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DICTIONNAIRE ETYMOLOGIQUE

DE LA

LANGUE GRECQUE

Tous droits réservés-

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DICTIONNAIRE ÉTYxMOLOGIQUE

DE LA

LANGUE GRECQUE

ÉTUDIÉE DANS SES RAPPORTS AVEC LES AUTRES LANGUES INDO-EUROPÉENNES

PAR

EMILE BOISACQ

PROFESSEUR A L'UNIVERSITÉ DE BRUXELLES

33Î0-3r

HEIDELBERa

CARL WINTER's

UNIVERSITÂTSBUCHHANDLUNG

PARIS

LIBRAIRIE C. KLINCKSIECK

11, RUE DE LILLE, 11

1916

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in 2010 with funding from

University of Ottawa

http://www.archive.org/details/dictionnairetyOObois

Mt^TTI^oH 111 f-(^v«.-i !■>/-> A

Avant-propos.

Le présent ouvrage est du vif attrait que m'inspira de bonne heure l'étude des origines du vocabulaire hellénique, •et déjà je rêvais de l'écrire; ou du moins d'en jeter les bases, quand M. W. Prellwitz publia, en 1892, un Etymologisches Worterbuch (1er griechisclien Spraclie qui semblait devoir, pour un temps et dans une certaine mesure, satisfaire à la demande du public érudit. Puis, des années passèrent, que je dus consacrer à des disciplines qui m'éloignaient de la lin- guistique indo-européenne, je veux dire la philologie latine et l'archéologie classique, et ce fut en 1903 seulement que je pus soumettre à des juges trop bienveillants un manuscrit qui, au surplus, a totalement disparu dans les développements qu'a pris l'actuel dictionnaire. Une première tentative faite pour publier ce livre échoua contre des difficultés d'ordre matériel. Je laisse aux linguistes compétents et impartiaux le soin de dire si la seconde a réussi.

Tout au moins, l'opportunité de pareil lexique ne paraît pas contestable. Nous rencontrons au début du siècle l'énorme ouvrage en quatre volumes que Léo Meyer a intitulé Hand- iuch der griechisclien Etymologie (1901-02), et qui n'est pour- tant pas un manuel, car ce livre ne contient ni règles ni pré- ceptes, et n'est pas autre chose qu'un dictionnaire bizarrement ordonné et aussi peu étymologique que possible: la plupart des mots y sont suivis de la mention «dunkel» ou «unerklârt» ou «etymologiseh nicht verstàndlich», alors que des solutions définitives ou du moins satisfaisantes ont été trouvées pour un grand nombre d'entre eux; mais Léo Meyer, qui avait

VI

publié entre 1860 et 1880 d'utiles travaux de philologie com- parée, avait renoncé à suivre le mouvement des générations plus jeunes et présentait au public un manuscrit qui, à part quelques retouches, datait de trente ans au moins et que la critique accueillit avec une défaveur non dissimulée. Je m'in- terdis de porter un jugement sur la deuxième édition de VEty- niologisches Worterbuch de M. Prellwitz (1905), parce qu^à tout prendre elle m'a été très utile: tout au moins dirai-je que cette réédition ne m'a pas un instant détourné du soin de publier, avec le français comme langue véhiculaire, ce lexique, qui vaudra tout de même par ses indications biblio- graphiques.

Dans le domaine de l'étymologie comme dans les autres provinces de l'hellénisme^), les vues se sont profondément modifiées depuis l'important ouvrage de Georg Curtius, Gmnd- zuge der griecMschen Etymologie, édition (1879). Un prin- cipe domine la néogrammaire: «les lois phonétiques ne souf- frent pas d'exception»; seule, l'analogie tend à niveler les paradigmes, en même temps qu'elle rajeunit les langues et les soutient dans leur marche évolutive continue; le «spora- discher Lautvvandel», à quoi Curtius consacrait la moitié de son livre, a vécu; il n'est au pouvoir de personne de le gal- vaniser ; d'autre part, on ne peut guère songer encore à grouper les mots sous des racines rangées dans un ordre donné, ainsi que le fit Curtius; la forme que nous attribuons aux racines est mobile et fugace; il n'est pas de théorie qui ne vienne les modifier peu ou prou; il fut même question de les oublier à tout jamais «dans le campo-santo de la scolastique»; l'heure actuelle est aux «bases» monosyllabiques ou disyllabiques, légères ou lourdes, mais osons dire que celles-ci ne sont en- core qu'un pis-aller, que des hypothèses, utiles sans doute et même élégantes, mais elles-mêmes apparemment condamnées à évoluer suivant les progrès de l'analyse phonétique.

1) Voy. mon article Die griechische Sprache im Lichte der neiien Foi'schimg, publié par Die Geistesicifiseuschaften, 1913 14, Heft 35.

vu

Il est pourtant, eu dépit de ces mêmes progrès, une partie du vocabulaire grec qui continue de nous échapper, et les tentatives de toute sorte qui ont été faites pour y voir de l'indo-européen ont échoué. Il était au demeurant peu logique de penser que tout le vocabulaire hellénique pût être d'origine indo-européenne; aucune langue européenne n'est pure de mé- lange; le latin, qui n'est ni la plus claire ni la mieux connue des langues, contient une certaine proportion d'étrusque; pour- quoi le grec aurait-il échappé à tout contact avec les idiomes voisins, d'autant que les Hellènes ne sont pas des autochtones en Grèce? Ils ont traversé d'autres contrées avant d'atteindre aux rivages de la mer Egée et de la mer Ionienne, et ici même ils ont déloger ou s'assimiler d'autres populations qui ne parlaient aucun idiome indo-européen; ils ont notamment rencontré dans le sud de la presqu'île balkanique une faune et une flore différentes de la flore et de la faune de l'Europe centrale, et, dans la majorité des cas, ils ont probablement, en les modifiant à peine, conservé aux animaux et aux plantes qu'ils découvraient les noms que leur avaient octroyés leurs prédécesseurs; or, que savons-nous des langues que parlaient ceux-ci? Autant dire rien: le nom des Pélasges a la valeur d'un X algébrique; Lemnos a fourni une inscription en langue inconnue; Praisos (Crète), des débris d'un idiome ignoré, en caractères grecs; Cypre a usé d'un syllabaire aujourd'hui dé- chiffré pour noter une langue dont le fond nous échappe, et les monuments crétois dits «minoens» du second millénaire anté- chrétien ont jusqu'ici farouchement défendu leur secret. En Asie mineure, trois langues ont vécu côte à côte avec le grec; or, le phrygien, pour être indo européen, n'en est pas moins à peu près inconnu ; le carien et le lydien appartien- nent vraisemblablement à un autre groupe linguistique, mais les hypothèses les moins hardies le sont encore trop. Quant à l'influence sémitique, au rebours de ce que certains ont cru, elle a été très faible et s'est bornée à l'adoption par les Grecs, avec les noms des lettres de l'alphabet, de quelques termes commerciaux, en nombre vraiment restreint; le livre de M. H. Lewy, Die semitlscheji Fremdworter im Griechlsclien (1895),

VIII

procède d'une conception surannée et n'est qu'un effort la- borieux et sincère, mais plutôt malheureux pour expliquer par le sémitique ce qui n'est pas sémitique le moins du monde. Enfin, rien ne permet de croire que l'égyptien ait influé sur le grec à l'époque ancienne, et quant aux langues de la pénin- sule des Balkans, le macédonien, dont on n'a que des gloses, a subi l'influence grecque plutôt qu'il n'a imposé la sienne, et le tbrace, dont on sait tout au plus qu'il est indo-européen, ne nous a rien laissé qui autorise la moindre conclusion. L'ono- mastique ou étude des noms propres a tout au moins prouvé que la plupart des noms de lieux de la Grèce sont rebelles à l'étymologie hellénique; des coïncidences avec les finales de noms de lieux du sud de l'Asie mineure feraient supposer que les populations des deux rives de la mer Egée et des îles parlaient une même langue à l'époque de l'invasion des Hellènes, mais on ne peut actuellement aller au delà ^). Tout ce qu'on peut et qu'on doit affirmer, c'est que les Grecs ont charrié avec eux un grand nombre de mots empruntés aux populations qu'ils ont traversées ou absorbées ou dont ils ont subi l'action eux-mêmes, et les mots «égéen» ou «méditerranéen» sont commodes pour caractériser ces vocables, sans qu'il faille s'exténuer à leur trouver un étymon que l'avenir rendra peut- être ridicule ^).

11 n'importe. Le dernier tiers de siècle a été fécond, et, malgré le respect tout relatif et le scepticisme que ren- contrent auprès de certain public et en divers pays les études helléniques, rien ne fait prévoir que le travail de mise au point connaîtra de si tôt un ralentissement. L'application de la méthode comparative a rajeuni et fortifié l'étude de la langue. On est loin en effet, et fort heureusement, du temps

1) Sur certaines de ces questions voy. notamment P.Kretschmer, Einleitung in die Geschichte der çp-iechischen Sprache (1896), Aiig. Fick, Vorgriechische Ortanamen als Quelle fur die Vorgeschichte Griechenlands (1905) et Hattiden und Danubier in Griechenland (1*908).

2) Cf., dans le beau livre récent dAnt. Meillet, Aperçu d'une histoire de la langue grecque (1913), le chap. III de la première partie, intitulé: Le grec et les langues voisines.

Gottfried Hermaim prononçait l'excommimication majeure contre ces philologues «qui ad Brachnianas et Ulphilam con- fugiunt atque ex paucis non satis cognitaruni linguarum vesti- giis quae Graecorum et Latinorum verborum vis sit explanare conantnr». Et l'on peut dire aujourd'hui a priori que toute étude appliquée à la langue grecque et qui, systématiquement, ignore la philologie comparée et ses résultats essentiels, doit renoncer à établir des conclusions d'une portée durable et à dégager des principes d'ordre réellement scientifique ^). Mais il serait singulièrement injuste de méconnaître ce que les lin- guistes eux-mêmes doivent à la méthode critico-pbilologique entendue dans son sens strict; en fait, le salut est dans la combinaison des deux méthodes, et s'il n'est pas donné à beaucoup d'érudits de les employer avec succès tour à tour ou simultanément, il est indéniable que plusieurs des plus beaux livres publiés depuis vingt ans leur doivent et leur soli- dité et leur action sur les savants contemporains.

1) Pour l'histoire de la langue grecque voy. J. Wackernagel dans Die Kultiir der Gegenwart de Paul Hinneberg, tome I (Leipzig, Teubner, 2e éd. 1907), P. Kretschmer dans VEinleitung in die Alter- tumsicissenschaft de A. Gercke et Ed. Norden, tome I (Leipzig, Teubner, 1910; 2e éd. 1912), 0. Hoffmann, Geschichte der grie- chischen Spraclie, I (Leipzig, Gosclien, 1911), enfin le livre pré- cité d'Ant. Meillet. Pour la dialectologie voy. A. Tiiumb, Handbuch der griechischen Dialekte (îleidelherg, C.Winter, 1909) etC. D.Buck, Introduction, fo the study of the Greek dialects (Boston etc. Ginn&Co. 1910). Pour la grammaire (phonétique et morphologie) voy. G. Meyer, Griechische Grainmatik, 3. Aufl. (Leipzig 1896), H. Hirt, Hand- buch der griechischen Laut- und Formenlehre (Heidelberg-, C.Winter, 2. Aufl. 1912), K. Brugmann, Griechische Grammatik, 4e éd. pro- curée par A. Thumb (Miinchen 1913). Pour la grammaire comparée des langues indo-européennes voy. Ant. Meillet, Introduction à Vétude comparative des langues indo-européen7ies, 3e éd. (Paris 1912) ou Meillet-Printz, Einfuhrung in die vergleichende Grammatik der indo- germanischen Sprachen (Leipzig- und Berlin 1909), K. Brugmann, Kurze vergleichende Grammatik der indogermanischen Sprachen (Strassburg 1904) ou Abrégé de grammaire comjyarée des langues indo-européennes (Paris 1905), Grundriss der vergleichenden Grammatik der indogermanischeii Sprachen, 2. Aufl. (Strassburg 1897 sqq).

X

Charge d'un enseignement très lourd, qui n'a avec la philologie grecque et la linguistique indo-européenne que des rajjports fortuits, je n'ai pu consacrer à ce dictionnaire qu'un temps haché de besognes professionnelles, et d'un faible rende- ment scientifique. J'ai en outre été le plus souvent réduit à n'user que des ressources de ma propre bibliothèque. On voudra bien dès lors, pour n'être point cruel, excuser le long temps qu'a exigé l'impression de ce livre et les lacunes que des spécialistes pourraient constater dans l'information bibliogra- phique, si tant est que l'on trouve à glaner dans la masse de «programmes» et de dissertations inaugurales qui ne sont pas mis dans le commerce et que, seules, quelques grandes bibliothèques universitaires de l'Allemagne possèdent au complet. Peut-être me sera-t-il donné un jour de faire plus et mieux.

Aux heures de fatigue ou de dépression, j'ai pourtant trouvé du réconfort. Je ne dirai pas l'intérêt que témoignaient à cette entreprise ceux qui ne sont plus, mes anciens maîtres Victor Henry et Hermann Osthoff, ainsi que le regretté Félix Solmsen; il est un nom qui s'impose ici: M. Ant. Meillet, pro- fesseur au Collège de France, à qui me lie une amitié de plus de vingt années, m'a donné les preuves d'un dévouement qu'apprécieront tous ceux qui savent quel labeur lui imposent ses études personnelles et quel fruit il en retire; exception faite des dernières feuilles, que je n'ai pu lui communiquer, sans qu'il faille dire pourquoi, il s'est astreint à lire une épreuve de tout l'ouvrage et il n'est pour ainsi dire pas une page ([ui ne lui ait suggéré telle remarque précieuse, telle rectification utile ou indispensable, ou l'expression d'un doute réfléchi à propos d'une affirmation téméraire. Qu'il veuille trouver ici l'expression de toute ma gratitude.

Les sons de la langue grecque dans leurs rapports avec ceux de l'indo-européen commun.

a < i.-e. a. âyeu = lat. agô skr. cijâmi, i.-e.*âgô 'je pousse, je mène'. -< i.-e. 9. oxaTÔç otôoiç = ski', sthità-h sthiti-h, lat. status stati-ô. SuYâTriP '- skr. duhifâr- 'fille'.

< i.-e. m. éKaTÔv : skr. çatâ-tn, lat. centuin, ^"all. caiit (v. irl. cê^),

g"ot. hund, lit. szimtas 'cent', i.-e. ^kmtô-m.

<C i.-e. n. TOTÔç = skr. ia^â-7i 'étendu', Xat.tentus, i.-e. 'tntô-s.

<C i.-e. w et *a , devant occlusives palatales et vélaires. 6aK6îv : skr. dâçati (pour *daçdti) 'mordre', ôktiç : skr. aktû-h 'cré- puscule, etc.', got. ahtivd 'aurore' <C *^^w/^«ô, i.-e. '■'logt-.

ap pa, a\ \a < i.-e. f Z. Kapbiâ Kpa6ir| : lat. cor, v. irl. cride 'cœur' p\a6ap6(;, à|ua\ôuvuj : skr. iurdû-h 'mou'.

a|Lia, ava <[ i.-e. m il. Kàiiaxoç, OdvaToç.

apa, a\a < i.-e. f p). {^âpaepov, 0qpdpaYO(;.

ÉI. etc. a •< e. eùaapeoi = eùac^oî, qpaprjv = qpépeiv. â<;i.-e. â en dehors du domaine ion.-att.dôûç =^ skr. st'âcM/i 'suavis' cf. lut. svâ[d]vi-s. q)â|ui cpa|uâ : lat. fârî fâina fabula. En ion.- att., gr. comm. â > r) : it6û<; qpHMÎ <PiU'^ ; il est pourtant conservé imméd. devant r) (dissimilation), cf. hom. ion. att. arip en face de l'iépoç, hom. bua-ôi^ç. En att., le son ë de l'ion. -att. commun évolue en â après p, i, e : upaxTiJu ^ ion. TTprîoaiu, idaof.im =^ ion. tiîao)Liai, YÉ'VÊÔi = ion. Teveq.

<; aiF, an en ion. -att. imméd. devant les voyelles e i a. bâ.ï]p <i *ôai[Fjr)p : arm. taygr v. slav. déverï skr. dèvdr- 'beau-frère'. dei ■< ai[F]ei.

< aoF. Dor. thess. vâôç ion. vnôç att. veuuç < ^vao-Fo-ç : vaiuu vàa-oai. â|n âv, |uâ va << i--e. m ri. ï]viâ dor. aviû < *avaici, i.-e. *nsid:*?iâs-

'nez'. k|luit6ç KéK|Lir|Ka, Tiuf^aiç TéT|Lir||nai. - \â<i.-e. f / (Persson Beitr. Il 631 n. 2; voy. Meillet Introd.2 95 = Eiiil. 66. Brugmann-Thumb Gr.Gr.^ § 73, 2, Anm. 3, bibl.). El. â <; gr. comm. ^. |aâ ^ lut'i, èâ = eïri, paaiXâeç = paoïX^eç.

1) Selon Brugmann-Thumb Gr.Gr.* 103; < i.-e. era el9 selon Persson Beitr. II 631 n. 2.

XII

f < i.-e. e. (pepere = v. slav. herete skr. hhdrata, R. hher- 'porter*, apparaît aii lieu de a attendu (i.-e. 9), p. ex. ee- dans ee-xô-ç, b€- dans oûv-beTo-ç; voy. Brugmann-Thumb op. cit. § 14. Persson Beitr. I 354. II fi.58 sqq. alterne avec a. iapôç : iepôç. < eua. Att. êxea hom. è'xea è'xeua < ^^xeucra; att. 6éo|Liai hom. beûouai

< *Ô6U(J0|uai. <;âua. Att. ëujç bon:, nuùç lesb. aûuuç <;i.-e. *m<.sô.s-. ri < i.-e. ê. R. Gti- (T(-eri-|ni) = got. de- lit. dé- skr. d/iâ-, i.-e. *d^ê- 'ponere', cf aussi lat. fë-c-l. En ion.-att., rj <gr. comm. â el r| < gr. comm. ë se confondent. En ion.-att. r|, c.-à-d. <], est le produit de la dissim. de ë (ei), issu de €, devant e, i : Te\ri€tç (posthom. TeXéeiç) < ^TeXeoFevT-, en face de hom. réXeioç < ^TeXeo-Fo-ç; hom. aTTi'ieaoi a-rrfjï, en face de gén. aireîoç, c.-à-d. *speôs. En doi-. sévère, n = att ei issu d'une contraction ou d'un allonge- ment compensatoire. -<e0F. xeXrieiç (voy. plus haut). <C âva. Hom. ituOç <! i.-e. *misôs. Béot. r] < ai. fiï<aie(. i < i.-e. i. Fib-ixev ïa,uev : skr. vid-vid got. icit-imi 'nous savons', lat. video. alterne avec e. 'ittttoç en face de lat. equos, ttiXvôç en face de ireXiôç, etc. (phénomène peu clair; bibl. chez Brugmann-Thumb op. cit. § 11 Anm. 1 et voy. Persson Beitr. II 1009). est prothétique dans Iktîvoç iktIç ixôOç. <le devant voyelle en lac. hér. arg. crét. 9ioç<;6eô<;. ï<;i.-e. z. kXîvt] 'couche' : lat. i»-cimô, lit. paszlyti 's'incliner, tré- bucher'. <riFi. bîoç<; *&iF-io-ç, cf. skv. divyâ-h. <C toi. Koviuu <! '''kovio-uu. < loF. lôç < *iaFo-ç : skr. f.9w-7t 'flèche'. 0 < i.-e.o. Pf. KéKXoqpÉ (pour ■■■KeKXoTre) : got.hlaf'il vola', i.-e.*qeqlope, R. qlep- 'voler'. â-Xoxoç = v. slav. sq-logn 'consors tori'. apparaît au lieu do a attendu (i.-e. 9), p. ex. bo- dans bo-TÔ-ç; voy. Brugmann-Thumb op. cit. § 14. Persson Beitr. I 354. II 658 sqq. op oX < uup ujX, i.-e. f l. ôp66ç = skr. ûrdhvâ-h, i.-e. *ufdhn6-s. TToXXri <C*TroXFiâ : skr. pûrvî f. 'multa' (Brugmann-Thumb op. cit. 102; nié par Persson Beitr. II 631 n. 2. 657 n. 2). En lesb. thess. béot. 0 <C gr. comm. a. Lesb. oxpÔTOç = oxpaxôç. <C oua. Att. ÔKori hom. ÙKOur) < '''àKouaâ. iM <Ci.-e. ô. Ti-TvibaKUj. lat. {g)7îôscô. qpépiu = lat. fera, v. irl. as-hiur 'effero, dico' < *-berô. piu Xio •< i.-e.f /. Dor. ion. xexpiÙKovxa : lat. quadrâgintâ, i.-ç,.*qUetuf;

XIII

Hom. t3\uj0pôc; « *|n\-) : skr. mûrdhân- 'tête', i.-e. *7nldh- (Brug- mann-Thumb op. cit. 103; nié par Persson Beitr. II 631 n. 2. 657 n. 2). En dor. sévère uu = att. ou issu d'une contraction ou d'un allong-e-

ment compensatoire. LuF < uuua. Dor. uiFaTa -< i.-e.*(jus-. peut-être hom. Xuyujôç att. XaxuOç < i.-e. *{s)lag-ôusos. u<[i.-e. u. kXutôç = lat. in-clutus skr. çrutâ-h 'célèbre', up u\ <C g"r. comm. ur ul, i.-e. r l teintés de u. iropqpûpuj (*-qpùpiuj) : skr. jârbhurati 'tressaillir'. OKvXkn) : ]it. skeliù 'je fends', ù <C i.-e. û. eo.uôç 'soulèvement de l'âme, passion, etc.' = skr. dhûmâ-h lat. fûmus 'fumé<i'. Béot. û <[ 01. FûKiô. ai <ii-e. ai. aiQ^u : \ fit. aedès, v. irl. aecZ 'feu'.

< i.-e. si (en rapport apophonique avec ë[i] ou â[i]). baie, baiTÛç

de R. dà- dd- 'partag-er'. non primitif p. ex. dans irmç < *iTa[F]iç, cpaivuj <C *cpaviuu, paivoi -< *Pa|Liiuj i.-e. *g- m/y, K\aiuj <[ *K\aFiuu, 5paî|uev ><; *ôpâi,uev. ei <C i.-e. ei. eîai = lit. eUi eît 'il va', oxeixuj = got. steiga 'je monte', non primitif p. ex. dans 'tu es'-<*è[a]i, àXrjôeia << *àXâ0eaia, |ui- Yeî|Liev <[ *|Lirf>TI^£v. Cl <C i.-e. oi. TToivr) = v. slav. cëna 'prix' zd kaênà- 'punition'. non primitif p. ex. dans oîç<Cô[F]t(;, oi'tuu < ôeÎTUJ lesb. inf. ôe(Y>lv, Teaaapâ-Poioç < *-PoF-io-ç, l'irirGiç <C *ïinrujiç, Yvoîjuev <C *Yvuui)uev. au <C i.-e. au. auEuj : lat. augeô. aûoç = lit. saùsas ag's. séar 'sec'. <C i.-e. ^^i. x^ûvoç : v. h. a. goumo 'palais', R. ghêu- dans v.h. a. giumo

'palais', non primitif p. ex. dans aùxôç (''•à[a]u-TO-?), vaûç < *vâû-<;. eu ■< i.-e. eu. Xeunôç : lat. iûceô, got. liuhap 'lumière'.

non primitif p. ex. dans att. eù-Siuvoç <C eu-, ion. oeû •< aéo, lesb. eùuj9a < *aeaFuu6a, Zeûç < *Zr|ûç. ou <C i.-e. ou. \oûaaov : arm. loys 'lumière', v. h. a. lougazzu 'j'éclaire', cf. XeuKÔc;. non primitif p. ex. dans poûç <C *Pujûç.

Pour les changements combinés des voyelles (abrègement, contraction et autres modifications) voy. Brugmann-Thumb Gr.Gr.'i §§ 40-57. f> <Ci--e. h. Àeij^uj : lat. lîbd, v. h. a. sllfan 'glisser'. <C i.-e. gV'. poûç : ombr. bue 'bove', v. irl. v. h. a. kuo 'vache'

skr. gàû-h v. slav. govedo 'boeuf, arm. kov 'vache'. <C i.-e. gV-u. éKaxôjLi-Pri < *-gV'u-â : ^oûç skr. gàû-h. =■ F, i.-e. II. El. poiKiap et gloses d'Hésychius. Pp- -|uPp- PX- -lapX- <; i.-e. mr ml. â-iuppoToç Pporôç, cf. juopTÔç- ctv- epuuTToi;. GvriTÔç Hésych., lat. mortuos. |Lxé|upXuJKa pXiûaKU) : .uoXeTv.

XIV

f < i.-e.</ g. Yi-ïVLÙaKUJ : ]at. {g)nôscô skr. jûâtd-h 'reconnu', v.slav. znati 'connaître' (g-). T^pavoç : lat. grûs lit. gérvé 'grue' {g-). <Zi.-e.gV'. tuviî : pava |uvdo|uai. û-yinç '*vivant bien' : pioç.

< i.-e. 71. ày\w : lat. angô, v. slav. qziikii 'étroit'. <C i.-e. 13. àfKibv : lat. ancus. skr. ankô-h 'crochet', écrit pour F. (Lac.) yéTop- ëroç (épigr. F€toç) Hésych.

b <; i.-e. d. béKa = lat. decem skr. (Z«ça 'dix'.

<ii.-e. gV'. àbr]v -évoq: lut. inguen, suéd. ink 'furoncle'. F = i.-e. w. Béot. él. dor. etc. FïKaTi : lat. vlgintï. Cypr. FpriTÔ él. FpôTpâ att. ^riTpâ ^nriup, i.-e.*wrë- : hom. Fepéuu lat. verbinn. Corc. dat. pi. p/ioFaïai 'flots' hom. etc. ^oaî cypr. ^oFo-ç hom. etc. ^ôo-ç ^éu) (cf. fut. ^eùcfo|Liai) : skr. srâvati 'couler', lit. .sravà 'flux'. Cypr. olFo-ç hom. oto-ç = v. pars, aiva-. Cor. HevFuiv core. irpo- tevFoç : att. ïévoç. Corc. ôpFo-ç : att. ôpo-ç. Béot. koXFo-ç : hom, KâXô-ç att. Kâ\6-ç. Cor. AFeiviâ gén. sg., be&FoiKUjç Hésych., R. dîiei- 'craindre'.

Fh-<Ci.-e. su-. Pamph. F/te gort. Foç cypr. Foi lesb. FéGev Foî, g'ort. él. arc. locr. FcKaOToç. Fh- > esprit rude (voy. s. litt. h).

-sti- intervocalique >■ gr. comm.-sw-, d'où lesb. -FF- (vaûoç = vàFFoç); par ailleurs -zu- s'amuit avec allongement de la brève anté- cédente (dor. thess. vâôç etc.).

gort. FioFoç att. ïocç < *FiTaFo-, c.-à-d. *«id.S'-«o- {:*ueides- eî&oç)- LVoy. p. 305 n.

<;i.-e. j. Z\}'f6v = ÏRt. jtigum skr. y ugd-m got. juk 'joug'.

<;i.-e. zfZ. àloç, 'branche' lesb. ûaboç = got. asi-s 'branche'.

<; i.-e. d~d. luaZôç (luaabôç) : skr. meda-h 'graisse', aryen commun *mazda- : luabdiu,

< gr. conim. zd, i.-e. gi gi glH di. â^0|Liai < *âYlo-iuai : âYvôç, R. iag-.

v(2uj : vÎTTTpov, R. neig^'-. Zeùç lesb. Z6eûç béot. lac. Aeuç =

skr. dyâû-h. Crét. baladai = 5aTTa90ai hom. bôaoaoGai att. bdaaoGai (baxéo.uai;

i.-e. t^). Crét. bZoc, côté de ôttottoç) = att. ôooç <1 *ôtio-. G <; i.-e. dh. èpuGpôç : skr. rudhird-h 'rouge'. <;i.-e. th. oîoGa = skr. vèttha 'tu sais'. <C i.-e. g^J'h. Gtiviu : qpôvoç 'meurtre', R. gV'hen-, <C i.-e. dhn. Geôç < ^GFeao-ç : m. h. a. ge-twâs 'fantôme', lit. dvâsè

'esprit'.

< i.-e. ghTi. Gfip, lesb. -as. qpiip : lat. feruH lit. zvéHs v. slav. zvérï

'bête sauvage'.

< i.-e. dh. x^iJÙv, xGainaXôç : skr. ksdm- lit. zèmè 'terre', i.-e. *gdh-.

< i.-e. ph. qpGîvuj q)G(oiç : skr. ksinàti 'anéantir' zd xsyô gén. 'dis-

parition', l^l.situs 'détérioration, pourriture, moisissure, rouille'. K<i.-e. k q. oÎkoç : lat. fïciis, got. iceihn 'village' skr. th. viç-

xy

'demeure, maison', alb. vise m. pi. 'lieux, places', v. slav. vtsï

'praedium' (i.-e. îc). Kap-n-ôc, KpuOiriov : lat, carpd, skr. kfpâna-h

'glaive' (i.-e. q-). <C i.-e. qV'. Xûkoç < i.-e. Huqy'o-s : g"Ot. wulfs skr. vfka-h 'loup'. <C i.-e. qn-. KOirvôç <; *KFaiTvô(; i.-Q.'^qiidp-nô-s : lat.vapor, lit. kvâpa-s

'souffle, exhalaison, parfum'. KdXîTr] f. 'trot'<r.*KFa\uâ i.-e.'-'qulpâ :

V. pruss. po-qiielbton genoux', par dissimilation de deux occlusives aspirées. Keq)aXri ■< '•'xe'PûtXâ :

V. h. a. gehal 'crâne, tête'. OKeôpôç : ayiçXv. X <C i.-e. l. Xei'xuj : lat. lingô, lit. lëziù. dissimilé de p. |liop|ixoXOttuj : |Li6p,uopoç. dissimilé de v. XdpvaE ■< vdpvaE.

< Xv. Ion. att. OTJÎXri dor. orâXâ lesb. tliess. o-aWâ •< *araKvâ. <Ci.-e. si. XaP€îv, ég'in. X/ta^ujv, att. A/mPexo-ç nom., ou A/iaPrjT-oç

gén., cf. att. eïXricpa eïXriqpa ■< *0eoXctqpa. GpauXdç < *Qpauo-Xo-,

cf. Bpava-TÔç, lat, fràstu-m. |Li •< i.-e. m. Ep. poét. laécaoç >- att. .uéaoç^^ skr. mâdhya-h zd ma^ôya-

lat. médius gaul. '-medio- got. midjis, i.-e. *medhio-H. <Ci.-e. sm. \xe\hx\aa\, hom. q)iXo-|Li|Liei6riç : skr. smdyaté 'soui'ire'. <;i,-e. ms. Lesb. è'veiuiua ion. att. èvei|ua dor. êvrma -< *ève|uaa : véiuoi.

iL|Lioç < i.-e. *omso- = skr. âsa-Ji got. ams 'épaule', cf. éol. è-rroju-

|uà&ioç. ,uv <C pv. creiuvôç : aépo.uai. |uvâo,uai < '■■pvdo|uai : béot. Pava 'femme . ILiv- <; vju- ■< 6|Li-. Att. épigr. jneao-.uvri : ion. f.ieoô-ôjuir| ; crét. luviliâ f.,

|uvû)Tai m. pi. : ion. bjjubc,. V < i.-e. n. véoç = skr.nâva-Ii zd nava- lat. novos v. slav. novzi v.lit.

navas 'nouveau', i.-e. *néiio-s. <wi à la finale, x^iâjv <; *x9wj,li, cf. x9aM«X6ç, skr. 7c.9dm- 'terre';

é'v 'un' < i.-e. '*sem. <C i.-e. m devant i. paîviu •< '*^a\xvM i.-e. ^'g^-m-iô, R. gUern-. koivôç :

ital.com, cf.Hûv6ç<*tuv-iô-(; (voy.Brugmann-Thumb op. cit. §59,

8, Anm. 6). VT < i--e. »?î^. ppovTiî : ppé|uuj.

-vç <; i.-e. -ms subsiste dial., gort. èvç (att. eîç)<C*évç i.-e. *.s'em-s. <i.-e. ns. Lesb. ëjuevva ion. att. ëiiieiva dor. ëurjva < *è|uevaa : iiievuj.

< ron. Yïvo|Liai fïvvjOKU}.

VT <. Xt dans le dor. du Péloponnèse et dans les colonies dor. d'Italie et de Sicile. qpîvTaToç < «piXTaxoç. E alterne avec a. tvv ovv, EûXivoç aùXivoç, Eôavov aoâvi-|. TT < i.-e. p. iraxTip ^ lat. jpa^cr skr. j)itdr- zd 2ntar- arm.hayr v. irl. athir got. fadar 'père'. <i. -0.(71*. 6'iT0|Liai =; skr. .s-dca^ê, cf. lat. sequor \\t. sèkti 'suivre'. <Ci.-e. pw. vrimoç < *vr|-TTF-io-, cf. vi^Trù-xioç. <Ci.-e. kii à l'initiale. Dor. aor. -rrdaaaôai TTâ|ua, cf. béot. xa -rniâ-

XVI

ILiaTa GiOTTTTâOTOc; {-Ti-n-<-hj-), i.-e. *Âwâ- : skr. çvâtrà-h 'qui fait prospérer', gr. KÛpoç. ITT : TT à l'initiale. Hom. tliess. cypr. utôXiç : ttôXiç. Ep. -môX^^oc,

(TÎToXeiuaToç) : irôXeuoç (alternance d'origine peu claire), par dissimilation de deux occlusives aspirées. ireiGuj = lat. f'uJd, i.-e. *bheidhd. p < i.-e. r. êpepoç, n. = sliv.râjaa- got.riqis 'obscurité' arni. erek 'soir' dissimilé de \. àpfa\éoc,<*à\faUo<;.

< Fp. Lesb. (Aie.) FpfiEiç, att. f)iVrvû,ui : arm. ergic-itçanem '^r\-çvv\.i\\

lit. rêszti 'fendre'.

< i.-e. ST. ^éuj, ^oai f. pL, corc. dat. pi. p/ioFaïai : lit. srav'éti 'couler

par gouttes', avjpiov <C *aL)a-p-io- : skr. usrd-h 'matinal'. <i.-e. rs7j. oùpa<*ôpoFâ : skr. rs-vâ-h 'haut', cf. hom. ôpoo-eOpTi,

att. ôppoç. dial. < a. Lac. piuup- 'l'ouuç Hésych. = Fi/îoip. -rraipiv (Érètrie) <

*TTaiT-0iv = att. Traïaîv. dial. < z. Crét. Kop,uoç = att. KÔauoç. mpYâpuup XuKÔcpiuç Hésych.

= ion. "^-luiaT-iluuç. écrit pour F. xpé- ai. KpfÎTeç Hésych. bebpoïKÛJç H. 0 < i.-e. s. OTraîpuu : lat. spernu. ëotrepoç : lat. venper. Hom, Gâpaoç

lesb. eépaoç (att. eâppoç), R. dhers-. oinepbaXéoç : v. h. a. smerzo

'douleur', 'ittîto-ç : lat. equo-s. intervocalique n'est jamais primaire, a < t devant i + voyelle

dans TiXcûotoc;, <^ti dans irâaa (*iravT-ta) att. TÔffoç (*toti,o-s),

< dhi dans att. inéooç (i.-e. ■■medhio-s), < ts dans pdXXouoi (loc.

pi.) att. -rrooî (: irôb-ec;), < oa dans att. aor. èxéXeaa, <Cp dans

lac. iLiouaibbcr XaXeî (= att. *|aû9(ÎIei) etc. <C i.-e. z. opévvûm, 1. pi. ZeivaiLiev Hésych., i.-e. *zgy'-es-. <T dans ou. Suff. -avvo- <C*-hmo- (en rapport apoi)honique avec

skr. -tvana). Éol. irîaupeç 'quatre', l'iiniauç (mais épid. fiuiTem).

oioû»T : eÎTéû îTéô.

< T devant e, i. n-XcOaioç : ttXoûtoç. Xâoioç ■< *FXaT-io-<; \.-e.'''7ilt-io-s :

V. irl. folt 'chevelure', gr. russ. vàlotî 'fibre'. Gén. ion. qjàaioç qpaaiujv, att. cpâoewc, « *qpâTe[i]-oç) : qpâxiç 'bruit, l'umeur', puis, par nivellement, nom. qpdoiç ace. cpàaiv. Fut. ireaéoinai < *TTe- T60|uai : aor. dor. è-rreTov.

< dentale -j- i. Thess. crét. Tiavaa, hom. att. béot. -rrâaa, lesb. iraîaa

<C gr. comm. *iTavT-ia. Texpaïôç «< *TeTpax6-lo- : T€Tpox6à. oépoi -0|nai : skr. tyaj- 'abandonner'.

<C gutturale + i par gr. comm. 00-. Ion. ornuepov dor. oa.uepov < th.*Â'/o- 'celui-ci'. Hom. oeûuu : skr. cydvatê 'se mettre en mou- vement', i.-e. *gleu-.

<C i.-e. tn- par gr. comm. oa-. oûkoc. qpepe-oaaKiîç : skr. fvâc- -fvacas- 'peau'.

XVII

<; gr. comm. ts. fidaxuj <C ^Trarax'-'J : TraGeîv. Att. ireloai <C *bheidzh-

*bheidh-s- : TTeiôuj. <; i.-e. su-. oéXac, : zd x^'ar^nnh- 'éclat, majesté' (aryen commun

'*snarnaii-). < -tsîi-. Gort. FiaFoç (att. ïaoç) <C *Fit0Fo- *uids-no- : *ueides- eî6oç. OK <C ^'sfc- èîOKiu <C *Fe-FiK-aKuu : èoïKa, XotaKOi < *XaK-aKUj : Xaneiv. OT aQ<Ci.e. tH tHh d^dh. â-iOTOç : skr. vittâ-h 'trouvé, reconnu',

R. ueid-. oîa9a = skr. vettha : oî5a. jnaaSôç < *nidd^dh6s : skr.

médhah 'jus de viande' (ar3'en coramiin '"^mazdha-s, i.-e.*7ned^-

dho-s), cf. luabduj. «T < pOT. Ion. delph. TraaTâç 'porche' ■< ^Trapaxâç, forme refaite

pour TTapTdç. o\ < o9\. Dor. ion. èaXôç lesb. ëaXoç arc. éoXoç = èaOXôç. alterne avec H et vy. Voy. s. litt. <Ctsm nsm. Kda|uopoç" bûOTrivoç Hésych. <[ *KaT-0|aopoç, R. stner-,

cf. Kord jLiuoîpav, ei'iaoïpTai. KÔa|aoç <^ *KOva|uo<; : lat. censeô. T <C i--e. <. iTéTO|uai = lat. petô skr. pâtati 'voler'. <; i.-e. qV. Att. TCTTapeç ion. Téoûepeç dor. réxopeç (lesb. -rréaoupeç

hom. TTÎaupeç béot. -n-eTxapeç) : v. irl. cethir v. gall. petguar lat.

quattuor skr. catvàrah lit. ketiu^ï 'quatre'. <Ci.-G.p. kt{0iç rhod. KToivô : skr. feszYî-^ zd siii- s 'demeure, éta- blissement', lat. situs 'bâti, situé' .siÏms -ii.s 'position, site'. <Cg"utt. + i- Att.Triuepov (ion.arijuepov dor.ad)nepov):th.*fc^'o- 'celui-ci', xpa <C tur. Hom. Pind. xéxpa-01 doi*. xexpa-Kaxioi hom. xéxpaxoç

béot. -rrexpaxoç <<[ i.-e. ■■qV'ehjr- (cf. lit. ketvïr-ta-s 'quatrième'). TTx <C i.-e. pi. TTxûuu : lit. spiduju v. slav. pljujq, i -e. *spïû-. écrit pour F. xpriYaXéov bieppuJYÔxa Hésych. : *Fpr|Yvi3|ui. par dissimilation de deux occlusives aspirées. xiOr||ui èxéGriv <I

*9i-0)-||ni *è-0e-6riv : Griouj. 9 < i.-e. ph. oqptîv : skr. sphyâ-h 'éclat de bois'. <Ci.-e. 6ft. cpXéYuj : lat. flagrô, skr. bhârgah m. n. 'éclat'. •<; i.-e. q^'h. aqpdXXojuai : skr. skhalatë 'trébucher', arm. sxalem -im

'se tromper de route'. <C i.-e.gV'h. qpôvoç 'meurtre', qpaxôç irécpaxai êTreçvov : Oeivuj, R.g-^7^e?^-. <C i.-e. bhu. qpîxu < *qpFïxu, R. bheu- bhij- (base bheuêi-). <C i-e. ^/i?«. -rrai-cpdaauj, qpuûxy qpdoç Hésych. : lat. fax facula faciès,

lit. zvàkè 'lumière', i.-e. '^ghudqV'- *ghnôq''-. q)v qpp < TTOv TTCfp. luôpcpvoç ■<; *|uopiTavo-(; (voy, s. v.). xécppd <C.

*tepH-râ (■? Voy. s. v.). <; i.-e. gh kh, gh qh. x\^v, xeiMÛJv : lat. hiems zd zima- skr. himâ-

' froidure, hiver' {gh-). ox'^iuj : skr. chindtti 'scindit' (kh-). \av-

bàvw : la.t. preheudô, alb. gsndeni 'je suis trouvé' (gh-). Ka[f)xdloj :

skr. kdkhati 'rire', arm. xaxankh 'rire bruyant', lat. cachinnô

'rire aux éclats' {qh).

II

XVIII

< i.-e. g^'h. èXaxûç : skr. laghû-h 'léger; rapide'.

<; k dans ksn ksi. AOxvoç<;*Auk(J-vo- : zAraoxma- 'brillant', v.pruss. lauxnos 'astres', lat. lûna <C Houcsnâ, skr. ruksâ- 'brillant'. luuxXôç <C *|nuKa\o-ç i.-e. *mugh-slo-s := lat. mfilus 'mulet', cf. al6. niiisk 'raulet' «< *mugh-sqos. vy < q)6. njîaiç" qpeiaiç Hésych.

alterne avec a-. i[ie\\(2;uj 0eXX(2u). h en gr. comm. ■<! i--©- %■ initial, ôç 'qui' = skr. yci-h 'qui'. fÎTrap = zd yâkar^ 'foie'. <; i.-e. SI-, ùimîv ' *petit lien' : skr. syûman- 'lien', v. h. a. smZa 'alêne'.

< i.-e. U-. é'airepoç : lat. vesper. é'vvû|ui <C *F€avO|ni : lat. vestis (voy

Brugmann-Thumb op. cit. § 24, 11, Anm, 5). <[ i.-e. su-. Att. nbijç ion. âvèdvuu : skr. svâdû-h 'suavis'.

< i.-e. s- initial, k-mà = skr. saptd zd hapta arm. ewthn lat. sej?tem

irl. secTi^ 7i- gall. 6•e^^/i, i.-e. *septm. <C -0- intervocalique, s'amuit dès l'époque historique, véo.uai :

vôa-To-ç NéOTuup, skr. ndsatê 'se réunir', affecte un w- primitivement initial, utto fi-rrep ûoTepoç u6ujp etc. initial est à l'anticipation d'un -h- intervocalique. Att. iepôç

thess. béot. dor. iapôç 'sacré, saint' <; Hhepo-c, *\hapo-c, <C *iaapo-ç

(cf. l'art, tepôç II. p. 368). affecte en composition le 2<i membre, quand celui-ci est encore

senti comme mot isolé. Att. épigr. eu/topKov -nrapTiebpoi etc.,

hér. TïevTa7iexr\piba àvheKo^evoç, (Brugmann-Thumb op. cit. p. 175). dialectal < -a- intervocalique. Lac. Aivii^tâç, arg. ôâpo^iot, cypr.

qppoveuuï (<C *qppoveiuvai).

Pour la gémination des consonnes voy. Brugmann-Thumb

op. cit. 152 sq. 170. 174 sq. 231.

Abréviations.

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1) Cette liste ne constitue pas une bibliographie complète du sujet.

XX

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XXX

II. Aunes :ibrc\lations.

ag's := anglo-saxon

alb. = aioanais

ail. = allemand

angl. = anglais

aram. = araméen

ave. = arcadien

arg. = argien

arm. := arménien

att. = attique

basai!. = bas-allemand

béot. := béotien

bret. = breton

celt. = celtique

cf. {confer) = comparez

cor. =: corinthien

corc. = corcyréen

corn. = comique

crét. = Cretois

cypr. = cypriote

dial. = dialectal

dor. = dorien

ég. = ég7ptien

égin. = ég'inète

éol. = éolien

épid. = épidaurien

franc. = francicjue

fris. = frison

g-aél. = g-aélique

g'all. =: gallois

gaul. =: gaulois

germ. = germanique

gort. ^ gortynien

got. = gotique

gr. = grec

hébr. = hébreu

hér. := héracléen

hom. = homérique

i.-e. := indo-européen

ion. = ionien

irl. = irlandais

isl. = islandais

lac. ou lacon. = laconien

lat. = latin

lett. = lette

iesb. = lesbien

lit. = lituanien

mac. = macédonien

m. b. a. = moyen-bas-allemand

raég. = mégarien

mess. = messénien

m. h. a. = moyen-haut-aileniand

m. irl. = moyen-irlandais

mod. = moderne

uéerl. = néerlandais

norr. = norrois

norv. = norvégien

ombr. := ombrien

osq. = osque

pamph. = pampiiylien pélign. = pélignien

pers. = perse, persan

phi. ^ pehlvi

pol. = polonais

pruss. = prussien

rhod. = rhodien

russ. = russe

sab. = sabin

sabell. == sabellien

sax. = saxon

sic. = sicilien

skr. = sanskrit

slav. = slave

slov. = Slovène

sorb. = sorbien

suéd. = suédois

syr. = syriaque

.syrac. = syracusain

ihess. = tliessalien

tokh. = tokliarien

v. h. a. = vieux-haut-allemand

véd. := védique

zd = zend

Un V. placé devant une abréviation signifie 'vieux'.

> indique le devenir; < note l'origine, la pointe étant toujours

tournée vers la forme la plus jeune.

L'astérisque * affecte les formes et les significations restituées

par conjecture.

A.

à- négatif, devant voyelle àv- <; i.-e. *w- *w% forme faible de i.-e. %ê- = lat. ne-, ne-, p. ex. â-YVUJTOç = skr. âjnâtali arm anccmawfh lat. ignôtu-s < *in-gn6tos v. irl. in-gnad got. un- Tmnps\ dv-ubpoç : skr. an-udrdh. Des doublets comme dicroç (< *à-FicToç) et ctv-iaoç, deXîTTOç (< *à-FeXTTTOç) et àv-éXiricTTOç, doTrXoç (< *d-croTTXoç) et dv-OTrXoç, et d'autres, ont provoqué un d-objLioç à côté de dv-ob|uoç (cf. lat. odor), d-oZioç à côté de dv-oZioç (cf. got. asts ail. ast 'branche') etc. d- dv- est identique à skr. zd a- an-, arm. an-, lat. in-, v. irl. in-, got. un- V. norr. 6- û-, ags. v. fris. v. sax. v. h. a. un-.

à- (et d-) copulatif < i.-e. *sm- 'unus' (voy. duo- eîç ôjuoçj qui, comme préfixe, signifie 'avec, ensemble'. Cf. skr. saJi-ft zd hakdvdt 'une fois' gr. d-TrX6oç 'simple' lat. simplex, skr. sadhriy- anc-) 'dirigé vers un seul et même point, réuni, rassemblé', gr. d-9pôoi. L'esprit rude disparaît par dissimilation dans d-Xoxoç d-beXqpoç d-K6Xou0oç; l'analogie propage la forme d- dans d-îTeboç 'uni (terrain)' d-^àXag ou d-xdXaKTOç (Hésych.) 'frère de lait'. Cf. Ostboff Perf . 480 sq.

ddaTOç'nonlésé'(?).Laglosed'HésychiusTaTdXai(c.-à-d.J^aTdXai). oiiXai 'blessures' et la forme pindarique aùdiâ = dtri 'malheur, dommage' ont amené Brugraann KZ. 24, 268, suivi par G. Meyer3 46, Solmsen Unters. 298 sq., Scheftelowitz BB. 29, 21, à poser un *d-aFaToç, auquel il prête le sens de 'non lésé, intact', et qui serait apparenté à got. icunds 'blessure' (dFdTâ < *d- F??Tâ). Schrader KZ. .SO, 467 sqq. attribue au mot le sens

1

2

(V 'infaillible' (àdaxov Ituyôç ubuup £271, ùctaToç àeGXoç (p 91, X 5), diti ayant pour lui comme pour Ebeling tout d'abord le sens de ""mentis caeeitas, error'; àFctTâ < }.-G.*a-sun-fd{a- prothé- tique) ou '^'sm-sun-tà 'égarement', cf. ààuu 'séduire, égarer' et V. b. a. sunta ail. silnde 'pécbé' lat. sons gén. sontis 'coupable' (Id. Kluge'' 387). Scbnlze Qu. ep. 512 déclare le mot ààaTOç 'plane obscurum'. Voy. àiri.

ààlKxi 'exbaler, respirer' < *àFabiuu. Voy. ctruui, et cf. Solmsen Unters. 284.

ààvOâ* eîboç èvuuTiou TTapà'AXKjLiavi Hésycb. <*aù(yav0â. Schulze Qu. ep. 38. Brugmanu Gr. Gr. ^ 50. Voy. oûç 'oreille'. Lam- bert De dial. Aeol. 49 maintient l'accentuation transmise âav6a

< *aij(T-avfl-ia.

d a T 0 ç 'insatiable' < nég. + *sd-to-s ; lac. ààbâ èvbeia. Cf. got. sap-s 'rassasié' lit. sô-ti-s 'satiété' lat. satis sat satur R. sel: sa. Voy. dbriv d|aevai. (Hirt Ablaut § 117 tient le -t pour radical, base sôuf 'rassasié'.)

dpttKnç, seulement ace. éol. dpdKtiv Sapph. 'muet' ou 'qui ne parle pas encore, simple, naïf; dpaKéin 'ne rien dire', seulement aor. 3. pi. dpdKricyav b 249; àpaKiZ:ô|aevoç Anacr. Etym. obscure. Bezzenberger BB. 27, 143 sq. voit dans d-^aK- un sens premier 'qui n'a pas de consistance, de tenue; faible', cf. PaKiiipia pdKTpov 'bâton, appui' pdKTai* îcrxupoMTésycb., lat. bâculum, im-hècillîis 'faible' (cf. Fick BB, 17, 320). Pour inihêcillus

< *im-hacciUîis : vâcillo, voy. Duvau MSL. VIII 185 sqq. Les sens indiqués en tête reposent sur l'étymologie tradi- tionnelle : pd^iu 'parler' pdEiç 'discours' et dpaK/muuv dXaXoç, daûveTOç Hésycb. L'Etym. M. explique dpdKiiv par fiauxiov Ktti irpdov.

d^aE, -ttKOç m. 'plancbe cariée ou oblongue, tablette'; < bébreu ^abilq 'poussière', à^al signifiant tout d'abord 'plancbe à dessiner, couverte de poussière' (pour matbématiciens'i; cf. àbacus Pers. I 131. Apul. de magia 16 etc., dpdKiov Pollux X 105, dpaH dans Jambli((ue. Puis se développèrent les sens de 'table à jeu, table à compter, i)latcau, table d'apparat'. Lewy Fremdw. 173 ['?]. dpaE (-p- < ^f") : skr. nagah 'arbre', v. isl. noJcJi'îie V. b. a. luihho 'canot'. Lidéu Stud. 34 sqq.

- 3 -

àpéXxepoç 'sot, stupide'. Sorte de création humoristique, clans la manière attique = qui manque le meilleur', cf. péXiepoç; àpbeXov et dpeXXov qu' Hésyehius glose par laTreivôv ne sont pas clairs; àbeiXov àpéXTepov a été corrigé par Rulinken en à beiXoî- uJ àpéXTepoi. Ostlioff IF. Vf, 6 sqq.

àpXrixpoç liom. 'faible, doux', synonyme de pXiixpôç. Voy. luaXttKoç et pXdH.

dpXoTTéç' àpXapeç. KpfJTeç Hésych.; àpXoTTiâ crét. (Vaxos GDI. 5525 b, 10. d, 2. Gortyne 4986, 12) innocuité, tranquillité'; KaTapXaTTéeai Gortyne GDI. 4999, II, 11. Voy. pXàpn.

àppôç 'mou, délicat, tendre; gracieux; efféminé'; àppûvuu Vendre gracieux'; âppa âppa "jeune servante favorite de sa maîtresse' r\ aûvipocpoç Kai irapà xeipa BepdTraiva Bekker An. 322 (Fick KZ. 22, 216). Etym. incertaine. Pour Bersu 126, Brugmann Grdr. I^ 31 sq. 318. P 587 gr. à^pôç<*idgU-ro-s, parent de bit. U7iguô, V. irl. imh imm (gén. imme, thème ^'imhen-) 'beurre'. V. h. a. ancJio 'beurre', skr. anjih 'onguent, ornement, éclat' anâk-ti 'oindre', pruss. mikta-n 'beurre'. Lagarde, Keller, Lewy p. 68 tiennent le subst. dppa âppa pour sémitique: aram. habrâ 'compagne'.

àppoTaZiuj 's'égarer', seulement au subj. aor. 1. pi. ép. àppoTdHo- jLiev. -po- est un éolisme pour -pa-. J. Schniidt Pluralbild. 177, qui rappelle àiuPpoTriv d'une inscr. de Mitylène GDI. 213, 15; cf. boni. fîiuPpoTOv = iiiuapTOV. Voy. djuapTdvuu.

dppoToç 'immortel' E 78, par formation nouvelle, pour d-)LiPpoTOç, sous l'influence de PpoTÔç.

dpupxdKri f. sorte de sauce épicée, '\jTr6Tpi|U)na papPapiKÔv'. Vraisemblablement iranien.

dya- 'très' < *wYa- cf. \xi^o.; w^ôm 'trop' (instrumental pour Hirt Handbuch § 377); d^aZio) 'supporter avec peine', à-^àlo^ax 'honorer'. On y joint dYaionai 's'indigner' ( < *àYdcrio)uai Leskien Stud. II, 112. J. Schmidt KZ. 27, 294. Solmsen KZ. 29, 110, cf. dYà(T(yo|uai i^YCxcrcrdiuriv hom., indcrOriv Hésiod., dYaaTÔç Xén., pf. m. HYCtcTfO' èveiaécniaev. è0aù|Liacrev Hésych.), dYn f. 'admiration, étonnement', dYa|uai 's'étonner, admirer', ctYaXiaa n. 'ornement, parure'. Mais Hirt Ablaut p. 187, Hand- buch § 418 voit dans dYajLiai le présent régulier tiré d'une

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base lourde dissyllabique (cf. Tréia-fiai '.^Je/r/, epa-)aai : è'puiç, lioni. béa-TO 'videbatur' : deià : skr. di 'paraîtic'j, qui semble devoir être ayâ, avec un a- non plus secondaire (<; m-), mais primaire. Le même degré dans à-favoç 'aimable, doux' et u^fandw à^anàlw 'accueillir avec amitié, aimer' {à^àixr] f . 'affec- tion' Nouv. Test.), ces derniers mots contenant des éléments de dérivation peu clairs. Voy. infra.

àyaGiç, -îboç f. 'peloton de fil'. Fick^ I 39 groupe sous une racine ghadh 'lier fortement, ajuster, adapter' skr. gddhyah 'qu'on doit saisir' d-gadhitah 'tenu, saisi', gr. àYa6ôç (voy. infra) g'ot. gôps gr. oiYaBiç etc., mais I 400 sous une racine gl'edh : QUendh 'former en balle ou en pelote, tourner il réunit àfaôiç et boGirjV boGiuuv 'furoncle', v. h. a. chwadïlla bas-ail. quaddel 'pustule', skr. ganddh m. 'nœud, peloton' et se demande comment à ce groupe se rattacbent lat. nôdus ags. cnotta 'nœud' etc. Pour diYaOiç, on attendrait p < gV devant a < n, comme on attendrait p < gU devant o de boGiriv, le transport de la dentale admis par Fick ne se justifiant pas. Pour moyen-skr. ganddh, s'il vient de granthah (Ublenbeck Ai. Spr. 76), il est étranger au groupe, comme aussi étranger à gr. pâXavoç lat. glmis V. slav. zelqdl 'gland', malgré Jobansson IF. II 42 sq., qui propose un primitif '''galnda-. Pour lat. nôdus, Brugmann Grdr. I-' 628, Ublenbeck Ai. Spr. 145, Hirt Ablaut § 644 le rattacbent à R. nedh, skr. ndhyati 'attacher' partie, naddhâh etc. ; aYaGiç et bo0ir|v demeurent peu clairs.

àYttGôç 'bon'. Etym. souvent cbercbée. Legerlotz KZ. 8, 416 et Vaniéek Gr. u. lat. etym. Wb. 377 sq. groupent skr. hitdh [qui = gr. -BeTOç] gr. aYaBôç, xâcTioç" aYaGôç. xpn<^TÔç Hésyeb. (cf. lacou. x«ioç Aristopb. Lys. 90. 1157), lacon. kittoç (<*X'" Tioç, XI- < X«- î 0 = KaXôç et got. gôps 'bon'. aYaGôç : got. gôps Grassmann KZ. 12, 129; J. Scbmidt KZ. 25, 150 dé- clare (jue ce rapport contient encore une inconnue; étym. ob- scure pour G. Meyer - 200. aYaGôç est un ancien composé = 'très apte à la guerre, très aguerri' J. Baunack Stud. I 260 sqq. Brugmann Gr. Gr. ^ 138 (non repris dans Gr. Gr. ^). Cf. skr. gddhyah v. si. goditi 'être agréable' Bezzenberger BB. 16, 243. Fick* I 39 (voy. sujira àYaGîç). Prellwitz 1. -

à- < m-, cf. luéfeOoç laé-faBoç '"gTandeur' H. Pedersen IF. V 61 u. Gr. xdoioç < '^''xâiôçy qui pour hi forme et le sens = g-erm. * godas (< '^gàpas d"ai)rès la loi de Verner) got. gôps, àYttGôç u'eutraut pas en ligne de conij)te. Lagercrantz KZ. 35, 289 sqq. Hirt BB. 24, 283, Ablaut § 432 pose une base i.e. aghôdh 'bon', d'où got. gôps gr. aYaGôç v. slav. godû 'temps convenable' v. sax. gigado 'son pareil' got. gadiUggs 'parent' etc. 11 observe que le y, au lieu du k attendu, est encore inexpliqué, mais que l'on admet pourtant le rapport gr. GuYairip : skr. fZzJiiM: 'fille''). Peut-être concilierait-on Lagercrantz et Hirt en admettant \mQ,\yà^Q,\.-Q.aghadh:à-^aQôci

< '^'aghddh-âs "-'xâTÔç < '^'ghâdho-s, germ. gôdhas < ^gôpan

< *ghadhos, le got. 6 pouvaut représenter i.-e. 6 et a. àxàX^oxov (Dioscor.) 'bois d'aloès amer'. N'est pas emprunté

à l'hébreu, mais à l'indien (dial. aghil = skr. aguni 'aloès' littér, 'le non lourd') avec influence de àxàXXuj. Muss-Aruolt Semitic words 14. Lewy Frenidw. 36. Ublenbeck Ai. 8pr. 2 sq. Voy. Schrader EL. 34 sq.

aYctWo) 'orner, bonorer'; dYa\|ua n. 'ornement, parure'. Ahrens Philol. 27, 254 sq. a rapproché àYà\Xo|uai de laeYaXùvuu, d'où l'on pose àYOtXXuj < *myaXioj cf. luÉYaXo- et got. mlkiljan 'célébrer, vanter'; rapport nié par J. Scbmidt Kritik 152. 8i nous admettons pour expliquer àYa|ixai une base agci, peut- être poserons-nous un thème *agdlo-, cf. avec un autre suffixe otYOtYoç. Voy. encore dYauôç àYOtupôç Y^ûpoÇ- Ou bien aYaXjua : YeXoto) YOtXrivii yXîIVOç Y^Xav aÙYnv iiXiou?

ctYctiuai. Voy. àja- àYaXXuu etc.

àYavaKxéuj 's'emporter, bouillonner, s'indigner'. Hypothèse de Prelhvitz 2: aYa- < *7nya- -\- èveYKeîv, cf. xoiXerrOùç cpépeiv. Contient avaY- = Ù7ig- dans lit. ùngau ùnkti 'geindre à la façon des chiens' imhstytl 'geindre', germ. aiik- dans m. b. ail. anJcen 'gémir, soupirer'. Bezzenberger BB. 27, 1 14, qui renonce au rapport évoqué GGA. 1898 p. 554 n. lit. îtnJcH-.gY. irepi- TilueKTéuj 'être mécontent'. Tout cela est fort incertain ; lit. ùng n'est qu'une onomatopée et est donné pour tel par Kurschat.

1) Hésychius a du veste la lonne attendue: àKoSôv àYaOôv.

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ÙTcivvicpoç 'couvert de neiges abondantes' (- vv- < -S7i-). Eolisme (Solnisen KZ. 29, 86 sq. Sommer Gr. Lautst. 43). Cf. boni, oiç Te wicpâbeç, ace. vlqpa 'neige' veiçei 'il neige'. R. sneigl'h 'neiger' zd snaêza-t 'il doit neiger', lat. fiinguit nix, m. irl. sneclita 'neige', got. snaiws lit. snëga-s v. slav. S7iégû 'neige'. Curtiiiss 318.

àYctvôç 'aimable, doux'. Voy. ctYaiaai s. v. àta- et àYaXXuj.

à Y a 7T a uu à^anàliu 'accueillir avec amitié ; aimer'. Prellwitz 2 croit à une composition de aYa- + R. pd 'prendre' cf. iraoïLiai 'acquérir'; bypotbcse condamnée par Brugniann IF. IV Anz.30, Fick GGA. 1894, p. 231, Lagercrantz KZ. 34, 383. Etym. obscure, voy. aYa-. ~Le substantif tardif à-iànx] est abstrait du verbe.

à-^avôç 'magnifique'; aYaupôç 'superbe, fier'. Curtius^ 178 tient pour non invraisemblable que ces mots, avec àYa(o|Liai âYttiuai ctYri, sont apparentés à Y^ûpoç 'fier' Yaî^j 'se réjouir' YnÔéu) Y«vu|uai m/sens Yâvoç 'aspect riant, éclat'. Pour Solmsen KZ. 29, 111 ÙYau- dans aYauôç aYaupôç : aYa-juai = èXaô-vuj : èXa-TÔç èXttTrip = dpou-pa : àpô-iu =^ dXeu-pov : àXe- = jnâXeu- pov : lat. mole-. Il me paraît qu'une base ctgdiu) concilie tout.

«YYeXoç m. 'messager'; otYYÊXXuj 'faire office de messager; annoncer'. Cf. skr. âidgirah 'être divin', gr. cÎYYapoç m. 'courrier perse', adj. 'annonciateur' (âYY«pov TiOp Aescb. Agam. 273). Vanicek Fremdvv. 1.

ctYYOÇ n. 'vase; corbeille; coffre'; àYYCîov (< *àYYCcr-iov) 'vase ou vaisseau' pour les liquides ou les matières sècbes. V. irl. aigen 'patena, patella'. Fick-Stokes "^ Il 7. Zupitza Guttur. 213, lequel, avec Prellwitz 2, ajoute v. h. a. ancha 'occiput, nuque' évoqué par Scbrader KZ. 30, 41 et rappelé par Scbeftelowitz BB. 28, 150, mais ancha est plutôt apparenté à gr. dYKuOv. Parent de skr. anjalih m. 'les deux mains ouvertes en creux et rapprochées', au cas l'on pourrait partir du sens de 'cavité', pour Ublenbeck Ai. Spr. 5.

àYeipuu 'assembler'; aYopd f. 'assemblée; harangue; place publi- que; marché: denrées'; dYupjuôç m. 'collecte'; dYÛpTiiç m. 'qui quête, mendiant'; dYupiç, -eujç f. 'rassemblement, foule'; ftav- HYupiç, -euuç f. 'assemblée de tout le peuple'. Pour les formes

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dialectales et les g-loses voy. G. Meyer^ 353. I.-e. g-, cf. T^'p- Yepa* TToWà Hcsych., fâpTapa 'foule remuante ou fourmil- lante', lat. g7'ex gén. greg is, v. irl. gra'g 'troupeau de chevaux, haras', skr. gi'âmah "foule, tas, armée, village', lit. gurgidy-s ''enchevêtrement de fils, essaim éi)ais' v. slav. grû.stî 'poignée' russ. gorst' 'creux de la main'. Curtius ^ 1 74. Fick ^ I 35, Il 117; etc.

àYÉXri f. 'troupeau'. Cf. v. lat. agolo- n. 'pastorale baculum, quo pecudes aguntur' (Paul. Fest.) Brugmann Grdr. II 191. Cf. ctYUj.

ttYioç 'saint, sacré'; àyilw 'consacrer, offrir en sacrifice'; iva-^xl\jj 'sacrifier à'; ccyoç n. 'vénération, sacrifice'; TravaYriç 'sacré'; âZiofitti 'vénérer'< *dYio|Liai; dYVÔç'pur, chaste'; aYviZiuj 'purifier'; dYveûo) 'être pur'. Skr. ydjati zd yazaHe 'sacrifier' v. pers. â-yadana- 'temple', skr. ydjyah yàjiyah 'venerandus' yajfuih zd //«.fnô 'sacrifice'. Curtius^ 171. Fick^Illl. Brugmann Grdr. passim. Hirt Ablaut § 763; etc. Contesté avec raison par Kretschmer Einl. 81 et Meillet MSL. XII 225.

àfK(bv, -uùvoç m. 'courbure du bras, coude'; att. épigr. ctYKOiva (< *àYK0v-ia) ion. aYKOivri f. 'toute chose recourbée'; àYKaXii f. 'bras recourbé; toute chose arrondie ou recourbée qui enveloppe ou qui enserre'; ciykoç n. 'vallée'; àYKÙXoç 'courbé'; aYKÛXri f. 'courroie, amarre'; aYKKTxpov 'crochet, hameçon'; ctYKOpâ f. 'ancre'; hom. èrr-riYKevibeç 'préceintes' (Brugmann Grdr. Il 316); ÔYKOç m. 'croc, crochet' (voy. ce mot et à|LiTreXoç). Skr. aidlxâh 'courbure entre le bras et la hanche; poitrine; giron; côté' chal-ah 'flexion, courbure' dncati âcati 'courber', lat. ancu-s 'qui aduncura brachium habet' (Paul p. 19. 15) uncu-s subst. 'crochet, crampon, grappin', adj. 'crochu', v. irl. ëcath {ëc < *anc) 'hameçon', got. hals-agga 'nuque' v. h. a. angul 'hameçon' ancha 'nuque', v. si. ol-oU 'hameçon' lit. ànha 'lacet'. Rac. i.-e. mdq oïdq. Curtius-'^ 130. Bersu 182. Fick * I 7 sq. 368. II 32. Johansson KZ. 30, 433 sq. Zupitza Guttur. 129. G. Meyer^ 91. 94.99. Brugmann Grdr. passim. Gr. Gr.^ 35. 73. 111. KVG. 112. Henry Bret. mod. 11 ; etc.^).

1) J. Schniidt KZ. 25, 39 note que le prétendu adverbe àYKoiç se trouve partout dans Homère [et de même dans Théocr. VIII 55] devant voyelle et signifie partout 'avce ou dans les bras'; il le

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àxXaôç, -li et -6ç, -6v 'brillant, éclatant, splendide'; àTXdia f. ■"éclat, beauté, parure'; àTXaïZoj 'parer, orner: intr. briller'; àxXaupoç 'brillant' (Sit. Ther. 62); cf. 'AyXaîa Ha Claire', déesse du ciel clair et ensoleillé invoquée par le cAmpa-gnard. "AxXaupoç (seule forme épigr. : aussi "AYpauXoç par métbathèse des liquides / une des trois filles de Kékrops, cf. Usener Gôtter- namen 135 sq. < *àYXaFoç, cf. YXauKÔç.

df Xîç, -î6oç f. 'g-ousse d'aiP. Cf. yéKjiç, -îOoç m sens, lequel est poar *t£X-tXîô- par dissimilation progressive.

QTvoç f. et m. 'agDus castus' ou 'gattilier' arbrisseau de la famille des Yerbénacées. < hébr. *'egen pour *^agn ; il y a un thème 'âgan 'se tenir cachées ou enfermées' (femmes j, or l'ctTvoç jouait un rôle aux tbesmophories et chez les Vestales. Lewr Fremdw. 50 ]?]. Etym. obscure. Le latin agnus-castus repose à la fois sur une confusion i^a^voç interprété bomme àrvôç) et un em- prunt; = ail. l-euschlamm, cf. Kluge^ 204.

àxvoç m. nom d un poisson (Ath. 356 A). Etym. inconnue.

dxvôç. Voy. ttTioç.

àTvï'jii 'briser (^hom. èôEa èdfTiv, fjte Y 392. t 539 à lire eate, att. èdytiv < *n-FdTTiv ou par influence du pf. èâTa. Brug-maun Gr. Gr.^ 264); afri f. 'fragrment, éclat; endroit se brisent les vagues'; iujTri f. 'refag:e, abri contre le vent' (< ^Fi-Flut-ti Lobeck Prolegg. 307. Curtius ^ 576. de Saussure Mémoire 155. G. Meyer ^ SS). < *FaTvû|ii. On est porté à admettre la chute indo-européenne de r, sous certaines conditions, dans le groupe initial cons. + r, p. ex lat. fungor : fruor fruge^ got. hrilkjan 'avoir besoin, se servir de'; skr. hhanàkti Tariser' arm. hekanem 'je brise': lat. frangO got. &riZrfl 'je brise'; gr. *FaTvD)ii : FpriTvû^i néerl. xcrdk 'débris' ',d"un vaisseau); gr. TTOTi : irpoTÎ; ags. sjyecan 'parler': t. h. a. sprehhan. Sur cette question voy. Brugmann Grdr. I- 426 et ses références^).

corrige en àYKâa\i), dat. pi. de à-pcui/v avec a <1 p analogne à (ppaai ■<*(pp?î(7i de (ppr\v. Brugmann MU. III 69 n. oppose le parallélisme àTKàç : ÔT^aôev = éicàç : ëKaôev. J. Schmidt Plnralbild. 344 persiste.

1) Le groupement de Fick * I 541 (ef. Prellwitz 3) g:r. àpî lat. vagus 'errant* lagor 'error' lit. cagiù vôgti 'dérober' etc. ne satisfait pas la sémantique.

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ÔTOç II. 'crime, sacrilège, souillure'; àfriç 'maudit"; tvafrjç 'mamlif; dfioç- ^lapôç. En rap|>ort aj»» •phonique avec skr. âgah n. 'faute, péché' anclgah 'innocent'. Curtius^ 170. FickM349. J. Schmidt KZ. 25, 23. Siitterlin IF. IV 93 trouve dans dfoç < *i3(]- la forme la plus faible d'un i.-e *nogo- l)arallèle à *noqô- d'où j^erni. *nafja- ""méchant';; skr. àgah contiendrait *i9g:

àfôç m. 'guide': Xo-X. prodifjus. Le skr. ajdh 'conducteur' (d'ani- maux i, cité partout au moins depuis Curtius^ ITU u existe pas-

cÎTOç n. 'vénération'. Voy. afioç.

àYoaTÔç m. 'paume de la main' (Hom.),'bras recourbé' (Théocr.). Skr. hdstah zd zasto v. pers. dasta 'main' (de Saussure Mé- moire 53), lit. pazastts 'espace sous le bras, creux de l'ais- selle'. Avec i.-e. gh peut alterner g, de gr. àfocTTÔç; cf. skr. mahàn 'grand' : gr. \xv\aç„ ahdm : èfiJÛ, hdnuh : t^vu-ç •fvàGo-ç. Wackernagel Aind. Gramm. I 249. Brugmanu Grdr. 1- bbf<. 034. Uhlenbeck Ai. Spr. 359. Zupitza KZ. 37, 391. Henry Bret. mod. 41, après Fick-Stokes ' II 178, y ajoute V. irl. hass et boss, d'un celt. '^bosf-d, bret. bôz 'creux de la main' gaél. bas 'paume'; Zupitza IF. XIII Anz .50 sq. oppose à ce rapprochement Vit. pazastts ilit. i représente normalement i.-e. g ot gh; v. irl. b = i.-e. glij. Mausion Guttur. gr. 104 observe justement: Rien n'est plus douteux que cette étymo- logie: àfocTTÔç n'ai)partient qu'au langage homérique, il n'apparaît que dans une formule fixe b' èv KoviriCTi Treaùjv ëXe YCiîav àYoaTûJ A 425 etc.]. dont le sens est incertain depuis l'auticiuité. D'autre part, skr. hdstah se rapproche très bien de gr. xn^^ 'serre' [dor. \ô.\à < *xacr-\â Frohde BB. 20, 218]. Il est tout à fait inutile de multiplier à plaisir les alternances de g et gh.^ (àYOcnôç : lat. àla 'aile' < *acslâ Wiedemaun BB. 27, 257 n. 1. Très douteux.)

dTpâ f. 'chasse, prise'; à-fpeûç-, -éoiç 'chasseur'; àYpeÛLu 'chasser'; aTpéiaujv Gripeuiriç Hésych. ; à^péaj 'prendre' (éol. àtpéBevTa àfpéOevTeç GDI. 215,49. 50; 214,33 etc.) aÙT-àTpeTOç 'prenable au gré de chacun' ; iraXiv d-fpeTOç 'révocable'; KpeaYpa f. 'havet'; TTupâ-fpa f. 'pincettes'. Skr. ghàsé-ajrah 'poussant à la consom- mation, éveillant l'appétit' zd azra- 'chasse' dans vahrJcam

ù^Xaôç,, n et -6ç, -6v 'brillant, éclatant, splendide'; â^Xaia f. ■"éclat, beauté, parure'; ùfXailuu 'parer, orner; intr. briller'; ctYXaupoç 'brillant' (Nie. Ther. 62); cf. 'AfXaîa 'la Claire', déesse du ciel clair et ensoleillé invoquée par le campagnard, "A^Xciupoç (seule forme épigr. ; aussi "AxpauXoç par méthathèse des licjuides) une des trois filles de Kékrops, cf. Usener Gcitter- namcn 135 sq. < *àYXaFoç, cf. Y^ctuKÔç.

aYXïç, -ï9oç f. 'gousse d'ail'. Cf. féX^lc,, -i6oç m /sens, lequel est pour *YeX-YXïO- par dissimilation progressive.

ctYVOç f. et m. 'agnus castus' ou 'gattilier' arbrisseau de la famille des Verbénacécs. < hébr. *'egen pour *'agn ; il y a un thème 'àgan 'se tenir cachées ou enfermées' (femmes), or Tciyvoç jouait un rôle aux thesmophories et chez les Vestales. Lewy Fremdw. 50 J?]. Etyni. obscure. Le latin agnus-castus repose à la fois sur une confusion (ctYVOç interprété bomme qyvoç) et un em- prunt; -— ail. heusclilamm, cf. Kluge^ 204.

dYVOç m. nom d'un poisson (Atli. 356 A). Etym. inconnue.

aYVÔç. Voy. ctYioç.

ctYVûjLii 'briser' (hom. è'dHa èdYnv, fjHe Y 392. t 539 à lire êaHe, att. èdYnv < *n-FdYriv ou par influence du pf. è'ctYa. Brugmann Gr. Gr. =^264); dYn f. 'fragment, éclat; endroit se brisent les vagues'; îuuYn f. 'refuge, abri contre le vent' (< *Fi-FtjuY-n Lobeck Prolegg. 307. Curtius^5T6. de Saussure Mémoire 155. G. Mcyer ^ 88). < *FaYvO|Lii. On est porté à admettre la chute indo-européenne de r, sous certaines conditions, dans le groupe initial cons. + r, p. ex lat. fungor : fruor frugês got. hrûhjtm 'avoir besoin, se servir de'; skr. hhanâlil 'briser' arm. hekanem 'je brise': lat. frangô got. hrïka 'je brise'; gr. *FaYvO|Lii : Fpr|Yvû|ai néerl. wrak 'débris' (d'un vaisseau); gr. 7T0TI : TTpoTÎ; ags. specan 'parler': v. h. a. sprehhau. Sur cette question voy. Brugmann Grdr. 1- 426 et ses références i).

corrige en àYKaa'(i), dat. pi. de àYKuûv avec a < p analogue à cppaoi <.*(ppnai de qpprjv. Brugmann MU. III 69 n. oppose le parallélisme àYKdç : ÔYKaeev = éKdç : ëKoBev. J. Schmidt Pluralbild. 344 per.siste.

1) Le groupement de Fick * I 541 (ef. PrellwitzS) gr. dYn lat. vagus 'errant' vagor 'error' lit. ragiù vôgti 'dérober' etc. ne satisfait pas la sémantique.

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cÎTOç 11. ''crirae, sacrilège, souillure'; àfiiç 'maudit'; èvafiîç "maudit'; ctYioç* |uiap6ç. En rapi)ort apophonique avec skr. âgah n. 'faute, péché' anclgah 'iiiiioceiit'. Curtius^ 170. Fick'i 1 349. J. Sclmiidt KZ. 25, 23. Siitterlin IF. IV 93 trouve daus ayoç < *l3g- la forme la plus faible d'un i.-e *nogo- parallèle à *noqâ- (d'où germ. *7iaga- 'méchant'); skr. âgah contiendrait *7dg-.

à-fàç m. 'guide': \2(.i. prôd-igus. Le skr. ajdh 'conducteur' (d'ani- maux), cité partout au moins depuis Curtius^ 170 n'existe pas*

otYOç n. 'vénération'. Voy. ôyioç.

àYOCTToç m. 'paume de la main' (Hom.),'bras recourbé' (Théocr.). Skr. hàstah zd zaatù v. pers. dasta 'main' (de Saussure Mé- moire 53), lit. pazastis 'espace sous le bras, creux de l'ais- selle'. Avec i.-e. gh peut alterner g, de gr. aYOCTTÔç; cf. skr. mahàn 'grand' : gr. |uéYaç, ahdm : êyuj, hdnuh : y^vu-ç Yvà9o-ç. Wackernagel Aind. Granim. I 249. Brugmann Grdr. P 558. 634. Uhlenbeck Ai. Spr. 359. Zupitza KZ. 37, 391. Henry Bret. mod. 41, après Fick-Stokes ^ II 178, y ajoute V. irl. hass et boss, d'un celt. *bost-d, bret. bôz 'creux de la main' gaél. bas 'paume'; Zupitza IF. XIII Anz 50 sq. oppose à ce rapprochement lit. pazastis (lit. z représente normalement i.-e. g ci gh'., v. irl. b = i.-e. gu). Mansion Guttur. gr. 104 observe justement: «Rien n'est plus douteux que cette étymo- logie: àYOCTTÔç n'appartient qu'au langage homérique, il n'apparaît que dans une formule fixe b' èv Koviricri Treaùiv ë\e Yoiîav aYOdio) A 425 etc.], dont le sens est incertain depuis l'antiquité. D'autre part, skr. hâstah se rapproche très bien de gr. xn?^n 'serre' [dor. xa\â < *xaa-Xâ Frôhde BB. 20, 218]. Il est tout à fait inutile de multiplier à plaisir les alternances de g et gh.>> (àYoaxôç : lat. âla 'aile' < *acslâ Wiedemann BB. 27, 257 n. 1. Très douteux.)

ctYpâ f. 'chasse, prise'; àYpeùç-, -éuuç 'chasseur'; otYpeÛLU 'chasser'; àYpéjuuuv Gripeuiriç Hésych. ; aYpéuu 'prendre' (éol. aYpéGevxa dîYpéOevTeçGDI. 215,49. 50; 214,33 etc.) aiiT-dYpeioç 'prenable au gré de chacun' ; TTaXiv-dYpeioç 'révocable'; KpedYpa f. 'havet'; TTupaYpa f. 'pincettes'. Skr. ghàsé-ajrah 'poussant à la consom- mation, éveillant l'appétit' zd azra- 'chasse' dans vdhrkam

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azrôdaiàim 'ITiiive cliassaiite', v. iil. ar 'défaite' gall. aer 'bataille, lutte' < '*agro v. corn, hair 'clades' gaul. Su-agros Ver-agn. Fick ' 1 2. II 7. Bnigniann Grdr. II 175. P 445. 60.3. Scliradcr RL. 384.

dfpeîqpvaf. (Anth. P. VI 297 < *àYpei9V-ia), àYptcpn f. 'herse, râteau', cf. gr. Tpî^poç tpîttoç ra. 'filet de pêche', skr. grapsa- m. ou n. 'faisceau', v. isl. Idarf, kerfi 'fagot, paquet', lit. grëhiii grêbti 'prendre, saisir'. Lidcn Stud. 11. Hirt BB. 24, 281. Le rapport skr. grapsa- : gr. àfpeîcpva est des plus douteux.

ttYPOÇ m. 'champ'; aYpioç 'sauvage'; àrpoinç m. 'campagnard' (ancien fén». masculinisé. Brugmann KVG. 357). I.-e. *agro .s 'pâturage, campagne', skr. djraJt m/sens ajriyah (< i.-e. *rt^/7/o- = ttYpioç) 'qui se trouve à la campagne', arm. art 'guéret' (H. Pedersen KZ. 39, 352), lat. ager, got. al^r-s 'cam- pagne, guéref V. h. a. acchar v. isl. alcr. Curtius^ 171. Fick^ I 2, 350; etc. Voy. ciyuj.

ctYPUTTVOç 'privé de sommeil'; aYpuTTvia f. 'insomnie'. L'étym. a été cherchée dans des voies très diverses (p. ex. aYpéuu + uTTVOç 'qui fait la chasse au sommeil' Lexx.). Wackernagel Verm. Beitr. 4, rappelant boni. ctYp-auXoç, épithète des pôeç, TTopieç et TT0i|uéveç 'qui passent la nuit aux champs', et att. àYpoÎKoç 'qui demeure en pleine campagne' traduit 'qui dort en pleine campagne' (bergers, guerriers), mais, dès le V*^ siècle, le mot avait son sens actuel, cf. Hrdt. III 129, 11.

oiYpujcrTiç, -iboç et -euuç f. 'chiendent' (Cynodon dactylon L.). Lewy Fremdw. 32 sq. repousse les étym. sémitiques; l'-à est pro- thétique [V]; cf. yp^cttiç 'herbe, fourrage vert' et Ypâw 'ronger'.

cÎYuia et ÙYuià f. 'rue'. Primitivement partie, fém. non redoublé (scil. ôbôç) de ciyuj. Curtius^ 170. Brugmann Gr. Gr.^ 210sq. 324. KVG. 542. Voy. sur cette catégorie (aiGuia 'EXeuGum âpTTuia etc.) Brugmann Grdr. II 410 sq. 1215 scf. J. Schmidt KZ. 32, 347 sq(i.

dYX«upoÇ 'proche du matin'. Voy. aupiov.

«Y XI «Yxoû àYXo9i 'près de', comp. Saffov < *àvaaov < *0[yX1OV.

B. angh cf. aYX^- Brugmann Gr. Gr.» 31. 75. 78. 98 sq. 457.

ccYX^AJ 'étreindre, étrangler'; aYXovq f. 'action d'étrangler ou de

pendre'; àYKirip, -fipoç m. 'agrafe ])()ur rapprocher et serrer

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les lèvres d'une plaie'; â^xi etc., voy. supra. R. i.-e. angh 'serrer'. Lat. angô angustus ^), got. aggwus 'étroit' v. h. a. angl eugi, skr. ajtûh 'étroit' qhah n. zd qzô 'angoisse', V. irl. cumang 'étroit', v. si. azilkû, arai. anjuJc, lit. anhsztns 'étroit'. Curtius^ 190 et passim. Fick^ I 2 sq. 352. II 14 sq. 87. Zupitza Guttur. 98. Hilbsclimann Arm. Gramm. I 420.

cÎY'JJ 'conduire'; ôyoç ctKTuup 'guide'; aYOJV, -ijùvoç m. 'lutte'; ctYuia àYuid f. 'rue'; àYïvéuu ^) 'pousser, conduire', etc. etc. Cf. aYpoç. I.-e. ^'âgô 'je pousse, je conduis', skr. djati zd azaHi, arm. acem, lat. ago, v. irl. aqat 'agant', v. isl. inf. àka. Curtius^ 170 et passim. Hiibsclimann Arm. Gramm. I 412. Hirt Ablaut § 761; etc. Voy. ôyiuoç.

àYUJYH f- 'conduite'; aYUJYÔç 'qui guide'. Formations nominales redoublées contenant le degré long fléchi de R. ag\ le degré long normal dans lat. amh-âgès.

àbaYinoç* Kvr|cr|Li6ç Hésych., rétabli, au lieu de ôbaYi^ôç ras., Soph. Trach. 770 ; àbaxa Kva, KvriGei KeçaXriv, HJrjXaqpâ Hésych. ; àhaïx\(5a\' KvfîcTai Hésych.; cf. ôbàHer toîç ôboûcfi boiKvei Hésych. et beaucoup d'autres gloses. Initiale à- et ô- dans Hippocrate; uubaHov 'dolebam' Xén. Symp. IV 28. Pour J. Schmidt KZ. 32, 391 sq., c'est ôbàH et non bétKVUJ qui est à la base du groupe; u)baY|uévoç àbaY|u6ç ôbaKiâZieiv ont régulière- ment perdu le O" entre consonnes et sont à ôbàE comme XaKTÎZiuu est à XàH; àbaxâ àbaxeî sont des produits de l'analogie; dbaYlnôç àbaxeî sont des exemples d'assimilation d'un o à l'a de la syllabe subséquente.

àbariç 'ignorant de, n'ayant pas l'expérience de'. Cf. 3sg. aor. bé-bae bafivai, ion. brivea n. pi. 'projets, desseins' < *bavaea, àbr|vr|ç 'inexpérimenté' àbâvéç'àrrpovôiiTOV Hésych., skr. c?rt.s'-râA 'qui fait des miracles' dâsah n. 'action habile'; i.-e. *dns- "^dens-.

1) «Lat. anqidus est étraiig'er an groupe et se rattache à lat. uncus gr. âYKoç, avec une alternance g : q dont il y a des exemples Grdr. P § 701. > Brugmann IF. XII 397 n. 2. [Voy.Walde Lat.VVb. 32.]

2) Hom. àYîvé|uevai; le rapport avec àYvéïu (lac. crét. étol.) et âYUJ est le même que celui de ôpivuj lesb. ôpivviu (vraisemblablement <C *ôpi-viiu, cf. ùjpïva ii)p{v9)'iv) avec ôpvû|ui et iùp6|i.iriv. Brugmann Gr. Gr.3 293.

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HUbsehmann dans Curtius'^ 23U. Brugruauu Grdr. 1- 748. Gr. Gr.3 122. 126. KVG. 346.

àbdiiiaToç 'indompté': skr. dantdh 'dompté'. Voy. bajuàuj.

àbeXqpôç'j hom. àbeXcpeoç ( < '••àbeXqpeioç Bru^nnann IF. XIII 147 sqq., < *àbeXcp6(y-o-ç, d'un*beX(poç n., avec un? Brugmaun KVG. 328) àbeXqpeïôç m. 'frère'; àbeXcpii Pind. et tragg. àbeXqped ion. àbeXqpéri -fi lesb. àbeXcpéâ f. 'sœur'. Gortyn. àbeuTTiai, une fois contre douze fois àbeXTi-, indique une prononciation l devant consonne, cf. lit. dial. saudus < saldus (satdùs) "doux'. à-beXqpôç = skr. sagarbliyah 'couterinus' dans la formule *(ppaTrip (ou (ppdiuupj àbeXqpoç, qu'il a supplantée; cf. beXqpûç béXqpaH lat. volba (vulva) skr. gârhliah 'fruit de la mère, couvée'. Curtius^ 479. Delbriick Die idg. Verwandtschaftsnamen 87sq. Brugmann IF. XII 147 sqq.

àbeuKj'iç épitliète hom. ordinairement traduite par 'âpre, cruel', parce qu'on a voulu y voir à- négatif et beuKr|ç 'doux' beÛKOç 'douceur', alors que les scoliastes la glosent presque toujours par 'inattendu, imprévu, soudain'. Fick'* I 452 pose une base deuJxO 'soigner' gr. beÙKer (ppovTlZiei Hésych. èv- buKéuuç 'soigneusement' à-beuKr|ç TToXu-beÛKiiç AeuKaXiuuv. Lagercrantz KZ. 35, 276 propose pour èvbuKéuuç les sens de 'promptement, vivement, bien', pour dbeuKiiç les sens d"immo- bile' ou d"intolérable', et rattache ces mots, avec baibûacreaBar ëXKeaôai Hésych., à lat. dûco got. tiuhan 'tirer' alban. ndtik 'arracher, ronger les cheveux' (cf. G. Meyer Alb. Spr. 301 sq.), rapprochement qui n'est sans doute vrai que pour baibûa- (TeaBai.

dbrîv, -évoç m. ou f. 'glande'. I.-e. *w^«ew-, lat. i?î_r/we» 'aine', V. isl. dIcIvV 'tumeur' nl-kueîin 'gonflé'; puis, avec alternance i.-e. de git et de gUh, gr. veqppô-ç lat. nehmndines v. h. a. utoro ^Yeiu' <*negVh-ro-. de Saussure MSL. VI 53. Brugmann Grdr. P 391. 4U8. 593. 634. KVG. 128. Hirt Ablaut § 633. Bezzen- berger BB. 27, 141.

1) Les g-rammaires et les lexiques font proparoxj^ton le voe. dbcXqpe; les textes le font oxyton, àbeXcpé! Cf. Keelhoff Rev. Instr. Publ. vn Iîelg-i(iue, 37 (1894) p. 3 scj.

~ -

ahr]v satiété, a^sez' < â-briv, d- < *S5-, U. sa, cf. daioç "in- satiable' liom. d^iÊvai "rassasier' ëuu^ev < *ào|aev (Fick IliasôlO), skr. a-sinvàh "insatiable', lat. satur satis sat, v. irl. sathech "rassasié' sâHh "satiété', got. sap-s "rassasié' ga-sôpja "je rassasie', lit. sotù-s "rassasié' sôti-s "satiété'. Fick * 1 557 . II 289. Scbulze Qu. ep. 452.

àbiKT] f, "ortie' < *nd-i-j£â (cf. gr. éAÎKri lat. salix v.h.a. salalia) d'un tbème i.-e. *nod-i-, d'où germ. nati-lô v. b. a. nezzila ail. nessel "ortie'; de la même racine v^ecZ : got. wrtii "filet' v. isl. nôt "grand filet' v. irl. ne-naid "orties' lit. né-ndrè "jonc, canne de jonc' skr. naddh "jonc' gr. viibûç primitivement "épiploon' (Wiudisch IF. III 84). Cf. Siitterlin IF. IV 92. Brugmann Totalitât 60.

àbivôç on dbivoç "abondant', dru, serré' (Hom.). Etymologie obscure. Pour Zupitza Guttur. 88 dbivoç < *sm-gVi-nés v. isl. Icui "enceinte, baie' A:î«'rt "parquer' ombr. hio "sacelkim'C?) pélign. hiam v. sabell. bie{?); cf. Bugge Altit. Stud. 45. Bezzenberger BB. .16, 245. 27, 141. Planta Osk.-umbr. Gr. I 337 (aliter 413). "N'a rien de décisif Mansion Guttur. gr. 226. Buck Oscan and Umbrian grammar (1904) p. 330 déclare incertaine l'éty- mologie de l'ombr. bio.

dbjuoXiri f. "ignorance'; db)U(ju\ri f. m/sens (Hésycb.); àb|uuu\eîv d^voeiv, f\ dYVuujLioveîv, f\ dKiibidv. < *àFib|uoX(r|, cf. ïb|ui"| ib|uo- G\)vr\ "connaissance' ïb|uujv "instruit de'; de même Kduj < *KaFiuj, KXduj < *K\aFia) ; pour le suffixe, cf. ôZioXriÇ o^oXiç qpaivôXriç 9aivoXîç. Lewy BB. 24, 108. Il est à noter contre cette etymologie que db^oXbi est ionien (Callini. fr. 338), que le traitement ci dessus indiqué est attique, que l'ionien n'a connu que les formes phonétiques Kaiuu KXaiuu, enfin que li de *KaFiuj *KXaFiLu est semi voyelle.

dboXéaxriç "bavard' < *àbFo-XéaxriÇ cf. bom. dbb^v < *dbFriv àbbriKÔTeç "pertaesi' Kretscbmer KZ. 31, 295; mais ctbbriv n'est qu'une variante pour âh^v (E 203), dont Scbulze Qu. ep. 452 sq. explique l'a par *à-ad-biiv (cf. supra ôtbriv); l'a de dboXéffxilç s'expliquerait de même, dit Scbulze, à moins qu'on ne préfère poser dbo--<d-Fàbo-, cf. dboç Bergk ad Hippon. 1 00, ddbriç "désagréable', justement rétabli dans Tbéognis 295.

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< *à-aFabo- m. li. a. i^ivatz 'bavardage'. Prellvvitz 179 sq. [?]

< *ànboXecrxnÇ 'J^iit la parole est désagréable', cf. ctKiuv < àe'Kuuv âeXov < âeeXov abuûv Moscb. III 9 <àribajv, XécJxn se rattachant à R. Xet- et ayant tout d'abord signifié 'chambre destinée à la conversation', cf. Aéaxnç, auteur de l'^iXiou irépcriç, Lewy Fremdw. 95. Incertain.

àbpàqpaHuç, -uoç f. 'arroche' (Atriplex hortensis L.). Aussi les formes aTpâcpaguç (cf. HJeub-arpdqpaEuç 'arroche de mensonges' Arist. P]q. 630) àipotcpaEiç àbpàcpaHuç àvbpdqpaEuç, celles-ci modifiées par l'étym. populaire, cf. dbpôç et àvnp dtvbpôç. Etym. inconnue.

àbpoç 'abondant, épais, dru'; ctbpôuu àbpuvuu 'faire croître, faire grossir'. Etym. obscure. On en a rapproché skr. sûndrah 'épais', qu'on a décomposé en *sa-andra-, littéralement 'qui a un noyau', cf. andam 'œuf. Uhlenbeck Ai. Spr. 333, Got. Spr. ^ 137 note que cette décomposition est très peu sûre et que de sandrah sont peut-être parents got. snutrs v. h. a. snottar 'sage, habile' avec le même développement de sens qu'on observe dans gr. ttukvôç (àbpoç : snutrs Noreen Abriss 8 sq. Streitberg Urgerm. Gr. 69), mais le rapprochement got. smifrs : gr. v6oç voûç 'esprit' à Hirt Ablaut § 537, Hand- buch § 156 infirme cette conjecture.

dbpôxriç, -fiTOç et dbpoiriç f. 'force, vigueur', àbpoTriTa dir. eîp. TT 857 = X 363 = Q 6 ; puis, en parlant de plantes (Théophr.), du son (Athén.415a). Généralement rapporté à dbpôç, alors que dbpoiriç signifie 'abondance' dans le Nouv. Test. 2 Cor. 8, 20. Prellvvitz 4 pose dbpôtriç < *vpoTriç et compare zd hu-narstât 'vertu', *vp-OTtiç contenant une forme réduite du radical de dvrip; mais dans un cas analogue là- n'apparaît pas : *vp-ujnj > bpubvjj 'homme'; faut-il lire XiiroGaa bpoTfÎTa Kai nPiiv et ad- mettre un subst. bpoiriç < *vp-o-Tnç, dont la formation, au surplus, ne laisserait pas d'être insolite?

àbpua'TTXoîauovôHuXa' KuTTpioilIésych.à-<*^m-+bpûç. 0. Hoff- mann BB. 15,91. Gr. Dial. 1 171. Meringer Beitr. z. Gesch. d. idg. Dekl. 23. Schulze Qu. ep. 107. Osthoff Etym. Par. 148.

d(F)eeXov > att. deXov 'prix de la lutte'; deeXoç m. 'lutte, con- cours'; à9Xeùuj deXéuu 'lutter'; d6X)iT/ip 'lutteur'; dGXioç 'qui

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lutte; nialheiireiix'. Got. wadl 'gage' v. h. a. u-etti^ lit. vadujit vadiiti ""délivrer eu rachetant', lat. vas géu. vadis 'garaut' vadimonium 'caution' praes géu. praedis < *prae-vid-. Curtius5 249. Bechtel Hauptprobl. 243. Uhlenbeck Got. Spr.^ 163; etc. Plck'* I 541 détache âeBXov du groupe. Zu- pitza KZ. 37, 405 sq. rapproche âeBXov et àeSXoç de m. irl. feidm 'effort' fedïl 'persévérant'. Bezzenberger BB. 27, 144 reprend l'étym. de Benfey Wurzellex. I 255 sq.: skr. vadh- 'frapper, tuer', cteBXov ayant pu signifier tout d'abord 'arme'. Solnisen Unters. 268 coupe *àFe-6Xoç *àFe-6Xov : skr. vâ-ija-fi 'se fatiguer, s'épuiser' R. auë, ce qui semble préférable.

att. à 61. Voy. aiei.

àeibuu att. abuu 'chanter'; doibri att. d)hr\ f. 'chant'; dtoiboç 'chantre, chanteur'; àoibijuoç 'chanté ou digne d'être chanté'. S'inspirant de Brugmann KZ. 25, 306 sq., qui voyait dans Fem- (gortyn. FeliTUJVTi TTpoFeiTraTUJ, att. emeiv) une dissimilation pour FeuTt- < *ue-uqu- = skr. vôc- dans d-vôca-m de R. ueqV' (FéTroç), Wackernagel KZ. 29, 151 sq. tient àeîbuj pour dissimilé de *àFeubuj, apparenté à aùbri ubéuu. Incertain pour Brugmaim Gr. Gr. ^ 50. Admis par Solmsen Unters. 238. Hirt Hand- buch §§ 162. 247.

àeipuj 'soulever' < *àFepiLu; aïpuj < *Fapiuj (Brugmann KZ. 27, 196 sq.); lucTriopoç > att. luexéujpoç 'qui est en haut ou qui s'élève' éol. irebdopoç. On n'a pas trouvé avec certitude de parents de ce groupe dans les autres langues. Curtius^ 348 voulait en rapprocher skr. vdrs-ma n. vars-mà m. 'hauteur, pointe', lat. verrûca 'bosse, verrue', v. slav. vncliû lit. virszùs 'sommet, pointe'. Pour G. Meyer Alban. Spr. 475, àFeipuj 'soulever' < R. uer suer cf. lit. sveriù 'je pèse' svàras 'balance' alban. rjer vier 'je suspends'. Solmsen Unters. 289 sq. distingue de àeipuu 'soulever' un àeîpuu 'attacher', auquel il ramène: Texpdopoç att. léTpiupoç, auvdopoç d'où att. (Tuvuupiç 'bige', TTapdopoç 'attelé près de', dTrdopoç 'séparé', Kaidopoç 'dépendant' d'où att. Karujpîç 'lien qui pend d'une couronne', dopirip 'courroie d'un havresac; baudrier'; dopiéaj 'élever, suspendre', dop 'glaive', c.-à-d. 'suspendu, pendant'; doptrip serait un éolisme avec -op- correspondant à -ap-; «d- est-il copulatif

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<C.à- = skr. sa-?» R. uer 'attacher, joindre' : lett. icer'u wëri 'ranger, broder, condre', lit. vir-tînis 'lacet' virvé 'corde' vorà 'série' vôras 'araignée', v. slav. vrïvî 'corde' sû-vora 'fibula', skr. avait 'série, fil' vârah 'série, suite, fois'. Base auer.

âeWa f. 'tempête, ouragan'; àeXXaîoç 'impétueux'. Voy. âimi àrip.

àeXXiiç épithète de KovîcraXoç F 13 'nuage de poussière qui tour- billonne' < *.m-FeXFr|ç cf. aïXuj et àoXXriç.

àévaoç 'qui coule ou s'épanche toujours'; àevâuuv m/sens <*aîFe 'toujours' (cf. aie Hérod. I 497, 15) + vaùei péei, pxûei Hésych.

d(F)éE'uj 'faire se développer, accroître, augmenter; moy. s'ac- croître, se développer' << *aueq-s- 'augere'. Voy. auHuu, aùHdvuj.

aor. hom. decra, toujours joint à vÛKia, 'séjourner' : skr. vâsati 'il se tient, il séjourne' zd vatdhaHi m/sens, got. wisan 'sé- journer'. Benfey Wurzellex. I 298. L. Meyer KZ. 22, 5.30 sqq., Handbuch I 9. Solmsen Unters. 267 *), celui-ci admettant un ot- prothétique; je pose i.-e. *aues-, élargissement de R. au. Voy. aùXri auXiç.

àla f. 'suie; lie; crasse'; àluj 'sécher, brûler; intr. se consumer'; àlaXéoç 'brûlé, sec, dur. I.-e. *azd-, tchèque ozditi 'sécher', got. azgô 'cendre' < *azgôn < *azdyô7i < germ. *astayôn, V. h. a. asca < *astl-ôn, la racine azd étant un développement j)ar d de R. as dans lat. ârêî'e ûridiis ardêre skr. âsah m. 'poussière, cendre'. Osthoff PBrBeitr. 13, 396 sqq. Walde KZ.34,521. KernTijdschriftv. ned.taal- en letterk. IX 190 sqq. Uhlenbeck Ai. Spr. 23. V^oy. syrac. dcrpoXoç 'rouille' et cf. ctbbauov Hripôv. AdKuuveç Hésych. (bh < zd).

dZirixriç adj. hom., glosé par dîrauaTOç, auvexnç 'incessant'

< *d-2:a-€xr|ç dbia-exnç côté de quoi à-Z;-exéç dbidXeiTTTOV Hésych., cf. Z-aYpeùç). Schulze Qu. ep. 471. Brugmann Gr. Gr.3 141. Bezzenberger BB. 1, 336 groupe skr. yahvdh 'qui se hâte' v. h. a. jagOn 'chasser gr. dZIrixriç, ce qui n'expli- que pas l'd-, cf. Khige*^ 185. Zupitza Guttur. 218. Uhlen- beck Ai. Spr. 237. Admis par Hirt Handbuch § 232.

< *db-iâxnç 'qui se hâte vers', *«rf = lat. ad. Sommer Gr. Lautst. 158.

1) Sehulzo Qu op. 74 sq. a votilu voir dans l'a de vuKraecrav vuKTCtéaai vuKTaeaa vuKTûéaaiaev la dé.sitience du substaiiC!.

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d ZioLi ai. Voy. u-ç\oç.

àribiuv, -ovoç f. 'rossignol' (àpr]b6va* àr|bôva Hésycli.), éol. àribo» Schol. Sopb. Aj. 628. Les textes dans Tbompson Greek birds pp. 10-14. Contient R. ued [on base aued] au degré long-; cf. aùbi] Voix', ûbéuD vbvj 'louanger', *Fobd dans cypr. jobâv Hésycb., boni, oùbri-ecrcra^j "parlant', 'Hcri-oboç, *Fobôç dans YObov yoriTa Hésyeb. (cf. Scbulze Qu. ep. 17 n.o), àeibuu [voy. supra], skr. vddati 'parler'. Solmsen Unters. 238. 266.

àm-ii ""souffler'; otriTiiç Vent'. Cf. otrip deWa duupoç. Skr. vâtl 'souffler' zd vcVti, v. slav. véjati 'souffler' vétrit 'vent' lit. veja!< 'vent', lat. ventus < *vê?itos, gall. gicijnt V'ent' v.irl. feth 'air', got. waian 'souffler' winds 'vent' tvinpislaûro V'an', cf. lat. ventïlàre vannus, lit. vetijH 'cribler'; etc. etc.; i.-e. «m^. P. ex. Curtius^ 587. Brugmann MD. I 27-33. Persson Wurzelerw. 91. 201. 225. 228. Henry Bret. 21. Solmsen Unters. 270.

arip f. 'brouillard' bom., géu. i^époç ^), ni. 'air' att.; éol. aurip = aupa 'souffle'; cf. d(F)e\Xa éol. aueXXa gall. awel 'vent' et dri|ui.

àiîauXoç 'criminel' (àrjcruXa è'pxa E 876) se rattacbe peut-être, avec -au-<*-Tu-, à ddiai ("Airi, f\ iràviaç datai T 91. 129), skr. d-vàtaJi 'non lésé' pour Brugmann Ber. d. siicbs. G. d.\\'. 1901, p. 94, avec l'éventualité d'un driauXoç = skr. vatulah 'fou'.

diiCTupoç 'léger comme le vent, agile, rapide < *dFriai)poç; -cru-<*-Tu, cf. skr. vâtulah 'venteux; m. tempête', vdtrdah 'tempête'. Brugmann MU. I 30. Ber. d. siicbs. G. d. W. 1901, p. 92. L. Meyer I 17 et cf. le précédent.

dGdpri f. 'bouillie de farine ou de gruau', dGipa Diosc. Mot égyptien pour Pline 22, 121, qui a mal comprendre sa source. La forme att. dGdpi] conduit à poser un *d0dpFiT, cf. bépri Kopri etc. Mot obscur. Une bypotbèse de Jobansson KZ. 30, 414 (< *w0apr] : skr. mdnthati mathnâti 'secouer' gr. )uô9oupa 'poignée de la rame' Hésycb.). Voy. dGiîp.

1) Vulg-. avbY]€aaa e 334 etc.

2) at^p par dissimilation, cf. népoç et hom. buç-âi'iç; ionien postérieur ririp refait sur rj^poç.

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àôe'Xruj 'liaiic, filtrer, presser' llésveli. Orig-ine ineoiinne. K>t ^-roupé avec àdeX^àleiv buiOeîv, dBeXbeTar biri9eÎTai, eXipuj et qpXipuj 'presser', par Fick BB. 16, 287. 290. 18, 142. Iloffiiianii (irieeli. Dial. III 600, sous une même racine qui contiendrait deux fois unelabio-vélairc; difficultés du vocalisme, de ralteriiance çX : 6X à l'initiale, de la prothèse de l'a, et du Y en reg-ard du p et du b.

à9epiZ:uj 'négliger'. Siitterlin IF. IV 1)8 propose un rapproche- ment avec ail. icert 'valeur': contesté par Zupitza Guttur. 34, qui rappelle gall. gwerth 'prix, valeur', oii gic-<i'\.-(i. u-, cf. gwir : lat. vêrus got. tuzicêrjan "douter', g-all. gic- ne pouvant < gUh-. Parent «peut-être» de skr. àdharalj v. li. a. nndero "l'inférieur' pour Bruguiann Gr. Gr. "^ 194.

0(9 ri p, -epoç m. 'barbe d'épi ; épi ; pointe de lance'; à96pîvri f. petit poisson rajjpelant la sardine, sans doute l"aphyie' des modernes; àv9épiH, -ÏKOç m. 'barbe d'épi' (influencé i)ar dv9oç?); à9epriiç (piZia) 'épineux' et i)eut-être à9âp(F)ri (cf. supra). Fick^ I 351 pose un i.-e. *adhor loe. ^adJieri 'barbe d'épi, pointe', d'où gr. à9rip àv9épiH à9àpri, lat. rtc?o>*'épeautre', v.slav. «c^zca 'hameçon', mais ador est un thème sigmatique : got. atisJcs 'guérct', pour Lottner KZ. 7, 163, Uhlenbeck Got. Spr. ^ 18, Sommer Hdb. d. lat. Laut- u. Forinl. 444'). Cf. véd. afharv/- f. adj. afhari f. 'pointe' afhanja- athartjû- 'montrant ou lançant des pointes'. Zubaty KZ. 31, 3. Mais pour Uhlenbeck Ai. Spr. 6 les mots védiques sont étrangers au groupe: afharvitjam ace. sing. f. étant iuexi)liqué et athariyah gén. sing. étant d'un sens mal établi-)- l'ick BB. 16, 291 groupe à9iîp àqppiouç" à9épaç llésych. ctxvri 'balle de l)lé' dxupa n, pi. 'balle, déchets' àxiûp m. 'gourme' : difficultés phonétiques et sémantiques.

à9pÊUj 'observer avec attention'. Lit. dijretl 'regarder bouche bée' pruss. derels 'vois' deint 'voir', skr. d/ulnii/ati 'tenir', gr. 9priaacr9ai 'se placer'. Fick* I 468. Bechtel Hauptprobl.

1) [Nié par Waldc Lat Wb. 'J, (pii admet ad oi' : àBàpy\.]

2) Cf. G. Meyer-'' 278: «La comparaison de dôrip avec véd.atharî 'pointe de lance' est tout ;V t'ait incertaine, car la signification du mot sansicrit est obscure: Grassmann l'entendait comme 'flamme', Pischel le traduit par 'éléphant'.»

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loi n. Uhleiibeck Ai. Spr. 136 nientiounc skr. dharinjatl : OprjcraaOai, mais ne cite pas àBpéuu; Benieker Preuss. Spr. t?86 s. V. deirlt ne rappelle pas non plus àôpéuu, qui est pour nous isolé. Brug-mann Totalitat p. 17. 46 n. 1, écarte le rapproche- ment (cf. Grdr. I 204. Persson Wurzelerw. 140. Klnge^) avec l'ail, umnder 'merveille', en raison de l'absence du F dans à9pëuj (eubovx' otGprîo'eie E 334) et rattache le mot à racine dher, skr. dhr-uvdh dhr-ûv-ih 'solide', lit. dr-û-ta-s "solide', g-r. à-Opôcç 'concentré', ce qu' Osthoff Etym. Par. 121 condamne.

àBpooç att. dOpôoç; au plur. souvent avec Ttàvieç 'rassemblés'; primitivement *à9poFoi, d'où àGpôoi par dissimilation, puis de nouveau dGpooi par influence de l'initiale de cxTTavTeç lOstlioff Perf. 481) ou par assimilation des aspirées, cf. OéGiç, GucpXoç etc. (G. Meyer^ 282). Skr. sa-dhriy-anc- 'rassemblé' dlir-uvah dhrûv-ih 'ferme'. Brugniann Totalitat 14sqq. F. Millier Beitr. z. etym. Erkl. 7. Brug-mann Gr. Gr.^ 121. Osthoff Etym. Par. 121 critique le groupement.

âGpooç 'silencieux' < à- négatif + Gpo(F)éa) 'pousser un cri', Gpôoç m. 'I)ruit de voix'.

àGépuu 'jouer'; dGup)ua n. 'jeu, jouet; divertissement'. Orig^ine obscure.

ai 'si'<*rti; dor. r\ 'si'<*ë instrum.fém.sing. ; ei'si' est loc. neutr. sing. comme ai est loc. fém.; thème *o-, cf. skr. asmài-^ m ne vient pas de *crFai, qui serait parent de lat. sh

axa f. 'terre'. A été considéré à tort comme doublet de yaia; plusieurs étymologies proposées, dont une sémitique (Levvy Fremdw. 135) \). Brugmann IF. XV 93-95 voit dans aîa < *àFia l'équivalent grec du lat. avia 'g-rand'mère', la terre étant par excellence l'ancêtre de tous les êtres vivants.

alàZijj 'gémir; déplorer'; aiaY^an. 'gémissement' < interjection de douleur.

■aictvriç et aiâvoç (1 fois Esch., 1 fois Soph., rejeté par Nauck et Dindorf) 'douloureux, déplorable, triste'. Pour Frohde BB. 7, 325 aiavôç < *aiaav6ç lat. aerumna (sur aerumna <

1) Skr. sasyàm 'moisson sur pied' zd hahya- 'blé' gall. haidd 'org-e'; dla <i*i>asia. Jacobsohn KZ. 38, 295 sq.

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*ad-jeni7nn((, R.Jes 'fervere' voy. Brugmaiin IF. XII 401 ^j). < *aîFa(T-vo-ç cf. got. un-aiwislcs 'éhonté' aiwisM 'honte', qui serait à séparer de g-r. aîaxoç; aîavriç est à l'influence de l'homonyme aiavriç 'perpetuus'. Nils Flensburg Stud. auf d. Gehiete der idg-. Wurzelbild. n897) 52 sqq. -< *craiF-âviîç 'qui a le visage effroyable', cf. lat. saevus. Wackernagel Verm. Beitr. 7. Sommer Gr. Lautstud. 13.

aîâviTç 'qui dure toujours' < *aiFaa-vriç, cf. ai(F)uûv ai(F)ei, skr. âijuh âyun- 'vie, temps de la vie', primitivement *ai-. Fleus- burg op. cit. (cf. supra) 52.

arravëii f. 'lance' faite de bois de chêne (cf. lueXii'i, bôpu)'? Got. '^'aïks V. h. a. eih 'chêne', lat. aesculus < '''aeg-sciihi.s 'chêne rouvre', cf. gr. alfiXuuHJ 'species roboris' aiYiç 'bouclier (de chêne?) de Zeus'. Schrader KZ. 30, 461 sq. Hirt IF. I 482. Pedersen IF. V 43 mais voy. Thumb IF. XIV 345 et av^X^.

aï-feipoç f. 'peuplier noir' (Populus nigra L.). Parent des précé- dents. Schrader KZ. 30,461 sq. Fick^ I 346. Zupitza Guttur. 214. Thumb IF. XIV 345.

aiYictXoç m. 'plage'; aÎYeç 'vag-ues'; KaTaiTi^iu 's'élancer avec fureur'. Skr. êjati 's'agiter', à quoi l'on ajoute g-r, aïE 'chèvre^ armén. aie 'chèvre' (rapport incertain). Voy. Thumb IF XIV 343 sqq. et aï^Xn-

a i Y i 6 a X 0 ç et aiYÎÔaXXoç m. 'mésange' (Thompson Greek birds 14). Ces mots d'origine obscure ne sauraient être les équivalents de aiYoOriXaç -) m. 'engoulevent' littéralement 'suceur de lait de chèvre, caprimulgus' < aïE + OiiXàZiuj "téter' comme le voudrait Prellvi^itz 6.

aÏYiQoç et aiVivBoç, oiseau inconnu et mythique, que des com- mentateurs ont identifié avec la linotte. aÏYiGoç peut être un hypocoristique de aÎYÎOaXoç, cf. KopObaXocj KOpubaXXôç : KÔpuboç KOpubôç, àKttvOuXXiç : aKavBiç.

aÎYiXinj 'haut, escarpé'. -Xivp : lit. lipà îipfi 'monter, grimper'; aiYi-XiHJ = 'qui n'est accessible qu'aux chèvres', cf. dXivp glosé par TTéxpa (Hésych.), mais qui signifie à coup sûr 'inaccessible'.

1) [Rejeté par Walde Lat. Wb. 12.]

2) Le nom est probablement corrompu et la fonction mythique de l'oiseau due à l'ét^'mologie populaire.

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Uljanov XapiaTiîpia (Moscou 1896) 127 n. 2. Solmsen Unters. 73 n.

T. aiYiXuunj f. sorte de chêne à glands comestibles. Cf. airavéi arreipoç.

II. aiYiXujvjj m. "folle avoine; fistule lacrymale'^). Serait pour *àFiYiXuJHJ cf. lat. avëna pour *amna < "^auig-snâ v. slav. ovîsû lit. aviéà pruss. wyse < "^auîg *auigâ. Pederseu IF. V 42 sq. (bibliogr.).

aÏTXîl f. 'éclat de lumière'. Contient le degré normal d'une racine aig 'brandir, lancer' (d'où gr. arfavérj 'lance', airiç, avec KaxaiYiç, 'tempête', voy. supra); la forme réduite dans skr. hdg-atl hdgatë 'se mouvoir', cf. encore gr. aixeç 'flots' skr. êjati 's'agiter'; pour la nasale, cf. gr. ai9uj skr. indhatè gr. lOapôç; sens premier 'mouvement brusque, vibration, scin- tillement'. Thumb IF. XIV 343 sqq.

aîxiç, -iboç f. 'bouclier (de chêne?) de Zeus', cf. aixavéïi et les références; létymologie ])opulaire y aurait vu aïE 'chèvre' et compris 'bouclier fait de la peau de la chèvre (Amalthée)'. Pas absolument sûr. Thumb IF. XI'V^ 345 sq. pense avec raison que, dans l'irradiation de la racine aig (voy. aÏYXri), le senti- ment étymologique a été troublé par l'association d'idées établie avec les homonymes, et qu'un mot comme aiYiç pouvait sug- gérer diverses représentations, d'autant que l'imagination mythologique du peuple y avait part; cf. de la même racine aig une déformation par étymologie populaire dans ail. eicliliorn 'écureuil' {eiche 'chêne'), signalée par Schrader BB. 15, 134. RL. 164.

aiYUTTiôç m. 'vautour'. L'analogie supposée de ail. làmmergeier a suggéré à G. Meyer Curtius' Stiid. VIII 120 une composition de ôiç 'brebis' et Y^vy 'vautour' = 'Schafgeier', cf. Curtius'' 391, déjà révoquée en doute par de Saussure Mémoire 104. ai-YÛTTiôç : YÛrreç J. Schmidt Pluralbild. 219 n. Origine obscure; cf. Schrader RL. 6,53.

aÎYuûXioç et aiYUjXiôç, aiTuûXioç (par confusion de V avec T) m. 'effraie' ou 'fresaie' (oiseau nocturne). Etym. obscure.

1) Cf. pour le lien sémantique fr. orge et orgelet et sans doute wallon niérid. Idk 'orgelet' < ail. lâcher 'pois chiche'.

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A noter le nombre relativement i;rancl de noms d'oiseaux, commençant par ai-; faut-il d'identifier cet al- avec lat. avis? Les autres éléments de dérivation sont du reste toujours obscurs.

ai'bo|uai < *aiab-o^ai 'avoir de la pudeur, de la honte'; aibuuç, •ooç > -oOç f. 'pudeur'; aibé(cr)-o)Liai (comme aïbo|uai); aïbi|Lioç 'honteux, confus'; aiboîoç 'vénérable'. Got. aistan 'vénérer', lat. aestumâre <*ai2clitum(lre (Bartholomae BB. 12, 91 n.), skr. ïçlé 'je supplie, je vénère' < Hzd-. Fick* I 346. Walde KZ. 34, 522. Wackernagel Verm. Beitr. z. gr. Sprachk, 39. Solmsen IF. XIII 137. L. Meyer II 87. (Skr. îdé yaj- 'sacri- fier', gr. uYioç Briigmann IF. I 1 71 , suivi par Walde Lat.Wb. 1.3, mais voy. s. v. âyioç). ^aiz-d- est un développement de %/V daus v. h. a. êra 'honneur' ombr. erus ace. sg-. n. 'honorem' osq. aisusis abl. pi. 'saerificiis'; etc.

aiei aîFei > att. dei dial. aiéç aîév air| (ou aifi? tareutin) 'toujours'. aiFei < *aiFea-i locatif; ai(F)év locatif de ai(F)ujv; aieç : aiôi < *aiFo(J-a = aiév : aiuûv; air) est instrum. sing. d'un thème aiFo-; aiuuv m. et f. 'vie, durée de la vie'. Skr. âi/i'dj 'vivant' âyuh (thème âyiis- cf. *alFeç) n.'vie' véd. âijunl (thème ayûn-, cf. *aiFev) zd âyu 'vie', lat. aemim aetâs aeternus, got. aiics 'temps' V. h.a. êica 'long temps, éternité' (thème i.-e. *aiuo-)-^ puis zd yavë 'pour longtemps, à jamais' yava 'unquam' dat. et instrum. d'un *yu- : âyu- (de Saussure MSL. VII 89. Danielsson Gr. u. et'. Stud. I 49sqq. .A[cillet .AISL. IX 369). Voy. infra s. v. aiôXoç.

aiéXoupoç aïXoupoç m. f. 'chat, chatte' < Fi'(j)eXo- : *à-FiaXo- avec influence de oùpà '([ueue', cf. v. h. a. icisihi 'belette' pour Schrader KZ. 30, 462, BB. 15, 128, ce qu'admet Perssou Wurzelerw. 78, mais J. Schmidt KZ. 32, 324 observe que aîéXoç 'mobile, agité' remonte à un *aioXôç assimilé de *aieXoç; cf. Etym. jM. 34, 8 aïXoupoç rrapà aiéXXeiv Kai àvœçç.\v r^v oùpàv Kai Kiveîv, et Buttmann Lexil. II 77.

aiexôç > att. aejôç, aiperôç TTepYaîoi Hésych. 'aigle'. (Voy. Thompson Greck bird.s 1-10.) < *aiFeTOç < *aFieToç : hébreu '(ijjii pour \ncj<i, i)hénic. 'owjat 'faucon'. Lewy Fremdw. 8. Uhlenbeek Ai! Spr. 297. - Inutile. J. Schmidt KZ. 32, 329

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tieut *àFieTOç pour indo-européen, oiuuvôç < ^^àFimvoç avec assimi- lation de l'a- au timbre de la syllabe subséquente, et Brug- mann KVG. 148 voit dans *àFieToç lat. avis et *ôFiujvoç les dérivés d'une base auei ''oiseau'. Autre étymolog'ie intéres- sante, proposée par Danielsson IF. XIV 384 sqq., s. v. aîôXoç.

ail^àç aiZ^riïoç "fort, robuste, honniie dans la force de l'âge'. Diverses tentatives d'explication (Curtius^ 633), p. ex. ai- < âFi = èTr{, cf. dï-briXoç "destructeur'; aiZ;riôç = zd ari/yflo "adulte'. Hoffmann Gr. Dial. I 306. BB. 15, 62. Danielsson De voce ailr\6c, quaestio etymologica (Upsal 1892 40 pp.) pose un thème *aiZ;à(-)-suff.-Fo-)"'incrementi flos,laeta roboris maturitas', déve- loppement de *àz;a, qui serait en rajiport apopbonique avec i.-e. '''ozdos "branche, pousse', R. es "vigerc, esse'. Hypothétique.

aïiiToç Z 410. Voy. s. v. aiôXoç.

aiGiTp m. "région supérieure de l'air, éther'; aïGpa f. "ciel i)ur'; aiGëpioç "éthéré, aérien': aïBpioç "pur, serein'; iBapôç "clair'. Cf. skr. idliryàii "appartenant à la clarté du ciel'. Ulilenbeck Ai. 8pr. 26 et voy. aïGuu.

aïOo) "brûler'; ai0ôç "brfdanf; aï9ujv aï6ov|j "étincelant, fiévreux, violent'; aîGoç n. "incendie'; aiBrieiç "rouge de feu'; aïGoucra f. "cour'; cf. iGapôç "clair', iGaiveaOar GepfiaiveaGai Hésych. (■< ^ndh- forme faible de '^aidh-), puis aiGâXi-) f . aïQaXoç m. "suie', aiGaXiuuv épithète de la cigale Théocr. VII 138 ârr. eip.; aiGiîp (voy. supra); aiGuaauj "secouer vivement; intr. s'agiter, vaciller, trembloter'; aiGôXiE f. "pustule'. Skr. edliah n. "bois à brûler' idlimdh m. zd aèsmO m/sens skr. inddhê "il allume', lat. (ledès (testas < "^aid/i-sf- aesfûs, v. irl. aed "feu', v. h. a eit "bûcher' v. germ. Aisto-môdius v. h. a. gan-eistir "étincelle de feu' <*aidzdli- c.l\(\.*c(idhst-. Brugmann IF. VI 102 sq. (bibliogr.).

aiGuia f. Pour Thompson Greek birds 17 sans doute une grande mouette, Larusmarinus ouLarusargentatus; ra})porté au groupe précédent par Prelhvitz 1, qui le tient pour un oiseau aquatique "brun' et en fait le fém. d'un *aiGeûç = aiGneiç "rouge de feu', (scd. ôpviç) et J. Schmidt KZ. 32, 350, Brugmann Grdr. Il 410 sq. 1215 sq. Gr. Gr.^ 210s(i., (jui y voient un ancien fém. non redoublé de partie, pari'., cf. aTuia "rue' et d'autres. Non convaincant; cf. sui)ra s. v. aifûjXioç.

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aÎKia f. 'mauvais traitement'; att. ukriç 'inconvenant' <*àFiKriç, en lapport apophonique avec ion. àeiKiîç Hrdt. cteiKeûi < *dFeiKecr-iâ; aiKiZ;uj 'maltraiter' : àeiKÎZuu. Voy. eiKuDv et son groupe.

aÎKXor ai Tujviai toû péXouç Hcsycli., aix^ri 'pointe'. V. irl. ael 'fuscina, tridens', lit. ê'szmas jëszmaa 'broche' pruss. aysmis 'broche' (k < h). Fick^ I 345. Pruss. ayctdo 'aiguille' indique une vclaire.

aÎKXov 'souper des Spartiates'; akvov bemvov Hésych. Ost- hoff Perf. 458 a admis l'épenthèsc de i mcMue quand le groupe VI (ou \\) est précédé d'une occlusive, posé àKViov et rappelé skr. açnàti 'manger'. Le rapport cesse si, avec Osthoff Etym. Par. 8, nous posons une base eîcOi pour aç-nd-ti çi-çâ-ti gr. Kuj-|uo-ç 'festin'; d'autre part Brugmann. qui admettait l'épen- thèsc Gr. Gr. - (38, juge qu'aucun exemple invoqué (beÎTTVOV < *beTTViov, KpaiTTvôç < KpaTTvioç; n'cst convaincant, Gr.Gr.^69. Les nombreux exemples de -m perdant la semi-voyelle après un groupe consonantique, cités par Lambert De dial. Aeol. 44sqq., rendent du reste cette épenthèse invraisemblable.

aïXoupoç. Voy. aiéXoupoç.

a i Xivoç adj. 'plaintif, m. 'chant plaintif, lamentation'. Etym. inconnue. Lewy Fremdw. 167 observe que l'explication a été fournie depuis longtemps (IMovcrs, Brugsch): cri plaintif sémi- tique et gréeisé 'malheur à nous!', hébreu 'l lûnn ou 'ôy Idnû. Vieux refrain sans signification, pour Wilamowitz, cf. Pauly- AVissowa I 1009. Je serais plutôt porté à croire que le mot est d'origine phrygienne, au môme titre que gr. èXeTOç.

aî)Lia n. 'sang'; av-ai|uoç 'qui n'a pas de sang' ô|u-ai|Lioç 'qui est du même sang'; ai|uàaaa) ai)LiaTiZ;uj 'ensanglanter'; ai)aaTiipôç 'sanglant'; aiiuaiâuj 'être ensanglanté'. V. isl. hunangs-seim-r v.h.a. m. h. a. seim 'miel vierge'. Fick^ I 799. II 1^56. III 313. Osthoff MU. IV 144. Brugmann Grdr. II 348. Prelhvitz 8. Fick-8tokes 303 (i.-e. ^soimeno- 'crème' : gall. liiifen 'cremor lactis'). Rapport condamné ])ar Klnge*^ 362. Be/zenberger BB. 27, 144, tirant aiovàiu de *aaiFovaiuj lit. syvai 'suc', croit retrouver la racine de ce mot dans aî,ua. < *aîh|ua *aîa-|Lia, })arcnt de skr. /.s- isdh 'suc, l)oisson', aussi 'rafraîchissement,

force', R. is ^exciter, stimulev', au degré normal i.-e. als. Sommer Gr. Lautstud. 29 sq.

ai,uaaid f. "clôture d'épines; mur de pierres sèches'; ai)aaaio\oYéa) 'ramasser de l'épine pour une clôture'; ai^acJiujbriç 'semblable à une haie'; ai|u6ç m. 'buisson, broussailles, fourré'. Brnpnann Grdr. II 345 faisait remonter aijuaaid à une forme thématique ''sai-men-, apparentée à skr. sîmâ m, 'raie (de la chevelure)' v.sax..w?2o 'lieu, corde' g-r.i-|uav-T-(ï)'courroie'î-|uov-ia'c(»r(le de puits'. ai|u-acrid:skr. rt^rt.9ft»i'buisson'Uhlenbeck Ai.Spr.ô. Après des voyelles longues et des diphtongues, -|U)a- se simplifie en -|u-; or ici -|U)u- < -ttjli-, ai|u- < *saiiwi- cf. lat. saepes 'haie, enceinte, clôture'; aijuoç <*ai7T-)uôç cf. bpu-|Liôç ^). Frôlide BB. 17, 318, approuvé par Wackernagel Verm. Beitr. 39, Hirt Handbuch § 243 sq.

€ii|LHjXoç et ai|uûXioç 'blandus'; ai,uuXo-|ui^Triç 'habile dans l'art de tromper'. Schrader KZ 3"^ 463 a évoqué v. h. a. m. h. a, ail. sehn 'miel vierge', ai|uO\ioç ayant signifié tout d'abord 'doux, doucereux, mielleux', ce ([ue Kluge'' 302 tient pour vraisemblable -).

a\|uujbià f. 'scorbut'; aijuuubiàuj aiuujbéuj 'avoir les dents agacées, avoir le scorbut'; aijuuubriç 'scorbutique'. Apparemment de aî|ua 'sang' + ôb- (cf. ôbouç) allongé en wh- en vertu de la loi sur la composition.

aïfiuuv, -ovoç 'avide de, passionné pour' selon les uns, 'habile à' selon d'autres; aï|uova 6iîpr|ç E 49 âîr. eip. Etym. obscure.

. Lewy Fremdw. se prononce pour le 2^ sens, écarte la vieille étymologie qui posait aï)Liuuv = baijuuuv bmiiauuv et rappelle l'hébreu "amôn 'maître ouvrier, artiste', littéralement 'solide en son art', lequel aurait subi l'influence de aïjuuuv 'sanglant' [! '?]. aiViuuv :

1) aif^ôç est l'aecentuation de Liddell-Scott, de Wackeniagel et de L. Meyer II 100, aîiuot; celle de Prelhvitz, Hirt et Schrader, lequel (KZ. 30, 4G2 sq.) vo^-ait dans la finale de a\\xo.o\a *âai- = lat. sentis < '*si}ti- 'buisson d'épines', mais sentis <C *ksentis.

2) Fay Am. J. Ph. 25 (1904), 170 sqq. rattache arbitrairement h nue racine ais, à laquelle il attribue les sens de 'chasser, poursuivre, chercher; capturer, atteindre; se hâtei-', gr. aiiaûXoç ai'iaujv l'iuepoç aiôXoç aiaâ\ujv ai.uaaid aîiioç (sic) ai.uuubîa aïviY|ua aïvu|uai aipéiu aia6âvo|um.

skr.vcd.wiY/^^'il séjourne :in|)rès,vi.site.s<titrne, sert, honore, etc.' seva f. 'visite, exercice^ service, vénération, etc/[?] L. Meyer II 100 sq.

aîvoç m. sons fondamental 'parole significative', d'où 'récit ou allégorie', 2" 'louange'; aïvri f. 'g;loire'; aiveuu 'dire, louer'; dvi^o.uai 'louer', àv-aivouai 'repousser, refuser, dédaigner' (àv = àva-): aivÎTTOiaai 'parler par énigmes', aïvrriua n. alvrf|u6ç 'parole aml)iguë'. Cf. got. (d-p s v. h. a. ei-d 'serment', m. irl. o-eth 'sei-ment', < i.-e. '^oUos, qui est à aîvoç comme gr. oÎtoç 'sort' est à aîaa 'part qui échoit'; (àv-iaivo|Liai : aîvoç = skr. vênati 'désirer ardemment' : vêndh m. 'désir' = got. fraihnan 'demander': skr. p''«ç?î«7? m. 'question'. Osthoff BB.24, 199 sqq.

aivôç 'terrible, affreux, effrayant' < *à)Li-io-ç d'un thème *àjLto- répondant au skr. dma-h 'rapidité'. Osthoff Perfekt 508 sqq. Difficultés phonétique et sémantique. < *aib-voç cf. ai'b-0|Liai Wackernagel Verni. Beitr. 39. Difficulté sémantique

aïvu)uai 'prendre, s'emparer de'; è'EaiTOç 'choisi'. Skr. inôti 'faire irruption dans, presser, pousser' zd hiaoHi^ base aineu. Hirt Ablaut §§482, 501.

aïvuj 'débarrasser, par le ventage, de la balle, des cosses; monder (= TTTÎaauuj' < *Fav-iuj R. 'souffler'; aussi dvéuu àvéuu < *àFavea), lat. vannus, got. di. s -îcin])J an Wî&i^erscv' icinpi-slxaûrô 'van' V. h. a. wintôn 'vanner', lit. vëtaii vetijti 'vanner' vëtyMé 'van'. Solmsen XapicTuipia 171 sqq. Unters. 272 sqq. Sommer Gr. Lautstud. 54. 104 i).

aïs gén. aÎYOç f. 'chèvre'; aÏYeioç 'de chèvre, de peau de chèvre'. Arm. aie 'chèvre', zd izaèndm ou îzaèndin 'de peau, de cuir'. Hiibschniann Arm. Gramm. I 417. On y a ajouté (Fick-Stokes"* II 7. Hiibschniann 1. cit. Schrader RL. 985) skr. ajâh 'bouc' ajâ 'chèvre' ajinam 'peau', lit. okijs 'bouc', v. irl. ag allakl 'cervus', (pii semblent former un autre grouj)e.

a 1 6 X 0 ç 'mobile, agité' < *aîoX6ç < *aieXoç cf. aiéXoupoç J. Schmidt KZ. 32, 324. Cf. got. sahcala 'âme'. Kogel GGA. 1897 p. G55: Scheftclowitz BB. 29, 44; mais sur saiwala voy. Persson BB.

1) Les exemples de ce verbe ont été réunis par Cobet Mneinos. X (1861), liOsq.; Meistev Herodas 709 sqq. et Brugmaun IF. III 259 sq. (<< *sai-nô) s'en sont occupés, en proposant des étyniologies erronées.

19, 276 sqq. I.-e. *«iw- 'iiiipctiis, celeritas, vis, vig-or'^), croù skr. ér«7?. 'rapide' rt?/?î/rmobile'. FickP506. PI etc. L. Meyer II74sq. Danielsson IF. XIV 386 sq., lequel rattache à la même l'acine àicrcfuu att. acTcriu aiTuu < *aiFïKi(ju 'se lancer sur' dïKr) 'élan' KopuGâiE 'qui agite la crinière de son casque' TToXudiH gén. -diKOç (cf. ùve'iiiuuv àiKaç Apoll. Rliod. IV 820) 'aux bonds répétés', puis "Aibiiç 'Aibtiç "Aibiiç < *aiFib- 'le rapide, l'impé- tueux, le violent', épitliète du démon de la mort -) (*aiF-ib- : *aiF-îK- = *KXâF-ï-b- lat. clâvi-s KXâ ib- att. kXiîç kXêîç : dor. K\âF-i K- aec. messén. KXdKa etc.), puis honi. auiioç diiToç 'ingens, innnanis' et (cf. Fick-Beclitel Gr. Personenn. 425), les noms héroïques Aï(F)aç AiaKÔç, enfin aiFeioç 'aigle' (cf. lépaH FipaE (F)ïpi-iE 'faucon' et (F)kpôç 'rapide' iF)ïe)uai 's'élancer', se porter vers').

aiovàuj 'mouiller, bassiner'. Cf. skr. véd, isijclmi drapsâm 'je laisse tomber goutte'. Fick Gott. g-el. Anz. 1894, p. 229. < *(TaiFovâiuj lit. syva'i 'suc'. Bezzenberger BB. 27, 144. Incertain.

aiTTÔXoç m.'chevrier'^). Le second élément de Pou-k6Xoç 'l)0uvier' et celui de ai-TTÔXoç ont été souvent considérés comme variantes d'un même primitif -""-quolo-s: de Saussure MSL. VI 161 sq. VII 89. iMeillet MSL. VII 58. Bugge BB. 14, 65, etc., cités par Osthoff IF. IV 281 sq., lequel, invoquant Geri-KoXo-ç 'prêtre' GeoKÔXoç' lëpeia Hésych., fait d'expresses réserves, partagées par Brugmann Gr. Gr.^ 117; -k6Xo-ç pourrait être parent de got. haldan 'garder le bétail, faire paître' ags. liealdan v. sax. haldan v. h. a. Tialtan, haltlian, ce qui exclurait tout rapport avec R. quel skr. cdrati gr. TréXuu lat. colo. Hirt Handbuch § 222 déclare non justifiés les doutes d'Osthoff; il y a chute, par dissimilation, de la labialisation quand, devant la labio- vélaire, se trouvait un -u- (cf. de Saussure loc. cit.), cf. Xùkoç

1) Ces derniers sens dans gr. aiFuùv skr. âyuh.

2) "Aibriç : lat. saevus. Wackernag-el KZ. 27, 276. Verm. Beitr. 4 sq., suivi jDar Fick BB. 23, 185. Schulze Qu. ep. 468. Solmsen Unters. 7 1 sq.

3) ai- = *àFi- prép. 'contre, vers' Hoffmann Gr. Dial. I 106. Inexact.

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< i.-e. Vuq'JoH, kùkXoç : ttôXoç, i.-e. '■^'qiiqVlos, oivo cpXuE : cpXéi|;, uTu'iç : pioç, (peû:fuu : qpépoiuai etc. Enfin Pedersen KZ. 36, 88 groupe gr. aÎTrôXoç lat. Ojnlio 'berger' skr. gO-pâldh Tacher', différents de Pou-kôXoç v. irl. huacliaUl gall. buçja'l 'bouvier'. aÎTTOç n. "escarpement, hauteur, montagne'; aiTreivôç<*aiTre(J-vo-ç 'élevé'; aiTTÙç 'escarpé'. Thurneysen KZ. 30, 492 a proposé de voir dans aiTTÛç le produit d'une dissimilation, ai- < au-, cf. lit. (luksztaH 'élevé', gaul. U.vello-diinum. iMais le tt n'est pas une ancienne labiovélaire; lit. âuJcsztas est étranger au groupe (voy. auEuj) et Duvau jMSL. VIII 259 a montré que la consonne qui précédait à l'origine Vs de uxello- pouvait être un p, rien n'exigeant une labiovélaire, cf. gr. uipriXéç.

I. aîpa f. 'marteau de forge'. Prellwitz 9 se demande si le mot est parent de aïpuu (<*Fapiuj) ou, étant pour *aia-pa, de skr. dyah n. lat. aes 'airain'. Les deux hypothèses sont sujettes à caution ^). aîpa < *7nr-ia : lat. mar-cu-s Isid. 'marteau de forge' marcidus Lucilius.

II. aîpa f. 'ivraie'; aïpivoç 'd'ivraie'; éE-aipoûa8ai 'se convertir eu ivraie'; aipÔTTivov 'crible' Aristoph. fr. 404 (le second élément de composition est peu clair). Skr. êral'â f. sorte d'herbe. Fick^ I 1. 34G. Pour aîpÔTTivov et l'adj. aipoinvoç glosé par (TKOTeivoç, étymologies hébraï(iues inacceptables de Lewy Fremdw. 109.

aipe'uu 'pi'cndre' aor. eiXov; ëXuup n. 'proie' plur. ta ëXiupa; crét. aiXéuu cf. gortyn.aiXeBrj èvaiXeSévTOç etc., pamphyl. àYXéaÔLU ; on y a ramené aussi, à tort, icsb. aYpéuu (vo}'. aYpa) thess. àvfpéo) dans èqpavYpévBeiv. Le rapport de ces diverses formes est obscur et létymologie de aipéuj incertaine; l'initiale n'a pas été F-. Une bypothèse de Bréal IMSL. \'III 246 sqq.

aîpuu. Voy. deipo).

aîaa f. 'lot, destinée'; aîcrioç 'de bon augure'; a\'cri|uoç 'fatal: prudent, sage, mesuré'; Prellwitz 91 et Hrugmann lier. d. siichs.

1) Etyiii. compliiiuée de JucobsohnQuaest. Plautinae (Gott. 1004), 37 sqq., qui joint aîpa 'iiiarti;au' ut alpa 'ivraie', le le mot ayant du sig-nifier 'sarcloir', le 2il 'sarclure', aîpa < *5«/'-/rt ou *sr''-ia, avec psiloso iniiiciinc, cl', lat. sarlre 'sarcler'.

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G, d. W. 1901, p. 94 y ajoutent ai(Tu)uvriTriç 'juge d'une con- testation, maître', aiaujuvâuj dial. aiO"i|uvàaj 'régner sur, com- mander à'. aîcTa < à-icra- cf. FiaFôç Curtius^ 569 'la partie égale'. < *aiKm lat. aequus. Ahrens KZ. 8, 361. de Saussure Mém. 56. G. Meyer^ 168: à rejeter. < "''aiT-ia cf. osque aeteis "partis' ajittîûm 'portionum'. Bezzen- berger BB. 4, 322 sqq. Wharton Etyra. gr. 94. Brugniann Grdr. P 186. 275. FickM 345. Osthoff BB. 24, 209. Hirt Voy. GÎTOç.

aïcTaKoç* ô Tfîç bdqpvriç KXàboç, ôv KaTexovxeç u|Uvouv toùç Beoûç Hésycb. Etym. inconnue. Autre nom obscur de l'oiseau èpiGaKOç. Etym. M.

aicrd\ujv m. "émerillon'. Etym. inconnue.

aiaôâvo^ai inf. aor. aiaGéaGai "percevoir'. Appartient à à{u> ''j"entends'=*àFi(Juu (cf.èir-àKJTOç \\\(5i(5)a), lat. audiô<.*auiz-d-'^ Talternance i.-e. -dh- (gr. -6-) : -d- (lat. -d-) est fréquente dans les éléments suffixaux. J. Schmidt KZ. 26, 17. Scbulze KZ. 29, 251.

àioQw "souffler, exbaler'. Parent de aïov impf. de *àiuj "exbaler' et de drijui "souffler'.

dicrao) att. acrcro) axTO) fut. àîEuu "se lancer, se précipiter sur'; àiKY] L "élan, essor impétueux'. Cf. skr. ve-mj-ya-tè, de vij- "se hâter, fondre sur', qui suppose une racine ua^-ig alternant avec ua^iq de *Fai-FiK-iuj < aiaauu. Osthoff PBrBeitr. 8, 271. Brugmanu Grdr. II 847. G. Meyer^ 595. Wackernagel KZ. 27, 276, lequel note en passant que le mot n'offre pas de trace d'un F initial. Depuis, Brugmann Gr. Gr.^ 48 pose un primitif *ai-FiK-iuj, mais Solmsen Unters. 189, observant que pareil type de formation intensive ne se rencontre nulle part, expli- que par la dissimilation la chute du F initial de *FaiFiKiuj. Danielssou IF. XIV 386 sqq. prend ombrage de la longueur de l'î et pose dtacruj < *aiF-ïK- R. àui. Voy. les développements s. V. aiôXoç ^).

1) Prellwitz BB. 26, 232 pose un primitif *saii>ikio (intensif d'une racine *seiko *sîk *sik, cf. ïkuu dor. eÏKiu, ukoi). A écarter.

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«ïduXoç 'iriii)ic, criminel'. Etyiii. traditionnelles: < *à-FaiCTuXoç, de aîaa, ou à- négatif + îcroç = lat. in'tquus, également in- admissil)les. Contient -au- < -tu-, sans plus. Brugmann Ber. d. siielis. G. d. W. 1901, p. 94.

aîaxoç n. 'lionte'; aiaxpôç 'laid': alaxûvn f. 'honneur, bonté, pudeur'; aiaxûvuu 'enlaidir, déshonorer', aîaxoç < "^aigUzghos <i'^ai[j>Jhs (jos, cf. got. alicisJd n. 'honte' < '^aiyuis-l'-. Kluge Nominale Stannul)ildungslehre (1886) p. 90. Fick'* I 345 sq. Prelhvitz 9. Walde KZ. 34, 483. Brug-mann Grdr. I-^ 602. 625. 637. 660. Ber. d. silchs. G. d. W. 1897, p. 31. Gr. Gr.^ 100. (Rapport mis en doute ])ar Feist Got.Etym. 5, Uhlenheck Got. Spr. - 7, Xils Flensl)urg Stud. auf d. Geb. d. idg.Wurzelbild. 53 lequel rapproche ahci.'^l-i et aiâvôç aiâvi'iç, v. supra.)

aixéo) 'demander, prier'; aÏTiiç 'mendiant'. On a groupé aitéuj alKÙlex' KttXeî Hésycb. TTpoîaao|uai 'mendier' TrpoÎKTiiç 'mendiant', skr. i/('icatl 'prier'^ got. aihtrôn 'i)rier, mendier', lett. aizinût 'appeler auprès de soi, inviter'. P^ick BB. 8, 330. P 345. Bccbtel Hauptprobl. 359. Prelhvitz 9. Hirt Ablaut § 652 (base aieqU). Buck IF. IV 152 sqq. a prouvé qu'en grec les vélaires pures ne se palatalisent pas en t, et aïKctZiei ttpoÎktviç excluent l'hypothèse d'une lal)iovélaire; de plus, got. aihtrôn est un désidératif formé sur aigan 'posséder' (: skr. içê 'j'ai en propre'), pour Johansson PBrBeitr. 15, 223, ce qui le sépare de aÎTéai; enfin, que l'on pose ulh aiq ou aiqv, le lette n'y peut répondre que par aïs- (< aïk-) ou aik-.

àîTâç m. (Théocr. XII 14, 20) 'amant', dïTa (Alcée); èvrinç 'bien- veillant, doux' primitif, cf. Solmsen KZ. 37, 13). Skr. dvati 'se réjouir, favoriser, aider, protéger' àvih 'favorable', lat. {li)avè (h)avèto 'salut, bonjour; adieu', v. irl. con-éi 'servat' gaul. Aii-caufus gall. Euilaun etc. (Fick-Stokes'^ II 23), got. aicilmp 'reconnaissance, remerciement'. Vanicek Lat. Spr.- 29. Curtius'^386. L. Meyer I 20. Brugmann IF. XV 96. Walde Lat. \Vb. 53.

«iTÎa f. 'cause, motif; aÏTioç 'qui est la cause ou l'auteur de; responsable; coupable, accusé' (-ti- maintenu devant -oç à cause de aiTia et pour éviter la confusion avec aïaioç 'faustus' Kretsebmer KZ. 30, 574. 584); aiTiâojaai 'regarder comme

- :]i

auteur de, accuser'. A|)]iai'ciités à aïvu)Lii 'preiidi'e' è£aiTOç 'choisi' pour Vanicek 1 79, Prelhvitz 8 sq. Ke satisfait i)as la sémantique. Parent de skr. èiiaJi 'faute, péché, crime' i)our L. élever II 81 et Lambert De dial. Aeol. 50 (<*aivTia *aivTioç).

aïcpvriç èEaicpvriç 'suhiteuient"; alcpvîbioç 'soudain, subit'. Voy.aîqja.

aixiun f. 'pointe de lance'-, aixMnTiîç 'combattant armé dune h^nce'; aixiuàz;a) 'brandir une lance; lancei' un javelot'; aixiu dXuuTOç 'pris à la guerre', littéralement la pointe de la lance'. Cf. aÎKÀor d\ fuuvîai Toû péXouç Hésych. aixiuri < '^'aiksiiiâ. Lit. eszmas (< ^aiksmos) jëszmas'hvoi^hç'' lett. èsms 'broche' pruss. aysmis 'pique, javelot'. Fick'* I oAb. Wiedemann Lit. Prat. 31. ]Meillet iMSL. VIII 299. de Saussure ibid. 443. Berneker Preuss. Spr. 279. Walde KZ. 34, 477. Hirt IF. XII 225.

aîqja'promptement, aussitôt'; aiqjripoç 'prompt, rapide'. Cf.aïqpvr|ç èEaicpvnç aiqpvibioç, skr. prd-yalsati 'se hâter' yalivâh 'pressé', V. h. a.jafjôn 'chasser'. Fick BB. 12, 161. Hirt Abhiut § 651: base aieql'. al\\)a : aÎTTOç Sommer IF. XI 243.

àîuj 'entendre' < *dtFi(Juj, aor. i\\o{o)a ipf. âïov, èTraïaioç 'en- tendu, notoire'. Ski', ûvilt zd rt^;^6•■ 'évidemment' v. &\-àv. javiti 'montrer' jV/î;è 'évident'; cf. gr. aia9àvo|uai (àFia-6-) lat. audlo {<^-'aiuz-diô SchuIze KZ. 29,251. Solmsen Stud. 150 sq.). Le. auêi 'taire attention à, remarquer'. D'une forme plus brève aije le skr. âvafi 'faire attention' v. slav. lunii 'intelligence' zd îisi 'intelligence, entendement, sens'. P. ex. Fick^ II 27. Hirt Ablaut § 446. Walde Lat. Wb. 52 sq.

aiuuv m. et f. 'durée de la vie, temps, éternité'; *aiu[jç (ace. cdûù, loc.aiei) m/sens; aiev etc.'toujours'. Lut. aevum aetas{<.aevitas) aeternus, got. ahcs 'temps' v. h. a. êica 'long temps, éternité got. aiweins v. h. a. éwig 'éternel', en rapport a])ophonique avec skr. dyîdj n. 'vie, durée de la vie' ûf/iili 'vivant, mobile; être vivant'. Voy. aieî et aiôXoç.

aiiupa f. 'appareil ])our se balancer, hamac, balançoire'; aiuupéo) 'soulever, élever; pass. se balancer'. < *Fai-Fa)p-a, formation avec redoublement intensif et le même degré long- que les noms féminins qui servent de base à vwuàuj 7TUJTào,uai (Trpuucpàuj TpujTTâuj.type particulièrement développé en letto-slave. Solmsen Uuters. 291 n. Voy. àeipuu.

32

uKuivu f. 'pointe, aiguillon'; aKav m. g-én. cÎKavoç 'chardon' (LXX); ctKavBa f. (< *àKav9ia Lambert De (liai. Aeol. 49 1 'épine, piquant^ cliardon, dard, arête de poisson, épine dorsale, etc.', ctKavBoç ni. 'acanthe' (Acanthus mollis L.), oiKavGiç et àKav9uX\iç f/chardonneret'; dKavoç m. sorte de chardon (Ono- |)ordnm acaiitliiiim L.), àKavxlM 'porter des fruits ou des fleurs à tête épineuse'; aKaxiuévoç 'aig-uisé' (lance, hache, couteau Hom. < *àKaK(J|uevoç Hirt IF. XII 225) ; dtKri f.'pointe' (gramm.) ; ctKivoç f. ujKi|uov 'basilic'; ùkiç, -iboç f. 'pointe'; àK,ur| f. 'pointe, tranchant'; aKovii f. 'pierre à aiguiser'; ctKvricyTiç, -loç f. 'échine d'un animal; sorte d'ortie'; aKopva f. (< *àKopvta) sorte de chardon, cf. ctKopoç f. 'acorus' plante aromatique, aKOpov sa racine (voy. Schrader RL. 4(J4); ctKpoç 'aigu', aKpiç, -loç f. 'sommet d'une montagne' cf. cÎKpâ f . 'faîte', otKpiç, -iboç f. 'sau- terelle' forme hypocoristique = àKpopaTOÛaa 'marchant sur la pointe des pattes, aKpiloxjoa' (Prellwitz 12) ; uk^ky] f. 'pointe' (cf. pour la formation àYuuTil); ctKUJV, -ovtoç m. 'javelot', 0!KOVTiZ;ua lancer le javelot'. R. i.-e. aJc et aq; cf. avec le degré o gr. ÔKpiç 'pointe d'une montagne' àïvç 'aigu' ôHoç 'vinaigre' ôEîvii 'herse' (R. oq). Skr. clçrih 'côté coupant, coin' câtur-açriJi 'quadran- gulaire' açdnih f. 'trait, carreau de foudre, pointe de flèche' dçnoh m. gén.sg. 'pierre, pierre de fronde (zd asnô gén.) ^) âstrû f. 'aiguillon' (zd cLHtra)\ arm. asehi 'aiguille' (Hilbschmann Arm. Gr. I 421); alban. d{>etE 'sur, âpre' (G. Meyer Alb. Spr. 2 ; lat. aceo 'être sur' acidus acêtum dcer (cf. pour a gr. iiKéç* ôEù n. pers. «.s- 'pierre meulière' Horn Neupers. Etym. u*^ 22) acerhns < *acrlclho-.s aciën ((eus gén. -ûs acia < ^acuia 'fil à coudre' acus gén. aceris n. 'balle du blé' acuo acûmeii aculeus aqui- f'olius 'aux feuilles aiguës' acipènserÇ?) 'esturgeon' v. lat. ogna 'épi' < *«c«rt (cf. got. ahana v. h. a. aqana 'balle') osq. al'rid 'aciiter ou acri' omhw perakrl- 'opimus' v. lat. ocris 'nions con- fragosus' mediocris Ocriculuni hiterocrea marr, ocres gén. sg. 'montis' ombr. ukar gén.sg. ocrer 'mous'; gaul. Ayro-tidns

1) Skr. âçnah zd asnô est le g-énitif de àçmayi- asman- gr. (Sk^ujv: le rapport n'est que probable; voy. infra et cf. J. Schmidt Kritik 88 sqq.

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V. irl. èr 'haut* < ''•'aa'o-s v. bret. ar-ocrioïi 'atrocia' etc. (Fick- Stokes II 5) ; got. ahs 'épi' ; v. isl. eggja ^aiguiser' ags. egl 'aiguillon' v. h. a. ekka v. sax. eggja 'tranchant du glaive, pointe' etc. (Curtius^ 131, Vanicek Lat. Spr.^ 4 sq.); lit. asztrùs 'aigu' aszakà 'arête de poisson' v. slav. ostrû osûtû 'aigu' ostmii 'aiguillon' (= lit. àkstinas, avec i.-e. q comme dans lit. akstîs 'petit bâton pointu' lett. aksts 'leste, alerte' lat. occa 'herse' gr. ôHûç ôHivri Bezzenberger BB. 27, 173) lett. ass 'aigu'; lit. akûtas lett. akûts pruss. ackons 'barbe d'épi'. Rapports pour la plupart reconnus depuis longtemps; cf. Fick^ I 14. .349. II 5. Johansson KZ. 30, 350. Zupitza Guttiir. 187. Henry Bret. mod. s. v. ek 'pointe'. Walde Lat. Wb. 4 sqq.

II. a K ai va f. 'mesure de longueur de dix pieds'. Dérivé par Weise Gr. W. im Lat. 218 de lat. amia {acnua agnua) 'mesure agraire de 120 pieds carrés' avec influence étvm. de cÎKaiva 'aiguillon' (! ?) et remontant à l'hébr. qâne 'perche à mesurer', d'où 'mesure de longueur de six aunes'. Invraisemblable. Voy. Walde Lat.Wb. s. v. acnua.

otKaKaXiç f. 'semence de tamaris égyptien' Diosc; aKaKaXXiç- âv6oç vapKÎcraou. KpfjTeç Hésych. Origine sans doute égyptienne, avec influence étymologique des dérivés de R. aîc.

àKaxriTa nom. épique 'qui ne fait point de mal (= aKaKOç), bienfaisant' (épith. d'Hermès et de Prométhée) pour Liddell- Scott; 'sauveur' (cf. dKoç 'remède') p. ex. Ameis uu 10; 'habile, rusé', Q,î.\-à\..acidus etàKaKÎeiç* cfuvieiç, àKaKieî* auvieî Hésych. pour Hoffmann BB. 17, 328, ce qui est évident.

otKaKia f. 'acacia', arbre épineux d'Egypte, Diosc. Cf. supra otKttKaXîç.

àKttXaveiç, -iboç f. 'chardonneret' Arist. Paix 1078; épithète comique d'Artémis Arist. Ois. 871 ; lac. àKaXavffip' aKavOuXXiç Hésych, R. aie, avec des éléments de dérivation obscurs pour Kretschmer Einleitung 403 n. < *àKav-av0iç par dissimilation (cf. wallon namurois caloni 'artilleur' < ^conont et voy. Bi ngmann KVG. p. 240 : gr. XdpvaS < vdpvaH 'coffre', Xujuvoç 'nu' Hésych. < *vu|liv6ç, ital. veleno < veneno), cf. ctKav et âKttvoç 'chardon' et dvGoç 'fleur', avec influence analogique d'àKaXrî(p)-| 'ortie'. Bq.

3

34

àKuXappeiTriç, aKaXdppooç 'qui coule doucement ou silencieuse-

nient', cf. ri»<a Y 440 'doucement', tiKaîoç- àaSevriç Ilésyeli., '•.îlKaXéov TTpdujç Hésycli., fiKaXov fîcTuxov EM. 424, 16sqq., et péuj < *sreu-ô ce qui rend compte du -pp-. Cf. Scliulze Qu. cp. 0.

dKaX7Îcprif-'oi'tic;fig. piquant, aii^uillon; ortie demer(ascidiaL.)'. cf. arab. //aîaf sorte de jonc à bords tranciiaiits, aram. Tul^fâ 'jonc' hcbr. Mit fût ou hàlâfôt 'les feuilles aiguës de l'épinard', d'un thème signifiant 'percer, couper'. Lewy Frenidw. 50(?) (*KaXr|cpri s'est sans doute modifié en ÙKaXricpri sous l'influence des dérivés de R. aîc.)

à Ka p ri ç 'très petit, court (temps)'; oiKapiaîoç 'très petit' ; cf. Hésych. àKapfç* Ppax^, o oùbè Kaîpai oîov xe. Etym. inadmissible de Prelhvitz lU (à- co})ulatif < *sm- et Ki'ip 'destruction' KepdiZu) 'piller' lat. caries). Contient peut-être une forme dîcd- de la base ehô{i) 'mettre en menus morceaux', cf. otKibvôç dKoXoç KUJ|uoç etc.

dKapi n. 'mite' (èXàxicTTOV ^lîjov Arist. H. An. V 144); rapporté généralement au précédent.

ctKapov TuqpXôv et dYXP«Ç' MÛajvp. AoKpoi. Lat. aqiiiliis'oh'&Q.WY' oquila 'aigle (noir)' aquilô 'vent du nord (qui obscurcit le ciel)' lit. àUas lett. alds 'aveugle'. Fick KZ. 19, 255 sq. BB. 2, 194. AVb.'i 1 348; i)uis v. irl. ad-a'g {*-agf), a'dche 'nuit' Fick^ Il 326.

àKapoç" aimaivei tôv èfKÉcpaXov f] xfiv KecpaXr'iv EM. 45, 13, de KÛpa et de la forme faible de la prép. èv, donc = è'TKapoç et ÏTKpoç. Schulze KZ. 29, 264. G. Meyer» 52.

aKacTKa et àKacJKâ 'tranquillement' Cratinos, cf. Hésych.: ficrùxujç, laaXttKujç, ppabeuuç; aKacTKaîoç 'tranquille, doux' Esch. Agam. 741. Parent de fjKa 'doucement', avec des éléments de déri- vation insolites.

cÎKaaTOç' f"! acpévba^voç Hésych. 'érable' : lat. acer, -eris n. [f. Servius] 'érable' v. h. a, aliorn < germ. èyurnaz 'érable' (apo- phonie è'.d). OsthofI' Etym. Par. ISTscjq. (bibliogr.).

dKttTOç f. (m. Hrdt.) 'brigantin; vase allongé eu forme de barque'; àKotTiov 'barque'; adj. àKÛTeioç (voile, mât, vergue 'de misaine' Pauly-Wissowa I 1158 sq.) < *àK«T0-ç. Cf. àKÔvri ciKaiva ctKavoç etc.; rattaché t\ R. ah par Brunn à cause de la quille

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tranchante, par Werner GGA. (1882) I 230 sqq. à cause de la

forme aiguë de la proue, ceci étant plus vraisemblable. . àKaxilw 'affliger'. Formé par redoublement; voy. âxo|uai. aKaxMévoç, voy. s. v. dKaiva I. liom. aKéuJV 'gardant le silence'; aKiiv accus., dor. aKÛ instrum.

Pind. P. IV 156 Chr. ^silencieusement'. Pour de Saussure MSL.

VII 86 ttKéuuv serait ptc. prés. d'àKriKoF-a; à rejeter. Cf. hom.

rJK-a 'doucement, lentement, faiblement' iik-i(Jto-ç 'le plus lent'

att. i^K-iaTO-ç fÎTTuuv, lat. sëg-ni-s sëc-ms Frôhde BB. 16, 192.

Osthoff IF. V 297.

I. otKripaTOç 'intact' (-Â'-), cf. à-Kr|pioç à-Kepaioç m/sens, KepaiZo) 'ravager' Kepauvôç 'foudre' Kr]p 'mort' Kiipaivo) 'endommager', skr. çrnâti 'briser, détruire' çâruh 'javelot' zd a-sardtô 'non blessé', lat. caries caridsus, v. irl. arachrinim 'difficiscor' do-rochair 'cecidit' ir-chre 'interitus'. Fick^ I 43. Hirt BB. 24, 233 1).

II. dKripaTOç 'non mélangé, pur'. Allongement épique. Voy. Kepdvvum. Bartbolomae IF. III 8sq.

aKibvoç 'faible, chétif. Gall. cwyddo 'cadere' v. isl. liitta 'atteindre' v. pruss. Jxejjtaro 'grêle' Bezzenberger BB. 27, 146. Douteux. Présente peut être une forme aÂv'- de la base eî-ôi 'mettre en menus morceaux', cf. ÙKapriç otKoXoç kûùjuoç et pour le sens fr. bout d'homme.

aKlvàKriç m. 'cimeterre' sabre recourbé à deux tranchants des Perses et des Scythes. Mot iranien. «Il semble qu'on ait fabriqué, peut-être dans le langage de la comédie, un verbe *àKîvà(jatjL) 'brandir un aKïvdKriç', d'où seraient dérivées les gloses aKivaxiuoç* Tivayiiiôç, KÎviiaiç Hésych. àKÎvaY.ua EM. 48, 39.» Mansion Guttur. gr. 64.

etKipoç 'lourd, gauche, sot' Théocr. XXVIII 15 (éol.)- Obscur.

aKKUJ, gén. -oûç f. 'femme grimacière; figure grimaçante pour effrayer les enfants'; àKKÎZioiuai 'faire des façons: faire l'igno-

1) Schulze Qu. ep. 236 sq. a rapproché d'àKiîpaToç lat. sin-cêru-s; contesté par Brugmann Ber. d. sachs. G. d. W. 1900 p. 403 et Ost- hoff Etj-m. Par. 16, lequel critique aussi Bréal MSL. XI 118 sq., qui gTOupe arbitrairement àKiipaxoç àKépaioç KÎpviTui Kepâvvû|Lu Kiipôç lat. eêra sin-cêru-s.

3G

rant'; 'Akkuû nourrice de Déniêtêr. Skr. cikM f. (gramm.) 'mère' lat. Acca Làrentia 'mère des douze frères Arvales'. FickM 1.

ÛK|ar|voç jeun'; scliol. T 163 cite uu éol. àK|aa 'jeûne', glosé vricTTeia, èvbeîa par Hésych. B.-all. néerl. ham lett. kumiiss 'bouchée'. Bezzenberger BB. 21, 315. Fick BB. 28, 108 sq. groupe gr. è'ieiaev fîjueX-fev 'traire' skr. càma-ti 'avaler' (v. isL Jwoma 'avaler goulûment' Uhlenbeck Ai. Spr. 90) gr. Ko^ûcra- ■ié\xovaa 'pleine (outre)', Ki|Liai- x^MOç Trùpivoç 'suc du froment', Ki)Liaôç* xvloç luopéaç 'jus de la mûre'. Ces alternances k:t devant voyelles claires e i et la présence de k devant o sont inadmissibles.

aKjuuuv, -ovoç m. 'enclume'. Skr. dçmaii- 'pierre de fronde' zd asman- v. pers. cismcin- 'pierre, ciel' lit. aszmii 'tranchant' {ak-) ; lit. àkmë, (thème àhmen-) v. slav. kamy (thème kamen- avec rt < ô ou à) ont la vclaire q: peut-être y eut-il confusion poul- ies mots indo-iraniens entre akmen- de i.-e. ak 'être aigu' (lit. aszmu) et '^'aqmen- 'pierre' (lit. akmu), ou faut-il admettre (cf. supra s. V. ciKaiva) une double forme ak et aq. Sur le groupe voy. p. ex. Curtins^ 131. Fick-^ I 350. Noreen Abriss 90. 195. Zupitza Guttur. 198. G. Meyer^ 99. 256. 407. Kluge« 160 (réeerve jiour ail. hammer 'marteau' qu'évoquait Curtius). Hirt Ablaut § 687. Walde Lat. Wb. 5.

aKori f. 'ouie' < *àKOU(Tâ; voy. àKOÛuj.

dKOiTiç, -loç f. 'épouse'; otKOiTriç 'époux' < snj- + koIth 'couche* cf. Keî|Liai 'être couché'; psilose ionienne (pour *âK0iTiç) ou in- fluence (lu synonyme âXoxoç, la i)silose est d'origine pho- nétique, cf. supra à- (à-).

uKoXoç m. 'morceau de pain, bouchée'. L'étym. traditionnelle (Curtius 5 114. 679. Prellwitz 12) le rattache au skr. aç-nâtt 'manger' (voy. s. v. KÔiiaoç). Bezzenberger BB. 27, 147 dé- compose en à-KoXo-ç, cf. lat. ceîlo 'renverser, abattre, etc.',, mais sans pouvoir expliquer l'a-.

ÙKoXouGoç 'qui accompagne' < *sm- + KeXeuGoç 'sentier'; *s?n- > à- dissimilé en à- à cause de l'aspirée 9, cf. à-Xoxoç: àKÔXou6oç pour *àKéXeu0oç gén. aKoXoùGou, puis nivellement à l'époque historique, pour J. Schmidt KZ. 32, 325, mais la

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variation voealique est indo-européenne, cf. lat. terra : extorr'cs\ KéXeuGoç : lat. calUs 'sentier' lit. këlias 'chemin'.

ctKÔVT] f. 'pierre à aiguiser'; àKOvàin 'aiguiser'. Skr. âçan- cicna- 'pierre de fronde' gaul. acaumim 'saxum' acauno-marga 'marne pierreuse' (Plin. HN. XVII 7) bret. higoîen 'pierre à aiguiser' < celt. *ak-ulëna gall. hog-i 'aiguiser'. Fick-Stokes II 5. Henry Bret. mod. 1(53. Voy. i.-e. ak s. v. dKaiva, base aJcO afcôn, cf. àKavôç kOùvoç : lat. catus < ^katés Catô ace. côtem etc. Persson Wurzelerw. 88 n. 3. 148 n. 2. Bartholomae IF. II 270. Horton-Smith BB. 22, 193. La question posée par Walde Lat. Wb. 106 s. V. catus est oiseuse.

cypr. àKopaiTÔjç 'sans diminution'; èTTÎKopov èrriKOTrov. TTàcpioi Hésych.; Ka-KÔpaç' KataKÔijjaç. irapà EukXuj Hésych. Base de Keipuj, au degré Kop-, d'où *Kopaiuu *Kopduj et le dérivé aKO- paiTÛùç. Hoffmann BB. 14,279. Gr. Dial. I 77. 174. 275.281. Douteux.

«Koç, gen. aKOuç n. 'remède'; àxeoiuai 'guérir'; àKéaiujp (épith. d'Apollor, Eur. Andr. 882) àKe(JTiîp 'qui calme, qui sauve'; aKÊCTTpov 'remède'; dKecTTpa f. 'aiguille à ravauder'. V. irl. icc 'guérison' gall. iach 'sain, bien portant' iechi/d 'santé' skr. yàçah n. 'gloire, salut'. Fick-Stokes II 222. Rapports très obscurs, cf. Uhlenbeck Ai. Spr. 236 et Henry Bret. mod. 172.

cypr. dsKoaid f. 'orge'; àKOOTq Nie. Al. 106; àKocrincraç (ïttttoç) 'nourri d'orge' 2 506. Lat. acus gén. acerh 'balle de blé ou d'avoine' got. ahs n. 'épi' (i.-e. ak, voy. ctKaiva) Hoffmann Gr. Dial. 1278, Brugniann Grdr. P651, lequel y ajoutait gr. dxvrj 'balle de blé ou d'avoine' < *àK(T-vâ («étranger au groupe» Gr. Gr.3 97 n. 2), Mansion Guttur. gr. 62.276, qui ajoute gr. àKTri 'blé moulu', Hoops Waldbâume und Kulturpflanzen, 363, qui croit expliquer le sens. Bezzenberger BB. 27, 173 n. pose un primitif *nkostd cf. v. slav. jqcîmi/ 'orge'; admis par Walde Lat. Wb. 7 et par moi.

«Koûin 'entendre'; dKOii f., liom. aKOuiî 'ouïe'; ùttiîkooç 'sujet'; lac. èTTdKooç'témoin'GDI. 4588. 4590. 4591. àKoOuu<*dKoucriiu, du composé *dK-ou(j- 'ayant l'oreille pointée vers'; dKor| dKOun < *dKOucrâ; att. dKriKoa < *àKâK0u(Ja, cf. àKpodo|Liai < *dKpou- <Jao|uai, boni, oùaia < *oùaaTa, att. ouç = *ôoç < *où(Joç;

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pf. ion. àKHKOUKa Hérondas V 49 dor. ôtKouKa. Kretschmer KZ. 33, 567 1). Brugraann Grdr. P 196. 960. Gr. Gr.» passim; àKCÛer TripeîHésycli., gort. aKeùovTOç serait refait sur *àKriKOua d'après l'alternance ei\ri\ou6a : è\eijao|Liai. Rapproclié de got. hausjan v. isl. hoyra 'entendre' depuis Delbriick KZ. 16, 271, p. ex. Zupitza 206, Kretschmer loc. cit., Hirt Ablaut § 498, L. Mever I 44, Uhlenbeck Got. Spr. ^ 76 (qui hésite entre un primitif *sm-hous-iô > àKoOu) et oik- de R. ak). L'étym. de Kretschmer est rejetée par Bezzenberger BB. 27, 145 sqq., qui évoque lat. ciistôs 'gardien' gr KÛboç 'gloire, honneur' v. slav. cudo 'merveille' gr. kc F)éuj 's'apercevoir, observer' [lequel vient de *crKoFéuj, cf. Buô-ctkooç] skr. kavih 'voyant', ÔKeuuj {à-< sa- cf. Xcii.just et sa-jiist 'sentir, remarquer, percevoir') étant plus ancien que okoijuj. Cf. Walde Lat. Wb. s. v. auris, cusfôs. La base est tout simplement akous.

ÔKpâriç 'qui souffle fort, piquant' (vent du nord ou de l'ouest); adv. àKpâei TrXeîv 'naviguer par une brise fraîche' < dKpoç + drmi 'souffler', avec allongement de la voyelle initiale du second membre d'un composé; cf. bucTâriç 'au souffle funeste'; ou bien avec â dissimilé de ri, cf. dr|p et rie'poç gén. p. 17 n.

aKpaïqpviîç 'pur, frais; intact'. Etym. inconnue. < *àK'e)pairo)- (p(a)vriç 'non mélangé' Lexx. [! ?] < ctKpoç 'aigu' + aïqpvriç 'subitement' Prellwitz 11 [!'?] < à- négatif + *Kpaîcpvoç, qui aurait signifié 'blessure, dommage', et dont l'existence et l'origine ne sont pas moins problématiques pour L. Meyer I 59.

àKpefAULJv, -évoç m. 'branche'; àKpejaoviKÔç 'semblable à une branche'. Rattaché à dKpoç 'aigu' depuis Benfey Gr. Wurzellex. 1 ( 1 839) 158, cf. FlensburgStud. auf d. Gebiete d. idg. Wurzell)ild. (1897) 70, Pas très sûr; le sens de 'branche qui se ramifie' a été forcé pour justifier l'étymologie.

aKpïPnç 'exact, soigneux'; àKpipôuu àKpipeùuj 'faire exactement'. Etym. erronées de Walter KZ. 12, 413 et L. Meyer I 59. Prellwitz 12 pose à- < n : èv + '^krsg'J-, cf. got. ând-hruskan 'rechercher'; rien n'est moins certain: a7idhn(ska}i est obscur; Meillct De i.-e. radiée *MEN- p. 25 se demande si -hruskan

1) Déjà Fick BB. 1 (1ST7), 334: *(iKa4-oO<;: ôkoûiu de i.-e. ak 'être ai"ii' Jo!i;uisson IF. III 199.

- 39

n'est pas un compromis de ^hJu.sl-an et '^/iirslau lat. poscO skr. prcchâti 'demander'. < *àKpo-KpîPiiç 'examinant avec acuité' par haplologie, et appartient à la même base que Kpivuu 'examiner, juger' {-gU- suffixal!'?) pour Walde KZ. 34, 532. < àKp-tp-r|ç 'qui voit avec acuité'. Base ô{i)qV' : iqU, cf. ôiruuTTa : TTapGevoTrimiç, ttûjvuu : ttivuu etc.; pour le P au lieu du tt attendu, cf. att. àpXapéç dpXdpeia ion. à^Xapir) : gort. àpXoTréç à^Xoniâ Kaia^XaTTéSai; le motif du changement tt > p est provisoirement inconnu.

àKpodo)Liai 'entendre'. Etym. indiquée s. v. ùkoijuj.

aKpoç 'aigu'; ctKpiç f. = aKpâ; otKpiç, -îboç f. 'sauterelle'. Etym. indiquée s. v. dKaiva I.

aKTaivuj et àKTaivôuj 'mouvoir, lever'. Hypothèse fausse de Prelhvit/ 12. Rapport certain avec aKTÔç ptc. de ctTuu, cf. aKÔXaaTOç : aKoXaaxaivuu, àXacTiôç : àXacTTaivuu.

àKxéa et àKii] f. 'sureau' (Sambucus niger L.). Etym. obscure (= feuilles pointues'? i.-e. ak Prelhvit/ 12). De lat. acte V. h. a. attcih atfuh atah.

I. ÔKiri f.-'blé' terme poétique que les scoliastes déjà ont rattaché à aTVûiui 'briser' et interprété comme 'blé mouht, fleur de fa- rine', mais il n'y a pas de trace d'un *F-. Bechtel Ion. Inschr. p. G() et Fick"* 1 .51 1 le rattachent (à-<im-) à lit. iiùnlxciu nùukyti 'pétrir' v. slav. moka 'farine' skr. mâcaté 'il moud' < *m)tqetai gr. |ud(T(Juj 'pétrir'. Inadmissible aux points de vue phonétique et sémantique. dKTr) : cypr. dKoaid lat. acu.s 'balle du blé' gr. ctxvri < *àK(îvâ Mansion Gutt. gr. 62. 254, mais voy. dKOCTTd (v. slav. Jçc?OT«/ 'orge') et dxvr) : gr. dxupov 'paille, chaume'. l\artant de dKTiv Tpoqpri Hésych., L.Meyer I 4G évoque oîkoXoç 'bouchée' skr. açnâti 'manger'; probable, si l'éfym. d'aKoXoç est correcte.

II. àKxri f. 'côte escarpée, à pic, rivage abrupt; promontoire'. D'abord rattaché à dTvD)ui comme prifiuîvoç gén. sg. 'ligne de brisants' à pinvOm, mais ÔKiri n"a jamais eu de *F-; plus vraisemblablement de i.-e. ak aq 'être aigu', cf. ctKpai iiiôveç P 264, J. Schniidt Die Wur/.el ak- et cf. Persson Wurzelerw. 96.

ÙKiiç, -îvoç f. 'rayon'. Skr. aktùh m. 'crépuscule, obscurité, nuit, lumière, rayon'; lit. anksf} pruss. angstainai 'tôt'; got. nhticô

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<*nytuô v.\i>\.ôtta v. h. a. uhf a 'aurore'. En rapport apo- phonique (à- < n-) avec skr. ndktam 'de nuit' duel ndktâ\ voy, VÙ2. J. Schmidt P!urall)ild. 212 sqq.

ctKuXoç f. 'gland' comestible du cliene. On a .soupçonné une parenté avec skr. aç-, açnàti 'manger', p. ex. Sohnsen KZ. 34, 79; voy. aKoXoç.

dKDpoç 'qui n'a pas d'autorité, de valeur'. Voy. s. v. KÛpioç.

àKuuKr) f. 'pointe', cf. pour la formation àYuuYn; ctKUJV 'javelot', àKOVT(Z;ua 'lancer le javelot'. Voy. s. v. ctKaiva I.

CtKUJV poét. àeKuuv, -ovtoç '(|ui ne veut pas' < *à-FeKUJv; aKOÛ(Tioç poét. àeKOiicriGç 'involontaire'; aKÔcri(a) CIG. 1 1, b 1 < d /ieK- (Kretsehmer KZ. 31,421 n.) avec h reposant sur l'introduction secondaire de la forme d'initiale absolue, cf. (ppoOpoç < *7Tpo- /?opoç (.Sommer Gr Lautst 103).

à\à(3aaToç àXâpacripoç m., àXdpaaTpov 'albâtre; vase d'albâtre; vase à parfums'; àXaPacTTÎTiiç (XiOoç), àXapacTTÎTiç f. 'albâtre'. Prellwitz 12 traduit 'flacon à parfums' et pose à- négatif + Xa^q 'manclie, anse', cf. scol. Arist. Ach. 10.51: ècrfi XqKuBoç x\ oiTa )Liq è'xouaa, oùk è'cTTi Xa^écJGai. Origine étrangère: Cand)yse envoie au roi d'Ethiopie iLiûpou àXâpaaTOv (Hrdt. 11120; exemple le plus ancien); Muss-Arnolt 138sq. ramène àXâpaarpoç à l'arabe al-Basrat 'pierre de Basra', pierre non déterminée du reste.

àXa^Luv, -ovoç < *c)7r7c?/o«- 'vagabond' '); 'charlatan, imposteur; vantard, fanfaron'; cf. àXdo|uai etc. s.v.dXq. L'étym. de Prell- witz 12 (ail. lump 'honnne méprisable', qui est du reste le néerl. lomp 'chiffon, guenille, haillon', avec une labiale i -e. et non le -gU- que doit soupçoinier Pr. dans -Iwv < '^-gUiôn) est con- trouvée. Ilésychius a dXala* aiaxpd et àXa^oveiiecr9ar vpeu- beaôai. q aiaxOvea9ai. TapavTÎvoi.

dXaXq pi. dXaXaî; dXaXqrôç m., dXaXqTÙç. -ùoç f. cri de guerre, de joie, de douleur; dXaXdZ^uu 'pousser le cri de guerre'. Ono- matopée; cf. j). ex. sUr. (ilaict are ararê inîerj.

1) Cf. ■iiaïuin. Bckkcri Am-cd. p. ;^T4, et Suidas s. v. 'AXoItûv ovtI toû d\uj|nevoç. 'AXKaîo; vl>fète de l'ancienne coiiié(lie). La sup- l'Osition de iMeineke, qu'il iaudrait lire àXàZ'uv (bar\ touèse éolienne) it attribuer le mot aii lyriiiue Aleée, est toute j^raïuite.

41

*à\àXuTH, -UYTOç f. Nie. Alex. 28 "palpitation, oppression, an- goisse'; formation intensive par redoublement; cf. à\uKr| sous àXuo) et àXuKTéo) àXÛKiaZIiJU 'être agité, inquiet'.

àXaàç, 'aveugle'; àXdïoç 'invisible' Hippocr. ; àXaoo) 'aveugler'; otXaujTLiç, -voç f. 'cécité'; àXaocyKOTTÛi f. 'surveillance aveugle', c.-à-d. 'vaine'. < *mlau6s en rapport apopbonique avec i^eXeôç 'vain' pour Prellwitz 12. < *<>husés cf. lat. liiscus 'borgne' < Housqôs < *Ieus-qô-s, base alètis. Bq.

àXa-nàlu) è.l-a\auâl\jj 'détruire, anéantir, piller, vider'; Xa-rrâZleiv 'vider' (restomac); àXairabvoç 'faible, cbétif; Xarrapôç 'mou, flasque', Xa-napâ ion. Xairàpri f. 'défaut des côtes' : skr. dlpah 'petit, médiocre', lit. «/yi>^rs'affaiblir'«/j)»c/.v 'faible, impuissant', néerl. b.-all. /^'/''mou, flasque, fade', ])()ur Persson Wur/elerw. 170. 226.

àXaaTÔç ^) boni, 'insupportable, mauvais, désagréable <*(^/{^f/^- tô.s\ àXacTTëuu 's'indigner'; àXàcTTUjp, -opoç 'mauvais génie, ven- geur du crime, fléau ; maudit, exécrable'. Cf. skr. rddhyati 'être soumis' ptc. raddhâh, radlircîh 'pauvre, mallieureux' raddhû m. <*radh-tar- 'dompteur', russ. îjad 'mauvais outil' îjodd.scij 'faible, inapte, mauvais, ])itoyable' Ijadétï 'être faible', le skr. ayant signifier 'être faible'-). Bq.

âX^oç n. 'douleur, ciiagrin': àXéYUJ = ak^Sy. àXéEuu; voy. s.v. àXé^uj.

àXbaivuj 'faire croître, fortifier'; àv-aXbriç 'qui arrête la végé- tation'; âXbo)aai 'produire (KdpTTOuç)': àXbi'iaKuj 'croître; faire croître'; ctXBoiuai 'croître, être guéri'. Lat. alo 'nourrir, élever' altus 'haut' (cf. gr. àv-aXioç 'insatiable') alimentum alescô ad-uîtus sub-oles proies ind-olês, v. irl. no-t-aïl 'alit te' altram 'nutritio' irl. ail 'csca' (Fick-Stokes^ II 20), got. alpeis V. b.a. ait 'vieux' got. alip s 'engraissé, aixeuTÔç' ags. cdan 'croître; produire; nourrir'. Cnrtius^3ô6. Ostboff Etym.Par.59.

àXéa f. 'cbalour du soleil'; àXeaivuj 'échauffer'; àXeâZiuj 'être chaud'; dXeeivôç 'ensoleillé'. Base i.-e. suel 'ardêre' cf. ags.

1) J'imagine que tel est l'accent; la croyance à un à- nég-atif aura fait déplacer le ton.

2) Le rapport skr. râd/iyati : vns^. Ijad est suggéré par Tlilen- beck Ai. Spr. 244.

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Hirelan T-tre ardent' for sicaelan 'brûler' sirôl lourd (chaleur)'' V. 11. a. strillzzôn 'couver sous la cendre (flamme) CFick I^ 580), lit. si-(lù stïlti 'couver sous la cendre' svïlus 'd'une lueur vacillante' lett. swel'u sirelt 'flamber' swals swola 'vapeur' (Solmsen Uuters. 196. 248 sqq.), cf. eïXn éXdvn nXioç et Sommer Gr. Lautstud. 111.

ion. dXeâ f. 'abri, refuge'; àXéo|Liai àXeeivuu 'éviter, esquiver, échapper; àXeuuu 'écarter; protéger; esquiver; ion. dXeuupri f. 'action ou moyen d'échapper'; àXûaKiu < *oiXuk(Jkuj, cf. fut. àXû£uj aor. fîXuEa'fuir; errer çâ et la, s'agiter avec inquiétude'; àXuaKaZuu 'éviter; fuir; errer'. Voy. akx\; base i.-e. alëu.

àXéYw àXeTiZ^uu àXeTÔvuu 's'inquiéter de' : lat. neglego d/ligo dîli- gem religio; puis gr. dXTOç n. 'douleur, chagrin' àXcTeivoç (< *dJeges-no-s) et àXTeivôç, buanXeTnç 'douloureux', àXTeo) 'souffrir' lat. algeô àXTÙvuu 'faire souffrir' àXfn^iJÛv f. dXTnMa u. dXTri(JiÇ f- 'souffrance' àXTnpôç 'malheureux'; àXé^uu < *dlégô dXTOç < *a7^o.9, base i.-e. aleg; le degré ultraréduit dans Xa^eivà- beivd Hésych., v. isl. laJcr lâl-r 'mauvais' (Persson Wurzelerw. 220).

dXeicrov 'coupe à boire' <*dXeiTFo-v, cf. got. le}pu{s) 'vin doux' v.h.a. lui 'latex; poculum', lit. lyfùs lett. Zi'^M* 'pluie'. Schulze KZ. 29, 255. Brugniaun Ber. d. siichs. Ges. d. Wiss. 1899, p. 210sq. 1901, p. 92 n.

dXeixriç 'coupable' éol. dXoîiiiç; dXoixôç 'criminel'; dXiTaivu) 's'égarer, faire une faute'; dXmiiaujv dXiTpôç 'coupable'; dXi- Tpaivuj 'se rendre coupable'; dXupia f. 'méchanceté' : v. h. a. leid 'affligeant, désagréable, odieux', lit. îéhi lètèti 'troubler, exciter, fatiguer'. Fick'' I 533. Schulze Qu. Ep. 249.

dXeicpuu pf. dXriXiqpa 'oindre'; dXeiqpap n.-; dXeiqpa n. dXei)Li|ua n. dXoicpîî f. 'onguent; poix' (cf. Théocr. Vil 46). Voy. s. v. dXivu> Xeîoç XiTTOç XiTiapéç Xmapiîç. La forte aspirée qp est d'origine

1) Ht'lbig- Ep. hom. 475 sq. se trompe doublement en affirmant, que «personne n'a encore proposé une étyniologie tant soit peu satisfaisante poxir âXçioov^' et qu'il faiit sans doute rechercher l'origine de ce mot dans la famille des langues sémitiques.

2) Voy. Helbig Ep. hom. 125.

43

secondaire; lat. adeps 'graisse' oinlir. aripes arcpcs ahl. ])I. 'adipibns' < gr. âXeiqpa (Walde Lat, Wb. 8).

àXÉKTuup dXeKTpuuuv'coq'; otXeKipûaiva àXeKiopiç f/poiile'. Etyin. souvent clierchée: hypotlièses de Prellwit/, 14, de Lewy Fremdw. 11. Kretsclmier KZ. 3^, 560 a reconnu l'identité des mots àXéKTuup àXeKTpuuûv avec les noms propres liom. 'AXeK- Tuup 'AXeKxpuujv < àXéEuu 'écarter' àXeErjTrip àXKTtîp lutteur'; le sens de ces noms héroïques répond au caractère belliqueux de l'oiseau; cf. Me'iuviuv un nom de l'âne, KaXXiaç un nom du singe, KepbuL) un nom du renard, et cf. fr. renard < Reinlim't.

àXéHuu 'écarter; protéger'; cf. dXKri 'force; défense'. <*aleq- cf. skr. rdlxsati 'protéger', ags. ecdgian 'tueri, defendere' got. alha ags. ealh v. sax. alah 'temple', v. lit. ellcas alkas 'bois sacré' lett. elks 'idole'. Fick^ I 122. 035. Zupitza Gutt. 12S.

àXéuu 'moudre'; dXriTOV 'farine'; dXéiai XiGoi 'pierres meulières'; àXeroç et àXexoç m. 'action de moudre'; àXerpiç f. 'meunière'; àXeTpeOuu 'moudre'; dXeupov 'farine de froment' < *àXe-Fpov (Schulze Qu. ep. 225); dXri(F)ap pi. àXi^aïa. Arm. alcnn 'je mouds, je broie' alauri < "^alatrlo 'meule' aJeur 'farine' (non emprunté, cf. Hiibscbmann Arm. Gramm. I 414); skr. ânuh 'fin, mince' < *«Z-?m- (Fortunatov BB. 6, 216. Kubn KZ. 30, 355). Fiek BB. 5, 168. ^ 516. II 212 rattache àX-éuu (àX- <*ml-) à la base weZ 'moudre', d'où lat. molô v. irl. meîim arm. malem got. malan lit. maJù mdlti v. slav. meljq mléfi gr. ihijXXuu; justement critiqué par J. Schmidt Kritik 83.

à\r] f. 'course errante'; dXdoiuai àXaivuj 'errer'; otXrjTriç 'mendiant'; àXrixeiJUj 'errer en mendiant'. Rapprochement erroné avec skr. atati atati < *«Z tati (cf. Uhlenbeck Ai. Spr. 5). Lat. amh-nlclre ombr. amholtu 'and)ulato', lett. aJût aJûtîs 'errer, s'égarer'. Fiek BB. 2, 264. Voy. rjXeôç r|Xâ(JKLU ion. àXeq àXaZiuQv àXûuj.

àXri6)îç 'non dissimulé, non celé, vrai, authentique'; otXiT96(a)ia, ion. àXiiGein f. 'vérité' < à- négatif + *Xfi9oç, dor. XâOoç u. (Théocr. XXIII 24) 'oubli', cf. Xaveâvuu.

ion. dXriç 'rassemblé, réuni en un corps compact' = att. ciGpôoç, cf. éol. doXXriç; gr. eïXXuu, dXiç, uXia, mycén. âXiaia 'assemblée', AXiaîoç nom d'un mois à Dréros (cf. pour le sens delph. etc.

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'ArreXXaîoç ), aXiaKTiîp lieu de rL'iiuion àTareiito, âXiacfua 'assem- blée'(Pliintia, Ag-rig-ente); 'décret' (Rliêgion), arcad. àXiacriaî, arg. âXiacrcTiç (= att. fiXiaaiç); voy. s. v. fiXiaia.

ctXîpaç' veKpéç, àXipavTCç* oi veKpoi. Etyni. inconnue. Hypo- tlièse de Joliansson Nord. Tidskr. f. Fil., N.E. VIII 214sqq.: gr. ôXÎTOç lit. J'iijà 'maladie' got. Jeik 'corps, chair' signalée sans conviction par Persson Wur/clerw. 15, critiquée par Zu- pit/,a Gutt. lG3sq. Rattaché i)ar Lewy Frenidw. 5 sq. aux noms propres 'AXi^aç 'AXéi^aç 'AXûpri, lat. alhus gr. àXqpôç, «les morts étant blêmes, blancs» [!?].

àXipbùeiv 'se plonger dans la mer' Ilésych. Etym. Gud. On a conclu à l'existence d'un *pbùuj = bûoi 's'enfoncer, qu'on a voulu trouver dans lat. ini-buo, cf. Fick BB. 5, 352. Bugge BB. 14, 61. Très douteux. Brugmann KVG. 470 n. et Walde Lat. Wb. 2 s. V. abdomen songent à une composition avec *{a)p{o), dXi-pbvjeiv. Incertain.

«XiYKioç 'semblable à', paraît provenir dune base (di{ù q. cf. V. slav. lice russ. UJxû 'visage', v. slav. zCdo-lik-û 'méchant' liclnû 'beau' raz-licïnû 'différent' licitl 'formare'.

att. àXivbéuj 'tourner', contient une forme de la base suel 'tourner' (cf. éXicraui etc.^, qui alterne avec uel (lat. volvô V. slav. ra///*/ 'rouler' -àYm.glem). Voy. SolmsenUnters. 229sqq. Sommer Gr. Lautstud. 111.

àXiveiv Hésych. 'oindre', aor. àXîvai; cypr. ivaXivriv = elaaXeiqpeiv; épid. âXivaiç = âXeiipiç; lat. Uno pf. lèi^i, skr. linâti v.isl. Una 'oindre', v. irl. le-n'ini 'adhaereo', base alei. ^'o\. Xeîoç 'lisse' XÎTTa, XiTTOç 'onctuosité' (et non 'graisse') XiTtapéç 'onctueux' àXeiqpo) 'oindre' et cf. Persson Wurzelerw. 5. 49. 232.

«XiE, -Koç m. 'bouillie (répeautre'(Ath.). Emprunté au VàX.tûka (halica) m/sensV Non parent de lat. alo 'nourrir', comme 'mets nourrissant' (étym. de Corssen). Walde Lat.Wb. 19 songe à une parenté de lat. aJica avec alafernus 'nerprmv: problématique.

âXioç 'vain': àXiûJcrai 'rendre vain'. N'a jamais eu, contre L. Meyer I 302, de F-; cf. N 410. E 104; dans m\v aXiov A 376, |aiv est long- de par sa position devant la césure penthémimère. Cf. Sommer Gr. Lautstud. 98. Sans doute parent de gr. r|Xi0ioç

45 -

'vain' r\\eôç 'insensé', mais l'esprit nule de ce mot homérique s'explique mal.

â\iç 'eu foule, suffisamment' < *FaXiç cf. Hom., et Hésycb. TàXr iKàvov orclin. rapporté à R. Fe\- 'presser' (cf. eïXai). Sommer Gr. Lautstud. 112 ne croit pas que cette racine doive être séparée de R. Fe\- 'tourner', cf. pour le sens fr. enlacer; l'esprit rude s'expliquerait pas la forme accessoire suel (cf. éXiOGvj); ou bien â\iç < *aFaXiç base suel, v. b. a. swëllan 'gonfler'.

àXicr-féuu 'souiller'; àXiayrifia n. 'souillure'; le groupe -cTf- est énig-matique; rapport possible avec otXiveiv.

dXi(TK0|uai < ■^FaXiO'KO)Liai arcad. FaXovT(o)iç GDI, 24, 'être pris'; aXuuaiç f. 'prise'; àXuuTÔç 'j)ris'; tbcssal. FaXi(J(JKëTa' i) Hoff- mann Gr. Dial. II 5: got. icïlwan ^piller'. A pris son esprit rude de aipeîv et de éXeîv, qui n'ont jamais eu de F; l'aspiration n'est peut-être qu'attique (Sommer Gr.Lautst. 101); cf. eïXuuTeç <*èFeX- (Solmsen Unters. 281). Base eiiel.

àXîqpaXoç" bpOç Hésycb., apparenté à v. slav. lipa lit. le'pa l)russ. lipe, gall. llwijf (< Heipmâ- Heimtl- d'où angl. lime- tree) 'tilleul'. Bezzenberger dans Fick-Stokes'^ Il 242.

âXivjj" TTÉTpa Hésycb. Voy. s. v. aiYiXivy et Solmsen Unters. 73 n.

I. àXKri f. 'élan', animal (Pausanias): v. b.a. ëllio elalio ail. elclis lat. alces alce, russ. losï 'élan', skr. fct/ah 'mâle d'une sorte d'antilope'. J. Scbmidt Vok. II 146. Curtius-' 132. Bersu 184. Zupitza Gutt. 188.

II. àXKiî f. 'force' (voy. àXéfcoi); dXKi|uoç 'fort'; aXxapn. 'protection'; àXaXKÊÎv 'écarter'; àXKàGo) 'aider'; è'-rraXHiç 'rempart, défense'. Got. alhs v. sax. aloh ags. alh ealh 'temple'.

àXKULuv 'martin-pêcbeur'; lat. alcëclo; att. àXKuuûv par étymologie populaire (otXç + Kuëuj pour Forstemann KZ. 3,48. Tbompson Greek birds 28-32). Pour Brunier KZ. 34, 362 cf. skr. ardh arTxdh 'rayon' gr.iiXéKTuup dXeKTUjp, ail. r/7<7rts^e?''pie',lil t. 'oiseaux chatoyants', i.-e. alek alk. Invraisemblable. Cf. àXéKTiup. De Saussure MSL. VI 75 sq. a rapproché àXKÙujv ( < *aFaXKuuuv) de v. h. a. swalawa ags. swealwe v. isl. svala (< '^sualguôn-) 'hirondelle', ce qui est phonétiquement correct, et a été admis par Noreen Urgerm. Lautl. 18U, qui n'indique pas sa source^.

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et Zupitza 70; nié par G. Meyer =* 326. Xiedemiann IF. X 238 cherche à concilier lat. alcèdo et les formes germaniques. Solmsen Archiv f. slav. Pliilol. XXIV 575 préfère, avec Tor- l)iornsson Upsala Univ. Arsskr. 1902, p. 26sq., en rapprocher riiss. solovéj tchèq. slaml- pol. shiviJc etc. < slav. '".wlvijî 'ros- .signol', y.^\a\. slovij icf. pruss. .vo?om;w; rusa, solovéj 'jaune isahclle'' (cf. gr. x^iJuprjîç àribuùv).

àXXctç, -âvTOç m. 'saucisson l'ail)'; àXXâvTiov dim. Moeris, Thom.M.Prellwitz 15 y a vu *àXXa-FevTç, apparenté «peut-être» au lat. alliuni âlium 'ail', mais àlium alum < *an-slo; cf. ani-mus v. slav. qchati 'avoir une odeur'; cf. Vanicek Lat. Spr. 12. WaldeLat.Wb. 19.

àXXdTTuu 'échanger'; àXXaY»! f. 'échange'; dtXXriYopia f. 'expression figurée'; voy. ctXXoç.

âXXiE f. et dXXriS 'manteau d'homme', mot thess., d'où lat. âlicula 'petit manteau ou caban' avec influence étyra. à'âla. Saalfeld Tens. It.-gr. 42. Walde Lat. Wb. 19.

àXXob-aTTÔç 'étranger'. -aTTÔç < *-)iql>os cf. long-lnquus. Voy. Wackernagcl KZ. 27, 89 sqq. Bezzenberger BB. 4, 337 sqq. Schmidt Pluralbild. 245. Richter IF. IX 233.

âXXojLiai 'sauter' < *(JaXiofiai. I.-e. selêi 'mouvoir' lit. sein inf. seletr&e glisser' lat. sallre. Hirt Ablaut § 468.

âXXoç 'autre', cypr. aîXoç; àXXi'iXujv, dor. àXXdXoiv pronom réci- proque (*àXXoç-àXXov, duel *àXXuj-àXXuj etc., àXXa-àXXâ d'où par contraction *àXXâXX-, puis àXXâX- par dissimilation; cf. Wackernagcl Delmungsgesetz p. 31 sqq. Brugmaun Jbb. f. klass. Philol. 1887 p. 105 sqq. Solmsen Unters. 286. Arm. ail (Hubschmann Arm. Granim. I 417) lat. alius gaul. allo- dans Allo-hï-ocjes 'AXXô-xpiTeç v. irl. a'ie (Fick-Stokes* II 22) got. aljis 'un autre', "^'iil-ws < ^'a-lios par déjjlaccment de la frontière sy lia bique ^). Hirt Handbuch 162.

âXoH auXaH iJuXaS, hom. oiXt f. 'sillon'; lac. eùXaKa 'charrue': lit. velkh vilkti v. slav. vlèlq vlésti 'tirer'. Voy. Solmsen Unters. 258-261. < *àFXaK-ç *èFXaK-a.

1) <:^ali-os ci.h\t.ali-qiiis,alfer<j^ali-ter. Sommer IF.XI 1 sqq.(!?)

47

dXTTVicTTOç superl. d'àXTivôç (cf. èTtaXTTVÔç 'désiré') Me plus désiré, le plus doux, le plus charmant'; cf. *FéXTTUj lat. volup. Curtius'' 264. Perssoii Wurzelerw. 51 et voy. Van Herwerden Lex. suppl. 45.

«Xç m. "sel; f. mer'; âXeç = lat. salés \ cf. àXi-irôpcpupoç 'teint avec le pourpre de mer' àXi-eûç m. "pêcheur' âX-|ur| 'saumure' àX-|uup6ç 'salé'; àXo(J-ùbvr| f. 'fille de la mer' contient le j;-énitif. "AXuç fleuve (Bug-ge KZ. 32, 81; : arm. al (Htibschmann Arm. Gramm. I 414) lat. sàl v.irl. salami v. slav. solî lett. sais got. V. isl. V. sax. sait, cf. v. sax. sultia v. h. a. sulza 'eau salée'. Paradigme i.-e. *sâld gén. '-^saines. J. Schniidt Pluralbild. 182.

à X croc n. 'enceinte; bois sacré; bois'. On a posé *FaX(Joç <*FaXT- Foç et comparé ail. loald (p. ex. Kluge''' 413), mais dXcroç n'a jamais eu de F. Pedersen IF. V 56 en rapproche v. slav. lésii- 'forêt' < *elsû. Hoffmann BB. 25, 106 pose un primitif *àXKioç, cf. got. alhs etc. 'temple', repris à propos d'âXKri II. Il convient de poser dXaoç < *àXTioç i.-e. *alqUios cf. "AXtiç nom de l'enceinte sacrée d'Olympie ^).

àXuKTOTiébii f. 'entraves qu'on ne peut briser' < à- négatif + XuKToç ptc. de *li(g- skr. rujdti 'briser' rôgali m. 'défaut, mala- die' + TTCb- cf. TTOÙÇ.

dXuç* pxàpri < i.-e. alëu cf. v. slav. ludû serb. lûd 'fou', g-ot. rtuts 'hypocrite' lutôn 'tromper'. Hirt Ablaut § 51U.

dXuaiç, -euDç f. 'chaîne, lien'. Origine incertaine.

dXûuu < *àXucr(i)uj 'être hors de soi'; dXucriç f. 'inquiétude'; dXuç, -uoç f. 'vie errante et désœuvrée'; àXÛKri f. 'trouble, an- goisse'; àXécrauu 'être agité' : skr. rosati Schulze Qu. ep. 310 sq. Lagercrantz 89. Voy. dXri.

dXcpa < hébreu 'c7/e/'; hébreu 'elef {*\(lf) = 'bœuf.

àXqpri f. 'gain'; àXqpàvuu 'gagner', -cp- <. -gVh-. Lit. rt/^à pruss. algas gén. 'salaire', skr. arghdh 'valeur, prix' drh-ati 'mériter', de Saussure Mém. 277 n. 2. Frohde BB. 3, 12. Fick I ^ 5. Bechtel Hptpr. 389.

1) «Rien n'empêche de poser v. s\a.v. lèsu <C*('If.sos; une alter- nance elt- : îcdt- rappellerait *ers- : *tcerii-, qui est siir; ail. icahl peut <lonc être parent.» Meillet (N. de eorr.).

48

àXqpi, aXcpiTOV 'farine d'orge' lac. àXicpaTa- àXqpiia r\ dXeupa^ avec i épenthétique (gén. *âX(paTOç < *ô.\cpn- : dXcpi = skr. ^en.asfhndh : ctsthl EhrliehKZ.38,05). Alhan.er^j {el'bi)'oYgé'. G. iMeyer Alb. Spr. 94.

àXqpôç m/tacbe blanche sur la peau""; àXcpoùç' XeuKOÛç Hésych. àXuucpôç' XeuKOç id. Lat. albus oBq.Alafate7'7iiim'A\ïatevnovim\' ombr. alfer 'albis', v. h. a. elbi^ 'cygne', v. slav. lebedî, arm. alauni 'colombe'. Buggc KZ. 32, 1. Pedersen KZ. 38, 313. Osthoff IF. VIII 64sqq. Walde Lat. Wb. 17.

ép. à X LU 11 f., att. âXujç gén. -uu 'aire à battre le grain; jardin, vignoble'; àXoiàuu àXoctuj 'battre en grange'. <*àXujFri, cf. cypr. àXFuj gén. sg. (et non ace. < *àXFoa < *àXFoia avec Hoffmann Gr. Dial. I 71. 157. 195. 217). Skr. Icwah 'coupant, taillant' lunâti 'couper', protonord. */«(«- < Hôua-, d'oii finnois luuva, sucd. mod. dial. lugge (gr. dXuuFrij v. suéd. (gr. *dXuûç) 'aire' (Noreen Abriss 33. 35. 41). Un *àXujFià est conservé dans àXoduu TiaTpaXoiaç juiiTpaXoiaç, cf. Bally MSL. XIII 11 sqq.

àXuuTriit, -eKOç f. 'renard'. Skr. lôpâçdh arm. aluês <C^alOpeku- (Hubschmann Arm. Gr. I 415 bibliogr ) bret. louarn < celt. Huperno-. (Henry Bret. mod. 189.) A noter la difficulté de r u) en regard de Y ou, Vu des autres langues.

d)a a 'ensemble' <*sm'"a^). Voy. d- copulatif, eîç, ôjaoç. Base sem.

d|iia6oç f. 'sable' < *d|Lia9oç, *(Ja)aa0oç-, à)Lia9i)viu 'pulvériser': V. h. a. saut v. isl. sandr ags. sqnd ail. dial. sampt 'sal)le'; lat. simila 'fleur de farine'. Kretschmer KZ. 31, 42U^). Voy. i|jà|Lia0oç vjjdjuiuGç.

hom. d|uai|udKeT0ç 'irrésistible', cf. d|uaxoç djaàxcTOç djadxnTOç. Etym. et signification erronées dans Prelhvitz 17. d- est négatif.

1) La nature d'à final est ambiguë; c'est a ou autre chose.

2) Kretschmer KZ. 29, 170 (= Gr. Vaseninschr. 22). 31, 420 rapproche de *à|Liaeoç le nom d'une Néréide Hainaeôi d'un vase corin- thien (Caeré-Louvre) GDI. 3137; Maas IF. I 168 (1892) interprète justement 'qui court avec d'autres', cf. les autres noms du même vase Aîôi et Fîôi (voy. s. v. 6iujkuj Fleiuai); S. Reinach Vases peints I (1899) p. 311 lit à tort VaiaaBoç Çu^aTOCa, et Fioi n'est pas une ex- clamation; Pottier, Vases antiques du Louvre, I (1897) p. 59a (E 643 et pi. 51), cité par S. R., avait lu exactement BAMAOO^ 9VM.M00A F;::0^ KhBOP... PA ^OZA.

49

■}jiai- intensif, et l'on peut supposer une alternance k : x, cf ion. (lor. lesb. béKO|iiai : att. bexoiuai.

â|ua\Xa Snpli. à|U(i\r| Atli. f. 'gerbe' : lat. ampla < '^amala. \oy. à|L.iâuj.

à|ua\6ç, att. à)uaX6ç 'doux, tendre, faible'; d|ua\6uj àjuaXbùvuj 'affaiblir,détruire'. Cf.|uaX-9aK6ç'doux,faible',|uà\-9ujv'efféminé, laaX-aKÔç 'mou'; àupXuç 'énioussé'; juOliXuç 'affaibli, émoussé'. Skr. w«V-cZA«-^z 'nég'liger' rin-dàh 'doux, tendre, faible': ag?. milde v.h.a,. milti 'doux' got mildipa 'douceur'; lat. mollis <^*molduis \ bret. raod. divalô 'non tendre, rude, laid'<r//-}- *malv- < protoeelt. *mal-awo 'mou', gall. maliroden 'linia(;on' (Henry Bret. mod. 102. 198); v. slav. mladii 'doux'; gr. juéXbui 'adoucir, fondre', got. ga-7nalteîns 'dissolution' ags. meltan 'se résoudre, fondre'. Persson VVurzelerw. 46 sq. Brugmann IF. VI 103 n. (àiaaXbOvoi: pXab-apoç 'lâcbe'; voy. ce mot). Ostlioff IP.VI 5sq. Etym. Par. 51.

d|uàvbaXoç- àqpavr|ç (Alcée fr. 123) < *d[|uaXbaXoç ? otiiavbaXouj * àcpaviZluj cf. à^aXbuvuu. Brugmann Gr.Gr.- 72. Grdr. I - 437. Pour Lewy Fremdw. 1 14, à- protbétique[!?] et juàvbaXoç 'verrou', donc 'verrouillé, enfermé, invisible', l'une et l'autre étymologic étant peu convaincante; à- appartient à une base amd^ndi?), voy. fidvbpa 'enclos, parc'; le sens de 'parqué' s'impose.

a|LiaEa f. 'cbar' à (juatre roues, s'opposant à l'âpiua ou ôxea à deux roues; cf. Z 487 = e 27.'); a désigné tout d'abord le châssis de ràmîvri, par opposition à la Tteipivç ou banne; < d)LiaHa (KUKXa) 'roues attachées à l'essieu' (skr. âl'sah lat. axis v. slav. o.û lit. aszis gall. echel v. irl. qxoll ags. eax v. h. a. (ihsa : gr. dEuJv) ; ce nom. pi. n. d'un adj. d|LiaHoç (cf. boni. paOùXei|uoç : Xei|uu)v), d'autant qu'il se construisait avec le sg. du verbe, a facilement passé dans la déclinaison des féminins en -a. Kretscbmer KZ. 39, 549 sqq.

à|Lidpâ f. 'tranchée, rigole, fossé, conduite d'eau'; à|uap€uiu 'irri- guer'. V. isl. mœrr v. sax. inôr v. h. a. miwr ail. moor 'marais' V. fris, mar 'fossé' (Fick* I 507) ou lat. mare, gall. more V. irl. miiir 'mer', got. mari-saiws 'lac' marei ags. mère V. h. a. mari ail. meer 'mer', lit. mârés f. pi. 'le Curisch-Haff V. slav. morje 'mer'. Fick ibid. Prellwitz 18 avec doute.

4

- 50

Kl lige*' 204 (gr. 'Ajuqpi-iLtapoç fils de Poséidon) avec doute. Les sens cadrent mal et aucun mot de la famille de lat. mare n'a de voyelle avant m. La première hypothèse est à tout prendre plus séduisante.

à)adpaKOç m. -ov n. 'marjolaine' (Origanum Majorana L.) > lat. amaracus -îi/n, d'où, par ctymologie populaire, moy.-lat. majo- rana etc. Etym. inconnue; patrie : Afrique septentrionale. Hypothèse dans Lewy Fremdw. 43.

ctiLiapTâvuu, aor. 2.fî|LiapTov éol.iïiuppoTOV ^) 'manquer, se tromper'; à|LiôtpTrma n. à)uapTia f. à|uapTuijXr) f. 'erreur'; vriiuepiriç 'infail- lible, certain'. Lit. mirszth ""oublier, négliger', skr. m('sa 'vaine- ment; erronément' mrsyati 'oublier, négliger' (Frohde BB. 20, 215 sq.), V. irl. co numerad 'qu'il trahisse' mrath moy.-irl. hrath 'tromperie, trahison' v. bret. hrat bret. mod. barad gall. bradcovn.bras'tviihison^eic. Voy.Osthoff IF. VIII 11 (bibliogr.); les rapports avec lit. et skr. ne sont nullement sûrs; cf. Uhlen- beck Ai. Spr. 231 . Henry Bret. mod. 27. Sommer Gr. Lautst. 30 sqq. 38 coupe à-fiapxàvuj < '-'à-hyiapT- < *asmarf- < •%- -smrt-, base smer, cf. KOtcfiuopoç bûatrivoç Hésych. < *KaT- cTiuopoç (Schulze KZ. 29, 262 n.), riiuopoç* d|Lioipoç < *à-(J)aop-, illuopiç' ècriepriiuévri. AiaxôXoç Niôpr) dor. i^iuôpiEev d|uoipov €TToiricrev Hésych. (Fick BB. 11,252. Hoffmann Gr. Dial. III 318. 582. Van Herwerden Lex. Gr. 353). Ce rapprochement est des plus douteux.

à|uapij(jcruj 'étincelcr, briller' < *à|LiapuKiuj; à|Lidpu-f|ua n. 'éclat, scintillement, mouvement rapide'; à|uapuYn f. (ép. -0-) 'scintille- ment, pétillement'. Skr. mâric'ih 'rayon de lumière'; lit. mérliu niérl'ti 'cligner de l'oeil' mlrksnis 'regard' mirksiu 'clignoter' brëkszta brëksti 'poindre' v. slav. brézgil 'aurore'; got. maurgins V. sax. morgan v. isl. morgenn 'aurore' brah 'scintillement, clignotement'. Fick BB. 5, 167. Bezzenberger BB. 17, 22'2. 23,308. Johansson KZ. 30, 445 sqq. Noreen Abriss 141. Zu- pitza Gutt. 136. Solmsen KZ. 34, 28 (qui combat le rapproche- ment). Ilirt Ablaut § 241 (qui ramène les mots non grecs à une base merêk en hésitant à y joindre àinapûcrauj «dont l'u n'est

]) L<a vraie forme éolienne ne peut être qu'aupporov.

51

pas explicable >, mais, dans le voisinage de la gutturale sourde, u représente souvent une voyelle atone dont la couleur est sensiblement différente dans les langues congénères). Voy. aussi s. V. juapjLiaipuj |uàpjLiapoç |uap|uapuYn.

■à^avpôç 'sombre'. Voy. juaOpoç |uaup6v. L'a- n'est pas prothé- tique, mais fait partie intégrante de la base.

•dor. à|LipXaKicrKuj 'j, att. à)UTT\aKi(JKuu 'faillir'; pXdg, -aKÔç "mou, indolent'. J. Scbmidt KZ. 37, 28. 29 tient le tt pour primitif, de même que dans dor. 'AjUTipaKia : att. 'Aju^paKia, et repousse l'étym. de Bloomfield Am. J. Pbil. VI 46 sq. et .Jobansson IF. Il 38 : skr. mUcchati "bégayer' v. slav. mlûcati ""se taire'; pXdH se rattacbe fort bien à juaXaKÔç; l'étymologie du verbe est in- certaine; celle proposée par Prelhvitz 18 (arm. melkh 'péché') n'est pas reprise par Hiibschmann Arm.Gramm. 1473 (voy. s. v. |ué\eoç 'vain').

à |Li p X i a K uj, ÉE-a|LipXôuu, àjupXûvuu, à)npXuôuu 'avorter' <*à|aX-i(TKUJ etc. Cf. iLiéXeoç 'vain, infructueux, vide', lit. mîli/ti 'manquer'. Fick KZ. 20, 1G9.

àjLipXiiç, -eîa, -u 'émoussé'; àjupXiivuu 'émousser, affaiblir"; à^i^Xu- ujTrriç d|upX-ujTTÔç à|upX-uji|; 'njyope'; à|upXuuuao"uu 'être myope'. àjupXuç < "^à^X cf. àjuaXoç 'mou, tendre'.

«luPujv, -(juvoç m. 'toute saillie arrondie; bord arrondi d'un vase, d'une coupe'. Etym. obscure. On a souvent comparé le lat. umho, dont les sens paraissent un peu éloignés; dans cette bypotbèse, ctjupuuv se rattacherait à ôiuqpaXôç, ce qui n'irait pas sans difficultés phonétiques; cf. ô|uqpaXôç < i.-e. owo&^ (Hirt Ablaut p. 131); le rapport d|upujv : àva-paivuu, proposé en première ligne par Prelhvitz 18 est plus invraisemblable encore.

à|ué0uaTOç 'amétbyste' < à négatif -f- peGùuu; la pierre passait pour préserver de l'ivresse. Prellwitz 18. Lewy Fremdw. 58 sq.

«laeipuj < ^ameigU- 'échanger', moy. 'échanger, donner en écliange, remplacer'; à|Lioipr| f. 'échange'. ■^- < -gV-. Cf. lat. mi- grdre, v. slav. mlglivû 'mobilis' (Fick BB. 6, 213), skr. ni-mayah 'écliange', gr. sic. )lioîtoç, lat. meâre com-moinis comniûnis, got. ga mains 'commun', v. slav. mena 'échange, changement'

1) Les niss. ont tantôt tt tantôt p.

Ô2

lit. mainas 'troc' lett. mlju mi-t 'troquer'. Persson Wiir/.elerw, 15. 28. 156.

àjaeivujv 'meilleur'. Possédait la vraie diphtongue €i (Kiibuer- Blass Gr.3 1 565. Hoffmann Gr. Dial. III 389. 425j et ne peut être pour *à)LieviuLJv, mais vient d'un thème *à)aei-vo-; cf. Brug- maun Ber. d. siiehs. Ges. d.W. 1897, p. 196. Lat. amoenus. Hirt Handbuch 295. Walde Lat. Wb. 27.

à)LieipuiJ 'exclure de la participation' < à- négatif + )aëp-oç; à-fie'pbuj, aor. ion. rj)aepO"a < *a|uepT-aa 'priver' < *àiiéplix) *à)uepb-iuj.

dtpéXYUu 'traire' (cf. Pou-poXYOç); àuoX-feûç m. àpeÂKTiip m. 'vase à traire'. Lat. mulgeô mulctra mitlcO, alb. injel' (G. Meyer Alb. Spr. 283), v.h.a. milcJiu lit. méîéu v.slav. mliizq mlésti 'traire', V. irl. /»eZ<7 'lait' m. \x\. mliijim 'je trais' < protocelt. ^mlig, mlkht 'lait' (Fick* I 517. II 214). Basei.-e. amelg; cf. à[xép-[vj ILiâpri laâpTTTUJ â|Liri àjudiu dpaWa et Persson Wurzelerw. 62.

à)LtépTUJ 'cueillir'; à^opYoç 'qui pressure'. Cf. ô)aôpYVO)ai (-op- < -/•- devant consonne), à côté de laopEavTo, skr. mrjànti 'ils essuient'. A noter la spécialisation en Europe de la base ameJg 'frotter, essuyer' d'où 'traire' (voy. àpéXfiAJ), à côté de quoi base amer g, skr. mrj dti 'essuyer, nettoyer' zd mardza'ti 'essuyer' gr. àpëpYuu ôpopYvOpi ') zd v//9JV2«6- 'contrée' lat. margo 'bord' gaul. Brogimâros (Fick-Stokes* II 221. Henry Bret. mod. s. V. hro) v. irl. mriiig hrulg 'district' got. maria v. h. a. marachn ags. meare 'marche, frontière, domaine'.

*à)aeiJopai, inf. aor. àpeûcTacOai, gort. àpeFûcracrGai = dpei- (4jaa9ai, 'se déplacer, se mouvoir; franchir; surpasser'. Lit. maïdi 'excursionuer', lat. moveô, m. h. a. mouice 'manche f.' cf. cor. (poét!) boç xapxç.aoav àpoiFav lA. add. 20, 108a (cf. 62-64), GDI 3119c et Boisacq DD. 108 (=àpoiPnv Y88); à|noiFd < à)LioF-id : d|aeu- = *(p9oipd < *qp6op-id : qp6ep-, cf. bid- poioç* ô dvT' dXXou biaKOvOùv Hésych. Voy. Danielsson IF. XIV 389-392. Solmsen KZ. 37, 3. Persson Wurzelerw. 15. 28.

1) Lat. merges., -ïtis 'botte, gerbe' qu'y ajoute Persson Wurzelerw. 62 est étranger au groupe et parent de gr. Ppôxoç et de |iôpoTTov èK (pXoioO Tr\6Y)ua ti. Cf. Lidén Stud. zur aind. u. vg-1. Spr. 14.

53

15(5 a justement reconnu une alternance des 'déterminatifs' •u- et -gV-.

\.à\xr\ f/faucille,faucliet';à|Liàuj 'recueillir, fauclier',â|aaXXa(à|LidXri) f. 'g:erbe, faisceau' : lat, am-iJ-la = ansa 'poig:née' < ^am-sa et mmi' en composition, manus côté de |uàpri 'main') lit, qsà 'anse, nœud coulant' (Danielsson Zur altit.Wortf. 5sq Persson Wurzelerw. 62). Lat. metere v. bret. met-etic 'moissonné' moy.-bret. midi ff hrat. mod. médi < protocelt. *metô 'je mois- sonne' ang'l. to mow ail. mâhen 'faucher' matte 'prairie' o^mei 'regain' etc. (Fick Stokes II 206. Henry Bret. mod. 197). Base i.-e. amë, développement d'«7?2 'saisir'.

II. d|n r| f. 'seau à eau'; àjuiç, -iboç f. 'pot de nuit' (> lat. ama > ail. o7i7n). Skr. dmatram 'vase, cruche' amatràkam 'cruche, coupe à boire', arm. aman 'vase' (Hiibschmann Arra. Stud. I 18. IF. VII 94. Arm. Gramm. I 416); puis lat. ampla < am-lâ, cf. d|uaXXa s. v. I. d|ur|, amphis, ansa maiius etc. Base am 'saisir'. Les doutes de Walde Lat.Wb. 26 sq. me semblent excessifs; à|uv(ov est étran,û:cr au groupe.

à|uri, plus correctement à\xY\, att. à.\xr\ 'en quelque sorte'; à)Ltô0ev, att. d|a66ev 'de quelque côté'; d^oOi 'n'importe où'; àjuûjç, att. djuijùç, cf. dmjuJYéiTuuç 'd'une manière quelconque'. Vov. djuijùç.

d|ur)ç, -r|T0ç m. sorte de gâteau au lait; djuriTicyKOç dim. Etym. inconnue; < syr. âmsa pour Liddell and Scott, ce (\\\\, séman- tiquement {âmsâ = 'foie au vinaigre' ou 'viande crue') et phoné- tiquement, est inadmissible.

d|uia f. variété de thon. Etym. inconnue.

ion. à|Lii6pôç à|Lii6péa) < dpiGfiôç àpiGjuéuu par métathèse con- sonantique.

dmXXa f. 'combat, lutte'; àfiiXXào|uai 'lutter'; àjLiiXXi'iTiip m. 'lut- teur'. amXXa < *sm"Hlia, cf. skr. samardh m. 'rencontre, heurt, lutte' samâranam 'heurt, lutte' v. pers. hamara- 'lutte' zd hamdvana- v. pers. hamarana- 'lutte, bataille', lat. similis simidtas et, pour le sens, 'se mesurer', ail. mensur 'duel'; voy. d)ua,

bom.à|uix6aX6e(T(Tav adj. f. ace. 'nébuleuse, brumeuse', épithète de Lemnos, cf. ô|uixXri 'brouillard', -|uix6-<-|liiSt- comme delph. èx66ç < *èE-T0ç à côté d'èK-TÔç < êk, got. maihstus angl. mist

54

'brume' bas-ail. mistern, pour Fick BB. 24, 298, et voy. Kern IF. IV 106 sqq. Cf. àyîilax' oùpfiaai Hésycb. et les mota groupés sous ôjLiixéuJ ô)LiixXr| luoixôç.

à)x\xa n. 'noeud'. Voy. cîtttiu I.

6.\x\xoc, m. 'sable'; combinaison, au même titre que \^â\xaQoç,y d'ajuaGoç cf. m. b. a. sampt v. b. a. sant et lyâmnoç < *i|ja(p-jLioç. Kretscbmcr KZ. 31, 408. 420.

à )Li V i 0 V 'vase l'on recueillait le sang de la victime' âîr. eïp. t444. < *(Ta|apviov, dérivé d'un subst. *()a\x^v- : lat. sanguen (sanguis, ace. sanguinem) i.-e. ^saidgUen 'sang'. Scbulze KZ. 29, 257 (bibliogr.); psilose éolienne ou ionienne. Très douteux pour Meillet, Ostboff et moi.

à|u v6 ç m. 'agneau'; àjuvri à\xv\ç, f . 'agnelle'. < *àpvoç i.-e. *agUuos, cf. lat. agnufi, v. slav. agnq i^f/^?? v. irl. tian gall. niod. oen corn, oin (voc.) irl. gaél. uan bret. mod. oan 'agneau' < proto- celt. *ognos, v. angl, êanian > angl. to yean 'agneler' néerl. dial. oonen 'mettre bas' < protogerm. *auno- < *a(jUhn6- ou og\ihnô: Fick KZ. 20, 175. Bersu 126. 162. Ostboff IF. IV 289sq.V324sqq. Henry Bret. mod. 213. Solmsen KZ.37,5sqq., lequel en sépare \Sii.amllus(?) 'agnelet' gl. (je lis avillas' agnas).

èv àjuoXYUJ (vuKTÔç) 'au plus profond de la nuit' (Hom.). lepâç vuKTÔç àjnoXYOv 'caligo' Escbyl. fr.66, 7 ; adj. vùH oiilioXyôç Eurip. (Hésycb.). Généralement rapprocbé d'àjuéXYuu 'traire'; on a dit 'temps l'on trait', ce qui est une conception des plus bi- zarres. — Pour Buttmann, le mot est acbéen et équivaut à diKiuri 'le point culminant'. L'idée est saine, mais qu'est-ce Butt- mann entendait par «mot achéen»? L. Meyer KZ. 8, 362 a évoqué le v. isl. myrkr 'obscur', ce qui est erroné, parce qu'au X grec devrait répondre aussi un l dans les langues du nord. Cf. lit. mïlszti (ou milsztis) 'se réunir' en parlant des nuées d'orage, lett. milst 'il fait sombre', got. milhma m. 'nuage' (Wiedemann BB. 13, 301), v. irl. melg f. 'mort' f, (Stracban KZ. 33, 306).

à^ôpai f. pi. 'gâteaux au miel'; àiaoppîTriç m. sorte de gâteau cbez les Siciliens (Atb. 646 f.) ; à)LiopiTriç àpTOç, comme à|a6pau Etym. obscure.

- 55 -

àiaoppôç m. 'compagnon, suivant; berger'; à|aoppeùç, -éujç m. 'berger'; à|uoppeùuj à|Lioppéuu 'accompagner'. < *amorgVo-s. «Skr. mrgâh désigne un animal errant dans la foret: 'gazelle'; 'oiseau'; zd m,drdyO;Q,î. tm-gài/atè 'poursuivre', mrgayd f.'chasse'; mrgayûk 'chasseur'; etc. ; zd indrayaHrerrer, rôder'. Si le sens 'errant, rôdant' est le primitif, le grec à)Lioppôç peut être parent; si le sens premier est 'flamboyant, bigarré', cf. russ. morgdtl 'clignoter' lit. mirgëti 'flamboyer' mârgas 'bigarré' mergà 'jeune fille', V. irl. hrecc, mrecht- 'bigarré'.» Uhlenbeck Ai. Spr. 229.

à|Li6pTTl f. 'marc d'olives; plante tinctoriale'. Généralement rapproché d'àiuépYuu. Vient d'un plus ancien *à)LiopKâ (> lat. amurca), parent de lat. marceô marcidus. Corssen II- 162. Curtius^ 184. Walde Lat. Wb. 27.

à)Liop-fîç, -iboç f. à|LiôpYivoç 'de lin fin ou de pourpre'; àuôp- Yiva ii|uâTia) 'vêtements de lin fin ou de laine d'Amorgos'. Lexx. L'île d'Amorgos a pu fabriquer des tissus recherchés; si le sens de 'pourpre' est le vrai, il faut songer à àiuopYr).

à|aoToç 'violent'; adv. â|U0T0v 'avec force'. Prellwitz 20 traduit. djLioTOV par 'continuellement, incessamment', et compare lit. metù mèsti 'jeter' v. slav. meta mesti 'jeter'. Feu convaincant au point de vue sémantique.

â|iiTre\oç f. 'plant de vigne; vigne; vignoble'. On a voulu y voir un mot d'origine sémiticpie < hébreu 'ënclb 'grappe de raisin' I Lagarde.) Autres tentatives infructueuses : Vanicek 912.917 Curtius"^ 359. diaTreXoç ^ataqlielo-, qui présente le degré normal, correspondant au degré réduit dans àYxùXoç 'recourbé' (XYKVJXri 'lacet', cf. aYKuOv 'courbure' ôfKOç 'courbure, crochet', lat. nncus tmcus etc. (voy. ces mots), skr. ancafi 'courber' (ndkurdh 'jeune pousse', pour Joliansson KZ.oO,4o.'>. Cf. Uhlen- l)eck Ai. Spr. ?> (pour lequel skr. makiirâh : otYKÙXoç ou djUTreXoç). Mais il n'est point prouvé qu'il y ait une alternance q'-gV^, ce que supposerait âjaTreXoç, forme qui serait éolienne i dor. àjUTréXoç i = ion.-att.*àvT€Xoç, d'un '=77?3ç(.'e/o.v alternant avec àYKÛXoç qui vien- drait, non d'un primaire *aïaqulos, mais d'un secondaire ^aidqu- los<i*a)dq'Julot< après délabialisation de la labiovélaire devant m. Au surplus, l'idée que -ire- vaudrait -qiJe- est à écarter aussi longtemps qu'on n'aura pas d'exemple sûr de -qV€-> -ne- en

5G

syllabe intérieure éolienne. D'ailleurs, le vin le plus aueieune- nient connu en Grèce est le vin thrace de Maronée (Hom. dans Plin. H.N. XIV 4, 53); le mot est thrace, ou bien apparente à g-r. â)UTT-pov 'longe', hypothèse que les caractères physiolo- giques (le la plante autorisent.

à|iTrexôvri f/roi)C de Fennnc'; àjaTréxuj <' '-otiaqp-ëxuj 'envelopper'.

à|a TTXaKÎaKuu : à|up XaKÎaKiu. Cf. dor. 'A)UTTpaKiiÎJTai GDI. 3184. 3185. 3202, 18 etc.

àjUTTpeOuj 'traîner au moyen d'une longe' ;â)H7Tpov 'longe' (Suidas i. Etym. obscure. Y aurait-il une base amp, élargissement d'«m 'saisir, enserrer' (voy. àjiri), d'où â)LiTT-eXoç, â|UTT-po-v et âjUTT-uEV

âjuTTuE, -Koç m. (dans les trag. f.) 'bandeau de femme pour attacher les cheveux sur le front ; têtière de cheval ; cercle, roue'. Bezzen- ))erger dans Fick ' I 325 sq. rappelle ctVTuH, -ufoç f. 'circon- férence; cercle du bouclier; bord du char', et compare gr. àYKiûv et skr. aial'uçàh 'crochet', mais ni -tt- ni -t- ne peuvent < -qU- dcvant u.

à)LiTTUJTiç, gén. -euuç, ion. -loç f. 'reflux de la mer'; à|UTTuuTiCuu 'refluer'. à|u- = àva, et cf. gr. ttuùvuu 'je bois', \sit. pôtic-s pôtor ombr. 2)one poni \)\\w\ abl. 'posca', lit. yj/î^rr 'beuverie', skr. apât 'il but' pàna-m 'boisson'. Base pùl '.pî.

àiuuYbdXT-i 'amande', à|uÛYbaXoç (Lucien), à|auYbaXfi (Théophr.) 'amandier'; à|auYbâXiov dimin.; àiuuYbàXivov è'Xaiov (Xénoph.). Origine: Syrie. Hehn^ 496 a évoqué laûcrauj, luûEa, d'où 'fruit doux, mucilagineux' (en s'appuyant sur lac. juÛKripoç 'noix, amande' dans laouKiipoPaYop 'casse-noix', noté |LioÛKr|poç par Hésychius). Peu satisfaisant. à puYb-âX-ri = liél)r. meged 'éZ ou iiKKjdV ël 'don précieux de Dieu'. Lewy N. Jahrb. 1892, p. 18(3. Fremdw. 25 sq. 64 [?].

éol. d|iubiç 'ensemble'. Se rattache à apa, et est analogique de àXXubiç < dXXo(b), arcad. dXXu. Voy. J. Schmidt Pluralbild. 246. 273. 351.

àpubpôç 'obscur, difficile à reconnaître, indistinct'; àiuubpôuj 'obscurcir, affaiblir'; dpubpÔTnç f- 'caractère indistinct d'une chose'. Prelhvitz 21 note, avec doute, v.slav. iz-mûdèti 'devenir faible'. Incertain, à moins de poser une base amôud.

àjiéXiov 'petit gâteau'; ctpuXoç 'non moulu' d'après Etym. M.

p. 87, 4o; in. 'gâteau de farine fine'; Arist. Acli. 1092; â)Liu\ov 'gâteau' Atli. 647 e; 'amidon' Diosc. Prellvvitz 21 pose à- nég. + )inj\ri: ce n'est admissible que pour â)Liu\oç, pris au sens que lui donne IP^tym. M. â^uXoç au sens de 'gâteau' demeure pour moi obscur.

à)LiO|uuj V 'irréprochable'. S'inspirant de J. Schniidt dans Kretsch- mer KZ. 31, 386 n., Ilirt Ablaut § 112 pose i.-e. mônm; le degré normal dans gr. |ulD|uoç )uuj|uap 'blâme' |auj)uéo|uai 'blâmer'; le degré réduit dans gr. à|Liù|uujv, ^OjLiap forme éolienne = juuj|uap ^).

àjiit'ivuj < *à|Liuviuj 'écarter'; à|uuva f. < *à|iiuv-ia 'action de se défendre'; àiuûvirip diuuvTuup m. 'défenseur'; 'AjaùvTaç 'Ajuoviaç; |uuvri f. < *|uûv-a 'prétexte pour traîner en longueur, i-etard, délai'; |uôva(T0ai* irpoqpacyiZ^eaOai. Cf. à|ueûo|uai base ameu 'écarter, déplacer, éloigner'.

à}x\)0(J[x) < *à|uuK-iu), att. àfiÙTTO) 'déchirer, égratigner'; à)auxiî f. 'déchirure, égratignure'; àjuuxin6ç ra. 'déchirure'; âjLiuEiç, -eujç f. 'action d'égratigner; scarification'; d|uuY|ua n. à|uuY|u6ç m.'action d'arracher (des cheveux); à)uuxi«îoÇ 'seulement effleuré'; àjuuKaXai* m aKÎbeç tujv PeXiûv irapà à|uù(jaeiv Hésych. Thème à|uuK-, cf. lat. muc-rô Curtius^ 546. Doute non justifié de G. Me ver 3 164.

otfaucrxpôÇj «Muxvôç, à)uuxp6ç 'non souillé; pur'. Cf. uûctkoç" )nia(T|ua Hésych. < *|liuk-(îkoç; voy. àTro-juùaauj.

àjxcpabàv, àjuqpabd, à|Li(pabriv 'ouvertement, publiquement'; àjicpâ- bioç 'qui se fait ouvertement, public'. < àv = àvà + cpa-, cf. qpaivuu.

àjLiqpaairi hom. f. 'impuissance de parler, stupeur'. Pour Brug- mann Gr.^ 87, à|u- < *â|u- par abrègement de la voyelle devant nas. + cons. âv- représentant en grec la nasale longue sylla- bique indo-européenne à côté de va et reflétiiut le préfixe négatif n- qui apparaît sous la seconde forme dans vd-Troivoç 'impuni'-). Pour Kretschmer KZ. 31,408, àv- est la forme

1) Ulileiibec'k Ai. Spr. 228 cite encore à|Liu|aujv avec fiiaîvuu 'souiller' à propos de màtram 'urine' zd niûrdam 'impureté, saleté', V. slav. myti 'laver' mylo 'savon' lit. mdndyti 'baigner'.

2) Exp!ieation.s divergente.^: Frôhde BB. 20,212. Schulze Qii. ep. 141. Kretschmer BPhW. 1898 col. 212; pour Persson IF. II 22<S, va- dans

58

antceonsonaiitique (cf. osq.-ombr. an-) con-espoiidant à la forme antévocalique àva- dans hom. àvâ-ebvoç àvd-eXîTTOç, à- < *n- étant la forme réduite; àva- : av- : va (cf. vd-TTOivoç vri-Kepbtîç) = Kctuaioç : Kajueîv : TToXvj-K)LiriTOç, ce qui paraît irréprochable et permet d'écarter l'hypothèse de la nasale sonante longue; la base serait awëw; cf. aveu.

éol. à|u cp r| V 'm\qaé'<\.-e.*uangUhen-, cf. arm. ^«w^ 'crâne, occiput', got. waggâreis 'TrpoaKeqpàXeiov' v. h. a. wanga 'joue' suiss. Wang 'lisière escarpée'. Hoffmann Gr. Dial. II 500. Scheftelo- witz BB. 28, 157.

à)Li(pi 'autour', des deux côtés'. Skr. ahhi-tah 'aux deux côtés', lat. ambi- amb-, gaul. ambi- 'autour de' v. irl. imb- imm- 'autour de' gall. mod. am- {ym- em- par influence de 1'/), alb. mbi 'sur, à' mbr 'près de, à, sur, dans, vers' (G. Meyer Alb. Spr. 265), V. h. a. umbi v. isl. umb, um. Dans skr. abhi zd ahci V. pers. abit/ se sont fusionnés deux mots : *mbhi cf. àjaqpi lat. amb etc. et *obhi v. slav. obû obi o 'près de' lat. ob got. bi V. h. a. bi ail. bei 'près de'. Cf. Curtius^ 293. Vanicek Lat. Wb. 18. Johansson BB. 13, 123.

à|Li(piX\JKr| f. 'crépuscule'. Voy. s. v. XeuKoç.

àjuqpiiToXoç 'serviteur' : skr. abhicarah lat. anculus. Osthof f BB. 15, 316, cf. Fick P p. VII. Bartholomae IF. XII 27. Cf. lat. ampiito < *dmf[i]-puta[i]ô : ombr. an-ferener 'circuniferendi'. àyicpi -\- TTëX-o)aai, i.e. (jV^el.

àjacpiapriTéuu (ipf. rnucpea^riTOuv par fausse perception, aor. riiaqpe- apriTricfa), ion. -pdiéiu 'être en désaccord'. A couper àjnqpKT-priTëuj avec un *PâTO-ç (â- < *n-) cf. hom. prjTiiv ^f\Qi, à côté de pâio-ç skr. gatâli 7x1 gatô véd. gadhi igolii) jaidhi. Osthof f MU. IV p. IVsq. Perf. 331.

à)Liq)op6Ûçm. 'amphore', vase à deux anses. < hom. àiaqpiqpopeijç (à)aqpî + qpepoj) par haplologie.

â|ii9uj 'tous deux'; àjuqpôxepoç 'l'un et l'autre'. Skr. ubhâti m. ubhé f. n. 'tous deux' zd uva , v. slav. oba lit. abù, lat. ambo, got. bai bajôps v. isl. bâder (gén. beggja = got. *baddjê)

vâ-TToivoç alterne avec lat. ne, cf. -nam, nnn- dans nempe, -dam : -dem, a-l : e-i etc., ce qui n'est pas vrai, à tout le moins pour ai : ei. L. Meyer Hdb. I 186 rejette à.\xcpaa\r\ et veut lire açaoin. ce qui est inadmissible.

59 -

ags. hégen v. b. a. beide. L'initiale fait difficulté; voy. Johansson BB. 13, 123. Cf. à)aqpî.

ot|uu)ç, ait. d|aâ)ç dans à}Awa'fénfjjç 'd'une certaine manière' : skr. samah got. sum-s \m quelconque' < *S7W"'-. Cf. Brugmann Ausdr. d. Totalitiit p. 5.

â)LiU})Liov épiée de l'Inde (CissusvitigineaL.) Cf. hébreu *Aamôm^). Kivvdinuuiuov pour*Kivvd|ua)vov parétyniologie populaire (d)auj|uoç 'irréprochable') 'cannelle' < hébr. qinnâmôn m/sens.

djnujTGV = KacJTdveiGV 'châtaignier'. Etym. inconnue.

ctv particule conditionnelle, cf. lat. an, got. an. dv < *ai dv. Voy. s. V. èdv.

dvd dva 'en haut; en haut de'. I.-e. *anù 'en haut':gr. dva, lat. anhelâre-^ gr. dviu, got. ana v. slav. 7ia 'au-dessus de', lit. nu pruss. no na\ skr. a 'vers, sur, auprès'. Hirt Ablaut § 308.

dvaYCtWiç f.'pimpreuelle' Diosc. Origine obscure; l'étymologie proposée par Prellwitz 189 : dvd + dTdWuj ne satisfait pas la sémantique. A tort ou à raison, Hésychius, glosant dYaXXiç, sorte diris, l'explique par ùdKivGoç r\ GpuaWiç ('niolène') x\ dvaYaXXiç.

dvdyKri, ion. dvaYKairi f. 'nécessité'; dvaYKaîoç 'nécessaire'; dvttYKdZiuu 'forcer'. V. irl. écen gall. angen 'nécessité, contrainte' moy.-bret. aîtquen bret.-mod. afiken 'chagrin' (Henry Bret. mod. 11), V. h. a. ûhtà 'persécution' < *rt73;^^ô ags. Ôlithere, au P'" s. chr. Actus-merus (Àxtu-mêrus) Brugmann Grdr. P 382, lat. nec-esse-^ base i.-e. aneîc.

dvdYupiç, -euuç m. et dvdYupoç m. f., 'anagyre' (Anagyris- follida L,). Etym. inconnue.

àv-aivo|Liai 'refuser, dédaigner, désavouer' (prép, dvd) cf. aîvoç, got. ai-p-s V. h. a. ei-d 'serment'. Osthoff BB. 24, 199 sqq.

dvai(Ti|Li6iu 'dépenser, employer'. Composé d'dvd + aïaiiaoç 'fatal; sage, prudent, mesuré' d'après les lexx.; il faut se rap- peler aicri)uia f. 'avantage, jouissance' Esch. Eum. 950; encore ce sens est-il douteux. Prellwitz 22 évoque à la fois aïvu)jai 'prendre' et aïoa, mais ces mots sont étrangers lun à l'autre.

1) Du thème hâmnm 'être clifuid, fébrile"? Wagler dans Pauly Wissowa I 1874 évoque l'arab. hamana.

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FâvaKÊÇ m. pi. 'les Dioscurcs'; FâvaE àvut, jçén. àvuKTOç m. 'maître, chef, roi'; Fdvadcra dvaacra < *FavaKia f. 'maîtresse, reine'; àvûaaw 'être le maître'. Etym. obscure. Prelhvitz 22 risque un rapprochement avec lat. iwôvincia 'mission, cercle (1 action'; il supjxise sans doute *venMa < *unl'-.

àvaXicTKai fut. àvaXuuau) 'dépenser, user de, faire périr'. Cf. àva- Xôuu 'détruire' et dXi(TKO)uai.

dvaXTOç (-facTTrip) 'insatiable' < àv- négatif et part. *àXT6ç. Cf. lat. alô, V. irl. alhn 'je nourris', got. ala 'je grandis' v. isl. ala 'produire, nourrir' got. alpeu 'vieux' v. h. a. ait 'vieux'. P. ex. Curtius' o5G. âXaoç, qui en est rapproché par Prelhvitz 23, lui est étranger.

oivap(p)ixâcrGai. Voy. àppixâo|uai.

dor. àvâpÎTâç m. 'coquillage de mer'. Cf. viipiniç ou v^peiTriç m/sens, Nripeûç.

àvu(5Ta\\)lny 'sangloter' Anacr. LX 7. Prelhvitz 23 propose, sous réserve, un rapprochement avec aTaXdaauu trans. 'faire couler ou verser goutte à goutte'; intr. 'couler goutte à goutte'; CTTaXàcrcruj < *crTaXaKiuj ou, analogiquement, remplace un *(TTa- XâZuu. Une alternance u : a dans le voisinage d'une gutturale est en effet possible, cf. skr. gén. ciinâh gr. kùujv lat. canÎK lyd. KavbaûXriç skr. nal'ti gr. vûE lat. nOx, skr. ^qudhirah 'pur' gr. hier. 9o6ap6ç ion.-att. Ka6apôç lat. castus etc.

«vaupoç ui. 'fleuve grossi par les pluies, torrent'. Etym. inconnue pour Prelhvitz 23. "Avaupoç était le nom d'un fleuve de Thes- salie; est ce le nom propre qui s'est employé comme nom commun (Liddell and Scott)? 'AxeXiîjoç s'est aussi dit méta- phoriquement de tout fleuve, de toute eau.

att. ùvappûuj 'tirer la tétc de la victime en arrière pour l'égorger; égorger, faire un sacrifice'; raoy. 'retirer en arrière pour soi; délivrer, affranchir' < àva-*Fpuuu, moy. pûoiuai 'tirer à soi'. Cf. hom. aùépvov < *àvFepuov, et pûo)uai.

■dvbâvuj 'plaire', aor. hom. eùabe; ion. dboç n. âb»i)iia Hésych. 'décret'. Cf. béot. n. pr. Fâbioù-XoYOç ; il y a eu un verbe *Fabeîv, d'où locr. FeFabnKOTtt < */je FF^ab-, cf. skr. sa-svadê svddati 'rendre savoureux' Hcadatê 'goûter', être 'savoureux' zd. xvâstô 'cuit\ lat. suadeô siuidus suàda suddèla stiâvis, irl. sayit

61 -

gall. chwant 'appétit, envie, désir' bret. mod. choant ''désir' (Fick->Stokes II 321 . Henry Bret. mod. 169), got. sups ag-s. svëte V. h. a. suozi "doux'. Kuhn KZ. 2, 134, Curtius^ 229; éol. euabe <*è-ffFabov ou *è-FFliabov, cf. encore g;ort. è'Fabe Hérodt. è'abov (mss. é'abov) att. fibOç 'agréable', skr. svâdùh 'suavis'.

âvbripa n. plur. 'plate-bande ou couche de jardin; bords dun fleuve ou de la mer; lieu humide'. Etym. obscure.

àvbiKiriç m. 'bâton pour tendre un trébuchet' Callim. fr. 233. < àv = àvà -j- biKeîv. Voy. biKeîv.

àvbpdTTobov ""prisonnier de guerre réduit en esclavage; esclave'; plur. àvbpà-TToba, formation nouvelle d'après TeTpâ-Ttoba. Cf. Brug-mann Grdr. II 48. Wackernag-el KZ. 30, 298.

àvbpàxvr] f. âvbvaxvoç m. 'pourpier'. Etym. inconnue.

àvëbriv 'en laissant aller; librement' < dv-é-briv, cf. \x\\x\.

dve)iioç m. 'vent'; fig. 'passion tumultueuse'; àvejLiôuj 'être enflé- par le vent'; àvejudjXioç 'léger ou vide comme le vent, inutile'; àvr|ve|uoç, vr|ve|Lioç 'sans vent, calme'; nveiaoeiç 'venteux'. 8kr. rtwi-^/ 'respirer', dnïlah 'haleine', alban. aj 'je gonfle' (G.Meyer Alb. Spr. h), lat. anlmus, got. us-anam 'expirer', v. irl. anim 'âme' anal 'haleine' gall. mod. ana-dl 'haleine' (Fick-Stokes II 13), V. slav. vonja 'odeur' qchati 'exhaler une odeur' < ^an-s^ cf. lat. (]i)alâre âlium < *an-s-I-. Base i.-e. anëi 'respirer'. Arm. JwiuiWeïïV < *an.d Bugge IF. 1 442 est suspect. Cf. Walde Lat.Wb. 32 sq.

àv€)Liu)vr| f. 'anémone'. Lewy Fremdw. 49 reproche à Prellwitz 23 d'avoir encore rattaché ce mot à gr. dvejuoç àve|u6uu dve.uuùXioç; l'anémone apparaît dans la légende d'Adonis; la fleur naît du sang de celui-ci; le nom propre hébr.-araméen Naùmàn serait un surnom primitif d'Adonis, d'où le mot grec, qui d'après Hésych. signifie aussi 'baiser' (Km qpiXinaa). Il n'en est pas moins vrai que l'anémone est, partout en Europe, l'herbe au vent, 4a fleur ou la rose du vent ; serait-ce une simple traduction? dfaujvaç Tttç dvÉïauOvaç. AioXeîç Hésych. < d[veJ)LiLuvaç par dissimilation syllabique. Solmsen Unters. 98. Brugmann Ber. d. sâchs. G. d.W. 1901, p. 32. Niedermann Acad. deNeuchatel 1(1905) 22 sq.

aveu dveu6e(v), dor. dveuv, él. dveuç GDI. 1157,8, még. dviç (d'après xuJpîç> cf. dviç dvii toO x^Jpîç Hérod. I 511, 19.

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J. Scliiilidt Pliiralbild.) 'sans', rarents du préfixe né^'atif àv-; âv€u < *rmeu, got. inu v. li. a. anô 'sans', v. slav. vûmi 'hors de'. Base e7iêu (ou eneue à cause de v. h. a. àno, qui contient le degré extralong). Cf. les tentatives de Bartholoniae BB. 15, IGsq., Meringer BB. 18,227, Prellwitz BB. 22, 78, Horton- Smith BB. 22, 190.

àvcH^iôç 'neveu', àve\\)xà 'nièce'. Skr. napât gî'u. luiptur 'ûes- cendant, petit-fils' zd najjâ gén. naptô v. pers. napa 'petit- fils', alb. m&es£ 'nièce' (< "^nepôtia Pedersen BB. 2U, 228 sqq.), lat. nepôs nepfi-s, m. irl. niœ gén. 7iiath 'fils de la s(X'ur' v. irl. 7îecht corn, iioit 'nièce' f P'ick-Stokes II 190j, v. h. a. nefo 'neveu, parent' nift 'nièce', v. lit. nepotis {iiepùtis) 'neveu, petit-fils' neptis '])etit-fils'. I.-e. "^anépôtios.

hom. dveuu pi. ntr.? 'silencieux'; âveuj m. f. 'qui se tait'; ion. àveocTTaairi f. 'étonnant silence' Hésyeli. Deux hypothèses vagues dans Prellwitz 24. < *àv-iioa, cf. auuu 'crier'.

âvriGov 'aneth, faux-anis'. Hatzidakis 'AGrivâ XI 262 sq. pense qu'avjiGov et àvidov sont des mots différents, empruntés pro- bablement à l'Asie ou à l'Egypte. [dvriOov : ctveiuoç, propre- ment 'odorant' Schrader RL. 26;")!]

hom. dvr|vo9ev (kvIoti, aî|ua) 'jaillit'. Voy. èv-nvo6-e fiv9-ov et cf. Johansson IF. 111 201 sqq.

àv/ip, ace. àvépa, gén. àvbpôç 'homme'; àvbpeîoç 'viril, courageux'; àvbpeia, hom. iivopér) f. 'virilité, courage'; àY-nvuup 'courageux'; bpuJuj 'homme' Hésych. (< *vp-ujip); vuuper èvepYeî Hésych. Skr. (ndr-), orabr. nerus 'viros' sab. Xero 'fortis', v. irl. ner- ta/ni 'fortifier, réconforter' gaul. nerto- v. irl. iiert gall. tierth 'virilité' (Fick-Stokes II 193). I.-e. anêr. Bq.

àv9épiS, -ÎKOç m. 'barbe d'épi; épi'; àvBepÎKri f. 'asphodèle'; influence d'dv8oç; àvBepeuuv m. 'menton', litt. 'endroit garni de poils piquants'. Voy. à6rip 'barbe d'épi'.

àv9iaç, -ou m. 'serran' (poisson de mer). Etym. obscure.

dv9oç n. 'fleur'; àv9euj 'fleurir'; àv9np6ç 'florissant'; àv9ri\ri f. 'floraison'; dv9€|aov 'fleur'; àv9e)uiZ;o)uai 'cueillir la fleur'. Skr. dndhah n. 'herbe', v. irl. ainder 'jeune fille' v. bret. enderic 'jeune taureau' g-all. anner moy.-bret. annoer bret. mod. ounner

63

annewer < protocelt. *and-éra et *and-erâ (? Fick-Stokes II 15.- Henry Bret. mod. 215).

avGpaE, -koç m. 'charbon, escarboucle'; àvBpaKeùç "charbonnier'. Fick^ I 5(52 pose un primitif *ftenclhro- 'scorie', d'où v. isl. sindr 'édât de pierre' ail. «m^er 'concrétion'. Pour Kliig-e*^ 366 s. V. siîiter la parenté extra-germanique est incertaine.

àvGpii'^uJV àvBpnvn f. 'bourdon'; cf. avec redoul)lement lev- Gprivri, TevGpiibuuv 'sorte de guêpe'; lac. GpûJvaE Kricprjv Hésych. 'faux bourdon'. Cf. ags. drdn ang'l. drone ail. drohne 'faux- bourdon'.

âvGpu(JKOV è'vGpuaKOv 'cerfeuil sauvage'; àv6pi(JK0ç (Polhix); àvGpicTKUJV (Hésych.). Etym. inconnue.

àvGpujTTOç m. 'homme'. L'étymologie àvrip + a)i|j (Ilartung^ Curtius^ 522) n'explique pas le -G-. Bezzenberger BB. 5, 168 (cf. Fick ibid. 18, 138 et l'^ôH) pose *wGp-a)Troç, cf. ^evGnpri* (ppovTÎç Hésych., v. h. a. muntar 'vif, zélé, éveillé', v. slav. mqdrû 'sage' tclièq. mudrak 'intelligent'. A cause de gort. avTpÔTTOç L. G. X 25. XI 23 et de pamph. àipÔTTOiai = àvGpuO- TTOiai GDI. 1257, 7, G. Meyer^ p. 210 songe à àva xpe-n-uj, cf. TpuLiTTàuj, d'où 'l'érigé', cf. Ovid. Met. I 84sqq. dvGpuuTTOç < *àvbp-AuJTT0 ç 'ayant apparence ou extérieur d'homme', le second élément étant parent de got. saiJvan' woiv', lat. sigmim < *seqyno-m, v. slav. soJcû 'indicateur' sociti 'indiquer' i)our Brugniaim IF. XII 25sqq.

àviâ f. 'chagrin'; dvioç dviâpôç 'importun, fâcheux'; àviàuu àvmiuu 'chagriner'. Lat.owws'fardeau'; skr. «wa/m. 'chariot de transport'. Eol. ôviâ a peut-être ô- primitif; gr. ôy-ko-ç < *oid-qo-s 'fardeau' : ôv-îd = lat. mus-ca < ^mus-qà : gr. |uuîa < *|uucr-ia'?

még. dviç Ar. Ach. 798. 834 aveu. Formation analogique sur Xujpiç dXiç.

att. àvoKUJXiî, cf. biOKuuxii; Ig. com. àvaKUJxri f. 'suspension d'ar- mes; armistice'. Formé de àv-exuj avec un redoublement qui rappelle àYUJYn : dYuj; àvavuuxH P^J* étymologie populaire (àvà).

àvoTTaîa ou àvÔTiaia f. oiseau non déterminé, 'héron de nuit'? 'hirondelle'? (voy. Thompson Greek birds 33 sq.). Lewy 9 sq., après d'autres sémitisants, rappelle le nom d'oiseau \\(^h\\\îna])â

(34

du Lcvitique et du Dentéroiiomc, que les Septante ont vendu par x«pabpi6ç, qui est le 'pluvier' \r, \'indpO = assA'r. anpatu et serait d'après F. Delitzsch 'l'oiseau de la lumière'. Sur les interprétations antérieures voy. Worner Curtius' Stud. VI ;347- 471. Antenrieth \\'orterb. z. d. liom. Ged. s. v. ônaia, Anieis- Hentze ad. loc. et Anhang etc.

âvTtt âvinv 'en face'; àvTiKpO, att. ctVTiKpuç 'en face de, directe- ment'; dvT0|uai 'aller au-devant'; aTT-avTàuj, àvTiduu 'rencontrer'. Cf. àvTÎ. Prelhvitz 2;") rappelle skr, dntah 'fin', g-ot. andeis- V. h. a. anti enti 'fin', qui sont étrangers au groupe.

àvTaKaîoç m. sorte d'esturgeon. Origine inconnue.

àvTripiç, -iboç, f. 'contre-étai, contre-fiche, jambe de force'. <C àvTÎ + èpeibuu, avec allongement de la voyelle initiale du second terme (loi de Wackernagel).

àvTi : 'en face de; en place de'; àviiôç 'qui est en face, qui vient au-devant de'; àviidç, -dboç f. 'glande de la gorge, amygdale; inflammation des glandes de la langue'; dvTiàuu àvjiàluj 'ren- contrer'; èvavTioç 'qui est en face de, adversaire', Kaxévavxi KaiévavTa 'en face de, à l'encontre de'. Voy. dvTa. Skr, dnti 'en face de, devant, près de', arm. àud 'sous, avec, pour' I Finck Kz. i)9, 501-539). Lat. mite < *antî, v. lit. «w^a 'sur, vers' lit. ant, got. and 'le long de, sur, par-dessus' v. isl. and- ags. and- ond- v. h. a. ant-.

dvTiKpù, att. 'en face de, directement'. Voy. dvTa et àvri; -Kp-u contient la forme réduite de la base qui a fourni Képaç. Kdpa etc.

dviXoç m. dvîXia f. 'eau de mer qui s'amasse et croupit dans la sentinc; sentine'; dviMov n. dvxXiiTiip m. 'écope pour vider l'eau d'un navire'; dvTXéuj 'vider l'eau de la sentine' ijat. exanclâre est emprunté). dviXoç < i.-e. '^samtlo-s, cf. lat. san-ië-s < *sam-iè-s (cf. veniô < *vem-io) sentina < ^smtïnà : gr. dcTiç < *smti-.'i, lit. seniiù 'puiser', lat. simpuluni 'cuiller'. Psilose éolienne et barytonèse, terme de marine? Bq.

dvTpov n. 'grotte, antre, caverne'. Prelhvitz 25 évoque la base anêi, cf. dve|ioç, et compare gr. cmriXaiov 'caverne': lat. splritus.

1) Tandis que l'hébr. 'ànâpâ est le héron pour Lewysohn Zool. d. Tahnuds p. 109, cité par Thompson!

- 65 -

Admis par Walde Lat. VVb. s. v. animus. Rapprochement dou- teux. Fick IIP7 11 comparait lat. ancra 'dépression, creux d'une vallée' (Paul, ex Fest. antras [1. ancras] 'convalles, vel arborum intervalla'), ail. anger 'pacage', mais voy. Walde s. v. ancrae (: gr. ctYKOç 'courbure; vallée').

dvTO)nai 'aller au-devant'. Voy. s. v. avra.

dvTuE, -Toç f. 'circonférence d'un objet rond; cercle du bouclier; bord du char'. Etym. obscure. Voy. s. v. d^iruH. Prelhvitz- 43 tire le mot de àvà+Teùxuu, aor. II inf. boni. leTUKeîv 'fabriquer' et rappelle boni. KaiaÎTuE 'casque bas sans panache', 'aTTÔ toO KÛTiu TETÛxôai' scbol.

àvDm 'achever'; formes secondaires àviiuu àvûuu ctvuj (< *àvFuu); crét. dvajuai < *6'w-va-)Liai, formé comme )Liàpva|uai; àavéç' leXeaGricrôiLievov Hésych. Base i.-e. sen : skr. sanôti 'gagner' véd. sanukah 'avide de butin' < '-'sn-neu- *sn-nu-. Brugmann KZ. 24, 271 sqq. Schulze Qu. ep. 158. Voy. s. v. aùBëvinç.

dvuj éol. ôvuj. Voy. s. v. dvd dva.

dvuJTa pf., d'où prés. dvwYuu 'commander, ordonner'. Cf. lat. aio adagium prodiqium etc. Voy. Solmsen Verhaudl. d. 47.Ver- sammlung dtsch.Philol. u.Schulm. in Halle a.d.S. (Leipz. 1904), p. 145. KZ. 39, 218 sq. Brugmann IF. XVI 506.

hom. dfcivri f. 'hache, hache de combat'. Vauifiek Lat.Wb. 5 com- pare lat. o.s'drt 'erminette' (< *acsia, cf. viscus: îSôç, vespa < *vepsa) got. aqizi v. h a. acchus ail. ajct v. isl. ex qx ags. œx. J. Schmidt Pluralbild. 148 évoque hom. Tava-r|Kiiç 'au long tranchant' et got. aqizi, mais got. -q- < -q-, ce qui interdit de songer à R. ah ou aq (cf. s. v. dKaiva I).

dHioç <*dY-Ti-oç litt.'qui entraîne par son poids, qui est de poids', d'où 'qui vaut; qui mérite, digne de; qui en vaut la peine'; dEiôuj 'évaluer, apprécier; juger digne; juger convenable; pré- tendre'. Cf. «Tw 'entraîner par son poids, peser, évaluer, estimer, apprécier', lat. agina 'chasse d'une balance' exagium 'pesage' examen 'languette d'une balance' cunentum m/sens exiguns exllis < *exêlis < '^ex-ag-sli-s (Curtius^ 171. Vanicek Lat. Wb. 8).

dEuuv, -ovoç m. 'essieu; axe du ciel ou du monde; axe d'un chemin', d'où : 'chemin; tablette de bois tournante' et sur la-

5

- G6

quelle étaient gravées les lois de Solon, pi. dEoveç. Skr. dksah lat. axis g:all. echel (irl. ais 'chariot') v. h. a. ahsa v.iiorr. oxoll lit, aszls V. slav. osl 'essieu'; zd usa- 'épaule'. Curtius^ 383 Fick I ^ 1, II 6; le sens premier a être 'épaule', cf. lat. a.xilîa 'aisselle' ala < *axla 'aile', v. norr. oxl ags. eaxl v. h. a. alisala ail. achsel 'épaule'. I. cto^ G ç 'serviteur'. Voy. ôZ^oç et Joliaiisson IF. III 199.

II. ào^oç 'sans nœud, sans bourgeon' i)our dv-oiloç, par influence analogique. Cf. s. v. ot- négatif.

éol. àoXXriç 'pressé, compact, en foule'; àoXXiZiuj 'rassembler, presser'; cf. ion. àXriç < *driXriç < *àFaXXiîç < *dFaXvriç; ion. dXéu) àXi2;a); ion. dXir), dor. dXiâ et dXiaià (prini. adj.), att. *nXiaia 'assemblée du peuple'< *dFaXiâ < *dFaXXiâ < *dFaXviâ, cf. gort. KaTaFeX)Liévujv tûv TToXiaiâv, et, pour l'esprit doux, dîTriXiaCTt^ç Arist. Ois. 110, dvirîXioç dirriXiiÛTriç. Base i.-e. aueî 'serrer, presser'.

dop gén. dopoç n.'épée'f forme éol. pour J.SchmidtPluralbild. 177). Le rapport dop < *nso)' : skr. a.sih lat. ènsis est posé par Johansson Beitr. z. griech. Sprachk. 31 n. 1 et révoqué en doute par Brugmann Gr. Gr.^' 122. PrelUvitz^ 26. H3 et Solmsen Unters. 289 sq. trouvent comme sens pren)ier 'ce qui pend, ce qui est suspendu' (cf. deipuu 'suspendre, attacher'). Arm. sur 'épée' < *}isor Pedersen KZ. 39, 407, qui sépare, à tort, semble til, stir 'épée' de sur (cf. lat. cas catus skr. çiçàti 'aiguiser' arm. sair le 'tranchant') 'tranchant', adj.

dopTri f. 'aorte'; dopirip m. 'baudrier'. Voy. s. v. deipuu.

docTcréiu, inf.aor. ào(saf\oai 'venir au secours de'; hom.docrcTriTîip m. 'qui vient au secours de, défenseur'. < d- copulatif Csnj-) + *soqVieiô < *soql'ios = lat. socius 'allié'. Cf. s. v. ëTTO|aai < *seqU-, ÔTrdujv 'compagnon'. Curtius^ 461. Osthoff-Brug- mann MU. I 203, II 211, III 104. .T. Schmidt KZ. 25, 139. Bcchtei Hptpr. 354. Bally MSL. XII 325. Hypothèse et critique mal venues de Bréal MSL. XII 244 sqq. Autre étym. Barone Boll. fil. class. XIII 282 sq.

dîT a X6ç 'tendre, délicat; mou, flasque'; dnaXùviu 'amollir, assouplir'. Dodcrlein a comparé lat. sapere 'avoir de la saveur' et gi-. OTTÔç 'sue'. On a rapproché aTiaXôç de d^pôç (voy. s. v. dppôçl,

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cf. Fick P 492. Curtius^ 538. Prellwit// 26. ^44 pose im *sa^wa 'affaiblir'' (y). Zimmermann KZ.35,613sq. tire àiraXôç de *apa 'père', cf. n. pr. "AiraXoç; comme *apa *appa aspirent volontiers le tt (âîrqpa otTTcpdpiGV àîTqpûç àîTCpiov àîTcpibiov), l'esprit rude s'expliquerait comme celui de euuu < *€Ù7<uj. Cf. àiâXXLu àraXôç. Pure conjecture et phonétique impossible.

«TTavTâuu 'rencontrer'. Voy. s. v. dvra.

âiraH 'une fois'<d- (<.*sm-, cf. eîç<*s^m-.s) + un élément -TtaH, cf. TTriTVum TtaKTÔuu, apparemment nom. pétrifié comme -nàï., àva\x\l et d'autres, pour Meister Herondas 748. Pour Scbulze KZ. 33, 395, ciTTaE < *d-7TaKTi, cf. ôvo|iacrTi. Voy. s. v. drrXôoç et ôbdE.

«TTapYÎa f. sorte de plante (Tbéophr.). Etym. inconnue.

«irapivri f.'gratteron', plante (Tbéophr. Diosc). Etym. inconnue.

«TTâç, arrâcra, dirdv 'tout'. Cf. skr. çdçvdn, rdçrant- 'formant une série ininterrompue, chacun, tout', assin)ilé de *saçvanf-; a7Taç<*a- < *sm- + TTâç iravT-. Voy. s. v. ttoIç. Brugmann Gr. Gr.-^ 32. 108. Gr°dr. II p. XIV. Totalitilt 10. 26. 63.

«TTCtTri f.'tromperie, fraude, trahison'; àTrardiJU 'tromper'; diraTriXioç 'trompeur'. àîraT- < *apnf- : g-ot. fnpan ail. finden 'trouver', V. irl. êtaim 'je trouve' < *pent-, si toutefois le sens premier est 'trouvaille', comme le suggère Schrader KZ. 30, 466; ou < *dTTOTTaTduj 'faire verser dans l'erreur', par baplologie? Prell- witz^ 44.

àTTaxcûpia n. pi. 'les Apaturies', fétc ionienne (d'où la psilose") et athénienne, qui célébrait l'admission des jeunes hommes dans les phratries. < à- copulatif + iraTrip, cf. les ôjuoTrdTopeç et voy. l'explication compli(|uée d'Ehrlich KZ. 39, 560.

«Traqpi(TKuu aor. fiTracpov 'tromper'. Rattaché par Curtius'' 510 à diTTuu dcpiî àqpdcrcTuu. Conjectural.

•d7Taq)6ç' eTToqj ôpveov Hésych. 'huppe' : lat. npupa. Onoma- topée, avec influence des noms d'animaux en -aqpoç. Brugmann Grdr. IP 94; voy. aussi Prelhvitz BB. 22, 106.

«TTeiXri f. 'menace; jactance, vanterie'; dTieiXéuj 'menacer; se vanter'. Etym. peu vraisemblable de Bréal MSL. VI 173. Hy- pothèse de Frohde BB. 19, 241 sqq. (: lat. *pell(lre 'parler, appeler' dans appelJare etc., got. spilla 'annonciateur' v. h. a.

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apel 'discours', à quoi Bezzenberger BB. 27, 149 ajoute \tii. pélt 'outrager' palas 'blâme, outrage').

âîreWa f. (et non àîreXÂd; le plur. lac. aTréXXai a l'accent dorien correct) 'assemblée du peuple' Sparte); àireWâZieiv eKKXrj- (TiâZieiv Hésycb.; 'ATreXXaîoç nom de mois dorien (juillet), 'AneX- XaïuOv à Ténos. On a dit : cf. lesb.aTT-éXXuu dor.FiîXuD boni. eïXo» 'presser' < *FeXvuj, et oùXaiaôç 'troupe, multitude' < *FoXva|aoç,. p. ex. Brugmann Grdr. I- 358, Gr. Gr.^ 73. 288, mais -eXX- <*-eXv- fait difficulté en laconien, tout autant que la disparition du F-; on attendrait *FriX-. Fick I^ 386 et Prellwitz ^ 27. ^45 posent à- copulatif + ^qi'elna, cf. TéXoç 'foule' < '^ql'eîos, mais on attendrait alors lac.*àTeXXa>*àTriXa. à- copulatif +7TéXo|uai Hoffmann Gr. Dial. III 239. Faut-il partir d' *à7reX-ia < i.-c. ^apelia, cf. lat. ^;e?Zô < *pelnô. base apel 'promouvoir', etc.? Cf. pour le sens lat. conciUum\ direXXa serait l'assemblée 'mise en mouvement, convoquée'. De la même base le n.pr. 'AttôXXujv? Voy. infra.

dneXoç n. 'plaie'; on eu a rapprocbé èpucTi-TreXaç 'inflammation rouge de la peau'; le mot a paru composé d'à- négatif et d'un élément ttcX- cf. lat. pellis 'peau' < *pel-ni-s gr. iréXXa (Pollux X 57) 'peau' < *TTeX-va, dont l'existence est niée à tort par Scbradcr KZ. 30, 479 sq. et L. Meyer I 66, cf. J. Scbmidt Kritik 102; aTieXoç a été compris 'blessure non recouverte de peau', mais c'est justement le caractère d'une blessure, sauf dans le cas de lésions internes, que les anciens ont mal connaître. Faut-il supposer qu' ctTieXoç se rattacbe à une base i.-e. apel, avec le sens de "choc, heurt, plaie en résultant'; cf. pour le sens î\\ plaie < \?i\.plaga 'coup' gr. irXricrcruu 'frapper"?

àîT-epàuj 'expulser les sucs ou éléments humides; cracher', cf. é£-, KttT-eE-, KttT-, bi-, )ueT-, auv-epduj. < dîTÔ + *èpd((y)uj. Skr. rdsah m. 'suc' ram f. 'humidité' zd Ranha nom d'un fleuve, v. slav. rom lit. ram 'rosée' supposent une base ères 'couler', cf. s. V. dvpoppoç dpariv; *èpduj < *erds- suppose une base parallèle à voyelle longue, cf. s. v. èptui'i 'impétuosité, élan'^ épuuéuu 'couler; se hâter; lat. rôs 'rosée' peut contenir le degré long ô de ères; cf. Walde s. v. ras rôrarii.

*ÙTTepéaioç dneipecrioç direpeiaioç 'infini' < *à-7Tep-eT0ç, 'R.per

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dans Treîpap "limite', ctTreipoç 'infini' < *àTTepioç. Peut-être l'auteur de l'Odyssée a-t-il employé plusieurs fois àFeipécrioç = *àFepe(Tioç < *à-F€pe-TOç ( = àppnTOç âcr-rreTOç), d'après Schulze Qu. ep. 245.

«TTrivri f., thess. KaTrdvâ Xénarque dans Atb. 'voiture à bâche'. Etym. sémitique non vraisemblable de Levvy Fremdw. llOsq. Lat. pannus 'morceau d'étoffe' Bezzenber^er BB. 27, 149 (à- copulatif; Ka- = Kaià?), Mering-er KZ. 40, 228. Incertain.

«Ttri vri ç 'rude, dur, cruel'. Curtius ^ 305, avec Benfey Or. u. Occ. I 193, trouve dans àrrrivriç v:poar\\r]ç (et ÙTirivri) un thème nominal *r|vo- = skr. *anah (cf. ànanam 'bouche, visage'). < *àTr-avariç 'qui se détourne de, qui témoigne sa défaveur', cf. v.h.a. mmum 'nous accordons' < *n-nu-mes v.norr. qf-iin-d 'défaveur' got. ans:t-s v. angl. est (< *ans-ti-) v. h. a. cmst et mist 'faveur', p. ex. Brugraann Grdr. II 1013^).

«TTiov n. 'poire'; àîrioç f. 'poirier' < *apiso- cf. lat. pirus < *pisos. Etym. erronée de Gobel KZ. 10, 397sqq.; hypothèse non vraisemblable de J. Schmidt Die AVurzel *AK- 44.

àrrXooç, att. drrXoCç 'simple' < d- {*sm-) + *TrXôoç, cf. eîç et h\- ttXooç.

«TTÔ 'loin de' : skr. dpa zd v. pers. apa, alb. jjrt 'sans', lat. ''rq) ah (ombr. ap-ehtre "ab extra, extrinsecus') jjo-, got. af v.h.a. aba ah y.norr. a f ags. a f œf of, alb. ^/'«j)^ 'derrière' < ^per-aps (G. Meyer Alb. Spr. 351). De dîTioç 'lointain, éloigné'.

otTTO-bibpdcTKUJ 's'enfuir, s'encourir' aor. dirobpdvai; bpâa^ôç, ion. bpria^ôç m. 'fuite'; dbpâaioç 'qui ne cherche pas à fuir'; 'AbpdcTTem 'Celle qu'on ne peut fuir' (Némésis^; bpârréTriç 'fugitif, mess. crét. bpâTrexiKÔç cf. Plut. Pomp. 31. Skr. drâti 'courir, se hâter' zd ptc. dramna-, cf. skr. drdmatl 'courir' : g;r. bpa|Lieîv bébpona bp6)Lioç, drdvati 'courir, se hâter, fondre sur'; skr. drfqmijatl 'faire courir' : bpâTré-Trjç, avec l'hypocoristi- que bpdiTuuv gl.

«TTO-bucr-TTeTéa) 'se désister, se décourager, se dégoûter'; d-rro- buaTTéiriaiç, -eujç f. 'découragement, désespoir'. Cf. dor. ireTeîv, aor. de TriîrTUj.

1) Uhlenbeck Got. Spr.* 15 ne trouve de parent à got. ansfs <im got. a peut au surplus < i.-e. o) que gr. ô-v(-vri-fii.

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àTT6-(F)epcre. Voy. ànoûpaç.

àTTÔ-eecTToç 'négligé, méprisable, odieux'. Cf. béot. Oiô-qpeaTOç

< *-gUedh-to-s et voy. QéaaaaQm et TrûXû-GeaTOç 'très désirable, très cher.

cÎTroiva D. pi. 'rachat d'une peine, rançon, rémunération, récom- pense, prix'; àîTOivâuj 'rançonner pour un meurtre'; aTTOivôbiKOç 'qui venge justement'. *âTTOivov < *àTTO-7Toivov par hai)lologie (Fick BB. 18, 136. 138); cf. aussi àTTOTicciç 'paiement en retour'

< *-qUi-ti-s, TTOivri < *qUoi-nâ et tiuj Teiuj < *qUeiô 'honorer'. àrro-Xauuj "jouir de' : skr. lôtam lôtram gramm. 'butin' (?),

lat. Laverna 'déesse des voleurs' lucrum {< Hiitlom) 'gain, avantage', v. irl. laine irl. gaél. loinn 'joie' celt. *Iair-e}w-

< gaul. -launos dans Cata-laiini 'qui prennent plaisir au com- bat' (> Châlons) et autres noms de lieux (Fick 11^ 237. Henry Bret. mod. 179), got. laiin ags. léaji v. h. a. lôn 'salaire', v. slav. loviti 'chasser, prendre' lovû 'prise de chasse' (Curtius^ 362) et cf. dor. Xâia ion. Xrjîri Xrjïç att. Xeia 'butin'.

'AttôXXujv, -ujvoç 'Apollon' dieu du soleil et de la lumière. Etyni. antiques erronées p. ex. dans Preller-Robert Gr. Jlythol. I^ 230 sqq. Etym. modernes erronées ou douteuses de von Schroder KZ. 29, 193-229 f AttôXXojv : véd. saparyêna surnom d'Agni), Frohde BB. 19, 240 ('AttoXXojv = 'prophète', cf. àîreiXri ctTreXXa = èKKXrjCfia lat. appeUàre compellâre etc.), Lewy W. f. kl.Ph. 1893 col. 860 (assyr. aplu 'fils'), Tomaschek (nom lélège), Fick- Bechtel Personenn. 438 approuvant Frohde, Prelhvitz BB. 24, 214 sqq., (thème àrreX- 'être puissant': v. isl. afl 'force' afin V. h. a. abalon 'avoir de la force'; apel- api- dérivation i -e. d' ôp- 'œuvre', *'ATTeXiuuv 'AttXuuv 'le puissant, le secou- rable'), Usener Gotternamen 3or> sqq. (< *'ATTTTeXXoç < *àTT0- ttêXXoç = Averruncus) etc. La forme primitive est 'ATréXXiuv

< *'ATreX-imv attesté à Amyelées, Epidauros Limera, Mégare, Syracuse, en Crète, ailleurs encore, et ( cf. J. Schmidt KZ. 32^ 427 sq.) 'AttoXXiuv est une forme analogique provoquée par le voc. "AttoXXov issu d'"ATTeXXov et l'e atone a subi l'assimi- lation à l'o de la syllabe finale; cf. du reste les n. pr. 'ATreXXeaç 'AireXXdç 'AireXXfiç 'AîreXXiç AttéXXîuuv 'ArreXXixoç, toutes formes cette assimilation ne pouvait se produire; cypr. dat. 'Anei-

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XuDvi < *'Att6X-iujvi, tliess. "AttXouvi ou 'AttXoûvi, painphyl. ace. 'AîTéXuuva GDI. 1267, 30 (lequel ne prouve rien); faut-il ad- mettre une base i.-e.aperpromouvoir, susciter, provoquer, faire croître', etc.? 'AttoXXujv serait T'excitateur, le promoteur, le pro- créateur', ce qui serait exactement le sens de l'épilhète skr. .sa- vità d'un dieu solaire; voy. s. v. aTreXXa âireXoç.

à7ro-|LiuO'cruL) 'moucher; fig-. aiguiser l'esprit ('cf. lat. rir emiinctae naris Hor.); duper, tromper'; inuKTrîp m.'groin'; )aùEa f.<*|auKTia 'morve'; |uijHoç m. jaûEuiv m. poisson à peau visqueuse, 'lam- proie' (?); gl. (TjLiijHujv (TiaùcaeTai 0"mJKTrip. Lat. mucus mûcor nmgil 'muge' (poisson) è-mungô; skr. muncdti mucdti 'lâcher'; V. slav. smycati 'entraîner, tirer' lit. smunTiù smùldi 'tomber en glissant'; v. irl. mucc gall. bret. moch 'porc' (Fick II'* 219. Henry Bret. mod. 204); v. norr. smjûga 'ramper à traveis qc' m.\\.3i. smiegen 'se presser contre, se blottir'; etc. (Zupitza Gutt. 138 sq., bibl.) et voy. Walde s. v. êmungo.

hom. (XTroùpâç part, aor., cf. impf. avec valeur aoristique àîTriû- pujv àîrrujpQç àmiùpâ àirriùpujv, aor. I. moy. àmiûpaTO ô 646, fut. act. aTTOup/iaoucTiv X 489, aor. I. sigmatiquc àTTÔ(Fjep(Te 'enlever, emmener, ravir'. Schulze Qu. ep. 265 n., relevant une erreur de Wackernagel BB. 4,270, de Sonne KZ. 13, 434 et d'autres, décompose àrrriLipâ en àTT-r|-Fpâ; BrugmannGr. Gr.^39 pose àîTOVJpâç < *à7T6-Fpâç, àîioupriffuj < *àTT0-Fpriauj. Base i.-e. auer, cf. àeipuj 'enlever' et (F)épùuu 'tirer'.

à TTO (JTUTT(xZ;uj 'chasscr à coups de bâton'. Voy. cttiittoç n. 'tronc; bâton'.

àîrocppàç, -âboç 'maudit, néfaste' < otTrô + qppaZiuj.

hom. àiroqpôjXioç 'vain, décevant'. Cf. gr. qpn^ôç 'trompeur' lat. fallo < *faln6 got. halicawèsei 'méchanceté' hahcjan 'tour- menter' (Bezzenberger BB. 5, 318. Schrader KZ. 30, 466). Schulze Qu. ep. 242 rattache àir-oqpuoXioç à ôqpeXoç; il faut alors supposer un *ô(p(jûXioç < *ô(poXioç 'utile', en rap])ort apopho- nique avec ôqpeXoç, et venant d un masc. *ôcpoXoç, avec allonge- ment de la seconde syllabe, en vertu de la loi sur les quatre brèves consécutives (cf. Solmseu Unters. 43). L'étym. de Bezzenberger-Schrader ne rend pas compte d" àirô; celle de Schulze-Solmsen est vraisemblable.

ÙTxpit arrprfba 'en mordant conime une scie; sans lâcher prise'. Voy. -npilvj = irpiiu 'scier' et cf. Meistcr Herondas 748.

àTTToeTTï'iç 0 209 'intrépide en ses paroles' (?) épitliète i)eii claire d'Héra. On l'a expliquée par à- nég. + Trioia TTTÔa f. 'effroi' + (F)êTTOç 'parole'; un adj.*àTrTOioç 'intrépide' est possible, mais son abrègement en àTTTO- est douteux (cf. L. iMeyer I 78 sq.) < *àeTrToeTTr|ç 'non dicenda dicens' Wackcrnagel BB. 4, 283. Eulenburg IF. XV 162.

ctTTTUJ I.'attaclicr, ajuster; atteindre; toucher; s'attaquer à; s'adon- ner à'. II. 'allumer.'; àqpri f. 'sens du toucher; tact, contact; coup, blessure; point de contact, jointure, articulation'; dqpduu 'toucher, tâter, explorer, chercher'; àcpàocix) 'toucher, palper, caresser'; dîTipa f. et dTTTpiov (schol.) 'mèche d'une lampe'. R. dcp-, sans ])arenté connue jusqu'ici (: arm. aph 'paume de la main"?).

ctTTcpd, diTcpa 'papa', dîTcpdpiov 'petit papa', terme d'amitié; *à7Tq)ûç, ace. diTcpûv 'papa' Théocr. XV 15. Mot enfantin. Cf. v. slav. haha m. h. a. hôhe 'vieille femme', huobe ail. Imhe 'garçon'.

dpa, dp, pd cypr. ep(a) 'donc; à savoir, c'est-à dire, en effet', dpa j)articnlc interrogative < f\ dpa. Lit. ir (< *r, comme pd) 'et, aussi'; lit. ar < i.-e. ^or, lett. ar introduisent une interro- gation. Brugmann, Griech. dpa, dp, pd uud lit. îr. Ber. d. siichs. Ges. d. W. 1883, p. 38sqq. Gr.Gr.^ .539 sq.

att. dpd hom.dpri f. 'prière, malédiction'; dpdojuai 'prier, maudire*; KttxdpaTOç 'maudit', dpd et apr| < *dpFâ pour Wackernagel KZ. 2.0,262 et Danielsson Epigraphica 40 sq., cf. arcad. Kd- TapFoç 'maudit', mais att. dpd < *dpa(F}d pour Schuize Qu. ep. 90 s(iq. Skr. aryatl 'louer' arm. alavem 'supplier, invoquer'^?) lat. orô 'dire, i)arler, prier' pour Persson Wurzelerw. 243, puis gr. dpùer dvTiXÉYei, Pod; dpvjoucrar XéTOuaai, KeXeûouaai; dpû- aaa0ar éTTiKaXéaaaGai Hésych., russ. orû or«7rcrier' serb. oriti .s*e 'résonner', peut-être lett. «rc?«^ 'exciter, invectiver' rattachés à lat. ôi'ô par Solmsen KZ. 35, 484. Outre skr. aryati, Hoff- mann BB. 21, 143 évoque v. slav. rota 'jurement, malédiction' rotiti 'jurer, maudire'.

liom. dpapoç m. 'choc, claquement (des dents)'; dpapéuu 's'entre- choquer'; dpapdaduu dppapdcraai gl. 'faire du bruit, crier'; dppd- PaH gl.'crieuf; dpaboç m. 'agitation, battement violent (du cieur)'-

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àpà^uj et dppdZ;uj 'gronder' (cbien); àpàtbriv 'avec un choc bru- yant'; àpaY|u6ç ni. âpa^iua n. ""bruit, choc'; àpdacTuu 'heurter'. Produits de l'onomatopée, de même que skr. sdrjatl 'craquer', évoqué par FrOhde BB. 17, 30P>.

àpaiôç 'rare, clairsemé; étroit'; àpaiouu 'raréfier'; dpaiuu.ua n. 'interstice'. Skr. rté l'exclusion de, sans' 7nrrtih 'dissolution, décomposition' r«"«Zfl7? 'espacé, rare'; lat.r«n<5 'peu serré, peu épais, clairsemé, espacé, éparpillé, rare' (Fick IP 22. 206.305 etc.) rète 'filet'; v. slav. oriti 'dissoudre, renverser, détruire' rèdûlcû 'rare', lit. ijrù ïrti 'se séparer' pàiras 'lâche, relâché' arclyti 'fendi-e, séparer' efdvas 'large' rëtas 'rare, espacé' vêtis 'crible d ecorce'. I.-e. erè 'séparer, être lâche, peu serré'; cf. gr. epiifjoç épfjjUQç 'désert, solitaire'. Fick P 11. 529. Perssou Wurzelerw. 40. 91 n. Walde s. v. rarus.

âpaKoç m. 'gesse', sorte de pois chiche à deux fruits (Lathyrus amphicarpus L.) : lat. arinca (mot gaulois, cf. Fick IP 17 sq.) 'petit épeautre'.

àpaplaKUj, pf. dpâpa 'adapter, ajuster, emboîter'; dpjaevoç 'pré- paré, prêt'; àp)uôç m. 'emboîtement, jointure, épaule'; dp,ua n. 'cliar'; ion. àpiùç, -ûoç f. Ilésych. = àp9|u6ç m. 'jonction, union, amitié'; àpTÛuu dpiùvuu 'ajuster'; âpBpov 'jointure, articulation'; ÈTrapTriç 'préparé, prêt'; dpii 'justement, précisément'; àpécrKO) 'convenir, plaire'; àpeTi'i f. 'aptitude, vertu'; dpa, dp, (voy. s. V.). Skr. ardli m. 'rayon, rai', âram 'de façon convenable, appropriée à', araràm ararâli ararih 'battant de porte', arpd- ijati 'consolider'; arm. a hiem 'je fais' aor. arar 'il fit' == gr. dpape, z-ard gén. zardii 'ornement' (Hiibschmann Arm. Gramni. I 420.423) ; lat. arma avtus 'membre' armus 'épaule' ( :skr. irmâh ardmô got. arms v. h. a. arm v. pruss. irmo 'bras' v. slav. ramo rame 'épaule' arm. armiilin 'coude') armentum ai's etc. Curtius'"' 339 sqq.

àpdxvri f. poét. dpdxviiç m. dpaxvôç m. 'araignée'; dpdxviov 'toile d'araignée'. < *araksna, cf. lat. arânea < '^aracsn- (Walde KZ. 34, 478. Lat. Wb. 40), mais le rapport supposé avec gr. dpKuç 'filet' est douteux, et celui avec v. norr. roJxl'r 'que- nouille' et ail. rock 'habit' est erroné pour Lidén IF. XVIII 508.

74

âpptiXoç m. 'tiaiiclict de cordonnier' : lett. //-ôà- 'aiguille k tricoter' irhulis 'cheville, burin', cf. lit. urbinti 'faire un trou avec un poinçon' urbti lett. u'rbt 'percer', lit. rùbti 'creuser' etc. Bezzen- berger BIî. 27, 150. Conjectural.

àppùXr) f., àpPuXiç, -iboç f. 'chaussure forte'. Rattache au groupe précédent par Bezzenberger 1. cit., si le sens premier a été 'sabot'.

àpYaXéoç 'douloureux' < ^^'àXYaXeoç par dissimilation régressive, cf. âXYoç. L. Meyer Vgl. Gramni. I 333. Bechtel Ûber gegeu- seitige Assimilation u. Dissim. der Zitterlaute, Gott. 1876, p. 52.

àpYéXoqpoi m. pi. 'pattes qui restent attachées à une dépouille d'animal, d'où : accessoires inutiles' schol. d'Arist. Guêpes 672

< dpTOç 'qui ne sert à rien' + Xôcpoç 'panache' (étym. tradition- nelle); le mot aristophanesque est sans doute une création tem- poraire et bouffonne.

hom. àpYnç, -nioç, -ëii, -éia 'blanc, brillant'; tvapYnç gén. -oOç 'clair, manifeste'; àpYecTTriç àpYevvôç (-vv- < *-av-) 'brillant'; dpYoç 'clair, brillant' (voy. s. v.); hom. àpYivôeiç 'éclatant de blancheur'; hom. dpYi-Képauvoç la foudre éclatante de blan- cheur'(Zeus ; cf. skr.7;;^-ç^Jay?- nom propre Brugmann Gr.Gr.^1 1 1 ), àpYÎ-TTOuç 'aux pieds blancs' (? voy. s. v. àpYÔç); dpYei-Xocpoç 'aux blanches collines' (Pind.); dpYaivuu 'être blanc'; apY^^a n. dpYejuov 'tache blanche sur la sclérotique'; àpYneiç dor. dpYctç

< *d[pYâFevTç 'blanc, brillant' (Pind. i; "ApYOç 'la ville blanche'; dpYupoç m. 'argent' (voy. s. v.); àpYÔqpeoç dpYucpoç 'brillant' (-qpeoç, -qpoç < R. bhé 'luire') ; dpYiXoç f. 'argile' (voy. s. v.). Skr. drjmiah 'blanc, lumineux' rajatâh 'blanc brillant' (cf. s.v. dpYupoç) vâjati 'briller' (V voy. Uhlenbeck Ai.Spr. s. v. râjafi et ni/ 'roi"); lat. argno 'rendre clair' argiitus 'd'esprit ciair, sagace, de son clair' argentum{Q,ï.^.Y. àpYupoç) (Curtius^ 172); got. îin-a?rl'iif> 'impur' ah'Tinipa 'pureté, vérité' v. h. a. ërchan 'droit, vrai' (Osthoff M.U. V p.V); sur la difficulté des rapports apo])h()niques voy. Waldc s. v. argentum.

ùpYiXiTiriç et àpYÎXnp 'blanc' (glosé par è'KXeuKOç); finale obscure;

voy. s. V. àpYnç et aiYÎXiip f?) ctpYiXXa f. 'demeure souterraine', mot dialectal (Ephore dans

Strabou V 4, 5) apparenté au suivant.

à p T i X \ 0 ç et âpYlXoç f . 'argile'. Voy. s. v. àpT'lÇ, «PTOç, âpTupoç f lat. arç/illa arg'da est nn einpi-unt. Le rapi)ort dpfiXoç < '■'^mi'g- : gaiil. marga 'marne' (Bezzenberger BB. 19, 302 sq. et dans Fiek 11^ 202) : gr. àiuôp-fn 'marc d'olives' "AjuopYOç fFick BB. 22, 32) est à écarter (J. Schmidt Kritik 84).

liom. àpYÔç au sens de 'clair, blanc, brillant' < *àpYpoç par dissi- milation progressive = skr. ^^Vr/Vi 'roiigeâtrc' pour Wacker- nagel Verm. Beitr. 9; voy. s. v. àpYriç âpYupoç. Hom. àpYoç, épithète des chiens de chasse, est peut-être un autre adj. signi- fiant'rapide' (àpYi-TTOuç 'aux pieds blancs' ou 'aux pieds rapides'? cf. hom. TTobapYoç nom d'un cheval) et que l'on a rapproché de skr. fjyati rnjdti 's'étendre' (: gr. ôpéYuu), p. ex. L. Meyer I 278; il est à noter que skr. l'jrâh est lui-même de sens ambigu (= 'rapide' et parent de fjyati, ou épithète de couleur appa-