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Fdïctionnaire
STATISTIQUE
DE LA SARTHE.
Ll HAIfi, IMP. DI itOMHOTIfty nâCI DBt JAC0BlM.~1842
DICTIONNAIRE
TOPOGRAPHIQOE,
I
HISTORIQUE El' STATlSTlOUE
DE LA SARTHE,
SUIVI
D13NE BIOGRAPHIE ET D'UNE BIBLIOGRAPHIE ;
Par J..R. PESCHÉ,
Cr-€l)rf ht StPtfttn h U {hrcfcrturc ht la Sûiti^e}
COtBBSPOXDAnr DBS COMRtfS ■ISTOBIQDBS;
MEMBtl DI LA SOCIÉTÉ DB 8TATI8TIQUI QRITBBSBIJLB ^ DB l'iNSTITOT H18T0- RWCE ET 9B l'iSISTITUT d'aFBIQQB; DB LA SOCIÉTÉ DB PHABMACIB DB TAIlli, ET 9B LA SOCIÉTÉ BB MÉDBCIVB DB LA SABTHB ; DB CELLE DBS M:it.!«C£S PHTSIQDBS , CHIMIQQBS ET ABTS IMDOSTBIBLS DB PARIS ; DBS SO- CI£t£S U!I!IÉBII!IES BB PARIS, DB BORDEAUX, DB MORMARDIB ; DB LA SO- CIÉTÉ ROTALE DES ANTIQUAIRES DB FRANCE ET DB LA SOCIÉTÉ DES ANTI- QrAIIÉS DE NORMANDIB; DB LA SOCIÉTÉ PHILOTECHNIQUE DE PARIS; DES ACADÉMIES DES 8CIBRCBS, ARTS BT BELLES-LETTRES DB CAEN ET DE ROUEN; DE LA SOCIÉTÉ ACADÉMIQUE DU DÉPARTEMENT DE LA LOIRE-INPÉRIEURE ; DB LA SOCIÉTÉ ROYALE ET CENTRALE d' AGRICULTURE DB PARIS; DBS SOCIÉTÉS ROTALEd DES SCIERCES, AGRICULTURE, BELLES-LBTTRBS BT ARTS d'oRLÉANS, D* ANGERS y DB STRASBOURG, ETC.
Notée patriam , posteà TÎator crû. Cicxb .
TOME SIXIEME.
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LE MANS
BO.^DC , LIBRAIRE-ËDIT. , PLACE SAINT-NlCSËA^l.
PARIS,
DBKACBB, LIBUIU, kCI DO BODIOI, 7. AkTBI» MBTBAm, LIBBAIBI , BVB UDTBnOIUB , 23.
M. D. CGC. XLII.
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DICTIONNAIRE
TOPOGRAPHIQUE
DU DÉPARTEMENT DE LA SARTHE.
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s ARCÉ, 5armta 9 tim; Sarcio^ia» ttin; peut-être de SaçûXum Cœsariê, petit temple dédié à un empereur; ou bien, si Yr n'existait pas originairement, du latin Saeeium, un lieu couvert de rochers, ce qui ne parah guère se rap porter au terrain crayeux de ce territoire. Commune ou cant. et à 5 kil. 7 h. S. 0. de Havet ; de Tarrond. et à 22 k. E. de la Flèche ; à 32 k. S. du Mans ; autref. du doyenné d'Oizé, de Tarchid. de Cb&teau-du-Loir, du dîoc. du Mans et de rélect. de la Flèche. — Dist. lég. : 7, 25 et 37 k.
DESCRiPT. Bornée au N. , par Pontvallain et par Mayet; i TE.» encore par Mayet et par Aubigné; au S., par Cou- longé; à TO., par Pontvallain ; cette comm. a la forme, àpea près 9 d*une oreilie humaine tournée de haut en bas , dont ta partie convexe est à TO. Son plus grand diam. longitud., du N. N. O. au S.» est de 5 k., contre une largeur, d*E. à O.» qui varie, de 1,1 h. seulem., dans la partie N. N. 0., à 2 kil. Iy2, à l'extrémité S. S. 0.,età 3 k. 1^, dans la patrie centrale. Bourç peu considérable, situé sur le sommet d'une colline, vers le centre du premier de ces diam. et à 0,7 h. seulem* de la limite occid., se composant de deux rues, dont Tune, la
flus petite, s'étend du N. an S., et la seconde, partant de extrémité de celle-ci, se dirige à angle droit vers Fouest, pour aboutir vis-à-vis la porte occident, de l'église. Celle-ci, du genre roman^ à colonnea engagées , à chapitaux du même
VI 1
DICTIONNAIRE
STATISTIQUE
DE LA SARTHE
SAR.— YVR.
4 SARCÉ.
venu entre Ha de Roussel, de i{ti«5e//t>(ne serait-ce point p1utA( de la Roche , de Rupellis? ), et les moines do S.-Vincent, au sujet d'une charretée de foin que ceux-ci prétendaient leur être due dans les prés de Roussel , ordonna que , « chaque année , la veille du jour où celui-ci voudra enlever son foin, il fera avertir le prieur de Sarcé ou ses moines , les atten- dra , le lendemain , jusc|u*à la 3« heure , et leur livrera, sans difficulté, une charretée à six bœufs du foin de son crû, qui ne sera ni du meilleur, ni du plus mauvais. Si les moines ne se rendent pas à Theure marquée , il laissera le foin dans le pré; s'il manque de les avertir, ou d'attendre l'heure marcpiée, en punition de sa présomption, il leur dounera , cette année , deux charretées de foin, d Roussel promet, par serment , d'exécuter ce jugement.
Guiil. des Roches, sénéchal d'Anjou , de Touraine et du Haine, par ses lettres de l'an 1211, scellées de son sceau, déclare avoir donné et cédé , pour l'amour de Dieu et le sa- lut de son &me, aux moines de S.-Vincent du Mans, une foire d'un jour, à Sarcé, chaque année, le jour de S.-Lau- rent, sur laquelle il retient la moitié de tous les droits et coutumes que les moines y percevront, desquels sont exempts ceux de Sarcé et généralement tous les vassaux des moines, de quelque endroit qu'ils soient.
Par une charte sans date, qu'on croit être de Tan 1216, ou environ , un accommodement a lieu entre l'abbaye de S.-Vincent et celle du Lorouer, ordre de Ctteaux, au dioc. d'Angers , relativement à une dîme en Sarcé. Les moines de S.-Vincent s'obligent de donner, chaque année , au prieur du Lorouer et au prêtre de Sarcé, ainsi qu'à leurs succes- seurs , 4 septiers de blé , 2 de froment et deux du meilleur, et du plus pur froment, duos stliginis. (l\ v a là évidemment une erreur; on a omis un autre grain a'abord, et on a ré-
Eété deux fois le nom de froment], au moyen de quoi l'ab- aye de S.-Vincent reste en possession de la dîme contestée. Cette accord fut fait en présence de Jean Mauni , sénéchal du Maine, et de plusieurs autres témoins.
HiST. FÉOD. La seigneurie de paroisse appartenait aux religieux de S.-Vincent du Mans, par suite des donat. de Pév. Gervais de Chàteau-du-Loir, et de Gervais son neveu, rapportées plus haut; elle était annexée au prieuré.
Les autres fiefs de la paroisse étaient : 1" la Cour de Sarcé, manoir tout près et à l'O. du bourg, appartenant depuis longtemps à une famille du nom de Sarcé. En 1657 et 1679, R. de Sarcé, chev., seign. dudit lieu et du Colom- bier (terre située en Aubigné), était au nombre des vassaux
SARCÉ. 5
da comte du Lude, H. de Daillon. Un sieur de Sarcé, assiste â rassemblée de la noblesse du Haine, en 1614; Pierre- Vic- toire de Sarcé , seign. de Sarcé, disse et de Bossé , à Au- bigné, assiste à celle d'Anjou , en 1789 ; un autre membre de cette famille, à celle da Maine , de la même année. Les armes de cette famille sont : de çueides, fretté d*argent.
2^ Sarceau^ diminutif, qui signifié Petit-Sarcé, dont lé château, simple ferme aujourd'hui, situé à 1 k. N. E. du bourg, était accompagné d'une chapelle. Cette terre, gui possédait droit de justice, de voirie et d'usage dans la ro- rét de Bersai, relevait de la baronnie de Ch&teau-du-Loir. On voit , par différents aveux, qu'elle fut possédée, en 1337 et 1342, par Phil. de Ponçav, écuver; en 1396 et 1403, par J. MaYeschal; en 1493, parles enfants de fou Olivier Rous- sart; enfin, en 1663, par R. de Hodon , écuyer. S' dé la Gruellerie, en Mayet, veiif de Renée de Segrais. Relevait de lui : P. de Triolon , chev., seign. de Chaumagnon et de la Couetterie. Sarceau appartenait, en dernier lieu, à la fa- mille de Giroie , de Mayet (v. cet art.).
3<> La Roche, qu'on appelle aussi la Roche de Matset, dont le nom indique la situation élevée , à l'extrémité £. N. E. du territoire, était probablement, une dépendance de Sarceau, dont elle est peu éloignée, et appartenait, comme lui, à la famille de Giroie. En 1342, J. de Londeny rend aveu au baron de Ch&teau-du-Loir, pour l'habergement de la Roche, et un fief tenu dudit baron ; et , en 1475, Jean de Segraye, seign. dudit lieu, rend également aveu, pour la terre sei* gneuriale de la Roche et celle de Merie, relev. du Mans. Est - ce de cette roche-ci dont il s'agit? cela est possible.
4» La Butonnière, à 1,1 h. S., un peu vers 0. du clocher, maison ruinée dès le 17« siècle. C'était une ancienne chà* tellenie, érigée en baronnie, eA 1566, lors de la création du comté de la Suze, dont elle était membre.
5<», 6* et 7° L'Aunayy Chaluau, le Tertre. L. de Guillot, écuyer. S' de i'Aunay; R. desRairies, écuyer, S^* de Cha- luau, et Ezéchiel de la Haie, S' du Tertre, tous trois pa- roissede Sarcé, sonttaxés,lc U^ à x l.,les deux autres, à chac. xxxx 1., au râle de l'arrière-ban de 1639. On trouve aussi dame Louise-Anne de Guillot, à Sarcé, portée au râle de Tarrière-ban de 1675. Celte famille portail : mi-parti , aul« de gueules, à une demi-fleur de lis d'or; au 2« d'azur, à rétoile d'argent.
La paroisse de Sarcé , à raison de ses différents fiefs , relevait de la baronnie de Chàteau-du-Loir, du comté du Lude et celai de la Suze ; et ressortait, par appel , à la se-
6 SARCË.
Déchaussée et siège présidial du Mans, pour les cas royaux , CD ce qui relevait do ChAteau-du-Loir ; pour tous les cas , à cause de la Suze , au présidial du Mans et à celui de la Flèche, et à Baugé, pour le Lude. — Elle était comprise, dans la circonscription du grenier à sel du Lude.
HisT.civ. Ecole primaire de garçons, entretenue au moyen d'un vote annuel, au budget communal, de 280 f., dont 80 f. pour le loyer du local. Fréquentée par 18 à 36 élèves.
Hydrogr. Le ruisseau de Gandelain, venant de Mayet, limite le territ. au N., sur 1 k. de cours environ; celui de Pont-de-Cœur, l'affleure à peine au S. E. — Point de Moulins.
GéoL. Sol plat, dans toute la partie centrale ; légèrement montueux, au N., à TE. et au S., principalement ; terrain su- périeur ou ci'étacé , offrant le tuffeau sur tous les points.
Plant, rar. La Flore du Maine indique dans les haies des vignes des Aiguebellcs , la Rosa Gallica, lin. ; Les Aiguë- belles sont de Coulongé, mais il y a des vignes sur la limite des deux territoires.
Cabastr. Superf. de 1,109 h. 53 ares, se subdivis. ainsi : — Terr. labour., 795-65-49 ; en 5 class., éval. à 4, 10, 22, 33 et 44 f. — Jard., 25-69-71 ; à 44 et 50 f.—Vign., 90-66-02; i 12, 32, 50 f. — Prés , 68-64-90 ; à 20, 40 et 60 f.— Pâtur., 18-28-77 ; à 9 et 24 f. — B. fut., 1-96-20 ; à 24 f.— B. taill., 38-99-35 ; à 6 , 12 et 24 f. — Pinièr. , 20-08-70 ; à 8 f. — Land., 13-31-50; à 2 f. — Viviers, douves, mares, 0-40-70; à 44 f. — Superf. des propriét. bât., 7-20-70; à 44 f. Obj. non impos. ; Egl., cimet.,jard., etc., 0-44-10. — Chemins, 27-38-16. — Cours d'eau, 0-78-70. = 160 Maisons, en 9 class. : 28 à 4 f., 47 à 8 f., 36 à 12 f., 18 à 22 f., 19 à 32 f., 6 à 40 f., 4 à 50 f., 1 à 58 f., 1 à 75 f.
R«fMcimpo8abl.:{*''^P^»'^^^^^^^ ^'' ^^- [ 27,633 f. 26 ç..
CoNTRiB. Fonc. , 3,117 f. ; personn. et mobil., 447 f. ; port, et fen,, 173 f. ; 22 patentés : dr. fixe, 92 f. 50 c, dr. proport., 6 f. 50 c; total, 3,836 f.— Percept. de Mayet (I).
Agric. Superficie argilo etsilicéoH^alcaire, sablonneuse; ensemencéeen céréales, dans la proport, de 1 10 h. en seigle, 90 en orge, 75 en méteil, 70 en from. ; produis. 4 1/2 pour 1 , envir., le froment, le seigle et le méteil; 5 1/2 au plus, Torgo
(t) Dans le volume précédent, comme dans celui-ci , nous avons con- tinué à établir les contiibu lions, suj les mêmes bases et d'après les mêmes rôles, qu'au commencem. de l'ouvrage : ces renseigncm. n'ayant qu'un in- térêt comparatif, puisqu'il varie tous les ans. Nous ferons, clu reste, connaître cea variations, à Tart. départemental complémentaire.
SABGE. 7
e( r avoine; ne donnait que du seigle, de Tavoine et du sarrasin 9 il y a un demi-riècle. En outre : pomoi^ de terre» 160 h.« prair. artific, 10 h. , chanvre. 2 h. Vigne, fruits i cidre, peu ; bois, etc. Educat. d*un assez bon nombre de bittes aumailles et de porcs ; beaucoup moins de chevaux, de moutons et de chèvre». — Assolem. triennal, 40 fermes à charrues, peu de cultures à bras. = Commerce agricole consistant en grains , dont il n'y a pas d'exportat. réelle» mais plutôt insuffisance, d*un quart environ, pour les besoins de la consommation, à Texception de Tavoine; en graine de trèfle, chanvre et fil, très-peu ; vin, cidre, bois, mais surtout en jeunes bestiaux et porcs gras, peu de chevaux; menues denrées.
Industr. Fabrication des cotonnades, remplacée par celle de la toile de chanvre, peu considérable.
RouT. ET CHEM. Lcs chcmms de grande vicinalité n<* 1» du Mans au Lude, par Pontvallain ; n*" 2, de Clermont à S.- Calais; n<> 18, d'Ecommov à Château-la-Vallière; passeni à proximité du territoire, des côtés O., N. et E. = Chemins vicin.y classés : — 1"" de Mayet au Lude ; passe au bourg , long, sur la comm., 4,197 mètr., dont 167 on commun avec Aubigné ; — ^ allant à Aubigné ; du carref. du Pré-Poussé à celui de la Persillère, 1,220 m. ; — S"" à Coulongé; pass. à la Maison-Neuve, 2,060 m., dont 318 av. Coulongé; — • 4" à Pontvallain ; du carref. du Grand*Cimetière , a celui de Fallée de Sarcé, 650 m. —Un chem. deSarcé à Ecom- moy, non classé, quoique de grande utilité, 878 m.
Lieux remarq. Aucun comme habitation. Sous le rap- port des noms : la Cour ; la Croix^ux-Bezards ; la Porche^ rie; les Roches, la Vieille-Roche ; le Grand et le PetitrPer- ray ; le Boulay, le Cormier, TEpinay ; etc., etc.
Etabl. publ. Mairie, succursale, école prim. deçarçons; 1 déb. de tabac. Bur. de poste aux lettres, au Lude.
Etabl. partic. Ecole prim. de filles; 12 à 20 enfants.
S ARCEAU, diminutif de Sarcé, petit-sarcé. Voir l'art, précédent.
SARGÉ,SARGé-LÈs-LE-MA5S, pour le distinguer de celui du Bas-Vendomois, qui était aussi de Tancien dioc. du Mans; Sargeium, Cer^eyum (Cenoman la ) ; comm. du cant., de l'arrond. et à 4 k. N. E. du Mans ; jadis dans les Quintes, le {];rand-doyenné, le dioc. et Télect. du Mans. — Dist. lég. : 5 kilom.
8 SARGE.
encore par Coalaines, par S.-Pavace et encore par Neu^ viOe; sa forme est celle d*un carré long, se contournant de manière à présenter une partie concave du c6té de Test, et une partie convexe, à 1 ouest; s*étend. du N. E. au S* 0., sur un diam. longitud. et central, de 5 kilom. 1/2, contre une largeur de 2,7 h. au centre et de 3,3 h. à Textré- mité S. 0. Le Dourg, situé près de la limite orientale, et à 1^3 h. seulem. de celle S. S. 0.» tout près et à la gauche de la route du Mans à Paris , par Bonnétable , Bélesme et Mor^ tàme, se compose de deux lignes de maisons, entourant de trf»-près les c6tés N. et^O. du cimetière et de l'église; de sorte que , s'il était bien prouvé , ce dont on est moins cer- tain aujourd'hui, qu'on ne croyait Tétre, il y a 40 ans, que les émanations des sépultures fussent nuisibles aux vivants, nul bourg ne dût être plus malsain que celui-ci pour ses ha- bitants, à raison de cette proximité des maisons avec le ci- metière. Edise n'ayant rien de remarquable dans sa con- struction , à clocher en flèche ; cimetière l'entourant , ceint de murs d'appui. Une assez belle maison , dans le bourg , appartient à M. Gouaux, maire.
'POPUL. Comptée pour 190 feux sur les rôles de l'élection du Mans; elle était de 180 f. et de 1,030 habit, en 1804; de 391 f. et de 1515 h., selon le recensement de 1826; actuellem. de 351 feux, compren. 651 indiv. m&ies, 708 fem., total, 1,359 ; dont 172 au bourg, 29 au ham. du Calvaire, 25 à celui de S.-Ouen ou de Monnet; 24, 23, 22 et 17, à ceux des Maréchaux, des Giraudièros, de la Fontaine-S.-Martin , de Courdoux. — Nous ne pensons pas que la popuiat. de cette comm., ait diminué de 156 personnes, de 1826 à 1836; nous croyons que la différence , qui se remarque entre les chif- fres de ces deux années, tient seulement à une exactitude J)liis scrupuleuse , dans le recensement de cette dernière poaue.
àfouv. décenn. De 1803 à 1812.,inclusivement : mar., 77; naiss., 352; déc, 206.— De 1813 à 1822 : mar., 127; naiss., 339; déc, 244. — - De 1823 à 1832 : mar., 119; naiss., 320; déc., 219.
HisT. ECCLES. Eglise sous le patronage de S.-Aubin , év. d* Angers, dans laquelle la Magdeleine est honorée comme seconde patrone. Assemblée, autref. le 22 iuill., fête de cette àainte, actuellem., le dim. le plus proche de ce jour.
La cure , l'une des 40 à la présentât, du chapitre du Mans, ▼alait 900 I. de revenu , selon Lepaige. La chapelle de la Paslurerie, en Tégl. de l'abbaye de S.-Vincent du Mans, ei réunie à ce monastère, avait les fonds de sa dotation dans
SARGÉ. 9
la paroisse de Sargé. L'ancien priearé de Monnet, qui, av. 1790, était sitaé sur la paroisse de S.-Ouen du Mans (y. cet art.), se trouve actuellement sur le territoire de Sar^é.
L*église de cette paroisse, est l'une de celles que I év. Hil- debert, 1097-1125, donna à ses chanoines, pour être af- factée à leur entretien. Son 10« successeur, Guill. Rolland, qui siégea de 1255 à 1261 , leur abandonna les droits qu'il possédait dans cette église , dont ils n'avaient que le patro-* nage. Il fut réglé , vers ce temps , que le prêtre desservant, presbyter , aurait toutes les oblations et les prémices , à la charge de payer 24 s. mansais de rente au chapitre, pour le tiers qu'avait celui-ci dans lesdits droits; que le même desservant, posséderait toutes les terres et vignes dont le curé, personna^ avait la jouissance, avec les vignes, les terres et le pré de Téglise ; qu*il aurait, de plus, sur le blé» 30 septiers, savoir : 12 sur le Froment , 12 sur le méteil et 6 sur Forge , avec toutes les pailles , et 40 sommes de vin ; que le surplus demeurerait à l'église du Mans , c'est-à-dire au chapitre , à la charge de faire 4 l. mans.j à Tabbaye d*£tival-en-Charnie et [autant, sans doute) à l'évêque. — Par suite de ces donations , le chapitre de la cathédrale pos- sédait encore à Sargé, en 1789, la dime, affermée 1970 1., les lieux des Ricordaines, du Petit-Gast et le pré aux Bœufs, produisant 810 1. de revenu.
L*évêque L. de Tressan, 1671-1712, voulant pourvoir à Tinstniction des postulants à la prêtrise , établit des sémi- naires dans les presbytères de Gourdaine, de Sargé et au prieuré de S.-Victor du Mans , sous la direction des curés et du prieur. Ces établissements furent remplacés, par celui confié aux Lazaristes établis , à cet effet, dans la maison de Coëfforl.
En 1589, le curé de Sargé , avec celui de la Bazoge et ceux du Mans, sont chargés de la garde du ch&teau deXouvoie (v. cet art.). On peut croire que ces curés étaient ligueurs, diaprés ce que nous avons dit de cette circonstance , au
PRÉas HISTORIQUE (I-CCIV).
Jacques Auger, poète latin , né au Chftteau-du-Loir, en 1605, rat pourvu de la cure de Sargé, dès sa sortie du sé- minaire, vers 1630, probablement. Se consacrant entière- ment à la conduite du troupeau qui lui était confié, les belles- lettres , qui avaient fait ses délices jusqu'alors, n'occupèrent plus que ses moments de loisir, à titre de récréation.
HisT. FKOD. La seigneurie de paroisse était annexée à révêché, mais ne consistait probablement plus que dans la perceptioa de quelques redevances , d'après ce que nous
10 SARGË.
avons vu plus haut , dans quelques droits honorifiques et dans l'exercice de la juridiction , puisque Ton ne trouve la mention d*aucun domaine situé dans cette paroisse, relevant delà temporalité de Tévéché^dans Taveu rendu pour celle-ci, en 1394, par l'év. P. de Savoisv.
Les autres fiefs du territoire ae Sargé, étaient : r et 2o ce- lui des Bœufs, possédé par le chap. du Mans, situé à 6 h. S. S. 0. du bourg. Celui de la Vallée , qu* on lui attribue [Ann. 183i, 125], est inconnu àSargé;
T Celui de la Blanchardière^ ou des Blanchardières , sur lequel Tév. du Mans avait moyenne et basse justice, ainsi qu'on le voit par Tarrét du 2 juilL 1748, relatif à l'entretien, par les seigneurs de fiefs, des enfants-trouvés à Thôpital- général du Mans. Cette terre appartenait, probablement, en 1636, à M. Simon Richer de la Blanchardière , élu du Mans, nbmmé échevin de cette ville dans ladite année. C'est aigourd'hui une fort iolie maison moderne, située à 1,3 h. N. N. E. du bourg , a la gauche de la route de Bon- nétable, appartenant, en dernier lieu« à M. Laporte de la Thébaudiére , aujourd'hui à Tun de ses fils , M. Aug. La- porte , ancien maire ;
4° et 5"* Isaac et le Cormier ^ fiefs dont la juridiction, comme celle du précédent , s'étendait dans la ville du Mans, sur 7 maisons des paroisses de Gourdaine et de S.-Pavin-de- la-Cité, appartenant, en 1748, aux mineurs Landmont, pour- quoi la aame leur mère fut taxée à 4 1. 10 s., par l'arrêt du 2 juin, précité, tant pour ces maisons, que pour deux au- tres dans la paroisse de S.-Benolt, relevant du fief des Brouases , sur lesquelles ceux d'Isaac et du Cormier avaient la moyenne justice. £n 1460, J. du Fresne, écuyer, seign. de Vaux (en Yvré-rEvéque), rend aveu au comte du Maine, apour un petit féage nommé le fief d'/«at etdujCormyer(sic);j)
6'' Les Brouases, Brousses, BroUsts, à l'extrémité £. N. E. du territoire, appartenant, en 1748, aux mineurs Becdelièvre, lesquels sont taxés à 20 s., par Tarrétdu 2 juill. de ladite année, pour la basse justice sur deux maisons relevant de ce fier, situées dans la paroisse de S.-Beno!t du Mans , et la dame de Landmont, à 20 s, pour sa moyenne justice sur les mêmes maisons , ainsi qu il est dit au n** pré- cédent. Les Brouases appartenaient à M. de la Vingtrie père, ancien magistrat; actuellement à son fils qui y habite ;
7<», 8% et 9° La carte de Cassini donne encore le signe distinctif des fiefs, aux lieux de Château, actuellement dé- moli, appartenant au même M. de laVingtrie; de Beauchêne, précédemment à M. Vallet , ancien juge au Mans , jolie
8ABGE. Il
naison boorgeoife, actodlement i M. Galloîs, anc. phar- macieii ; et de la Pivardière^ maison boureeoise à M. Sea- rat, Claude-Ambroise • homme renarqoaDle par sa mai- greur et la transparence de sa peau et de ses muscles, qui permettent de distinguer l'intérieur de son corps et les yis- céres qui Toccupent ; ces objets sont situés a 0,7, 2,6 et 3,0 b. N. et E. jN. N. E. du bourg.
10*" et 11'' Ceux de Monnet et des Craixettes, qui se trou- vent actuellement sur ce territoire , étaient , comme noua l'avons dit, de celui de la paroisse de S.-Ouen du Mans, et ne figurent ici que pour mémoire.
La paroisse de Sargé ressortissait, par appel , au siège présidial du Mans. Elle entrait dans la com(>osition de Tar- rondissement du grenier à sel de la même ville.
HisT. civ. Sargé possède un bur. de bienfaisance, jouis- sant de 129 f. 59 c. de revenu fixe. Les quêtes, faites en faveur des pauvres , doublent cette somme et au-delà. Ce n'a pu être qu'en comprenant ces ressources éventuelles et très-rariables oue, dans V Annuaire pour lS34j[p. 217), on a porté i 325 f. les revenus de ce bureau. — U existait an- ciennement dans la paroisse, une fondation pour l'entretien d'une école de filles , dont il reste une rente de 59 I. — M. J. R. Hérisson de Villiers a légué , par testament , à la com- mune : 1"* en faveur des pauvres, la jouissance, pendant 20 ans , ou au moins 10, de deux rentes, de 75 et de 25 f.; 29 au profit de Vinstitutrice, pendant les mêmes temps, d*une autre rente de 72 f; — M. de Béru, par son testam. olographe, visé le i^ déc. 1828, lègue aux pauvres de la commune une somme de 1,000 f. L'acceptât, de ces legs est autorisée, par ordonn. royales des 12 juill. 1826 et 1«< avr. 1830.
Ecoles primaires communales de garçons et de filles ; en- tretenues au moyen d'allocations annuelles, de 280 f., pour la première, loyer du local compris; et de 130 f., pour la se- conde; fréquentées, chacune, par 25 à 35 enf., selon la saison.
Aktiq. Des antiquités de deux espèces, ont été découver- tes sur le territoire de Sargé : 1» deux aaueducs romains , le premier, conduisant dans la cité du Mans , les eaux des sources des Fontenelles, situées sur ce territoire (v. cet art.); le second, destiné à verser les eaux du ruisseau de Monnet, dans le précédent aqueduc , au-dessous des Fontenelles. La découverte de ces canaux, que nous avons décrits à Fart. MAXS (111-738), redoublerait d'intérêt, si l'on parvenait à mettre au jour l'emplacement et les restes des bains où se rendaient leurs eaux. Elle est due à l'antiquaire, L. Maulny, ei P. Reoouard en a donné le premier la description [Ess.
12 SARGË.
histor. sur le Maine , i-55) ; — 2<> Une médaille en argent de l'empereur Othon :
Dep. J *C.
32-69 — Imp. Otbo C^sar Avg. tr. p. — Revers : Figure de femme, te- nant un épi de la main droite , une corne d'abondance de la gauche : iég, : Ceres Avg.
Hydrogr. Le ruiss. de Monnet et celui des Fonteneiles , dont il vient d'être parié, celui-ci, dont les eaux sont in- crustantes» ayant une double source, prennent naissance, le \^^ au nord, le 2^ au sud du bourg, et se dirigent vers Fouest , pour aller jeter leurs eaux dans la Sarthe , après un trajet de 3 à 4 k. (v. ces mots , ii-45* et iv-130). — Point de moulins.
Géol. Sol ondulé, dans tout son contour ; plat, dans la
Eartie centrale. Terrain tertiaire ou supercrétacé , offrant > grèz de Fontainebleau mameloné , avec de nombreuses empreintes de végétaux ; en bancs assez puissants pour sa- tisraire , conjointement avec ceux de la Chapelle-S.-Aubin , soit pour la bâtisse, soit pour le pavage, à l'abondante consommation qu exige la ville du Mans et les nombreuses routes qui rayonnent autour ; du sablon fin et blanc, propre au récurage; de la marne blanche et grise, employée à Tamendement des terres. — Sources des Fonteneiles , cou- vrant d'incrustations calcaires, les corps qu'on y fait séjour- ner quelque temps.
Plant, rar. Celles des plantes, ci-après, dont les noms sont précédés d'un astérique , se trouvent aussi sur S.-Pa- vace , et y ont été omises; de deux astériaues, à S.-Pavin; d'une croix , à Neuville; de deux croix, à Rouillon; d'uno astérique et d'une croix, dans ces quatre lieux à la fois. — Phanér. : Aihsa officinalis, lin.; * Androsœmum offici- nale, all.; Asparagus officinalis, un.; Asperula cynan- chica , LIN. ; Artemisia campestris , lin. ; Barkausia taraxa- cifolia , DECD. ; Bromus Madritensis, lin.; ** Daphne lau- reola, lin. ; Doronicum plantagineum, lin. ; Festuca agres- tis, LIN. ; ** Galanthus nivalis. lin. ; Helleborus viridis,LiN.; f Hypericum hirsutum , lin. ; * Iris fœtidissima , lin. ; Koe- leria cristata , lin. ; Lactuca saligna , lin. ; Lamium dfssec- tum, wiTH. ; Lathyrus tuberosus, lin.; Linum gallicum , lin.; Medicago minima, desrouss. ; f Milium effiisum, lin.; ff Narcissus poeticus , lin. etN. biflorus , curt. ;
ÎOrniihogallum pyrenaïcum, lin. ; Orchis hircina , lin., . miiitaris, lin., et f 0. lephrosanthos, will. ; *Palimbia Chabrsi, decd. ; * Poiamogeton [lusillum , lin, ; * f Sani- cula Europœa , lin. ; Silène conica et S. natans , lin. ;
SARGÉ. 13
* Sison amomum, lin.; Tragopogon pratense, lin.» var.' majos; Vînca mînor, lin.» var. puiporea mnltiplox. — Crypt. : Equisetum fluviatile » lin. ; Fragilaria pectinalis , LYNGB. ; * Leskea trichomanoïdes » hedw. ; Mongeotia ge- Bafleza» Ag. ; Oscillatoria nigra et 0. viridis» tauch.; Vaucheria sessilis, decd. (FI. du Maine). Les espèces Vaa* cheria sessilîs et Fragilaria pectinalis, habitent aussi sur Coulaines; et celle Ualanthus nivalis» sur S.-Pavin-des- Cbamps.
Cadastr. SuperF. tôt. de i»64i h. 94 ar. 39 cent., se sub- divisant» savoir : Terr. labour., 1,159-44-20; en 5 class. , éval. à 9, 24, 30, 46 et 65 f. — Jard., 58-91-95; à 65, 73 et 81 f. — Vign., 133-58-30 ; à 13, 25, 50-50, et 75 f. 50 c. — Prés, 88-46-40; à 36, 65 et 112 f. — Pâtur., 2-50-60; à 11 f. — B. fut. et taillis, 112-77-70; à 4-50, 16, 22 f. 50 c. et 28 f. — Land. et frich., 9-32-20; à 2 f.— Douv., 0-15-50; à 65 f. — Superf. des bâtim., 19-26-15; à 65f. Obj.nonimpos. : Egl. et cimet., 0-12-0.— Landes , 1-09-40.— Rout et chem. , 55^2-53. — Cours d*eau, 0-67-46. = 331 Maisons, en
10 class. : 67 à 10 f., 120 à 12 f., 96 à 15 f., 21 à 22f. 50c.,
11 à 30 f. , 1 à 39 f. 50 c, 10 à 45 f., 2 à 60 f., 2 à 75 f., 1 k 112 f.
...... :^.wv..i. . f Propriét. non bât., 69,835 f. Si c. \mtr act oj* ^
»iTEHiîinipoMb.:J £_ bâties., 5,222 50 j 75,057 81 f. c.
CoNTBiB. Fonc, 9,965 f. ; personn. et mobil., 823 f. ; port, et fen., 320 f. ; 28 patentés : dr. fixe, 136 f., dr. pro- port., 30 f. ; total , 11,274 f. — Perception de Ste-Croix.
Agricult. Sol argileux et argilo-sablonneux, particulière- ment propre à la culture des céréales , qui y sont ensemen- cées dans cette proport. : from. et orge, de chaq., 260 h.; méteil , 20; seigle, 10 ; avoine, 30; produis, do 5 1/2 à 6
[)our 1, le froment et le méteil ; 9, Force et le seigle; 10, 'avoine. En outre : pomm. de terre et chanvre , de chaq. , 145 h. ; prair. artif., en trèfle, autant que d*orgo ; luzerne ; vignes, prés naturels, bois, comme au cadastrem.; ar- bres à fruits, légumes, betteraves, rutabagas, etc. — Elève de quelques chevaux, d'un bon nombre de bétes à corne , de porcs surtout ; quelaues chèvres , point de mou- tons. Culture alterne, sans jachères. Deux grandes fermes seulement ; un grand nombre de moyennes , de bordages et de maisonnies ; 100 charrues , presque toutes trainées par des chevaux seuls. Le S^ Gasse, obtient une mention honor. pour génisse, au concours du comice agricole cant. de 1838; le S' Gautier, un !«' prix, et le S' Pichon , mention bon., au concours de poulains de 1839 ; le S^ Brossard ,
14 SARGË.
une mcDt. honor., poor poolains, en 1840. = Commerce agricole consistant en grains» dont il y a exportât, réelle du quart au tiers ; en çraine de trèfle , en chanvre et fil , en grande quantité; bois, cidre de bonne qualité , fruits , vin médiocre ; légumes verts et secs» tels que pois, haricots , lentilles ; lait, beurre, menues denrées ; poulains, veaux et jeunes vaches, porcs jeunes et porcs gras , etc., etc.=Fré- quentation des marchés du Mans et de Savigné-l'Evéque.
Industr. Extract, et exploitation du grèz à paver et à bâtir; de la marne, du sablon. — Quelques métiers à toiles ; plusieurs sabotiers , etc.
RouT. ET CHBM. La routo royale n<> 138 bis , du Mans à Paris , par Bonnétable , Bélesme et Mortagne , limite et tra- verse le territoire dans toute sa longueur, du c6té de Test ; celle départementale n^ 11, du Mans a Mamers, limite et tra- verse aussi une portion de son cAté occidental. = Chemins vicinaux classés : — 1<> de Sargéau Mans ; partant du bourg, venant l'oindre la route royale ci-dessus; fong., 550 mètr.;
— 2** allant à Neuville-sur-Sarthe; part, du bourg, arriv. au carref. des Jubinières; long, sur la comm., 3,230 m. ; — 3* i Savigné4*Evéque ; part égalem. du bourg, ail. joindre la route royale au carref. des Pfttis, 830 m.; — i*" à Coulaines; part, du no 2, au carref. de la Douve; atteign. la route dé- partem. ci-dessus, au carref. des Petits-Feux , 2,330 m. ;
— 5* à Yvré-l'Evéçue ; part, de la route royale au carref. du Calvaire, aboutiss. à celui des Heusseries, 425 m.
Lmux EEHARQ. La partie de la route n^ 138 6i«, du Mans i Savigné, étant presque continuellement bordée de maisons bour£|eoises , nous ne citerons que les principales : la Blan- chardiére ; la maison à M. de Ta Vingtrie , dans le bourg ; Chftteau , la Championnére ; Guéraut, prés la Fontaine-S.- Martin , maison bourgeoise à M. Lavallée, VA de fer au Mans; les Ardîllers, à M. Menard-Dubois ; T Altre-Lucas , i feu M. Hérisson de Yilliers , aujourd*hui à sa veuve ; la Soûlerie, à M. Bougard, agréé au tribunal de com- merce; etc.
Sons le rapport des noms : la Chapellerie, le Prieuré (de Monnet) ; rEnfer ; le Palais , Courdou ; le Chfttelet , le Ghàtelier, la Bretéche, le Mur ; les Barres, les Fourches, le Four-àrBan , la Fuye , le Plessis ; Bourg-de-Chien , TAttre- Brûlé: les Marches; le Vieux-Pavé, le Chemin-Vert; la Fontaine-S.-Martin , les Fontenelles ; le Patisseau , les Ar- driUets , les Turettes ; les Mortrais ; les Landes , le Pàtis ; le Pin, l'Ormeau , le Guij^er, Bauchéne, etc., etc.
Etabl. publ. Mairie, succursale, bur. de bienhûsance.
SARTHE (département de la). 15
école prim. de garçons et éc. prini. de filles ; 1 roc. bural. des coDtribut. indir., 1 débit de tabac, 1 déb, de pondre de chasse. Poste aux lettres , au Mans.
SARS , nom corrompu de cerfs, donné à une garenne et à un ruisseau, situés près la Flèche. Voir cet article, celui
5AI!<rr-GERMAIN-DU-VAL , Ct CClui GARENNE DES SARS OU DES
CERFS {n-499).
Le ruiss. des Sars ou des Cerfs, coule d*un cAteau qui do- mine au nord la ville de la Flèche et sépare S.-Germain-du- Val de Verrou, pour aller confluer dans le Loir, au S. 0. de cette ville, après 4 kil. de cours et avoir alimenté d*eau le collège royal militaire et la fontaine adossée à Féglise de S.-Thomas , sur la place du Pilori.
SARTE, véritable nom, d'après celui latin Sarta, de la ri\ière qui coule dans la ville du Mans et a donné ce nom au département de la Sarthe. L'usage d*écrire ce nom avec une H ayant prévalu , c*est ainsi qu'il devra Tétre dans les articles suivants.
(département DE la), formé de la partie orientale delà province du Maine, appelée le Haut-Maine, comprenant409 paroisses de cette province et de Tancdioc. du Mans; d^une petite portion du Haut- Anjou, contenant 31 par. de l'anc. dioc. a Angers, dont trois doubles, c'est- à-dire ne représentant que trois communautés d'habitants en 6 paroisses ; de 3 paroisses seulement de la petite province du Bas-Perche ou Percfae-Goêt , du dioc. ae Chartres ; et d'une paroisse de l'Alençonnais et de Tanc. dioc. de Séez. Ce département tire son nom, de la principale des rivières qui rarrosent, dont l'article est ci-après, et qui passe dans la ville du Mans , son chef-lieu.
Situé dans l'ouest de la France et dans le bassin de la Loire,entre le !«' degré 29 min. et le 2« d. 43 m. de longitude occid. du méridien de Paris , et entre le 47 d. 35 m.. et le 48 d. 29 m. de latitude septentrionale; il a pour bornes le département de l'Orne et l'Alençonnais, au N. ; au N. E., le même départem. et le Haut-Perche ; à l'E., ceux d'Eure- et-Loir, de Loir-et-Cher, ou le Bas-Perche et le Vendômois; au S., les départem. d'Indre-et-Loire, de Maine-et-Loire, le Bas-Vendomois, la- Touraine et l'Anjou ; à l'O., enfin, le Bas-Maine, ou le département de la Mayenne. Sa forme n'est point aussi arrondie qu'on l'a dit jusqu'ici , et qu'elle le paraît , d'après des cartes exécutées sur de petites échel- les; elle s'étend, au contraire, en forme d'ovoïde, vers le nord , et se trouve rapplatie ou comprimée au N. E. et à
16 SARTOnE ( DÉPAHTEMENT DE Là). .
rO. , de manière à ce que sa limite séparative , d*avec le départ, de la Mayenne, n>rme une ligne presque droite; de sorte que le chef-lieu , qui se trouve placé dans un point central, se trouve à une dfistance (jui varie de 45 à 48 k., de la limite qui circonscrit le territoire de TE. N. E. au S. 0.. à 53 k. de la limite la plus éloignée, qui est au N. N. E., à Saint-Paul-sur-Sarthe , tandis qui! n'est distant que de 38 k. de la limite N. £. la plus rapprochée, qui est entre Nogent-le-Bernard et Pouvray ; et de 33 k. de celle 0. lapins voisine, oui est entre Neuvillette et Torcé-en-Chamie. Son plus grana diam., ou son diam. central, du N. au S., pas- sant près et à TE. de la ville du Mans , est de 100 kil. envir. ; son aiam. transversal, ou sa largeur centrale, d*E. à 0., qui passe au Mans, de 82 kilom. Sa superficie est de 621,160 hectar., ou 61 myriam. 16 hectom. carrés ; son point le plus élevé, qui est à la presque extrémité N. du territoire , au Signal, dans la forêt de Perseigne, de 340m. 56 c. au-des- sus du niveau de la mer.
D*après l'organisation de 1790, le département de la Sarthe était divisé en 9 districts, subdivisés en 53 cantons et en 424 communes, formés de 444 anciennes paroisses, dont 409 de l'anc. dioc. du Mans, 31 de celui d Angers , 3 de celui de Chartres et 1 du dioc. de Séez, et de 5 succursales, toutes du dioc. du Mans. Au nombre de ces paroisses, la ville du Mans compte pour 16; celles de la Chartre, pour 3; de Sablé et de Sillé, chac. pour 2; S.-C6me, Dangeul; Parce , Précigné, Noyen, chacun pour .2 également; ce qui réduit à 420 le nombre des localités, sur quoi il faut encore dé- duire Ancinette etMélinais, constitues alors en communes, aux dépends du territoire d'autres paroisses, ce qui réduit effectivement à 418, le nombre de paroisses, prises comme une seule agglomération d'habitants.
Les noms de chefs-lieux de canton, imprimés en itali-
aue, aux deux tableaux ci-après, sont ceux qui ont cessé e l'être, par l'orgnisation de Fan x, dont le tableau suivra.
I. DISTWCT DU MANS, 10 cant., 99 comm.
comm. comm.
1.*' CAHT. lo iMans, 14 7.« cant. Suze (la), 10
2.* — Sauigné-tBvéq, 9 8.« — Ecommoi , 8
3.« — BaUon, 9 9." — Parigné^rEfégue, S
4." — Bazoge(la), 9 10.« — Montfort-le-Ko-
5.* — Lavardin y 12 trou, 12
6/ — Vallon, 8
X SARTHE ( DÉPAKTEliBNT DB tA). 17
U. DISTRICT DE CHATEAU-DU-LOIR, 6 canu, 39 comm.
conuiia
1*^ CAST. Cbâteau-du-Loir, 13 4.« ciirr. Grand-Lucé (le), 5
î.' — Mayct, 5 5.* — Chahaigne, 4
3.e — Vous, 6 6.« — Chartrc(la), 6
ni. DISTRICT DE S.-CALAIS, 5 cant., 34 comm.
1/^ caut. Saint-CaUis y 8 4/ cant» Bouloîre , 6
2.' — Bessé, 8 5.« — Vibraye, 5
3.* — Tresson, 7
IV.DISTRICT DE LA FERTÉ-BERNARD, 6 caot., 47comm.
comm. comm*
1/' CAJIT. Ferté-Bernard (la), 9 4." cart. Tuffé , 9
a.* — Montmimly 7 5." — P^ogent-U-Bemard, ^
3.* — S.'Maixênt, 10 O.** — Bonnétable, 6
V. DISTRICT DE MAHERS, 5 cant., 51 comm.
comm. comn.
1.^ CAST. Mamers, 11 4.* cakt. Marolles-lec-
2.* — S.'Côme-de'rair, 8 Braults, 7
3.' — Courgairu, 11 5.* — Fresnaye (la), 14
\X DISTRICT DE FRESNAY, 6 cant., 52 comm.
comm. comm.
1.*'' CA3IT. Fresnay, 6 4/ camt. Bourg-le-Roi, 11
%* — Beaumont-le-Vi- 5." — Assè-fe-Boisne , 6
comte, 9 6." — Monttort^ 13
3.' VhHUn, 8
\TI. DISTRICT DE SILLÉ-LE-GUILLAUME , 5 cant.,
32 comm.
comm. comm
1.^ CABT. Sillé-le-Gail- 4.* cAirr. Epineu-U-Che-
laame, 5 vreuii, 7
a.« — Conlie, 7 5.« — Loué, 8
3.* — Bouex^n-Cham-
pagne, 6
Vin. DISTRICT DE SABLÉ , 5 cant,, 32 comm.
c omm. comm.
l.^'CAHT. Sablé, « 4.« CAîiT. Parctf, 7
!• — Brùlon, 8 5.» — Précigné, 7
3.* — Chantenaf, S
IX. DISTRICT DE LA FLÈCHE, 5 cant. , 34 comm.
comm. comm.
l.*^C45T. Flècbc(la), 10 4.« cant. Pontrallain, 5
1« — Blalicome, 7 5.** — Lude(le), 5 3.* — S.^ean-de-Li'
MotUy 7
Dans cette organisation, trois anciennes paroisses et une mccarsale , étaient réunies à d'autres , pour la formation
TI 2
f g SARTHE ( DiPAATBMBNT DB LA ).
d'une commune, savoir : Guécélard à Fîllé, cant. de laSuze; S.-Aubin-des-Grouas à Marolette , cant. de Mamers ; Saint- Ghéron à Mézières-sous-Lavardin, cant. de Conlie; et la succursale d*Arnage à Pontlieue, cant. du Mans.
Cette organisation fut modifiée , l^arla distraction, en 1793, des communes de Montsort, uellou et S.-Germain- de-Gorbie, du district de Fresnay, réunies au départem. de rOrne : la riv. de Sarthe cessa alors de limiter toute la partie N. du département ; 29 par une seconde distraction, en 1795, de la comm. de S.-Céner^, la seule oui, au N., se trouvât située aunlelà ou sur la rive droite ae la Sarthe , réunie à l'Orne également.
La constitution de Tan m (1795), en supprimant les cir- conscriptions et les administrations de district , y substitua une subdivision par arrondissements de tribunaux correc- lîonnels.Le département de la Sarthe, se trouva former alors quatre arrondissements , comprenant les cantons ci-après , savoir :
I. ARRONDISSEMENT DU TRIBUNAL DU MANS, 16 cant.,
128 comm.
comn* eonmi.
i.*' CAWT. Mans (le), intra , 1 iO,'cim, Satngnè-lès-ie-Maru ».• — id., extra f 13 (l'ETéque), 9
3.« — BaUon, 8 ll.« — Vallon, 8
4.* — Ecommoi, 9 12.' — SiUé-le-GaUlâume, 5
5.« — Saxoge{la), 9 13.* — Conlie, 6
6.* — Sazc(la), 10 14.* — Bpineu, 7
7.« - Lavardin, li 15.* — Loué, 7
8.' — Montfort, 12 16.« — Rouez, 5
9.' — Parigné4eS'le'Manê (l'Evéque), 8
n. ARRONDISSEMENT DU TRIBUNAL DE S.-GALAIS,
11 cant., 77 comm.
l-^'CAHT. Saintr^lais, 8' 7.« caht. Chartre (la), 5
a.* — Sessé, 8 8.* — ChahaUne, 4
3.* — Tretêon, 7 9.* — Lucé, 4
4.« — Boaloire^ 6 10.« — Montmirail, 7
6.« — Vibraye, 5 ll.« — JSaint-Maixent , 10 0." — ChAt.-du-Lonr, 13
m. ARRONDISSEMENT DU TRIBUNAL DE LA FLÈCHE,
13 cant., 80 comm.,
conm. coBUD.
!••' câiiT. nkhe (b) , intra , 1 3.« cait. Lade ( le) , 5
«•• - Ibid., extra, 8 4.« - MaUcorne, 7
SARTHE (iNtPAimiBMmLA).
i%
5.' CAXT. «.• —
7.» — S,' — ••• —
Pontrallain, 5
S,'Jean^e4a'M. . 7 Sablé, •
ChanUnay, S
iO.* càxn, Préeigné . 11.» — roflf , 12.« — Blayet, 13.* — Brûlon,
7
5
8
lY. ARRONDISSEMENT DU TRIBUNAL DE MAMERS,
16 cant.» 128 comm.
1.*'
2.*
3.«
«.•
7.' 8.«
CAXT
lamersyi/imi, ûf., extra, Courgaùu, Fresnaye (la], Marollesy
Aêsè-le-Boisne, Beaomooty
1
10 11 14 7 8 6 6 9
10.* CAHT. Botirg-la-Loi {te-
&i)f 10
11.* — Saint-Patern, 8
12.* — Vipoin, 8 13.* — Ferté-BemardCU), 8
14.* — BonnéuUe. 6 15.« . Nbgent le-Ber-
nard^ 6
16.* — Tuffé, 8
Rien y par cette organisation, ne se trouve changé dans la composition des cantons, si ce n'est que les quatre yilles chefs-lieux d*arrondissem. , forment un canton séparé sous le rapport de la justice de paix seulement, et que« comme fl a été dit plus haut, quatre communes avaient été distraites alors du département., pour entrer dans la composition de celui de TOrne, de sorte que le chef-lieu du 11* cant,, du 4« arrond», qui avait été placé successivement à MontsorC et à S.-Cénery, se trouvait établi alors à S.-Patem, où il est resté depuis.
La réduction à 413, du nombre des communes, qui était d'ab<»tl de 424, provient, d'abord, de cette distraction; puis, de sq)t réunions, savoir : de S.-Mars-sous-Rallon» â Ballon ; de Vemiette, à Gonlie; de Guécélard, à Fille ; do Poché, i Ste-Sabine; du Cbevain, à Bérus, dont il a été détaebé depuis; de GhAtiUon, à la Chartre; d'Ancinette, à Aocinnes et à Louvigny ; et du Creux, à S.-Denis-d'Orques.
Létablissement du gouvernement consulaire, en l'an vui (1799), et la constitution qui en émana, amenèrent une nou- velle circonscription cantonnale. Un arrêté du 13 brumaire an X (4 nov. 1801), réduit, de 53 à 31, le nombre des cantons du départ, de la Sarthe, dont celui du Mans , subdivisé en 3 arrond. de justice de pays, ce qui fait 33, ainsi qu'il suit :
I. ARRONDISSEMENT DE MAMERS, 10 cant., 145 comm.
comm.
!.«' CAST. BeanmofiH, 15 3.' cAm. Preniay, IS
S.* ^ BnmMbU, 10 4.* — Ferté*fieniard(U)»i4
SO SARTUE ( DiPAlTBMBHT DE LA ).
comm. ccHBOi.
6.* câRT. F^^tnaye (la), 14 8.*cart. Montmirail, 10
e.« — Mamert, 82 9." — Saînt-Patern, 17
7.« — Maiiplles, 18 10.* — Tuffé, 13
II. ARRONDISSEMENT DE S.-CALAIS, 6 cant., 60 comm.
conm. comm»
1.*' CAiT. Booloire, 0 4.* cant. Grand-Lucé (le), 8
%• — Chartre(la), 0 5.* — Saint-Calaii , 14
3.< — Chiteau-du-Loir» 14 6.« — Vibraye, 6
m. ARRONDISSEMENT DE LA FLÈCHE, 7 cant.,
80 comm.
coiim. comiB.
l.'^ciiiT. Brùlon, 16 6.« caht. Mayet, 7
2.« — Flèche (la), 11 6.< — Pontrallain , 10
S.* — Ldde(le), 10 7« — Sablé, 15
4.* — Malicorne, 11
IV. ARRONDISSEMENT DU MANS, 8 cant., 10 justices de
paix; 128 comm.
coniD.
!.•' CART. BalloD , 16 CART. / 8.* ar., 8 tect. et
%,• — Conlie, 16 I 8 comm. 81/8
8.« — Ecommoi, 11 6.' — 13.* — w/., extra
4.* — Loué, 16 ( muros, 12
{l.«'ar.Man8(Tille — Montfort, 18
du),8Mct.et7au- 7.* — SUlé-le-Goill., 10
très comm., 71/3 8.* — Siue(la), 13
Ainsi qae nous l'avons dit ailleurs , on attribue la fai- blesse comparative de l'arrondiss. de; S.-Calais , àj une er- reur conunise dans les bureaux du ministère chargé de cette organisation , d'après laquelle le cant. de Montmirail , qui dorait» avec grande raison , entrer dans la composition de cet arrondissement, a été compris dans celui de Mamers , trop considérable et y surtout, beaucoup trop étendu. . Les modifications survenues, depuis l'arrêté consulaire
E'écité, consistent dans 82 réunions de communes, savoir : ont-Regnault à Saosne , cant. de Mamers ; S.-Quentin à 8.-Maixent, canton de Montfort, par ordonn. royale du SI févr. dernier (18il) ; Bannes à Dissay-sous-Courcillon, 8te-Cécile etQuincampoix àFlée,cant. de Chàteau-du-Loir; Villedieu à Chantenay, cant. de Brûlon ; S.-Mars-de-Gré, au Lade , cant. du Lude ; Pringé à Luché , cant. de Pontvallain; &-0uen-de-Ba1lon à Ballon, Chevaigné etNotre-Dame-des- Champs i S.-Jean-d* Assé , Saint-Remi-des-Bois à Souligné, cant. d» Balloo; S.-Julien à Neuvy-en-Ghampagne, cant.
SARTHE ( DÉPAETEMEHT DV LA ). 31
de Coolie; Etival à Chemiré-en Charnie ; et Montreoil-eih- Champagne à Joué-en-Charnie , cant. de Loué ; Hontreuil- sur-Sartheà Neuville, \." arr, du cant. du Mans; Saussaj à Montfort , et S.-Denis-du-Tertre à S.-Mars-Ia-Bniyère , cant. de Moutfort; Athenay et S.-BenoH-sur-Sarthe , àChe- mifé-le-Gaudin, etFlacé à Souliçné-sous-ValloDyCant.dela Soze ; enfin » dans une nouvelle érection de la commune de Saint-Mars-sous-BalIon (y. cet art.], séparée de Ballon, comme on Ta vu, lors de l'organisation de 1790, et réunie à cette ville par celle de l'an m.
D*où résultent l'organisation et la divis. actuelles du dé- partement, en 4 arrondissements communaui, 31 cant. et 33 justices de paix, et en 392 communes, offrant une popu- lation totale de 466,888 habitants , d'après le recensement de 1835 ; qu'il est actuellement d'usage de disposer dans cet ordre :
I. ARRONDISSEMENT DU MANS, 8 cant. (10 just. de paix],
116 comm., 164,667 habitants.
eomm. popnl. comm. popnl.
1/' CAiT. Ballon, 13 17,119 6.« caht. Montfort, 16 17,618 i.« — Conlie, 15 15,139 7.«' — Sillé-le- 3.* — Ecommoy, 11 16,415 Guillaume, 10 16,721
4.* — Loué, U 15,371 8.« — Suze (la), 10 11,0»
{Mans(k^).l.«'arT., 61/2 21,225 — 2.« 81î2 15,480
— S." 12 19,087
U. ARRONDISSEMENT DE MÂMERS, 10 cant.^ 143 comm.^
133,444 habitants.
comm. popnl. comm. popal.
l."* CAST. Beaumont, 15 16,616 6.« caht. Mamers , 21 18,782
1« — Bonnétable, 10 12,937 7."-^ lHaioUes, 18 15,426
3.' — Ferlé' Ber- 8.' ~ Montmirail, 9 8,924
nardfla), 14 13,767 9/ — S.-Palern, 17 12,381
4.« — FrcHiay, 12^ 17,406 10.« — Tuffé, 13 9,418:
5/ — Fre«naye(lh) , U 7,796
III. ARRONDISSEM. DE LA FLÈCHE, 7 cant. 77 comm.,
97,943 habitants.
comm» poiP^ comm. popnl.
L^' CAHT. Brûlon , 15 13,257 5.« cant. Mayet , 7 11,441
2.« _- Flèche (la), 11 18,863 e.» — Pontvallain, 9 13,617
3.« — L«de{le), 9 11,791 7." — Sablé, 15 17,425
i.* — Malicorae, 11 11,549
9S SARTHE (iHÎPAEnifSNT i» la],
ly. ARR0NIXS8EM. DE S.-CALAIS, 6 eant., 56 comra.^
70,834 habilants.
!•*' CAR. Bonloire , 8 1<S$7Ù 4.« cast. 6fiiid-Lacé(i<), 8 iï^Slb
9.* — ChartrerU), 9 10,790 5.« — S.-Calal», 14 15,713
t.* — ChAtean-do- 6.« — Vibnye, 6 8,93»
Loir, U 13,441
RÉCAPITULATION.
eomn. popnUt.
(u), 10 116 164,667
Hiaïai, 10 143 133,444
Filcn(LA), 7 77 97,943
Sairt-Calais, 6 56 70,834
Totaux, 83 392 466,888
Les éUU statistiques , phcés à la saite da précis histo- miQUB , paees cccxxxi à gcccglxix du 1. 1^*, faisant cou- naître en détail ces divisions et leurs rapports avec celles anciennes , civiles et ecclésiastiques , sauf les changements tarvenus depuis leur impression, qui consistent dans la dis- traction de la comm. de S.-Mars de celle de Ballon , opérée ta 1835, dans la réunion de la commune de Villedieu à celle de Chantenav, cant. de Brûlon et de celle deS.-Quen- lin à celle de S.-Maixent , cant. de Montmirail (v. ces art.); nous renvoyons à ces états statistiques, pour plus amples détails.
Nous croyons cependant devoir ajouter ici , pour faire le pendant du tableau des arrondissements électoraux qui les terminent (tome I«% p. ccccLXvin), tels que les avait éta- blis la loi du 29 juin 1820, celui qui résulte de la nouvelle " • ' ' , établis par la loi du 19 avril 1831.
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SAHI
fcii:
{
lA).
ARRONDISSEMENTS ÉLECTORAUX
ttAMUS
PAR LA LOI DU 19 AVRIL 1831.
électonax.
2.<
5/
?.•
lhux
oà siège
laooUëge.
IL
CAmn
dont M compoae
chaqae arrondistem.
LôMânê, I Maiit(le)y fl.**'caiift.,
I llant(le). a.S { JUiujle),S.% l Montrort»
I
ÎBdlon, Conlie, Eoommojy Loué. Sillé4^Giiillaiima , ^ Siiie(U),
ÎBoiiloixe. Chartre(la), ChâtaaoHhi Loir, Graiid-Liicé(le), SAint-Calaif, Vibnya,
BràloDy
Flèelie(U),
LiHle(ie)y
Malioome^
llayet,
FontralUin »
S«bU>
Boiuiétdil«y Ferté-B6nuurd(lBk), Maaan. Toffé^
Beamnonty Fresnajy FreoMye (U] , I Marollef , I Montminiily y Saint-Patem,
ABBoronnHtHTtl
dëpendent
CliCAlTOMS.
Sainft-CaUia.
UFlicha,
FlftelM(U).
Mamert.
Beanmonl,
Hamen.
a4 SARTHE (riviâeb).
Plusieurs considérations nous engagent à nous arrêter ici, et à rapporter à la fin de Touvrage , les nombreux détails statistiques que comporte Tartide départemental, afin att*îl puisse, le plus possible , éire à jour, sous ce rapport, lors de la terminaison de notre travail ,
Entre autres considérations , oui nous déterminent à ce renvoi, et dont nos lecteurs apprécieront la justesse , nous Tespérons, nous désirons y présenter Tétat de la population, daprès le recensement quinquennal , qui va é re exécuté cette année (1841 ), et pouvoir y comprendre aussi , les intéressants documents que doit contenir , sur notre dépar- tement , la statistique agricole et industrielle que publie le gouvernement , dont le volume , qui concerne la région nord-ouest de la France , doit paraître incessamment.
SARTHE , SARTE , Sarta ; rivière dont le nom , qui de- Trait s*écrire sans h, d*après son étymologie latine, et t^avait toujours été ainsi, avant 1790, a reçu cette lettre, lors de la division de la France en départements , et n'a cessé de la prendre depuis , de même que le département auquel ce nom a été donné. Pascal Robin , comme tous les auteurs du moyen Age , écrit le nom de cette rivière sans h , dans les Tors assez curieux, que nous avons rapportés à Fart, du Loir (11-623). L'usage contraire étant actuellement consacré, nous avons dû nous y conformer, non-seulement en écrivant cet article et celui qui précède , mais dans tout le cours de notre ouvrage.
La Sarthe prend sa source dans une fontaine du village de Somme-Sarthe , département de TOrne, au N. N. 0. de Mor- tagne, au Perche, près de Tancienne abbaye de la Trape, entre Soligny et S.-Ëtienne. Dirigeant son cours d'abord du M. au S., puis au S. 0., elle entre sur le territoire du dé- partement auquel elle donne son nom, et le sépare de celui de rOrne, au nord, à RouUée, au point où elle reçoit la petite rivière d*Autrèche ; arrose et limite cette commune et celles de S.-Paul-le-Vicomte ou sur-Sarthe, de Chassé, de Montigny, deChenav, du Chevain, de S.-Patern; cesse, dep. 1793, de borner le départ. , en arrosant Corbie et Hellou ; recommence à le limiter, depuis 1795 seulement , sur Mou- lins , en séparant cette commune de S.-Cénery qui , depuis cette époque, a cessé de faire partie du département. La Sarthe , dans cette première partie de son cours , servait de limite au territoire concédé à Rollan et à ses Normands, par Charles-Ie-Simple, suivant le traité conclu à Saint-€Iair- 8ur-£pte, en 912. Se contournant ensuite vers le sud, presque à angle droit, elle arrose S.-Léonard-des-Bois,
SARTHE(KnniEB). as
Songé-le -Ganelon , S.-Paul et S.-Georges-le-Gaaltier ; s'in- cline ensuite vers Test» pour passer sur Assé-le-Boisne, Douillet, Fresnay, S.-AuDîn de Locquenay, Hoitron, S.- rrcrmain de la Coudre, Pîacé, Juillé, Viyoïn, Beaumont-Ie- Yicomte » autour duquel e]le décrit un demi-cercle; Hares- ché, Assé-le-Riboul , S.-Harceau , Teille , S.-Jean-d*As8é , Ste-James et Montbîzot, où elle prend une nouvelle direc- tion à l'est, pour arroser la Guierche, Souillé , Joué-KAbbé, la Bazoge, NeuTille-sur-Sarthe, S. -Saturnin, la Chapelle-S.- Aubin , S.-Pavace et Coulaines ; puis se contourne ensuite Ters le sud-ouest , en arrivant au Mans, dont elle baignait anciennement la muraille romaine, actuellement celle de Tenceinte , dite de Philippe-Auguste, en séparant cette ville de ses faubourgs du Pre, deS.-Jean et deS.-Gilles; passe ensuite sur S.-Georges-du-Plain , Pontlieue, Allonnes, §pay. Fille , Roëzé , la Suze, Chemiré-Ie-Gaudin , Fercé , S.-Jean- du-Bois , Noyen , Halicome , Dureil, Parce , Avoise, Juigné, Solesme, Sablé, Souvigué-sur-Sarthe , Pincé etPrécigné, d où elle entre dans le département de Maine-etrLoire, d'abord, par sa rive droite , à S.-Denis-d' Anjou , puis, par la gauche, à Horannes ; reçoit le Loir au-dessous de Brio- lay et se jette dans la Mayenne à Cantenay, à 6 k. environ au-dessus d* Angers , après un cours total de 275 kilom. , sinuosités comprises , aont 212 (53 I. de poste) dans le dé- partement de la Sarthe. Elle perd son nom en cet endroit, quoique bien plus considérable que la Mayenne qui prend alors celui de Maine, jusquà son confluent dans la Loire, à Tendroit nommé la Pointe, au-dessous des Ponts-de-Cé. La Sarthe , dans la partie inférieure de son cours , offre de grandes oscillations et des subdvisions, au milieu desquelles sont des lies fort longues et fort larges quelquefois, à com- mencer par celle sur laquelle est bâtie une partie de la ville de Sablé, puis à Morannes, à Châteauneut et, enfin, celle de Cantenaj, à son double confluent dans la Mayenne.
Cette rivière, que plusieurs voies romaines ont dû'traver- ser, au nord du département d'abord , en amont et en aval de la TÎHe d* Alençon , pour communiquer avec les Sait et avec les DiahlinteSf puis, le long de son cours , jusqu'au Mans , pour traverser de Tune à Tautre de ses rives ; ensuite au Mans et au-dessous de cette ville, au gué de Chahoué (v. m-733, v-759), reçoit un nombre considérable d^autres cours d'eau, plus au moins importants, dans tout son parcours sur le département. Les plus importants de ceux qui y confluent immédiatement sont , par sa rive gauche : TAutrèche, d'abord , à Roullée; les miss, de S.-Paul et de
S6 SARTHE (tmiBB).
la Poiderinière » aor S.-Paul ; celai de la LoaTiére» à Monti*
Say ; ceux do Chaudon et de Sore, à S.-Patern; celui de Ba- lais , entre Alençon et Corbie ; de Cloiseau, à S.-Léonard- des-Bois; de Ronce, à Assé-le-Boisne; le Rosai-Nord ou Moire, à S.-GerinaiD-de-la-Coudre ; la Bienue, à Piacé; rOrton ou Riollet, au-dessous de Beaumontt surUarescbé; rOrne N. E. ouSaosnoise, à Montbizot; le Pensais, à Joué- TAbbé ; le Cul et I* Acone réunis , ces ruisseaux que Wace a immortalisés , en les mentionnant dans son noman de Xou , à NeuvilIe-sur-Sarthe (v. cet art. iy-248 , 250) ; ceux de Monnet et des Fontenelles , à Coulaines ; la rir, d'Huisoe, ^u-dessous de la ville du Mans ; le ruiss. de l'Arche-aux- Moines, à Amage ; le Rhône, à Guécélard ; le Fessard, sur Roêzé ; le Beau-Mortier, à S.- Jean-du-Bois ; la Vezanne et le Loyer, à Malicorne ; le ruiss. de la Daviére, à Dureil ; la Voutonne , à Précigné. Par la rive droite : le Sarthon ou Sarton, le mari de la Sarthe , que nous eitons ici à cause de son nom seulement, ayant cessé de couler sur le départe* ment, depuis 1795 (y. son art., après celui-ci); VAnette ou Omette , le Pont-Neuf et les Ecbanceanx , à S.-Léonard ; le Merdereau , à S.-Paul-le-Gaultier ; la Yaudelle , à S.-Geor-
Ses; rOrthe, à Douillet; les miss, de Haut-Bois et de la issonnière, à S.-Aubin de Locquenai ; celui de Perrin , i Moitron ; le Gommer, à Juillé; la Longuère, à Assé-Ie-Riboul; le ruiss. de la Rainerie, à S.-Marceau ; ceux de Halgré et de Jolies, à Ste- James ; le Vrai, à S.-Sathurain ; les Arches^ â S.-Georges-du-Plain ; le Saint-Martin, à AUonnes; TOrne du N. ou Champenoise, à Roêzé ; le miss, de la Haie, i Loupelande ; la Gée , à Fercé ; l'Arche , à Pirmil ; les Deux- Fonts et la Vègre , à Avoise ; TErve et la Vaige , à Sablé ; la Taude, à Souvigné-sur-Sarthe. Un grand nombre d'usi- nes ou de moulins , les uns à fer, à papier, à tan , à fouloo, à scier le bois, le marbre, à broyer les couleurs, etc., etc.; les autres, en bien plus grande quantité, à moudre le blé; sont établis sur son cours , où se troure un assez bon nom- bre dé ponts , la plupart en pierre , savoir : au Cherain el au faub. Montsort , pour communiquer avec Alençon ; i Moulins , à S.-Léonard , à Sougé , te premier pour commu- niquer avec S.-Cénery: à Fresnay et au ham. deGuéliant, en Moitron ; à Juillé, à Beaumont et à S.-Marceau; trois au Mans , dont le pont Napoléon , construit sous l'empire ; i la Suze, à Sablé deux, en marbre brut ; un pont sus- pendu , nouvellement établi à Parce ; et un second , en ad- judication au moment où nous écrivons , pour communi- quer de Beaumont à Vivoin et de là à Mamers. Un antre
S4RTIIE (uniBB). »
«
pont est projeté au Mans , en aval de la ville , en face la promenade da Greffier , pour établir une communication directe de la place des Halles , avec la route départ. n<> 1, conduis, i Saolé, et les chemins de grande yicinàiité n<»* 10 et 11 9 du Mans à Sablé et à Halicorne. Des bacs» bateaux et passe-cheval ^ sont aussi établis sur la Sarthe à FiÛé , i Fercé, à Nojen, à Halicorne ^ à Parce ^ à Avoise, à So- lesme et i Pincé. Un décret, du âO messid. an xii, régie le tarif des droits à y percevoir. Ceux de Parce ont été sup- primés depuis rétablissement du pont suspendu. Un décreL do 20 messid. an xn, fixe également le tarif des droits a pwcevoir, pour le passage par ces bacs et bateaux.
Le nombre des écluses et déversoirs, établis sur l'une ou Tautro rive de laSarthe, depuis son entrée dans le dépar- tement, à RouHée, jusqu'au Mans, est de 50 ; et de cette ville à Préciçné, de 22; total, 72; et la longueur de leurs biefs d*aval de 211,085 m., ce qui équivaut a celle donnée plus haut , du parcours de cette rivière sur le département. Sa pente totale, pendant tout ce parcours, est estimée de 88 m. 79 c. La hauteur des chutes de ces déversoirs varie, du maximum de 1 m. 32 c. au déversoir de la Beunaiche, à Roêzé ; au minimum de 0"" 48 seulement , à celui de Chahoué, sur Alonnes.
n est facile de remarquer que la Sarthe , assez mal en- caissée quelquefois, dans sa partie supérieure surtout, et dont le cours est maintenant si faible, a dû en avoir un beaucoup plus considérable anciennement, puisque, dit M. Triger (Caur$ de géognosie, 68), elle avait autref. arraché des blocs de plus d'un mètre cube, aux grès tertiaires des en- virons du Mans, aux granités et aux syénites d'AIençon , et les avait transportés à plus de 10 1. de distance ; qu elle avait évidemment creusé cette vallée , qui renferme aujourd'hui tous ces débris; enfin que les collines, qui bordent son cours, ne sont que le résultat d'une érosion, qui avait in- terrompu la contmuité des couches de çrès vert qui se cor- respondent dans leur niveau , sur les deux côtés de cette valfee. a La nature des alluvions, qui se rencontrent dans le bassin de cette rivière, se compose de galets et de blocs roulés , dans lesquels on ne reconnaît que des roches qui proviennent des parties supérieures de sa vallée : ce sont, aux Mivirons du Mans, selon le même M. Triger (/oco cit., 175], des grès tertiaires, enlevés aux terrains de S.-Pavace et de S.-Aubin , des calcaires anciens de Fresnay, des por- phyres de S.-LéonardnleS'Bois, enfin, des granités et des syâûtes de S.-Célerin et d'AIençon. Nous ajouterons qu'on
38 SARTHE (rivi£rb).
y rencontre aussi des galets d'eurite porphyritique y de Qrauwacke, de phtamite, plusieurs variétés de quartz hyalin, des quartz noirs et des quartz gras; de la pierre de corne» des schistes» des silex» des (>oudingues ferrugineux» et un certain nombre d*étres organisés fossiles, de différents gen- res et espèces.
0 Ainsi » ajoute encore M. Triger (loco cit., ni) > la pré- sence du granité dans les blocs erratiques de cette vallée » prouve évidemment que des courants énormes l'ont creusée et modifiée dans sa forme» à une époque postérieure à Vap- parition des granités d*Alençon; que ces courants agis- saient encore» après le dépôt des terrains crétacés» puisque la vallée de THuisne» qui ne contient qu'une immense quan- tité de silex» qui proviennent de la décomposition de la craie» seule roche aure qu'on puisse trouver dans toute la. lon- gueur de son cours» était couverte de leurs débris;, que leur action avait été postérieure au grès de Fontainebleau » puisque des blocs énormes de ce grès remplissaient les deux vallées ; qu'enfin» ces courant^ semblaient avoir cessé à. une époque postérieure au calcaire lacustre» puisque» aujour- d hui» plusieurs petits bassins de ce calcaire» se trouvaient re- couverts d'un dépôt de galets » qui ne peut être que le résul- tat de ces courants énormes. Quant à la direction des cou- rants qui les ont transportés » elle était évidemment la même que celle des cours d*eau actuels» puisqu'il est facile de re- connaître encore tous les points oii ces débris ont été ar- rachés , et qu'on les trouve toujours au-dessous etjamais au-dessus de ces points ; et que » pour la Sarthe et Tlluisne, le volume d'eau ae ces courants» a rarement couvert une surface plus grande que celle des vallées actuelles» puisque le dépôt des ailuvions anciennes » ne dépasse que sur très* peu ae points » leurs limites, o
On crut» dans le 12« siècle» dit P. Renouard lEss. hisi. sur le Maine y 1-211]» que les eaux de la rivière de Sarthe» avaient été suspendues en l'air» comme celles de la Meuse. «En effet» Théodulphe» évéque d'Orléans» qui vivait sous Louis-le-Débonnaire et mourut en 821, rapporte» dans une épître en vers» ad Modoenum episcopum, que de son temps» au mois de février» les eaux de la Sarthe se séchèrent et tarirent à l'endroit le plus profond , pour faire passage aux chrétiens de la ville (le Mans, sans doute?) qui n'avaient pu trouver de bateau » pour porter un corps mort au cimetière qui était de l'autre côté oe cette rivière, que ces eaux de- meurèrent en cet état jusqu'après leur retour; et que la
SAR'FHE (EiviimE]. 29
même chose était déjà arrivée deux fois, peu de temps au- parayant , et ane fois à la rivière d*Huisne :
B Sartha aliis yicibus, hoc ipsam est passa daabos, j> Nec hoc, nec procul hoc tempore, sive loco.
9 Taie quod atsueveront flamen iaonea passum , « Ad qnod ab orbe fluens, et prope Sartha bibit. 9
Robert du Mont, dans son appendice d Sigeberi, raconte qn^eii fan 1168, au même mois de févr., la ârthe se sécha tout d*an coup, aa pied du château de Fresnay, et que cette sécheresse continua pendant une heure et demie, dans mi endroit où, un moment auparavant, les chevaux n'avaient pu passer.
Un rapport, feit en décembre 1826, par H. N. Allou, alors inçenieur des mines du département , au nom d'une commission de la Société d'Agriculture, Sciences et Arts du Mans, consultée par M. le maire de cette ville, sur les moyens de procurer aux divers quartiers de cette cité , la quantité d*eau nécessaire à leur consommation , offre les renseignements suivants, en ce qui concerne la Sarthe.
1* La force motrice que peut donner cette rivière , à l'en trèe de la ville du Mans , est presque entièrement employée, eo temps ordinaire, à faire mouvoir les six moulins, dits de S.-Gervais , placés en-dessous du coteau de Saint- Vin- cent. A répoque des fortes chaleurs , le volume d'eau du bief supérieur, est même consommé en totalité, pour faire marcher ces moulins, pendant une heure seulement. Il faut attendre ensuite deux neures, pour que les roues puissent tourner de nouveau pendant une heure et , ainsi ae suite, de sorte que la durée du travail n'est réellement alors que de six heures par jour. La dépense de ces forces, est estimée d'environ 3,550 m. cube d*eau dans une heure ;
^ La hauteur de la chute des moulins de S.-Gervais, pendant les basses eaux, paraît être de 0 m. 80 , à Tépoque des plus fortes eaux : ces chutes diminuent et deviennent presque insensibles , pendant les inondations ;
Z^ La vitesse moyenne de la Sarthe, prise les 27 et 28 août de ladite année , aans le bief au-dessus des moulins de S.-Gervais, à l'époque de recourue générale, a été trouvée, par seconde , de 0 m. 03H cub.
Le volume d'eau fourni, dans une seconde, de 3 7000
30 SARTHE (uniu).
Le même, par henre, de. . 13|380 m. 0000 c. V La même rivière» après avoir reçu THuisne, à très-peu de dis^ tauce an-dessous de Tembouh- cbure de celle-ci , oflRre une vi- tesse» par seconde» de. • • 0 2100 Son volume d'eau, par seconde» de. 9 8300
» par heure » de. . 35»388 0000
( Voir les mêmes calculs» pour l'Huisne» à cet article» iu-548. )
Suivant les ingénieurs Lamandé» de Cbaubry et Desbour- meaux, dont le travail sera cité plus loin » en traitant de la navigation» la Sarthe roule 22,633 m. cubes d'eau à 1* heure, sous les murs du Mans , avant sa jonction avec l'Huisne. Celle-ci roule» pendant le même temps» 25»518 m. cnb.» de sorte qu'après cette jonction » et en aval du Mans » la Sarthe roule 48,151 m. cub. d'eau àTheure» quantité» di- sent-ils » beaucoup plus considérable que ne peut jamais en consommer le commerce le plus actir» surtout si on con- struit des écluses à sas.
L'analyse des eaux de cette rivière» faite par M. Marigné» alors pharmacien au Mans» membre de la commission» à donné les résultats, suivants. Cinq kilom. de cette eau ont donné» par l'évaporation à siccité» 12 grains d'un résida compose ainsi qu'il suit :
Carbonate de chaux» 6 grains.
de magnésie» 2
Sulfate de chaux » 1 ) égal 12 gr.
Muriate de soude» 9
Perte» 1
La commission était d'avis que l'eau de cette rivière » un peu moins pure que celle de l'Huisne » n'en a pas moins toutes les qualités désirables pour être employée aux usages économiques » et qu'elle pourrait être facilement débarassée des corps étrangers » des gaz délétères et de l'odeur désa- gréable que lui communiquent la décomposition des plan* tes et surtout des joncs ({ui embarrassent son lit, et particu- lièrement le chanvre qui est mis en macération» en quantité considérable » à l'époque du rouissage ; par l'effet de Tagi- tation, et surtout du filtrage à travers du charbon» si» élevée par un moyen quelconque, dans un réservoir placé sur le point le plus élevé de la ville » celui de Saint- Vincent » elle était distribuée ensuite dans tous les autres quartiers» pour la consommation des habitants ; faisant observer
SARTHE (RmitB). 3i
d'aîlleiirsy que si ces eaux , eomme on Fa remarqué, font erdinairement périr le poÎMon» à l'époqae du rouissage» c'est que celui-ci, loin oe s'éloigner des masses de chanyré en immersion, semble , au contraire, chercher un aliment nouveau , dans la substance muqueuse que cette eau en dissout.
Le bassin de la Sarthe ofiBre des sites extrêmement variés. Cette rivière coule d* abord, de sa source à Alençon, au miKea d*an sol peu accidenté , entre de riches pâturages , ayant en perspective, à peu de distance, les forêts de Bourse et d'Ecooves , sur sa rive droite ; celle de Perseifi;ne , sur la giucbe ; puis, d* Alençon jusqu'à Fresnay, au milieu des cÂ- teaux élevés et abruptes de S.-Cénery, de S.-Léonard , de S.-Paal-le-Gaultier, etc., les alpes de notre contrée; ensuite, de Fresnay au Mans , an milieu d'une délicieuse vallée , of- frant les aspects les plus divers : ici , de verdoyantes prairies, des cAleaux bocagers, des champs fertiles; là, des vignes, quelques landes plus loin; puis encore, à quelques kilom. au-dessous du Mans, des bois , des landes, des forêts de pins et quelques vignobles, jusqu'à Noyen et Malicorne ; en- suite , un ravissant pays et les sites les plus pittoresques, re- lativement parlant, à Juigné surtout, où l'on a en perspec- tive, à droite , les rochers et les carrières de marbre, dits de Sablé ; à droite , l'abbaye de Solesme et sa petite église, Tobjet du pèlerinage de tous les amis des arts (v. cet art.) ; en face , fa ville de Sablé et son majestueux château , qui bornent Thorison sur ce point. Des bourgs nombreux, dont plusieurs assez remarquables ; des villes intéressantes, telles que Fresnay, Beaumont , le Mans , Sablé ; des châteaux , les ans gothiques, les autres modernes; de jolies maisons de campagne; quelques églises remarquables, outre celles du Mans, qui le sont beaucoup; ornent ce paysage toujours gracieux ou pittoresques , qu'enrichit une culture très-va- riée, plus ou moins perfectionnée. On rencontre encore sur les bords de cette nvière, de nombreuses exploitations de grès vert , blanc et ferrifère ; de marbre , de calcaire, pour ta taille , pour moellon , pour la chaux ; de marnes , de sa- bles, d'areiles de différentes variétés, dénature, d* aspect et d^usage; de minerai de fer, d'anthracite, etc. , etc. ; puis, de nombreuses usines, où sont mis en œuvres , utilisés , ces diflérents produits , telles que forges , poteries, briqueteries, fours i chaux, scieries de marbre, de pierre, etc., etc.
La Sarthe nourrit à peu-près toutes les espèces de pois- sons, qui seront indiquées à l'art, départemental, comme se trouvaot dans le département, et principalement le brochet,
33 SAATHE (eitiâee).
la perche , la carpe , le barbera » la brème , l'anguille , le cardon, le soujon et Table» qa on y venait pécher autrefois à Fresnay (u-478), pour la fabrication des fausses perles. L'alose et le saumon , abondants dans la Loire , remontent souvent de ce fleuve dans la Sarthe. Les eaux de cette ri- vière» sont peuplées encore de beaucoup d'autres êtres or- ganisés ,de genres et d'espèces variés.
La Flore du Maine^ ou des départements de la Sarihe et de la Mayenne , publiée , en 1838» par M. N. Desportes, in- dique les plantes suivantes , comme se rencontrant dans cette rivière où sur ses rives. — Phanérog. : Bromus Ma- dritensis» lin.» var. maximus ^ ; Cardamine impatiens» LIN. ^ ; Chenopodium polyspermum» un. ^ ; Cynoaon dac- tylon» PERS. * ; Cyperus longus» lin. ■* ?> '^; Euphorbia esula, LIN. ^ ; Festuca elatior» lin. ^ ; GratiolaofSciaiAs» lin. ^ ; Leersia orizoides» sw. ^* 7 ; Limosella aquatica, fior. * ; Mentha Riviniana, n. '' ? ; Henyanthes trifohata, lin. ^ ; Najas marina , lin. î. ^ ; Polygonum lapathifolium , us. , var. nodosum » nodoso-incanum , nodoso-spathulatum ^ ; Potamogeton lucens ' , P. perfoliatum » P. serratum '' ^^ P. pusillum '' ^ » et P. pectinatum ^ » lin. ; P. obtusifolium , MEET. '''7; Quercus ilex, lin. "; Sagittaria sagittifolia » LIN. ^ ; Salix aurita < , S. viminalis» S. nibra * » S. purpit- rea * » S. triandra ^ » lin. ; Teucrium Botrys '* 7, et T. scordium 7 , lix. ; Tiifolium incarnatum » lin. ^ ; Triglochin palustre» lin. '7; Villarsia nymphoides» vent. «» ^* 9» «•.— Cryptog. : Conferva crispata» eoth» s et C. fracta, BILLW. ^ ; Hydrodictyon utriculatum , eoth. ' ; Lemanea fucina, boet. '<", et L. torulosa» ag. '* 9; Zy^mema nitidum, Z. deciminum et Z. quininum » ag. '''. = Fonijnalis anti- pyretica» lin. '^ (M. souligné» pharm.)
— 8 Saint-Léonard-des-Bois. — 9 Saint-Aubin-de-LocqaeDay. — «©S.- Germain-de-la-Coudre, au oont de Guéliant. — «« Ste-James, moulin d'Antoigné. — «« Rive droite» entre Juipné et Sablé. — i3 Viyoin.
NAVIGATION.
ff La Sarthe communicjue à la mer» par la Loire et» par le même fleuve» à la capitale, ainsi qu'à toutes les parties du royaume» mii jouissent de l'avantage d'une navigation intérieure. » (ÂÊétn, sur la navigat. de la Sarthe, par Lere- FOURS, négociant» 1822.)
Cette navigation est bien incomplète encore» comparati- vement à celle à laquelle» par sa position» cetterivière est
SARTHE (BiviiRE). 33
destinée, et au rang cpx\ lui est assigné depuis longtemps, ddns le système lie navigation intérieure du royaume, d'après lequel sa canalisation, remontant jusque l'Orne, au-dessus d'Alençon , doit la faire communiquer une seconde fois avec rOcéao,par la Manche, et avec Paris, par cette voie, en re- montant la Seine en entier, et par plusieurs canaux inté- rieurs , qui mettraient cette dernière communication à l'abri des risques de mer.
Mais , avant de nous occuper de l'avenir et même da présent , passons en revue ce qu'a été la navigation de la Sarthe dans le |)assé. Pour cela, nous n'aurons au'à repro- duire ici un article sur cet objet , inséré dans V Analyse de$ travaux de la Société des Arts du Mans , par A. P. Ledru , publié en 1820, et le Mémoire de M. Lerebours, cité plus naut, en y joignant les documents que nous nous sommes procurés ailleurs, notamment, dans les manuscrits que nous tenons defeu M. Tingénieur divisionnaire deChaubry. Notre travail sur ce sujet sera tellement complet, nous le croyons, qu'il rendra tout-à fait inutile de recourir ailleurs.
I. Etat ancien db la Navigation, a La Sarthe, est-il dit, daBs l'excellent travail de feu l'abbé Ledru, est navi- gable depuis Malicorne jusqu'à son embouchure dans la Mayenne, avec celle-ci jusau'à Angers, puis avec la Loire jusqu'à Nantes età la mer. Elle l'était, au 14* siècle, jusqu'au Mans; mais le temps , qui détruit tout ce qui n'est pas en- tretenu , a rendu cette navigation difficile de Malicorne à A mage, et surtout d'Arnage au Mans, d Nous verrons plus loin , par l'expérience qu'en a faite M. Lerebours , que la difficolté de ce dernier trajet, n* était pas aussi grande qu'on le supposait.
B Outre les chaussées des moulins, actuellement existan- tes, on en comptait d* autres construites avec art, pour élever suffisamment le niveau de Veau et permettre aux ba- teaux le passage dans les gués formés au-dessous de chaque moulin , par la chute de l'eau qui creuse, dans cet endroit, le lit de la rivière , et dépose , à cent ou doux cents toises plus loin, les terres et le sable c^u elle a entraîné. Pour ob- ^ier à cet inconvénient, on avait construit, aundessous de chaque gué, des écluses qui furent abandonnées vers la fin de l'an 1500. On trouve encore , dans divers endroits, les fondements de ces chaussées , au nombre de quinze. On ignore en quel temps elles furent établies , mais un vieux ti- tre apprend qu'elles étaient placées : — 1*> aux Iles de la Couleuvre , au Mans , vis-à-vis leSanitas ; — 2° vis-à-vis let prés do Bouches-l'Huisne ; — 3» aux lies de S.-Georges-du«
TI 3
S4 SARTHE (EiviiRB).
Plain 9 au-dessous du Gué-du-Large ; — 4o aux ties d'Ar-i nage» où les religieux de la Couture araient alors un moa* lia à blé : — ^ aux lies de la Goderie ; — 6<» aux tles da moulin ae Spay, vis-à-vis le pré de Cherelle. Celle-ci avait été construite 9 en 1459, par L. Cherelle de Tours : la chaos- sée» ainsi que le pré aboutissant» en avaient reçu le nonoi de I entrepreneur ; — 7» au-dessous du moulin de Fille , dans un endroit nommé les Petites-Iles ; — 8® à Tendroit de la Grande-Courbe, au-dessous du moulin de la Beunéche; — 9° à la ferme de Jouannet, entre les moulins de la Beu-» néche et Roëzé ; — lO» à Tendroit nommé Lochet, au-des- sous du moulin de la Suze ; — 1 !<> ; — 129 aux Mezières,
sous le moulin de Théval ; — 13» au vau de Forcé, près le miss, de Chemiré ; — 14o au-dessus de Tarche et du moulin deNoyen; — IS^la dernière, au-dessous du moulin deNoyen, sert encore à remonter le gué : elle est connue sous le nom de Gord de Nouen. Chaque bateau payait un droit de 15 s. Avant 1789,les fermiers généraux la taisaient entretenir pour le passage de leurs sels , qui se débarquaient en cet endroîc, et se transportaient ensuite, au moyen de charettes, dana les greniers du Mans et lieux circonvoisins. — La navigation cessait à Noyen. En 1789, le commerce du sel étant devenu libre, les batelrers entreprirent de remonter plus loin, mi employant des bateaux plus petits que ceux dont les fer- miers-généraux faisaient usage ; ils parvinrent Jusqu'à Ar- nage, point qu*il leur fut impossible de franchir. j> (H. db Yauguyon, Statist, man. de Fillé-Guécélard; 1804.)
« I>epuis environ trois siècles, que la navigation du Mans à Malicorne est interrompue , on n*a pas cessé de faire des vœux, des mémoires et des projets pour son rétablissemenl, mais toujours sans terminer Fouvraçe.
A Différentes ordonnances de Philippe de Valois, depuis 1328 jusqu'en 1350 (1), établisêant des droite de péage ei d'etUrie , tatU par terre que par eau^ en charette au en cluhi lan, constatent que la navigation était en pleine vigueur à cette époque , du Mans d i embouchure.
Par ses lettres patentes données à la Flèche, au mois de sept. 1488, le roi Charles VIU, en approuvant et confirmant les chartes de privilèges donnés a la ville du Mans, par Louis XI son père, y ajoute que les gouverneurs de cette
(t) On a fait ici erreur de date. Ces ordonnances doivent être de i3t7 à t3a8 , d'aprcs notre jiiograpbii (page cxi), ce qui se rapporte aux dates données page 8 de V Annuaire pour 1841 .
SARTHE (EiviiâB). 35
TÎHe pouiTODty « toutefois qne bon leur semblera, par dos
• Senecbal ou juge du Haine, on leurs lieutenants» faire ne-i
■ loyer, curer, et decombrer les rivières deSarte et d^Huis- » ne passant par ladite ville , en manière qu'elles puissent
• porter et naviguer, tant à dessus que au-dessous ae ladite
• ville, et, pour ce faire, faire ôter, abattre et démolir duis, aeomores, bois, pierres, chaussées, moulins et autres
• choses empêchant le cours etnavigage d'icelles rivières;
• appeler ceux qui pour ce seront à appeler ; et en dédom- I mageant et recompensant raisonnablement tous ceux ou
• celtes qui en ce pourraient avoir interest,et que ce à ce faire
• et souffrir, et obéir, ils puissent faire contraindre par les^ > dits senechal et juge du Maine, ou leurs dits lieutenants, » tous ceux qu'il appartiendra, et qui pour ce seront à con-*
• traindre par toutes voyes et manière dues et en tel cas re- «qotses, nonoba. oppositions ou appellations quelconques.»
»Le 4 mars 15M, le procureur de ville, M. Dagues, léuBÎt le conseil-général , qui délibéra sur les moyens de rendre la Sarthe navigable. Le chapitre du Mans, auquel ofi avait communiqué l'ordonnance de convocation , délé-^ gna trois chanoines pour assister à l'assemblée. Il parait que cette proposition fut renouvelée en 1543, ou que Ledru a fait une erreur de trois années, dans la date que nous ve- nons de rapporter. Voici ce qu'on trouve à ce sujet dans rbistoire au chanoine Morand : a L'on propose, dans rfi6tel-de-ViIle, de rendre navigables les aeux rivières de Sarthe et d'Huisne, qui se joignent au-dessous de Pont-^ lieue. L'on en promettait tant de commodités à la ville,que la proposition en fut écoutée avec applaudissement. Il ne fallait plus que trouver moyen de l'exécuter ; les taxes exfaorbitantes qu on levait pour les guerres d'Italie et pour subrenir à tant d*autres nécessités de l'état, avaient épuisé d'argent les provinces. Sans ce secours , il était impos- sible de rien entreprendre. Le procureur de ville fut dé- poté pour savoir du chapitre s il voudrait contribuer à cette dépense. La question fut longtemps agitée , et les opinions , <pii furent pour l'affirmative, sérieusement exa- minées. Hais, enfin, {es plus sages et le plus grand nombre remontrèrent le /7«u de profit que la compagnie en tirerait y et les difficultés auxquelles elle s'exposerait, quand l'on taxerait ce que chacun aurait à contribuer pour cette dé- pense , tant pour l'exécution de l'entreprise , que pour » lentretien et la réparation. C'est pourquoi , le chapitre
■ pria MM. de Ville de l'excuser, s'il ne pouvait entrer dans i une entreprise qui lui coûterait beaucoup sans profit. »
36 SARTHE (BiviÈu).
Voici encore ce que nons lisons , snr le même sujet, àans les volumineux manuscrits de M. Négrier de la Crochardière^ ancien maire du Mans > que nous possédons.
a Dans la même année 1543 , le roi François I^, par un arréc du conseil privé, daté du mois de janvier, en permet-- tant aux habitants du Mans de lever une taxe de 1500 i., pour le rétablissement de la navifi|ation sur la rivière de la Sarthe, jusqu'au port du pontPerrin, s'exprime ainsi: € Durant les guerres des Anglais et des Bretons , nos enne- 9 mis auraient rompu, comblé et empêché , en plusieurs et 9 divers endroits,les cours des rivièresdeSarthectd'Huisne» 9 laquelle rivière de Sarthe était lors navigable , portant ba- 9 teaux par le moyen de trafic et commerce de marcban- 9 dises , denrées et victuailles qui se faisaient à cause de la- 9 dite navigation. Notre ville du Mans étant bien habitée et 9 y fréquentaient de plusieurs et divers lieux bons et nota- »bles marchands, faisant, entretenant ledit trafic et com- 9 merce ; laauelle navigation , conséquemment ledit trafic, 9 aurait cesse dès et depuis lesdites rompues et empêche* 9 ment, o
a Le 27 mai 1549, d*après une ordonnance du lieutenant-
fénéral de la sénéchaussée du Maine , et en exécution de arrêt ci-dessus, publié le l«r mai 1547, il fut dressé ua procès-verbal d'expertise, par des ouvriers nautonniers» maçons , qui constatait l'état estimatif des réparations à faire sur la Sarthe, du Mans à Malicorne. Ces réparations» adjugées au rabais, le lôjuill. suivant, pour la somme de 14,800 f., devant le sénéchal, à Jean Lami, ^rent effectuées et reçues, le 12 oct. 1551; Le proclamât fixait un droit de péaçc, et chargeait l'adjudicataire de rendre la rivière asioa navigable, du Mans à Malicorne, pour qu'elle pût y porter des bateaux de 100 à 200 pièces de vin. v
En 1552, les enquêtes suivantes ont lieu, à la requête do* dit Ami, pour prouver le transport sur ladite rivière, dephn sieurs bateaux arrivés jusqu'au Mans , depuis les répf tiens par lui efiectuées.
a Enquête et examen de témoins faits par nous Anselme Taron, o
sseiller du Roi, lieutenant-général de Al. le Sénéchal du Maine,
3 présence de M.^ Ant. Fonrnier, clerc-juré au greflTe de ladite séo^ 3 chaussée, pour la partie du S*" J. Amjr, ayant pris au rabais la lépar»- 3 ration de la rivière de Sarte , afin do navigation depuis MalÎGonie jos- 3 Qu'au pont du Pont-Perrin , joignant les murs de la ville du Mans. Le- » dit examen fait suivant la requête à noas présentée à cette fin, par lfr« 3 dit Amy, et y avons vacqué comme il ê*tn suit
» Du mardi septième jour de février, Tan mil cinqcent cinquante- 3 deux, au ManS| Pierre Gronneaoi demeuraut aux Toiit»-do--G6yég4
SAATHE (BiviEEE). 37
» dt 37 ans (floiTent les noms et qualité de cinq antrei katelien), les- •qocliy faits jarcr de dire Yéritë, nous ont dit et rapporté par leur ter-* » Beat y être Ions bateliers, ayant hanté et fréquenté d^ leur ieunetse , B comme ils font encore de présent, les rivières de Loire, Sarthe, Blayennt
s Bant à H^rc Daillv, voitnrier par eau, demeurant à An^^ers ; ledit ba- s tcaa chargé de sel, ;ju4qu'an nombre et quantité de ^t muids ou enTt* s ron, reTcnant à la charge de six fournitures de vin (t), pour S' Jacq«
> Broilé y marchand , fermier du grenier à sel du Roi , établi en cettt » Tille ; que ledit bateau a de longueur io5 pieds ou environ, et de lar« sgear t3 i ti p. , Irquel peut porter aoo pièces de vin, pour avoir va s charger dudit nombre icelui-méme et conduit ainsi charsé , depuis U » fille d'Angers jusques ès-viiles de Laval et de Château-Gontier : plus s BOQs ont dit aroir vu, un mois ou six semaines , au port Lignicr a*An- s(os, un grand bateau appartenant à Amv, cbarcé oe vin, que Girard setDebonnes désirent emmener en la ville du Alans; et de fait, Te* s oant avec le grand bateau chargé de sel , ils ont rencontré le bateau
> ^Amj sur la rivière de Sarthe , entre Chahoué et Amai^e , auquel
> ily avait un grand nombre de fer, que les conducteurs disaient mener à Angers ; quel bateau par eux rencontré, nous ont dit être de longeur de 90 p.y de larceur de i3 à 14 p«» et de profondité de 6 p. ou environ, et peut porter aisément , sur toute la rivière , le nombre de 6 à 7 four- nitures de vin. Davantage, nous ont rapporté par leur serment, que la rivière de Sarthe, bien entretenue de chaussées » portes et appareils d'icelles portes, ainsi qu'il les ont trouvées , être assez forte et puissante ponr porter lesdits bateaux, chargés comme dessus et avec aussi grandes charges de vin, de sel, bois, blé, ardoise, tufieau, pourvu qu'il soit fait
de sel ; et disent que- toutes les chaussées, portes faites de neuf» et celles qui ont été réparées , depuis Malicome jusqu'en la ville du Mans, sonl bien faites et réparées, et en bonne escence pour le fait de la navigation de la rivière , et les pasuices aussi bien ouverts et commodes que ceux depuis Angers iusqu à Malicome. Outre , disent n'avoir trouvé aucun eaioéchement de mauvaise édification^ depuis Malicome jusqu'en cetto ville, p< d'Amai cette ra
de parer leurs caUes pour guider dessus ; et aussi nous ont dit avoii trouTé en la rivière , au-dessous de la porte étant près le pré du Large, un jarl qu'il est besoin d'ôter, pour empêchement qu'il donne à passer les bateaux chargés de marchandises, et pour les empêchements dudit jart , lurent contraints alléger leur bateau pour passer ; d!autres empê^ cbe^ents n'ont trouvé sur la rivière , en dessous même de Malicome jusqu'en cette ville, pour empêcher la navieation. Assemblable, nous ont dit et rapporté, qu'il est nécessaire faire le chemin le long du chan-« tîer pras les lieux des Aulbes;^ situés vis-à-vis ou environ U TeUt-S.-
(f J Lr anrid de •A, met«r« de Fwit, p««ît >.«oo U^ ; le. »i mmd., 58^o 1. U foar. iM de «io nait de ai piiees ; les 6 fournilure^ i»6 pièces, de 5op I. pe>aot cliacuiw. deiK «PC ckacfe de 69 k 63.BiiUier9«
88 SARTIIË ( RiviRRE ).
D Georges , leflquelles isles il faat boacher et y faire chaussa pour jetfl^ j> l'eau du côté du chantier. Nous ont dit et rapporté, que les portes et » chaussas , étant depuis Malicorne jusques en cette ville , sont plot D commodes et aisées, plus profitablement faîtes^ que les portes et chaa«- b s^dcpuisMalicome jusqu'à Angers, pour le fait delà narigation. En- 9 quis du jour de leur parlement d Aneers, ont répondu être partis d'An* 9 gers cinqsemaines furent dès ce jourd'hui. Ënquisen quels lieux ibont 9 séjourné avec ledit bateau chargé sur la rivière de Sarthe, en quel e«- 9 pace de temps ils ont vacqué à conduire le bateau , depuis Angers ja«- V qu'à Malicorne , nous ont répondu avoir séjourné à Malicorne l'eipaoe » ae trois jours , pour l'importunité du temps, et qu'audit Malicorne il» 9 arrivèrent, il yent.vendredi trois sem., et qu'il jr eut hier trois sem. qu'ils » partirent de Malicorne pour venir au Mans, et que le jour de lundi il » y eut trois semaines , ils arrivèrent au port de Noyen , auquel lien » ils séjournèrent une semaine , par la grandeur des eaux qui étaient tf D hautes, qu'ib ne pouvaient passer par sous les ponts de Noyen(f );et que » de If oyen ils partirent il y eut hier quinze jours , et arrivèrent samedi » dernier avec le biteau chargé, comme dit est dessus, au Greffier, qui eit » situé près et au-dessous du pont Perrin, et du lieu du Greffier vinrent f> jusqu^au port du pont Perrin , dimanche dernier au matin , où il a été %n\i la décharge du sel y étant. Ainsi signé Gronneau; signé en fin ^ )» Taron et Foumier. s
(c L'an mil cinq cinquante-deux, le lundi ao" jour de février, à den s heures après-midi; nous Richard Bruslé, M" apothicaire et l'un de» » échevins de la ville du Mons , et Ant. Foumier, clerc-juré au greffe de % la sénéchaussée du Maine, demeurant au Mans, en vertu de la commi»» 9 sion à nous adressant, donnée par M. le lieutenant-général de Monaei- » eneur le sénéchal du Haine, signée Taron , en date dudit jour, étant i »ia fin de certaine requête présentée par honorable homme J. Amy, •h bourgeois de cette viHe , sommes transportés, à la reouête dudit Amy, » jusau'à l'abreuvoir situé près les fossés et murs du pont Perrin, riviâe 9 de âarthe, pour voir et visiter un bateau étant sur ladite rivière, avant to et près ledit abreuvoir, ainsi que l'on nous a dit, et nous, arrivés au- » dit lieu, avons trouvés J. Boiteau, marchand, demeurant à Angers, le- » quel nous a dit avoir amené et fait conduire par des bateliers et pan- » tonniers, un bateau qu'il nous a montré sur la rivière, chargé d'ardoises, x> plâtres, et meules de-pierre à coutellerie, depuis le port a' Angers jna- » que après les murs, fossés du pont Perrin, et que ledit bateau et choaet » y étant lui appartenaient^ et qu'elles étaient parties du port d'Angers, « il y eut quinze jours hier, et arrivèrent ledit jour d'hier après-midi, » sur ladite rivière^ au lieu ci-dessus. Et, pour connaître ce qui était dé- » dans le bateau , sommes approchés, joignant icelui, auquel avons vo » grand nombre d'ardoises, plâtres et meules de pierre , et d'iceloi be- > teau avons aussi vu ôter et décharger de l'ardoise et mettre èa-dits » fossés joignant les murs de la ville , près dudit abreuvoir. Et ce fait, 9 nous en sommes retournés en icelle ville , pour faire rédiger par écrit » ces présentes,lesquelles noua rapportons et notifions être vraies, sur noa 9 seiiijgs manueb ci-mys, les jour et an que dessus. Sigpé R. Bruslé et » Foumier. »
H parait que, vers 1559, on proposa denoaveaa de con- tinner les travaux pour le perfectionnement de la navigation. Les ingénieurs, qui s*offrirent pour leur exécution, ne
(i) Cette enquête fait connaître, que le pont de Noyen existait «noore alors (v. cet art. tv-OQo].
SARTHE (RiviiiB). 39
dflaandaieDt qn^nne somme de 5,200 liv. Il fut résola, dans une assemblée de ville» de solliciter du Rot Taotorisa- tioD de leter une taille de cette somme » mais les troubles , qoi les reliçionnaires commençaient à porter par tout le royaume 9 dit Morand , firent échouer ce dessein. »
c Sous la guerre de la Ligue, on négligea l'entretien de la rrrière ; les écluses , les portes marinières dépérirent ; les chaussées » les pieux furent renversés ; elle s* encombra de ^OTeau , et la navigation » depuis cette époque, a été inter- roDDue , entre Halicome et le cbef-lieu.
»A la paix, les administrateurs du Mans s'occupèrent de cette entreprise. Sur leur requête, intervint un arrêt du Con- lefl, du 31 mai 1611, oui ordonne une information de eom- modo et ineommodo. Elle eAt Keu à Tours , en présence du Srde la Riévière, trésorier de France, et du grand-maitre des Eaox-et-Foréts.
» Ceux-ci vinrent au Mans, le 23 juin suivant, assem- blèrent les notables , pour avoir leurs avis , tant sur l'utilité daprojet,auesur les offres faites par David, d'Orléans, qui proposait ae rétablir la navigation , telle qu'elle était ancien- oement , depuis Malicome jusqu'au Mans , et depuis le Mans joscp'a Fresnay, moyennant un droit de péage, qu'il perce- vrait sur les marchandises et denrées transportées par eau, du Mans à Angers. Mais Tintérét particulier des seigneurs , ec de quelcrues pronriétaires riverains, contraria invincible- sent David, qui céaa son adjudication àFr.Aubert,bourgeois du Mans» le 29 avril 1627. Celui-ci , après avoir commencé l'exécution de son traité, et dépensé environ 12,000 f., Ait forcé de Fabandonner, par les obstacles multipliés qu'il éprouva , de la part du baron de Noyen et autres proprié- taires , qui réclamaient des droits de péage , en raison des moulins qu'ils possédaient sur la rivière. Aubert, découragé, céda son traité, moyennant indemnité.
a La commune du Mans , chargée de cette entreprise, fit vérifier, par des ingénieurs, les plans et devis d Aubert; nais elle échoua de nouveau, contre les misérables tracas- series que lui suscitèrent les seigneurs et même les admi- nistrations.
a En 1627, les gens du Roi représentèrent au bureau de rHétel-de-Ville, que la navigation était contraire au bien de ta viUe , parce que Tarrét , donné en faveur des adjudica- taires , portait que les marchandises , qui passeraient en ba-* leau , seraient franches de péage ; ce qui devait diminuer le droit de pavage qui se percevait sur le vin (16« Reg. de ÏMôiel^dê' YiUe do Mans). Cette opération fut reprise en
40 SARTHE (bivi^è).
1633. Los traitants ou adjadicataires, oCFnrent dé remettre les traités au profit de la ville. Des notables furent nommés députés pour examiner, avec les échevinsetle procureur, les conditions du traité et les sûretés de la Y\\\e(iS^ R€g,,id.}.
» En 1634, des ingénieurs se présentèrent pour se char- ger de rétablir la navigation ; ils demandèrent des sommes si considérables y qu'on les remercia, et, par supputation de la dépense , on trouva qu'elle excédait le profit qu*on eo pourrait retirer (La Crochardiêre , Lepaige). s Morand cite ce fait à la date de 1636. La même anné 1634, la ville permet au S^ Rouillon de la Hautonnière, d'établir un pont en bois sur la rivière de Sarthe, pour l'exploitation des moulins de Bouches-lHuisne , à conoition que, si les échevins et pro- cureur le trouvent préjudiciable à la ville , il sera supprimé* (Reg. de rHôUl-de' Ville.)
A En 1680, BIM. de Boisgui etLeballeur furent nommés députés , pour se transporter à Malicorne , et dresser les
Elans et devis , afin de rendre la Sarthe navigable. M. de avardin (gouverneur), seconda de tout son crédit cette im- portante opération (28« Reg. td.)»
» La famine, qui affligea le Maine en 1739, par suite de la mauvaise récolte, fit renouveler, avec le plus vive ardeur, le désir du rétablissement de cette navigation. Les pluies con- tinuelles, avaient tellement rendu impraticable la route de Ma- licorne au Mans, que les frais de transport étaient énormes. En 1740, quelques commerçants de la ville du Mans firent de nouveaux projets pour rétablir la navigation, depuis Mali- corne jusqu'au pont Perrin. Une compagnie se forma, à cet effet, en 1741 ; les projets furent présentés aii ministère et soumis par lui au conseil du Roi; mais la condition imposée aux soumissionnaires, de faire les avances de la dépense, et de continuer les travaux , intimidèrent les commerçants, par la crainte de né pas trouver un nombre suffisant d*as« sociés, pour le placement des actions. On accordait aux en- trepreneurs de ces ouvrages, des droits de péage sur la na- vigation, pendant un certain temps.Bien que ces droits fussent considérés comme très-profitables , le projet fut abandonné.
» En 1744, M. de Lucé, intendant de Tours , se fit rendre compte des obstacles qui avaient iusqu alors retardé Texé- cution de cet utile travail : déjà il avait commencé , à ses frais, la levée du plan de la Sarthe, depuis Malicorne jus- qu'au Mans, et reçu les offres du S^ Hane, soumissionnaire» lorsque ce magistrat citoyen, fut appelé à l'intendance de Yalenciennes.
ji En 1751 y Maguanville, son successeur^ continua cette
SARTHE (RiviiMB): M
opération. Des circonstances impérieuses empêchèrent l*Es- csiopier, de suirre cet important travail. — Le Maine étant afligé alors d*une famine considérable» des citoyens du Uans se réunirent pour former un capital de 200,000 f. , afin de tirer des grains de Tétrangér : Veron du Verger, né- gociant de cette ville, fut chargé des détails de cet approvi- sionnemcnt. Les grains, livrés à Nantes, arrivèrent par eau jusqu'à Malicorne; mais Tintempérie de la saison était Idle, que les chemins étaient impraticables et qo*on ne
Gavait les faire voiturer pour aucun prix. Veron de For- nnais» passant alors au Mans pour se rendre à Pari», lit observer i son père que la rivière, étant surabondam- sent pleine , il ne restait cpie le parti d'essayer un ou deux bateaux, pour tenter de les faire arriver jusqu'au Mans. • On objectait, dit cet habile homme» que les portes mari-
> Bières et les écluses des moulins , n'étaient nullement en
> eut, et qu'il était incertain qu'on eût le temps de faire les i réparations nécessaires; que, d'ailleurs, il pouvait se I trouver des endroits dangereux, etc. Je répliquai, que la i nécessité commandait de vaincre tous les obstacles ; qu'il ifiallait visiter les écluses et les portes marinières, etc.; » que j'étais bien assuré qu'on serait autorisé, sans délai , à s procéder aux dépends de qui il appartiendrait, à ouvrir s le passage des bateaux. Mon père n'hésita point à aller a lui-même sur les lieux; il courut divers dangers et resta s convaincu , 1« que le mal était moins grand qu'on ne s'y » attendait; 2* qu il y avait moyen de faire exécuter les or- • donnances. On obtint l'arrêt du conseil du 3 février 1752, a qui ordonnait le balisage de la rivière de Sarthe, depuis M le Mans jusqu'à Malicorne, et le rétablissemen: de la route » de hallage, nonobstant toutes oppositions ; il fut expé<iié M sar l'heure. Une seule opposition fut formée, et un arrêt de a défense de la Grande-Chambre fut obtenu; on alla son » train , lopposant même se désista ; les blés arrivèrent 9 sans accident, et la ville fut sauvée. j> [Veron de Forbox* HAIS, Statiêt. de Champaissant.)
M. Lerebours, négociant en vins, au Mans, dans la brochure dont nous avons cité le titre , rapporte une ten- tative bien plus hardie encore, qui doit trouver place ici , bien qu'elle n'y prenne pas rang par sa date , et qui ne fut pas couronnée de moins de succès. Elle prouve, comme nous l'avons dit plus haut, que la navigation entre Amage et le Mans , bien que lout-à-fait abandonnée , n'était pas aussi difficile qu'on le croyait généralement.
Après avoir raconté toutes les circonstances » les em-
48 8ARTHE (JËiviÉRÈ).
barras elles difficultés de la naTÎgation delà Sarthe, dont le récit est inutile ici, puisque les travaux qui s'exécutent « les feront disparaître incessamment, M. Lerebours poursuit ainsi : <r Depuis un demi-siècle , aucun bateau marchand 9 n'était venu au Mans » et ceux qui , avant cette époque » 9 parvenaient jusqu'à ce point, étaient d'une petite dîmen- » sîon : j'ai conçu le projet d'en faire arriver, et j'ai réusai 9 deux fois en eau basse. — Le premier bateau mit à la voilo 9 d'Arnaçe, le 5 mars dernier f 1822) ,pour se rendre m 9 Mans. Il passa sans difficulté le çué de la Gemmerie et 9. celui de la Forèterie^ en sorte qu'a dix heures du matin , p il était péché (1) dans la porte marinière de Chahouet. — 9 Comme toutes les autres, cette porte avait originairement » 14 pieds de largeur ; mais les pieux se sont rapprochés , 9 ils mclinent les uns vers les autres , et ce ne rut qu'avec 9 la plus grande difficulté , que la gabarre parvint à la 9 surmonter. — En amont de cette porte , on trouve un 9 canal superbe , large , profond , dont le cours est paiii- 9 ble ; il se nomme les Fonds ou les Fondues d'AUonnes. » On le parcourt avec facilité , et l'on arrive promptement 9 au gué d'Enfer. — Cette qualification semblait effrayer 9 des mariniers qui , pour la première fois , naviguaient 9 sur cette partie de la rivière ; mais je connaissais ces pa- 9 rages, je leur servais de pilote, et déià ils avaient surmon- 9 té ce passage si redoute , lorsqu'ils demandèrent où ils 9 étaient. — Nous étions alors dans la belle champaenie (2) 9 qui conduit au confluent de la rivière d'Huisne ; la ga- 9 barre voguait en pleine eau , poussée par un vent favo*- 9 rable, et il ne nous restait que le gu4 du port Bowjuet 9 à traverser, pour arriver an lieu de notre destination , 9 à l'Arche , qui est située en face du port de marine du » Mans. Cet ODstacle fut franchi sans aifficulté, en sorte 9 qu'à trois heures du soir nous mimes pied à terre , aux 9 acclamations d'une foule de cultivateurs, qu'un spectacle 9 nouveau peureux avait attiré des champs voisins. — Les ma- JD riniers déclarèrent unanimement, à tous ceux q|ui voulu- 9 rent les entendre, qu'il n'avaient trouvé, entre Arnage et 9 le Mans , aucun obstacle plus difficile à surmonter, qnae 9 ceux qu'ils rencontrent, à chaque voyage, entre Mali- 9 corne et Arnage. Il est donc constant, que la Sarthe est 9 navigable jusqu'au port de Marine du Mans, et que cette 9 ville possédait un avantage dont on ignorait généralement
(tj Amarré de rayant, aux pieux de la porte.
(vj Portion de riyière compriae entre deux barrages.
SARTHE ( ElYl&iB ). 4S
i fexiitence. » M. Lereboors raconte également les circona- mcet do second royaçe , et comment il parvint à sar- ■OBier les difficoltés qu offrait le passage de Técluse à sas de Cbahooet , non terminée alors, a L'arrivée de ce second hileaa, dit-il» a fait sensation : M. le Préfet, M. le Maire, HH. les Ingénieurs» étant venus vérifier les faits» ont daigné donner des encouragements aux mariniers, a
c Le bureau d'Agriculture établi au Mans » en 1761 » a toujours fait de la navigation de la 5artbe , Tobjet de ses travaux. Différents mémoires <iu*il présenta au eouveme- Bent» déterminèrent M. Duciuzel , intendant oe Tours, i reprendre, en 1768 , Futile projet de ses prédécesseurs, hr son ordire , Voglie , ingénieur en chef, se transporta sar la rivière, du Mans à Malicome , pour vérifier les plans ft mveaox des eaux : ces plans, bien rédigés, avaient été déposés dans les archives de la municipalité et du bureau fAgricoltore : la plupart ont été pilles par Tannée ven- déenne, le 15 déc. 1793.
c Une ordonnance du maître-particulier des eaux-et- forêts du Maine, du 3 mai 1770, prescrivait le balisage de la Sarthe , et le rétablissement du nallage , depuis Tembou- chure de l'Huisne , jusqu'à Malicorne, pour faire venir du port de cette dernière ville , au Mans , les grains que la disette avait rendus nécessaires.
c £n 1797 , l'administration départementale présenta au corps législatif et au ministère, on mémoire tendant à demander le rétablissement de la navigation de la Sarthe. Cette demande fut accueillie , et Tineénieur en chef La- nandé , chargé de visiter la rivière et de dresser les plans, ce qui fut exécuté. MM. de Chaubry et Deshourmeaux , conjointement avec lui , continuèrent cette importante opé- ration, dont nous possédons les détails, de feu M. de Chau- bry lui-même. La dépense v est évahiée à 302,000 f. , éva- luation , qui , d'ailleurs , n'était pas présentée comme défi- nitive. A ce travail est joint un tableau assez curieux, dressé en laoo , des articles importés chaque année , d'Angers au Mans , par la navigation de la Sarthe , et de l'exportation du Mans à Angers , par la même rivière. Le poids de Tim- porution, était évalué à 13,400 milliers (poidsde marc, pro- nableroent ) ; le prix du transport par terre , à 235,000 f . ,
Keau, à 16,750 ; ce qui donnait une différence , ou béné- de 218,250 f. Le poids de l'exportation, de 14,900 mil- liers ; le prix de charroi , par terre , de 274,750 f . ; par eau, 18,737 f. 10 c; différence, 256,012 f. 90 c; total de la dîéérence ou bénéfice , sur l'importation et l'exportation ,
W SARTHE (RiviÊBE).
par an , 474,262 f. 90 c.» ou près d'un demi-million. Il est évident que les importations et exportations, ont pris uii bien plus grand développement /depuis celte époque , ne fut-ce que par le transport de Tanthracite , et qu'elles ne peuvent que s'augmenter beaucoup encore, surtout, lors- que les communications de celte rivière se seront augmen- tées, par sa jonction avec l'Orne et avec d* autres canaux*
II. Etat actuel de Navigation. Nous terminons ce qui nous reste à consigner ici, sur la navigation de la Sarthe» en faisant usage des documents que, sur la demande de M. le Préfet de la Sarihe , a bien voulu nous communiquer l'administraiion des Ponts-et-Chaussées. Nous copierons » presque textuellement, le travail qu'a rédigé à cet effet,, avec une extrême obligeance, M. J.-M. Jégou , ingénieur de l^^* classe au Mans, chargé spécialement des travaux sur celle rivière.
0 Depuis Fresnay, dit cet ingénieur, où son cours» jusque là rapide et tourmenté , commence à prendre une pente régulière, et à suivre une direction franche, du nord au midi , la Sarthe coule large et profonde , dans une vaste et riche vallée , que ses eaux fertilisent. Son régime est très- doux, et son lit est, aujourd'hui encore, celui qu'elle occu- pait il y a plusieurs siècles. Sa largeur moyenne est de 45 à 60 m. Elle débite à l'étia^e, immédiatement au-des-* 80US de son confluent avec THuisne , 10 m. cubes par se- conde (v» ci-dessus, p. 29) ; ses crues sont rares et ne s'élè- vent jamais à plus de 3 m. au-dessus de la crête des barrages. C'est la limite qu elles ont atteinte en 1792. — De nombreux barrages sont établis, sur tout le développe- ment de cette rivière. Ils servent encore, comme à l'épo- que reculée ou ils ont été construits , à faire mouvoir des moulins à blé , et des usines peu importantes , qui n'utili* sent qu'une bien petite partie de la puissance industrielle immense, créée par ce magnifiaue cours d'eau.
o Depuis sa source jusqu au Mans , la Sarihe fait partie du domaine privé. Elle est navigable au-dessous du Mans , artificiellemenê , jusau'à Ghefiés (Maine-et-Loire) ; et na(ti- rellementp depuis Cheffcs , jusqu'à son confluent avea la Mayenne. — L'établissement de la navigation , en aval du Mans , remonte à des temps très-réeulés. Elle y a lieu au moyen de portes marinières, pratiquées dans les bar- rages des moulins, auxquelles on a commencé, en 1827 seulement, a subtituer les écluses à sas. Un chemin de hal- lage, de 10 m. de largeur, est dû sur chaque bord, par les propriétaires riverains , qui ont cherché vainemeoi
SARTHE (RiTiiRE).
45
i s'aifrancbir de cette servitude. -— L'état actuel de cette navigation, qui a subi bien des vicissitudes, etqui, d*ail- leurs , a touiours été difficile , dispendieuse et languis- sante, est indiquée dans le tableau suivant :
DÉSIGNATION des
MtTIESDB KITlftftB.
ITAT ACTCIL
de U navigation
DAMS est rARTIIS.
vruio*
OhservationM,
narigable actuellement , / kilum.
IV A • ro. ir / à pleine charge, de loo)
ITADgenaChefiet,^ tonneaux, sur firantl
d'eau de 1 m. 60 (i}. (
I,
1 navigable à pleine char^i ge , artificiellement , au' moyen des pertuis etdes ^ barrages des moulins.
I
« 9
De Cheffes k Hall- corae.
68
"î
Fillé,
Malicorne à /"•^^8?*>^« * mî- charge
, au mojen
seulement des pertuis.
39
I
De FîQé an Mans,<
'navigable k pleine char-' ge, au moyen d'édn- set 4a s
18
L
Étendue totale, en kilomètres,... I «34 I
Bonne et facile navigation.
Navigation lon- gue , difficile et périlleuse, à cause du pas- sade des per- tuis.
En i65o, la na- vigation avait ces^ au des- sus de Mali- corne. Des tra- vaux , exécu- tés en 178a, ont rétabli la navigation, à mi - charge seulement, de Malicorne à A mage.
Les travaux exé cutés depuis 1827, ont fait remonter la navigat,d'Ar- nage jusqu'au Maus, et onl commencé son rétablisscm. à pleine charge. d'Arnage verf Malicorne.
(f) « Les bateaux qui fréquentent cette rivière et celle du Loir, diaent les ingéniwm i^imandé, de Chaalnry et Deshoutmeaux ; dans le tratail
46 SARTHE (rivière).
Gomme on le voit par ce tableau » la navigation de lâ Sartheest encore loin aujourd'hui, d*étre dans un état satis- faisant. Cependant, des améliorations importantes y ont été apportées, depuis quelcjues années.C'est de 1827, que datent les premiers travaux d amélioration de la basse rivière. De cette époque à 1835, il a été construit, en aval du Mans, trois canaux de dérivation , trois écluses et autant de barrages , aux lieux dits du Greffier, de la Raterie, près d'AHonnes, et à Chahoué. Ces travaux ont eu pour résultat, de faire remon- ter jus(iu*au Mans la navigation qui, depuis Tépoque indi- quée ci-dessus, s'arrêtait à Arnage. Ces canaux ont de lon- gueur, savoir :
Celui du Greffier 700 m. )
— d'Allonnes 820 }1870m.cntot.
— de Chahoué 350 )
Leurs proportions sont de 10 m. de Targeur au fond , 1 m. 60 a. de profondeur d'eau. Les écluses Qpt 5 mètr.
"^
Ïwécité, portent communément de 55 à 6o tonneaux (v. ci-dessus, p. 3;]; eur longueur est de 15 i ao m , leur largeur de a à 3 m.; enfin, ils tirent depuis u m 97 jusqu'à i m. i5 d'eau.
» Les bateaux, qui remontent jusqu'à Arnage, se nomment gabarres. Leur lonsueur varie entre 65 et 70 pieds(2i m.66 àa3 m 33):ih ont 10 î «a pieds 73 m. 33 à 4 m.) de larseur au fond, et>de la p. (4 m.| à i3 pieda 6 pouc. (4 m 5o) dans la partie la plus évasée ; la hauteur des oords est do 5 p. à 5 p. 8 pouc. (1 m. 66 à t m. 83). En partant d'Angers, ces bateaux déplacent au moins 4 P- (* m. 83) d'eau ; mais, en cet état, ils ont à peino parcouru 3 lieues, qu'ils sont arrêtés vers le moulin d'Yvré, par des nautt tonds qu'ils ne peuvent traverser en pleine charge, et les mariniers soni forcés de faire approcher d'autres bateaux vides, dans lesquels ils trans^ bordent une partie de leur chargement. C'est après avoir surmonté ce
Breroier obstacle, qu'ils reprennent leur chargement entier^ avec lequel 18 arrivent à Malicorne, où ils en déposent de nouveau la moitié. — Ainsi aUégés, ils ne déplacent que 3oâ 36 pouc. fo m. 87 «i 1 m.) d'eau; nais, c^est encore trop , puisqu'ils sont arrêtés en aix endroits , et forcéa de virer souvent sur le cabestan, pour traîner leurs massifs bateaux, sur la fond graveleux de la rivière. Ils font ensuite un second voyage à Mali- corne, pour y reprendre le surplus de leur cargaison.
On demande pourquoi les mariniers, qui souffrent de cet état de chose, ne remédient pas eux-mêmes à d'aussi graves inconvénients, en faisant construire des embarcations de dimensions mieux appropriées à 1«
'est la fiscalité qui t navigation est tel , moins hauts de bords , •nsceptibles de porter seulement de 3b à 40 tonneaux de vin (60 à 80 mil* liers a'anciennes livres), les droits absorberaient presque tout le prix de leur fret ; au lieu qu'avec les bateaux dont ils se servent , quoique too- jours trèf-greréf 9 ils le sont moins. £d e9et, d'après l'arrêté do 8 prairial
I
t
SAATHE (UYiiBB). 47
90 c. de largeur et 38 m. de longuear de sas. Il s'ensait, que cette partie de rivière, est navigable, pour des bateaux ayant 5 m. de largeur, 33 m. de longueur totale, et 1 m. 50 de tu nnt d*eau.
Un port a été ouvert au Mans , des deux c6tés de la TÎrière» aux frais de la ville. Il forme un bassin circulaire dune assez vaste étendue» et d'un bel aspect, situé , qnil est, en face de la pittoresque promenade du Greffier.
Ed1838, on a entrepris à Spay (la chute immédiatement en aval deChaboué I » l'ouverture d un 4* canal » qu'on peut coofidérer aujourd'hui comme achevé. Il a 1250 m. de lon- gueor, et est accompagné d'une écluse et d'un barrage, oui le sont pareillement. Ces travaux auront pour résultat , de rendre navigable à pleine charge » la partie comprise estre Fille et Chahoué, laquelle ne Tétait qu'a mi-charge pré- cédemment. Le canal et l'écluse de Spay, ont la même di- measion que les trois autres.
La dépense de ces travaux s'est élevée , savoir :
an XI y les gabaires de a.* dasse , qui portent depuis Ao jusqu'à 75 ton- neaaxy paient 100 fr. pour monter et descendre chargées ; dans la même proportion y des l»teaux de 3o à 89 tonneaux, nederraient que 5a f.; mais bt paient So f. : les petits bateaux sont donc sur-tarifés d'un tiers en sus , oompuatiTement aux grands (a). Ce tarif devrait être calculé, au con- traire f de manière à oifrir une prime à la petite navigation , et à faire abandonner Tusage des gros bateaux , qui occasionnent des dégradations journalières dans les portes marinières.
c Les bateaox dont on se sert actuellement, sont d'une telle pesanteur oœ, vides , ils prennent de 18 à ao pouces (o m. 5o, à 1 m. &6) d'eau* dette pesanteur a pour cause : t.° l'excessive élévation des bords : a." la aéoessité d'une construction d'autant plus solide , qu'ils sont condamnés i être traînés, la moitié du temps, sur les pierres ou sur le gravier. 11 serait possible d'en construire de plus légers , qui conserveraient néanmoins tonte la solidité nécessaire.
IL Lerebours décrit les proportions de ceux à établir : nous n'entrerons pas dans ce détail, tout utile et intéressant qu'il fût alors, parce que, rai- aonaant dans l'hypothèse de l'existence des anciennes portes marinières , cette i^ité deviendra moins grande , lorsque l'ancien système sers géné« nleoMnt remplacé par celui des écluses à sas. 11 parle aussi de la ma-- sonivre des cabestans , de la fatigue qu'elle occasionne , des dangers qui Paceompa^ent et des accidents fréauents qui en résultent , et propose , atvec raison, l'adoption d'un appareil appelé renard , inventé par m. Ba<* nican , serrurier-mécanicien cP Angers , qui en ferait disparaître les in* COBTénients.
(•) Ko» wojoQ», d'aprit no rapport da direetenr des contribation» indirectes de l'arreiMi,
■ b Flèche , mu U ntiutioo de la naTÎgaUoa ea i*' oct. 1827, que ce tarif n'est point en
plas, «Tec «loi des ririin* ToisioM* Le imrtao de percepUoa est établi à Ma*
48 SARTâE ( aiviÊu).
V Pour les canaux du greffier, d*Allonne8 et de Chahoaé» à 482,964f.88c.
^ — Celui de Spay» approximativement , è. . . . • 200,000 »
Total. . . • 682,954 88
Cette dépense a été entièrement supportée par le trésor de Tétat ; celle du port , se montant a 79,054 f. 16 c., Fa été par la ville du Mans.
Les seuls ouvrages en cours d'exécution aujourd'hui, sur ]a Sarthe , sont ceux ayant nour objet la construction de deux quais , dans la ville du Mans , entre le port et le pont Napoléon. Le quai de la rire gauche , que l'état a pris à sa charge, coûtera 89,541 f. 58 c, et sera livré à la cir« culation, dans le cours de la présente campa^ie 1841; celui de la rive droite, qui s'exécute aux frais de la ville, occasionnera une dépense de 53,716 f. 73 c, et sera ter- miné dans la même campagne, ou dans la suivante, au plus tard.
Enfin , les travaux projetés , toujours pour l'amélioratioa de la navigation existante, sur la basse Sarthe, doiveoC avoir pour objet :
1» De rétablir cette navigation d pleine charge , entre Fille et Malicorne, par une augmentation du tirant d'eau ;
2<> De remplacer tous les vieux pertuis, entre Fille et An- gers , par un système d* écluse à sas.
Tous les projets dressés, à cet effet, jusqu'à ce jour, se rapportent a la partie comprise entre Fille et Malicorne. Vn avant-projet, ayant pour but d'établir la navigation à pleine charge, entre ces deux points, au moyen d'écluses à sas, a reçu l'approbation de l'administration supérieure, en 1838. Le projet définitif est soumis, en ce moment, à l'examen du conseil-général des ponts et chaussées , et à la sanction du ministre. Ce proiet , dont le devis s'élève à près d'un million , comporte I exécution de quatre canaux et d'autant d'écluses , qui devront être établis à Fille, à la Suze , à Fercé et à Noyen. Un de ces canaux , le premier, a plus de 5,000 m. de longueur, et abrège de plus de 4,000 m. la distance, entre Fille et Roëzé. Son auteur, H. l'ingé- nieur Jégon, doit s'occuper sans délaide la partie eu aval de Malicorne , laquelle ne demande qu'une seule nature de perfectionnement, le remplacement des pertuis par des écluses. L'administration supérieure, ayant approuvé en principe, toutes les améliorations projetées, il y a lieu d'espérer que les travaux ne seront pomt interrompus, et
SAllTHE (RiviiRE). 49
qme, dans (>eii d'années» la navigation de la basse Sarthe ne laissera rien à désirer.
IIÎ. Etat futur de la Nayigatiox. La navigation de la Sarthe, au-delà et en amont du Mans, et sa jonction avec rOme , qui la ferait communiquer avec la Manche, sont ad- mises en principe , et font partie du système de navigation iDlérieure adopté depuis longtemps.
V An-dessus du Mans , dit M. Tingénieur Jégou » la Sarthe cesse d*éire navigable et flottable ; mais on 8*occupe d*un projet dont Texécution aurait pour résultat d'y faire remon- ter la navigation aa-delà d'Alcnçon, et jusqu'à sa source DéDie. Par sa position centrale, par sa situation topogra-* pbiqne particulière , la Sartho est appelée à jouer un rMe de premier ordre , dans le réseau de nos grandes commu- nications fluviales. C'est par elle que seraint reliées un jour la basse-Loire à la basse-Seine , la basse Loire à TC^rne et à la Manche ; que sera établie la triple jonction qui doit former le svstème navigable particulier aux contrées du Dord-ouest de la France [1). En vain la Mayenne , indiquée aussi pour la communication spéciale entre la Loire et la Manche, lui dispute la préférence. Envisagée d*un point de vue élevé , la question ne saurait être douteuse. La di- reciion par la Mayenne , serait une ligne excentrique ; la direction par la Sarthe seule , se lie à un système rationnel de navigation , pour le nord-ouest de la France ; seule , elle permet de rattacher ce système, économiquement etconve- aablement, avec le réseau général des grandes communica- tions du royaume (2).
« Bientôt se débattra ce grand différend, dont Tissue doit influer à on si haut point, surles destinées locales. Les pièces « sont prêtes ; des avant-projets sont rédigés sur chacune des deox lignes rivales , et vont êtres soumis aux enquêtes. Jhns le département de la Sarthe , les études ont conduit aox résultats les plus satisfaisants. Les sinuosités multi- pliées de la Sarthe , entre Piacé et Alençon , les difficultés lins nombre et de tout genre, que présente cette partie de son cours , avaient rendu problématique la possibilité de faire remonter la navigation jusqu'à Alençon. La décou- verte qne nous avons été assez heureux pour faire d*un noo^' veaa tracé » quittant la vallée de la Sarthe à Placé même, pour se diriger en droite ligne vers Alençon , par la vallée
U] Voir Tarticle couplémentaire sakthe , département >; Voir le rapport de M. le Préfet de la Sarthe, au conseil- géné/al de Kc déporteneiity se«ion de 1840*
Yl 4
50 SARTUE (RiYDkaE).
d« RoMÎ ( le Rosay-Nord, nommé aussi Moire , v. lY-liO, 637 ) 9 a résolu la question, de la manière la plus compMie et la plus inespérée (t). Pour franchir plus facilement le col qui existe à Torigine de ce vallon , près de Champfleor» le canal sera soutenu de niveau , sur tout le versant sepcen- trional du contrefort , et passera sur la Sarthci dans Alen- çon même, à 9 m. au-dessus de ses eaux. Movennant cetia combinaison, la tranchée, au point le plus élevé du col, B'aura pas au-delà de 10 m. de profondeur. Cette nouvelle direction, qui doit éparjg[ner une dépense de plusieurs mil- lions, détruit la prmcipale objection alléguée contre bi ligne par la Sarthe , en abrégeant de près de 50 kilon. , la distance entre Alençon et le Mans.
a La longueur totale de la ligne navigable à ouvrir, entre ces deux villes, sera, d'après notre projet, de 63,280 m. , savoir :
» Dans le département de rOme l a,55o m»
I de la limite à \
Piacé, ai,65om.^ 6o,73o de Placé an Mans, 39,080
Longueur totale | 68,280
c La pente à racheter, est de 94 m. 50, savoir :
nttrrmnm
» Hâtitenr de l'étiage du canal d' Alençon (9m.) MHdesMS de la Sarthe.
» flaateur de Tétiage de la Sarthe à Placé (abais- •é de o,ao^.
9 Hauteur de rétiage dans le port du Mans. . .
rniTia.
36 m. 60)
61 60)
4^ «o I «9 5o
Pente totale. ... | 94 m. 5o
« Cette pente sera rachetée par 41 écluses , dont 14 seront accolées deux à deux.
« La dépense, qui comprend l'établissement d*nn quai, dans la ville du Mans, est évaluée à 6 millions. Cette dé-
(1) Nous pensons que M. Jégou est le premier qui ait songé â cette di- rectton: il eatcertain, du moins, qu'elle n'avait jamais été proposée ni étu- diée. L idée en est si heureuse et elle oifre tant d'avantages, qu'Userait Kute que cet ingénieur, pour qui c'est une véritable bonne fortune, en lut récompensé, en voyant son nom attaché à cet important canal.
I
SARTIIE (rivikrb). 51
pense esl si feîbte, relativement aux avantages qu'elle doit produire » qu'on doit espérer que , cpelque direction qo'OB adopte, pour la jonction de la Loire à )a Manche , le canal d'AIençon au Mans» s^exécutera dans un temps prochain.
m La Sarthe , (]ui traverse le département dans une gran- de éleadue,et qui forme Tun des anneaux delà grande chaîne, qui doit relier un jour entre eux tous les bassins et tous les
S rats des régions de la Manche et de l'Océan » est le cours eao dont la canalisation intéresse le plus vivement le pays ; mais elle n'est pas la seule ligne navigable, dont l'ouverture poisse influer puissamment sur sa prospérité. Deux autres BiagmSques cours d*eau, le Loir et l'Huisne, sont appelés «uisi à prendre une large part aux éléments nombreux de progrès agricole et industriel, que possède ce département.!) Comme ce n'est pas ici le lieu ou nous devons développer cette dernière proposition , nous renvoyons à traiter ce aojec , eo donnant la suite de la notice de H. Jégou , et let autres développements dont il est susceptible , au para- graphe CANALISATION, de VatX. départemental, qui doit ter- miner ce volume, et à ce que nous avons dit déjà sur ce aojiit, aux articles Huisne et Loir ( ii-547 et 61 9).
Pour se faire une idée, sinon tout-à-fait exacte, du moins approximative , de l'importance dont est pour le pays, la canalisation de la Sarthe, il suffit de connaître queb étaient les objets qui étaient transportés par cette Toie, alors que sa navigation était si imparfaite, et n'arri- vait pas même jusqu^au Mans , et à une époque (en 1822], cil le commerce n'avait pas reçu les développements qu*il a obtenus depuis , et qui sont loin encore d atteindre ceux dont il est susceptible , lorsque la navigation de cette rivière 8*étendra de la basse Loire à la Manche, d*une part, et de ]*autre, avec Paris et les contrées intermédiaires , à trarers les départements de lOrne, d'Eure-et-Loir, de FEure , etc.
Suivant Tétat d'après lequel nous avons fait connaître plas haut, les avantages numériques de cette imparfaite na- ▼ieation, les objetê importés chaque année, consistaient en êâ, 1,200 muids , ou 6,000 milliers de livres (3,000 milliers de kilogr. ) ; tabac , 500 milliers ; morues, sucres , drogue- ries , épiceries , 800 ; résine , 300 ; ardoise , 600 ; tufFeau , 50,000 pièces, ou 1,500 milliers; vin, 2,000 pipes ou 2,000 milliers; eau-de-vie, 200 pip. ou 200 rail!.; plâtre, 400 mill. ; cuirs dlrlande, 200; pierres de moulage, 300 ; fers étrangers, 200; noix, 200 charretées ou 400 milliers;
52
r^g, SARTHE (RmèRE).
total y 13^300 milliers de livres. Objets exportés du Mans à Angers : Etaniînes , mille pièces , ou 20 milliers ; cuirs , 40 m. ; toiles, 8 à 9 mille pièces, pesant 300 mill. ; bougies, 30; grosses provisions : grain, foin , etc., 600; gros bois et fagots, 300 charretées, ou 600 milL; total, 1,590 mill. ; ensemble, 14,990 milliers de livres, ou 7,495 milliers de kilogrammes.
Mais , un travail bien plus curieux , parce qu il est [dos récent , et fait mieux connaître les résultats de la navigatîoa actuelle « et les avantages cp' offrirait le complément de cette navigation, par la jonction de la Sarthe avec TOme^ se trouve dans Tintéressant rapport présenté à ce suiec » au conseil-général de la Sarthe , dans sa session dernière, 1840, par M. £ug. Mancel, préfet de ce département.
a Ces renseignements sont puisés aux meilleures sour-^ ces, dit M. le préfet; ils sont pris auprès des personnes qui, elles-mêmes, exportent et font entrer; les accroisse* ments sont basés sur les produits qui, aujourd'hui, ne peu- vent payer les prix élevés des charrois par terre , m^is que le bas prix au transport, ferait écoulersur Tune ou l'aur tre direction.
a Deux points principaux , Sablé et le Mans, agglomèrent le commerce de ta ligne de navigation de la Sarthe ; nous en présentons la statistique réunie :
EXPORTATION sb sablé bt le
VAM», TBRS 4SICE&8 BT NAIITBS.
TOKVKAUX,
de i.ooo kil. chaque.
4,500 300 600 150 175
6,000
2,000
12,000 100 900 90O
100
Bois i feu , Poudre i tan , Marbre, Fer,
Merrain et seillerie , Froment, orge, fari- nes,
Anthracite (loo fourni- tures) ou,
Pierre à chaux, vers An- gers,
'Poterie et faïencerie,
Chanyres,
Toiles,
Placages , parqueto , peaux préparées ,
ToifKBAlIX,
EXPORTATION ub sablé et le MARS, VERS l'obne BT CABH {pareau)
TOS«BA»X,
clMqiia.
Graine de trèfle , vers
Caen et Rouen, 5,000
Blé et farines, 4,500 Sel, pour les environs
d'Alençon , 500
Résine^ 900
Marbre , 13 Vins et eaux-de-yie, en
9,000 barr., d'Anjou et de
Bordeaux. 500 Marrons, noix, fruits,
légumes secs, 900
Ardoises, 500
Cuirs, 50
Ecorces pour tannerie, 000
Toiles, 800
96,425
A reporur, 12,868
SARTflE (BiviàBS).
ii
Report. Fos forgés, Pâeoct et poterie , Cbiarres,
CheaswiB, comestibles , objets divers ,
TomiAuXy
de i,ooo kil. diaqae.
600
100
2,000
100
150
15,812
IMPORTATION sb RAiris bt an-
fiSBS TBES SAILÏ {pOTCaU ).
.Sd , Tenant de Nantes , Plâtre,
Ardoise , d'Angers , Eploerie, d'Ai^rs
et Nantes. Jkoûgey de Cbitelle-
nmlt, TofEeanx et pierre dite
de Raine, ao,ooOy Vins, par Angers, Fers de Berrj etd' Anglet* Tourte, Chiffons, Charbons de terre, anglais
et de S.-Etienne, 5o f., Noir animal, Parines, Qkeneris,
CbanTresâ cordages. Graine de Un , Pins da Nord y
3,000
500
1,000
1,800
6,000
aoo
4,000 4,000
aoo aoo 1»
1,000 300 500 150
9,500
50
100
TosHBAnx , 25,720
«Les importations de l'Orne et de GacB vers Sablé, sont nulles. Les £ers , Us fontes et les bois de con- struction , qu'on pourrait tirer du <lépart. de 1 Orne, occasionneraient trop de frais de transport par terre : .il n'en serait pas ainsi , si la cana- lisation de la Sartbe avait lieu jus- qu'à Alencon.
LE. l'oBHB au MANS, ON POBTE .'
VO«VBAinC,
de i,ooo kil. diaqae.
son de mer, 1,000
Cidre , 400
Fils anelais et français , 400
Quincaillerie , mercerie ,
fontes moulées,clouterie, 6,000
TONRBADZ , 7,800
MOUVEMENT INTÉRIEUR ,
DB SABLC TBBS LB MAIS
Par eau :
Anthracite,
Marbre.
Blés et farines ,
Parterre:
Graine de trèfle. Blé,
Tonneaux ,
2,000
100
1,000
3,100
300 1,000
Moo
morue
pois-
SABL* REÇOIT BN ABTOUB (l) :
Sapin, pour boiser dans
les mines ,4o,ooo p. cub.,1,000 Yolige, planches de sap., 200 Pavés , provenant des
briqueteries d'Ecommoi , 50
Tombaux y 1,250
« Si la canalisation de la Sarthe et de rOme avait lieu , l'exporte- tion pour la Normandie , par la Sarthe , pourrait s'accroître de :
Anthracite , 100,000
Vins et eaux.-de-vie , 6,000 ''
Blés et farines, 5,000
Sel , 2,500
Résine , 500
Noir animal, 600
Meulage , 250
Ardoises d'Angers • 4,000 Charbon de terre de S.->
Etienne , par la Loire , 4,000
Marbre, 1,200
Tonneaux , 124,050
(i) Nous devons Caire remarquer ici que, d'après le tableau dont nous
64 SAKTHE (rivière).
4f DvL reste y le mouvement intérieur du département, 8*opérant, presque exclusivement, par la voie de terre, ]'on ne saurait dire précisément , à I avance , quelle masse de marchandises quittera cette voie, pour adopter la ligne flu- viale. Il suffit, toutefois, de voir comment la Sarthe canalisée, coupera les contrées les plus riches du département, pour se rendre compte de Tavanta^^o qu elle présentera pour Km transports, et de la quantité immense de produits , aui usera de la nouvelle ligne. Nous signalerons, en outre aea rapports et des mouvements tout-à-fait nouveaux, que doil faire nattre la canalisation de la Sarthe, les fourneaux à chaux de Maresehé , dont les produits sont si recherchés pour les travaux hydrauliques ; les carrières inépuisables de pierres de taille de Villaines-la-Carelle ; la forêt de Per- seignCf privée, jusqu'à présent, de moyens do transport; les mines d'anthracite de Sablé et les carrières de marbre de la même localité ; tout cela va se trouver à la portée d*yft canal, ou dune rivière navigable. Qui pourrait caicttler l'augmentation qui surviendra nécessairement, dans la masse des transports ?
a Les causes que nous venons de signaler, comme devant influer sur Taccroissement du commerce intérieur, devront produire le même effet, sur le commerce extérieur. Ainsi , nos marbres, nos pierres de taille, notre chaux produite à bas prix , et dont Tagriculture apprendra l'usage ; les vins d'Anjou et des coteaux du Loir ; les produits de nos forêts, de nos vastes plantations de pins maritimes; le si»- perfla de nos récoltes agricoles , les objets fabriqués par nos nombreuses usines, donneraient à la navigation, ce qu'elle demande par dessus tout, des marchandises encombrantes » présentant, sous un grand volume, une faible valeur vénale.
a C'est le moment de consigner ici, une observation bien importante en faveur de la Sarthe , dans sa lutte avec la Mayenne.
et Le bassin de la Sarthe , comprend l/5« de la largeur totale du départ, de la Mayenne , dans sa partie orientale , depuis S.-Denis-d' Anjou jusqu'à Préz-en-Pail (Statii, de te Mayenne , par M. Blavier ). C'est par la Sarthe, à Sablé , que s'exportent une grande partie des produits de ce dé- partement , qui , en outre , s'approvisionne sur ce point , en vins, eaux-de-vie, sels, épiceries, ardoises, tuffeaux, etc.
ftvons donné un résumé, page AS, le total du transport entre Ansen et le Mans, ne s^élevait, en 1800, qu à i4ii95 tonneaux, tandis qu'elle est id déjà, de 56,499.
SA&TUE (aiviiiK). SS
Cette obseiTiUon «Bt importante à constater, en ce qu'elle
prraf e que Ja narigation par ia Sarthe , est profitable à
me oaode partie da département de la Mayenne , tandis
fse la canabsation par la Mayenne , ne serait d'ancone
utilité pour la Sarthe.
c Jffififf d'AfahraciU. C'est dans le bassin de la Sarthe ,
qoe se trouvent les mines les plus riches du départ, de la
jujenne : telles sont celles de la. Bazoge-de-Chemeré ,
dïpineii-le-Ségain, de Bazougers^Varennes, Gomer, Ballée;
eiy dans le départem. de la Sarthe, celles de Forcé, de Mont-
froD, Maopertttis, Solesme et Viré. Ces diCfêrenu établis-
aeaiants, peuvent livrer au commerce et à la navigation ,
5,600 fournitures, ou 1,000,000 d'hectol., pesant 100,000
tonneaux , cpii emploiraient 2,000 bateaux.
c La canalisation de la Sarthe, ouvrirait à ces mines un immense débouché avec la Normandie, où Ton manque de
chi députement de la Sarthe , et s'étend jusqu'à la plaine de Caen.
« La canalisation de la Mayenne n'offre point cet avan- lage ; car, à peu de distance de Laval , cette rivière entre dans un sol granitique , entièrement dépourvu de calcaire. Ub rapprochement tiré d'une récente brochure de M. Miche! Cbevwer, fera pressentir l'immense développement ^epeut prendre rexploitation de Tanthracite, dont le bassin oe la aartbe offre le plus beau gtte que Ton ait découvert en France, pniaqu'u fournit aujourdliui, les 213 de la produc- tion nationale.
a Ce fut vers 1819, que les gttes d*anthracite de Sablé , cononencèrent à être exploités par des compagnies de la Sarthe ec de la Mayenne : l'extraction ne s'éleva guère
alors , qu'à 3,000 tonn.
€ En 1338, iUdans la Mayenne, 21,315 tonn. )^ _^
eaaMextrait:l Sarthe, 19,503 j^,^^^
€ Usas le même temps, vers 1820, commençaient les exploitations en Amérique : la l'^ extraction ne fut que de 371 tonneaux. Bientôt l'anthracite fut introduit dans les usages domestiques ; des appareils simples et peu dispen- dien, en facilitèrent et en généralisèrent remploi. Favori- sées par cette extension de consommation , et surtout par les faciles moyens de transport, ces exploitations prirent m défdoppement prodigieux. En 1839 , trois groupes, peu distants les uns des autres, ont livré au commerce un pro-
se SARTUE (Riviii»).
doit do 789,12a tonneaux. Un tel résoltat, donne l'idée de ce que peuvent promettre au canal , les exploitations de Sablé, dont Fanthracite, abondant dans différents gttes , se comporte aussi bien cpe Tanthracite américain , d*après les expériences comparatives qui en ont été faites.
a Céréales. Le bassin de la Sarthe, situé entre les deux départements de la Sarthe et de la Mayenne, est, sans contredit, la partie de Vouest de la France, où Tagricultare a fait le plus de progrés, et où les produits en céréales sont lespiusabonaants. Aussi cette contrée est-elle comprise aujourd nui, dans le rayon d*approvisionnem. delà capitale. Les . blés récoltés dans les sols calcaires qui avoisinent la Sarthe, sont d'une qualité bien supérieure à ceux du bassin de la Mayenne : tels sont les blés des cantons de Sablé , de Brùlon, Loué, Conlie, Beaumont, et iusqu'à Alençon. Il est résulté de cet état de choses , rétablissement de plu- sieurs moulins à blé, construits dans des systèmes perfecr tionnés, situés à Chcffes et à Chàteauneuf (Maine-et-Loire), à Juigné , à Noyen et au Mans. Ces cinq usines peuvent convertir en fanne, 200,000 hectol. de blé. Aucune usine de ce genre n* existe sur la Mayenne. Cette industrie pren- drait un développement plus considérable, si le projet de jonction de la Sarthe avec l'Eure et la basse Seine avait Jieu. Ce projet ne peut s'effectuer par la Mayenne.
a Vignobles, Les bords de la Sarthe , depuis son embou- chure dans la Maine, jusqu'au Mans, sont couverts de .vignobles, parmi lesauels on peut citer ceux de Briolay, de Châteauneuf , de Morannes, en Maine-et-Loire; de S.- Denis-d'Anjou, dans la Mayenne; et, dans la Sarthe, ceux de Précigné, de Noyen , de Chemiré-le-Gaudin , de Ste- Croix , et enfin , ceux du canton la Flèche, dont la distance à la Sarthe, par Malicorne, n'est que de 12 kilom. (1). On peut , sans exagération , porter les produits en vins dfe ces contrées, à 20,000 banques : ces vins, comme deux de l'Anjou, ont une nature capiteuse, qui convient surtout aux pays du nord ; ils traverseraient le Maine et la Norman- die, et iraient chercher les consommateurs dans le nord de la France, et jusqu'en Belgique, c'est-à-dire, là où ils •sont le plus appréciés. Le bassin de la Myenne n'offre rien de semblable , en ce c|enre de production.
or De cet exposé , établi sur des recherches précises , il
(i) I<e transport de ces vins pourrait se faire, d'ailleurs, par le Loir, qui, d^ U Flèche, irait les Terper aans la Sarthe, à son confluent avec cette ri- vière.
.fiARTHE {ilviiBË). 57
renaît qve, dès à présent , le commerce de la Sarthe vers
Il Loire et vers FOroe, présente un mouvement de 43,000 tonneaux d'exportation, et de 38,000 tonn. d*importalion.
f Dès aujourd*hoi, le commerce aurait donc à recueillir, rarplusde 80,000 tonneaux de marchandises, une diminu* tioD de 2,400,000 f • sur les frais de transport ; car ces frais , qui s'élèvent en moyenne à 40 f . par tonneau, ne dépas- seraient pas 10 f. , sur une ligne de navigation passable* pcDt entretenue.
« Quant aux produits de la ligne de navigation, ils ne feraient pas seulement fournis par ces 80,000 tonneaux; Faccroissement certain, sur les objets déjà transportés, est calculé à 125,000 tonneaux , et ce nombre serait plus que doublé f si Ton y comprenait les bois de nos forêts , les pierres de nos inepuisaoles carrières , et tant d'autres ob- jets , dont le poids interdit aujourd'hui le transport. Le dé- parlement de la Sarthe, peut donc promettre un mouvement de 330 mille tonneaux; l'Orne, sans doute, pourra en pré- senter autant; et, si Ton y joint les produits de Maine-et- Loire et du Calvados, bien certainement, aucun canal ne présentera en France, plus d'éléments de produits et de prospérité. D
Ici , H. le préfet de la Sarthe, traite la question des em- branchements, qui peuvent relier la navigation de la Sarthe k celle de la basse Seine , soit pour le commerce avec la capitale , soit pour celui avec les autres départements cen- traux, entre la Loire et la Manche. Nous réservons cette partie intéressante du rapport, comme nous l'avons fait de la partie de ta notice de M. Jégou , qui traite le même objet, pour le paragraphe navigation et canalisation , de l'art, départemental, qui terminera ce volume.
c En résumé , dit M. le préfet , en comparant les avan- tagnes que peuvent présenter les deux lignes en concur- rence, par la Sarthe ou par la Mayenne :
« La jonction de la Sarthe à l'Orne, est plus centrale ;
< Elle intéresse une population beaucoup plus censidé- rable ;
« Elle traverse un pays beaucoup plus riche ;
a Elle coûtera moins et n'offre pas de difficultés réelles , tandis que celles-ci se multiplient sur l'autre direction;
c Elle sera beaucoup plus productive ;
Elle se rattache à un embranchement , qui en double le produit et l'utilité ;
a Enfin , résumons-nous encore par une comparaison :
s La ligne principale d'Angers à Caen , par la Mayenne ,
58 SA&1HE (intrnkiB}.
*
avec deax embranchements sur Alençon et Atgentatt, en évalnèe à 40 mSlions. Elle aurakjpour risnltats :
<r Jonction de la Manche à la Loire ;
« Communication entre Angers, Laval , Mayenne, Doin- front, Argentan , Alençon et Laen ;
a La ligne principale d'Angers i Caen , par la Sarthe , avec embrancnement sur TEure » par Evreux, coAteraH également 40 millions. Les résultats seraient :
a Jonction de la Manche à la Loire ; — de la Loire à la Seine; — de TOme à la Seine ;
a Communication entre Angers, le Mans, AlençoD, Ar- gentan et Caen ; — entre Angers , le Mans, Alençon, Evrenx, Louviers, Elbœuf et Rouen; — entre Caen, Evreax et Rouen.
« Pour la même somme , quelle immense différence dans les résultats !
ff En présence de tous ces faits , de tous ces motifs , noos devons espérer que notre ligne sera adoptée par un gou- vernement juste , intelligent et national ! j>
BIBUOGRAPHIE.
fl. Arrest dd Cohsbil-d'Estxt du Rot, sur le curage et la naTigation àt
la Sarthe ; 1611. - 4 p. iQ-4.' a. Arrbst du Conseil-d Estât , sur les ofCres faites par Pierre Datid ,
pour nctoyer la Sarthe , depuis M alicome jusqu'à Fresnay ; 3i mai
1611. - 4 P' in-4''*
3. Pancarte de Sablé , contenant les droits que les seigneurs de Sable percevaient sur la rivière de Sarthe et dans l'étendue de leur juridic- tion. Placard , sans date , imprimé vers 1690.
4* Mamoirb sur les Moyens de rendre la Sartbb navigable, depuis Hih licorne jusqu'au Mans, rédigé en 1697. - 8 p. in-fol.
5. Arrêt du-Conseil-d'Etat , qui fait défense a la dame de Juigné, de percevoir à l'avenir , aucun droit de péage sur la rivière de Sarthe, et autres, dans toute l'étendue de la naronnie de Champagne; du a4 oçU 1751. - Placard.
6. Arrêt du Conseil d'Etat, qui ordonne le balisaee de la rivière de Sarthe, depuis la ville du Mans jusqu'au port de Malicome; da 3 fév. 1761. - Le Mans; Isambart. Placard.
7. Plan delà Rivikaa de Sarthe, depuis le Mans jusqu'à Malicomei dessiné par Janvier , en 1 766 , et dressé sur une écneUle de aS ceniim. pour 6,000 mètres.
8. Autre Plan visuel de la Sartob, depuis le moulin de Chaoué jusqu'à Amage; dressé sur une échelle d'environ 1 décim. pour aoo mètres. Sans date.
9. Ordonnance des Eave-kt-Forêts du Mans , oui enjoint d'abattre les arbres sur la rive droite de la Sarthe , depuis le Pont-de4)ois , jusqu'à Malicome , pour faciliter le transport des blés par eau ; du 3 mara 1770. - Le Mans , Isambart ; Plac.
fo. Différents Mémoires sur la navigation de la Sarthe, rédigés en 1774- « t . Notice Uistoiiqce des différents travaux exécutés dans la province
SARTOnr. 59
an Maîiw» dcpait enriron doo ans, pour rendre la Seithe naTÎgable ,
Sr M. Leidra ; rédigée sur des matériaux fournis par MH. de Qiaubry, lesneau-Desportes, Veron-de-Furbonnais et de Vauguyon du Gro»-
Qienajr j t799- Annuaire de la Sartke, pour Tan viii - 74. 1^ Exroet des Atartages cpue la navigation procurerait au départemenl
delaSarthe, par M. Berardainé; 1800. iS. MiaoïaB sua la Navigation des rivières de Sarthe • Huisne et Loir»
par M. de Ôiaubry , avec caries et tableaux ; 1801 . ( C'est ce Mémoire ,
auquel sont joints tous les autres travaux de cet ingénieur , sur les
ponta-et-clianssées, dont je suis possesseur, et que je tiens de la Men-
▼aillance de feu M. de Cfaïaubrj. i4w Takii DBS DEOtTB A pEECEVoia pour la navigation de la rivière àm
Sarthe j Arrêté consulaire , du o prairial an xi ( a8 mai f8o3 ). - An
XI. Plai»rd. t5. Tabif des DtoiTS À pxacevoia sur les bacs , bateaux et passe-cheval ,
établis dois l'étendue du département de la Sarthe ; Décret impériH
dn aa messidor an xii ( 11 juillet 1804 )• - An xii. Placard.
16. Aotb moicATiVB des travaux ordonna ou adjugés pour le rétablisse- ment de la navigation , sur la basse Sarthe , par M. Cherrier ; 181g.
17. Navicatioh bs la SARTBi. Chap. IV de V Analyse des travaux de la Société royale des arts do Mans , etc. : par A.-P. Ledru. bibliothéc:
. de la Société, p. 43 à 61 $ i8ao. — te Maus, i8ao« tS. MftaioiBB sca la havication de la sartbe, présenté à M. de Nugent,
préfet dn département, par Lerebours, négoc., membre de la commis*
sion de navigation du Mans; i8aa. — 1^ Mans, Fleuriot, in-8**, de
33 p. 19. lUjvoaT AB aoi sur la navigation intérieure de la France. Extrait^ en
ce qm concerne le dép. de la Sarthe. Ann, pour ibi3, p. 94. 30. Bas iBT&afeTs HATàaiELS DE la frahce. — Travaux publics $ routes,
eamauXf chemins de Jèrf^rMickel Chevalier. — Paris, i838, iv. in-8^.
— Rechercher ce qui concerne la navigation de la Sarthe , dans le sjstême de canalisation générale du royaume.
9«. nAPVOBT as M. LE rEtirkT DE LA SAETHB, sur la situatlou de CB dépar- tement, présenté au conseil-général, le a4 août 1840. ^ — Canalisation,
— Procès-verbal des séances du conseil général, p. 26 à 40.^-Le Mans, Flenriot, gr. in-8*.
SARTHON, SARTON ; SartOy Sartho ( Asseline ). La Sarthe a on époux : c^est le Sarthon , dont le nom devrait s'écrire aussi sans h, pour se conformer à la véritable éljmoiogie de son nom. Le Sarthon , qui a sa source dans lu forêt aEcouves, reçoit un grand nombre de cours d*eau de cette forêt, pendant un cours de 8 à 10 kilom. du N. mm S. 9 jusqu'à son confluent dans la Sarthe, à Saint-Cénerjr, par la rive droite de cette rivière, sans y arriver bien consi- dérable. Cette petite rivière ne coule plus sur le département dfd la SarUie, depuis la distraction de la commune de Saint- Cénery, et sa réunion au département de l'Orne , en 1795 : ' nous ne la mentionnons donc ici, qu'à raison de l'iden- tàiéf oa ptutAt de la connexité de son nom, avec celui de la Sarthe. SARTON ; voy ec l'article qui précède.
60 SAUSSAI.
SATURNIN ( SAINT- ) ; voyez sautt-saturmik.
SAULAIE ( BOIS DE LA |, situés à Rouessé-Yassé » le«« quels, réunis à ceux de ce dernier nom , offrent une coole- nance de 660 hectares. Le nom de ces bois , indique suffi- samment Quelle en était Tessence dominante, à Tépoqueoù il leur a été donné. '
SAULCÉ : voyez Tarticle qui suit. . SAUSSAI • Y; saussé et saulcé ; Sausseium; ancienne paroisse , située dans un terrain bas^ devant probablement son nom à des plantations de saules , appelées commune-^ ment Saussaies et Saulaies: du doyenné, de rarchid., eC à 2 kilom. N., un peu vers 0. de Montfort-le-Rotrou ; da dioc. 9 de Félect. , et à 15 k. £. £. N. E. du Mans. Com- prise, en 1790, comme commune séparée, dans le cant. de Montfort, du district du Mans : un décret du 4 août 1806, Ta réunie à la commune dudit Montfort, de Tarrond. do ttans. — Dis t. légal. : 2 et 18 kilom.
Descript. Bornée au N. , par Lombron ; à l'E. , par le Pont-de-Gesnes ; au S. , par Montfort ; à VO. , par S.-Hars« la-6rière et par S.-Corneille ; le territ. de cette paroisse , formait une sorte d*ellipse, s*étend. de TE. S. E. auN.N. O., sur une long, de prés de 4 k., contre une larg. de 1,6 à 17 h. Le bourg, situé dans la partie S. £. de ce territoire , et dans celle N. E. de celui communal de Montfort, ne consiste que dans 8 à 10 chétives maisons, rangées en ligne, en face du cûté occid. de Fégl. Celle-ci, toute petite, à clocher «n flèche, parait être de Tépoque romane, mais a subi des réparations dans ses ouvertures , qui ne permettent plus d*en bien apprécier la forme ancienne. Cimetière entourant l'église, à 1 ouest , et principalement au sud , clos de haies seulement, et ne servant plus aux inhumations ; de mémo que réglise , devenue propriété particulière , ne sert plus au culte.
PopuL. Comptée pour 37 feux, sur les rûles de Félection^ elle était de 45 f. et de 242 habit. ; en 1804 : 110 du sexe masculin, et 132 du féminin; dont 6 feux et 33 habiL dans le bourg. Cette population, compte actuellement pour 76 feux, et 286 indiv. , dans celle totale de 315 f. et de 1,192 indiv., de la commune de Montfort.
HisT. ECCLÉs. Eglise sous le patronage de la Ste Vierge^ sous le titre de Notr&-Dame de Saussay. L'assemblée ((ai tenait à la mt-ooilt, ou le 15 août, fête de TAssomption de la Vierge, n* est plus suivie. On ne fait pas même roffice dans réglise , le jour de cette fête.
l^cpaige estime à 600 liv., le revenu de la cure» qui
SACSSAI. 61
éuiti b présentai, de l'évAque diocésain. Il y avait une preftimonie de la 1^ messe, fondée dans Téglise de Sans* fij, sor laquelle le Fouillé ne donne aucun détail.
On lit dans les mémoires, publiés sous le iiiTed' HUtoriet"
tnie Tallemanides Réaiu: : L. Pauquet , domestiaue (fac-
(ol9m] de Costas, chanoine du Mans ( écrivain au siècle
de Louis XIV ), fut curé de Saussay. Ce fut pour se mettre
en écat de posséder cette cure , située à 4 1. du Mans , que
M. de Lavardin [Philbert-Emmanuel), évéque du Mans, lui
donna , en Tobligeant de se défaire , en faveur d*un de
ses domestiques , d*un petit prieuré de Poitou , dont il
Pavait pourvu autrefois, une des prébendes de Saint-Calais,
qui lui demeura avec cette cure de Saussay. Pauquet était
un ivrogne crapuleux , qui se livra sans réserve a son goût
pour la boisson, après la mort de Costas, qui le retenait
autant qu'il pouvait. Il mourut au Mans , chanoine de la
cathédrale, où il fut inhumé , le 14 nov. 1673. On aurait pi|
mettre sur sa tombe, dit l'auteur de sa vie , publiée à la
fin des Mémoires de Tallemant :
a Àoiphora noD meruit Um pititiora mori. »
Le chapitre du Mans possédait à Saussay, en 1789, le lieu de la Brebannière , affermé 220 I.
HiST. FtoD. La seigneurie de paroisse , était en contes- tation entre les sei^eurs de Montfort , et le possesseur de la terre de Eaudonnière. Elle relevait, ainsi que la paroisse, du marquisat de Montfort et de sa juridiction , et ressor- tissait au présidiai du Mans. La maison de la Cour, qui se trouve peu loin au nord du bourg, annonce que cette seigneurie avait jadis sa iuridiction particulière. La Bau- domière, située près et à rO. N. 0. au clocher, est actueir lonent une petite maison bourgeoise , de construction mo- derne, ornée d*un fronton, accompagnée d'une ferme, d'avenues et d'un bois. Elle appartient à Mii« Lecomte, du Mans.
La paroisse de Saussay, était comprise dans le ressort du grenier à sel du Mans. .
Htdeogr. Le territ. propre de Saussay, était limité au N. 0. , par le ruisseau l'Ortier, et traversé, du N. à l'O. , par celui de Crocieux, et par le Merdereau (v. ces trois moUj , son affluent , qui passe près et au nora du bourg.
Geol. Son sol appartient à la partie de la formation tertiaire ou supercrétacée, où domine le grès ferrifère.
Plant, rar. lu^ Flore du Maine indique les plantes sui- vantes sur la commune de Montfort, dont celles précédées d'an astérisque , sur le territoire spécial de Saussay. l^
62 SAUVAGERE.
Etantes, doni le nom est précédé d'une croix , habitent ^ ois de Montdoubterain : — Ajaga pyramidalis, bull., ^^ A. chamœpitys , schreb. ; Campanala rotnndifoKa, lin» f
* Centnnculus minimus , un. ; f Convatlaria majalis , un. S
* Dipsacns pilosus , un.; Ltthospermum officinale » lin. Ç
* Hontia fontana , lin. ; f Neottia Nidus-avis, bich.; f Po- ligonatum vulgare, desf. ; Silène conica ;et-f Silène natans, UN. ; Thesiam linophyllum, lin. ; chem. de Montfort à Lom- bron ; Viola tricolor, lin.
Agbic. Le territoire de Saussay, compte 12 des 18 char- rues , indiquées sur la commune de Montfort. i
Voir i cet art. montfort » tout le surplus de ce qui cou- i cerne Saussay.
S AUSSÉ, yoyez saussai, y.
SAUVAGEIŒ (laK château situé en Chemiré-Ie- Gaudin , prés et à l'E. N. E. du bourg , sur le coteau qui domine la rive gauche de la petite rivière de Renom, dans une position assez élevée, pour en foire Tune des plus pitto- resques du département , a raison de l'étendue et de m rst- riéte de son horizon. Le chftteau de la Sauvaeère, ayant
Sour base une colline calcaire, qui s* incline légèrement du . au S. et de VE. à l'O. , de forme carrée, dont les niari ont été reconstruits avec élégance , depuis peu d'années , est accompagné d*un beau bassin d'eau vive , de terrassef , ^et d'un quinconce planté en tilleuls, se trouvant au niveau du premier étage ; de vergers , d'un jardin légumier, tni«» Tersé par un canal , de jardins d'agrément nouvellement formés, sur un sol irréçulier et accidenté; d'avenues , ter* minées par un bois taillis , planté sur une colline fortement escarpée du c6té de Touest, et légèrement inclinée au sud , s'étend, sur un assez vaste plateau, et coupé d'allées qui en font une promenade charmante. Il est terminé par un pa- villon carré, construit en 1776 , percé de quatre fenêtres, s' ouvrant vers les quatre principaux points de l'horizon. Une tablette en marbre noir, placée au-dessus de la porte d'entrée , située au sud , porte gravée cette inscription : BX ABDUO viBTUS. De chacunc de ces croisées, s'offre aux yeux le panorama le plus varié, s'étendantà plus de 40 kîL, au N. 0. et au S. ; à plus de 16, vers TE. ; à 2 seulement du c6té de Touest. Il n a de bornes, du côté du nord , que la butte de Chaumont, au-del<^ de la Sarthe, près Alençon, ce grand terme de tous les points de vue de notre dépar- tement, de ce cûté ; au nord-ouest, la chaîne de coteaux qui sépare le département de la Sarthe de ceux de l'Orne et de la Mayenne, c'est-à-dire les buttes de S.-*Cénery, deS«-Léo»
SAVIGNÉ L'ÉVÉQUE. 63
ttd, de S.-Paul , et de S.-Georçes-Ie-GauUier ; la forêt de SH, et les battes des Coévrons, plus rapprochées ; les colli- JM de S.-Symphorien , de Bernay, et de S.-Julien-en-ChaiD- Di{ne;do c6te de Test, les cAteaux qui environnent la ville « Mant , celui sur lequel est bâti cette ville eUe-méme , dmt on voit les principaux édifices , sa cathédrale de S.- iglian , son séminaire de S.- Vincent , et jusqu'à la belle juîson des Bronases, situées 8 kilom. au-delà , en Sargé ; aa sud, ceux que baigne la rivière du Loir ; enfin, les ou- vriers qai construisirent ce pavillon , prétendaient que, de son toit, ils appercevaient les clochers do la ville d'Angers. La coastracUon de ce petit édifice, est due à un événement
Si manqua d*étre bien funeste. Les propriétaires de la nragère, étant à faire vendanger leur clos de S.-Benott- rar-Sarthe, se firent servir à dîner, suivant leur habitude , dans un pavillon situé au haut de ce vignoble : une bande joyeose de rendangeurs y passa la soirée, à jouer et à dinser...» Le lendemain au matin , le fermier du lieu de Secbainp, dont la maison est contigue, vint leur annoncer que le pliAchef s'était écroulé avec grand fracas dans la Boitl CVst àïoTs qu ils en firent transporter les matériaux pria de leur manoir, sur la colline du clos d*Orgemont^ aoton d'anciens titres ; et qu'ils y firent bâtir le pavillon a^Uftél, sur on plateau où se trouvait comptante un chêne , an luÎBt duquel montaient les ingénieurs chargés du lever de la grande carte de Cassini, pour leurs travaux de trian- gnIatioD.
La terre de la Sanvagère qui, lorsque nous avons écrit Fart Chemiré-le-Gaudin ( 11-8 ), était habitée par M. le comte ds Tilly, ancien maire de la Suze, l'est actuellement par son gendre, M. Alex. Ed. de Sarcé;
SAVIGIVÉ- L'ÉVÉQUE, savigné-lès-le-mans , en 1793 ; Savi^fneium Epùcoporum ( Cenom. ) , Saviniacum {HM.); et, par syncope , Saûniacus, um; de sub vineisy probablement , ce lieu étant complanté d'une assez grande quantité de vignes. Son premier surnom , lui vient de ce qne les évêques du Mans y possédaient le manoir de Ton- voie, chef-lieu de leur temporalité féodale; le second, de sa proximité de la ville du Mans. Chef-lieu d'un cant. de 9 comm. en 1790 (i-occclix, vi-16]; actuellement simple com- mune du 3e cant., de Tarrondiss. et à 9 kilom. 7 h. N. 1/4-E. du Mans; jadis dans la Quinte, le grand-doyenné, le diocèse et l'élection de la mémo ville. — Dist. lég. : 13 kilom.
Dbsgiipt. Bornée au N., par Beaufay; au N. E.,par
61 «AVIGAIÉ-L'ÉVËQUE.
Sillé-le-Philippe ; à l'E. , par S.-Corneille et par Yvré*— -^ rEvéque;an S., encore par Yvré et par Sargé; à 1*0. pp.
Sar Neuvîlle-sur-Sarthe et par Joué-l'Abbé; au N. O., par ourcebœufs ; cette commune forme un pentagone fort irrégulier , ou plutôt un polygone , s^allongeant du N. au S. , sur un diam central de 7,7 h., contre une largeur, égaler ment centrale, d*£. à 0., de 6,5 h. Gros et joli bourg, situé à peu près au centre du premier de ces diamètres, mais à 1,7 h. de distance seulement, de l'extrémité orien- tale du second, lequel consiste en une assez longue me, s*étendant du S. 0. au N. E. , le long de la grande route du Mans à Bonnétable, et d'une autre partie sîtoéa au N. O. de cette rue, comprenant Tégliso, une placé Tentourant de trois eûtes , dans l'emplacement de l'ancieii cimetière, sur laquelle se trouve une petite halle en bois; et une rue qui la fait communiquer avec la précédente. Eglise vaste , assez bien décorée , n'ayant rien de remar«> quable dans sa construction , surmontée d'un joli clocher en flèche , élevé en 1729 , par les soins du curé Nepven. Son mattre-autel , assez beau , est dû à l'évéque de Tressan. Le bois nécessaire pour l'édification du jubé, en 1734, fut ftnirni par Tév. de Froulav» l'abbesse de la Perrigne, lf">«d'Aubigné, et le S^ J. Garnier, seigneur du Mesnil. En 1700 , le curé de la Mazure, décédé chanoine et grand-pénf- tencier du Mans, fit construire la chapelle aohdessua de celle du Rosaire, actuellement de la Vierge, et réédifier lé presbytère , dont il fit enclore le jardin de murs. Les stalles du chœur, proviennent de l'église de la Mission du Mans. On remarque dans la chapelle do la Vierge, un groupe dé figures en pierre, d'environ un mètre de hauteur, représen- tant la naissance de J.-G. , d'une assez belle exécution , lei statues des deux bergers, et de S. Joseph, particulièrement. Nous ne pensons pas , néanmoins , que cet ouvrage , qui provient de l'abbaye de Perseigne, et a été donné à l'église de Savigné, par l'ancien curé Pasquier, soit de Germain* Pilon , à qui il est attribué par quelques personnes. — - On lit sur une tablette en marbre , fixée à l'un des piliers de l'entrée du chœur, les épitaphes suivantes : a Ci-devant :d gissent les corps do deux frères, encore plus unis pat* » le cœur oue par le sang. — L'un est de messire Henri j> François Nepveu , écuyer • seigneur du Buisson , en jo Courcebœufs , qui a consacré ses plus beaux jours an >» service du Roi; décédé le 28 août 1752. — L'autre est » de messire Joseph Nepveu , prêtre , curé de cette pa* B roisse de Savigné , <|yi a rempli cette place avec éaifi-
SAVIGNË-L'ÉVËQUE. 65
» utioùf environ 55 ans, et a laissé des monuments de son 'léledans les fondations de 175i et 1764 , d'un mattra «d'école, etc. ( v. plus loin , hist. av. ) ; décédé le 17 I irrii 1768. — Priez Dieu pour le repos de leurs âmes, m Cimetière situé derrière la partie nord do Téglise, enceint de murs. On remarque , à Textrémité nord-est de la grande rue, trois belles maisons boujçeoises, celles de M. Cam- peau-Desaint, maire, de M. Paignard, et de M. Dutemple; et, à son entrée sud-ouest, deox jolies petites maisonnettes peintes, d'un effet fort agréable. Une chapelle, sous le Tocable de S. Bartbélemi , existait dans Ik rue de ce nom , afec un cimetière à c6té, où l'on enterrait encore en 1735 (t. égalem. uisT. civ.]. On remarc|ue aussi , dans le bourg, une maison appelée le Palais 9 qui était le lieu de juridic- tion de la baronnie de Touvoie.
PoPULAT. De 4âl feux , suivant les rûles de Tançienne élection; elle était de 587 f., compren. 2,36-2 habit, en 1804 ; de 718 f. et de 2,734 h., selon lo récensem. de 1831 ; enfin, de 711 feux, d'après celui de 1836, compren. 1,323 indiv. du sexe roascul. , 1,382 du fémin. , total , 2,705 ; dont 216 f. et 823 indiv. dans le bourg, et, dans les ham., savoir: des Thaories, de Valaudun, des Morlettes, des Gheraies , 76 , 60 , 53 et 50 ; de Cordoue , de la Croix-Verte , 44 et 42 ; de Vanhubert, de BoisrBénard, de Laudinière et duBoulo- vart, ou de la Bouleverte , 20 , 19 , 18 et 15.
Mauv.dicenn. De 1803 4 1812, inclusiv. : mar.,llM>; nitss.,628;déc.,619. — Del813 à 1822 :mar., 202;naiss., 726; déc., 1572. — De 1823 à 1832 : mar., 236; naiss., 65S ; déc. , 634.
Hist. ecclés. Eglise sous le patronage de S. Germain , év. de Paris. Deux assemblées , l'une , la plus importante , improprement fixée, par arrêté du 1'^ mars 1807, au dim. leplna voisin du 31 juillet, fête de S. Germain d*Âuxerre; mais tenant, réellement, le dim. dans l'octave de l'Ascension, époqie plus rapprochée du 28 mai , qui est la véritable fête patronale; la seconde, le dim. le plus proche du 21 sept. , fête de S. Mathieu, de temps immémorial.
La cure, l'une des 40 que possédait lo chapitre du Mans, était à la présentation de son doyen, et valait 1,000 1. de reireDu, selon Lepaige. Le même chapitre possédait dei^ marais à Savigné, produisant, en 1789, 13Û 1. do revenu.
« Il y avait autrefois à Savigné , dit le Pouillé diocésain,- nn hôpital de S.-Ouen , réuni à celui de Cocffort (v. ci-^près, BIST. av. ). » Les autres bénéfices de la paroisse étajent, d'après le même Pouillé : 1» la chapelle de S.-Ouen de lAi
VI 5
$6 SAVIGNË-L'ËVÉQUE.
Maison-Dieu [ dépend, de rhôpital dont il vient d'être parlé) on rAumônene, consacrée à la Vierge el à tons les Saints, à la présentât* du mettre de Coéflbrt, dont la Crochard^re porte le revenu à 40a liv.; 9^ la chapelle S.-Jacques et Ste-Barbe (mentionnée plus haut), fondée en 15S9,par Jaca. Aboty curé» décrétée par le chapitre, dans la méoM année y à la présentât, et collât, de celui-ci; dotée d'oM maison» jardin , terres détachées à Saviené, bois et vigoes i ^rgé y le tout valant 80 1. de revenu ; cfiargée d*une messi par sem.»et d'une erande messe par mois; 3ochap.S.-Nicolts du manoir de la Mahotiére» fond, par Rose Allam » àla pr^ sentat. duseign. des SaviniéresouChaliniéres, val. 40 K, et devant une messe par semaine.
L'église de Savigné, Sammoeum, est l'une decMes qoehs anciens historiens ecclésiastiquesydiseni avoir été comaeiéi par S. Julien , TapAtre du Maine , et son premier évéqÉa.
L'évéque Amault » 1066-1081 , donne , en mourant , à ses chanoines , l'église de Savigné-l'Evé(|ue » usurpée d^oii long-temps par des laïques , desquels il la racheta» seloè les uns ; qui lui fut restituée» par 1 autorité de Gaillanm^Jik Conquérant» selon le Cenomania.
Hélie de la Flèche» comte du Maine» 1095-1099 et I10«* 1110» fit remise à l'évéque et à son chapitre » de tontes lie coutumes et rentes qu il avait droit de percevoir sur leara terres» dans toute retendue de la Quinte du Mans» notaiH ment à Savigné.
En 1153 » Charles v d'Anjou » frère de S. Louis» cota d'Anjou et du Maine , reconnaît » au sujet d'un yol comnA par un juif» dans la paroisse de Savigné , que la jnridU» tion de ladite paroisse» appartenait à FeVéque.
Vers fan 1334» selon le Cari^daire biane du ChamUmi celui-ci décide qu'il sera fait un service» dans l'ég^hea da Savigné» à la mort de l'évéque et de chaque chanoine. . Une ordonn. royale» du 17 nov. 1838» autorise raccepiai* du legs d'une somme de 1»200 f.» faite A la fabrique do caM église» par la !)«• L. laca. Belin». V« Crespin de Cbèra • pour l'acquisition d'une cloche. Cette somme ne servit à paver qu'une partie des 3»000 I. que coûta cette clo^, a laquelle les habitants contribuèrent pour 700 f. » la 0a- brique pour 1»100 f.
Hisv. FéoD. La seigneurie de paroisse » annexée à la cure, appartenait au chapitre du Mans» qui» comme on vient de le voir» y avait droit de juridiction. Le 93 nov. 1663» le chapitre en fit cession i l'évéque Philib. Emmaa. de Beaumanoir» qui la réunit à sa baronnie de Toovoie,
SAVIGNË-L'ËVÉQUE. 67
(toc elle derint membre. Le i^ déc. saivant , le prélat lieat au rerestiaire do chapitre, en remercier la compagnie. Sm successears Tont toujours possédée depuis. Astres fteb de la paroisse : [ 1» Cdni de Tauvoie , de la temporalité de Tévéque du Mans, ayant titre de baronnie depuis 1369 , dont nous lUsons r objet d*nn article particulier ( v. ce mot ). La terre de Touvoie fait actuellement partie de la commune de Si- Corneille. Les vassaux et censitaires do la baronnie de Touvoie , dans la paroisse de Savigné , étaient » d*aprés Favea rendu en 1394, par l'év. P. de Savoisy : 1» Gervais de Montdragon , i cause de sa femme , Y* do Drouet le Barbier, pour son aistre de la Mahaiiêre , autrement de Chère, avec ses appartenances, leouel devait foi et hom* nage, et un cheval de service , « aborné ( sic, abonné ) à 50 s. toum. , quand il échet estre levé par la coustume du pays a ; 2* la métairie de Ckaniepierre ou Chanuh^e-Pierre, avec ses appartenances , tant en fief qu'en domaine , un Aeval de service , « rendu par la tierce abbaye ( ftc,rab- baye de la Perrigne ) , du pnx de 50 sous » ; S» « Juliot le Renversé» à cause de sa femme, V« de J. Leféburo, par nisoB des choses qu'il tient de moi, m'est tenu faire foi et bonmage, et 5 9aus de service chacun an, au jour de S.-JeeD-Baptiste ; 4^ GuilL de la Vigne, pour son haberge- flMnl du BouilUm, foi et hommage, et 12 den. de service; » &• i. Rouen , foi et hommage , pour son bordage du Bois , avee les appartenances d'icelui ;
9" le meânil, à 5 h. S. E. du bourg, au confluent de la Tife-Faranee et du Coéslon , relevait de la seigneurie de Hontfbrt-le-Rotrou. Le S^ J. Gamier, était seigneur de cette
vre en 1734, comme on le voit plus haut, a la descrip- fkm de l'église. Cette terre fut acquise dos héritiers Gar- nier, par le S^ Fr. L. Véron du Verfi;er, du Mans, leouel la refendit, le 25 Janvier 1754, à M. Kenusson d*HauteyIlle, tfeolde M. Joseph Renusson , précédent maire de Savigné, propriéuire actuel, qui l'habite. Le château, bâti en 1642, est d'une construction assez simple , à un seul étage , lanqné de deux tours rondes , aux angles da sa façade orientale; les communs, construits en 1780, se prolongent, en retour de la façade opposée, des deux côtés de la cour, et se terminent par deux autres tours rondes , dans l'une des- quelles est l'horloge. Une ancienne douve , sur laquelle était ■I pontrievis , se trouvait au pied des tours , du côté occi- dental : elle a été comblée, lors de l'établissement de ^avan^ dan» son état actael, en 1788. Cette maison est ac*
68 SAVIGNË-L'ÉVÉQUE.
conapagnéo d*un moulin , y attenant , de jardins , d'une orangerie, do prairies, d'innombrables plantations de bois, allées et avenues, en futaies, en taillis, en bosquets, ar* rosés et souvent entourés par la Vive-Parance, qui j forme un beau canal , sur \e(yie\ sont jetés de jolis ponts, et par les nombreuses dérivations que lui fait faire le propriétaire, de manière à former du tout le plus charmant paysage, et la plus agréable habitation.
30 MortriCf Mors-Tristis ^ à 1,3 h. au S. du mémo boiir|;, près et à la gauche de la route du Mans , appartenait , en 1675, i Fr. Guillon, écuyer, taxé au r61o de }*arrière-baa de ladite année , lequel avait pour armes : d*aiigent , au chef de gueules , chargé d'un lanibel à trois pendants d'ar- gent. Le propriétaire do Mortrie, vassal du seiçnenr de Montfort, présentait à celui-ci le bailli de la juridiction de Hontfort, deux sergents, pour Sceaux et pour Torcé , et percevait le tiers des amendes prononcées par ce baill^. Par acte du 3 sept. 1740, le S*^ de Renusson, ayant acquis cette terre , en 1758 , des héritiers do J.^Bte Vaultier de Lorme, et de dame Jacquine- Louise Tourteau, sa veuve, épouse de Jean Valfrerabert dq Bouille, ancien aide-magor d infanterie , renonce à ces prérogatives ; ,et le marquis de Montfort , de son c6té , au droit de retrait féodal sur la- dite terre. En 1789, le S^ R. P. do Renusson dHauteville,- soiçn. de Mortrie , du Mesnil, et du Feu, se fait repr^nter à 1 assemblée de la noblesse du Maine , par le S^ Fr. Jos. Augustin, son fils, membre do cette assemblée. Cette ft- millo porte : d*or, à Tarbre arraché de sinople, supporté par deux lions afirontés de gueules, et mouvant d'un croissanl de même. Mortrie ost une petite maison» avec tourelle ronde, servant de cago d*escalier.
4<> Baê-Mortrie , autre fief , appartenant en 1816 , i M. Triger, juge de paix à Brûlon , par D^e Cécile Charles sa femme. Une maison , située près de ce fief, s'appelait le Palais, nom qui parait avoir été Téquivalent de ce qu'on appelle la Cour, le lieu de la justice seigneuriale.
50 Le Feu, à 1 k. au S. 0. de Mortrie, fief relevant de la terre de Montfort, possédé , en dernier lieu, par la fa- mille de Renusson , réuni à la terre de Mortrie , acquis avec celle-ci, de la dame Vaultier.
6^ La Mahotiêre, à 2,2 h. N. du cloher, que nous avons vue plus hait, en parlant de Touvoie, être confondue avec Chère 9 dans le 14« siècle, fut divisée plus tard , probable- ment, puisque, postérieurement, on en fait deux objets dis- tincts. Cette propriété, qui contenait 100 journaux de terre»
SAVIGNÉ-L'ÉVÉQUE. 69
des prés, etc., il y a peu d'années, et dont dépendait le mou- lîo on même nom, paratt aroir été possédée par la dame Bote Allain , fbndatnce de la chapelle qui y existait. La Mabotiëre est anjourdliui une maison de maître , de cons- Imction moderne, en briques fabriquées sur le lieu même, appartenant actuellement a M. Paul de Lafond /ancien offi- cier de cayalier, héritier, par sa femme, de M. Hardouia du Ravoir, précédent propriétaire. On prétend qu'il existe à la Mabotière, un souterrain se prolongeant jusqu'à Tou- ▼oie ( y. cet art. ).
7» Chère, à 1,3 h. à l'O. S. 0. du même. En 1602, GuilL
Crespm, rend aveu pour les terres. et seigneur, da Vau et de
Chère , acquises de Guill. Crespin , son neveu , avocat au
Mans. Chère passa, par alliance, dans la famille do Yasse.,
dont J. Vasse, écuyer, grapd prévôt de France, fils et seul
béril. de Jacq. de Vasse, baillV de la prévôté du Mans, qui
en rend aveu en 1664; et J. Vasse, écuyer, gentilh. serv.
en la grande-fauconnerie , lieut. des gardes de la gr.-prév.
de France, qui, en 1666, fait égalem. hommage pour ce
fief. Relève de ce dernier, Jacq. Loir, recev. des tailles en
la généralité de Tours. La famille Crespin n^a pas cessé
de posséder la terre à% Chère^ qui appartient maintenant
à n. Auguste Poitier, i^su d*une demoiselle de cette famille.
Chère est une ancienne maison, avec tourelle carrée, servant.
de cage d'escalier.
8» MorUargù , à 2,2 h. au N. du bourg. En 1639, Mag- deloB Thomas, écuyer, S^ de Beaumont, par. de Savigne, est taxé à x 1. au rôle de l'arrière-ban , pour sa terre de Mootargis. Cette terre appartenait, en 1784, à M. Paton, M^de forges à Chaînant. Les trois cpiarts en étaient hom- mages, le ceiisif en faisait Vautre quart. Elle a été posséda depuis, par M. Mari de la Panlouère, qui l'avait vendue à M. Vètillart. C'est actuellement la propriété de M. Eugène Ifllette de Clermont-Tonnerre , comte de Thoury, qui l'a acmnse de H. Vétillart, ancien maire de Pontlieue, et y a nit construire , en 1837 , un joli château , de forme moderne.
9« Nièillé, à 1,7 h. N. N. 0. du même, dont la maison a été construite par M. Garnier, négociant au Mans , de- puis un demi-siècle : cette propriété a été acquise par M. Es-* padart, ancien conseiller de préfecture , qui l'habile. -
10* Beaufeu , maison de maître , appartient à M. Haude* bourg de Vertbois, du Mans , comme héritier de M. de Chère, qui l'avait acquise de M. Jamart. Il» Le Baie ou les Bais. Cette terre, située à 1 kH. M
70 SAVIGNÉ-L'ÉVÉQUE.
N. da bourg A appartenait, en 1394, comme nous l'aToaa Ta
Slos'haut, à Jean Rouen ; en 1404, à Jacçi. de Baugé, seign, u Bois, lequel avait épousé L. Lepeletier, fille oe NicoiM Lepeletier, châtelain de S.-Denis-d' Anjou, et sœur de P. h^ peletier qui , comme elle , s'était fixé au Mans , où il était li- cencié és-lois et bailly de Touroie , et fut le père du poète Jacq. Lepeletier (v. la biogr.). P. Lepeletier comparut à la réunion des trois-ordres , pour Texamen de la coutume du Maine, les 8 et 15 oct» 1508, comme procureur des mananta et habitants de la ville du Mans. Le Bois appartenait, en der* nier lieu, à H. Richer de Montauban du Mans, et a été tendu à plusieurs propriétaires depuis sa mort.
i2^ Les Sablons ou te Rocher , à la famille Damney de S.- Laurent. C*est une des belles maisons du bourg, actud- kment la propriété de H. Léopold Paignard.
13» Sainte-Marie-atix-Bois. Cette terre, dont la chapelk| subsiste encore, mais no sert plus au culte, et dont la mâisoâ de maître est actuellement habitée par le fermier, apparte- nait, en 1777, à H. F. de Maridort, chevalier, du chef de ])<"« Suzanne4]harlotte Chouet de Vilaines ; d*où elle est pas- sée à HM. Baigneux de Courcival , descendants de celle-ci.
H^ Souffle'à4' Eau (Cassini), appartenait aux prêtres de rOratoire du Mans. Depuis la révolution, à M. Garnier» ancien négociait , actuellement à H. Cellier, par sa mère. C'est une maison ancienne , couverte en ardoise, avec tou- relle, servant de cage d*escalier.
15<> V Epine (Cassini], appartenait à M. Jarrey de la Herrie, propriétaire dans la Mayenne; actuellement i MM. d'HauteviIle du Mesnil frères.
16<^ La Barre. Louise Berrier, ¥« de la Barre, & Sa^ i'Ëvéque, est taxée au r6le de Tarrière-ban, de 1689.
17* et 18o Ckamp-de-Pierret le BouilUm, mentionnée lus haut à Tart. touvoib. Le premier apcartenaità Tabbaye \à la Perrigne, le second, à la famille de Neveu du Mans..
Savigné avait deux sergents prévotaux et fieflés, dont l'un,' attaché spécialement à la seigneurie de Touvoie. Ducanee, dans son Glossaire, à Tart. Parva êergentiœ^ rapporte qu en Tap 1218, un serçent de la ville et Quinte du Mans, doit foi simple , à cause de sa sergenterie, à service d*aller en com- pagnie du prévôt et des Francs du Mans (les Francs-Bou- chers , V. iii-382| , porter le crucifix à S.^Julien , patron de TégUse cathédr^e. C'est, dit-il, le sergent de Savigné- rSvéque , nommé Guill. Augier. a Dans le procéa-verbal de la cérémonie du tir des lances et de la procession du di« i^Wiçhe de Pàques-Fleuries » 14 mars 1614, on yoit figurer
t
SAVIGNË-L'ÊVËQUB 71
D. SiliBon 9 sergent prévotal , appelé la FUletU de Savigné^ rEvéque^ absent, représenté jpar Souche; etL. RoMset, jergem-teffé , au bailliage de Touvoie.
noos TOTons aussi, par un titre du 8 mars 1631, qn'vn nouire eo la baronnie de Touvoie, nommé René Geulié on Seullé , avait sa résidence à Sayigné. Le notaire actuel de cflCta résidence, en est sans doute Te successeur médiat.
Des foires et marchés étaient établis autrefois en ce lien, mais comme dépendance de la baronnie deTouvoie.Nous ren- voyons, en conséquence, A en parler, A cet article. Ces foires et marchés tenaient, dans la pièce de terre dite de S.-Lau- remt , qui se trouve A Tangie de la grande route et de Tave- nue de Touvoie, et A peu de distance de laquelle se trouve aussi la pièce de la Justice , où étaient les fourches patibu- laires da cette baronnie. La paroisse de Saviçné-rÉvéque, relavait de Tévéché du Mans et de sa temporahté , la baron- nie de Touvoie; el aussi en partie, comme nous l'avons vu, A la seisneorie de Hontfort ; pour le tout, par appel, au sî^ prési<ual du Mans. — £ile était comprise, dans 1 arroa- wament du grenier A sel de la même ville.
HiST. Giv. La tradition populaire, donne aux habitants de Savîgné, Tépithète de moeurs. Les registres de Tétat-civil ds celle commune, commencent A Tannée 1590 et n'offrent pas de lacunes depuis cette époque. On y lit les foits sui- vants : en 1717, il se fit dans la paroisse, Si mariages, 31 sépultures et 83 baptêmes. — En 1726, la superficie ou coupe dtt bois de Uandan, appartenant A 1* abbaye deS.-VincenC du Mans, fot adjugée pour 460,000 h, aux moines de ladite aUbaye, sous un prét&-nom, A la condition de faire ach»* ver ta construction de Tabbaye ; Tannée suivante , celle des Boifl-de-1'Evéque » le fut A ce prélat , pour 10,000 1., et de la même manière. — En la même année 1726 , une dé- claration du Soi, réduisit des 2/5» les rentes sur Tétat, et A la Bvridé, celles créées depuis deux ans. — En 1735, YAauir ImàHKmuf (les étrennes, dues au desservant], fot adjugé ail. Cluyiaîn, prêtre, pour 40 1.,. sur quoi déduire 12 1. 10 s., pour 29 ^guraîées employées à les serrer ( les faire recueillur de manons en maisons) ; en 1736, pour 36 I. 10 s. ; en 1787, Mor 44 1., etc. — En 1811, le prix du double décalitre de frement, s'éleva A 15 f.
StMiuem. de hienfais.^Maladrerie. Savigné possédait une ancienne maladrerie,'^ituée A peu de distance, au S. S. 0. du bourg , qu'il ne fout pas confondre avec Tétablisse» mi suivant. JBTaqNce, Maisam de CkarUi. Dans le 16^ siècle, Gervais
7â SAVIGNË-L'ËVÉQUE.
Leberty chan. de la cathédrale etarchîd. deMontfort, légué un fonds de terre et des vignes, situés à Savigné, aux /rères de
pour sants,
il y ajoute une somme de 601. tourn., pour acheter une reôie annuelle d'un muid de seigle, et y entretenir 4 lits. Les exé- cuteurs testamentaires de Lebert , voulant assurer l'exécu- tion de ces dispositions, cèdent aux-mémes, une maison si- tuée devant Teglise , l'habergement de Raoul , père du tes- tateur, situé près le pont de Savigné , avec ses dépendan- ces, et une somme de 120 1. : le 29 juin 1329, révéqueGui de Laval décrète la chapelle dédiée à S.-Ouen. Des lettres
{latentes , du 22 mars 1554, accordent au maître de CoèJF- ort, le droit do visite sur Tbôpital et la chapelle, dont Tad- ministration avait été confiée à un frère de cette maison; et, par sentence de la sénéchaussée du Mans, du 25 mai de la même année , la surveillance en est confiée aux adminis- trateurs de l'établissement, au procureur du Roi et aa H^K de Coëffbrt. Telle est Toriçine do cet hospice, conno 80US le titre d'Hôpital, Aumônene et Maison-Dieu de Saint- Ouen. En 1659, les prêtres séminaristes de la Mission, ayant iuecédé à Coëfibrt, aux frères de S.-Lazare, la nouvelle congrégation présente aux administrateurs de Thospice de Savi^é , un projet de partage des biens communs entre le aémmaire et Thospice ; et , par autre sentence du 5MI no- vembre 1660 y les habitants sont tenus défaire choix de Tun dos lots, dans le délai de trois semaines : Tactede par- tage est homologué au parlement de Paris , le 9 mai 1661* Cet établissem. , dont les revenus étaient de 1,045 f. 13 c, en 1789, était alors administré par 3 sœurs de la Ghapelle-an- Ribonl. — Ne recevant plus de malades depuis la révolution» et ses revenus se trouvant réduits à 798 f., en l'an xiQ (1805) , époque à laquelle deux soeurs seulement Tiidaiima- traient, l'établissement s'est trouvé converti, depuis lors, en' simple maison de charité. Ses revenus fixes, confondus avec ceux du bureau de bienfaisance, sont actuellemeni.de 2,336 f. 12 c, non compris un legs de 1,000 f., et Quelques ressources éventuelles. Trois sœurs d*Evron, dont deux fai- aant Técole aux jeunes filles, sont chargées de Tadminiatra* tion des secours à donner aux malades soiçnés à domicile, lesquels consistent en draps de lit, pain , viande, vin et mé- dicaments. Les secours aonnés par le bureau de bienfai- sance, aux pauvres valides, se composent do distributions hebdomadaires de pain, lesquelles en consommopt annuel-
k #
SAVIGNÉ-L'ÉVËQUE. 73
hment , de 7 à 8 mille kilogrammes. *- Les ressources de rétablissement provienhent» 1** d*an don de 1,2001., fait
Str M. R. P.Remosson d*Haateville, accfuéreur do Mesnil;2<» es parties de biens et revenus de l'ancien hospice, non alié- nés; 3« da transfert à cet hospice, de plusieurs parties de rentes non servies au trésor public, ordonné par arrêté pré- fectoral, du 5 fruct. an xi ; 4« de Tacceptat., autorisée par décret impérial du 29 mai 1808, de Toffire' faite par une per- sonne voulant rester inconnue, de révéler une créance mo- bîliaire de 1,250 I., celée à la régie des Domaines; 5<> de dons et legs en sa faveur, depuis 1807, savoir : 1*" le 26 no- vembre 1807, don, par la D»"* Julienne Montarou,y«Hervé9 d'une somme de 62f f. , à la charge d'une messe basse chaque année, le jour de S. Julien ; 2** le^s, par la D»« Marie Hervé, y« Revert, du pré de la Fontame, situé à Sargé, conten. 33 ares ; 3» par le S^ Ch. L. Crespin de Chère, d^une somme de 600 f., pour distribution de pain aux pauvres; 4» d'une somme de 600 I., stipulée dans le contrat de ma- riage de Joseph Foulard et de Marie Hatton, V«Péan; 5" du legs, par Mattinrin Aubry, de la ferme de la Morillonnière , située à Savi^é, d'environ 1,000 f. de revenu, sous la réserve d'un usufruit, réduit à moitié, par l'ordonn. qui en autorise Taccept.; 6* du legsd'une sommede 1,000 f., par laDn«Y«Ch. L. Crespin de Chère, pour distribut, depain aux pauvr.; 7odu leçs d'une somme de 400 f . , par le S' J . J . Ledoux, anc, sacris- taw. L'acceptât, de ces différents bienftiits, est autorisée par décrets et ordonn. des 25 fév. 1808, 23 juill. 1823 , 29 juin 1825, 18 février 1834, 22 juin 1837, 14 octobre 1838 et 2 mars 1841.
Il existe à Savigné un usage fort touchant , établi par H. Leroupe, mahre de poste , et dont la pratique s'est in- troduite, depuis quelques années, dans plusieurs des comrou- Dss limitrophes. Cet usage consiste, à faire participer les în- dijseQis, tant delà commune que de celles environnantes, aux jows du carnaval. Chaque année, depuis plus de trente ans, ao Boyen d'une collecte faite la veille, à laquelle s'empres- Mi de contribuer tous les habitants oui en ont les moyens, H est Ait , le mardi gras , une abonnante distribution de Mope, de pain et de viande, à tous les malheureux qui se présentent, au nombre de cinq à six cents et plus. Cette distribution, à laquelle M. Lerouge n'a jamais cessé de don- ner ses soins , est faite par les membres de l'administration nunicipale, et par ceux des habitants qui veulent bien les seconder dans cette bonne œuvre. Inêirud. prim. — JBfofc de garçons, Le 16 oci. 1754, le
74 SAVIGNÉ-L'ÉVËQUE.
caré Joseph Nepveoy de Neavillette, fait don d*une somme de 3,100 1. , placée sur Vabbaye de la Cc^tare du Mans , moveoDaDt une rente de 124 K, pour rétablissement d'un collège ou école de garçons, dans la chapelle S.-Jacmies , dont il a été parlé plus haut , laquelle avait été réédi- fiée en 1688 , et fut transformée par lui en maison , yera 1755; pour cette nouvelle destination. Vendue comme bien national, pendant la révolution , et ses revenus étant dis- parus, cette maison fut rachetée en 1817, au nom de la commune , par M. Campeau-Desaint , maire , reparée et meublée , en partie , du produit de dons volontaires, fdts par lea habitants, pour y loger un vicaire, et y rétablir uie école. En 1831, le vicaire étant allé se loger au {ïresbytire, la mairie etTécole ont été établies dans cette maison, pour laquelle des fonds sont votés, à l'eflet d'y construirenne nos- Telle salle, destinée à contenir 100 élèves. L'instit. primaire^ reçoit une allocation communale annuelle, de 250 f., aug- mentée de la rétribution des élèves payants , de manière i produire un traitement d'environ 1,100 f. L'école est fré- quentée par 80 à 120 élèves, selon la saison.
Ecole de Filles. Le même ecclésiastique fait don, à la même époque, d'une somme égale de 3,100 1. , pour l'éta- blissement d*une école de jeunes filles. Ses revenus, réduits à 81 f.,ont été réunis A la maison de charité,dont deux des trois sœurs qui la desservent , sont chargées de faire l'école, aa moyen d'une allocation spéciale de 400 f . , portée à 700 f* , par la rétribution des élèves payants : 45 à 70 élèves.
En 1815, M. Campeau-Desaint, notaire, nommé maire par les citoyens dans les cent-joursy est continué dans ses fonc- tions, par le gouvernement royal, à la seconde restauration* Les habitants de la commune, reconnaissant des soins qu'il avait pris, pendant Toccupation étrangère, pour leur en ail^ ger les charges, lui offrent une superbe pendule, représett- tant Louis XlV en costume romain. Par ordonn. royale du 30 avr. 1836 , H. Desaint reçoit la décoration de la Légion- d'Honneur, pour sa longue et bonne administ. comme maire.
La commune a également A se louer, de la longue adipi- nistration de MM. a Uauteville du Mesnil, père et fils , dans les mêmes fonctions; et des soins pris par M. Espaulari» père, ancien juge de paix du canton, puis conseiller de préh recture et membre du conseil-général , pour lui consenrer.le presbytère et la maison des sœurs de charité, qu'il fit conr Tertir en établissements publics, afin d'en empêcher la ▼ente , comme domaines nationaux.
UiSTOE. En 1815, rartillerie de réserve du corps pma-
SAVIGNÉ-I/ÉVËQUE. 75
mm cPocciiMtioB, stationne à Sâvigné , du 9 aoAt au 26 MplBHd)r6. Le d5 août, le prince Blûcher, généralissime, |Msse la reroe de ce corps et des troupes cantonnées aox eBTiroiis f lesquellea s'étendent dans les pièces de terre si- toéei le loaz de la grande route , depuis le bourg , jusqu'à Teelrée de 1 ayenue de Touvoie.
Voir^ à l'art* touyoib , les événements dont ce chfttë^u a été Polqet.
Ahtiq. En 1820, il est découvert en terre, près du Chêae-Sec, à côté de Mortrie, dans Tancien chemin du Mans i Paris, un pot contenant environ 4,000 médailles, dites s auffées , aux types de Gallus, de Posthume, de Clau- de-le»Gotbique et de Yictorin (v. les époques de ces règnes, m-755 ). On a découvert au même lieu , où existe , dit^on , les traces d*iine voie antique , des fragments de briques st de poteries romaines.
Yers 1835 , une autre médaille a été rencontrée près du pomdn bourg, en petit bronze, à la tète radiée, avec l'exer-
K: mp TBTBicvs....; le revers représente un homme do- it coiffé d'une sorte de bonnet, vêtu comme d'une veste et d'un pantdon ; exergue : hilaritas. Communiquée par M.Fiéd:PieL
Des «mas de scories antiques, se rencontrent aux Forges, et sur quelques autres points.
Bioei. Savigné est la patrie de Fr. Rousseau , bénédictin de S.*Maur, auteur de quelques panégyriques , né en 1660 { V. la no6R. ) ; et d'Anne Leverrier , fille de Jacq. Lever* rier , et de Marie Godivier, morte à S.-Jean-d' Assé , le 24 oci. 1809, A rage de 103 ans.
Htwogr. La petite rivière de Vive-Parance , limite à peu
près la portion S.S. £. de la commune , reçoit le Coëslon,
et descend au S., jusquà sa sortie du territoire au S. B.;
hCoéalon, autre petite rivière ou gros ruisseau, en limite
la partie N. N. 0. , puis la traverse du N. au S. , jusqn*à la
hameor du bourg, où il se contourne vers TE. , et passe
sous un pont de trois arches , reconstruit en 1823 , sitqé
â rentrée méridionale du bourg ; d'où il va confluer dans
la ViveJ^arance , au dessous du château du Ifesnil. Le
vm ta pierre de la Houssaie , près Touvoie, sur la Vive-
rarance, qui sépjare Savigné de S.-Gomeille, fut reconstruit,
ettl8ll, anx frais des deux communes.^Moulins à blé : du
Mésail» de Mortrie , sur la Vive-Parance ; de la Mahotière ,
souvent privé d'eau, sur le Goëslon» Un moulin achevai,
aatrefoia, à la Mahotière.
GioL. Sol ondulé , dans les parties sud-ouest j sud^etc et
76 SAVIGNÊ-L'ÉVÊQUE.
sud» où se trouve la butte de Harmont, d'enriron 130 jb« d'élévation ; assez plat sur le surplus. Terrain secondaire, inférieur et supéneur» ofFrant le calcaire jurassique , le grès vert en extraction , et de la marne grise.
Plant, rar. La Flore du Maine n*indique guère sur ce territoire y que des plantes qui se trouvent partout» et dont nous ometurions la plupart , si le nombre n'en, était pas fort restreint : — Alsine segetalis , Lm. ; Althœa hirsuta , uir.; Androsœmum officinale, all.; Cerastium brachypetalnm, DESP.» butte de Marmont ; Hippuris vulgaris^ lin. , ruisseau de SoufRe-à-r£au;Potentillaverna,LiN.;Sanicula Europsa, ÙN.y bois de Boudan; StcUera passerina, lim., près les For^es^
Cadastr. Superfic. tôt. de 2,816 hectares , se subdivis. ainsi : — Terr. larbour., 1,946 hect. 60 ar. 50 cent.;eo 5 class.^ éval. à 5 f. 70 c. , 15-20 , 27-60, 38 et 48 f. — Avenues, 2-04-10; à 50 f . — Jard. , ;ro-89-10 ; à 48 , 57 et 65 f. 50 c. — Vignes, 115-18-20; à 17-20, 25-70, 50-40 et 67 f. 50 c. — Prés, 261-60-30; à 9-50, 19, 38, 57 el 85 f. 60 c. — Pâlur. , 75-07-90 ; à 4-70 y 14-30 et 18 f. 10 c, — B. futaies , 9-41-50; à 12 f. 40 c. et 19 f. — B. taillis, 216^9-70; à 3-80, 4-60, 12-40 et 19 f.— Landes , 3-55-80; à 3 f. — Douves, 0-43-501; à 50 f . — Marais, 0-60-00; à 27-60 et 48 f. — Superf • des propriét. bât. , 25-33-50 ; à 48 f. Obj. non impos. : Egl., cimet., presbyt. , collège,
e* ird. , 1-24-90. — Cbem. et plac. publ. , 80-43-40. — iv. et ruiss., 6-97-60. = 614 Maisons : 55 à 8 f., 139 i 10 f., 172 à 15 f., 112 à 20 f., 56 à 27 f. , 38 à 30 f. , 21 i 45 f., 17 à 90 f., 3 à 105 f., 1 à 135. — 3 Moulins, doni â à 50 f. chacun, et 1 à 200 f.
i>Ti»impo«ab.: j P^P**' '^^'l^^î^' ^'^^ ^' ^^ ""' J 98,1167.53 c.
CoNTRiB. Fonc. , 12,159 f. ; personn. et mobil. , 2,033 f.; port, et feu., 669 f. ; 94 patentés : dr. fixe, 546 f. 50 c. » dr. proport. , 217 f. ; total, 15,615 f. 50 c. — Chef-Iîeu de percepuon.
.Agbic. Sol argilo - calcaire, argilo- sablonneux , et de sable pur; ensemencés en céréales : IFroment, 150 hect.; néteil, 300; seigle, 220; orge, 132; avoine, 176; produis, de 7 à 8 pour 1 , le méteil , le seigle et le froment ; de 9 à 10, l'orge et r avoine; en outre : maïs , 45 hect.; sarrasin, 5 ; pomm. de terre , 264 ; lég. secs , 88 ; prair. artific. , en trèfle principalem., 80; chanvre, 60; prés, bois , vignes, comme au cadastrement ; arbres fruitiers , noyers , en moyenne quantité. Un petit nombre délëves des espèces chevaline et ovine ; beaucoup plus de celles porcine , caprine , et
savignë-l'évéque: 77
boTÎne surtout. Le S^ Gvérin , obtient un 3«prfx au concours de taureaux, du comice agric. cantonn., en 1838. Assolem, qnadrienn.ydans les fermes, trienn.,danslesbordages; 16 fer* mes princip.y autant de moyennes, une centaine de bordaçes; 63 charrues. =r Commerce agric. consîst. en grains, dont 0 y a exportât, réelle du 8« au moins, ce c[ui annonce un progrès réel , puisaue cette commune • fort peuplée , avait toujours été considérée comme ne se nourrissant pas ; en grame de trèfle, légumes secs, chanvre et fil, bois, fruits, cidre, peu; vin, de petite qualité, se consommant sur place; bois ; poulains, jeunes bestiaux de toutes sortes, porcs gras , lame ; menues denrées.
Fon. BT MARCHÉS. Nous avous renvoyé à Fart, touyoib, pour les foires et marchés annexés à cette seigneurie.
Un arrêté du ministre du commerce , de 3 février 1835, contient les dispositions suivantes : — Art. i^ Il sera établi dans la commune de Savigné-rEvèque , un marché qui se tiendra le jeudi de chaque semaine. — 2. l'arrivage , rem- magasinage, Texposiiion et la vente sur ledit marché, des denrées et marchandises, auront lieu, sans préjudice de la faculté qu*ont les propriétaires , les cultivateurs et les nardiands, domiciliés ou non domiciliés dans la commune de SaTigné-rEvèque , de faire arriver , d'emmagasiner , d'exposer, de vendre ou faire vendre leurs denrées et mar* cbaodises, dans les ^eniers , magasins, boutiques, etc., qu'ils possèdent, à titre de propriété ou do location , sur le territoire de cette commune. — 3. Les arrêtés que le maire de Savigné-rEvèque prendra , pour la police dudit marché, ne seront exécutoires, qu'après avoir été revêtus de notre approbation , sur l'avis du préfet. — 4. Le préfet da département de la Sarthe , est chargé de Texécution du présent arrêté, qui sera inséré au Recueil des Actes adminis^ traUfsdtce département. Signée T. Duchâtel. d
Nous citons textuellement cet arrêté , principalement à cause des dispositions libérales de l'art. 2 , en matière de comerce , si contraires aux restrictions de la législation fiiifîe précédemment.
Les nabitants , outre le marché de Savigné , fréquentent atsri les foires et marchés du Mans , de Montfort et duPon^ de-Gesnes.
. bnusTB. Extraction du grès vert, pour bâtir; de la name, pour l'amendement des terres. Fabrication des toiles , la plupart de commande , employant une douzaine de métiers.
RocTT. ET GHEM. La routo royale n^ 138 his^ du Mans à
n 8Avigné-L'£v£qde.
Paris, par Bonnétable, Bélemne et Mortagna» trafvrae I territoire du S. an N. E. » en passant au bourg. On lit as un des registres ciTils de la commane, pour 17S6 ; «Bi 1734 , 35 et 36 9 ont été faits le grand chemin du Hana i Bonnétable» avec les arches de Gordoue ou de la llaladris de la Hare-Hurée» ainsi que le pavage du bourg , dapui le pont Trocardt jusqu'au Daupnin. Ces travaui aa aoa faits par corvées , tant des habitants de Saviçné , que de communes voisines , ce qui a coûté considérablemenl.
= Chemins de grande communication : n» 8 , de Savigné l'Evéque à Bouloire, par S.-Gorneille • etc. ; et n«> 8 ê6 prolongation du précédent ju8qu*i Ballon » par Covm oœufs 9 etc. = Chemins vicinaux : — 1<» de Montfort à la vijojné, entre sur la commune au pont de la Houssaia» sorl Vive-Parance , allant à la route royale n? 138 ta , an carref. du chemin de la Vigne; long, sur le territ., l»Hi métr. C'est le chem. de grande communication n^ 8. m 3<» de Savigné à Ballon ; part du bourg , passe par la Grob au-Prétre , atteint Courceoœufs au gue du Pont^es-ForajM S»950 m. Ce sera le chemin de grande communicanoi n» 8 6m. — 3» allant à Yvré-1'Evéque; part, de la roM royale au carref. de la Blanchardiére» passe au carref. de Mortries et de la Boulaie, 1,780 m. —4^ à WeuVillu aui Sarthe ; part de la route royale au carref. du bourg, atMD la limite de Neuville au Grand- Autreville » 3,650 m. -— S» . Joué-FAbbé; part du n* 4 au carref. des Forges, atteii Joué-l'Abbé à un autre carrefour, 2,400 m. -^ 6» de MtM fort à Ballon; part du n"* i^ au carref. de la Barrière, atiali le n"* 2 au carref. de Montarçis, 2,850 m.
Lieux rbmarq. Comme habitations : le Mesnil, Mortrie Montargis, châteaux ; Chère , Nuillé, la Mahotière, Beanfea déii cités , maisons bourgeoises , ainsi que la ChampiM* nière, à H. Lambert, avocat au Mans, autrefois, actualto* ment àM»«. Périer de la Yingtrie.
Sous le rapport des noms : le Plessis , le Mesnil ; la Chf
Selle, la Croix-au-Prétre, la Croix-Verte, la Maladreria [ortrie IMon-Tristis ), MorleUe, TAttre-au-Mort, TAtiri au-Roi; Montargis, Montchevin, Marmont, Bel-Air; Vaku dun, Vau-Hubert ; Souffle-à-FEau, Belle-Fontaine, la Mare les Perrières, la Pierre, le Caillou, l'Ardoise, le Champ-d( Pierre , les Maisons-Rouges ; TEpi-Fleuri , le Chéne-Vert le Chéne-Sec , les Epinais , Beaufay , T Aunay , la Boulaie» t Châtaignier, le Cormier, TOrmeau , les Noyers , les Ttil lais ( Tilleuls), les Bois; la Tuilerie, la Verrerie, le VcHTges, etc., etc.
SAVIGNÉ-SOUS-LE-LUDE. n
Etail. pdbl. Mairie, succursale, maison de charité, tereao de bienfaisance , écoles primaires de garçons et de lies ; résidence d*an notaire , d*an percepteur ; recette bval. des contrib. indir. ; déb. de tabac , déb. de poudre de chasse; 3 compagn. de garde nationale, non emba- liilloanées , eCfect. , 313 h. ; relais de poste aux chevaux , bar. de distribut, de la poste aux lettres , r.elèy. des bur. du MiDs et de Bonnétable.
Etabl. PARTiG. Ecole prim. de filles , 30 à 36 enfants ; SofSc. de santé, 1 sage-femme ; passage quotidien de plu- nears voitures publiques, du Mans à Paris, par Mamers, Hasme et Mortagne, et retour. SAVIGNE-LÈS-LEr-HANS: voir Fart, qui précède. 8AVIGNË-SOVS-LE-LUDE, ^avînîactisnift Ludum; CMmune dont le nom a la même étymologie que celui de la précédente; du cant. et à 8 k. 0. S. 0. du Lude, qui lui iioDiie son surnom ; de l'arrond. et à 12 k. 1/2 S. E. de la Flèche ; à 44 k. S. 1/B-O. du Mans ; jadis de Tarchiprétré du lAde, de i'archid. etdudioc. d'Aneers, de l'élect. deBaugé «de la province d* Anjou. — Dist.lég. : 10, 15 et 53 kil.
Dbsceipt. Bornéo au N., par le Lude ; & l'O., encore par b Lnde et par Disse ; au S. , par Chigné , Géneteil et Vau- ludry (Maine-et-Loire); au S. O.. par Ste<]olombe ; à TO. et tu N. Ô., par Thorée ; sa forme est celle d'un triangle, de i l/ii 8 k. de côtés, en forme de pyramide, ayant sa base i l'orient, son sommet à l'occident; ses diam. centraux étant ds 5,8 h., du N. au S.; de 8 k. de TE. à l'O. Le bourg, bâti Mr on coteau s'inclinantà l'O., vers le ruisseau de la Bézo- tMre ou de Laveau , à 1 k. 1/2 de distance seulement de la finiie méridionale, un peu vers 0. du territoire, se compose cTne assez grande place triangulaire, située derrière l'église, d'oie rue longeant, du N. £. au S. 0., la route du Lude à Baogé, et d'une autre petite rue, partant du milieu de|celle-ci, et se dirigeant au N., vers le chemin de Luché. Eglise située an 8. du bourg , trop petite pour la population actuelle, bien qie construite à 3 ou 4 épooues différentes, ainsi que l'indi- quenc sa charpente et ses différents styles. Le chœur qui , seul, est voûté en pierre, est du 14« siècle ; le haut de la nef, dn Uc; la partie mférieure de celle-ci et la porte occiden- tale, du 16« siècle; le bas-côté, situé au nord, commençant an milieu du chœur et se terminant au milieu de la nef, avec lesquels trois arcades à plein cintre la font communiquer, parait être aussi du 11« au 12« siècle; clocher en flèche. On remarque dans Tintérieur, l'aspect choquant du clocher, adossé, au-dessus d'une arcade très-basse, au mur du chœur^
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soutenu, da côté de la nef, par des piliers en bois, des iam- bages de force et des bouts de poutre. Des quatre auteia dé cette église, tous du style composite , les deux petits, qui se trouvent sous le clocher, sont seuls d*une assez bonne exé-* cution. Sur le tombeau d'une résurrection, fort mauvais» placé dans le chœur, se trouve )a date 1689. On remarqua, au milieu du bourg, une grande maison à fenêtres en croix» dont une petite porte murée, est surmontée de sculptures; avec le millésime 1542. Cimetière hors et à 100 m. SL O. du bourg, enclos d*un mur, du côté de la route; de haies, des an* res côtés.
PopuL. De 182 feux, d'après lesrôlesde rélect.,deBaueé; de 250 f. et de 1,200 habit., en 1804; elle^ était portée à 368f. 1,429 individus, d'après le recensement de 1831; réduite, d'après celui de 1836, plus exactement exécuté, à 335 féoz, compren. 640 indiv. mal., 660 fem., total, 1,300; dont 365 dans le bourg, et, dans les hameaux, savoir: du Fleurier^des Ruaux , de la Chaussée, des Forces, 49 , 41 , 36 et 34 ; du Cruchet, des Noirais, de la Gigotière, du Buron, de Cham- pagne, 27, 23, 22, 21 et 20 ; de Sauzé, de la Mercerie, et do la Remetrie, 17, 16 et 14.
Mouv.décenn. De 1793 à 1802, inclusiv. : mar. , 93; naiss. , 383;déc. , 289. — De 1803 à 1812 : mar. , 89; naisa.» 353; déc. , 278. — De 1813 à 1822 : mar. , 107 ; naiss. , S77; déc. , 253. — De 1823 à 1832 : mar., 90; naiss., 331; déc. , 236.
HisT. ECCLÉs. Eglise sous le vocable de S. Loup , évéqoe d'Angers , dans la 2* moitié du 7« siècle ; en grande vénéra- tion dans cette égVise , pour la guérison de la peur. La féCe I)atronale, qui avait lieu autrefois le 24 juin , fixée au din. e plus proche «lu 15 du même mois, par arrêté préfect. du !•' mars 1807 , est l'occasion d'une foire, pour le louage des domestiques.
La cure , selon le Fouillé du dioc. d'Angers , était à la présentât, de l'évéque diocésain , ainsi que la chapelle fo»- aée par Guichoneau. Le seigneur d'Or veaux , présentai! celle de S.-Jean-l'Ëvangéliste; et celui de la besoUièrê^ celle de N.-D. de la Conception. Nous soulignons le mol Desollière, parce que nous croyons qu'il faut lire plutôt Bezoiiére.
Il vsivait des chapelles, actuellement détruites, aux ma- noirs de l'Etang et de Bois-Pincé ; une 3«, à celui de la Bezotière , laquelle se trouve sur Géneteil (Maine-e^Loire)t et sert actuellement à la manutention de la ferme de oa lieu.
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fuient recommandés aa prtee parois^iil . > inmis 4m lude , comme seiçneur de paroUse : les ^^i^^^nm «c xubm» de l'Etang, de Bois-Piocé et de la F*jaCE<»?. c«:)anie su»— 6i'te9rs de ré(;!ise. La cloche actoeile p<>ri:î cfci^^ ju*!?^ fiOD : (f Cn 1767, j'ai rtr CffBftnr. Ces srmrs rr-^cMov^ mtx= j«i. f rt puissant srt^ncnr JIobs.' JmlirB Js-foa Lkttei^&A . axan • jtadr, srtgnrur, patron rt (ouftatcitr >c ente c^luc # i^ . j
Suivant la tradition locale, une asc«G2« '.ynuTa.] de femmes « aurait existé à l'AnaaT-Labin . «ico^ i«r:«'.aft h limite sud-est de la paroisse : T Aonay aari.i «Kj^ ^ f*m^ . Lubin le monastère. Il existe, au mi.ieQ d^mi^ z**^\^ » terre située entre ces deux objets, uik^ cjt^* vinrr*^. <« fUrreê froides^ dont le mortier est d'au àartui *t7-^iik. Cette cave, recouverte de terre en labour, a i.1 n. Hl ^. .Ae* loiiig,$ur 1 m. 50 de large et 2 m. 167 de ba^«ar.»>i «Toir va à côté, une petite ooTertore • qai *sz cetUt ^ mtre cave , beaucoup pins grande. *Jn pws« joui, «tu» la ferme antique de la Besnardîére, a éié ègaîiemeni ib aâ monastère fv. plus bas antiq.'.
HisT. FÉOD. La seigneurie de paroisse, étais m« -âfti châtellenies dont se composait la prè^û<« t^«iç.#-.<i*stBi -^te dÂnjou, en Téglise de S.-Martin de Tours. ^'M »▼•«.■* ft '^ connaître i l'art, la Bruère i i-âl3 , l'opp-viuiott fao» ? les officiers de la sénéchaussée de Baoge , cootr* j pateofes du 4 mars 1 599, qui attribuaient le re^f'XT >: dict. de cette prévôté , au siège de la f ieche. C^ae ^«tçMnnB fui acquise, à ce qu'il |>arait, par Fun de* comtes •» Ln^, pnisqoe ceux-ci, comme nous venons de le v'-^r, a"y^>j*Mle titre de seigneurs de paroisse , et qu eile est ^-.lowi^ comme membre du comté du Lude , daiu le» lean^i -i -^g«- lioode ce comté, en 1545 ' v. Fart. LrMU d-*** - L» "*- Tftierie, lieu situé à 4 k. N- N- E, du faocrg, devait to-e an- ciennement le manoir de cette seigneurie?
Les autres fiefs de la paroisse étaient :
!•, 2p et 3» L'Etang, dont les seigneurs araiea^ *« . comme on vient de le voir, aux recoaiiiiaadatw>«* ^ -' -î^Sm*?
terre située près de la limite orientale àm lemcotre , «»«- tenant, avant la révolution, avec la Gr^ràMêrt . ^^J^^*^
situé à 1,8 h. à TE. du clocher, et ^fl*»-^»*^/^' P'S.^ ^ du bourg, à M« Neau , pois i M. le ■aarqn» de B^^y «■
Kdre; actuellement aux fils ^^ "™^*'^' £^ est, possesseur de l'Etang, et M. le ^J^^ j -^, de Broc T à qui appartiennent tes ^*«" "i^^L^' n chapelle , ainsi que la Grillardiere, ont ete *»w^ à à 3 ans. Le propriétaire n'a conserve ne
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noir» que quelques yieilles murailles recouvertes de lierre, et un pignon très-élevé , surmonté du tuyau de deux che- minées, conservées comme objets de curiosité. Sur le tru- meau de la 1^ , est sculptée en grand, une Fuite en EgfpU • sur l'autre , le Sacrifice d' Abraham : les jambages et lai côtés, sont couverts ae peintures en arabesques. Le château de Bois-Pincé, qui servait de ferme pendant la vie de H. le marquis de Broc, est aujourd'hui Thabitation de M. le vi- comte son fils. C'est un manoir antique , n'ayant de re»» marquable que ses vastes fenêtres en croix, avec sculptait d'un grand travail, et une tour hexagonale adossée,