout Tous les Eef de cheuaux, à caufe que le païs d'Ethiopie n'eft guere abondant en cefte ques Ethips. race d'animavx,en lieu defquels on fe fert de Bœufs, & Mulets. Les col- ont licroix Jations de toutes Euefchez & abbayes font au Roy, & eft à luy à donner qu les prece- toute forte de benefices , ainfi quelePapeen permet en l'Eglife Romai- de. ne, & difpence l'vfage à noz Princes : & neantmoins ce Roy Ethiopien Mariage Per. n’eft ny Preftre n’y ayant receu aucune promotion de clericature. Il y a È mis aux Pre- gräd & prefque vn infiny nôbre d’archeuefques , chacü defquels a pour Jfres en Etir. Je moins vingt Euefques fouz fon obeïffance. Et lors que le Roy, Princes lem'effone & chefs de l'Eglife marchét en pblican porte la croix, & vn vafe d’or ré. que l'auteur ply de laterre, lequel les admonefte à fe fouuenir qu’ilz font mortelz,tout parleroy des ainfi que la croix leur remet en memoire la paflion de noltre Seigneur, & Zacbis.&7 fauueur Iefuchrift. Les Preftres fe mariët pour auoir lignée, mais leur Tugf}.ves femme defaillät il leur eft interdit de voler à fecondes nopces.Les Tem- que les Et hio. ples dediez à Dieu &à fes fain@s font fortgräd & beaucoup pi° fomptu- ne cognosenf eux,riches magnifiques queles noftres, & lefquels pour le pl° font faits pas un de mo, 8; clabourez fort fubtilemét en voulte:Il y a grand diuerfité des moynes} Jasniz, (que fouz le nom,& profeflion de faint Anthoine, & faint Macaire , qui n’ont} Les Apofires, aucun habit,ny couleur qui les fepare ou face recognoiftre de quel ordreh er S.Geor.) ils fe reclamér. Apres Dieu, % la glorieufe vierge Marie mere de Dieu ile} S..#n.0" 5: honorent fur tous autres faint Thomas l'apoitre, comme celuy quial Mac.qhif#- planté l'Euangile en leurs contrées:& onten opinion queleur Roy ci rét Egipties, forty dela race & famille de Dauid;ayät duré ce fang de pere en fils park étés les deux tant-de fiecles iufque prefeat:dés lorsque la Royne de Saba vint voir Si derns:rs. lomon,& ouyr fa fapience: duquel faccointant ils tiennent que elle fen
A LE DE L'AFRIQUE é retourna enciente de fon fai&, & acointance. Or n'eft point noir le Roy, (comme plufieurs cftiment ) ains affez blanc & d'vne couleur plombée, & tirant fur l’oliue, La cité principale & chef du païs appelle Garame la-
cuns''énét | y pour leut de mébres,
Mbite a A quelle n'eft ny murée ,n'y fottifiée de terralfe, ou baftions, ains feulemét x MEET pa de tentes dreffées,lefquelles font clofes de rideaux, & tapis faiéts de foye, ny Alu
isen vloient P onqu'ilya- tvniuers, & nt leur Roy À
tiffus de lin fort fubtit, & delié &de pourpre, & cecy à caufe qu'il eft or- rétuen {on hi donné par vne loy fort ancienne que le Roy nefetienne point enfermé fre d'ethie
lus de deux iours, mais pluftoft qu'il fe monftre à fes fubie@s : ou peut", eftre que ilz trouvent mauuais, & malfeant cefte molleffe & effemination” : en leurs Princes:ou(qui cft le plus vray-femblable & que l’auteur a ou-
; FRA blié)à caufe que fi le Roy farreftoit longuemét en vn lieu, il y fouffriroit F wife pi tb a n d & Mde grandes incommoditez de viures, veu le nombre infiny de fcigneurs, rose du LR Cire Be officiers, & peuple qui fent à la fuitte de fa court, veu qu'il mene ordinai Roy Ethipië terne | rement, fil y a bruit de guerre, plus d’vn milion d'hômes,cinq cent Ele-
phäs,& vne enfinité de Chameaux, & de cheuaux, & ce au moindre mot queil fe fait de trouble : maisle train commun eft de plus de cent mille berfonnes lors à le Roy marche: Or y a-il permy l'Ethiopie des foldats- t officiers choilis de toutes parts, qui font aux gages du Roy & lefquels font marquez legerement fur la peau de laCroix ,auecvnoautere & fer tout chault,ainfi que nous en faifons par deça aux cheuaux,qui a efté cau- fe que aucuns ont eftimé que en Ethiopie ce fut ce feul figne qui feruift de Baptefme. Allans en guerre,ils imitent leurs anceftres vfns de l'arc, & ont encor des piques,& halebardes,des corfoletz, & morions qui font & offenliues, & defenliues. Le premier ranc de dignité, & le plus hault des
. We til prefme. cftats font des Euelques & clargé,les fages & fçauantz qu'ils nôment Bal-
. . ? quel ray tiré à 1 païs Ethio- pellét Prete- > precieux &c ntqu'ila {oi- & payent tri s, & fur tout dant en cefte ets. Les col- luy à donner
En quy fe fon t'trompfex, ceux qui pen- Jent qu'en E- thiopie le feu fèrue de Ba-
ARRETE famates, & Tenquates marchent apres, & la nobletfe tient le troifiefine
Éture.11Y'a à ranc & ordre:& entous celuy eft plus honnoré , lequel excelle, & füur-
| quels a pour pañfe les autres en vertu,purité & itegrité de vie,à caufe que telles actions ,»,7,, de Roy, Princes leur font pour premier & principal degré defapience, ou gene: & les dfatzen Lt d'ôpre. derniers {ont ceux qui reçoiuent foulde en quelque eftat qu ils foie nt ap- Ethiopie eft tels tout pellez. Les iuges quoy que cognoiffent des crimes de mort, fi cit-ce qu'ils : Scigneur,& fault faire leur rapport au gouuerneur & preuoft de la citéoù ilz demeu-,., dé Lée : mais leur rent lequel ilz nomment Lycomege, & eft celuy qui porte & letiltre & Ft D es Da Tem- ] effait de lieutenant d u Roy, & repref entant fa perfonne . Us n'ont Loy pi fomptu- quelcôque par cfcrit,ains tout cft vuidé fe16 droit & equité: fil y a quel-
| x font faicts MAIL femme accufée d'adultere ceux-là en font la punition à quile faiten
te moynes touche & qui s'en reffentent, comme intereffez en leur reputation. Les
ire, qui n'ont} Hommes aflignent douaire à celles qu'ils veulent efpoufer fans que ils fa- L
intent par mariage aux eftrangcres: & font les meubles, & ioyaux des Les hommes
de quel ordrek re de Dieu il} e celuy quiil -]eur Roy ci! ere en fils path ba vint voir Si tque elle l'en
fpoufces, de l'or, perles, & draps de foye dequoy ce peuple a fort grand font douaire abondance . Les accouftrements tant des hommes que des femmes font “#* femmes faiétz efgaux allant iufqu'au pied, aucc des mâches & fans aucune ouuer- # Ethiopie, ture ny fans que on aduife de quelle couleur;fi ce n’eft queonn'y vfeis- mais du noir que lors qu'on porte le dueil, leur eftant cefte couleur vn rand figne de triftcffe,& pleurent leurs morts par l'efpace de quarante jours, Lors qu'ils font quelque gtand feftin et banquet fomptueux,le fe
B ij
LIVRE PREMIER
réps deNoræ À | dies: ad Kit PC quifatenus- il [LEE ro l'ande gra
ce1.182.
Strabon ap- s
pelle sgipte region d'Afie Era OX sr idy,e
>
Mike FINE CO}, aneatirét du VS / + L'È
\
be en [esCbro fur Les noms propres qui eft vn des cas principaux qui font à obfcruer en nig. Limites
DE L'AFRIQUE. 7 le chofes 4° iftoire, & en quoy il ne faut iamais tant {oit peu fefparer, prenansl’vn ner lelaplusex ur l'autre, & croyans au raport incertain d'autruy;ppluftoft que d'en ef- ne bim.s,c.9, aucü vfage D }ucher les matieres. Or ditilque Memphis eft celle citéqu'aprefenton $ trabon lin.
de lin,ou de BD mme Damiete, mais combien veritablement,ie vays vous le faire voir: 17. Diodore leslangues D .c1omée enfa Geographie liure 4. table. d'afrique meët Damiete Sicil.1.@72 releurs pro MB dis Pelufium) fur l'embouchure du Nil,& l'vne des fept bouches d'i- Faut: de l'au (crire du cô Mcluy entrant en la mer Mediterranée là ou Memphis (à prefent Meffer) teur dece bi. que à autre} sift fur la partie Occidentale du fleuue affes eflongnée de la mer, & ou ure difant ouble moif- ME, voit ces folles defpences des anciens Roys d'Egypte en Coloffes, O- Miphis effre 2 Auftrales, cliques, & Pyramides. Et à fin quele leéteur voye la faute de pluspres Damiete. des froidu- queles fçauans ayent dequoy efplucher plus diligément les liures, Ptelome lin. IC NOUTTIF les ant que determiner de quelque fait,la grande diftance des lieux fait di. 4c.5:t4b.3. fortir, fi ce M fes des villes de Memphis, & deDamiete,cefte cy eftät à 63.degrez de d'Afrique. _carlors on D icude, & 31. de longitude 1à ou Memphis gift, à 6r.de latitude &29.de Des Pyramt. pal: & aufli Je Mongitude, qui eft fi voifine du grad Caire qu'il n'y a que la riuiere ëntre 4 de Mem- uoir Les deux Mcux.Et d'auantage femble qu'il face diftinétion de Babylône Egyptien phis,Voy Me- uteur lé eft M d'auccle Caire,comme ainfi foit que cen’eft qu'vne mefme chofe, & lex. pline li, 1y, fans l'en- D. e ceux la faillent ai l'eftiment eltre celle que iadis on nommoit He- 30.chap.12. ais de Libye Mopoly , ou cité du Soleil de laquelle eft faicte fi fouuét métion és efcrits Æmmian ité deMaho- SE hiftoriens anciens , veu que Strabon auoifinede la cité d'Heliopoly Marcellin li, en Egypte, Mn chafteau nomme Babilon ,ou depuis les fouldens d'Egypte firent 22. Herodote s que les Mo fi: cefte monftrueufe cité comprenant, & Helipoly & Babylonne, à li.2.5olin e, agans & cou Mc fnt ditte Caire, qui fignifie autant que munition, & forterefle. Mais 352€ C aire s + dutemps Mit dit cecy en paffant, & ce pendant nous continuerons à fuyre le fens ff Babilone urs,lareligiô D noftre auteur en fes recucils tant louables & neceffaires ] Platon à d'Egiptesta-
fufion les ter opinion qu'il ne plouuoit iamais en Egypte, mais que tousles ans la 4 nome He. Berre cit arroufée par les desbords & inondations du Nil, qui la rendent ‘97: «Chap.$. rtile, & qui aduiennent apres le Solftice d’efté vers la fin de Tuing & co “’ rabo lin.
s frique > OÙ cncemét de [uillet,& ce à la premiere nouuclle Lune depuis ledit Sol- 17-? op. Me. u aucuns di- iccd'efté . aucuns ont penfé & dit que l'Egypte eft vne Ifle du Nil, le- LS nt attribuer, uel fe fepare detelle forte qu'il effigie & forme vne figure triangulaire Que fignifie priftlenom, ja terre, qui a efté caufe que plufieurs luy ont donnée n6 de & Delta # 7% Cahre : fr cre de Di Rttre Grecque,à caufe qu'elleelt ainfi figurée en triangle.[ Mais d’autres 74% Aa. oir occis gi: paffé outre difans que ce lieu compris au Delta n'eftoit point iadis © be fi que dit PIE. ferme,ains le cours du Nil,mais que le fleuue y ayant amené tant de 7% P URURE de la mer rou RRre & limon des autres lieux qu’il rauageoit , a caufé ceft amas de terre #7 od.2. Oriét,&vers il a faite continéte. Ce qui fembleroit vray femblable & affes aifé veu 72-47 1.2. le furplus de occurences qui adniennent ordinairement en cas femblable, & que #%#.°.6. ge vers le Sc- Ti Herodote dit qu'allät du païsCyrenaïque en Egypte il femble qu'6 Æer-2-5tra. néc.Ses villes Befcende par vn des lits & fil ancien du fleuuc:toutesfois, ce ne font que *Ÿ ene.queffs Memphis(à Mopies conicéteures,lefquelles fuyt Seneque,lors qu'il dit gle païs d E- 05 nat.lin.4. y &l'vne des pic nc doit pas feulement fa fertilité au Nil, ains encor luy cft redeua- leg 2. Me de ce qu'il a de terre ferme.] Ce font efté les Egiptiens qui les pre- 4 Did-font homme qui iers ont inuenté les noms de douze Dieux , quiaufli ont dreffé des au- pleis des f- fi au lecteur Ds & fimulachres, Téples & Oratoires,figuräs des animaux en leurs fta- £05 de fiirre obfcruer en cs ce qui monftre que fans doubteils ont pris origine des Ethiopiens, des EgJpiêts Biij
Des Dieux nu LIVRE PREMIER a Egppliens, fefquels ont premierement introduit toutes ces chofes au monde ain Fay Eufpre. que Diodore Sicilien leräcompte . Les femmes Egiptiennes iadis exe Eug. liu.2, ceant marchädife, tenant tauerne & tout le trafic accouftumé és villes fa chap. foienttout ce qui eft du deuoir & offices des hommes, là où ce pendar ces maris efeminez eftoient faineants enclos en leur maifons : & fil ail Faïneantifé Joit porter quéque fardeau les hommes les mettoient fur latefte, & 1 des hommes femmes les portoyent für les efpaules,eux faccroupiffans pour piffer, | tadis en E- femelles vuidoient la veflie toutes debout: alloient à leurs affaires dan g'Pte. Jeurs maifons, & banquetoient PAR rué, Entre les Egyptiës ny auoi femme aucune qui peut eftre Preftreffe au Téple d'aucü Dieu,ny ee ils ne font point confacrez à quelque Dieu particulier,ains à tous enfem ble. Entre les Preftres vn eftoit efleu fouuerain Pôtife,lequel eftät dece dé, fon filz luy eftoit fucceffeur en la dignité & Preftrife. Les enfans leg times, fe16 l'ordonnance du païs,ne refufoient de nourrir Jeurs parens,4 n'y cftoient forcez aucunement, là où les femelles y eftoient contrainte fi par cas elles faioient les retifnes.Plufieurs d'entre les gentils portans| dueil , ou pleurans leurs morts auoient de couftume de fouiller de boï nf leur tefte,& de laiffer croiftre leur barbe & cheueux,mais les Egyptics Egiptiensen- tondent latefte & coupét la barbe ,& peftriffent la pafte à tout les pied SesgneT par & la bouë auccles mains, & difent aucuns qu'ils ont les premiersintro Atrah My duitla circoncifion entre les hommes, de cefte opinion fontles Greq Zofiphe dés jgnoransl'hiftoire fainte des Hebrieux. Ils eftriuoiét de la dextre vers antig.lin1: feneftre ainfi que les Hebrieux & Arabes, l'ayäs apris des Juif ‘raha chap8 . Leur monftrant de ce faire. Leurs fmmesne portans que fimp nt vl Paprros on robe, Les hommes comme plus molz & effeminez en auoiét deux : vfoié arbre tronué sui de deux fortes de lettres , l'vne qui eftoit facrée,& l'autre permifc é palu? d'E- vn chacü,mais tout cela eftoit pris des Ethiopiés. Les Preftres falloit qu &DPte. Py … rafaffent de trois en trois iours le poil qui eftoit fur tout leur corps, àf pli.lr33.ch. qu'en facrifiant ils ne portaflent aucune fouillure au Téple & facrific IE ortoiët des veftiméts de lin toufiours frefchementlauez,blancs &ne Pythago 6 difans qu'ils fé coupoient & tailloient le prepuce pour cftre plus nets 6 s'fjune a ftant plus feant d'etre fans ordure, que fouillez en fôrte quelconque, priff ceffefñ- auoient des fouliers faits du boys de Papier : & ne femoyét en Egipte d perffitiôen febues,n'y eftoit permis d'en mäger, fi par cas on en y portoit de terre Egypte d'ab- ftrange:voire fut defféndu aux Preftres de feulement en auoir la veut, horrer les féb- caufe qu'ils ont opinion que cefte efbece de legumage foit fouillée &i tes müde:leur couftume eftoit de fe lauer tous les iours d’eau froide,dc io! Auec ces mau- bien fouuent trois fois, & la nuit deux,chofe obf£ruée prefque par tout -difos ils pen- és nations du Leuant. Ces facrificateurs Egiptiens ne mangeoient iam Jütêt rererrer. de pas vnerefte des beftes facriliées, ains premieremét ils les maudifloi tout leur mis auec de fauuages & execrables abiurations & mots cruels & abhomir Tour für e- - bics: puis les vendoient au premier eftranger qui pafloit : ou fil n'y au fle tefle dete- marchant pour les acheter, on les gettoit dans le Nil. Tous Egiptiensi ee. moloiét les mafles des Bœufs, Thoreaux, & veaux, mais de facritir 1fs ce fut Io vaches il eftoit deffendu, à caufe qu'elles font dediées à la Deéfle Fist æmée delup. venômée & honoréc entre eux . Ils viuoiént de pain d=fcigle & vi ic per ade- : QE
DEL'APRIQUE. TS
biere, à caufe qu'itny croifloit point de vin:v{oient auffi pour leur mä- rés em Egipte
1 monde ain Roi ee AR
es jadis exenmr de poillon partie crud & leche au Soleil,ou falez 1 dés villes fu Imurc: mangeoient aufsi des oifeaux crudz & falez, a avi nr ". # pr ù ce pendaril ntre eux auoient des Cailles,& Canardz pour leurs delices & viandes sde : ns: & Fil aus exquifes.Eftans affemblez en vn banquet, & le fouper finy qu'eftoit vache nf latefte, & 1dMauoIt certains qui portoient vn corps mort dans vne biere, iceluy fait 4 le fa wat our piffer, | bois,ou cffigié en au rar au vifla chofe , ayant vne cou- Eh ci jrs rs affaires danWiige ou deuxde hauteur, & monftroient cefte figure à chafcun des affiftäs P ts ptiés ny auo banquet luy difans, Bois & mange& regarde ceftuy-cy, car ay antvefeu 1 Han ieu,ny Dec on aife filuy feras tu femblable apres ta mort.Les plus ieunes rencon- Lean 10 ss
pes qu pannes aage, fe deftournent du chemin pour leur l'4fie de ye,& les voyans venir en vneaffemblée fe leuoient pour leur fai- ; place & donner leur ficge,ce qui aufli cftoit or pa ao faço Lacedmoniens, & ['entrerencontrans en ruëils fe filuoirne fans are ‘R mr stendans leur main, & l'abaiffans iufqu'au genoil.Ils portoient ren Do +24 À D D y " lin frangez par les bras, qu'iis appelloient sk a iliresgettant par deffus des manteaux b! , r tements de laine eftoient deffenduz sne A Go mnt ab , ae e les cuft on of€ enterrer auec le corps d'vn trefpañlé.Or mel ue rer 4 ray Facile ju furpaffé les autres en fçauoir & doétrine, & qui sh ef FE y | faux # a ail pour inftruire les mœurs Chacun des gens de qu: nt lare set 1 ss . la 4 rt rien 4 pare la parte ja & fa- merenceau À 1e $ CERN CRC e nation en doétrine & courtoyfie, & que 7 HR ps ou Roy d'Ethio, Lee » Egipteëlc Re rm Lui Pr e À aux AthenIENs : 1- pag à thagore Samien Emmolxis dif Uole d'iceliy, Budore Fr do à Bd res see pate d peur ire de Chio,Moyfe Hebrieu, cellés sens de PL gta A utres,ainfi que les Eyptiens fe vantét eftre conte- pe enEv y- Neue iures fain:s contenant leur hyftoire:tous ceux cy doncayans pre pou el que gyprespour prouffiter en la doétrine des fages dudit païs , il pré 4 À 4° e de ce peuple A d R RESS arreflions vn peu für les manieres de Hier k ds M à HE, menu A | es | ar J'introduire en leurs pro 3; « Sd a ROERS dit fur l'Afne doré d’A pulée, il . Der Le ju SE pe es ne rereligion qui font tirées des cererno- sie d'A, L oz Preftres.les Vel prie habits de lin ,& la rafurr: de latefte Mn ons,la mufique, les PE PANNE SE AS ils font eftäs a l'a tel,\es pro- phili e Be Su: pa à ne eee ences & priercs. Mais Beroals fe trompe en 4/4 Ait a Li fiçons fdelles & fi é trié D ri & les caufes & fource de l Afied ro Re aintes de noz Prelats et ficrificateurs,ou ileftoit »e d'_Æpui ; in ARS SÉTIS Apulée mal fondé er. pis fentant des fu- 114/ sai HARAS 8° su auant que les Chreftiens fe fuffent propo r: : nice ab ominable pour l'imiter,ils euffent embraffé( cô PrOPO r.ferer noz ce açons de faire des Tuifs, comme ayans ele di ne ct qui n'efloient fans grand myftere ct lipnifiance, Eh Mier ss 14e
à tous enfem uel eftät dece Les enfans leg leurs parens,i nt contrainte ntils po rtans| suiller de boi les Egyptiés À tout les pied
remiersintro fontles Grec la dextre vers Juifs raha fmp vi iét deux : vfoié l'autre permife {tres falloit qu eur corps , à fi éple & facriti z,blancs &nce re plus nets ,6 quelconque, éten Egipte di ortoit de terre auoir la veué, itfouillée &:n u froide, de io! efque par tou angeoient 1ami les maudifloi |$ & abhomit + ou fil n'y au us Egiptiensi is de facriticr \ la Deéfle Tist gigle & vi‘
s
$
® “+ LIVRE PREMIER pe Et cry,orce Chreftiés gentilifans,& pleinsd'impieté pour cclercir noftre auteur tro) que f'enfuit fimple en fes pourfuites. Quand aux Roys d'Egypte ils n'abufoient point eff prefque — fi licencieufemét de leur puiffance que lesautres Princes des nations,au(- tout pris de quelz lafeule volonté fert de loy:veu qu'il falloit que, fuft à leuer tributPa Diodre ur. où à leur nourriture ils fe gouuernaffent fel6 les loix, & ordônäces com 2.chap.5. munes du pais,car c'eft ainfi que Diodore Sicilien le traite liure fecôd da fes antiquitez.Ceux de la fuite & feruice ordinaire duRoy eftoiét choifis non d'efclaues fuffentils eftrangers,ou nez, & nourris en leurs maifonsiks ains des enfans des gentilz hommes, Preftres,paffans l'aage de vingt ans & qui fuffent les plus fçauêts & mieux moriginez que tous les autres, a fr que le Roy meu dela honte,& reuerence de fi honorables fages & illié Quelsofficiers ftres miniftres,fe deportaît de faire chofe qui luy peut tourner pour fav depate7 pour 1ennie à blafme & vitupere : entant que nuit et iourils l’efclairoyent le féruice des l'affifto :ent eu toutesfes aétions & affaires. Aufli quäd les Princes ont dd Roys d'Egipte gens de bien qui les feruent & confeillent à peine en voit on,qui f'efgard du chemin de vertu & preud’hômie.Or y auoit il des heures ordonné & de nuit & de iour efquelles la loy permettoit au Roy detraitter les aff, res:car lematinil receuoitles epiftres,lettres,requeftes, & autres MCMOi res de ce qu'il luy faudroit executer, a fin que refpondant à tous, il y pouk ueut & aucc letemps et à fon räg ,& fel6 Tuftice.Cecy fait,accompai gn8 rerés ff d'vnetroupe d’hômes graues,meurs, & fagcs il fe lauoit le corps,puis ve BIT Qu richémentalloit faire fonoraifon aux Dieux, & Sacrifices au téple, di gonnent [elon Dir / ; î Lesmeurs de AU eftät arriué & les beftes du Sacrifice amgnées au coing de l’Aute RS: qui Les le Preftre en prefence du Roy ,à l'ouye de tout le peuple prioit à haut manier, Voix pour le Roy;luy fouhaitant bonne & longue vie, pourueu qu’il * monftraftiufte & doux enuers es fubiects. 4 pres la priere il fe mettoit difcourir les vertus du Roy,& déchifrant le tout par le menu il môftroi combié il honoroit les Dieux, carefloit leshômes, et eftoit iufte,fage, ch fte, veritable, magnanime,liberal.Et côme auffi il chaftioit l’apetit ienfu en toutes fes ations:n'oublioit de recômander fa debônaireté,qu: ne} Honnefe fa- nifloit point les crimes à la rigueur,et recôpenfoit les bié faifäs plus qi çon de vie des de leur merite, & ayät dit cecy;,il maudifloit ceux qui viuroictau côtraif anciens Roys Et fi quelque faute eftoit efcheue au gouuerne:nent il en purgeoit,& cl d'Egppte. cufoit le Roy,regettAnt la coulpe fur fes officiers & miniftres, comme dl nans faux entendre au Prince,etle confeillans mal & contre la loy et fe ftice.Ce que paracheué ie Preftre exhortoit le Roy à bien viure,& par moyen fe rendre agreable aux Dieux, l'inftruifoit en bonnes mœurs, luy confeilloit de fuyure l'aduis de ceux non qui luy mettroient le vi ® en parade pour l'embraffer,ains qui luy propoferoiét lavertu & les ex Lonages d'un cices quirendent glorieufc la vie de l'homme. 4 la in le Roy ayant mn ue tel qu'il fé vn Thoreau à fes Dieux, le Preftre lifant les geites & dits memorab f doit fre deshommesles plus fameux & illuftres,admoneftoit le Prince qu'a l'* we ple de ceux là il gouuernaft fon peuple en toute douceur pieté & if la fans f'amufer à l'auarice:& accumuler feulement des thefors,ou iuger Jon les loix anciennes , ains fai!loit que fes actions plus particulieres me le pourmener;,lauer,coucherauec fa femme, & tout le temps de
DEL'AFRIQUE. Te. à vie fufent mefunéss-felon Jordonnance fans:eh rien: l'outré-päffer: > Leurs-repas.eitoient fortifgbres, comme ceux quine mettaient -furtable bue.du veau & quelque Oye;& y auoit melure de vin ordonñéepour re pas à chacun , afin qu'oñn'emplift point plus que de raïifon Je ventre ; & que perfonne ne beutiufque à fentir fon cerueau troublé d’yurongnerie. 54,2 4 n fomme leur façon de vie eftoit tant bien dreffée , qu’on euft plufto sh De na ftimé qu'vn medecin les reiglaft pour conferuer fagement lour fâté,que SPP: on pas.que ce füffent les ftatr!s de quelque légiflateur.C'eft chofe mer- eilleufe qué les Egiptiens vefquiffentainfi en Ieur priué ,non fuÿyuant
ur fantalie,mais felon l'ordonnance de la loy:mais il y a encot-plus gran de occafion de merueille de voir qu'en iugeans,ou affemblant les daces 8
ributs:ou puniffant Jes malfaiteurs, il ne fe trouuaft aucun quitranfpor- é d'orgueil, haine , courroux;ou autre paflion femblable fe foruoyaft ia- Modeftie des
re auteur trot bufoient pointé es nations,auf-bi à leuer tributs dônäces com liure fecôd del eftoiét choifisi leurs maifonsià de vingt ans les autres,a fn les fages & 1ll rner pour fav
fclairoyent RE”. e Pr , ê Princes ont da! dece qui cftoitiufte & equitable sains l'affuiectiffans à laloy ; tant Æg#iens on,qui fefgaré jen faut qu'ils fuffent marrys de cefte contrainte. que pluitoftils felti
ures ordonné oient genereux d’auoir les moyens de faire paraitre Jeur ‘obeiffance:
straitter les aff ufli quandils voyoient quelques vns qui viuoient felon le tran{port de
autres momo" folles conuoitifes , les excufans il penfoient, qu'ils ne pouuoient ce à
à tous, il y pou Late rands perils & dommages: fçachans que tombans fouuent en 7 it,accompai gi ute,fi eft-ce que cela aduenoit pour auoir efté furmôtez & vaincuz d'A «Æmitré dos e COrPS,pUis Ve nour,ou de haine, ou de quelque autre affectiôn vicieufe: à où ceux qui ÆEgtptions ces au téple, dé açonnent leur vie auec confeil, prudence, & fagelle, c’eft en peu de cho- 7% leurs
squ'ils errent & offencent. Les Roys vlans de telle douceur & debon. X2“:
aireté enuers leurs fuiets gaignoienttellement le cœur & amitié de cha.
un,quenon feulement les Preftres,ains cout le refte du païs auoient plus
e foucy du falut & felicité Royal, & prioiént de meilleur courage pour
y que pour eux mefme, pour les femmes, & enfans, ou pour la vie des .
tres Princes &:gouuerneurs du Royaume.Etvn. Roy fi bien-viuant 8
Juifant en fi bônes mœurs,eftät mort,c'eftoit pitié que de voirleducil zf,3e dueil
luc tous en general en demenoient, defchirans leurs habits de trifteffe ie A x
ermans les T'emples,n'allans ny frequentans les foires , on marchez, paf Pen ns letemps fans follennifer aucune fefte, fouillans leurs chefs de boüe rs sas fpace de deux mois douze iours, portäs vn linge:ceint. deffouz les bras rar”
D l'afemblans deux fois le jour, deux ou trois cens tant hômes que fem- .
Dos ainfi accauftrez pour renouueller ce dueil & complaintes,chantäs ce ka: ndant en vers les vertuz & faincteté de vie du R oy defunét. Duranrce
mps ils ne mangent d'a. cune viande cuite n'y boiuent vin & fabitien-
AE 6 a dr me “a pontheur table, ils ne fe lauent n'y oignent,ils Cereminies vertu & les cu ca rt w it ny peer de leur femmes ;ains tout le long fiirebres em Roy ayant ii © — sont gemi oyent la mort du Roy-comme de bsmort des dits memorb it pr opre. Durant que tout cecyfe faitson dreffe tout l'appareil
néléoni ait l' s mé ie dernier iour,le corps cft porté deuant la .porte,& fur
Lpieré & ic ti ds NES fepulchre:laobonrecitevnabregé & fommaire
sou iuger M, . rer ge Les hs Roy defun& fuyuantlaçouftume ancienne : &.eft autistes À ve : ’ . pe Selon fon bon plaifir d accufer letrefpaffé,ou cependät arte de yentles facriticateurs louans la vie pañlée de céluy suqnel le corps
ing de l'Aute le prioit à haut pourueu qu’il | re il fe mettoit menu ii môftroik bit iufte,fage, ci it lapetit senfut aireté,qui nef jé faifäs plus qi roictau côtraiif purgeoit, & cl iftres,commei tre la loy et nviure, & park bonnes mœurs,
6 ._ LIVRE PREMIER he cfloitlà deuant le:péuple:duquel lamultitudeeltinfinie approuuñt auce b grädeacclamatiô 8 frappement de mains ce qui eft de louable, maisre- + tettans auec vngrand bruit 8 tumulte les chofés qui ne luy plaifentau 5 difcourside cefte vie:Ce qui a fouuentesfois caufé que plufieurs Roysle BR peuple leurieftant ennemy & foffençant de leur vie precedente alorsre- D x D et citée,ont cité priuez de l'honneur, & magnificence de Jeursobféques ; & Pr
auf dy ne de la pôpe accouftumée ent'apareil des funerailles Royates. Cefte crain. a Se LL Li, “eenæéontraint plufieurs de viure iuftement, fe doubtäs de ceftc fureur ERP populaireenuers leurs:corps morts &:de l'effairde celte colere, preitdi- Fret ciät à Leur hôneur& reputatié, & les fouillant d'vneinfamie perpetuclie. À Du ousernement © police d'Egipte. Chap.6. LE TA A: couftume,& taçô anciëéne duRoyaume E. |
gyptié a eftéiadis de tellr forte:tout Egypte eftät diuifée en plulie rs parties, & gouuer4 nemés, les Grecs appellét rw; à chacune | d'icelles il y auoit vngouuérneur quiauoit | 1e {oing de tour'ce qui eftoit requis pour: le manimét des affaires: Or le reuenu, domaine,
En & tribut eftant diuifé en trois lotz & parties:
Mpës di ma La premiere eftoit pour les Sacrificateurs lef.
mime publics ÿ. is eftoict fort honorez& reuerez du peuple
dadisen Egi- rat pour éftre côfacrez aux Dieux, & qu'ils auoiét la charge des chofes fa.
pre. crées,que pour leur fçauoir & finguliere doctrine par laquelle plufieurs
eftoiét auäcez etinitruiéts: de ce reuenu, les Preftres en diftribuent , À
Prefres an et pourle feruice des Temples, et pour leur nourriture'et priuées ne-
c'esen ELITE celfitez de chacun, car ils n’auoiét garde d'oublier rien qui feruift aux ce-
fort féasrans. Semonies, ét feruice diuin, et n'eftimoiét que ce fut bien fait de laiffer fans
fapport;et nourriture ceux qui departét le fçauoir,et feruét de côfeil pour
le prouffit, vtilité etauätage de la republicque-d'autät qu'ils eftoiérappe!
lez toufiouts au côfeil et effait des chofes plusimportâtes, à caufe qu'ils
pouruoyoiét à l’äduenir, et predifoyét les futurs fuccez desaffiires, foit
par les moÿés de RE Dee par la deuinatiô faite par le moyé des fa
.…,, crificessauec ce qu'ayäs les hiftoires en main, ils produifoyét les geftes des
Æutorité des anciens afin que les Roys-par la prinffentaduis et confeil fur ce qu'ils au- Prefires en E- royent à faire,
g'p'e. Or nefanoit on pas ainfi entre les Egyptiens , qu'il eftoit vféparmyiles Grecs que ou vn hôme,ou vne femme aye la charge et prefide feulaux chofes facres,veu que plufieurs ont !e meffne honneur et fadonnentà la culture et feruice des Dieux,et laiffent le mefine foing à leurs enfäs pour heritage, Ces gens font tous francs de tailles et de tous fubfides honorez ét conftituez en dignité furtous autres apres le Roy . L'autre portion du reuenu du Royaume eftoit pourle Roy, lequel l'emploioir et aux fraits
Egipteiadis des guerres, et pour l'entretien de fa maifon,et pour eh departirliberale-
fans nulleex. mentaux hommes vaillds et illuftres, et à chaeun félon fon merite. D'où
aétis greugt aduenoit quete peuplen'eftoit greué,nÿ oppreffé par aucun tribut extra- lepeuple, … ordinaire, Garles genfdarmes et foldatseltoient falaricz de la troifiefine
7 IBÉMÉMFRIQYE" Fo Lbirtie-du reuéiotdonnez et-choifis pour'le féruice de da: guétre :1cur le, maisre- M fic cftablis ces gages afin qu'ils futfontiptus gaillards er mieux “affeion- y plrifent au DE nez à Pexpofer aux perils et hazards pour le bien public.Leur republique urs Royssle DR fut auf diuifée en trois eftats pour le feruice,et fouft:c du corps d’icelle.
rouuñt auée |
sntealors re M Les laboureurs c'eft à fçauoir;les paîteurs, ctartifans : les premiers ayans obfeques ; &c M pris à ferine à vilpris Tes terres fut du Roy , des Preftres, ou des foldats,
Cefte crain. M der teur enfance l'adextroient au labourage ,où fans ceffeilsemploioient celte fureur tout le refte d+1eur vie, qui eftoitcaufe qu'ils furent les nlus excellens la- eu A ere, preiüdi- PSboureurs dela terre, toit qu'ils tinffent celade nature , & comme pour éellens labou- perpetuelle. heritage de ieurs anceftres , ou que le long exercice & vfage les en feitfi "#77
bons mailtres.Les pafteurs auffi ne faifoient,ou fuyuoient autre eftat que
Royaume E. Mde gouuerner les bergeries, ainfi qu'ils auoient apris de leurs parés ÿ paf-
rout Egypte fans tout ce que nature leur donnoit & oëtroyoit d'aage: Quand auxar
s,& gouuéra Mrifans,c'eft fans douté que les drts mecaniqués ont efte conduits en Egy-
2; à chacune Mbteiufque’au fefte & fin de leur perfcétiô & fouueraine excelléce: d'au-
eur quiauoit Mrant que ceux qui eftoient appcllez à cecy,n'eftans recéuz augouuerne- ,
quis pour le Esment: & ne fe foucians d'aucun miniment public,n’exerçoient aucun au- Porguoy les nu, domaine, Mitre eltar,ou Office, que celuy quelaloy leur ottroyoit & qu'ils auoient - artifans d'#- otz & parties: Mpris & receu dé leurs maieurs : fi 4 ny l'éuir de celuy fouz qui ils Paifoiét gipre foie f rifeateurs let Mel apprentiffage;ny la haine publique ou difcordes ciuiles pour les hon* excelens'ers
rez du peuple Mneurs,ny autre empefchémentne les diftournoit de léurenterprife.Leurs lurs moffiers. des chofes fa. Mugemens encorn'eftoient Faits fortuitement ny à la volée , ains y pout- x. elle plufieurs Euoyoitonauec grand prudence & raifon,ayans opinion que lés biésfaits Grande cyui- n diftribuent , Meftoient degrand confequence pour le bien’ public. Auoient aufli opinig te des BONE
que punir les mefchans,fupporter ceux qui font affligez, & fe condouloir es sedis 1
et priuées ne- nir les mc AL ( de laneceflité de l'indigent éftoient les vrays moyens pour extirper tou .L'impuñité
feruift aux ce-
de laiffer fans emefchanceté deleur terre: & au contrairetout eftre en confufion , & des maux de côfeil pour Mviure en defordre, fipar fauêur , ou prefenson uittoit & laiffoit impu- caufedefordre L'eftoiét appet ies les fautes enormes & les crimes qui meritoyeut punition de mort : À e» l'efat.
, à caufe qu'ils efte caufe ils choïfitfoient des cités de Heliopoli(à prelent le Caire)Mé- gleéhion de
| phi,Ccres,Melfer,& de Thebes,des hommes bien renommez & illuftres zuges des plus pour en faire des iuges & préfidents, fes ingements defquels ont vn long ds de rie Le emps cfpaltée la fincerité des Areopagites d'Athenes, & ne furent moin- ë x dres en bonnes & faintes loix tux ds enat bel du Senat de Laccdemo-
e.Cenx €y éftans-crées trente én nombre eflifoyent le prefident & chef uco ifeñl, celny que on cognoiffoit pou le plus vertueux,excéllent & age, Ce en {on licu l'affemblée mettoit vn autre pour conitillier er affe(- eur parfaifant le nombre,ceux:cy eftoyent entretenuz richement par ! Roy , mais furtous eftoït le rhieux apointé le prefident étchefdu con- Prrité mar= È tillequét portoitvne chefñe d'or au col où péndoit yne medillé tou- que des WA e enrichie dé diuerfes eftoffes de riche pierrerie 3» Ct appettoÿent dit Has cfte image la vérité, comme celle qui deuoit puider le cueur du Prince ne n fon iugement.Or Le itgément de düelque cas eftant dreffé.ct le figne de veritémis érauant, on portoit es liures des loïx, qui eftoyent huit en norbre pour ne Fefgarer du droit en la cui propbléciet portoit Ja cou. Rümé que détuy qui déferoit eraceuloit k céime d'énatitre, dEnnaÎt lün Cij
esaffaires, fo't le moyé des fa tles geftes des 1r ce qu'ils au-
viéparmyles relide feulaux adonnentà la urs enfäs pouf bfides honorcz tre portion du bit et aux fraits bartir liberale- merite. D'où ntribut extra de latroificfme
DE En ,
. LIVRE:PREMIER
dire.pas.elcrir,déchifranc, par le menu; &-la maniere-cpmme le cas auoit
Forme de pre cfté executé,erle dommage fait par le delinquant , et.combien preiudi- Li ceder tadi | ciableil eftimoit cefte faulte: L'accufé n'eftoit forcloz de fadefencesains pa awx Ge ]uy cftoit donné temps pour refpondreà chacun, article delaccufateur, DS ct.
en Egipre et le tout mettre par efcrit deuantlesiuges,niants les vns,ou amenant rai- fon de fa tuftice,etraifen pourquoyilauroit fait ce.dequoy ilfe voyoit | , . “acçufé ,.ouenmanitrant.qué fa faultene meritoitii grandé punition où À vfrigfen. amendeque celle que l'accufateur auoiripropolée.Les iuges.ayantiouys quelle fitie deux fois chaçune des parties,etlesças Hp mis au.confcil tout, debatu Me. effoit donné. ct conclud:le prefidant tournât le figne,et image.de la verité vers la plus | iufte partie, prononçoitl’arreft et fentence du diffarent:cttelles eftoyent} les procedures et moyens, de.plaider gardez iadis en Eg; pte. Et d'autant ÿ Parure Pi” que nous ayons parlédes loix.et ordonnances engeneral,çe ne ferahors à gr de mort de propos;finous efpluchons et recitans.va peu parle. menu les-ançiens ce ere ftatus de ce peuple 2 fn qu'on.cognoiffe de; combien ils auoyent mieux| detfable. ‘Srdonnéleurs affaires que tous autres, et fi leur ordre et façon de faire,n’e| ftoit le meilleur et le plusnrouffitable. jé .,. En premier lieu celuy quiiurant fe pariuroit,eftoit fans remiffionmis à Charité #8 mort, comme eftant conuainçu de‘double crime, entant.qu'il vialoir cel- made Téreuerence qu'on doitaux Dieux,er annulloit celle loyauté, et Foy. qui] HAUSUES L fért d'vn grand.et tres eftroit lien pour conferuer la focieté humaine. Ce “Lg omrets [ui qui voyant voler,et deus'ifer:vn pañfant par Les affafineurs, où, quine caloniateurs. tenoit compte de l'ayder,et n'empefchoitia mort ou deualifement, eftit en fa puiffance de le recourre,efloit auili irremiffiblsment misà mort :c} ne pouuant luy donner faueur,ny, fecaurs,eftoit il, tenu .neantmoins de faste denonçer le fait et les voleurs, qui auroient commis Je crime, ce que ne Ce fiifant, ét mis en igergent eftoit foueté par certain nombre de coups ette ds bei nu trois jours prifonnierfans manger chofe que cognerceluy qufaugs REUY ment accufoit vn autre eftant conuaincu de la ealonipie, portoit la metimel sn ®° penitence et peine que celuy euft fait qu'on auoitaccufé, fi l'accufation Lt ; 15 euft cfté veritable.Les Egyptiens eftoient contrains par la ley .de.porter at 1 PA “ au Prefident leurs noms par cfcrit et enlemble. luy declarer l'eftat etoff mb duquelils mefloient et viuoient,ea quoy fi quelcup.mentoit..où Men che y que lon trouaft qu'il, vefquift d'vn gain fale et quifut contre les loix, il L'ibtont ct eftoit pugny de fupplice de mort. Si quelsunauoit occis un homme, fut db. franc, ou cfclaue de fon gré,et fans iulte occalioniil n'y auoitauçun refpif Donne lis ains il luy failloit perdre la vie {elon les loix, lefquelles n'auoieut au: Lomicides, CU cfgard à la qualité & conditon de L'homicide,ains à l'ordonnance, _. *.. afin de deftourner les hommes de faire tort à leur prochain: & que ‘aufli | … en puniffatle meurtre fait en la perfonne d’vnefclauc, la vie des libresien etoit rendue en plus grande affcuräçe.Les Legiflateurs n'auoient eftably peincny füpplise aucunaux peres,qui occiroient leurs enfans, feulement leur eftoit enioint que par l'efpacede trois jours, & trois nuits continue ilsfe tinffent presle corps mort, & afin qu'ils n'y failliffent on ÿ mettoit des gardes pour lebr fire le guer.fls vfoient decefte gracieufetédeings ment, leurfeblant iniufte,que.celuy la perdift la vie qui l'auroit donnés
i 2
Ordonnance
Teres tuans leurs fils com me cfosent pans.
| DE L'AFRIQUE; ur
le casavoit D à nfits :, pluftoft eftimoient ils raifonnable que ce fut vne douleur &
en.preiudi- DS trifteffe pour. la repétance de leur colere precipitée qui les punift, que nô \ effenccsains as vn tourment qui feroit trop leger,au pris de cefte defplaifance & Zoy cruelle l'accufateur, chagrin qui leur rédroit la vie fafcheufe & pire que la mort:Mais fi quel- contre lesPur
amenant rai- DE cun f'oublioit iufqu'à là que de tuer 6 pere,aufli y auoit il fupplice cruel r#cides. il,;{e voyoit DS ordôné pour en faire la punition:entant queles ayant defchiquetez auec
punition où D des poinfons,& caniuets fort poignans,&-auec des cannesaigues , ilsles Zoy. für ayant: ouys ME£ifoient brufler tousvifs,.ftimans que c’eftoit le plus deteftable entre les les femmes: tout, debatu M forfaits que dé priuer de vie celuy par violence duquel ontinft & eftre groffés.
é vers la plus x nourriture.Les femmes qui deuoient fübir peine de mort, eftans en-
Îles eftoyent Mceintes,onattendoit qu'elles fuffent deliurées,ayans opiniô que ceferoir Loy miitar-
, Et d'autant commettre vne grâde ininftice, fi onpunifloit auec vn criminel celuy qui re pour tenir ne ferahors ER mais n'auroit fait faute quelconque:ou s'ils faifoientmourir.deux per- les/oldats en
u Les anciens MS nnes pour le feulpeché de l'vne. Quandau faicmilitaire, ils y proce- denorr… oyentMIEUx oient en celte forte, celu y; qui laifloit fon rancau côbat,ou refufüit d'o-
beïr à fon Capitaine,bien qu'ilne fuft puny de mort, fi eltoitil rendu in- Pwnition de ame,eftant café & priué de tout honneur & attente de gloire, & luy e- ceux qui pra- ftant deffendu de iamais porter armes, & retourner à fon premier cftat & rrquorentauec
yn de faire,n'e|
rt miffionamis à
il vigloit cel- cxcrcice:Cefte loy.accouftumoit les hommes à bien faire & à craindre & l'ennemy. té,.et Foy qui Mrcdouter plus que lamort vne marque fi ignominicufe &: pleine d'infa- à : humaine,Ce ie.Ceux qui defcouuroient les fecrets à l’ennemy & pratiquoient auec Zuffe punitio urs, OÙ, quineluy;auoyent par l'ordonnance lalangue coupée:& quiconque rongnoit, 4 toute forte
ou faifoit la monnoye,changeoïit,ou gaftoit les poix & mefüures,qui fal de faulfaires fifoit les fings & contrefaifoit les efcritures,ou corrompoit les cedulles Ciffe loy fut inftruments,ouactes publics, à celuy les deux mains eftoiét coupées a fin depuis gardee que le mébre qui auoit failly fe fentift à iamais de fa faulte : et que les au- par les Lom- tresadmonncftéz par tel fupplice fe donnalfent garde detomberen cri- bards voy.h- me et faulte pareille.Les loix procedoyët encor fort rigoureufement cô- 3: chap.26. tre ceux qui foublioyent à l’endroit des femmesiveu que celuy qui vio- Loycantreles loit & forçoit vne femme libre de côditioneftoit chaftré et luy coupoit sioleurs gr on,et le membre et les genitoires,entantque en faifant ce mal, il auoit pallards. commis trois grands et cftranges forfaicts, à fçauoir l'outrage,lerapt, et | corruption en la femme d’autruy,et laiconfufion et meflange des-enfans zuÿfrce für les baftards auec les legitimes.Celuy quieftoit furpris en adultere , où la for.adslreres er ceeftoitefloignéc, eftoit foucté iufqu’à mille coupsde verges,et à la fem homme co : me on luy:coupoit le nez à fin quepar lamutilation de ce membre elle femme.
fut punic en la face par l'attrait de laquelle elle auoit fait pecher l'homme Boccoride le: cftanz le nez le plus beau ornement du vifage. Quand aux couftumes et legiflateur. : ordonnances faites für les trafics et commerces ,ontientqueBoccoride en fut l'autéur:Or font telles les loix, fi queleun denie auoirreceu l’argét Cecyfclftrue quiluy aura cfté prefté fans cedulle,,le-debitégrferacreuà fon fimpléien encor entre ment,comme effans les Egyptienshommesqui-tenoyent:grand compte ons,
dela folennité des ferments,côme.chofe.et finte et religicufe: Car côme
lifement, cftith mis à mort ::Cf eantmoins de ne} CE GUE NC de coups tte luy quifauce; rtoit ia meline fi l'accufation ley de.porter er l'eftat et.0
.MENtOIt OÙ tre Jes loix , il n homme fut itauçun refpi n'auoieut aus l'ordonnance, à: & que aufl e des libres:en uoient <{tably] 4ns, fculement its continuels
son ÿmettoit inf foit que difcillement onadiouftc-foy à ceux qui iurent à tous pro eufeté deiugs posa & donnoyenrils garde queles gens de bien né fuffent côtrains iiTent la reputation de leur preu
auroit donnée iurer que Fort tard ain quiils neparc dan ii}
LIVRE PREMIER ,.. . d'hommie: Le legiflateur encor ; mefurant par la vertu pt Foy » & La loyauté ]oyauté,tafche d'accouftumer les hommes à a Et per a É defpend de ls cice des bonnes mœurs,a fin queon ne-doubtaft pointdeleurfoy. | … vertu. Aulfi fut d'aduis celuy qui ordonna cecy ,qu'il feroit imiufte de ne croire } point celuy,;auquelon auroit preftéfins cedulle iurät enfa caufe propre. à Ne voulut que l'vfure mife & contractéc par éfcrit feftendit le double * Loy Jür ls de ce qui auoit efté prefté: & ordonnaque le payement feroit pris tant 1 Pfüres. {eulemeét fur Les biens du-debiteur,fms qn'on peut f empoigner au COFPS, ny l'efclauer ou mettre en prifon,luy femblant raifonnable qu'il fui{oit È Sclon effablit que les biens, & non les corps fuffent af uicttis à telle obligation. Etque À doy contre les aufli les corps des citoyens eftoient oblivez à la repub] ique laquelle fen 4 vjüuriers. vouloit feruir,& entemps de paix & à la gucrreen fes affaires, Car il iu © Semblable or weoit eftre mal feit que les foldats & genfdarmes qui hazardent leur vic donnance far pour le falut public foient émprifonnez pourdebtes & vlures : & fut ce- te 4 Rome... fteloy donnée auili par Solon aux Atheniens laquelle fut appellée Dia à Py Halicar- tée,deffendant que pour vfure,aucun citoyen fut lié,ny misenprifon. naf.liur. 6. Orauoient les Égyptiens vne loy toute particuliere entre eux touchans| Loy cffrange Jes larcins,qui eftoit celle Ceux quiauoient en deliberation de f'exercer-| d'Egiptets- en ceftart,failloit qu'allaffent f'enroller au regiftre du Prince, & chef des # chant les ler facrificateurs, & luy porter la chofe defrobée tout aufli toft qu'elle auoit ins. efté emblée, & prife:Celuy auffi fur qui le larcin auoit eftéfait failloit que à vintefcrire & denoncer deuït le mefme Seigneur letemps ,iour & heureb Mariages des qu'ilauoit receu cefte perte.Par ce moien les larcins eftant facilemét defi Egiptiens Le couuers lé perdantrecouuroit {on bien,fauf que la quatriefme partie e- temps paf. ftoit ordonnée pour le larron, pour punitiô de celuy;,quiauoit fi peu foi- eufemét pris garde à fes affaires:eftimät Ie legiflateur qu’il valoit micux} C'eft vne que puis qu'il eftoit imposfible d'empefcher du tout les larcins,qu'on ne per-} (lion fi lafe- dift vne partie de ce quiauroit elté defrobé, qu’eftre priué du tout fans melle ayde es poir d'aucune reftitution,ou recouurement.Les mariages y eftoyent di aucc [1 fêmen uerfement confiderez:veu que les Preftres Egyptiens efpouloyent vne ce à la gencra femmes fans plus:les autres en auoyent tant qu'ils vouloyent, & cômeils tio.Poy Ærff en pouuoyentnourrir:aucun n'y fut onc pour lors eftimébaftard, & eut de Rte il efté produit, & engendré de quelque efclaue ou acheté: d'autant qu'ils tion des ans- eftimoyent le feul pere auteur dela generation ,que la merencluy dônek * maux.l. 1e. quele lieu pour receuoir la femêce & la nourriture :laquelle on leur don 18. Newrri- noitauec fi peu de frais, & defpence qu'a grand peine, prefque le pourroit ture fassage oncroire:car ils entretenoyét leurs enfans de racines deionc, & d'autre desenfas 4 chofes qu'ils cuifoy ét fous les braifes,ou aucc des herbes qui croiffent dé dis en Egipte Les paluz foit eu bouillies;ou mifes fur les charbons,ou quelques fois tou G tes cruës qui eftoient les délices de :cefte enfançe : la faifantaltér pieds! nud;, & la plus part fins veftément quelconque,i ce les fecourant la dou-h Gemmetri@* ceur,& temperié de J'air,qui eft naturelle à ce païs, & prouince. En lom-k Ærithmeti- me toute la defpence que font les parens pour leurs enfans iufqu'à ce qu'l que prifécs en ils (oient en aage,ne leur fçauroit coufter vingt Drachmes, à tout le moin] Egypte, n'excede point cefte fôm2, Les preftres inftruifoient les teursaux lettre tant Hierogliphiques que profances.:& les accouffument plûs que à‘autit
e
| CNT | DE L'AFRIQUV E. 12 Exercices ue oute foy » & ricnceny fçauoir à apprendre la Geoniétrie & f'a dextreren l’Arithme- knsdägerene cté par l'exer- ! ique. Quand à la Mulique & ieu d'efcrime,de luttc,oule voltiger,, ilsne #txenfans. fur Foy. .… Mitouloyét qu'on les y acouftumaft,à caufe q ces exercices eftoiét trop vio- ( de ne Cr cns & pcrilleux;,fitous les iours on y employoit les corps encor fi tédres, Ze Mufique caufe propre, que cecy en lieu de fortifier,debilitoit,& cafloit les forces en l’homme corroempt l'ef° dit le double La Mufiqueils l'eftimoyent non feulementinutile & fans prouffit , ains prit de La te roit pris tant MS core fort nuifible,comme celle qui amollift & effemineles cœurs des #ffe. ner au COFPS, ommes, & leur rauift leur gaillardife. La medecine de laquelle ils vfoyent , qu'il fufi{oit | our l'alleger,eftoit la diete,ou le vomiffement, & cela ou tout aufli toft Ze vr47 reme sation. Et que Mu'ilsfe trouuoyent mal difpofez, ou y laiffant trois ou quatre iours d'ef- de de toute 1e laquelle Pen M: ce entre- mytentant qu'ils croioyent(commeil eft aflez vray)que tou- maludie ls res. Car il iu "Be maladie procedoit detrop,& fuperfluement fe nourrir:& que celuy re diete. rdentieur vice de eft le meilleur & plus courtpour confèruer la fânté que d’ofter la
bufe & la fource detoute maladie.Ceux qui voiageoyentou eftoyenten Medecins en
res: & fut ce-
appelée Difa Mucrre,tombans malades elloyent guaris fans rien defpendre :à caufe que Egapte, fort is en prifon. es medecins y efloient nourris, & falariez du public:& eftoyent tenuz f#eétz ixdis
: euxtouchans! n de fexercer-} ice, & chef des # qu’elle auoith fait failloit que à tour & heuref t facilemét def cfme partie e-} uoit fi peu foi- ‘il valoit micux}à qu'on ne per-h
é du tou fs à s'y eftoyent di oufoyent vne ent, & cômeils baftard, & eut d'autant qu'il encluy dôntk leonleur don uele pourroit c, & d'autre ui croiffent dis elques fois tou fant alter pied! ourant la dou-| ince. En form!
ar la loy de prendre cfgard aux patient, & les guerir fuyuant les ordon. ances,receptes & efcrits des anciens de leur art,et qui fuffent renommez Monffrucs/e autorifez. Si le medecin ayant füiuy les reigles du liure facré n’a peu #delatrie des uerir le malade;il cit fans coulpe,;quoy que l’autre [en aille mourir:mais Erypt'ens.. il le guerifloit vfant d’autres,et de plus de remedes queleur liurenepor- 757 Ærne- oit,on le faifoit mourir fins compailion aucune. D'autant que le legifla- bre contre les : ur croyoit que l'ordre de penfer vn malade quiauroit efté dés long téps. Gertilz,. Eu bferué par les medecins,etinuenté auec grand peine par lesanciens eftoit /êbe prepare. beaucoup meilleur ,et plus falutaire que les nouuelfes inuentionsdes mo- sagelr. lave ernes.Les Egyptiés ont cftéles plus cftranges,et fottementiuperititieux /. imuentaire utre tous les idolatres sentant que non contents des ftatues des hommes, detoute cesfe s ont encor adoré les beftes,et mortes , et viues: telles qu'efloienties folie. LaËFsce hats,les Chiens, [chneumons,Efpreuicrs, Ibides,Loups,et Crocodilles, de l'orig.d'er tvn infiny nombre d’autres.Et tant fen faut qu'ils cuflent honte de faire rer b,2. ch. ublique profeffion de celle beftiale façon de feruiceque pluftoft ils fe pé 14 @ b.5.c. oient dignes delouange,& honneur , fe veautrans en cefte vilaine ct 27. Plutarh. bominable pollution, etinfameidolatrie: portans les figures et repre- au l.d'Ifsér entations de ces animaux autour de leurs villes en procefiion , & par Ofré. Secu- es villages les monftrant de loing comme Dieux confcruateurs , & auf- lie pocte aux els ils Faifdient reuerence, & les prioient.trefhumblement, Quelqu'vn Æeros. paf e ces Dieux,et brutes deitez dés Egyptiés mourant,ces fols l'enfeuelif- chu en bicnt dans vn beau linge, le falansauecgrans cris ; & vrlemens, ct ba- «4 dela guer ns eftrangemert leurs poitrines , puis l'oignansauec liqueur de Cedre, recril.li. 8. autres drogues precieufes et aromatiques , ils les enterraient és Strabon.l.17 ints lieux afin que leurs charoignes fuflent de plus de duréc. Si quel- n de fon bon gré , et de guet à pens , ou en quelque forteque ce foit geshifedes E.
iufqu'à ce qu'Bcttoit à mort vne de ces beftes , il n'y auoitaucun moyen dele fau- gwriés sudis à tout le moinler de mort, à caufe que le peuple y accourant le maffacroit fort cruel- ursaux lettre ment et fans attendre ce qui en feroit ordonné par iuftice. L'ef- lûs que à autitoy que plufieurs auoient d'eftre ainfi mal traiter, faifoit qu’aufli tof
Dieux Egip- LIVRE PREMIER
‘rics biétrait- qu'on voyoit quelcun de ces animaux morts, Ceux qui les premiers ena. Lx, uoient la veuë fe tenant de loing-lamentoiént & pleuroient le defaftre, murri?. : en tefmoignage que ceft accidétn’eftoit point aduenu par leur faute. La charge de nourrir ces beaux Dieux brutaux eftoit dônée à gens d'eftat, & non de peu d'autorité enuers le peuple,qui fy portoiét ve it ement & fontleur difpence à grands frais, eftant leur viande & palture d'vn deli.| cat breuuage fait d'efpeaulte,ou efcorgeon, & de bouillie faite de fleur M ‘defarine , &autres viandes compofées auec lait: outre ce leur mettoith on deuät desOyes tant boulues que rofties pour les raffalier. À ceuxqui } viuent de chair cruë,on leur diftribue des oïfeaux pris à la chaffe, ou aux! reths, et filais, fomme on defpendoit beaucoup,et mettoit on grand pei-} ne pour l’entretenemét de cefle vilennie.Et eftoient fi fots que de ne co-} Ce Ptolomé Sroiftre point leur beftife, voyans mourir ces beftes;ains les plouroient, | fut le premier + en faifoient 1e dueil tout ainfi que fi leurs enfans fuffent decedez,et les Roy d'Egipte, enterroient auec plus de frais et magnificence que ne portoientleurs ri. “des fücceeurs Cheffes: tellement que du temps de Ptolomé fürnomméf.age Roy d'E d'Alexédre, gypte eftant à Memphis mort vn Bœufdetrop de vieilleffe,celuy qui a- en la114 oit charge de le nourrir y employa aux funerailles vne grand fomme Ompisde. qu’il auoit eu pour fa nourriture, er encor emprunta il du Roy sostalent rolledeffencs À rpent pour faire la defpence de ces obfeques fuperflues.Plufieurs f'el. en Unes fune- Lahiront lifans chofe fi fotte et merucilleufe defpence, mais ils feftonne- * raillesde be- rontencore d’auantage fils confiderent oombien les Egyptiens ont efti Jesotaléts fuperfluz,et exceflifs és obfeques de leurs morts. Veu que dés que quel pen mofer Cuin eftoit decedé, lesamys et parens du deffunét fañfemblans , fe coul ekir0 25000 Lroijent la tefte de fange etalloient tout autour de Ja ville lamentans, liures Fe plourans fans ceffe iufqu’a ce que le corps eftoit enterré:Et durät lequel * voy Budé de tempsils ne fe lauoiét côme de couftume ny beuuoient vin, ou prenoià AfR. , , nourriture de chofe delicate et fauoureufe, & n'vfoient d'aucun acoutr “Deffice és ob. ment que vil et de peu de valeur. }.eurs fepulchres et tombeaux eftoieni Jeques dés E- etrois fortes les vns fomptueux , les fecôds mediocres,et les autres dé ; HO eu d'importance. À la defpence & frais du premier on employoit vnt PInSEmINeS, Vent d'argent,au fecond vingt mines,et au troifiefine:et dernier,les frait 4 dix efcuxz eftoicnt indignes qu'on en tinft côpte . Ceux qui ontla charge des fun Dour mine, raifles comme y cftans nez et nourris dés leur ieuneaage portoient 14 Jont deuxts Loolles des defpences pour ffenquerir des parens du mort, côbien eft « 4 feu Per Bu- qu'ils v veulent defpendre: et ayans conuenu du pris, on leur liuroit|é de. C'effoiet co corps afin que l'aparcil des honneurs fut dreféfel6 le defpence qu'on me les erieurs, vouloit faire.En premier lieu celuy qu'on appelloit Grâmarié ou fcrib C7 per te-cha- et greffier, ayät mis le corps fur la terre nue, marquoit fur la hanche ci pes 4 Paris. bié il falloit fendre et incifer du corps du cofté gauche.Celuy qui au Diuers offices \a chärge de faire l'incifion, prenät vne pierre Ethiopique,fendoit Le co de ceux qui a [té du deffun@, ce qu'ayant fait, il Pen fuioyt à toute courfe, eftant fuiuf suyent char- \fes affiftans ,qui en le maudiflant luyruoyent des pierres, comme ayañ gedesobf- commis quelque crime : ayans opinion que celuy là a quelque’inimiti d'u fecrette en fon cœur,contre le trefpafé, lequel vivloit ainfi furieufemen ‘lecorps de fon amy.Les falcurs quifalorentieéorpseftoient honoreze
RP Re DEL'AFRIQVE.. TN 1) emiersena: ue & nr leTres arhsa amat ! d'aurañegilz pou Je defaftre, M. eftans presi te op conuerferaueclces facrificateurs:ceux: ur faute. La Ç vit 2 mat #7 fendoit pat dedans toutes Les entrailles faufle- ds d'eftat, & Mer | ps SE audain vn'autre lauoittoutcecy auec du'vin Phcæ- eufement & ses sis LÉ rrcr ns focfues & fortodoriferantés, &puis oi-. red'vn del. ie pat Éd eh de:Ocdre premierement, & apres de di. Cedre arbre. vite de fleur M oys :8c non cé Co vi y &âromatiques, par l'efpace de plus d'vn forfprecieus Leur mettoit RS tira Cänelle pags ec eloignement, encor faifoyent ils infufion de a cafe que r. À ceuxqui | A fanevourti u gite efpicerie tant pour conferuer le corps longue. °# ilnefe cor haffe, ou aux M ( n 4 à prorata lerédre fouef-flairät, 8 de bonne odeur. "9€ cn sn grand pei| sea r L atifé qu'ils auoyentainfi.ce.corps, ils le rendoyent aux ferue les che- que de ne co-} a k a } PR custé ent fi bien ageancé les membres & parties iuf- [es où sl ff s plouroient, Lo de pis ve N £ aupicres qu'on cuit iugé que c'eftoit vn homme en- m4. Lecedez;et les os Y. ge Lun mettre.en terre, les parents faifoient aduertir lesiu- oientieurs ri-W pre 4 e pps iourdel'enterremét les affeurans quelémort LageRoy dE pare en be rs Enfers A ffemblez que cftoyentles Iuges De èe Palu?, e,celuy qui juz en vnlieupre di r sen demy rond ; ou croiffant pres l'eftang & Les poëtes ont grand Comm, rceferuice EL P +4 peur ceft-effait,on conduifoit vae barque poféce afex dérit. Roy sotalen ti Quant ai re x ir eftoyent commis maiftres des ceremonies, 72 Virg 6. Plufieurs FeClE jo pr “4 7 + sors fon cercueil,chacun auoit licence fuyuät Enejd.toutes. isils feftonnc-D,.. pro au fe nc, El eftoit trouvé auoir mal vefcu,les Iu- fos pafoent ptiens ont elle. e. Mais £ A M nr HtcbI rh juans de l'honneur, & droiéts de fepul- ils Le corps par edés que que" cfoyér nes bin oyét conuaincuz de l’auoir déferé à tort, defius les e- blans ; fe cou EE cjateur eftanttrouué fie grolfe amende. Ny ayätqui l'accufaft,ou le fags de vil e lamentans, MR iftelfe. fe rouué calomniateur ,les parës & amys Jaiffans leur ducil Et durét lequel. de voila Fumer + nta celebrer les louanges du deffuné; fans y omet. in, ou prenoiélR. y sh auf de # ‘à oit;n'y la gloire de fes parents,ainfi que les Grecz aucunacoutre ll: hommes:ain + ume.Car tous les Egyptiens feftimoyent cftre gë. beaux eftoicn Lrovent fa . sas LE le difcours dela vie dés l'enfance , ils ra- et lesautres dE fes % A ae Sn erudition & fçauoir, & l'innocence Hiolpen te inéce fageffe & x ans à l'aage parfait, leur religion,iuftice,integrité,cô- De Dieux dernier, les fra oyéties Dieux safe vertuz eftoyentfingularifées, ce que fait ils inuo- infernanx. harge des une c & râc des er aps , qu'il leur pleuft decolloquer ceftuy-cy au 72 Gregoire e portoient 1 ant gaine eureux,aufquelles prieres tout le peuple refpédoit Girald en fon Le, côbien eft % .tunées. Chac at » comme celuy qui iouiffoit de l'aife des ames biftosre des nieurliuroitlà.. qui res cine isa fon mort en fon propre fepulchre, & Dieux Syn- fpence qu'on ile a rte EE À ture propre,les pofoyét en leur maifon, dans la fég. 9 - marié ou fcrib' ll la clofture:af e qui y fut, y dreffant le cercueil tout droit, & macô- Priere pesr rlahanche ci; dev “RH sh à les fuceetfeurs feftäs enrichis & faifans tout de, les mortsen- eluy qui 210. Lon pt e ne deupar le deffun& euffent lemoyen del'éter. rreles gésiix. 4 e,fendoit Le + 12 dorind ent ; Qr auoict ils de couftume que empruntans de l’ar- Zes crps | fe, eftant fuit; Lants à Jes, heteri gage les corps de leurs parents au crediteur: Jà où mortdônex M PT no nd NP A A À uelque‘inimité.. Vi 1 prie efepulture.'Ce nc fera fans caufe que on fefbahira les debres, ffurieufem RE ouftoi - 4 Vue fcirent ces ordonnancés, & introduirent tel- - S cac houorez uftumes;non tant qui feraient pour forher la vie dé ceux qui fünt | ti | ARMES | LOU Lio ro à
( 4 LIVRE:PREMIER Tonter 68 Je ar, 8die que pour prendre-efgardià l'hôneur,& fopulture des deffisnétss “perfitions in r0 aïe out çecy 4 Ainduire leshômies à façôner fi bien leurs actions troduites 4 qu'orn’y peut trouuerque rediré; & à dire verité,quoy gles Grecs ayét
bonne fin. tafché de reformer la-vie hummine;auec teurs Fables poétiques, fur l'heur £
‘Platon 6 in. des bons & fupplice des mefchans eftans deffun@i; fine peurent ilz onca.
de larepubs.… nec to® leurs efcritzattirerl'hôme à fuyureles chofes faintes &c vertueu. JR
J'ode 467: fes,ains fe mocquoient les.vicieux de leurdire & faifoient des rifées de
deces fables, leurs inuentions & refueries; Là où les Egÿtptiens punifloient par effeét |
Qucllés fn. les mal viuans, & louoyentlesbonsfelon le merite de leur vertu, & bône les bonnesgy vic:admoneftans tous les ioûrs vn chacun de ce qu'il deuoit fuyure côme faites bix. proufitable, voyantla recompenfe preparée;pour les œuures quelles que Paœnes dits 1 lles füuffent d’vn chacun de leursCitoy ens:& ainfi lesrvicieux fe mettoiét des Phæniffiés en deuoir de viure bien, &.vertueulemét.Aufli faut-il penfér que ces loix en offat feule- |] font bonnes &.fainétes par lefquelles les hommes deuiennent non ti- ment l'afpire ches,mais pluftoftiuftes,honneftes;fages & modeftes.Et voyla quand à ton, tcaufe l'Egypte:refte àpourfuyure des autres Peuples & Proufces de l'Afrique, que ce ft Ds- ‘ Des Pœnes, @o autres Peuples d'Æfrique. Chap.7:. do qui peupla .… Es Pœnes,defcenduz des: Phæœnifliens:, font
celle contrée. LT NÉ CNP diuifezen plufieurs & diuerfes nations: entât Avis Ale MN PPEE DNS g les Andrimachides voyfins d'Egypte, fuy- ad Lbyg. ART ER ED uétaufl les mœurs des É giptiens:& portoiét <Ætant en RL AORIR. iadis le mefire habitquelerefte des Pœnes, fontencor s ‘| SA à fçauoir que leurs femmes auoient en chacu. pret ceux A TES ne de leurs cuiffes vn anneau d’erain ( ce qui
quhabititien V7 LONG. fobferue encor en plufieursendroiés d’Afii} l'AÆmerique. La NZ SA à : queentreles Mores ).& nourriffoient lon. Najimnes RTE"), gue leur cheuelure:& eftoient fi peu ciuilz, Voy Luca des CEST &c tantmalapprins que les Poulx qu'ilz pr
ge cl, noïent fur leurs corps, ilz les mordoient & tuoient à belles dents, & pui
-n.4.@"9. lesiettoiét à terre;feulz entre leurs voyfins;qui vfoient de cefte brutalité Ces bacs font Cefont eux aufli qui fèulz entre ceux de leur nation, &‘ancienne parenté entre Roy enuoyoient, &:.produifoient leurs filles vierges qui eftoient preftes aume de T'hn. marier au Roy,defquelles il depuselloit celle qui le plusluy venoit à gré nes C7 lepaïs &,en faifoit l’effay auant qu'elle allaftau Mary. L'autre peuplé Africait GCerenaïque. nommé Nafamone eftoit puiflant, & iouïffant d'vn Païs de grand'eften Foy Ptolo.en. due, fort cruel & furieux & efcumeurs & Pirates,qui deualifoiét les Na La Gévpraph: arreftées pres les bancz, & fablons de la Mer Libyque: Ce peuple farou Straboln3. che delcëd en Elté,ayät laiffé fon beftail elong:de la mer,en la cañipag M7. pour yrecucillir les fruiétz, & Dates des Palmiers, & fy fournir.du boy Pansre nour- deldites Palmes à caufe qu'elles Y font:fort helles,en grand-rombre, 4 riture des Na qui font fertiles & apportans-de fortbeau fruict. I1z en prenoiét donc la Jamones. Dates nonencor meures;&-les faifoient meurirau Soleil, &les trempn Mafagetes … dans du lai@,en prenoient leur nourriture, Ces gens-auoient{comme cn font Sothes. cor il eftobferué)plufieursenfemble-vne femme, fuyuant leur: ancienn Po Stra- couftume;& fe mefloientauec elles deuant tout la monde ,demefinc çon prefque que-les Maffagetes,fi.ce n'eft que seux-cy mettoicnt vnb fton à la porte.Les Nafamones ont aufli de couftume. que fi quelqu’
hantile J'auyo Dyent bye ent de es qui ur led
rairèles Occatia c la feft: Cpicrre be DUs ape] ientJe 1 drtit de: oit tou spieces e creft Otbran 2 Trito
on qu 4! 6
effan@ss s actions ecs ayét (ur l'heur ilzonca-
vertueu.
rifées de par effet & bône ure côme uelles que e mettoiét ue ces loix nt non ti- a quand À
l'Afrique, à
fens:, font ions: entât yptesfuy- & portoiet les Pœnes, ten chacu. ain ( ce qui
tés d'Afril
Joient lon- peu ciuilz, qu'ilz pr
bnts , & puis
e brutalité. nne parents t preftes venoit à gré le Africai and'eften
iétles Na
uple farou ja campaga nir.du boy nombre, ù biét doncle
cstrempant
(comme (a ur:ancient lemefinc f oient vnb fi quelqu
DEL'AFRIQYE. 14: FER d'entireux'préd femme,le premier four des nopces,l'efpouféc aille cour dm b.1t. He tifer tous ceux qui fontappellez au feftin les inuitant àl’acointer& ceux rodote lue
uiaucyét affaire auec elle eltoyent contraints luy faire quelque pre ‘#fént Pemp. ‘Mele qu'elle emportoit en fa maifon pour tefmoignage du nôbré deceux: qui 1 #.Chofift. auoyent eu affaire auec elle.Or<es Nafamonesvfent de laforme de i ure 4 /érmen de ment, & deuination qui fenfuyt,en eftans les miniftres ceux qu'ils fçau \ét Pertheronfle Be eltiment cftre les plusiuftes,& vertueux;d'autantquec’eft aux mor'z Ptol.Table. à quiils l'adreffent ëniurant par eux, &tends les mainssur leurstôbeaux. 7-42 #fe. itencor deuinentilzaprochans eus fepuîchres,preslefquels leurs orai 41%" en" Fons finies ilsf’endormoyent, durant lequel repositoutite qu'ils venoyët dos non “far fonger leur feruoit d'oracle, & prediction toute affeuréc.Etf’entrepro- les reliques merrant la foy;ilz vfoyent de telle ceremonic; chacun prenoit vn'hanap des fins. de la main de fon compaignon,& beuuoyÿentl'yn à l'autre en figne d'al- Géremantes'- tance, & fils auoyent de quelque liqueur fut eau,vin;ouautre | eut penple de Li sy mettoyent le doigt qu'ils lechoyent l’vn apres l'autre:Les Garaman bre.owyProlo.. es eftoyent fi farouches, & fauuages qu'ilz fuyoiehttoutecempagnic; & Selm ch. 35. hantife d'hômes,que de ceux de leur païs,& fi lafches & poltrons qu'ils Zwan-lin.4. 'auyoét aucunes armes offenfiues,ny deffenfiues,& eftansaffaillis , n'o- ©” 9. Pemp. oyent faire refiftance, & eftoitieur pays par deflusiés Nafamones en la Méle.r. ibye & Marmarique;tirant vers la Barbarieau Royaume appeilé à pre- Macrs peuple ent de Barcha pres la Marineitirant vers le ponant,lesauoifinans les Ma Libyen. es qui rafoyent le forimet de latefte,laiffans:croiftre vn:topet de poil Femmes dés: ur le deffus tondans le refte en rond tout à l’entour:Les Guidanes leurs Gurdanes, fe joifins portoyét à la guerre des peaux d'Autrucher fouterraines: en lieu prfirmmët 4 de bouclier. Leurs femmes portoyétauff plufieurs fräges faites de peaux chain. Les | our môftrer(ainfi qu’on dit)parlenombrede.cesfrangescäbien d'hô-+ Dfrabes rien mes Jes auoyent “ok der.eur chacun qui auoit affaire auécellesleur fai- nenf 4 presért bit vn préfent femblable, tellementquecellequienauoit le plus: eftoit rowf ce pipse ut prifée,& honorée furtoutes autres$comme la mieux symée & cout Palerfur nô ifée desamoureux. # eh Gage : mee Tritonie es Machlies fetenoiëét vers le piluz de Tritonie lefquels ferafans le des 4 cf qu'el- ant de la tefte portoien: la cheuelure longue par le dérricre,& au coh lena/Enifé. : rire les Aufes portene leurs cheueux fur le deuât toutainfiqu'on paint prét le Pi Occaion.Les filles de ce peuple:dreffoiéttous les: ans va cübat leiour 7r#fon Pay" c la fefte de Minerue;en l'honneur deceHe-Décoffe fe:cübataris à coups: Piufà en fs" ke pierres fort defpiteufement,& :crucllement &rfénttefräpansüe gros Bœofig; Pop aftons, fe vätans d'obferuér la:couftume ordonnée parcelle Décfe que rele.b.r. He: ous apellons Minerue.Or celles qui eftoicnt mortesen ce conflit ,por- rode.4.7/êne" vient Je nor defauces vierges & corrompues,mais cecyicefaitautrque #5. 4. 68" Drtit dela bataille: &:celle qui feftoit maintenue:le plus brufquement, bar de filles es oittoufiours hoñorée par les autrespucelles,quil'ayansarméedetou l'honneu de s picces, & furtout d’vne bourgüignotte fuce dla Gorinthienhe;saugc Minerte, 1 e crefte telle que celle de noz:morions, & la faifènsmontér fur:vn:éha ot branflant, l’alloient en ce triomphe pourmenerlejongdu fée & :pa- Gréde beffife z Tritoniens Ce peuple mefmeficointait confufiment des f:mmes. des fée pn qu'ils ifé tinifent enfemble cn quelque honcftefocieté,cinstoutainfi rrronremr à Dij
| "Latmttles. : LIMRE PREMIER nef de greïle que tes boftes en'vfèneLes/fils qui.en naiffent dés qu'ils ft paruenuz en. ras depux aagekes hémescflät affemblez:il choilift celuy;aueo lequel il veut. cftre Mari &ridemeurenlequel cfhaitreputé pour fon perc;carles trois moys ils faf we cowrät hf fembloient pour ceft affaire, |
4
sg#'4l:0tein, Les Atlantiens font ceux qui habitoientlelong du mont Atlas ,-et fu |
-Oceidétal vor ent Anonimes,c'eft à dire fans quepas va d'eux:eut vn nom qui luy
PopiMele li. fi propre: Ceux. ey: deteftoient le Soleil fur le plus chault du iour,et | 2e Fthantiés |uy défoient toutesiesiniures defquellesils fe pouuoient aduifer , à cau
nemargeU et feque-par fon ardeun, illesaffligeoitiet rendoit-leurs terres infertiles,
“Char, Gr ne Lisne mangeoyent d'aucune forte de. chair de befte quelconque ct }
. Logcorentions etaient fans jamais fonger chofe qu'élle que ce peuteitre.L.esNomades.
d'ou-preredét ou pañteurs fauoifinans d'Egypte, viuoient de chair et de lait :fans tou | les forges, va tesfois rien toucher qui procedafk de la vache;d'autant quen les Egy | Pline dernkr briésaulli souchoyétiamaisrien du pourceau,et ne fe nourriffoiét point | cu 10:44 Ge vachesiet les mmesCirenaïques euffent fait confeience.de les feule |
bert Li,2.dn./0
ons. Bhterré—. s'acaouftrent fort ftrangementleur perruque, portans la partie gauche ment désNafà rafe & la dextre cheuelue;& fospeignans la face de vermillon; fo vantät mones quel. : d'eftre defcédus des Troïens.Les femmerdes Zabiques. qui. font leurs MAS 404 voifins feruent de chartieres-à Icurs marysallans en guerre. Entre les
- fret dfrdfe santz(où les:auettes font vne grâd quétitéde miel,maisontiét que:le menf: Le fem frômes enfophiftiquent beaucoup-plus que les mouches n’en font tous mes QMbAES (e vermillomnent Jaiface ; .& mangent dés Singes, defquels-le paï chartieres.. |" 1bonde-és montaignes voilines. Fous ces peuples fonten Libye, viuät? Peuples viusts coutainfi querles befteside ce qu'ilz récôtrét, fans teniraucune prouific de chair de: enieurs maifôs,8cne feveltent que de quelques peaux. dé beftes :&e, fur Singes..." tout dé Chieures qui fontlà enabôdäce. Les plus puiflés entr’eux.n'ont Mœurs des. aucune cité,fculemét des tours,& petitz forts baftis le 168 dés elkägsset Liens... fiuieressobils féréoyent ce qui teureftoit neceffaire pour Ja vie. Lz fot
{ra
ire fe ande ans | h'ils f z von es À: des: ansd ais qu ur fe oit d' esT
r bel ,&4 mmes tout. mme
Al luy
drant . cdef vier.l aux il: » ue fs 4 L:& me
Arr: ain
Lperes, noye uple v
s plüs ri coule edena aux eft hanger ent de}
Ps Trog
ht boite fététi que. bouc!
tenro tdesa epultu énent le re,ils] ayant
yenuz eff: eut.eftre
ys ils faf
s ,-et-fu |
qui luy
u iout' ,Ct. er, à cau à
fertiles.
onque ct } Nomades.| .:fans tou | y les Egy! oiét point | eles feule | d'vne va-!
es feftes à Barce qui
sement les ans , AUCC du cerucau fe vâtoiét tilsen vfét
mier.offre
de la Lune. Grecs, fauf dvn hom nde l'ame e ny. frais, »s&c lefquel Africaio, tie gauche M, fo: vantit font. leurs Entre les Zi ét que le font)tous uels-}e pal yes vin e prouifi tes 8e: fut j'eux non s efkags:c vie, La 10!
| D'EL'ARFRIQUE.- 23 Trroglodires bre ferments tous les ans au peuple qui leur ef füuielt d'obeïr aux com. 46/2 € ndemens deleur Prince, & d'aymer leurs compaignons & voylins dits peur ba’ ans les armes felon leurs mœurs & l'vfage du païs:Car cômeainfi foit:biter dans les M'ils foyét de legere taille, & habitent vn pays tout prefque en ne Grotrefques 2 vont'enguerre,fans efpée,ny couteau ou arme quelconque; faufquel @* casernes es Arfegayes, &. de gros cailloux choifis à leur fantufie-qu'ils portent Sols ch. 34. des als faits de cuir, & auec cecy ilz combatent,affaillans , & fe re- Merodete 4, ans du conflict, & tafchans de frapper leur ennemy n’attendoyent ia- d'ourout cecy is qu'on leur donnaft deffus,accouftumez dés leur enfance à la courfe 4effé prie: ur fe fauuer à la füitee:& n'vfent de foy,ou loyaulté quelconque à l'en Ces Troglod. oit des effrangers. habitent dés es Troglodites( que les Grecz à caufe qu'ilz vinent des chairs-de le /éin Æra- r beftail appellent Pafteurs ) font en Ethiopie affemblez en des Ci- bique. roy ;& quicréent & eflifent des Koys,& fcigneurs fur-leurpaïs, Leurs Preb.h. 4e, mes fôt communes à chacun d'eux;fauf quele Roy enavne: quiluy, 8.7 able 4: toute particuliere: que fi quelqu'Vnacointe la femme du PRrince,le.bô Et fèntEthie. mme ne fe venge finon d'vneamende de quelque nombre: de Brebis piens. Panure
Al luy faic payer pour auoir planté les cornes à ce-beau Roy fans force wedes «Te marine ne |
rant les ventz Ethefies,à caufe qu'il pleut fort en ce païs,ilz ne vir:ent glod'uenrz: e de fang.& lait meflez-enfemble,& qu'Iz font vn peu cuire auant que Æthefes vien vier. Durant les grandz chaleurs leur manquät pafture pourleurstro- nenridw:1e+ auxilz fe retirée vers les marefts & paluz,&.n'ôt gueres guerre enfem wrr:è9: fonfa e,que pour ladiffention aduenue pour ces pufturages. Hz tuoyentiles fêns rw la: ftes caflécs de vicilleffe,ou maladie: & ne viuoyentguere d'autre vian ans 40:renrd:
b.& mettoyent le nom leurs enfans, non celuy.deleurs:peres &.ma- apres ls Ca=t entlatelteE
5,ains de gicune des beftes de leur troupeau,lefquelles ilz ape!loyét micwletrey:\
bperes,&.meres,à caufe que c'eftoir d'elle & nonde leurs paréts qu'ils svra/il.3 Pl
noyent,et fubftance ernourriture.Les fimples & groffiers ;, &-ke petit ne,37.6b.5. uple vfoit pour breuuage de la liqueur d'vn arbre nommé Paliure ,& Gelle li.2.«h
5 plüs riches &:puiffans,tyroient leius de certaines Aeurs;ayät & gouft 18:P4lhreefh:
couleur femblableau Mouft-le plus mcefchant & mal fauoureux,qu'on ez- herbe:cr e denoz-raifins. Et pour-autant que la multitude de leursharaz &tro. arbre. lequel: aux el fort grande & de beftes diuerfes,ilz font contraint£ de fouuét /rronue - fêrs: anger de placc;allans tout nudz,fau£les parties honteufes qu'ilz cou- lemété 4/5" ent de peaux de leurs brebis: \ qe Pry Die
Bs Troglodites {ont circoncis toutainfi que lés Egypriés,fauf ceux qui /£orrdidi.r.c. pt boiteux,lefquets feuls1e tenans en laregion des Hefternes,nevoyét 123: Thes--
fétéviamais le raloir fur leur:corps pour yraire,ou couper chofe. quel phref.l.3.es. que.LesTroglodites apellez Megauares,portent pour'armesvnefcu +7. 7 liure: bouclier de cuir.de BœufFtout crud;& fans eftretannény acouftré & 4:rh 45. ten rond comme noz rondelles, &.vne groffe maflue ferrée; d'autres De gnellés ar t desarts,et lances pour combattre. Ils ne tiennentaucun compte de mesw/enr les. fepulture,ains fé moquant d'icelle, dés que quelcund'eux cft mort ils 7reglüditess énent le corps,et lians latefteaux cuiffes auec:des fions,et hards de Pa Cruclle façon. rc,ils le pofüient fur vn lieu eminent,le chargeoïét en riant-de pierres d'enterrer les: ‘ayant couuert d'vn grand monceau dé cailloux;fenretournoient (ès morts, ddl “ae dut: D. i oo ù
l .… pourgwy/efai Leurs.combas cômençéient à grands coups de pierre iufqu'à tant qu'il}
| LIVRE PREMIER Ai]
HS monftrer vnfeul brin de trifteffe pour la perte deleur amy. Ils bataillene} Batailles des enfemblenon pourleurs finages,où iniuresowcfmeuz de courroux,ou| Traglodites … ambition,feulement pour les paftis & herbages à nourrir leurs troupecux
k LA
ugrre c rede pnt vOI
| Lis, Jüët @- come y en auoit de blecez:& lorsils prenoient leurs arcs defquels ils eitoienbres f prengent fn merueilleufement bons maiftres facharnans fi bien qu? plufieurs y de. ouific
mouroient pour les-gaiges. Mais en fin les plus vieilles d'entre leurs fem-} rbes < ; mé fe prefentans,& fans aucune crainte, fe mettant entre les deux par -metta CruautéBar- ties faifoient ceffer le combat (‘car c'eftoit grid forfairure que-d'en offen-{Bes,ou bare fär les + cer quelcune Jauquel pour l'amour & reueréce de ces dames ils mettoié Drps m vieillardz. fin foudainement. Ils eftoient fi charitables enuers lesvicillards qui nes 2rbre maladifs. pouuoientplus fuyure les troupeaux, &-haras vagäs de lieu en autre, quel Curie! franges re- ]es cftranglans auec vne quêue de Bœuf,les faifoient miferablement mouh foible ceptes pour les rir Leur eftoit permis de faire mourir vn qui lâguiffoit en maladie, encoril, ce qu malades : = qu'il refufaft de finir, & penfoient luy faire vne grand faueur, & auanta-lur qu
ge, vfans de pareille courtoifie aux febricitans & à ceux qui eftoient af-f liure <
à faillis de quelque maladie incurable:ayans opinion que celuy eft le plupcu ch
Liur. 4.à °# malheureux d’entreles‘ hommes, qui ne-pouuiit rien prouffiter en viuant Fu ans
d'anteurépri defire toutesfois de viureen ce monde. Heroclote efcrit que les Trogloll font cesysn' ff dites fônt des Grottefques pour y habiter fans auoir aucun defir d’accu- parléus feul mulerricheffes, veu qu'ils fe font dediez,& confacrez à vne pauureté vo. mor deces | Jontairesfeglorifians en ec feulement qu'ils iouïffent d’une pierre exquikk cruatteT Blé fe que ous apellons Exachomalite:& qu'ils viuent de chair de Lefard perkdde & Serpés:que leur parotte eft fi confufe,que plutoft on ivgeroit qu'ils fiff leurs manger flaffent ou: inçaffent les-dents,;que non qu’ils imitaffent aucunement l des erpewe@” voix humaine, Il y a encorvne autre nstion.Ethiopiéne-:par deffus l'Egy Jar ve cofufe. ptele long du Nil vers les parties Auftrales,ou les hommes, nommez Ki RÉXophages zophages(qui fignifie mange-racines ) neviuent que des racines des ro: babitént per- feaux atrachées des lieux voifins,qu'ils lauent & battét tant auec des pier delaF'fle de res iufqu’à ce qu'ils les amoliffent,& defquellesils font dés gateaux con Meroëspres le me ynetuile autant qu’on en peut tenir en la main, & les mangent ,cftans flensse Afspe cuits au Soleil, De ceftewiande ils en iouïffent en paix,& en onten abon Fiz DidS$- dance tout le long de leur vie, à.caufe qu'ilsn'ônt gucrre auec pas vn de 6h021.des anté Jeurs voilins:fi eft ce qu'ilz ont guerre côtinuelle aec les Iyons,quii pour gites, 46,3 fe rafrefchir aux ombres, fortent des defertz,& auf pourfaiuét les moin :,# dres beftes pour fe repaifiré:qui eft cauf£ que fouuent les pautres Ethio Ethropiens af piens, fe tenans aux'Paluz en payët la folle enchere & font defchirez dé fallis des qu'ilz fortent de leurs marefts par ces beftes firouches, & cruelles , tant} #yons ff = pour n’eftre des plus courageux que l'onfäche, & n'ayans armes pour o JF deDiod. breualoir detelle violence.Et il'y a long temps queccfte nation euft cité Sicills,4.63 ruinée par les Lyons, fi nature n’euft pourueu de fon bongré en leur def ‘1 fonce,& conferuation D'autant que fur lecommencernent que la Cani:| Frelns ©” culc efpand fes ardeurs,il naift vne fi grande & innombrable multitude Tars;eh 41€ de frelons en ce païs là, fans qu'aucun vent y regne pour ycaufér, en ation tro tens hf. rantles vapeurs de ccfte corruüptiô,que les hommes fe retiräs dans les pal cbefte ‘ luzn'en fonc point vexezny tourmentez, mais les Lÿons'en fenteit telle fubrilsç
noz 1" rs ferr s: quo leurs res va lle,ent Bit voir bité pa font le arils or al-plaif: tretrou {eruir int du méz, fi ux:& c s,les Pa leur a x fonta aduz qi ns {ort ns aigu partag,
ulent, 4
| DE L'AFRIQUE. 16 ne ls ons k bataillentk Rusrre qu'ilz font contraintz de fen aller, tant pour fe fafcher dela mor dupays des roux ouMre de ces beftioles, qu'efpouuentez de leur fon & murmure. A.ceux cy RTephuges. troupecux pat voifins les Hilophages, & Spermatophages( c’eft à dire rôge-boys, ‘à tant qu'il man e-femences).les derniers defquels recueilläs les fruitz cheans des ils eftoienbres l'en nourriffent fans fe pener autrement pour auoir e{gard leur ieurs y de-l ouifion,contents lerefte du temps de fubftéter leur-pokrone vie des sJeurs fem-Merbes qui naiffent par la câpaigne marefcageufe . Là où les Hilophages Mifrable vie deux pari mettans en campaigne auec-leurs femmes, &:enfans montét fur des ar- des Sparmate d'en offen-Mipes,ou coupans le téndron & bous des branches, ils en nourriffent leurs phages,e- ilsmerioie bips miferables: & font fiadextres(à caufe du long vfage de grimper fur Æilophages, M arbres)qu'ils faultent d'un en autre,comme fi c’eftoiét des oyfeaux, 8 curieux, &.fe coulent le long'des branches & rameaux, les plustédres Diodore fusnt. foiblets fans danger de leur perfonnes, tant ils font maigres &legers, :cy des corps ,çe qui femgble chofe incroyable, ils font fi fubtils que file pied leur glif gériess és ho. fur quelque rainffeau, foudain les-mains faccrochans à la branche les mes, | liure de l'infortune dé la cheute,& quoy qu'ils tombent, encor fontils seu chargez de chair& graiffe, que la legereté du corps empeche qu'ils reçoiuent aucune offence:& ainli ils rafafient leur ventre affamé l'eme fans destédrons des arbres ainfi-que font les Cheureulz,& Chamoys. noz montaignes. Ces gentils oifeaux vont toufiours tous nuds, & ont auureté vos femmes, &-enfans communs , auffi leurs richelfes ne fonttrop gran- ierrc exquis: qu0y qu'on die qu'ils bataillét à beaux coups de baftô pour les lieux a de Lefrd ii leurs demeures,efquelles les vaincueurs donnent loy,& comntandent Péple 2 les vaincuz.Mais il en meurt plus de faim;que de côups receuz à la ba. (re
oit qu'ils {if À nus ee faimelant à ke LBlle-entät que leur defäillant la veuê;ils font priuer du fens qui leur fai- De
irds qui nt! nautre,que ement mou} ladie, encor! , & auanta- eftoient af y eft le plus er en Yiuant les Troglo ofir d’accu-
leffus l'Egye! voirle fouftien de leur vie, &ainfi ils periffent.Le refte de ce païs eft
bité par les Cineques , lefquelsbien que foiét en moindre nombre que £*- is Ne # fontles fus pose fi eft- ce que leur vie eft fort differéte enferble. A He CL ecdes pie" ils ont leur demeure aux boys, & leur païs eftant foreftier,fafcheux,. MS cu ateaux conl-plaifant, & raboteux, & où l'eau eft rare &e Les fontaines difficiles à y. dr je de gent,eftans Rretrouuées;ils font forcez de prédre leur repos fur les arbres, de peur - us een abonif ruir de pafture aux beftesqui repairent par telles folitudes .&-fur le: CE 7. q. pas! vn dit du iour, alläs vers les eaux pour raffalier leur foif,quoy qu'ils foiét ie 12 ie qui pour z,fi fe cachent ils parmy les fcillardz les plus efpais de ce païs bofca- D e ob 4 Fa Lér les moiux:& ce çachät que fur le chault plusardant du iourles Bœufs fauua- nb PAS Lure ÉthioMs les Pardes, Lyons, & autres beftes farouches tourmentées rant dela" e. * fchirez galeurardente du Soleil,que vaincuz d'vne ragc impaciente de foifirôt M" uelles , tan fontaines pour l'y rafrefchir,& rafläfier leur alteration .Ces animaux mes pour SR duz qu'ils font pefans & lourds pour l'efbre chargez d’eau, ces Ethio- on éuft Hs fortans de leur embufche leur courent fus auec des perches & ba- en leur defiPns aiguifez & bruflez par vn bout, & les tuent de pierres, & faiettes, & 6 la Can partageans enfemble,, & donnant à chacune bande fa portion, ils fen multirudi lent, &-prenét gaillarde-eurée, I aduiét quelquetois, quoy que tard, fer, en ati non trop fouuét,que quelquesvns d entre eux {ont defchirez par quel
» ee
S.les mettans vers les m5t4
gnes d'AYa nie.
chuffe fabtile des Gymnites far les beffes
ic.befte plus forte & puiffante qu'ils ne font , mais ils font fi cauteleux /
ans les pa fsronches.
ntent ecle ubtils en lcurs-chalfes, & embufches que les plus braues, & furieux de
M. LIVRE PREMIER eut æes animaux demeurentvaincus & deffaiéts. A ÿyans faute de chair 112 Pa -dentpour viure des peaux des beftesauparauät a rie detre -pent eten oftent le poil les: chauffent ;iet culfent au feu me «Come leiGym Les departiffans-enfemble ; fen faoulentauec bon apetit, &-gouliiemen
nites adexe Er pour rendre leurs enfans adextres àbiétirer de l'arc, ilz leur dreffen _ trèt leurses- ynebute, ctceux-là feulz-ont smangerlefquels auronttouché le bläc,a fas atirerde c'eft pourquoy la faim les preffant , ilz deuiennient fibons;8c parfaitz a s l'arc. -chers. On y trouuée encor les Acridophages, ce font tesmäge-fauterell el Mange faute- oi Locufles,voilins du defert Libyé outre la regiô Cinnamifere, ou p or relles peuple te.canelle,les plus petitz d'être les Ethiopiés,noirs-outremefure,et ma
fort malgre .gres comme l’efcorce d’un arbre. Durant la faifon du Printemps n *@- noir demie. ture pouruoyant à leur faim, et deffault;fait fouffler les vens Zephir qu farément, nousappellons vents.d'abas, & le Libyque,qui eft Auftral, qui leuram
Zephir parti. nent grand quätité de fauterelles,defquelles ilz dfeffent leugatfamée cu “cipe Gr du Po fine, et quine pouuans rié trouuer au defert viennent feruir de pafture}
nat Go du mi ces Negres miferables .Et font ces Locuftes trefgrandes,et la couleur à dy, © cf leurs aifles fort vilaine,et reffentant ne fçay quoy de faleté,et ordure. 0 pourgusy il comme cefte vermine pouffée du vent vient comme vn nuage obfcur eff art rep @* fant les vallons où fetiennent ces Ethiopiens, eux qui font acouftumer produifant. tel exercice, portentgrand quantité de matiere côbuftible, et tout l'ha “ÆnEthiopié beau parauant coupée amoncellant le tout enfemble, et y mettans lef : -céffe bruine … le long d'vne grande valée. Qui caufe que les Locuftes vaincus de la fo gaffe ordinas- ce et vcheméce de la fumée y {ont pouffées de l’Air en terre, en quels <remët tous les lieu vn peu plus loing de ce vallôs, entombant fi grand nombre, qu'ell ans quelque ‘Tuffifent à nourrir tout. ce peuple. Lequel les falät (car ce païs abôde f
promince,ny en {el )en font referue,et leur fert-cefte viande d'vne faulce-exquifc
Hailfant rien leurs affamez apctis,n'ayans autre nourriture que de ces beftioles engri -qui foit Jür fées des bleds-mägez et rongez par le refte du païs Etiopié . Car ce pe sterre.Pey … ‘blene fat nourriture aucune de beftail,et-ne:mange aucun poiffon,elta :d'Aluarés fort cflongné de la mer,età bricf parler;n'ayant autre moien pour füubl en fon Ethip. ter la vie miferable. Ainfi ne faut f'efbahir fils font legers et difpoz de | Viefort cour- perfonne, et fils courent bien, etviuent bricfuement ,veu que les pl tedes Æeri - vieux qu'on y voye ne paffent iamais l'an quaranticfme deleuraage. doÿhages can. Quand à leur mort, & fin ell'eft autant miferablecôme incroyable, qui Je par lacor. qu'elle ayt quelque verifimiltude:car ce peuple paruenu en ja vicilieff rupti0 de leur foudaine;fent engendrer premieremét en fon ventre, puis en l'eftomad nourriture. puis par tout le corps, des poux éflez,non feulement diuers en figure Zeuples mou- couleurs, ains encore horriblesà:voir, & fales & vilains, qui en peu rés.de Pths. temps les rongent,&-confument auecvne eftrange; & cffroiable doule rtafècr ma Le commencement de cefte maladie les empoigne auec vn grand den ladie pedicu- gement tel que deceux qui ont la gratelle, qui caufe qu'en fe gratant baire. ont grand plaifir fuiuy d'vne foudaine douleur et repénrance : âpres «gratter on voit fortir les poux à efcadrons, qui coulans auec ve eau fi glante fortans dece demägement, contraignét le patient miferable va Æu d'aingoiffe et preffé du mal , à defchirer fon corps à belles ongles fans fe. plaindre , et gemir fort grieuement, Apres'ebcy:les poux en
eu !cgerement:et{f
fi foit © que,bie: cd'efté ateur, 6 C, foit ur, eq: niccteu abillem
Sadilcre
f6 de p duit,ne | cs & ma
| DELAFRIQUE. ti ormillisentelle forte, quecomme fi c’eftoiét des versde quelque boys ermoufu,ilsne peuuenteftre oftez;ny cffacez,renaiffans foudain les vns res les autres: & en cefte façon ces pauures-gens donnent fin à leur vie, foit pour la nourriture prife tout letemps de leur aage,ou à caufe de l'in- difpofition de l'air corrompu deleurProuince. Sur l'extremité d’Afri- mue vers les parties Auftrales , habitent des hommes que les Grecs nom- Cyynemimes ment Cynnamimes, & les Barbares les appellent fauuages,portans la bar peuple Chien. e fort longue & toufue, & nourriffans des troupeaux de Chiens fauua- serjer, Tropis e, ou poil ? qui leur feruent de garant & fauuagarde . D'autantque dés le Tropi- que d'efté eft Le.et mue de Cancer,qui eftle commencemét du retrograde du Soleil en elté Je Cancer,cë- temps ‘ moys de Juing ; iufqu'à moitié d'hyuer il vient vne multitudeinfinie me capricor- ephir qe Bœufs Indiés fe ruer en la terre de ce peuple, foit que ces beftes fuyét ne ef de l'hy- | Jeur am © 28° d’autres qui les pourfuyuët > Ou pourärouuer dequoy fe nourrir, ser, amée cpu Pour autre occafion , à. ce pouffez de la feule nature qui produittout 8æyf7 Indiës lepañture ui eftça bas de merucilleux, fi eft-ce que la caufe en eft encor inco- 4 troupeaux couleur d euë & incertaine aux hommes. affaillent les ordure. Orleshommes ne pouuans fe preualoir deces beftes furieufes deleur Cynnamimes. sobfeurc opre force,ilz ont recours à la gaillardife de leurs Chiés, auec lefquelz Ptolomée lin. ouftumc:M pourfuiuent ces Beufs, & enfont fouuent de beaux maflacres , partie 4.6.8. Table ttoutl’ha {quelzilzmangent tous fraiz pris, & falent lésautres pour leur proui- quarriefme ettans 1e {RC n, & encor auéc cesChiens,ilz prennent grand quantité d'autre fauua d'_#frique, | dela fon qui me fait péfer que ce font les chaffeursOripées defcritzparPto- | Ænciensn’ot ju quel mée.Les derniers de ceux qui habitent les parties meridionales d'Afri- ey cognoiflie LEuè well e font les Ichthiophages, (c eft à diremäâge poiffon)lelquels ayäs for- plus auat du k Lau °c humaine; viuent neantmoins auffi brutalement que lesbeftes , & eit café d Afri- s a (el en païs,pres la riue de la mer en la region des Troglodites,au fein Ara- que, que du k rer n que [voila comme lesanciensignoroyentlesterres,veu que Diodore poulphe Ars is “ Qi cilien de qui ceftauteura tout emprunté,n’a eu tognoiffance jufqu'eu Vigne. is MA | romontoire Prafien, qui eft le dernier bout & limite cogneu par Ptolo- premontoire our bi du on fçait à prefent eftre nommé le Royaume de Melinde ,& par prafien,a pre- Ê at de là lequel-encor y aterres & Prouinces infinies, iufqu'au Cap de bonne fus Royaume : P Les 1! perance,le tout defcouucrt parles Pilotes denoftre sage. En outre ne de melinde. 4 re ux omettre que icy onmet les Ichthiophages en Jaregion des Troglo- o4 font au able, qui tes , vers lefein & goulphe d'Arabie, qui cft païs Oriental y COMME wray les Ich - Py à ile An loit que Ptolomée les mette non en Ethiopie, ains en Egypte Ara- thiophages al que,bien loing de l'Ethiopic;tirans vers noftre Pole , & deçale Tropi- y Prolomee nes cd'efté, comme ainfi foit que les Troglodites foyent tirans vers l'E- r4blea.L1.4e quien peu ateur, & l'approchans, comme ceux qui font par delà noftrg Tropi- ch.9. ble douleiR °’ foit cecy dit en paflant , & pour le plailir & contentement du le- 1} y 4 d'autres pren re 2 lequel ie veux que on apaîte d'autre viande que baïes , ou fimples zchrhiophages fe gratant nicéteuses ] Orces Ichthiophages vont tous nudz fans jamais vfer 0] Strabon nce: aprés abitlemeët quelconque, ayas à l'imitation des beftes,& femmes, & fil- Lin, 15.616. và ceau(iR difcretion, &cen cômunauté, Côme ceux qui n'ont ny fens ny appr'e- Gréde ignor4- erable vi f6 de plaitir,ny douleur fin6 ainfi,que le fimpleinftinét de nature les ce des Zcthio- http duit,ne fçachäs mettre differéce entre ce qui cithonefte & les chofes phiges. ét es & mal feätes. Leurs logettes & maifôs fôt bafticsaflez pres de la mer poux fort Ê f
112 Pa detre entiet{s fiemen dreflent le bläc,« rfaitz an uterellel
‘à LIVRE PREMIER: Quelle fl &ioignant les promontoires, où non fenlement on‘ voit de grädes fpcl6- paféherie des ques;ains encor des valées longues, & fpacieufes,& des Grottcfquésfort: Ychthiopha- cftroittes ayans l'iffue naturellement tortueufe &trefdifficile,lefquelles
D voyes & mailonsles habitansfecourus-de la nature ferment & en diffi- eultent l'entrée aucc dés monccauxdepierres, aucc lefquelles comme fi. ceftoyent des rhctzils arreftent le poiffon & le furprennét : Car la Mer croiffant(ain{iquele fluz y aduiét tous les iours le matin & fur le vefpre) elle arroufe. les bordz voitins, & fefpendant bien loing clleamtincauec: foy vne infinité de poiffé enterre ferme,lefquelsgliffmsen dihersiieux, pour trouuer pafture, lors que au refluz la mer fe retire; il aduient quelcs poiflons font laiffez à fecentre les pierres: & c’eft là que ce peuple ac-. court auce les femmes & petitz enfans, pour recueillir leur prife, queï!z
méc
fcrar Jeme oges gent deroit & pu Cieufe
Jef it qi ucun
eftandent au Soleil {ur des pierres à l'afpeét plus ardent dumidy,lestour: pee nent fouuét:& fecz qu'ilz- font , ilz defpouillent lesoz , &tirent la chair, ver qu'ilz peftriffentdans vne groffe pierre creufe comme vn-mortier, & y RS Î meflans dela femence, & fruiét de l'arbre nommé Paliure, ilz compofent ue vne viande qui leur femble treffouefue, douce, & fort apetiflantc:car les DR ue poiffonsain{ meflez de diuerfes fortes, ils fontde cette pañte des fouaces ; Hé & pains longs comme vn tuileau, & les ayants faitfecher encor quelque ms \ peu au Soleil,ilz Faffeent poux bâqueter, & fen repaiffentauec gräd plai-R nee fir & contentement, & ce ffen fsoulans & empliffans leur ventre, fans: te- h di nir ordre ny melure à leur repas,ayanttouliours cefte viandeprefte, cl, fa £ me en vn garde-mangerqui oncneleur manque, cftantla mer leur gre- thés mer, & leur feruant de boucherie auec grand abondäce, Mais lors que a td
mer fenfle efmeue desventz & ornges, & que les haures & orées foat in
Drécefe mel. 2 À han x c,pou
iso ES f ondées des vagues furieufes & efcumantes de F'Ocean,fi que le pefcher hd del é M: sé 1. . 1: ÿ , - ! À : RM , ’ = . 4 : N) d
Lebits part leur foit interdit;leur eftät alors leur pafture faillie d'vne part,ilz fepourk, }, fa
Linie VON d'vncautre,ramaffans des coquilles.et grandes conches de la mer, S°
durer: dciquelles caflantla durté, et teft ils en tirent la chair crüe, de laqueileil # Brek: jui
rans rien iffons à
ONF ul de fe nourriflent,ayäs ces poiffons cfcaillez; le gouft toatfemblable prefqus Ray qu : ‘J LT 3e , La : À e lhnre « ï
- n Ç : anpcC Le as L7i Ù 1 » st iux huiltres que nous mangtrons p rdeça Quel] ar l'effort ct violenc nt fortu
des ventz contraires, la tempefte dure I6guerment,ct que ces huiftres leu defaillentaufirbien que le poiffon,c’eft aux areftes et offemétz des poif: fons ia mangez delquelz ilzfont ordinaire prouifion, que ilz Pattaquent manseds ceux qui font les plus tendres, & frais,ct les autres ilz caffent a uec des picrres neftansen diferction deguere diffemblablesaux.bcfa brutes. Or fetraittent-ilz /commeï’ay ditioyeufement-et d’un chant il fez mal-plaifänt, eë qui relfent la melodie, etdoulce harmonie de ces ch Les Bi 95- tres brutalifez:ilz Pofiouiffent,et congratulent pour la bonne chere qu’ lies: SE ont fait enfemble:ct puis chacun Fe ruc für la femmequiluy vient la pt PAGE Par miere en main,afin d'é tirer lignée,fäns foing aucun qui leur troubleleu
/ CPE GE agÿfes tant qu'ilz le voyent deuant ks yeux dequoy faïcir leur ventreictil deux iours ent l'efpice de quatre iours fe donnans aiali du bon temps, à manger Jens boire 7 caxeller leurs dames, etle cinquicfme l'en vont à troupeaux vers Les 10 OUR AANE paires pour alleger leur (if, cxians & brayans pléins de ioye et vli JTE j'rne voix autant mal-plaifente comme peusifée à entendre & mal fa
CEPe É &
des chof yentà ei € fi qu e ilsne ds des outra! smonftr ICorde; + ins que taire , IX auec : x Cbrangd Ccefoit quelane erfonne, nl lophages,
DE LAFRIQYE. 18
pelé= te, en eftant le fon fans aucn artifice: Ce voyage n'eft es guefe"dif-
fort M ant de celuy d'vn haras & grandtfoupeau de Bœufz, f'empliffans tel-
uclles Dent le ventre d'eau que’ à peine fen peuuent ilz retourrier a leurs
diff-. oges pres la marine : & le iour que ilz fe font ainfi abreuuezilz ne man-
pme fi D ct rien, ains fe couchentaufli hors d'eux-mefme, &tantaneantis que
a Mer oitvn homme qui auroit le cerueau fort troublé de vin & de viandes:
efpre) uis l'endemgin ilz retournént à leur exercice de pefcherie,& vie deli 727 chan veaucc D à cufe de-leur pafte depoiffon:& paflansainfi leur temps, contentz de Æ%#frican lieux » lle frugalité & fimplicité,aufli ne font ilz prefque iamais malades, ia- en [a deféri- que les it que 11 ne viuent guere longuement, Leurcomplexion cftant fans f tr0 d'Afri- ple ac- D cunc mauuaife humeur ,& eux fans apprehenfion de malice fe con- 74e.
, que it2 tent de peu,& n'ont autre foing que:de chaffer la faim, fans fouhaitter
es tout-
Staifir d'ailleurs queceluy que ilz peuuent prendrechez eux, &'en leur {a chair,
ccouftumée maniere de viure. { Ettelle eft la vie de ceux qui habitent
ier, & Ÿ ans legoulphe d'Arabie,lefquels à prefent font vnpeu plus fins & ru- mpufent z,& j'adonnent, finon à viure plus delicatement:, à tout le moins à co- PET. tescar les DD oiftre que vault la marchandife,l'ayans apris parles Chreftiens & Mo pre gs ; fouaces D qui courent le long de celle cofte, & dans ce goulphe : auquel font a de quelque oifinez les.Royaumesd’A del & Barnagaz depuis le Cap de Gardafuni/”" 7 om âd plat- ui regarde l'Arabie heureufe,où la plus part des peuples font Mahome- “S au ape- ce, fans te os, quoy que fuietz au grand Empereur d'Ethiopie.] ei ya prefte, co Dr les façons de faire de ceux qui font hors le goulphe, & fein Arabique/*” pe e paf rjeur ge nc beaucoup plus merueilleufes,çcomme ceuxquiiamaisne boiuent, & fon d'ame,
chofès impoÿsr-
les, en quel.
uinaturellement ne fentent oncaucunepaffion ,-ou efmotion en leur e,pour chofequi leur puiffe aduenir. Ce genre d'hommes fe tiennent de S 7 - Q #
bing de laterre-habitée, & frequentée des autres , y eftans comme pouf- 7“ ce foit des
lors que la Les fout 11 Le pefcher
12 fe pou de fortune, & là ilz f'adonnentäla pefcherie , ne fe foucians, ou de. 7/7744%: dela mors rien qui foit humide pour leurgouft , iaçoit que ilz mangent des liqueilc ions à demy crudz non poureftandreleur foif, ains conduiétz de Se prelqu ay quelic brutalité, &contenzdetel-viure & pafture que ilz trou- t violence: fortuitement ,ayans opinion que c'e vne grand felicité d’auoir fac. Riffres leu des chofes qui peuuent nuire à ceux qui én ont faulte, fi par cas ile ve- pour cecyel kz des PO yentà en auoirà fufhfance : Et l'ont fi patiens-& conftans que on dit 4 ue attaquent fi quelqu'vn les venoit aflaillir l'efpée au poing’, &rles frappoir j'a PiHets eat 2 caffent OU ils ne dsignent{'enfuir, ains fouffrent courageufement ,‘&les coups, mes ty FA saux.bcA 5 outragés ne faifant -autre cas que-regarder-celuÿ: qui lesbfence fie chant; monftrer sucun figne,ny de douleur;courrouxscempallion, ou mi- ”° 7" J ce de ces Ch corde; 1Hz ne parlent poiné aucunement; ainfauec fignes tant dés 777 #4ff le
chere qui DUX, vient la Pr ‘oubleleu rentreiet à mange * vers les 10 1e ct vh
8 rnal fo
ins que délatelte ilz font cognoifire: & demandent ce! dequoÿilz irataire , & que le plusilz defirent,; Ce peuple ayme.&: pourfuitt la ix auec vn grand accord & vnion viuantz enfemble ne fafans tort Keftrangers, feftans de toustemps mainteouz en celte forte, quoy ece{oit vn cas fort merucilfeux , foit que la couftume les yaytinduis que la neceflitéles y contraigne,n'ayans le moyen de porter nuifance erfonne.Leurs loges & maifonsnereflemblentpointà celles des Ich- jophsges,ains les vas fetiennent en des Grottés qui regardent le Septé Lij
tomes D 6 ON, Lines PU Enr ce nn +. | D mr 5 ee. 4 re EE a _— EE TS —
<.
De Eire
LIVRÉ PREMIER
trion Pole Artique ,efquelles &l'ombre,& lafraifcheur.de l’airles def: Diodore sici- fendét des ardeurs vehementes du Soleil:d’autät que les Spelonques qui: | Lien. Æntig. regardent lemidy, reffemblans pour leur ardeur aux exhalations d’vne
‘hi.cha, 4. fournaife, empefchent que on ne peut les aprocher pour y faire demeure. !
Strabon fé Ceux quine font point expofez à la face, & abry du vent Artique, fe font À moque de l'ops des maifons de coîte de Baleine qui font faites en voulte,que la mer leur PS non qu'ily fournift abondamment,qu'ils lient & ioignent enfemble ,,& les couurent M at iamass. es des herbes marines,pour f'en feruir contre lesardeurs du Soleil. Nature ‘deces ,Æma- trouuant d’elle-mefme l’art pour fe deffendre, y eftant induite par lane- à zones. roy fe ceflité & peril de fouffrir quelque grand malheur & defaftre :: & voila la Geogr.li,1t. vie des Ichthiophages d’Afrique.Refte à dire quelque cas des «amozones 40 Des. Amaxo qu'on dit auoir le téps pafsé fait leur demeure enLibye;lefquelleseftoientl nes voy femmes hardies guerrieres, fortes, vaillâtes,& de grande puiffance, & dif} Per. Meleli. ferentes en vie & façonsaux dames de noftre aage.. D'autant que cellesi 2.6 3. Celie cy pour garder leur virginitéauoyenten couftume de f'exercer par quel Rhodigin li. que efpace de temps au maniment des armes & pafle temps d’exercice:el-} 9.chap.rz. les fe mefloyent auec les hommes-pour auoir lignée & entretenir en vil
gueur leur race: C'eftoyentelles feules qui manioyentles affaires, & cô- Decelle débi- mandoyent, & gouuernoyent l’eftat de leurRoyaume& republique, & cell
liration des pendant les hommes eftoyententre elles fans aucune autorité ,. faifans le mafles voy: melnage en la maifon ainfi que font les femmes entre nous,obeiffans con Rhodigin lis me chambrieres,non receuz au gouuernement des Prouinces:, & moins 14.chap.5. à fuiure l'exercice desarmes. Elles enceintes & deliurans leur fruit , le mafles eftoyent donnez aux hommes pour les nourrir, mais à fin qu'ili D'ou vient le fuffent inhabiles & fans effort pour la guerre, dés qu'ilz eftoyent nez od mot d'Æma- leur froiffoit le bras dextre,ou qui pis eftoit; les faifoyent mourir,ou er zone voy Si - UOyoientbien loing de leur terre. Aux filles on brufloit le bout des mame lius poete.ls.2: \essa fin qu'elles ne leurcruffent en groffeur;ayans opinion queles tetir © Celie Rho Leurs feruiffent d'empefchement àla guerre:qui a efté caufe que les Grec digin dit que les ont nommées Amazones , àcaufe-qu'elles eftoyent fans mamelles, les Gorgones Ceux qui dient qu’elles ont habité en Libye tiennent que elles fe tindr efayent ma ch l'Ifle d'Hefperie;ainfi apellée, à caufe qu’elle eft pofée vers le couchi ones, Je roy & qu’elleeft affife dans le paluz Tritonien voifin de l’Ocean., lequel p que cefle rfle luz s'apelleainli, à caufe d'vn fleuue de nom femblable qui s’efcoulce Tritonse est icduy. Cefte Ifle marefcageufe eft prochaine d'Ethiopie, & du mor auf$s icognene Atlas, qi eft le plus grand & fpacieux detoute l'Afrique. Cefte Ifle « comme la ve- trefgrande fertille en arbres de plufieurs fortes de fruits, defquelsle pe rité de l'hiflos ple {e nourrit, y ay ät de gräds troupeaux de Cheures & Brebis,le lait if re des Æma. quelles fert de pañture aux infulaires, qui n'ont aucun vfage de bled, co} Zones. me. ceux qui ne le congneurent ny veirentoncques, |
I a ‘L
® DE L'AFRIQUE. 19 Des pays mnrecitez, par ceft. auteur deférusant l'frique, chap.8.
airles def- |
onques qui % As : tions d’vne & (E penferois faire grand tort aux lecteurs,fi noftreau- 7° 4frique e demeure. | «teur n'ayant touché qu'vn fimple cartier de l'Afrique, prefque toute ques fe font à & iceluy le moins cogneu,& qui À caufe du peu de fre. defrouuerte de Ja mer leur 1 quentation des anciens;reflent plus dela fable que de noltre temps les couurent à la clarté, & graue feucrité de l’hiftoire, ie ne tafchois le 4
AOC plus briefuement qu'il me fera poflible d’efplucher les Ps MAOONR plus renommez d'entre les peuples &natiôs d'Afrique
qui font venues à noftre cognoiffance par l’art & diligence des Pilotes & Opinion des Mathematiciens de noftre aage à ce conduis & apointez par les Roys,qui scies qui ré
leil. Nature à te parlane- 4 & voila lab es AMOZONES À
elleseftoient Mbnc rendue la mer nauigable du cofté mefme qui fémbloitimpoflible aux G,,;Equ4. fance, & dif- BBnciens, & ont fait voir combien ceux là fe trompoient, qui penfoient'que ;... cfrenhs
nt que celles} ercer par quel} | d'exercice:el- retenir En Vie} ffaires, & co- "| nblique,ëc ce} rité ,. faifans le obeiffans cor] ces: , 8t MOI s leur fruit , 16 aisàfin qu'il ftoyent nez of mourir, OU en am mamt n quelies tetin e die les Grec ns mamelles. selles fe tindré vers le couchif ean , lequel p qui s'efcoulet DIE » & du moi ., Cefte Ifle € defquelsle pti Brebis,le lait ve de bled, co
a terre fut inhabitable; laquelle gift fouz la zone qu'ils difoient ardente 4:51 7 du Zodiaque,laquelte eft & peuplée & frequentée tant par les Chreftiés 54, bon lu, tuc Mores,foit de l’Europe,oude l'Afrique , ainfi que fçauent ceux qui ,, AÆriflote.z ntlonguement nauigué lelong dés coftes, &plages de l'Oceä,loit qu'ils 4e, aterer.ch ilalféne au Brefil,ou vouluffent.pañfer eutre,& vifiterles Indes pour eau , Pomp. de l’efpicerie.Ofr laiffant l’ancienne diuifion d'Afrique, à caufe que Stra 344) Liure.x.
on, Ptholomée, Pline, & autres fy font doétement employez,& l’ont ef luché en ce qu’on peutattendre de la parfaite cognoiffance dece qui
oit defcouuertde leur temps: & en-ce qui eft de la confideration celefte y eftans monftrez fi diligents que les plus experts faut que confcffent la deuance de laquelle ils fe confcffent obligez au labeur de ces diuins ef- rits du paflé. Tellement que ceft excellent Mathematicien, &grand Pi- ote Americ Vefpucce Florentin ne fait@oint comme vntas d'hommes äns fçauoir, & peu d'experience, qui condemnent d'ignorance ceux efquels iamais ils ne fcilleterent les liures,on fils y ont veu quelque cas, a cfté toutesfois fans y entendre que le hault Alemant: VeuqueVefpucce ‘eft farrogant(vice propre à tout ignorant)que d'obfcurcirla memoire esanciens,en-penfant eftablir la fienne , encor qu'ayant dequoy bien Commel' 4 ayer,il peuft faire parade de l'experience de plufieurs grâdes chofes que frique eff 4 sanceftres n’auoiét feulemét veu par Idée.Laiffant donc cefte ancienne praféf diuiféé. juifion des Geographes,& Cofinographes des fiecles pañfez,nousdirôs frique’eftre à prefent confiderée par deux fortes de Mores, les vnsapel ez blancs, & les autres noirs,entant que par ceftediuifionon contemple but lepartage du pays africain, qui ayant changé d'Empire , mœurs, uple & religion,ne faut l'eftonner {1 à l’alteration de l’eftat eft con- int le changement & des noms, & de la diuifion. Ptclomeée ’eft pourquoy Ptolomée, le plus diligent de tous Aftronomiens, & Geograph. lr. scographes,dit qu'en ce quitoucheles hiftoires , il faut pluftoft farre- 1.chpitre. 5. er à ce qui eft confideré le plus fefchemét, à caufe que toutes chofes
t, nefçay par qu’elle reuolution, fuiettes à eftrealterées , & fouffrir elquechangement. Et de fair ceux qui contempleront les delordres luenuz au monde,dés letemps que les Romains f'aüiliffans perdirent la randeur de leur Empire, & renoun glorieux de leurs cor.qu:ites, verront
E iij
Lounge d'Æ meric péfpuc- re Florentin,
@: LIVRE PREMIER sn ceffe diminw- par me{me moyenque les Prouinces les plus fcuriffantes sent fent y vn tion aduint cftrange diminution de leur gloire,aücc le changement & de noms & d Pat les Huns peuples De cecy me foient tefmoins plufieurs pai$ erifralie ,& és Gaule Gots Padales, come la Lombardie, la Bourgoigne, Suille, &. Normandie, & en Efpaigne Lombards, | ja Catheloigne, &-andaloufie. Mais fur toutes:les prouinces & nations du
François, @* monde,cefut l'Afrique, quifereffentift le plus de cefte mifere , foit lors
Bourguign0s + que Genferic l'occupa auec les troupes des Alans , & Vandales ,ou quid |
Jes Goths,&-Vandalans enfurentchaflezparlarace maudite des ‘arabes
Geferic enis- M ahometiftesrecogneuz partout le mondefouz lenom.& tiltre de Sar- |
bi le païsd' rafns,lefquels ayans gafté tout ce qui cftoit de beau, & magnfique en cel. Afrique eh- Je flourifanttProuince,& corrompu lareligion,en furfemant {ur l'herefre miron l'an de Arriennevne pire contagion du Mahometifme;meflans laiperucrlité de grace 431.ET l'opiniqnauecles mœurs barbares; & cruels des pilleurs d'Arabi: ,feirent
les Sarrazsns qu'à prefentonne voit plus,celle richeffe, beauté, & fertilité tant chantée!
j'vitdrent duipaïs African, Et d'autant que l'auteur quiarecueilly les meurs de tou fi l'an 648. ces nations,a oublié le principal de fon difcours., etf'eft alléamufer cn
Egypte, & Ethiopie, fuyuanties pas des anciens, &courir en Lybie pour Ily abit ous repaiftre des fables de Solin;,Phne, Diodore Sicilien;& Herodote, dest Miuiri- nous-embrafferons les Mauritaines felon lamer Mediterranée,et courrôs
raies ; JRt- lesterres qui font outre le deftroit de Gibraktar, vifitans ce qui a efté def. soir Tunigifé çouuert par les curieux & honunes'exccllens-de noftre aage, & ce aucck
ne © Cefarte plus debricfueté qu'il me fera poilible,efperant qu'en autre endroïtnou: en donnerons va.plus long palle-temps au lecteur diligét & ftudieux. Ie
+ Deufôrtes de vous ay donc dit qu'ily.a.deux efpeces de Mores,à fçauoir noirs & bläcs Mores en Æ- Jes noirs fetenans brer auant delà les deferts de Libye tyrans vers les par}
frique. ties Auftraes en Ja terre diéte i@relent des Negres, ou aoivs,:{ eftendant Terre de Ne- jufqu'à la Guinée, Royaume de Mely,Mellegete,Beny Ie long du fleuve
gresen Mcly, de Sencga dit Nigritis parles anciens, & defquels nous dirôs quelque cho
S'enegt, Ghi- fepar cy apres. Et les blansfont ecux qui habitent en la Barbarie,&: Nuni
Là . ‘ . . . » , . née, Melegct- die,quieftans iadis la conquette des Romains,ont aufli efté les plus ciui te,07 Ben. Jifez,&.delquels font fortis d'excellens perannages tant Chreftiens qu
Barbarte 7 Gentils:voire,& de la fete Mahometifte, Ie ne veux aller recercher id A'emidie peu Hannibalz, Hamülcars,Hanons,Mafiuifles ,&. ugurthes pour le fait del
ve icy va difcours de c mes illuftres, qui elt a fez traité par Tite Liue,Polibe;Saiufte, Cefar, & Appian‘Aicx:
pp . 1p à « + . . radis d'ho guerre,a fin qu'il nefemblalt que ie voulufle:{ ) q
grexcellens. drinimaisquicontem plera queis hommes font fortis de cefte Afrique Hommes ex nuc par les Rosnains en ce païs qu'à preféton nôme Barbarie; depuis qu
cllens dis” Ja foy de-Lefus Chrift y Fut plamtéc, & le faint Baprefine & prefché, & re en Bxrba- cou, ic ne {ay qu’elle Prouintede l’uniners pourroit gaigner J'auantagt rec um fur celte cy cnla production d'aommes degrandrexectlence, tels-qu'oil die, efté Saint Cyprian, & tant de Mautyrs, &.côfcifeurs de {on temps ; & def
A jrique jer queisii fait mention en {es œuures,commevi Sujit Auguflin;que roi
tile en homes. dircie plus fçauant, &profond,entre tous les Fhéologiens Latins,vn A
pgrane | feu. pelle qui fut de fon.temps,vn xupere depuis Buctque deL'hotouit:: are un, Tertuhä quoy que depuis Hlesetique:é ne fvray. difficulté d'y: où prédit tee. Nous, Dons &leurs complices quoy qu'apressaughr goufé laphrolé
ui
Di R'efpr our lléts dec Barralit hafar,/ Airoc ce don les, & ours R ut dif arbarit binte c bralt: 7, de dulgar font! NAT 5, lefq Rirs, G D'iétp cespe j fi plufic 112, CÜ oient n r, &I Ipañfer ! y, To {inant ans qu
Doaucls
hetes, Ein qui conqu ire de ré Mécn irent }: Act de Oarie, 4 .Nef. ire qu q ique, d tre l'ef
; DATPAERT EVE se ty vn Spieuisiéfvientretirez del'vnion de l'Efglile, cômeenfins baltards .: 15 & d 'efprit{ pleins derebellion & contumace, Entre les Mihomeriftés ie ©" Maheme. Gaule ourMy vous louanger les Roys Man{or,Marin,& Loft ph, Hommes ex- ttes en Afri fpaigne elléts en leur füperitition,du regne défquels ont Aoury les plus fimeux 74° 4725 du ions du jédecins d'entre les Arabe: venuzen Alfique dés la prémicré volée de Je os foit lors arralns en cefte miterable rerretels qu'ont cfté Auicenne, Rafis, Albu- Qis Trer ou quid fr, auerrois, & autres engrand nombre, tous nourris parles Ro’s de bes ont flip
sarabes Liroc tenans la Barbarie, & vne grande partie des Efpaignes . La Barba- °# 4j risrsse e de Sat- Ee donc & Numidic,cftans iadis(comme encor font) les parties plus fer- /##1/es de een cel Re & plaifantes d'afrique font auflites mieux peuplées contenans plu Barbare J'herefie urs Rôyaumes, & par confequét gride diuerfité d'hômes, & iceux de Anratme d'i- icrfité de ut difemblabies en humeurs & façons de vie: mais fur les autres ar hr. 3 feirent arbaric la mieux policée, &'de grand eftendue’, comme celle qui désla é chanté inte du mont- atlas affez pres d'Egypte fefpand iufqu'au deftroit de fiette du rs de tou haltar contenät quatre gros Royaumes fémoir eft celuy de Msrocde Kousrre des mufer cn 7, de Teleulin;& de Thunes.Là Nümidie que les Arabes appellé Bi. M#miaes. vbie pour : ulgard,n'elt {i excellente, fertile nypolicée que l'autre,à caufe que ce {crodott, fontla plus part que deferts ,& qu'aufli les Arabes font caufedefapau et COUTTÔS té fi eft ce-qué r’eftéduc en eft belle, & diftribuée en diuerfes Prouin- 2e en 0} la a efté der , icfquelles fe joignent au royaume de Thunes , & viennent prendre fee cer #urs ceaucck hrs, & Fenclaucrauec la Barbarie, vers le Ponant,:& commençant vers A? sais 1m droitnous D 5: prefque dés la riuiere du Nil, Or afin qu'en difcourât des mœurs cognene. dieux. LRccs peuples il ne nous faille reuenir à la deftription des païfiges, il frut rs & bic itrer quel cartier eft:ce quetient laterre des noirs, laquelle ett diuiféc ers les par plufieurs royaumes, partie defquels font defcouuers, & d'autres inco= f'eftendan ec :7, commeaufli n'a pas long temps que ceux qu'on cognait à prefent - du fleuticnt noirs de noître veuë & cognoiffance, entant que [cs deferts d'A pesetrmes des Lelque cho; & Hiïr féparart ces terres deterroient pour leur afpreté, les hômes terres des ie, Nunpaer plusauñt.f :s principaux Royaumes de celte terre de noirs font #osrs. s plus civi We: y, Tôbut,la Guinée, Burno,Beny, agades & Nubie, laquelle cit fa- L£ubes dAÆ ftiens qu linant aux