ne + sel Ft Ch. pr tt sh dite tu HS AO 0 LEO A Len) VE W-Gibson: {nur 43103 e # . Æh A 7e, a +” 122 Le x, le e LT Te & Lu x « AREAS PQ AN RE LE ENS NS ll Qu DEAN (y qi . le 1 ai NS D NU ( nu NU HU dl di ft A ATOEUS ALU NLOUTRANE PAMERAT JA NARNIA OR LE QU GO An EN 4 (AAA) UN N ] Huile Qi y DOTIR l to th AU }| DL E ù | DU BASSIN DE LA LOIRE | OÙ DESCRIPTION DES PLANTES EUR | ï ÿ QUI CHOISSENT SPONTANEMENT, OÙ QUI SONT CULTIVÉES EN GRAND DANS ARS DÉPARTEMENTS ARROSEFS PAR LA LOIRE (ET SES AFFLUENIS, , AVEC L'ANALYSE DES GENRES ET DES ESPÈCES. ï TROISLÈME ÉLITION AUCGMENTÉE Des deseriplions de près de 600 Espèces nouvelles ou litigienses L PAR A. BOREAU Professeur de Botanique à l'Écoke d'enseignement supérieur des cciences et des lettres, Ë Directeur dunlardin Botanique d'Angers, ex-Pharmacien de | École séciale de Paris, (A Membre de plusienrs Sociétés sayantss | RE TOME PREMIER. (a ÿ {us - j TE OS DATE DIBRAIÏRIE ENCYCLOPÉDIOLE ‘DE RORET, È RUE HAUTEFEUILLE, N° 42. DU CENTRE DE LA FRANCE | | nl | | | uI ue ŒTIU ue: PEL: Fe 50 sept., 40 lundi de nov. Dinan. 2e jeudi de carême , dure 8 jours; jeudi de la mi-carême, 6e jeudi de carème, derniers jours de carême , 5° jeudi de mai, le lundi après la Trinité, 3° jeudi de juillet, 4 sept. Guingamp. Le mardi après le 1 janv., le samedi après la mi-carême, le samedi des Rameaux , le 40r samedi de mai, 25 juin , 4er et 4€ samedi de juillet, le samedi après l’Assomption, 2€ samedi de sept. et d’oct. , 4 samedi de nov., 24 sept. Lannion. Jeudi du dimanche gras, jeudi de la mi-carème, jeudi avant Pà- ques, 50 jeudi après Pâques, 4e jeudi de juin, 1 août, 29 sept., 31 act., 21 déc. m Loudéac. Le 1er sam. de chaque-mois. Ploubalay. 26 janv., 21 sept. Rostrenen. 10 mardi de janv., et 25 foires réparties dans les mardis. __ Etables, 2e jeudi de fév., 5° jeudi d'a- vril et d’oct., dernier jeudi de juin. Plouaret, 5° mardi de janvier et 42 foires mensuelles. Lamb@lle. 19% mardi de carême, jeudi après l’Ascension, 25 juin, 9 oct., 24 août, 28 oct. « Pleboulle. 11 à9 OU st - E » 22 sept, le 52 lundi ars, 9av., eille de la in (pour pour les RogationS, après la Pentecôte, 15 sept., 25 oct., 49 nov., 7 déc. Bourganeuf. 51 janv., 26 juin, 21 août, 19 sept., 11 oct., 2 nov., 20 déc., jeudi de la mi-carème. Boussac. 5° jeudi de juin , 1e"fjeudi de chaque mois. Felletin. 4 janv., 2e, 40 et Ge vend. de carême, 5e Jundi après Pâques, len- demain de l’Ascension, vendredi avant le 17 dimanche de l’octave, 1 juillet , 1 août, 127 vendredi de sept., 1e Jundi d’oct., 3novy., 19 déc. Bénévent. 8 janv., 10 mars, 9 mai, 14 juin, 51 août, 26 sept. , 40 oct., 10 déc., jeudi de Pâques. Chambon. Le 5° vendredi de chaque mois, 18 mai, 12 sept., 27 oct , 9 déc. La Soulerraine. 12 et 24 de chaque mois. - Grand- Bourg. 1 e195 janv., 26 juill., 17 août, 14 et 26 oct.. 6 nov. et 6 déc., 197 lundi de carème, jeudi après la mi- carème, jeudi de l’octave. DORDOGNE. Périgueux. T janv., mercredi de a mi-carême, 26, 27 mai, 16 juillet, 407 merc. de sept. Bergerac. Le jour de Saint-Martin, le lundi de Pâques, 19 et 52 mercredis de chaque mois. Nontron. 15 août, 18 oct. , 99 dée., le samedi avant le mardi gras, Riberac. le 2e vendredi de janv. , le 1er vendredi de carème, le vendredi de la mi-carème, le vendredi qui précède les Rameaux, les deux jours qui suivent Li : J AMBSMA SVUNUVMSO JU UMAUIL UC FUUS U cuser du vol en question, ou au moins de complicité dans l'affaire. — Allons donc, maître Martineau. Moi, complice d’un loup! cela passe la plaisanterie; voyons, tendez-moi une échelle et je vous dirai tout. — Non, vous le direz à M. le bailli que je vais envoyer chercher ; il vous est trop facile de rejeter le délit sur le loup qui ne peul vous démentir, et qui, peul- être, en est aussi innocent que moi. Voyons, voulez-vous parler, ou je vais aller chercher le bailli? — Hélas! hélas! se dit intérieurement Augustin en se gratlant l’oreille, j'ai éte mystifié, c'est sûr; on n’aime pourtant pas à se vanter de ces sortes de choses. Ah! Julienne, vous me le paierez... Et il reprit tout haut: Maître Martineau, je vais vous dire la vérité; en revanche, vous me prometlez de ne pas me laisser morfondre plus longtemps ici, n’est-ce pas? — Je vous le promets. — Hé bien! maître Martineau, je. ne vous fàchez pas de ce que je vais vous dire au moins? — Mais, allez donc. — Voici l’histoire : Mademoiselle Ju- lienne m'avait donné un rendez-vous, hier, à miuuit, Moi, trouvant la porte ouverte, j'ai eu le tort de vouloir passer r-là, plutôt que par-dessus la haie, Wim c'était mon habitude en pareille circonstance. Voilà tout, maître Marti- neau. Maintenant que vous êtes suflisam- ment édifié sur le motif de ma prèseuce W 4 CHLTS U DASÇRIUL QUUEU Z iln'a pas dit la vérité. II ment veut faire croire qu'il avait l’ha passer par-dessus la haie, — Silence! fit maître Martin de co'ère, silence! Julienne se retira en pleurar —Messire Augustin, reprit 1 sur le même ton, si ce que veus dire est vrai, vous avez désho fille ; si cela n'est pas, vous av. de la flétrir par une lâche calon bien! que vous ayez dit vrai 0: vous croira, parce qu’on croit mal quele bien, et maille s due de réputalion, C'est ce : son père, je ne souffrirai pas, « vous bien! Il n’y a pas de loi q me forcer à vous resirer de ce tr y êles tombé en faisant votre: séducteur, tant pis pour you: reslerez, je vous jure, jusqu vous ayez consenli à réparer Lo que vous avez fait. LA — ER | voulez-x e\pliquez-vous, maître Martine Augustin, qui commençait à ne — Je veux dire, répartit Le que vous ne sortirez doù Yous que quand vous aurez promis s neur d'épouser Julienne. _# — Oh! Oh! répondit le jeun. éporser, c’est bientôt dit, mais mande réflexion. Ecoutez-mo Martineau, je vais, cette fois, loute la vérité, et rien que} J'ai menti, j'en conviens,. © simple plaisanterieque je vou à Mile Julienne, pour la pui » PIC FLORE DU CENTRE. DE LA FRANCE. e TOME 1. DEUST TS CT NN PT PEUT RE nd CRT M NT. 1 SP VERS IE "À | ANGERS. — TYP. JULIEN LECERF, PLACE | FLORE DU CENTRE DE LA FRANCE ET DU BASSIN DE LA LOIRE OÙ DESCRIPTION DES PLANTES QUI CROISSENT SPONTANÉMENT, OU QUI SONT CULTIVÉES EN GRAND DANS LES DÉPARTEMENTS ARROSÉS PAR LA LOIRE ET SES AFFLUENTS , AYEC L'ANALYSE DES GENRES ET DES ESPÈCES. TROISIÈME ÉDITION TRES AUGMENTÉE PAR A? BOREAU Professeur de Botanique. Directeur du Jardin Botanique d'Angers, ex-Pharmacien de l'Ecole spéciale de Paris, Membre de plusieurs Sociétés savantes, TONE PREMIER. a LIBRARY NEW YORK SOTANIC GARDEN. PARIS, LIBRAIRIE ENCYCLOPÉDIQUE DE RORET, RUE HAUTEFEUILLE, N° 49. 185%. \ ‘ = 4 * * L ë, Li A re 3; , he Re: ET À 4 NP U Va , C £, Er A # é Ts 4 \ 4 PEN HSE se qi (CA ; Ai NT. Le Comte PR Gommage L 2222 C7 : { | 2, ÿ _ LUCE ENINC, de LÉCORRALTIARCE A BUREAU. 1 CITE LIBRARy NEW. YORK BOTANIC ag GARDEN. Lorsque je publiai la première édition de cet ouvrage, je ne me dissimulai point les difficultés que devait me présen- ter son exécution, el je crus pouvoir espérer que les efforts, tentés pour éviter les erreurs. me feraient pardonner celles ui auraient pu m'échapper. Les botanistes ont bien voulu réaliser cet espoir ; deux éditions se sont rapidement écou- lées, j'ai eu la satisfaction de voir mon livre se répandre au loin et recevoir, en quelque sorte, parmi les élèves, une destination classique. Ce succès, que n’avait provoqué aucun des moyens plus où moins légitimes employés aujourd’hui, a été pour moi un puissant encouragement à perfectionner une œuvre qui déjà m'avait coûté tant de travail et des recherches si nombreuses et si étendues. En étendant le rayon de cette Flore à tout le bassin de la Loire, je n’ai pas eu la prétention de présenter la Flore complète de celte vaste région. Je sais que des découvertes nombreuses y restent encore à faire, mais j'ai voulu réunir en un faisceau tous les faits de géographie botanique que j'ai AUG 5 - Lis élé à même de constater, et tout en conservant le plan pri- milif de la Flore du Centre, j’y ai ajouté les espèces parti- culières aux autres pariesdu bassin Ligérien. Un grand nombre de Flores locales sont déparées par des indications erronées: les auteurs croyant que les plantes étaient les mêmes partout, et ignorant que le même nom élat souyent appliqué aux objets les plus différents, admet- taient dans leurs ouvrages, sur de simples indications ver- bales, des espèces qu'ils n'avaient pas vues, copiaient les phrases descriptives de quelqnes écrivains rénommés , Ci- laient au hasard des synonymes et des figures qu’ils n'avaient pas consultées, et donnaient lieu ainsi à un inextricable VI chaos suscepüble de propager indéfiniment les erreurs. J'ai cru devoir suivre une marche tout opposée: je n’ai admis que des documents appuyés de pièces de conviclion: j'ai réuni dans mon herbier des échantillons provenant de pres- que toutes les localités que j'ai citées pour les plantes rares, et c’est sur ces nombreux exemplaires que j’ai rédigé mes descriptions. Tout en m’aidant des meilleurs ouvrages fran- çais, allemands et italiens , je n’en ai copié servilement aucun, et je n’ai fait entrer dans mes descriptions que les caractères que j’ai reconnu exister dans les plantes que j'a- vais sous les veux, en sorte qu’on peut les considérer comme des portraits fidèles des végétaux de nos contrées (1). Quant aux caractères des familles, Je les ai extraits, en grande partie, des savants ouvrages de MM DeCandolleet Endlicher, J'ai cru ne pouvoir puiser à de meilleures sources. J’ai cité quelques figures pour les espèces rares ou litigieuses, mais ce n’est qu'après les avoir scrupuleusement comparées avec mes plantes. Outre les stations générales, telles que bois, prés, champs, etc., que J'ai indiquées pour toutes les plantes, j'ai cité aussi les localités particulières de celles qui se rencontrent moins fréquemment. Ces localités ont toutes été soigneusement classées par départements, afin qu’on les puisse retrouver plus facilement et que chacun de ceux-ci puisse, au besoin, se composer sa Flore particulière. Il n'existe point de plantes communes dans le sens absolu du mot: telle espèce qui couvre un pays tout entier, peut manquer totalement dans une contrée voisine, et les induc- tions tirées de la végétation d’une province pour celle d’un pays limitrophe sont souvent fort trompeuses. Bien que des espèces soient suivies d’un grand nombre d'indications, on (4) Linvé voulait que l'on caractérisät chaque être naturel par une s mple phrase de quelques mots : ces phrases seraient en cffet suffisantes, si le nombre des espèces était huilé et connu; mais il n’en sera jamais ainsi, les découvertes ultérieures rendront tou- Jours ces diagnoses inutiles ou trop vagues. D'ailleurs, ce n’est plus sur la cousidération d'une seule partie, qu'une plante peut être classée et distinguée, c’est sur l’ensemble des organes. Telle espece que Liuné ne pouvait reconnaître spécifiquement est admise aujour- d'hui, parce qu’elle présente plusieurs caractères organiques dunt ou ne pouvait alors saisir les rapports. Voilà pourquoi le nombre des espèces reconnues s’au .mente et s’augmentera toujours, quoi qu'en puissent dire les botanistes arriérés, pour qui il est plus facile de nier l'existence d'u. être que d'en savoir distinguer les vrais caractères. Je suis loin d'insinuer que l'on doit abandoruner les principes philosouhiques de Linné, mais 11 est de J'essence de la vérité de s'étentre el de proyresser indéfiniment. IX ne peut cependant pas les considérer comme très-abondan- tes, et ce n’est quelquefois qu'après de longues recherches que l’on parvient à les rencontrer. Je me suis, autant que possible, rapproché de la nomen- clature Linnéenne, mais l’état actuel de la science ne permet plus de la suivre en tous points ; jai donné alors la préfé- rence aux noms qui sont généralement adoptés, en citant le nom Linnéen parmi les synonymes; jy ai joint aussi les noms vulgaires le plus généralement usités dans nos campa- gnes. Ilsont poar la plupart des applications si vagues, qu'ils ne méritent peut-être pas l’importance qu’on leur à attri- buée; cependant il est avantageux de les réunir, et ils pour- raient former le sujet d’un travail spécial, dont M Desétangs a donné un excellent modèle (1). Il est, dans certaines familles très naturelles, des genres si rapprochés, que les espèces qui les composent peuvent être transportées, pour ainsi dire, arbitrairement de l’un à l’autre. J’ai reconnu plu- sieurs fois la possibilité d’opérer des réformes de ce genre, mais je n’en ai établi aucune, et j'ai usé sobrement de celles que l’on a proposées dans ces derniers temps, persuadé qu’il y a quelques inconvénients à changer des noms générale- ment connus et transmis pour ainsi dire par tradition. D'l- leurs, celui qui écrit un ouvrage élémentaire, doit se pro- poser une autre marche que celui qui travaille à un species général. L'abus que l’on a fait de ces transpositions dans les grou- pes génériques, est loin d’être justifié par leur utilité; elles n’ont pas rendu l’étude des plantes plus claire et plus facile: ces travaux ne conduiront qu’à des résultats incertains, tant qu’ils n'auront pas pour base la connaissance la plus appro- fondie des espèces. C’est donc vers cette connaissance que doivent se diriger les efforts des jeunes botanistes qui veulent parvenir à des résultats solides et positifs : c’est dans l’espoir de conduire à ce but que j’ai essayé d'offrir, aux personnes peu exercées, un guide sûr et fidèle, qui puisse leur rendre plus accessible l’étude d’une science si digne d’occuper les loisirs d’un esprit élevé. (4) Listes des noms populaires des plantes de l'Aube, in-8°. Paris, 1845. x Si j'ai supprimé quelques espèces indiquées sur l’affirma- lion de personnes trop peu consciencieuses, j'en ai ajouié un grand nombre d’aûtres, dont plusieurs ne sont pas géné- ralement admises par les botanistes. Je ne me suis décidé à les distinguer qu'après les avoir longtemps étudiées, et avoir acquis la certitude qu’elles constituent des êtres distincts. J'ai mentionné, dans de courtes observations , les principaux caractères de celles pour lesquelles je n’ai pu avoir la même certitude, je ne donte pas cependaut que, plus tard, elles ne viennent prendre rang parmi les espèces légitimes Enfin j'ai conservé plusieurs formes, sous la rubrique de variétés, ne possédant aucune donnée qui me permit de me prononcer sur leur identité. Si c’est dans les campagnes qu’il faut observer les plantes, c’est dans les établissements consacrés à leur culivre, qu'il faut les éprouver; en suivant chaque jour leur évolution, on les verra présenter des notes distinetives , depuis le moment de leur gerinination, jusqu’à l’époque de la dissémination de leurs graines. Nous puisons, dans les livres et dans les éco- les, des préjugés, dont nous ne nous délivrons qu’avee peine et après des observations nombreuses et réitérées. C’est dans les lieux où la nature a dispersé les plantes qu’il fautsurtont les voir, c’est là que le botaniste, guidé par sa seule inspira tion, distinguera, souvent au premier coup d'œil, des espè- ces inconnues jusqu'alors aux savants les plus exercés. Vaï- nement on aurait sous les yeux les plus riches collections, elles ne remplaceront jamais l’observation de fa nature; elles ne peuvent conserver les nuances fugilives qui tiennent à Ja vie, et jamais l’observateur n’y retrouvera cette relation sé- crête el mystérieuse qui s'établit entre lui et l'être vivant soumis à ses investigalions. Aussi a-t-on vu les espèces se mulüplier dans les livres des botanistes qui avaient beaucoup étendu leurs explorations : Scopoli, Allioni, Villars, brillent parmi ces auteurs recommandables, Villars surtout, qui, chez les Français, posséda au plus haut degré le génie de la bo- tanique, vit les espèces qu’il avait établies dédaignées par les célébrités botamstes de son époque, qui n’avaient peut- être sur lui que l’avantage de se trouver sur un théâtre plus élevé et où l'illusion est plus facile. Mais le temps a pleine- ment justifié l’illustre auteur de la Flore du Dauphiné, etles espèces nommées par lui, recherchées aujourd’hui par les XI bolanistes désintéressés dans cette question , se présentent comme des preuves aceusatrices de la partialité dédaigneuse de ceux qui les avaient rejetées sans les connaître. N'est-ce pas le lieu d’appliquer ici ces paroles de l’immortel réfor- mateur de la botanique? « Les êtres naturels persistent, dé- » fendus par leur propre privilége, et, de même que les » erreurs commises à leur égard, ne peuvent être défendues » par personne, de même les vérités appuyées sur lob- » Servalion ne peuvent être écrasées par tout le cercle des » Savanis (Î). » = Deux écoles sont aujourd’hui en opposition: un assez grand nombre de botanistes, fidèles aux anciens errements, reconnaissent des espèces franchées, autour desquelles ils groupent, sous le titre de variétés, d’autres formes qui leur semblent moins caractérisées et qu’ils supposent en être pri- milivement dérivées. Le plus souvent ee sont des êtres dont on n’a pu saisir les attributs distinctifs et que l’on classe ainsi par analogie; mais nulle règle certaine ne détermine ces rapprochements qui sont d’autant plus évidemment ar- bitraires, que chaque auteur les conçoit d’une manière dif- férente, suivant le point de vue auquel il se place. Quelques- uns même, par une conséquence logique peut-être, sont arrivés à nier d’une manière absolue l’existence des espèces : si, par ce mot, il fallait entendre des êtres parfaitement isolés dans la nature et exclusivement distincts des autres êtres, nous avouerions avec eux que de telles espèces n’existent point. Tous les êtres, en effet, sont liés entre eux par une multitude de rapports; ils font partie d’un grand tout, qui, bien que possédant l’unité dans son essence, n’en est pas moins multiple à l’infini, et se manifeste éternellement dans toutes les formes que la vie peut revêtir, formes que la na- ture réproduit constamment, laissant à la science humaine le soin de les analyser et de les distinguer, sans que jamais elle puisse se flatter d’avoir épuisé le sujet. Ce sont ces formes négligées jusqu’iei, que les botanistes de la nouvelle école s’eflorcent de caractériser, en les sou- (4) Res naturales proprio privilegio munitæ persistunt, ut quemadmodum errores in his commissi a nullo defendi, ita nec veritates observationibus innixæ, a toto erudiforum orbe conculcari possunt. L, Sp, pl. præf. XI mettant à une observation attentive. M. Jordan s’est ou vert une large voie dans cette carrière, où j'aurais désiré le sui- vre d’un pas plus assuré. Je sais que ses travaux, malgré la conscienciense exactitude qui les a dirigés, ne seront pas à l'abri de la critique; mais des dénégations ou des plaisan- teries ne sont pas des preuves, elles ne peuveut rien contre les faits. L’expérience a démontré que la polymorphie ou lin- stabilité des formes, attribuées à certaines espèces, n'étaient nullement fondées en raison; les études qui ont éclairei, dans ces derniers temps, les Renoncules aquatiques, les Rubus, et quelques autres genres, conduisent à des résul- tats qui ne peuvent plus être niés par personne ; n’est-ce donc pas une présomption favorable eu faveur des essais tentés sur d’autres groupes trop négligés jusqu'ici par les obser- valeurs. M. Jordan n'a décrit ces espèces nouvelles qu'après les avoir reproduites de leurs graines. et éprouvées par une lon- gue culture; il a porté un noble défi aux incrédules, en ré- pandant dans les herbiers des exemplaires desséchés de ces plantes, et en en communiquant des plants ou des graines aux botanistes en position de vérifier par eux-mêmes la vé- racité de ses assertions. Après plus de vingt années de réla- lions suivies avec cet honorable savant, qui a enrichi mes collections de tant de plantes précieuses, après des preuves sans nombre de sa bonne foi et de sa probité scientifique, exemples de ces indices de charlatanisme dont les savants ne savent malheurensement pas toujours se préserver, ma conviction n’eût peut-être pas été complètement établie, si je n’eusse eu sous les yeux, chaque aunée, un grand nombre de ces espèces litigieuses, qui, reproduites loin de leur lieu d’origine, ont répondu exactement aux descriptions que leur auteur en avait tracées. J’ai dû me rendre à l’évidence, et désespérant de mieux dire, je me suis souvent contenté de traduire ou d’abréger les descriptions du maitre. Quant aux espèces que M. Jordan m’a communiqtées avant de les avoir publiées, je me suis efforcé d’en saisir les caractères, et s'ils ne sont pas convenablement mis en lumière, c’est mon insuf- fisance seule qui devra être mise en cause. Je rendrai tou- jours hommage aux patientes investigations de ce botaniste qui n’a pas reculé devant un travail si prodigieux, qui, avec un talent de discrimination si éminent, a fait preuve d’une Xtf telle rectitude de jugement, qu'après avoir analysé minutieu- sement lant de plantes diverses, il a su s'abstenir du mérite facile de modifier les coupes génériques. N’en appelant qu’à l'observation des faits, il s’est gardé d'attribuer à des pro- créalions adultérines l’origine des espèces litigicuses : théo- rie née d’hypothèses que l'expérience dément chaque jour, mais qui à fait créer une nomenclature hybride et barbare, propre à éloigner de laimable science les vocations les plus dévouées, et contre laquelle l'arme du ridicule serait peut- être utilement employée si la science elle-même n’en devait pas être compromise (1). Mais, dira-t-on, la distinction d’un si grand nombre de formes, signalées par des caractères minutieux, tend à ren- dre l’étude de la bétanique de plus en plus difficile, et peut nuire aux considérations philosophiques qui se déduisent d’une science dont il est nécessaire de pouvoir facilement saisir Pensemble et la synthèse. Cette objection mériterait une grande attention, si le nombre des espèces pouvait être augmenté ou réduit arbitrairement, comme le pensent en- core quelques naturalistes. Celles qu’on à nommées « mau- vaises espèces » établies dans les herbiers, par des botan stes superficiels, n'existent pas dans la nature; mais les vérita- bles: espèces sonr, et le devoir du naturaliste est de les dis- tüinguer et de les décrire. La question se résume donc désor- Wiais ainsi : doit-on étudier une nature de convention telle qu'elle est représentée daas nos livres, où doit-on voir la nature telle qu’elle est? Doit-on se contenter d’un examen superficiel, mettre en relief seulement des caractères très saisissables, ou doit-on analyser minutieusement chaque or- gane el distinguer tout ce qui est susceptible de l'être? Là est toute la question, et si la réponse ne peut être douteuse pour tout homme de bonne foi, on ne nous reprochera plus, je l'espère, d’avoir décrit un trop grand nombre d’êtres et de rester avec le regret de n'avoir pas eu le temps et l'occasion d’en décrire encore beaucoup d’autres que l'on distinguera certainement dans la suite. (4) Que ne pourrait-on pas dire des dissidences continuelles des partisans de cette no mencl:ture? Je u’en citerai qu'un exemple entre cent, car il n’est peut-être pas un de ces prétendus hybrides qui ne puisse donner litu à une observation analogue : le Centaurea mutubilis décrit et figuré par St.Amans, s'offrait comme une plarte rigoureusement déter= minée, mais qui la reconnaîtrait sous les rems de Cent. nigro-solshtialis. — C. Debeauxt= £ solstitralis, — C, solstitiali-Debeauæii, que trois botanistes lui ont successivement appliqués? XIV Quelques botanistes croient éluder la difficulté en avançant qu’il existe beaucoup de variélés constantes et pourvues de caractères héréditaires. C’est-là une simple logomachie : des caractères saisissables et transmissibles par hérédité sont le seul moyen que l’observation puisse employer pour distinguer l'espèce, à l’état de nature, (car les êtres dont une longue domesticité a modifié l’organisation ne peuvent être pris comme point de comparaison) et 1l devient impossible dès-lors de fixer une limite entre les espèces et ces préten- dues variétés. Au reste, quelque étendues que puissent être nos recher- ches et nos observations, jamais elles ne rencontreront un terme; nos livres ne seront jamais que l'alphabet du grand livre de la nature que l’humanité est appelée à dérouler sue- cessivement et page à page; toujours l’homme se trouvera en présence de ce grand mystère, qui nous présente l’être infini, un et multiple tout à la fois, se manifestant incessam- ment dans des entités aussi variés qu’innombrables ; toujours l'esprit sera suspendu sur l’abime :.Semitæ Dei in abysso !.… L'ordre des familles naturelles est aujourd’hui le seul qui puisse être suivi avec avantage dans un ouvrage de botani- que : j'ai adopté la classification du Prodrome de De Can- dolle ; j’ai dû céder au désir qui m’a élé manifesté, de voir mon livre ne pas différer, sous ce rapport, des Flores qui sont le plus habituellement entre les mains des amateurs et des élèves, et dont la série est suivie pour le classement de la plupart des herbiers. Sans doute, celte classification n’est pas sans défauts; mais celles qu’on a proposées pour la rem- placer en présentent d’analogues, et n’ont pas, comme elle, le mérite de servir de base au plus vaste ouvrage qui aît jamais été exécuté sur l’ensemble des plantes connues. Quel avantage n’y aurait-il pas à ce que tous les livres classiques, tous les herbiers, toutes les écoles de botanique, fussent classés d’une manière uniforme, au moins jusqu'à l’époque où les progrès de la science auraient rendu nécessaire la créalion d’un nouvel ordre? Les diverses combinaisons sys- tématiques de la Méthode naturelle, essayées de nos jours, n’attéignent pas le but que leurs auteurs s'étaient proposé, à cause des anomalies qui se présentent partout, et presque toujours la rigueur du systéme a fait rompre les rapports les plus naturels. On doit donc se contenter de rapprocher XV les familles qui offrent entre elles le plus d’aflinités, et faci- liter la détermination des espèces par des moyens artificiels. C’est dans ce but que j'ai adapté à cet ouvrage la méthode analytique que Lamarck le premier nous a développée : ce travail ne pouvait briller par le mérite de l'invention, j'ai essayé de lui donner celui de l’exactitude,; tout en m’aidant de l’œuvre de mes devanciers, je lai modifiée en beaucoup d’endroits, j'ai remanié en entier les grandes familles, et j'ai cherché à substituer des caractères faciles à saisir, à ceux qui sont d’une chservation plus difficile. Je ne regrétterai pas les soins que j'ai donnés à ce travail pénible et ingrat, si, comme je l'espère, il facilite aux élèves la connaissance du nom des plantes. (1) Pour conduire plus facilement à ce ré- sultat, j'ai fait précéder cette clef de notions élémentaires très succinctes et d’un vocabulaire à l’aide desquels on pourra se dispenser de recourir aux autres ouvrages. N'ayant pas l’in- tehtion d'écrire un Traité de botanique, j'ai dû me borner aux définitions indispensables pour l'intelligence du langage scientifique, Cette Flore n’est qu’un fragment de la statistique des plantes françaises, mais du moins a-t-elle le mérite de pré- senter quelques faits intéressants et bien constatés : elle de- viendra peut-être un point de départ, et, si je puis parler ainsi, un jalon propre à diriger les amateurs dans leurs re- cherches ultérieures. Je ne doute pas qu’un grand nombre de plantes ne puisse être encore découvert dans le bassin de la Loire (2). Je prie instamment toutes les personnes qui n’ont jus- qu'ici transmis tant de documents précieux, de tenir des notes exactes des espèces rares ou nouvelles qu’elles pour- ront découvrir dans la suite, et de vouloir bien continuer à m'en communiquer des exemplaires. adresse la même prière aux botanistes avec lesquels je n’ai point encore été assez (4) Plusieurs Flores publiées en France m’ayant fait l'honneur de m'emprunter tout on parbe de ces analyses, je prie le lecteur de faire attention à la date de leur publication et de se rappeler que celle de la première édition de cet ouvrage remonte à 1840, Ceux Qui comprendront le prodigieux travail qu'a dû exiger l'analyse compleite de genres tels que les Rubus, Rosa, Hieracinm, Mentha, ete,, où tout était à créer, ne s'étonneront pas de me voir réserver au moins mon droit de priorité, (2) Les points extrêmes de ce bassin appellent encore des explorations ; les crêtes les Yées qui le limitent dans la Lozère, l'Ardèche, la Haute-Loire, la : oire, etc., offrront aux explorateurs une émple moissen d'objets nouveaux. Malheureusement l’appel que j'ai fait aux bolaaistes a eu jusqu'ici peu d’écho dans ces contrées, XVI heureux pour entrer en relation : leurs communications réu- nies pourront, dans quelque temps, former la matière d’un supplément à cet ouvrage, à l’aide duquel j'espère compléter les documents relatifs à la végétation du centre de la France. Je recevrai aussi avec reconnaissance les observations que l’on pourrait faire sur cette Flore, dans le bat de relever les omissions ou les inexactitudes qui auraient pu m’échapper ; je serai toujours disposé à reconnaitre les erreurs que j'aurai pu commettre, el à les rectifier. Je n'ai eu en vue, dans cet ouvrage, que l'intérêt d’une science à laqueile je me suis voué, entraîné par une de ces vocations puissantes aux- quelles on doit obéir, alors même qu’elles ne sont pas l'indice d’un talent supérieur. J’ai dit partout sans amour-propre el sans prétention ce que j'ai cru être la vérité; j’ai quelquefois loué les personnes dont j’ai reçu des marques d'intérêt, mais j'ai oublié celles dont j’ai eu à me plaindre (1) La botanique n’est pas seulement une science utile ou agréable, elle élève l’esprit, et fournit un noble aliment aux âmes ardentes. Le philosophe, qui rêve un meilleur avenir, lrouve souvent à gémir sur les travers, ou les misères de l'humanité : heureux alors si, laissant à l’inévitable action du temps la réforme d’un ordre de choses qu'il ne lui est pas donné de pouvoir modifier, il peut se réfugier entre les bras de l'étude, et porter son attention sur ce règne gracieux où tout est beau et plein d'harmonie, où tout rappelle la sagesse et les bienfaits du souverain ordonnateur de toutes choses ! A. B. Au Jardin Botanique d'Angers, le 2 mars 1857. (A) Qu'il me soit permis de témoigner ici a gratitude profonde aux bo!anistes qui, de tänt de points divers, m'ont adressé des marques de leur intérêt et de leur sympathie. En les nommant je serais peut être mdiscret ou trop présomylueux; mais je ne puis sans ingrati- tude täâire les néms de deux savants qui ont prononcé publiquement sur mon livre un juge- ment sanctionné d'avance par la place élevée qu’ils occupent dans la science. M. Desmoulius, en 4849, a pris la Flore du centre pour texte d’un discours prononcé dans une séanee de la société Lir réenne de Bordeaux. A la suite de l’allocution de cet émiuent botaniste, celle savan'e Compagnie m'a fait l'honneur insigne de m'admettre au nombre de ses membres, honneur dont j'ai du être d'autant plus profondément reconnaissantet Louché, que, fidèle à une loi que je me suis imposée, je ne l'avais pas sollicité. M. Trouessart, professeur à la Faculté des Sciences de Poitiers, a présenté à la Société Industrielle d'Sngers, un rap} ort sur la Flore du Centre, considérée du point de vue élevé et philo:ophique qui est habituel à ses travaux, C:s documents in primés dans les Actes de ces deux sociélés savantes, émanant de juges si compétents et emprein!s d’unesihautebien- veillance, me sont trop honorables pour que je n’insenve pes ici le aible témoignage de ma reconnaissance. Je dois aussi remercier M. Lecerf des soins irtelligents qu’il a donnés à l’impression de cet ouvrage, et de Va de qu’il m'a apporté dans la tâche difficile de la correction des épreuves, INTRODUCTION. Le bassin de la Loire, considéré dans son ensemble, occupe, au milieu de la France, un très vaste espace, que nous diviserons en trois régions principales : 1° La région des Montagnes, 2 la région Centrale proprement dite, 3° la région de l'Ouest. 1. LA RÉGION DES MONTAGNES s'étend sur des parties plus ou moins considérables des départements de l'Ardèche, du Rhône, de la Loire, du Puy-de-Dôme, du Cantal, de la Lozère, au milieu des- quels se trouve enclavé tout entier celui de la Haute-Loire. A l'extrémité de la chaîne des Cévennes, au nord d’un angle que le département de l'Ardèche projette ‘vers l’ouest, le Gerbier des Jones, montagne trachytique de 1562 mètres d’élévation, voit naître à sa base le cours d’eau qui doit devenir la Loire. Le botaniste qui gravit ces sommités s'étonne de rencontrer souvent les plantes de la plaine, là où il espérait admirer la végétation des montagnes ; mais en explorant ces débris volcaniques où les espèces rares sont dissé- minées, il trouvera le dédommagement de ses fatigues dans la découverte des Leucanthemum Cebennense, Centaurea rufescens et de plusieurs autres espèces intéressantes. Non loin de là, sur les limites de l'Ardèche et de la Haute-Loire, le mont Mezenc où Mezin jouit d’une célébrité justement méritée parmi les botanistes : cette masse volcanique, considérée'en grand, est un cône très aplati de 1774 mètres de hauteur absolue, et domi- A. 4, 2 INTRODUCTION. nant d'environ 800 mètres le plateau granitique sur lequel elle s’ap- puie (1). C’est le seul point de la France centrale où l'on ait trouvé le Senecio leucophyllus. Suivant toujours la crête des autres sommités qui bornent à l’est le département de la Haute-Loire, la limite de ce grand bassin entre dans le département de la Loire où bientôt elle rencontre le Pilat (4072 mèt.), montagne dont les botanistes du dernier siècle avaient peut-être exagéré l'importance, mais qui cependant fournit toujours à l'explorateur des objets dignes de son intérêt. Les autres monta- gnes du Lyonnais et du Beaujolais continuent la ligne de séparation: des eaux de la Loire d'avec celles du Rhône, et cette chaîne granitique se joint avec celle du Charollais, qui se prolonge, à travers des ter- rains variés, jusqu’à Saulieu, formant ainsi, dans la chaîne du Morvan, un promontoire dont les eaux s'écoulent dans la Loire par la vallée de l’Arroux. Si nous revenons au Midi, nous verrons l'Allier prendre sa source au nord-est du département de la Lozère, dans les montagnes de la Margéride, à environ 1423 mètres d’élévation, et former bientôt un des principaux afüents de la Loire. Le mont Cantal envoie la ma- jeure partie de ses eaux dans le Lot et la Dordogne, mais au nord-est, il donne naissance à l’'Allagnon qui, réunissant les eaux des cantons de Murat, d’Allanche et de Massiae, les précipite vers la vallée de l'Allier. À ce bassin appartient la majeure partie du département du Puy-de-Dôme; mais au sud-ouest de ce département, le groupe des Monts-Dores forme la limite qui sépare le bassin de la Dordogne d'avec celui de la Loire, auquel appartient le versant septentrional de ces montagnes. Cette région ainsi cireonserite forme un vaste plateau dont le sal souvent granitique présente fréquemment les traces des anciens, vol- cans qui l'ont agité, est recouxert par les produits de leurs éruptions, ou montre encore la profondeur de leurs cratères. L’Auyergne à été décrite par des écrivains trop habiles pour que j'essaie de répéter après eux ce qu'ils ont si bien dit. Je laisserai parler ici un sayant qui à consacré une partie de son existence à l'exploration de ces contrées, et qui à su en tracer des tableaux aussi fidèles, qu'intéresy sants. « La surface du plateau central est sillonnée d’une quantité innom- brable de ruisseaux dont le cours est souvent très limité, et dont les eaux entretiennent partout une végétation active et brillante. Hs découpent le terrain en une multitude de petites crêtes, tantôt aiguës (1) Lettre de M, Cordier, Journal des Mines, n° 155, INTRODUCTION. 3 quand elles sont formées de gneiss ou de michaschistes, tantôt ar- rondies si c’est le granite qui les constitue. » Ces ruisseaux se réunissent et coulent dans des vallées plus profondes, en sorte que le sol tout entier offre une immense série de découpures et ‘de festons, de collines et de petites vallées, de crêtes et de croupes arrondies qui en rendent l'aspect extrêmement pittoresque. Plusieurs de ces collines sont nues, presque stériles, d'autres couvertes de bruyères. Ailleurs ce sont des prairies, des forêts, des champs cultivés et tout le luxe d’une végétation vigou- reuse. » Indépendamment de ces rides nombreuses qui couvrent presque entièrement le plateau central de la France, on y voit plusieurs. chaînes et groupes de montagnes; telles sont, en allant du nord aw midi, le Puy-de-Dôme, la chaine du Forez, le Mont-Bore, le Cantal, la Margéride, 1 Mezene.…… » Les Monts-Dômes, entièrement volcaniques, arrondis sans escar- pement, couverts de pelouses, souvent munis de cratères, séparent le bassin de l'Allier de celui de la Sioule. » La chaine du Forez, composée de granites et de porphyres, est . située: entre l'Allier et la Loire. Elle jette des ramifications impor tantes dans la Haute-Loire, et au nord elle avance sous forme d'un. cap assez étendu, jusque très avant dans le département de l'Allier. Le, point le plus haut de la chaîne est la montagne de Pierre-sur- Haute (1633 mêt.), située entre Ambert et Montbrison. » Le Mont-bore se présente dans la partie méridionale du Puy-de- Dôme : c'est un groupe et non une chaine. Son point culminant est le pic de Sancy qui est le lieu le plus élevé de tout le Centre de la Exance, (1889 mét.). Tout le milieu du groupe est occupé par des pics: Wachytiques escarpés très rapprochés, du pied desquels partent de longues vallées qui divergent comme d’un centre, rayonnant: dans toutes les directions et sont séparées par de larges plateaux basal- » Ce que nous avons dit du Mont-Doré peut parfaitement s'appliquer au Cantal, vaste assemblage de pies et de plateaux volcaniques qui s'élèvent au milieu du département auquel ils donnent leur nom... » Les Montagnes de la Haute-Loire conservent dans leur forme des caractères qui les rapprochent aussi de celles du Mont-Dore et du Gamtal ; mais au lieu de former un groupe central, dont les sommets vont successivement en s’abaissant de tous côtés, elles constituent plutôt deux chaînes séparées par le cours de la Loire. Toutes deux sont volcaniques et renferment des sommets remarquables, comme la masse phonolytique du Mezenc et les dômes trachytiques du Megal, 4 INTRODUCTION. » La Margéride est un long plateau granitique très élevé et relevé encore de petites éminences, qui atteignent une grande hauteur ab- solue, mais qui sont peu sensibles sur le relief de la chaîne... » Un pays coupé, comme nous venons de le dire, par des chaînes de montagnes, plus ou moins ramifiées et présentant çà et là des . groupes immenses surajoutés à un vaste plateau qui est partout pro- fondément raviné, ne peut offrir un grand nombre de plaines, et nous ne pouvons même donner ce nom qu’à des vallées assez larges, mais parfois relevées d’une infinité de petites saillies. » La principale est sans contredit la Limagne qui commence dans la Haute-Loire, près de Paulhaguet, qui, d’abord très étroite, s’élar- git bientôt pour se rétrécir encore et s’ouvrir de nouveau comme un vaste estuaire. Les plaines fertiles et calcaires de l'Auvergne... ap- partiennent à cette grande vallée... » La plaine la plus remarquable après celle que nous venons de ‘ citer est celle de Montbrison presque entièrement formée par des sables et des argiles. Au lieu d’être allongée et irrégulière comme la Limagne, elle se présente sous la forme d’un ovale presque parfait ._ avec quelques pointes saillantes. Elle est séparée de la plaine de Roanne par un long défilé, et forme un bassin isolé presque fermé au milieu de la longue chaîne du Forez, qui semble avoir écarté ses branches pour lui donner naissance. | » Un ovale bien plus allongé dont le sol est entièrement sableux, présente, non loin de cette plaine, une autre vallée qui annonce en- core une dépression dans la même chaîne de montagnes. C’est le joli bassin du Livradois dont Ambert est la capitale, et Arlanc la porte d'entrée méridionale... » Une foule de petits accidents se présentent encore dans les con- trées que nous avons parcourues : ce sont des lacs quelquefois très profonds et occupant l'emplacement d’anciens cratères; ce sont des cascades, des marais étendus ou limités; ce sont des déserts pres- que inabordables formés par les courants de lave qui se sontéchappés des volcans, des colonnades basaltiques, des pics isolés, de vastes plateaux unis en dessus et coupés à pic de tous côtés ; ce sont des cimes arrondies, des crêtes dentelées ou des blocs entassés (4). » Les montagnes de cette région ont été désignées avec raison comme des iles atmosphériques, et de même que la végétation des iles est relativement plus pauvre que celle des continents, de même celle de ces sommités n’égale pas la richesse que présentent à une (1) Catalogue des plantes vase, du plateau central de la France, par H, Lecog et M, Lamotte, p. 11 à 18, INTRODUCTION. 5 hauteur égale les chaînes des Alpes ou des Pyrénées. Ainsi, quoique parallèles par leur élévation à la zone des Rhododendrum dans les Alpes, elles ne présentent pourtant pas ces élégants sous-arbrisseaux, ni la plupart des espèces auxquelles ils sont habituellement associés. Cependant le botaniste, habitué à la végétation des plaines, abor- dera avec joie les bois de Pains {Pinus sylvestris) au-dessus desquels il découvrira, jusqu’à une hauteur d'environ 1500 mètres , ces forêts de Sapins (Abies pectinata), qui donnent aux paysages des montagnes un aspect qui frappe d’admiration celui qui les voit pour la première fois. C’est dans ces forêts et dans les prairies émaillées de fleurs qui couvrent les sommets au-dessus de la zone des Sapins que le bota- niste doit aller recueillir cette série d'espèces qu’il ne retrouvera plus dans les régions inférieures. C’est là qu’il verra fleurir les Anemone vernalis et alpina, Trollius Europœus, Arabis alpina, Cardamine resedi- folia, Thlaspi virens, Viola sudetica, vivariensis, Astrocarpus Sesamoïdes, Dianthus cœsius et monspessulanus, Silene rupestris, Arenaria verna, Cerastium alpinum, Geranium Phœum, nodosum et sylvaticum, Genista Delarbrei, Trifolium alpinum , spadiceum et badium , Vicia orobus, Geum montanum, Potentilla aurea, Rosa alpina, rubrifolia, Alchemilla alpina, Sorbus chamæmespilus, Epilobium trigonum et origanifolium, Sedum maximum et annuum, Sempervivum arvernense, Ribes petræum, Saxifraga Aixzoon, bryoides, stellaris, exarata, hypnoides, Astrantia major, Buple- vrum longifolium, Meum athamanticum et mutellina, Angelica pyrenæa , Chœrophyllum aureum, Lonicera nigra, alpigena, Valeriana tripteris, Adenostyles Petasites, Petasites albus, Érigeron alpinus, Gnaphalium Nor- vegicum , supinum , Liqularin Sibirica. Senecio Cacaliaster et Doronicum , Cirsium Erisithales. Leontodon pyrenaicum , Prenanthes purpurea, Mul- gedium alpinum et Plumieri Crepis succiscæfolia et grandiflora, Hiera- cum aurantiacum, Phyteuma hemisphærieum et Halleri, Campanula linifolia ex latifolia, Vaccinium uliginosum, Vitis idæa, Andromeda poli- folia. Les Pyrola , Gentiana verna, Veronica alpina, Melampyrum nemo- rosum et sylvaticum, Pedicularis comosa , foliosa, verticillata, Euphrasia minima, Calamintha grandiflora, Androsace carnea, Soldanellu alpina, Plantago alpina, Rumex alpinus, arifolius, Thesium alpinum, Empetrum nigrum, Salix phylicifolia, Lapponum, Juniperus nana, Orchis albida , nigra, Epipactis cordata, Crocus vernus, Streptopus amplexifotius, Conval- laria verticillata, Paradisia Liliastrum , Allium victoriale, Juncus filifor- mis, alpinus, Luzula Desvauxii nivea, sudetica, spicata, Eriophorum alpinum, Carex pauciflora, chordorrhiza, Phleum alpinum, Agrostis rupes’ tris, Calamagrostis sylvatica, Avena versicolor, Poa alpina, Festuca ni- grescens, rhætica, spadicea, Isoetes lacustris, Lycopodium alpinum, etc. Favorisées par la grande somme de chaleur qui se concentre dans 6 | INTRODUCTION. certaines vallées abritées et aux chaudes expositions de la Limagne,, par l'égalité de température que conserve, pendant l'hiver, un sol couvert de neige, quelques espèces méridionales contrasteront avec celles qué nous venons d'énumérer : telles sont les Glaucium eornicu- latum, Bunias Erueago, Erodium Ciconium , Onobrychis supina, Astra abus hamosus , Monspessulanus , Xeranthemum erectum , Tragopogôn crovifolius, Convoluulus lineatus, Salvia æthiopis, Ægyylopstriunciulis, etc. Enfin l’on trouve avec étonnement à cent lieues de l'Océan, disz séminées près des sources minérales, des plantes maritinies | telles que : Glaux maritima, Plantago maritima, Triglochin maritimum , Atri- plex rosea, Polypogon monspeliensis, Glyceriu distuns, ete. 2. LA RÉGION CENTRALE du bassin de la Loire, faisant suite à celle dont nous venons de donner un aperçu, comprend les départé- nrents de l'Allier et de la Creuse , une très petite portion de celui de la Corrèze où la Vienne prend sa source, le département de la Haute- Vienne sauf sa lisière méridionale qui appartient au bassin de la Dordogne; les départements de l'Indre, du Cher , de Loir-et-Cher, la portion du plateau de la Peauce qui dans Eure-et-Loir s'étend de Nogent-le-Rotrou à Janville; toute la partie méridionale du départe- mént du Loiret, les parties occidentales et méridionales des départe- ments de la Nièvre et de Saône-et-Loire, plus une petite portion sud-ouest de la Côte-d’Gr (1). Si l'on pouvait embrasser d’un coup-d’œil l’ensemble de cette vaste contrée, on remarquerait que le sol est généralement très accidenté, sillonné d’élévations nombreuses et d'innombrables vallées, presque toutes arrosées par des rivières ou des ruisseaux. Les montagnesles plus considérables occupent la partie orientale et méridionale de ce pays, elles s’abaissent à mesure que l’on se dirige vers l’ouest, ete’est dans cette direction seulement que l’on trouve des plaines d’unecer- taime étendue. Les montagnes du Charollais, celles du Morvan, celles de l'Allier, de la Creuse et de la Haute-Vienne, par la nature de leur sol presque partout granitique, offrent beaucoup d’analogie avec celles du bassin supérieur de la Loire; mais n’atteignant pas là hauteur de la région des Sapins, elles ne nous présenteront presque aucune des (1) Si l'on joint à cette circonscription les autres parties du département du Loiret, le midi de l'Yonne et le nord de la Nièvre qui versent leurs eaux dans Je bassin de la Seine, ainsi que la partie de Saône-et-Loire qui porte les siennes au Rhône par la Saône, on aura à peu près les limites de la Flore du Centre, telles que je les avais admises dans la première édition. Je n'ai pas cru devoir élaguer les documents relalifs à ces dernières parties de ma première circonseription, seulement les indications des localités qui leur appartiennent sont imprimées en romain, tandis que celles propres au bassin de la Loire, le sont en ttalique. _ INTRODUCTION. “| espèces que nous avons énumérées comme caractéristiques de la vé- gétation de ces dernières. Celles-ci, au contraire, pourront revendiquer comme leur étant communes, les espèces notables qui caractérisent la végétation de nos montagnes de troisième ordre, telles que les Rénunculus aconili- folius et plantamifolius ; Isopyrum thalictroides, Cardamine amara et syt- vaticu, Dentaria pinnata, Lunaria rediviva, Viola patustris, Lychnis düvrna Dianthus superbus, Stellaria nemorum, Geranium sylvaticum et pyrenai- cum, Chrysosplentum allernifolium, Prunus Padus, Geum rivale, Sorbus œucuparia, Comcrum palustre, Alchemilla vulgaris, Sedum villosum, Sem- Pervivum arachnoïdeum , Ribes alpinum , Sambucus racemosa, Senécio àr- temisicfohius et Fuchsii, Doronicum austriacum et Pardalianches, Arnica montana, Mulgedium Plumieri, Gentiana lutea, Vaccinium myrtillis, Oxycoccospalustris, Polygonum Bistorta, Salix pentandra, Scheuchzeria Palustris, Lilium martayon, Erythronium dens canis, Scillaliliohyacinthus, Veratrum album, Potamogeton rufescens, Eriophorum vaginatum , Carex teretiuseula , limosa, Festuca sylvatica, Equisetum syloaticum , Pobypo- dium Phægopteris eX dryopteris, Polystichum Oreopteris et cristatum , Asplénium septentrionale, Lycopodium clavatum et Selago, ete. A louést de la chaîne du Morvan, et au nord des terrains gramiti- ques de l'Allier, de la Creuse et de la Haute-Vienne, une large zone dé terrains jurassiques, souvent dominés par des dépôts tertiaires, imprime un nouveau caractère à la végétation : la plapart des espèces que nous venons de désigner disparaissent complètement et sont remplacées par les Anemone pulsatilla, Adonis æstivalis , œutumnalis et flammea, Erysimum orientale, Hypericum montanum, Linum Loreyi , tenuifolium et Salsoloides, Helianthemum pulverulentum et canum, Coro- na minima et varia, Hippocrepis comosa, Buplevrum protractum et fal- catum , Peucedanum Cervaria, Libanotis montana, Cornus mas, Senecio erucæfolius, Inula salicina, Pyrethrum corymbosum, Carduncellus mitissi- mus, Leontodon hastile, Phyteuma orbiculare , Gentiana germanica et cru- ciala, Anchus« italica, Digitalis lutea, Teucrium montanum, Globularia vulgaris, Orchis odoratissima, qaleata, pyramidalis, Ophrys apifera, ara- chnites , anthropophora, myodes, Epipactis rubra, Anthericum ramosum , Convallaria polygonatum , Carex gynobasis, montana, Melica nebrodensis , Sesleria cœrulea, etc. Ainsi la constitution da sol imprime à la végétation de chaque con - trée un cachet particulier ainsi que des aspects divers au paysage ; mais cette influence n’est pas liée essentiellement à sa formation géo- logique (1) ; les espèces à qui l'élément calcaire est nécessaire crois- (1) Une plante remarquable dont j'ai réuni plus de 50 exemplaires de localités 8 INTRODUCTION. sent presque indifféremment dans toutes les formations où cet élément domine, celles pour qui la silice est une condition indispensable, végéteront à peu près partout où le terrain sablonneux leur offrira cette condition de leur existence (2). Ainsi, certaines plantes que l’on trouve en si grande abondance dans les terrains granitiques, telles que les Digitalis purpurea, Senecio Fuchsii — artemisiæfolius, viscosus — sylvaticus, Ranunculus hederaceus, Stellaria uliginosa, Ilecebrum verticillatum, Anarrhinum bellidifolium , Genista pilosa, Brassica cheiranthos, etc., se retrouvent également dans les sables de dépôt, ou les graviers siliceux, mais aucune d’elles ne pourrait croître dans le calcaire pur. De même plusieurs espèces qui croissent de préférence dans le calcaire jurassique se trouveront également dans les autres formations où dominent les diverses com- binaisons de la chaux, mais ne se rencontreront jamais dans les ter- rains granitiques. Il y a cependant quelques exceptions à ces règles : ainsi le Gentiana lutea des calcaires jurassiques de la Bourgogne se retrouve dans les granites de la Creuse, le Sorbus Aria se montre tout à la fois sur les montagnes primitives et sur les coteaux élevés des calcaires; tandis que le Sedum sexanqulare, qui ne nous est pas conau dans les terrains cristallins, vient indifféremment sur les rochers çal- caires et dans les sables d'alluvion. Malgré ces légères anomalies, la végétation des terrains granitiques diffère tellement de celle des ter- rains calcaires, que le botaniste un peu exercé peut, au premier coup- d’æil, saisir cette différence. Si nous avons cru ne devoir pas rappeler dans nos indications les noms des anciennes provinces, ou des circonscriptions féodales qui ne sont plus que du domaine de l’histoire, il n’en est pas de même pour trois contrées qui empruntent à la constitution de leur sol une physionomie particulière, et dont les limites sont vraiment naturel- les. Ces contrées auxquelles nous croyons devoir consacrer quelques lignes sont : le Morvan, la Sologne et la Brenne. diverses, l'nula montana, offre un exemple frappant de la préférence de certaines espèces pour une nature déterminée de terrains. Partie de l'Est de Ja France, elle se trouve à Dijon, puis près d'Auxerre, on la retronve à Bourges, à Issoudun, dans la Vienne, à l’extrémité la plus méridionale des Deux-Sèvres, et pénétrant dans la Charente-Inférieure ‘elle va finir à Royan, sur le rivage même de la mer! En suivant ainsi cette ligne inclinée de l'Est au Sud-Ouest, cette plante se trouve exposée à des températures bien diverses, mais elle retrouve presque partout le banc de calcaire jurassique qui suit exactement la même ligne. (2) M. le docteur Carion a développé cette idée dans un mémoire sur la dis- tribution de la végétation naturelle sur le sol de l'arrondissement d'Autun , inséré dans le compte-rendu de la Société éduéenne, Autun, 1839. Les plantes de cet arrondissement sont distribuées en trois catalogues d’après la nature du sol. INTRODUCTION. 9 Le Morvan, pays compris, en grande partie, dans le département de la Nièvre, et dont les autres portions sont réparties entre les dé- partements de l'Yonne, de la Côte-d'Or et de Saône-et-Loire, est formé entièrement par le terrain cristallin, et se compose d’une chaîne de montagnes de troisième hauteur, dirigée du sud au nord, depuis les bords de la Loire, vers Digoin et Bourbon-Lancey, jusqu’à Avallon; à l'est, ce pays peut être limité par une ligne allant d’Aval- lon à Saulieu, de là à Arnay-le-Due, et d’Arnay à la Loire par la rivière d’Arroux; à l’ouest, l'apparition des terrains stratifiés forme sa li- mite naturelle. L’Yonne qui y prend sa source porte ses eaux à la Seine, mais le versant oriental et méridional de cette chaîne conduit les siennes dans la Loire. Le plateau du Morvan, sillonné en tous sens par une multitude de petites vallées arrosées de ruisseaux, est couvert de forêts étendues; il offre des prés nombreux et très divisés et quelques marais, où le botaniste est appelé à faire d'heureuses dé - couvertes. L'air y est vif et pur, la population robuste et laborieuse, les sites agrestes et pittoresques, et la verdure d’une admirable frai- cheur. La végétation de cette contrée est intéressante, et malgré l’é- tude particulière que nous en avons faite, il y a lieu de croire qu’un bon nombre de plantes curieuses y sont encore àidécouvrir. La SOLOGNE qui, aujourd’hui, se trouve répartie entre les dépar- tements du Loiret, de Loir-et-Cher et du Cher, est limitée à l’est, dans ce dernier, par les cantons d’Argént, Aubigny et Neuvy-sur- Barangeon ; dans les autres directions, elle est bornée par la Loire et le Cher, et occupe le delta ou plateau qui sépare le cours de ces deux rivières, presque jusqu'à leur point de jonction. Le sol de cette contrée appartient tout entier à la formation tertiaire, offrant tantôt le calcaire d’eau douce, plus souvent un gravier siliceux, recouvert par une argile plus ou moins mêlée de sable. Des bruyères stériles, des moiïssons chétives de Seigle ou de Sarrasin, et des bois rabougris y attristent souvent l'œil du voyageur. La culture des arbres verts qui s’y propage peu à peu viendra peut-être un jour modifier l'aspect de cette contrée. La végétation de la Sologne, qui rappelle souvent celle des Fleres de l'Ouest, bien étudiée par Les botanistes du Loiret, était moins connue dans les autres parties ; mais les recherches qu’on y a faites dans ces derniers temps, nous mettent à même de présenter, dans cet ouvrage, un tableau à peu près complet de cette végétation. \ La BRENNE, située dans la partie occidentale du département de l'Indre, occupe Le plateau qui sépare le cours de l'Indre, d’avec celui de la Creuse, et présente une surface d'environ 80,000 hectares. Sen sol, de formation tertiaire, est couvert par une multitude d’é- 40 INTRODUCTION. tangs (1) qui sont peut-être les restes du vaste lac dont cette contrée paraitavoir été le bassin ; une suite de petits monticules d’un grès rou- geûtre et friable semble en déterminer l'enceinte. Le sol qui recouvre tantôt le calcaire jurassique, tantôr'la formation de la craie, se com pose d’un lit de gravier nommé, dans le pays, Falaise, et dominé par une argile ou marne compacte et imperméable, qui, jointe à la faible inclinaison du sol, donne lieu à cette prodigieuse accumulation d'é- tangs réunis sur un même point. Les eaux qui s’échappent de ces étangs forment la Claise, petite rivière qui va se jeter dans la Creuse, et sur le bord de laquelle on trouve des prairies. Ailleurs, quelques bois et des bruyères ou Brandes unies s'étendent au loins mais sar plusieurs points un sable léger, mêlé de limon, permet la culture des céréales et n’est pas dépourvu de fertilité. Cette contrée ‘serait sus- ceptible d'être améliorée, si le climat était moins hostile aux étran- gers qui viennent s’y établir. Les indications historiques prouvent que la Brenne fut beaucoup plus peuplée qu’elle ne l’est aujourd’hui les rois de la première race y séjournaient souvent, et les ruines des abbayes de Méobec et de Saint-Cyran sont encore des réstes de leur pieuse munificence. Sous le rapport botanique, la Breune m'a pas été aussi bien explorée que la Sologne; elle offre, comme cette dernière, plusieurs plantes qui rappellent la végétation de l'Ouest : nous y avons recueilli, parmi plusieurs espèces intéressantes, des Aira uliginosa, Weïhe, Briza minor, Erica vagans, Juncus pygmæws;vet surtout le rare Ahisma parnassifolium. | Si la constitution géologique du sol imprime à chaque contrée une physionomie particulière, elle n’exerce pas une moins grande in- fluence sur sa température, et par suite sur le développement des êtres que l’habitent. Placée au centre de la France, à peu près à égale distance de l'équateur et du pôle boréal, la région centrale jouit d’un climat tempéré, mais une multitude de causes particalières influent sur la température de chaque localité. Ainsi, les terrains granitiques et montagneux sont, en général, plus froids et plus tardifs que les terrains secondaires de la plaine : quelques plantes vernales, par exemple, ne fleurissent dans le Morvan que trois où quatre semaines après celles des autres parties de la Nièvre, et les bois y conservent encore leur fraiche verdure à la fin de l'été, alors que déjà ceux des contrées plus basses se sont colorés de ces teintes variées qui ammom- cent l'approche de Phiver. Dans les lieux où les vallées sont étroites (1) La superficie des étangs de la Brenne est évaluée à plus de 8000 hectares. Voyez dans les Ephémérides de la Société d'agriculture de l'Andre, année 1837, page 44 à 78, un mémoire curieux de M. de la Tremblais. INTRODUCTION, 11 ét humides, et où les coteaux sont couverts de bois épais et étendus, da température est souvent très variable et plutôt froide qu’élevée. AL estcertaines localités des vallées de la Nièvre où le thermomètre descend au-dessous de zéro pendant.toutes les nuits de l’année, alors même qu’une chaleur considérablesse fait sentir pendant le jour. Ges lieux ne voient croître que les plantes assez robustes pour braver ces Variations de température, et celles que les moyens naturels de dissémination y répandent, ne peuvent s’y acclimater pour la plupart. C’est à cette cause qu'il faut attribuer la trivialité et la fatigante mo- motomie de la végétation d’une grande partie du département de la Nièvre. Au contraire, dans les plaines découvertes, ou dans les lieux où Ja roche calcaire se trouve presque à la surface du sel, et me laisse croître que dés bois clairs et peu fournis, l’évaporation est peu considérable, l'air s’échauffe facilement, et une nuit glaciale ne suc- cède pas aux chaudes journées du printemps. C’est seulen.ent dans ces léealités privilégiées que croissent plusieurs espèces de plantes que d'en eût pu croire n’appartenir qu'à des climats plus chauds : telles sont les Adonis wæstivalis, Ranunculus gramineus et albicans, Ceratocephalus fulcatus, Calepina Corvini, Helianthemum canum, Arenaria Contraversa, Linum salsoloïdes, Ononis striata, Anthyllis montana, Coro- mill& scurpioides, Ornithopus- compressus, Vicia purpurascens, Lathyrus sphæricus, Orobus albus, Biforu testiculata, Buplevrum aristatum et pro- fmactum, Seseli coloratum, Peucedanum officinale, Asperula Galioides, Crucianella angustifohia, Aster Amellus, Prula montana et squarrosa, Leu- canthemum graminifolium, Artemisia camphorata, Xanthium macrocarpun , Carduñcellus mitissimus, Centaurea maculosa, Scolymus hispanicus, An- dryaluintegrifolia, Tragopogon major, Scorzonera glastifolia, Campanula cenvicaria @t Erinus, Erica vagans, Convolvulus Cantabrica, Symphytum tuberosum , Hyssopus officinalis, Stachys Heraclea, Androsace maxime, Amaranthus albus, Orchis odoratissima et Sambucina, Narcissus biflorus, Leucoïum œstivum, Muscari Botryoïdes, Allium polyanthum, Alopecurus utriculatus, Avena tenuis, Festuca ciliata, Kœleria setacea, Echinaria-ca- piate, Ægylops ovata, Gaudinia fragilis, Grammitis leptophylla, Adian- thum cupillus Veneris. Si les plantes que nous venons d’énumérer ne tt recevoir toutes la qualification de méridionales, du moins cette énumération peut-elle donner l'idée des points de contact qu'offre la Flore du Centre avec celle des départements méridionaux. Les listes que nous avons données des plançes de nos montagnes montreront les rapports qu’elle peut avoir avec la Flore alpine ou septentrionale, et nous allons démontrer que, sur d’autres points, el le emprunté aux Flores de l'Ouest les traits caractéristiques les plus prononcés . 12 | INTRODUCTION. ï 3. RÉGION DE L'Ougsr. La région occidentale du bassin de la Loire comprend en totalité les départements d’Indre-et-Loire, de la Sarthe, de Maine-et-Loire et des parties plus ou moins étendues de ceux de l'Orne, de la Mayenne, de la Loire-Inférieure, de la Vendée, des Deux-Sèvres, de la Vienne et de la Charente. Partant du plateau de la Beauce, la limite septentrionale de notre bassin suit dans l'Orne une ligne sinueuse qui passe au nord de Mor- tagne, près de Séez, de Carouges et de la Ferté; de là elle remonte au nord jusqu’à Flers et jusqu'aux confins de la Manche, renfermant les environs de Domfront où la Mayenne prend sa source. Au bassin de cette rivière appartient presque en entier le département qui porte son nom, l’Oudon qui y a ses sources nous amène en Maine-et-Loire, où il se jette dans la Mayenne ; et l'Erdre qui nâît à peu de distance nous conduit à Nantes. De là jusqu’à Saint-Nazaire où notre fleuve s'unit à l'Océan , son bassin se trouve resserré dans un espace de quelques lieues de largeur. Deux îles assez considérables, Belle-Jsle et Noirmoutier, l’une à droite, l’autre à gauche du golfe de l’'embou- chure de la Loire, seraient peut-être considérées avec raison comme appartenant au même estuaire. Quelques coteaux partant de la rive gauche traversent le sud de la Loire-Inférieure, et vont s'unir dans le département de la Vendée à des hauteurs connues sous le nom de plateau de Gätine qui limitent le bassin de la Loire et qui, se prolongeant dans les Deux-Sèvres, cou- pent pour ainsi dire ce département dans sa moitié : mais, vers sa limite orientale, l’inclinaison du sol se dirige vers le bassin de la Vienne auquel se rattache le département de ce nom, Sauf le canton de Civray qu'arrose la Charente. Le canton de Confolens (Charente) traversé par la rivière de Vienne nous ramène aux limites de la Haute- Vienne. Cette circonscription ne diffère pas seulement des deux précédentes par sa position : une température plus douce et moins sujette aux variations brusques, due sans doute à l’atmosphère maritime, y favo- rise singulièrement le développement de certains végétaux qui ne vivent que difficilement dans les autres régions. C’est ainsi que Pon voit dans l’Ouest, surtout dans les parties voisines de la vallée de la Loire, les jardins ornés par le feuillage toujours vert des Prunus Laurocerasus et Lusitanica, du Viburnum tinus, de V'Arbutus unedo, du Laurus nolilis qui fructifient chaque année et se multiplient facilement par leurs graines ; le Grenadier (Punica granatum L.) y mürit ses fruits sans craindre la rigueur des hivers. A Angers et à Nantes, les divers Magnolia, le Camellia Japonica, le Thea viridis, fleurissent, fructifient et mürissent leurs graines sans abri. La diversité des terrains, la variété des cultures et de vastes landes que les progrès de l’agriculture INTRODUCTION. 13 tendent à faire disparaitre, présentent à une multitude de plantes spontanées les conditions nécessaires à leur developpement. -Laissant à part les plantes spéciales aux terrains baignés par les eaux de la mer, et les espèces méridionales qui ne s’éloignent pas des côtes de l'Océan, nous pourrons encore énumérer un assez grand nombre de plantes qui forment dans les bois ou dans les landes de la région occidentale des associations particulières. Telles seront les Ranurculus tripartitus, chærophyllos et parviflorus, Viola lancifoliu, He- lianthemum alyssoides, umbellatum et quitatum, Hypericum linearifolium, Arenaria montana, Sedum anglicum, les Ulex, Trifolium maritimum et resupinatum, Ornithopus ebracteatus, Potentilla Vaillantii, Conopodium denudatum, Carduus tenuiflorus, Anthemis mixta, Lobelia urens, Erica ciliaris, tetralix et scoparia, Chlora imperfoliata, Euphragia viscosa , Sibthorpia Europea, Pinguicula lusitanica, Quercus Toza, Alisma repens, Asphodelus sphærocarpus, Anthericum bicolor, Spiranthes æstivalis Cyperus longus, Agroshs setacea, Airopsis agrostidea, Avena sulcata. Quelque naturelles que nous semblent les trois divisions du bassin de la Loire que nous avons établies, leurs limites ne sont pourtant pas tellement tranchées, que certaines plantes ne les franchissent en s’écartant de leurs stations primitives. Nous avons vu la plupart des plantes des montagnes de la région centrale leur être communes avec celles du bassin supérieur, plusieurs autres arrivent jusque dans les plaines d’une élévation très peu considérable. Ainsi l'Arnica montana descend des hautes sommités et vient se mêler aux plantes occiden- tales dansles bruyères dela Sologne ; l’Hnpatiens noli langere, abondante aux bords des eaux des montagnes, arrive jusqu'aux limites de l’An- jou et de la Bretagne. Le Genista purqans suit la Loire depuis sa source jusqu’à Orléans, et la localité de Juigné, à deux lieues d'Angers, où je l’ai retrouvé sur des roches de phyllades, est sans doute le point le plus bas et le plus occidental où il ait été rencontré. D’autres espèces habituelles aux régions montagneuses, telles que Cardamine amara, Comarum palustre, Polygonum Bistorta, Polystichum oreopteris, pénètrent jusqu'à Laval où le’ sol granitique détermine leur végétation. Des plantes du Centre telles que Carduncellus mitissimus, Gentiana eru- ciata, Digitalis lutea, Trinia vulgaris, Viennent dans Indre-et-Loire, se mêler à la végétation de l'Ouest, caractérisée par la présence des Erica ciliaris, Agrostis setacea, etc. La partie méridionale de ce dépar- tement partage la végétation de celui de la Vienne, qui se rattache à la Flore centrale par un grand nombre de ces espèces qui affection- nent les terrains jurassiques ; mais, où, d’un autre côté, l'élévation de la température fait apparaître des espèces empruntées aux Flores du midi ; telles que Geranium tuberosum, Linum strictum, Rœmeria hybrida 4 INTRODUCTION. Hypecoum pendulum, Acer Monspessulanum, Bifora testiculata, Crupina vulgaris, Phyllirea media, Celtis australis, Quereus Nez, Æyylops ovata et triuncialis, Adianthum capillus Veneris, etc. ; tandis qu’on retrouve le cachet de la Flore occidentale dans les Hypericum linearifolium , Lepidium Smithii, Viola lancifolia, Trifolium maritimum, Alopecurus bul- bosus, Ara uliginosa, Avena longifolia et suleata, ete. Ainsi qu’on a pu le voir, les plantes de l'Ouest ne restent pas con- finées dans les limites assignées à cette région, beaucoup remontent les vallées de la Loire, du Cher et de l’indre jusque dans la région centrale ; elles constituent le fond de la végétation de la Sologne et de la Brenne ; mais la plupart d’entre elles y trouvent le terme de leur dissémination. L’Erica cilaris, plante essentiellement caraeté- ristique de cette végétation, s'arrête en Touraine ou peut-être à Blois, l'Erica scoparia dépasse peu les limites de la Sologne et du. département de l'Indre, elle manque dans celui de la Nièvre, où la Loire, en se dirigeant du sud au nord, devient pour la plupart de ces plantes une barrière infranchissable. La Lobelia urens seule à suivi l'Ulex nanus jusque dans les Gastines de la Puysaie ; mais les Quercus Toza, Asphodelus sphærocarpus, Pinguicula lusilanica, etc., ne pénètrent pas jusque-là. La progression des plantes occidentales s'étend beau- eoup plus loin vers le sud : plusieurs arrivent dans l'Allier et dans la Creuse presque jusqu'aux limites de l'Auvergne. Le Sibthorpia europew se retrouve aux environs de Limoges ainsi que les Sedum anglieum, Alisma repens, Juncus pygmeus, etc. Un jour peut-être des observations plus multipliées permettront d'apprécier les causes qui déterminent ou limitent la dissémination des plantes. Des collections bien faites et accompagnées de notes exactes et véridiques, mettront à même de constater la disparition ou le. déplacement de certaines espèces ; car, si le mouvement des populations entraine à sa suite des plantes qui se propagent là où elles n’existaient pas d’abord, il en est d’autres aussi qui disparais- sent des lieux où la nature les à fait naître. La végétation des Gaules à l’époque de l'invasion romaine, devait être bien différente de ce qu’elle est aujourd’hui : des forêts immenses et des marais innom- brables nourrissaient une multitude de végétaux maintenant confinés. dans des localités spéciales "et écartées : alors les Onagres et les Datura ne fleurissaient pas aux bords de nos fleuves, l'Erigeron du Canada ne couvrait pas nos plaines sablonneuses, et nos champs n'étalaient pas cette végétation d’un aspect étranger qui se mêle à nos moissons. Les Coquelicots, les Bleuets, la Nielle des blé$, les Nigelles, les Delphinium, les Adonis, la Spéculaire miroir de Vénus et quelques Buplèvres, compagnons fidèles de nos céréales, sont sans INTRODUCTION. 45 doute descendus comme elles des plateaux de l'Asie, et continuent de vivre isolés comme des étrangers qui craignent de se fondre dans la population indigène. A différentes époques, des observateurs habiles reconnurent ou signalèrent l'existence de plusieurs espèces végétales de la France centrale, mais leurs observations restèrent souvent sans résultat, soit parce qu’elles ne furent pas publiées, soit paree qu’elles le furent à une épaque où la nomenclature n’était pas fixée, et où l’on ne com- prenait pas la nécessité de constater, par des échantillons dans l'her- bier, la vérité de chaque indication. Peut-être ne sera-t-il pas imutile de rappeler ce que chacun d'eux à fait pour la science, afin qu’en lisant leur histoire, nos jeunes compatriotes soient tentés d’imiter leur zèle et sachent éviter leurs erreurs. HISTOIRE DE LA BOTANIQUE DANS LE CENTRE DE LA FRANCE (1). Au milieu du grand mouvement d'émancipation intellectuelle qui signala le commencement du XV{ siècle, la botanique, si longtemps négligée, sembla renaître enfin. Jusqu’alors l’on n'avait étudié les plantes que dans les livres des Anciens ; l’on commenca à comprendre que c'était dans la nature même qu’il les fallait chercher, et bientôt, éclairés du flambeau de l'observation, des hommes supérieurs, tels que Gessuer, Cesalpm, les Bauhin, l'Ecluse, établirent les fonde- ments de la science sur des bases que le temps ne devait pas ren- verser. Cette noble émulation réagit jusque dans nos provinces, et, dès les premières années du XVIe siècle, un pharmacien d'Orléans, nemmé Noël Caperon, se livrait avec zèle à la recherche des plantes de VOrléanais, H paraît que Caperon n’était point un homme ordi- paire, puisqu'il entretenait des relations avec les plus illustres bo- tanistes de son temps. Le premier il découvrit, aux bords du Loiret, la Eritillaire, jolie plante jusqu'alors inconnue. Camerarius crut devoir lui consacrer cette espèce sous le nom de Narcissus Caperonius (2) ; mais Caperon qui, sans doute, reconnut que sa plante n’offrait pas les caractères d’un Narcisse, lui imposa le nom de Fritillaria qu’elle (4) J'ai consulté, pour la rédaction de cet article, outre les sources citées, la Bographie universelle de Michaud, celle de Feller, et surtont un Mémoire inédi sur les bolanisies du Blésois, communiqué par M. Lefrou, (2) C, Bauh, Pin., p. 64, 16 INTRODUCTION. porte encore aujourd'hui, d'après la comparaison qu'il fit des aréoles dont sa fleur est panachée, avec les carreaux d’un damier. L'Ecluse, à qui j'emprunte ces détails, ajoute (4) qu’il reçut, pour la première fois , la Fritillaire de Caperon en 1572, et que, peu de temps après, ce botaniste périt victime du sanglant massacre de la Saint-Barthé- lemy (2). à Paul Reneaulme, né à Blois vers 1560, d’une famille distinguée par son goût pour les sciences, exerça la médecine et se livra, d’une manière spéciale, à l'étude de la botanique. L'ouvrage qu’il publia, en 1611, sous le nom de Specimen historie plantarum (3), est original et très remarquable pour l’époque où il parut. Ce livre, écrit en latin, souvent hérissé de grec, contient la description de 108 plantes, soit espèces, soit variétés ; il est orné de 25 planches de 49 centimètres de hauteur, intercalées dans le texte, et représentant avec fidélité 49 espèces de plantes. Les différentes parties du Specimen de Re- neaulme ne sont que des articles isolés, détachés d’un ouvrage beaucoup plus étendu , qu’il se proposait de publier ainsi qu’il nous l’apprend dans son épitre dédicatoire, adressée au cardinal Du Per- ron. Il n’est donc pas surprenant que ces articles semblent n'avoir ensemble que peu de liaison, comme le leur reproche Adanson (4). Quoi qu’il en soit, ils ne laissent pas d’avoir beaucoup de mérite pour le temps où ils furent publiés : chacun d'eux commence par un nom de plante grec ou latin, souvent significatif, et qui devient com- mun à plusieurs espèces (yeneris nomen ecrit, dit l’auteur à Particle Gentiana, un des mieux traités). Vient emsuite, sous le titre de Species, l’'énumération des espèces, à chacune desquelles l’auteur donne aussi un nom simple, indiquant le caractère le plus saillant, propre à dis- tinguer chaque espèce de ses congénères. Quelquefois il divise ses genres en sections ou en groupes, qui, comprenant plusieurs espè- ces, forment ce qu’on appelle des sous-genres. Ainsi c’est plus d’un siècle avant Linné, que Renaulme donnait l'exemple d’une nomen- (1) Car. Clus. Hist. Stürp., lib. 2, p. 153. (2) Ac paulo post, in Schytlicé ill communique lanien& per universam Galliam grassante sublatus. Clus. 1. ce. 154. — Le nom de Caperonia a été donné, par M. de Saint-Hilaire, à. un genre de plantes américaines de Ja famille des Euphorbiacées. — Je ne crois pas devoir faire figurer ici l'Histoire admirable "des plantes et herbes esmerveillables, par CI. Duret, président à Moulins-en- Bourbonnais ; 1 vol. in-80. Paris 1605. Ce livre, qui ne se rattacherait à notre sujet que par son auteur, prouve combien sont vains les travaux qui ne s'appuient pas sur l'observation directe de la nature. (3) Un vol. in-4° de 150 pages de texte. (4) Familles des Plantes, 1. p. LXXXI, INTRODUCTION. 17 clature générique et spécifique rationnelle, et, si cette nomenclature ne fut pas adoptée à cette époque, c’est que sans doute on fut effrayé par ce mélange des langues grecque et latine, que le mauvais goût du siècle autorisait, c’est que peut-être aussi il n'appartient qu’à un homme de génie de faire prévaloir ses préceptes parmi ses contem- porains, et jusque dans la postérité, C’est dans le Specimen que se trouve indiquée, pour la première fois, une des plantes les plus remar- quables de la Basse-Sologne, le Leucoium æstivum, qu’il nomme avec plus de raison polyanthemum, puisque cette plante ne fleurit pas en été. Reneaulme mourut vers 1624. Plumier lui consacra, sous le nom de Renealmia un genre de plantes américaines, que Linné réunit à son genre Tillandsia, maintenant placé dans la famille des Broméliacées. Jean-Baptiste Gaston de France, duc d'Orléans, comte de Blois, fils de Henri IV, frère de Louis XII et oncle de Louis XIV, né à Fontainebleau, le 25 avril 1608, ne fut point seulement illustre par sa naissance, mais par ses grandes connaissances en botanique, par son zèle ardent pour cette science, et par son amour pour les plantes qu'il ne dédaignait pas d’aller récolter lui-même dans les campagnes. Morison et tous les auteurs qui ont parlé de ce prince, en ont fait les plus grands éloges comme botaniste. « Il se montra supérieur à tous les autres princes, dit Tournefort, lorsqu’au milieu du tumulte des armes, il sut illustrer la botanique, non-seulement comme tant d'autres, par ses dons généreux, mais aussi par la science profonde qui brillait en lui (1). » Le château de Blois, demeure ordinaire de Gaston depuis 1635, et surtout depuis le mois d'août 1642 jusqu’à sa mort, avait un su- perbe jardin qu’avaient fait décorer plusieurs de nos rois, entre autres Louis XIT, Henri IV, et la reine Catherine de Médicis. Ce jardin, joint au château par une galerie élevée au-dessus de la rue qui l’en sépare, était divisé en deux parties distinctes, par l'élévation res- pective du terrain, l’une dite le jardin haut, et l’autre le jardin bas, chacune de grandeur à peu près égale, et contenant ensemble en- viron sept arpents ou trois hectares et demi. Gaston fit de cet enclos un magnifique jardin botanique, dans lequel il réunit toutes les plantes que l’on put se procurer dans les campagnes et les jardins des environs de Blois, puis dans diverses contrées de la France et de l’étranger. C’était le Pinax de C. Bauhin qu’on suivait pour la nomenelature des plantes de ce jardin, comme le prouvent les trois (2) /n eo certe principes cœteros vicit, quod inter armorum strepitus, non sumplibus tantum ut alii, sed doctrinà qua pollebat maximä Botanicem il- lustraret. Tourn, Isag. 49, A, 2. 48 INTRODUCTION. catalogues qui en furent publiés. On y comptait, en 1653, quinze eents et quelques espèces, deux mille cent quatre-vingt-douzé en 4655, et deux mille cinq cénts soixante-quatorze en 1660. Gaston confia la direction de ce jardin à plusieurs botanistes cé- lèbres, dont le zèle contribua à l’enrichir. Brunyer, Marchant, Lau- gier et Morison, réunissant leurs efforts, ne tardèrerit pas à acquérir à ce bel établissement une réputation justement méritée, et le prince, toujours zélé pour la science, se disposait à envoyer ses botanistés récolter les plantes des Alpes et des Pyrénées, lorsque la mort le surprit le 2 février 1660 (1). Cette mort prématurée fut, pour la ville de Blois, une véritable calamité : elle détruisit, en un instant, la prospérité du pays, ét changea la face de la ville dont le prince et sa cour étaient, en quelque sorte, l'âme, le mouvement et la vie, Ce beau jardin qui faisait l'admiration de tous ceux qui le voyaient, fut dès lors complètement abandonné, et lés plantes y périrent succes- sivement faute dé soins. Peut-être celles qui étaient susceptibles d’être transportées servirent-elles à enrichir le jardin royal de Paris, alors bien inférieur à celui de Blois; il y a lieu de croire du moins que Marchant qui, à cette époque, prit la direction des cultures du jardin de Paris, y en transporta quelques-unes. Bernier, dans son histoire de Blois, imprimée en 1682, dit que « la mort du prince fut » suivie de la destruction du plus bel amas de simples qui fût dans » l'Europe, et qu’on ne voyait plus dans ce jardin que quelques » grands arbres étrangers, qui n'avaient pas besoin de culture comme les arbrisseaux et les plantes. » Pendant longtemps en effet, on vit, vers le milieu de ce jardin, plusieurs beaux individus d’un chêne étranger au pays {Quercus cer- ris). Une vénération particulière s'était conservée pour ces arbres plantés par le fils d'Henri IV, et chaque année, jusqu’à l’époque de la Révolution, on en récoltait les fruits que l’on envoyait à Versailles. Un seul de ces chênes existe encore dans ce jardin, vendu par por- tions en 4793, et il est à désirer qu’il soit respecté par le propriétaire actuel (2). Ainsi fut détruite cette magnifique evllection de végétaux fmagnifici ) (4) Linné lui consacra, sous le nom de Borbonia, un genre de plantes exoti- ques de Ja famille des Légumineuses. (2) « On lit dans un rapport fait à la Convention par M. Grégoire, sur les » moyens d'améliorer l'agriculture en France, page 29 dans les notes : Autrefois » à Blois élait le jardin de Gaston... en 17176 il y restait encore deux » énormes Piatanes, un Chêne vert, un Quercus Cerris ef un Erable de » Montpellier, dont la grosseur attestait le succès de ce genre de culture, — INTRODUCTION. 19 Gastonis opus), qui avait coûté tant de soins, de peines et de dépen- ses ! Heureusement le prince avait eu le soin de créer un autre jardin plus durable, et qui, selon l'expression de Tournefort, « ne redoute » ni la dent dévorante des insectes, ni l'inégalité des automnes, ni » la rigueur des hivers, ni les ardeurs brülantes de l’été (1). » Je veux parler de cette belle suite de dessins d’après nature, qu'il fit commencer par un habile artiste, nommé Nicolas Robert : « Je ne » ‘crois pas, dit Adanson, qu'on puisse citer comme elle le mérite, » cette collection unique de 5,000 plantes que Gaston d'Orléans, » retiré à Blois, fit peindre dès l'an 1653, sur vélin m-folio, avec » toute la magnificence possible, par Nicolas Robert, le plus habile » peintre, graveur et dessinateur de son temps : collection que nos » rois ont fait continuer par les peintres et dessinateurs les plus ha- » bilés en cette partie (2). » Cette belle collection, achetée par Colbert pour le cabinet de Louis XIV, passa de là à la bibliothèque nationale ; elle est aujourd’hui dans celle du Muséum. Nicolas Robert, né à Langres (Tournefort et Séguier disent qu’il était de Blois, d’autres d'Orléans), vers 4610, ne s'était exercé qu’à peindre les fleurs les plus brillantes, mais Gaston, dans une her- borisation au parc de Chambord, ayant découvert le trèfle semeur, désira qu’il fût figuré, et Robert comprit dès lors que ces plantes sans éclat avaient aussi leur intérêt. Il mourut vers 1684. L'histoire des botanistes qui furent chargés de la direction du jar- din de Blois, doit trouver place ici. On ne sait rien de bien précis sur Laugier, professeur en médecine à Aix, grand amateur de botanique, et qui fut le maître du célèbre Magnol (3). Abel Brunyer, né à Uzès, le 22 décembre 1573, prit le bonnet de docteur à la Faculté de Médecine de Montpellier, et alla à Paris, où sa grande réputation le fit distinguer de Henri IV, qui l’attacha à la personne de ses enfants, dont il fut singulièrement estimé et chéri. Devenu premier médecin de Gaston, il contribua béaucoup avec Mo- » M. Grégoire a appris postérieurement qu'en 1793 il y restait deux vieux Pla- » tanes, un arbre de bois de Sainte-Lucie, un Erable et un Alisier. Il croit que » quand ce jardin a été vendu par l'administration de Loir-et-Cher, elle a stipulé » qu'on conserverait quatre arbres qui existaient encore. » (Esquisses historiques et biographiques des progrès de la botanique en Angleterre, t. 2, p. 293.) ‘a NE qui non erucas aut bruchos, non inæquales autummos, sœvissimas hiemes, ardentesque soles pertimescit, Tourn. Isag. 50, (2) Fam. des Plantes, 1, p. CLXIT, (3) Annal, du Mus,, t. 2, p. 8. 20 INTRODUCTION, rison et N. Marchant, à enrichir le jardin de ce prince. En 1655 ,il en publia le premier catalogue, sous le titre de Hortus regius Ble- sensis (1), le nombre des plantes cultivées alors dans ce jardin était de 4,516. Brunyer donna, en 1655, une seconde édition de ce catalogue qui porte le même titre (2), et qui énumère 2,192 espèces. Adanson attribue cette dernière édition à Morison, mais une lettre de ce der- nier, imprimée à la fin de la première partie de ses Præœludia, et adressée à ses,collègues Brunyer et Marchant, donne lieu de penser que les deux éditions de ce catalogue furent rédigées en commun par ces trois botanistes. Brunyer mourut le 14 juillet 1665, âgé de 91 ans. Robert Morison, né à Aberdeen en Écosse, en 1620, se livra, jeune encore, à l'étude des mathématiques, de la médecine et sur- tout de la botanique. Après la chute de Charles Ier, roi d'Angleterre , auquel il avait donné les plus grandes preuves de fidélité et de dé- vouement, il se réfugia en France, et alla continuer ses études à Paris ; en 1648 il fut reçu docteur en médecine à l'Université d’An- gers, et dès lors il se livra presque exclusivement à la botanique, I se lia d'amitié avec Vespasien Robin qui professait cette science au jardin du roi, à Paris, et à la recommandation duquel, Gaston, duc d'Orléans, l'atüra près de lui, et lui confia, vers 1649, la direction de son jardin de Blois, fonetion qu’il exerça pendant dix ans. Dans cet intervalle, il visita le Poitou, la Bourgogne, la Provence, le Lan- guedoe et surtout les bords de la Loire, recueillant partout des ob - servations et des plantes dont il enrichissait le jardin qui lui était confié, Après la mort de Gaston, Charles IT, roi d'Angleterre, se souvint de Morison qu'il avait vu à Blois, et l’invita à repasser dans ses états. Celui-ci se rendit près du roi, qui le nomma son médecin, et professeur royal de botanique à Londres. Reçu docteur à Oxford, en 1669, et nommé peu après professeur de botanique à l’Université de cette ville, il acquit promptement une grande célébrité. Ce fut alors qu'il publia son Hortus Blæsensis auctus, ou præludia botanica (3), ouvrage qui n'était en effet que le prélude d’un plus grand travail, mais intéressant en ce qu’il mentionne un grand nom- (1) Petit in-fol. de 68 pages. (2) In-fol. de 109 pages. — Tournefort (Hist. de PI., t. 1., p. 296) fait ob- server que c'est dans ce catalogue que se trouve mentionné, pour la première fois, l'Erigeron du Canada, l'une des plantes aujourd'hui les plus répandues ; il ajoute que, de son temps, la fradition conservée parmi les plus anciens botanistes de Paris, atlribuait à cette espèce une origine étrangère, en sorte que, si elle n'était pas aborigène des deux continents, ce serait du jardin de Blois qu’elle serait sortie pour infester l'Europe entière. r- (9, Poll in-8° de 5935 yages, Londres, 1669, INTRODUCTION. 21 bre de plantes observées dans nos contrées , en sorte qu'il peut être considéré comme la première esquisse d’une Flore des bords de la Loire. La première partie de cet ouvrage, dans laquelle on trouve pour la première fois la durée des plantes indiquée par des signes de convention , est une 3e édition du catalogue ou Hortus de Brunyer ; la seconde partie contient la description des espèces nouvelles éuu- mérées dans ce catalogue ; la troisième est une classification des plantes du jardin; la quatrième, intitulée Hallucinationes Gasp. Bau- hini, contient les erreurs de Bauhin que Morison à cru devoir relever. Gaspard Bauhin, en examinant les travaux de ses devanciers, les avait jugés avec rigueur et souvent avec peu de justice; Morison, à son tour, relève les erreurs de Bauhiu, mais il ne le fait pas toujours avec convenance. En général, l'urbanité et la modestie n'étaient pas les vertus dominantes des savants à cette époque. Morison , surtout, avait une vanité et une jactance dont on trouve souvent la preuve dans ses ouvrages. La cinquième partie des præludia est un dialogue dans lequel Morison donne sur sa Méthode, qu'il qualifie de naturelle, quelques idées qu'il développa plus tard. Il en avait une si haute opinion que, dans une de ses préfaces, il en compare l'invention à la découverte de l'Amérique ! Malgré ces défauts, Morison n’en fut pas moins un botaniste fort remarquable : sa Distribution des Ombel- lifères et son Histoire universelle des plantes (4), lui ont acquis une juste célébrité. Il ne put achever ce dernier ouvrage ; ayant été blessé dans la rue par le timon d’une voiture, il mourut le 10 novembre 1683. Plumier lui consacra un genre adopté par Linné, sous le nom de Morisonia. C’est un arbre d'Amérique, de la famille des Capparidées. Nicolas Marchant, docteur en médecine de l’Université de Padoue (2). aida Morison à augmenter le nombre des plantes du jardin bota- nique de Gaston. Après la mort de ce prince il alla à Paris, où l’on croit qu’il prit la direction du jardin du roi, qu'il enrichit d’une belle collection de plantes étrangères, provenant peut-être du jardin de Blois. Il fut le premier botaniste attaché à l'Académie des sciences , lors de la formation de cette compagnie en 1666. IL est auteur des descriptions de plantes publiées par l'Académie, sous le nom de Do- (1) Plantarum historia universalis Oxoniensis seu herbarum distributio nova. Oxomi 1715, deux vol. in-fol. avec 302 planches contenant 3,523 figures réduites. On trouve dans cet ouvrage un grand nembre d'indications qui prouvent que Morison est l'inventeur de plusieurs espèces rares, qu'il dit avoir observées autour de Blois, à la côte de Chailles, au pare de Chambord, aux bords de la Loire, ete., et qui se trouvent encore aujourd’hui dans les mêmes localités. (2) IL paraît qu'il exerçait aussi la pharmacie, puisque Morison, dans une lettre adressée à ses collègues, le nomme N. Marchant, apothecario botanico. 22 INTRODUCTION. dart, en 1676, in-folio. Il en apportait à toutes les séances: Les mémoires de cette société contiennent plusieurs de $es observations : ik laissa plusieurs manuscrits, entre autres une Flore parisienne, «et mourut en 1678. à ‘ Son fils, Jean Marchant, fut reçu la même année à l’Académie, prô- bablement à la place de son père. Il donna un grand nombre de des- criptions de plantes et d'observations insérées ou mentionnées dans le recueil de l’Académie depuis 1678 jusqu'en 1735: Ce fut lui qui consacra à la mémoire de son père, sous le nom de Marchantia, un genre de plantes cryptogames de la famille des Hépatiques. Il mourut en 1738. Un magistrat illustre, Michel Bégon, né à Blois en 1638, occupa de hautes fonctions dans la marine, sous Louis XIV, tant en Franee qu'aux colonies, il fut un zélé promoteur de la botanique qu'il cultiva lui-même. Plumier, qui avait reçu des marques de sa bienveillance, pendant son séjour à St.-Domingue, lui dédia un genre de plantes d'Amérique sous le nom de Begonia. Bégon mourut le 4 mars 110 à Rochefort, où il était intendant de la marine, et où il avait créé un Jardin de botanique. Michel-Louis Reneaulme, de la Garenne (1), arrière-petit-fils dé l'auteur du Specimen, né à Blois vers 1675, fut reçu docteur à Paris en 1700, et de l’Académie des sciences en 4699. Jeune encore, il sut mériter l'estime de Tournefort, qui en parle avec éloge (2), et ce fut peut-être à l'amitié qu'avait eue pour lui cet illustre botaniste, qu'il dut d’être chargé par l’Académie de publier les manuserits que lamoñft l'avait empêché d'achever. En 1709 il fit connaitre le plan qu'il se proposait de suivre pour cette publication, qui devait rempliw25 volu- mes, et depuis lors on n’entendit plus parler de ce projet. Eui-même ne marqua son existence que par quelques mémoires insérés dans ceux de l’Académie. Il mourut le 27 mars 1739. Son frère, Paul-Alexandre Reneaulme, né à Blois vers 1672, chia- noine régulier de Sainte-Genèviève de Paris, mort en 4749 prieur de Theuvy, près Chartres, eultiva aussi les sciences, et s'était formé une magnifique bibliothèque. 1 publia en 1740 un Projet de bibliothé- que universelle, dessein immense, qui supposait les connaissances les plus étendues et les plus variées : il en avait achevé, après vingt ans de travail, 3 volumes in-folio, qui ne furent point rendus publics. (1) Et non de la Garance, comme on le lit dans quelques biographies ; la Ga- renne est un domaine situé près de Blois, qui a appartenu longtemps à cette famille, et où L. Rencaulme fit plusieurs expériences de physique végétale. (2) Magnas avilæ virtulis spes faciens. Tourn. lnstit. Explicat. Nom. Seript. INTRODUCTION. 23 Jean-Étienne Guettard, né à Étampes, le 22 septembre 1715, fut initié de bonne heure à la botanique par son aïeul maternel Deseu- rain, savant pharmacien d’Étampes, qui ayait rédigé une Florule des * environs de cette ville. I alla ensuite perfectionner ses connaissances à Paris, où il reçut les leçons de Réaumur et de Bernard de Jussieu. L'élève n’était pas indigne de ces maîtres illustres, et il se signala cemme eux par un rare talent d'observation. Admis à l’Académie des seiences en 1734, il enrichit les mémoires de cette société d’un grand nombre de travaux originaux sur la botanique et la minéralogie. On lui doit des détails sur l'exploitation des Ocrières de Bitry en Niver- nais (1). Ses Observations sur les plantes, en 2 volumes in-12, publiés à Paris en 1767, contiennent la Flore des environs d’Étampes, à la- quelle il joignit des faits relatifs à la botanique de l’Orléanais et de quelques autres points du Centre de la France, tels que le Nivernais et les bords de la Loire, qu’il avait explorés. A ses propres observa- tions , il joignit celles qu’il trouva consignées dans un manuscrit ré— digé par M. de Cambray, maître des eaux et forêts de la généralité d'Orléans, augmenté par le savant Duhamel, et qui, plus tard, fus aussi souvent cité pas l'abbé Dubois dans sa Flore de l’Orléanais. La riche localité de Malesherbes qui, dans ces derniers temps, a fourni taut de curieuses découvertes aux botanistes, avait été déjà explorée par le célèbre Barrelier : Guettard v constata de nouveau la présence d’un grand nombre de plantes que l’on y rencontre encore aujourd'hui. C’est dans ses observations qu’il fit connaître ses travaux vraiment neufs et originaux sur les glandes des végétaux. On trouve la première esquisse d’une Flore orléanaise dans cet ouvrage qui mérite encore d’être consulté. On y voit aussi indiquées , pour la première fois, quelques plantes remarquables qui ont échappé à l'abbé Dubois, mais que l’on a retrouvées dans ces dernières années. Guettard mourut à Paris le 8 janvier 1786. Linné, digne appréciateur du mérite, lui avait consacré déjà depuis longtemps, sous le nom de Guettardia, un geure d’arbrisseaux exotiques de la famille des Rubia- cées. Laurent-Germain Mérat, né à Auxerre en 1712, se livra à l'étude de la pharmacie et surtout de la botanique, science vers laquelle un goût prononcé l’entrainait. Élève distingué d'Antoine et Bernard de Jussieu, il sut mériter leur estime et leur amitié, il avait fait de tels progrès dans l’étude du dessin, sous le célèbre Aubriet, que ces illus- tres professeurs proposèrent de l’adjoindre, comme botaniste de ssi- nateur, à l'expédition scientifique des membres de l’Académie des (1) Mém. de l’Acad. des sciences, année 1762. 24 INTRODUCTION. sciences dirigée par La Condamine; mais l’amour des plantes l’avait entraîné dans les Alpes, on ne put le trouver à Paris pour lui confier cette fonction. Il parcourut alors diverses parties de la France et de l’Europe. et revint riche de connaissances, exercer la pharmacie à Auxerre. Son jardin renfermait un grand nombre de plantes rares. Il mourut le 14 mai 1790, âgé de 78 ans. Mérat à laissé un Botanicon des environs d'Auxerre, où Histoire des plantes qui naissent dans le comté Auxerrois et dans ses environs, manuscrit in-8°, d'environ 400 pages, sous la date de 1768. En tête du volume est une notice sur l’auteur, par P.-G. Mérat, son fils aîné, curé de Chitry, et dont j'ai extrait ce qui précède. L'ouvrage est précédé de notions générales, offrant la définition des termes de botanique, et de six planches destinées à faire comprendre ces définitions. De ces planches, copiées sur celles du Philosophia botanica de Linné, deux sont dessinées au crayon et retouchées à la plume par l’auteur, et les quatre autres, dessinées à la plume, sont l'ouvrage de J. Baumé, son ami. La Flore est classée d’après la méthode de Tournefort, les noms sont exprimés par les phrases de ce botaniste, ou par celles de la première édition du Species de Linné. Les propriétés de chaque plante sont énumérées, et quel- ques-unes sont accompagnées de l'indication de leurs localités. Cet ouvrage serait fort recommandable, si toutes les plantes qu’il énu- mère appartenaient aux environs d'Auxerre, mais l’auteur, qui avait beaucoup observé, se plut à entasser dans ce livre un grand nombre de plantes étrangères à cette contrée (1), et même des espèces exoti- ques auxquelles il assigne des localités particulières, soit par suite d'erreurs de détermination, soit plutôt parce qu'il les avait semées ou plantées aux lieux qu’il indiquait, supercherie dont plus d’un floriste s’est rendu coupable. Ces additions erronées (2) nous ont empêché d'admettre les indications contenues dans ce manuscrit; mais il nous (1) On peut regarder comme telles les Spiræa Aruncus, Hypericum Ascyrum, Saxifraga Cotyledon et autumnalis, Sempervivum globiferum et arachnoï- deum, Astrantia major, Acorus Calamus, etc., qu'il signale aux environs d'Auxerre, et que nous y avons inutilement cherchées. (2) J'avais employé une expression plus énergique dans la première édition, et M. F:-V. Mérat, à qui je devais la communication de ce manuscrit, en a pris texte pour m'adresser le reproche de m'être approprié furtivement les indications de son aïeul; il a consigné cette singulière accusation dans le 73e vol. de la Bio- graphie de Michaud, p. 452, et l’a répétée dans des termes inqualifiables, dans une publication intitulée Revue de la Flore parisienne (Paris, 1843). J'a ré- pondu à ces divers articles dans le supplément au Catalogue des plantes des environs de Paris, publié la même année par MM. Cosson et Germain, p. 19 à 99. INTRODUCTION. : 25 a pourtant été utile en nous faisant connaitre les localités qu’il con- venait d'explorer de préférence, et les recherches que nous y avons faites ont souvent été couronnées de succès. Malgré ce grave défaut, Mérat n’en doit pas moins être considéré comme le créateur de la Flore d'Auxerre, et son travail pourrait être utile aux botanistes qui, dans la suite, feront dans cette contrée des recherches plus prolon- gées? mais ses indications ne devront être admises qu’à titre de ren- seignements sujets à vérification (1). Tandis que Mérat écrivait l’histoire des plantes des environs d’Au- xerre, Durande, médecin de Dijon, s'occupait de celles des autres parties de la Bourgogne. Sa Flore de Bourgogne, publiée en 1782, en 2 vol. in-8°, est généralement connue. Admettant, sur la foi de ses correspondants ou de ses devanciers, un grand nombre de plantes dont il ne prit pas le soin de constater l'existence, Durande introdui- sit dans sa Flore des espèces étrangères à cette contrée, et contribua ainsi à propager des erreurs qui, malheureusement, se trouvent répé- tées dans la Flore française. C’est ainsi que les environs de Sémur, qui rentrent dans notre rayon, furent gratifiés de plusieurs espèces rares, qui depuis n’y ont point été observées, et qui probablement n’y ont jamais été spontanées. Durarnide mourut à Dijon, en 1794, après avoir beaucoup contribué à répandre le goût de la science dans ce pays (2). En 1739 une commission d’académiciens français fut chargée de faire de nouvelles observations pour vérifier la méridienne de Paris : Louis-Guillaume Lemonnier (3) leur fut adjoint pour recueillir des observations de botanique. Gelles qu’il eut occasion de faire sur les plantes du Berry furent insérées dans le 4° volume du Dictionnaire (1) Pierre-François-Albéric Deville, né à Angers le 15 avril 1774, fut nommé au concours, en l'an vr (1798), professeur d'histoire naturelle à l'École centrale d'Auxerre. Les mémoires du Lycée de cette ville contiennent plusieurs notes de lui sur divers sujets d'histoire naturelle. On lui doit aussi la Botanique de J -J. Rousseau (1 vol. in-12), recueil de ce que cet écrivain a laissé sur cette science, avec des notes fort intéressantes. Il est auteur, en outre, de quelques morceaux de littérature légère : il est mort du choléra, à Paris, le 25 avril 1832. (2) La Flore de la Côte-d'Or, publiée en 1831 par MM. Lorey et Duret (2 vol. in-89, fig. Dijon), rectifie en grande partie les erreurs de Durande, et nous avôns emprunté quelques indications à cet ouvrage, avec d'autant plus de confiance que nous avons reçu de M. Fleurot des échantillons de la plupart des espèces citées. Nous avons publié, en 1850, une Notice biographique sur l'excellent et regrettable professeur Fleurot. (Bull. Soc. indust. d'Angers, t. 21.) (3) Né en 1717, membre de l'Académie des sciences, premier médecin de Louis XVI, et mort en 1799. 26 . INTRODUCTION. de Buchoz (1). Cette liste, dans laquelle les plantes sont désignées par les noms de Tournefort, est certainement ce qu'il y a de plus exact et de plus rationnel dans cet insignifiant et mauvais ouyrage. Presque toutes les espèces qu’il indique ont été retrouvées dans les mêmes localités, et c’est à Lemonnier qu’il faut rapporter la première décou- verte, dans les environs de Bourges, de quelques plantes assez rémar- quables, entre autres du Potentilla Vaillantii et surtout de ce Spiræa cbovata qui, retrouvé longtemps après, excita l’étonnement des bota- nistes. Antoine Delarbre, né à Clermont le 45 janvier 4724, étudia la mé- decine et la botanique à Paris sous la direction de Bernardde Jussieu; de retour en Auvergne en 1749, il parcourut les diverses parties de cette province, recueillant les nombreuses observations d'histoire naturelle que lui offrait un si riche théâtre d'explorations. En 1784 il fonda à ses frais le jardin botanique de Clermont, et y donna des cours publics. En 1797 il publia la première Flore d'Auvergne (2) dans —Jaquelle les plantes sont raugées par ordre alphabétique ; trois ans plus tard il en donna une seconde édition (3), classée d’après l’ordre des familles naturelles, et assez soigneusement travaillée, mais qui se ressent de l’âge très avancé de son auteur. Plusieurs espèces qu’il donne comme nouvelles n’ont pu être reconnues, il lui est échappé aussi de graves erreurs de détermination (4). Plusieurs genres nou- veaux institués par lui n’ont pas été adoptés, un, entre autres, établi sur le Raphanus Raphanistrum, était dédié à son ami Durande sous le nom de Durandea. Delarbre, dans cet ouvrage, fit connaître plusieurs localités du département de l'Allier. Les environs de Gannat avaient déjà été explorés par le docteur Antoine Charles (5). Un herbier con- sidérable, formé par ses soins, était devenu la propriété de l'Acadé- mie de Clermont, et Delarbre y avait déposé les produits de ses explorations ; aussi déplore-t-il souvent dans sa Flore la perte de cet herbier dispersé par les Vandales de 1793. Frappé de cécité, il con- serva l'amour des plantes jusqu’à la fin de sa longue carrière, qui se termina au commencement de 4813. M. Aug. de”Saint-Hilaire lui à consacré, sous le nom de Larbrœæa, une plante abondante dans nos (4) Dictionn. des plantes et arbres de France, 4 vol. in-80. Paris, 1771. (2) Flore d'Auvergne, 1 vol. in-80. Clermont, 1797. (3) Flore de la ci-devant Auvergne, 2 vol in-80. Clermont, 1800. (4) C'est ainsi qu'il dit avoir vu, près de Bourges et dans le Bourbonnais, le Lagæcia cuminoïdes, plante d'Asie et d'Espagne. (5) Né à Gannat, le 47 octobre 1656, et mort le 25 septembre 1742; il fut ami des Jussieu, de Vaillant, Tournefort, Geoffroy, etc. INTRODUCTION. 27 mohtagnes ét qui forme, dans notre Flore, une section du genre Stel- laire. Gilbert Troufflaut naquit à Nevers le 42 février 1736. Son père, ori- ginaire de Langres et organiste de la cathédrale, désirant ne rien négliger pour son éducation, l’envoya faire ses études à Bourges, où il eonnut, en 4752, un abbé Goumet, grand amateur d'histoire natu- relle, et qui sut lui en inspirer le goût. Troufflaut ayant embrassé l’état ecclésiastique, devint chanoine de Saint-Gildard, près Nevers. La littérature, les antiquités (4), la musique et les diverses branches de l’histoire naturelle étaient le sujet de ses occupations habituelles. Trop éclairé pour n'être pas tolérant, il savait concilier les croyances et les devoirs de son état avec les idées philosophiques de son siècle. Aussi lorsque 4.-J. Rousseau séjourna à Nevers, s’empressa-t-il de accueillir et de lui faire les honneurs de la Flore nivernaise. La révolution vint le priver de son bénéfice, mais Troufllaut qui, sans en prévoir les excès, comprenait la haute portée de ce grand mouvement de régénération sociale, s’y montra d'autant moins hostile qu'il y voyait la réalisation des illusions dont il s'était bercé depuis longtemps. Sur le rapport de Boisset, la Convention avait décrété établissement d’un jardin botanique dans chaque chef-lieu de département : c’était depuis longtemps le vœu de Froufllaut, aussi fut-il le premier à pro- voquer la fondation de celui de Nevers (2), qui lui permit d'ouvrir un cours de botanique et de diriger les herborisations publiques. Le dis- cours (3) qu'il prononça à l'ouverture de son cours, en l'an IE, s'ilne prouve pas des connaissances profondes, est du moins un monument de son zèle pour la science. Dans ce discours, où l’on trouve des traits du style emphatique de l’époque, le profésseur sut intéresser ses auditeurs en leur énumérant un grand nombre de plantes indi- gènes qui, suivant lui, pouvaient remédier à l’horrible disette de ces temps désastreux. Aussi, sur un rapport présenté à la Société popu- laire de Nevers, par Aristide Passot, ce discours fut-il jugé propre à propager des connaissances utiles à la conservation de l'homme, et comme tel, imprimé sur la caisse des riches, par ordre de Noël Pointe, repré- (1) Il avait rédigé un recueil des inscriptions et épitaphes de toutes les églises du Nivernais. Ce manuscrit, qui serait précieux aujourd'hui, fut sacrifié pendant la révolution. : (2) I fut établi dans l’enclos des Minimes, près la caserne, mais il ne survécut pas à la chute des Ecoles centrales. (3) Discours sur la botanique pour l'ouverture du cours de cette science, établi à Nevers en faveur des élèves, des citoyens philanthropiques et des amateurs, in-8° de 76 pages. Nevers, an 11. 28 INTRODUCTION. sentant du peuple (1). À la création des écoles centrales (24 octobre 1795) qui donnait aux sciences un essor malheureusement trop tôt comprimé, Troufflaut fut appelé à occuper la chaire d'histoire natu- relle, qu’il conserva jusqu’à l'époque de leur suppression. On compte parmi ses élèves plusieurs hommes de mérite, au nombre desquels on peut citer P. Gillet, auteur d’Annuaires intéressants pour le Ni- vernais; Guillaume, médecin en chef de l’armée d'Italie; Jean-Bap- tiste-Francois Leveillé (2), auteur d’un grand nombre d'ouvrages de médecine; Ogier (3), inspecteur des académies de Strasbourg, Metz et Bourges; Pierre-François-Marie Bourdet (4), auteur de quelques travaux sur la géologie, etc. — Cependant le culte catholique venait d’être rétabli, et Troufflaut, dont la vie avait été pure de tout excès, pouvait reprendre sa place dans le sanctuaire. Nommé chanoine ti- tulaire de la cathédrale d’Autun, à la fin de 1809, il alla habiter cette ville l’année suivante, et il y mourut le 1er février 1820, âgé presque de 84 ans. Plusieurs académies ou sociétés savantes de Paris, Lyon, Mâcon, Autun, l'avaient admis dans leur sein. Toute sa vie il avait nourri le projet de publier une Flore du Nivernais : il avait réuni à ses recherches propres, celles de ses élèves et d’un savant distingué, Louis Reynier, (5), qui pendant longtemps habita le département de la Nièvre. Je n'ai pu savoir s’il avait rédigé cette Flore dont il fait souvent mention dans les notes qu’il a laissées, mais peut-être est-il heureux qu’il ne l'ait pas publiée. Troufllaut avait plus d’érudition que de science réelle. La confiance qu'il avait aux livres nuisait aux observations qu’il eût pu recueillir dans la nature. Compilateur infa- tigable, il ne se lassait pas de copier de longs passages de ses auteurs favoris, et revenait $ans cesse sur les sujets les plus rebattus. Ses notes manuscrites, mises obligeamment à notre disposition par sa famille, ne nous ont offert qu’un très petit nombre de renseignements utiles. - François-Noël-Alexandre Dubois, né à Orléans le 9 septembre 1752, professa la physique et les mathématiques au petit séminaire de cette ville, et devint ensuite chanoine théologal de l’église cathé- drale de Ste-Croix. Vers la fin de la révolution il fut nommé démons- (1) Arrêté du 12 nivôse, an 11. (2) Né à Ourouer (Nièvre) le 25 août 1765, mot à Paris le 13 mars 1829. (3) Amateur de botanique, il fut toute sa vie en correspondance avec Henri Cassini, qui lui dédia une composée de la Guiane {Ogiera triplinervis). (4) Né à Saint-Parize-le-Châlel (Nièvre) le 25 avril 1785, mort à Paris le 20 décembre 1824. (5) N6 à Lausanne en 1762, mort dans la même ville le 17 décembre 1824 INTRODUCTION. 29 trateur du jardin des plantes d'Orléans, ouvrit un pensionnat qui s’accrut rapidement, et se livra à la prédication. La Flore de l'Or- léanais, qu'il publia en 1803 (1), est ençore journellement entre les mains des élèves. L'application qu'il fit un des premiers, dans une Flore locale, de la méthode analytique, fut le principal élément du succès de cet ouvrage. Il conduit en effet avec une grande facilité aux noms des plantes, mais ces noms ne sont pas toujours vrais et justes, et l'absence totale de descriptions ne permet pas à l'élève de vérifier l'exactitude de ses déterminitions. Dubois, livré à ses propres res- sources, commit des erreurs assez nombreuses (2) : la plupart des espèces qu’il donne comme nouvelles, ou étaient déjà décrites, ou ne sont que de légères variétés d’autres espèces déjà connues, et son livre, loin d’énumérer toutes les plantes de l’intérieur de la France, ne présente qu’un tableau incomplet de celles de l’Orléanais. Malgré ces défauts, Dubois n’en fut pas moins un botaniste fort estimable; on doit lui tenir compte des difficultés qu'il avait à vaincre : seu, n'ayant à sa disposition qu’un petit nombre d'ouvrages, à une époque agitée, où la science n’était pas aussi généralement cultivée qu’au- jourd’hui, il était diflicile qu'il fit mieux, et peut-être même doit-on s'étonner qu’il ne se soit pas trompé plus souvent. Il n'appartient à personne de se préserver entièrement des erreurs, le mensonge et la mauvaise foi scientifique méritent seuls un bläme sévère, et ce reproche que nous avons eu occasion d'adresser à d’autres botanistes n’est pas applicable à Dubois. Les plantes qu’il indique, ou du moins celles qu'il crut reconnaitre, avaient réellement été observées aux lieux où il les signale, sauf quelques-unes qu'il crut devcir admettre sur la foi d’un ancien manuscrit. En un mot, ce livre, à part les erreurs involontaires de l’auteur, doit être ranzé dans le petit nombre des ouvrages véridiques et consciencieux. Dubois publia quelques bro— chures étrangères à la botanique, et mourut à Orléans le 2 septembre il est auteur de piusieurs ouvrages importants sur l'agriculture des anciens peuples. Son herbier Clait considérable, il doit offrir un grand nombre de plantes de la Nièvre. (1) Méthode éprouvée avec laquelle on peut parvenir facilement, et sans maître. à connaître les plantes de l'intérieur de la France, ete., 1 vol. in-8o de xy — 992 pages. Orléans, an X1, et, saus un nouveau titre, Paris, 1825. (2) La Flore française de Decandolle, peu heureuse dans les emprunts qu'elle a faits à ses devanciers, répète la plupart de ces fausses indications. C’est ainsi que les Afriplez littoralis, Scilla liliohyacinthus, Seseli elatu , Gnaphalium arenarium, Scolymus maculalus, ete., sont autant d'erreurs que nous avons reclifiées dans notre Flore, en citant le N° de la Flore orléanaise, toutes les fois que sa synonyiie n'est pas en rapporl avec la nôtre, 30 INTRODUCTION. 1824. Robeït Brown donna le nom de Duboisia à un genre de plantes de la famille des Scrophulariacées. Après la mort de Dubois, un libraire de Paris ayant acquis sa Flore, la présenta comme nouvelle édition, avec un faux titre, sous la date de 1825. L'ouvrage étant entièrement épuisé, on en donna une seconde édition en 1833, sans ÿ faire d’autres changements que célui du nom des mois du calendrier républicain remplacés par ceux du calendrier Grégorien. Cette publi- cation n'étant qu’une spéculation intéressée, on ne s’occupa pas dé mettre l'ouvrage au niveau de la science actuelle, et l’on ne profita pas des additions consignées dans les intéressantes notices publiées par M. de Tristan (1), et surtout par M. Aug. de Saint-Hilaire (2). Jean-François Simonnet, né à Moulins-Engilbert (Nièvre) en 1764, docteur en médecine de la Faculté de Montpellier, étudia la botanique sous le célèbre professeur Gouan. Doué d’un talent particulier pour l'observation, il se Livra avec zèle à la recherche des plantes du Ni- vernais dont il se proposait de rédiger la Flore, ce qu’il eût pu faire avec succès. Quoiqu'il soit rarement nommé dans la Flore française, il avait pourtant communiqué à Lamark, avant la publication de cet ouvrage, un grand nombre de plantes intéressantes, surtout en eryp- togamie. J’ai sous les yeux un manuscrit de sa main, intutilé Flore de la Nièvre, qui contient l'indication de 1,392 espèces, y compris les. cryptogames. Malheureusement ce n’est qu'un catalogue dépourvu d'indications de localités, et qui énumère quelques espèces dont l'existence est pour nous d'autant plus problématique qu’il est im- possible de la constater aujourd’hui, Simonnet n’ayant pas laissé de collections en ordre. Les plantes qu’il avait récoltées, abandonnées dans des livres, se sont perdues en grande partie, en sorte que ses observations continuées pendant 50 ans sont tout à fait sans résultat pour la science. Quelques indications qu’il nous avait données de vive voix nous font regretter celles qu’il eût pu nous fournir, si une né- gligence, si blämable dans un homme supérieur, ne l’eût empêché de déposer ses observations dans son herbier. Homme spirituel et litté- rateur plein dé goût, Simonnet fut regretté de tous ceux qui l'avaient connu. Cruellement tourmenté depuis longtemps par une affection (1) Mémoire sur la situation botanique de l’Orléanais et sur les caractères de la Flore orléanaise, in-80. Orléans, 1810. (2) Notice sur soixante-dix plantes trouvées dans le département du Loiret, etc., in-80. Orléans, 1812. Les autres travaux de ce savant membre de l'Institut, mort en 1853, sont étrangers à notre sujet, et trop haut placés dans la science pour qu'il soit nécessaire de les rappeler ici. — Je ne crois pas devoir mentionner ici la prétendue troisième édition de la Flore de Dubois, éfendue à toute la France, qui ne fat qu'une spéculation peu heurense faite sur Je nom de notre auteur, INTRODUCTION. 31 caleuleusé, il succomba à la suite d’un rigoureux hiver, le # mars 1830, âgé de 69 ans. Julien Lefrou, né au Cercueil, dans le Perche (département de l'Orne), le 9 avril 1771, se livra dès sa jeunesse à l'observation des plantes, vers laquelle il se sentait entraîné par une inclination natu- relle. Placé en 4809 comme desservant à Fontaine en Sologne, puis en 1820, nommé curé de Cour-Cheverni (Loir-et-Cher), il fut frappé du caractère tranché que présente la végétation de la Sologne, et résolut d’en faire une étude approfondie ; mais bientôt il s’aperçut que les études d'histoire naturelle qui ne sont pas appuyées sur une collection, sont vaines et sans résultat, et il s’occupa de former un herbier, Pendant dix-sept années il consacra à cette occupation, tous . les loisirs que lui laissaient les fonctions de son ministère, récoltant toutes les productions végétales qui s’offraient à ses recherches, et les accompagnant de notes qui indiquent un observateur habile et con- seiencieux. Aussi lorsque le congrès scientifique se réunit à Blois, en 1856, Lefrou put répondre à l'appel fait aux botanistes de Loir-et-Cher, et présenta, en son nom et en celui de M. le docteur Blanchet, qui lui avait communiqué le résultat de ses explorations, le catalogue des plantes de ce département. Ce catalogue (1), rédigé avec beau- coup de soin et de conscience, offre des indications précieuses, et complète surtout, de la manière la plus heureuse, les documents que lon possédait sur la végétation de la Sologne. L'auteur avait profité des communications de quelques botanistes, parmi lesquels on péut citer le malheureux Aucher-Eloy (2), et MM. Alonzo Péan et Charlot, qui eux-mêmes ont publié une notice intéressante sur le canton de Saint-Aignan (3). Il réunissait des matériaux pour un supplément à (1) Catalogue des plantes qui croissent spontanément dans le département de Loir-et-Cher, in-80. Blois, 1837. (2) Pierre-Martin-Rémy Aucher, né à Blois, le 2 octobre 4793, s'était proposé de travailler à la Flore de Loir-et-Cher, lorsque entraîné en Orient par une suite de circonstances peu heureuses, il entreprit seul, et presque sans ressources, des recherches gigantesques qu'il étendit de l'Archipel grec jusqu'en Égypte et jus- qu'aux extrémités de la Perse; ce fut là qu'épuisé par des fatigues et des souf- frances inouïes, il succomba à Ispahan, le 6 octobre 1838. On peut lire le récit des événements dont sa vie a été traversée, tracé par lui-même, et eonstater l'importance de ses découvertes, dans les Relations de Voyages en Orient, puü- bliées par M. le comte Jaubert (Paris, 1843, 2 vol. in-8°, ehez Roret). En diri- geant à ses frais cette publication, M. Jaubert a gravé glorieusement son nom sur le monument qu'il élevait à la mémoire d'Aucher; cette œuvre, qui ne pouvait avoir pour mobile ni une spéculation d'intérêt, ni des considérations d'amour- propre , laisse à son auteur tout le mérite d’une bonne et généreuse action. (3) Notice sur le canton de Saint-Aignan, in-8°. Blois, sans date (1837), 92 INTRODUCTION, son catalogue, lorsqu’au mois d'août 1837, une attaque d’apoplexie vint paralyser une partie de ses facultés intellectuelles et lui enleva l'usage de la parole. Retiré à Blois, et ayant éprouvé quelque amélio- ration, il employait tous ses instants à parcourir son herbier, et goûtait encore par le souvenir, les jouissances qu’il avait éprouvées en découvrant ces plantes dont l’étude avait tant de charmes pour lui. Ce fut au milieu de cette douce occupation, qu’il suceomba le 6 juin 1840, laissant à ses ainis le souvenir d’un homme de bien et d’un savant modeste et sans prétentions. Son herbier contenait, outre la Flore de Loir-et-Cher, des plantes de plusieurs parties de la France envoyées par MM. Honorat de Digne, Lenormand, Daënen, Mme Cau- vin, etc., une très belle collection de plantes de Russie rapportées par M. Monin, la collection recueillie aux Canaries par Despréaux ;. quelques centuries de l'Unio d’Esslingen, etc. ; ces plantes font main- tenant partie de ma collection. N.... Pailloux, après avoir pris le grade de docteur en médecine à- la Faculté de Paris, exerça son art à Chambraud, puis transporta sa résidence à Ahun (Creuse). La science ne possédait alors presque auçun document sur la végétation de cette contrée; il prit à tâche de l’explorer, et consacra sa vie à cette œuvre patriotique ; c’est grâces à ses recherches aussi nombreuses qu'étendues, que le département de la Creuse à pu être représenté dignement dans la Flore du Centre, il a aussi fourni des notes à la Flore française de Mutel, et a résumé le résultat de ses découvertes dans un catalogue publié dans le 3me bulletin du tom. 1e" des Mémoires de la Société des sciences naturelles et d’antiquités de la Creuse. Ce catalogue (1) est suivi de quelques notes qui ne sont pas sans intérêt, et qui pouvaient faire espérer des observations plus étendues, si la mort ne l’eût enlevé, jeune encore, au commencement de l’année 1848. J.-B. Casimir Saul, né à Montpellier le 45 août 1801, amené fort jeune en Nivernais d’où son père était originaire, fit ses humanités avec succès au collége de Nevers. Une santé toujours délicate et (1) Note sur les plantes du département de la Creuse, in-8°. Guéret, 4843. Les bolanistes de Guéret ont complété ce travail par divers documents consignés en parlie dans le même recueil : 1° Supplément au Catalogue des plantes de la Creuse, par M. T. de Cessac, Guéret, in-80, mai 1854. 20 Plantes cellulaires de la Creuse (Bullet. juillet 1854) par MM. Dugenest, Monnet et Fillioux. 3° Sup- plément au Catalogue des plantes de la Creuse, par M. T. de Cessac (Bullet. août 1855). 40 Supplément au Catalogue des plantes phanérogames, par MM. Fil- lioux et Monnet (même Bull. p. 99 à 104). 5° Notes sur la Flore de la Creuse, par M. de Cessac, in-8°, octobre 1855. Ge Supplément aux Notes, réplique à M. de Cessie, par M. Monnet, in-8°, oclobre 1835, INTRODUCTION. ; 33 chancelante ne lui ayant pas permis d’embrasser une profession, il chercha à occuper ses loisirs en cultivant la botanique; la vue des plantes qui ornent nos campagnes lui inspira le désir de les connaître. et il commença de lui-même la formation d’un herbier exécuté avec le soin minutieux qu'il savait mettre à tout ce qu’il entreprenait ; ce fut alors'que la similitude des goûts nous rapprocha et que nous nous livrâmes ensemble à une exploration raisonnée des environs de Ne- vers. Plus tard, lorsqu'un collecteur dût être choisi pour explorer le département du Cher et les contrées voisines, ce fut à lui que fut confié ce soin, et les élégantes collections qu’il sut réunir prouvèrent la sûreté de son coup-d’æil et sa sagacité : la Flore du Centre lui dut une multitude d'espèces dont on ne soupçonnait pas même l’existence dans ces contrées. Aussi lorsque M. le Ct Jaubert entreprit son voyage à Constantinople, il crut devoir y associer Saul dont il avait été à même d'apprécier les excellentes qualités, ils explorèrent en- semble, Smyrne, Ephèse, la Phrygie, Olympe de Bithynie et d’autres localités célèbres, et Saul contribua puissamment à la récolte et à la préparation des richesses botaniques qui furent le fruit de ce beau voyage. M. Jaubert a attaché son nom à une Liliacée qu'ils recueil- lirent dans les montagnes de la Carie (1). Il se chargea plus tard de former un herbier pour le Musée de Bourges, et le soin avec lequel il sut remplir cette tâche seconda dignement les vues de notre savant ami. Cependant, soit qu’il fût découragé par l'isolement scientifique dans lequel il se trouvait à Nevers, soit que sa santé l’obligeñt à plus de ménagements, il renonça presque complètement à ces explorations qui avaient eu jadis tant de charmes pour lui. La suppression de la fonction d’inspecteur de la navigation qu’il occupait depuis quelques années, vint encore augmenter ses tendances à l'isolement, sa santé s’altéra de plus en plus, sous l’action peut-être de médications im- prudentes dont ses amis cherchaient en vain à l’éloigner, et, après de longues souffrances, il succomba Le 18 mai 4850 Quelques articles d’une facture agréable, insérés dans les journaux de la Nièvre, prouvent qu’il eût pu écrire avec succès. Un amateur distingué, M. Trochereau, conserve religieusement son herbier. Pour moi qui ai reçu tant de preuves de son dévouement et de son affec- tion, j'en conserverai jusqu’à la fin le souvenir et sa douce mémoire ne s’éteindra point dans mon cœur.” Les travaux de tant de botanistes recommandables étaient, pour ainsi dire, oubliés ou perdus pour la science, personne n’ayant es- sayé de réunir en un seul ouvrage tous ces documents dispersés. Un (1) Botryanthus Sauli. Jaub. et Sp. Illust, pl, or. tab, 329. A. d, 31 INTRODUCTION. voyage fait, en 1827, dans le département de la Nièvre, m’inspira le désir d’en étudier la végétation : fixé dans ce pays l’année suivante, j'employai tous mes soins à en recueillir les productions végétales. Seul, ou en société de Casimir Saul, je parcourus, pendant plusieurs années, tous les environs de Nevers, puis successivement les diverses localités du Nivernais (1) et la chaîne des montagnes du Morvan: L’opuscule que je publiai sur cette contrée (2) offre le résumé d’une grande partie des découvertes faites jusqu’alors dans le département de la Nièvre. À cette époque, M. le comte Jaubert avait, depuis long- temps, exploré la partie du département du Cher la plus rapprochée de la Loire, et il se proposait de donuer au publie la liste de ses découvertes, lorsque les événements politiques l’appelèrent à des fonctions plus importantes et qui le mettaient à même de servir plus utilement son pays. Ne voulant point abandonner un projet qui lui était cher, M. Jaubert, en me transmettant les notes consignées dans son herbier, m’engagea à les joindre à celles que j'avais réunies de mon côté, et dès-lors nous résolümes d'entreprendre la Flore des départements de la Nièvre et du Cher. Les secours accordés à cet effet par le gouvernement furent consacrés, pendant deux années, à l'exploration du département du Cher et des contrées limitrophes. Le résultat de ces recherches confiées au zèle éclairé de Saul fut heu- reux, et ses riches découvertes allèrent au-delà de nos espérances: Cependant le programme (3) que nous avions publié avait produit d'heureux fruits; l’appel fait aux botanistes des pays voisins avait été entendu, et bientôt, de toutes parts, des amateurs instruits s’as— sociant à cette utile entreprise, nous adressèrent le résultat de leurs découvertes respectives. En présence de tant de faits intéressants, tous appuyés de preuves certaines, nous ne pouvions nous renfermer dans la circonscription que nous avions primitivement adoptée, et grâces à ce concours bienveillant de tant de personnes instruites, (1) Le département de la Nièvre a été pendant dix années le théâtre de pré- dilection de mes explorations. Je l'ai parcouru dans toutes les direction, n'ayant pour compensation dé mes fitigues qué la satisfaction d'être utile à la sciéncé. J'en ai réuni les plantes, en 1835, dans une collection déposée à la bibliothèque publique de Nevers, et contenue dans 8 vol. in-folio. J'ai eu quelquefois pour compagnons de mes excursions M. le docteur Heuillard d’Arey, de Clamecÿ, M. le colonel Caffort, M. le docteur Ernest Germain, et surlout MM. Henri Tro— chereau et de Moncorps dont l'amitié, née sous les auspices de la botanique, me läïsséra toujours le souvenir le plus doux et le plus honorable. (2) Voyage aux montagnes du Morvan, suivi d'observations sur les végétaux de cctte contrée, { vol. in-18. Nevers, 1832. (3) Programme de la Flore du Centre de la France, suivi du catalogue des plantes observées dans le rayon de cette Flore, ete,, in-8°, Nevers, 18395, INTRODUCTION. 90 grâces aux recherches que M. Jaubert fit continuer à ses frais sur différents points de la région centrale, nous pûmes présenter enfin une véritable Flore du Centre de la France (1). Nous avons fréquemment, dans le cours de cet ouvrage, cité les noms des personnes qui nous ont communiqué des documents utiles ; mais €’est pour nous un devoir agréable à remplir, de les rappeler ici et de leur témoigner un juste tribut de reconnaissance. En première ligne nous devons placer M. le comte Jaubert, à qui l’on doit l'exploration d’une partie du département du Cher, dont les collections et la riche bibliothèque nous ont été si utiles, et qui, dans le trop petit nombre d'occasions où nous avons pu recourir à ses lumières, nous a aidés à surmonter plusieurs difficultés avec cette rectitude de jugement, et cette promptitude de coup d'œil, si pré- cieuses chez un naturaliste. Ailleurs, peut-être, nous aurions pu trouver des secours du même genre, mais chez quel autre eussions- nous rencontré un tel désintéressement ? Quel autre eût jamais fait des sacrifices pécuniaires aussi considérables ? Si cet ouvrage a contribué à propager la science dans une contrée où elle était presque inconnue, c'est à ce digne Mécène qu'on en doit rapporter tout le mérite (2). Je crois devoir présenter ici la liste des personnes qui, à différentes époques, pour les diverses éditions de cette ee m'ont transmis le résultat de leurs observations. Messieurs : Bastard (3). — Plantes d'Auvergne ; Indre-et-Loire; Maine-et-Loire ; Loire-Inférieure. Berthiot. — Environs de Cluny et Charolles (Saône-et-Loire). (1) Deux vol. in-8°. Paris, 1840. — Pendant les huit années qui ont suivi cette publication, j'ai continué mes études sur les plantes de France, ét j'en ai consigné les résultats dans les bulletins de la Société industrielle d'Angers, tom. 15 (1844), tom: 17 (1846), tom. 18 (1847); dans les mémoires de la Société d'agriculture, sciences et arts d'Angers, tom. 6 (1847), et dans la Revue botanique de M. Du- chartre, t. 2 (1846-47); ces divers mémoires ont été imprimés à part et distribués aux botanistes avec lesquels j'entretiens des relations. Ces travaux et un grand nombre d’autres observations se trouvent fondus dans la seconde édition (2 vol. in-80. Paris, 1849.) — Depuis lors, de nouvelles études ont été consignées chaque année dans les bulletins de la Société industrielle d'Angers, de 1850 à 1855 , et - dans quelques autres recueils ; toutes ces notes sont résumées dans cette édition publiée à mes frais. (2) Les promoteurs des entreprises scientifiques ont droit à la reconnaissance de tous les savants, et Linné voulait qu'on les honorât d'une éternelle vénération. « Promotores sancti nobis habendi, qui privatis opibus arti opem tulerunt, » L. Critic. bot. No 237, (3) Mort en 1846, J'ai publié sa biographie en 1851, 36 INTRODUCTION. Blain, négociant à Moulins.— Plantes de l'Allier vérifiées par M. Saul. Blanchet, médecin à Ménars. — Environs de Blois. Blanchet, médecin à Tours. — Plantes d'Indre-et-Loire; communi- cation d'un'catalogue inédit des plantes d'Indre-et-Loire rédigé en commun avec M. Delaunay. Carion, médecin à Autun.— Plantes de Saône-et-Loire ; renseigne- ments de tous genres fournis avec autant de talent que de com- plaisance. Causse, médecin à Sceauve près Chavenon (Allier (1). — Plantes d'Auvergne et surtout de ses environs et de St.-Pourçain ; commu- hication d'un manuscrit intitulé Botanicon Elaverense, contenant le résultat de ses recherches dans l’Allier. Cauvin (Mme). — Plantes de la Sarthe. (herbier Lefrou.) Cessac (T. de). — Herbier complet des plantes de la Creuse. Chaboisseau (L'abbé). — Plantes de la Vienne. Charlot, alors pharmacien à St.-Aignan. — Communication de tout - son herbier recueilli en Loir-et-Cher. Chédeau.'— Plantes de l'Indre, Maine-et-Loire, Deux-Sèvres, Ma- yenne, etc. Coqueray (L'abbé). — Plantes d’Indre-et-Loire. Cosson (docteur), l’un des auteurs de la Flore des environs de Paris. — Plantes du Loiret, de Vichy, etc. De la Croix (L'abbé). — Plantes de la Vienne. Delastre, auteur de la Flore de la Vienne.— Plantes de la Vienne et de l'arrondissement de Gien (Loiret). Delaunay. — Notes sur la Flore d'Indre-et-Loire. Delavaux.— Collection recueillie à Avallon, communiquée par M. Thiebaud de Berneaud. -Denoue, alors professeur de physique au Lycée de Moulins. — Plantes de l'Allier. Déséglise. — Belles et riches collections du département du Cher et d'autres lieux. Desétaugs, conservateur du Musée de Troyes (Aube). -— Plantes d’Au- vergne, quelques-unes de la Nièvre, etc., en outre toutes les PRES notables de l'Aube. Diard (2).— Quelques plantes de Loir-et-Cher et de St.-Calais. Duclaux, juge à Laval. — Plantes de la Mayenne, communiquées par MM. Courtigné et Béraud. | (1) Mort le 4er janvier 1854. Son herbier est entre les mains de son neveu, M. Rodde, qui a bien voulu m'adresser une collection de plantes qu A4 en a extrailes, (2) Mort en 1851, INTRODUCTION. 37 Dubouché, botaniste à Paris (1). — Plantes du Loiret; communication d’un supplément inédit à la Flore de Dubois, et d'une liste de plantes trouvées dans la Haute-Vienne. Durand-Duquesnay, botaniste à Lisieux. — Plantes de l'Orne, envi- rons de Domfront, sources de la Mayenne. Fleurot, directeur du jardin botanique de Dijon. — Plantes de la Côte-d'Or. Gaudon (docteur). — Plantes de l'Indre. Germain (docteur), l’un des auteurs de la Flore des environs de Paris, = — Plantes du Loiret, de la Nièvre, du Cher, de l'Allier, etc. Grognot. — Plantes de Saône-et-Loire. Guépin, auteur de la Flore de Maine-et-Loire. — Plantes de Maine-et- Loire. Guéranger (Ed.). — Plantes de la Sarthe. Guyon (L'abbé). — Deux-Sèvres et Vienne. Huard (Alex.) (2). — Environs d'Angers. Jaubert. — Plantes du Cher, de l'Allier, d'Auvergne, etc. Je dois en outre aux dons généreux de M. Jaubert des plantes nombreuses du Midi, de l'Italie et surtout la belle collection recueillie en Asie mi- neure, dont plusieurs espèces nouvelles sont figurées dans les J/us- trationes plantarum Orientalium publiées par MM. Jaubert et Spach. Jordan, de Lyon. — Plantes des sources de la Loire, du mont Pilat, etc. J'ai reçu en outre de ce savant botaniste un nombre considé- rable de plantes du Lyonnais, du Dauphiné, des Alpes, des Pyré- nées, de la Provence, de la Corse, etc., et presque tous les types des espèces nouvelles qu’il à établies. De Jouffroy (Herman). — Plantes de l'Indre , surtout de la Brenne et de Clion. Jullien, directeur du jardin botanique d'Orléans. — Plantes du Loiret. De Lambertye. — Plantes de l'Allier, vallée du Cher, de sa source à Montluçon ; Auvergne, sources de la Loire, etc. En outre toutes les plantes notables de la Marne, types de l'intéressant catalogue pu- blié sur cette contrée en 1846. Lamotte, pharmacien à Riom. — Plantes d'Auvergne. Lamy (Ed.), de Limoges. — Ce savant, bien connu par ses études sur - là cryptogamie, détourné de la botanique par des intérêts" plus graves, m'a généreusement fait don des plantes phanérogames composant son herbier. Ses explorations avaient embrassé le dé- partement de la Haute-Vienne, la Corrèze, le Lot, le Puy-de-Dôme, (1) Mort en 1852. (2) Mort le 17 mai 1852. 38 INTRODUCTION. la Charente-Inférieure, etc. ; plusieurs envois lui avaient été faits par M. l'abbé Loubignac, de Brives, et par quelques autres ama- teurs. Lecoq, professeur d'histoire naturelle à Clermont-Ferrand. — Envois nombreux de plantes de l’Allier, du Puy-de-Dôme, du Cantal, de la Haute-Loire, etc. Ledantec. — Maine-et-Loire. Lefrou. — Loir-et-Cher. Legé (Emile). — Maine-et-Loire, Sarthe. Lelièvre, alors professeur au petit séminaire de Combrée (Maïne-et- Loire). — Quelques plantes de la Haute-Loire, Maine-et-Loire. . Lemaitre (1). — Exploration consciencieuse du canton de Vierzon (Cher). Lloyd, auteur de la Flore de la Loire-Inférieure et de celle de l'Ouest de la France. — Plantes de la Loire-Inférieure et d’autres points de la Bretagne ; recherches étendues dans le département de la Vienne. Lombard, — Plantes de la Côte-d'Or, surtout des environs de Saulieu et de la partie limitrophe de la Nièvre. | Maire, de Paris. — Plantes du Loiret, etc. Monin (docteur à Blois). — Communication d'un supplément inédit au catalogue de Lefrou; plantes de Loir-et-Cher recueillies par lui et par MM. Em. Desvaux, de Vendôme, Roger, Rimboux, curé de Pru- niers, etc. MM. Rimboux et Roger m'ont en outre communiqué quelques espèces, Neraud, de la Châtre (2). — Bassin supérieur de l'Indre. Pailloux. — Plantes nombreuses de la Creuse et de l'Auvergne. Pelletier, d'Orléans. — Plantes du Loiret. Pineau (docteur à Bourges). — Plantes du Cher, d'Indre-et-Loire, ete. Provost jeune. —: Maine-et-Loire. Ravin, pharmacien à Auxerre. — Yonne. Revel (L'abbé). — Plantes du Cantal, sources de l'Allagnon. Revellière, Eugène, de Saumur.— Plantes de Maine-et-Loire soigneu- sement préparées et étudiées. Rey, de St.-Amand. — Exploration du Cher en société avec M. Pi- neau. Rodde (docteur à St.-Pourçain). — Plantes de l'Allier et de l'Auvergne. Roussel de Vauzème. -— Plantes de la commune d’Alligny près Cosne (Nièvre). (1) Mort à 86 ans, le 4 mars 1854. (2) Mort en 1855. INTRODUCTION. 39 Sagot (Paul). — Plantes du midi de l'Yonne; renseignements exacts et précis. | Saul (Casimir), à Nevers. — Explorations sur tous les points de la ré- gion centrale, très belles collections. Sauzé (docteur à la Motte-St.-Héray). — Deux-Sèvres. Servant-Beauvais, à Moulins. — Plantes de Montluçon vérifiées dans son herbier par M. Saul et par moi. Seytre (L'abbé). — Beaujolaïs, Pilat, etc. Tourangin (Gust), à Bourges. — Exploration zélée du département du Cher, où M. Tourangin a su glaner encore un grand nombre d'es- pèces intéressantes. Dela Tremblais. — Plusieurs plantes rares du département de l'Indre. M. Saul a en outre recueilli des documents plus ou moins étendus dans les herbiers de MM. Leclerc. de Montbard, Lyonnet, de Semur (Côte-d'Or), Blandin, d’Aubigny et Callier, euré de Blet (Cher). J'ai indiqué dans le cours de l'ouvrage les noms de plusieurs autres per- sonnes qui m'ont transmis des renseignements isolés ; si j'ai omis d'en citer quelques-uns, c'est uniquement dans le cas où je n'ai pas été mis à même de vérifier l'exactitude de l'indication, soit sur le terrain, soit sur la plante récoltée. Enfin, j'ai retiré d'heureux fruits de la correspondance et des échanges de plantes que j'ai entretenus avec un grand nombre de botanistes recommandables de la France et de l'étranger. Mon herbier, enrichi par tant de communications importantes, m’a fourni de nom- breux sujets de comparaison, et j'en ai trouvé aussi de précieux dans l'herbier du jardin des plantes d'Angers formé par feu M. le docteur de Lens, et donné par sa famille à cet établissement. Je prie toutes les personnes que je viens de désigner et toutes celles qui, de près ou de loin, m'ont aidé de leurs avis, de recevoir l'expression de ma vive reconnaissance pour les secours qu'elles m'ont fournis : puissent-elles, en voyant l'usage que j'en ai fait, ne point les regretter, et continuer à im honorer de leur précieuse bien- veillance ! | Pour compléter la connaissance des documents écrits sur la végé- tation du bassin de la Loire, je vais rappeler les titres de ceux des ouvrages publiés sur chaque point de cette région qui ne sont pas déjà mentionnés dans cette introduction. Haute-Loire. — Flore du département de la Haute-Loire, par J.A. M. Arnaud, d.-m. 1 vol. in-8°, Le Puy 1825. C'est un simple cata- logue ; un supplément a été publié en 1830. 40 INTRODUCTION. LOIRE. — Voyage au mont Pilat, par Latourette, 1 vol. in-8, Avignon 1770. Flora Ligerensis, par J. Lapierre, de Roanne. Manuscrit sous la date de 1825, J'ai entre les mains ce manuscrit qui n’est qu'un catalogue énum érant 1450 espèces. Je n’ai pas cru devoir en rien extraire. Puy-DE-DÔME ET GANTAL.—Delarbre. Voyez ci-dessus, introduction,p. 26. Catalogue raisonné des plantes vasculaires du plateau central de la France, comprenant l'Auvergne, le Velay, la Lozère,les Cévennes, une partie du Bourbonuais et du Vivarais, par H. Lecoq et M. La- motte, 1 vol. in-8°, Paris 1848. J'ai emprunté des me LE : à cet excellent travail. Lamo tte, note sur le Papaver dubium de Linné, jure, 1851. — Notes sur quelques plantes nouvelles du plateau central de la France, in-8°, Clermont 1855. HAUTE-VIENNE. — Flore de la Haute-Vienne, par E. Lamy, in-12, Limoges 1856. (Catalogue extrait du Guide de l'étranger à Li- moges). | VIENNE. — Delastre, aperçu statistique de la végétation du départ. de la Vienne, brochure in-8°, Poitiers 1836 ; Flore du départ. de la Vienne, par C. J. L. Delastre, 1 vol. in-8°, Paris 1842. INDRE-ET-LOIRE. — Flore d'Indre-et-Loire, publiée par les soins de la Société d'agriculture de Tours, 1 vol. in-8°, Tours, 1833. SARTHE. — Maulny, plantes du Mans, 1 vol. in-12, Avignon 1786. Flore de la Sarthe et de la Mayenne, par N. Desportes, 1 vol. in-8e, Le Mans 1838. Notes sur la Flore de la Sarthe par MM. Diard et Guéranger, in-8°, Le Mans 1850. — Catalogue raisonné des plantes de St.-Calais et ses environs par M. Diard, in-8°, St.-Calais, 1852. ORNE. — Flore du département de l'Orne, par P. A. Renaud, 4 vol. in-8°, Alençon 1804. MAYENNE. — Catalogue des plantes du département de la Mayenne, par une société de botanistes. 1 vol. in-18, Laval 1838. MAINE-ET-LOIRE.—Herborisations dans le département de Maine-et- Loire par Merlet la Boulaye. 1 vol. in-18, Angers 1809. Essai sur la Flore du département de Maine-et-Loire par T. Bas- tard. 1 vol. in-12, Angers 1809. Supplément à l'Essai, in-12, An- gers 1812. INTRODUCTION. A Maine-ET-Loire. — Observations sur les plantes des environs d’An- gers par N. A. Desvaux, 1 vol. in-12, Angers 1818. Flore de l’An- jou par le même, 4 vol. in-8°, 1827 (1). Statistique de Mainc-et- Loire par le même, 1 vol. in-8, 1834. Flore de Maine-et-Loire, par J. P. Guépin, 1 vol. in-12, Angers 1830. Id. 2% édition, 1838. Id. Supplément, 1842. Id. 3 édition, 1845. Id. supplément, 1850. Id. 2e Supplément, 1854. LOIRE-INFÉRIEURE. — Floræ Nannetensis Prodromus, par Fr. Bo- namy, 1 vol. in-12, Nantes 1782. Id. addenda, 1785. Catalogue des plantes du département de la Loire-Inférieure par Pesnau, Nantes 1837. Lloyd (James). — Flore de la Loire-Inférieure, 4 vol. in-18, Nantes 1844. Id. Notes pour servir à la Flore de l'Ouest de la France, in-12, Nantes 1851-1852. Id. Flore de l'Ouest de la France, 1 vol. in-18, Nantes 1854. Plusieurs des ouvrages énumérés dans cette liste n’ont qu’un in- térêt purement historique ; les autres se recommandent par leur exactitude et le talent de leurs auteurs. F’aurais pu leur emprunter quelques espèces de plus pour ma Flore, je n’ai pas cru devoir le faire sans avoir les types de ces espèces sous les yeux: j'ai donc omis à dessein plusieurs documents, préférant travailler sur les ma- tériaux réunis dans mon herbier, matériaux qui, du reste, n'ont été fournis en partie par les auteurs eux-mêmes. (1) Les plantes qui ont servi de type à cet ouvrage constituent un herbier ap- partenant au jardin botanique d'Angers, NOTIONS ÉLÉMENTAIRES DE BOTANIQUE. 4. La Botanique est la science qui a pour objet l’étude des végé- taux. 2. Un vegetal est un corps organisé, vivant, susceptible de s'ac- croître et de se reproduire, mais dépourvu de sensibilité apparente et de mouvement volontaire. Û Le végétal se compose ordinairement de quatre appareils ou or- ganes principaux, qui sont: la racine, la tige, les feuilles et la fleur. RACINE. 3. La racine est cette portion du végétal qui, occupant sa partie inférieure, s'enfonce dans le sol et l’y tient attaché. On distingue ordinairement trois parties dans la racine + le collet, partie supérieure et intermédiaire entre la tige et le reste de la racine; le corps, partie moyenne; les radicelles ou le chevelu, ramifications déliées qui terminent le corps. 4. Les plantes qui fixent leurs racines dans la substance des autres végétaux, prennent le nom de parasites : tels sont le Gui qui croît. sur les arbres, la Clandestine, les Orobanches , qui croissent sur les racines de diverses plantes. On pourrait distinguer aussi sous le nom de pseudo parasites, les plantes qui, pourvues d’une racine particulière, ne peuvent végéter qu’autant qu’elles fixent des portions de cette racine sur celles des plantes voisines ; telles sont les The- sium, les Euphrasia, Melampyrum, Pedicularis, Rhinanthus, Euphragia et autres Rhinanthacées. . La durée des racines détermine nécessairement celle des plantes elles-mêmes : ainsi, on dit qu'une plante est : Vivace (%), lorsque périssant à la fin de l’été, elle renaît chaque année par ses racines, comme l’Oseille, la Pâquerette. Tous les végé- aux à tige ligneuse sont vivaces. NOTIONS ÉLÉMENTAIRES DE BOTANIQUE. 43 Bisannuelle (©), s’il lui faut deux ans ou à peu près pour parcourir le cercle de son développement: telles sont la Carotte, la Passe- Rose, etc. Annuelle (©), si elle naît et meurt dans le cours d’une année, ou moins : telles sont le Froment, le Pois, le Réséda. TIGE. 6. La tige est cette partie du végétal qui, faisant suite à la racine, tend à s'élever et sert de support aux différents organes dont la plante est pourvue. Les premières divisions de la tige se nomment branches, les divi- sions secondaires sont les rameaux. Le point de contact des rameaux ou des branches avec la tige, forme un angle qu’on nomme aisselle. La tige peut être herbacée ou ligneuse. Les végétaux herbacés sont ce que l’on nomme vulgairement herbes ou plantes : telles sont l'Oseille, la Laitue, le Réséda. 7. Les végétaux à tige ligneuse ou tronc, sont distingués en arbris- seaux, sous-arbrisseaux, arbustes et arbres. L'arbrisseau (frutex) n'offre pas de tronc distinct, mais il se com- pose de ramifications nombreuses et persistantes : telles sont le Rosier sauvage, l'Aubépine, etc. Le sous-arbrisseau {suffrutex) ne diffère de l’arbrisseau que par sa petite stature ; telles sont les Bruyères. L'arbuste offre un tronc ou tige distincte, et n’atteint que des pro- portions médiocres : tel est l’Oranger, le Camellia. L'arbre ne diffère de l’arbuste que par de plus grandes dimensions : le Chêne, le Hêtre, ete. 8. Les végétaux ligneux ont souvent la tige hérissée rl ou d’aiguillons. Les épines sont des excroissances dures et aiguës, adhérentes au tissu intérieur ou bois du végétal, comme dans le Prunellier, l'Au- bépine. Les aiguillons sont des excroissances aiguës, n’adhérant qu'à l'écorce ou à l’épiderme : comme dans les Rosiers et les Ronces. 9. Dans quelques plantes, la tige est souterraine et prend le nom de souche. Si cette souche est dans une position horizontale, ou ram- pante, on la nomme rhizôme, comme dans l’Iris germanique. 10. Le bulbe ou ognon, se compose d’une tige très raccourcie, sur- montée d’un bourgeon, et terminée par une racine. 41. Les bourgeons naissent à l’extrémité des branches, ou sur la 44 NOTIONS ÉLÉMENTAIRES tige elle-même: ils renferment les rudiments des feuilles et des fleurs. l Le bulbe est, comme nous venons de le dire , le bourgeon uniqué des plantes bulbeuses ; les écailles qui l’enveloppent ne sont - ment que les Endroits des feuilles. 12. Dans la catégorie des bourgeons, doivent rentrer les gemmes, sorte de masses charnues susceptibles de reproduire un nouvel individu. Tels sont les tubercules, quise développent sur les racines ou les tiges Souterraines de cértaines plantes; telles que la Pomme de terre , le Topinambour, la Saxifrage granulée : tels sont aussi les bulbilles qui s’observent sur plusieurs parties des plantes, et qui se mêlent aux fleurs dans plusieurs espèces d'ail. FEUILLES. 13. La disposition des feuilles dans le bourgeon est ce que l’on nomme préfoliation. j 14. Les feuilles sont des expansions de nature très variable, offrant souvent deux surfaces dissemblables, et fixées plus ou moins hori- zontalement à la tige ou aux rameaux des végétaux. 15. La feuille se compose ordinairement d’une partie étalée nom- mée disque , et d’un support aminci nommé pétiole, ou vulgairement queue de la feuille. Le pétiole manque dans quelques plantes , ce qui constitue la feuille sessile. On nomme fuce supérieure la partie de la feuille qui regarde le ciel; et face inférieure la partie du disque tournée vers la terre, et qui sou- vent est chargée de rugosités. 16. Le pétiole , ou soutien de la feuille, est simple s’il ne se divise pas ; s’il se ramifie pour donner naissance à plusieurs pétioles par- tiels ; on le nomme pétiole commun, et chaque division prend le nom de pétiolule. Dans quelques plantes où les feuilles avortent constamment, le pé- tiole prend une extension qui lui donue l’apparence d’une feuille : on lui donne alors le nom de phyllode. 47. Dans les graminées telles que le Froment, le Maïs, le pétiole s’amincit en forme de tube qui environne la tige , il prend alorsle nom de gaîne. Le point de réunion de la gaine et de la base de la feuille est souvent garni d’un appendice membraneux nommé ligule. La gaine, dans les graminées, est fendue dans le sens de sa longueur; dans les Carex elle est entière. 18. Les ramifications des filets du pétiole ou des fibres naissant de la tige, forment la charpente de la feuille ou les nervures. DE BOTANIQUE. 45 On distingue la côte ou nervure médiaire qui fait suite au pétiole , et partage la feuille en deux parties ; les nervures proprement dites , ou ramifications secondaires , ordinairement obliques relativement à la côte , et enfin les veines , ou ramifications de. troisième ordre, moins prononcées que les autres. 19. Les feuilles sont simples ou composées. La feuille simple est celle dont le pétiole n’offre aucune division, dont le disque est continu dans toute son étendue, soit qu’il soit en- tier, soit qu'il offre des sinuosités plus ou moins profondes, dont les parties saillantes se nomment lobes ; exemple : le Laurier , le Chêne, le Lierre, la Vigne , etc. à 20. La feuille composée est formée de la réunion d’un plus ou moins grand nombre de petites feuilles ou folioles distinctes portées sur un pétiole commun. Souvent les folioles de la feuille composée sont articulées sur le pétiole, c’est-à-dire qu'elles offrent à leur base un rétrécissement où les deux parties se réunissent par une espèce de charnière ou d’arti- culation dont on peut les séparer sans déchirement. L'Acacia , le Pois , le Trèfle, ont ainsi les feuilles composées avec articulation. Le Rosier offre exemple d’une feuille composée sans articulation. Dans le Trèfle et le Fraisier, le pétiole ne porte pas frois feuilles, comme on le dit ordinairement, mais bien frois folioles qui constituent une feuille unique. 21. Les-folioles sont digitées, sï elles sont disposées en grand nom- bre au sommet du pétiole, à peu près comme les doigts de la main. Exemple : le Lupin, le Marronnier d'Inde. 22. Si les folicles sont placées parallèlement sur les côtés d’un pé- tiole commun , on les dit ailées ou pinnées, parce qu’elles sont à peu près disposées comme les barbes d’une plume (penna ). Le Rosier et l’Acacia ont des feuilles ailées ou pinnées. Chaque couple de folioles se nomme alors paire. Si la feuille composée de plusieurs paires de folioles, se termine par uue foliole unique, celle-ci se nomme impaire, de là l’on dit feuille pinnée avec impaire, où imparipinnée (Rosier, Acacia) , ou pinnée sans impaire ( Vesce ). 23. La feuille décomposée est celle dont le pétiole se subdivise en pétioles secondaires supportant tous des folioles distinctes. La feuille surdécomposce offre des pétioles communs, divisés en pé. tioles secondaires , portant eux-mêmes des pétioles tertiaires (Epi- mêède , Actée ) 24, Les feuilles présentent deux dispositions principales : elles sont 46 NOTIONS ÉLÉMENTAÎRES opposées, Si elles naissent deux à deux, de deux points opposés, coïfime dans la Sauge, lès Erables ; elles sont dlternes, si elles sont placées me à une et comimé par degrés, comme dans le Poirier, le Pommier. 93. On nomme feuilles radicales, celles qui prennent naissance au collet de la racine; et feuilles caulinaires, celles qui sont portées sur la tige. Ces deux sortes de feuilles ontsouvent une forme très différente sûr la même plinte. 26. La durée des feuilles est variable : elles sont caduques où fugäces, lorsqu'elles sé détachent péu de témps aprèsleur naissance; décidues1ors: qu’élles tombent à la fin dé l'été, comme cela à lieu dans le plus grand nombre des plantes, et enfin persistantes lorsqu'elles restent vértés pendant plusieurs années. (Le Buis, le Pin, etc.) Elles sont maïces- centes, lorsque, se desséchant à la fin de l’été, éllés persistent néan- moins plus longtemps sur la tige. 97. La couleur des feuilles est le vert : toutes les fois qu’une feuflle présente une autre couleur, füt-elle blanche , on la dit colorée. Si cette coloration n’est qu’accidentelle ou partielle , la feuille est pa- nachée. 98. Les stipules Sont des appendices qui accompagnent, dans plu- siéurs plantes, la base du pétiole ou de la feuille ; ‘elles sont adhé- rentes aux côtés du pétiole dans le Rosier et la Ronce; elles ressemñ- blent à des feuilles dans le Latyrus aphaca; elles sont sous forme d’épines dans le Cäprier; elles sont grandes et foliacées dans le Poïs cultivé. Les épines du Berberis proviennent de l’induration des ner vürés d’une feuille avortée. FLEURS. 29. La préfleuraïson [#Stivatio) est la disposition primitive des par- ties de la fleur ‘dans le bouton. 30. La fleuraison ou anthèse est l’époque où toutes les parties de la fleur s’épanouissent et se développent entièrement. 31. La fleur est cette partie passagère du végétal, au moyen‘de la- ijuelle s'opèrent la fécondation et la formation du fruit. 32. La fleur se compose ordinairement de quatre organes distinets qui sont : 10 Le pistil, 20 les étamines, 3° la corülle, &v le calice. La fleur qui réunit ces quatre appareils, est appelée fleur complète ; célle qui manque'de l’un on de l’autre est dite fleur incomplète. Dans le langage ‘ordinaire, le nom de fleur s'applique plus partieu- ” liërément à la corolle, pourvue habituellement de couleurs brillantes; mais pour le botaniste, la fleur réside essentiellement dans/le pistil et l’étamine , les autres appareils n'étant considérés que comme ac cessoires, DE BOTANIQUE. 41 33. Si vous observez la fleur du Lys, d'une Giroflée, d’une Prime- vère ou d’un Jasmin, vous verrez au centre une colonne-droite et ver- ticale : c’est le pistil. Quelque soit l'aspect sous lequel il se présente, il occupe toujours le centre de la fleur. 34. La partie inférieure et renflée du pistil prend le nom d’ovaire; li partie atténuée et allongée reçoit le nom de style, et la partie supé- rieuré et terminale de ce style constitue le sfigmate. L'ovaire est le premier rudiment du fruit, il renferme les ovules qui, par suite de la fécondation, constituent les graines. 39. Dans les fleurs que nous venons de citer, l’ovaire est unique et simple , c’est-à-dire qu’il n’est pas composé de plusieurs parties distinctes jusqu’à la base, et pourvues chacune d’un style particulier: 36. Dans un grand nombre de plantes, telles que la Pivoine, l’'An- colie, les Rénoncules, le Fraisier, la Ronce, l'ovaire est multiple, c’est- à-dire qu'il se compose d’une réunion üe plusieurs petits pistils particuliers, ou de plusieurs parties distinctes supportant chacune un style ou un stigmate particulier. Quelquefois un ovaire simple offre plusieurs divisions, mais alors il ne supporte qu’un seul style. La Bourrache et la Sauge ont l'ovaire partagé en quatre parties du centre desquels s’élève un seul style. Cet ovaire doit être considéré comme simple. L’ovaire, qu’il soit simple ou multiple, ne provient toujours que d’une seule fleur (90). 37: Le style peut être entier ou divisé. On le dit bifide, trifide, qua- drifide, selon qu’il est fendu en deux, trois ou quatre parties, plus ou moins profondes, mais qui ne descendent pas jusqu’à la base; car alors il y aurait plusieurs styles. Quel que soit le nombre des styles, ou de leurs divisions , il existe toujours autant de stigmates que de divisions. Ces divisions proviennent toujours de la soudure partielle de deux ou plusieurs styles en un seul. Quelquefois le style manque totale- meït; et alors le stigmate est sessile, c’est-à-dire qu’il repose immé- diatement sur l'ovaire, comme dans la Tulipe. 38. Immédiatement autour du pistil, on observe une réuuion plus où moins nombreuse de corps souvent filiformes , ce sont les éfumines . Chaque étamine se compose d’un filet et d’une anthère, Le filet est la pärtie inférieure et atténuée qui supporte l’anthère, l’anthère est la partie terminale de l’étamine : c’est une espèce de sachet ordinaire- ment articulée et mobile au sommet du filet, et qui renferme une poussière colorée nommée Pollen. C’est par suite du contact de ce pollen avec la surface du stigmate que s’opère la fécondation de l’o- vaire. Le filet manque dans quelques plantes, et alors l’étamine est uniquement constituée par l’anthère, qui est sessile, 48 NOTIONS ÉLÉMENTAIRES 39. Le nombre des étamines est variable : de une à douze, on les dit définies : au-delà de ce nombre, elles sont indéfinies (45). Les étamines sont susceptibles d’être soudées entre elles par leurs filets, comme dans les Mauves, ou par leurs anthères, comme dans le Soleil et les Marguerites (57). 40. Les étamines et les pistils sont ordinairement réunis dans la même fleur, et ces sortes de fleurs sont nommées hermaphrodites ou bisexuelles. . Les fleurs sont unisexuelles, si elles ne contiennent que des éta- mines (fleurs mâles), ou que des pistils (fleurs femelles) séparés. Si ces fleurs mâles et femelles séparées sont portées sur le même individu, la plante est dite monoique, comme le Melon, le Maïs, le Noisetier. Si ces fleurs séparées sont portées par des individus différents, la plante est divique, comme le Chanvre, le Houblon, le Saule. Enfin, la plante polygame est celle qui offre sur le même individu des fleurs mâles, des fleurs femelles, et des fleurs hermaphrodites, telle est la Pariétaire. L'état des fleurs hermaphrodites étant le plus ordinaire dans les plantes, on en peut conclure qu’il est aussi le plus naturel, et que les fleurs unisexuelles ne le sont que par l’avortement d’un des autres organes ; aussi retrouve-t-on souvent dans ces dernières, sous forme d’appendices, des traces de l'organe avorté. 4. Dans le plus grand nombre des fleurs, les étamines et les pis- tils sont entourés de deux enveloppes distinctes : l’une intérieure circonscrivant immédiatement les étamines, et habituellement nuan- cée de couleurs brillantes, c’est la corolle; l’autre extérieure, de couleur verte et herbacée, c’est le calice. Le calice existe quelquefois sans la corolle, mais la corolle néces- site toujours la présence du calice. Ainsi, lorsque la fleur ne présente qu’une enveloppe parfaitement simple, on doit considérer celle-ci comme un calice. 42. Lorsque la corolle se compose de plusieurs pièces ou feuillets distincts et isolés, comme. dans la Rose, chacune de ces parties reçoit le nom de pétale, et la corolle est dite polypetale ou dialypetale. Chaque pétale offre une partie inférieure atténuée, nommée onglet, et une partie supérieure élargie, nommée lame ; on les distingue bien dans lOEillet. 43. Lorsque la corolle n’est formée que d’une seule pièce entière, ou non divisée jusqu’à la base, on la nomme monopétale ou gamopétale, comme dans le Jasmin, le Liseron, la Bourrache, 44. La corolle monopétale offre un fube, une gorge et un limbe. Le DE BOTANIQUE. 49 tube, partie inférieure et tubuleuse, est très visible dans la Prime- vère, le Jasmin, le Lilas, le Chèvrefeuille; dans quelques plantes il offre à sa base une espèce de cornet, nommé éperon, comme dans la Linaire, la Valériane rouge. Le limbe est la partie supérieure et évasée de la corolle, il est entier dans le Liseron, et divisé dans le Chèvrefeuilie. La gorge est l’orifice du tube, plus ou moins évasé, ou la partie intermédiaire entre le tube et le limbe. 45. La corolle monopétale est toujours accompagnée d'un ovaire simple, elle porte les étamines qui y existent toujours en nombre défini. Dans les corolles polypétales, les étamines sont très-rarement adhérentes aux pétales. Le nombre des étamines est habituellement en rapport avec celui des divisions de la corolle, soit qu'il y ait égalité dans ce nombre, soit que les étamines soient en nombre double des divisions. Les étamines ne sont pas placées devant les pétales, mais elles alternent avec eux, ou avec les divisions d’une corolle monopétale, et les pétales alternent avec les divisions du calice. Les Primevères font exception à cette règle; dans le Berberis, la disposition opposi- tive n’est qu’apparente, parce que les étamines et les pétales sont sur deux rangs qui alternent entre eux. La corolle monopétale tombe toujours d’une seule pièce ; dans la corolle polypétale, chaque pétale se détache séparément. 46. La corolle est régulière, quand toutes ses parties, égales pour la forme et la proportion, forment un tout symétrique, comme dans la Rose, l’OEillet, la Primevère. Elle est irrégulière, quand ses divisions sont inégales et non symé- iriques, comme dans la Pensée, le Genêt, la Sauge. Si les étamines sont inégales et irrégulières, la corolle est aussi irrégulière, comme dans le Chèvrefeuille et le Marronnier d'Inde. 47. Le calice est l'enveloppe la plus extérieure de la fleur. Lors- qu’il est d’une seule pièce et non formé de segments distincts jusqu’à la base, on le dit monosépale ou monophylle ou gamosépale, comme dans l’OEillet, la Primevère ; il est polysépale, lorsqu'il se compose de plu- sieurs parties distinctes, et séparables sans déchirure, appelées sépales, comme dans la Giroflée, le Tilleul, les Renoncules. Le calice mono- sépale peut être entier, ou découpé en segments plus ou moins pro- fonds nommés lobes. 48. La couleur verte du calice suffit ordinairement pour le dis- tinguer de la corolle; mais lorsque l’un et l’autre appareil est coloré, comme dans la Capucine, on doit donner le nom de calice à l’enve- loppe la plus extérieure, et celui de corolle à l'enveloppe placée sur un plan plus intérieur. ‘ A. 4 50 NOTIONS ÉLÉMENTAIRES 49. Le calice caliculé est celui à la base duquel on remarque une espèce de collerette qui semble être un second calice, et qu'on nomme cakicule, comme dans les Mauves et l'OEillet (78). Ün vrai calice n’entoure jamais qu’une seule fleur. 80. Toute partie de la fleur qui ne peut être rapportée ni au pistil, ni aux étamines, ni à la Corollé, ni au calice, est un appendice , ou partie accessoire d’un faible intérêt : telles sont les écailles qui bor- dent la gorge de la corolle de là Bourrâche. Ces appendices prennent le nom de nectaires, lorsqu'ils offrent des glandes sécrétant un suc mucosé-sucré, comme dans le Paérnassia. | 51. Le support de la fleur, ou ce que l’on nomme vulgairement la queue de la fleur, porte le nom de pédoncule. S'il se ramifie, chacune dé sès divisions prend le nom de pédicelle. 52. Là hampe ou Scape est un pédoncule qui part de la racine, et supporte tes fleurs sans porter des feuilles, comme dans la Jacinthe, lé Pissenlit, à Primevère. 53. L'extrémité du pédoncule, ou la partie quelconque sur laquelle sont attachés les différents organes de la fieur, constitue le réceptacle. S'il ne supporte qu’une seule fleur, c’est le réceptacle propre (torus de Dé Candolle), si plusieurs fleurs reposent sur sa surfacé, c’est le réceptacle commun (16). 54. Par le mot insertion, on entend les relations que les différentes parties de la fleur ont entre elles, relativement à leur position r'es- pective. 55. L’ovaire est libre ou supère, toutes les fois qu’il ne s’attache à la fleur que par sa base, sans contracter aucune adhérence avec les organes voisiiis, comme dans le Pavot, les OFillets, les Renoncules. 56. L’ovaire est udhéreñt ou infère, lorsqu'il est soudé avec le tube du calice, de telle sorte que les autres appareils le surmontent et le couronnent, et qu’on n’aperçoit au fond de la fleur que les styles ou les stigmates, mais alors on distingue facilement au-dessous de la fleur un renflement qui est l'ovaire, comme dans les Iris, les Nar- cisses, le Chèvrefeuille, le Melon. 57: Lés élaminés sont dites périgynes, quand elles sont insérées sur le calice, à une certaine distance, ou autour de la base de l'ovaire, cotiitie dans le Rosiér, la Ronce, le Fraisier, le Genêt. Sr 58. Si les étamines sont insérées immédiatement au-défous de l'ovaire, ou sur son support, elles sont hypogynes, et alors l'ovaire est toujours libre, comme dans les Pavots, les Renoncules. | 59. Enfin, les étamines sont d'tes épigynes, quand elles paraissent attachées au sommét de l’oväire celui-ci étant infère, comme dans le Persil, le Sureau. DE BOTANIQUE. 5l 60. L'insertion des étamines est toujours la même que celle de la corolle ; ainsi il suffit d'observer la position de la cvrolle relativement à l’ovaire, pour connaître celle des étamines. 61. La disposition qu’affectent les fleurs sur le végétal porte le nom d'inflorescence. Les fleurs peuvent être solitaires, où géminées, ou ternées ; lorsqu'elles sont réunies en grand nombre, elles offrent divers modes d’inflorescence qu’on peut ramener aux types suivants : 62. La Panicule : inflorescence dont le support commun porte des ramifications écartées et allongées, comme dans l’Avoine, le Roseau à balais, la Verge d'Or. 63. Le Thyrse : sorte de panicule serrée et de forme pyramidale, comme dans le Lilas, le Marronnier d'Inde ; ce que l’on nomme grappe dans la Vigne est un thyrse. 64: La Grappe : pédoncule commun portant des pédicelles simples et non ramifiés : Groseiller rouge, Cacis, Acacia, Faux-Ébénier. 65. Le Sertule : pédoncules uniflores, presque égaux, réunis en grand nombre, et insérés au même point. La Primevère oflicinale, le Jonc fleuri, l'Ail d’Ours. 66. L'Ombelle : Tous les pédoncules insérés au même point se divi- sent en pédicelles insérés aussi à point commun; les fleurs représen- tent par leur disposition la surface convexe d’un parasol : la Carotte, le Persil, le Fenouil, Angélique, la Ciguë. Chaque branche de l’om- belle se nommie rayon, soutenant une petite ombelle partielle, nommée Ombellule (89). 67. La Cyme : les pédoncules partant d’un même point, soutiennent des pédicelles insérés à des points différents ; les fleurs s’élèvent à peu près au même niveau : le Sureau, les Viburnum. 68. Le Corymbe : pédoncules partant de points inégaux , et divisés entpédicelles naissant aussi à des points différents ; fleurs à peu près au même niveau : la Millefeuille. 69. L’Epi : pédoncule commun allongé et portant des fleurs sessiles, c’est-à-dire sans pédicelles : Froment, Orge, Plantain. L’épi se eom- pose quelquefois de la réunion de plusieurs autres petits épis par- tiels que l’on nomme épillets. Ivraie, Raygras, etc. 70. Le Chaton : pédoncule commun allongé, et portant des fleurs sessiles, placées chacune à l’aisselle d'une écaille : Noisetier, Bouleau, Peuplier. “A. Le Verticille : Fleurs disposées en anneau autour de la tige : Menthe, Basilic. 72: Le Capitule où Glomérule : Fleurs serrées en têtes globuleuses : le Gazon d’Olympe ou Armeria. 73, Dans ces divers modes d’inflorescence, les fleurs sont plus ou LA 59 NOTIONS ÉLÉMENTAIRES moins isolées et distinctes, mais il en est dans lesquels les fleurs sont groupées d’une manière si serrée qu’elles semblent n’en former qu’une seule. Ainsi, la fleur d’une Scabieuse n’est pas une fleur unique, mais un assemblage d’un grand nombre de petites fleurs. C’est à cet en- semble qu’on donne le nom d’Anfhode. 14. L’'Anthode ou Calathide est donc un assemblage de fleurs sessiles et serrées sur un réceptacle commun et entourées d’un involucre (T9), c'est-à-dire d’un calice commun très rapproché. Exemple : les Sca- bieuses, les Margucrites, les Dahlias , le Pissenlit. L’Anthode dans lequel les fleurs ont les étamines libres et saillantes, telles que les Scabieuses, est propre aux fleurs aÿgrégées. L’Anthode dans lequel les fleurs ont les étamines incluses et soudées entre elles par leurs an- thères, est propre aux fleurs composées, telles que le Soleil, le Pissen— lit, le Seneçon. 75. L’Anthode des composées offre trois dispositions différentes : 40 Il se compose uniquement de petites corolles monopétales tubu- leuses à limbe régulier et souvent à 5 lobes, nommées fleurons, comme dans l’Absinthe, la Tanaisie, le Chardon; ces plantes sont nommées flosculeuses. 20 L'Anthode peut être uniquement composé de petites corolles à imbe allongé en languette plane et nommées demi-fleurons ou ligules, comme dans le Pissenlit, la Chicorée, la Laitue ; ces plantes sont nommées Semi-flosculeuses. 30 L’Anthode enfin peut offrir, au centre, des fleurons réguliers, environués à la circonférence par une auréole ou rayon de demi-fleu- rons planes, comme on l’observe dans le Soleil, la Reine-Marguerite, les Asters ; ces plantes sont nommées Riadiees. - 16. Dans ces plantes le réceptacle commun prend une grande exten- sion : dans l’Artichaut c’est la partie charnue que l’on mange. Ce ré- ceptacle est souvent garni de poils ou de Paillettes entremêlées parmi les fleurs. Ces paillettes, qui ne sont que de très petites bractées, sont formées de petites lames planes, minces et transparentes (134). 71. Souvent les fleurs sont accompagnées de feuilles qui se nomment feuilles florales, si elles ne diffèrent pas sensiblement desautres feuilles; si elles s’en éloignent au contraire par la forme et la couleur, elles prennent le nom de Bractées. Elles sont remarquables par leur couleur dans le Mélampyre et dans plusieurs Sauges ; elles portent le pédon- cule dans le Tilleul. Lorsque les bractées sont petites et en grandnombre, on les nomme Dractéoles. 78. Le Calicule résulte de la réunion de plusieurs bractées n’entou- rant qu'une seule fleur, et adhérant au calice. (Mauves, OEillets.) DE BOTANIQUE. 53 19. L'Involucre n’est aussi formé que de la réunion de plusieurs brac- tées très rapprochées, comme dans les composées. 80. La Collerette des ombellifères n’est qu’un involucre. peu serré qui entoure la base des ombelles. Celui des ombellules se nomme Involucelle. 81. La Cupule peut aussi être considérée comme provenant de la soudure de plusieurs bractées : c’est cette petite coupe dans laquelle est placé le gland du Chêne : dans le Noisetier, elle a la consistance des feuilles. 82. La Spathe est une expansion foliacée ou membraneuse , ou co- lorée , qui enveloppe d’abord les fleurs de certaines plantes, et s’ou- vre ou se rompt ensuite au moment de l'épanouissement, comme dans les Narcissés, les Iris, l’Aïl, l’'Ognon , l’Arum. Ce n’est qu’une espèce de bractée entourant entièrement la partie d’où elle naît. 83. Les enveloppes des fleurs des graminées , nommées par quel- ques auteurs Calice ou Corolle, ne sont encore que des petites brac- tées. Chaque fleur porte ordinairement quatre de ces bractées posées alternativement, les deux plus extérieures composent la Glume, les deux autres plus voisines des étamines forment la Glumelle. Chacune des deux pièces ou paillettes de la glume se nomme Spathelle ; celles de la glumelle se nomment Spathellules. Chaque fleur est pourvue de sa glumelle; lorsque plusieurs fleurs sont réunies en épillet, elles sont alors entourées à la base par une glame qui leur est commune. 84. Les Glumes, vulgairement nommées Bales, sont souvent sur- montées d’un filet grêle, nommé Barbe ou Aréte, comme dans le Seigle; si cette arête manque, comme dans le Millet, on dit que la fleur est mutique. FRUIT. 85. Le fruit n’est que l'ovaire fécondé et parvenu à son entier développement. Sa structure est toujours la même dans un ordre na- turel de plantes. Le fruit se compose uniquement du Péricarpe et de la Graine. Toute graine est renfermée dans une cavité close ou péricarpe ; toute partie du fruit qui n’est pas la graine appartient donc au péri- carpe. 86. « Le Péricarpe est la partie d’un fruit parfait qui en détermine extérieurement la forme, et dans laquelle la graine est immédiatement et totalement renfermée. » (CL. Richard.) On y distingue trois parties principales, l'Epicarpe, le Mésocarpe et l'Endocarpe. 87. L'Epicarpe est la partie la plus extérieure, souvent sous forme 54 NOTIONS ÉLÉMENTAIRES de membrane mince et colorée, c'est ce qu’on nomme da Peau du fruit : il est duveté dans la Pêche, couvert d'une poussière glauque dans la Prune, pénétré d'huile essentielle dans l’ Me > et le NAN coriace dans la Grenade et la Citrouille. 88. Le Mésocarpe ou Sarcocarpe est la partie plus ou moins chiÿnue qui se trouve sous l’Epicarpe, il est très visible dans la Pêche; da Pomme, le Melon, où on le mange sous le nom de chair ; 1 forme aussi la pulpe succulente du Raisin et de la Groseille : il est au con- traire peu visible dans les fruits secs, tels que celui du Pavot. 89. L’Endocarpe est la membrane qui tapisse la paroi interne du Péricarpe, il a la consistance du parchemin dans la Pomme, le Hari- cot, le Pois; il est ligneux dans la Noix, la Pêche, l'Amandier, où äl forme ce que l’on nomme le noyau. 90. Nous avons vu (35, 36) que l'ovaire peut être simple ou mulhple : la même distinction doit être établie pour le Péricarpe : le Pavotytle Haricot nous présentent des fruits simples; nous avons un exemple du fruit multiple dans la Pivoine, l’Ancolie. 91. Si la cavité du Péricarpe est simple, le fruit est “hi ie (Pavot, Haricot, Pois); s’il y existe plusieurs cavités distinctes et séparées, ilest pluriloculaire, et ses cavités se nomment Loges (Iris, Talipe, Giroflée). Sices loges forment des divisions visibles à l'exté- rieur, chacune d’elles prend le nom de Curpelle (Pivoïne, Hellebore). 92. Chaque loge d’un fruit est séparée des autres par une Cloisen» espèce de membrane formée par un prolongement de l’endocarpe. Les cloisons viennent souvent aboutir et s'appuyer sur un axe central nommé Columelle. Cei axe est un prolongement du pédoncule qui tra- verse verticalement le fruit, et parfois même forme une poimerau dehors, eomme dans le Geranium. Le caractère des cloisons est d’être complètes et verticales, et formées par un prolongement de l’endo- carpe : toute cloison qui ne présente pas ce caractère n’est Éd un dissépiment, ou fausse cloison. + 93. La partie extérieure des loges, c’est-à-dire le panneau RÉ par li distance d’une suture à l’autre, porte le nom de Value; ainsi le Pois, la Giroflée ont des fruits bivalves, ou à deux valves. 94. Le point de réunion des bords des valves est formé par les sutures, sur lesquelles s'appuient toujours les cloisons. Si on observe les sutures avant:que le style ne se soit détruit, on voit qu’elles-al- ternent constamment avec les stigmates, ou leurs divisions : c’est en outre toujours par ces sutures que s'opère la déhiscence naturelle, c’est-à-dire la séparation des valves du péricarpe parvenu :à une maturité parfaite. Les fausses sutures offrent des caractères opposés. 95. Il est des fruits qui ne s'ouvrent pas naturellement, on les dit DE BOTANIQUE. 55 indehiscents (Graminées, Composées, Tilleuls); mais le plus grand nombre est déhiscent, et cette déhiseence s'opère, comme nous l’ayons dit, par les sutures. Il y a de nombreuses exceptions à cette règle ; quelquefois le péricarpe éclate et se rompt, comme dans la Balsamine ; d’autres fois les graines s’échappent par des pores ou trous placés au sommet du péricarpe (Pavot, Muflier), ou à sa base (Campanules). 90. La partie intérieure, du péricarpe sur laquelle les graines sont attachées, prend le nom de Plucentaire où Trophosperme ; il est tou- jours produit par l’endocarpe et communique avee le mésocarpe : il est très visible dans le Pavot : dans les fruits à noyau il s’oblitère, par suite de la solidification de l’endocarpe. Dans les fruits à une loge il est pariétal, c’est-à-dire attaché à la paroi interne du péricarpe..et alors il correspond toujours aux sutures (Pois, Haricor). Dans les fruits à plusieurs loges, il forme l’axe central du fruit, et c’est sur lui que viennent aboutir les cloisons (Saponaire, GEillets). 97. Le Placentaire offre des prolongements plus ou moins déliés à l'extrémité desquels sont attachées les graines. Chacun de ces filets reçoit le nom de Podosperme ou Funicule, et leur extrémité à laquelle adhère la graine est l'extrémité spermique. 98. L’extrémité spermique du Podosperme prend dans quelques plantes un développement plus ou moins considérable, d’où résulte la formation de l’Arille. L’Arille, dont la forme et la couleur sont très variables, est regardé par quelques botauistes comme un tégument de la graine; mais comme dépendance du Podosperme, il appartient au Péricarpe. 99. La Graine est cette seconde partie du fruit qui, occupantJa cavité du péricarpe, provient d’un ovule fécondé, et contient le rudi- ment d’un nouveau végétal. 400. Il est des Péricarpes qui ne renferment qu'une seule graine ; d’autres en contiennent un très grand nombre : les premiers sont des fruits monospermes, les seconds sont dits polyspermes. 101: La graine ne tient au péricarpe que par l'extrémité spermique du podosperme, et la surface souvent déprimée au moyen de laquelle êlle s’y attache, recoit le nom de Hile. 102. Le Hile représente la Base de la graine, et le point opposé en est Le Sommet : ainsi la graine est dite pendante ou dressée, selon que le Hile est le point le plus élevé ou le plus bas de la graine relativement à la position qu'elle occupe dans le Péricarpe. 103. La graine se compose de l’Amande et du Spermoderme ou Peau de la graine. 404. Le Spermoderme est l’enveloppe ou tégument propr e de la graine; il est continu et ne présente de traces de communication à 56 NOTIONS ÉLÉMENTAIRES l'extérieur que par le Hile. On à distingué trois parties analogues à celles du Péricarpe, mais le plus souvent elles sont peu visibles. 105. Sous le nom d’Amande (Nucleus), on comprend généralement l’ensemble des corps renfermés dans le Spermoderme : on y distingue le Périsperme et V'Embryon. Ce dernier constitue seul l’amande:lorsque le Périsperme manque. 106. Le Périsperme (Albumen ou Endosperme), est un corps acces- soire qui souvent accompagne l'embryon, l'enveloppe quelquefois sans contracter d’adhérence, et plus rarement est enveloppé par lui. Sa couleur et sa nature sont très variables. 107. L’Embryon existe nécessairement dans toute graine : c’est la partie spécialement destinée à reproduire l'individu; c’est l'individu lui-même tout prêt à se développer. Dans l’'Embryon on distingue la Radicule et la Plumule, et le corps cotylédonaire, ou les Cotylédons. 108. La Radicule est destinée à donner naissance à la racine, elle est-saillante et visible dans le Haricot et la Fève. 109. La plumule est la partie qui doit former la tige; on y distingue la Gemmule qui offre les linéaments des feuilles primordiales plissées de diverses manières (Haricot, Fève). 110. Le Corps cotylédonaire se trouve entre la Gemmule et la Ra- dicule : s’il est simple et non divisé, il ne constitue qu’un seul Co- tylédon, et l'Embryon est Monocotylédoné, comme dans le Froment, le Lis. 111. Sile Corps cotylédonaire est formé de deux corps contigus et opposés, il y a deux cotylédons, et l'embryon est dicolylédoné, comme dans l’'Amandier, le Pois, le Haricot. Dans quelques végétaux l'em- bryon offre plus de deux cotylédons (Pins); mais on peut considérer ces cotylédons nombreux comme de simples divisions de deux coty- lédons primitifs. 112. Il est des végétaux, tels que les Lichens et les Champignons, qui n’offrent rien de comparable à l'embryon, et par conséquent pas de cotylédons. On les a nommés Acotylédons. 113. Les végétaux Acotylédons, Monocotylédons et Dicotylédons forment trois grandes classes très naturelles et faciles à reconnaître. 114. Les Acotylédons (Cryptogames et Agames), n’offrent ni pistils ni étamines, par conséquent pas de fleurs ni de graines; ils se repro- duisent à l’aide de petits corpuscules qui paraissent de nature ho- mogène. 115. Les Monocotylédons et les Dicotylédons, compris souvent sous le nom de Phanérogames, sont pourvus de fleurs et de graines, et se distinguent à plusieurs caractères. 116. LesMonocotylédons ont la tige formée de fibres longitudinales, DE BOTANIQUE. 57 réunies en faisceau (Joncs, Roscaux), et non disposées en couches concentriques ; leurs feuilles sont marquées de nervures disposées dans un sens parallèle jusque dans les dernières ramifications (ris, Lis, Tulipe); leurs fleurs offrent le plus souvent le nombre trois ou ses multiples, trois ou six étamines, trois stigmates, trois ou six pé- tales, des fruits à trois loges, etc. 117. L'organisation des Dicotylédons est plus compliquée : le tissu de leur tige est formé de couches concentriques, environnées d’une écorce distincte (tous les arbres de nos bois); les nervures de leurs feuilles sont disposées en réseau, et le nombre cinq ou ses multiples, se retrouve le plus souvent dans leurs fleurs. 118. La structure et la forme des fruits sont très variées ; on en a distingué un grand nombre d'espèces, nous n’en signalerons que quelques-unes. 119. L’Achaine (ou Achéne) est un fruit sec, monosperme, indé- hiscent, dont le péricarpe n’adhère pas à la graine, comme dans les Scirpes, la Fumeterre. Le Caryopse n’en diffère que parce que le péricarpe très mince adhère et se confond avec le tégument de la graine, comme dans le Froment, l’Orge, le Mais. ; L'Utricule ne diffère de l’Achaine que parce qu'il s’ouvre naturel- lement, comme dans l’Amaranthe. 120. Le ou la Drupe est un fruit charnu, à une seule graine ren- fermée dans un noyau osseux : la Cerise, la Pêche, la Prune, Olive, la Cornouille, la Noix, l'Amande. 191. La Baie est un fruit mou ou pulpeux, à graines non ossiculées : le Raisin, la Groseille, la Morelle. 122. La Silique est un fruit sec, à deux loges et à deux valves, s’ouvrant de bas en haut; la cloison longitudinale et parallèle aux valves, est formée par un placentaire dilaté, sur les côtés duquel les graines sont attachées : c’est le fruit de la Giroflée, du Chou, de la Moutarde. La Silicule n’est qu’une silique qui n’est pas trois fois plus longue que large, comme dans la Corbeille dorée, la Lunaire, etc. Ces deux fruits appartiennent exclusivement à la famille des Cruci- fères. 423. Le Conceptacle ressemble beaucoup à la Silique, mais il n’a qu’une seule loge, et ses graines sont attachées aux bords de la Su- ture, c’est le fruit de la Chélidoine et du Glaucium. 124. Le Follicule est formé d’un ou deux carpelles à une loge, et à une seule valve s’ouvrant longitudinalement par une seule suture, sur laquelle sont fixées les graines : le Laurier-rose, la Pervenche, l'Asclepias. 58 NOTIONS ÉLÉMENTAIRES | 195. Le Légume ou Gousse est un fruit sec, uniloeulaire, bivalve, à placentaire fixé sur une seule suture (Haricot, Pois, Fèye). Ce fruit, exclusivement propre à la famille des Légumineuses,, offre beaucou pugl de modifications : dans l’Astragale, les bords des valves rentrent à l'intérieur et forment une fausse cloison; dans la Coronille, ilæest bn. comme formé de pièces articulées; il est renflé et membraneux dans | le Baguenaudier. | 126. La Pyxide est un fruit globuleux, à deux valves Fe transversalement en deux parties concaves, à la manière d’une boite ‘4 à savonnette, comme dans le Mouron rouge, le Plantain, le Pourpier. 127. La Capsule est un fruit sec, le plus souvent déhiscent, àwune ou plusieurs loges, et ne rentrant pas dans les définitions précédentes. Ce fruit, très variable, est très répandu. Le Pavot en offre un exemple. 128. Le Cône est un assemblage, sur un axe central, de bractées n ou écailles ligneuses, portant à leur base des péricarpes cssiculés.… 4 C’est le fruit des Pins, Sapins, Mélèzes, etc. + soukiat 129. Les fruits offrent quelquefois des appendices ou parties. ac- "e cessoires, qui ont reçu des noms particuliers, 7" fie # Les Ailes sont des appendices membraneux et comprimés quien- vironnent certains fruits : il y en a une dans le fruit de l'Ormeet du Frêne, et deux dans celui de l'Érable. AE: 130. La Couronne se remarque dans les fruits provenant doûères adhérents au calice, dont les lobes persistent au sommet du fruit, comme dans la Poire et la Pomme. ot. À 131. L’Aigrette provient aussi d’un calice persistant, mais sesdivi- sions sont grêles et allongées comme des poils : elle joue um grand rôle dans la formation des genres de la famille des Compostes. Elle . est sessile dans le Laitron; elle est stipilée, c’est-à-dire portéesur un pédicelle, dans le Pissenlit, la Laitue. Elle est poilue, quand ses poils sont simples, le Seneçon, et plumeuse, quand ses poils en suppgfieof à d’autres plus petits, le Salsilis. | FA 132. Après avoir esquissé ce tableau de l’organisation du et da nous allons rappeler, sous forme de cliques les mots que nous avons définis, en y ajoutant quelques autres expressions souvent usitées dans le langage descriptif. x Ka æ DE BOTANIQUE. + DICTIONNAIRE DES MOTS TECHNIQUES USITÉS LE PLUS GÉNÉRALEMENT — DANS LA DESCRIPTION | & : AS OED: partie du végétal qui rsiste et rend de l'accroissement, E ue =. ÿ d e croître. à ACORESCIBLE, susceptible de s’ac- croître. 4 ACÉRÉ, étroit, dur et terminé en ue. pointe aiguë. AGHAINE. 119 (a). bi DA | ACICULAIRE, en forme d’aiguille. Fa ACOTYLÉDON. 112-114. É, se terminant insensible- arties voisines ont cessé Acum ment en pointe efiilée. ADHÉRENT, faisant Corps avec une partie À isine. — Ovaire : 56. fixé immédiatement sur une pari je uen AGAME, plante tout à fait dépour- vue d'étamines et de pistil. 114. : AGGLOMÉRÉ, ramassé en pelotons. » AGGLUTINÉ, formant une masse _ pâteuse. - AGGRÉGÉ, ramassé en paquet. F AÏGRETTE. 191.  A; AIGU, terminé par une ponte, ou ie angle aigu. (4 AIGUILLON, 8. © AIGUILLONYÉ . pourvu d’aiguil- lons. DES PLANTES. A. AILE, lorsqu'une partie s’amineit en forme d'expansion membraneuse , cette expansion prend le nom d’aile. Il y a des fruits pourvus d’atles (129), des tiges, etc. On nomme aussi ailes les pétales latéraux d'une -corolle pa- pilionacée, et quelquefois ceux des orchis, ainsi que les sépales des Poly- gal«. AILÉ, pourvu sur les côtés ow sur les hords, d'ailes ou expansions min- ces et plus ou moins larges. AILÉE (feuille) ou pinnée, 22. AISSELLE, angle formé par le point d'adhérence d’une partie avec une autre. ALTERNE, disposé alternativement. — Feuilles. — 24. ALVÉOLÉ, marqué de trous angu- leux ou alvéoles. AMANDE , 103—105. AMPLEXICAULE, dont la base élar- gie embrasse la tige. ANCIPITÉ, renflé au milieu, aminci ettranchant des deux côtés. ANDROGYNE, plante portant des fleurs mâles et des fleurs femelles sur le même individu. 40. ANDROPHORE Où ANTHÉROPHO- (a) :Cés numéros sont ceux des paragraphes des notions élémentaires où le mot qu'ils suivent est défini. 60 A. RE, appareil résultant de la soudure desfilets de plusieurs étamines,comme dans les Mauves. ANGULEUX , relevé ou marqué d'angles, ou parties saillantes. ANNUEL, dont la durée ne dépasse pas une année. 5. ANOMAL, irrégulier et ne rentrant pas dans les formes connues. ANTHÈRE, 98. ANTHÈSE, 90. APÉTALE, fleur dépourvue de pé- tales. APHYLLE, dépourvu de feuilles. APICILAIRE, placé au sommet. APICULÉ , terminé par une pointe courte et sans roideur. APPENDICE, partie accessoire. APPENDICULÉ, garni d'appendices. APPRIMÉ, serré contre le support, c'est l'opposé d’éfalé. ARACHNOÏDE, ARANÉEUX, d’une toile d’araignée. ARBRE, ARBRISSEAV, 7h ARBUSTE, ARÊTE, filet plus ou moins roide terminant une partie quelconque. 84. ARILLE, 98. ARILLÉ, pourvu d'un arille. imitant les fils NOTIONS ÉLÉMENTAIRES A. ARISTÉ, pourvu d’une pointe fine ou arête. ARQUÉ, courbé en arc. ARRONDI, de forme orbiculaire. ARTICULÉ , formé d’une suite de nœuds qui semblent réunis par articu- lation. — On le dit aussi d’un fruit offrant des renflements séparés par des étranglements, et qui semble formé de pièces soudées les unes à la suite des autres. — Enfin une partie arti- culée est celle qui s'attache à une autre par une espèce de charnière ou d’articulation. 20. ; ASCENDANT , courbé horizontale- ment et se relevant ensuite au som- met. ASPERGILIFORME, formé de poils réunis en forme de goupiilon. ATTÉNUÉ, diminuant de largeur ou d'épaisseur de la base au sommet, ou du sommet à la base. | AURICULÉ, muni à la base de deux lobes ou oreillettes. AXE, ligne droite et allongée. — Partie d’un pédoneule commun sur laquelle sont fixées les fleursou leurs pédicelles. AXILLAIRE , placé à l’aisselle ou angle d'insertion des rameaux ou des feuilles. *. B. BACCIFORME, de la nature de la baie. BAIE. 121. BANDELETTES. Le fruit des ombel- lifères se compose de deux Héricar- pes (c’est-à-dire de deux carpelles soudés chacun avec une moitié de calice) adhérents par leur face interne (nommée comnussure ) le long d’un axe central (nommé carpophore) au sommet duquel ils sont attachés, et dont ils se séparent , à la maturité, de la base au sommet : le fruit est couronné par un disque (nommé S{y- lopode) qui donne naissance à deux styles. Chaque carpelle ou méricarpe . & offre sur sa surface extérieure ou dorsale des côtes (Juga) plus ou moins saillantes, séparées par des intervalles déprimés nommés vallécules. La sub- stance du péricarpe renferme des ca- naux verticaux contenant un suc rési= neux et placés au centre des vallécules. Ce sont les saillies souvent colorées de ces canaux que l’on nomme les Bandelettes (Vittæ.). BarBu, couvert de poils droits. BASIFIXE , attaché par son extré- mité ou base. BASILAIRE, tenant à la base d'un partie quelconque. BEC, pointe terminale d’un fruit. DE BOTANIQUE. B. Br devant un mot indique la pré- sence de deux objets. BIDENTÉ, à deux dents. BiFibE, divisé en deux branches ou en deux lobes. B1FLORE, portant ou renfermant deux fleurs. BIFORÉ , percé de deux trous ou pores. BIFURQUÉ , en forme de fourche à deux dents. BuuGuéE (feuille), composée de deux paires de folioles. BILABIÉ, partagé en deux lobes inégaux, l’un supérieur, l’autre in- férieur, et comparés aux lèvres d’un animal. BILAMELLÉ, composé de deux la- mes. … BiLOBÉ, partagé longitudinalement en deux lobes ou portions semblables. BILOCULAIRE, cavité séparée en deux loges par une cloison. BIPALÉOLÉ, composé de deux pa- léoles ou paillettes. 61 B. BiPaARTI, BIPARTITE, fendu jus- qu’à la base en deux divisions pro- fondes. BIPARTIBLE, SusCeptible de se fendre longitudinalement en deux parties. BIPINNATIFIDE, feuille profondé- ment divisée en lobes qui eux-mêmes sont profondément découpés. BiPiNNÉE ‘feuille), deux fois pin- née : lorsque le pétiole commun porte sur les côtés plusieurs pétioles secon- daires, qui supportent les folioles. BISANNUEL, qui vit deux ans. 5. BiTERNÉE (feuille), pétiole com- mun portant trois pétioles secondai- res, qui portent chacun trois folioles. BIVALVE, à deux valves. BRACTÉE, VTT BRACTÉOLE, | BULBE. — 10. — 11. BULBEUX, muni d’un bulbe ou ognon. | BULBILLE. — 12. C. Capuc, tombant avant que les orf£anes voisins aient achevé leur vé- gétation. CALATHIDE. — 74. CALICB. — 47. — 49. CALICULE. — 49. = CALICULÉ, muni d’un calicule. CALLEUX, bordé ou couvert de cal- losités. CAMPANULÉ, dilaté en forme de cloche. CANALICULÉ, creusé en gouttière par un sillon longitudinal. CANNELÉ, relevé d’angles saillants séparés par des sillons peu profonds et parallèles. CAPILLAIRE, fin et délié comme un cheveu. CaPITÉ , renflé ou rassemblé en tôte. CAPITULE. — 72, CAPSULAIRE, de la nature de la capsule, CAPSULE. — 127. CARÈNE, partie inférieure d’une corolle papihionacée, provenant de la soudure de deux pétales. CARÉNÉ, creusé d’un côté et sail- lant de l’autre, comme la carèned’un vaissean. CARPELLE, division d'un fruit multiple. —-91. CARPOPHORE, voyez Bandelettes. CARTACÉ, flexible et uni comme un parchemin. CARTILAGINEUX, tenace et flexible comme un cartilage. CARYOPSE. — 119. CASQUE, partie supérieure de la fleur des orchidées et de quelques au- tres fleurs irrégulières. CAULESCENT, muni d’une tige. CAULINAIRE, qui tient à la tige, CHARNU, épais, succulent et fer- me, sans être dur. CHATON, — 70, C CHAUME, tige noueuse des gra- minées. CHEVELU, garni de filets capillaires et nombreux. CHIFFONNÉ, plié sans ordre en dif- férents sens. CiLs, poils droits disposés en série au bord d’une partie quelconque. Cité, bordé de cils, ou poils pa- rallèles. CIRCINÉ, roulé de la base au som- mét én forme de crosse. CIRRIFORME, en forme de vrille. CLAVIFORME, en forme de massue. CLOISON. — 92. COELET: — 93. . COLORÉ, offrant une autre couleur que le vert. COMMISSURE, voy. Bandelettes. COMPLÈTE (fleur). 32. Composé, formé de plusieurs par- ties distinctes. CoMPOSÉE (fleur). — 73. — 76. CoMPOSÉE (feuille). — 19.—22, COMPRIMÉ, aplati de deux côtés opposés sans former d’ angles aigus. CONCAYE, formant une concavité dont les bords sont relevés. CONCEPTACLE. — 123, CÔNE. — 128. CONIQUE , en forme de cône ren- versé ou de pam de sucre CONJOINT, soudé ensemble par une partie quelconque. ConJoitres (fleurs), voyez Com- posées. ConNNÉES (feuilles), opposées et tout à fait soudées par la base, comme dans le chèvrefeuille des jardins. ConNECTIF, lien ou filet qui réu- nit les deux loges d’une anthère. CONNIVENT , rapproché sans être soudé. CONTRACTÉ, resserré. CONVERGENT, les nervures sont convergentes quand elles forment un arc dont la convexité regarde la base de la feuille. ConvexE, dont le centre est plus relevé que les bords. NOTIONS ÉLÉMENTAIRES C. CONVOLUTÉ, roulé en gaine ou en spirale. CORDIFORME, ayant la base élar- gle, et échanerée enforme de cœur. UORIACE, tenaceet flexible comme du cuir. CorxNé, sec, dur, flexible et demi transparent comme la corne: COROLLE. — 41. —46. CORYMBE. — 67. CÔTE. — 18. — On nomme côtes les parties saillantes placées entreles sillons du fruit des ombellifères. Voy. Bandelettes. COTONNEUX. Voy. BumeNouss COTYLÉDOX. — 107.2 144. COUCHÉE (tige), étendue sur la terre sans s’enraciner. COURONNE, appendice de la fleur des Narcisses.— Du fruit. — 130.* CRÉNELÉ , bordé de dents-arton- dies et droites, ou crénelures. CRISPÉ, contracté en plis vos il liers. CRUCIFORME (corolle), sr de tales munis d’un onglet, ét opposés en Croix. CRUSTACÉ , dur et friable comme une croûte. CRYPTOGAME. — 112. — 114. CUBIQUE, à six faces carrées. CUCULLIFORME , contourné en cornet. CUNÉIFORME , sommet obtus et élargi, base aincie ou rétrécie , en forme de coin à fendre le bois. CUPULE. — 81. CUPULIFORME , pule. CUSPIDÉ, terminé en pointe courte, acérée et roide. CYATHIFORME, en forme de coupe et de gobelet. CYLINDRACÉ , forme cylindrique. CYLINDRIQUE, qui a la forme d’un cylindre, c’est-à-dire d'un corps à base circulaire, et d'égale grosseur partout. CYME, — 67, en forme de cu- approchant de la DE BOTANIQUE. ü5 D. DÉBILE, fuble. D'ÉCANDRE (fleur), à dix étamines. DÉCLINÉE, penché mférieurement. DÉCOMPOSÉE (feuille). — 23. DÉCURRENTE, feuille sessile dont la lame se prolonge inférieurement le long de la tige. DÉFINIES (étamines). 39, DÉHISCENT. — 95. DELTOÏDE, en forme de delta, ou triangle à angle supérieur aigu. DEMI-FLEURON. — 75. DENTÉ , bordé de petits lobes ai- gus ou dents. DENTELÉ , bordé de petites dents inclinées dans un même sens. DENTICULÉ, bordé de très petites dents. DÉPRIMÉ, dont le centre est moins élévé que la circonférence. DIADELPHE (fleur) , dont les éta- mines Sont soudées en deux fais ceaux. DIALYPÉTALE. — 42. DranDRe (fleur), à deux étamines. DICHOTOME, divisé en bifurca- tions, qui elles-mêmes sont bifurquées de nouveau. DICOTYLÉDONE (plante). — 111. —"117. DibyuE , formé de deux parties semblables , attachées au même point. DidynaE (fleur), à quatre éta- mines dont deux plus longues. Drrrus, épars et étalé sans ordre. DiGiré, à divisions étaléés comme les doigts de la main.— 21. DIGYNE (fleur), à deux styles. DIOÏQUE. — 40. DipÊTALE, à deux pétales. DipuyLLe, à deux feuillets, DiprÈre. à deux ailes. Discoïipe , orbiculaire et en forme de disque. DISCOLORE, offrant deux surfaces colorées différemment. e DisÉPALE, à deux sépales. DISPERME , contenant. deux grai- nes. DISQUE , on nomme ainsi un petit plateau qui couronne un ovaire in- fère, et sur lequel reposent les éta- mines et les pétales, comme dans les ombellifères. — On donne aussi, ce nom à la partie centrale de l’anthode des radiées. — 15. DISTANT, écarté. DISTIQUE, s’attachant alternative- ment sur deux côtés opposés. DIVARIQUÉ , écarté et à angles ouverts. DIVERGENT , très écarté du point d’attache.-—Les nérvures sont diver- gentes quand elles forment un arc dont la convexité regarde le sommet de la feuille. Dorsaz, placé sur le dos, c’est-à- dire sur la partie intermédiaire entte le sommet et la base d’un organe, DOugLe (périanthe), calicé ét co- rolle. . DRESSÉE (crainé). — 102. DRuPE.— 1920. DruPACÉ, de la nature du drupe. E. ECAILLES, petites feuilles colorées ou membraneuses qui se trouvent sur diverses parties des plantes. On donne souvent ce nom aux folioles de lin volucre dés composées. ECAILLEUX, garni d'écailles. ECHANCRÉ, voy. émurginé. EFFILÉ , allongé et atténué au sommet. ELLIPSOÏDE, forme elliptique. ELLiIPTIQUE , beaucoup plus long que large, se retrécissant insensible- ment par un contour arrondi dù mi- lieu aux deux bouts qui sont égaux. EMARGINÉ, marqué au milieu d'un sinus où échancrure plus ou moins profonde, approchant de la E. EMBRYON. — 105.—107. ENGAINANT, formant un tube ou gaine. ENGAINÉ, entouré par une gaine. ENSIFORME, en forme de lame d'épée. ENTIER, sans aucune division. EPARS, disposé sans ordre. EPERON, espèce de cornet que l’on observe à la base de certaines fleurs irrégulières. EPERONNÉ, muni d’un éperon. Ep. — 69. EPIGYNE, placé sur l'ovaire. NOTIONS ÉLEÉMENTAIRES E. EpiLLET. — 69. Réunion de plu- sieurs fleurs de graminées contenues dans la mème glume. EPINE. — 8. EPINEUX , garni d’épines. ETALÉ, écarté du point d'insertion en formant un angle droit. ETAMINE.—-38.— 99. ETENDARD, pétale supérieur d’une corolle papilionacée. ÉTOILE, en forme d'étoile à divi- sions aiguës. EXTRORSE (anthère) , dont la face regarde le dehors de la fleur. F: FALCIFORME, en forme de faux. FASCICULÉ, partant d’un même point et réuni en faisceau. FASTIGIÉS (rameaux), redressés et rapprochés de la tige. FEMELLE (fleur). 40. FENDU, divisé jusqu’au dessous de la partie moyenne. FEUILLADE , feuille des fougères portant les fructifications. FEUILLE. —13.— 27. FEUILLÉ, garni de feuilles. FiBREUX, garni de fibres. FILET. — 58. FILIFORME , tenu comme un fil. FIMBRIÉ , ayant le bord découpé comme une frange. FISYULEUX , creux dans toute sa longueur. FLEUR.— 29. FLEURAISON. — 90. FLEURON. — 75. FLEXUEUX , courbé plusieurs fois en zigzag, (D GAINE.-— 17. GALÉIFORME, en forme de casque. GAMO-PÉTALE. — 43. GAMO-SÉPALE.—47. GÉMINÉ, disposé deux à deux sans être opposé. GEMME, — 12, FLOCONNEUX, couvert d’un duvet qui s’enlève en flocons. FLORAL, qui a rapport aux fleurs. FLORIFÈRE , qui porte des fleurs. __FLOSCULEUSE (fleur ou anthode). 15. FoLiACÉ, de la nature des feuil- les. FOLIOLE. — 20. — Petite feuille, ou division d’une feuille composée. On applique ce nom par extension à quelques autres parties du végétal , telles que le calice, l’involuere, etc. FOLLICULE. — 124. FOURNI, garni, touflu. FRANGÉ, voy. Fimbrié. FRUCTIFÈRE, portant ou conte- nant le fruit. FRUIT. — 85. FUGACE, voy. Cadue. FUNICULE. — 97. FUSIFORME , terminé en pointe comme un fuseau. GEMMULE. — 109. GÉNICULÉ, plié en forme de genou. GiBrEUx, renflé en forme de bosse. GLABRE, dépourvu de poils. GLANDULEUX, chargé de glandes, ou de la nature des glandes, DE BOTANIQUE. G. GLAUQUE, couleur vert de mer. GLOBULEUX, à peu près rond. GLOMÉRULE. — 72. GLUMACÉ, de la nature des glu- mes. GLUME, enveloppe extérieure de la fleur des graminées, composée de mi écailles nommées Spathelles. — 83. GLUMELLE, enveloppe intérieure de la fleur des graminées, composée de deux écailles nommées Spathel- lules. 83. GLUTINEUX, voy. Visqueux. GORGE. — 44. 65 G. GOUSSE. — 125. GRANULEUX , couvert de petites granulations. GRAINE. — 99. GRAPPE. — 64. GRÈLE, menu et allongé. GRIMPANT, s’élevant à l’aide des corps environnants. GRUMELEUX , formé d'une agglo- mération de petits grains. GYMNOSPERMES , végétaux dans lesquels la graine n’est pas renfermée dans une cavité close, l'enveloppe car- pellaire étant à l’état de bractée étalée. H. HaupE. — 52. HasTé, en forme de fer de halle- barde. HÉMISPHÉRIQUE, en forme de boule coupée par son milieu. HERBE: — 6. HERBACÉ, vert et de la nature des herbes. HÉRISSÉ, garni de poils droits et roides. HERMAPHRODITE (fleur), 40. HEXAGONE. à 6 pans. HEXANDRE, à 6 étamines. HiLe. — 101. — 102. HIRCINE (odeur) de Bouc. HiSPiDE, garni de poils roides. HUMIFUSE (tige), étalée sur la terre. HYBRIDE, plante provenant du croisement de deux espèces voisines. HYPOCRATÉRIFORME, Ou en sou- coupe (corolle), monopétale à tube droit et à himbe très évasé, comme dans la Pervenche. HYPOGYN, placé au-dessous de l'ovaire. I. IMBRIQUÉ, disposé en recouvre- ment comme les tuiles d’un toit. IMPARIPINNÉE (feuille), 22. INCISÉ , découpé longitudinale ment. INCLINÉ, s’élevant en décrivant une courbe dont la convexité regarde le ciel. INCLUS, ne s’élevant pas au-dessus des parties environnantes. INCOMPLET, manquant d’une ou de plusieurs de ses parties consti- tuantes. 32. INDÉFINIES (étamines), 39. … INDÉHISCENT , qui ne s’ouvre pas naturellement. 95. INDUVIÉ, recouvert par une enve- loppe persistante et accrescible. A. INERME, sans piquants. INFÈRE (ovaire), 56. INFLÉCHL, renversé en avant. INFLORESCENCE. — 61. INFUNDIBULIFORME, offrant un tube aminci et un limbe évasé, en forme d’entonnoir. INSERTION. — 54. INTERROMPU, n'étant pas continu dans toute sa longueur. INTERRUPTÉ-PINNÉE ( feuille }, feuille pinnée dont les folioles sont alternativement grandes et petites. INTRORSES (anthères), dont la face est tournée vers l’intérieur de la fleur. INVERSE, tourné dans un sens op- | posé au sens ordinaire. D, 6G r INVOLUCRAL, qui tient de l’invo- lucre. “ INVOLUCRE, réunion de folioles NOTIONS ÉLEMENTAIRES L 1 INvoLUuCRÉ, pourvu d'un irvo- lucre. INVOLUTÉ, à bords roulés en ‘de- entourant étroitement une partie. — | dans. 74. — 79. INVOLUCELLE. — 80. IRRÉGULIER, n'ayant pas des-pro- portions symétriques. 46. L. LABEL (Labellum), division infé- rieure de la fleur des orchidées. LABIÉE (corolle), limbe divisé transversalement en deux parties dis- semblables nommées lèvres ; l'une su- périeure, l’autre inférieure. LACÉRÉ, découpé en partitions ir- régulières et comme déchiquetées. LAGHE, composé de parties très écartées. LACINIÉ, découpé en lanières plus ou moins profondes. LACTESCENT , contenant un suc laiteux. ù LAINEUX, couvert de poils mous, longs et couchés. LANCÉOLÉ, élargi au milieu , et s’allongeant insensiblement par les deux bouts, comme un fer de lance. LAPPACÉ, hérissé de pointes ter- minées en hameçon. LATÉRAL, inséré sur le côté d’un autre appareil. LÉGUME. — 125. LENTICULAIRE, à surface convexe D amincis en forme de len- tille. LIBRE, n’adhérant à aucune autre partie. : LiGNEUX, de la nature du bois. LIGULE. — 17. — 75. LIGULÉE (corolle), allongée en languette. Voy. demi-fleuron. ÊIMBE, partie étalée. —44. LINÉAIRE , allongé et d’égalelar- geur, dans toute son étendue. « LINGUIFORME, en forme de langue. LIssE, n ‘offrant ni poils, ni aspé- rités. LOBES, parties saillantes séparées par des sinus ou échancrures. 19. LOBÉ, bordé de Lobes. LOGEs. — 9. LONGITUDINAL , allant de la base au sommet. Lyré, en forme delyre : sommet élargi, côtés découpés en lobes plus petits et plus écartés inférieurement. M. MACULÉ, parsemé de taches. MALE (fleur). — 40. MARCESCENT, persistant, quoique desséché. 26. MARGINAL, qui tient au bord. MARGINÉ, entouré d’un bord. MEMBRANEUX, souple et mince comme une membrane. MÉRICARPE, moitié d’un fruit sé- parable en deux parties, comme dans les ombellifères. MÉRITHALEE (ou entre-nœud), portion de tige occupant l'intervalle d'une feuille à l’autre, MONADELPHE, dont toutes les étamines sont soudées par leurs filets. MONANDRE, à une étamine. MONILIFORME , formé d'une suc- cession de petites masses arron- dies, imitant les grains d’un cha- pelet. MONOCOTYLÉDON.— 410.146. MONOGYNE, à un style. MONOÏQUE. — 40, MONOPÉTALE. — 43. MOnOPHYLLE , formé d’une- seule feuille, ou d’une seule ièce, MONOSÉPALE. — n ; DE BOTANIQUE. M. RM, à une seule graine. 100. MUCRONÉ , terminé par fune petite pointe isolée, droite et roide. MULTICAULE, produisant plusieurs tiges. MULTIFIDE , à divisions nom- breuses. MULTIFLORE, qui porte plusieurs fleurs. 67 M. MuLTILOBÉ, à plusieurs lobes. MULTILOCULAIRE, à plusieurs loges. MuLTIPARTI , à plusieurs parti- tions. MuLTIPLE, composé de plusieurs parties distinctes. — Ovaire. 36. MURIQUÉ , couvert de pointes courtes et élargies à la base. MUTIQUE, sans arêtes, ni pointes. N. NAPIFORME, en forme de navet. NouEux, offrant des renflements NAVICULAIRE, en forme de nacelle, | ou nœuds. NECTAIRE. — 50. Nu, privé des organes qui l’accom- NECTARIFÈRE, contenant un suc | pagnent ordinairement. mucoso sucré. Nuz, se dit d'une partie qui NERVÉ ou NERVEUX, marqué de | manque. nervures prononcées. NERVURES. — 18. NuUTANT, penché. 0. O8, devant un adjectif, indique que la disposition qu’exprime celui-ci est inverse. OBCORDIFORME, en Cœur ren- ss base rétrécie, sommet échan- cré. OBLIQUE, s’écartant également de la direction horizontale et de la per- pendiculaire. OBLONG, plus long que large, et à extrémités un peu arrondies. OBOVALE, en ovale renversé, c’est- à-dire dont l'extrémité la plus étroite est en bas. OgrTus, à sommet arrondi et sans pointe. OCTANDRE, à huit étamines. OLIGOSPERME, n'offrant qu'un pe- tit nombre de graines. OMBELLE, 66 OMBELLULE. É OMBILIQUÉ, marqué au centre d’une dépression ou ombilie. ONDULÉ, marqué d’inégalités en forme d’ondulations. ONGLET. — 42. ONGUICULÉ, muni d’un onglet. OPPoSÉ, placé par paire en oppo- sition. — 24. OPposiriF, se dit des étamines placées devant les divisions de la co- rolle, ou des pétales placés devant les sépales.… ORBICULAIRE, en forme de cercle. OSSEUX,, endurci, dur comme du bois. OUVERT, écarté. OVAIRE. — 34. OvaLeE, en forme d'œuf, dont la partie la plus large est en bas. OvoipE, approchant de la forme ovale. OVULE. — 34. 153 PAILLETTES, lames minces et étroites, habituellement sèches et transparentes , qui sont mêlées aux fleurs, sur le réceptacle de plusieurs composées. PALAIS, renflement qui ferme la GS E: gorge de plusieurs corolles irrégu- lières. PALÉACÉ, couvert de paillettes. PALMÉ, composé de divisions dis- posées comme une main dont les doigts sont ouverts. PANACHE. — 27. PANICULE. — 62. PANICULÉ, disposé en panicule. “PAPILIONACÉE (corolle), irrégu- fière, formée de cinq pétales, dont le supérieur droit et plus grand, se nomme étendard; les deux latéraux plus étroits sont les ailes; les deux inféricurs, ordinairement soudés en nacelle, constituent la carène. Cette corolle existe surtout dans la famille des légumineuses. PAPPIFORME, en forme d’aigrette. PAPYRACÉ , mince comme une feuille de papier. PARABOLIQUE, oblong à sommet obtus et à base rétrécie. PARASITE. — 4. PAR:ÉTAL, adhérent à la paroi d’un orgne voisin. PARTIBLE, susceptible de se par- tager en plusieurs parties. PARTIEL, n'ayant rapport qu’à une partie d’un tout. | - PAUCIFLORE, n'ayart qu'un petit nombre de fleurs. Pecriné, à divisions disposées sur deux rangs comme les dents d'un peigne. PÉDALÉE (feuille), dont le pétiole est divisé au sommet en deux bran- ches écartées, qui portent, sur leur côté intérieur, plusieurs folioles ou divisions profondes, PÉDICFLLE. — 51. PÉDICELLÉ, pourvu d’un pédicelle ou petit support. PÉDONCULE. — 51. PÉDONCULÉ, pourvu d'un pédon- cule. PELTÉ, attaché parle milieu d'une surface arrondie en forme de bouclier. PENDANT, tombant perpendicu- lirement. PENTAGONE, à cinq pans. NOTIONS ÉLÉMENTAIRES 0 PENTAGYNE, à cinq styles. PENTANDRE, à cinq étamines. PERFOLIÉE (feuille), dont le dis- que est traversé par la tige. PERFORÉ, percé au sommet. PÉRIANTHE, enveloppe de la fleur. Le Périanthe est simple s'il n'y a qu'un calice, et double s’il y a un ca- lice et une corolle. PÉRICARPE.—85.—86. PÉRIGYNE , placé autour de l’o- vaire, ou sur le calice. PÉRIGONE. Le Lis et la plupart des autres Liliacées semblent n'avoir qu'une seule enveloppe florale imi- tant une corolle, c’est ce que M. De- candolle a nommé Périgone. Ses divisions qui répondent aux pétales des autres fleurs sont nommées Té- pales. PÉRISPERME. — 106. PERSISTANT, prolongeant sa du- rée au-delà des limites ordinaires, ou au-delà de celle des organes voi- sins. PERSONNÉE (corolle), à deux lè- vres, l’une supérieure, l’autre infé- rieure, et accompagnant un ovaire simple et entier. PÉTALE. — 492. PÉTALIFORME, én forme de pé- tales. PÉTALOIÏDE, de la nature des pé- tales. PÉTIOLE. — 15. — 16. PÉTIOLAIRE, qui tient au pétiole. PETIOLÉ, muni d’un pétiole. PÉTIOLULE. — 16. PHANÉROGAME. — 115. PHYLLODE. — 16. PINNATIFIDE , ayant de chaque côté des lobes assez profonds et pa- rallèles. PINNATIPARTI, découpé en plu- sieurs parties sur les côtés. PINNÉE (feuille). — 22. PINNULE, lobe ou folioledes feuil- les des fougères. PisrTiz. — 33. PIVOTANTE (racine), perpendieu- aire. DE BOTANIQUE. | PLACENTAIRE. — 96. PLANE, aplati. PLISSÉ, représentant des saillies et des enfoncements en forme de plis. PLUMEUX , portant des poils dis- posés comme les barbes d’une plume. PLUMULE. — 107. — 109. PLURILOCULAIRE, à plusieurs lo- ges. PorLu, parsemé de poils longs et sans rigidité. — L'aigrette est poilue, lorsque les poils sont simples, et ne is pas d’autres petits poils en arbes de plume. POLYADELPHE, dont les étamines sont soudées en plusieurs faisceaux. POLYANDRE, à beaucoup d’éta- mines. POLYGAME. — 40. POLYGYNE, à beaucoup de styles. POLYPÉTALE. — 42. POLYPHYLLE, ayant beaucoup de folioles. POLYSÉPALE. — 47. POLYSPERME, ayant beaucoup de graines. -— 100. 69 pe POLLEN. — 38. PONCTUÉ, marqué de points sail- lants ou un peu déprimés, ou de très petites taches. PRÉFLEURAISON. — 29. PRISMATIQUE, composé de faces planes et de côtés anguleux. PROCOMRANTE (tige), couchée sur la terre sans s’enraciner. PROLIFÈRE, un organe est proli- fère, lorsqu'il donne accidentellement naissance à un autre organe sem- blable. C'est ainsi qu'une fleur se trouve quelquefois superposée à une autre fleur. PUBESCENT, couvert d'un duvet court et mou. PuLPEux, d'un tissu mou et suc- culent. PULVÉRULENT, comme couvert d'une poussière. PYRAMIDAL, se rélrécissant insen- siblement de la base au sommet. PYRIFORME, eu forme de poire. PyxIDE. — 126. Q. x QUADRANGULAIRE, à quatre an- gles. QUADRIFIDE, à 4 incisions. QUADRILOCULAIRE, à 4 loges. QUADRIPARTI, à 4 partitions. QUATERNÉ, placé quatre à quatre en opposition. Queue, appendice eflilé, qui ter- mine certains fruits, comme dans la Clématite R. RACINE. — 3. RADICAL, partant de la racine, ou tenant à la racme. RADICANT, produisant des racines. RADICEBBES. — 3. RADICULE. — 107. — 108. RADIÉES (fleurs). — 75. RAMEAUX. — 6. RAMEUX, pourvu de branches ou de rameaux. RAMPANT, couché horizontale- ment sur le sol, et s’y enracinant çà et là RAYON. — 66. RAYONNANT, disposé en rayons. RÉCEPTACLE. — 53. RérLÉCE, courbé vers la terre. RÉGULIER, dont toutes les parties sont égales et symétriques — 46. RÉNIFORME, arrondi au sommet, et offrant à la base une échancrure, dont les lobes sont obtus et arrondis. RÉTICULÉ, couvert de fignes croi- sées en forme de réseau. RÉFROFLÉCHI, recourbé sur soi- même. R£rus, obtus avec une légère dé- pression. REVOLUTÉ, roulé en dehors. RHOMBOÏDAL, à quatre côtés pa- 70 R. rallèles, deux à angles aigus, et deux à angles obtus. RHIZOME. — 9. RonE, grêle et ne cédant pas à la flexion. RONGÉ, découpé comme par la morsure d'un insecte. ROSELÉ, imitant la disposition des pétales d’une rose épanouie. RosTRÉ, muni d'un bec ou pointe terminale. NOTIONS ÉLÉMENTAIRES R. ROTACÉE (corolle), monopétale à tube très court, et à limbe très étalé, en forme de roûe. RuGUEUx où RIDÉ, marqué d’élé- vations, séparées par des sillons en forme de rides. RONGINÉ, découpé latéralement en lobes aigus et recourhés. RUPTILE, susceptible de se rompre où de se déchirer. S. SAGITTÉ, sommet aigu, base à deux lobes aigus et écartés en forme de fer de flèche. | SAILLANT, S'élevant au-dessus des organes voisins. SARMENTEUX, produisant de lon- gues ramifications ligneuses, ram- pantes où grimpantes. SCABRE, rude au toucher. SCARIEUX, mince, Sec et transpa- rent. SCROTIFORME, formé de deux parties ovoides ou arrondies, et réu- nies par leur sommet. SCUTELLIFORME, large et arrondi en hoüclier. SEGMENT, portion divisée ef dis- tincte d’un organe quelconque. SEMI, devant un mot signifie moi- tié. SEMI-ADHÉRENT, n'adhérant qu’en partie aux organes voisins. SEMI-CYLINDRIQUE, plane d’un côté, convexe dé l’autre, comme un cylindre coupé dans sa longeur. SEMI-FLOSCULEUSES (fleurs).--75 SEMI-LUNÉ, arrondi et échancré en croissant. SEMINIFORME, en forme de graine. SEMI-OVALE, à moitié ovale. SEMI-SAGITTÉ, représentant la moitié d'un fer de flèche coupé ver- ticalement. SÉPALE. — 417. SÉRIÉ, disposé par rangs ou séries. SERRULÉ, bordé de petites dents courbées comme les dents d’une scie. SERTULE. — 65. SESSILE, dépourvu de tout sup- port. — 15.— 37. — 38. SÉTACÉ, menu et roide comme une sole ou crin. SILICULE. SILIQUE. 122 SILIQUIFORME, en forme de sil que. SILLONNÉ, marqué de sillons lon- gitudinaux. SIMPLE, sans divisions marquées. SINUÉ, offrant un bord découpé de lobes et de sinus peu profonds. SINUS, échancrures placées entre les lobes. SOUS-ARBRISSEAU: — 17; SOUS-FRUTESCENT, de la nature des sous-arbrisseaux. SoYEux, muni de poils longs, mous et brillants. SPATHE. — 82. SPATHELLE. | 83 SPATHELLULE. À à SPATULÉ, base rétrécie, sommet élargi et arrondi en forme de spatule. SPERMODERME. — 104. SPHÉRIQUE, arrondi en globe. SPICIFORME, en forme d'épi. SPICULÉ (épi), composé de plu- sieurs petits épis partiels où épillets. SPINELLEUX, muni de petites poir- tes roïdes. SPINESCENT , se terminant en épines. SPONGIEUX, à tissu élastique comme une éponge. DE BOTANIQUE. 11 S. SQUAMIFORME, en forme d'écailles. SQUARREUX, couvert d'écailles roides et un peu recourbées. STAMINRÈRE , qui porte les 6ta- mines. STIGMATE. — 94. STIPITÉ, pourvu d’un petit sup- port amincei. STIPULE. — 28. STIPULÉ, muni de stipules. STOLONIFÈRE, produisant des sto- lons, ou jets rampants, qui s’enra- cinent. STRIÉ, marqué de petits sillons S. SUB, devant un signifie presque. SUBAPICILAIRE,, presque placé au sommet. SUBÉREUX, élastique, et poreux comme du liége. | SUBMERGÉ, enfoncé sous l’eau. SUBULÉ , linéaire et rétréci en pointe comme une aleine {subulum). SUCCULENT, gorgé de Sucs. SUPÈRE (ovaire). -— 55. SUR DÉCOMPOSÉE (feuille). — 23, SUTURE. — 94. mot, plantes à an- longitudinaux. SYNANTHÉRÉE , thères soudées STYLE. — 34. SYNGENÈSES, en forme de STYLOPODE, v0y. BANDELETTES. gaine. T ; TENDU, porté en avant. FERMINAL, placé au sommet. TERNÉ, opposé trois à trois. TÉTRADYNAME, fleur à six éta- mines, dont quatre grandes et deux plus courtes. TÉTRAGONE, à quatre pans, carré. TÉTRAGYRE, à quatre styles. TÉTRANDRE, à quatre étamines. TÉPRASPERME, à quatre graines. THYRSE. —- 63. TIGE. — 6. TOMENTEUX, couvert de poils courts et entrelacés, imitant un tissu de velours. TORTUEUX, courbé en différents sens. { TORULEUX, semblable à une corde nouée. ou en frapèze, offrant quatre cotés, dont deux opposés ne sont pas pa- rallèles. TRIANDRE, à frois éfamines. "FRIGONE, à trois pans. TRILOBÉ, à trois lobes distincts. TRILOCULAIRE, à trois loges. TRINERVÉ, à trois nervures. ÉRAPEZOÏPE, ‘TRAPEZIFORME, TRIPARTI, à trois divisions ou par- titions. TRIPINNÉE (feuille), pétiole com- mun portant des pétioles secondaires, qui se subdivisent en péfioles ter- taires, sur lesquels sont les folioles . FRIPINNATIFIDE (feuille), décou- pée en lobes, qui eux-mêmes sont doublement lobés. TRIQUÊTRE, à trois angles à arêtes saillantes. TRISPERME, à trois graines. TRITERNÉE (feuille), pétiole com- mun, divisé en trois pétioles secon- daires, subdivisés en trois autres, qui portent chacun trois folioles. FRIVALVE, à trois valves. TRONC. — 7. TRONQUÉ, coupé lement à l’extrémité. TROPHOSPERME. — 96. TUBE. — 4/4. TUBERCULE. — 12. TuRÉREUXx, muni de tubereules. TUBULEUX. en forme de tube al- longé. TURBINÉ, ou en toupie : conique et un peu resserré au sommet, TuRION, jeune pousse partant de la racine des plantes vivaces. net, horizonta- 72 NOTIONS ÉLEMENTAIRES U. UNCINÉ, terminé par une poule recourbée en crochet. UNISEXUELLE (fleur). — 40. URCÉOLÉ, renflé au milieu, con- UNIFLORE, portant une seule fleur. | tracté aux deux extrémités. UNILATÉRAL, tourné d’un seul côté. UMILOCULAIRE , n'ayant qu'une loge, UTRICULAIRE,, renflé comme une outre. UTRICULE. — 119. UTRICULIFORME, en forme d'outre. LE VALLÉCULES, voyez Bandelettes. VALVAIRE. La préfleuraison est valvaire lorsque les pétales ne s’en- veloppent pas l’un l’autre dans le bouton, mais se touchent seulement par les bords, comme les valves d’une capsule. VALVE. — 93. VALVES et VALVULES. Quelques auteurs emploient ces mots comme synonymes de Spathelles et Spathel- lules. — 83. VEINE. — 18. VEINÉ, marqué de veines appa- rentes. VELOUTÉ, couvert de poils doux comme du velours. VELU, garni de poils mous nom- breux et couchés. VENTRU, enflé au milieu. VERRUQUEUX, garni de verrucs ou de petites aspérités. VERTICILLE. — 71. VERTICILLÉ, disposé en verticille ou anneau. VisQuEUX , enduit d’une humeur mucilagineuse et gluante. VIVACE. — 4. VOLUBILE, se tournant en spirale autour d’un support. VoutTé, courbé en voûte. VRILLES, espèces de rameaux sans feuilles, flexibles et se roulant en spirale autour des corps voisins, comme dans la vigne. 433. Les caractères des végétaux, c'est-à-dire les signes extérieurs qui servent à les distinguer, s’énoncent à l’aide des expressions techniques que nous venons de définir, et dont la connaissance est indispensable pour l’intelligence des ouvrages descriptifs. 134. Tout végétal considéré en lui-même et abstraction faite de tout autre, est un individu. 435. L'espèce est la réunion de tous les individus parfaitement semblables dans toutes leurs parties, se reproduisant toujours sous les mêmes formes, et avec le même caractère universel. 136. Les caractères des espèces sont constants et invariables, et se retrouvent dans tous les individus appartenant à la même espèce ; mais quelques individussont susceptibles d'éprouver des modifications plus ou moins importantes, qui constituent les variétés. Ainsi la même espèce peut offrir des individus à fleurs blanches, bleues ou rouges, DE BOTANIQUE. 73 à feuilles glabres, ou couvertes de poils: ces légères différences ‘n'empêchent pas de reconnaître les caractères spécifiques (a). 437. Le genre se compose de la réunion d’un plus ou moins grand nombre d'espèces différant entre elles par les caractères de la végé- tation, mais offrant une organisation semblable dans les organes de la fruetification. Ainsi, nous distinguons facilement le Lis blane du Lis jaune, et celui-ci d'avec le Lis martagon; mais si nous étudions la fleur et le fruit de ces trois espèces, nous reconnaïitrons aussitôt que leur organisation offre la plus grande analogie. 138. De même que le genre est formé de.la réunion de toutes les espèces analogues, ainsi la famille se compose de tous les genres qui, bien que séparés par des caractères tranchés, offrent néanmoins des traits caractéristiques communs à chacun d'eux, et particulièrement de la ressemblance dans les organes de la reproduction. Le Persil, le Cerfeuil, la Carotte, la Ciguë, appartiennent à autant de genres dif- férents, mais il n’est cependant pas difficile de reconnaître que ces (a) Les caractères spécifiques conviennent à tous les individus d’une espèce ; mais il n'existe pas dans la nature deux individus parfaitement semblables, ils offrent tous de légères différences dont il est inutile de tenir compte. Les plantes très communes, qui végètent dans tous les lieux et à toutes les expositions, offrent des variations nombreuses dans leur stature, la forme de leurs feuilles, le nombre de leurs fleurs; il est presque impossible de noter ces différences. Les variétés proprement diles sont plus tranchées; elles se distinguent facile- ment au coup d'œil, mais souvent les expressions manquent pour caractériser ces différences de port et d'aspect. Les Races sont des variétés constantes dont les caractères sont plus prononcés et qui se reproduisent par la graine : telles sont la plupart de nos plantes polagères. Lorsque les soins de la culture manquent à ces plantes, on dit qu’elles dégénèrent : expression impropre, car celte dégénérescence n'est qu'un retour à l'état naturel. Au contraire, les races que l'on rencontre dans la nature sont quelquefois ramenées au type par des cultures successives. Dans le langage ordinaire, on confond ces différents élats sous le nom de variétés, dans l'ignorance où l'on est de leurs li- miles respectives. Les Hybrides sont des plantes que l'on suppose provenir de la fécondation mutuelle de deux espèces d'un même genre, Ces plantes sont ordinairement stériles, et leur histoire, si digne d'intérêt, n’est point encore sufisamment appro- fondie. Les Fleurs doubles ou pleines sont des monstruosités dans lesquelles les organes sexuels sont changés en pétales ; très recherchées des florimanes, elles sont sans intérêt aux yeux du botaniste. On en trouve quelquefois dans la nature: j'en ai observé sur les Ronces, le Spiræa ulmaria, Cardamine pratensis. Les com- posées à fleurs doubles ne le sont que par la transformation des fleurons en demi- fleurons, comme dans les Dahlias. Les Fleurs prolifères offrent aussi une sorte de superfélation, lorsque, du centre T4 NOTIONS ÉLÉMENTAIRES divers genrés ont entre eux beaucoup affinités, et de les rapporter à la même famille. 439. C’est en suivant la même marche, en rapprochant les familles qui présentent le plus d’analogie entre elles, que Pillustre Jussieu, et les anteurs qui se sont occupés de la méthode naturelle, ont formé les classés où ordres de leurs méthodes. Mais ces groupes sont toujours plas où moins artifieiéls. Plusieurs familles sont, il est vrai, rappro- chées par des caractères communs, mais elles ont en même temps des points de contact avec tant d’autres familles, que ce n’est qu’en rompant de nombreuses affinités que l'on parvient à les grouper en série régulière. #40. La meilleure classification naturelle sera donc elle qui saura conserver le plus grand nombre possible de ces affinités. Maïs cette classification qui suppose une connaissance très approfondie de or- ganisation végétale, ne peut conduire l'élève à la connaïssance du nom des plantes. A4i, C’est pour parvenir à ce dernier résultat, que plusieurs au- d’une fleur, sort un pédoncule qui soutient une ou plusieurs fleurs. Les Ombellifères offrent ainsi quelquefois deux ombelles superposées, je l'ai observé sur la Carotte, le Persil et l'Oreoselinum. Les Pelories sont des fleurs irrégulières qui, accidentellement, prennent une forme régulière. Cela a lieu, mais très rarement, dans les Linaires. Il arrive quelquefois que les diverses parties d’une fleur sont transformées en feuilles, en Sorte que la fleur est remplacée par une rosette de petites feuilles. Les . Crucifères y sont assez sujettes. Cette altération a été nommée CAloranthie. Ailleurs, on trouve des plantes dont la tige défigurée offre une surface large et aplafie. Ces tiges fasciées sont le résultat de la soudure de deux ou plusieurs tiges en une seule. (Voir le Mémoire que j'ai publié sur ce sujet en 1843 dans les Actes du Congrès scientifique d'Angers.) Une plante peut devenir languissante, se convrir de productions parasites, d'un duvet ou d’une efflorescence blanchâtre et changer de couleur et d'aspect : c’est l'effet d’ane altération qui annonce la mort prochaine du végétal. Enfin, les plantes éprouvent des altérations accidentelles, et provenant de causes extérieures : c’est ainsi qu'une plante tronquée ou broutée par les animaux re- pousse sous une forme un peu différente; c'est ainsi que la piqûre d'un insecte détermine Ia formation des excroissances où Bedéquard des Rosiers, des Galles du Chêne, des Saules, du Genista tincloria, ainsi que des.protubérances velues qui terminent les tiges du Sérpolet, du Teucrium chamædrys de quelques Ækeru- cium, ele. 4 Ïl est impossible de noter ces altérations dans une Flore, puisqu'elles sont sus- céptibles d'affecter un très gran1 nombre de plantes. L'élève qui les rencontre ne doit donc pas y attacher beaucoup d'importance. Quant aux transformations d'organes, elles n’ont rien de surprenant aux yeux du botaniste physiologiste : les divers organes des plantes n'étant que des modifications d'un seul et même tissu susceptible de revêlir toutes les formes. DE BOTANIQUE. 75 teurs oft inventé diverses méthodes ou systèmes fondés sur des basés différentes, mais ayant tous pour but de conduire Ha ui Cr ment l'élève au nom du genre. 142. Un système botanique ne reposant que sur la considération d'un seul organe, n’a pas le mérite de faire connaître les rapports naturels des végétaux, et ne doit être considéré que comme uh in- stfument susceptible de faciliter la détermination dés plantes. La mé- thode naturelle, au contraire, classe les végétaux d’après tous les rapports qu'ils ont entre eux, et les considère sous le plus grand nombre de points de vue possible. 143. La méthode de Tournefort fondée sur la présence où l'absence et la forme de la corolle, n'est qu’un système qui n'est plus en usagé dans les ouvrages modernes. Linné établit le sien uniquement sur les étamines considérées sous le rapport du nombre, de la position, de la proportion de la connexion. Véritable œuvre de génie, ce système péut encore remplir le but que son auteur s'était proposé; mais re- posant sur un seul organe, il présente beaucoup d’aberrations et oflre de nombreuses difficultés. 1%4. Lé problême à résoudre était donc d'inventer une méthode qui pût prévoir les difficultés et les exceptions, et conduire au nom des plantes par des voies faciles et variées. Ce problème a été résolu par Lamarck dans sa méthodé analytique, dont je vais essayer de vous faire comprendre le mécanisme et la marche. DE LA MÉTHODE OU CLEF ANALYTIQUE. 145. La clef analytique n’est point une classification, c'est moins une méthode proprement dite, qu'un moyen facile de conduire l'élève à la connaissance du noni des plantes. Mais avant de pouvoir at- teindre ee but, il est nécessaire de posséder une idée sommaire de l’organisation du végétal et de connaître les noms assignés à chacun de ses organes. Vous devez donc vous bien pénétrer des notions élé- mentaires qui précèdent ; non seulement en les lisant avec attention, mais en en faisant l'application sur les plantes que vous rencontrerez, et en vous habituant à reconnaitre et à nommer chacune des parties qui composent leurs fleurs. C'est seulement alors que vous pourrez procéder à l'analyse des plantes, en ayant recours au dictionnaire qui suit les notions élémentaires, pour les termes dont vous ne compren- driez pas bien la signification. On ne peut établir des relations dans un pays qu’autant que l’on en connaît la langue. 146. Ces premières connaissances acquises, il est nécessaire pour - 76 NOTIONS ÉLÉMENTAIRES parvenir à des résultats certains, 1° d'avoir sous les yeux une plante recueillie à l'état sauvage, et non dans un jardin, où elle pourrait être défigurée par la culture, ou étrangère à cette Flore ; 2° que la plante qu'on veut analyser soit en fleur, et même munie de quelques fruits, et généralement pourvue de tous ses organes, qui tous peuvent fournir des caractères. Ce n’est point sur une plante sans fleurs ou sur des fragments, que l’on peut s’exercer utilement. Lorsque les caractères sont tirés du fruit, c'est dans son état de maturité qu’on le considère : la plupart des Crucifères, Ombellifères, Rumex, etc., ne pourront être déterminées si l’on n’a pas quelques fruits mûrs sous les yeux. Ce n'est qu'après avoir rempli ces conditions indispensables que vous pourrez faire usage de la clef analytique. 147. Cette clef se compose d’une suite de propositions accolées deux à deux et combinées de telle sorte que l’une doit nécessaire ment s'appliquer à la plante que l’on a sous les yeux, tandis que l’autre ne lui convient pas. Vous vous trouvez alors renvoyé à un nu- méro qui vous conduit à une nouvelle série de questions, puis, suivant la même marche jusqu’à la fin, vous êtes amené à n’avoir plus à choi- sir qu'entre deux genres séparés aussi par un caractère distinctif. 448. Quelques exemples nous feront mieux comprendre : prenez un Fraisier fleuri et muni, s'il se peut, de quelques fruits, et essayons de le déterminer. Les premières questions que vous adresse la clef sont celles-ci : votre plante a-t-elle les fleurs distinctes, ou indis- tinetes ? — Comme il est évident qu’elles sont distinctes, vous passez au n° 2. -— Ses fleurs sont-elles disjointes, ou réunies dans une en- veloppe commune ? — Elles sont disjointes, vous passez au n° 4 sans vous occuper en rien du n° 3 que vous laissez en arrière. — Ont-elles tout à la fois un calice et une corolle ? — Oui, allez à 5 — Ont-elles tout à la fois des étamines et des pistils ? — Qui, prenez 6 — La co- rolle est-elle polypétale ? — Oui, arrivez à 7 — L'ovaire est-il dans la corolle ? — Oui, passez à 8. — L'’ovaire est-il simple ? — Ici le carac- tère indiqué ne convient plus à votre plante, elle porte au contraire sur son réceptacle charnu une multitude de petits pistils; il faut done prendre la seconde question, plusieurs ovaires, et passer au n° 9; les étamines n'étant pas soudées, vous êtes renvoyé à 10; les feuilles n'étant pas charnues, vous prenez le n° 41; les étamines et les pé- tales adhérant au calice, vous vous trouvez renvoyé au n° 326; puis passant successivement par les n°5 327, 328, 345, 346, 347, 348, 352, 393 et 354, vous arriverez au nom de Fragaria qui est celui de votre Fraisier. Si vous aviez sous les yeux une fleur de Violette ou de Pensée, vous arriveriez au nom de Viola, en suivant les n9s 4,9, 4, 5, 6, 7,8, 41, 190, 195, 197 et 200. Ces exemples, que l'on devra véri- DE BOTANIQUE. 41 fier sur les plantes indiquées, feront parfaitement Comprendre le mécanisme de la Méthode analytique. 149. Si vous voulez ne pas vous égarer dans l’analyse que vous tentez, commencez toujours par le premier numéro de la clef qui est le point de départ de tout le règne végétal. 150. Lorsque deux caractères sont réunis par une conjonction, distinguez-en soigneusement la valeur : par exemple, ne confondez poiut et avec ou. Ainsi, s’il y avait feuilles dentées et fleurs rouges , il faudrait que la plante eût tout à la fois les feuilles dentées et les fleurs rouges; mais s’il y avait feuilles dentées ou fleurs rouges , il suflirait qu’elle eût les feuilles dentées, ou seulement qu’elle eût les fleurs rouges , pour qu’on püt lui appliquer le caractère indiqué. 151, Souvenez-vous que dans les plantes tout ce qui n'offre pas la couleur verte est regardé comme coloré, ainsi une corolle entièrement blanche est dite colorée. 152. Lorsque les fleurs sont petites et serrées plusieurs ensemble, gardez-vous de prendre cette réunion de fleurs pour une seule fleur : ainsi, lorsqu'on dit qu'un Saule n’a qu’une ou deux étamines, cela ne doit pas s’entendre du chaton tout entier, qui en offre une multitude, mais des petites fleurs placées à l'aisselle de chacune des écailles dont se compose le chaton. Il faut donc s’habituer à savoir isoler chaque petite fleur, cela est surtout utile pour les fleurs conjointes ou composées. 153. Les étamines ou les pistils appartiennent à une seule fleur, toutes les fois qu'ils sont entourés immédiatement par une enveloppe qui leur est commune : ils constituent plusieurs fleurs , lorsque cha- cun d'eux est placé au milieu d’un périanthe particulier , ou sur une partie différente du végétal. 154. Il y a des plantes dont les fleurs sont si petites que l’on n’a- perçoit que difficilement les divers organes dont elles se composent; il faut, dans ce cas, les observer à l’aide d’une forte loupe, instrument indispensable au botaniste. Le microscope n’est pas nécessaire pour l'étude des plantes phanérogames. 155. Si en analysant une plante, on ne comprenait pas bien le sens de la question posée , il suffirait de lire celle qui lui est accolée, et l’on reconnaîtrait bientôt à laquelle des deux il faut donner la pré- férence. 156. S'il arrivait qu'aucun des caractères indiqués ne pût s’appli- quer exactement à la plante que l’on aurait sous les yeux, il y aurait lieu de penser que l’on s’est trompé dans l'analyse, ou que l’on a pris un numéro pour un autre, et il faudrait recommencer jusqu’à ce qu’on arrive à un résultat certain. 78 NOTIONS ÉLÉMENTAIRES 457. Dans les exemples que nous avons cités ci-dessus (148), nous sommes parvenus à reconnaître un Fraisier et une Violette, mais nous ignorons encore quelle est l'espèce de chacun de ces genres que nous avons sous les yeux. Il faut, à l’aide du numéro qui suit le nom de chacun de ces genres, se reporter à la clef analytique des espèces. Là, faisant une nouvelle application des principes que. nous venons d'émettre, nous parviendrons facilement à trouver le nom de l'espèce que nous avons en main. Mais pour la connaître suffisamment, il faut se reporter au numéro correspondant de la Flore sous lequel cette plante est décrite, vérifier d’abord les caractères du genre, puis ceux de l'espèce indiquée; si ces caractères s’y adaptent exactement , on aura la certitude d’avoir bien déterminé; si, au contraire, la descrip- tion ne convient pas à la plante, ou ne lui convient qu’à peu près, il en faudra conclure que l’on s’est trompé, et il faudra recommencer l'opération (a). Si après plusieurs tentatives inutiles, vous ne pouvez parvenir à trouver le nom de la plante, alors ne vous y obstinez plus, vous reconpaîtrez plus tard la cause de ces diflicultés : le temps et l'observation sont à cet égard les meilleurs maîtres. 158. Dans les analyses qui suivent, les numéros placés entre pa- renthèses, à la suite des noms des genres ou des espèces, sont ceux sous lesquels ces genres ou ces espèces sont décrits dans la Flore; les autres précédées d’un p indiquent la page du tome 2 où la plante. est mentionnée. (a) H est évident que je suppose que l'on ne s’exercera que sur des plantes dé- criles dans ect ouvrage. CLEF ANALYTIQUE DE LA FLOBE DU CENTRE DE LA FRANCE. re PARTIE. — ANALYSE DES GENRES. À Plantes à fleurs distinctes, c’est-à-dire dont les étamines ou. les pistils sont visibles. . Plantes à fleurs nulles ou indistinctes, “fructifiant sans éta= ME SOU 0e 6 ei list pti eivteitn 2 Fleurs disjointes, c’est-à-dire n'étant pas réunies en grand nombre dans un calice commun à plusieurs fleurs. . , Fleurs conjointes, c’est-à-dire réunies en grand nombre dans un calice, ou enveloppe commune, de telle sorte que leur assemblage semble ne constituer qu’une seule fleur. , 3 Anthères soudées en forme de gaîne verticale. ,. . + . Anthères libres et non soudées ensemble, ,. . . . . 4 Fleurs ayant tout à la fois un calice et une corolle . . . Fleurs dépourvues de calice et de corolle, ou de l’un et de US TS RS ON AU 5 Fleurs pourvues tout à la fois d’étamines et.de pistils . . Fleurs privées ou d’étamines, ou de pistils. 4 . . . , 6 Corolle polypétale, c’est-à-dire composée de plusieurs pièces distinctes et séparables sans. déchirement. . . . . Corolle monopétale, c’est-à-dire d’une seule pièce. . . POLYPÉTALES. 7 Ovaire libre et placé dans ja corolle, ou au fond du calice. Ovaire adhérent au calice, ou placé sous la corolle, de telle sorte qu'il forme un renflement visible au-dessous de la US SPA PE OP ET ET OS 8 Un seul ovaire simple . . , : È Plusieurs ovaires, Ou un Ovaire à plusieurs divisions profon- des, ou composé de plusieurs petits pistils particuliers. 9 Etamines à filets libres, ou non soudés.en tube , , +, , Filets des étamines soudés entreeux en forme de tube, , 906 9 10 34 80 ANALYSE DES GENRES. 10 Feuilles non charnues, simples, ou découpées, où compo- sées . Feuilles épaisses et charnues, toujours simples et indivises. 11 Etamines et pétales insérés sur le réceptacle et n’adhérant pas au calice. . . DATA said Etamines et pétales insérés Sur la paroi intérieure du calice. 12 Pétales entiers, ou seulement dentés, ou échancrés. , . Plusieurs pétales profondément laciniés ou découpés . . Feuilles alternes, ou toutes radicales . 13 RENONCULACÉES.{ Feuilles opposées, tige souvent ligneuse. se. ee ee Mer ve CODEN 1% Fleur très irrégulière, formant une sorte de casque, ou pro- longée en éperon. . . dE à - se Fleur ‘régulière ou peu irrégulière, sans casque, ni éperons. 45 Caiice nul, ou ayant au moins quatre ou cinq folioles. . Calice à trois folioles, ou remplacé par une collerette de trois feuilles placées au-dessous de la fleur, . 16 Etamines très longues et saillantes hors de la corolle, qui est caduque et souvent à quatre pétales. THALICTRUM (2) Etamines non saillautes hors de la fleur, corolle ayant pres- que toujous plus de quatre pétales. . . . . . . 17 Une collerette de feuilles placée au dessous de la fleur, : + + + . ANEMONE (3) Calice placé très près de la fleur . . . . ROUE AS 'SIx à douze pétales .. … : 2 0 COCO Trois pétales "IL ES RES NN R EORSN A9-Fleursjaunes : °° + + + ICRA Fleurs bleues, ou blanches, ‘où ‘purpurines . ANEMONE (3) 20 Feuilles toutes radicales, linéaires, étroites et entières; fleur très pelite … … . . - Myosurus (5) Feuilles n'étant pas toutes radicales, ou, lorsqu'elles le sont, n'étant pas linéaires étroites et entières L 2 CREME 9 Fruits ou ovaires terminés par un long filet barbu . . . . : 2 tete + + . ANEMONE (3) Fruits ou ovaires non terminés par un filet barbu. . . 99 Pétales intérieurs petits, diflormes à deux lèvres, ou en cornet, ou en Sac. « . +9 Tee Pétales tous semblables, ni labiés, "ni en CORNE EEE 93 Fleurs rouges. . . «fs e HSTUSTTTRRRRRES Fleurs jaunes ou blanches . ein SN NE 94 Feuilles découpées en lanières très étroites, fruits glabres. + +1 +} ADONIS (4) Feuilies à divisions ‘élargies, fruits cotonneux. PÆONIA (19) 25 Fleurs blanches, ou jaunes, pourvues d’une corolle et d’un calice, au moins dans leur jeunesse. dd UE Fleurs jaunes, toujours dépourvues de calice, CALTIA (9) 742 21 26 POLYPÉTALES. 26 Tige presque nulle; carpelles terminés par üné corne très allongée . . . . . . . . CERATOCEPHALUS (6) Plante pourvue de tige; carpelles non prolongés en forme RL dns Li à vo -slbtiit eut 2% Li 8 du 27 Pétales munis à la base interne d’une fossette ou écaille AUMMTNERe 0. . . . , . . RANUNCULUS (7) Onglets des pétales sans fossettes ni écailles . ADONIS (4) EU 2 à Là: - | D LT Le ; 29 Fleur entourée d’une collerette de feuilles. ERANTHIS(11) Fleur sans collerette. . . ; . . . TROLLIUS (10) 30 Fleurs bleues ou bleutres ; feuilles découpées en lanières Rues etétroites. | . . _. . 1) ::.4 NIGRLLA (14) Fleurs jamais bleuâtres, divisions des feuilles élargies. 31 Fleurs d’un blanc pur, feuilles à folioles ternées : CRE NE DR M 4... .. , . ISOPYRUY/(13) Fleurs vertes ou rosées, feuilles pédalées. HELLEBORUS (12) 32 Fleur prolongée en éperon à sa base. 4 4 . . , . Fleur sans éperon et formant une espèce de casque! +... MC + Dao SU, sed) dsl) ACONIEUX (47) 33 Cinq éperons recourbés en crochet. . AQUILEGIA (15) Un éperon aigu, droit ou arqué. . . DELPHINIUM (16) 34 Calice muni à la base d’un second calice accessoire ou ca- hguleeniile : ë PP TARA I Calice simple Pwbaus, calicule , , :; 2ÿ%1161 49e à on 35 Dix étamines munies d’anthères, ou pédoneules portant de une à trois fleurs . . . . . . . GERANIUN (112) Cinq étamines munies d’anthères, fleurs en sertules. : . nr FF NT Q'ERODIUN (M3) 36 Calicule composé de trois folioles + MALVA (102) Galicule composé de six à neuf folioles. ! ALTHÆA (103) Calicule seulement à trois lobes. . : LAVATERA (104) Trois à quatre étamines, très petites 31 CRASSULACÉES. SU CRE RSR NS NT MODE Cinq à dix-huit étamines ou plus, . 38 Fleurs jaunâtres à trois parties, tige couchée. TILLÆA (198) Fleurs rosées à quatre parties, tige un peu dressée. . RARE A Asie 0. 0. BULLIARDA (199) 39 Corolle monopétale tübuleuse, . . . Umprricus (202) Corolle polÿpétale, non soudée en tube, . . . … 40 Six à douze ovaires et autant de POSE OL e LIRE en) sue. * < . :. ‘ SEMPERVIVUM (201) Quatre à sept ovaires et autant de pétales. SEDUM (200) 41 Corolle régulière, c’est-à-dire à divisions égales et symé- En Le PE Gi nt 204 na 209)mha de Corolle irrégulière, ou à divisions itégalesi Ja 29140 aie A, 6. 27 29 30 31 33 36 35 38 39 40 82 ANALYSE DES GENRES. 42 Une à dix étamimes 4/,0 3.0) SOURCES Douze étamines, On, plns. + . ." . SUVSONS OURS 43 Calice à deux folioles ou à deux lobes profonds. , ,. . Calice à plus de deux folioles ou de deux lobes. . . . 44 Cinq pétales, calice BÉSIOPIR avec la corolle . . . « + PORTULACA (190) Quatre pétales, calice se dét achant au moment où la co- rolle s’épanouit, . 7 SAS OU SON RSS Capsule globuleuse ou en massue à stigmates rayonnants. . . Capsule grêle allongée eu forme de si- lique, deux à quatre stigmates . . 46 Un style court, fleurs jaunes. . . . MEcoxopsis (24) Point de style, stigmates sessiles, fleurs jamais jaunes. . ne Ve etlatuel 2e tt ASC CES 47 Fleurs violettes |. _. .. . .. .. .. . ROŒMEEU (2) Fleurs jaunes ou rougeâtres. ! L-110,. CHOSES 48 Capsule très allongée, rude, tuberculeuse, à deux loges. . 45 PAPAVÉRACÉES. - . « « GLAUGIUM (26) Capsule glabre, un peu toruleuse, à une loge. . . TRES A EE ee SU Le à te ine DE CHELIDONUM (27) 49 Pétales insérés sur le calice . . 6 Pétales insérés sur le réceptacle et n adhérant pas au calice, 50 Ovaire pédicellé dans le centre de la fleur, trois stigmates, plantes à suc laiteux , , , , . . ÉUPHORBIA (493) Oxaire non pédicelié dans la fleur, un où plusieurs styies simples S ee, 6 © + €, 0: + ORNE 51 Cel ice profondément divisé en if (| variles CHR [LEREE"S Len Cance à six où douze dents . s < . e LY FHRUM (183) 62 Feuilles ‘alternes ou toutes radicales 4 4. 4 « , Feuilles opposées, au moins les inférieures . 4 . à . 53 Étamines libres, à filets distincts . . . «4 . , . . Etamines-soudées parles filets, + 4 . . b4/Arbres Où arbrisseaux : 2: ., . "2 ONE HER DES M ere. DC e se CAS NE k 55 Arbre à feuilles dentées. . . . . . TILIA (105) Arbrisseau à feuilles entières. . + : : CAPPARIS (73) 56 Plante aquatique à feuilles simples. . . . . . . . Piante terrestre à feuilles composées. . . . . . . 87 Fleurs blanches . . . . . . . . NymPaæ4/ (21) Fleurs jaunes 2.00 ." . 1... CON 58 Fleurs en grappes, fruit en baie, . , . . ACTÆA (18) Fleurs peu nombreuses non en grappe, fruit see. . , . 59 Etamines soudées entre elles par la base, , , ,. Etamines libres et non soûdées, , , , , 0. ,, 65 43 44 49 45 46 47 48 50 22 5 328 53 59 54 34 55 56 57 58 30 51 60 POLYPÉTALES. 60 Arbres ou grands arbrisseaux, deux stigmates. ACER (109) Herbes ou petits sous-ar brisseaux, un seul stigmate, 60 Capsule à trois valves. . . . «. HELIANTHEMUM (75) bis CapSule à cinq valves. . . . . . . . CiSTus (74) 61 Fruit en baie, feuilles ayant au moins 3 centimètres de lar- geur . . + ANDROSÆMUM (106) Fruit capsulaire , feuilles étroites ou n ’ayant pas 3 centi- mètres de largeur . Us De y e MD Ps drain 62 Fleur tubuleuse et en cloche, pétales munis d’un appendice à labase. . . . + ELODES (108) Fleur ouverte en rose, pétales dépourvus d’appendices, . 0 . + "Hyparioum (107) CE OPEN I RE RE po mere ne mia. de Le » 5 0 De rue en, 2) 64 Pétales eolorés, calice herbacé. . . : RAT, Pétales et calice offrant à peu près la même couleur. Sinik 65 Petites plantes à feuilles ovales et opposées. ELATINE (99) Plantes à feuilles linéaires, alternes ou toutes radicales. 66 Deux étamines. . . . . . . . . FRAXINUS (377) Quatre étamines . . She HITS TMS Six étamines dont deux plus courtes RES NTM PER ST EMIDOMMMEAMINESs SN ee msi jee EE 5 US EU EE, OU DR CRIS etre Br 68 Feuilles alternes épineuses, , , . + + ILEx (376) Feuilles opposées non épineuses , , . EVONYMUS (118) 69 Feuilles opposées et entières . 4 4, , . « + … « OR AE RNERL PEL ai des Ra loin el history Lelhieiuie 70 Fléurs blanchés ou blanchâtres, . * 4. . . 4 . . Fleurs roses , . . . . . . 4. + FRANKENIA (80) 71 Tige plusieurs fois dichotome, feuilles ovales. RADIOLA (101) 1 00 . 60 bis 62 64 66 138 188 65 737 745 67 79 74 69 68 70 73 71 Tige non dichotome, feuilles linéaires. . . + . #6 71 bis 71 Deux styles, capsule à deux valves. . . BUFFONIA (87) bis Quatre à cinq styles, capsule à plus de deux valves. . . ‘72 Plante glauque et très lisse . . . . . MOENCHIA (97) Plante jamais glauque souvent velue . . . SAGINA (89) 73 Pétales placés devant les folioles du calice . . : . Epimedium, p. 27 Pétales alternes avec les ‘folioles du false on EE DR 74 Tige garnie de feuilles . . Tige sans feuilles, mais garnie d’écailles. HyPoriruys (362) 75 Un seul style, feuilles composées . . . . RUTA (117) Deux ou quatre styles, feuilles simples, , . , + . 1 ik] 84 ANALYSE DES GENRES, HR PER NU EE + MOEHRINGIA (88) Oratre SLVIES S .. 10 st 77 Tige uniflore, feuilles er plus de 3 centimètres de lar- Te Le HT. As | (537) Tige muliflore, feuilles petites. tbe, 251)54 1 Higat 18 78 Pétales sans onglet, herbes aquatiques. . ÉcLÈGe (99) Pétales rétrécis en FAPIée herbes non aquatiques . . RE r Re ee ae à ee NS (100) 79 Quatre sépales, un stylé où point de Style. : 1, 8#g Deux sépales, deux styles courts . . . HypEcOUm (28) Fruit grêle, au moins quatre fois plus long que large (Siliqueÿ .-:57% D UE | Fruit dont la longueur ne passe pas quatre fois la largeur (Silicule). . ‘CAL SNENAENS 81 Silique composée de nœuds, ou articles imitant les grains d’un chapelet. . . . SET RAPHANUS (47) Silique non composée de nœuds, ou articles séparés et distinetg #70: ES EUR 00 NORRIS 89 CRUCIFÈRES. | 82 Fleurs jaunes. . si: 5 RON Fleurs blanches, ou blanchâtres, où roses. ETS CRT 38 83 Silique terminée par une corne ou languette longue au moins de 1 centimètre. .. . . ; TA To Silique sans corne ou à pointe très courte. £: Le * GRATIN 84 Feuilles supérieures sessiles, amplexicaules, auriculées: , 85 Feuilles non embrassantes et sans oreillettes à la base. . 86 85 Feuilles ana entières ou seulement dentées,. . à ie . BRASSICA (49) | Feuilles supérieures incisées où profondément découpées. 94 86 Calice fermé, à folioles droites et Ce ochées, graines En buleuses. . 87 Calice étalé, ou dont les folioles ne sont pas fermées et con- tiguës au sommet . . . . +. . . + + . . . 88 87 Pointe de la silique cylindrique ou conique. BRASSICA (42) Pointe de la silique aplatie et à deux tranchanis. ERUCA (46) 88 Calice étalé presque horizontalement, graines globuleuses. - . =. SINAPIS (44) Calice dr essé ou seulement ouvert, graines ovales où oblon- gues COMPTIMÉES 4; "2 2 ORNE 89 Feuilles entières, non dentées et lisses. CHEIRANTHUS (32) Feuilles découpées, ou dentées, ou un peu rudes. .: . « 90 90 Silique comprimée ou aplatie, graines disposées sûr déux rangs . . . DIPLOTAXIS (45) Silique anguleuse où ‘éylindrique, er ainés non disposées Sur deux rangs réguliers2.. 4: . "0" . st SR Silique tétragone, feuilles entières ou seulement dentées. . . ERYSIMUM (41) Silique cylindrique ou anguleuse, feuilles pinnatifides ou lobées 0 L . L . L . L . L L L L2 . LL 9 pin 92 POLYPÉTALES. 92 Divisions du calice très étalées + . ,. . . Calice droit ou seulement ouvert . . . . . . . . 93 Calice égal à la base, feuilles irrégulièrement lobces. . . + SINAPIS (42) Calice un peu bossu à à la base, feuilles toutes profondément pinnätifides . . . . . . . ERUCASTRUM (43) 94 Calice droit, silique à quatre angles inégaux. BARBAREA (34) Calice un peu ouvert, silique cylindracée, anguleuse ou el- 12, 0 0060et RD VERS SRES CUBE ERX LUSR Li a 95 Silique cylindracée ou elliptique, graines dépésées sur deux rangs ir réguliers UE . + NASTURTIUM (33) Silique cylindracée souvent relevée de côtes, graines sur un Seul rang . . . . «. + +. .. SYSIMBRIUM (40) 96 Feuilles ailées à folioles parfaitement distinctes jusqu’à la ME Luz TH Feuilles simples, ou découpées en lobes qui n atteignent pas PREMOYENNE, +. 5... 4 ce, 14 du: PSE 97 Siliques très serrées contre la tige . . . . . ,. , Siliques plus ou moins écartées de la tige. , . . . . 98 Feuilles de la tige glabres . . , . . Tupriris (35) Feuilles de la tige velues. . . . . . . ARABIS (36) 99 Feuilles simples et indivises, ou fleurs roses , . . Feuilles profondément pinnatifides, fleurs jamais roses 100 Siliques à quatre faces et à quatre angles très prenoncés. Siliques n'offrant pas et faces et quatre angles bien prononcés. . . En ANPERNAURSE QUES SINMRRRS 101 Feuilles amplexicaules . . . . . . Erysrmum (41) Feuilles non embrassantes. :. . . . SISYMBRIUM (40) 402 Plante et siliques tomenteuses blanchâtres. MATTHIOLA (31) Plante non tomenteuse, ni blanchâtre . . . . . . 103 Stigmate formé de deux lames planes et rapprochées . ÉD TU, PUS PT D HESPERIS Gi nrbateisimpleeñliér; 9020-90 2040 #7 104 Stigmate court obtus, silique comprimée. , ARABIS (36) Stigmate conique aigu, silique cylindrique. Malcomia, p.45 105 Calice offrant deux bosses à la base . ERUCASTRUM (43) . Galice égal à la base . . . . . . SISYMBRIUM (40) 106 Pétales blanchâtres avec un réseau de veines brunes. , A ERUCA (40) Pétales blanes ou roses, sans veines brunes. , , . , 107 Souche rampante, écailleuse, silique allongée en corne distincte . . . . . . . . . Denrar (33) Point de souche écailleuse, silique à pointe nulle, ou DR n NUE PARPUT ASIE AGE S PO DARENFPTES 108 Siliques comprimées et droites . . ,. CARDAMINE (37) Siliques cylindracées et un peu arquées. NASTURTIUM (33) 89 93 94 95 103 104 197 103 86 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 124 ANALYSE DES GENRES. Fleurs blanches, ou blanchâtres, ou purpurines. . ,. . Fleurs jaunés. "4 ‘,". 2 'MONEQUSSSS Silicules bordées de dents ou cts tuberculeuses . . ù . SENEBIERA (55) Silicules dépourvues de dents ou pointes tuberculeuses . Silieule sensiblement échancrée au sommet, ou triangu- J'EN SORT AN - . Silicule non triangulaire , entière ou à peine échanerée Pétales à peu près tous égaux, . . s) “arte Deux pétales extérieurs plus g grands que les autres. . Fleurs jaunes: “209 9000000809 00 D'ANPECOUM (6) Fleurs jamais jaunes :. :. . . . :. ; Feuilles pinnatifides presque touies radicales et étalées en roselte: 7." . . TEESDALIA (61) Feuilles entières ou ‘dentées, portées par la tige et non éta- lées en rosette: 524: 0000, ON SOON Silicule entourée d’un bord ou aile saillante. . . . . Silicule non entourée d’une aile saillante . . . . Feuilles presque toutes radicales et étalées en rosette. . : . . |. TEESDALIHA (61) Feuilles n'étant pas toutes radicales , ni toutes étalées en roselte. sel: piste meules rs 1O te nO CRE 200 Une seule graine dans chaque loge de la silicule . LEPIDIUM (58) Plusieurs ; graines dans chaque loge de la silicule . . RPC PR TES RE Silicule triangulaire. ,. . . . . . CAPSELLA (56) Silicule ovale ou oblongie. . . . . LEepipium (58) Silicule à deux articles dont le supéri. ur est en lame d’épée. PT RC DE à EE A Len CAKILE (49) Silicule ni à deux articles, ni en lame d'épée . . . . Fleurs PÉTHAPIUE ; silicules longues de 2 centimètres, ou plus. . . LuNaRIA (67) Fleurs blanches ou ‘blanchâtres, Silicule longue, au plus, DUR CEDTIMEEPE Pan se à: + 0 00) VOD Silicule comprimée et entourée d’un bord saillant. . . Silicule non comprimée ni bordée. . . . . . . . Feuilles couvertes de poils courts et blanchätres . . . D 6 4 et Nano y à 200 COTES Feuilles glabres. . . . . .- :. ° . THPASRI(NS Silicule en cœur, ou à valves courbées en earène . . … Valves de la silicule planes, concaves, ou hémisphériques Silicules à loges tu 0 plante ue ou moins élevée et robuste, : . . LEPIDIUM (58) Silicule à loges disper mes, ‘plante très petite, presque fili- forme 13710249 COMPARE 05 CUCHUTÉENSRN 110 129 111 112 119 115 113 114 116 118 117 120 125 125 bis. 126 154 135 136 137 133 139 POLYPÉTALES. 87 Silicule ovoïde ou globuleuse, ou renflée. . . . . . 126 Silicule oblongue ou elliptique, non renflée, . . . 125 bis. Pétales profondément bipartis. . . . EROPHILA (63) Pétales erftiers, ou non fendus. . . . . DRABA (66) Silicule renflée, oblongue ou en forme de poire. , . . 127 Stienleglobuleuse ou ovoide . ‘.". ©... . .'°. 128 Feuilles de la tige munies d’oreillettes embrassantes . : . + CAMELINA (63) Feuilles de la tige simplement sessiles . Berteron p- 66 Feuilles de la tige munies d’oreillettes embrassantes , 128 bis Feuilles dépourvues d’oreillettes embrassantes . . A COCHLEARIA (63 bis) Pétales inégaux, silicule à { graine ,. : CALEPiNA (51) . Pétales égaux, silicule polysperme . . KERNERA (64) Silicule échancrée au sommet et à la base, et formée de deux lobes orbiculaires et comprimés. BISCUTELLA (59) Silicule n’offrant ni deux lobes distincts, ni deux échan- LITRES Le. es NS SERRE FR AA PT AE Due ee EE E SN LE D de ulles : 7"... SN aa 131 Feuilles toutes radicales , . . . . . DRABA (66) Silicule étrangiée au milieu en 2 articles inégaux . . . Ne RAPISTRUR (8) Silicule non divisée en 2 articles SRE PNA AL D ÉTUTS Silicules à quatre angles ailés, dentés en crêtes . , . PE LED QI LOT. BÜUNIAS" (60) Silicules ni à quatre angles, ni en crêtes ailées. +. . . 132 Silicule presque triangulaire, dressée sur un pédicelle court, roide et très renflé . . . . MYAGRUuM (53) Silicule ni triangulaire, ni pourvue d’un pédicelle très 2 0 4 A Re Feuilles pinnatifides, ou plante aquatique. NASTURTIUM (33) Feuilles jamais pinnatifides , plante terrestre . . ,. ‘. 134 Silicule globuleuse . MS PE VER dater ie DA Silicule comprimée et non slobuleuse. HE Soient} 130 Silicule petite, ridée, mucronée et entourée d’un bord. . D: oupequtes tisane Jo ADSLIA (D) Silicule gonflée, ni ridée, ni bordée , . VESICARIA (70) Silicule ovale, oblongue, ou ellipiique . . . aÜtst 137 Silicule orbiculaire comprimée à valves un peu convexes. de ne onte Ve Neba te 1 ALÉSSEM: (69) Silicule large, ovale, pubescente et presque sessile. . 3 Asp Silicule oblongue, glabre ou pédicellée . . ISATIS (54) ARMÉE MINES A chine net: ei ion dec taerdemneir 139 M OnMEMnINESs D. ., . . . fo pN Tue. 1190 ES D SAUT Le, LS RE ee at 240 D dondastyies. D. 1, 777. ANR PSM iso, 143 88 ANALYSE DES GENRES, 140 Feuilles alternes, ou toutes radicales. . . , , :. . Feuilles opposées sur. la fige ile, 4 ceci 141 Feuilles toutes radicales ., 455,414 CES Feuilles alternes le long de la tige. . . . Lux (100) 142 Feuilles chargées de poils glanduleux . DROSERA (77) Feuilles sans poils glanduleux, . . . . +. . 143 Arbres.ouarbrisseaux. 1,0 Oh CR EE RNRRE Herbes us "smomb-e de Ritter Lei de Got OCR 144 Feuilles très petites en forme d’écailles . TAMARIX (185) Feuilles plus ou moins élargies . . . . +. :. « 145 Feuilles alternes.t: 2outburs teinte) 2e eee Reuillés. eppasées32 4 51 0 SSSR 146 Fleurs terminales . . . HT REIN Fleurs axillaires ou opposées aux feuilles. : . . = 447 Un style et un stigmate, tige grimpante. . HEDERA (258) Point de style, trois stigmates, tige non grimpante. . TIRER AGIR dal AIR He ONE (120) 148 Des vrilles opposées aux feuilles . . . . Vrris (111) Point de vrilles. . . … “+ . RHAMNUS (119) 149 Deux stigmates, feuil les 6bées + + OBS Un seul Stigmate, feuilles indivises .« . Evonymus (118) 120, feuilles alternes. “ . ..Lgue © et CHR RS Feuilles opposées. 247 Le VON PER 151 Tige uniflore, cinq faisceaux de glandes pédicellées dans la fleur . . PARNAsSSIA (78) Tige multiflore, point de glandes pédicellées dans la Le 152 Feuilles entières, ou seulement dentées . . . . . . Feuilles lobées ou pinnatifides. :. . . . . . . #83 Fleurs jaunes. :.: -." -. °, 1, 9 2 /ORERNNS Feprs jamaisjaunes::; se a500 10. HOUSE 154 Calice tubuleux , fleurs axillaires ou en épis. . - LYTHRUM (183) Calice en cloche, fleurs en ‘bouquets terminaux. . . SP LAbE ne b sise te 10 sue OCR (197) 155 Un seul style et un seul stigmate. - Plusieurs styles, ou point de styles et plusieurs stigmates. 156 Herbes à feuilles alternes ou nulles . Herbes à feuilles opposées. . . . . TRIBULUS (116) Arbresäfetmles opposées, :. | "ON 157 Feuilles composées de folioles digitées . ÆscuLus (110) Feuilles seulement lobées . . . . . .. ACER (109) 158 Point de feuilles vertes. . . . HyporiTHys (362) Plantes pourvues de feuilles vertes ER RE 159 Fleurs jaunes. . : . RuTA (117) Fleurs blanches ou rougetres. ROAD ©: - 141 167 142 468 144 150 145 146 149 147 148 156 161 158 157 159 160 POLYPÉTALES. 89 160 Calice tubuleux ayant de cinq à douze dents. LYTHRUM si Calice ouvert à cinq lobes. :.. .... .. . .. .. . 405 bis 161 Arbres ou arbrisseaux . dus DE ot 102 Tige herbacée ou à peine ligneuse à HAaase LU 163 162 Arbrisseau à feuilles entières, très petites, semblables à des écailles. . . =. Myricaria p. 248 Arbre à feuilles lar ges et lobées : : . + ÂCER (109) 163 Feuilles alternes ou toutes radicales. . . . . . «+ 164 Feuilles opposées sur la tige . As aie diner: 66 164 Deuxestyles! » - . . :. . . . SAXIFRAGA (205) M ou dingietyles 5" cetis à ih sous Hius 66% 165 Keuilles composées de trois folioles . . . OxaxIS (114) Feuilles simples, ou lobées, où composées de plus de trois folioles. . . é 166 166 Feuilles étroites entières et sans “stipules ; LENtM (190) Feuillés découpées et munies de stipules. « , . 39 167 Feuilles ovales, ou arrondies et munies de petites nuls 168 Feuilles sans Stipules, ou étant très étroites, filiformes, Mr-amielles Ont des 'stipulés. °°. "T2" . ess. 172 nn Louis lobées.ou incisées. . « , . : . , . . . 0. 01100735 EE M 0. 0. 1 CIE OU 4697 169 Feuilles pétiolées ou munies de stipules . . 170 Feuilles connées à la base et sans stipules. H ALIANTHUS (93) 170 Feuilles de la tige verticillées quatre par quatre . 21 7 M'POLYCARPON (193) Feuilles seulement opposées Si del op SÉNUTSLASTNR VRE 171 Stipules blanches scarieuses . . . UT OA71 bis. Stipules très petites, verdâtres . , L HERNIARIA ( 196) 171 Fleurs cachées par des bractées argentées ; 7 A . PARONY CHIA (19%) Fleurs non cachées par ‘des bractées : ILLECEBRUM (195) Calice divisé jusqu'à la base. . . 178 172 CARYOPHYLLÉES. { Divisions du calice n’atteignant pas son milieu, ou le dépassant peu . . . 173 ee Le Se ne de unie pure sortquit 174 Moins de dix étamines . . . . . . LYTHRUM (183) D 0 D ui etat Je TD te el enelUs 65180 2860177 nes ne. 20 0,0. 1, LyCANIS (86) Ha Daiceentube à £inqdents. ; _... . 1 310 2018901476 Calice en cloche à cinq divisions . . . GypsOpHILA (81) 176 Calice entouré à la base de deux ou quatre écailles qui lui sont adhérentes . . + DIANTHUS (82) Calice dépourvu d’écaiiles ou de bractées adhérentes à sa ME Mn ee + + + +241 PAPONARIA (89) 90 ANALYSE DES GENRES. 177 Calice tubuleux, ou resserré au sommet, fruit sec. . + + SILENE (85) Galice en cloche, “fruit charnu, ‘arrondi en forme de baie. ee RO A ESS RSS 178 Dix étamines. . le ave t Le: OS Moins de dix étamines . Ds is ce 0 179:Depx styles, 0,040, ee à soi CAPSRRERNSS TrOIS SEVIES es Us 0e à er 0e COR Cinq.styles ;.. MONET SUN INR 180 Pétales entiers, ou à peine échancrés. . ONE "A Pétales divisés ‘profondément en deux lobes. STELLARIA (92) 180 Feuilles munies de stipules scarieuses. SPERGULARIA (94) bis. Feuilles sans stipules 414% 2.41: eh 200 ON OONRORNr 180 Capsule s’ouvrant en 3 valves. . . . . ALSINE (95) ter. Capsule à 6 valves ou à 6 dents . . . ARENARIA (96) 181 Pétales entiers, feuilles linéaires étroites. SPERGULA (90) Pétales bifides ou échancrés, feuilles ovales ou oblongues. site JDE OU. 1 OO TES MCE 182 Deux styles . 183 Trois’Styles : st. :. mA 14 OR RES . 184 P'ADHALIESINIENS Ve 20 7, : 0 73 PP PENSE Cinq styles te. De 2 PAS CORRE 493; Huit étamines : 2 s1raûte 2h CURE eE Moine (88) | Quatre étamines.! : seu 0e 16 RAT ON 72 184 Pétales entiers . LUR ÉÉUEO 180 bis. Pétales dentés, échancrés, ou bifides. 5e SIT RE 485 Pétales dentés .. .. . . .” 1.1" .'HOrOsSTEuæ (M) Pétales-bifides 2: 4.1 juesens 298 (22) 186 Feuilles linéaires étroites, capsule à une loge . . . |. 72 : Feuilles ovales ou oblongues, Fans à trois ou quatre lobes neue : . -.. ELATIEON) 187 Etamines un es PTE es à la Pa ENS à dix valves. . Linum (100) Etamines libres à la base, capsule à cinq valves ou à dix LE FLE PP PES OPUS …., De OR 181 188 Arbricseau épineux à fleurs jaunes . . BERBERIS (20) Herbes non épineuses, à fleurs rouges ou blanchâtres. . - 189 189 Calice en tube cylindrique, feuilles allongées LYTHRUM (183) Calice court, en cloche, feuilles arrondies . PEPLIS (183) 190 Un ou deux styles ou stigmates . su :e Late ARR Styles ou stigmates toujours au-delà de deux RARE EN 191 Pétales laciniés ou découpés . . . . 192 Pétales non: laciniéstmue. 4 2 ISIN 192 Fruit composé de trois à six carpelles disposés en étoile. . :. ‘. ASTROCARPUS.(72) Une capsule à trois où six pans -. *. . SRE POLYPÉTALES. 193 Style nul, ou très court, feuilles indivises , . . ,. . Style allongé, feuilles découpées ou lobées . . . . . 194 Très petite plante à fleurs blanches . . . MonriA (191) Plante assez élevée à fleurs jaunes . . ImPATIENS (115) 195 Galice entier ou dont les divisions ne vont pas jusqu’à la MG . . - ST SN 2 PPS Divisions du calice prolongées jusqu’ à 6ù Dose du 196 Arbre élevé à feuilles opposées et à folioles digitées . . ÆSCULUS (110) “Plantes herbacées, ou dont les feuilles ne sont pas digitées D CEST hpneuse . 7.010 MP CR ENNT 197 Un éperon ou une bosse à la base de la fleur, . . . . Fleur n'ayant ni éperon, ni bosse saiilante à sa base . . De lisethérhacée, non épineuse . : 1 ur. ul D neuseehépineuser. à 22: 40h: sub litre 199 Quatre à six étamines libres, quatre pétales RS en COS 20. d Huit étimines à filets ‘soudés, pétales non opposés en ON 492, D. 1. an: POLYGATA:(79) 200 Galice à cinq sépales verts et persistants , ViOLA (76) Calice n’offrant pas cinq sépales verts et persistants , 201 Feuilles simples. . . + + + IMPATIENS (115) Feuilles composées et très ‘dée CORDES ES LATE EN ONE 202 Eperon très allongé et très aigu . . . DELPHINIUM (16) D Res coûrt OU. Obtus 41 7, "ai eue ue 205 Eperon très court ou en bosse, capsule petite, monosperme et-arrondie . . . . . FUMARIA (30) Eperon plus prononcé, capsule allongée et polysperme. re Dire ecole 7:47 GORNPARIS (29) { Calice formé de deux sépales distinets jus- qu’à la base . . . .. ULex (121) alice non formé de deux sé LUE distincts jusqu'à la base . . . . CRIER 205 Pétioles des feuilles terminés par un filer délié, ou par une mile 311 A UE Pétioles non terminés par un filet, ni par une vrille : 204 LÉGUMINEUSES. C 206 Feuilles simples, ou composées de trois folioles . ,. . Feuilles composées de plus de trois folioles. . . . . 207 Feuilles composées de cinq folioles, dont deux ra; pprochées de la tige ne sont que des stipules FOHACÉES 1e 2 ue Feuilles composées de folioles nombreuses, ailées ou digi- AR © à Le! CRE 208 Calice partagé en deux lèvres, l’une supérieure, l’autre in- férieure . . Calice à cinq dents, ou à cinq lanières ne formant pas deux A 0 +, -. :. ONE MONT, 9€ * 194 39 196 197 204 200 198 10 204% 113 201 202 203 * 92 209 210 211 212 213 214 215 216 217 220 221 222 ANALYSE DES GENRES. Tige souvent ligneuse, non volubile, carène non tordue en spirale, ae ÉË lle Tige herbacée et volubile, corolle à carène tordue en spirale. D Re de Cat 4 PE CPP PSION et OISE Toutes les feuilles composées de trois folioles , *. . Feuilles simples, ou n’offrant trois folioles que dans la par-* tie inférieure ‘de la plante". /. 2. 2. COS Calices et fruits pubescents ou hérissés . CyTisus (125) Calices et fruits Couverts de glandes saillantes et rudes . DRE AR Pet te + … + + ADENOCARPUS (126) . Toutes les feuilles RER style mon GENISTA (124) Feuilles inférieures souvent à trois folioles, style roulé en spirale dans les fleurs épanouies. SAROTHAMNUS (122) Feuilles simples et très entières, ou à 3 folioles dont la terminale est 6 ou 8 fois plus grande que lés latérales. Feuilles simples et dentées, ou composées de trois folioles à, peu près énales auuse seu et re RES Fleurs en grappes multiflores ou en têtes serrées . .« Pédoncules nus, terminés par une à quatre fleurs. . . Feuilles très simples, fleurs en grappes . Fleurs en têtes serrées. . « . . . ANTHYLLIS (128) Calice à 5 dents distinetes. . . . . GENisTA (124) Calice formé par une lèvre scarieuse et fendue . . . A D RP A ET (193) Feuilles très simples, pédoncules uniflores. LarHyrus (148) Feuilles composées de folioles très inégales, pédoneules portant trois à quatre fleurs. . , . CORONILLA (140) Carène très petite, en sorte que la DT semble n'avoir que trois pétales. . . . . . TRIGONELLA (130) Corolle à carène très visible et presque aussi longue que les ailes 224 22 Blind heal 21e ture CORNE Fleurs axillaires, ou en épis entremêlés de feuilles. . EU (ONE (127) Fleurs pédonculées solitaires, ‘ou en têtes, ou en épis, ja- mais entremélées de feuilles . . . + . + + . Stipules souvent semblables aux folioles, fruit droit et al- longé . . è 1000 CORNE Stipules non foliacées, “fruit très court, ou contourné en Spirale: 5e daniel Ru à e 1 à 00 SOS ONE Pédoncule uniflore, fruit bordé de quatre ailes membra- neuses et saillantes . . . . TETRAGONOLOBUS (134) Pédoncule pluriflore, fruit n’ayant pas quatre ailes saillantes es ee 8 POS MERS in Cle de 0 Fruit très court, droit et caché dans le calice; fleurs en têtes, ou en épis serrés . «. . + . TRIFOLIUM (132) Fruit saillant hors du calice, droit ou contourné, inflores- cence peu Serrée … MS ie le te je | OR 210 .?11 212 214 218 215 217 216 219 220 221 222 223 POLYPÉTALES. 223 Fruit presque droit, ovoide où arrondi. MEHILOTUS (131) Fruit courbé en faucille, ou contourné en spirale . . . MO came, son Load. ire) 44 MapieAGo:(129) ne nr ne en Dre 0 re ne EE, Feuilles digitées. + . 4, . . . . Lupinus (151) 225 Feurs en têtes serrées, fruit renfermé dans le calice per- sistant. . . ‘ + + «+ . ANTHYLLIS (128) Fleurs non disposées en têtes serr ées, fr uit jamais renfermé ne ee an ste) ue 226 Arbres ou arbrisseaux . . PUUIVATLE 1 Tige herbacée ou à peine ligneuse à à la base! PT 0 227 Onglets des pétales dépassant beaucoup le calice, fruit grêle et cylindracé . . CORONILLA (140) Onglets des pétales non saillants hors du calice, fruit renflé ou comprimé. . . LA FRS MR NrS DA POELE ere 598 Étendard offrant deux cuitoaés à sa base, fruit membra- Me rétbies renflé ‘. .°. "2. ” CoLuTEA (138) Etendard non calleux, fruit comprimé et non membraneux. +... . -. : ROBES (197) 1 Dumbeadu jaune. : 4, , "SU Fleurs n’étant pas d'un jaune pur et prononcé . . . . 230 Fruit comprimé et offrant de larges échancrures en forme de fer à cheval . . . - . HippoCREPIS (142) Fruit tétragone non échancré, mais seulement articulé. . 0. - . . . . ‘CoRONIELA (140) 231 Fleurs nombreuses en ombelles arrondies en couronne . . CORONILLA (140) Fleurs ne formant pas des ombellés arrondies en couronne. 232 Carène très petite, fruit pue se séparant en plusieurs APUCIES. ni , . . ORNITHOPUS (141) Carène presque égale aux ailes , fruit non séparable en ar- ESS Le Ne es dan lee mieir ls s 233 Fruit divisé en deux loges par une cloison de ; Mie - . . ASTRAGALUS (139) Fruit non divisé en ‘deux loges salu 20e es runs 234 Aïles de la corolle très courtes, fruit à une graine. . . sde . . ONOBRYCHIS (143) Ailes au moius égales a la carène, fruit à deux ou plusieurs RS Re te : 235 Fruit renflé, fleurs axillaires . . . . . Cicer (144) Fruit non renflé, fleurs en grappes . . . . : à . 236 Point de ue carène divisée en deux pétales . . s .._. + + - GLYCYRRHIZA (135) Des stipules , carène non partagée en deux pétales. . mn els ol hi rar si0t GALEGA (136) 237 Style élargi au sommet, ou creusé en canal, feuilles n’ayant qu’un petit nombre de folioles . Style non élargi au sommet, ni canaliculé, feuilles souvent composées de folioles nombreuses. . a SONG 93 225 226 pri 229 228 230 231 232 233 234 235 236 238 239 94 238 242 243 ANALYSE DES GENRES. Style creusé en canal, base des stipules large et arrondie, : .. Pisum (147) Style non creusé eu ‘canal, ‘base des stipules prolongée en pointe. + . . 0 ONE Dents du calice presque aussi longues que la corolle . Hucoae ERVUM (145) Dents du calice beaucoup plus courtes que la corolle .… « Pétiole terminé par un filet court, droit et non enroulé, . Pétiole terminé par un ou plusieurs filets plus ou moins enroulés en spirale : . : . :. -. - 7. ""ONIGrA (A6) Fleurs axillaires, presque sessiles, ou style pabescent tout AHLOUE tee se. se ICE Fleurs pédonculées et en gr appes, she PSE en de- HS 0e BU ee + A ed . ORoBus (149) Deux à dix étamines:.:.. veste Me SRE Onre étamines;,ou plus..." OC Deux étamines An soi tetes terite 0 GRO ÆN EE) Trais\élanmues, . 2. CO Quatre étamines. Cinq étamines.. "0 Sig étamines. "000 DUR SRE Hurttétanmnes JUMENT GUERRE JU SERRE Neuf étamines "2". 7. 7... +, HO ORNE Dix étamines. RTE TS COOP RER Arbrisseau à fleurs en cymes ou ea petits bouquets . . OR LE se AS LS ESS Herbe aquatique à fleurs axillaires :. *. :,. . Feuilles flottantes triangülaires dentées, . TRAPA (178) Feuilles ovales entières . . . . +. IsNARDIA (176) Tige ligneuge, 7% MG IH, SU Te, DONNE Tige herbacée, ou à peu près . -. -. . . NOM ENMNNR. Ün stigmate, fleurs en sertule globuleux, feuilles toujours vertes : . . HEDERA (258) Deux stigmates, fleurs jamais en sertule globuleux. feuilles déciduestiin ei AUS 287 ur 2e SÉTRR (204) Feuilles découpées en lobes nombreux et très étroits. . : . . MYRIOPHYLLUM (179) Feuilles entières ou seulement dentées. * NES Fleurs rouges ou rosées, graines couronnées de poils soyeux ; PAL . . + EPiLOBIUM (174) Fleurs jaunes, graines non couronnées de DONS ARS >: 62 N'OSE ONE (175) KRédilles 10ppabées ; » . + .. .. .. COR Feuilles alternes. .. , .... + . SAXIFRAGA (205) Fleurs petites en ombelies ou en têtes, fruit non charnu. Fleurs assez grandes jamais en omhelles, jruit gros et «Charn4, +, + OEM OU CERN, 249 241 245 247 251 249 180 255 252 POLYPÉTALES. 252 CUCURBITACÉES. Plante munie de vrilles, . , 253 Corolle découpée en cinq divisions profondes . . . . Corolle à cinq lobes qui n’atteignent pas son milieu. :. bu der go. np) CÉGURRBITA (188) 254 Calice à cinq lobes tr ès courts, baie petite globuleuse. . + . BRYONIA (186) Calice à cinq lanières, fruit gros .*." .- CucuMis (189) Feuilles épineuses, fleurs en têtesetentre- mélées de pailleites. ERYNGIUM (210) Feuilies non épineuses, fleurs jamais en têtes munies de paillettes , . . . 256 Feuilles composées, une ou plusieurs fois ailées ou pro- fondément pinnatilides AOL DES LATE Feuilles simples ou à lubes palmés, jamais ailées ni pinna- I A Te 257 Feuilles entières, ou seulement dentées, ou crénelées. Feuilles découpées en lobes profonds et paimés . . . 258 Involucre beaucoup plus court ee) les rayons de l’ombelle. nt ouate « + SANICULA (208) Involucre large coloré et plus long que les fieurs . . + - - - :. . ASTRANTIA (209) 259 Feuilles entières et fleurs jaunes . , BuPLEVRUM (225) Feuilles crénelées, fleurs blanchâtres ou rosées. . =. ... . .. HYDROCOTYLE (207) 260 Fruit velu, ou hérissé de pointes, ou de poils roides , ., Fruit glabre sans poirites ni poils roides. , , , , 261 Fleurs jaunes où jaunètres, . . Fieurs blanches, ou rougeñires, où à tr un blanc verdâire, 4 262 Folioles des fouiiles ovales élargies, dentiées ou incisées. Folioles des feuilles linéaires étroites, . 263 Feuilles supérieures Dpposéessus ul) 404 SNS AUIMNE Hemes Supérieures allernes.…. +. .%{ e/n tai, luhille 264 Ombelles tout à fait sans involucre, fruit noir à la maturité. . + SMYRNIUM (255) Ombelles munies d’un involucre, fruit jamais noir. . . 265 Fruit comprimé, entouré d’un bord simple ou äe deux AMIE. Fruit dépourvu de rebord saillant. PETROSELINUM (213) 266 Fruit entouré de deux ailes un peu saillantes . . . .. LEVISTICUM (235) Fruit entouré ‘d’un bord simple peu:salllantiss … 267 Point d’involucre, fleurs &un beau jaune. PASTINACA (241) Un involucre, fleurs jaunires. . . PEUCEDANUM (238) 268 Involucre nul, ou de une à trois folivles fines . . Involucre composé de plus de trois folioles allongées ne Oh ro ENS 2092) 255 OMBELLIFR: ES. © Ê e e . Plante sans vrilles . ECBALLIUM (87) 256 260 257 259 258 31% 261 262 272 263 268 264% 265 265 260 267 269 96 ANALYSE DES GENRES. 269 Découpures des feuilles très menués et fines comme des thèveux. : . Sr Découpures des feuilles étroites, mais planes et non capil- ITS enter S02-2 66 ta jet ER ER 270 Fruit oblong elliptique, dépourvu s bord . . … FoENICULEM (228) Fruit ovale, aplati et entouré d’un bord saillant. Dés BIRT ES D» (DEUST . ANETHUM (240) 271 Ombelle courte, de six à douze rayons, fruit non bordé. . à . SILAUS (232) Ombelle large à rayons nombreux , fruit comprimé et bordé :, 0 4 acatus US PEUCEDANERNS 272 Dents du calice Mr is ea et dressées sur le fruit. . . + + OENANTHE (226) Dents du calice nulles ou courtes et non dressées sur le fruit 273 Fruit au moins trois fois aussi long qu’il est large. . Fruit n’étant pas trois fois aussi long que large, . : . 274 Fruit ayant huit ailes membraneuses larges et très saillantes . LASERPITUM (244) Fruit n° ayant pas huit ailes membraneuses et très po he 275 Fruit sensiblement aplati et entouré d’un rebord ou d’ailes saillantes . é PE te Fruit n'étant pas sensiblement aplati nibordé. : . : 276 Fruit entouré d’un bord ou aile simple . . . Fruit entouré de deux ou de plusieurs ailes distinctés. : 277 Feuilles et tiges rudes hérissées . . HERACLEUM (242) Feuilles et tiges lisses, gläbres où à peu près . . . . 278 Calice à cinq petites dents . . . . PEUCEDANUM (238) Dents du calice nülles . . . . . IMPERATORIA (239) 279 Foliolés des feuilles étroites, et tige à angles aigus. , SELINUM (236) Folioles élargies, ou tige sans angles HIgÜE PENSE 280 Ombelles firement pubescentes, feuilles alternes . , + ANGELICA (237) Ombelles glabres, feuilles supérieures opposées : 28t Côtes du fruit amincies en forme d'ailes, CNinrum (231) Côtes du fruit filiformes ou non amincies en forme d’ailes. 267 Pétales entiers‘. +. *. :. :. Pétales échancrés . 283 Calice à cinq dents. Dents du calicé nulles . : . . . «pr Le SDS 284 Pétales ovales, plante aquatique . Ho ADIUM (215) Pétales obovales, plante des lieux secs . . SESELI (229) 285 Involucelles nuls. . Ê Involucelles formés d’un plus où moins ‘grand ‘nombre de folioles. . . 0 Le 273 311 974 275 276 281 277 279 278 280 264 282 283 291 284 285 286 287 POLYPÉTALES. 286 Plante élevée à feuilles élargies, fleurs d’un blanc verdûtre. .. . Apium (212) Plante” basse à feuilles très étroites, fleurs blanches . nl re eden S met on site TRINIA (2 L4) 287 Collet de la racine surmonté de nee fibrilles . . + à: uen, MEUMY, (285) Qniet de M'racine sans fibrilles , : ,.4.:. 0. 288 Feuilles charnues cassantes . . . . CRITHMUM (234) Feuilles non charnues, souples , . . . . 289 Racine tubéreuse, lobes des feuilles supérieures sétacés,. . CONOPODIUM (222) Racine non tubéreuse, lobes des feuilles non sétacés , 290 Plante aquatique. . . . . . HELOSscrADIUM (215) Plante des lieux secs . . . . PETROSELINUM (213) 294 Calice à cinq dents distinctes. ,. . . . . . . . Di calice nulles, +: suivantes 23 28h 2 Laits 292 Fruit globuleux ou arrondi. . . . . . . . . . Fruit comprimé ovale ou oblong . . . . . . . . 293 Plante ne, lobes des feuilles lancéolés dentés . . CICUTA (211) Plante” terrestre, lobes des feuilles supérieures linéaires D Mois". |. . :. :. |... CORIANDRUM (257) 294 Ombelles pourvues d’involucres et d’involucelles . . . Ombelles à peu près privées d’involuere et munies d’invo- Le Re eus 295 Folioles des feuilles linéaires très étroites. (CARUM (221) Folioles des feuilles élargies ovales ou lancéolées, . . 296 Fruit ovoide comprimé, plante aquatique. . SiuM (224) . Fruit cylindracé allongé, plante des lieux secs. RO . . . .. FALCARIA (217) 297 Feuilles inférieures à folioles ovales, les supérieures capil- laires et divergentes. ,. . . . PTycHoris (216) Toutes les feuilles à lobes Re mais ni capillaires ni HIVErRentS. . . . ONCE TT IS ES EEE" (700) 298 Fruit formé de deux ee olobuleux et très distincts. . BiroRA (256) Fruit n’offrant pas ‘deux carpelles globuleux séparés et Co SR A bee 299 Involucre et involucelles nuls ou à une seule foliole . . Ombelles munies d’un involuere ou d’un involucelle . . 300 Toutes les feuilles à divisions linéaires étroites. . . . Feuilles ovales élargies, au moins les radicales. . 301 Fruit ovoïde, collet de la racine garni de fibrilles grisâtres. - TRINIA (214) Fruit oblong, collet de la racine dépourvu de fibrilles. US Neo des de . « CARUM (221) A. 1e 97 288 289 290 292 298 293 294 299 300 303 301 302 98 ANALYSE DES GENRES. 302 Feuilles larges, une ou deux fois ternées. ÆGOPODIUM (220) Feuilles simplement ailées. . . . - PIMPINELLA: (223) 303 Ombelles sans involucre, mais pouvues d’involucelles. , Ombelles munies d’un involücre et d’involucélles . . . 304 Pétales extérieurs plus grands, folioles des feuilles élargies, involucelles pendants. an pen ee © 0 DDR (227) Pétales égaux, folioles linéaires très étroites, involucellés droits ou étalés. . . , . . . ConNopopium (222) 305 Folioles de l’involucre découpées en lobes allongés et ca- pillaires. . ele els 1081.24 RTS Folioles de iniéflere entières, ou à lobes courts et non CapiNaie@s 99: SU AO ICS EAN ONE 306 Fruit globuleux à côtes crénelées ou crépues. CONIüM (254) Fruit dont les côtes ne sont ni crénelées ni crépues . . 307 Ombelles à trois ou quatre rayons. , , . . . Lo Ombelles de plus de cinq rayons . -. , . à! 50 308 Feuilles inférieures à neuf folioles au plus. SisonN (248) Feuilles inférieures à plus de dix folioles. . . Ce or … + + + à + PETROSELINUN (213) 309 Fleurs idee. Se se ds de ve se COCO Fleurs blanches. . Split cal eat SIENMSNONIS 310 Feuilles à divisions linéaires étroites. . CARUM (221) Feuilles à divisions élargies, lancéolées ou ovales : 9 L2 -. L1 . LA - . LA L2 L . -. L2 STUM (244) 311 Fruit relevé de côtes très aiguës, séparées par des sillons profonds . . . > . «+ . MyeRHis (253) Fruit à côtes et sillons peu prononcés OÙ RUIS FAIRE 312 Fruit lisse, ou strié, terminé par une pointe ou bec plus ou moins allongé. ERLEON, UE AR SOUS Fruit str ié, atténué au sommet, mais sans beé diSénêt. . SRE NE ETS NS CRAROPETREPNE 313 Fruit strié, beaucoup plus court que le bec qui le termine, . + SCANDIX (250) Fruit non strié, beaucoup plus long que le bec qui le ter- Li i,ii |: RENE EEE CRT NI PRES . . ANTHRISCUS (254) 314 rte Péoiuere pimnatiides. 1e ÉCSRRR Folioles de l’involucre simples ou nulles, . . . *. . 315 Fruit légèrement hispide et très allongé. SGANDIX (250) Fruit court et hérissé de poils ou de pointes roides . SERPENT e 0 > os 0 7 DRE (215) 316 Fruit terminé par une pointe trois ou quatre fois plus lon- gue que lui-même . . + + SCANDIX (250) Pointe terminale nulle, ou plus courte que le fruit. . «4 317 Fruit entouré de huit ailes membraneuses très saillantes, . . LASERPITIUM (244) Fruit n avant pas huit ailes membraneuses , RE 304 305 306 307 308 309 310 312 313 315 316 318 POLYPETALES. %# 318 Fruit aplati et entouré d’un rebord élargi , 4 , 4 Fruit non comprimé, ni éntouré d'un rebord , . , … 319 Fruit hispide à bord épaissi en bourrelet. TORDYLIUM (243) Fruit légèrement pubescent, à bord aminei, . . A 0 "HERAUEEUM (249) 320 Fruit atténué au sommet en forme de bec glabre, du reste hérissé de poils courts et courbés. ANTHRISCUS (251) Poils ou pointes couvrant tout le fruit, qui n’est pas atté— mA euiorme de bec: glabre.…, .,.. 4 08 bei ré 321 Fruit hérissé de pointes ou de poils roides . . . Fruit seulement pubescent, ou couvert de poils courts et LR co ne 322 Poils ou pointes rangés régulièrement sur les côtes du fruiL. Poils ou pointes couvrant toute la surface du fruit, A io sun etbinroin, exil FORILIS (249) 323 Feuilles simplement ailées, rayons de l’ombelle hérissés de poils rudes . . . + TURGENIA (248) Feuilles deux où trois fois pinnatifides, rayons dépourvus DD I un ce. 324 Ombelle terminale à cinq rayons, au moins, involucre po- RARE .. .. - 4 (ORIAYA: (248) Ombelle de deux à quatre rayons, au plus, involucre pres- 0 7 eu ‘, 7," CAUCALI (247) 325 Toutes les feuilles linéaires étroites, involucre presque nul. ‘ Le in ON ADESERL (224) Feuilles à folioles élargies incisées, involucre polyphylle. Re ho. 010: 1 0, “EBANOTIS (280) 396 Calice à deux feuillets . . . + + PorruLaca (190) Pace arplus dedeux feuillets -. + . . +. . + . 327 Fleurs naissant sur des tiges aplaties en forme de feuilles. OPUNTIA (203) 321 322 32; 323 324 327 Tige n'étant pas ‘aplatie en forme de feuilles. « . . 327 bis 327 Feuilles opposées ou verticillées sur la tige. LYTHRUM (183) bis. Feuilles alternes, ou nulles au moment de la fleuraison . : Un seul ovaire 3 È ; . L na . . C2 . L3 Li 28 ROSACÉES Deus ou:plusieurs ovaires, 21 osent genre 2 RO D PAUL BE AUDE rnb ess LT RIT SAUNA IreÉtmINEs 1 4 0 0 LUS SO PS douze élamines 1: Lien a tin uteut gel 331 Feuilles composées ailées, fleurs en têtes serrées . . | Feuilles simples à lobes palmés, fleurs axillaires ou en co- RE LL uaut ous au eco VALCHEMIDER (162) 332 Ovaire libre caché dans le calice et à un style . , Ovaire adhérent, visible sous le calice et ordinairement à plusieurs styles ARÉÉE AN dE RE de ns 328 329 345 332 330 331 343 343 341 333 100 ANALYSE DES GENRES. 333 Calice à cinq divisions ou à cinq lanières . . Calice seulement à cinq dents, feuilles très entières, non dentées ". 2710 41% HS US COTON (167) 334 Feuilles atlées: 5,4 2440 “lie e"\{=ltite Feuilles simples, entières ou seulement incisées e TS 335 Arbrisseau à tige chargée d’aiguillons. . ,. Rosa (165) Arbres ou arbustes sans aiguillons. . . SORBUS (172) 336 Divisions du calice allongées et foliacées. , . . . . Divisions du calice courtes et non foliacées . . . ,. … 337 Divisions du calice dentées, feuilles ovales. CYDONIA (170) Divisions du calice entières, feuilles lancéolées. . AS DS PO PR (169) 338 Pétales ncéihés: très allongés ; très petit arbuste à feuilles simples ent ne AMELANCHIER (168) Pétales plus ou moins arrondis, arbres ou arbrisseaux, 339 Pédoncules ramifiés en corymbe . . + . + + Pédoncules simples solitaires, ou en bouquets non ra 334 335 336 337 338 339 340 méux 0 20001 PO NE MODACOOMININNNENNSSRSS 339 Styles libres, fruit rétréci à la base . . . Pyrus (171) bis Styles un peu soudés, fruit offrant une dépression au som- met et à’ la base -. -. :. -. -, -. -. . MASSE 340 Arbrisseau épineux . . . . . . . CRATÆGUS (166) Arbre ou arbrisseau non épineux . . . SORBUS (173) 341 Fleurs se développant avant ou avec les feuilles. . . . Fleurs se développant après les feuilles , , . , . 342 Fleurs pédonculées, fruit glabre. . . . PRUuNUS (154) Fleurs sessiles ou dont le pédoneule est plus court que le tübe‘du’calice, ‘fruit pubescent .: + "SR 343 Fleurs roses, fruit arrondi. . « + PERSICA le AP Fleurs blanches, feuilles et fruits ‘oblongs À . AMYGDALUS (159) Fleurs blanches, “feuilles et fruits arrondis . . . . sb Fe relie 78 Lette er 26110)000 n CAT 182 344 Feuilles simples, dentelées. . , . . PRUNUS (154) Feuilles ailées ‘ . -. ‘2. . Los ON 345 Fleurs unisexuelles, , . . . POTERIUM (164) Fleurs munies tout à la fois d' étamines et de pistils . . 346 Fleurs en têtes serrées, quatre étamines. SANGUISORBA (163) Fleurs n’étant pas serrées en têtes, au moins douze étamines 347 Fleurs en épis grêles, un ou deux ovaires. AGRIMONIA (161) Fleurs jamais en épis grèles, plus de deux ovaires. . . 348 Calice à cinq découpures, tige souvent ligneuse, . . . Calice à huit ou dix découpures, tige herbacée + , . . 349 Tige garnie d’aiguillons, fruit charnu, ,. . . . . . Tige sans aiguillons, fruit sec. ,. . . . SPIRÆA (155) 342 344 343 346 347 348 349 392 350 POLYPÉTALES. 350 Calice ouvert, ovaires et fruits visibles et non renfermés, EL LE sen te tt MRDBUS:(157) Calice resserré é au sommet et renfermant les ovaires et les RE D ut anus à, st ke 00 LR OSA (166) 352 Graines ou ovaires surmontés, chacun, d’une longue barbe. Mrs . .. CEUX (156) Graines ou ovaires non surmontés d’ une “barbe. SEAT 353 Fleurs rouges. . : le: ee UDMARUM (100) Fleurs jaunes ou Manehesic ot Muni 354 Fruit charnu succulent, fleurs toujours blanches . . . A NI. het 1. 1 FRAGARIA (158) Fruit sec, fleurs jaunes ou blanches . POTENTILLA (160) MONOPÉTALES. 355 Ovaire libre, placé dans la corolle ou au fond du calice. Ovaire adhérent au calice, et placé sous la corolle, de telle sorte qu’il forme un renflement visible au-dessous de la A A Le O4 Re AC cg 356 Feuilles verticillées, au moins les inférieures . , . . Feuilles alternes ou opposées deux à deux . , . . 357 Plante munie de vrilles, ou fleurs unisexuelles ./ . . . Plante sans vrilles, ou fleurs hermaphrodites , , ,. : DA AR EtArRines ou.plus . 0. 0 LUE RE Ctamines =. 2. 0 du DJ MINE Cinqétamines . . . . , ... ou Cing'étämines . . . . sen SU Deer A UR 360 Feuilles simples, fleurs AA eAS CHA ë : Feuilles ailées ou plusieurs fois ternées, fleurs en têtes 361 Corolle ovaie ou en cloche. . ,. . . VAccINIUNM (353) Corolle découpée en quatre pétales . Oxycoccos (354) 362 Feuilles ailées, vingt ou trente étamines. POTERIUM (164) Feuilles une ou deux fois ternées, huit ou dix étamines . ao) ay a 10 A ADOXA (6!) 363 Anthères adhérentes ensemble . . . : . . . Mineéresnsimeles et libres 27. 4 M SL, 364 Fleurs réunies en têtes serrées . . + . . . . Fleurs libres en grappes .« . . . |. LOoBELïA (347) 365 Fleurs sessiles sur le Rsanicie, étamines fixées sur la co- 20h. ;: : é : Fleurs un peu pédicellées, ‘étamines non fixées sur la co- na fa line + | JASIONS (48) RS © 7 ei = Detgadiie Eee NUS. «aie 367 Corolle à lobes linéaires, fleurs en têtes ou en épis serrés. : PayTEUMA (349) Corolle : à lobes ovale ju arrondis, fleurs solitaires ou en a eee ul ERIRSEN Sr re 101 384 390 380 397 252 393 399 373 360 363 361 362 364 366 365 547 102 ANALYSE DÉS GENRES. 368 Ovaire, ou tube du calice en prisme allongé. 4, , à +. + . SPECULARIA (359) Ovaire, ou tube du calice ovoïde ou arrondi... + 00 369 Étaminesi insérées au fond de la fleur, fleurs souvent bleues. Étamines insérées sur la corolle, licurs blanches, petites, Rn nta nef a c' O00 D ec IE e à RSS 370 Capsule s’ouvrant à la base par des trous. CAMPANULA (351) Capsule s’ouvrant en trois valves. WALHENBERGIA (350) 371 Feuilles entières ou seulement dentées 4 « . . . Feuilles composées ou pinnatifides , . SAMBUCUS (262) 372 Trois stigmates, fleurs blanches eu corymbes ramifiés. , . ViIBURNEM (263) Un stigmate, fleurs latéi ales ou en bouquets simples . . : ne RER TE ONCE 373 Quatre étämines tn h a lloro ft ATEN EC TREIR Unë à trois étamines co 010 07. 060 1,00 STICRAMONNNNONS 374 Sous-arbrisseau parasite, fruit en baie . . Viscum (260) Plante non parasite, fruit Sec. *. 7. "SN 375 Fleurs disposées en têtes serrées et entourées d’un involuecre Fleurs non disposées en tête entourée d’un involucre foliacé. 376 Fleurs entremêlées de paillettes épineuses. Drpsacus (274) Päillettes non épineuses. . . . SCABIOSA (276) Paillettes remplacées par des poils. . . KNAUTIA (275) 377 Corolle sans éperon. , . : Corolle prolongée en éperon à sa base. CENTRANTHUS (271) 378 Corolle distincte en entonnoir, . , Fleur ouverte, corolle nulle ou formée par des écailles. MU NN PR SNA INT SUP RE CENTRES 379 Graine ou capsule couronnée d’une aigrette plumeuse. BA eee tr Se DO! MINOR AONNRERRSESSSS Capsule sans aigrette, calice denté. VALERIANELLA (272) Corolle en roue ou en cloche . . . . . Corolle en entonnoir. + + :. 380 RUBIACÉES. 381 Corolle en cloche, souvent cinq étamines, fruit en baie . . + . _.. RO Corolle en roue ou en étoile , quatre étamines, fruit non CRÉAS ia COR (266) 382 Calice à deux lanières profondes et opposées, fleurs en épi. “ ! . . CRUCIANELLA (269) Calice à quatre ou cinq ‘dents, fleurs en bouquets . . . 383 Fruit couronné par les dents du calice très développées après la fleuraison. . RS SHERARDIA (268) Fruit non couronné par les dents du calice qui sont presque nulles. ,UAP MINT, 7. ASPERUER OT) 384 Une à cing étamines 44004. 51,2 © CCS BIS'élamines OU PIUS 22.0... . . TR 369 370 372 381 382 383 385 392 MONOPÉTALES. 385 Corolle régulière ou à divisions sensiblement égales . Corolle irrégulière, ou à parties inégales, ou munie d’épe- ron, . . . ° . . . . . . . . . . e a tipines 2 QH0g ID ob SANG QUE FH Ee Manetle cingétamines. . ... . Le +. 07 sf quire 387 Feuilles opposées ou verticillées sur la tige. . . Feuilles nulles, ou toutes radicales , ou alter nes le long de 0 388 Un seul ovaire simple et sans divisions . . Plusieurs ovaires, ou un seul partagé en lobes profonds d’entre lesquels subie Sbyle An era ere 359 Tige grimpante, ou fruit mou et en forme de baie. . . Tige non grimpante, fruit sec et capsulaire . . . . 390 Etamines placées devant les/lobes de la corolle. , . . Etamines alternes avec les lobes de la corolle, c’est-à-dire placées devant ses échanerures. + . . .°. 391 Etamines placées devant les lobes de la corolle. . . . Etamines alternes avec les lobes de la corolle, c’est-à-dire MALEES Mean séS échancrures." à 2 . . . . . ne 5 nn M 5 tale ce A ee SU SUR its ee 0 Un. UOTE Corolle irrégulière . . . re SR A Pen FAN Gt 394 Feuilles simples, ou composées de trois folioles simples . Feuilles très découpées en lobes nombreux. ,. . . . 395 Feuilles simples. . . « . POLYGALA (79) Feuilles composées de trois folioles . . TRIFOLIUM (132) sp ne Ts EP PM os et 10 2 My Sue 5, La TN 0e Me BUS ne nt eu ne PURE EE D sm acte tete te ra fie Froiisec nr; Te Ne Us se + ANDROMEDA (940) 399 Jeunes feuilles un peu ciliées . . ARCTOSTAPHYLOS (355) ES tbuiours ghabres tnt 1 06 nt en ca lus EN US NUS MR Le MR Mc donble , ,, :, . ,. . J TMiCALEUNA (867) 401 Calice à quatre divisions, fruit see . . pare ae Us Calice entier ou à quatre ‘dents, fruit charnu : + « 402 Corolle à quatre divisions, feuilles linéaires étroites . . . ERICA (358) Corolle à quatre dents réfléchies, feuilles ovales elliptiques. AL LUN AS I 0 URL RS ODAREUCEL (999) 403 Feuilles nulles, remplacées par des écailles. . . . 0 ts Hyporrruys (362) Plante pourvue de feuilles . RS Les nr oh 103 386 473 387 410 391 388 389 438 452 390 463 452 453 426 393 409 396 39% 395 202 397 403 400 398 399 361 401 402 361 40% 104 ANALYSE DES GENRES. 404 Feuilles opposées sur la tige ou verticillées . , ,. , , 407 Feuilles alternes ou toutes radicales . . . . . « . 405 405 Feuilles simples et indivises . ?. RE | Feuilles plus ou moins lobées ou découpées. M a 0 : 405 Fleurs en grappe +. . . * . . . . PYROLA (300)! bis. Pédoncule uniflore « « + < « «+ « MONESEs (361) 406 Calice double. *." "47% RATES OS Calice simple. ,. *, . so COUR O CS OPSNNNRSS 407 Quatre styles, feuilles serrés: fruit en baie. PARIS (537) Un ou deux styles, fruit capsulaire RC 408 Etamines indéfinies et soudées par faisceaux . . . . 62 Etamines définies et non soudées . . . . "0.429 409 Six étamines., 2... + eee DS Plas.de six étamimes, , 1. . es CUS 9 410: Deux ou.trois étamines,., sue nel où steel NN Quatre étaminés. + .. :e, + 0 ee OO 411 Un seul ovaire simple . +1 ea RE Deux ou quatre ovaires au “fond du calice. LycoPus (442) 442, Un seul stylé. 2 . + 1e. © UC Trois styles”, ‘1. 2 fe ON 413 Herbes à corolle en roue . . . . . VERONICA (427) Arbrisseau à corolle en tube ou en entonnoir . . . . #14 &1% Calice et corolle à quatre lobes . _. + Sr Calice et corolle à cinq lobes . . . . JASMINUM (381) 415 Fruit en baie, ou drupe, feuilles oblongues . . . . . 416 Fruit capsulaire, fleurs souvent lilas, feuilles souvent cor- diformes 71 à 20 2 OO 416 Fleurs blanches en thyrses . . . . LIGUSTRUM (380) Fleurs verdàtres en bouquets axillaires: PHYLLIREA (379) 417 Plante sans feuilles. . +. . - CuscurTA (395) Plante munie de feuilles sur la tige ou à la racine . . . 418 418 Corolle de consistance membraneuse ou écailleuse. . . 5 Het PLANTAGO (470) Corolle colorée, non membraneuse ni écailleuse . + + 419 419 Feuilles opposées le long de la tige . . . . . + . 420 Feuilles toutes radicales ou alternes . . . + . . "493 420 Un seul ovaire simple . . . +. ONCE Quatre ovaires au fond du calice : 0 +: 0 QT EE 421 Deux étamines courtes et deux longues . VERBENA (439) Etamines égales entre.élles. ,.... . . .:. URROURUS 422 Corolle en roue, ue s’ouvrant circulairement . . < PTT CENTUNCULUS (374) Corolle en tube ou en entonnoir, capsule à deux valves , 434 - 423 Fleurs agglomérées en tête serrée et terminale. . SLA RENE ; + + + . GLOBULARIA (273) Fleurs nou réunies en tête terminale . … . ® 484 Des feuilles sur la tige ou vers la racine. . . . . Feuilles nulles, eu remplacées par des écailles. . . 485 Calice à deux lèvres, stigmate bifide, OROBANCHE (436) Calice tubuleux à quatre lobes, stigmate simple. ,. . . 486 Fleurs en épis unilatéraux. . . . . LATHRÆA (438) Fleurs dressées comme en faisceau . CLANDESTINA (437) Corolle à deux lèvres bien distinctes. 487 SCROPHULARIACÉES. { Corolle en roue, ou en cloche, ou en tube, ou àlèvre infér. peu apparente. 488 Base de la corolle prolongée en éperon . , . . . . Base de la corolle dépourvue d’éperon. . . . . . . 489 Feuilles ailées à folioles distinctes et dentées . . . .< + PEDICULARIS (134) Feuilles entières. ou découpées en lobes non distincts jus- qu'à 3 cotemoxgéenne. + . . + OS 490 Feuilles opposées sur la tige, au moins les inférieures. . Feuilles presque toutes. alternes . . ,. . . + . . 491 Calice à quatre dents ou à quatre lobes. . Calice à cinq divisions , 4 + « . . LINDERNIA (123) MONOPÉTALES. 492 Calice large, aplati et ventru . . . RHINANTHUS (433) Calice non ventru, tubuleux, ou en cloche , . «+ . 493 Lèvre supérieure de la corolle repliée en dehors par les bords, capsule à une ou deux graines. MELAMPYRUM (435) Lèvre supérieure de la corolle non repliée en dehors, cap- ruines nombreuses . ‘ 7. 1" .(Uanie 494 Capsule ovale ou oblongue comprimée . . . .« . . * Capsule renflée, gonflée , . . . . TRIXAGO (429) 495 Graines non striées, plante très visqueuse. EUFRAGIA (428) Graines striées ou sillonnées, ou plante peu ou point vis- queuse . . e. e . C] 0 e e e L ° ° # . 496 Fleurs toutes placées à l’aisselle des feuilles. . ,. , . Fleurs en grappes terminales, mêlées de bractées. ,. . ME En ETES EU ODONTITES- (8T) 497 Fleurs rouges violettes, ou rougeûtres. . BARTSIA (430) Fleurs jamais rouges . . . . . . EUPHRASIA (432) 498 Corolle personnée à tube renflé et à es sallémts & 16 RE. 5. ue. 1e: LANARIAS(EIS Corolle tubuleuse à gorge ouverte. . ANARRHINUM (419 499 Corolle à gorge fermée par un palais saillant , . . TNT . ANTIRRHINUM (420) Corolle à gorge ouverte et sans palais. ANARRHINUM (419) 500 Feuilles presque toutes alternes ou radicales. . . . , Feuilles presque toutes opposées sur la tige, . . , . 501 Tige droite et garnie de feuilles . . : ‘ Tige couchée, ou dont les feuilles naissent vers la racine. 502 Corolle assez grande et sans éperon. . DIGITALIS (426) Corolle petite avec un petit éperon à sa base . . Re Le de oueniistur 2 L ANABBHINUM (420) 503 Feuilles entières, obovales, fleurs blanches. . + + + LIMOSELLA (424) Feuilles crénelées orbicutaires, fleurs jaunes ou rouges . MR ie + + + + SIBTHORPIA (425) 504 Corolle à peu près abuse SCROPHULARIA (421) ee He leon eine, jalons, te 505 Fleurs solitaires à l’aisselle des feuilles. GRATIOLA (422 Fleurs en épis grêles et presque nues . VERBENA (439 Quatre étamines munies d’anthères . , . , Deux étamines fertiles? "0 PPRPESAENTS 507 Corolle tubuleuse à lobes presque égaux. Lycopus (442) Corolle à deux lèvres bien prononcées. . SALVIA (451) 508 Corolle à deux lèvres bien prononcées . . Corolle à lobes presque égaux, ou à lèvre supérieure nulle auiprepquermulle. 0502 lur.20 dé tips RUBENS 509 Calice chargé d’une bosse ou écaille comprimée, arrondie et saillante. . . . … SCUTELLARIA (464) Calice n’offrant pas de bosse ou écaille arrondie et saillante. 506 LABIÉES. 109 493 49% 495 496 497 504 504 502 503 505 508 507 509 539 510 410 ANALYSE DES GENRES, 510 Calice partagé en deux lèvres, l’une supérieure, l'autre ii férieure. -. :. Calice dont les dents ne sont pas ‘déjetées en deux lèvres. 511 Fleurs, verticilles, ou grappes naissant tous à l’aisselle des feuilles. . . . Fleurs supérieures serrées en tête ou en épis dépourvus de vraies: fouilles, . .944P14044 SNFUN AS HOMMES 512 Fleurs en verticilles serrés, ou en têtes. . . . . . Fleurs solitaires ou en petites grappes lâches . . . . 513 Tous les pédoncules simples et uniflores. . . . . , Pédoncules ramifiés et formant des petites grappes. . . 514 Calice large et veiné, corolle très grande. MELITTIS (454) Calice strié ou relevé de côtes, corolle petite ou médiocre. 515 Feuilles à bords entiers et un peu enroulés. 4, . . . Feuilles à bords crénelés et non repliés. , 2 ,. . | 516 Calice à cinq angles ou côtes, fleurs blanchâtres . . « : s «2/7 MEHISSA (429) Calice ‘illonné de côtes nombreuses , fleurs souvent rou- geâtres. « : vla site eù sou «2, CALAMINTHA (947) 517 Fleurs bleues en pis 8 grèles et longuement pédoneulés. : . + LAVANDUIA (440) Fleurs jamais tout à fait bleues, en têtes ou en épis COm- pactes. … … outil aug 0100 SON TR 518 Bractées filiformes et très étroites . CLINOPODIUM (448) Bractées élargies ovales ou arrondies. . . . . . . 519 Bractées arrondies plus larges que longues, plante presque inodore. . : . BRUNELLA (465) Bractées ovales, plante aromatique RE 520 Fleurs en têtes terminales, feuilles très entières . softs RORUR (444) Fleurs en épis paniculés, feuilles un peu dentées . . CRAN delle EN TES PR AE ORIGANUM (443) 521 Calice sillonné de stries très rapprochées . 4, . « . Calice non strié, ou seulement relevé de côtes écartées . 522 Touies les fleurs placées à l’aisselle des feuilles. , ,. Fleurs formant des grappes ou épis non feuillés . +. 523 Fleurs nombreuses en verticilles fournis. « L ca Fleurs de une à trois à chaque aisselle des feuilles: . . 524 Calice à cinq dents, feuilles d’un vert obseur. BALLOTA (464) Galice à dix dents, feuilles blanchâtres. MARRUBIUM (460) 525 Feuilles linéaires ou lancéolées entières. . +: . . . Feuilles arrondies et crénelées . . . GLECHOMA (453) 526 Fleurs bleues où purpurines, feuilles étroites et entières, Fleurs blanches ou rosées, feuilles ovales et dentées , . ii He 6 tar dal € Soie er AR SE a à 518 519 520 527 MONOPÉTALES. 527 Etamines incluses, pédoncule de l'épi dépourvu de feuilles. LAVANDULA (440) Etamines saillants, pédoneule de l’épi garni de feuilles. daneumaril : .-..... .calliunt 2MHYSDRES (RON 528 Feuilles découpées en trois ou cinq lobes profonds et poin- us, ovaires surmontés d’une touffe de poils . . F LEONURUS (462) Feuilles non “découpées en lobes profonds, ovaires sans SR OO ER 529 Tube de la corolle cylindrique, arqué et à peine évasé au sommet . . … . BETONICA (459) Tube de la corolle plus ou moins dilaté et évasé au sommet. 530 Corolle dépassant à peine le calice, verticilles tous axil- best. » + «+ CHAITURUS (463) Corolle beaucoup plus longue que le calice, ou fleurs en £ épis. . . L . . . . L] . . LL L3 se 531 Kleurs tout à fait jaunes . . . dns HV OR (456) Fleurs jamais entièrement jaunes. . « «+ + + . « 532 Lèvre inférieure de la corolle offrant trois lobes distinets dont l'intermédiaire est quelquefois échancré : . Lèvre inférieure de la corolle n’offrant distinctement qu un seul lobe échancré à son extrémité . . LAMIUM (455) 533 Lèvre inférieure ayant à sa naissance deux dures ou deux renflements saillants, dents du calice souvent piquantes. . + GALEOPSIS (457) Lèvre inférieure ‘dépourvue de dents saillantes , lobes du calice peu ou point épineux. . . . + . . . . 534 Etamines rapprochées deux à deux, ou déjetées sur les COTES" s cr MB 2e pr es de Etamines dressées, où écartées en tous SENS . ee à 535 Etamines déjetées sur Les côtés de la corolle après la fleu- raison, verticilles souvent multflores et rapprochés en M L rGate ; + + + STACHYS (458) Etamines jamais déjetées sur les côtés dé la corolle, une à trois fleurs à l’aisselle de chaque feuille « 1. . ,. . 536 Corolle très grande à lèvre supérieure entière . , << + Mens (454) Corolle médiocre à lèvre: supérieure bifideh sr -suis Eos ele ee sion 26EEGHOMA (153) 537 Entrée du calice fermée par des poils après la fleuraison. - Entrée du calice non fermée par des poils . . . 4, . 538 Fleurs en verticilles axillaires. . . . . MENTHA (441) Fleurs en épis imbriqués de bractées et ser rés en panicule, him > sue duos sus 21 0RIGANEMNOS) 539 Corolle à lobes presque égaux en tous sens. :. ., , . Corolle offrant une lèvre inférieure bien prononcée, , 510 Feuilles entières ou dentées . Feuilles découpées, fleurs en épis très grêles. VERRENA (439) ati 529 530 531 532 533 534 539 537 536 538 539 540 544 J41 … 112 ANALYSE DES GENRES. 541 Feuilles très entières, corolle à cinq lobes , . , . . Feuilles plus ou moins dentées, corolle à quatre lobes. , somtuete lors e rés eucueiert CURTIS 542 Fleurs en épis non feuillés. , . . LAVANDULA (440) Fleurs toutes axillaires. 5, "6 0 CNE 543 Calice tubuleux campanulé à dix stries. SATUREIA (445) Calice tubuleux comme à deux lèvres à treize stries . . que BOUT ie AU 2 14. SGA MACRONENESS 544 Lèvre supérieure de la corolle remplacée par deux dents, l'inférieure à trois lobes, . . . . . AJUGA (466) Lèvre supérieure formée de deux divisions rejetées en bas, en sorte que la lèvre inférieure paraît avoir cinq lobes. ere pe Te neue ei io el nee)" D 'ORSRRENRRS 545 Arbre à fruit mou et charnu , . ,. . +, Ficus (499) Plante herbacée à fruit non charnu . . . . . . . 546 Graines renfermées dans une capsule close, coriace et hé- rissée de pointes crochues. , . . XANTHIUM (346) Graines non renfermées dans une capsule close et hé- rissée - L1 . . . . L] Li . . L2 LL . . . COMPOSÉES. 547 Anthodes (ou têtes de fleurs) composés de petites fleurs de deux sortes, celles du centre tubuleuses (/leurons), celles de la circonférence allongées en languette plane (demi-fleurons) et disposés en forme de rayons . Anthodes composés de petites fleurs toutes uniformes, soit toutes tubuleuses (fleurons) , soit toutes allongées en languette plane (demi-fleurons) .. . . . . . . Obs. Les demi-fleurons placés au centre de l’anthode paraissent souvent tubuleux avant leur développement, mais ils n'offrent jamais un tube régulier divisé au sommet en trois ou cinq lobes. Semences ou ovaires couronnés par une aigrette dé palette 168 | de : 548 RADIÉES.{ Semences ou ovaires nus, ou couronnés par une M HART mais dépeurtus d’aigrettes de poils: nn juste 18 09570 SENS 549 Feuilles opposées sur la tige , . . . . . . . . Feuilles alternes ou toutes radicales ./ . . . . . 550 Fleurs jaunes radiées ”,: 040 LS SRE Fleurons tubuleux rougeâtres. . . EUPATORIUM (277) 551 Feuilles dentées ou lobées, ,. . . . +. BIDENS (290) Feuillesentières. "2 2 © "RAS 552 Demi-fleurons du rayon de la même couleur que les fleu- rons du centre . . Demi-fleurons d’une autre couleur ‘que les fleurons du centre . . . . . . . L . . € C2 L - L 553 Demi-fleurons grêles, linéaires très étroits . . . + + ERIGERON (282) Demi-Aeurons oblongs” ul peu élargis . + ASTER (281 542 543 546 547 548 573 549 560 550 552 551 554 553 COMPOSÉES. _ 113 554 Folioles de l’involucre disposées sur un seul rang ou sur deux rangs. . . SCENE Rent D 53 Folioles de l'involucre imbriquées sur plusieurs rangs. . 559 à Feuilles toutes radicales et se développant après les fleurs. . _. TUSSILAGO (280) Tige gar nie à la fois de feuilles et de fleurs .… + «. . + 556 556 Involucre formé d’un seul rang de folioles ou de deux rangs dont l'extérieur est plus petit IC AE «. 557 Involucre formé de folioles disposées sur deux rangs égaux. 558 557 Involucre portant à sa base deux bractéoles opposées et algneees.,...., « . . LiGuLARIA (304) Involucre taché au sommet et muni à la base d’un petit rang extérieur de folioles . . . . . SENECIO (308) Involucre non taché et dépourvu à la base de folioles ac— PEU - /.7 .". . . : TERHROSERIS (307) 398 Graines du centre munies d’une aigrette, celles de A cir- conférence nues. . . . DoronIcUM | 306) Toutes les graines garnies d aigrettes + + ARNICA (305) 559 Anthodes n'offrant que de cinq à huit demi-fleurous . . . SOLIDAGO (284) Anthodes offrant dix demi-fleurons ou beaucoup plus. . 2 1 ICONE TERRES POS DIT INA ONE) 560 Feuilles découpées en lobes none et profonds. ,. . 561 Feuilles entières ou seulement dentées . . . . . . 565 561 Têtes de fleurs petites très nombreuses eten corymbe serré. net secte ACHILLEA (200) Têtes de fleurs solitaires, ou ne formant pas un corymbe D 020 UT PENSER ere: 0 562 Réceptacle garni de paillettes mêlées aux fleurs. . , . + . ANTHEMIS (299) Réceptacle nu et sans paillettes fine Br PS MR ANES Fos 11 563 563 Réceptacle plane ou convexe, folioles de l’involucre sea- rieuses ou colorées sur les bords . . . . . . . 564 Réceptacle conique, folioles de l’involucre à peine sca- nn. nu: MATRICARIA (206) 564 Anthodes en corymbe . . . . . PyrerHrum (297) Anthodes solitaires au sommet de la tige ou des rameaux. + - .. . . = DEUCANTHEMUM (295) 565 Hampe nue et uniflore. . . . . . . BeLris (283) Tige feuillée, souvent multiflore . , . . . . . . 566 566 Toutes les graines ou ovaires dépourvus d'aigreties . . 567 Graines du centre pourvues d’aigrettes. DorONICUX (306) 567 Semences courbées, plissées et irrégulières. . , - 77 Carenui (09) Semences droites et régulières ADS de Le Feuilles dépourvues de stipules et de gaines membra- neusess 37,0. HS ES DUNCION CERTES 133. Feuilles opposées”. 220... +, CCR Feuilles alternes. . . . . . . POLYGONUM (484) 734 Feuilles alternes. . . s,) ae RE Feuilles la plupart opposées die Wat ee GLAUX (370) 735 Fleurs en LR serrés entremêlés de bractées . . : = ee +. “AMARANTHUS (472) Fleurs en “grappes lâches . . ee RS 736 Feuilles échancrées en cœur . . . MAIANTHEMUM (540) Feuilles linéaires entières. . . . . THESsIUM (487) 707 Tige ligheuse. TE, 0 SMS E NENNEE Tige herbacée TGS LUE EU ENNEMIS 738 Un seul ovaire, un seul style, ou point de style, , . . Plusieurs ovaires, ou plusieurs styles. . . . . *. . 739 Fleurs portées par une tige feuillée, au moins à la base . Point de tige ni de feuilles au moment de la fleuraison, fleur naissant d’un bulbe. . ,. . CoLcHiCuM (533) 740 Entrenœuds de la tige munis de gaines membraneuses en forme de stipules HN ha 5e Feuilles n’ayant pas à leur base des gaines membraneuses en forme destipules. -.: 5". ‘0 OO 741 Fleur munie en dehors d’un involucelle composé de trois petites folioles. . . = RUMEX (483) Fleur dépourvue d'involucelle ou calice extérieur Ms Tien SUP ele! de RO ERREES (484) 742 Fleurs pubescentes en grappes disposées en panicule, tige lousléernr e 0. . met PNERATRER (53%) Fleurs non pubescentes en bouquets ou en grappes simples, tige nue au SOMIMeELMe UN 7 + et CORRE Feuilles en fer de flèche. SAGITTARIA (522) 74 à SUR 5 É à : 743 ALISMACÉES. Feuilles jamais en fer de flèche. . . . 744 Neuf étamines, calice nul, ou coloré comme la corolle. +. RETARDS. ON EREEERERETEE L Six étamines, calice vert . . . . + + 745 Feuilles linéaires étroites, fleurs en grappes ou en épis +. Feuilles nou linéaires étroites, fleurs solitaires ou vertieil- lées en bouquets. . . …. .. .. . ALISMA(52#) 732 733 735 170 739 736 743 744 745 746 746 747 748 749 753 756 757 758 INCOMPLÈTES. Fleurs verdâtres en grappe lâche et pauciflore, anthères allongées . . . + . + SCHEUCHZERIA (525) Pétales : rosés, fleurs nombreuses en grappe allongée, an- thères très courtes + + + + + TRIGLOCHIN (524) Feuilles composées et très découpées . . . . . . RO UN sal Kat 80 Ron pre tte Périanthe ou calice tronqué obliquement et allongé en forme de langue . . _K ARISTOLOCHIA (489) Limbe de la fleur non allongé en forme de langue . . . Ovaire libre, placé dans le périanthe, . . HIS Ovaire adhérent, ou placé sous le limbe du périanthe : ; Feuilles presque toutes radicales, hampe nue , . . . Meesarniée de feuilles nombreuses . ‘. . ‘. . ‘. . Feuilles opposées deux à deux. . . . PEPLIS (184) Feuilles éparses, alternes, ou verticillées, ou en toufles. Feuilles filiformes et naissant par touffes le long des ra- MEAUX . . . + + ASPARAGUS (535) Feuilles non filiformes ni D: IL ASC NE SEE RUE Divisions de la fleur à peu près prolongées jusqu’à la base. Fleur divisée à peine jusqu’au milieu de sa longueur . . M 1 | Porvconatun (538) Trois stigmates, ou un stigmate à trois pans bien prononcés . RUE VARICES. Un seul stigmate simple ou n'offrant pas trois angles bien DEDRONCES + 4 0 2 do iealiNe Fleur rayée de carreaux en lozange, pétales offrant à leur base interne une cavité ovale ou arrondie. . . Le SNPE RASE FRITILLARIA (543) Fleur non rayée en lozange point de cavité arrondie à la base des pétales ARS MR RE PRE ET Ce Or Un style à stigmate trigone. . . . . BiLiun (544) Poin! de style, stigmate sessile à trois lobes. . . , . Etamines déjetées, courbées ascendantes , . . , . Etamines dressées non déjetées en bas . , . . . Fleurs jaunes ou fauves à divisions soudées en tube à la HSE. . + + HEMEROCALLIS (557) Fleurs blanches à divisions rétrécies en onglet. 1.1, 0 ee nn . PARADISIA (549) Divisions de la fleur prolongées presque jusqu'à la base . Fleur divisée en lobes qui ne passent pas son milieu . . Trois stigmates sessiles au sommet de l'ovaire, . . . NOT 7 De à "+ Re Fleur assez grande longuement pédonculée, . . . NC 2: TULIPA (542) Fleurs petites en épi ou en BFAPDE à MAPS TN N 195 203 748 79 750 775 757 751 752 753 754 755 757 756 761 758 759 760 773 761 762 745 196 ANALYSE DES GENRES. 762 Hampe uniflore, divisions du périanthe renversées. , 4 .« . + ERYTHRONUM (545) Haïnpe où tige pluriflore, divisions du périanthe non ren- VOrSERRA EU ete CORRE 763 Fleurs en sertule, c’est-à-dire à pédicelles simples, naissant au même qua et sortant d’une spathe à deux feuillets: . ALLIUM (556) Fleurs jamais en ‘sertule régulier, ‘point dé $Spalie, 10 764 Filets. des étamines garnis de poils laineux . . .« . . Filets des étamines non laineux ., . ,:: mu". 765 Fleurs jaunâtres, racine rampante. . NARTHECIUM (550) Fleurs blanches ou roses, racine en faisceaux . . APN RER ar 2 ere 2 (548) 766 Filets des étamines tous, ou plusieurs, sensiblement élar- gts à feur base. … ”. :. An Filets des étamines peu où point élargis à à leur base ia 767 Base des six étamines voûtée et couvrant l'ovaire . . «+ ‘+. . ZASPRODEPUS (546) Pase de trois des étamines droite et ne conv rant pas l'ovaire. ain d'uguus autel ro 1 ORNITHDGAEEN (on) 768 Fleurs jaunes. . . peur. GAGE 4 (554) Fleurs bleues, ou blanches | ou TOSes . RE ONE 769 Racine bulbeuse, fleurs souvent bleues . 4 . . . . Racine fibreuse, fleurs jamais bleues. , 4 . ,. . . 770 Feuilles linéaires, presque toutes radicales . . , Feuilles ovales, nombreuses sur la tige. STREPTOPUS (536) 771 Ovaire sessile sur le réceptacle. . . PraLANcrum (547) Ovaire porté sur un support court. . PARADISIA (540) 772 Divisions de la fleur rapprochées en tube à la base. . . . . ENDbymioN (552) Divisions de la fleur n'étant pas sensiblement rapprochées GRANT. 0, 2 2. UNE APRES 773 Fleurs globuleuses, ou en grelot, ou à six dents. . ,. . Fleurs en cloche et à six lobes prononcés 5: {1 774 Fleurs bleues ou violettes, racine bulbeuse, feuilles linéaires. , . - Muscart (551) Fleurs blanches, racine fibreuse, feuilles ovales. . F sus Marie cie ODNTÉES (339) 715 Plante grimpante. « +. + . . . . + Tamus (566) Plante non grumpantets,.: … 1: OCTO 776 Périanthe muni à la gorge d’une couronne en forme de corolle monopétale. . . . .. : SRE Périanthe dépourvu de couronne à a SUrSES "NES = 777 Couronne en cloche renfermant les étamines . . Pr: + fe NARCISSUS (358) Couronne lobée portant les étamines au sommet + , dr 56 + CUT 0 0 PEPREES (559) 763 76% 765 766 767 768 769 772 770 771 774 772 776 777 778 INCOMPLÈTES. 197 278 Divisions de la fleur égales et épaissies au sommet. . . . LEUCOIUM (560) Divisions intéricures de la fleur échancrées et beaucoup plus courtes que les extérieures. . GALANTHUS (561) En) Do mUS D Uerouese 10e! 20 SIRET AE Go U PANNES SSSR RSS JUN AENENL 748 780 Tige couchée. fleurs rougeñtres . . . Dane riun (491) Tige droite, fleurs blanc-jaunâtres . ,. . OSYRYS (488) 781 Feuilles toutes radicales ou alternes,. . . . . . . 78? 1 LS TRE RE Styles portant des stigmates élargis en forme de 782 IRIDÉES. | POMIESR DT re S7 2072 CHIBTS (92) Stigmates non en forme de DOLALES. Deere 104 783 Fleur irrégulière, comme à deux lèvres. GLADIOLUS (563) DREAM EI ÉNTONNOI , à +. « «1 404 784 Stigmates élargis au sommet . , . . CROCUS (565) Stigmates bifides. . . . . … . . ROMÜLEA (564) Label (ou pétale inférieur) prolougé à la base 785 ORCHIDÉES. en forme d'éperon ou de sac . . « . 786 Label sans éperon, ni bosse saillante . , 787 786 Plante pourvue de feuilles. , . . . . 786 bis Plante sans feuilles vertes . , . . Limonorux (575) 786 Label ovale acuminé entier. . . . NiGRITELLA (572) bis Label n'étant pas tout à la fois ovale et entier . . le 70 10h (571) 787 Racine bulbeuse où munie de tubereules. + « 788 Racine rampante ou formée par un faisceau de fibres. 792 bis 788 Tige à trois ou cinq angles et à deux ou trois feuilles à sa Dasbsner re à 2116 | 789 Tige cylindrique et munie de plus de deux feuilles . 1-21; 240 789 Tige à trois angles, anthère caduque. . Liparis (381) Tige à cinq angles, anthère persistante . MALaxIS (582) 790 Fleurs blanches petites en épi contourné en spirale. . MAMMIAALEN < Lo Le . SPIRANTHES s (580) Fleurs jamais tout à fait blanches “épi très rarement spiralé. 791 791 Fleur à divisions toutes dressées en cloche. . +. ; . + . HERMINIUM (573) Label de la fleur étalé ou pendant. She h ne Ve CRE DIS 791 Divisions de la fleur toutes étalées. . + OPuRys (574) bis Divisions supérieures conniventes en casque. . ,. . . 792 792 Ovaire tordu, label à quatre lobes linéaires. ACERAS (570) Ovaire non tordu, label à trois lobes, le moyen très grand. en = aa es je cé, ‘si DÉBAPIAS 908) 792 Racine rampante, feuilles veinées en réseau. . Ds 5 + GOODYERA (579) Racine ‘fasciculée! feuilles nulles où à nervures paraléles, 793 198 | ANALYSE DES GENRES. 793*Plante sans feuilles ou n’en ayant que deux opposées, label bifide: ::.:7: + Te NEOTTIA (578) Plante à feuilles alternes, label entier au sommet ou seu lement denté: : ; °. 4.171460 SONORE 793 Ovaire sessile un peu contourné. CEPHALANTHERA (576) bis Ovaire non tordu, atténué en pédicelle contourné . UT ent de à jo VA He NOTONS (577) 794 Tige ligneuse. . . . PRO EE D 0. Tige herbacée ou à peu près m6 ss | DRE 795 Feuilles découpées en lobes palmés . . . . ,. . . Feuilles non découpées en lobes palmés , . . . 796 Fruit à trois cornes ou à trois coques et à trois loges dis- -_ tinctes à l’intérieur . ‘ Fruit n'offrant ni trois cornes, ‘ni trois loges ‘distinctes. . 797 Fruit charnu en forme de drupe ou de baie . . . . . Fruit non charnu, ni en forme de drupe ou de baie ,. . 798 Fleurs en chatons parsemés de points brillants aromatiques A nn menti 0 D LM ue UT Le DNS DS RES Fleurs jamais:en-châtons Le 32401 20 COCO 799 Limbe du calice offrant de un à six lobes . . . . . Limbe du calice offrant de huit à douze lobes , ,. . . 800 Feuilles ones en lobes filiformes ,. . . à + + CERATOPHYLLUM (182) Feuilles simples . 0 es OUT EMI RES 801 Plante pourvué de feuilles. 5:10, MON CR TER Plante articulée sans feuilles % "07 SOS 803 Feuilles ailées, ou découpées en lobes digités . . . . Feuilles simples ou seulement pinnatifides, . . . . 804 Fleurs dioïques, feuilles opposées. . CANNABIS (497) Fleurs monoiques ou hermaphrodites, feuilles alternes . 805 Herbe aquatique flottante . . . MYRIOPHYLLUM (179) Herbe lnonflottante. .54 40007 GVs STI CSSS 806 Fleurs axillaires ou en bouquets dichotomes . . . . ALCHEMILLA (162) Fleurs en ‘épi, ou en tête terminale | . POTERIUM (164) 807: Une a-emaæetamines. . -. . . . 0, SIx étamAnes. : 7084.05 + 710 4 CN UNSS 808 Plusieurs ovaires: 1". ‘ ‘. . +: 1 CD Un senlovatene an, do $C 809 Fleurs disposées en épis serrés et naissant sur le côté d’une tige foliacée; racine très odorante. - . ACORUS (646) Fleurs ne formant pas un épi serré et placé sur le côté de la tige; racine sans odeur spéciale . . . . . . . 810 Capsule contenant plusieurs graines , feuilles linéaires étroites ou jonciformes . . 2 61 1e STE Fruit à une seule graine, feuilles ni ‘linéaires étroites, ni jonciformes , , , . "De iv US RON 795 799 650 796 698 797 798 714 793 801 800 189 803 823 804% 807 805 806 812 808 745 809 810 811 740 81 812 813 814 815 816 817 618 827 828 INCOMPLÈTES. Feuilles planes et souvent poilues. . . Luzura (532) Feuilles cylindriques ou en gouttière et glabres. , . . A tea tian eh eme sl oun 29e JUNCUS (Rif) DRaNOïEtÉtAMIRes. . 2 Vu 100. ‘Ado Me cinq étannmmesthreur 2 Ur Di seu pioyh aq Unseultstyle ou-point de style. . 4 4 , 1", D mpiusieurs styles : ..". , #0 0 & hors ES 2. 7. ts NO DENON OO EU 0 EN Do pige TROT, 370 SES... "Ce Hemliesallernes. . “. . . 4: . ‘.'"SPINACIA (479) Plusieurs ovaires, plante croissant dans l’eau . , . . 0 0 2 Ge 2 7.1 POTAMOGETON (226) EP LE D RATS MB ES Eomer sUX) ALHE Ovaire adhérent au calice et placé au-dessous de son limbe. Ovaire non adhérent et placé dans le calice. . , Feuilles opposées, plante des lieux humides . . . . 2-7 -.… . ISNARDIA (176) Feuilles alternes, plante des lieux secs . ThEsIUM (487) RES miumes de petites stipules "1147" 9" 0m D ARSSUpulés "Ie AS NT UE eu DD cucalée simplé. 4 7.7, 4, . . je 5 5 LS ct en ns seen er Feuilles hérissées de poils à piqûre brûlante. UrTica (495) Feuilles glabres, ou à poils dont la piqûre n’est pas dou- UE TS Ca Calice presque triangulaire et s’accroissant beaucoup après D ARE 0 0 Le . .". ATRIPLEX (478) Calice non triangulaire et ne s’accroissant pas après la ie à one cu en AETS Un stigmate, feuilles velues. . . . PARIETARIA (496) Deux à quatre stigmates, ou feuilles glabres ou nulles, Calice à cinq divisions, plante pourvue de feuilles. , . Calice à peine divisé, point de feuilles distinctes . Rd me cu» :. :SALICORNIA (480) Feuilles planes, plus ou moins élargies. . . . , . one es + + + +: CHENOPODIUM (476) Feuilles étroites, cylindriques ou triquètres. . . , ÿ Calice fructifère muni d’un appendice scarieux, feuilles tri- MMS. .. .. ..... ./)baiue =SAESOLA/(482) Calicefructifère sans appendice, feuilles semi-cylindriques. Var sale 200h 410 SAS DEDAMCENS) Tige ligneuse, fruit à trois loges . . . . Buxus (492) Tige herbacée, fruit à une loge. . . . . . . . Feuilles opposées et munies de petites stipules, , Feuilles alternes , ou sans stipules , , , , , . . A. 9, 129 832 813 816 514 827 815 181 524 623 826 828 170 829 130 ANALYSE DES GENRES. 829 Capsule s’ouvrant en travers ; . . AMARANTHUS (472) Fruit ne s’ouvraht pas 3144 4 19 SU ON 830 Feuilles ou pétioles munis à la base de gaines membra- neuses. . . + . POLYGONUM (484) Feuilles dépourvues de g gaînes membraneuses si:ès à STE 831 Base du calice Let à l'ovaire , . . BETA (475) Calice tout à fait libre =". : ets MINE 832. Feuilles verticillées . . . |. . |. …: Hippuris (480) Feuilles non verticillées *: 24, 2%. 4 SUCRES 833 Feuilles engainantes; calice en forme d’écailles ou de DAMES. 771 s: LOS CORRE Feuilles non engaînantes, fleurs ñon glumacées. an AE 832:Calice de trois à Six diVISIONS 4 1. 000 CONTE Cälicé nul, ou à ün ou deux feuillets . . . +. 835 Feuilles opposées et munies de petites stipules. . , , Feuilles âlternes, sans stipules_ . « . . . . . 466; Trois ÉlAMINES suite el seul SOS SIN EE Une:ou deux étamnes,, :. ,..,: .. VIS 837 Feuilles ensiformes très allongées et un peu engaînantes . Feuilles ni ensiformes, ni engaînantés . . . . . . 838 Feuilles étroites subulées . . . . POLvcaNEmum (473) Feuilles planes et élargies . . . . AMARANTHUS (472) 839 Feuilles à suc laiteux, capsule à trois loges. . . sn is ile ere Fe; le 10 DOPHENES (493 Suc non laiteux, fruit un peu charnu. . . BLiTUM (477 840 Périanthe composé de une ou deux valves ou écailles. . Périanthé à-Six AIvISIONS. : 2... À OS OS 841 Périanthe (g lume) composé d’une seule écaille; tiges sans * nœuds, gaine des feuilles entière . . . 1 RE Périanthe composé de deux à quatre écailles; tige noueuse, gaine des feuilles fendue dans sa longueur” FPE 4 Fleurs unisexueiles,graines renfermées “us un godet fermé et percé au sommet . . 842 CYPÉRACÉES. Se ue à «NE Fleurs hermaphrodites, graines non renfer- mées dans un godet . : "Lux 843 Graines entourées de soies très longues et d’un blane bril- Di) ARETSRLE ë . + . ERIOPHORUM (590) Graines nues ou entourées de soies plus courtes que les écailles de lépii 4" 4 à: JIM 0 EME 844 Epillets très aplatis et à écailles régulièrement disposéès sur deux rangs opposés . . . . CYPERUS (583) Epillets n’étant pas tout à la fois très aplatis et garnis d'é- cailles disposées sur deux rangs réguliers. . . . 845. Un seul épi simple et terminal, , , + « . 845 bis. Plusieurs épillets réunis en tête ou en faisceau ; 845 fer. 845 Base du style renfiée persistante ; . ELEOCHARIS (587) bis, Style non renflé en bulbe à sa base . . SGIRPUS (588) 830 831 821 839 840 834 835 836 170 836 #37 839 646 838 841 843 844 845 INCOMPLÈTES. 845 Epillets RAP en épi terminal comprimé et distique, || 7 CCR ONEET Ta Par las MBLYSMUS{TH) Epillets non disposés comme ci-dessus à à + + à à 846 Ecaillés inférieures des épillets vides et stériles. 826 bis. Eeailles presque toutes fertiles. . , . SCIRPUS (588) 846 Feuilles linéaires rudes coupantes sur les bords , , Ds. edrire sn + miavs": AOLADIUM (584) Feuilles très étroites , lisses où non coupantes . 846 fer. 846 Feuilles roides piquantes triquêtres . _. SCHOENUS (585) ter. Feuilles linéaires étroites non piquantes. . . Unes «er je . =. RHYNCHOSPORA (586) Fleurs monoïques : les mâles en panicule ter- minale, les femelles en épis axillaires; 847 GRAMINÉES. ( styles longs au moins d’un déc. ZEA (592) Fleurs non disposées comme ci-dessus; styles ayant à peine quelques cent. de longueur. 848 Fleurs en tête courte , arrondie et hérissée de pointes co- Li |: :): FOR CREER . « + . ECHINARIA (629) Fleurs en épi ôù en panicule in ghie ett ls OUTIRU TS 849 Fleurs hérissées en dehors de petites pointes crochues . . + + TRAGUS (597) Fleurs glabres où velues , mais non hérissées de pointes 7, 2 de st MONA 850 Fleurs disposées en épis linéaires rassemblés au sommet de la tige et comme digités,. . . 4 Fleurs disposées en panieule ou en épis qui ne sont pas digités au-sommet de la tige . . . . © 4 41, 851 Feuilles enroulées piquantes . . . . SPARTINA (594) Pentes-phnés non-pliquantes . : . 7. 2 "4 852 Epis parsemés de poils soyeux. . . ANDROPOGON (593) Epis dépourvus de poils Soyeux . + . . + + + : 853 Fleurs imbriquées sur un rang, racine rampante . Eee 2 ICYNODON (595) Fleurs sur deux rangs, racine fibreuse non rampante . . Dec au 0 ere cDIGITARIA 195b) 854 Fleurs évidemment pédicellées et RE en ee lee ce. à . Fleurs sessiles en épis, ou à pédicelles si courts que la pa- nicule ressemble à un épi ou à une grappe . . . . 85% Fleurs munies à la base de ps ES Pete aussi longs qu’elles, . . 3 à Fleurs glabres ou pubescentes, ou munies de poils très M US . VECROEOR 856 Fleur portant sur le dos une arète longue, divergente et genouillée au milieu . . . fé AVENA (617) Arête nulle ou courte, droite et non genouillée PS TE 431 846 818 819 132 857 858 859 860 861 862 863 864 865 866 867 868 869 870 871 d ANALYSE DES GENRES, Epillets multiflores, feuilles larges de 3 à 4 centimètres , . + PHRAGMITES (622) Epillets uniflores, feuilles” n° ayant pas 2? centimètres de largeur. . . . . . . . CALAMAGROSTIS (599) Epillets agglomérés en plusieurs paquets ovales, serrés, aplatis et tournés d’un même côté. . DACTYLIS (623) Fleurs solitaires ou en épillets qui ne sont pas réunis en° paquets ovales, serrés, aplatis et tournés d’un même côté. . . LL . L LL L2 L2 2 L2 LL LL . . . Epillets ne contenant qu’une seule fleur fertile. . . , Glume contenant deux ou plusieurs fleurs réunies en épil- let ° . e . . . . . . . . . . . . . Fleurs pourvues d’une ou de plusieurs arêtes . . . . Fleurs dépourvues d'aréless.s 5.1. -.1:4162 VON Arête ayant environ À décimètre de longueur. SrrpA (603) Arête très courte, ou longue, au plus, de quelques centim. Une collerette de poils jaunâtres à la base extérieure des épilletsstous fe . . ANDROPOGON (593) Point de collerette de poils à la base externe des épillets . Fleur pourvue d’une seule enveloppe, ou glüme, à deux feuillets... . .… +. LEERSA (598) Fleur pourvue de deux env eloppes, glume et glumelle, . Panicule unilatérale et à peine composée de quiuze à trente ÉpILIetR: se 20 > : MELICA (612) Panicule composée de plus de trente épillets ED US Glume à deux feuillets avec un troisième feuillet accessoire en forme d’écaille. . . + PANICUM (604) Glume à deux feuillets sans écaille accessoire. 40H Glume à feuillets pliés en carène et renfermant la fleur; panicule resserrée. . ., + * PHALARIS (606) Glune ouverte, convexe, panicule plus ou moins étalée . Glumelle coriace luisante, persistante et renfermant la raine “0 Dole ee 74e 00 SUIS Clumelle ni coriace, ni persistante sur la graine .…. MES MORRETE AI Te CORRE (600) Fleurs pourvues Wüsé ou de plusieurs arêtes plus ou DTOARS IOBÉRÈSS 4 =." 0 re SN ST Fleurs.dépourvues d’arêtes. ; . :.;].1: +5 tete Arête naissant sur le dos ou à la base de la fleur . . + Arête naissant au sommet ou près du sommet de la fleur. Arête presque droite, 2 24 peu la fleur, ou plus courte qu'elle: ": SERRES Arête genouillée, diver gente et très saillante 5 REINE EpiMets composés de deux fleurs semblables et aristées . A1RA (614) Epillets composés de deux fleurs dissemblables , l’une su- périeure stérile et aristée, l'autre inférieure fertile et Mutique, - , :,109 00/00 10,7), 0, RONDE 859 860 868 861 863 862 865 864 865 866 869 875 870 873 871 872 INCOMPLÈTES. 872 Epillets composés de deux fleurs semblables. Arr (614) Epillets composés de deux fleurs dissemblables, l’une su- périeure fertile et presque mutique, l’autre inférieure stérile et aristée . . . . . ARRHENATHERUM (616) Epillets composés de plusieurs fleurs semblables et aris— + . ._s, = AYEN IUT) 873 Arête naissant dans une échancrure du sommet de la glu- D 0... . : . + DANTHONIA (618) Arête ne naissant pas ‘dans une échancrure RÉ E GURE co e - 874 Arête naissant un peu au-dessous du sommet de la glu- melle : spathellule intérieure bordée de cils roides . . + BROMEUS (619) Arête terminale, ‘spathellule intérieure très finement ciliée. RARES da er ob à » Festéca(60t) 875 Epillets composés de deux fleurs . . . . . . . . Epillets composés de plus de deux fleurs . . . + . 876 Epillets longs de 1 à 2 centimètres . . . AVENA (617) Epillets n’ayant pas { centimètre de longueur . , . . 877 Fleurs plus courtes que la glume. . . Arropsis (613) Fleurs beaucoup plus longues que laiplametr ss tre DE Mn qe: Lu, GLYCERIAS(629) 878 Glume ventrue aussi longue que les fleurs. DANTHONIA (6 18) Glume beaucoup plus courte que les fleurs . . . . . 879 Spathellules ventrues échancrées en cœur à la base . . Ses ie . +. BRizA (627) Spathellules peu où point venirues , non échancrées en 0 me ee + pores 880 Dos des fleurs comprimé en carène , . . Poa (626) A rOndI à à 0 en, 881 Fleurs oblongues obtuses, à dos semi-cylindrique. . . : + - GLYCERIA (625) Fleurs lancéolées ou subulées , où un peu ventrues à la AA 6. 2: FEsrucA (624) 882 Epillets tout à fait sessiles sur un axe commun, et réunis en épi plus ou moins allongé . . . Epillets brièvement pédicellés et réunis en forme de gr appe PMEprsouvent cylindrique. +... Han, au 883 Glume ne contenant qu’une seule fleur fertile . . . Glume contenant deux ou plusieurs fleurs réunies en épil te tt a AR ae re re DES 884 Glume à deux feuillets avec un troisième feuillet en forme d’écaille . . + + SETARIA (604) Glume simplement à À deux feuillets sans écaille accessoire. 885 Glumes aiguës, renflées globuleuses à la base . . ; . GASTRIDIUM (601) Glumes n'étant pas renflées slobuleuses à la hase.s de à 886 Tige rameuse et couchée, fleurs mutiques. Crypsis (610) Tige simple, fleurs pourvues d’arêtes. . . . , . . 133 874% 876 878 877 879 880 881 134 ANALYSE DES GENRES, 887 Fleur munie, à sa base, de deux paillettes en arêtes et plus longues qu'elie-même. . . . ANTHOXANTAUM (644) Fleurs non accompagnées de paillettes aristées 4 lon- pubs queNes ZA 7e 888 Feuillets de la glume convexes et terminés, here par une arête sélacée . .… « + POLYPOGON (608) Feuillets de la glume pliés ‘en arène et mutiques , Ou seu- lement mucronés, , . . . 889 Glume tronquée au sommet et à carène prolongée en pointe ow arêfe courte . . . + PHLEUM (607) Glume mutique, arête naissant à Ja base ou sur le dos de la glmelte. 3 en 72, 4" ALOPECURNS NN. 890 Kpillets entourés de bractées pinnatifides ou pectinées .. . CYNOSURUS (628) Epillets non entourés de bractées pinnautiies ou 1 PAGE DOCS suc ne - 89 —_ Epillets allongés, multiflores, Mens sur El rangs et trés visiblement aristés. 2 . BRACHYPODIUM (629) Epillets paucifiores, non disposés sur deux rangs réguliers, muliques, ou à arêtes très courtes. . . 1 . Epiilets de deux fleurs à arêtes assez longues . £92 Fleurs membraneuses sur les bords et sensiblement pédi- cellées . DR, Fleurs peu menbraneuses et presque sessiles 893 Glumes presque égales aux fleurs, . . , Mrtica (612 Glumes moitié plus courtes que les fleurs. . Pos (626 894 Spathellule externe terminée Par trois pointes . + SESLERNM (630) Spathellule externe entière, ou seulement bifide . A ER ORDRE HAE PEN RTS 595 Très petite nan à von droit, filiforme et d'un rouge violet. . CHAMAGROSTIS (fä1) Plante plus ou moins élevée, épi non filiforme . 896 Un seul épillet placé sur chaque dent de l'axe de l'épi. . Deux ou trois épillets sur chaque dent de Faxe. . . . 897 Spathellule externe prolongée en trois ou quatre arêtes . JU, 40 1, ÆeiLOors (6) Spathellule externe sans arête, ou à une seule arête . : 898 Une ou deux fleurs dans chaque épillet , . . ,. . Plus de deux fieurs dans chaque épillet. « . + : : 899 Un seul épi terminal. . . . s 113 MRNNENER Deux à quatre épis très rapprochés . + SPARTINA (594) 900 Epillets enfoncés dans les cavités de l'axe et formant un épi cylindrique. . . . - LEPTURUS (632) Epillets non cachés dans les cavités de P axe, épi non eylin- niques... 0 CPE: 888 889 891 896 897 905 898 899 902 900 901 INCOMPLÈTES. 901 Epi très grêle, unilatéral, feuilles roides et enroulées, , . _ Narpus (632) Epi oblong, non unilatéral, "feuilles linéaires et planes. . MALE TU. 6 ouhy Au Ty #0 SEGRÉE (688) 902 Fleurs portant sur leur dos une arête genouillée . . . GAUDINIA (634) Fleur mutique où à arête terminale et droite . Ms LUE 903 Glume à deux feuillets à peu près égaux; nee touchant l'axe par leur face. . . \ L'un des feuillets de la glume nul, ou plus petit que l'autre : épillets touchant l'axe par leurs bords. . LOLIUM (641) 904 Epillets très petits, ou plante très grêle . FESTUCA (621) Epillets longs de plus d’un centimètre, plante robuste sou- 135 903 90% vent élevée. RRUPAENNERR FAE TURN SERRE ERA PRE SUR; PES 904 Epillets très serrés sur l’axe, glumes ventrues . BR nT MR TRITICUM (636) Epillets espacés, glumes ‘oblongues non ventrues 3 M Ne GUY 0 “AGRODERUM (637) 905 Epillets uniflores. . . . + HORDEUM (640) Epillets à deux ou quatre fleurs : : . ELvmus (639) CRYPTOGAMES. 906 Plante dans laquelle on distingue des racines, des tiges ou des feuilles. . . ; Plante n’offrant qu'une substance homogène où l'on ne dis- tingue ni vraie tige, ni vraies feuilles . . . . . . 907 Fructifications naissant dans ou sur la substance même des fouilles... . ave 281uS Fructifications distinctes des feuilles ou portées sur un pé- in 4 DS Re 908 Fructifications comme DRAMNens ses jeunes feuilles rou- lées en crosse. . ., Nr ane EE TE Fructifications non pulvér ulentes . US uso lie 909 Capsules à peu près globuleuses et distinctes. , ‘ : nr ts MIE PATIQUES Fruits fort petits. peu apparents, semblables à des points enfoneés dans la feuille. . . . . .. ALGUES ER SO MIAirES +. 0 0. D. 0 ne Fruits disposés en grappes ou en épi. +, ,. . . . . 911 Fruit recouvert par une coiffe ou un couvercle séparable à la maturité . . . . + . MOUSSES Fruit non récouvért, ni par une coiffe, ni par un couvercle Te ee mis Vo to NRA 912 Fruits pédonculés, ou naissant vers la racine , . . . Fruits sessiles à l’aisselle des feuilles ou des rameaux. . 907 941 908 910 920 909 911 916 912 913 937 156 913 914 915 916 917 924 925 926 ANALYSE DES GENRES. Fruits placés vers les racines et ne s’ouvrant pas d'eux- mêmes, FE RE: L Fruits naissant de la tige ou de la feuille, ets ‘ouvrant na— turellement en plusieurs valves. . . HEPATIQUES Feuilles pétiolées à quatre lobes profonds en croix. . sn. 1 MARSIEER (669) Feuilles subulées, droites, ‘entières et pointues. . . . 915 Fructifications en slatules sur une tige rampante . . . . + . PILULARIA (670) Fructifications cachées par la base dilatée d’une feuille. . dot sa. oc peu IT TR ISONEERS) Tige composée d'articles emboîtés les uns à la suite des autres « + se nèv dec OT RER Tige non composée d'articles emboités : aire) BUS MES Epi conique composé de capsules en forme de tête de clou. : : £QUISETUM (668) Fruits arrondis placés à à l'aisselle des feuilles HR ee Fruits naissant vers la racine . . 0 Fruits naissant vers le sommet de la ‘plante. 2 FIAT RE Feuilles petites, très nombreuses, imbriquées ou déjetées sur deux rangs, . . . ne, + ele COTES Feuilles assez grandes et éparses o ere NN Feuilles bordées de cils roides et aigus. SELAGINELLA (673) Feuilles entières ou à dents non spinelleuses. ES: abat vélo 28e gi ilt de SÉSFRRERENNES (672) Fructifications portées sur la surface inférieure “Ai de la feuille. …. . . . . 920 bis FOUGÈRES- | Fruits en grappes ou en épis distincts de la feuille :! in » most, late LRO Feuilles couvertes en dessous d’écailles très abondantes 920 fer. Ecailles nulles ou très rares sous les feuilles. , . . . 921 Feuilles simplement pinnatifides . . CETERACH (654) Feuilles ailées à segments découpés . NOTOCHLÆNA (655) Groupes de capsules recouverts par une membrane. , . 922 Capsules nues et non recouvertes par un tégument. . . 932 Capsules groupées sur les bords de la feuille MERE Capsules groupées à la surface même de la feuille. . . 925 Capsules groupées en lignes continues . . PRE: Capsules groupées en lignes interrompues çà etlà. . OR EM PE RS 901 PME ADrANTUM (666) Bords des feuilles fructifères peu enroulés. PTERIS (665) Bords des feuilles fructifères enroulés jusqu’à la eôte . Ne AEVONS . + ALLOSORUS (667) Capsules groupées en mess ou points réguliers. . . . 926 Capsules éparses sur toute la surface de la feuille, . . 932 Capsules groupées en lignes allongées dE SAUVEUR Capsules 2roupées en points ovales où arrondis, . « « 930 CRYPTOGAMES. 927 Lignes de fructifications parallèles à la côte principale de la feuille qui les porte. . . . . BLECHNUM (664) Lignes de fructifications obliques ou per pendiculaires à la 137 A ee ne ne et rie 928 928 Lignes de fructifications très longues, feuilles lancéolées entières. . . + … SCOLOPENDRIUM (663) Lignes de fructifications assez courtes , feuilles découpées, RO JON 929 Groupes de fructifications oblongs ou linéaires, - , . + ASPLENIUM (662) Groupes de fructifications ovales + + . ATHYRIUM (661) 930 Tégument des fructifications attaché par le centre et se soulevant de tous côtés . . . . .* Aspipium (658) Tégument fixé par le centre et par un pli enfoncé . . et ATPOEYSTICHEM (659) Tégument attaché par un de ses bords PRET MC EUCTERE 931 Tégument attaché par un de ses bords et se fendant en long sur l’autre côté . . + ATHYRIUM (661) opens attaché par sa base et se fendant de chaque côté e la base au sommet . . . . CysroprTeris (660) 932 Capsules en lignes oblongues à la partie supérieure des veines . . .. GRAMMITIS (656) Capsules groupées en points arrondis et distincts : 0 7. .* . - ." POLYPODIUN (657) 933 Tige composée d'articles emboîtés l’un dans l’autre, ou à rameaux verticillés. . . . . EQUISETUM (668) Tige non articulée, rameaux non verticillés. LE 998 934 Feuilles petites, très nombreuses, imbriquées ou déjetées AS 55. 7 0 San CT M0 ts Feuilles éparses non imbriquées . . . . . . . . : 93 935 Feuilles découpées, ou ailées. . rs 935 bis Hemestenlières. . :. ..:.. . OPHIOGLOSSUM (650) 935 Epi très petit muni d’un involucre bivalve . . : COCRS AIRES . HYMENOPHYLLUM (653) Grappe ou panicule ramifiée sans involucre, . . . . 936 936 Plante peu élevée portant une seule feuille . . . . «+ + BOTRYCHIUM (651) Plante élevée’ portant plusieurs feuilles ailées . D. à T1 «si OSMUNDA (652) 937 Plante croissant dans l’eau, feuilles ni imbriquées ni dis- tiques. F4 . 938 Plante croissant sur la terre, feuilles imbriquées ou déje- M uPdeux mings [1 -, 2. 03 UUCTNMR rs 938 Petite plante flottante, sans tige et composée d’une ou de plusieurs feuilles . . . . LEMNA (644) Plante adhérente au fond de l’eau, ‘et où l'on distingue une nas feuilles. 4 50, 2 MR EN 138 ANALYSE DES GENRES. 939 Feuilles nulles ou entières, fruit de la grosseur dan tête d'épingle . vale Feuilles sinuées, “fruit de la grosseur ‘d'un petit pois a CURE TP NE NEO AR M 940 Tige lisse flexible, diaphane . . . :. NirezLA (674) Tige rude, fragite, opaque . .. . .. . . CHARA (675) 941 LiCHENS. by HYPOXYLÉES. CHAMPIGNONS. LYCOPERDACÉES. URÉDINEES. MUCÉDINÉES. ALGUES. Ie parie. — ANALYSE DES ESPÈCES. I. RENONCULACÉES. 1 CLEMATIS. Fleurs blanches en bouquets, fruit à arête plumeuse : . 3 . . . C.vitalba (1) Fleurs jamais blanches; solitaires: arête non plumeuse aer 4 D D 2 THALICTRUM. Je 1 Fleurs penchées sur leur pédicelle, ou étamines pendantes: Fleurs droites ou projetées en avant, mais non pendantes . 2 Folioles linéaires très étroites. . . T. nd P. 4. Folioles jamais linéaires . . . . . viarlt 3 Folioles des feuilles larges de 2 à 3 centimètres. F. magus (7) RONMES DEEE TT à OR" EE . A LA 4 Souche épaisse garnie’ de fibres . . . . T. expansum (6) Douche rampanté SiDIOnifère . * . *. ESS 5 Base de la tige garnie de feuilles. . Base de la tige garnie de gaînes sans feuilles. T. montanum (à) 6 Pétioles sillonnés en dessous, carpelles à côtes égales . - TEE collinum (3) Pétioles cylindracés en dessous, carpelles : à côtes inégales. Re EN] 7 = = RENONCULACÉES,. Fleurs jaunâtres, carpelles sillannés. , . FE TELUS Fleurs blanches, carpelles à trois angles ailés. | AR un ASP, tete SE aguilegifotinm ‘at Tige fistuleuse, fleurs rapprochées en bouquets serrés . . Tige non fistuleuse, panieule à fleurs éparses, T. medium (8) Carpelles’ courts, obtus, à bec cadue. . . . . . , . Carpelles à bec pointu, persistant . . . 7. nitidulum (9) Feuilles inférieures à folioles larges de 3 à 4 centimètres. Folivles toutes oblongues ou linéaires . . T, nigricuns (40) Marpelles oblonss ou ayoides, 4: +. nm: 4 at sr Garpehes presque globuleux . . ,. . . T. flavum (13) Carpelles oblongs fusiformes , . . . .T. Morisonu (14) Carpelles ovoïdes obtus « + à : « T. viparium (12) 3 ANEMONE. Feuilles à trois lobes très entiers. . . A. Hepatica, p. 7. Feuilles à lobes incisés ou dentés . . . . . . . . Ovaires ou carpelles terminés par une longue arête plu- meuse. . del 4e Ovaires ou car pelles dépourvus d arête plumeuse. RUTULY involucre formé de folioles sessiles. . . . . . . . Involucre formé de feuilles pétiolées. . . À. alpina (18) Feuilles très découpées, plusieurs fois ailées . . . . . Feuilles peu découpées, simplement ailées. A. vernalis (17) Fleur d'un violet lilas et presque droite. À. Pulsatilla (45) leur d’un pourpre noir et presque pendante . . . . . A yen den etes toc id tantens: (46) PR DMnPhe Bu rosée 507590, 0 BE SUR TRES Fleurjaune.. , ,:,. ..,. . * À. Ranunculaides (24) Fleur glabre en dehors, fruits pubescents . . . . < . . A. nemorosa (49) Fleur soyeuse en dehors, fruit tomenteux. . . . + . 0 ACT SEP en À, suivesitis tn 4 ADONIS. Stigmates noirâtres, base de la tige hérissée de poils blanes. : see NE AL THURREN 64 Stigmates sans tache noire, tige presque glabre bd: Fleur globuleuse peu pédonculée, pétales oblongs et He A 0. «À autummalis (22) Fleur ouverte longuement pédanenlée pétales oblongs et LIL ST MORE SRE 1 œstivalis (23) 5 MyosuRus . . . . . . . . . M. minimus (25) 6 CERATOCEPHALUS. , . . . . . C. fulcatus (26) 7 RANUNCULUS. ben DL ot vgiiuir QE IE RENEATMRENT ST RURAL EE A SU ARE EN PAUSE 139 11 12 t> a 140 ANALYSE DES ESPÈCES. 2 Pédoncules opposés aux feuilles penchés à la maturité, car- pelles ridés en travers. . . ÉLUS Pédoncules terminaux dressés, carpelles non ridés. PDP 3 Feuilles toutes, ou les inférieures, découpées en segments trés/éinpits]. 24 Une 2e 2 MI ETES Feuilles toutes réniformes sans découpures étroites, & Pétales très petits dépassant peu le calice, lobe moyen des feuilles entier. . . . =. R. hederacens (27) Pétales une fois plus longs que le calice, lobe moyen des feuilles crénelé . . . . . . . R. Lenormandi (28) 5 Lanières des feuilles plus ou moins divergentes, réceptacle DEFSSE. LL. > Lanières des feuilles longues” et parallèles, “réceptacle glabre Anges lee Me Te RC ON 6 Pétales dépassant peu le calice, 5 à 10 étamines . . . Pétales dépassant beaucoup le calice, étamines nombreuses. ? Feuilles supérieures tripartites flottantes, R. fripartitus (29) Feuilles toutes submergées et multifides . . . ,. … . 8 Toutes les feuilles découpées en lanières très étroites. . . Feuilles supérieures réniformes lobées à lobes plus ou moins Élargis. 2 7. tee Lsllaise self CURE 9 Pétales obovales tachés de jaune à l'onglet. . . . . . Pétales oblongs cunéiformes sans tache jaune. . MA stand fu CORr Re gr RES ololeucos (30) 10 Réceptacle globuleux . . . di tone Réceptacle ovoide conique, pédoncules très allongés. NS 11 Pétales obovales arrondis, contigus l’un à l’autre . . . . Pétales rétrécis à la base et écartés l’un de l'autre . . - 12 12 à 15 étamines, feuilles de rires a (et : R. triphyllos (3) Etamines nombreuses, “feuilles supér ieures lobées. . . 13 Feuilles flottantes réniformes, . . . . R. aquatilis Ge) Feuilles flottantes peltées . . ‘. . . . R. peltatus (37) 14 Feuilles supérieures dilatées en éventail. R. rhipiphyllus (35) Feuilles découpées en lobes rayonnants. . R. radians (34) 15 Etamines plus courtes que les pistils, carpelles renflés au sommet." . . R. Baudotü (31) Etamines plus longues que les pistils, De. amincis au MOT me Me ets 2. 10 R. confusus (32) 16 Pédoncules dépassant beaucoup les feuilles , lanières des feuilles courtes, roides, disposées en cercle régulier . . R. divaricatus (40) Pédoncules dépassant peu les feuilles, lanières molles et di- vergentes'en LOUS SENS MERCI 0 OC ARR 1 si 17 Pétales 3 ou 4 fois grands comme le calice. BR. aquatili (36) Pétales n’étant pas a fois longs comme le calice . . . . œ 1 17 RENONCULACÉES. 18 Pétales une fois pu longs que le calice, 8 à 15 étamines . PORTE trichophyllus (38) Pétales dépassant peu le calice, 5 à 10 étamines . «+ . MN 0 1. Le à UD) 19 Pédoncules pubescents blanchâtres . . À. aconitifolius (42) Pédoncules glabres . . . . . . R. Plutanifolius (43) 20 Feuilles entières ou seulement dentées, . ,. . . . . Feuilles plus ou moins lobées ou découpées 21 Fleurs pédonculées, Ë Fleurs tout à fait sessiles à l'aisselle des feuilles . me mn do ont RS nodiflorus (48) 22 Toutes les feuilles allongées et sans pétiole distinct, ou fleurs ayant 2 ou 3 centimètres de diamètre. + és Feuilles radicales ovales et pétiolées, fleurs n’ayant pas 2 cen- Te D see et Lin 23 Pédoncule et calice glabres, plante MrENE Se rate à - . gramineus (44) Pédoncule et calice velus, plante Sniqhe R. Linqua (45) 24 Tige non fistuleuse, carpelles lisses ou finement ponctués . . . . R. flammula (46) Tige fistuleuse, carpelles char gés de peus tuberculés. 0 - | R. ophioglossifolius (47) 25 Racine fibreuse à collet produisant ne rejets rampants al- ape er" - . . — R.répens (60) Collet de la racine sans rejets rampants ou racine tubercu- UE Lin a AE ehbres et:très lisses. + "SU Se Feuilles velues ou pubescentes et jamais très lisses ., . . 27 Fleurs petites d’un jaune pâle, ovaires saillants hors de la corolle. . . + + R. sceleratus (65) Fleurs assez grandes d’un beau j jaune, ovaires non saillants, ee Sn 0 0 7 RC auricomus! (49) 28 Ovaires ou carpelles chargés sur leur face ou sur leurs bords de pointes roides ou de pénis Tubercmies "ee Ovaires ou carpelles lisses ou seulement un peu ponetués . 29 Calice réfléchi sur le pédoncule ot Calice étalé et non renversé sur le pédoneule . £ . . . CL] 38 Racine fibreuse ou souche garnie de fibres, tige assez élevée, feuillée rameuse et multiflore EEE : Racine formée d’un faisceau de petits tubercules, tige peu élevée souvent nue et uniflore. . 31 Pédoncules sillonnés, ou réceptacle hérissé de quelques poils mêlés aux carpelles ter. s . : Pédoncules cylindriques non sillonnés, et réceptacle elabre. 32 Stigmates ou bec des carpelles courts et seulement crochus. Stigmates ou bec des carpelles longs et enroulés sur eux- mêmes, + + + + + + *+ \ D. lanuginosus, p. 16, 4 21 25 22 23 24 26 27 28 46 442 ANALYSE DES ESPÈCES. 33 Souche rampante horizontale, feuilles à lobes presque aussi larges que longs. . . Souche peu ou peint rampante, ou feuilles à lobes bien plus tongs quertarges.. 4e 0 RS 33 Lobes dés feuilles élargis, bec des Fr assez long aigu, bis . KR. rectus (52) Lobes des feuilles très étroits, bec des ‘carpelles très court, a ot a ne RE IVe MO E (55) 34 Lobes des feuilles élargis et se recouvrant l’un l'autre . . Lobes né se recouvrant pas par leurs bords , , . , . 35 Bec des carpelles très court et à peine courbé. . 01 GIE Steveni (51) Béé dés carpelles long aigu et à pointe crochue . . . À. sylvalicus (2 bis) 36 Bec dés carpelles assez long et crochu . = À. vulqatus (53) Bec des tarpelles très court ét très peu crochu. . . SUN esse PUANMENSIMES ETES . À: friesanus (54) 37 Lôbés des feuilles obovales élargis, stigmates ou bec des car- pelles longs et enroulés sur eux-mêmes . . Lobes des Teuilles étroits et allongés , stigmates où becs des carpelles seulement crochus. _R. polyanthemoïdes (56) 38 Pédoncules sillonnés . A = Pédonéules cylindriques non ‘sillonnés. : R. Gouani (50) 39 Carpelles arrondis et terminés par lé style enroulé . , » Carpelles rétrécis dès leur milieu en un long bec recourbé, D LS Se un A Le NE MOD 0 2e 2 PIVS ON SI S &n Tige droite non radicante , 4:41 ee ti Tige couchée radicante . . . . R. radicescens, p. 17. M Tige rameuse multiflore, feuilles à lobes presque tous obtus: R. nemorosus (58 Tige peu rameuse pauciflore, feuilles à lobes pointus. De NES PUdR 27 Ur. An Re 2 See R. spretus (57) 42 Racine formée par un bulbe ou par un faisceau de petits tu- bercules, fruits lisses . nb e1 SNEOUTTE Racine fibreuse, fruits tuberculeux . 4 + + « + » « 43 Collet de la racine en forme de bulbe arrondi. RE bulbosus (61) Racine composée d'un faisceau de petits tubercules . . 44 Découpures des feuilles linéaires étroites. . rer li chærophyllos (6%) Découpures des feuilles cunéiformes élargies DR | 45 Plante verdâtre, feuilles primordiales échancrées en cœur . . à R. cyclophyllus (64) Plante soyeuse blanchâtre, feuilles non échancrées en cœur. DU Dhiged gi LAN 2 CS EURE 00) CHERS 46 Ovaires ou carpelles larges et hérissés de pointes roides et aiguës . . . Ît. arvensis (68) Ovaires ou earpellés n'offrant que des petits tubercules, , 36 35 38 39 40 41 43 47 44 45 47 RENONCULAURES. 47 Pétales dépassant peu le calice, carpelles tout couverts de tubereules. . , … . R. parviflorus (67) Pétales dépassant le calice, carpelles seulement bordés de tubereules, . . : . . . . . R.philonotis (66) 8 FicarIrA. 1 Feuilles toutes sinué-dentées et à lobes très Ho Per _. F. Ranunculoides (69) Feuilles peu ou point sinuces et à lobes souvent rapprochés. 2 Fleur médiocre, 12 à 15 carpelles . F. ambiqua (70) Fleur large de 3 à 5 centimèt., 20 à 30 carpelles ie a Pr US EF. grandifiora 7 1) 9 CALTHA. 1 Fleur grande, feuilles à dents un peu obtuses. . . - Fleur n "ayant pas 3 centimètres de diamètre, dents aiguës = D Lee can de: ne een 021 07, 0..flahelhfout (44) > Sépales jaune clair, contigus à leur base . €. palustris (72) Sépales jaune d’or, distants à leur base. €. Guerangerii (73) DDASS 2. © . . .°. "EUtopœus (9) UT as (76) 12 HELLEBORUS. 1 Fleurs verdâätres . . pe RER ER Fleurs grandes et d’un blanc TOSÉ . + . H. niger, p. 23. 2 Tige feuillée, pédoncules garnis de bractées ovales . H, fœetidus (77) Tige presque nue, pédoncules g garnis de feuilles . . M JE =. +» + à H. viridis (78) 19 ISOPYREM. . +. . . . .< . Thaliciroides (79) 14 NIGELLA. Fleur sans involucre , capsule divisée en carpelles oblongs. . . AN. arvensis (80) Point ‘d'inv olucre ; capsule indivise rétrécie à la base. à “nr aN.gallica (81) Un involuere multifide, capsule arrondie indivise . D nm ce or ei ve Ne DONMISEON (82) 15 AQUILEGIA. 1 Folioles seulement trilobées, fleur de largeur médiocre 4 : : A. vulgaris (83) Folioles profondément tipartites , fleur large de 4 à 5 cent. Re = + . . » © A. subulpina (84) 16 DELPHINIUM. 1 Un seul ovaire, pétales soudés entre eux Trois ovaires, pétales HDTÉS 4 REED cardiopetuluin (87) 2 Grappes lâches, bractées courtes, Fpeaiese glabres . . = D. consolida (85) Grappes fournies bractées égalant au moins les pédicelles , capsules pubescentes, GTS ICE Ajncis (86) 143 tk A 144 ANALYSE DES ESPÈCES 17 ACONITUM. 4 Fleurs jaunâtres, lobes des feuilles élargis . » À Lycoctonum (88) Fleurs bleues, lobes des feuilles oblongs ou linéaires. . : 2 Lobes des feuilles cunéiformes à segments oblongs . . + À. Napellus (8 Lobes des feuilles linéaires étroits & : . À. vulgare (90 18 -ACTÆA. Los een 0, D RE 19 PÆONIA à .. © ni 2 £ SUCER IH. BERBÉRIDÉES. N DÉRRERIS S LC MU ee Les vulgaris (93) lil, NYMPHÉACÉES. AADEMPREA 2 EE MIO MENT NS alba (94) 22 NUPHAR. : Pétiole à à trois angles, rayons du stigmate non prolongés jus- qu’au bord . . . + NN. luteum (95) Pétiole à deux angles, rayons du stigmate prolongés jusqu’au ur D'ASRRUNR se 5... N°pees IV. PAPAVÉRACÉES. 23 PAPAVYER. 1 Capsules ou ovaires hérissés de poils roides . . . . . Capsules ou ovaires glabres . , . , , + 2 Capsules ovales arrondies. . . . . P. Pvbridum 97) Capsules obovales, ni arrondies, ni en massue. . . LS ae Creuse micranthum (8) Capsules ‘allongées en massue . + P. Argemone (99) 3 Feuilles pinnatifides et velues, au moins en dessous . . , Feuilles seulement dentées ou incisées et glabres. , . NOR NES DER FARNSE P. somniferum (05) 4 Capeile allongée en massue, fleurs médiocres, . Capsule arrondie, fleurs grandes, . . . P.Rheas (104) 5 Stigmates n’atteignant pas les bords du disque qui les porte. Stigmates atteignant ou dépassant les bords du disque . FE es Un © OP ORERREE (102) 6 Capsule rétrécie sonipnieé dans sa moitié inférieure Capsule atténuée du sommet à la base. P. Lamottei (103) 7 Capsule subitement rétrécie à la base, pétales rétrécis en COM US RE P. modestum (101) Capsule rétrécie depuis son milieu , pétales très peu rétrécis à leur base . 4%... ., ..: 1 Pc 24 MECONOPSIS . , . . . . . . Cambrica (106 15 HORMIS 222070 0. ES hybrida (107 26 GLAUCIUM. Fleurs jaunes, capsules tuberculeuses . , G. luteum (108 Fleurs rouges, capsules hérissées , , G. corniculatum (109 “1 _ > CS 2 FUMARIACÉES. 27 CHELIDONIUM. Lobes des feuilles élargis à nervures convergentes. C. majus (110) Lobes des feuilles étroits à nervures diver gentes. . neue Le ee anus ver) ou Ge IGCUNIATUM (111) 2BAYPECOUM. . . . . . . < . pendulum (112) V. FUMARIACÉES. 29 CORYDALIS. D souges Ou blanichés, "0 à 5 RAM UE, Buibe’solide, éperon droit . . 4 ons uit Bulbe creux, éperon courbé , . . . . C. cava, p. 33, Bractées Lin it pédicelles égalant les fruits . . #: NiCe solida (113) Bractées entièr es, pédicelles plus courts que les fruits SO C. fabacea (114) Pétioles des feuilles terminés par une vrille accrochante. . . . ©. claviculata (115) Pétioles dépourvus” de vrilles et non accrochants. . D SSI ET C. lutea (116) 30 FUMARIA. Capsules arrondies sans rebord saillant. . . . . . . cales aplaties entourées d’un rebord saillant , : RS OO . . à. -Püépicaol pet Sépales des jeunes fleurs orbiculaires et débordant large- ment la base de la corolle , . . . F.micrantha (123) Sépales ovales ou oblongs, dépassant peu ou point la largeur A el Ou ea 100 5er als 4 Une Fruit arrondi, ou globuleux, non échancré au sommet , , Fruit plus large que long un peu déprimé au sommet, , . Sépales n'égalant pas le tiers de la longueur de la corolle , Sépales égalant ou dépassant le tiers de la longueur de la OT: PAST EMRPENUNNT BU Fruit lisse à pédicelle recourbé . . . RER, Fruit (mûr) rugueux à pédicelle dressé ou étalé date Feuilles glaucescentes, tube de la fleur blanc jaunûtre . F. pullidiflora (117) Feuilles vert clair, tube lavé de rouge . F. speciosa, p. 34, Base du fruit dilatée et plus large que le pédicelle. . . + F. Bastardi (119) Base du fruit ne dépassant pas le sommet du pédicelle , Fleur grande d’un beau rouge, sépales plus larges que le tube Copolins . . ,. . . F. Boræi (118) Fleur médiocre rouge Clair, sépales plus é stroits que le tube. Re On ons , Wartgeni (120) A. | oo RSA 1 AE FF = & IA 146 ANALYSE DÉS ESPÈCES. 9 Plante diffuse un peu volubile, fleurs pâles. F. Media (191) Plante dressée non volubile, fleurs rouges, F, vfficinalis (422) 10 Fleurs blanchâtres, capsule terminée en RE 14 : nt (125) Fleurs rosées, capsule très obtuse aillantii er VI. CRUCIFÈRES. 31 MATTHIOLA . « . . . . . . sinuala(126) 32 CHEIRANTHUS. , . . . . . . . Uheiri (127) 33 NASTURTIUM. 4 Fleurs jaunes ou jaunâtres , . & 14 #41 06 QU Fléurs'blänthes à 4 . , “. di IVMNIN ANTON 2 Folioles des feuilles dissemblables ovales ou en an- guleuses . . N. officinale (128) Folioles des feuilles uniformes cordiformes lancéolées RTE OR ve 01 207 0 16 10 NT 3 Feuilles supérieures profondément pinnatifides 114 204 Feuilles supérieures entières ou n’étant pas profondément pinnatifides. . 4. . . «+ . + AN. amphibium (180) 4 Pétalés à peine plus longs qe le calice, siliques gonflées . . A. palustre (136) Pétales deux fois plus longs que le calice, siliques non ren- flées e . L2 . D . L2 ° L2 . . L . L 5 Silitule très Courte :, +. 0 2 PO Fruit allongé en silique .: : .:1, 0 SUCRE 6 Feuilles supérieures à lobes très entiers. N, Pyrenaïcum (137) Feuilles obovales à lobes dentés. , , : N. terrestre (132) 7 Siliques à peu près de la longueur de leurs pédicelles : , . AN, sylvestre (135 Siliques plus longues que leurs pédicelles. N. rivulare (134 Siliques beaucoup plus courtes que leurs pédicelles . . , 131 8 Siliques oblongues un peu renflées. . . N. ancep da (D Siliques linéaires très étroites . . + N. stenocarpum 34 BARBAREA. 1 Feuilles supérieures seulement sinuées ou dentées, pointe de la silique eflilée . , . Feuilles profondément pinnatifides, pointe de la silique courte to biusbarve À: dûrice 9ù selle re RTS 2 Lobes latéraux des feuilles radicales égalant la largeur du terminal , . B. vulgaris (138) Lobes latéraux des feuilles radicales beaucou y plus petits que la largeur du terminal. stricta (139) 3 Siliques rapprochées et longues au ne 4e quatre à cinq centimètres . » . . B. inlermedia (140) Siliques écartées et longues dé huit centimètres ou plus, . . ,° , 0 ° ° C2 , e , ° , ° B. præcox (141) Nm CRUCIFÈRES. SUP TORRITIS, PAT AS MIS PSE ER OMGEEnE TT) 36 ARABIS. 1 Feuilles de la tige embrassantes ou à deux oreillettes , . Feuilles de la tige non embrassantes ni auriculées , 2 Feuilles glabres et glauques, . , À. brassicæformis (144) Feuilles pubescentes ou hérissées , . . . 4 4 + 3 Pétales petits oblongs dressés, d'un blanc sale ou jaunûtre . Pétales grands obovales étalés, et d’un beau blane e L . . 0 . . . 0 e . C1 . À. alpina (152) 4 Sitiques longues de un centimètre au moins, feuilles larges d'environ trois centimètres , 4 . . À. turrita (143) Siliques n'ayant pas un décimêt. de longueur, feuilles n'ayant pas deux centimètrés de lärgéur , }. . . . . *. 5 Siliques serrées contre l'axe, racine un peu épaisse . . . Siliques écartées de l’axe, racine filiforme . ,. . . . sn ne » tv À, curiculaia (14h) 6 Graines finement ponctuées . . ". . . . . . . . Graines non ponctuées , . . +. , . À, hirsula (148) 7 Feuilles et oreillettes apprimées sur la tige. A. Gerardi (16) Feuilles et oreillettes écartées ou diver gentes. k 2 ee: 1: sagittata (147) 8 Fleurs blanches, petites . . . . . A. thaliana (149) Fleurs roses ou violacées assez grandes , , . . . 9 Feuilles oblongues pinnatifides . . . . À. arenosa (150) Feuilles subeordiformes, seulement dentées. . D 0. . . : |. , À. cebennemes (151) .37 .CARDAMINE. 1 FRuEs assez grandes, pétales trois fois plus longs que le ca- Ice . L] , . o . e . . L . . . e . e. Li] Fleurs petites, pétales dépassant peu le calice. , 4, .:. 2 Racine oblique produisant des rejets feuillés, anthères vio- HN: TN . . C. amara (153) Racine fibreuse, sans rejets, anthères jaunâtres". 4: à 14 3 Feuilles HA à segments sessiles confluents et entiers. ‘ …. +. +. C. pratensis (154) Féuilles supérieures à segments pétiolulés, l'impaire denté. MOVE IQUuE, 20d Aiue une aug) no VC: dentaée (485) 4 Pétioles portant à leur base deux oreillettes aiguës et sa- gittées. . e 2 - L1 L1 LI Pétioles dépourvus d’oreillettes sagittées del nie 5 Feuilles composées de folioles très nombreuses, plante élevée STATE impatiens (158) _ Feuilles inférieures entières ou bifides, très petite plante , TR nes 4 . vin mndnnet 10 réscthforiq({bl) 44? 148 ANALYSE DES ESPÈCES. 6 7 [= > _ LE] Folioles des feuilles un peu élargies et PES de quelques poils . . + ete Folioles très étroites et glabres ou à peu près. . ET + on PERF e LE bre 2b, LR parviflora (159) Feuilles supérieures oblongues , Siliques dre à pointe presque nulle. . hirsuta (156) Feuilles supérieures souvent ‘ovales, siliques écartées de la tige et terminées par une pointe visible. C. sylvatica (157) 38 DENTARIA. Feuilles ailées composées de trois à neuf folioles. Feuilles digitées à trois ou cinq folioles. . D. digitata (163 Feuilles toutes ailées sans bulbilles. . . D. pannata (sa Feuilles supérieures simples munies de bulbilles à l’aisselle. 6e à ee et as 0 ce CSS 39 HESPERIS . . . . . . . . . matronalis (164) 40 SISYMBRIUM. Fleurs jaunes . . 7e + CONTE Fleurs blanches ou blanchâtres . aie tie CN RATER Feuilles plusieurs fois ailées, à lobes linéaires. S. Sophia (168) Feuilles seulement pinnatifides à lobes ovales ou oblongs . Siliques lisses ou pubescentes, lobes des feuilles très bu gaux , . Siliques chargées d'aspériés, lobes des feuilles à peu près CT EEE ET . . + S. asperum (167) Siliques pubescentes ntimées « et très ee contre la tige. . S. officinale (165) Siliques glabres obtuses et lächement dressées. S. Jrio (166) Feuilles ovales élargies, plante à odeur d’ail. S. Alliaria (169) Feuilles pinnatifides , plante sans odeur. . , . . . . Tige couchée, siliques pubérulentes . S. supinum (170) Tige dressée, siliques glabres . . .S. pinnatifidum (171) 41 ERYSIMUM. Fleurs jaunes, feuilles plus ou moins velues, non embras- santes RL dE Fleurs blanchâtres , feuilles glabres ‘amplexicaules : ANA Sete 0 Luiet 0) COS (174) pleurs potiéés d’un beau jaune, onglets des pétales ne dépas- sant pas le calice. . . E. cheiranthoïdes (172) Fleurs grandes d’un jaune clair, onglets des pétales dépas- sant le calice. . . . . . . E. cheirifiorum (173) 42 BRASSICA. Feuilles supérieures entières et souvent embrassantes . . Feuilles toutes perapenent PIERRE et non embras- santes. « . Es D Racine grêle, fit dun ufie ce LE. cheb (179) Souche + épaisse, fleurs d’un beau jaune . D, montana (180) 7 _—._—— CRUCIFÈRES. 3 Calice fermé, fleurs en grappe lâche et allongée, , . + + + B.oleracea (175) Calice lâche ( ou étalé, fleurs serrées au sommet de la grappe. 4 Feuilles intermédiaires de la tige ovales élargies et distinc- tement pétiolées. . . B. rapa (176) Feuilles intermédiaires de la tige oblongues, et seulement vers base 0" 4 D Lun) te fete 5 Feuilles intermédiaires de la tige pinnatifides, siliques étalées : + . + + B. Napus (178) Feuilles de la tige presque toutes oblongues entières, sili- ques ascendantes. . . . . . +. B. campestris (177) AMERUGASTRUM . . . . . . . E. Pollichi.(181) 44 SINAPIS. { Siliques serrées contre la tige . . MP Siliques sensiblement étalées, ou écartées de la tige . VAN PAGES 2 Feuilles de la tige ovales et dentées. . PAR Hate Toutes les feuilles profondément pinnatifides.… S. alba (184) 3 Siliques roides gonflées, à valves trinervées. S. arvensis (182) Siliques grêles, toruleuses à valves 3-5 nervées . ne ee Te SES Schkuhriana (183) & Feuilles supérieures pétiolées ét glabres, pointe de la silique trés grêle. . . - . S. nigra (185) Feuilles toutes hispides, pointe de la silique ovoide . Re use phare QD. le Since (186) 45 DiPLOTAXIS. 1 Feuilles presque toutes radicales, pédicelles à peu près Fe HIMIONE. Feuilles placées le long de la tige, pédicelles plus longs” que 0 0 Di tenuifolia (187) 2 Tige un peu feuillée dans le bas, calice velu et plus court que les pétales. . . à D. muralis (188) Tige tout à fait sans feuilles, calice glabre et presque égal GE EE D. viminea (189) APADRBOA et se . . + <.,E.-safiva (190) 47 RAPHANUS. Silique cylindrique non striée. . P R. sativus (191) Silique moniliforme striée, , . .R Raphanistr um (192) &8)RAPISTRUM. . . . . + + + *- + rugosum (193) AJ CARILE., 4,1... Loos © <<, Maritima (194) BONES... 000 Li te sr Erucya (195) HAAGALERINA 0 house ve 53 21 Gorviné (106) PSE 1 SL vamcuime 97) HUETAGRUM 0 os le perfuliatum (193) 149 4 CCE 12 150 ANALYSE DES ESPÈCES, 4 JSANIS 4 4 à à lee 0 arlitinatorie (499): 55 SENEBIERA. Silicule réuiforme entière au sommet , .S. coronopus sr Silicule échancrée en deux lobes. . . S. pinuatifida (201) 56 CAPSELLA. , . , . « . . bursa pastoris (202): 57 HUTCuINsIA. Plante finement pubescente, pétales très petits . . . . H. petræa (203) Plante glabre, pétales dépassant beaucoup le calice: SAR er le CAE 082 JAN OUR . H. Alpina (20%) 58 LEPIDIUM. 1 Feuilles supérieures sagittées et pubescentes . , . . . Feuilles non sagittées et glabres.”" ," ."". 4 "COR 2 Feuilles de la tige linéaires étroites. , . . Feuilles de la tige larges et ovales . . L. latifolium (205) 3 Silieules terminées par une échancrure, . . . . . Silicules non échancrées et terminées en pointe , . RL ne 7 D em one se Lo CU OS Ge) & Pétales nuls, ou très petits et verdâtres. L. rudsrale (207). Pétales très visibles et blancs . . . : L. salivum (210) 5 Silicules ovales échanerées au sommet! 4 . +. 0, Silieules gonflées et en forme de cœur. . L. Draba (211) 6 Tige droite, style dépassant à pee l’échancrure de: la! sili- eule . L. campestre (208) 59 BISCUTELLA. 1 Silicules (mûres) larges de 7 à 10 millimètres. Silicules larges de 6 à 7 millimètres , . - B.mollis (213) 2 Feuilles entières ou à lobes irréguliers. . B. lœvigata (212) Feuilles à 2 ou 3 lobes ou dents profondes de chaque côté. B: coronopifuha (244) . . . . . . . ° . . ‘. 60 IBERIS. 1 Feuilles entières ou seulement i incisées dentées . . Feuilles CRUE en trois à cinq lobes étroits et très pro fonde. 7.-,:....,.,.......1Ipinnatettes) 2 Feuilles oblongues élargies au sommet et dentées. 4.77, ?, Feuilles de la tige linéaires pointues entières , «+ 14, 3 Feuilles rétrécies en pétiole au moins égal au limbe : .. . + C0 (216) Feuilles à à limbe plus long que $a partie rétrécie. . BALE 0 ACTE RE 2 ET. Tige inclinée, style bien plus long que l’échancruré de la Sili-! eule soie ee + + + + 2. Smifhit (209), w at CRUCIFÈRES. & Style dépassant l'échanérure de la silieule mûre . , , Style égalant l'échancrure de la silicule. Z. Durandii (220) 5 Silicule à ailes très petites et étroites . . : I. polita (218) Ailes égalant la largeur des valves au sommet, . , . . 2. à .. . " . . K'deftemifona (21) 6t TEESDALIA. Pétales inégaux, six étamines. . . . . T, lberis(22 Pétales presque égaux, quatre étamines, T. Lepidium (22 62 THLapsi. { Silicule entièrement entourée par un rebord saillant, plante aodeur d'a. :. . . Silicule un peu bordée seulement au sommet, plante sans ER 6 Ni 4 6 nl nn Re ‘lus 1) 2) 2 Silieule plane, échancrée et à rebord très large . . . . os on T. arvense (223) Silicule gonflée, peu échancrée et à rebords très étroits. . RE, 5 6 eat O0 Ftlhiaetenr (48) 3 Style de la silicule saillant hors de son échancrure , , Style de la silicule plus court que sou échancrure , , 4 Anthères jaunâtres, feuilles denticulées, au moins quelques- ns TRE Anthères purpurines, feuilles entières . T. vulcanrorum (229) "5 Silicules à ailes plus larges que la valve, T. perfoliatum (225) Ailes égalant à peine la largeur de La valve. . ., ,, 6 Feuilles presque entières. . , . . T.erraticum, p. 60. Feuilles crénelé-dentées . . . . . T, Revellierii (226) 7 Pétales dépassant beaucoup le calice, style très sailla nt à la 0 NS OR Pétales dépassant peu le calice, style dépassant peu l’échan- crure de la silicule mûre . + , . T.sylvestre (227) 8 Pétales presque égaux aux étamines, anthères rouges ou noi- PE ee heat fe 0 Wie Pétales dépassant beaucoup les étamines, anthères très pâles 2 «+ -. T. montonym (2) 9 Plante d’un beau vert atteignant à peine 10 centimètres, . Plante glaucescente haute de 10 à 30 centimètres. , , . ane num tuuit ve Tr ATTGUAUP (228) 10 Silieule à échancrure peu profonde comme tronquée « . . 1 one Teresa) Silicule à échancrure très prononcée . T. arvernense (231) 63 CAMELINA. 1 Silicules à valves minces très renflées, tronquées au sommet. MD ce 41... 17 Ge dentdta(233) Silicules à valves dures, non tronquées au sommet , . . {51 10 2 152 ANALYSE DES ESPÈCES 2 Silicules en poire, ventrues, graines jaunâtres. C. sativa (234) Silicules convexes non ventrues, graines brunes . , MTS tre Le ee NET NN ICI (235) 63 bis COCHLEARIA. Feuilles lancéolées ou pinnatifides . C. armoracia (236) Feuilles cordiformes ou deltoïdes. . . , C. Danica (237) 64 KERNERA . . . + « . . . . auriculata (238). 65 EROPHILA. 1 Lobes des pétales plus ou moins écartés divergents . . Lobes des pétales presque contigus. . . . . . . . 2 Silicules arrondies, très obtuses au sommet . . US SRE brachycarpa (239) Silicules oblongues; longuement rétrécies à la base . . No pe ot 2 og Ne 2” . E. hirtella (241) 3 Feuilles linéaires ou lancéolées étroites DAT ER Feuilles oblongues obovales, . . . E. majuscula (243) 4 Sépales ovales, silicules oblongues elliptiques. . PAT glabrescens (240) Sépales oblongs, silicules linéaires oblongues. . BMINDRES RIT EEE SOU AJ A RENTE ŸE. stenocarpa (242) 66 DRABA. 1 Fleurs blanches :. : .: .: . 4) 401.004, OR Fleurs jaunes . . . . . . . . D.aizoïdes, p.65. 2 Feuilles nombreuses sur la tige. . . D. muralis (245) Feuilles presque toutes radicales . . D. tomentosa (244) 67 LUNARIA. Feuilles supérieures presiie sessiles, silicules ovales ob- tusesshEe . L. biennis (246) Toutes les feuilles pétiolées , silicules lancéolées pointues. Ur late ter ets VISE ee pu L. rediviva (247) GB FARSETEA le nie 2 € quoueod clypeata (248) 69 ALYSSUM. Me es 1 Fleurs petites d'un jaune pâle, silicules terminées par un style très court. . « Fleurs assez grandes et d’un beau jaune, silicules términéés par un style presque aussi long qu’elles. À. montanum(251) 2 Calice persistant sur les silicules . . À. calycinum(249) Calice non persistant sur les silicules , À. campestre (250) 70 VESICARIA 000. . "VON CISTINÉES. VIL. RÉSÉDACÉES. 71 RESEDA. 1 Feuilles supérieures pinnatifides ou trifides . :. . . . Toutes les feuilles entières et simples . . R. luteola (255) 2 Anthères blanchâtres, odeur des fleurs nulle ou fétide . . Anthères orangées, fleurs à odeur suave. R. odorata, p. 67. 3 Feuilles intermédiaires seulement trifides. R. Phyteuma (253) Feuilles intermédiaires découpées en lobes nombreux . . 4 SUN MC TRAIT fe) 72 ASTROCARPUS. Réceptacle pubescent, douze à quinze étamines . . . DAME ui cu ue :) A'purpurascens (256) Réceptacle glabre, sept à neuf étamines. À. sesamoïdes (257) VIII. CAPPARIDÉES. 73 CAPPARIS. , « + + + + + + . spinost (258) IX. CISTINÉES. MRSEUS NO 4 . e. ee. d.: saluifohus (289) 75 HELIANTHEMUM. { Feuilles toutes munies de deux stipules à leur base . . . Feuilles dépourvues de stipules, au moins les inférieures . 2 Racine et base de la tige ligneuses . . . . . . . . Racine et tige grêles et herbacées . . H. quttatum (260) 3 Feuilles planes, ovales ou lancéolées . . . . . . . Feuilles linéaires enroulées, ou convexes . . 4 Fleurs blanches et comme en ombelles. H. umbellatum (261) Fleurs jaunes et axillaires. . . . . A. procumbens (264) 5 Feuilles petites, blanches en dessous, fleurs en grappes. . el ce eu ce ee 012 1 -canum (263) Feuilles assez larges, verdâtres en dessous, fleurs comme en COMME EMN Sue : 4 1. 1 + H-alyssoides (262) A MES ee LL 0) au Hits 20 Pnanlanenes Lim neue Nne 7 Tiges ligneuses et couchées à la base, fleurs d'un beau jaune. MER RME NT . Hovaiqure (26e) Tige presque herbacée et dressée, fleurs d'un jaune pâle . Ne Nu... Essen (265) 153 œ "1 154 ANALYSE DES ESPÈCES. 8 an ES J 10 12 15 1% Plante dressée, feuilles aies 5 à 6 centimèt. de long. . 4° H. velutinum (267) Plante étalée, feuilles n "ayant pas 4 centimètres de long. , Feuilles plus ou moins enroulées, pubescence du ealiee fine etétoilée. , . H. pulverulentum (269) Feuilles planes, calice hérissé de longs Fee. sur les angles. ! At Dev eo ee MANU Te H: nude) X. VIOLARIÉES. 76 VIoLA. Pédoncules radicaux, sépales obtus. , . +" PES Pédoncules sur une tige feuillée, sépales aigus s DATE Plante velue ou pubescente, fleur bleue, violette ou blanche Plante glabre, fleurs bleu cendré. . . V. palustris (270): Souche émettant des rejets rampants, allongés et feuillés . Rejets rampants nuls, ou presque nuls, 4, 141. Ovaire ou fruit pubescent, ou hérissé . . . . . . Ovaire ou fruit glabre.: 4, ::. V. sciaphila (274) Fleur un peu odorante, stipules à cils égalant leur largeur. . =. V,colling. (273) Fleur ‘inodore, cils plus courts que le diamètre de la stipule. Plante hérissée, fleur bleu-violet . , . . V. hirta (271) Plante finement pubescente, fleur lilas . V. Foudrasi (272) Feuilles adultes ovales oblongues plus où moins pointues _. Feuilles suborbiculaires très obtnses RE Fleur d’un bleu violet, ou blanche, capsule déprimée . . sb & V. odorata (280) : Fleur carnée ou lilas, capsule ovoide. V. subcarnea (274)! Pédoncule glabre ou finement pubescent ,4 4h04 Pr Pédoncule velu jusqu’au sommet, , V, dumetorum (284) Stipules à cils égalant à peu près leur largeur. , . Cils beaucoup plus courts que le diamètre de la Stipule. ù Feuilles adultes vert sombre, éperon et capsule violacés. ee + V: SCOOP (284) Feuilles vert clair, éperon non coloré, capsule verdätre. . RP Tee not Srosv here cad: AIRE) Stipules Minis stolons très nombreux, radicants. … 4 . = V. multicaulis (276) Stipules seulement ciliées, ou stolons peu nombreux. + . Sépales ciliés sur les bords + . + . + + t2 t Tige et pétioles g glabres ou peu tele A PE ÉNC Se Tige et pétioles bordés d'un seul raus TÉDOIS Le © se oc TR NEC D on a en on V, mirabilis: (293) 23 Racine fibreuse non tatatité! RENE PNA PE Rhizome grèle, traçant, . . < + V. nemoralis, p.78. 24 Fleur violet clair ou bleuâtre, éperon blanchâtre . . DINAN ONE MOMIE (286) Fleur et éperon ‘violet lilas , . V, Reichenbachiana (287) 25 Stipules des feuilles supérieures larges et foliacées . . Stipules étroites ne ressemblant pas aux feuilles .. « NU Le. … + … boire »Valonoifola (290) 26 Plante glabre on à peu près, haute à peine de 2 décimètres. Plante pubescente au sommet, haute de 3 décimèt. ou plus. RAR RE SN à ue ee Le .< . V. elatior, p. 80. 27 Stipules Dre: bien plus A que les pétioles : :. À Vasleuc ovte pumila (291) Stipules ne dépassant pas les pétioles … nt M. stricta (202) 28 Stipules à lobe médian et terminal foliacé et denté . :, Lobe terminal des stipules peu ou point denté. . . . . 29 Corolle à nuances veloutées, 3 fois plus grande que le calice. 5 7 . te ets. eV. tricoler(290) Corolle non comme ci-dessus . + . . + + + + 30 Eperon dépassant sensiblement les appendices du calice Eperon peu ou point saillant. . , . . . « + + 31 Bractéoles peu éloignées de la fleur. . . Bractéoles à la fin à 2 ou 3 centim. au- dessous de la fleur. V. gracilescens (302) 155 16 24 27 156 ANALYSE DES ESPÈCES. 32 Feuilles supérieures oblongues un peu pointues , 4 ,. . Feuilles toutes ovales obtuses, très petite plante, . . bars ait DE Bree 3 LE 2 2 5 OUTRE (306) 33 Sépales sensiblement ciliés sur les bords . . . . . . Sépales glabres ou à cils presque nuls . V. peregrina (303) 34 Fleur blanchâtre ou nuancée de bleu, éperon presque droit. RES presque entièrement jaune, éperon courbé. . ao is ane tn Rte AT PIRE (307) 35 Hradttols sous la courbure du pédoncule, éperon bleu ou vidieh is: 0 s + + V. Provostii (304) Bractéoles au-dessus de la courbure, ou éperon peu coloré. De ne 073 pie Jen 0: ei ee OU CORRE 36 Feuilles simplement crénelées , , . . . . . . . Feuilles presque incisées, . . . . V. subincisa, p. 83. 37 Bractéoles peu éloignées de la fleur. . . Bractéoles à la fin à 2 ou 3 centim. au- dessous de la fleur 38 Fleur médiocre, feuilles RRE RE toutes égales aux entre- nœuds. . V. agrestis (299) Fleur grande, d'un beau ‘violet, feuilles bien plus courtes que les entrenœuds. . . . . V. meduanensis (297) 39 Corolle médiocre, blanchâtre ou lavée de violet . . . Corolle grande, très souvent d’un beau violet. V. Lloydii (296) 40 Calice souvent glabre, capsule courte, ovoide . . V. ruralis (300) Calice pubescent cilié, capsule allongée, V. Deseglisei (301 4 Stipules pinnatifides à lobes parallèles. . . . . . Stipules à lobes palmés ou digités , , . . . . . 42 Corolle égalant à peine le calice. . . V. seyetalis (305) Corolle dépassant le calice . . . . V. Paillouxti (308) 43 Pétales larges arrondis . 87. CICR seat oblongs, 2 fois nn longs que e larges 1 . our ie PEUT vivariensis (309) 44 Feuilles de la tige linéaires étroites. V. heterophylla (312) Feuilles de la tige ovales ou lancéolées, . , . . . . 45 Stipules digitées, fleurs violettes . . . V."Sudetica (310) Stipules incisées, fleurs jaunes . . . V. grandiflora (311) XI. DROSERACÉES. 77 DROSERA. 1 Feuilles arrondies ou largement spatulées à pétiole poilu . Feuilles oblongues allongées à pétiole glabre . . . . . 2 Feuilles arrondies, stigmates entiers. D. rotundifolia (313) Feuilles en spatule, stiguates échancrés.. D. obovata, p. 86. 34 35 37 33 38 40 43 45 CARYOPHYLLÉES. 3 Hampe au moins deux fois anssi longue RU les feuilles, D. longifolia (315) Hampe n'étant pas ‘deux fois aussi lougue que les feuilles , 2 AS AR SR TE D. intermedia (314) 78 PARNASSIA , , . . . « « + palustris (316) XI POLYGALÉES. 79 POLYGALA. 1 Bractées plus courtes que les fleurs. . . . . Bractées formant une houpe au sommet des jeunes grappes. 2 Tiges dressées, ailes DRE RENÉE que la capsule. . P. comosa (319) Tiges diffuses, ailes plus ‘courtes que la capsule LTÉE RS pee . P. Le'eunii (320) 3 Tiges NE, PSE feuilles de la tige opposées. . 2 depressa (323) Tiges plus ou moins dressées, toutes les feuilles alternes . 4 Feuilles radicales très grandes, ovales à*som met arrondi. . Feuilles radicales oblongues, non arrondies au,sommet. 5 Tiges redressées, ailes plus larges que la capst è DU UE vulgaris (317) Tiges diffuses, ailes plus étroites que la capsule. . LE RS APR ET NN ORURIERE (318) 6 Fleurs d’une belle cos capsule rétrécie à la base. . . : P. calcarea (321) Fleurs pâles et très petites, capsule arrondie à la base. . Poe D de ee ha 0 PE SRE (PS) XIII. FRANKENIACÉES. ARRANRENTA 4,0. . ‘l@vis (374) XIV. CARYOPHYLLÉES. 81 GYPSOPHILA. 1 Calice sans écailles à la base. . , . ,. G. muralis (325) Deux à quatre écailles à la base du calice. G. Saxifraga (326) 82 DIANTHUS. 1 Fleurs agelomérées en têtes, plus ou moins serrées . , Fleurs solitaires ou en bouquets lâches. . . ,. . , 2 Ecailles du calicule aussi longues ou plus longues que le calice. Ecailles du calicule plus courtes que le calice. . , 3 Plante glabre, écailles du calicule lisses et arrondies. . . . D. prolifer (327) Plante pubescente; écailles du calieule striées et très aigués, A de vo et. le» ot MERE) 157 > au D Er 158 15 16 LE] ANALYSE DES ESPÈCES. Feuilles soudées à la base en une gaîne trois ou quatre fois: : plis longue qu'elles ne sont larges . . Gaïnes des feuilles à peu près aussi longues que leut largeur. Capitulé de deux à six fleurs, lame des pétalés aussi longue que l'onglet , . . . .< D. Carthusianorum (329) Capitule de six à trente fleurs, lame des pétales plus courte que l'onglet . . 4... ... +» . D. congestus (330) Feuilles planes dans toute leur longueur , . . . . . Feuilles pliées au sommet en pointe subulée 4:47 CHERS Calice à écailles extérieures subitement euspidées : : + di & .. . + . D. graniticus (334) Calice à écailles extérieures rétrécies en pointe assez longue... DEN Aa Me «7 2 GENS Le 0 à 00 COS Feuilles non rétrécies à la base, calice verdätre ; , , . + D, Seguieri (331) Feuilles rétrécies à la base, calice brun. D. s ylvaticus (332) Pétales entiers, ou demtés, ou crénelés, 4, , 4, + + . Pétales profondément déchiquetés . 4 . , + Calice strié danstôtite sa longueur. . . , . . . Calicé lisse ulément au sommet, . , . . Tiges dressééS Ou ascendantés . . . . . + . . Tiges étalées en gazons lâches + . . . Plante finement pubescente dans toutes ses Dh , . - . _ D'deloies (339) Plante elabre où à peu près EL CURE OPERA Pétales velus en dedans ou à la base . . D. cœæsius (340) Patales plahres. 4, 2.4. +. + + + «0 SUR Des rejets rameux à la base des tiges, fleurs très odorantes. . + +. D, Caryophyllus (337) Point de rejets rameux à la base des 1 Te fleurs presque Dore SA nl aie D. Scheuchzeri (338) Ecailles du calicule très courtes. . . Ecailles du calicule égalant au moins la moitié de la longueur du calice. . . . . 2 . D. Mônspessulanus (342) Feuilles aiguës, plante verte. . Feuilles un peu obtuses, plante glauque. ss gallicus (343). Fleurs en panicule éparse. . , + . D. superbus (341) Fleurs solitaires ou géminées, . . . D. saxatilis (333) 83 SAPONARIA. Tige droite et glabre ou à peu près. . «+ . . … » … Tige couchée et pubescente . . . . S. ocimoïdes (346) Calice pyramidal, très anguleux. . + Es Vaccaria (344) Calice cylindrique, sans angles saillants. S. oficinalis (345) 84 CUCUBALUS, , one oi + + … bucciferus (347) 85 SILENE, | 16 17 À l LS a 10 13 14 15 16 17 CARYOPHYLLEFS. Fléurs d'un vert jaunâtre ét disposées en petits bouqttets NEMICIILÉS. . + . . S. ofites (355) Fleurs rouges ou roses où blanches, et jamais Re CR NEIUION Qubescent\ en soma o1Mihedlieéihe Un ei 1e on pue Calice vésiculeux, très renflé, veiné en réseau. . Calice non vésiculeux, non veiné en réseau. Pétales nus où munis de déux petites bossés à Ta gütg De Pétäles tnunis à là gorge de deux écailles acuminées. 4 Bractées herbacées, plante en gazons circulaires. . . S. maritima (353) Bractées” scarieusés, planté seulement diffuse. Se RU ob ens no © de RU Bractées scarieuses, graines hérissées d’aspérités saillantes. Bractées herbacées, graines seulement chagrinées 3 4 Ne Le +. à ns et0 » S. Thorei (354) Tiges naines, très grêlés, 1 à Afleurs . . ge. rupicola (352) Tige plus ou moins robuste et pluriflore. 1 4, + à Plante glabre ou à peu près . Plante à villosité courte et crépue . RER puberula (349) Feuilles oblongues ou lancéolées, panicule multiflore. , . Feuilles larges ovales, panicule de 2 à 10 fleurs GPA. Duo (348) Feuilles très peu rétrécies à la base, styles épaissis « . S. brachiata (350) Feuilles rétrécies à la base, styles filiformes.S. vleracea (351) Feuilles ovales ou oblongues, au moins les inférieures , . Feuilles toutes linéaires pliées. 4, . 1. Portensis (357) Fleurs rapprochées en faisceaux sérrés . . S, drméria (856) Fleurs lâches à pédoncules axillaires et terminaux. Tige velue à la base, pétales rouges, bifides. S. anuulata (358) Plante glabre, pétales blanes el seulement échancrés,.… - 1 et gs 2 Se TUpPSErRIS 20 Pétales profondément fendus en deux lobes , , . « Pétales entiers où seulement échancrés. . , . . . Fleurs alternes en grappes droites, calice à dix stries ou côtes , 5h Fleurs terminales, ‘calice ‘offrant plus de vingt stries, . 0... 2. , Oo cuuce (364) Calice fructifère dressé ou apprimé, . . S. gallica (362) Calice fructifère étalé ou réfléchi . . . S. anglica (363) Fleurs nombreuses en panieule . . ,. SF HSUAQETEE Fleurs solitaires sur leurs pédoncules, où deux à trois en srappe. » , L ° L L 0 e L1 L , , L ° L] 10 12 13 17 15 16 19 15 160 ANALYSE DES ESPÉCES. 18 Caljge ovale très renflé, racine grêle . S. noctiflora (366 Calice oblong, souche ligneuse . . . . S. ciliata (365 19 Panicule tournée d’un seul côté, fleurs penchées, gorge de la corolle couronnée d'appendices. . . S. nulans (360) Panicule diffuse, fleurs dressées, gorge de la corolle presque nHés nt) 29. QU De RS 0e PC 86 Lycanis. A Pétales profondément découpés en ne lanières diver- gentes. . . . _L,. floscuculi (368) Pétales entiers ou seulement bifides. +) SORCIER 2 Pétales bifides, fleurs souvent diviques. . ,. . . . . Pétales presque entiers, fleurs non dioïques . . . . 3 Fleurs blanches ou d’un rose päle. , L. vespertina (369) Fleurs d’un beau rouge . . . . . . L. diurna (370) 4 Divisions du calice foliacées et plus longues que la corolle. RUE UE COL 1 tend Se ve L. Githago (372) Dents du calice plus courtes que la corolle. , . . . . 5 Plante couverte d’un duvet blanc soyeux, très abondant. . . L. coronaria (371) Plante sans ‘duvet S0yeux, tige visqueuse sous les nœuds. . eme meer + 0 + 0, CSC 87 BUFFONIA. . . . . . . . . paniculata (373) 88 MOEHRINGIA. . , . . . . . : muscosa (37%) 89. SAGINA. 1 Feuilles subulées aristées. . . , . } tele AT Feuilles mutiques ou obscurément mucronées. x Été 2 Feuilles très étroites, calice apprimé sur le fruit. . . . S. muscosa (375) Feuilles un peu ‘élargies, calice du fruit étalé . . RS SN ON ner", Pie S later nm Ve S. maritima (381) 3 Tiges couchées radicantes, pédoncules des jeunes fleurs crochus . . . S. procumbens (376) Tiges non radicantes, pédoncules droits ou un peu arqués . 4 Sépales étalés en croix et plus courts que la capsule. . S. apetala (377) Sépales appliqués sur la capsule et pas plus courts , . . 5 Sépales pointus plus longs que la capsule . _S. Lamyi (380) Sépales obtus, pas plus longs que la capsule , . . . . 6 Feuilles fortement ciliées. . . S. filicaulis (378) Feuilles glabres ou un peu ciliées Alabase . . . + 7 Pédoncules courbés, souvent glanduleux . S. patula (379) Pédoncules droits, glabres , + + . S, ambiqua, p. 101. 90 SPERGUIA, CARYOPHYLLÉES. 1 Feuilles munies de petites stipules scarieuses. . . . + Feuilles dépourvues de stipules. . . . . + + . +. 2 Pétales ne dépassant pas le calice . . . … . . + + Pétales doubles du calice, , +. . . . S. nodosu (383) 3 Plante pubescente, pétales égaux au calice. S. subulata (382) Plante glabre, pétales plus courts que le calice 2 NN TRE ER LE saginoïdes (384) & Plante pubescente, graines arrondies et un peu bordées. Plante presque glabre, graines comprimées avec une large bordure membraneuse . M at 4 ù PRE AGEN 5 Dix étamines, graines chargées d’aspérités fines et noires . É . S. arvensis (385) Cinq étamines, graines hérissées de papilles blanches . A , NE NOT p0r Svanlgarts (386) 6 Pétales lancéolés aigus, membrane de la graine blanche sca- rieuse. . . S. pentandra (387) Pétales ovales obtus, membrane ‘de Ja graine rousse. . ET ue te MOTBSONU (388) 91 HOLOSTEUM . . . . . . . umbellatum (381) 92 STELLARIA. 1 Feuilles inférieures ovales et distinctement pétiolées. +. Feuilles lancéolées ou oblongues et toutes sessiles « +. 2 Pétales deux fois plus longs que le calice. S. nemorum (390) Pétales dépassant à peine le calice ou nuls. . . . . . 3 Pétales blancs, styles presque aussi longs que les étamines. LA Pétales nuls, stylés presque nuls . S. boræana (393) 4 Tige très rameuse diffuse, trois à cd étamines.S.media (392) Tige peu rameuse dressée, dix étamines. S. neglecta (39) 5 Tige à quatre angles, capsule courte. . Tige cylindrique, capsule allongée cylindracée. S. viscida (394) 6 Pétales beaucoup plus longs que le ealice . . . . . . POMeHEpassant peu le-calice 1,274, 47 TRS AUENN 7 Feuilles linéaires étroites, pétales dépassant peu le calice . . + . S. graminea (397) Feuilles oblongues, pétales plus courts que le calice. Re DRM HIS 0 210 228 viiginese (398) 8 Feuilles rudes sur les bords, bractées vertes . SE MT Hôlostea (395) Feuilles lisses sur les bords, bractées blanches scarieuses, . LEA, A, 940408 (940) JAHATIANTAUS. +. , . . … +. - peploides (399) 94 SPERGULARIA. è A. s£ A Ex 12 6 162 ANALYSE DES ESPÈCES. 1 Tige droite, très grêle et glabre. . . .S. segetais (400) Tige étalée, pubescente au sommet. . . teur 2 Graines anguleuses, presque toutes sans bord membraneux. Graines comprimées bordées d’une large membrane . . SR NT HN RP CPS De UN M MEN ginata (403) 3 Pétales et capsule dépassant à peine le calice. S. rubra (404) Pétales et capsule dépassant sensiblement le calice . . sad tr el aus à 1 Delft sde Ua à Te 0 ef OT TRERES (402) 95 ALSINE. 1 Pétales plus courts que les divisions du calice. . . . . Pétales égalant ou dépassant le calice . . . . . . , 2 Sépales blancs, avec une côte verte... .. 47... Sépales verts sur toute leur surface. ,. . . . . . . 3 Pédicelles fructiféres dressés à : à 0e CORRE Pédicelles fructifères étalés ou défléchis . . À. laxa (405) 4 Calice chargé de poils glanduleux . . . . . . + … Calice glabre ou à peu près . . . . À. tenuifolia (404) 5 Pétales dépassant la moitié du calice, capsule saïllante . . : A. hybrida (406) Pétales moitié plus courts que le ‘calice, capsule non saillante 2 a AR TON état 1h: lie He A. viscosa (407) 6 Fleurs eu fascicules serrés, pédicelles ne dépassant pas les bractées ;: . . À. Jacquini (411) Fleurs en petits cory mbes, pédicelles dépassant les bractées. Jr Eee je uote » ee 28e ESS 7 Sépales blanchâtres, avec 2 lignes vertes. A. setucea (409) Sépales verts sur toute leur surface. . . À.verna 408) 96 ARENARIA. 1 Feuilles très étroites, terminées en pointe très fine , . ‘ se « A:trÿiora (412) Feuilles non {terminées en pointe fines. 2. COS 2 Feuilles sessiles ou à peu près . . » NET Feuilles ovales et distinctement pétiolées. A. trinervia (418) 3 Pétales plus courts que le calice. . . . . . . Pétales plus longs que le calice - . + + + +12: 4 Pédicelles plus longs que le calice fructifère . ,. . . . Pédicelles fructifères ne dépassant pas la capsule. . MUR LA AT © Dore : ur TS A. Lioydii (418) 5 Capsule ovale conique, dépassant peu le calice à à ÿ REA. leptoclados qu Capsule g slobuleuse dépassant le calice. À. serpyllifolia (415) 6 Pédoncules rameux.et en panicule. . À. controversa (413) Pédoncules uniflores axillaires. , , . À. montana (417) > Wa NH au or 2 ro 5. 6 10 11 42 13 CARYOPHYLLÉES. 97, MOENCHIA.. nié veto ve + erecta (419) 98 CERASTIUM. Pétales plus courts que le calice, ou le dépassant à peine . Pétales beaucoup plus longs que le calice . . . . . . Pédicelles beaucoup plus longs que le calice à la maturité . Pédicelles ne dépassant jamais la longueur du calice. . 2177.02 110 METRE IEEE EE . CG. glomeratum (421) Plante médiocrement velue, étamines et pétales glabres . Plante très hérissée de poils moux, étamines et pét tales É liés aa base. . . ©. . . . C. brachypetalum (422 Pétalés un peu plus grands ape le calice; des jets stériles à la basé dés tiges. . AT te nes UHR E TEEN | Pétales souvent plus courts que le calice, ou tige annuelle D REnIeS it He ITU SO SD UHR EVENT NA Bractées toutes entourées d'une membrane large et denti- PRE u C. semi-decandrum (123) Bractées vertes ou "bordées d une membrane étroite et en- TERRE: 5 Braciées un peu scarieuses, capsule formant un angle avec le pédicelle . . Bractées tout à fait vertes, capsule presque en ligne droite avec le pédicelle.. à ! . … . .:. CG. pumilum (426) Pétales dépassant peu le calice . . :. GC. obscurum (424) Pétales dépassant ie calice de près de moitié. . D ee ARRET SEE CE litigiosum (425) Feuilles cordiformes ovales élargies. . C. aquaticum (432) Feuilles non coréilormes, lancéolées ou linéaires. Plante vivace en gazons épais . . Plante annuelle non gazonnante . . . CL L L . . 0 ° e . e. . . Bractées blanches scarieuses sur les hords. . +, . . . Bractées herbacées, au moins les inférieures . ddrattiés Plante toute couverte d'an duvet blanc et velouté . ne cjaahs ado Le 1 GO) Plante verte et non tomenteuse , . . . C. arvense (427) Bractées toutes herbacées, poils de la tige articulés glandu- LR PUS anal nb je errtele 4003 Ga dahifolium (428) Bractées supérieures un peu scarieuses, tige hérissée de poils 2. Plante très laineuse, capsule droite. C. lanatum (430) Pjante un peu hérissée, capsule un peu courbée . . loueur CRI (429) XV. ÉLATINÉES. 99 ÉLATINE, Toutes les feuilles verticillées. + , Æ, Alsinastrum (433) Fexiiles opposées deux à deux . . , , . L , D Co © 12 k LA 6 1 13 164 ANALYSE DES ESPÈCES. os &= CL [ep] 12 [UE] 4 10 TRE portées par des sé beaucoup plus longs qu e es . . ) . . . . L2 . Fleurs sessiles ou à pédoncules ‘courts, on CSN Feuilles plus courtes ee le pétiole qui les porte. . ra E. hydropiper, p. 116. Feuilles plus longues que leur pétiole Re 7 Fleurs SuRats de six étamines, calice à trois divisions . . . E. hexandra (434) Fleurs sessiles, ‘trois étaiines, calice à deux divisions . + eo en fat Ne ES E. triandra, p. 114 Graines légèrement courbées. . . °° “0 IEEE Graines fortement arquées en fer à cheval. SA NU ep T9 deh ie DRM RE NE cumpylosperma (137) Pédicelles plus courts que les feuilles ou les épeee peu. major (435) Pédicelles dépassant beaucouples feuilles. E. macropoda (436) XVI. LINACÉES. 100 Linux. Fleurs jaunes . . ©, Fleurs bleues, ou roses, ou blanches 7 3° 21 LEE Fleurs espacées sur les rameaux . ,. . L. gallicum (438) Fleurs rapprochées en petits faisceaux. . . . . . . Pédicelles nuis, ou plus courts que le calice. L. strictum (440) Pédicelles égalant ou dépassant le calice . . Euh ER EE 17 Lo - L. corymbulosum (439) Fleurs bleues ou roses et feuilles alternes. . Fleurs blanches et feuilles opposées . L. catharticum (458) Fleurs roses ou M nie Eee glanduleux sur les bor ds . * . . L L e. Li . Fleurs bleues, sépales non glanduleux . 57 TORRES Tige droite, sépales un peu ciliés . L. usitatissimum (441) Tige plus ou moins étalée, sépales glabres. . . . . . Fleurs en il mbe, pétales échancrés et d’un bleu clair. : . . L. angustifolium (442) Fleurs en grappes, pétales obtus et d’un beau bleu . + Capsule dépassant 2 ou 3 fois le calice. . . . . + Capsule dépassant peu le calice. . . L. austriacum (443) Grappes courtes à pédicelles penchés, pétales se recouvrant par les bords. . =. L. Loreyi (444) Fleurs espacées à pédicelles droits : pétales ne se recouvrant pas partout. . "4... + 0-0. L'on Tige à peu près glabre, “sas d’un rose be uniforme. . : L. tenuifolium (446) Tige pubescente, pétales rouges à la base, L, salsoloides (447) 101 RADrOLA, , , , , . , . . linoïdes (449) CS Qt 4 % MALVY&CÉES. XVII. MALVACÉES. 102 MALVA. 1 Feuilles supérieures découpées en lobes étroits et profonds. Feuilles divisées en lobes élargis et peu profonds, . . 2 Fleurs blanchâtres ou rosées et n'ayant pas deux centimèt. de diamètre . . Fleurs rouges ou roses et ‘ayant plus de deux centimètres de 5 een nt a At 3 Tige droite, feuilles fortement ondulées crépues, . Se. M. GriSpa, pi 118. Tige inclinée ou | couchée, feuilles DAMES LR CR ENS 4 Sépales extérieurs linéaires, fruits seulement pubescents . . + + M. rotundifolia (450) Sépales extérieurs ovales, “fruits chargés de fossettes en ré- DRAM eo eue «à - « , OMaNicéænsis (46Ë) 5 Toutes les fleurs formant des faisceaux à l’aisselle des feuilles. … . .. < M. sylvestris (452) Fleurs solitaires à l'aisselle des feuilles ou en têtes termi- males er me Sn raus ts uérit tit 6 Calice hérissé de Aie Re PTE Er Case aus Calice tomenteux à poils courts entrecroisés & + + + à 7 Feuilles découpées au moins jusqu’à la moitié de leur disque Feuilles à lobes très peu marqués, même dans les supé- RÉMRBR ee mel sie eut os 0. LU. fUstigiqia;(453) 8 Sépales'extérieurs linéaires étroits . . . . . . . Sépales extérieurs ovales ou lancéolés . ,. . .. . 9 Carpelles glabres ou peu velus, sépales extérieurs ovales . Carpelles tr ès hérissés, sépales extérieurs lancéolés aigus D, intermedia (456) 10 Lobes des feuilles élargis et n “atteignant pas jusqu’à la côte. rh cor M Ales (454) Lobes des feuilles linéaires et atteignant presque jusqu’à la RO UE SO OM ae (05) 11 Feuilles radicales réniformes, peu lobées, les caulinaires à ï lobes linéaires oblongs, fleurs musquées. M. moschata (457 Feuilles radicales incisées, les caulinaires à lobes très étroit o Heursinodorest . : . . . . vM:lacimata (458) 103 ALTHÆA. 1 Plante douce au toucher, pédoncules plus courts que les RUES... …. : . . A. officinalis (459) Plante plus ou moins rude, pédoncules plus longs que les dl + ea Ne 2 Tige droite et haute d’un mètre ou plus. A. cannabina (460) Tige couchée et n’atteignant pas un demi-mètre de longueur. MU 0 . AC (464) MPAPANADERA Was: 5 12/0. 1 à 000 arboreai(462) 165 & 11 10 466 ANALYSE DÉS ESPÈCES 1 t> CS =] 10 XVIII. TILIACÉES,. 405 Tina. Feuilles lisses et presque glabres. . . 7. purvifolia (463) Feuilles un peu rudes et pubesgentes . . . 1, 41 4 2 Bractée pubescente, n’atteignant pas la base du pédoncule, . . T. grandifolia (464) Bractée glabre, décurrente j jusqu’ à la base du pédoncule. . We 6 NI Sr PASAEN EI IE PIERRE XIX, HYPÉRICINÉES. 106 ANDROSÆMUM . . « « . . . officinale (466) 107 HYPERICUM. sd Sous-arbrisseau à feuilles fétides. . . Æ. hircinum (467) Plante nom fétide". 44 4 47402: 4 NTM Sépales entiers et non eiliés . . SIDE RO Sépales bordés de dents ou de cils glanduleux. r -reNE Fige presque filforme et étalée sur la terre . . A : hroméfiestite (R73) Tige noû filiforme et droite able uen 1e MONTRES Sépales pointus, feuilles parsemées de peints translneides! . Sépales obtus, feuilles presque dépourvues de points trans- lucides. . . , . . . . . H. quadraiguhmm(469) Tige pourvue de quatre angles prononcés . Gaga tetrapterum (468) Tige cylindrique ou à deux angles peu marqués , + + Fleurs marquées en dehors de lignes noires allongées . . . =. H. lineolatum (470) Fleurs ponetuées en dehors, mais sans lignes allongées ; . Feuilles ovales oblongues , sépales à longue pointe aiguë, : x perforatiim (471) Feuilles étroites rétrécies à la base, sépales brièvement aigrs. : URSS EE Cie ANS TE AIN H. microphyllum (472) Tige et feuilles velues. . . . . . . H:hirsutum(474) Tiges et feuilles glabres, ou à peu près. . . . . Sépales lancéolés pointus . « . Sépales ovales obtus . . . . . Moser : pulchrum (473) Tige élevée, NeR nue au sommet, feuilles ovales . | + « - H. mon!tanum (476) Tige peu élevée, g gar nie jusqu’au sommet de feuilles linéaires. : “nent 0 een ler ds nie nier re Te RNA RIRES 408 ELOPEA. . … … . … + «+ ) polusiris (KI8) © Ge © GÉRANHACÉES. XX. ACÉRINÉES. 109 ACER. 1 Feuilles palmées où à lobes dentés. . . . . « . . Feuilles à trois lobes simples et entiers. PME 16) ire À. Monspessulanum (482) 2 Fleurs en grappes souvent pendantes, ailes du fruit peu divergentes . . . die Fleurs en bouquets dressés, ailes du fr uit très écartées alfa 3 Grappes pendantes , feuilles presque toutes à cinq lobes pointus ”. . À. pseudoplatanus (479) Grappes dr essées d’abord, “feuilles pre qe toutes à trois lobes DS On. nn 4 UE A: opélifolien: pe 1418; 4 Feuilles à cinq ou sept lobes très pointus, fleurs jaunes. . : A. platanoïdes (480) Feuilles à à lobes ‘obtus, fleurs d’un vert jaunâtre : « + + .' À.campestre (484) XXL. HIPPOCASTANÉES. 110 ÆSCULUS. . . . . + < Hippocastanum (483) XXII, AMPÉLIDÉES. RATER 6 Re MSc vitre (age) XXI. GÉRANIACÉES. 412 GERANIUM. 1 Pétales échancrés ou bifides . . . . . . , , Pétales entiers ou un peu dentés . . . . . ,. . 2 Pédoncules uniflores, fleurs ou et d’un beau rouge. . GE sanguineum (485) Pédoncules por tant ‘deux où trois ‘fleurs de couleur claire , 3 Feuilles découpées presque jusqu’à la base en lobes nom- breux etétroits . . Feuilles divisées en lobes ‘élargis et non | prolongés j jusqu’ à a a À. Le MÉLÉ) SS SRE 4 Racine fibreuse, tige feuillée à la As 14 SNS SN SERRES Racine tuberculeuse, tige nue à la base. G. fuberosum (486) 5 Pédoncules beaucoup plus longs que les feuilles . . AAA 3 A - < G. columbinum (490) Pédonceules plus courts que les feuilles. G. dissectum (191) 6 Pétales deux fois plus grands que le calice. ,. . . . , Pétales dépassant peu le calice . . . . . . *, 167 D NI 168 ANALYSE DES ESPÈCES. 7 ô 11 12 en ES 15 16 17 1 12 SI Feuilles palmées à lobes dentés .. . . G. nodosum (487) Feuilles arrondies à lobes incisés et dentés . . FOR SR Enr DR 20 ME A AE Pyrenaicum (93) Fleurs bleuûtres, fruits pubescents, mais lisses . . . G. pusillum (199) Fleurs roug eàtres, fruits glabres et ridés en travers . . Rs bebe co NM RES te CNRS Feuilles ailées à divisions pétiolées. . . . CRE TAUS Feuilles simples, découpées en lobes non pétiolés Si PEUT Racine épaisse, oblique, fleurs grandes. : : ENORME Râcine fibreuse, grêle, fleurs-petites >: "CU Feuilles palmées à lobes élargis, fleurs rougeâtres, . , Feuilles laciniées, fleurs bleues . . G. pratense, p. 129. Carpelles ridés en travers, pétales d’un rouge brun . , bi G. phœum (188) Carpelles non ridés, pétales d’un rose violacé. . 2 G. sylvaticum (489) Calice anguleux et ridé en travers . . G. lucidum (496) Calice non ridé en travers . . . G. rotundifolium (495) Pétales grands et re beaucoup le calice . . _. G. fiobertianum (497) Pétales petits dépassant peu le calice . . . RE Carpelles glabres, ou presque glabres . . . . . . Carpelles très sensiblement pubescents . G. Lebelii (497) Sépales couverts de poils abondants. . . , . . . . Sépales presque glabres après l’anthèse . . . . . . SE ST, QU ee 0 Gr semi-gla nes Odeur faible, pédoncules infér. plus courts que les feuilles. . . G. modestum (506) Trés fétide, pédoneules dépassant tous les feuilles . . OUR DAT thereto SE NS re 10 CRUE minutiflorum (301) 113 ERODIUM. Feuilles ailées ou très profondément découpées . . .« . Feuilles ovales seulement un peu lobées . . . . . . Assez robuste, pédoncules à 5-6 fleurs violacées. , . . E. althæoïdes (511) Petite plante en ouffes, pédoncules : à 1-2 fleurs . PDA TAN CU RON de RS .E. maritimtim (512) Filets des étamines glabres . . . : Aa Filets des étamines lancéolés et ciliés j jusqu’ au milieu LT PMR MEET 5 SOUPE SRE (510) Base des étamines bidentée, odeur musquée . . } . . . =. E. moschatum (509) Base des étamines non bidentée, odeur non musquée ., 1# 10 11 15 12 15 16 17 (514 7 2 GÉRANIACÉES. 5 Pétales rouges, eu dépassant sensiblement le calice . .. Pétales très pâles et dépassant à peine le calice . T-ELLE 2," "E. Boreanymn (506) 6 Feuilles à folioles découpées jusqu’à la côte. E. pilosum (508) Folioles seulement incisées pinnatifides , , . . . . 7 Tige diffuse à poils épars. . . RE - Tige dressée à poils étalés longs et nombreux . : a mn A Ex horsuum (507) 8 Plante (adulte) à tige allongée et feuillée . . . er ns toujours très courte à pédoncules comme radicaux ! 5 Re eut) us 171 +.NE x; Tolosanum (505) 9 Deux pétales munis d’une tache à leur base . . . . . Pétales dépourvus de taches. , . . . E. triviale (504) 10 Stigmates d’un rouge violet foncé . Æ.prætermissum (502) Stigmates d’un rose clair. . . . . ÆE.commixtum (503) XXIV. OXALIDÉES. 114 OxaALIS. 1 Fleurs jaunes . . . Pen NE AE UE AT ARE ME MRC PE Fleurs blanches ou rosées , . . . 0. acetosella (513) 2 Racine à stolons rampants, plante verte, presque glabre. 0. stricla (516) Point de stolons, plante diffuse, pubescente g STISALIE-/ Een 3 Pétioles munis de petites Shpules, tige toute couchée O. corniculata (514) Stipules presque nulles, tige diffuse et redressée. . Ou ere ee 0 Navierii (515) XXV. BALSAMINÉES. DIS ÆMPATIENS , .. . . . . .. nolüangere (517) XXVI. ZYGOPHYLLÉES. DRRPMIBUDUS HS 1% Run & 7. Lierresiris (518) XXVII. RUTACÉES. PARA 2e 6 he ve ui es nur eu graveclens (5E9) XXVEHI. CÉLASTRINÉES. MBPEYONYMUS. . . ,. . . ,. . | Europœus (520) XXIX. RHAMNÉES. 119 RIAMNUS. 10 470 ANALYSE DES ESPÈCES. 1 Fleurs polygames dioiïques, feuilles dentieulées : | Fleurs hermaphrodites, feuilles non dentées. À. frangula (521) 2 Feuilles dures coriaces, persistantes. . R. alaternus (524) Feuilles décidues, ni dures ni coriaces . . . . «+ 3 Feuilles chargées en dessous de six à huit nervures . . RP RE on tee + . R. catharticus (529) Feuilles chargées de dix-huit à vingt-quatre nervures . DST ETS SE LCR! 0 AN ES RP DNS . R. Alpinus (523) XXX. TÉRÉBINTHACÉES. * aa Rungis 2 2 UN ONCE XXXIL LÉGUMINEUSES. 491NUTEX. 1 Tige dressée, ailes pius longues que la carène. « . . Tige couchée ou rampante, ‘ailes PRE courtes que la carène, er pe . + . U. nanus (528) 2 Calice très velu, bractéoles plus heee que le pédicelle . . U. Europœus (526) Calice pubescent, bractéoles pas plus larges pe le pédicelle. U. Gallii (527) 422 SAROTHAMNUS . . . . . . . scoparius (529) 123 SPARTIUM . . . . . . . . junceum (530) 124 GENISTA. {Tiges épineuses. "7. PER MERE ES CR PONS Tiges non épineuses sl es et LT 06 VOTRE 2 Plante glabre dans toutes ses parties . . G. Anglica (531) Plante pubescente, feuilles ciliées . . G. Germanica (532) 3 Rameaux bordés de membranes herbacées. G. sagittalis (536) Rarmeaux dépourvus de membranes her bacces PES 4 Corolle pubescente, soyeuse en dehors. . G. pilosa (538) Corolle glabre : «2, PEN SEE, ASS 5 Pédicelles plus courts que les feuilles florales, 1 . Pédicelles beaucoup plus longs que les bractées . . : =. 6 Tige dressée, fruit atténué en pointe. . G.{inctoria (534) Tige étalée, fruit obtus à mueron très court . M AVR ATEN Delerbrei (335) 7 Tige dressée, poils du calice nuls ou couchés. G. purgans (533) Tige un peu ‘couchée, poils du calice Rérissés C G. prostrata ( 537) 0] e . . e 0 e . . e . . t> Nc LÉGUMINEUSES, 425 Cyrisus. 1 Arbre à fleurs en grappes pendantes, , C. laburnum (539) Sous-arbrisseau à fleurs en tête. , . . . . . 5 2 Tige droite à rameaux roides et dressés. C. capitatus (540) Tige couchée à rameaux läches et tombants . . . . . 3 Fleurs toutes en têtes terminales . « . GC. supinus (54t} Fleurs en faisceaux latéraux et terminaux. C. prostratus (542) 126 ADENOCARPUS. . . . . . © parvifulius (343) 127 ONONIS. HPuerouges ou blanches, , , +. . . . . , RE ee TOO md NE & te" 2 Fleurs presque toujours solitaires à l’aisselle des feuilles, et : jamais en épis serrés . . . RE Fleurs rapprochées deux à deux en épis serrés au sommet des rameaux. 4°. . . . . .!' 0. hireina, p.144. 3 Tiges très velues, fruit plus court qe le caeer pate re Ue repens (345) Tiges” très peu velues, fruit égalant où dépassant le calice . DRM DE. 4 © "7 .7 Ô: campes{rini(dab) 4 Pédiceiles inférieurs plus longs que les feuilles, corolle dé- passant beaucoup le calice . she .. O. natrix (548) Pédicelles nuls, ou plus courts que les feuilles, corolle dé- passant peu ee ne Leu ose: NOR à Fleurs pédicellées, corolle plus longue que le calice . . : DT 0SiTata (546) Fleurs sessiles, ‘orolle presque égale au or É nt LR AE nr nu 2 at OR Colemat (547) 128 AS 1 Folioles des feuilles peu nombreuses et très inégales . Folioles nombreuses et toutes égales . À. montana (551) 2 Fleurs toujours jaunes. . . . . . À. vulneraria (549) Fleurs rouges, ou variées . « . . . . A. Dilleni (550) 429 MEprcAGO. 1 Fruit hérissé de pointes en forme d’épines. . . . . . Fruit glabre ou pubescent, mais jamais épineux . +. . . 2 Fruit arqué, ou enroulé en forme de cercle ou d’anneau, , Fruit contourné en escargot et formant un disque large et DIEM ie Fruit contourné cylindrique et muni sur les bords de petits inpercules.20 ‘5.0. 1". ." CMstrt (500) 3 Fleurs très petites en têtes ovoides, fruits courts et réni- Ones. . : .. DM. Lupulina (555) Fleurs assez grandes en grappes, fruits courbés en faux où VTT Ua ee ste w NI 172 ANALYSE DES ESPÈCES. F & Fruit contourné en cercle et formant deux tours de spirale. ce ne ei M SOIN Fruit ‘courbé en faucille et ne formant pas deux tours de BDITAIE V2 2 Nc DO DUT LR CMS 5 Fleurs bleues ou mélangées, fruit formant un tour de spirale. Bat et ee ee Melia ES RNNLR + oui) ER Fleurs jaunes, fruit courbé en faux . . . M. falcata (554) 6 Stipules déchiquetées en lobes sétacés, fruit en disque pres- que plan des deux côtés, . . . . M. ambiqua (556) Stipules seulement dentées, fruit en disque hémisphérique. PEN Le D Re D PCM 7 Plante glabre ou seulement parsemée de quelques poils, fruits glabres. . . 5122 De Plante velue blanchâtre, fruits pubescents; AL APE - 8 Stipules profondément déchiquetées en lobes sétacés, fruits souvent réunis au nombre de cinq à huit. . . Dents des stipules n’atteignant pas leur milieu ; fruits au nombre de trois ou quatre au plus . . . . . . . 9 Folioles en cœur, fruit applati à épines réfléchies en sens opposé . . + . M. maculata (560) Folioles triangulaires, fruit ‘cylindrique à épines arquées relie ce ee le cle. de 20 00e CES 10 Epines plus courtes que la moitié du diamètre transversal du fruit 14028 . . M. apiculata (558) - Epines plus longues que la moitié du diamètre transversal USER RS EE MONS 11 Epines fines divariquées. . . . M. denticulata (559) Epines épaisses à la base, non divariquées. re SR RARE Nes et tee CE IEE D. 148. 12 Stipules ovales et presque entières . ses del Stipules fortement découpées en lobes Sétacés. . RTE 13 Tiges couchées, pédoncules à à une ou deux fleurs jaune elair. : . À. cinerascens (562) Tiges redressées, pédoncules ? äune à six fleurs d’un beau j Jauve SAR EE out ce PER E l 14 Fruits seulement pubescents à épines très distinctes. . . + . . M. miuima (561) Fruits tomenteux à épines courtes entourées de duvet . DO PPQERE QUE PRSP PATSME GEL QE 130 TRIGONELLA. 1 Fleurs sessiles, ou à peu près, à l aisselle des feuilles . …. Fleurs en petits bouquets pédonculés TE SO SELS TION: PMP RAI O € 5 UT, ornithopodioides (569) 2 Fleurs solitaires ou deux à deux . TT, Fœnum græcum (567) Fleurs réunies par six à dix . . . T. Monspeliaca (566) 11 14 13 LÉGUMINEUSES. 131 MELILOTUS. MTS unes à deu gun nb xt m0 vd no die DiEmrsenlanthes %. . © 4 . ., , ‘. M. alba (578) 2 Tige élevée, grappe lâche. +. à : $ JET Tige peu élevée, fleurs très petites en grappe serrée. | Po born sas ee 0 Me DATOINOTO (574) 3 Folioles allongées, fruit ovoide . . Folioles obovales arrondies, fruit globuleux. M. italica, P. 152. 4 Tige droite souvent élevée, fruit pubescent. . , . . . Tige tombante ou redressée, fruit gfabre. M. arvensis (570) 5 Folioles toutes dentées, fruit en carène aiguë et à 2 graines. se . + . M. allissima (572) Folioles supérieures presque entières, fruit à carène gibbeuse RC ee je Mi palustri is (571) 132 TRIFOLIUM. 1 Fleurs rouges ou roses, ou blanches, ou d’un blanc jaunâtre. D 5e Joue y be die mibsauel 2 Plante en rosette régulière appliquée sur la terre, fleurs ses- - siles, corolle plus” courte que le calice. T. suffocatum (599) Plante non appliquée en rosette régulière, ou corolle plus longuerque le calice. + . . . . .". 2... 3 Calice tout à fait STADE Re ARR RTE Calice velu ou hérissé, au moins sur les dents. FDA Se Te & Plante plus ou moins dressée, pédoncules portant un épi ou une tête de fleurs nombreuses. SAT = = Plante couchée sur terre, pédoneules por tant quatre ou cinq fleurs au plns. . . . . . . T. subterraneum (598) 5 Fleurs rouges ou roses, ou blanches. . . . . . . . Fleurs d’un blanc jaunâtre . . . T. ochroleucum (592) 6 Fleurs.en épi cylindrique ou allongé. . . . . . . . + Fleurs en tête ovoide ou arrondie . . = , . + + 7 Folioles des feuilles linéaires ou oblongues. ,. . ,. . ., Folioles arrondies ou en cœur renversé. . 4 « , . 8 Epi de fleurs terminal et plus ou moins pédonculé . . . Epis géminés et sessiles entre les feuilles supérieures . RE ee ADMET eh adifaexn oc cyeuil. BNCCON (588) 9 Calice à tube glabre et à dent inférieure deux ou trois fois plus longue que les autres. " . . . . T. rubens (576) Calice à tube velu et à dent inférieure n’étant pas trois fois Pr huauéquie les autres... . 5: 0 USeun 10 Dents du calice roides, pointe des feuilles entière et aiguë. .. T. angustifolium (575) Dents du calice molles; pointe des feuilles dentée et obtuse, 173 40 10 11 174 ANALYSE DES ESPÉCES. 11 Dents du calice cd la corolle au moins d’un quart de sa longueur . . eu RE Dents égalant la corolle où la dépassant peu 2 OMR 12 Dents du calice plumeuses jusqu’au sommet . . . . . Dents du calice seulement ciliées. . . ,. T. gracile (585) 13 Dents dépassant presque deux fois la corolle. T. arvense (579) Dents dépassant au plus le tiers de la corolle. . : ns de le le LOSC UNIT NES (580) 14 Dents du calice plumeuses. . . Dents seulement ciliées ou nues au sommet. T. rubellum (586) 15 Feuilles à folioles étroites Gblongues ." ." LORRERERSS Folioles élargies obovales, ou arrondies. , T. littorale (583) 16 Feuilles d’un vert gai, dents du calice égalant presque la co- Ole 0. , T. lagopinum (584) Feuilles vert obscur, dents dépassant sensiblement la corolle. 17 Calice à tube court, à la fin arrondi. . T. sabuletorum (581) Tube ovoïde, non arrondi. , . . . T. arenivagum (582) 18 Fleurs d’un rouge très vif. . . . . T.incarnatum (577) Fleurs d’un rose pâle. , . . . . T. Molineri (578) Têtes de fleurs sessiles à l’aisselle des feuilles. . . , . Têtes de fleurs portées par des pédoncules distincts, 4, , 20 Calice globuleux renflé vésiculeux après la fleuraison. . . Calice non renflé vésiculeux . , .. + +100 91 Etendard tourné vers le bas de la fleur. T. resupinatum (597) Etendard placé au haut de la fleur . . T. fragiferum (596) 22 Dents du calice beaucoup plus courtes que la corolle. . . Dents du calice plus longues que la corolle. . Dents du calice égales à ‘la corolle . . T. lappaceum (587) 23 Dents du calice inégales très arquées . T. parviflorum (604) Dents du calice égales non arquées . . . . . . . 24 Feuilles denticulées, fleurs pourvues chacune d’un pédicelle particulier. Feuilles à peine dentées, capitule composé ‘de fleurs sessiles. = 4: 25 Tige dressée pubescente, fleurs blanches. T. montanum (698) Tige étalée glabre, fleurs roses. . . T. glareosum (604) 26 Plusieurs capitules placés latéralement le long de la tige. Capitules tous placés au sommet de la tige ou des rameaux. 27 Fleurs rougeâtres, dents du calice dressées et peu inégales. T. striatum (589) Fleurs blanchâtres; dents du calice inégales, roides et re- courbées.. -, -, -. :. :. .t:5 Tiscbrem(tee) 28 Dents du calice droites, ni crochues ni piquantes. , * « Dents du calice divergentes, à la fin crochues et piquantes, Jo pe paul AGE DT io Fo dec Reine 12 14 15 15 16 17 24 27 28 r 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 Hi 42 43 LÉGUMINEUSES. Dents du calice inégales, fleurs rouges en capitules à ke) près gros comme le pouce . . . Dents du calice presque égales, ‘fleurs blanchâtres en capi- tules médiocres . . . . . . . T, maritimum (591) Tube du calice hérissé ou pubesecent, . ,. 4 . . . , Tube du calice glabre. . . . . . . T. medium (5984) Tige faible et rameuse, calice pubescent à dix côtes... .. . . T. pratense (595) Tige droite et simple, ‘calice hérissé de vingt coLes 47 Dr ulpestre (593) Têtes de’fleurs toutes terminales ou pédonculées. . Têtes de fleurs latérales et sessiles . , T. glomeratum (600) Dents du calice plus courtes que la corolle. ,. , . . . Dents du calice plus longues que la corolle. . 4 . Fleurs longues d'au moins deux centimètres. T. alpinum (609) Fleurs n'ayant pas deux centimètres de long . . . . . Folioles des feuilles obovales on en cœur renversé, tige ‘faible, fleurs pourvues chacune d'un petit pédicelle. . Folioles oblongues lancéolées, tige droile, fleurs sans pédi- ME DATHCULErS. 4... 0 , je: 1, 17104 (D02) Tige fistuleuse, pédoncules des jeunes fleurs ce courts que les feuilles . . Tige non fistuleuse, pédoncules plus longs que les feuilles. Tige fortement striée, fleurs mêlées de verditre . . T. michelianum (605) Tige très peu striée, fleurs sans mélange de vert. . T. hybridum (606) Tige s’enracinant à la base, dents du calice lancéolées . . T, repens (603) Tige non ‘radicante, dents du calice subulées. . dir Fleurs roses, folioles dentées tout au tour. T. eegans (607) Fleurs blanches, folioles entières dans leur moitié inférieure. Tonga 48). 0 ° e . . . 0 . ° Cri EC ° . 0 . . ° . ° ° . . Stipules supérieures courtes et ovales . . 4,1 4 = +. Stipules.allongées lancéolées aiguës. . ,. «4. » +» Dents du calice glabres, pédoncules axillaires. T. aureum (612) Dents du calice poilues, pédoncules terminaux, . 4, . Capitule ovoide et d’un brun clair à la maturité . . … T. badium (610) Capitule cylindracé et d’un brun foncé à la maturité. sen none re T. spadiceum (611) Fleurs d'un jaune pâle ou clair, folioles latérales des feuilles insérées au-dessous de la terminale . . ,. .. ; Fleurs d’un beau jaune doré, folioies naissant presque au meme pont, , , , -. ., , … °T..patens (617) 175 30 31 33 34 23 35 36 37 38 39 453 4 44 176 ANALYSE DES ESPÈCES. 44 Capitules serrés et composés de plus de vingt fleurs. . Capitules lâches et composés de trois à quinze fleurs. ,. . 45 Capitule assez gros d’un beau jaune clair, peau dépas- sant à peine la feuille . . . . T. campestre (613) Capitule petit d’un jaune soufre clair, pédoncule dépassant LAON 2 2 0 ECO pseudoprocumbens (614) 46 Capitule de cinq à quinze fleurs. . . T. procumbens (615) Capitule de deux à six fleurs. . , . . T. fiiforme (616) 133 LOTUS. 1 Pédonceule portant de une à six fleurs, dents du calice droites. Pédoncule portant de huit à douze fleurs, dents du calice réfléchies avant la fleuraison, ,. . L. uliginosus (620) 2 Pédoncule portant de quatre à six fleurs , . . . . . Pédoncule portant de une à trois fleurs. . . . . . . 3 Ailes de la corolle largement obovales, stipules et folioles obovales . . . L. corniculatus (618) Ailes de la corolle oblongues , feuilles et stipules linéaires oblongues. +. 4. 4. 1. L'tenuifohius{(619) & Etendard ne dépassant pas les ailes, carène saillante seu- lement par la pointe. . . vers Etendard dépassant les ailes, carène entièrement sépar ée des AICS, Lune je lle Je ie Le, Le ee ee GERS 5 Tige dressée, pédoncule dépassant à peine les feuilles . . | L. angustissimus (621) Tige diffuse, pédoneule dépassant beaucoup HS feuilles. . RER CS ONE R re te DURS L. difjusus (622) 134 TETRAGONOLOBUS , . . . . . siliquosus (624) 435 GLYCYRRRIZA®. 4 4... 1: à Oo) 136 GALEGA. , . . . . . . . officinahis(626) 137 ROBINIA. . . . . . . < pseudoacacia (627) 138 COLUTEA.. . . . . .Ls <. .: arborescens (628) 139 ASTRAGALUS. 1 Fleurs jaunâtres ou blanchâtres, . . . . +. Fleurs: rouges +... 1... SANTO NON 2 Fruit hérissé, ovoide renflé , . ,. , . A. Cicer (631) Fruit glabre ou pubescent et arqué . . . . . . . 3 Feuilles de 9 à 13 folioles larges et presque glabres. , À. glye yphyllos (629) Feuilles de 14 à 26 folioles pubescentes en dessous. , LEE Nr APR ES 79 tes SAS (630) 4 Feuilles toutes radicales, fruit cylindrique. id. monspessulanus (632) Tige feuillée, fruit ovale avec un sillon sur le dos. va TS PE Re ee tte PA e PATES (633) 45 46 LÉGUMINEUSES. 140 CORONILLÀ. 1 Fleurs jaunes . . SATA PR RTC SU Fleurs mélées de blane et de rose . . . C. varia (635) 2 Onglets des pétales Depasean beaucoup le calice. . . .,, :C: Emerus (634) Onglets ne dépassant pas é dalite Mie Le NUS 3 Feuilles composées de folioles presqne toutes égales. , , Foliole terminale six ou huit fois plus grande que les laté- NL + 7: C. Storprotdes (691) 4 Tige étalée et un peu ligneuse à la base pédicelles de la lon- gueur du calice . . . C. minima (636) Tige droite et herbacée, pédicelles trois fois plus longs que ne 20 0 7, CG montant, pe A0p. 141 ORNITHOPUS, 1 Calice muni de bractées à la base, plante pubescente. Calice sans bractées à la base, plante Habre. net DR ie un Le eo), Ofebrücteatus (638) 2 Fleurs jaunes, fruit terminé par une pointe longue et cro- Chr + . =. - 0. compressus (639) Fleurs blanchâtres mélées de rose, ou roses; pointe du fruit courte ou presque droite . . 3 Fleurs blanches, mêlées de rose; fruit pubescent. PS an 0. perpusilius (41) Fleurs roses, fruit glabre. MA NL O. roseus (640) 142 HIPPOCREPIS. . . . . . . =. comosa (642) 143 ONoBRYCHIS. 1 Calice plus court que la moitié de la corolle . . , . . Calice plus long que la moitié de la corolle. 0, supina (646) 2 Dents du calice ne dépassant pas la corolle au moment où elle commence à paraître . . . . 0. sutiva (643) Dents du calice dépassant beaucoup la corolle au moment où elle commence à paraître . 3 Epines du fruit égalant à peine la largeur de la crête. . . =. 0. collina (644) Epinès dépassant un peu la largeur de la crête. . Te Da io D Er Oops (645) 144 CICER. . 145 ERVUM. 1 Ovaire ou fruit glabre. . , Ovaire ou fruit hérissé. SR et ae ed ra EUR (647) ASS NES SENR) hirsubtim (649) 2 Feuilles pubescentes, fruit court, élargi et un peu convexe. . E. Lens (648) Feuilles glabres, fruit allongé et toruleux . E,. Ervilia (650) À, 12, 178 - ANALYSE DES ESPÈCES. 146 VicrA. 1 Fleurs portées sur un pédoneule très allongé, . . 2 Fleurs axillaires, sessiles, ou à pédoncule plus court qu elles. 15 © 2 Pédoncule ne portant qu’une à quatre fleurs . . . . . Pédoncule portant un grand nombre de fleurs. , . . . 3 Fleurs petites, fruit glabre . . . . . . . . . .3bis Fleurs assez grandes, fruit velu. . . V. Bithynica (672) 3 Stipules en demi-fer de flèche, fruit n'étant pas long de 2 bis centimètres . . 4 L'une des stipules découpée en lanières loug ues et fines, fruit long de plus de 2 centimètres. . . V. monantha (653) 4 Pédoncules plus longs que les feuilles, fruit contenant six graines. . . . V. gracilis (652) Pédoneules à peu près égaux aux feuilles, fruit contenant quatre graines . . . . . V. tetrasperma (651) 5 Fleurs purpurines, ou bieustébs ou HR : 6 Fleurs d’un blanc jaunâtre. . . . V. Pisiformis, P- 170. ne 6 Pétiole terminé par une vrille accrochante. , . . , + 7 Vrille nulle ou très courte et non accrochante. . A ER (655) 7 Stipules allongées et entières, ou peu dentées. , . . . 8 Mie en croissant et fortement dentées . rt En DE Te De EN dumetorum (654) 8 D acples plus courts que les feuilles. . . . ©: . . 13 Pédoncules ou grappes dépassant les feuilles . . . . . 9 9 Vrilles rameuses, grappes de fleurs nombreuses . . , . 10 Vrilles simples, grappe de quatre à six fleurs. . . .. 4 10 Grappe de fleurs nombreuses et oc: spé en- tières, 11 Grappe de six à douze fleurs très espacées, : stipules dentées. s à se ee 2 9 V. ROUE MONES 11 Onglet de l'étendard moitié plus court que sa partie étalée, . V. tenuifoha (658) Etendard à onglet deux fois plus long que sa partie étalée , - 12 12 Plante peu velue, grappe non chevelue au sommet . , V. varia (8) Plante toute ‘velue, grappe chevelue au sommet . . « at SCT Eten : V. villosa, p. 172. 13 Sommet du style barbu ne en dessous, fruit linéaire oblong. . .- 14 Sommet du style barbu tout autour, fruit comprimé presque rhamboiML EEE . V. Cassubica (656) 14 Plante peu velüe, support du fruit ce court que le tube da calice . , . . V. Cracca (657) Plante très hérissée, support ‘du fruit it pins long que le tube À à OMS NA ARE . V. Gerardi, p. 171. LÉGUMINEUSES. 15 Fleurs jaunes . . HAUT LEUR Fleurs purpurines, ou bleuâtres, ou blanches. DROLE re 16 Etendard de la corolle glabre, . . , . . . . . . Etendard velu en dehors. , , . . V. hybrida, p. 174. 17 Fleurs solitaires ou géminées. . . . =. V. lutea (669) Fleurs en petites grappes. . . .. “y. sæpium Var. (671) 18 Pétiole terminé par une vrille accrochante, . . . . . Vrille très courte et non accrochante . . 4, . , «+ . 19 Folioles des feuilles petites et étroites ." . RTS ns Folieles ayant plus d'un centimét. de penr V. Jaba (674) 20 Folioles des feuilles Dre de près de 3 centimètres, , , HS SR Ah serrutifolia (673) Folioles très étroites, ou n ‘ayant pas 2 centimèt. de largeur. - 21 Corolle velue en dehors . . . . V. purpurascens (670) Cerolle’glabre en dehors 2. 4 4 . à sus 22 Fleurs en petites grappes, dents supérieures du calice trois à quatre fois plus courtes que son tube . W. See pu (671) Fleurs solitaires ou géminées, dents du calice n'étant pas deux fois plus courtes que son tube . . . . . . , 23 Tige couchée ron accrochante, vrilles presque nulles. . . Tige s’accrochant aux autres plantes à l’aide de ses vrilles . 24 Ovaire ou fruit glabre, graines cubiques. V. lathyroïdes (668) Fruit pubescent dans sa jeunesse, graines arrondies, . . 25 Dents du calice subulées et projetées en avant. . . Dents supérieures du calice lancéolées et courbées en haut, ce qui Le fait paraître comme à deux lèvres . ee Un je Le V. peregrina (667) 26 Folioles’ de toutes les feuilles obovales ou cunéiformes à la base . . So SSCAPIOUE Folioles des feuilles supérieures linéaires étroites. . . 27 Folioles toutes échancrées au sommet. Folioles entières, arrondies au somimet, V. nemoralis, ‘p. 172. 28 Folioles un peu échancrées . . , . . V. sativa (661) Folioles bilobées au sommet. ,. . «+ V. cordata, p. 172. 29 Folioles des feuilles supérieures entières et MENÉS: ART Folioles supérieures tronquées , . . . PATTES 19 24 27 29 28 30 31 30 Etendard rosé à l'extérieur . . . . . V. Forsteri (662) Etendard rouge foncé. . . . . . . V. Bobartü (665) 31 Folioles supérieures oblongues . , . .« . . . . . Folioles linéaires très éuroites. . . . . V. uncinata (666) 32 Fruit étalé, graines jaunâtres tachées de fous À ._ « V. torulosa (663) 32 Fruit dressé, graines brun foncé, , . V. segetalis (664) 180 ANALYSE DES ESPÈCES. 1 go | © — = 147 Pisun. Fleurs blanches, . . , . , . . . P. sativum(616) Fleurs rouges ou violettes. 4,7: ,.,,10 71 Ne 2 Fleurs petites, étendard bleuâtre ou violet, P, arvense (3, Fleurs grandes, étendard rose . , . . . 1, # Graines non granuleuses . , :. . . . P.elatius (677: Graines granuleuses . , . . . . . P. Tuffetü (678 148 LATHYRUS. Feuilles nulles, ou simples et sans pétiole distinet . . . Feuilles composées de deux ou plusieurs folioles portées sur un péiiole. . 0 L2 . . . D L . . L] L . LI Stipules en forme de feuilles ovales sagittées, fleur jaune . . -. . _. L. Aphaca (679) Feuilles linéaires étroites, fleurs rouges . L. Nissolia (680) Odeur des fleurs suave et très prononcée. L. odoratus (686) Odeur des fleurs nulle ou très faible , . . . . . , Pédoncules uniflores , . . : Re Pédoncules portant plusieurs fleurs en grappes «HAS Pédoncule muni d’un filet grêle et allongé qui fait paraître la fleur latérale. . © cor Filet du pédoncule nul ou très court, fleur terminale, à 25 Pédoncule court à peu près égal au pétiole de la feuille, graines globuleuses. . . . .L. sphœæricus (681) Pédoncules égalant ou dépassant les feuilles, graines angu- PET RSR PAR RE NE R ee À. ‘angulatus (682) Ovaire ou fruit très hérissé . . . . . L. hirsutus (685) Ovre: ou fruit glabrezss-s. 2%. SC NON Fleur souvent blanche, fruit portant sur le dos deux ailes membraneuses. . L. salivus (683) Fleur souvent rouge, dos du fruit seulement creusé en canal. < + +... "LICE Fleurs jaunes . . . L. pratensis (688) Fleurs rouges ou bleuâtres, ou blanches SR Ne Ovaire ou fruit très hérissé . . . . . L. hirsutus (570) Ovairé-ouirmt glabres 55. "7 SSSR Feuilles composées de deux folioles 2 CPR Feuilles composées de quatre à huit folioles . . ,. . . Tige bordée d’une membrane en forme d’aile. . Tige seulement anguleuse. . . . . L. tuberosus (687) Ailes des pétioles PÉRO UE plus étroites que celles de la tige. L. sylvestris (689) Ailes des pétioles presque aussi larges que celles de la tige. Folioles larges, ovales ou oblongués. . L, ie (690) Folioles elliptiques on lancéelées, , ,: L. neglectus (691) 2 3 10 11 12 15 13 14 s LÉGUMINEUSES. 45 Fruit comprimé sans côtes saillantes, . L. palustris (693) Fruit veiné et à trois côtes étroites . . L. cirrhosus (692) 149 OROBUS. u 2Bleurs jaunes. : 1... : 0. luteus (695) MBUTSJAMAIS jaunes + . .'" . . .. | Sins AD € 2 Angles de la tige bordés d’une membrane en foire d’aile . - . O. tuberosus nl Tige non ailée . SU PORE NS TS NIET 3 Folioles des feuilles ovales, ae rougeàtres . Folioles des feuilles linéaires, fleurs blanches. 0. albus ( (697) & Feuilles composées de cinq ou six folioles ovales acuminées 0 . . . . en pointe. . . «. O. vernus (694) Feuilles composées de plus de six folioles obtuses et mucro- M : raie dde me 010 0 Mer 098) PARHASEOLUS .. «+ 2: er . te. vulgaris (699) PAPBMPINUS Ds 0. rehiculatus (700) XXXII. ROSACÉES. 452 AMYGDALUS,. . . . . . . . communis (701) D PEREICA 0. + . ©. vulgnris:(702) 154 PRUNUS. 1 Fleurs solitaires ou géminées, à pédicelles couee jeunes feuilles enroulées sur les bords . . . Fleurs en bouquets latéraux ou en grappes; jeunes ‘feuilles phéb> dans eur Iongueur ,: 4 1 2 2, Je 2 Fruit bleu ou noirâtre à la maturité. . : … . . +. . DS lent. CAT NE AS LUE 3 Fruit atteignant au plus la grosseur d’une cerise, . . . Fruit beaucoup plus gros qu’une cerise, . . . . . . 4 Arbrisseau très épineux; feuilles larges de moins de 2 cent. - P. spinosa (703) Peu épineux, ! feuilles larges de plus de 2 centimètres. . :. 5 Feuilles crénelé-dentées, fruit presque gros comme une ce- rise. . . P. fruticans (704) Feuilles dentées en ‘scie, fruit très petit. P. Desvauxii (705) 6 Jeunes rameaux ROARIENT grisâtres, fruits arrondis. . ; P. insititia (706) Rameaux glabres, ou pubescents au sommet, fruits ovoides. 7Feuilles longues de 4 centimètres, ou plus ON PROD Feuilles longues de 3 centimètres environ. P. saricolu (708) 181 1 DR © 182 ANALYSE DES ESPÈCES. 8 Feuilles sensiblement rétrécies à la base , P. Pruna (710 Féuilles peu ou point rétrécies à la base . P. sylvatica (707 9 Des glandes à la base des feuilles . .- P. voractensis (709) Point de glandes à la base des feuilles . P. cerasifera (711) 10 Fleurs en bouquets latéraux dont les pédicelles naïssént tous du même point... #50 .,204, 4 CGR NSP IL Fleurs en grappes ou en bouquets dont les pédicelles nais- seat de points difiérents = 24 20 ONE 11 Fleurs naissant sur des petits rameaux ligneux, fruit non acide. 0 ni a nn ee NTI CREER Fleurs naissant sur les branches, fruit acide. P. cerasus (715) 12 Fruit petit, ovoide, un peu amer. . . . P,. avium (712) Fruit cordiforme à chair succulente . . . P.Juliana (743) Fruit cordiforme à sillon profond, à chair ferme . . ... ae id ee et pe ee a 00e oi 0 0 ONE 13 Fleurs en corymbes courts . . . . P. Mahaleb (716) Fleurs en grappes allongées . . . . . P. Padus (747) 12 155 SPIRÆA. Tige-herbacée: "ie ES SERRES Tige ligneuse::.:. "4 is) van ra pe8 CN OÉERRS 2 Feuilles obovales, fleurs en faisceaux latéraux . . : . ANT Ne Re DR REP RRE A S. obovata (718) Feuilles lancéolées, fleurs en panicule spiciforme. .- .°. PONS er se does 2e OS SUCER 3 Folioles des feuilles larges et dentées . . S. wlmaria (719) Folioles des feuilles étroites et pinnatifides. . . . . S. Filipendula (720) ton e e. e e . e e e 0 156 GEU. 1 Tige multiflore:- ‘5 1: 2 4e ARS Tige uniflore .. _. 4. .:,. . . + G. montanum(123}. 2 Fleurs jaunes, calice du fruit renversé . G. urbanum (721) Fleurs rougeûtres, calice du fruit dressé . G. rivale (722) 157 RuBus. Obs. Pour déterminer les Rubus, il faut avoir sous les yeux des rameaux fleuris, ayec une portion de la tige qui les porte, muuie de ses feuilles, et même un turion ou jeune pousse de l'ännée ; les difficultés s’«ugmenterant encore s'il se présente des espèces non décrites et il en existe un grand nombre, que nous n'avons pas insérées dans cette Flore, ne voulant pas, dans un genre si difficile, établir des espèces sur des échantillons d’herbier. Û 1 Tige frutescente, stipules adhérentes au pétiole . . : . 2 Tige courte herbacée, stipules naissant de la tige. . . . LUS TN R eo es à 8 2 OS 2 Feuilles digitées, fruit peu odorant . . . 4 . . . © 3 Feuilles inférieures pinnées, fruit aromatique . . . . DT AS EN FOOT PSN Fe USINE 3 Tige stérile, glabre, ni glauque, ni glanduleuse . . . .:4 Tige stérile (Turion) poilue ou glaaduleuse. . . , « . & ROSACÉES. &"Tige stérile poilue, ni anus: ni dt ES aiguillons conformes ”. . ; ï Tige glauque, ou glanduleuse, ou calice redressé sur le fruit ; aiguillons M on ee Re Me je Rte heltts 5 Calice reuversé après la fleuraison . , 4 « . « « . Caliee redressé sur le fruit ou étalé, . . . 4, . « . 6 Tige arrondie, ou à angles obtus . . TE Tige anguleuse à faces “planes ou canalieulées « + « » 7 Folioles latérales et inférieures des feuilles presque sessiles. Pie eriles péliolulées: . . 2 , 5. 8 Plante peu ou point glanduleuse- . . . . . . . . Plante chargée de soies glanduleuses . . R. serpens (727) Dé punile: fruit "14 ou 2 Lei MID GA te, ete Un se UE 10 Folioles presque toutes ternées, fruit glauque bleuâtre . . dr te ue je Ut COS (A0) Folioles larges ternées ou quinées, fruit noir violet . . EE ep Let AT COT OR OIL (732) 11 Calice grisâtre, pétales obovales. . . R. nemorosus (728) Calice blanchâtre, pétales orbiculaires. R. Walhbergii (731) 12 Feuilles presque toutes ternées , . . 4 . . + . . Feuilles de la tige la plupart quinées , . R. hirtus (735) 13 Plante robuste très glanduleuse, fleurs blanches . R. glandulosus (734) Plante gréle, peu ‘glanduleuse, "fleurs roses. . RP ns Vis 8 ss "À Sprengelii (769) 14 Feuilles des tiges principales la plupart ternées . . . . Feuilles des tiges presque toutes quiné-digitées . . , . 15 Feuilles blanches tomenteuses en dessous, . . . . . Feuilles vertes en dessous, ou seulement grisâtres . . . 16 Folioles suborbiculaires ondulées, bractées étroites trifides. : R. vestitus (747) Folioles ovales, longuement cuspidées, bractées foliacées . A ne. a SAT Gerenterte (TES) 17 Aiguillons des tiges principales droits ou seulement inclinés. Aiguillons recourbés RS RTC AE ea 13 Folioles grossièrement dentées à dents très inégales. . . Fohblesinementdenticulées. . :.. + .:.. . 14.1, % 19 Foliole terminale subitement enspidée. R. mueronulatus (755) Foliole terminale ovale acuminée, grisätre en dessous . M NS NT ne fe CNEPOEEn (758) 20 Folioles cordiformes , sépales à pointe foliacée . . . R. rosaceus ( 743) Folioles ovales ou obovales, sépales à pointe non foliacée , 183 10 11 13 15 25 16 17 48 22 20 19 Le] —_ 184 ANALYSE DES ESPÈCES 21 Pétales petits blanchâtres, à onglet très court ; anicule * étroite . . . . à + R.Menkei (757) Pétales rosés, rétrécis en ‘onglet, panicule étalée, . Prat 404 Ve et Vrai Ve la late les) tan 7e ÉRIC T EIRE (748) 22 Panieule très étroite, à pédoncules uniflores dans sa moitié supérieure. . . . . . R. Schleicheri (756) Panicule plus ou moins étalée, pédoncules la plupart ra- méux: eAnattfer leu don sisi AVC SENS 23 Sépales à pointe longue, presque foliacée , pétales rétrécis en-Onplets" 07e . R.scaber (736) Pointe médiocre, non foliacée, pétales presque sans onglet. 24 24 Folioles obovales à dents apprimées . A. apiculatus (754) Folioles cordiformes arrondies, à grosses dents . . tn eus . + . . R thyrsiflorus (746) 25 Aiguillons de la tige principale recourbés ou crochus, . . 29 Aiguillons de la tige presque tous droits ou seulement in- RMS ee AU à 0 ee à A 0 ONE 26 Tige principale cylindracée ou obscurément anguleuse RTE Tige tétragone ou sensiblement anguleuse., ,. , .*. . 27 27 Tige tétragone à faces striées, feuilles blanches en dessous. . =. R. bracteatus (744) Tige anguleuse, ‘feuilles verdätres en dessous. . FR UE UN 2 TE fusco-ater (753) 28 Foliole terminale obovale acuminée, calice chargé d’aiguil- lons . . . + R. Koehleri (752) Foliole terminale ovale arrondie, calice peu ou point muni d'aiguillons.. 4: .+ , ..'. . .: HBloram(fe) 29 Calice tomenteux, hérissé d'aiguillons, de soies ou de glandes 31 Calice tomenteux, inerme, sans soies ni glandes, . . . 30 30 Folioles pâles en dessous, à dents inégales, mais fines … . cuite Ro f0U0M151TeR) Folioles blanchâtres en dessous, grossièrement dentées. . SARA MIRE ASRPÉMREE ST RU STE PERS 31 Feuilles blanches en dessous... :, … .! LEONE Feuilles vertes ou päles en dessous. . . . . . . . 3 32 Pétales subarrondis, des poils mêlés aux glandes de la tige. . R. Radula (740) Pétales ovales, très atténués ; point de poils parmi les glandes se PRO ENE ANANENTEEN 1 EEE AC URSS ER ORNE 33 Aiguillons inégaux, tige stérile glanduleuse . . .,. . 34% Aiguillons égaux, tige presque dépourvue de glandes. . ce RMC ONS LD | LT Ut Reichenbachii (749) 34 Foliole terminale des feuilles obovale ou oblongue . . 35 Foliole terminale cordiforme arrondie , . À. infestus (750) 35 Pétales roses, à onglet très court. . :. R. Hystrix (738), Pétales blanchâtres atténués en onglet . R. pygmaus (737) ROSACÉES. 36 Rameaux florifères à angles aigus . Rameaux à angles arrondis, surtout à la base. R. Godronii (733) 37 Feuilles de la tige stérile toutes quinées . , . . + . Feuilles ternées, au moins en partie « « . + « . . 38 Plante robuste à aiguillons très forts . . R. tmmitis (730) Plante grêle à aiguillons faibles . . . R. Sprengelü (769) 39 Feuilles vertes ou grisätres en dessous. . . + … + + Feuilles blanches tomenteuses en dessous, « . +. . . 40 Aïguillons des tiges droits ou seulement inclinés . . . Aiguillons recourbés ou erochus, ,. . . + . .« . . ä1/Fige stérile. à angles prononcés . . . . . . . + Tige stérile cylindracée . . . . R. Schlechtendali 42 Feuilles molles, pubescentes en dessous. R. sylvaticus (763) Feuilles fermes, à la fin presque glabres. R. calvatus (764) 43 Panicule lâche et un peu glanduleuse . Panicule contractée et non glauduleuse.R. macr ophyllus (768) 44 Feuilles planes à dents mucronées . . . Hs ar Feuilles un peu piésses, à dents non mucronées . MAY. . EM NON Ne TEN LE carpinifolius (767) 45 Panicule étalée, fleurs blanches . ., . AR. vulqaris (765) Panicule contractée, fleurs roses, . . À. umbrosus (766) 46 Panicule étalée, très chargée d’aiguillons. R. villicaulis (762) ÉMIS COnRACLÉE 00 0. ere nine 47 Fleurs d’un beau rouge . . . . . * R. discolor (759) Fleurs d’un rouge blanchätre . . . . : Sie 48 Aiguillons velus, feuilles mollement see en Lite. . . R. macroacanthos (761) Aiguillons g glabres, feuilles argentées en dessous . . DU LU An ee Len CRS'arpenteus (760) 49 Feuilles blanches tomenteuses en dessous. us SP Feuilles vertes, seulement pubescentes en dessous . . . 50 Fleurs blanches ou blanchätres . + PUS RNB de LE CES Fléurs d’un beau rose. . .-. +, R. Arduennensis (772) 51 Feuilles des rameaux quinées et ternées . . . . . . Feuilles des rameaux toutes ternées ou simples . LU Re tomentosus (770) 52 Rameaux arrondis à la base . . . . +. R. collinus (771) Rameaux anguleux dans toute leur longueur . . . . . 53 Folioles ovales oblongues aiguës. . , A. ur soideus (73) Folioles presque arrondies , . . . : 54 Folioles arrondies à leur base. . . . R. Thuillierii (7 74) Folioles larges profondément en cœur à la base . . . Der E R. cordifolius { 73) 185 37 39 38 40 46 43 &t 42 44 45 47 48 50 99 51 52 53 54 186 ANALYSE DES ESPÈCES. 55 Feuilles peu ou point luisantes, à foliole moyenne cordiforme : ovale ou arrondie . Lie Pot ent Feuilles luisantes, à foliole moyenne ovale aiguë . . Ne US Dee à CODE PNEU OI TNA ARS (76) 56 Folioles cuspidées, plissées ou ondulées à la base . Folioles acuminées planes. . . . . À. suberectus (178) 57 Feuilles plissées, un peu velues en dessous, calice du fruit renversé. . . R. fruticosus (779) Feuilles ondulées à la ‘base, mollement vélues en dessous, calice étalé ou redressé. , , . . . R. affus (777) 158 FRAGARIA. 1 Calice très étalé, ou renversé à la maturité du fruit. . . Calce redressé sur le ‘fruit *.. "7.7, DO 2 Pédicelles garnis de poils couchés. . . F. vesca (780) Pédicelles hérissés de poils très étalés. . F. elatior (781) 3 Pétioles des feuilles hérissés de mois très étalés. à F. collina (782) Pétioles garnis de poils dressés . « F. grandiflora, p. 205. 159 COMARUM. à . =. . . . . . palustre (783) 160 POTENTILLA. 1-Fleurs-hlanches 2: 7 1 2 - 2 0e Fier ones 5, 40000 BOURSES 2 Planfe toute couchée du fampante : . -. . "0 Tigé droite; à +: . . . . . Pompes 3 Folioles des feuilles dentées sur presque tout leur contour, pétales dépassant peu le calice. . P. fragariastrum (185) Folioles des feuilles dentées seulement au sommet, pétales dépassant beaucoup le calice . . . P. Vaillanti (786) & Feuilles digitées ou palméess ::. 7 ONE Feuilles ailées ou pinnatifides , . . . . . . ... 5 Dents des folioles n’atteignant pas le tiers de leur largeur. Dents des folioles atteignant presque la moitié de leur largeur. 6 Fleurs presque toutes à cinq pétales. . . . . . . … Fleurs toutes ou plusieurs à quatre pétales. . . . . . 7 Feuilles soyeuses argentées en dessous. . P. aurea (788) Feuilles seulement velues et vertes en dessous. . . . . 8 Tiges un peu redressées, pédoncules rameux au sommet. . . P. verna (787) Tiges longuement rampantes pédoncules simples et uni- flores 2.00 27, RE SO ON 9 Feuilles pétiolées . . . P, procumbens (790) Feuilles de la tige sessiles ou à peu près. P. tormentilla (791) 56 57 & 12 ROSACÉES. 10 Tige un peu couchée à la base, feuilles blanches tomenteuses en dessous . . EE Tige droite, feuilles vertes en dessous. : P. récta (798) ( Sépales extérieurs au moins un tiers plus courts que les intérieurs . . 11 Pi jergentes Auct. [Sépatess extérieurs non un tiers plus courts que les intérieurs . ,. . . 12 Carpelles finement bordés, feuilles luisantes en dessus. . P. decumbens (795) Carpelles non bordés, feuilles opaques. SN ANT ETS 13 Tige droite ou redressée . ARR AAA RS LS Tige tout à fait couchée ou étalée - : . P. demissa (796) 14 Corymbe étalé, pétales arrondis à la base. P. fenuilaba (794) Corymbe serré, pétales en coin à la base. P. argentata (792) 15 Pédoncules flexueux en corymbe étalé, . P. confinis (793) Pédoncules droits en corymbe serré. ,. . P. cana (797) 16 Feuilles soyeuses argentées en dessous, fleurs d’un jaune d’or DÉS UDE P. Anserina (799) Feuilles non soyeuses presque glabres, fleurs petites d’un Me ne es. 0 P.'supina (800) 164 AGRIMONIA. Epines extérieures du calice fructifère étalées ascendantes. : A. Eupatoria (801) Epines extérieures du calice fructifère renversées en dehors. A. odorata (802) e LU - À L 0 . se L L e Li 162 ALCHEMILLA. 1 Fleurs pédonculées en corymbe terminal . PU RETER Fleurs sessiles agglomérées à à l’aisselle des feuilles . . dau ere de 0 s : A. Gfyénnis (806) 2 Feuilles vertes à lobes courts arrondis. . . . Feuilles argentées en dessous, à lobes lancéolés cunéiformes. RTE: St APE PARTS PARU PME (O8) 3 Feuilles un peu velues, fleurs en petits corymbes. . . À. vulgaris (803) Feuilles à poils soyeux brillants, ‘fleurs en petits fascicules. A. hybrida (804) 163 SANGUISORBA. 1 Tiges ? à angles saillants, feuilles un peu pâles en dessous. . . =. S. serotina (807) Tiges à angles filiformes, "feuilles slauques blanchâtres en dESSOUS ER. —. . . . . . . S. montana (808) 164 POTERIUM. 1 Fruit chargé de fossettes profondes. «.. » DAHES Fruit rugueux réticulé, mais sans fosseites profondes. joite 187 2 3 188 ANALYSE DES ESPÈCES. 2 Fruit à ailes en forme de crêtes très saillantes. . . P. platylophum (809) Fruit à ailes étroites et peu saillantes. P. stenolophum (810) 3 Plante hérissée, réseau du fruit très marqué . . EE guestphalicum (811) Plante glabre, réseau du fruit peu marqué. . AE CA RO RE TS A TE dictyocarpum (812) 165 Rosa. 1 Sépales dentés ou découpés, au moins quelques-uns, . . Sépales tous allongés et entiers. . . . . . . . 2 Fleurs rouges, roses ou blanches . . , . . . . . Fleurs d’un jaune prononcé . . . . . R. lutea (832) 3 Sépales pinnatifides terminés en pointe foliacée très saillante sur le bouton. . . . L Sépales peu découpés à pointe non foliacée dépassant à peine-le bouton 4. 6:40 14 AT ONE 4 Fleurs toujours: blanches . 7: .: 0 CR Fleurs rouges ou roses . . . + . . + + « + : 5 les soudés en colonne saillante . . -. . . . . . Styles courts non soudés en colonne . R. geminata (820) 6 Colonne des styles très hérissée. . . . . . . . . Colonne des styles glabre ou à peu près. . . . . . . 7 Tube du calice ovoïde, fleurs inodores. R. sempervirens (813) Tube du calice globuleux, fleurs odorantes musquées. , . A Nana n ee eue 00016 © A SCORE 8 Folioles luisantes, ovales SHpIIRRE assez grandes . . . . . R. bibracteata (814) Folioles petites obovales, d'un vert sombre et mat . . RU NS Dre ae ARS EN el SION arvensis (815) 9 Folioles mollement pubescentes sur les deux faces . . . Folioles non mollement pubescentes sur les deux faces. . 10 Folioles chargées en dessous de glandes souvent odorantes. Point de glandes en dessous, ou seulement sur les nervures pracipales tt 2.148 2e SU CONVONS 11 Styles en colonne plus ou moins saillante . . . . . . Styles non rapprochés en colonne . . . . . . . . 12 Fleurs roses ou rosées. . . «à RES Fleurs blanches, jaunâtres au fond : 1: LME SE 13 ‘Arbrisseau Assez élevé. -. , 02. 2 CSN Sous-arbrisseau. 2454". 11e. 00 CONS SNA 14 Feuilles non glanduleuses. . . R. systyla (816) Folioles parsemées de glandes en dessous, LA ROSACÉES. Femil.es velues seulement sur les nervures. . , « = R. leucochron (817) Feuilles velues en dessous sur toute leur surface. . . stylosa (818) 16 Pédoncules hérissés de soies glanduleuses, . . . . . Pédoncules lisses ou non hispides , . . 2 . 0 L . . . . . . . . - 6 0] 0 17 Feuilles plus ou moins velues en dessous . . . ,. , ht SiDres 0... 0 Lo à 18 Folioles simplement dentées. . a TO Folioles doublement dentées glanduleuses. SE bal Me No REC DR 0.00. -. 5... _. R. tomentella (80) 19 Fleurs roses, folioles ovales un peu pointues . Fleurs d’un blanc pur, folioles arrondies. R. obtusifolia (819) 20 Folioles velues seulement sur les nervures. , +: . . Folioles velues en dessous sur toute leur surface. , , . 21 Folioles ovales médiocres, tube du calice ovoide oblong. + . =. R. urbica (853) Folioles suborbiculaires très larges, tube globuleux ovoïde. RS ee es. BR: platuphuylla (854) 22 Féfonpules en bouquets fournis, folioles aiguës aux 2 bouts. R. corymbifera (849) Fleurs solitaires ou! peu nombreuses, folioles obtuses à leur ns ou Le un ue 93 Fleurs pâles:ou d’un-rose clair . . -. ... 4 er, Fleurs d’un rose très vif. . . . . R. erythrantha (850) 24 Folioles assez larges, ovales arrondies. À. dumetorum (852) Folioles petites, ovales aiguës . , . R. Deseglisei (851) 25 Pétales longs de 2 centimètres et plus. . . . . . . Pétales très petits, 14 centimètre au plus. À. aciphylla (844) 26 Sépales ne dépassant pas la corolle et renversés après la fleuraison. . . . Sépales dépassant la corolle ou redressés après la fleuraison. 27 Folioles des feuilles simplement dentées . . . . , . Folioles à dents surchargées de dents accessoires. . . +. AN Ediee void. .) : 4 + + de + +. D Ce urrond. . 0e", 7 SEEN. 29 Feuilles d’un vert mat. . . , . . . R. canina (840) Feuilles d’un vert très luisant. . ,. . R. nifens, p. 222. Feuilles glauques . . . . . . R. glaucescens, p. 222. 30 Folioles orbiculaires . . , . . . R. Schultzi (845) HAN ONAIES A it 4 de « à: fe sphærica (841) 31 Feuilles parsemées de Heques glandes en dessous . . : R. biserrata (848) Glandes nulles ou très peu sur les nervures principales, , 189 35 17 18 25 19 20 21 22 23 24 26 27 67 28 31 29 30 32 130 ANALYSE DES ESPÈCES. 32 Aiguillons épars, folioles assez larges . Aïguillons très rapprochés sur les rameaux, " folioles assez ROME NE EME er ete sde squarrosa (843) 33 Folioles ovales aiguës ou oblongues. , Folioles suborbiculaires . . ... . BR. Achari (86) 34 Jeunes De fortement lavées de rouge. , ST gt de" nuimundariensis (849) 4 | Pousses peu ou point rouges. . . . . R. dumalis (847) 35 Folioles pubesrcentes sur toute leur surface inférieure. . , Folioles glabres ou un peu velues seulement sur les jeunes FÉDMOD ue De LEE MALUS ne et RNCS 36 Folioles ovales aiguës, ou fleurs roses . . . , + . Folioles arrondies et fleurs blanches . , S Fra 37 Tube du calice hispide à la base, fleurs cale ñ. alba (864) Tube du calice lisse, fleurs assez petites . ; . + ,. 38 Rameaux armés d’aiguillons et de soies, , . . , , , Rameaux tout à fait lisses. , . . , À. incarnata (826) 39 Suipules éiroites toutes semblables . ,. . . . . . Stipules supérieures dilatées. 2 4 2 . + . «+ .* 40 Stylés’en colonne saillante :. ‘541 JOUR SO NNEN Styles non en colonne saillante. . , . . . . . . 41 Colonne égalant les étamines sur un disque conique. , . R. hybrida (829) Colonne plus courte que les étamines, disque. tronqué , Re t e e a 200 0, OCT NN 42 Fléurs rouges ou pourpres-, : ,:."4 -&.1t 060 FlAurS NOSESE ts en : rolore NP 43 Sous-arbrisseau droit atteignant joe à mètre, + . « Sous= à 1 & 200 6 7 8 10 t2 ANALYSE DES ESPÈCES. Fleurs en corymbe droit . . . S. granulata (1007). Fleurs en corymbe penché au sommet. S. penduliflora (1008) Feuilles relevées ea dessous des nervures très saillantes Nervures des feuilles peu ou point saillantes . Feuilles à trois ou cinq lobes arrondis obtus mutiques . . S. exarata (1013) Feuilles à à cinq ou sept lobes lin: éaires Le mucronés. É ) S. pedatifida (1014) Tige entourée de rejets RE en gazon épais . Ù S. hi ypnoïdes (104) Tiges dépourvues de rejets, plante non gazonnante : Racine munie de petits tubercules, tige assez élevée. Racine fibreuse, tige très basse . . S. tridactylites (1006) 206 CHRYSOSPLENIUM. Feuilles ne et rétrécies à la base. . 3 Ce oppositifolium (1016) Feuilles Le et D RU à la ft à RE Von BE CRE =. allernifolium (1017) XLV. OMBELLIFÈRES. 207 HYDROCOTYLE . . . . . . . vulgaris (1018) 908 SANICULA. . . . . . . . . Europæa (1019) 209, ASTRANTTA : . 0 4) + NON 210 ERYNGIUM. Feuilles plusieurs fois pinnatifides . E. campestre (1021) Feuilles seulement sinuées lobées . E. marilimum (1022) 211 CICUTA 2 EI 20 MON ES MRMNRNES 240 ADIUM 122 0 00 1000 CT Ole 213 PETROSELINUM. HREHFE SAUMUR, feuilles deux ou trois fois ailées. . P. sativum (1025) Fleurs blanches. feuilles simplement ailées. . Pot 448 ; RES P. segetum (1026) 214 vs Lau We LR tu. 01.11 0060) 215 HELOSCIADIUM. Ombelles CORDES de deux à trois rayons. . M: 2 inundatum 1030) Ombelles composées de plus de quatre rayons Ombelles sessiles ou à pue très court. . H. nodiflor um 1 (1028) Pédoncules des ombelles aussi longs et plus longs qu’elles- Lite tt le RU ANQRe UE ECO . . H, repens (1029)' 216 Prycaoris . . . . . . . heterophylla(1051) 97 LFALGARIA 12 08 2 0e ee NON 8 , OMBELLIFÈRES. AA MSN: ur 6 0 dt aout at Aniomaänc (1033) 219 Au. 1 Feuilles inférieures à folioles ovales lancéolées . . | dci: aie 5e . A. rap (1034) Feuilles toutes découpées. 2 Glauque, feuilles inférieures à segments béton , A. glaucifolium (1035) Vert, feuilles inférieures à segments cunéiformes. . 1 143 SCANS PIERRE EE À. intermedium (1036) 220 ÆGOPODIUM. . . . . . . Podagraria (1037) 221 CARUNM. ‘ 1 Ombelle munie d’un involucre à sa base. Ombelle dépourvue d’involucre . . . . €. Carvi (1039) 2 Racine tubéreuse, folioles des feuilles linéaires et assez longues . C. Bulbocastunum (1040) Racine fibreuse , “folioles des feuilles capillaires et très courtes . . . . . . . . C.verticillatum (1038) 222 CONOPODIUM. . . . . . . denudatum (1041) 223 PIMPINELLA. Tige phpieuse, folioles des feuilles radicales Ar . P. mayna (1042) Tige à peu près cylindrique, folioles des feuilles radicales HESSIESA, . . - . . . . . P. Saxifraga (1043) 224 SIUM. 1 Feuilles seulement He ombelles terminales Feuilles incisées, ombelles latérales, opposées aux feuilles. M NUITS. ungustifolium (1045) 2 Racine fibreuse, ombelle de douze à dix-huit rayons. . . . S. latifolium (tous) Racine tubéreuse, ombelle de six à douze Yayons . ee at ST UM, À “274 225 BUPLEVRUNM. . 1 Feuilles supérieures traversées par la tige, . . . . pe IONéES. 0 PNR TAXE 2 Ombellules composées de trois à cinq fleurs .. . . . . Ombellules composées de plus de six fleurs, 3 Fruits grenus tuberculeux . . . . B. tenuissimum (GG) Fruits lisses non granuleux . . . . . - : 4 Plante très grêle à rameaux apprimés . . B. affine (1027) Plante robuste à rameaux paniculés. B. Jucquinianuwm (1048) 5 Tige ligneuse, élevée au moins d’un mètre. , SES . B. fe uticosum (tst) Tige non ligneuse, médiocrement élevée. . 2 biahotes de l'involucellé- ovales». 4 2 HT RNA PINNE Folioles de l’involucelle laneéoléés . . 4, 7, (OA! a CS 13 © SE - 202 ANALYSE DES ESPÈCES. 7 Involucelle dépassant beaucoup les fleurs. . ia: À aristatum (1049) Involucelle ne dépassant pas les fleurs B. falcatuni (1950 8 Feuilles ovales ou ovales oblongues. . B. longifolium (1054) Feuilles linéaires ou linéaires lancéolées . LR ter ANUS AE ranurculoïdes (1055) Feuilles de la tige ovales arrondies, fleurs d’un jaune pâle. B. rotundifoliuim (1052 Feuilles de la tige oblongues allongées, fleurs d’un jaune vif. À se. + . . . . . B:protracmls) e 226 OENANTHE. Ombelles latérales et opposées aux feuilles, . . . . Œ. Phellandrium (1056) Ombelles terminales. RSR RE AT CR 2 Ombelles FORROGÉS de trois ou pe rayons . AE istulosa (1057) Ombelles composées de plus de cinq rayons . Lobes des feuilles supérieures linéaires entiers Lobes des feuilles an cunéiformes incisés . : (Œ. crocata (1062) Point pes A extérieurs moitié plus grands que les autres, . . tes) ÉDE peucdanifolia (1058) Un involucre, pétales extérieurs n'étant Fa moitié pus grands que ‘les autres . Tige cannelée anguleuse, fibres de He racine rentes en tu- Qe ES ot bercule À Tige striée cylindrique, fibres de la racine fi! iformes très peu renflées . . . . (Œ. Lachenulii (1060) 6 Folioles des feuilles radicales Fat styles au moins aussi longs que le fruit. . . Œ. pimpinelloides (1061) Folioles toutes lancéolées, OIES moitié pe courts que le ut OMR ER EP LEE Œ. media (1059) 297. ÆTHUSA: 2 - . .. : . . cyan 228 FOENICULUM. . . . . . . . officaale (1064) 229 SESELI. 4 Ombelle de six à dix Fons involucelle ne dépassant pas les ombellules Ombelle de quinze à trente rayôns, involucelles plus longs que les ombellules . . . . . . S.coloratum(1068) 2 Feuilles à pétiole fortement creusé en gouttière . Pétioles non canaliculés . . . . . S. glaucum, p. ‘279 Segments des feuilles relevés en dessous d’une côte aigué et saillante . SHARE TRES Segments à côte nulle ou très peu marquée. Ë RTL Ë ; S. glaucescens (1066) œ OMBELLIFÈRES, 4 Tige gréle, peu rameuse, styles du fruit dépassant le stylo- pode . . .… $. montanum (1065) Pige à à rameaux ét talés, styles dépassant àpeine le stylopode. S. vulgatum (1067) Le 230 LiBANOTIS. Folioles des feuilles ovales rhomboidales incisées . ù L. montana (1069) Folioles 1 toutes s découpées en lobes linéaires . : , L. daucifalia (1070) M D ue sn, opte (1871) 232 SILAUS. Involuere presque nul, lobes des feuilles linéaires élargis . S. pratensis (1072) Involucre polyphylle, lobes des feuilles linéaires étroits. : : S. virescens (1073) 233 x. Feuilles découpées en lanières fines comme des cheveux .. . M. athamanticum (1074) Feuilles découpées en lobes linéaires lancéolés 5 RS M. mutellina (1075) 231 ou marre cu e Lee ce MOT (AUTO) MORE DENISLICUM . . . . . . . :. oficmak:(1077) DIBREEINUM. 2. . .: ,° « ,cqroifoha (1078) 237 ANGELICA. 4 Folioles des feuilles ovales ou lancéolées dis, ombelles fournies . folioles découpées en lanières linéaires, ombelles ‘de trois à sept rayons . . . .. + + À. pyrenæa (1081) 2 Folioles des feuilles non A érons sur le pétiole . A, sylvestris (1079) Folioles supérieures décurrentes sur le pétiole . ! SM. à PIRE A. montana (1080) 238 PEUCEDANUM. Mn Dnehes on rosées .. . .: 4 dr Le tr, Fleurs jaunes ou jaunâtres 2 Folioles des feuilles linéaires entières, omble “e vingt à trente rayons . . P. officinale (1082) Folioles des feuilles ovales pinnatfides, ombelles n'ayant pas vingt rayons . . . . P. alsaticum (1085) 3 Jeunes ombelles munies d’un (ivoliére: involueelles à . de quatre folioles ! Ombelles sans involucre, involucelles de deux à quatre fo- HADIeS à . . P. carvifolium (1084) 4 Tige ferme et HA sStriée: . : - Tige très fistuleuse et fortement sillonnée. P. palustre (1088) 203 > © 204 ANALYSE DES ESPÈCES. 5 Folioles des feuilles toutes linéaires étroites allongées et en- HIOrES TU . P. Gallicum ne) " Folioles des feuilles ovales dentées ou lobées. . 6 Folioles des feuilles larges, glauques, fermes, ovales done . P. Cervaria (1086) Folioles des feuilles cunéiformes trilobées. J CLR PE ASE P. Oreoselinum (1087) 239 es UT TE EEE) 240 ANETHUM. Fruit (mûr) ovale arrondi et entouré d’un bord assez large . . A. graveulens (1090) Fruit ovale allongé et entouré d’un bord très étroit . . RE RES Et OR A. segelum, P. 286 ou Pas Tata 1 Tige cannelée, anguleuse. Tige seulement sillonnée et eylindracée. SA opaca (1094) 2 Ombelle de six à dix rayons. sa N°00 PI ENS RRRRRES Ombelle de dix à vingtrayons . . . . P. sativa, p. 287 3 Tige à angles très prononcés, rameaux étalée. ‘ ee pratensis (1092) Tige à angles peu ‘saillants, ‘rameaux dressés ; te P. propinqua, p. 286 942 HERAGLEUN. 1 Pétales extérieurs de l’ombelle plus grands, ravonnants . . Pétales jaunâtres, non rayonnants . . /1. Lecoquii (1093) 2 Fruit (mür) obovale sensiblement rétréci à la base . Fruit presque orbiculaire à peine rétréci à la base 3 Lobes des feuilles oblongs élargis . . H. pratense (1095) Lobes des feuilles lancéolés étroits . Æ. angustatum, p. 758 4 Bandeleties de la commissure égalant prés la moitié du méricarpe . 5 H. æstivum (1096) Bandelettes de la commissure égalant : à peine le tiers du mé- nicarpe nee LU. . . H. cccidentale (1094) 243 TORDYLIUM . . . . . . .: maximum (1097) 244 LASEPPITIUM. Folioles. des feuilles larges obtuses, fruits glabres . L. latifolium (1098) Folioles à | segments lancéolés, fruits hispides. se PO STE M PNR LT L. pruthenicum (1099) 2451 DAUGUS AL, 5... 0. OMR) 246 :ORLAYA. 1... |. : 1 grandifiora Poe 247 CAUCALIS. Aiguillons du fruit lisses et seulement crochkus au sommet : ; C. Daucoïdes (4102) Aiguillons du fruit “chargés d'aspérités et terminés par plu- sieurs crochets . . © . . . *C. leptophylla, p:296 CMBELLIFÈRES 248 TURGENIA . . . . . . _. , -latifolia (1103) 249 ToriLis. 14 Ombelles pédonculées et terminales. . . af ANS Ombelles presque sessiles et opposées aux feuilles « . DE à ET SEE et DATE ORE (1108) 2 Involucre formé de rs ou F folioles. . T. Anthriscus (1104) Involucre nul ou àfune seule foliole. . . . . . ... 3 Feuilles toutes à folioles incisées dentées. . . , . . Feuilles supérieures simples linéaires entières . 2. 1]. heterophylla (1107) 4 Styles Aébsant à peine le disque qui les porte . . T. helvetica (1106) Styles deux ‘où ‘trois fois “plus longs que le disque qui les 0 2. 4) . TT. néglecta (1103) 250 SCANDIX . . . . . pecten veneris (1109) 251 ANTHRISCUS. 1 Fruits hérissés d’aiguillons crochus et blanchâtres . . SL ere. nue (1110) Fruits lisses ou sans ‘aiguillons PES 2 Ombelles latérales sessiles et à quatre d cinq ONE ie A. Cerefolium (1111) Ombelles terminales pédonculées et à plus de cinq rayons. 3 A'sgluestris (1412) 252 CHÆROPHYLLUM. 1 Tige parsemée de taches rougeûtres, styles ne dépassant pas le disque qui les porte. . . . . C.temulum (1113) * Tige non tachée, styles plus longs que leur disque . . . 2-Feuilles/plus ou moins veMes .” . , . . . . . : Feuilies glabres luisantes. . . . . C. umbrosum (1114) 3 Folioles incisées ou pinnatifides, futies ciliés. . = C. hirsutum (1116) Folioles terminées en une longue pointe dentée, pétales nee. CG: curéum: (1645) DRE RREMS . . : . ,.. . ...." odorata (1117) 2SAICONIUM. - . . . . :+ . maculatum (1118) 255 SMYRNIUM . . 4 .:,. « À . olusatrum (1119) DD6UBIFORA +, . , . . ., . testiculata (1120) 957 CORIANDRUM. . . . . < . sutivum (1121) XLVI. ARALIACÉES. mm Vu 2 5% Helix:(1422) 259 CORNUS. Fleurs blanches naissant après les feuilles, fruits ronds et noirâtres. . Na Ge ‘sanguinea (1123) Fleurs jaunes naiseant avant les feuilles, fruits oblongs et roùgeñlres. . PAL ONANER OR) . C. mas (1124) 205 2 4 2 3 906 ANALYSE DES ESPÈCES. 2 Lie XLVII. LORANTHACÉES. 260 ViSCUM + . +, CRIME XLVIII. CAPRIFOLIACÉES. 264 ADOXA . . . . . . . moschafellina (1126) 262 SAMBUCUS. Tige ligneuse Bi Le ge dau at Na TT Tige herbaéee er At dual 0 60 SEE) Fleurs en cimes ou corymbes planes . . %S.nigra (1128) Panicules ovales et serrées en thyrse . S. racembsa (1129) 263 VIBURNUM. Feuilles ovales et seulement dentées . V. Lantana (1130) Feuilles à trois ou cinq lobes pointus. . V. opulus (1131) 264 LONICERA. Fleurs terminales et en bouquets Fleurs géminées à l’aisselle des feuilles Feuilles supérieures soudées ensemble et traversées par Ja tige . Feuilles toutes distinctes par la base. L. Periclymenum (1132) Bouquets de fleurs Re au centre de la dernièré feuille, . : . L. Etrusca (1133) Bouquets de fleurs ‘sessiles au centre de la dernière feuille, Pointe des rameaux glabre, corolles rouges en dehors . UE caprifolium (1134) Pointe des rameaux pubescente, coroiles d’un rose très pâle en dehors. . . Re 0 Fleurs blanches en dote À Fleurs roses ou rougeûtres en dehors Feuilles velues NE en dessous, baies rouges ! L. Xylosteu (1136) Feuilles glauques presque glabres, baies bleuâtres j L. cœærulea (1138) Feuilles che LÉO à À bas qu’au milieu, baies noirâtres L. nigra (1137) Feuilles plus larges au milieu qu” à la base, baies rouges. . : à L alpigena (1139) XLIX. RUBIACÉES. 265 RuBrA. : Feuilles veinées en dessous, lobes de la corolle insensible- ment rétrécis en pointe. , . R. linciorum (1140) Feuilles non veinées, lobes de la corolle subitement rétrécis CRADOUO ST HS PMR RARES R. peregrina (1141) RAUPBIACÉES. 266 GALIUM. 1 Fleurs jaunes ou jaunâtres, , . . ne Ma eus Fleurs blanches ou blanchâtres ou rosées. - RATER IS PRE 2 Tige dressée et plus ou moins velue. . . . . . . . Tige couchée et toute glabre. . . . G. arenarium (1147) 3 Feuilles ovales, ne par que, fleurs axillaires. . -.. G.Crücitia (1149) Feuilles linéaires ver ticillées, ‘fleurs en panicüle. "07: & Fleurs jaunes en panicule étroite . . . G. verum (1144) Fleurs jaunatres en panicule lâche. : .. .. “", , : 5 Feuilles inférieures ovales lancéolées. . ,. . . ,. . re toutes lancéolées étroites ou linéaires. . D RO ETC da bTONME (1145) 6 Fons p presque toutes pubescentes en dessous. . . 11 Se 4 +) . . G. approximatum (1146) Feuilles glabres, excepté les inférieures. . ue vai PSS AREA RO PE D G: neglectum (1159) 7 Tiges bordées d'aspérités ou de petits aiguillons crochus. . Tiges glabres ou pubeæentes, mais sans aiguillons erochus. 8 Feuilles verticillées quatre par quatre. . . . . . . . Feuilles verticillées par six à douze, ,. . . . . . J Feuilles-marquées d’une seule nervure. _. .. , _, _. _. Feuilles marquées de trois nervures. 4. . . . . . 10 Tige faible, feuilles ovales obtuses, fruit hérissé de longs poils. . . . _G. rotundifoliun (1143) Tige roide, droite, feuilles “lancéolées, fruit non hérissé dé longs poils. M nina ei ire re 200 -O0PEME (EE DA) 11 Plante étalée ou dressée, non appliquée sur le sol. . . . Plante entièrement couchée, appliquée sur le sol ou pen- 2 :. G. rupicola (1165) 12 Pédoncule$ fructifères très divergents, feuilles par quatre à SES à, Pédoncules rapprochés non diver gents, ‘feuilles de la tige par Rte 0. . , . . G, coustrictum (1t66) 13 Plante grêle, pédoncules fructifères déjetés renversés. . hier trate palustre (1164) Plante robuste, pédoncules étalés, mais non renversés. . NL ur se ut Le G. elungatum (1163) 44 Tige N peu près cylindrique . . . G. sylvaticum (1161) Misorqhadrangulaire. 31% a ee Dell eue 15 Fruits tuberculeux, fleurs en bouquets serrés. . 5 … G. savatile (1155) Fruits lisses ou un peu “chagrinés, fleurs en coryrubes lâches, 16 Feuilles linéaires lancéolées ou élargies vers le sommet. . Feuilles linéaires très étroites, fleurs extrémement petites. . CG, divaricatum (1168) » . , L , L ° ° 0 , 208 ANALYSE DES ESPÈCES. 17 18 19 20 21 22 23 24 31 32 Tige soufent très élevée, lobes de la corolle terminés par un filet très aigu. . Tige atteignant au plus 3x4 décimètres, lobes de la “corolle. seulement ASS 0 PA SR RON ESS Feuilles verticillées par six à huit. . : SE INT SAS Feuilles verticillées par neuf à onze, , . G. Timeroyi (1153) Tige redressée au sommet, feuilles peu rudes sur les bords. Tige tout à fait couchée, feuilles rudes. : : VOS Feuilles linéaires élargies, accrochantes sur AE bords:1223 . .. (. supinum (1152) Feuilles linéaires étroites. non xécrochäantes Pare ART D ANERUE ERREUR (1454) Feuilles bordées de petits aiguillons et à nervure saillante, Feuilles lisses sur les bords, à nervure non saillante . . . Plante en gazon touffu, d'un beau vert. G. montanum (1148) FE lâches, ne formant pas de gazons touffus . LT eee Ut GAS (ner tee AT PRE TETE sylvestre (1149) Tigè rameuse seulement au sommet, . . G.læve (1150) Tige rameuse presque dès la base. . G. commutatum (1154) Feuilles minces ou veinces. . . Feuilles un peu épaisses, sars veines saillantes, ‘excepté la CUS US ECTS Jin a OS I ENNEENSESSS Feuilles courtes, rt bite mucronées, . . G.elatum (1156) Feuilles allongées, oblongues ou ‘linéaires mucronées, . SENS D NS TES .. . . G. dumetorum ie Tige tombante, feuilles courtes, obtuses MUCENRES : Re (1158) Tige dressée, feuilles allongées, un peu RE : D MR Due et et RE etui 0e Se SOS 160) Fleurs d' un beau blanc. . . Es Le NOR Fleurs d’un blanc sale ou verdà âtre. D ét CCE RE Fruits tuberculeux, feuilles d’un vert tendre et très rudes sur les bords. . . . . G. uliginosum (1167) Fruits lisses, feuilles un pou rudes sur les bords. Lines Fruits hérissés ou fortement tuberculeux, plante très rude, accrochante.” . 7) FORTE Fruits seulement chagrinés, plante un peu rude. #00 Rameaux de la panicule, longs et presque capillaires. . . Rameaux courts et non capillaires. 2: Rameaux presque lisses. , . . . G. divaricatum (1168) RAROQURAUAES ARRETE. G. tenuicaule (1169) Feuilles six à six, ER plus longs que la fleur . . 7 PERTE anglicum (1170) Feuilles huit à huit, ‘pédicelles dépassant : à peine la fleur. . RE SR 1, SG RS 22 23 25 26 28 29 11 33 30 31 32 RUBIACÉES. 33 Pédicelles du fruit droits et plus longs que les feuilles. . Pédicelles du fruit recourbés et ne dépassant pas les feuilles. 34 Tige renflée et hérisste aux nœuds. . . G. aparine (1172) Tige nou renflée ni hispide aux nœuds, G. Spurium (1173) 35 Feuilles rudes de bas en haut, pédicelles très recourbés à plus longs que le fruit, . . . G.tricorne (1174) Feuilles rudes de haut en bas, pédicelles peu recourbés et plus courts que le fruit mur, . . G.saccharatum (1175) 267 ASPERULA. HR hAnChesquroses., -. . ©: . ….". ). EMMA DIENES UE .. < . . . : A. ‘arvensis (1180) 2 Feuilles lancéolées élargies, fruits hérissés. À. odorala (1177) Feuilles linéaires étroites, fruit glabre. . . TE EE ME A 3 Feuilles glauques, verticillées par six ou huit . . S SRE PA: Galioïdes (1176) Feuilles vertes, opposées ou verticillées par quatre à six. . 4 Feuilles verticillées, . . Per hest rte. DUR TEle Feuilles presque toutes opposées. . . A. Cauviniæ (1179) > Tige étalée, feuilles quatre à quatre, bractées mucronées, fruits granuleux. ARE Pate A. Cynanchica (1173) Tige dressée, feuilles six à six, bractées non mucroncées, Mie iéées = 0 D + … A. tincloria, p- 310 268" SHERARDIA . . . . . . . . arvensis (1181) 269 CRUCIANELLA . . . . . . angustifolia (1182) L. VALÉRIANÉES. 270 VALERIANA. t Feuilles supérieures profondément lobées ou divisées . Feuilles toutes entières ou dentées . . V.7 montanit (1187) Feuilles de la tige opposées deux à deux . . . . . . Feuilles de ia tige disposées trois à trois. V. {ripleris (1186) 3 Tige élevée de 5 à 10 décimètres, fleurs hermaphrodites. . Tige n'ayant pas 5 décimètres de h: auteur, fleurs souvent uni- 5 Ones 4 Feuilles radicales pinnatifides à lobes écartés, fruits glabres. PR ER PE oficinalis (1183) Feuilles radicales entières ou seulement incisé es, fr FA velus 0 5 OL ER. Phu, p ». 311; Racine grêle et munie de rejets rampants. V. dioïca (1184) Racine renflée en tubercule et sans rejets rampants. k A à :,. 7, ,. V.tuberosa (4185) 271 CENTRANTHUS. Feuilles ovales, éperon deux fois plus long que l'ovaire. . ; . . . C. latifolius (1188) Feuilles linéaires, éperon ne dépassant! pes l'ovaire . . ; C. angustifolius (1189) A, 14, LE A . . . . . . . . . . 209 34 39 12 x = 210 ANALYSE DES ESPÈCES. Fe Co =0 272 VALERIANELLA. Fruit surmonté par une ou plusieurs dents droites, petites ou peu distinctes. . . 3 Fruit couronné par des dents crochues et très visibles. : Bord du fruit tronqué obliquement, et dont uné dent est plus saillante que les autres. . . . Aude Limbe du fruit à dents séparées où presque nulles ER Fruit marqué d'un sillon sur le bord et de deux côtes sur les cotés RTE . _. V. olitoria (1190) Fruit creusé en nacelle d'un côté et relevé en carène de LAPS 23 ue à MN ae NE PSS (1191) Limbe du fruit évasé, veiné et aussi large que lui-même: à V. eriocarpa (129) Limbe oblique et plus étroit que lé Mit, "CES Fruit presque glubuleux et surmonté d’une dent en jasihe d'oreille de chat. . . 5 20 VATRES Frait ovoide et surmonté par un limbe denticulé soie On ER UPS OR A RS (1193) Dent principale entière. . . 3 à auricula (1192) Defñt principale pr ant d’autres petites dents sur les côté Re Arte SU eetone ete MONNIER Limbe du fruit A par trois dents roides et crochues. . . = V. echinaft, p. 314. Limbe du fruit ouvert en forme de corbeillé à &it où dix HERO ADR EC RE PTS ON URES +: 5 TER Couronne du fruit hérissée à l’intérienr. V. discoïdea, p. 313. Couronne du fruit glabre à l’intérieur . V. hamata (1495) L LI. GLOBULARIÉES. 273 GLOBULARIA. . . . . . . . vulgaris (190) LI. DIPSACÉES. 274 Dipsacus. Feuilles sessiles, têtes de fleurs grosses et allongées. . . Feuilles pétiolées, têtes de fleurs médiocres et arrondies. £ PÈRE D at Le DT oNSL Le ESP (1200) Paillettes des for droites . . Paillettes des fleurs crochues ou arquées. D. fullonum (1198) Feuilles glabres entières, ou dentées, ou sinuées. . : . =. D. sylvestris (97) Feuilles poilues et profondément découpées . re Ne ENS RE PA | laciniatus (1199) 275 Kx AUTIA. Fruit couronñé par une aigrette plus courte que lui. : + Aigrette presque aussi longue que le fruit. . PNR Se 08 OURS Met e EU CLR UE dipsacifolia, 2. 316. DIPSACÉES. 2 Feuilles supérieures entières. , . . AUS RE CRE Feuilles supérieures incisées ou pinnatifides : se rie 3 Fleurs extérieures de l’anthode plus grandes, rayonnantes. Corolles toutes égales, non rayonnantes. À. campestris. p. 316. 4 Feuilles presque toutes DrOPMeMeE découpées. . se D OnIÉ. ATUVENSS (1201) Feuilles la plupart AR re a ne RD UE . 5 Tige simple, feuilles pâles, lancéolées. X. indivisa (1202) Tige rameuse, feuilles d’un beau vert, ovales. . HE CRE RARE PO E puberula (1203) 6 Feuilles ov Me ou Gblongues, velues et dentées . Feuilles lancéolées entières et glabres. X. longifolia (1206) 7 Feuillès ovales, presque subitement terminées en pointe longue et entière. . . - K. cuspidata (1204) Feuilles Peu, insensiblement rétrécies en pointe. Na NES . K. sylvalica (1205) 276 ou. 1 Feuilles découpéés en lobes étroits et allongés : . Feuilles entières ou seulement dentées. . S. succisa (1214) 2 Feuillés Supérieures entières, ciliéés de longs poils bläncs: 52 S. ukranica (1207) Feuilles découpées, glabres ou velues, mais non ciliées. 3 Feuilles radicales pubescentes plus ou moins crénelées. . Feuilles radicales glabres et très entières, fleurs odorantes; : x M NC Lui S cuaoedlens (1212) 4 Soies Fo bc au moins 4 fois aussi longues que la cou- ronne où il est piacé . Fe a Soies du calice au plus 3 fois égales à la couronne . 5 Tige élevée, soies 4 fois aussi longues que la couronne. Tige de 2 à 4 déc. , Soies LENS plus de 4 fois la couronne. : Le PH te Lt 0 1SDPOU ALLIE) 6 Plante dur vert gai, soies munies d’une nervure en carène. PRO UNe dt ous de HÉGNS ARE Plänte vert foncé, soies sans nervure. S. Columbaria (1208 7 Rameaux étalés, feuilles de la tige 2 ou 3 fois pinnatifides. S. patens (1210) Raméaux dressés, feuilles 1 ôu 2 fois pinnâtifides. à Ë 3 2H NS RUE S. permixta (1211) LIT. COMPOSÉES. 277 EuPaToRtUM. . . . . . cannabinum (1315) 278 ADENOSTYLES, . . . . . . Petasites (1916) 279 Perasires. 1 Fleurs rougeñtres. . : : A: Fleurs d’un blanc jaunâtre, M RS 7 (1219) 1 ct 12 2 3 4 6) > 19 ANALYSE DES ESPÈCES. Thyrsé cylindracé, fleurs à odeur suave. P.pr afensis (1218) dirse ovale, rétréci au sommet, point d’odeur suave, , RER EUR TRE TES EME CT (1217) 280 ŒUSSILAGO.. ,:.: . , . Foret 281 ASTER. Plante plus ou moins velue ou rude. . . . . . . Plante glabre un peu charnue et lisse. A. Tripolium (1223) Feuilles pétiolées, écailies de l’involucre obtuses. . A. amellus (1221) Feuilles sessiles embrassantes, écailles pointues. . 7 PONS Ce A AMIE Belqi (1222) 289 ERIGERON. Fleurs d’un blanc jaunâtre en grappe le long des rameaux. . . EL. canadensis (1224) Fleurs purpurines, peu ‘nombreuses sur chaque rameau, , Rayon de demi-fleurons dressé à peine nes 6 que le disque. . USE Rayon étalé deux fois plus long que le disque. : RUES Dre E. alpinus (1227) Rameaux multiflores, Acte bncbtre. . E. acris (1225) Rameaux uniflores, aigrette rousse. . Æ. serotinus (1226) 283 BELHIS:-,. .. 1: tr 5: DOM) 284 SOLIDAGO. Feuilles plus ou moins dentées. . Feuilles très entières. . . . . S. lithospermifolia (1234) Feuilles plus ou moins velues. , . . . . Feuilles glabres. . . . 2 . S°4labre(t229) Panicule formée de grappes He 61.73 PSI Panicule composée de grappes arquées. S. canadensis (1232) Panicule large el comme pyramidale. . S. Say p. 324 Panicule étroite et oblongue, ou en tête. . . tue Anthodes portés par des pédicelles plus longs qu'eux. . À S. serratifulia, p. 324 Anthodes à pédicelles courts. + > Involucre oblong, et n’avant pas 8 millim. de diamètre. . Involucre ov ale. ayant 8 à 10 millim. de diamètre. . Dies, 50: 2008 SONORE (1231) Feuilies vert foncé, panicule allongée. S. Virga aurea (1229) Feuilles vert clair, panicule courte en tête serrée. . Mie on ee OO MORE (1230) 985 LINOSYRIS. Dur 0, ee ON ON 286 MICROPUS. .7. . SIC 237 INULA Feuilles fortement décurrentes le long de latige. . DL Te (1239) Feuilles point ou légèrement décurrentes. ; LE] COMPOSÉES. 2 Demi-fleurons du rayon trifides et très peu saillants. : le US zu : (1238) Demi-fleurons entiers et saillants. 3 Folioles de l’involucre ovales et larges d’un centimètre au moins. . . . . I. Helenium (1237) Folioles de l'involucre linéaires ou lancéolées, et n ‘ayant pas un centimètre de largeur. AREAS CE SP AE ARE GE & Panicule très visqueuse Fleurs solitaires ou en corymbe non visqueux. 5 Demfi-fleurons d’un jaune très pâle, plante très fétide. . . . . . L graveolens (1245) Demi-fleurons d’un beau jaune. 1. 1 0. 1 Auistosa, p.328 6 Feuilles mollement pubescentes, surtout en dessous. Feuilles 2labres on parsemées de quelques poils rudes. 7 Pédoncules hispides, folioles de l’involucre hérissées et for- tement ciliées sur les bords. . . . . L. hirla (1243) Pédoncules non hispides, involucres glabres ou très légère- ment ciliés ce DRE SP PM OT ER AIM CAE CARTER APE SO 8 Feuilles charnues très glabres, linéaires obtuses ou trifides. I. crithmoïdes re Feuilles non charnues, rudes et élargies . 9 Feuilles cordiformes amplexicautes. . . L. salicina (1242) Feuilles arrondies à la base et simplement sessiles. . £ eee EE L. squarrosa (1241) 10 Demi-fleurons très petits et dépassant à peine l’involucre. . AS L. Pulicaria (1247) Demi-fleurons allongés et dépassant beaucoup l’involucre. . 11 Feuilles cordiformes amplexicaules, fleurs en corymbe . Feuilles non embrassantes, fleurs Rerque toujours solitaires Te, [. montana (1244) 12 Plante pubescente, feuilles ondulées, folioles extérieures de linvolucre ne dépassant pas les intérieures. . s 1 Dysenterica (1948) Plante un peu laineuse, feuilles planes, folioles extérieures de l’involucre très allongées . . . Î. Brilanica (1240) 288 BUPHTALMUM. . .. . . . . salicifolium (1249) 289 HELIANTHUS. Feuilles pétiolées cordiformes, fleurs très grandes et raie ÉRRAIFOS … . RER annuus (1250) Feuilles supérieures essiles, ob'ongues, fleurs médiocres en ARMES 50... . . .. H.tuberosus:(125f) 290 BIDENS. Feuilles divisies en trois où cinq folioles. B. fripartift (1252 Feuilles indivises et seulement dentées . LB. cernuu (125: 215 SL 11 12 214 ANALYSE DES ESPÈCES. 291 ANTHEMIS. 4 Demi-fleurons entièrement blancs . . « LS DURE Deni- PURES dans leur partie inférieure : gra . À. mixfa (1956) 2 Les des feuilles Bret et aigus, tige multiflore. . es des feuilles épais et un peu oblus, tiges portant char cuné de une à trois fleurs . . . . 3 Fleurons entremèêlés de paillettes presque PR « qu’ eux, plante presque inodore. . . . A. arveñsis (1287) Paillettes bien plus courtes que les fleurons, plante très odo- TADEC SAR Has atute treN LE RTS 4 Feuilles pubescentes grises. odeur assez suave. . A. nobilis (1254) Feuilles presque g ‘giabres, odeur très fétide. À. cotulu (1255) 5 Tiges jus à écailles de l’involucre bordées de noir. : . A. montana (1258) Tiges rameuses, ‘écailles pâles ou brunâtres À. collina (1259 292 ACHILLÆA. Feuiiles découpées ea lobes fins et no: nes Ë > 0 mille folium (1260) Feuilles simples et seulement dentées. A. Ptarmica (1261) 293 DIOTIS.- . . . : . . ‘. cunidissma(t26?}) 294 SANTOLINA. . . . . . chamæcyparissus (1263) 295 LEUCANTREMUX. 4 Feuilles entières ou dentées ou incisées. . . . . . . Fâguilles une ou deux fois pinnatifides. L. cebennense (1267) 2 Feuilles de la tige lancéolées, dentées ou incisées. Feuilles de la tige linéaires étroites et presque entières . 1 x .. . EL. graminifolium (1265) 3 séle de D pue br unes sur les bords, fruit nu. . abs vulgare (1264) Ecailles de l'i inv olucre grisâtres, fruit couronné. . De enr as out RD SAONE PARLER CARE montanum (1266) 296 MATRICARIA. 1 Fleurs aromatiques, réceptacle creux. M. chamomilla oo Fleurs inodores, réceptacle plein. : 2 Involucre ere en dessous, fruit à on pores RUE 5 M. maritima (1270) Involuere non déprimé, fruit à deux pores arrondis. . es ae Le DETSRES 6 : … M0 (1269) 297 PYRETHRUM. Pétiole des feuilles inférieures nu à la base, odeur forte. P. Parthenium (1272) Pétiole garni ‘de folioles dès la base, plante peu odorante. . SUR LS PA À P. corymbosum (1274) +2 12 COMPOSÉES. 298 CHRYSANTHEMUM. . . . . . . segetum (1273) 299 ARTEMISIA. 1 Anthodes ovoides ou oblongs. Anthodes arrondis ou globuleux. 2 Feuilles découpées en lobes lancéolés obtus. . TA. Absinthium (1274) Lobes des feuilles linéaires aigus. . A. camphorata (1275) 3 Feuilles découpées en lobes élargis. . 4. ue ae) Lobes des feuilles linéaires étroits . & Plante verte presque inodore. . . . A. campesfris ( (1277) Plante blanchâtre à odeur forte. . . A. maritima (1276) A AMAGETOM 0 Cd. : …* vulgare (1279) 301 HELYCHRYSUM. Tiges diffuses et ligneuses à la base, . . A. stæchas (1280) Tige droite et herbacée. . . . . H. arenarium, p.336 302 GNAPHALIUM. 4 Capitules agglomérés ou en long épi. . CR PRE USER Capitules solitaires ou en épi très court. GC. supinum (1285) 2 Capitules feuillés ou placés à l’aisselle des feuilles, , : Capitules non feuillés, placés au sommet de la tige . . . 3 Fleurs éparses en grappes ou épis allongés. . . . . . Fleurs agglomérées en paquets terminaux. - ele es. G. uliginosum a 983) 4 ER verditres ou d'un brun clair. G. sylvaticum (1281) Involucres d’un brun noivâtre. . ,. G. norwegicum (1282) 5 Fleurs roses ou d’un beau blanc . . . G. dioiïcum (1286) Fleurs jaunâtres. . . . . . . G.luteo-album (1284) 303 FILAGO. 1 Anthodes réunis par huit ou dix en paquets ou glomérules hérissés de pointes colorées . . . ÉSORE Anthodes réunis par trois ou quatre en petits PAAUPES sans 5 2 ps Je MORE 2 Glomérules placés à l’aisselle ou au sommet des rameaux. . Glomérules tous placés à l’aisselle des feuilles le long de la A . . .. F.’subsmenta (1990) 3 Glomérules entourés de trois ou quatre feuilles plus longues qu'eux, anthodes à cinq angles saillants. . TES à el PL spatilata (1287) Glomér ules à bractées nulles ou plus courtes qu’eux, an- Mons angslés peu marqués." JT. Ie, 4 Plante jaunâtre, feuilles obtuses, involucres à pointes rouges . . F. lutescens (1283) Plante blanchâtre, feuilles aiguës ondulées, involucre pâle. A ROM PER . F. canescens (1289) > t= 216 ANALYSE DES ESPÈCES. 5 Feuilles subulées et dépassant les paquets de fleurs . , 4 ae NES F. gallica (1293) Feuilles lancéolées et plus courtes que les paquets de fleurs, Anthodes scarieux au sommet, à cinq angles prononcés, feuilles étroites et serrées contre la tige. . . SA < F. montana (1292) Anthodes très cotonneux, à angles peu pronoucés, feuilles lâches et assez larges. . . . . . F. arvensis (129%) 304 LIGULARIA. 224 LT SE SHOP SITES 305 ARNICA.-. 5, eo . 2 4: » eo ONE 306 DORONICUM. Feuilles radicales ou inférieures échancrées en cœur. . . Feuilles à base rétrécie et non échancrée en cœur, . . Feuilles de la tige munies d’oreilleites embrassantes , ER AE D. scorpioides (1297) Feuilles à peu près ‘dépourvues d'oreillettes . ANUS SREE Sn da SO des AURA D plantagineum (1296) Tige presque nue au sommet, le peu nombreux. … k D. Pardalianches (1298) Tige sarnie de feuilles, pédoncules en corymbe D te PPT D 307 TEPHROSERIS . . . . . . spululæfolia (4394) 308 SENECIO. | Feuilles plus ou moins pinnatifides . . . . .: . , . Feuilles entières ou seulement dentées. , . . … . Demi-fleurons nuls ou très petits enroulés sur eux-mêmes. involuere cylindrique. . , . Re Demi-fleurons planes et non enroulés s, ou involucre hémis- phérique.ou_6blong: 2 525520 0008 2 oO Demi-fleurons tout à fait nuls , . . . S. vulgaris (1301) vemi-fleurons enronlés." "+ 2e ASSET Plante très visqueuse, fruit glabre. ,. . S. viscosus (1302) Plante non visqueuse, fruit velu. . . S. sylvalieus (LK803) 5 Feuilles multilides à découpurss filiformes | S. artem siæfline (130) Feuilles pinnatifides à divisions non filiformes. Tige et feuilles à peu près glabres et vertes, écailles de l'in Yolucre noirâtres at sommet à Tige et feuilies parsemées d'un duvet blan: hâtre, écailles de l'involucre tachées de rougeñtre au sominet où sans taches. Feuiiles vertes en dessus, tive élevée. S. erucæfolius (1305) Feuilles toutes blanches tomenteuses, tige très basse. . S. leucophyllus (1313) Anthode muni de demi-fleurons nombreux. s Demi-fleurons nuls, ou petits et rares. S. fluse ulosus (1308) 5 = COMPOSÉES. 9 Feuilles de la tige à peu près également découpées dans toute leur longueur. Feuilles à lobe terminal très distinet, bien plus grand due les autres À MAT T : 10 Corymbe serré, feuilles oblongues dans leur pourtour . . S. Jacobet (1307) Corymbe | lâche, feuilles largement ‘obovales dans leur pourtour. : , PR TRIR . S. nemorosus (1306) 11 Feuilles radicales dressées à lobe terminal oblong. Feuilles radicales étalées, à lobe terminal très large, ovale et arrondi au sommet. . . . . . S.erraticus (1311) 12 Feuilles radicales ovales, peu ou point découpées. S. aguaticus (1309) Feuilles radicales oblongues, for tement sinuées. S. pratensis (1310) 13 Ecailles accessoires de a raléré plus courtes que celui-ci. Ecailles accessoires aussi longues que l’involucre . lbs tenue | S5 Doronicum (1316) 14 Feuilles parsemées en dessous d’un duvet blanchâtre, involu- cre hémisphérique. . . : S. paludosus (2 Ferilles sans duvet blanchâtre, inv volucre cylindracé . 15 Rayons d'un Jaune, feuilles rétrécies en pétiole. S. Fuschu ( (1313) Rayons nuls, “fleurs d’un à jaune pile, feuilles sessiles un peu décurrentes. . . . S. Cucaliasler (131%) HPGADENDULA 0 2. 0 1%, #2: arvensis (1317) 310 EcmiNors.. . . . . . . sphærocephalus (1318) 311 XERANTHEMUM Ecailles de l’involucre tomenteuses sur le dos. . À. cylindraceum (1319) Ecailles de l'involucre elabres et brunes sur le dos. . . DES RER X. inapertum (1320) 312 CARLINA. 1 Ecailles rayonnantes de l’involucre jaunes ou jaunâtres. Ecailles rayonnantes d’un blanc luisant. SUgte 2 Anthodes en corymbe au sommet de latige. . Line C. vulgaris (1391) Anthode solitaire, point de tige. . .... C.Cynara (1324) 3 Anthodes en corymbe au sommet delatige. . C. nebrodensis s (1322 Anthode solitaire, tige souvent nulle 4 Soies des paillettes du réceptacle filiformes aiguës. . C: acanthifoliu (1393) Soies des paillettes ‘du réceptacle en massue obtuse. . HS SR MT PACPRST C. acaulis (1325) 12 14 Se 15 4 218 ANALYSE DES ESPÈCES, 313 CRUPINA.. -. _.. . . 1 Ooilgaie (tete) 314 CENTAUREA. 1 Ecailles de l’involucre terminées LES une ou plusieurs éPines piquantes. Ecailles de l’involucre sans épines ou à pointe molle : non pi- quante 2 Toutes les feuilles profondément décoite en lanières “étroites : 7 ( Feuilles entières où n'étant pas toutes pimratifides. 3 Fleurs d’un beau bleu. Fleurs n’étani pas d’un beau bleu . 4 Ecailles de l’involucre terminées par une pointe else et Hs longée en forme d’épine ciliée. È Eeailles de l’involucre non terminées par une pointe longue et distincte. ARTE Ë 4 £ 5 Ovaire ou fruit couronné par une trône Ovaire ou fruit dépourvu d’aigrette. RASE 6 Eeailles de l’involucre ciliées en dents de peigne. . . Ecailles entières ou déchirées, mais non ciliées régulière ment so dx ue anti DÉTONRRRRE 7 Ecailles à appendices blanes concaves et non apprimés. Les cu RETIRE Vase AN, CURE NON Appendices planes.et apprimés ‘:-;.: 21 OSSNONENRRE 8 Tige droite, ferme, feuilles lancéolées, assez larges . . . 7. . C. dacea (1397). Tige lâche ou inclinée, feuilles étroites. C. Duboisi (1328) 9 Appendices des écailles ovales et apprimés. . . . . . Appepiices lancéolés et souvent recourbés en dehors . en see ce en te ets OS IN (1332) 10 Involucre gros et d’un brun foncé . . CG. pralensis (1333) Involucre médiocre, pâle ou taché. . . C. serotina (1330) 11 Appendices des écailles appliqués sur linvolucre . Appendices étalés ou recourbés en dehors. C. decipiens (1331) 12 Involucre ovoïde, appendices lancéolés étroits. . . . : Involucre slobuleux , appendices larges ovales. . DITS D RD LA UN obseura (1335) 13 Involucre pâle ou grisâtre. . . . . C. consimilis (1334) Involucre brun, ou noir. . . . . . . (C.nigra (1356) 14 Tige presque simple uniflore, souche dure vivace . . . Tige rameuse pluriflore, racine grêle annuelle. . Une eV Le de I 2 à: «7 Lie ONE TER Cyanus (1341) 15 Feuilles de la tige oblongues et téngidhént décurrentes . . . C. montana (1343) Feuilles linéaires allongées et peu décurrentes . 2 SR EP RERQIIN SET UT Lugdunensis (1342) 16 Apebidé des écailles en forme d’épine droite. . . . . Appendice des écailles fortement recourbé en dehors. . .- 10 sr! COMPOSEÉES. D volucre d'un roux clair. .:.. 7 . 4. ;.1 re noir Aro. 2 LOU JPA NOT DU RS Ut GT 18 Feuilles peu embrassantes, à peine lyrées. . . . . . Feuilles très embrassantes, fortement Iyrées. . . . . re RE OSEO MÉLANIE Te 353 19 Feuilles lancéolées, rétrécies aux deux bouts . . : : De acutifolia (1337) Feuilles ovales, non rétrécies au sommet. C. rufescens (1340) 20 Feuilles oblongues, un peu obtuses. . . C. fuscuta (1338) Feuilles lancéolées aiguës . . . . . C.comata (1339) 21 Ecailles plus longues que leur appendice. C. hybrida (1348) Ecailles plus courtes que leur appendice +. Un UE EC irichacanthe (1351) 22 Feuilles vertes, écailles de l’involucre sans nervures. . . . C. Seabiosa (1344) Feuilles blanchâtres, écailles de linvolucre mar ee de ner- vures . L] - - . . . L2 - . L2 L2 L] 23 Lobes des feuilles linéaires, involucre RUE à lies ta— chées de brun. . . Lobes des feuilles lancéolés, involucre oblong à À écailles blan- CHAIES =. . . . C. paniculata (1347) 24 Tache noiràtre, cils TRE à la base. PA ME rs Tache brun pâle. cils blanchâtres . . G. tenuisecta (1346) 25 Aigrette 3 fois plus courte que le fruit. C. maculosa (1845) ie égalant au moins la moitié du ni RCA ee AN EEE C. Rhenana, p. 355. 26 Fleurs jaunes . . RP Ve net er PUS ONE cale Fleurs rouges blamehes "7" NX eu 27 Anthodes pédonculés non entourés de bractées . . . =. C. solstitialis (1350) Anthodes sessiles parmi des bractées. €. melitensis (1349) 28 Involucre à épines longues dont l’une dépasse les fleurs. . . C. calcitrapa (1352) Involuere à épines presque égales At Os PE 2e EN 29 Feuilles de la tige sessiles et pinnatifides. C. aspera (1354) Feuilles de la tige rétrécies en pétiole et ne : MA. dd er 0 Cmyucanthà (1235) 315 KENTROPHYLLUM. . . . * . . lanatum (1355) 316 CARDUNCELLUS. . . . . . milissimus (1356) AÉDISIMBUM. . . .- . . . . . mariünum (1357) 318 ONOPORDON. . . . . . . Acanthium (1358) 319 CARDUUS. 1 Anthodes solitaires au sommet d’un pédoncule non épineux. Anthodes agglomérés sessiles, ou à pédoncules d'oben jus- M SomMnel.E. So es ,- ee , “pote SOLS Le] 21. 28 29 t2 290 ANALYSE DES ESPÈCES. vs 2 Anthodes à pointes droites ou un peu arquées. . Anthodes à pointes recourbées en dehors. C. Personata (1365) Anthodes presque tous sessiles et cylindriques ou oblongs. Anthodes plus ou moins pédonculés et presque globuleux. & Anthodes cylindracés AGREE à épines droites. . ot a “ ( 10 ZA C. Re us (1359) Authodes ovales oblongs par deux ou quatre à épin°s arquées. CCR El ER Le nb pycnocephalus (1360) Anthodes à peu pre de la grosseur d’une olive . . : - €. crispus (1361) Anthodes presque £ gros comme le pouce. ! C. acanthoïdes (1362) Involucre laineux à écailles intérieures droites. . ? 2 C. nutans (1363) Involucre presque g glabre à écailles recourbées en dehors. » Pointe recourbée plus longue que le reste de l’écaille. . + . . C. nigrescens, p. 359: Pointe recourbée plus courte’ que la moitié de l’écaille . . NE TRS ST SNS FT COM ROEE 320 CIRSIUM. Fleurs: rouges ou-blanches :. .: 7... 02 Fleurs'jaunatres , 2.02 00 OO Feuilles plus ou moins décurrentes le long de latige. . . Feuilles n’étant pas sensiblement décurrentes. . . . . Feuilles toutes décurrentes de l’une à l'autre. . . + . Feuilles seulement un peu décurrentes. , , , , , . Anthodes assez petits agglomérés à écailles peu piquantes. . . . GC. palustre (1366) Anthodes gros solitaires à épines acérées et piquantes . . Emi RAR eR Ter Lee Ar ANR DR, DRE sn Epines des feuilles piquantes, involucre aranéeux. . 2 NS spuriün (1383) Epines des feuilles molles, involuere non arauéeux . . PRET PR A LT UE C0 DEUStrI ere (1377) Involucre globuleux très gros à écailles Tâches, épineuses et piquantes. . . + + . C. eriophorum (1369) Involucre médiocre à écailles peu ou point épineuses, + Fleurs nombreuses et rapprochées en panicule . . . G. arvense (1374) Fleurs solitaires ou au nombre de deux à quatre RER Tige nulle ou très courte et alors feuillée dans toute sa lon DUBULP 7e . C. acaule (1370) Tige plus ou moins élevée et nue dans sa partie supérieure. Tige atteignant rarement un mètre, pédoncules allongés. : . Tige de un mètre ou plus, pédoneules nuls ou très courts. En uiah taie ME in M el ce 21 SOI EIRE [avolucre cotonneux. 2: . . : -. + SHORNNNONRSE luvolucre non cotonneux., , . . . GC. medium (1371) (1 1Ù ii {1 13 > 12 COMPOSÉES. Fibres de la racine grêles, feuilles entières ou à dé pue peu prolondes, , . =. C. anglicum (1373) Fibres de la racine renflées, feuilles profondément pinnati- os an CC bu 72) Anthodes entourés de bractées foliacées . . Anthodes dépourvus de bractées. . . C. Er isithales (1378) Bractées larges ovales, fleurs jaunâtres. C. oleraceum (1375) A EE lancéolé es, fleurs jaunâtres ire de rouge. . AIRE nes D SUN mr dr UL 0 . hybridum (1376) 321 ve Û Authodes pédonculés en corymbe terminal Anthodes espacés le long des rameaux. Anthodes médiocres presque tous alternes. SUR Anthodes très gros, les SPAS réunis par trois . à à He L. intermedia p. 758 Anthodes arr TR resserrés au sommet . Z. minor Sn Anthodes DR us ouverts au sommet. ER L. pubens P. 758 ABtibdes : à peu près HER ASE . L. major (1381) Anthodes très chargés de poils aranéeux L. tomentosa (1382) 322 SERRATULA. Anthodes cylindracés en corymbe lâche. S. finctoria (1383) Anthodes ovoides agglomérés. . . . S. monticola (1384) PAP SCODYMUS... 2: . : ..: . .. hispanicus (138b) JALAPSANA : .. . .:. .. . communis (1386) BAMMABNOSERIS. 0... . . . ..: . pusilla (1387) 396 CATANANCHE . : . . . : . cœrulea (13538) DADIACHOBIOME 0. 0 ©. Intybus (1389) RS 0 .. :. :. |! umbellata:(4390) 329 HyPocHeERIS. Tige etinvolucre glabres ou presque £ glabres Tige et involuere hérissés de poils rudes. A. maculata (1393) Feuilles rudes et hérissées . . . . H. radicata (1392) Feuilles lisses et presque glabres . . A. glabra (1391) 330 THRINCIA . hirta (1394) 331 LEONTODON. Hampe rameuse, multiflore, fleurs jamais penchées . L. autumnulis (1395) Hampe simp! le por tant un seul anthode LES avant l’épa- nouissement. LA MU QN : Hampe garnie au sommet de paies Draueee fiiformes : L. FArÉEAES FR Hampe nue ou presque nue au sommet Plante hérissée de poils bifurqués . . L. héis (1396) Plante glabre où à peu près . . . . L, Hastile (1397) 291 15 12 à 299 ANALYSE DES ESPÈCES. 332 PODOSPERMUM . . . . . . laciniatum (1399) 333 TRAGOPOGON. 4. Fleurs jaunes . . . Ve te: pet CRE Fleurs violettes ou rougeâtres a ee he LE CT ORRMRRRRE 2 Pédoneules peu ou point renflés au sommet FES RE Pédoncules fortement renflés en massue . T. major (4402) 3 Ecailles de l'involuere égalant ou dépassant les fleurs . T. pralensis (1200) Ecailles de l’'involucre plus courtes que les fleurs : TL ientalis (1404) 4 Tige ne Fe 4 Pres au moins, feuilles linéaires élar- IT. RES . T. porrifolius (1403) Tige très basse, feuilles très étroites. T. er ocifolius (1464) 334 SCORZONERA. 1 Collet de la racine dépourvu de fibres filiformes . Collet de la racine entouré de nombreuses fibrilles . PROPRES PAR UE ff, S. austriaca (1406) 2 Tigé presque nue et ne portant qu’une ou deux fleurs . : S. plantaginea (1103) Tige feuillée rameuse et portant plusieurs fleurs . 3 Feuilles oblongues élargies et un LRÈn dentées. : < S. hispanica (1407) Feuilles linéaires très entières . . S.g glastifolia (1408) 335 PICRIs. 1 Feuilles inférieures pétiolées. : Feuilles inférieures rétrécies en pétiole embrassant . ra SE Ab a D SE dE . P. crepoïdes (141) Corymbe irrégulier à rameaux alternes divergents. . . . P. hieracioïdes (1409) Rameaux roides peu étalés et PARLE en ombelle. . Le PE NT EE ee 8-29 NP arvalis (41440) 336 HELMINTHIA . . . . . . . Echioides (1442) 337 LACTUCA. 1 Fleurs jaunes ou jaunâtres Fleurs bleues ou purpurines . 2 Feuilles décurrentes le long de la tige . Feuilles non décurrentes. Rrar 3 Feuilles oblongues élargies entières ou à lobe terminal large et denticulé.. Feuilles linéaires entières ou à lobe terminal entier et al- longé. ..1:". "fe... MA NES RS 4 Feuilles souvent hispides sur la côte et bordées de dents mucronées 0e ee SU Feuilles glabres à dents non mucronées . _L. muralis (1418) Ft QS Q «© 1 COMPOSÉES. 5 Fruit brun clair et hispide au sommet . . . . 1er Fruit presque noir et glabre . . . . . . . AR 6 Feuilles pinnatifides . . . . . . L. scariola ivre Feuilles indivises . . . . . . . . L. dubia (1415 7 Fleurs jaunâtres très pâles . . . . . L. virosa (4416) Fleurs d’un beau jaun?2 clair . . . . L. flavida p. 373 8 Demi-fleurons d’un jaune très pâle. . L. viminea (' 419 Demi-fleurons d’un beau jaune . L. chondrillæflora (1490) 9 Fleurs grandes en corynibe lâche . . L. perennis (1413) Fleurs petites presque en grappe. . L+ saligna var. (1447) 338 CHONDRILEA. Feuilles de la tige linéaires et très étroites. C. juncea (1421) Feuilles de la tige lancéolées et élargies. C. latifolia (142%) 339 TARAXACUM. 1 Ecailles extérieures de l’involucre étalées ou réfléchies . Ecailles de l’involucre toutes apprimées. T. palustre (1429) 2 Fruits gris ou jaunes-verdâtres. RAR ENCRES ET D Fruits bruns ou rouge brique. . T. erythrospermum (1427) 3 Ecailles extérieures presque toutes réfléchies. Ecailles la plupart seulement étalées. 4 Involucre tronqué à la base, fruit rugueux presque sur toute sa surface. . . .… T. maculatum (1425) Involuere arrondi ou conique à la base, fruit non rugueux Sur toute sa surface. : 5 Côte des feuilles lavée de rouge jusqu’au sommet. . T. rubrinerve 1494) Côte non lavée de rouge jusqu’ au sommet. T. officinale 1423) 6 Fruits jaunes verdâtres. . T. udum (1428) 0 Fruits gris olivâtres. . . . PEN ET affine (1426) 340 CREPIS. 1 Aigrette portée par un pédicelle filiforme long de Fusne millimètres . : - Aigrette sans pédicelle et sessile sur le fruit 2 Involucreé pubescent ou hérissé de poils courts et sans roi- deur . Involucre hérissé de soies jaunâtres roides et allongées . ; Lou NS RC EE . C. setosa (1432) 3 Aigrette du fruit saillante hors de l’involucre, tige assez éle- NÉE... s Aigrette dépassant à à peine l'involucre, tige très basse is RC. Suffrenia (1433 4 Odeur forte et pénétrante, fleurs pa s avant l’épanouis- sement. . . . C. fœtida (1430) Odeur nulle ou faible, fleurs jamais penchées. : ee ne C. taraxacifolia (1431) ANALYSE DES ESPÈCES. 5 Involuere pubescent ou hérissé , [= 0 SJ 8 9 10 11 ES [I on > 3 + > Involucre tout à fait glabre , . . . C. pulchra (1440) Fruits marqués de dix à treize stries . . , . . . Fruits marqués de: vingt striès ‘. 1. une Aigrette molle et blanche.” 22 OCR Aigrette très fragile et jaunâtre. . . C. paludosa (4441) Fruit à stries lisses A Fruit à stries rudes ou tuberculeuses . C. tectorum (1438) Ecailles de l’involucre glabres à l’intérieur. PRET D Ecailles de l’involucre velues à l’intérieur. C. biennis (1439) Involucre ovoide à écailles extérieures apprimées. à Involucre fructifère arrondi à écailles extérieures étaiées. . C. Nicæensis (1437) Tige droite, rameaux dressés en corymbe. L Tige lâche, diffuse où dressée, rameaux divergents . C. pinnatifida (1434) Involucre et pédicelles hérissés de poils glanduleux. . ANUS agrestis (1436) Involuere et pédicelles ‘pubescents mais non hérissés. . DR D NT PERTE a ee de TN NE Es SRNES ASS . C. virens (1435) Feuil'es de la tige sagittées, plante toute velue glanduleuse. : C. grandiflora (1442) Feuilles non ‘sagittées, tige non glanduleuse é “ARE RCA SR ALLER EEE LEE D: succisæfolia (1443) 341 SONCHUS. Racine vivace épaisse ou rampante, . . . + « + . Racine annuelle grêle et fibreuse 7 2: 7. ON Feuilles molles à oreillettes acuminées, fruits striés et rugueux Feuilles à dents piquantes, à oreiliettes arrondies, fruits striés Non rugueux. ,. + « . . . S. asper (1446) Feuilles pinnatifides à lobe terminal plus grand . . . « = S. oleraceus (1444) Feuilles très découpées en lobes presque égaux . . PAT OURS ROME te re fe SE (1445) Fleurs nombreuses en corymbe, involucre souvent glandu- leux Fleurs peu nombreuses, involucre glabre, feuilles étroites. RC een lc tt MOSS ER NS Feuilles de la tige cordiformes à la base, à oreillettes nulles ou courtes. ", . S. arvensis (1447) Feuilles sagittées à la base, à orcillettes longues et aigués. S. “palustris (1448) 342 PRENANTRES. , , , . * . , purpurea (1450) 6 13 10 11 4 t= ; COMPOSÉES. 59, 343 HIERACIUM. Obs. J'engage les élèves à ne pas se contenter des noms auxquels ils serout conduite par cette analyse, mais à comparer minutieusement leurs plantes avec les descriptions de la flore, Les espèces on décrites qu'ils pourront rencontrer augmenteront beauconp les diflicultés du sujet, et feront peut être douter de la validité des espèces, mais qu'ils recueillent toutes ces formes en exemplaires biere complets, qu'ils notent sur le vif la couleur des styles et les autres caractères qui peuvent «altérer dans l'herbier, et avec le temps ils verront certainement la lumière se faire dans ce sujet encore obscur. 1 Fruit crénelé au sommet, aigrette à poils fins, égaux, tige en forme de hampe, souvent munie de rejets rampants . . 141 Fruit non créneié, aigrette à poils roides et inégaux; tige non en forme de hampe et sans stolons . . . . . . . 2 Tige fleurie naissant au milieu d’une rosette de feuilles ra- dicales ERA à 2 EE NE RAR ARE AL 1 Point de rosette de feuilles au bas de la tige fleurie . . . à 3 Involucre à écailles appliquées ou un peu lâches. . . . * Ecailles'à pointe étalée ou recourbée . . . . . . . Re DPI OU nOiratre . .". . . . . - . } OU ER: Hot LESTD » 3 Feuilles lisses en dessus, fruit noirâtre. wmbellatum (1473 Feuilles rudes sur les deux faces, fruit brun-rougeâtre ME SO FuxTA monticola (1472) 6 Feuilles lancéolées à pointe tordue Ts SEA Feuilles linéaires lancéolées étroites, à pointe non tordue ARE umbelliforme (1471) 7 Rameaux flexueux en panicule ouverte . . . serum (1:69) Rameaux couris en panicule allongée . . pervaqum (1470) 8 Base des feuilles un peu rétrécie ou contractée en pétiole . {4 Base des feuilles sessile, un peu en cœur ou embrassante . 9 9 Plante hérissée de très longsoils, involucre gros. ‘ . . . . Lamyi (1496) Plante un peu hérissée, involuere médiocre Carioni (1451) 10 Involucre à poils courts et peu nombreux mr M 5 ue À emo Jon D 11 Feuilles de la tige à base arrondie, contractée en un très petit pétiole . ME He STEP {5 de ARS A Eat ce AE SE 2 Feuilles sensiblement rétrécies en pétiole à leur base . . 79 ( Involucre muni de poils plus ou moins abondants. > 0 AA riAMeeRoE La D Aue. Involucre à poils presque nuls, parsemé EE HUE SE AE 0 M NE SRE EN DU 13 Poils de l’involucre la plupart non glandulifères . . . . 14 Poils de l’involucre la plupart glandulifères . . . . , 18 14 Styles jaunes ou un peu olivâtres . . . . . . . . 15 5 rico See de 15 Feuilles ovales et presque glabres . . . gallieum (4432) Feuilles ovales lancéolées et velues. . . . : .:. . 16 A. ERA 516 ANALYSE DES ESPÊCES. 46 Pédoncules longs, fleurs d'un beau jaune. . grandidentatum (1 453 Pédoneules courts, ‘fleurs d'un j jaune clair . dumosum (1154 47 Feuilles d'un beau vert, ovales lancéolées, écailles de l'invo- lucre couronnant les jeunes boutons. . vivariense (1465) Feuilles vert-clair, linéaires lancéolées, écailles ne couron- nant pas les boutons . . . . . . concinnum (1466) 18 Styles livides ou olivâtres, au moins en dehors Styles jaunes, point livides ; 19 Dents des feuilles courtes et peu profondes . . . . Dents des feuilles profondes et courbées ; 20 Tige souvent oblique, fleurs d’un jaune clair, curvidens (1459) Tige roide, fleurs d’un beau jaune . . nemorivagum p. 385 21 Tige droite et roide ù : eut PE Tige obliquement dressée ou ascendante . obliquum (1455) 22 Tige rude jusqu’au sommet . Tige moilement hérissée ou glabrescente. virgultor um à (1460) 23 Involucre à poils glandulifères très courts. . Poils Fonnnes sne Présques la moitié de la largeur de l’'écaille . . . . indolatum (1458) 94 Panicule peu fournie, ue livides. .. Subhirsutum (1456) Panicule lâche, styles d’un jaune sale. frulicetorum (1457) 2% Plante d'un vert sombre. . . . . aspericaule p. 384 Plante d’un vert gai . 745 HA RENE 26 Feuilles assez larges de forme avale Feuilles rétrécies lancéolées . 27 Feuilles à dents fortes, irrégulières, panicule flexueuse . . - a] . . Bilurigense (1461) Feuilles À dents courtes espacées, panicule roide, . . ae + ++ «+ + quercetorum (1462) 28 Feuilles à dents case étalées. . . . rigidulum (1463) Dents très inégales, une très petite interposée entre Îles grandéss na 516 mie ei à Le CTI 29 Feuilles un peu rétrécies, panicule en grappe corymbifére . Feuilles fortement rétrécies, panicule en corymbe. 30 Feuilles parsemées de taches brunes. . . Feuilles non tachées . . . . . A 31 Involucre à poils presque tous non glanduleux. . . . . Poils glanduleux ou mélangés, . . . . . . ee 32 Feuilles vert foncé, rameaux rudes. pseudosciodium (1474) Feuilles vert clair, rameaux presque lisses. Vendeanum (1475) 53 Feuilles assez larges . . . . PE OT APP MERERENE Feuilles étroitement lancéolées . . . . pseudopsis(1476) 34 Feuilles d’un vert assez foncé. . , . . Feuilles d'un vert clair ou pâles,. , . . , . 2 . ° . 19 25 21 20 22 23 24 26 27 28 30 40 38 31 32 33 34 36 33 & f &1 Fleurs d’un beau jaune. . , , , COMPOSÉES. 35 Panicule à rameaux flexueux un peu étalés. dryophilum qe 8) Panicule roide en corymbe serré, . , . dyscolum (1479) 36 Fleurs d’un beau jaune foncé, . , . , . . » + Fleurs d’un jaune clair . , . . ,. . Pictaviense (1480) 37 Panicule roide, involucre vert mêlé de nuances sombres. . . . . . . dryadeum (1479) Panicule ouverte, à rameaux un peu arqués, involucre vert RL eo 1 œsleale (AO) 38 Feuilles largement lancéolées. , . Feuilles lancéolées étroites, . . . amphibolum (1483) 39 Feuilles fortement dentées . . . . . Deseglisei (1482) Feuilles fortement incisées . « . boreanum (1484) RTE OMS 0 Le , 4 Re NS AVI à Styles livides. , . . . . « . . conspicuum (1483) Fleurs d'un jaune clair. , . . . . : rigidatum (1292) 42 Pointe des feuilies oblique ou tordue D cs leulles drole... 5... de li US he 43 Feuilles à dents profondes et étalées. , . . Dents peu nombreuses et peu profondes. . . . . . . 44 Tige presque lisse, styles un peu sales en dehors, . . + =. stenocladum (1486) Tige rude, fleurs et styles d'un très beau jaune. . 0 * e . . . n » L2 . nn. Le … auristylon (1487) 45° Dents des feuilles seulement DA SU Re Rae Dents des feuilles un peu arquées. . . ,. firmum (1491) 46 Tige hérissée et rude, feuilles d’un beau vert, . Tige lisse en haut, feuilles d'un vert clair. arrectum (1493) 47 Involucre couvert d’un duvet floconneux farineux. . men ae ne S HONTE GUEt (1488) Davet de linvoluere rare, . . . « stricticaule (1494) 48 Feuilles ovales ou largement lancéolées. , , . …. … , Feuilles étroitement lancéolées . . . . analogqum (1490) 49 Feuilles coriaces ovales lancéolées, , . firmatum (1489) Feuilles non coriaces, lancéolées, , . , viretorum (1495) 50 Feuilles vert foncé, fortement demtées. . subrectum (1467) Feuilies vert clair, faiblement dentées. . . vagum (1468) #1 Feuilles à base peu rétrécie, styles jaunes. insuelum (1497) Feuilles à base très rétrécie, styles livides. . SON DU de rs ete - cuspidatum (1298) 52 Feuilles de la tige très sensiblement embrassantes, . Feuilles de la tige peu ou point embrassantes, .« . . 53 Tige peu feuillée, très visqueuse dans le haut. . dos int be atout (1593) Tige très feuillée et non visqueuse , + + spicatum (1594) 221 37 39 4G 47 49 53 5% t# 54 59 68 69 70 2 ANALYSE DES ESPÈCES. Feuilles inférieures rétrécies à leur base. . 150 ER Feuilles inférieures subitement contractées à leur base. . Involucre à écailles extérieures lâches, non contigués, feuilles . non embrassantes. + + + + + + + + + *. Écailles extérieures imbriquées, feuilles de la tige sessiles et un peu embrassantes a 0 GARE Feuilles d’un vert tendre, lancéolées. . . remotum (1591) Feuilles glaucescentes, oblongues lancéolées . + . 0 vogesiacum (1592) Feuilles des rosettes souvent flétries à la fleuraison, tige élevée et fenillée ". 7. | +). Te Rosettes persistantes à la fleuraison, tige nue ou à une ou déux feuilles." 1742401241 es MERE - Involucre à écailles un peu obtuses. sylvaticum Auct Involucre à écailles aiguës. . + Tige très feuillée et plus ou moins rude. .« + «+ + + « Tige à deux ou trois feuilles ou très lisse . ; . RS Feuilles non’tachées : 2 270 0 RARES Feuilles tachées de brun, au moins les radicales . . ... Styles olivätres ou d’un jaune Sale . . + + + + + : Styles jaunes:2:712. "027." ee RS Feuilles vertes, fortement dentées ou incisées. Feuilles pàles, peu dentées ou entières. brevidentalum (1501) Feuilles acuminées à pointe droite, . + + + + * Feuilles supérieures à pointe un peu tordue. Poils glandulifères égalant presque la largeur de récaille. . JET acuminatum (1499) Feuilles nombreuses d’un beau vert ou pâles . . + + + Feuilles peu nombreuses, glaucescentes. . + + + + : Involuere à poils tous glandulifères (outre le duvet) . . . Involucre à poils un peu mêlés . + + + + + : *: : 7 Feuiltes vertes ou lavées de rouge . Feuilles d’un vert jaunâtre. : - - chlorophyllum (1510) Feuilles radicales, la plupart plus ou moins aigués. Feuilles radicales à sommet arrondi et obtus - + + - à EE CURE Pa PAR ERE 5 Le querceticolum (1503) Pédicelles presque tous allongés."." ." "2 Pédicelles latéraux égalant ou dépassant peu l’anthode Poils glandulifères de l'involuere bruns ou noirâtres . . A te 2 HE: LUDAEAIEE . argillaceum (1505) Poils glandulifères de l’involucre jaunâtres. . . Lèr SIN TN SMONONR } nemophilum (1507) 51 Tige portant au plus {rois à quatre feuilles. - . - fige garnie de plus de quatre feuilles : :. "CONS 55 110 57 56 . tortifolium (1500) ° ÿ Poils glandulifères de l’involucre courts, aspernatum (1514) 66 107 67 75 68 69 71 70 72 73 COMPOSÉES. 52 Involucre à écailles obtuses, con à peine l’aigrette sale . erubescens (1506) Écailles aiguës dépassant pr esque laigrette blanchâtre 3 festinum (1509) 73 Involuere à poils glandulifères bien plus courts ie la moi- tié de la largeur de l’écaille. Poils glandulifères feet Pres la moitié de la lars geur de l’écaille. . . cheriense (1502) 74 Involucre à poils glandutifères noirs ou roux, quelques-uns assez longs. . .. . finitimum (1504) Poils glandulifères jaunâtres et tous courts. . RU en ous de 2 umbraticohim (1508) 75 Feuilles munies de dents très visibles . Dents des feuilles nulles ou très petites, . Lortetiæ (1519) 76 Tige munie de feuilles nombreuses . . . . . . . . Tige munie de trois à six feuilles au plus . . . . . . 77 Feuilles à dents n’égalant pas la moitié de leur largeur . . Dents dépassant souvent la moitié de la largeur de la feuille. Re A Us 0 RL, RE percisum. (1312 78 Tige presque lisse, feuilles ovales lancéolées. consociatum (1513) Tige rude, feuilles lancéolées. ! . “paucifoliatum (1516) 79 Poils glandulifères eds la moitié de la largeur de l’é- caille. Poils glandulifères “égalant à peine la moitié de la largeur de l’écaille s 80 Feuilles très profondément dentées. . do (1514) Dents des feuilles très courtes. . . . medioximum (1518) 81 Feuilles et involucre d’un vert prononcé. latebrosum (1515) Feuilles et involucre d’un vert pâle. . . aviicolum (1517) 82 Feuilles de la tige trois fois aussi longues que larges . . . Feuilles de la tige pas trois fois aussi longues que larges. 83 Feuilles radicales obtuses, panicule pauciflore resserrée. . à Bastardianum (1523) Feuilles radicales aiguës, panicule élargie en corymbe lâche. DES TOME RTS ÉARS +. =. . approximatum (1524) 84 Styles d’un jaune pur . . AE let ARS Styles d’un jaune sale ou livides en dehors. . : : . 85 Involucre à poils glandulifères bien plus courts que la lar- geur de l’écaille . . Poils + re égalant presque la largeur ‘de l’écaille. Ë celsicaule (1522) 86 panieule à à rameaux courts en corymbe terminal . . maculisparsum (1595) Panicule à rameaux ‘longs espacés, axillaires, fastigiés anisocladum (1526) 229 Ni re 76 79 77 75 sû ô4 54 83 230 ANALYSE DES ESPÈCES. 87 Panicule en corymbe, lâche etouvert. . . fiat ORNE roidé, un peu serré à pédoncules courts RE . arrectarium (1591) 88 Feuilles d’un vert mat, dE peu chargés de poils noirs reconditum (1 1520) Feuilles luisantes, pédouculés très chargés de poils FE + PE EM SE QT DE RFA, rie PRÉRRE 89 Feuilles plus ou moins maculées de taches brunes . . 90 Feuilles absolument sans taches. . . pallidifolium (1541) 90 Feuilles à dents courtes et pas profondes. . : . . . 91 Féuilles incisées ou à dents profondes. . . . . . . 97 91 Styles plus ou moins vérdâtres en dehors. . . . . . 92 SÉVIES JAMES 2: 0 00070009 ON ENCORE 92 Involucre à poils glandulifères presque aussi longs que la moitié de la largeur de Pécaille . . . , + 0 5.93 Poils glandulifères très courts . . . . acutatum (1532) 93 Feuilles de la tige à Fe pe trois fois aussi longues ne larges . 95 Feuilles de la tige à peu près ‘deux fois aussi longues que larges. . . . ; Fe 94 94 Feuilles toutes péiolées, fleurs d’un jaune très foncé . . nœvuliferum (1528) Feuille supérieure sessile, fleurs moins foncées. RS RTS VER CDs ne 2 ete te SR (1529) 95 Panicule ouverte, fleurs d’un jaune foncé. inquinatum (1530) Panicule à rameaux dressés, fleurs d’un jaune clair . . Bert) Ctrtne loiitée Le Vas NE ASES spilopheum (1531) 96 Feuilles à dents nulles ou très fines. . picturatum (1533) Feuilles à dents prononcées. . . . . tinctum‘(1534) 97 Feuilles radieales obtuses ou à pointe obscure . . . : 98 Feuilles radicales munies d’une pure manifeste . SNS MAUR RTE . . laciniosum (1540) 98 Feuilles radicales RORRE rétrécies à leur base. . . 99 Feuilles radicales peu ou point rétrécies à leur base. . . 100 99 Panicule dichotome à rameaux longs et très lâches . . divisum (1525) Panicule à rameaux étagés, dressés, fastigiés : PEN TE SRE RE ete LR aurelianense (1539) 100 Feuilles nn ovales, quatre à cinq sur la tige . . . submacülütum (1536). Feuilles ovales allongées, ‘deux à trois sur la User es 101 Tige presque lisse dans le haut. . . . laceratum te Tige rude jusqu’au sommet. . . . . asperalum (1538 102 Involucré à poils tous glanduieux (outre Le duvet) . 4 . 103 Invélucre à poils glanduleux et non glanduleux mêlés , . 105 COMPOSÉES. 403 Feuilles incisées et tachées . . SR Ma ee Feuilles un peu dentées, non tachées. . pilatense (1542) 104 Tige velue dans le bas, feuilles vertes . , fictum (1547) Tige pubérulente, feuilles pâles. . . incisifolium (1548) 105 Feuilles incisées ou involucre à poils glandulifères très courts. Feuilles seulement ‘dentées, ou poils glandutières assez longs . Pr 106 Fleurs d’un jaune D. ET OP ere partitun (43) Fleurs d’un beau jaune. . . . . . Ë 107 Tige fistuleuse, rude partout. . . . commixfum (1545) Tige non fistuleuse, lisse en haut . . . lœvicaule (1544) 108 Feuilles peu ou point tachées. Feuilles toutes couvertes de taches brunes. cruentum a 550) 109 Tige lisse, feuilles acuminées . . . . dissidens (1546) Her t un pe sue feuilles seulement aiguës. A intersitum (1549) Styles jaunes . . à Styles jaune-verdâtres ou livides 111 Feuilles munies en dessous d’un duvet étoilé . ÉÉU RES albuluin (1 590) Feuilles simplement ue POP EI EE 112 Plante visqueuse à odeur de térébenthine. . . . . =. subolidum (1 576) Point d'odeur de Fétotienthines USM 113 Feuilles pàles, ou glauques, ou tachées ., . . . . . Feuilles vertes et non tachées. . . . . . ©. . 114 Feuilles munies de dents longues ou d'incisions profondes. Feuilles à dents petites, ou peu profondes . , . . . 115 Involucre à poils glanduleux et non glanduleux mêlés. . Involucre à poits tous ou presque tous glandulifères. . . 116 Styles d’un jaune pur . RE CD Te Styles d’un jaune un peu sale en dehors. adscilum (1553) 117 Feuilles assez petites lancéolées ou oblongues aiguës. Feuilles ovales, Les inférieures obtuses. rarinævum (1563) 118 Involucre à poils glandulifères as nombreux que les autres . . SNA Poiis non elanduleux plus nombreux que les autres « PARA US Ne Nr et. cortalulum \4b92) 410 A. murorum, Auct. 119 Rameaux et pédoncules étalés-divariqués. patulipes (1551) Panicule fourchue nou divariquée. . conjugatum (1565) 120 Panicule or à rameaux inégaux allongés. , . . Cinerascens (1577) Panicule en corymbe à ‘rameaux droits peu étalés . . . RM Loue le 2e COHIOIONAE (1575) 1 CS pre > = CS 108 106 107 109 ait 133 119 129 136 ANALYSE DES ESPÈCES. Styles d’un jaune pur. . . s CANIN Styles d’un jaune un peu sale en dehors. RP |. Feuilles la plupart 3 ou 4 fois aussi longues que larges. +. . preliolare (1569) Feuilles pas ‘3 fois aussi longues ‘que larges. fragile (1555) Feuilles larges de 25 millimètres ou plus. . . . . . Feuilles n’ayant pas 25 millimètres de largeur . . . . Involucre à poils glandulifères égalant presque la largeur de Fées En . - furcillatum (1564) Poils glandulifères dépassant à peine la moitié de la lar- seu de T'écanle +. :.. 76.708 06 OUT Feuilles presque toutes aiguës. . . glaucinum (1554) Feuilles moilié aiguës, moitié obtuses. prasinifolium (1366) ÿ Feuilles tachées, poils glandulifères noirâtres. . . . . Feuilles pas tachées, poils glandulifères pâles ou jaunâtres. : is ie Louer 0e 2 DUIMCUIEERRS l'euilles très incisées, panicule courte, à rameaux dressés. A. MR m0 lue 7e Ein U Neneie Ne di 18e VOIES leuilles peu incisées . panicule ouverte à rameaux très épalés, et LUS 0 OO AIRES : Fcailles de l’involucre aiguës, ou feuilles dentées . . Ecailles obtuses, feuilles à peine dentées. . . SNS CRAN Er TE aspreticolum (1387) ht d à poils (ous ou presque tous glandulifères. . . Poils glandulifères et non glanduleux mêlés sur l’involucre. TN te ST RO TE ET NE CCÉFOTÉEREESE Stties d'un beau jaune, poils glandulifères courts . . . Sites un peu sales en dehors, poils égalant la largeur de Pécailes rx LS bob dr er en Feuilles entières ou à dents très peu prononcées. Feuilies ondulé-dertées . . . . . fagicolum (1578) : l'euilles vertes, poils glandulifères jaunâtres. . .". viridicollum (1579) Feuilles vert-pâles, poils noirâtres. . syngenes 08 Involucre à poils glanduleux et non gianduleux mêlés. . Involucre à poils tous ou presque tous glandulifères . . Î ue glandulitères QUE longs que la moitié de la largeur de l'éc aille. Poils glandulifères ne dépassant pas la moitié de l'écaille. 3 Panicule peu fournie à rameaux peu étalés 2,410 Panicule très ouverte, à rameaux divergents. LE DA RTS A RES PO ARE TNT divergens (1556) Feuilles glaucescentes, Hovnanés très courts. à « < brevipes (1560) Fenilles pâles ; pédoneules un peu étalés scie MST RSS PCA bounophilum (1562) 125 122 124 126 125 13% 140 135 137 436 COMPOSÉES. 137 Feuilles pâles, ou glauques et de forme ovale. . . Feuilles vertes et de forme allongée. . . fallens (1561) 138 Feuilles à dents très petites ou médiocres . . : Feuilles fortement dentées ou découpées à leur base. Me re Ne Dretrodénintutf éLanT) 439 Panicule lâche, RAMEIAORe à rameaux flexueux. . . . similatum (1558) Panicule roide, à rameaux dressés. . ovalifolium (1559) 140 Feuilles glaucescentes . . . D ln SOUS Feuilles d'un vert plus ou moins intense. AR s'ERS 141 Feuilles incisé-dentées. . . ES Da (1570) Feuilles à dents courtes et peu nombreuses. . es Ne RM or à recensitum (1571) 142 Involucre à poils vus ons que la moitié de la largeur de l’écaille. Poils ne dépassant pas ‘la moitié de la largeur der ‘écaille, 143 Feuilles ovales, Are ouverte à rameaux arqués. +. + + + < sylvivagum (1582) Feuilles oblongues. panicule resserrée à rameaux droits. 2 RAA AR SRE sylvularum (1585) 144 Limbe des feuilles beaucoup plus court que le pétiole. . Re es sparsum (1573) Limbe pas plus court que le pétiole . ,. ,. . . . . 145 Feuilles la plupart contractées et non échancrées à la base. Feuilles la plupart échancrées à leur base. scabripes (1572) 146 Feuilles ovales oblongues peu aiguës et peu dentées . Feuilles lancéolées acuminées et dentées en scie. Mn CC ec a ntere 180 ratifolium (1584) 147 Feuilles ovales aiguës et dentées. . RTE Feuilles oblongues PE ses el is dentées. : ; ne Ë Le oblonguin ( 586) 148 Involucre à poils Léon presque la largeur de l’écaille. . gentile (1574) Poils n ‘atteignant pas la largeur de l'écaille. É ee un cabihcoum (1583) 149 Tige terminée par un corymbe fourni. . . . . . . Tige terminée par un à cinq anthodes au plus. . . . 150 Fleurs jaunes en corymbe ramifié, . . cymosum (1595) Fleurs orangées et agglomérées . . aurantiacum (1596) 151 Feuilles blanches en dessous, tige uniflore . . Feuilles vertes sur les deux faces, tige souvent pluriflore. PRE nt O0 er Su (EM) 152 Involucre à poils courts, rares, noirâtres, on nuls. . ar L21PdseRE (1599) Involucre hérissé de poils longs blancs soyeux. : *. SSSR S'RRRE Pelleterianum (1598) 139 141 142 144 143 145 146 147 148 150 151 152 3 t2 —. 2 12 ÿ4 ANALYSE DES ESPÈCES. 344 ANDRYALA. . : . . . . . integrifolia (1600) 345 MULGEDIUM. Inflorescence hispide glanduleuse . . M. Alpinum (1601) Inflorescence non hispide ni glanduleuse. . . . . , . RC SRE ie 7 M M Ve nie 2 à LC ME PES LIV. AMBROSIACÉES. 346 XANTHIUM. Tige armée d’épines . . . . . . X, spinosum (1695) Tip NB EDMIEUSES SES RAT Rose Fruit terminé par deux pointes coniques et droites . . À. strumarium (1603) Fruit terminé par deux pointes écartées et courbéés en de- dans, 4 4 0 Me Xe MACON LV. LOBELIACÉES. 347 LOBELIAs e . ". 4. 70), 40e (1000) LVI. CAMPANULACÉES. 348 JASIONE. Racine simple et sans rejets rampants. . J. montana (1607) Racine produisant des rejets rampants terminés Le une ro- SCILE UE IEMINESS 2 POP Re Re? Tiges étalées en touftes épaisses . . . ip carie (1638) Tiges redressées en touffes peu fournies. J. perennis (1609) 349 PHYTEUMA. Fleurs en épi ovale d’abord, puis allongé et cylindrique. , Fleuts eu tête courte et arrondie: : . © "SON Feuilles entières. . ,. . . . P.hemisphericum (1614 Feuilles dentées. . . . . . . P. orbiculare (1643) Feuilles inférieures échancrées en cœur, , . . . . . Feuilles non échancrées en cœur. . . P, nigrum (1611) Feuilles crénelées, fleurs blanchâtres ou bleues , . . P. spicatum (1610) Feuilles doublement dentées, fleurs d'un violet noirätre. . nine nds Ne de ce ee ne at 0 GE 350 WALHENBERGIA. . . . . . |. hederacea (1615) 351 CAMPANULA. Fleurs pédonculées ou solitaires. . . L'UPEU Te CE Fleurs à peu près sessiles et ramassées en têtes... 4 erdios Tige velue, feuilles radicales ovales. . C. rs (1616) Tige hispide, feuilles radicales lancéolées. . : SL PEN RUES met vs 5 7e de LU cervicaria (1647) 12 t2 12 © 4 CAMPANULACÉES. 3 Feuilles radicales écharcrées en cœur à la base . , 4 , Feuilles radicales rétréties, non échancrées à la base. . , 4 Feuilles rudes au toucher ou velues, . + . . . « . Feuilles lisses 4 . . . . so ARR TNT PEN TER 5 Fleurs axillaires non penchées et en grappe lâche et feuillée Fleurs penchées unilatérales et en grappe terminale . + MR TU SN Lions 42 Gr ROPUNCUIOIUES (1690) 6 Feuilles ne tige fortement anguleuse. . .. G. Trachelium (1619) Feuilles un peu velues, tige obscurément anguteuse NT à Re Ho na lie he à C. latifolia (1618) Feuilles supérieures sessiles linéaires entières. , , 4 . Toutes les feuilles pétiolées eordiformes anguleuses . , DS D re Pague NM 'alhenbergia hederacea (1615) ‘8 Fleurs éparses en panicule. . , . GC. rotundifolia (1624) Fleurs deux à six en grappe. . . . . CO. linifohia (1625) 9 Fleurs pédonculées en grappe ou en panicule. . , , : Fleurs solitaires axiilaires et presque sessiles. . . ji ANRT CR ARE SR RS C. Erinus (1627 ) 10 Feuilles supérieures linéaires ou lancéolées. . HE Feuilles ovales ei dentées. . . . C. rhomboïdalis (4 626) Grappe ou panicule multiflore, corolle aussi longue ou pie longue que iarge. . : : Gr ape pauciioré, corolle plus large que longue AT À C. persicifolia en 2 Grpgs ou PU serrée Où à rameaux courts PARU étalée à rameaux lâches divergents. . As C. patula (1633) Feuilles un peu a et diese tige droite. . 10: Rapunculus (1622) Feuilles à peu près ‘elabres et planes, tige faible tombante 1 Î En S 3 DE 352 SPECULARIA. Lobes du calice linéaires de la longueur de l'ovaire, corolles ouvertes. . MES) speculie m (1628) Lobes du calice lancéolés, moitié plus courts que lovaire, corolles fermées. . . . . . . S. hybrida (1629) LVII. VACCINIÉES. 353 VACCINIUM. 1 Feuilles denticulées, calice entier . . V. myrtillus M Feuilles presque entières, calice à quatre lobes Feuilles planes et veinées en dessous. V. uliginosum (1631) Feuilles un peu enroulées sur les bords et ponciuées en des- LTÉE EN Rte 5 Mo SOLS MES CEDRES 354 un + à» + . palustris (1638) CA 36 ANALYSE DES ESPÉCES. on t5 > LVII. ERICACÉES. 355 ARCTOSTAPHYLOS. . . . . . uva ursi (1634) 356 ANDROMEDA. . . . . . . . polifoha (1635) 357 /CALELUNA 20 0 Pa) 358 ERICA. Fleurs purpurines ou blanches NE 0 | Fleurs petites d’un jaune verdâtre . . . E. scoparia (1641) Corolle resserrée au sommet et renfermant les étamines. Corolle ouverte en cloche, étamines saillantes. . À E. vagans (1640) Toutes té feuilles ad ciliées. Feuilles glabres ou très peu ciliées. . . E. cinerea (1637) Fleurs ovoides en têtes ou en ombelles, style à peine sail- nt à . . E. Tetralix (1638) Fleurs oblongues en grappes allongées, style très saillant hors dela Corolle. . =. E. ciliaris (1639) 359 DABOEOCIA. . . . . . . . pohfolia (1642) LIX. PYROLACÉES. 360 PYROLA. Étamines et styles courbés et à Étamines et styles droits . Lobes du calice lancéolés acuminés. P. rotundifolia (1643) Lobes du calice ovales, aussi DIRES que longs . . Re NA RRIQES .‘. P°chlorantha (1644) Tige Sole, grappe uit: + te D, 1410760025) Tige rameuse, grappe unilatérale. . . P. secunda (1646) 361 MONESES. . . . . . . . grandiflora (1647) LX. MONOTROPACÉES * 362 HYPOPITRYS. Fleurs velues à l’intérieur. . . . . H. multiflora (1648) Fleurs glabres : 0.520. 2 2 ge, LXI. LENTIBULARIÉES. 363 ÜTRICULARIA. Lèvre supérieure de la corolle de la longueur du palais . . Lèvre supérieure de la corolle beaucoup plus longue que le PIS NT PR US Re à ee VE LENTIBULARIÉES. 2 Lèvre supérieure à peu près entière, fleur assez grande et d’un beau jaune. . cr D: vulgaris (1650) Lèvre supérieure échancrée, ‘fleur petite et d’un jaune pâle. 3 Lèvre inférieure plane. . . . U. Bremii (1653) Lèvre inférieure rabattue surles bords. . U. minor (1654) 4 Feuilles ailées multifides et chargées d’utricules , . U. neglecta (1651) Feuilles distiques palmatiparties et dépourvues d’utricules à U. intermedia (1652) 364 PINGUICULA. 1 Hampe glabre, fleur bleue on violette. . . . . ... Hampe pubescente, fleur d'un blanc rosé. . MR 0 À lustiaion (1657) 2Lèvre supérieure à lobes un peu obtus. P. vulgaris (1655) Lèvre supérieure à lobes obovales très obtus . . à A DT et mins grandiflora (1656) LXIT. PRIMULACÉES. 365 HOTTONIA. . . . . . ©. . palustris (1658) 366 PRIMULA. 1 Pédoncules réunis en sertule au sommet d’une hampe . Pédoncules uniflores partant du collet. P. grandiflora (1651) 2 Corolle en entonnoir, odorante, feuilles FHDNRens rétrécies en pétiole. . . . . Pgoflicinalis (1659) Corolle évasée presque inodore, feuilles inSensiblement ré- 1 DA ON ME CPAS PR Re OS 3 Corolle marquée à la gorge de cinq taches orangées, capsule plus courte que le calice Corolle dépourvue de taches orangées, ‘capsule dépassant le 112 D'ORIENT ANNE L'écnee ose cs D 0000 (ECG) # Diamètre de la corolle n’étant pas plus large que son tube rest long, capsüle très courte cachée au fond du calice. . P. variabilis (1660) Diamètre de la corolle “surpassant la longueur du tube, cap- sule égalant les sinus du calice. . P. grandiflora ( (1661) 367 ANDROSACE. Feuilles dentées ovales ou elliptiques. . À. maxima (1663) Feuilles entières linéaires . . . . . À. carnea (1664) 368 CYCLAMEN. Feuilles arrondies presque entières, corolle à gorge entière. C. Europæum (1665) Feuilles anguleuses, corolle à gorge marquée de dix dents. , C. neapelitanum (1666) . . . , , . . . . 0 291 3 4 °3s ANALYSE DES ESPÉCES. 369 SOLDANELLA: . . , 4 à « « alpina(1667) 270 GLAUX, 4 2. 7 0 00, NT UNE) 371 LYSIMACHIA. 1 Tige couchée, fleurs toutes axilaires. . . Tige droite et élevée, fleurs en panicule. L. vulgaris (1669) 2 Feuilles arrondies, lobes du calice cordiformes ovales, . L. nummularia (1670) Feuilles ovales aiguës, lobes da calice linéaires étroits . ne OR es LT nie Le CREME (1671) 372 Rte . . . . . Linumstellatum (1672) 373 ANAGALELIS. 1 Feuilles ovales et sessiies, tige anguleuse . , . . . . Feuilles arrondies un peu pétiolé es, Lige filiforme. : . RON Pr Pa Det Et DUR AN INSUÉ RONA (1675) 2 Corolle souvent rouge et bordée de cils glanduleux .. . . À. arvensis (1673) Corolle souvent bleue, dépourvue de cils glanduleux . . DUT LES AE. PTE DIU ST AR ES IPIEEE (1674) 314 CENTUNCULUS . . . . . . . minimus (1676) 275 SAMOLUS. .. . . . .. . . . Velcro (677 LXIIL ILICINÉES. 376 FLKX. .. . : . , 4... ,..-aquifohum {le} LXIV. OLÉACÉES. 377 FRAXINUS? 1 Fruits obius arrondis ou échancrés au sommet, bourgeons noirâtres. . areas Fruits rétrécis aux ‘deux extrémités, "bourgeons jaunâtres ou SMS RCE AS De Ad °F. rostrata (1681) 2 Fruit obliquement échancré au Henee deux stigmates. . MT ER ete A NN ST Ne re qu F. excelsior (1679) Fruit elliptique très entier, style simple. .f oxyphylla (1680) 378 SYRINGAS |. 0,14,» UGS O2] 379 PHYLHIREA 0. 5 M OU Meteo) 380 LIGUSTRUM. . . . . . . . vulgare (1684) LXV. JASMINÉES. 881 JASMINUM. . . . . . . . frulicans(1685) LXVI. APOCYNACÉES. 382 VINCA. Feuilles glabres rétrécies aux deux bouts. V. minor (1686) Feuilles ciliées larges, cordiformes, ou arrondies à la base. RER eee Pen ec où ve 00 OR GENTIANACÉES. LXVII. ASCLEPIADÉES. 383 VINCETOXICUM. Calice égalant presque le tube de la corolle, couronne divi- sée jusqu’au tiers . . SV: officinale (1688) Galice moilié plus court que le tube , couronne divisée jus- qu'au milieu . _. . . . . . . V. laxum (1689) 384 ASCLEPIAS. . . . . . . . - Gornuti (1690) LXVIIL. GENTIANACÉES. 385 ERYTERÆA. 1 Fleurs rouges ou blanches. SR UE dede TON ane Fleurs jaunes . . ,. . . . . . E. maritima (1693) 2 Fleurs presque sessiles, munies de petites bractées, eorolle à lobes ovales, , , . =. E. Centaurium (1691) ans RAeees sans bractées, corolle à lobes lancéelés. Han Ne.) Epulchell (£6m2) 386 D. DR) ete ele Mere DIS (PDT) 387 MICROCALA , . . . . . . . fiiformis (1693) 388 CHLORA. Feuilles connées, calice divisé jusqu’à la base. Mer AU perfoliata (1696) Feuilles sessiles, calice divisé aux trois quarts de sa lon- gueur, . . . . . . . . C.imperfoliata (1697) 389 GENTIANA. 1 Fleurs bleues ou violettes, ou blanches, Se Le ANT AT ENT Fleurs jaunes, plante très élevée . , . « G. lutea (4698) 2 Corolle à gorge barbue ou à divisions ciliées sur les bords . Corolle à gorge non barbue et à divisions non ciliées. . ue de la corolle renflé au sommet ou en che calice non ailé. . Tube de la corolle cylindrique, calice ailé sur les angles . : D LU Los ete le Ge VéRRO (LU) 4 Feuilles linéaires étroites, fleurs à cinq divisions. 2) 6rGi Pneumonanthe (1700) Feuilles oblongues élargies, fleurs verticillées à quatre divi- HART ee ss. G. Cruciata (1699) 5 Fleurs d’un bleu sbieée Ent à divisions non ciliées et à gorge garnie d’ appendices barbus. Fleurs bleues, corolle à divisions ciliées sur les bords ‘et à gorge non anbué ee MEME Eau (1704) 6 Corolle à cinq divisions, lobes du calice à peu près égaux . G. germar ‘ca (1703) Corolle à quatre divisions, lobes du calice très inégaux . . LUXE 7 | L r) 240 ANALYSE DES ESPÈCES. DAS WER TA A NE Le DAT perennis (1705) 391 MENIANTHES. . . . . . . . frifoliata (1706) 392 LIMNANTHEMUM. . . . . . nymphoïdes (1707) LXIX POLÉMONIACÉES. 393 POLEMONIUM. . . . . . . . cœæruleum (1708) LXX. CONVOLVULACÉES. 394 CONVOLVULUS. 1 Calice entouré de deux larges bractées . Calice non entouré de bractées . Feuilles sagittées acuminées, plante die voiubile ME C. sŒæpium (1709) Feuilles réniformes arrondies, plante couchée. é | à . . C. soldanella (1740) Tige ES. feuilles sétiolées et sagittées à la base. . C. arvensis (71) Tige non ‘volubile, feuilles sessiles et non sagitiées . 4 Feuilles aiguës et poilues. . . . . C. cantabrica (1742) Feuilles obtuses et soyeuses . . . . C. lineatus (1713) 395 CUSCUTA. 1 os 1 Pédicelle nul ou plus court que le calice "PNR Pédicelle plus long que le calice. . . C. sunveolens (1718) 2 Tube de la corolle cylindrique et de la longueur de son limbe. . S'ILS Le etes POSE Tube de la corolle arrondi, et deux fois plus long que son imbe. 7." 100 OU 9 0 GER 3 Tube fermé intérieurement par des écailles, styles rappro- chés à la base. Tube non fermé par des écailles, suyles divergents dès la’ DASR LE AT NET EN EL : C. major (1714) 4 Calice plus court que le tube de la tte, stigmates diver- gents et saillants. . . . GC. minor (1715) Calice égalant presque le tube de la ‘corolle., stigmates rap— prochés'et inclus. . . . . . . C.trifolu (1716) LXXI. BORRAGINÉES. 396 HELIOTROPIUM, . . . . . . Europœum (1719) 397 ECHIU». Étamines saillantes. . . . . . . E. vulqare (1720) Étamines non saillantes. . . . . ÆE. Wierzbickii (1721) JUS PORRAGO NAT ME Eu 0e officinalis (1722) 2 12 ce 4 de 12 BORRAGINÉES. 399 SYMPHYTUM. Tige rameuse, feuilles supérieures fortement décurrentes. ER RE À offic inale (1723) Tige simple, feuilles demi-décurrentes. _S. fuberosum (1724) 400 CARYOLOPHA. . . . . . . sempervirens (1725) 401 ANCHUSA. Écailles de la corolle surmontées de pinceaux de poils. . .. À. Italica (1726) Écailles papilleuses veloutées non en pntene. ; HER ; LÉ AT ASE 4. officinalis, P- 458 MOSS. ue) 0... 4, Varvensis (1727) 403 LiITHOSPERMUM. Corolle à peine plus grande que le calice Corolle d’un beau bleu, et beaucoup plus g grande que le ca RE 0 TL. purpureo cœruleum (1731) ne peu rameuse, feuilles non veinées, fruits ridés et cabres : . Tige très rameuse, “feuilles veinées en dessous, fruits lisses. : LENS L. officinale (1730) Pédicelles grêles, peu renflés . . . . L. arvense (1728) Pédicelles très renfiés, aussi gros que le calice. . : STARS DAS L. permixtum (1729) 404 PULMONARIA. Feuilles radicales allongées, insensiblement atténuées en pé- tiole .… . : Feuilles radicales ovales, subitement rétrécies à la base. k P. affinis (1733) Feuilles radicales échancrées en cœur à la base RE , . . .", P officinalis (1739) Feuilles radicales lancéolées. à RSR ES A TEE Feuilles radicales ovales elliptiques. . . P. ovalis (1734) Fleurs mélées de bleu et de rouge, tube de la corolle sabre en dedans sous la gorge Fleurs d’un beau bleu, tube velu au- _dessous de la gorge . LL Cr Ha vos. ft eo uazuren (1737) Feuilles radicaies étroitement lancéolées et pas plus lon- gues que la tige. . . .< =. P. tuberosa (1736) Feuilles largement lancéolées et à à la fin bien plus longues que la tige Re nat RS EE SRE longue CV TES) 405 MyosoTis. Calices fructifères hérissés de poils étalés et crochus. . . Calices fructifères couverts de poils apprimés. , . . . Me couverte de poils apprimés. _ ..:::.., . . +4... Tige hérissée de poils étalés, . . . , M. repens (1739) A. 16, 241 1 "3 512 ANALYSE DES ESPÉCES. 3 Tige assez élevée à rameaux dressés . 4 Tige anguleuse, style presqué aussi log que le calice = e ; Tigés en touffes serrées, calice fructifère présque fermé. Tige très basse divisée dès la base en rameaux FRE Er PA nr PEUR ES PR UX 2 6 DRE (1743) nee cylindrique, style Re plus court que le, calice; à LAS Ge RES Fe UE lingulata (4742) Fenrs grandes a Ho bin : A pou (1738) Fleurs petites d'a Dieu cire + TEST M. multiflora (174) Tiges nôn en touffes, calice fructifére ouvert : ï PRE Te OU MERE EU à. strigulost 4710) Corolle petite à limbe concave ou en entonnoir, . : Corolle assez grande à limbe plane ou en soucoupe . .… Pédicelles bien plus longs que le calice. AL. sylvatica (1743) Pédicelles dépassant peu le calice. . . M. alpestris (1745) Calice fructifère porté par un pédicelle plus court que lui ou l'égalant à peine. EP 0 Calice fr uctifère à pédicelle beaucoup plus ‘long que se Mes de . . M. intermedià (1746) Corolle j jaune, au moins + ie fleurs: 20e Point de corolle tout à fait jauné. . . . . : . . . Corolle à tube saillant, calice fructifère ouvert. . . M. versicolor (1748) Tube non saillant, calice fermé ; 2 Toutes les coralles toujours jaunes. . M. Balbisiana (1750) Corolles jaunes, bleues et rougeûtres . M. fullacina (4749) Calices fructifères ouverts à pédicelles étälés . . 2: NU hispida (1 747) Calices fructifères fermés à à pédicelles dressés et très courts. 5 .. - M. stricta (1751) 106 “ee LU ete 0 CE GPO (1732) 407 ECHINOSPERMUM . . . . . . Lappula (1753) 108 CYNOGLOSSUM. Feuilles couvertes d’une pubescence plus ou moins grisâtre. Feuilles presque glabres en dessus ou à pui longs épars. . - PRES Er RE C. montanum (1756) Fleurs rougeâtres, “elles PIERÉE etun peu bordés . C. officinale (1 754) Fleurs bleues, veinées, “carpelles ( convexes et non bo dés. . LE PRE : À C. pictum (1755) 409 One Fleurs bleues, feuilles ovales. . . . . s verna (783) Fleurs blanches, feuilles étroites. Pédicelles à l'aissellé d'une bractée. . 0. Littoralis (1758) Pédicelles sans bractées . , , , . 0. nifolia p. 465 6 2 VÉRBASCÉES. LXXIL. SOLANACÉES. 410 Lycium. Feuilles petites linéaires lancéolées. . L. vulgare (1759) Feuilles lancéolées longues de 5 à 7 centimètres . L. Trewianum (1760 Feuilles ovales assez courtès. . . . L. cvatum (1761 411 SOEANUM. 1 Tige grimpante, ligneuse à la base, fleurs violettes. : . . S. Duleimara (1 769) Tige herbacée, non grimpante, fleurs blanches ou rougeûtres, 2 Feuilles simples dentées ou sinuées huis VERS Aime t Feuilles ailées avec impaire . . . . S.tuberosum (1770) 3 Baies noires à la maturité. Baies jamais noires PIERRE 4 Räreaux änguléux et chargés d’aspérités . . S. melanocerasum (17 63) Rameaux cylindracés, seulement velus. 5 Feuilles sinuées dentées. : . : + S: nigrum n (4 Feuilles très larges presque entières . : S. Dillenii (i 6 Plante glabre ou velue, mais non grisâtre tomenteuse. Plante toute velue grisâtre, comme tomenteuse. . 5 S. villosum (1769) 762) 76%) 7 Baies vertes ou D artres à la maturité . S. humile (1765) Baies d’un jaune citron à la maturité, S. ochroleucum (1766) DER TOURS 0 0 0 7: 7, S:miniatum{(41467) ARS PHNS AIS 5. 0 0. GRR TT E) MrBOPA une, +, 7-5. Belladona (1772) 414 DATURA. Tige non tachée, fleurs blanches. . D. Stramonium (1773) Tige purpurine, tachée, fleurs violettes . D, Tatula (1774) 45 NICOTIANA. . . . : . . . . “rustica (1775) MAG HyOSCYAMUS. . . . . .-. ; . mger (1776) LXXIU. VERBASCÉES,. 417 VERBASCUN. 1 Filets des étamines garnis de poils très apparents. Filets des étamines entièrement glabres. Vcr assifolium ( (1784) 2 Poils ve hines Mines ou jaunâtres. Poils des étamines violets ou purpurins. 3 Feuilles décurrentes le tong de la tige . , . . . , PoneS non décurrentes ;: ,. 4, un on 245 4 6 Ce .. 244 ANALYSE DES ESPÈCES. 4 Trois étamines barbues sur les Ve , et deux glabres ou presque glabres, . . RE Tous les filets des étamines barbus . . : . . . . : 5 Feuilles inférieures ovales, plus longues que leur pétiole. Feuilles inférieures oblongues, à pétiole presque aussi long qu'éflese ANR AE NE: .. V. nemorosum (1781) 6 Corolle assez petite d’un jaune pâle, à limbe concave et presque en entonnoir. . .. « V. Thapsus (1777) Corolle grande, d’un beau jaune à limbe plane et en roue. 7 Feuilles sessiles, épi gros et serré . V. Thapsiforme GE Feuilles inférieures pétiolées ou épi un peu lâche. 8 Plante jaunâtre ou verdâtre En. Plante à duvet blanc . . . . . . V. canescens (1778) Plante jaunâtre, fleurs en grappe ouépiserré . . x: phlomoïdes (1780) Plante verdâtre, fleurs en grappe ou épi intérrompu . . le V. australe (178%) =) 19 Feuilles Lee cdihemient detente, A à - Feuilles très peu décurrentes. . . V. mosellanum (1785) 11 Deux ou trois anthères plus grandes ou décurrentes Anthères égales, non décurrentes 12 Feuilles à décurrence pes épi épais. . : V. montanum (1783) Feuilles à à décurrence très ‘étroite, épi très see aigu. . . Godronii (1788) 13 Feuilles : la tige tient Guen. toienteuses jau- nâtres. . EDR Thapsofloecosum (1787) Feuilles semi- -décurrentes “blanchâtres ou £ grises. 2e à V. spurium (1789) 14 Corolle Re pas 2 centimètres de dore RÉÉLU Corolle ayant près de 3 centimètres de diamètre . . . . 15 Feuilles presque toutes sessiles . . . . . . . Feuiiles distinctement pétiolées. . . . . . . 16 Plante garnie d’un duvet s’enlevant par le contact, rameaux de la panicule ouverts . Plante seulement grisâtre à duvet court et persistant, ra- meaux de la panicule redressés contre la Lge. . vase NP A C2 V. Lychnitis (1795) 17 Feuilles crénelées, les supérieures arrondies et subitement rétrécies en pointe oblique. .. . V. pulvinatum (1793) Feuilles entières, toutes oblongues aiguës . see PORTE «dt à PES Y. floccosum (1794) 18 Feuilles inférieures fortement sinuées découpées. . . . Feuilles entières ou seulement crénelées . . . + « « 19 Feuilles tomenteuses noue surtout en dessus . . V. sinuatum (1792) Feuilles vertes non tomenteuses, MEL AD RARE AS : 11 12 13 15 16 17 19 20 PR ho + * PONT VERBASCÉES. 245 20 Feuilles non décurrentes . . . SET LE Feuilles distinctement décurrentes le long de la tige és 21 21 Feuilles couvertes d’un duvet floconnenx ou tomenteux . . 22 Feuilles pubescentes, mais non itomenteuses . . . + . 27 22 Anthères des grandes étamines plus ou moins décurrentes . 23 Anthères ég gales non décurrentes. . + V. collinum (1790) 23 Tige cylindracée, anthères peu décurrentes. , . . . . 0 V. nothum (1786) Tige à angles aigus, anthères très inégales, les plus grandes MEME 2. 5, re V. adulterinum (1791) 24 Fleurs solitaires ou géminées, ou GR à l’aisselle d'une bractée . . SU CASEU NC | 27 Fieurs en petits faisceaux disposé s en grappes. LORS TETE 25 Feuilles inférieures à base échancrée en cœur. . . . V. nigruin (1797) Feuilles inférieures non échanerées en cœur . . . . 30326 26 Feuilles vertes finement pubescentes en dessus . de Le es V. Schiédeanum (4796) Fexilles pube scentes grisätres en dessus, V. mixtum (1798) 27 Feuilles inférieures fortement sinuées, découpées. . V: pseudo- blattario cr800) Feuilles seulement dentées, non décou DÉS MATE 28 28 Feuilles glabres, tous les pédicelles plus longs que le aies: +... 2: VW: Blattarie (1799) Feuilles pubescentes, plusieurs Da es plus courts que le Galice": . DÉRRETP EAST 07e ER CRE 120 29 Feuilles décurrentes, pédicelles fasciculés inégaux, quelques- uns plus longs que la braciée. . . V. Batardi (1801) Feuilles peu ou puint décurrentes, pédicelles très courts et n’égalant pas la bractée. . . . . V. virgatum (1802) LXXIV. SCROPHULARIACÉES. 416 LiNAR1A. 1 Toutes les feuilles pétiolées et élargies. . . . . . . 2 Feuilles de la tige sessiles et linéaires . . . . . . . 5 2 Feuilles glabres, plus courtes que leurs pétioles . . ; . < L. cymbalaria (1803) Feuilles pubescentes, plus longues que leurs pétioles. . . 3 3 Feuilles ovales arrondies, pédoncules velus. L. spuria (1804) Feuilles ovales hastées, pédoncules presque glabres . . . 4 & Fleur jaunâtre, éperon presque droit. . L. Elatine (1805) Fleur blanchâtre, éperon crochu . . L. commutata, p. 477 DES Re ST et a 110 RS JAMAIS Jaunes, #0 NS RE ne | 0 246 ANALYSE DES ESPÈCES. 6 Pédoncules tous axillaires et plus longs que les fleurs, , . - Pédoneules rapprochés en grappes et plus courts que les Beuts ss hot are or 78e Ni VERRE Gorge de la corolle ouverte, le palais offrant un sillon. L. minor (1806) «1 Gorge de la corolle fermée par le palais saillant ii ; se À . « . L. prælermissa (1807) 8 Fleurs d'un rouge foncé, 6 Peru très aigu et plus long que la garoile. . te E. Pelisseriana (1808) Fleurs jamais rouges, éperon plus court que la corolle . 9 Pédigelles el calices chargés de poils glanduleux, graines en- tourées d’un bord mince. . . L. arvensis (1809) Pédicelles et calices dépourvus de poils glanduleux, graines anguleuses sans bord mince. . . . L. striata (1815) 10 Fleurs longues d'un centimètre ou plus. : "220000 Fleurs irès petites. . . RENE Vous 41 Feuilles glauques et très PROTLS ee QE L. simplex (1810) Feuilles pubescentes glanduleuses . . EL. arenaria (1814) 12 Éperon presque aussi long que la “one graines entourées d'un bord mince. Éperan ns plus court que la corolle, graines anguleuses Ë : PR PE Ék ochroleuca, p. 479 13 Tige NATT et étalée, feuilles infé eus verticillées : Tige dressée, touies les feuilles alternese L. vulqaris (1816) 14 Feuilles de la tige alternes, capsule dépassant peu le ca- hcesr 0 Feuilles yerticillées, capsule débordant de moitié Je calice | . he Re de ee de ee Le COM 15 Éperon peu ou point rayé. : L. supina (4811) Éperon rayé de lignes foncées. . . . L. pyrendica (1812) 419 ANARRHINUM. . . . . . . bellidifolium (1817) 420 ANTIRRHINUM. Feuilles linéaires ou lancéolées . . . . . . | Feuilles réniformes ovales élargies . . À. asarina (1820) 2 Fleurs toutes axillaires et presque sessiles. . A. Orontium Fes Fleurs disposées en grappe terminale. . A. ma us (1819) 421 SCROPHULARIA. Feuilles ailées pinnatifides Feuilles indivises dentées, ou munies d'oreillettes à à la base. Feuilles ailées à lobes oblongs, tube de la corolle plus lon que la lèvre supérieure. . . . =. S. canina (1824 Feuilles deux fois ailées à lobes étroits, tube de la corallé plus court que la lèvre supérieure, . . S. Hoppii (1825) Tige.et feuilles glabres,": 4.7.7... .. "CCR Tige et feuilles velués, 96 Le, CR [ES 3 +2 .,. 12 22 SCROPHULARIACI ÉES. 2 4 Tige et pétioles à angles amincis en forme de membrane. . Tige et ane nou membraneux sur les angles . AAA STAR + PRE LOT nodosa (1821) 5 Feuilles . corolle munie en dedans d’une écaille RE tulée . . + S. Balbisii (1822 Feuules pointues, cprolle munie d’une écaille à deux Ni a . . + < S. Ehrharti (1823) 6 Fleurs MANESs Ne j S. vernalis (1826) Fleurs rougeñtres . . . . . . . 5. scorodonta (1827) 422 GRATIOLA. … . : . . . . + officinglis (1828) 423 LiNDERNIA. . . . . . . . Pyxidaria (1829) 424 LIMOSELLA. + 4 . + + *- : aquatica (1830) 425 SIBTHORPIA. « . . . . . Europæg (1831) 426 DiGiTaLiIs. 4 Cor olle ventrue, comme campanulée et n'étant pas deux fois aussi longue que large .” . Corolle tubüleuse au moins deux fois aussi longue’ que large. 2 Feuilles inférieures pétiolées, fleurs rouges ou blanches. . ; D. purpurea (1832) Feuilles sessiles, fleurs jaunätres. Ep grandiflora (1835) 3 Tige pubescente, fleurs mèlées de rouge. . : AD purpurascens (1833) Tige glabre, fleurs d'un jaune pâle. . D. lutea (1834) 427 VERONICA. 1 Fleurs disposées en grappes, dout les pédoncules so sant axillaires et latéraux . Fleurs placées à l’aisselle des feuilles, 0 ou formant une grappe où un épi qui termine la tige . . . Ne 2 Tiges couchées Sr oDiées-Sun Ia terre AP RC Tiges plus ou moins droites ou redressées. . . . + 3 Feuilles crénelées ou lobées. £ ARTE Feuilles arrondies et presque entières : . V. tenella (1846) & Divisions du calice en cœur, feuilles à trois, cinq ou sep£ lobes distincts. . . . V. heder œfulia (1836) Divisions du calice oblongues ou lancéolées, feuilles seule- ment crénelées . . . . . A EN ven 5 Pédicelles plus courts que les feuilles: capsule presque ar- rondie et parsemée de poils . Pédicelles supérieurs dépassant les feuilles, capsule bien plus HN ee longue, et chargée de veines en réseau . ATP CPS TP Ut (1839) 6 Fleurs blanches ou bleuâtres, capsule poilue glanduleuse . . V. agrestis (1837) Fleurs d’un bleu tendre, capsule pubescente s 24 HER NNEAERN RRE Br V. polita (1838) 14 1% 1 DS] Qt 248 ANALYSE DES ESPÈCES. 7 Feuilles de la tige pinnatifides, ou découpées en lobes très profonds: Hiva ere : Feuilles de la tige entières ou seulement dentées, ou créne- fées. ee deu di CHBALIT NO te MBNE- UM CS 8 Feuilles digitées, fhpsues renflées, en grappes très lâches . . . « V. triphyllos (1842) Feuilles ‘pinnatifides, capsules comprimées, en grappes droites et fouruies. ,. . . . . . V. verna (1841) 9 Fleurs disposées en grappe feuillée , . . A, Fleurs presque sessiles et disposées en épi ser ré etnon feuillé : . . V. spicata (1848) Fleurs agelomérées au sommet de la tige. "y. Alpina (1847) 10 Pédicelles des fleurs prenne nuls et beaucoup plus courts que le calice. . Pédicelles très visibles, égaux au calice ou plus longs que lui. 11 Feuilles oblongues RÉSSAUE entières un peu charnues. . ; . V. peregrina, p. 486. Feuilles ovales crénelées, ‘non charnues. V. arvensis (1840) 12 Feuilles très peu dentées, capsule en cœur et comprimée . Feuilies fortement dentées ou crénelées, capsule oblongue et HERO T7 ee etre ah et EE SES (1843) 13 Fleurs bleues, pédicelles beaucoup plus longs que le ealice. ÉSeg TRE SEE : EE “acinifolia (1844) Fieurs blanchâtres pédicelles : à peu près égaux au calice. . Autre Re PE A AREA cr Serpyl'yfolia (1845) 14 Feuilles plus ou moins velues, ou pubescentes, et dentées. Feuilies très glabres, ou linéaires entières. . . - . 15 Feuilles longuement pétiolées. . . . V. montana (1854) Feuilles sessiles, ou à pétiole très court. . . . . . . 16 Tiges couchées, feuilles finement dentées, fleurs très pâles. : . V. officinalis (1852) Tiges redreséées: feuilles urossièrement dentées ou incisées, fleurs d’une belle couleur cn LS D SENS 17 Calice à quatre lobes, tige poilue sur deux lignes opposées, grappe très grêle. =. + + + V. Chamædrys (1853) Calice à cinq lobes, tige poilue partout, grappe fournie en formed'éplss Te CSSS OS 18 Calice pubescent, capsuie peu échancrée. Calice glabre, capsule à lobes écartés . V. prostrata (1851) 19 Plante verte dressée ascendante . . . V. Teucrium (1849) Plante velue grisätre, couchée diffuse. V. Bustardi (1850) 20 Feuilles ovales ou lancéolées, capsule peu échancrée, . . Feuilles linéaires étroites, capsule très échanerée. d'une rer OR ORNE 2 LETTRES (185 5) 21 Feuilles tout à fait sessiles et on peu poser À Feuilles un peu péticlées et obtuses. . Bercabunga (1858) 22 Plante glabre, capsule émarginée au sommet . LOS ee AV Anagallis (1836) Plante pubescente” glanduleuse au sommet, capsule non Em EE nn Je K. anagalloides (1857) 428/EUFRAGIA. : . . . . . . . | viscosa (1859) B29PRIKAGO. . . . . ,. . . .. versicolur (1860) ARTS A SE 0 © . . 0 |. + alpina-(fs6t) 431 ODONTITES. 1 Fleurs rouges ou rarement blanches. . . — . . . . NT EE 7 2 Feuilles lancéolées linéaires, bractées plus courtes que les HODIS . : Feuilles lancéolées él argies, ‘bractées plus longues ‘que les nn AR, KO vernd (4862) 3 Calice un peu étalé , capsule rétrécie à la base, échancrée au sommet. . . . . . 0. serotina (1863) Calice apprimé, capsule non rétrécie, arrondie au sommet. 5. 0. divergens (1864) & Corolle peu ouverte, anthères ovoides et peu saillantes . . Coroile très ouverte, anthères oblongues et très saillantes hors de la corolle. . . . . . . . O0. lutea (1867) 5 Bractées entières, fleurs d’un jaune pâle . . . … O. Jaubertiana (1865) Bractées dentées, fleurs d'un beau ; jaune doré. . PANIERS». CR CREME ET PAU chrysantha (1856) 432 EuPHRAs14. 1 Corolle blanche mêlée de bleu, de lilas ou de jaune. . . Corolle toute jaune, ou jaune à lèvre supérieure bleue . A - . . . .. : 27 > E:minima(f87s) 2 Feuilles ovales ou oblongues dentées. . . : Feuilles cunéiformes lancéolées à denis très pr ofondes et très RSR 2... …..-#©.salisburgensi (1876) 3 Galice chargé de poils glanduleux . . . . . . . . Calice non “glanduleux RAR A AC SET ee 4 Calice fracuifère dépassant la feuille florale. . = PRE le campestris 1869) Calice ne dépassant pas la feuilie florale. . : 5 Capsule échancrée au sominet à mucron à peine saillant. , Re aan es nr umoenc (AS) Capsule presque tronquée, mucron saillant. . . . . . Ru re, 0”. .$ E,;olhcmdis (t868) 6 Calice presque glabre, ou peu velu . . . . . . . . Cahcetres velu, ou pubescent . . . . 2... 7 Feuilles inférieures à dents obtuses, . ÆE. rigidula (1871) Feuilles inférieures à denis aiguës . . Æ. ericetorum (1873) SCROPTIULARIACÉES. 0) 49 12 4 230 ANALYSE DES ESPÈCES. 8 Feuilles vertes à dents étalées subulées. . Æ. maialis 4872) Plante brune, dents porrigées, longues, cuspidées. > PU ETAPE CAC ME LME à 2. cuprœa (1874) 433 RHINANTAUS. 1 Bractées d’un blanc jaunâtre. ,. . . . HU: CS à CROIS CE ET R. minor (1879) 2 Calice glabre où à pe RES, 5 7. +. + RIMAAE(EONS) Calice velu. . . : . + . . R. hirsula (1877) 434 PEDICULARIS. 4: Fleyrs-rouges où blanches... 12172500 Fleurs jaunes ou jaunâtres. °°. 210 2 LORS 2 Tige rameuse, lèvre supérieure de la corolle terminée par deux dents . . APE: Tige simple, lèvre e supérieure ‘de la corolle non dentée. PA: Sata PUR EN RAM PAT AS MSC) CE SAS verticrllila (1882) 3 Tige couchée, calice glabre à cinq dents. P. sylvatien (1884) Tige droite, calice veiu à deux lobes. . BR. palustris (1884) & Corolle glabre, fleurs en épi terminal . P. comosa (1853) EU hérissée, fleurs entremêlées de feuilles ÿ ARR EN Er RP AUS SRE DER Pet . P. fuliosa (188%) 435 MELANPYRUM. 1 Fleurs disposées deux à éeux et tournées d’un seul côté. Fleurs en épis imbriqnés de bractées . . .". 2 Epis serrés el à qualre e angles très prononcés . À s 28 SAR cristatum (1886) Fleurs et bractées im briguées en tous sens. M. arvensée (1885) 3 Corolles tubuleuses et bien plus longues que le calice. + Corolles très ouvertes et dépassant peu le calice. Re ER ar due io aie 0e GC ITS DRE (1888) 4 Calice glabre trois fois plus court que la corolle. . | M. pratense (1887) Calice hérissé égalant la moitié de la corolle. . PRET D DE ed UN à M GO (1889) LXXY. OROBANCHACÉES. 436 OROBANCHE. 1 Une bractée sous chaque fleur, calice à deux divisions pro- fondes. . . +11) ARÈNES Trois bractées sous chaque fle ur, calice à quatre ou cinq denis > mu RSR St 2 A ROSE 2 Filets des étamines plus ou moins velus à la base. . Filets des étamines très glabres à la base. 0. rapum ca) 3 Corolle d’un rouge de sang à l’intérieur. . . P Corolle n ‘étant pas d’un rouge de sang à l intérieur : us 13 LCR OROBANCHACÉES. & Sépales bifides, étamines insérées au fond de la corolle. . ads Lt dates Viet ste Un COUPE -ULS À) Sépales “presque toujours entiers, étamines insérées au- dessus du fond de la corolle. . . . . 0. ulicis (1892) # Lèvre supérieure de la corolle échancrée ou découpée . . Lèvre supérieure de la corolle entière . . . .7. . 6 Etamines chargées à la base de poils abondants et touffus . Etamines n’offrant à la base que des poils épars. . . . . 7 Stigmate d’un rouge noirâtre, lobes de la carole droits et por- tés en avant. . EE REA à EN L (1595) Stigmate ane: lobes de la corolle ouverts et étalés APE 1 TA Er CIE Pa a À | (1896) 8 Etamines insérées près de la base de la corolle. . , . Etamines insérées beaucoup au-dessus de la base de la co LE CRIS RER A DL 9 Plante jaune dans toutes ses parties, bractées supérieures sallantes et rendaut l’epi chevelu. . 0. unicolor (1901) Plante jaunatre ou rougeñtre, épi uen chevelu au sommet D. 95 2 CO. Epithymum (1899) 19 Corolle géniculée à la base et bordée de petites dents aiguës. h O. amethystea (1960) Corolle arquée, bordée de petites crénelures obiuses, . - 11 LS ONMRr NES EE Ü. minor (1899) 11 Etamines insérées REucoup au-dessus de la base de la co- rolle . RE tEE LA Etamines i insérées près de la base de la corolle. no 0. O. Teucrii (1898) 12 Corolle cslinracée. arguée ; étamines peu velues à la base. RS RS REA eee DE Épiiere (1898 Corolle tubuleuse, campanulée, non arquée, étamines très basé > 7e 0. Picridis (1897) 13 Anthères laineuses, fleurs purpurines . O. arenaria (1903) Anthères glabres ou à peu près ; fleurs bieues ou jaunâtres. 14 Tige simple, fleurs bleues et ayant près de 3 centimètres de longueur. . . . OU. cærulea (1902) Tige souvent rameuse, ‘fleurs jaunâtres ou bleuâtres, té as- Semipettés.n.: 0... " . ." ." O0: ramosa;(1904) 437 CLANDESTINA. . . . . . . recliflora (1905) 438 LATHRÆA. . . . . . . . squamaria (1906) s LXXVI. VERBÉNACÉES. HSDUNERBENA, - . . . ,. . . . ojficintlis (1907) 1 10 {2 14 ts ©Ct te 10 ANALYSE DES ESPÈCES. LXXVII. LABIÉES. 440 LAVANDULA. Bractées cordiformes rhomboïdales . . . L. vera (1998) Bractées linéaires . . . . . + °° ."L°smnea(1909) 441 MENTHA. Tige terminée par des fleurs, sans mélange de feuilles. Tige terminée par des feuilles, avec les fleurs axillaires. Feuilles sessiles ou presque sessiles. Feuilles distinetemeut pétiolées. Tige et feuilles velues, ou blanchätres en dessous. Tige et feuilles à peu près glabres. . . M. viridis (1918) Feuilles ridées et velues, ou seulement un peu farineuses-en dessous . . + . A. rotundifolia (1910) Feuilles non ridées. ou tomenteuses blanchâtres en dessous. Feuilles à peu près planes et dentées . . :. . . … | Feuilles ondu.ées oa iucisées aux bords. . unduluta (1912) Feuilles largement ovales... 4 5,4 COOPER Feuilles .oblongues ou lancéolées. : :. . _ . © .2.2000N0N Feuilles blanches tomenteuses en dessous. . . . Feuilles grisàtres et seulement veloutées en dessous. . AE PR PES ES Le Heat s Ti0e AR DNS ESRRES (1915) Feuilles très rapprochées sur la tige. M. emurginata (1911 Feuilles écartées sur la tige . . . . M. nemorosa (1916 Feuilles vertes, ou cendrées en dessus, S,L1e NO DRE Feuilles blanches tomenteuses en dessus. M. mollissima (1943) Feuilles oblongues lancéolées, à duvet très ras. . SORT SUE candicans | (1914) Feuilles ovales oblongnes à poils lâches:: : RER Feuilles peu ou point ridées, odeur forte. . sylvestris (1917) Feuilles rugueuses, odeur très.suave. M. gratissima, p. 506. Feuilles ovales pétiolées . . . ET Feuilles lancéolées courtement pétiolées. “M. piperita (1919) Bractées et calices glabres ou très peu velus, odeur très suave. Bractées:et calices velus, odeur forte’... . ER # Verticilles presque tous distincts. . Veriicilles supérieurs rapprochés en tête. Ÿ M. citrata (1925) Fleurs en épi cylindrique allongé, les inférieures écartées sans être axillaires. RL Fleurs en tête terminale arrondie Plusieurs verticilles à l’aisselle des feuilles, Verticilles presque tous axillaires et comme en épi Verticilles supérieurs RTE non axillaires et arrondis en tête ; ; UT H] s «1 10 11 1? 18 19 20 21 LABIÉES. Feuilles ovales, presque obtuses à la base. . Feuilles oblongues, rétrécies à la base. AL. hispidula (1923) Epi seulement un peu interrompu à la base. Verticilles inférieurs très écariés. . . Plante hérissée, verticilles tous espacés. M. canescens (1922) Plante seulement velue, verticilles supérieurs rapprochés. 1. 0 Mhrtn (9 Feuilles supérieures ovales, dents du calice triangulaires su- HE. RE pubescens (1920) Feuilles supérieures obliquement arrondies, dents du calice 4 2, 4. . M, Nepttodes,; Das07: Fleurs en tête obtuse arrondie. . , A. FES (1929) Verticilles disposés en épi oblong . . . . Pédicelles égalant environ la moitié du calice. . M. afjinis (1930) Pédicelles presque égaux au calice . . M. Lioydii (1924) Calice à dents La recourbées et à gorge fermée par des poils. . . . . . M. Pulegium (1964) Calice à dents égales, non De ue sauns je à l'in- LI di. | RSS Feuilles florales presque aies à celtes de la tige Feuilles florales cs rieures phe HÉHIeSS en forme de brac- tées . : PVR Plante velue RE EE den PS ST Plante presque 2 elabre, odeur suave . . . ÂM.rubra (1934) Feuilles assez larges sensiblement dentées. . . . . . Feuilles petites, obscurément dentées . * A. Rothn (1928) Feuilles planes, dents du calice lancéolées subulées. M. subspicata (1926) Feuilles plices, dents du calice trians gulaires subulées . A au Leone le Miphcati (1927) Feuilles distinctement pétiolées. . . . «+ . . . Feuilles sessiles ou presque sessiles. . . . . . . Feuilles Sensiblément dentées. . . 2°. ." . . à. Feuilles obscurément crénelé-dentées.. M. crenata (1950) Plante presque glabre, à odeur suave. . M. pratinsis (1933) Plaute velue grisâtre. . . . . . M. Carinthiaca (1956) Feuilles ovales ou oblongues élargies. . . . + . . . Feuilles allongées ou lancéolées, . . . . . . . 2 Feuilles n'ayant pas 2 centimètres de largeur. . . . . Feuilles larges de plus de 2 centimètres. . . . . . Corolle dépassant sensiblement le calice. . . . . . Corolle très petite, peu saillante, , . M. austriaca (4959) Tige droite, roide. . . . … M. pulchella (1954) Tige couchée, au Moins à base: 7 M RAM 258 18 21 19 12 12 45, ANALYSE DES ESPÉCES. 35 36 37 98 39 Feuilles vertes, ob£curément denticulées : : 3 . M intermédia (135) Feuilles vert-jaunâtres, dentées en scie. M. ocimaïdes 958) Calice campanulé, à dents courtes. . , 4 : + : Calice tubuleux, à dents longues subulées. . We D EEE nat ra da CR AE RO E Le PE RAS longifolia (1943) Feuilles ovales, ou ovales-oblongues, plus ou moins velues. Feuilles largement lancéolées, presque glabres. . , De HER e te MLAPAIER de mar ets Eat ile RUN ietariwfolia (1963) Feuilles ovales-oblongues, ciliées . . . M. Hostii (194% Feuies évales, rudes sur les 2 faces. M. atrovirens (1962 Feuilles de la tige larges de 2 centimètres et demi äu plus. Feuilles larges de plus de 2 centimètres et dei. . 4 = Calice en cloche ou en grelot à dents courtes, = 5 Cälice cylindrique, ou tubuleux à dents allongées. Calicé nn peu rétrécien tube-3:14 base. OPEN Calice en cloche, non atiénué à la base. . . à Pa Tige droite, à rameaux dressés. . . M. igmifi (1981) Tige. couchée ou étalée, à rameaux étalés Calice à dents lancéolées, tize couchée. M. procumbens (1960) Calice à dents ovales, tige étalée, . . M. salebrosa (1940) Tige droite, feuilles inférieures orbiculaires . . =. M. nummularia (1951) Tige diffise où couchée, fenilles : pas exactement orbiculaires: 5 Feuilles rugueuses velues, dente du calice triangulaires . : > M. arvensis (1958) Feuilles un peu ‘luisantes, ‘dents du calice aiguës. _« D. diffusa (1953) ) feuilles ss ou moins D Rodes ; un peu Pan uess 46 - Feuilles presque arrondies. . . . M. obtusäta (1949) 47 Feuilles ovales ou elliptiques aiguës. . A1. sativa (1947) Feuilles ovales oblongues, presque obtuses. M. paludosa (4948) 48 Dents du calice courtes, triangulaires aiguêés . . . Dents du calice lancéolées-subulées. . . PRÉ 49 Feuilles à dents aiguës et étalées . . JL. el (1936) 50 Dents peu aiguës et couchées vers le sommet de la feuille. Feuilles très sensiblement rétrécies sur le pétiole. : … : Base de la feuille obtuse ou arrondie . ,. . 2 + … : Tige droite, roide . . sn VE CORRE Tige faible tombante ou lâche EL Calice tout couvert de poils blanchâtres, M. nemorum (1943 Cälice seulement hérissé de poils épars. M. sylvatica (195 Calice tubuleux, cylindrique à la base . CCE dE Calice en eloc he non rétréei en tibe à la base É se AT 37 38 40 _48 41 46 42 44 43 45 47 LABIÉES. 54 Tige roide, feuilles vert-pâles, . . . M agrestis (1937) Tige lâche, feuilles vertes. . . . . M. Allionäü (1961) 55 Feuilles larges ovales obtuses. . . . M. ovalifolia (1935) Feuilles médiocres, ovales lancéolées . M. viridula ( 946) 56 Calice velu ou hérissé, ns OMEGA. PPS NORME Calice glabre à la base, Peur suave. . . M. rubra (1934) 57 Feuilles à dents aïigues et étalées. ; A. ballotæfolia (1937) Feuilles peu ou point rugueuses, à dents couchées dé Li MSC. ’ Us s 58 Feuilles velues grisâtres en FR veseilles tte “ : M. serotina (1939) Feuilles péu velues, verticilles inférieurs pédontulés. : . 59 Tige droite, feuilles larges . . SE rad RE Tige flexueuse étalée, feuilles hédiocres. : D Ne M, pe duncularis (1938) 60 Fédilles n minces un peu one RAR PAPE CET Feuilles fermes obtuses . . . . M. ovalifolia (1935) 61 Pédicelles presque glabres, birdcté es larges. M. ritida (1941) Pédicelles hérissés, bractées médiocres. . M. c.ala (1945) AREIGOPUS. |... . . . . :.: Europœus (1965) 143 ORIGANUX. Fleurs agolomérées en épis courts et arrondis. 0. vulgare (1966) Epis oblongs prismatiques c et allongés. O. meuastachyum (1967) 444 THYMUS. 1 Feuilles üvales, ou elliptiques élargies. . . Poules linéaires oblongues rétrécies à la base. ‘ s Ja angustifolius (1969) 2 Feuilles albres ou ciliées aux bords. Feuilles velues sur les deux faces PRE Peut CNE DEL RCR 3 Tiges pôilues sur deux faces opposées. T. ehomiwdrys (1972) . n'a Es de deux lignes de poils très marquées. . s s RAP . T. Serpyllum (1968) 4 Feuilles es parsemées de poils . . T. humifusus (1970) euilles assez larges très hérissées . T. lanuginosus (1974) 445 SATUREIA. Tige ligneuse à la base, feuilles supérieures mucronées . . à : S. montana (1974 Tige hérbacée, feuilles non mucronées . S. horlensis (1973 &n6 MicRoMERIA. . . : . . . . Juliana (1975) 447 CALAMINTHA. 1 Verticilles formés de petits corymbes dichotomes et iuiti- flores. . SARA Verticilles formés de pédicelles ‘simples ei uniflôres: : Ph LAN LP ere no AM IUNE) Lg re O8 256 ANALYSE DES ESPÉCES. 2 Feuilles ovales obtuses à dents apprimées. à shÉitiss te Feuilles ovales aiguës et profondément dentées. . AE al de LS D CO à ME M ETES grandiflora ( (1980) 3 Feuilles vertes élargies, dents du calice très inégales. . Feuilles petites, grisätres, dents du calice presque égales. D a te 2 RSA PAGE ANT E 2 C. nepeta (1977) 4 Corolle rouge ou lilas foncé, à tube très saillant. . nie . C. sylvatica (1979) Corolle à tube court peu ‘saillant, et d’un rose très clair. L él can COR OPS PE ONE ER, es RUES LA 448 CLINOPODIUM. . . . . . . . vulqare (1981) 449 MELISSA. . . . . . . . . ‘officinalis (1982) 450 HySsopus. . . . . . :. . lofficinahs (1988) 451 SALVIA 1 Tige herbacée, feuilles fortement crénelées ou lobées. . . Tige sous- —ligneuse, feuilles finement crénelées. . ; ns Ne ea Aie TN CRE officinalis (389 2 Bractées larges plus grandes que les É RUES ; Bractées petites plus courtes que le calice. : 3 Feuilles inférieures ovales, plante très blanche Dee à $ S. Æthiopis (1986) Feuilles inférieures en cœur, plante velue glandulense. . Le NA TS s ë . - S.Sclaréa (1985) Feuilles très cable oies à la base. . . Feuilles peu ou point échancrées à la base. £ Corolle 4 à 5 fois grande comme le calice . Corolle à DU 3 lois grande comme le calice . . ; . . . = S. dumetorum (1989) 6 Feuilles HO utéce nraciéés égalant presque le calice . . . - S. laciniosa (1987) Feuilles indivises, bractées plus courtes que le calice. RP ed teneur Te do NN SO TERRES (1988) 7 Corolle bleu-foncé non comprimée dépassant peu le calice. à S. Verbenaca (1990) Corolle bleu- “clair, très saillante, ‘comprimée au sommet. . a a S. pallidiflora (1994) 252 NEPETA 0 2 2e Cd enr re ee CES 453 GLECHOMA.. .. . . . . .. . hederaceum (1993) 454 MELITTIS. Feuilles ovales oblongues, corolle blanchâtre tachée de rouge. Se M. grandiflora (1995) Feuilles cordiformes ovales, corelle rouge. . M. Mellissophyllum (1994) 4 LS ot 455 LAMIUM. Toutes les feuilles plus ou moins pétiolées. , . . . . l'euilles supérieures sessiles et amplexicaules. . L, ampleæicaule (1996) _ * , . 0 , , . , . . Q 4 12 = s Le 6 “1 t2 LAPIÈES Tube de la corolle droit et dépassant peu le calic:. Tube de la corolle courbé et beaucoup plus long que le calice Feuilles seulenient crénelées ou dertées. ë nn em ie in purpureum 1 (1998) Feuilles irrégulièrement incisées. . . L. incisum (1997) Fleurs rouges ou rarement d’un blanc pur. EE maculatum (1999) Fleurs blanches à lèvre un peu jaunâtre . L. album (2000) 456 GALEOBDOLON. , . . . . . . luteum (2001) 457 GALEOPSiS. Tige renflée sous les nœuds et hérissée de soies piquantes. Tige non renflée, ou non hérissée de soies piquantes. Bractées aristées, égalant ou dépassant le calice, . . . Bractées mucronées plus couries que le calice. . © 7 & duu (2005) Corolle à tube saillant et bien plus longue que le calice . Corolle à tube court et à peine double du calice . nu 100. G.tnlermedie (2004) Feuilles vertes et peu velues en dessus. G. Ladanum (2409) Feuiiles pubescentes blanchätres . . 6. canescens (2903) Tube de la corolle deux fois plus long Fe le calice et taché de brun jaunûire au somimel . . . pubescens (2099) Tube de la corolle dépassant peu le ee et uon taché de 5 00 5 Os «rate Dents du ealice rouges ou blanchètres à la fin plus courtes que le tube de la co oile . . ; Denis du calice verdatres, dé passant le tube de la corolle. | RE 8 SNS REZ 2, G. bifida (2008) Calice à dents rouges, feuilles laiges ovales oblongues . , . + G. Teirahit (2006) Calice à dents blanchâtres, feuiles étroitement ovales lan nu De. 0 G'prercox (2007) 458 STACHYS. Fleurs rouges ou rougeâtres. . _. ss... 4. © CR DAnC JauDALre: 2, 0100 D 0 ER Te Feuilles longues de plus de 3 centimètres, tige assez robuste. Feuilles longues de 2 centimètres au plus. tuge grêle peu éle- MT D brune Srordeie (2017) Plante toute couverte d’une laine épaisse, blanche et velou- tées 27. RUES CARTER ee JF SRE £ Plante velue ou “pube scente, mais verte et non couverte d'une Emneblanche)cet épaisse... 1 10% 370. 7 MSN EE e Tige droite, feuilles cordiformes ovales. . her où germanica (2910) Tige radicante à la “base, feuilles oblongues ns + ve €, À S: lanata (2012) À, ve 2m 3 4 4 Cry “1 © 9 358 ANALYSE DES ESPÊCES. ‘5 Feuilles mollement velues sur les deux faces. . , . . * Feuilles glabres en dessus où un peu rudes . , . .… , 6 Feuilles presque toutes sessiles. . . S. palustris (2015) Feuilles presque loutes pétiolées . . S. umbiqua (2u46) 7 Feuilles inférieures ovales, plante glandul euse au sommet. Feuilles inférieures oblongues, plante seulement hérissée RO RLd où 1e € à ile terne ele DES 8 Verticilles de six à huit fleurs formant des épis non feuillés. S. sylvatica (2u14) Verticilles multifiores et Lous accompagnés de ieuiles. . D be RL 8 A D vie SES ICRA PACS ONE N TS (2013) a Tige droite et feuilles glabres . . . . :S. annuu (2018) Tige couchée à la base, feuilles velues . . S. recita (2019) 459 BETONICA .. 7%. .. . "| voenans (eu) 460 MARRUBIUM . .. . . . . . vulgire (2) RGL BALLOTA 5. lu. nt MONA) 402 LEONURUS. | . . _ . . .. Cardiact {2029} 463 CHAITURUS. . . . . . . Marrubiastrum (2024) 464 SCUTELLARIS. 1 Fleurs toutes axillaires et tournées d’un seul côté. . . . Fleurs en épis tétragones NES de braciées membra- RENSÈS 2 05 : . . . . S Alpina (2025) 2 Feuilles dentées tout autour . . . S. gulericulula (2026) Feuilles deniées à la base, mais très entières du reste : ”. 3 Fleurs roses et longues d’un centimètre au plus ne . . . S. minor (2028) Fleurs Le et dgies de 2 centimètres environ. . : HR RE ET | | (2027) 465 CB ANRE En Fcuilles ovales ou oblengues, et PER nIeeSe curtout les infé- rieures. . . PARTS Feuilles linéaires très entières et presque sessiles EM UE RE .. « . D. hyssopifolia, p. 533 Plante peu velue, fleurs souvent purpurines. 4, 4 Plante mollement velae, fleurs d'un blanc jaunâtre . : ra Re B. alba (2930) # Dents supérieures du calice très courtes, ironquées el mu- cronées, épi souvent feuillé à la base . B. vulyaris (2029) Dents supérieures du calice largement ovales acumiuées, épi sans feuilles à la base. . . . . B.G grandifloru (2031). 466 AJUGA. Fleurs jaunes, feuilles très découp'es. À. en ie Fleurs jamais jauues, feuilles uou découpées, . re 12 > . LABTÉES, 2 Tige glabre sur deux faces, et pourvue de rejets rampants à maDise — . À A. reptans (2032) Tig: velue sur Les quatre faces, et dépourvue de rejets ram- pants. F3 : RMRRR PES QE Dre NEA 3 Feuilles radirales obovales ou bb es bractées supé- rieures plus courtes que les fleurs. À. Genevensis (2033) Feuilles radicales ovales, bractées toutes plus rte que A MO DD. 4 pyramidalis (2034) 467 TEUCRIUNM. 1 Feuilles dentées ou découpées, fleurs axillaires ou en grappes. Feuilles très entières, fleurs eu têtes terminales et aplaties. A nn) Du sin T. montanum (2040) 2 Fleurs rouges et toutes axillaires. Fleurs nue en DSFIRES sr et allongées . re . T. Scorodonia (2035) 3 Feuilles multilides. . . A ROUE RU ce Feuilles entières et seulement dentées . 4 Feuilles tout à fait sessiles . . . . T. Scordium (2038) Feuilles pétiolées . . . . . . T. Chamædrys (2039) LXXVIH. PLUMBAGINÉES. 468 STATICE. 4 Feuilles ohovales ou spaiulées, marquées de trois à cinq ner- vures au moins vers la bise . Feuilles oblungues à uue seule nervure rameuse . : US: Limonum (201) 2 Fe ïlles n'étant pas quatre fois aussi longues qu'elles sont larges. MER SP S Feuilles environ quatre fois aussi longues que “larges. ‘ PR A 0 0, 2. S. ocpidemalis (2045) 3 Feuilles obovales acuminées et mucronées, . , , 4 Feuiiles pes très obiuses avec ou sans mucron, , LE ER Sa ES AE VE EEE Dodartii (2044) 4 Epis courts, dieas en petits corymbes. S, ovalifohia (2049) Epis arqués étalés. . . . . . S. lychuidifolia (2043) 469 ARMERIA. 1 Feuilles à trois ou sept nervures, hampe glabre . . S À. sabulosa (2048) Feuilles à une nervure principa! e, hampe pubescente. , . 2 Galice hérissé sur toute sa surface . . À. maritima (2046) Calice hérissé sur les angles, glabre dans les sillons, : ’ L e (] é Q * e # e 0 $ À, pubestens (2047) 2% 260 ANALYSE DES ESPÈCES. LXXIX. PLANTAGINACÉES. 470 PLANTAGO. 1 Tige florale nue, feuilles toutes radicales . . . . . Tige pogrvuede feuilles. ‘474 "0 CORRE 2 Feuilles ovales et n'étant pas Jours fois pi longues que larges. . + PTS Feuilles beauconp plus longues que ‘larges, | lanc ‘olées ou li- néaires, ou pinnatifides. . AM 0 3 Feuilles pétiolées, glabres ou peu velues Feuilles presque sessiles et pubescentes sur les deux faces. RU ET LUE ITS Re P. media (2951) 4 Feuilles peu TRES PT dressées . . P. major (2049) Feuilles sinuées, hampes étalées arquées. . . ARE MR D ee Co ee EE POSER (2950) 3 Ia pe anguleuse, épi court avoïide, ou oblong. . . . Hampe cylindrique, épi-ey:indrique alléoué 2 PROS 6 Feuilles couvertes de poils blanes soyeux. P. pur (2932 Feuilles glabres ou très peu velues . . . . Te 7 Feuilles lanceolées, épi ovoide . . . P. lancent (2953) Feuilles linéaires-lancéolées, épi oblong cylindrique . . . De Pen Re 80 Le 0 8 dd 000 SE OS 8 Feuilles entières ou très peu dentées. . . . . . . . Feuilles découpées ou fortenient dentées. . Ans fie D D ML A 5 ee Us CP coronopus (2059) 9 Feuilles planes, ou munies de trois nervures . Feuilles triquètres, très étroites. . . P. etrin! da (2055) 10 Feuilles charnues ou glauques, à nervures également dis- tantes 0 e e ° CI e e . e e ° . e L Feuilles molles, non charnues, nervures rapprochées du DORMI BU 8 oeil to ete) 10-00 6 SO 11 Feuilles canaliculées, racine charnue. . P. marilima (2:56) Feuilles planes, racines lisneuses . . P. serpentina (2657) 12 Tige droite herbacée, bractées inférieures plus longues qme les fleurs . . 5 P. arenaria (2068) Tige couchée, un peu ‘ligneuse, bractées dé passant à peine les BEM ANS OU RE, ©: à. CCR cynoys (2061) 471 LITTORELLA . . . . . . . lacustris (2062) LXXX. AMARANTHACÉES. 472 AMARANTHUS. 1 Fleurs toutes axilaires et non disposées en épi PS TRS Fleurs supérieures disposées en épi non feuillé ; 4 + : 12 3 10 11 AMARANTHACÉES. 3 Feuilles échancrées au sommet, bractéez comme épineuses, et plus longues que les fleurs. . . . À. albus (2063) Feuilles peu ou point échane rées, bractées non épineuses, et ne dépassant pasles fleurs, . . À. sylvestris (2064) 3 Tige droite, bractées très aiguës et plus longues que les fleurs. Tige couchée ou inclinée, bractéesne dépassant pas les fleurs. 4 Tige glabre et un peu redressée. . °. A. asrendens (2065) Tige velue au sommet et couchée . +. À. defivxus (2966) 5 Epis de fleurs verdâtres . . . . . À. relroflexus (2067) Epis d’un rouge vif. , , . + . . A4. sanguineus (2968) 473 POLYCHNEMUM. Bractées plus longues que le ea‘ice, . . P. majus (2069) Bractées égalaut à peine Le calice , . P. verrucosum (2070) LXXXI. PHYTOLACCÉES. GTAPHYTOLACCA . . . . . . . decandra (2071) LXXXIL SALSOLACÉES. 475 BETA. Tige droite, stigmates ovales. . , . B. vulgaris (2072) Tige couchée, stigmates lancéolés. . . B. maritima (2073) 476 CHENOPORI 1 Feuilles entières, ou hastées à la base, mais ni lobées ni den- iées. . . . . . e . . . . . . . e Feuilles plus où mois sinuées, ou dentées, ou lobées, . . 2 Feuiiles triangulaires, comme hastées à la base. . . a «0 CG Dors Heñricus (2086) Feuil! es non triangnlai ES DASTORS TEL «0e Ca cie à 3 Feuilles g auques farineuses, plante très fétide. . PP iii do COIN (2076) Feuilles vertes non farineuses, odeur non fétide. , . 4 Feuilles ovales obtuses, grappes ramifiées en evme . . RME. Ce polyspermum (2074) Feuilles ne lancéotées aiguës, grappes en épis sim LT HSE - .. . . C. aculifolium (2075) 5 feuilles nue ou re. en dessous, de points fari- neux et blanchàtres. FN Feuilles minces, nou char nues, el vertes des deux côtés. : ME : TN Cohen (2084) 6 Feuilles e couvertes en dessous de points farineux abondants qui les rendent blanchaâtres ES ENT Points farineux peu aboudants, ou dufg Re c 7 Feuilles ER grappes siniples, tige un peu cohebée Ë 14 USE .. C. glaucum (2085) Feuilles ovales, ou rhomboïdal es ‘oblongues, tige droite, grappes Moies LUC Vu | 2 RERO 261 l St 19 [er 262 ANALYSE DES ESPÈCES. 8 Feuilles de la tige presque arrondies et très abtnses RUE. 10 13 12 13 > et st des pulls (207 j, Feuilles allongées. ‘ovales où ‘oblongues sen ati : Fleurs en grappes ramifiées en forme de cimes tarte Fleurs en grappes presque simples et dressécs coutre la tige Feuilles supérieures lancéalées et entières, . . . . Feuilles toutes ovales rhomboïdales et dentées . PAS MAN ee er Ne FRS TS. Fm C. murale (2082) Feuilles inférieures rhomboïdales ou A inégalement “inuées, graines luisantes . . F5 OT ARNNEERS Feuilles inférieures à trois lobes princip pus graines Chagri- HOME UT APR NE IR VO RENNES (2881) Feuilles très blanches en dessous, gropires très serrées. C. album (2973) Feuilles vertes, où peu blanchi res, grapyes lâches . É Glomérules en SPAppés droites et presque simples . - - C. payanuin (2079) Grappes ramifiées au sommet en cimes étalces.… . : . ER RO ATEN RE NAME PE (2080) Jeunes feuilles un peu farineuses en dessous, granpes lâches, allongées et non feuillées . . . C. intermedium (2083) Feuilles nou farineuses, grappes courtes, serrces et feuillées SA mea | WU Dies 9 A ae fee OO RS IE 477 BLITUM. , Fleurs toutes axiliaires, on disposées en grappes fenillées . Fleurs supérieures rapprochée s en têtes dépourvues de (GRRES EE ET . . . . B. capitatum (2088) Groupes de fleurs tous placés à l’aisselle des feuilles . . . B. virgatum (2089) Fleurs disposées en petites grappes. «+ B. rubrum (2087) 478 ATRIPLEX. Pige-herbagée "5 hi 257 RE RE Tige, Ugnelse. eue Che USSR Fleurs eu grappes grê!es allongées non el ées Fleurs axillaires ou en grappes fenillées . . 2 2 . Feuilles lancéolées on linéaires . : Feuilles triangulaires hastées, au moins ‘dé *s infé ‘pieu ures L Rameaux divariqués, lobes du calice hastés et entiers : . Rameaux dressés, lobes du calice dentés. À. littoralis (2899) Célice presque lisse et dépassant beaucoup la graine, . .…. * Arpliets (2090) Caiice très Ferruqueux et dépassant à peine la graine. . de + + 1e ITOR (2091) Calice très verrüqueux et dépassant beaucoup la graine , RAA AMEN POPANETS . À. mesrudira p. 518 OO mé D © SALSOLACEES. 6 Lobes du calice fructifère triangulaires, , . 4 + + + Lobes du calice arrondis ou ovales. . À. hortensis, p. 547 7 Plante verte, ou à peine blanchâtre . . . . . + . . Plante glauque farineuse. . . . À. oppositifolia (2094) S Feuilles + nl calice dépassant beaucoup la graine . . À. hustata (2093) Feuilles minces. calice dépassant : à peine laxgrainets ere Ne ue, 1 À. microsperma (2095) 9 Feuilles à peine Blanchâtres en dessous . À. rosea (2096) Feuilles argentées larineuses. . A. crassifolia (2097) Remi allernes 0. + . , . . A. Halimus (2098) Feuñles opposées, . , . . . À. Portulacuides (2099) 479 SPINACIA. Feuilles oblongues ovales, fruit non épineux. . > ; …_ S. inermis (2100) Feuilles sagittées. fruit g arni de pointes . S. spinosa (2101) 489 SALICORNIA. Plante vert clair, herbacée , , . . S. herbacea (2102) Plante glauque grisâtre, ligneuse., . . S. fruticosa (2103) 481 SUÆDA. Sous-arbrisseau à rameaux dressés, feuilles obtuses. , . S. fruticosa (2104) Plante à rameaux diffus, feuilles aiguës. S. maritima (2105) &82 SALSOLA, Tige pubescente, feuilles subulées épineuses. S. Kali (2106) Tige glabre, feuilles presque obtuses mucronées . . M D D 1 1. 6. dodi 0m) LXXXIIT. POLYGONÉES. 483 RUMEX. 1 Feuill s hastées. of sazittées à la base et d’une saveur acide, Feuilles ni hastées ni sagitiées, saveur non acide. ,. . . 2 Fruit entouré de trois va'ves fortenient dentées à là base Valves du fruit entières où obsceurément denticulées. . 3 Feuilles radicales échancerées sur les côtés comme un violon, rameaux peu feuillés et très divergents. À. pulcher (2412) Feuilles radicales von échancrées sur les côtés, rameaux peu Me Sens ds ee LU Pal 4 Feuilles inférieures rétrécies à Ja base et id pas 3 cen- timêtres de largeur... , Feuilles inférieures échanerées en cœur à la base et ayant pluside 3-ceutimètres de largeur . . . . + à, 268 ot 264 ANALYSE DÉS ESPÈCES. 5 Fruits en épis compactes, valves bordées de dents aussi longues ou plus longues qu’elles-mêmes. . , ï . . R:maritimus (2108) Fruits en épis £ grêles, valves bordées de dents plus courtes qu ‘elles-mêmes doi ee. 00 2 RQ UGS NN 6 Feuilles radicales obtuses, valves du frait triangulaires et terminées par une languette obtuse et entière . . . . . oblusifolins (2114) Feuilles radicales pointues, valves du fruit cordiformes ovales et non terminées par une languetie obtuse et entière. . DR nan et 0 à 0 en Ve lie PU 00) 8 200 0 SE 7 Une ou plusieurs valves du fruit chargées d’un tubercule , Toutes les valves du fruit dépourvues de tuberçule |: … . 8 Feuilles radicales longues de 4 à 8 décimêtres . . : Feuiiles radicales n'ayant pas 4 décimèires de longueur , . 9 Valves du fruit cordiformes arrondies . . . . . .« Valves du fruit oblongues et nou arrondies . , . . . 10 Valves du fruit toutes chargées sur le dos d'un petit tuber- cule, rameaux floraux divergents el-feuiliés. . . … Une seule valve du fruit tuberculeuse, rameaux floraux dres- sés et uresque nus. «. . . . . R.nemorosus (2112) 11 Rameaux divariqués, verticilles très écartés . . . + . =. R. conglomeralus (2111) Rameaux dressés, verticil'es rapprochés s. R. rupestris (2144) 12 Feuilles ondulées crépues, valves du fruit presque toutes tuberculeuses. re .e 7. Ho CHSRRRISRNS) Feuilles planes, une seule valve tuberculeuse . . DA ce a ONE BA PP a PRE 0 (2147) 13 Feuilles radicales rétrécies aux deux bouts et iongiement décurrentes sur le pétiole. . 1. Hydrolupathum (2148) Feuilles radicales non décurrentes obliquement ovales ou cordées à la base . . . . . . R. maximus (2119) 14 Tige de 1 à 2 mètres, feuilles inférieures cordiformes aigués. . . À. aguaticus (2120) Tige ù atteignant pas { ‘mètre, “feuilles inférieures cordiformes AMPMUES 20 LU Se Ua Ue R. alpinus (2194) 15 Feuilles presque arrondies, et n'étant pas deux fois plus lonyues que larges . . . . . R. scutatus (2124) Feuilles au moins deux fois p'us ‘longues que largése 0720 16 Valves internes du fruit, munies d'un petit tubercule en forme d’écaille, Les extérieures réfléchies ., Valves du fruit toutes dépourvues de tubereule où d' écaille, les extérieures appliquées sur le fruit. AR. acelosella (2123) 17 Feuilles seulentent veinces, ous de la tige laciniées . Tee CH ANRT EE ; R. acetoxa (2122) Feuilles à cinq ou sept nervures, gaines de la tige tronquées bhilèrass. Sc RCA EeceTS montaniss (2125; POLYGONÉES, 484 Por. yGonu». Do nes einitiées à la base! 2... .:.. " ,: . Pan anals sasittées.. 1.7... 0 7 104 DR EM CDIS erMINAUX. à + 2. RE Fleurs presque toutes axillaires. . . . . . . . . 3 Racine fibreuse, tige rameuse où portant plusieurs épis . . Racine épaisse ligneuse, uge très simple terminée par un ne TS FAN ion 4 Feuilles subitement réirécies en pétiole aïlé. tige assez élevées: . ‘ ..s P°Bistorta (2126) Feuilles ovales ou lancéolées à pétiole e non ailé, tize de 1 à 2 ES 0. 1 0. 0 D viviparum (27) 3 Feuilles un peu échancrées en cœur à la hase. . < . + P.amphitium 1 (9198) Feuilies nou cordiformes et un peu rétrécies vers la base 6 Stipules en forme de gaine très distincrement cilite. Stipules en forme de gaine point ou très obscurément ciliée. 7 RE E gros, courts, souvent blanchâtres. . . F. Lapathifolium (2199) E pis linéaires allongés, souve:t roses. P. nodesum (2139) 8 Epis oblongs cylindriques et épais . . . . . . . , Epis filiformes, ou très grêles et lâches. . . . . . . 9 Tige étalée à la base à rameaux diffus. P. Persicaria (2131) Tige dressée, à rameaux dressés. . . P. biforme (2132) 40 Pédoneules lisses, gaines longuement ciliées : Pédoncules rudes, gaines à cils très courts. Pl”. laxum (2133) 11 Epis filiformes dressés, feuilles n'ayant pas { centimètre de largeur. _. P. minus (2135) Epis grêles très lâches, souvent pence hés, feuilles ayant au Mans Ecentimètre de largeur... . :.... 2, 12 Saveur des feuilles DRE fleurs ponctuées glanduieuses . : Fe hydropiper (2138) Feuilles sans saveur poivrée, “fleurs non poueluées glandu- TRE 13 Gaines lâthes, un peu en entonnoir. ENTREE Tnt Et Gaines appliquées sur la tive, P. minori-Persicaria (2134) 14 Epis très grêles, eue fleurs très espacées. 7e dE NE LA (2137) Epis assez denses, peu penchés . . . P. dubium (2136) 15 Tige souvent étalée, rameaux floraux feuillés dire som- MER : Tige droite, rameaux floraux presque nus en épis interrom- ss 5. . . . P, Bellurde(4) 16 Fruit strié ponctué d’un brun terne. DE TERRE Fruit très lisse, gros, très luisant . , P. maritimum (2139) 265 1 © 11 12 13 14 16 17 266 ANALYSE DES ESPÈCES. 22 23 4 Tige étalée ou couchée: : .::::. 2 LÉO NE Tige droite ou dressée. PEN EE Feuilles assez larges, ovales ou elliptiques. . , . « Feuilles étroites, linéaires ou lancéolées . "+1 COR LR D ae Eee TL ACT RS RARES Tige droite, fenilles vertes . . . P. monspeliense (2141) Tige dressée lâchement, feuiles vert-jaunâtre. PR RP Pa ANR DE Meet PV SN estinum (2149) Tige ou rameaux très feuillés. 27 "32" DC NN Tige presque sans feuiiles , . , P. denuditum (2145) Fleurs rapprochées sur les rameaux, fruit obtus à la base Fleurs espacées, fruit aigu aux deux bouts. TE Pr STE MO Me DE ME P, polychnemif orme (2144) Feuilles ovales, ou laneéolées élargies. 2 Feuilles linéaires ou lancéolées étroites . ANR n HR PU PATES LOS TRES ee DES microspermum (2147) Rameaux très longs, conchés presque parallèlement. . . Rameaux un peu ascendants, divergents en tous sens . HO Ta nette gs 9 400 CS IIS Feuilles ovales oblongues, très rapprochées sur les rameaux. à ss Pomerol Feuilles oblon gues. espacées sur les rameaux. NOTE TRUE EE PARRErCNR ES Le sde EL 2 humifusum (2146) Tige couchée ou volubile, grimpante . ,. . . « Tige droite el non volubile: : 45.40%. 606 NON Tige lisse, angles du fruit bordés d’ailes membraneuses. . . P. dumetorum (2151) Tige rude anguleuse, angles du fruit sans ailes membra- neuses: :. ., : .... . . ...P,-Convoluulus (190) Fleurs blanches, fruits lisses. . . P. Fagopyrum (2152) Fleurs verdâtres, fruits rugueux . . P. Tuiaricum (2153) LXXXIV. THYMÉLÉES. 485 PASSERINA .:° 2° 2. . , "ae 486 DAPHNE. Fleurs latérales, ou disposées entre les feuilles . . . . Fleurs terminales, non disposées entre les feuilles . . . Fleurs roses. naissant avant les feuilles. D. Mezereum (2155) Fleurs jaunâtres où blanches, et waissant après les fenilles. D D 2 Le feuilles glabres . 2 AE D. Laureola (245 6) Fleurs blanches, sessiles, feuilles pubescentes. . PR lie eee le 0 Ve D. Aipina (2139) Fleurs sessiles en tête ou en eory mbe . D. Creorum (2154) Fleurs pédonculées en pauicule . . . D. Gnidium (2154) 20 13 19 = Xe 2% 26 27 # t2 de EUPHORBIACÉES, LXXXV. SANTALACÉES. 487 THEsIU. 1 Couronne du fruit égaïant ou dépassant la capsule, . , . Couronne plus courte que la capsule. . , . . 1.7" DO ARE ou drAssfests dis eee deniiolées Tiges conchées ou étalées . , . . T. humifusum (2161) 3 Bractées plus courtes que le fruit. T. divrricatum (2160) Une bractée plus longue que fe fruit. . T. ramosuwm (2162) # Pédancules très étalés, hbractées courtes. TT. pratense (2163) Pédoucules très courts en grappe feui lée. T. alpinum (2164) DNS Fi, "gite (2168) LXXXVI. ARISTOLOCHIÉES. 489 ÂARISTOLOCHIA. MMS ODINNes ArrOndes ne US Feuilles échancrées au sommet. . . À. rotunda p. 565 > Fleurs jaunètres en feisceaux. , ,. . À. Cl'matitis (2166) Fleurs brunâires, solitaires . . . . . À. longa (2167) A90/ASARUM. . . . . . . . . europæum (2168) LXXXVI. EMPÉTRÉES. RETRO 0. | 2. nigrum:(2169) LXXXVIIH. EUPHORBIACÉES. A92/BUXES : . . . . . . -. sempervirens (2170) 493 EUFRORBIA. 4 Tige tout à fait couchée en rosette app! iquée sur la terre. à Tige dressée, ne formant pas une roselle appliquée sur la terre 2’ Feuilles arrondies, graines tuberculeuses, . _. . 4. ÉD EN = : . . EE. chamæsyre, p. 566 Feuilles ovales 0! blongi es. gr aines lisses. E. peplis (2171) 3 Feuilles liiéaires très étroites, larges à paine de 4 En À Feuilles élargies, o1 avant au moins 5 millimèt. de largeur. & Ombelles de deux à cing rayons, . . E. exiquu (2190) Ombelles ayant plus de cinq rayons. 4 +. sd 0 M # Involucre à folioies abtuses . . . . KE. ÉRaaun bis Involucres à fu'ioles micronées, , 2er 5 Feuilles de la tige opposées et nuire miens disposées sur quatre rangs. AS PRO EY ce Rhin 38) Feuilles alternes sk sans disposition régulière 267 es 12 CA bis 22 268 ANALYSE DES ESPÈCES. 6 Rayons de l’ombel!e terminés par une collerette formée de deux folioles soudées en une seule par la base. . . . 25 Collerette des rayons formée de folivles distinctes et non sou- dées ensemble .: -.: 2. PC SOON 7 7 Ombelle pRRenere RIRE de cinq à six rayons tout au plus. . etre AS dus | Ombelle à plus de six ra yons “naissant du même point QUE L' 8 Capsules velues ou chargées de POS verruqueux, au MOIS sur les angles, . . . RE, > à Capsules lisses et non verruqueuses. D 1 9 Ombelles à cinq rayons, feuilles très obtuses. AT + Ce CARRE Heliusenpin (2172) Ombelle à trois” l'avons, feuilles pointues et murronées . TRS RS RES EE TO Red (2191) 10 Graines ridées en réseau . . . . ÆE. Portlundica (2189) Graines lisses ou à peine ponetuées. . . . . . . . 11 ft Feuilles coriaces, dures et très g'auques imbriquées sur la tige. . ! . E. Paralias (2187) Feuilles non coriaces, “peu ou point éaugués non jmbri- quées sur la Lige. . . . RASE PNR à 12 Feuilles sensiblement pétiolées et très glabres. . : E;P eplus (2199) Feuilles sessiles ou presque sessiles, feuilles un peu velues. 13 13 Feuilles rétrécies en pétiole très court . . . . . . : 14 Feuilles 1out à fait sessiles ?. "7. 7" Te {4 Tige cylindrique, pétales (glandes) d’un rouge foncé. . . . E. dulcis (2175) Tige striée anguleuse, pétales (1 audes) jaunes ou bruns. . AS SRE re TE . . E. anguluta (2376) 15 Tige portant de nombreux rameaux floraux secondaires pla- cés au-dessous de loinblle. . . . OSCAR | © Ombelle dépourvue de rameaux secondaires ou n'en n ayant un om dense ET PES ANOERERE :* 48 16 Feuilles finement dentées en scie, parsemées de quelques poils, les inférieures d'jetées en bas le long de la tige. . 17 Feuilles obseurément denticulées , mollement pubescentes en dessous et j'aimais déjetées sur la tige. Æ. pilosa (2180) 147 Ombelle souvent à ciuq rayons, graines d'un gris brillant mé- Labiques ses . . . . E. plityphyilos (2173) Onibelle souvent à trois rayons graines très petites et rou- l'A 21 ti ORNE ES TS PE + 075808 CESSER 18 Feuiiles très entières et longues de près de 6 centimêires. : . + . . E. hyberrna (2178) Feuilles denticulées et n ayant pas 3 centimètres de longueur. RS D EULHORBIACEES 19 Capsulegrosse et fortement verruquense, rameauxde l'om- belle triides, puis bifides . . . . E.palustris (2179) Capsule médiocre, seulen'ent ponctuée, rameaux de l'om- belle une ou deux fois bifides . . . . . . . t 20 Feuilles roides, très a AE glandes de {a fleur nou RUES CRÉES . . . E. Gerardisna (2181) Feuilles molles où un peu fermes, peu g'auques,g siandes en DRM. 2. . € RE A TRUE 21 Feuilles de la tige TRACE ou lueéolées étroites =. 3" Feuilles lancéolées élargies . . . . . :, ; 22 Feuilles linéaires étroites peu rétrécies à la base. . . HE: . E. pseudo-cynarissias (2182) Feuilles linéaires oblongnes, rétrécies à leur base. . * . : 23 Tige rameuse à la base, feuilles fortement rétrécies à leur Dre | . E. Esula (2184) Rameaux souvent nuls, Ê feuilles peu rétrécies. E. Loreyi (2183) 2% Feuilles glaucescentes, folioles de linvoluücre oblongues. - . . EE. mosana (2185) Feuilles vert-foncé. fo! ioles de l'involuere ohovales. . Que RANE E. sulicetorum (2186) 25 Folioies ke l’involucre arrondies, rayons de l’ombelle non hérissés. CE amygduloides (2194) Folioies de l'inv olucre la incéolé cs, rayons {res hérissés . E. ligulata (2193) 494 MERCUREAL(S. 1 Fleurs dioïques, les mâles en grappes allongées. . . .,. Fleurs monoiques, mâles et femeiles mèlées axillaires. . ee ue. à A1. ambiqua (2197) 2 Tige rameuse, feuilles lisses . . . . D. annua (2196) Tige très simple, feuilles rudes . . . Al. perennis (2198) LXXXIX. URTICÉES. 495 URTIcA. 1 Toutes les fleurs en grappes. Fleurs femelles agelomérées en boutes. U: pilu! ‘fera (2901) 2 Feuilles cordiformes à la base, grappes pédoneulées. S, DBet in en U CHE (à 200) Feuilles non cordiformes, grappes RS courtes que les pé- A nl his cvs . . U. urens (2199) 496 PARIETARIA. Tiges et rameaux étalés diffus, fleurs, les unes campanulées, les autres allongées en tube . . . . P. diffusa (2202) Tige et rameaux dressés, fleurs à peu près toutes égales. 7, P; officinalis (2203) DO PAIONARIS 4 +: , . . . . . , sin lie0t) TS d76 ANALYSE DES ESPÈCES, 7 4 = de 498 HumuLUS: . . . . . . . . Lupulus(2208) 899 FIBUS. 60. uit: Ms dira MOOCNTENRNERS 500: Morus: : 05 5: 0e CONNUE SOL ICELTIS. . 4 0 8 LAN OMENEER 502 ULMUS. Fruits presque glabres, à peu près 0 ainsi Le les fleurs. Fruits ciliés, longue ‘ment pédoncntés, ainsi que les “fleurs, TA APR AE AT NICE: Ÿ un Pr EE CE U. effusa (2216) Feuilles rudes, barbues ou velues en HER sur les ner- YUFOS 4 Oran ER 4 re Feuilles presque lisses el presque glabres en dessous : PE Rs ar ru Tete ce oere te oVe D . U. glubra (2215) Graine placée au sommet du fruit sous l’éc EE RE Graine placée au milieu du fruit, . . . Jeunes rameaux hérissés, fruit ovale rétréci à la base. . 2 U. major (2209) Rameaux peu velus, fruit lar ge suborbicu'aire. : RU Da Die AE ae U. montana (2214) Fenilles ovales acuminées, fruit ovale assez petit. . Feuilles cuspidées, fruit presque arroudi large d'environ 20 CUT COR PENSER Re le corylifolia (2213) Arbre élevé, à rameaux dressés. . . U. campestris (2210) Petit arbre on arbrisseau à rameaux torlueux . Rafneaux à écorce subéreuse, fruit plane. U. suberosa (2212) Ecorce non subéreuse, fruit endu é. . . U. minor (2211) LXXXX. MYRICÉES. 503 MYRICA.- 525 55 50 ONCE LXXXXI. BÉTULINÉES. HORA RATS 1. =. sie nee 0 « SAR 505 BETULA Jeunes Re et a des feuilles glabres. B. verrucosa (2219) Jeunes pousses, pétio! es et feuilles pubese ents FRS TNA EIRE RE - pubescens (2229) LXXXXIS SALICINÉES, 506 SALIX. Chatons naissant latéralement sur une tige distinete , Chatons terminaux, tige souterraine, , S, herbacea (2241) 2 eo 4 19 11 13 14 SALICINÉES. Chatons portés par un jeune rameau latéral, garni de feuilles, écailles des chatons d'un jaune verdâtre, ou nulles à la ma- turité, capsules presque toujours elabres EE Lite E 4e Chatons sessiles, ou à pédoncule court, écailles des chatons colorées de brun ou de rougeätre, capsules souvent pubes- PO ne pri a on sn as OT Le is Feuill:s blanchâtres soyeuses sur les deux faces . sat Sir alha (2221) Feuilles glabres ou un ‘peu pubescentes dans leur jeunesse. Feuilles des jeunes pousses pubescentes soyeuses. , , Feuilles des jeunes pousses glabres ou à peu près. . , . Féuilles longues au moins de 6 centimètres, stipulés nulles ou ovales écailles des chatons caduques à la maturité, fleurs mâles à einq étamiines . + S. pentandru (2295) Feuilles w’ayant pas cinq centimètres de long, stipules en demi-cœæur, écailles des chatons persistantes, trois élamines Ta ec 9 amygdalina (2226) Rameaux d'un jaune très vif. . . . $. vitellina (2222) Rameaux n'étant point d'un jaune A DÉS PMS PT RNC TRInLEe Ecaillés des chatons caduques à la maturité, capsules glabres. Ecailles persistantes, capsules pubescentes dans leur jeu SN A Nm enr Capsules distinetement pédicellées, stipules en demi-cœur. Capsules sessiles ou très peu DE Sdicell£es, stipules lancéolées. RU te SUR NA CP) Feuilles très glauques en dessous. . S. Russelinna (2924) Feuilles peu où poiut glauques. . . . S. fragilis (2223) Capsule à ptdicelle deux fois plus long que la glande qui Méetomaene 0.0... S: endulata (2299) Capsule à pédicelle éga'ant à peu près la glande... en VS. hippoy haëfolia (2298) Arbrisseau où sous-arbrisseau à rameaux souples, flexibles. Sous-arbrisseau à rameaux durs à peine flexibles . . DRM ne ou à à ac} Etpphium (2240) Chatons sessiles ou presque sessiles . , , . , . . Chatons portés par un rameau distinet, . . , . Anthères rouges, puis uoires, feuilles adultes glabres en dessous ou seulement pubescentes grisdtres +, Anthères toujours jaunes, feuiiles aduites blanches en des- SOUS ou trés giauques ou tomenteuses cendrées , . Deux étamines soudées en une seule, style presque nul, feuilles “ASIE supérieurcmeont et gabres FE ; te CORNE À purpuren (2229) Deux étamines ” udées seulement par la base, style saillant, feuilies lancéolées el pures. eutes dans leur jeunesse . , CLS: ‘ ° A 4 $ A ‘ . e , Ê LE rubre (2230) 271 11 CR © 42 272 __ ANALYSE DES ESPÉCES. 15 Feuilles au moins quatre fois plus longues que larges et naïis- sant avec les chatons, capsules sessiles. S vinunalis (2231) Feuilles n’ét tant pas quatre lois plus longues que larges et paissaut après les chatons, ou capsules pédicellées 16 Arbrisseau élevé, feuilles larges au moins de 2 centimètres. Sous-arbrisseau souvent rampant, feuilies assez peintes. 17 Feuilles adultes tomenteuses ou pubescentes en dessous . Feuilles adultes glabres ettrès glauques eu dessous … . D LP RES D cet RU LE NE SR SOS CAT (2237) 18 Feuilles oblongues lancéolées, pcdicelle de la capsule une ou deux lois lotig cénime la glande qui l'accompagne. : Feuilles arrondies obuvales, pedicelie de la capsute trois à cinq lois loug cümime la glande . . . dB ST RS 19 Arbrisseau élevé à icuilles rugueuses, blanches en dessous. 75. ASIE 32) Arbrisseau bas, feuilles à peine rugueuses, biauches grisà- tres en dessous , 4 « . . + S. Serimyeunu (2233) 29 Feuilles lancéoiées élargies, pubeseentes ou glabrescentes ei dessous el terminées par Lne petite pointe drone … HOUR S. ciner.u (2234) Feuilles obovales ou ‘arrondies. icinenteuses en dessous, obiuses ou terminées par une pelite pointe obuque . , 21 Rameaux grisâtres, ou jauLâires, feuilles rugueuses, chatons ASSBZ JEUUS 1 Le RE (2233) Raneaux Lbiuns, luisants, feuilles molles, chatons gros .« SAGE pre er Perte Nef 1e 00 OS NES 22 Feuilles soyeuses argeultes en dessous, ou glauques bicuair | EST . . . e e . . . . . . . Feunies jan.ais argeutées el lou,ours pubescentes en dessous 23 l'euilles soyeuses argenites en dessous ,. . : leuwilles Scuiciment giauques bieuaiies, . S. fusca p. 585 24 Feuilles adultes g'abres et iuisanics en dessus . . A HAE ME : REA 0 | (1238) Feuiiles toujours pubescentes en dessus S. argenteu (2239) 507 PortuLts. 1 Jeunes pousses tementeuses ou pubescentes, écailles des cha- touis cilices . SSSR Jeunes pousses et écailies des chatons glabres. ES 2 Toutes les feuiiles tümenteuses et d’uu blanc brillant en des- sous, écailies des chalons à peine créneices. P. alba (2142) Feuiies n'étant pas toutes d’un bianc briiant en dessous, écailles des chalonS'déchiquétées. 11.00 3 Feuilles adultes fermes et d’un vert assez foncé en dessus, arbre élevé. , , . + . P. cunescens (2243) Feuilies adultes muces el d'un vert clair, petit arbre, , + 16 21 ë 22 18 19 20 21 23 20 24 SALICINÉES. k Jeunes feuilles laineuses, stigmates laciniés. P. villosa (2244) et 6 _— > 4 5 Jeunes feuilles pubescentes, stigmate à 4 lobes . . 5 LR roue be Tremula (2245) Rameaux dressés et RUES contre la Hé : : 2 : P. fastigiata (2246) Rameaux étalés, non serrés Contre la DOG TRANS Feuilles triangulaires, ovales acuminées . P. nigra (2247) Feuilles plus larges que longues, deltoïides aiguës . . À P. virginiana (2948) . . . . . . . . . LXXXXIH. QUERCINÉES. MRAOUS 0 NO , ui 7. syluatica (2949 DRPAUASTANEA |... . ©... . vulgaris (2250) 510 QUERCUS. Feuilles coriaces persistantes, entières ou à dents mucro- DÉS - Se LOs er (2950) Feuilles non persistantes et plus ou moins découpées . . Feuilles glabres . . . Feuilles velues ou tomenteuses en dessous Fruits longuement pédonculés . . (. el lo: 251) Fruits sessiles ou à pédoncules très courts . SE L: LERTIOU MER : (. sessiliflora (2959) Capsule Héricsée de grosses fibres étalées. Q. Cerris (2256) Capsule garnie d’ écailles HADIQUÉCS 7 CUT ER let 2 de Ecailles de la cupule lâches au sommet, feuilles adultes to- menteuses en dessous et parsemées en dessus de poils CIS. "UE: . . 0. Toza (2255) Ecailles de la cupule serrées, feuilles adultes pubescentes en dessous et glabres en dessus . Su Nes : Ecailles de la cupule oblongues et planes. . . Ecailles de la cupule courtes et tuberculeuses. ù Fruits agglomérés presque sessiles. . Q. pubescens (2253) Fruits en épi interrompu. Q. apennina (2254) PAIDOREEUS 2 00 0. Tr. Avellana:(2258) DIAODARPINUS 2. . . .. . . Betulus (2259) LXXXXIV. JUGLANDÉES. A Lino Un ice regia (2260) LXXXXV, PLATANÉES MAMAPTATANUS, +, 11, 1,7, <0rentalis (2201) A. 15, Q] n == CS CSI [= ANALYSE DES ESPÉCES. LXXXXVI. CONIFÈRES, 515 EPHEDRA. . . . ,. .. . . . distachya (2262) DAGTAAUS.. se TS En 517 JUNIPERUS. Tige dressée, fruits deux à trois fois plus courts que les feuilles ./. . J. communis (2264) 18? couchée, fruits égalant presque les feuilles . + PRET Eee . J. nana (2265) 518 Ponuei Cônes penchés égalant ou dépassant les feuilles, qui n’ont pas 1 décimètre de longueur . . . P. sylvestris (2266) Cônes dressés ou étalés plus courts que les feuilles longues de 1 à 2 décimètres. . . . . P. maritima (2267) 519 ABIES. Feuilles éparses, mucronées, cônes pendants. . A. excelsa (2268) Feuilles distiques, échancrées, cônes dressés. . : ‘ ADR ROUE AT À. pectinata (2269) 520 LARIX.. 0 0 200 QC SE EN PONS LXXXX VII ALISMACÉES. 521 ALISMA. Fruit composé de six Reise allongés aigus et disposés en étoile. : 2e: Damasonium (2277) Fruit composé de plus de six carpelles non RAS en étoile . . . Fleurs n’ayant pas 6 frites de diamètre, fr uit à trois au- gles, feuilles souvent assez grandes. . Fleurs ayant plus de 6 millimètres de diamètre, fruit glo- buleux ou en cercle, feuilles petites ou très étroites. Feuilles peu ou point échancrées à la base, HET mu- tiques. PR aSEe reuilles profondément échancrées à la base , carpelles LATIS LESC etre NT TRE 7 A2 Parnassifolium (2273) Feuilles ovales contractées où un peu en cœur à la base. . : A. Plantago (2271) Feuilles lancéolées longuement rétrécies en pétiole . . 3 Ë Ne A. lanceolatum (2272) x Feuilles { toutes rétrécies à la base, fruits en tête arrondie. Feuilles Mn - ovales et flottan tes, fruits en cercle. . à : ! . A. natans (2274) Nip toujours si ete À. ranunculoïdes (2275) Tiges couchées stolonifères , , . . A. repens (2276) t> re [es er] 8 9 10 11 ALISMACÉES. 529 SAGITTARIA. « « . + Sagitiæfolia (2278) 525 BUTOMUS. . . . . . . . umbellatus (2279) 524 TRIGLOCHIN. Fruit linéaire rétréci à la base, se séparant en trois carpelles . . T. palustre (2280 Fruit ‘ovale se séparant en six carpelles. T. marilimum (2281 525 SCHEUCHZERIA , « . . . * . palustris (2282) LXXXXVII. POTAMÉES. 526 POTAMOGETON. Feuilles linéaires allongées et n'ayant pas 1 centimètre de largeur _ . . : : Feuilles ovales ou lancéolées et larges d’un centimèt. au moins Feuilles très distinctement pétiolées. . . PR Feuilles sessiles ou seulement rétrécies à la base. PURE Feuilles de la tige linéaires sessiles, les supérieures pétiolées Ines 0. 5 7, Ki, 2" tip Home ris euilés pétiolées 1: , 0 Sr, Feuilles submergées rétrécies à la base. . EDR 4" heterophyllus (2292) Feuilles submergées arrondies à la base et embrassantes. Mel se je venir ar + Prmitene (8) Feuilles supérieures flottantes, fermes coriaces et opaques. Toutes les feuilles membraneuses et translucides. . P. plantagineus (2287) Feuilles supérieures à limbe arrondi à la base ou un peu cordé et s’unissant au pétiole par deux lignes saillantes. Feuilles supérieures oblongues rétrécies aux deux bouts, à pétiole sans lignes saillantes . . P. fluitans (2284) Carpelles gros verdàtres, en épi “us interrompu. . P. natans (2283) Carpelles petits à La fin rougeñtres en épi grêle, compacte. 8e AA . P. polygonifolius (2283) Feuilles larges de te d’un centimètre. : Feuilles ne “dépassant pas un centimètre de largeur . Feuilles profondément échancrées embrassantes et comme perfoliées, . . . P. perfoliatus (2289) Feuilles ni échancrées ni | perfoliées ou seulement un peu Embrissantes à la base. ©. + .. : à, Pédoncule fructifère renflé, feuilles vertes. . : . . Pédoncule cylindrique, feuilles souvent roussâtres . RME Sin les sara ex PTUTESRER (2286) Feuilles d’un beau vert ovales ou oblongues. P. lucens (2288 Feuilles d’un vert foncé lancéolées ou | linéaires lancéolées, 7 æ 13 a; 10 11 % Lo _ / 12 13 14 17 15 19 20 6 ANALYSE DES ESPÈCES. Tige comprimée, feuilles inférieures alternes. , . P. crispus (2290) Tige cylindrique, toutes les feuilles opposées. : LE te RL TS NT ETS Ne LOS densus (2294) Feuilles embrassant la tige par une gaîne allongée. . P. pectinatus sut) Feuilles peu ou point engainantes à la base 2e Tige sensiblement comprimée anguleuse ou ailée. Tige peu ou point comprimée et jamais ailée Tige comprimée et bordée d’une membrane Tige comprimée, mais sans bord membraneux, ni ailes. Pédoncule égalant à peu près l’épi. . P. obtusifolius (2296) Pédoncule beaucoup plus long que l’épi. . P. æderi (2297) Epi cylindrique multiflore et longuement pédonculé. ; .. P. compressus (2294) Epi oveide, pauciflore et très brièvement pédonculé. . ere à P. acutifolius (2295) Feuilles L linéaires étroites, pres filiforme. Feuilles linéaires lancéolées, pédoncule renflé au sommet, Feuilles larges d'environ 2 millimètres. P. Berchtoldi er Feuilles larges à peine d’un millimètre . Plante vert-clair, carpelles presque lisses. P. molles (2299; Plante vert- foncé, carpelles à trois carènes granuleuses où tuberculeuses. ” . . . . . . P. tubereulatus (23uü) > 527 Ruppla. Le des anthères AR DIRRES fruits ovales aigus obliques. . . R. maritima (2302) L oges des anthères ‘arrondies, fruits ovales en croissant très obhiques 7,527 .. . À. roslellata (2303) 328 ZANNICHELLIA. Carpelles très peu pédicellés, style égalant rarement le fruit. Carpelles longuement Lane, style aussi long que le fruit. LA ThE ; > DS EME fat ee ARE pedicellata (2306) Plante vert-clair, étamines courtes, anthères à deux loges. Z. repens (2304) Plante vert-foncé, étamines longues, anthère à quatre loges. ! . Z. palustris (2305) 529 Naras. Fi Feuilles droites linéaires à gaines entières. N. major (2307) Feuilles recourbées très étroites à gaînes denticulées. . . N. minor (2308) . 0 , . , . . . . 530 ZOSTERS, 720 0, OM 14 15 15 17 16 19 LA JONCÉES. 277 LXXXXIX. JONCÉES. 531 JUNCUS. 1 Tiges plus ou moins garnies de feuilles. . . . . . . 8 He nulles-ou toutes-radicales- .. .- . -, 7. ., 9 2 Feuilles nulles, inflorescence latérale . . . à PNEUS Feuilles toutes radicales, inflorescence terminale. . . : 6 3 Tige basse, filiforme, penchée au sommet. J. filiformis Len) Tige assez élevée, non filiforme et non penchée . . . 4 4 Tige Las fortement striée, souple et difficile à rompre. ni sismt e daltucus (2343) Vige verte ou jaunâtre, peu ou point striée, fragile et peu tenace . 2 QUE 2 2 AA à = D 0 ad EE SE EN SAR VAR 5 Panicule arrondie, presque sessile, capsule terminée par un mamelon qui porte le style. . J. conglomeratus (2311) Panicule lâche, capsule terminée par une fossette d'où sort le RE M ue Le Ve 13. d. effusus (2312) 6 Tige très basse, feuilles molles et très fines, fleurs en capitule $ DR capitatus (2316) Tige haute de plus d'un décimètre, feuilles dures et roides, EU 7 NO PNR CARNET 7 7 bractées plus courtes que la panicule, feuilles linéaires ca- naliculées . . . .. J, squarrosus (2315) L'une des bractées bien plus longue que la panicule, feuilles cylindriques roides piquantes . . J. maritimus (2310) 8 Pauicule composée de fleurs agzlomérées en petits capitules, ou feuilles paraissant noueuses quand on les fait glisser entre les doigts. . . Set ut UE À) Panicule composée de fleurs solitaires, feuilles jamais MOMENNESME PAC De 2 oi te SU Dial Ut Non ee rene 2 9 Lobes du calice lancéolés et terminés par une longue pointe dépassant beaucoup la capsule. . . . . . . 10 _Lobes du calice obtus ou à pointe peu prononcée, plus courte que la capsule ou la dépassant à peine . . . . , . ff 10 Bractées searieuses et très courtes. . J, Bufonius (2320) Bractées herbacées dépassant la panicule . J. fenuis (2325) 11 Racine rampante, tige comprimée, panicule étroite et serrée. 12 Racine fibreuse, tige cylindrique, panicule che et a A ou home" JTenrgeui(s 12 Calice et style moïtié plus courts que la capsule Rs à : - . . J. compressus (2323) Calice et style presque aussi longs que la capsule oblongue 0 ac CSP NOR EEE J. Gerardi (2324) 15 Fleurs en capitules terminaux ou axillaires, calice dépassant Mesueoupicapsule.: 5. .. . . ... Î4 Capitules disposés en panicule terminale, ou calice ne dépas- A APM nu, à et LR rem) 19 278 ANALYSE DES ESPÈCES. 14 15 16 1 KG 18 19 20 4 Lobes du périanthe égaux, capsule trigone et pointue. , à . … J, pygmæus (2317) Lobes du. périanthe inégaux, capsule obtuse . . st VE EE Le AO CURE V2 Le J. hybridus (2391) Feuilles Érétemetit canaliculées, capsules obtuses . . : . . . J. uliginosus (2318) Feuilles cylindriques comprimées, capsule aiguë ou mucro- pées NES Arte ee ST SANS Périanthe obtus et fleurs et capsules d’un vert blanchôtre. se 11 | L'oblumiflorue(2884) Lobes du calice aigt us ou mucronés, ou fleurs et capsules d'un brun luisant . . . . . + 23) Le RE Plante glauque, lobes du calice tous Ar et dépassant la Capsules ni 20 RPTE E “heterophyllus (2330) Plante peu ou pas glauque; lobes du calice plus courts que CAS LT A en pied ete LS OCR Lobes du périanthe aigus, au moins les extérieurs . , « Lobes du périanthe tous obtus ou un peu mucronés au-des- sous de leur sommet, , , . . . J, alpinus (2326) Lobes du périanthe inégaux et terminés pe une pointe re- courbée . - + - J. acutiflorus (2328) Lobes du périanthe égaux, les extérieurs pointus, les inté- meurs 00108, 2270 NT OR Tige couchée ou ascendante, feuilles un peu comprimées, panicule étaice, fleurs assez grandes, , A FUN E TL lampocarpus (2329) Tige droite, ‘feuilles très comprimées, M droite, fleurs très DALITRSS Te NE PAS J. anceps (2327) 532 LUZULA. Panicule composée de fleurs solitaires sur leur pédicelle. . Panicule ou corymbe formé de fleurs réunies en capitules ou CNÉPE. s L LUU EUR RS TONER Feuilles linéaires étroites, rameaux de la panicule droits, capsule aiguë. . . ' "4. ES FOR i (2339) Feuilles linéaires lancéolées, rameaux de la panicule étalés divergents, capsule abtuse 0 SR pilosa (2333) Pédoncules partiels du corymbe simples et portant chacun un petit épi ovale et multiflore, . 9 Pédoncules du corymbe divisés en plusieurs pédicelles ter- minés par un petit capitule de trois ou quatre fleurs . Fleurs brunûtres, feuilles fermes et larges, les florales plus courtes que le corymbe. : 2. eu Cet Je TIRE Fleurs blanches ou blanchâtres, ‘feuilles molles et étroites, les florales égalant ou dépassant le corymbe.: :. "0 Feuilles poilues sur les bords, ut blancs ou verdâtres sur Le dass . LL. maxima (2334) Feuilles presque glabres, sépales d'un brun rougeatre . à . L. Desvauvii (2335) 16 18 19 20 t2 A 4 D) JONCÉES. 6 Panicule läche diffuse d’un blanc jaunâtre. L. olbida (2336) Panicule serrée droite à fleurs d’un blanc brillant. . RC AURA Le tua à MUST L. nivea (2337) 7 Plusieurs épis ovales et comme en ombelle, ,. . . . . Un épi oblong, lobé et penché. . . . L. spicata (2342) 8 Racine rampante, tiges courtes presque solitaires. . . . . : . . L. campestris (2338) Racine fibreuse. tiges élevées croissant en touffes. JA SONT 9 Fleurs brunes ou blanchàtres, capsule ovale arrondie. Fleurs d'un noir luisant, capsule triangulaire arrondie. , . RE Le, etc: date. ss HOMO) 10 Epillets souvent une: longs de 5 millimètres ou plus , . 5 . . L. multiflora (2339) Epillets blanchâtres et très petits, . . L. pallescens (2340) C. COLCHICACÉES. 533 COLCHICUM. Bulbe à 1-3 fleurs, pétales lancéolés, ,. C. autumnule (2343) Bulbe à 12-15 fleurs, pétales obovales . C. æstivale (2344) DPI MEANS, 2 ., © ; album: (2845) CI. ASPARAGÉES. 539 ASPARAGUS . . . . . . . . officinalis (2346) 536 STREPTOPUS. « . . + . amplexifolius (2347) BPOPRARISE NU. 0 . . :.... :. . quadrifolia (2348) 538 POLYGONATUM. DEA ERnES 0. 7, 2. 4 : Feuilles werticillées. . |. =. . : P. verticillatum (23 2) 2 Fleurs grosses cylindracées, non resserrées au milieu. . Fleurs grêles, en cylindre contracté dans son milieu. . . RU Ur CR -multitorum (23551) 3 Tige fortement anguleuse . . . . . P. vulgare (2349) Tige cylindrique. . . . . . . P.intermedium (2350) OV LE AREA mais (2353) 540 MAïANTHEMUM . . . . . . . bifolium (2354) MECS 0 M At avulebtus (2990) CII. LILIACÉES. 542 Turipa. Fleurs assez ru d’un ja une presque uniforme . . . . T. sylvestris (2356) Fleurs petites, jaunes 4 en dedans, rougeûtres en dehors . . AA ot OPieelant (2357) 279 {0 t> LE 280 ANALYSE DES ESPÈCES. = RAS FRITIELANA sut UE CES Meleagris (2358) 544 LILIOM. 2 I Mar TO 545 ERYTHRONIUM. . . . . . . dens canis (2360) 54f ASPHODELUS. . . . . . sphærocarpus (2361) 547 PHALANGIUM. Tige rameuse au sommet, style dressé . P. ramosum Re Tige simple, style penché ee + + PE 548 SIMETHIS ; 2. ne 4» à 0060 549 PARADISIA. . . . . . . . JLihastrum(2365) 550 NARTHECIUM . . . . . . . ossifragum(2366) 551 MuScaRI. Feuilles semi-cylindriques jonciformes et étalées. Feuilles plus ou moins dressées, largement linéaires canali- QULÉBS: ln M UE AE. ET Pl, SEE Fleurs at ovoides rétrécies aux deux extrémités. . .. M. racemosum (2367) Fleurs grosses ovales oblongues non rétrécies au sommet . He RP A SR CU (2368) Grappe surmontée par une touffe d’un beau bleu, fleurs in- férieures olivâtres . . . . M. comosum (2371) Grappe sans touffe distincte, toutes les fleurs d’un beau bleu. Grappe longue de 4 à 7 centimètres, pédicelles recourbés après l’anthèse . . not M. botryoides (2369) Grappe longue de 3 à 4 centimètres, pédicelles roides hori- PT LE UE CM EN ERARRE . - . M. Lelievri (2370) 592 ENDYMION . . ©": Ones 553 SCILLA. | Fleurs accompagnées de bractées membraneuses. Fleurs dépourvues de'bractées”." "RER Feuilles nulles au moment de la fleuraison, ou linéaires très étroites . . . _S. aulumnalis (2373) l'lante pourvue de ‘deux ou trois feuilles linéaires élargies. A A A ar OT EEE bifolia (2374) Pédicelles munis, chacun, de deux ractées LTÉE Le Eee TS Italica p. 623 Pédicelles ue de seule bractée ee 8 NES Feuilles linéaires, bulbe à couches concentriques. ; . S.verna (2375) F euilles largement “Jancéolées, bulbe : à ‘écailles lâches ste el dE aie 05 De ST AEICIO CRE (2376) h GAGEA. Pédoncules velus ou pubescents. . 4 + . . . … , Pédoncules glabres Mo 4 — 2 &= 12 t 4 et LILIACÉES. Racine formée de trois bulbes horizontaux non recouverts par une membrane . . . G. stenotepala (2377) Racine formée d’un bulbe simple recouvert par une mem- 2 AT SLTESEERERE ER + + + G.lutea (2380) Pédoncules ramifiés, lobes du périanthe aigus. . . « … G. arvensis (2378) Pédoncule simple, souvent unique, périanthe obtus . . pie: Mas: « seed en LE GC RORENNEE (2379) 553 ORNITHOGALUM. Fleurs en grappe allongée en forme d’épi . . . . +. . Fleurs en corymbe imitant une ombelle. . . . . . . Pédicelles toujours dressés ou peu étalés . Pédicelles fructifères déjetés en bas. . 0. divergens (2384) Pédicelles fructifères eus à peine les bractées . . . . . 0. umbellatum (2381) Pédicelles fructifères au moins moitié plus longs que les ea er nee Jeunes feuilles dressées, pédicelles fructifères dépassant à peu près de moitié les bractées. 0. angustifohum (2382) Jeunes feuilles étalées, pédicelles fructifères dépassant de plus de moitié les braclébss 00 C0 Où affine (2383) Fleurs éparses étalées ou dressées et plus courtes que leurs pédicelles. . . - Fleurs unilatérales, penché es et ‘plus gr randes que leurs s pé- A D. Ne Us + 0mutans (2387) Grappe lâche ; ps au sommet, bractées non saillantes , 6 é o : 0. sulfureum (2385) Grappe serrée au sommet, bractée s supérieures un peu SAARÉES 0. . + . . . . O0. pyrenaicum (2386) 556 ALLIUM. Tige creuse et très renflée vers la base. . A. san (2392) ne Re RS na Re Tige sensiblement anguleuse surtout vers le sommet, . A aique en ei a ei Mai ARCS Feuilles linéaires, larges au plus, de 5 à 6 Milintrée : Feuilles ayant au moins 1 centimètre de largeur . . . . Bulbe presque SHIe, fleurs blanchâtres à AA toutes saillantes. . ; . Porrum (2388) Bulbe à cayeux ou à bulbiiles, fleurs sn ou purpurines à anthères n'étant pas toutes très saillantes . . . . . Bulbe se divisant en cayeux, trois des étamines très saillan- tes, à pointe anthérifère presqu’aussi longue que le filet qui la porte. . PATAE ampeloprasum (2389) Bulbe produisant des petites buibilles, étamines peu ou point Pie à pointe anthérifère trois fois plus courte que M Un Set A IE = IN WC t2 4 289 ANALYSE DES ESPÈCES. 1 1 1 1 1 1 1 6 1 (ee) 0 1 É] 6 7 8 Le Plante robuste, étamines au moins égales au périantiés 2 ; . . À. polyanthum (2390) Plante grêle, étamines plus courtes que le périanthe. . ARR UNE RE LME UT a ee SRE MTS (2391) Spathe plus courte que l’ombelle fleurie ou la dépassant à peine . L L] L2 LI L2 LA LI Spatke beaucoup plus longue que l'ombelle. : LAS Trois étamines trifides et trois simples. . . . . . Toutes les étamines simples.’ =. 2, ,, 440000 Feuilles fistuleuses, semi-cylindriques. . + ,. . . . Feuilles non fistuleuses et DIADES. + 4. 2 NES Bulbe multiple, périanthe rouge ou rose . . s ES Bulbe ve périanthe blanchâtre à carène verte 6 FAR EC 220 a CRT RE PURES CRE (2393) Fieuts d’un an rouge, non accompagnées de bulbilles. Fleurs d’un rose päle, entremélées de bulbilles . SANS ADR FRE CN ANS EME À. vineale (2396) Feuilles eylindracées, un peu en canal au sommet, sépales presque Hsses: Sie ne Spherocephalum (2394) Feuilles canaliculées dans toute leur lnetes sépales ru- des sur lé dos . . . . . . . A. Deseglisei (2395) Fleurs d’un beau rouge, étamines incluses. . SE EN EE Schœænoprasum (2397) Fleurs blanches ou rosées, étamines saillantes . , . QE AMOR et + ls + :. À. ericeforum (2400) Fleurs d’un beau jaune. 4% Afin) Fleurs jamais jaunes." ,.2,.1 2,02 RCE SIREN Ombelle chargée de bulbilles mêlées aux fleurs . . …. : Ombelle toujours sans bulbilles, fleurs très nombreuses. . des + ee + + - À. paniculatum (2408) Etamines presque égales au périanthe, fleurs de couleur sale Etamines saillantes hors du périanthe, fleurs d’un rose DRE UN RULES > ae AT A. carinatum (2404) Feuilles semi-cylindriques, sertule de six à trente fleurs. . . . . |. À. oleraceum (2491) Feuilles planes dans leur moitié supérieure, sertule de trente à cinquante fleurs . . . . . À. coinplanatum (2402) Feuilles lancéolées ou eliptaues élargies, fleurs blanches ou blanchâtres . . er Feuilles linéaires étroites carénées, ‘fleurs roses : Se date OI AE Ce NUE El e acutangulum (2399) Ombelle pa d’un blanc pur, anthères incluses . +. . À. ursinum (2405) Ombelle g elobuleuse d' un blanc verdâtr e, anthères saillantes. PR ARRETE 4 ALICE 557 HEMEROCALLIS. F'eurs d’un jaune tendre à odeur suave. . H. flava (2407) Fleurs fauves, inodores . . . . . . M. fulva (2408) 19 IRIDÉES. CIE. AMARYLLIDÉES. 558 NARCISSUS. 1 Fleur jaune. DUT LUC ATE. LAS ENINE Fleur blanche ou blanchâtre, AT TER AO ARE A bel e Si 2 Couronne à peu près égale au périanthe . . ‘ ae pseudonarcissus (2409) Couronne une fois plus courte que le périanthe . . te . N. incomparabilis (2410) 3 Hiiie unifiore, couronne Soie de rouge vif . . é . AN. poelicus (2411) Hampe pluriflore, couronne non bordée de rouge,» : a ne NE biflorus (2419) 559 PANCRATIUM, , , . . . , marilimum (2413) 560 LEUCOIUN. à Hampe à deux angles portant plusieurs fleurs. . . See. Lu LE SAUVE (2414) Hampe trigone à une seule fleur, . . L. vernum (2415) DPRARADANTHUS.2 40e 0. 4, . nivalis (2416) CIV. IRIDÉES. 552 IRis. — Sépales marqués en dessus d’une ligne barbue , , . . MS DarDus eu M, er. eus Noie Tige assez élevée et DOrAeE RUE fleurs . -. nee 1. germanica (2447) Tige très basse etuniflore. . . . . . LL pumile (2418) 3 Fleurs jaunes, feuilles non fétides Fleurs nn feuilles fétides quand on les froisse. . AS ee LA L. ftidissima (2492) 12 Fleurs d’un or jaune, tachées à l’onglet. Fleurs d’un pre verdâtre, seulement siriées. . é ‘ 3 1. Bastardi ( (2491) Pérales iérieurs) oblongs née L. pseudo Acorus (2419) Pétales subitement rétrécis au-dessous du limbe . . 0 nos 1 ee oh acoriformis (2420) 563 GLADIOLUS. 1 Feuilles ensiformes larges de plus d’un centimètre, plante L'LINIT E NNEe PAS pt AUne Feuilles linéaires étroites, plante grèle et pauciflore, fleurs RE se .. . G. illyricus (2424) 2 Fleurs toutes tournées d’un cel côté. G. communis (2423) Fleurs déjetées sur deux rangs opposés SOIR LS Lu 289 Q9 tD ce 12 1» 284 ANALYSE DES ESPÈCES. 3 Authères plus longues que leurs filets . &. segetum (2425) Anthères RE rase courtes cu leurs ca ei k } G. Guepini (2426) 564 MEL. 0 565 CROCUS. Fleurs naissant au printemps, stigmates vhs courts que le périanthe. . . : C. vernus (2428) Fleurs naissant en automne, stigmates égaux au périanthe . PT RER MR UE ER CN é C. sativus (2429) CV. DIOSCORÉES. 566 Tamus. Grappes mâles AéDRSEARE les feuilles, baies rouges T, communis ( (2430) Grappes plus courtes s que k les feuilles, baies jaunes . ; T, smilacifolia (2431) CNI. HYDROCHARIDÉES. 567 HypROCHARIS. . . . . . Morsus Ranœæ (2432) 568 STRATIOTES : . 1... 1 :Laloides (2029) CVII. ORCHIDÉES. 569 SERAPIAS Bractées grandes nerveuses, label barbu à la base. Bractées striées, plus courtes que les fleurs, label glabre *$. triloba (2436) Lobe moyen ‘du label cordiforme acuminé deux fois plus long me « 1 que les pétales. . . £ S. cordigera (2434) Lobe moyen du label ovale acuminé égal aux pétales. . RON LE ET PCR le (2435) 570 ACERAS. Fleur de couleur terne, éperon nul ou très obtus. . Fleur d’un beau rouge, éperon grêle très aigu. DUT amidalis (2439) Label à à lobes linéaires étroits et planes. Fi HE CIMAE anthropophora (2437) Label à lobe” moyen très long et enroulé. À. hircina (2438) im = 571 ORCHIS. Label (pétale inférieur) denté, découpé ou lobé . , . . Label linéaire, oblong très entier, fleurs blanchâtres. . . 2 Pétales supérieurs et latéraux connivents et voûtés en forme de casque. . . . . Pétales supérieurs ou latéraux renversés ou étalés en forme d'ailesie der 4 Tes pe ERURRMERNENNEERESES _ ORCHIDÉES. 3 Eperon très court, renflé en forme de bosse ou de sac. . Eperon cylindrique ou conique et plus ou moins allongé. . 4 Lobe intermédiaire du label très allongé et contourné en spi- 13 14 15 16 17 LL 1) APCE sue. 97 « ACÉRAS: (70) Lobes du label courts et droits SU AIET CAARELT ONE DEN PES PTE RES DT cs Fleurs verdâtres, lobe moyen da label très petit . . … 0. viridis (2459) Fleurs blanchätres, lobe moyen du label plus grand que les D Rs Ter on 0! albida (2460) Péiales supérieurs en casque aigu, label à ue divisions avec ue petite pointe au milieu. . LE Casque obtus ou globuleux, ou label à trois ou quatre lobes sans pointe intermédiaire GP US din moe ie eur te Casque d’un rouge brun, lobes moyens du label élargis . . : : . 0. purpurea (2446) Casque d’un rouge elair où cendré, lobes moyens du label li- D obiongs nn. 2, Ju ee Casque picté et rayé de rouge; lobes moyens du label li- néaires et parallèles, . . < . . ©. hybridu (2447) Casque d’un rose cendré, lobes du label enroulés ou diver- gents, . - . . e. 0 . . . . . . e L2 « Tous les lobes du label linéaires allongés et très étroits. . RE 6 —., M here. OST CAE) Lobes latéraux linéaires étroits, les intermédiaires oblongs un peu élargis. . . . . . . . 0. militaris (23445) Label à trois lobes, l'intermédiaire entier. . . Label à trois ou quatre lobes, l'intermédiaire étant échancré. Epi oblong ou cylindrique, feuilles d’un beau vert. , . . Epi elobuleux conique, feuilles un peu glauques . . UN ie O. globosa (2448) Fleurs à odeur de punaise, sépales supérieurs tous rappro- chés en casqne . . - . O. coriophora (2441) Fleurs à odeur suave, sépales supérieurs libres et écartés D mme 1 4 0. fragrans (2442) Epi d’un brun noirâtre au sommet, éperon bien plus court que l'ovaire. . . . + O0. ustulata (2443) Epi jamais noirâtre, éperon presque aussi long que l'ovaire. D 0e 0, mor (2200) Fleurs jaunâtres. . -. «us DE Ts mas SUR Fleurs rouges ou blanches, ou panachées is RE Eee Bractées veinées en réseau, éperon penché . Mo ons Le Rent: 20e Sambucina (2453) Bractées non veinées, éperon dressé ou horizontal . . M ag Sun ue le: ce 0. pallens, p. 645 Fleurs rayées ou piquetées de couleurs différentes ou plus foncées . . , Fleurs de couleur uniforme, ou non rayées, ni “piquetées. ÿ 11 12 14 13 16 17 18 21 386 ANALYSE DES ESPÉCES. 15 19 26 nf 3 Bractées souvent plus longues que les fleurs, fleurs purpu- rines, label déjeté sur les côtés. Bractées souvent plus courtes que les fleurs, fleurs d’un blanc lilas, label presque plane. . . . . 0. maculata (2456) Feuilles étalées, ovales oblongues, souvent tachées: . . NE latifolia (2454) Feuilles dressées lancéolées rétrécies jusqu’au sommet, ja- mais tachées. .. . , . . . . Ô.incarnafa (2455) Bractées plus longues que les fleurs. . . . . . .…. Bractées plus courtes que les fleurs. . . . Racine à tubercules palmés. l Racine à tubercules arrondis et entiers. E PER PESEQUE deux fois pe long que l'ovaire. . CE O. Conopsea (2457) E peron à peine aussi long que l'ovaire. O. odoratissima (2458) ipi court et serré, éperon filiforme et aigu. . AGERAS (970) Epi allongé, éperon cylindrique et obtus. . . . . … : Bractées à trois ou os nervures, feuilles canaliculées jamais tachées Bractées à une nervure, “feuilles lancéolées te souvent tachées. 2270 TA CET SOON RSA Pétales latéraux du x renversés, label déjeté sur les côtés . à 0. laxiflora (2452) pétales latéraux du casque dressés, ou étalés, label non déjeté sur les côtés RER EE ER |: Pétales latéraux dressés, bractées dépassant l'ovaire. . 0. palustris (2450) Pétales latéraux étalés en ailes, bractées pres courtes que L'ayaire.7 HOME ET Ar TIRE 0. alata (2454) Deux feuilles à la base de la tige, éperon grêle subulé . O. bifolia (2481) Trois à quatre feuilles à la base de la tige, éperon renflé en fMsane hi A ne . . 0. montana (2482) 572 NIGRITELEA.) Li. 0e 0 2 + ONQUSU)OIME ARE) 573 HERMINIUM . . . . . . . monorchis (2464) 574 OPHRYS Pétales supérieurs verdâtres. Pétales supérieurs roses, ou rarement blancs, Label à trois ou quatre lobes distincts, et d'un rouge obscur, avec une tache bleuûtre . . en muscifera (2465) £abel entier ou échancré au som met, brun ou Jp avec des lignes livides mi 34 Label obovale, brun foncé ou livide. . O. A. (2466) Label orbiculare, vert grisätre ou jäunâtre. . , nee tet le, de PIRUUD speculum (2467) 19 16 22 23 24 25 26 27 4 { 1 ORCHIDEES, Label presque entier et terminé par un appendice courbé en dessus... . OU. Arachnites (2468) Label lobé, à lobes et appendice courbés en dessous. . ere ve a Ce a Ch St 0. ANUETE (2469) 575 LIMODORUM. , . . , . . . abortivum (2470) 576 CEPHALANTHERA. Ovaire pubescent, fleurs rouges, . . . C.rubra re Ovaire glabre, fleurs blanches ou Jaunètres. 0 ° . e 2 Fleurs d’un blanc jaunâtre, braciées plus longues que l’o- NE CR TUE grandiflora (2471) Fleurs d’un beau blanc, bractées supérieures bien plus cour- DEMqueloyare . 2. 2 CG: ensifolio (2472) 577 EpiPpACTis. Fleurs pendantes en grappes très lâches, plante des marais, EST ET ET palustris (2474) Fleurs étalées ou penchées en grappe fournie, plante des D ue uen 0 e ° e °. ° 0 2 Feuilles intermédiaires plus 'pugues que les entre-nœuds de 3 Se 4 ot 12 HAS SU Feuilles toutes plus courtes que “les entre-nœuds A ete eo microphylla (2478) Fleurs d’un rouge foncé . . . . E. atrorubens GA Fleurs blanc-verdâtres, rougeûtres à l'intérieur Feuilles oblongues ou lancéolées RENE GA Feuilles inférieures largement ovales . E. latifolia (2474) Plante violacée, des gibbosités plissées à la base du label. M LE, £. violacea (2476) Plante verte, label sans gibbosités . . Æ. viridiflora (2475) 578 NEOTTIA. Plante jaunâtre et sans feuilles. . . N. nidus avis ar Plante verte et pourvue de deux feuilles : Label à deux lobes allongés . . . NN. ovata à (2481) Label à trois lobes, l'intermédiaire bifide , N. cordata (2482) MA GHODYERA à : 10 11, 4, -repens (2463) 580 SPIRANTHES. Feuilles lancéolées linéaires portées par latige . . S. æstivalis (2484) Feuilles ovales oblongues en rosette radicale et latérale. VS bas ii ; S. autumnalis (2485) 581 Liparis . , . , , . . . . Loeseli (2486) 582 MALAXIS, ,. . . , , .: . . paludosa (2187) 281 tn [2 288 ANALYSE DES ESPÈCES. CVHI. CYPÉRACÉES. 583 CYPERUS. 1 Racine fibreuse, tige n'ayant pas 4 décimètres de hauteur Racine rampante, tige haute de ss de 4 décimètres . Les PSE le NME ; PUR C. longus (2490) 2 Trois stigmates, épillets D DE C. fuscus (2489) Deux stigmates, épillets jaunâtres . . We [lavescens (2488) 584 CLADIUM. . . . . . . . . Mariscus (2491) 585. SHŒNUS. 2: 2 UOTE) 586 RHYNCHOSPORA. Epillets blancs, à peine dépassés par les bractées. . R. alba (2493) Epillets bruns, très dépassés par les bractées. R. fusca (2494) L..3 587 ELEOCHARIS. ——. Tige cylindrique où un peu comprimée, non capillaire . Tige anguleuse et presque capillaire. . Æ. acicularis (2499) [A Epi oblong, souche épaisse ou rampante. . . « . . . Epi ovale renflé, racine grêle et fibreuse. . L. ovata (2498) 3 Souche longuement rampante, deux stigmates, . Souche courte épaisse, 3 stigmates. . Æ. multicaulis (2497) ES Ecailles inférieures embrassant à peu près la moitié de l'épi. . E. palustris (2495) Ecaille inférieure arrondie et embrassant presque toute la _base de l'épi, . 2 . 2-4 4 . Euniglhums (2496) 588 SCIRPUS. Ce Epi solitaire, sanS bractées au sommet de la tige ou des ra- Meaux. à Epis agglomérés latéralement ou en ombelle, où munis de bragtées.. “12. 2-hietu eus si CS NC 2 Tige filiforme, ou couchée, ou flottante. . . . . . . Tige-non filiferme.et droite. :5n.%%15, > CUNRRSS Une feuille très courte à la base de la tige. . cæspitosus (2501) es Gaîne tronquée et sans feuille à la base de la tige. M Pre RM EM AS (2500) 4 Tige rameuse et feuillée. . . . . . %S. fluitans (2502) Tige simple, non feuillée . . . . . %$S. parvulus (2503) » Tige cylindrique, ou un peu comprimée. . . . . . . Tige triangulaire dans toute sa longueur. . . : . 6 Epis paniculés, tige plus ou moins élevée . : Epis en têtes latérales, tige haute à peine d’ un décimètre, 1 Si : 12 15 12 4 CNPERACEES. Tige filiforme portant les fleurs près de son sommet . Tige non filiforme, DOTE les fleurs vers son milieu ANRT PEN D ALES LT Se SUITE (2 507) Epis à agglomérés latéralement. , . . S. setaceus (2504) Epi souvent solitaire à bractée très courte. . . Fruit ovoide, sillonné en long ,. . . S. clathratus (2505) Fruit arrondi trigone, finement ponctué. . S. Savii (2506) Tige molle spongieuse, épis ovoides. . . ,. . . . , Tige ferme dure, épis globuleux. . S. Holoschænus (2513) Ecailles des épis lisses, trois stigmates. S. lacustris (2508) Ecailles des épis souvent ponctuées, deux stigmates. Tige glauque cylindrique ou subtrigone au sommet. . S. Tabernæmontani (2509) Tige verte à trois angles obtus au sommet, deux faces con- vexes el une plane” Me UN 2e TC SA DULEU (2980) Tige munie de feuilles allongées, inflorescence garnie de lon- gues bractées foliacées. Tige nue ou peu feuillée, inflorescence latérale, ‘surmontée d’une corne à trois angles MR DEN US Dr" Epillets en faisceaux, les uns sessiles les autres pédonculés. 5» 7. S.uriqueter (2511) Epillets tous sessiles avg lomérés. . =. S. Rothiü (2519) Fleurs en tête arrondie, tige très basse. . . . « =. S. michelianus (2516) Epis en ombelle ou en panicule, tige droite et élevée. Ombelle simpie, épis longs de plus d'un centimètre . : . . S. marilimus (2514) Panicule très ramifiée, épis longs de 5 à a millimètres . . ROLE UM Li 2, 0N.) syluuticus (2515) DD DENSMUS, ©. Liu. ne nt 2 compressus (2517) 590 ERIOPRORUM. Plusieurs épis pédicellés au sommet de la tige Un seul épi au sommet de la tige. Tige munie de feuilles très courtes, épi grêle oblong. . . . . E. Alpinum (2518) Tige munie de gaines renflées, épi gros ovoide. . . MR pre 1 . . E. vaginatum (2519) Pédicelles des épis rudes, ee d’aspérités, on comme to- menteux. METRE DA ren et Pédicelles lisses et sans aspérités. E. angustifolium (2521) Pédicelles comme tomenteux, feuilles très étroites PRES : E. gracile (2529) Pédicelles rudes, non tomenteux , feuilles linéaires élargies. TE tiohum (0520) À, 19, 285) “ 11 16 SS 290 ANALYSE DES ESPÉCES. 591 CAREX. 1 Ovaire surmonté par deux stigmates. . . . . . . . Ovaire surmonté par trois stigmates. : . . . . , … 2 Panicule ou épi composé de plusieurs épillets multiflores. . Un ou plusieurs épis simples et nullement composés. . . Un seul épi unique et terminal. Plusieurs épis distincts, unisexuels, les supérieurs mâles, [UE les inférieurs femelles . . à ; L > 4 Epi portant des étamines à sa partie supérieure et des pistils à sa base. . : . . C. pulicaris (2525) Epi entièrement composé ‘d’étamines, ou viqueus formé par des fleurs femelles. ù S'TRIRE Tiges et feuilles lisses, fruits be és : a C. dioica (2593) Tiges et feuilles rudes, “fruits lancéolés réfléchis RS: ; : C. Davalliana (2594) 6 Epi composé d'épiets tous unisexuels. C. disticha (2527) Epi formé d’épillets tous munis d’étamines et de pistils . 7 Des étamines au sommet de chaque épillet, et des pres à sa base." Des pistils au sommet de chaque épillet et des étamines à Sa base . . . . . L2 . . L . . e Le Co Fige rude Surtout âu sommet. . . . . + Tige lisse. . . . . : . . . C. chordorrhiaz (2533) 9 Ecailles des épillets bordées d’une large membrane scarieuse. * Ecailles sans bordure scarieuse bien apparente. . . . . 10 Tige robuste, toujours droite, feuilles larges de 5 à 7 milli- IDOLPESAURE ee . - =. OC. vulpina (2530) Tige grêle, se courbant avec l’âge, feuilles n ee pas 5 mil- limètres de RRGURC SES RETTS - : . 11 Racine fibreuse, fruits sans nervures et PU les écailles. Racine rampante, fruits chargés de nervures et de la lon- gueur des écailles . . . RE ASE A de 12 Epillets inférieurs écartés, capsules dressées. . - NO PCR (2532) Epilleis rapprochés, capsules divergentes . . - . =. C. muricata (2531) 13 Trois à six épillets rapprochés, fruits non ailés. . CNE "RCE . = C. divisa (2529) Epillets nombreux, espacés, fruits largement ailés au som- C. arenaria (2528) DER TS TT A TT UE ele de se 14 Tige robuste, à angles très rudes acerochants, feuilles H- néaires élargies. - Û C. paniculata (2536) Tige grêle, rude au sommet, feuilles très étroites. TR 12 13 1% CYPÉRACLES. 15 Epi court et compact, fruits sans côtes saillantes. . . CG. teretiuscula (2534) Epi ramilié en panicule, fruits chargés de ce à 2 OR TE M OT TEE C. paradoxe (2535) 16 Epillets agglomérés en t8te arrondie entourée de longues bractées foliacées. . . . . C. Cyperoïides (2537) Epillets aliernes et distincts en épi ou en paniculé . , . 17 Epillets arrondis, fapEules divergentes en étoile . . .. « G: stellulata (2542) Épillets ovoides où oblongs; capsules peu ou point diver- 7 0 ue tee me 18 Capsules bordées d’une membrane denticulée. . , , . Capsules dépourvues de bord membraneux, . « . . . 19 Epillets brunûtres, ovoïdes ou oblongs alternes. . . . . Epillets blanchätres, cylindracés, un pen arqués et très rap- A ns Lite C. brizoïdes (2538) 20 Racine fibreuse, tige ferme ei souvent ré de plus de 4 dé- éunètres. -. -. us C. leporina (2541) Racine rampante, horizontale, tige faible et souvent peu éle- A o ,.., O.Ligerina (2540) 21 Racine rampante horizontale, écailles rousses et de la lon- gueur des capsules. . . GC. Schreberi (2539) Racine fibreuse, écailles pâles plus courtes qué les bédied 22 Epillets inférieurs très écartés et munis de très longues brac- tées foliacées . . . C. remota Éd) Epillets peu écartés, bractées nulles, ou très courtes. 23 Do bull ovoides, dressés, capsules imbriquées. . . CG. canescens (2545) Sept à à douze épiltets cxtindracés, ouverts, capsules étalées. > RME TRUE . . . C. elongata (2544) 24 Ecailles des épis mâles obtuses, celles des épis femell s dé- passant à peine les capsules, ou plus courtes qu’elles, Ecailles des épis mâles aigués, celles des épis femelles dé- passant beaucoup les capsules. . C. Touranginiana (2549) 25 Deux à quatre épis mâles, capsules et écailles allongées à peu près d'égale longueur. . . . GC. acutu (2548) Un à deux épis mâles, capsules ovoides comprimées plus grandes que les éc 1 TARN GS CNE à 26 Capsules sur huit rangs, saines des feuilles inférieures se déchirant en réseau. , . C. stricta (2546) Capsules sur six rangs, gaines des feuilles entières. . so A REC vulgaris (2547) 27 Trois à quatre fleurs HARDnEnces au sommet de latige . : C. pauciflora (2526) Fleurs honbreuses disposées en un ou plusieurs épis , , 28 Capsules velues, ou hispides, ou pubescentes, . . , Capsules glabres. ou seulement señbrés sur 148 anolcs. , 0 291 17 18 19 21 20 23 25 26 12 19 ee © 292 ANALYSE DES ESPÊCES. 29 30 32 33 10 Epi mle solitaire et terminal. 25 "A0 OCR Deux ou plusieurs épis mâles." , ‘2... OR Epis inférieurs munis d’une bractée qui se prolonge, à la base, en gaîne tubuleuse - 7," 27 CO Bractées sessiles où embrassante$, mais n’entourant pas la tige par une gaîne distincte. ”.!". :. MMS Ecailles des épis femelles évidemment terminées en pointe aiguë . . . . « . . . . . . . . . . Ecailles des épis femelles obtuses, ou obseurément mucro- nées . . . CE . . . . . . L] . . . . . Racine rampante, tige droite, épis oblongs, fruits plus grands que les écailles . . . + . C.tomentosa (2551) Racine fibreuse, tige penchée sous le poids des épis arron- dis, fruits à peu près égaux aux écailles, . . ae OUT NET UC Re A UE ” pilulifera (2552) Feuilles molles, écailles des ne d’un brun noir et un peu mucronées. « . . =. C. montana (2550) Feuilles roides, écailles très obtuses, brunes avec un bord blanc et finement cilié. . . . . C. ericelorum (2553) Bractées des épis inférieurs prolongées en pointe foliacée, . Braetées des épis tronquées, membraneuses et non foliacées. Epi mâle renflé en massue, à écailles brnnes ou jaunâtres. feuilles presque planes. . $ Epi mâle oblong à écailles bordées de blanc, feuilles canali- culées très étroites. . . . . . C. Halleriana (2555) Racine rampante, tige munie de rejets à la base . . . He as UNS IT PERD (2551) Racine libreuse, tige sans rejets rampanis. . SEE de Me EN RUES See ei is C. polyrrhys a (2355) Epi pédonculé, feuilles roides, canaliculées . . . « C. humilis (2557) Epi mâle sessile, feuilles planes RP EE | Epis un peu écartés, fruits de la longueur des écailles . ! . . C. digitata (2558) Epis rapprochés au | sommet de la tige, fruits plus longs que les écailles , . . . . . . C. ornithopoda (2559) Feuilles presque planes, un peu élargies, épis femelles plus ou moïns pédoncnlés-;., 2807 TRS UE CEE Feuilles canaliculées très étroites, ou enroulées, épis femel- les presque tous sessiles . . . . C. filiformis (2560) Feuilles glabres et glauques, ÉAREnee courtes, obovales, RM NE SN 0 À 2 ae: C. glauca (2561) Feuilles velues non glauques, capsules acuminées. . LE DR CU 62 VNT 2e A a TN CRUE SEC ES (256%) Epi mâle solitaire et terminal... ,, .:,, . Lu Deux'on plusieurs épis mAlES:-.. OL CONS 39 37 36 38 40 49 61 on. CYPÉRACÉES. 298 42 Feuilles pubescentes surtout sur les gaines . . . . 42 bis Heaniesiel-gaines glaibres se RC ONE RUN 43 42F euilles peu velues ou glabres, tige à angles aigus . . LL LT Are SAS LE MR pallescens (2581) Feuilles très velues ciliées, tige à angles obtus . . RC COR PC CT nr los (2582) 43 Epis femelles lâches et formés de trois à six fleurs , , . Epis femelles serrés ou formés de plus de six fleurs. . EE OS 44 Feuilles planes, molles, bractées pate Te 5 sie CE depauperatu (237 6) Feuilles filiformes, roides, bractées en gaines membraneuses ds à nr Crabe (2077) 45 Capsules terminées par un bec allongé, ou épi femelle long de plus de 5 centimètres . . 49 Capsules à bec tronqué et presque nul, épi femelle très court ou n'ayant pas 3 centimètres de long . . . . . . 46 46 Epi terminal grêle et n’offrant que des étamines . . ,. 46 bis Epi terminal obovale androg syn, mâle He à sa base. nn. SV . Buxbaumii (2563) 46 Bractées filiformes non engainantes, ci femelles ovales bis élargis et pendants. . . . . . . C. limosa (2578) Bractées foliacées engaînantes à la base, épis femelles Sr driques ou oblongs, droits ou un peu penchés SNS 47 47 Tige à angles aigus et rudes, fruits luisants. C. nitida (2567) Tige à angles obtus et lisses, fruits ternes. . . . . . 48 48 Epis distants, ee bractées n'ayant pas un décimèêtre de longueur AT SN as ann DES Epis rapprochés, presque sessiles, bractées longues d’un dé- CHERE PIUs . ... +. .:. Certensa (2568) 48 Gaïnes des bractées étroites et ue MR : MS cac Rs . panicen (2579) Gaines lâches et renflées en forme de sac. c vaginala (2580) 19 Epis femelles longuement pédonculés et Por à la matu- Heu RME. 57 Epis femelles droits peu ou point pédonculés : SAS MEN AA ES 0 50 Bec des capsules bordé de cils roides assez longs. . DR TO Mai (2570) Bec des capsules lisse ou scabre, mais non bordé de eils dis- RS inde a en Let 0 ENT ee CD 51 Epis femelles presque arrondis, bractées étalées, ou ren- versées . . AP PTT QUE Epis femelles oblongs. bractées droites. ES note tas dre 60 52 Bec des capsules recourbé ou réfracté . . . . . . à2bis Bec des capsules droit. . . . . , . C. æderi (2566) 92 Fruit rétréci à la base, à bec renversé . . C. flava Es bis Fruit obtus à la base, à bec recourbé. €. lepidocarpa (2563) 294 ANALYSE DES ESPÈCES, 53 Epis femelles très éloignés l’un de l’autre, ou écailles termi- nées par une pointe en forme d’arête . .. . &iiñe Epis médiocrement écartés, écailles obtuses ou pointues, ais Sans FO PRE EN NRE RPRS 54 Capsules jaunâtres étalées, feuilles d'un vert gai, tige re PASS: à - fulva (2571 Capsules verdâtres ascendantes, feuilles un peu en tige presque lisse , . . . C. Hornschuschiana (2572) 55 Capsule marquée de nervures ou côtes saillantes, dents du bec scabres du côté interne, épis bruns ou jaunâtres . Capsule obscurément sillonnée, dents du i bee lisses, épis d’un putin a Et ART Eden, id ES eu os C. punctatà (2589) 56 Fruits urcéolés et chargés de nervures, feuilles d’un vert clair, épis jaunâtres . . C. distans (2573) Fruits comprimés et hordés de deux côtes saillants, feuilles glauceseentes, épis bruns . . . . C. binervis (2574) 57 Bec des capsules très court, pis femelles longs de plus d'un décimètre : ." - . C.niauma (2586) Bee des capsules allongé, épis femelles atteignant rarement un décimètre de longueur . MORE 58 Tige très rude sur les angles, épis rapprochés au sommet de latige . . - +, G. pseudocyÿperus (2583) Tige lisse où rude au 1 sommet, épis écartés le long de la tige 59 Epis supérieurs droits et à fleurs serrées, feuilles munies à la base d’une membrane oblongue qui leur est opposée . : -. - C. lwvigala (2575) Tous les épis lâches et penchés à la maturité, membrane - nulle ou très courte à la base des feuilles . . . … 60 Capsules très lisses . . . . . . C. sylvatiea (2583) Capsules relevées de fortes nervures. . C. strigosa (2584) 61 Capsules acuminées en bee allongé ou bifide . . . . Capsules obtuses à bec très court et tronqué . . DORE Or ECO RE ER AE VIE à C. ylauea (2561) 62 Ecailles des épis mâles de couleur claire, grisàtres ou sca- rieuses sur les bords . SLT ÉTRMRCE Ecailles des épis mâles d’un brun noirâtre et non scarieuses 63 Tige plus haute que les feuilles inférieures. . Tige plus courte que les feuilles. . C. horde stichos (2587) 6% Tige rude à angles aigus, feuilles presque planes, d'un vert tendre ou jaunâtre . . . GC. vesicaria (2589) Tige lisse à angles abtus, feuilles canalieulées d'un vert SAME MEN A AR SRE C. ampullacea (2388) 65 Tige à angles aigus et très rudes 21 SO SREERR Tige lisse où un peu scabre au sommet. ©. nufans (2592) 66 Ecailles inférieures des épis mâles oblongues obtuses . . Ecailles des épis mâles toutes laneéalées avisiées, ; LE 6 LT viparia (2593) . . . e . . . . CAL (= Cr (e 2 by 62 65 65 64 66 67 CYPÉBACÉES. 67 Ecailles des épis femelles terminées en pointe courte. —— t2 on . + C. paludosa (2590) Ecailles des é épis femelles terminées par une arête longue . . -C. Kochiana (2591) CIX. GRAMINÉES. A D Ce MN MES OMS (28TE) 593 ANDROPOGON . . . . . . Ischœmum (2595) M En, ee stricta (2596) DRRLNNODON . .. . « ._ . . ." . -Dactylon (2597) 996 DiGiTARIA . Tige redressée, feuilles et pue poilues, épillets pplonge lancéolés. . 4 Tige étalée, feuilles et gaines “glabres, épillets ovales. M Ten D D: fliformis (2600) Epillets elabres ou à cils très courts. D. sanguinalis (2598) Epillets bordés de longs cils roides . . D. ciliaris (2599) ARS PRAGESS en . . . ,, .: .. racemosus (2601) DOS CÉEERSIA. . .. . . . . . . Orysoides (2602) 399 CALAMAGROSTIS. Feuilles rudes au toucher et presque planes . . . Feuilles lisses et jonciformes, . , . C. arenaria (2607) Arête naissant sur le dos de la glume . . , . . . . Arête terminale ou nulle . . . . . . Ligule courte tronquée, arête nulle ou très courte . . C. lanceolata (2604) Ligule longue, aiguë, arête très saillante, C. littorea (2605) Epillets uniflores sans rudiment d’une seconde fleur, poils presque aussi longs que la glume . . C. epigeios (2603) Epillets uniflores avec le rudiment d’une seconde fleur, poils beaucoup plus courts que la glume. . C. sylvatica (2606) 600 AGROSTIS. Fleurs pourvues d’arêtes trois ou quatre fois plus longues que les glumes . . Arêtes nulles, ou n'étant pas deux fois plus longues que les glumes à Fleurs munies Fine arête fine, feuilles diéqles fliformes enroulées : Fleurs souvent sans arête, toutes les feuilles pla nes . Ligule courte et tronguée, fleurs souvent rougeâtres. . Eh A vulgaris (2699) Ligule oblongue saillante, “fleurs blanchâtres ou grisätres . Me L DH CPR TON EEE A. alba (2608) 295 t 4 S2 206 ANALYSE DES ESPÈCES. 4 ot ee «1 LS Rameaux de la panicule et pédicelles scabres ou hispides Rameaux de la BeOUE et RUES lisses et glabres . . x £ : : A. rupestris (2613) Ligule HbÉe Alone. ea Ni, ASE Ligule courte tronquée “is cu 2 À GMA Glumes ovales souvent rougeâtres. , . A. canin (2611) Glumes lancéolées aiguës souvent blanchâtres. . . 2 L et ee La ues : FRE (2612) Pésiile PE à rameaux ouverts, anthères linéaires. . ù . . À. spicaventi (2614) Pauicule ‘étroite à rameaux dressés et resserrés, anthères Ovoides.e 2". et it a AIO UPI EE COL GASTRIDIOM SL SNS 602 MiLrun. Tige élevée, panicule lâche, pyramidale. M. efusum (2617) Tige très basse, panicule étroite resserrée. M. scubrum (2618) 603:STIPAS 7.0 LL a LOS RME) 604 SETARIA. . Lendigerum (2616) Epi gros et penché au sommet. . . . S. talica (2623) Epi médiocre et jamais penché. . . . 3 RE Epi entremêlé de soies roides et accrochantes .… S. verticillata (2620) Epi entremêlé de soies non accrochantes. . . PAS Soies vertes ou rougeitres, feuilles à peu près g daires ; . S. viridis (2621) Soies d’ un jaune fauve, feuilles parsemées de poils . . AE AE Ta LOS CRT (2622) 603 PANICUM. Panicule lâche et diffuse . . . . P. Miliaceum (2624) Pauicule composée d’épis unilatéraux. P. Crus Galli (2625) 606 PHALARIS. Feuilles linéaires et un peu rudes . Feuilles enroulées jonciformes et lisses. CALAMAGROSTIS (399) Racine traçante, panicule allongée et lobée. . P. arundinacea (2626) Racine fibreuse, panieule en épi ovale oblong. . ARCS TAN TPERERR re D. minor (2627) 607 PHLEUM. Glumes velues ou ciliées. En Glumes glabres. . . . . . . : P. asperum (2628) Epi cylindrique allongé, arêtes plus courtes que les glumies. Epi ovoide, arêtes anssi longues que les glumes. - À Re 2 rue st: alpin (2633) > 12 ot =. | Le ES ©S PSS ot lès 12 GRAMINÉES. Racine grêle annuelle, ligule oblongue. P. arenarium (829) Racine vivace, ligule tronquée. . . . . . : Glumes rétrécies en RARE à carène scabre. . À P. Bochmeri (2630) Glumes subitement aristées, à carène bordée de longs cils, Tige couchée, ou oblique à la base et souvent bulbeuse. Tige droite, peu ou DORE bulbeuse à la base. DR AT: H° pratense (2631) Epi gros, long de 8 à 10 centim. . P. intermedium (2632) Epi grêle, ou “très court. AR ÉRUR ADS EU ALNOT E- EC Tige couchée du bas, puis droite. . . P. præcox (2634) Tige étalée , obliquement redressée. . P. serotinum (2633) 608 POLYPOGON. Arête plus longue que la glume. Arête ne dépassant pas la glume. . . P. litoralis (2638) Spathelles à deux lobes courts et obtus. Xi NA en E SAS LE Monspeliensis (2636) Spathelles à deux lobes longs et aigus. P. maritimus (2637) 609 ALOPECURUS. Tige droite et renflée à la base en forme de bulbe. . . . A. bulbosus (2640) Racine fibr euse non renflée en bulbe, ou tige étalée. . . BP Bbreou presque glabre. 2 es ge Rudi à Epi sensiblement velu ou soyeux. . . . . . . . . Tige droite et haute de plus de 4 décimètres. . : Cor ni atensis (2639) Tige “couchée à la base et atteignant à peine 4 décimètres de ET JR si po aue Piante glauque, arèête peu visible et dépassant à peine les HOuFS. "TT . =. À. fulvus (2643) Plante verte, ou à peine glauque, arête très visible et es sant beaucoup les fleurs. . . . A. geniculatus (2642) Gaine de la feuille He ovale et très renflée, épi court et ovale. . . . À. utriculatus (2644) Gaine de la feuille supérieure cylindrique et non renflée, épi allongé et aigu. . . . . = A. agreslis (2641) 610 CrypPsis. Epi Are non enveloppé par les feuilles. LERTe alopecuroïdes (2645) Epi ovale ou arrondi et entouré par deux feuilles plus lon- M ME ES LL Mn Qi SUN MR SNS SIN Fleurs en épi ovale oblong, trois étamines. . . C. schænoïdes (2646) Fleurs en têtes hémisphériques, ‘deux étamines. : C RS C. aculeata (26 47) 1 Se Qt 1 { 298 ANALYSE DES ESPÈCES. 611 ANTHOXANTHUM. 1 % Partie saillante de l’arête égalant le quart de la glume. + 2 © Partie saillante de l’arête égalant le tiers de la glume. … 3 2 Tige lisse, fleurs glabres. . . . . A. odoratum (2648) Tige rude, fleurs velues. . . . . . À. villosum (2649) 3 Tige naine, épi dépassant à pere la feuille supérieure . A. Lloydii (2651) Plus ou moins élancée, éni assez longuement pédonculé. . AU Si 10 Al . À. Puelü G830 612 MELICA. 1 Feuilles glauques, fleurs bordées de longs cils soyeux. . 5 Feuilles vertes, fleurs dépouvues de poils” SOYEUX. 2 2 Fleurs dressées en panicule lâche. . . M. uniflora (2659) Fleurs ares s en grappe splé unilatérale. . : sue : M. nutans (2653) 3 Tige a au sommet nes PS A nerveuses. + cs. Le M: ne0100PR (2654) Tige lisse alumes à à nervures latérales non prolongées jus- qu’au AE à Magnolii (2655) 613 AIROPSIS. . . . . . . , 'Agrostidea (26nb) 614 ArRA. 1 Feuilles très étroites pliées, ou filiformes enrvulées . . 2 Feuilles pianes linéaires élargies. . . À. cœspitosa (2658) 2 Arête courte et dépassant à peine les fleurs. . .. "53 Arête saillante et dépassant beaucoup les fleurs. . «+ .. 4 3 Panicule étroite et resserrée à rameaux très courts, . AT SP PUR ES ST NO MANU EN SOS (2657) Panicule étalée à rameaux ailongés. . . A. media (2651) & Epillets lougs de 2 millimètres environ, spathellule infé- rieure terminée par deux pointes aiguës. . 8 Epillets longs de plus de 2 millimètres, spathellute inférieure tronquée ou denticulée. . . . . PRET Re 5 Ligule courte tronquée. . . .:. . 4. is: (2660) Ligule oblongue allongée et aiguë. . . . . L'ÉACRRRE 6 Seconde”fleur de l'épillet munie d'un pédicelle moitié aussi long qu'elle. . sn ue" À gi qe Seconde fleur de l'épmiet presque sessile. . ss 7 7 Panicule lâche, pyramidale, glumes blanchâtres scarieuses. . . . À. Legei(2661} Panieule à rameaux dressés fastigiés, glumes violacées et jaunitres... SET Lee. 2 A CRE 8 Panicule lâche ou étalée divariquée. MR 0 Panicule très serrée en épi. . . . +. À. præcox (2669) 9 Glumes aiguës eu-aeuminées.: 2724: ROMEO Glumes subobtuses, non acuminées. . . À. curla p.704 2 GRAMINÉES, 10 Panicule diffuse ou divariquée, les deux fleurs RESBAUÉ ses- siles dans la glume. . . Te Panicule peu étalée, l'une des fleurs stipitée. RES 11 Pedicelles flexueux étalés dressés, glumes ovales acuminées. ; . À. Caryophyllea (2664) Pédicelies très divariqués, € elumes lancéolées. . LYS PS À. patulipes (2665) 12 Pédicelles ‘ous Fe Se que lépillet, arête au-dessus du milieu de le giumelle. . . . . À. multiculmis (2668) Plusieurs pédicelles plus courts que l’épillet, arête au-des- sous du milieu de la SANTE nent A RS 13 Epillets ventrus, comme lyrés. . . . À. aggregata (2667) Epillets oblangs. . . . . . . À. plesiantha (2666) 615 HoLcus. Gaînes des feuilles velues, arête peu visible et dépassant à peiné les glumes. . . Lee H. lanatus (2670) Gaines des feuilles presque elabr es, arête dépass ant beaucoup AB ES RS UE molhs (65) 616 ARRENATHERUM. Racine fibreuse, nœuds de la tige glabres. À. elatius (2672) Racine bulbeuse, nœuds de la tige LA ue . nn ee Te bulbosum (2673) 617 AVENA. 1 Epillets penchés ou pendanis, surtout à la maturité. . Epillets dressés, jamais pendants. ADN ANNE SC TS SA ETES 2 Epillets sillonnés de sept à neuf nervures prononcées. , RES EN EMA (2674) Epillets nou sillonnés ou à trois nervures peu nes. = 3 Epillet composé de fleurs toutes arisiées . . . - Epillet composé de deux fleurs dont une seule est aristée. | lune sucre A. langifoia(268t) 1 Panicule lâehe, épillets jaunâtres et n'ayant pas { certimèt. de longueur. . . . À. flavescens (2675) Panicule resserrée, épillets longs de plus d’un centimètre. Ligule des feuilles supérieures oblongue, allongée. Ligule courte, tronquée et ciliée, . . À. montana (2679) Feuilles inférieures planes, pubescentes, ainsi que les gaînes A 0 et A7"pulescens (2016) Feuilles enreulées ou pliées, glabres aïnsi que les gaines. Panicule effilée et longue de 8 centimètres au moins. . . Panicule evoide et longue de 3 à 6 centimètres au plus. . M. +... < À, Scheuchaeri:(2078) Feuilles radicales enroulées, spathellules seulement bifides. - A. pratensis (2680) Feuilles radicales seulement pliées, spathellules terminées par deux pointes en forme d'arêtes. . A. suleala (2677) dE ot S LA | [2] ay [->14 6 300 ANALYSE DES ESPÈCES. 9 Spathellules terminées par deux pointes courtes ou par deux dents. . Re terminées s par deux arêtes droites et parallèles. ; J . À. strigosa (2685) 10 Epillets presque tous à doué dis presque glabres. / Epillets à deux ou trois fleurs hérissées de 1ongs lon à la base. . PAR LÉ 11 Spathellules lisses ou séticu ent nerveuses au sommet. : , Spathellules chargées, dans toute leur longueur, de nervu- res saillantes. . . . ste A 7 8 ANR) 12 Epillets allongés et contenant deux ou trois fleurs, dont une, au moins, est mutique. . . À Epillets courts et contenant deux fleurs pourvues ‘d’arêtes : SRE A le ele 0 00000 ATEN 15 Panicule De Éialée € et pyramidale, . . À. sativa (2683) Panicule étroite et tournée d’un seul côté. À. orientalis (2684) 14 Fleurs hérissées de poils roux. . Le EEE Fleurs hérissées de poils blancs. . . . A. barbata (2687) 15 Epillets à deux fleurs, dont l’une est portée par un support particulier. - . . A. Ludoviciana (2688) Epillets à 2 ou 3 fleurs toutes sessiles sur l'axe. . A RE ae RE De er M 2 0 À. fatua (2689) 618 DANTHONIA. . . . . . . . decumbens (2690) 619 BROMUS. 4 Epillets élargis au sommet, ou arêtes bien plus longues que les fleurs: "7." |. : . Epillets rétrécis au sommet, ou arêtes ne dépassant pas la Iunguear des Hours ETS RUE, : : 2 Epillets élargis, ovoides ou oblongs. ,. . . . . . . Epillets étroits linéaires, ou lancéolés aigus. Pre Gaiînes des feuilles presque toutes glabres, épillets composés de fleurs écartées et comme cylindriques à la maturité . ; B. secaïinus (2691) Gaines des feuilles presque toutes pubescentes, pile com posés de fleurs contiguës et non cylindriques. : ME] 4 Epillets mollement pubescents. . -:.. . _. +." Epillets glabres. ou à péu près... . .:. ., ON 5 Arête toujours droite. . . . . B. mollis (2694) Arète à la fin toriillée divariquée.… . B. molliformis (2695) 6 Arête droite, non divergente, ou très légèrement arquée. + Arête divergente et presque horizontale à la maturité. + s'ASUIR VON PUMA 0 se ex « + B.'SUQITOE (2697) | Panicule étroite et dont les rameaux inférieurs ont à peine 3 centimètres de longueur. . . . . B. racemosus (2693) Panicule élargie et dont les rameaux inférieurs ont plus de 3 centimètres de long. SRE EE pr DS ES CERN 10 15 15 % LL 1 1 { 1 1 { GRANHNEES. 8 Plusieurs rameaux de la panicule portant trois à quatre épil- 9 0 an 12 3 4 5 TT — t> CS 3 lets. souvent colorés et étroits. . . B. arvensis (2696) Rameaux dela panicule ne portant qu’un à deux épillets, verdâtres et larges de ARRETE un centimètre. . . ER LE DRE PE dE commutatus (2692) te de. ERA APT Sr tr mn Te Panicule penchée et pendante. DS RDS ES EE Le MERE Feuilles inférieures ciliées, is pourvus d’une arête très visible. . . . B. erectus (2700) Feuilles glabres, arête nulle, ‘outrès courte. B. inermis (2201) Epillets élargis au sommet, spathellule inférieure profondé- ment bifide. . . . . Epillets linéaires aigus, spathellule obseurément bidentée À Fleurs et gaînes des feuilles velues. . . B. asper (2698) Fleurs et gaînes des feuilles glabres. B. giganteus (2699) Panicule droite ou diffuse, Done inférieure plus courte que son arête. . . Panicule serrée et penchée d'un seul côté, spathellule infé- rieure égalant son arête, . . . . B. tectorum (2703) Panicule lâche, épillets longs de 5 centimètres au moins. . Panicule serrée, épillets longs de 2 à 3 centimètres . PT ENS RU B, madritensis (2704) Tige glabre, panicule lâchement diffuse. B. sterilis (2702) Tige pubescente surtout au sommet, rs droite ou pen- Chée au Sommet. . . + « + + . SAREEUTR Panicule courte et dressée, tige de 3 à 6 décimètres . . . . B. maximus (2705) Panicule ‘grande, penchée au sommet, tige d’un mètre ou sn ei os ©B. Gussoni (2706) 620 BRACHYPODIUM. Tige élevée, épi composé d’épillets nombreux. . . Tige n ‘atteignant pas 4 décimèêtres, épi composé d’un à trois AR 7" Bédistachyon, p.711 Plante souvent velue, d’un vert foncé, arêtes plus longues que les fleurs . . : B. sylvaticum (2707) Plante souvent glabre d’un vert clair, arêtes plus courtes que SENS Li, . Bpinnatum:(2708) 621 FESTUCA. Epillets sessiles et disposés en épi grêle et allongé . . . Epillets plus ou moins pédicellés et ‘disposés en panicule. . Fleurs pourvues d’une arête plus ou moins allongée . Fleurs mutiques, sans arête . . . . . PRE Epillets alternes sur deux rangs, . . . F. (2709) Fa formé d’épillets tous tournés d’un seul côté. . F, Rottbosllioides (27 12) . . . , . , 0 . . oi ot)! {0 11 13 12 15 16 Et 19 © 302 ANALYSE DES ESPÉCES. 4 1 Lo +) 19 mn 1 E pets sur deux rangs, Spathelles oblongues à trois néfvurés .. . F. tenuicula (2740) Epillets tournés’ d’un seul ‘côté, spathelles lancéolées aiguës UDMETTÉES. NS ere ECRIRE F'. tenuiflora (2741) Fleurs pourvues d’une arête distincte . . . . . Fleurs sans arête. 74 421 msn et NS Arêtes plus longues que les fleurs . . . : Arêtes plus courtes que les fleurs, ou les égalant à peine. 3 Fleurs bordées de cils blancs soyeux . . F. ciliata (2716) Fleurs lisses ou scabres, mais non ciliées . . . . Spathelle supérieure aristée, l’'inférieure nulle où à péiné longue de deux millimètres. . . À. uniglumis (2713) Spathelles seulement aiguës, l'inférieure longue de plus de 2 mmillimélres né à. 14 4 NA OR Spathelle inférieure égalant la moitié de la supérieure, pani- cule courte et éloignée des feuilles. . #°. sciuroïdes (2714) Spathelle inférieure plus courte que la moitié de la supé- rieure, panicule aliongée et rapprochée de la feuille supé- rieure. 4, à à « « . . .-F.pseudomuyuros (474) Feuilles inférieures enroulées et sétacées, arête souvent as- sez longue. . . : : LES Feuilles toutes planes linéaires, ou arête très courte. ; Toutes les feuilles enroulées ou sétacées. . . . Feuilles supérieures planes et linéaires . . ,. Racine fibreuse, en touffes serrées . . . . . . . Racine longuement rampante, . . . F.arenaria (2723) Epillets verdâtres ou glauques, ou violacés . . . ME Epillets noirâtres . . . . . . . F. nigrescens (2721) Feuilles un eu roides, pliées et presque lisses . - PE 1 duriuseula (2719) Feuilles presque capillaires et rudes au toucher : Te ue ep MO peiE SET CP. cvie (71 Racine rampante stolonifère . . ; F. rubra (2720) Racine fibreuse, sans rejets 1 rampants. F> heterophylla (2722) Tige et feuilles capillaires. . . . .#F. re) (548) Tige et feuilles non capillaires, , . . . . és Panicule unilatérale, plante atteignant à peine 2 décimétres de hauteur. . . F. rigida (2729) Panicule non tournée d’un seul côté, plante dépassant 2 dé- timètres. de HAUT... Lys NE CR Tige portant un seul nœud vers sa base, ligule poilue. . à nero à cœrulea ( (2730) Tige portant plusieurs s nœuds, ligule non poilué, 5 …...« 19 Gaïînes des feuilles inférieures cndurcies én formé de bulbe allongé. , . . F, spadicea (2725) Gaîres des fenillés n'imitant pas un bulbe. ; 040 16 10 11 19 12 15 13 14 17 18 19 20 GRAMINEES. 20 Ligule très courte presque tronquée. GE ER Ligule oblongue saillante, ,. . . . à L'RRENONE A PE 21 Feuilles larges, planes, vertes. . . . F. syluatica (2726) Feuilles inférieures capillaires enroulées. F. Rheætica (1724) 22 Rameaux de la panicule courts et portant tout au plus trois à quatre épillets. . . . GES de pratensis (2728) Rameaux de la panicule allongés et portant plus de cinq épil- A rs os 5,27 E. aruhdtnacée (4727) 622/PHRAGMITES.. . . . . . . . communis(2731) 623 DACTyLis. Glumelle lancéolée acuminée. . . . D. glomeraia (2732) Glumelle non acuminée, échancrée avec un mueron . . 7, 27, D'hisparnica (2733) 624 KOELERIA. 1 Fleurs mutiques ou mucronées; des pousses stériles à la base destiges. . . $ 2 Fleurs munies d’arêtes molles, point de pousses stériles. | nn 4) 2". K.-plleoides (2738) Feuilles radicales glabres enroulées et dont les gaînes dessé- chées sont déchirées en réseau formé de filets entrecroisés M Sn #7. : K. setacea (2737) Feuilles planes pubescentes, gai ines desséchées non déchi- rées en réseau, . . NEA RES a EE RS AA 3 Glumelle acuminée en pointe allongée . . . . . . . Glumelle non une, pee très courte. . . AA + STARS : . K. albescens (2736) 4 Glumes D heuées sur leur surface et ciliées sur la ca- rène . . K. cristata (2734) Glumes lisses luisantes, seulement rudes sur la carène . . K. gracilis (2735) 12 625 GLYCERIA. 1 Feuilles obtuses, épillets ne contenant presque que deux fleurs . . . G. airoïdes (2745) Feuilles aiguës, épillets contenant plus de trois fleurs Glumes chargées de nervures très proéminentes. . . Ghimes à cinq nervures peu marquées. . . . . . . Panicule très serrée à rameaux chargés de fleurs presque jusqu’à la base . . ere nes CE? Panicule lâche à rameaux nus À leur base Plante flasque, panicule unilatérale, ou rique RE Plante roide élevée, panicule très rameuse diffuse en tous Un VU 0. 6. spectabtlis (2759) Panicule unilatérale à rameaux inférieurs FU par un à Me à G. fluitans (2740) Panicule pyramidale, à rameaux inférieurs disposés par trois àeinq . . dur . . 6. phern (278) 12 ds PS] [SH 308 29 21 12 A 304 ANALYSE DES ESPÈCES. 6 Racine rare stolonifère, feuilles étroites enroulées. G. marilima (2742) Racine fibreuse, sans stolons, feuilles planes. . RTE A et NE . G. distans (2743) 626 Do Rameaux de la panicule grêles et nus à leur base. Rameaux de la panicule roides is. et garnis de fleurs j jus- qu'àleur base; . 1": . . P. dura (2746) 2 Tige très sensiblement comprimée Tige cylindrique ou à angles obscurs. Racine émettant des rejets rampants, fleurs LTeRReS à la hase HER Racine sans rejets rampants, fleurs sans poils laineux à leur basé its 20 5e 4 ne 0e 00 PE MEMOIRE Tige fortement one jusqu’au sommet . . = EU = : LD CURE compressa (2747) Tige cylindracée au sommet. + . PCT 5 Gaïines des feuilles poilues au sommet, flans glabres à la base . Gaines des feuilles non poilues, fleurs laineuses à leur base. Tige renflée à la base en forme de bulbe. P. bulbosa (2755) Tige non bulbeuse à la base , LNECET ET IO Ligule des feuilles supérieures oblongue . . . : -: . T 7 12 igule courte, tronquée et presque nulle, . . » + + . 8 Rameaux de la panicule solitaires ou deux à deux. . . . Rameaux de la panicule nombreux en demi-verticilles . . 9 Fleurs glabres sur le dos et sur les bords. P. annua (2757) Fleurs pubescentes sur le dos et sur les bords. RMC Li . . . P. Alpina (2756) 10 Tige et gaines des feuilles PS . . P. trivialis (2752) Tige et gaines à peu près lisses. . . . P. serotina (2753) 11 Gaine des feuilles ne se prolongeant pas d’un nœud à l’autre, la supérieure plus courte que sa feuille. P. nemoralis (2754) Gaine des feuilles prolongée d’un nœud à l'autre, la supé- rieure plus longue que sa feuille . T'ON ARR 2 Feuilles planes ou seulement pliées. . . ,. . . . . Feuilles très étroites et enroulées. . P. angustifolia (2751) 3 Tige peu ou point comprimée, pédoncules rudes - diese A Me TE dE pro (2750) Tige comprimée, pédoncules lisses . . anceps (2749) & Epillets linéaires étroits et contenant 4 cinq à douze fleurs. Epillets lancéolés et contenant de quinze à vingt fleurs . . RATE EC à cg 2 2 megastachya (2759) 15 Feuilles et gaînes glabres, fleurs à peine nerveuses. . - . . - P.pilosa (2758) Feuilles el gaines parsemées de poils, fleurs chargées d’une nervure latérale es 0 + co P, ETC ot co _ = œ@ "1 12 13 Î 12 Le = GRAMINEES. 627 BRiza. Fe Ligule courte et tronquée, épillets ovales. B. media (2760) Ligule allongée, lancéolée aigué, nu triangulaires. . . TN ER DT NL, . B. minor (2761) 628 CYNOSURUS . . . . . . . . cristatus (2762) 629 ECHINARIA. . . . . . . + . capitata (2763) AUISESEERIA. : Feuilles à nervures fines, entre lesquelles se montre le tissu Dienhe. ee 27, Rss ee A PENENS (278€) Nervures épaisses et toutes contiguës . A. pungens (2777) Feuilles rudes, glume à 5-7 nervures , , . RE Feuilles veloutées en dessus , glume à 10 nervures ‘ 1,7. "A. juncéum (2715) Glume très obtuse, comme tronquée . A. glaucum (2779) Glume faiblement obtuse, ou mucronulée , . as 6 Glume à nervures atteignant toutes son sommet . . Nervures latérales n ‘atteignant pas le sommet de la elume RS 0 , à ce ce + AUOT) À. 20, 305 6 306 ANALYSE DES ESPECES. 7 Feuilles très étroites enroulées-subulées. * . 2 et 2e ce pycranthum (2778) F cnlies larges, à pue un peu enroulées à la pointe. Lattes JL US ACCES (2780) 638 SECALE... 6. 4 00 20000 LOONGErEIEE 639 ELYMUS. "2: 0 à 0 Eten 640 HORDEUM. Toutes les fleurs hermaphrodites et fertiles , Fleurs latérales mâles et stériles. - . . : 2?" Semences disposées sur six rangs égaux et réguliers. - . . H. hexastichon (2786) Semences disposées. sans ordre, ou sur six rangs, dont deux Sont peu.prononcés: ! 5272 15 NH, vulgure (2785) Fleurs latérales stériles pourvués d’arêtes, Fleurs latérales stériles mutiques Epi allongé, arêtes redressées et peu écartées. . . . H. distichon (2787) Epi court, large, pyramidal, arêtes écartées en éventail . H. Zeocriton (2788) Ces de nr eee ciliées . =. AH. murinum Au Giumes toutes glabres ou seulement rudes. . É Epi grêle, ie glumes de toutes les RÉ sétacées H. secalinum (2790) Epi oblong, slumé des fleurs latérales lancéolée - LES SONT NET TT 07 1 AN PE NES PTT (2791) 641 Lou. Epi plus ou moins élargi comprimé . . . . . . . . Epi cylindracé filiforme . . . . . . L.tenwe(2792) Racine produisant des tiges et des toufles de feuilles stériles. Tige dépourvue de touffes de feuilles stériles à sa base . . 3 Jeunes feuilles pliées dans leur longueur, fleurs mutiques . L. perenne (2793) Jeunes feuilles enroulées sur les bords, fleurs aristées . be OS a te ONE N ARE L. Italicum (2794) Glume trois fois plus courte que l’épillet . AE. multiforum (2796) Glume dépassant la moitié de l'épillet re , Epillets fructifères gros, elliptiques à spathelles cali neuses . À EE Epillets lancéolés à spathelles membraneuses. | PR RATES, RS ENSES Cet 1 rigidum (2795) ; Fleurs courtes oblongues, puis ovales élargies, épi court. . . - L. linicola (2797) Fleurs oblongues allongées : épi allongé. + ORNE Fleurs munies d’arêtes assez longues. L. temulentum (2798) Fleurs p UAQUe ou munies d’une soie molle et blanche . ; + Bd ee 0 CEST Les Le] Co PS Qt (er) pie 15 Es ot pu. | à ot # Go FOUGÈRES, CX. TYPHACÉES. 642 TypHA. 1 Epi mâle et femelle contigus, ou peu écartés et d'un roux noirâtre . . Epi mâle et femelle sensiblement éloignés et d’un roux fauve 21 RSS SMS T. angustifolia (2802) 2 Feuilles larges etglauques . . . . T. latifolia (2800) Feuilles étroites, point glauques. . . . T.elata (2801) 643 SPARGANIUM. 1 Capitules réunis en épis rameux paniculés, . : . S. ramosum (2803) Capitules réunis en épis où en grappes Simiples.:u er 168 2 Feuilles triquètres à la base et dressées. S. simplex (2804) Feuilles planes et tombantes ou flottantes. S. minimum (2805) CXI. LEMNACÉES. 64% LEMNA. 1 Feuilles ramifiées en trois lobes pointus. L. frisulea G818) Feuilles ovales ou arrondies sans lobes pointus . 2 Plusieurs racines en faisceau . . . L. polyrrhiza (2807) Enpuaeme solitaire" "0"... Point de racine. , . . . . . . Larrhita (2810) 3 Feuilles planes. . . . L. minor (2808) Feuilles convexes, gonflées en dessous. . L qibba (2809) CXII. AROIDES. 645 ARUM. Oreillettes des feuilles déjetées en bas, massue du spadicé plus courte que son support. . . À. maculatur (2811) Oreillettes des feuilles divariquées, massue du spadice aussi longue qne son support. . . . . . À. ltalicum(2812) DADAAGOROSS 0 5, à; 7." "Galamus(2813) CXII. FOUGÈRES. 650 OPHIOGLOSSUM. 1 Feuille ovale. . . EE 0. vulgatum (2814) Feuille linéaire lancéolée. . . . . 0. lusitanicum, p.737 651 BoTrYcHIuM. Feuillé pinnatifide, grappe solitaire. , , B. Lunaria (2815) Feuille bipinnatifide, grappes ternées. , B. rutaceuni (2816) 507 308 ANALYSE DES ESPÈCES. 652 OSMUNDA.. . . . , . . . ." regalis (2817) 653 HYMENOPHYLLUM,. . . . ,. Tumbridgense (2818) 654 CETERACH. . . , . . . . officinarum (2819) 655 NOTOCHLÆNA, . . . . . . Marantæ (2820) 656 GRAMMITIS. . . . . . . . leptophylla (2821) 657 POLYPODIUM. 1 Feuille a pinnatifide à lobes entiers on dentés. , . P. vulgare (2822) Feuille une ou plusieurs fois ailée à folioles pinnatifides, 2 Feuille une fois ailée, à folioles hispides ou ciliées. . phægopteris (2823) Feuille deux où tr ois fois ailée à folioles glabres ou presque FO PRES REPAS re 3 Feuille triangulaire deltoide, et trois fois ailée. . . . Feuille oblongue lancéolée et deux fois ailée. . LEA She de D APE ed 008 POSE (2826) 4 Feuille mince délicate d’un verttendre. P. dryopteris (2824) Feuille roide, ferme, d’un vert jaunâtre . DV ee ae Paie ar 2e OS ete tree ie) D Robertianum (2825) 658 ASPIDIUM. 1 Feuille à folioles pinnatifides ou découpées, . Folioles simples, seulement deutées. . À. Lonchitis (2829) 2 Lobes des folioles rétrécis à la base et un peu décurrents. . eu a Dettes re 00 6 ee ANCOOSES Lobes des folioles distinctement pétiolés. A. angulare (2828) 659 POLYSTICHUM. 1 Lobes des folioles bordés de dents terminées par une soie Lobes des folioles entiers ou à dents non sétacées 2 Feuilles parsemées en dessous (outre les fructifications) de petites glandes nombreuses et d’un jaune brillant. . . . P. oreopteris (2830) Feuilles non glanduleuses en dessous. . . . . 3 Lobes des feuilles crénelés ou denticulés. . Lobes des feuilles très entiers. , . . P. Thelipteris (2831) 4 Lobes des feuilles atteignant jusqu’à la côte, capsules ne se prolongeant pas jusqu’au sommet des lobes: US Lobes des feuilles peu profonds et pere couverts par les capsules à la maturité. . . . P. cristatum (2832) 8 Lobes des feuilles entiers ou seulement dentés. . P, Filix mas (2833) Lobes des feuilles pinnatifides. 4 … P, tonacetifolrum (283%) 0 1 © 4 FOUGÈRES. 6 Feuille 2 fois ailée, nervure des lobes très flexuéuse. . . «+ .< . P. spinulosum (2834) Feuille 3 fois ailée, nervure nel lobes presque droite. … | KESRATERE ; .. P. dilatatum (2835) 660 CYSTOPTERIS. + : : : . . . fragilis(2837) 661 ATHYRIUM. . . . . . . Filix Fœmina (2838) 662 ASPLENIUM 4 Pétioles portant des folioles distinctes, plus ou moins élargies Pétioles divisés au sommet en deux ou trois lobes linéaires. EL on A. seplentrionule (2846) 2 Feuilles simplement ailées à pétioles noirâtres . Feuilles plusieurs fois ailées, ou à pétioles verts au sommet. 3 Folioles en trapèze, munies d’une oreillette du côté supé- MERS. | + . À. marinuwm (2842) Folioles ovales ou arrondies, sans oreillettes. £ LÉ Mr ea . À. trichomanes (2844) 4 Folioles larges au moins d’un centimètre, souvent pe et incisées.. à ST URE Folioles petites obtuses et entières @ ou peu découpées . AN 5 Feuilles trois fois ailées et presque toutes couvertes par les fructifications à la maturité. . A. adiantum nigrum (2840) Feuilles deux fois ailées, non entièrement couvertes par les fructifications à la maturité. . . . À. lanceolatum (2841) 6 Pétioles portant au moins quinze à vingt folioles. Pétioles ne portant pas quinze folioles. . A. Breynii (2845) 7 Pétiole plusieurs fois ramifié. . . A. Ruta muraria (2843) Pétiole simple à folioles presque sessiles. À. Halleri (2839) 663 SCOLOPENDRIUN. Pin Pr free de FOÏRCINUIE (287) 664 BLECHNUM. . . . . . . . . spicant (2848) 665 PTERIS. PRADA EE EX ain (2844) 666 ADIANTUM . . . . . . Capillus Veneris (2850) DRAAALTOSORES:2.. 21.0 + 2 Tr crispus (2804) CXIV. EQUISÉTACÉES. 668 EQUISETUN. { Epi porté par une tige rameuse, ou verte . . . . . . Epi porté par une tige nue, simple et colorée . | 309 LD à 840 ANALYSE DES ESPÈCES. 2 Tige à peu près grosse comme le doigt, gaines toriiiééf par ” une trentaine de dents fines comme des soies . . , . E. Telmaleïa (2853) Tige r n ayant pas la grosseur du | doigt, gaines n'offrant 7 trente dents sétacées. . . : 3 Gaines offrant une douzaine de dents aiguës, rameaux Lun tiges non capillaires, ,. . à E. arvense (2852) Gaïnes divisées en trois ou cinq lobes membraneux presque obtus, rameaux des tiges stériles presque capillaires . . E. sylvaticum (285%) 4 Rameaux simples, non capillaires , . . . . . . . Rameaux ramifiés et presque capillaires: . ; 1,110 5 Gaïînes largement tachées de noir à leur base . . . . . Gaïînes pâles ou non tachées de noir à leur base . . . . 6 Tiges vertes annuelles, épi obtus, dents des note non ter- minées par une soie. , . . . Tiges souvent grisàtres, per sistantes, épi aigu acuminé, dents des gaines souvent terminées par une soie . 7 Tige grêle et fortement sillonnée. . . Æ. palustre (2853) Tige de la grosseur d’une forte plume d’oie et seulement striée M mens le Le PET E E. limosum (2856) . e. . C2 0 . . . . . 8 Tige assez grosse, dents des gaines noirâtres et peu ouvertes . E. hyemale (2857) Tige grêle, dents des gaînes blanchâtres membraneuses et ouvertes en cloche. . . . . . EE, varieqatum (2860) 9 Tiges glauques AAoNEeS: pur évasées à dents blan- châtres. . . .- « . E.ramosum (2859) Tiges FARMER: gaines peu évasées, à dents brunes. . s +. E. trachyodon (2858) CXV. MARSILÉACÉES. 669 MARSILEA. . . . . . . . quadrifoha (2864) 670 PILULARIA. . . . . . . . globulifera (2862) CXVI. ISOËTÉES. 671 ISOETES. 1 Plante submergée dans l’eau. RME Plante terrestre"! "Re ra Nr CE Hystrix, p. 749 2 Feuilles roides semi-eylindriques. : . Æ lacustris (2863) Feuilles filiformes, anguleuses triquètres. 2. tenuissime (2864) CHARACÉES. CXVII LYCOPODIACÉES. 672 LycoPpopiIun. 1 Feuilles éparses, ou imbriquées. ÿ Feuilles sur deux ou quatre rangs réguliers 2 Feuilles terminées par un long poil. . Z. clavatum (2865) Feuilles non terminées par un poil. Re NE eds 3 Fruits en épis terminaux, tiges rampantes. +. Fruits axillaires, tiges non rampantes . . L. Selugo (2868) 4 Feuilles entières, épi feuiilé . . . L. inundatum (2866) Feuilles denticulées, épi mêlé d’écailles. L. annotinum (2867) 5 Epis sessiles. . . . . . . L. olpinum (2869) Epis pédonculés . . . . . ape Chameæcyparissus (2870) DS EDAGINELEA 0. . ... spinulosa (2871) CXVIT. CHARACÉES. 674 NiTELLA. 1 Rameaux inférieurs remplacés par une étoile blanche crus- tacée de 4 à 8rayons. . . . . . N.stelligera Cr Point de masses crustacées, en forme d'étoile. . . . 2 Rameaux portant aux articulations des petites pointes ou ÉDIHESC TR. Ce: RS PE EN CHARA AU Point de pointes aux articulations. MERS LU re 3 Rayons des verticiles à divisions égales. . . Rayons portant des petites ramifications, ou fausses bractées. & Rayons ou rameaux plusieurs fois bifurqués. . . . . . Rayons simples ou une fois bifurqués. . . . . . . 5 Plusieurs rayons 3 fois bifurqués. . , . . . . . . Rayons seulement 2 fois bifurqués. . - . . . . . . . 6 Bifurcation terminale une seule fois articulée . . . . Bifurcation terminale deux fois articulée. . . . . 7 Ramifications terminales ventrues, sublancéolées. . . Se Lei ee N. hyalina (2870) Ramifications terminales très menues, cylindriques. . AUTRE N. tennissima (2873) ot 312 ANALYSE DES ESPÈCES. 8 noue à divisions capillaires et divergentes. , SAN FD sus 2 ds : D'LA TAC (2874) Divisions non capillaires et dressées. . NN. [labellata (2875) 9 Division terminale terminée par 2 ou 3 petites cornes mu- ÉTONECR UE Tr . .< + . . N. mucronata (2876) Division terminale atténuée en pointe non articulée. . 2 SR ee or ere Nc OGC (2877) 10 Plante d’un vert gai ou foncé. . . ‘es TRE Plante diaphane, ou glauque ou très pâle. s HSE 11 Tige assez ose fructilications agglomérées. ts à + = NN. translucens (2878) Tige grêle, sporanges solitaires. . . . N. flexilis (2879) 12 Rameaux supérieurs rapprochés en têtes serrées . . “LR Se NS ee INR (2881) Rameaux ne formant pas de têtes serrées. N. syncarpa (2880) 13 Ranieaux stériles simples ou une fois divisés à lobes obtus. . . NN. glomeraia (2882) Rameaux plusieurs fois divisés, : à lobes pointus. . SN Er PO DE a dt D N. intricata (2883) 675 CHARA. 1: Tige fragile opaqué et. striées "". 1.100 ee Tige flexible, diaphane, non striée. . . C.Braunii (2885) 2 Plante d’un beau vert à rameaux presque capillaires. . . Plante n'étant pas d'un beau vert, ni capillaire. . « . . 3 Tige grosse et fortement hispide. . . . ue Le G888) Tige grêle et non hispide. Fit & Verticilles fructifères courbés en haut. . de fetida (2886) Verticilles fructifères divariqués étalés. . AVES À RE LE longibracteata (2887) 5 Tige hérissée de petites soies ou d’ Apéne : Tige ni hérissée, ni pulvérulente. D C. fragilis (2891) 6 Rameaux verticillés par 8 à 10, fructifications sur les articu- lations des petits rameaux. . . . (GC. condensata (2889) Rameaux verticillés par 6 à 8, fructifications espacées le long des rameaux. . . . . . . . GC. aspera (2890) 11 12 % PROPRIÉTÉS ET USAGES DES PLANTES DU CENTRE DE LA FRANCE ET ÉTYMOLOGIES DE LEURS NOMS. DD Notre but n’est pas d’énumérer ici toutes les plantes gratifiées au- trefois de vertus imaginaires, nous mentionnerons seulement celles qui jouissent de propriétés bien constatées, ainsi que les plantes vé- néueuses que leurs qualités malfaisantes recommandent à notre at- tention. Quant aux étymologies, elles servent à fixer les noms dans la mémoire, mais comme on a souvent abusé de ce genre de recherches, nous ne présenterons ici que celles que l’on peut raisonnablement ad- mettre. Il est, au reste, un assez grand nombre de noms auxquels il est impossible d’assigner aucune étymologie raisonnable. Outre plusieurs mémoires originaux, j'ai consulté pour cet objet les Insti- tuliones, de Tournefort; le Philosophia botanica, de Lioné; le Glossaire botanique, de Théis, etc. RENONCULACÉES. Elles sont toutes plus ou moins pénétrées d'un suc âcre, caustique et vénéneux, qui se dissipe, en partie, par la des- siccation. 1. Clematis #1»2>, branche de vigne, de sa tige sarmenteuse : vital- ba est une contraction de vitis alba, vigne blanche; viticella, petite vigne. 2. Thalictrumi, 624, je verdoie, les jeunes pousses sont d’un beau vert. 3. Anemone, äveuoc, vent. Plante qui croit dans les lieux battus des vents ou dans la saison des vents. Pulsatilla exprime la même idée : ses fleurs servent, en plusieurs localités, à colorer les œufs de Päques. 4. Adonis, nom mythologique : le sang d’Adonis fit naître cette plante. 5. Myosurus, uv, rat; opx, queue. 6. Ceratocephalus, xésæc, corne ; x:@urv, léle. Tête cornue. 7. Ranunculus, Rana, grenouille, parce qu’elles croissent dans les marais. — Philonotis, grreu, j'aime, voris, humidité. 8. Ficaria, les tubercules de la racine étaient comparés au fic, sorte de tumeur qu’on croyait pouvoir guérir avec la ficaire. 9. Caltha, #2x2%0c, corbeille de fleurs. — Populage, de ce qu’elle croît dans les vallées humides, comme les peupliers. 314 PROPRIÉTÉS ET ÉTYMOLOGIES, 10. Trollius, d’un vieux mot allemand qui signifie boule, la fleur étant globuleuse. 11. Eranthis, #p, printemps, 2v00c, fleur. 12. Helleborus, mot grec d'origine, ou, si l’on veut, &26», faire mou ri, Bspa, pâture. L' hel. fétide était en usage autrefois comme violent purgatif, on l’emploie encore pour faire des sétons aux bestiaux. 13. Isopyrum, soc, semblable, xup, feu, à cause de son âcreté. 14. Nigella, niger, noir, couleur des graines. 15. dues A lee réservoir, on trouve des gouttes d’eau au fond de la corolle; ou selon d'autres , aquila, aigle, à cause des crochets de la corolle comparés aux serres de l'aigle. 16. Delphinium, d:1çw, dauphin. 17. Aconitum, Acone, ville de Bithynie, où croissaient ces plantes. — Lycoctonum xuxor, lvup, «rene, tuer. — Napellus, petit navet, de la forme des racines. Les Aconits sont des plantes très vénéneuses, la médecine en fait usage à petites doses, dans le cas où il faut forte- ment stimuler l’économie animale. 18. Actæa, 227r, sureau, ayant des baies comme le sureau. 19. Pæonija, les pivoines croissent dans les montagnes de la Pæo- nie, au nord de. la Macédoine. 20. Berberis, £:5€:1, coquille, à cause des pétales concaves; la ra- cine du Berberis fournit une couleur jaune, son écorce passe pour purgative, ses feuilles ont la saveur de l’oseille, ses fruits acides sont usités dans l’art du confiseur. 21. Nymphoœæa, von, jeune mariée, nymphe, fleur de nymphe. 22. Nuphar, nom arabe. Les propriétés sédatives des nymphéacées paraissent dues à un principe légèrement narcotique. 23. Papaver, on fait venir ce nom d’un mot celtique qui signifie bouillie, parce que les graines de pavot se mélaient autrefois à cet ali- ment. — Argemone, àpyoc, taie de l'œil, que la plante des Anciens gué- rissait. — Rhæas, p:&, je tombe, les pétales sont très fugaces. Ces pé- tales sont usités comme adoucissants et calmants; il en est de même des capsules du pavot somnifère, dont les graines fournissent en ou- tre une huile douce abondante. 24. Meconopsis, Mixwv, pavot, ë&L1e, ressemblance. 25. Rœmeria, J.-J. Rœmer, botaniste de Zurich, mort en 1819. 26. Glaucium, de sa couleur glauque. 27: Chelidonium, Xexiduv, hirondelle. Elle fleurit depuis l’équinoxe du printemps jusqu’à celui d' automne, époque de l’arrivée et du dé- part des hirondelles. Ces plantes sont douées d’un sue âcre qui les doit rendre suspectes; ce suc gommo-résineux coloré est narcotique à un haut dégré. 28. Hypecoum, vanyo, je sonne, la graine fait du bruit quand on agite la capsule de quelques espèces. 29. Corydalis, xopudèror, alouette. La fleur a un éperon comme la- louette. PROPRIÈTÉS ET ÉTYMOLOGIES. 915 30. Fumaria, fumus, fumée, à cause de son amertume. — Le suc des fumariées très amer, un peu âcre et nauséabond, les fait em- ployer comme toniques et dépuratives. Ce principe plus développé uans les espèces à pétiole tortile, doit les faire employer avec cir- conspection. CRUCIFÈRES. Les crucifères qui offrent entre elles une grande ana- logie sous tous les rapports, doivent leurs propriétés éminemment anti-scorbutiques et excitantes à un principe âcre et volatil. Elces contiennent du soufre, et, par leur décomposition, elles exhaleï:: de l’ammoniaque, à raison de l'azote qui fait partie de leurs éléments ; celles nous fournissent des aliments sains et des médicaments sou- vent efficaces. On connaît, sous le rapport alimentaire, l'usage des racines du radis cultivé, des navets, de la rave et des feuilles de &i- verses variélés de choux ; d’autres espèces de ce genre fournissent les huiles de navette et de colza. Les graines pulvérisées du sinapis nigra servent à préparer des pédiluves et des cataplasmes rubéfiants, connus sous le nom de sinapismes: elles entrent aussi dans la ce- fection du condiment appelé moutarde, ainsi que les graines de !a moutarde blanche prônées par quelques charlatans de bas étage. Le cresson, usilé coinme aliment et comme médicament, jouit de pre- priétés bien prononcées, ainsi que la cardamine des prés qui offre la même saveur. Le sisymbre officinal est plus rarement employé sous le nom d'Erysimum. Les racines du cranson ou raifort sauvage sont douées de beaucoup d'énergie. Le Pastel fournit une belle couleur et sert à préparer le bleu de Sienne. La Cameline produit par ses graines une huile susceptible d’être utilisée. 31. Matihiola, P. André Matthioli, célèbre botaniste, né à Sienne, en 1500, mort en 1577. Ses Commentaires eurent plus de 60 éditions. 32. Cheiranthus, dérivé de Cheiri, nom arabe de la giroflée, ou, selon Linné, de »21, main, 2v9:c, fleur, fleur de la main. 33. Nasturtium, Nasus tortus, nez tordu, son odeur piquante fait froncer le nez, du moins est-ce l’étymologie qu’en donnent Pline et Varron. 34. Barbarea, c'était autrefois l’herbe de Sainte Barbe, herba Sanctæ Barbare. 395. Turritis, Turris, tour : allongée et droite comme une tour. 36. Arabis, qui croît dans l'Arabie, prise pour type des lieux secs. — Thaliana, dédié à Thalius, auteur d’un petit ouvrage intitulé sylva hercynia, 1588. 37. Cardamine, xapdix, cœur, dauaw, je dompte. 38. Dentaria, les souches sont comme dentées. 39. Hesperis, évrépec, le soir, les fleurs sont odorantes le soir. 40. Sisymbrium, mot grec d’origine. — Sophia, sagesse, on Fappe- lait sagesse des chirurgiens, à cause des propriétés qu’on lui attribuait. — rio, écve, je sauve. 316 PROPRIÉTÉS ET ÉTYMOLOGIES. 41. Erysimum, épüe, je sauve, pour ses propriétés supposées. 42. Brassica, xpxrixx, lequme par excellence. 43. Erucastrum, fausse roquette. La terminaison astrum indique ou une ressemblance ou un terme de mépris. — Pollichü, Pollich, voyez la liste des auteurs. 44. Sinapis, mot grec d’origine. 45. Diplotaxis, denncoc, double, af, rang. Les graines sont sur deux rangs. 46. Eruca, mot latin d’origine. C’est le nom d’une chenille. 47. Raphanus, p2, promplement, qarouas, j'apparais, qui germe très promptement. 48. Rapistrum, ayant rapport à la Rave, Rapa. 49. Cakile, nom arabe. 50. Bunias, Bovvse, colline. 51. Calepina Corvini, Henr. Corvinus Delphensis pharmacopœus et botanicus insigms. (Aldin. Hort. 93.) 52. Neslia, Jacq. De Nesle, professeur à Poitiers, mort en 1818. 53. Myagrum, puis, mouche, +7p2, Capture, la plante des Anciens retenait les mouches. 54. Isatis, :728», je rends uni. C'était un cosmétique chez les anciens peuples. 55. Senebiera, consacré à Senebier, de Genève, auteur d’une Phy- siologie végétale, 5 vol. in-80. —_ Coronopus, op, Corneille, movs, pied, de la forme des feuilles. 56. Capsella, petite boite, de la forme du fruit. 57. Hutchinsia, Hutchins, botaniste anglais. 58. Lepidium, x27:, écaille. — Passerage, on lui attribuait la pro- priété de guérir de l’hydrophobie. — Smithii, Smith, célèbre bota- niste anglais. 59. Biscutella, Bis, double, Scutella, petit écusson, de la forme du fruit. 60. Tberis, qui croit en Ibérie, ou PsPAgnes — Durandii, consacré à Durande, voyez page 25. 61. Teesdalia, Teesdal, botaniste anglais. 62. Thlaspi, 8144, je comprime, les fruits sont applatis. 63. Camelina, xauar avr, petit lin. Elles croissent souvent parmi le lin. 63 bis. Cochlearia, Cochlear, cuiller, de la forme des feuilles du C. officinal. — Armoracia, nom employé par Pline. — Raïfort, radix {ortis, racine forte ou piquante. 64. Kernera, Kerner, botaniste allemand. 65. Erophila, », printemps, or», amie. 66. Draba, dp4B», dcre. 67. Lunaria, de la forme du fruit arrondi. 68. Farsetia, C. Farseti, bataniste de Venise. 69. Alyssum, +, sans nurrz, rage. 70. Vesicaria, le fruit est renflé et vésiculeux. PROPRIÈTES ET ÉTYMOLOGIES. 11 71. Reseda, Resedo, je calme. — La Gaude fournit aux teinturiers une couleur jaune usitée. 72. Astrocarpus, «774, étoile, xæproc, fruit. Le fruit est en étoile. 73. Capparis, nom grec. 74. Cistus, xsoros de y1or», capsule, forme du fruit. 75. Helianthemum, änssc, soleil, avdewev, fleur qui ne s’épanouit qu’au soleil. 76. Viola, cv, violette. — Riviniana, Rivin, botaniste de la fin du xvure siècle. Les violettes sont vomitives par leurs graines et leurs racines, les pétales de la violette odorante servent à préparer un sirop usité comme adoucissant et comme réactif en chimie. La Pensée sauvage est employée dans certaines affections cutanées. 77. Drosera, oz, rosée. — Rossolis, Rosée du soleil, les poils des feuilles portent des gouttelettes. Nos paysans accordent au Drosera des propriétés magiques et surnaturelles, entre autres celle de rompre le fer. 78. Parnassia, le Parnasse, pris pour exemple d’une montagne, la Parnassie étant abondante dans les prés montagneux. Quis musas re- perire credat in domicilio ranarum? (Murray Vind. Nom. triv.) 79. Polygala, o2v, beaucoup, y22+, lait, ces plantes passent pour augmenter la sécrétion du lait chez les animaux. 80. Frankenia, J. Frankenius, professeur de botanique à Upsal, mort en 1661. 81. Gypsophila, yutoc, plâtre, qrnn, amie, qui aime les lieux pier- reux. 82. Dianthus, dio-, de Jupiter, avêoc, fleur ; où di: avBce, double fleur. — Armeria, armotrie, c’est-à-dire ornement, — Sequieri, figuré par Séguier, auteur du Plantæ veronenses, 1745. — Caryophyllus, nom du girofle dont il a l'odeur. Ses pétales servent à préparer un sirop et une liqueur de table. 83. Saponaria, Sapo, savon, elle fait mousser l’eau comme le savon, on l’emploie en médecine comme fondante et dépurative. 84. Cucubalus, xaxce, mauvais, Born, jet, plante inutile. 85. Silene, «Silènes estoient jadis petites, boîtes telles que voyons « de présent ès boutiques des apothécaires.» (Rabelais, Prolog.) — Le calice du Silene conica rappelle cette forme. 86. Lychnis, avyvoc, lampe. Les feuilles d’une espèce servaient de mèches de lampes. 87. Buffonia, consacré par Sauvage au célèbre Buffon. 88. Moehringhia, Paul-Henri Moehring, médecin allemand. 89. Sagina, engrais. 90. Spergula, Spargere, répandre (ses graines). 91. Holosteum, ôacc fout, orxcov, 08, par antiphrase, la plante étant grêle et fragile. 92, Stellaria, Stella, éfoile, de la forme de la fleur, 93. Halianthus, äxs, änoc, sel, ou mer, 2v00, fleur. 94, Spergularia, diminutif de Spergula. 318 PROPRIÉTÉS ET ÉTYMOLOGIES. 95. Alsine, #2, bois sombre, lieu couvert. 96. Arenaria, Arena, sable, du lieu où elles croissent. 97. Mœnchia, Conr. Mœnch, botaniste allemand, né en 17144, mort en 1805. 98. Cerastium, xepzc, corne, forme de la capsule. 99. Elatine, sx27», sapin. L’E. alsinastrum, simule un petit sapin. 100. Linum, xvov, nom grec. On connaît les usages du lin et celui dé ses graines, dont on fait un si grand emploi comme émollientes et pour en extraire une huile grasse et siccative usitée dans les arts. 191. Radiola, Radiolus, petit rayon. MALvVACÉES. Toutes contiennent en abondance un principe muci- lagineux qui les fait employer comme adoucissantes et émollientés. Les fleurs, les feuilles, et surtout les racines des guimauves et des mauves sont d’un très fréquent usage. 102. Malva, uarnaore, j amollis. — Alcea, ar», remède. 103. Althæa, 4202:2, quérison. 104 Lavatera, dédié aux frères Lavater, médecins de Zurich dans le xvrre siècle. 105. Tilia. Les écorces du tilleul servent à fabriquer des cordages, les fleurs du n° 464 sont abondamment récoltées et servent à pré= parer des infusions qui passent pour anti-spasmodiques. HYPERICINÉES. Elles doivent à un principe gommo-résineux et par fois aromatique leurs propriétés astringentes et légèrement stimu- jantes. 106. Androsæmum, 2vd50e, d'homme, aix, sang, le suc du fruit ést rougeâtre. 107. Hypericum, vx, dessus, env, image. C'était peut-être une dé ces plantes dont parie Pline, qui croissaient sur la tête des vieilles statues. Les noms de millepertuis ou wille trous font allusion aux glandes transparentes dont les feuilles paraissent criblées. 108. Elodea, 2x0c, marais. 109. Acer. — Acer dur. Le bois des Erables est dur et très estitné dans les arts. 110. Æsculus, Esculentus, bon à manger : c'était le nom d’un chêne à gland doux. — Hippocastanum, ixme:-uarrave,, Marron de che val. Son bois est mou et peu estimé, ses écorces passent pour fébri- fuges, et ses fruits contiennent une fécule amylacée dont on pour- rait tirer parti. 111. Vitis. Tout le monde sait que la vigne nous fournit le vin, l’al- cool, le vinaigre, le tartre et plusieurs autres produits usités dans les arts. 112. Geranium, yepavos, grue. — Robertinnum est altéré de Ruper- tianum, c'était autrefois l’herba Sancti Ruperti. Son astrigence 4s- sez prononcée le fait employer par le peuple, dans certaines anginés, sous formes de gargarisme ou de cataplasme, 113, Ercodium, &odios, heron, PROPRIÉTÉS ET ÉTYMOLOGIES. 219 114. Oxalis, Ze, acide. Ces plantes acides et laxatives contiennent une grande quantité de bi-oxalate de potasse (se/ d'oseille). 115. Impatiens, impatiente. Son fruit éclate au moindre contact. 116. Tribulus, #p1Bo70c, trois pointes, de la forme du fruit. 117. Ruta, pv», je conserve; elle garde longtemps ses feuilles. La Rue est un très violent excitant, son huile essentielle prise à l’inté- rieur peut ulcérer les membranes. Sa réputation populaire a souvent été fatale aux personnes qui en ont fait usage; on l’emploie dans la médecine vétérinaire, et on dii que son odeur chasse les rats. 118. Evonymus, ev, bien, cvoua, nom, bien nomimé. — Fusain, de l'usage de son bois dont on fait des fuseaux; brûlé dans des tubes de fer, il fournit les crayons à dessiner. Ses écorces et les feuilles sont imprégnées d’un suc amer fétide et nauséabond qui les rend violem- ment purgatives; la décoction des fruits peut être employée en lo- tions dans les affections psoriques. 119. Rhamnus, pauvoc. Tous les nerpruns contiennent un prinéipe amer, nauséabond et purgatif : on emploie surtout, sous ce rapport, le suc des baies du n° 522. 120. Rhus, po, rouge. Le R. cotinus (xorivoc, Pline), fournit le bois jaune des teinturiers, les autres espèces sont très astringentes, quel- ques-unes sont vénéneuses. LÉGUMINEUSES. Cette vaste famille n’est pas moins intéressante que la Suivante, elle nous fournit, dans ses graines, des aliments (pois, haricots, fèves, lentilles, etc.) Un principe purgatif réside dans les parties vertes de plusieurs espèces, un principe sucré dans les ra- cines de quelques autres (réglisse). Enfin, nous lui devons d’excel- lents fourrages. 121. Ulex, Uligo, marais. L. 122. Sarothamnus, cxpos, balai, Baprvos, arbrisseau. 123. Spartium, or2pr0v, Corde, lien. 12%. Genista. Les somnités du Gén. des teinturiers fournissent une couleur jaune ; on les a indiquées dans le traitement de la rage. 125. Cytisus, de l'île de Cythnos, selon Pline. 226 Adenocarpus, 49», evoc, glande, xapmoc fruit. 127. Ononis, ovoc. dne, herbe à l'âne. — Bugrane, Bouc, bœuf, ayveve, j'arrête, arrête-bœuf. — Natrix, nom d’une couleuvre, que l’odeur de cette plante met en fuite, — Columnæ, Fabius Columna, botaniste du xXvie siècle. 128. Anthyllis, +v00:, fleur, sounos, duvet. Dillenii, Dillen a figuré cette plante. 129. Medicago, du pays des Mèdes. 130. Trigonella, spsrs, trois, yœvs+, angle, de la forme de la fleur. 131 Melilotus, za, miel, nuroc, lotier, lotier à miel, il plaît aux abeilles. 132. Trifolium, pce, frois, guanov, feuille. — Molineri, botaniste pié- montais. — Michelianum, Micheli, botaniste de Fiorence, 1729, 320 PROPRIÉTÉS ET ÉTYMOLOGIES. 133. Lotus, le x07:< des Anciens était un autre végétal. 134. Tetragonolobus, 7:7;2, quatre, eva, angle, zoo, jousse, 135. Glycyrrhiza, yruxve, doux, pË2, racine. 136. Galega, nom italien. Lavanèse, on se servait jadis de cette plante pour se frotter les mains. 137. Robinia, Vespasien Robin, sous-démonstrateur au jardin du roi à Paris en 1624, cultiva le premier cet arbre en France. 138. Colutea, zorviac, faire du bruit, le fruit pressé éclate avec bruit. 139. Astragalus, zospayance, vertèbre. — Glycyphyllos, zauxvs, douæ, œurnov, feuille. 140. Coronilla, petite couronne, de la disposition des fleurs. — Eme- TUS, n/2np0s DUT. 141. Ornithopus, cœvwôcc, d'oiseau, movs, pied. 142. Hippocrepis, smroc. cheval, xpnse, chaussure, fer à cheval. 143. Onobrychis, ovoc, âne. Bpuye. je mange, nourriture des ânes. 144. Ervum, arva, les guérets? 145. Vicia, Lrusov, vesce. — Cracca, espèce de vesce dont parle Pline. 146. Pisum, muzcc, le pois. 147. Lathyrus, x2Bvocc, vesce, — Aphaca, + privatif et 9+y«, je man- ge. — Nissolia, Nissole, botaniste de Montpellier. 148. Orobus, cv j'excite, Bovs, Bœuf. 149. Phaseolus, Phaselus, petit bateau. 150. Lupinus, Lupus, Loup, allusion à la voracité de ces plantes qui épuisent le sol. Rosacées. Bien que l’on puisse signaler des différences notables dans les propriétés des végétaux qui composent cette famille, il en est pourtant qui se retrouvent dans tous à un degré plus ou moins élevé. Ainsi, le principe astringent qui existe dans les fleurs de plusieurs rosiers, se retrouve dans les écorces et les fruits verts ou sauvages des Pomacées et des Amygdalées, il paraît plus concentré dans les racines des Spirées, dans les racines et les feuilles des Potentilles, et diminue sensiblement dans les Agrimoniées. Les espèces à fruits succulents offrent, dans ces fruits, divers acides unis à la matière sucrée ; les graines sont mucilagineuses ou huileuses, mais la pré- sence de l’acide hydrocyanique dans les graines et les feuilles, sem- ble particulière aux Amygdalées : le laurier-cerise, les amandes amères, les feuilles du pêcher, contiennent ce poison redoutable en proportions notables; et c'est à lui qu’est due cette saveur partieu- lière connue sous le nom de goût de noyuu. Les espèces arbores- centes, cerisiers, alisiers, sorbiers, fournissent des bois très estimés. Les fruits sauvages servent à préparer des boissons fermentées. 151. Amygdalus, zuvydz20v, amande. 152. Persica, Persique, de la Perse. 153. Prunus, pour, prune. — Mahaleb, nom arabe d’un prunier, — Padus, made, PROPRIÉTÉS ET ETYMOLOGIES. 321 155. Spiræa, le ere, des Grecs était un arbuste dont ontressait des couronnes. 156. Geum, y:v«, donner bon goût, la racine sent le girofle. — Be- noite de benedicta, herbe bénite. 157. Rubus, latin d'origine, — Idœus, du mont Ida, c'est-à-dire des montagnes. 158. Fragaria, fragrans, odorant (le fruit). 159. Comarum, xeu2p0e, fraisier. 160. Potentilla, potens, puissant, énergique. Tormentilla, Tormina, vulique. — Anti-dyssentérique, par sa vertu astringente. 161. Agrimonia Eupatoria. srarossv des Grecs. 162. Alchemilla, elle était recherchée par les alchimistes. 163. Sanguisorba, Sanguis, sang, sorbere, arréter. 164. Poterium. mornssor, petit vase, parce qu’on en fait des tisanes. 165. Rosa. s:dev, rosier. 166. Cratægus, «pires, force (de son bois). Oxyacantha, ofve, aigu, ="av0»n, épine. — Pyracantha, svp, feu ax2v0n, épine, épine de feu, Buisson ardent. 167. Cotoneaster, Cotonea était le nom du coignassier, aster, in- dique une ressemblance. 168. Amelanchier, uuaez, pommier, ven, étrangler, par son âpreté. 169. Mespilus, #270c. moitié, minoc, boule, forme du fruit. 170. Cydonia, De Cydon en Crête. 171. Pyrus, susamuc, Pyramide? 172. Malus, wux:2. Pommier. 173. Sorbus, Sorbere, arréter? Le fruit est astringent. — Aucu- paria, aucupari, chasser aux oiseaux. — Aria, nom de pays. 174. Epilobium, :7:, sur, »0Coe, silique, sx, violette : violette sur une silique. — Dodonæi, Ranibert PDodonée, auteur d’un Pemptades Stir- pium, in-fol., 1583. 175. OEnothera, 5vx, dne, Onpxyoa, pâture. 176. Isnardia, Danti d’Isnard, professeur au jardin des plantes de Paris au commencement du xvirre siècle. 177. Circæa, c'était l'herbe des magiciens dont Circé était la pa- trone. 178. Trapa, le calcitrapa était une machine de guerre armée de pointes comme le fruit de cette plante. Ces fruits se vendent sur nos marchés, à la fin de l'été, sous le nom de cornuelles où macres, ils sont peu recherchés. 179. Myriophyllum, wvuproc, très nombreux, œurnor, feuille. 180. Hippuris, mnoc, cheval, oupæ, queue. 181. Callitriche, :220c beau, Bs1£, cheveu : belle chevelure. 182. Ceratophyllum, xsoac, Corne, œurrev, feuille, feuille cornue, de là aussi cornifle. 183. Lythrum, 080, sang, la fleur est d’un rouge foncé. — Sali- curia, qui ressemble au saule, par ses feuilles. Les mots Hyssopifolia et Thymifolia ne sont ni des erreurs ni des barbarismes, comme on À, 21, 299 PROPRIETES ET ETYMOLOGIES. l'a souvent répété, Lininé ayant emprunté ces noms à Bauhin qui les employait comme substantifs. — La salicaire est astringente, ét à été employée comme anti-dyssentérique, mais Seulement lorsque les symptômes d'inflammation sont peu prononcés. 184. Peplis. essor, Pourpier. (Pline.) 185. Tamarix, des Tamarisci, peuples voisins des Pyrénées, où croissaient ces arbrisseaux. 186. Bryonia, Live, je pousse, elle pousse abondamment. 187. Echallium, :246222%, je pousse dehors; le fruit en éclatant, lance les graines au dehors, de là aussi : Elaterium, +227, ressort. 128. Cucurbita, Cucurbite, sorte de vase. 159. Cucumis. Etymologie analogue. Les cucurbitacées cultivées nous fournissent des fruits sucrés ou mucilagineux ; les espèces sau-— vages contiennent un suc très âcre, tel est celui de l’Echallium qui fornait auirefois un extrait nommé Eluterium. — La Bryone est une plante énergique dont les volumineuses racines contiennent beau- coup de fécule unie à un principe àcre et drastique que l'on peut sé parer par des lavages réitérés, 190. Portulaca. Etymologie douteuse. 191. Montia, consacré à Jos. Monti, botaniste de Bologne, au Com- mencement du xvine siècle. 192. Scleranthus, Zuzscoc, sec, av8oc, fleur. 193. Polycarpon, mov, beaucoup, x2pm0e, fruit. 194. Paronyechia, +pavvys2, Panuris, de ses vertus supposées. 195. Illecebrum, Îliecebræ, charmes. 196. Herniaria, Hernia, hernie, qu’elle guérissait, disait-on. 197. Corrigiola, Petite courroie, ses tiges grèêles s’étendent au loin. 198. Tillæa, Michel-Ange Tilli, botaniste de Pise, né en 1653, mort en 1740. 199. Bulliarda, Bulliard, botaniste français, né en 1751, mort en 1793, auteur de plusieurs ouvrages recommandables. Vaillantii, Seb. Vaillant, auteur du Botanicon Parisiense, où cette plante est figurée. 200. Sedum, Sedere, s'asseoir, ces plantes croissent sur les pierres. — Telephium, Yélèphe, roi de Mysie, dont Achille guérit les blessures avec une plante anaiogue à celle-ci. — Noire plante a encore une ré- putation populaire sous le même rapport. Ces plantes passent pour résoiutives, leurs feuilles ont une légère acidité, qu’elles doivent au bimalate de chaux qu’elles contiennent. Ce principe plus abondant dans le sedum äcre en rend l'emploi suspeet. 201. Sempervivum, toujours vif. Joubarbe, Jovis, Barba, barbe de Jupiter. 202, Umbilicus, Ombilic, de la forme des feuilles qui a valu à cette plante le nom de Nombril de Vénus. 203. Opuntia, Opuntus, ville de la Phocide en Grèce où ces eactées sont abondantes, PROPRIÈTES ET ÉTYMOLOGIES, 329 204. Ribes, mot arabe. Les groseillers, à l'exception de celui des Alpes, produisent tous des fruits acides dont on connaît les usagés. 205. Saxifraga, Saxa fran20, je romps les pierres. Elles croissent sur les rochers et les murs. — Tridactylites, pere, trois, d'aurunoc, doigts. 206. Chrysosplenium, xpuooc, 0r, omanv, rale, bon pour la rate. OMBELLIFÈRES. Dans la plupart des ombeilifères on voit dominer un principe résineux uni à une huile essentielle odorante, leurs grai- nes aromatiques jouissent de propriétés excitantes et carminalives , leurs racines quelquefois sucrées sont diurétiques (n°s 1621, 1095, 1100). Ces propriétés se remarquent surtout dans les espèces aro- matiques qui croissent dans les lieux sees et exposés au soleil (1033, 1064, 14090, 1111, 1117) : celles qui croissent dans les lieux frais ou humides sont souvent saturées d’un principe narcotico-àcre qui les rend très vénéneuses (1019, 1023, 1028, 1044, 1056, 1062, 1063, 1088, 1110, 1112, 1113, 1146, 1118 ; ) quelques-unes contiennent daus leurs racines une fécule douce qui permet de les manger (1040, 1041, 1061), d’autres enfin, perfectionnées par la culture, sont usitées comme plantes alimentaires (1024, 1109). 207. Hydrocotyle, üdpos, d’eau, xoruan, écuelle, de Ia forme des feuilles. ë 208. Sanicula, Sanare, guérir. — C’est une vieille célébrité déchue. 209. Astrantia, 2erpov, astre, de la forme des involucres. 210. Eryngium, svyysov, éructation, des propriétés de sa racine. 211. Cicuta, c'était le nom d’une flûte formée d’une tige creuse comme dans cette plante. 212. Apium, nom grec, aæmiov. 213. Petroselinum, 7:7p06, pierre, senior, Persil, 214. Trinia, Trinius, botaniste russe, 215. Helosciadium, ña0:, marais, susx do, ombrelle. 216. Piychotis, rv£, mrvyoc, pli, les pétales sont repliés. 217. Falcaria, Falcarius; arme de faulx, de la forme des feuilles. 218. Sison, Amomum, +, sans, aus, tache, impureté. 219. Ammi, «4206, Sable. 220. Ægopodium, 5£, chèvre, eur, pied. — Podagraria, Podagra, la goutte. — C'était l'herbe aux goutteux, oubliée aujourd'hui. 221. Carum, originaire de la Carie. 222. Conopodium, x&yce, CONE, modiev, pelit pied. Le support du fruit est conique. 223. Pimpinella, Bipennula, à feuilles bipinnées (L. Ph. bot.) 225. Buplevruin, Loue, bœuf, mreupor, plèvre. 226. OEnanthe, ox, vigne, 21%, fleur, comparaison bien éloignée. — Phellandrium, Lenaoc, liège, avno, mâle, — Lachenalii, Lachenal, bo laniste snisse, 227. Æthusa, +:0«, je brûle. — Cynapium rue, chien, #1, ache, 228. Fæniculum, Fœnum, foin. 324 PROPRIÉTÉS ET ÉTYMOLOGIES. 229. Seseli, ss, biche, herbe aux biches, 230. Libanotis, x1Bzvos, encens. 231. Cnidium, «v:dvv, graine chaude. 232. Silaus, nom employé par Pline. 233. Meum, ps10v, plus petit, de la petitesse des lobes des feuilles. 234. Crithmum, xp18», Orge, ressemblance éloignée du fruit. 235. Levisticum, aliéré de Ligusticum, Ligurien, croissant daus la Ligurie. 236. Selinum, céasvor, Persil. 237. Angelica, Angelique, par ses propriétés. 238. Peucedanum, 21, Pin, d'avec, nain, de l'odeur résineuse de quelques espèces. — Chabræi. Dom. Chabrée, auteur d’un stérpium sciagraphia. 1666. — Oreoselinum, o0c, montagne, struvor, Persil. 239. Imperatoria, à cause de ses vertus supposées. = 240. Anethum, mot grec dérivé peut-être de 2:94, je brûle, la graine est très âcre. : 241. Pastinaca, Pastus, aliment. 242. Heracleum, consacré à Hercule. 213. Tordylium, rcpvoc. four, sn, je tourne, semence faite au tour, (L. Ph. bot.) , 244. Laserpitium, Lac, lait, Serpis, plante inconnue aujourd'hui. 245. Daucus, d110. j'échauffe ? 246. Orlaya, J. Orlay, méd. de Moscou. 247. Caucalis, ::«, je traîne, xavaoc, tige (L. ph. bot.) 248. Turgenia, dedié à Turgeneff, conseiller d'État en Russie. 259. Scandix, mot grec dérivé de 7y:«.Je pique. 251. Anthriseus, ævbsc, fleur, puyos, haie, qui croît dans les haies. 252. Chærophyllum, za, je réjouis, quarov, feuille. 253. Myrrhis, wupp2, myrrhe ou parfum. 254. Conium, mot grec dérivé de zw:e, poussière, la tige est glau- que. 255. Smyrnium, cuvpvsev, plante qui fournissait la myrrhe. 256. Bifora, Bis, deuæ fuis, foro, je perce, la semence offre deux pores. 257. Coriandrum, nom grec dérivé de x, Punaise, de l'odeur de celte plante. 258. Hedera, Hærere, s'attacher. — Helix, E2:* j'entoure. Ses fruits et son bois étaient en usage autrefois; les feuilles servent encore à entretenir la fraicheur des exutoires. 259. Cornus, Cornu, corne. Son bois très dur sert à fabriquer des ouvrages de tour : les fruits acides et acerbes du C. mâle se vendent en automne à Clamecy et autres lieux, sous le nom de Courgelles. 260. Viseum, 1£0c, Glu. — Le Guy si célèbre dans l'antiquité est aujourd'hui sans usage, es baies peuvent fournir de la glu, PROPRIÉTÉS ET ÉTYMOLOGIES. 325 261. Adoxa, + sans, doëx, gloire, éclat. — Moschatellina, de son odeur un peu musquée. 262. Sambucus, 724Bvxn, était le nom d’une flûte fabriquée avec une tige creuse. Les sureaux sont doués de propriétés énergiques, l’odeur fatigante de l’yèble peut causer des vertiges; les fleurs du sureau noir sont d'un usage populaire comme sudorifiques et excitantes, ses écorces sont violemment purgatives, leurs baies servent à colorer le vinaigre, et quelquefois à relever la couleur et à accroître la mau- vaise qualité de certains vins. 263. Viburnum, Viere, lier, de la souplesse des rameaux. — Lan- tana, Lento, je ploie : les enfants mangent ses fruits sous le nom de barbaris. — Opulus, altéré de Populus, peuplier, de la forme des feuilles. 664. Lonicera, Adam Lonicer, botaniste allemand, mort en 1586. — Xylosteum, £vrov, bois, orr:ov 08, bois d'os, Periclymenum, mep:, autour, sun, je tourne. — Caprifolium, chèvre-feuille, feuille de chèvre, de là aussi le nom vulgaire du Nivernais broutte biquette. — Les fleurs des chèvrefeuilles sont usitées en infusions comme adoucissantes. 265. Rubia, Rubere, rougir. La couleur rouge extraite des racines de la Garance est très connue, on les emploie aussi parfois dans l'usage médical. 266. Galium, y:12, lait. Les fleurs de plusieurs espèces sont d’un blanc de lait, on supposait qu’elles faisaient cailler le lait, ce qui a donné lieu au nom de caillelait.— Mollugo, monv£, doux, sans aspérités. — Aparine, 2mx1p« je prends, il s'accroche aux vêtements. —- Les ver- tus anti-spasmodiques de la croisette et du Galium verum sont pro- blématiques : un principe astringent domine dans les Rubiacées, qui, sous d’autres climats, fournissent tant de médicaments énergiques (Quinquina, Ipecacuanha, café, etc.) 267. Asperula, Asper, rude. — Cynanchica, xuvzyyav, étrangler : elle passait pour guérir l’esquinancie qui cause une sorte de stran- gulation. 268. Sherardia, Guil. Sherard, botaniste anglais, mort en 1728, surnommé le prince des botanistes de son temps. 269. Crucianella, Crux, croix, les feuilles sont souvent opposées en croix. 270. Valeriana, Valere, éfre efficace. — La V. officinale contient dans ses racines un principe résineux amer, d’une odeur fétide et camphrée, qui plaît beaucoup aux chats; on les emploie comme toni- ques et anti-spasmodiques. Les feuilles de quelques espèces appli- quées sur les plaies en opèrent promptement la cicatrisation. 271. Centranthus, xevroov, éperon. av0oc, fleur. 272. Valerianella, diminutif de Valeriana. — Morisonti, Morison, VOYy. p. 26. 273. Globularia, des fleurs disposées en globule. 326 PROPRIÈTES ET ETYMOLOGIES. 274, Dipsacus, dils«, j'ai soif, Veau s’amasse à la jonction des feuilles, de là aussi l'ancien nom de Labrum Veneris, euvette de Vé- nus. — Cardère de l'usage du D. fullonum. 275. Knautia, dédié à C. Knaut, botaniste saxon, mort en 1694. 276. Scabiosa, Scabies, gale. — On les emploie dans les affections psoriques, mais cette vertu est bien incertaine, — Succisa, tronquée mordue, c'était le diable, disait-on, qui mordait les racines. ComPposÉEs. Elles sont en général amères et toniques, mais leurs propriétés se modifient comme leurs caractères botaniques : ainsi, dans les corymbifères, l’amertume est combinée à un principe aro- matique : leur odeur forte et pénétrante, leur saveur chaude et un peu àcre, annoncent assez qu’elles doivent opérer une médication sti- mulante, aussi les emploie-t-on comme excitantes, vermifuges, etc. — Dans les Cynarocéphales le principe amer domine principalement, aussi sont-elles toniques et fébrifuges. Dans les Chicoracées ce prin- cipe amer et tonique est uni à un suc laiteux, qui, dans quelques- unes, se présente avec des qualités légèremént narcotiques, ce qui les rend sédatives. 277. Eupatorium, Mithridate, roi de Pont, surnommé cvxxr95, (bon père) employa, dit-on, le premier cette plante contre les CHSOTARE ments du foie, ses racines sont purgatives. 278. Adenostyles, +45r, lande, rues, style. 279. Petasites, meraroc, grand bonnet; ses larges feuilles servaient jadis à couvrir la tête des enfants affectés de la teïgne ; de là le vieux nom d'herbe aux teigneux. 280. Tussilago, Tussis, foux, laxo, je relâche : ses fleurs sont ex- pectorantes. — Farfara, Farfarus était le nom du Peuplier blanc dont les feuilles ont quelque rapport avec celles de cette plante. 28i. Aster, Astre, les fleurs forment une auréole. 282. Erigeron, ::, printemps, y:psv, vieillard, qui offre des aigrettes blanches dès le printemps. 283. Bellis, Bellus, joli. — Päquerette qui fleurit vers Pâques. 284. Solidago, Solidari, consolider, elle passe pour vulnéraire. 285. Linosyris, Linum, Lin, osyris, plante citée par Pline comme ayant les feuilles du Lin. 286. Micropus, sexes, pelit, move, pied; par Comparaison avec une autre espèce nommée pied de Lion. 287. Inula, Etym. très obscure. — Helenium, nom grec; Aunée, qui croît dans les lieux frais parmi les Aulnes : ses racines sont ra- rement usitées. — Conyza, zcw£2, la qale, qu'elle guérissait, disait-on. Britanica, c’est le Bprravmn, de Dioscoride, n'ayant aucun rapport avec les îles Britanniques. — Pulicaria, Pulex, puce : on croyait qu'elle chassait les puces. 288. Buphtalmum, Love, bœuf, :9922m0e, mil, 289. Helianthus, rc. soleil. #14, fleur. PROPRIÉTES ET ÉTYMOLOGIES. 397 290. Bidens, à deux dents, des paillettes du fruit. 291. Anthemis, 218:20v, fleur. 292. Achillæa, Achille s’en servit, dit-on, pour guérir les blessu- res. — Ptarmica, r2puoc, élernuement, herbe à éternuer. 293. Diotis, a‘, deux, oëc, wrec, oreille, de la forme da tube des fleu- l'ons. 294. Santolina, nom italien. 295. Leucanthemum, xz0c, blanc, 2180, fleur. 296. Matricaria, de ses propriétés dans les affections utérines, — Chamomilla, x22x1, à terre (petit) mure, Pommier, son odeur se rap- proche de celle de la pomme de Reinette. 297. Pyrethrum, #v;, feu, 2/9», je brüle, la plante des Grecs avait une saveur brûlante. — Parthenium, x2p0:v06, vierge. 298. Chrysanthemum, xpvsoc, 07, avBeuov, fleur. 299. Artemisia, Artémise, veuve de Mausole, roi de Carie, ou Ar- temis [lithya (Diane accoucheuse). Absinthium, +, sans, 4swoc, dou- ceur. 300. Tanacetum, 82v270c, la mort, parce que les fleurs se flétrissent, différentes en cela de celles qu’on nomme immortelles. 301. Helichrysum. é2ice, soleil, pos, or. 302. Gnaphalium, yv292x01, duvet. 303 Filago, Filum, fi. — Cotonnière, la plante est cotonneuse. 304. Ligularia, qui porte des ligules, ou demi-fleurons. 305. Arnica, altéré de Ptarmica, n° 292. 306. Doronicum, de l'arabe Doronidj (Poison de Léopard). — Par- dalianches, x2p9%74e, Panthère, :y«, j'étrangle. 307. Tephroseris, F:op6e, cendrée, Z:gse, chicorèe. 308. Senecio, Senex, vieillard, soit de la blancheur des aigrettes , soit de ce que son réceptacle après la fleuraison est nu comme une tête chauve. — Jacobæa, c'était autrefois l’herba S, Jacobi. — Fuchsii, Léonard Fuchs, auteur d’une histoire des plantes, 1542. 309. Calendula, Calendæ, les calendes, le premier jour de chaque mois; la plante est en fleur toute l’année. — Souci, en vieux français solsi, vient de solsequium, qui suit le soleil. 310. Echinops, :xsoc, hérisson, olue, figure. 311. Xeranthemum, £npos, sec, ay80c, fleur. 312. Carlina, Carolina; Charlemagne, d’après une tradition rap- portée par G. Bauhin, avait employé cette plante pour guérir son ar- mée de la peste. 314. Centaurea, du centaure Chiron, qui se guérit une blessure à l’aide d’une de ces plantes. — Jacea, jacere, être couché — Cyanus, avavoc, bleu. — Calcitrapa, calx, talon, Trappa, piége. Voyez le n° 178. 315. Kentrophyllum, xevroos, piquant, guiror, feuille. 316. Carduneellus, diminutif de carduus. 328 PROPRIÉTÉS ET ÉTYMOLOGIES. 317. Silvbum, le sv80, de Dioscoride était une plante épincuse comme celle-ci. 318. Onopordum, svse, Ane, x:/», Pet. Pet-d’Ane. 319. Carduus, Cardo, pointe. 320. Cirsium, psc, Varice. La racine passait pour guérir les vari- ces. 321. Lappa, ::#B4v0. je prends, de ce que ses involucres s’acero- chent aux habits. — Bardane, de l'italien Barda, couverture, à cause de ses larges feuilles. 322. Serratula, Serra, scie. — Les feuilles sont dentées en scie. 323. Scolymus, £xsrvusc, churdon, plante épineuse. 324. Lapsana, >272£0, je purge. 325. Arnoseris, 29c, dgnenu, sip::, chicorée. 326. Catananche, zxravayur. dérivé de »v2yx». fatalité, plante em- ployé par les Anciens dans les philtres qui passaient pour exciter fatalement à l'amour. 327. Cichorium, wo", chicorée. 328. Tolpis, roxvxn, peloton. 329. Hypochæris, uo, POUr, xoipoc, porc. Les porcs mangent sa ra- cine, de là aussi Porcelle. 330. Thrincia, 8pry20c, plume ou couronne, Vaigrette est plumeuse, et en couronne. 331. Leontodon, cv, lion, odouc, dent. 332. Podospermum, zec. pied, ox:sua, graine, la graine est pédi- cellée. 333. Tragopogon, ro:y0c, bouc, muym barbe. 334. Scorzonera, de l'espagnol, Escorzo, vipère, sa racine allon- sée ressemble à un serpent, et passait pour propre à en guérir les morsures ; ou de l’italien, Scorzo-nera, racine noire. 335. Picris, srxp0:, amer. 356. Helminthia, £xmuvo, ver, Bnxn. boite, de la forme de la graine. 337. Lactuca, lac, lait, le suc est laiteux. — Ce suc desséché con- stitue l'extrait nommé Thridace, qui jouit de vertus sédatives assez marquées; celui des espèces sauvages est plus énergique, et ses propriétés narcotiques doivent les rendre suspectes. 338. Chondrilla, yovdo:, yrumeau, son suc laiteux se St à à promptement. 339. Taraxacum, r-p205&, je remue, äxos, remède, de ses HOniRes relàächantes ; de là aussi Pissenlit. 340. Crepis xpnr1:, chaussure. Étvm. douteuse. 341. Sonchus, z70s, dérivé de soc, creux ; les tiges sont fistu- leuses. — Laitron, parce que son suc est laiteux. 342. Prenanthes, pvc. penchée, av8x, fleur; les fleurs sont pen- chées. 343. Hieracium, 1925, ie herbe à l'eépervier. 344. Andryala, 21506, «vas, homme, 225. faiblesse (L. ) Étim. forcée. PROPRIÉTES ET ÉTYMOLOGIES. 3929 345. Mulgedium, mulgere, traire le lait, plante très laiteuse. 346. Xanthium, £2v66:, jaune, la plante teint en jaune. — Struma- rium, strume, écrouelles qu’elle guérissait, disait-on. 347. Lobelia, Matt. Lobel, né à Lille, en 1538, auteur d’une histoire des plantes, iu-fol., 1605. — Le sue àcre et caustique de la Lobélie la doit faire regarder comme dangereuse. 348. Jasione, »2, violette, sise, pour 9:::, de Dieu. 349. Phyteuma, sure, engendrer. La plante des Grecs était aphro- disiaque. Nos Phyteuma ont des racines comestibles. 390. Walhenbergia, Walhenberg, botaniste d’Upsal. 301. Campanula, Clochette, forme de la corolle. — Trachelium, rex yue, tude. — Rapuneulus, diminutif de Rapa, Rave, ses racines se mangent au printemps sous le nom de ARaiponce. 352. Specularia, Speculum, miroir. 353. Vaccinium, v2x5190c des Grecs. — Myrtillus, petit Myrte, de la forme des feuilles. 354. Oxycoccos, c£vc, acide, voxxos, graine. Les baies acidules se mangent dans quelques contrées. 355. Arctostaphylos, äs27c6, Ours, sraoûnn. grappe. Raisin d'ours. 356. Andromeda, nom mythologique. 357. Calluna, x2aavv, orner, rendre beau. 398. Erica, sx, je brise, on attribuait à ces plantes des vertus li- thontriptiques. — Tetratix, rerp2:, par quatre, les feuilles sont quater- nées. Les grandes espèces servent à faire des balais fort recherchés. 359. Dabœæocia, Dabeci, nom Irlandais. 360. Pyrola, Pyrus, Poirier, de la forme des feuilles. 361. Moneses, c1:1<, Solitaire, la fleur est solitaire. 362. Hypopithys, me Sous, siru, Pin, qui croit sous les Pins et autres arbres, de là aussi Sucepin. 363. Utricularia, les feuiiles sont chargées d’utricules. 364. Pinguicula, Pinguis, gras, les feuilles sont épaisses et vis- queuses. 365. Hottonia, Pierre Hotton, professeur de botanique à Leyde, né en 1648, mort en 1709. 366. Primula, Pr. veris, qui fleurit au premier printemps. 368. Cyclamen, zvxxce, cercle, la racine est arrondie, et était nom- mée autrefois Pain de Pourceau, elle contient un suc âcre et dras- tique. 369. Soldanella, de l'italien, Solda, Sou; allusion à la forme des feuilles. 370. Glaux, nom grec, indiquant la couleur glauque. 371. Lysimachia, acc: +, qui apaise le combat. Les Grecs plaçaient celte plante sur le joug pour apaiser les bœufs qui se battaient à la charrue. — Nummularia, #ummus, pièce de monnaie, de la forme des feuilles, qui l'avait fait nommer herbe aux écus. 330 PROPRIÈTÉS ET ÉTYMOLOGIES, 372, Asterolinum, Lin en étoile, de la forme du calice. 373. Anagallis, 212702, je ris. Elle excitait l’enjouement en dissi- pant l’hypoecondrie. Notre mouron des champs qui fait périr les oi- seaux est une plante suspecte. 374. Centuneculus, Centone, centochio, nom du mouron en italien. 375. Samolus. Le Samole était une des plantes vénérées des Celtes. — Valerandi, Dourez Valerandus, pharmacien et hotaniste à Lyon, dans le xvr siècle. 376. Ilex. Le bois du Houx est recherché pour faire des manches de fouet et d’autres instruments ; les feuilles et les baies sont purga- tives et fébrifuges; ses écorces fournissent la glu. 377. Fraximus, o2£x:, séparation, haie, clôture. Ses parties vertes sont fébrifuges, le bois est recherché pour les travaux de charonnage. — Ornus, scervoc, qui habite les montagnes. — Les arbres de cette fa- mille sont souvent dévorés par les cantharides. 378. Syringa, Zn, flûte, son bois creusé forme des tubes en forme de flûtes. — Lilas est un nom arabe. — Ses fruits passent pour fé- brifuges. 379. Phyllirea, ourxcr, feuilles. 380. Ligustrum, Ligare, lier : ses rameaux souples servent à fabri- quer des corbeilles, ses baies sont employées dans les enluminures grossières. 381. Jasmiuum, nom arabe (ysmyn). 382. Vinca, ét. douteuse. Les Pervenches ont une légère pro- priété amère et tonique : les autres Apocynées sont généralement suspectes. 383, Vincetoxicum, vincere, vaincre, toxiCum, poison, propriété qui est loin d’être démontrée. 384. Asclepias, nom d’un célèbre médecin grec. — Corauti a fi- guré cette espèce. GENTIANÉES. Toutes possèdent, à un degré éminent; la propriété amère, tonique et fébrifuge : les feuiiies du Ménianthe, ou Frèfle d’eau, se recommandent surtout sous ce rapport; les sommités de l'Erythrée petite centaurée, sont d’un très fréquent usage dans nos contrées, on emploie de même les racines de la grande Gentiane (1698) que les charlatans d'autrefois nommaient Surge et ambula. | 385. Erythræa, ::v050c, rouge, couleur des fleurs. 386. Cicendia, nom fabriqué par Adanson. 387. Microcala, guxpoc, petit xzrwe, câble ou corde. 388. Chlora, x2w55e, vert jaunâtre. 389. Gentiana, Gentius, roi d’Illyrie, en fit usage le premier, sui- vant Pline. — Pneumonanthe, sveu>, air, avboe, fleur; fleur gonflée d'air. 399. Swertia, Swertius, auteur d’un Florilegium, 1642. 391. Menyanthes, puv, lune, avÿce, fleur ; fleur des mois, puis- sant emniéragogue. PROPRIÉTÉS ET ÉTYMOLOGIES. 331 392. Limnanthemum, xiuvn, Mars, 2v0euov, fleur. 393. Polemonium, moxsuce, combut. 394. Convolvulus, Convolvere, se rouler autour, la tige de plusieurs espèces est volubile, — Liseron, peñit Lis, à cause de sa blancheur. — Les racines des Liserons doivent des propriétés drastiques à leur sue âcre, gommo-résineux. 395, Cuscuta, nom grec, x277v4+. Les empiriques employaient la cuseute sous les noms bizarres de Epithym, herba furum, viscera diaboli ! BORRAGINÉES. Aucune n’est vénéneuse,elles contiennent du nitrate de potasse uni à un mucilage qui les fait employer comme rafraichis- santes et émollientes. Les plus usitées sont la Bourrache, la Buglose, la Consoude et la Cynoglosse dont les propriétés sont peu prononcées. 396. Heliotropum, 06, soleil, spenw, je lourne, qui se tourne vers le soleil. 397. Echium, £xcc, vipère. Les fruits ont la forme d’une tête de vipère: 398. Borrago. Altéré de cor ago, je donne du cœur. Suivant d’au- tres, ce nom serait la traduction des deux mots arabes Bou rasehh (père de la sueur) mots conservés dans le nom français et faisant al- lusion aux vertus dianhorétiques de la plante. 399. Symphytum, suçgucrc, réunion, elle servait à réunir les plaies ; de là aussi consoude et console, consolido, j'unis, je consolide. 400. Caryolopha, zapôa, noix, a6goc, crête. 401. Anchusa, avyourx, fard, les racines fournissent une couleur rouge. Buglose, Bouc, bœuf yrwrsa, langue, langue de bœuf. 402. Lycopsis, avxoc, loup, obre, face. . 403. Lithospermum, 460, pierre, omtpua, graine. Les fruits sont très durs. 404. Pulmonaria, les taches des feuilles comparées à celles du poumon, faisaient employer ces plantes dans les maladies de cet or- gane, d’après la doctrine des Signatures. 405. Myosotis, zuc, ral, suc, roc, oreille. — Scorpione, sxoprrroc, SCOr- pion, les épis sont enroulés en queue de scorpion. 406. Asperugo, Asper, rude, les feuilles sont très rudes; de là aussi Räpette. 407. Echinospermum, £ysvoc, hérisson, zrepua, graine. — Lappula, voyez n° 321. 408. Cynoglossum, zvev, chien, yrwsrx, langue. 409. Omphalodes, ouoxno, nombril, centre de bouclier, forme du fruit. SOLANACÉES. La plupart ont un aspect triste et repoussant qui sem- ble indiquer leurs propriétés malfaisantes : plusieurs sont très véné- neuses, et se rangent dans la classe des poisons nareotieo-àcres (145, 41%, 415, 416.) Emplovées à petites doses, elles peuvent pre- 339 PROPRIÉTÉS ET ÉTYMOLOGIES. duire de bons effets dans certaines maladies, entre les mains d’un médecin éclairé; on s’en sert parfois à l'extérieur sous forme de fo- meutations ou de cataplasmes. Le principe vénéneux très exalté dans les fruits muqueux et douceàtres de quelques espèces, se modifie par sa combinaison avec l’acide malique dans les fruits de l’Alkekenge et des Tomates, dont on fait usage sans inconvénients; il disparaît presque entièrement dans les Moleines dont les feuilles sont émol- lientes et les fleurs usitées comme béchiques. 410. Lycium, de la Lycie, contrée de l'Asie mineure. 411. Solartum, Solari, calmer. Les Morelles sont usitées comme calmantes : les tiges de Douce-amère passent pour sudorifiques, et la Pomme deterre prend place parmi les végétaux les plus précieux. 412. Physalis, ou, enflure. De la forme du calice qui renferme le fruit, d’où est venu le nom de Coqueret. — Aïkekengi, nom Arabe. 413. Atropa, Atropos, l’une des Parques qui tranchait le fil de la vie, comme le fait cette plante. — Belladona, belle Dame, parce qu'on l’employait comme cosmétique. 414, Datura et Tatula, noms arabes. — Stramonium, z7rpuyver mavmov, Solanum, qui rend furieux. Cette plante jette dans un sommeil uarcotique suivi d’un violent délire. 415. Nicotiana, Jean Nicot, ambassadeur de France en Portugal, d’où il rapporta le Tabac en 1569. Linné le traite d'usurpateur, com- me ayant reçu un honneur qui v’appartient qu'aux botanistes. 416. Hyoscyamus , v-, use, Porc, nvaps-, feve. Les porcs mangent cette plante impunément. 417. Verbascum, aliéré de Barbascum, les étamines sont barbues. — Schraderi, Schrader, auteur d’une monographie des Verbascum. — Thapsus, de l’île de Thapsos, dans la mer de Sicile, où ces plantes abondent. — Lychnitis, voyez le n° 86. Blatturia, on prétendait qu'elle chassait l’insecte nommé Blatte. 418. Linaria, à feuilles étroites comme le lin. — Cymbalaria , «up lc, creux, les feuilles sont déprimées au milieu. — Pelisseriana, Guill. Pélissier, évêque de Montpellier dans le XVI: siècle, savant très érudit : ses contemporains qui n'étaient pas sorciers, l’accusë- rent de magie. 419. Anarrhinum, 2, sans, pr, muñle, à fleur qui n’est pas en mufle. 420. Antirrhinum, avr, semblable, su, nez où mufle, fleur en mufle : de jà aussi Muflier. — Grontium, non grec, s5ovr10v. 421. Scrophularia, Scrophulæ, écrouelles. On attribuait à ces plantes la vertu de guérir les tumeurs serophuleuses. 422. Gratiola, Gratid medicinali, dit Linné, parce qu’elle purge abondamment: les habitants de la Sologne la récoltent et l'emploient sous le nom de faux Séné, herbe à pauvre homme, mais ce violent dras- tique peut causer des accidents. 423. Lindernia, Franc. Lindern, botaniste de Strasbourg, auteur du Tournefort alsacien, 1728, — Pyxidaria, mv£se, gobelet, forme de la capsule. PROPRIÈTÉS ET ÉTYMOLOGIES. 399 424. Limosella, Limus, limon, boue, lieux ou croît cette plante. - 425. Sibthorpia, Sibthorp, botaniste anglais. 426. Digitalis, Digitale, doigtier, dé à coudre, de la forme de la co-. rolle. La D. pourprée exerce une puissante influence sur la circula- tion, et jouit de propriétés diurétiques très prononcées. 427. Veronica. Voyez n° 459. — Buxbaumi, Buxbaum, botaniste allemand. — Triphyllos, psc, trois, œurse, feuille. — Beccabunga, mot allemand, Bach-punghen, Bach, ruisseau : on peut la manger en salade. La V. oflicinale est usitée en infusion, ce qui l’a fait nommer thé d'Europe. Voyez pour les autres noms le n° 467. 428. Eufragia, svrpxy1+, prospérité. 429. Trixago, re£2c, triple, la lèvre de la corolle est trilobée. 430. Bartsia, J. Bartsch, botaniste prussien, élève de Linné, mort à la Guyane, à 29 ans. 431. Odontites, sdvve, dent. 432. Euphrasia, =v4:2%:, joie. L’Euphraise passait pour merveil- leuse contre les ophtalmies, propriété qui n’est rien moins que réelle. 433. Rhinanthus, por, net, +19, fleur, fleur en nez. — Alectorolo- phus, #2::70e, COQ, 100:-, crète, de la forme du calice. 434. Pedicularis, Pediculus, pou. Ces plantes sont âcres et font périr les poux, selon Lobel; suivant Raï, au coatraire, ce nom vient de ce que ses feuilles offrent des rugosités semblables à des poux. 435. Melampyrum, use, nor, mvuscce, blé. Ses graines mêlées au pain le noireissent et lui donnent de mauvaises qualités. 436. Orobanche, 560, Orobe, 4170, j'étrangle. Elles nuisent aux plantes sur lesquelles elles sont parasites. 437. Clandestina, cachee, la tige reste sous terre. 438. Lathræa, 26521», cachée. 439. Verbena, eiym. obscure. La Verveine est une herbe insigni- fiante malgré sa réputation populaire. LaBées. Un principe aromatique dû à la présence d’une huile es- sentielle très odorante, domine dans la plupart des Labiées et les rend stimulantes et propres à relever les forces abattues. D’autres sont seulement amères et passent pour légèrement fébrifuges, quel- ques-unes sont fétides. 44, Lavandula, Lavare, laver, L'eau de Lavande était autrefois, comme aujourd’hui, usitée comme cosmétique. 4414. Mentha, "5, nom grec. — Pulegium, Pulex, Puce, qu’elle chasse par son odeur. 442. Lycopus, avxcce, loup, mcvc, pied. 443. Origanum, cc, montagne, yavo:, joie, joie des montagnes. 444, Thymus, Suuoc, force, courage, à cause de ses vertus stimu- lantes, — Serpyllum, — ::1*, je rampe. 594 PROPRIETÉS ET ÉTYMOLOGIES, 445. Satureia, de l'arabe ss’atar, sarietté, selon Théis. 446, Micromeria, prxpoutpssx, lénuité, ces plantes sont très gréles. 447. Caïamintha, x2a», belle, uwô», Menthe. 448, Clinopodium, xaws, lit, mous, pied. Les verticilles ont été com- parés aux pieds tournés et arrondis des anciens meubles. 449. Melissa, wenror2, abeille. Elle plait beaucoup aux abeilles. Ses feuilles sont usitées en infusion, comme un aromate doux. 450. Hyssopus, nom grec vzswroc, 451. Salvia, Salvare, sauver, par ses propriétés. 452. Nepeta, Nepet, ville de Toscane. Catariax, qui attire les chats. 453. Glechoma, nom grec, yruxmv. 454. Melittis, wenrrr2, abeille, en dialecte attique. — Melissophyl- lum, pérsenguanor, feuille de Melisse. 455. Lamium, aa, gorge, d'où est venu 212, Lamie, monstre à large gueule, par allusion à la corolle très ouverte de ces plantes: 456. Galeobdolon, y)», Belette, BSonov, mauvaise odeur. Les feuilles sont un peu fétides. 457. Galeopsis, yaxn, Belette, bre, fiqure. 458. Stachys, orayve, épi, forme de l’inflorescence : de là aussi Epiaire. 459. Betonica, selon Pline, ce nom serait altéré de Vetoniea, ve- nant des Vetons, peuple qui habitait au pied des Pyrénées. La Bé- toine, presque inodore et peu recherchée en France, est encore usitée en Espagne : elle est àcre et sternutatoire. 460. Marrubium, de Maria urbs, ville d'Italie, selon Linné. 461. Ballota, Barxa, je rejette. Son odeur est répugnante. 462. Leonurus, xeuv, lion, op, queue. — Cardiaca, cordiale, rapdia, cœur. Agripaume, Agri palma, Main des champs. 463. Chaiturus, z«irn, chevelure, svox, queue. Marrubiastrum, qui ressemble au Marrube : astrum indique une ressemblance. 464. Scutellaria, Scutella, écuelle, vase, de la forme du calice. 465. Brunella, de l'Allemand Braüne, esquinancie, qu’elle guéris- sait, disait-on. 466. Ajuga, Abigo, je chasse (les maladies). La Bugle, très renom- mée autrefois, est aujourd'hui oubliée avec raison, ses vertus se ré- duisant à peu de chose. — Chameæpithys, — xauzr, par terre, niv, Pin; son odeur est résineuse. 467. Teucrium, Teucer, prince troyen, mit le premier ces plantes en usage. — Scorodonia et scordium, zop2duv, ail : leur odeur est al- liacée. — Botrys, Borpue, grappe. — Chamædrys, au, par terre, douce, chéne, Petit-Chêne, de la forme des feuilles. Le nom francais Germandrée a la même étymologie conservée dans le vieux nom Gamandré, qui se trouve dans un ouvrage du xve siècle. C'est un bon fébrifuge, amer et faiblement aromatique, employé dans les çon- valescences suivies d’atonie. PROPRIÉTES ET ÉFYMOLOGIES. 335 468. Statice, srari£«, j'arréte, ces plantes sont astringentes, 469. Armeria, armoirie, ornement. 470. Plantago, Plante par excellence, selon quelques auteurs; les Plantains jouissaient d'une grande réputation, quoique doués de pro- priétés insignifiantes. — Coronopus, uopuvn, Corneille, move, pied. — Cynops, zuev, chien, ose, figure, comparaison absurde. 471. Littorella, Littus, rivage, elle croit au bord des eaux. 472. Amaranthus, + privalif, uaparw, je flélris, avc, fleur; fleur qui ne se flétrit pas. 473. Polyehnemum, mov, beaucoup, xvnur, articulation. 474. Phytolacca, ouvre, plante, lacca, laque; plante qui fournit une couleur rouge comme la Laque. 475. Beta. Les cardes et la betterave sont connues comme légumes alimentaires, la dernière est précieuse par le sucre qu'elle contient abondamment. : 476. Chenopodium, xnr, vie, mouc, pied, patte d’oie, de là aussi An- sérine, — Bonus Henricus, les Allemands nommaient cette planté Buter Heinrich pour indiquer ses bonnes qualités, le nom de Malus Henricus ayant été donné à une herbe vénéneuse. Dod. pempt. 5, 4, 26. 477. Blitum, Baurer, bon à rien, inutile. ‘478. Atriplex..… 479. Spinacia, Spina, épine ; le fruit est épineux. 480. Salicornia, plante cornue, croissant dans lés marais salants. 481. Suœæda, nom arabe. 482. Salsola, plante des lieux salés. Les salsolacées sont, pour la plupart, fades, émollientes et laxa- tives, souvent alimentaires, parfois aromatiques et fétides, parmi ces dernières, le chen. vulvaria qui contient du sous-carbonate d’ammo—= niaque, passe pour anti-hystérique. Les espèces maritimes fournis- sent de la soude. POLYGONÉES. Principe astringent et tonique dans les racines, acide oxalique dans les feuilles, fécule nutritive dans les graines. 483. Rumex, c'était, chez les Romains, le nom d’une espèce de piqué, les feuilles de plusieurs espèces sont en fer de lance. Leurs racines usitées dans les maladies de la peau, n’agissent qu'avec len- teur, ce qui leur a valu le nom de Patience. — Hydrolapathum, vdup, eau, lapathum, patience. 484. Polygonum, xoaw, beaucoup, ysw, genou, les tiges sont noueu- ses. — Bistorta. Deux fois contournée (la racine). — Persicaria, Per- sica, pêcher, de la forme des feuilles. — Hydropiper, vdws, eau, piper, Poivre. — Bellardi, botaniste italien, auteur d’un appendicé à la flore Piémontaise. — Fagopyrum, os30, Hetre, nupoc, blé, Llé triangulaire comme le fruit du Hêtre, 326 PROPPRIÉTÉS ET ÉTYMOLOGIES. THYMÉLÉES. Végétaux âcres, caustiques, susceptibles d’enflammer vivement l'estomac si on les prend intérieurement : l'écorce des Da- phné appliquée sur la peau y cause une vive rubéfaction, lodeur douce de leurs fleurs peut donner des vertiges. 485. Passerina, passer, moineau, les oiseaux mangent la graine. 486. Daphne, do», laurier, de là aussi Laureola. — Mezereum, nom Persan. 487. Thesium, 9-5», fleur de Thésée. 488. Osyris, divinité égyptienne. 489. Aristolochia, zs17r0, excellent, x0%12, lochie, de son action sti- mulante sur l’utérus; son odeur forte annonce des propriétés éner- giques. 490. Asarum, + privatif et 72150, j'orne, la fleur est sans éclat. Cette plante est sternutatoire et violemment émétique. 491. Empetrum, sum2roer, qui vient parmi les roches. 492. Buxus, xv£ce, vase, gobelet. Le buis est estimé pour son bois qui passe pour sudorifique et qui, à raison de sa dureté, est très em- ployé pour les ouvrages de tour et d’ébénisterie. 493. Euphorbia, Euphorbius, médecin de Juba, roi de Mauritanie, qui lui dédia une plante de ce genre. — Hélioscopia, mue, soleil, cusnse, je regarde. — Lathyris, 226:», je quéris radicalement : Ses graines sont un violent purgatif drastique, encore en usage parmi nos paysans. Les Euphorbes contiennent un suc laiteux, gommo- résineux , àcre et corrosif, leurs graines huileuses et leurs racines sont vomitives ou violemment purgatives. 494. Mercurialis, consacrée à Mercure. Ces plantes sont aussi de violents purgatifs. 495. Urtica, urere, brüler. On se sert des orties pour opérer une rubéfaction avantageuse dans certaines paralysies. 496. Parietaria, Paries, muraille, lieu où croissent ces plantes. Elles doivent au nitrate de potasse qu'elles contiennent leurs pro- priétés diurétiques. 497. Cannabis, du celtique Kanab. Au premier rang des plantes utiles se place le chanvre, dont on connaît les produits, son sue est narcotique et vénéneux, sa graine {chenevis) produit une huile grasse. 498. Humulus, Humus, s0/ humide, il croît dans les lieux frais. — Lupulus, petit loup, parce qu’il étouffe les autres plantes. — On peut manger ses Jeunes pousses, et ses cônes doués d’un principe amer très prononcé (Lupuline) sont usités dans les affections scrophuleuses, et surtout dans la fabrication de la bière. | 499. Ficus, zvxn, fiquier. — Carica : de la Carie. Les figues sont peu recherchées dans la région centrale, où elles n’acquièrent pas la sa- veur délicieuse qu’elles offrent sous une latitude plus méridionale. 500. Morus, woc, Mürier. Le mürier est généralement cultivé pour la nourriture des vers à soie. PROPRIÉTES ET, ÉTYMOLOGIES. 327 501. Celtis, nom d’un arbre à fruit drupacé, chez les Anciens. 502. Le bois de l’orme est très estimé, ses feuilles, en quelques lo- alités, nt récueillies pour la nourriture des bestiaux, elles contien- nent un principe très nutritif (wlmine). 503. Myrica, uussxn, nom grec. — Beruzinées. Le bois léger du Bouleau sert à différents usages, ses jeunes rameaux servent à faire des balais; le bois de l’Aulne est recherché pour la confection des sabots. 506. Salix, Salire, saillir, croître rapidement. 507. Populus, Peuple, on plantait les Peupliers, chez les Romains, dans les lieux publics. Le bois des Peupliers et des Saules, tendre et léger, est peu recherché, mais les rameaux souples des Saules sont d’un grand usage pour les ouvrages de vannerie, leur écorce con- tient la Salicine , principe amer et fébrifuge. Les bourgeons résineux des Peupliers sont usités en pharmacie. 508. Fagus, o»yo. Le bois du Hêtre se laisse facilement attaquer par les vers, ses fruits connus sous le nom de faînes ou fouines, four- ni ssent une huile douce. 509. Castanea, Castana, ville de Thessalie, pays fertile en châtai- gniers. Les branches de châtaigniers sont, dans le centre de la France, d'un fréquent emploi pour la confection des cercles et des échalas, on les désigne sous le nom de Charnier 510. Quereus, nom d’origine celtique signifiant arbre par excellence. Le bois dur et solide des chênes s'emploie de préférence dans les ccustructions, leurs écorces éminemment astringentes, forment le, tan, dont la décoction peut être employée comme contre-poison de ’émétique : leurs fruits amers et désagréables contiennent de l'huile et de la fécule. 511. Corylus, zævc, casque, forme de la cupule. — Avellana vient ® Avellano, ville de Campanie, fertile en noisettes ou Avelines. 512. Carpinus. Le bois de Charme est très estimé pour le charon- age et comme combustible. 513. Juglans, Jovis glans, gland divin, pour indiquer sa bonté. Ou connaît les produits des noix, et l’ utilité du bois de noyer si recher- ché pour la confection des meubles. 514. Platanus, xazrvc, large. Il produit un large es 515. Ephedra, nom grec :o:dpoc. 516. Taxus, r2%16, rang, les feuilles sont sur deux rangs. Ces feuilles passent pour vénéneuses, le bois est estimé. 517 à 520. — Les arbres de la famille des Conifères sont précieux par leur bois très propre aux constructions, et par leurs produits qui nous fournissent la térébenthine, la résine, etc. Les fruits du Gené- vrier sont récoltés et employés à préparer un extrait amer et tonique ; on les brûle aussi en fumigations aromatiques. A, 22 338 PROPRIÈTÉS ET ÉTYMOLOGIES. 521. Alisima, du celtique alis, eau. Les racines de l'A. Plantago ent été indiquées dans le traitement de l'hydrephobie. - Damazonium d'uualx, je dompte. 522. Sagittaria, sagitta, fleche, forme de la feuille, 523. Butomus, &:2:, bœuf, rsuve, je coupe, Les bœufs mangent vo- lontiers cette plante. 524. Triglochin, +522, trois, yrcyse, pointe, la capsule est à trois an- gles. 525. Scheuchzeria, Jean Scheuchzer, botaniste suisse, mort en 1738, connu par son Agrostographie. 526. Potamogeton, rerapec, rivière, yarev, voisin. [ls sont tous aqua- tiques. 527. Ruppia, Heur. Bern. Ruppius, auteur d’une flore de Jéna. 528. Zannichellia. J. Jérôme Zannichelli, pharmacien et botaniste de Venise, né en 1662, mort en 1729. Son fils 3. Jacques Zannichelli cultiva les mêmes sciences, on leur doit plusieurs ouvrages. 529. Naïas, plongé dans l’eau comme les Naïades. 330. ZLostera, z7rrs, ceinture, de la longueur des feuilles. 531, Juncus, Jungere, lier. Plusieurs espèces sont d’un fréquent usage pour faire des liens, la moëlle des grandes espèces peut servir de mêches de veilleuses. — Tenageya, r:vzycc, bone, lieu où croît cette espèce. — Lampocarpus, zum, luisant, napmce, fruit. 532. Luzula, Bauhin appelait ces plantes Gramen Luzule, c'est-à- dire faux Gramen. — Forsteri, Georges Forster, botauiste anglais , auteur d'un voyage au Bengale; deux autres Forster, père et fils, nés “à Dantzig, accompagnèrent le célèsre Cook dans son voyage, en qua- lité de naturalistes. : 533. Colchicum, Colchide, ville d'Arménie, célèbre par les plantes vénéueuses qu’elle produisait. 534. Veratrum. Vertere, {ourner. Cette plante vénéneuse peut causer des vertiges. Ces plantes contiennent uu principe (veratrine) très actif et délétère. Les bulbes du Colchique sont très vénéneux, on s’en sert à petite dose, comme diurétiques et dans certaines paraly- sies. Les racines du veratrum, connues autrefois sous le nom d’helle- bore blanc, sont aussi très énergiques; dans les lieux où elle croît, celle plante est d’un usage populaire en lotions dans les affections psoriques et comme pédiculaire. 535. Asparagus, nom grec dérivé de 5:-p5%, je déchrre, les espè- ces du midi sont épineuses. On connait l'usage des jeunes pousses de l’asperge commune, qni jouissent de la propriété de calmer d'exei- tation du cœur et du système vasculaire, les racines s’emploient comme diurétiques et excitantes, ainsi que celles du petit Houx. 536. Streptopus, srpexro:, flemueux, move, pied où fige. 537. Paris, Par, Paris, égal, disposé par paire; les feuilles sont quaternées, PROPRIÈTÉS ER ETYMOLOGIES. 329 538. Polygonatum, mx, plusieurs, vor, genou; la sonche . est noueuse, et présente des impressions comme produites par um cachet, çe qui l'a faisnommer Sceau de Salomon, 539. Convallaria, Convallis, vallée, »swprov, Lis, Lis des vallées. 540. Maïanthemum, Maïus. mai, »18eu0, fleur, fleur de mai. 541. Ruseus, altéré du latin Fruscus, arbuste épineux, horridior frusco Virg. 542. Tulipa, nom persan qui signifie {urban. 543. Fritillaria, fritillus, Damier, Voyez p. 15. — Meleagris, Pin- tade, oiseau dont le plumage offre des aréoles, comme la fleur de cette espèce, 544. Lilium, REIpIOY, Lis. 545. Erythronium, cpvbpoc, rouge, Dens canis, de la forme des racines. 546. Asphodelus, nom grec, +roodence, dérivé de 74x77, je lue, L'asphodèle était consacré aux Mânes et aux divinités infernales. — Aujourd’hui il est employé, dans les lieux où il croît, à des nsages beaucoup moins poétiques ; ses feuilies bouillies servent de nourri- ture aux cochons, et ses tiges desséchées sont récoltées pour faire des allumettes. 547. Phalangium, le o2»4yy101 de Dioscoride ressemblant au Lis, passait pour guérir de la morsure d’une araignée du mème nom. 548. Simethis, Simethis, mère d’Acis (Mythol.) 549. Paradisia, le comte Paradisi, président du sénat d'Halie, en 1811. 550. Narthecium, v2p9n£, baguette. La tige est effilée comme une baguette. — Ossifragum, ossa frango, je romps les os, on crovait que cette plante pouvait amener Île ramollissement des os. 551. Muscari, une espèce a les fleurs musquées. 552. Endymion, uom mythologique. 553. Scilla, zxvxa%, Je nuis, quelques espèces sont véuéneuses. 554. Gagea, sir Thomas Gage, amateur anglais. 559. Oruithogalum, ose, oiseau, y222, lait. Lait d'oiseau. , 556. Allium. Ce geure est bien connu pour les plantes potagères qu’il fournit, toutes douées d’une saveur âcre et d’une odeur spéciale. 557. Hemerocallis, #uip2, jour, xannoc, beau, beauté d’on jour. 558. Narcissus, vapxn, engourdissement. Les fleurs du faux Narcisse passent pour anti-spasmodisques, à haute dose elles sont émétiques. 559. Pancratium, nav, fout, xparoc, puissant, par ses propriétés supposées. 560. Leucoium, xsvxos blanc, 101, violette, violette blanche. 561. Galanthus, ya22, lait, «v8oc, fleur. 562. Eris, Iris, Arc-en-ciel, de la couleur vive de quelques espèces. Les souches des [ris sont âcres et parfois aromatiques, les fleurs 340 PROPRIÉTÉS ET ÊTYMOLOGIES. de l’Iris Germanique servent à préparer une belle laque verte qui est le vert d’lris des peintres. 563. Gladiolus, Gladius, glaive, de la forme des feuilles. * 564. Romulea, Romulus, ces plantes sont C. autour de Rome. 565. Crocus, xsoxn, filament. Ces filaments sont les stigmates aromatiques du safran qui forment un médicament précieux et sont, dans le Gastinois, l’objet d’une culture et d’un commerce consi- dérables. 566. Tamus, nom employé par les Latins pour désigner une plante grimpante comme celle-ci. 567. Hydrocharis, vd, eau, yzp1, grâce, beauté des eaux. — Mor- sus ranæ, Morsure de Grenouille (Morrêne), parce que la feuille est échancrée comme par une morsure. 568. Stratiotes, oroarimrne, soldat, ses feuilles sont armées de pointes. 569. Serapias, divinité des Egyptiens. 570. Aceras, à sans, xt, Corne, le gynostème n’est pas terminé en corne. — Antropophora, 2v8som0c, homme, $:cw. je porte, de la forme du label, 571. Orchis, œxre, allusion à la forme ovoïde des tubercules. Ces iubercules sont formés d’une fécule anrylacée unie à un mucilage, qui les fait employer comme aliment fortifiant, sous le nom de S :/ep. — Conopsea, xwv.4, moucheron, de la forme de la fleur. — Morio. le morion était une sorte de casque : on nommait aussi Morions des enfants, qu'à force de tourments, on empéchait de croître, à qui on faisait allonger la tête et les oreilles. et qui servaient de bouffons aux dames romaines. — Coriophora. xopse, punaise, ocpa, je porte, la fleur en a l’odeur. 572. Nigritella, allusion à la couleur noirâtre de l’épi. 573. Herminium, iv, pied dun lit, allusion à la forme du tubercule. 574. Ophrys, ogoue, Sourcil, les sépales sont arqués comme les sourcils. 57%. Limodorum, xwoc, faim, dupov, don, qui affame les autres plantes, étant parasite. 576. Cephalanthera, x:9+», féte, anthère en tête. 577. Epipactis. Grec d'origine. 578. Neottia, :or71, nid d'oiseau, de la forme de la racine de quél- ques espèces. 579. Goodiera, J. Goodyer, botaniste anglais. 580. Spiranthes, sn42, spire, avhoc, fleur, fleurs disposées eu spirale. 581. Liparis, xwmxpee, quas, luisant, splendide. — Loeselii, Jean Loesel, botaniste prussien, né en 1607, mort en 1652, auteur du Flora prussiea, PROPRIÈTÉS ÉT ÉTYMOLOGIES, 341 582. Malaxis, waæxaër, amolissement, plante tendre. 583. Cyperus, nom grec, xÿmsw0c. Les souches du Souchet long contiennent une huile essentielle aromatique. 584. Cladium, x»xd16v, tige. — Mariscus, qui croît dans les marais, Marish, en anglais. 585. Schœnus,rzcvec, cordage. 586. Rhynchospora, puyxcs, bec, amp, graine, le fruit se termine en bec. 587. Eleocharis, ou Heleocharis, £xc, marais, xapre, beauté, orne- ment des marais. 588. Scirpus, c'était le nom du Jonc chez les Latins. Le Sc. des laes sert à confectionner des chaises. — Michelianus, Pierre-Antoine Micheli, botaniste de Florence, né en 1679, mort en 1737. 589. Blysmus, Bus, je coule, de sa station auprès des fontaines. 590. Eriophorum, ps, laine, +:5«, je porte, les épis se chargent d’aigrettes soyeuses. 591. Carex, vient peut-être de x252£, fossé; ces plantes étant sou- vent aquatiques. Davalliana, Davall d’Orbe, botaniste anglais. — Schreberi, Schreber, auteur d’un bel ouvrage allemand sur les Grami- nées. Leipsick, 1769. — Hornschusch, botaniste allemand. GRAMINÉES. Voici une des familles les plus intéressantes et les plus utiles du règne végétal ; elle fournit des espèces qui forment la base de la nourriture de l’homme et des animaux dans tous les pays : les graines contiennent une fécule nutritive unie au gluten, les racines et les tiges offrent du sucre en plus ou moins grande quantité. Toutes nos céréales appartiennent aux graminées, l'herbe qui fait le fonds de nos prairies, s’en compose aussi en grande partie. Les racines de plusieurs espèces sont usitées comme adoucissantes sous le nom de Chiendent. L’Ivraie, plante suspecte, et l'altération du seigle nommée EÉrgot, peuvent être mentionnées comme offrant un caractère vénéneux. 592. Zea, nom grec d’une Graminée alimentaire. Mays est un nom américain. 593. Andropogon, av», homme, muy, barbe. — Ischæmum, 5x», j'arrête, «12, sang. On l’emploie dans les hémorragies. 594. Spartina, TRATOY, lien. 595. Cynodon, xvwv, chien, cdouc, dent, Chiendent. Ses souches sont d’un fréquent usage. 596. Digitaria, Digitus, doigt, les épis sont digités. 597. Tragus, rpxy0c, Bouc. Les fleurs sont hérissées. 598. Leersia. Jean Daniel Leers, pharmacien et botaniste alle- mand, auteur du Flora Herbornensis, 1777. Son travail sur les Grami- nées est estimé. 599. Calamagrostis, xaræmnc, TO8eau, ayposris, graminée. — Epigeios, nt, SUT, Vn, la terre. 549 PHOPRIÉTÉS ET ÉTYMOLOGIES. 600. Agrostis. ayroe, champ. 601. Gastridium, y247s4d551, pelit ventre, les glumes sont véntries. — Lendigerum, Lens, lentis, lentille, gero, je porte, dé la forme des fruits. “4 603. Stipa, zum, soie, les arêtes sont plumeuses. 69%. Setaria, Seta, soie, l’épi est mêlé de longues soies. 605. Panicum, Pauis, pain, plusieurs espèces étant alimentaires. 606. Phalaris, race, brillant. 607. Phleum, nom grec, æ:, — Bochmeri, Georges Rudolphe Boehmer, botaniste allemand, auteur de la Flore de Leipsick, 1754. 608. Polvpogon, zcav. beaucoup, xsyex, burbe. 699. Alopecurus, s2w#12, renurd, cvs, queue. 610. Crypsis, wunre, je cache, les fleurs s’apereoivent difficilement. 611. Anthoxanthum, ::6:, fleur, £:16:-, jaune. 612. Melica, nom grec, :51%0 613. Airopsis, #:.-, Canche, :L:e, ressemblance. 64%. Ajra, 2, je tue, e'était le nom de l’ivraie, avec laquelle nos Aira n'ont aucun rapport. 615. Holcus. ::x+, j'arrache. 616. Arrhenatherun:, zur, vuile, a8n:, wrrle, la fleur mâle est aris- tée. 617. Avena, Aveo, je desire, les bestiaux en étant fort avides. (Vos- sinus.) 618. Danthonia, Danthoine, botaniste français. 619. Bromus, Em, nourrilure. 620. Brachypodium, LB:zxve, court, modo, pied, les épis sont pres- que sessiles. 621. Festuca, nom latin signifiant foin, pâture. 622. Phragmites, spaysce, separation, haie.r 623. Dactylis, d'HLTUXGCe, doigt. 624. Kœleria, Louis Kæœler, auteur d'une description des Gra- minées de France et d'Allemagne, 1802. 625. Glyceria, yavxvc, doux, par allusion au nom de Wanne de Polo- gne, que porte le GL. fluitans. 626. Poa, xox, herbe, pâture. — Eragrostis, ‘ec, amour, +ypocmse, Graminée. 627. Briza, £p18e, je balance. 628. Cynosurus, xvav, chien, cupa, queue. 629. Echinaria, eyrvos, hérisson. 630. Sesleria, Léonard Sesler, botaniste. 631. Chamagrostis, xawar, à terre, a’yporrie, Graminée. 632. Nardus, nom grec væpdvc. 633. Lepturus, »evroc, mince, oup«, queue, épi grêle. 634. Gaudinia, Gaudin, auteur de la Flore helvétique. 635. Ægilops, »1£, chèvre, ol, œil. 636. Triticum, Tritus, battus. Monococcum, zovcc, seul, xouxsc. grain. ET 537. Agropyrum, 2525, champ, nvpcs, blé : ble sauvage. = PROPRIÉTÉS ET ETYMOLOGIES. 34 638. Secale, Secare, couper. 639. Elymus, nom grec, :1v:06, dérivé d’save, j'enveloppe. 640. Hordeum, altéré de fordeum, +::@«, je nourris (Tournefort.) 641. Lolium, nom latin, infelix Lolium. Virg. 642. Typha , roc:, marais. 643. Sparganium, or2pyavov, ruban. 644. Lemna, :280<, petite nacelle. 645. Arum, nom grec, zpov. L’Arum est imprégné d’un sue laiteux âcre et brulant qui doit le faire ranger parmi les plantes vénéneuses. Ses souches tuberculeuses contiennent une fécule abondante que l'en peut débarrasser du principe caustique par le lavage et la des- siceation. 646. Acorus, > augm. >», prunelle : on eroyait la plante bonne pour les yeux. 650. Ophioglossum, ose, serpent, yrnwccz, lanque. f51. Botrychium, forevc, grappe. 652. Osmunda, Osmunder, divinité celtique. On emploie l’osmonde comme anthelmintique. 653. Hymenophyllum, our, membrane ; œurrov, feuille. 654. Ceterach, nom arabe. On l’employait beaucoup autrefois comme pectoral, ainsi que le Polypode, les capillaires et la Scolopendre. 655. Notochlœna, exc, vent, 2x2, couverture. 656. Grammitis, yp2uua, ligne. 657. Polypodium, xc2v, beaucoup, mov, pied. —Phœægopteris, p170e, hêtre, mr:z1, fougère (qui croît au pied des hêtres.) — Dryopteris, déve, chêne, x+:1: fougère. 658. Aspidium, 2, sans, mr, rate. On lui atiribuait la propriété de résoudre les engorgements de la rate. — Halleri, Albert Haller, célèbre botaniste suisse, mort en 1777. — Trichomanes, On£, cheveu, maw, abondance, les pétioles sont noirs et eflilés comme des che- veux : Polytrich et capillaire expriment la même idée. 663. Scolopendrium, les lignes de fructifications ont été com- parées à l’insecte nommé Scolopendre. 664. Blechnum, nom grec, £2yv, dérivé de B22£, sans vertu. 665. Pteris, nom grec de la Fougère, dérivé de ms:per, aile. — Aquilina, aquila, aigle, la coupe transversale et oblique du collet de la racine représente l'aigle d'Autriche. 666. Adiantum, 242v506, qui n'est pas mouillé : l'eau n’adhère pas à la surface de ses feuilles, Ju PROPRIÉTÉS ET ÉTYMOLOGIES. 667. Allosorus, æaxroc, différent, xopos, sore. 668. Equisetum. Equus, cheval, seta, crin. Prêle vient de l’ancieu nom Asprelle, rude. — Telmateia, reauaria:, qui vient dans les marais. 669. Marsilea, Louis Ferdinand de Marsigli, botaniste italien, mé en 1688, mort en 1730. 670. Pilularia, Pilula, pilule, petite boule, par allusion à la forme des fructifications. 671. Isoetes, iscc, égal, :roc, année, plante qui est la même toute l'année. 672. Lycopodium, Auxo, loup, move, pied. — Selago, c'était une plante vénérée des Celtes. 673. — Selaginella, diminutif de Selago. 674. Nitella, substance luisante ; qualité que présentent souvent ces pläntes. 675. Chara, nom gaulois, ou, si l'on veut avec Linné, 7257, pluisir."— Ces plantes ne sont rien moins qu’agréabies. PoisoNs VÉGÉTAUX. Nous avons signalé un grand nombre de plantes dont l'usage imprudent pourrait occasionner l’empoisonne- ment : peut-être ne sera-t-il pas inutile d'indiquer la marche à suivre en pareil cas, si les circonstances ne permettaient pas de recourir sur le champ aux lumières d’un médecin. Dans tout empoisonnement, la condition première et la plus essentielle est d'expulser le poison de l'estomac : lon devra donc provoquer ie vomissement le plus promptement possible, soit avec l’émétique dissous dans une petite quantité d’eau, soit par d’autres moyens artificiels. llest des plantes vénéneuses dont l’action est seulemeut irritante et corrosive.(Bryone, Daphné, Euphorbes, Arum, Clématites, etc.) I! suflit, lorsque l'expulsion complète du poison a eu lieu, d'admi- nistrer des boissons adoucissantes, telles que l’infusion de Maures, et surtout l’eau gommée et sucrée. Un grand nombre de plantes vénéneuses, outre l’irritation et l'impression brûlante dans l’estomac, produisent des mouvements convulsifs, le délire, une extrême agitation; il convient pour celles- là, lorsque la plante vénéneuse a été entièrement rejetée, d’administrer des boissons acidulées, telles que l’eau vinaigrée à petites doses souvent réitérées, et lorsque les symptômes nerveux ont cessé, où a recours aux boissons adoucissantes. Enfin, on peut avoir à combattre l'effet de plantes narcotiques, qui, ouire les symptômes que nous venons d'indiquer, jettent dans une sorte de torpeur ou de sommeil apoplectique (Solanées, Laurier- cerise, etc.) ; il faut, après avoir suivi le traitement que nous venons d'indiquer, combattre le sommeil narcotique par des excitants, tels que de fortes infusions de café. SOINS A PRENDRE POUR FORMER UN HEKRBIER. Le moyen le plus sûr de devenir promptement botaniste est de former une collection de plantes sèches, ou herbier : on y trouve en toute saison des objets d'étude et de comparaison, et mille souvenirs agréables viennent s’y rattacher. Les plantes fleuries, et surtout celles qui offrent tout à la fois des fleurs et des fruits, doivent être récoltées en entier, avec leurs ra- cines, si leur taille n’est pas trop élevée : ces dernières peuvent être courbées ou séparées en plusieurs morceaux. Pour les végétaux li- gneux, il suffit d’un rameau pourvu de feuilles, de fleurs et de fruits; si ces organes ne se développent que successivement, il faut récolter sur le même individu plusieurs exemplaires à des époques diffé- rentes. On doit, en général, choisir les plantes les mieux développées, dont les feuilles n’ont pas été déchirées, ni rongées par les insectes, on doit prendre aussi plusieurs échantillons de la même espèce. Pour conserver les plantes pendant l’herborisation, on se sert d’une boîte de ferblanc à peu près cylindrique et dont l’usage est bien connu : le diamètre à donner à cette boîte est à peu près indifférent, mais sa longueur ne doit pas dépasser 5 décimètres, parce que cette mesure sert de guide pour le choix des échantillons que l’on destine à l'herhier. Les plantes doivent y être placées dans une position uni- forme, de manière que les racines des unes ne froissent pas les fleurs des autres; les racines doivent être préalablement dégagées de la terre qui peut leur être adhérente. Les plantes ainsi disposées dans la boite fermée peuvent s’y conserver fraîches pendant quel- ques jours, il n’y faut jamais mettre d’eau. A mesure que les plantes sont retirées de la boîte, on doit les étu- dier, et joindre à chacune d’elles une étiquette indiquant son nom, et le lieu et la date du jour où elle a été recueillie; ces dernières in- dications sufiront pour celles dont on ne parviendrait pas à trouver le nom, et qu’il ne faudrait pas rejeter pour cela. Ayez alors plusieurs mains de papier sans colle, ou papier gris or- dinaire, format in-folio (40 à 45 centimèt. de hauteur), que vous 346 SOINS A PRENDRE distribuez par cahiers de trois feuilles : au centre et sur l’une des faces de ces trois feuilles ouvertes, on place une plante, ou même plusieurs, si elles sont petites et si elles peuvent y tenir sans se toucher; on les étale avec soin de manière qu'aucune partie ne recouvre les autres ou ne fasse de plis, et en ayant soin de conserver le port naturel de la plante, par exemple, de ne pas redresser ce qui est naturellement penché, et de ne pas donner une courbure à ce qui est droit. Lorsque les feuilles résistent et reviennent sur elles-mêmes, on peut les tenir en place à l’aide de quelques petits objets pesants, tels que des pièces de monnaie, que l’on retire ensuite avec dexté- rité, en refermant la feuille de papier. Les plantes étant ainsi disposées, chacune au centre de trois feuilles de papier, on superpose tous ces cahiers pour les soumettre à la presse. Deux petites planches bien unies, entre lesquelles on les place, et sur lesquelles on pose un objet quelconque du poids de 15 à 20 kilogrammes, forment tout l'appareil nécessaire pour opérer cette pression. Cette opération doit être faite dans an lieu sec, chaud et aéré; un grenier, en été, remplit toutes ces conditions. Après douze heures de pression, on retire le poids et l’on trouve les papiers imprégnés de l'humidité qu’ils ont enlevée aux plantes ; le meilleur procédé à suivre alors est d'enlever les deux feuilles ex- térieures sans toucher à la troisième qui contient la plante et de les remplacer par deux nouvelles feuilles de papier; si ce papier a été séché à la chaleur du soleil ou du feu, la dessiccation s'opérera rapi- dement en renouvelant cette opération une ou deux fois par jour. ILest des espèces très aqueuses qui ne se dessèchent pas aussi fa- cilement, et qui continuent de végéter dans le papier ou qui finissent par y pourrir; on détruit le principe végétatif dans ces plantes, en les immeïgeant dans l’eau bouillante. L’eau étant en pleine ébulition dans un vase plus profond que large, on y plonge la plante jusqu'à la fleur exclusivement, pendant quelques instants. On la laisse ensuite un peu sécher à l'air, ou on l’essuie légèrement, puis on la dispose dans le papier pour la traiter par les moyens ordinaires. Ce procédé est applicable à la préparation des plantes grasses, ou à feuilles char- nues, et de celles dont les racines sont bulbeuses. Lorsque la tige n’est pas très charnue et très volumineuse, on em- ploie aussi avec avantage un fer à repasser chauffé convenablement que l’on applique immédiatement sur la plante. Nos Sedum conser- veut parfaitement leurs formes quand ils sont préparés par ce moyen. On se servira aussi avec le plus grand succès de l'instrument dont M. Moride, pharmacien de Nantes, a donné la description dans le Jour- nal de Chimie et de Pharmacie, tom. 4, juillet 1843, et qui depuis a été perfectionné par son auteur. Ce préparaleur botanique est formé de deux grillages en tringles de fer plates, sur chacun desquels est tendue fortement une toile métallique : lorsque les plantes ont subi quelques heures de pression, on place chacune d’elles dans une feuille double POUR FORMER UN HERBIER. 947 de papier gris, et on réunit ces feuilles entre les grilles métalliques qui se serrent par des écrous, en exposant cet appareil à une cha- lei: modérée, soit à celle d’un four ou d’ane cheminée, soit surtout à celle d’un soleil ardent, on obtient très promptement la dessicea.ioû des plantes qui conservent leur éclat et leurs couleurs. Lorsque toutes les plantes sont parfaitement sèches, on les retire du papier gris qui peut servir indéfiniment au même usage, et l'on s'occupe de les disposer dans l'herbier; mais avant de prendre ce soin, on doit les préserver de l’action destructive des insectes, en lés lavant, à l’aide d’un pinceau de cheveux, avec une solution alcoolique de deutochlorure de mercure (1), ou en les v plongeant. On se munit alors de feuilles simples de papier blane de même format que le papier gris employé pour la dessiccation; on fixe chaque espèce sur une de ces feuilles, non pas en la collant, comme cela se faisait autrefois, mais à l’aide de petites bandelettes de papier dont les extrémités sont retenues par une petite épingle que l’on fait passer sous la plante. L’étiquette portant le nom de la plante, l'indication du lieu où on l’a recueillie et la date de cette récolte, s'attache, avec une épingle, au bas de la feuille de papier. On peut placer sur la même feuille plusieurs échantillons de la même espèce, mais jamais plusieurs espèces différentes. Si ces échantillons provenaient de localités diverses, il faudrait les distin- gucr soigneusement : ainsi, s’il y en avait trois d’une localité et deux provenant d’un autre pays, il faudrait, sur les bandelettes ser- vant à attacher les trois premiers, inscrire, je suppose, le n° 1, et sur celles des deux seconds, inserire le n° 2. Ces mêmes numéros, reportés sur l'étiquette, seraient suivis de l’indication de chacune des localités respectives. On peut ainsi multiplier les exemplaires des plantes rares, sans craindre aucune confusion. Ces feuilles simples sont ensuite disposées, par espèces, dans une feuille double de papier gris ou gris bleu, puis on les classe d’après l’ordre des familles, et on les enferme dans un carton en forme de porte- feuille, fermé avec des liens, les plantes sèches demandant à être toujours légèrement pressées. Les procédés que j'indique paraîtront peut-être minutieux et sembleront devoir exiger beaucoup de temps; mais vous ne con- sacrerez à celle occupation que vos instants de loisir, ceux que d'autres consument en plaisirs frivoles ou dangereux, et bientôt vous reconnaîtrez que la préparation d’un herbier est bien moins un travail qu'une agréable récréation. En suivant exactement les avis (1) Elle se prépare ainsi : lcool du commerce, 1/2 litre. . Deutochlorure de mercure pulvérisé, 15 grammes. MAlez la poudre à l’alcoo! dans une bouteille qui devra être étiquetée, bien bouchée, et conservée en lisu Sr, cette liqueur étaut un poison dangereux. 348 SOINS À PRENDRE POUR FORMER UN HERBIER. que je vous donne, vous aurez en peu de temps une collection intéressante et d’une durée indéfinie. Les couleurs, il est vrai, s’altèrent dans quelques plantes, mais elles n’offrent au botaniste qu’un intérêt secondaire : un herbier est un objet d’étude dont le but n’est pas de flatter l'œil des ignorants.Habituez-vous à préparer les plantes avec élégance, mais ne compliquez pas votre travail par des enjolivures inutiles. Ce que je recommande au-dessus de tout, c’est de noter scrupuleusement les localités des plantes (1). N’imitez jamais le procédé de quelques personnes, qui, cueillant des plantes dans un jardin, ou les recevant des contrées voisines, les placent dans leur berbier, en leur assignant une localité de leur pays, sous prétexte que ces plantes y croissent, ou y sont indiquées. On ne peut trop blâmer cette manière d'agir, qui donne souvent à l'erreur les apparences de la vérité, et qui, dans tous les cas, est un mensonge indigne d’un homme d'honneur. Les plantes des jardins n’ont pas le même intérêt que celles qui se rencontrent dans la nature, mais si vous en préparez quelques-unes, ayez le soin d’in- diquer leur origine cultivée. Si vous recevez les plantes d’un pays voisin, placez-les dans l’herbier avec l’étiquette de la personne qui vous les envoie, notez sur la vôtre la localité qui vous est indiquée, en joignant à cette indication le nom de la personne qui vous l’a transmise; en un mot, soyez vrai, scrupuleux, consciencieux jusque dans les moindres détails, et vous posséderez bientôt une collection qui, quelque peu nombreuse qu'elle puisse être, sera riche en documents précieux que les savants eux-mêmes ne dédaigneront pas de consulter. Les faits que recueille le naturaliste lui coûtent souvent tant de peines, de fatigue et de soins, qu’il doit connaître le prix de la vérité, et laisser le mensonge et le charlatanisme à ceux qui ne possèdent que ce triste moyen de masquer leur ignorance impuis- sante, + (1) J'entends par indication de localité, la désignation précise du lieu où a été recueilli lindi- vidu que l'on place dans l'herbier. Je fais cette observation parce que j'ai vu des élèves qui, pour mieux se conformer au précepte que je donne ici, copiaient les indications de la Flore, ce qui ne se doit jamais faire. Les commençants comprennent rarement l'importance de ces conseils, mais je persiste à croire que leur observation peut avoir une très grande influence sur le progrès de la hota- nique Quant à ceux qui, comme j'en ai rencontré, ne rougissent pas de mêler Le mensonge à l'étude de l:: nature, ils n’échappent pas au juste mépris qui les atteint tôt ou tard. LISTE DES AUTEURS ET DES OUVRAGES LE PLUS FRÉQUEMMENT CITÉS DANS LA FLORE DU CENTRE DE LA FRANCE. Adanson. Famille des plantes. 2 vol. in-8°, 1763. Aïton Hortus Kewensis. 5 vol. in-80, 1810-13. Allioni. Flora Pedemontana. 3 vol. in-fo, 1785. Anderson. Plantæ scandinaviæ, 2 fase. in-8°, Holmiæ, 1849-1852. An. bot. Annales des sciences naturelles, partie botanique. Arduini. Ammadversionum botanicarum specimen in-4°, 1759. Barrelier. Plantæ per Galliam, Hispaniam et Italiam observatæ. Info, Paris 1714. Baubin (Jean). Historia plantarum universalis. 3 vol. in-f°, Yverdun 1650-51. Bellardi. Appendix ad floram Pedemontanam. In-4°, 1759. Bertoloni. Flora [talica. T. 1 à 9, in-8°, Bologne. Besser. Primitiæ floræ Galliciæ. In-12, 1809. Billot, archiv. Voyez Schultz. Biilot. Annotations à la Flore de France et d'Allemagne, in-8°, 1855. Brown (Robert). Hortus Kewensis. Brotero. Flora Lusitanica. 2 vol. in-8°, 1804. — Phytographia Lusitaniæ selectior. 1 vol., 1801. Camerarius. Epitome de Plantis. In-4°, 1586. Cavanilles. Monadelphiæ classis dissertationes decem. In-#°. Chaubard. Notes insérées dans les Archives de botanique. Clairville. Manuel d’herborisation en Suisse et en Valais. In-8e, 1819. Clusius (Lecluse). Rarorium plantarum historia. In-fe, Anvers 1601. Cosson et Germain. Flore des environs de Paris. 2 vol. in-12, Paris, 1845, avec Atlas. Coulter. Mémoire sur les Dipsacées. In-4°, 1823. Dalechamp. Historia generalis plantarum. In-f°, Lyon ,1587. Decandolle. Histoire des plantes grasses. In-fo. — Flore française, 3° édition. 5 vol. in-8°, 1805-1814. — Icones plantarum Galliæ rariorum fase. In-4°, 1808. — Catalogus horti Monspeliensis. In-80, 1813. — Regni vegetabilis systema naturale. 2 vol. in-8°. — Prodromus systematis naturalis regni vegetabilis. In-8°, 1. 1 à 14. 390 LISTE DES AUTEURS. Desfontaines. Flora Atlantica, 2 vol. in-4°, 1798-9. — Catalogus horti Parisiensis. In-8°, 1829. Des Moulins. Catalogue raisonné des plantes qui croissent spon- tanément dans le département de la Dordogne. In-8°, Bordeaux, 1840. — Id. supplément, 1846. Desvaux. Journal de botanique. Dillen. Hortus Elthamensis. 2 vol. in-fol., 1732. Dodonée. Stirpium bhistoriæ Pemptades sex. In-fol. Anvers, 1583. Dub. Orl. Dubois. Flore orléanaise. In-8°, 1803. Duby. Botanicon Gallicum. 2 vol. in-8°, 1828-1830. Dunal. Hist. médicale... des Solanum. In-#4°, 1813. Durande. Flore de Bourgogne. 2 vol. in-8°, 1782. Ebrhart. Beytrage zur naturkund. 6 vol. in-80. Flore danoise. Icones plantarum sponte nascentium in regnis Daniæ et Norwegiæ. In-fol. Flore française. V. Decandaolle. Fries. Novitiæ floræ Suecicæ. In-8c. — Summa vegetabilium scandinaviæ. Holmiæ 1846-1849, in-82. Fucbsius. De Historia stirpium commentarii. In-fol. Basle, 1542. Gaertner. De fructibus et seminibus plantarum. 3 vol. in-4°, 1788- 1805. Gaudin. Flora Helvetica. 7 vol. in-8c, 1828-1533. Gmelin. Flora Badensi-alsatica. 4 vol. in-80. Gmelin. (J. 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Lamarck. Flore française. 3 vol. in-8°, 4778. -— Dictionnaire encyclopédique, continué par Poiret, 8 vol. in-4°, 1789 à 1808. L LISTE DES AUTEURS. 854 Lamarck. {d. supplément, par Poiret. 5 vol. in-4°, 1810—1817. — Illustration des genres, continué par Poiret. 7 vol. in-4°, 1794 à 1823. Lapeyrousse. Histoire abrégée des plantes des Pyrénées. In-8°, 1813. — Id. supplément. In-8v, 1818. Latourette. Chloris Lugdunensis. In-80, 1785. Leman. Mémoire sur les Rosiers. Bulletin Philomatique, juin 1818. Leysser. Flora Hallensis. in-6°, 1783. L'Héritier. Sertum Anglicwm. {n-fol. Linné. Flora Suecica. {n-8°, 1745. — Species plantarum. 2 vol. in-80, 13e édit., 1764. —- Mantissa plantarum. 1 vol. in-80. — Systema naturæ. 4 vol. in-8°, 1767. Linné fils. Supplementum plantarun. In-80, 1781. Loiseleur Deslonchamps. Notice sur les plantes à ajouter à la Flore de France. In-8°, 1818. — Flora galiica, édit. 2e. 2 vol. in-8°, 1828. Lorey et Duret. Flore de la Côte-d'Or. 2 vol. in-8°, 1831. Marschali de Bieberstein. Flora Taurice Caucasica. 3 vol. in-8°. Merat. Flore des environs de Paris, 4e édit. 2 vol. in-18, 1836. Micheli. Nova plantarum genera. In-fol-, Florence, 1729. Miller. Dictionnaire des jardiniers, traduct. française. 10 vol. in-4&°, 1785—1790. Moœnch. Methodus plantas hegti et agri Marburgensis describendi. In-8°, 1794. Moquin-Tandon. Chenopodearum Monographica enumeratio. In-8°, 1840. — Salsolaceæ et Amarantaceæ in Prodromo Candoll. Morison. V. p. 20. Murray. Systema vegetabilium. In-8°, 1784. Mutel. Flore française. 5 vol. in-18, avec Atlas, 1834-1838. Nestler. Monographia de Potentilla. In-4°, 1816. Pallas. Flora Rossica, 2 vol. in-fol. Palisot de Beauvois. Essai d’une nouvelle Agrostographie. 1842. Persoon. Synopsis plantarum, seu Enchiridium botanicum. 2 vol. iu-18, 1505. Poiret. Voy. Lamarck. Pollieh. Hist. plantarum in Palatinatu nascentium. 3 vol. in 8°, 1776. Rau. Enumeratio Rosarum. In-8°. Nuremberg. 1816. Reichenbach. Flora Germanica excursoria.2 vol. in-18, 1830— 1832. — Iconographia botanica, seu plantæ criticæ. In-%°. — Icones Floræ Germanicæ, Lipsiæ, 17 vol. in-40. Reneaulme. Specimen historiæ plantarum. In-8°, 1611. Retzius. Observationum botanicarum fasciculi. In-fol. Rœmer et Schultes. Systema vegetabilium. 6 vol. in-8°. Roth. Tentamen floræ Germanicæ, 3 vol. in-8°. — Catalecta botanica. In-8°. Saint-Amans. Flore Agenaise. In-8°, Agen, 1821, 992 LISTE DES AUTEURS. Saint-Hilaire (Auguste). Notice sur soixante-dix espèces trouvées dans le département du Loiret. In-8°, 1812. Savi. Observationes in varias Trifoliorum species. In-8°, 1810. Schkuhr. Botanisches handbuch. 3 vol. in-8°. — Histoire des Carex, traduite par Delavigne. Petit in-4°, 1802. Schrader. Flora Germanica. In-8°, 4806. — Monographia generis verbasei. In-40. Schranck Flora Baïerschensis. In-8°, 1789. Schreber. Spiciiegium Floræ Lipsiæ. In-8°, 1771. — Plantarum verticillatarum unilabiatarum genera et species. In-40, 1771. Schultz. Archives de la Flore de France et d'Allemagne. In-8, 1842— 1855. — Archives de Flore, Journal 1854—1855, in-80. Scopoli. Flora Carniolaca. 2 vol. in-8°, 1772. Sibthorp. Flora Græca edente J. Smith. In-fol. Smith. English botany. In-8°. — Flora britanica. 5 vol. in-80. Sprengel. Plantarum umbelliferaram denue disponendarum, Pro- dromus. In-4°, 1813. — Systema vegetabilium. 4 vol. in-80, 1825—1827. Swartz. Synopsis filicum. In-8°, 1806. Thuillier. Flore des environs de Paris. In-8°, an vu. Tournefort. Institutiones rei herbafiæ. 3 vol. in-4°, 1719. Vahl. Symbolæ botanicæ. 3 fase. in-fol. Vaillant. Botanicon Parisiense. In-fol , 1727. Vaucher. Monographie des Orobanches. In-4°, 1827. Ventenat. Choix de Plantes, 10 fase. In-fol., 1803—1808. Viguier. Histoire naturelle médicale et économique des Pavots et des Argemones. In-4°, 1814. Villars. Histoire des plantes du Dauphiné. 3 vol. in-8°, 1787 —1789. — Précis d’un voyage botanique. In-8°, 1812. Wablenberg. Flora Lapponica. In-80, Berlin, 1812. — Flora Suecica. 2 vol. in-8°, 1824—25. Waldstein et Kitaïibel. Descriptiones et Icones plantarum rariorum Hangariæ. 3 vol. in-fol. Walpers. Repertorium botanices systematicæ. 6 vol. in-8°, Leipsik 1842—1848. — Annales botanices systematicæ. 3 vol. in-8°, Leipsik, 1848—1852. Wallroth. Annus botanicus. In-8°, Halæ, 1815. Wildenow. Species plantarum. 5 vol. in-8°, 1797—1818. Willemet (Soyer). Observations sur quelques plantes de France. In-80; 1828. Withering. Botanical arrangement of the vegetables, of Great Bri- tain. 4 vol. in-8°, 1796. Complétez cette liste avec celle qui est ci-dessus, p. 39. 253 Signes et Abréviations. ! Signe de certitude. ? Signe de doute. © Plante annuelle. @ — bisannuelle. Y, — vivace. RR. = Très rare. R. — Rare. AR. — Assez rare. Obs. Ces indications sont relatives à l’ensemble du rayon de la Flore et doivent être prises dans une acception très générale. C. — Commune. AC. — Assez commune CC. = Très commune. ! Cent. — Centimètre. Déc. — Décimètre. Excl. syn. — Exclusis synonymis, synonymes exclus. Nob. — Nobis, nous. Obs. — Observation. Part. ou pro part. — Partim, pro parte, en partie, pour une poruon. Var. — Variété. Vulg. — Vulgairement. Départements cités. MR. 2230, rAIlEr, Ardèche. Cantal. Charente. Cher. Corrèze. Côte-d'Or. Creuse. Deux-Sèvres. Eure-et-Loir. Haute-Loire. Haut.-Vien. . . . . Haute-Vienne. a ne STpüre: Ind.-et-L. . . . . Indre-et-Loire. L.-et-Ch. .. . «+ . Loir-et-Cher. Loire. Loir.-Infér, . . . . Loire-Inférieure. ROME NES 3 ee "Loiret. Lozère. À 28 M.-et-L. . Mayen. . Orne. Puy-de-D. S.-et-L, Sarthe. Vendée. N'AVEN ER TEE Yon. Pour les noms des Maine-et-Loire. Mayenne. Puy-de-Dôme. Saône-et-Loire Er Vienne. Gode à Fonne. auteurs, voir la liste ci-dessus. }AJOUTEZ A LA LISTE PAGE 39 ADDITIONS. A :39%: MM. Franchet. — Plantes de Loir-et-Cher. Genevier, pharmacien à Mortagne. — Plantes de l'Ouest et du Centre. Martin, à Romorantin. — Plantes de la Sologne; catalogue inédit des plantes de la Sologne. Toussaints. — Herborisations à Thouars, Bressuire, etc. Page 152, divisez ainsi l’Erophila glabrescens : Pédicelles à peine 3 fois longs comme la silicule. Æ. glabrescens. Pédicelles 4 à 5 fois longs comme la silicule. E. mediorima Jord.—C. Page 156, ajoutez au n° 35 : Bractéoles sous la courbure, éperon à peine bleuâtre. V. confinis Jord. — Vallées de Lx Loire. Page 169, divisez ainsi l’Erodium pilosum : Sépales hérissés de poils blancs. E. pilosum. Sépales à poils courts, glanduleux. E. sabulicolum Jord. — Sables maritimes. Tome 2, p. 92, n° 338, au lieu de : D. Scheuchzeri, lisez : Dianthus collivagus Jord. Tom. 2, pag. 144, n° 543. — Adenocarpus parvifolius. — M.-et-L. Le Longeron, près la Fraudière. (MM. Baudry et Genevier.) TABLE. introduction . . . Histoire de la botanique dans le centre de la France Notions élémentaires de botanique. Dictionnaire des mots techniques . Méthode analytique . . . Clef analytique des genres . Analyse des espèces. . Acérinées 167. - Alismacées 274. Amaranthacées 260. Amaryllidées 283. Ambrosiacées 234. Ampélidées 167. Apocynacées 238. Araliacées 205. Aristolochiées 267. Aroiïdes 307. Asclepiadées 238. Asparagées 279. Balsaminées 169. x Berbéridées 144. Bétulinées 270. Boraginées 240. Cactées 199. Campanulacées 234. Capparidées 153. Caprifoliacées 206 Caryophyilées 157. Célastrinées 169. Cératophyllées 196. Characées 311. Cistinées 153. Colchicacées 279. Composées 211. Conifères 274. | Convolvulacées 240. Crassulacées 197. Crucifères 146. Cueurbitacées 196. Cypéracées 288. Pages. — OT ot © 1 pe DO I NT JU œ © Dioscorées 284. Dipsacées 210. Droséracées 156. Elatinées 163. Empetrées 267. Equisétacées 309. Ericacées 236. Euphorbiacées 267. Fougères 307. Frankéniacées 157. Fumariacées 145. Gentianacées 238. Géraniacées 167. Globulariées 210. Graminées 295. Grossulariées 199. Haloragées 195. Hippocastanées 167. Hydrocharidées 284: Hypéricinées 166. Ilicinées 238. lridées 283. Isoétées 310. Jasminées 238. Joncées 277. Juglandées 273. Labiées 252. Légumineuses 170. Lemnacées 397. Lentibulariées 236. Liliacées 279. Linacées 164. Lobéliacées 234. 306 Loranthacées 206. Lycopodiacées 311. Lythrariées 196. Malvacées 165. Marsiléacées 310. Monotropacées 236. Myricées 270. Nymphéacées 144. Cléacées 238. Ombellifères 200. Onagraires 194. Orchidées 284. Orobanchacées 250. Oxalidées 169. Papavéracées 144. Paronychiées 197. Phytolaccées 261. Plantaginacées 260. Platanées 273. Plumbaginées 259. Polemoniacées 240. Polygalées 157. Polygonées 268. Portulacées 196. Potamées 275. Primulacées 237. TABLE. Propriétés et usages des plantes Étymologies des noms. . Poisons végétaux . Pyrolacées 236. Quercinées 273. Renonculacées 138. Résédacées 153. Rhamnées 169. Rosacées 184. Rubiacées 206. Rutacées 169. Salicinées 270. Salsolacées 261, Santalacces 267. Saxifragées 199. Scrophulariacées 245. Solanacées 243. Tamariscinées 196. Térébinthacées 170. Tiliacées 166. Thymélées 266. Typhacées 307. Urticées 269. Vacciniées 235. Valérianées 209. Verbascées 243. Verbénacées 251. Violariées 154. Zygophyllées 169. . Soins à prendre pour former un 1 herbier . ; Liste des auteurs cités . Signes et abréviations Départements cités . Additions. FIN DU TOME PREMIER. 313 313 344 345 349 353 303 39/4 sr STE EU FSU ons dont cn à ire juouse... La vô- Chez moi la fierté im- “ve à la plainte, ômme le mé- » le dégoût me sauvent de la co- Assez! paswun mot de plus! cria h, qui frappa du pied avec vio- Æh! mon Dieu, j'ai déjà eu l’hon- de vous demander si je devais vous chechamp libre? à A Ale F' Cv , PU JLFU TM Jef + ü Les iu, ccraseée par cet . noble cynisme, et son courage l’aban- donna au premier choc. — Pitié! pitié ! vous me brisez le cœur! balbutia-t-elle en joignantles mains avec angoisse. : — A merveille! vous avez assez de l'insulte, et il vous plaît de changer de rôle. Malheureusement toutes ces péri- péties de ménage tombent à faux et ne m'impressionnent pasle moins du monde, Continuez d’embellir ces lieux de votre présence, madame... C'est à moi de vous laisser le champ libre. 01! HP LIT Se natal eomasnepe ee pl rr , LL 2 vb" = empècher de s’introduire chez moi. J'ai beau fermer mes portes et tenir mes haies dans le meilleur état possible, avec quelques égratignures de plus ou de moins, ils trouvent toujours un trou pour eutrer el un autre pour sortir. Mainte- nant je veux qu'ils entrent à leur aise, nous laisserons la porte qui donne sur les champs toute grande ouverte; eLil est à croire qu’ils ne se feront pas plus prier pour passer par là qu’à travers les épines de ma clôture. Un autre souci de maître Martineau, c'était de protéger sa fille contre les at- faques de certains loups à deux pieds, it! TA Cu £ DPSETRS une conlredanse, Ivisqu ve uansait manche sous 'e grand orme de Ch: Merle. Elle ne dédaignait pas les propos, et ayait des sourires pou pondre à (outes les galanteries q bouche des jeunes hommes lui mu rait à l'oreille. Pourtant, hälons-no le dire, elle était élourdie, légère m mais du moins sa vertu élail tou sortie sans accroc des passages dif où elle avait bien pa se fourvoy moment, mais non se perdre tout-à: et, nous aimons à le proclamer, elle vait jamais laissé les morceaux de sa virginale aux buissons du chemin, A SET: QU LÉ CRE VA | | | ! | L | | | | Î NN 7 PÉTANIQUE < nn en — DE eu Du BASSIN DE LA LOIRE OÙ , DESCRIPTION DES PLANTES | QUI CHOÏSSENT SPONTANEMENT, OU QUI SONT CULTIVÉES EN GRAND DANS LES DÉPARTEMENIS ARROSES PAR LA LOIRE ET SES AFFLUENTS, AVEC L'ANALYSE DES GENRES ET DES ESPÈCES. | TROESLÈME ÉDITION AUGMENTÉE pe | Des descriptions de près de 600 Espèces nouvelles ou ist | PAR A. BOREAU RS Professeur de Botanique à l'Éccle d'enssignement supérieur des sciences et des lettres, Lo do Jardio Botanique d'Angers, ex-Pharmacien de l'École spéciale de Paris, . Membre de plusieurs Sociétés savantes. Ez TOME SECOND. u | Î D a KID = PARRS LIBRAIRIE ENCYCLOPÉDIQUE DE RORET, RUE HAUTEFEUILLE , N° 12. ‘29904 ‘D ‘S19A9(} Hire “AOTIA9 T "QUE DIU T PTYEN-V9 UTFEO FAT FLORE DU CENTRE DE LA FRANCE. TOME EE. FLORE DU CENTRE DE LA FRANCE DU BASSIN DE LA LOIRE OU DESCRIPTION DES PLANTES QUI CROISSENT SPONTANÉMENT, OU QUI SONT CULTIVÉES EN GRAND DANS LES D-PARfEMENTS. ARROSÉS PAR LA LOIRE ET PAR SES AFFLUENIS, AVEC L'ANALYSE DES GENRES ET DES ESPÈCES. TROISIÈME ÉDITION TRÈS AUGMENTÉE. PAR A. BOREAU Professeur de Botanique, Directeur du Jardin Botanique d'Angers,ex-Phurmaelcu de l'École spéciale de Faris. Membre de Plusieurs Sociétés savaates. FOME SHCONB. LIBRARY NEW YORK BOTANICAL GARDEN } D PARIS, LIBRAIRIE ENCYCLOPÉDIQUE DE RORET, RUE HAUTEPEUILLE , Ne f2, Ê83%. MP TINE NPA 4 UE se À " "A ANA AATRTE da r PE ÉSES DEN vPTRX 9 va FLORE DU CENTRE DE LA FRANCE CLASSE PREMIÈRE. PLANTES DICOTYLÉDONÉES. Végétaux herbacés ou ligneux, à tiges offrant une moëlle centrale, et des couches concentriques recouvertes par une écorce distincte; feuilles à nervures rameuses anastomosées; fleurs distinctes à appareils ordirairement quinaires; graines développant deux cotylédons opposés , entiers ou rarement divisés. SOUS CLASSE I. Plantes à corolles dialypétales. FAM. I. RENONCULACÉES. Fleurs régulières ou irrégulières : calice de 3 à G sépales cadues, souvent colorés; corolle de 3 à 18 pétales tantôt planes, tantôt tubu- leux et en cornet, rarement nuls par avortement ; étamines nom- breuses, libres, hypogynes, à anthères adnées, s’ouvrant par une double fissure; ovaire multiple, rarement solitaire et à placentaire unilatéral; carpelles tantôt très nombreux, séminiformes, monos- permes, indéhiscents, réunis au centre de la fleur ; tantôt capsulaires polyspermes, déhiscents par une suture longitudinale portant les grai- nes, plus rarement bacciformes; embryon très petit, à la base du périsperme.—Plantes herbacées ou sousfrutescentes, à feuilles pres- que toujours alternes et à pétiole engainant. } B. 1 UG 5 - 1907 LR) RENONCULACÉES. . $ 1. Anthères tournées en dehors; carpelles monospermes indéhiscents ; pétales réguliers. 1. CLEMATIS. L. (Clématite.) Calice à 4 ou 5 sépales colorés ; pétales nuls, ou très petits; carpelles s’allongeant après l’anthèse en arête souvent plumeuse. Feuilles opposées. 1. C. Vitalba. L. sp. 766. (C. des Haies.) Vulg. Viorne, Obis, Trai- neau, Coulmon, Herbe aux queux, Cheveux de la Vierge. — Tige ligneuse, sarmenteuse, grimpante, feuilles ailées à pétioles tortiles ; folioles ovales, acuminées, entières, ou incisées dentées, cordiformes à la base; sépales oblongs tomenteux; arête du fruit plumeuse. Fleurs blanches en panicules axillaires. Juillet, septembre. Haies, buissons. CC. Manque en général dans les terrains granitiques. 2. C. Viticella. L. sp. 762 (C. fausse vigne).—Tige grêle, longuement grimpante ; feuilles plusieurs fois ternées, à folioles ovales, entières, ou peu lobées; pédoncules uniflores, dépassant les feuilles; sépales obovales étalés, tomenteux aux bords, roses lilas, carpelles à arête non plumeuse. Juin, août. Buissons. RR. — Cner. Bords du Cher, aux environs de St.-Amand. (Me Normant). — L.-ET-Cu. Bords du Cher, près St.-Aignan ; bords de la Sauldre, près Pruniers (Rimboux). Obs. Cette espèce n'est-elle que naturalisée dans ces localités éloignées des habitations? Ses fleurs sont plus petites que dans la plante des jardins où on la cultive souvent, à fleurs bleues ou lilas, ainsi que la el. odorante (C. flammula. L.) 2. THALICTRUM. L. (Pigamon.) Calice de 4 ou à sépales colo- rés, çadues; corolle nulle; étamines nombreuses, longues, saillantes; carpelles oblongs sillonnés terminés par une pointe, et placés sur un petit réceptacle en forme de disque. — Herbes à tiges droites, feuilles alternes, plusieurs fois ailées. 8. 'T. collinum. Wallr. Sched. Crit. 259. (P. des collines.) T. saxatile DC. pro parte. T. flexuosum Reich. T. Jarquinianum Koch.—Rhizôme grêle, rampant, garni de fibres et produisant de nouvelles pousses ; tige de 4 à 8 décimèt. droite, un peu flexueuse, légèrement compres- sible dansles grands individus, légèrement anguleuse, très peusillonnée sous les gaînes, glabre ou finement pubérulente, luisante, non prui- neuse, garnie à la base de feuilles rapprochées qui vont en diminuant jusqu'à la panicule, pétioles striés ou canaliculés en dessus, un peu anguleux en dessous, un peu flexueux, folioles obovales ou arrondies, trifides, à 5 à 9 dents obtuses, plus pâles en dessous, les inférieures sessiles ; fleurs jaunâtres éparses, penchées d’abord puis redressées, en panicule lâche pyramidale, à rameaux étalés ascendants un peu flexueux, pédicelles grêles, anthères finement mucronées; carpelles courts ovales à10 côtes égales ; stigmate droit cordiforme. Juin, août %. Collines pierreuses et calcaires. AR.— Yox. Brion, Cravant (Saul).— Nièv. Tronsanges, La Charité, Garchy.— Cuer. Sancerre, Vinon, Farges, Bourges, Trouy, Soye, Morthomier, Chapelle St.-Ursin, Chavannes,, St.- Florent, Charost. — Ip. Issoudun (Saul). — Lorr. Malsherbes. 4. Æ. montanum, Wallr. 1. c. 255, (P, de montagne). P. minus Auct, an L?— Souche épaisse horizontale garnie de fibres, tige de THALICTRUM. RENONCULACÉES. ÿ 3 à 8 décimèt. droite, flexueuse, géniculée, dure non compréssibler fortement sillonnée tout autour surtout sous les nœuds, nue et gar- nie de gaînes aphylles à la base, très garnie, dans la partie moyenne, de feuilles qui ne s'élèvent pas jusque dans la panicule ; pétiole prin- cipal canaliculé en dessus, sillonné en dessous, les secondaires relevés d’angles saillants; feuilles plus ou moins glauques en dessous, folioles arrondies ou oboyales, tridentées ou trilobées à lobes dentés ; fleurs jaunâtres à sépales violacés, penchées d’abord, en panicule pyramidale divariquée, pédicelles courts assez robustes, anthères finement mu- cronées ; carpelles ovales comprimés ventrus à la base externe, à 8 ou 40 côtes un peu inégales. Mai, juillet %. Buissons des coteaux élevés. R.— Coteaux de la Limagne.— AL1. Gannat, Ebreuil.—S.-Et-L. Decise. (Carion.) | 5. T. sylvaticum. Koch. Syn. p. 4. (P. des bois.) — Rhizôme très grêle, rampant stolonifère, tige de 2 à 6 décimèt. grêle faible, peu flexueuse, légèrement sillonnée sous les nœuds, feuillée vers sa base ; pétieles secondaires un peu canaliculés en dessus, cylindracés com- primés en dessous, mais non relevés d’angles saillants; folioles petites ordinairement glabres et un peu glauques en dessous ; arrondies ou vbovales, souvent trifides à lobes dentés souvent pointus, fleurs jau- nâtres, éparses, penchées ainsi que les étamines, en panicule lâche, à rameaux grêles étalés ascendants; anthères grêles, finement mu- cronulées, carpelles ovoides sillonnés ventrus du côté inférieur, à bord externe droit. Juin, juillet %. Bois un peu couverts. RR.-—NiÈv. Clamecy, bois près le Val-des-Rosiers! — CHER, Chavannes, bois de Boire (Saul). — Puy-pE-D. Coteaux de la Limagne, Puy-long. (Lecoq.) 6. T. expansum. Jord.! Obs. 5. p. 6. (P. divariqué.) T. minus Dub. Orl. N° 1023, T. medium. Lefrou, Catal.— Souehe épaisse, très garnie de fibres ; tige de 8 à 15 décimètres écaïlleuse à la base, dres- sée peu flexueuse, sillonnée, peu anguleuse, couverte, ainsi que les autres parties de la plante d’une pubescence glanduleuse, pulvérulente, fétide ; feuilles étalées, largement ovales dans leur pourtour; pétiele canaliculé en dessus, sillonné en dessous, à ramifications anguleuses très étalées ; folioles d’un vert cendré, surtout en dessous, arrondies ou elliptiques ou obovales, souvent en cœur à la base, à 3, 7 lobes, un peu obtus et muecronés ; stipules larges très embrassantes; panicule ample, diffuse, à rameaux très divergents, arqués en dehors dans leur partie supérieure, un peu feuillés à leur base; sépales jaunâtres, concaves, élamines pendantes; carpelles elliptiques oblongs, peu comprimés, ventrus du côté extérieur, à bec court oblique, relevés de 8 à 12 côtes assez fines. Juin, juillet %. Lieux secs, broussailles. R. — Coteaux, levées et îles de la Loire. — NiÈv. Marzy, Fourchambault. — LorrET, Environs d'Orléans, près l'ile Arrault, bois de l'Isle, ete. (Jul- lien.) — Loir-ET-CH. Coteaux de Blois, St.-Gervais, St.-Dyè. — M.-Tr- L. Parnay, Gohier, Ile St.-Jean-de-la-Croix. 7. /T. majus. Jacq. Smith brit. 585. (P. élevé.) Reich. Ic. 4629. — Souche épaisse, sans stolons, tige de 6 à 10 décimèt. flexueuse surtout dans le bas, sillonnée surtout d’un côté, feuillée jusque dans la panicule ; feuilles très grandes un peu glauques en dessous, pétieles artiels relevés d’angles saillants ; folioles larges souvent divisées en à 7 lobes ovales un peu mucronulés, obtus dans les feuilles infé- n RENONCULACÉES. THALICTRUM. rieures; fleurs jaunâtres penchées, en panicule diffuse à rameaux dressés étalés, pédicelles grêles; carpelles sessiles obliquement fusi- formes veutrus courbés du côté intérieur, à bord extérieur droit, à côtes saillantes. Juill. août %. Bois et buissons. R, — Puy-nE-D. Ennexat, Bois de la Roche près Aigueperse. — ALL. Gannat, Vichy. — Çà et là dans les îles de la Loire. 8. T. medium. Jacq. (P. intermédiaire.) Reich. Ic. 4632. T. lucidum. Coss. et Germ ! FI. Par. p: 5. — Racine rampante, tige de 5 à 10 dé- cimèt. droite &illonnée, non glauque, peu rameuse, gaines des pétioles munies d’oreillettes serrées contre la tige ; folioles petites oblongües cunéiformes trilobées, les latérales souvent entières; panicule diffuse, läche à fleurs petites jaunâtres, peu serrées, dressées ou projetées en avant, ainsi que les étamines ; anthères très brièvement mucronées ; carpelles ovoides, sillonnés mucronés. Juin, juillet %. Bois frais. RR. — LoiRET, Malsherbes. Obs. M. Jourdan a bien démontré que le vrai T. lucidum L. appartient à la section du flavum, il est souvent permuté sous le nom de T. nigricans, (Auct. non Jacq.) et se rapproche des T. exaltatum Gaud., T. mediterraneum Jord. ete., qui ont auss? les feuilles luisantes et à lobes étroits. Le T. an- gustifolium Baubh. croit dans la Côte-d'Or, hors de nos limites. Racine rampante, tige simple sillon- née non fistuleuse ; feuilles déconpées en lobes linéaires étroits, souvent entiers, luisants; Îleurs pe- tites, rapprochées en panieule étroite oblongue ; carpelles arrondis. Prés humides. | 9. ©. nitidulum. Jordan! frag. 5, p.17. (P. subluisant.) — Rhizôme horizontal produisant des toufles de fibres et des bourgeons ascen- dants; tige de 6 à 8 décimèt. simple, droite, peu flexueuse, dure quoique un peu fistuleuse, sillonnée et anguleuse ; feuilles dressées peu étalées, ovales oblongues, divisées en Segments d’un vert clair ou jaunâtre un peu luisant, tous sessiles, allongés, oblongs cunéi- formes, à 2 ou 3 lobes étalés, pointus, ou oblongs linéaires entiers, ceux des feuilles supérieures linéaires, ceux des inférieures plus larges, plus courts arrondis à la base; pétiole plane en dessus, sil- lonné en dessous, nul dans les feuilles caulinaires, pétioles secon- daires courts, peu étalés, très anguleux, munis de stipelles petites ; stipules engaînantes embrassant la tige en forme de collerette bru- nâtre à oreilles étalées dentelées; panicule oblongue, pyramidale, à fleurs rapprochées; étamines dressées étalées, anthères jaunâtres à mucron court et peu aigu; carpelles ovales ou elliptiques à 10 côtes peu inégales, terminés par un bec persistant aigu, un peu oblique et resque égal à la moitié de leur longueur. Juillet, août %. Buissons Lésnities, marais. RR.— M.-ET-L. Chaumont !.. . 19. T. nigricans. Jaéq. F1. aust. 421. (P. noirâtre.) Reich. Ie. 4638. T. fluvum Host. — Souche rampante, garnie de fibres, tige de 6 à 10 décimèt. droite, sillonnée, fistuleuse; feuilles inférieures, bipinnées à segments cunéiformes oblongs bi ou trifides, les caulinaires à seg- ments étroits, linéaires lancéolés aigus, à 4, 2, ou 3 lobes poiutus; pétioles anguleux, dilatés en stipules membraneuses ; panicule lâche, à rameaux ascendants fastigiés ; fleurs jaunâtres et étamimes droites, anthères presques mutiques; carpelles oblongs obtus. Juin, juil. %. Lieux humides. R. — Nevvrs, bords de la Nièvre! 11. T. Morisonii, Gmel Reich. Ie, 4640, (P.de Morison,)Mor, Umbell. tab. 19, Hist. Sect. 9, t, 20, f. 3. T flavum Sm. — Souche rampante; lige de 6 à 10 décimèt, droite sillonnée; feuilles grandes à segments THALICTRUM. RENONCULACÉES. 5 oblongs cunéiformes trifides et entiers, à bords un peu enroulés, réticulés nerveux en dessous, un peu rugueux en dessus ; fleurs blanc- jaunâtres dressées en panicule rameuse, rameaux dressés ou} un peu étalés, portant latéralement des petits fascicules de fleurs en grappes interrompues; anthères mutiques; carpelles oblongs subaigus. Juillet. %. Lieux humides. — Bords de la Vienne près Limoges. — Orléans. — Blois, etc. 12. T. riparium. Jord! (P. des rivages.) T. flavum. Auct. part. — Souche rampante, tige de 6 à 12 décimèt. droite, sillonnée, anguleuse, fistuleuse, rameuse au sommet; feuilles grandes, à segments oblongs ou cunéiformes ovales, les terminaux trilobés un peu ea cœur à la base, nervures en réseau saillant en dessous; fleurs blanc-jaunâtres dressées en panicule lâche à rameaux fastigiés, anthères mutiques, carpelles courts, ovoides obtus, à côtes un peu inégales. Juillet. %. Lieux humides. C. Cher, Marmagne, Berry, Mehun, etc. — Le Mans. — Angers, etc. 13. T. flavum. L. sp. 710 (P. jaune) Reich. Ie. 4639 excel. syn. Gaud.— « Racine fibreuse. (Reich. De.) » tige de 6 à 10 décimèt. droite, dure, sillonnée, fistuleuse, peu rameuse; feuilles larges, à segments ovales ou oblongs, cunéiformes ou en cœur à la base, entiers, ou souvent à 3 lobes obtus, ou un peu aigus d’un vert plus pâle en des- sous à nervures saillantes, feuilles supérieures plus étroites; pétioles auguleux à stipules larges membraneuses, souvent munis de stipelles aux ramifications secondaires ; panicule rameuse, courte, contractée ; fleurs blanc-jaunâtres et étamines droites ; anthères mutiques, car- pelles très obtus presque globuleux. Juin, juill. Z. Lieux humides. Çà et là : Bordsde laLowre. — Nevers — Orléans. — Saumur, etc. 14. T. Aquilegifolium. L,. sp. 710. — Tige de 4 à 8 décimèt. droite lisse, glauque, fistuleuse, feuilles triternées munies de stipules et de stipelles membrancuses, folioles cunéiformes arrondies, lobées ou crénelées, glauques en dessous; fleurs droites, blanches ou rosées. en corymbe terminal, étamines longues à filets dilatés au sommet; carpelles lisses, non striés à trois angles ailés. Juin, juillet %. Bois, prés couverts. RR. — Hautes montagnes des départ. de la Haute- Loire et de la Loire. 3. ANEMONE. L. (Anémone.) Calice pétaloide de 5 à 10 sépales ; corolle nulle; étamines indéfinies ; carpelles nombreux réunis en tête sur un réceptacle hémisphérique, et terminés par le style of- frant, après l’anthèse, tantôi une pointe courte, tantôt une longue arête plumeuse. — Herbes à feuilles radicales pétiolées, plus ou moins divisées ; fleur Surmontant un involucre muliifide, ou formé de 3 feuilles. : * Involucre multifide ; carpelles lerminés par une queue plumeuse (Pulsatilla. Mill. } 15. A. Pulsatilia. L. sp. 759. (A. pulsatille.) Puls. vulgaris. Mill. Vulg. Coguelourde, Coucou. —Plante de 1 à 4 déc. pubescente soyeuse; souche ligneuse, garnie de fibrilles ; feuilles toutes radicales, trois fois pinnatifides, à divisions premières faiblement pétiolulées, à lobes 6 RENONCULACÉES. ANEMONE. linéaires pointus; hampe uniflore, munie d’un involuere réguliè- rement multifide, fleur presque droite, campanulée à la base, ouverte étalée seulement jusqu’au milieu, sépales aigus ou terminés par un faisceau de poils, droits ou légèrement roulés en dehors ; anthères ovales arrondies, carpelles à arêtes plumeuses. Fleur violet lilas, passaut au bleuâtre lorsqu'elle se flétrit. Mars, mai % . Pelouses dé- couvertes des bois et des coteaux calcaires. AC. Parties caleaires de S.—ET-L. et de L’YONNE. — Niëv. C. aux environs de Clamecy, Brinon, Donzy, Sully-la-Tour, Alligny près Cosne, La Charité, Germigny, Pouques, Parigny-les-Vaux, St-Parixe-le-Châtel. — CHER : Sancerre, Herry, Vinon, Gron, La Guerche, Bourges, Soie, Lissay, St-Germain-des- Bois, Uzay, Bruère, Chavannes, Orval, St-Georges, St-Florent, Morthomier, Charost, Vierzon, ete.— Issoudun. — Lor. Coteau d’Olivet, foret d'Or- léans, Saran, etc. — L.-ET-C. Coteau St-Gervais, forêt de Blois près St-Sulpice, Huisseau en Beauce. — Ixp.-ET-L. Forét d'Amboise, St- Martin-le-Beau, Chinon. — M.-ET-L. Saumur, Chaumont. — SARTHE, Conlie, Neuvillalais. — Poitiers. — Thouars, etc. Obs. M. Tourangin a réeueilli sur les friches calcaires du Cher. à Turly, St-Florent, une Pulsa- tille qui diffère de Ja précédente par ses fleurs plus petites, violettes, plus tardives, ne précédant pas les feuilles, un peu penchées, pen ouvertes, les involueres très profondément rmultifides à faciniures irrégulières, les anthères plus petites. — Peut-être est-ce An. Bogenhardiana Pritz ? mais la plante figurée sous ce nom par Reichemb. a la fleur bien plus grande. 16. A. montana. Hoppe. (A de montagne.) À. pratensis des Flores de France. Pulsatilla montana. Reich. — Plante de 1 à 4 déc. pubes- cente soyeuse, souche ligneuse à collet garni de fibrilles; feuillés toutes radicales trois fois pinnatifides, à divisions premières longue- ment pétiolulées, à lobes linéaires étroits aigus ; hampe dressée uni- flore munie d’un involucre multifide ; fleur penchée d’un violet noir, rarement rougeâtre, plus petite que dans la précédente, en forme de cloche évasée, sépales courts obtus, droits, à sommet uw peu déjeté en dehors, dépassant deux fois les étamines ; carpelles à arêtes plut- meuses. Avril, juin %. Prés, bois et bruyères des terrains sablon- neux. R. — Hte-Loire, GC. — Puy-bE-D. et CANTAL, C. — Azx. Moulins, pré de la Cave près l'étang Baudin, au-delà de Panloup (Denoue); coteau de Briaille près St-Pourçain, parc de Lafont, La Fline. (Rodde.) — Nièv. Le Bessai près Toury-sur-Jour (Germaïn).— Env. de Bourqueil, — de Saumur, Bauge. — Le Lude, etc. Obs. L’An pratensis. L. qui croit en Allemagne, à la fleur encore plus petite, plus penchée; les sépales connivents en cloche dépassent peu les étamines. 17. À. vernalis. L. sp. 759. (A. vernale.) — Plante de 4 à 2 dée. couverte, au sommet, de longs poils soyeux; souche ligneuse oblique; feuilles étalées en rosette, pinnatipartites à segments élargis ovales cunéiformes ou arrondis à la base, dentés lobés au sommet, velus en dessous, luisants en dessus, fermes ; hampe uniflore munie d'un involucre multifide ; fleur presque dressée campanulée, sépales elliptiques dressés ; carpelles à arête plumeuse ; fleurs blanches en dedans, violacées en dehors. Mai, juin %. Prés et pâturages secs des montagnes : Plomb du Cantal. — Le Mexenc. 18. A. alpina. L. sp. 760. (A. des Alpes.) — Racine épaisse noi< rätre ; plante de 1 à 4 déc. hérissée de poils blancs soyeux qui dis- paraissent avec l’âge ; tige simple, droite uniflore; feuilles radicales ANEMONE. RENONCULACÉES. 7 dressées, triangulaires, ternato-décomposées à segments pinnatifides ou incisés ; involucre formé de 3 feuilles semblables aux radicales ; 6 sépales elliptiques velus en dehors; carpelles à arêtes plumeuses. Fleur dressée blanche, plus rarement jaune. (An. sulfurea. L.) Mai, juillet %. Pâturages et pentes escarpées des montagnes, surtout en Auvergne, Cantal, Monts-Dores. ** Involucre composé de trois feuilles ; carpelles sans arêtes plumeuses. 19. A. neinorosa. L. sp: 762. (A. Sylvie.) — Rhizôme cylindriqué, rampant; hampe de 1 à 3 déc. dressée uniflore; involuere de trois feuilles pétiolées, divisées en 3 ou 5 folioles ovales, bi ou trifides, à lobes incisés dentés, un peu velus, feuilles radicales à peu près sern- blables, quelquefois nulles ; 6 sépales oblongs, obtus, glabres ; ear- pelles pubescents. Fleurs blanches, rosées en dehors, plus rarement bleuâtres. Mars, avril % . Bois et prés couverts. GC. — Varie à folioles moins incisées (4. frifolia Bast! Ess. 202.) 20 A. sylvestris. L. sp. 761. (A. sauvage.) — Racine fibreuse : tige de 2 à 5 déc. droite simple, uniflore, pubescente, feuilles radicales pubescentes découpées en 5 lobes incisés dentés; involucfe très éloigné de la fleur, composé de trois feuilles pétiolées semblables aux radicales ; 5 à 6 sépales ovales arrondis, obtus, soyeux en dehürs, éarpelles tomienteux, à style glabre très court. Fleur grande blanche. Mai, juin Z. Bois montagneux. RR. Montagnes du département de la Loire. — Yon. Merry-sur-Yonne. (Sagot.) 21. A. ranunculoïdes, [.. sp. 762. (A. renoncule.) — Rhizôme ram- pant, hampe de 2 à 4 déc. pubescente au sommet, portant une ou deux fleurs ; involucre composé de trois feuilles très brièvement pt- tiolées, divisées en folioles oblongues, bi ou'trifides, incisées dentées ; 5 à 6 sépales ovales, obtus, pubescents en dehors. Fleurs jaunés. Avril, mai %. Bois montagneux, prés couverts. RR. Monts-Dores. Monts- Dômes. — S.-er-L. Cluny. (Berthiot.) Prés de la Selle d'Auxy, bois de - Canada près la Drée. (Carion.) — Yon. Mailly-Château. (Sagot.) Obs. Dans l'An. Hepatica. L. (Hep. triloha DC.) que nous n’avons pas encore observée dans le raÿon de notre Flore, l'involucre est formé de trois folioles entières, contiguës à la fleur et simulant un calice: les feuilles offrent trois lobes très entiers el arrondis; les fleurs bleucs passent au rose dans les variétés cultivées sous Le nom d'Hépatiques ou Trinitaires. #4. ADON:S. L. (Adonide.) Calice à à sépales apprimés, cadues; 3 à 15 pétales à onglet nu; carpelles ovoides, anguleux mucronés et réunis, sur un réceptacle axiforme, en épi ou en éapitule oblong. — Herbes à tiges munies de feuiltes multifides à lobes linéaires. 22. A. autumnaiis. L. sp. 771. (A. d'automne.) Vulg. Goutte de $änÿ, sang de Vénüs. — Tige de 2 à 5 déc. droite, rameuse, presque gläbre ; feuilles multifides, fleurs globuleuses, courtement pédon- culées, sépales lâches arrondis, presque glabres; 6 à 8 pétales, obo- vales obtus, concaves; carpelles réticulés, à style court, droit hori- zontal, et disposés en capitule ovoide oblong. Fleurs d’un rouge foncé, Mai, août ©. Moissons. AC. seulement dans les terrains caleaires. — Manque dans plusieurs régions. 8 RENONCULACÉES. ADONIS. 23. A. æstivalis. L. sp. 7171. (A. d'été.) — Tige de 2 à 5 déc. simple ou rameuse au sommet, presque glabre ; fleurs ouvertes, longue- ment pédonculées, sépales oblongs, presque glabres, apprimés; 5 à 8 pétales oblongs, planes, une fois plus longs que le calice; carpelles réticulés largement adnés au réceptacle, offrant une gibbosité à leur bord supérieur, et une dent à leur bord inférieur, stigmate ascen- dant concolore; capitule oblong, à pédoncule renflé au sommet. Fleurs d’un rouge clair. Mai, juillet ©. Champs pierreux des terrains calcaires. AC. mais non partout. — Régions du Centre et du Sud-Ouest. 24. À. flammea. Jacq.fl. Aust. t. 354. (A. enflammée.) Ad. anomala. Wallr.— Tige droite de 2 à 5 déc. un peu rameuse, hérissée à la base; fleurs longuement pédonculées; sépales ovales lancéolés, pu- bescents apprimés ; 3 à 8 pétales linéaires lancéolés ou oblongs, denticulés au sommet, beaucoup plus longs que le calice, carpelles réticulés à bord supérieur gibbeux sous le stigmate ascendant, et noirätre au sommet; capitule cylindrique. Fleur d’un rouge vif. Juin, août ©. Champs pierreux des terrains calcaires. AC. — Régions du Centre et du Sud-Ouest. 5. MYOSURUS. L. (Ratoncule.) Calice à à sépales colorés, libres et prolongés en appendice au-dessous de leur insertion ; 5 pétales étroits à onglet filiforme tubuleux ; à à 15 étamines ; carpelles nom breux, triquètres, serrés en épi sur un réceptacle grêle et très allongé (en queue de rat). 25. M. minimus. L. sp. 407. (R. naine.) — Plante de 3 à 12 cent. glabre; racine fibreuse, feuilles linéaires obtuses, planes, entières, dressées, toutes radicales ; hampes uniflores renflées au sommet. Fleurs petites, d’un blanc jaunàtre. Avril, juin ©. Parties humides des champs. AR. — Yon. Blégny, Appoigny, Villefargeau. — S.-ET-L. Louhans, Verdun, Digoin. — LOIRE, Plaine de Montbrison. — Niëv. Coulanges, Langeron, Chantenai. — ALL. Gannat, Bourbon-l' Archambautt. — CHER. Aspremont, Vierzon, Allouy, St-Eloi, Chapelle-d'Angillon, Herry (Jaubert). — Inn. La Châtre, Clion. — L.-ET-Cu. Villefranche (Saul), St-Aignan (Charlot), Cour-Cheverni (Lefrou). — LoiRET. Plaine de Cornay, Fleury (Dub.). — Le Mans. — C. dans l'Ouest, de Tours à la mer. 6. CERATOCEPHALUS. Mœnch. (Cératocephale.) Calice à 5 sépales sans appendices, presque persistants ; à pétales à onglet - muni d’une fossette nectarifère ; 5 à 15 étamines ; carpelles renflés à la base, monospermes, avec deux cavités vides, et serrés en épi sur un réceptacle allongé. 26. C. falcatus, Pers. Syn. 341. (C. en faux.) Ranunculus falcatus. L. sp. 781. — Plante de 2 à 8 cent. pubescente ; feuilles toutes ra- dicales, en rosette, découpées en lobes linéaires digités ; hampes uniflores très courtes, ou nulles d’abord, s’allongeant ensuite; ear- pales terminés par un bec allongé et courbé en faucille. Fleurs jaunes. Mars. Avril. ©. Lieux cultivés. RR. — Loir. Vignes du coteau de la Loire, entre St-Laurent et la Madeleine, près Orléans (Pelletier). 7. RANUNCULUS. L. (Renoncule.) Calice à 5 sépales cadues; le plus souvent 5 pétales munis à la base interne d’une petite écaille ou fossette nectarifère ; carpelles ovoides mucronés et réunis en ça- pitule ovoiïde. RANUNCULUS. RENONCULACÉES. s] * Fleurs blanches, pédoncules uniflores, opposés aux feuilles, recourbés à la maturité ; carpelles ridés transversalement : plantes aquatiques (Ba- trachium). 27. R. hederaceus. L. sp. 781. (R. à feuilles de lierre.) — Tige de À à 3 déc. rampante, radicante aux nœuds, très rameuse : feuilles toutes réniformes, à 3 ou 5 lobes peu profonds, entiers, obtus; sti- pulés diaphanes, adnées au pétiole, arrondies au sommet, pétales blanchâtres, très petits, oblongs aigus, dépassant à peine le calice; 5 à 40 étamines, réceptacle glabre; carpelles glabres, rugueux, obtus. Mai, sept. % Ruisseaux et parties humides des terrains granitiques, ou schisteux, ou sablonneux. AC. Manque dans les terrains calcaires. 28. R. Lenormarndi. Schultz! (R. de Lenormand.) R. reniformis Desp. fl. Sarth. p.2. -- Tige de 1 à 6 déc. sillonnée, rampante, ra- dicante aux nœuds, très rameuse, feuilles toutes profondément réni- formes, pétiolées, d’un beau vert, divisées en 3 ou à lobes plus ou moins crénelés, stipules diaphanes alongées en oreillette obtuse; pé- tales obovales obtus, veinés, blanes, deux fois plus longs que le calice; 8 à 10 étamines; réceptacle glabre, carpelles glabres rugueux, terminés par un bec horizontal, d’abord crochu. Mai, septembre % . Flaques d’eau ombragées, petits ruisseaux des bois. R.— CREUSE. Chambraud, Guéret, St-Sulpice, Montaigu etc. C. dans les montagnes (Pailloux.) — HAUTE-VIENNE. C. La Chapelle, St-Léonard, Eybouleuf, Orgnuc, etc. (Lamy.) — Le Mans. — Mayenne, Laval. — Nord-Ouest de M.-et-L. — LOIRE-INF. C. — VENDÉE. Mortagne-sur-Sèvre. Obs. Le Ran. cœænosus. Guss. que M. Godron refarde comme identique avec le Lenormandi, est-il bien la mème espèce ? Gussone lui attribue des pétales oblongs, à peine longs d’une ligne, et dépas- sant à peine le calice, des feuilles toujours à 5 lobes, des carpelles ombiliqués..….… V. Syn. A. Sic. 2, p. 39 et p. 888. 29. R. tripartitus. DC. Ic. rar. t. 49. (R. tripartite.) Tige de 2 à 4 dée. grêle, nageante; feuilles submergées multifides capillaires, les supérieures flottantes pubescentes en dessous, à 3 lobes cunéiformes dentés ou échanerés au somniet ; gaines des pétioles dilatées en forme de stipules membraneuses arrondies peu adhérentes ; pétales oblongs, très petits, blancs, dépassant à peine le calice, réceptacle hispide ; carpelies glabres, rugueux, ovoites arrondis, à stigmate très court presque droit. Avril, juin ©. Fossés, eaux tranquilles. R. — L.-ET-Cu. Fossés entre Tour et Cour-Cheverni (Lefrou.) —Loir. Ruisseaux qui vont de Coisnon à la Fontaine près du Loiret (Dubouché.) Foret d'Orléans, Bucy (Jullien) — Cuer. Forèt d'Allogny, Allouy, Rhin du bois, Marmagne (Tourangin.) — Inn Clion, Villiers, Tranger (de Jouf- froi.) — Env. de Tours. — Deux-Sèvres. — Angers. — Le Mans. — La- val. — Nantes. — AC. dans l'Ouest. 30. R. ololeucos. Lloyd! fl. Loire-Inf. p. 3. (R. blanche.) R. Pefiveri. Koch e parte. — Tige de 4 à 6 déc. nageante ; feuilles submergées multifides capillaires, les supérieures flottantes, ordinairement pu- bescentes en dessous, profondément divisées en 3 lobes cunéiformes crénelés ; stipules larges membraneuses arrondies, faiblement adhé- rentes au pétiole ; pétales ovales oblongs multiveinés, beaucoup plus grands que le calice, réceptacle globuleux hispide ; carpelles nom- breux glabres, rugueux, ovoides, terminés dans leur jeunesse par un 10 RENONCULACÉES. RANUNCULUS: long bec crochu. Fleurs tout à fait blanches, assez grandes. Mai, juin ©. Ruisseaux, fossés, bords des étangs. R. — CHER. La Verrerie d'Aubigny (Delasire), Allouy, Allogny (Fourangin), forét de Vierzon (Lemaitre.) — L.-E1-Cn. Etangs de la Sologne, Pruniers (Monif.) — Inp.-ET-L. Landes d'Ambillou. — Le Mans (Legé). — M.-Er-L. Rorét de Chambiers et arrond. de Segré.— Loire-Inrér. C. au Nord-Est. — Thouars, parc Chalon (Lunet.)— Vin. Etanys de Montarban et de Beau- four (Lloyd). Sem 81. R. Baudotü. Godron! (R. de Baudot.) — Plante de 1 à 3 déc. glabre, d’un vert pâle, tige rameuse, très feuillée ; feuilles plusieurs fois divisées en lanières fines un peu roïdes et divergentes, Les Supé- rieures pétiolées tantôt finement découpées, tantôt divisées en lobes cunéiformes, dentés ou découpés ; base du pétiole dilatée en une membrane glabre, sans oreillettes ; pédoncules épais très allongés ; réceptacle ovoide, hérissé, calice à la fin réfléchi; étamines nom- breuses plus courtes que les pistils, carpelles petits très nonibreux en tête ovoide serrée, glabres oblongs amincis latéralement à leur base, renflés au sommet, terminés par un bec long grêle réfléchi vers son milieu, et dont l'extrémité est caduque. Fleurs blanches assez grandes. Mai, juin ©. — RR. et seulement dans les eaux salées et saumâtres. CG. de Paimbœuf à l'embouchure de la Loire, Croisice, Montoire (Lloyd). 32. R. confusus. Godron. fl. de Fr. 1, p. 22. (R. confondue.) R. tripartitus. Nolte ñnon«PC. R. petiveri. Koch e parte. — TFige robuste ordinairement nageante ; feuilles sabmergées multifides, presque toutes sessiles à lanières ne se rapprochant pas en pinceau, hors de Peau, les flottantes glabres en dessous profondément divisées en 3 lobes cunéiformes, gaînes soudées au pétiole dans leurs deux tiers inférieurs ; pédoncules dépassant beaucoup les feuilles ; réceptacle ovoïide conique, finement poilu, pétales obovés eunéiformes jaunes à Ponglet, bien plus grands que le calice, étamines nombreuses plus longues que les pistils, carpelles souvent glabres, comprimés laté- ralement, non renflés, amincis au sommet en un style ensiforme naissant sur le prolongement du bord supéricur du pistil ; stigmate ligulé, papilleux. Juin ©. Eaux stagnantes. RR. — Puy-pe-D. Mare d'eau ferrugineuse sur le bord de l'Allier, entre Dallet et Bellerive (La- motte). 33. R. tripbyllos. Wallr. in Linnæa (1840 ) p. 584 (R. triphykle. ) — Tige allongée, feuilles submergées multifides, à lobes capillaires étalés en cercle, les supérieures flottantes presque glabres , tripar- tites, à lobes cunéiformes, incisés dentés à deux où trois dents ordinairement obtuses, plus rarement laciniés en lobes étroits, pé- tiole dilaté en stipules membraneuses, pédoncules dressés, à la fin recourbés et plus longs que les feuilles ; fleur médiocre (8 à 9 millim. de diamètre) à odeur douce, sépales concaves bordés de blanc, pétales obovales arrondis , blancs, jaunes à Fonglet, contigus entré eux; 12 à 15 étamines à anthères ovales d’un beau jaune , à peu près de la longueur des ovaires; carpelles glabres, luisants , renflés, non bordés {in vivo !}, ovales rhomboïdaux , stigmate épais , se trans- formant en un bec court , comprimé, peu courbé, s’oblitérant promp- tement. Juin, juillet ©. Eaux paisibles RR, — M.-E7-L. Etang près Chaloche. RANUNCULUS. RENONCULACÉES, ii 34. IR. radians, Revel, Notic. s. 1. Ren. de la Gironde. p. 8. Ie. (R. rayonnante. ) — Tige fistuleuse, rameuse, nageante; feuilles submergées pétiolées multifides, à laciniures capillaires divergentes en cercle, flasques, les flottantes velues en dessous, orbiculaires, proféndément découpées en segmentsrayonnants, les uns cunéiformes dentés ou incisés lobés, les autres pétiolulés et laciniés; pétioles dila= tés en gaine membraneuse, velue, auriculée, pédoneules plus courts que les feuilles ou à peu près égaux; calice étalé, réceptacle sphé= rique hérissé; pétales obovales retrécis à la base, blancs à onglet jaune, égalant environ deux fois la longueur du éalice; étamines 15 à 18 plus longues que les ovaires; carpelles nombreux, hispides, sur- tout sur la carène, obovales comprimés à carène inférieure très con- vexe, la supérieure un peu déprimée vers sa base, convexe vers le style; bec médiocre, épais, obliquement ascendant, inséré un peu au-dessus de l'extrémité extérieure du grand diamètre. Mai , juin ©. Eaux paisibles R. — CHER. Allouy , près le château de Dame (Touran- gin, Déséglise ). — Angers ! . Obs. Une forme à carpelles glabres croit à Thouars. Le R. (Batrachium) Godronti Gen. in Schnltz archiv. p. 169, 172. sine descripl. me semble différer par des proportions plus grèles, les fléars moitié plus ptites, les carpelles moins nombreux à carène plus amincie. < 35. B. rhipiphyilus. Bast! inéd. (R.en éventail).—Tige de 4 à 6 déc. peu rameuse; feuilles inférieures multifides à laciniures allongées sé- tacées, flasques, pétioles à oreillettes nulles ou peu prononcées ; feuilles supér. flottantes presque tronquées à la base, dilatées en éventail , à trois lobes peu profonds, bi, ou trilobulés; pédoncules dépassant peu les feuilles, ou plus courts, calice très étalé à sépales concaves ; fleurs de grandeur médiocre , pétales obovales blancs à onglets jaunes atténués, distants entre eux; réceptacle poilu , car- pelles nombreux hérissés de poils peu abondants et caducs, oblique- ment obovales , à peine mucronés après la chûte du stigmate ; stigm. épais, glanduleux, jaunâtre, un peu courbé. Mai, juin %. Eaux stagnantes, fossés. R. — Angers, en Saint-Augustin ! 36. R. aquatilis. Dodon. L. Sp. 781. (R. aquatique). Batrachium helerophyllum, Kries, Sum. Scand. p. 140. — Coss. et Germ. Atl. pl 2, f. 3 —Tige fistuleuse. anguleuse, ordinairement nageante; feuilles submersgées, à pétiole court, comprimé , multifides pétiolées, laci- niures capillaires, divergentes, flasques etse rapprochant en pinceau lorsqu'on les sort de l'eau; Les supérieures flottantes réniformes lo- bées, souvent velues en dessous; base du pétiole ditatée en une gaine membraneuse adhérente souvent velue et brièvement auriculée, pédoncule dépassant peu la feuille, ou plus court , boutons ovales globuleux, calice étalé , réceptacle sphérique hérissé, pétales obo- vales, beaucoup plus grands que le calice, blancs à onglets jaunes ; carpelles grands, non amincis à la base, presque toujours hispides, à bec élargi eourbé au sommet. Avril, juillet %. Eaux stagnantes, fossés, mares. CC. Obs. Elle offre des formes nombreuses dont les principales sont : A. heterophyllus, feuilles sub- meigées capillaires, les flottantes réniformes à 3 ou 5 lobes plus où moins crénelés. — B. funcatus, feuilles flottantes, tronquées à la base, à lobes divergents, parfois très aigus. — C. radiatus (Biria Rea. t. 1. f. 17.) feuilles supér. découpées en lobes étroïts rayonnants. — D. succulentus, forme des lieux asséchés, croissant en gazon épais, feuilles presque tontes multifides à lacimures vertes, rourtes et divergentes E. komoïophyllus, plante submergée, feuilles toutes capillaires par avortement dés feuilles flottantes, fleurs aussi grandes que dans Le type, Outre ces formes principales, on observe: es- 12 RENONCULACÉES. RANUNCULUS. core une forme à feuilles toutes réniformes lorsqu'elle se trouve bors de l'eau : des feuilles larges ou très petites, tachées de brun ou sans taches, des fleurs très larges ou médiocres. Au reste, toutes les renoncules d'eau ont des formes nageantes ou terrestres qui sont accidentelles et dont on reconn.it l'identité facilement sur le terrain. 37. R. peltatus. Schranck Bayer fl. 2, p. 103. (R. peltée) Batrachium peltatum Fries. Sum. Scand. p. 141. R. aquatilis peltatus. De. Syst. 1, p. 235. — Port et caractères de la précédente, feuilles submergées plus longuement pétiolées, pétiole semi-cylindrique muni d’oreiïllettes moins prononcées, laciniures sétacées multifides étalées en cercle, flasques , très divariquées dans les formes exondées, feuilles supér. flottantes peltées , cordiformes orbiculaires à 3 ou 5 lobes crénelés; pédoncules dépassant peu les feuilles, boutons globuleux déprimés; réceptacle ovale hérissé; pétales obovales arrondis, rapprochés, grands, blancs à onglets jaunes, carpelles glabres ou velus presque semblables à ceux de l’aquatilis. Avril, juillet %. Eaux stagnantes. Ça et là. — Le Cher. — Orléans. — Le Muns. — Maine-et-Loire, etc. 38. R. trichophyllus. Chaix, Godron. (R. capillaire.) R. capillaceus Thuil fl. Par. p.278. R. pectinatus. Dub. Orl. n° 1030. R. paucistamineus Tausch. Coss. et Germ. Atl. t. 2, f. 4.— Tige rameuse toute submer- gée, feuilles pétiolées toutes multifides, à lanières linéaires filiformes étalées en tous sens, un peu roides , ne se rapprochant pas en pin- ceau quand on les sort de l’eau; gaïne des pétioles membraneuse, ventrue, largement auriculée; pédoncules courts, dépassant peu les feuilles, calice étalé, réceptacle hispide, globuleux, étamines peu nombreuses (8 à 15), pétales caducs, étroits, cunéiformes obôvales, une fois plus longs que le calice; carpelles petits hispides , surtout sur la carène , rarement glabres , obovales arrondis, comprimés laté- ralement un peu bordés au sommet; stigmate large, courbé, inséré sur le prolongement du bord supérieur du carpelle, bec presque nul à la maturité. Fleurs blanches à onglet jaune, moitié plus pe- tites que dans l’aquatilis. Mars , juin %. Eaux stagnantes, fossés , ruisseaux. C. Obs. La forme terrestre vient sur les vases desséchées en gazons courts, épais, à lanières des feuil- les vertes, très courtes, succulentes, divergentes : ses petites fleurs la distinguent de la forme D. de l'aquatilis. — Elle constitue le X. cœæspitosus. Thuil! fl. Par p. 279. R. Bauhini. Tausch. J. Bauh. Hist. 3, p. 781. f. 2.— Coss. et G. AU. €. 2, f. 5. . 39. R. Drouetii. Schultz! (R. de Drouet.) —Très ressemblante à la précédente, mais plus grêle; tiges très rameuses submergées, feuilles pétiolées toutes multifides à lanières fines, sétacées , très flasques et formant le pinceau, hors de l’eau, gaïnes des pétioles membraneuses adhérentes inférieurement et brièvement auriculées ; pédoncules courts, très grêles, pétales oblongs cunéiformes dépassant peu le ca- lice; étamines 5 à 40; carpelles petits, peu nombreux, renflés arrondis au sommet, souvent glabres, réceptacle fortement hispide, style court, mince, naissant presque à l'extrémité du long diamètre du car- pelle. Fleurs blanches moitié plus petites que dans le trichophyllus. Mars , juin %. Eaux stagnantes, petits ruisseaux çà et là. C. 40. M. divaricatus. Schrank. (R. divariquée. ) Ran. circinnatus. Sibth. Dub. Orl. n° 1029. Ran. aquatilis b. L. R. rigidus. Hoffm. — Tige anguleuse, peu rameuse, grêle , allongée ; feuilles toutes sub- mergées, presque sessiles, multifides, à laciniures sétacées, courtes, roides, étalées et rayonnantes en forme de cercle plane, ne se réu- nissant pas en pinceau hors de l’eau; pétales obovales beaucoup plus RANUNCULUS. RENUNCULACÉES. 13 grands que le calice; carpelles hispides, gonflés , atténués en un bec allongé, comprimé , crochu, n’offrant plus à la maturité qu’une petite pointe droite. Fleurs blanches. Juin , septembre %. Eaux pai- sibles. AR. — La Nièvre près Nevers. — Orléans, Malsherbes. — La Loire. — L'Yèvre, le Cher. — L'Indre. — Le Loir, le Thouet, etc. 41..R. fluitans. Lamk. fl. fr. 3. 164. (R. flottante.) R. fluviatilis. Wild. — peuredanifolius. Thuil. aquatilis. d. L. — Tige cylindracée rameuse, atteignant parfois plusieurs mèêt. de longueur; feuilles toutes submergées, multifides, à laciniures dichotomes, allongées , paral- lèles; 5 à 12 pétales dépassant le calice; étamines plus courtes que les pistils; carpelles-glabres rugueux , à style court, réceptacle sphé- rique, glabre. Fleurs blanches à pétales et carpelles quelquefois avor- tés. Mai, septembre %. Eaux courantes , rivières. C. Obs. La forme des lieux exondés est dressée haute de # à 8 cent. feuilles à laciniures en éventail, fleurs plus grandes fertiles. — La forme flottante offre rarement des feuilles supér, flottantes , réni- formes ou cuneiformes lobées ou incisées. ** Fleurs blanches, pédoncules dressés terminaux, carpelles non rides. 43. MR. aconitifolius. L. Sp. 716. (R. à feuilles d’aconit.) Bouton d'Argent. — Racine à fibres charnues, tige de 4 à 8 déc. , droite, ra- meuse , multiflore , fistuleuse ; feuilles palmées à 3, 5 ou 7 lobes tous distincts , obovales, incisés dentés , les supérieures sessiles à lobes plus étroits ; pédoncules pubescents ; calice petit, apprimé, caduc; -carpelles convexes , veinés, à style recourbé. Fleurs blanches. Mai, juillet %. Prés, lieux frais et couverts des terrains granitiques, AR. —. Yon. Avallon. — CoTE-d’Or. La Roche en Brenil, St-Didier (Saul), Saulieu, S-Léger, ( Lombard.) — S.-ET-L. Cussy, entre Roussillon et la Selle, lu Grande-Verrière , Couard près Autun, la Vesvre. —- Niëv. Bords de l’Yonne à Montreuillon, Epiry, Lormes ( Sagot.) — ALL. St-Clément de Montagne, S'-Nicolas (Saul). — CREUSE. C. Guéret, Ahun, Chambraud, Aubusson, bords de la Creuse. — HAUTE-VIENNE, C. bords de la Vienne. ( Lamy). — C. dans la région des montagnes. 43. R. platanifolius. L. Mant. 19. (R. à feuilles de platane). — Très ressemblante à la précédente, elle en diffère par sa tige plus roide, par ses feuilles palmées à lobes connivents , non distincts jusqu’à la base et plus longuement acuminés, par ses bractées allongées en pointe entière , et non élargies dentées , par ses pédoncules glabres. Bois montagneux. — R. Niv. Bois de Furcy près Crux-la-Ville. — Puy-de-Dôme. — Mont-Dore. — Pierre-sur-Haute. — Le Mezenc (Lec. et Lam. ). * Fleurs jaunes, feuilles indivises. 44. R. gramineus. [.. sp. 713. ( R. graminée } — Racine fasciculée à fibres renflées, et collet surmonté de fibrilles rouSses; tige grêle de 9 à 5 déc. souvent uniflore, dressée ; feuilles linéaires lancéolées très entières ; calice glabre; carpelles rugueux , à stigmate court, épais, et réunis en capitule ovoide. Fleurs d’un beau jaune. Mai, juin %. Pelouses sèches et montueuses. RR. — Vien. Lussac. — CHER. Bois de Morthomier , Marmagne (Saul). Chapelle S'-Ursin, S-Florent. (Tou- rangin.) — Loir. Malsherbes (Maire.). 45, 2. Lingua. [,, sp. 713. (R. langue.) - Souche rampante, stolo- nifère radicapte aux nœuds et produisant sous l’eau des feuilles lon- 44 RENONCULACÉES. RANUNCULUS. guement pétiolées , larges , cordiformes ovales ; tige de 8 à 42 déc. radicante à la base, droite, cylindrique, fistuleuse, multiflere ; feuilles sessiles, semi-amplexicaules , lancéolées, acuminées , obscurément dentées et légèrement pubescentes ; pédoncules axillaires , allongés ; calice pubeseent ; carpelles lisses , à style court , élargi, ensiforme. Fleurs grandes jaunes. Juin, août %. Etangs, lieux fangeux parmi les roseaux. AR. — NiÈv.St-Eloi, Beaumont-la-Ferrière. —- ALL. Montlu- con. (Servant.) — CHER. Chalivoy-sur-Vauvise (Jauber1}; Villequiers, St Hilaire, Germigny, Sancuins, Augy, Osmoy, Bourges, Mehun. — In». 1s- soudun, Brives (Saul.), St-Michel en Brenne, Saulnay, Douadie. — L.Ææ#- CH. Environs de Blois, Le Beuvron, Cellette, Cheverni (Lefrou), St-Ai- gnan (Charlot). — Environs de Tours. — Poitiers. — Thouars. — Angers. — Le Mans. — Nantes, — La Mayenne, etc. 46. R. Flammula. L.. sp. 712. (R. Flammette.) Vulg. Herbe la tire goutte. — Racine fibreuse ; tige de 2 à 6 déc. rameuse, déclinée, par- fois radicante à la base : feuilles glabres, entières ou dentées, les in- férieures ovales elliptiques , luncéolées , à pétioles embrassants; les supérieures lancéolées linéaires ; pédoncules opposés aux feuilles , earpelles lisses, obseurément bordés, à bec très court. Fleurs petites jaunes. Mai, septembre %. Bois argileux , fossés, pâturages humides. €C. — Varie à feuilles entières, ou dentées, les inférieures ovales ou cordiformes à tige grêle couchée radicante. (R. reptans Thuil. non. L.) 47. R. ophioglossifolius. Vill. Dauph. 3. 731. (R. ophioglosse.) R, cor- difolius Bast! — Racine fibreuse, tige de 2 à 3 déc. droite, fistuleuse, rameuse, multiflore; feuilles inférieures pétiolées, cordiformes ovales, les supérieures oblongues elliptiques, presque sessiles ; pédoncules opposés aux feuilles; carpelles ovoïdes, bordés, terminés par un bec court épais, et parsemés sur chaque face de petits tubercules hyakns. Fleurs jaunes petites. Mai, juillet ©. Lieux inondés. R. — CHER. Bois de Gérisset et de Marmagne (Tourangiu). — L.-Er-Cx. Courbouzon (E. Roger, Monin )! Plus C. dans l'Ouest, aux environs de Bowr- gueil. — Saumur, Angers. — Ancenis, Nantes. 48. R. nodifiorus. L. Sp. 7113. — Plante glabre, de 1 à 2 déc. dressée ou étalée, rameuse dès la base, souvent dichotome, feuilles inférieures ovales oblongues longuement pétiolées, les supérieures plus étroites, subgéminées; fleurs jaunes trés petites, sessiles à l’aisselle des ra- meaux; carpelles tuberculeux àbec droit. Mai ©. Bords des mares des terrains siliceux ou schisteux. RR.— Environs d'Angers. — Ancenis (Lloyd). **** Fleurs jaunes ; feuilles incisées ou pinnatifides. pu pe RO 49. KR. auricomus. L. Sp. 119. (R. tête d’or.) — Racine fibreuse ; tige de 2 à 6 déc. dressée, presque glabre,rameuse, multiflore, feuilles glabres, les radicales pétiolées, réniformes, orbiculaires, irrégulière- ment erénelées, indivises, ou trifides, ou incisées; les supérieures sessiles, multifides, à lobes linéaires divergents; entiers eu dentés; pédoneules cylindriques; carpelles ventrus, pubescents à bec re- courbé. Fleurs jaunes. Avril, Mai %. Bois, haies, lieux frais et cou- verts. C. Obs. Les fleurs qui paraissent an premier printemps n'ont pas de pétales; et leur calice coloré peut faire prendre cette plante pour une Anémone ; celles qui viennent ensuite ont de 1 à 3 pétales, les dernières enfin en ont 5, RANUNCULUS. RENONCULACÉES. 45 50. R. Gouani. Wild. sp. 2 p. 1322. (R. de Gouan.)— Souche obli- que garnie de fibres; tige de 4 à 5 déc. droite, simple ou peu rameuse, hérissée de poils étalés; feuilles radicales orbiculaires à5 lobes trilobés incisés dentés, les supérieures sessiles embrassantes profondément divisées en 3 ou à parties trifides et dentées ; pédoncules cylindriques, calice hérissé, réceptacle hispide, carpelles lenticulaires terminés par un bec long acuminé en pointe erochue recourbée; fleur grande d’un jaune doré clair. Juillet, août %. Pelouses des montagnes. RR. — Cantal, prés du sommet du Plomb. (Lec. et Lamt.) 51. R. Steven: Andrz. (R. de Steven) Reich. lc. f. 4605. R. acris. Jordan ! fragm. 6, p. 15. Vulg. clair-bassin. — Rhizôme obliquement “horizontal produisant en dessous des fibres allongées et muni en dessus de débris de pétioles et de poils jaunâtres ; tige de 3 à 8 dée. dressée, fistuleuse, à rameaux multiflores peu étalés, couverte de poils plus ou moins étalés vers sa base, appriinés dans sa partie supérieure ; feuilles inférieures pétiolées, velues, surtout sur les pé- tioles; profondément divisées en 5 ou à lobes cunéiformes trifides incisés dentés à dents aiguës, élargis dans leur partie supérieure, ne se recouvrant pas par les bords, feuilles supérieures peu nombreuses, presque sessiles à 3 segments linéaires, pétales d’un jaune clair, ébovales cunéiformes, munis à leur base d’une écaille tronquée plus large que longue et beaucoup plus étroite que l'onglet; carpelles obovales arrondis, comprimés, lisses étroitement bordés, à bec court, terminé en pointe un peu courbée qui disparait à la maturité. Mai, juin et septembre %. Prés et pelouses. C. dans la région du Centre, plus R. dans l'Ouest. — Cult. à fleurs doubles sous le nom de Bouton d'Or. 52. R. rectus. J. Bauh. Hist.’3, p. 416, f. 1. (R. droite.) R. acris. L. Sp. 719 pro parte. Reich. Ie. tab. 47. f. 4606. — Souche épaisse oblique, gernie de fibres ; tige de 2 à 8 dée. droite rameuse, fistuleuse, à poils appliqués; feuilles inférieures pétiolées, velues en dessous, palmatiparties, à lobes cunéiformes incisés lobés, à dents aiguës, ne se recouvrant pas par leurs bords, tes supérieures presque sessiles, à segments étroits, pédoncules cylindriques, calice étalé velu; pé- tales d’un jaune clair, obovales arrondis, à écaille nectarifère oblongue émarginée, beaucoup plus étroite que l'onglet; carpelles ovales arrondis comprimés, lisses, étroitement bordés, à bec assez long, aigu, légèrement arqué, disparaissant à la maturité. Mai, juillet %. Prés pâturages. — Région des montagnes, avec une forme naine pauciflore (À. parvulus. Clairv. non. L.).— Région du Centre. Obs. Les feuilles sont plus découpées et le bec plus allonpé que dans Steveni. Le R. sylvaticus Thuil ! non Gren. et Godr. me semble se rapporter ici comme forme vlue. 53. R. vulgatus. Jord! (R. commune.) — Rhizôme horizontal noueux, garni de fibres nombreuses; tige de 3 à 6 déc. droite, ra- meuse, multiflore ; plus ou moins velue; feuilles larges couvertes en dessus et sur les pétioles d’une villosité blanchâtre et veloutée, à limbe suborbiculaire divisé en 3, 5 ou 7 lobes un peu pointus, incisés dentés peu profondément, se recouvrant par leurs bords; pédoncules cylindriques ; pétales obovales cunéiformes d’un beau jaune luisant, munis d’une écaille nectarifère tronquée plus étroite que Fonglet ; carpelles obovales arrondis, comprimés, étroitement bordés et ter- minés par un bec assez long recourbé en hamecçon et persistant, Mai, 46 RENONCULACÉES. RANUNCULUS. juin ét automne %. Bois et pelouses. — Région du Centre: Yon. Merry-sur-Yonne (Sagot.). — Puy-pE-D. Vic-le-comte (Lecoq.). — CuEr. Culan, Allogny. (Déséglise.) Obs. Son port la rapproche du Steveni, sa villosité du Friesanus, le hec des carpelles la distingue de l'une et de l’autre. 54. R. friesanus. Jord. frag. 6. p. 17. (R. de Fries.) A. sylvaticus Fries. À. acris sylvaticus. DC. — Rhizôme oblique ou horizontal, très garni de fibres et hérissé de poils fauves et de débris de pétioles; tige de 5 à 6 déc. dressée fistuleuse, à rameaux multiflores, peuétalés, couverte dans sa moitié inférieure de poils fauves très étalés; feuilles larges, vertes, velues, couvertes en dessous et sur les pétioles de poils étalés, blanchâtres, soyeux dans les supérieures, les inférieures lon- guement pétiolées, divisées en 5 lobes ovales rhomboïdaux, très élargis et se recouvrant par leurs bords, incisés dentés, à dents courtes, un peu aiguës; feuilles supérieures presque sessiles, à seg- ments plus étroits, entiers ou incisés dentés; pédoncules cylindriques, pétales d’un beau jaune, cunéiformes obovales arrondis, munis d’une écaille tronquée plus large que longue, et presque égale à l'onglet; carpelles obovales arrondis comprimés, lisses, munis d’ur bord assez large et d’un bec très court droit, terminé en pointe un peu crochue qui disparaît complètement avant la maturité. Mai, juin %. Bois mon- tagueux. R.— COTE-D'OR : Monthard, Saulieu (Saul). — S.-Er-L., environs d'Autun (Grognot).— CHER, Graire près Berry (Tourangin), Bouhy, St.-Eloi de Gy, Le Rhin du Bois (Déséglise). Obs. Cette espèce a souvent été désignée sous le nom de R. lanuginosus: voici les caractères de cette dernière : R. lanuginosus. L. sp. 179. — Tige élevée, hérissée, ainsi que les pétioles, de poils étalés ou réfléchis; feuilles larges, découpées jusqu'au tiers en lobes cunéiformes élargis, incisés ai gus, mollement velues, soyeuses en Gessous, pédoneules cylindriques, réceptacle glabre, carpelles terminés par un style élarsi, enroulé au soumet et presque aussi long que la moitié du carpelle. Je ne Jui connais aucune localité cer'aine dans le Lassin de la Loire. 55. R. boræanus. Jord.! frag. 6. p. 19. (R. de Boreau.) R. acris. FL. cent, Ed. 1. No 25. a. R. acris multifilus DC. Reich. Ie. tab. xvr. bis.—Souche épaisse, compacte, presque dépourvue de poils, produi- sant des fibres radicales très nombreuses et des tiges rapprochées, tige de 5 à 8 déc. dressée fistuleuse) presque glabre dans le bas, parsemée dans le haut de poils fins très apprimés, divisée au sommet en rameaux multiflores; feuilles d’un vert foncé couvertes de poils appliqués, les inférieures longuement pétiolées, très profondément divisées en 5 à 7 lobes cunéiformes rhomboïdaux, allongés, se recou- vrant par leurs bords, divisés eux-mêmes profondément en 3 à 5 sub- divisions étroites, incisées dentées à dents aiguës sublinéairés ; pédoncules non sillonnés, sépales ovales larges, velus, pétales jaunes, obovales cunéiformes munis d’une écaille tronquée plus longue que large et plus étroite que l’onglet, carpelles obovales arrondis, com- primés, lisses, fortement bordés et munis d'un bec étroit, très court, droit, terminé par une pointe courte un peu crochue qui disparaît à la maturité. Mai, juin et septembre %. Prés, pelouses. R. dans la région du centre. CC. dans tout l'Ouest. 56. R. polyanitkemoices. Bor. (R. multiflore) F1. cent. Ed. 2. n° 46. — Souche épaisse, un peu oblique, garnie de fibres, surmontée de fibrilles, débris des anciens pétioles; tige de 4 à 8 déc. dressée fis- tuleuse, rameuse au sommet, couverte de poils plus ou moins étalés; ou réfléchis dans la partie inférieure, apprimés vers le sommet, RANUNCULUS. RENUNCULACÉES. 17 feuilles radicales velues, surtout sur les pétioles, divisées jusqu’à la base du disque en 3 ou 5 lobes trifides ou tripartis incisés à segments aigus, étroitement cunéiformes oblongs, écartés et ne se recouvrant pas par leurs bords, les caulinaires à pétioles courts hérissés demi engainants, les supérieures sessiles, découpées en segments linéaires entiers; pédoncules grêles allongés, sillonnés ; sépales ovales oblongs étalés, très hérissés; pétales obovales d’un beau jaune luisant; récep- tacle hispide; carpelles lenticulaires comprimés, entourés d’un bord assez épais, en carène, et terminés par un bec crochu ou un peu en- roulé. Mai, juillet %. Bois, pelouses humides. R.— Cner. Mars de Morthomier, Marmagne, Chapelle St.-Ursin, Ste.-Thorette. (Déséglise.) Obs. Très voisine du R. Polyanthemos L. elle a les segments des feuilles plus élargis et le bee des carpelles plus crochu ; ses feuilles sont plus découpées que dans le R. nemorosus, dont la souché est moins épaisse, et qui ne croît jamais comme celle-ci, dans les lieux exposés au soleil ; enfin elle differe du R. mixtus Jord. par sa souche un peu oblique à fibres plus tenues, jamais stolonifere, par sa tige droite, parfois rameuse dès la base, ses feuilles plus velues, à nervures plus saillantes en des- sous, Ses leurs plus petites, d'un jaune plus doré, ses carpelles plus petits, moins nombreux ; le port est aussi différent, celui du mixtus rappelant un peu l'aspeet des formes robustes du R. repens. — R. radicescens Jord ! ressemble plus au nemorosus, dont il se distingue à sa tige plus grèle, à la fin couchée et radicante, ’ 57. R. spretus. Jordan! (R. dédaignée.) — Racine fibreuse, à collet surmonté de fibrilles ; tige de 1 à 3 déc. dressée, presque simple, mue couverte, ainsi que les pétioles, de poils souvent étalés ; euilles inférieures découpées profondément en 3 à 5 lobes atténués à la base, incisés lobés à dents pointues ; les supérieures plus petites à lobes étroits ; 1 à 3 ou 4 pédoncules sillonnés; calice hérissé étalé, pétales obovales d’un jaune d’or à écaille largement obovale plus étroite que l’onglet ; réceptacle hispide, carpelles lenticulaires, com- primés, bordés, terminés par un bec jaune crochu et enroulé. Juin, septembre %. Bois et pelouses des montagnes. R. — Puy-DE-D. Mont- Dore, Grand et Petit Puy-de-Dôme (Lamy, Lamotte). 58. R. nemorosus. DC. syst. 1. 280. (R. des bois.) R. lanuginosus. Dub. Orl. ne 1,044. R. sylvaticus. Gren. fl. de Fr. p. 33. — Racine fibreuse, surmontée de fibrilles grisätres ; tige de 2 à à déc. droite, fistuleuse, rameuse, hérissée, ainsi que les pétioles, de poils rous- sâtres étalés ; feuilles radicales découpées au-delà de leur milieu, en 8 ou 5 lobes écartés, obovales trifides, dentés, les supérieures à lobes plus étroits, pédoncule sillonné, réceptacle hispide, pétales d’un jaune d'or à écaille large égalant presque l'onglet ; carpelles lenticu- laires comprimés, bordés, terminés par un style persistant, recourbé et enroulé sur lui-même. Avril, juillet %. Bois couverts. C. — NiÈv. Environs de Nevers, Dorne, Clamecy. ete. — CHER : Sancerre, St-Amand, Sidiailles, Marmagne, St-Florent. — Inn. St-Aigny, Chateauroux. — Guéret, — Limoges. — Environs de Blois. — Forêt d'Orléans. — Avallon. — Autun, etc. — Plus R. dans l'Ouest, Angers. — Nantes. 59. R. Lecokii. Bor. (R. de Lecoq.) R. nemorosus var. elatior Lec. et Lamt. Cat. pl. cent. p.53.—Tige de 5 à 6 déc. dressée, hérissée de poils mous assez courts, rameuse, multiflore au sommet; feuilles velues, les radicales larges, découpées au-delà de leur milieu en 3 ou 5 lobes très rétrécis à leur base et laissant entre eux des intervalles, élargis dans leur partie supérieure etse recouvrant par leurs bords, subdivisés en 3 ou à divisions incisées dentées à dents courtes un peu pointues : feuilles supérieures à segments étroits entiers ou incisés; pédoncules sillonnés, pétales grands d’un beau jaune, arrondis à onglet rétréci, B. 2, 48 RENONCULACÉES. RANUNCULUS. réceptacle hispide, carpelles comprimés bordés atténués dès leu milieu en un long bec recourbé et terminé par un stigmate enroul sur lui-même. Juillet %. Pelouses des montagnes. R. — Mont-Dore, pentes du Pic de Sancy, Station très élevée (Lecoq). — Diffèré du A: nemorosus, par Ses proportions plus grandes, sa villosité plus courte et plus molle, ses feuilles découpées autrement et la forme particu- lière dés carpelles. CP 60. R repens. L. sp. 779. (R. rampante.) Vulg. Pie-Pou, Pied-court, Chasse, Trainasse. — Racine à fibres un peu charnues ; tige de à à 6 déc, redressée, jetant à la base des rejets rampants ; feuilles plus ou moins velues, composées de 3 ou à folioles un peu pétiolées ; tri- lobées, incisées dentées, les supérieures à lobes linéaires oblongs, pédoncules droits sillonnés ; calice étalé ; carpelles comprimés çea- rénés, finement ponctués, terminés par un style ascendant un peu courbé. Fleurs jaunes. Avril, octobre %. Champs, vignes, prés, lieux frais. CC. Obs. On trouve des formes robustes à tige dressée et à rejets rampants presque nuls, 61. R. bujibosus. L. sp. 7178. (R. bulbeuse.) — Racine fibreuse à collet renflé bulbiforme ; tige de 2 à 6 déc. droite, pubescente, à ra= meaux uniflores ; feuilles plus ou moins pubescentes, les inférieures pétiolées, composées de 3 folioles trifides incisées dentées, celle du milieu pétiolée; feuilles supérieures à lobes étroits oblongs : pédon- cules sillonnés; calice réfléchi; carpelles carénés; à style court as- cendant, un peu courbé. Fleurs jaunés. Avril, juin %. Prés, pâturages, baies, bois. CC. PRE 62. R. chærophyilos. L, sp. 780. (R. cerfeuil.) — Plante de 1 à 4 déc. couverte de poils blanchâtres ; racine formée par un faisceau de petits tubereules, et entourée de fibriles grisâtres, à collet émet- tant des rejets courts terminés par un bourgeon; tige droite, presque toujours simple et uniflore; feuilles presque toutes radicales, les pri mordiales ovales, trilobées ou trifides, les autres multifides, à lobes linéaires lancéolés étroits ; calice étalé ou réfléchi; carpelles en ea= pitules oblongs. ponctués, terminés par le style recourbé. Fleurs jaunes. Mai, juin Z. Pelouses sablonneuses. AR. — S.-Er-L. Bords de la Loire près Bourbon-Lancy (Carion). — Cuer : Bürds du Cher à St-Amant, St-Florent, Vierzon, Lunery, Ennordre, Vignoux-sur-Baran- geon. — Inn. Clion, St-Michel en Breine. — L.-sTr-Cn. Soesme (Sal): Fontaines-en-Sologne, Cheverni, Tour, Cour-Cheverni (Lefrou.) Chemerÿ, Gy. — Eure-£T-L. Châteaudun (Kralik.) — Lot. Forét d'Orléans, So: logre, Marcilly, Coulon, Ardon. — HAuT.-Vren. Le Dorat, St-Junien (Lamy). — CG. dans la région de l'Ouest. | 63. R. albicans. Jord! Obs. 6, p. 10(R. blanchâtre.) R. Monspeliacus F1. cént. Ed. 1 et 2. — Souche très courte, émettant des stolons fili- formes blanchâtres, allongés; racine formée par un faisceau de petits tubercules cylindriques, oblongs, terminés en fibre déliée; tige de 2 à 4 déc. couverte de poils courts soyeux blanchâtres, dressée, ter- mince par 2 à 4 pédoncules peu étalés, uniflores; feuilles d'un vert clair, couvertes d'une pubescénce soyeuse blanchâtre, presque toutes . radicales, longuement pétiolées, les primordiales ovales, souvent un peu rétrécies et non en cœur à la base, incisées dentées, les sui- yantes ovales dans leur pourtour, trifides ou subtripartites, à seg- RANUNCULUS. RENONCULACÉES. 49 ments oblongs cunéiformes, ne se recouvrant pas par leurs bords, plus ou moins incisés dentés ou lobés, à lobes étroits et un peu aigus; les caulinaires peu nombreuses à lobes étroits ; sépales soyeux blan- châtres lancéolés étalés ou réfléchis à la floraison; pétales d’un jaune pâle luisant, arrondis, à onglet muni d’une écaille ovale tronquée ; carpelles en épi elliptique oblong, obovales arrondis, finement tuber- culeux et hispidules à bec longuement acuminé peu courbé en dehors et n’égalant pas leur longueur. Mai. juin %. Pelouses des terrains graitiques du sablonneux. RR. — RHONE. C. dans les vignes de Givors et probablement dans le départ. de la Loire, — S.-ET-L. St Agnan, alluvions de la Loire près St-Denis (Carion). — Lorrer. Sé-Privé, bois sublonneux (Pelletier, 1834). 64. R. cyclophyllus. Jordan ! (R. cyclophylle.) À. monspeliacus, var. rotundifolius DC. Jord ! Obs. 6, p. 9. — Souche très courte émettant des stolons filiformes blanchâtres allongés ; racine formée par un faisceau de petits tubereules cylindriques se terminant en fibre déliées feuilles d’un vert clair, velues pubescentes, rarement blanchâtres, presque toutes radicales, assez longuement pétiolées, les primordiales cordiformes orbiculaires à crénelures obtuses, les suivantes ovales arrondies dans leur pourtour, trilobées ou tripartites, à segments obovales arrondis se recouvrant par leurs bords, crénelés ou incisés lobés, à lobes courts et obtus; tige de 2 à 3 déc. velue ou pubes- cente, dressée, simple ou ramiliée au sommet en pédoncules un peu étalés finement sillonnés ; sépales lancéolés velus réfléchis à la flo- raison ; pétales d’un jaune pâle, arrondis obovés, à onglet étroit muni d’une écaille très courte tronquée émarginée ; carpelles en épi ellip- tique oblong, arrondis finement tuberculeux, hispidules à bec com- primé acuminé, courbé en dehors et égal à la moitié de leur longueur. Mai, juin %. Pelouses des collines, surtout des terrains granitiques. RR.—C. dans les montagnes de l’Ardèche, du Lyonnais, vignes de Givors (Jordan). 65. R. sceleratus. L. sp. 776. (R. scélérate.) — Racine fibreuse ; tige de 1 à 8 déc. dressée, rameuse, lisse, fistuleuse, cannelée; feuilles glabres, les radicales pétiolées à 3 ou'5 lobes incisés, les supérieures tripartites à lobes linéaires oblongs : les florales oblongues entières ; calice réfléchi; carpelles nombreux très petits, en capitule oblong, chargés de rugosités fines, à style presque nul. Fleurs petites d’un jaune pâle. Mai, septembre ©. Lieux fangeux, étangs, fossés, marais. C. surtout dans les terrains argileux. 66. R. philonotis. Ehrhart. (R. des mares.) Ran. hirsutus. Aït. — Racine fibreuse ; tige de 41 à à déc. dressée ou tombante, poilue; feuilles primordiales réniformes orbiculaires crénelées, les radicales secondaires profondément divisées en 3 lobes obtus incisés dentés, l'intermédiaire parfois pétiolé ; les supérieures à lobes linéaires, toutes plus ou moins velues et d’un vert pâle ; pédoncules sillonnés; caiice réfléchi, velu et marqué de taches brunûtres; carpelles com- primés, entourés d’un rebord saillant, et d’une série de petits tuber- eules. Fleurs jaunes. Mai, septembre ©. Champs, dans les sillons humides, vignes, bords des fossés. C. — varie, dans les champs sa- blonneux à tige naine, simple uniflore (R. parvulus, L. Mant. 79.) — Je l’ai trouvée aussi à pétales dépassant à peine le calice, et à pétales et étamines nuls par avortement, 20 RENONCULACÉES. RANUNCULUS. 67. R. parviflorus. L. sp. 780. (R. à petites fleurs.) — Plante de 4 à 3 déc. mollement hérissée; racine fibreuse; tiges difluses élalées, ou un peu redressées ; feuilles cordiformes orbiculaires, à 3 ou 5 lobes dentés ou i:.cisés ; pédoncules courts, opposés aux feuilles ; calice ré- fléchi, égal aux pétales ; carpelles comprimés, bordés, couverts de petits tubercules spinelleux; style court, recourbé. — Fleurs jaunes très petites. Mai, juillet ©. Lieux frais, bords des murs, chemins couverts. R. — HAUTE-VIEN. Le Dorat, St-Junien (Lamy). — ALL. Mou- lins, Cérilly (Saul).— Inn. Lu Châtre (Neraud). St-Benoît-du-Saut, Clion, Etrechet, Ardentes (Chedeau). — Cner. St-Ambroix, Vierzon, Mehun, Berry, Donzé. — L.-ET-Cn. Cour-Cheverni, Fontaines-en-Sologne, Che- mery, Billy, etc. (Lefrou).— Loir. Fleury, Ardon, Olivet. — C. dans l'Ouest : Tours. — Le Mans. — Angers. — Laval, Mayenne. — Nantes, ete. 68. R. arvensis. L. sp. 780.(R. des champs.) Vulg. Embrouille. — Racine fibreuse ; tige de 2 à 4 déc. droite, rameuse, multiflore ; feuilles légèrement velues, d’un vert pâle, les primordiales eunéi- fornies incisées au sommet, les radicales secondaires tripartites, les caulinaires multifides à lobes linéaires oblongs ; pédoncules axillaires ; calice velu droit; 4 à 7 carpelles larges comprimés, chargés d’ai- guillons sur chaque face, et terminés par un long style presque droit. Fleurs petites d’un jaune pâle. Mai, juillet ©. Champs, moissons. GC. 8. FICARIA. Dillen. (Ficaire.) Calice à 3, rarement à sépales el- liptiques, cadues ; 8 à 12 pétales munis à la base interne d’une petite écaille nectarifère ; étamines nombreuses ; stigmates sessiles ; çar- pelles non rugueux, ovoides obtus, absolument mutiques. Obs. Gene bien distinct, voisin de l'Anemone par la symétrie de sa fleur, et s'éloignant des Re- noncules paï l'absence de suc vénéneux. — Plantes certainement vivaces ! racine grumeuse, feuilles glabres, luisantes, à pétiole largement engaînaut, souvent muni à l'aisselle de bulbiüles fasciculés; fleurs jaunes solitaires. Végétation vernale, disparaissant en été, et « alors les bulbiiles restent sur le » sol, sous forme de grains de froment, faisant renaître la fable d’une pluie de blé. » Reïchb. 69. F. ranunculo*des. Mœnch Meth. 215. (F. Renoncule.) Ranunculus Ficaria. L. Sp. 774. Vulg. Brenoulerie, Billonée. — Racine à fibres charnues, épaisses, obtuses; tige de 1 à 3 déc. lisse, rameuse, étalée; feuilles souvent tachées, cordiformes obtuses, anguleuses ou sinuées dentées, à sinus de la base très ouvert par la divergence des lobes ; sépales concaves verdàtres ; pétales oblongs, écaille nectarifère échan- crée beancoup plus étroite que l’onglet; fruits pubescents ; fteurs jaunes d’or luisantes. Mars, mai %. Prés, bois, haies, vignes, champs humides. CC. 70. F,. ambigua. Bor. (F. ambiguë.) Plus robuste, racine à fibres épaisses, charnues, oblongues en massue ; tige de À à 4 déc. lisse, fistuleuse, peu rameuse, dressée ou un peu étalée ; feuilles larges, ovales orbiculaires très obtuses, cordées à la base, à sinus fermé parles lobes rapprochés, ou un peu incombants dans les feuilles inférieures, limbe entier ou à peine sinué crénelé ; sépales ovales concaves, d’un jaune verdâtre, un peu membraneux; pétales oblongs d’un jaune d’or luisant, rétrécis et marqués à la base d’une tache denticulée ; écaille nectarifère émarginée un peu plus étroite que l’onglet ; carpelles ar- puis finement velus. Mars, avril %. Prés et lieux frais. R. — Iles de a Loire ! Obs, Je j'ai recueillie aux Ponts-de-C#, où elle n ét’ observée d'abord par MM, Ledantee et Ménière: es feuilles crbiculuires uon sinues la distinguent du F, Ranunculoïdes avec lequel elle croit ; c@e FICARIA. RENONCULACÉES. | 21 feuilles la rapprochent du F. grandiflora Rob., dont elle n'a ni les grandes fleurs, ni la végétation précoce. 71. F. grandiflora. Robert. (F. à grandes fleurs.) F. calthæfolia. Gren. et God. non Rechnb. Ranunculus calthæfolius. Jord. — Racine à fibres épaisses oblongues en massue ; tiges de 2 à 5 déc. lisses, fistu- leuses, un peu rameuses, en touffes un peu étalées ; feuilles larges, ovales orbiculaires, cordées à la base à lobes de l’échancrure ar- rondis, rapprochés ou incombants dans les feuilles inférieures, entières ou munies de crénelures peu profondes, rarement un peu auguleuses, fleurs grandes (3 à 5 cent. de diamètre); sépales ovales concaves, jaunâtres un peu membraneux aux bords; pétales oblongs en coin à la base, d’un jaune luisant, tantôt pâles, tantôt bruns vio- lacés en dehors, offrant à leur base une tache denticulée, écaille nectarifère tronquée, aussi large que l'onglet; carpelles gros, nom- breux, renflés un peu comprimés, rétrécis à leur base, finement hé- rissés. Février, avril %. Lieux frais. RR. — Angers! Obs. Les taches des feuilles, et même celles de la fleur, ne fournissent pas des caractères solides, La grandeur des fleurs, accidentelle et rare dans les deux précédentes, est constante dans celle ci ; plantée au jardin d'Angers, elle a montré ses feuilles avant l'hiver, près de trois mois avant les autres, et sa fleuraison est aussi plus précoce, Les ovaires, très nombreux, forment un capitule moitié plus gros. $ 2. Anthères tournées en dehors ; carpelles polyspermes s'ou- vrant par le côté intérieur ; pétales souvent irréguliers. 9. CALTHA. XL. (Populage.) Fleur régulière; calice coloré à à sé- pales pétaloides arrondis ; corolle nulle ; étamines nombreuses ; 5 à 12 carpelles uniloculaires comprimés, aigus et rayonnants. 72. C. palustris. L. sp. 784. (P. des marais.) — Tournf, Inst. t. 145 Lam. All. t. 500. Plée herb. Par. ic. Drev. et Hayn. Ch. PL. Eur. t. 40 Reich. Le. 4,712. — Racine à fibres charnues, tige de 1 à 5 déc. as- cendante, un peu rameuse, cylindracée sillonnée, fistuleuse, glabre, un peu flexueuse ; feuilles radicales pétiolées, cordiformes arrondies, un peu crénelées, à oreillettes arrondies, les supérieures réniformes, sessiles légèrement dentées ; pédoncules sillonnés ; sépales larges, obovales arrondis, peu rétrécis à la base, d’un beau jaune clair, an- thères oblongues, puis linéaires, stigmates jaunâtres presque sessiles, bec des carpelles divergent court. Mars, mai %. Lieux marécageux, bords des rivières, prés des vallées humides. C. 73. C. Gucrangerü. Bor. in Bill. Annot. 1856, p. 11. (P. de Gué- ranger.) — Port et caractères généraux du précédent : tiges lavées de brun rougeàtre en touffes plus làches ; feuilles supérieures large- ment réniformes, fortement crénelé-dentées ; sépales d'un beau jaune d’or, obovales, puis oblongs, rétrécis à la bâse et laissant entre eux des intervalles, anthères ovales, lancéolées après l’émission du pollen; stigmates longs jaunes; carpelles -brun-rougetres à bec long divergent. Avril, mai %. Lieux marécageux, tantôt mêlé au précé- dent, tantôt isolé. AC. — Le Cher. — Env. du Mans, — de Saumur, Angers, etc. 74. C. flabellifolia. Pursb. fl. bor. amer. 2, p. 390, t. 17. (P. en éventail.) — Racine à fibres charnues ; tige grêle, faible, peu rameuse ; feuilles radicales longuement pétiolées, réniformes dilatées, à lobes 29 RENONCULACÉES. CALTHA. écartés, toutes bordées de dents courtes et aigues, les supérieures presque sessiles, pédoncules terminaux sillonnés, sépales obovales, fleurs jaunes. moitié plus petites que dans le palustris, bec des car- pélles crochus. Avril, juin %. Prés humides. R. — Puy-pE-D. Prairies sous Boisséjoux, com. de Ceyrat (Lecoq).-— Creus. Env. de Guéret (dé Cessac). ; __ 10. TROLEXUS. L. (Trolle.) — Fleur régulière; 5 à 15 sépales pétaloïides, caducs, imbriqués dans le bouton; pétales petits linéaires, planes à onglet pourvu d’une fossette nectarifère non recouverte par une écaille; carpelles nombreux sessiles, à graines disposées Sur deux rangs. — Port du Ranunculus acris. 75. T. europæus. L. sp. 782. (T. d'Europe.) — Racine fibreuse, à collet garni de fibrilles, tige de 4 à 5 déc. dressée, simple ou peu ra- meuse, glabre; feuilles nerveuses, palmatipartites à lobes rhomboï- daux trifides incisés et dentés, les inférieures pétiolées les autres sessiles ; fleurs grosses, globuleuses terminales solitaires, d'un jaune pâle, pétales égalant à peu près les étamines. Mai, juillet %. Prés humides. — Région des Montagnes de la Haute-Loire, du Forez, du Cantal, du Puy-de-Dôme. 11. ERANTAIS. Salisbury. (Eranthis.) Fleur sessile au centre d’un involucre foliacé, multifide, persistant; calice de 5 à 8 sépales co- lorés, pétaloides, cadues ; 5 à 8 pétales très petits, tubuleux et à deux lèvres inégales ; 5 à 6 capsules stipitées; graines globuleuses disposées sur un seul rang. 76. E. hyemalis. Salisb. (E. d'hiver.) Helleborus hyemalis. L. sp. 783, — Racine formée d’un tubercule oblique, muni de fibres, hampe de 4 à 2 déc. simple, nue; une à deux feuilles radicales orbiculaires, in- cisées multifides, à lobes oblongs obtus, comme mucronés ; involucre semblable aux feuilles: sépales ovales oblongs. Fleur jaune. Février %. Bois, lieux couverts. RR.— Loir. St-Denis-en-Val. (Dub.) Bois de là Boische et pare de Nainvilliers près Pithiviers, Malsherbes. —SARTRE. Lvré-l'Evéque, champs de Churreau (Légé). 12. HELLEBORUS. L. (Hellebore.) Calice persistant, à 5 sépales grands, plus ou moins colorés ; 5 à 10 pétales courts, étroits et tu- bulés ; 2 à 5 capsules sessiles, comprimées, coriaces, à graines ellip- tiques disposées sur deux rangs. 77. H. fœtidus. L. sp. 784. (H. fétide.) Vulg. Pied-de-Griffon, Pom- meraie, Rose de Serpent, Herbe à Setons. — Racine dure, fibreuse; tige de 3 à 8 déc. dressée, feuillée, ferme, épaisse, cylindrique, rameuse;, paniculée ; feuilles glabres, coriaces, d’un vert sombre, pétiolées, pédalées, à folioles linéaires oblongues, aiguës, dentées en scie; pé- doncules à larges bractées ovales, d’un vert pâle, les inférieures trifides ; fleurs nombreuses terminales; sépales connivents, de la lon- gueur des étamines, dressés, jaune-verdâtres, à limbe bordé de rouge ; graines noires luisantes. Février, mai %. Lieux pierreux, bords des chemins des terrains calcaires. C. — Plante fétide, vénéneuse, usitée dans la médecine vétérinaire. 78. M. viridis. [,. sp. 784. (Il. vert.) — Racine dure; tige de 3 à 8 déc. dressée ; presque nue, feuillée seulement aux ramifications; feuilles radicales pétiolées, pédalées à folioles oblongues lancéolées, HELLEBORUS. RENONCULACÉES. 23 fortement dentées en scie, d’un vert clair, glabres ou finement pu- bescentes, chargées en dessous de veines saillantes ; feuilles florales presque sessiles ; fleurs peu nombreuses; sépales verts, ovales plus longs que les étamines; stigmates droits. Mars, avril %. Lieux pier- reux, bois secs. R. — Pux-bE-D. Route de Clermont à Rochefort (Bast.) Lacs Guerry et Chambon.— Env. du Mans. — Laval, Mayenne. — ORNE. Domfront. — M.-r-L. Noellet, Bourg d'lré (Lelièvre). — DEux-SEv. Chatillon-sur-Sèvre prés de la Touche (Toussaints.) Obs. L'Hel. niger. L. à larges sépales blanes, lavés de rose au dehors, est cultivé sous le nom de Rose de Noël. 13. ISOPYRUM. L. (Isopyre.) Calice de 5 sépales pétaloides cadues ; > à 10 pétales tubuleux, à lèvre tridentée; étamines nombreuses : 1 à 3 carpelles sessiles, uniloculaires comprimés, mémbraneux, écartés en étoile; graines ponetuées très petites. . 179. 3. thalictroides. L. sp. 783. (1. pigamon.) Helleborus. —YT. fr. — Racine rampante, à fibres renflées fasciculées ; tige grêle de 2 à 4 déc. olivâtre, rameuse, feuillée, feuilles glauques un peu velues en des- sous, une ou deux fois ternées, à folioles ovales, cunéiformes incisées; slipules membraneuses ovales, dilatées à la base du pétiole; carpelles arqués aristés ; fleurs blanches pédonculées, peu nombreuses. Avril %. Lieux couverts, broussailles des lieux frais. AR. — Puy-bE-D. Mon- tagnes et voteuux de la Limagne (Lecoq). —S.-ET-L. Garenne de Niou près Couches, Canada près Autun (Carion). — Nièv. Foret de Sermoise, vallons des bois de Faye, Montigny-aux-Amognes, Sauvigny-les-Bois et bas de la côte de Montessan, route d'Imphy. — Axx. Bourbon-l' Archambault, foret de Grosbois (Saul), Montluçon, bois de l'Allée (Servant). — CREUS. Guéret, Ajain, Chambraud, Chatelus, Pont à la Doge, Aubusson. — CHER. * Sidiailles, bords de l’'Arnon, Culan, Plou, St-Florent, bois de Villeneuve. — Inn. Bois de St-Aigny. — L..-ET-Cn. Forét de Russi entre Chailles et St-Gervais, Vineuil, Cellette, La Vicomte, env. de Vendôme. — EUR.-ET- Lom, Chäâteaudun. — Inn.-E£T-L. Env. de Tours, coteaux de la Loire et du Cher, forêt de Chinon. — Vaen. Montmorillon, env. de Poitiers. — DEux-SÈv. Chätillon-sur-Sèvre. — M.-ETr-L. Coteaux de la Loire, de Fontevrault à Champtoceaux, St-Clément-de-la-Place, Beaupreau. — Loire-Inr. Coteaux de la Divatte, Maisdon (Lloyd). — MAxEN. Change, Argentré, Forcé, Villiers-Charlemagne. 14. NIGELLA. L. (Nigelle.) Calice ouvert, à 5 sépales pétaloïdes, colorés, cadues ; 5 à 10 pétales petits, bilabiés, à onglet nectarifère : 5 à 10 carpelles plus ou moins soudés ensemble et terminés par de longs styles recourbés. 80. IN. arvensis. L. sp. 753. (N. des champs.) Vulg. Araignée. Tige de 4 à 5 déc. droite, striée un peu glauque, à peu près glabre, à rameaux dressés ; feuilles multifides, à divisions finement linéaires ; fleurs terminales, solitaires, sans involuere; anthères apiculées; car- pelles lisses oblongs, soudés jusqu’au milieu, et atténués en pointe Contournée; graines triquètres granuleuses. Fleurs d’un blanc bleuâtre veéiné. Juin, septembre ©. Moissons des terrains caleaires. C. 81. N. gallica. Jord. Pug. p. 3. (N. de France.) N. hispanica. Gren. et Godr. N. isp. parviflora. Coss. Not. 29. — Tige de 2 à 3 déc. droite, cannelée, seabre, à rameaux dressés ; feuilles bipinnatifides à lobes linéaires un peu pliés, scabres; involuere nul, sépaies d’un bleu 24 RENONCULACÉES. NIGELLA. âle largement ovales, finement denticulés au sommet, à onglet éga- ant la moitié du limbe; lèvre extérieure des pétales à divisions jau- nâtres arrondies, s’attéruant insensiblement en appendice linéaire oblong semi-cylindrique, un peu dilaté au sommet ; lèvre inférieure lancéolée atténuée au sommet, égalant presque la partie arrondie des divisions de la lèvre supérieure; anthères oblongues apiculées ; 5 car- pelles soudés jusqu'au sommet en une capsule rétrécie à la base, souvent rugueuse scabre, ainsi que les styles qui sont étalés diva- riqués ur peu tortillés ; graines lisses marbrées, à 3 angles aigus. Juillet, août ©. Moissons des terrains calcaires. RR. — Sud-Est des Deux-Sèvres, près de nos limites. 82. N. damascena. [,. sp. 753. (N. de Damas.) Vulg. cheveux de Vénus, Patte d'araignée. — Tige de 1 à 4 déc. droite, anguleuse striée, simple ou rameuse ; feuilles multifides à segments finement linéaires aigus, les inférieures pétiolées, les supérieures sessiles ; fleurs terminales solitaires au milieu d’un involuere semblable aux feuilles ; anthères mutiques; carpelles lisses soudés en une seule capsule globulewse, graines triquètres, rugueuses en travers; fleurs d’un bleu tendre, veiné. Mai, juillet ©. Moissons. RR. — HAUTE-VIENNE. Champs d'Ile près Limoges (Lamy). — Croît au£si dans la Charente, la Dordogne et tout le Midi, et se trouve souvent sortie des jardins. Obs. On cultive, çà et 1h, la Mig. sativa L. à carpelles soudés jusq'au sommet et invelucre nul; ses graines aromatiques sont usitées sous le nom de Toule-Epice ou Graine noire. 15. AQUILEGJA. L. (Ancolie.) Calice de 5 sépales pétaloïdes, colorés, caducs ; 5 pétales à limbe ouvert en cornet, se terminant in- férieurement en éperon recourbé et saillant entre les sépales ; éta- mines nombreuses, les intérieures stériles, transformées en appen- dices entourant l'ovaire; 5 carpelles rapprochés acuminés. 83. A. vulgaris. [: sp. 752. (A. commune.) Vulg. Gants. — Racine ligneuse, oblique; tige de 3 à 9 déc. droite, pubescente, feuillée, un peu rameuse, multiflore; feuilles biternées à folioles trilobées, à lobes cunéiformes arrondis, crénelés, ghuques en dessous, et un peu pu- bescents ; sépales ovales oblongs, éperons enroulés en crochet, dé- passant un peu leur lame arrondie très obtuse, un peu plus courts que les étamines ; styles un peu saillants, filets stériles laneéolés aigus, égalant au moins les carpelles tomenteux. Fleurs bleues, vio- lettes ou purpurines, rarement blanches. Mai, juillet Z. Prés, haies, bois, coteaux buissonneux. C. quoique manquant dans quelques con- trées. Obs. Plusieurs espèces paraissent confondues sous ce nom en France : l'A. platysepala Reichb à sépales larges, ovales arrondis obtus, croît au Mont-Dore et au Puy-de-Dôme. La suivante mérite d'étre distinguée. 84. A. subalpira. Bor. (A. subalpine.) Tige de 5 à 9 dée. droite, rameuse , multiflore, parsemée surtout au sommet, d’une villosite courte un peu glanduleuse ; feuilles larges, pâles et finement pubes- centes en dessous, biternées, à folioles larges profondément tripar-— tites, incisées crénelées, à crénelures ovales ou oblongues obtuses ; fleurs d’un beau bleu, moitié plus grandes que dans vulgaris (sem- blables à celles de À. alpina), à sépales oblongs lancéolés acuminés, étalés, éperons enroulés égalant à peine leur lame arrondie obtuse, plus longue que les étamines ; étamines à peu près égales aux styles, AQUILEGIA. XENONCULACÉES. 25 filets stériles lancéolés obtus égalant les carpelles tomenteux. Mai, -juillet %. Bois montagneux. — CREUS. Env. de Guéret, St-Sulpice à Montlevade (De Cessac). — Ses grandes proportions, sa tige multiflore, l'éloignent de l'A. hænkeana Koch, dont elle se rapproche du reste. 16. DELPHINIUM. L. (Dauphinelle.) Calice irrégulier de 5 sépales colorés, pétaloïdes, caducs, le supérieur prolongé postérieurement en éperon creux arqué; 4 pétales (quelquefois soudés en un seul) dont deux se prolongent inférieurement en appendices qui s’engainent dans le tube du sépale éperonné ; 1 à 3 capsules distinctes, univalves, acuminées. 85. D. Concolida. L. sp. 748. (D. consoude.) Vulg. Bec d'Oiseau, Pied d'Alouette sauvage. — Tige de 3 à 5 déc. dressée, pubescente à rameaux étalés ; feuilles sessiles multifides à divisions linéaires; fleurs en grappes lâches, à bractées plus courtes que les pédicelles ; cap- sules glabres ; graines noirâtres muriquées. Fleurs bleues. Juin, sep- tembre ©. Moissons des terrains calcaires. C. 86. D. Ajacis. L. sp. 748. (D. d’Ajax.) Vulg. Pied d’Alouette. — Tige de 5 à 9 déc. droite, presque glabre, à rameaux peu nombreux et redressés ; feuilles multifides, à lobes courts, linéaires ; fleurs en grappes fournies, bractées égalant ou dépassant le pédicelle ; capsules pubescentes. Fleurs bleues, passant au violet, au rose ou au blanc, dans les var'étés cultivées. Juin, juillet ©. Lieux sablonneux. R. — Coteaux et champs de la Limagne (Lecoq). — Nièv. Sables de la Loire. — IND. Champs près Issoudun, Châteauroux (Ghedeau).— Loir. Env. d'Or- léans (Jullien). — DEUx-SÈv. Thouars. — M.-ET-L. Saumur, alluvions anciennes de la Loire, du Loir, etc. Obs. Le Pied d'Alouctte nain, ou Pyramidale, est le D. orientale Gay. 87. D. cardiopetalum. DC. Syst. 4, p. 347. (D. à pétales en cœur.) D. peregrinum. Lam. non L. — Tige de 1 à 3 déc. finement pubes- cente, droite, à rameaux dressés; feuilles minces, trifides à lobes multifides linéaires, les florales entières, égalant ou dépassant le pé- dicelle; fleurs d’un beau bleu en grappe serrée; sépales pubescents, le supérieur à éperon courbé ascendant beaucoup plus long que le limbe ; pétales libres, les inférieurs à limbe orbiculaire en cœur, deux fois plus court que l’onglet; 3 carpelles toruleux, à la fin glabres, à styles courts ; graines arrondies, largement ombiliquées, couvertes d’écailles imbriquées brunûtres. Juillet, septembre ©. Moissons des terrains calcaires. RR. — Sud-Est des Deux-Sèvres, près de nos limites. 17. ACONYTUM. L. (Aconit.) Calice pétaloïde irrégulier à 5 sé- - pales : le supérieur dressé, concave, courbé en forme de casque ou de capuchon, recouvrant la corolle, les autres oblongs ou arrondis; 2 à 5 pétales : les deux supérieurs à long onglet, terminés en cornet éperonné, souvent roulé en crosse, et cachés sous le casque; les in- férieurs très petits, linéaires ou nuls; 3 à 5 carpelles polyspermes. 88. A. Zycoctonum. L. sp. 150. (A. tue-loup.) À. vulparia Reich. — Plante pubescente de 6 à 10 déc.; tige dressée, un peu rameuse, feuillée; feuilles pétiolées palmées, à 3 ou d lobes larges, cunéiformes trifides, incisés; fleurs en grappes droites paniculées ; casque cylindracé co- nique ; pétales droits à éperon filiforme, convoluté. Fleurs jaunâtres. 26 RENONCULACÉES. ACONITUM. Juillet, août Z. Bois montagneux. R. — C. dans la région des mon- tagnes, Monts-Dômes.— Monts-Dores.— Cantal.— Le Forez.— Pilat, ete. — S.-ET-L. Ruisseau de la Drée,bois de Canada près Autun, Epinac. — VIENNE, bois de Mexeuux (Lloyd.). . 89. A. Napellus. L. sp. 751 et herb. (A. Napel.) À. neubergense. DC. syst. 1. p. 373.— Racine renflée; tige de 6 à 10 déc. dressées élancée, simple, ou un peu rameuse, glabre, pubescente au sommet, feuilles nombreuses pétiolées luisantes, palmées multifides, divisées presque jusqu’à leur base en lobes cunéiformes, subdivisés en 3 par- ties incisées lobées, à segments oblongs aigus; fleurs bleues en grappe droite allongée, lâche, cylindracée, à pédicelles roides un peu étalés, pétales penchés à éperon en tête, casque convexe hémisphérique, carpelles murs appliqués contre l’axe , graines ridées sur une seule face. Août, septembre %. Lieux couverts, bord des eaux. R. — Yon. Bords de la Cure entre Chatelux et Quarré! — Niëv. Natäloux près Mont-Sauche, Vallée de la Cure à Marigny, D'Hun, Gouloux ! — CHER. Thériou, près Savigny-en-sept. (Pineau). — INp.-ET-L. Langeäis, Bourgueil, Château La Vallière. — M.-rT-L. Brain-sur-Allonnes , Sou- celles. — SARTHE, Thorée, Env. du Mans. . 90. A. vulgare. DC. syst. [.p.371.(A. commun.) À. napellus veter. Auct. et Reich. — Facilement confondu avec le précédent, il en dif- fère par son port plus grêle, ses feuilles divisées, jusqu’au pétioleen lobes découpés en segments linéaires étroits aigus, marqués d’un sillon en dessus, par ses grappes plus serrées , à pédicelles plus courts, son casque plus ouvert, ses capsules moins grosses, sa fleu- raison moins tardive. Juillet, septembre %. Ruisseaux et ravins des montagnes. — Monts-Dores (Lamy). — Cantal, sources de l’Allagnon (Revel), etc. Obs. L'Aconit des jardins, fréquemment cultivé sous le nom de Char de Vénus et qui Mleurit dès le mois de mai, est l'A. pyramidale. Mill. espèce certainement distincte. $ 3. Anthères tournées en dedans. 18. ACTÆA. L. (Actée.) Calice de 4 sépales colorés cadues; 4 pé- tales ; étamines nombreuses ; un style, une baie uniloculaire , polys- perme, à graines disposées sur deux rangs. 3 91. A. spicata. L. sp. 722. (A. en épi.) — Plante glabre de 4 à 8 déc., tige dressée peu rameuse ; feuilles deux ou trois fois aïlées , à folioles pétiolées ovales oblongues, incisées dentées ou lobées, min- ces, luisantes ; grappes terminales ovales, courtes; pétales égalant les étamines ; baïes noires ovoides. Fleurs blanches. Mai , jui %. Bois couverts et montueux des terrains calcaires jurassiques. R. — Yon. Bois da Rouvre à Bessy (Saul), bois du Bouchard près Iraney, St- Moré-sur-Cure (Sagot).—ALL. Gannat, la Vernue, Rocher de Neuvialle Rodde). — Puy-pE-D. C. Royat , la Prada, Mont-Dore. — Cantal. — aute-Loire. — Le Forez. 19. PÆONTIA. L. ( Pivoine.) Calice à 5 sépales inégaux, persis- tants, souvent foliacés ; 5 à 10 pétales très grands; 2 à 5 ovaires sûr un disque charnu; stigmates sessiles , lingulés, colorés ; 2 à 5 cap- sules uniloculaires déhiscentes par une suture interne; graines lisses colorées. PÆONIA. RENONCULACÉES, 27 92. P. corallina. Retz. obs. 34. (P. Coralline.) P. officinalis. b. L. sp. 747. — Racine fasciculée ; tige de 5 à 8 déc. rameuse, souvent rou- geâtre ; feuilles très grandes , deux fois ternées , à folioles ovales en- tières, glabres, glauques en dessous; fleur terminale, très grande ; stigmates contournés en spirale; capsules tomenteuses divergentes, recourbées en dehors. Fleurs rouges. Avril, mai %. Bois , licux cou- verts. RR. — L.-ET-Cn. Les Montils, à 3 lieues S.-S.-0. de Blois, parc dû Breuil, près Cheverni (Lefrou et Blanchet). — Loir. Bois du Poutil près Olivet (A. de Saint-Hilaire). — Vie. Les Roches près Quinçay (De- pstre), Obs. L. G. Merat indique aussi cette belle plante au bois de Tourhernai près Auxerre, mais nous l'y avons vainement cherchée. — La Pivoine des jardins (P. officinalis L.) diffère du corallina par sés feuilles à lobes plus étroits, souvent incisés, et par ses capsules redressées : onen cultive plusieurs variétés. Le Tulipier de Virginie (Liriodendrum Tulipifera L.), arbre de la famille des Magnoliacées, est souvent planté où naturalisé. FAM. II. BERBÉRIDÉES. Calice de 3-4, mais plus souvent 6 sépales caducs, colorés, dispo- sés sur deux rangs et munis d’écailles extérieurement; pétales en domanre égal, opposés aux sépales et munis de petites glandes à là ase interne; étamines opposées aux pétales et en même nombre qu'eux, à filets courts et à anthères adnées, biloculaires, et s’ouvrant de la base au sommet par une petite valve; ovaire simple à style court, couronné par le Stigmate orbiculé; fruit uniloculaire , à plu- sieurs graines annexées à la base d’un placenta unilatéral; embryon droit dans l’axe d'un périsperme charnu ou corné. — Plantes ligneu- ses ou herbacées, à feuilles bordées de dents sétacées. ._ 20. BERBERIS. Z. (Vinettier.) Calice à 6 sépales colorés, entourés de 3 écailles ou bractées; 6 pétales portant deux glandes à leur base; 6 étamines oppositives; baie à une ou trois graines. 93. B. vulgaris. L. sp. 471. (V. commun.) Vulg. Epine-vinelte, Pile- vinelle, Pisse-vinaigre. — Arbrisseau touffu, épineux, à rameaux droits; écorce grise et bois jaunâtre; feuilles obovales atténuées à la base, ciliées dentées fasciculées à l’aisselle d’une épine ordinairement tri- partite ; grappes multiflores pendantes. Fleurs jaunes à odeur fade. Avril, mai. Baies oblongues, rouges en septembre. Haies, buissons des terrains calcaires. C. … Obs. L'Epimedium Alpinum 1. est caractérisée par ses fleurs quaternaires, ses pétales munis in- témeurement d'un appendice en forme de coupe et d’une autre couleur qu'eux, sa capsule polysperme et ses feuilles biternées à folioles ovales acuminées obliquement en cœur à la base, Il est naturalisé en L.-et-Ch. aux Montils près le Beuvron, allée de Thérouenne, où il a été planté vers 1812; — dans les pépinières de Malsherbes — et aurait même été trouvé dans un bois du Vigen près Limoges, d'après l'herbier de M. Lamy. Cependant son existence spontanée en France n’est pas suffisamment démontrée. FAM. III. NYMPHÉACÉES. Calice de 4 à 6 sépales; corolle régulière à pétales nombreux, les intérieurs plus petits se convertissant en étamines; étamines nom- breuses hypogynes, ou insérées sur un disque urcéolé entourant l’o- vaire; anthères adnées; ovaire pluriloculaire , à loges renfermant plusieurs ovules fixés aux parois des loges; plusieurs stigmates rayon- pants; embryon petit globuleux , renfermé dans un sachet membra- 98 NYMPHÉACÉES. neux, et situé à la base d’un périsperme farineux. Plantes aquatiques, à souches rampantes , horizontales, feuilles longuemeut pétiolées à limbe nageant; fleurs solitaires émergées à long pédoncule radical. 21. NYMPHZÆA. L. (Nénuphar.) Calice à 4 sépales; pétales nom- breux dépourvus de fossette nectarifère; stigmate multifide à rayons ascendants ; ovaire à moitié entouré par le disque. 94. N. alba. L. sp. 729. (N. blanc.) Feuilles larges , arrondies, très entières, profondément échancrées en cœur à la base , à pétiole cylindrique; capsules arrondies ; stigmates de 15 à 20 rayons jaunes. Fleurs grandes d’un beau blanc. Juin, août %. Etangs et eaux pro- fondes. C. Obs. Hentze a signalé 9 espèces confondues d’abord en Allemagne sous le nom de N. alba. Il en existe certainement aussi plusieurs en France : j'en ai ubservé deux aux environs d'Angers : 1 °Feuil- les vertes en dessus, jaunätres en dessous , à peine émarginées au sommet, à lobes paralfeles, sé re- couvrant dans les jeunes feuilles, un peu écartés ensuite, pétales ovales obtus, à la fin lavés de rose en dehvrs, anthères jaune-clair, à loges séparées par un sillon profond et marquées elles mèmes d’un sillon; 18 stigmates, d'un jaune orangé foncé, en mamelon obtus , courbé en dedans ; ovare chargé d'étamines jusqu’au sommet avec une dépression ombiliquée. 2° Feuilles vertes en dessus, jaunätres en dessous, fortement émarginées au sommet, à lobes écartés ne cachant pas le pétiole, pétales ovales concaves très obtus, anthère: jaune-clair , à loges séparées par un sillon, mais marquées seulement d'une strie, 16 stigmates jaune orangé clair, en mamelon obtus, courbé en dedans, ovaire chargé d'é- tamines jusqu'au sommet avec une dépression profonde. Ses feuilles et ses fleurs petites dans les lieux asséchés, prennent de plus grandes dimensions dans les eaux profondes, mais n’atteiguent pas celles du n° 1, dont les fleurs sont très larges. 22. NUPHAR. Smith. (Nuphar.) Calice à 5 sépales colorés inté- rieurement, pétales nombreux, sur un rang, plus petits que le calice, munis sur le dos d’une fossette nectarifère; stigmate ombiliqué, or- biculaire entier. Capsule lisse presque libre. 95. N. luteum. Smith (N. jaune.) Nymphæa lutea. L. sp. 729. Vulg. Plateau, Baratte. — Feuilles larges, ovales, très entières , profondé- ment échancrées en cœur à la base, à pétiole triquêtre; capsules coniques ; stigmate entier de 10 à 20 rayons ne se prolongeant pas jusqu’au bord. Fleurs jaunes, odorantes. Juin, août %. Eaux tran- quilles. CC. 96. N. pumilum. Smith (N. nain.) Nymphæa pumila. Hoffin.— Port du précédent , mais trois ou quatre fois plus petit dans toutes ses parties; feuilles flottantes presque ovales très obtuses profondément échancrées en cœur à lobes arrondis parallèles, puis un peu diver- gents, finement velues en dessous d’abord, puis glabres , pétiole à deux angles ; stigmate en étoile, à la fin hémisphérique , à environ dix rayons , se prolongeant jusqu’au bord, dents aiguës , anthères presque carrées. Fleurs jaunes petites. Juin, juillet %. Lacs des mon- tagnes. RR. — Puy-pE-D. Lac de Bourdouxe près Besse. (Lecoq et Lamott.) FAM. IV. PAPAVÉRACÉES. Calice de 2 sépales concaves caducs; 4 pétales réguliers, chiffonnés dans le bouton; étamines hypogynes, libres, indéfinies (rarement 4); ovaire supère simple, couronné par plusieurs stigmates sessiles , rayonnanis , Ou terminé par 2 styles courts; capsule polysperme ovoide, ou allongée en forme de silique; graines globuleuses fixées à des placentas latéraux ou septiformes. Embryon très petit, droit, si- PAPAVÉPRACÉES. 99 tué à la base d'un périsperme charnu oléagineux. — Herbes lactes- centes à racines fibreuses et à feuilles alternes. 23. PAPAVER. L. (Pavot.) Calice à 2 sépales cadues, 4 pétales plus grands que le calice, étamines très nombreuses; stigmates non breux planes, sessilés, rayonnants; capsule ovoide globuleuse ou cylindracée, uniloculaire s’ouvrant au sommet par autant de points qu’il y a de stigmates. Pédoncules penchés avant l’anthèse. * Capsules hispides. 97. P. hybridum. L. sp. 725. (P. hybride.) — Tige de 2 à 5 déc. dressée, rameuse, velue; feuilles 2 ou 3 fois pinnatifides, à lobes li- néaires mucronés ; fleurs solitaires, longuement pédonculées ; cap- sules ovoïdes arrondies , hérissées de poils roides, horizontaux ar- qués ; fleurs petites, pétales très fugaces, denticulés d’un rouge clair, à onglet violet; anthères bleues. Mai, juillet ©. Champs secs et pierreux. R. — Hte-LorRe. Env. du Puy. — Pux-bE-D. Coteaux de la Limagne , Surliève, Montpensier près Aiqueperse. — ALL. Gannat. —- Cuer. Bourges, Fussy, Soye, Subdray, Plou, Charost, St-Ambroix, St- Florent. — xD. Issoudun, Thisay, Villegongis, Le Blanc, Benuvent. — Vie. St-Remy-sur-Vienne. Loudun, Naintré près Poitiers, Lusignan, Vivonne, ete. — DEux-Sùv. Clussai. — M.-ET-L. Brézé, Canton de Doué, Grézillé, Seiches, Corte, Feneu. — SARTHE. Neuvillalais. 98. P. micranthum. Bor. (P. à petites fleurs.) P. apulum Flor. cent. Ed. 2p. 629. — Tiges de 2 à 4 dée. grêles, rameuses, ascendantes, hispides à la base, couvertes, du reste, ainsi que les pédoneules, de poils roides, dressés apprimés; feuilles bipinnatifides, à lobes courts, ovales oblongs, obtus, terminés par une soie ; pédoncules très al- longés, droits; sépales ovales poilus; capsule petite, ovale ou obo- vale elliptique, rugueuse, marquée de côtes peu prononcées, et parsemée de soies roides, dressées, apprimées ; stigmate à à rayons dépassant leur disque; graines réniformes arquées, alvéolées; pétales très petits, très fugaces, d’un rose pâle à onglet violacé, anthères bleuâtres. Mai, juin ©. Moissons. RR. — CHER. Bourges, Champs de Montifaut (Tourangin.). | Obs. Différe du P. Argemone surtont par ses capsules moitié plus courtes, moins atténuées à la base. à disque stigmatique moins développé, à soies moins étalées ; de l’Aybridum par ses capsules plus allongées . plus petites, à soies apprimées : de l'Apulum (Tenore) dont il est très voisin, par sa corolle beaucoup plus petite. et sa capsule moins atténuée à la base. 99. P. Argemone. L. sp. 725. (P. argémone.) — Tige de 2 à 4 déc. rameuse, un peu étalée, hérissée,; feuilles pinnatifides à folioles la- ciniées en lobes linéaires mucronés, poils des pédoncules apprimés ; sépales peu velus; capsules ailongées en massue, hérissée de poils roides , dressés, à la fin caducs. Fleurs petites ; pétales très fuga- ces , d’un rouge pâle à onglet taché de noir. Mai, septembre ©. Champs sablonneux ou pierreux, lieux incultes. C. ** Capsules glabres. 100. P. coïlinum. Bogenh. (P. des collines). P. dubium. L. sp. 726, pro parte. — Tige de 2 à 4 déc. droite, rameuse, multiflore, à poils hérissés; feuilles hérissées, pinnatifides, à lobes rapprochés aigus, oblongs, courts, incisés, dentés; pédoneules longs à poils apprimés ; 20 PAPAVÉRACÉES. PAPAVER. sépales hérissés, pétales d’un rouge clair, obovales arrondis, contigus à la base, un peu denticulés; capsule glabre oblongue en massue, stigmate à 4-8 rayons, sur un disque presque plane et n’en ateigpant pas les bords qui sont un peu lobés; graines brunâtres, finement réticulées en fossettes. Mai, sept. ©. Champs, terres remuées, murs, Çà et là. Nevers. —Angers, etc. À 101. P. modestum. Jord! Pug. p. 4. (P. modeste.) — Tige de 2 à 4 déc. droite, rameuse, hérissée à la base; feuilles d’un vert clair, peu hérissées, oblongues pinnatifides à lobes écartés entiers ou peu dentés, ovales ou lancéolés presque obius ; pédoncules allongés à poils apprimés; sépales hérissés; pétales d’un rouge clair obovales cunéiformes à peine contigus à la base, denticulés au sommet; éta- mines rougeâtres à anthères ovales violacées n’égalant pas les stig- mates; stigmates à 5-8 rayons sur un disque convexe un peu conique dont ils n’atteignent pas les bords obscurément lobulés; capsule glabre oblongue en massue, brusquement rétrécie, à partie inférieure plus étroite que son support; graines fines d’un gris rosé finement réticulées en fossettes. Mai, juillet ©. Lieux pierreux, champs eal- caires. — Puy-nEe-D. Environs de Clermont, Pasredon. — Orléans, ete. 102. P. Lecoqu. Lamot. Not. s. 1. Pap. dub. p. 5. (P. de Lecoq.) P. dubium Lec. et Lam. Cat. Plat. c. p. 58. — Tige de 3 à à déc. droite, rameuse, hérissée; feuilles poilues surtout en dessous, À ou 2 fois pinnatifides, à lobes rapprochés, étroits aigus, à suc verdâtre passant au jaune-à l'air; pédoncules allongés à poils apprimés dans leur moitié supérieure ; Sépales hérissés, pétales rouges vermillon, suborbiculaires, étamines à filets violets, anthères brunâtres ; capsule glabre verte, subeylindracée, atténuée à la base; stigmates à 6-8 rayons atteignant ou dépassant le bord du disque, qui est crénelé, bords des crénelures contigus, ne dépassant pas la largeur de la cap- sule; graines brunes, réniformes alvéolées. Mai, juillet ©. Champs, murs, vignes des terrains calcaires. — La Limagne. — Limoges. — Bourges. — Angers, ete. 103. P. Lamottei. Bor. (P. de Lamotte). P. dubium Lamot. L €. p. 4. P. dubium. var. lœvigatum. Lec. et Lam. Cat. p. 58 exel. syn. Bieb. — Tige de 3 à 8 déc. droite rameuse, hérissée de poils épars caducs ; feuilles à suc blanc laiteux, poilues, Surtout en dessous, pinnatifides à lobes écartés, dentés lobés, un peu obtus; pédoncules trèslongs, munis, presque jusqu’à leur base, de poils apprimés ; sépales hérissés, pétales suborbiculaires, tachés de violet à la base; étamines à filets violets, anthères brun-jaunâtres ; capsule glabre, glauque, ob- longue en massue,atténuée du sommet à la base ; stigmate à 6-12 rayons n'atteignant pas le bord du disque; disque crénelé à bords des créne- lures écartées dépassant un peu la largeur de la capsule; graines réni- formes, glauques grisâätres, alvéolées. Mai, juillet ©. Champs, des terrainssiliceux.—Base des Monts-Dômes.—Creuse.— Allier.—Cher, ete, 104. P. Rhœas. L. sp. 726. (P. coquelicot.) Vulg. Rose de Loup, Ponceau, Schnute. — Tige de 4 à 6 déc. droite, rameuse, multiflore, à poils tous hérissés ; feuilles pinnatifides à lobes élargis, lancéolés dentés ; sépales hispides ; capsules glabres obovales arrondies; stig- mates à 10 rayons recourbés sur les bords; fleurs grandes, d'un beau rouge, Mai, juillet ©: Champs dans les moissons. CC. PAPAVER. PAPAVÉRACÉES. pA 105. P. somniferum. L. sp. 726. (P. somnifère.) Reich. Îc. 4481. P. hortense. Huss. — Plante glauque, de 6 à 9 déc. ; tige droite, ra- meuse; feuilles cordiformes amplexicaules, ovales oblongues, inéga- lement incisées dentées ; capsule globuleuse s’ouvrant sous le stigmate, raines noirâtres. Fleurs blanches, rouges ou violettes. Juin, août ©. * Cultivé dans les jardins, d’où on le trouve souvent échappé. — C. dans les vignes aux environs d'Auxerre. — Varie à pédoncules gla- bres ou hispides. Obs. On cultive aussi le P. officinale Gmel. distinct par ses fleurs très larges, ses capsules ovales grosses, (Vulg. Tétes de Pavot.) fermées sous le stigmate et ses graines blanches. 24. MECONOPSIS. Viguier. (Méconopsis.) Calice de 2 sépales cadues, 4 pétales, étamines nombreuses, style court portant 4 à 6 stigmates rayonnants, libres convexes; capsule obovale uniloculaire, s’ouvrant au sommet en 4 ou 6 valves, placentas minces, en forme de petites membranes très étroites. 106: M. cambrica. Vig. Diss. Pav. p.48. f. 3. (M. du pays de Galles.) Papaver cambricum. L. sp. 127. — Plantes de 4 à 5 déc. à suc jaunûtre, plus ou moins parsemée de poils étalés; tige dressée, rameuse, plu- riflore ; feuilles ailées, à folioles ovales incisées dentées, d’un vert lus pâle en dessous; pédoncule uniflore, nu, très allongé; capsule figée: Fleurs jaunes. Mai, août %. Bois montagneux. RR.— Yon. Bois de la ville près Avallon (Jacob). — Nièv. Nataloux près Montsauche, vallée de la Cure, Gouloux près la cascade des Sept-Taureaux et au- dessous du pont en suivant la rivière (Lombard). — Limoges sur les re de l'hôtel de la préfecture (Lamy). — Monts Dores. — Montagnes du orez. 25. RŒMERIA. Medik. (Rœmerie.) — Calice à 2 sépales cadues; 4 pétales obovales inégaux très fugaces; stigmate sessile bi-quadri- fide; capsule cylindracée en forme de silique, uniloculaire, s’ouvrant de haut en bas en 2 ou 4 valves; graines alvéolées sans appendice. 107. R. hybrida. DC. Syst. 2, p, 92. (R. hybride.) Chelidonium hy- bridum. L. — Plante grêle de 4 à 3 déc. plus où moins velue, à ra- meaux étalés, feuilles bi-pinnatifides à segments linéaires incisés, terminés par un poil; capsules grêles un peu arquées, hérissées au sommet; fleurs violettes terminales.#Mai, juin ©. Champs, moissons, RR.— Vienne: Etables, Mavaux, Clairvaux, Pouancay(Delastre), Avanton (Lloyd). Amberre, Vendeuvre (Guyon). — M.-£T-L. Puy-notre -Dame. 26. GLAUCIUM. Tournef. (Glaucion.) Calice de 2 sépales caducs ; 4 pétales, étamines nombreuses; stigmate à 2 ou 4 lobes; capsule allongée en forme de silique-à 2 valves s’ouvrant du sommet à la base, et 2 loges formées par une cloison fongueuse sur laquelle sont fixées les graines. 108. G. luteum. Scop. fl. Carn. 1. p. 369. (G. jaune.) GL flavum. Crtz. Chelidonium Glaucium. L. sp. 724. Vulg. Pavot cornu. — Tige de > à 9 déc. dressée ou inclinée, rameuse; feuilles radicales pétiolées, oblongues, pinnatifides, hispides pulvérulentes; les supérieures ses- siles, amplexicaules ovales, sinuées,glauques ; capsules très allongées, rudes tuberculeuses. Fleurs grandes d’un beau jaune. Juin, août Q. Lieux sablonneux ou pierreux, décombres. —R. COTE-p’Or: Semur, Mombard (Leclerc). — Yon. Auxerre. — Loir. Bords et coteau de la Loire, au-dessous d'Orléans, —L.-ET-C, Montigny, Levée de la Loire à 32 PAPAVÉRACÉES. GLAUCIUM. Blois (Lefrou) et jusqu'à Chaumont. — CnEr. Vierzon, bords du Cher (Saul).-— INn.-E£T-L. Amboise. — Embouchure de la Loire. 109. G. corniculatum. Curtis. (G. corniculé.) Chelidonium—L. sp. 124. G. phæniceum. Gœrt.— Tige de 2 à 5 déc. droite rameuse ; feuilles hispides glauques, les radicales lyrées pinnatifides pétiolées, les eau- linaires amplexicaules pinnatifides dentées incisées ; capsules allon- gées hérissées de poiis apprimés. Pétales rouges, ta hés à La base, très fugaces. Juin, août @. Lieux sces. RR.—Puy-de-D. Coteaux de la Limagne, Puy-de-Crotel, Puy-Long, Puy-d'Anzelle (Lecoq). 27. CHELIDONIUM. L. (Chélidoine.) Calice à 2 sépales caducs; 4 pétales, étamines nombreuses; stigmate capité bilobé: capsule allongée en forme de silique, toruleuse, uniloculaire, à 2 valves s’ou- a de la base au sommet; graines munies d’une petite crête glan- uleuse. 110. C. majus. L. sp. 723. (C. éclaire.) Vulg. Fape, Jagouasse. — Plante de 4 à 6 déc. offrant dans toutes ses parties un suc jaune âcre; tige dressée, rameuse un peu velue; feuilles pinnatifides, à folioles larges, ovales obtuses, incisées, crénelées, ou lobées, glauques en dessous à nervures flexueuses convergentes; pédoncules comme en ombelles; capsules glabres. Fleurs jaunes. Mai, octobre %. Haies et vieux murs. CC. 111. C. laciniatur. Mill. Dict, n° 2. (C. laciniée.) Chel. quercifolium Willem. Thuil. — Port de l'espèce précédente dont elle est certaine- ment distincte per ses feuilles pinnatifides à folioles plus longuement pétiolées, profondément découpées en segments oblongs étroits in- cisés; nervures divergentes: pétales d’un jaune vif incisés crénelés, rarement presque entiers %. Haies. RR. — CoTE-p'OR: Montbard (Leclereq). — NiÈv. Mars-sur-Allier. 28. HYFECOUM. L. (Siliquier.) — 2 sépales lancéolés, caducs; 4 pétales inégaux; 4 étamines opposées aux pétales; capsule allongée en forme de silique noueuse ou articulée tranversalement. 112. H. penduium. L. sp. 181. (S. penché.) — Plante de 1 à 4 déc. raciue grêle, siniple, feuilles radicales glabres, glauques, pétiolées multifides à segments linéaires figus; tige dichotome feuillée seule- ment à la naissance des ramifications; fleurs jaunes solitaires axil- laires et terminales; pétales intérieurs trifides tachés de points noirâtres; capsules un peu arquées pendantes, noueuses, mais non articulées. Mai, juillet ©. Champs calcaires. R.—Inp.-ET-L. Coteaux de la Vienne de Marvilly à l'Ile-Bouchard, tertre de la Ferrandière près Richelieu (Blanchet), entre Parçay et Rilly, Verneuil (Delaunay).— Vien. Vendeuvre (Guyon). Neuville, Auxances, Yversay, Mirebeau, Lenclaitre, Le Bornai, Arçeay (Delastre). — DEUx-SÈv. Oyron. — M.-ET-L. Puy- notre-Dame, Forges, Meigné, les Ulmes, environs de Saumur (Bastard, Revellière). FAM. V. FUMARIACÉES. » Calice à 2 sépales membraneux, caducs, très petits; 4 pétales irréguliers, souvent réunis par la base, et dont l’un offre inférieure- ment un éperon ou une gibhosité; 6 étamines hypogynes soudées en FUMARIACÉES,. 33 déux faisceaux opposés, offrant 3 anthères, dont 2 latérales sont à une loge; ovaire uniloculaire, style filiforme, stigmate bilamellé; fruit tantôt en forme de silique bivalve, déhiscente, polysperme, à placentas persistants sur les sutures ; tantôt globuleux indéhiscent, monosperme. — Embryon situé à la base d’un périsperme charnu. — Herbes à suc aqueux et à fleurs en grappes. 29. CORYDALIS. DC. (Corydale.) Calice très petit caduc; 4 pétales soudés à la base, le supérieur prolongé en éperon, l'inférieur linéaire ; 6 étamines diadelphes ; capsule bivalve, comprimée, pelys- perme, ovale oblongue, à placentas filiformes; stigmatc capité. 113. C. solida. Smith. (C. bulbeuse.) Cor. bulbosa. DC. C. digitata. Pers. Fumaria bulbosa var. solida. L. sp. 983. — Racine à bulbe solide arrondi; tige de 1 à 3 déc. droite, simple, faible, portant au-dessous des feuilles, un pétiole aphylle offrant parfois un bourgeon axillaire ; 3 à 4 feuilles glauques, pétiolées, deux fois ternées, à lobes oblongs, ou cunéiformes obtus, incisés; bractées incisées digitées ; éperon droit; grappes terminales unilatérales; fleurs purpurines violacées, rarement blanches. Mars, avril %. Haies, coteaux ombragés, borts des bois, vignes. AR. — (à et là dans tous les départements du bassin de la Loire. Obs. La Coryd. cava Schw. C. tuberosa (DC.) diffère par ses bulbes creux, ses bractéss ovales très entières ct son éperon recourbé. Je ne l'ai pas encore vue dans nos costrées. 114. C. Fabacea. Pers. Syn. 2, p. 269 (C. févière). — Bulbe petit, solide, arrondi, garni de fibres à sa base, tige de 8 à 10 cent. droite, faible grêle; pétiole inférieur aphylle, offrant parfois un bourgeon axillaire ; feuilles biternées, incisées à lobes oblongs; bractées entières arrondies, grappe courte, pauciflore, réflechie après la fleuraison, à pédicelles épais, 3 fois plus courts que la capsule à style droit, éperon droit attenué; fleurs petites d’un rouge clair. Mars, avril %. Bois, broussailles. RR. — RHONE, Propières, à la roche d'Ajou (Aunier, Seytre |) 115. C. claviculata. DC. f1. fr. 4. p. 638. (C. à vrilles.) Fumaria cla- viculala. L. sp. 985. — Plante grêle de 2 à D déc. ; racine simple; tige très rameuse, diffuse ; feuilles décomposées à folioles ovales entières, ternées ou quinées ; pétiole terminé par une vrille rameuse acero- chante; grappes terminales peu fournies; bractées petites oblongues, dépassant le pédicelle; capsules à 2 ou 4 graines. Kleurs d’un jaune pâle. Mai, septembre ©. Rochers granitiques, micaschistes. R. — CREUSE. C. sur les rochers des bords de la Creuse, Chambraud, Ahun, Guéret, ete. — Puy-pE-D. Rochers de la Sioule à Châteauneuf, Pont- gibaut, Barbecot. — Limoges. CC. (Lamy). — Angers. — Nantes. — Laval, Mayenne. 116. C. lutea. DC. fl. fr. 4. p. 638. (C. jaune.) Cor. capnoïdes. Duby, Lorey, fl. Côte-d'Or. p. 40. Fumaria lutea. L. Mant. 258. — Racine fibreuse, rameuse; tige de 2 à 4 déc. anguleuse, rameuse, fragile, diffuse; feuilles décomposées à folioles obovales, incisées trifides, glaucescentes en dessous; grappes terminales, bractées oblongues, cuspidées, denticulées, plus courtes que le pédicelle; capsules ob- longues; graines noires luisantes, finement ponctuées, et munies d’un caroneule étalé et denticulé. Fleurs jaunes, plus foncées au B 3, 3% FUMARIACÉES. sommet. Juin, juillet %. Vieilles murailles. RR.—-CoTr-D'Or. ‘abondé sur les murs à Montbard {Saul).—S.-Er-L. Autun (Carion). 30. FUMARIA. L. (Fumeterre.) Calice très petit caduc; 4} pie comme soudés, dont un gibbeux, ou à peine éperonné  lb capsule orbiculaire , monosperme, indéhiscente; style cadue Fu l’anthèse. Plantes annuelles à feuilles très découpées ; eue grappes à pédoncules oppositifs. 117. F. pallidifiora. Jord. Arch. Bill. p. 305. (F. pâle.) F. capræo- lala. L. part. — Tige de 3 à 8 déc. grêle, Re. rameuse ; feuilles glaucescentes, 2 ou 3 fois ailées à folioles larges, ‘cunéiformes, inci- sées lobées, pétiole s'enroulant en forme de vrille; pédicelles d’abôrd droits et ne “dépassant pas la bractée; les fructifères arqués recour- bés, plus longs que la bractée : sépales blanchâtres ovales aigus, den- fieulés , égalant environ la moitié de la longueur de la corolle et dépassant sa largeur, pétales blanes-jaunâtres , d’un rouge foncé au sommet, l'inférieur rapproché , verdâtre à la pointe ; éperon gros; court, ar rondi : fruit lisse, arrondi, obtus, avec deux petites fossettes au sommet, à base plus étroite que le sommet du pédicelle. Mai, septembre ©. Lieux cultivés, haies. RR. — S.-pr-L. Autun {Carion). — SARTHE. Sf-Calais, Conflans. (Diard. Cat.) és Obs. F. speciosa Jord! F. capræolata. D. et Auet. part. espèce trèswoïisine, est plus robn$te, d'un vert clair; a les fleurs plus grandes, brun-noirâtres au sommet et lavées de ronge sure dosides sépales moins dentés ne dépassent pas la moitié du tube de la corolle, qui persiste moins Jongtemps sur le fruit, le fruit plus déprimé au sommet a sa base plus élargie. France méridionale, Eyon , Brest ! et peut-être aussi dans notre région. 118. FE. Boræi. Jord! Cat. Grench. 1849. 15. Pugil. pl. p, #4. (F. de Boreau). #°. Bastardi Jord. Cat. Dij. 1848 non Bor. flor. cent. F. muralis. Flor. ceut n° 95 non Sond. F°. capræolatu Sm. Brit 54, -— Tige de 4 à 8 déc. dressée ou tombante, ou grimpante à l'aidedes pétioles ; feuilles deux ou trois fois ailées à folioles cunéiformes in cisées, à segments oblongs ou lancéolés obtus ; grappes courtes, co: rolles grandes, roses, très foncées au sommet, plus petites et plus pâles dans les fleurs tardiv es, pédieelles droits, les fruetifères étañés ou un peu recourbés , dépassant un peu la bractée : sépales ovoïdes arrondis aigus, peltés incisés dentés surtout à la base , plus larges que le tube de la corolle et égalant au moins le tiers de sa longueur, pétale supérieur rétréci à la pointe, l’'inférieur souvent libre défiécht; éperon comprimé à peine plus long que large, n’égalant pas les sé- pales, fruit obovale arrondi, très obtus, finement rugueux, avee deux petites fossettes au sommet , à base courte étroite, ne dépassant pas la largeur dut pédicelle. Avril, septembre ©. Lieux cultivés. 4€. dans la région de l'Ouest : Nantes. — Angers. — Mayenne. — Le ans. — Tours. — Hoi Sèvres. — Env. de Poitiers. BR. — R. dans le cen- tre : Loir. St-Cyr en Sologne (Jailien). — Hte-Vién. C. à Île | Limoges (Lamy). — Creus. Chambraud (Pailloux). 119. F. Bastarci. Bor. in Rev. bot. 2, p. 359. (F. Ge Bastard)F: médit: Bast. ! FL. de M.-et-L. sup. p. 36. F. confusa Jord ! — Æige de 2 à 8 déc. tombante ou grimpante à l'aide des pétioles ; feuilles deux eu trois fois déc ‘oupé es en folioles cunéiformes incisées à segments ohbiongs élargis ebtus ; grappes lâches, fleurs grêles blanchàtres on d'un rose pâle, mêlé de Verdi ure , plus foncé a sommet; pédicelles droits, les fructifères un peu étalés, dépassant 2 fois la bractée ; sé- FUMARIA, FUMARIACÉES. 35 pales ovales aigus, plus ou moins denticulés , moitié plus petits que dans le Boræi, à peine prolongés au-dessous de leur insertion , aussi larges que la corolle, seulement dans les jeunes fleurs , plus étroits ensuite , plus courts que le tiers de sa longucur, persistants souvent sur le jeune fruit, beaucoup plus courts que lPéperon allongé; fruit arrondi obtus, finement rugueux, avec 2 petites fosseites au sommet, à base très élargie , égalant son diamètre , et plus large que le som- met du pédicelle peu épaissi. Mai, sept. ©. Lieux cultivés, haies. — Région de l'Ouest, Angers. — Deux-Sivres. — Région du centre. R. —- L.-er-Cn. Cour-Cheverni. — Limoges. — CrEUS. Ahun, Chambraud. Dun. : 120: F. Wirtgeni. Koch. Syn. Ed. 2, p. 1018 (F. de Wirigen). — Tige très rameuse, difluse, ou s'élevant à l’aide des plantes voisines; feuilles décomposées en lobes planes lancéolés divergents, plus ou moins glauques, pétioles parfois tortiles ; grappes florifères courtes, bractées lancéolées acuminées égalant d'abord le pédicelle, puis plus courtes ; sépales denticulés, ovales acuminés cuspidés, prolongés au- dessous de leur insertion, plus étroits que la cerolle, plus larges que le pédicelle ; fruit arrondi rugueux tuberculeux, mucroné au sommet, très obtus à la maturité, mais non déprimé ni échancré, à base éga- lant à peu près la largeur du pédicelle, corolle médiocre d’un rouge- clair, marquée de pourpre noir et de vert au sommet. Mai, sept. ©). Lieux cultivés. — INp.-ET-L. Bourqueil (Coqueray). Obs. Des individus recueillis par M. Sagot à Andrie ( Yonne), et à Chaillé-Marais ( Vendée), par M. Genevier, pourraient être rapportés à cette espèce, si leur fruit n'était pas deux fois plus gros. 121. F. media. Loisel. not. p. 101. non Alior. (F. intermédiaire). Reïchb. Ie. 4,453. — Tige de 2 à 6 déc. dressée ou tombante, à ra- meaux allongés, diffus ; feuilles glauques, découpées en segments oblongs, planes, écartés en éventail, pétioles souvent tortillés, volu- biles; pédicelles dressés, ne dépassant pas les bractées, sépales den- ticulés, fruit rugueux, arrondi, plus large que long, déprimé au sommet ; fleurs d’un rose très pâle, pourpres au sommet. Mai, juillet ©). Lieux cultivés. AR. — Nièv. Nevers. — CHER. Subdrai, Mar- magne.— Le Mans, etc. ( Obs. Elle a la Mens Mes espèces précédentes avec Ja fructification de l'oficinalis. Ses feuilles ghiuques et ses fleurs très pes la distinguent des formes diffuses de ee dernier. 122. F. officinalis. L. sp. 984. (F. officinale). — Tige de 2 à 6 déc. droîte, rameuse, diffuse ; feuilles décomposées à folioles oblongues lancéolées incisées, planes ; grappes droites termineles, multiflores ; sépales dentés plus larges que le pédicelle, et égalant à peu près le tiérs de la corolle ; fruit arrondi, plus large que long, déprimé au sommet, et légèrement chagriné. Fleurs rouges. Avril, octobre ©. Lieux cultivés, vignes, champs sablonneux. C. ‘Obs. Dans une forme vernale, les fleurs sunt plus grandes et d'un rouge vif et brillant ; une autre forme a les fleurs pâles et plus petites. 123. F. micrantha. Lagasc. (F. à petites fleurs.) — Æ. densiflora PDG: ? — Plante de 2 à 8 déc. d’un vert pàle ou glaucescent, faible, tombante ou redressée, rameuse; feuilles décomposées en segments linéaires étroits planes ou un peu canaliculés, pétioles partiels diva- riqués, parfois un peu accrochants ; grappes scrrées, bractées lan- céolées. aiguës au moins égales aux pédicelles, pédicelles courts, les fructilères dressés ; sépales étalés Hlanchñires, très grands ovales 36 FUMARIACÉES. FUMARÏA élargis, pointus, denticulés tout autour, plus larges que la corolle, et dépassant le tiers de sa longueur; fleurs courtés, à gros éperon ar- rondi, blanchâtres à la base, d’un rose purpurin, puis brunes et un peu verdâtres au sommet; fruit globuleux, lisse d’adord, puis ru- gueux, et offrant au sommet deux fossettes confluentes, Mai, se tembre ©. Lieux cultivés, champs. R. — Lorer. Malsherbes (Pou- rangin). Olivet (Jullien). — VIEN. Vendeuvre, Cissé, Chabournay (Guyon). — DEux-Sùv. St-Loup, Thouars. — M.-Er-L. Marligné-Briund, Lou- resse, Brézé, St-Cyr, Puy-notre-Dame, Angers, Montrevault. 124. 5. Vaillantü. Loisel. Notice. p. 102. (F. de Vaillant.) — Plante de 2 à 3 déc. glauque, quelquefois fétide; tige rameuse, dressée; feuilles décomposées à lobes linéaires oblongs, planes ; grappes courtes. lâches ; sépales très petits en forme d'écaille, plus étroits que le pédicelle ; fruit globuleux, rugueux, obtus, un peu mucronulé dans sa jeunesse. Fleurs d’un rose violet, plus foncé au sommet. Mai, juillet ©. Champs, surtout dans les terrains calcaires. AC. — Régions du Centre et du Sud-Ouest. 125. F. parviflora. Lamk. Dict. 2, p. 567. (F. à petites fleurs.) — Tiges de 2 à 4 déc. rameuses, diffuses, étalées, feuilles glauques, bipinnatifides, à laciniures trilides, linéaires très étroites, un peu canaliculées ; grappes droites, lâches ; sépales très courts ovales, denticulés, aussi larges que la corolle; fruit rugueux, arrondi, mu- cronulé. Fleurs petites, blanchâtres, brunes au sommet. Juin, sep- tembre ©. Champs, vignes. R. — Jiégions du Centre et de l'Ouest, plus C. au Sud-Ouest. Obs. La F. spicata. L. sp. 985. Plalycapnos spicatus Bernh, se reconnalt à ses feuilles très glau- ques découpées en lobes très courts et tres étroits, à ses fleurs d'un rouge noir au sonimet en grappe très serrée en forme d'épi, et surtout à ses ‘ruits ovales aplatis, entourés d'un bord saillunt. M. Jul- lien l'a trouvée dans les vignes des coteaux de la Loire, au-dessus d'Orléans, où elle ne parait pas ètre spontanée. FAM. VI. CRUCIFÈRES. Calice à 4 sépales caducs, inégaux opposés, 2 planes étroits et les deux autres plus larges, concaves ou gibbeux à la base; 4 pétales onguiculés, opposés en croix, alternes avec les Sépales ; 6 étamines dont 4 plus grandes, opposées deux à deux, et 2 petites, opposées l’une à l’autre, toutes insérées sur le réceptacle muni de glandes ealleuses entre les pétales et les étamines; un style à 2 stigmates, fruit capsu- laire allongé (silique), ou court (silicule), rarement uniloculaire indé- hiscent, le plus souvent bivalve, à 2 loges séparées par une cloison verticale, et parallèle aux valves; graines fixées dans chaque loge, sur chaque bord de la cloison. Embryon courbé, périsperme nul. — Herbes à feuilles alternes; fleurs en grappes courtes, corymbiformes, s’allongeant beaucoup pendant la fleuraison. $ 1. SILIQUEUSES. Fruit au moins trois fois plus long qu'il n’est large. 31. MATTHICLA. R. Br. (Matthiole.) — Calice clos, gibbeux à la base, silique linéaire cylindrique comprimée, stigmate à deux lobes connivents épaissis sur le dos, graines comprimeées. CRUCIFÈRES. 37 126. M. sinuata. &. Br. (M. sinuée.) Cheiranthus sinuatus L.— Plante de 3 à G déc. tomenteuse blanchâtre, à rameaux étalés, feuilles oblongues ou lancéolées, les inférieures sinuées ; siliques longues tomenteuses et parsemées de glandes rudes. Fleurs rosées odorantes le soir. Juin, septembre @. Sables maritimes près l'embouchure de la Loire, Saint-Nazaire, ete. — On cultive la Giroflée rouge, Matthiole incana Br. et la Quarantaine (M. annua Br.). 32. CHETRANTHUS. DC. (Girofiée.) Calice à sépales droits, ap- primés, dont deux gibbeux à la base; pétales obovales ; stigmate court bilobé ; silique anguleuse à valves marquées d’une nervure longitu- dinale saillante; graines comprimées, disposées sur un rang. 127. C. Cheiri. L. sp. 924. (G. violier.) Vulg. Julousies. Carafée. — Tige de 2 à 5 déc. dure, à rameaux anguleux; feuilles lancéolées aiguës, entières, pubescentes d’abord, glabres ensuite; siliques li- néaires comprimées, un peu pubescentes. Fleurs jaunes odorantes. Mars, mai %. Vieux murs. C. Obs. Une var. à fleurs d'un jaune très pâle croit à Rochefort-sur- Loire. (Bast. Sup. p. #5). 33. NASTURTIUM. Brown. (Cresson.) Calice ouvert, égal à la base, pétales entiers, stigmate un peu émarginé; silique cylindracée, un peu oblique ou elliptique, quelquefois très courte, à valves con- vexes, sans nervures Saillantes ; graines petites, non bordées, ordi- nairement irrégulièrement disposées sur deux rangs. * Fleurs blanches, graines alvéolées (Nasturtium Reich). 128. NN. cfficinale. Brown. (C. oflicinal.) Sisymbrium Nasturtium. L. sp. 916. Vulg. Cresson de fontaine. — Tige de À à 5 déc. fistuleuse, ra- meuse, couchée et radicante à la base, redressée au sommet, glabre ; feuilles pinnées, à folioles sinuées anguleuses, les latérales ovales elliptiques, la terminale cordiforme arrondie, plus grande; siliques un peu arquées, étalées ascendantes. Fleurs blanches. Mai, septemb. #. Eaux pures, fontaines, ruisseaux. C. Obs. N. microphyllum. Bonngh. Reich. ic. 4360, a la tige grèle, droite, les folivles petites presque pétiolulées, les siliques plus effilées. Lieux tourbeux. Nevers. — Alençon. — Angers, ete. 129. NN. süifolium. Reich. (C. à feuilles de Berle.) — Tige largement fistuleuse, atteignant parfois 1 à 2 mèt.; feuilles pinnées, à 4-6 fo- lioles grandes, presque uniformes, cordiformes lancéolées, inéga- lement crénelées ; fleurs et fruits comme dans le précédent. Mai, septembre %. Eaux profondes. Çà et là. ** Fleurs jaunes, graines poncluées excavées (Roripa Reich.) 130. N. amphibium. Brown. (C. amphibie.) Reich. [c. 4363. Sisym- brium amphibium. L. sp. 917. Dub. Oïl. n° 1080. — Racine pivotante munie de fibrilles menues; tige de 4 à 9 déc. fistuleuse sillonnée, flexueuse, peu rameuse, droite ou inclinée et souvent radicante à la base ; feuilles très variables, ovales ou oblongues lancéolées, atté- nuées, dentées ou pinnatifides, sessiles, embrassantes, parfois munies de petites oreillettes ; feuilles inférieures submergées pectinées pin- naüfides, ou lyrées ; pétales plus longs que le calice; siticules ar- rondies, ou ovoïides oblongues, où elliptiques, terminées par Le style persistant et 3 ou 4 fois plus courtes que leur pédicelle, qui est grêle, très étalé ou même réfléchi. Fleurs jaunes. Mai, juillet %, Bords des eaux, fossés, mares, étangs. C. 88 CRUCIFÈRES. NASTURTIUM, 151. IN. stenocarpum. Godr. Not. s. 1. FI. de Montp. p. #1. (€. à früit grêle.) — Souche grêle, rameuse, rampante; tiges de 5-10 déc. décombantes ou redressées, fistuleuses ; feuilles molles, d’wi vert clair, les radicales lyrées, ciliées, à lobe terminal grand, ovale, inégal ét comme échancré à la base; feuilles caulinaires pinnatipartites, à lobes inégatix lancéolés aigus, irrégulièrement dentés, à pétiolé aufi- culé à sa base ; fleurs jaunes, räpprochées en grappes terrinalés, à la fin allongées et formant par leur réunion une large panieule ter- minale; pédicelles très grêles étalés ou réfléchis; sépales jaunâtres étalés dressés, moitié plus courts que les pétales ; siliques très étroites, linéaires, longues de 4-5 millimêt. comprimées ancipitées , atténuées au sommet, à bec (style) assez long ; stigmate capité émar- giné, graines uhisériées, ovoides brunes finement alvéolées (Godrôn.) uili, août %. Marais. R. — Bourges (Tourangin). $ 152. . terrestre. Tausch, in Koch. Syn. p: 436. (C: terrestre) — Racine fibreuse ; tige de 3 à 5 déc. dresséé ou étalée, striée, rameuse ; feuilles obovales incisées dentées, ou lyrées pinnatifides dentées, à pétiole cilié, plus ou moins auriculé à la base; silicules ovales ellip- tiques, à style presque égal à la moitié de leur longueur ; stigmate capilé émarginé, pédicelles dressés 2 à 3 fois plus longs que là sili- cule, pétales jaunes, à onglet atiénué, dépassant le calice. Juin, août %. Lieux humides. R. — Cner. S-Amand, bords du Cher (Bé- séglise). Obs. AIL Flor. Ped. t. 18, f. 1, a peut-être eu cette plante en vue. 133. IN. anceps. DC. Prod. 4, p. 137. (C. à deux faces.) Reïch. lc. 43624. Sisymbrium anceps. Waïhenb. Sis. amphibium. Var. g. terrestre. L. sp. 917. — Racine rampante, stolonifère; tige de 3 à 5 déc. an- guleuse, glabre, tombante, parfois radicante à la base; pétioles munis à la base d’oreillettes embrassantes ; feuilles glabres, les inférieures ovales, lyrées, les autres profondément pinnatifides, à lobes oblongs laucéolés, dentés ; pétales spathulés, deux fois plus longs que le €a- lite; siliques linéaires oblongues, ascendantes, au moins moitié plus courtes que leur pédicelle, qui est étalé ou décliné. Fleurs jaunes. Juiv, juillet %. Lieux humides ou fangeux. AC. — ALL, Vichy, Ver- neuil. — Nièv. Bords de la Nièvre près Nevers, bords de la Loire. — CHER. Méhun, Berry, Vierzon. — Bords du Gher et de la Sauldre.—Angers, etc: - 134. N. rivulare. Reich. KI. exc. et ic. n° 4365. (C. des rivages.) — Racine grêle; tiges de 4 à 5 déc. grêles, sillonnées diffuses, étalées et un peu radicantes à la base ou ascendantes ; feuilles bipinnatifides, géminées aux ramifications, à lobes petits irrégulièrement incisés ou dentés; pédicelles déclinés ascendants, plus courts que les siliques cylindracées comprimées, arquées, à style court; sligmate capité. Fléurs jaunes ©. Juin, septembre. Lieux herbeux et humides. — Bords du Cher. — Iles de la Loire. 135. NT. sylvestre. Brown. (C. sauvage.) Sisymb. sylvestre. L. sp. 916. — Racine rampante; tige de 4 à 3 déc. redressée, rameuse, angu- leuse, presque glabre; feuilles toutes-pinnatifides, à lobes lancéolés oblongs, incisés dentés ; pétales deux fois plus longs que le calice coloré ; siliques linéaires oblongues étalées où ascendantes, à peu près de la longueur de leur pédicelle étalé dressé. Fleurs jaunes. NASTURIUN. CRUCIFÈRES. 39 Mai, septembre %. Bords des eaux, pelouses humides, lieux frais ou mouillés en hiver. CC. OS. Uiie forme à siliques courtes paraît être Brachyolobus sylvestris. AL. FL. Ped. t. 56, f. 2, — Vierson, sables du Cher. 136. IN. palustre. DC. Syst. 2. 191. (C. des marais.) Sisymb. palustre. DC: 4. fr. Dub. Orl. nos 1078 et 1079. — Racine pivotante; tige de 2 à 5 déc. redressée, rameuse supérieurement, glabre ; feuilles pinna- tifites à lobes ovales, élargis où oblougs, irrégulièrement incisés dentés, le terminal plus grand; pétiole muni d’oreillettes embrassant la tige; pétales dépassant à peine le calice; siliques étalées, courtes, ovoides oblongues, renflées, mucronées, égalant ou dépassant Ia lon- uéur de leur pédicelle. Fleurs petites d’un jaune pâle. Mai, sept. ©. ords des éaux, lieux humides. C. — Bords de la Loire, de l'Allier, du Cher, etc. Obs. Decandolle réunit sous ce nom deux formes qui peuvent ètre distinguées : 1° N. palustre a. Dé. Reich. ic. 4362. Sisymb. hybridum. Thuil. — Tiges diffuses, rameaux divergents; feuilles obovales à lobes ovales élargis, obtus, crénelés ; 2° NW. palustre b. De. Sisymb. pusillum. Thuil — Tige dressée, souvent élevée, à rameaux redressés ; fouilles lancéoïées découpées en lobes oblougs, dentés ; plus précoce. 137. IN. pyrenaicum. Brown. (C. des Pyrénées.) Sisymbrium Pyre- naicum. L. sp. 916. Racine fibreuse, oblique ; üige de 4 à 3 âéc. dressée, grêle, rameuse, un peu velue inférieurement; feuilles radi- cales pétiolées, ovales entières (Lepidium stylosum. Pers. Syn. 2. p. 487.), dentées ou lyrées, les caulinaires amplexicaules auriculées, pinnatifides, à lobes linéaires entiers ; silicules ovoïdes ou oblongues, términées par le style filiforme, et trois fois plus courtes que leur pédicelle étalé ascendant. Fleurs jaunes. Mai, juillet ©. Pelouses, prés élevés. AC. maïs seulement dans les terrains siliceux ou schis- teux. 34. BARBAREA. Brown. (Barbarée.) Calice coloré, droit, égal à la base, pétales entiers, stigmate obtus, entier ou émarginé; siliques linéaires anguleuses, à valves convexes, marquées dune nervure longitudinale proéminente; graines disposées sur un rang dans chaque loge. : 138. B. vulgaris. Brown. (B. commune.) Erysimum Barbaræwa a. EL. Sp. 922. — Tige de 2 à 6 déc. droite, cannelée, simple à la base; feuilles radicales dressées , pétiolées, lvrées, à lobe terminal large, arrondi ou ovale, un peu cordiforme, les latéraux oblongs ; feuilles Supérieures glabres, obovales, irrégulièrement sinuées dentées; si- pales lancéolés ; pétales beaucoup plus grands que le calice; siliques courtes, ancipitées, grêles, eflilées, étalées ou obliquement dressées, ‘éttermmées par un style grêle, allongé, subulé; graines petites. nombreuses (16 à 24). Fleursjaunes, serrées en grappes cylindriques. Avril, juin %. Lieux frais, fossés, bords des eaux, peu G. — Varie à édicelles tous accompagnés de bractées foliacées. — Une var. à fleurs doubles se oultive sous le nom de Girurde jaune. 239. &. stricta. Fries, (B. roide.) B. parviflora Fries. — Très res- semblante à la précédente, mais plus grèle, lobes latéraux des feuilles radicales ‘très petits, Le ferminal grand cordiforme oblong ovale, feuilles ‘intermédiaires lyrées incisées à la base, les supérieures ‘iobovales, snuces deutées; fleurs jaunes plus pétites, siliques subu- lées, serrées coñtre l'axe. Avril, juin ©. Lieux humides. :Cà et là. C. 10 CRUCIFÈRES. BARBAREA. 140. B. intermedia. Bor. fl. du Centre. Ed. 1, p. 48. (1840) (B. in- termédiaire.) — Tige de 2 à 6 déc. droite, triquêtre striée, simple à la base ; feuilles radicales étalées, pétiolées, ailées, à lobe terminal ovale oblong, incisé, les latéraux oblongs ou ovoïdes; feuilles supé- rieures auriculées à la base, plus ou moins ciliées, toutes pinnatifides, à lobes oblongs entiers ou un peu dentés, le terminal plus prononcé ; sépales oblorgs; pétales dépassant un peu le calice; siliques nom- breuses, courtes, épaisses, ancipitées, veinées, rapprochées, plus ou moins appliquées contre l'axe de la grappe, et terminées par un style court, conique, obtus; graines assez grosses, peu nombreuses (42 à 18). Fleurs jaunes petites. Avril, juin @. Lieux frais ou hu- mides. R.— Puy-bE-D. Royat, Theix, Chateaugai, Volie, St.-Nectaire, Besse, etc., Ac. — S.-ET-L. Autun. — CREUS. Ahun, Bonnat, Linard. — Hie-Vien. Eybouleuf, Le Dorat. — Environs d'Angers, Angrie. — Ancenis, C. — Laval, Jublains, Châteaugonthier, ete. Obs. Cette espèce remarquable, qui croît aussi dans le Midi, le Cantal, le Dauphiné, les Pyrénées, duns la Manche, ete., est exactement intermédiaire entre les 8. vulgaris et prœcoz: « Elle se dis- tin ue de la première dont elle a le port et les fruits courts, par ses feuilles toutes pinnatifides, et par: la pointe courte et obtuse de ses siliques ; ces mêmes siliquescourtes, épaisses, fortement anguleuses, très rapproches, et ses petites fleurs, l’éloignent singulièrement du præcoz, dont les siliques, uois Jois plus longues, sont peu nombreuses, espacées, écartées de l'axe et un peu tornleuses.» (Carion in lit.) Toute la plante est d'abord couverte d'une pubescence brillante cristalline, qui disparait ensuite. 141. 8. prœcox. R. Brown. (B. précoce.) B. patula. Fries. Erysimum præcox. Sm. DC. FL fr. 4, p. 661.— Tige de 2 à 6 déc. droite angu- leuse, ferme, simple, ou parfois rameuse dès la base, feuilles radi- cales, étalées, pétiolées, ailées, à lobe terminal ovale ou oblong, les latéraux nombreux, oblongs ou arrondis; feuilles supérieures pinna- üfides, ciliées à la base, à lobes linéaires oblongs, souvent entiers; sépales ovales; siliques très longues, peu nombreuses, écartées, un peu étalées, comprimées, légèrement toruleuses, terminées par un style grêle, obtus, graines assez grosses nombreuses. Fleurs d’un jaune clair. Avril, mai et en octobre ©. Lieux frais, cultures, vignes, haïics, fossés. AC. Os. On mange en salade les feuilles de cette espèce qui ont la sayeur piquante agréable du Cres n, ce qui la fait distinguer facilement des autres qui sont amères, Smith flor. brit. 708, atui- bue lu.-«1.me ce caractère à sa plante ! 35. TURRITIS. L. (Tourette.) Calice lâche à sépales parallèles, pétales oblongs entiers ; stigmate obtus obscurément émarginé ; silique droite, allongée, linéaire, à valves munies d’une forte ner- vure longitudinale ; graines disposées sur deux rangs dans chaque loge. 142. T. glabra. L. sp. 930. (T. glabre.) Arabis perfeliata. Lam. — Tige de 4 à 9 déc. droite, blanchâtre, un peu velue à la base, simple ou à rameaux droits roides ; feuilles radicales atténuées en pétiole, oblongues lancéolées, sinuées deniées, hérissées de poils rameux, les caulinaires glabres, glauques, entières, amplexicaules sagittées ; siliques roides, serrées contre la tige, nombreuses et six fois plus longues que leurs pédicelles. Fleurs d’un blanc jaunâtre. Mai, juillet @. Lieux secs, bois sablonneux, haies. C. 36. ARABYS. XL. (Arabette.) Calice droit, à sépales inégaux, gib- beux à la base, pétales entiers étalés; stigmate obtus presque sessile; siliques linéaires allongées comprimées, à valves veinées; graines nombreuses comprimées disposées sur un rang. ARABIS. CRUCIFÈRES. 4 143. A. turrita. L. sp. 930. (A. Tourette.) — Plante de 4 à 8 déc. couverte de poils courts, rameux, tige droite, simple, robuste ; feuilles radicales pétiolées, oblongues elliptiques sinuées dentées, les caulinaires nombreuses, larges, ovales oblongues, obtuses, dentées ; pédicelles très courts; siliques très longues ({ à 2 déc.) comprimées, épaissies sur les bords, arquées et déjetées d'un côté à la maturité ; graines entourées d'une large bordure membraneuse. Fleurs d'un blanc jaunâtre. Mai, juin @. Bois élevés et pierreux, rochers eal- caires. RR.— S.-ET-L. Cluny, Cuiseaux (Berthiot). — Puy-bE-D. Rochers d'Enval près Riom. —1Np.-£r-L. Rochers de Montlouis. —M.- EtT-L. Coteaux de la Loire de Montsoreau à Saumur. 144. A. brassicæformis. Walroth. (A. faux chou.) Brassica Alpina. L. Mant. 95. £rysimum Alpinum. Duby.— Plante de 4 à 6 déc. glabre et glauque; tige droite cylindrique, presque simple; feuilles radi- cales ovales ou oblongues, rétrécies en pétiole, les caulinaires cor- diformes amplexicaules, oblongues lancéolées très entières; siliques nerveuses, allongées, dressées, sur un pédicelle un peu étalé; graines non bordées. Fleurs blanches. Mai, juillet %. Bois montagneux et pierreux des terrains calcaires. RR.— Yon. Misery, Vau-la-Ronce, St-Moré-sur-Cure. 145. À. auriculata. Lam. Dict. [, p. 219. (A. à oreillettes.) À. incana Roth, teste Koch non W.— Racine filiforme, tige de 8 à 20 cent.très grêle, feuilles roides à pubescence rameuse, les radicales oblongues rétrécies en pétiole, les caulinaires ovales oblongues dentées, sessiles à base cordiforme sagittée, grappe fructifère allongée, très lâche, flexueuse ; siliques étalées, grêles, comprimées, glabres, ou rarement pubescentes, à pédicelle presque aussi épais qu'elles, graines petites, ovales arrondies, non ailées, n#is bordées d'une ligne plus foncée, fleurs blanches. Mai, juin ©. Rochers basaltiques. RR.—HAUTE- Loire. Le Puy. — Pux-pE-D. La Roche-Noire (Lec. et Lamt.). 146. A. Gerardi. Besser in Koch, Syn. p. 41 (4. de Gérard). À. sa- gittata De. part. — À, planisiliqua. Reich. Ie. 4343. — Tige de 1 à 4 déc. droite, eflilée, couverte de poils rudes, rameux blanchâtres ; feuilles ovales ou oblongues denticulées, parsemées de poils rameux, les radicales eu rosettes rétrécies en pétiole, les caulinaires appliquées sur la tige, sessiles, à base cordiforme sagittée, à oreillettes déjetées appliquées; siliques droites, étroites linéaires, comprimées, ondu- lées toruleuses, graines petites, étroitement bordées, finement pone- tuées, pétales petits, blancs, oblongs. Mai, juillet @. Prés, lieux pierreux, coteaux calcaires. — NiÈv. Nevers, La Charité, Clamecy. — Environs de Bourges — de Blois. — nb. Roches de St.—Aiqny et de Font- gombaud. — INb.-Er-L. Chinon. — Vin. S1.-Rémy-sur-Vienne. — DEUX- SÈV. Veluché. 147. A. sagittata. Bertol. sub Turrili.(A. sagittée.) Reich. Ie. 4343 D. Plus robuste que Gerardi, 2 à 8 déc. tige droite, eflilée parfois ra- meuse à la base, couverte en bas de poils rudes rameux, presque glabre au sommet, feuilles denticulées, verdâtres à poils rameux, les radicales en rosettes, obovales rétrécies en pétiole, les caulinaires nombreuses, obiongues lancéolées amplexicaules sagitiées, non ap- pliquées sur la tige, à oreillettes divergentes ; siliques droites. étroites linéaires comprinées, graines étroitement bordées, très finément 42 CRUCIFÈRES. APABIS, pônctuées, pétales blancs obovales. Mai, juillet @. Prés, lieux pier- ceux, coteaux calcaires. — Cner. Sf.-Amund, environs de Bourges, Morthomier, Marmagne. — Orléans. — Blois. — M.-er-L. Fontevraült , Pipnnbe Baugé, Villevéque. — Vie. Falaise près les Ormes. — Env. du Mans. 148. A. hirsuta. Scop. (A. hérissée.) Turritis. — L. sp. 930. Reïch. IG. 4342. — Tige de 9 à G déc. droite, simple, hérisséé à la base, féuilles oblongues denticulées, hérissées de poils râmeux, les radi- iales roselées, rétrécies en pétiole, les caulinaires dressées, sessilés à base un peu en cœur ou à orcillettes étalées, siliques droites, linéaires comprimées, nérvéuses subquadrangulaires, graines non ponctuées, ailées au sommet; fleurs blanches. Mai, juillet ©. Haies, prés, murs. R. — Pux-De-D. Env. de Clermont. CC, —S.-Et-L. Aütuñ VIEUX MUTS. - Obs. Ces trois espèces peuvent ètre très facilement confondues : l'Afrsuts se reconnait aux grdînes uon ponetuées et aux feuillés non sagittées, les deux autres offrent des formes embarassantes, sou- Vent Jes orefllettes des feuilles sont très peu prononcées surtout dans Gerardi, et ce doit èlre alors À. incaña. Duby Bot. gal. p, 30 e. loco. 149. À. Thaliana. L. sp. 929. (A. de Thalius.) Conringia. — Reich. Sisÿmbrium Thalianum Gaud. — Tige de 1 à 3 déc. grêle, rameuse, hispide à la base; feuilles radicales disposées en rosette, ovales ob - longues deéntées, atténuées en pétiole, parsénées de poils rameux , les caulinaires sessiles lancéoléés ciliées, écartées, rameaux lâche s ouverts ; siliques grêles, linéaires ascendantes, élastiques. Fleurs blanches. Mars, mai ©. Lieux sablonneux, où pierreux, mars. GC . — Varie à tige simple, et réfleurit en automne, naine et très grêle. 150. À. arenosa. Scoph. Carn. 2, p. 32. (À. des sables.) Sisymbrinm drénosum. L. sp. 919. — Tige de À à 5 déc. dressée, grêle, rameusé, hérissée dé poils simples: feuilles couvertes de poils rameux, les radicales étalées en rosette, pétiolées, lvrées, pinnatifides, les caüli- naires atténuées en pétiole, dentées pmnatifides , à lobes opposés, les supérieures plus étroites souvent entières; calice glabre; siliques srêles, étroites étalées et glabres. Fleurs roses. Avril, juin ©. Lieux frais, sablonneux ou calcaires, rochers. R.— Nièv. Clamecy, Che- vroche. — Yon. Coulanges-la-Vineuse, Maïlly-le-Ghâteau, Voutenay, Cravant, Irancy, Fié, Tonnerre. —Core-» Ur. SL-Rémy près Mont- bard. —S.-ET-\. St.-Sernin-du-Plain, Decize, Sampigny, Cluny . 151. A. cebennensis. DC. Syst. 2, p. 234. — (A. des Cévennes. ) Deless. icon. 1. tab. 26. — Tise de 4 à 8 déc. un peu velue, droîte, peu rameuse, feuilles pétiolées, subcordiformes ovales pointues, irré- gulièrement sinuées dentées à dents aiguës, couvertes, surtout en dessous, d’une pubescence rase éntre-croisée; grappes dressées tér- minalés, pédicelles grêles, élalés à la maturité, siliques droités côtm — primées glabres un peu toruleuses ; graines brunes ovales comprimées non bordées. Fleurs d’un rose violet pâle. Juin, juillet @. Rochers humides des montagnes. RR. Haute-Loire. Chartreuse de Borne foi, Le Mexzenc (Jordan). 152. A. Alpina. [,. sp. 928. (A. des Alpes.) — Racine grêle pro- duisant plusieurs tiges de 4 à 2 déc. dressées un pen velues, les stériles tombantes ; feuilles parsemées d'une pubescence rameuse, les inférieures oblongues obovales rétrécies enpétiole, les caulinaires ovales’, dentées à dents aiguës, à base cordiforme embrassantes CRUCIFÈRES. 43 siliques planes un peu toruleuses, graines eutourées d’un bord mem- braneux étroit. Fleurs blanches. Juin, août %. Rochers et bords des torrents des montagnes. RR. Monts-Dores. — Plomb du Gantal. 37. CARBAMINE. L. (Cardamine.) Calice à sépales ouverts, égaux à la base; pétales étalés, ovales oblongs entiers; stigmäte ob tus ou capité; silique linéaire comprimée, à valves planes s’ouvrant süuvent avec élasticité par la base el se roulant en spirale; graines tofiprinées, disposées sur un rang. * Pétales trois fois plus longs que le calice, fleurs assez grandes. 158. C. amara. L. sp. 915. (C. amère.) — Racine oblique; tige de 2 à 5 déc. stolonifère à la base, redressée, anguleuse sillonnée, ra- iheuse ; feuilles pinnées à folioles ovales arrondies dans les feuilles iférieures, oblongues élargies dans les supérieures, toutes angui- léuses dentées, la términale plus gratide ; siliqués làchés, à style filiforme aigu. Fleurs paniculées blanches, rarément rosées; anthères violätées. Avril, mai %. Ruisseaux et bois humides des terrains si- liceux. R.— C. dans des montagnes du Forex, de la Haute-Loiré, du Cantul. — Pux-pE-D. Veyre, St-Amand, Mont-Dore. — Gor£-D'Or: La Roche-en-Brenil, Le Champrin près Saulieu. —S.-et-L. Autun, Les Renaudiots, Pauvret, Canada. — SArTue. Vallée de l’Huisne, Yivre- l'Evèque, Neuville, Avessé. -— MAYEX. St-Berthevin, Saulyes. 154. C. pratensis. L. sp. 915. (C. des prés.) — Racine fibreuse ; tige de 2 à 5 déc. parfois stolonifère à la base, dressée, eylindracée, striée, peu rameuse; feuilles pinnées, d’une saveur piquante, lés ra- dicales à foliolés arrondies, un peu anguleuses, la terminale plus grande; feuilles caulinaires à segments linéaires lancéolés, étroits entiers, sessiles et étroitement confluents ; siliques dréssées , à style presque nul, et stigmate obtus. Fleurs d’un rose lilas, rarement blanches, veinées, quelquefois doubles; anthères jaunâtres. Mars, mai %. Prés et bois humides, bords des eaux. CC. Obs. €. fragilis Del. in Lloyd fl. Ouest, p.36 a Jes feuilles supér. à folioles linéaires étroites, Les fleurs blanches ne paraissent que versla fin de mai C.—C.Hayneana Welw a les folioles arrondies anguleuses, et les fleurs blanches tardives, moitié plus petites que dans les autres fornies. — Bords de la Vienne prés Condat (Lamy). 155. C. dentata. Schult. DC. Syst. 2, p. 258. (C. dentée.) C. pra- lensis b. dentata Reich. Ic. 4308 b.l Koch.—Racine fibreuse, tige de 3 à 6 déc. stolonifère, souvent velue à la base, dressée, cylindracée Striée;, feuilles pinnées, les radicales À folioles arrondies un peu épaissés, caduques, la terminale plus grande anguleuse, féuilles cau- linäires à segments tous pétiolulés obovales ou oblongs, l’impairé cunéilorme denté; pédicelles fructifères écartés de l'axe, siliques grèles, stigmate capité bilobé. Fleurs blanches, grandes. Avril, juin %. Lieux humides, fossés, confondue avec la précédente. — Niëv. Mürs-sur-Alliér.…. — M.-ET-L. Vallée de la Loire près St-Georges. ** Püétales dépassant peu le calice, fleurs petites. 156. C. birsuta. L. sp. 915. (C. velue.) Dub. Orl. n° 1085? — Plante de 1 à 3 déc. plus ou moins velue ; tiges grêles , anguleuses peu ra- meuses; feuilles pinnées, les inférieures nombreuses , étalées , à fo- lioles arrondies ovales sinuées ou dentées , pétiolulées , la terminale un peu plus grande; feuilles caulinaires peu nombreuses , à foliolés 44 CRUCIFÈRES. CARDAMINE. oblongues ou linéaires ; pétales blancs à peine deux fois plus longs que le calice; souvent 4 étamines: siliques grêles, à style presque nul, dressées et serrées contre la tige ; graines suborbiculaires sans angles marqués. Mars, mai, et parfois en septembre ©. Lieux frais, pelouses humides, surtout des terrains sablonneux. AC. Manque dans les terrains de calcaire pur. 157. C. sylvatica. Link. (C. des bois.) Flor. Dan. T. 735. — Plante de 1 à 3 déc. plus ou moins velue; tige dressée anguleuse, flexueuse, feuillée ; feuilles pinnées, les inférieures dressées, à folioles ovales arrondies, sinuées ou dentées, pétiolulées, la terminale plus grande; feuilles caulinaires à folioles oblongues élargies, un peu dentées; pétales blanes, à peu près deux fois plus longs que le calice ; 6 éta- Mines; siliques grêles , terminées par un style court, atténué, et dressé sur un pédicelle écarté de la tige, graines presque carrées. Avril, juin ©. Bois, lieux frais des terrains siliceux ou granitiques. — Région des montagnes. C. — du Centre et de l'Ouest. AR. 158. C. impatiens. L.. sp. 914. (C. impatiente.) — Tige de 2 à6 déc. droite, anguleuse , rameuse très feuillée; feuilles d’un vert tendre, minces, pinnées, à folioles nombreuses, ovales ou oblongues aiguës, incisées dentées; pétiole muni à sa base de deux oreillettes sogittées aiguës, ciliées, siliques linéaires dressées', un peu étalées à la matu- rilé, à valves très élastiques ; pétales blanchàtres , très petits , ca- ducs ou nuls. Mai, juin @. Bois frais, bords des eaux. AR. — Bords des rivières, cà et là duns tout le bassin de la Loire. 159. C. parviflora. L. sp. 914. (C. parviflore.) — Tige de 1 à 4déc. droite, grêle, ordinairement glabre, peu anguleuse ; feuilles pinnées, à folioles petites, toutes sessiles, celles «les feuilles inférieures oblon- gues un peu dentées, celles des supérieures linéaires entières, pétiole sans oreillettes ; pétales petits hlancs linéaires oblongs; siliques grêles, droites sur un pédicelle étalé et disposées en grappe très al- longée. Mai, juillet, et en automne ©. Lieux herbeux et humides. R. — CHER. Vierzon, bois d Yèvre, bois de Marmagne.— Loir-ET-Cx. Ma- rais de Noyers, Pruniers. — IND-ET-L. Tours, à St-Francois, la Ville- aux-Dames. — M.-ET-L. Saumur, Angers, Juigné et vallées de la Loire Jusqu'à Nantes. 169. €. resedifolia. L. sp. 913, (C. à feuilles de Réséda.) — Plante de 6 à 9 cent. faible, en touffes d’un vert tendre, glabre, feuilles minces , les primordiales ovales obtuses pétiolées, les suivantes tri- partites, les caulinaires pinnées , à folioles ovales ou oblongues cu- néiformes obtuses, l’impaire plusgrande, siliques et pédicelles dressés en grappes courtes serrées. Fleurs blanches. Juin, août % — Hautes montagnes. — Mont-Mezenc (Jordan). — Mont-Dore. — Cantal. 38. DENTARIA. L. (lentaire.) Calice dressé, égal à la base; style filiforme à stigmate presque entier; silique linéaire lancéolée , com- primée , atténuée au sommet, à valves planes , sans nervures , plus étroites que la cloison, et se roulant avec élasticité de la base au som- mel; graines ovoides, disposées sur un rang. — Plantes à souche écailleuse dentée , horizontale. 161. D. pinnata. Lam. ill. T. 562. Fig. 1. (D. pinnée.) Dent. penta- phyllos. à. L. sp. 912. — Tige de 4 à 8 déc. dressée, simple; feuilles alternes, pétiolées, ailées; à à, 7 ou 9 folioles oblongues laucéolées DENTARIA. CRUCIFÉRES. 4Ë acuminées, inégalement dentées en scie , parseméés en dessus de poils courts, brillants, comme écailleux. Fleurs blanches ou rosées. Avril, juin % Bois montagneux, rochers. R. — Yon. St-Moré, bois d'Arey. — S.-£T-L. Cluny, bois des Renaudiots, de Canada, de Pauvret près Autun. — Montagnes du Forez. Cantal. — Mont-Dore, Monts-Dômes. — ALL. Bords du Sichon près Busset. — Creuse. Vallon du ruisseau de Beauxe, et rive qauche de la Creuse près Aubusson. — CnER. Rochers de l'Arnon à Sidiailles. — AND. Rochers de St-Aigny. 162. D. bulbifera. [. sp. 912. (D. à bulbilles.) — Tige de 4 à 7 dée. droite, simple feuillée, feuilles alternes pétiolées, les inférieures . ailées , à 3, à ou 7 folioles lancéolées, peu dentées, feuilles supé- rieures simples, indivises, munies à leur aisselle d’un bulbille ar- rondi. Fleurs d’un rose clair. Avril, mai %. Bois couverts. RR. — VIEN. Parc de Lusignan (Lloyd)! 163. D. digitata. Lam. Dict.2, p. 258. (D. digitée.) Tige de 3 à à déc. dressée, lisse , nue à la base, portant au sommet 2 à 4 feuilles al- ternes pétiolées, d’un vert luisant, à folioles digitées quinées ou ter- nées, lancéolées inégalement dentées, acuminées en pointe très aigué; fleurs roses ou viclacées. Mai, juin %. Bois montagneux RR. — He-Loire. Bois du Suc du petit Bresse, Marliou (Lec. et Lamt. Cat ) 39. HESPER:S. L. (Julienne.) Calice fermé , gibbeux à la base, pétales étalés obtus; silique linéaire cylindrique ou anguleuse, ter- minée par deux stigmates en forme de lamelles droites , planes et conniventes ; graines oblongues anguleuses, disposées sur un rang. 164. EH. matroralis. L. sp. 927. (3. des dames.) Vulg. Girardes. — Plante de 4 à 6 déc. parsemée de poils courts un peu rudes; tige droite peu rameuse ; feuilles ovales lancéolées acuminées dentées ; siliques glabres, toruleuses, dressées sur un pédicelle étalé; pétales obovales. Fleurs lilas ou blanches, odorantes le soir. Mai, juin ©. Bois montagneux, buissons, haies. R.-— YON, Bois de Maïilly-le-Chà- teau ! Merry-sur-Yonne.—Hte-LoiRE. Env. du Puy.—Cantal. — Pux- DE-D. Bords de la Sioule, Rochefort, Pontgibaud, Châteauneuf. — Axx. Saulaies de la Vernue, près Gannat, Neuvialle. — CREUSE. Bords du Cher près Chambouchard. — Hie-Vien. Chaillac, bords de la Vienne. — ViEn. Cenon, bords de la Vienne. — M.-ET-L. Corsé, Chaudefonds aux Noulies. — LoiR-INFÉR. Clisson, bords de la Sévre. Obs. Le genre Malcomix (à silique cylindrique terminée par un stigmate conique) fournit à nos j;1 dins le M. maritima B.own. { H:speris. — Lam. Cheiranthus maritimus E.), jolie espèce à fleurs d'un rose violacé, cultivée sous le nom de .Gazon ou Gäroflée de Mahon. 40. SISYMBRIUM. L. ( Sisymbre.) Calice un peu ouvert, égal à la base, pétales entiers à limbe étalé , stigmate obtus ou émarginé, silique linéaire cylindrique, ou légèrement anguleuse, droite, allon- gée; à valves convexes, marquées de une à trois nervures longitudi- nales ; graines disposées sur un ou deux rangs. * Fleurs jaunes. 165. S. officinale. Scop. fl. Carn. 2. p. 26. (S. officinal.) Erysimum officinale. L. sp. 922. Vulg. Herbe aux chantres. — Plante dure, pubes- cente de 4 à 8 déc.; tige dressée, cylindrique , à rameaux allongés très ouverts ; feuilles roncinées pinpatifides , à lobes oblongs den- tés, le terminal plus grand, comm : trilobé hasté; si.iques pubescentes 46 CRUCIFÉRES, SISYMERFUM, presque sessiles, subulées, serrées contre l'axe, Fleurs jannes très. petites, en grappes grêles. Mai, octobre ©. Bordsdes chemins et des murs, décombres, lieux incultes. CC. 166. 8. Irio. [.. is 924. (S. Trio.) Tige de 3 à 8 déc. dressée, peu rameuse velue d’abord, devenant glabre ensuite; feuilles roneiné pinaatifides, à lobes obiongs ou lancéolés dentés, le terminal allongé, souvent hasté; calice glabre , lâche; siliques courtement pédicelées, glabres, obtuses, lichement dressées , les plus jeunes s'élevant au- dessus des fleurs. Fleurs d’un jaune pâle. Avril, juin ©. Vieux murs, bords des rues, décombres. R. — C. à Clermont. — Corr-p'Or. Monceaux, Arnay-le-Duc, Saulieu. — Lot. Orléans, Olivet. — Lorm- ET-CH. Blois, St-Aignan. — Tours! Chinon ! — Angers. — Nantes. 167. S. asperum. [. sp. 920. (S. rude.) Tige de 14 à 2 déc. grêle, rameuse ; feuilles pinnatifides glabres, à lobes nombreux, parallèles, oblongs, obtus, dentés, les radicales disposées en rosette; siliques à pédigcelle épais très court, un peu arquées , terminées par ua style très Court, et couvertes de petites aspériiés blanchätres. Fleurs jaunes Q@. Lieux humides ou mouillés en hiver. R. — CuEr. aurais de Con- tre, Berry, Allouy, Mehun, St-Eloi, Bourges, Morthomier , St Florent, Mareuil, Châteauneuf, forêt de Chœurs, Sérigny près Bessais le Fromen- tal, Quincy, bords du Cher (Déséglise.). — Ixb. Issoudun, Vineuil, Bi- tré près Deols. — L.-ET-CH. St-Aignan vallée du Cher. — LOrR. Orléans à Boigny, marais d’Adon. — CoTE-D’Or. Liernais à la Guelte. — Env. de Poitiers. 168. 8. Sophia. L. sp. 920. (S. sagesse.) Plante de 3 à 9 déc. pu- bescente, grisâtre ; tige droite rameuse; feuilles tripinnatifides à lobes linéaires très étroits, incisés, d’un vert cendré ; pétales à peine aussi longs que le calice, quelquefois nuls; siliques pédicellées , linéaires très grêles, dressées. Fleurs petites d’un jaune verdätre. Mai, 0c- tobre ©. Vieux murs, décombres, lieux incultes. AC, mais pas partout. ** Fleurs blanches. 169, 8. Alliaria. Scop. fl. Carn. 2, p. 26. (S, alliaire.) Erysimwm Alligria. L. sp. 922. Hesperis. — Lam. Alliaria oflicinalis. Andrz. — Plante de 4 à 8 déc. répandant une forte odeur d'ail lorsqu'on la froisse; tige droite, cylindrique, peu rameuse, velue à la base, feuilles — pétiolées larges, cordiformes ovales, sinuées dentées; siliques cour- tement pédicellées, dressées, cylindriques , mais chargées de ner- vures qui les rendent prismatiques ; graines oblongues , striées. Fleurs blanches. Avril, juin ©. Haies, lieux frais et couverts. CC. 170.5. supinum. L. sp. 917. (S. couché.) Braya supina. Koch Syn. 50. — Tige de 1 à 3 déc. grêle, rameuse, couchée, parsemée de poils recourbés; feuilles oblongues, sinuées pinnatifides , à lobes oblongs obtus, un peu dentés, le terminal plus grand; siliques presque ses- siles, lâchement dressées, comprimées, anguleuses, un peu courbées, pubérulentes, axillaires, en grappes feuillées 4rès lâehes; style eourt épais. Fleurs petites blanchâtres. Juin, septembre © Lieux sablon- neux, humides, RR, — Inp. La Chätre, — CuEr. Savigny. Gbs. Koch place cette plante et la suivante dans le geure Braya, qui diffère du Sésymbriwm par ses siliques à yalres portaut une seule nervure, ei à saines sur denx aus, SISYMERIUM. CRUCIFÉRES. 41 171. 8. pinnatifidum. DC. F1. fr. 4, p. 667. (S. pinnatifide. — Arabis pinnatifida. Lam. Braya. — Koch. Descurainia. — Webb. — Plante de 1 à 2 dée. grêle, finement pubescente, dressée on un peu étalée ; feuilles radicales oblongues ovales dentées ou crénelées, les cauli- naires inférieures sinuées pinnatifides, les autres pinnatipartites à lobes linéaires entiers un peu obtus, le terminal arrondi anguleux ou lobé ; fleurs blanches, petites en grappes courtes, siliques grêles, dressées, glabres à stigmate sessile, et à pédicelles fiformes dressés. Juillet, août %. Pentes escarpées des montagnes. BR. — Monts-Dores ; sources de la Sioule. — Cantal, — Pierre-sur-Haute (Lecoq). 41. ERYS!/MUM. L. {Vélar.) Calice à sépales rapprochés serrés; pétales entiers obovales; style très court à stigmate obtus entier ou bilobé; silique linéaire, tétragone ou prismatique, à valves marquées d’une nervure saillante ; graines ovoides disposées sur un rang. 172. E. cheiranthoïdes. [. sp. 923. (V. Giroflée.) Dub. Orl. 1075. — Plante de 4 à 8 dée. couverte de poils très courts trifides, un peu rudes ; tige droite un peu anguleuse, simple ou à rameaux Ascen- dants ; feuilles oblougues lancéolées atténuées, entières ou denti- culées, un peu scabres; siliques anguleuses, dressées, à pédicelles étalés, stigmate très petit. Fleurs jaunes petites. Juin, septembre ©. Lieux frais, cultures humides. AR. — Nièv. Ruisseau de la Pique et Four-de-Vaux près Nevers, Don:y, Billy-sur-Oisy.— CHER. Gron, Bourges, Mehun. — Loir. Bords du Loiret. — L.-rT-Cu. Gièvres. — Bords de la Loire, de Tours à Nantes. C. 173. E. cheiriflorum. Wallr. sched. crit. p. 367. (V. à fleurs de violier.) Cheiranthus Erysimoides. L. sp. 993. E. hieracifolium Jacq. Er. odoratum MW. Koch. Er. murale Saint-Hil. notic. n° 49. non Desf. Er. slrictum Duby non Gœrt. Ær. lanceolatum Lorey #., Côte-d'Or, p. 79, non Br. — Racine dure; tige de 3 à 6 déc. droite, ferme, anguleuse, scabre eflilée, simple ou rameuse au sommet; feuilles oblongues lan- céolées, bordées de dents inégales écartées, couvertes de petits poils courts et rameux, les inférieures obtuses ou mucronées. rétrécies en pétiole, les caulinaires sessiles, acumivées, pédicelles moitié plus courls que le calice; siliques allongées dressées, quadrangulaires, un peu comprimées, blanchâtres avec des lignes verdûtres sur les an- gles, terminées par un style court à stigmate bilobé, valves uni- nervées ; lame des pétales arrondie, fleurs assez grandes d’un jaune clair, répandant, surtout le soir, une odeur douce et miellée. Juin, juillet @. Lieux secs et pierreux, montagnes caleaires. R. — Lox. Aulnay-la-Rivière, Sceaux. — Yon. Merry-sur-Yonne, Châtel-Cen- sois, Grain, Lucy-sur-Yonne, Maillye-Château, Iraney, Ecolives, Cravant, Tonnerre. — CoTEe-n'Or. Monthard, Monceaux. 174, Æ. orientale. Brown. (V. d'Orient.) Brassica orientalis. L. sp. 034. Erys perfoliatum Crantz. Brass. perfoliata Lam.— Conringia orien- talis Pers. — Plante glauque, très glabre, de 3 à 6 dée.; tige droite cylindrique, simple ou rameuse; feuilles entières obtuses un pen Charnues, les radicales obovales, les caulinaires cordiformes am plexicaules oblongues; pétales droits: siliques tétragones très allon- gées, un peu étalées. Fleur d’un blanc jaunâtre, Mai, juillet ©. Champs pierreux des'terrains calcaires et argileux. AÇ,—Nul ou R&, dans les autres terrains, 48 CRUCIFÈRES. 42, BRASSICA. 2. (Chou.) Calice dressé plus où moins apprimé ; pétales obovales, style court émoussé ; silique allongée, cylindracée, biloculaire, à valves convexes, terminée par un bec en forme de corne conique plus ou moins allongée ; graines globuleuses ou ovoïdes disposées sur un rang. 175. B. olcracea. [,. sp. 932. (C. potager.) — Tige droite, rameuse; feuilles glauques 1rè$ glabres, épaisses sinuées ou lobées, les supé- rieures sessiles; fleurs en grappes allongées et très lâches, même avant l’anthèse. Fleurs d’un jaune pâle. Mai, juin @. Cultivé partout, et offrant de nombreuses variétés dont les principales sont : a. capi- tata. Ch. pommé ou cabus, le ch. rouge en est une variation. — b. bullata, ch. frisé, ou de Milan ou Pancalier. — c. caulordpa. Ch. rave, à tige renflée à la base. — d. Butrytis. Choux fleurs, à pédoneules très serrés et charnus. — e. acephala, choux vert, ch. arborescent ou cavalier, cultivé seulement dans la région de l'Ouest. 176. 5. Rapa. L. sp. 931. (C. rude.) — Plante bisannuelle pro- duisant la première année des feuilles radicales vertes hispides, la seconde des feuilles glauques, les inférieures lyrées à lobe terminal large, arrondi crénelé, les supérieures cordiformes amplexicaules, ovales ou oblongues acuminées ; calice lâche un peu étalé ; fleurs serrées au sommet de la grappe; siliques ascendantes. Fleurs d’uu jaune plus ou moins pâle. Avril, mai. Çà et là dans les moissons. Obs. On cultive sous le nom de Raves on Reives une forme à grosses racines blanches où wiolettes. — La Navelle à racine grèle effilée, à fleurs d'un beau jaune, est cultivée en grand comme graîne oléagineuse. — La Navette d'été (B. prœcuz W.) qui, semée en juin, mûrit en août, se cultive plus rarement 177. B. campestris. L. sp. 931. (C. champêtre.) Vulg. Colzat. — Tige droite, rameuse, de 4 à 7 déc.; feuilles glauques épaisses, les radicales lyrées un peu bispides, les caulinaires cordiformes amplexi- caules oblongues acuminées glabres; siliques ascendantes, longues de 5 ceutim. au moins. Fleurs jaunes. Avril, mai @. Cultivées en grand pour ses graines oléagineuses. 178. B. Napus. L. sp. 931. (C. navet.) Tige de 4 à 8 déc. droite, rameuse , lisse ; feuilles glabres, glauques , Les radicales lyrées, les caulinaires inférieures pinnatifides , crénelées, à base dilatée cordi- forme amplexicaule, les supérieures entières ; sépales lâches un peu ouverts ; siliques étalées divergentes. Fleurs jaunes. Avril, mai ©. Spontané, çà et là dans les moissons. Obs, Le Mavet est une forme à racines renflées, blanches, jaunes ou noirätres. — La Narelte d'hives à Ja racine grèle, efhilée. 179. B. Cheiranthue. Vill. Daup. 3. p. 332. (C. giroflée.) B. Eru- castrum. Dub, Orl. 4067; — Lorey, fl. CoTE-p'ORr, p. 94; non L. Br. cheiranthos et cheiranlifiora Duby bot. Gall. 54. Sinapis cheiranthus Koch Syn. 55.— Tige de 3 déc. à 1 mètre et plus, dressée, rameuse, un peu glauque et hérissée à la base; feuilles pétiolées un peu his- pides, pinnatifides à lobes ovales oblongs, inégalement sinués dentés, entiers et très étroits dans les feuilles supérieures; sépales oblongs, droits, rapprochés ; siliques glabres un peu toruleuses; à valves mar- quées de trois nervures, et terminées par un bec long conique, con-— tenant une graine à sa base. Fleurs jaunes. Mai, septembre ©. Champs et lieux incultes des terrains sablonneux, graveleux ou gra- nitiques, bords des rivières à fouds de sable, C. CRUCIFÈRES. 49 185.8. montana. De. flor. fr. 4, p. 551. (C. de montagne.) —Souche épaisse, garnie au sommet des débris des anciens pétioles; tiges de À à 4 déc. droites , presque simples, hérissées inférieurement, feuilles pétiolées, velues pinnatifides à lobes oblongs dentés, un peu aigus, siliques dressées, un peu toruleuses, terminées par un long bec por- tant une graine à sa base. Fleurs d’un beau jaune. Juillet, août %. Rochers. RR. — Sommet du Plomb du Cantal. 43. ERUCASTRUM. Sch. et Spenner. (Erueastre.) Calice ouvert, gibbeux à la base; silique linéaire terminée par un bec court, à valves convexes, marquées d’une seule côte saillante ; graines ovoïdes ou oblongues, disposées sur un seul rang dans chaque loge. 181. E. Poliichüi. Schimp. et Spen. fl. Frib. 3. 946, (E. de Pollich.) Sisymbrium Erucastrum Poll. Vill. Sis Gallicum. Schleich. Brassica Eru- castrum. D. ochroleuca. Gaud. Erucast. inodorum. Reich. Brassica ochroleuca. S. Wilm. — Tige de 2 à 4 déc., dressée anguleuse, un peu velue ; feuilles profondément pinnatifides, à lobes oblongs obtus, inégalement dentés, séparés à la base par un sinus arrondi; pédi- celles inférieurs munis de petites bractées; sépales verdâtres, dressés, ovales oblongs; pétales obovales dépassant peu le calice; siliques étalées, à bec grêle cylindracé, dépourvu de graines à sa base. Fleurs assez petites d’un blanc jaunâtre. Avril, juin et en automne ©. Dé- combres, murs, lieux sablonneux. RR. S.-ET-L. Bords de la Saône, Mâcon. —- Core-D’OR. Beaune. — Cner. Bourges, entre Ougy et St-Doulchard (Tourangin). Obs. Une espèce voisine, l'E. obt#sangulum Veich. (Sisymbriurn — DC.) se distingne-facilemeat par ses fleurs plus grandes, d'un beau jaune, ses sépales jaunâtres. linéaires, très étalés, et ses siliques à bee court et monosperme à [a base. 44. SINAPIS. L. (Moutarde.) Calice égal à la base, lâche et étalé; pétales obovales à onglets cylindriques; silique linéaire ou oblongue eylindracée, souvent toruleuse, à valves convexes marquées de trois à cinq nervures, et terminées par un prolongement mucroné, ou allongé en bec ensiforme ; graines globuleuses disposées sur un rang. 182. S. arvensis. L. sp. 933. (M. des champs.) Reich. Ice. 4495. Vulg. Joie, Reusse. — Tige de 4 à 8 déc. droite, dure, plus ou moins hispide, rameuse, diffuse ; feuilles infér. lyrées ou lobées à lobes an- guleux aigus , les caulinaires ovales , inégalement dentées ; siliques glabres, ou chargées de poils réfléchis. {S. Orientalis Auct. non LE.) toruleuses d’abord , puis cylindriques roides gonflées, à valves tri- nervées, terminées par un bec ancipité, conique, plus court qu’elles, portées par un pédicelle très court, épais, et contenant de 5 à 9 graines. Fleurs jaunes. Mai, octobre ©. Champs, vignes, cultures. CC. 183. S. Schkuhriana. Reich. Ic. flor. Germ. 2, p. 20. Fig. 4495. b. (M. de Schkuhr.) S. Orientalis. Schk. non L. -— Tige de 4 à 8 déc. droite, hispide , plus ou moins rameuse; feuilles hispides, lyrées ou lobées, surtout les inférieures, inégalement incisé-dentées , à dents aiguës ; siliques chargées de poils réfléchis, ou glabres, grêles, allon- gées, un peu flexueuses, toruleuses jusqu’à la maturité, à valves por- tant 5 nervures dont 2 moins prononcées , terminées par un bec conique subulé, allongé, plus court qu’elles, portées par un pédicelle assez grêle et contenant de 9 à 12 graines, Fleurs d'un jaune clair. B 4, 50 CRÜCIFÉÈRES. SiNAPIS, Mai, octobre ©. Champs, vignes, cultures. C. confondue avec la pré- cédente. ! 184.8. atba.[,. sp. 953. (M. blanche.)—Tige de 4 à 8 déc. droite, striée simple ou ran:euse, un peu rude; feuilles peu velues lyrées pinnati- fides à lobes ovales oblongs obtus inégalement crénelés dentés; pé- dicelles sillonnés , siliques étalées, hérissées de poils droits blan- châtres, cylindriques toruleuses, à valves à 5 nervures, et terminées par un bec long, comprimé, caréné , ensiforme, et un peu oblique ; graines jaunâtres. Fleurs d’un jaune pâte. Mai, juillet ©. Moissons. R. — Cner. Bourges, Fussy, Vierzon. — Loir. Ohvet, Orléans, La Beauce et le Gastinais. — YON. Avallon. — ALL. cultivée à St-Pour- cain sous le nom de Graines de beurre. 185. $. nigra. L. sp. 933. (M. noire.) Brassica nigra. Koch. Syn. 55. — Tige de 4 à 12 déc. droite rameuse, un peu velue; feuilles imfé- rieures lyrées dentées, hérissées, à lobe terminal large lobé; les su- périeures lancéolées , entières, glabres, pétiolées ; siliques petites, serrées contre l’axe, glabres, comme tétragenes au sommet, à valves portant une seule nervure , et terminées par un bec très court angu- lieux; graines noires. Fleurs jaunes. Juin, septembre ©. Lieux pier- pe ou sablonneux. C. Nevers, Bourges, Orléans, etc., bords de la oire. Obs. D'après la forme du fruit, on pent distinguer 3 formes : 1° S. nigra, silique grèle effilée,, à valves non toruleuses. P. C. — 2° $. {orulosæ, Pers. siliques grèles, x valves toruleuses C. — 8328. turgida, Pers. siliques courtes, gonflées anguleuses. A. R. è 186. S. ivcaro. [,. sp. 934. (M. blanchâtre.) Erucastrum incanum. Koch. Syn. 56. Hirschfeldia adpressa Mœnch. — Tige de 3 à 6 déc. droite, rameuse, hérissée à la base de poils réfléchis ; feuilles his- pides, lyrées, denices, les supérieures linéaires lancéoléesr, siliques grèles, très courtes, cylindriques toruleuses , serrées contre l'axe, à valves à une nervure, bec ovoide, lisse, contenant une graine à sa base. Fleurs jaunes. Juin, septembre @. Lieux pierreux ou sablon- neux. RR. — Sables de la Loire près Nevers ! — CHER. Vierzon. 45. DIPLOTAXIS. DC. (Diplotaxe.) Calice lâche, égal à la base, pétales à limbe ovale entier; style conique ou atténué; silique dres- sée, comprimée, linéaire ou lancéolée, à valves portant une seule nervure au milieu; graines comprimées ovales ou oblongues disposées sur deux rangs. Fleurs jaunes, brunissant ensuite. 187. D. tenuifolia. DC. syst. 2. 632. (D. à feuilles menues.) Sisym— brium tenuifolium. L. sp. 97.— Plante de 4 à 8 déc. glabre, fétide et d’une saveur très âcre ; tige rameuse diffuse, presque ligneuse à la base ; feuilles allongées étroites, pinnatifides à lobes incisés dentés ou entiers, plus rarement indivises; pédicelles deux fois plus longs que le calice ; siliques comprimées, à style court, courtement sti- pitées sur le réceptacle. Fleurs grandes jaunes. Juin, septembre %. Murs, décombres, bords des chemins. R.— Puyx-nr-Dom. Coteaux de la Limagne, Cournon. — Niv. Nevers, bords de la Loire, -— L.-Er-CH. Vallée du Cher près St-Aignan, Châtillou, Selles. — Lor. Orléans, St- Marceau. — C. à Tours. — Châtellerault, — et çà et là dans l'Ouest jus- qu'à la mer. 188. D. muratis. DC, syst, 2. 634, (D, des murailles.) Sisymbrium murale. L. sp. 918, — Tige de 2 à 4 déc, ascendante, rameuse, nue DIPLOTANIS. CRUCIFÉRES. 51 au sommet, un peu velue et feuillée à la base ; feuilles oblongues in- cisées dentées, ou roncinées pinnatifides, parsemées de quelques poils ; calice un peu velu ; siliques comprimées à style court co- nique, sessiles sur le réceptacle, à pédicelies un peu étalés. Fleurs jaunes. Mai, septembre ©. Lieux pierreux ou sablonneux, murs. R. — Puy-pEe-Dou. Bulle de Montpensier et carrière de Chaptusat près Aique- perse. — Ib. Issoudun. — L.-pr-Cn. C. aux environs de Blois, St-Ai- gnan. — G. à Loches, Tours. — La Vienne. -— Saumur, — Thouars, ete. 189. D. viminea. DC. syst. 2. 635. (D. des vignes.) Sisymbrium vi- mineum. L. sp. 919. — Plante glabre, grêle, de 1 à 3 déc.; feuilles toutes radicales, étalées, lisses, oblongues, lyrées sinuées, à lobes obtus sinués dentés, le terminal plus grand; tiges nues tombantes ou redressées; siliques linéaires comprimées, à style court, épais ; pétales droits dépassant peu le calice. Fleurs jaunes petites. Juin, octobre ©. Lieux cultivés, vignes. R. — Puvy-be-D. Vignes de la Limugne. — En». Châteauroux, Issoudun, Le Blane. — CAEr. Mehun. — Loir. Olivet, St- Jean-de-la-Ruelle. — L.-rT-Cn. C. aux environs de Blois, Cour-Cheverut. — Tours, Chinon. — Poiliers. — Saumur, etc. 46. ERUCA. Tournefort. (Roquette.) Calice droit, égal à la base ; pétales grands saiilauts : silique oblongue, eylindracée, terminée par un bec long pointu, à deux tranchants, valves convexes, marquées d’une nervure dorsale proéminente; graines globuleuses, disposées sur deux rangs dans chaque loge. 190. E. sativa. Lam. fl. fr. 2, p. 496. (R. cultivée.) Brassica Eruca. L. sp. 932. — Tige de 4 à 6 déc. droite, rameuse, hérissée surtout vers la base ; feuilles profondément lyrées pinnatifides, à lobes oblongs dentés; pédoneules plus courts que le calice; siliques ser- rées contre la tige. Fleurs blanches ou jaunûtres, veinées de lignes d’un brun violet. Avril, juin ©. Décombres et lieux voisins des habitations, naturalisée çà et là. — Plante d’une odeur et d’une saveur âcres et piquantes. 47. RAPHANUS. L. (Radis.) Calice dressé apprimé à deux bosses à la base; pétales obcordés à long onglet; silique cylindrique linéaire oblongue ou conique, lisse subéreuse à deux loges continues évalves et indéhiscentes, ou moniliforme comme articulée, et se séparant transversalement en articles monospermes, terminée par un long bec épais et conique. 191. . sativus. L. sp. 935. (R. cultivé.) — Racine renflée; tige de 6 à 8 déc. dressée, rameuse; feuilles lyrées pinnatifides, à lobes ar- rondis, le terminal très large, scabres ; siliques cylindriques, toru- leuses, à deux loges. Fieurs violettes veinées. Mai, juillet ©. Cultivé partout el naturalisé çà et là. Varie à racine globuleuse {Radis) ou oblongue (petite Rave) — et à très grosses racines noires et âeres. (Rap. niger. Mérat.) Radis noir, Raifort. 192. . Raphanisirum. FE. sp. 935 (R. ravenelle.) Vulg Ramiau. — Racine grêle; tige de 3 à 8 déc. dressée, rameuse, hispide; feuilles rudes lyrées, à lobes écartés sinués dentés, le terminal ovale plus grand ; siliques uniloculaires, articulées, moniliformes striées, à bec très long, Fleurs jaunes à veines jaunes, ox jaunâtres à veines brunes, ou blanches à veines violettes, on plus rarement rosées, Mai, sep 59 CRUCIFÉRES. tembre ©. Champs, lieux cultivés, sables. CC. La var. blanche do= mine au nord de la Nièvre. $ 2. Siliculcuses. Fruit n'étant pas quatre fois plus long qu’il n’est large 48. RAP:SERAUM. Boerh.(Rapistre.) Calice lâche, égal à la bases 4 pétales indivis ; silique courte, coriace indéhiscente, formée de deux articles à peiue séparables, uniloculaires, monospermes, inférieur oblong en forme de pédicelle renflé, souvent stérile, le supérieur sub- globuleux, surmonté par le style, et à graine dressée. 195. 2. rugosum. All. fi. Ped. 1, p. 257. (R. rugueux.) Myagrum. — L. sp. 893. — Racine perpendiculaire ; tige de 2 à 6 déc. droite, parsemée de poils, rameuse souvent dès la base ; feuilles radicales lyrées, à lobe terminal plus grand, ovale obtus, les caulinaires oblon- ques ou lancéelées, irrégulièrement sinuées ou dentées ; silicules dressées appliquées, nombreuses le long des rameaux, hérissées, rarement glabres, à article supérieur sillonné verruqueux, style fili- forme, d'abord plus long que Particle, ensuite égal ou plus court. Fleurs jaunes. Mai, octobre ©. Lieux cultivés. PR. — Inp.-ET-L. Etang de Champigny-sur-Veude. — NxEN. St-Genest près Châtellerault, Loudun, Pouançay à la Motte-Bourbon, bords de la Dive, et sur le bord opposé en Maine-et-Loire. À 49. CAKG3XLE. Tournef. (Cakilier.) — Calice dressé gibbeux à la base, à limbe obovaie; silicule comprimée à deux articles indéhiscents mo- nospermes, l’inférieur obovale à graine pendante, le supérieur ovale ou eusiforme à graine dressée. L 194. C. maritima. Scop. (C. maritime.) Bunias Cakile. L. sp. 936. — Plante charnue, de 3 à 5 déc. à rameaux étalés; feuilles pinnatifides ou sinuées à lobes obtus, silicule subéreuse à article supérieur en- siforme; fleurs blanches ou rosces. Juillet, octobre ©. Sables mari- times. Embouchure de la Loire, St-Nazaire, etc. = 59. BUNIAS. &. — Calice dressé égal à la base, pétales à limbe obcordé ; Silicule indéhiscente, tétragone ou ovale renflée, à deux loges monospermes, superposées, ou à 4 loges disposées 2 à 2 l’une au-dessus de l’autre, style grêle. 195. B. Erucago. L. sp. 925. (B. fausse roquette.) — Tige de 2 à 4 dée. grêle, rameuse, parsemée d’aspérités glanduleuses ; feuilles oblongues, les radicales sinnées pinnatifides à lobes triangulaires ; fleurs jaunes en grappes lâches, silicules longuement pédicellées, quadrangulsires, à angles ailés dentés en crête. Juin, juillet ©. Champs, lieux secs. R. — Haute-Loire. — Cantal : Vallée de Massiac à Murat. — PByuy-pe-. Corrent, Bellerive, Lavort, bords de l'Allier — et dans la région maritime à Cheméré, Frenun. | 51. CAZEP:WA. Adanson. (Calepine.) Calice lâchement dressé, égal à la base; pétales obovales dont deux extérieurs un peu plus grands ; silicule coriace, uniloculaire, monosperme, indéhiscente, ovale globuleuse, ridée, terminée par un style court épais et conique. 196, ©, Corvini. Desv. Journ, bot. 3, p. 158. (C, de Corvinus,) Bunias gochlearioïdes Wild. Lelia, — Pers. — Tige de 4 à 4 déc, couchée à la CRUCIFÈRES. 53 base, glabre, rameuse; feuilles glabres, les radicales pétiolées éta- lées, lyrées pinnatifides ou sinuées, obtuses, les supérieures ovales ou oblongues, entières ou sinuées dentées, sessiles et embrassant la tige par deux oreillettes aiguës. Fleurs blanches, Mai, juin ©). Vignes et champs des terrains calcaires. R. — Puy-pr-D. Env. de Clermont, La Baraque, Villars, entre Pontaumur et St-Gulmier. — ALL. Chazoux près Gannat.— CuEr. Vignes à Bourges. —Inb-Er-L. Fondettes, vignes de Taille. — Vien. Env. de Poitiers, Niré-le-Dolent, Angle. — DEux-SÈv. St-Loup, Airvault, Thouars. — M.-£7-L. Saumur, Allonnes, Beaulieu. 52. NESLYA. Desv. (Neslie.) Calice ouvert, égal à la base; pétales entiers ovales ; silicule coriace, indéhiscente, globuleuse, ridée, un peu comprimée et bordée, à deux loges monospermes (lune des graines avortant à la maturité), et terminée par un style filiforme. 197. N. paniculaia. Desv. Journ. bot. 3, p. 162. (N. paniculée.) Bu- mins paniculata. DC. À. f. Myagrum paniculalum. L. sp. 894. — Tige de 2 à 8 déc. dressée, velue, grêle, à rameaux paniculés; feuilles rudes, les radicales pétiolées, oblongues lancéolées, dentées, les caulinaires sessiles, amplexicaules sagittées, oblongues presque entières ; sili- cules à pédicelles étalés. Fleurs petites jaunes. Mai, juillet ©. Mois- sons des terrains calcaires, C. 53. MYAGRUM. L. (Myagre.) Calice dressé; pétales oblongs entiers dépassant peu le calice; style coùrt, persistant; silicule subé- reuse, indéhiscente, comprimée, dilatée au sommet en deux lacunes vides, et atténuée à la base en une loge monosperme. 198. M. perfoliatum. L. sp. 893. (M. perfolié.) Gakile perfoliata. KT. fr. — Plante glabre de 2 à 8 déc. ; tige droite, cylindrique, à rameaux étalés ; feuilles glauques, les radicales atténuées en pétiole, oblongues sinuées ou presque lyrées ; les caulinaires sessiles, amplexicaules, sagittées, plus ou moins denticulées Fieurs jaunes petites. Mai, juillet ©. Bords des champs des terrains argileux et calcaires. AC. 54. ISATIS. L. (Pasiel.) Calice ouvert égal; pétales entiers, stig- mate sessile; silicule ovale oblongue, comprimée sur les côtés, uni- loculaire et monosperme, à valves carénées presque ailées, s’ouvrant difficilement. 199. Z. tinctoria. [. sp. 936. (P. des teinturiers.) — Tige de 5 à 9 déc. droite, rameuse paniculée ; feuilles glauques oblongues en- tières, les radicales pétiolées un peu velues, les caulinaires sessiles amplexicaules sagitiées, à oreillettes aiguës ; silicules oblongues, atténuées à la base, obtuses ou émarginées au sommet, presque pendantes sur un pédicelle filiforine. Fieurs jaunes petites. Mai, juin @). Lieux sees et pierreux. R. — Az. Pic de Breu près St-Pour- çain. — CHER. Bourges, Villeneuve, Marmagne. — Lorrer. Méxières-en- Sologne. — L.-Er-Cu. C. au Gué-lu-Guelte près Fontaines-en-Sologne, St-Aignan, les Roches, Troû, le Gué-du-Loir. — INp.-£t-L. Luynes, Cing-Mars, Marmoutiers, Si-Georges. — €. à Poitiers. Var. b. hirsuta. — Plante moins robuste ; tige et feuilles hérissées de poils grisâtres. R. — Yon. Vincelles, Cravant (Saul). 55. SENEBIERA. Pers. (Senebière.) Calice égal ouvert, pétales entiers ; silicule comprimée orbiculaire réniforme, où à 2 lobes tu- berculeux, indéhiscente à 2 loges monospermes. 54 CRUCIFÈRES. SENEPIERA 200. $. Cororopus, Poir. Dict, Enc. 7, p. 76. ($. corne de cerf.) Cochlearia coronopus. L. sp. 904. — Coronopus Ruellii. Aux:— C. vul- garis Desf, — Tiges de 1 à 3 déc. très rameuses, couchées, diffuses, feuilles pinnatipartites, à lobes linéaires oblongs obtus incisés dentés ou entiers, glabres; fleurs à pédicelles très courts, en grappes opposées aux feuilles ; silicules comprimées comme réniformes , à style court conique, réticulées rugueuses, à stries rayonnantes et bordées de petites pointes tuberculeuses. Fleurs blanches très petites. Mai, octobre ©. Lieux incultes, fossés, bords des chemins, ornières, décombres. CC. 291. S. pinnatifida. DC. (S. pinnatifide.) Lepidium didymum. L. Co- ronopus didyma Sm. — Tiges de 4 à 4 déc. rameuses, couchées, velues ; feuilles profondément pinnatifides à lobes un peu dentés ; fleurs blanches petites, pédicellées en grappes multiflores s’allon- geaut beaucoup après la fleuraison ; silicules à 2 lobes ridés en réseau, stigmate sessile ; odeur des Lepidium. Juin, septembre ©): Chemins, pied des murs. — Région maritime, Nantes. — Naturalisé çà et là dans l’intérieur. 56. CAPSELLA. Venterat. (Capselle.) Calice serré égal à la base; pétales entiers égaux ; stigmate sessile ; silicule comprimée sur les côtés, en triangle renversé, ou oblongue, tronquée au sommet, à valves carénées, non ailées, et à deux loges polyspermes. 262. C. Bursa pastoris. Mœnch. (C. bourse à pasteur.) Thlaspi Bursa pastoris. L. sp. 903. Vulg. Bourse à Judas. — Tige de 1 à 6 dée. droite, rameuse ; feuilles un peu velues, les radicales étalées en ro- selle, roncinées pinnatifides, à lobes oblongs aigus ou triangulaires dentés, les supérieures indivises étroites, sessiles auriculéés à la base ; sil'eules étalées en cœur renversé. Fleurs blanches. Toute l'année ©. Rues, murs, bords des chemins, lieux cultivés, partout. CC. Varie à feuilles toutes entières, à fleurs monstrueuses, avor- tées, elc. 57. HUTCHYNSIA. Brown. (Ilutchinsie.) Calice droit égal à la base ; pétales entiers ou émarginés; silicule comprimée sur les côtés, oblongue ou arrondie, à loges dispermes, à valves en nacelle, non ailées sur le dos. 203. I. petræa. Brown. (IH. des rocailles.) Lepidium petrœum. LE. sp. 899. Teesdalin petræu Reich. — Petite plante très grêle de 5 à 40 cent. ; tige droite, pubérulente, feuillée, à rameaux étalés; feuilles pinnatifides à lobes étroits entiers, glabres; pétales très petits émrar- ginés , dépassant peu le calice ; silicule ovale elliptique obtuse , à stigmate presque $essile, Fleurs blanches. Mars, mai ©. Lieux pier- reux des terrains calcaires, murs, vignes. R. — CHER. Bourges, As- nières, Morthomier, Chapelle St-Ursin, Subdrai, St-Florent. — Axp: Issoudun. — Loir. Pithiviers, Malsherbes. — Inp.-£T7-L. Chinon. — Env. de Poitiers. — M.-er-L. Champigny-le-Sec. 204. H. alpina. Brown. (H. des Alpes.) Lepidium alpinum L. — Plante de 6 à 20 cent. glabre, tiges simples en touffe, feuillées à la base, feuilles pinnatifides à lobes obovales; pétales blancs deux fois plus longs que le calice; silicules oblongues aiguës aux deux extré— CRUCIRÈRES. 54 mités et disposces en grappes lâches allongées. Juin, août %. Licux frais et pierreux des hautes montagnes. Monts-Dores (Bastard). 58. LEPIDIUM. L. | Passerage.) Calice ouvert, égal à la base, pétales entiers; silicule comprimée, déhiscente, ovale, arrondie, ou elliptique, à 2 loges monospermes, et à 2 valves en nacelle carénées ou ailées sur le dos. Graines comprimées ou triquètres. 205. L. latifolium. [.. sp. 899. (P. à larges feuilles). — Plante de 6 à 12 déc. fétide, d’une saveur très âcre, glabre et glaueescente; tige droite, rameuse, cylindracée, feuilles radicales longuement pétiolées, ovales obtuses, serrulées, les supérieures presque sessiles ovales acuminées, lisses un peu épaisses; silicules pubescentes ovales ar- rondies, à stigmate sessile; fleurs petites blanches odorantes, en grappes paniculées. Juin, juillét %. Lieux frais, terrains gras. R. — Nibv. Etang de Gimouille. — Cner. Bords de la Marmande et du Cher, à St-Amand, Berry. — Loir. Vitry, Orléans. — L.-Er-Cu. Fontaines-en- Sologne. — Région de l'Ouest. 206. L. graminifolium, [L. sp. 900. (P. à feuilles de gramen.) —Lep. Iberis. Wild. DC. f1. fr. Dub. Orl. 1097. — Plante glabre de 4 à 9 dée.., uge droite, grêle, roide, cylindrique, à rameaux eflilés écartés ; feuilles radicales étalées, pétiolées, oblongues ou spatulées, incisées dentées on pinnatifides; les caulinaires linéaires, souvent déjetées un peu dentées vers le bas de la tige, très entières au sommet; silicules ovales ou aiguës, à style court; calices rougeñtres. Fleurs blanches D Juin, octobre %. Bords des chemins et des murs, décom- bres. C. c 207. L. ruderale. L. sp. 900. (P. des décombres). — Plante fétide de 1 à 4 déc. finement pubescente au sommet; tige droite très ra- meuse; feuilles inférieures pinnatifides, à lobes dentés, les supérieures linéaires entières; silicules étalées, ovales arrondies, comprimées . cchancrées, étroitement bordées au sommet. Fleurs très petites, blanchâtres, souvent apétales, à 2 ou 4 étamines. Juin, octobre ©. Bords des murs, décombres, fumiers. R —#te-Loir. Le Puy. — Loire. Montbrison. — Puy-nEe-D. La Limagne. C. —S.-er-K5. Couches. — Nik v. Nevers, Marzy. — Loir. Pont-aux-Moines. — AC. d'Angers à Nantes. 208. XL. campestre. Brown. (P. champétre). Thlaspi campestre. L. sp 902.— Plante de 3 à 6 déc. couverte de poils grisâtres très courts ; tiges droites, cylindriques rameuses au sommet, ou dès la base: feuilles radicales pétiolées, ovales oblongues, sinuées dentées ou Ixrées, les caulinaires sessiles, amplexicaules sagittées, denticutées. appliquées contre la tige; silicutes ovales, bordées, échancrées, à lobes courts arrondis glabres et ponetnés de papilles blanchitres ; siyle très court, dépassant à peine les lobes de la silicule, Fleurs petites blanchâtres. Mai, juillet ©. Bords des chemins, champs des terrains caleaires et argileux. C. 209. Z. Smithsi. Hooker. (P. de Smith). Lep. hoforophyllum Benth. Cat. 95. non. Thlaspi.—DC. — Plante de 4 à 3 déc. couverte de poils blanchâtres; tiges nombreuses, couchées ou ascendantes, simples où rameuses au sommet; feuilles radieales pétiolées, ovales oblongues obtuses, sinuées ou lyrées, les câulinaires sessiles, amplexicaulés sagittées, denticulées, appliquées contre la tige; silicules ovales 56 CRUCIFÈRES. LEPIDIUM. oblongues, bordées, tronquées échancrées au sommet, glabres, à peine parsemées de quelques papilles peu apparentes; style très saillant dépassant de beaucoup les lobes de la silicule. Fleurs petites blanchâtres. Mai, juillet %. Champs et pelouses des terrains primitifs ou de transition. AR.— CREUSE. Chambraud, Akun. — ALL. Montluçon, — Hte-ViennE. Limoges, bords de la Vienne, Le Dorat.—Inp. St-Bemvit- du-Saut.—L.-£T-Cu. St-Aignan, Chambord, ete.— Thouars. — Angers. — Laval, Mayenne. — Nantes. 210. L. sativum. L. sp. 899. (P. cultivé). Thlaspi sativum. Desf. Vulg. Cresson alénois. — Plante de 2 à 6 déc. glabre d’un vertglauque, et d’une saveur piquante ; tige droite, rameuse supérieurement ; feuilles radicales roselées, arrondies, découpées et incisées de di- verses manières; les supérieures presque simples, oblongues, peu dentées; silicules dressées, ovales arrondies, bordées et échancrées, à style presque nul. Fleurs blanches. Mai, juillet ©. Cultivé et de- venu spontané près les habitations, haies des jardins, rues, et même dans les champs. + 211. L. Draba. L. sp. Ed. 1. 645. (P. drave.) Cochlearia Draba. L.. Sp. 904. — Plante pubescente de 2 à D déc.; tige droïte, striée, presque simple, à rameaux floraux en corymbe ; feuilles ovales oblon- gues, pubescentes, les radicales atténuées en pétiole, les caulinaires amplexicaules sagittées à la base, denticulées; silicules cordiformes non bordées, à valves renflées, et terminées par le style filiforme. Fleurs blanches. Mai, juin %. Champs, bords des murs. RR. — Hte- Loir. Le Puy! — ALL. Bords du Sichon entre Vichy et Cusset (Delarbre). — Puy-DE-DOME. Champs près du Puy de la Poix. —Inp.-ET-L. Tours à Grammont (Coqueray). — M.-ET-L. Doué (Bast.). 59. BISCUTELLA. L. (Lunetière.) Calice égal à la base, ou plus rarement prolongé en deux gibbosités cylindriques ; pétales égaux entiers; silicule aplatie, échancrée à la base et au sommet, et ter- minée par le style, à valves orbiculaires, comprimées en forme de bouclier, se séparant de l’axe par la base, et renfermant chacune une graine comprimée. Obs. Les espèces suivantes ont toutes les fleurs jaunes en grappes lâches paniculées en corymbe, ct le calice égal à la base. 212. B. lævigata. L. Mant. 255 (L. à fruit glabre). — Racine duré produisant des tiges de 2 à 6 déc. dressées, plus ou moins hispides à la base, à rameaux en corymbe; feuilles poilues rudes, ou velues blanchâtres, les radicales oblongues ou lancéolées acuminées, rétré- cies en pétiole, entières ou denticulées, ou fortement dentées, ou sinué-pinnatifides, les caulinaires peu nombreuses, linéaires ou ob- longues embrassantes, quelquefois à base cordiforme élargie (B. am- biqua Auct. non DC.) ; silicules glabres, lisses, ou chargées de petits points écailleux, larges à la maturité, de 7 à 10 millim. Mai, août %. Lieux pierreux, rochers. R. — La Haute-Loire. — Le Cantal. — Monts- Dores, Monts-Dômes, Enval près Riom. — S.-rr-L. Bords de la Loire prés Bourbon Lancy.— Inp.-Er-L. Chinon au bois de Grammont! Obs. Le B. lœvigata. L. De. Ie. Rar. t. 18, tel que je l'ai reçu de la Suisse, de la Savoie, de l'Eure, du Mont-Dore, et , a les feuilles longues lancéolées. à peine dentées. La plante de nos diverses loca- lités différe par ses kuilles fortement dentées où sinué-pinnatifides les supérieures à base plus lar- gement embrassante, Peut-être mérite-t-elle d'être distinguée (8. controversa N.). BISCUTELLA. CRUCIFÈRES. 57 213. B. mollis. Loisel. Not. p. 168. (B. molle) B. saxatilis, b. De, — Racine dure, grêle, tiges de 2 à 6 déc. dressées à rameaux en corymbe, velues surtout à là base : feuilles velues hérissées, quelquefois grisà- tres, les radicales obov ales oblongues rétrécies en péiole, incisé- dentées, ou sinué-pinnatifides, à ‘lobes étalés, les caulinaires plus étroites, sessiles ou embrassantes; silicules char gées de petits points écailleux, rarement lisses, larges à la maturité de 6 à 7 millim. Mai, août %. Lieux pierreux, rochers R.— La Haute-Loire. — Le Cantal. — Les Monts-Dores et Monts-Dômes. — ALL. Desertines, roc du Saint prés Montlucon. 214. B. coronopifolia. All. F1. Ped. n° 907 (B. corne de cerf) De. Dissert. t. 8. Reich. Le. 4206. — Souche oblique, produisant des tiges de 1 à 3 déc. dressées, à rameaux redressés ; feuilles velues grisätres, presque toutes radicales, oblongues aiguës, pinnatifides on fortement dentées à lobes écartés, ordinairement deux de chaque côté; silicules glabres, lisses, larges à la maturité de 9 à 10 millim. Mai, août %. Rochers. RR.-—Env. de Dijon. — Région centrale? 60. FBER:1S. L. ([béride.) Calice égal à la base, 4 pétales i inégaux, les deux extérieurs plus grands rapprochés ; silicule très comprimée ovale ou arrondie, échancrée au sommet, à style filiforme persistant ; qi en nacelle carénées sur le dos, loges monospermes, graines ovales. 215. 3. amera. [. sp. 906 (1. amère). —Tige de 1 à 3 déc. dressée, un peu flexueuse, finement anguleuse, à rameaux nombreux en co- rymbe, courts, fermes, étalés ou diffus, pubescents ciliés; feuilles planes, un peu épaisses, non calleuses au sommet, dressées- étalées, oblongues obtuses, atténuces à la base, subeiliées, entières, ou plus souvent offrant de chaque côté 1 à 3 grosses dents obtuses, ou un peu aiguës; fleurs blanches ou lavées de lilas, en gr appes courtes et ser- récs, S’allongeant ei presque oblongues à la maturité; pédicelles étalés, finement hispides, silicules ovales orbiculaires un peu rétré- cies au sommet, convexes en dessous, ailes des valves égalant leur largeur au sommet, rétrécies par les côtés et très distinctes jusqu’à la base; lobes de l’échancrure ovales-deltoides aigus, formant un angle peu ouvert, n’égalant pas Le quart de là longueur de la silicule, un peu dépassés par le style, stigmate marqué d’un long sillon; graines brunes. Juin, sept. ©. Champs pierreux ou arénacés des terrains calcaires. C. là seulement. 216. I. affinis. Jord.! Adnot. hort. Div. (1848) p. 25. (I. UE to) — Tige de 2 à 5 déc. droite, souvent très rameuse dès la base, meaux striés anguleux, pubescents, arqués inférieurement, puis dressés en corymbe fastigié; feuilles vert-foncé, un peu cilié-pubes- centes, subcanaliculées, les primordiales oblongues obtuses, les autres linéaires-oblongues , toutes sensiblement rétrécies en pétiole, lobées ou dentées pinuatifides, à lobes ovales oblongs ou linéaires, obtus, non rétrécis à la base; fleurs blanches ou lilas, en grappes corymbiformes, les fructifères non resserrées, un peu allongées, à pédicelles étalés, pubescents scabres; silicules suborbiculaires, un peu rétrécies au sommet, arrondies à la base, un peu convexes en dessous; ailes des valves égalant leur largeur au sommet, rétrécies sur les côtés et distinctes jusqu'à la base; lobes de l’échancrure 58 CRUCIFÈRES. IBERIS. ovales aigus, formant un angle aigu, égalant le quart de la longueur de la silicule, ne dépassant pas le style assez court; graines brunes. Mai, juin © ou ©. Collines découvertes et champs calcaires ou aré- nacés. R.— Région du Centre — de l'Ouest. .: | 217. Z. pinnata. L. sp. 907. (I. pinnatifide.) — Plante de 1 à 3 déc. glabre, ou finement hispide; tige dressée, herbacée, à rameaux dres- sés étalés et presque nivelés en corymbe; feuilles caulinaires linéaires étroites, canaliculées, découpées de chaque côté dans leur partie su- périeure en 2 ou 3 lobes étroits, étalés, linéaires obtus ; fleurs blan- ches ou lilas en grappes courtes ombelliformes , resserrées à la ma- turité; silicules ovales arrondies un peu convexes en dessous; ailes des valves égalant ou dépassant un peu leur largeur au sommet, dis- tinctes jusqu’à la base; lobes de l’échancrure ovales aigus, un peu soudés vers la base du style, formant au-dessus un angle assez ou— vert, n’égalant pas le quart de la longueur de la silicule , égaux au style ; stigmate petit un peu déprimé ; graines rousses. Mai, août © et @. Champs et rochers cale. RR. région de l'Est : S.-Et-B. Mon- tagne de Solutré. 218. I. polita. Jord.! Obs. fragm. 6, p. 51. (£. lisse.) — Tige de 2 à 4 déc. grêle, dressée, flexueuse, ramifiée au sommet, à rameaux peu allongés, dressés-étalés flexueux, simples ou peu divisés, glabres, relevés de côtes fines ; feuilles très étalées, ou réfléchies, vert clair, très glabres, planes, un peu aiguës et calleuses à l'extrémité, les ra- dicales oblongues lancéolées atténuées en pétiole peu dentées , les caulinaires oblongues linéaires un peu acuminées; fleurs petites lilas purpurin e1 grappes ombelliformes courtes et serrées même à la ma- turité ; silicules petites ovales orbiculaires, très arrondies inférieure- ment, resserrées vers le haut, ailes des valves très étroites, très peu visibles vers la base, lobes de l’échancrure lancéolés très aigus di-. vergents, formant un angle très ouvert, égalant le quart de la silicule, dépassés par le style, stigmate petit ou peu déprimé, Juillet, Sept. @. Rochers volcaniques. RR.— ARDÈCHE : Montpezat et sources de la Loire, d'où il est amené sur les grèves jusqu'en Nivernais. 219. Z. deflexifolia. Jord. Pug. (1852) p. 13. (L. à feuilles défléchies .) — Tige de 3 à 5 déc. droite, glabre, très rameuse au sommet, à ra- meaux étalés en corymbe; feuilles vert foncé , légèrement canatieu- lées, les radicates oblongues dentées, Les caulinaires linéaires rétré- cies aux deux bouts, presque entières, les snpérieures terminées par un mucron court calleux, toutes étalées ou défléchies; fleurs petites en grappes courtes ombelliformes les fructifères peu allongées, sé- pales ovales, les extérieurs en carène obtuse sur le dos, pétales obo- vales rose-lilas clair; silicules arrondies un peu resserrées au sommet, ailes des valves égalant leur largeur au sommet, s’oblitérant au-des- sous de leur milieu, lobes de l’échancrare courts, ovales lancéolés aigus, formant un angle ouvert, beaucoup dépassés par le style, graines petites. Septembre ©. Lieux secs et pierreux, sables volca- niques, RR. — ARDÈCuE : Thueytz ef sources de la Loire, d'où il est amené sur les grèves jusqu'en Nivernais. 220. I. Durandü. Lor. et Dur. fl. Côte-d'Or. p. 68, pl. 4. (L de Durande.) — Tige de 2 à 6 déc. dressée, ferme, un peu anguleuse , simple ou terminée par des rameaux dressés étalés en corymbe ; L CRUCIFÉRES, 59 feuilles vert foncé, glabres, charnues, très étalées ou réfléchies , li- néaires lancéolées entières, à pointe calleuse, les inférieures laneéo- lées un peu dentées, caduques ; fleurs lilas ou purpurines en grappes corymbiformes serrées, s’allongeant un peu à la maturité; silicules ovales elliptiques un peu rétrécies au sommet, ailes des valves étroites n’égalant pas leur largeur, très rétrécies sur les côtés, presque nulles vers la base, lobes de l’échancrure ovales un peu aeunrinés formant un angle très obtus , égalant 1/6e de la silicule, à peu près gaux au style, stigmate petit un peu sillonné. Juillet, sept: @). Champs pierreux des terrains calcaires. RR. — Yon. Val de Mercy, Coulanges-la-Vineuse. Obs. On cultive l'1b. semnerflorens sous le nom de Téraspic d'hiver , et, sous celui de Féraspic d'été, Y'1b. umbellata, à fleurs roses lilas, que l'on trouve parfois sorti des jardins. 61. TEESDALIA. Brown. (Teesdalie.) Calice entr’ouvert, pétales entiers égaux ou inégau:; étamines mupies à la base d’une écaile peltée ; silieule ovale comprimée, échancrée au soinmet à valves en nacelle ailées sur le dos; loges dispermes, style nul. — Petites plantes à feuilles radicales étalées en rosette. 221. T. Iberis. DC. syst. 2, 392. (T. ibéride.) Jberis nudicaulis. L. sp. 907. — Plante pubescente de 6 à 12 cent.; feuilles pinnatifides à lobes arrondis ; tiges dressées grêles, celle du centre nue, droite, les latérales étalées , à 1 à 3 petites feuilles simples; pétales inégaux obovales , 6 étamines, silicules ovales atrondies , style un peu sail- lant. Fleurs blanches petites. Avril, juin ©. Pelouses des lieux sa- blonneux, granitiques ou schisteux. C. ; Obs. Varie à tige robuste, feuillée, ou naine, à feuilles radicales entières et arrondies. 222, T. Lepidium. DC. 1. cit. (T. passerage.) Lepidium nudicaule. L. sp. 898. — Plante de 5 à 9 cent. grêle, presque glabre; tige nue ; feuilles pinnatifides, à lobes linéaires oblongs, parfois entières , spa- tulées; pétales presque égaux spatulés; 4 étamines ; silicules arron- dies à style à peine saillant. Fleurs blanches très petites. Mars , avril ©). Pelouses sèches. RR. — VIENNE : Ligugé, rochers du port Séquin. — Deux-SÈv. Thouas. — M.-ET-L. Beaulieu, rochers du Lyon. 62. THLASPI. L. (Tabouret.) Calice un peu ouvert, égal à la base ; pétales entiers à peu près égaux; élamines sans dents ni écaille, silieule ovale , échancrée au sommet, comprimée , à valves naviculaires bordées sur le dos d’une membrane foliacée, et à deux loges polyspermes. - 223. T. arvense. L. sp. 901. (T. des champs.) — Plante de 2 à 5 dée. glabre, exhalant souvent une odeur d'ail; tige dressée , angu- leuse, un peu rameuse ; feuilles oblongues , sinuées dentées , les ra- dicales pétiolées, les caulinaires sessiles amplexicaules ; silieules larges arrondies, planes, bordées d’une large membrane et profon- dément échancrées; graines marquées de stries arquées. Fleurs blanches. Avril, octobre ©. Lieux eultivés , vignes , champs argi- leux. C. 224. T. alliaceum. L. sp. 901. (T. à odeur d'ail.) — Plante de 2 à 5 déc. exhalant une odeur d'ail ; tige dressée anguleuse, un peu ra- meuse; feuilles sinuées dentées, les radicales pétiolées obovales ob- 69 CRUCIFÈRES. THLASPI. tuses , les caulinaires sessiles amplexicaules , oblongues : silicules étroites ovales renflées, étroitement bordées, peu échancrées; graines chargées de petites fosseties en réseau. Fleurs blanches. Mai, juin @. Champs, lieux découverts. RR. — Inp-E7-L. Foret d' Amboise. — LOmE-INF. Ancenis, St-Herblon (Lloyd, qui ne l’admet pas à In- grandes). 225. T. perfoliatum. L. sp. 902. (T. perfolié.) — Plante de 1 à 3 déc. glabre, d’un vert glauque; tige droite, rameuse dès la base; feuilles sinuées dentées , les radicales pétiolées ovales obtuses, les caulinaires sessiles, cordiformes amplexicaules, lancéolées; pétales dépassant peu le calice ; anthères jaunâtres ; silicules échancrées, en cœur renversé, ailées au sommet à ailes dépassant la largeur de la valve, style très court. Fleurs blanches. Mars, mai ©. Vignes, champs des terrains calcaires et argileux. C. Obs. On trouvera, peut-être, dans notre région, T. erraticum Jord! Pug. 12, espèce très voisine, mais plus grèle, moins glauque, à feuilles plus entières, à fleurs plus petites, et surtout à orcillettes plus courtes et plus arrondies. silicule beaucoup plus atténuée à la base, à ailes égalant à peiue la argeur des valves; Morison, qui indique à Blois deux espèces de Th. perfoliatum, aurait-il eu en vue celle-ci ? — Je propose, sous quelques réserves, l'espèce suivante, qui we parait bien distincte, mais dont je n'ai vu qu'un petit nombre d'exemplaires. 226. T. Revellierii. Bor. (T. de Revellière.) — Racine grêle, pro- duisant une ou plusieurs tiges de 8 à 20 cent. simples, dressées flexueuses ; feuilles glaucescentes , les radicales pétiolées obovales crénelées, les caulinaires oblongues obtuses, cordiformes auriculées, crénelé-dentées ; grappes droites, courtes, serrées , pétales blancs, obovales, anthères blanchâtres un peu saillantes, pédicelles fructi- fères courts, étalés horizontalement, rapprochés en grappe dense; silicule petite obcordée , à ailes veinées plus étroites que les valves, lobes de l’échancrure obtus, n’égalant pas le quart de la silieule, style très court inclus; graines ovoides un peu comprimées, presque lisses, d’un jaune un peu orangé, { à 3 dans chaque loge. Juin, juil- let @. Lieux cultivés. RR. — M.-pt-L. Bréxé, vallée de la Dive. (Revellière.) fñ Obs. Diffère du T. perfoliatum , par ses feuilles plus dentées, sa fleuraison estivale, ses silicules plus petites en grappes bien plus serrées, ses graives de couleur plus foncée, bien moins nombreusss dans chaque loge. 1227. T. syivestre. Jord. Frag. 3, p. 9. (T. des bois.) T. alpestre. auct. — Racine grêle, oblique; tige de 1 à 3 déc. droite, simple, unique, ou avec quelques tiges secondaires ascendantes ; feuilles glabres un peu glauques, les radicales ovales presque entières, pé- tiolées et étalées en rosette; les caulinaires sessiles, cordiformes amplexicaules oblongues, entières ou denticulées; pétales dépassant le calice, égalant à peu près ou dépassant un peu les étamines; an- thères d’un pourpre noir; silicules (à 8 à 12 graines) obcordées, at ténuées à la base, très convexes en dessous, bordées au sommet, à échancrure large et peu profonde, terminées par un style filiforme égalant à peu près un cinquième de la silicule. Fleurs blanches. Avril, mai @). Bois des montagnes des terrains primitifs. R.— YON. Avallon. — S.-rT-L. Bois de Canada et de Pauvret près Autun. — Azz. Entre St-Pourçain et Chantelle, La Palisse, Busset, Molle, Chätel-de-Montayne. 228. T. Arnaudiæ. Jord.! (T. d’Arnaud). — Plante de 1 à 3 déc. glabre, glaucescente, à odeur légèrement alliacée; tige droite, eylin- dracée, simple ou rameuse dès la base; feuilles un peu épaisses, les THLASPL. CRUCIFÈRES. 61 radicales obovales obtuses presque entières, rétrécies en pétiole assez loug, les caulinaires très entières, sessiles, ovales oblongues subai- guëês, embrassant la tige par 2 oreillettes obtases ; grappe terminale simple, à pédicelles dressés, à la fin étalés horizontaux ; sépales ovales obtus, coneaves, violacés, bordés de blanc, beaucoup plus courts que les pétales ; pétales blancs, obovales arrondis, très obtus au sommet et un peu étalés, étamines à anthères (jeunes), rougeitres, plus courtes que le style saillant hors du bouton, ensuite égalant à peu près le style et les pétales; silicule (müre) égalant ou dépassant le pédicelle, obcordée, convexe surtout en dessous, à ailes larges, échancrure peu profonde, à lobes obtus, style violacé saillant; graines ovoïdes d’un roux jaunâtre, 4 à 5 par loges. Mai, juin @. Pâturages des montagnes. R. — Hte-LoiRE. Env. du Puy, Vals (Me Arnaud, Jordan). 229. Æ. vulcanorum. Lamt.! Not. sur q. PI. nouv. du PI. cent. (1855) p.24. (T. des volcans) T. virgatum Lec. et Lamott.—Glabre, 3 à 4 déc.; racine grêle, ramifiée, une ou plusieurs tiges dressées, cylindracées, simples ou rameuses, très garnies de feuilles glaucescentes entières, les radicales ovales elliptiques obtuses, rétrécies en pétiole étroit souvent presque double du limbe, les caulinaires sessiles embras- santes, ovales lancéolées subaiguës, cordées auriculées à la base, à oreillettes courtes ovales, subaiguës ; grappe terminale simple à pédicelles dressés , à la fin étalés horizontaux ; sépales ovales su- baigus verdâtres ou violacés, blancs aux bords, à une seule ner- vure ; pétales blanes ou rosés, étroits linéaires obovales, arrondis au sommet à veinules peu visibles, le double plus longs que les sé- pales, étamines égalant ou dépassant un peu les pétales, anthères lilacées ; silicule droite égalant ou dépassant un peu le pédicelle, oh- cordée oblongue, rétrécie inférieurement, convexe en dessous, à ailes larges au sommet, échancrure ouverte, à lobes arrondis extérieu- rement, style plus court que léchancrure; graines 4 à 6 dans chaque loge, d’un jaune fauve. Juin, juillet ©. Bois clairs et friches des terrains volcaniques. — Puy-nE-D. Petit Puy-de-Dôme, de James, la Nugère, Pariou, Côme ; entre Brion et Lameyrand, Compains, etc. (La- motte). 230. T. virens. Jord.! frag. 3, p. 17. (T. verdâtre.) — Souche grêle à rejets courts, terminés par des rosettes de feuilles d’où s'élèvent des tiges de 6 à 10 cent. simples, cylindriques un peu fiexueuses ; feuilles d’un vert gai, presque entières, les radicales elliptiques ré- trécies en pétiole, les caulinaires peu nombreuses espacées, ovales oblongues, cordées auriculées à oreillettes obtuses appliquées, grappes courtes, les fructifères oblongues serrées, pétales blanes, dépassant beaucoup le calice, presque égaux aux étamines, anthères purpurines puis noirâtres, style plus long que l'ovaire pendant l’anthèse; pédi- celles étalés ascendants presque plus courts que la silicule, celle-ci oblongue obcordée, rétrécie à la base, renflée, convexe en dessous, étroitement ailée, à échancrure ouverte, très peu prononcée, à lobes très courts et longuement dépassée par le style. Avril, juin %. Pe- louses des montagnes. R. — Loire. Pierre-sur-Haute, Pilat. — Le Mexenc. — Cantal. — Monts-Dores. : 231. T, arvernense, Jord.! (T. d'Auvergne.) Très ressemblant au 6 CRUCIFÉRES. | THLASPI. T. virens. — Souche grêle à rejets courts : tiges de 4 à 8 cent. simples, cylindriques, dressées ; feuilles d’un beau vert, presque entières, les radicales ovales obtuses ou elliptiques, rétrécies en pétiole, les cau- linaires peu nombreuses espacées, oblongues cordées, à oreillettes courtes obtuses, grappes courtes serrées, à la fin oblongues, à pédi- celles étalés ascendants, peu écartés ; sépales rougeñtres, bordés de blane, beaucoup plus courts que les pétales blancs ; anthères purpu- rines, puis noirâtres, style égalant ou dépassant l'ovaire pendant l’anthèse; silicule obcordée, rétrécie à la base, convexe en dessous, ailée, à échancrure courte mais très prononcée, à lobes arrondis, à style égalant à peu près deux fois sa longueur. Mai, juin %. Pelouses des montagnes. R. — Sommel du Cantal (Jordan.) — Mont-Dore, versants de Chaudefour (De Lambertye). 232. 'T. montanum. !,. sp. 902. (T. de montagne.) — Souche dure effilée, stolonifère, émettant une ou plusieurs tiges de 4 à 2 déc. droites ou ascendantes, simples; feuilles glabres, épaisses, les radi- cales obovales pétiolées, peu dentées, étalées en rosette, les cauli- naires oblongues, entières, sessiles, amplexicaules sagittées; pétales doubles du calice ; anthères jaunâtres ; silicules (à 4 graines) ohcor- diformes arrondies, à peine échancrées, à style filiforme, presque moitié aussi long qu’elles. Fleurs blanches. Avril, juin %. Pelouses pierreuses et rochers des montagnes calcaires. RR. — Yon. Sermi- zelles, Coulanges-la-Vineuse, Misery, Merry-sur-Yonne, Vaulabelle, Mailly-Château. — CoTE-D’OR. Montbard, Santenai. — S.-Er-L. De- cize, Vergisson, Solutré. 63. CAMELINA. Crantz. (Cameline.) Calice dressé presque égal à la base ; pétales entiers ; silicule gonflée obovale ou presque glo- buleuse, à loges polyspermes, et à valves très convexes, terminées par le style persistant, filiforme, qui reste adhérent à l’une d’elles lorsqu'elles s’ouvrent. 233. €. dentata. Pers. syn. 2. 191. (C. dentée.) C. fœtida Fries. Myagrum sativum. Var. g. sp. 894. Vulg. Lin bâtard. — Tige de 4 à 8 déc. droite, 1ameuse au sommet; feuilles rudes linéxires oblongues, étroites, dentées ou sinuées pinnatifides, quelquefois entières, at- ténuées vers la base, et s'élargissant de nouveau pour embrasser la tige par deux oreillettes aiguës ; silicules obovaies renflées étroi- tement bordées, à valves molles, munies d'une faible pervure dorsale. Fleurs jaunâtres. Juin, juillet ©. Champs sablonneux. R. Dans les petites cultures de Lin du Morvan. — S.-eT-L. Issy-l Evèéque. — L.-Et-CH. Chambord. — Vallées de lu Loire dans l'Ouest, d'Angers à Nantes. 234. €. sativa. Crantz. St. Aust. 48. (C. cultivée.) Wyagrum sativum. L. sp. 894. — Tige de 4 à 8 déc. droite, rameuse, un peu rude, feuilles un peu étalées, oblongues lancéolées, pointues, entières ou légère- ment denticulées . glabres ou un peu velues, munies à la base d’o- reillettes courtes embrassantes; silieules en poire étroitement bordées à valves dures, fragiles, réticulées, relevées d’une nervure dorsale ; graines jaunâtres. Fleurs jaunes. Mai, juillet ©. Champs pierreux, moissons. R. — Hte-Lorr. Le Puy. — Puy-ne-D. CO. — CHer. Vierzon, Bourges. 235. C. microcarpa, Andrz. (CG. à petits fruits.) C. sylvestris Wallr, Fries, Deles, ic, 2, t, 69 — Tige de 3 à 8 déc. droite, simple on ra- CRUCIFÈRES. 63 meuse hérissée ainsi que les feuilles; feuilles apprimées, lancéolées pointues entières, brièvement amplexicaules sagittées ; silieules obo- vales arrondies, bordées à valves convexes fermes, ponetuées, à nervure dorsale peu marquée, ne se prolongeant pas jusqu’au som- met; graines petites brunes. Fleurs petites jaunâtres. Mai, juillet ©. Champs, moissons. R. — Yon. Coulanges-la-Vineuse, Vineelles, Cravant, Chablis. — Puy-pEe-DomE. Cournon. — ALL. St-Germain (Rodde). 63 bis. COCHLEARIA. L. (Cranson.) Calice à sépales concaves, ouverts, égaux à la base ; pétales obovales obtus; silicule globuleuse ou oyale elliptique, à valves ventrues, à loges polyspermes, et ter— minées par un style très court. Graines non bordées. 236. C. Armoracia. ],. sp. 904. (C. rustique.) Armoracia rusticana. Koch. syn. 66. Vulg. Raifort sauvage. — Racine grosse charnue, blanche, très âcre et piquante; tige de 8 à 10 déc. glabre, droite, à rameaux paniculés au sommet ; feuilles radicales longuement pétiolées ovales ou oblongues obtuses crénelées, les caulinaires inférieures pinnatifides, les supérieures obiongues lancéolées, dentées ou en- tières ; silicules giobuleuses souvent avortées. Fleurs blanches. Mai, juin %. Prés humides et marécageux R — Nièv. Livry-sur-Allier. —- Omer. Bourges, St-Michel à Turly, St-Amand, Suncoins. — Loir. M n£- treau-en-Villette. — Ne paraît pas spontané dans les autres lieux où on l’a indiqué. : 237. €. Danica. L. sp. 902. (C. de Danemark.) — Tige de 1 à 3 dée. faible, grêle; feuilles toutes pttiolées, les radicales cordiformes, les supérieures deltoides anguleuses ; silicules elliptiques veinées. Fleurs blanches ou violacées. Avril, juin ©. Rochers et lieux humides près l'embouchure de lu Loire. Obs. On cultive pour l'usage de Ja pharmacie le €. officinalis L: 64. KERNERA. Medik. (Kernère.) Calice étalé égal à la base ; pétales égaux à limbe arrondi entier, très étalé; 6 étamines sans ap- pentices, les plus longues courbées sous le sommet, et convergentes sur le pistil; silicule subglobuleuse, contractée à la base, un peu comprimée, à valves déhiscentes convexes, munies d’une nervure dorsale non prolongée sur le stvie, loges à 6 graines pendantes non ailées. Fleurs blanches. 238. K. auriculata. Rchnb. F1. exc. et icon. n° 4265. (K. auri- culée) Cochlearia. — Lam. Dict. 2, p. 265. Myagrum auriculatum DC. Sup. — Tiges de 1 à 2 déc. dressées, un peu flexueuses ; feuilles glabres ou parsemées de poils, les radicales en touffes, pétiolées, oblongues obovales, entières ou dentées, les caulinaires espacées, oblongues obtuses embrassant la tige par deux oreillettes ; fleurs blanches en grappes terminales, à la fin lâches et flexueuses, silicules petites, ovoides arrondies, à pédicelles très étalés. Juin, août %. Rochers des montagnes. RR. — Le Cantal (Lamk. Causse). 65. EROPXILA. De. (Erophile.) — Calice un peu lâche, presque égal à la base, pétales profondément bipartis , silicule bivalve, ovale ou oblongue comprimée , à deux loges polyspermes , graines sur deux rangs, GA ÉBUCIFÉRES. EROPHILA. Obs. Les espèces de ce genre, toutes comprises par les anteurs en nne seule sous le nom de Drabu verna. L, sont des petites plantes grèles hautes de 1 à 10 cent. à feuilles t.utes radicales étalées en rosette, d'où s'élèvent une ou p usieurs hampes grèles à silicules en grappes sans bractées; fleurs blan- ches très printanières. : 239. E. brachycarpa. Jord.! Pug. (1852) p. 9. (E. à fruit court.) Dr. præcox. Reich. ic. 4233. — Feuilles ovales lancéolées, rétrécies aux deux extrémités, entières ou à peine dentées , couvertes de poils simples et bifurqués : hampes grêles, flexueuses : sépales ovales his- pides, pétales obovales oblongs, à lobes presque contigus; pédicelles flexueux, 2 à 4 fois plus longs que la silicule; silicules subelliptiques arrondies, très obtuses au sommet, un peu rétrécies à la base, style grêle très court; graines elliptiques très finement rugueuses , peu nombreuses. Rochers, murs, çà et là. Obs. Les petits individus à pédicelles presque égaux à la silicule sont Draba præcox. Flor. cent. éd. 2, n° 199. 240. E. glabrescens. Jord.! Pug. p. 10. (E. glabrescente.)— Feuilles vert foncé, lancéolées étroites, rarement denticulées , longuement rétrécies en pétioie, glabrescentes ou parsemées de poils simples ; hampes flexueuses, multiflores ; sépales ovales un peu hispides , pé- tales obovales oblongs à lobes un peu étalés; silicules à peine deux fois plus courtes que le pédicelle, presque également oblongues ellip- tiques, un peu rétrécies à chaque extrémité; style très court, graines oblongues ovales rousses , presque lisses, 20-24 dans la loge. Lieux secs, découverts. C. 241.€. hiriella. Jord.! Pug. p.10. (E. hérissée.)—Feuilles lancéo- lé-linéaires aiguës, rétrécies en un pétiole élargi, souvent munies de chaque côté d'une à 2 dents très aiguës, et couvertes sur chaque face de poils assez longs étalés , souvent bifurqués ; hampes flexueuses , hispides à la base: sépales ovales oblongs, un peu inégaux à la base, chargés au sommet de longs poils recourbés; pétales oblongs à lobes presque contigus ; silicules à peine 2 fois plus courtes que le pédi- celle, oblongues, un peu rétrécies au sommet , très rétrécies dans tout leur tiers inférieur, à style saillant; graines ovales brunes, fine- ment chargées d’aspérités, 30-35 dans la loge. Lieux sablonneux. Peu C. — CHER, Mehun. — Alluvions de la Loire. 242. E. sienocarpa. Jord.! Pug. p. 11. (E. à fruit étroit.) — Feuilles linésires aiguës, rétrécies en un pétiole presque égal au limbe, char- gées de poils nombreux trifurqués ; hampes fiexueuses, nombreuses en touffes fournies ; sépales oblongs hispides, pétales oblongs à lobes un peu écartés; silicules deux fois plus courtes que le pédicelle, li- néaires oblongues, presque 4 fois plus longues que larges, rétrécies aux deux bouts ; graines ovales, brun pâle, un peu rudes, environ 40 dans la loge. Lieux secs découverts. C. 243. E. majuseula. Jord.! Pug. p. 11. (E. grandelette.) Draba Kroc- keri. Reich. ic. 4234. — Feuilles vert cendré, oblongues obovales un peu aiguës cunéiformes à la base, à rétrécissement à peine égal au limbe, entières ou plus souvent bordées de fortes dents, chargées de poils courts denses bi ou trifurqués; hampes souvent hispides dans leur moitié inférieure; sépales arrondis ovales peu hispides au som- met: pétales grands presque trois fois plus grands que le calice, obovales, veinés à lobes élargis obtus: silicules assez grandes, à peu près deux fois plus courtes que le pédicelle, oblongues elliptiques, un CRUCIFÈRES. 65 peu rétrécies à la base, terminées par un style saillant; graines ovales, brun pâle, finement chargées d’aspérités, environ 40 dans la loge. Avril. Lieux secs sablonneux. C. 66. DRABA. L. (Drave.) Calice dressé égal à la base ; pétales oblongs obtus très entiers, ou émarginés ; silicule bivalve subellip- tique comprimée, à deux loges polyspermes, graines sur 2 rangs. 244. D. tomentosa. Walhenb. Helv. 193. (D. tomenteuse.) Reich. ic. 4242, — Plante de 3 à 7 cent. souche grêle, rameuse ; feuilles en rosettes denses, elliptiques ou obovales, couvertes de poils grisâtres en étoile, à base un peu atténuée et ciliée de poils simples; tige flo- rifère très grèle, à une ou deux feuilles ovales un peu dentées, pédi- celles velus, silicules ovales ou ovales-oblongues, obtuses, velues ou ciliées , à la fin presque glabres, style presque nul, stigmate émar- giné. Fleurs blanches %. Juillet. Rochers des hautes montagnes. RK. — ARLÈCHE, Gerbier-des-Joncs, rochers à l'Est (Seytre!). 245. D. muralis. L. sp. 897. (D. de muraille.) — Plante de 1 à 3 déc. hérissée de poils simples et rameux un peu rudes ; tiges dres- sées, rameuses, grêles; feuilles radicales étalées, evales, peu den- tées, rétrécies en pétiole ; les caulinaires sessiles , cordiformes am- plexicaules dentées ; silicules glabres oblongues elliptiques, à pédicelles étalés. Fleurs blanches petites. Avril, juin ©. Lieux pier- reux et frais, haies, murs. R. — Hte-Loire. Env. du Puy, Vals. — Puy-bEe-D. Clermont, Murol, St-Nectaire, Cournon. — ALL. Chäteau de Bourbon-l Archambault. — Cner. Bourges, Asnières, qarenne de Far- ges, Chäleau-Meillant , St-Saturnin. — {xp. La Châtre, Argenton. — L.-ET-Cu. Gièvres. — Hte-Vien. Le Dorat. — NiEN. Lussac, Poitiers. — Deux-Sèv. Thouars, Parthenay, Bressuire. — AC. dans la Sarthe, — la Mayenne, — Env. d'Angers jusqu à Nantes. Obs. Le D. Aïzoïdes L., du département de la Côte-d'Or, se distingue facilement par ses feuilles linéaires ciliées, toutes radicales, ses fleurs jaunes, et ses silicules oblongues à style filiforme. 67. LUNARIA. L. (Lunaire.) Calice dressé à deux bosses à la base ; pétales obovales, silicule pédicellée sur le réceptacle. large, arrondie ou oblongue elliptique , comprimée plane , terminée par le style filiforme ; graines à longs funicules adhérents à la cloison. 246. L. biennis. Mœnch. (L. bisannuelle.) — L. annua. Lam. Vulg. Monnaie du Pape, Clés de montre. —Tige de 5 à 8 déc. droite, rameuse, hérissée , feuilles cordiformes acuminées, inégalement dentées, les inférieures pétiolées opposées, les supérieures alternes, presque ses- siles ; silicules ovales obtuses, d’un blanc nacré à la maturité. Fleurs d’un rose violet, inodores. Mai, juin @). Cultivée dans les jardins d’où on la trouve échappée cà et là. 247. L. rediviva. L. sp. 911. (L. vivace.) -- Tige de 5 à 9 déc. droite, rameuse ; feuilles toutes pétiolées , cordiformes aiguës, denti- culées , opposées et alternes; silicules elliptiques lancéolées aiguës, atténuées à chaque extrémité, longuement stipitées. Fleurs violacées, odorantes. Mai, juillet %. Bois montagneux, lieux frais. RR.— Mon- tagnes du Cantal. — Puy-DpE-D. Ruisseau de royat, Pontjibaud, Pontau- mur, Mont-Dore, AC. — ALL. Bords du Sichon près Busset. — CREUSE. Les Houllades dans le bois de Charras près Aubusson. — VieN. Montmo- rillon, bords de la Gartempe. B ù. « 66 CRUCIFÉRES. 68. FARSETIA. R. Brown. (Farsétie.) Calice dressé, pétales éti= tiers ou bilobés:; deux étamines plus courtes munies d’une dent ; si- licule elliptique comprimée , à valves planes ou un peu convexes , terminées par le style persistant; loges renfermant chacune 6 à 42 graines planes, plus ou moins bordées, 248.F. clypeata. Brown. (F. en bouclier.) Alyssum clypeatum. L. sp. 909. —— Tige de 3 à 7 déc. droite, dure, presque simple, velue; fenilles couvertes de poils courts étoilés, oblongues , sessiles , presque en- tières, les radicales obovales atténuées en pétiole; silicules grandes ovales elliptiques, comprimées, pubescentes, à style court; graines largement bordées. Fleurs presque sessiles, d’un jaune pâle. Aveil, juillet %. Lieux pierreux. RR, — Cner, Ruines du château de Montrond à St-Amand. Obs. Le F. incana Brown Berteroa — DC. est indiqué par Durande comme croissant aux envi- rons de Sémur. Voici ses caractères : plante de 3 à 6 déc. couverte d’nne pubescence courte et bian- châtre : tige grèle, dressée, rameuse; feuilles lancéolfes presque entières, les inférieures atténuées en pétiole; pétales bifides; silicules puhescentes. oyoïides elliptiques, renflées, ohtuses, à style filitorme, pédicelles dressés; graines étroitement bordées. Fleurs blanches. Juin, septembre. Rochers , lieux sablonneux. 63. ALYSSUM. &. (Alysson.) Calice serré, égal à la base; pétales un peu ouverts ; étamines à filets dentés ou appendiculés ; silieule ovale ou orbiculaire comprimée, bordée, à valves souvent convexes dans le centre, terminée par le style persistant ; loges renfermant de 2 à 4 graines comprimées, non bordées. é | 249, A. calycinum. L. sp. 908. (A. calicinal.) — Tiges de 1 à 2 dée, nombreuses, herbacées, dures; feuilles oblongues lancéolées , atté- nuées à la base, obtuses, blanchâtres; calice persistant; silicules orbiculaires échancrées, à style très court dépassant à peine Péchan- crure, et couvertes, surtout dans leur jeunesse , d’une pubescence Gtoilée et très courte. Fleurs très petites, serrées, jaunes, et devenant blanchâtres en vieillissant. Avril, juin et en septembre ©). Lieux pier- reux ou sablonneux. C. 250. A. campestre. L. sp. 909. (A. champêtre.) Plante de 4 42 dée. couverte d’une pubescence étoilée ; tiges diffuses, ascendantes, herbacées ; feuilles obovales ou oblongues lancéolées, verdâtres; ea- lice cadue , ne persistant pas sur les silicules arrondies. entières, à style filiforme, et hérissées de poils étoilés, tuberculeux. Fleurs jaunes. Avril, juin ©. Champs sablonneux ou pierreux. RR.— LOIRE, Roanne —S.-gT-L. Brancion. — DEux-SÈv. Thouars. (Foussaint.) 251. A. montanum. L. sp. 907. (A. de montagne.) — Tiges de 2 à 3 déc. croissant en touffes, presque ligneuses et un peu couchées à la base, ascendantes, simples; feuilles blanchâtres, ponctuées à poils étoilés, les inférieures obovales , les caulinaires lancéolées pointues ; silieules ovales ou arrondies à peine échanerées , blanches tomen- teuses, terminées par un style presque aussi long qu’elles; pédicelles étalés. Fleurs jaunes grandes. Mai , juin %. Rochers calcaires. RR. — Puy-de-Dôme (Bastard). — VIEN. Lussac (Delastre). — INp.-Er-L. Entre Gizeux et Continvoir (Clisson), Chinon, Beaumont-en-Verron ! Obs, On m'a indiqué VAL. saxatile L. : il était sans doute sorti des jardins où on le enltive sous le nom de Corbeille dorée. On le reconnaitra facilement à ses feuilles mollement tomenteuses, ses fleurs nombreuses petites, d'un beau jaune, en grappes piniculées, et ses silicules glabres, 70. VESICAREIA. Lam, (Vésicaire.) Calice fermé inégal à la hase; RÉSÉDACÉES. 61 - pétales entiers: étamines chargées intérieurement à la basé d’une dent obtuse; silicule globuleuse renflée, non bordée, à valves très convexes; style très long caduc; loges à 4 à 6 graines bordées. 252. V. utriculata. Lam. ill. T. 559. (V. renflée.) — Alyssum utricu- latum. L. Mant. 92. — Tige de 2 à 4 déc. droite, siiple; feuilles sessiles, oblongues aiguës, très entières, glabres, les inférieures Spathulées eiliées: silicules glabres. Fleurs grandes jaunes: Mai, juin %. Lieux pierreux, rochers. RR. — Core-p'Or. Murs à Monthard (Leclerc). Obs. M. Lorey l'indique à Sémur où on l'a vainement cherché. — Le Peltaria alliacea L. trouyé = au Mans, sur une vieille muraille, n°y existe plus et ne paraît pas spontané en Franre. FAM. VI RÉSÉDACÉES. Calice persistant à 4, 5 ou 6 divisions; 4, 5 ou 6 pétales, inégaux, irréguliers, souvent munis sur le dos d’un appendice lacinié ; 7 à 24 étamines insérées sur un disque glanduleux ; ovaire presque sessile à 3 à 6 styles très courts ; capsule anguleuse, s’ouvrant par le sommet, tantôt uniloculaire polysperme, à graines fixées sur des placentas latéraux , tantôt divisée en 3 à 6 carpelles monospermes, rayon- nants en étoile; embryon courbé, — Plantes herbacées à feuilles alternes ; fleurs petites courtemnent pédicellées en épis ou en grappes terminales. _ 71. RESEDA. L. (Réséda.) Calice de 4 à 6 divisions; 4 à 6 pé- tales inégaux, les supérieurs laciniés; capsule anguleuse, unilocu- laire, Ss’ouvrant au sommet et couronnée par 3 à 6 styles courts; graines nombreuses disposées sur 2 rangs sur chaque placentaire. 253. R. Püyteuma. L. sp. 643. (R. raponcule.) — Tige de 9 à 3 déc. rameuse, asguleuse, pubérulente, étaiée, à rameaux redressés; feuilles radicales oblongues spathulées, les caulinaires trifides ob- tuses, un peu ondulées; calice très grand de 5 ou 6 sépales accres- cents ; capsules grosses ovales oblongues tridentées. Fleurs inodores ou fétides, blanchâtres, à anthères jaunâtres; grappe courte. Mai, oc- tobre (©). Lieux secs, champs sablonneux. RR. — S.-ETr-L. Vallée de la Saône, Mäcon (Grognot). Obs. Les localités attribuées à cette p'ante dans Îe bassin de la Loire, sont pour nous très dou- teuses ; elle ressemble beaucoup au Rés. des jardins (Res. odorata L.), originaire d'Orient et cul- tivé partout, Celui-ci se reconnait facilement à ses pédicelles deux fois plus longs, ses fleurs à odeur suaye et à anthères ovrangées. 254. R. lutea. L. sp. 645. (R. jaune). — Tige de 3 à 6 déc. redres- sée, striée, rameuse; feuilles inférieures spathulées, trifides, ou lobées, rarement entières, les caulinaires pinnatifides ou trifides, à laciniures incisées, étroites, souvent ondulées; calice à 6 divisions étroites réfléchies après l’anthèse; capsule ovale oblongue triangu- laire, tronquée, tridentée. Fleurs jaunâtres en longues grappes ter- minales. Mai, septembre @. Lieux incultes, champs sablonneux ou pierreux, murs. C. | Obs. Le R. crispa Mill. Dict. n° ?, diffère du lufea par ses tiges grèles ,tontes chargées de petites aspérités blanchâtres cristallines, ses feuilles pinnatifides ou trifides a lobes tous linéaires, ou linéaires Jlancéolés toujours plus ou moins sinués ondulés, ses grappes lärhes chevelues au sommet dans feu » jeunesse, ses fleurs d’un blenc jaunätre. — Cuer, Bourges, Chapelle-Siin'-Ursin (Brut , 255. R, Luteola, L. sp, 643, (R, Gaude.) — Tige de 6 à 10 déc, 64 RÉSÉDACÉES. droite, glabre, anguleuse, striée, simple ou rameuse; feuilles sessiles linéaires lancéolées obtuses, entières et portant à la base deux petites dents calleuses, quelquefois légèrement ondulées; calices quadri- fides; capsule courte à 3 pointes. Fleurs d’un jaune verdâtre en longs épis aigus et terminaux. Mai, septembre @. Bords des chemins, murs, lieux stériles. C. 72. ASTROCARPUS. Necker. (Astrocarpe.) Calice à 5 divisions, 2 supérieures et 3 inférieures; 4 à 6 pétales inégaux, les supérieurs laciniés ;3 à 6 carpelles à déhiscence latérale et disposés en étoile sur un réceptacle stipitiforme; graines solitaires ou géminées au centre de chaque carpelle. 256. A. purpurascens. Walp. Rep. 2, p. 154. (A: rougeûtre). Reseda purpurascens. L. sp. 644. R. sesamoïdes. DC. ic. rar. t. 40. As. sesa- modes. b, Duby. As. Clusii. Gay. — Tiges de 2 à 4 déc. nombreuses, diffuses, redressées, grêles, cylindriques; feuilles entières glabres, un peu glauques, les radicales oblongues spathulées devenant d'un rouge vif en automne, les caulinaires linéaires obtuses, réceptacle pubescent, 12 à 15 étamines, fleurs blanches en épis longs, aigus, très grêles et courbés au sommet. Mai, octobre %. Lieux arides ou sablonneux, champs, rochers.—Abondant par localités: manque dans le sol calcaire : alluvions au midi de la Nièvre, de Saône-et-Loire. — Env. de Moulins. — La Sologne. — La Brenne, çà et là. — Val de Loire en Orléa- nais.— Bourgqueil. — Chétellerault, Loudun. — Schistes et roches métamor- phiques de l'Ouest. 257. A. sesamo*des. Gay. (A. sesame.) — Reseda sesamoïdes L. sp. 644. — Plante de 1 à 2 déc. au plus; tiges nombreuses simples, en toutfes, dressées ou étalées ; feuilles radicales linéaires oblongues ou spathulées, en rosettes fournies, les caulinaires linéaires lancéolées; réceptacle glabre, 7 à 9 étamines glabres, fleurs blanches en épis épais, courts, serrés, obtus. Juillet, août %. Pelouses des hautes montagnes. Monts-Dores. — Cantal. FAM. VIII CAPPARIDÉES. 73. CAPPARYS. L. (Cäprier.) — Calice à 4 divisions, 4 pétales, étamines nombreuses ; fruit en forme de baie porté sur un long car- pophore en forme de pédicelle. 258. C. spinosa. [. sp. 120. (C. épineux.) — Arbrisseau à longs rameaux bruns, lisses; feuilles arrondies obtuses épaisses, accompa- gnées d'épines crochues en forme de stipules; pédonceules axillaires , solitaires uniflores. Fleurs grandes, blanches ou rosées à étamines longues saillantes. Juin, septembre. Naturalisé sur les murs et les rochers aux environs de Tours et de Chinon. FAM. IX. CISTINÉES. Calice persistant tordu avant l’anthèse, à 5 sépales , dont 2 exté- rieurs plus petits (rarement nuls); 5 pétales égaux, étalés, cadues, 1ordus dans le bcuton en sens contraire de celui du calice; étamines nombreuses hyyugvues ; ovaire libre, à styie filiforme et stigmate r f CISTINÉES. 69 simple ; capsule à 3 ou 5 loges, ou uniloculaire à 3, à ou 10 valves, portant sur le milieu interne les graines ou les cloisons incomplètes. — Plantes herbacées ou sous ligneuses, à feuilles simples , opposées ou alternes, avec ou sans stipules; fleurs en grappes ou en corymbes terminaux. 74. CISTUS. L. (Ciste.) Calice à 5 sépales, 2 extérieurs souvent inégaux ; à pétales très fugaces, étamines nombreuses, capsule à à ou 10 valves portant les cloisons sur leur milieu. 259. C. salvifolius. L. sp. 738. (C. à feuilles de Sauge.) Sous arbris- seau très rameux, diffus, couvert surtout au sommet de poils courts étoilés ; feuilles opposées pétiolées, ovales ou oblongues, obtuses, ru- gueuses, tomenteuses en dessous; pédoncules allongés articulés au- dessus du milieu, stigmate presque sessile ; fleurs grandes d'un blanc jaunâtre , solitaires ou 3 à 4 ou sommet des rameaux. Juin. Bois sablonneux. RR. — Ile de Noirmoutiers , bois de la Blanche (Lloyd). 75. HELIANTHEMUM. Tournefort. (Hélianthéme.) Calice à 5 sépales dont 2 extérieurs plus petits ou nuls; à pétales; étamines nombreuses ; capsule à 3 valves portant au. milieu une cloison in- complète qui supporte les graines. * Feuilles sans stipules, au moins les inférieures. 260. H. guttatum, Mill. Dict. n° 18. (H. taché.) Cistus quttatus. L. sp. 741. Vulg. Grille-midi. — Tige de 1 à 4 déc. herbacée, dressée, hérissée, à rameaux grêles; feuilles sessiles oblongues ou lancéo- lées , trinervées , velues opposées, les radicales obovales, les supé- rieures alternes ; grappes lâches allongées sans bractées; pédicelles filiformes trés étalés ; calice fructifère droit ; pétales jaunes entiers, ou serrulés, le plus souvent marqués à la base d’une tache violette. Juin, septembre ©. Lieux secs et sablonneux. R. à l’est. — Yon. Fleury. — Côre-p’'ORr. Montbard. — LoiRE, env. de Montbrison. R. — Puy-DE-D. Royat, Chanat. R. —S.-£t-L. Bords de la Loire à Bourbon- Lancy. —Niëv. Decise, Fleury-sur-Loire, près la Motte-Farchat, Garchy. — ALL. Bords du Cher, auxiles, près Montluçon. Aude, Gannat, Ebreuille ! — Le Cher, — la Brenne, — la Sologne. GG. — Région de l'Ouest. C. Obs. Nous avons recueilli, dans l'Ouest, trois formes qui méritent peut-être d'être distinguées : 1° Lamarkiü De. Pr. port plus grèle, feuilles plus étroites, pétales moitié plus petits, cunéiformes, den- ticulés au sommet, avec ou sans tache à l'onglet. 2° H. eriocaulon Dun. tige hérissée de poils étalés, feuilles.plus larges ; 3° maritimum Lloyd, plus bas, plus étalé, et couvert de lougs poils blancs. — Rochers et sables maritimes, où l’on trouve les trausitions vers le type (Lloyd). 261. H. umbellatum. Mill. Diet. 5. (H. en ombelle.) Cistus umbel- latus. L. sp. 739. — Tiges ligneuses de 2 à 4 déc., à rameaux nom- breux, tortueux, redressés tomenteux et un peu visqueux d’abord, presque glabres ensuite ; feuilles sessiles linéaires à bords enroulés, tomenteuses en dessous; pédicelles uniflores réunis en sertule ter- Mminal, longuement pédonculé ; calice à 3 sépales velus. Fleurs blanches. Mai, juin %. Bois sablonneux, landes et bruyères. R. — Cuer. Neuvy- sur-Barangeon. — 1no. Pont-du-Saut près St-Michel-en- Brenne, rives du Corbanson près Vandœuvres. — L.-Er-Cn. Pierrefitte Muaslives, pare de Chambord, bois de la Remise, bois des Cütes-Noires près Saumery. — Loir. €. en Sologne. — Environs du Mans. — M.-ET-L. 70 CISTINÉES, HELIANTHEMUM. Landes de Seiches, forét de Chambiers, Cuon les Ulmes, Riou. — NuëN. Moussac, Gurdeche, Usson. | 262. H. Alyssoïdes. Vent. ch. T. 20. (H. faux Alysson.) — Tige li- gneuse de 2 à 6 déc. très rameuse, diffuse, à rameaux redréssés pu- bescents; feuilles ovales oblongues atténuées à la base , convertés dé poils étoilés, blanchâtres en dessous; pédoncules solitaires où en corymbe; calice à 3 sépales acuminés, hérissés. Fleurs jatünes ; sou- vent rouges en dehors. Mai, juin %. Lieux secs et sablonneux, landes. R. — Cuer. Neuvy-sur-Barangeon, Ménétréol, Ste-Montaine , Clémont , Brinon, Argent. — Loir. Bois de Moquequeule près Gien. — L.-ET-Cu. Pierrefitte, Soëme, Salbris, Nohan-le-Fuselier, St-Aignan, Prumers. — Environs du Mans. — M.-ETr-L. Forét de Chambiers. Var. D. rugosum, feuilles plus petites, rugueuses, roulées etondulées sur les bords. — Cn. Ennvrdre, Prélyle-Chetif. 263. H. canum. Dunal! in DC. Prodr. 1. p. 277. (H. blanchâtre.) Cistus canus. L. sp. 740. — Racine grosse , dure , tortueuse ; tige li- gneuse de 1 à 2 déc. couchée, à rameaux nombreux, redressés, grêles, rougetres, tomenteux ; feuilles ovale: obtuses ou elliptiques oblon- gues, poilues, blanches tomenteuses en dessous; calice à 5 sépales, soyeux, blanchâtres. Fleurs petites jaunes, eu grappes lâches. Mai, juillet %. Lieux secs, coteaux pierreux. R. — Yox. Sermizelles, Vou- tenai, Merry, Mailly-Château, environs d’Avallon. — COTE-D’OR. Santenai. Chassagne. S.-ET-L. Decise, Solutré, Vergisson. — CuER. Sancerre, Chapelle-St-Ursin , Morthomier , Subdrai, St-Florent , Bourges, Villeneuve, Chavannes. — L.-Er-Cn. Moulin de St-Gervais. — INb.-ET-L. Chinon, Beaumont-en-Verron ! 264. H. procumbens. Dunal in DC. pr. 4 p. 275. (IH. tombant.) A. Fumana. auct. plurim. — Racine dure, tige de 1 à 3 déc. rameuse , ligneuse, diffuse à rameaux redressés, couverls au sommet de petits poils blancs crépus ou appliqués, feuilles alternes, linéaires, muero- nulées, convexes d’un côté, planes de l’autre,un peu épaisses, scabres sur les bords, les inférieures courtes entassées , celles du milieu de la même longueur que celles du sommet; pédoneules uniflores solitai- res, subaxillaires ne dépassant pas la feuille, 2 à 4 sur chaque rà- meau, le dernier non terminal, calice eilié finement pubescent, pétales Jaunes , très fugaces, graines adhéreutes à la capsule à la matutité. Juin, août. %. Collines arides et découvertes des terrains calcaires. AR. — C. au midi de l'Yonne. — Nik. Clameey, Surgy, Pousseaux, Dorneey, Rix, Tannay, La Marche, Tronsanges, Pouques, Garchisy, Pa- rigny-les-Vaux, Varennes-les-Nevers. — Caer. Bourges, Chapelle-St- Ursin, St-Florent, Culan. — Inn. La Chätre, Le Blanc, Fontgombaud, St-Marcel. — L.-£T-CH. Côteau entre Vineuil et St-Gervais, Château- vieux. — Poitiers. — Thouars. — Saumur. Obs. M. £amotte à signalé avec raison les différeuces qui séparent notre espèce de l’H. Fumana Dun. qui appartient à la région méditerranéenne : ses tiges plus allongées se redressent au sommet . les rameaux munis vers le haut de poils étalés ou de glandes, soat garnis de feuilles dont les intermé- diaires sont plus longues, les pédoncules dépassent les feuilles auxquelles ils sont presque opposés, Le dernier est terminal, la capsule en s’ouvrant laisse échapper les graines. ** Feuilles munies de stipules. 265. H. salicifolium. Pers. syn. 2, p. 78. (H. à feuilles de Saule.) Cistus salicifohius. L. sp. 7142. — Plante de 6 à 9 cent. pubescente; HELAANTHEMUNM. CISTINÉES. 74 tige simple, ou rameuse dès la base , dressée ou ascendante; feuilles opposées presque entières, blanchàâtres en dessous , les inférieures vales, les supérieures oblongues lancéolées ; stipules courtes, li- néaires oblongues ; grappes lâches terminales, munies de bractées. Fleurs petites, jaunes pâles, dressées sur des pédicelles étalés, hori- zoutaux. Mai, juin ©. Lieux secs et pierreux des terrains calcaires. RR. — Puy-pEe-D. Coteaux de la Limagne. — Axx. Gannat, Mont-Libre et les Chapelles, — Poitiers. CG, — Thouars, — Saumur, Doué, etc. 266. H. vulgare. Gært. fr. 1, p. 371, t. 76. (H. commun.) Cislus Hetianthemum. L. sp. 744. — Tige de 2 à 4 déc. couchée, rameusé, presque ligneuse à la base, à rameaux allongés, redressés, pubes- cénits ; feuilles opposées velues, à bords un peu roulés, blanchâtres en dessous, les inférieures ovales arrondies, les supérieures oblon- gues où elliptiques ; stipules linéaires oblongues ciliées dépassant le pétiole ; grappes lâches avant l’anthèse; calices velus ainsi que les pédicélles munis de bractées et réfléchis à la maturité. Fleurs grandes jaunes. Mai, septembre %. Bords des chemins, pelouses sèches des coteaux et des bois. CC. dans les terrains calcaires. Obs. L'Hel. nummularium Mill. se reconnaît à sa tige plus basse étalée , ses feuilles plus petites, la plupart ovales arrondies, grisàtres en dessous. (N:èv. Devai!) — L'H. obscurum Pers., souvent très hérissé, a les feuilles vertes sur les deux faces. Bourges. — Malsherbes. )Il est à désirer qu'on les soumetle à la culture, pour mieux établir leurs caractères. 267. H. velutinum. Jord.! frag. 3, p. 35. (H. velouté.) — Racine dure ligneuse, tige de 1 à 4 déc. ligneuse nue et tortueuse à la base, d’un brun rougeûtre, à rameaux dressés , blanchâtres; feuilles pétio- lées grandes, oblongues, un peu obtuses mucronulées, planes, cou- vertes sur les deux faces d’un duvet étoilé, velouté, très fin, plus où moins blanchâtre surtout en dessous, stipules étroites p us lon- ns que le pétiole; pédicelles dépassant le calice, penchés après ’anthèse, sépales blanchâtres ou jaunâtres, membraneux aux bords. couverts de poils étoilés, pétales obovés élargis au sommet, blancs, à onglet très court, jaunàtre; capsule velue ovale arrondie , graines brunes anguleuses. Mai, juillet %. Coteaux secs au midi. RR. — Puy- DE-D. Chanturques. 268. H. Apenninum. Pers. syn. 80. (IH. des Apennins.) Cisfus apen- ninus. L. sp. 744. Reich. ic. 4554. — Tiges de 1 à 4 déc. ligneuses à la base, étalées très rameuses à rameaux pubescents blanchâtres, feuilles brièvement pétiolées, linéaires oblongues ou lancéolées, planes, ou à bords un peu enroulés, vertes et un peu hispides en dessus, glauques blanchâtres en dessous ; stipules subulées plus longues que le pétiole; pédicelles peuchés après l’anthèse ; calice fi- nement pubescent, hérissé de poils blancs sur les côtes, pétales blancs à onglet rétréci, jaunâtre. Mai, juillet %. Coteaux et bois secs dés terrains calcaires. RR. — Niv. Bois de Pousseaux près Cla- mecy. — Yon. Châtel-Censois, Mailly-Chäteau. — M.-£r-L. Champi- gny-le-Sec, près Saumur ! Obs L'H. apenninum de la plupart des auteurs n'est qu'une forme à feuilles nlanes de l'H. pulve- rrleñtm dont notre plante s'éloigne par la pubescence du ealice entièrement différente : elle se rap- proëhe Dexucoup plus de TH. vulyare dent elle ne serait qu'une variété à fleurs blin'hes selon Koch; espeñdant ses fewlles inférieures sont oblongues et non ovales arrondies comme dans ce dernier. 269. H. pulrerslentum. [C. F1. fr. 4. (H. poudreux.) Reich. ie. 4555, Cistus pulverulentus. Thuil. Par. 267. Cistus polifolius. Nik. Dub. 72 CISTINÉES. Orl. 1138. H. polifoliun: Koch. — Plante de 1 à 3 déc. couverte d’une pubescence courte, blanchätre et comme pulvérulente; tige li- gneuse à la base, couchée, très rameuse, à rameaux redressés pu- bescents; feuilles linéaires oblongues obtuses, à bords enroulés blan- châtres en dessous, grisätres en dessus; stipules étroites plus longues que le pétiole, pédicelles courts, penchés après l’anthèse ; calices couverts d’une pubescence étoilée, pulvérulente, pétales blancs, à onglet très Court, jaunâtre. Mai, juillet %. Coteaux secs et pierrenx, lieux stériles, des terrains calcaires. AC. — C. au midi de l'Yonne. — Nièv. Donzy, Sully-la-Tour, Pousseaux. — S.-Er-L. St-Sernin-du- Plain, Desize, Couches. — Puy-pE-D. Coteaux de la Limagne. CG. — ALL. Gannat, Chaptuzat près Aiqueperse. — Cner. Sancerre, Vinon, Farges, Soyes, Bourges, les Givaudins , Chapelle St-Ursin, Morthomier , Subdrai, Ste-Radegonde, Ainay-le-Vieux, Charost. — Yxb. Rochers de Fontgombault, Clion, Issoudun. — L.-Ex-Cn. St-Aignan, Moulin de St- Gervais, Villerable. — Toir. Bacon, Malsherbes. — Env. de Tours , Chinon — Saumur — Poitiers — Thouars, ete. FAM. X. VIOLARIÉES. Calice de 5 sépales persistants, prolongés à la base; 3 pétales iné- gaux, l’inférieur terminé en éperon ou cornet; à étamines à filets dilatés à la base et anthères rapprochées en tube conique; 1 style, capsule uniloculaire, polysperme, à 3 placentas pariétaux, et à 3 ou 5 valves élastiques ; embryon droit. — Plantes herbacées à feuilles ordinairement alternes et munies de stipules. 76. VIOLA. L. (Violette.) Fleurs anomales, 5 sépales prolongés en appendices ; à pétales dont l’inférieur est éperonné; anthères conni- ventes , Stigmate simple aigu, ou renfié en godet ; capsule à 3 angles et à 3 valves. * Stigmate aïqu recourbe. Obs. Dans les espèce: de cette section Les fleurs vernales sont plus grandes que celles qui leur suc- c lent ; souvent mene elles fructifient, en été, sans que leurs fleurs aient preduit de pétales. Les feuill:s acquièrent avec l'âge de grandes dimensions. + Tige presque nulle; pétioles et pédoncules naissant d'une souche souterraine ; sépales obtus. 270. V. palustris. L. sp. 1324. (V. des marais.) V. epipsila. Lec. et Lamt. Cat. p. 82. Gren. et Godr. fl. de fr. p. 476. non Ledeb. — Plante de 6 à 12 cent. glabre; racine longue écailleuse et garnie de fibres; tige nulle; feuilles pétiolées réniformes arrondies, échanerées en cœur à la base, finement crénelées; stipules ovales acuminées; pédoncule portant deux petites bractées au-dessus de son milieu; Sépales ovales obtus, éperon obtus très court; stigmate courbé et bordé ; capsule oblongue trigone. Fleurs d’un violet très pâle comme cendrées. Avril, mai %. Prés tourbeux et marécageux des terrains granitiques. R. — CoTEe-D'Or. La Roche-en-Brenil, Suulieu, St-Léger. — S.-ET-L. Parc de Montjeu, Montmain et St-Georges près Autun. C. — NiËv. St-Brisson, D'hun-les-Places, Alligny-en-Morvan, Moux, Gien- sur-Cure, Planchez, Ouroux, Lormes. — Cher. Culan, St-Priest, Si- VIOLA. VIOLARIÉES. 73 diailles. — Creuse. C. Guéret, St-Léger, Chambraud , St-Sulpice-le- Donzeil, Charfières, Pr ovendure. — ALL. Mayet de Montagne, St-Nicolas- des-Biefs. — Hie-Vin. Limoges, Eybouleuf, ete. €. Région des montagnes. C. 271. V. birta. L. sp. 1324. (V. hérissée.) — Plante de 1 à 3 déc. velue; souche rameuse, presque ligneuse, sans rejets rampants ; feuilles cordiformes dentées , velues surtout en dessous, à pétioles hérissés; stipules à dents glanduleuses ; sépales ovales obtus ciliés ; éperon un peu conique; stigmate nu aigu, crochu ; capsules renflées arrondies hérissées ; pétales échancrés. Fleurs inodores d'un bleu violet plus ou moins foncé. Mars, mai %. Haies, lieux secs et mon- tueux, champs calcaires. C. 272. V. Foudrasi. Jord.! Frag. 7, p. 4. (V. de Foudras.) — Souche courte, noueuse, rameuse, tiges latérales courtes, à stolons nuls, ou très courts; feuilles vertes et pétioles s brièvement pubescents,les esti- vales ovales, en éœur à la base, à sinus assez ouvert, un peu rétrécies et obtuses au sommet; stipules linéaires lancéolées, acuminées, un peu carénées, glabres, munies aux bords de cils glanduleux plus courts que la moitié de leur largeur; pédoncules g glabres , portant au-dessus du milieu 2 bractées lancéolées linéaires elabres, munies de cils courts; fleurs assez petites inodores d’un violet pâle ou lilacées à éperon plus foncé; sépales oblongs un peu obtus à bords glabres , pétales étalés, les supérieurs obliquement ovales oblongs, assez divergents, les latéraux moins obliques, étalés horizontalement, légèrement poi- lus vers la gorge, l’inférieur obovale échancré au sommet; éperon court, peu comprimé, non sillonné en dessus, légèrement courbé, très obtus, dépassant un peu les appendices du calice courts et tron- qués ; capsule petite, brièvement hispidule , globuleuse déprimée presque hexagone, à loges contenant 3 à 4 graines. Mars et souvent en automne. Bois montagneux R. — LOIRE, Pilat (Jordan). 273. V. collina. Besser. pl. vohl. p. 10. (V. des collines.)—-Souche rameuse, sans rejets rampants, ou à pousses latérales courtes; feuil- les largement ovales crénelées, profondément échancrées en cœur, pubescentes surtout dans l’âge adulte, stipules lancéolées cuspidées fimbriées, hispides sur les “bords, à à fimbriures intermédiaires aussi longues que le diamètre transversal de la stipule ; sépales ovales ob- tus, pétales non échancrés; capsule globuleuse pubescente; fleurs d’un bleu päle odorantes. Avril, mai %. Bois et haics. €à et là con- fondue avec les précédentes. 274. W. sciaphila. Koch. syvn. Ed. 2, p. 96. (V. ombreuse.) — Souche dure, rameuse, sans rejets Ra feuilles largement ovales crénelées, cordiformes à sinus largement ouvert, d’un vert clair; pubescentes d’abord, les adultes presque glabres; süpuies lan- céolées, aiguës, glabres aux bords ou finement ciliées au sommet, à fimbriures plus courtes que le diamètre transversal de la stipule; sé- pales ovales obtus trinervés, pétales obovales presque entiers ; capsule ovale oblongue, glabre: fleurs blanchätres lavées de violet au som- met, légèrement odorantes. Avril, mai %. Lieux couverts. R, — Puy-pE-Doue. Bois de Bussières près Aiqueperse (Lecoq). 275. V. abortiva. Jord.! Pug. (1852) p. 44 (V. abortive). V. hirto- alba Greu. et Godr, pro parte. — Souche longue, noueuse, émettant 74 VIOLARIEES. £ VIOLA, des tiges latérales nombreuses, allongées florifères, non radicantes; feuilles ovales subacuminées, échancrées en cœur à la base à sinus ouvert, finement crénelées, à la fin d’un vert sombré, finement hé- rissées, surtout sur les pétioles, les estivales persistant souvent pen- dant l'hiver, stipules lancéolées acuminées, un peu hispides au som- met, bordées de cils glandulifères n’égalant pas la moitié de la largeur de la stipule; pédoncules presque glabres, à bractées lancéolées, dilatées à la base, un peu hispides, à cils courts; sépales elliptiques oblongs ciliés ; fleurs inodores, violettes ou blanches avec l’éperon violet; pétales ovales légèrement tronqués, ou subémarginés au sont- net, les supérieurs très rétrécis dans leur partie inférieure, se re- couvrant peu, éperon courbé, un peu comprimé, légèrement résserré à la base, capsule petite pubescente, avortant souvent, ou contenant 4 à 2 graines. Mars, avril %. Haies, broussailles. R. — Çà et K. 276. V. multicaulis. Jord.! Pug. p. 15 (V. multicaule). Souche écailleuse, produisant des stolons Moisés très nombreux, souvent radicants ; feuilles ovales, non acuminées, échancerées en cœur, à si- nus ouvert, finement crénelées, luisantes dans leur jeunesse , rou- geâtres sur les nervures et le pétiole, à la fin d’un vert foncé, briève- ment pubescentes, stipules lancéolées acuminées , un peu carénées, irés hispides, à cils glandulifères n’égalant pas la moitié du diamètre de la stipule; pédoncules presque giabres, à bractées lancéolées très hispides , ciliées glauduleuses à la base; sépales elliptiques obtus, ciliés, nerveux, d’un violet sale ; fleurs presque inodores à pétales marqués de veines rameuses , lilas, où blanchâtres en dedans, ou violets avec le fond blanc , à nuances inégalement réparties, pétales ovales obtus, presque entiers, les supérieurs très obliques, se re- couvrant en bas jusqu’à leur tiers, les intermédiaires très barbus à la gorge, l’inférieur plus court, subconcave, à peine émarginé, marqué de petites lignes, réunies à la base, ramifiées au sommet, éperon épais, obtus, un peu inféchi, un peu comprimé en dessous, légèrement étranglé vers la base; capsule pubescente, à 1-2 graines ou avortée. Mars, avril Z. Bois, haies. R. — Cner, Berry, Marmagne (Déséglise). 277. V. permixta. Jord.! Fasc. 7, p. 6 (V. confondue). Souche courte, noueuse, rameuse, tiges latérales, courtes, à la fin allongées en stolons non radicants ; feuilles vertes, et pétioles à pubescence courte et fine, les estivales larges ovales, en cœur à la base, à sinus ut peu ouvert, un peu rétrécies, non acuminées et très obtuses au sommet; stipules lancéolées ou linéaires lancéolées acuminées , his- pidules au sommet et sur le dos, munies aux bords de cils glanduleux n'égalant pas la moitié de leur largeur; pédoncules parsemés de pe- tits poils épars un peu déjetés, portant dans leur milieu 2 bractées lancéolées linéaires acuminées à cils glandüaleux courts, très compri- més; fleurs assez grandes, inodores ou à odeur très fagacé; sépales lincéolés oblongs étroits, un peu aigus, à bords glabres, pétales très étalés, d’un beau violet, un peu blanchâtres au fond de la gorge, les süpérieurs à la fin déjetés en arrière , oblongs ou obovales oblongs, suhdenticulés au sommet, non contigus, les latéraux poilus vers la corge, l’inférieur oblong obovale un peu échancré, marqué de 7 à 9 veines plus foncées, éperon violet, épais , non comprimé, un peu aminéi en dessous, un peu sillonné sur le dos, un peu courbé en bec obtus au sommet, dépassant longuement les appendices du calice qui VIOLA. Û VIOLARIÉES. T5 sont courts et tronqués: capsule brièvement hispidule, globuleuse, presque hexagone , à loges contenant 5-6 graines. Mars, avril %. Haies, broussailles. AC. — Guéret. —- Le Cher. — Maine-et-Loire, etc. 278. V. vinealis. Bor. F1. cent. Ed. 2, n° 230 (V. des vignes ). Souche rameuse , noueuse, produisant des rejets courts, non radi- cants, florifères ; pétioles semi-cylindriques canaliculés, brièvement hérissés en dehors, feuilles finement hispides, d’un vert clair, plus foncé ensuite , les estivales cordiformes ovales, rétrécies en pointe obtuse, crénelées, un peu concaves; Stipules lancéolées acuminées, bordées de quelques glandes; pédoncule anguleux, pubescent à la base, portant au-dessons de son milieu deux bractées concaves, laucéolées, acuminées ; fleur assez grande à odeur faible, d’un vielet clair lilacé, sépales oblongs elliptiques, obtus, ciliés surtout à la base; pétales sapérieurs oblongs elliptiques, blanchâtres à l’onglet, les la téraux un peu veinés de violet foncé et offrant un faisceau de poils blancs, l’inférieur obovale entier, ou un peu émarginé, marqué à sa base de lignes violettes plus foncées et peu ramifiées, éperon violet, gibbeux dépassant beaucoup les appendices du calice; capsule irré- gulièrement arrondie, souvent violacée, couverte d’une villosité courte, blanchâtre. Mars, avril %. Broussailles et vignes. C. aux en- virons de Saumur. 279. V. subcarnea. Jord.! Pug. (1852) p.17 (V. subearnée). Souche grêle, émettant de longs stolons, rameux, radicants, feuilles réni- formés ou ovales arrondies, à sinus presque fermé par le rapproche- ment des lobes, finement pubescentes, d’un vert clair; stipules ovales lancéolées un peu hispides seulement au sommet, à cils glandulifères 4 fois plus courts que la largeur de la stipule ; pédoncules glabres, ou finement hispides inférieurement ; braetées lancéolées, non con- tiguës à la base, un peu hispides et munies de quelques cils, sépales elliptiques oblongs, à peine ciliés, pétales lergement ovales arrondis, les supérieurs se recouvrant un peu à la base, obliques vers le haut, presque entiers , les intermédiaires obseurément poilus à la gorge, l’inférieur obovale subémarginé; éperon épais, obtus, eylindracé peu courbé, dépassant les appendices du calice, apprimés, capsule briè- vement pubescente, presque ovoide, à angles obtns; fleurs subcar- nées ou hlas, d’une odeur légère. Mars, avril %. Haies, buissons. — Yon. Mailly-Château, Merry, Coulanges-sur-Yonne (Sagot). —Urléans. (Jullien). 280. V:: odorata. L. sp. 1324 (V. odorante). Souche ligneuse, éeail- leuse, émettant des rejets sous-ligneux cylindriques, longuement rampants et radicants ; feuilles adultes cordiformes obtuses, créne- lées, à sinus un peu ouvert, les plus jeunes réniformes arrondies, luisantes, glabres ou finement poilues, stipules larges, lancéolées acuminées, brièvement cilié-glanduleuses ; pédoncules glabres ou peu pubescents, bractées courtes, lancéolées aiguës; sépales larges ovales obtus, pétales obovales oblongs élargis, obtus, les supérieurs contigus à la base, un peu divergents, les latéraux obliques, barbus à la gorge, l’inférieur plus large, émarginé strié, éperon très obtus, resque droit, capsule pubescente, globuleuse déprimée, fleurs d’un beat violet ou blanches, à odeur suave. Mars, avril %. Haies, prés, lieux frais. C. 76 VIOLARIÉES . VrOLA. 281. V. dumetorum. Jord.! Pug. p. 16 (Y. des buissons). Souche émettant des stolons allongés, rampants, radicants; feuilles subar- rondies ovales, échancrées en cœur à la base à lobes arrondis, d’un vert cendré, pubescentes, quelques-unes persistantes pendant lhi- ver ; stipules lancéolées acuminées, très hispides, à cils fins glandu- lifères, n’égalant pas la moitié de la largeur de la stipule; pédoncules très chargés de poils courts, bractées lancéolées linéaires acuminées, un peu en carène, cilié-glanduleuses, sépales verdàtres un peu rayés de brun, étroitement oblongs, subaigus ciliés, fleurs blanchâtres à éperon violacé, à odeur douce, pétales ovales ou oblongs ovales, les . supérieurs se recouvrant par la base, finement denticulés au sommet, les intermédiaires munis à la gorge de faisceaux de poils courts peu fournis, l’inférieur plus grand largement obovale subémarginé, épe- ron coloré assez long, droit, épais, obtus, non comprimé, à dos marqué d’une légère impression, un peu resserré vers la base ; cap- sule ovale subarrondie obtuse, brièvement hispide. Mars, avril %. Haies, buissons. R. — Puoy-pEe-D. Bois de la Roche à Aiqueperse. — CHER. Berry à Graire (Déséglise). — M.-ET-L. Cheffes, Erigne. 282. V. sepincola. Jord.! Fragm. 7, p. 8 (V. des haies). V. Tolosana Timb.! — Souche épaisse, longue, rameuse, tiges latérales courtes, presque souterraines, s’allongeant souvent en stolons radicants: feuilles vertes, parsemées de poils fins, ainsi que les pétioles, les radicales estivales ovales ou oblongues ovales, profondément en cœur à la base, à sinus un peu ouvert, terminées en pointe obtuse, les cau- linaires courtes, ovales à sinus très ouvert; stipules lancéolées linéaires acuminées , cilié-glanduleuses , glabres ou hispidules sur les bords, à cils n'égalant pas la largeur de la stipule; pédoncules finement pubescents, à bractées lancéolées linéaires acuminées, à poils épars ou nuls; fleurs moyennes ouvertes à odeur douce ou nulle, d’un violet bleu, blanches au fond jusqu’au -tiers; sépales ovales oblongs obtus, glabres ; pétales étalés obovales oblongs, tronqués ou un peu échancrés, les supérieurs non contigus, se recouvrant un peu à la base, les latéraux un peu poilus vers la gorge, linférieur plus grand obovale cunéiforme, un peu échancré; éperon épais un peu comprimé, sans sillon, légèrement courbé et un peu obtus au som- met, dépassant beaucoup les appendices du calice; capsule grosse à pubescence courte, assez dense, ovale arrondie, à angles obscurs, à loges contenant 7-12 graines. Mars, avril %. Haies, bois secs, surtout calcaires. R. 283. V. Beraudii. Bor. (V. de Béraud) V. suavis Ber.! not. Fl. cent. n° 232 non M. B. — Souche rameuse, émettant des rejets courts, rampants ; feuilles vertes, luisantes, les plus jeunes finement poilues surtout sur les nervures et les pétioles; les radicales estivales ovales ou rétrécies en pointe obtuse, en cœur à la base, à sinus peu ouvert, à lobes arrondis, rapprochés ou presque contigus, les caulinaires plus courtes à sinus plus ouvert; stipules lancéolées acuminées, cilié- glanduleuses, surtout au sommet à cils plus courts que la moitié de la stipule; pédoneules glabres à bractées lancéolées linéaires acumi- nées, finement eiliées: fleurs médiocres, très odorantes, d’un violet bleu, blanches au fond jusqu'à leur moitié, sépales ovales oblongs, obtus, glabres, à appendices courts, appliqués sur le fond de la fleur, pétales peu étalés, rapprochés en corolle- concave à la base, les su- VIOLA. VIOLARIÉES. 71 périeurs elliptiques obovales, les latéraux plus courts non barbus, l'inférieur plus large obovale émarginé, marqué au milieu de 7 stries violettes et blane dans sa moitié inférieure, éperon court, très obtus, à sillon obscur, blanc ou piqueté de violet; capsule à pubescence courte. Mars, avril Z. Pelouses fraiches montueuses. RR. — Angers, à la Baumette (Béraud). : 284.Y.scotophylla. Jord.!Fasc.7,p.9.—Pug. p.16 (V. vert-sombre). Souche grêle, tiges latérales plus ou moins allongées, souvent en forme de stolons la plupart non radicants, feuilles adultes d’un vert obscur, souvent eolorées, surtout sur les nervures, d’un violet noirâtre, rudes et parsemées, ainsi que les pétioles de poils étalés, assez longs, tu- bereuleut à la base, les radicales longtemps persistantes après l'hiver, ovales ou oblongues ovales, profondément en cœur à la base, à sinus peu ouvert, à lobes très arrondis, rétrécies Ssupérieurement en pointe un peu obtuse, finement crénelées ; les caulinaires ovales raccourceies, à sinus très ouvert; stipules linéaires acuminées , cilié- glanduleuses, hispidules, à cils intermédiaires égalant la largeur de la stipule; pédoncules épaissis et un peu anguleux au sommet, à bractées linéaires subulées, poilues et ciliées; fleurs médiocres à odeur douce, faible, ou parfois nulle, tantôt blanches avec l'éperon violacé au sommet, tantôt d’un violet pâle avec le fond blane jus- qu'au tiers, ou mêlées de blanc et de violet, sépales oblongs un peu obtus, ciliés sur les bords; pétales étalés, presque égaux, ovales obtus, entiers ou très légèrement échancrés au sommet, les 2 supé- rieurs contigus, où se recouvrant par leurs bords , jusque vers le tiers de leur longueur, brusquement écartés au-dessus, et à limbe très oblique, les latéraux assez fortement barbus vers la gorge, l’in- férieur à peine échancré; éperon épais, obtus, à peine comprimé en dessous latéralement, étranglé au-dessus de la base, à nervure dorsale assez fine, un peu saillante, presque droit, où un peu inflé- chi au sommet; capsule hispidule, violaeée, globuleuse obovale, très obtuse, à trois pans marqués ou presque hexagone, à loges contenant 5-6 graines. Février, avril %. Bois secs, broussailles. R. — Yon. Merry-sur-Yonne (Sagot). 285. V. virescens. Jord.! (V. vert-pälc). V. alba. Auct. au Besser? — Souche gréle, tiges latérales allongées en stolons florifères; feuilles adultes d’un vert pâle, parsemées, ainsi que les pétioles, de poils courts et fins, les radicales persistantes après l'hiver, ovales, terminées en pointe obtuse, élargies et échancrées en cœur à la base, à sinus ouvert, à lobes obliquemeut arrondis, fortement crénelées, les caulinaires plus courtes et plus élargies ; stipules lancéolées acumi- nées, hispidules, cilié-glanduleuses. à cils intermédiaires égalant presque la largeur de la stipule ; pédoncules épaissis un peu angu- leux, à bractées linéaires subulées poilues et ciliées; fleurs à odeur douce, parfois nulle, tantôt blanches un peu jaunâtres au centre, tantôt bleues ou violacées, blanches "au fond, sépales ovales lancéo- lés, verts, non tachés, ciliés surtout à la base; pétales élargis, presque entiers, les supérieurs contigus inférieurement puis infléchis en avant et obliques, les latéraux barbus vers la gorge, l'inférieur plus court, un peu échancré, muni à la base de quelques lignes vio- lettes ; éperon blanc, pâle ou un peu jaunâtre, comprimé latéralement, oblus et surmonté par une petite protubérance anguleuse; capsule 18 VIOLARIÉES. ViOLA. hispidule, d’un vert clair, globuleuse déprimée, à loges contenant 5-6 graines. Février, avril. Bois. R. — Yon. Magny-sur-Yonne. — CHER, Bois de Contremoret, Charost, St-Florent, Marmagne. — M.-e7-L. Saumur à St-Vincent, Fourneux, La Bouchardière, etc. — DEUX-SÈv. Thouars, bois de Féaule. +Y Espèces pourvues d'une lige feuillée, plus ou moins prononcée ; sépales aiqus ; fleurs inodores. 286. V. riviniana. Reichenb. F1. exc. et Ie., n° 4502. (V, de mr V. canina. DC. — Souche grêle, sans rejets rampants ; tige de 4 à dée. ascendante, rameuse, anguleuse, flexueuse ; feuilles légèrement hispides, luisantes en dessous, cordiformes erénelées, les radicales réniformes arrondies ; stipules lancéolées acuminées ciliées, fim- briées, beaucoup plus courtes que les pétioles; sépales supérieurs lancéolés aigus, à appendices anguleux persistants sur le fruit; pé- tales obovales, l’inférieur plus arrondi, marqué de veines anasto- mosées; capsule oblongue aiguë. Fleurs grandes, d’un violet clair ou bleuâtre, à éperon blanchâtre un peu échancré. Avril, mai et en au- tomne %. Haies et bois, CC. 287. V. Reichenbachiana. Jord.! (V. de Reichenbach.) V. sylvestris Reïch. FI. exe. et ie., n° 4503, non Lam. V. sylvatica Fr. pro parte (non V. Reichenbachii Kirsck. spec. complex.) — Tige de 1 à 2 dée. ascendante, rameuse, anguleuse, un peu flexueuse ; feuilles parsemées de quelques poils, minces, cordiformes acuminées, crénelées dentées; stipules minces, linéaires acuminées, ciliées,-fimbriées, beaucoup plus courtes que les pétioles; sépales lancéolés aigus, à appendices peu développés, s’oblitérant sur le fruit; pétales oblongs, linférieur un peu émarginé au sommet, strié à la base de veines peu ramifiées ; capsule oblongue aiguë. Fleurs moitié plus petites que dans la V. ri- viniana, d’un violet lilas, à éperon coloré comprimé entier. Avril, mai %. Bois. AC. surtout dans les terrains calcaires. Obs. V.nemorals Jord.! non Kutz., espèce voisine des deux prérédentes, mais très distincte, erolt en toulfes serrées qui s'étendent ensuite par des rhizomes grèles, rampants, garuis de fibres ; les fleurs sont d'un beau bles viclet léperon est pal», co primé, canaliculé sur le dos, et Ja capsule obtuse. 4 constater dans nos limites. 288. V. caina. [,. sp. 1324. (N. de chien). — Plante de 6 à 20 cent. glabre, ou à peine pubescente; tige rameuse couchée ou ascendante ; feuilles cordiformes ovales oblongues, crénelées, les inférieures ob- tuses, les autres un peu pointues, non décurrentes sur le pétiole ; stipules oblongues lancéolées ciliées dentées, beaucoup plus courtes que les pétioles; sépales elliptiques lancéolés, aigus; capsule courte comme tronquée et terminée par une petite pointe. Fleurs bleues, à éperon d'un blanc jaunâtre. Avril, juin %. Lieux secs et sablonneux, bords des bois, landes et bruyères. AC. Obs. Dans les lieux couverts, la tige et les feuilles sont plus aflonses (V. can. lucorum Reïch.} — Le Y. montana L. Fries, mérite peut-être d’être distingué du canina, cout il a les caractères généraux ; ja tige, de 3 à 4 déc., est à Ja fin presque droite; les feuilles sont larges, cordiformes, ovales ; les fleurs très grandes sont d’un beau bleu, à éperon blanchätre. Lieux humides. — M.-at-L. Forét de Fontevrault ! 289. V. rupestris. Schm. Reich. ic. 4499. (V. de rochers.) Souche grêle, garnie de fibres fines allong‘es: tiges rameuses, en touffes de 3 à à cent. anguleuses; feuilles petites, cordiformes ovales obtuses, ou suborbiculaires, crénelées, assez fernies, nerveuses, finement pubescentes, ainsi que les pétioles, surtout dans leur jeunesse; sti- V10LA. VIOLARIÉES, 7ÿ pules lancéolées acuminées, à fimbriures longues inégales; pédon- cules dépassant les feuilles, anguleux, finemeut pubescents, à la fin presque glabres, bractées lancéolées linéaires acuminées ; sépales ovales lancéolés aigus, à appendices courts, persistants, pétales obo- vales, les latéraux un peu barbus vers la gorge, éperon pâle, obtus, un peu courbé au sommet. Fleurs médiocres, d’un bleu Hlas, capsule ovale très courte, glabre à la maturité; graines luisantes, d'un brun clair. Avril, mai %. Collines calcaires découvertes. R.— CHER. Bourges à Montifaut, Verniller, Chapelle-St-Ursin, Morthomier (Déséglise). Obs. Sa pubescence, moins fournie et moins fixe, la distingue dug. arenaria DC. dont elle est très voisine. Elle est aussi rapprochée du V. Juratensis Jord.! qui est presque glabre, à fleur plus grande et à éperon plus court. 290. V.laneifolia. Thore! Ch. Land. 357. (V..fer de lance.) — Y. lactea. Sm. V. lusitana Bill! cent. vix Brot. — Rhizome grêle, pro- duisant des tiges nombreuses toutes fleurissantes, de 1 à 3 dée. ameuses, étalées ou redressées, feuilles ovales et ovales lancéolées crénelées, aiguës, à base un peu décurrente sur le pétiole, glabres ou à peu près ; stipules lancéolées étroites aiguës, un peu foliacées, dentées, celles des feuilles supérieures égalant ou dépassant les pé- tioles ; pédoncules axillaires très longs; éperon gros blanchâtre, plus long que les appendices du calice qui sont anguleux; pétales oblongs ovales, d’un bleu très clair, blancs à la base, les latéraux barbus, l'inférieur un peu caréné, rayé de lignes violettes, un peu ramifiées au sommet; capsule ovale aiguë. Avril, juin %. Lieux secs, bruyères et landes. R. — Lorrer. Landon en Gastinais. — CuEr. Allouy, foréts du Rhin-du-bois et d'Allogny, Morthomier, Marmagne. — Ynp. Villiers, St-Michel en Brenne, Clion. — L.-ET-Cn. Parc de Chambord, Sargé. — Env. d'Angers, Cholet, Candé. — Laval. — Nantes, ete. 291. V. pumila, Chaix in Vill. Dauph. 2, p. 266. (V. naine.) V. pra- tensis, Mert. et Koch. — Plante glabre de 1 à 2 déc. au plus, rhizome ligneux produisant des tiges fleurissantes dressées et des tiges sté- riles; feuilles largement crénelées, lancéolées ovales à la base, se rétrécissant en un pétiole ailé au sommet ; stipules foliacées, larges, oblongues lancéolées, incisées dentées, les supérieures bien plus longues que les pétioles ; sépales elliptiques aigus à appendices entiers tronqués, presque égaux à l’éperon; pétales obovales un peu émar- ginés, bleuâtres, pédoncules plus longs que les feuilles. Mai, juin %. Prés humides. RR. — CHer. Givaudins, bord du canal, Bourges, entre en et Bourges, marais de Morthomier, bruyères de Marmagne, Primelles, erTy. \ 292, V. stricta. Hornem. Koch Syn. Ed. 2, p. 93. (V. roide.) Rhi- zome ligneux produisant des tiges stériles courtes et des tiges fertiles de 4 à 2 déc. droites, glabres; feuilles cordiformes ovales crénelées, un peu rétrécies en pointe au sommet, à base un peu décurrente sur Le pétiole; stipules oblongues lancéolées aiguës, fimbriées dentées, larges, foliacées, les intermédiaires moitié plus courtes que le pé- tiole, les supérieures à peu près de même longueur ; sépales lancéolés aigus, à appendices courts tronqués un peu dépassés par l’éperon qui est court obtus, verdàtre ; fleurs grandes longuement pédon- culées, d'un bleu lilas. Mai, juin %. Lieux humides. RR. — L.-ET-CH, St-Aignan, vallée du Cher en face de la vallée de Chantereine (Charlot), 80 VIOLARIÉES. VIOLA. Obs. Le P. elatior (Kries) a la tire fistuleuse, dressés. les fouilles pubesrentes, ovales lancéolées, un peu décurrentes sur le pétiole, l’éperon très court et les fleurs d'un bleu pâle ou blanchâtre. J'en posstde un échantillon donné comme provenant de nos contrées, mais je n'ai pa m'assuver de la vérité à cet égard. . 293. V. mirabilis. L. sp. 1326. (V. étonnante.) — Souche courte épaisse, brune; tiges adultes de 2 à 3 déc. droites, triquètres, bordées d'un seul rang de poils ainsi que les pétioles; feuilles largement cor- diformes crénelées un peu acuminées, stipules ovales acuminées non fimbriées ; fleurs vernales grandes odorantes d’un bleu violet à pé- ‘doncules presque tous radicaux, celles des tiges adultes apétales et seules fertiles. Avril, juin %. Bois des terrains calcaires. RR. — COTE- p’OR. Canton de Beaune (Carion). 294. V. biflora. L. sp. 1326. (V. biflore.) — Souche très grêle, ram- pante, garnie de fibres ; tige de 1 à 2 déc. grêle, faible, portant au sommet 2 ou 3 feuilles réniformes crénelées très obtuses, et 2 pédi- celles uniflores; stipules ovales entières, sépales aigus, stigmate plane, presque bifide, fleurs jaunes striées de brun. Juin, août %. Pelouses humides des montagnes. RR.— Mont-Dore, Puy de Loueire roche Sanadoire (Lamotte). ** Stigmate droit en entonnoir. 295. V. tricoior. L. sp. 1326. (V. tricolore.) Vulg. Pensée. — Racine grêle, tige de 1 à 3 déc. anguleuse, rameuse, diffuse ascendante; feuilles finement pubescentes ovales ou oblongues crénelées, les ra- «icales un peu cordiformes ; stipules pinnatifides à lobe moyen oblong crénelé, éperon obtus dépassant les appendices du calice, sépales laincéolés aigus, fleurs grandes nuancées de teintes veloutées vio- lettes, jaunes et blanches au centre. Mai, septembre ©. Cultivée et subspontanée autour des jardins. 296. V. Zloyäu. Jord.! (V. de Lloyd.) — Racine grêle, tige de 4 à 4 déc. dressée où à rameaux étalés ascendants, feuilles finement his- pides, les inférieures subcordiformes ovales crénelées, les autres oblongues lancéolées obtuses; stipules pinnatifides à lobes latéraux étroits, un peu arqués, l'intermédiaire lancéolé oblong peu crénelé; pédoncules dressés étalés dépassant beaucoup les feuilles, à brac- téoles blanchâtres situées au-dessous de la courbure ; corolle moyenne dépassant peu le calice, sépales elliptiques, lancéolés acuminés , ciliés ; pétales obovales, les supérieurs se recouvrant par leurs bords, d’un beau violet, plus pâles à la base, un peu denticulés, les latéraux horizontaux, blanchâtres, striés de pourpre, l'inférieur en coin à la base, élargi et tronqué au sommet, blanc, jaune et rayé de pourpre à la base (plus rarement la fleur est jaunâtre, nuancée de violet) ; éperon comprimé obtus, horizontal, ne dépassant pas les appendices du calice ; capsule arrondie ovaie. Avril, sept. ©. Lieux cultivés. — M.-ET-L. Angers, Bouchemaine, St-Léger-des-Bois. 297. V. Meduanensis. Bor. (V. de Mayenne.) — Plante de 1 à 5 déc. finement hispide ; racine grêle, tige dressée, les latérales étalées ascendantes, peu rameuses ; feuilles obtuses crénelées, les inférieures ovales, à peine échancrées en cœur à la base, les supérieures ovales oblongues, un peu prolongées sur le pétiole; stipules pinnatifides à lobes linéaires oblongs, l'intermédiaire assez semblable aux feuilles, un peu crénelé ; pédoncules allongés, dressés étalés en angle aigu, à VIOLA. VIOLARIÉES. si bractéoles blanchâtres, à la fin très éloignées de la courbure; sé- pales elliptiques acuminés, ciliés, plus courts que la corolle; corolle belle, grande, à la fin presque toute violette; pétales supér. ovales arrondis, d’un beau violet, se recouvrant par leurs bords, les laté- raux étalés ascendants, plus ou moins lavés de violet (parfois jaunes) avec 1 ou 2 lignes foncées, l’infér. plus large, blanc jaunûtre, ou lavé de violet, avec une tache jaune et à à 7 lignes pourpres à la base; éperon violacé, comprimé, dépassant à peine les appendices dents anguleux ; capsule oblongue. Mai, sept. ©. Champs des terrains gra- nitiques. R. — Région de l'Ouest : "Mayenne (Chedeau). 298. V. contempta. Jord.! Pug. p.24. (V. méprisée.) — Racine grêle, tige de 2 à 5 déc. dressée, souvent munie de tiges latérales ascen- dantes , à à rameaux dressés ‘étalés ; feuilles finement poilues, les infér. ovales ou oblongues-ovales, presque obtuses, contractées en pétiole à crénelures peu nombreuses, obtuses, les supér. rétrécies plus profondément dentées ; stipules pinnatifides, à lobes linéaires, aigus et fléchis au sommet, l'intermédiaire plus large, à 1 ou 2 dents ; pé- doncules 2 fois plus longs que la feuille, bractéoles lancéolées ciliées à la base, placées au- dessus de la courbure: sépales lancéolés, presque glabres, eiliés atténués du milieu au sommet : pétales beaucoup plus longs que le calice, les supér. blanchätres, “tachés au som met, ou partout, de bleu pâle, obovales se recouvrant par leurs bords , les latéraux ovales, l’infér. très largement obovale, en coin et jaunâtre à la base, dilaté tronqué ou émarginé et pâle au sommet, marqué de 5 stries; éperon peu coloré, à peine eourbé, très comprimé, très obtus, marqué d’une ligne saillante sur le dos, dépassant un peu les appendices du calice ; capsule arrondie très obtuse, subtoruleuse, à valves presque planes sur le dos. Avril, sept. ©. Lieux vagues. — Loire. St-Etienne (Jordan.) — Bords du Cher. 299. V. agrestis. Jord. Frag. 2, p. 15. (V. agreste.) — Racine grêle blanchâtre, tige de 4 à à déc. à rameaux nombreux partant de la base étalés, flexueux, couverts, ainsi que les feuilles, d’une pubes- cence fine, grisâtre ; feuilleé ovales ou elliptiques obtuses fortement crénelées, les supérieures un peu pointues et pliées, stipules pinna- tifides, les inférieures presque p:imées à lobe médian très grand semblable aux feuilles ; pédoncules longs étalés dépassant peu les feuilles, à bractéoles situées beaucoup au-dessous de la fleur ; pé- tales lilas ou bleus ou blanchâtres égalant le calice ou plus longs, éperon égalant les appendices du calice; capsule ovale oblongue obscurément anguleuse. Mai, septembre ©. Lieux cultivés, champs, jardins. C. 300. V. ruralis. Jord.! (V. rurale.) — Plante de 1 à 5 déc. parsemée d’une pubescence fine, peu abondante; tige dressée, rameuse; feuilles inférieures subcordiformes obtuses, crénelées, les autres ovales obtuses, les supérieures lancéolées: stipules presque palmées pin- natifides, à lobe moyen plus grand, foliacé; pédoncules dressés étalés dépassant les feuilles, à bractéoles situées sur la courbure ou très près de la fleur; sépales lancéolés aigus, pétales blancs-jaunâtres, parfois maculés de violet, l’inférieur souvent strié de violet à la base, dépassant un peu le calice, éperon égalant les appendices du calice ; capsule ovoide, graines luisantes, d’un jaune clair. Mai, sept. ©, Champs, lieux cultivés, —- Coufondue souvent avec l agreslis. b° G. 82 VIOLARIÉES. WôLA, 301. V. Beseglisei. Jord.! (V. de Déséglise.) — Racine grêle, tiges de 4 à 4 déc. droites, les latérales étalées ascendantes; feuilles eré- nelées, finement pubescentes, les radicales subcordilormes ovales, les suivantes ovales obtuses, les supérieures lancéolées; stipules à lobes linéaires oblongs, les inférieurs arqués, le terminal lancéolé, foliacé ; pédoncule dressé, plus long que les feuilles, à bractéoles situées sur la courbure; calice violacé où vert foncé, à sépales elliptiques lan- céolés aigus, pubescents, ciliés, un peu plus courts que la corolle; pétales supérieurs blancs ou lavés de bleu, se recouyrant vers le bas, l'inférieur plus large, un peu émarginé, jaune surtout dans le bas, marqué de lignes violettes; éperon comprimé violacé dépassant peu les appendices, capsule ovale cblongue. Mai, septembre ©: Champs sablonneux. — Cner. Allogny, Mehun. — Env. d'Orléans (Déséglise). 302. V. gracilescens. Jord. Frag. 2, p. 20. (V. grêle.) — Racine grêle, blanchâtre; tige de 1 à 3 déc. ordinairement rameuse dès la base, à rameaux couchés, puis redressés, assez roides ; feuilles d’un vert clair, finement ciliées à crénelures profondes, ovales subcordées obtuses, les supérieures plus étroites un peu pointues, toutes plus courtes que les entre-nœuds ; stipules pinnatifides à lobe terminal foliacé denté, les latéraux linéaires aigus rapprochés, souvent un peu courbés en faux; pédoncules très allongés, deux ou trois fois plus longs que les feuilles, droits d’abord, puis un peu étalés, à brac- téoles très éloignées de la fleur; pétales grands dépassant le calice, colorés de jaune et de vioiet, striés, ou d’un jaune clair, éperon dé- passant un peu les appendices du calice, sépales lancéolés acuminés ; Capsule courte, ovale arrondie. Mai, septembre @. Champs, lieux sablonneux. C. pr 303. V. peregrina. Jord.! (V. voyageuse.) — Tiges de 1 à 5 déc. rameuses souvent dès la base, dressées, à rameaux étalés ascendants; feuilles finement poilues crénelées, les inférieures ovales obtuses, $ autres ovales lancéolées ou lancéolées, pliées, souvent plus lo zues que les entre-nœuds; stipules pinnatifides à lobes linéaires aigus un peu arqués, le terminal lancéolé; pédoncules longs, dressés, puis un peu étalés, à bractéoles très petites, un peu au-dessous de la cour- bure; sépales à peine ciliés lancéolés aigus, plus courts que la corolle, appendices larges, arrondis, un peu dépassés par léperon violacé, comprimé ; pétales obovales, blanc-jaunâtres ou yiolacés, : surtout les supérieurs, ceux-ci se recouyrant inférieurement par leurs bords, les latéraux larges, ascendants, linférieur en coin el jaune à la base, marqué de lignes pourprées non ramifiées ; capsule ovale elliptique obtuse, graines obovales d’un jaune brunâtre. Mai, septembre. ©. Lieux sablonneux.— Régions granitiques : la Ereuse. — Bords du Cher.— Alluvions et vallées de la Loire, etc. vés 394. V. Provostii. Bor. (V. de Provost.) — Racine fibreuse, tiges de 2 à > déc. en touffes étalées, ascendantes au Sommet, à rameaux dressés étalés; feuilles d'un vert clair, finement poilues en dessous, ciliées, les inférieures subcordiformes ovales obtuses ou arrondies, créuelées, les supérieures ovalés oblongues obtuses, contractées en pétiole, crénelées dentées; stipules pinnatifides à lobes lancéolés jinéaires aigus, un peu arqués, ciliés, l'intermédiaire obovale à 4 ou VioLA. VIOLARIÉES. 83 2 dents de chaque côté; pédoneules très allongés, bractéoles lan- céolées incisées à leur base, placées au-dessous de Ia courbure, sépales lancéolés elliptiques acuminés, ciliés, corolle grande, pétales blane-jaunâtres, obovales, se recouvrant par leurs bords, les laté- aux obliquement obovales munis de houppes blanches, l'inférieur obovale élargi et émarginé au sommet, en coin à la base, qui est jaune et marquée de à stries violettes non ramifites ; éperon bleu-violet, obtus, comprimé, à peine courbé, dépassant les appendices qui sont yrononcés à dents irrégulières; capsule ovale obtuse à valves un peu éouvexes. Avril, septembre. ©. Champs incuites. R. — Angers, Beau- couté (Provost), La Meiguane, etc. Obs. M. de Cessae m'a communiqué un beau Yiulaque je n'ai pu étudier vivant, mais remarquable par es caractères suivants : V. subincisu Br. ice dk à G déc. dressée, élancée, feuilles finemerit Mispidinseules, lônguemént esparcés, grandes ovales oblongues, subineisé-crénélées ; stipules forte- meéntpinnatifides, pédoncules dressés où ascendants, les iuféricurs très longs, bractéoles ‘blanchätres incisées à la base, éloignées dé la courbure; sépalas elliptiques acuminés, presque glsbres, corille uS$ez grande ne dépassant pas le calice, appendices prononcés, plus longs que l'éperon assez grèle, pétales jaunâtres où lavés de violet. l'in'érieur en coin ét jaune à la base, papilleux, à 5 lignes pour- prées, capsule oblongue. - Env. de Guéret. pe LL 305. V. segetakis. Jord. Frag. 2. p. 12. (V. des moissous.) V. ar- vensis. auet. — Racine grêle, blanchâtre ; tige de 4 à 3 déc. simple ou souveut rameuse à la base, à ramieaux dressés à angle aigu; jeuilles d'un vert clair très finement ciliées, à dents ouvertes, les inférieures assez longuement pétiolées, ovales obtuses ou un peu pointues mucronulées, les supérieures lancéolées acuminées; sti- pules pinnatifides à lobes latéraux linéaires très aigus droits, le ter- minal lancéolé linéaire presque entier, bien plus étroit que les feuilles, pédoneules allongés dépassant les feuilles, dressés étalés; pétales un peu plus courts que le calice, les deux supérieurs oblongs blanchâtres souyent tachés de violet au sommet, les latéraux blanchâtres, l'infé- rieur jaunâtre à la base et souvent strié de violet, éperon comprimé peu saillant, sépales lancéolés acuminés, capsule ovale obtuse obs- curément anguleuse. Mai, septembre ©. Champs sablonneux. C. Bords de la Loire, etc. 306. V. Nemausensis. Jord. frag. 2, p. 18. (V. de Nîmes.) — Ra- cine longue filiforme, tige de 5 à 10 cent. simple ou à rameaux ascendants, ffexueux, un peu hérissés; feuilles petites, finement hérissées, à crénelures larges et arrondies, les inférieures ovales ou arrondies, très obtuses, les supérieures plus étroites, elliptiques obtuses ; stipules à lobes courts presque palimés, les latéraux linéaires abtus, le terminal large, spathulé ou oblong denté; pédoncules dressés étalés, deux à trois fois pius longs que les feuilles, pétales bleuâtres ou blanchâtres, presque égaux au calice, éperon peu com- _primé, bleuâtre, saillant; sépales lancéolés acuminés, capsule ovale obtuse obscurément anguleuse. Avril, mai ©. Sables maritimes. St-Nazaire (Lloyd). 307. V. alpestris. Jord. Frag. 2, p. 32 (V. alpestre). Plante de 4 à 3 déc. couverie d'une pubescence très courte, diffuse dès la base très rameuse, à rameaux ascendants flexueux; feuilles ovales ou ovales oblongues obtuses, crénelées, non échancrées en cœur à la base, à pétiole court élargi au sommet; stipules pinnatifides, à 8-10 lobes latéraux droits, obtus; le terminal plus large assez semblable aux feuilles; pédoncules allongés dresses, bractéoles blanchâtres, au 84 VIOLARIÉES. VIOLA. dessous de la courbure, sépales elliptiques acuminés plus courts que Ja coroile; pétales obovales, les supérieurs jaune clair se recouvrant par leurs bords, les latéraux dressés obliquement avec une ligne bleuâtre, l’inférieur plus grand, émarginé, en coin à la base, jaune, avec à lignes violacées; éperon un peu arqué dépassant beaucoup les appendices, capsule ovoïde. Mai, sept. ©. Lieux vagues. R.— CREUSE, Mouchetard près Guéret (de Cessae) et probablement dans la région des montagnes. 308. V. Paitlouxi. Jord. Frag. 2. p. 36. (V. de Pailloux,) — Tige de 2 à 3 déc. dressée on tombante, plus ou moins rameuse, surtout à la base, à rameaux étalés flexueux, feuilles inférieures subcordées ovales obtuses, les autres elliptiques lancéolées un peu pointues, largement dentées; stipules pinnatifides à lobes linéaires aigus, le terminal li- uéaire lancéolé allongé entier, bien plus étroit que la feuille; pédon- cules dressés étalés dépassant de beaucoup les feuilles; corolle grande dépassant le calice, jaune ou mêlée de violet, pétales oboyales atténués en onglet, sépales elliptiques acuminés très aigus à appen- dices un peu plus courts que l’éperon; capsule ovale oblongue. Juin, août. Moissons des terrains granitiques. Montagnes de la Creuse (Pail- loux). — Montagnes d'Auvergne. — Env. d'Autun. 309. V. Vivariensis. Jord.! frag. 4, p. 19. (V. du Vivarais.) — Racine grêle, tiges de 1 à 2 déc. grêles, anguleuses, simples, cou- chées à la base, puis redressées étalées; feuilles d’un vert obseur, briévement ciliées, largement crénelées dentées, subcordiformes ovales obtuses ou un peu pointues; stipules palmatifides, à lobes linéaires entiers, celui du milieu plus long et plus large à 4 ou 2 à 3 dents, pédoncules allongés, dressés étalés, dépassant beaucoup les feuilles; pétales deux fois plus longs que larges, dépassant le calice, les supérieurs d’un bleu clair, ne se recouvrant pas l’un l'autre, l'iuférieur jaune, strié de bleu; éperon bleuâtre comprimé dépassant beaucoup les appendices du calice; sépales lancéolés linéaires très aigus, capsule ovale oblongue. Juin, juillet %. Pelouses des montagnes R. — ARDÈCHE, près les sources de la Loire (Jordan). 310. V. Sudetica. Wild. (V. des Sudètes.) — Souche grêle traçante, tiges de 1 à 3 déc. dressées ou étalées, radicantes à la base; feuilles crénelées, cordiformes ovales, les supérieures lancéolées; stipules digitées multiparties à lobes linéaires entiers, le terminal un peu plus grand, l'inférieur dirigé en bas; pédoncules très longs, dressés, puis étalés ; fleurs grandes d’un beau violet, à pétales larges se recouvrant par leurs bords, sépales lancéolés acuminés, éperon obtns dépassant les appendices du calice ; capsule courte, ovale. Mai, juillet %. Pe- louses des montagnes. R.— Puy-de-Dôme, Monts=Dores. — Cantal. — Pierre-sur-Haute, Pilat. — Sources de la Loire. 311. V. grarcifcra. L. Mant. 120. (V. à grandes fleurs ) V. Zoyzü Wulf. V. calcarala flava Koch. — Souche grêle rampante; tiges de 1 déc. au plus très simples, nues au sommet, uniflores; feuilles ovales ou oblongues lancéolées crénelées, ciliées; stipules irrégulièrement incisées en 3 ou 4 lobes inégaux, pédoncule droit très long; fleur jaune très grande, éperon plus long que les sépales. Juillet, août + A ac des montagnes. RR. — Mont-Dore, roc de Cusean (Lecoq). VIOLA, VIOLARIÉES. 85 312. V. heterophylla. Bertol. F1. It. 2, p. 716 (V. hétérophylle). — Souche filiforme, rampante, tiges de 6 à 10 cent. dressées, simples, nues au sommet, uniflores, feuilles inférieures pétiolées, ovales ou obovales oblongues, plus ou moins crénelées, les caulinaires lancéolé- linéaires étroites, rétrécies vers leur base, un peu velues; stipules à lobes inégaux, irréguliers ; bractées linéaires lancéolées déchiquetées à la base, sépales oblongs lancéolés à appendices échancrés, pétales larges à sommet obtus arrondi, l'inférieur échancré en cœur, éperon grêle, un peu arqué, ne dépassant pas la corolle; capsule ovoïde plus courte que le calice; fleurs bleues, peu foncées vers la base, et mêlées de blanc et de jaune au fond. Juillet, août %. Rochers des montagnes. RR. — Sommet du Mezenc (Seytre). FAM. XI. DROSÉRACÉES. Calice de 5 sépales égaux, persistants, imbriqués dans le bouton; > pétales quelquefois munis à la base d’écailles bordées de cils glan- duleux; à étamines hypogynes à anthères terminales; 1 ovaire sur- monté de 3 à » styles ou de 4 stigmates sessiles ; capsule polysperme à 3 ou à valves s’ouvrant par leur sommet; graines nombreuses fixées sur le milieu des valves ; embryon droit cylindracé. — Plantes herba- cées à feuilles alternes ou toutes radicales, roulées en crosse avant leur développement, garnies de poils glanduleux ou glabres; fleurs solitaires ou en épis. 77. DROSERA. L. (Rossolis.) Calice à 5 divisions profondes ; 5 pétales ovoïdes, obtus, marcescents; 5 étamines, 3 à 5 styles bipar- tites ; capsule uniloculaire polysperme à 3 ou à valves. Feuilles toutes radicales en rosette, bordées de cils glanduleux rougeûtres ; fleurs en -épi au sommet d’une hampe. 313. D: rotundifolia. L. sp. 402. (R. à feuilies rondes,) Vulg. Mata- gons. — Feuilles orbiculaires à pétiole poilu plus long que le limbe ; hampe de 1 à 2 déc. droite, trois fois, au moins, plus longue que les feuilles ; stigmates entiers en massue. Fleurs blanchâtres. Juin, août % ou ©). Tourbières, terrains spongieux et mouvants, surtout dans le sol granitique ou arénacé. AC. 314. D. intermedia. [layne. (R. intermédiaire.) Dr. longifoliu. Sm. Dub. Orl. 1107. — Feuilles obovales atténuées à la base, à pétiole glabre plus long que le limbe; hampe de 3 à 9 cent. latérale, as- cendante, arquée à la base, dépassant peu les feuilles; stigmates obovales émarginés. Fleurs blanchâtres. Juillet, septembre %. Lieux tourbeux. RR. à l’est. — CoTe-p'Or. Etang-Morin près Saulieu! — Nièv. Etang de St-Brisson, Toury-sur-lour. —C. au midi et à l’ouest. — ALL. Chevagnes, Thiel, la Palisse, Mayet de Montagne, St-Nicolas, Cérilly, Quinsaine. — Creuse. Chambraud, Mareille, ete. G. — HAUTE- Vien. St-Léonard, Le Dorat, ete. — La Sologne. — La Brenne. — Les landes de l'Ouest. 315. D. longifohia. [,. sp. 405. (R. à feuilles longues.) Dr. Anglica. Huds. — Feuilles linéaires cunéiformes allongées, à pétiole glabre, . très long; hampe de 1 à 2 déc. droite, deux fois plus longue que les feuilles ; stigmates entiers en massue. Fleurs blanchâtres ou rosées. 86 DROSÉRACÉES. Juillet, août %. Lieux tourbeux, marais spongieux. RR. = Loôfn. Malsherbes, Sceaux. Obs. Le Dr. 6bovata (Koch) intermédiaire entre cette espèce et le rétundifolia, se reconnait à ses feuilles largement obovales, rétrécies à la base, à pétioles poilus, à sa hämpe droité trois fois plus longue que les feuilles, et à ses stigmates obovales échancrés. Je l'ai reçu des Vosges: 78. PARNASSTA. L. (Parnassie.) Calice dé 5 Sépales persistants : 5 pétales dvales striés, portant chacun à la base 1 écaillé cordiformt terminée par des cils glanduleux ; 5 étämines; 4 stigmates séssiles : capsule uniloculaire ovoide, à 4 valves portant sur leur fnilieu dés cloisons incomplètés. Plantes glabres. 316. P. palustris. L. sp. 391. (P. des marais.) — Tige de À à 5,dée. simple, grêle, anguleuse, portant une seule feuille sessile, amplexi- caule ; les autres feuilles radicales, pétiolées, cordiformes enuères, lisses; fleur assez grande, solitaire, terminale, blanche. Juillet, oe- tobre %. Prés marécageux ou tourbeux. C. surtout dans les ter- räinis Siliceux ou grahitiques. FAM. XII. POLYGALÉES. « _ Calice à 5 sépales imbriqués avant l’anthèse, 3 externes plus petits, 2 lätéraux plus grands en formes d’ailes, membraneux, veinés, sou- vént pétaloides ; corolle de 3 à 5 pétales soudés par leur base en un tube fendu supérieurement en 2 lèvres, la supérieure bipartite, l’inférieure concave en forme de carène, à bord découpé en la- üières étroites formant une frange colorée; 8 étiäminés soudées en 2 faisceaux adhérents aux pétales par leur base; 4 style à stigmate bifide; capsule comprimée, obcordée à 2 loges monos- permes ; graines ordinairement munies à la base d'un arille en forme de caroncule. — Plantes herbacées à feuillès simples souvent alternes; fleurs munies de 2 ou trois bractées et disposées en grappes unilatérales. 73. POLYGALA. L. (Polygala.) Calice à 5 sépales persistants dont 2.eolorés en forme d'ailes, corolle tubuleuse à limbe bilabié, capsule obcordée à 2 loges, graines velues. | 317. P. vulgaris. L. sp. 986. (P. commun.) — Racine dure li- gneuse ; tiges de 2 à 4 déc. nombreuses, redressées ; feuilles linéaires lancéolées, les inférieures quelquefois elliptiques ou spathulées: grappes lâches, ailongées unilatérales, à bractées caduques, plus courtes que les fleurs; ailes elliptiques obovales , veinées, plus larges et plus longues que la capsule, qui est cunéiforme obcordée. Fleurs bleues, parfois roses, ou blanches. Avril, juin %. Prés, bois, pe- louses. C. 318. P. oxyptera. Reich. (P. à ailes aiguës) — Racine dure ligneuse ; tiges de 1 à 3 déc. nombreuses, diffuses, étalées ; feuilles inférieures petites éparses, obovales, les autres linéaires lancéolées ; grappes lâches, à bractées plus courtes que les fleurs; ailes cunéiformes elliptiques aiguës, plus étroites et à peine plus longues que la capsule obcordée. Fleurs blanc-bleuâtres ou rosées. Mai, septembre %. Pe- louses, prés, bois. C. 319. P. comosa. Schkubr. (P. chevelu.) — Souche ligneuse épaisse; POLYGALA. POLYGALÉES. 87 tiges Hombreuses de À à 3 dée.; siinples, dressées, fermes, très feuil- lées; feuilles linéaires lancéolées, les inférieures ovales elliptiques; grappes fournies; bractées lancéolées acuminces, dépassant les fleurs avant l’anthèse (ce qui rend là grappe chevelue au sommet) ; ailes elliptiques veinées, subaigués, plus longues et non plus larges ue la capsule obcordée. Fleurs roses, rarenient bleues ou blanches. Mai; juillet %. Pelouses sèches. R. — Pux-pE-D. Coteaux de la Limagne, Chanturques, Blanzat, bois de Bussières. — Cner. Bourges, Lissay. — HAUTE-ViEN. Limoges, Le Dorat, La Roche-l'Abeille. — L.-£Tr-Cn. Cour-Cheverni. —1Nn.-ET-L. Bourqueil. 320. P. Lejeunei. Bor. flor, cent. éd. 2, p. 71 (P. de Lejeune). P. Verviana Lej. pro parte. — Racine grêle, à collet ligneux; tiges de 1 à,3 déc. nombreuses, lâches, étalées ou ascendantes; feuilles d’un vert pâle, laneéolées linéaires, les inférieures obovales ; fleurs petites d'un blanc verdâtre, ou lavées de rose, en grappes serrées un peu chevelues au sommet, ailes obovales très obtuses, plus étroites et bien plus courtes que la capsule obcordée. La forine des ailes très différetite, à nervures inoins prononcées, plus ramifiées latérälernent, le distingue facilement du comosa. Mai, août %. Pelouses sèches. R. — YON. Merry-sur-Yontie, Brosses (Sägot). — L.-Er-Cn. près le pare de Méñars (Roger). M.-E1-L. Forèt de Fontevrault, Champigny, Brézé (Revellière). Obs. La plante décrite sous ce nom par M. Contejcan (Mém. soc. d'Emaul. du Doubs (1854), p. 170), ne me semble pas la même que celle-cr. 321. P. caïcarea. Schultz. (P. du calcaire.) P. amara Dub. Orl. n° 661, et auct. gall. P. amarella Coss. et Germ.! — Racine grêle li- EL tiges de 1 à 3 déc. nombreuses diffuses, à rameaux axillaires réssés, el formant de larges touffes; feuilles peu ou point amères , éparses alternes, les infériéures et celles des rameaux stériles grandes spathulées ou obovales obtuses, épaisses, les supérieures dressées linéaires lancéolées ; grappes terminales, maltiflores, ailes obovales à 3 nervures principales, les latérales se ramiliant en veines anasto- riüsées; cäpsule obcordée plus large et plus courte que les ailes; drille à lobes aigus égatant presque la moitié de la longueur de la gräine. Fleurs d’un beau bleu, parfois blanches ou rosées. Avril, Juin %. Coteaux, prés montueux, pâturages des terrains calcaires surtout de formation jurassique. C. dans les départements du Cher, de Ta Nièvre, de l'Yonne. — Loir. Forêt d'Orléans. — L.-Er-Cn. Che- verni, St-Gervais, etc. — Cà el là dans l'Ouest. L Os. Le P. amara Jacq. très ressemblant au calcarea, s'étale beaucoup moins, ses fouilles très wavres forment des rosettes régulières au bas des tiges, les nervures des ailes ne sont pas anastomo- sées. — Je ne l'ai pas vu Ge France. Le P. amara Gren. fl, de fr. est une autre espèce. On en trouve an reste plusieurs en France et mème dans notre région, qui ne sont pas encore signalées et décrites. 322. P. Austriaca. Crantz Aust. 5,t. 2, f. 4. (P. d'Autriche.) — Racine grêle ; tiges de 4 déé., nombreuses, grêles, étalées ou dres- sées; feuilles radicales plus grandes obovales, obtuses; les cauli- nâires lancéolées : grappes grêles eflilées; ailes elliptiques trinervées, moitié plus étroites que la capsule qu'elles égalent à peu près en lotiguéhr; Capsule arrondie échaacrée en cœur ; arille à lobes obtus, égalant à peine le quart de la longueur de la graine. Fleurs très pe- ttes blanchâtres, bleuâtres ou rosées. Mai, juin %. Pelouses cou- vértes: R. — Loir. Malsherbes (Maire). — Nantes (Lloyd). 88 POLYGALÉES. POLYGALA. 323. P. depressa. Wenderoth. (P. couché.) P. serpyllacea. Weiïh. Dub. Orl. n° 663? — Racine très grêle, dure, blanchâtre ; tige de 6 à 10 cent., grêle, rameuse, diffuse, rampante, à rameaux presque distiques, feuilles ovales elliptiques opposées, celles des rameaux éparses, alternes, lancéolées; ailes obovales elliptiques veinées, plus longues que la corolle et que la capsule qui est obovale échancrée et plus large que les ailes. Fleurs d’un blanc bleuâtre, ou bleues, de 5 à 12 sur la grappe, quelquefois dépassée par un rameau axillaire qui la fait paraître latérale. Avril, juin %. Landes et bruyères sèches ou humides. AC. FAM. XIII. FRANKENIACÉES. 80. FRANKENYA. [,. (Frankenie.) Calice à long tube sillonné à 4 ou 5 divisions; 4 à 5 pétales longuement onguiculés; 4 à 6 éta- mines hypogynes , ovaire libre, style à 3 ou 4 stigmates distinets ; capsule uniloculaire à 2 et à 4 valves seminifères à la base. 324. F. lævis. L. Sp. 473. (F. lisse.) — Tiges sous ligneuses très rameuses, glabres ou pubescentes, couchées et s’étalant au loin en tous sens ; feuilles verticillées, linéaires à bords enroulés en dessous, glabres, ciliées à la base, fleurs solitaires, sessiles axillaires d’un rose tendre. Juin, septembre %. Sables et rochers maritimes près l'embou- chure de la Loire. | FAM. XIV. CARYOPHYLLÉES. Calice ordinairement persistant, tubuleux, monosépale denté au sommet, ou divisé en 3, 4 ou à sépales distincts; 3, 4 ou à pétales atténués en onglet à leur base, alternes avec les divisions du calice, rarement nuls par avortement; à ou 10 étamines, rarement 4 ou 3, filets subulés quelquefois soudés par la base; anthères à 2 loges; ovaire souvent stipité portant de 2 à 5 styles; capsule polysperme à une ou plusieurs loges s’ouvrant au sommet (rarement en forme de baie); graines fixées sur un placenta central. — Plantes herbacées à tiges noueuses et à feuilles opposées, entières, souvent sessiles, fleurs terminales ou axillaires. $ f. Culice tubuleux terminé par 4, 5 ou 6 dents (Silenées). 81. GYPSOPHILA. L. (Gypsophile.) Calice campanulé anguleux, à à divisions un peu membraneuses; 5 pétales atténués en onglet court; 10 étamines, 2 styles, capsule uniloculaire à 4 valves au sommet. * Calice dépourvu d’écailles à la base. 325. G. muralis. L. sp. 583. (G. des murs.) G. serotina. Hayn. Reich. ic. 4998. — Tige de 1 à 2 déc., grêle, dressée, très rameuse, à rameaux filiformes, paniculés, diffus; feuilles linéaires étroites, planes, égalant ou dépassant les entre-n«œuds des tiges; pédoncules axillaires, uniflores, très grêles; pétales crénelés, ou émarginés. Fleurs roses rayées, rarement rouges ou blanches. Juin, octobre ©. CARYOPHYLLÉES. s9 Lieux sablonneux, mouillés l'hiver, champs, bords des rivières à fonds de sable. C. Obs. Notre plante, qui estle G. muralis des auteurs français, est le G. serotina Hayn. — Le véri- table G. muralis Hayu. Reich. ic. 4997, a la tige rougeàtre, plus grèle, à rameaux dressés étalés, les feuilles linéaires plus courtes que les entre-nœuds des tiges; les fleurs moitié plus petites, la cap- sule moins saillante hors du calice, les graines plus menues, RR. — Puy-n8-D. Champs sablonneux à St-Dié (Lecog et Lamotte Cat.) — Alluvions de la Loire. RR. — Il y a sans doute deux espèces, mais il est difficile de décider à laquelle le non muralis doit ètre attribué. ** Calice muni à la base de 2 à 4 écailles opposées. (Tunica Scop.) 326. G. Saxifraga. L. sp. 584. Syst. 306. (G. saxifrage.) Dianthus — L. Ed. 1. G. rigida. Sm. Tunica saxifraga. Scop. — Tige de 1 à 2 déc. étalée, à rameaux nombreux, filiformes, roides; feuilles linéaires, aiguës, apprimées, à base élargie membraneuse ; écailles du calice quaternées ovales acuminées , membraneuses, moitié plus courtes que le tube; fleurs en panicule dressée; pétales échancrés d’un rose pâle, marqués de 3 stries pourpres. Juin, août %. Lieux pierreux, rochers. RR.— Hte-LoirE, Env. du Puy, Servières! — Loire, Env. de Roanne? 82. DIANTHUS. L. ((Hillet.) Calice cylindracé, tubuleux à 5 dents , muni à la base de 2 à 6 écailles opposées, apprimées; 5 pé- tales à long onglet linéaire et à limbe étalé, souvent denté; 10 éta- mines, 2 styles plumeux, capsule cylindracée uniloculaire, polys- perme à 4 valves au sommet; graines convexes d’un côté. * Fleurs aggrégées en tête ou en corymbe. 327. D. prolifer. L. sp. 587. (OE. prolifère.) — Plante glabre de 1 à à déc. ; tige dressée, grêle roide, plus ou moins rameuse; feuilles linéaires, aiguës, finement serrulées; fleurs petites réunies en tête entourée d’écailles larges, membraneuses, simulant un calice, les deux extérieures mucronées, les intérieures obtuses dépassant le calice ; pétales émarginés, d’un rouge clair. Juin, septembre ©. Lieux secs et sablonneux, bords des chemins et des champs. CC. 328. D. Arsmeria. L,. sp. 586. (OK. velu.) — Plante pubescente de 1 à 6 déc.; tige roide un peu rameuse, droite ou un peu courbée à la base; feuilles lancéolées linéaires velues, les radicales plus larges ; fleurs en fascicules terminaux; bractées et écailles herbacées, lan- céolées subuices, striées et velues, ainsi que le calice qu’elles égalent en longueur; pétales crénelés, rouges, ponetués de blanc. Mai, oc- tobre @. Bois, pelouses, paturages secs. C. Obs. On cultive sous le nom d'œrllet de poète, œil, parfait où Jalousie, le D. Barbatus. V. facile à distinrguer à ses fleurs en fascicules fournis, ses bractées en pointes longues très arguës el glabres. 329. P. Carthusianorum. [,. sp. 586.(0E. des Chartreux.)— Souche rameuse, émettant plusieurs tiges de 1 à 5 déc., grêles, anguleuses, dressées, simples, glabres ; feuilles finement cilié-serrulées, linéaires, aiguës, nerveuses, les radicales nombreuses, les caulinaires soudées à la base en une gaine dont la longueur dépasse 4 fois leur largeur ; capitule terminal de 2 à 6 fleurs; écailles du calice brunâtres sca- rieuses, obtuses, terminées par une arèête plus- courte que le tube; pétales crénelés un peu velus en dessus et d’un beau rouge, à lame de la longueur de l'onglet; calice brun. Juin, septembre %. — Varie à fleurs solitaires, à tige naine, uniflore, plus courte que les feuilles. 90 CARYOPHYLLÉES. DIANTHUS. Lieux secs, bois, pelouses montueuses. AC. — NiËv. A. Re Surgy, Pousseaux, Brin, Champvert, coteau de l'Allier près Gimonille. == GC et là dans tout le bassin de la Loire quoique manquant dans plusieurs régions. : . 830. D. congestus. Bor. (OE. entassé.) D. carthusianorumb. cohgestus Godr. F1. fr. 4, p. 232. D. atrorubens Lois. non AIL. D. vaginatus flôr: cent. Ed. 2, p. 74. — Souche dure émettant des tiges de 3 à 8 déc., droites, ahguleuses, simples, glabres ; feuilles finement serruléés, li- néaires aiguës, nerveuses, les caulinaires soudées à la base en une gaine dont la longueur dépasse au moins 4 fois leur largeur; capitule terminal gros serré, de 6 à 30 fleurs ; écailles du calice brunâtres sca- rieuses, oboyales obtuses à arête plus courte que le tube; calice d'un brun foncé, lame des pétales crénelée, rouge, plus courte que l’on- olet. Juin, septembre %. Pelouses des niontagnes. RR. — HAUTE- IEN. Vigen, Solignac, Pontrompu (Lamy). . 331. D. Seguieri. Vill. t. 3. 594. (OE. de Séguier.) D. asper Wild.— Racine menue; tige de 2 à 4 déc. dressée, grêle, angüleuse, souven bifide au sommet; feuilles linéaires lancéolées, acuminées; à nervures latérales peu prononcées, finement serrulées, scabres sur les bords; soudées à la base en une gaine dont la longueur dépasse à peiné leur largeur; À à 4 fleurs aggrégées ou presque paniculées, munies de bractées lancéolées; calice cylindrique, atténué au sommet, strié, jamais glauque, à dents étroites, aiguës, à écailles ovales striées, ter- minées par une arête plus courte que le tube, étalée dressée; pétales dentés rouges ou rosés. Juin, août %. Pelouses des coteaux. RR. — CREUSE. Chambraud, Ahun, Clugnat, Royère, Vallière, — He-Viex. Li- inoges, Solignac. — Région des montagnes. C. Monts-Domes,Monts-Dores. — Cantal. — Le Forez. — Le Mezenc. 332. D. sylvaticus. Iloppe. (0E. des forêts.) D. asper collinus. Ser. — Souche grèle à divisions filiformes allongées, émettant des jets couchés, tiges de 1 à 4 déc. dressées, grèles anguleuses; feuilles molles, d’un vert clair, atténuées à la base, un peu obtuses, à 3 ner- vüres écartées, finement ciliées, soudées à la base en une gaine dont lilôngueur dépasse à peine leur largeur; ge terminée par 1 ou 2 fleurs éù par des rameaux courts rapprochés en fascicule, bractées lan- céolées acuminéeés ; calice bran olivâtre ou glauque, à dents courtes lancéolées, non atténué au sommet, à écailles ovales brusquement cotractées en pointe courte appliquée, pétales dentés, ronges ou rougeâtres. Juin, août %. Pelouses des montagnes. — C. dans les montagnes du Forez, de la Haute-Loire, du Crntal. — Monts -Domes, Monts-Dores. — Crus. Poussanges, Ste-Feyre-la-Montayne (De Gessae). Obs. Le D. monspessulano-sylvaticus Gren. et Godr. distinct « par ses fleurs purpürines , ses » érailles calicinales contrastées en une arète plus lavxe et plas longue, son calice atténué au som- met, les feuilles plas larges plus fortement atténuées à la base » nr'est inconnu : on l'indique au Puy-de-Dôme. 333. D. saxatilis. Pers. syn. 1, p 494%. (OE. des rochers.) D. mons- pessulano-seguicri Lec. et Lam. Cat. p. 9%. D. sylratico-monspessul anus Godr. F1. fr. 4, p. 240. — Souche à divisions grêles brunes couchées, érettant des jets stériles et des tiges de3 à 5 déc.ascendantes, lisses; feuilles molles d’un vert clair, linéaires atténuées aux deux extrémités, très aiguës, trinervées, scabres sur les bords; fleurs d'un rose clair, solitaires où géminées où portées sur des rameaux courts rapprochés DIANTHUS. CARYOPHYLLÉES. g1 eñi fascicule ; calice cylindrique, finement strié à dents lancéolées, à étailles ovales ou lancéolées, striées, appliquées, finement ciliées, côhitraclées en arête courte, sübulée, égalant le tiers de la longtieur dû calice, pétales contigüs, à limbe presque drbicülaire, et découpé jusqu’au tiers dé sa largeur en ldnières linéaires aigtés. Juin, agût %. Pelouses sèthes des mottägnes. — Env. de Clermont, Monts-Domes, Moñts-Dores. — Cantal. r 334. D. graniticus. Jord.| Obs. 7. p. 13 (OE. des granites) D. hir- tus, f, cent. n° 268 part. — Souche ramifiée émettant des jets sté- riles. ét des tiges forilères en grzons fournis; tiges de 15 à 30 cent. nombreuses, dressées, grèles, cylindracées, glabres ou seulement uri peu rudes dans leur partie inférieure; feuilles vertes, glabres, rudes üetiticulées Sur les bords, linéaires acuminées à trois dervures sdil- lantes écartées, les caulinaires dresséés étalées du déjetées; fleurs teriinales solitaires où fasciculées ; calice cylindrique, finement strié, à détits ovales lancéolées acuminées, à écailles largement meinbra- ncuses Sur les bords, atteignant à peine le milieu du tube du calice, dressées un peu étalées, les extérieures ovales lañcéolées Acuminécs, lés inférieures oblongues obovales cuspidées; pétales rouges non cotitigus, à limbe obovale cunéiforme, denté au sommet un pet poilu à la gorge, plus court que l’onglet; anthères grisâtres oblôtigues, capsule cylindrique un peu atténuée. Juih, juillét %. — Rochers gra- uitiques. RR.—C. dans les montagnes de l'Ardèche. — LOME. Si- Etienne (Jordan !). 335. D. Viväriensis. Jord.! (OE. du Vivarais) D. hirtus. fl. cent. part. — Souche grêle, ligneuse ramifiée, émettant des gazons de feuilles et de tiges de 1 à 4 dée. dréssées ou ascendantes, grêles, änguleuses, Scabres surtout inférieurement:; feuilles scabres serrulces Sur les bords Surtout à la base, linéaires aiguës, roides, à 3 nervures prononcées, ICS culinaires dressées étalées, où déjelées; fleurs terminales solitaires où fasciculées ; calice cylindrique, strié, à dents latièéolées, à écaillés membrahïeuses aux bords égalant presque la ioitié du tube du calice, dressées un peu étalées, les extérieures läticéolées acuüminées, striées, les inférieures ovales contractées en pointe roide assez longue; pétales rouges, à limbe obovale denticulé, un peu poilu à la gorge, plus court que l'onglet; anthères oblongues. Juin, juillet %. Rochers des montagnes. RR. — ARDÈCHE. Hochers basalliques près les sources de lu Loire (De Lambertye). ** Fleurs solilaires ow en panicule. 336. D. alpestris. Balbis. (0OE. alpestre.) — Souche grêle, produi- sait des rejets feuillés et des tiges de 1 à 2 déc. couchées à là base puis redressées, feuilles courtes, linéaires un peu pointues, trinervées, finement serrulées sur les bords, membraneuses à la base et soudées en une gaine au moins égale à leur largeur ; fleurs solitaires ou plis rarement géminées, calice cylindrique strié, lavé de brun clair, écailles courtes, 2 intérieures larges arrondies cuspidées, 2 exté- rieures lancéolées acuminées, pétales roses denticulés. Juin, août %. Pelouses des montagnes. R. — CR£us. Aoyère et dans toute la Haute-Creuse.— Mont-Dore. — Le Forez. — Le Mexenc. 337. D. Caryophyilus. L. sp. 587. (0E. giroflée.) Plante de 2 à 5 92 CARYOPHYLLÉES DIANTHUS. déc. à rejets rameux à la base, tige dressée, tétragone, glabre, ra- meuse au sommet; feuilles linéaires aiguës, canaliculées, glauques, un peu scabres et scarieuses à la base; écailles du calice apprimées ovales rhomboïdales, terminées par une petite pointe beaucoup plus courte que le tube; pétales obovales, crénelés, non barbus; fleurs aniculées odorantes, rouges, roses ou blanches. Juin, août %. ieilles murailles, ruines. R. — Nièv. Ruines de Rosemond à Luthenai. La Charité. — Arr. Châteru de Bourbon-l Archambault, Verneuil. — L.- ET-CH. Château de Montrichard, Mennetou. — INb. Chaillac, Château de la Brosse. — Hte-Vien. Tours de Chalus. — Plus C. dans l'Ouest, Am- boise, Tours,@Chinon. — Poitiers. — Bressuire. — Angers. — Nantes. — Le Mans. — Ste-Suzanne (Mayenne). — Domfront (Orne). 338. D. Scheuchzeri. Rchb. F1. exc. et ic. 5048. (0E. de Scheuchzer.) D. sylvestris. a. Koch. — Racine dure, produisant des touffes de feuilles courtes et des tiges de 4 à 6 déc. ascendantes, anguleuses, rameuses, feuilles vertes, linéaires filiformes, roides, un peu cour- bées, canaliculées ; rameaux subuniflores disposés en panicule ter- minale; calice cylindracé, resserré au sommet et finement strié, à dents ovales obtuses, à écailles très courtes arrondies, subitement contractées en une pointe très courte, pétales roses, à limbe obo- vale, inégalement denté, très glabre sur les bords, anthères oblongues bleuâtres. Juillet, septembre %. Rochers, lieux pierreux. RR. — S.- ET-L. Culles près St-Gengoux, rochers de Solutré et de Vergisson, Etrigny. 339. D. delto‘des. L. sp. 588. (0E. deltoide.) — Tiges de 2 à 3 déc. rameuses, grêles, couchées à la base, finement pubescentes, ainsi que les feuilles; feuilles des rejets stériles oblongues obtuses, les caulinaires linéaires aiguës ; fleurs solitaires en panicule peu fournie ; calices striés à dents lancéolées subulées ; 2 à 4 écailles calicinales ovales lancéolées acuminées, plus courtes que.le calice; pétales obo- vales oblongs, crénelés, rouges parsemés de points plus foncés ou blancs. Juin, septembre %. Pelouses sablonneuses, bois et préSssecs. R.— CoTE-D'Or. Bois de Champeut près Saulieu. —S.-£t-L. Millery près Autun. — NiÈv. Trouvé wne fois à la Gonière près Nevers. — Loir. Bois de la Trésorerie près Olivet.— Puy-de-Dôme, Mont-Dore.— Cantal. — La Loire, Pilat. -— La Haute-Loire, Le Mexenc. 340. D. cæsius. Smith. (OE. bleuâtre.) — Tige de 1 déc. plus ou moins, presque toujours uniflore, munie à la base de rejets couchés, radicants rameux en toufles épaisses; feuilles glauques courtes, li- néaires un peu obtuses, rudes sur les bords; écailles du calice ovales apprimées, terminées par une pointe ou par une arête courte, et beaucoup plus courtes que le tube; pétales obovales, crénelés, barbus à la base. Fleurs roses. Mai, août %. Escarpements et rochers des montagnes. R.— Mont-Dore. — Cantal. 341. 2. superbus. L. sp. 589. (CE. superbe.) — Tige de 3 à 7 dée. dressée, ferme, rameuse au sommet; feuilles vertes, linéaires lan- céolées, acuminées, un peu scabres sur les bords, les inférieures moins pointues; écailles du calice apprimées, ovales mucronées, 3 à 4 fois plus courtes que le tube strié et panaché de brun ; pétales pre- fondément déchiquetés en lanières fines, pinnatifides, blancs ou lilas, souvent verdàtres à la base et barbus de poils purpurins, partie in- DIANTHUS. CaRYOPHYLLÉES. 92 termédiaire entière, oblongue. Fleurs éparses paniculées, très odo- rantes. Juillet, août % ou @). Bois, prés couverts. R. — CHER. Bois de Coudron, forèt de Meillant, Gharost, Villeneuve, St-Florent, Marmagne, Morthomier, Civray. — AND. Pré aux bœufs près Belabre. — AxL. Envi- rons de Cusset et de Vichy. — Puy-nEx-D. Efjiat, Bois de Randan, env. de Clermont, Mont-Dore. 342. D. Monspessulanus. L. sp.588.(0E. de Montpellier.) —Souche grêle rameuse gazonnante, émettant plusieurs tiges couchées à la base puis redressées, hautes de 2 à 4 déc. grêles, anguleuses, simples ou peu rameuses ; feuilles linéaires étroites très aiguës; fleurs soli- taires ou géminées, écailles du calice ovales à arête herbacée subulée, égalant la moitié du tube du calice qui est grêle, eflilé à dents acu- minées, très aiguës ; pétales roses ou blancs, découpés jusqu’au milieu en laciniures nombreuses filiformes arquées, partie intermédiaire obovale entière. Fleurs odorantes. Juillet, août %. Bois montagneux et sees, collines sèches. RR. — CREUSE : Route d'Aubusson à Pontgi- baud (Bastard); Foret de Chavanon sur les limites de la Creuse. — C. aux environs de Clermont ; —— Monts-Dores. — Cantal. — Le Forez. , 343. D. gallicus. Pers. syn. 1, p. 495. (OE. de France.) — Tiges de 4 à 2 déc. tétragones pubérulentes, feuilles glauques linéaires courtes, à bords denticulés scarieux; fleurs terminales presque solitaires, pétales rosés, glabres, profondément dentés ou déchiquetés. Juin, sept. %. — Sables maritimes, embouchure de la Loire. Obs. Sous le nom de Mignardises on cultive en bordures l'OEïillet musqné. Diant. plumarius L., plante glanque, gazonnante, à feuil'es linéaires rudes sur les bords, et à pétales mulüfides, barbus et lachés à la base, 83. SAPONARTA. L. (Saponaire.) Calice à 5 dents, sans écailles à la base ; 5 pétales à onglet étroit renfermé dans le calice; 10 éta- mines, 2 styles, capsule uniloculaire à 4 dents au sommet. * Calice à angles saillants. 344. S. vaccaria. L.. sp. 585. (S. des vaches.) — Tige de 3 à 6 déc. droite, glabre, simple inférieurement ; feuilles sessiles ovales lancéo- lées glauques, pédoncules en corymbe lâche, dichotome, à bractées membraneuses aiguës; calice glabre à 5 angles verdâtres; pétales roses crénelés peu ouverts. Juin, juillet ©. Moissons des terrains calcaires et argileux. CG. — Nevers, Bourges, Orléans, ete. ** Calice cylindrique. 345. S. officinalis. L. sp. 584. (S. officinale.) — Plante de 3 à 6 dée. glabre ou finement pubérulente; tige dressée cylindrique; feuilles ovales elliptiques, atténuées à la base, trinervées ; fleurs fasciculées en corymbe serré; calice cylindrique d’un vert pâle; pétales ouverts, munis à la base d'appendices linéaires. Fleurs d'un blanc rosé ou roses. Juillet, septembre %. Lieux frais, hries, bords des rivières. C. 346.S. ocimoides. [,. sp. 85. (S. Basilic.) — Tiges nombreuses de 1 à 4 dée. couchées étalées, très rameuses dichotomes, un peu his- pides ; feuilles rudes elliptiques lancéolées, Les inférieures obovales rétrécies en pétiole cilié; fleurs roses en corymbe paniculé; calice cylindrique velu glutineux, pétales couronnés, obtus ou légèrement 94 CARYOPHYLLÉES. émarginés. Avril, août %. Collines sèches, pierreuses et sablou- neuses. RR.— Pux-DE-D. Puy-de-Corent, St-Yvoine près Issoire, sables de l'Allier. — CANTAL, vallée de Massiac. — M°-LOIRE, Env. du Puy, Espaly. 11 84. CUCUBALUS. L. (Cucubale.) Calice nu, campanulé à 5 dents; 5 pétales onguiculés, à limbe bifide, et à gorge couronnée; 10 éta- mines ; 3 styles; capsule uniloculaire en forme de baie. 347. C. bacciferus. L. sp. 591. (C. porte-baie.) — Plante pubes- cente s'élevant jusqu’à À mètre; tiges faibles, fistuleuses, fragiles à rameaux ouverts ; feuilles ovales entières pointues; pédoneules uni- flores axillaires et terminaux ; pétales écartés, d’un blane verdâtre; baie globuleuse, luisante et noire à la maturité, Juillet, septembre %. Lieux frais, haies, buissons, oseraies. C. quoique manquant dans quelques localités. | 85. SILENE. L. (Siléné.) Calice ordinairement tubuleux à 5 dents; 5 pétales onguiçulés à limbe souvent bifide et à gorge presque toujours couronnée-par 2 écailles; 10 étamines; 3 sLyics; capsule à à loges s'ouvrent au sommet en 6 dents. * Calice glabre. Obs. Les quatre espèces suivantes confondues par la pipe des auteurs, sous le nom de S, inflata (Cucubalus Béhin L.) ont pour caractères communs : souche à ramifications noueuses, épaisses, fleurs terminales blanchätres, un peu penchées, calice vésiculeux renflé, veiné réticulé, glabre, à dents courtes, ovales aiguës, bractées searieuses, pétales bipartis, nus ou n'offrant que 2 petits tubercules à la gorge, à onglet cunéiforme, styles très allongés. Les anciennes figures citées par Linné pour son Cucubalus Behen, veprésentent une plante à feuilles étroites. 348. S. vesicaria. Schrad. (S. vésiculeux.) Reichh. ic. t. 299. S. an- flata. Auet. part. — Tige de 3 à 5 déc. ascendante peu rameuse, presque glabre; feuilles assez larges ovales lancéolées aiguës, un peu rétrécies à la base, glaucescentes, glabres ou bordées de cils ou d'as- pérités fines; fleurs bianches, un peu peuchées en panicule termi- nale de 2 à 10 fleurs; calice gros, ovale arrondi, pétales bipartis à lobes oblongs, styles très allougés filiformes ; capsule ovoïde arrondie, à support Court et épais; graines réniformes subarrundies brun foncé, chargées de petits {uhéicules presque aigus. Mai, juin et au- tomne %. Champs. Peu C. 349. S. puberula. Jord.! {S. pubérulent). Tiges de 3 à 6 déc. dressées ou ascendautes, couvertes surtout dans le bas, d'une vil'osité courte crépue, rameuses,dicholomes au sommet, à rameaux dressés-étalés ; feuilles glaucescentes, velues comme la Uge ei ciliées, elliptiques ou oblongues aiguës, où acuminées, assez larges, peu rétrécies à Ja base, {leurs un peu penchées, en panicule terminale dichotome, plu riflore; calice ovale oblong; pétales blanes bipartis, à lobes oblongs, styles très allongés; capsule subarrondie à support épais, égalant presque le tiers c'e sa longueur, graines d'un brun gris, subréni- formes, chargées de petits tubercules fins Juin, octobre %. Champs, lieux cultivés. C. Nevers. — Bourges. — Blois. — Angers, etc. 350. S. brachiata. Jord.! (S. à longs bras.) S. in/iata. Auct. mult. — Tige de 3 à 6 déc. asceudante ou dressée, rameuse dichotome, presque glabre; feuilles oblongues où elliptiques aiguës, peu rétrécies à la base, glaucescentes à peu près glabres, à bord un peu çartilagi- SILÈNE. CARYOPHYLLEÉES. 96 neux, souvent cilié; fleurs un peu penchées en panicule multiflore, dichotome terminale; calice ovale, pétales blancs bipartis, à labes oblongs, styles très allongés, épaissis, anthères lilas, capsule ovoïde arrondie, à support court et épais; graines brun foncé, réniformes auguleuses, chargées de petits tubercules fins. Juin, octobre %, Champs, cultures, lieux pierreux. C. 351. S. oleracea. Bor. (S. des cultures.) S. inflata oleracea. Fic. Reiehb. ic. t. 300. — Tige de 3 à 6 déc. dressées ou ascendantes, _grêles, rameuses souvent dès la base, glabres; feuilles d’un vert glau- cescent, étroites, oblongues ou lancéolées, aiguës ou acuminées, ré- trécies à la base, surtout celles de la moitié inférieure de la tige, slabres , ou finement ciliées; fleurs un peu penchées, en panicule dichotome, pluriflore, catice ovale, campanulé; pétales blanes bi- partis à lobes oblongs; styles très allongés filiformes, étamines vio- lacées, capsule ovoïde arrondie, à support court,épais ; graines rousses subréniformes , chargées de petits tubercules. Juin, octobre %. Lieux cultivés. Çà et là. 352. S. rupicola. Bor. (S. des roches.) S. inflata. var. minor. Mor. — Souche à ramifications grêles, tige de 8 à 15 cent. diffuses étalées, lisses ou un peu rudes à la base ; feuilles petites, vertes lancéolées, ou ovales aiguës, atténuées aux extrémités ; 4 à 4 fleurs blanches terminales, bractées scarieuses; calice ombiliqué à la base, ovoïde, renflé vésiculeux, veiné à dents courtes triangulaires; pétales bi- partis, nus à la gorge, styles peu épaissis au sommet; capsule arrondie sur un support moitié plus court qu’elle. Juin, août %. Ro- chers. R. —Hte-Vien. Roches de Serpentine de La Roche-L’abeille et de Magnac-Bourg (Lamy). Obs: Ses petites proportions, sa capsule arrondie le distinguent des précédents; ses pétales non couronés l'éloignent de S. glareosa Jord. et de S. maritima qui a les fleurs plus grosses et Les feuilles plus allongées. Peut-être d'autres formes méritent-elles encore d'être distinguées. M. Gene- Sie en à trouvé tine Lrès curieuse à Angers que je n'ai pas vu vivante : ses feuilles linéaires aiguës très étroites, bordées de cils nombreux mais caduces, la caractériseraient de saile (S. angustissima Bor.), s'il était démontré que ce n'est pas une déformation ; ses fleurs plus petites ont le calice oblong campanulé, les styles sont longs et épaissis. x Le 8. glareosa Jovrd.! qui ne n'est pas connu encore dans nos contrées, a ‘a souche grèle, les tiges menues peu élevées un peu diffuses, les feuilles petités pea glauques lancéolées étroites, rétrécies à la base, les rameaux peuciflores, corolle à gorge couronnée. 11 fleurit en été. 353. S. maritima. With. bot. arr. 414. (S. maritime.) — Souche ligneuse ramiliée, émettant des jets feuillés en touffes persistantes, et des tiges de 1 à 2 déc. couchées, redressées au sommet; feuilles épaisses oblongues aiguës, spinuleuses sur les bords ; fleurs blanches un peu penchées, solitaires ou par 2 ou 3 au sommet de la tige, bractées herbacées, calice vésiculeux obové, ombiliqué à la base, à dents larges un peu obtuses, pétales bipartis portant à leur base deux écailles acuminées, styles épaissis au sommet, capsule globuleuse longuement stipitée, graines petites, fortement tuberculeuses. Juin, août %. Sables et rochers de La région maritime. — VENDÉE, Noir- moutier, et dans l’intérieur, aux-environs de la Châtaigneraie (Lloyd.) — DEuUx-SÈv. Rochers au N.-0. d'Argenton-Chäteau (Bast). 354. S. Thorei. Duf. (S. de Thore.) Cucubalus Fabarius. Thore! — Souche longue rampante un peu charnue, jaunâtre, émettant des jets feuillés ascendants en larges touffes, et des tiges de 1 à 2 déc. ra- meuses couchées, redressées au sommet; feuilles presque charnues 96 CARYOPHŸLLEÉES. SILENE. obovalés, ou presque spathulées un peu pointues, à bords cartilagineux fortement ciliés ; fleurs blanches terminales, dressées, peu nom- breuses en cine lâche, bractées herbacces ; calice vésiculeux ovoïde ombiliqué, à dents larges, pétales bipartis, munis à leur base de deux bosses saillantes, style presque en massue au sommet, capsule glo- buleuse, longuement stipitée, graines grosses légèrement chagrinées. Mai, juin %. Sables maritimes. 355. S. Otites. Smith. fl. brit. p. 469. (S. dioïque.) Cucubalus Otites. L. sp. 594. — Tige de 2 à 6 déc. dressée, cylindracée, un peu ra- meuse, pubescente dans sa partie inférieure, visqueuse vers le sommet ; feuilles pubescentes, les radicales nombreuses, obovales spathulées, un peu charnues, les caulinaires distantes lancéolées étroites ; pétales nus, linéaires entiers ; fleurs jaunâtres, petites, dioïques, réunies en verticilles formant une panicule étroite. Mai, septembre %. Bords des champs et des chemins des lieux sablonneux, ailuvions. AR. — Puy-pEe-Doue. C. — Nièv. Nevers, St-Eloi, : Che- venon, Sougy, Decite, Champvert. — Cuer. Levces de la Loire, Givry, Herry. —- ALL. Moulins. —S.-£T-L. Bourbon-Lancy. — Loir. Vallée de l'Essone, Malsherbes. — VIEN. R. St-Chartres. — Chinon, Bourgueil. — Saumur. — Thouars. — Région maritime. 356. S. Armeria. L. sp. 601. (S. armérie.) — Plante de 2 à 6 dée. très glabre, glauque; tige droite, rameuse, visqueuse au-dessous des nœuds supérieurs ; feuilles sessiles cordiformes, ovales, oblongues; fleurs nombreuses rapprochées en faisceaux terminaux, paniculés ; calices striés allongés en niassue ; pétales échancrés, couronnés d’ap- pendices aigus. Fleurs rouges. Juin, septembre ©). Lieux sablonneux, alluvions, rochers schisteux. AR. — CoTE-D’ORr. St-Martin-de-la-Mer. Nièv. Alligny-en-Morvan, Imphy, Druy, sables de la Loire. —Cner. Givry, St-Eloi, St-Douchard. — Environs de Limoges. —- ALx. Hérisson, Rochers de Tison près Vernoix, Roc-du-Saint près Montluçon, Ebreuille, Rochers du Sichon près Molle. — Pux-pr-D. C.— Loir. Val de Loire, Olivet, Sologne. — L.-ET-Cu. Plaine de Conon, Cour-Cheverni, Huisseau-en- Sologne, Candé, ete. —Inb-Et-L. Amboise, St-Murtin-le-Beau, ete.—Sar- True. St-Calais. — M.-xTr-L. Brain-sur-Allonnes, La Breille, Combrée. 357. S. Portensis. L. sp. 600, (S. de Porto.) —$S. bicolor. Thore. — Racine grêle, tige de 1 à 3 déc. grêle, très rameuse, rameaux étalés dichotomes un peu visqueux au sommet; feuilles linéaires pliées, finement ciliées; pédoncules grêles allongés terminaux, dressés; calice effilé, renflé en massue, à dix côtes rosées; pétales bifides, couronnés, blancs en dessus, rougeâtres en dehors, épanouis et odorants surtout le soir; capsule ovale portée par un carpophore plus long qu’elle. Juillet, septembre ©. Sables maritimes : embouchure de la Loire, Croisie, etc. 358. S. annuiata. Thore. (S. à anneau.) S. clandestina. Duby non Jacq. S. cretica. Auct. non L. — Tige de 2 à 5 déc. droite grêle, pu- bescente à la base, glabre et rameuse au sommet; feuilles inférieures oblongues spathulées velues. les supérieures sessiles linéaires gla- bres, pédoncules allongés uniflores ; calice glabre ovoïde à dix côtes ; pétales rouges bifides; capsule sessile presque globuleuse ou conique à 3 angles, finement rugueuse, égalant le calice. Juin, août ©. Champs de Lin dans l'Ouest: env. de Nantes, pont St-Martin. — Angers, SILENE, CARYOPHYLLÉES. 97 Obs. Plante introduite avec les graines du Lin et ne croissant pas dans les autresgcultures. Dans Les individus observés à Angers les pétales sont oblongs spatulés, soudés 2 à 2 d'où il résulte deux pétales bifides et 1 entier, ils ont un petit appendice à la gorge. 359. S. rupestris. L. sp. 602. (S. des rochers.) — Tiges de 1 à 2 déc. nombreuses dichotomes, en touffes plus ou moins dressées, glabres, ainsi que toute la plante; feuilles ovales aiguës sessiles, les inférieures lancéolées atténuées à la base, pédoncules grêles, dressés, axillaires et terminaux; calices turbinés à dix côtes, à dents ovales obtuses, pétales obcordés, couronnés, blancs ou rosés. Juillet, sept. %. Ro- chers des hautes montagnes. — ARDÈCHE : Le Béage, Mont-Gerbier. — Sommet du Cantal. — Monts-Dores. ‘* Calice velu ou pubescent. 360. S. nutans. L. sp. 589. (S. penché.) — Tige de 3 à 6 déc. dressée, pubescente, visqueuse au sommet; feuilles radicales nom- breuses élliptiques, spatulées, les supérieures lancéolées; fleurs penchées en panicule unilatérale; calice cylindracé, ventru, strié à dents aiguës , pétales bifides, couronnés, réfléchis ; capsules dressées. Fleurs blanches ou rosées, rarement rouges ou verdätres, odorantes la nuit. Mai, août %. Lieux secs et montueux, rochers. AG. mais man- quant dans beaucoup de localités. 361. S. Italica. DC. fl. fr. 4, p. 753. (S. d'Italie.) Cucubalus ltahicus. L. sp. 593. — Plante de 3 à 5 déc. finement poilue pubescente; tige dressée anguleuse, rameuse, paniculée au sommet; feuilles plus ou moins pubescentes, ciliées, les inférieures obovales spatulées, mu- cronées , rétrécies en pétiole, les supérieures linéaires; panicule lâche, ample, trichotome, à rameaux marqués d’un anneau visqueux ; fleurs nombreuses dressées; ealices sillonnés cylindriques renflés en massue; à dents obtuses; pétales bifides, presque dépourvus d’ap- pendices ou couronues. Fleurs blanches, rayées en dessous. Mai, août %. Coteaux pierreux et bien exposés. RR.— CHER. Environs de Bourges, Villeneuve (Saul). 362. S. Gallica. L. sp. 595 (S. de France). Vail. Bot. Par. t. 16. f. 12. Rehb. ic. 5044. — Plante de 2 à 8 déc. pubescente ou velue, vis- queuse au sommet, racine grêle, tige dressée flexueuse, simple ou à rameaux redressés ; feuilles inférieures obovales spatulées, les su- périeures lancéolées apiculées ; fleurs solitaires axillaires, en grappes terminales, presque unilatérales, à pédicelles dressés, les fructifères apprimés ou les inférieurs seulement un peu divergents, calice ner- veux, visqueux et hérissé de poils articulés, obleng, puis ovale ven- tru, à dents aiguës, courtes dépassant peu la capsule; pétales blancs ou rosés, eutiers ou émarginés, filets des étamines velus, graines noirâtres réniformes rugueuses. Juin, sept. ©. Champs et lieux sablonneux. AR. — H'e-VIen. Aixe (Lamy). — VIE. Env. de Poitiers, Vendeuvre, Loudun, etc. — Inn Le Blanc, Mézières, Saulnay, Vandœu- vres. — CHER. Sf-Florent. — Env. d'Orléans. — L.-ET-C. Mareuil, Batfer, Fontaines-en-Sologne, Cour-Cheverni, Candé., — Env. de Tours. — Le Mans. — Angers. — Thouars, etc. 363. S. Anglica. L. sp. 594. (S. d'Angleterre ) Dill. Elth. f. 398. Rehb. ie. 5056! — Plante de 2 à 5 déc. hérissée, visqueuse; racine grêle, tige dressée flexueuse, à rameaux étalés diffus, les fructifères E. 7. 98 CARYOPHYLLÉES. BILÈNE. dressés, feuilles inférieures obovales oblongues, les supérieures li- néaires aiguës ; fleurs solitaires axillaires en grappe terminale, à pé- dicelles dressés, les fructifères étalés, divariqués, ou même renversés ; calice nerveux hérissé cylindrique d'abord, puis ovale ventru, à peu près égal à la capsule; pétales blanchâtres, lavés de rose à limbe spatulé, dentelé ou émarginé, onglets égalant à peu près le calice, appendices profondément bifides à lobes obtus, filets velus inférieu- rement plus longs que les styles, anthères violacées; graines noi- râtres réniformes rugueuses. Juin, sept. ©. Champs et lieux sablon- neux. AR. — Nièv. Decise. — CHER, entre Thenioux et Châtres sur Cher. — Env. de Poitiers. — Le Mans. — Angers! — Région maritime. 364. S. conica. L. Sp. 598. (S. conique.) — Plante de 1 à 3 déc. finement pubescente; tige droite, simple ou un peu rameuse; feuilles linéaires lancéolées, molles; fleurs terminales; calice du fruit ovale conique, court, ombiliqué à la base, marqué de stries fines et nom- breuses, à dents aiguës allongées; pétales échancrés, roses. Mai, juillet ©. Lieux secs, pelouses sablonneuses. R. — Pux-ne-D. La- vort, Bellerive, Dallet, La Prada.— Axx. Moulins. C. dans les îles de l'Allier. — Nièv. Bords de l'Allier près Meauce. — CnEr. Sancerre au bord de la Loire (Blandin). — Lotr. Bords de la Loire près Orléans, bois de Sologne, Briare. — L.-ET-Cn. Plaine de Conon, Celette, Vineuil, St- Gervais, Pimpeneau (Lefrou), St-Aignan, Châtillon.—C. à Tours, Chinon. — Saumur. — Poitiers. — Le Mans. etc. 365. S. ciliata. Pourret. (S. cilié.) — Souche ligneuse produisant plusieurs tiges de 1 à 3 déc. grêles pubescentes inelinées à la base, portant de 1 à 4 fleurs, feuilles presque toutes radicales, linéaires lancéolées longuement rétrécies en pétiole, velues ciliées; ealice oblong en massue, hispide à huit ou dix côtes; pétales bipartis, rosés en dessus, jaunâtres en dessous. Juillet, août. %. RR. Sommet du Can- tal et sur le versant septentrional. 366. S. noctificra. L. sp. 599. (S. de nuit.) — Plante de 2 à 4 déc. pubescente, visqueuse et dichotome au sommet; feuilles oblongues lancéolées aiguës, les inférieures obovales obtuses, rétrécies en pé- tiole; fleurs axillaires et terminales courtement pédonculées; calice tubuleux ventru, visqueux, veiné, à 10 stries et à dents filiformes subulées, très allongées, gros et renflé après la fleuraison; pétales couronnés, profondément bifides ; capsule ovoïde. Fleurs blanches ou rosées, grandes odorantes la nuit. Juin, septembre ©). Lieux cultivés, moissons des terrains calcaires. RR.— CoTE-D'OR. St-Aubin, Meur- sault (Grognot). 86. LYCHN:S. DC. (Lychnide.) Calice tubuleux à 5 dents, 5 pé- tales onguiculés, souvent couronnés à la base, 10 étamines, 5 styles ; capsule à 1, rarement 5 loges, s’ouvrant au sommet par 5 ou 10 dents. 367. XL. Viscaria. [,. sp. 625. (L. visqueuse.) Viscaria purpurea Wim. — Tige de 4 à 8 déc. droite, simple, glabre, rougeàtre et visqueuse au-dessous des nœuds supérieurs; feuilles linéaires lancéolées, gla- bres, cilites à la base, les radicales plus nombreuses, presque spa- tulées; calices colorés; pétales presque entiers. Fleurs rouges en sertules opposés formant une panieule étroite. Mai, juillet . Pelouses sèches et sablonneuses, R,—-L,-Er-Cn, Aur Ponts-Chartrains près LYCHNIS, CARYOPHYLLERS. 69 Blois (Lefrou).— Loir, Jouy-le-Pothier, forét d'Orléans, St-Cyr, vallée des Moines. — Arr. Bords du Cher près Montlucon (Servant), Gorge de Tison près Vernoix (De Lambertye). — S.-£r-L. Bois près Cluny (Berthiot). — Monts-Dômes, Monts-Dores. — Le Forez. — La Haute- Loire. Obs. Uné variété à fleurs doubles se cultive sous le nam de Bourbonnaise, Péche-mouche. On cultive aussi, sous le nom de Croix de Malte où de Jérusalem, le Lyc. chalcedonica L., origimaire de Tartarie; et, sous le nom impropre de Véronique, une jolie variété double de l'espèce suivante, 368. L. Flos cuculi.[,. sp. 625. (L. fleur de coucou.) — Tige de 2 à 6 déc. dressée, peu rameuse, cannelée, un peu hispide, faiblement visqueuse au sommet; feuilles glabres, lancéolées atiénuées à la base, sessiles; fleurs en panicule lâche, dichotome; calice marqué de 10 côtes rougeàtres; pétales couronnés, découpés au-delà de leur mi- lieu en 4 lanières linéaires divergentes; capsule arrondie. Fleurs rouges raremeut blanches, Mai, juin %. Prés et bois humides, C. 369. L. vespertina. Sibthorp. (L. du soir.) — L. dioica. DC. L. diïca. Var. b. L. sp. 626. Melandrium pratense Rocl. Silene pratensis Godr, Vulg. Compagnons blancs. — Tige de 3 à 8 déc. droite, rameuse, velue, un peu glanduleuse au sommet; feuilles pubescentes, ovales acumi- nées, les inférieures atténuées en pétiole; panicule che, dichotome ; calice velu glanduleux, rayé; pétales à deux lobes rapprochés; cap- sules grosses, à dents dressées; fleurs dioïques , blanches, odorantes le soir. Mai, septembre % ou.@). Haies, bords des champs, prés secs, murs. C. Varie à fleurs roses, dans les terrains granitiques du Mor- van : Château-Chinon, Autun, ete. 370.2. diurna. Sibthorp. (L. du jour.) L. sylvestris. Hoppe. L. dioica. Var. a. L. sp. 626. Mn sylvestre Rocl. Vulg Compagnons rouges, ivrognes. — Plante de 2 à 6 déc. velue; tiges croissant en toufles, dressées ; feuilles radicales ovales, aiguës, pétiolées, les supérieures sessiles, ovales oblongues, pointues, molles; panicule dichotome dressée; calice velu rougeûtre ; pétales à 2 lobes divergents ; capsules ovales arrondies à dents recourbées. Fleurs dioïques d'un beau rouge. Avril, juin %. Haies, prés et bois frais. C. seulement Gans les terrains granitiques et siliceux. — Manque dans plusieurs contrées. 371. X. coronaria. am. Dict. 3. 643. (L. coquelourde.) — Agros- temma coronaria. L. sp. 625. — Plante de 4 à 8 déc. toute couverte de poils courts, blancs, soyeux, tomenteux; tige droite, eylindrique, dichotome au sommet; feuilles épaisses, ovales oblongues; pédon- cules allongés uaïflores; calice sillonné. Fleurs rouges, ou blanches. Juin, juillet @. RR. — S.-ET-E. Ruines du prieuré du Crot-Monial, en Charollais. — Moissons de la Limagne. — L.-Eex-Cn. Noyers dans un bois de pins. — Souvent cultivée et peut-être seulement naturalisée. 372. L. Githago. Lam. I. ©. (L. nielle.) Agrostemma Gühago. L. sp. 62%. Vulg. Nielle des blés. — Plante velue de 3 à 9 déc.; tige dressée, cylindrique , peu rameuse; feuilles sessiles linéaires aiguës ; pédon- cules uniflores très allongés; calice sillonné à dents foliacées très longues; pétales presque entiers, Fleurs d'un rouge ciair, rarement blanches, graines noires, Juin, juillet ©. Maissons. €. 100 CARYOPHYLLÉES. & 2, Calice à 4 ou 5 sépales libres, ou à peine soudés à la base. (Alsinées.) 87. BUFFONIA. L. Dre) Calice à 4 sépales scarieux; 4 pé- tales entiers ou bidentés; 4 ou 8 étamines ; 2 styles; capsule com- primée uniloculaire à 2 valves et à 2 graines. 373. B. paniculata. Delarbre fl. d'Auv. (B. paniculée). B. macros- perma nue B. annua et tenuifolia. Auct. pro part. Rchb. ic. 4899. — Tiges de 1 à 3 déc. grêles scabres, rameuses à rameaux inférieurs étalés ; feuilles connées, très étroites subulées ; fleurs blanchâtres en petites grappes droites paniculées ; sépales lancéolés acuminés a D nervures se prolongeant presque jusqu’au sommet, pétales oblongs un tiers plus courts que le calice, 4 étamines styles très courts. graines grosses fortement tuberculeuses. Juillet, août %. Lieux pier- reux des terrains calcaires. R. — Hte-LoiRE. Le Puy. — Puy-pe-D. Coteaux de la Limagne, Chaptuzat près Aiqueperse. — ALL. Environs de Gunnat et de St-Pourçain. — Cner. Carrières de Bourges, St-Ambroix, Sémur, entre Civrayet Mareuil, Lapan. — Environs de Poitiers. Obs. Le BP, tenuifolia Li. diffère par les sépales à trois nervures confluentes, les graines moitié plus petites à peine tuberculeuses ; il appartient à la région des Oliviers. — Le B. perenms. Pour. se reconnait à sa souche lignouse vivace, produisant des rameaux feuillés après la fleuraison. 88. MŒHRINGIA. L. (Mœhringie.) Calice à 4 sépales, 4 pétales entiers; 8 étamines; capsule uniloculaire à 4 valves; graines lisses. 374. M. muscosa. L. sp. 515. (M. mousseuse.) Plante de 1 à 2 déc. grêle très rameuse, glabre étalée en gazons d’un vert gai; feuilles semi cylindriques filiformes aiguës sans nervures, étalées; pédon- cules terminaux allongés ternés ou multiflores dichotomes ; pétales blancs dépassant le calice. Juin, août %. Rochers humides des mon- tagnes. — Hte-LorRE. Env. du Puy. — LOIRE, Mont-Pilat (Jordan). 89. SAGINA. L. (Sagine.) Calice à 4 sépales, 4 pétales entiers, quelquefois nuls, 4 étamines, 4 styles; capsule uniloculaire polys- perme à 4 valves entières. 375. 8. muscosa. Jord.! Pug. (1852) p. 32. (S. mousse.) — Souche vivace, produisant des fibres et des tiges de 4 à 6 cent. grêles ra- meuses, tombantes et entrelacées en gazon; feuilles étroitement linéaires glabres, terminées en mucron très court; pédoncules défleuris un peu inclinés, puis droits; sépales oblongs ovales très obtus mutiques, concaves, membraneux aux bords, apprimés sur le fruit; pétales blanchâtres, arrondis ovales très obtus et un peu dentés au sommet, brièvement onguiculés, égalant l’ovaire, au moins deux fois plus courts que le calice ; style de la longueur de l'ovaire ; capsule oblongue ovale à peu près égale au calice. Juillet, août %. Rochers parmi les mousses dans les bois et les pâturages des mon- tagnes. RR. — ARDÈCHE. Gerbiers des Jones. — LOIRE. Pilat (Jérdan). —- Plomb du Cantal. — Mont-Dore. 376. S. procumbens. L. sp. 185. (S. couchée.) — Plante de 3 à 9 cent. glabre, tiges diffuses, étalées, tombantes, radicantes à la base, grêles, rameuses ; feuilles linéaires mucronulées ; sépales mutiques ; pétales très petits ou nuls ; pédoncules arqués au sommet après l'an- SAGINA. CARYOPHYLLÉES. 101 thèse, se redressant ensuite. Fleurs verdâtres. Mai, octobre %: Champs et pelouses humides. CC. 377. 8. apetala. L. mant. 559. (S. apétale.) — Tige de # à 10 cent. très rameuse, filiforme, dichotome au sommet, à rameaux dressés ou peu étalés; feuilles linéaires mucronées, ciliées à la base ; pédoncules pubescents, droits ; sépales obtus ou terminés par une pointe re- courbée, étalés en croix à la maturité et plus courts que la capsule ; pétales très petits ou nuls. Fleurs verdâtres. Mai, octobre ©. Champs sablonneux, murs humides. C. 378. S. filicaulis. Jord.! Obs. 7, p. 16. (S. filicaule.) Plante de 4 à 8 cent. vert pâle; tiges très grêles, filiformes dressées, non radi- cantes à la base, à rameaux flexueux dressés étalés, couverts de pe- tits poils glanduleux; feuilles linéaires très étroites terminées en pointe sétacée assez longue, bordées de cils allongés étalés; pédon- cules un peu inclinés après la fleuraison, pis dressés ; sépales ovales oblongs obtus, dressés et appliqués sur la capsule , les deux extérieurs terminés par un mucron fin, courbé en dedans; pétales presque nuls en forme de glandes. Juin, sept. ©. Champs et lieux sablonneux. C. Nevers, bords de la Loire. — Autun. — Env.de Bourges. — Saumur, Angers, etc. 379. S. patula. Jord.! Frag. 4, p. 25. tab. 3. f. a. (S. étalée.) — Tige de 5 à 10 cent. très grêle, très rameuse dès la base, à rameaux filiformes étalés ascendants ; feuilles linéaires aristées glabres ou un peu ciliées à la base, pédoncules glanduleux pubescents, plus rare- ment glabres, courbés, sépales glanduleux pubescents lancéolés obtus, ou brièvement mucronulés , toujours dressés et appliqués sur la capsule qu'ils égalent presque en longueur; pétales très petits obovales tronqués, ou nuls. Fleurs verdâtres rarement à 5 parties. Mai, octobre ©. Champs sablonneux. R. — ALL. Chavenon, près le moulin de Sceauve. — CHER. Loye, Culan, St-Florent. — LOIRET. Foret de Bucy près Orléans. — Saumur, Angers, où les formes glabre et pu- pescente sont mêlées. ‘ 380. S. Lamyi. Schultz Arch. flor. fr. p. 174. sine descr. (S. de Lamy.) — Tiges de 10 à 12 cent. très grêles, rameuses, étalées ou diffuses ; feuilles linéaires étroites, glabres non ciliées, terminées par un mucron roide, canaliculées en dessus, marquées en dessous d’une nervure saillante, dilatées à la base en gaîne membraneuse, pédon- cules dressés filiformes glabres, un peu renflés sous la fleur, sépales ovales lancéolés aigus, nerveux, membraneux aux bords, dépassant la capsule ovale oblongue. Juin, sept. ©. Sables, rochers. RR. — Hie-Vien. Magnac-Bourg, roches de Serpentine (Lamy). — CHER. St-Florent, sables du Cher (Tourangin). 381. S. maritima. Don. (S. maritime.) — Plante de 4 à 8 cent. brunâtre ou rougeûtre , très rameuse, diffuse, étalée ou ascendante ; feuilles inférieures en rosette, les caulinaires courtes, lancéolées un peu élargies et un peu pliées, brièvement mucronées, pédoncules longs, lisses, ascendants ou droits; sépales ovales très obtus , étalés sur le fruit, pétales nuls ou quatre égaux au calice. Mai, août ©. Ro- chers et champs des bords de la mer. Obs. On trouvera sans aucun doute dans la région maritime de la Loire, S. ambiqua Lloyd.! Fi. Ouest, p. 74 : « glabre, tiges étalées redressées ; feuilles linéaires en aleine mucronées, en gou'tière 102 CARYOPHYLLÉES. » en dessus, Pédoncule droit ; sépales égalant environ la capsule, ovales oblongs obtus, où présque » aigus, ouverts non étalés à la maturité du fruit, à pointe ouverte dans la fleur, recourbée en fruit; » pétales très courts comme avortés, — Murs, lieux secs » Lloyd. . 90. SPERGULA. EL. (Spargoute.) Calice à 5 sépales; 3 pétales en- tiers ; 10 étamines, rarement 5; 5 styles, capsule uniloculaire polys- perme à 5 valves. Feuilles subulées ou linéaires. | * Feuilles sans stipules, opposées, connées à la base, et portant quel- quefois à leur aisselle un faisceau de jeunes feuilles. (Spergella. Reich.) RE: 382. S. subulata. Swartz. (S. subulée.) Dub. Orl. n° 41152. Sagina subulata. Wim. — Plante de 3 à 6 cent. croissant en touffes; feuilles linéaires subulées, aristées, pubescentes sur les bords; pédoncules filiformes, uniflores, allongés, pubescents, un peu arqués après l’an- thèse, redressés ensuite; pétales égalant le calice. Fleurs blanches. Mai, septembre %. Relouses sablonneuses et humides. KR. — Yon. Les Courlus près Branches, Charbuy (Saul). — Nrèv. Champchevrier, près Chantenai. — ALL. Domaine des Fougères à St-Sornin. — Hte-Nien. Condat, Le Dorat. — Cner. Reigny, St-Manr, Massay, Vierzon, Aubiqny, Clemont, Allouy, Allogny, St-Florent. — L.-er-Cx. Cheverni, S-Ronwin. — Inp.-Er-L. Se-Maure, Draché, Landes de Cléré, Ambillou, Cing- Murs, ec. — Vie. Fort de Moulière, Lencloitre, Clairvaux, Angliers. -- Deux-Sèv. Muisontiers. — M.-E£r-L. Forét de Fontevrault , La Breille, Allonnes, Vernantes, St-Georges-sur-Loire.— Env. de Nantes, etc. Obs. Les individus diflus de cette espèce ressemklent au Sagëna procumbens, dont on les distingue surtout par leurs fleurs à cinq divisions. . Ÿ 883. S. nodose. L. sp. 630. (S. noueuse.) Sugina nodosa. Meÿ. — — Tiges de 1 à 2 déc. glabres, ou pubescentes glanduleuses au som- met, grêles, gazonnantes étalées, à rameaux presque simples pauci- flores; feuilles linéaires, filiformes, mucronées, les inférieures engaînantes, allongées, les supérieures courtes à faisceaux axillaires ; pédoncules droits, pétales doubles du calice. Fleurs blanches. Juin, août %. Sables humides et tourbeux. RR. et peu fixe dans ses sta- tions. — Loiret. Malsherbes. — L.-£r-Cu. Pezou (Arrondeau): — SARTHE. Le Muns, Change, St-Mars-la-Bruytre, Le Breil, Parigné-l'E- vêque, etc. — INn.-ET-L. LaVille-aux-Dames. — M.-rr-L. Etangs de Chaumont (Provost). — DEux-Siv. Thouurs. — Région maritime. R. 384.S. saginoïdes. [L.. sp. 631. (S. sagine.) Sagina saxatilis. Wim.— Plante glabre de 3 à 10 cent. croissant en touffes étalées, feuilles linéaires, mucronulées, pédonceules filiformes uniflores très allongés, droits à la maturité, pétales blanchätres plus courts que le calice. Juillet, août %. Rochers humides des montagnes. — Monts-Dores. ** Feuilles verticillées munies de petites stipules scarieuses. 385. S. arvensis. L. sp. 630. (S. des champs.) S. sativa Boënng. — Tige de À à 4 déc. rameuse, diffuse, dichotome, pubescente et un peu visqueuse au sommet; feuilles linéaires subulées, marquées en dessous d’un sillon; 19 étamines, rarement 5, graines suglobuleuses, lenticulaires chargées de petites aspérités fines et noires et entou- rées d'un petit rebord lisse et très étroit. Fleurs blanches. Mai, oc- tobre @). Champs sabionneux. C. SPERGULA. CARYOPHYLLÉES, 103 386. S. vulgaris. Boënng. in Reich. fl. exc. p. 67. (S. commune.) — Très ressemblante à l’arvensis, mais plus grêle, pubescente glan- duleuse un peu visqueuse; feuilles linéaires eylindracées fines eflilées obscurément sillonnées en dessous; 5 étamines, rarement 10; graines suglobuleuses lenticulaires, noires, hérissées de petites papilles en massue, droites, blanches, brunissant ensuite et entourées d’un petit rebord lisse et très étroit. Fleurs blanches. Mai, octobre ©. Champs sablonneux. C. Obs. La S. maxime Weihe, cultivée par quelques agriculteurs, offre à peu près les mêmes carac- tères, mais elle est beaucoup plus robuste dans toutes ses parties. L 387. S. pentandra. L. sp: 630. (S. pentandrique.) — Tige de 1 à 2 déc, grêle, rameuse, presque glabre; feuilles linéaires subulées, courtes, non sillonnées en dessous, en verticilles peu fournis ; pétales lancéolés aigus ; 5 étamines, rarement 10; graines planes compri- mées, noires, lisses, bordées d’une membrane large, blanche sea- rieuse, comme plissée de stries rayonnantes, et dont la largeur égale ou surpasse le diamètre de la graine. Fleurs blanches. Mars, mai ©. Lieux sablonneux. C. 388. S. Morisonii. Bor. in Rev. bot. 2, p. 424. (S. de Morison.) S. pentandra Reich. Koch et al. auct. — Tige de 1 à 2 déc. grêle, ra- meuse, presque glabre; feuilles linéaires subulées, non sillonnées en dessous, en verticilles très garnis; pétales ovales obtus; 5 étamines, rarement 10; graines planes, comprimiées noirâtres, chargées à leur pourtour de plusieurs rangs de papilles blanchâtres, et bordées d’une membrane large, rousse blanchâtre aux bords, comme plissée de stries rayonnantes, et dont la largeur égale à peine le diamètre de la graine. Fleurs blanches. Mars , mai ©. Lieux sablonneux. C. Région du centre, de l'ouest, etc. 91. HOLOSTEUM. Z. (Holostée.) Calice à 5 sépales, 5 pétales dentés; 3, 4 ou 5 étamines; 3 styles; capsule uniloculaire, cylin- dracée, s’ouvrant au sommet en 6 dents recourbées. 389. H. umbellatum. L. sp. 130. (H. en ombelle.) — Tige de 1 à 2 déc. rameuse à la base, tendre, pubescente et un peu visqueuse au sommet, rarement glabre ; feuilles ovales oblongues, glauques ; 3 à 7 fleurs en sertule terminal, à pédicelles inégaux penchés après l’anthèse. Fleurs blanches ou rosées. Mars, mai ©. Champs sablon- neux, murs. C. manque dans plusieurs contrées. 92. STELLARIA. L. (Stellaire.) Calice à 5 divisions; 5 pétales bifides ; 5 à 10 étamines, rarement moins, 3 styles; capsule unilocu- laire à 6 valves. * Calice campanulé à sépales libres à la base. 390. S. nemorum. L. sp. 603. (S. des bois.) — Tige de 1 à 4 déc. grêle, faible, ascendante, pubescente au sommet ; feuilles longue- ment pétiolées, minces, cordiformes acuminées, ciliées, la dernière paire sessile; panicule lâche dichotome ; sépales lancéolés ; pétales bifides, deux fois plus longs que le calice; capsule oblongue. Fleurs blanches. Mai, juillet %. Bois couverts et humides des montagnes. RR.— Corx-n'Or Sé-Murtin, St-Léger, Montbroin près Saulieu. — S.- ET-L. Parc de Montjeu, Monthelon, Roussillon, Auxy, bois au-dessus d' A- 104 CARYOPIIYLLÉES. STELLARIA . nost,—Niiv. Gien-sur-Cure. Mont-Beuvrai, Nataloux près Montsauche. —- ALL. Mayet-de-Montagne, St-Clément, St-Nicolas-des-Biefs. — CReus. Bois de la Villate. — He=Vten. Bois de St-Junien.— Monts-Dômes, Monts- Dores. — Cantal. — Chaine du Forez, Pilat. — Le Mexenc, etc. : 391. S. neglecta. Weihe. (S. négligée.) Rchb. ic. 4905. $, latifolia. DC. non Pers. — Tiges de 3 à 6 déc. faibles, fragiles, dressées, simples ou à rameaux courts à la base, dichotome au sommet, por- tant latéralement une ligne de poils qui alterne d’un nœud à l'autre; feuilles larges, les inférieures pétiolées, subcordiformes aigués, les supérieures sessiles, ovales aiguës; pédoncules très longs, les fructi- fères réfractés, ordinairement glabres, ainsi que le calice, pétales blancs bipartis dépassant un peu le calice, 40 étamines, anthères roses, puis jaunätres, puis brunes; styles égalant presque la longueur dé étamines, graines rugueuses. Avril, mai ©. Lieux humides, çà et là. 392. S. media. Vill. dauph. 3, p. 615. (S. moyenne.) Alsine media. L. sp. 389. Vulg. Morgeline, mouron des oiseaux, mordon. — Tige très rameuse, étalée, diffuse, ascendante, d’un beau vert, portant une ligne de poils comme dans la précédente ; feuilles ovales pointues, courtement pétiolées, les supérieures sessiles ; pédoncules axillaires et terminaux, les fructifères réfractés, puis redressés, ordinairement velus ainsi que le calice ; pétales blancs bipartis, égalant à peine le calice; 3 à 5 étamines, anthères rougeûtres, brunissant ensuite; styles atteignant presque la longueur des étamines, capsule oblongue, graines rugueuses. Février, décembre ©. Lieux cultivés, murs. CC. partout, offrant des dimensions très variées. Obs. Une forme remarquable qui croît près Angers, lande humide de St-Sylvain, pourra être distinguée si e!le se conserve par la culture. St. brachypetala Bor. Tiges nombruses, couchées, ra- meuses seulement au sommet, à rameaux dressés fastigiés ; pétales moitié plus courts que le calice, 3 styles plumeux, 3 étamines. ; 393. S. Boræana. Jord.! Pug. (1852), p. 33. (S. de Boreau.) S. ape- tala. Flor. cent. n° 319 non Uc. — Plante de 8 à 20 cent. grêle, d'un vert pâle, jaunissant promptement au soleil; tige grêle, poilue laté- ralement comme dans les précédentes; feuilles petites ovales aiguës, les supérieures presque sessiles, pédicelles axillaires et terminaux, les fructifères promptement redressés, sépales apprimés, rarement épanouis, hérissés de poils articulés étalés, rarement glabres ; pé- tales nuls, 2? ou 3 étamines à anthères violacées, puis brunes, incluses; styles presque nuls, à stigmates courts arqués, capsule ovoïde sail- lante, graines petites, pâles, finement tuberculeuses au pourtour, chagrinées au milieu. Avril, mai et automne ©. Pelouses sèches, murs çà et là. C. 394. S. viscida. M. B. (S. visqueuse.) S. dubia. Bast! Cerastium anomalum. W. K.—Plante de 1 à 4 déc. un peu glauque, pubes- cente glanduleuse au sommet; tige faible cylindrique striée, dicho- tome paniculée au sommet; feuilles linéaires obtuses, les inférieures subspathulées; pédicelles fructifères droits, calice à trois nervures; pétales blancs dépassant le calice ; capsule saillante, cylindracée, s’ouvrant en six dents; graines jaunâtres, papilleuses. Mai, juin ©. Prés, pelouses humides dans l'Ouest : Tours, Murais-St-François, Grammont, prairies du Cher. — Saumur, Angers. — Nantes. L STELLARIA. CARYOPHYLLÉES. 105 395. S. Holostca. L. sp. 603. (S. holostée.)— Tige de 4 à 8 déc. faible, ascendante, tétragone, glabre ; feuilles sessiles fermes, lancéolées, longuement acuminées, scabres sur les bords et sur la pervure; pédoncules pubescents en panicule très lâche dichotome, à bractées herbacécs; calices sans nervures ; pétales bifides striés, deux fois plus longs que le calice. Fleurs grandes, d’un beau blanc. Avril, mai. %. Haies, buissons, bois taillis. CC. b. minor. Delast. Feuilles plus étroites, fleurs moitié plus petites. R. — Yonne. Futaie du parc de St-Fargeau (Delastre). 396. S. glauca. Withering. (S. glauque.) St. palustris. Retz. St. gra- minea. Nar. b. L. sp. 604. — Plante de 4 à 6 déc. glauque et glabre; tige dressée, faible, à quatre angles saillants; feuilles sessiles, li- uéaires lancéolées, aiguës, lisses sur les bords; panicule lâche dicho- tome, à bractées glabres, blanches scarieuses ; sépales trinervés ; pre bipartis plus longs que le calice. Fleurs blanches, grandes. uin, juillet %. Lieux marécageux, prés humides. R. — CoTE-n'Or. Etangs de Saulieu et de la Roche-en-Brenil (Lorey.) — Lorr. Prés le château de Cormes en Sologne (Dubouché.) St-Gondom.—Cner. Vierzon, marais du Verdin (Lemaitre.) Entre Mehun et Berry (Tourangin). — L.-Er-Cn. St-Gervais, Chouzy, bords de la Cisse (Lefrou). — INb.-ET- L. Prairies du Cher, Cange, St-Martin-le-Beau. — M.-Et-L. St-Lambert, bords de l'Authion, Angers, St-Georges-sur-Loire. — SARTHE. Le Mans, St-Pavace, Ecommoy. — MAYEN. Thevalles près Laval. — Nantes à Naye, Bergen, etc. b. parviflora. Rchb. ie. 4999. S. graminea. D. palustris Delast. FI. de la Vien., p. 118. — Pétales dépassant peu le calice, feuilles un peu moins glauques. —— CREUS. Anzéme, St-Sulpice-le-Guérettois (De Ces- sac). — VIEN. Le Pin, Availles-Limousine, bords de la Blourds. (Delast). 397. S. braminea. L. sp. 604. (S. graminée.) — Tige de 1 à 6 déc. glabre, grêle, faible, tombante, à 4 angles ; feuilles sessiles, linéaires, lancéolées aiguës, glabres, ciliées à la base; panicule dichotome, lâche divariquée ; bractées scarieuses, ciliées ; sépales trinervés; pétales bipartis dépassant à peine le calice. Fleurs petites blanches. Mai, septembre %. Haies, buissons, prés secs. CC. Obs. S. brevifolia Walth. Rehb. ic. 4911. b. diffère par ses moindres proportions (1 à 3 déc.), ses feuilles 3 tois plus courtes, plus apprimées, lus inférieures ovales ou ohovales obtuses, les supérieures Jancéolées mucronées, pétales dépassant le calice. RR. — Prairies de la Jonchére prés Limoges (Lamy). ** Calice wrcéolé à la base et adhérent aux pétales et aux étamines. (Larbræa. Saint-Hilaire.) 398. S. uliginosa. Murray. (S. des fanges.) Ste. aquatica. Poll. Lar- brœæa aquatica. À. Saint-Hil. Vulg. Petit-Cresson. — Tige de 1 à 4 déc... couchée, lisse, très rameuse, à 4 angles; feuilles sessiles, oblongues lancéolées, glabres, ciliées à la base, ordinairement d’un vert pâle; pédoncules axillaires et terminaux en panicule dichotome; bractées à bords scarieux glabres ; pétales bipartis plus courts que le calice. Fleurs petites, blanches ©. Lieux tourbeux, bords des fontaines et des pelits ruisseaux. CC. dans les terrains granitiques ou siliceux des pays de montagnes, çà et là ailleurs. RR. ou nul dans le calcaire. LI 106 CARYOPHYLLÉES. 93. HALIANTHUS. Fries. (Halianthe.) — 5 sépales, 5 pétales entiers, 10 étamines, les extérieures munies de 2 glandules ovales; 3 styles, capsule à 3 valves; graines obovales convexes d'un côté, creusées d’une fossette oblongue de l’autre. 399. H. peploïdes. Fries. (H. pourpier.) — Arenaria peploïdes, L, sp. 605. Adenarium — Raf. — Racine rampante, tiges dichotomes; couchées à la base en gazons étendus ; feuilles sessiles, connées ovales aiguës, glabres charnues uninervées; fleurs blanches axillaires et terminales, sépales ovales obtus. Juin, juillet %. Sables maritimes de l'embouchure de la Loire. | 94. SPERGULARJA. Pers. (Spergulaire.) Calice à 5 sépales, 5 pétales entiers, insérés sur le réceptacle; #0 étamines, rarement moins ; 3 styles, capsule s’ouvrant jusqu’à la base en 3 valves, graines comprimées. Feuilles linéaires, munies de stipules scarieuses. 400. S. segetalis. Fenzl. (S. des moissons.) Alsine segetalis. L. sp. 390. Arenaria — Lamk. — Tige de 6 à 15 cent. dressée, très ra- meuse, grêle, £labre; feuilles filiformes, mucronées, souvent dirigées du même côté, à stipules membraneuses, déchiquetées ; pédoneules filiformes déjetés après la fleuraisou; sépales blancs scarieux à ner- vure dorsale verdâtre, et plus grands que les pétales. Fleurs blanches. Mai, juin. ©. Moissons des lieux sablonneux. R. — S.-Er.-L. Sables de la Loire près St-Agnan. — Nix. Lucenay-les-Aix. — ALL. Moulins, Montluçon. — Cuer. St-Eloy-de-Gy, Allouy, Allogny, Vignoux, EURE Loye, Genouilly, Vierzon. — AC. dans la Sologne. — La Brenne, — région de l'Ouest, seulement dans les sols légers. 401. S. rubra. Pers. syn., p. 504. (S. rouge.) Arenaria rubra. L. sp. 606. — Tiges de 1 à 2 déc. étalées, diffuses, à rameaux ascen- dants pubescents, souvent visqueux ; feuilles linéaires, filiformes, courtemient mucronées, un peu charnues, souvefñt fasciculées ; sti- pules membraneuses; pédoncules presque en grappes, déjetés après la fleuraison; sépales lancéolés obtus, parsemés de poils glanduleux et légèrement scarieux sur les bords ; graines petites cunéiformes triquétres, finement mugiquées. Fleurs rouges. Mai, septembre ©). Lieux sablonneux. C. . 402. S. marina. (S. marine.) Arenaria marina Roth. Sp. media a. Gren. et God. Lepigonum medium. Wahlb.— Très ressemblante à°sS. rubra, mais plus robuste, à feuilles plus charnues, calice plus court; graines obovales comprimées, obscurément muriquées, entourées d'un bord épais très étroit, rarement quelques-unes bordées d’une aile blanche. Juillet, août @. Rochers et champs voisins de la mer. 403. S. marginata. (S. bordée.) À. marginata. DC. ie. rar., t. 48. Ar. media. L. sp. 606, exel. syn. S. media. b. Gren. et Godr.--Racine épaisse, tiges de 2 à 4 déc. tombantes ou ascendantes, rameuses ; feuilles semi-cylindriques linéaires filiformes, charnues, sépales lan- céolés obtus, beaucoup plus courts que la capsule: graines obovales arrondies comprimées, toutes bordées d’une large membrane blanche. Fleurs grandes blanches ou rosées. Juillet, août %. Terrains salés. — Sources salées de l'Auvergne, St-Nectaire, env. de Clermont. — Bords de la Loire, de Paimbæœuf à la mer. À CARYOPHYLLÉES, 107 95. ALSINE. (Alsine.) Calice à 5 sépales, 5 pétales entiers, rare- ment moins; à à 10 étamines, rarement moins, 3 styles ; capsule ovoïde s’ouvrant jusqu'à la base en 3 valves; graines réniformes. Feuilles étroites sans stipules. 404. A. tenuifolia. Crantz. (A. à feuilles menues.) Arenaria tenui- - folia. L. sp. 607. — Tiges de 6 à 15 cent. dressées ou un peu étalées, grêles, rameuses dichotomes; feuilles vertes, linéaires subulées, un peu recourbées au sommet ; pédicelles longs filiformes, dressés ; fleurs blanches en panicule peu étalée, glabre ; sépales lancéolés subulés trinervés, scarieux sur les bords, dépassant les-pétales, or- dinairement 140 étamines ; capsule cylindracée conique, égalant ou dépassant un peu le calice. Mai, septembre ©. Champs sablonneux ou calcaires, murs. €. : 405. A. laxa. Jord.! Pug. (1852), p. 34. (A lâche.) — Tiges de 6 à 45 cent. droites ou un peu diffuses, très grêles, à rameaux un peu .ctalés ; feuilles vert-pâles, linéaires subulées, dressées étalées, à pointe non recourbée; fleurs blanches en panicule lâche bi ou tri- chotome, à rameaux dressés étalés; pédicelles longs filiformes, les fructifères étalés ou presque défléchis; sépales lancéolés acuminés trinervés, scarieux sur les bords, souvent chargés de poils glanduleux épars, dépassant les pétales, qui sont oblongs, un peu obtus, rétrécis en onglet; ordinairement 5 étamines à anthères subcarnées, égalant à peu près les styles dressés étalés brièvement papilleux ; capsule linéaire oblongue, ‘dépassant le calice; graines finement rugueuses. Mai, septembre ©. Lieux sablonneux. C. 406. A. hybrida. Jord.! 1. c., p. 33. (A. hybride.) Arenaria tenui- folia. €. hybrida Vin. — Tiges de 5 à 9 cent. simples ou rameuses dès la base, glabres inférieurement, paniculées et chargées de poils glanduleux au sommet; feuilles dressées étalées, linéaires subulées ; panieule bi ou trichotome, à rameaux dressés étalés ; pédicelles grêles, assez courts, les fructifères dressés étalés; sépoles lancéolés acuminés, trinervés, scarieux aux bords, chargés de poils glanduleux très étalés ; pétales ovales oblongs obtus, contractés en onglet très court, un peu plus courts que le calice; 8 à 10 étamines à anthères roses pâles, arrondies; capsule arrondie à la base, lancéolée aiguë un peu plus longue que le calice. Mai, septembre ©. Lieux secs, sablonneux. R. — Puy-pe-D. Env. d’'Aiqueperse. 407. À. viscosa, Schreb. sp. 30. (A. visqueuse.) Sabulina — Reich. ic. 4917. Arenaria viscidula Thuil! Par. 219. — Tiges de 5 à 8 cent. droites, souvent rameuses dès la base, et à rameaux redressés, cou- vertes, ainsi que les fleurs, de poils courts glanduleux visqueux ; feuilles linéaires sétacées dressées, panicule à rameaux courts, diffus, dressés ; pédicelles grêles, courts, les fructifères dressés ; sépales linéaires lancéolés très aigus, trinervés, scarieux aux bords, très velus glanduleux; pétales blanes ovales oblongs, à peine contractés en onglet, moitié plus courts que le calice; 3 à 5 étamines, ovaire ovoïde presque aussi large que long, capsule o oïde plus courte que le calice, graines très fines. Mai, septembre ©. Lieux sablonneux. AR. — Puy-nE-D. Bords de la Limagne. — S.æT-L. Rigny-sur-Arroux. — CHER. Herry, St-Florent, bords du Cher.— Alluvions de la Loire çà et 108 CARYOPHYLLÉES. ALSINE. là, et sables maritimes. — Vin. Lussac. — M.-ET-L. Champigny-le-Sec. — SARTHE. St-Gervais-de- Vic. 408. A. verna. Baril. (A. vernale.) Arenaria verna. L. Mant. 72. — Plante de 6 à 12 cent. pubescente glanduleuse, gazonnante, à tiges florifères dressées ou ascendantes, feuilles linéaires subulées triner- vées; sépales ovales lancéolés aigus trinervés, membraneux sur les bords, pétales ovales à onglet court, dépassant le calice. Juin, août %. Pelouses des montagnes. — Monts-Dores. — Cantal. 409. A. setacea. Mert. et K. (A. sétacée.) Arenaria—Thuil. À. hete- romalla. Pers. À. saxatilis. Mérat. — Souche ligneuse à tiges de 1 à 2 déc. nombreuses, serrées en gazons, finement pubescentes; rameaux ascendants terminés par des panicules étroites pauciflores; feuilles fasciculées subulées, sétacées, trinervées, ciliées à la base; pédicelles plus longs que le calice; sépales ovales aigus, glabres, blanes sur les bords, verts et nerveux sur le dos ; pétales ovales dépassant un peu le calice; graines chagrinées. Fleurs blanches. Juin, septembre %. Lieux secs et pierreux. R.— Loir. Rochers de Malsherbes (Pelletier). — CorTE D'OR. La Rochepot, Vauchignon. — S.-Er-L. Rochers cal- caires de Decize, Lhôpital, St-Sernin-du-Plain, Cluny, — INb.-ET-L. Chinon, Cravant, Beaumont en Verron, Bourqueil à la Motte-ronde, — VIEN. Ayron. Obs. L'A. corymbulosa Delast.! FI. de la Vien. p. 119, n’est peut-être qu’un élal avancé cu mala- dif du setacea.— La Chaume près Elables (Delastre). 410. A. mucronata. [.. Mant.238,(A. mucronée.) Arenaria—De. Als rostrata. Koch.—Souche sous-ligneuse émettant un grand nombre de tiges de 6 à 10 cent. étalées ascendantes, feuilles subulées sétacées, finement ciliées glanduleuses à la base, sans nervures d’abord, triner- vées par dessiccation. Fleurs blanches fasciculées en petits corymbes ; pédicelles égaux au calice, le central plus long, sépales lancéolés très aigus, blancs scarieux avec une nervure dorsale verdâtre, pétales presque égaux au calice, qui surpasse à peine la capsule, graines tuberculeuses. Mai, août %. Rochers, murs. RR. — Hte-Lorr. Chateau de Polignac. — Puy-pe-D. Château de Busséol près Billom, Condes, No- nette. — Lozère ! 411. A. Jacquini. Koch. syn. p. 125. (A. de Jacquin.) Arenaria fasciculata. Jacq. L. — Racine dure, blanchâtre; tiges de 1 à 2 déc. presque glabres, dressées, roides, quelquefois un peu diffuses ; feuilles linéaires longuement subulées, apprimées, trinervées et ciliées à la base, les inférieures plus longues que les entre-nœuds; panicules étroites, en faisceaux; pédicelles courts, roides; calice allongé eylin- dracé, à sépales inégaux, lancéolés, longuement acuminés, blanes membraneux, marqués sur le dos de deux sillons verdûtres ; pétales trois fois plus courts que le calice; graines réniformes couvertes d’aspérités, presque épineuses sur les bords. Fleurs blanchâtres. Mai, juillet @). Rochers calcaires. RR.— CoTEe-Dp’OR. Nolai. (Carion). —S$S.-£T-L. Decize, Rome-Château, Bourgneuf, montagne de Montaigu. 96. ARENAR:A. L. (Sabline.) Calice à 5 sépales, 5 pétales entiers ou un peu émarginés (rarement 4) 10 étamines, 3 styles; capsule s’ouvrant en 6 valves ou par 6 dents; feuilles sans süpules. Fleurs blanches. ARENARIA. CARYOPHYLLÉES. 407 412. A. triflora. L. Mant. 240. (S. à trois fleurs.) — Plante pubes- cente de 1 déc. à peu près; tiges nombreuses croissant en toufles lâches, à rameaux ascendants, pubescents glanduleux; feuilles d’un vert tendre, linéaires acuminées, mucronées, écartées de la tige, un peu recourbées; pédoncules terminaux de 4 à à, le plus souvent 3 en sertule; sépales ovales aigus, un peu glanduleux ; pétales obovales obtus, une fois plus longs que le calice. Fleurs blanches. Juin, août %. Lieux pierreux ou sablonneux. RR. —- INp.-Er-L. Ste-Catherine de Fier-Bois, Chinon, Beaumont-en-Verron. #13. A. controversa. Boiss. Voy. bot. en Esp. (S. controversée.) 4. Gouffeia a. Chaub. À. conimbricensis. flor. du Cent. Ed. 1 n° 283.—Plante de 9 à 15 cent. formant des touffes arrondies, et d’un beau vert avant la fleuraison ; tige dressée, très rameuse, diffuse, paniculée, couverte d’une pubescence courte, pulvérulente; rameaux grêles, dichotomes, multiflores ; feuilles épaisses, linéaires, aiguës, à une nervure, ciliées à la base, glabres du reste; sépales ovales oblongs, aigus, à trois nervures peu marquéeg, un peu membraneux sur les bords, et fine- ment ciliés à la base, plus courts que les pétales et un peu plus courts que la capsule; pétales obovales entiers; capsule ovoiïde ; graines petites, réniformes d’un noir gris, ridées en travers. Fleurs blanches. Mai, juillet @. Champs pierreux des terrains calcaires. RR. — Cner. Chapelle St-Ursin, Morthomier, Contres, St-Florent, Subdrai. — Vien. Lussac, Bapteresse. 414. A. leptoclados. Guss. syn. sic. 2, p. 824. (8. à tige grêle) Rehb. ie. 4941. b.— Tige de 6 à 10 cent.grêle, très rameuse, diffuse, ivrégulièrement dichotome , finement pubescente, rarement vis- queuse; feuilles petites sessiles, ovales aiguës, scabres, ciliées, pédoneules axillaires uniflores, en panicule grêle, lâche, les fructi- ières étalés ; sépales lancéolés aigus à 3 nervures hérissées de poils droits, 1/3 plus longs que les pétales blanes ovales obtus; capsule ovale cum dépassant peu le calice. Mai, sept. ©. Lieux pierreux, murs. C. 415. A. serpyllifolia. L. sp. 606. (S. à feuilles de Serpolet.) — Tige de 8 à 12 cent. très rameuse, dressée ou ascendante, un peu roide,,. finement pubescente; feuilles sessiles ovales aiguës, scabres ; pédon- cules axillaires uniflores, en pauicule irrégulièrement dichotome, les: fructfères dressés, plus longs que la capsule; sépales ovales lan-- céolés aigus, à 3 nervures chargées de poils droits ascendants, et! plus longs que les pétales ; capsule globuleuse ovale dépassant le: calice. Mai, sept. ©. Lieux pierreux, murs. AC. 416. A. Lloydii. Jord. Pug. (1852.) p. 37. (S. de Lloyd.) — Tige dé: 2 à 6 cent, diffuse, rameuse, roide, finement pubescente; feuilles: hispides ovales arrondies, aiguës, panicule courte, roide, pédicelles; fructifères droits ne dépassant pas la capsule; sépales ovales aigus à: 3 côtes saillantes, chargées de poils arqués ascendants et dépassant, un peu les pétales oblongs ovales; capsule ovale oblongue, renflée à la base resserrée en col au sommet et dépassant le calice. Mai, sept. ©). Murs et sables de la région maritime. #17. A. montana. L. sp. 606. (S, de montagne.) — Plante pubes— cente de 4 à 2 déc. ; tiges stériles rampantes très allongées ; rameaux florifères redressés, à pédoneules uuiflores, penchés après la fleu— 110 CARYOPHYLLEÉS, ARENARIA raison; feuilles sessiles, étroitement lancéolées, aiguës, seabres; sépales ovales lancéolés, acuminés, beaucoup plus courts que la c0- rolle, et à peu près égaux à la capsule ovoïde. Fleurs blanches, grandes. Juin, août %. Pelouses sèches et sablonneuses, landés et bruyères à l'ouest. R. — Loir. Entre la Ferté-Lowendal et Chaumont.” — Cuer: Argent, Clemont, Brinon, Ste-Montaine, Ménétréol, Prély, Neuvy-sur-Barangeon, Vierzon, Forét d'Allogny. — Ino. Mesières, St- Michel. — L.-£r-CH. Soëme, Salbris, la Ferté-Beauharnais, Noyers, ete. — INp.-ET-L. Landes d'Ambillou.— C. dans les landes de la Sarthe. — Maine-et-Loire. — Loire-Inférieure. — Deux-SEv. Parc d'Oyron. 418. A. trinervia. L. sp. 605. (S. trinervée.) Meæringhia trinervia. Koch, — Tige de 1 à 3 déc. grêle, faible, rameuse étalée, un peu vé- lue; feuilles pétiolées ovales aiguës, à 3 ou 5 nervures, finement ciliées; pédoncules axillaires, penchés après l'anthèse, sépales lan- céolés aigus, membraneux sur les bords, rudes sur la carène, beau- uoup plus longs que les pétales: graines lisses, munies à la base d’un appendice blanchâtre. Fleurs blanches. Mai, septembre ©. Bois et lieux ombragés. C. 97. MŒNCHIA. Ehrh. (Mœnchie.) Calice de 4 à 5 sépales ; 4 à 5 pétales entiers ; 4 à 8 ou rarement 10 étamines ; 4 à 5 styles, capsule à 8 ou 10 valves. 419. M. erecta. Flor. der. Wett. (M. droite.) M. quaternella. Ehr. Sagina erecta. L. sp. 585. — Plante glauque de 5 à 10 cent. très glabre ; tige dressée ou à rameaux étalés; feuilles linéaires aiguës souvent apprimées ; pédoncules allongés portant 1 à 3 fleurs; sépales lancéolés aigus à bords scarieux; pétales inclus diaphanes; #4 éta- mines; capsule oblongue. Fleurs blanches. Avril, mai ©. Pelouses sablonneuses. C. 98. CERASTIUM. L. (Céraiste.) Calice à 5 sépales ; à pétales bi- fides où échancrés; 10 étamines, rarement 5; à styles; capsule uni- loculaire, polysperme, oblongue cylindrique ou ovale, s'ouvrant am sommet en 40 dents. * Pétales plus courts que le calice, ou le dépassant à peine. 420. C. triviale. Link. (C. commun.) Cer. vulgatum. L. sp. 627. Wahlenb. C. viscosum. Smith. L. herb. Vaill. t. 50. f. 4. — Plante de 2 à 3 déc. toute parsemée de poils courts étalés; tiges rameuses, ascendantes, croissant en touffes, un peu radicantes et accompagnées de jets feuillés à la base; feuilles ovales ou oblongues lancéolées, les inférieures atténuées en pétiole, panicule dichotome, à pédicelles courts, rapprochés d’abord, écartés ensuite et plus longs que le calice; bractées et sépales bordés au sommet d’une membrane sca- rieuse, glabre ; pétates presque glabres, à peu près de la longueur du calice. Fleurs blanches. Mai, octobre %. Champs, prés secs, murs. C. — Varie rarement à poils glanduleux. 421. C. giomeratum. Thuil, fl. Par. 225. (C. congloméré.) C. vulga- tum. Smith. L. herb. C. viscosum. L. sp. 627? Vail. t, 30. f. 3, — Plante de 1 à 2 déc. d’un vert pâle, couverte de poils étalés, rarement glanduleux visqueux (C. viscosum Fries); tiges dressées où ascen- dantes, non radicantes; feuilles inf'rieures arrondies, rétrécies en: CÉRASTIUM. CARYOPHYLLÉES,. ai pétiole, les supérieures ovales ; fleurs terminales en glomérules ser- rés, devenant plus lâches après la fleuraison; pédicelles jamais plus longs que le calice; bractées et sépales non membrancux, velus jus- qu’au sommet; pétales un peu barbus à la base, à peu près égaux au calice, quelquefois nuls. Fleurs blanches. Avril, juin et automne ©). Lieux cultivés, champs sablonneux. CC. 422. C. brachypetalum. Desportes in Pers. syn. p. 520. (C. à courts pétales.) — Plante de 4 à 2 déc. couverte de longs poils mous, gri- sâtres; tige dressée, dichotome au sommet; feuilles inférieures ovales rétrécies en pétiole, les supérieures oblongues; pédicelles fructifères plus longs que le calice; bractées herbacées non membra- neuses, sépales lancéolés, hérissés jusqu’au sommet de longs poils, quelquefois un peu glanduleux ; pétales ciliés à la base, plus courts que le calice; étamines garnies dans leur moitié inférieure de cils longs articulés, apprimés. Fleurs blanches. Avril, juillet ©. Collines pierreuses, champs incultes. C. surtout dans le sol calcaire. 423. C. semidecandrum. L. sp. 627. (C. à 5 anthères.) Cer. pelluci- dum. Chaub. Vaill. t. 30, f. 2. — Tige de 6 à 12 cent., droite ou très rameuse, étalée, velue; feuilles oblongues, rétrécies en pétiole, les supérieures ovales sessiles ; pédicelles glanduleux resserrés d’abord, réfléchis et plus longs que le calice après l’anthèse; bractées et sé- pales largement bordés d’une membrane blanche scarieuse, glabre et deuiiculée au sommet; pétales bidentés, à peu près égaux au ca- lice. Fleurs blanches à 5 étamines. Avril, mai ©. Pelouses sèches et sablonneuses. C. 424. C. obscurum. Chaub. FI. Agen. p. 480. pl. 4. (C. obscur.) C. glutinosum. Fries, non Humb. et K. — Plante de 5 à 30 cent. poilue visqueuse, rougeâtre ou vert pâle (C. pallens Schuliz); tiges nom- breuses ascendantes ou étalées; feuilles ovales obtuses, les radicales obovales spaihulées ; inflorescence dichotome, à pédicelles rappro- chés d'abord, puis étalés arqués et plus longs que le calice, bractées offrant au sommet un bord blanc scarieux très étroit; sépales lan- céolés aigus, étroitement searieux, à pointe souvent violacée, pétales fendus jusqu'au tiers, dépassant un peu le calice; 5 à 19 étamines, dents de la capsule recourbées en dehors. Avril, juin ©. Pelouses sèches et sablonneuses où calcaires. C. Obs. Le C. pallene Schultz! parait en ètre une forme basse, d’un vert pâle, à bractées plus sensible- - ment scarieuses. Aubusson. — Bourges. — Nevers, ete. — Le C. petrœum Schultz ! est une autre forme name, en touffes fournies à pédicelles plus grèles, calices courts à sépales lancéolés aigus, très chargés de poils glanduleux. — H'°-Viex. Roches de Serpentine de La Roche-l'Abeille et de Magnac- Bourg. 425. ©. litigiosum.. De Lens! in Lois. F1. Gall. 1, p. 523. (C. en litige.) — Racine filiforme, tige de 4 à 10 cent. grêle droite, simple, ou rameuse dès la base, à rameaux lâches, étalés ascendants, rou- geâtres à la base, velus, très visqueux, dichotomes au sommet; feuilles petites, ovales oblongues épaisses, vertes, courbées en de- hors, poils courts, horizontaux capités, pédicelles grêles, 2 ou 3 fois aussi longs que le calice, étalés et à fleur penchée au moment de l’anthèse, redressésensuite, bractées herbacées ou à peine scarieuses, sépales un peu scarieux aux bords, fleur très ouverte, pétales ob- cordés, dépassant le calice de près de moitié, fendus dans toute leur partie saillante, s'évasant et se recourbant un peu en dehors; 119 CARYOPHYLLÉES. CERASTIUM. 10 étamines, à filets égalant les styles, qui égalent l'ovaire, anthères jaunes ; capsules doubles du calice à 10 dents courtes, graines petites fauves, arrondies avec une petite échancrure. légèrement tubercu- leuses. Avril, juin ©. Champs sablonneux , Alluvions. — Vallées du Cher et de la Loire.— Le Mans, ete.— Le C. campanulatum Niv. est plus robuste et n’a pas les sépales aussi fortement acuminés. 426. C. pumilum. Curtis. fl. Lond. t. 4. (C. grêle.) — C. tetrandrum. Curt. Sagina cerastoïdes. Sm. — Plante de 6 à 15 cent. poilue vis- queuse ; feuilles ovales, bractées herbacées, jamais scarieuses, poi- lues au Sommet, pédoncules roides , dépassant à peine le calice au moment de la fleuraison, s’allongeant ensuite; fleurs à 4 ou 5 divi- sions (souvent sur le même pied), sépales lancéolés aigus étroitement scarieux, pétales bifides égalant à peine le calice; capsule courte presque droite. Avril, juin ©. Sables maritimes, Saint-Nazaire, Croisie, etc. ** Pétales beaucoup plus longs que le calice. 427. C. arvense. L.. sp. 628. (C. des champs.) Vaill. 1. 30, £. 4 et 5. C. repens. Mérat non L. — Plante pubescente de 2 à 3 déc. croissant en toufles, à rejets stériles feuillés, couchés, radicants, formant d’épais gazons; tiges florifères ascendantes, redressées; feuilles lan- céolées linéaires, ou oblongues, pubescentes; pédoncules droits, allongés ; pétales deux fois plus longs que le calice. Fleurs grandes d'un beau blanc. Avril, juin %. Champs pierreux ou sablonneux, bords des chemins, des terrains calcaires. C. — Il y a peut-être plu- sieurs espèces confondues sous ce nom. 428. C. latifolium. L. sp. 629. (C. à larges feuilles.) Plante parsemée de poils épars articulés glanduleux ; croissant en gazons épais, tiges stériles étalées non roselées, les florifères redressées, uni ou pauei- flores ; feuilles elliptiques ou lancéolées, bractées herbacées, pédon- cules plus longs que le calice, droits, puis réfléchis: fleurs très grandes, capsule grosse gonflée à la base et dépassant beaucoup le calice. Juillet, août %. Alpes du Cantal. — Monts-Dores. 429. C. Alpinum. L. sp. 628. (C. des Alpes.) — Plante hérissée de poils étalés, gazonnante, tiges rampantes, les stériles en rosette, les florifères redressées pluriflores, feuilles elliptiques ou lancéolées pointues, bractées supérieures étroitement scarieuses, pédoncules défleuris obliquement étalés, capsule saillante. Mai, août %. Alpes du Cantal, Monts-Dores. . 430. C. lanatum. Lam. Enc. 4, p. 680. (C. laineux.) — Plante de 5 à 8 cent. couverte de poils blancs laineux, crépus, parfois un peu visqueuse, croissant en touffes ou gazons serrés: tiges stériles courtes en rosettes, couchées, les florifères dressées pauciflores; feuilles ovales. rétrécies à la base, velues ou laineuses; pédicelles courts, dressés, sépales ovales, scarieux aux bords, laineux sur le dos; capsule cylindrique, droite, anguleuse, saillante. Juillet, août %. Ro- chers des montagnes. R, Sommet du Cantal, Monts-Dores, Chaude- four, ete. 431. C. repens. L. sp. 620. excel. syn. Vaill, (C. rampant.) C. t0- mentosum, Lam, DC, Saint-Hil. Notic. n° 56, non L, — Plante de 4 à CERASTIUM. CARYOPHYLLÉES. 112 2 déc. blanche et mollement tomenteuse, munie à la base, de rejets rampants, radicants, en touffes épaisses; tiges florifères multiflores , aseendantes ou dressées ; feuilles linéaires , ou lancéolées, étroites ; bractées scarieuses au bord; pédoncules tomenteux, droits; calice fructifère penché ; pétales deux fois plus longs que le calice; dents de la capsule réfléchies au bord. Fleurs blanches. Mai, juin %. Lieux sees, rochers, murs. RR. — LOIRET, parc de Malsherbes, rochers de Buthiers. Cultivé souvent en bordures sous le nom d’Oreille de souris. 432. C. aquaticum. L. sp. 629. (C. aquatique.) Myosanthus aqua- ticus Desv.! (4814). Malachium aquaticum. Fries. — Tige de 2 à 7 déc. tombante, un peu radicante, grêle, anguleuse, pubescente et un peu visqueuse au sommet ; feuilles sessiles, cordiformes, ovales, acumi- nées, les intérieures un peu pétiolées; panicule dichotome, divari- quée ; pétales profondément bipartis un peu plus longs que le calice; capsule penchée incluse, presque globuleuse, à 5 valves bifides. Fleurs blanches. Juin, octobre %. Lieux fangeux ou humides et cou- verts, bords des eaux. C. FAM. XV. ÉLATINÉES. Calice à 2, 3, 4 ou à divisions libres imbriquées dans le bouton ; pétales en nombre égal à celui des sépales, alternes avec eux et hy- pogyns ; étamines libres égalant le nombre des pétales, ou doubles, ovaire libre à 2, 4 ou 5 loges pluriovulées et autant de styles; cap- Sule orbieulaire comprimée, à placenta central; graines nombreuses sans périsperme, embryon droit ou courbé avec la graine. — Plantes est aquatiques, à feuilles opposées ou verticillées ; fleurs axil- aires. 99. ELATINE. XL. (Elatine.) Calice de 2 à 4 divisions; 3 ou 4 pétales, sans onglet; 3, 4, 6 ou 8 étamines; 3 ou 4 styles capités; capsule polysperme à 3 ou 4 loges et autant de valves ; graines cylin- dracées, arquées et striées en travers. 433. E. Alsinastrum. L,. Sp. 527. (E. fausse alsine.) — Tige de 4 à 8 déc. simple ou rameuse, fistuleuse, articulée; feuilles verticillées, les_inférieures (8 à 10) submergées, linéaires, étroites, les supé- rieures ternées, ovales, oblongues. Fleurs petites blanchâtres, axil- laires, sessiles. Juin, septembre %. Eaux paisibles, étangs, canaux, mares à fonds sablonneux. R. — S.-rr-L. St-Pierre, St-Denis près Autun, Navilly. — Loire. Env. de Montbrison. -— ALL. Moulins, Cou- langes, -Pierrefite, Paray-sous-Brial. — Nièv. Nogent près Lamenai, Chantenai, Avrée, Sermoise, Garchy.— AND. Etangs de la Brenne, Migné, Rosnay, St-Cyran. — Cuer. Vierzon. — L.-ET-Cn. Tour, Cheverni. — Lorr. Canal d'Orléans, Pont-aux-Moines, Villefallier. — Ixb.-ET-L. St-Martin-le-Beau. — Env. de Poitiers, St-Rémy-sur-Vienne. — Angers! — Nantes. 434. E. bexandra. DC. ic. rar., t. 43, f. 4. (E. à 6 étamines.) E. pa- ludosa. a. Seub. — Tige de 3 à 9 cent. grêle, très rameuse; couchée et radicante; feuilles charnues, obovales, opposées, plus longues que leur pétiole ; fleurs axillaires, courtement pédonculées, à 3 pétales L, 8. 114 ÉLATINÉES. ELATINE, roses et 6 étamines; calice à 3 divisions un peu ‘inégales, graines légèrement courbées. Juin, septembre. ©. Bords des étangs pr sablonneux. R.—S.-eT-L. Navilly, Autun, Montjeu, Tavernai, St-Léger- sous-Beuvrai, Issy-l'Evéque, Perrecy, Charolles. — Nièv. Montigny én Morvan, Tazilly, Savigny-Poil-Fol, étang de Forge-Nouve à Toury-sur- Jour. — ALL. Villeneuve, étang de Sceauve près Chavenon. — FheVIEx. Chalus, Le Dorat. — Cner. Vierzon. — L.-ET-CH. Etangs de Romorantin, lac de Soing. — INp.-ET-L. Etang de Grillemont.— Angers. — Le Mans. — Nantes. Obs. Elle offre une forme flottante à tiges plus allongées, à feuilles plus grandes et plus vertes, et une autre à fleurs longuement pédonculées qui est l'EL. hydropiper de plusiturs botanistes, — les feuilles, dans notre plante, paraissent sous une forte loupe, criblées de ponctuations comme celles des plantes grasses, elles sont en eflet un peu charnues, caractère qui S'observe moins dans l'esp suivante. i 435. E. major. Braun. (E. pédonculée.) El. hydropiper. DC. non L. E. paludosa b. Seub. Lam. ill., 1. 320, f. 2. (omnino nostra!) — Tige de 4 à 10 cent. couchée et radicante à la base, puis redressée, grêle, rameuse ; feuilles minces ovales oblongues, plus longues que, leur pétiole, opposées, les supérieures parfois alternes; fleurs axillaires portées par des pédoneules 3 ou 4 fois plus longs qu’elles ; 4 pétales blanchâtres; 8 étamines; calice à 4 divisions, graines légèrement courbées. Juin, septembre ©. Bords des étangs à fonds sablonneux. RR.— ALL. Etang de Sceauve près Chavenon, étang de la Goutte près St-Sornin (Causse). Obs. J'ai reçu de Strasbourg deux espèces voisines de celle-ci : 1° EZ. hydmopiper L. (El.'schhuh- riana Hayn.), à feuilles plus coutes que leur pétiole, fleurs presque sessiles, à 4 pétales et àv8-éta- mines, graines en fer-h-cheval; 2° El. triandra (Schkuhr.)à feuilles plus longues qne leur pétiole, fleurs sessiles à 8 pétales &t à 3 étamines, calice à 2 divisions, graines un peu arquées. 436. E. macropoda. Guss. syn. fl. sic. 4, p. 458. (E. à long pédon- cule.) E. Fabri. Grenier! — Tiges de 4 à 8 cent. très rameuses, radi- cantes à la base, grêles, d’un vert aqueux comme toute la plante; feuilles linéaires spatulées obtuses opposées, pédonculés capillaires, plus longs que les feuilles ; sépales oblongs obtus, étalés; Æ pétales ovales obtus, plus courts que le calice, roses ou blanchâtres; 8 éta- mines à anthères brunes ; capsule déprimée à 4 valves, graïnes brunes un peu arquées. Juin, juillet ©. Lieux mouillés en hiver. R. Angers! Boires de la Loire à Champtocé ! — Loxr.-Inr. Bords de laLoire et marais à Pierre-Percée. Obs. La forme aquatique (E. Fabri Gren.)! est remarquable par ses pédoncules très allongés (2 centimètres) et t'anslucides ; dans la forme terrestre, qui est plus diffuse, ils sont plus courts, 'et la plante est alors bien voisine de VE, major. - 437. E. campylosperma. Seubert in Walprs. Rep. 1,p.284 et 5, p.85. (E. à graine arquée.) £. hydropiper pedunculata Moris. fl. Sard., t 20! Tiges très grêles, radicantes à la base, couchées on ascendantes ; feuilles oblongues spatulées, pétiolées, les supérieures sessiles, pé- doneules grêles axillaires, plus longs que les feuilles ; 4 sépales ovales obtus, 4 pétales d’un blane rosé, 8 étamines ; capsules à 4 valves, graines fortement courbées en fer-à-cheval. à branches inégales. Mai. août ©. Bords des mares dans la vallée de la Loire-Inférieure, env. de Nantes, Thouaré, Piriac, Pierre-Percée, Chapelle-basse-Mer, bac de Grandlieu (Lloyd). —- La ferme de ses graines Féloigne complètément de lZ, macropoda, avee lequel Bertoloni la réunit, LINACÉES. 4115 FAM. XVI LINACÉES. Fleurs régulières; 4 à 5 sépales persistants ; 4 à à pétales con- tournés dans le bouton, caducs ; 4 à 5 étamines hypogynes soudées en anneau à la base, anthères à 2 fentes; 4 à 5 styles, ovaire à 8 ou 40 loges uniovulées, formées par 4 à > dissépiments complets, côm- posés d'une double membrane et par 4 à à incomplets; placentas centraux, embryon droit. Feuilles simples sans stipules. 100. LINUM. L. (Lin.) Calice de 5 sépales; 5 pétales; 5 étamines alternant avec 5 autres filets, stériles, toutes soudées par la base, anthères sagittées ; 5 styles; 10 carpelles soudés en une seule cap- sule orbiculaire ; graines lisses comprimées. * Fleurs jaunes. 438. L. Gallicum. L. sp. 401. (L. de France.) — Tige de 1 à 4 déc. droite, grêle, rameuse, paniculée au sommet, très feuillée à la base; feuilles linéaires lancéolées, aliernes; scabres sur les borbs; fleurs nombreuses petites, en corymbe paniculé ; sépales lancéolés acu- Minés,-ciliés à la base; capsule arrondie plus courte que le calice. Fleurs jaunes. Juin, septembre ©. Champs, coteaux, bois argileux. AR. — Yon. Bois d’Arcy. — Nièv. Nevers, Marz:y, Chaluy, Chaluzy, St-Pierre-le-Moustier, Cougny. — CHER. Herry, Vierzon, Brinai, St- Florènt, Allogny, Aubigny, Henrichemont, Vailly, Dampierre, Soye, Ger- migny-l Exempt. — LO1R. St-Firmin-sur-Loire, Cernoy. — L.-ET-Cx. Cour-Cheverni, Onzain, foret de Blois, allée de Burry, St-Aignan, Ségy. — Ip. St-Michel, Clion, Palluau, Vandæœuvres, Rosnay, Le Blanc, Con- cremier, Benavent, St-Aigny. — CREus. St-Dixier près Chatelux. — Hte- VIEN. Thias près Île. — Env. de Poitiers. — Thouars.— Saumur, Angers, Le Mans. — Nantes. 439. L. corymbulosum. Rchb. FI. exe. et ic. 5169. (L. à corymbes.) L. Strictum. b. Delast. — Tige de 1 à 5 déc. droite, en corymbe étroit …Au sommet ; feuilles étroitement lancéolées, cilié-dentées vers la base, rudes, rameaux axillaires pauciflores pubescents en dedans à la base; sépales cilié-glanduleux lancéolés, atiénués en uue longue pointe scabre, deux fois plus longs que la capsule; pédicelles dis- {ants, à là fin égalant ou dépassant le calice. Fleurs jaunes. Juin, août ©). Coteaux secs. RR. — Vien. Poitiers, au bas des rochers de Passe-Lourdain. 440. 34 strictum. [,. sp. 400. (L. roide.) — Tige de 1 à 4 déc. simple, roide, droite, garnie de feuilles dressées linéaires lancéolées aiguës, rudes sur les bords, .rameaux florifères en corymbe court serré ; pédicelles plus courts que le calice; sépales lancéolés cilié- glanduleux atténués en pointe scabre beaucoup plus longue que la Capsule ; capsule ovale aiguë. Fleurs jaunes. Mai, juillet ©). Coteaux calcaires. RR. — AC. aux environs de Poitiers. — DEux-SËY. Thouars, St-Loup. ** Fleurs bleues, ou roses, ou blanches. 441. L. usitatissimum. L. sp. 397. (L. cultivé.) — Tige de 4 à 6 déc. droite, glabre, feuillée, rameuse au sommet; feuilles lançéolées: 416 LINACÉES. LINUM., linéaires aiguës, trinervées; sépales ovales acuminés, membraneux sur les bords; pétales bleus, crénelés, trois fois plus grands que le calice. Mai, août ©). Moissons, parmi les avoines. C. dans la Région centrale. — Cultivé çà et là. 442. L. angustifolium. Huds. fl. Angl. 134. (L. à feuilles étroites.) — Plante de 2 à 4 déc., tiges nombreuses, faibles, très grêles, un peu rameuses au sommet ; feuilles linéaires aiguës, obscurément irinervées, un peu enroulées, ponctuées ; pédoncules droits; sépales ovales acuminés ; pétales émarginés, deux fois plus longs que le ea+ lice. Fleurs bleues. Maï, août %. Coteaux secs et pierreux. R. — Inp. Vignes du Puy-Lambourg au Blanc ! — Inn.-eT-L. Champigny-sur-Veude, Richelieu, Courcoué, Bourqueil. — AC. dans la Vienne. — Les Deux- Sèvres. — Maine-et-Loire. — La Sarthe. — La Loire-Inférieure. 443. L. Austriacum. L. sp. 399. (L. d'Autriche.) — Tiges de 2 à 5 déc. nombreuses, droites ou ascendantes, un peu rameuses au som- met; feuilles linéaires lancéolées, souvent ponctuées, celles des pousses stéri'es plus courtes imbriquées, chargées d’aspérités; sé- pales glabres non glanduleux, à 5 nervures saillantes, ovales un peu mucronés, les intérieurs étroitement membraneux, très obtus, un peu plus courts que la capsule; pétales bleus à onglets triangulaires se recouvrant par les bords; capsule globuleuse à pédicelles unila- téraux arqués réfléchis. Juin, juillet %. Collines sèches. RR. — Puyx- DE-D. Issoire, coteaux de la Limayne, Puy de Crouël, Puy long, Puy d'Anxelle. — ALL. Montlibre près Gannat. 444. L. Loreyi. Jord.! Cat. Gr. Jard. Dij. 1848, p. 27. (L. de Lorey.) L. montanum. Lor. et Auet. part. — Racine dure, assez grêle; tiges de 1 à 4 déc. grêles, un peu ascendantes à la base, dressées, roides; feuilles vertes, un peu épaisses, courtes, presque également et étroitement linéaires, aiguës, à nervure épaisse, proéminente, finement serrulées sur les bords, les inférieures serréés rapprochées, toutes dressées ; pédicelles en grappes terminales, pauciflores. les fructifères étalés, un peu arqués-penchés; sépales ovales brièvement acuminés, à à nervures visibles au moins jusqu’au milieu, les intérieurs largement scarieux au bord, deux fois plus courts que la capsule globuleuse ovale; pétales d’un beau bleu, jaunâtres dans leur tiers inférieur, obovales cunéiformes, se recouvrant presque sur tous leurs bords, ne dépassant pas 3 fois le calice ; graines brunes ovales-oblongues, à bord plus pâle, très étroit. Mai, juillet %. Coteaux incultes calcaires. R.— Yon. Env. d'Auxerre, Beine,-Brion, Mailly-Château, Iraney. — Nièv. Clamecy! La Charité, La Marche, Tronsanges. — CHER. Bourges, S1-Ambroix. 445. L. Leonii. Schultz Arch. (1842), p. 11. (L. de Leo.) Rchb.. ic. 5159. L. alpinum Mérat. Dub. Orl. n° 1181. L. perenne Lois. L. mon- tanum. Duby et Auct. part. — Racine dure, ligneuse; tiges de 6 à 15 cent. nombreuses, rameuses, décombantes à la basé, redressées à la fleuraison, puis couchées ; feuilles linéaires lancéolées mucronées, lisses, les superieures dressées ou étalées, les inférieures plus rap- prochées étalées ou réfléchies; fleurs espacées solitaires, ou comme en grappe terminale; pédicelles lougs grèles, dressés, roides, à la fin fléchis sous le poids de la capsule; sépales ovales acuminés, glabres, hon glanduleux, à 3-5 nervures n'atteignant pas leur sommet, les LINUM. | LINACÉES. 117 intérieurs ovales ubtus scarieux aux bords ; pétales obovales rétrécis en onglet, ne se recouvrant pas sur tous leurs bords, un peu crénelés au sommet, d’un beau bleu, jaunâtres à la base, dépassant trois fois le calice ; capsule grosse globuleuse, moitié plus longue que le calice, graines brunes obovales comprimées, à bord plus pâle très étroit. Mai, septembre %. Coteaux secs et calcaires. R. — CHER. Sancerre, Farges, Nohan-en-Sept, Chapelle-St-Ursin, Morthomier, Subdrai. — Inn. Issoudun, Bois-du-Roi. — LorreT. Malsherbes, Pithiviers, Montargis, La Beauce, Ingré, Saran, Chaingy. — L.-ET-Cn. Avaray. 446. L. tenuifolium. L. sp. 398. (L. à feuilles menues.) — Tiges nombreuses de 1 à 4 déc. grêles, redressées un peu striées, presque toujours glabres ; feuilles éparses, linéaires subulées, bordées de cils rudes; sépales elliptiques lancéolés subulés, cilié-glanduleux, dépas- sant la capsule; pétales 3 à 4 fois plus longs que le calice. Fleurs d'un rose pâle rayé, rarement blanchâtres. Juin, septembre %. Coteaux pierreux des terrains calcaires. G. manque dans les autres terrains. 447. L. salsolo'des. Lam. Diet. 3, p. 521. (L. vermiculé.) L. suffruti- cosum. Flor. cent. éd. 1, n° 74.— Racine dure, tortueuse ; soucheligneuse émettant plusieurs tiges de À à 3 dée. ascendantes, grèles, pubes- centes ; feuilles linéaires subulées, scabres sur les bords, enroulées, nombreuses et serrées sur les jeunes pousses; sépales ovales acu- minés subulés, cilié-glanduleux, dépassant peu la capsule; pétales 4 à 5 fois plus longs que le calice; étamines plus longues que les styles. Fleurs roses rayées, plus foncées à la base. Juin, juillet %. Lieux secs et stériles. R. — CHer. Sancerre, Vinon, Soye, Chapelle-St- Ursin, Morthomier, Subdrai, Lissay, St-Germain-des-Bois, Châteauneuf, Chavannes, Levet. — L.-Er-Cn. S-Aignan à Belleroche. — VieN. Entre ne et Limbre, Bois de Paché, Lourdines; St-Rémy, les Ormes, Dange, ellèche. . 448. L. catharticum. L. sp. 401. (L. purgatif.) — Tiges de 1 à 2 déc. droites, grêles, dichotomes au sommet, glabres; feuilles opposées, les inférieures obovales, les supérieures oblongues lancéolées; pé- tales et sépales aigus ; fleurs blanches, petites, penchées avant la fleuraison. Mai, septembre ©. Prés, pâturages, bois taillis, pelouses. C. — Je l’ai trouvé à feuilles alternes! . 101. RADIOLA. Gmelin. (Radiole.) Fleurs quaternaires dans toutes leurs parties; sépales soudés à la base, et bi ou trifides au sommet; capsules à 8 loges, graines elliptiques. | ? 449. R. linoïdes. Gm. Syst. 1, p. 289. (R. faux lin.) Linuwm radiola. L. sp. 402. — Petite plante de 3 à 9 cent.; tige capillaire souvent rougeàtre, très rameuse, à rameaux étalés, plusieurs fois dichotomes ; feuilles opposées, ovales, lisses ; fleurs blanches, très petites, nom- breuses. Juin, octobre ©. Pelouses des bois, lieux sablonneux hu- mides, ou mouillés l'hiver. AC. — manque dans les terrains de calcaire pur. FAM. XVI MALVACÉES. Calice à 5 divisions plus ou moins profondes, muni d’un second calice extérieur ou calicule de 3 à 9 feuillets ; à pétales égaux soudés par leur base et adhérents au tube staminifère, étamines nombreuses A8 MALVACÉES. réunies inférieurement en un seul faisceau, formant un tube autour du style, et plus où moins libres au sommet: anthères arrondies uniloculaires, s'ouvrant par une fente transversale; un style à stig= mates nombreux; carpelles nombreux, monospermes, réunis en cercle autour d’un axe central, et s’ouvrant par le côté interne. Herbes ou sous-arbrisséaux à feuilles alternes, munies de stipules caduqués ; fleurs axillaires ou terminales. ". : ture 102. MALV 2. L. (Mauve.) Calicule à 3 folioles; calice à 5 divisionss 5 pétales cordiformes; étamines nombreuses soudées en tube à, la base; carpelles nombreux monospermes disposés circülairement. 450. M. rotundifolia. L. sp. 909. (M. à feuilles arrondies.) Malus vulgaris. Kries. Vulg. Petite-Mauve, Fromagere. — Tiges de 3 à 5 dée. pubescentes, rameuses, couchées ou ascendantes ; feuilles cordi- formes orbiculaires crénelées, à 5 ou 7 lobes obtus, peu prononcés # pédoncules uniflores, axillaires, souvent agglomérés, déclinés après: la fleuraison:; sépales extérieurs linéaires lancéolés ; corolles deux fois plus grandes que le calice; 42 à 15 carpelles pubescents, non ruügueux, ni bordés, disposés autour d'un disque central assez grand. Fleurs blanches ou rosées. Mai, octobre ©. Lieës incultes, bords des chemins. CC. 451, M. Micæensis. All. fl. Ped. t. 2, p. 40. (M. de Nice.) — Tiges de 1 à 4 déc. anguleuses, velues, rameuses couchées on ascendantes un peu flèxueuses ; feuilles longuement pétiolées, cordiformes ar- rondies, fiuement dentées crénelées, à 5-7 lobes obtus et peu pro- noucés dans les inférieures, pointus dans les supérieures; pédicelles uniflores, courts, dressés, axillaires agglomérés, sépaleë extérieurss ovales; pétales d’un rose tendre, passant au bleuâtre par dessiceation; et dépassant un peu le calice; 8 à 10 carpelles glabres (chez mous} hérissés dans la plante du Midi), chargés de rugosités profondes en réseau et à disque central presque nul. Mai, octobre ©. Lieux in= eultes, bords des chemins. R. — Viex. Lussac, Chätellerault, bords de la Vienne. — Thouars. — Saumur, Aügers. — Nantes. © Obs. On trouve çà et là, autour des jardins, Malva cripsa. L. originaire de Syrie, à tige droite é'svée, feuilles larges, ondulées crépues suy les bords, fleurs petites axillaires, agglomérées rou- geètres. 452. M. sylvestris. L. sp. 969. (M. sauvage.) Vulg. Grande-Mawve:— Plante de 4 à 9 déc. parsemée de poils étalés; tige rameuse, droîte” ou ascendante ; feuilles grandes, pétiolées, cordiformes à la base; arrondies à à ou 7 lobes dentés ; pédoncules toujours dressés, en bouquets axillaires; pétales veinés beaucoup plus grands que le calice; carpelles nembreux, réticulés rugueux. Fleurs purpurines, passant au volet par dessiccation. Mai, octobre @. Champs, haïes, lieux ineultes. CC. d | 453. M. fastigiata. Cav. diss. 9, t. 23, f. 2. (M. fastigiée.) — Plante de 6 à 8 déc. toute couverte de poils courts fasciculés rayonnants; tige droite rameuse, feuilles cordiformes à 5 lobes peu marqués, aigus, inégalement dentés crénelés, tomenteuses, un peu épaisses, les supérieures trifides; pédicelles courts axillaires, les supérieurs rapprochés en tête serrée; calice finement tomenteux, sépales exté- rieurs ovales, carpelles glabres, corolles grandes roses. Juillet, sep tembre % Bois secs, prés élevés, lieux incultes. AR. — NiÈv. Ur:y, MALVA. MALVACÉES. 119 Sermoise, Chantenai, ete, — Cuer. Herry, Newvy-Barrois, St-Amand, bords de l'Allier. — Clermont-Ferrand. &5%. M. Alcea. L. sp. 971. (M. Alcée.) — Plante de 5 à 10 déc. cou- verté d’uné pubeseéence tomenteuse plus ou moins abondante formée de poils courts: fascieulés rayonnants ; tige droite rameuse, feuilles radicales cordiformes anguleuses arrondies, les eaulinaires palmées, divisées plus ou moins profondément (mais non jusqu’à la côte) en 5 ou 7 lobes écartés, élargis incisés dentés, calice finement tomen- teux, Sépalés extérieurs ovales, carpelles glabres ou pubescents au sommet: fleurs roses grandes axillaires et terminales. Juin, sept témbre %. Bords dés bois, haies des prés, pâturages buissonneux. AC. mais non partout. 455. M. italica. Poilin, fl. ver. (M. d'Italie.) — Port du . Alcea: tige hérissée de poils fasciculés ; feuilles tronquées à la base, palma- tiparties, divisées jusqu’à la côte en 5 ou 7 lobes étroits, linéaires lancéolés incisés dentés, mucronés; calice finement tomenteux, sé- palesextérieurs ovales lancéolés acuminés ; carpelles glabres, fleurs grandes roses, axillaires et terminales. Juin, septembre %. Haies. R. — Cher. Guffy! — Environs de Blois. — Le Mans. — Angers! 456. M. intermedia. Bor. F1. cent. éd. 2, n° 374. (M. intermédiaire.) M. Alcea var. intermedia Durand Duq.! catal. pl. de Lisieux. p. 46. — Plante robuste élevée, portant tout à la fois des poils simples et des poils fascieulés rayonunants, ceux-ci surtout sur les tiges principales et les calices ; feuilles palmatiparties, divisées jusqu’à la côte en à ou 7 lobes, Cunéiformes, rétrécis à la base, élargis au milieu, incisés lobés dentés ; sépales extérieurs lancéolés aigus, calice Lomenteux, carpelles fortement hispides au sommet; fleurs grandes roses. Haies. R.—Nibv. Gimouille. — M.-rT-L. Brain-sur-Allonnes ! Obs. L'état Sabre où hispide des carpellés qué nous indiquons dans Les espèces précédentes, est le plus habituel, mais il est loin d'être invariable : parmi le M. fustiqiuta nous ayons souvent observé une forme à feuilles ès peu lobées, ressemblant au M. bismalva Rchb. ic. 4845, mais qui ne diffère pas autrement de la proruiore. Les feuilles épaisses tomenteuses, comme feutrées du fstigiata, le £-ront/distinguer des formes peu découpées de l'Alcec, où elles soit plus minces. Notre M. intermedid se rapprôche lbeautoup du 4. Morenii Poll. Rehb. ic. 4844; quant au A. Moreni Flor. cent. éd. 2, établi sur un individu mcomplet, qui n'a pu ètre retrouvé dans la localité, nous le supprimons comme plante douteuse. 457. M. moschaïa. L. sp. 971. (M. musquée.) - Tige de 2 à 8 déc. dressée, plus où moins rameuse, glabre ou plus souvent hérissée de poils simples solitaires naissant sur un tubereule; feuilies radicales ré- niformes arrondies crénelées, plus où moins lobées, les caulinaires découpées jusqu’à la côte en 3 ou 5 lobes à segments linéaires oblongs, une ou deux fois pinnatifides incisés, calice un peu velu en dedans, hérissé de longs poils en dehors, sépales extérieurs linéaires ; carpelles hispides au sommet; fleurs roses, odorantes musquées. Mai, septembre @). Lieux secs, sablonneux, bords des bois, haiés, prés. C. 458. M. laciniata. Desr., in Lam. Dict. 3, p. 750. Dub. Orl., n° 1129. (M. laciniée.) — Tiges grêles élancées, glabres ou parsemées de poils simples naissant sur un tubercule rougeâtre; feuilles primordiales réniformes arrondies, disparaissant à la fleuraison, les radicales cor- diformes arrondies, découpées en lobes cunéiformes incisés dentés, les caulinaires complètement laciniées en lobes pinnatipartis, à 120 MALVACÉES. segments linéaires étroits un peu pointus, calice un peu velu inté- rieurement, hérissé en dehors, sépales extérieurs linéaires étroits, carpelles très hérissés. Fleurs roses ou blanches inodores. Mai, septembre @. Lieux sablonneux. Bords de la Loire, Creuse, Sologne, etc. 103. ALTHÆA. L. (Guimauve.) Calicule de 6 à 9 folioles; calice à à divisions ; à pétales; étamines nombreuses soudées en tube à la base ; carpelles nombreux, monospermes, disposés circulairement. 459. A. officinalis. L. sp. 966. (G. officinale.) — Tige de 6 à 40 déc. peu rameuse, dure, pubescerte; feuilles mollement tomenteuses, soyeuses, cordiformes ovales, à 3 ou 5 lobes obscurs inégalement crénelés ; pédoncules multiflores, axillaires et terminaux, beaucoup plus courts que les feuilles. Fleurs blanches ou rosées. Juin, sep- tembre %. Prés, fossés, lieux humides. C. Manque souvent dans les terrains granitiques. 460. A. cannabina. L. sp. 966. (G. à feuilles de Chanvre.) — Plante de 1 mètre au moins, couverte d’une pubescente courte et rude; tige droite élancée, rameuse ; feuilles un peu tomenteuses en dessous, les supérieures trifides, les autres profondément découpées en lobes palmés-digités, oblongs allongés, largement et inégalement dentés ; pédoncules dépassant les feuilles, souvent bifurqués; sépales inté- rieurs ovales acuminés. Fleurs roses, pourpres à la base. Juillet, septembre %. Lieux frais, haies des prés, bords des eaux. RR. — Puy-pEe-DonE. Coteaux de la Limagne, Pradelle près Clermont, Puy de Crouël, Puy long, Puy d'Anxelle. — Ni. Baucé, Lencloitre, Clairvault, Lessart, Le Thilloux, Blalay, Dissais, Vendeuvre. — DEux- SÈY. Louin, Vauxais, St-Jouin, Thouars. — M.-ET-L. Montreuil-Bellay. 461. A. hirsuta. L. sp. 966. (G. hérissée.) — Tige de 1 à 5 déc. dressée ou tombante, grêle, rameuse, hérissée de poils blanchâtres étalés ; feuilles inférieures cordiformes arrondies, obtuses, crénelées, les supérieures palmées à 3 ou 5 lobes dentés au sommet, presque glabres en dessus, hispides en dessous, ainsi que les pétioles; pé- donceules solitaires, uniflores dépassant les feuilles; sépales linéaires allongés, aigus, hérissés. Fléurs blanches ou roses, passant au bleu par la dessiccation. Mai, septembre ©. Haies, champs incultes des coteaux calcaires. C. Nevers, Bourges, Chateauroux, Orléans, Blois, An- gers, etc. 104. LAVATERA. L. (Lavatère.) Diffère du Mulva par le calicule à trois divisions soudées jusqu’au milieu. 462. L. arborea. L. sp. 972. (L. en arbre.) — Tige de 5 à 12 déc. grosse, droite, simple à la base; feuilles pétiolées, cordiformes à la base, à 5 ou 7 lobes aigus, crénelés, un peu pliés, finement et mol- lement tomenteuses; fleurs d'un rouge violacé, agglomérées à l'ais- selle des feuilles; calicule plus grand que le calice ; carpelles ridés pubescents. Juin, septembre ©. Région maritime. RR. — lots du golfe de la Loire, Pierre-Percée, Levain (Lloyd). Obs. L'Althæa rosea Cav. (Alcæa — XL.) est cultivée partout sons le nom de Passe rose, Rose trémière, Bäton de saint Jacques, etc. On cultive aussi l'Hibiscus syriacus L. sous le nom d'Althæa en arbre. 4 TILIACÉES. 121 FAM. XVII TILIACÉES. Calice de 4 à 5 sépales; 4 à 5 pétales alternes avec les sépales, portant souvent une fossette nectarifère à l'onglet; étamines nom- breuses hypogynes, anthères à 2 loges s’ouvrant par 2 fentes ; 1 ovaire, 1 style, 2 à à stigmates; capsule à 5 loges, souvent unilocu- laire, monosperme par avortement. 105. TIL:A. L. (Tilleul.) Calice à 5 sépales caducs; 5 pétales ; ovaire globuleux pubescent, à à loges biovulées ; capsule coriace, indéhiscente, ne contenant que 1 ou 2 graines. — Arbres à feuilles simples, alternes, munies de 2 stipules; fleurs en bouquets axillaires, à pédoncule soudé sur une longue bractée. 463. T. parvifolia. Ehrhart. (T. à petites feuilles.) T. sylvestris. Desf. T. microphylla. Vent. T. Europæa. g. L. sp. 733. — Arbre à rameaux divergents ; feuilles cordiformes arrondies, £cuminées, dentées en scie, glabres, glaucescentes en dessous, et munies de faisceaux de poils roux à la base des nervures; capsules globuleuses, fragiles, à côtes peu saillantes. Fleurs d’un jaune pâle, faiblement odorantes. Juillet. Bois montueux. Çà et là dans les plantations, les avenues. AR. spontané. — S.-ET-L. Environs d'Autun. — ALL. Cha- venon, Montet-aux-Moines. — Hte-Loire. Env. du Puy. — Puy-pr- Done. Bois de Bussières près Aiqueperse. — CREUSE. Evaux. — NiËv. Montigny-aux-Amognes, Sauvigny, Druy, Trois-Vesvres, Vaux près la Collancelle, Gouloux, bords de la Cure. — Cner. Blancafort, forét d'Al- logny. — INp. Clion, Mézières en Brenne. — L.-ET-Cn. Salbris, Neuvy- sur-Beuvron, Maslives, etc. — Loir. Autry-la-Ville, environs d'Orléans, etc. — Env. de Limoges. — Poitiers. — M.-ET-L. Forts de Fontevrault, d'Ombrée, ete. — Loir.-Inr. Forét du Cellier, St-Aubin-des-Chäteaux. 464.T. grandifolia. Ehrhart. (T. à grandes feuilles.) Ti. platyphyllos. Scop. Til. mollis. Spach. Vulg. Tilleul de Hollande, Tieulle. — Arbre élevé, à jeunes rameaux pubescents ; feuilles obliquement cordi- formes arrondies acuminées, inégalement dentées pubescentes, d'un vert pâle en dessous, et munies de poils blanchâtres à la base des nervures ; bractée pubescente, à la fin glabre, n’atteignant pas la base du pédoncule ; sépales pubescents en dedans, pétales spatulés ; capsule à à côtes. Fleurs jaunâtres, odorantes. Juin, juillet. Cultivé partout dans les avenues et promenades. R. spontané. Bois, lieux pierreux. — Yon. Forêt de Fretoy, Maiïlly-Château, Merry-sur-Yonne, St-Moré-sur-Cure (Sagot.) — Nièv. Roches de Basseville et de Che- vroche près Clamecy. — INp. St-Aigny, Argenton. — ALL. Bords du Sichon près Busset, bois de Neuvialle près Gannat. — Puyx-p£-D. St-Die, Billom, Aiqueperse, Pontgibaud, la Chartreuse. —— Loire. St-Alban près Roanne. — Env. de Poitiers. Obs. Le Til. intermedia DC. (T. europæa. a. L.) diffère du précédent par ses ramraux et ses feuilles glabres ; on le cultive, ainsi que plusieurs autres variétés et espèces exotiques. Le Tél. ar- gentea Desf., à feuilles blanches tomenteuses en dessous, esl sur la promenade publique d'Issoudun. 465. T. corallina. Sm. Rchb. ic. 5147. (T. corallin.) — Arbre à rameaux étalés, ramuscules rouges chargés de petites cicatrices sail- lantes; feuillés cordiformes dentées inégales à la base, veinées, ru- gueuses, vertes et glabres en dessus, ciliées aux bords, pubescentes 199 TILIACÉES. en dessous et barbues aux aisselles des nervures, pétioles chargés de poils caducs; bractée glabre décurrente jusqu’à la base du pédoncule, et plus longue que lui; sépales ovales lancéolés pubescents, pétales ovales à onglet court, étamines intérieures dilatées ; ovaire globuleux tomenteux à long style, fruit anguleux ovale arrondi. Juin, juillet., Bois pierreux. R. — Yon. Merry-sur-Yonne, Mailly-Château (Sagot). Obs: Un ramkan sais fleurs ni fruits provenant de Maïlly, a les fsuilles inciséus dentées sembla= » bles à celles de la vigne, et représente probablement le T. vitifulia Host PTT FA. XIX. HYPÉRICINÉES. EI Galice à à divisions persistantes, inégales, imbriquées avant lan thèse; à pétales, quelquefois inégaux, coutournés dans le boutôn; étamines nombreuses, hypogynes, à filets réunis par la base en 3 ou 5 faisceaux; anthères arrondies vacillantes, ovaire simple, à stylès, et stigmates de 2 à 5; fruit (rarement bacciforme, uniloculäire) cap sulaire, polysperme, offrant autant de loges et de valves que de styles, à cloisons formées par les bords rentrants des valves; graines nom breuses souvent cylindracées, fixées sur un placenta central, ou di= visé en plusieurs portions soudées avec le bord des valves. Péris- perme oul, embryon droit. — Plantes herbacées où sousfrutescentes, à feuilles indivises, souvent opposées; fleurs jaunes en corymbes terminaux ou axillaires. Œ 106. ANDROSÆMUM. All. (Androsème.) Calice à 5 divisions inégales, ovales obtuses ; à pétales, 5 faisceaux d'étamines ; 3 styles, capsule bacciforme uuiloculaire, polysperme, à 3 placentas pa- riétaux. 466. A. officivale. All. f. Peda 1440. (A. officinal.) Hyperieum An- drosæmum. L. sp. 1402. — Tige de à à 9 déc. sous-ligneuse à la basé’; marquée de lignes saillantes, à rameaux courts, simples; feuilles sessiles, larges, ovales, obtuses,glabres, nerveuses et un peu glauques en dessous; fleurs jaunes pédonculées en faisceau terminal; baie sèche, noirâtre à la maturité. Juin, juillet %. Bois frais et couverts. R. — Nièv. Partie centrale, Champallement, St-Reverien, St-Saulge, Ste-Marie, St-Benin-des-Bois, Nolai, Ballerai, Sauvigny-des-Bois,. forêt de Glenons, près La Machine, montagne de la Gravelle. —S.-et-L. St- Sernin-du-Bois, Mont, Bourbon-Lancy, La Motte-St-Jean. — Az. Foret de Moladier près Bressoles, bords du Sichon près Busset. — CHER. Les Aix-d'Angillon, forét d'Alloynay et de: St-Pulais, Oison. — Hte-VIEN: Forét de Rochechouart et d'Aiqueperse, St-Priest, bords de la Vienne, — Forèt de Chinon. — Env. du Mans. — Angers. — Laval. — Nantes. 107. HYPERICUM. L. (Millepertuis.) Calice à à sépales ou à 57 divisions profondes; 5 pétales rarement adhérents à la base;8 à 5 faisceaux d’étamines, 3 à D styles; capsule membranheuse po— lysperme à 3 loges. Feuilles souvent ponctuées de lacunes glan- duleuses. * Sépales entiers, non ciliés. 467. H. hircinum. L,. sp. 1103. (M. bouquin.) — Sous arbrisseau de 8 à 12 déc. dressé, à rameaux un peu ailés; feuilles sessiles, ovales lancéolées aiguës, glabres, fétides, finement ponctuées, fleurs HYPERICUM. HYPÉPICINÉES. 19239 terminales, d’un beau jaune, 3 styles, étamines dépassant la corolle. Juin, août. Lieux secs et chauds. RR. — Naturalisée? — L.-ET-Cn. Rümborüntin, Bois de la Ratière. - Exp.-Kr-L. Bois de la Catonière pres Mo$hes, Loches. — Coteaux de la Loire entre Montsoreau et Saumur ! 468. EL. tetrapterum. Fries Novit. fl. Suec. 1, p. 94. (M: à quatre ailes.) Hyp. quadrangulare Smith. DC. Dub. Orl. n° 1116. — Racine rampante ; tige de 3 à 7 déc. droite, rameuse, bordée de quatre an- gles membraneux; feuilles sessiles, ovales obtuses, glabres, ner- veuses, parsemées de lacunes translucides, et ponctuces de noir sur les bords ; corymbes dressés, multiflores ; sépales lancéolés acuminés aigus; pétales linéaires, 3 styles courts. Fleurs d’un jaune clair, sou- vent ponctuées de noir. Juin, septembre %. Prés et bois humides, bords des eaux. C. 469. H. quedrangulu ». L. sp. 110%. (M. tétragone.) Hyp. dübium. Leers. DC. fl. fr. — Tige de 3 à 8 déc. dressée, rameuse au sommet, à 4 angles obseurs, dont deux plus saillants; feuilles ovales obluses, nerveuses à veines réticulées, ponctuées de noir, à glandes translu- cides éparses, ou nulles; sépales ovales elliptiques, obtus, fleurs jaunes, assez grandes ponctuées et striées, en petits bouquets ter- minaux. Juillet, août %. Lieux frais, bois couverts. R.— G. dans les Monts-Dômes, Monts-Dores. — Le Cantal — Le Forez. — La Hle.-Loires — S.-Er-L. Cluny, bois de Pauvret, près Curyy. — ALL. Bords du Sichon près Molle. — Creuse. La Courtine, Evaux, Royère, Chambon, bords de la Tarde. — SARTuE. St-Calais, Ste.-Cerote, Le Mans. — Env. de Chä- teaugoñthier et de Laval. — M.-Er-L. Pontigné, Montigné, Brissac, Com. brée. — Loir.-Inr. Vallée de la Divatte, Clisson, ete. R. Obs. Un H. qui paraît être H. p'rforato-tetrapterum Rchnb. difere du tetrapterum, par ses tiges non ailées, ses Ssépales bien pluslonguementacuminés ; du guadrangulum par ses feuilles très ponctuées, non réticulées, et Au perforatum pur ses feuilles larges comme dans:les deux précédentes et à ner- vures moins rectilignes. Bois humides. R.— Nièv. St-Eloi, bois de Venille, Sauvigny, Ourouer. 470. H. lineolatum. Jord.! Arch. Bill. p. 343. (M. linéolé) — Souche rameuse, sous-ligneuse ; tige de 4 à 6 déc. droite, rameuse au som— met, munie de deux lignes saillantes ; feuilles oblongues ou oblongues- ovales obtuses, presque égales à la base, sessiles, presque embras- santeS, pärsemées de points glanduleux translucides larges et de glandes noires assez nombreuses; panicule à rameaux dressés étalés fastigiés à leur sommet et rapprochés en grappe corymbiforme ; pédicelles plus courts que le calice, sépales lancéolés très aigus un peu denticulés au sommet, chargés en dessous de points et de lignes éparses, pétales d’un jaune clair, oblongs ovales, chargés sur les bords de glandes globuleuses:; et sur ie dos, de linéoles noires, cap- sule ovale, portant, sur les côtés des valves, des rugosités glandu- leuses un peu proéminentes, roussâtres, linéaires oblongues, obliques, graines d’un brun noir, linéaires oblongues presque droites, finement alvéolées. Juillet, août %. Lieux frais. R.— Hte-Vren. C. à Île, prés d'Enrat, Thias, Bords de Laurence, de lu Vienne (Lamy.) 471. H. perforatum. L.. sp. 1105. (M. perforé.) Vulg. Herbe à mille trous. — Souche dure rameuse, tige de 3 à 8 déc. droite, rameuse, glabre, légèrement ailée par 2 lignes saillantes; feuilles sessiles, ovales oblongues, rétrécies en pointe obtuse, nerveuses toutes cou- vertes de points glanduleux translucides et de quelques glandes noires; panicule à rameaux ouverts dressés en corymbe ou en grappe 124 HYPÉRICINÉES. HYPERICUN. yramidale; pédicelles plus longs que le calice, sépales lancéolés, onguement acuminés en pointe aiguë, souvent ponctués de noir sur. le dos, pétales jaunes obovales, un peu ponctués aux bords, non rayés de noir, capsule ovale, portant sur le côté des valves, des rugosités glanduleuses, roussàtres, linéaires allongées, styles longs divergents à stigmates rouges, graines ovales oblongues fine- ment alvéolées. Juin, août %. Lieux secs et incultes, haies, bois, pâturages. CC. | 472. H. microphyllum. Jord.Arch. Bill. p.341. (M. à petites feuilles.) — Souche rameuse, sous ligneuse, tige de 2 à 6 déc. droite cylin- dracée, munie de deux lignes un peu saillantes; feuilles ovales ou linéaires-oblongues, obtuses, rétrécies à la base, sessiles, parsemées de nombreux points translucides, et de quelques glandes noires; panicule à rameaux dressés-étalés ascendants rapprochés en grappe corymbiforme, dense ; pédicelles plus courts que le calice; sépales lancéolés linéaires seulement aigus, pétales d’un beau'jaune, ovales obtus, munis seulement aux bords, de globules noirâtres; capsule ovale oblongue, portant sur le côté des valves, des rugosités glandu- leuses, un peu proéminentes roussàtres,oblongues ou ovales, obliques, graines d'un brun noir oblongues, un peu courbées, finement alvéo- lées. Juillet, août %. Collines, lieux secs. Çà et là. | 473. H. humifusum. L. sp. 1105. (M. couché.) — Tiges de 1 à 3 déc. rameuses, grêles, comprimées, couchées, glabres; feuilles ob- longues obtuses-bordées de points noirs, ainsi que les fleurs ; sépales oblongs, obtus ou mucronulés. Fleurs jaunes solitaires, axillaires et terminales. Mai, sept. %. Lieux secs des terrains sablonneux et gra- nitiques. C. Obs. L'Hyp. calycinum à lige rampante et à fleurs très grandes, est naturalisé çh et la. ** Sépales dentés ou ciliés landuleux. 474. H. linearifolium. Vahl. symb. 1, p. 65. (M. linéaire.) — Plante glabre de 1 à 5 déc. Tiges droites ou ascendantes eylindriques; feuilles linéaires obtuses, un peu euroulées et ponctuées de noir sur les bords, ordinairement sans pores translucides, fleurs d’un beau jaune, rongeàtres en dehors, en corymbes terminaux, sépales lan- céolés aigus, chargés de glandes noirâtres et bordés de dents glan- duleuses. Juin, août %. Bois secs, bruyères des terrains siliceux. RR: — S.-ET-L. Bruyères du Bonnet vert, près la Selle-en-Morvan.— CoR= RÈZE. — VIEN. Availles-Limousine. — Plus C. dans l'Ouest, aux env. du Mans, de Laval, d'Angers, de Nantes, coteaux de la Sèvre, ete. 475. &. pulchrum. L,. sp. 1106. (M. élégant.) — Plante de 2 à 5 dée. glabre, souvent rougeûtre, tige grêle, cylindrique, peu rameuse, dressée; feuilles cordiformes obtuses, amplexicaules, parsemées de points translucides ; sépales ovales obtus, ciliés glanduleux; fleurs slanduleuses, d’un jaune d’or, rougeâtres en dehors, en panicule étroite, dressée peu fournie. Juin, juillet %. Bois sablonneux. C. 476. H. montanum. L. sp. 1105. (M. de montagne.) — Tige de 4 à 8 déc. droite cylindrique, simple, glabre; feuilles sessiles cordi- formes ovales, glabres, où finement pubérulentes en dessous, les . supérieures écartées, parsemées de glandes translucides; fleurs HYPERICUM. HYPÉRICINÉES. 195 jaunes terminales en corymbe ou panicule courte et serrée; bractées étroites, et sépales lancéolés aigus, striés, bordés de glandes globu- leuses stipitées. Juin, août %. Bois montagneux des terrains eal- caires. AR. — Midi de l'Yonne. — Nièv. Clamecy, Surgy, Pousseaux, coteaux de Pougques. — CHER. Vinon, St-Pulais, Ste-Thorette, St-Doul- chard, Villeneuve, Soye, Lissai, St-Germain-des-bois, Seruelles, Uxay, Châteauneuf, Chavannes, Précy, Allogny. — ALL. Cérilly, Gannat, Vichy. — St-Alban. — Région des montagnes. GC. — CREUSE. Clugnac. —VL.-ET- C. Env. d'Amboise, Chinon. — La Vienne. — Deux-Sèvres ! — Maine-et- Loire. — Le Mans. — Loire-Inférieure. RR. 477. H. birsutum. [,. sp. 1105. (M. velu.) — Plante de 4 à 9 dée. toute velue pubescente; tige dressée, presque simple, cylindrique; feuilles presque sessiles, ovales oblongues, obtuses, nerveuses, ve- lues, parsemées de très petits point translucides; sépales lancéolés aigus, serrulés glanduleux; styles divergents ; fleurs jaunes en pani- cule droite, interrompue, pyramidale. Juin, août %. Bois, haies. C. surtout dans les terrains secondaires, bien que manquant dans quel- ques localités. Var. D. congestum. N.— Fleurs agglomérées en capitule serré, ovale. R. — NiÈv. Trouvé aux Montapins près Nevers en 1828. 108 ELODES. Adans. (Elodie.) Calice campanulé à 5 divisions dressées, trinervées, bordées de petites glandes stipitées; corolle campanulée, formée de 5 pétales persistants, spatulés oblongs, dressés, munis vers la base interne d’un apperndice fimbrié, et tordus après l’anthèse, 3 faisceaux d’étamines, alternant avec une écaille hypogyne pétaloïde, bifide, apprimée sur l'ovaire; 3 styles; capsule oblongue uniloeulaire, polysperme, à 3 valves et à 3 placentas fili- formes et pariétaux. 4718. E. palustris. Spach. An. bot. 5, p. 171. (E. des marais.) Hy- pericum Elodes. L. sp. 1106.— Tige de 1 à 3 déc. faible, herbacée, rampante et radicante à la base, cylindrique, pubescente, peu ra- meuse; feuilles sessiles, ovales, arrondies, pubescentes grisâtres; panicule terminale, bifide, peu fournie; calice un peu tubuleux, glabre, serrulé glanduleux; corolle campanulée tubuleuse, à pétales obtus, inégaux, appendiculés. Fleurs jaunes. Juin, sept. %. Lieux tourbeux, marais à fonds siliceux. R. à l’est. — CoTE-Dp'Or. Saulieu. — S.-ET-L. Etang Poisot à Tavernai. — NiÈv. StBrisson, Toury-sur- Jour.— ALL. Thiel, Chevagnes, Mayet-de-Montagne, Cérilly, — GC. dans la Creuse, la Haute-Vienne. — Cuer. Sidiailles, Culan, Reigny, St-Maur, Le Châtelet, Sauxais, Sancoins, Vierzon, ete. — La Brenne. — C. dans toute la Sologne et les landes de l'Ouest. FAM. XX. ACÉRINÉES. Calice persistant de 4 à 9 (plus souvent 5) divisions imbriquées dans le bouton ; pétales en même nombre, onguiculés, insérés autour d’un disque glanduleux, alternes avec les lobes du calice, ordinaire- ment de même couleur que lui, rarement nuls; 5 à 12 étamines hy- pogynes, anthères oblongues; ovaire bilohé; 4 style à 2 stigmates (avortant dans quelques fleurs, ce qui les rend polygames); fruit 196 | ACERINÉES. formé de 2 capsules comprimées, indéhiscentes, uniloculaires, mono ou dispermes, etterminées par une aile membraneuse; graines ob- longues fixées à la base des loges. Arbres à feuilles opposées, sans stipules; fleurs en grappes ou en corymbes. 109. ACER. L. (Erable.) Fleurs polygames: Caliee à 5 lobes, 5 pétales planes éialés ; 5 à 9 (plus souvent 8) étamines insérées surun disque créuelé; capsules monospermes ailées. 479. A. pseudo-;latanus. L. sp, 1495. (E. sycomore.) À. montanum. Dub. Orl. n° 1110. — Arbre élevé à cime touffue et à écorce brune; feuilles cordiformes à 5 lobes plus ou moins acuminés, inégalement dentés, à pétiole sillonné, un peu glauques en dessous, et eoton- neuses sur les nervures dans leur jeunesse; fleurs d’un vert jau- uâtre, en longues grappes pendantes; fruits pubescents d'abord, glabres ensuite, à ailes peu divergentes. Mai. Bois montagneux. R.— Montagnes élevées du Morvan, Montjeu près Autun. — Beuvrai, forêt de la Gravelle. — Mont-Dore. — Cantal. — Le Forez. — Cultivé dans les ave- nues et au bord des routes. 480. A. p'atanoïdes. L. sp. 1496. (E. Plane.) — Arbre élevé à feuilles larges, glabres cordiformes palmées, à 5 lobes sinués dentés, à dents acuminées très aiguës; corymbes dressés paniculés ; fruits slabres à ailes larges très divergentes. Fleurs jaunes. Avril, mai. ois. RR.— Puy-nE-D. Bois de la Roche près Aiqueperse, Vic-le-Lomte. — ALL. Bois de Neuvialle près Gannat. Î . 481. A. campestre. L. sp. 1497. (E. champêtre.) — Arbre peu élevé; très rameux, à écorce fendillée; feuilles cordiformes à 5 lobes obtus, un peu échancrés, pubescentes; fleurs petites, velues, jaunes verdâtres, en grappes droites paniculées, fruits glabres ou pubescents, à ailes très divergentes horizontales. Avril, mai: Haïes et bois. C. Obs, Deux formes, l'une à fruits glabres, l'autre à fruits pubescents veloutés, à ailes larges, souvent rougoätres (kebecarpum), méritent peut-être d’être distinguées. 482. A. Monspessulanum, L.. sp. 1497. (E. de Montpellier.) Petit arbre à rameaux grêles; feuilles petites à 3 lobes entiers obtus, glabres luisantes, fermes, glauques en dessous, fleurs petites jau- nâtres, pédiculées en petits bouquets, fruits velus dans leur jeunesse, à ailes droites presque parallèles. Avril, mai. Haies et rochers. RR. — Puy-pE-D. Aochers granitiques à Châteauneuf. — Narn. C. aux en- virons de Poitiers, Vivonne. — DEux-SÈv. Parc. d'Oyron. Obs. On trouve dans le département de la Côte-d'Or, l’Acer opulifolium Nil. à feuilles arrondies à 3 ou 5 lobes obtus dentés.—Negundo fraxinifolium Nutt. à feuilles ailées, est souvent admis dans les plantations. FAM. XXI. HIPPOCASTANÉES. Calice de 5 sépales imbriqués avant l’anthèse; corolle irrégulière de #4 à 5 pétales insérés, ainsi que les étasines, sur un disque hypo- gyn; 7 à 8 étamines libres, inégales; ovaire libre, à 3 loges bioyu- lées, capsule coriace, arrondie, à 2 ou 3 loges et à 2, 3 ou 4 graines grosses, à hile large et basilaire; cotylédons charnus, soudés, et res- tant hypogés lors de la germination, Arbres ou arbustes à feuilles opposées, composées, fleurs en thyrses, HIPPOCASTANEES. 4197 110. ÆSCULUS. 2. (Marronnier.) Calice campanulé; 4 à à pétales élargis inégaux, 7 à 8 étamines et 4 style déjetés ascendants; eapsule épineuse. * 483. Æ. Hippocastanum. L. sp. 488. (M. d'Inde.) — Arbre très élevé à feuilles digitées, composées de 3 à 7 folioles obovales cunéi- "formes dentées, obtuses, avec un prolongement court et pointu; fleurs à 6 pétales et à 7 étamines, en thyrses redressés, blanches avec des taches jaunes et rouges. Avril, mai. Du nord de PAsie, eul- tivé partout. FAM. XXH. AMPELIDÉES. Calice très petit, presque entier; 4 à 6 (le plus souvent 5) pétales alternes avec les dents du calice, et insérés sur un disque glandu- leux ; 5 étamines opposées aux pétales ; ovaire libre à 2 lobes biovu- lées, un stigmate simple; baie à une ou plusieurs loges mono ou polyspermes, semences dures, presque osseuses. Périsperme charnu, dur, embryon droit. — Arbrisseaux à rameaux sarmenteux grim- pants, feuilles alternes, munies de stipules, fleurs en thyrses ou en grappes rameuses, à pédoncules opposés aux feuilles , ainsi que les vrilles. 111. VYT1S. L. (Vigne.) Calice à 5 dents très petites; 5 pétales cohérents au sommet, et se détachant ensemble par la base en forme dé coiffe; 5 étamines oppositives; baie à 4 ou 5 dents; fleurs en thyrses opposés aux feuiltes. 484. V. vinifera. L. sp. 203. (V. porte-vin.) Vulg. Lambreuche. — Arbrisseau sarmenteux, muni de vrilles r:meuses opposées aux feuilles; feuilles pétiolées cordiformes arrondies, à 3 ou 5 lobes si- nués, incisés dentés, un peu cotonneuses en dessous ; baies blanches * ou rouges violettes. Fleurs verdâtres odorantes. Juin. Haies des rés, buissons, bois frais. C. surtout dans les vallées de la Loire et de "Allier. — Manque dans les terrains granitiques. Obs. L'énuréralion des nombreuses variétés où esôèces de vignes cultivées n’est pas du ressort de évite Flore. On cultive dans les vergers le VF. luciniosa L. à feuilles découpées, et, sous le nom de Hans Fiénge, l'Ampelopsis quinquefolia Kern. Hedera. — L. que l'on fait grimper le long des vieill:s murailles. FAM. XXIIL GÉRANIACÉES. Fleurs régulières, rarement irrégulières (en France); à sépales, 5 pétales libres égaux ou un peu inégaux ; 10 étamines soudées. en- semble par leurs filets, dont 5 sont quetquelois dépourvus d’'anthères; 4 style, à carpelles prolongés en arète, réunis sur un axe Commun et se détachant en se roulant de bas en haut à la maturité; graines solitaires à embryon courbé. — Plantes herbacées à feuilles lobées ou découpées, munies de stipules. 112: GERAN?UM. L. (Géranion.) Calice persistant à 5 sépales ; 5 pétales égaux; 10 étamines fertiles, monadelphes, dont 5 plus grandes alternes, portant à leur base une glande nectarifère; arrête a capsules glabre sur la face interne; pédonçule à 1 où 2 ou 3 eurs, 128 CÉRANIACÉES. CEPANIUM. 485. G. sarguineum. [,. sp. 958. (G. sanguin.) — Plante de 3 à 5 déc. hérissée de poils étalés ; tige diffuse, rameuse; feuilles orbien- laires découpées en 5 à 7 lobes tri ou multifides, à segments linéaires oblongs; pédoncules uniflores, munis vers leur milieu de deux petites bractées; capsules lisses, poilues au sommet; sépales aristés, moitié plus courts que les pétales. Fleurs grandes d’un beau rouge. Mai, septembre %. Bois secs, prés montagneux. AR. — Yo Environs d’Avallon, St-Moré, Voutenay, Sermizelles, Mailly-Château. — Puy-de-Dôme, Monts-Dores. — Cantal. — CHER. Soye, Chapelle-St- Ursin, Morthomur, Villeneuve, St-Florent, Subdray, Trouy, S-Germuin- des-Bois, Séruel'es, Châteauneuf, Uzuy, Chavannes. — ND. Argenton. — Loir. St-Cyr, vallée des Moines. — L.-ET-Cn. Environs de St- Aignan. — SARTHE. Le Lude. — iNb.-£T-L. Env. de Chinon. — Niex. Foréls de Lussar, de Chätellerault, Le Porteau. — DEux-SÈv. Oyron. — M.-ET-L. Bois de Fontevrault, Pocé, Marson, Chaumont, Soucelles. 486. G. tuberosum. L. sp. 953. (G. tubéreux.) — Plante de 4 à 4 déc. hérissée de poils courts blanchâtres ; racine renflée en tuber- cule arrondi, garni de fibres; feuilles radicales longuement pétiolées, complètement découpées en.5 à 7 lobes pinnatifides à segments li- néaires elliptiques; tige flexneuse amincie à la base, une ou deux fois dichotome, nue jusqu'aux bifureations qui offrent des feuilles presque sessiles, pédoncules axillaires géminés ou terminaux et biflores, Sé- pales hérissés lancéolés brièvement aristés, pétales d’un rose violacé bifides, à onglet cilié, carpelles poilus:; graines ponctuées. Avril, mai %. Champs et vignes. RR. — Vin. Puiliers pres le Cours, vignes de Bücon près Bellefoix, Couture près Vendeuvre. 487. G. nodosum. L. sp. 953. (G. noueux.) Souche oblique, garnie de fibres ; tige de 3 à 6 déc. dressée, anguleuse; feuilles parsemées de poils sur les nervures, päles et luisantes en dessous, les radicales longuement pétiolées, palmées à à lobes, les caulinaires opposées, à 3 lobes, lobes obovales acuminés dentés, pédoncules axillaires et terminaux uni et biflores, à pédiceiles jamais réfractés, sépales pu- bescents lancéolés aristés, pétales grands obcordés, un peu échan- crés, à onglet cilié, carpelles lisses un peu poilus. Fleurs d’un rose clair striées. Juin, août %. Bois des montagnes. RR. — S.-er-L. Semur-en-Brionnais (Gerçot)? — Plus GC. dans la région des sapins, Sources de la Loire, Mont-Gerbier, Mont-Mezenc, Pilat. — Monts-Dores et Monts-Dômes; 488. G. phœum. L. sp. 953. (G. brun.) — Souche oblique épaisse; tige de 3 à 9 déc. dressée un peu flexueuse, hérissée; feuilles pé- tiolées palmées à 5 ou 7 lobes rapprochés, rhomboïdaux ineisés dentés, les supérieures sessiles alternes; pédoncules alternes biflores à pédicelles plus ou moins divariqués non réfractés, sépales hérissés longuement ciliés, ovales mucronés à pointe courte, corolle plane un peu plus grande que le calice, pétales arrondis ohovales entiers ou un peu crénelés à onglet court, cilié, ainsi que les filets des étamines, carpelles poilus, plissés en travers. Fleurs d’un rouge brun. Juin, août %. Bois des montagnes. Cantal. — Puy-de-Dôme, env. de Cler- mont, Mont-Dore. 489, G. sylvaticum. L, sp. 954. (G. des forêts.) — Souche oblique, plante de # à 9 déc. mollement velue, glanduleuse au sommet; GERANIUM. GÉRANIACÉES 129 tige droite rameuse; feuilles presque peltées, palmées à 5 ou 7 lobes oblongs élargis incisés dentés, les supéricures opposées, sessiles; pédoncules biflores en bouquets terminaux, dressés après la fleu- raison, sépales velus, ovales oblongs aristés; pétales obovales d’un rose violet, presque entiers ou à lame légèrement émarginée, onglet cilié ainsi que les filets des étamines; carpelles lisses, hérissés de poils glanduleux ainsi que le bec qui les surmonte; graines finement ponctuées. Mai, août %. Prés et bois humides des terrains graniti- ques. R. — CreusE. C. aux bords de la Creuse et de la Tarde, bois d'Aubusson, Bourganeuf, Pigerol. — Hte-Vren. Bords de la Vienne près le Palais, St-Laurent-des-Eglises. — INbre, St-Benoit-du-Sault, Chaillac. — Vie. Brigueil-le-Chantre. — Loire. — Cantal. — Puy-de-Dôme. Obs. Le G. pratense L. se reconnalt à ses grandes fleurs bleues dont les pédicelles se réfractent complètement après la Îleuraison : il appartient surtout à la région nord-est de la France. 490. G. columbinum. L. sp. 956. (G. colombin.) — Plante de 4 à D déc. parsemée de poils apprimés ; tige rameuse, faible, étalée; feuilles à 5 ou 7 lobes multifides, à segments linéaires oblongs; pé- doncules biflores très allongés ; pétales obcordés, de la longueur du calice; sépales longuement aristés, membraneux sur les bords; car- pelles glabres lisses; graines un peu réticulées. Fleurs purpurines rayées assez grandes. Mai, sept. ©. Champs, haies, buissons. C. 491. G. dissectum. L. sp. 956. (G. découpé.) — Plante de 2 à 5 déc. un peu hérissée de poils réfléchis; tiges faibles, difluses, ‘ameuses ; feuilles à 4 ou 5 lobes laciniés trifides au sommet; pédon- cules biflores plus courts que les feuilles; sépales aristés égalant les pétales obcordés; carpelles lisses, velus; graines rugueuses. Fleurs rouges petites. Mai, octobre ©). Champs, haies, prés. CC. 492. G. pusiilum. L,. sp. 957. (G. fluet.) — Plante pubescente de 1 à 4 déc. ; tiges rameuses, étaiées ou redressées; feuilles réniformes arrondies, à à ou 7 lobes trifides incisés; pédoncules courts à 2 ou 3 fleurs; pétales oblongs, émarginés, dépassant à peine le calice; sépales ovales, hérissés, aigus, non aristés; 5 anthères bleuâtres, les > autres souvent avortées ; carpelles lisses pubescents; graines lisses. Fleu’s bleuâtres, petites. Mai, octobre ©. Lieux secs, bords des murs, décombres. C. 493. G. Pyrenaicum. L. Mant. 97 et 257. (G. des Pyrénées.) — Plante de 5 à 7 déc. velue pubescente ; tige dressée ou tombante, rameuse, dichotome au sommet; feuilles inférieures larges, réni- formes arrondies, découpées en 5 à 9 lobes trifides, obtus; les su- périeures trifides à lobes aigus; pédoncules biflores paniculés; pétales obcordés à onglet barbu, deux fois plus longs que le calice; sépales ovales, terminés par une pointe glanduleuse; 10 étamines dont 5 souvent stériles; carpelles lisses, pubescents; graines lisses. Fleurs d’un rouge violacé ou lilas. Juin, septembre %. Lieux frais, haies, bords des murs. R.— S.-ETt-L. Cluny, Charolles. — Puy-bE-D. et bassin supérieur de lu Loire. C. Rochers de la Limagne. — ALx. Montord près St-Pourçain. — Creuse. G. près Ahun, Le Moustier, St- Médard, Guéret. — Limoges. — LotRET, St-Denis-en-Val (Jullien). 49%. G. molle. L. sp. 955. (G. mollet.) — Plante de 2 à 4 dée. mol- lement velue pubescente; tige rameuse, diffuse, dressée; feuilles molles arrondies à % à 9 lobes trifides obtus; pédoncules biflores, B 9, 130 GÉRANIACÉES. GEPANIUM. opposés aux feuilles; pédicelles glanduleux , sépales lancéolés, tér- minés par un point glanduleux, égalant à peu près Îles pétales obcordés et légèrement ciliés à la base; carpelles glabres, ri Er travers ; graines lisses. Fleurs rougeûtres, rarement blanches, Mai, octobre @). Bords des haies et des champs, murs, prés, C. 7e” 495. G. rotundifoïium. L. sp. 957. (G. à feuilles rondes.) — Ti e de 2 à 5 déc. rameuse, étalée, velue, un peu visqueuse; feuilles op= posées, molles, pubescentes, réniformes arrondies divisées en 5 7 lobes peu profonds, obtus, erénelés ; pédoncules biflores axillaires; pétales entiers oblongs, dépassant un peu le calice; sépales courte ment aristés; carpelles lisses velus; graines réticulées. Fleurs pur- purines. Mai, octobre ©. Lieux secs, bords des murs et des chemins, champs. CC. 496. G&. lucidum. L. sp. 955. (G. luisant.) — Plante de 1 à 3 déc. presque glabre, souvent rougeâtre; tige rameuse, dressée, fragile ; feuilles souvent opposées, luisantes, réniformes arrondies, à 5 lobes crénelés, obtus; pédoncules axillaires biflores; calice pyramidal an- guleux ridé en travers ; carpelles silionnés rugueux, pubescents au sommet. Fleurs roses. Mai, août ©. Haies, murs humides, lieux pierreux et- couverts. AR. — Nièv. Nevers du cûté de St-Gildard. — L.-Er-Cn. Coteau entre Vineuil et St-Gervais. — C. dans la région de l'Ouest. 497. G. Robertianum. L. sp. 955. (G. herbe à Robert.) Vulg. Bec de Grue, Herbe à la Chancrée, Fourchette du Diable. — Plante de 8 à 5 déc. très fétide souvent teinte de rouge, hérissée glanduleuse; tige rameuse, étalée ou redressée, à nœuds renflés ; feuilles découpées en partitions ternées ou quinées formant un ensemble polygonal, à segments ovales lancéolés, pinnatifides à lobes obtus mucronulés; édoncules longs, axillaires biflores; pédicelles divergents ; sépäles âches, aristés, convexes à 3 côtes saillantes longuement poilues, pétales entiers dépassant beaucoup le calice, à limbe cunéiforme, égalant ou dépassant l'onglet, qui est ailé présque jusqu’à la basé; anthères orangées puis brunés, stigmates rouges, étalés; carpélles à la fin glabres, réticulés rugueux, à rugosités en réseau au Sommet, graines ovoides lisses. Fleurs rouges ou roses, rarement blanches. Avril, octobre ©. Haies, bois, murs, lieux frais. CC. è 498. G. Lebelü. Bor. F1. cent. 4, p. 324. (G. de Lebel). = Port et caractères généraux de G. modestum : tiges dressées, à rameatx'di- chotomes un peu étalés, couverts (surtout au sommet), d’une villo- sité courte, clanduleuse, féuilles à lobes courts, obtus, un peu éeartés, peu fétides ; sépales glanduieux, hérissés de longs poils blancs aristés, apprimés, pétales obovales, rétrécis en onglet, dépassant peu le calice; carpelles chargés de rugosités fines recouvertes par une Wil- losité courte grisâtre, plus ou moins abondante. Fleurs rouges pe- tites. Juin, août ©. Lieux frais. R.— Bourges. — Orléans. = Angers. 499. G. semiglabrum. Jord.! (G. semi-glabre.) — Plante de 1 à 4 déc. souvent rougeàtre, tige rameuse dressée, ou un peu étalée, à rameaux grêles, finement pubescents glanduleux; feuilles ternées ou quinées à divisions pinnatifides à lobes obtus mucronulés; pédon- cules biflores, dressés ou peu étalés, dépassant les feuilles; sépales apprimés, glanduleux, parsemés de poils blancs assez longs qui dis- CÉRANIUM . GÉRANACÉES. 11 paraissent présqué tous après l’anthèse, à 3 côtes saillantes, assez Jongüement aristés; pétales rouges à limbe obovale dépassant le calice et rétréci en onglet ailé, stigmates rouges dépassant les éta- mines; bec du fruit court, carpelles bruns pâles presque glabres, chargés en dessus de stries ondulées, un peu en réseau vers ie som met. Juin, septembre ©. Lieux pierreux. R. — CR£us. S/-Sulpice-le- Guérettois (De Cessac). 500. G. modestum. Jord.! Cat. Gr. Jard. Gren. (1849) p. 16. (G. modeste.) G. purpureum Nill. pro part. — Tige de 2 à 4 déc. droite, à rameaux dressés parsemés de quelques poils glanduleux courts : feuilles d’un vert gai, un peu épaisses, moins fétides que dans le Robertianum, ovales pentagones dans leur pourtour, ternées ou qui- nées , à partitions lancéoiées ou ovales lancéolées, pinnatifides à lobes nombreux rapprochés obtus, muecronulés; pédoncules biflores, les inférieurs plus courts que les feuilles, pédicelles dressés puis étalés, sépales brièvement poilus glanduleux, presque planes à 3 côtes saillantes étroitement bordés-membraneux aristés, apprimés au mo- ment de l’anthèse; limbe des pétales petit, oblong, un peu rétréei À la base, dépassant peu le calice, plus court que son onglet, qui est légèrement ailé jusqu’à la base; anthères jaunes puis brunes, stigmiates jaunätres, bec du fruit long de 15 millim., carpelles restant long- temps suspendus , d'un brun pâle, chargés de rugosités minces, rameuses, Mais non en réseau; graine cylindrique ovale lisse. Fleurs peer eu beau rouge. Mai, juin eten automne ©). Murs, rochers, haies. C. 501. G. minutiflorum, Jord.! Pug. (1852) p. 39. (G. à fleurs me- nues.) G. purpureum Vill. pro parte. — Très fétide, d’un vert sombre, ou d’un rouge foncé, au soleil; tige de 2 à 5 déc. droite ou étalée, souvent très rameuse dès la base, à rameaux allongés étalés, dicho- tomes, fléchis en zig-zag, glanduleux hispides ; feuilles planes minces, ovales dans leur pourtour, ternées où quinées à divisions lancéolées pinnatifides à lobes presque entiers mucronulés ; pédoncules biflores à la fin étalés, les inférieurs dépassant les feuilles; sépales apprimés, brièvement poilus glanduleux, convexes, à 3 côtes saillantes, étroi- tement bordés membraneux, courtement aristés; pétales rouges, À himbe,petit ovale-oblong, plus court que l’onglet, dépassant peu le calice, anthères jaunes puis brunes , plus courtes que les stigmates rosés, bec du fruit long de 45 à 18 millim., carpelles restant long- temps suspendus, pales, chargés de côtes rugueuses minces, les Supérieures écartées rameuses un peu en réseau; graine oblongue ovoide subeylindrique, lisse, presque comprimée sur les côtés. Mai, septembre @). Rochers, lieux pierreux. AC. 115. ERODIUM. L'héritier. (Erodion.) Calice à 5 sépales égaux ; 5 pétales un peu inégaux; 10 étamines monadelphes à la base, dont à stériles alternes, élargies, et 5 pourvues d'anthères et munies à la base d’une glande nectarifère ; 4 style à 5 stigmates; arête des cap sules velue sur la face interne, et se roulant en spirale à la maturité. Feuilles pinnées. * 502: E. prætermissum. Jord.! (E. oublié.) E. cicutarium. F1. cent. part. — Tiges de 1 à 6 déc. diffuses, rameuses, ou presque nulles au printemps, parsemées de poils blancs étalés on déjetés; feuilles poi- 122 GÉRANIACÉES. ERODIUM , lues, oblongues, ailées, à folioles un peu pétiolulées, ovales ou oblongues, subobtuses, obliques à la base, incisé-pinnatifides, à lobes oblongs élargis, non contigus, souvent dentés, presque obtus; sti- ules ovales aiguës; pédoncules dépassant les feuilles à 2-8 fleurs ; ces ovales cuspidées; sépales ovales brièvement acuminés, couverts de poils glanduleux apprimés ou un peu étalés, pétales inégaux oblongs obovales dépassant le calice, onglet court; stigmates pourpres violets foncés, dépassés par les filets fertiles, bec du fruit à poils courts, fins, épars, apprimés; carpelles hérissés de poils presque parallèles, à fossette presque circulaire, sillon étroit. Fleurs rouges ou lilas, rarement blanches ; 2 pétales portant au-dessus de leur base une tache ovale formée de points bruns. Mars, octobre © ou @). Collines, champs, murs, etc. C. 503. E. commixtum. Jord.! in Bill.! Archiv. p. 164. (E. mêlé.) — Tiges diffuses, allongées (2 à 6 déc.), rameuses, rarement presque nulles, à poils courts blancs, étalés ou déjetés; feuilles souvent mol- lement poilues, oblongues ailées, à folioles pétiolulées ovales oblon- gues subobtuses, obliques à la base, incisé-pinnatifides, à lobes oblongs non contigus, souvent dentés, un peu aigus; stipules ovales lancéolées, pédoncules dépassant les feuilles, à 4-6 fleurs; bractées ovales cuspidées, sépales brièvement acuminés, tout couverts de oils glanduleux souvent étalés ; pétales inégaux oblongs, dépassant e calice, onglet court; stigmates carnés., non dépassés par les filets fertiles; bec du fruit parsemé de poils fins épars, carpelles à poils un peu blanchâtres, lâchement dressés, presque parallèles, à fossette presque circulaire surmontant un sillon étroit, concentrique, arête à 6 ou 7 tours de spirale. Fleurs d'un beau rouge, avec 2 pétales port int au-dessus de leur base une tache ovale formée de points noirs. Avril, septembre © et @. Gollines, champs, chemins, surtout des terrains granitiques. 504. E. triviale. Jord.! Pug. (1852) p. 43. (E. trivial.) — Tiges dif- fuses, ascendantes, d’abord courtes, ou presque nulles, puis allon- gées rameuses; feuilles pubescentes oblongues, ailées, à folioles subsessiles, ovales, ou ovales oblongues, subcordées à la base, incisé-pinnatifides, à lobes presque contigus étroitement oblongs, subdentés très aigus; stipules ovales lancéolées; pédoncules multi flores plus longs que la feuille, bractées ovales carénées cuspidées; sépales brièvement mucronés, couverts de poils rarement glanduleux ; pétales roses pourpres très inégaux, oblongs rétrécis en onglet barbu à la base, un peu dressés, dépassant le calice; filets staminaux glabres, les fertiles oblongs, atténués linéaires au-dessus du milieu, dépassant presque les stigmates rouges, les stériles linéaires acu- minés égalant à peu près l'ovaire, glandes du réceptacle brunes, arrondies réniformes; bec du fruit peu poilu, allongé, carpelles à sillon concentrique visible sous la fossette, arête à 9 tours de spire, cotylédons trilobés. Mars, octobre © et @. Collines herbeuses, bords des chemins. C. 505. E. Tolosanum. Jord.! Pug. p. 50. (E. de Toulouse.) — Tiges diffuses ascendantes, très courtes, fe plus souvent presque nulles, naissant d’une souche épaisse vivace et formant alors des rosettes larges étalées; feuilles hérissées, oblongues ailées, à folioles pétio- lulées, ovales ou oblongues, en cœur à la base, incisé-pinnatifides à ERODiUM. GÉRANIACÉES. 133 lobes subdentés, ovales, oblongs ou lancéolés aigus, non contigus, souvent un peu écartés, pédoneule multiflore dépassant la feuille à l’aisselle de laquelle il naît; bractées ovales brièvement acuminées, membraneuses presquesurtouteleur surface, dressées, à peine étalées, sépales brièvement mucronés ; couverts de poils non glanduleux ; pétales rouges, roses ou blanchâtres, inégaux, oblongs obovales, sensiblement rétrécis et atténués en onglet court et longuement poilu, ne dépassant pas 2 fois le, calice, filets glabres, les fertiles oblongs dans leur tiers inférieur, puis linéaires n'égalant pas les stigmates oblougs purpurins, les stériles un peu plus courts que l'ovaire; glandes du réceptacle livides, réniformes tronquées, sub- émarginées, bec du fruit à poils apprimés, carpelles à fossette presque circulaire, à sillon étroit concentrique, arête à 9 tours de spirale, cotylédons trilobés. Avril, septembre %. Friches calcaires ou pierreuses. R. — CHER, Env. de Bourges, Chapelle St-Ursin, Mor- thomier, Marmagne, etc. 506. E. Boræanum. Jord.! Pug., p. 47. (E. de Boreau.) FI. cent: Ed. 2, n° 416, non Cav. — Tige de 1 à 5 déc. rameuse, hérissée, couchée diffuse ou ascendante ; feuilles velues, d’un vert clair, ailées à folioles subsessiles ovales oblongues, incisé-pinnatifides à lobes obtus, dentés, presque contigus; stipules membraneuses, larges, concaves; pédoncules pluriflores dépassant les feuilles, bractées dressées, ovales acuminées, sépales hérissés terminés par un mucron divergent ;*pétales d’un rose très pâle ou blanchâtres, dépassant à peine le calice, peu inégaux, ovales oblongs rétrécis en onglet, glandes du réceptacle tronquées ; filets fertiles oblongs lancéolés, atténués au sommet, stigmates pâles, bec du fruit à poils courts très apprimés, carpelles à fossette subcirculaire, à sillon concen- rique large, arête à 8-9 tours de spirale. Mai, septemb. ©. Pelouses des lieux sablonneux, Vallées de la Loire, du Cher, de la Vienne, du Loir, etc. 507. E. hirsutum. Jord.! Pug. p. 45. (E. hérissée.) G. cicutarium L. non Auct. — Plante de 1 à 4 déc. tout hérissée de poils blancs étalés, tige dressée ou étalée ascendante, rameuse; feuilles ailées, oblon- gues, à folioles subsessiles, ovales, incisé-pinnatifides, à lobes écartés, oblongs aigus, un peu dentés, stipulés membraneuses ovales acuminées, pédoncules dépassant beaucoup les feuilles, à 4-8 fleurs ; bractées membraneuses ovales cuspidées, sépales ovales terminés par un mucron rougcâtre, poilu, couverts de poils hérissés, peu glanduleux; pétales obovales arrondis au sommet, atténués en onglet, d’un rose clair ou lilas, dépassant le calice , filets stériles égalant la base des stigmates purpurins ; glandes du réceptacle arrondies ; bec du fruit à poils courts, fins, apprimés, carpelles hérissés, à fossette orbiculaire et à sillon concentrique large, arête à 7-8 tours de spirale restant longtemps adhérente à l’axe. Mai, septembre ©. Lieux her- beux. R. — Angers. 598. Æ. pilosum. — (E. poilu.) Geranium pilosum. Thuil. FI. par., p. 346. — Tiges de 1 à 4 déc. rameuses, étalées, diffuses, poilues ; feuilles couvertes d’une villosité grisàtre, parfois glutineuses, ailées à folioles ovales oblongues, découpées jusqu’à la côte, en lobes li- néaires un peu obtus, souvent incisés; stipules membraneuses ovales acuminées, pédoncules à 2-6 fleurs, dépassant les feuilles, bractées 134 GÉRANIACÉES. ERODIUM, dressées, ‘calice couvert de poils blanchâtres, pétales roses, très inégaux, rétrécis en onglet assez long, les plus petits marqués d’une tache pâle; filets stériles beaucoup plus courts que l'ovaire, glandes du réceptacle tronqué-émarginées, d’un brun obscur; bec du fruit long, à poils apprimés; carpelles petits à fossette petite suborbicu- laire, sillon presque nul, arête à 8 ou 9 tours de spirale. Mai, sep- tembre @. Lieux sablonneux. Çà et là. tr Sri 509. E. moschatum. L’Hérit. (E. musqué.) Geranium — L. sp. 951: — Plante de 4 à 4 déc. ordinairement hérissée, glanduleuse au som- met, à odeur musquée; tige étalée ; feuilles pinnées, à segments obliques ovoides, irrégulièrement incisés dentés, stipules membra- neuses très larges ; pédoncules pluriflores, sépales veinés à mucron obtus égalant à peu près les pétales rouges non tachés, étamines fer= tiles glabres à base dilatée et bidentée; carpelles pubescents à bee grêle. Mai, septembre ©. Lieux secs. RR.— ALL. Bourbon-l'Archam- bault? (Morison). — SARTHE. Beaumont-le-Vicomte. — Env. d'Angers. — Nantes. 510. Æ. cicontum. W. sp. 3, 629. (E. Cigogne.) Geranium — L. Sp: 992. — Plante de 1 à 5 déc. toute pubescente glanduleuse, tige an- guleuse étalée ou ascendante, rameuse; feuilles ovales, bipinnatifides à segments incisés dentés décurrents; pédoncules multiflores; calice membraneux à 3 nervures, aristé, égalant les pétales d’un bleu clair veiné; étamines fertiles lancéolées et ciliées jusqu’au milieu, su= bulées et glabres au sommet; carpelles très velus à bec très long (8 centimèt.). Mai, juin ©. Lieux secs. RR. — Puy-pEe-D. C. dans la Limagne. 511. E. Althæoïces. Jord.! Pug. p. M (E. Guimauve) E, malachoïdes Auet. part. — Plante de 1 à 3 déc. vert-grisàtre, pubescente glandu= leuse au sommet, diffuse ou ascendante; feuilles pubescentes, cor- diformes ovales obtuses, inégalement dentées et un peu lobées, pédoncules allongés, pluriflores ; pétales oblongs à onglet poilu, écartés des sépales ; étamines glabres lancéolées, dépassant les styles; carpelles hérissés, à bec parsemé de poils apprimés très fins: Fleurs violacées. Mai, août ©. Région maritime. À. — Noirmoutier (Lloyd, Revellière). 512, Æ. mearitimum. Smith, Brit. 727, (E. maritime.) — Petite plante à tiges rameuses, poilues, étalées diffuses en toufles ; feuilles pétiolées, cordiformes ovales obtuses, hispides, incisé-crénelées ÿ stipules membraneuses souvent rougeätres, pédoncules à 1-2 fleurs petites, sépales lancéolés à arête courte, pétales blanchâtresou carnés, le plus souvent nuls ; carpelles hérissés, à poils plus longs au sommet. Mai, septembre ©. Rochers et coteaux de la région mx ritime. RR. — Noirmoutier, Le Pilier (Revellière). FAM. XXIV. OXALIDÉES. Calice à 5 divisions persistantes, corolle régulière, à 5 pétales un peu cohérents par la base, contournés dans le bouton, 10 étamines Souvent monadelphes, les inférieures plus longues, opposées aux pétales; anthères à 2 fentes; ovaire libre à 3 loges pluriovulées, pla- comas centraux, à styles; capsules à 5 loges polyspermes s’ouvrant OXALIDÉES. 150 longitudinalement sur les angles, graine entourée d’un arille charnu s’ouyrant avec élasticité par le sommet, embryon droit. Plantes à feuilles composées de 3 folioles articulées. 114. OXALIS. L. (Oxalide.) Calice persistant à 5 sépales ; 5 pé- tales égaux; 10 étamines, dont 5 alternes plus courtes; 5 styles à stigmates en pinceau; capsule oblongue polysperme, à 5 loges et à à angles; à à 10 valves, dont les bords rentrants forment des cloi- sons, se prolongeant jusque sur un aïe central, et se divisant avec élasticité; graines arillées. 513. O. Acetosella. [,. sp. 620. (0. oseille.) Vulg. Alleluia, Surelle, Pain de coucou, Oseille de Bücheron. -— Plante de 6 à 10 cent., souche rampante, souterraine, écailleuse, renflée à la naissance dés pétioles ; feuilles longuement pétiolées, à trois folioles obcordées un peu ve- lues ; pédoncule grêle, radical, uniflore, plus long que les feuilles, portant deux petites bractées vers son sommet; pétales ovales obtus striés. Fleurs blanches ou rosées, très rarement bleues, Avril, mai %. Bois couverts et montueux, haies ombragées, surtout dans les ter- rains siliceux ou granitiques. AC. — Nulle ou RR. dans les autres terrains. 514. O. corniculata, L. sp. 623. (0. corniculée). — Plante de 1 à 2 déc. toute pubescente grisâtre, racine fibreuse rameuse, sans sto- lons!; tige rameuse, étalée, diffuse, radicante, stipules oblongues, adnées au pétiole, folioles profondément échanerées en cœur ren- versé; pédoneules dressés, plus courts que les feuilles, pédicelles fructifères écartés, défléchis; bractées linéaires acuminées, sépales lancéolés, pétales jaunes obovales échancrés ou émarginés, dépas- sant un peu le calice, stigmates rapprochés, égalant les plus longues étamines ; capsules pubescentes grisâtres, atténuées en pointe. Juin, octobre ©) et @. Lieux cultivés, terrains sablonneux, murs. R. — CREUS. Ahun, Chambon, coteaux de la Voëxe (Pailloux). — Hte-VieN. Limoges, Eymoutiers. — Env. du Mans. — Saumur, Angers, Segré. — Nantes, AC. 515. ©. Navieri. Jord.! Arch. Bill. p. 311. (0. de Navier.) — Plante de 2 à 4 déc. parsemée d’une pubescence courte et lâche; racine grêle, sans stolons; tiges nombreuses, déclinées et à peine radicantes à la base, puis redressées, pétioles semi-cylindriques à stipules nulles ou très petites, folioles profondément échancrées en cœur renversé ; pédoncules dressés à 2 à 5 fleurs, pédicelles fructifères défléchis, bractées linéaires presque obtuses; calice à lobes inégaux entiers, linéaires oblongs obtus; pétales jaunes oblongs obovales, dépassant 2 fois le calice; stigmates émarginés droits, rapprochés, puis un peu étalés, égalant à peine les plus longues étamines, cap- sule linéaire oblongue, pentagone, presque subitement rétrécie en pointe. Mai, octobre © et ©. Lieux cultivés, bords des murs. RR.— Hte-Viex. Environs de Limoges (Lamy). 516. ©. stricta. EL. sp. 624. (0. dressée.) Dub. Orl. n° 1126. — Plante de 1 à 3 déc. presque glabre; racine fibreuse émettant des stolons charnus, rampants; tige dressée, un peu rameuse au sommet ; pétioles sans stipules ; folioles obcordées ; pédoncules dépassant les pétioles; pédicelles dressés; pétales entiers obtus ; capsules presque 136 BALSAMINÉES. glabres. Fleurs jaunes, Juin, octobre %. Lieux frais cultivés. jardins, champs, haies, prés, bois. C. Bords de la Loire, de l'Allier, du Cher, ete. Obs. Une forme plus petite (0. diffusa N.), offre le port de l'O. corniculata, par ses tiges diffuses” ses feuilles un peu velues grisätres, ses pédicelles défléchis, mais se rapproche de l'O. stricta par l'ab- seuve des stipules et par les stolons charnus, ruugeätres. C. aux bords de lu Loire, du Cher. — Notre O0. stricla me semble être tout à fait celle décrite et figurée par Morison, cité par Linné comme inventeur de l'espèce dont la graine avait été apportée de la Virginie. Îl est à remarquer que Morisun, ui avait su découvrir l'O. corniculata à Nantes, n'avait pas observé l'O. stricta dans la vallée de la wire, où elle est aujourd'hui si répandue. Tournefort et Vaillant ne l'avaient pas vue non plus aux environs de Paris. Élle n'est également connue que depuis le xix° siecle à Strasbourg, où elle est aujourd’hui très commune (Kirschkl. FL. als. p. 153.) On peut donc la considérer comme uve plante étrangère qui a acquis l’ind'génat. C’est pour ces motifs que je n’ai pas adopté le nom O. Europæw, proposé par M. Jordan. FAM. XXV. BALSAMINÉES. Fleurs irrégulières anomales : calice à 4 sépales inégaux, dis- semblables, 2 extérieurs petits, ovales, aigus, caducs, À supérieur grand voûté, 1 inférieur plus grand, se terminant en éperon allongé ; corolle de 4 pétales inégaux, ouverts, soudés deux à deux par la base; 5 étamines un peu obliques, à filets courts plus ou moins ad- hérents entre eux, anthères basifixes à loges soudées dans toute leur longueur, et rapprochées autour de à stigmates connivents ; capsule ovoide, oblongue, à 5 loges polyspermes, éclatant à la matu- rité en 5 valves qui se roulent en spirale vers le pédoncule, graines fixées sur un axe central. Plantes herbacées, succulentes, à feuilles sans stipules, ordinairement alternes. 115. IMPATIENS. L. ([mpatiente.) Cinq stigmates soudés ; cap- sule prismatique-cylindracée, à valves s’enroulant, à la maturité, de la base au sommet. 517. I. noli taagere. L. sp. 1329. (I. n’y touchez pas.) Vulg. Balsa- mine sauvage. — Tige de 2 à 8 déc. droite, rameuse, glabre, suceu- lente, renflée à la base des rameaux; feuilles pétiolées ovales, lar- sement dentées; pédoncules axillaires multiflores; fleurs pendantes à éperon recourbé; capsules oblongues anguleuses, éclatant au moindre contact. Fleurs jaunes piquetées de rouge intérieurement. Juin, août ©. Lieux frais et couverts, ruisseaux des bois. R. — Yon. Bords du Cousin près Avallon. — COTE-D'OR. St-Martin-de-la-Mer, Vallée de Fétigny. - MÈv. Vallées de l'Yonne.et de la Cure, St-Léger- de-Fougeret, St-Honoré, St-dean-aux-Amognes, bords du Rio à Chan- tenai. — S.-ET-L. Montjeu, Monthelon, Sommant, Ornée. — Région des montagnes. C. — ALL. Cusset, Vichy, Molle, Le Breuil, Châtel de Mon- tagne, Le Mayet, St-Nicolas. — Creuse. Chambraud, Ahun, St-Sulpice, Guéret, ete. G. — Enb. Bassin de l'Indre au-dessus de la Châtre, — Naen. Valette, Saulgé, entre Avalles et l'Ile-Jourdain. — Inv.-£1-L. Bourgueil, vallée du Ruau. — M.-Er-L. Brain-sur-Allonnes, ruisseau de Jarrye, St-Sauveur-de-Landemont, bords de la Divatte. —Loir.-Inr. La Divatte, Pont-Chapeau près Ancenis. Obs. La Balsanine des jardins (Dm. Balsamina L.) est originaire de l'Inde. On cultive partout la Capucine (Tropæolum majus L.) origmaire du Pérou. FAM. XXVI. ZYGOPHYLLÉES. Calice libre, pétales en nombre égal aux sépales. étamines en nombre double; ovaire à plusieurs loges bi ou multiovulées; fruit capsulaire, feuilles opposées, munies de stipules. ZYGOPHYLLÉES. 137 116. TRIBULUS. L. (Tribule.) Cinq sépales caducs, 5 pétales étalés; 10 étamines libres, stigmate sessile rayonnant ; 5 carpelles durs, triangulaires à pointes épineuses, divisés intérieurement en plusieurs loges monospermes. 518. T. terrestris. L. sp. 554. (T. terrestre.) — Plante de 1 à 6 déc. velue grisàtre; racine grêle blanchâtre, tige rameuse, diffuse, étalée ; feuilles ailées à 5 ou 6 paires de folioles un peu obliques, oblongues, pédoncules axillaires, uniflores, plus courts que les feuilles ; 5 car- pelles pubescents hérissés de pointes divergentes et réunis en étoile. Fleurs jaunes. Juin, septembre ©. Lieux secs. RR. — Sables mari- times, Pouliquen (Lloyd). — Noirmoutier (Revellière). FAM. XXVIL. RUTACÉES. Calice de 3 à 5 sépales plus ou moins adhérents par la base; pétales en nombre égal aux divisions du calice, alternant avec elles, et insérés devant un disque charnu, glanduleux, qui porte les éta- mines; 6 à 25 étamines; un style surmontant un ovaire à 3 ou 5 lobes; capsule à 3 ou 5 loges. s’ouvrant par le sommet. Embryon droit à radicule supère. Herbes ou sous-arbrisseaux à feuilles par- semées de points glanduleux translucides. 117. RUTA. L. (Rue.) Calice persistant à 4 ou 5 divisions; 4 à à pétales concaves, ouguiculés ; réceptacle muni de 8 à 10 points nec- tarifères ; 8 à 10 étamines; capsule à 4 ou 5 loges; fleurs en corymbe, la terminale à parties quinaires, les autres à quatre parties. 519. KR. graveolens. L. sp. 548. (R. fétide.) — Tige de 6 à 9 déc. droite, ligneuse à la base, très rameuse au sommet; feuilles glauques, d'une odeur forte et pénétrante, découpées en lobes ovales oblongs, obtus, un peu charnus, le terminal obovale. Fleurs d'un jaune pâle, en corymbe; capsules à lobes arrondis obtus. Juin, août %. Lieux secs et pierreux, vieilles murailles. R. — ALL. Cofeau des Célestins à Vichy. — Nièv. St-Parize-le-Châtel. — {nb.-£r-L. Rochers de Coursay. — Poitiers. — M.-ET-L. Rochers de Parnay, Champigny-le-See, St-Mace, St-Pierre-en-Vaux ! Obs. Elle couvrait autrefois les murs du chäleau de la Ferté-Langeron. On la cultive fréquemment. — On cultive, sous le nom de Frazxinelle, le Dictamnus fraxinella Pers. D. albus L. à fleurs rouges ou blanches, originaire du midi de la France, et qui-se retrouve aux environs de Dijon. FAM. XXVIIH CÉLASTRINÉES. Calice à 4 à 6 divisions imbriquées dans le bouton; 4 à 6 pétales insérés au bord d'un disque hypogyne; 4 à 6 étamines alternes avec les pétales, et insérées au bord du disque ou sur lui; 1 style ou 2 ou 3 soudés, à stigmates à 2 ou à lobes; ovaire libre à 2 ou 4 loges pluriovulées, à ovules dressés; fruit capsulaire. Arbrisseaux à feuilles simples ou ailées. 118. EVONYMUS. L. (Fusain.) Calice plane à 4 à 6 divisions; 4 à 6 pétales, 4 à 6 étamines msérées sur le disque; { style, capsule à 3 ou 5 loges et à 3 ou 5 angles à valves portant la cloison sur leur milieu; graines selitaires dans chaque loge et plus ou moins entou- rées par un arille charnu. 138 CÉLASTRINÉES. EVONYMUS. 520. E. Europæus. L. sp. 286. (F. d'Europe.) Vulg. Vriele, Bomnet- Carré. — Arbrisseau droit, à jeunes rameaux tétragones; feuilles op- posées ovales ou elliptiques lancéolées aiguës, finement denticulées, glabres; pédoncules comprimés axillaires, portant des petits sertules de fleurs d’un blane verdâtre; pétales oblongs ; capsules lisses ordi- nairement à 4 angles obtus, roses; arille orangé entourant complète- ment la graine qui est blanche, Mai, juin, Haies et bois. C. Obs, Le Staphylier à feuilles ailées (Staphylea pinnata L.) est cultivé dans les bosquets sous le nom de Faux Pistachier, Nez coupé. Mutel l'a mal à propos mdiqué à Avallon, où il n'est pas sponz tané. FAM. XXIX. RHAMNÉES. Calice à tube persistant adhérent à l'ovaire, à 4 ou 5 lobes caädues. contigus dans le bouton 4 à à pétales alternes avec les lobes du calice, souyent très petits et en forme d’écailles; 4 à 5 étamines opposées aux pétales ; ovaire à 2 à 4 loges, entouré d’un disque glauduleux; 1 à 3 styles; 2 à 5 stigmates, fruit charnu. Arbrisseaux à feuilles simples, fleurs petites axillaires. 119. RHAMNUS. &. (Nerprun.) Calice urecolé à 4 ou b lobes étalés, à base persistante au-dessous du fruit; 4 à à pétales quel quefois nuls; 4 à 5 étamines oppositives; 2 à 4 stimates; fruit bac- ciforme à 2 ou 4 nucules carÿlagineuses renfermant une graine mar- quée d’un sillon profond. * Fleurs hermaphrodites à à parties, 1 stigmate. 521. R. Frangula. L. sp. 280. (N. bourdaine.) — Arbrisseau droit à rameaux pubérulents non épineux; feuilles ovales elliptiques, acu- minées, entières, glabres, nerveuses; fleurs axillaires, pédoneulées, d’un blanc verdâtre. Baies rouges devenant noires en automne. Mai, juillet. Lieux frais, bois humides. C. ** Fleurs diviques polyqames à 4 ou à parties, 2 à 3 stigmates. 522. R. catharticus. L. sp. 279. (N. purgatif.) — Arbrisseau à ra- meaux un peu piquants au sommet; feuilles ovales ou arrondies, denticulées, à dents glanduleuses, à nervures convergentes peu nom- breuses; fleur d'un jaune verdâtre en faisceaux axillaires; baies noires globuleuses. Juin, juillet. Bois, haies. C. 523. I. alpinus. L. sp 280. (N. des Alpes.) — Arbrisseau dressé un peu diffus, tortueux, à rameaux nou épineux; feuilles ovales ellipti= ques acuminées, d’un vert jaunâtre, finement denticulées, presque plissées par la saillie.des nervures latérales qui sont obliques, paral- lèles et au nombre de 10 à 45 de chaque côté. Fleurs verdâtres en petits faisceaux axillaires. Baies noires. Mai, juin. Bois montagneux, rochers calcaires. RR.— S.-Et-L. Desize, Rémigny, St-Sernin (Carion). 524. R. Alaternus. L.. sp. 281. (N. Alaterne.) — Arbrisseau à ra- meaux dressés alternes, non épineux, toujours vert; feuilles fermes, persistantes, glabres, ovales ou elliptiques, plus ou moins dentieu- LÉGUMINEUSES. 139 lées ; fleurs verdàtres en grappes axillaires, baies noirâtres. Avril, juin. Rochers. RR. — AC. autour de Poitiers, — Thouars. — M.-ET-L. Coteau d'Epire, FAM. XXX. TÉRÉBINTHACÉES. Fleurs souvent unisexuelles; calice petit, persistant à 5 divisions (parfois de 3 à 7), pétales imbriqués ou seulement contigus dans le bouton, insérés sur le calice et en nombre égal à ses divisions; étamines libres et insérées devant un disque entourant l'ovaire, ou soudées à la base si le disque manque; 1 à 5 stigmates simples; fruit sec ou charnu uniloculaire indéhiscent. — Arbres ou arbrisseaux à feuilles alternes sans stipules. 120. RHUS. L. (Sumac.) Fleurs hermaphrodites ou polygames à ù parties ; 3 styles ou 3 stigmates sessiles ; fruit drupacé à 1 ou quel- quefois 2 ou 3 graines. 525. KR. Cotinus. L. sp. 383. (S. Fustet.) — Arbrisseau à feuilles simples, ovales, arrondies, entières, fermes, glabres, odorantes; fruit glabre veiné, fleurs petites verdàtres en panicule très lâche, entremélées de filets allongés et hérissés, qui sont des pédoneules stériles. Mai, juin. Lieux pierreux et montueux. RR. —5S.-E7-L, Bois de la Tour près Cluny. Obs. On le cultive souvent dans Jes hosquets, ainsi que quelques autres, dont les prineipaux sont: 1° le Sum. des corroyeurs (Rhus coriuria L.). feuilles ailées avec impaire (comme dans les sui- vantes) à folioles ovales vertes et pubescentes en dessous. fleurs verdàtres; 2° le Sum. glabre ou vinaigrier (Rhus glabrum ..). folioles lancéolées glabres blanchâtres en dessous, fleurs jaunâtres 4 3° le Sum. de Virginie (Rhus typhinum L.) folioles lancéolées tomenteuses en dessous, fleurs d'un rouge amaranthe. À cette famille appartiennent encore le vernis du Japon (Ailantus glandulosa Desf.), grand et bel arbre, et le Plelea trifoliata L. que ses fruits aîlés ont fait nommer Orme de Samarie. FAM. XXXI. LÉGUMINEUSES OU PAPILIONACÉES. Calice à 5 dents souvent inégales, ou à 2 divisions profondes en forme de lèvres; à pétales insérés au fond du calice, irréguliers, 1 supérieur plus grand nommé éfendard; 2 latéraux nommés ailes, et 2 inférieurs soudés en un seul nommé carène; 10 étamines rarement libres, mais soudées par les filets, en { ou 2 faisceaux (le plus sou- vent 1 libre et 9 soudées); ovaire simple supérieur à 1 style et 1 stig- mate peu distinct; fruit sec, uniloculaire, bivalve à placenta uni- latéPal (Gousse ou Léqume); graines attachées à une seule suture alternativement à chaque valve, cotylédons épais, périsperme nul ou très mince. (Dans quelques genres la suture inférieure du légume se prolonge à l'intérieur de manière à former 2 loges; dans d’autres il est partagé transversalement par des étranglements ou articulations séparables à la maturité.) Plantes herbacées ou ligneuses à feuilles ordinairement composées et munies de stipules. 121. ULEX. Z. (Ajonc.) Calice muni, à la base, de deux petites braetées, persistant et profondément divisé en deux lèvres carénées, la supérieure à deux dents, l’inférieure à trois ; étamines toutes sou- dées; légume bivalve; uniloculaire, renflé, contenant plusieurs graines, et dépassant peu le calice. — Tiges ligneuses, rameuses et très épineuses. 140 LÉGUMINEUSES. ULEX. 526. U. Europæus. L. sp. 1045. Sm. Brit. 756. (A. d'Europe.) Vulg. donc-marin. — Arbrisseau touffu de 4 mèt. et plus; tige dressée très rameuse, à rameaux droits pubescents, hérissée d’épines acérées sillonnées; feuilles très petites lancéolées linéaires, terminées en ointe piquante plane; fleurs grandes, d'un jaune clair, à Vaisselle des euilles adultes; bractéoles contiguës au calice, grandes, ovales, plus larges que le pédoncule, enveloppant d'abord le jeune bouton obtus, calice hérissé de poils roussâtres semi étalés, ailes courbées plus longues que la carène, se recouvrant à leur sommet, légumes velus, mûrissaut dans le cours de l'été et s’éclatant avec bruit. Décembre, juin. Lieux stériles, haies des lieux sablonneux. Spontané çà et là dans les bois et les landes. Obs. Plusieurs espèces sont peut-être confondues sous ce nom: celle de l'Ouest que j'ai décrite diffère peut-être de la plante de la Limagne, de l'Allier, de la Creuse, de la Haute-Vienne. que que!- ques bolanistes avaient prise pour l'U. provincialis. Lois. Peut-être aussi ce nom at-il été appliqué Part suivante, que je crois avoir apperçue fleurissar à la fin de juillet, aux environs de Vi- 527. U. Gaïlüi. Planch. Annal. bot. 3e Sér. t. x1, p. 213 (A. de Le- gall.) U. provincialis. Leg. fl. Morb. — Arbrisseau de 5 à 9 dée. à rameaux ascendants, feuilles d’un vert glaucescent, presque comme dans le précédent, fleurs médiocres d’un jaune orangé, solitaires à l’aisselle des feuilles adultes, bractéoles apprimées sur le calice, ovales oblongues aiguës égalant la largeur du pédicelle, calice légèrement pubescent ; étendard large ovale, ailes un peu plus longues que la carène, mais dépassées par elle dans la jeune fleur à cause de leur courbure ; légume hérissé ovoide oblong à peine plus long que le calice, mûrissant au printemps qui suit là fleuraison et s'ouvrant avec élasticité. Août, décembre. Landes, boïs, haies. — Belle-ile en mer et probablement dans notre région de l'Ouest. 528. U. nanus. Sinith. Brit. 757. (A. nain.) Dub. Orl. 1955. Vulg. Bruyère jaune — Sous arbrisseau très bas à rameaux tombants ou ram- pants, rarement redressés, pubescents très épineux ; feuilles linéaires étroites, terminées en pointe épineuse, plus courtes et plus serrées que dans les précédents; fleurs axillares petites, d’un jaune clair, bractéoles du calice petites, oblongues plus étroites que le pédicelle, calice très finement pubescent à dents lancéolées écartées, ailes presque planes évidemment plus courtes que la carène; légumes mürissant la seconde année et longtemps persistants. Juillet, octobre. Lieux stériles, landes, Gastines bruyères. C. 122. SAROTHAMNUS. Wimmer. (Sarothamne.) Calice à 2 lèvres ouvertes scarieuses, la supérieure à 2 dents, l’inférieure à 3; éten- dard lâche ne recouvrant pas les étamines; étamines monadelphes; style velu très allongé, roulé en spirale pendant la fleuraison, aplani d’un côté, renflé au sommet et terminé par À stigmate eapité, petit et pubescent: légume comprimé polysperme. 529. S. scoparius. Koch. svn. fl. Germ. Ed. 1, p. 152. S. à balais.) Spartium scoparium. L. sp. 996. Cytisus scoparius. Linck. Vulg. Genette à balais. — Petit srbrisseau à tige droite rameuse; rameaux glabres verts anguleux; feuilies petites pubescentes soyeuses et à 3 folioles sur les pousses stériles, souvent simples sur le haut de la tige; folioles ovales ou oblongues; fleurs jaunes, grandes, pédicellées , axillaires, solitaires, et rapprochées en grappe terminale; légume LÉGUMINEUSES,. Aal hérissé sur les bords. Avril, juin. Lieux stériles et sablonneux, bois. CC. 123. SPART:UM. XL. (Spartion.) Calice fendu supérieurement à une lèvre scarieuse au sommet et à 5 petites dents, étamines mona- delphes, style subulé non barbu, stigmate oblong spongieux adné la- séralement sous le sommet du style, carène fendue en 2 pétales. 530. S. junceum. L. sp. 995. (S. jonciforme.) Vulg. Genét d'Espagne. — Arbrisseau élevé droit, à jeunes rameaux jonciformes, flexibles, glabres , striés, feuilies peu nombreuses, oblongues rétrécies à la base, un peu soyeuses en dessous ; fleurs grandes odorantes, jaunes en grappes terminales, légume comprimé linéaire, pointu, à la fin glabre. Juin, juillet. Lieux secs. Naturalisé çà et là sur les rochers et même dans les bois. 124. GENISTA. L. (Genêt.) Calice à 2 lèvres, la supérieure à 2 dents, l’inférieure à 3; étendard oblong ovale, carène lâche, obtuse, plus longue que l’étendard, étamines monadelphes; style glabre, subulé, ascendant, à stigmate terminal, oblique et penché sur le côté intérieur du style. Sous-arbrisseaux à fleurs en grappes. * Tiges épineuses. 531. G. Anglica. [,. sp. 999. (G. d'Angleterre.) — Sous-arbrisseau de 3 à 6 déc. giabre dans toutes ses parties; tiges grêles, rameuses, nues à la base; rameaux à épines simples, les florifères non épineux; feuilles petites ovales lancéolées; fleurs axillaires en grappes feuil- lées ; légumes cylindriques, renflés, polyspermes. Fleurs jaunes. Avril, juin. Bois et bruyères humides ou argileuses. C. 532. G. Germanica. [. 6p. 999, (G. d'Allemagne.) -- Sous-abris- seau de 2 à 5 déc. velu pubescent dans toutes ses parties ; à épines souvent rameuses, tuberculeuses; tiges rameuses nues à la base; rameaux florifères non épineux; feuilles ovales lancéolées aiguës, veinées, d’un vert luisant, ciliées; grappes nues pubescentes, à bractées très courtes subulées ; légume ovale. Fleurs jaunes. Mai, juillet. Bois, pâturages. RR.— S.-ET-L. Bois de St-Emiland, Cluny, Cuiseaux. — ALL. Bochers de Tison près Vernoix. — CHER. Allouy, forêt du Rhin-du-Bois. — L.-Er-Cn. Pruniers. ** Tiges non épineuses. 533. G. purgans. L. sp. 999. (G. purgatif.) Spartium purgans. L. syst. 474. Sarothamnus—Godr. et Gr.—Sous-arbrisseau de 4 à 6 dée.; tige dressée très rameuse, à rameaux verts, rapprochés, cylindriques, striés ; feuilles petites peu nombreuses , lancéolées presque sessiles ou atténuées à la base, pubescentes soyeuses ; fleurs pédicellées en grappes eflilées ; pétales glabres égaux; légumes ovales oblongs velus soyeux. Fleurs jaunes. Avril, juin. Lieux sablonneux. — C. dans tout le bassin supérieur de la Loire. — GC. sur les alluvions et les îlots de la Loire, surtout jusqu'à Gien et Orléans. R. ailleurs. — NiÈv. St-Eloi, Sougy. — CREUSE. Gleny, Ajaïn, Anzème. — ALL. Coteaux de Cusset, Molle. — Hie-Viex, Hochers de la Gartamre, vis-à-vis le moulin d’Ar- dant, — M.-87-b, Juigné-sur-Loire, 4 142 LÉGUMINEUSES. CENISTA. 534 G: tinctoria. L. sp. 998. (G. des teinturiers.) Vulg. Génestrole. — Tige de 5 à 8 déc. redressée, à rameaux droits cylindriques striés anguleux, feuillés, glabres ou finement pubescents au sommet; feuilles lancéolées ou elliptiques, glabres ou pubescentes surtout sur les bords; pétales glabres presque égaux; légume glabre, comprimé aigu. Fleurs jaunes axillaires en grappes serrées. Juin, septembre, Bois, pâturages, prés. C. 535. G. Delarbrei. Lec. et Lamtt. Cat. p. 195, (G. de Delarbre.) G. tinctoria latifolia DG. G. pubescens Lang.?—Sous-nrbrisseau bien moins élevé que le G. tinctoria, quoique plus grand dans toutes ses parties ; tige divisée dès la base en rameaux étalés , dressés, glabres sillonnés, velus dans le haut; feuilles ovales ou lancéolées oblongues mucronées, les inférieures arrondies au sommet, luisantes, ciliées, fleurs grandes d’un beau jaune, axillaires en épi terminal, légume oblong, fortement comprimé, large, obtus, brusquement terminé en pointe très courte, graines d’un brun marron foncé. Juillet, août. Lieux frais des Monts-Dores. — Pentes du Cantal. 536. G. sagittalis. L. sp. 998, (G. à tiges ailées.) Cylisus sagittalis. Koch. syn. — Tiges de 1 à 3 déc. couchées, croissant en touffes, à rameaux ascendants herbacés pubescents, conime articulés, com- primés et bordés de membranes kerbacées en forme d'ailes; feuilles ovales lancéolées velues, peu nombreuses; grappes courtes termi- pales serrées; corolle glabre à carène ciliée; légumes pubescents. Fleurs jaunes. Mai, juillet %. Coteaux, bois secs , pâturages élevés. GC. manque dans quelques contrées. 537. G. prostrata. Lam. Dict. 2, p. 618. (G. rampant.) G. Halleri. Reyn. Spartium decumbens. Durande, Bourg, p. 299. Cytisus — Walp. Tiges de 4 à 3 déc. étalées, couchées, à rameaux striés angnleux un peu velus; feuilles obovales lancéolées pubescentes; fleurs axillaires, pédicellées, dressées en grappes lâches, feuillées, unilatérales; corolles glabres à étendard veiné; pédicelles, calices et légumes hérissés de poils étalés. Fleurs d’un beau jaune. Mai, juillet. Coteaux secs et pierreux des terrains calcaires. R. — S.-r7-L. Decise, St- Sernin-du-Plain, Mercurey, Remigny. — CotTe-#’0r. Nolai, Mon- -ceaux.— Yon. Tonnerre, Sermizeile, Voutenai.— Hie-LoiRe. Env. du Puy, bois de Doue. -— Plomb du Cantal. (à fleurs plus grandes plus pé- dicellées). Une forme glabre (G. diffusa W.) croit mêlée au type dans la Côte-d'Or. 538. G. pilosa. L. sp. 999. (G. velu.) — Tiges de 2 à 8 déc. tuber- culeuses, rameuses, couchées à la base, à rameaux redressés, striés, couverts, comme presque toute la plante, de poils courts soyeux apprimés ; feuilles obovales lancéolées, pliées, soyeuses surtout en dessous ; fleurs axillaires, courtement pédicellées en grappes lâches feuillées ; corolles soyeuses en dehors ; pédicelles. calices et légumes couverts de poils courts soyeux et couchés. Fleurs jaunes. Avril, juin. — Varie à longs rameaux redressés, ou à tiges très courtes tout à fait apprimées sur la terre, dans les lieux secs et battus. — Bois secs, coteaux, bruyères, dans les terrains graveleux, lés mines de fer. AC. — Manque dans quelques contrées. 125, CyTisUs. 2. (Cytise.) Calice à 2 lèvres, la supérieure à 2 CYTISUS. LÉGUMINEUSES. 4143 dents, l’inférieure à 3; étendard large, carène obtuse renfermant lés étamines qui sont monadelphes; style subulé, ascendant, à stigmate terminal en tête, oblique un peu penché sur le côté extérieur du style et entouré de poils courts. Tiges ligneuses, feuilles composées à 3 folioles. 539. C. Laburnum. L. sp. 1041. (C. faux ébénier.) Arbré à jétnès pousses pubescentes, soyeuses; feuilles pétiolées à 3 folioles ovales oblongues mucronées, très entières, finement pubescentes en des- sous; fleurs d’un jaune clair, nombreuses, en grappes pendantes ; calices et légumes couverts de poils soyeux, apprimés et très courts. Mai. Bois montagneux, rochers calcaires. R. — S.-Er-L, Roches d'Agnéux, Decise, Chamilly. — Core-n’On. Bois d’Ivry, Nolay, St- Aubin. — Cultivé partout et sous-spontané dans les haies, les parcs. Obs. On cultive dans les mêmes lieux le €. sesxilifolius L. sous le nom de Trifolium : avbrisseau glabre, à grappes droites et folioles arrondies presqne sessiles. 540. C. capitatus. Jacq. fl. Aust. t. 33. (CO. en tête.) — Sous- arbrisseau de 4 à 6 déc. parsemé de poils étalés d’un blanc sale ou jaunûtre; tiges dressées, cylindriques noirâtres à rameaux redressés ; folioles ovales ou elliptiques obtuses, velues; fleurs nombreuses, terminales réunies en Capitule, du centre duquel partent souvent de jeunes rameaux; pédicelles extérieurs munis de petites bractées li- néaires; légumes un peu arqués très hérissés, ainsi que les calices. Fleurs jaunes à étendard orangé. Juin, août. Coteaux secs et calcaires, bords des bois. RR. — S.-£Tr-L. Bois de Gergy, Demigny (Cerçot). — Cultivé souvent dans les jardins. 541. C. supinus. L. sp. 1042 à. (C. couché.) GC. supinus. Reich. non Jacq. — Tiges de À à 4 déc. très rameuses, couchées, rampantés, à rameaux grèles étalés, les floraux seulement un peu redressés, velus; folioles obovales hérissées ; fleurs en têtes terminales au nombre de 2 à 6; pédicelles très courts, les extérieurs munis de petites brac- téés ; Calices et légumes herissés de poils étalés plus où moins abôon- dants. Fleurs jaunes à étendard à la fin orangé. Coteaux secs et calcaires, bords des bois. — Midi de l'Yonne. — Nièv. Clamecy, Roches de Basseville.— Loir. Malsherbes, Saran, Chanteau, Chaïngy, forêt d'Orléans. — CuEr. AC. Bourges, Gron, Soye, Lissay, St-Germuin, Uzay, Farges, St-Loup, Chavannes, Châteauneuf, St-Florent, Charost, Trouy, Subdray, Villeneuve, Morthomier, Chapelle-St-Ursin, Marmagne, Vinon, Sancerre. — Inn. Issoudun, St-Maur, Le Blane, Fontgombaud, St-Gaultier, — L.-ET-Cn. Si-Aignan, forét de Russi près Blois, — INp.-Tt-L. Parc d'Athée, Ste-Maure, Ports, Autogny, Brixay, env, de Chinon. — Vien. Env. de Loudun, de Poitiers. x 542. C. prostratus. Scop. Carn. 2, p. 70. (C. abattu.) — Sous- arbrisseau de 2 à 5 déc. tout hérissé de poils blancs lainéux étalés, tiges rameuses dès la base, un peu verruqueuses, couchées, à ra- meéaux ascendants grêles, folioles obovales ou elliptiques, obtuses ou mucronulées, couvertes de poils apprimés, plus pâles en dessous ; pédicelles à peu près moitié plus courts que le calice , faisceaux de 1 à 3 fleurs axillaires et terminaux, rapprochés dans la partie supé- rieure des rameaux ; calice allongé tubuleux jaunâtre, hérissé, plus long que la moitié de la corolle; légume comprimé, droit ou un peu arqué, hérissé de poils étalés, Fleurs jaunes, brunissant en dedans, 144 LÉGUMINEUSES. Mai, juillet. Coteaux secs, calcaires, bords des bois, RR. — Vin. Cheneché (Guyon). 126. ADENOCARPUS. DC. (Adénocarpe.) Calice à 2 lèvres, la supérieure bifide, l’inférieure plus longue à 3 lobes; carène obtuse renfermant les étamines monadelphes; légume oblong, plane com- primé, tout couvert de glandes rudes un peu pédicellées. 543. A. parvifolius. DC. fl. fr. 5, p. 550. (A. à petites feuilles.) Cytisus — Lam. C. divaricatus Lher. C. complicatus DC. — Arbrisseau droit à rameaux divergents étalés, pubescents au sommet, feuill :s petites à 3 folioles un peu pliées, glabres en dessus, un peu velues en dessous; fleurs jaunes en grappes terminales, à bractées linéaires caduques, glanduleuses, ainsi que les calices et les fruits, étendard pubescent en dehors. Juin, juillet. Bois et bruyères. RR. — AC. dans la Corrèze : Treignae, Soudanas, Chamberet, ete. — Hte-Vren. Chäleauponsat (Lamy). — INn.-ET-L. Richelieu (Gay). — VENDÉE: St- Pierre-du-Chemin (Revellière), Mortagne (Genevier). 127. ONGKN:S. L. (Bugrane.) Calice persistant à D divisions li- néaires ouvertes; étendard large strié, carène prolongée au sommet en pointe acuminée; étamines monadelphes ; légume sessile renflé à peu de graines. Tiges sous-ligneuses, à feuilles ternées et stipules eugainantes. * Fleurs roses ou blanches. 544. ©. campestris. Koch et Ziz. (B. champêtre.) 0. spinosa. L. sp. 1006. var. b. — Souche longue, verticale non traçante; tiges de 3 à 6 déc. dures, brunâtres, diffuses redressées , finement pubescentes, à rameaux épineux; folioles petites cunéilormes oblongues dentées; presque glabres non visqueuses; stipules cordiformes ovales aiguës dentées; fleurs rouges axillaires, solitaires à très court pédicelle; légume velu à 3 graines et plus long que le calice. Juillet, sept. %. Champs arides, paturages. R. — Puy-pE-D, Lx Limugne, sables de l'Allier. — ALL. Gannat, Poëzat, Ecurolles. — Cner. Baugy, Moulins- en-Septaine, Turly, Chapelle-St-Ursin, Marmagne, Mehun. — Ab. Issoudun. 545. ©. repens. L. sp. 1006. (B. rampante.) On arvensis. Lam. — procurrens. Wallr. Vuig. Arréle-Bœuf,;Tendrons. — Plante de 2 à 6 déc. velue plus ou moins glanduleuse, visqueuse souvent fétide ; souche rameuse, longuement rampante; tiges dures radicantes à la base, couchées, à rameaux épineux ascendants; folioles ovales, ar- rondies on oblongues, velues visqueuses; stipules larges ovales dentées; fleurs roses où blanches, axillaires solitaires à court pédiz celle ; légume pubescent à 2 graines et plus court que le calice. Juin, septembre. Lieux stériles et sablonneux, champs. CC. — Varie comme l'espèce précédente à épines presque nulles. Obs. Les formes principales réunies iei sont : 1° 0. repenx L. velu grisûtre, tout couché , feuilles petites, obovales arrondies. Sables maritimes et alluvions récentes de la Loire. — 2° O confusa N O antiquorum Bast. Desv. non L. très épineux, peu velu, en petits buissons dressés ou ascendants feuilles petites elliptiques, fruit à 1 ou 2 sraines ne dépassant pas le calice Îles et vallées de l@ Loire, ulluvions anciennes. — 3° 0. arvensis Lamk. Robuste, tise allongée souvent lombante, folioles larges ubovales, fleurs plus grandes. Champs et lieux vagues. C. — 4° Elatior Flor. cent. Tige ascendante ou presqhe droite atteignant 1 mèt., pea épineuse, velue slanduleuss un peu fétide ; folioles ovales ohlongnes dentées, les supérieures solitaires ; fleurs axillaires, parfois géminées, Bois taillis. G. — 10 hivcima Jacq. — altissima Lamk. diffère par ses fleurs géniinées, rapprochées en épis serrés au goomet des rameaux, ONONIS. LÉGUMINEUSES. 445 ** Fleurs jaunes. 546. O. striata. Gouan. Illust. 47. (B. striée.) — Tiges de 4 à 2 déc. grêles, rameuses, couchées, diffuses, plus ou moins pubescentes ; feuiiles à 3 folioles cunéiformes obovales, fortement striées nerveuses, bordées de dents droites aiguës ; stipules oblongues striées dentées ; fleurs jaunes courtement pédicellées, axillaires, rapprochées en tête au sommet des rameaux; calice velu glanduleux, à lanières sétacées plus courtes que la corolle et plus longues que le fruit. Juin, juillet %. Coteaux arides, lieux secs et pierreux. R. — CHER. Sancerre, Vinon, Bourges, Chapelle-St-Ursin, Morthomier, St-Florent, Subdray, Suye, Ste-Radegonde. — Vien. Moulinel, Auzsance, Smarve (Del.). 547. O. Columnæ. All. fl. ped. t. 20, f. 3. (B. de Columna.) On. parviflora, Lam. — Tige de 1 à 2 déc. grêle, un peu rameuse, ascen- dante, pubescente, couverte inférieurement par les stipules persis- tantes, folioles pubescentes un peu visqueuses, obovales oblongues obtuses, striées nerveuses, denticulées, les florales souvent simples ; stipules lancéolées acuminées, finement denticulées apprimées ; fleurs jaunes, petites, sessiles, axillaires, rapprochées en épi; calice jaunâtre velu glanduleux, à lanières subulées, dépassant souvent la corolle, et presque égales au fruit. Juin, août %. Lieux secs et pierreux, co- teaux. R. — Midi de l'Yonne. — Nièv. Clamecy, Varzy, Tronsanges. — Cuer. Bourges, St-Michel, St-Florent, Chavannes. — ALL. Mont- Libre près Gannat. — Pux-be-D. La Limagre, Dallet, Cournon, ete. C. — Inp. Issoudun, St-Marcel, Fontgombaud. — L.-er-Cn. Moulin de St- Gervais, Blois, Châleauvieux. — Loir. Env. d'Orléans, coteau St-Loup, bois de Folleville. — Inb.-£Tr-L. Coteaux de la Vienne, Vouuray, Roche- corbon, ete. — VIEN. Env. de Poitiers, Vendeuvre — DEUx-SÈY. St- douin, St-Loup, Thouars. — M.-ET-L. Brésé, forét de Fontevrault, Puy- Notre-Dame, Doué, Martique. 548. O. Natrix. L. sp. 4008. (B. gluante.) Vulg. Cogsigrue. — Plante de 3 à à déc. velue glanduleuse, visqueuse, fétide; tige presque ligneuse, rameuse, étalée ascendante ; folioles ovales oblongues obtuses denticulées; stipules oblongues acuminées très entières ; pédoncules uniflores axillaires, plus longs que les feuilles, munis, au Sommet, d'une arête subulée et disposés en épis feuillés; légumes oblongs renflés pendants. Fleurs grandes, jaunes, plus ou moins striées de pourpre. Champs pierreux, coteaux, bords des chemins. AC. — Midi de l'Yonne. C. — Nièv. Garchizy, Germigny, Tronsanges, Garchy, Neuvy,C. surtout à Clamecy, Billy, Villiers-sur-Yonne, Surgy, Rix, Armes, Dornecy. — CHER. Gron, Lafaye, Bourges, Lissay, Cha- livoy-Milon, Uzay, Orval, Chavannes, Charost, Mehun, Berry. — np. Issoudun, Argenton, Fontgombaud, Clion. — L.-er-Cn. Huisseau-en- Sologne, de St-Aignan à Montrichard. — Loir. Ingré, St-Ay. — Env. de Tours, Chinon. — Poitiers. — Thouars. — Saumur, Doué. Gonnord. — La Sarthe. — Loïr.-INr. Arthon, Chemere. 128. ANTHYLLIS. L. (Anthyllide.) Calice à 5 dents, persistant oblong, fermé, renflé au milieu; pétales à carène obtuse ou à pointe courte, étamines monadelphes: légume ovale ou oblong à 1 ou 2 graines, renfermé dans le calice renflé et marcescent. Feuilles aïlées avec impaire, B, 40, 146 LÉGUMINEUSES. ANTHYLUS. 549. A. Vulneraria. L. sp. 1012. (A. vulnéraire.) Vulg. Triolet jaune. — Souche épaisse à tiges de 4 à 4 déc. nombreuses étalées ou un peu redressées, herbacées, rameuses velues; feuilles pubescentes fermes, ailées, les radicales rarement simples, folioles ovales oblon- gues entières inégales, l’impaire beaucoup plus grande, celles des feuilles supérieures plus étroites, moins inégales; fleurs serrées en capitules terminaux, souvent géminés et munis d’un involucre plus court que les fleurs; androphore en tube entier au moment de l'an- thèse, calice à 5 dents courtes, renfermant le légume stipité et terminé en pointe courte un peu arquée. Fleurs jaunes passant au rougeéâtre. Mai, juillet %. Prés*secs, pâturages, coteaux, bords des bois des terrains calcaires. C. ; 550. A. Dillenäi. Schulte. (A. de Dillen.) À. vulneraria rubriflora. De. — Racine grêle produisant plusieurs tiges de 1 à 3 déc. fermes, dressées où un peu étalées; feuilles couvertes en dessous et sur les bords d’une villesité blanche brillante, les inférieures souvent simples elliptiques lancéotées, ou n’offrant que quelques paires de folioles latérales, les supérieures ailées à folioies plus étroites, l’impaire plus grande ; fleurs souvent rouges, serrées en Capitules terminaux et axillaires souvent géminés, et munis d’un involucre égalant présque les fleurs ; androphore fendu supérieurement au moment de l’anthèse; calice hérissé à 5 dents courtes renfermant le légume longuement slipité et terminé par une pointe droite. Mai, septembre © et %. Coteaux arides au midi. R. — Cner. Massay, Nohan (Saul), Bourges, Subdray, Morthomier, Berry. — M.-er-L. Saumur à Champigny, Beau- lieu, Tigné. — Nixn. Les Ürmes. — DEUx-SÈV. Si-Loup, Thouars. Obs. La plante des rochers de Beaulieu à fleurs toujours rougrs, a produit de ses graines des ig- dividus à fleurs rouges, roses, blanches, jaunes-citron et mélangées, mais tous avaient un aspect très différent de l'A. vulneraria. Ces diverses variétés croissent dans quelques-unes des localités citées, 551. A. montana. {,. sp. 1012. (A. de montagne.) — Plante de 10 à 45 cent. presque ligneuse à la base, pubescente, soyeuse blanchäâtre, surtout dans sa jeunesse ; tiges en touffes étalées à rameaux re- dressés ; feuilles pubescentes soyeuses à felioles oblongues ou lan- céolées entières, nombreuses, petites, toutes égales; fleurs en capitule terminal ordinairement solitaire ; calice à 5 divisions su- bulées sétacées hispides. Fleurs rouges mêlées de violet, à étendard oblique. Mai, juillet %. Coteaux herbeux, rochers calcaires. RR, — Cuer. Chapelle-St-Ursin, Morthomier (Saul). 129. MEDICAGO. L. (Luserne.) Calice cylindracé à 5 dents ; ca- rène obtuse bifide ou échancrée, écartée de létendard; étamines diadelphes, ovaire arqué à style glabre; légume courbé en faux ou contourné en spirale, à une ou plusieurs graines. Plantes herbacées à feuilles à 3 folioles. * Léqume non épineux. 552. M. sativa. L. sp. 1096. (L. cultivée.) — Racine très longue; tige de 4 à 5 déc. droite, rameuse, anguleuse, glabre ou pubescente; folioles obovales oblongues dentées au sommet, un peu tronquées et mucronées ; stipules lancéolées aiguës presque entières ; grappes pédoneulées axillaires oblongues ; légumes contournés en spirale à 2 ou 3 cercles finement pubescents, peu veinés, à pédicelles plus MEDICAGO. LÉGUMINEUSES. 4111 courts que leur bractée. Fleurs violettes ou bleuâtres. Juin, sep- témbre %. Cultivée partout et spontanée dans les prés, au bord dés champs, etc. 553. M. media. Pers. Syn. 2, p. 556. (L. moyenne.) M. falcato-sa- tiva Rehb.— Tiges de 2 à 8 déc. nombreuses, grèles, rameuses, couchées à la base, et souvent tout étalées diffuses:; folioles obovales ou linéaires obiongues, denticulées au sommet, velues en dessous, stipules inférieures dentées; grappes courtes corymbiformes, pédon- culées axillaires; légume tortueux courbé en spirale, et formant un tour complet ; graines réniformes, jaunâtres. Fleurs jaunes, plus souvent bleues, violettes et mêlées de verdàire. Juillet, octobre %. Lieux secs, sablonneux, haies. C. 554. M, falcata. L. sp. 1096. (L. en faucille.) — Tiges de 9 à 9 dée. étalées ou redressées, à rameaux ouverts ; folioles obovales oblongues dentées au sommet, un peu tronquées et mucronées, un peu velues, celles des feuilles supérieures linéaires éiroites ; stipuies lancéolées acuminées entières, les inférieures dentées; grappes courtes, pédon- culées axillaires ; légumes courbés en faux ou un peu contournés, veinés, finement pubescents ; pédieelles plus longs que leur bractée; graines jaunes ovales comprimées. Fleurs jaunes, Juin, octobre %. Lieux secs, sablonneux, haies. C. 555. M. Lupulina. L. sp. 1097. (L. Lupuline.) Vulg. Mignonnette. Petit Triolet. — Plante de 2 à 5 déc. légèrement pubescente; tige ra- meuse faible, couchée ou redressée ; folioles obovales arrondies den- ticulées, un peu émarginées; stipules ovales lancéolées, acuminées dentées ou entières ; fleurs petites, serrées en capitule ovoide pé- donculé axillaire; légumes petits monospermes rériformes courbés au sommet, marqués d'un réseau de nervures, glabres ou hérissés de poils articulés. (M. Wildenowii Bonng) Fleurs jaunes. Mai, oc- tobre © ou @). Prés, lieux herbeux, bords des chemins. CC. Var. b. unguiculata. Ser. — Pétales et fruits remplacés par une foliole pliée et recourbée en forme de légume.'R: — Nevers, haies des Montapins. 556. M. ambigua. Jord.!(L. ambiguë.) M. marginata et AL. orbicularis Auct. plur. — Tiges de À à 3 dée. rameuses et diffuses, à la fin gla- bres; folioles obcordées ou obovales dentées au sommet, stipules à dents sétacées divergentes ; pédoncules axillaires, 4 à 4 flores; lé- gumes glabres, Veinés en réseau, contournés en 4 à 6 spires lâches formant un disque orbicul*re un peu convexe, large de 40 à 12 mill., à bords minces, planes un peu écartés les uns des autres à la matu- rité. Fleurs jaunes. Juin, juillet ©. Champs pierreux, coteaux eal- caires. AR. — Puy-pE-D. C. dans la Limagne. — ALL. Gannat, Mont- Libre. — Cuer. Bourges, Vasselay, Berry, Marmagne, St-Florent, Mehun, Sancerre, Blet. — Loir. Malsherbes, Pithiviers, Orléans, St-Denis, La Chapelle. — T,.-EeT-Cu. Blois, Cellette, Cheverni, Montrichard. — {nn.- ET-L, Coteaux de l'Indre, de Coursay à Montbason, de Bléré à St-Martin- le-Beau, St-Symphorien, ete. — AC. aux env. de Poitiers. — Thouars. — Saumur, Angers. — Ancenis. 557. M. scutellata. Allioni. (L, à scutelles.) Med. polymorpha. b. L. — Tiges de 2 à 3 déc. rameuses difluses, parsemées de poils 4148 LÉGUMINEUSES. | MEDICAGO, glanduleux ; folioles obovales ou elliptiques denticulées pubescentes en dessous ; stipules ovales acuminées dentées ; pédoncules axil- laires portant de 1 à 3 fleurs; légumes solitaires pubescents, forte- ment veinés en réseau, convexes en dessous, planes en dessus, formant une sorte de coupe contenant à ou 6 cercles concentriques et roulés en spirale l’un dans l’autre. Fleurs jaunes. Mai, juillet ©. Lieux cultivés. RR. — S.-ETr-L. Dans une ouche à Suin en Charollais (Carion.) — CnER. St-Florent, naturalisée dans les jardins (Tou- rangin). ** Légumes épineux contournés en spirale. 558. M. apiculata. Wild. 3. 1414. (L. à petites pointes.) Dub. Orl. 1284. — Tige de 2 à 5 déc. rameuse étalée, ou un peu redressée, glabre; folioles glabres cunéiformes obovales ou obcordées, denti- culées au sommet; stipules pinnatifides à dents sétacées ; pédoncules axillaires plus courts que les feuilles, portant un capitule de 3 à 40 fleurs; légumes agglomérés glabres à surfaces planes fortement marquées d’un réseau de nervures, à 2 ou 3 cercles bordés d'un double rang d’épines divergentes, droites ou un peu arquées, et plus courtes que le demi-diamètre transversal du légume. Fleurs petites rs beau jaune. Mai, juillet ©. Champs, lieux herbeux, prés secs. AC. Obs. Elle varie souvent sur les mêmes pieds à épines du fruit très courtes, presque tuberculeus:s (M. ap. confinis Koch), ou plus allungées aiguës (M. denticulata Mult.non W.). 559. M. denticulata. W\.3. 1414. (L. denticulée.) — Port de l’espèce précédente, dont elle diffère par ses pédoncules égalant ou dépassant les feuilles, par ses légumes un peu plus larges, à cercles bordés d’un double rang d'épines divergentes subulées, crochues au sommet et égalant la moitié du diamètre transversal du fruit, graines réni- formes. Fleurs jaunes. Mai, juillet. ©. Champs R. — Env. de Limoges (Lamy). — Haute-Loire. — Angers! — Nantes. Obs, 31. lappacea Lam. a les fruits deux fois plus gros que la précédente, chargés d'épines longues, étalées non divariquées, les graines oblongues. Je l'ai trouvée dans deux localités des env. d'Angers, où elle ne s’est pas maintenue, ayant été sans doute apportée accidentel lem ent Midi. 560. M. maculata. Wild. 3. 1412. (L. tachée.) Med. Arabica. AN. Dub. Orl. 4285. — Plante de 2 à 5 déc. parsemée de poils blanes articulés; tiges rameuses, faibles étalées; folioles obcordiformes cu obovales obtuses denticulées, ordinairement marquées au milieu d'une tache brune ; stipules ovales acuminées incisées dentées; pédoneules axillaires beaucoup plus courts que les feuilles, et portant de 4 à à fleurs ; légumes glabres à surfaces presqre planes blanchâtres plus ou moins uerveuses, à 4 ou à cercles à bords élargis sillonnés au milieu, et portant de chaque côté un rang d’épines subulées arquées et réfléchies en sens opposé. Fleurs jaunes. Mai, juillet ©. Prés, pelouses, lieux herbeux. C. 561. M. minima. Lam. Dict. 3, p. 636. (L. naine.) — Plante de 1 à 2 déc. pubescente, souvent blanchätre; tiges grêles, rameuses couchées ou redressées ; folioles obovales denticulées au sommet ; stipules ovales presque entières ; pédoncules axillaires, portant de 1 à 6 fleurs; légumes pubescents, rarement glabres, arrondis, à 4 ou 5 spires lâches, non veinées, bordées de chaque côté d’un rang d’épines çourtes, étalées, crochues au sommet, et marquées d’un sillon à la MEDICAGO. LÉGUMINEUSES. 149 base. Fleurs jaunes. Mai, juillet ©. Lieux seés, pierreux ou sablon- neux. C. Alluvions et levées de la Loire et de l'Allier, etc. Var. b. longiseta. Épines plus longues que le diamètre du fruit. R. Bords de la Loire près Nevers! — Montifaud près Bourges. — SARTHE. Sable, forme hérissée glanduleuse (Guéranger). 562. M. cinerascens. Jord.! Arch. Bill. p. 316 (L. grisätre.) M. rigi- dula. Lam. Thuil. Dub. Orl. 1286. Vaill. Bot. Par. t. 33, f. 7. M. Gerardi Auet. part. et FI. cent. — Tiges de 1 à 2 déc. rameuses, cou- chées, pubescentes ; folioles obovales, denticulées, velues blanchâtres; stipules fortement dentées à dents sétacées ; pédoncules axillaires, à { ou 2 fleurs d’un jaune clair, déelinés après la fleuraison; calice hérissé, à dents acuminées élargies à leur base ; étendard échancré, dépassant les ailes oblongues et la carène ; légume velu tomenteux, non veiné, eylindracé ovoide à 5 ou 6 tours de spire peu serrés, à bords épais obtus, bordés d’épines coniques subulées, crochues au sommet. Mai, juillet @. Pelouses des terrains sablonneux ou cal- caires. AC. — Env. de Clermont. — ALx. Moulins, bords de l'Allier, etc. - CREUS. Chambraud, Ahun, Aubusson. — Cner. Sancerre, St-Florent, Mehun, Vierzon. — Nièv. Nevers, St-Eloi, Sougy. — Alluvions et levées de la Loire. — Loir. Orléans, St-Denis, St-Prive. — Blois. — Tours. — Env. de Poitiers, Châtellerault, Loudun. — Thouurs. — Saumur, Angers, Chalonnes. — Loxr.-Inr. Coteaux de Juigné à Ancenis. 563. M. Timeroyi. Jord.! in Cat. hort. Div. (1848), p. 29. (L. de Timeroy.) M. Gerardi var. macrocurpa Lee. et Lam. Cat. p. 129. — Tiges de 2 à 3 déc. rameuses, ascendantes, pubescentes ; folioles oboyales cunéiformes, subtronquées, finement denticulées, chement velues, d’un vert clair ; stipules obliquement dressées, linéaires lan- ccolées acuminées, découpées à la base en lanières linéaires; pédon- cules axillaires de 4 à 6 fleurs d’un beau jaune, plus longs que la feuille, les fructifères dressés étalés; calice couvert de longs poils dressés, à dents étroitement lancéolées linéaires: étendard elliptique ovale, un peu émarginé, dépassant les ailes ovales et la carène ; lé- gume gros, courtement pubescent glanduleux, ovale globuleux, plane aux deux bouts, à 5 ou 6 tours de spire peu serrés, à bords obtus, presque sans carène, bordé d’épines coniques linéaires, droites, un peu obliques, courbées au sommet, presque deux fois plus longues que le diamètre transversal de la suture ; graines réniformes. Mai, juillet ©. Champs et prés élevés et découverts. RR. — H'e-LOIRE. Env. du Puy, plaine de Chadrac (Lecoq et Lam. Cat.). 564. M. littoralis. Rhode. Lois. Not. 118 (L de rivage). — Racine longue, grêle, tiges de 4 à 2 déc. couchées,; folioles velues, triangu- laires dentées au sommet, stipules lancéolées incisées dentées, pédon- cules aristés, de 2 à 4 fleurs dépassant les feuilles; étendard plane dépassant la carène plus longue que les ailes, androphore appliqué contre l’étendard; légume glabre, cylindrique, à extrémités planes et veinées réticulées, à 4 tours de spire épais, portant 2 rangs d’épines coniques subulées et arquées en dehors; graines jaunâtres oblongues arquées. Fleurs d'un jaune vif. Mai, juillet ©. Sables maritimes. Côtes de la Vendée, Noirmoutier au Sableau (Revellière). 565. M. striata. Bast. Journ. bot. (1814). t. 3, p. 19. (L. strice.) 150 LÉGUMINEUSES, MEDICAGO, — Tige de 1 à 3 déc. grêle, anguleuse, velue couchée, à rameaux diffus, folioles velues en dessous, obovales rhomboïdales, denticulées; entières, et en coin à la base, nerveuses, l’impairé pétiolée; stipules acuminées à dents sétacées, pédoncules à 2 à 5 fleurs jaunes, légu- mes cylindracés, tronqués, glabres, à 4 à 6 cercles épais, un peu carénés, légèrement veinés, et chargés de quelques points tubertu- leux épars; graines petites, jaunâtres réniformes tronquées. Mai, juillet ©. Champs, coteaux et sables de la région maritime, — Nign. pres la fontaine minérale d'Availles Limousine (Deiastre). 566. M. marina. [,. sp. 1097. (L. maritime.) — Souche longue sous-ligneuse produisant plusieurs tiges de 1 à 3 déc. couchées, toutes tomenteuses blanchâtres ainsi que les feuilles; folioles obovales denticulées au sommet, stipules presque entières, pédoncules courts à 5 à 10 fleurs jaunes, légumes laineux tomenteux, arrondis à 3 cer- cles épais réticulés veinés obtus, bordés d’épines courtes droites. Mai, juillet %. Sables maritimes près l'embouchure de lu Loire, surtout sur la rive gauche (Lloyd). 139. TR-GONELLA. L. (Trigonelle.) Calice campanulé à 5 divi- sions, carène obtuse très petite, en sorte que l’étendard et les ailes simulent une corolle à 3 pétales; étamines diadelphes, ovaire droit à style glabre ; légume linéaire oblong acuminé, polysperme. Herbes à feuilles à 3 folioles. | 567. Trig. Fœnum græcum. L. sp. 1095. (T. Fénugrec.) — Tige de 4 à 5 déc. droite presque simple, à peu près glabre; foliolés cunéi- formes oblongues ou ovales denticulées au soiminet; fleurs sessiles axillaires, solitaires ou géminées; légumes linéaires très allongés, un péu arqués, veinés, et Lerminés par un bec très long. Fleurs d’un blane sale. Juin, juillet ©. Cultivée en grand, çà et là, comme plante fourragère et pour ses graines que l’on donne aux chevaux comme stimulant. : 5 568. T. Monspeliaca. L. sp. 1095. (T. de Montpellier.) — Tige de 5 à 20 cent. rameuse étalée diffuse, velue; folioles obovales cunéi- forwes denticulées; stipules lincaires subulées; fleurs jaunâtres ag- glomérées sur un pédoncule aaillaire, très court, aristé; légumes arqués, divariqués, veinés obliquement, ordinairement velus, longs de 1 à 2 cent.; graines olivätres ponctuées. Mai, juin @. Goteaux caleaires. RR. — Puy-pE-D, Coteaux de la Limagne, Crouel, Chantur- que, Sarliève — L-ET-C. La Garenne en face d'Avaray (Roger). 569. T. ornithopodioïdes. DC. fl. fr. 4, p. 550.(T. pied d'oiseau.) Trifolium —L. sp. 1078. — Tiges de 5 à 25 cent. rameuses étalées difluses à peu près glabres: folioles obcordées denticulées; stipules ovales acuminées; pédoneules axillaires portant de 1 à 3 fleurs d’un blanc rosé ; légume court, dépassant peu e calice, renflé, pubescent, mucroné par le style persistant, un peu courbé, graines brunes, tachées de noir. Mai, juin ©). Pelouses des terrains schisteux ou sa- blonneux. — Région de l'Ouest: Tours. — Angers, sur les Schustes, C, St-Georges-les-Mines. — Région maritime. C. | Qu. T. cœrulea Sex. à fleur en capitule arrondi et d’un bleu clair, se trouve parfois sorti, des jardins. 131. MELILOTUS. Tournefort. (Melilot.) Calice campanulé per- sistant à 5 dents; carène obtuse, étamines monadelphes, ovaire droit MELILOTUS. LÉGUMINEUSES. 151 à style glabre, légume globuleux ou oblong, court, à 1 à 4 graines, s’ouvrant à peine et dépassant le calice. Herbes à feuilles à 3 folioles. 570. M. arvensis. Wallroth. (M. des champs). M. Kochiana. DC. f1. fr. non Hayn. M. officinalis. Lam. Dub. Orl. 1281. Koch syn. Ed. 2, p. 183. — Tige de 4 à 6 déc. anguleuse glabre, inclinée et ascendante, à rameaux diffus dressés; feuilles obtuses denticulées, les inférieures obovales à stipules dentées, les supérieures oblongues lancéolées à sti- pules subulées très entières ; grappes pédoneulées axillaires ; étendard dépassant les ailes, ailes dépassant la carène, légumes obovales aigus, glabres, rugueux, verdâtres, courts à suture supérieure en carène obtuse, à une graine lisse. Fleurs d’un jaune clair très odorantes: Juin, septembre @. Bords des chemins, décombres, champs, surtout des terrains calcaires. C. 571. M. palustris. Kit. in DC. Prod. 2, p. 187 (M. de marais). — Racine grêle, tige de 3 à 10 déc. droite, un peu anguleuse, à rameaux dressés-étalés; feuilles inférieures à folioles oblongues obovales obtuses irrégulièrement dentées, les supérieures à folioles oblon- gues linéaires entières, ou à dents obscures ; stipules linéaires sé- tacées, grappes axiliaires peu allongées, un peu lâches, étendard plus long que les ailes, fruit d’un roux noirâtre, ovale rhomboïdal, obtus, mucroné réticulé rugueux, pubescent, à suture supérieure eu carène gibbeuse, et contenant une seule graine de couleur baie ; fleurs d’un jaune clair, assez grandes. Juil. sept. @. Lieux humides, R.— Région du Centre. 572. M. altissima. Thuil. Par. p. 378 (1799.) (M. élevé) M. cffici- nalis. Auct. M. macrorhi:a Gren. et Godr. non W.K.— Racine dure peu épaisse, tige de 4 à 2 mêt. presque ligneuse à la base, droite, anguleuse, sillonnée, glabre, à rameaux ouverts, très longs ; feuilles denticulées presque tronquées et mucronées, les inférieures ovales, à stipules subulées munies à la base d’une ou deux dents sétacées; feuilles supérieures plus étroites oblongues, à stipules subulées séta- cées très entières ; pédoncules axillaires à grappes allongées ; étendard égalant les ailes et la carène, légumes ovoides un peu comprimés aigus, à suture supérieure en carène aiguë, pubescents, rugueux, noirâtres à la maturité, ordinairement à 2 graines ponctuées. Fleurs d’un beau jaune, odorantes. Juillet, septembre ©. Lieux frais, haies, bois, prés, bords des ruisseaux. — AC. 573. M. alba. Desr. in. Lam. dict. 4. p. 63. (M. blane,) M. vulgaris. W. M. lucantha Koch. — Tige de 6 à 10 déc. anguleuse, glabre, droite, à rameaux ascendants; folioles denticulées obtuses, presque tron- quées, les inférieures obovales, les supérieures plus étroites, oblon- gues lancéolées, à stipules sétacées, pédoncules axillaires à grappes très allongées ; étendard dépassant les ailes et la carène égales, légumes glabres, ovales obus mucronés, rugueux à suture supé - rieure en carène obtuse, à À graine ovale. Fleurs blanches. Juillet, août @). Lieux incultes, champs, bords des rivières. R. — S.-ET-L. Cluny, Sf-Pierre près Autun, Digoin, bords de lu Loire. — Auvergne. — NiËv. Nevers, Bords de l'Allier près Meauce, Mars. — Cner. Bourges, les Givaudins, St-Florent, bois de la forét. — Loxr. Coteau St-Loup près Orléans. —INn-ET-L. Route de Chinon près le Verger, Ste-Branche. — Vian. Lésiqny. — DEux-SÈv. Thouars, — Loir.-Inr. Pouliquen, Croisic. — Cultivé çà et là comme plante fourragère. 152 LÉGUMINEUSES. __ MELILOTUS. Obs. M. italica Lam à folioles larges ohovales arrondies obseurément dentées au sommet, fleurs jeuaes assez grandes, calice à 10 nervures à dents presque égales, fruit glabre glohuleux obovale muni de 2 silluns sur la suture supérieure, à une seule graine grosse conprimée, — est nataralisé à Orléans, vignes de St-Euverte (Jullien). 574. M. parvifiora. Desf. fl. atl. 2, p. 192. (M. à petites fleurs.) M. indica. AI. — Tige de 1 à 4 déc. dressée ou étalée, r1meuse; folioles denticulées, subrétuses au sommet, celles des feuilles inférieures obovales arrondies, celles des supérieures cunéiformes oblongues; stipules subulées ; fleurs très petites d’un jaune pâle en grappes eflilées, dépassant les feuilles; légumes pendants petits globuleux ou ovales obtus, rugueux glabres, jaunâtres, à 1 graine brunâtre granu- leuse. Juin, juillet ©. Lieux cultivés. RR. — Puy-pE-DonE. Près les sources minérales: Martres de Vayres. — Orléans naturalisé dans les prés artificiels. — Lorr.-INr. Région maritime, Pouliquen, Croisic. 132. TRIFOLIUM. L. (Trèfle.) Calice tubuleux, persistant à 5 divisions ou à © dents; corolle marcescente, ailes petites, carène obtuse quelquefois soudée avec les autres pétales ; style glabre, lé- gume petit ovale ou oblong à 1 à 4 graines, s’ouvrant à peine et ren- fermé dans le calice. Herbes à feuilles à 3 folioles et à fleurs en capitule ou en épi serré. * Fleurs rouges ou blanches; dents du calice velues ou ciliées. 575. T. angustifolium. L. sp. 1083. T. à feuilles étroites.) — Plante de 2 à 4 déc. parsemée de poils brillants devenant roux avec l'âge; tige droite, roide, peu rameuse ; folioles linéaires aiguës entières, allongées ; stipules nerveuses lancéolées, subulées très longues ; épis velus oblongs coniques, terminaux solitaires, sans bractées à la base; calice velu à dents droites roides à peu près de la longueur de la corolle. Fleurs roses. Juin, juillet ©. Lieux secs, calcaires ou sa- blonneux. R.— LO1RET. Meung. — AND. Vignes du Puy-Lambourg au Blanc! — INn.-ET-L. Coteaux de l'Indre entre Vaux et Esvres. — Nix. Env. de Châtellerault, Poitiers, Loudun, Vendeuvre, Ouzilly.— Thouars. — Saumur. Angers, Chalonnes. —Réqion maritime. 576. T. rubens. L. sp. 1081. (T. rouge.) — Plante de 4 à 6 déc. presque glabre; tige dressée presque simple; folioles oblongues lan- céolées obtuses, finement denticulées et nerveuses, glabres; stipules très longues lancéolées ; épis gros ovales, cylindriques allongés, sou- vent géminés, terminaux; Calice glabre strié, à dents sétacées ciliées, très courtes, excepté l’inférieure qui égale presque la corolle. Fleurs rouges. Juin, juillet %. Haies, bords des bois et des champs des coteaux, surtout dans les terrains calcaires. C. 577. T. incarnatum. L.. sp. 1083. (T. incarnat.) Vulg. Farouche. — Plante de 2 à 6 déc. mollement pubescente, à poils un peu étalés, tiges dressées ; folioles obovales ou obcordées arrondies denticulées ; stipules larges, ovales, veinées, rougeàtres au sommet; épi terminal, solitaire, pédonculé, oblong cylindrique; calice strié très velu à dents subulées très aiguës, à pointe velue presque égales, plus courtes que la corolle, et s’ouvrant en étoile après la fleuraison, étendard allongé. Fleurs d’un rouge foncé. Mai, juillet ©. Cultivé en grand, et natu- ralisé çà et là. 578. T. Molinerii. Balbis. (T. de Molineri.) T. incarnatum. Var. TRIFOLIUM. LÉGUMINEUSES. 153 Auct. — Tiges de 1 à 5 dée. dressées à rameaux ascendants, chargés de poils apprimés, parfois un peu glutineux au sommet, folioles obovales arrondies ou obcordées, denticulées, mollement velues, stipules nerveuses, blanchâtres, ou quelquefois tachées de brun au sommet, épi conique oblong, aigu, calice strié très velu, à dents étroi- tement lancéolées subulées à pointe glabre, s’étalant à la maturité, étendard très allongé, fruit monosperme. Fleurs blanchâtres puis roses. Mai, juillet ©). Lieux sablonneux, alluvions C. — Vallées de la Loire, de l'Allier, Sologne, ete. Obs. Très ressemblant à l'éncarnatum, mais constant, dans ses différences, la graine de l'un ne produisant jamais l'autre. 579. T. arvense. L. sp. 1083. (T. des champs.) Vulg. Pied de lièvre. — Plante de 4 à 4 déc. très rameuse, velue pubescente, souvent rougeâtre ; tiges grêles diffuses dressées ; folioles linéaires oblongues denticulées au sommet, stipules ovales acuminées subulées ; épis nombreux, très velus, doux au toucher, ovoides cylindriques; dents du calice sétacées plumeuses, égales et plus longues que la corolle, étendard dépassant les ailes plus longues que la carène. Fleurs blan- châtres ou rosées. Juin, septembre ©. Lieux sablonneux, champs. C. 580. T. agrestinum. Jord.! (T. des lieux vagues.) — Tige souvent rameuse dès la base, à rameaux allongés dressés un peu étalés ; fo- lioles linéaires oblongues, étroites, denticulées et subtronquées et non rétrécies au sommet ; épis oblongs cylindracés très velus soyeux, calice très velu, à tube un peu rétréci à la base, 2 fois plus court que les dents qui sont plumeuses et dépassant environ d’un tiers la corolle blanche ou rosée. Juillet, sept. @. Lieux sablonneux, C. 581. T. sabuletorum. Jord.! (T. des sablonnières.) — Tige allongée diffuse, rameuse, à poils apprimés, stipules terminées en arêtes lon- gues ; folioles linéaires oblongues denticulées et un peu rétrécies au sommet, d’un vert obscur, épis petits, ovoides oblongs, velus soyeux mais bien moins longuement que dans arvense; calice velu à tube renflé subarrondi, à dents plumeuses rougeàtres dépassant légère- ment la corolle blanche ou rosée. Juillet, sept. @. Lieux sablonneux, bois clairs. C. 582. T. arenivegum. Jord.! (T. des sables.) — Racine grêle, quel- quefois pérennaute; tiges dressées très grèles, à rameaux étalés. velus à poils apprimés, folioles étroites linéaires oblongues obtuses, velues, d’un vert rembruni, stipules ovales soudées, à pointe subulée, pédoncules grêles, épis petits ovoides ou oblongs; calice brièvement pédicellé, à tube ovoide couvert de poils blancs apprimés, à dents sétacées, violacées, poilues ciliées un peu plus longues que le tube, et dépassant un peu la corolle blanchâtre ou rosée. Mai, sept. ©. Lieux sablonneux, alluvions. AC. — Le Cher. — Angers. — Le Mans, etc. 583. T. littorale. Jord.! (T. du littoral.) T. arvense N. perpusillum DC. Lloyd! — Tige naine, très velue, à rameaux courts étalés diva- riqués, folioles velues obovales obtuses, les primordiales arrondies tachées au milieu, les supérieures obt vales oblongues, mucronées, denticulées au sommet, stipules aristées, épis nombreux ovales, à la fin cylindriques, velus soyeux, calice court, à dents plumeuses 454 LÉGUMINEUSES. TRIFOLIUM. presque égales à la corolle blanchâtre. Juillet, sept. ©. Rochers mari times, (Lloyd.) 384. T. lagopinum. Jord.! Pug. p. 57. (T. léporin.) — Tige dé 4 à 2 déc. grêle, droite, pubescente, à rameaux étalés; folioles oblongues rétrécies à la base, denticulées et subémarginées au sommet, stipules soudées à partie libre lancéolée subulée; épis solitaires petits ovoïdes, cylindriques, calice subsessile à tube campanulé à 10 stries, velu, dents brièvement subovales à la base, puis linéaires subulées, très hispides, plus longues que le tube, corolles blanchâtres à étendard ovale oblong denticulé au sommet, à peine plus court que le calice, ailes denticulées très obtuses, dépassant la carène , beaucoup plus courtes que l’étendard, légumes ovales un peu rétrécis à la base. Juin, sept. @. Pelouses sèches et sablonneuses des terrains grani- tiques. 585. T. gracile. Thuil.! F1. Par. 383. (T. grêle.) — Racine grêle, tiges de 1 à 3 déc. dressées ou difluses, à rameaux étalés, couverts de poils courts, apprimés; feuilles velues linéaires oblongues, den- ticulées au sommet, rétrécies à la base, stipules soudées ovales, à pointe subulée; pédoncules filiformes, épis ovoides ou cylindracés, calice presque sessile à tube ovoide, plus ou moins velu, à dents sétacées, rougeûtres, velues ciliées et dépassant beaucoup la corolle ; corolle blanche ou rosée, étendard denticulé au sommet, dépassant les ailes plus longues que là carène. Juin, sept, ©. Lieux secs ou sablonneux. AR. — Bords de la Loire. 586. T. rubellum. Jord.! Pug. (1852) p. 57. (T. rougeñtre.) — Plante de 6 à 20 cent. souvent rougeàtre, parsemée de poils courts épars plus rarement glabres; tiges dressées à rameaux grêles plus ou moins étalés; feuilles presque glabres, linéaires oblongues , ré= trécies à la base, nerveuses en dessous, stipules soudées, ovales subulées dans leur partie supérieure libre; pédoncules filiformes, capitules petits, solitaires ovales cylindriques; calice pédicellé à tube oyale, un peu renflé, couvert de poils rares apprimés, à dents séla- cées rougeûtres, brièvement hispides ciliées, plus longues que le tube; corolle rose-blanchâtre , à étendard oblong, denté au sommet, égalant presque le calice ou plus court que lui; ailes étalées un peu obtuses, plus courtes que l’étendard et dépassant la carène, légume arrondi presque égal à la base. Juin, sept. @. Pelouses sèches, lieux vagues des terrains siliceux. AC. — Bords de l'Allier, de la Loire, du Cher, — Creuse. — Limoges. — Région maritime. 587. T. Lappaceum. L. sp. 1082. (T. Bardane.) — Racine grêle, tiges de 1 à pre très rameuses, diffuses; folioles obovales cunéi- formes, subdenticulées velues ciliées ; stipules nerveuses lancéolées subulées, ciliées ; fleurs blanc-rosé en capitule globuleux, solitaire, sessile ou un peu pédoneulé; calice à tube glabre à 20 stries, à dents presque égales, égalant la corolle, élargies et à 5 nervures à la base, à pointe longue, sétacée, ciliée-hispide, à la fin très roides. Juin, sept. ©. Champs et lieux secs et chauds. RR. — VENDÉE. Château de Tiffauges (Hubert). 588. T. Bocconii. Savi. (T. de Bocconc.) T. collinum Bast. — Tige de 6 à 15 cent. plus ou moins rameuse, dressée, pubescente; folioles oblongues obovales très obtuses, denticulées au sommet, stipules TRIFOLIUM, LÉGUMINEUSES. 155 longuement subulées ; fleurs blanchâtres, serrées en capitules oblongs géminés, sessiles entre les feuilles supérieures ; calice strié à dents subulées hérissées égalant la corolle; graine très petite, jau- nâtre ovoide. Juin, juillet ©. Coteaux arides, RR. — Thouars (Bas- tard). — M.-ET-L. Beaulieu, rochers de Barré. — L.-Inr. Chemeré, Arthon, Pornic. (Lloyd). 589. T. striatum. L. sp. 1085. (T. strié.) — Tiges de 1 à à déc. étalées ou redressées, rameuses, velues; folioles obovales ou cunéi- formes oblongues denticulées au sommet, pubescentes; stipules larges ovales membraneuses mucronées; capitules ovales, serrés, sessiles axillaires et terminaux; calice velu, ventru et sillonné après la fleuraison, à dents inégales droites subulées aristées et plus courtes que la corolle. Fleurs roses. Mai, juillet ©. Pelouses des lieux secs, pierreux ou sablonneux. C. 590. T. scabrum. L. sp. 1084. (T. rude.) — Tiges de 1 à 2 déc. ramneuses étalées, couchées ou redressées, peu velues; folioles obo- vales ou oblongues nerveuses denticulées, légèrement pubescentes ; stipules ovales mucronées; capitules oblongs, sessiles, axillaires ef terminaux ; calices pubescents, sillonnés cylindriques, à dents lan- céolées subulées, inégales, roides, piquantes et recourbées après la fleuraison, les inférieures plus longues que la corolle. Fleurs blan- châtres. Mai ©. Pelouses arides des lieux pierreux, calcaires ou sa- blonneux, AC. 591. T. maritimum, [ludson. (T. maritime.) T. irregulare. Pourr. — Tige de 2 à 4 déc., étalée ou redressée à rameaux ascendants, velus; folioles obovales oblongues obtuses, presque entières, un peu velues, les supérieures plus étroites un peu pointues ; stipules lan- céolées acuminées ; capitules ovales coniques, terminaux, courtement pédonculés ; calice sillonné presque glabre, à dents lancéolées subu- lées, roides, ciliéces, presque égales, l’inférieure un peu plus longue, à 3 nervures, et plus courte que la corolle. Fleurs d’un blanc rosé. Mai, juin ©). Prés humides. R. — Puy-pE-D. Prés voisins des sources minérales (Lecoq). — CHER. Bourges à Malitorne, Berry, St-Georges- sur-Cher. — Inn. Issoudun. — L.-£7-Cu. Entre St-Sulpice et St-Lubin, Lassay. — Plus C. dans l'Ouest, de Tours à la mer. 592. T. ochroleucum. L. Syst. 3, p. 233. (T. jaunâtre.) — Plante de 4 à 6 déc. plus ou moinsvelue; tige couchée à la base, ascen- dante, presque nue au sommet, un peu rameuse; feuilles radicales pubescentes, plus nombreuses, ovales oblongues, entières ou un peu échancrées au sommet, les supérieures plus étroites, formant une sorte d’involucre sous le capitule ; stipules étroites lancéolées acu- minées; capitule ovale oblong, terminal presque sessile, solitaire; calice sillonné, velu, à dents lancéolées subulées, roides, l’inférieure beaucoup plus longue; corolle très allongée, dépassant beaucoup le calice. Fleurs blanc jaunâtre. Juin, juillet %. Prés secs, pâturages élevés, bords des bois. C. Obs. Le T. dipsaceum Thuil.! indiqué faussement dans plusieurs localités, sous le nom de T. squarrosum, a les stipules longuement acuminées, les folioles ovales oblongues entières, un pe échanerées au sommet, velues, les capitules ovoides compactes, naissant au milieu de deux feuilles opposées, les dents du calice velues, uerveuses, rnides piquantes, étalées après la flenraison , l'infé- rieure beaucoup plus longue et recourbée ; les fleurs sont rougeàtres. Un exemplaire de l'herbier de Bory St-Vincent porte la localité de Belle-Ile-en-Mer. 156 LÉGUMINEUSES. TRIFOLIUM. 593. T. alpestre. L. sp. 1082. (T. alpestre.) — Racine dure; tige de 2 à 3 déc. dressée presque simple, pubescente; folioles oblongues lancéolées, fermes, veinées, finement denticulées, velues pubes- centes en dessous; stipules engainantes lancéolées subulées; capi- tules terminaux, arrondis, quelquefois géminés, sessiles, entourés de bractées à la base; calices striés très velus, à dents filiformes ciliées, les quatre supérieures très courtes, l’inférieure beaucoup plus longue, mais plus courte que la corolle. Fleurs rouges. Juin, août %. Pelouses des bois montagneux, débris des rochers calcaires. RR. — S.-ET7-L. Decise, Lhôpital, Rully. -— CorEx-Dp’OR. St-Aubin, Chassagne. — Hte-Lorr. Le Collet et env. du Puy. 594. T. medium. L,. (T. intermédiaire.) T. flexuosum. Jaeq. T. al- pestre. Dub. Orl. n°1273. non L. — Tiges de 3 à 6 déc. anguleuses, rameuses, un peu velues, flexueuses, étalées ou ascendantes; fo- lioles ovales oblongues ou elliptiques, fermes veinées, à peine den- ticulées, pubescentes en dessous, ciliées; stipules lancéolées acu- minées aiguës; capitules gros arrondis, souvent géminés, très brièvement pédonculés, rarement sessiles, entourés de quelques feuilles ; calice strié glabre, à dents filiformes ciliées beaucoup plus courtes que la corolle. Fleurs rouges. Juin, août %. Lieux pierreux, prés secs, bois. C. 595. T. pratense. L. sp. 1082. (T. des prés.) — Tiges de 3 à 6 déc. ascendantes, rameuses, glabres ou parsemées de poils apprimés; folioles ovales obtuses entières, pubescentes, souvent tachées au centre ; stipules larges ovales, membraneuses, striées, mucronées ; capitules globuleux ou ovales, presque sessiles, involucrés, souvent géminés; calice nerveux, pubescent, à dents filiformes sétacées ci- liées, inégales, beaucoup plus courtes que la corolle qui est soudée en tube à la base. Fleurs d’un rouge clair. Mai, sept. %. Prés, bords des chemins, bois. CC. — Varie à feuilles obcordées ou oblongues acuminées, à fleurs rouges ou blanches, etc. Obs. Le Trèfle des agriculteurs, T. sativum Reich. Vulg. Tréfle de Hollande, est plus robuste. à tige sillonnée fistuleuse ; feuilles plus larges ; capitules plus gros, parfois un peu pédonculés. Cultivé en prairies artificielles. 596. T. fragiferum. L,. sp. 1086. (T. fraise.) — Tiges del à 3 déc. couchées rampantes à la base, croissant en touffes, rameuses un peu velues; folioles obovales ou elliptiques, obtuses, légèrement échan- crées au sommet, nerveuses finement denticulées, presque glabres ; stipules étroites linéaires acuminées sétacées; capitule serré globu- leux, longuement pédonculé; calice membraneux, globuleux, renflé après la fleuraison, veiné réticulé, velu, à dents acérées et inégales. Fleurs roses. Juin, sept. %. Prés, pelouses, bords des chemins, sur- tout des terrains argileux. C. 597. T. resupinatum. L. sp. 1086. (T. renversé.) — Tiges de 2 à 6 déc. étalées tombantes ou ascendantes ; folioles obovales finement denticulées, stipules courtes linéaires lancéolées acuminées ; pédon- cules axillaires égalant ou dépassant les feuilles ; fleurs roses serrées en têtes hémisphériques puis globuleuses, corolle renversée; calice fructifère vésiculeux renflé, hérissé et chargé de veines en réseau, terminé par ses deux dents supérieures accrues en arêtes diver- gentes; légume petit disperme. Mai, juillet ©. Prés, pelouses. R. — TRIFOLIUM. LÉGUMINEUSES. 157 Tours. — SARTHE. Brulon. — M.-r-L. Cholet, Angers. — Laval. — Nantes, Paimbœuf, prés voisins de la mer. 598. ©. subierraneum. [.. sp. 1080. (T. semeur.) — Plante de 1 à 3 déc. velue, très rameuse, couchée, étalée et apprimée sur la terre ; folioles obcordées pubescentes, à peine denticulées; stipules entières ovales acuminées ; pédoncules courts, axillaires et terminaux à 4 à 5 fleurs lâchement agglomérées, droites d'abord, réfléchies ensuite ; fleurs de deux sortes, les unes fertiles à calice renflé après l'anthèse, les autres stériles extérieures, à calices allongés à dents persistantes, roides, entre-croisées , formant une sorte d’involucre autour des fruits qui s'enfoncent en terre. Fleurs d’un blanc jaunâtre, à éten- dard rosé. Mai, juin ©. Pelouses rases des lieux sablonneux. C. ** Fleurs blanches ou rouges, calice glubre. 599. T. suffocatum, L. Mant. 276. (T. suffoqué.) — Plante très basse étalée en rosettes complètement apprimées sur la terre; feuilles longuement pétiolées à folioles obcordées denticulées au sommet; fleurs très petites blanchâtres, serrées en petits glomérules axillaires sessiles, couvrant les tiges qui sont très courtes; calice un peu velu, glabrescent ensuite, à dents roides recourbées, plus longues que la corolle. Mai, juin ©. Pelouses sèches dans la région de l'Ouest. — Thouars, — Angers, Candé. — D'Ingrandes à Nantes; coteaux maritimes. 600. T. glomeratum. [L.. sp. 1084. (T. aggloméré.) — Plante de 5 à 20 cent, ordinairement glabre; tige grêle, rameuse étalée ou re- dressée; folioles obovales ou obcordées, veinées, bordées de denti- cules aiguës ; stipules scarieuses acuminées sétacées ; capitules glo- buleux, sessiles, axillaires et terminaux; calice sillonné, à dents égales roides, ovales subulées réfléchies après l’anthèse. Fleurs roses. Mai, juin ©. Lieux secs et sablonneux. R. — Hie-Loir. Mont- brison, Fontberland. — Puy-be-%. Enval, près Riom, Chazeron. — CREUS. Anzéme, Glenic. — ALL. Montlucon. — CHER. Vierzon. — L.-ET-Cu. Châtillon, Pruniers, Fontaine-en-Sologne. — Limoges, Aixe. — INb.-ET-L. Truyes, La Dorée, Bourqueil. — Env. de Poitiers. — Thouars. — Le Mans. — Saumur, Angers, etc. Région de l'Ouest. AC. 601. T. parvifiorum. Ehrh. (T. parviflore.) T. strictum L. sp. 1079 e descript. — Tige de 1 déc-environ, rameuse, diffuse, folioles ob- ovales veinées denticulées, stipules scarieuses, terminées en pointe ovale, longuement cuspidée; capitules globuleux, à pédoncules plus courts que les feuilles; calice presque sessile, sillonné, à dents un peu velues, lancéolées longuement acuminées, arquées, les 2 supé- rieures dépassant la corolle très #etite blanchâtre. Mai, juin ©. Champs, pelouses. RR. — Loire. Montbrison, à Fontberland. 602. T. strictum. Waldst. et Kit. t. 37. (T. roide.) -— Plante glabre, variant, selon les lieux, de 3 à 30 cent.; tige dressée, anguleuse, à rameaux dressés ou é‘alés; folioles oblongues, elliptiques lancéolées, striées denticulées, les radicales obovales; stipules larges, membra- neuses nerveuses, rhomboïdales denticulées; capitules globuleux à pédoneule sillonné, terminal ou axillaire , plus long que les feuilles ; calice sillouné à dents lancéolées subulées plus courtes que la co- rolle; légume à 2 graines, presque saillant, Fleurs rosées, Mai, 158 LÉGUMINEUSES. | TMFOLIUM. juin ©. Champs, pelouses sèches et sablonneuses. R. — CHER. Vierzon, Allouy. — L.-ET-Cn. Vallées du Cher, Noyers, Sologne, Cheverni, Cour-Cheverni. — Inn.-eT-L. Près Champchevrier, Bléré, Ci- vray. — N1Ex. Forêt de Châtellerault, env. de Loudun, St-Remy-sur- Creuse. — Thouars. — Env. de Saumur et d'Angers. — Sarthe. —L.-nr. Varades, Ancenis, Oudon, Chémeré, Pornic. | 603. T. repens. L. sp. 1080, (T. rampant.) Vulg. Triolet. Dub. Orl. nos 1274 et 1275. — Tiges de 1 à 3 déc. rampantes radicantes , fér- mes, presque glabres, rameuses à la base; folioles obovales arron- dies, émarginées, denticulées, souvent tachées au centre; stipules étroites engainantes, longnement mucronées; fleurs pédicellées en sertule arrondi très longuement pédonculé; calices nerveux à dents lancéolées, courtes, inégales, marbrées de violet. Fleurs blanches ou rosées, réfléchies après l'anthèse. Mai, sept. %. Prés, Pelouses, CC. Obs. Les sépales sont parfois transformés en folioles et les pédicelles plus allongés — Dans une ferme remaqrable (T. prostraium Biasol?), la tige est couchée, les fulioles moitié plus petités, ainsi que les fleurs qui saut rougeätres. 604. T. glareosum. Schleich. (T. des graviers.) T. pullescens Lee. et Lamit. Cat. p. 134. — Souche rameuse, à tiges de 4 à 2 déc. nom- lireuses, étalées non radicantes, redressées, au sommet glabres; fo- lioles obovales très nerveuses, finement denticulées; stipules ner- veuses lancéolées longuement acuminées; fleurs pédicellées en sertule arrondi longuement pédonculé, calice lavé de rouge brun et parsemé de poils épars ainsi que les pédicelles, à la fin glabre ; dents da calice lancéolées acuminées, les inférieures plus courtes. Fleurs purpurines réfléchies après l’anthèse. Juillet, août %. Débris des roches des montagnes. RR. — Plomb du Cantal. — Mont-Dore , vallée de Chaudefour, etc. Obs. Je n'ai pas conservé le nom de T. pallescens parce que la plante de Schreber me semble différente par Ses fleurs jaunâtres, plus grandes, plus longuement pédicellées, ete. 605. T. Michelianum. Savi. (T. de Micheli.) Vaill. Bot. t. 29, f. 5, — Plante glabre de 3 à 6 déc. ; tigé ascendante, radicante à la base, "améuse, Striée, fistuleuse ; folioles larges obovales émarginées ser- rulées ; stipules étalées ovales acuminées; fleurs pédicellées, pen- chées après l'anthèse, formant un capitule lâche, à pédoncule axillaire plus court que les feuilles ; calice à dents allongées, sétacées, beau- coup plus courtes que la corolle. Fleurs d’un blanc verdâtre mêlé de rose. Juin, juillet ©). Prés humides. RR. — Loir. Gien. — L.-RT-CH. Lassay, Gièvres, Vineuil, Cour-Cheverni, Blois, Noyers. —- Plus C. dans l'Ouest, de Tours à la mer. 606. T. hybridum. L. sp. 1079 a. (T. hybride.) non Savi. — Tiges de 3 à 5 déc. dressées ou ascendantes, glabres, fistuleuses; folioles larges rhomboïdales elliptiques obtuses, finement serrulées à environ 20 nervures latérales, obovales dans les feuilles inférieures, stipules larges ovales lancéolées acuminées en pointe très aiguë, confluentes à la base ; capitule gros arrondi serré, à pédoncule souvent pubeséent, axillaire, à la fin plus long que les feuilles; fleurs courtement pédi- cellées blanchâtres, puis roses et enfin brunissant et défléchies calice glabre à dents subulées droites, les deux supérieures nn peu plus longues ; légumes 2-4 spermes. Juin, septembre %. Prés, pe- louses humides. RR, — Hte-LoiRE. Fix, Pradelles, Durande près le Puy. — Puy-pE-D. Cournon ! (Rodde), | TRIFOLIUM. LÉGUMINEUSES. 459 Obs Le T. nigrescens Viv. T. hybridum Savi, est une espèce méridionale fort différente qui a les tiges ascendantes, les folioles obovales denticulées au sommet très entières dans leur moitié inférieure, les fleurs blanches et les légumes crénelés sur leur bord inférieur. 607. T. elegans. Savi. (T. élégant.) — Tiges de 3 à 6 déc. étalées ascendantes, non fistuleuses, un peu pubescentes; folioles obovales, très veinées, finement denticulées, glabres, quelquefois un peu échan- crées au sommet; stipules lancéolées acuminées très aiguës, droites, confluentes à la base ; capitule globuleux, serré à pédoncule axillaire, plus long que les feuilles; fleurs courtement pédicellées, penchées après l’anthèse ; dents du calice presque égales subulées droites; légumes dispermes. Fleurs roses. Juin, septembre %. Bois, pelouses, champs. — Hte-Loire. Montbrison. — Puy-nE-D. Cournon aux bords de l'Allier. — Région du Centre. C. --R. à l'Ouest. — Cner. La Guerche, Germignÿ-l'Exempt, forét de Meillant. — Loir. Montargis, Bois du Plis- sai près Ulivet, bords de la Loire. KR. 608. T. montanum. L. sp. 1087. (T. de montagne.) — Plante pu- bescente de 2 à 4 déc. ; racine dure ligneuse ; tiges ascendantes presque simples ; folioles oblongues lancéolées, nerveuses denticulées, pubescentes en dessous; stipules lancéolées açuminées, très aiguës ; capitule ovoide arrondi pédonculé, à fleurs très brièvement pédicel- lées réfléchies après l’anthèse ; calice légèrement pubescent, devenant glabre ensuite, à dents lancéolées subulées, droites, égalant la moitié de la corolle. Légume monosperme. Fleurs blanches %. Prés et bois montueux. R. — Core-p'Or. Ciray près Nolai. — S.-ETr-L. Auxy, Antully, Tentry. — Cuer. Chapelle-St-Ursin, Morthomier, Marmagne, Trouy, Subdray, St-Germain-des-Bois. 609. T. Alpinum. L. sp. 1080. (T. des Alpes.) — Plante glabre de 6 à 12 cént.; souche épaisse, ligneuse, rameuse, garnie de fibrilles ; folioles linéaires lancéolées veinées, finement serrulées, stipules membraneuses acuminées en pointe filiforme ; fleurs rouges, très grandes, brièvement pédicellées en capitule arrondi longuement pé- donculé ; calice glabre campanulé à dents linéaires subulées très longues, plus courtes que la corolle. Juin, août %. Hautes montagnes. — Cantal. — Mont-Dore. — Le Forez. — Le Mezenc. °° Fleurs jaunes, corolle marcescente, devenant brune scarieuse et penchée après l'anthèse ; deux dents supérieures du calice plus courtes que les autres. 610. T. badium. Schreber. (T. bai.) T. spadiceum Nil. non L. — Souche sous-ligneuse produisant plusieurs tiges de 1 à 3 déc. droites ou ascendantes, un peu velues ; feuilles pétiolées, les deux supé- rieures opposées, folioles obovales oblongues émarginées, finement denticulées ; stipules linéaires lancéolées aiguës, les supérieures plus larges ; pédoncule égalant ou dépassant les feuilles et portant un capitule assez gros serré, globuleux ou ovoide, à pédicelles défléchis après l’anthèse; calice court à dents subulées un peu velues, iné- gales, les supérieures plus courtes ; corolle d’un jaune d’or, puis brune, étendard strié émarginé ; légume ovoide monosperme, Juillet, août %. Prés des hautes montagnes. Cantal. — Monts-Dores. 611. T. spadiceum. L, sp. 4087. (T. brunissant.) — Tige de 2 à 4 déc, grêle, dressée peu rameuse, finement pubescente au sommet ; 160 LÉGUMINEUSES. TRIFOLIUM. feuilles pétiolées, les deux supérieures opposées, folioles ovales oblongues denticulées un peu émarginées, stipules oblongues lan- céolées aiguës, les supérieures peu élargies ; pédoncule égalant ou dépassant un peu les feuilles et portant un capitule serré imbriqué ovoide, puis cylindracé à pédicelles défléchis après l'anthèse, dents du calice très inégales, les supérieures presque nulles, les inférieures allongées et très velues ; corolle d’un jaune d’or vif, puis très brume, étendard strié émarginé, légume ovoide monosperme. Juillet, août ©. Prés humides des hautes montagnes de la Haute-Loire, — de la Loire, Pilat ! — Cantal. — Monts-Dores. 612. T. aureum. Poll. Pal. 2, p. 444. (T. doré.) — non Thuil. nec Savi. Tr. agrarium W. Schreb. BC. Duby. Koch. — Tige de 2 à 5 déc. dressée, un peu flexueuse, légèrement pubescente, à rameaux re- dressés; feuilles courtement pétiolées à folioles sessiles, obovales oblongues ou rhomboïdaies, denticulées, glabres; stipules oblongues lancéolées aiguës, non dilatées à la base, pédoncules courts, axil- laires ; capitules imbriqués serrés, ovales elliptiques. Fleurs d’un beau jaune. Juin, juillet ©. Prés, bois. R. — Yon. Avallon, St-Sauveur- en-Puysäie. — CoTE-D’ORr. Saulieu. — S.-ET-L. Autun, Auxy, Cluny. — Nièv. Route de Nevers à St-Sauge borne n° 5. — CHER. Fussy, Marmagne, Chavannes, bois de Fleuret. — ALL. Cusset, bois de Serbanne. — La Li- magne, Monts-Dômes, Monts-Dores. — Cantal. 613. ©. campestre. Schreb. (T. champêtre.) T. agrarium Poll. Vill. Dub. Orl. n° 1282. T. procumbens a. majus Koch. Vail. Bot. t. 22, f. 31 — Tige de 1 à 5 déc: dressée ou ascendante, à rameaux nombreux diffus, étalés, plus ou moins pubescents ; folioles obovales cunéiformes ob- tuses où émarginées, dénticulées au sommet, l’impaire longuement pétiolulée ; stipules ovales ciliées, dilatées à la base; fleurs nom- breuses d’un beau jaune clair, serrées en capitule ovoïde de 10 à 12 mill. de diamètre, à pédoncule plus court que la feuille ou la dépas- sant à peine. Juin, octobre ©. Champs et bois sablonneux. C. 614. 'T. pseudo procumbess. Gmel. Bad. 2, p. 240. (T. couché.) T. procumbens Schreb. DC. — T. procumbens b. minus Koch. — Tige de 4 à 3 déc. grêle, rameuse, couchée étalée, velue, souvent flexueuse , folioles petites, obovales émarginées, denticulées, sur- tout au sommet, l’impaire pétiolulée; stipules ovales ciliées; fleurs d'un jaune soufre très clair, imbriquées en capitule petit ovoïde arrondi de 5 à 6 millimèt. de diamètre à pédoncule dépassant ia feuille. Mai, juin ©. Pelouses sèches et sablonneuses. C. Bords de la Loire, etc. 615. T. procumbens. L. sp. 1088. (T. tombant.) Poll. Vill. Poir. Dub. Orl. n° 1270. non DC. nec. auct. rec. T. minus Smith. f. brit. 1403. T. dubium Abbot. T. filiforme. Schreb. DC. Duby. Koch. — FI. cent. Ed.1, n° 481. Tiges de 1 à 4 déc. grêles, rameuses, couchées on à rameaux redressés pubescents; folioles obovales eunéiformes, émar- sinées denticulées, limpaire pétiolulée, stipules ovales ciliées élar- gies et arrondies à la base, pédoneules filiformes axillaires, dépassant les feuilles ; capitules petits, lâches de 5 à 15 fleurs jaunes à étendard peu strié. Mai, juillet ©. Prés, pelouses. CC. 616. T. Sliforme. L, sp. 4088. (T. filiforme.) Smith. fl, brit, 1404, TRIFOLIUM. LÉGUMINEUSES. 161 Gusson. syn. 2, 347. T. filiforme b. microphyllum Ser. in DC. pr. 2, p. 206. T. micranthum Viv. — Tiges de 6 à 20 cent. très grêles filiformes, rameuses, couchées; folioles très petites toutes également et briève- ment pétiolulées, cunéiformes obovales denticulées au sommet; stipules oblongues aiguës non dilatées, souvent plus longues que le pétiole; pédoncules axillaires, capillaires dépassant ordinairement les feuilles; capitules très petits lâches de 2 à 6 fleurs jaunes, pâlis- sant ensuite, à étendard lisse. Mai, juillet ©. Lieux secs, sablonneux. AR. — He-Vien. Limoges, Thias près Ile. — Cuer. Allogny, Allouy, Vierzon — La Sologne. — Saumur, Angers. — Nantes, etc. 617. T. patens. Schreber.(T.étalé.) T.aureum.Thuil. Savi, non Poll. T. parisiense. DC. T. spadiceum. Dub. Orl. n° 1683. — Tiges de 2 à 6 déc. grêles, rameuses, pubescentes, làächement ascendantes; feuilles courtement pétiolées, folioles obovales obtuses denticulées, l'inter- médiaire plus ou moins pétiolulée, les radicales plus petites ovales arrondies ; stipules ovales aiguës cordiformes à la base; pédoncules grêles pubescents, axillaires, plus longs que les feuilles; capitules lâches fournis, hémisphériques pendant l’anthèse, à fleurs penchées ensuite; légume terminé par le style presque aussi long que lui. Fleurs d’un jaune d'or. Mai, août ©. Prés et pelouses humides. C. 133. LOTUS. L. (Lotier.) Calice tubuleux à 5 dents ou à 5 lobes presque égaux; ailes de la corolle conniventes, carène ascendante terminée en bec; style glabre, droit, subulé à stigmate obtus ; légume linéaire allongé, cylindrique ou comprimé non ailé, polysperme s’ou- vrant en 2 valves tortiles. Feuilles ternées munies de 2 stipules semblables aux folioles. 618. L. corniculatus. L. sp. 1092. (L. corniculé.)— Plante de 1 à 4 déc. glabre ou parsemée de poils étalés; tiges rameuses, anguleuses, tombantes ; folioles et stipules obovales ou oblongues; capitule dé- primé de 2 à 6 fleurs; dents du calice de la longueur du tube, con- uiventes avant l'anthèse, étendard arrondi, à onglet ovale, ailes largement obovales, carène ascendante à angle droit; légume droit cylindracé. Fleurs jaunes, souvent rouges en dehors, verdissant par : pe ECHon, Mai, octobre %. Prés, pâturages, champs, bords des ois. CC. 619. L. tenuifolius. Reich. fl. exc. p. 306. (L. Xfeuilles menues.) L. corniculatus tenuifolius. L. Sp. 1092. Pollich. L. fenuis. Kit. — Tiges de 2 à à déc. très grêles, étroitement fistuleuses, rameuses, allongées tombantes, glabres ou à poils étalés, folioles des feuilles inférieures obovales cunéiformes, celles des feuilles supérieures linéaires lan- céolées aiguës, ainsi que les stipules ; pédoncules allongés à capitule de 1 à à fleurs; dents du calice courtes, subulées, conniventes avant l’anthèse, puis écartées, étendard obovale arrondi; ailes oblongues obovales, carène ascendahte à angle droit, légumes droits allongés verdâtres dressés ou étalés. Fleurs jaunes, verdissant par la dessicca- tion. Mai, septembre %. Prés et lieux humides, C. 620. L. uliginosus. Schk. (L. des fanges.) L. major. Smith.—Plante de 5 à 8 déc. glabre ou parsemée de poils étalés; tiges rameuses, cylindriques, fistuleuses, dressées ; folioles obovales; stipules cordi- formes ovales; capitule de 8 à 12 fleurs; dents du calice longuement B. 1L, 162 LÉGUMINEUSES. LOTUS. sétacées, ciliées, recourbées avant l’anthèse, étendard ovale rétréei à la base; carène étroite et atténuée en bec au sommet ; légume droit cylindrique, grêle, à grainés petites et nombreuses. Fleurs jaunes. Juillet, septembre %. Bois humides, prés marécageux, fossés. GC. 621. L. angustissimus, [.. sp. 1090. (L. grêle.) — L. gracilis Waldst. Kit. t. 229. — Plante de 1 à 4 déc. parsemée de poils blanchâtres; tiges grêles, droites ou ascendantes, peu rameuses ; folioles obovales pointues ou mucronées, stipules obliquement ovales; pédoncules de 1 à 2 fleurs égalant les feuilles ou les dépassant peu, munis de 4 à 3 bractées inégales ; calice hérissé à dents divergentes linéaires étroites plus longues que le tube et plus courtes que la corolle; étendard large obcordé, plus court que les ailes, carène courbée à angle droit, à pointe saillante; légume cylindrique brun, droit étalé ou penché, grêle, cinq à six fois plus long que le calice. Fleurs jaunes ©. Mai, juin. Pelouses. R. — ALL. Chavenon. — Limoges (Lamy). —"INDRE. Mers. — Région de l'Ouest, Angers, ete. 622. L. diffusus. Solander, in Smith fl. brit. p. 794. (L. diffus.) — Plante de 1 à 5 déc. parsemée de poils mous blanchâtres rarement tout à fait glabre; tiges nombreuses grêles, étalées, difluses, ra- meuses; folioles obovales elliptiques, stipules obiiquement ovales ; pédoncules grêles de 4 à 2 fleurs dépassant les feuilles, munis de 4 à 3 bractées inégales; calice hérissé à dents divergentes linéaires açu- minées plus courtes que la corolle; étendard large obcordé, lavé de rouge ne dépassant pas les ailes, carène courbée à angle droit, à pointe longuement saillante; légume cylindracé brun, droit, étalé ou dressé, très grêle, 6 à 8 fois plus long que le calice. Fleurs jaunes mêlées de rougeûtre. Mai, septembre (©). Pelouses, champs sablonneux. R. — S.-ET-L. Bords de l'Arroux près Gueugnon, — Care. Saulzais, Faverdines, Vierzon, Allouy, Allogny, Meillant, Culan, Sidiail- les, Prévéranges. — ND. Mézières, Leblanc. —L.-ET-Cn. La Sologne. Tours. — Le Mans. — Angers. — Nantes, etc. : Obs. Se distingue du précéent par ses tiges couchées, ses longs pédoneules, ses lécumes plus alongés, ses fleurs plus foncées. Linné dit de sa plante, caule erecto, ce qui ne peut s'appliquer qu'à la précédente. 623. L. hispidus. Desf. Cat. h. P. p. 190. (L. hispide.) — Plante de 5 à 30 cent. toute hérissée de longs poils mous étalés, tiges cou- chées à rameaux#nombreux étalés ou ascendants; folioles obovales cunéiformes ou oblongues, stipules obliquement ovales obtuses ; pé- doncules de 2 à 4 fleurs dépassant les feuilles, munis de # à 3 brac- tées; calice très hérissé à dents lancéolées linéaires plus longues que le tube, plus courtes que la corolle ; étendard oboyale dépassant Les ailes et la carène; carène courbée en angle très obtus s’écartant hors des aïles ; légume cylindrique droit, épais, court, uoirätre, seulement À fois plus long que le calice. Fleurs d’un jaune foncé. Juin, juillet @). Lieux sablonneux. RR. — Cner. Vierzon, Allouy, Allogny. — np. Mézières. —L.-ETr-Cu. St-Romain, sables de la Sologne, Pruniers, Romo- rantin. — Vien. Adrier, Montmorillon, St-Genest, Ouzilly, Vendeuvre, Angliers. — M.-ET-L. Brissac, Marson, Brain-sur-Atlonnes, Lande Chasles. — Région maritime, AC. Obs £'il faat en croire Delirbre, le Lot, hirsutus L. Dorychnium hirsutum BC. çroitrait aux en vituns de Cuset et de Vichy ; ses tiges pre que tigneuses, ses feuilles bimenteuses sessiles, ses fs sourts et renlés, et ses oroiles blanches mèlées de rose et-de violet. le distinguent aisément des autres espèces de ce groupe, LÉGUMINEUSES. 162 134. TETRAGONOLOEBUS. Scop. (Tétragonolobe.) Calice tubu- leux à 5 divisions égales ; ailes conniventes plus courtes que l’éten- dard, carène ascendante atténuée en bec, style glabre flexueux, épaissi au sommet, à stigmate atténué canaliculé ; légume bordé de 4 ailes foliacées ; feuilles ternées à stipules foliacées. 624. T. siliquosus. Roth: Tent. fl. germ. 1, p. 323. (F. à silique.) L. siliquosus. L. sp. 1089. — Plante de 4 à 3 déc. légèrement velue ; tige rameuse étalée ou ascendante; folioles obovales; stipules ovales embrassantes; fleur solitaire longuement pédonculée ; bractées ovales lancéolées sessiles à la base du calice; légume glabre à ailes étroites. Fleurs d’un jaune pâle. Mai, juillet %. Prés humides. KR. — Puy-pr-D. C. dans la Limagne. — Nièy. Prés de Satinges à Parigny- les-Vaux. — Cner. Baugy, Gron, St-Germain-du-Puy, Marmagne, Mor- thomier. — Loir. Vrigny, Meung. — L.-ETr-Cn. Entre Seur et Celelle, forèt de Blois, Pruniers, Romorantin. — AN. Saulnay, Villegongis. — INb.=Er-L. Ports, prairies de la Ligoire, Liqueil, La Chapelle. — Env de Poitiers, Loudun. — Thouars. — Saumur, Angers. — La Sarthe. 135. GLYCYREREH: ZA. L. (Réglisse.) Calice tubuleux à 2 lèvres, la supérieure à 2 dents presque soudées, linférieure à 3; étendard droit ovale lancéolé; carène aiguë à 2 pétales ; style glabre filiforme à stigmate obtus ; légume ovale ou oblong comprimé à 1 ou 4 graines. Feuilles pinnées. 625. G. glabra.L. sp. 1042. (R. glabre.) — Racines très longues; tige de 8 à 12 déc: ferme, dressée, rameuse, pubérulente; folioles ovales entières obtuses, glutineuses; stipules nulles; grappes âches, axillaires, pédonculées, plus courtes que les feuilles; fruits glabres. Fleurs violacées à étendard blanchâtre. Juin, juillet %. — L.-E5T-CH. Naturalisée dans quelques vignes de la Sologne, aux environs de St-Aignan. — Cultivée en grand dans la vallée de Bourgqueil. 136. GALEGA. L. (Lavaneze.) Calice marcescent campanulé à 5 dents subulées presque égales; étendard obovale oblong; carène ob- tuse monopétale; style glabre filiforme ; légume linéaire cylindracé, toruleux, strié obliquement. Herbes à feuilles pinnées. 626. &. officinalis. L. sp. 1062. (L. oMcinal.) — Tige de 6 à 9 déc. droite rameuse; folioles lancéolées, mucronées, veinées. glabres; stipules lancéolées semi-sagittées; grappes axillaires, pédonculées, dépassant les feuilles ; légumes roides, dressés. Fleurs blanches, ou rosées, ou bleuûtres. Juillet, septembre %. Bords des fossés et ruis- seaux. RR. — LOIRET. Chaingy, bords du Rollin (Jullien). — L.-RT-Cn. Pont-le-Voi. — Cher. Fussy prés du Moulon. Naturalisé çà et là. 137. ROBINTA. LL. (Robinier.) Calice à 5 dents lancéolées, les 2 supérieures plus courtes rapprochées, étendard large, carène obtuse, étamines caduques, style barbu au sommet, légume comprimé, polysperme bordé sur la suture. Arbre à feuilles pinnées avec im- paire. 627. R. pseudacacia. L. sp. 1043. (R. faux acacia.) Vulg. Acacia. — Arbre à rameaux épineux, épines remplaçant les stipules; folioles nombreuses opposées et alternes, ovales entières , pubescentes d'a- bord, glabres ensuite; grappes lâches penchées, Fleurs blanches 164 LÉGUMINEUSES. odorantes. Mai, juin. Cultivé sur les promenades, les avenues, les routes et naturalisé dans quelq:ces bois. Obs. On cultive dans les mêmes lieux le Ro' viscosa Vent. à rameaux visqueux, grappes courtes, fleurs blanches mèlées de rose; et dans les hoseu ‘18 le Rob. umbraculifera DC. sous le nom d'Acacia parasol, ainsi que le Rob. hispida L. à grandes fleurs d'un beau rose. 138. COLUTEA. L. (Baguena:.dier.) Calice campanulé à 5 dents, les 2-supérieures plus courtes, ttendard large portant à sa base 2 callosités, et plus grand que la carène terminée en bec court tron- qué; style plane du côté intérieur, crochu au sommet, fortement cilié de chaque côté dans toute sa longueur; légume stipité, ovale renflé, vésiculeux, membraneux. Arbrisseaux à feuilles pinnées avec impaire. 628. C. arborescens. L. sp. 4045. (B. arbrisseau.) — Arbrisseau à jeunes rameaux pubescents grisätres ; feuilles de 7 à 41 folioles ovales elliptiques, arrondies entières ou un peu échancrées au sommet , un peu glauques et finement pubescentes en dessous; grappes courtes pauciflores ; légumes gros, fermés, éclatant avec bruit par la pres- sion. Fleurs jaunes à étendard marqué d’une ligne rouge en forme de cœur. Juin, juillet. Bois montagneux, rochers calcaires. R. — Nièv. Rochers d’Armes près Clamecy, bois de Dornecy. — Yon. Avallon. — Vien. Vendeuvre au bois de Vieux (Guyon). — Souvent cultivé. 139. ASTRAGALUS. Z. (Astragale.) Calice à 5 dents, carène obtuse mutique; suture inférieure du légume prolongée intérieure- ment en forme de dissepiment, d’où résulte un fruit à 2 loges plus ou moins complètes. Herbes à feuilles pinnées avec impaire. 629. A. glycyphyilos. L. sp. 1067. (A. réglisse.) — Plante de 6 à 10 déc.; tige rameuse, anguleuse , étalée ou lâchement ascendante; feuilles de 9 à 13 folioles ovales entières assez grandes ; stipules ovales lancéolées acuminées; grappes courtes ovales, à pédoncule - axillaire, beaucoup plus court que les feuilles ; légumes glabres, li- néaires aigus, triquêtres, dressés arqués et comme entrecroisés à la maturité. Fleurs d’un jaune verdâtre. Juin, septembre %. Prés, bois, haies. C. 630. A. hamosus. L. sp. 1067. (A. en hamecon.) — Tige de 1 à 4 déc. rameuse étalée ou couchée, velue; feuilles de 7 à 13 paires de folioles oblongues cunéiformes émarginées, velues en dessous, sti- pules soudées entre elles non adhérentes au pétiole, pédoncules plus courts que les feuilles portant une grappe de 5 à 12 fleurs serrées en tête ovale, d’un blanc jaunâtre ; légumes cylindracés subulés au sommet, marqués d’un sillon sur le dos, pendants, recourbés en ha- meçon, pubescents d’abord, puis presque glabres. Mai, juin ©. Collines chaudes de la Limagne autour de Clermont, Puy-de-la-Selle, Puy-de-la-Poir, ete. (Lecoq). 631. A. Cicer. L. sp. 1067. (A. ciche.) — Plante de 4 à 8 déc. plus ou moins pubescente grisätre, tige rameuse diffuse ou tombante ; feuilles de 8 à 13 paires de folioles elliptiques oblongues mucronées, grisâtres en dessous, stipules lancéolées, les supérieures soudées ; pédoncules axillaires plus courts que les feuilles et terminés par un épi de fleurs jaunâtres rapprochées; légumes ovoïdes renflés mu- ASTRAGALUS. LÉGUMINEUSES. 165 cronés, hérissés, noirâtres à la maturité. Juin, août %. Haies et lieux stériles des terrains calcaires. RR. — Yon. Andrie, forêt de Fretoy, tuilerie des Barres (Sagot). 632. A. Monspessulanus. L. sp. 1072. (A. de Montpellier.) — Plante de 1 à 3 déc. un peu glauque, pubescente blanchâtre, ou presque glabre ; souche courte ligneuse; feuilles toutes radicales composées de folioles nombreuses ovales ou lancéolées, celles des extrémités plus petites; stipules adnées au pétiole; hampes inclinées, ascen- dantes, terminées par une grappe de fleurs purpurines, assez grandes, dents du calice linéaires ; légumes allongés linéaires cylindracés, arqués, pubescents d’abord, puis glabres. Avril, mai %. Pelouses des coteaux. RR. — Puy-pE-D. Cofeaux de la Limagne. — INp.-ET-L. Tertre de la Ferrandière près Richelieu. — Vin. Lussac, Auxance, Moulinet, Mavaux, St-Georges, Smarve, Poitiers, Paché, Lourdines, Ven- deuvre. — DEUX-SÈV. St-Jouin, Maisoncelle, Thouars, route de Poitiers. 633. A. purpureus. Lam. Dict. 1, p. 314. (A. pourpre.) — Souche rameuse dure, tiges de 8 à 15 cent. couchées en gazons et ascen- dantes, velues; 10 à 12 paires de folioles petites, ovales elliptiques, échancrées au sommet, velues grisàtres; stipules opposées à la feuille, soudées à la base, à lobes lancéolés acuminés ; fleurs 10 à 20 d’un beau pourpre en tête ovale serrée sur un pédoncule dressé, couvert au sommet, ainsi que les bractées et les calices de poils noirs étalés, dents du calice linéaires subulées plus courtes que le tube; légume ovale trigone en cœur à la base avec un sillon profond sur le dos, couvert de longs poils blancs laineux; graines réniformes brun-rougeûtres. Mai, juin %.° Lieux pierreux, bords des bois, des terrains calcaires. RR. — DEUx-SÈv. Paizay-le-Chapt (Faye!). 140. CORONILLA. L. (Coronille.) Calice court campanulé, presque à 2 lèvres, à 5 dents, dont les 2 supérieures sont presque soudées ; earène aiguë terminée en bec ; étamines diadelphes à filets dilatés ; légume allongé droit ou arqué, cylindrique ou anguleux, con- tracté transversalement en articles oblongs monospermes. Herbes ou arbrisseaux à feuilles pinnées avec impaire. * Onglets des pétales dépassant beaucoup le calice ; léqumes cylin- dracés, striès, à articles peu marqués. 634. C. Emerus. L. sp. 1046. (C. faux séné.) — Arbrisseau droit, à rameaux anguleux; feuilles de 5 à 9 folioles obovales obtuses ou émarginées, d’un vert pâle en dessous; stipules petites lancéolées, caduques; pédoncules axillaires à 2 ou 3 fleurs, onglets des pétales 8 fois plus longs que le calice. Fleurs jaunes à étendard rayé. Mai, juillet. Coteaux buissonneux, bois secs. RR. — CHER. Bois entre St- Florent et Villeneuve (Tourangin). — ORNE. St-Cenery près Alençon. — Souvent cultivé, et naturalisé çà et là. ** Onglets des pétales à peu près éqaux au calice, léqume anguleux se séparant en articles très distincts. 635. C. varia. L. sp. 1048. (C. bigarrée.) — Racine rampante; tige de ) à 6 déc. herbacée, tombante, rameuse, diffuse, striée; folioles nom- breuses, glabres, ovales oblongues obtuses; stipules libres, petites, 466 LÉGUMINEUSES. CORONILLA. lancéolées aiguës; fleurs nombreuses, réunies en ombelle arrondie, à pédoncule axillaire, dépassant les feuilles ; légumes grêles tétra- gones; étendard rose, ailes blanches, carène blanche, violette au sommet. Juin, août %. Champs, prés secs, coteaux, bords des bois et des chemins dés terrains secondaires. C. manque dans plusieurs contrées. Obs. Le C. montana Scop., des montagnes calcaires de la Côte-d'Or, a les tiges droites, herbacées, hautes de # à 6 déc., 11 à 13 folioles ohovales, et des fleurs jaunes nombreuses én ombelle, à pédi- celles trois fois plus longs que le calice, 636. C. minima. L. sp. 1048 et Mantiss. p. 444. (C. naine.) — Tige de 1 à 3 déc. sous-ligneuse, très rameuse à la base étalée, diffuse; feuiiles de 5 à 9 folioles petites, obovales obtuses, mucronulées, glauques, épaisses, les inférieures rapprochées de la tige; stipules très petites soudées en une seule membraneuse, bifide, opposée aux feuilles; pédoncules axillaires portant 5 à 10 fleurs en ombélle; pé- dicellés de la longueur du calice, dont les 2 dents supérieurés sont presque nulles; légumes tétragones articulés. Fleurs jaunes. Mai, juiliet %. Bords des bois et pelouses sèches des coteaux calcaires. Région du centre. GC. — Environs de Tours, Chinon.— Poitiers. — Thouars. — Saumur. 637. C. scorpio’des. Koch. syn. fl. Germ. p 188. (GC. Scorpion.) Artrolobium scorpioites DC. Ornithopus — L. sp. 1049. — Tige de 1 à 3 déc. dressée, herbacée, ferme, rameuse, glabre; feuilles inférieures simples oblongues spatulées, les autres ternéés à folioles sessiles, entières épaisses, un peu glauques, les deux latérales très petites arroudies, la términale très grande ovale; stipules très petites sou- dées en une seule scarieuse bidentée, opposée aux feuilles, pédon- cules axillaires pottant 3 à 4 fleurs d’un jauné clair; légume arqué tétragone strié. Mai, juin ©. Lieux secs, champs. R.— CHER. Sf- Michel, Bourges, Etréchy, Morthomier, Chopelle-St-Ursin. — ALL. Pont de la Chambrière, près Montluçon. — S.-£r-L. Bourbon-Lancy. — Ip.- ET-L. Antony, Ports, Marcilly, de l'Ile Bouchard à Richelieu. G. Chinon. — VIEN. C. à Loudun, Poitiers, ete. — Thouars, St-douin, Ayrvault. 141. ORNITHOPUS. L. (Ornithope.) Calice allongé tubuleux, à o dents presque égales; catène petite comprimée. obtuse ; légume comprimé, se séparant à la maturité en articles oblongs monos- permés.=— Herbes à folioles nombreuses pinnées avec impaire, à fleurs en ombellules pauciflores, pédonculées axillaires. * Calice dépourvu de byaclèes, légume presque cylindrique à articles marqués par des nodosités. (Artrolobium. Desv.) 638 ©. ebracteatus. Brotero. (0. sans bractées.) Artrolobiuwm ebrac- teatum. DC. prod. — Piante glabre de 2 à 5 déc. ; tige grêle, ramreuse plus ou moins étalée; folioles ovales ou elliptiques oblongués, écar- tées, souvent alternes ; stipules très petites ou nulles; légume glabre, presque lisse, arqué. Fleurs jaunes à carène orangée, en séertule de 2 à 4. Mai, juin ©. Champs et peiouses des lieux sablonneux. R. — Loir. Les Coursailles, la Turpinière, près de Marcilly-en-Villette. —L.- ET-Cu. Fontaines-en-Sologne, Mur, Neuvy-sur-Beuvron, Romorantin. C. — CHER. Vierzon. — Hie-Vien. Le Dorat. — Inb.-Er-L. Cleré, Ambillou, Chanchevrier. — M.-£Tr-L. Cholet, Vihiers, Lonqué, Lande Chasle. — Région maritime, SI-Naxaire, etc. ORNITHOPUS. LÉGUMINEUSES. 167 ** Galice muni de bractées à la base, légume comprimé à articles rugueux, marqués par des étranglements. (Ornithopus DC.) 639. Q. compressus. L. sp. 1049. (0. comprimé.) — Plante pubes- cente de 4 à 5 déc. ; tige étalée, rameuse ; folioles nombreuses ovales lincéolées, velues rapprochées ; pédoneules axillaires à 4 à 4 fleurs; légume comprimé, pubescent (très rarement glabre) rugueux, un peu arqué et terminé par un bec atténué et crochu. Fleurs jaunes. Mai, juin ©. Champs graveleux ou sablonneux. R. — Loir. Olivet. — L.— ET-CH. Sargé, Cellette, Cour-Cheverni, Pruniers, Chemery. — CHER. Sologne. — Inp. Clion. — Tours. — Plus C. dans l'Ouest, env. de Saumur, Angers. — Le Mans. — Nantes. — La Vienne. — Thouars, etc. 640. ©. roseus. Dufour. (0. rose.) — 0. sutivus Brot.? — Tige de 1 à à déc. rameuse étalée ou redressée ; folioles nombreuses elliptiques lantéolées, mucronées velues ; pédoncules longs, grêles axillaires, portant 3 à 6 fleurs roses, striées de violet, assez grandes, calice hé: rissé à dents égalant son tube ; Kgume droit, ordinairement glabre, strié ridé, terminé par un bec long, droit subulé. Mai, juillet. Champs sablonneux. RR. — VIen. Chantejau près Monts (Delastre.) — Plus C. dans la région maritime : S{-Nazaire, Chémeré, Frenai (Lloyd). 641. ©. perpus lus. L. sp. 1049. (0. délicat.) — Plante pubescente de 1 à 3 déc. ; tige grêle, rameuse, étalée; folioles nombreuses pe- tites, ovales arrondies ; pédoncules axillaires à 1 à 4 fleurs ; légume faiblement comprimé, pubescent rugueux, un peu arqué, terminé par un bec très court. Fleurs blanchâtres mêlées de rose et de jaune. Mai, septembre ©. Champs et pelouses des terrains sablonneux ou granitiques. G. — Il varie à légumes glabres et à tiges très allongées (O intermedius Roth.). 142.HIFPPOCREP:S. L (Ilippocrépide.) Calice court , campanulé, à à dents aiguës ; étendard à long onglet, carène arquée atténuée en bec; légume comprimé courbé, articulé, sinué d’un côté en échan- crures profondes en forme de fer-à-cheval. Feuilles pinnées avec impaire. 642, H. comosa. [,. sp. 1050. (H. en ombelle.) — Tige de 2 à 4 dée. herbacée, rameuse, étalée diffuse, glabre ; 7 à 41 folioles cunéi- formes ovales oblongues, obtuses mucronées ; stipules entières ; pédoneules axillaires beaucoup plus longs que les feuilles, striés et terminés par une ombellule de 6 à 8 fleurs ; légumes et pédicelles scabres. Fleurs jaunes. Mai, juillet %. Pelouses, pâturages, bords des chemins et des bois des coteaux calcaires. C. Obs: H. iisiliquosa L. à fleurs solitaires, axillaires, presque sessiles, a été trouvée autrefois près de Mezel (Puy-de-Dôme) : je n'ai pas vu d'échantillons de cette localité. 143. ONOBRYCHIS. Tournefort. (Esparcette.) Calice à 5 divi- sions sétacées presque égales, carène obliquement tronquée plus grande que les ailes ; légume comprimé, uniloculaire monosperme indéhiscent, ridé en fosettes, hérissé de pointes ou bordé d’une crête dentée. Feuilles pinnées avec impaire. 643. ©. sativa. Lam. fl. fr. 2, p. 652. (E. cultivée.) Hedysarun Cno- brychis. L. sp. 1059. Vulg. Sainfoin. — Tiges de 4 à 6 déc. anguleuses, un peu rameuses, couchées à la base, puis redressées; 6 à 12 paires 168 LÉGUMINEUSES. ONOBRYCHIS. de folioles ovales oblongues mucronées, glabrescentes ou pubescentes en dessous ; stipules connées, scarieuses à lobes lancéolés acuminés ; fleurs purpurines striées en grappes longuement pédonculées, à la fin allongées ; bracties lancéolées acuminées sétacées égalant la moitié du tube du calice; calice à dents linéaires subulées, une fois plus longues que le tube; étendard oblong échancré, égalant la carène courbée en angle arrondi, ailes très petites ‘plus courtes que le calice ; légume pubescent, droit, à disque réticulé rugueux, épi- neux, bordé d’une crète large, à épines plus courtes qu’elle. Mai, juillet %. Pelouses des coteaux calcaires. — Cultivée abondamment dans les régions calcaires. Op: 0. alta FI. cent. n° 534, est regardé par M. Godron comme une variété à fleurs blane-jau nà'res da saliva, ne l'ayant pas observé vivant, j'accepte provisoirement cette décision. 644. O. collina. Jord.! Pug. (1852), p. 63. (E. des collines.) 0. mon- tana FI. cent. éd. 2, n° 233. — Souche courte; tiges de 3 à 5 déc. nombreuses, diffuses ascendantes peu rameuses, peu velues ; 8 à 12 paires de folioles presque également elliptiques oblongues, ou oblongues linéaires obtuses mucronées, à poils apprimés; stipules connées ovales lancéolées acuminées ; grappes longuement pédon- culées, à la fin allongées, bractées lancéolées acuminées dépassant la moitié du tube calycinal; calice poilu à lobes droits linéaires su- bulés, un peu plus longs que le tube, à la fin presque moitié plus courts que le fruit; fleurs purpurines, étendard arrondi ovale, légé- rement émarginé, rayé à l’intérieur de lignes foncées, pâle et ponctué de rouge au bord inférieur, carène obtuse, verdâtre sur le dos, for- mant un angle obtus, dépassant beaucoup les ailes et égalant presque l'étendard ; ailes petites ovales obtuses denticulées au sommet, un peu plus courtes que le calice; légume droit, couvert de poils ap- primés, obovale, à bord antérieur en carène, à disque réticulé ru- gueux, denté sur le bord et le disque, à dents lancéolé-subulées égalant à peine la largeur de la crête qui est courte. Plus grêle, plus diffus, fleurissant un mois plus tard que 0. sativa. Juin, juillet %. Bois et collines calcaires. R. -— Yon. Andrie (Sagot.) — CHER. Morthonuer, Trouy, Chapelle-St-Ursin, Chavannes, bois de Fleuret. 645. O. decumbens. Jord.! |. €. p. 64. (E. tombante.) — Souche courte épaisse; tiges de à à 7 déc. nombreuses, allongées, tout à fait diffuses, ascendantes, simples ou un peu rameuses, parsemées de poils courts ; 10 à 13 paires de folioles oblongues ou linéaires, un peu obtuses mucronées, à poils apprimés, stipules connées ovales lancéolées acuminées, grappes longuement pédonculées à la fin al- longées, bractées linéaires lancéolées acuminées, égalant presque le tube du calice; calice à poils un peu étalés, à lobes droits longuement subulés, au moins deux fois plus longs que le tube, n’égalant pas le fruit; fleurs purpurines, étendard arrondi obovale, légèrement émar- giné, marqué de lignes plus foncées et de points rouges au bord, carène obtuse, formant un angle presque droit sur le dos, dépassant beaucoup les ailes, égalant presque l’étendard ; ailes petites oblon- gues ovales très obtuses, un peu plus courtes que le calice; fruits droits pubescents, à la fin presque glabres, obovales, à bord antérieur caréné, à disque réticulé rugueux, dentés épineux sur le bord et le disque, dents lancéolées subulées, dépassant un peu la largeur de la crête mince. Mai, juillet %. Bois et collines calcaires. R. — CHER. Lasenay, Chapelle-St-Ursin, Morthomier. ONOBRYCHIS. LÉGUMINEUSES. 169 646. ©. supina. DC. (1. fr. 4, p. 612. (E. couchée.) Hedys supinum Vil. — Tige de 1 à 4 déc. étalée difluse, couverte de poils apprimés ; folioles nombreuses, oblongues obtuses brièvement mucronulées, velues en dessous ; stipules membraneuses hérissées, longuement acuminées ; fleurs petites, blanchâtres rosées au sommet, en épis oblongs longuement pédonculés ; calice très velu, à dents sétacées, dépassant la ecrolle avant son épanouissement, et ensuite plus lon- gues que sa moitié ; carène courbée presque à angle droit et beaucoup lus courte que l’étendard; légume velu à crête longuement dentée. Mai, juillet %. Collines sèches. RR. — Puy-DpE-D. Cofeaux calcaires de la Limagne, Gergovia, Puy-Long, Corent, Nonette, etc. 144. CICER. L. (Ciche.) Calice à 5 divisions acuminées, 4 supé- rieures penchées sur l’étendard, 1 inférieure en forme de lèvre sous la carène; style glabre ; légume renflé membraneux à 2 graines an- guleuses ridées terminées en pointe obtuse. 647. C. arietinum. L. sp. 1040. (C. tête de bélier.) Vulg. Pois chi- ches. — Plante pubescente de 3 à 5 déc. ; tige tombante anguleuse, rameuse ; feuilles pinnées avec impaire à folioles ovales dentées en scie; stipules incisées dentées ; pédoncule axillaire uniflore, articulé et muni d’une bractéole au milieu, penché après la fleuraison ; légume renflé à poils articulés. Fleurs purpurines , blanches ou bleuatres. Juin, août ©. Culivé çà et là dans les vignes. — LOIRE. Moissons près Montbrison. 145. ERVUM. L. (Ers.) Calice à 5 divisions linéaires aigués, égales, presque aussi longues que la corolle; style filiforme poilu au sommet ; légume oblong presque toruleux par la saillie de 2 à 4 graines. — Feuilles pinnées à pétiole terminé par une pointe ou une vrille ; pédencule axillaire pauciflore. — Ge genre est très voisin du suivant. | 648. E. Lens. L.. sp. 1039. (E. Lentille.) —Tige de 1 à 3 déc. dressée, anguleuse, rameuse ; folioles pubescentes ovales oblongues obtuses; pétioles supérieurs terminés par une vrille simple; stipules lan- céolées très entières ; pédoncule aristé au sommet, à 2 ou 3 fleurs ; légume glabre, presque rhomboïdal à 2 graines comprimées convexes. Fleurs d’un blanc bleuâtre. Juin, juillet ©. Cultivée dans les champs sablonneux et presque spontanée dans les moissons. 649. E. hirsutum. L. sp. 1039. (E. hérissé.) Vulg. Jargillerie, Jar- driau. — Tiges de 2 à 5 déc. grêles, faibles, anguleuses, rameuses ; folioles presque glabres, linéaires oblongues obtuses, mucronées ; vrilles rameuses accrochantes ; stipules semi-sagittées dentées; pé- doncule à 3 à 8 fleurs très petites ; légume oblong, comprimé, hérissé, à 2 graines globuleuses tachées de brun. Fleurs d’un blanc bleuâtre. Mai, septembre ©. Lieux cultivés, champs, buissons des lieux sa- blonneux. CC. 650. E. ÆErvilia. [. sp. 1040. (E. Ervilier.) Vicia Ervilia. Wild. — Tige de 4 à d déc. dressée, rameuse, feuillée ; folioles glabres, li- néaires oblongues obtuses, mucronées, très nombreuses ; vrilles presque nulles; stipules dentées, pédoncule à 2 à 4 fleurs; légumes glabres oblongs, toruleux, comme articulés à 2 à 4 graines anguleuses arrondies. Fleurs blanchâtres rayées de violet. Juin, juillet ©. Mois- 170 LÉGUMINEUSES. sons, surtout dans les terrains calcaires. AC. — Manque dans plu- sieurs localités. | 146. VICIA. L. (Vesce.) Calice à à dents, les 2 supérieures plus courtes, ou à à divisions beaucoup plus courtes que la corolle ; style filiforme poilu ou barbu au sommet; légume oblong polysperme. Feuilles pinnées à pétioles terminés par une vrille ou par une pointe. * Pédoncules axillaires très allonges. 651. V. teirasperma. Mœnch. (V. tetrasperme.) Ervum tetraspermum. L. sp. 1039. — Tiges de 3 à 6 déc. nombreuses, grêles, anguleuses, rameuses ; feuilles supérieures à vrilles rameuses, à 6 à 40 folioles li- néaires oblongues, obtuses, mucronées, presque glabres; pédoncules filiformes à 1 ou 2 fléurs, ne dépassant pas les feuilles ; légume glabre oblong à 4 graines arrondies. Fleurs petites lilas mêlées de bleu et de blanc. Juin, septembre ©. Champs, lieux cultivés. C. 652. V. gracilis. Loisel. fl. Gall. t. 12. (V. grêle.) Ærvum gracile. DC. — Tiges de 2 à 6 déc. grêles, anguleuses, très rameuses ; feuilles à vrilles simples, à 4 à 10 folioles linéaires aiguës, parsemées de poils appliqués; pédoneules portant 4 à G fleurs, dépassant les feuilles ; légume glabre oblong à 6 graines un peu anguleuses. Fleurs d’un rose bleuâtre. Juin, septembre ©. Champs et moissons des térrains calcaires. AC. 653. V. monantha. Koch. syn. fl. Germ. p. 192. (V. à fleurs soli- taires.) Ervum monanthos. L. Sp. 1040. Vicia articulata. Wild. Vulg. Jaraude, Gerdriau. — Plante glabre ou à peu près, de 5 à 7 déc. ; tiges dressées anguleuses, à vrilles accrochantes ; folioles nombreuses li- héaires obtuses, ou tronquées mucronées ; stipules inégales, l’une sessile linéaire aiguë entière, l’autre pétiolée divisée en découpures profondes sétacées et rayonnantes ; pédoncules longs uniflores, légume glabre, large ovale oblong comprimé, à 3 ou 4 graines lenti= culaires. Fleurs blanchâtres rayées de violet, à carène pourpre au sommet. Mai, juillet ©. Moissons des chamips sablonneux, alluvions. AC. surtout en Auvergne et dans la région du Centre. Obs. Le Vic. pisiformis L., du département de la Côte-d'Or, est bien caractérisé par ses folioles larges, ovales arrondies nerveuses, les inférieures appliquées sur la tige, et ses fleurs jaupätres. 654. V. dumetorum. 1. sp. 1035. (V. des buissons.) — Tige de 1 mètre ou plus, faible rameuse, finement pubérulente, à angles un peu ailés: 5 à 9 folioles alternes ovales obtuses mucronées, vei- nées ; stipules en trapèze incisé dentées à dents cuspidées; pédon- cule axillaire à peu près égal à la feuille et portant une grappe lâche de 6 à 8 fleurs d’un rouge violacé; style hérissé barbu, légume oblong comprimé rétréei à la base. Juin, juillet %. Bois montagneux. RR.— S.-ET-L. Cuizeaux (Cercot). : 655. V. Orobus. DC. f1. fr. 5, p. 577. (V. Orobe.) O. sylvaticus Loïs. — Racine rameuse sans stolons ; tige de 2 à 5 déc. droite Velue striée ; folioles nombreuses, ovales oblongues ou lancéolées obtuses mucro- nées, veinées; vrilles presque nulles, remplacées par un filet grêle sétacé; stipules semi-sagittées aiguës acuminées ; grappes mulüflores à pédoncules égalant où dépassant les feuilles, style pubescent au VICIA. LÉGUMINEUSES. 171 sommet. Mai, juin %. Bois des montagnes. — Puy-de-Dôme, Monts- Dores. — Cantal. — Mont-Pilat, Pierre-sur-Haute. 656. V. Cassubica. L. sp. 1035. (V. de Cassubie.) V. multiflora. Poll. — Ervum cassubicum Peterm. — Racine rampante; tige de 4 à 8 déc. anguleuse, flexueuse, rameuse, glabre ou velue; feuilles com- posées de folioles nombreuses ovales oblongues ou lancéolées, ob- tuses mucronées veines, un peu velues en dessous; vrilles courtes trifidés ; stipules entières étroites, aiguës semi-sagittées à la base; pédoneules axillaires plus courts que les feuilles, portant des fleurs nombreuses pédicellées; dents du calice aiguës; style pubescent au sommet ; légume glabre, comprimé élargi presque rhomboïdal et à 3 ou 4 graines. Fleurs d’un rouge bleuâire. Juin, juillet %. Bois mon- tueux. RR.— Inb. Cofeaux de la Creuse au Blanc. —INb.-ET-L. Chi- non, bois de Grammont. —Vienne. Cloué. La Salvagère, Vouillé, Lusignun, Vendeuvre. — M.-er-L. Bois de Fontevrault, Bréxé, Saumur. 657. V. Cracca. L. sp.1035.(V. Cracca.) Cracca major. Gren. et God. — Tige de 5 à 8 déc. et plus, lorsqu'elle grimpe dans les buissons, faible anguleuse, sillonnée, rameuse; vrilles rameuses accrochantes ; lolioles nombreuses plus ou moins pubescentes oblongues ou laneéolées mucronées nerveuses, stipules semi-sagittées, les supérieures par- fois linéaires; pédoncules plus courts que les feuilles ou les dépas- sant à peine, terminés par une grappe serrée unilatérale; fleurs courtes, bleues ou violettes mêlées de blanc; dents supérieures du calice très courtes; étendard partagé en son milieu par un rétrécis- senient marqué, en sorte que l’onglet est aussi long et au moins aussi large que la partie etalée; légume linéaire oblong, porté par un petit support qui ne fait pas saillie hors du calice. Juin, septembre % Haies, bois, prés, buissons. C. Obs: Elle varie à feuilles soyeuses bianchâtres (V. incana Thuil. Ÿ. Gerardi S'-Hil. not. n° 66 non Wall.) et à folioles linéaires aiguës très étroites (V. Kilaibeliana Reich.). La véritable F. Gerardi ET encore plus hérissée et sun fruit est porté par un support évidemment saillant hors du 658. V. ténuifolia. Roth. Tent. fi. germ. 1, p. 309. (V. à feuilles Mmenues.) — Port du V. Cracca; tige souvent moins élevée et plus férme ; folioles nombreuses, plus ou moins velues surtout en dessous, lancéolées mucronées, linéaires dans les feuilles supérieures; sti- pules linéaires très entières, semi-hastées dans les feuilles inférieures ; fleurs bleues ou violettes mêlées de blanc, nombreuses en grappes unilalérales dépassant les feuilles; dents supérieures du calice très courtes, étendard rétréci bien au-dessous de son milieu, en sorte que l'onglet est moitié plus court que la partie étalée ; légume comprimé elliptique, rétréci en lame d’épée et porté par un support non Saillant hors du calice. Juin, septembre %. Haies, prés, moissons. AC. — Région des montagnes. C. —S.-ET-L. Couches, Curgy. — Niëv. Nevers. Tronsanges. — CREUSE. Ahun, St-Laurent, Grand Bourg, Guéret. — CuEr. St-Amand, bords du Cher, Berry, — AND. Clion. — Loir. Bucy. — L.-p7-Cu. Cour-Cheverni. —M.-Kt-L. Baugé, Seiches, Chemire, Juvar- deil, St-Pierre-en-Vaux, Saumur, etc. — Thouars, ete. 659. V. varia. Host. fl. aust. 2, p. 332. (V. variable.) — V. villosa glabrescens auct. — Tiges de 3 à à déc. anguleuses, très rameuses, flexueuses, faibles, tombantes ; folioles nombreuses linéaires, ou plus 172 LÉGUMINEUSES. VICIA. rarement lancéolées, obtuses mucronées, glabres ou parsemées de poils apprimés; stipules semi-sagittées les supérieures linéaires; grappes unilatéralés non chevelues au sommet ordinairement plus Jongues que les feuilles; fleurs d’un violet purpurin, quelquefois à ailes blanches, longuement tubuleuses, l’onglet de l’étendard étant deux fois plus long que la partie étalée; carène offrant à son sommet deux taches pourpres; légume glabre, comprimé elliptique oblong, graines petites, marbrées de taches rapprochées qui les font pa- raître noirâtres. Mai, septembre © et @. Moissons, champs sablon- neux. AC. —S.-ET-L. Autun. — Bourges. — Niëv. Nevers, Marzy, Druy. — L.-ET-Cn. Cour-Cheverni, Chailles, St-Gervais. — Sologne. — Limoges. — Poitiers. — Angers, etc. Obs. La V. villosa Roth. que plusieurs auteurs réunissent ici, est plus robuste dans toutes se: par- ties, toute hérissée de poils étalés, ses jeunes grappis sont chevelues au sommet, les dents inférienres du calice sont sétacées et beaucoup plus longues, ses graines moitié plus grosses sont olivätres tachévg de brun. M. Carion l'a élevée de graines trouvées dans du froment qu'on lui a dit proyenir de PAu- vois. 660. V. onobrychbioïdes. L. sp. 1036. (V. Esparcette.) —Plante de 3 à 6 déc. un peu velue, tige anguleuse rameuse; folioles nombreuses linéaires obtuses, mucronées, nerveuses; stipules semi-hastées den- tées; pédonculesstriés bien plus longs que les feuilles; grappes lâches à fleurs grandes espacées, horizontales, d’un pourpre violet ; légume allongé oblong elliptique. Mai, juillet ©. Champs. RR. -- Clermont, au Puy-de-Crouel, Randanne. — Hte-Loir. Fix. ** Fleurs axillaires presque sessiles, ou à pédoncules plus courts qu’elles. 661. V. sativa. L. sp. 1037. (V. cultivée.) Vulg. Voice. — Plante de 2 à 8 déc. plus ou moins velue ou pubescente; tige anguleuse sil- lonnée, dressée; pétioles à vrilles rameuses accrochantes; 6 à 14 folioles obovales, obcordiformes, ou oblongues, toutes échancrées et mucronées; stipules semi-sagittées, d'ntées, marquées en dessous d’une tache brune; fleurs presque sessiles, géminées, rarement 3 ou 4; calice à dents droites, lancéolées subulées, aussi longues que son tube; légumes dressés oblongs ascendants, à graines globuleuses un peu comprimées. Fleurs purpurines à étendard d’un rose violet. Mai, septembre ©. Champs, moissons, haies. C. — varie à fleurs roses ou blanches. Obs Plusieurs espèces sont confondues parmi les Vicia cullivés en prairies artificielles ; nous pou- vons signaler: 1° V. morisiana Jord.! V. satina macrocarpa Moris., plus robuste, à fleurs moitié plus grandes, à fruit brun à la maturité large de 12 millim. à graines rousses presque de la gros- seur d'un pois ; je l'ai recueilli à Angers. —2° V. cordata Wulf. se distingue à ses folivles siprofon- dément échancrées qu'elles paraissent bilobées. —3° V. nemoralis Pers. rapproché aussi du sativa, s'en distingue par ses folioles non échancrées obovales lancéolées arrondies au sommet et mucronées ; elle croit dans les bois. 662. V. Forsteri. Jord.! (V. de Forster.) — Plante de 1 à 4 dée. grêle, parsemée d’une villosité brillante; tige anguleuse, peu rameuse; pétiole velu surtout à la base, à vrille rameuse; 6 à 10 folioles sub- sessiles, obovales ou oblongues cuspidées, les inférieures plus petites, arrondies ou obcordées; stipules semi-hastées, un peu ta- chées ; fleurs presque sessiles axillaires, souvent solitaires, ealice cylindrique, nerveux, à dents lancéolées acuminées subulées égalant à peine le tube, se fendant par le développement du fruit; fruit dressé puis étalé ou penché, noir luisant, finement pubescent, cylindracé comprimé, non toruleux; graines petites subglobuleuses, marbrées VICIA. LÉGUMINEUSES. 173 de brun et de noir sur un fond blane-verdâtre. Fieurs purpurines à étendard rose. Mai, juillet ©. Lieux secs, bords des bois. R. 663. V. torulosa. Jord.! (V. toruleuse.) — Tige anguleuse élancée, peu rameuse, un peu velue; 8 à 16 folioles obovales ou oblongues obtuses, ou tronquées subémarginées, avec un mucron assez long, un peu velues, vrilles rameuses, stipules tachées semi-sagittées ou en trapèze, plus ou moins bordées de dents longuement acuminées cuspidées ; fleurs presque sessiles, axillaires géminées ou solitaires, calice cylindrique, à dents lancéolées longuement acuminées, au moins égales au tube, se fendant par le développement du fruit; fruit étalé à la maturité, brun et à la fin presque glabre, cylindracé com- primé, toruleux par la saillie des graines ; graines subglobuleuses, jaunâtres marbrées de brun, séparées par un processus membraneux ; fleurs rouges à ailes rosées. Juin, juillet ©. Moissons, çà et là. — Le fruit plus gros, la forme et la couleur différentes des graines, l’éloi- gnent du segetalis, avec lequel il est souvent confondu. 664. V. segetalis. Thuil. F1. par. p. 367. (V. des moissons.) V. an- gustifolia. a. Koch! Syn. — Tige anguleuse, élancée, atteignant la hauteur des moissons, peu rameuse, un peu velue; 8 à 16 folioles oblongues ou lancéolées obtuses mucronées, ou tronquées un peu rétuses à mucron saillant; vrilles rameuses; stipules en trapèze à dents mucronées ; fleurs presque sessiles axillaires, solitaires ou géminées ; calice cylindrique, à dents lancéolées longuement acu- minées, à peu près égales au tube, se fendant par le développement du fruit ; fruit dressé ou peu étalé, brun clair, à la fin presque glabre, linéaire allongé, assez étroit, comprimé, peu toruleux ; graines ar- rondies comprimées ou un peu anguleuses, brun foncé, obscurément marbrées, séparées d’abord par un processus membraneux ; fleurs purpurines. Juin, juillet ©. Moissons C. 665. V. Bobartii. Froster. (V. de Bobart.) Vicia nigra. Dub. Orl. n° 4312. V. angustifolia Roth. — Tiges de 3 à à déc. grêles, faibles, anguleuses, rameuses, souvent étalées; pétioles à vrilles rameuses ; 8 à 10 folioles longuement linéaires aiguës mucronées, très entières, celles des feuilles inférieures obovales échancrées ; stipules semi- sagittées ; fleurs presque sessiles de 1 à 3; dents du calice droites lancéolées subulées, plus courtes que le tube, légumes pubescents, ascendants ou étalés, linéaires oblongs, presque glabres à la matu- rité, ne fendant pas le calice, à graines globuleuses petites, brunes tachées de noir. Fleurs d’un beau rouge. Mai, juillet @. Pelouses des lieux sablonneux ou des terrains calcaires, bords des bois. C. 666. V. uncinata. Desv.! Journ. bot. (V. crochue.) — Plante grêle diffuse, plus ou moins pubescente ; feuilles inférieures à folioles pe- tites obovales échancrées mucronées, stipules en.trapèze fortement dentées à dents crochues, feuilles supérieures à folioles linéaires étroites toutes tronquées et mucronées; fleurs rouges axillaires sou- vent géminées presque sessiles; dents du calice allongées acuminées, légumes grêles, cylindracés, étalés ou penchés, presque glabres et noirâtres à la maturité ; graines petites brunes arrondies. Mai, juin ©). Moissons, lieux secs. AC. — Morvan. — Nevers, bords de la Loire. — Bourges. — Blois. — Angers, ete. — Très ressemblante au V. Bobartü, elle s’en distingue par la forme différente des stipules et par les fo- lioles toutes tronquées. 1 174 LÉGUMINEUSES. VICIA. 667. V. peregrina. L. sp. 1038. (V. voyageuse.) — Tige de 3 à 4 déc. grêle, anguleuse, dressée; vrilles courtes rameuses ; 10 à 44 folioles linéaires tronquées, muecronées, pubescentes ; stipules en deux par- ties linéaires acérées entières ; fleurs presque sessiles solitaires ; calice campanulé oblong penché, parsemé de poils très courts ap- primés. Fleurs purpurines. Mai, juin ©. Moissons, lieux secs, RR.— Niëv, Bords de la Loire près Nevers. — Vin. Poitiers, St-Benoit, Migné, Lourdines, Montenault. 668. V. lathyroiles. L. sp. 1037. (V. fausse gesse.) Ervum Solo- niense. L, Dub. Orl. n° 1314. — Plante de 1 à 3 dée. très rameuse, srêle, légèrement pubescente, faible, couchée; vrilles simples, très courtes où nulles; 4 à 6 folioles petites obovales échancrées, mu- cronées, les supérieures oblongues; stipules semi-sagittées entières; lieurs solitaires presque sessiles ; dents du ealice droites, aiguës, presque égales ; légume glabre, linéaire oblong, incliné; graines anguleuses ponetuées. Fleurs petites d'un rose violet. Avril, mai ©. lelouses des lieux sablonueux. €. 669. W. lutea. L. sp. 4037. (V. jaune.) — Tige de 2 à 4 dée. angu- leuse, rameuse, plus ou moins étalée ; folioles ovales elliptiques ou linéaires oblongues mucronées, velues ; stipules petites tridentées, les supérieures entières, offrant en dessous une fosselte rougeûtre glanduleuse ; fleurs solitaires ou géminées ; dents supérieures du ca- lice plus courtes conniventes ; étendard glabre ; légume elliptique cblong, hérissé de poils bulbeux à la base. Fleurs d’un jaune pâle. Mai, septembre ©. Lieux sablonneux, moissons. C. Obs. F. hybrida L. se distingue du lutea par ses folioles échancrées, son étendard velu et souvent strié de rouge. Les locsJités où en me l'avait indiquée ne me semblent pas assez certaines. 670. V. perpurascens. De. Cat. Monsp. p. 155. (V. purpurine.) V. pannonica b. W. V.uncinata. Reich. non Mœnch. — Tiges de 2 à #4 dée. dressées, anguleuses, peu rameuses ; folioles nombreuses obovales ou oblongues obtuses tronquées, ou échancrées, mucronées, cou- vertes de poils blanchâätres surtout dans leur jeunesse ; stipules pelites tachées ; grappes axillaires presque sessiles, très courtes, à 2 ou 4 fleurs; dents du calice allongées, subulées sétacées ; étendard velu; légumes oblongs penchés velus soyeux. Fleurs purpurines à étendard plus foncé. Mai, juillet ©. Champs, moissons, prairies ar- ificielles. R. — Cner. Bourges, Trouy. — Loir. Bords du canal de Briare. — Champs de la Limagne. Obs. F. pannonica Jacq. a Le calice moins-dblique à dents pius courtes et les corolles blanchätres à étendard brun strié et moins allungées. 671. V. sæpium. L. sp. 1038. (V. des haies.) — Tige de 5 à A0:dée. anguleuse, un peu rameuse, redressée , à vrilles accrochantes; 8 à 14 folioles ovales ou oblongues tronquées, mucronées, veinces, lé gèrement velues, décroissantes, les inférieures arrondies; stipules semi-sagittées dentées; grappes axillaires, presque sessiles, très courtes, de 2 à 6 fleurs; dents du calice subulées, L2s supérieures plus courtes conniventes; étendard glabre ; légume linéaire oblong, glabre. Fleurs d’un rouge bleuûtre, ou d’un violet sale strié. Mai, juillet %. Haies, bois, buissons. C. Obs. Je l'ai trouvée aussi à fleurs blanches, d’un jaune ocreux et gris de lin , à feuilles ovales lan- céolées presque pointues, à grappes de 6 à 8 fleurs plus sensiblement pédonculées : cn cet état c'est le Vie dumetorum de quelques botinistes : Dub, Orl., n° 1309, J'ai des échantillons de cette forme dans lesquels lesf olivles sont longues 40 > gent, et rats ù prop: Eos, VICIA. LÉGUMINEUSES. 175 672. V: Bithynica. L. sp. 1038. (V. de Bithynie.) Lathyrus Bithy- nicus, Lam. — Racine grêle, tiges de 4 à 10 déc. étalées ou grim- pantes, anguleuses ; 4 à 3 paires de folioles elliptiques ou lancéolées mucronées un peu velues en dessous, vrille rameuse, stipules semi- sagittées inégalement dentées à dents mucronées ; pédoncule de 4 à 3 fleurs à étendard violacé, ailes blancbâtres, calice à dents presque égales, potrigées, lancéolées acuminées, égalant le tube; légume velu, brun à la maturité; graines arrondies brunes, marbrées. — Port d'un Lathyrus. Mai, juillet © et @. Champs. RR.— INnp.-£r-L. Bourqueil au Gué Blurdeau (Coquerai). 673. V. serratifolia. Jacquin. (V. à feuilles dentées.) V. Narbonensis. Delarbre, fl. Auv. 482. — Plante pubescente, robuste, de 3 à G déc; tige ascendante, anguleuse, strice; vrilles rameuses; 2 à 6 folioles larges ovales obtuses, celles des feuilles inférieures entières, celles des supérieures dentées à dents aiguës; stipules larges, trapézi- formes, incisées dentées; fleurs axillaires 4 à 4 en grappes très courtes; dents du calice lancéoiées, les supérieures plus courtes ; légumes oblongs, un peu comprimés, veinés et glabres sur leur sur- face, ciliés et chargés de petits tubercules sur les bords. Fleurs d’un pourpre violet. Mai, juillet ©. Lieux cultivés. R. — ALL. Chavenon , St-Sornin, le Montet-aux-Moines, St-Pourçain, Montord. — _a Limsgne. — Cner. Bois de St-Florent. — INb. Bois de Ré à la Ferté près Reuilly. — M.-er-L. Puy-Notre-Dame, les Garennes de Montreuil-Bellay. Obs. V. Narbonensis (L. sp. 1038) du Midi, a les folioles et les stipules entieres, ou légèrement denticulées, et le fruit couvert sur toute sa surface de poils bulbeux à la base. 67%. F. Faba. L. sp. 1039. (V. fève.) Faba vulgaris. Mœnch. — Tiges de 4 à 8 déc. sillonnées, dressées, glabres ; 2 à 4 folioles ovales elliptiques obtuses, mucronées, entières, épaisses, un peu glauques ; vrilles presque nulles; stipules ovales, semi-sagittées ; grappes axil- laires très courtes, de 2 à 4 fleurs; dents supérieures du calice plus courtes conniventes ; légumes cylindracés pubérulents. Fleurs blanches, ailes marquées d’une tache noire veloutée. Juin, août ©. Originaire de l’Asie, cultivée partout, et même naturalisée. 147. PISUM, XL. (Pois.) Calice à D divisions foliacées; étendard large réfléchi; style comprimé caréné, barbu en dessus; légume oblong comprimé polysperme, Feuilles pinnées à vrilles rameuses; stipules foliacées très larges. 675.P. arvense. L. sp. 1027. (P. des champs.) -— Tige de 2 à 8 déc. grêle, flexueuse, 2 à 4 folioles ovales mucronées, entières ou légère- ment crénelées, stipules ovales embrassantes dentées à la base; pé- doncules courts, à 1 ou 2 fleurs; graines tachées de brun, offrant sur chaque côté une dépression arguleuse. Fleurs rouges, à étendard viclet. Juin, août ©. Champs sablonneux. R. — Niëv. Coteaux de Gimowlle. — CHER. Soye. — S.-ET-L. Cluny. Obs. Cultivé rarement sous le nom de Pisailles, pois de pigeon, pois Moisart. 676. P. sativum. L. sp. 1026. (P. cultivé.) Vulg. Petits pois. — Plus robuste que le précédent; 2 à 6 folioles ovales ondulées ; pédoneules pluriflores ; graines globuleuses, non tachées. Fleurs blanches, Cul- tivé partout, il offre plusieurs variétés. 677. BP, elaüus. M, B. fl. caue. 2, p. 151. (P. élevé.) Hohenak. un, it. 1836! — P, elatum. DC, Prod, — Port du P. sativum : 4 à 6 folioles 176 LÉGUMINEUSES. PISUW. elliptiques ovales oblongues, stipules larges ovales en demi-cœæur et crépelées à la base, 2 ou 3 fois plus courtes que le pédoncule qui porte 1 ou 2 fleurs grandes blanchätres ou d’un rose clair avec les ailes d’un pourpre foncé; graines brunes non granuleuses. Mai, juillet ©. Naturalisé çà et là dans les moissons. — Nevers. — Or- léans, etc. 678. P. Tuffetü. Less. F1. Rochef. p.170. (P. de Tuffet.) P. granu- latum Lloyd.! fl. Loire-Inf., p. 75. P. elatius Gren. et Godr.—Tige de 6 à 12 déc. grimpante, flexueuse, striée ; 4 à 6 folioles glaucescentes presque entières, mucronées, stipules non maculées, ovales, larges, en demi-cœur et crénelées dentées à la base, 1 à 2 fois plus courtes que le pédoneule, à 1 ou plus rarement 2 fleurs grandes, roses à ailes rouges noirâtres. « Graines globuleuses, brunes (à la loupe grises, marbrées de brun foncé), finement granuleuses, séparées par une cloison de poils; hile oblong 6 fois plus court que le contour de la graine. » (Lloyd.) Avril, mai ©. Bois, buissons. RR. — LorR.-Inr. Bochers de Mauves. (Eloyd.) 148. LATHYRUS. L. (Gesse.) Calice campanulé à 5 dents ou à 5 divisions, les supérieures plus courtes; style plane dilaté et barbu au sommet ; légume oblong polysperme. Feuilles ordinairement pin- nées sans impaire, à folioles peu nombreuses. * Péduncules à 1 ou 2 fleurs. 679. L. Aphaca. [.. sp. 1029. (G. sans feuilles.) Vulg. Pois de Ser- pent, Luzet, Geargio. — Plante glabre de 2 à 5 déc.; tige grêle angu- leuse, rameuse faible; pétioles filiformes à vrille simple tortillée, dépourvus de folioles, eu par une exception très rare portant 2 fo- lioles linéaires oblongues; stipules très grandes foliacées, un peu glauques, ovales 'sagittées à la base ; pédoncules axillaires uniflores ; graines lisses. Fleurs jaunes petites. Mai, juillet ©. Champs, mois- sons, lieux cultivés. CC. 680. L. Nissolia. L.. sp. 1029. (G. de Nissole.) — Tige de 4 à 6 déc. gréle, anguleuse, simple, dressée, feuilles nulles, remplacées par des pétioles sans vrilles, dilatés en forme de feuilles graminées, linéaires, aiguës nerveuses; stipules subulées très petites ou nulles; pédoncules axillaires, allongés, à 1 ou 2 fleurs ; légumes étroits pen- chés; graines verruqueuses. Fleurs roses ou d'un violet bleuûtre. Mai, juillet ©. Champs, bords des prés secs. C. 681. L. sphæricus. Retz. obs. 5, p. 39. (G. sphérique.) L. angulatus Chaub. — Tige de 2 à 4 déc. dressée, rameuse, à 4 angles dont 2 plus saillants ; stipules semi-sagittées étroites, à peu près de la longueur du pétiole court, à vrille simple et à 2 folioles lancéolées linéaires, ensiformes très aiguës, nerveuses ; pédoncule uniflore, axillaire très court, renflé au sommet et muni d’une aréte linéaire sétacée; légume étroit allongé, chargé de nervures , presque toruleux à 8 ou 10 graines lisses et globuleuses. Fleurs rouges. Mai, juillet ©. Champs, lieux secs. AR. — Région du centre. — Env. de Tours. — Poitiers. —- Sau- mur, Angers. — St-Naxaire. 682. L. angulatus. L. sp. 1031. (G. anguleuse.) L. hexaëdrus. Chaub. — Tiges de 1 à 5 déc. nombreuses, gréles dressées, à 4 … LATHYRUS. LÉGUMINEUSES. 4177 angles dont 2 plus saillants; stipules semi-sagittées étroites très aiguës, à peu près de la longueur du pétiole court, à vrilles simples ou rameuses, à 2 folioles linéaires aiguës nerveuses; pédoncule uni- flore, axillaire, allongé, égalant ou dépassant les feuilles et muni au sommet d’une longue arête filiforme ; légume étroit linéaire allongé, à veines peu marquées; 8 à 12 graines anguleuses et [verruqueuses. Fleurs d’un rouge bleuâtre. Mai, juillet ©. Moissons des lieux si- blonneux. AC. Obs. On peut distinguer deux formes : l’une a la tige élaneés, les feuilles un peu élargies et les pédoneules plus longs que les feuilles : c'est le L. longe-pedunculatus DC. L'autre forme des toutfes plus basses. a les feuilles très étroites et aussi longues que les pédoncules. Cette forme m'a souveut été envoyée sous Le nom de L setifolius ; mais celui-ci, qui est méridional, se reconnait à ses fleurs roses à pédoncule muni d'une arète presque imperceptible, et sourtont à son fruit trois fois plus larxe et plus court, à 2 ou 3 graines arrondies. — Quoique le L. sphæricus Soit dans l'herbier de Lruné sous Is nom d’angulatus, nous pensons que ce nom ne doit ps lui ètre attribné, c'est à cause des graines anguleuses qu: Liuué indiquait de l’aflinité entre le L. angulatus et son Ervum soloniense on Wicia Lathyroides. Voyez à ce sujet les excellentes raisons présentées par M. Godron, FL fr. 1, p. #90. 683. L. sativus. L. sp. 1030. (G. cultivée.) Vulg. Pois gras, Pois de Brebis, Pois carre. — Tige de 4 à 6 déc. rameuse, faible anguleuse, ailée; 2 folioles linéaires lancéolées aiguës; stipules semi-sagittées lancéolées, ciliées ;. pédoncules uniflores ; légume large ovale com- primé, à bord supérieur courbé, portant deux ailes saillantes ; graines anguleuses jaunûtres. Fleurs blanches, quelquefois bleues ou roses. Mai, juillet @). Cultivé çà et là dans les champs. 684. L. Cicera. L. sp. 1030. (G. ciche.) — Tige de 3 à 6 déc. dressée anguleuse, légèrement ailée:; 2 folioles lancéolées aiguës ; stipules larges semi-sagitiées lancéolées ciliées ; pédoncules courts uniflores ; légume ovale oblong comprimé, à bord supérieur droit, creusé en gouttière; graines anguleuses rougeâtres. Fleurs rouges. Mai, juillet ©. Champs sablonneux, moissons. R.— CHER. Bourges, Soye, entre St-Germain et St-Michel, St-Eloy de Gy. Vierzon. —- Cultivé sous les noms de Jarosse, Garaude, Pois breton. 685. L. hirsutus. L. sp. 1032. (G. hérissée.) — Tige de 2 à G déc. anguleuse ailée, rameuse, faiblement tombante, velue; 2 folioles oblongues lancéolées, mucronées ; stipules étroites, linéaires semi- sagittées ; pédoncule de 1 à 3 fleurs dépassant les feuilles ; légume oblong comprimé, hérissé de poils bulbeux, graines arrondies verru- queuses. Fleurs d’un bleu rosé. Juin, septembre @. Moissons, boris des champs, étangs desséchés. C. 686. L. odoratus. L. sp. 1033. (G. odorante.) Vulg. Pois de senteur, Pois orange, Pois fleuri. — Tige de 4 à 8 déc. grêle anguleuse ailée ; 2 folioles larges ovales elliptiques obtuses mucronées, stipules semi- sagittées lancéolées ; pédoncules portant 1 à 3 fleurs dépassant les feuilles ; légumes oblongs linéaires, non veinés, hérissés de poils bulbeux ; graines globuleuses lisses. Fleurs odorantes pourpres mê- lées de blanc et de bleuâtre. Juin, août © ou @). Haies, buissons. — CHER. C. à Bourges, dans les vignes d’Auron, Asnières, St-Germain, Fussy, Chapelle-St-Ursin (Déséglise). = sx Pédoncules multiflores. 687. L. tuberosus. L. sp. 1033. (G. tubéreuse.) Vulg. Anottes, Moin- sines, Boulue, Saignes. — Plante glabre de 4 à 8 déc.; racine munie B 12, 178- LÉGUMINEUSES. LATHYRUS. de tubercules arrondis, profondément enfoncés en terre ; tige angu- leuse, rameuse, faible; 2 folioles ovales oblongues mucronées ; pé- doncules allougés, de 2 à 6 fleurs; dents supérieures du calice courtes tiangulaires ; légume glabre linéaire oblong. Fleurs d'un beau rose. Juin, août %. Champs, haies, surtout dans les terrains calcaires et argileux, — Ses tubercules se mangent en quelques localités. -688. L. pratensis. L. sp. 1033. (G. des prés.) — Plante de 5 à 8 déc. légèrement pubescente; tige rameuse anguleuse, étalée ou redressée; 2 folioles oblongues ou linéaires lancéolées aiguës ; stipules larges semi-sagittées ; pédoncules allongés à 2 à 8 fleurs; dents du calice subulées presque égales ; légumes comprimés, oblongs, chargés de veines obliques:; graines globuleuses lisses. Fleurs jaunes. Juin, août %. Prés, haies, buissons des lieux frais. CC. 689. &. syivesiris. L. sp. 1033. (G. sauvage.) — Plante glabre, grimpante, s’élevant à un mètre et plus ; tige rameuse anguleuse, ailée ainsi que Les pétioles ; ailes des pétieles bien plus étroites que celles de la tige ; vrilles très rameuses accrochantes; ? folioles al- longées elliptiques oblongues ou linéaires lancéolées, mucronées, nerveuses ; stipules semi-sagittées étroites subulées; pédoneules portant 4 à 40 fleurs, dépassant peu les feuilles; style grêle, arqué; légume glabre oblong; graines un peu rugueuses, à hile égalant à peu près la moitié du pourtour de la graine. Fleurs roses, mêlées de nuances verdâtres, pèles ou livides. Juin, septembre %. Haies, buis- sons, bords des bois. C. ’ 690. Z. latifoïus. L,. sp. 1033. (G. à iarges feuilles.) Vulg. Pois vivace. — Plante glabre, grimpante, s’élevant à 1 et 2 mètres ; tige rameuse, largement aiiée ainsi que les pétioles; vrilles très rameuses accro- chantes ; 2 folioies très larges ovales oblongues, obtuses mucronées, à 5 ou 7 nervures, un peu glauques en dessous, fermes, coriaces; stipules semi-sagittées, ovales acuminées très grandes; pédoncules dépassant de beaucoup les feuilles, longs de 3 à 4 déc. portant de 8 à 15 fleurs; bractéales linéaires étroites ; style arqué, épais roidez légume glabre oblong: graines verruqueuses à hile égalant à peine le tiers du pourtour de la graine. Fleurs très grandes d'un beau rose pur. Juin, septembre %. Buissons, bords des bois, haies des vignes. R.— Niëv. Bois de Faye, sur Montigny-aux-Amognes! Bois de Marçcouæ entre Champvert et Verneuil. — S.-ET-L. Chagny, Charolles, St-Agnan: — ALL. Montord. — Coteaux de la Limagne. — ME de Poitiers. — Bauyé. 691. Z. meg'ectus. Pucl, Cat. PI. du Lot. p. 479. (G. oubliée.) — Diffère du lutijolius par ses proportions plus grêles, ses tiges et ses pétioles moins largement ailés, les folioles elliptiques ou lancéolées, plus étroites, les stipules plus courtes et plus étroites, les fleurs un peu’plus petites, mais aussi d’un beau rose ; le style et les graines paraissent identiques, les bractéoles sont linéaires sétacées. Juin, septembre %. Haies, buissons. R. — Pux-pr-D. Base du Puy-de-Dôme: — Cuer. Bois de Marmagne (Déséglise 4850!) —— Ixp. Issoudun, vignes des Pieds-Plats (Chédeau.) —Loirer. Coteau de'St-Jean-de-Braye (Jul- lien.) — VIEN. Vendeuvre (Guyon). Obs, Cette plante s'étant reproduite de graines, j'ai cru devoir la séparer du latifolius, quoiïqu'elle n'offre pas de caractère tranché en dehors des proportions que M, Desmoulins (Gat, des plant, de Ja LATTIVRUS. LÉGUMINEUSES. 179 Doxdogne, 1849, p. 119), regarde comme très variables dons les espèces de ce gente. le l'ai nomniée autrefois L. platyphylios erreur que l'étude de la graiue me fait volontiers rétracter. — Le véritable L. platÿphyllos Koch syn. p. #43, diffère du latifolius par ses folioles molles flexibles, obtuses on rétuses et mucronées, ses Stipules étroites beaucoup plus petites; ses fleurs un hers moins grandes, ses styles minces et grèles, ses graines obscurément tuberçuleuses à hile égalant à peu près la moitié du pourtour de la graine. 11 différe dn L. sylvestris par ses folioles plus farges, les ailes des prtioles presque aussi larges que celles de la tige, ses fleurs plus grandes et d'un beau rose, et par son aspect général qius semblable au latifolius. — Le L. ensifolius Bad. à belles fleurs roses et à leuillés et stipules linéaires étroites et très aiguës, n'est point une var. du latifolius, mais une espèee très dis- tinele, très constante, inaltérable par la culture. — Enfin à ce graupe appartient encore L. Langi € Mort, Prag.) à fleurs rouges moyennes, à folioles roides glauques arrondies ou obovales, style grèle, hile égalant plus du tiers de la graine. Les jardins se le permuütent sous le faux nom de L. ratundi- folius. 692. L. cirrhosus. Ser. in De. Prod. 2, p. 374. (G. à vrilles.) — Souche rameuse, dure ; tiges de 8 à 1 déc. anguleuses étroitement ailées, flexueuses, grimpantes ; feuilles très glabres, fermes, à 1 ou 3 paires de folioles elliptiques au oblongues, mucronées, souvent al- ternes ; pétiole anguleux à vrille très raneuse; stipules étroites semi- sagittées, étalées ; fleurs purpurines en grappes lâches; dents infé- rieures du calice plus longues, linéaires subulées ; style grêle, arqué ; légume glabre, rétréei à la base, veiné en réseau, muui sur le dos de 3 côtes très étroites, la moyenne plus saillante ; graine brune tuber- culeuse à hile égalant un sixième de son pourtour. Juin, août %. Lieux stériles des montagnes. RR. — Ardèche, Thueytz (Jordan). 693. L. palustris. L. sp. 1034. (G. des marais.) Orobus palustris. Reich. — Plante glabre de 6 à 8 déc.; tige dressée, faible, aïlée, glabre ; 4 à 8 folioles lancéolées oblongues mucronées; stipules semi- sagittées, lancéolées; pédoncules axillaires, de 2 à 6 fleurs; dents supérieures du calice très courtes ; légume glabre oblong comprimé. Fleurs bleuâtres. Juin , août %. Prés humides et marécageux. R. — CHER. Bourges, Mehun, Berry, Marmagne. — AND. Lacs pres la Chätre. — Lorr. Pithiviers. — INp.-ET-L. Sé-Martin-le-Beau. — ORNE. Bel- lesme. — LoiR.-Inxr. Nort, Les Cléons. 149. GROBUS. L. (Orobe.) Calice campanulé à 5 divisions, les 2 supérieures plus courtes; style linéaire , aplati et velu au sommet ; légume polysperme, oblong, cylindracé. Stipules semi-sagitiées ; feuilles pinnées, à pétiole terminé par une foliole impaire ou par une pointe simple et non contournée en vrille. 694. O. vernus. L. sp. 1028. (0. printanier.) Lathyrus — Wim. Souche ligneuse rampante, tige de 3 à 4 déc. anguleuse (non ailée), peu rameuse, dressée ; 4 à 6 folioles ovales, acuninées en une longue pointe et mucronées, finement ciliées, minces, d’un vert luisant en dessous; pédoncules axillaires de 3 à 8 fleurs; légume glabre, li- néaire allongé. Fleurs rouges, passant au bleu brillant, puis au bleu verdâtre. Mars, mai %. Bois montagneux. RR. — LOIRE. Environs de Roanne ? — Hie-Loire. Ceyssac, Bonneville, Le Pertuis. (Lec. et Lam.) 695. ©. luteus. L. sp. 1028. (O0. jaune.) Lathyrus montanus Godr. — Plante de 3 à 5 déc. un peu velue, tige simple, anguleuse, 6 à 10 folioles elliptiques lancéolées mucronulées, glauques en dessous : Stipules semi-sagittées; fleurs grandes jaunes, nombreuses en grappes dépassant peu les feuilles, légumes comprimés veinés, graines globuleuses. Mai, juillet %, Prés et bois des montagnes. — Cantal, — Mont-Dore (Bastard). 696. ©. tuberosus. L, sp, 4098. (O. tubéreux.) Lafhyrus macrorhizus, 180 LÉG UMINEUSES. OROÔBUS. Wim. — Souche grêle, rampante, renflée aux nœuds en forme de tubercules ; tiges de 2 à 4 déc. faible, couchée à la base, un peu ra- meuse, étroitement ailée, ainsi que les pétioles ; 3 à 6 folioles oblon- gues lancéolées, obtuses et mucronées, glabres un peu glauques en dessous; pédoncule axillaire de 2 à 6 fleurs; légume glabre linéaire oblong. Fleurs rouges passant au bleu livide. Avril, juin %. Bois. C. Obs. Deux formes que la culture pourrait confirmer méritent peut-être d'être distingnées : 1° O. Pluknelii Lupevr. O. Pyrenaïcus L. part. Folicles avales elliptiques, larges de 3 à 4 cent MR. — S.-er-L. Bois de Produn prés Autun.— Niëv. Bois de La Machine. — Cum. Forét du Rhin-du-Boïs. 2° O. tenuifoliux, Ruth. Feuilles linéaires aiguës très étroites, longuement acunlinées. R. — Iso. Coteaux de St-Aigny. — M.-ex-L. Petite foret de Baugé (BasL.) — Plaute connue de peu de bota- uistes ! 697. O. albus. L. sup. 327. (0. blanc.) O0. usphodeloïdes Gon. — Racine munie de fibres renflées allongées ; tige de 3 à 5 déc. grêle, anguleuse, rameuse redressée; 3 à G folioles linéaires lancéolées étroites, cuspidées, nerveuses, glabres ou finement pubescentes; stipules étroites; pédoncule axillaire à 4 à 8 fleurs dépassant les feuilles; légume étroit allongé, veiné. Fleurs blanches. Mai, juin %. Prés. R. — CHER. Bourges, au pont du Moulon, Vasselay, St-Douchard, Berry, Marmagne, la Tourate près Arcomps, pres de l’Arnon, St-Ambroix, Mareuil. — INp.-ET-L. Prairies du Cher, Chanceaux. — Viex. Traver- sone, Mirebeau, Beaurepaire, La Motte-Champdeniers. — DEux-SÈEv. Clussai! — M.-ET-L. Env. d'Angers, Tigné, Soulangé. — Loir.-Inr. C..entre Ancenis, Ligné, St-Mars-la-Jaille et Ingrandes. 698. O. niger. L. sp. 1028. (0. noir.) — Tige de 5 à 6 déc. droite, anguleuse, rameuse, un peu flexueuse; 6 à 12 folioles ovales ellip- tiques ou oblongues, obtuses mucronées, veinées et un peu glauques en dessous; stipules étroites entières ; pédoneule axillaire à 4 à 8 fleurs ; légume obloug, allongé; style linéaire barbu dans sa moitié supérieure. Fleurs rouges ou bleuâtres. Juin, juillet %. Bois mon- tueux et secs. R. — Région des montagnes. CC. — ALL. Gannat, Mont- Luçon. — CHER. Env. de Bourges, St-Amand, ete. C. — L.-ET-Cx. Forèt de Russi près Chailles. — INn. Thisay, bois de Luz, Le Blanc, St-Aigny. — Inp.-ET-L. St-Patrice, Chinon. — Nien. Miré, Leugny, forêt de Moulière, env. de Poitiers. — Thouars. — M.-ET-L. env. de Saumur, Baugé. 150. PHASEOLUS. Z. (Haricot.) Calice campanulé à 2 lèvres, la supérieure à 2 dents, l'inférieure à 3; style barbu au sommet ; carène contournée en spirale avec les étamines et le style; légume eylin- dracé ou comprimé à graines presque séparées par des espèces de cloisons celluleuses. Herbes grimpantes à feuilles ternées, et folioles munies de petites stipules partielles. 699. P. vulgaris. L. sp. 1016. (H. commun.) — Tige élevée grim- pante; folioles ovales trapéziformes acuminées, rudes; grappes courtes axillaires; bractées plus courtes que le calice; légumes pen- chés. Fleurs blanches, jaunâtres ou violettes. Juin, août. Cultivé sous le riom de Flageoles, Haricots rames, etc. P.nanus L.—Tige peu élevée non grimpante ; bractées plus grandes que le calice. Cultivé. Obs. On cultive aussi, sons le nom de Cocot'es, les P. tumidws ct sphœricus Saxi, à graines ar- rondies, blauches où punachées. Enfin ie P, maultiflorus Wild. oyne nes parterres de ses eus d'ug. beau rouge écarlate, LÉGUMINEUSES. 181 151. LUPINUS. L. (Lupin.) Calice à 2 lèvres profondes ; étendard réfléchi sur les côtés, carène acuminée en bec, étamines monadel- phes à anthères inégales; style subulé ascendant, stigmate capité; légume coriace oblong, presque toruleux, à graines presque sépa- rées par des cloisons spongieuses. Herbes à feuilles digitées, à sti pules adhérentes au pétiole. 700. L. reticulatus. Desv.! Annal. bot. 3, p. 100. (L. réticulé.) L. linifolius Roth? L: angustifolius. Dub. Orl. n° 1264. — Racine simple, pivotante allongée ; tige de 3 à 5 déc. droite, pubescente, simple ou un peu rameuse; feuilles nombreuses, pétiolées, digitées à 5 ou 7 fo- lioles linéaires obtuses, à bords un peu relevés et comme canalicu- lées, presque glabres en dessus; pubescentes en dessous; fleurs alternes, courtement pédicellées en grappe droite terminale; calice pubescent grisètre, muni de 3 bractées, deux latérales courtes, une inférieure plus longue, caduque; lèvre supérieure à 2 lobes, l’infé- rieure lancéolée , plus longue, tridentée ou trifide au sommet: légume velu, aigu, dressé, sinué sur la suture supérieure, à 5 ou 6 graines petites, arrondies, un peu comprimées, ponctuées et mar- brées de noir sur un fond blanchàtre. Fleurs d’un bleu clair, parfois lavées de rose au sommet. Juin, juillet ©. Lieux sablonneux, champs. R. — Puy-pE-D. Aigqueperse (Lamotte). — ALL. Izeure. — CREUS. Pionnat, Pont à l'Evèque. — CHER. Sables du Cher à Ro:ières près St-Florent. — Loir. Sologne, St-Mesmin, Olivet, Val-de-Loire. — L.-ET-CH. Îles de la Loire vers Chouzy et Onzain, Villelouet, Cande, Challes. — Ixp.-ETr-L. Entre Antoigny et les Ormes, Ville-aux-Dames, Le Verron. — NVien. Angliers, Clairvault, Tour d'Oyré, Dangé. — M.-ET7-L. Haute vallée de la Loire, vallées du Loir. — Le Mans. — L.-Ixr. Chemeré, Frenay. Ob». Cette espèce est bien plus répandue que L. angustifolius L. avec lequel on l'a confondue ; ce dernier a les folioles des feuilles linéaires oblongues, planes; la lèvre inférieure du calice entière et non tridentée ; les graines arrondies de la grosseur d’un pois, et tachées de blanc sur un fond brnn cendré, La fig. 685 du Flora græca le représente avec exactitade. On le cultive sous Le nom de Pois à café, café turc. Le Cercis siliguastrum à. décore nos bosquets sous le nom de Gafnier ou 4rbre de Judée. * FAM. XXXII. ROSACÉES. Calice persistant à limbe partagé en 4 à 10 divisions, souvent libre, quelquefois adhérent à l'ovaire; corolle de 4 ou plus souvent 5 pé- tales insérés sur le calice, rarement nulle; étamines le plus souvent nombreuses insérées sur le calice; ovaires uniloculaires à styles simples, souvent latéraux ; tantôt libres et distincts, tantôt agglutinés en colonne; carpelles tantôt uniques par avortement , tantôt soudés entre eux, ou renfermés dans le tube du calice de manière à simuler un seul ovaire; fruits variables, secs ou charnus, avec ou sans noyau osseux; carpelles à { ou 2 graines dressées sans périsperme. Te herbacées ou ligneuses à feuilles alternes, munies de sti- pules. $ 4. AMYGDALEES. — Arbres ou arbrisseaux à feuilles simples; fleurs à 5 divisions; ovaire libre, À style simple, fruit charnu à noyau osseux renfermant À ou 2 graines. 152. AMYGDALUS. L. (Amandier.) Drupe coriace pubescent, se 182 ROSACÉES. AMYGDALUS. déchirant à la maturité, noyau oblong, comprimé, pointu , percé de pores ou lisse; fleurs presque sessiles, naissant avant les feuilles. 701. A. communis. L. sp. 677. (A. commun.) — Arbre médiocre- ment élevé; feuilles lancéolées oblongues dentées en scie, à dents inférieures gländuleuses. Fleurs blanches ou rosées. Février, mars. Cultivé çà et là dans les vignes. vase y Obs. On distingue l'A. dulcis Mill. à fruit doux et style dépassant beaucoup les élamines, et 4. amara Hayn. à fruit amer et style de la longueur des étamines. 153. PERSICA. Tourn. (Pêcher.) Drupe charnu, succulent, indé- hiscent : noyau creusé de sillons irréguliers et de pores. 702. P. vulgaris. Miller. (P. commun.) Amygdalus Persica. L.-sp. 676. — Arbre peu élevé ; feuilles lancéolées courtement pétiolées, à dents de scie aiguës régulières non glanduleuses ; fruit cotonneux: Fleurs d’un rose vif sessiles, naissant avec les feuilles. Mars, avril. Cultivé partout dans les vignes. A1 Obs. On éultive plas rarement le Prugnon (P. lœvis DC.) à fruit presque lisse. — L'abricotier {Armrniäca vulgaris Lam, — Prunus armeniaca L. sp. 679) est cullivé dans les jardins et les ver- gerss 154, PRUNUS. L. (Prunier.) Calice campanulé à 5 divisions, cadue; 5 pétales; 20 à 30 étamines, 1 style; drupe charnu suceulent, arrondi ou oblong, glabre, noyau arrondi ou comprimé, non poreux, anguleux sur les bords. * Drupe couvert d'une poussière glauque s'enlevant par le contact, noyau comprühe aigu, sillonné sur les bords; fleurs solitaires où geminées naissant latéralement ; jeunes-feuilles enroulées sur les bords. (Pru- nicrs.) 763. P. spinosa. L. sp. 681. (P. épineux.) —Vulg. Prunellier, Epine- noire. — Aïrbrisseawbuissonnant à rameaux lortueux, épineux; feuilles ovales oblongues ou elliptiques lancéolées, dentelées en scie, deve- nant glabres en vieillissant; jeunes rameaux glabres ou pubescents ; pédoneules glabres uniques dans chaque bourgeon#Fleurs blanches naissant souvent avant les feuilles; pétales oblongs. Fruit globu- leux, dressé, petit, d’un bleu foncé. — Mars, mai. Haies, buissons, bois. CC. 704. BP. fruticans. Weïhe in Reich. fl. exc. p. 644. (P. frutescent.) P. Spinosa macrocarpa. Auet.— Arbrisseau élevé, à rameaux épineux, plus grand dans toutes ses parties que le précédent; feuilles obovales ou obovales lancéolées, inégalement crénelé-dentées, non glandu- leuses à la base, velues en dessous sur les veines et un peu barbues sur la côte: jeunes rameaux glabres ou pubescenis; pédonculés olabres souvént géminés; sépales obtus serrulés ; pétales ovales ar- rondis conéavés, blanés, fruit bleu ovoide ou 2lobuleux moitié plus gros que dans Île spinosa; fleurs plus grandes, plus tardives d'au inoins buit jours. Mars, mai. Haies, buissons. C. 705. P. Desvauxii. Bor. (P. de Desvaux.) P. insitilia Desv.! Obs. p. 160. non LB. — Arbrisseau élevé à rameaux grêies épineux, les plus jeunes finement pubérulents; feuilles obovales oblongues, den- tées en scie, longuement rétrécies à la base, pubescentes en dessous ainsi que le pétiole, pédoncules courts, presque glabres, ainsi que le PRUNUS. ROSACÉES. 188 calice ; fleurs petites, blanches, naissant avec les feuilles ; fruit petit globuleux, noirâtre, acerbe. Avril, mai. Haies. — He-Vien. £gmou- tiers (Lamy). — Env. d'Angers. 706. P. insititia. L. sp. 680. (P. sauvage.) — Arbrisseau à rameaux dressés, devenant épineux avee l’àge ; feuilles (adultes) larges, ovales elliptiques, crénelées dentées, un peu enroulées sur les bords, par- semées en dessus de quelques poils, velues et un peu rugueuses en dessous, jeunes rameaux velus-pubescents; pédoncules pubescents éminés; fruits arrondis penchés; pétales arrondis. Fleurs blanches. vril, mai. Haies, buissons. Çà et là, AC. 707. P. sylvatica. Desv.! Obs. pl. Ang. p. 160. (P. sylvatique.) — Arbrisseau robuste, à rameaux glabres ou les plus jeunes finement pubérulents, un peu épineux; feuilles assez larges un peu elliptiques ovales obtuses, crénelées, à peine rétrécies, où même un peu eh Cœur à la base, avec 1 ou 2 glandes, pabescentes en dessous ainsi que les pétioles; pédoncules et calice presque-glabres ; pétales blanés ar- roudis, odeur aigre désagréable ; fruit bleuâtre ovale oblong, acerbe. Avril. Haies. — Cuer. Berry (vulg. Trudellier).—Environs d'Angers.— Nantes, etc. 708. P. saxicola. Bor. (P. des pierrailles.) P. domestica cyanocarpa. FI. cent. — Arbrisseau ou arbuste, à rameaux glabres non épineux, feuilles médiocres (longues de 3 cent. environ) ovales rétrécies à la base, finement crénelées, pubescentes en dessous, ainsi que les pé- tioles; pédoneules géminés, pubescents, ainsi que le calice, pétales ovales à onglet court, fruit médiocre, acerbe, bleu violet. Avril. Co- téaux calcaires, crêtes pierreuses des vignes. — Nevers, coteuu des Montapins. 709. P. varacteusis, Bor. (P. de Guéret.) P. cereola. Reïchnb.? FI. exc. p. 645. — Arbrisseau ou arbre médiocre, à rameaux grêles, les plus jeunes finement pubescents; feuilles assez larges ovales, rétré- cies à la base et souvent au sommet, avec 2 glandes à leur base, déntées à dents glanduleuses, velues surtout en dessous sur les ner- vures assez saillantes; pédoncules géminés plus ou moins pubescents d'abord, calice peu velu à sépales peu rabattus; fruit petit ovoïde, vert-jaunâtre un peu translucide, à saveur un peu musquée, mûris- sant en août; fleurs blanches. Avril. Haies. Spontané et cultivé sous lenom de Dindonier dans le Dép. de la Creuse. C. aux environs de Guéret. Obs. M. Dugenest qui à bien vouiu me faire parvenir des échantillons des Prunus des environs de Güéret distingue : 1° le Dind, muscat à fruit tes petit, rugueux fesdillé d’un côté, lisse et violacé de l'antre, saveur musquée; 2° le Dindonier ordinaire, à fruit petit liste, vert, avec une saveur plus crue. 3° le Dindonier à gros fruit, connu sous Je nom de Moissonier, arbre plus élevé à fleur plus Lo grande, fruit très aqueux moitié plus gros, un peu jaune, savear douce et presque fade. Enfin un 4 connu sous le nom de Blanchaud à le truit tellement semblable au Pr. de Mirabelle pour la forme ct la couleur, qu'on ne l’en distingue que par sa saveur fade; tous se reproduisent spontané ment et se t'ouvent dans les haies. 710. P. Pruna. Crantz. Aust. p. 94. (P. pruneau.) P. domestica syl- vestris. Auet. — Arbrisseau élevé ou arbuste, à rameaux étalés, gla- bres ou finement pubescents seulement au sommet; feuilles assez grandes (longues de 5 à 6 cent.) ovales oblongues ou elliptiques, ré- trécies à la base, crénelé-dentées, veinées et velues en dessous, pédoncules solitaires ou géminés, plus ou moins pubescents ; pétales 184 ROSACÉES. | PRUNUS. obovalcs d'un blanc un peu verdatre; fruit ovoide assez gros, d’un noir bleuatre, couvert d’une poussière glauque. Avril. Haies, buissons. Çà et la. à Obs. Un grand nombre d’autres formes méritent d’être distinguées daus nos contrées, el ce genre attend encore un monographe patient et consciencieux qui confirme par les semis la validité des espèces. Les pruniers cultivés sont aussi très nombreux et constitunt des types bien distincts. 711. P. cerasifera. Ehrh. (P. à cerises.) — Arbrisseau ou petit arbre pon épineux, à jeunes rameaux glabres, feuilles elliptiques obovales, finement dentées, un peu velues en dessous; pédoncules glabres, solitaires ou géminés; fleurs blanches assez grandes naissant avec les feuilles; fruit rouge foncé globuleux acerbe, penché, de la gros- seur d’une cerise. Avril, mai. Haies. R. — Puy-DE-D. Env. d'Aigue- perse. ë ** Drupe dépourvu de poussière glauque ; noyau ovale arrondi, anquleux d'un côté; fleurs en faisceaux latéraux, naissant à peu près en méme temps que les feuilles ; jeunes feuilles pliées dans leur longueur. (Geri- siers. 712. P. avium. L. sp. 680. (P. des oiseaux.) Cerasus Avium. Mœnch. Vulg. Merisier. — Arbre élevé à rameaux étalés; épiderme blanchâtre ; feuilles ovales elliptiques acuminées pubescentes en dessous, à dents de scie glanduleuses ; pétiole portant deux glandes au sommet; fleurs en faisceaux sessiles, entourés d'écailles non foliacées; fruit petit ovoide, un peu amer, rouge foncé ou noir. Fleurs blanches. Avril, mai. Bois et forêts. C. 713. P. juliana. Reich. (P. Guignier.) Cerasus juliana. DC. — Fruits lus gros cordiformes, noirs ou rouges à chair douce, succulente, ad- rente au noyau. Vulg. Guigne, Cerise douce. Cultivé et spontané çà et là dans les haies et mêmie dans quelques petits bois voisins des habitations. 714. P. duracina. Reich. (P. Bigarreautier.) Cerasus.—DC.—Fruits plus gros cordiformes, marqués d'un sillon profond, rougés à chair douce, ferme, cassante, adhérente au noyau. Vulg. Bigarreaux, Cœurs, Cultivé. ; 715. P. Cerasus. L. sp. 679. (P. Cerisier.) Cerasus caproniana. DG.— Arbre à racine traçante; feuilles (adultes) glabres ovales elliptiques acuminées, dentées en scie, un peu glanduleuses à la base, fermes, luisantes; fleurs en faisceaux sessiles entourés d’écailles souvent foliacées; pédoncules courts et renflés; calice large campanulé; fruits rouges à chair tendre acide n’adhérant pas au noyau (vulg. Cerises aigres). Fleurs blanches. Avril, mai. Cultivé dans les vergers; se trouve spontané, et à l’état d’arbrisseau, dans les haies et sur les crêtes pierreuses des vignes. Obs. On cultive plusieurs variétés , telles que la C. de Montmorency, la Griolle, etc.; ainsi que le C: semperflorens DC sous le nom de C. de la Toussaint. *** Drupe sans poussière glauque ; fleurs en grappes s'épanouissant après les feuilles. (Pades.) 716. P. Mahaleb. L. sp. 678. (P. de S-Lucie.) Cerasus — Mill. Vulg. Canon, Canonier. — Arbre peu élevé, ou plus souvent arbrisseau PRUNUS. ROSACEES. 185 rameux, droit, à écorce brune ou grisatre odorante; feuilles cordi- formes arrondies, terminées en pointe obtuse, glabres, fermes, un peu pliées, denticulées, à dents obtuses glanduleuses, grappes courtes corymbiformes, convexes; fruits petits ovoides noirs (en juillet) : Fleurs blanches odorantes. Avril, mai. Haies, buissons des coteaux pierreux, bois montagneux des terrains calcaires. — Région du cen- tre. AC. 717. P. Padus. L. sp. 677. (P. à grappes.) Cerasus — DC. Vulg. Bois joli. — Arbrisseau touflu, rarement arbre, à écorce brunâtre fétide ; feuilles ovales elliptiques acuminées aiguës, minces, légère- ment rugueuses, finement et doublement dentées en scie, caduques ; pétioles portant deux glandes au sommet; grappes allongées, pen- dantes, feuillées à la base; pétales denticulés; fruits noirs arrondis très amers. Fleurs blanches. Mai. Haies, bois frais surtout dans les terrains granitiqnes ou siliceux. R. — La Hte-Loire. — Le Forez. — Cantal. — Mont-Dore, Monts-Dimes. — CREUSE. l'éniers, Bourganeuf.-— S.-ET-L. Montjeu, Antully, St-Georges, Canada près Autun (Carion), La Selle, Cluny, Cuiseaux. — Core-p OR. St-Léger-des-Fourches. — NiÈv. Alligny-en-Morvan. — Loir. Mälsherbes, Pithiviers. — SARTHE. Pont- lieue, bois de Pourrie, Change. Obs. On cultive sous le nom de Laurier-Cerise ou à luit le Prunus Lauro-Cerasus L. $ 2. SPIREES. — Plusieurs carpelles non adhérents au calice, en forme de capsules distinctes ou soudées à la base, et s'ouvrant intérieurement. 155. SPIRÆA. L. (Spirée.) Calice persistant à à lobes; 5 pétales, étamines nombreuses insérées avec les pétales sur le réceptacle adhérent au calice, 3 à 15 styles, carpelles capsulaires à 2 à 6 graines. 718. S. obovata. Wild. En. p. 541. (S. obovale.)S. hypericifolia DC. — Arbrisseau touffu peu élevé; feuilles obovales oblongues, glabres ou finement pubescentes en dessous, entières, ou crénelées dentées au sommet, celles des pousses stériles obovales arrondies crénelées. Fleurs blanches en faisceaux latéraux réunis en longue grappe. Mai. Bois pierreux. R.—Loïrr. Bois de Malsherbes. — CnEr. Bourges, Chapelle-St-Ursin, Morthomier, Villeneuve, le Subdray, St-Florent, Soye, Lissay, St-Germuin-des-Bois, Chavannes, Uxai, Meillant, Orval, Ardenuis, Le Châtelet, Vornai, Dun-le-Roi, Le Rhin du Bois. — Aix. Haie au Diena près Montluçon. — Inn. Issoudun, bois du Roi. — Hie-Vien. Bois de Bas- marin, moulin de St-Paul, sur la Briance. — Vie. Torus. Obs. On cultive sous le nom de petit mai cette espèce et le vrai Sp. hypericifolia L. qui diffère par ses pédicelles moitié plus longs, ses feuilles plus grandes et presque toutes très entières. Le Sp. sali- cifolia L. à feuilles oblongues lancéolées, et à fleurs blanches où carnées, serrées ed pauieule spici- forme, se rencontre çà et là naturalisé pres des jardins. 719. S. Uimaria. [,, sp. 702. (S. ormière.) Vulg. Reine des prés. — Tige de 8 à 12 déc. droite, un peu rameuse, anguleuse, glabre ; feuilles pinnées à folioles larges ovales dentées, entremélées de plus petites, la terminale plus grande à 3 ou 5 lobes; stipules arrondies dentées; fleurs blanches, petites, odorantes, en panicule serrée ter- Mminale ; carpelles glabres recourbés. Juin, août %. Prés humides, bords des eaux. C. — On la trouve à feuilles vertes des deux côtés La 186 ROSACÉES. SPIRÆA, (S. denudata Hayn.), ou blanc-tomenteuses en dessous (S. glanca Schultz). Je l'ai trouvée aussi à fleurs doubles. 720. S. Filipendula. EL, sp. 702. (S. filipendule.) — Racine oblique à fibres renflées en tubercules ovoïdes; tiges de Z à 8 déc. dréssées, simples, nues au sommet ; feuilles pinnées à folioles petites, oblon- gues, incisées dentées, glabres; stipules dentéés émbrassantes $ : panicule terminale corymbiforme ; carpelles pubescents parallèles. Fleurs blanches ou rosées en dehors. Juin, juillet %. Bois, prés sées. — LoiRE.— CANTAL.—Puy-pEe-D. AC.—ALL. Gannat.—Mte-Viex. Ma- gnac-Bourg. — NiÈv. R. — Alligny près Cosne (Roussel), — CHER et INDRE. AC. — L.-ET-C. Pruniers, St-Aignen. R. — Ixp.-07-L. Truges: — Poitiers. — Thouars. — Angers. — La flèche. — Ancenis. — Mor= tagne. $ 3. DRYADÉES, — Calice à lobes sur deux rangs, les extérieurs al= térnant avec les intérieurs; carpelles monospermes, secs où baccifoïmes, libres et disposés sur un réceptacle sec ow charnu. Plantes herbacces ou ligneuses à stipules adhérentes au pétiole. 156. GEUM. L. (Bénoite.) Calice à 10 lobes, dent à plus petits extérieurs, lâches ; à pétales ; étamines nombreuses ; carpelles secs, poilus, terminés par le style persistant, allongé, articulé ou barbu, et disposés sur un réceptacle sec, cylindracé. Herbes à feuilles ailées lobées. 721. G. urbanum. L. sp. 716. (B. commune.) — Racine oblique aromatique ; tiges de 4 à 6 déc. dressées velues, peu rameuses ; feuilles velues, les radicales à 5, les caulinaires à 3 folioles ovales, élargies dentées, stipules herbacées dentées ; pédoneules simples terminaux, dressés ; pétales obovales ; calice fructifère recourbé ; arête des carpelles glabre, erochue, rougeûtre, terminée par un ap- pendice court, pubescent et cadue. Fleurs jaunes. Juin, août %. Bois haies, lieux frais. CC. 722. G. rivale. L. sp. 717. (B. des ruisseaux.) — Tige de 4 à 8 déc. velue, presque simple ; feuilles velues, les radicales pinnati-lobées, à lobes obovales doublement dentés, entremêlés de plus petits, le terminal plus grand lobé ; feuilles caulinaires à 3 lobes pointus ; süi- pulés ovales dentées ; pédoncules pubescents, terminaux à ‘fleur penchée; calices dressés ; pétales obovales rétrécis à la base, velnés, un peu échancrés, peu ouverts, dépassant peu le calice ; arête des carpelles velué articulée au milieu ; réceptacle cylindrique. Fleurs d’un jaune rougeñtre. Mai, juillet %. Ruisseaux des boïs des mon- tagnes granitiques. R.— CoTE-»’Or. La Roche-en-Brenil, Saulièu . — S.-ET-L. Bois de la Coudre, de Canada et de la Selle-d'Auxy, près Autun. — Puy-DE-D. Randanne, bords de la Couse, Theix, Mont-Dore. — Cantat. — Le Forez. — La Haute-!oire. 728. G. moatanuam. [,. sp. 717. (B. de montagne.) — Plante de 4 à 2 déc. dressée, un peu hérissée, uniflore ; feuilles ailées-lyrées à folioles inégalement crénélées, très inégales, la terminale très grande, presque lobée, pétales jaunes une fois plus grands que le calice ; carpelles velus soyeux prolongés en arête plumeuse non articulée: Juillet, août %. Pâturages des montagnes. — Cantal, — Mont-bore. ROSACÉES. 187 157. RAUBUS. L. (Ronce.) Calice à 5 divisions planes ou un peu cohcaves , persistantes ; à pétales, étamines nombreuses; ovaires nombreux insérés sur un réceptacle hémisphérique où conique ; stylé presque latéral, stigmate simple; carpelles pulpeux réunis én forme de baie caduque convexe en dessus, concave en dessous. — Arbris= seaux à tiges ordinairement armées d’aiguillons et à feuilles presque toujours digitées à 3 ou 5 folioles. — Les fruits sont nommés vulgai- rement molles, müres de hates. 724. R idœus. L. sp. 706. (R. framboisier.) — Racine traçante ; tige de 5 à 9 déc. droite, rameuse, glaucescenté, munie d’aiguillons crochus ; feuilles pinnées à 5 ou 7 folioles ovales aiguës. dentées, nerveuses, blanches tomenteuses en dessous, les supérieures ternées; stipules sétacées très étroites; pédoncules rameux; pétales obovales entiers, petits, connivents, dressés; calice étalé: carpelles nombreux, velus, rouges odorants. Fleurs blanches. Mai, juin. Bois et taillis surtout des montagnes granitiques. — Région des montagnes. C. — Al- lier. — Creuse. — Haute-Vienne. — Autun. — Saulieu. — Le Morvan. — Nièv. La Collancelle, Nolay, bois de Martrangy. — Cner. Foret de Cleffy près Oison. — Env. de Mayenne. 725. R. saxatilis. L. sp. 708. (R. des rochers.) — Souche noirâtre produisant des rejets allongés flagelliformes, velus, qui s’enracinent à leur extrémité, et une tige fertile de 1 à 2 déc. droite, herhacée, simiple, velué, inerme; feuilles à 3 folioles ovales rhomboïdales iné- galement dentéés pubescentes et vertes en dessous, les latérales sessiles ; stipules ovales lancéolées adhérentes à la tige; 3 à 6 fleurs blanches terminales en sertule dépassé par les feuilles; pétales li- néairés oblongs, dépassant peu le calice; fruit rouge formé de 3 à 6 carpelles gros, globuleux pellucides. Mai, juin. Bois des montaÿhes. — Puy-de-Dôme. — Monts-Dores. — Cantal. — Chaine du Forez. — Le Mezenc. , 726. R. cæsius. L. sp. 706. (R. bleuûtre.) — Arbrisseau à tige faible, couchée, glauque, cylindracée, hérissée d’aiguillons grèles et courts, droits, les supérieurs crochus; feuilles à 3 folioles ovales ou obovales doublement dentées, glabres où pubescentes en dessous, les latérales presque sessiles ; fleurs blauches en grappe paniculée, à pédicelles dressés étalés, pétales ovales émarginés étalés, styles ver- dôtres; calice appliqué sur le fruit; fruit composé d’un petit nombre de carpelles gros, d’un noir bleuàtre opaque. Juin, septembre. Lieux humides, champs. CC. Obs. Ha forme aquatique (agnatieus W. N.) a les folioles minces, petites, incisées lobées, en grappe pauciflore. — Celie des ebamps (agrestis W. N.) a les aiguillons plus nombreux, les folioles plus larges, un peu rusueuses, mollement pubéscentes en dessous. 727. M. serpess. Godr.! et Gr. F1 de Fr. 1, p. 558. (R. serpen- tante.) R. cæsius hispidus NW. N. Rub. t. 46. e. R. dumetorum glandulosus Godr. Monog. — Tige stérile grêle, couchée, rampante, blanchâtre ou brune, non glauque, cylindracée, à angles obtus vers le sommet, velue et glanduleuse, à aiguillons nombreux petits, faibles, com- primés à leur base, droits ou un peu arqués, non réfléchis ; rameaux florifères dressés, grêles, anguleux au sommet, chargés de glandes et d’aiguillons fins et droits; feuilles vertes, molles toutes ternées, inégalement dentées, foliole terminale ovale ou rhomboïdale, acu- minée, souvent un peu en cœur à la base, les latérales subsessiles, 188 ROSACÉES. RUBUS. souvent bilobées; pétiole un peu canaliculé, à aiguillons fins, arqués, stipules petites linéaires aiguës ; grappe terminale courte corymbi- forme à pédoncules très étalés; calice verdâtre, chargé de glandes et de soies, à sépales lancéolés acuminés étalés à la maturité; pé- tales blancs ovales émarginés, chiffonnés ; fruit gros globuleux, noir luisant, point glauque, à carpelles nombreux, gonflés. Juin, juillet. Bois. — Limoges. — La Vienne. — Le Cher. — Angers, etc. 728. R. nemorosus. [ayne. (R. des bois.) À. dumetorum W. et N. part. R. coryhfolius De. Reich. non Sm. -- Tige stérile faible tom- bante, mais s’élevant à une grande hauteur dans les haies ombragées, cylindracée, verte, obtusément anguleuse et souvent glauque rou- geàtre au sommet, munie de feuilles quinées; stipules linéaires lancéolées glanduleuses poilues ; folioles arrondies plus ou moins acuminées ; feuilles supérieures du rameau florifère ternées à folioles latérales sessiles ; fleurs assez grandes, blanches, rarement rosées, en corymbe plane terminal, à pédicelles étalés, pétales arrondis ou ovales, styles rosés, calice horizontal se redressant ensuite sur le fruit; fruit noir luisant à carpelles nombreux, gros. Juin, août. Haies, lieux couverts. C. 3 Obs. R. agrestis Tratt. a les folioles plus velues en dessus, mollement tosuenteuses en dessous ; péduneules et calices blancs tomenteux et souvent glanduleux hispides. Champs stériles, bois secs. C. 729. ZX. ferox. Weihe, Boenngh. (R. féroce.) R. horridus Spreng. De. Prod. 2, p. 562. R. nemorosus ferox Arrhen. — Port et carac- tères du À. nemorosus : robuste, tige stérile chargée d’aiguillors, de glandes et de poils très nombreux; folioles larges, rameaux et pani- cule très hérissés d’aiguillons robustes inégaux ; calice apprimé sur le fruit. Haies, lieux stériles. — CHER. Chapelle-St-Ursin, St-Florent. — M.-ET-L. Montreuil-Belfroi. 730. R. immitis. Bor. (R. cruelle.) Buisson touffu à turions pubes- cents, non glanduleux ; tige principale anguleuse (subtétragone) à faces planes, un peu poilue, très chargée d’aiguillons inégaux, dilatés à la base, coniques, durs, vulnérants ; feuilles à folioles quinées et souvent ternées, vertes ou un peu blanchâtres en dessous, les laté- rales ovales à pétiolule très court, la terminale pétiolulée, subcor- diforme ovale, cuspidée, doublement dentée à dents mucronées ; pétiole anguleux, plane en dessus, portant au-dessus de sa base deux sStipules linéaires sétacées ; rameaux florifères obtusément anguleux, pubescents, à aiguillons durs, inclinés, folioles ternées, souvent larges suborbiculaires, subitement rétrécies en pointe, les supé- rieures souvent solitaires, larges, cordiformes à la base, panieule grande, rameuse pyramidale, à rameaux tomenteux, calice tomen- teux et hérissé, non glanduleux, à la fin réfléchi, pétales d’un beau rose, pubescents en dehors, suborbiculaires, à onglet court; fruit gros, noir, d’une saveur agréable. Juillet, août. Lieux stériles. R. — Angers étang St-Nicolus ! 731. R. Wablbergii. Arrh. Monog. p. 43. (R. de Wahlberg.) — Arbrisseau de 2 à 3 mèt.; tiges foliifère robuste, arquée, cylindracée à la base, à augles obtus au sommet; point glauque, glabre, chargée d'aiguillons nombreux, robustes, élargis à leur base, puis coniques, droits, arqués au sommet de la tige; pétiole dur épais, presque plane en dessus, à aiguillons arqués; stipules linéaires acuminées; feuilles RURUS. ROSACÉES. 189 caulinaires grandes plissées, pubescentes ou blanchâtres tomen- teuses en dessous, à D folioles, la terminale cordiforme orbiculaire, brusquement cuspidée, dilatée à la base, les latérales moyennes pé- tiolées, les 2 inférieures ovales presque sessiles ; rameaux florifères dressés, anguleux au sommet, à feuilles ternées, à aiguillons nom- breux arqués ; panicule serrée, corymbiforme, à rameaux axillaires et terminaux, pédoneules courts étalés ; calice tomenteux blanchâtre, à sépales ovales acuminés étalés à la maturité ; pétales blancs ovales arrondis, émarginés, chiffonnés ; styles verdâtres ; fruit gros, noir luisant, point glauque, à carpelles nombreux. Mai, juin. Buissons, haies. AC. — Le Cher. — La Vienne. — Angers, etc. 732. M. corylifolius. Sm. F1. Brit. 542. (R. coudrier.) —Tiges stériles très longues, fragiles, arquées-étalées, cylindracées, à aiguillons grèles, presque dr oits ; feuilles quinées et ternées, inégalement den- iées ou incisées, d’un vert gai et presque glabres en dessus, poilues en dessous, jamais blanchi tres, folioles latérales sessiles, larges, la terminale pétiolulée, cordiforme ovale, les florales parfois solitaires, lobées ou incisées ; stipules linéaires étroites, portées sur le pétiole parsemé de poils et de petits aiguillons; rameaux florifères sillonnés au sommet, velus, à aiguillons très petits, droits, épars, panicule multiflore, lâche, calice velu étalé, puis apprimé sur le fruit ; pétales blanes, obovales, styles verd: tres: fruit acide à grains gros peu nombreux d’un rouge brun recouvert d’une poussière glauque. Juillet. Haies, buissons. R. 733. R. Godroni. Lec. et Lam. Cat. pl. cent. p. 151.(R. de Godron.) R. Walhbergii Godr. monog. p. 16 non Arrh. — Arbrisseau très ro- buste de 2 à 3 mêl.; tige stérile grosse, arquée-décombante, ligneuse, cylindrique à la base. à angles obtus au milieu, anguleuse et'eanali_ eulée au sommet, glabre, non glanduleuse, à aiguillons gros robustes, nombreux, élargis : à leur base, droits, ceux du sommet arqués ; feuilles caulinaires quinées, un peu coriaces, vertes el pubescentes ou par- fois blanchâtres en dessous, foliole terminale orbiculaire, brusque- ment terminée en pointe allongée, parfois un peu en cœur à la base, les latérales ovales toutes pétiolulées : pétiole dur presque plane en dessus à aiguillons robustes crochus, stipules linéaires acuminées ; rameaux florifères dressés longs, robustes, à peine anguleux au sommet, à aiguillons forts, droits un peu inclinés, et à feuilles presque toutes quinées; panicule coniposée, allongée interrompue, à pédon- cules très étalés; calice vert cendré à sépales lancéolés acuminés réfléchis à la maturité; pétales roses obovés atténués en onglet, dentelés et ciliés au sommet; fruit gros, globuleux noir luisant, point glauque, à carpelles très nombreux. Juin, juillet. Haies, brous- sailles. R. — Puy-b£-D. Orcines, base du Puy-de-Dôme, bois de la Prada. (Lec. et Lamotte.) 734. R. glandulosus. Bell. App. fl. Ped. 24. (R. glanduleuse.) A. hybridus. Vi. R. Bellardi Weih et N. 1. 44. R. hirtus Reich. — Tige tombante, cylindrique, poilue, chargée de nombreuses soies glandu- leuses rougeâtres, et d'aiguillons faibles nombreux, réfléchis ; feuilles toutes ternées, folioles grandes, vertes plus ou moins poilues, vei- nées réticulées, ovales elliptiques inégalement dentées, brusquement acuminées, les latérales pétiolulées , la terminale up peu en cœur à 190 ROSACÉES. RUEUS la base; panicule très glanduieuse, pédoncules inférieurs axillaires, divariqués, les supérieurs munis de bractées linéaires presque aussi longues qu'eux; sépales lancéolés, étalés pendant lanthèse, puis réfléchis ou apprimés ; pétales blancs espacés obovales rétréeis en onglet, dentés ou émarginés au sommet; fruit noir luisant d’une sa- veur agréable. Juin, août. Haies et bois des montagnes. AR.— Région des montagnes. — Morvan. — Env. de Limuges. — Cuner. Foréts d'AI- logny, du Fhin du Bois, etc. 785. R. birtus. Weih. et N. R. G. p. 95,t. 45. (R. hérissée.) À. glandulosus Reich. — Tige tombante, rougeûtre, cylindrique à la base, anguleuse au sommet, très hérissée de poils, de soies glanduleuses rouges, el d’aiguillons robustes, nombreux droits, étalés, les supé- rieurs €: urbés ou crochus; feuilles ternées, celles des tiges prinei- pales parfois pédato-quinées; folioles cordiformes ovales acuminées, dentées, plus ou moins parsemées de poils, surtout en dessous, ra- rement blanchâtres en dessous; panieule très slinduleuse, pyrami- ‘dale, à rameaux étalés, les inférieurs asillaires, les supérieurs munis de bractées linéaires trifides; sépales ovales longuement euspidés, apprimés ou réfléchis; pétales blancs rarement roses, obovales ellip- tiques planes. Juin, août. Bois montagneux. R. — Le Morvan. — La Vienne. 736. R. scaber. Weïh et N. R. G. p. 80, t. 32. (R. scabre.) — A. glandulosus scaber Godr.—Tige un peu arquée cylindracée, rougéitre, poilue, chargée de soies presque toutes glanduleuses, et d’aiguillons épars, presque égaux réfléchis ; feuilles pédato-quinées, ternées sur les rameaux florifères , folioles obovales acuminées, inégalement et finement dentées en scie, poilues et d’un vert pâle en dessous; pa= sicule presque simple à raieaux en grappe étalés et réfléchis, brae- tées inférieures trifides ; pédoneules et calices tomenteux, dépourvus “e saies, mais hérissés d’aiguillons droits et de glandes pédicellées rougeälres; Sépales terminés par un appendice foliacé assez long, réfléchis après l’anthèse; pétales blanchâtres, oblongs atténnés, écartés ; fruits noirs. Juin, juillet. Bois des montagnes. R. -— CREUS. Ahun, Mareille. — Cuer. Foret d'Alloguy. 737. R. pygmæus. W. N. Rub. Germ. p. 93. tab. 42. (R. pygmée.) BR. rudis Godr. exsice.! — Tige foliifère tombante, cylindracée, à ai- guillons nombreux, inégaux, longs recourbés, mèlés de soies glandu- lifères et de poils: feuilles quinées à folioles médiocres, obovales, longuement cuspidées, plus ou moins en cœur ou en coin à la base, inégalement dentées en scie, d’un vert obseur et parsemées de poils en dessus, d’un vert pâle en dessous; rameaux florifères à feuilles ternées, à folioles obovales incisé-dentées, les supérieures simples et passant à l’état de bractées, un peu hlanchâtres en dessous; pa- nicule allongée, flexueuse, tomenteuse, chargée d’aiguillons et de soies glanduleuses plus nombreux au sommet, à rameaux en €0- rymbe, étalés, à bractées supérieures linéaires; calice hérissé, glan= duleux et tomenteux, à sépales ovales, cuspidés à la fin réfléchis, pétales blancs ovales, peu atténués à la base, distants entre eux; fruits Loirs. Juillet, août, Broussailles. R, — DEux-SÈv. Mortagne- sur-Sèvre (Genevier). 738. R. Kystrix, Weih. N, Rub. Ger. p. 9, t. M, (R, hérisson.) RUBUS. ROSACÉES. 194 Lejeun.! Rev. p. 104. — Tige foliifère tombante ou ascendante dans les buissons, anguleuse, dure, chargée partout d’aiguillons recourbés, larges et longs, inégaux, de soies souvent glandulifères et de poils étalés:; feuilles quinées à pétioles armés comme la tige, stipules étroites glanduleuses poilues; folioles ovales oblongues atténuées et acuminées au sommet, inégalement dentées, vert foncé et à poils épars en dessus, pubescentes et d’un vert pâle eu dessous ; rameaux florifères dressés, chargés de poils, de glandes et d’aiguillons très aigus, feuilles ternées à folioles ohovales ou ovales aiguës, les deux plus élevées souvent simples ovales en cœur ou oblongues ; panieule médiocre, un peu flexueuse, tomenteuse et très chargée, surtout au sommet, d’aiguillons inégaux grêles, très aigus, de soies glanduleuses rouges et de poils, à rameaux courts en corymbes composés dressés- étalés ; bractées foliacées ou laneéolées poilues glanduleuses, ealices tomenteux, très chargés de soies glanduleuses et sauvent de petits aiguillons ; sépales ovales longuement euspidés, rélléchis à la matu- rité; pétales rouges, velus en dehors, ovales, dentelés au sommet ; fruits uoirs. Juin, juillet. Bois, broussailles. RR. — Angers. 739. R. rudis. Weih. et Nees. Rub. Ger. p. 94, t. 40. (R. rude.) — Tige foliifère arquée ou tombante, anguleuse, striée, rougeâtre, armée d'aiguillons épars, peu élargis, crochus ou droits et penchés, parmi lesquels naissent des soies nombreuses, très fines, la plupart glan- dulifères , rougeâtres , poils nuls; pétiole armé comme la tige, peu velu, stipules très étroites glanduleuses, poilues; feuilles quinées, parfois mélées de ternées, folioles ovales arrondies ou en coin à la base, longuement cuspidées, irrégulièrement dentées, minces, glabres et vertes en dessus, pubescentes et blanchâtres en dessous; ramesux florifères velus glanduleux, à feuilles ternées, à folioles semblables à celles de la tige stérile; panicule médiocre étalée un peu flexueuse, tomenteuse et chargée de soies glanduleuses rougeûtres , et d’'ai- guillons épars, inégaux, droits et penchés ou crochus, pédoncules divergents, bractées courtes, glanduleuses poilues, calice glanduleux et tomenteux à sépales ovales, longuement cuspidés, réfléchis à la maturité; pétales ovales velus en dehors, d'un blane rosé; fruit noir. Juin, juillet. Bois. R. -— Cner. Foret d'Allogny, Rhin du Bois. — Env. d'Angers, Luë! 749, MR. Radula, Weih. et N. Rub. Germ. p. 89, 1. 39. (R. râpe.)-- Tige épaisse dure, anguleuse, arquée, d’un rouge brun, hérissée dans sa jeunesse, de poils, de soies roides et de glandes qui, en se détachant, laissent sa surface couverte d’aspérités; aiguillons épars égaux, forts, arqués, rouges à la base; feuilles pédato-quinées sur les tiges stériles, ternées sur les rameaux florifères, toutes vertes en dessus, mollement pubescentes en Gessous, les supérieures blanches tomenteuses, folioles ovales acuminées, grossièrement et inégalement dentées en scie à dents mucronées; panicule droite, étroite à ra- meaux courts, divergents, axe hérissé et chargé de longs aiguillons dans sa partie inférieure, tomenteux et chargé de soies glanduleuses violacées vers ke sommet, pédoncules en corymbe, chargés de longs aiguillons, pédicelles très courts, bractées linéaires lancéolées tri- fides; sépales tomenteux et glanduleux, ovales longuement appendi- eulés, réfléchis après l’anthèse ; pétales obovales arrondis blanchâtres, fruits noirs. Juin, août. Haies, lieux couverts. R, — Loir. Forét 192 ROSACÉES. RUPUS. d'Orléans, Ardon en Sologne. — NiEN. Leugny, Moré, . Vellèche , Chiré- en-Montreuil. — Angers. — Mortagne. 741. R. Lingua. Weih. et N. Rub. Germ. p. 88, t. 38. (R. Langue.) — Tige folifère tombante ou ascendante et arquée, subanguleuse, peu dure, ehargée d’aiguillons, de soies roides, de poils et de glandes qui disparaissent souvent dans l’état adulte, aiguillons dilatés à la base, petits, peu piquants un peu arqués; feuilles quinées à pétiole velu, à aiguillons crochus, stipules étroites poilues glanduleuses, folioles molles, ovales en coin à la base, longuement cuspidées, pro- fondément et inégalement dentées à dents cuspidées, d’un vert lui- sant en dessus, blanchätres en dessous et poilues sur les nervures ; rameaux florifères anguleux flexueux, à feuilles ternées, folioles ob- ovales oblongues, inégalement dentées mucronées, entières à la base, la supérieure simple; panicule médiocre, lâche, flexueuse velue to- menteuse, parsemée d’aiguillons courts réclinés, rameaux inférieurs axillaires, paniculés ou en corymbe, pédoncules tomenteux armés de quelques aiguillons, obscurément gianduleux, sans soies roides, sé- pales ovales cuspidés tomenteux réfléchis à la maturité; pétales ovales, blancs; fruit noir. Juin, juillet. Bois. RR. — S.-ET-L. Chau- mont près Autun (Carion). 742. R. Reichenbachi. Koehl. W. N. Rub. Germ. p. 87, t. 37. (R. de Reichenbach.)— Tige foliifère grêle, tombante, molle, eylindracée, à aiguillons épars, grêles assez longs, peu dilatés à la base, droits ou inclinés, parsemée de quelques poils, mais dépourvue de soies roides et de glandes; feuilles quinées et ternées, à pétiole eylindracé velu, à aiguillons grêles, plus ou moins arqués, stipules linéaires sétacées, poilues, non glanduleuses, folioles molles d’un vert clair en dessus, finement pubescentes et pâles ou grisâtres en dessous, la centrale assez longuement pétiolulée, ovale arrondie, longuement cuspidée, un peu rétrécie et en cœur à la base, leslatérales presquesessiles obliquement ovales souvent subbilobées, toutes doublement et subincisé-dentées, à dents mucronées; rameaux florifères un peu anguleux, flexueux, velus à feuilles ternées, les supérieures simples, ovales ou lobées, panicule allongée, flexueuse,; tomenteuse au sommet, et armée d’ai- guillons droits assez longs, parseniée de soies roides et de glandes, à rameaux axillaires en corvmbe, dressés-étalés les supérieurs plus courts rapprochés comme en corymbe à bractées linéaires, poilues et glanduleuses; calice blanc tomenteux et chargé de soies à sépales ovales brièvement acuminés, réfléchis après l’anthèse, pétales blanes ou rosés, grands obovales, atténués en onglet court, veinés et velus, fruit gros noir. Juillet. Bois, buissons. R.— M.-ET-L, Coteaux de Montreuil-Belfroi (Genevier). 743. R. rosaceus. Weih. N. Rub. Germ. p. 85, t. 36. (R. rosacée.) — Tige foliifère tombante, molle, anguleuse, striée, parsemée de poils, de soies roides, de glandes et d’aiguillons épars, grêles inégaux, presque droits, feuilles presque toutes ternées, à pétiole velu, semi- cylindrique, stipulesdinéaires étroites; folioles cordiformes ovales ai- guës, inégalement denté-cuspidées ciliées, minces, d'un vert clair un peu poilues en dessus, pâles et pubescentes en dessous; rameaux florifères anguleux, flexueux, velus, à aiguillons très grêles, défléchis, feuilles toutes ternées, les supérieures simples, cordiformes ovales, RUBUS. ROSACÉES. 193 dégénérant en bractées lancéolées; panicule pyramidale, à rameaux inférieurs axillaires, longs en corymbe, pédoncules divergents à bractées linéaires très longues, pédicelles très inégaux, velus to- menteux el chargés, ainsi que les calices, de glandes, de soies roides et souvent de petits aiguillons blancs, sépales lancéolés lon- guement acuminés en appendice foliacé, linéaires réfléchis à la ma- turité, pétales ovales, velus d'un rose pâle, fruits noirs. Juin, juillez. Bois. R.—M.-ET-L. Montreuil-Belfroi. — VENDÉE. Mortagne sur Sèvre. (Genevier.) 744. R. bracteatus. Boreau, Not. XXXIIT. (R. à bractées.) — Tige élevée, dressée, arquée au sommet, la stérile tétragone à faces striées, parsemée de quelques poils, de soies glanduleuses et d’aiguillons épars, espacés, grêles blanchâtres inclinés; feuilles pédato-quinées à folioles toutes pétiolmlées obovales longuement acuminées, inégale- ment dentées à dents très aiguës mucronées, vertes et à peu prés glabres en dessus, blanches finement tomenteuses en dessous ; rameaux florifères très longs ramifiés inférieurement, hérissés, ainsi que les pétioles et les pédoncules de poils entrecroisés, de soies glanduleuses et de petits aiguillons blanchâtres inclinés ou crochus ; feuilles inférieures de ces rameaux ternées portant à leur aisselle un long rameau feuillé et fleuri au sommet, feuilles moyennes et supé- rieures simples très larges triangulaires trilobées à lobes acuminés, - les plus élevées seules indivises, toutes munies à leur aisselle d’un pédoncule multiflore dépassant à peine leur pétioie; inflorescence occupant ainsi toute la longueur du rameau et nue seulement à son extrémité la plus élevée; calice tomenteux et glanduieux, assez lon- guement appendiculé, réfléchi après l’anthèse; pétales roses ovales rétrécis en onglet, un peu velus sur les deux faces. Juillet, août. Bois. RR.— M.-ET-L. Bauné, parc de Briançon! 745. R. Genevierii. Bor. (R.de Genevier.) À. bracteatus. Genev.etBor. exsicc.! Questier! in Bill! cent. 1470 non Flor. cent. — Tige foliifère longue, sarmenteuse, anguleuse, parsemée de poils, de soies glandu- leuses et d'aiguillons épars, grêles subulés droits ou un peu courbés, à base brune étroitement dilatée, feuilles ternées et pédato-quinées, à pétiole semi-cylindrique, velu, glanduleux, à aiguillons eourbés, folioles cordiformes, ovales, longuement cuspidées, inégalement dentées cuspidées, presque glabres en dessus, pubescentes blan- châtres en dessous, la terminale longuement pétiolulée; rameaux florifères obseurément anguleux, velus, à aiguillons blanchâtres erochus, feuilles toutes ternées, à folioles blanches en dessous, les florales solitaires cordiformes ovales ou trilobées, dégénérant insen- siblement en bractées linéaires, panicule pyramidale, à rameaux inférieurs axillaires, longs en corymbe, à pédoncules étalés tomen- teux et chargés de soies glanduleuses et d’aiguillons grêles nombreux, blanchâtres, arqués; calice tomenteux, glanduleux et hispide, à sépales acuminés en long appendice linéaire, réfléchis à la maturité, pétales roses, obovales, fruit noir. Juillet, Août. Bois et broussailles. — LoireT. forét d'Orléans (Jullien). — Angers, Avrillé. — DEUX-SÈv. Les places près les Jumeaux (Guyon). — VEND. Mortagne (Genevier). 746. R. thyrsifiorus. W. N. Rub. Germ. p. 83, t. 34. (R. en thyrse) — Tige foliifère tombante, cylindracée, molle, brunâtre, à aiguillons B. 13. 4194 ROSACÉES. BUBUS. petits, médiocrement dilatés, inégaux, réclinés, mêlés de soies glan- dulifères et de poils peu nombreux; feuilles médiocres, rapprochées, ternées ou pédato-quinées , foliole médiane cordiforme orbiculaire , aiguë, toutes inégalement dentées en scie, coriaces, glalres et vertes en dessus, poilues en dessous sur les nervures et d’un vert pâle: rameaux florifères un peu anguleux, à feuilles ternées, les supérieures simples, larges trilobées, puis ovales indivises, panicule en thyrse droit, roide, à rameaux inférieurs axillaires en corymbe, les aatrés dressés, chargés d’aiguillons recourbés, de soies glanduleuses et de poils nombreux; bractéoles linéaires les inférieures bi ou trifides, poilues glanduleuses;- calice tomenteux, glanduleux avec de petits aiguillons à la base, à sépales ovales cuspidés, réfléchis à la maturité, pétales petits, ovales obtus, cadues, blanchâtres ainsi que les éta- mines; fruit noir à gros grains. Juin, août. Bois, lieux couverts. KR. — VENDÉE. Mortagne sur Sèvre (Genevier). 747. M. vestitus. Weiïh. et N. Rub® G. p. 81, t. 33. (R. vêtue.)— Tige robuste arquée, obscurément anguleuse, chargée de poils et de soies roides, à aiguillons épars, presque égaux déclinés ; feuilles pé- dato-quinées, celles des rameaux florifères ternées, folioles ovales arrondies, ondulées dentées, blanches ton-enteuses en dessous: pani- cule grande très velué, à rameaux ouverts et en corymbes ; bractées trifides à lobe moyen plus grand; calice tomenteux réfléchi après l'anthèse ; fleurs grandes roses où blanches, pétales orbiculaires, fruit gros, noir. Juin, août. Haies et bois. Çà et à. — C. 748. R. Lejeurei. W. el N.Rub. Germ. p. 79, t. 3. (R. de Lejeune) — Tige foliifère tombante un peu anguleuse, un peu velue, munie de quelques soies glanduleuses et d’aiguillons, très nombreux, droits, longs, fins, très inégaux; feuilles pédato-quinées, à folioles ovales acuminées, inégalement dentées en scie, d’un vert clair en dessus, piles et pubeseentes en dessous; rameaux florifères à angles obtus, velus à aiguillons inégaux, droits ou inelinés; feuilles ternées, à (0- lioles ovales cuspidées, les supérieures souvent solitaires, lobées : panicule large, entremêlée de bractées foliacées, hérissée, glandu- leuse et très chargée d’aiguillons, à rameaux divergents en corymbe, bractéoles longues linéaires ou trifides, calice tomenteux, chargé de soies et d’aiguillons, sépales ovales acuminés en pointe assez longue, étalés, à la fin réfléchis, pétales obovales, atténués en onglet, entiers, roses ou blanc-rosés, ainsi que les étamines. fruit médicere noi. Juin, août. Bois, lieux couverts. R. — VENDÉE. S/-Laurent, bords de lu Sèvre, St-Hilaire (Genevier). 749. R. Bioxami. — (R. de Bloxam.) R. PBabingtonü. Bell. Salt: a. Bloxami. Bab. R. Lejeunii Godr.! exsice. non W. N. — Tige foliifère robuste, arquée décombante, striée obtusément anguleuse, grisâtre, chargée de poils étalés, de glandes nombreuses, et d’aiguillons coni- ques à base élargie comprimée, droits, un peu inclinés: feuilles quinées, fermes d'un vert pâle et mollement velues en dessous, à fa- liole terminale cordiforme ovale, arrondie brusquement acuminée, les latérales pétiolulées, pétiole plane en dessus, velu, glanduleux et à aiguillons arqués; rameaux florifères allongés cylindracés angn- leux, dressés très chargés de poils, de soies, de glandes et d’aiguil- lons droits penchés, feuilles ternées,-les inférieures souvent quinées ; RUBUS. ROSACÉES. 195 panicule longue composée, à rameaux axillaires, un peu étalés; sépales lancéolés euspidés, tomenteux et chargés de glandes et de soies, réfléchis à la maturité; pétales roses, obovales rétrécis en onglet, émarginés au sommet; fruit globuleux noir luisant, acide à carpelles nombreux. Juillet. Bois, buissons. R.— S.-ET-L. Autun.— VENDÉE. Mortagne sur Sèvre (Genevier). 750. R. infestus. W. N. Rub, Ger. p. 77, t: 30. (R. nuisible.) — Tige foliifère anguleuse, courbée, chargée, surtout au sommet, d'ai- guillons rapprochés, inégaux, crochus, dilatés à la base, durs et piquants, eñtremêlés de soies roides, de glandes et de poils; feuilles quinées à stipules linéaires poilues, folioles médiocres en cœur à la base, ovales arrondies cuspidées, bordées de larges dents inégales mucronées, pubescentes et d’un vert pâle en dessous: rameaux fiorifères à feuilles ternées, à folioles obovales ircisé-dentées au sommet, deux feuilles supérieures simples, panicule petite, contractée à rameaux inférieurs axillaires, les supérieurs courts dressés, à brac- tées lancéolées, ou parfois foliacées, pédoneules pubescents pourvus dé soies roides, de glandes et d’aiguillons crochus épars; caliées pubescents, non glanduleux, chargés de petits aiguillons, sépales ovales longuement cuspidés réfléchis à la maturité, pétales orbicu- laires ordinairement connivents, blanchâtres, étamines rougeûtres à la base, fruits petits noirs. Juin, juillet. Buissons, broussailles. R. .751. IR. foliosus. Weih. et N. Rub. Germ. p. 74, tab. 28. (R. feuillée.) — Tige stérile tombante, anguleuse, chargée de poils, de glandes, de soies courtes et d’aiguillons épars droits et inclinés: feuilles quinées à pétiole un peu plane en dessus armé, comme la tige, stipules linéaires étroites, poilues glanduleuses, folioles médio- eres ovales cuspidées, à pointe assez longue un peu oblique, bordées de dents finés et inégales, un peu fermes, d’un vert gai, plus pâles et pubescentes en dessous, rameaux floriféres cylindracés à la base, à feuilles ternées, folioles ovales rhomboïdales, inégalement dentées, les supérieures simples, dégénérant en bractées lancéolées ; panicule étroite, un peu flexueuse, subtomenteuse, chargée de soiés glandu- leuses, à rameaux axillaires, pédoncules dressés étalés, à aiguillons grêles épars; sépales tomenteux acuminés, réfléchis à la maturité ; pétales ovales atténués petits d’un blanc sale, fruit petit noir. Juin, juillet. Bois. R. — Loir. Foret d'Orléans (Jullien). 752. R. Kochleri. Weih. et N. Rub. Germ. p. 71, 1.95. (R. de Kohler.) — Tige foliifère tombante, ou ascendante courbée, cylindra- cée, dure, très chargée de poils, de glandes, de soies roides, et d’ai- guillons très inégaux étalés, les plus grands dilatés à la base, feuilles quinées, stipules linéaires poilues glanduleuses, folioles obovales acuminées en cœur à la base, bordées de grosses dents inégales, presque glabres et d’un vert obscur en dessus, pubescentes et d’un vert pâle en dessous, rameaux florifères dressés à feuilles ternées, à folioles rhombhoïdales ovales, presque incisé-dentées, les latérales à pétiolules très courts, panicule médiocre, feuillée, presque droite, très hérissée et armée surtout au sommet, à rameaux presque égaux, dressés-étalés, la plupart axillaires, feuilles bractéales simples ovales, ou lancéolées, bractées lancéolées, poilues et glanduleuses, pédon- cules et calice tomenteux, et tout couverts de glandes pédicellées ct 196 ROSACÉES. RUBUS. hérissés de nombreux aiguillons blanchâtres, sépales ovales cuspidés réfléchis à la maturité, pétales blancs ovales, fruits gros noirs. Juil- let. Bois, buissons. R. — CHER. Culan (Déséglise). 753. R. fusco-ater. Weih. Rub. p. 72, t. 26. (R. brun-noir.) — Tige foliifère tombante, anguleuse d’un brun obscur, chargée de soies, de glandes, de poils et d’aiguillons inégaux, peu dilatés, droits ou un peu déclinés ; feuilles quinées, stipules étroites, glanduleuses poilues, folioles larges cordiformes orbiculaires, cuspidées, à dents inégales, mucronulées, vertes en dessus, munies en dessous d’une pubescence fine, brillante ; rameaux florifères dressés, à feuilles ternées, folioles cordiformes ovales, les latérales presque sessiles, les supérieures simples ; panicule médiocre, feuillée à rameaux inférieurs axillaires, dressés-étalés, bractées lancéolées, velues glanduleuses, à 3-5 lobes, axe et pédoncules chargés de poils épars dans le bas, tomenteux au sommet, de soies glanduleuses et d’aiguillons, les inférieurs crochus, les intermédiaires plus longs, les supérieurs grêles, blanchâtres, droits allongés ; sépales ovales cuspidés, tomenteux, munis d'aiguil- lons et de glandes à la fin réfléchis; pétales velus, grands ovales denticulés, d’un beau rouge, fruit noir. Juin, juillet. Bois, broussailles. R. — Mayen. Boissay (Provost). | 754. R. apiculatus. Weih. N. Rub. Germ. p. 69, t. 24. (R. api- culée.) — Tige foliifère décombante, cylindracée, dure, brun-rou- geûtre, aiguillons inégaux, les plus grands robustes, déclinés, dilatés à la base, les petits moins nombreux, plus étroits presque droits, mêlés de soies glandulifères et de quelques poils épars; feuilles ter- nées, ou pédato-quinées, finement dentées, coriaces d’un vert sombre en dessus, finement pubescentes en dessous, vert pâle, ou blanchätres; foliole intermédiaire obovale aiguë un peu en coin à la base; stipules linéaires poilues glanduleuses ; rameaux florifères flexueux, chargés d'aiguillons blanchâtres, épars, recourbés, de soies glandulifères rougeâtres et de poils crépus dans le bas, étalés et plus nombreux au sommet; feuilles ternées à folioles obovales, la feuille supérieure souvent simple cordiforme. bi ou trilobée, panicule courte, à rameaux inférieurs axillaires, pauciflores en corymbe, bractées lancéolées, entières ou trifides, pédonceules très poilus glanduleux, à aiguillons droits blanchâtres:; calice tomenteux chargé de glandes et à la base de soies roides, sépales ovales longuement cuspidés, réfléchis à la maturité, pétales obovales d’un rose pâle, fruit noir. Juin, juillet. Bois, buissons. R. — CHER. Foret d'Allogny. — L.-ET-Cn. Cour-Che- verni. 755. R. mucronulatus. Bor. (R. mucronulée.) R. mucronatus. Blo- xam! non Sering. — Tige folifère grêle, cylindracée ou un peu angu- leuse, plus ou moins chargée, surtout à la base, de poils mêlés de quelques glandes, et d’aiguillons grêles, petits, droits, ou inelinés; feuilles minces, vertes, pubescentes en dessous, quinées ou ternées, foliole terminale cordiforme orbiculaire, ou ovale élargie, subitement terminée en pointe courte, les latérales brièvement pétiolulées, pétiole semi-cylindrique à aiguillons grêles, crochus, rameaux flori- fères dressés anguleux au sommet, velus, glanduleux. à feuilles ter- nées, et à aiguillons très grêles, inclinés; panicule petite, pauciflore, à rameaux 1-2, rarement 3 flores, à axe chargé ainsi que le calice, RUBUS. ROSACÉES. 197 d'une villosité épaisse tomenteuse grisàtre, entremêlée de glandes et de soies, sépales vert-blanchâtres, acuminés à la fin réfléchis ; fruit noir, à carpelles assez gros peu nombreux. Juillet. Bois. R, — CHER. Forët d'Allogny. 756. R. Schleicheri. Weih. N. Rub. G. p. 68, t. 23. (R. de Schlei- cher.) —Tige foliifère arquée, cylindracée, chargée de poils, de soies glanduleuses et d’aiguilléhs inégaux crochus, ou réclinés, à base dilatée ; feuilles à 3 rarement 5 folioles obovales acuniinées, grossièrement eLiné- galement dentées d’un vertluisantolivâtre, pâles en dessous et à pubes- cence courte et molle; stipules linéaires, glanduleuses poilues, pétioles et pétiolules armés comme la tige; rameaux florifères cylindracés à la base, chargés de poils et de glandes, à aïiguillons courts, crochus, inégaux, peu piquants, feuilles ternées, à folioles rhomboïdales ovales, inégalement et grossièrement incisé-dentées, les latérales souvent comme bilobées, feuilles supérieures simples en forme de bractées, panicule grêle, allongée, flexueuse; presque penchée au sommet, à rameaux inférieurs axillaires, pauciflores, les autres sim- ples, uniflores, dressés étalés, munis de petits aiguiilons courts tomenteux et glanduleux, ainsi que les calices, sépales ovales longue- ment cuspidés, à la fin réfléchis; pétales blancs, ovales émarginés, fruit noir à petits grains. Juin, juillet. Haies. R.— Angers. 757. R. Menkei. Weih. et N. Rub. Germ. p. 66, t. 22. (R. de Menk.) — Tige foliifère décombante, plus ou moins anguleuse, molle, rou- geâtre, chargée de poils grisâtres, de soies glanduleuses et d’aiguil- ons inégaux, un peu penchés; feuilles ternées, stipules linéaires glanduleuses poilues, folioles médiocres, longuement cuspidées mu- cronées, d’un vert sombre en dessus, pubescentes, grisâtres ou blanchâtres en dessous, les latérales parfois bilobées et faisant pa- raître alors la feuille quinée; rameaux florifères grisâtres, armés comme la tige, feuilles ternées, les inférieures à folioles presque arrondies, les autres à folioles obovales, semblables à celles de la tige, les supérieures simples ; panicule flexueuse, tomenteuse gri- satre, chargée, jusque sur les pédicelles, de glandes rougeûtres et d'aiguillons penchés ou crochus, à rameaux inférieurs axillaires, paniculés ou en corymbe, bractées foliacées ou linéaires très longues ; calice tomenteux, glanduleux et chargés d’aiguillons à la base, à sépales ovales longuement cuspidés, apprimés ou étalés d’abord, à la fin réfléchis, pétales petits obovales peu atténués à la base, blan- châtres ou légèrement rosés. Juin, juillet. Bois. R.—S.-ET-L. Autun, bois Poisot (Carion). 758. R. cinerascens. Bor. (R. grisàtre.) R. cinerens Godr.!exsicc. non Rchb. R. Guentherr W. N.? « Species ex errore multiplici orta » Reichb. — Tige foliifère grêle, anguleuse, striée, parsemée de poils, de soies glandulifères et d’aiguillons très grêles subulés blanchâtres presque droits, feuilles ternées d’un vert clair, grisätres et pubescentes en dessous, minces, la médiane cordiforme ovale acuminée, toutes fine- ment dentées, ciliées ; rameaux florifères obscurément anguleux à la base, pubescents grisâtres, glanduleux, à aiguillons très grêles, feuilles ternées, les supérieures simples ovales ou trifides, panicule médiocre velue tomenteuse, chargée de soies glandulifères et par- semée d’aiguillons épars, très grêles, à rameaux dressés en grappe 198 ROSACÉES. UBUS, corymbiforme ; calice tomenteux hérissé comme les pédicelles , sé- pales ovales étroits acuminés, à la fin réfléchis; pétales blancs obovales, ciliés. Juillet, août. Bois. R. — CHER. Forét d'Allogny. 759. R.. discolor. Weihe et N. Rub. Germ. p. 46. t. 20. (R. disco- lore.) R. fruticosus Sm.— Tige élevée anguleuse, striée, dure ,arquée, velne, à poils brillants apprimés; aiguillons presque égaux, droits, un peu crochus, forts, vulnérants, rougetreg à la base, feuilles qui- nées, celles des rameaux florifères souvent ternées, folioles ovales aiguës, inégalement dentées mucronées, coriaces vertes et à peu près glabres en dessus, blanchâtres en dessous à puhescence très rase et serrée; panicule tomenteuse, resserrée, à rameaux courts divergents, portant des petits corymbes ou des grappes ; calice blanc tomenteux aigu réfléchi après l’anthèse, pétales d’un beau rose ovales orbicu- laires ; fruit gros noir luisant. Juin, aout. Haies. C. D. pomponius. — Fleurs très doubles et d’un beau rose foncé. RR. — Inp. Clion. — VIEN. St-Romain-sur-Vienne. 768. R. argenteus. Weih. N. Rub. Germ. p. 45,1. 19. (R. argentée.) — Tige foliifère très longue, courbée en arc, à angles plus ou moins saillants, striée et parsemée de poils et d’aiguillons robustes, pi- quanis, glabres, jaunâtres à la base, rougeitres au sommet, solitaires ou parfois naissant 2 ou 3 de la même base; feuilles quinces coriaces, inégalement dentées en scie, à dents mucronées, vertes en dessus , couvertes en dessous d'une pubescence fine argentée, pétiole velu, armié d’aiguillons crochus , géniculé au sommet; stipules subulées ciliées ; folioles ovales ou obovales, l'intermédiaire longuement cus- pidée; rameaux florifères un peu anguleux, velus ou tomenteux, à aiguillons un peu courbés, feuilles ternées à folioles ovales ou obo- vales brièvement euspidées, les plus élevées souvent simples dégé- nérant en bractées foliacées, laacéolées ; panicule grande, à rameaux en corymbe, les inférieurs axillaires, axe, pédoncules et caliees blancs tomenteux, parsemés d'aiguillons crochus, de glandes et de soies blanchâtres ; sépales longuement acuminés, réfléchis sur le fruit; pétales assez grands pubescents d’un rose pâle; fruits noirs, luisants, d’une saveur acidule agréable. Juin, juillet. Bois. R. — Cuer. Chapelle-St-Ursin, Rhin du Bois. — Env. d'Orléans. 761. R. macroacanthos. W. ét N. Rub. Germ. p. 44, t. 18. (R. à grandes épines.) Tige foliifère très longue, anguleuse, dure, finement striée, chargée de poils et, surtout sur les angles, d’aiguillons grands, forts et piquants, presque droits, à pointe jaunâtre, rougeàtres du reste et parsemés de quelques poils roides; feuilies quinées, mêlées de feuilles quaternées où ternées, inégalement denté-cuspidées, vertes en dessus, pubescentes blanchètres, molles et presque tomen- teuses en dessous, pétiole trianguiaire, velu géniculé au sommet, stipules étroites ciliées ; foliole terminale cordiforme-orbieulaire ou ovale aiguë; rameaux florifères anguleux, mollement velus, à.aiguil- ions épars, plus ou moins erochus, à feuilies ternées assez semblables à celles de la tige, la supérieure souvent simple; panicule étroite, à rameaux en grappe et en corymbe, les inférieurs axillaires, les autres munis dune bractée lancéolée ; pédoncules et calices tomenteux avec quelques soies roides herbacées, éparses, sépales aigus, réfléchis à la maturité; pétales assez grands, velus , sinué-dentés au sommet, RUBUS. ROSACÉES. 199 blancs ou rosés: fruit gros noir, d'une saveur acidule agréable. Juin, juillet. Bois. RR. — Cner. Forét du Rhin du Bois (Déséglise). 762. R. vilicaulis. W. et N, Rub. Germ. p. #3, 1. 17. (R. à tige poilue.) Tige foliifère très longue, courbée, anguleuse, dure, finement striée, parsemée de poils et, Surtout sur les angles, d'aiguillons épars ou rapprochés par 2 ou 3, longs, durs et piquants, à pointe jaunâtre, rougeätres du reste et parsemés de poils étalés ; feuilles quinées, inégalement denté-mucronées, fermes, yelues et blanchâtres en des- sous, pétiole triangulaire, velu, géniculé au sommet, à aiguillons, crochus , süpules étroites ciliées; foliole terminale ovale elliptique cuspidée, les autres ovales ou obovales ; rameaux florifères anguleux, parsemés de longs poils étalés, et d’aiguillons longs et plus ou moins recourbés, à feuilles ternées, à folioles assez semblables à celles de la tige, les supérieures souvent simples et dégénérant en bractées folitcées ; panieule à rameaux inférieurs axillaires, tous en corymbe pauciflore, à pédoncules divergents chargés de longs aiguillons, velus tomenteux ainsi que les calices, sépales longuement acuminés, ré- fléchis à la maturité; pétales blanes assez grands; fruits gros noirs, de saveur agréable. Juin, juillet. Bois. RR. — Cuer. Forét d'Allogny. 763. &. sylvaïicus. Weih. N. Rub. Germ, p. 41, t. 15. (R. des forêts.) — Tige très longue arquée, velue, striée, anguleuse à la base, anguleuse canaliculée dans sa partie supérieure; aiguillons forts comprimés, inégaux, la plupart courbés où erochus; feuilles qui- nées, ternées et devenant simples dans la partie supérieure des ra- méaux florifères, folioles molles, pubescentes et d’un vert pâle en dessous, bordées de dents grandes inégales mucronées, les inférieures pétiolulées ovales oblongues obliquement en cœur à la base. la ter- minale cordée ovale acuminée ; panicule longue, flexueuse, feuillée, hérissée et parsemée de quelques glandes pédicellées, pédoncules dressés étalés muitiflores, la plupart axillaires; calice tomenteux acuminé réfléchi après l’anthèse ; pétales blancs obovales émarginés atténués en onglet, fruit gros noir luisant. Juillet, août. Bois. R. — Hie-Nien. Magnac-Bourg. — Cuer. Forét d'Allogny et du Rhin du Bois. — VENDÉE. Mortagne. — MAYEN. Boissay. 764. FR. calvatus. Bloxam! (R. chauve,) —Tige foliifère très longue, arquée ou tomibante, presque tétragone, à faces striées, glabre ou parsemée de poils rares, verte luisante ou rouge brun, armée d’ai- guillons robustes déclinés, feuilles quinées à pétiole un peu velu, presque plan en dessus, stipules linéaires étroites, folioles fermes, vertes sur les deux faces à la fin presque glabres, poilues en dessous sur les nervures proéminentes, toutes pétiolulées, la centrale ovale ou cordiforme ovale acuminée, toutes à dents inégales mucronées; rameaux florifères anguleux, plus ou moins velus, à feuilles la plu- part ternées, les supérieures simples, dégénérant en bractées lan- céolées , panicule longue , flexueuse, à rameaux nombreux presque tous axillaire: en corymbe, braetéoles linéaires, pédoncules tomen- teux parsemés de glandes rares et armés d’aiguillons blanchitres, droits ou crochus dont quelques-uns se trouvent sur les ealices, sé- pales tomenteux appendiculés, réfléchis à la maturité; pétales d’un rose elair, pubescents en dehors ovales, atténués à la base, fruit noir. Juin, juillet. Buissens. R. — Angers! C. 200 ROSACÉES. RUBUS. 765. B. vulgaris. Weih. et N. Rub. Germ. p. 38, t. 14. (R. vulgaire.) —- Tige très longue, arquée plus ou moins velue, anguleuse à faces planes striées, aiguillons inégaux semblables droits inclinés, feuilles quinées et ternées, surtout sur les rameaux, folioles minces, molle- ment velues, pâles ou blanches veloutées en dessous, bordées de dents inégales mucronées, les latérales pétiolulées obovales acumi- nées, la terminale cordiforme ovale subitement acuminée ; panicule peu fournie, hérissée , un peu glanduleuse, rameaux étalés dressés, les inférieurs axillairés multiflores, les supérieurs simples ou pauci- flores; calice tomenteux lancéolé cuspidé réfléchi après l’anthèse; pétales un peu velus, ordinairement roses obovales arrondis; fruit noir luisant. Juin, août. Bois, haies ombragées. R. — S.-ET-L. 1ssy- l'Evèque. — Morvan. — CuEr. Mehun, forets du Rhin du Bois et d’Allo- gny. — LOIRET. Bois Gibault en Sologne. — Angers. 766. R. umbrosus. Weih. Fries Sum. Scand. p. 166. (R. des om- brages.) R. vulgaris B. umbrosus W. N. Rub. Ger. p. 38, t. 14. b. — Tige foliifère très longue, tombante, cylindracée-anguleuse, poilue, armée sur les angles d’aiguillons droits ou inclinés, dilatés à la base et velus, feuilles quinées et ternées, vertes sur les 2 faces, poilues veloutées en dessous, pétiole plan en dessus, velu, à aiguillons cro- chus, stipules velues linéaires lancéolées ; rameaux florifères cylin- dracés à la base, obscurément anguleux au sommet, poilus à aiguil- lons inégaux, crochus ou inclinés, à base dilatée égalant la partie atténuée, feuilles ternées à folioles latérales presque sessiles, ovales oblongues, dilatées du côté inférieur, la centrale largement ovale ar- rondie, dilatée dans sa partie supérieure rétrécie et un peu en cœur à la base, toutes doublement denté-mucronées, feuilles supérieures souvent réduites à une seule foliole largement arrondie à la base un peu en cœur et plus ou moins longuement cuspidée; panicule étroite, tomenteuse au sommet, armée d’aiguillons grêles, droits, et parsemée de quelques glandes, rameaux inférieurs en grappe, les supérieurs courts, rapprochés en corymbe à bractées linéaires allongées; calices blanc-tomenteux hérissés, non bordés, sépales ovales à appendice court, réfléchis à la maturité ; pétales rosés, velus, ovales obtus, à on- let court ; fruits médiocres. Juillet. Bois, lieux couverts. R. — CHER. ‘orêt du Rhin du Bois. — M.-ET-L. Montreuil-Belfroy, Chalonnes. 767. BR. carpinifolius. Weih. et Nees. #. €. p.36, t. 13. (R. à feuilles de Charme.) — Tige longue, arquée, épaisse, d’un vert lavé de rouge, anguleuse à faces plus ou moins-excavées striées, plus ou moins poi- lue, aiguillons durs, vulnérants, plus ou moins recourbés, naissant sur les angles; feuilles quinées, celles des rameaux presque toutes ternées, folioles un-peu plissées, un peu en cœur à la base, ovales ou rhomboïdales aiguës ou acuminées, bordées de dents inégales aiguës mucronées, les latérales un peu obliques, brièvement pétio- lulées, toutes vertes et presque glabres en dessus, velues ou molle- ment pubescentes, ou même quelques-unes blanchâtres en dessous; panicule très étroite allongée, hérissée et parsemée de quelques glandes ; rameaux inférieurs axillaires, portant des petits corymbes, les supérieurs simples rapprochés en grappe, calice tomeuteux, ter- miné en appendices foliacés dans les fleurs supérieures, réfléchi après l’anthèse ; pétales blanes plus rarement roses, grands obovales entiers ou ondulés; fruits noirs assez gros. Juin, août. Haïes. — RUBUS. ROSACÉES. 201 CHER. Marmagne, Mehun , Rhin du Bois, forèt d'Allogny, Aubigny. — Nièv. Bois d'Aulnay. — H-Vien. Condat. — Angers, ete. 768. R. macrophyllus. Weih. et N. R. G. p. 35, 1. 12. (R. à larges feuilles.) — Tige très longue, arquée, anguleuse, dépourvue de soies roides, plus ou moins velue, aiguillons épars dilatés et rougeâtres à la base, un peu recourbés, piquants ; feuilles quinées, la plupart ter- nées sur les rameaux florifères; folioles très larges, cordiformes ovales acuminées, dentées en scie, à dents peu profondes mucronu- lées presque glabres en dessus, pubescentes, mais vertes en dessous; folioles latérales pétiolulées, celles des feuilles ternées souvent bilo- bées ; feuilles supérieures souvent simples passant insensiblement à l'état de bractées ; panicule courte ramassée peu fournie, pédoncules inférieurs axillaires, hérissés non glanduleux, portant des petits co- rymbes; sépales tomenteux appendiculés, réfléchis à la maturité; pétales blanes; fruits noirs médiocres. Bois, buissons. R. -— YON. Châtel-Censois. — NiÈèv. Clamecy, forét de Sermoise, ete. — VIENNE. Leugny, Chiré-en-Montreuil. 769. R. Sprengelü. Weih et N. Rub. Germ. p. 32, t. 10. (R. de Spreugel.) Wirtg. Rub. exsic. n° 10! — Tige principale très grêle, longuement rampante, cachée par les herbes, striée, cylindracée, parsemée de poils, de quelques glandes et d’aiguillons grêles, élargis à leur base, les inférieurs crochus, les supérieurs droits, inclinés ; feuilles caulinaires molles, vertes, pubescentes en dessous, ternées, très rarement quinées, foliole terminale ovale, acuminée ou mucronée, les latérales ovales dilatées dans leur partie extérieure; pétiole grêle, plane en dessus, à aiguillons petits crochus; stipules linéaires acu- minées ; rameaux florifères dressés, grêles, flexueux, un peu anguleux au sommet, très velus, à aiguillons fins crochus ou inclinés, feuilles toutes ternées; panicule pauciflore très lâche, à pédoncules grêles, étalés divergents ; calice hérissé et tomenteux blanchâtre, à sépales lancéolés longuement acuminés, étalés à la maturité ; pétales roses obovales, longuement atténués en onglet, entiers, chiffonnés ; fruit petit, globuleux, noir luisant, acidulé, à la fin presque penché. Juillet. Bois couverts. R. — Cner. Foret d'Allogny, Rhin-du-Bois. — LOIRE- INF. Parce de la Bretèche. — NENDÉE. Mortagne. — M.-£T-L. Cholet. 770. R. tomentosus. Borkh. (R. tomenteuse.) — À. canescens DC. — Tige longue, grêle, arquée ou tombante, anguleuse, canaliculée au sommet, finement striée, souvent rougeûtre, presque glabre, hérissée de soies glanduleuses et d’aiguillons grêles subulés, durs, droits inclinés, les supérieurs crochus; feuilles rapprochées quinées, celles des rameaux ternées, folioles fermes, planes, pubescentes grisâtres en dessus, mollement blanches tomenteuses en dessous, bordées de dents larges et inégales, foliole terminale obovale cunéiforme aiguë, les latérales pétiolulées ; panicule étroite allongée, pubescente, €har- gée de petits aiguillons, à rameaux courts multiflores dressés étalés, axillaires, les supérieurs munis de bractées trifides; calice petit to- menteux réfléchi après l'anthèse, pétales blancs obovales, rétrécis en onglet; fruit petit, noir luisant. Juin, août. Haies, champs stériles. R.— Yon. Chastelux. —S.-ET-L. Autun, lssy-l'Evèque. — Niëv. Luzy. — Auvergne C.— Midi de l'Allier. — Cner. Chapelle-St-Ursin, Bourges, Trouy, Savigny-en-Sept, Civray. — LotreT. Bois de Maison-Fort en 202 ROSACÉES. RUBUS.: Sologne. — Vie. Bonneuil-Matours, Poitiers. — DEux-SÈv. Les Jumeaux, Thouars. Vite b. glabratus Godr.! — Folioles glabres et vertes en dessus, R. mêmes lieux que le type, — Yon. Châtel-Censois, — HAUTE-ViEN. Limoges: Royére, ete. — M, de la Croix m'a envoyé des formes inermes el à fleurs roses de cette espèce et de la suivante. ri 771. R. coilinus. DC. Cat. p.139. (R. des collines.) — Tige robuste, rougeâtre arquée ou longuement irainante , anguleuse canaliculée, finement striée, un peu velue, non glanduleuse, aiguillons inférieurs! et supérieurs petits courbés, ceux du milieu droits, forts vulnérants y! feuilles quinées, celles des rameaux florifères quinées et ternées, ceux-ci anguleux, arrondis à leur base, velus ; folioles fermes planes, pubescentes en dessus, blanches tomenteuses en dessous, bordées de dents inégales aiguës, la terminale ovale arrondie où rhomboïdale: un peu acuminée; pavicule droite tomenteuse à rameaux multiflores, dressés étalés, munis de braetées lancéolées blanchâtres, trifides!;) calice tomenteux un peu apiculé réfléchi après l'anthèse: pétales un peu velus, blancs, ovales orbiculaires, arrondis à la base à onglet très court; carpelles gros peu nombreux. Fleurs plus grandes que dans le fomentosus. Lieux stériles. R. — Niëy. La Charité. — Ars. Gannat. — Crœeus. Mornac, Le Pelet. — xD. Le Blanc, Fontgombaud.— VIEN. Vaux, St-Romain-sur-Vienne. — CHER. Chapellé-St-Ursin, —"S,- ET-L. Autun. b. glabratus Godr. Folioles glabres et vertes en dessus. R.— Yon. lrancy. — S.-ET-L. Jssy-l'Evèque. — Niiv. Luzy. — Environs de Bour= ges, elc. 772. R.. arduernensis. Libert in Lejeun! F1. spa. (R. des Ardennes } — Tige foliifère longuement tombante, anguleuse, glabre ou fine- meut pubescente, armée sur les angles d’aiguillous médiocres, durs un peu courbés ; feuilles quinées à pétiole velu un peu canaliculé en dessus, stipules linéaires étroites ciliées ; folioles petites, cordi- formes obovales ou oblongues aiguës, inégalement dentées, vertes en dessus, tomenteuses blanchâtres en dessous ; rameaux florifères dressés, anguleux, velus, à aiguillons courbés, à feuilles quinées et ternées ; penicule étroite, allongée, à rameaux inférieurs axiilaires, en grappe ou en corymbe, les supérieurs courts, rapprochés en grappe terminale, velus tomenteux, bractées herbacées, laucéolées concaves; sépales tomenteux ovales concaves à appendice très court, réfléchis à la maturité; pétales roses, ciliés ovales rétrécis à la base ; fruit noir luisant. Juin, juillet. Buissons, coteaux incultes. — M.-Er-L. Angers, Luë, Combrée, Beaulieu, Rablui, ete, 773. M. thyrsoideus. Wimmer. (R. en Thyrse.) À. frulicosus. Weih. et N.t. 7. DC. prod. 2, p. 560. À. candicans Reich. — Tige souvent très longue, régulièrement anguleuse canaiiculée, glabre, bleuñire, à aiguillons recourbés épars; feuilles quinées, jusque sur les rameaux florifères, les supérieures ternées ou simples, folioles ovales oblon- gues aiguës, inégalement dentées en scie, glabres en dessus, blanches tomenteuses en dessous ou seulement velues dans les lieux très ombragés. les latérales presque sessiles ; panicule étroite, aliongée, roide, velue ou tomenteuse, pédoncules dressés étalés ; sépales 40- menteux réfléchis après l’anthèse ; pétales ordinairement blanes, RÜBUS. ROSACEES, 205 ovales onguiculés ; fruit gros, noir luisant. Juin, août. Haies, bords des bois. C. 4 774. R. Thuillieri. Poir. Dict. Sup. 4, p. 694. (R. de Thuillier.) A. tomentosus Thuil. À. rhamnifolius Weïh. et N. Rub. Germ. p. 22, £. 6. R thyrsoideus var, rhamnifolius Godr.! - Tige très élevée, arquée, an- guleuse, à face excavée, très finement striée, parsemée d’aiguillons un peu réfléchis et devenant bleuâtre avec l'âge; feuilles toutes qui- nées excepté au sommet des rameaux florifères où elles sont ternées, les plus élevées souveut simples, folioles ovales arrondies, cuspidées, inégalement dentées, vertes en dessus, mollement tomenteuses et blanches en dessous, la terminale parfois cordée à la base; panicule allongée, à rameaux inférieurs axillaires, les supérieurs rapprochés divergents multiflores ; calice tomenteux à duvet jaunâtre brillant, comme dans toute l’inflorescence, bractées grandes linéaires lan- céolées trifides ; sépales à appendice subulé réfléchis après l’anthèse ; pétales blanc$, arrondis ondulés; fruits gros noirs. Juin, août. Haies, bords des bois. AC. b. pomponius. — Fleurs doubles. blanches. — Inn. Le Blare, Jau- vard près Belabre, etc. 775. R. cordifotius. Weih. N. Rub. Ger. p. 21,1. 5. (R. cordiforme.) — Tige foliifère courbée en are, radicante au sommet, anguleuse, à faces excavées, glabre, striée, armée surtout sur les angles d’ai- guillons dilatés à la base, recourbés au sommet ; feuilles quinées, pétiole chargé d’aiguillons crochus, géniculé à la naissance des pé- tiolules, foliole terminale orbiculaire cuspidée à côtés arrondis à la base et formant une échancrure eu cœur, les latérales obliques, toutes glabres en dessus, couvertes en dessous d’une pubescence molle, cendrée brillante, inégalement denticulées ; rameaux flori- fères velus à feuilles ternées, les supérieures simples ovales lan- céolées nerveuses, blanchâtres en dessous ; panicule terminale dé- composée tomenteuse, armée d’aiguilions jaunâtres, à rameaux inférieurs axillaires, les supérieurs courts à pédoncules étalés tomen- teux, chargés ainsi que la base du calice de petits aiguillons ; sépales ovales, légèrement tomenteux verdâtres, blanes sur les bords, à pointe subulée courte, à la fin réfléchis; pétales blancs, petits, velus, arrondis un peu ondulés; fruit noir un peu glauque. Juin, juillet. Bois. R. — Cuer. Forét d'Allogny (Déséglise). 776. BR. nitidus. Weih. N, Rub. Germ. p. 19, t. 4. (R. brillante.) Tige foliifère très longue, arquée, radicante au sommet, anguleuse à faces planes, glabre, chargée surtout à sa base d’aiguillons presque droits, dilatés à leur base; feuilles quinées, pétiole velu à aiguillons crochus, stipules linéaires velues, folioles vertes et luisantes en des- sus, plus pâles et pubescentes en dessous, inégalement dentées, s’atténuant.insensiblement en pointe au sommet, la centrale ovale, aigué; rameaux florifères dressés à feuilles quinées et ternées, les supérieures simples dégénérant en bractées, folioles ovales pointues et obtuses, panicule peu fournie à axe flexueux parsemé de poils et d'aiguillons longs et courbés, rameaux presque tous axillaires, pé- doncules supérieurs munis de bractées linéaires et dépassant la fleur terminale, calice pubescent, tomenteux aux bords, souvent parsemé de petits aiguillons, réfléchi après l’anthèse, étalé ou redressé ensuite ; » 904 ROSACÉES. RUBUS: pétales ovales d’un blanc rosé, fruits petits, noirs luisant, acides. Juin, juillet. Bois. R. — CHer. Forét d'Allogny, Rhin-du-Bois. — Low. Forét d'Orléans. — Angers. 777. R. affinis. Weih. N. Rub. Ger. p. 18, t. 3. (R. voisine.) — Tige foliifère arquée au sommet, anguleuse à faces planes ou un peu excavées au sommet, glabre, armée d’aiguillons durs robustes, di- latés à la base, droits ou arqués dans la partie supérieure ; feuilles quinées, fermes, planes, vertes en dessus, plus pâles et pubescentes en dessous, foliole centrale ovale arrondie brusquement acuminée, élargie et en cœur à la base, les latérales ovales pétiolulées, pétiole canaliculé en dessus armé d’aiguillons crochus, stipules linéaires acuminées ; rameaux florifères dressés, anguleux au sommet, à ai- guillons courbés, feuilles quinées et ternées, les florales souvent simples; panicule allongée multiflore, composée, à rameaux peu di- vergents, les inférieurs axillaires, pédoncules étalés; calice pubes- cent, verdâtre, blanc tomenteux sur les bords à sépales ovales brièvement apiculés, étalés ou appliqués sur le fruit à la maturité, pétales blancs ovales orbiculaires brusquement rétrécis en onglet, ciliés; fruit gros, noir luisant, à carpelles peu nombreux. Juin, juillet. Bois. R. — Puy-de-Dôme. — Vie. Lathus. — Angers. 778. R. suberectus, Anders. (R. dressée.) R. fastigiatus Weïh. et N. L. ©. p.16, t. 2. — Tige droite d’abord puis arquée pendante, presque glabre, anguleuse à faces un peu déprimées finement striées, un peu glanduleuses, brune ou rougeûtre, aiguillons forts un peu arqués ; feuilles quinées, celles des rameaux plus petites ternées, les florales supérieures simples, folioles vertes, un peu poilues en dessus, fine- ment pubescentes en dessous, nerveuses, bordées de dents inégales aiguës mucronées, les inférieures un peu pétiolulées ovales cuspidées, la terminale cordiforme ovale subitement acuminée en une longue pointe; rameaux florifères horizontaux naissant en grand nombre de la convexité de la tige, panicule hérissée composée de rameaux nombreux feuillés, fastigiés, se terminant en grappe simple ; calice pubescent, blanc tomenteux seulement sur les bords, terminé en appendices subulés et réfléchi après l’anthèse, pétales blancs ovales entiers, fruit d’un rouge noir, sapides. Juin, août. Bois. C. 779. R. fruticosus. L. fl. Suec. n° 409-444. (R. frutescente.) non auct. R. plicatus. Weïh. et N. L €. p. 15, €. 4. KR. nitidus Sm. — Tige très longue, glabre, verte à l'ombre, rougeâtre au soleil, parsemée de petites glandes sessiles et d’aiguillons droits un peu inclinés, anguleuse, à faces striées, planes un peu excavées sous les pétioles ; feuilles quinées, celles des rameaux quinées et ternées, les supé- rieures simples, folioles fermes nerveuses d’un vert luisant et à peu près glabres en dessus, plus ou moins velues en dessous, bordées de dénts inégales aiguës mucronées, les inférieures tout à fait ses- siles, la terminale cordiforme ovale longuement acuminée; rameaux florifères elliptiques redressés ; pédoncules longs étalés presque inermes disposés en grappe allongée, lâche, feuillée ; sépales pubes- cents verts, blancs tomenteux seulement sur les bords, réfléchis après l’anthèse; pétales ordinairement blancs, ovales arrondis, fruits noirs brillants, acides. — Juin, août. Bois, haies, champs. — Morvan. —— Saulieu. — Issy-l'Evèque. — CHER. Forêt d'Allogny et du Rhin-du- Bois. — M.-E£T-L. Angers, foret d'Ombrée. d Le. ROSACÉES. 205 Obs. M. Genevier, qui se livre à une étude approfondie de ce genre difficile, m'a communiqué un grand nombre d'espèces, dont plusieurs lui semblent, sans doute avec raison, être inédites, et dont il a rédigé des descriptions détaillées, je regrette d'avoir reçu ces dernières trop tard pour les faire figu- ver ici. Il existe du reste encore un grand nombre d'espèces non décrites. 158. FRAGARIA L. (Fraisier.) Calice à 10 divisions sur deux rangs, les 5 extérieures plus étroites, lâches ; 5 pétales ; carpelles secs, nombreux à style latéral, insérés sur un réceptacle accrescent, renflé charnu, succulent, simulant une baie. Feuilles à 3 folioles ; plantes stolonifères à la base. 780. F. vesca. L. sp. 708. (F. comestible.) — Plante velue pubes- cente, de 1 à 3 déc.; folioles cunéiformes arrondies dentées ; poils des pétioles étalés divergents, ceux des pédicelles apprimés; calice du fruit très étalé ou réfléchi. Fleurs blanches. Avril, juin %. Bois montueux, coteaux, haies. C. à 781. F. elatior. Ehrhart. (F. élevé.) F. vesca var. pratensis. L. F.magna. Thuil. — Tige de 2 à 4 déc. robuste, à stolons rampants très allongés ; feuilles poilues à longs pétioles ; folioles pétiolulées, ovales, largement dentées; poils des pétioles et des pédoncules étalés di- vergents; calice du fruit étalé ou réfléchi. Fleurs blanches en co- rymbe; ovaires avortant souvent. Avril, mai %. Bois montueux, haies des lieux frais. — NiÈèv. Bois de Beauregard près Nevers, Parigny-les- Vaux, St-Pierre-le-Moustier, ete. — CHER. Germigny, Vierzon, Marmagne, ete. — CREUS. Gleny. — HAUTE-VIEN. Le Dorat, Limoges. 782. F. collina. Ehrhart.(F. des collines.) F. hispida. Dub. Orl.1241. — Plante de 1 à 3 déc. grêle, velue; folioles cunéiformes obovales dentées, couvertes surtout en dessous de poils couchés, soyeux, ar- gentés ; poils des pétioles très étalés, ceux des pédoncules apprimés ; calice soyeux, redressé, apprimé sur le fruit; fruit aromatique, ne se détachant pas spontanément, et faisant entendre un petit bruit lors- qu’on le cueille. Fleurs blanches. Mai, juin %. Bois secs, pelouses arides des coteaux. AR. — Puy-pE-D. Gondolle, bois de Bellerive. — ALL. Vichy. — S.-ET-L. Saizy, Sully. — Midi de l'Yonne. — NiÈv. La Charité, Clamecy, Surgy, Oisy, Pousseaux. — Cner. Gron, Baugy, Farges, Fussy, Subdray, Bouzais, St-Georges-sur-Cher, Vierzon, St-Flo- rent, Rhin-du-Bois. — Inn. Le Blanc, St-Aigny, Fontgomband. — Env. de Blois. — Forêt d'Orléans, Sologne. — Vie. Ceaux. -— DEUX-SÈv. St- Loup. — M.-ET-L. Montreuil-Bellay. Obs. Le À. Hagenbachiana Lang. se distingue du sollina à sa foliole terminale longuement pétio- lulée et à ses étamines qui ne dépassent pas les carpelles : un échantillon de Bourges offre ces carac- tères, mais sont-ils assez solides? — On cultive fréquemment, et l’on trouve autour des jardins, le fraisier Ananas (F. grandiflora Ehr.) à feuilles larges, vertes fermes, presque glabres en dessus ; poils des pétioles et des pédoncules dressés ; fruit gros à calice apprimé. 159. COMARUM. L. (Comaret.) Calice à 10 divisions acuminées, colorées, dont à alternes plus petites ; à pétales plus courts que le calice ; carpelles lisses placés sur un réceptacle persistant, spongieux renflé et poilu. 783. C. palustre. L. sp. 718. (C. des marais.) Potentilla comarum. Nest. — Racine munie de fibres nombreuses; tige de 2 à 8 déc. cou- chée à la base, redressée et pubescente supérieurement ; feuilles pinnées à folioles rapprochées, ovales lancéolées, dentées, plus pâles et un peu velues en dessous ; stipules larges, fermes, ovales. Fleurs axillaires et terminales d’un pourpre foncé. Mai, juillet %. Lieux tour- beux et marécageux des terrains granitiques ou sablonneux. C. dans 206 ROSACÉES. + la région dis montagnes; le Morvan ; St-Sauveur-en-Puysaie, Avallon, —Saulien, — Autun. — Nièv. St-Brisson, Brassy, Lorme, Dammar- tin, Châtear-Chinon, Onlay, Glux, la Roche-Millay, Luzy, ete. Plus R. ailleurs. Gurchy, Aïy-le-Vif, Toury-sur-Jour. — ALL. Cérilly, Béaulon, Pussole, Montluron, La Palisse, Mayet-de-Montagne. — Creus. C. Cham- brand, etc. — G. à Limoges. - Cuer. R. Etang de Froidefont à Sancoïine, Vierzon, Alouy. — LOIR. Forét d'Orléans. — L.-eT-Cu. Cour-Cheverni, Tour, bords du Beuvron, parc de Chambord, Pruniers. — Env. du Mans. — Laval, Mayenne. — LotR.-Inr. Marais de l Erdre. ’ 160. POTENTILLA. L. (Potentiile.) Calice à 8 ou 10 divisions dont 4 ou 5 extérieures alternes et plus petites ; 4 ou 5 pétales ; car- pelles nombreux à styles latéraux, réceptacle convexe, see, ni charnu ii spongieux. Plantes à feuilles pinnées ou digitées. * Fleurs blanches. 784. P. rupestris. L. sp. 711. (P. des roches.) — Souche ligneuse, tige de 1 à 4 déc. droite, rougeàtre, plus ou moins velue, rameuse “ichotome au sommet ; feuilles inférieures ailées, les caulinaires à 5 eu 3 folioles ovales arrondies, inégalement imeisé-dentées, pubes- centes, stipules entières, pétales blancs obovales dépassant le calice. Mai, juin %. Rochers. RR. — Hte-LoiRe. urges, aux bords de la Loire. — Puy-pe-Donue. St-Nectaire d'en bas, à gauche de la route de Cham- peix (Lecoq). 785 .P. fregariastrum., Ehrhart. (P. fraisier.) P. fragaria Poir. Fra- garia sterilis. L. sp. 709. — Racine dure ligneuse ; plante basse eou- serte de poils brillants; tiges couchées à stolons rampants; feuilles twrnées à folioles obovales arrondies obtuses, largement dentées en scie, velues soyeuses en dessous dans leur jeunesse; pédoncules srêles uniflores; pétales échancrés dépassant peu le calice. Fleurs blanches. Mars, mai %. Bois sablonneux, pelouses sèches. C. Obs. Cette espèce ressemble beaucoup au P. micragtha Pam. qui croît à Lyon, et qui en diffère par l'absence des stolons rampants et par sa tige florifere plus courte que les feuilles et portant une luliole simple. 786. P. Vaillantiü. Nestl. Monogr. pot. p. 75. (P. de Vaillant.) P, emarginata. Desf. Cat. P. splendens. Ram. non Vall. P. alba. Var. b. Duby. — Racine longue ligneuse; plante de 1 à 2 déc. couverte de poils blancs soyeux; tiges rampantes rameuses ; feuilles ternées à folioles abovales cblongues, obtuses, comme tronquées, dentées en seie seu- lement au sommet, couvertes en dessous de poils blanes soyeux, brillants, apprimés ; pédoncules axillaires et terminaux à 1 ou 2 fleurs ; pétales échancrés dépassant beaucoup le calice. Fleurs blanches, Avril. mai %. Bois secs, bruyères.R. — Loir. Bois de Folleville près St- Mesmin. — Cner. Bourges, Soye, Vierzon, Allouy, Châteauneuf. — In». Segy, St-Maur, St-Michel. — Hte-Viex. Le Dorat, Condat, bords de la Briance. — L.-eT-Cn. Pruniers. — Terrains tertisires de la région de l'Ouest. C. ** Fleurs jaunes, feuilles digitées. 787. BP. verna. L. sp, 712. (P. printannière.) — Plante de 1 à 2 dée hérissée de poils dressés: tiges grêles nombreuses, ervissant en reves. OSACÉES. ; 207 touffes, étalées ascendantes: feuilles inférieures à 5 ou 7, les supé- rieures à 3 folioles cunéiformes obovales, obtuses, incisées dentées, velues surtout en dessous; stipules entières aiguës; pédoncules axillaires ; pétales échancrés dépassant un peu le calice. Fleurs jaunes. Mars, mai et parfois en octobre %. Bois sablonneux, pelouses sè- ches. C. Obs. Une forme très gièle est P. debilis Schl. — Peut-ètre devrait-on distinguer P. serotina Will. (P. rubens St. Ain. f. Ag p. 210 non Vill }, plus robuste, un peu redressée, feuilles à 7 folioles invistes, pétales assez grands d'un beau jaune, Mai — Env. de Bourges. — Orléans. 788. P. aurca. L. sp. 712. (P. dorée.) — Plante de 5 à 25 cent. parsemée de poils un peu apprimés, souche ligneuse couchée émet- tant des tiges redressées ; feuilles radicales quinées, les caulinaires ternées, folioles oblongues obovales dentées au sommet, chargées sur les nervures et sur les bords de poils soyeux argentés. Fleurs assez grandes d'un beau jaune d’or plus foncées à l'onglet. Juillet, août %. Prés et pelouses des hautes montagnes du Cantal. — Monts- Dores. — Monts-Démes. —- Chaine du Forez. — La Lozère. 789, P. reptass. [. sp. 714. (P. rampante.) Vulg. Quintefeuille. — Plante de 3 à 8 déc. plus ou moins parsemée de poils épars appri- inés; tiges grèles funiculaires, longuement rampantes radicantes aux nœuds, feuilles pétiolées ordinairement à 5 folioles obovales oblon- oues obtuses fortement dentées ; stipules elliptiques entières; pé- doncules axillaires, solitaires, uniflores plus longs que les feuilles; carpelles ridés et tuberculeux. Fleurs jaunes. Juin, octobre %. Bords des chemins, champs, pâturages. CC. 790. F. procumbers. Sibth. (P. tombante.) P. mixta Nolte Tormen- tilla reptans L. — Tiges longuement étalées en tous sens, rameuses au sommet, non radicantes aux nœuds excepté les supérieurs qui produisent des racines dans l’arrière saison ; feuilles pétiolées, plus ou moins velues, à à folioles, les supérieures à 3; folioles oblongues ovales largement dentées du sommet au-dessous de leur milieu, eu- néiformes et eutières à la base ; stipules lancéolées entières ou à 1 ou 2 dents; pédoneules grêtes, solitaires dépassant les feuilles. leurs jaunes plus petites que dans P. reptans, plus grandes que dans P. Tormentilla; pétales 4 et 5 obcordés, carpelles veinés ru- gueux. Pelouses, bois. R. — CHER. Vierzon, bas du coteau d'Aubussay. — Plus C. dans l'Ouest, aux environs d'Angers. — Nantes. — MAYEN. Puis, Graze. Os. La graine du P. mixta Nolt. a produit le P. procumbens, au rapport de Lange. 791. P. Torwentilla. Nestl. mon. Pot. p 65. (P. Tormentille.) Tor- mentilla erecta L. 5p. 716. — Racine dure, renflée, brune, rouge en dedans; tige de 4 à 5 déc. grêle, rameuse, dichotome, pubescente dressée ou tombante, on tout à fait couchée; feuilles ternées, les caulinaires sessiles à folioles ovales oblongues incisées dentées ; sti- pules incisées digitées ou tridentées, pédoncules grêles axillaires, fleurs jaunes petites, presque toujours à 4 pétales obcordés, carpelles Siriés ridés un peu tuberculeux. Juin, août %. Bois, pâturages, prés, marais, bruvères. CC. — Varie à feuilles presque glabres, ou parse- mées de poils soyeux brillants et à feuilles brièvement pétiolées, _ 792. P. argentata. Jord.! (P, argentée.) P, argentea L. part. — Souche épaisse produisant des tiges de 2 à 5 déc, droites ou dressées, 208 ROSACÉES. POTENTILLA® souvent rougeàtres recouvertes d'un duvet blanc, à rameaux dicho- tomes rapprochés en corymbe; feuilles radicales et caulinaires infé- rieures péliolées quinées, folioles d’un vert opaque en dessus, cou- vertes en dessous d’un duvet blanc argenté mêlé de poils lâches, un peu enroulées sur les bords, obovales, entières et très fortement rétrécies en coin à la base, profondément incisé-dentées dans leur partie supérieure, à dents lancéolées aiguës, dressées ; stipules lan- céolées acuminées; pédoncules droits, courts en corymbe peu étalé ; calices et pédiceiles poilus tomenteux blancs; sépales extérieurs lancéolés étroits, plus courts que les intérieurs qui sont ovales émarginés, un peu en coin à la base, dépassant le calice; styles jaune-foncé en capitule plus court que les étamines; carpelles sub- réniformes, finement striés rugueux non bordés. Juin, juillet %. Lieux sablonneux. — Bords de la Loire, — du Cher, ete. 793. P. confinis. Jord.! Pug. (1852.) p. 68. (P. voisine.) — Souche rameuse étalée, à tiges toutes florifères de 2 à 5 déc. tomenteuses et hérissées, déclinées à la base, puis se redressant lâchement, à ra- imeaux dichotomes lâches, étalés ; feuilles quinées et pétiolées, ex- cepté les supérieures qui sont ternées et subsessiles, folioles planes, vertes et opaques en dessus tomenteuses blanchâtres et parsemées de poils lâches en dessous, obovales oblongues, entières et en coin à la base, incisé-dentées dans leur partie supérieure, à dents lancéo- lées ou oblongues, dressées ; stipules lancéolé-linéaires ; pédoncules fiexueux, les fructifères étalés; calice subtomenteux hérissé, à sé- pales aigus, les extérieurs oblongs presque moitié plus courts que les intérieurs qui sont ovales lancéolés; pétales jaunes dépassant le calice, largement obovalés, presque aussi longs que larges, obscuré- ment émarginés,.un peu en coin à la base ; styles jaunes droits très serrés, formant un capitule conique ovoïde, plus court que les an- thères ; carpelles ovales un peu rugueux, non bordés. Juin, juillet %. Pâturages secs des terrains granitiques ou sablonneux. 794. P. tenuiloba. Jord.! Pug. (1852.) p. 67. (P. à lobes étroits.) Souche épaisse, très courte produisant des tiges toutes florifères, de 4 à 4 déc. grêles, tomenteuses un peu hérissées, droites, ou un peu déclinées à la base et ascendantes, à rameaux dichotomes dressés-étalés en corymbe; feuilles radicales et inférieures pétio- lées, à 5 ou 7 folioles planes, ou légèrement enroulées aux bords, d’un vert opaque en dessus, tomenteuses blanchâtres et parsemées de poils lächesen dessous, oblongues,ou oblongues-obovales, en coin et entières à la base, incisé-dentées dans la partie supérieure, à dents linéaires oblongues aiguës, dressées ; stipules lancéolé-linéaires sub- acuminées; pédoncules grêles subflexueux à la fin droits, calice subtomenteux-hérissé, à sépales aigus, les extérieurs oblongs, les intérieurs plus larges, ovales-lancéolés ; pétales jaunes, petits dé- passant peu le calice, obovales, presque tronqués au sommet, arron- dis à la base, styles d’un jaune pâle très serrés, formant un capitule arrondi, un peu plus court que les anthères ovales; carpelles petits oblongs ovales, finement rugueux striés, non bordés. Juin, juillet %. Coteaux secs sablonneux.— Bords de l'Arroux. — Allier. — Cher. — Bords de la Loire. — Cholet, etc. 795. P. dezumbens. Jord.! Cat. Jard. Gren. (1849) p. 22. (P. tom- POTENTILLA. ROSACÉES. 209 bante). — Souche épaisse, courte, produisant des pousses stériles et des tiges florifères de 2 à 5 déc. brièvement velues tomenteuses, tombantes mais ascendantes presque dès la base, rameuses au sommet, à rameaux dichotomes paniculés en corymbe; feuilles radi- cales et inférieures pétiolées, quinées, les supérieures sessiles ter- nées, folioles planes d’un vert foncé, luisant en dessus, blanches tomenteuses ou blanchätres en dessous, étroitement obovales oblon- gues, presque en coin et entières à la base, incisé-dentées dans la partie supérieure, à dents lancéolées ou oblongues aiguës un peu étalées ; stipules linéaires acuminées ; pédoncules lâchement tomen- teux grêles, souvent flexueux à la fin presque droits, sépales hérissés tomenteux, les extérieurs oblongs, les intérieurs plus larges ovales- lancéolés, pétales jaunes très étalés, distants entre eux, presque deux fois longs commele calice, obovales en coin, émarginés ; styles jaunes, dressés subflexueux, formant un capitule ovale, dépassant les an- thères, carpelles ovales, striés-rugueux, bordés d’une carène filiforme très étroite. Juin, juillet %. Lieux secs, sablonneux, rochers. — Li- moges. — Bords du Gher. — Angers, etc. 796. P. demissa. Jord.! Cat. Jard. Gren. (1849) p. 22. (P. abaissée.) — Souche courte, produisant des jets stériles et des tiges de 4 à 4 déc. grêles, tomenteuses poilues couchées en tous sens dès la base, ou se redressant un peu dü milieu, à rameaux dichotomes paniculés en corymbe diffus ; feuilles pétiolées, quinées, les plus élevées seu- lement ternées et subsessiles, folioles petites, planes, vertes en des- sus, tomenteuses, blanches et blanchâtres en dessous, obovales ou oblongues obovales entières et très atténuées en coin à la base, in- cisé-dentées dans leur partie supérieure, à dents lancéolées ou linéaires oblongues aiguës, un peu étalées; stipules linéaires acumi- nées; pédoncules tomenteux poilus, grêles, souvent flexueux, à la fin droits, calice subtomenteux hérissé, à sépales aigus, les extérieurs linéaires oblongs , les intérieurs plus larges lancéolés; styles droits subflexueux, jaunâtres, ‘n'égalant pas les anthères; pétales petits jaunes, obovales émarginés ; carpelles petits oblongs ovales légère- ment ruguleux, non bordés. Juin, juillet %. Pelouses sèches sur le granite ou les schistes. R.— CHER. Culan. — Angers sur les schistes! 797. P. cana. Jord.! (P. blanchie.) — Tiges de 3 à 5 déc. nom- breuses étalées diffuses, ascendantes dans leur partie supérieure, brunes, couvertes d’un duvet blanc, à rameaux courts, dichotomes, rapprochés en corymbe; feuilles presque toutes quinées, les infé- rieures et radicales pétiolées, d’un vert sombre en dessus, poilues et blanches tomenteuses en dessous, folioles obovales ou obovales oblongues, en coin et entières à la base, profondément incisé-dentées ou lobées dans leur partie supérieure, dents ou lobes lancéolés aigus, dressés ; stipules lancéolées aiguës; pédoncules grêles, droits, courts, rapprochés en corymbe serré, calice hérissé tomenteux; sépales extérieurs étroits lancéolés, un tiers plus courts que les extérieurs qui sont ovales lancéolés aigus; pétales d’un jaune clair, obovales, subémarginés, dépassant le calice; styles jaunes en capitule ovoide, plus court que les étamines; carpelles subréniformes striés rugueux en réseau, non bordés. Juin, juillet %. Pelouses sèches. — A constater dans nos limites. 798. P. recta. L. sp. 711. (P. drüite.) P. sulfurea. Lam. — Plante B 14, Ne 110 ROSACÉES. POTENTILLA. de 4 à 6 déc. parsemée de longs poils blancs tuberculeux à la basé, épars, mêlés de poils plus courts glanduleux ; tige droite; rameuse au sommet, multiflore; feuilles à à et 7 folioles oblongues, rétrécies à la base, grossièrement inciséés dentées, à poils apprimés; Stipules lancéolées très longuement acuminées, souvent incisées pinnatifides d’un côté; pédoncules en corymbe; pétales obcordés plus grands que le calice; carpelles rugueux entourés d’un petit rebord membra- neux. Fleurs d’uu jaune pâle. Juin, juillet %. Lieux pierreux, co- eaux secs. RR. — Loir. Hœes sur le coteau de la Loire, entre Maison- Rouge et la Chapelle St-Mesmin, à une lieue d'Orléans. Malsherbes. — Cimetière de Blois. c à *** Fleurs jaunes, feuilles ailes. 799. B. Ausexina. L. sp. 710. (P. Ansérine.) Vulg. Argentine. — Tiges de 2 à 4 dée. rameuses rampantes, stonolifères ; feuilles aïlées interrompues, à folioles nombreuses, oblongues, incisées dentées, entremélées d'autres folioles très petites, toutes pubescentes, soyeuses argentées en dessous; stipules caulinaires engainäntes multifides ; pédoncules uniflores, axillaires , atlongés; sépales exté- rieurs incisés; pétales obovales plus grands que le calice. Fleurs d'un beau jaune. ai, octobre %. Pelouses humides ou mouillées en hiver, bords des eaux. CC. — Varie à feuilles vertes en dessous; ou argentées des deux côtés. 800. P. supina. L. sp. 741. (P. couchée.) — Tige de 1 à 4 déc. très rameuse, dichotome, diffuse, à rameaux allongés couchés un peu velus: feuilles ailées presque glabres, à 3 ou 7 lobes obovales ou oblongs, incisés dentés; stipules entières; pédoncules grêlés, axil- laires, solitaires, penchés après la fleuraison ; sépales lancéolés; pé- iales obtus, ne dépassant pas le calice. Fléurs petites d’un jaune pâle. Juin, septembre ©. Lieux sablonneux humides ou mouillés en hiver, terrains gras, lits des étangs. R. — LOIRE. Montbrison. — Puy-pE-D. Molintrat. — S.-ET-L. Navilly. — Nièv. SFPiérré-le- Moustier, Couguy, bords de la Loire. — Cner. Etang de Thawmier, sables du Cher à St-Florent, Rosières. — Inn. St-Michel-en-Brenne, Douadie, Le Blanc, aux Ages! — L.-Er-Cn. Etangs de St-Romain, Pruniers. — YND.-£r-L. Parc d'Ussé. — DEux-SÈv. Oyron: — M.-ÆT. ROSEÉES. — Fleurs complètes à 5 divisions ; carpelles nombreux renfermés dans le tube du calice devenant charnu et suceulent à la maturite. 165. ROSA. Z. (Rosier.) Calice urcéolé à 5 divisions foliacées , dont 5 souvent pinnatifides; 5 pétales; étamines nombreuses; €ar- pelles nombreux, ossicülés, renfermés dans le calice qui devient charnu et presque semblable à une baie à la maturité, styles sail- lants hors du calice, tantôt libres et courts, tantôt plus longs et soudés en colonne. Arhrisseaux chargés d’aignillons; feuilles ailées avec impaire; stipules adnées à la base du pétiole. 813. R. sempervirens. L. sp. 704. (R. toujours vert.) — Arbrisseau à longs sarments tombants veris ou rougcâtres; aiguillons épars arqués, comprimés et dilatés à la base, rougctres; feuilles très glabres, fermes, luisantes sur les deux faces, persistantes ; pétiole A4 ROSACÉES, ROSA. canaliculé, chargé en dessous de petits aiguillons ; 5 à 7 fohales ellip- tiques acuminées finement dentées en scie; stipules ciliées glaudu- leuses oblongues linéaires à orcillettes acuminées peu écartées; fleurs presque inodores en corymbe irrégulier muni de bractées lan- céolées acuminées; pédicelles et calices chargés de soies glandu- leuses courtes, rougeâtres, tube ovoide; sépales ovales lançéalés cuspidés presque toujours entiers, non persistants; pétales obcordés blanes, parfois maculés de rouge ; styles soudés en colonne hérissée, plus courte que les étamines; fruit rougeätre ou orangé à carpelles sessiles. Juillet. Haies, bois. RR. — VIEN. Entre Civray et Pressac. — M.-E1-L. Chalonnes! Angers! ; Obs. On confond avec cette espèce la R. scandens Mill. à tube calicinal globuleux ct fleurs douées d'une odeur intense et suave de rose musquée : Ja R. scandens qui est la sempervirens des bota- nistes d'Jtalie et de Sicile, se trouve aussi à Collioure, où elle a été signalée sous le num de R. mos- chata. L 814.R. bibracteata. Bast. in DC. f1. fr. 5, p. 537. (R. à 2 braetces.) — Arbrisseau touffu à rameaux dressés, d’un vert glaucescent ou violacé ; aiguillons épars, courts, dilatés à la base, un peu arqués, fauves ou rougeûtres ; folioles glabres, un peu fermes luisantes, plus pâles en dessous, ovales elliptiques cuspidées, nerveuses, dentées en scie; pétiole étroitement canaliculé, pubescent un peu glanduleux et aiguillonné en dessous; stipules oblongues ciliées, un peu glandu- leuses à oreillettes droites acuminées; fleurs en corymbe presque simple, pédicelles parsemés de soies glanduleuses violacées très courtes et portant ordinairement vers leurs bases 1 ou 2 bractées opposées; tube ovoïde ou un peu oblong; sépales ovales appendi- culés au sommet, quelques-uns un peu pinnatifides, non persistants ; pétales obcordés, blancs; styles soudés ou rapprochés en colonne glabre égalant presque les étamines ; fruit rougeûtre coriace, persis- tant, à carpelles gros sessiles. Mai, juin. Haies. C. çà et là. Obs. Cette espèce que les auteurs rapportent au R. arrensis a bien plus de rapports avec leR. sem- pervirens, et j'en ai mème observé des individus dont les styles portaicnt quelques poils : cependant ou la distingue facilement de l'une et de l'autre. 815. KR. arvensis. L. Mant. 245. (R. des champs.) — Arbrisseau à rameaux allongés, tombants ou rampants, d'un rouge violacé, glauque; aiguillons épars, courts un peu arqués et comprimés; feuilles d'un vert sombre, mat, pâles et glaucescentes en dessous ; pétiole sillonné en dessus, un peu pubescent, glanduleux et aiguillonné en dessous ; à à 7 folioles non persisiantes, ovales élargies au milieu ou au sommet, les plus petites arrondies, largement dentées en seie; stipules oblongues ciliées glanduleuses à oreillettes pointues peu écartées ; pédoneules solitaires ou en corymbe simple, ordinairement chargés de glandes violacées pédicellées ; calice à tube glabre ellip- tique ou globuleux, à sépales couris ovoides cuspidés, entiers ou 4 ou 2 brièvement pinnatifides, non persistänts sur le fruit; styles soudés en colonne glabre égalant à peu près les étamines; fleurs blanches inodores ; fruit rouge foncé, noirätre et pulpeux dès lau- tomne. Juin, juillet. Haies, bois, champs stériles. C. . D. pubescens Desv.! — Petit arbrisseau tombant o1 rampant, fo- lioles glauques en dessous et pubescentes surtout sur les neïvures, fleurs souvent solitaires. Bois secs, landes çà et là. C. 816. R. systyla. Bast.! sup. fl. M.-ct-L. p. 31. (R. à styles soudés.) ROSA. ROSACÉES. 215 R. fastigiata. Bast.! 1. ce. R. rustica Leman! — Arbrisseau robuste en buisson fourni à rameaux flexueux, dressés, verts ; aiguillons ro- bustes courts arqués, comprimés et très dilatés à la base; feuilles d’un vert foncé luisantes en dessus, pubescentes en dessous, surtout sur les nervures, les plus jeunes souvent rougetres; pétiole pubes- eent sillonné en dessus, aiguillonné en dessous ; 5 à 7 folioles ovales aiguës, les inférieures parfois obtuses,, ou ovales lancéolées aiguës surtout sur les jeunes rameaux, toutes simplement dentées en scie à dents un peu ouvertes, terminées par une glande; stipules ciliées oblongues à oreillettes aiguës un peu divergentes: pédoncules soli- taires ou plus souvent en corymbe, hérissés de soies glanduleuses rougeâtres ; calice à tube gros ovoide glabre; sépales lancéolés pin natifides, longuement appendiculés ; styles réunis en colonne glabre plus ou moins saillante ; fleurs d’un rose clair. Mai, juin. Haies. AC. Obs. Bastard a établi le R. systyla sur des individus à rameaux uniflores et à longs styles, et le R: fastigiata sux des pieds à fleurs en corymbe et à styles moins saillants, mais ces variations s’ob- servent souvent dans un mème buisson. | ST: Æ. leucochroa. Desv.! Journ. bot. 41810 et 1815. Tom. 2, tab245. (R. blanc-jaunâtre.) R. brevistyla à. DO. A. fr. 5, p. 937. — Arbrisseau en buisson touflu, à rameaux étalés dressés, verts; ai- guillons petits, durs dilatés à la base, crochus; feuilles un peu luisantes, vertes, ou prenant une teinte jaunâtre en été; pétiole pu- bescent, aiguillonné en dessous, marqué en dessus d'un sillon profond ; 5 à 7 folioles ovales pointues ou ovales elliptiques aiguës, nerveuses, pubescentes en dessous sur les nervures, dentées en scie, à dents ouvertes terminées par une petite glande; stipules ciliées et glanduleuses à-pointes aiguës peu divergentes; pédoncules hispides ou quelquefois lisses, en corymbe muni de bractées à sa base et plus ou moins fourni; calice à tube lisse ovoide ou oblong; sépales lan- céolés pinnatifides ; styles en colonne tantôt saillante, tantôt presque incluse; fleurs blanches à onglets jaunâtres , odorantes. Mai, juin. Haies. Çà et là. C. 818. KR. stylosa. Desv.! 1. c. tab. 14. (R. à longs styles.) —Arbris- seau droit à rameaux verts ou d’un brun foncé, aiguillons des tiges très dilatés plus ou moins arqués, ceux des jeunes rameaux parfois presque droits; pétioles très velus un peu aiguillonnés en dessous, 5 à 7 folioles assez petites, obovales aiguës ou ovales arrondies poin- tues dentées en scie, à dents glanduleuses ouvertes, vertes et finement pubescentes en dessus, couvertes en dessous sur toute leur surface d'une pubescence glaucescente apprimée, stipules ciliées et denti- culées glanduleuses elliptiques aiguës, pédoneules hérissés de quel- ques soies glanduieuses, rarement lisses, solitaires ou réunis en corymbe; calice à tube ovoïde lisse, sépales pinnatifides appendiculés : styles réunis en colonne plus ou moins saillante; fleurs blanches à anthères très jaunes, offrant une légère odeur de canelle. Mai, juin. Haies. R. — Cner. Allouy forêt du Rhin du Bois, Mehun. — Environs de Poitiers. Desv. — Chinon! — Env. de Saumur et d'Angers. S19. R. obtusifolia. Desv.! Journ. bot. 2, p. 317. (R. à feuilles obtuses.) R. leucantha Bast. sup. 32. DC. sup. 535. Redout. ic. non Lois. not. — Arbrisseau touffu à rameaux verts un peu comprimés, aïguillons très robustes rouges dilatés à la base, arqués; pétioles très velus aiguillonnés en dessous, 5 à 7 folioles ovales où arrondies 216 ROSACÉES. : ROSA. presque obtuses, simplement dentées en scie, d’un vert foncé et fine- meut pubescentes en dessus, toutes couvertes en dessous d’une pu- bescence molle glaucescente, celles des jeunes pousses souvent rougeñtres ovales aiguës, finement tomenteuses sur les deux faces, stipules oblongues ciliées et glanduleuses sur les bords à oreillettes courtes un peu divergentes; pédicelles lisses rarement pubescents, très courts, munis à leur base de bractées plus longues qu'eux, réunis par 2 à 3 sur des pédoneules groupés en corymbe, calice à tube lisse ovoide ou globuleux à sépales pinnatifides appendiculés, styles courts hérissés, libres ou agglutinés ensemble. Fleurs blanches. Mai, juin. Haies. C. Obs. R. leucantha Lois. Not. (1812) p. 82 non DC. nec. alior, R. s/ylosa corymbosa Desv.! ne me semble qu'une forme d’oblusifolia à" pédoncules rapprochés en cervmhe fourni, et à appendices du calice longuement foliacés.— Cneu. Mennelou-Salon, Berry, Lois de Carpouay. 820.R. geminata. Rau. Enum. Ros. p. 98 et 469. (R. géminé.) — Arbrisseau à rameaux longs tombants ou rampants, armés d’aiguil- lons épars, inégaux, les uns arqués, les autres plus grêles pré$que droits et dégénérants vers le sommet des rameaux en soies glandu- leuses; pétioles pubescents chargés de glandes et de petits aïguillons rares ; stipules ciliées glanduleuses à oreillettes lancéolées divergentes; 3 à 7 folioles presque sessiles, orbiculaires ou ovales obtuses, vertes en dessus, plus pâles et pubescentes en dessous sur les nervures, crénelées dentées, à dents simples ou surchargées de petites dents glanduleuses ; pédoncules de 1 à 4 en corymbe, bien plus longs que les bractées, hispides glanduleux ainsi que le calice, tube ovoïde ou arrondi, sépales courts cuspidés, pinnatifides; styles non soudés hérissés, s’élevant au-dessus d’un disque tronqué; pétales grands d’un blanc satiné un peu rosés au sommet; fruit arrondi assez petit. Juin. Lieux incultes. RR.— CHer. Awbigny, Vallée de la Verrerie(De- lastre). 821. R. Boræane. Béraud! Mem. soc. ag. d’Ang. t. 5, p. 353. (R. de Boreau.) — Arbrisseau élevé à rameaux verts hérissés d’aiguillons rougeûtres épars, grêles, peu dilatés, eylindracés presque droits entremêlés au sommet des rameaux de soies et de glandes rougeà- tres; pétiole chargé de glandes et de quelques petits aïiguillons, sti- pules ciliées glanduleuses à oreillettes acuminées un peu divergentes ; 3 à 7 (souvent ) folioles ovales ou ovales-lancéolées pointues, glabres un peu luisantes, plus pâles en dessous, à nervures principales chargées de quelques glandes et de poils rares qui disparaissent avec l’âge, largement dentées en scie à dents surchargées de petites glandes ; pédoncules de 4 à 4 en corymbe, bien plus longs que leurs bractées, inermes, mais chargés de glandes ainsi que le calice, tube presque globuleux, sépales ovales lancéolés acuminés entiers et brièvement pinnatifides; styles courts, libres, hérissés, s’élevant au dessus d’un disque convexe; fleurs très grandes (6 à 8 cent. de dia- mêt.) d’un rose clair d'abord, puis d’un blanc lavé de rose surtout sur les bords; fruit arrondi d’un rouge sale, mür et pulpeux dès la fin de septembre, carpelles sessiles ovales oblongs. Juin. Haies. RR. — Angers ! (Béraud.) 822. TR. Gallica. L. sp. 704. (R. de France.) %. Gallica sylvestris. Auci.—Sous-arbrisseau de 5 à 10 déc. à rameaux verdâtres un peu flexucux, dressés; aiguillons faibles petits, inégaux, nombreux, su- ROSA. ROSACÉES. 247 bulés, entremélés de soies glanduleuses qui disparaissent avec l’âge, pétioles velus, glanduleux avec quelques aiguillons petits, crochus, Stipules glanduleuses, à oreillettes lancéolées aiguës divergentes: 3 à 5 folioles ovales elliptiques, obtuses ou aiguës, fermes, un peu coriaces, vertes et glabres en dessus, rugueuses, pàles un peu blan- châtres et velues en dessous, à nervures saillantes, à côte glanduleuse, bordées de dents de scie presque simples, ciliées et surchargées de glandules ; pédoncules solitaires ou peu nombreux, hérissés de soies glanduleuses ainsi que le calice; tube ovoide, sépales entiers et pin- patifides, étroitement appendiculés, réfléchis et cadues après la fleu- raison; styles laineux au centre d’un disque tronqué très court, fruit droit, arrondi, coriace rougeàtre. Fleurs d’un rouge très foncé. Juin. Bois, lieux frais. R.—Cner. Marmagne, foret du Rhin du bois près Jarry. — Loir. Forét d'Orléans. — SARTHE. Bois de Rouillon. — Environs d'Angers. 3. R. Provincialis. Ait. Hort. Kiew. 2, p. 204. (R. de Provence.) R. de Provins. — Sous-arbrisseau de 4 mèt. environ, à rameaux rou- geûtres, grèles, dressés verticalement, plus ou moins chargés de soies glanduleuses et d’aiguillons rares très faibles, un peu courbés, pétioles glanduleux presque inermes, stipules étroites, glanduleuses à orcillettes divergentes, 3 à 5 folioles ovales, suborbiculaires ob- tuses, ou un peu pointues, fermes, coriaces, plus päles en dessous, poilues sur les nervures, presque doublement dentées en scie, à dents ciliées et surchargées de glandes, pédoncules chargés de glan- des, ainsi que le calice sur toute sa surface, tube ovale globuleux étranglé au sommet, sépales pinnatifides à appendices foliacés ; styles courts laineux, fruit coriace, globuleux, rougeñtre; pétales rouges foncés, avec des nuances brunes veloutées, fleurs souvent semi doubles. Juin. Fréquemment cultivé et naturalisé, dans les haies, les vignes. — Environs d'Angers, Avrillé, Beaucouté, Faye, ete. 824. MR. Austriaca. Craniz, Strip. aust. p. 86 (R. d'Autriche.) À. * pumila Jacq. non L. f. — Souche rampante, sous-arbrisseau très bas, à aiguillons très grêles, inégaux, les plus forts courbés, jeunes ra- meaux ascendants chargés d'aiguillons et de glandes, pétioles pubes- cents, glanduleux et munis en dessous d’aiguillons fins; stipules linéaires glanduleuses; feuilles la plupart à 5 folioles orbiculaires obtuses, ou elliptiques, souvent pliées, vertes on rougetres en des- sus, blanchâtres en dessous, à côte velue et glaniduleuse, doublement dentées glanduleuses; pédoneules terminaux, uniflores, hispides glanduleux, sépales pubescents ei glanduieux, peu découpés atténués en appendice dépassant la corolle; pétales d’un beau rose à onglets blanchâtres brillants, d’une odeur suave; fruit assez gros, rétréei à la base, rouge, ordinairement hispide, styles hérissés, disque court. Juin, juillet. Lieux incultes, broussailles. RR. CHER. Vignes de la Chapelle St-Ursin (Déséglise). 825. R. pumila. L. f. Suppl. 262. (R. nain.) Rau. En. p. 112. R. Galliea. Auct. pro parte. — Sous-arbrisseau à racine rampante, tiges de 2 à 6 déc. souvent simples, droites parsemées au sommet, d’ai- guillons subulés grêles, droits ou quelques-uns recourbés, et de glandes stipitées; pétioles pubescents etglanduleux hispides, stipules lancéolées ciliées glanduleuses, 3 à 5 folioles, petites, fermes sou- 218 ROSACÉES. ROSA. vent pliées à bords renversés, ovales obtuses ou aiguës, les infé- rieures obovales, glabres et vertes en dessus, glaucescentes blan- châtres, velues en dessous, à côte glanduleuse, doublement dentées, à dents aiguës glanduleuses, pédoncule souvent solitaire; droit, glanduleux, calice glanduleux à tube ovale-globuleux, sépales lan- céolés, à appendices étroits linéaires, non foliacées, égalant presque la corolle; styles laineux au centre d'un disque très court, corolle grande d’un beau rouge vif, pâle en dehors et à l’onglet à odeur suave, fruit arrondi ou en poire, rouge où un peu orangé, luisant, coriace ou persistant longtemps. Juin, juillet. Champs ineultes, pâ- turages, bords des vignes, bois taillis. R.— Niv. Vallée de Pougues, Mary. — CaBr. Fussy, Laxenay, Marmagne, St-Florent, Morthomier, Villeneuve, Civrai, Mareuil, Primelles. — Env. d'Orléans. — L.-ETr-0n. Cour-Gheverni, Lanthenai. 826. R. incarnata. Mill. Diet. n° 49. (R. incarnat.) — Sous-arbris- seau de 4 à 8 déc. à rameaux dressés un peu diffus, inermes, héris- sés au sommet de glandes très petites, pétiole pubescent glanduleux, stipules glanduleuses à oreillettes elliptiques, assez larges; 3 à 5 folioles elliptiques ovales presque sessiles, d’un vert clair en dessus, pâles glaucescentes en dessous, à nervures saillantes chargées de quelques glandes et de poils plus ou moins abondants, dentées en scie, à dents surdentées glanduleuses, pédoncules solitaires ou peu nombreux, hérissés dè $oies glandaleuses, ainsi que le calice, tube ovoïde rétréci aux deux extrémités, $Sépales lancéolés longuement acuminés, dont 3 surtout un peu pinnaüifides; styles hérissés s’élé- vant d'un disque très petit, corolle assez grande d’un beau rose clair: Juin. Bois, bosquets. RR.-— CnEr. Env. de Bourges, Marmagne, Fussy. — L.-ET-Cu. Cheverni, Fontaines en Sotogne. 827. R. sylvatica. Tausch. (R. desbois.) FL. cent. Ed. 2, n° 662.— Sous-arbrisseau à rameaux dressés, fermes, armés daiguillons épars, arqués, et de soies rougeâtres; pétioles pubescents, glandu- leux et munis de très petits aiguillons; stipules larges lancéolées, serrulées glanduleuses, à oreillettes peu divergentes; 5 à T7 folioles, fermes, souvent pétiolulées, ovales elliptiques aiguës et obtuses, les supérieures larges, un peu en cœur à la base, à dents irrégulières, surchargées de glandes accessoires, vertes en dessus, pâles ou blan= châtres et pubescentes en dessous; pédencules et calices hérissés de landes, le plus souvent en bouquets terminaux et munis de brac- tées, tube ovoïde, sépales à appendices couris et étroits, pétales obcordés grands d’un beau rose d’abord; styies très hérissés en faisceau plus court que les étamines, s'éevant au dessus d'un disque tronqué très peu saillant. Juin, juillet. Haies, bois taillis. BR. —Nrëy. Marzy. — Cuer. S!-Florent, bois de Marmaçne. — M.-ET-L. Angers, St- Barthélemy, Pellouailles. 828. I. decipiens. Por. (R. trompeur.) — Sous-arbrisseau bas étalé, à rameaux dressés, fermes, armés a’aigaillons < vars, un peu arqués, plus grêles et mêlés de’soies glar duleuses au sommet; pé- tioles pubescents, glarduleux, à aiguilions petits et rares, 9 à 1 fe lioles ovales arrondies obtuses ou ovales ellipiiques, vertes en dessus, pâles, blanchâtres et pubescentes en dessous, à côte glanduleuse, à dents de scie ouvertes, plus ou moins surchargées de glandes acces- ROSA. ROSACÉES. 919 soires: stipules étroites, glanduleuses à oreillettes peu divergentes, pédonçules et calices glanduleux hispides , tube violacé obovale ar- rondi, resserré aux deux bouts; sépales courts, à appendices courts et étroits ; pétales obcordés, roses; styles hérissés peu saïllants, plus courts que les étamines, s’élevant d’un disque très peu saillant. Juin, juillet. Bois taillis. RR. — Cner. Bois de Marmagne (Déséglise). Obs. Ses fleurs plus pâles, ses sépales plus court; l'éloignent du pumila : ses proportions moindres, sés folioles plus arrondies, plus obtuses, le séparent du sylvatica. 829. R. hybrida. Schleich. (R. hybride.) — Sous-arbrisseau grêle, à rameaux verdâtres, plus ou moins hérissés de soies courtes et d’aiguillons grêles, arqués et dilatés à la base; pétioles chargés de glandes et de quelques aiguillons ; 5 à 7 folioles ovales aiguës, ou ar- rondies. vertes en dessus, pâles glaucescentes et un peu velues en dessous, bordées de dents de scie glanduleuses surchargées de quelques dents accessoires; stipules étroites glandu'euses à oreil- lettes aiguës un peu divergentes; pédoncules et calices plus ou moins hispides glanduleux; tube grêle obovale; sépales peu dé- coupés à appendices linéaires acuminés; pétales obovales rosés d’abord, puis blanchâtres; styles rapprochés en colonne velue, de la longueur des étamines et s’élevant au-dessus d’un disque conique ; fruit peti‘, ovoide. Juin. Haies, buissons. RR. — Cner. Bois de Mar- magne, Trouy, bois de Givray. 839... arvine. Krocker. (R. des friches.) — Petit sous-arbrisseau de 2 à à décim. à rameaux grêles, verdäires ou un peu livides, les uns presque inermes faibles, les autres dressés armés d’aiguillons grêles très aigus, un peu arqués et de soies glanduleuses rougeôtres ; pé- tiales chargés de glandes et de quelques aiguillons ; stipules étroites, glanduleuses à oreilleties courtes, presque droites; 3 à 5, rarement 7 folioles ovales 2rrondies, ou elliptiques aiguës glabres et vertes en dessus, plus pâtes en dessous, chargées sur la côte de quelques glandes et de poils qui disparaissent avec l’âge, bordées de dents de scie ouvertes glanduleuses surchargées de petites glandes acces- soires; pédoncules soliiaires ou peu nombreux, hérissés de glandes ainsi que le calice, tube ovoide contracté au sommet: sépales lan- céolés acuminés, pinnatiädes; styles aggloiinés en colonne hérissée, plus courie que les éiemines, s élevant au-dessus d’un disque tronqué; pétales obcorgés d’un beau rose tendre, pàlissant promptement. Juin. Broussoiiles, lisières des champs voisirs des bois. RR. — Angers, en Si-Sylvcin! 831. R. c 5amomea. L. sp. 703. (R. canelle.) R. majalis. Herm. — Sous-arbrisseau à racines traçantes et rameaux droits rouges; ai- guillons des tiges nombreux, draiis inégaux, subulés et sétacés , non glanduleux, ceux des ramezux plus robustes, arqués , placés au bas des feuilles ; à à 7 folioles ovales oblorvues obiuses, rétrécies à Ja base, dentées en scie, pubescentes. grisàtres en dessôus; stipules des rameaux siériles enroulées sur !° : hords, celles des rameaux flo- raux dilatées, très larges, se prolongeant presque jusqu'aux folioles; pédoncules courts, glabres en corymbe, munis de larges bractées ; sépales entiers, longuemenr acuminés en pointe lancéolée (égalant à peu près la longueur des pétales), per. ‘stants et redre.sés conni- vents sur le fruit; fruit globrleux, pripeux. Fleurs roses. Mai, juin. 990 ROSACÉES. RUSA.. Bois , buissons des coteaux. RR. — Elle a été indiquée à Aubusson d’où je ne l’ai pas reçue. — Puy-pEe-D. Haies sur le bord de l'Allier entre Ste-Marguerite et le pont de Longue (Lecuq et Lamt.). 832. R. lutea. Mill. Dict. n° 41. (R. jaune.) R. Eglanteria. L. sp. 703 pro parte. — Arbrisseau peu élevé à aiguillons droits inégaux subulés et sétacés, ceux des rameaux légèrement arqués; pétioles pubescents et glanduleux, stipules étroites acuminées divergentes, » à 9 folioles petites arrondies ou elliptiques doublement dentées un peu pubescentes et glanduieuses en @essous; pédoncules lisses ou un peu glanduleux, calice à tube globuleux ; sépales pinnatifides appendi- culés ; fruits globuleux d'un jaune rouge: fleurs grandes d’un beau jaune à odeur fétide. Mai, juin. — Naturalisé dans quelques haies. — Hie-LoiRE. Vieux pont d'Estrouillas près le Puy. -— Pux-nE-D: Au bas de la butte de Montpensier, près Aiqueperse, Cournon. — Inb. Ch&= teauroux, faubourg St-Christophe. — L.-£r-Cn. Herbilly près Mew. . Obs. Elle offre une var. à fleur d'un jaune rouge en dedans. À. punicea Mill. Vulg, Rose capu- cine. 833. R. Pimpinellifolia. ]C. Prod. 2, p. 608. (R. Pimprenelle.) R. Pimpinellifolia. L. sp. 703 et R. spinosissima. L. sp. 705. Mant. 399. — Sous-arbrisseau de 5 à 9 dée.; racine rampante; tige dressée, rameuse, chargée d’aiguillons nombreux inégaux, droits, subulés et sélacés ; feuilles à 5 ou 9 folioles petites, arrondies ou ovales ob- tuses, dentées en scie, fermes glabres; stipules étroites à oreillettes divergentes ; pédoncules axillaires , uniflores, glabres ou hispides; sépales entiers, lancéolés acuminés, persistants, étalés d’abord, se redressant ensuite sur le fruit; styles courts laineux,; fruit droit, co- riace, globuleux, rouge, passant au noir: pétales épais, blancs à on- glets jaunâtres, très rarement roses. Mai, juillet. Buissons, lieux pierreux, rochers. R. — Yon. Sougères, colline des Allouettes, cntre Sermizeiles et Vézelay. — S.-Er-L,. Decize, St-Sernin-du- Plain, etc. — ALL. Chavenon, Mont-Maruult. — Cuer. Bourges, Cha- pelle St-Ursin, Morthomier, Villeneuve, St-Flurent, Subdray, Trouy, Lissai, St-Germain-des-Bois, Primelles, Mareuil. — Inn. Bois de Luy à Segry. — Loir. Malsherbes. — SARTHE. Parigné-l'Evèque. — NiEN. Murs de Mirebeau! — M.-xr-L. Au sud de la foret de Vezins. — — L.-Inr. De la Grée à la Roche près Ancenis et région maritime. 834. . mitissima. Gimel, (R. inerme.) R. Pimpinellifolia inermis ied. — Sous-arbrisseau voisin du précédent, maïs à rameaux plus étalés, moins rapprochés, aiguillons droits, rares sur les turions, nuls sur les rameaux florifères ; feuilles glabres, fermes à 7-9 folioles plus grandes, ovales ou elliptiques dentées en scie; pédoncules uni- fiores et calices lisses; sépales entiers acuminés, couronnant le fruit subglobuleux; styles peu velus. Fleurs blanches, rarement rosées. Juin, juillet. Broussailles et rochers des montagnes. R. — Cantal. — Monts-Dores. — Sources de la Loire, Mont-Gerbier. Obs. Un port différent, des folioles mains arrondies, le distiguent facilement du Pémpirellifolie, qui ne croît pas dans les mêmes lieux. 835. Rosa Biturigensis. Bor. F1. cent. Ed. 2, p. 630.(R. de Bourges.) — ÂArbrisseau élevé, droit, formant un buisson arrondi, à rameaux étalés, rougeàtres, ainsi que les feuilles, en automne; aiguillons très nombreux, grêles, inégaux, les plus petits droits, les autres à peine ROSA. k \ SACÉES. 221 courbés, très dilatés, comprimés; pétioles glanduleux portant 7 fo- lioles petites, elliptiques ou arrondies, obtuses, doublement dentées glanduleuses, à dents ouvertes, un peu velues et chargées de glandes en dessous ; stipules glanduleuses à oreillettes divergentes; pédon- cules très courts, solitaires ou géminés, lisses, tube du calice sub- globuleux, lisse; stpales tomenteux en dedans, un peu pinnatifides, longuement appendiculés, styles très hérissés; pétales blancs; fruit ovoïde globuleux, ronge, pulpeux en automne, à sépales persistants, dressés, non connivents. Racine tracante. Mai, juin. Coteaux pier- reux, haies des vignes. R. — Cner. Bourges, Chapelle-St-Ursin. Obs. Aspect du R. pémpinellifolia, mais voisin, par ses caractères, du rubiginosa , dent il difftre par ses aiguillons, ses fleurs blanches bien plus précoces, ses pédoncules lisses, etc. Cette espèce ow- cupe un espace très éten ln, et si elle était un hybride comme le prétend M. Schultz (Pimpinellifolio- rubiginosa), on devrait s'étonner de la trouver plus abondante que ses :sceulants. 836. MR. Alpina. L. sp. 703. (R. des Alpes.) — Arbrisseau peu élevé, inerme ou offrant sur les tiges nouvelles des aiguillons sé- tacés droits, non glanduleux, rameaux rougeâtres ou riuges lisses, pétiole inerme, glanduleux ; stipules supérieures dilatées à oreiïllettes divergentes, 5 à 11 folioles cblongues elliptiques doublement den- tées, à dents secondaires glanduleuses , ordinairement glabres; pé- doncules courts , glabres ou hispides ; calice lisse, à tube ovoide ou oblong; sépales entiers terminés en appendice lancéolé dépassant la corolle ; fruit ovale ou subglobuleux penché et couronné par les lobes du calice persistints et connivents; fleurs roses. Juin, juillet. Ro- chers. AC. dans la région moyenne des montagnes de la Hte-Loire, du Forez, du Cantal, des Monts-Dores. 837. R. Pyrena’ca. Gou. (R. des Pyrénées.) — Caractères du pré- cédent dont il ne diffère que par son fruit obliquement allongé tur- biné, hérissé surtout à sa base, ainsi que le pédoneule; appendices du calice souvent foliacés. — Mêmes localités. 838. R. rubrifolia. Vill. Dauph. 3, p. 549. (R. à feuilles rou- geñtres.) — Arbrisseau droit, glauque, rougeâtre; aiguillons épars peu nombreux, comprimés un peu arqués ; à à 7 folioles glabres, glauques, les plus jeunes rougeâtres, elliptiques dentées en séie à dents aiguës; stipules supérieures elliptiques dilatées à oreillettes courtes divergentes; pédoncules lisses courts, ordinairement en co- rymbe muni de bractées; tube globuleux lisse; sépales entiers ou très étroitement appendiculés sur les bords, terminés par un appen- dice laucéolé plus long que la corolle, dressés connivents après la fleuraison, mais non persistants sur le fruit; fruits dressés arrondis, pulpeux dès la fin de l’automne; fieurs roses. Juin. Vallées et rochers des montagnes de la Æaute-Loire, de la Loire (Pilat), du Cantal , des Monts-Dores, du Puy-de-Dime. Obs. R. glauca Vill. R. rubrifolia pinnatifida Ser. a les folioles plus arrondies et les stpales pie- ie ma mais du reste ne peut s'éloigner du rubrifolia, el ne doit pas ètre confondu avec le globu- 839. R. globularis. Franchet! (R. slobuleux.) — Arbrisseau touffu, à rameaux tortueux; aiguillons médiocres, un peu courbés; pétiole glanduleux , un peu velu en dessus, stipules dilatées à lobes aigus, glanduleuses et ciliées; 5-7 folioles ovales aiguës , giabres, fermes, glaucescentes en dessous, parfois rougeètres, à dents aiguës, sur- chargées de quelques dents secondaires glanduleuses; pédoneules 299 ROSACÉES. | HOéA. courts, solitaires où groupés, lisses et glabres ainsi qué le tubé du calice qui est globuleux ; sépales tomenteux en dedans et aux bordé, pinnatilides à appendices linéaires lancéolés assez longs, renversés pendant l’anthèse, se redressant ensuite et couronnant le fruit glo- buleux, puis-promptement caducs; fleurs roses. Juin. Buissons. R. — Puy-nE-D. Randanne. — L.-pT-Cn. Cour-Cheverni (Franchet). 840. R. canina. L. sp. 704. (R. de chien.) R. lutetiana Lem.! — Arbrisseau dressé, élevé à aiguillons robustes dilatés et comprimés à la base, atténués et arqués au sommet; feuilles glabres non glan- duleuses en dessous; à à 7 folioles elliptiques ovales fermes dentées en scie à dents supérieures conniventes; stipules supérieures dila- iées à oreillettes dressées ; pédoncules et tube du calice lisses; sé pales pinnatifides ne dépassant pas la corolle, réfléchis après l’anthèse et non persistants sur le fruit; fruit dressé, coriace, ovale ou oblong; carpelles pédicellés. Fleurs roses ou blanches, solitaires ou en corymbe. Juin. Haies, buissons. C. — Une étude approfondie fera peut-être distinguer des espèces spéciales dans les modifications attribuées au À. canina. On signale surtout : R. nitens Desv. à feuilles d’un vert luisant sur les deux faces. R. glaucescens. Desv. feuilles glauques. 841. R. sphærica. Gren. in Billot.! Archiv. p. 333. (R. sphérique.) R. canina globosa. Desv. — Arbrisseau dressé à aiguillons robustes très dilatés, arqués; feuilles d’un vert clair, un peu glauques et nôn slanduleuses en dessous, à pétiole armé d’aiguälons crochus et par- semé de poils surtout à l'insertion des folioles ; 5 à 7 folioles ovales aiguës, fermes dentées en scie, glabres; stipules lancéolées un peu dentées glanduleuses au sommet; pédoncules courts glabres; calice à tube arrondi lisse; sépales tomenteux en dedans étalés après la fleuraison, non persistants; styles en faisceau très court, hérissé; fruit dressé coriace, globuleux ou un peu atténué à la base. Fleurs roses. Juin. Haies, buissons, probablement €. — CHER. Marmagne, Mehun. — Env. d'Orléans, etc. 842. R. Malmundariensis. Lej. F1. Spa. 1, p. 231. (R. de Malmédy.) — Arbrisseau très élevé, très rameux, à jeunes pousses glauques rougetres; aiguillons robustes, très dilatés, plus ou moins recourbés; pétiole un peu velu en dessus , parsemé de glandes stipitées et dé petits aiguillons; stipules ditatées à lobes divergents bordés de glandes ; 5 à 7 folioles glabres, ovales arrondies où ovales aiguës; slaucescentes en dessous, doublement denté-glanduleuses; fleurs assez grandes, d’un beau rose, ordinairement en bouquets terminaux; pédoncules lisses rougeûtres, ainsi que le tube du calice qui est ovoide; sépales pinnatifides à appendices longs glanduieux, tomen- teux en dedans; styles hérissés en faisceau court, disque presque plane; fruits assez gros presque ronds. Juin. Hiaies, buissons. AC. = NiÈv. Marzy. — CuErR. Env. de Bourges, Harmagne, Mehun, le Rhin du Bois, Vierzon, ete. 843. R. squarrosa. Rau. En. Ros. p. 77. sub canina (R. rude.) — Petit arbrisseau à rameaux rougeâtres, longs, flexueux, armés d’ai- guillons rapprochés, blanchâtres, robustes, longs, plus ou moins arqués: pétioles chargés de glandes, de petits aiguitlons et de quél- Rosa. ROSACÉES. 999 ques poils; stipules lancéolées glanduleuses aux bords; 5 à 7 folioles petites, glabres, ovales aiguës ou arrondies souvent pliées, souvént glanduleuses sur la côte et à dents aiguës surchargées de glandes rouges; pédoncules lisses, tube du calice oblong, rougeâtre, glabre ; sépales tomenteux en dedans et aux bords à appendices longs sail- lants sur le bouton, plus courts que les pétales; styles. courts velus. Fleurs roses. Juin. Bois. R. — Cner. Bois de Marmagne, forét du Rhin du Bois. 844. R. aciphylla. Rau. En. Ros. p. 69. ic. (R. à feuilles aiguës.) — Sous-arbrisseau grêle, peu élevé, à aiguillons grêles subulés; ra- meaux dressés un peu flexueux, à aiguillons épars, crochus; pétioles presque inermes, glabres en dessous, poilus en dessus; stipules étroites, cuspidées, bordées de glances stipitées; 5 à 7 folioles d’un vert pâle , surtout en dessous, très glabres, petites, oblongues lan- céolées euspidées, inégalement deniées, à dents mucroné-glandu- leuses ; pédoncules courts, uniflores, solitaires ou par 3 à 4 munis de bractées ; calice à tube globuleux, glabre; sépales lancéolés cuspidés, tomenteux en dedans et aux bords, à appendices sétacés dépassant la corolle; pétales très petits d’un blanc lavé de rose; styles hérissés assez saillants; fruit glabre petit globuleux. Mai. Lieux secs, pier- reux. RR. — CnEr. Bourges (Tourangin). 845. M. Schultzü. Ripart in Schultz. Arch. (1853). p. 254. (R. de Schultz).— Arbrisseau à aiguillons nombreux inégaux, grêles, subulés droits ou déclinés, non crochus, rameaux menus, bruns luisants, feuilles glaucescentes d'abord, puis d'un vert gai, un peu odorantes, pétiole presque inerme, un peu poilu eu dessus surtout à l’origine des folioles, stipules à lobes divergents, bordés de quelques glandes stipitées, 7 à 9 folioles orbiculaires, très glabres, dentées en scie à dents calleuses, pédoncules courts, giabres, souvent solitaires, ca lice à tube glabre sphérique, à sépales appendiculés, pétales médio- cres, roses, émarginés, styles hérissés. Mai. Coteaux, lieux secs. R.— OnEr. Bourges (Tourangin). 846. R. Acharü. Billb. in Rchb. F1. exc. n° 3995. (R. d’Acharius.) — Arbrisséau à aiguillons épars, à base en forme de disque, subite- ment subulés inclinés ou courbés, pétioles un peu velus en dessus, parsemés de glandes stipitées et de quelques aiguillons grêles, sti- pules à lobes acuminés divergents ciliés-glanduleux; 3 à 7 folioles assez larges, presque glabres, suborbiculaires, un peu en coin à la base, doublement dentées glanduleuses, vertes en dessus, pâles et opaques en dessous, parfois offrant quelques glandes sur la côte; pédonculés courts, hispides ou lisses, calice à tube glabre ellipsoïde à sépales pinnatifides appendiculés, plus courts que la corolle, ap- pendices bordés de glandes pédiceilées; styles courts hérissés, s’élevant d’un disque conique. Fleurs roses. Juin. Haies, buissons. RR.— CnEr. Bourges (Tourangin). 847. R. dumalis. Bechst. (R/des Halliers.) R. canina Leman! R. cañina glandulosa Rau. En. Ros. p. 75. R. stipularis Merat. R. biserrata plurim. non Mer. — Arbrisseau touffu, à aiguillons robustes, crochus, pétiole un peu velu en dessus, parsemé de glandes stipitées et de petits aiguillons, stipules larges, dilatées surtout dans les feuilles Supérieures, bordées de glandes rougcâtres, 5 à 7 folioles fermes, 224 ROSACÉES. RÔSA. glabres ovales, ou ovales oblongues, doublement denté-glanduleuses ; pédoncules solitaires ou en bouquets, lisses, courts, à bractées larges, calice à tube lisse avoide, sépales pinnatifides, à appendices un peu dentés; styles hérissés en faisceau court, disque un peu co- nique; fruit ovale arrondi. Fleurs roses ou blanches. Juin. Haies, bois, buissons. CC. 848. R. biscrrata. Merat. F1. Par. (1812.) p. 190 (R. bidenté). — Arbrisseau à aiguillons recourbés ou crochus, largement dilatés à la base, pétiole plus ou moins pubescent en dessus, chargé de glandes stipitées et de petits aiguillons, stipules cilié-glanduleuses; 5 à 7 folioles glabres, fermes, à nervures saillantes chargées en dessous de quelques glandes, doublement dènté-glanduleuses; pédoneule lisse, calice à tube lisse ovoïde, sépales glanduleux, à appendices linéaires bordés de glandes pédicellées, styles courts hispides, disque conique; fruit gros arrondi, couronné par le calice avant la maturité. Fleurs d'un rose clair solitaires ou en bouquets. Juin. Haies, buissons. R.— Cner. Bourges, Fussy, St-Eloi, Quincy. 849. R. corymbifera. Borkh. (R. à corymbes.) R. sylvestris Tabern. Rehb. R. sæpium Rau. En. p. 90. non Thuil. — Arbrisseau rameux, à aiguillons courbés ou crochus, souvent entassés; pétiolestomenteux, presque inermes, stipules assez larges, lancéolées, velues en dessous, ciliées et glanduleuses au sommet, à à 7 folioles ovales aiguës aux deux bouts, velues surtout en ‘'essous, simplement dentées en scie, à dents mucronées calleuses, ciliées; fleurs d'un rose clair, en co- rymbes ou bouquets terminaux, munis de bractées larges semblables aux stipules; pédoncules velus à la base, non glanduleux, les laté— raux parfois ramnifiés, calice à tube lisse ovoide, sépaies pinnatifides à appendices longs lancéolés, dentés-glanduleux, ciliés, plus courts «que les pétales; fruit glabre ovale, d’un rouge orangé. Juin. Haies, buissons. R.— Nièv. Nevers, route de Paris. — CHER: St-Florent. — Deux-Sèvres, etc. 850. R. erythrantha. Bor. (R. à fleur rouge.) R. sylvestris. Schultz.? non Reichb. — Arbrisseau à rameaux grêles, flexueux, aiguillons courbés, pétioles velus et munis de petits aiguillons, stipules étroites, velues en dessous, denté-glanduleuses aux bords; 5-7 folioles pe- tites, ovales ou elliptiques aiguës, velues en dessous, simplement dentées en scie, à dents en mueron calfeux, pédoncules courts lisses, solitaires ou par 2 ou 3, calice à tube glabre, ovale oblong, sépales pinnatifides, à appendices longs plus courts que la corolle, styles courts velus, disque un peu conique, pétales obcordés, d’un beau rose vif; fruit ovale. Juin. Haies. R.— M.-E7-L. Angers çà et là, Saumur, chemin de Chace. 851. R. Deseglisei. Bor. (R. de Déséglise.)— Arbrisseau peu élevé, à rameaux diffus flexueux, aiguillons petits, blanchâtres, à base en disque allongé, arqués ou courbés en faux, pétioles velus tomenteux, armés de petits aiguillons ou ineïfmes, stipules étroites, velues en dessous, bordées de quelques glandes au sommet; à folioles petites, d’un vert pâle, velues en dessus et surtout en dessous, ovales ai- guës ou elliptiques, dentées en scie, à dents en mucron calleux ; pédoncules solitaires ou géminés, velus, avec quelques soies glandu- hosA. ROSACÉES. 995 leuses éparses (plus rarement glabres), calice à tube glabre, ovoide ou arrondi, sépales pubescents, pinnatilides à appendices foliacés, courts; styles courts, hérissés, disque un peu conique, fruit petit ovoide ou arrondi. Fleurs petites d'un rose clair. Juin. Haies, bois. R. — CHER. Mehun, Le Rhin du Bois, Allogny à la Bertherie, (Déséglise.) 852. R. dumetorum. Thuil.! fl. Par. p. 250. (R. des buissons.) — Arbrisseau rameux, touffu d’un vert foncé, aiguillons dilatés com- primés, arqués, souvent géminés au dessous des feuilles; pétioles velus munis de quelques aiguillons et souvent de quelques glandes, stipules oblongues à oreillettes courtes divergentes, à à 7 folioles ovales arrondies, simplement dentées en scie, parsemées de poils en dessus, tout à fait pubescentes en dessous, pédoncules lisses courts en corymbe peu fourni, tube ovoïde arrondi, lisse, sépales pinnati- fides courts non persistants, fruit arrondi à carpelles pédicellés; fleurs d’un rose clair. Mai, juin. Haies, buissons, C. 853. R. urbica. Leman! (R. de ville.) — Arbrisseau touffu, aiguil- lons arqués; pétioles velus armés de petits aiguillons, 5 à 7 folioles ovales aiguës, inégalement dentées en scie, presque glabres en des- sus, velues en dessous sur les nervures; stipules velues en dessous, à oreillettes divergentes un peu denté-glanduleuses, pédoncules lisses, calice à tube lisse ovoide oblong, sépales pinnatifides appen- diculés, styles courts, velus, disque presque plane; fruit ovoide ou oblong. Fleurs d’un rose clair, plus rarement blanches. Juin. Haies, buissons. C. 854.R. p'atyphylla. Rau. En. Ros. p. 82: (R. à larges feuilles.) — Arbrisseau robuste très élevé, armé d’aiguillons robustes crochus, pétioles velus ou tomenteux, plus ou moirs munis de glandes et d’aiguillons crochus, stipules à oreillettes divergentes, denticulées, ciliées ; à à 7 folioles très larges, orbiculaires-ovales aiguës, dentées en scie, à dents calleuses au somnict, eiliées, les supérieures sou- vent surdentées, glabres et vertes en dessus, glaucescentes et velues sur les nervures en dessous, pédoneules glabres ou velus, non his- pides, souvent en bouquets terminaux, calice à tube globuleux- ovoïde, glabre, sépales tomenteux en dedans et aux bords, pinna- tifides appendicules, appendices lancéolés à dents glanduleuses, et égalant ou dépassant la corolle; styles velus très courts, disque peu uit rouge ovoide. Fleurs d’un rose-clair. Juin. Haies, buis- sons. AC. 855. R. frutetorum. Besser! (R. des broussailles.) — Arbrissean à rameaux floraux chargés d’aiguillons courts, durs crochus; pétioles tomenteux, folioles ovales arrondies ou elliptiques aiguës, nerveuses, pubescentes en dessus, mollement velues et grisàtres en dessous, dentées en scie à dents ouvertes, plusieurs surchargées en dehors de petites dents accessoires glanduleuses; pédoneules lisses très courts, cachés par de larges bractées ; calice pinnatifide, appendiculé, se redressant sur le fruit, fruits lisses arrondis. Buissons des monta- gnes. R.— CANTAL. Entre Murat et Albepierre, Vallée de Dienne. — Puv-DE-D. Fontanat. — Nibv. Coteaux de la Charité! 856. R. Andegavensis. Bast.! Ess. fl. M.-et-L. p. 189. (R. d'Anjou.) — Port du À. canina, aiguillons courts robustes crochus surtout sur les rameaux, péliole grêle parfois velu ou chargé de glandes stipitées, B, 15, 9296 ROSACÉES. ROSA. stipules étroites denticulées glanduleuses à oreillettes acuminées dressées, 5 à 7 folioles ovales ou elliptiques aiguës ; d’un beäu vert, très glabres, largement dentées en scie à dents aiguës, pédoncules hérissés de soies glanduleuses, tube du calice ovoide souvent hérissé, sépales courts pinnatifides non persistants, styles courts hérissés ; fruit ovale rouge ; fleurs d’un rose clair. Mai, juin. Haies. GC. b. flore albo. — R. sempervirens Mau. — Past. Ess. 188. Fleurs blanches. ‘ 857. R. Kosinsciana. Besser! (R. de Kosinski.) — Très voisin de R. Andegavensis: arbrisseau robuste, à rameaux bruns, aiguillons recourbés; pétiole velu, parsemé de glandes et de petits aiguillons, folioles ovales arrondies, glabres, glaucescentes en dessous, à dents aiguës ouvertes, quelques unes chargées de dents accessoires glan- duleuses, pédoncule hispide, tube du calice ovale, hispide à la base, siyles courts, velus, disque un peu saillant, fruit ovale ou elliptique, assez gros; fieurs d’un beau rose. Juin. Haies, buissons. — AR. — Env. d'Orléans. — Cner. Env. de Bourges, St-Florent, Mehun, ete. — M.-Et-L. Chalonnes. 858. R. verticillacantha. Mérat. F1. Par. (1812.) p. 190. Leman! (R. spiralé.) R. canina ovoidalis Desv.l — Arbrisseau à aiguillons petits, courbés, nombreux alterues en spirale autour de la tige; pétiole velu, chargé de glandes pédicellées et de petits aiguillons, stipules cilié-glauduleuses à oreillettes aiguës divergentes, 5-7 fo— lioles petites, ovales aiguës doublement dentées à dents secondaires glanduleuses, pédonculé hispide, calice à tube ovoïde hispide, styles hérissés un peu saillants, fruit ovale arrondi; fleurs d’un rose clair. Juin, juillet. Haies, buissons. — CREUSE. Sf-Sulpice le Guerettois. — Nièv. Nevers. — Loin. St-Jean de Braye. —Cuer. Mehun, Berry, ete. —INb. Chéleauroux à la Rochette. 859. R. saxatilis. Steven. (R. des rocailles.) — Arbrisseau peu élevé, à rameaux brunâtres munis d’aiguillons épars, durs, courbés ; pétioles chargés de glandes stipitées et de petits aiguillons, stipules assez larges, dentées glanduleuses, à oreillettes divergentes; 5 à 7 folioles ovales arrondies, ou elliptiques aiguës, glabres, fermes, ner- veuses, pâles en dessous, les plus jeunes rougeâtres, doublement dentées en scie, à dents fines inégales glanduleuses; pédoneules courts, solitaires ou groupés peu nombreux, tout couverts ainsi que le calice, de soies glanduleuses longues, fortes et nombreuses; tube ovale, sépales pinnatifides longuement appendiculés, stylés courts hérissés, disque très court; fleurs roses, fruit coriace persistant. Juin. Lieux pierreux. RR.—Niëv. La Charité, sur les tas de pierre du coteau. 860. M. psi'ophylla. Rau. (R. glabre.) — Arbrisseau élevé, à aiguil- lons robustes diiatés arqués, pétioles un peu glanduleux aiguillonnés, glabres ou parsemés de quelques poils, stipules cilices glanduleuses canaliculées à oreillettes courtes divergentes, 5 à 7 folioles larges, ovales arrondies, très glabres, d’un vert clair, dentées en scie à dents aiguës ouvertes, plusieurs surchargées de dents accessoires, pédon- cules glanduleux hispides souvent en corymbe, tube du calice ovoïde glabre (rarement hispide), sépales pinnatifides longuement acuminés, elanduleux sur les bords, styles très courts hérissés; fleurs d’un beau rose. Mai, juin, Haies. R. — Cner, Entre Bourges et Soye, — ROSA. ROSACÉES, 997 LorrET. St-Denis-en- Val. —M.-vr-L. Angers, Ste-Gemme, St-Sylvain ; St-Barthélemy, (forme à tube hispide.) 861. R. macrantha. Desport. fl. de 1. Sarth. p. 77. (R. à grandes fleurs.) — Arbrisseau élevé à aiguillons nombreux, robustes, dilatés arqués; pétioles pubescents, glanduleux et aiguillonnés, stipules ci- liées glanduleuses, planes, à oreillettes aiguës un peu divergentes ; 5 à 7 folioles très grandes, fermes, d’un vert luisant, ovales aiguës, inégalement dentées en scie, pubescentes d’abord sur la côte et sur les bords, puis glabres et offrant sur la côte quelques glandes pédi- cellées; pédoneules glanduleux hispides ordinairement en corymbe, tube du calice ovale, glabre ou un peu hispide à la base, sépales pro- fondément pinnatifides, terminés par un long appendice laneéolé, tous pubescents et glanduleux, styles un peu saillants hérissés, fleurs srandes d'un beau rose. Mai, juin. Haies. RR. — SarTHE. La Flèche. — Angers, dans une haie aujourd'hui détruite. 862. R. collina. Jacq. non DC. (R. des collines.) — Arbrisseau touffu à aiguillons recourbés; pétiole pubescent un peu glanduleux et ‘iguillonné, stipules pubesceutes semi-lancéolées, glanduleuses et deuticulées au sommet; 5 à 7 folioles ovales aiguës ou orbiculaires, üentées en scie à dents aiguës presque simples et égales, un peu velues en dessus, pubescentes en dessous, les plus jeunes, souvent rougeñtres; pédoncules glanduleux hispides, souvent en corvmhe müni de bractées denticuiées au sommet; tube du calice gros ovale eu oblong, glabre ou hispide à 11 base, sépales pinnatifides appendi- culés, styles hérissés. Fleurs roses. Haies. R. — CanrTaL. Vallée de Dienne.— Mont-Dore. — S.-gr-L. Autun à Monthelon. — NiÈv. Marzy. — Cuer. St-Florent, bois de la Forèt. — X,.-r-Cu. Cour-Cheverni. — Loir.-Inr. St-Sébastien. 863. R. Friedlanderiara. Besser. (R. de Friedlander.)—Arbrisseau droit à rameaux étalés; aiguillons courbés comprimés, pétioles pubes- cents, parsemés de glandes et d’aiguillons grêles, stipules pubes- céntes en dessus, cilié-glanduleuses; 5-7'folioles ovales cuspidées ou suborbiculaires, presque glabres et d’un vert clair en dessus, pales et pubescentes eu dessous, doublement dentées à dents secon- ilaires glanduleuses, pédoncules glanduleux hispides; calice à tube avoïde contracté au sommet, hispide à la base, sépales pinnatifides, à appendices bordés de glandes stipitées, styles hérissés, fruit gros, rouge, glabre, arrondi et contracté au sommet; fleurs grandes d'un beau rose. Juin. Haies, buissons. R.— M.-E7-L. Angers, Faveraye, Ghâleaupañe. — R. Guepini Desv.l'estune forme à pédoncules glabres. — Angers, Sle-Gemmes. 864. R. alba. L. sp. 705. (R. blanc.) — Arbrisseau rameux diffus, aiguillons épars un peu arqués, rares sur les rameaux fleurissants : pétioles pubescents aiguillonnés parfois un peu glanduleux, stipules étroites à oreillettes aiguës glanduleuses sur les bords, 5 à 7 folioles ovales orbiculaires obtuses ou brièvement cuspidées, simplement dentées en scie, d'un vert foncé en dessus, pubescentes grisâtres en dessous, nerveuses; pédoncules hérissés glanduleux, tube du calice ovoïde hérissé à la base, sépales glanduleux pubescents, pinnatifides appendiculés, styles courts hérissés; fleurs blanches d’une odeur peu agréable, Mai, juin. Haies. R, — S,-p7-4,., Sé-Symphorion-tès- 298 ROSACÉES. ROSA, Autun. — Loir. Environs d'Orléans. — Inn. Argenton. —M.-ET-L. La Plaine, Champigné. 865. R. tomentella. Leman! (R. tomentelleux.)— Arbrissean À rameaux longs, lâches, assez fermes, écorce verte ou grisâtre, ai- guillons très forts très dilatés à la base, crochus, vulnérants, pétioles pubescents, glanduieux et aiguillonnés, 5 à 9 folioles obliquement ovales arrondies, un peu pointues, doublement dentées à dents glan- duleuses, un peu veluesen dessus, pubescentes en dessous, et char- gées de quelques glandes sur les nervures; stipules pubescentes glanduleuses, assez larges à oreilleties très courtes; pédoncules courts lisses ou hériscés gland':leux, ordisairement en corymbe, et presque cachés par de larges bractées; tube du calice arrondi ou ovoide, sépales pinnatifides, styles hérissés un peu en colonne à la base, disque court tronqué; fleurs blanches assez petites. Haies. R. — CORRÈZE. (Herb. Lamy). — Sologne. — CnEr. S-Meryans, St-Mar- tin d'Auxigny, St-Eloy de Gy, Allogny, Allouy, Mehun.— M.-Er-L. Angers, Beaucouxé, Brissac.—Très ressemblant au Æ. obtusifolia, 1 s’en distingue à ses folioles doublement dentées glanduleuses, portant en dessous quelques glandes, à ses pédoncules parfois hispides. 866. R. trachyphyila. Rau. En. Ros. p. 124. (R. à feuilles rudes.) — Arbrisseau rameux, aiguillons recourbés, pétiole plus ou moins pubescent en dessus, chargé de glandes stipitées et de petits aiguil- lons; stipules lancéolées glabres, glanduleuses en dessous et sur les bords ; 3 à 7 folioles ovales aiguës, ou obtuses, ou obovales , très glabres, vertes, luisantes, lisses en dessus, opaques en dessous, et à nervures saillantes parsemées, surtout dans leur jeunesse, de glandes qui les rendent rudes, doublement dentées, à dents surchargées de glandes pédicellées; pédoncules glanduleux hispides, 4 à 3 en bou- quet muni de bractées cilié-glanduleuses; calice à tube ovoïde, glanduleux, hispide à la base; sépales ovales lancéolés glanduleux hispides , à appendices linéaires-lancéolés, bordés de glandes stipi- tées ; styles courts velus, disque conique; fruit ovoïde arrondi, assez gros, couronné par le calice avant la maturité; fleurs grandes, belles roses à onglets jaunâtres. Juin. Haies, buissons. R. — Cner. Mehun, Berry, Allouy, St-Florent, Vierzon. — Env. d'Orléans. 867. R. flexuosa. Rau. En. Ros. p. 127. non Raff. (R. flexueux.) — Arbrisseau peu élevé à rameaux luisants, flexueux, très ramifiés, aiguillons robustes, recourbés, solitaires ou géminés: pétioles pu- bescents très chargés de glandes pédicellées et de petits aiguillons crochus; stipules lancéolées dilatées, pubescentes et glanduleuses en dessous, cilié-glanduleuses ; 3 à 7 folioles elliptiques ovales , à base arrondie, parsemées de quelques poils en dessus, pubescentes et glanduleuses sur les nervures en dessous, surtout dans leur jeunesse, doublement dentées en scie à dents surchargées de glandes stipitées; pédoncules hispides glanduleux, solitaires ou en corymbe muni de bractées ; calice à tube ovoïde, glanduleux hispide à la base ; sépales lancéolés tout couverts de glandes, à appendices sétacés bordés de glandes stipitées; styles courts hérissés; fruit rouge coriace, arrondi, couronné par le calice avant la maturité; pétales grands obcordés, roses. Juin. Haies, buissons. R. — Cner. Sf-Georges-sur-Cher, St- Eloy de Gy, St-Florent, Marmagne, Mchun, le Rhin-du-Bois. RosA. ROSACÉES. 299 868. R. Jundzilliana, Besser! (R. de Jundzil.) — Arbrisseau ro- buste, touffu, aiguillons longs, dilatés à la base, subulés peu courbés ; pétioles pubescents, chargés de glandes et de petits aiguillons ; sti- pules chargées de glandes en dessous et sur les bords, à oreillettes aiguës peu divergentes, les supérieures foliacées ; 5 à 7 folioles assez larges, ovales elliptiques, presque glabres en dessus, plus pâles en dessous et parsemées sur les nervures de poils et de glandes odo- rantes, surtout dans leur jeunesse: doublement dentées en scie à dents surchargées de glandes stipitées; pédoncules hispides glandu- leux, solitaires ou en corymbe muni de bractées; calice à tube ovoïide arrondi, contracté au sommet, hispide à la base; sépales hé- rissés glauduleux, lancéolés à appendices sétacés, bordés de glandes stipitées ; styles courts, hérissés * fruit rouge, arrondi, pulpeux dès l'automne , couronné par le calice avant la maturité; fleurs grandes d’un beau rose. Juin. Haies, buissons. R.— CneRr. Bourges, Chapelle- St-Ursin, Ste-Thorette, St-Florent, Quincy, Marmagne, Mehun, Allouy. — L.-Er-CH. Gièvres. 869. R. Kluk:ii. Bess. in Spr. syst. 2, p. 553. (R. de Kluk.) R. s{y- losa glandulosa Ser. in Prod. 2, p. 599. Port et grandeur du R. canina. — Racine rampante, stolonifère ; aiguillons crochus, pétioles pubes- cents aiguillonnés, chargés de glandes; stipules étroites aiguës ciliées glanduleuses ; 5 à 7 folioles ovales elliptiques aiguës, un peu velues sur les nervures, doublement dentées en scie à dents glandu- leuses; pédoncules courts solitaires ou groupés par 3 à 4 lisses ou hispides, tube du calice ovale; sépales pinnatifides appendiculés ; styles un peu soudés en colonne courte, parfois incluse, disque presque nul; fleurs blanches ou rosées. Juin. Haies. R.— La Chapelle près Limoges. — Ann. Chäteauroux, Déols. — Cuer. Bourges, Ghapelle- St-Ursin, Garenne d'Orval, Allouy, Rhin du Bois. — Env. d'Orléans. — M.-Er-L. Lué, Beaucouxé. — NiEN. Vendeuvre. 870. R. sæpium. Thuil.! fl. Par. p. 252. (R. des haies.) — Arbris- seau élevé, grêle, à longs rameaux armés d’aiguillons nombreux, recourbés ; pétioles très glanduleux; feuilles d’un vert luisant, à à ou souvent 7 folioles obovales lancéolées, aiguës aux deux extré- mités, dentées en scie, à dents chargées de glandes, couvertes en dessous de glandes un peu visqueuses; pédoncules glabres, solitaires ou en corymbe ; sépales non persistants, pinuatifides, plus longs que les pétales ; fruit ovoide oblong; styles presque glabres. Fleurs blan- châtres ou roses. Juin, juillet. Haies, buissons. C. 871. R. agrestis. Savi! (R. agreste.) R. myrtifolia Hall. f. Red. ic. — Petit arbrisseau faible, tombant, d’un vert jaunâtre très luisant ; aiguillons subulés, courbés, souvent géminés ; pétioles très glandu- leux, folioles petites, ovales, aiguës aux deux extrémités, doublement denté-glanduleuses, pubescentes et chargées de glandes en dessous; pédoncules glabres, calice à tube ovoiïde ou oblong fusiforme, glabre ; sépales pinnatifides à appendices glanduleux; fruit ovoide, noir à la maturité ; fleurs blauches ou lavées de rose. Juin, juillet. Buissons, lieux arides et chauds. C. 872. R. rercorora. Libert in Lej. fl. Spa. (R. des bois.) R. rubigi- nosa nemoralis Redeut. ie. — Arbrisseau grêle à tiges chargées d’ai- guillons très crochus, ramcaux floraux presque inermes; nétioles 290 ROSACÉES. ROSA» hérissés glanduleux et aiguillonnés: stipules très étroites denticulées glanduleuses à oreillettes divergentes ; 5 folioles d’un vert pâle elliptiques aiguës quelques-unes arrondies au sommet, doublement dentées glanduleuses , parsemées de quelques poils en dessus, pu= bescentes et glanduleuses en dessous sur les nervures; pédoneules souvent solitaires hérissés de soies glanduleuses ainsi que le tube du calice; tube ovoide oblong; sépales peu découpés, terminés par un appendice filiforme dépassant presque la corolle; fleurs petites d’un rose clair. Juin. AG. — Hie-Vien. Forét de Rancon et Corrigé prés Bellac. — Creus. Moustier d'Ahun, Poussanges. — Env. d'Autun, — CHER. Berry, Mehun. — L.-E1-Cu. Sougé. — INp.-E1-L. Chinon! — M.-£tr-L. Gennes, St-Georges, St-Rémy, Angers, etc. 873. R. rubiginoca. L. Mant. "564. (R. rouillé.) — Arbrisseau touffu, à aiguillons robustes, dilatés et comprimés à la base, arqués au sommet, mêlés sur les vieilles tiges, avec d’autres plus grêles; presque droits ; pétioles pubescents, chargés de glandes et de petits aiguillons; 5 à 7 folioles ovales elliptiques ou arrondies, glabres ou pubescentes, chargées en dessous de glandes fauves odorantes, et doublement dentées en scie, à dents aiguës, ouvertes; pédoneulés hispides ; sépales pinnatifides, non persistants, à peu près de la lon- gueur des pétales; fruits arrondis, coriaces. Fleurs roses, petites. Juin. Haies, buissons, bois. C. ” 874. R. umbellata. Lecrs. Rau. En. p. 140. (R. en ombelle.) — Arbrisseau robuste, élevé, très rameux, à aiguillons robustes crochus, méêlés au sommet des tiges, d’autres plus petits, plus grêles ; pétioles velus glanduleux ; stipules aiguës obliques au sommet, couvertes en dessous et sur les bords de glandes rougeûtres ; 3 à 7 folioles ovales’ assez grandes, vertes en dessus, pubescentes en dessous et couvertes de glandes pellucides odorantes, doublement dentées à dents glan- duleuses; fleurs d’un rose vif en cyme trifide munie de bractées slanduleuses, à pédicelles et ramifications hérissés d’aiguillons ins en forme de soies; calice à tube ovoïde, glabre ou hispide à la base; sépales lancéolés chargés de glandes à appendices dentés glanduleux dépassant la corolle; fruit oblong ou ovoïde à la fin arrondi glabre et noirâtre. Mai, juin. Haies, buissons. (à et là. Obs. Le R. comosa Ripart, à fruit gros ovoïde, couronné par les sépales persistants, à base un peu chareue, se rapporte peut-êlre ici. 875. R. Lemaniü. Bor. (R. de Leman.) Zi. hystrix Leman! non Lindl.— Arbrisseau à rameaux efilés flexueux, portant de nombreux rameaux floraux courts, alternes, aiguillons crochus, folioles petites, ovales ou elliptiques, doublement denté-slanduleuses , pubescentes et très chargées de glandes en dessous; pédoncule hispide solitaire ou en bouquets; calice à tube oblong, lisse ou hispide à la base. Fleurs roses assez petites. Juin. Bois secs. C. 876. R. micrantha. Sm. Rehb. fl. exc. n° 3963. (R. à petites fleurs): — Sous-arbrisseau à rameaux brunàtres, à aiguillons courbés tous semblables; pétiole velu, très glanduleux; folioles petites, ovales doublement dentées glanduleuses, pubescentes en dessous et char- gées de glandes odorantes; pédoncules hispides; calice à tube ellip- tique ovale, glabre ou hispide; sépales à appendices linéaires glan- duleux, dépassant la corolle, non persistants sur le fruit; fruit petit ROSA. ROSACÉES. 231 ovoïde ; fleurs roses très petites. Juin, juillet. Lieux très secs et pierreux. R. — Cner. Précy (Déséglise). — VIEN. S{-Sulpice-des-Ormes (De La Croix). 877. B. rotundifolia. Rchb. fl. exc. n° 3981. (R. à folioles rondes.) — Sous-arbrisseau peu rameux, à aiguillons longs, grêles, subulés, presque droits, ceux des rameaux géminés; pétiole pubescent glan- duleux , folioles petites ovales orbiculaires, doublement denté- slanduleuses, pubescentes en dessous et chargées de glandes rési- neuses ; pédoncule solitaire court, glanduleux hispide ; calice à tube lisse subglobuleux; sépales pinnatifides glanduleux dépassant la co- rolle; fruit globuleux ; fleurs très petites d’un rose foncé. Juin, juillet. Lieux très secs et pierreux. R. — Nièv. Clamecy, Mont-Sambert. — Env. d'Orléans. — L.-ET-Cu. Cour-Cheverni. 878. R. fætida. Bast.! Sup. p. 29. (R. fétide.) — Arbrisseau élevé à longs rameaux sarmenteux, arqués, exhalant par le froissement une légère odeur de térébenthine; aiguillons dilatés souvent rougeûtres, presque droits ou inclinés, pétioles pubescents glanduleux et aiguil- ris stipules denticulées glanduleuses à oreillettes aiguës diver- gentes ; à à 7 folioles ovales aiguës, presque glabres en dessus, pu- bescentes grisätres en dessous et chargées de quelques glandes éparses, doublement dentées en scie à dents glanduleuses; pédon- cules glanduleux hispides solitaires ou groupés par 2 à 4; tube du calice ovoide oblong un peu hispide; sépales très glanduleux pinnati- fides appendiculés presque égaux à la corolle; corolle médiocre d’un rose clair ; fruit d’un rouge sale; carpelles stipités. Mai, juin. Haies. RR. — M.-£T-L. Chaudefonds, Chalonnes (Bastard). — SARTHE. St- Calais (Diard). 879. R. terebinthinacea. Besser. (R. térébenthacé.) — Arbrisseau très élégant, très ressemblant au précédent; rameaux glauques, lisses; aiguillons robustes dilatés presque droits; 5 à 7 folioles un peu velues en dessus, pubescentes grisâtres en dessous , un peu vis- queuses glanduleuses et répandant une suave odeur de térébenthine ; ces folioles sont ovales elliptiques obtuses ou aiguës, doublement dentées en scie, à dents glanduleuses; pédoncules et calices glandu- leux hispides, tube ovoïde contracté au sommet; sépales pinnatifides appendiculés plus courts que la corolle; fleurs assez grandes d’un beau rose ordinairement en corymbe. Juin. RR. — Yon. Bois du Bouchard près Irancy! 880. R. cuspidata. M. B. (R. cuspidé.) R. villosa var. montana Du- rand! Pugq.. Cat. PL Lis. — Arbrisseau rameux à aiguillons épars, robustes courbés ou crochus, pétioles velus, glanduleux et chargés de petits aiguillons ; stipules supérieures dilatées à oreillettes aiguës ; o à 7 folioles assez larges, plus ou moins pubescentes en dessus, mollement velues bianchâtres en dessous et parsemées de glandes fines, ovales ou elliptiques lancéolées aiguës , doublement dentées à dents aiguës glanduleuses; pédoncules hispides solitaires ou en bou- quets; calice à tube ovoide, hispide; sépales tomenteux , glanduleux à appendices allongés; styles hérissés; fruit arrondi, hérissé, cou- ronné avant la maturité par le calice non connivent; fleurs rosées, puis blanches. Juin, juillet. Haies. R. — S.-Er-L. Env. d'Aulun. — Nevers. — Bourges, Allouy, Mehun. 932 ROSACÉES. ROSA. Obs. R. dimorpha Besser ! a les folioles moins velues, parsemées de poils épars, non glanduleuses en dessous, les aiguillons moins crochus, défléchis, le fruit est rouge globuleux , plus ou moins his- p.de, les fleurs blanchätres, médiocres, à odeur balsamique. 881. Æ. tomentosa. Smith. fl. Brit. 2, p. 539. (R. tomenteux.) R. villosu. Dub. Orl. n° 1230, non L. -- Arbrisseau touflu à aiguillons comprimés à la base, allongés , presque tous droits horizontaux; 5 à 7 folioles ovales elliptiques, doublement dentées, grisàtres, pubes- centes ou tomenteuses sur les deux faces ; stipules supérieures dila- tées; pédoncules hispides, ordinairement en corymbes; sépales pinvatüfides, ne persistant pas sur le fruit, égalant ou dépassant un peu les pétales ; fruits dressés, coriaces, ovoides oblongs d’un rouge oraugé. Fleurs d’un rose clair. Juin, juillet. Haies , buissons, bois. — Région du Centre. AC. — AR. dans l'Ouest. Obs. R. farinosa Pau, espèce très voisine, diffère par les folioles tres mollement tomenteusesblan- chaätres, les fleurs roses päles, dépassant à peine le calice, sont en corymbe muni de bractées, à pé- dicelles glabres où pubesvents, mais non hispides ; le fruit est gros globuleux oviforme luisant, d'un rouge obseur, à la fin noirätre. Je l'ai reçu de la presqu'ile de la Manche. 882. MR. subglobosa. Smith. (R. globuloide.) R. villosa sylvestris Desv.! A. {omentosa Bess.! — Arbrisseau très ressemblant au précédent, aiguillons grêles subulés, les uns un peu arqués, les autres presque droits; folioles ovales aiguës ou arrondies doublement dentées à dents glanduleuses, pubescentes grisàtres en dessus, mollement tomenteuses en dessous; pédoncules hispides en corymbe; tube du calice hispide globuleux contracté au sommet ; sépales glanduleux pinnatifides plus courts que la corolle, d’abord un peu dressés sur le fruit, puis étalés ou renversés et bientôt caducs; fruit assezgros dressé subglobuleux hispide; fleurs d’un beau rose pälissant ensuite. Haies. — Régions du Centre et de l'Ouest. AC. 883. I. Andrzeiouskii. Stev. Besser! (R. d'Andrjouski.) — Arbris- seau rameux, à aiguillons robustes, presque droits, à base comprimée élargie elliptique ; pétioles tomenteux munis de petits aiguillons et de quelques glandes; stipules pubescentes, glanduleuses aux bords, à oreillettes divergentes; 5 à 7 folioles médiocres, elliptiques sub- arrondies ou ovales, doublement dentées glanduleuses, finement ve- lues sur les deux faces ; pédoncules courts, hispides, ordinairement en corymbe ; tube du calice glanduleux hispide; sépales glanduleux muriqués ; styles hérissés ; fruit plus petit que dans le précédent, globuleux, dressé, rouge, hérissé sur toute sa surface, et couronné par les sépales dressés connivents, persistants ; fleurs d’un rose pâle. Juin. Bois, haies. R. — Cuer. Foret du Rhin-du-Bois (Déséglise). 884. IR. mollissima. Fries. (R. très mou.) R. ciliatopetala Koch. Synops. 253 non Bess. FI. cent. éd. 4, n° 402. Ed. 2, n° 692. — Ar- brisseau touffu, à aiguillons dilatés et comprimés à la base, subulés, les supérieurs presque droits; pétioles tomenteux, glanduleux ; sti- pules pubescentes et glanduleuses en dehors, à oreillettes courtes divergentes ; 5 à 7 folioles assez petites, ovales elliptiques ou ar- rondies, un peu rugueuses, moallement velues sur les deux faces, à villosité courte, grisätre, luisante, doublement denté-#anduleuses ; pédoncules courts, hispides, solitaires ou groupés, munis de bractées glanduleuses : calice à tube ovoïde arrondi, hispide à la base; sépales hispides glanduleux brièvement pinnatifides, égalant presque la co- rolle; styles très hérissés; fruit gros, dressé, slobuleux, plus ou HOSA. ROSACÉES. 233 moins hérissé, d'un rouge brun, pulpeux à l'automne, et couronné ar les sépales persistants dressés connivents; pétales roses ciliés. uin. Haies. RR. — Nièv. Haies entre Planchez et Gien-sur-Cure. — S.-ET-L. Autun à Parepas (Carion). 885. R. resinosa. Sternb. (R. résineux.) - Arbrisseau touffu, à ai- guillons grêles, droits ou un peu arqués; pétioles très velus, glan- duleux à aiguillons très petits ; stipules très glanduleuses, dilatées au sommet; à à 7 folioles médiocres, ovales elliptiques obtuses, finement velues et verdâtres en dessus, très velues grisätres en des- sous, à nervures saillantes et chargées de glandes résineuses odorantes, doublement dentées, à dents surchargées de glandes ; pédoncules courts, solitaires ou peu nombreux, hérissés glanduleux ; tube ovoïde très hérissé de soies glanduleuses ; sépales tomenteux en dedans et sur les bords, très glanduleux en dehors, lancéolés, longuement acuminés, 3 entiers, 2 offrant 4 ou 2 lobes; corolle assez petite, d’un beau rose, jaunâtre au centre; fruit arrondi hérissé, rouge pulpeux en automne, couronné par les sépales persistants dressés connivents. Juin, juillet. Broussailles des montagnes. R. — Chaînes des Monts-Dores et des Monts-Dômes (Lamotte). Obs. D'après les échantillons reçus de M. Lamotte, ce serait le R. pomifera Lee. et Lamt. Cat. p.450, bien différent de celui de l'Alsace. Notre R. reverse FI. cent. éd. 2, n° 669, parait ètre la mème espèce à folioles moins glanduleuses en dessous. 886. R. pomifera. Hermann. (R. pomifère.) R. villosa. L. sp. 704. (pro parte). — Arbrisseau élevé à rameaux droits ou ascendants, ai- guillons comprimés droits subulés ; pétioles tomenteux chargés de soies glanduleuses et de glandes sessiles ; stipules oblongues à oreil- lettes dressées, les supérieures elliptiques dilatées ;.5 à 7 folioles oblongues lancéolées (longues de 4 à 6 cent.) grisätres, pubescentes en dessus, mollement velues en dessous, doublement dentées à dents larges ouvertes glanduleuses ; pédoncules et calices hérissés de longues soies glanduleuses, robustes comme des aiguillons ; sé- pales pinnatifides très glanduleux égalant la corolle; pétales assez petits, d’un beau rose, ciliés glanduleux à la base; fruit très gros glo- buleux très hérissé, violacé rougeûtre, pulpeux dès la fin de l'été, penché, et couronné par le calice persistant et connivent. Juin. Les montagnes. — Monts-Dores? Obs. On peut trouver dans les haies des jardins les espèces suivantes dont les fleurs doubles font reconnaitre l'origine : Rosa turbinala Ait. (à tube du calice gros et en forme de coupe), R. centrfolia L. (la Rose double commune), R. damuscena Mill, (R. de tous les mois, — calendrier), R. moschala Mill. (R. musquée à fleur blanche odorante), R. Bengalensis Pers., ete. $ 6. POMACEES. — Ovaire adhérent soude avec le tube du calice, à 2 ou à loges, à cloisons membraneu es ou curtilagineuses ; deux ou plusieurs graines fixées sur des placentas centraux ; fruit charnu, cou- ronné par les dents du calice. Arbres ou arbrisseaux à feuilles munies de stipules libres. 166. CRATÆGUS. L. (Aubépine.) Calice à 5 divisions ; 5 pétales arrondis étalés ; environ 20 étamines, 2 à 5 sivles ; fruit ovale, charnu, couronné, à 2 ou à loges, semences osseuses ou cartilagineuses. Arbrisseaux épineux, à fleurs eu corymbes. Vulg. Epine blanche, Au- bépin. Les fruits sont nominés Senelles où Poires d'oiseau. 294 ROSACÉES. CRATÆGUS, 887. C. oxyacanthoïdes. Thuil.! flor. par. p.245. (A. digyne.)C.oæya cantha Jacq. non L. — Arbrisseau touffu; feuilles obovales ordinai- rement à 3 lobes peu profonds, incisés dentés, glabres, d’un vert foncé et luisant, à nervures convergentes ; corymbes latéraux à pé— doncules glabres, dents du calice ovales ; 2 styles ; fruits rouges à 2 osselets. Fleurs blanches. Commencement de Mai. Haies et bois. C. 888. C. monogyna. Jacq. (A. monogyne.) C. oxyacantha. L. sp. 683. Mespilus — Scop. — Arbrisseau très rameux, passant parfois à la forme arborescente ; feuilles cunéiformes obovales, profondément divisées en 3 ou 5 lobes incisés dentés, d’un vert clair, à nervures divergentes ainsi que les lobes; corymbes latéraux, ordinairement pubescents, dents du calice lancéolées ; un style dans la plupart des fleurs ; fruits rougés, rarement jaunes à 1! osselet. Fleurs blanches, plus rarement roses. Mai. Haies, bois, buissons. CC. Obs. Outre le caractère si important de la direction des nervures, cette espèce se distingue faci- lement de la précédente, par ses feuilles moins larges, moins luisantes, plus découpées, ses fruits moins gros et ses fleurs lus petites qui s’épinouissent quinze jours pus tard. La variété à fleurs ruses, À. sauvage, se culiive saus le nom d'Epine de Mahon. 889. C. Pyracantha. Pers. syn. 2, p. 37. (A. buisson ardent.) Mes- pilus — L. sp. 685. — Arbrisseau épineux, à feuilles lancéolées, oyales, crénelées, persistantes, fermes, luisantes en dessus ; calice à lobes obtus, tomenteux ainsi que les pédicelles ; fleurs blanches petites, en corymbes fournis : fruits d’un rouge vif. Mai. Haies. R. — L.-ET-CH. St-Aignan; haies de Chercherel, en Cour-Cheverni. 167. COTONEASTER. Medikus. (Cotonéaster.) Fleurs souvent nnisexuelles polygames; calice turbiné à 5 dents obtuses dressées ; » pétales courts, oblongs droits; étamines de la longueur des dents du calice, 2 à 3 styles courts; 2 à 5 carpelles adhérents entre eux et lixés aux parois d’un calice charnu. 890. C. vulgaris. Lindley. (C. commun.) Mespilus Cotoneaster. L. sp. 686. — Sous-arbrisseau de 5 à 7 déc. à rameaux non épineux, tortueux ; feuilles ovales arrondies, très entières, blanchâtres et 10- menteuses en dessous; fleurs axillaires d'un blanc verdàtre, en petits houquets de 2 à 5 ; fruits rouges penchés. Avril. mai. Coteaux secs, rochers calcaires. RR.— S.-Er-L. Decise, StSernin-eu-Plain. — Puy- de-Dôme, Randanne, Monts -Dores. — Cantal. — Hw-Loire. Le Puy. 168. AMELANCHIER. Medikus. (Amélanchier.) Galice à 5 divi- sions persistantes; 5 pétales lancéolés dressés; étamines un peu plus courtes que le calice, 5 styles soudés à la base; ovaire à 5 loges partagées en deux par une eloison incomplète, membraneuse, chaque division de loge renfermant 4 ovule; fruit charnu à 3 ou à semences cartilagineuses. 891. A. vulgaris. Mœnch. (A. commun.) Aronia rotundifoha. Pers. Mespilus Amelanchier. L. sp. 685. — Petit arbrisseau rameux à écorce brune; feuilles ovales obtuses, arrondies dentées en scie, blanchâtres tomenteuses en dessous dans leur jeunesse, devenant ensuite gla- bres, fermes, coriaces; fleurs pédonculées en petites grappes, axil- laires et terminales, pétales blancs lancéolés très allongés; fruit dressé lisse, d’un noir bleuàtre. Avril, mai. Coteaux secs et pierreux, rochers. R.— Loir. Rochers de l'Essonne près Pithiviers, Malsherbes. ROSACÉES. 935 — Yon. Coulanges-la-Vineuse, Val-de-Merey, Mailly-le-Château , Arey, Pont-Aubert, Avallon. — Niëv. Mont-Sambert et roches de Basseville près Clamecy.— ALL. Gannat, rochers de Neuvialle.— Pux- DE-D. Rockers de la Limagne, Clermont, Durtol, Combronde, etc.—LoiRe, St-Alhan, près Roanne, Monbrison. — Hie-Lorr. Env. du Puy. 169. MESPILUS. L. (Néflier.) Calice à 5 divisions foliacées per- sistantes ; à pétales arrondis, 2 à 5 styles ; fruit charnu, pulpeux à la maturité, turbiné, surmonté par un disque large, ouvert, à 5 loges contenant 2 semences osseuses. (Vulg. Nefle ou Méle.) 892. M. Germanica. L. sp. 684. (N. d'Allemagne.) — Arbrisseau ou etit arbre à rameaux tortueux un peu épineux, les plus jeunes pu- scents ; feuilles presque sessiles, lancéolées entières ou finement denticulées, tomenteuses en dessous; fleurs grandes, blanches soli- taires, terminales, presque sessiles. Mai. Haies, bois. C. 170. CYDONYA. Tournefort. (Coignassier.) Calice à 5 divisions foliacées dentées ; 5 pétales arrondis; étamines dressées; à styles; fruit charnu, fermé, à 5 loges polyspermes, à cloisons cartilagineuses, graines à épisperme mucilagineux. 893. C. vulgaris. Pers. syn. 2. 40. (C. commun.) Pyrus cydonia. L. Sp. 687. — Arbrisseau ou arbre peu élevé, à rameaux tortueux, les plus jeunes pubescents; feuilles ovales, entières, arrondies à la base, blanchâtres et tomenteuses en dessous, ainsi que les calices; fleurs grandes blanches et rosées, presque solitaires ; fruit très gros jaune, DHRRFESRE, odorant. Avril, mai. Cultivé et naturalisé çà et là dans les ales. = 171. PYRUS. L. (Poirier.) Calice à 5 divisions persistantes; 5 pé- tales, 2 à 5 styles libres; fruit charnu, turbiné non ombiliqué à la base, feriné, à 2 ou 5 loges dispermes. Arbres épineux à l'état sauvage, fleurs blanches en sertules terminant les rameaux. 894. P. Pyrasier. — (P. Poirasse.) P. communis Pyraster. L. sp. 686.— Arbrisseau ou arbre élevé pyramidal, à rameaux un peu épi- neux ; feuilles ovales pointues, ou oblongues aiguës finement dentées en scie, luisantes, glabres, ou seulement un peu velues en dessous dans leur jeunesse, pétales obovales, calice laineux, styles égalant à pes ER les étamines; fruits turbinés, atténués à la base. Avril, mai. ois. C. 895. P. cordata. Desv.! Obs. pl. d’Ang. p. 152. (P. cordiforme.) — Arbre semblable au précédent, peu épineux : feuilles cordiformes or- biculaires obtuses où brièvement apiculées obscurément crénelées dentées, pubescentes en dessous et sur les bords, puis glabres ou un peu ciliées, pédicelles pubescents en sertules; fleurs grandes, pétales ovales, larges, subitemient rétrécis en onglet court, calice laineux, d’un jaune fauve brillant en dedans; styles égalant à peine les éta- mines; fruits très petits atténués à la base. Avril, mai. Bois. Çà et là. —Hie-Vien. C. au sommet du Puy-Vieux, coteaux de la Jonchère.— CHER. Sé-Doulchard. —L.-ET-Cn. Cour-Cheverni. — Angers, etc. 896. P. Achras. Gœrt. fruct. 2, p. 4%, tab. 87. (P. sauvage.) — Arbre plus ou moins épineux; feuilles ovales aiguës, ou ovales ob- longues, ou arrondies (souvent sur le même pied) finement denticu- 236 ROSACÉES. PYRUS, = lées, mollement toménteuses blanchâtres en dessous, grisätres en dessus dans leur jeunesse, puis devenant glabres mais jamais com- plètement; pédicelles pubescents, pétales obovales, subitement et brièvement onguiculés; calice laineux, d’un jaune fauve en dedans, styles égalant à peu près les étamines ; fruit presque globuleux très ferme. Avril, mai. Bois, coteaux stériles. Çà et là. C. Obs. 11 est probable que les Poiriers de nos bois étudiés avec plus de soin. offriront envore d’autres types qui out donné naissance aux nombreuses espèces de Poires cultivées dans nos ver- gers. 897. P. salvifolia. DC. Prod. p. 2. 634. (P. à feuilles de Sauge.) — Arbre à rameaux à écorce rugueuse; feuilles chovales très entières, pubescentes veloutées en dessus, tomenteuses en dessous à coton entrecroisé d'un blanc jaunàtre, devenant glabres, fermes et un peu rugueuses en dessus, lors de la maturité du fruit; pédoncules et calice tomenteux laineux; fruit ovale arrondi, tomenteux dans sa jeunesse. Mai. Bois, haies. R. — CREUSE. Chambraud, Ahun, Guéret, bois de St. Vaury. — Forét d'Orléans. — INn.-£Tr-L. Chäteau-Renaud. — SARTHE. Bois de Montaillé, de Conflans, forét de Vibraie. (Diard.) 172. MALUS. Tournef. (Pommier.) Calice à 5 divisions persis- tantes ; à pétales étalés ; 5 styles soudés à la base; fruit charnu ordi- nairement ombiliqué à la base et au sommet, à 5 loges dispermes, à endocarpe cartilagineux. Arbres plus ou moius épineux à fleurs en sertules terminant les rameaux. 898. M. communis. Poir. Dict.5, p. 560. (P.commun.) Pyrus Malus. L. sp. 686. — Arbre médiocre à rameaux étalés; feuilles ovales poin- tues, crénelées dentées, plus ou moinstomenteuses en dessous, sur- tout dans leur jeunesse; pédicelles roides, courts, pubescents ainsi que le tube du calice; fleurs blanches mêlées de rose, à odeur suave. Avril, mai. Haies et bois frais. C. 8993. M. acerba. Mérat. fl. Par. 1, p. 187. (P. acide.) — Arbre à cyme arrondie, feuilles ovales aiguës, ou elliptiques oblongues den- tées ou crénelées, légèrement pubescentes en dessous sur les ner- vures, puis très glabres, fermes; pédicelles pubescents, surtout au sommet, calice glabre en dehors, tomenteux en dedans; fruit jau- nâtre très acerbe; fleurs blanches en dedans, roses en dehors. Avril, mai. Haies et bois. Çà et là. — S.-&r-L. Autun au Monceau (Carion.)— CHER. Berry, Bouy.— Exp. Bois de Niherne. — L.-ET-Cn. Cour-Che- verni, etc. C. — Région de l'Ouest. : 173. SORBUS. L. (Sorbier.) Calice à 5 divisions persistantes; 9 pétales arrondis ; 2 à 5 styles ; ovaire à 5 loges dispermes, à cloisons minces membraneuses; fruit charnu ovoide ou arrondi à À ou à, graines. Arbres à fleurs en corymbe. * Feuilles ailées avec impaire. (Sorbiers.) 900. S. dome:tica. L. sp. 684. (S. domestique.) Pyrus sorbus. Gaërt. Vulg. Cormier. — Arbre élevé pyramidal; feuilles de 15 à 17 folioles ubiongues dentées en scie, surtout au sommet, pubescentes soyeuses d'abord, devenant presque giabres ensuite; bourgeons glabres, ulutineux:; styles géuiculés laineux; fruits pyriformes ovoides gros verdätres ou rougeàtres. Fleurs blanches. Mai. Bois montueux. é: sorbÜS. ROSACÉES. 997 901. S. Aucuparia. [. sp. 683. (S. des oiseleurs.) — Arbre peu élevé; feuilles de 9 à 15 folioles'oblongues lancéolées dentées en scie surtout au sommet , pubescentes, presque tomenteuses en dessous d’abord, devenant presque glabres ensuite; bourgeons tomenteux ; styles droits glabres: fruits ovoides petits, d’un rouge vif. Fleurs blanches. Mai, juin. Bois montagneux, surtout dans les terrains gra- nitiques. AR. Chaîne du Morvan.— Yoox. Quarré-es-Tombes, St-Léger- de-Foucheret. — CoTr-p'Or. Sémur, Rouvray, la Roche-en-Brenil (Lorey). — S.-ET-L. Montjeu près Autun. — NiEv. Lorme, St-Brisson, Gouloux, Planchez, Alligny, Glux, près la source de l'Yonne, Beuvrai, Nolay, Champallement. —CreEus. Chambraud, SE-Vaury, Guéret, ete. C. —CHER. Brinon-sur-Sauldre, Clémont.—C. dans la région des montagnes. Obs. On le cultive près des habitations ainsi que le S. americana W. à feuilles très glabres. 902. S. hybrida. L. sp. 684. (S. hybride.) Pyrus pinnatifida. Sm. — Bel arbre à cyme ovale; feuilles ovales oblongues presque obtuses, pubescentes blanchâtres en dessous, doublement dentées au sommet, pinnées ou profondément pinnatifides à la base, à lobes lancéolés oblongs. dentés au sommet; fleurs blanches en corymbe convexe à pédicelles tomenteux ; fruit rouge elliptique globuleux. Mai, juin. Bois des montagnes RA. — Loire. Rochers de Chanchère près Pierre-sur- Haute. — Puy-pE-D. Bois du Puy-de-Dôme (Lecoq). ** Feuilles simples (Alisiers.) 903. S. torminalis. Crantz. St. Aust. p. 85. (S. Alisier.) Pyrus tor- minalis Ehr. Cratæqus — L. sp. 681. — Arbre peu élevé, à feuilles fermes, minces, veinées, pubescentes d'abord, glabres ensuite, cor- diformes à la base, ovales, à 5 ou 7 lobes acuminés, inégalement dentés, les inférieurs plus grands divergents ; corymbe rameux, pu- bescent; fruit d’un jaune brun ou rougeâtre. Fleurs blanches. Mai. Bois montueux. C. 904. S. latifolia. Pers. syn. 2, p. 38. (S. à larges feuilles.) Cratæqus dentata. Thuil. Pyrus intermedia. Duby non Ehr. — Arbre à feuilles larges “conime la main, ovales arrondies, irrégulièrement dentées, lobées, à lobes iriangulaires très peu prononcés , glabres en dessus, tomenteuses et d'un blanc jaunâtre en dessous; corynibe tomenteux, à fleurs nombreuses; fruits amers, d’un jaune rougeàtre. Fleurs blan- ches. Mai, juin. Bois. RR. — Niëv. Uriy, à l'extrémité du bois de la Cave, vers le fourneau de Chantemerle. — Cultivé assez rarement sous le nom d’Ahisier de Fontainebleau. 905. S. Aria. Crantz. St. Aust. p. 86. (S. Allouchier.) Pyrus Aria. Ebr. Cratægus — L. sp. 681. Vulg. Galoufrier. — Arbre ou arbrisseau à écorce lisse; feuilles ovales ou ovales oblongues, doublement den- tées en scie, rarement incisé-lobées, nerveuses, vertes en dessus, tomenteuses en dessous, d’un blanc éclatant sur les jeunes rameaux, et cendré sur les feuilles anciennes: corymbes planes tomenteux ; fruits rouges globuleux acerbes. Fleurs blanches. Mai. Bois monta- gneux, coteaux pierreux. AC. mais non partout. — Midi de l'Yonne. — Nav. C. à Clamecy, Surgy, Pousseaux, Armes, Dornecy, Brèves, Tannai, St-Germain-des-Bois, etc., Sully-la-Tour, coteaux de lu Cha- rité, montagnes du Morvan, la Gravelle, Vieille-Montagne, Beuvrai. — S.-ET-L., Bois de Pauvrai, Montjeu près Autun. — A1x. Châtel-de- 938 ROSACÉES. SORBUS. Montagne, le Mayet, le Breuil, Lixolle, l'Echassière. — Montaigu, Région des montagnes. C. — CREUS. Royère, Poussanges, Feniers, Claircevaux, Pigerol, Gentioux, ete. C. — CHER. R. Garenne de Sancerre , Allogny, lvvi-le-Pré. 906. S. Chamæmespilus. Crantz. Aust. p. 83. (S. nain.) Mespilus — L. sp. 685. Pyrus — Ehrh. — Petit arbrisseau à rameaux bruns, feuilles ovales elliptiques ou lancéolées, doublement et finement dentées, tantôt glabres, tantôt blanchâtres en dessous; fleurs roses en petites cymes plus courtes que les feuilles ; pétales obovales dressés, fruit subglobuleux d’un rouge orangé. Juin, juillet. Rochers des mon- tagnes. RR. — LOIRE. Summet de Pierre-sur-Haute. — Cantal. — Mont-Dore. | Obs, On cultive le Grenadier (Punica Granatum L.) de la famille des Granatées . FAM. XXXII ONAGRAIRES. Calice tubuleux adhérent à l'ovaire plus ou moins complètement, à 2 à 5 lobes, le plus souvent 4, simplement coutigus dans le bon- ton; 2 à 5 pétales insérés à la gorge du fube, imbriqués on contournés dans le bouton; rarement nuls, 2 à 10 étamines; ovaire infère plu- riloculaire à placentas centraux; 4 style à stigmate simple ou qua- drifide. Herbes à feuilles simples, souvent opposées. 174. EPILOBIUM. Z. (Epilobe.) Calice cadue à 4 lobes; 4 pétales, 8 étamines , 4 stigmates étalés en croix ou rapprochés en massue ; capsule linéaire à 4 loges et à 4 valves polyspermes, graines ai grettées. * Pétales entiers, élamines penchées. 997. E. angustifolium. L. sp. 493. (E. à feuilles étroites.) E, spi- catum. Lam. Vulg. Laurier de Saint-Antoine. — Tige de 4 à 10 déc. droite, cylindracée, rougeâtre; feuilles éparses, longuement lancéo- lées, entières, minces, veinées glabres; grappes terminales à pédi- celles partant de l’aisselle d’une courte bractée; style penché dépas- sant les étamines. Fleurs d’un rouge violet. Juin, septembre %. Bois montueux et frais, haies humides. AR. — Yon. Avallon. — COTE- D'Or. Saulieu. — S.-ET-L. Autun, Auxy, la Grande-Verrière, ete. — Nièv. St-Brisson, Moux, Gien-sur-Cure, Planchez, la Collancelle, Glax, >euvrai, Aty-le-Vif, la Machine, Champvert, Sauvigny, Bualleray, Gué- rigny, St-Malo-des-Bois. — ALL. Pierrefitte, Bressolles, I:eure, Bussière= la-Grue, bords du Sichon à Busset. — Région des montagnes C.— CREUS. Chambraud. — CHER. Sancoins, Thauvenai, Vierzon, Allogny. — "nn. Lacs. — Loir. Bois de Villefaliers en Sologne , foret d'Orléans. — Fort de Blois et de Bruadan. — INn.-ET-L. Forét de Loches, Baudry: — VAN. Ouailly, Clervaux. — M.-ETr-L. Foréts de Fontevrault, de Cham- biers, d'Ombrée. — Sarthe. — Mayenne. — Loire-Inférieure. 908. E. Dodonæi. Villars. (E. de Dodonée.) Æ. rosmarinifolium. Jacq. E. angustifolium. Lam. — Racine rampante; tige de 4 à 6 dée. simple ou rameuse, effilée, dressée; feuilles éparses et fasciculées nombreuses, linéaires, étroites, ordinairement entières et terminées par un point calleux, non veinées; grappes terminales à bractées plus longues que les pédicelles et portées par eux ; style penché, veln a la base à peu près de la longueur des étamines, Fleurs purpurines, ÉPILOPIUM. ONAGRAIRES. 939 Juin, août %. Lieux pierreux et humides, bois. RR. — Puy-nEe-D. Bords de l'Allier, sous Pont-du-Châteuu. ** Pétales échancrés, élamines droites. + Tige cylindrique sans lignes saillantes. 909. E. hirsutum. L. sp. 494. (E. velu.) — Racine stolonifère; tige dé 1 mèt. et plus, rameuse, hérissée de poils longs blanchàtres ; feuilles velues opposées, et alternes, lancéolées oblongues, finement dentées en scie, à base embrassante et légèrement décurrente sur la tige; sépales mucronés. Fleurs grandes d’un beau rose, axillaires et terminales. Juillet, sept. %. Bords des eaux. C. 910. E. parviflorum. Schreber. (E. à petites fledrs.) Æ. molle. Lam. — Tige de 3 à 6 déc. redressée, simple ou peu rameuse, velue où pu- bescente; feuilles dressées, molles pubescentes opposées et alternés, oblongues lancéolées pointues, denticulées, sessiles, non décür- rentes, lés inférieures un peu pétiolées; sépales presque obtus. Fleurs assez petites d'un rose pâle. Juin, août %. Lieux frais, bords des eaux. C. E. intermedium. Mérat. — Plante rameuse, plus robuste, plus verte ; feuilles étalées oblongues denticulées, presque toutes alternes; fleurs roses. Haies humides, fossés ombragés. C. Nevers, etc. SIL. E. Duriæi. Gay! in Dur. PI. Astur. n° 343. (E. de Durieu.) — Sonche garnie de fibres et produisant des stolons souterrains jau- nâtres, grêles, munis d’écailles obtuses , jaunâtres, opposées, à paires écartées ; tige de À à 4 déc. à base oblique et radicante, puis ascendante, simple, cylindrique, sans lignes saillantes, à pubescence crépue très courte; feuilles opposées brièvement pétiolées, lancéo - lées arrondies à la base, non acuminées, dentées, minces: fleurs assez grandes, purpurines, penchées avant l'anthèse, à boutons ovoides obtus; sépales linéaires aigus, stigmates étalés en croix, graines presque lisses, oblongues , atténuées à la base, obtuses aux deux bouts. Juillet, sept. %. Bois montagneux. R. — Monts-Dores, sources de la Sioule. 912. E. sylvaticum. Bor. (E. des bois.) — Racine fibreuse, émet- tant au collet des stolons épais, courts, imbriqués d’écailles jrunâtres, ovales obtuses, rapprochées; tige de 3 à 6 déc. droite ou dressée, rameuse souvent dès la base, cylindracée à pubescence courte eré- pue; feuilles opposées et alternes, pétiolées, ovales lancéolées sub- aiguës, irrégulièrement dentées, d'un vert assez intense, finement pubescentes en dessous: fleurs purpurines, médiocres ; penchées avant l’anthèse, à boutons ovoides; sépales lancéolés, stigmates éta- lés; capsules à poils très courts, les uns crépus, les autres étalés ; graines ponctuées, oblongues atténuées à la base, obtuses aux deux bouts. Juillet, septembre Z. Bois montagneux. R. — CREUS. Janaillat. — CHER. Villeneuve, forêts d'Allogny et du Rhin-du-Bois (Déséglise). Obs. Diffère du montanwm par ses stolons, sa tige plus rameuse, son feuilläge plus sombre, ses fleurs’ plus grandes, ses graines plus grosses. 913. E. montanum. L. sp. 494. (E. de montagne.) —Racine fibreuse, Sans Stolons, produisant au collet des bourgeons feuillés en rosettes; tige de 2 à 6 déc, cylindrique, à pubescence fine, crépue, simple ou 210 ONAGRAIRES. EPItOBIUM. peu rameuse, dressée ; feuilles courtement pétiolées, presque toutes opposées, rarement ternées, vert clair ou rougeâtres, glabres ou fine- ment pubescentes sur les nervures, ovales ou oblongues aigués, ar- rondies à la base, inégalement denticulées, minces, luisantes ; fleurs roses, petites, penchées avant l'anthèse, à boutons ovoides; sépales lancéolés subobtus; stigmates étalés ; capsule à poils très courts, les uns crépus, les autres étalés ; graines ponctuées tubereuleuses, pe- tites, oblongues, atténuées à la base, obtuses aux deux bouts. Juin, septembre %. Bois montueux. C. 914. E. collinum. Gmel. Bad. 4, p. 465. (E. des collines.) E. mon- tanum ramosum. DC. — collinum Koch! — Tige de 5 à 30 cent. dressée, simple ou très rameuse, pubescente surtout au sommet, cylindrique, mais offrant à sasbase des lignes saillantes, rameaux inférieurs presque tétragones au-dessus de leur point d'insertion; feuilles pé- tiolées, ovales ou ovales oblongues obtuses, denticulées luisantes un peu épaisses, parsemées de poils très fins, les inférieures opposées, les autres alternes ; corolle lilas, pétales largement échancrés, 4 stig- mates étalés. Juillet, septembre %. Rochers, lieux couverts el mon— tagneux. R.— Niëv. Château-Chinon, Glux (Sagot). — HAUTE-VIEN. Limoges, lle, St-'éonard. — L'Auvergne. Obs, Ses turions offrent à peu près la structure de ceux du montanum, mais ils sont moitié plus peuts. 915. E. lanceolatum. Seb. et Maur. flor. Rom. Prod. p. 138, tab. 4, f. 2. (E. lancéolé.) — Plante de ! à 6 déc. pubescente incane au som- met, devenant rouge avec l’âge ; tige ascendante, cylindrique obscu- rémeut anguleuse à la base, presque simple, mais pourvue aux ais— selles des feuilles de petits bourgeons feuillés ; feuilles distinctement pétiolées, opposées, excepté au sommet de la tige, lancéolées un peu obtuses, inégalement denticulées, entières et rétrécies à leur base ; fleurs d’abord penchées et blanches, puis d’un rose vif, 4 stig- mates étalés. Juin, septembre %. Haies et rochers surtout dans les terrains granitiques ou schisteux. C. Obs. Les feuilles des jeunes plants, observées au printemps, sont pétiolées, étalées en rosette irré- guhère, tandis que celles de LE. mon'antum, pliées dans leur longueur, sont imbriquées si étroitement, que le bourgeon représente un quadrilatère dont la coupe transversale offre un losange parfait: 916. E. palusire. L. sp. 495. (E. des marais.) — Racine rampante émettant des rejets filiformes; tige de 2 à 9 déc. droite, cylindrique, simple ou rameuse, pubescente supérieurement ; feuilles lancéolées linéaires atténuées en pointe, rétrécies à la base et sessiles, glabres, très entières ou obscurément denticulées ; stigmates soudés en mas- sue; capsules pubescentes; graines lisses elliptiques rétrécies à la base, contractées sous l’aigrette ; fleurs petites, roses. Juin, sept. %. Lieux tourbeux où marécageux. AR. — Loir. Malsherbes, Courey, Briare.—Xox. St-Sauveur, Châtel-Censois, Avallon.—Morvan, Saulieu. — S.-pT-L. Env. d'Autun, Brandon, Anthully, St-Léèger-sous-Beuvrai, Issyÿ-l'Evèque, ete. CG. — Nièv. St-Brisson, Lormes, Brassy, Gouloux, Planchez, Glux., Luzy, Beaumont-la-Ferrière, Myennes, Tracy-sur-Loire. — CnERr. Henrichemont, Lvoy-le-Pré (Saul). — ALL. Env. de Moulins, Chavenon, la Palisse, Mayet de Montagne. — Région des montagnes. G.— CREUS. C.— Limoges. — Inp. Lacs, Douadic! — M.-K7-L. Juigné-sur- Loire, Chazé-Henry. — Lormr-INréR. Les marais de l'Erdre. — MAYEN. Aron. EPiLOBIUM ; ONAGRAIRES. 241 + Tige marquée longitudinalement de deux ou quatre lignes saillantes opposées. 917. E. Lamyi. Schultz! (E. de Lamy.) — Tige de 1 à 6 dée. cylin- drique, marquée de 2 ou 4 lignes très peu saillantes, pubérulente, souvent rougeâtre, simple ou rameuse, munie à la base, après la fleuraison, de petites rosettes de feuilles lâches ; feuilles presque glabres luisantes, lancéolées ou oblongues, denticulées, à base ar- rondie se rétrécissant en un pétiole très Court, munies quelquefois de rameaux axillaires, les inférieures opposées, base des pétioles se prolongeant en 2 lignes qui se réunissent en une seule de chaque côté de la tige; fleur droite d’un rose el: ür; Stigmates rapprochés en massue ; graines ovales oblongues, obtuses, finement ponctuées. Juin. septembre ©. Lieux humides. AC. — Ænv. de Limoges. — Angers, etc. 918. E. obscurum. Schreb. Spicil. p. 147. (E. obscur.) E. virgatum Auct. non Fries. — Tige de À à 6 déc. radicante et garnie de fibres à la base, puis dressée, roidé, simple ou rameuse, pubérulente, mar- quée de 2 ou 4 lignes très peu saillantes, munie à la base de stolons liliformes allongés, garnis de petites feuilles écartées, pétiolées, obo- vées ; feuilles d’un vert opaque, lancéolées dentées, presque aiguës, les intermédiaires sessiles souvent opposées ; fleurs rosées, toujours dressées ; stigmates rapprochés en massue; capsules pubescentes ; graines très petites, finement tuberculeuses, obovales atténuées et presque aiguës à la base. Juin, août %. Lieux humides. C. 919. E. tetragonum. L. sp. 494. (E. tétragone.) — Tige de 4 à 8 déc. dressée, souvent brunâtre et très rAMENSEstE glabre ou légèrement pubescente au sommet, marquée de 4 lignes saillantes qui la rendent tétragone ; turions courts imbriqués, luisants ; feuilles oblongues lan- céolées denticulées, glabres luisantes, sessiles, opposées et alternes, les inférieures presque pétiolées, les intermédiaires embrassant la tige par une base herbacée décurrente, se prolongeant ensuite en deux lignes distinctes et parallèles de chaque côté de la tige; stig- mates soudés en massue. Fleurs roses. Juin, septembre %. Bois frais, bords des fossés, champs humides. AC. 920. E. roseum. Schreber. (E. rose.) — Tige de 2 à 6 déc. un peu rampante et radicante à la base, redressée, rameuse, finement pu- bescente au sommet, marquée de chaque côté d’une ou deux lignes peu prononcées ; feuilles pétiolées larges, oblongues denticulées, minces, glabres ou un peu pubescentes en dessous, les inférieures opposées; stigmates rapprochés en massue. Fleurs petites d'un rose pâle strié, penchées avant l’anthèse. Juillet, septembre %. Fossés et lieux humides des terrains sablonneux. R. — Env. de Cler mont, Mont- Dore. — Cantal. — CREUSE. Chambon. — S.-ET-L. Autun, St-Pierre, Repas, Tintry, Antully. — Nièv. La Baratte près Nevers. — CHER. Vierson, , Bourges, Allouy. — Saumur, Angers, Baugé. — St-Calais. — aval 821. E. trigonum. Schkrank. (E. trigone.) E. alpestre. Reich. — Tige de 2 à 8 déc. droite, presque toujours simple, marquée au som- met de 2 à 4 lignes longitudinales, pubérulentes ; feuilles sessiles un peu embrassantes, ovales oblongues acuminées, inégalement denti- culées, glabres ou pubescentes sur les bords et sur les nervures, Op- C 16, 242 ONAGRAIRES. ; ÉPILOBIUM posées ou plus souvent ternées ou quaternées, les florales altérries ; fleurs rougeàtres assez grandes ; stigmate en massue. Juillet, sep- tembre.% Ruisseaux des montagnes.— Puy-de-Dôme, Monts-Dores. — Cantal. 922. E. alsirefolium. Vill. Prosp. p. 43. (E. à feuilles d'Alsine.) E. origanifolium Lam. Diet. 2, p. 376. E. alpestre Schm. — Tige de 4 à 2 déc. simple, droite, un peu penchée au sommet, glabre avec 2 lignes pubescentes longitudinales plus ou moins marquées; feuilles rétrécies en un pétiole court, ovales acuminées, munies de petites dents inégales écartées, les inférieures opposées, obtuses, les supé- rieures alternes ; fleurs rougeâtres ; stigmate en massue; capsules elabres; graines presque fusilormes. Juillet, septembre. % Ruisseaux et filets d’eau des montagnes. — Le Mezenc. — Le Cantal. — Monts- Dores. 893. Ë. Anagallidifohum. Lam. Dict. 9, p. 376. (E. à feuilles de Mouron.) Illust. t. 278, f. 3. Æ. Alpinum Auet. non L. — Tige de #4 à 45 cent. très grêle, paucifiore, glabre, marquée de 2 lignes pubes- ceéntes, un peu rampante à la base et munie de stolons garnis de petites feuilles obovales arrondies, cellés de la tige opposées, rétré- cies en pétiole, oblongues ou lancéolées obtuses, entières ou à peine dentées, les supérieures allernes lancéolées ; fleurs rougeâtres pen- chées avant l'anthèse ; stigmates en massue; capsules glabres ou un peu pubescentes; graines ovales arrondies au sommet, atténuées à la base. Juillet, septembre %. Lieux tourbeux des montagnes. RR. — Monts-Dores (Lam.) — Cantal (Des Etangs.) — Hte-LOiRE. Le Me- zene. — Loirx. Pilat, source du Gier (Seytre). 175. ŒNOTHEFRA. L. (Onagre.) Calice allongé à 4 divisions ea- duques ; 4 pétales échancrés, 8 étamines ; capsule oblongue angu- leuse, à 4 valves et 4 loges polyspermes ; graines sans aigrettes. Fleurs axillaires en épis terminaux. 924. Œ. biennis. L. sp. 492. (0. bisannuelle.) — Tige de 6 à 40 déc: droite, souvent rameuse, rude, poilue ; feuilles un peu vélues, ovales lancéolées aiguës, denticulées ; pétales obcordés, plus longs que lès étamines, et à peu près moitié plus courts que le tube du calice. Fleurs grandes jaunes odorantes. Juin, septembre ©. Lieux sablon- neux, bords des rivières. C. 925. Œ. suaveolens. Desf. (0. suave.) Œ. grandiflora. Ait. — Port de la précédente, moitié plus grande dans toutes ses parties; feuilles ovales lancéolées où oblongues lancéolées aiguës, finement velués à peine dentées ; pétales émarginés, présque aussi longs que le tube du calice ; capsules eylindracées. Fleurs jannes très grandes à 6déur orangée. Juin, septembre ©. Alluvions de la Loire, çà et là. R, — Ne- vers. — M.-ET-L. Gennes, Ponts-de-Cé, Chalonnes, St-Germuin-des- Prés;'éte: | 926. Œ. muricata. L. syst. 263. (0. rude.) — Tiges de 4 à 6 déc. grêles, purpurines, rudes, à poils tuberculeux à la base; feuilles finement pubescentes, d'un vert un peu luisant, lancéolées, aigunés, denticulées, rétrécies en pétiole ; pétales obcordés ne dépassant pas les étamines, et trois fois plus courts que le tube du calice. Fleurs jaunes petites, Juillet, août ©. Lieux sallonnenx, PR. Loir. Sf- ŒNOTHERA. ONAGPAIRES. 13 Etienne, alluvions du Furet (Lorenti.) — Alluvions de la Loire aux Suu- laies près Nevers. — M.-Kr-L. Gennes, Ponts-de-Cé, Denée, ete. 927. @. parviflora. L..? Spreng. syst. 2, p. 227. (0. à (petites fleurs. — Très réssemblante à la précédente ; tige un peu velue; feuilles lancéolées dentées ; fleurs jaunes très petites; pétales émarginés, au moins quatre fois plus courts que le tube du calice; étamines sail- lantess capsule conique à 8 dents au sommet. Juillet, août ©. Lieux sablonneux. RR.— A//uvions de la Loire, cà et là avec la précédente. 176. ISNARDIA. XL. (Isnarde.) Calice campanulé à 4 lobes per- sistants ; 4 pétales manquant le plus souvent ; 4 étamines opposées aux lobes du calice; style filiforme eadue à stigmate capité; capsule polysperme à 4 loges et à 4 valves. 928. 2. palustris. L. sp. 175. ({. des marais.) Dantia palustris Petit. — Plante glabre de 1 à 4 dée.; tige grêle, rameuse, couchée radicante, souvent rougeâtre ; feuilles opposées, rétrécies en pétiole, ovales aiguës, entières. Fleurs verdâtres, sessiles, axillaires, solitaires, sans pétales. Juin, septembre %. Lieux inondés, près les étangs, les ri- vières. C. aux bords de la Loire et de l'Allier, de la Vienne, ete. —R. dans l'intérieur. 177. CiROCÆA. L. (Circée.) Calice court à 2 divisions caduques: 2 pétales obcordés, 2 étamines, stigmate émarginé ; capsule ovale en poire, à 2 valves et à 1 ou 2 loges monospermes. hérissée de poils blanes crochus, graines dressées. Fleurs en grappes. 329. C. lutetiana. L. sp. 12. (C. parisienne.) — Plante de 3 à 8 déc. plus ou moins pubescente, racine rampante; tige dressée, plus ou moins rameuse ; feuilles opposées ovales aiguës, denticulées ; grappes terminaies, à pédicelles dépourvus de bractées; capsule pyriforme à 2 loges. Fleurs d’un blanc rosé. Juin, sept. %. Lieux frais et couverts, haies, bois. C. 930. C. intermedia. Ehrh. Beitr. 4. 42. (C. intermédiaire.) — Plante de 3 à 6 déc. presque glabre; racine rampante; tige dressée, grêle, presque simple; feuilles opposées longuement pétiolées, cor- diformes ovales acuminées , inégalement dentées, minces , Inisantes et d'un vert clair; ‘grappes terminales, peu fournies, à pédicelles munis de très petites bractées sétacées; fruits très petits, obovales arrondis à 2 loges. Fleurs d’un blanc rosé. Juillet, sept. %. Bois hu- mides et couverts. R. — Yon. Chatelux. — CoTE-D'OR. Saulieu. — S.-ET-L. Armecy, près Montmort. — Nièv. Montreuillon, vallée de l'Yonne, vallée de la Cure. — ALL. Chätel-de-Montagne, le Mayet, St- Clement, St-Nicolas-des-Biefs. — He-Viex. Bords du Thorion à Orgnac près du Chätenet. — Mont-Dore. — Cantal. 931. C. Aipirà. L. sp. 12. (C. des Alpes.) — Racine rampante; tige de 4 déc. environ, très grêle, faible, ascendante; feuilles cordi- formes ovales aiguës, inégalement dentées, minces, d’un vert élair ; grappe grêle, terminale, à pédicelles munis de très petites bractées sétacées ; fruit à une loge, oblong , allongé en massue. Fleurs d'un blanc rosé. Juin, août. % Bois des montagnes, de la Loire, Pilat ; —du Cantal. — Monts-Dores, R. 178. TRAPA. XL. (Macre.) Calice à 4 labos popeïctante: 4 pétniés, 244 ONAGRAIRES. TRAPA: 4 étamines; ovaire biloculaire à 1 style filiforme; capsule dure , co- riace, monosperme, armée de 2 à 4 épines coniques, opposées, pro- venant des lobes du calice accrus et endurcis. Plantes aquatiles. 332. T. natans. [,. sp. 175. (M. flottante.) Vulg. Cornes, Cornuelle. — Tige simple, grêle , allongée, rampante sous l'eau; feuilles sub- mergées Capillaires pectinées, les supérieures triangulaires ou rhomboïdales dentées, lisses, souvent rougeâtres, pubescentes en dessous sur les nervures, et disposées en roseltes qui flottent à la surface de l’eau; pétiole utriculeux renflé au milieu; pédoncules courts axillaires, fistuleux; fruit à 4 épines. Fleurs blanchâtres petites. Juin, août ©. Etangs, mares profondes. C. mais non par- tout. FAM. XXXIV. HALORAGÉES. Calice adhérent à l’ovaire, à limbe divisé ou presque nul; 3 à 4 pétales insérés au sommet du tube du calice, ou nuls ; À à 8 étamines; ovaire à 1 à 4 loges contenant 1 ovule pendant; 4 à 4 stigmates fili- formes ; capsules formées de 1 à 4 carpelles plus ou moins soudés en un seul, dans le calice, et à loges monospermes indéhiscentes. Plantes aquatiques à fleurs petites, souvent unisexuelles, axillaires ou en épis, et à feuilles verticillées ou opposées. 179. MYRIOCEHYLLUM. L. (Myriophylle.) Fleurs monoïques, sessiles, verticillées ; calice à 4 lobes; 4 pétales très cadues, presque nuls dans ls fleurs femelles; 4 à 8 étamines; 4 stigmates velus; capsule à 4 loges arrondies monospermes, se séparant à ia maturité. Plantes aquatiques à inflorescence émergée et à fleurs supérieures mâles. 933. M. spicatum. L. sp. 1409. (M. à épi.) — Tige ramense, faible, submergée; feuilles verticillées, pinnées pectinées, à lanières capil- laires ; fleurs verticillées en épi interrompu toujours droit; bractées supérieures entières et plus Courtes que les fleurs. Fleurs rosées. Mai, août %. Eaux paisibles. CC. 934. M. alterniflorum. DC. fl. fr. 5, p. 529. (M. à fleurs alternes.) — Tiges grêles, très rameuses, dichotomes, submergées; feuilles verticillées, à lobes capillaires alternes, divariqués; épi très grêle penché avant l’anthèse , à 5 ou 6 fleurs mâles alternes, à bractées entières très courtes; fleurs femelles verticillées à l’aisselle d’une feuille supérieure. Fleurs verdâtres. Juin, sept. %. Les eaux vives et froides des terrains granitiques ou sablonneux. R. — S.-ETr-L. Tavernay, Millery près Autun, St-Didier-sur-Arroux. — NiÈv. Moux, la Cure à Gouloux, Montsauche , D’hun-les-Places. — CHER. Henriche- mont, Vierzon, ruisseaux d'Allouy et d’'Allogny, Vignoux. — ALL. La Sioule près St-Pourçain — Loir. Malsherbes. — L.-Er-Cn. Pruniers dans la Sauldre. — CG. à Limoges. — C. dans l'Ouest. 935. M. verticiliatum. [.. sp. 1410. (M. verticillé.) — Tige presque simple; feuilles verticillées, pinnatipartites à lobes linéaires sétacés ; fleurs toutes verticillées axillaires, à feuilles florales pectinées pinna- tifides, dépassant les fleurs. Fleurs verdätres, Juin, sept. %. Etangs, fossés, lieux fangeux. C, ‘ HALORAGÉES. 245 Obs. 11 se présente sous deux formes assez tranchées : a limosum DC. Feuilles d'égale longueur à lobes capillaires dans les submergées, linéaires dans les autres qui tiennent lieu de bractées; lieux exondés. — b. intermedium K. Feuilles submergées à lanières capillaires allongées, Les florales beau- coup plus courtes, dentées pectinées, dépassant les fleurs. Lieux inondés. 180. HIPPURIS. L. (Pesse.) Calice adhérent à l'ovaire , à limbe presque entier très court; corolle nulle; 4 étamine insérée au som- met du calice: style filiforme passant dans le sillon de Panthère; fruit globuleux, monosperme indéhiscent, couronné par le limbe du calice. 936. H. vulgaris. L. sp. 6. (P. commune.) — Souche rampante; tige dressée, simple, cylindrique, comme articulée, de 2 à 5 déc. ; feuilles linéaires verticillées, nombreuses; fleurs très petites, ses- siles, axillaires, d’un blanc rougeâtre. Juin, août %. Lieux bourbeux, bords des étangs et des rivières à fonds limoneux. AC. quoique man- quant dans beaucoup de localités. 181. CALLATR:ICHE. LE. (Calitriche.) Fleurs unisexuelles ou her- maphrodites, munies à la base de 2 bractées opposées pétaloides ; calice nul ou infère, formé de 2 sépales cadues et très petits; corolle nulle; 4 étamine à anthère réniformie , uniloculaire; À ovaire à 4 angles dont 2 plus rapprochés; 2 styles subulés à stigmate entier; fruit sec, se séparant en 4 carpeiles monospermes indéhiscents ; herbes vivaces, aquatiques à feuilles opposées et fleurs axillaires, très petites. Obs. Les espèces de ce geure croissent dans les eaux vives, les ruisseaux et fontaines, où leurs tiges rameuses et radicantes forment des gazons d'un beau vert; leurs fleurs petites et sans couleur S'épanouissent pendant tout l'été ; leurs fruits sont sessiles ou à court pédoncule, leurs feuilles supé- rieures forment une rosette à la surface de l'eau, dans la plupart des espèces. 937. C. stagnalis. Scopoli. (C. des étangs.) — Feuilles toutes ob- ovales spatulées , un peu émarginées au sommet; bractées en erois- sant se rapprochant l’une de l’autre au sommet par la pointe ; styles persistants écartés horizontalement et recourbés; angles du fruit à carène ailée. C. Obs. C. oblusangula Legall, ressemblant au stagnalis, mais à angles du fruit arrondis, non en ca- rène, devra ètre cherché dans la région occidentale ou maritime. 938. C. platycarpa. Kutzing. (C. à fruits larges.) — Feuilles des rameaux inférieurs linéaires, étroites, les supérieures obovales ; bractées lancéolées arquées, $e croisant quelquefois l’une sur l’autre, mais ne se touchant pas par la pointe ; styles persistants, écartés et recourbés ; angles du fruit à carène ailée. C. 939. C. vernalis. Kutzing. (C. printanière.) — Feuilles des rameaux inférieurs linéaires étroites, les supérieures obovales; bractées courtes un peu arquées; styles dressés caducs ; angies du fruit rap- prochés par paire, à carène aiguë. C. 940. C. pedunculata. DC. fl. fr. 4, p. 415. (C. pédonculée.) — Tiges grêles nombreuses gazonnantes ; feuilles inférieures linéaires un peu spatulées, les supérieures oblongues obtuses entières, trinervées ; fruits inférieurs pédoneulés, les supérieurs presque sessiles, angles des carpelles un peu obtus. R. — Cner. Vierxon (Lemaitre.) — L.-ET-CH. Sologne, Cour-Cheverni (Lefrou). 941. C. hamulata. Kutzing. (C. en hamecon.) C. aufumnalis Auet. non L. — Feuilles des rameaux inférieurs linéaires, les supérieures obovales ou toutes linéaires, dans la plante submergée, tronquées 946 ONAGRAIRES. CALLITRICHE. ou échancrées au sommet, atténuées à leur base, d’un vert pâle; bractées courbées en crosse, à pointes en hameçon; styles très longs divariqués ; angle du fruit à carène ailée. C. Obs. Ces cing espèces qui rentrent dans le Cal. verna L. ont les fruits sessiles , excepté Jé n° 940. — Le véritable C. autumnalis L. a les feuilles d'un vert foncé toutes linéaires upinervées, atténuées au sommet et élargies à la base, Confér. Rchb. ie. tab. 129 et 130. 942. C. truncata. Gusson. PI. rar. p. 4 et Syn. FI. sie. p. 9. (C. tronquée.) — Tiges submergées, rameuses, étalées et radi- cantes; feuilles d’un vert clair, uniformes, linéaires uninervées , tronquées bidentées au sommet, non atténuées et subconnées à la base; fruits inférieurs pédoneulés, les supérieurs sessiles, plus larges que hauts, à angles à carène ailée, bractées très petites ca- duques; styles divariqués ou réfléchis. RR. — M.-Er-L. Mare à Juigné-sur-Loire. FAM. XXXV. CÉBATOPHYLLÉES. Fleurs monoïques ; calice à 10 ou 12 lobes linéaires; corolle nulle; 12 à 20 étamines à anthères oblongues secsiles et entassées au mi- lieu du calice; fleur femelle à ovaire uniloculaire comprimé, style filiforme à stigmate simple ; fruit dur ovale, monosperme, indéhis- cent, terminé par le style persistant; cotylédons divisés. Plantes aquatiques submergées, à feuilles verticillées, divisées en lobes fili- formes, dichotomes; fleurs sessiles axillaires solitaires. 182. CERATOFHYLLUM. L. (Cornifle.) Mèmes caractères que pour la famille. 943. C. demersum. L. sp. 1409. (C. nageant.)— Tiges de 2 à 8 déc. grêles, rameuses, nageantes ; feuilles deux fois dichotomes, sétacées denticulées, rapprochées et serrées au sommet des rameaux, d’un vert sombre, fruits ovales non ailés, à trois pointes inégales , l'une terminale très longue et deux latérales divergentes, placées à la base. Fleurs petites d'un vert rougeûtre. Juillet, sept. %. Eaux paisibles, étangs, rivières. CC. Obs. C. platyacanthum (Chamisso) diffère par son fruit ovale, bordé d'une aile dentée, entre les potes. 944. C. submersum, L. sp. 14409. (C. submergé.) — Plante grêle, d’un vert clair; feuilles 3 à 4 fois dichotomes sétacées, presque lisses, peu serrées sur les rameaux; fruit petit ovoide, sans pointes à la base, terminé par une épine courte e£ courbée. Juillet, septembre %. Etangs à fonds de sable, mares des rivières. RR. — Le Cher: — 1,.-ET-Cn. S{-Victor, Pruniers. — Nien. Ruisseau de Niré près Loudun. M.-eT-L. Le Layon à Ghalonnes. FAM. XXXVI. LYTHRARIÉES. Calice tubuleux ou campanulé, persistant, à 6 à 12 lobes ou dents disposées sur deux rangs; 4 à 6 pétales cadues, insérés entre les lobes au sommet du tube du calice, quelquefois nuls ; 2 à 12 étamines insérées au-dessous des pétales, dans le tube du calice; 1 style à stigmate simple; ovaire libre à 2 à 4 loges à placentas centraux; L * LYTHRARIÉES. 247 capsule membraneuse, entourée par le calice à 2 à 4 loges poly- spermes. — ilerbes à feuilles opposées ou alternes, sans stipules; fleurs axillaires ou en épi. 183. EYTHRUM. X. (Salicaire.) Calice tubuleux, cylindrique strié, à 6 à 12 dents sur deux rangs, les intérieures plus longues fili- formes ; 4 à 6 pétales ; 2 à 12 étamines ; style filiforme à stigmate ca- pité; capsule polysperme à 2 loges. 945. L. Salicaria. L. sp. 640. (S. commune.) — Plante de 4 à 10 déc. finement pubescente au sommet; tige droite, tétragone, simple ou rameuse, feuilles cordiformes lancéolées, acuminées presque ses- siles, ordinairement opposées, parfois verticillées; fleurs presque séssiles verticillées en épis eutrémèlés de bractées cordiformes ai- gnés; calice hérissé dépourvu de bractées à la base; ordinairement 12 étamines, dont 6 plus courtes. Fleurs rouges en longs épis. Juil- let, sept. %. Lieux humides, bords des eaux et fossés. CC. Obs. Lorsque le sommet de cette plante a été tronqué, elle reproduit, en automne, des rameaux À fleurs peu nombreuses à l’aisselle des bractées, élargies et allernes : dans cet état, elle constitue le L. allernifolium (Loxey A. de la Côte-d'Or. Fig. 2), L. nummulariæfolia Pers. non Loisel. ; ainsi que je J'ai démontré dans une note insérée dans les Annal. bot. t. 6, p. 287. 946. L. Hyssonifolia. L. sp. 642. (S. à feuilles d’hysope.) — Tiges de 1 à 4 déc. rameuses, plus ou moins couchées étalées ; feuilles éparses linéaires oblongues, un peu obtuses; fleurs axillaires soli- taires ou géminées ; calice portant à la base 2 très petites bractées subulées. Fleurs petites purpurines, ordinairement à 6 étamines. Juin, septembre ©). Bords des eaux, fossés, parties humides des champs, des chemins argilleux et des bois. C. 847. L. Thymifolia. L, sp, 642. (S. à feuilles de thym.) — Tige de 6 à 15 cent, redressée à rameaux divergents, feuilles alternes, petites linéaires oblongues; fleurs petites purpurines, axillaires munies de 2 petites braetées, 4 pétales, 2 étamines, capsule oblongue à 4 dents. Juin, août ©). Lieux humides ou mouillés en hiver. RR — Hie-Loir. Plaine de Chadrac près le Puy. (Lamotte.) 184. PEPLIS. L. (Péplide.) Calice court, campanulé à 12 dents dont 6 plus petites alternes subulées, réfléchies ; 6 pétales très petits cadues ou nuls, 6 étamines, style court, persistant à stigmate.orbi- culaire, capsule à 2 loges polyspermes. 948. P. Portula. EL. sp. 674. (P. pourpier.) — Plante de 1 à 2 déc. grêle, sueculente, glabre, rougeàtre; tige rameuse, radicante, cou- chée ; feuilles toutes opposées obovales arrondies, rétrécies en pé- tiole. Fleurs rougeàtres, sessiles, axillaires, solitaires, capsule globuleuse, style très court. Juin, sept. ©. Bords des eaux, sables humides, fossés des bois. C. 949. P. Boræi. Jord.! Frag. 3, p. 81, tab.5.B. (P. de Boreau.) Am - mannia Boræi. Guép.! — Plante très petite ou atteignant jusqu’à 45 à 20 cent., toute couverte d’une pubescence très fine et très courte, souvent teinte de rouge; tige dressée ou inclinée et légèrement radi- cante à la base, anguleuse, rameuse à rameaux alternes ou opposés, feuilles aliernes et opposées, obovales oblongues, obtuses à bords un peu rabattus en dessous, bordées de cils très courts; fleurs sessiles solitaires, axillaires, calice camipanulé pubérulent, 6 pétales rouges arrondis très fugaces; capsule globuleuse rougeâtre incluse dans le 248 TAMARISCINÉES. * calice; style distinét à stigmate capité, graines nombreuses brunä- tres, convexes d’un côté, presque planes de l’autre. Juillet, sept. ©. Bords des flaques d’eau. RR. — Angers, Sorges, Juigné-sur-Loire! — Loir.-Inr. Bords de la Loire à St-Simon près Mouvés (Lloyd.) FAM. XXXVII. TAMARISCINÉES. Calice persistant à 4 ou 5 divisions soudées à la base, presque imbriquées dans le bouton; 4 ou 5 pétales marcescents, égaux insérés à la base du calice et alternes avec ses lobes; étamines en nombre égal à celui des pétales, ou double, à filets tantôt libres, tantôt mona- delphes; ovaire libre, trigone; 1 style, 3 stigmates; capsule unilocu- laire polysperme, à 3 valves; placentas fixés sur la ligne médiane ou à la base des valves; graines dressées chevelues au sommet. Péri- sperme nul, embryon droit. — Arbrisseaux à rameaux effilés; feuilles alternes, petites en forme d’écailles longtemps persistantes; fleurs en épis. | 185. TAMARIX. L. (Tamarix.) Calice à 4 à 5 divisions; 4 à 5 pé- tales, 4 à à étamines presque libres, 3 stigmates étalés, dilatés au sommet, graines fixées à la base de la capsule, et couronnées par une touffe de poils simples. 950. T. Arglica. Webb. Ann. bot. t. 16, p. 257. (T. d'Angleterre.) T. gallica. Duby, en partie. Vulg. Tamarin. — Arbrisseau de 2 à 3 mèt. à rameaux grêles, eflilés rougeûtres; feuilles très pelites em-— brassantes, imbriquées; fleurs très petites blanches ou rosées en épis latéraux; disque à 5 angles se confondant avec la base des filets sta- minaux. Juin, sept. Haies et buissons des sables maritimes prés l'em- bouchure de la Loire. Obs. Le Myricaria a le calice à 5 divisions, 5 pétales, 10 étamines dont 5 alternes plus courtes à filets soudés au-delà de leur milieu ; stigmates soudés en un seul capilé presqu'à 3 lobes; les graines terminées par un filet barbu plumeux sont fixées en lignes longitudinales au milieu des valves. Le M. germunica Desv. Tamarix — L. est un arbrisseau glabre un peu glauque à rameaux grèles dressés, à feuilles linéaires lancéolées obtuses, sessiles, petites un peu épaisses et ponctuées; les fleurs blanchätres ou rosées en épis droits terminanx, bractées plus courtes que les pédicelles. Pen ai trouvé uue seule fois un très petit individu sur les sables de la Loire près Nevere, mais il provenait peut-être de graines échappées des jardins. — La famille des Philadelphées fouruit le Séringat (Phi- ladelphus coronarius) qu'on trouve quelquefois dans les baies sorti des jardins; celle des Myrtacées donne le Myrte Myrtus communis L. FAM. XXXVII. CUCURBITACÉES. Fleurs ordinairement unisexuelles ; calice et corolle à 5 divisions, soudées ensemble plus ou moins complètement; 5 étamines à filets soudés en 2 faisceaux, anthères plissées flexueuses: 1 style à 3 ou 5 stigmates bilobés; ovaire à 3 ou à loges à placentas pariétaux; fruit charnu à loges disparaissant souvent à la maturité, graines apla- ties nombreuses. — Herbes grimpantes ou rampantes à feuilles al- ternes hispides souvent munies de vrilles axillaires. 186. BRYON:A. L. (Bryone.) Calice à 5 dents. corolle à 5 lobes profonds; à étamines dont 4 soudées deux à deux et 1 libre; style trifide, baie globuleuse à 5 loges à graines ovoides comprimées peu nombreuses. Plantes grimpantes munies de vrilles. 951, B. dioïca, Jacquin. (B. dioique.) Vulg. Couleuvrée, Rave de ser- CUCURBITACÉES. 249 pent.— Racine napiforme très grosse, charnue, tiges de 4 à 2 mèt. grêles anguleuses, rudes, grimpantes à vrilles en spirale; feuilles cor- diformes à 5 lobes profonds, aigus, dentés, rudes calleuses; fleurs dioiques en petits corymbes axillaires pédonculés, presque sessiles dans l’individu femelle; baies rouges. Fleurs d'un blanc jaunâtre. Juin, juillet %. Haies, buissons. GC. — Une var. à fruit jaune a été trouvée par Bastard dans les bois de la Prada près Clermont. 187. ECBALLIUM. Rich. (Ecballion.) Fleurs monoïques : calice à > divisions à tube très court, corolle à 5 parties et à 5 plis ; 3 fais- ceaux d’étamines à anthères connées ; 3 filets stériles dans les fleurs femelles ; style trifide à stigmates bifides; ovaire triloculaire; fruit éclatant avec élasticité à la maturité et lançant, par la base, les graines mêlées à un suc âcre. 952. E. Elaterium. Richard. (E. élastique.) Momordica — L. sp. 1434. Vulg. Concombre sauvage, Melon d'attrape. — Plante de 2 à 5 déc. hérissée de poils rudes, d’un vert glaucescent; tige courte, rameuse étalée, dépourvue de vrilles ; feuilles cordiformes, allongées, obtuses, crénelées dentées, auriculées à la base, longuement pétiolées ; fruits ovoïdes, verdâtres, hérissés de poils rudes; fleurs d’un jaune pâle, petites, axillaires, pédonculées en petits corymbes, les fertiles soli- taires. Juillet, sept. %. Bords des haies, fossés secs, décombres. RR. — Puy-pE-D. Clermont, derrière l'Écho. — Axx. Vichy, aux Gélestins, bords de l'Andelot au pré Chätelain près Gannat. — Cner. Chateau de St-Sauveur à Neuvy-le-Barrois. — INb.-Et-L. La Haie. — Vin. Gen- çay, Moncontour, Ternay. — DEux-SÈv. Thouars. —M.-ET-L. Doué, Puy-notre-Dame. 188. CUCURBITA. I. (Courge.) Fleurs monoïques, corolle cam- panulée étalée à lobes planes; fruit charnu gros, graines entourées d’un rebord renflé. 953. C. maxima. Duchêne. (C. Potiron.) Vulg. Citrouille.— Plante hispide à tige rampante rameuse; feuilles larges cordiformes ru- gueuses; fleurs jaunes grandes campanulées à limbe réfléchi; fruit très gros globuleux déprimé, charnu. Juin, août ©. Cultivé en grand dans quelques localités. Obs. On cultive aussi le Giraumon(C. Pepo Duch.); le Pâtisson ou Bonnet d'Electeur (C. Melo- pepo L.) ; la Calebasse ou Gourde (C. Lagenaria X..); ete. 189. CUCUMIS. L. (Concombre.) Fleurs monoïques, calice cam- panulé à lobes courts subulés; corolle ondulée plissée; fruit gros charnu, graines amincies sur les bords. Fleurs jaunes, tiges hispides rampantes, à vrilles simples. 954. C. sativus. L. sp. 1437. (C. cultivé.) — Feuilles cordiformes à » angles aigus; fruits oblongs, lisses ou tuberculeux. Juin, août ©). Cultivé partout, fournit le concombre et le cornichon. 955. C. Melo. L. sp. 1436. (C. Melon.) — Feuilles cordiformes à » angles arrondis denticulés; fruits ovoides ou globuleux, marqués de côtes ou réticulés. Juillet, septembre ©. On eu cuitive plusieurs variétés. 250 PORTULACÉES,. | FAM. XXXIX. PORTULACÉES. Calice à 2 ou plus rarement 3 ou B divisions imbriquées dans le bouton; 3 à 6 pétales libres insérés sur le calice, ou plus ou moins soudés à la base; 3 à 12 étamines toutes fertiles, opposées aux pé- tales et adnées avec eux, ou plus nombreuses et libres; plusieurs stigmates, 1 style; capsule uniloculaire s’ouvrant en travers ou à 3 valves : graines fixées sur un placenta central. — Herbes suceulentes sans stipules, fleurs axillaires ou terminales. 160. PORTULASA. L. (Pourpier.) Calice à 2 sépales caduess 4 à 6 pétales adhérents au calice, libres ou soudés entre eux; 8 à 45 étamines libres, ou un peu adhérentes aux pétales, ovaire arrondi, style divisé en 3 à 6 stigmates; capsule s’ouyrant cirçulairement, 956. P. oleracea. L. sp. 638. (P. cultivé.) — Plante de 1 à 3 déc. charnue, suceulente; tige rameuse, couchée; feuilles sessiles oblon- ques, eunéiformes, lisses; fleurs jaunes, sessiles, axillairess sépales à carène obtuse. Juin, octobre ©. Lieux cultivés, champs sablonneux, sables des rivières, GC, —- Très petit et certainement spontané sur les schistes près Angers. Obs. P. sativa Haw. (Pourpier doré.) se cultive pour l'usage alimentaire. 191. MONTIA. L. (Montie.) Galice à 2 ou 3 sépales obtus persis- tants; corolle en entonnoir à tube fendu d’un côté et à limbe à 5 di- visions dont 3 plus petites, ayant à leur base les étamines au nombre de 3, rarement 5; style très court à 3 stigmates pubescents ; capsule incluse à 3 valves et à 3 graines poneluées. 957. M. minor. Gmel. Bad. 4, p. 304. (M. naine.) M. fontana. L'sp. 129. —_ Tiges de 3 à 6 cent. très rameuses, un peucharnues en touffes d’un vert jaunâtre, dressées, feuilles obovales obtuses, opposées; pédoncules axillaires et terminaux, penchés d’abord, puis redressés, fleurs blanches, graines noires, un peu luisantes chargées de petits tubercules. Avril, septembre ©. Pelouses humides, champs sablon- neux. C. 958. M. rivularis. Gmel. 1. c. p. 302. (M. des ruisseaux.) M. fontana major, DC. prod, — Tiges de ? à 2 déc. rameuses en touffes yeries, làches, allongées souvent flottantes, feuilles opposées obovalestob= lyngues rétrécies en pétiole; pédoncules axillaires, penchés, puis redressés, fleurs blanches, graines noires luisantes finement granu- lées ponctuées. Avril, septembre ©, Fontaines et filets d’eau, sur- tout dans les terrains siliceux. €. FAM. XL. PARONYCHIKÉES. Calice persistant à D divisions imbriquées avant l’anthèse; 5 pé- tales petits semblables à des étamines transformées, insérés sur le calice, quelquefois nuls ; 5 à 10 étamines (parfois 2 ou 3) périgynes, placées devant les divisions du calice; 2 à 3 styles libres ou soudés; capsule petite, monosperme indéhiscente, ou polysperme et s’ouvrant en 3 valves. Plantes herbacées rameuses, à feuilles entières avec ou sans stipules; fleurs axillaires ou en cymes Lerminales. PARONYCHIÉES. 251 192. SCLERANTHUS, L. (Gnavelle.) Calice à 5 divisions campa- nulé, resserré à la gorge ; pétales nuls; ordinairement 10 étamines très petites ; 2 styles à stigmates capités ; capsule membraneuse, mouosperme, renfermée dans le tube du calice persistant et se détachant avec elle à la maturité. Feuilles opposées étroites sans stipules. 959.8. annuus, L. sp. 580. (G. annuelle.) — Tiges de 1 à 2 déc. très raneuses, couchées, un peu pubescentes ; feuilles linéaires étroites ; fleurs en cymes terminales plus ou moins serrées ; lobes du calice ovales, aigus, de la longueur du tube, très étroitement membraneux au bord, et restant ouverts à la maturité. Fleurs verdâtres. Mai, octobre © et @. Champs. CC. 960, S. perennis. L. sp. 580. (G. vivace.) — Tiges de 8 à 15 cent. très rameuses, étalées ou dressées, un peu pubescentes ; feuilles linéaires étroites, un peu glauques ; fleurs en cymes terminales plus ou moins serrées; lobes du calice oblongs, un peu obtus, largement membraneux sur les bords et fermés à la-maturité. Fleurs blanches. Mai, octobre %. Lieux sablonneux ou graniliques. C. dans la région des montagnes et du Centre, plus R. dans l'Ouest. 193. FOLYCARFON. XL. (Polycarpe.) Calice à 5 divisions pro- fondes, concaves, carénées, mucrenées, membraneuses sur les bords ; > pétales échancrés ou entiers, très petits en forme d’écailles; 3 à 5 élaunines; 3 stigmates ; capsule polysperme uniloculaire à 3 valves. Feuilles munies de stipules. 961. P. tetraphylium. EL. sp. 131. (P. quaterné.) — Tige de 1 déc. au plus, grêle, faible, couchée, très rameuse, dichotome au sommet; feuilles glabres, obovales, spatulées, les caulinaires quaternées, celles des rameaux opposées; fleurs verdâtres, très nombreuses en cymes ; 3 élamines ; pétales échancrés. Juillet, septembre ©. Lieux sablonneux, collines. R.— Région de l'Ouest. AC.—Nantes.— Angers, Saumur. — Châteaugontier. — Thouars. — Châtellerault. — Bourgueil, l'Ile Bouchard. — Manque dans la région Centrale. 194. PARONYCHIA. Tournf. (Paronyque.) Calice à 5 divisions herbacées ou scarieuses, terminées en capuchon; 5 pétales filiformes ou nuls; à étamines ou moins; 2 styles; capsule uniloculaire, mem braneuse indéhiscente ou à 5 valves soudées au sommet; podosperme libre, basilaire. — Herbes à feuilles opposées. 962. P. Polygonifolia. De. FI. fr. 3, p. 403. (P. à feuilles de Re- nouée.) — Racine grêle; tiges de 4 à 3 dée. étalées en tous sens, orêles, articulées, fragiles, plus ou moins rameuses et pubescentes ; feuilles glabres obovales lancéolées : stipules scarieuses, blanches argentées luisantes, lancéolées acuminées, passant au sommet à l'état - de bractées ; fleurs latérales et terminales cachées par les braetées argentées ; calice couvert de poils très courts, à divisions obtuses membraneuses aux bords un peu en capuchon à 3 nervures, la cen- trale terminée par un poil court. Juillet, septembre %. Lieux pier- reux des montagnes. RR. — Lozère, La Margeride, sources de l'Allier. 195.ILLECEBRUM. L. (Illécèbre.) Calice à 5 divisions profondes colorées, comme pliées en cornet, renflées en dehors, obliquement tronquées sur le côté intérieur et terminées par une arête finement L 252 PARONYCHIÉES. ILLECEBRUM. aiguë; 5 pétales linéaires squammiformes; 2 à 5 étamines ; style presque nul à 2 stigmates capités ; capsule incluse, monosperme, à > stries, s’ouvrant dans le sens des stries. 963. I. verticillatum. L. sp. 298. (I. verticillé.) — Tige de 1 à 3 déc: couchée, filiforme, glabre, très rameuse dès la base ; feuilles oppo- sées, sessiles, ovales, arrondies, à stipules scarieuses; fleurs sessiles, axillaires, verticillées, blanches ou lavées de rose. Juillet, septemb. %. Lieux sablonneux, tourbeux, pelouses et champs des montagnes gra- nitiques. C. dans la région des montagnes ; tout le Morvan, depuis Avallon Jusqu'à la Loire, et dans les terrains siliceux et granitiques du Cher, de l'Allier, de la Creuse, de la Haute-Vienne, ete. C. dans la Sologne ; la Brenne. Manque dans les terrains calcaires. — Cà et là dans l'Ouest. 196. HERNIARJA. L. (Jlerniaire.) Calice à 5 divisions un peu concaves et un peu colorées intérieurement ; 10 étamines dont 5 sté- riles filiformes, tenant lieu de pétales, les 5 autres sujettes à avorter en partie; 2 stigmates obtus; capsule monosperme indéhiscente, renfermée dans le calice..— Herbes à stipules et bractées très pe- tites ; fleurs très p tites herbacées, axillaires agglomérées. 964. H. glabra. [.. sp. 317. (H. glabre.) Vulg. Turquette. — Tiges de 1à 2 déc. très rameuses, couchées, étalées; feuilles glabres, ovales, oblongues; calice glabre. Fleurs vertes nombreuses en glomérules oblongs. Mai, septembre %. Lieux sablonneux. C. 965. H. hirsuta. L. sp. 317. (H. velue.) — Tiges de 1 à 2 déc. très rameuses, couchées, étalées ; feuilles ovales oblongues velues, €i- liées; calice hérissé de poils inégaux. Fleurs verdâtres en glomérules axillaires. Mai, septembre %. Lieux sablouneux. C. 197. CORRIGIOLA. L. (Corrigiole.) Calice à 5 divisions; à pétales égaux au calice; 5 étamines, 3 stigmates sessiles ; capsule mono- sperme indéhiscente trigone, couverte par le calice. — Herbes à feuilles éparses à stipules scarieuses petites. 966. €. littoralis. L. sp. 388. (C. des rivages.) — Tige de 1 à 4 déc. grèles, très rameuses, étalées, couchées; feuilles alternes, linéaires, oblongues, obtuses, glauques et très glabres. Fleurs petites blanches ou rosées, nombreuses, en cymes terminales serrées et feuillées. Juin, octobre ©. Lieux sablonneux, champs, bords des rivières. C. FAM. XLI. CRASSULACÉES. Calice à 3, 4, 5, 6 à 20 divisions ; coroile régulière à pétales en nombre égal aux divisions du calice, alternant avec elles, libres ou soudés en corolle monopétale ; étamines insérées sur le calice, en nombre égal aux pétales ou double ; ovaires en nombre égal aux pétales, munis à la base d’une écaille glanduleuse ; carpelles s'ou- vrant longitudinalement d’un seul côté; graines fixées sur la suture. — Herbes à feuilles charnues succulentes, sans stipules. 198. TILLÆA. LE. (Tillée.) Calice à 3 divisions, 3 pétales aigus, 3 étamines, 3 capsules uniloculaires à 2 graines, et resserrées au milieu. 967. T. muscosa. L. sp. 186. (T. mousse.) — Très petite plante de CRASSUI ACÉES, 953 9 à 4 cent. rougeâtre ; tige rameuse dès la base, couchée ; feuilles opposées, connées ; fleurs sessiles axillaires, mêlées de petits fais- ceaux de jeunes feuilles. Fleurs d’un blanc jaunâtre. Mai, juillet ©. Lieux sablonneux un peu humides. AR. dans la région du Centre; nul dans le calcaire. C. dans l'Ouest. 199 BULLIARDA. DC. (Bulliarde.) Calice à 4 divisions, 4 pé- tales, 4 étamines ; 4 capsules uniloculaires polyspermes, s’ouvramt par le bord interne. 968. B. Vaillant. DC. pl. gras. t. 74. (B. de Vaillant.) — Tige de 3 à 6 cent. dressée, très grêle, rameuse, dichotome, glabre; feuilles opposées, linéaires, oblongues, plus courtes que les pédoneules axillaires, solitaires. Fleurs roséés. Juin, août ©. Lieux fangeux et bord des eaux dans les terrains arénacés. RR.— CorE-D’'Or. Etangs de St-Léger près Saulieu (Lorey.) — Plus G. dans l'Ouest, Angers. —- Nantes. 200. SEDUM. L. ((rpin.) Calice à à divisions (rarement de 4 à 7), pétales en même nombre ; étamines en nombre double, rarement égal; autant d’écailles hypogynes ovales, et de carpelles capsulaires polyspermes. * Fleurs blanches, rouges ou bleuûâtres ou d'un blanc jaunätre. S69. S. Telephium. L. (0. Reprise.) — Racine à fibres charnues : tige de 6 à 8 déc. droite, simple, olivâtre ou rougeûtre; feuilles d’un vert pâle ou glaucescent, étalées un peu canaliculées, éparses ou par- fois opposées ou ternées, obovales oblongues ou lancéolées obtuses, inégalement crénelées, dentées, entières à la base, sessiles à base élargie ou obscurément rétrécies en pétiole dans les mférieures ; fleurs en cyme terminale compacte feuillée, à rameaux alternes, at- teignant à peu près un même niveau; jeunes boutons pointus à 5 angles et à à faces planes; pétales oblongs lancéolés légèrement cana- liculés, étalés un peu recourbés en dehors et légèrement épaissis au sommet; étlamines intérieures soudées avec les pétales un peu au- dessous de leur base ; ovaires saillants elliptiques oblongs acuminés légèrement déprimés sur le dos au sommet; pétales d’un rouge clair bordés d’une ligne blanchâtre. Août, septembre %. Haies et vignes des terrains calcaires. C. Var. b. Flore albido. Fleurs blanchätres. S. Telephium. a. L. sp. 616. Telephium album Fuchs. Hist. 800 ic. cité par Linné! AR. Région des montagnes. 970. S. confertum. Bor. (0. entassé.) — Tige de 5 à 9 déc. droite, simple roide, rougeñtre, couverte par les feuilles dressées presque verticalement et très rapprochées, sessiles, obovales oblongues, ob- tuses, glaucescentes, à côte rougeâtre, grossièrement et inégalement dentées ; rameaux florifères axillaires et terminaux, dressés, à cymes arrondies, rapprochées en forme de thyrse obtus, compacte et serré; jeunes boutons courts ovoides, à 5 angles et à 5 faces planiuscules; pétales ovales lancéolés étalés, courbés en dehors, un peu épaissis au sommet; élamines intérieures soudées avec les pétales bien au- dessus de leur base; ovaires oblongs elliptiques, acuminés en pointe Courte courbée en dehors ; étamines à filets blanchâtres. Fleurs 954 CRASSULACÉES. SÉDUM. rouges, blanches au centre. Août, septembre %. Lieux frais des ter- rains granitiques. R.— CREUS. Env. de Guéret (De Cessac). LL 971. S. purpurascens. Koch, Syn. p. 284. (0. purpurin.) S. Fabaria Auet. Gall. non Koch. — Racine à fibres charnues ; tige de 2 à 5 déc.; feuilles planes, dressées, presque verticales, vertes, alternes ou éparses, oblongues lancéolées, ou lancéolées, les supérieures presqne pointues, dentées en scie, à base entière, rétrécie en pétiolé court, celles des jeunes pousses sensiblement pétiolées; fleurs rouges én eymes compactes Lerminales et axillaires, à rameaux fastigiés, espacés le long de la tige; jeunes boutons pointus à 5 angles et à 5 faces planes ; pétales lancéolés acuminés, rouges, finement bordés de blane, étalés et un peu courbés en dehors, légèrement canaliculés ét très faiblement épaissis au sommet; étamines intérieures insérées au- dessus de là base de la corolle ; ovaires saillants elliptiques acuminés non déprimés sur le dos. Juillet, août %. Bords des rivières et rochers des terrains granitiques. AG. — Yon. Chatelux, vallée de la Curé. — Nièv. Gouloux, Pazy, bords de l'Yonne. — Cner. Culan, Sidiailles,"St- Florent, Marmagne, Allogny, Vierson. — Inv. Vallon de St-Aigny.=— CREuS. Ahun, Chambraud. — Auvergne. — C. à Limoges. — L.-2r-0n. Bec Fouson, vallée du Cher. — Angers! — Nantes. 972. S. Fabaria. Koch, Syn. p. 284. (0. Fêvier.) — Tige de 2 à 4 déc. droite, simple, grêle ; feuilles planes étroites, oblongues lan- céolées, ou lancéolées, subaiguës, denticulées, entières à la base rétrécie en pétiole court, alternes ou éparses ; rameaux floraux courts, grêles, rapprochés en cyme terminale serrée; boutons à 5 angles à facrs planes: pétales étalés lancéolés, planes et obscurément épaissis au sommet; carpelles courts, sans sillons sur le dos: étamines inté- rieures soudées avec les pétales jusqu’au tiers de leur longueur (Koch) ; fleurs petites purpurines. Juin, juillet %. Lieux frais des montagnes. RR.— CANTAL. Puy Griou. — Mont-Dore. 978. S. maximum. Pers. Syn. 1, p. 511. (0. géant.) S. Telephium. e. maximum. L. Sp. 616.— Racine à fibres charnues renflées au milieu; tige de 4 à 8 déc. dressée; feuilles planes, très larges ovales ou oblongues Mmégalement denticulées, ordinairement opposées ou ter— nées, les inférieures sessiles à base élargie, les supérieures un pen cordiformes et amplexicaules, celles des jeunes pousses munies de petites oreillettes qui se prolongent sur la tige ; fleurs d’un blane jau- nâtre ou verdàtre en eymes terminales fouraies, à rameaux principaux ordinairement opposés ou ternés ; boutons à 5 faces un peu exca- vées; pétales droits ouverts, un peu en cornet au sommet; étamines intérieures insérées à la base de la eorolle. Août, septembre %.Ro- chers et bois des montagnes. — Puy-pE-D, Pentes du Puy-de-Dôme, Royat, Beaumont, Ceyrat, Volvic, Enval, Thiers, Pontgibaud. Obs. Les espèces de ce groupe, difficiles à distingner dans les he: hicrs, étaient bien connues des botanistes anciens; Notre S. Telephium est le Tel vulgare C. Bauh. Pin. 267, figuré par Braunfels p. 21%,/et par Fuchs, p. 800; il paraît spécial aux terrains calcaires, et commence à fleurir vers le 10 août ; ses feuilles sont oblongues dans une forme, élarsies et presque arrondies dans une autre. — Je ne vois rien dans les auteurs qui se rapporte à notre S. confertum. il épanouit ses premières fleurs vers le 6 août; le S. purpurascens est, comme le dit Koch, le Zelephium purpureuwm majus Bauh. 1e, figuré par Fuchs p. 804, par Clusius hist ?, p. 67; 1l est souvent peu glauque, remarquable par ses raméaux espacés, sa fleuraison commence vers la fin de juillet et se termine en août, Les proportions indiquées par Koch pour l'adhérence des étamines ne m'ont pas ‘paru constantes, —Je n'ai pas vu vivant le S. Fabaria, qui, suivant Koch, commence sa fleuraison à Ja fin de juin, et la tevmme en juillet, Quant au S. marimrm, bon figuré par les Anciens, et facile à distinguer à ses SÉDUM, CRASSULACÉES, | 265 feuilles embrassantes, il épanouit ses premières fleurs vers le milieu d'août.=Le $, stellatumL. offre une tige de 5 à 10 cent., des feuilles glabres. planes arrondies crénelées, rétrécies en pétiole, des fleurs SéSsiles à l’aisselle des bractées et disposées en cyme bifide; les pétales lancéolés aigus sont blañes ou rosés avec une ligne verte, Delarbre l'indique dans l'Allier, aux environs de Vichy, Brughac, Jonnet, Randan, vù nous ne l'avons pas rencontré, 97%. S. Cepæa. L. sp. 617. (0. paniculé.) — Tiges de 1 à 4 déc. ra- meuses, pubescentes, ascendantes ; feuilles planes, obovales ou oblongues, obtuses, très entières, éparses ou verticilléés; fleurs en paunieule terminale, oblongue ; pétales lancéolés, aristés, d’un blane rosé, à carène purpurine. Juillet, septembre ©. Haies des lieux sa- blonneux, lieux pierreux et couverts. AC. . 975. S. album. L. sp. 619. (0. blanc.) Vulg. Tetine de chatte, Trique- Madame. — Plante de 4 à 2 déc. munie de rejets stériles radicants, redressés, garnis de feuilles lâches linéaires oblongues obtuses, cylin- driques où un peu 2planies en dessus, longues de 12 à 45 mill.; tiges florifères dressées radicantes à la base, à feuilles linéaires oblongues obtuses cylindracées, un peu aplanies én dessus, très étalées et même réfléchies au moment de la fleuraison, longues de 16 à 48 mill.; fleurs blanches en cymes glabres; sépales ovoïdes obtus; pétales obongs presque obius. Juin, juillet %. Murs, rochers. C. 976. S. micranthum. Bast ! in DC. fl. fr. 6, p. 523. (0. à petites fleurs.) S. clusiänum Guss. Syn. 1; p. 516. — Plante ordinairement nioitié plus petite que la précédente dans toutes ses parties : rejets stériles rampants radicants, garnis de feuilles rapprochées obovales reuflées, un peu planes en dessus, longues, au plus, de 6 à 8 millim. Figes florifères dressées à feuilles espacées oblengues, linéaires oh- tuses cylindracées planes en dessus et même canaliculéés au moment de là fleuraison , dressées ou étalées, jamais réfléchies, longues de 10 millim. au plus; fleurs blanches en cymes , parfois lavées de rose ainsi que toute la plante; sépales ovales arrondis très obtus, pétales oMongs concaves un peu aigus. Juin, août %. Rochers, murs arides, © licux piérreux ou sablonneux. €. 977. S. Anglicum, Iluds. 196. (0. d'Angleterre.) — Tiges de 5 à 10 cent. nombreuses en toufies étalées, glabres rougeûtres, feuilles alternes ovales obtuses prolongées à la base; eymes terminales lâches, bilides ; pétales blancs acuminés à carène rouge; élamines rosés à anthères pourpres. Mai, juillet %. Rochers granitiques où schisteux. R. — CREUSE. Faux-lu-Montagne (Be Cessac). — Hte-VIfx. Limoges , St-Léonurd, Eyÿmoutiers, à étamines souvent changées en GR (Lamy). — Plus C. dans l'Ouest, à Angers. — Laval. — antes. 978. S. rubens. L. sp. 619. (0. rougeâtre.) Crassula rubens. L. syst. — Tige de 6 à 12 cent. dressée, à rameaux ascendants; feuilles ses- siles, éparses, étalées, oblongues, demi-cylindriques obtuses, gla- bres; cyme rameuse, pubescente glanduleuse, à fleurs unilatérales séssiles sur les rameaux; carpelles pubescents, calice aigu; pétales acüininés, aristés ; à étamines. Fleurs blanches, rouges en dessous. Mai, juillet ©. Vignes, champs argilo-siliceux. C. 979. S. villosum. L,. sp. 620. (0. velu.) — Tige de 4 à 15 centim. droite, grêle, souvent rougeàtre, velue, glanduleuse, souvent munie à la base de rejets stériles feuillés ; feuilles éparses sessiles, linéaires, oblongues, semi-eviindriques, un peu planes en dessus, velues, dres-. 256 CRASSULACÉES. SEDUM. sées; pédonculés axillaires, ordinairement uniflores, et réunis en bouquets terminaux; pétales ovales non aristés. Fleurs rouges. Juillet, sept. @ ou %. Marais et prés tourbeux des terrains graniti- ques. AR. — YON. Quarré-les-Tombes, St-Germain. — CoTE-D’Or. La Roche-en-Brenil, Vic sous Thil, Saulieu, St-Léger. — Nièw. Chaîne du Morvan, StBrisson, Alligny, Moux, Planchez, Gouloux, Montigny- en-Morvan, Dammartin, Onlay, ete. — S.-r-L. Ornée, la Selle-d’'Auxy, etc., GC. autour d'Autun. — ALL Moulins, Souitte, l’Echassière. — CREUS. C. Chambraud, ete. — Hte-Viex.C. Eymoutiers, ete. — C. dans la région des montagnes. « 980. S. pentandrum. Bor. F1. cent. Ed. 2, n° 779. (0. pentandre.) S. villosum pentandrum DC. — Plante de 4 à 8-cent. toute pubescente glanduleuse; racine grêle annuelle, sans rejets stériles feuillés ; tige souvent rameuse dès la base; feuilles sessiles oblongues obtuses, étalées, planes en dessus, semi-cylindriques en dessous; fleurs à 4 et à à parties; sépales ovales oblongs un peu obtus; pétales ovales subaigus, d’un rose sale pâle à onglets jaunâtres à carène plus foncée, 4 à à (rarement 10) étamines égalant les styles; 4 à 5 carpelles à bec court. Mai, juillet ©. Champs et pelouses des lieux sablonneux. R. — Inn. Mézières, St-Michel, Saulnay. — CHER. Vierzon, Allouy. — LOIRET ef L.-ET-Cu. C. en Sologne. — INb.-ET-L. St-Patrice. — Vie. Lencloîitre, Bournand, Angliers, Vendeuvre. — DEeux-SÈv.Thouars. —M.-£T-L. Fontevrault, Distre, Marson, Lué, St-Georges-des-sept-Voies, ete. — L.-INr. Env. d'Ancenis. 981. S. hirsutum. All. fl. Ped. €. 65, f. 5. (0 hérissé.) — Tige de 4 à 8 cent. grêle, dressée, stolonifère à la base; feuilles velues, oblon- gues, semi-cylindriques, obtuses, les inférieures entassées en rosettes arrondies, les supérieures éparses; fleurs en cyme pubescente glan- duleuse ; pétales lancéolés ovales, terminés par un filet grêle ou arête. Fleurs d’un blanc rosé à nervure rouge. Juin, août %. Rochers des lieux montagneux. RR. — CREUS. St-Mers-la-Breuiile. — H'e-Viex. Tours de Chalucet près le Vigen. — Plus C.'dans la région des mon- tagnes. — Htie-Lorr. Fix, Le Mexene. — Loire, C. à Pilat, St-Alban près Roanne. — CANTAL. De Massiac à Murat. — Puy-be-D. Châtel- Guyon, Pontgibaud, Olierques, Ambert, Mont-Dore. 982. S. Andegavense. Desv.! obs. p. 150. (0. d'Anjou.) S. atra- tune. Bast. non L. Crassula Andegavensis. DC. — Racine grêle; tige de 2 à 6 cent. simple à la base, rameuse dichotome au sommet; feuilles grosses ovoïdes, obtuses, glabres, souvent rougeûtres ; fleurs d'un blanc sale, alternes le long des rameaux, presque toujours à 4 parties ; 4 à 5 étamines velues. Juin @. Rochers schisteux de l'Ouest : Thouars. — Angers. — Ancenis. 983. S. dasyphylium. L. sp. 618. (0. à feuilles épaisses.) — Tiges de 8 à 12 cent. filiformes, faibles, croissant en touffes; feuilles ses- sites, courtes, ovales, renflées, charnues, glauques , le plus souvent opposées, serrées sur les pousses stériles; fleurs en grappes pani- culées, pubescentes, glanduleuses, ordinairement à 6 pétales ovales, un peu obtus, blanchâtres à carène purpurine. Juin, juillet Z. Ro- chers, vieux murs. R. S.-ETr-L. Cuiseaux. — ALL. Cusset. —C. autour de Clermont. — CANTAL, de Massac à Murat. — Hte-Viex. St- Yrieix.— CnER. Barmont près Mehun, sur les parapets, où il a été semé. — M,-ET-L. Doué. SEDUM. _ CRASSULACÉES. t9 ox — ‘* Fleurs jaunes. 984. S. anquum. L. sp. 620. (0. annuel.) S. saxatile. Wigg. DC. Duby, non All. S. æstivum. Al. — Plante de 4 à 10 cent. glabre, souvent ponctuée de rouge; racine grêle fibreuse; tiges nom- breuses ascendantes, sans rejets rampants; rameaux dressés éta- lés; feuilles linéaires obtuses cylindracées, un peu planes en des- sus, à base tronquée très peu prolongée; fleurs jaunes unilatérales presque sessiles axillaires en cymes bifides à branches allongées flexueuses à la maturité; calice court obtus; pétales lancéolés aigus étalés en étoile; carpelles lisses divergents. Juin, août @. Murs, ro- chers. R. — Région des montagnes : Puy-de-Dôme ; Monts-Dores. — Cantal. — La Haute-Loire, Le Mezene. — Pilat. 985. S. acre. L. sp. 719. (0. âcre.) — Tiges de 8 à 10 cent. ram- pantes à la base, à rameaux ascendants, formant des gagons touffus ; feuilles sessiles, éparses, ovoides bossuées, courtes, dressées, fgy- mant 6 rangs serrés sur les tiges stériles; cyme trifide glabre; à fleurs sessiles; segments du calice ovales obtus , moitié plus courts que les pétales lancéolés aigus. Fleurs d’un beau jaune. Juin, juillet %. Bords des chemins, sables, murs, vieux tojts. C. 986. S. sexangulare. L. sp. 720. (0. à six angles.) S. Boloniense Lois. — Tiges de 1 déc. grêles, dressées, croissant en touffes lâches ; feuilles sessiles à base un peu prolongée, linéaires, cylindriques, ob- tuses, éparses sur les tiges florifères, alternativement ternées sur les rejets stériles, ce qui offre 6 rangs de feuilles lâchement imbriquées ; cyme glabre, trifide, à fleurs sessiles de 6 à 19; calice lancéolé, ob- tus; pétales acuminés. Fleurs jaunes. Juin, juillet %. Lieux sablon- neux ou pierreux des terrains calcaires. AC.— Yon. Voutenai, Arey, Tonnerre, Merry, Mailly-Château. — Niëv. Nevers, Mary, Varennes, Sauvigny, Chevenon, Chaluy, St-Pierre-le-Moustier, Druy, la Charité, Clamecy, Armes, bords de la Loire. — S.-67-L. Digoin. — Cner. Mornay-sur-Allier, St-Florent, Nohan, Vierzon, Mehun, Vinon.—LorRer. Briare, St-Gondom. — L.-ET-Cn. Cour-Cheverni, St-Laurent-des-Eaux. — Inp.-ET-L. Rosnay, Parc d'Ussé, Luynes, Cing-Mars. — Coteaux de la Loire, çà et là jusqu'aux environs de Nantes. 987. S. repens. Schl. (0. rampant.) — Vivace: tige de 3 à 6 cent. rameuse, rampante à la base, ascendante, accompagnée de rejets stériles, rampants , très feuillés ; feuilles cylindracées un peu apla- nies obtuses, sessiles, non prolongées à la base; cyme glabre de 2 à 5 fleurs; pétales ovales oblongs obtus d'un jaune pâle moitié plus longs que le calice. Juin, juillet %. Rochers des montagnes. RR. — Mont-Dore. — CANTAL. Albepierre. 988. S. anopetalum. DC. rapp. 2, p. 80. (0. à pétales droits,) S. rupestre. Nill. non L. — Tiges de 1 à 3 déc. couchées et un peu radicantes à la base, puis redressées; feuilles cylindracées mucro- nées, un peu comprimées, prolongées à la base, glauques ponctuées, dressées, imbriquées et serrées sur les jeunes pousses; cyme dres- sée, compacte; pétales lancéolés acuminés d’un jaune blanchâire très pâle, toujours droits, deux fois longs comme le calice , à lobes acu- minés. Juin, juillet %. Rochers calcaires. RR. — VIEN. Lussae . envi- rons de Poitiers. — INb.-ET-E. Chinon, Cravant, Beaumont-en-Verron. — M.-ET-L. Souzai à Champiqgny-le-Sec. C. 1e 258 CRASSULACÉES. SÉDUM. 989. S. elegans. Lej. fl. spa. 4 , p. 205. (0. élégant.) S. rupestre. Sim. fl. brit. 490. — Tiges de 2 à 3 déc. grêles, fistuleuses, un peu radicantes à la base, puis redressées, munies de rejets stériles nom- breux, souvent rougeàtres, à feuilles très serrées en faisceaux obtus, obovales obconiques, celles de la tige éparses apprimées, toutes for- tement ponctuées à peu près obtuses, subitement mucronées par une pointe très courte; fleurs petites d’un bean jaune en cyme ser- rée, penchée d’abord, calice glaucescent à lobes un peu obtus non épaissis, dépassant peu le milieu; pétales obiongs étalés, carpelles subitement rétrécis en bec court un peu moins long que les étamines. Juin, juillet %. Rochers des terrains granitiques, sables. AC. — Hite-Loime. Vals. — Loir. Malsherbes. — Yon. Forêt d'Othe, près Brion. — Nièv. Lormes, Aligny-en-Morvan, bois de Faye près Nevers. — Creus. C. à Guéret, Chambraud, ete. — C. à Limoges. —L.-Fr-Cn. Cellette. — Thouars. 0. S. albescens. Haw. DC. pr. 3, p. 407. (0. blanchâtre.) S. ru- pestre Desv.! fL. Anji. p. 316. Aixoon minus Dalech. Lugd. p. 1429. — Plante de 4 à 3 déc. d’un glarque blanchätre, parfois rougeàtre, plus rarement verte; tiges redressées grêèles, solides; feuilles ponetuées, cylindriques atténuées, subulées en un mucron blanchâtre, dressées sur la tige, celle des pousses stériles serrées imbriquées en rangs irréguliers en faisceaux oblongs; fleurs jaunes ou d’un jaune citrin pâle, presque sessiles sur les rameaux de la cyme qui est peu fourmie, resserrée, à rameaux peu recourbés jamais scorpioides ; calice dé- coupé au-delà du milieu en lobes pointus quoique un peu épaissis au sommet; pétales lancéolés pointus; carpelles longuement atté-— nués en becs évidemment plus courts que les étamines. Fin de juin, juillet %. Rochers, lieux pierreux. C. Obs. Notre plante est le S. reflexum b. glaucum Koch! Syn. que cet auteur regarde comme le S. rupestre de Lin.; mais Linné a eu en vue use plante plus robuste : folüs crussius subulatis, 991. S. reffexumn. L. sp. 618. (0. penché.) — Tiges de 2 à 5 déc. radicantes à la base, puis redressées; feuilles vertes ou glauceseentes finement ponetuées, cylindriques attéruées en une pointe blanchâtre, celles des rejets stériles Tâches imbriquées. les inférieures arquées recourbées; fleurs jaunes en cymes penchées d’abord , à rameaux recourbés scorpioides, se roidissant ensuite : calice découpé au-delà de son milieu en lobes excavés au centre épaissis au sommet et se terminant en pointe un peu obtuse; pétales obtus, carpelles longue- ment atténués en bec pointu ordinairement de la longueur des éta- mines. Juillet, août %. Rochers, murs, lieux sablonneux. C. Obs. 8. recurvatum W. plus robuste, à feuilles glaucescentes, moins imbriquées , étalées ou ve- courhées , à fleurs très brièvement pédicellées sur les axes est C. sur les mars et les roches pétresili- ceuses de l’arrondis-ement de Beaupreau. 992. S. rupestre. L. sp. 618. DC. pl. grass. t. 115! (0. des rochers.) Bill. Elth. tab. 256. (bona quoad habitum, sed ad sei!. eleg. spectau.) — Plante de 9 à 5 déc. très glauque, plus robuste que les précé- dentes dans toutes ses parties; tiges nombreuses tombantes, ra= dicantes, redressées ensuite; feuilles grosses, finement ponetuées, cylindriques atiénuées en pointe blanchâtre, ceiles de la tige làches cialées, celles des rejets imbriquées sur 5 rangs irréguliers spiralés, formaut des faisceaux oblongs ; fleurs jaunes grandes, eu cynie pen- chée d'abord à ranieaux bifides, recourhbés, se redreesant ensmiles SÉDUM. CRASSULACÉES. 25ÿ boutons oblongs à pétales 2 fois longs comme le calice ; ealice dé- coupé au-delà de son milieu en lobes excavés au centre, épaissis au sommet et se terminant en une pointe un peu obtuse; carpelles lou- guement atténués en bec pointu égalant les étamines. Juillet, août %. Murs et pierrailles surtout du calcaire jurassique. C. 993. S. altissimum. Poir. Diet. 4, p. 634. (0. élevé.) — Port du pré- cédent mais bien plus robuste; tiges de 3 à 6 déc. redressées roides, feuilles cylindracées, aigués, glauques, apprimées sur la tige, celles des pousses stériles plus régulièrement imbriquées sur cinq rangs; fleurs d’un jaune pale presque sessiles sur les rameaux de la eyme à rameaux bifides recourbés d’abord, puis roides redressés; boutons courts presque arrondis, les pétales n’y étant qu'une fois longs comme le calice; 6 à 8 pétales aigus étalés. Juillet, août %. Rochers des montagnes. — J'en possède des échantillons de la Corrèze, de la Lozère, de l'Ardèche, ete., localités voisines du rayon de cette Flore où il existe probablement. 201. SEMFERVIVUM. L. (Joubarbe.) Sépales et pétales au nombre de 6 à 18 ; étamines en nombre double; carpelles uniloeu- iaires polyspermes et écailles hypogynes en nombre égal. Feuilles «dés jeunes pousses en rosettes. 994. S. tectorum. L. sp. 664. (J. des toits.) Vulg. Artichaut sau- vage. — Tige de 3 à 7 déc. dressée, cylindrique, pubescente, ra- nmeuse et un peu visqueuse supérieurement; rejets radicaux étalés à ‘euilles en rosettes larges, ouvertes, épaisses, sessiles, glaucescentes, oblongues obovales, brusquement acuminées mucronées, ciliées à cils recourbés, glabres du reste, les’ caulinaires éparses, ovales lancéolées, atténuées et mucronées au sommet, les supérieures pu- bescentes glanduleuses; fleurs velues glanduleuses assez grandes, subsessiles unilatérales sur des rameaux souvent bifides, disposés en panicule le loug de la tige; pétales rose-pâle, marqués de linéoles burpurines et glabres en dessus, légèrement carénés, verdâtres et his- pides glauduleux en dessous, linéaires lancéolés, assez longuement atiénués et acuminés au sommet, étalés en étoile, le double plus iongs que le calice; écailles hypogynes d’un blanc verdâtre, petites, standuliformes, plus larges que hautes, arrondies au sommet, sub- horizontales ; carpelles ovales oblongs, brusquetnent terminés par un Style oblique plus court qu'eux; graines petites obovales, d'un jaune clair. Juillet, septembre %. Vieux murs, toits de chaume. C. 995. S. Arvernense. Lec. et Lamtt. Cat. pl. cent. p. 179. (J. d’Au- vergne.) — Tige de 10 à 25 cent. dressée, velue glanduleuse, divisée en trois rameaux florifères, ou ramifiée dès sa moitié supérieure ; rosettes ouvertes (moitié moins larges que dans fectorum) à feuilles légèrement glaucescentes, oblongues , brusquement acuminées-mu- cronées à pointe reugeñtre, fortement carénées sur le dos, étalées dressées, munies sur les deux faces de très petits poils blanes,caducs, et sur les bords, de cils un peu recourbés; feuilles caulinaires oblon- ques laneéolées longuement acuminées, les inférieures brièvement hispidules, les supérieures velues glanduleuses; fleurs un tiers moins grandes que dans ectorum, subpédonculées le long des rameaux dis- posés en panicule velue glanduleuse au sommet de la tige; pétales d'un rose assez vif, marqués de linéoles purpurines et glabres en 260 CRASSULACÉES. SEMPERVIVUM. dessus, velus-glanduleux et légèrement verdâtres en dessous, linéaires lancéolés, longuement atténués et acuminés au sommet, étalés en étoile, une fois et demie plus longs que le calice ; écailles hypogynes blanc-verdâtres, petites, glanduliformes, plus larges que hautes, arrondies au sommet, horizontales; carpelles ovales oblongs, brus- quement terminés par un style oblique,rougeàtre, plus court qu'eux ; graines petites obovales d’un jaune fauve clair. Juillet, sept. %. Ro- chers granitiques et basaltiques. RR. — CANTAL. Vallée de Massiac, rochers de Bonnevie à Murat. — Puy-nE-D. Route de Champeix à St- Nectaire , vallée de St-Floret, rochers de St-Yvoine près Coudes. 996. S. Pomelu. Lamotte! Notes sur q. PL. nouv. (1855) p. 43. (J: de Pomel.) — Tige de 15 à 20 cent. brièvement velue glanduleuse, dressée, feuillée, portant à son sommet 3 ou à rameaux floritères; rosettes subovales d’abord, puis un peu étalées (plus petites que dans les précédentes), à feuilles dressées oblongues étroites, assez forte- ment carénées sur le dos, vertes, parsemées de poils blanes très courts, glanduliformes, garnies sur les bords de cils blancs et longs, terminées insensiblement par yne pointe rougeâtre, couverte de longs poils blancs en forme de houpe et dépassant de beaucoup son dismètre; feuilles caulinaires oblongues lancéolées, brièvement acu- minées dans le bas de la tige, longuement atténuées en pointe dans le haut, brièvement velues glandulenses et à pointe terminée par de longs poils blancs; fleurs subpédonculées le long des rameaux dis- posés en pauicule velue glanduleuse ; pétales d’un rose vif uniforme, sans linéoles et glabres en dessus, velus-hispidules en dessous avec la carène purpurine, lancéolés-linéaires atténués et longuement açu- minés au sommet, étalés en étoile, une fois et demie plus longs que le calice; écailles hypogynes d’un blane verdâtre, sublamelliformes, plus allongées et moins épaisses que celles du S. arvernense, presque triangulaires à sommet arrondi, subdressées; carpelles ovales oblongs, brusquement rétrécis en un style oblique, rose, un tiers moins long qu'eux; graines très petites, oblongues, fauve-jaunâtre clair. Juillet, août %. Rochers granitiques. RR. — Rochers de St- Yvoine, rochers entre Champeix et St-Nectaire. — Murs à Nevers? 997. S. Funkii. Braun. (J. de Funk.) —- Tige de 15 à 20 cent. dressée, velue-glanduleuse divisée en 3 rameaux florifères ; rosettes subglobuleuses à feuilles vertes oblongues obovales, assez briève- ment atténuées et acuminées au sommet, un peu carénées sur le, dos, légèrement bombées en dessus, couvertes sur les deux faces de très petits poils blancs disparaissant avec l’âge, ciliées sur les bords, à cils droits: feuilles caulinaires cblongues lancéolées, atténuées et acuminées au sommet, hispidules glanduleuses, surtout sur le dos, un peu renflées à la base; fleurs subsessiles le long des rameaux disposés en panicule couverte de longs poils blancs; pé- tales d'un rose un peu pâle, souvent maculés de taches blanchâtres au sommet, sans linéoles en dessus, un peu linéolés, velus glandu- leux et à carène verdâtre en dessous, linéaires lancéolés atténués et acuminés au sommet, étalés en étoile, une fois et demie plus longs ue le calice; écailles hypogynes blanchâtres lamelliformes, subqua- rangulaires dressées, un peu plus larges que hautes à sommet droit; carpelles largement ovales subrhomboïdes , brusquement ter- minés par un style oblique, rougeñtre au sommet de moitié plus SEMPERVIVUM. CRASSULACÉES.” 961 court qu'eux ; graines très petites linéaires obovales, brunâtres. Mai, juillet %. Naturalisé sur les murs. RR. — Puy-pE-D. Chäteaugay, Aiqueperse. — ALL. Gannat, quartier des Capucins. 998. S. arachnoïdeum. L. sp. 665. (J. aranéeuse.) -— Tige de 6 à 12 cent. dressée, rougeàtre, velue-glanduleuse, divisée en 3 rameaux florifères; rosettes subglobuleuses, à feuilles vertes oblongues ob- tuses, bombées en dessus, un peu arrondies en dessous, couvertes sur les deux faces de très petits poils blancs, garnies sur les bords, dans le haut et surtout à la pointe de poils blancs, mous très longs, recouvrant la rosette comme d’une toile d’araignée; feuilles cauli- naires oblongues ou oblongues lancéolées obtuses, un peu atténuées au sommet, brièvement puhescentes glanduleuses, eiliées et garnies à la pointe de longs poils mous et tombants; fleurs subpédonculées le long des rameaux disposés en panicule pubescente glanduleuse ; pétales d’un rose vif sans linéoles en dessus, à carène à peine ver- dâtre, velus glanduleux et linéolés en dessous, lancéolés linéaires atténués et longuement acuminés au sommet, étalés en étoile, deux fois plus longs que le calice; écailles hypogynes blanc-verdâtres, lamelliformes, subquadrangulaires allongées, étalées, dressées, plus hautes que larges à sommet arrondi; carpelles ovales oblongs ter- minés brusquement en un style oblique rougeûtre, plus court qu’eux ; graines très petites, obovées oblongues jaunûtres. Juin, juillet %. Rochers. R. — Hte-LoirEe. Le Mexenc. — Cantal. — Puy-DE-D. Ro- chers de Ceyrat, d'Enval pres Riom , de Chalusset et Pranal près Pont- gibaud , de la Roche-Noire, Mont-Dore, Roche Sanadoire, Pave des Géants de Rochefort. — CORRÈZzZE. Orgues de Bord. — ALL. Neuvialle, rochers de la Sioule. — CREUS. Aubusson, Felletin. Obs. J'ai emprunté, en les abrégeant un peu, les descriptions de ces espèces à l'excellente notice de M. Lamotte, qui a eu l'obligeance de m'en envoyer des exemplaires secs et vivants. 202. UMBILICUS. DC. (Oimbiiicine.) Calice à 5 divisions ; pétales soudés en corolle tubuleuse campanulée , à 5 lobes droits; 10 éta- mines insérées sur la corolle ; 5 écailles hypogynes ovales; 5 carpelles uniloculaires polyspermes à styles subulés. 999. U. pendulinus. DC. pl. grass. t. 156. (O0. penchée.) Cotyledon umbilicus. Var. b. L. sp. 615. — Racine renflée; tige de 1 à 3 déc. presque sunple ; feuilles inférieures pétiolées, peltées, orbiculaires, crénelées, concaves, glabres, épaisses, les caulinaires peu nombreuses cunéiformes. Fleurs blanc-verdâtres penchées en grappes droites terminales ; bractées entières de la longueur du pédicelle. Mai, juin %. Vieux murs, rochers de granite ou de micaschiste. R. — Régions supé- rieures de la Loire. CG. — Cantal. — Haute-Loire. — Loire. — Puy-bE-D. Enval près Riom, Roche-Noire, Meschers. — Creuse et Haute-Vienne. C. — S.-Et-L. Bourbon-Lancy. — ALL. Néris, Montluçon, Marcillat, St- Poureçuin, Neuvialle. — Inn. La Chätre, Chaillac. — Schistes et granites de l'Ouest. C. FAM. XLIL CACTÉES. 203. OPUNTZA. Tournf. (Raquette.) Calice adhérent à l'ovaire, à sépales sur plusieurs rangs, nombreux, foliacés, les supérieurs planes, courts; pétales nombreux, libres ; étamines indéfinies; 4 style resserré à la base; plusieurs stigmates dressés; baie tuberculeuse. 262 CACTÉES. OPUNTIA, 1900. O. vulgaris. Mill. Dict. n° 4. (R. commune.) Cactus opuntia nana. DC. pl. grass. t. 138. — Sous-arbrisseau diffus étalé à tige composée d'articles charnus, verts en forme de feuilles obovalés épaisses, portant les fleurs à leur sommet, et parsemées d’aiguillonsen forme de poils courts et très nombreux: fleurs jaunes. Juillet. Uri ginaire d'Amérique, dit-on, mais naturalisé sur les murs et les fours dans plusieurs parties de l'Ouest et même dans les fissures de ro- chers escarpés, où il n’a pu être planté, à /« Baumette près Angers, à Segré! à Clisson. FAM. XLII. GROSSULARIÉES. Calice à limbe supère à 4 ou 5 divisions régulières ; 4 à 5 pétales égaux, insérés à la gorge du calice; 4 à 5 étamines insérées entre les pétales ; ovaire uniloeulaire à 2 placentas pariétaux opposés; style à 2,3 ou 4 stigmates, baie uniloculaire polysperme, globuleuse et couronnée dans sa jeunesse par le calice persistant. Arbrisseaux à feuilles alternes. | 294. RIBES. L. (Groseiller.) Calice à 5 divisions, 5 pétales petits, » étamines, 2 stigmates; baie globuleuse à graines oblongues un peu comprinces. * Tiges armées d'aiquillons, fleurs axillaires. 1001. M. Uva crispa. L. sp. 292. (G. épineux.) — Arbrisseau très rameux, à rameaux armés d'aiguillons ternés ; feuilles petites pubes- centes, incisées, lobées, à 3 ou à lobes obtus; pédoneules à 4 où 2 fleurs; sépales velus réfléchis ; pétales obovales arrondis ; ovaires pubescents; baies glabres. Fleurs d’un rouge verdàtre. Mars, mai: Haies, buissons, lieux pierreux. €. Obs. R. Grossularia L.diFfère par ses feuilles plus larges souvent glabres et luisantes en dessous : les fruits plus gros, souvent hérissés de soies roides. Îl est cultivé. ** Tiges sans aiquillons, fleurs en grappes. 1052. R. Alpinum. L. sp. 291. (G. des Alpes.) — Arbrisseau ra- meux ; feuilles petites à 3 ou à lobes dentés obtus, plus pâles et lui= santes en dessous, un peu velues en dessus; grappes dressées, velues, glanduleuses; calice glabre à segments ovales planes ; pé= tales très petits, étroits; bractées laucéolées plus longues que le pé- dicelle; fruits rougeñtres, insipides. Fleurs d’un janne verdâtre, souvent dioïques. Avril, mai. Haies, buissons. — S.-Er-L. Roches de Château-Beau , ssy-lEvéque, Cluny. — Az. Moulins, St-Nicolas- des-Biefs, rochers du Sichon, Molle, Busset, St-Angel, Montluçon, Néris. — CHER. S/-Amand, Chäteauneuf, Lissay, Trouy, Bourges, Vasselu, Chapelle-Si-Ursin, Morthomier, Subdrai, St-Florent, Plou, Poisieux, Charost. — Nb. Chäteauroux, Issoudun. — C. dans la Creuse, dans la Haute-Vienne et dans la région des montagnes. 1003. R. nigrum. L,. sp. 291. (G. noir.) Vulg. Cucis. — Arbrisseau aromatique; feuilles à 3 ou à lobes dentés, parsemées en dessous de points glanduleux jaunâtres; grappes pendantes pubescentes: bractées étroites plus courtes que le pédicelle; calice pubescent campanulé, à lobes oblongs renversés ; pétales oblongs, baies noires 2 RIBES. GROSSULARIÉES. 63 aromatiques. Fleurs verdâtres , rouges en dedans. Avril, mai. Cultivé et naturalisé çà et Là. — Hie-Vienne. Condat, bords de la Vienne. 1004. 3. rubrum. L. sp. 260. (G. rouge.) — Arbrisseau rameux; feuilles échanerées en cœur à la base, à 3 ou 5 lobes obtus dentés, pubescentes en dessous; pétiole cilié inférieurement; grappes pen- dantes à bractées ovales plus courtes que le pédicelle; calice glabre, campanulé aplani; pétales obtus; baies rouges, acides. Fleurs d’un jaune verdâtre, tachées de brun en dedans. Avril, mai. Haies des prés, ruisseaux des bois. C. mais pas partout. Obs. On cultive partout le: variétés à fruits rouges ou blancs perlés, ils sont plus gros et moins acides que dans la variété sauvage; et leurs fleurs n'offrent pas de taches brunes, le plus souvent. 1905. R. petræum. Wulf. in Jacq. Misc. 2, p. 36. (G. des rochers.) — Arbrisseau rameux, feuilles pétiolées, un peu cordées à 3 ou 5 lobes acuminés, dentées en scie, à nervures saillantes hérissées; fleurs d’un rouge brun en grappes dressées d’abord, puis penchées et pendantes à la maturité; lobes du calice spatulés eiliés, bractées petites ovales plus courtes que les pédicelles. Mai, juin. Rochers de montagnes. — Cantal. — Monts-Dores.— Pilat. FAM. XLIV. SAXIFRAGÉES. Calice à 4 ou à divisions, persistant, adhérent ou libre; 4 à 5 pé- tales insérés sur le calice, rarement nuls ; 8 à 10 étamines libres ; 2 styles (rarement 4 à 5) persistants à stigmates dilatés; capsule poly- sperme à 1 ou 2 loges, terminée par deux pointes et s’ouvrant par un trou placé entre les deux pointes, ou de la base au sommet, graines petites. Plantes herbacées à feuilles ordinairement alternes. 205. SAXIFRAGA. L. (Saxifrage.) Calice plus ou moins adhé- rent à à divisions; 5 pétales étalés entiers, à court onglet; 2 styles persistants; capsule polysperme à 2 loges, et s’ouvrant par un pore entre les 2 styles. 1006. S. tridactylites. L. sp. 578. (S. trilobée.) — Racine grêle; tige de à à 10 cent. dressée, rameuse, pubescente visqueuse ; feuilles un peu charnues, les radicales spatulées entières ou trifides, les caulinaires alternes cunéiformes à 3 lobes. Fleurs blanches petites, AE et terminales. Mars, mai ©. Lieux sablonneux, vieux murs. C. 1007. S. granulata. L. sp. 576, (S. granulée.) — Racine fibreuse, chargée de petits tubercules charnus, agglomérés; tige de 2 à 5 dée. droite, pubescente visqueuse, à rameaux dressés en corymbe ; feuilles charnues presque toutes radicales, réniformes lobées créne- lées, à pétiole canaliculé; les cautinaires cunéiformes lobées ; pé- tales deux fois plus longs que le calice. Fleurs blanches assez grandes en D. paniculé. Mai, juin %. Prés secs, bords des bois sablon- neux. €. 1008. S. penduliflora. Bast. Journ. bot. 3. p. 17. (S. penchée.) — Port du S. granulata dont elle diffère par ses souches ligneuses hori- zontales, noirôtres (Bast.), par ses feuilles plus épaisses, par sesfleurs plus grandes en corymbe penché. Lieux frais. R.— CREUSE. Ahun.— Hie-Vien. Condat, bords de la Vienne.— Mont-Dore. - 264 SAXIFRAGÉES. SAXIFRAGA. 1009. S. rotundifolia. L, sp. 576. (S. à feuilles rondes.) —Tiges de 2 à 5 déc. droites, feuillées, paniculées au sommet, feuilles pétiolées réniformes arrondies , anguleuses dentées; calice libre étalé, pétales lancéolés, étalés en étoile, blancs, ponctués de rouge et de jaune. Juin, août %. Lieux couverts des montagnes. — Monts-Dores. — Cantal. — Chaine du Forez — Le Mezenc. 1016. S. Aizoon. Jacq. Aust. t. 438. (S. Aizoon.) — Tige de 1 à 5 déc, munie à sa base d'une rosette de feuilles lingulées obtuses, . bordées de points ou fossettes recouvertes par une membrane et de deuts cartilagineuses acuminées à leur partie supérieure; grappe terminale souvent velue glanduleuse à pédoncules de 1 à 5 fleurs; pé- tales obovales blancs, ponctués de rouge à la base. Juin, août %. Ro- chers des montagnes. — Cantal. — Monts-Dores. 1011. S. Bryoïdes. L. sp. 572. (S. Bry.) — Tige de 4 à 8 cent. grêle redressée feuillée uniflore, munie de rejetons nombreux en gazons serrés, garnis de bourgeons compactes axillaires égalant les feuilles ; feuilles lancéolées linéaires bordées de longs cils roides et d’autres plus courts, les caulinaires dressées apprimées; calice libre étalé à lobes ovales aigus submucronulés, fleurs d’un blanc jaunâtre. Juillet, août %. Rochers des montagnes. — Cantal. — Mont- Dore. 1012. $. stellaris. L. sp. 572. (S. étoilée.) — Tige de 6 à 15 cent. presque nue, rameuse au sommet, feuilles presque toutes radicales obovales cunéiformes dentées au somme; calice libre, réfléchi, pé- tales étalés lancéolés atténués en onglet, filets subulés; fleurs blan- ches ponctuées de jaune à la base. Juillet, août. %. Lieux humides des montagnes. — Monts-Dores. — Plomb du Cantal. 1013. S. exerata. Vill. Dauph. 3, p. 674. (S. silionnée.) — Tiges grêles de 6 à 10 cent. pauciflores, munies à leur base de feuilles rapprochées en rosettes, feuilles presque toutes à 3 ou 5 divisions arrondies obtuses mutiques, marquées en dessous de trois sillons, à nervures saillantes par la dessiccation, celles des rosettes sessiles ou palmées pétivlées, celles des rejetons munies d’un pétiole plane ; pétales ovales ou oblongs obtus sessiles, deux fois plus longs que le calice; fleurs blanches ou d’un blanc jaunâtre très pâle. Juin, août %. Rochers humides des montagnes. — Mont-Dore. — Cantal. 1014. S. pedatifida. Sm. (S. pédatifide.) — Tige de 4 à 2 déc. dressée un peu pubescente visqueusée, à rameaux paniculés ; feuilles visqueuses, très nerveuses en dessous divisées en à 7lobes linéaires aigus mucronés presque pédalés, rétrécies en pétiole allongé ; calice glanduleux à dents linéaires aiguës, pétales grands ovales spatulés blancs à nervures rameuses, rétrécis en onglet. Juil., août %. Ro- chers &es montagnes. RR. — Lozère. — Ardèche. 1015. S. Hypnoïdes. L. sp. 579. (S. Hypne.) — Tiges de 1 à 2 dée. dressies peu feuillées entourées de nombreux rejets radicants en gazon, d'un beau vert, souvent munis de bourgeons axillaires pubes- cents membraneux; feuilles pétiolées ciliées, à 3 ou 5 lobes palmés, elliptiques ou lancéolés cuspidés ou aristés; calice à 5 divisions ovales acuminées, pétales blancs grands ovales obtus étalés. Juin, juillet %. Rochers des montagnes. C. aux Monts-Dores, Puy-de-Dôme, Royat, La Pradu. — Cuntal. — Le Mezenc, Le Puy à Peissadière. SAXIFRAGÉES. 265 206. CHRYSOSPLENIUM. L. (Dorine.) Calice adhérent à l'o- vaire, à 4 à 5 divisions dont 2 plus petites, coloré intérieurement; corolle nulle ; 8 à 10 étsmines insérées autour d’un disque glandu- leux ; 2 styles et 2 stigmates ; capsule uniloculaire à 2 valves, poly- sperme et surmontée par les styles. Graines rougeitres. 1016. C. oppositifolium. L. sp. 569. (D. à feuilles opposées.) — Herbe tendre, succulente, légèrement poilue, de 1 à 2 déc. croissant en gazons; tige rameuse faible, radicante à la base, feuilles opposées, arrondies, un peu crénelées, cunéiformes à la base, les inférieures plus larges; tige florale presque nue, anguleuse; fleurs courtement pédonculées en corymbe terminal, et entourées de deux feuilles ou bractées. Fleurs jaunes. Mai %. Lieux couverts, bords des ruisseaux et des filets d’eau des terrains granitiques et sablonneux. C. dans la région des montagnes. — AR. ailleurs, mais çà et là dans tout le bassin de la Loire. 1017. C. alternifolium. L. sp. 569. (D. à feuilles alternes.)—Plante de 1 à 3 déc. un peu plus robuste que la précédente, formant des touffes moins étalées; tige suceulente fragile, radicante inférieure- ment, comme triangulaire ; feuilles alternes, poilues, échancrées en cœur à la base, réniformes, fortement crénelées, les radicales larges longuement pétiolées ; fleurs jaunàtres, réunies en corymbe au som met de la tige, et comme assises sur les feuilles florales. Mai %. Bords des filets d’eau et des cascades dans les lieux ombragés des montagnes granitiques. R.— CorE-D'Or. Saulieu. — NiÈv. Chateau- chinon, Fretoy, Beuvrai, St-Honoré. — S.-E£r-L. Autun, Ornée, Chan- tal, Auxy. — CREUSE. Aubusson, Grandbourg. — H-NiEn. Eymoutiers. — Env. de Clermont, Thiers, Monts-Dores. — Cantal. — Haute-Loire. FAM. XLV. OMBELLIFÈRES. Calice soudé avec l'ovaire à limbe à 5 dents, souvent nulles; à pétales insérés sur le bord du calice; 5 étamines enroulées en de- dans daus le bouton, insérées avec les pétales et alternant avec eux ; 2 styles dilatés à la base en 4 disque (s/ylopode) occupant le sommet de l'ovaire; ovaire à 2 loges, contenant chacune 4 ovule pendant (très rarement uniloculaire); fruit composé de 2 mericarpes (c'est-à- dire de 2 carpelles soudés chacun avec une moitié de calice) adhé- rents par leur face interne (nommée commissure) le long d'un axe central (carpophore), au sommet duquel ils Sont attachés, et dont ils se séparent de la base au sommet; graines adhérentes au péricarpe. — Plantes presque toujours herbacées, à feuilles alternes, le plus souvent très divisées, à pétiole engainant souvent élargi et renfer— imant les jeunes pousses florales comme dans une spathe; fieurs en ombelles, très rarement en tête. Une coilerette de folioles qui eatoure souvent la base de l’ombelle, prend le nom d’involucre, celle qui ac- compagne l’ombellule reçoit celui d’involucelle. Obs. Les auteurs qui, dans ces derniers temps, se sont occunés dela coordination des ombelli® fèves, l'ont établie uniquement sur l'organisation du fruit; aussi ne peut-on déterminer ces plantes qu'autant que lon a un fruit mûr sous les yeux; voyez & 1, p. 60, article Bandetettes. Ces carar- tres d'une observation minaticuse sont d’une «pplication très difficile pour les coismeuçants. Mais leur emploi est indispensable pour constituer Les seures d'une manière moins arbitraire. dans cette famille où ils sont si peu transhés qu'ils se confondent, pour ainsi dire, l'un avec l'autre. Au reste, nous renvoyuns les anateurs peu exercées à la clef analylique des geures à l'aide de laquelle ils pour- ront surmouter La pius grande partie de ces difficultés. 266 OMBELLIFÈRES. 207. HYDROCOTYLE. L. (Hydrocotyle.) Bord du calice peu apparent, pétales ovales, entiers, égaux, à pointe droite; fruit orbi- culaire comprimé à 2 lobes. Ombelles simples très petites. 1018. H. vulgaris. L. sp. 338. (H. commune.) — Tiges de 1 à 3 déc. grêles rampantes, radicantes, rameuses; feuilles peltées orbi- culaires, largement crénelées, lisses, nerveuses, à lougs pétioles dressés, un peu velus; ombelles presque radicales courtement pédon- culées, de 5 à 8 fleurs blanchâtres ou rosées. Juin, septembre %. Bords des étangs, marais, pelouses sablonneuses inondées l'hiver. C. — Parait manquer en Auvergne, souvent nulle dans les caleaires. 208. SAN:CULA. L. (Sanicle.) Calice petit à à dents, pétales droits obovales à longue pointe enroulée; fruit ovale globuleux, hé- rissé de pointes crochues. Involucre et involucelles polyphylles, ombellules irrégulièrement pédicellées à fleurs sessiles souvent poly- games. 1019. S. Europæa. L. sp. 339. (S. d'Europe.) — Tige de 4 à 6 déc. droite, presque simple et nue; feuilles radicales glabres, longuement pétiolées, palmées à 3 ou 5 lobes cunéiformes trifides incisés dentés, à dents sélacées. Fleurs blanches ou rougeàtres. Mai, juin Z. Bois, lieux couverts. C. presque partout, sans être très abondante. 203. ASTRANTIYA. L. (Astrance.) Bord du calice à 5 dents folia- cées; pétales droits connivents terminés par une pointe infléchie, presque aussi longue qu'eux; fruit comprimé, méricarpe sans ban- delettes à 5 côtes obtuses plissées dentées, renflées, en renfermant d’autres plus petites dans leur cavité, carpophore nen disjoiut. — Ombelles irrégulières, involucelles très grands polyphylles dépas- sant les fleurs. 1020. A. major. L. sp. 339. (A. à grandes fleurs.) — Souche obli- que brune aromatique, vivace; tige de 4 à 8 déc. grêle peu rameuse ; feuilles radicales pétiolées palmées à 5 ou 7 lobes oblongs obovales aigus inégalement lobés incisés dentés; folioles de l’involucre en- tières ou à 1 ou 2 dents, celles de l’invo!ucelle lancéolées trinervées étalées en étoile, d'un blane rosé, veiné de vert. Juin, août %. Pâtu- rages des montagnes. — Puy-de-Dime. — Monts-Dores. — Cantal. — ilaute-Loire, etc. 210. ERYNGIUM. EL. (Panicaut.) Calice à D folioles; pétales droits oblongs à longue pointe repliée; fruit ovale oblong dépourvu de côtes et hérissé de petites écailles dressées; fleurs entremê'ées de paillettes, sessiles, en tête serrée et entourée d’un involuere épi- Deux. 1021. E. campestre. [,. sp. 337. (P. des champs.) Vulg. Chardon- Tioland ou roulant, Pique à l'Ane. — Tige de 4 à 6 déc. droite à ra- meaux nombreux étalés en sphère ; feuilles dures coriaces épineuses, veinées en réseau, les primordiales souvent planes arrondies, les ra- dicales 2 ou 3 fois pinnatifides à lobes incisés décurrents froncés au bord, les caulinaires amplexicaules à oreillettes larges , involuere à folioles linéaires entières dépassant le capitule, paillettes simples. Fleurs blanchâtres ou légèrement bleuâtres. Août, sept. %. Lieux stériles, bords des chemins. CG. Il manque dans quelques localités des terrains granitiques. ERYNGIUN. OMBELLIFÈRES. 267 1022. E. maritimum. E,. sp. 337. (P. maritime.) — Plante glauque blanchâtre de 2 à à déc. ; tige robuste, droite, rameuse; feuilles co- riaces très dures, les radicales entières ou plissées lobées, les cau- linaires amplexicaules ovales sinuées lobées épineuses ; fleurs bleuâtres en capitules plus courts que les folioles de l’involucre qui soul ovales sinuées, paillettes trifides. Juin, sept. %. Sables mari- times, — Embouchure de la Loire. Obs. L'Er. amethystinum L. dont un individu a été trouvé à Malsherbes , route de Milly, se dis- . tingue facilement des deux précédentes par son corymbe d’un beau bleu améthyste , ses feuilles ter- nées bi-pivnatifides, les caulinaires embrassantes à base très entière. — L’E. viviparum Gay qui se trouvera peut-être dans les landes humides de la Loire-Inférieure, se distinguera à ses petites propor- tions el à sa tige couchée de 3 à 6 cent. 211. CXCUTA. L. (Cicutaire.) Calice à 5 dents ou ptites folioles ; pétales obovales échancrés à pointe enroulée; fruit presque rond didyme contracté latéralement; carpelles à 5 côtes égales presque planes, les latérales placées au bord; vallécules à une bandelette presque aussi saillante que les côtes; carpophore biparti. Involucre nul ou à peu près, involucelles polyphylles. 1023 C. virosa. L. sp. 366. (C. vireuse.) Cicutaria aquatica. Lam. Ciquë aquatique. — Racine garnie de fibres filiformes; tige de 5 à 8 déc. cylindrique, fistuleuse sillonnée, rameuse; feuilles grandes bi ou tri-pinnées, les inférieures à long pétiole fistuleux cylindrique, strié ; folioles allongées linéaires lancéolées aiguës incisé-dentées en séie; ombelles pédonculées opposées aux feuilles ; involucelles à fo- lioles allongées linéaires sétacées. Fleurs blanches. Juillet, sept. ©. Eaux paisibles et profondes, étangs, surtout des terrains granitiques où Siliceux. R. — NiÈv. Etfangs de Boutrille et de Masille près Luzy. — S.-£r-L. Barnaud , Marly-sous-lssy, la Commelle, St-Léger-sous- Beuvrai. — L.-vr-Cu. Rivière de Beuvron à la Folletière, près Tour. — Nantes, bords de l'Erdre. — Très vénéneuse. 212. APZUM. L. (Ache.) Dents du calice nulles; pétales entiers arrondis à pointe enroulée, stylopode aplati, fruit arrondi didyme contracté latéralement; carpelles à 5 côtes filiformes égales, Les laté- rales placées au bord, vallécules à une bandelette, carpophore entier. Imvolucre et involucelles nuls. 1024. À. graveolens. L. sp. 379. (A. odorante.) — Tige de 6 à 9 déc. droite, rameuse, sillonnée; feuilles inférieures pinnées à folioles larges rhomboïdales trilobées incisées, les caulinaires ternées, à folioles cunéiformes incisées et dentées au sommet; ombelles nom breuses latérales sessiles ou courtement pédonculées, souvent pro- liféres. Fleurs petites d'un blanc verdâtre. Juillet, sept. ©. Haies, fossés des jardins. — Région maritime. — La planie développée par là culture fournit le Céleri. 213. PETROSEL: NUM. Foffm. (Persil.) Dents du calice nulles; pétales arrondis courbés, entiers où à peine échancrés, à pointe fléchie en dedans; fruit ovale presque didyme comprimé latérale- ment; stylopode convexe un peu conique; carpelles à 5 côtes fili- formes égales, les latérales placées au bord; vallécules à une bande- lette; carpophore biparti. Involucre de 1 à 3 folioles ; involucelles polyphylles. 1025. P. sativum. [offm. (P. cultivé.) Apium Petroselinum. L. sp. 268 OMBELLIFÈRES. — PETROSELINUM. - 379. — Tige de 5 à 8 déc. droite, striée, rameuse ; feuilles inférieures 2 ou 3 fois pinnées, à folioles cunéiformes ovales trifides, incisées, dentées, d’un vert luisant, les supérieures à lobes linéaires lancéo- lés ; ombelles pédonculées à rayons nombreux; involucre de 4 à 3 folioles ; involucelles à folioles nombreuses linéaires et très courtes. Fleurs d’un jaune verdûtre. Juin, août ©. Naturalisé autour des jar- dins, sur les murs et les rochers; cultivé partout pour ses feuilles aromatiques usitées en cuisine. 1026. P. segetum. Koch. (P. des moissons.) Sison segetum L. sp. : 362. Sium — Lam.— Tige de 4 à 6 déc. dressée, cylindrique, striée, rameuse dès la base, à rameaux grêles, eflilés, presque nus; feuilles pinnées, les radicales à 143 à 19 folioles petites, sessiles. ovales in- cisées dentées, fermes; les caulinaires plus étroites et plus décou- pées, les supérieures presque avortées ; ombelles petites longuement pédonculées, penchées d’abord, à 2 ou 3 rayons inégaux ; involucre de 2 ou 3 folioles linéaires ; involucelles de 4 à 6 folioles lancéolées très courtes; fruits ovales à pédicelles très inégaux. Fleurs blanches ou rougeûtres. Juillet, août ©. Champs pierreux et argileux, haies, lieux vagues. AC. dans les régions calcaires ; manque dans les gra- uites. 214. ŒRINIA. Hoffim. (Trinie.) Fleurs dioiques ou polygames; dents du calice nulles; pétales des fleurs stériles lancéolés ; ceux des fleurs fertiles ovales à pointe courte fléchie en dedans; fruit ovale comprimé, à styles réfléchis; carpelles à 5 côtes filiformes, un peu saillantes, égales, les latérales placées au bord; bandelettes nulles ou peu apparentes dans les vallécules, mais cachées dans l'intérieur des côtes; carpophore plane membraneux bifide. Involucre et invo- lucelles nuls où à une seule foliole. 1027. T. vulgaris. DC. Prod. 4, p. 103. (T. commune.) Trin. gla- berrima. Duby. — pumila. Reich. Pimpinella dicica. L. — Racine pi- votante surmontée de fibrilles roussâtres ; tige de 4 à 2 déc. anguleuse striée, flexueuse, très rameuse, feuilles bipinnées à folioles ‘écoupées en lobes linéaires un peu épais; ombeilles nombreuses, pédonculées; fruits arrondis, à côtes obtuses, à pédicelles très iné- gaux. Fleurs blanches. Mai, juin @ Bois sees , coteaux pierreux. KR. — Coteaux de la Limagne. — Aix. Mont-Libre près Gannat. — CHER. Bourges, Turly, entre Moulins et Farges, Soye, Chapelle-St-Ursin, Mor- thomier, Subdray, Charost, St-Ambroix, ete. C. — Issoudun. — INb.- Et-L. Athée, Truyes, Chinon, Beaumont-en-Verron. — N1EN. Lussae, Chauvigny, Verneuil. — DEux-SÈv. St-Jouin, St-Loup. 215. H£ELOSCIADIUM. Koch. (Hélosciadie.) Calice à 5 dents quel- quefois peu apparentes; pétales ovales entiers, à pointe droite ou courbée; fruit ovale ou oblong, comprimé latéralement; carpelles à » côtes filiformes égales, un peu saillantes , les latérales placées au bord; vallécules à une bandelette, carpophore libre entier. — Plantes aquatiques. 1028. EH. no£iflorum. Koch. (H. nodiflore.) Sium nodiflorum. L. sp. 361. — Plante de 2 à 7 déc. (plus ou moins selon les variétés); tige faible, inclinée et radicante à la base, redressée, rameuse, fistuleuse, striée; feuilles pinnées à folioles ovales lancéolées, aiguës, dentées en scie, luisantes, celles des feuilles radicales plus nombreuses, plus HÉLOSCIADIUN. OMPELLIFÈRES. 269 grandes, souvent lobées ; ombelles, sessiles, ou à très court pédon- cule, opposées aux feuilles; involuere nul, ou à une ou deux folioles, celles des involucelles plus nombreuses lancéolées; fruits ovoïdes. Fleurs d'un blanc un peu verdâtre. Juillet, sept. %. Fossés , ruis- seaux, fontaines. CC. Var. ochreatum. DC. Sium hybridum. Mér. — Plante de 1 à 2 déc. à tige rampante radicante; feuilles petites oblongues dentées à pé- tiole court dilaté membraneux; ombelles pourvues d’un pédoncule plus court qu’elles. Bords des fontaines, petits ruisseaux. G. Obs. L'espèce erutt souvent mèlée avec le Sum angustifolium dont elle se rapproche par le port, mais qui s'en distingue facilement à ses feuilles supérieures incisées, ses ombelles pédonculées à involuere polyphylle. — La variété ressemble à l'espèce suivante avec laquelle on doit éviter de la confondre. 1029. H. repens. Koch. (H.rampante.) Sium repens. L. fil. supp. 182. — Tiges de 1 à 2 déc. très grêles, rampantes, radicantes; feuilles longuement pétiolées, pinnées, à folioles sessiles très petites, ovales arrondies, inégalement dentées et lobées; ombelles pédonculées, opposées aux feuilles, et ordinairement plus courtes que leur pédon- cule ; involuere et involucelies polyphylles à folioles lancéolées; fraits arrondis. Fleurs blanches. Juillet, sept. %. Lieux fangeux et maréca- veux. R. — Nièv. Donzy. — CuEr. Lac d'Herry, Vinon, Dun-le-hoi, Annoye , St-Denis-de-Pallin, Bourges, Vierzon, Mehun. — Loi. Mals- herbes, vallée de Montherneaume près Pithiviers, Sceaux. — L.-RT-CH. Marais de Pontijou-en-Beauce. — IN. Pré de la Gravolle entre Issoudun et Condé. — Ann.-rr-L. Bretignolles près Chouxé. — VIEN. Vendeuvre, vallée de la Dive. — M.-Er-L. Brézé, Chiumont. 1030. EH. inundatum. Koch. (EH. inondée.) Sison inundatum. L. sp. 363. — Tige de 1 à 3 déc. nageante ou rampante, fistuleuse rameuse ; feuilles inférieures submergées multifides , à laciniures capillaires, les supérieures émergées, pinnées à folioles cunéiformes incisées ou lancéolées; ombelles à 2 ou 3 rayons; pédoncules opposés aux feuilles ; involucre nul; involucelles de 3 à # folioles courtes ovales lancéolées ; fruits oblongs. Fleurs blanches. Juin, juillet %. Marais, fossés, mares. R.—S.-£r-L. Millery et Surmoulin, prés Autun, Montjeu. — ALL. Montlucon. — Cuer. Allouy, Vignoux-sur-Barangeon, Vierzon. — Loir. St-Denis-en-Val. — L.-kt-Cu. Ponts-Chartrains près Blois, Cheverni, Cour-Cheverni, Tour, Romorantim. — CREUSE. C. Chambraud, Form ete. — Inn. Ardentes. — C. dans la Haute-Vienne et dans "Ouest, 216. PTYCHOTIS. Koch. (Piychotis.) Calice à 5 petites dents; pétales obovales échancrés bifides, marqués au milieu d’un pli trans- versal d'où part une petite pointe; fruit oblong ou ovale, comprimé latéralement, à styles réfléchis; earpelles à 5 cûtes filiformes égales, les latérales placées an bord; vallécules à une bandelette, carpophore biparti. Involuere nul ou à 1 foliole; involucelle à 2 ou 3 folioles très étroites. 1031. P. heterophylla. Koch. (P. hétérophylle.) Seseli saxifragum. L. sp. 374. Æthusa Bunius. 1. fr. — Racine pivotante ; tige de 3 à 6 déc. droite, striée, rameuse, à rameaux grêèles divergents; feuilles ra- dicales pinnées à folioles ovales ou arroudies , incisées àentées où lobées, les caulinaires multifides à lobes linéaires filiformes, divari- qués; ombelles courtes de 5 à 9 rayons inégaux; jnvolucelles séta— 910 OMBELLIFÉRES. cés; fruits glabres oblongs allongés. Fleurs blanches. Juillet, août @). Coteaux arides, débris des rochers calcaires. R. — Niëv. Roches de Basseville près Clamecy. — Yon. St-Bris, lrancy, Avallon, Tonnerré, Sermizelles, Merry, Misery, Magny, Montillot, Coulanges-sur-Yonne, Châtel-Censois. ; 217. FALCARTA. Host. (Faucillère.) Calice à 5 dents; pétales ob- oyales courbés, largement échancrés, à pointe fléchie en dedans; fruit oblong allongé, légèrement comprimé, à styles réfléchis ; car- pelles à 5 côtes filiformes égales, les latérales placées au bord; vallé- eules à une bandelette filiforme; carpophore libre bifide. Involuere et involucelles polyphylles. 1032. F. KRivini. Host. F1. Aust. 4, p.381. (F. de Rivin.) Sium Falcaria. L. sp. 362. Drepanophyllum — Duby. — Tige de 2 à 6 déc. dressée, striée, à rameaux nombreux étalés, divergents; feuilles ra- dicales simples ou ternées, les caulinaires pinnatifides à lobes un peu glauques fermes cartilagineux, linéaires lancéolés très allongés, souvent un peu arqués et confluents à la base, bordés de dents de scie aiguës, fines nombreuses et rapprochées, le terminal souvent trifide ; ombelles nombreuses terminales de 45 à 25 rayons; folioles involucrales linéaires, sétacées; fruits allongés, un peu courbés. Fleurs blanches. Juillet, sept. ©. Champs des terrains calcaires. — NIÈv. R. St-Père près Cosne, Livry. — ALL. C. à St-Pourçain, Montord, Souite , Louchy, Vaisse, Gannat. — La Limagne. — Cner. AC. — InB. Ste-Gemmes. — LotrET. Env. d'Orléans. — L.-ET-Cu. R. Beauregard près Cellette. — Indre-et-Loire. — Vienne. — Deux-Sèvres. — Maine-et- Loire. — Sarthe. 218. S:SON. Koch. (Sison.) Dents du calice nulles; pétales ar- rondis courbés profondément échancrés, à pointe roulée en dedans ; fruit ovale globuleux à styles très courts courbés; carpelles à 5 côtes filiformes égales, les latérales placés au bord, valléeuies à une ban- delette ; bandelettes courtes, dilatées en massue; carpophore bi- parti. Iuvolucre et involucelles à folioles peu nombreuses. 1033. S. Amomum. L. sp. 362. (S. amome.) — Plante aromatique d’une odeur peu agréable, de 4 à 8 dée.; tige droite, très rameuse, linement striée, glabre; feuilles pinnées à >, 7 ou 9 fosioles ovales oblongues incisées, dentées, glabres, d’un vert foncé, les supérieures pinnatifides à lobes linéaires ; ombelles latérales et terminales.de 3 à D rayons inégaux; ombellules de 3 à 7 fieurs inégalement pédicel- l‘es; lolioles de l’involuere linéaires, parfois pinnatifides, celles des involucelles très courtes. Fleurs blanches. Juillet, septembre ©. liaies humides, bords des champs, surtout dans les terrains argileux et calcaires. C. 219. AMMI. &. (Anmi.) Dents du calice nulles: pétales obovales, les extérieurs un peu irréguliers, échancrés à 2 lobes inégaux, à pointe courbée en dedans ; fruit ovale oblong, comprimé latéralement, à styles réfléchis; carpelles à 5 côtes filiformes égales, les latérales placées au bord, vallécules à une bandelette; carpophore libre bi- parti. Involucre et involucelles polyphylles, le premier pinnatilide. 1034. A, majus. L. sp. 349, (A. élevé.) — Tige de 2 à 6 déc, droite, anguleuse, sillonnée, un peu glanqne, rameuse ; feuilles inférieures AMMi. OMBELLIFÉRES, 971 pinnées ou bi-pinnées, à folioles ovales lancéolées, bordées de dents de scie presque cartilagineuses mucronées, les supérieures multifides à lobes linéaires lancéolés, à dents aiguës; ombelles larges, à rayons nombreux ; folioles de l’involucre linéaires très étroites trifides, celle: des involucelles linéaires sétacées allongées. Fleurs blanches. Juillet, août @). Champs, lieux sablonneux. — CHER. Vierzon. — L.-ET-Cu. C. en Cellette, à Montrion, à la Gaignoterie et vers le Boisselot. — Ixn.- Er. Chauçay. — Niex. Etables, Neuville, Triou. — C. dans l'Ouest, Deux-Sèvres. — Maine-et-Loire. — Loire-lnférieure. — Sarthe. 10635. A. glaucifolium. L,. sp. 349. (A. glauque.) — Tige de 3 à 8 déc. droite sillonnée, très rameuse, flexueuse ; feuilles glauques bipin- nées à lobes linéaires imucronés entiers ou à 4 ou 2 dents (non serrulés tout autour), les radicales à folioles pinnatifides incisées linéaires lancéolées, les supérieures à lobes très étroits; ombelles larges à rayons nombreux, involucres trifides ou multifides. Fleurs blanches. Juillet, septembre @. Champs arides. R. — Angers. — Nantes. 1036. A. intermedium. DC. Prod. 4, p. 113. (A. intermédiaire.) — Port et caractères du précédent, mais plante verte, non glauque ; feuilles toutes décomposées multiparties, les inférieures à segments eunéiformes dentés, les supérieures à lobes linéaires étroits, terminés par un mucron aigu, blanc. — Mêlé aux précédents dans la région de l'Ouest. — Ces trois plantes ne sont pour beaucoup de botanistes que des modifications d’une seule : je n’ai pas remarqué que la même graine les produisit indistinctement. 229. ÆGSFODIUM. L. (Esopode.) Dents du calice nulles; pétales ohovales échancrés à pointe courbée en dedans; fruit comprimé oblong à styles réfléchis; carpelles à 5 côtes filiformes, les latérales placées au bord; vallécules sans bandelettes ; carpophore sétacé fourchu au sommet. Involuere et involucelles nuls. 1037. Æ. Podagrar'a. [.. sp. 319. (KE. podagraire.) — Racine tra- cante ; tige droite de 6 à 9 déc. glabre, fistuleuse, sillonnée, un peu rameuse ; feuilles inférieures à pétiole divisé en trois parties soutenant chacune trois folioles larges, evales lancéolées acuminées, inéga - lement dentées ; feuilles supérieures shnpiement ternées, les florales opposées ; ombelies terminales de 12 à 45 rayons. Fieurs blanches. Mai, juillet %. Lieux frais, haies humides, cultures ombragées. AR. Région des montagnes. CC. — CoTE-D OR. Saulieu. — XON. Pont-Au- bert, bords du Cousin. — Nièv. Vurennes-lès-Nevers, St-Honoré, Onlai, Glux. — S.-8t-L. Auxy, Tintry, Issy-l'Evèque, Cluny. — ALL. Chan- telle. —- Hwe-Vien. Limowes, Lie, Condat, Solignac. — GnEr. Bords di Cher, Vierzon. — L.-eT-Cn. Bois de Mintrion à Cellette, Cour-Cheverni. — Loir. Ohivet, St-Jean-de-la-Ruelle. — INb.-ET-L. Villedôme, Lu Grand- Vallée, Tours. — Vien. St-Romain-sur-Vienne. — DEUXx-SÈY. Azais, — M.-ET-L. Villevéque, Ny-Oiseau. 221. CARUM. L. (Carvi.) Dents du calice nulles ou peu appa- rentes; pétales égaux obovales échancrés à pointe courbée en dedans; fruit ovoide oblong, un peu comprimé, couronné par les styles réflé- chis; carpelles à 5 côtes filiformes égales, les latérales placées au bord, commissure plane, valléçules à une bandelette, carpophore libre, fourchu au sormet. 219 OMPELLIFÉRES. CARUM. 1038. C. verticillatum. Koch. (C. verticillé.) Sison verticillatum. L. sp. 363. Sium — Lam. — Racine formée d’un faisceau de fibres al- longées charnues, surmontée de fibrilles grisätres (débris des anciens pétioles); tige de 2 à 5 déc. droite, glabre, cylindrique finement striée, presque nue et rameuse au sommet ; feuilles presque Loutes radi- cales, allongées, pinnées à folioles courtes multifides capillaires, comme verticillées autour du pétiole commun; involucre et involu- celles à folioles courtes linéaires lancéolées ; fruit oblong. Fleurs blanches. Juin, août %. Prés marécageux, bois humides surtout dans les terrains granitiques ou siliceux, les grès. C. manque généralement dans les terrains calcaires. 1039. C. Carvi. L. sp. 378. (C. officinal.) Seseli Carvi. fL. fr. — Ra- cine simple pivotante; tige de 4 à 5 déc. dressée anguleuse, striée, rameuse ; feuilles bi-pinnées à folioles disposées en X sur le pétiole commun, et découpées en lobes courts linéaires lancéolés aigus confluenis, les supérieures à pétioles plus courts, largement membraneux embrassants ; involucre et involucelles nuls, ou rare- ment par exception de 4 à 4 folioles très étroites ; fruits ovoïdes oblongs. Fleurs blanches. Mai, juin et en septembre @. Prés et pe- louses humides. R. — S.-ET-L. Saizy, Tintry, Montjeu. — Nièv. Allu= vions entre Nevers et Gimouille. RR.—LoiRET, Alluvions de la Loire près Gien. — Limoges. — Guéret. -— Puy-de-Dôme. — Haute-Loire. 1049. €. Bulbocastanuæ. Koch. (C. terre noix.) Bunium Bulbocas- tanum. L. sp. 349. Vulg. Moinson. — Racine formée par un tubereule arrondi, garni de fibres; tige droite de 2 à 6 déc. cylindrique striée, rameuse; feuilles bi ou tri-pinnatifides, à folioles souvent trifides à lobes linéaires aigus, les radicales pétiolées, les caulinaires à pétiole court élargi engainant; ombelles terminales de 12 à 20 rayons dressés après la fileuraison; involucre et involucelles à folioles nombreuses, lancéolées acuminées ; fruits oblongs atténués au sommet. Fleurs blanches. Juin, juillet %. Champs des terrains calcaires. C. dans la région supérieure de la Loire et dans celle du Centre. — Manque dans celle de l'Ouest. Obs. On peut manger les tubercules amylscés de cette espèce qui infeste les moïissons des terrains calcaires, sur tout dans les départements de la Nièvre et de |! Yonne. 222. CONOPODIUM. Koch. (Conopode.) Dents du calice nulles; pétales obovales égaux, plus ou moins échancrés, à pointe courbée en dedans; fruit un peu comprimé ovale oblong. couronné par un siylopode conique non bordé et par les styles dressés; carpelles à 5 côtes égales filiformes obtuses, carpophore libre bifide au sommet. 1041. C. cenvcatum. Koch. (C. sans involucre.) Bunium denudatum. DC. B. flexuosum. Sm. — majus. Gouan. — Racine formée par un petit tubereule arrondi; tige de 2 à 5 déc. grêle, droite. presque nue et flexueuse inférieurement, un peu rameuse au sommet; feuilles radi- cales pétiolées bi ou tri-pinnatifides, à lobes linéaires aigus, courts ; les supérieures presque sessilès, engainantes, à lobes linéaires al- longés très étroits; involucre nul ou à 1 foliole; involucelle de 2 ou 3 folioles linéaires ; fruits glabres luisants. Fleurs blanches. Mai, juillet %. Prés secs, bois, champs des terrains sablonneux. R. dans la région Centrale. — S.-t-L. Cluny, Charolles, Suin. — Mont-Beuvrai. — ALL. La Fline, Chevenon, Ebreuil, Neuvialle. — St-Alban, près Rrvanne, OMPELLIFÉRES. 273 — Creus.C. Aubusson, Clugnat, vallée du Cher, ete. — C. dans la Haute- Vienne, dans la région des montagnes et dans celle de l'Ouest. — LOIRET, Bois de Charbonnière, forêts de Bucy, d'Ingré. 223. PIMPINELLA. L. (Boucage.) Dents du calice nulles; pétales obovales échancrés à pointe courbée en dedans; fruit ovale com- primé sur les côtés, surmonté par les styles recourbés, à stylopode orbiculaire; carpelles à 5 côtes filiformes égales, les latérales placées au bord; vallécules à plusieurs bandelettes, carpophore bifide. Invo- lucre et involucelles nuls. 1042. P. magna. L. Mant. 219. (B. élevé.) — Tige de 6 à 9 déc. droite, rameuse, anguleuse, sillonnée ; feuilles pinnées, à folioles larges luisantes, ovales ou oblongues, aiguës dentées ou incisées lobées, la terminale trilobée, celles des feuilles supérieures plus étroites ; ombelles nombreuses terminales; fruit ovale oblong. Fleurs blanches, rarement roses. Juillet, septembre %. Prés, haies humides, bois frais. C. b. P. dissecta. Retz. — Feuilles radicales grandes, 2 ou,3 fois pin- natifides à lobes lancéolés un peu arqués ; tige anguieuse, garnie de feuilles toutes pinnatifides palmées. R. Morvan? 1043. P. Saxifraga. L. sp. 378. (B. saxifrage.) — Tige de 1 à 5 déc. droite, grêle, striée, cylindrique, plus ou moins rameuse, peu feuil- lée, glabre ou pubescente grisâtre ; feuilles pinnées, les radicales à folioles sessiles, petites, ovales obtuses, dentées ou incisées lobées, les supérieures à lobes linéaires étroits, souvent nulles et remplacées par des pétioles membraneux engainants ; fruits glabres ovales. Fleurs blanches. Juillet, septembre %. Pelouses sèches, lieux in- cultes, bords des chemins, prés. CC. Obs. Le sol plus ou moins fertile produit des fornies nombreuses : sur les pelouses sèches, elle est peu élevée et souvent finement nubescente— dans les prés, elle est plus robuste, à feuilles quelque- fvis d’un vert sombre (P. nigra. Auct. non W.)—P, pratensis Thuil. dissecta Auct. non Retz. peregrina Dub. Or. n° 974 non L. est souvent élevée, à feuilles incisées, ou pinuatifides, les supé- rieures à lobes étroits divergents ; forme remarquable, qu'on ne peut séparer du type par aucun caractère solide. Le P. peregrina L. s'en distingue à ses iruits hispides. L'Anis Pimp. Anisum L. est cultivé pour ses fruits aromatiques : on Je recunnait à ses feuilles radicales siniples, cordiformes ar- rondies, incisées dentées, les supérieures pinnées à lobes cunéitormes incisés, et à ses fruits pubes- cents. 224. SIUM. L. (Berle.) Bord du calice à 5 dents fugaces, pétales obovales échancrés, à pointe courbée en dedans; fruit presque glo- buleux, comprimé ou contracté sur les côtés ; surmonté par les styles réfléchis ; carpelles à 5 côtes égales filiformes un peu obtuses, vallé- cules à plusieurs bandelettes, carpophore biparti, ombelles hémis- phériques, involucre et involucelles à plusieurs folioles. * Côtes latérales placées au bord des carpelles, vallécules à 3 ou 4 ban- delettes superficielles. (Sium. Koch.) 1044. S. latifolium. L. sp. 361. (B. à larges feuilles.) — Racine fibreuse stolonifère ; tige de 6 à 9 déc. droite, anguleuse sillonnée rameuse; feuilles pinnées à folioles larges oblongues lancéolées, inégales à la base, finement dentées en scie, la terminale souvent trifide ; feuilles inférieures souvent multifides, à segments très étroits ; ombelles terminales grandes longuement pédonculées; involucre à folioles inégales, en nombre variable, parfois incisées ou dentées, celles des involucelles linéaires acuminées. Fleurs blanches. Juillet, C 18. 274 OMBELIAFÉRES. SIUN. août %. Eaux paisibles, marais, fossés. RR. dans la région centrale: — L.-gr-Cu. au confluent du Cosson et du Beuvron. — G. à Angers et à Nantes. Obs. On trouve en M.-et-L. à Chalonnes, à la Bohalle! une forme remarquable qui constitue eut-être une espèce distincte (S. latissimum N.). Ses folivles ovales atteignent jusqu'à 6 cent. de argeur et leur base est cordiforme embrassante, leurs dents se terminent par un mucron aigu et courbé ; je n'ai pas vu le fruit. — Le Chervi S. sisarum L. est cultivé dans quelques jardins ses frisceaux de there allungés qui sont comestibles. Ses folioles cblongues acuminées serrulées sont ailées dans les feuilles inférieures, et ternées dans les supérieures. 1953 ** Côtes latérales placées en avant du bord des carpelles, bandelettes nom breuses couvertes par le péricarpe. (Berula. Koch.) 1045. S. angustifolium. E. Sp. 1672. (B. à feuilles étroites.) S. incisum. Pers. Berula angqustifolia. Koch. — Racine stolonifère; tige de 5 à 7 déc. droite cylindracée striée ; feuilles pinnées, les radicales à folioles nombreuses larges oblongues, inégalement dentées, les caulinaires plus petites, ovales lancéolées, aiguës, inégalement inci- sées dentées ; ombelles pédoneulées latérales opposées aux feuilles; folioles de.linvolucre nombreuses, réfléchies, souvent incisées lo- bées. Fleurs bianches. Juillet, septembre %. Fossés, ruisseaux, étangs. C. 225. BUPLEVEAUM. L. (Buplèvre.) Bord du calice entier, pé- tales entiers égaux, ovales arrondis recourbés ; fruit ovale ou arrondi, comprimé sur les côtés, couronné par le stylopode aplati; a à 5 côtes égales, ailées ou filiformes ou presque nulles. Ombelles souvent irrégulières, fleurs jaunes, feuilles simples (Phyllodes). 1046. B. teruissimur. L. sp. 343. (B. grêle.) Tige de 1:à à déc. droite, anguleuse, grêle, à rameaux inférieurs nombreux, tombants, étalés ; feuitles linéaires lancéolées aiguës, étroites ; ombelles petites très nombreuses, les terminales à 3 rayons, les latérales incomplètes, à fleurs sessiles; involucelles à 3 ou > folioles linéaires lancéolées, cuspidées, dépassant les fleurs; fruits grenus, presque muriqués. Fleurs jaunes très petites. Juillet, septembre ©. Pelouses incultes, bords des chemins. AC. 1247. B. affire. Sadler in Koch. Syn. p. 318. (B. voisin.) B. gerardi. b. Mut. — Tige de 2 à 4 déc. très grêle, droite ou tombante, à ra- meaux efilés apprimés ; feuilles étroites linéaires acuminées à 3 ou 5 nervures, les inférieures rétrécies en pétiole, ombelles très petites, les latérales à un ou deux rayous, la terminale à cinq rayons; folioles de l’involucelle lancéolées acuminées dépassant lombellule; pédi- celles moitié plus courts que le fruit; fruit ovale à côtes filiformes à vallécules lisses, non glauduleuses. Fleurs jaunâtres. Juillet, août ©. Friches incultes, broussailles des lieux secs ei chauds. RR.— L:=ÆT- Cu. St-Laurent-des-Eaux, bois de Briou. — M.-ET-L. Beaulieu, co- ieaux du Layon! 1048. B. Jacquinianum. Jord.! Pug. (1852.) p. 71. (B. de Jacquin) B. Gerardi. Jaeq. exel. syn. Gerardi. B. afjine Lloyd. FI. Ouest, p. 483. — Tige de 4 à 6 déc. dressée, à rameaux nombreux panieulés, étalés dressés, feuilles linéaires acuminées à 3 ou 5 nervures, les inférieures rétrécies en pétiole; ombelles petites, lâches, les termi- nales à 5-8 rayons très inéganx étalés; folioles de l’involueelle lan- géolées linéaires acuminées dépassant up peu les fleurs, ‘presqne RUPLEVRUM. OMBELLIFÉRES. 358 égales aux fruits ; fruit ovale à vallécules lisses, non glanduleuses, un peu plus long que son pédicelle; fleurs jaunâtres. Juillet, août ©. Coteaux secs. RR.-—-DEUX-SÈV. Thouars, coteau de Pommiers (Chedeau, Revellière.) — Sa tige plus robuste et plus élevée, ses raineaux plus nombreux, plus longs, et étalés ascendants, lui donnent un aspect différent de l’afjine dont il est du reste très voisin. 1049. B. aristatum. Bartling. (B. aristé.) B. odonfites. f. fr. non L. Vulg. Chusse. — Tige de 1 à 2 déc. dressée grêle, anguleuse, à ra- meaux roides divergents; feuilles linéaires lancéolées, acuminées, tri- nervées, les inférieures rétrécies à la base; involucre à 5 folioles presque aussi longues que les ombellules qui sont inégalement pédi- cellées; folioles de l’involucelle dépassant beaucoup les fleurs, ét elliptiques ou ovales lancéolées, terminées par une pointe ou arète roide, à 3 nervures ramifices latéralement; fruits siriés non glandu- leux, à pédicelles très courts à peu près égaux. Fleurs petites jauni- tres. Juin, juillet ©. Lieux secs, pierreux et découverts. — Nrv. Claimecy. — Coteaux de la Limugne. — Cn£r. Bourges, Morthomier, Cliapelle-St-Ursin, St-Florent, St-Amand, St-Loup. Chavannes. —4..-RT- CH. Butles-St-Victor près Blois, Huissetu-en-Sologne.— Fxn.-Kr-1.. Samblancçay, Cormery. — Poitiers. — DEux-SÈv. Thouars. —M.-rr-1. Champigny-le-Sec, Tigné, Martigné, Beaulieu. 1050. B. falcatum. L. Sp. 341. (B. en faux.) — Tige de 2 à 8 déc. dressée flexueuse, rameuse, à rameaux ascendants; feuilles infé- rieures elliptiques ou oblongues, spatulées, nerveuses, un peu aï- quées, rétrécies en pétiole, les supérieures sessiles linéaires lancéo- lées aiguës ; involucre de 4 à 5 folioles inégaies ; involucelles lancéolés cuspidés plus courts que les fleurs; fruits striés non granuleux. Fleurs jaunes. Août, octobre %. Coteaux, lieux pierreux, haies, bords des bois des terrains calcaires. C. dans le cale. jurassique de la région centrale. — KR. dans celle de l'Ouest. Obs. Le B. petiolwre Lap. a les feuilles radicales largement ovales ou arrondies, longuement pé- tiolées, les ombellules plus lâches à involucelles plus allongés: il croit dans la Limagne: — Cusr . Morthomier, Subädray, Trouy, souvent mèlé au falcatum dont il ne serait qu’une forme selon les auteurs. 1051. B. fruticosum. [L. sp. 343. (B. frutescent.) Vulg. Oreille de lièvre. — Tige de 4 à 2 mèt. ligneuse rameuse, feuilles persistantes coriaces, sessiles, oblongues lancéolées, finement réticulées, vei- nées; ombelle convexe à involuere cadue; fruit brun luisant oblong à côtes aiguës; fleurs jaunes. Juillet, août. Lieux secs. Naturalisé en plusieurs localités. — Puy-pEr-D. GC. dans le petit bis de St-Bonnet près Chauriat et dans les broussailles sous Mirefleurs (Lecoq et Lam.) INb.-E7-L. Ruines du château de Chinon. 1052. 8. rotundifolium. L. sp. 340. (B. à feuilles arrondies.) — Tige de 3 à 6 déc. droite, rameuse au sommet; feuilles un peu glau- ques, larges, obtuses, mucronées, les inférieures rétrécies à la base, ovales amplexicaules, les supérieures ovales arrondies perfoliées: ombelle de 4 à 8 rayons; involucre nul; involucelle régulier à folioles ovales acuminées mucronées, d’un jaune pâle ou verdètre redressées et fermées après l’anthèse: fruits striés non granuleux, Fleurs jaunes, Juin, juillet ©. Champs et moissons des terrains cal- caires, AC. 276 OMPBELLIFÈRES. BUPLEVHUM. 1053. B. protractum. Linck. (B. allongé.) — Tige de 2 à à décim. dressée, rameuse, à rameaux étalés divariqués ; feuilles un peu glau- ques, d’un vert jaunâtre, mucronées, les inférieures rétrécies à la base, ovales oblongues amplexicaules, les supérieures ovales perfo- liées; ombelle de 2 à 3 rayons; involucre nul; involucelles à folioles ovales mucronées, d’un beau jaune, toujours étalées et ouvertes; fruits Striés et chargés de points granuleux. Fleurs d’un jaune foncé. Juin, juillet ©. Champs et moissons des terrains calcaires. AR. — Env. de Nevers. — Bourges. — Chäteauroux. — Orléans. R. — Blois. — Tours. — Poitiers. — Thouars. — Saumur. — Sarthe. 1054. B. iongifolium. L, sp. 341. (B. à longues feuilles.) — Plante vivace de 4 à 6 déc. glauque; tige cylindrique simple ou un peu ra- meuse au sommet, droite; feuilles ovales ou ovales oblongues , les inférieures rétrécies en pétiole, les supérieures sessiles à base pro- fondément cordiforme amplexicaule ; involucelles à folioles ovales elliptiques mucronées, au moins aussi longues que lombellule; côtes du fruit filiformes ; vallécules lisses à 3 bandelettes. Fleurs jaunâtres passant ensuite au violet. Juillet, août %. Rochers des montagnes. R. — Plomb du Cantal. — Monts-Dores, vallée de Chaudefour. 1055. B. Ranunculo'des. L. sp. 343. (B. Renoncule.) — Souche vivace, noirâtre, rameuse; tige de 1 à 3 déc. droite, simple ou ra- meuse ; feuilles nerveuses linéaires ou linéaires lancéolées acumi- nées, rétrécies à la base, les supérieures à base élargie, cordiforme ou ovale amplexicaule, atténuées en pointe; folioles des involucelles libres ovales elliptiques acuminées dépassant l'ombellule; côtes du fruit un peu ailées ; vallécules lisses à une bandelette. Fleurs jaunes %. Juillet, Août. Pâturages des hautes montagnes. RR, — H'e-Loire. Le Mezenc. (Jordan). 226. ŒNANTHE. L. ((Enanthe.) Calice à 5 dents; pétales ob- ovales échancrés à pointe enroulée ; fruit cylindracé turbiné ou oblong surmonté par les styles dressés allongés, et parles dents du calice persistantes; carpelles à 5 côtes un peu convexes obtuses, les latérales placées au bord un peu plus larges; vallécules à une ban- delette; carpophore indistinct. Involucre variable ; involucelles polyphylles. * Racine garnie de fibres menues, fleurs toutes pédicellées et fertiles, presque égales. (Phellandrium L.) 1056. O. Phellandrium. Lam. fl. fr. 3, p. 432. (OE. Phellandrie.) Phellandrium aquaticum. L. sp. 366. — Tige rampante à la base et munie de fibres filiformes verticillées, puis redressée très rameuse fistuleuse striée; feuilles bi et tri-pinnées, à folioles petites ovales obtuses incisées pinnatifides, à lobes divergents, les submergés mul- tifides à segments capillaires; ombelles latérales et terminales, pé- donculées, opposées aux feuilles: involucre nul; involucelles poly- hylles, à folioles linéaires, sétacées; fruit ovale oblong. Fleurs Éréénes Juillet, août % ou @). Fossés profonds, mares, étangs. CC. Obs. Cette plante que l’on nomme aussi Cigué aquatique, ne doit pas être confondue avec len° 1023. — Lorsqu'elle croit duns les eaux à fonds vaseux, elle atteint jusqu'à 8 à 10 décim. d’élévation, la partie inférieure de la tige est quelquefois grosse comme le bras et largement fistuleuse, Sur les vases desséchées la plante est plus petite et plus grèle, ŒNANTHE. OMBELLIFÈRES. 277 ** Racine à fibres fasciculées plus ou moins charnues; fleurs extérieures des ombelles pédicellées à pétales inéqaux et stériles, celles du centre presque sessiles et fertiles. (0Enanthe L.) 1057. Œ. fistulosa. L. sp. 365. (OE. fistuleu£e.) — Tige de 3 à 8 déc. stonolifère à la base, faible, dressée, rameuse, striée fistuleuse, un peu glauque et flexueuse, peu feuillée; feuilles radicales 2 ou 3 fois pinnées, à lobes ovales cunéiformes trifides, ou très étroits, courts ; les caulinaires pinnées à long pétiole fistuleux, à folioles pe- tites linéaires lancéolées, simples ou trifides; ombelles pédonculées de 3 à 5 rayons; involucre nul ou à une foliole; involucelles poly- hylles; fruit turbiné anguleux; styles roides très allongés. Fleurs lanches. Juin, juillet %. Marais, fossés, étangs. C. Obs. Dans les jeunes plants, le collet de la racine est garni de fibres radiculaires qui se dirigent en tous sens, mais l'axe principal se prolonge en une souche articulée, se terminant par un ou deux tu- bereules bruns arrondis ou oblongs et finissant en une fibre effilée. 1058. Œ. peucedanifolia. Pollich.: (OE. peucedane.) Dub. Orl. n° 989. — Racine à fibres sessiles serrées , renflées ovales, ou ob- longues, ou linéaires; tige de 5 à 9 déc. droite, rameuse, un peu fistuleuse, anguleuse sillonnée ; feuilles radicales bipinnées, à folioles linéaires lancéolées, entières ou trifides, les caulipaires à folioles plus étroites, aiguës ; ombelle de 6 à 8 rayons écartés, à ombellules ser- rées ; pétales blancs, les extérieurs rayonnants, cunéiformes bifides , échancrés jusqu’au tiers de leur longueur; invelucre nul ou à peu près; involucelles à folioles linéaires lancéolées aiguës, beaucoup plus courtes que l’ombellule; fruits oblongs cylindracés, très rétrécis à la base; styles très longs égalant à peu près le fruit. Mai, juin %. Prés humides. C. 1059. Œ. media. Grisebach. (0E. intermédiaire.) — Racine fasci- culée à fibres renfiées en tubercules sessiles, oblongs, rétrécis aux deux bouts et terminés par un filet grêle; tige de 3 à 6 déc. droite, rameuse, fistuleuse , sillonnée anguleuse; feuilles presque toutes semblables ,-les inférieures deux fois, les supérieures une fois dé- coupées en lobes linéaires allongés ; ombelles de 5 à 8 rayons angu- leux, peu étalés, à la fin contractés ; involucre de 1 à 3 folioless invo- lucelles à folioles étroites , lancéolées acuminées, plus courtes que l’ombellule ; pétales blancs, les extérieurs un peu rayonnants, fendus au sommet, rétrécis en onglet; fruits cylindracés, ovoides, contractés au sommet, munis à la base d’un anneau calleux, et portés sur un édicelle épais et très court; styles moitié plus courts que le fruit. uin, juillet %. Bois humides des terrains argilo-siliceux. RR. — CHER. Marmagne, Allouy, Rhin-du-Bois, forèt d'Allogny, Contremoret grès Bourges. — Vian. St-Romain-sur-Vienne. Obs. Ses ombelles plus petites et la forme de ses fruits l'éloignent de la précédente ; ses racines à tubercules sessiles la distinguent du Lachenali et du Silaïfolia ; dans quelques fruits mal développés Je pédicelle est grèle et l'anneau cafleux moins wsible. Si notre plante n’était pas celle de Grisebach, je la nommerais OE. intermedra. 1060. Œ. Lachenaït. Gmel. fl. Bad. 1, p. 678. (0E. de Lachenal.) Œ. Rhenana. DC. Œ. approximata. Mérat. — Fibres de la racine cylin- driques allougées, grêles , rarement renflées au sommet; tige de 3 à 6 déc. dressée, grêle, rameuse, striée ou finement sillonnée ; feuilles pinnées et bipinnées , les radicales à folioles obovales cunéiformes obtuses, souvent lobées, la terminale trifide, les supérieures à folioles 978 OMBELLIFÉRES. ŒNANTHE, linéaires allongées entières, un peu courbées ; ombelles courtes à rayons grèles ; pétales blancs, les extérieurs arrondis, échanerés jus- qu'au milieu; involucre et involucelles polyphylles , à folioles linéaires aigués ; fruits ovoides oblongs, contractés au sommet, atténués à la base, sans anneau talleux; styles plus courts que le fruit. Juïllet sept. %. Päturages humides, prés marécageux. AC. ni 1061. Œ. Pimpinelloïdes. L. sp. 356. (0E. Boucage.) Œ. cherophyl- loïdes. Pourr. — Racine à fibres renflées vers leur sommet en tuber- cule arrondi ou ovoide; tige de 5 à 7 déc. droite, rameuse, un peu anguleuse, sillonnée; feuilles bipinnées, les radicales à folioles cu néiformes ovales incisées, les caulinaires linéaires étroites, très allongées, un peu canaliculées; ombelles de 5 à 12 rayons serrés, roides et contractés après la fleuraison; involucre et involucelles polyphylles à folioles linéaires acuminées; pétales presque égaux, d'un blanc sale; fruits cylindriques portés sur un anneau calleux proénunent; styles au moins aussi longs que le fruit. Diane %. Prés, bois. — Hie-Vien. C. sur les bords de la Vienne, FRA Condat, Condadille, bords de la Briance. —Anp. Env. de la Châtre, Déols,. bois du Veryer, Issoudun. — Env. de Poitiers. — Thouars. — Arron. de Saumur, levées de la Loire. — Env. de Nantes jusqu'à Ingrandes. Obs. Morison qui a bien ffguré cette espèce (sect. 9, t. 7, f. 3) Findique au parc de Chymhond, localité citée aussi par Lefrou dans son Catalogue , mais les échantillons que ce dernier avaitdésignés sous ce nom appartiennent à l'O. Lachenalii. 1062. Œ. crocata. L. sp. 365.(0E. safranée.) Vulg. Penfeu, Pensacre. — Racine fasciculée, tubercules gros sessiles, fusiformes, à suc lai teux passant au jaune au contact de l’air; tige robuste de 8 à 12 dée. droite rameuse, sillonnée; feuilles grandes, deux ou trois fois aïlées à folioles cunéiformes rhomboïdales incisées ; involucre et involu- celles polyphylles ; ombelles larges fournies ; fruit cylindrique; fleurs blanches. Juin, juillet %. Fossés et lieux humides. C. seulement dans la région la plus occidentale : la Mayenne, la Loire-Inférieure. —Maine- et-Loire. — Les Deux-Sèvres et la Vendée. 227. ÆTHUSA. L. (Éthuse.) Dents du calice nulles; pétales ob ovales échancrés à poiute enroulée ; fruit ovale globuleux; carpelles à 5 côtes élevées épaisses, les latérales placées au bord, un peu plus larges entourées d’une carène aiguë ; vallécules à une bandelette; carpophore biparti. 1063. Æ. Cynapium. L. sp. 367. (E. persil de chien.) Vulg. Petite ciquë, Persaille,. — Tige de 1 à 6 déc. droite, cylindrique striée, ra meuse, plus ou moins glauque; feuilles d’un vert sombre en dessus; luisantes en dessous, triangulaires, 2 ou 3 fois pinnées, à folieles: rhomboïdales ou triangulaires profondément incisées lobées; om- belles presque planes, pédonculées, opposées aux feuilles ; involucre nul; involucelle de 3 tolioles pendantes, linéaires aiguës, placées d’un seul côté et souvent plus longues que l’ombellule. Fleurs blanches. Juillet, octobre ©. Lieux frais et cultivés, jardins. G. — Une forme naine haute de 4 dée. au plus, abonde dans quelques champs après la moisson. ((Æ. segetalis. Bg.) 228. FŒNICULUM. Hoffmann. (Fenouil.) Bord du calice épaissi : non denté; pétales arrondis entiers enroulés, à pointe presque carrée un peu échancrée; fruit ovale cylindracé , carpelles à à eôtes FŒNICULUM. OMBELLIFÈRES. 979 un peu saillantes à carène obtuse; vallécules à une bandelette; stylopode conique; carpophore biparti. Involucre et involucelles nuls. 1064. F. officinale. All. f1, P. 4359. (F. officinal.) Anethum fœniculum. L. sp. 377. — Tige de 1 à 2 mèt. grosse, cylindrique à la base, striée, un peu glauque, rameuse; pétioles larges, engainants ; feuilles dé- composées, découpées en segments allongés , linéaires subulés, presque côtes ailées, les latérales placées au bord, à ailes deux fois plus larges, bords des carpelles simplement rapprochés et non soudés, d’où il résulte que le fruit est eutouré de 2 ailes saillantes; vallécules à une bandelette ; involucre et involucelles polyphylles. 1077. L. officinale. Koch. (L. officinale.) Angelica Levisticum: All. Ligusticum Levisticum. L. sp. 359, — Plante lisse luisante, d’une odeur forte, s’élevant à 1 mêt. et demi et plus; tige sillonnée rameuse feuilles grandes, bi ou tri-pinnées à folioles larges cunéiformes en-: tières ou lobées et incisées au sommet; ombelles terminales longue- ment pédonculées. Fleurs jaunâtres. Jinilet, août %. Communément cultivée dans les jardins des campagnes sous le nom d’Ache, et presque spontanée çà et là. 236. SELINUM. L. (Selin). Dents du calice nulles: pétales obo- vales échancrés ; fruit comprimé; carpelles à 5 côtes amineïes en ailes membraneuses; les latérales placées au bord à ailes deux fois plus larges, ce qui forme deux ailes saillantes autour du fruit; vallé- cules à 1 bandelette, les latérales souvent à 2, commissure à 2, car- pophore biparti. SELINUM, OMBELLIFÈRES. 283 1078. 8. Carvifolia. L. sp. 350. (S. à feuilles de Carvi.) — Racines fasciculées ; tige de 4 à 6 déc. droite, rameuse, sillonnée, relevée d'angles saillants aigus, presque membraneux ; feuilles radicales longuement pétiolées, tri-pinnatifides, à folioles pinnatifides où im- cisées, à lobes lancéolés mucronés; involucre nul ou de 1 à 3 folioles caduques; involucelles polyphylles; ombelles terminales, moyennes à rayons nombreux. Fleurs blanches. Juillet, août %. Prés humides. R.— Core-n Or. Saulieu. — S.-gr-L. Montjeu près Autun, Saisy, Bouhy, Curgy. — Cr&usE. Mouchetard près Guéret. — Cuer. Dun-le- Roi, St-Germuin-du-Puy, St-Eloy-de-Gy, la Chapelle d'Angillon, forét d'Allogny, Aubigny, Ennordre. — LoiRer. Sceaux, Les Mauves près Meung. — Sartue. St-Calais. — Environs de Scgré. — Laval. — Nunies. 237. ANGELICA. K.. (Angélique.) Dents du calice nulles ; pétales lancéolés entiers acuminés à pointe droite ou courbée ; fruit com- primé par le dos et bordé de 2 ailes saillantes ; carpelles à 3 côtes dorsales filiformes saillantes. et 2 latérales dilatées en aile membra- neuse élargie ; vallécules à 1 bandelette ; carpophore biparti. 1079. A. sylvestris. L. sp. 361. (A. sauvage.) — Tige de 6 à 9 déc, dressée, grosse, légèrement sillonnée, fistuleuse, souvent violacée glauque ; feuilles bi‘ou tri-pinnées à pétiole largement dilaté à la base ; folioles égales ovales ou lancéolées aiguës, finement dentées en scie, glabres, la terminale entière ou trifide, non décurrente sur le pétiole ; ombelles terminales, amples à pédoncule et rayons finement pubescents ou tomenteux ; involucre nul ou à 4 ou 2 folioles; inyo— lucelles polyphylles à folioles sétacées. Fleurs blanches ou rou- geâtres. Juillet, septembre %. Prés et bois humides, bords des eaux. C. 1080. A. montana. Schleich. (A. de montagne.) — Port et carac- tères de l'A. sylvestris, mais folioles ordinairement moitié plus larges, les supérieures décurrentes sur le pétiole; fruits moitié plus petits. Lieux humides. R.-— ALL. Bords de l’Aumance, Chavenon. — CREUSE. Ahun, Guéret, ete. C. — Limoges. 1681. A. Pyreræa. Spreng. (A. des Pyrénées.) Seseli Pyrenœuwm. L: sp. 374. — Racine pivotante ; tige de 1 à 6 déc. droite sillonnée, peu rameuse, presque nue ; feuiiles radicales bipinnées, à segments découpés en lanières linéaires lancéolées, ou linéaires entiers ou bi ou trifides ; pétioles à gaînes violacées; ombelles terminales de 3 à 7 rayons très inégaux ; involucre monophylle ou nul; involucelles linéaires acuminés. Fleurs blanches. Juillet, septembre %. Prés mon- tagneux. R. — CREUSE. Crocq, Klayat. — Monts-Dores. — Lozère. — Mont-Pilat. — Sources de la Loire en Ardèche. Obs. Le collet de la racine sans fibrilles, et les fruits à côtes ailées, la font distinguer du M. Mu- tellina dont elle a le port. — On cultive l’Angélique des jardins (4rchangelica officinalis Hoffm. Angelica Archangelica L.). 238. PEUCEPANUM. L. (Peucedane.) Bord du calice à 5 dents, quelquefois peu apparentes ; pétales obovales, rétrécis en pointe enroulée, échancrés ou presque entiers ; fruit à dos aplati ou lenti- culaire comprimé, entouré d’un rebord aplati plus ou moins dilaté ; carpelles à 3 côtes intermédiaires filiformes, et 2 latérales moins pro- noncées, rapprochées du b@rd élargi, ou se confondant avec lui ; vallécules de 1 à 3 bandelettes, celles de la commissure superficielles ou rarement recouvertes par une membrane; carpophore biparti. 284 OMBELLIFÈRES. PEUCEDANUM. * Bandelettes commissurales superficielles. (Peucedanum. Koch.) ! 1082. P. officinale. L. sp. 353. (P. oflicinal.) — Plante de 6 à 9 déc. à suc résineux d’une odeur forte; racine épaisse, surmontée de fibres brunâtres ; tige droite cylindrique, sillonnée, rameuse; feuilles radicales longuement pétiolées, 5 fois divisées par 3, en folioles linéaires allongées entières, atténuées aux deux extrémités, les ter- minales ternées; gaînes des feuilles supérieures courtes à folioles ternées, souvent nulles ; ombelles à rayons glabres nombreux ; invo- lucre de 2 à 3 folioles fines, caduques ; involucelles à folioles séta- cées beaucoup plus courtes que l’ombellule; pédicelles du fruit inégaux et 2 ou 3 fois plus longs que lui. Fleurs jaunes. Juillet, sep- tembre %. Bois et prés couverts. RR. — Cuer. licute de Bourges à St-Amand, entre Uzai et St-Loup, Marmagne, Cragny près Mehun. — LotR.-INr. Montoire, St-Joachim. 1083. P. Gallicum. Latourette, Chloris Lugd. 7. (P. de France.) P. Parisiense. DC. P. officinale. Dub. Orl. n° 1000 non L. — Racine surmontée de fibres grisâtres, tige de 8 à 10 déc. cylindrique, striée, droite, rameuse au sommet; feuilles 3 ou 44#ois pinnées, à folioles linéaires ensiformes, les terminales ternées ; gaines des feuilles su- périeures lâches à folioles courtes ; ombelles courtes, à rayons fine- ment pubérulents du côté intérieur; involucre à 6 ou 8 folioles linéaires subulées caduques, celles des involucêlles linéaires sétacées ; fruit à peu près égal à son pédicelle. Fleurs blanches ou rosées. Juillet, septembre %. Bois et prés secs. AG. — Manque dans quelques régions. 1084. P. carvifohium. Vill. Dauph. 2, p. 630. (P. à feuilles de Carvi.) P. Chabræi Gaud. Palimbia Chabræi. DC. Prod. Selinum Cha- brœi. Jacq. DC. f. fr. Selin. carvifolia. Dub. Orl. n° 1004. non L.— Racine simple blanchètre surmontée de quelques fibrilles ; tige de 6 _ à 8 déc. droite cylindrique ou légèrement anguleuse, sillonnée, peu rameuse; feuilles d'un vert clair, luisantes, oblongues, pinnées à folioles sessiles, multifides, les inférieures se croisant sur le pétiole, à lobes linéaires aigus; celles des feuilles supérieures plus allongées trifides ; ombelles de 8 à 10 rayons inégaux, légèrement hispides; in- volucre presque nul; involucelles de 3 à 4 folioles courtes linéaires subulées, inégales; fruits ovales, vallécules à 3 bandelettes. Fleurs d’un blanc un peu verdatre. Juillet, septembre %. Prés humides. AC. — S.-ET-L. Autun, la Selle d'Auxy, bords de l'Arroux. — Saulieu. — NiÈv. Nevers, St-Eloi, Sermoise, Marzy, la Charité, ete. — Cuer. Herry, la Guerche, Sancoins, Bourges, Chapelle-Hugon, ete. — Orléans, Gien. — Tours. — Angers. — Nantes. __ 1085. P. Alsaticum. L. sp. 254. (P. d'Alsace.) Pferoselinum — Reich. — Tige de 8 à 9 déé. droite, sillonnée, un peu anguleuse, à rameaux nombreux, eflilés, presque en panicule; feuilles 2 ou 3 fois piunées, à folioles ovales pinnatifides, à lobes mucronés, bordés de petites aspérités, linéaires lancéolés ou ovales; ombelies assez pe- tites à rayons glabres; involucre et involucelles polyphylles à folioles étalées, lancéolées, subulées; fruit oval& elliptique, à styles courts réfléchis. Fleurs jaunâtres. Juillet, septembre %. Pelouses sèches, bois. R,— CHER. Bois entre Uzay et Coudron, Bois de Fleuret, St-Ger- PÉUCEDANUM. OMBELLIFÈRES, 285 main-des-Bois. — Aix. St-Priest-d'Andelot, Gannat. — Bussières près Aigueperse, et coteaux de la Eimagne. — LOiR.-INr. Ancenis. 1086. P. Cervaria. Lapcyrouse, Abrég. 149. (P. des cerfs.) Selinum cervaria. Crantz. Athamantha cervaria. L. sp. 352. — Tige de 8 à 10 déc. droite cylindrique striée glauque, rameuse, feuilles grandes, 2 fois pinnées, à folioles ovales lancéolées incisées, inégalement dentées en scie, à base oblique et élargie, les supérieures confluentes, celles des feuilles radicales souvent très larges (de 3 à 4 cent.) dentées, lobées, ou trifides, d'une consistance ferme, coriace, un peu glauques et veinées en dessous; involucre et involucelles à folioles linéaires subulées, ordinairement réfléchies ; fruit ovale, bandelettes de la commissure parallèles. Fleurs blanches. Juillet, octobre %. Pâturages secs, coteaux et bois des terrains calcaires. C. mais non partout. — Région des montagnes. C. — Région du centre. — La Vienne. — IND.-ET- L. La Haie, Cyran, forét de Chinon. — Manque plus à l'Ouest. 1087. P. Oreoselinum. Mœnch. Met. 82. (P. oréosélin.) — Atha- mantha oreoselinum. L. sp. 322. Selinum —f. fr. — Tige de 8 à 9 déc. droite, cylindrique, striée, glabre, rameuse ; feuilles 2 ou 3 fois pinnées, les radicales grandes, à pétioles très longs, flexueux arqués, à ramilications étalées divariquées, folioles étroites divergentes, cu- néiformes ovales, incisées dentées, pinnatifides, trifides au sommet, terminées par une pointe calleuse; ombelles larges à 12 ou 15 rayons; involucre et involucelles de 8 à 10 folioles linéaires aiguës, souvent réfléchies ; fruit ovale orbiculaire ; bandelettes de la commissure ar- quées, rapprochées du bord. Fleurs blanches. Juillet, août %. Pâtu- rages secs, bois montueux, surtout dans les lieux sablonneux AC.— Manque en Bretagne. ** Bandelettes commissurales recouvertes par le péricarpe. (Thysselinum. Hoffm.) 1088. P. palustre. Mæœænch. Meth. 82. (P. des marais.) Selinum pa- lustre. L. fl. Suec. 86. Mant. 353. St-Hil. Notic. Ori. n° 43. Peuc. sylvestre. DC. prod. 4. p. 179. — Racine épaisse à sue laiteux très âcre; tige de 8 à 9 déc. droite, un peu anguleuse, sillonnée, rameuse ; feuilles grandes, 2 ou 3 fois pinnées, à folioles pinnatifides, à lobes scabres sur les bords, linéaires ou lancéolés oblongs, confluents, terminés par une pointe calleuse, le terminal plus allongé ; ombelles larges à rayons nombreux pubescents; involucre et mvolucelles po- lyphylles à folioles linéaires lancéolées acuminées, membraneuses sur les bords, réfléchies ; fruits ovales orbiculaires. Fleurs blanches. Juillet, août @. Marais, buissons humides, bords des eaux. R. — Cner. Allouy, Méry-ès-Bois, Prély-le-Chétif, Clémont, Vierzon, Bourges, bords des canaux. — Ip. Brives. — Loïr. La Ferté-St-Aubin, Marcilly- en=Villette, St-Agnan-le-daillard, Dampierre. — L.-Eer-C. Bords du Beuvron, en Cour-Cheverni, en Tour, et surtout à Neuvy, Chambord. — M.-er-L. St-Sigismond (Bastard). — Lomm.-INr. C. dans les grands marais. 239. IMPERATOR:A. L. ([mpératoire.) Dents du calice nulles; du reste, caractères du Peucedanum. 1089. I. Ostruthium, L. sp. 371. (1. commune.) — Souche longue noirâtre, tige de 6 à 8 déc. striée, râmeuse ; feuilles biternées, à 986 OMBELLIFÈRES. folioles larges 6ÿales incisées dentées mucronées, les terminales tri= fides, les latérales bifides, pétioles à gaînes dilatées ; ombelles larges involucres et involucelles à peu de folioles caduques , fleurs blanches ; Juillet, août %. Pâturages des montagnes. — Monts-Dores. — Cantal. — Haute-Loire. 240. ANETHUM. L. (Aneth.) Dents du calice nulles, pétales ar- rondis, entiers, enroulés, avec une pointe presque carrée tronquée échancrée; fruit comprimé lenticulaire, entouré d’un rebord élargi, aplati; carpelles à 5 côtes filiformes, 3 intermédiaires amincies en carène aigué et 2 latérales peu distinctes, se confondant avec le bord: vallécules à 1 bandelette épaisse, commissure à 2. Involucre et in- volucelle nuls. 1099. A. graveo'ens. L. sp. 377. (A. fétide.) — Tige de 5 à 8 dée. droite, rameuse, cylindrique, striée, rameuse très glabre; feuilles dé- composées glauques, à segments linéaires filiformes très entiers, trichotomes; ombelles larges à rayons nombreux; fruit ovale ellip- tique assez largement bordé. Fleurs jaunes. Juillet, août ©. Lieux cultivés. R.— Nibv. Moissons des ouches près Luzy, Lanty, Tañilly. = S.-Er-L. 1ssy-l'Evéque. — Loir.-ETr-Cn. Villedieu.— St-Calais. — En- virons de Poitiers. Obs. Cette plante m'a souvent été envoyée sous le nom d’A. segefum ; celle-ci qui lui ressemble en effet beaucoup, se reconnait à ses fruits (mûrs) plus étroits, ovales oblengs et entourés d'un bord beancoup moins large. Un échantillon incomplet, recueilli près de Bourges, appartient à lune de ces deux espèces. 241. PAST?NACA. L. (Panais.) Calice entier ou à très petites dents; pétales arrondis entiers égaux, enroulés, tronqués; fruit plane comprimé, ovale orbiculaire, entouré d'un bord élargi et aplati; carpelles à 3 côtes dorsales fines, les 2 latérales écariées rappro- chées du bord; yallécules à 1 bandeletie linéaire aiguë. Involuere et involucelles nuls ou à peu près. 1091. P. opaca. Bernh. (P. opaque.) P. sylvestris. Mill? P. wrens. Gren. et God. part. non Req.— Racine grêle, tige de 4 à 8 déc: droite, sillonnée, cylindracée, ou à angles un peu saillants seulement à la base, pubescente, à rameaux alternes, grêles étalés dressés; feuilles ailées opaques, finement pubescentes surtout au-dessous, à folioles ovales obtuses, crénelées dentées, ou un peu lobées, subeor- diformes à la base: ombeiles pédonculées terminales, de 4-6 rayons presque égaux, fruits glabres, ovales à 3 côtes saillantes, commissure à 2 bandeleites; fleurs jaunes. Juillet, septembre @. Lieux incultes, vignes. C. 1092. BP. pratensis. Jord.! (P. des prés.) —Robuste, tige de 6 à 40 déc. droite, fortement anguleuse cannelée, pubescente, à rameaux étalés dressés ; les supérieurs souvent opposés; feuilles aïlées pu- bescentes, surtout en dessous, les inférieures grandes, à folioles ovales oblongues subaiguës, incisées lobées, à lobes dentés; ombelles pédonculées terminales de 6-10 rayons un peu inégaux; fruits gla- bres ovales à côtes fines, commissure à 2 bandelettes qui n’attei- _gnent ni le sommet, ni la base; fleurs jaunes. Août, sept. @. Prés, lieux frais. — Région du Centre, Puy-de-Düme. — La Nièvre. — Le Cher, etc. Obs. Plante âere, un peu caustique, peut-ôtre identique an P, urens Req, qui est plus précoce, dord.) — Le P, promingua Jovd.! a le même port. mis In tige est plus roïde, à angles benroup OMBELLIFÈRES. 987 inoïiis prononcés, les rañieaux sont plus dressés fastigiés, les rayons de l'ombelle plas courts, à est un peu plus tardif.— P. sativa Mill. a la racine épaissie, charnue, la tige anguleuse à rameaux su- périeurs opposés on verticillés, les feuilles presque glabres et luisantes en dessus à folioles lohées, Pombelle à,10-20 rayons, le fruit ovale orbiculaire ; c'est le Panais des potagers, 242. HERACLEUM. L. (Berce.) Calice à 5 dents; pétales obovales échancrés, les extérieurs rayonnants bifides ; fruit comprimé aplati, entouré d’un rebord mince et élargi ; carpelles à côtes peu apparentes ; valléeules à 1 bandelette raccourcie et dilatée en massue. Involucre caduc et involucelles polyphylles. 1093. H. Lecokii. Godr. et Gr. F1. fr. 41, p. 695. (B. de Lecoq.) H° sibirieum. Lee. et Lam. Cat. p. 196. — Tige de 8 à 12 déc. dressée, fistuleuse, sillonnée anguleuse, hérissée à la base; feuilles tomen- teuses cendrées en dessous, vertes en dessus, profondément décou- pées en segments, larges lancéolés, les inférieurs pétiolulés pinna- tifides, les supérieurs confluents et en cœur à la base; ombelles grandes à fleurs jaunâtres ou verdâtres, les extérieures peu ou point rayonnantes ; pétales obovés brièvement onguiculés, un peu échan- crés au sommet; fruit gros, glabre, obovale échancré au sommet ; bandelettes de la commissure égalant la moitié du méricarpe. Juin, août %. Prairies des montagnes. R. — Le Cantal. — La Haute-Loire. — Le Mexenc. 1094. . occidentale. Bor. (B. de l'Ouest.) — Tige élevée, droite, rameuse, fistuleuse, sillonnée anguleuse, hérissée, rude; feuilles souvent vert-foncé, un peu luisantes en dessus, pâles et hérissées en dessous, ailées, à segments pétiolulés, pinnatifides, à lobes oblongs élargis, à bords relevés un peu ondulés, bordés de dents calleuses et de cils rudes ; ombelles larges à rayons hispides, anguleux striés, les extérieurs un peu arqués ascendants; ombelles hérissées peu con- vexes ; calice à dents très courtes, étalées; pétales blancs obtus, un peu divérgents; styles souvent rosés, droits, rapprochés, dépassant peu le stylopode dans la fleur, à la fin plus longs et divergents; fruit (mür) pâle , presque glabre, obovale beaucoup plus long que large, rétréci à la base, émarginé au sommet, à bord médiocre ; bandelettes dorsales égalant au moins la moitié du méricarpe, celles de la com- missure un peu divergentes, très courtes, en égalant à peine le tiers et n’en atteignant pas le sommet. Mai, juin et automne %. Prairies. — Région de l'Ouest. — Angers. — Le Mans, ete. 1055. H. pratense. Jord.! Pug. (1852) p. 74. (B. des prés.) — Tige élevée, droite, sillonnée, fistuleuse, rameuse, parsemée de poils rudes; feuilles d’un vert sombre, rudes pubescentes surtout en des- sous, aïlées ou profondément pinnatifides, à segments pétiolulés, pinnatifides ou palmato-partis, à lobes oblongs élargis, aigus, bordés de dents inégales à pointe ealleuse; ombelles larges , à rayons glan- duleux hispides cylindriques, finement striés , les extérieurs subar- qués ascendants ; ombeliules globuleuses convexes; calice à dents ovales lancéolées aiguës étalées; pétales blanes, les rayonnants fine- ment striés en dessous, à lobes linéaires obtus arqués-divergents; styles blanchâtres, droits, rapprochés, dépassant un peu le stylopode ; fruit jaunâtre, glabre, presque erbiculaire, un peu plus long que large, à peine un peu rétréci à la base, émarginé au soinmet; bande- lettes de la commissure un peu divergentes, n’égalant pas la moi- tié de la longueur du méricarpe, et n’en atteignant pas le sommet, Mai, juin et automne %. Prairies, C. Région du Centre, 288 OMBELLIFÈRES. . HERACLEUM. 1096. H. æstivum. Jord.! Arch. Bill. p. 316. (B. d'été.) — Tige élevée, robuste, droite, sillonnée, fistuleuse, parsemée de poils rudes; feuilies grandes, d’un vert peu foncé, rudes, pubescentes et un peu blanchâtres eu dessous, ailées ou profondément pinnatifides, à segments un peu pétiolulés, larges subcordiformes ovales découpés en lobes larges ovales, un peu aigus, à dents inégales, irrégulières en pointe calleuse ; ombelles larges à rayons pubescents glanduleux, cylindriques, striés, les inférieurs subarqués ascendants, ombellules convexes; pétales blanes, les rayonnants striés en dessous, à lobes oblongs obtus divergents; styles droits rapprochés, courts, s’allon- geant et se divariquant ensuite; fruit pubescent d’abord, puis glabre, pâle, ovale, beaucoup plus long que large, rétréci dans son tiers infé-— rieur, émarginé au sommet, assez largement bordé; bandelettes de la commissure subparallèles, égalant environ la moitié de la longueur du méricarpe, et atteignant presque son sommet. Juillet, sept. %. Bois, pâturages sylvatiques. C. Région du centre. Obs. D'autres espèces seront probablement encore distinguées dans nos contrées, où on les a con- fondues jusqu'ici, ainsi que les précédentes, sous le nom de H. Sphondylium. Leurs fleurs sont parto.s lavées de rose ou verdätres. Une forme élégante, moins robuste, que je n'ai vue qu'en échantillons incomplets et qui pourrait être H. problemalicum Crantz stirp. Aust. fase 3, tab. 2, est remarquable par ses feuilles inférieures 2 fois ailées à divisions primaires longuement pétiolulées, segments pin- natifides, à lobes décurrents distants entre eux, oblongs irrégulièrement incisés lobulés, très aïz us. — Env. d'Aulun. — Morvan. 243. TORDYLIUM. L. (Tordylier.) Calice à dents persistantes ; pétales obovales échancrés, avec une pointe enroulée, les extérieurs rayvonnants bifides; fruit orbiculaire aplati comprimé , entouré d'un rebord épaissi en forme de bourretet rugueux tuberculeux ; carpelles à côtes très fines ; vallécules à 4 à 3 bandeleties. Involucre et invo- lucelles polyphylles. 1097. T. maximum. L. sp. 345. (T. élevé.) — Tige de 3 à 9 déc. dressée, anguleuse, sillonnée, rameuse, hérissée de poils renversés; feuilles pinnées, velues, à folioles incisées-crénelées , ovales obtuses dans les feuilles inférieures, lancéolées dans les supérieures, la ter- miuale plus allongée acuminée; folioles involucrales linéaires, açu- minées, allongées; fruits serrés en ombellules compactes ; blanchâtres au bord, gris et hispides au centre. Fleurs blanches ou rosées. Juillet, août ©. Lieux secs et pierreux, bords des haies et des che- mins. C. 244. LASERPITIUM. L. (Laser.) Calice à 5 dents; pétales ob- ovales échancrés, à pointe enroulée; fruit comprimé; carpelles à 5 côtes primaires filiformes, et à 4 côtes secondaires ailées, à ailes entières largement membraneuses ; vallécules à une bandelette, située sous les côtes secondaires. Involucre et involucelles poly- phylles. 1088. L. latifoliüum. L. sp. 356. (L. à larges feuilles.) — Tige de 8 à 9 déc. dressée, cylindrique, finement striée, glabre, glauque ; ra meuse: feuilles inférieures grandes , bipinnées , à pétiole divisé en trois parties, à folioles larges ovales obtuses , obliquement en cœur à la base, largement dentées en scie, à dents mucronées; feuilles supérieures à pétiole largement cngainant, tronqué au sommet, ebà folioles entières à la base: ombelles amples fournies; folioles des involucelles très petites linéaires sétactes: ailes du fruit souvent - LASERPITIUM. OMPBELLIFÈRES. 289 ondulées crépues. Fleurs blanches. Juillet, août %. — S.-KT-L. Bois du Bonnet-Vert au-dessus de Sommant. — Yon.Bo is de St-Bris. Var. b. L. asperum. Crantz. — Pétioles, dessous des feuilles et rayons de l’ombelle parsemés de petits poils rudes et blanchâtres. Bois montagneux. R. — Midi de l'Yonne. —— CoTEe-p’Or. la Roche- en-Brenil. — S.-Er-L. Bois de Montabon , près St-Mard-en-Vaux. — ALL. Montluçon, Gannat. — C. en Auvergne. — CREUSE. Aubusson. — Hie-Vien. Neuvic. — CuEr. Farges, Vinon, Bué, Sancerre, Soye, Villeneuve, St-Florent, Morthomier, Précy, forét d'Allogny. — Lo. Bois de Folleville en Sologne. — L.-Er-Cu. St-Aignan, forêt de Grosbois. — INb.-ET-L. Chinon: — Env. de Poitiers. — M.-E7-L. Bois de Fonte- vrault, Saumur, Soucelles. 1099. L. Pruthenicum. L. sp. 357. (L. de Prusse.) — Tige de 3 à 6 dée. droite élancée, rameuse au sommet, anguleuse, sillonnée, hérissée vers la base de poils renversés; feuilles hérissées sur les pétioles, sur les bords et sur les nervures, bipinnées, à folioles dé- coupées en segments lancéolés mucronés; ombelles terminales à rayons hérissés en dedans, à la fin roides dressés; involucre défléchi à folioles entières hyalines sur les bords; fruits ovales hérissés sur les côtes primaires; fleurs blanches. Juillet, août @. Prés et bois humides. RR. — S.-ET-L. Cuisery, bois près l’étang Gallepois. (Cerçot.) | Obs. Le L. Gallicum L. des environs de Dijon , a les feuiiles composées de foliales cunéiformes et découpées en 3 ou 5 lobes oblongs mucronés. — Le L. Siler L. a toutes ses fulioles lancéolées très eutières, indivises ou trilobées. 245. DAUCUS. Z. (Carotte.) Calice à 5 dents; pétales obovales échancrés avec une pointe courbée, les extérieurs souvent rayon- nants et bifides ; fruit comprimé par le dos; carpelles à 5 côtes prin- cipales filiformies hérissées de soies, et à 4 côtes secondaires égales, ailées et portant un rang d’aiguillons soudés entre eux par la base; vallécules à ! bandelette cachée sous la côte secondaire. Involucre et involucelles polyphylles, le premier à folioles pinnatifides presque aussi longues que l’ombelle. 1100. D. Carotta. L. sp. 348. (C. commune.)Vulg. Chévry. — Tige de 1 à 8 déc. dressée, sillonnée, rameuse, hérissée, rude; feuilles 2 ou 3 fois pinnées à folioles pinnatifides, à lobes lancéolés, cuspidés, velus ; ombelle plane, à rayons nombreux, se redressant à la matu- rité et la rendant concave; fruit ovale à aiguillons subulés égalant presque sa largeur. Fleurs blanches avec une fieur centrale stérile et d’un pourpre foncé, rarement toutes purpurines. Juin, octobre @. Prés, pâturages, champs. CC. Obs. Le D. gummifer Lam. à folioles ovales vbtuses luisantes, croît sur les rochers maritimes, mais ne m'est pas encore connu dans notre région. 246. CRLAYA. Hofim. (Orlaye.) Calice à 5 dents; pétales ob- ovales échancrés, avec une pointe courbée, les extérieurs rayonnants profondément bifides ; fruit lenticulaire comprimé sur le dos; ear- pelles à 5 côtes primaires hérissées de soies, et à 4 côtes secondaires armées de 2 ou 3 rangs d’aiguillons, et recouvrant chacune une ban- delette. 1101. ©. grandificra. Hoffmann. (0 à grandes fleurs.) Caucalis grandiflora. L, sp, 346. — Tige de 4 à 4 déc. d'cite, anguleuse, C. 19 290 OMBELLIFÉRES. presque glabre, rameuse dès la base, à rameaux ouverts; feuilles bi- pinces, à folioles petites, pinnatifides, à lobes eourts, linéaires aigus, bordés d’aspérités fines; involucre et involucelles à folioles lancéolées acuminées entières, membraneuses sur les bords; om- belles planes de 4 à 8 rayons inégaux; aiguillons du fruit erochus. Fleurs blanches, à pétales extérieurs très grands. Juin, août. ©. Champs. AR. — Yon. Bessy-en-Othe, entre Jussy et Vallan. — CoTE-D’Or. Sémur. — S.-ET-L. Jssy-l'Evéque, Bourbon-Lancy. — LOIRE. Montbrison. — Arr. Moulins, Montord, Montluçon. — Nièvee. Nevers, Chaluzy, St-dean-aux-Amognes, Guérigny, Pariqny-les-Vaux, Ternant, Béard, Cosne. — Loimer. Ulivet, Montaran.— CHER. Sancerre, Chavannes, Berry. — L.-eT-Cn. Env. de Blois. — Inp.-er-L. Bouruan, La Membrolle, Charentilly, Rillé. — Sartue. Juigné, Chantenai, Poillé. — M.-ET-L. Saumur, Puy-Notre-Dame, Beaulieu, Pontigné, Chaumont, D — Wien. Env. de Poitiers. CG. —- Thouars. 247. CAUCAI:S. Hoffm. (Caucalide.) Calice à 5 dents; pétales pbovales échancrés, avec une pointe courbée, les extérieurs raÿon- nanis, un peu plus grands, bifides; fruit un peu comprimé latérale ment; carpelles à 5 côtes primaires filiformes hérissées de soies où de petits aiguillons, et à 4 côtes secondaires plus saillantes, armées d'aiguillons, sur 1 ou 2 rangs, et recouvrant chacune uné bandelette. 1102. C. daucoïdes. L. syst. Nat. 2, p. 205. Mant. 351. nec. sp. (C. fausse carotte.) — Tige de 4 à 4 déc. dressée, striée, anguleuse, hispide à la base, rameuse diffuse, à rameaux divariqués; feuilles 2 ou 3 fois pinnées, à folioles étroites incisées pinnatifides , à sèg- ments linéaires aigus ; ombelles de 2 à 5 rayons; involucre nul ot de 1 à 3 folioles petites subulées caduques ; aiguillons du frui su uni rang, lisses et crochus au sommet; ombellules ne portant que 2 u 3 do Fleurs d’un blanc rosé. Mai, juillet ©. Champs, mois- sons. C. Obs. Le C. lcptophylla L. sp. 347, espèce voisine plus srèle dans toutes ses parties, a la tigehé- rissée de poils réfléchis. les feuilles velues deux fois pinnées à segments très étroits, les omhelles à deux ou trois rayons velus, el les fruits petits à aiguil:ons sur deux rangs changés d’aspérités et terminés par deux ou trois crochets très courts. — Dubois l'indique près Orléans , mais évidem- ment par erreur : M. Lorey dit l'avoir vu entre Sémur et Rouvray (Côte-d'Or) , ce que je n ip constater. ; 248. TURGEN:A. Hoffm. (Furgénie.) Calice à 5 dents; pétales ob- ovales échancrés, avec une pointe courbée, les extérieurs rayonnants, plus grands bifides ; fruit contracté latéralement: carpelles à 9 côtes dont 2 placées sur le plan de la commissure seulement un peu rudes, et les 7 autres armées d’aiguillons égaux, sur 2 ou 3 rangs. Involuere et involucelles polyphyliles. 1193. T. latifolia. Hoffm. (T. à larges feuilles.) Caucqlis lahfolia. L. syst. Nat. 2, p. 205. Mant. 350. Tordylium latifolium. L, sp. 345. — Tige de 4 à 6 déc. droite, anguleuse, striée, rude, rameuse ; feuilles pinnées, rudes, à folioles oblongues lancéolées, plus où moins décurrentes, incisées dentées; ombelles à 3 ou 4 rayons hérissés; folioles involuerales ovales lancéolées acuminées membraneuses an bord; aiguillons du fruit roides, rougeûtres. Fleurs blanches, rosées ou d’un beau rouge. Juin, août ©. Champs, moissons des terrains calcaires, C. OMPELLIFÈRES. | 29 249. TORILIS. Adanson. (Torilis.) Calice à 5 dents; pétales ob- ovales échancrés, avee une pointe courbée, les extérieurs un peu plus grands bifides ; fruit contracté latéralement ; carpelles à 5 côtes primaires hérissées de soies, les secondaires cachées par l’abon- dance des aiguilions remplissant toutes les vallécules. 1104. T. Anthriscus. Gmel. Bad. 1, p. 615. (T. des haies.) Tordy- lium Anthriseus. L. sp. 346. Caucalis — Scop. — Tige de 5 à 49 déc. dressée, grêle, élancée, rameuse, hérissée de poils couchés, renversés rudes; feuilles rudes, pinnées à fêlioles ovales lancéolées, incisées, dentées, un peu décurrentes, la terminale très allongée; ombelles longuement pédoneulées ; involueres et involucelles à 4 ou 5 fotioles linéaires hérissées; aiguilions du fruit courbés à pointes subulées. Fleurs blanches eu rougeñtres. Juin, août ©. Bords des bois, des baies, buissons, lieux incultes. €. 1105. Æ. neglecta. Schult. Syst. 6, p. 484. (T. négligé.) Scandix infesta. Jacq. non L. — Tige de 3 à 4 déc. droite, flexueuse, cylin- drique un peu rude, à rameaux étalés dressés; feuilles bipinnées à folioles ovales lancéolées incisées dentées, presque égales; ombelle: pédonculées convexes, de 7 à 40 rayous; involucre monophylle ou nul ; involucelles linéaires subulés hispides ; pétales rayannanis deux fois longs comme l'ovaire; siyles beaucoup plus longs que le disque qui les porte; aiguillons du fruit à pointes acerochantes ; fleurs blanches, Juillet, août @. Champs, bords des bois. RR. — M.-xT-L. Montigné près Durtal (Courtigné.) — SARTHE. La Bergevinière près Conflans? (Diard.) 1106. T. Helvetica. Gmelin. DC. Prod. 4, p. 219. (T. de Suisse.) Caucalis arvensis. Huds. Tor. infesta. Duby. bot. gal. 217. — Tige de 2 à 6 déc. striée, presque lisse à la base, du reste hérissée de poils renversés, apprimés, rudes, très rameuse, à rameaux diffus, étalés ; feuilles rudes, les inférieures bipinnées, les supérieures pinnées ou ternées, à folioles oblongues, incisées dentées, la terminale souvent plus allongée dans les feuilles supérieures ; ombelles longuement pé- doneulées de 3 à 7 rayons ; involucre nul ou à une seule foliole; invo- lucelles de 3 à 5 folioles linéaires subulées hispides; styles courts; aiguillons du fruit à pointes accrochantes. Fleurs blanches. Juillet, sept. @). Champs, bords des haies. €. Obs. Devandolle distingue deux formes : a. divarieata à lise bass», rameaux très divariqués. CC. dimsles champs. — b. qufhriscokles,.tige plus élancée ramense un sommet, à remonnx redresés : cesbia forme des haies «1 cles bois qui atteint parfois nue grande élévation etne doit pas être can fondue avec les deux espèces précédentes. 1107. %. heterophytla. Guss. Prod. sie. F, p. 326. (T. hétérophylle.) — Racine grêle ; tige de 1 à 8 déc. grêle, cylindrique, scabre plus où moins rameuse; feuilles inférieures bipinnées à folioles lancéo- lées incisées, presque égales, les caulinaires ternées à folioles linéaires très aHongées., incisées dentées, les plus élevées simples, linéaires très étroites entières; ombelles longuement pédoneulées penchées ayant l’anthèse, de 2 à 4 rayons courts; involuere nul on monophylie ; invoiucelles polyphylles; pétales très petits, blancs ou rosés; fruits hérissés de pointes scabres et accrochantes. Mai, juil let @. Haies, broussailles des lieux chauds. AC. dans l'Ouest : Es co = C, autour d'Angers, Cholet, — Ancenis! — MAYEN, Laval, ouère, 299 OGMBELLIFÉRES. TORILIS. 1168. T. nodosa. Gæert. fruct. 1, p. 82. (T. noueux.) Caucalis nodi- flora. Lam. Tordylium nodosum. L. sp. 346. — Tige de 4 à 6 décim. grêle, dure, rude, couchée, à rameaux nombreux, diffus, étalés; feuilles bipinnées à folioles étroites pinnatifides incisées; ombelles agglomérées, latérales, opposées aux feuilles presque sessiles; fruits extérieurs de l’ombelle armés d’aiguillons à tête accrochante, les intérieurs seulement tuberculeux. Fleurs petites, blanches ou rougeñtres. Juin, juillet ©. Lieux secs et incultes, bords des champs et des chemins. AC. 250. SCANDIX. L. (Scandix.) Dents du calice à peu près nulles; pétales obovales tronqués avec une pointe courbée; fruit comprimé latéralement, terminé par un bec tres allongé ; carpelles à 5 côtes obtuses égaies, les latérales placées au bord; vallécules à bandelettes nulles ou peu apparentes; carpophore fourchu au sommet. 1109. S. Pecten Veneris. L. sp. 368. (S. Peigne de Vénus.) Vulg. Aiguille de Berger. — Tige de 1 à 5 déc. rameuse, étalée, plus ou moins hérissée ou pubescente; feuilles 2 ou 3 fois pinnées, à folioles multifides, découpées en lobes étroits, linéaires, aigus; involucre nul ou remplacé par une feuille supérieure; ombelle de 2 ou 3 rayons courts; involucelles droits à folioles entières et bi ou trifides, dos des carpelles et côtés du bec hérissés de petits aiguillons rudes et très courts (ou tout à fait lisses dans une variété). Fleurs blanches. Mai, septembre ©. Champs et moissons des terrains calcaires ou argileux. CC. 251. ANTHR:SCUS. Pers. (Anthrisque.) Dents du calice nulles; pétales ovales tronqués ou échancrés, avec une poiute courbée; fruit contracté latéralement, terminé par un bec à 5 côtes, plus court que lui; carpelles cylindracés, dépourvus de côtes. Involuere nul; invo- lucelles polyphylles ; carpophore bifide au sommet. 1110. A. vulgaris. Pers. syn. 1. 320. (A. commun.) Caucalis Sean- dicina. Roth. Scandix Anthriscus. L. sp. 368. — Tige de 2 à 6 décim. droite, striée, lisse, rameuse; feuilles molles couvertes en dessous de poils grisâtres, d’une odeur désagréable, 3 ou 4 fois pinnées, à folioles petites incisées, à lobes obtus mucronés ciliés; ombelles courtement pédonculées, de 3 à 6 rayons, latérales, opposées aux feuilles ; involucelles à folioles linéaires lancéolées, tournées d'un seul côté; corolles uniformes petites ; fruitovale oblong, tubereuleux, hérissé d’aiguillons courbés , subulés, blanchâtres , et entouré d'un rang de cils à la base; styles droits très courts. Fleurs blanches. Avril, juin ©. Lieux incultes, décombres, rues, murs. C. 1111. A. Cerefolium. Hoffm. (A. cerfeuil.) Chærophyllum sativum. Lam. Scandix cerefolium. L. sp. 368. — Tige de 3 à 8 déc. dressée, striée, lisse, pubescente au-dessus des nœuds, rameuse; feuilles tendres, aromatiques, glabres en dessus, parsemées en dessous de poils grisâtres, 2 ou 3 fois pinnées, à folioles ovales incisées, pinna- tifides ; ombelles de 3 à 5 rayons , latérales sessiles et pédonculées; involucelles à 2 ou 3 folioles linéaires lancéolées, tournées du même côté; fruits lisses linéaires, allongés; styles droits. Fleurs blanches, Mai, juin ©. Haies des jardins, près les habitations, C. cultivé par- tout sous le nom de Cerfeuil, ANTHRISCUS. OMBELLIFÈRES. 293 1112. A. sylvestris. Hoffm. (A. sauvage.) Chærophyllum sylvestre. L. sp. 369. —Tige de 4 à 6 déc. dressée, sillonnée, fistuleuse, rameuse, un peu renflée aux nœuds, pubescente dans sa partie inférieure, glabre au sommet; pétioles engaïnants membraneux ciliés; feuilles inférieures grandes triangulaires , tripinnées , les supérieures bipin- nées; folioles oblongues lancéolées aiguës incisées, ou dentées, les supérieures confluentes , glabres ou parsemées de poils en dessous sur les nervures; involucelles polyphylles, à folioles ovales acumi- nées, ciliées, réfléchies ; ombelles pédonculées, terminales axillaires; fruits oblongs luisants, lisses, ou un peu tuberculeux, à bec très court presque nul; styles droits un peu divergents. Fleurs blanches. Mai, juin %. Haies, lieux frais un peu couverts. AR. Région des mon- tagnes. C. — CREUSE. Glény, Guéret, ete. C. — Hte-ViEen. Île St-Léo- nard, ete. —CHEr. Bourges, St-Douchard, Berry, Marmagne, Villeneuve, St-Ambroix, Charost, Vierzon, Mehun, Foëcy, etc. — Inn. Issoudun, Châteauroux, Le Blanc, bords de la Creuse. — Loim. Env. du Loiret, Olivet, de St-Mesmin à St-Prive. — L.-ET-Cun. Les Grouets près Blois. — Inp.-Er-L. Champigny. — VIENNE. C. — Deux-SÈv. Sf-Loup, ete. — M.-Er-L. Arrondissements de Saumur et de Beaupréau. — Nantes.— Sarthe. 252. CHŒROPHYLLUM. X. (Cerfeuil.) Dents du calice nulles; pétales obovales échancrés, avec une pointe courbée; fruit com- primé ou contracté latéralement, et dépourvu de bec; carpelles à 5 côtes égales obtuses, peu saillantes, les latérales placées au bord; ET à 1 bandelette, commissure à 1 sillon profond; carpophore ifide. 1113. C. temulum. L. sp. 370. (C. enivrant.) — Tige de 4 à 8 déc. dressée, très rameuse, sillonnée, très renflée sous les nœuds, par- semée, surtout à la base, de taches d’un rouge brun, hérissée de poils rudes, ceux des rameaux un peu plus mous; feuilles velues pubes- centes d’un vert sombre, les inférieures, deux fais, les supérieures une fois pinnées, à folioles ovales oblongues, incisées lobées, à lobes obtus crénelés, un peu mucronés; involuere nul ou à une seule fo- liole; involucelles à folioles courtes étalées, ovales lancéolées, cuspi- dées, ciliées; styles courts, un peu divergents ; fruits (mürs) striés ; ombelles pédonculées, penchées avant la fleuraison. Fleurs blanches. Juin, juillet @. Lieux incultes, haies, bords des bois et des che- “mins. CC. 1114. C. umbrosum. Jord.! Frag. 7, p. 30. (C. ombreux.) — Souche épaisse, rameuse , produisant des tiges de 4 à à déc. dres- sées, striées, rameuses, à poils épars ainsi que les pétioles; feuilles glabres, luisantes, 2 à 3 fois découpées en segments ovales-lancéolés, bi-tripinnatifides , terminés par une pointe simplement dentée en scie, folioles et lobules lancéolés acuminés ; ombelles à 18-22 rayons lisses et peu inégaux; ombellules aplanies en dessus, à pédicelles dressés à la fin rapprochés, à fleurs peu rayonnantes; involucelle à 6-3 folioles inégales lancéolées linéaires longuement acuminées , blanches et ciliées aux bords, à la fin réfléchies; pétales obovales oblongs, fendus jusqu'au quart de leur longueur, brièvement hispi- dules aux bords; styles étalés, 2 fois plus longs que le stylopode ovale conique et non bordé; fruit noir olivâtre, linéaire, 5 fois plus 97 { OMBELLIFÈRES. CHEROPHYLEUM, long que large, muni de 5 côtes obtuses ét de vallécules étroites ; carpophore bifide au sommet; fleurs blanches. Juillet %. Bois des montagnes. RR. — Lois. Pilat, Pierre-sur-Haute (Jordam): | 1115. C. aureum. L. Sp. 370. (C. doré.) — Tige de 4 à 8 détim.… droite, raineuse, peu renflée aux nœuds, plus où moins hérissée; feuilles velies d'un vert pâle, tipinnées à folioles ovales lanicéolées acuminées, pinnatifides à la base, se terminant au Sommet en uné loïgue pointe simplement dentée en scie; involucelles largetbetit lancéolés cuspidés, ciliés; pétales glabres ; fruits fusifornres; styles dépassant le stylopode et réfléchis sur le fruit. Fleurs blanches. Juin, juillet %. Bois et broussailles des montagnes. R. — Piy-de-Dôme. — Monts-Dores. a 1116. C. hirsutum. L,, sp. 371. (C. hérissé.) — Plante de 5 à 9 déc. plus ou moins hérissée de poils blanchâtres réfléchis ; tige droite, striée, peu renflée aux nœuds; feuilles grandes, 2 ou 3 fois pinnées, à folicles incisées dentées ou pinnatifides; pétiole largement mem- braneux à la base; involucre nul ou de 1 à 2 folioles; involucelles polyphylles, à folioles lancéolées acuminées, ciliées, blanchâtres, réfléchies après l’anthèse; pétales ciliés; styles dressés très longs; fruits grêles striés ; carpophore bifide au sommet; ombelles pédon- culées. Fleurs blanches. Juillet, août %. Prés et ruisseaux des mon- tagnes. R. — ALL. Châtel de Montagne, Le Mayét, St-Nicolus-des-Brefs, Gannat. — CREUSE. Chambraud, Ahun, Mareille, Aubusson, La Gourtine, Guéret, etc: — Püy-de-Dôme, Mont-Dore. — Cantal. — Le Forez. 253. MYRRHIS. Scopoli. (Myrrhide.) Dents du calice nulles; pétales obovales échancrés, avec une pointe courbée; fruit comprimé latéralement; carpelles composés de deux membranes, l’'intérieute soudée avec la graine, l’extérieure à 5 côtes égales amincies en €a- rène aiguë, creuses en dedans et séparées par des sillons ou vallé- cules profondes sans bandeleties. Carpophore fendu au sommets iuvolucre nul, involucelles polyphylles. 1117. M. odorata. Scop. carn. 207. (M. odorante.) Chæroyh{llum odoratum. Lam. Scandix odorata. L. sp. 368.— Plante aromätique de 6 à 9 déc.; tige dressée, sillonnée, rameuse; feuilles molles couvertes surtout en dessous d’une pubescence courte et grisâtre, les radicales très grandes tripinnées, les supérieures bipinnées, à foliolés ovales pinnatifides, à lobes oblongs, incisés dentés; ombelles terninales à rayons rapprochés et serrés après la fleuraison; folioles des invoit= celles lancéolées acuminées, membraneuses; fruits gros, noïfs, luisants, odorants. Fleurs blanches. Juin, juillet %. Prés montagneux. RR.— CREUSE. Chambraud, entre Maspommier et Mareille, Villefort près Ste-Feyre-la-Montagne. ; : Obs. Cultivé sous le nom de Cerfeuil musqué : se t'ouve parfois près dés habitations. 254. CONIUM. Z. (Cisuë.) Dents du calice nulles, pétales obovales échancrés, avec une pointe courte courbée; fruit ovale comprimé latéralement; carpelles à 5 côtes égales, saillantes, ondulées eréne- . lées, les latérales placées au bord; vallécules striées sans bandelet- tes, carpophore bilide. * 1118. C. maculatum. L. sp. 349. (C. tachée.) — Vulg. Grande Oi= què, Cocuasse. — Plante glabre, fétide, de 4 à 12 déc. tige droite, fis- OMBELLIFÈRES. 995 tüléüse, rameuse, glaughe, maculée de taches d'un rouge sanguin, dans Sa partie iüférieure; pétioles cylindriques, REUTERS feuilles rädicales très grandes, 3 où 4 fois pinnées, d’un vert sombre, à fo- lioles ovales oblongues, incisées dentéés, términées par une pointe blanchâtre, les supérieures bipinuées; ombelles ouvertes à rayons inégaux ; involucre de 3 à 5 folioles lancéolées, blanchâtres, petitet, réfléchies, celles des involucelles semblables, du nombre de 5 et tournées d’un seul côté. Fleurs blanches. Juin, août ©. Lieux frais, haies, fossés, décomibres. C. 255: SMYRMNITM. Las. (Maceroh.) Dents du calice nulles, pétales laiééolés du elliptiques éhtiers À pointe infléchie: frdit contracté didÿmé, à méricarpes réniformes globuleux, 3 côtes dorsales sail- lantes, amincies, 2 latérales oblitérées, vallécules à plusieurs bande- lettes, carpophore biparti. AAA9: S: Olusatrum. L. sp. 376. (M. commun.) — Tige de 6 à 10 déc: droite, cylindrique sillonnée, rameuse; feuilles inférieures tri- ternées à folioles larges, glabres ovales deétitées, les supérieures opposées, ternées, pétioles dilatés membraneux frangés, involucre nul, involucelles très courts ou nuls; fleurs polygames d’un blanc jaünâtre, fruit gros noir à la maturité. Mai, juin @. Haies, lieux un peu couverts. R.— L-Er-Cu. Sf-Aignan, Blois pare de l'Evéché, foret de Blois. — VIEN. St-Rémy-sur-Vienne. — Deux-SÈv. Thouars. — Env. d'Angers. — Chäteaugonthier, Laval. — Lorr.-Inr. Donges, St-Joachim, SE Viaud, Frenay, ete. 256. B:FORA. Hoffm. (Bifore.) Dents du calice nulles, pétales obovales échancrés, avec une #ointe courbée, les extérieurs un peu inégaux; fruit ddyne à 9 carpelies renflés globuleux ridés sur toute léur surface, banideléttes nulles, commissure percée de 2 pores. Invo- lacrè et imvolücellés presque nuls. 1120. B. testiculata. Sprengel, (B. à deux bosses.) B. flosculosa. Marseh. Cofiandrum testiculatum. L. sp. 367. — Plante fétide dé 2 à 4 déc. tiée dressée, grêle, anguleuse, à rameaux divergents; feuilles pinitiées et bipinnéés à folioles pinnatiftdes, à lobes linéaires où ellip- tiques divariqués; ombelles très petites à 2% où 3 rayons Souvent simples ; involuére à 4 foliole linéaire, ou nul; pétales presque égaux ; fruit terminé par une pointe conique très courte, et par les styles à peine saillants. Fieurs blanches à anthères purpurines. Juin ©. Champs, moissons. R.— Cuer. Bourges, le Subdray, Coudron, St-Ger- main-des-Bois, Berry, Mehun. — XNb. Issoudun, Avail, Châteauroux. — VIEN. Ouzilly- Vignoles, Smurve, St-Benoit, Cissé. — Deux-SÈv. Thouurs, — M.-Er-L. Montreuil-Bellay. 257. CORTANDEUM. Z. (Coriandre.) Calice à 5 dents; pétales obovales échancrés, avec une pointe courbée, les extérieurs rayon- nants bifides; fruit #lobuleux, carpelles à 5 côtes principales dépri- méés flexuicuses, et à 4 côtes secondaires plus saillantes Carénées; vallécales sans bandelettes, commissure à 2 bandelettes. 1191. C. sativum. L. sp. 367. (C. cultivée.) — Plante de 4 à G déc. fétide à odeur de punaise; tige droite cylindrique, rameuse; feuilles inférieures ailées à folioles ovales cunéiformes incisées, les supé- rieures décomposées, en lanières linéaires ; ombelles de 3 à 5 rayons ' 296 ARALIACÉES. ouverts ; involucre nul ou monophylle, tourné d’un seul côté. Fleurs d’un blanc rosé. Juin, juillet ©. Lieux cultivés, moissons. RR. — Nièv. Nevers, Marzy.— ALL. Vignes à Montord. — CHER. Bourges, Grossou près Vierzon. — Loir. Fleury, Ingré, La Chapelle. FAM. XLVI. ARALIACÉES. Calice à 4 ou 5 dents à tube adhérent à l'ovaire; 5 à 10 pétales sans onglet, contigus dans le bouton; 5 à 10 étamines insérées avec les pétales devant 1 disque épigyn; 1 ou plusieurs styles à stig- mates simples; ovaire à 2 loges contenant 1 ovule pendant; fruit bacciforme. : 258. HEDERA. Tournelort. (Lierre.) Calice petit à 5 dents; 5 pétales, à étamines à anthères bifurquées à la base, style et stigmate simple; baie globuleuse couronnée à 5 loges monospermes, à cloi- sons nulles à la maturité. 1122. H. Helix. L. sp. 292. (L. grimpant.) Vulg. Lierrebois. — Tige ligneuse, grimpante à l’aide de crampons ou racines caulinaires; feuillesalternes, persistantes, coriaces, lisses luisantes, aromatiques, cordiformes à la base, anguleuses, lobées de diverses manières, les florales ovales acuminées entières. Fleurs jaunâtres en sertules glo- buieux pubescents dressés. Baies noires. Octobre. Vieux murs, ro- chers, arbres. CC. Obs. J'ai observé près Angers une forme à sertules moitié plus gros et une autre à anthères rou- geälres. 259. CORNUS. L. (Cornouiller.) Calice à 4 dents; 4 pétales, 4 étamines, { style; drupe non couronné contenant un noyau à 2 loges monespermes. Feuilles opposées. 1123. C. sanguirea. ],. sp. 171. (C. sanguin.) Vulg. Bois sanguin, Bois punais. — Arbrisseau à rameaux droits, à écorce fétide brune ou rougeàtre; feuilles ovales aiguës entières pubescentes en dessous, nerveuses; fleurs blanches en cymes planes sans involuere à Ja base; fou LS AIeuE petits noirâtres. Mai, juin et en automne. Haies, ois. C. 1124. €. mas. L. sp. 171. (C. mâle.) Vulg. Cowrgellier, fuselier. — Arbrisseau élevé ou arbre à écorce grisâtre; feuilles ovales acuminées plus pâles et finement pubescentes en dessous, à nervures conver- gentes; fleurs jaunes naissant avant les feuilles et disposées en petites ombelles entourées d’un involucre qu’elles dépassent à peine; fruits oblongs rouges ou jaunâires. Mars, avril. Haies, bois montueux et pierreux. — Yon. C. aux environs d'Auxerre, et au midi du départe- ment, — Niëv. C. au nord du département aux environs de Clamecy, Entrains, Brinon, R. ailleurs, coteaux de la Charité. — Aix. Entre Montluçon et Huriel. — X.-Er-Cu. Bois de Briou à St-Laurent-des-Eaux, forét de Russi près St-Gervais. — Loir. Korét d'Orléans, Garenne de Pully. — YNb. Déols, Châteauroux. LORANTHACÉES. 297 SOUS CLASSE IT. Plantes à corolle gamopétale. FAM. XLVII. LORANTHACÉES. Fleurs dioïques ou hermaphrodites; calice à tube adhérent à l'o- vaire et à limbe presque entier; corolle à #4 divisions, parfois pro- longées jusqu'à la base, simplement contiguës dans le bouton; 4 étamines souvent sessiles, opposées aux lobes de la corolle et portées par eux; ovaire monosperme uniloculaire; 4 stigmate; fruit bacciforme. 260. VISCUM. L. (Gui.) Fleurs unisexuelles, calice à bord entier à peine visible; corolle à 4 divisions, quelquefois séparées comme des pétales, et portant sur leur milieu les anthères sessiles; style presque nul à stigmate obtus; baie CHU PRIE monosperme, non couronnée. 1125. V. aïbum. L. sp. 1451. (G. blanc.) —Sous-arbrisseau. -para- site de forme globuleuse, d’un vert jaunâtre; tiges noueuses, très rameuses, dichotomes : feuilles opposées, lancéolées obtuses, épaisses, non veinées ; fleurs sessiles agglomérées au sommet des rameaux ; baies blanches translucides. Fleurs jaunâtres. Mars, avril. Parasite sur les pommiers, poiriers, peupliers, ete. C. FAM. XLVIII. CAPRIFOLIACÉES. Calice adhérent à l'ovaire, à limbe de 2 à 5 divisions ou presque entier; corolle insérée sur l'ovaire à limbe de 3 à 5 lobes, quelquefois inégaux et irréguliers ; 5 étamines, rarement 8 ou 10, libres, insé- rées sur la corolle et alternant avec ses divisions ; 1 style, quelquefois nul, 3 stigmates ; ovaire à 3 ou à loges, fruit bacciforme, souvent uniloculaire, quelquefois formé de 2 ovaires soudés et couronnés par 2 calices. Herbes ou arbrisseaux à feuilles opposées ; fleurs en capi- tules ou eymes terminales, rarement axillaires. 261. ADOXA. L. (Adoxe.) Calice à 2, 3 ou 4 divisions moitié plus courtes que la corolle; corolie rotacée à tube très court, un peu res- serré à la gorge, à 4 ou 5 divisions planes: 8 ou 10 étamines insérées deux à deux entre les lobes de la corolle, anthères uniloculaires; 4 à 5 styles subulés à stigmate obtus; capsule bacciforme charnue, couronnée par les styles” et par les dents du calice persistantes, à 4 ou 5 loges dont plusieurs avortent à la maturité; graines entourées d’un bord membraneux. 1126. A. Moschatellina. [,. sp. 527. (A. Moscatelline.) — Plante faible délicate de 1 à 2 déc.; souche blanchâtre écailleuse; tige grêle, anguleuse, presque toujours simple ; feuilles glabres luisantes un peu glauques en dessous, les radicales longuement pétiolées, 2 fois ter- nées à folioles obtuses profondément incisées, les caulinaires simple- ment ternées à folioles bi ou trifides ; fleurs verdâtres un peu mus- quées, ordinairement au nombre de 5 réunies en capitule cubique au Sommet de la tige. (La fleur terminale placée sur un plan horizontal, 908 CAPRIFOLIACÉES. offre un calice à deux, une corolle à 4 divisions, 8. gpatsés styles: lés autres fleurs ont le calice à 3, la corollé à 5 « visiôns, 40 étamines et à styles.) Mars, avril %. Lieux frais et ombragés, boïs, haies. AC. — Manque dans le calcaire pur. 262. SAMBUCUS. L. (Suread.) Calice petit à 5 dents; corolle rotacée à 5 lobes courbés en dehors; 5 étamines, 3 stigiiates ses- siles; baie à 3 ou 5 graines. Feuilles pinnées, fleurs én cyre ou èm pauicule. | 1227. 8. Ebulus. L. Sp. 385. (S. Yèble.) Vulg. Yollés, Gèble. ="lise drüite hérbacée, de 8 à 45 déc. cannelée: feüilles de 5 à 44 folidtes vblongues lancéolées, dentées en scie, à stipules foliacéés, ovatés dentées; eyme à 3 rayons principaux; baies noires. Fleurs blanelies elrosées. Juin, août %. Champs, bords des fossés et des chemins. 0C: surtout danseles terrains calcaires et argileux. 1126. S. nigra. L. sp. 385. (S. noir.) Vulg. Seu, Sus.— Arbrisseau élevé ou arbre, à rameaux pleins de moëile blanche; feuilles de 5 à 9 folioles ovales lantéolées aiguës, dentées ; Stipules presqie nulles; cymié à 5 rayous principaux; baies noires à la traturité. Fleurs d'u blane jaubâtre. Juin. Haiés, bois fräis. CC. Var. b. leucocarpa, à fruits blancs. R.— Cher: Poisient. = AtE: Bords dé l'Aumance près Chavenon. Var. ce. S. laciniata Mill — Segiments des feuilles lacifiés: Re — ilaies près Auxerre. 1129. S. raéemosa. L. 6p. 986. (S. à grappes.) — Afhrisseau ou arbuste élevé, à rameaux fragiles à moëile jaunâtre ; feuilles de 5 à 1 folioles lancéolées atuminées, dentées en scie, les süpérieures ‘ouvent ternées ; süipules ovales entières caduques; fleurs blanchâtres cu panicules ovales serrées, dressées: baies assez grosses éearlates. \vril, mai. Bois montagneux et élevés surtout dans les terrains gra- aitiques ou siliceux. — Yox. Avallon. — S.-£r-L. Bois des Renatdiots t de Pauvrai près Autun, Cluny. — Nièv. C. dans le Morvan, Alligny, Quroux, Montsauche, Bommartin, Moux, Château-Chinon, Villaprur- -on, Glux, Beuvrai, la Collancèlle, St-Roeverien, SEBenin-d'Azy, Billy, vois de Faye. — Creuse. C. Ahuni, Chambraud, Chimbouchard, Guéret. — Ce. Bois d'Ivoy? — ALL. Bois de Progne près le Montet. — Limoges. — légion des montagnes. | Var. b. laciniata Koch. — Segments des feuilles laciniés. RR. — 5.-Et-L. Autun, Creuse des Renaudivts (Carion). 1 263. VIBURNUM &. (Viorne.) Calice petit à 5 dehts; corollé - presque campanulée à 5 lobes régutiers ; 5 étainines ; 3 stigmaätes sessiles ; baie comprimée monosperme. Feuillés simples; fleurs er cynie. 1150. V. Lantana. |, sp. 384. (V. Mancienne.) Vulg. Barbaris. — Arbrisseau à rameaux grisätres pulvérulents, très Souples ; feuilles ovales dentées en scie, un peu cordiformes à la base, veinées, un peu rugueuses, couvertes, surtout en dessous, d’un côton grisatré formé de poils entrecroisés ; fleurs blanches en cymes terminales serrées ; baies rouges passant au noir. Avril, mai. Boïs, häïes, co- teaux des terrains calcaires. C. VIBURNUM. CAPRIFOLIACÉES, 299 1131. Y. Opulus. L, 8p. 284. (V. obier.) — Arbrisseau touffu à rameaux fragiles ; feuilles à 3 ou à lobes acuminés, irrégulièrement dentés, glabres ou pubescentes en dessous ; pétioles glanduleux au sommet; stipules linéaires subulées caduques ; eymes planes ter- minales. Fleurs blanches, celles du pouftour de la cyme plus grandes et stériles ; baies d’un rouge vif. Mai, juin. Bois humides, bords des eaux. C. Obs. Une belle variété, à fleurs toutes stériles en cymes globuleuses, se cultive sous les noms de Boüle de Neige, Rose de Gucldre, ele. Où cultive aussi sous le nom de Lauwrier-Tin, le Vib. Tinus L. 264. LONICERA. L. (Chévrefeuille.) Calice très petit urcéolé à 5 dents; corolle tubuleuse où campanulée à limbe irrégulier en 2 lèvres, à à lobes ; à étamines ; 1 style filiforme à stigmate capité ; baie à 2 ou 3 loges à plusieurs graines presque ossiculées. Arbfis- seaux à feuilles simples. * Fleurs terminales, rameaux volubiles, baies couronnées pui , de calice. 1132. L. Periclymenum. L. sp. 247. (C. des bois.) Vulg. Broute- Biquelte. — Arbrisseau à tige grimpante, cylindrique, souvent très élevée; rameaux rougeñtres, un peu pubescents au sommet; feuilles glabres ou finement pubescentes, ovales oblongues, toutes distinctes par la base (quelquefois incisées lobées sur les pousses stériles, uercifolium Auct.); fleurs réunies en capitules terminaux pédonculés; aies Solitaires couronnées par le ealice. Fleurs d’un blane jaunûtre, rougeâtres en dehors, odorantes. Juin, septembre. Haies, buissons, bois. C. 1183. XL. Etrusca. Santi. (CG. d'Etrurie.) L. caprifolium. Delarbr. — Arbrisseau touffu, à rameaux sarmenteux, cylindriques, rougeâtres; feuilles obovales, oblongues où arrondies, entières, obtuses, plus pales et pubesceutes en dessous, surtout dans leur jeunesse, rétré- cies à la base et un peu pétiolées, les supérieures connées, perfoliées ; fleurs réunies en capituies terminaux, au nombre de 1 à 3 pédon- culés au centre de la dernière paire de feuilles; style glabre. Fleurs rougeâtres mêlées de blanc et de jaune. Mai, juillet. Haies, buissons. RR. — ALL. Mont-Libre , les Chapelles près Gannat. — ©. dans la Li- maqne. 1134. L. Cagrifohium. L. sp. 246. (C. des jardins.) — Arbrisseau * élevé, à rameaux cylindriques, Sarmenteux, grimpants glabres ; feuilles elabres, ovales, entières, les supérieures connées perfoliées; fleurs verticillées en capitule terminal sessile au centre de la dernière paire de feuilles; style glabre. Fleurs purpurines, blanches en dèe- däbs ou mêlées de jaune, odorantes. Juin, juillet. Cultivé partout, et naturalisé dans quelques haies. 1135. 2. pallida. Host. fl. aust. 1, p. 298. (C. pâle.) L. caprifolium præcox. DC. pr. 4, 331. — Arbrisseau sarmenteux, grimpant, à ra- meaux cylindriques pubescents au sommet; feuilles obovales obtuses glabres ou un peu velues en dessous, les inférieures pétiolées, les Supérieures largement connées à la base; fleurs grandes en capitule terminal sessile ; corolles pubescentes, d’un rose très pâle mêlé de 300 CAPBIFOLIACÉES. LINOCERA. blanc et de jaune, très peu odorantes. Mai, juin. Bois, buissons. RR. — CHer. Bois calcaires entre St-Florent et Castelnau (Tourangin). ** Fleurs axillaires, tiges droites non volubiles, baies non couronnées. 1136. L. Xylosteum. L. sp. 248. (C. des buissons.) — Arbrisseau ranteux, droit, non grimpant, à jeunes rameaux velus brunâtres ; feuilles pétiolées ovales acuminées, très entières, mollement pubes- centes, surtout en dessous ; pédoncules axillaires biflores, munis au sommet de 2 bractées ; baies rouges géminées, non couronnées. Fleurs velues d’un blanc terne ou lavé de rougeâtre. Mai, juin. Haies, buissons, bois des lieux pierreux, calcaires. C. 1137. L. nigra. L. sp. 247. (C. noir.) — Arbrisseau droit à rameaux grêles; feuilles oblongues, elliptiques un peu pointues pubescentes dans leur jeunesse, brièvement pétiolées ; pédoncules biflores, gla- bres, plus longs que les fleurs ; baies noires arrondies connées; fleurs rosées pubescentes. Avril, mai, Bois des montagnes. — Puy-de-Côme. — Monts-Dores. — Cantal. — Pilat. 1138. L. cœrulea. L. sp. 249. (C. bleu.) — Arbrisseau droit à ra- meaux roides rougeûtres ; feuilles ovales elliptiques presque obtuses à pétiole très court, un peu glauques en dessous; pédoncules biflores plus courts que les fleurs; baies glauques bleuâtres soudées en un seul corps, munies à la base de deux bractées sétacées; fleurs d’un blanc jaunâtre. Mai. Bois des montagnes. — Sources de la Loire, Mont- Gerbier dans les bois de sapins. 1139. L. Alpigena. L. sp. 248. (C. des Alpes.) — Arbrisseau à ra- meaux droits; feuilles un peu pétiolées, ovales elliptiques acuminées, pubescentes en dessous, presque entières; pédoncules biflores bien plus longs que les fleurs ; baies rouges connées presque jusqu’au sommet, munies à la base de bractées linéaires; corolles gibbeuses à la base, d'un rouge brun sale. Mai, juin. Lieux pierreux des mon- tagnes. — Mont-Dore. — Puy-de-Dôme. FAM. XLIX. RUBIACÉES. Fleurs hermaphrodites, rarement unisexuelles ; limbe du calice à 4, 5 ou 6 lobes, ou nul et non apparent sur le fruit; corole régulière à 4, 5 ou 6 lobes, insérée sur l'ovaire ; étamines en nombre égal aux lobes de la corolle et alternant avec eux; ovaire simple souvent à 2 lobes, et à 2 loges renfermant 1 ovale dressé; 4 style souvent bi- fide, 2 stigmates ; fruit achenacé ou drupacé, indéhiscent, souvent bipartible. Embryon droit dans l'axe d’un périsperme corné. Herbes à feuilles verticillées ou opposées, sans stipules. 265. RUB'A. L. (Garance.) Bord du calice nul; corolle en cloche évasée à 4 ou 5 lobes; 4 à 5 étamines; 4 style bifide: fruit formé de 2 baies charnues arrondies, noires, glabres, mouospermes, et dont 1 avorte souvent. 1140. R. tisctorum. [,. sp. 158. (G. des teinturiers.) — Tige de 6 à 8 déc. dressée, rameuse, à angles chargés d'aspérités crochues ; RUPBIA. RUPIACÉES. 301 feuilles non persistantes, un peu pétiolées, verticillées par 6 ou 4 (les florales opposées), ovales ou lancéolées aiguës, veinées, très rudes sur les bords et sur la carène; pédoncules axillaires trichotomes ; lobes de la corolle terminés par une pointe calleuse. Fleurs jaunâtres. Juin, juillet %. Haies. RR.— Inb. /ssoudun.— Cuer. Bourges, Vierzon. — ALL. Moulins, St-Pourçain. — Elois. — DEUX-SÈv. Oyron, St-Loup. — Spont. à Noirmoutier (Revellière). ’ 1141. R. peregrina. L. sp. 158. (G. voyageuse.) R. peregrina et lucida. auet. Gall. — Tiges de 3 à 9 déc. faibles, rameuses, à angles chargés d’aspérités crochues ; feuilles cartilagineuses, persistantes pendant l'hiver, sessiles, verticillées par 4 ou 6, ovales ou lancéolées elliptiques pointues, non veinées, très rudes sur les bords et sur la carène ; pédoncules axillaires trichotomes; lobes de la corolle ter- minés par une pointe fine et acérée. Fleurs jaunâtres. Mai, août %. Lieux pierreux, haies, bois. AC. mais non partout, — Midi de l'Yonne. — Niv. Clamecy, Surgy, Pousseaux, Villiers-sur-Yonne, Dorneey, Chevroche, Varzy, Champlemy. — Curr. Sancerre, St-Florent, Ville- neuve, Ploux, Morthomier, Subdray, St-Loup, Châteauneuf, St-Amand, etc. C. — Inp. /ssoudun, Bommiers, St-Gauthier, Le Blanc, Fontgombault. — L.-Er-Cu. Forét de Russi près Chailles, Blois, Rochambeau, les Roches, le Gué-du-Loir. — C. dans toute la région de l'Ouest. 266. GALIUM. L. (Gaillet.) Limbe du calice nul ou très petit, à 4 dents; corolle en roue ou plane, en étoile, à 4, rarement 3 divi- sions ; 4 étamines, ! style à 2 stigmates; fruit non charnu arrondi à 2 lobes monospermes et indéhiscents. Obs. Les Gal. verum, saxatile, palustre, elongatum et constrictum, noïrcissent lorsqu'on les des- sèche pour l'herbier : ce caractère constant peut aider à les distinguer des autres especes qui restent vertes, 1142. G. Cruciata. Scop. 1. earn. 4, p. 100. (6. Croisette.) Valantia cruciata. L. sp. 4491. — Plante de 3 à 6 dée. velue, d’un vert jau- nâtre; tiges nombreuses en Louffes, faibles, dressées, simples ; feuilles quaternées ovales ou oblongues trinervées, sessiles; fleurs polygames en grappes axillaires plus courtes que les feuiiles ; pédoncules à 2 bractées, réfléchis après l’anthèse, et cachant le fruit sous les feuilles alors déjetées en bas. Fieurs jaunes à odeur miellée. Avril, juin %. Haies, bois, prés buissonneux. C. 1143. G. rotundifotium. [,. sp. 456. a. (G. à feuilles arrondies.) — Tiges de 4 à 4 déc. grêles, faibles tombantes, glabres ou velues ; feuilles quaternées ovales obtuses un peu mucronées, trinervées, un peu hispides sur les bords et sur les nervures ; panicule terminale dichotome, à pédoncules divariqués allongés, pauciflores ; fruit hé- rissé de poils crochus blanchâtres; fleurs blanches. Mai, juillet %. Bois des montagnes. RR.—Hte-Lornt. Costaros, La Planche près Is- sangeaux, bois de Bonneville. — Mont-Pilat (Jordan). 1144. G. verum. LL. sp. 155. (G. jatne.) Vulg. Caillelait. — Tige de 4 à 5 déc. couchée à la base, puis redressée, pubérulente surtout au sommet, à 4 angles ; feuilles verticillées au nombre de 6 à 12, li- néaires mucronées, marquées d’an sillon, pubérulentes en dessous ; rameaux florifères courts, axillaires, rapprochés en panicule termi- nale, Fleurs jaunes à odeur miellée, Juin, juillet %, Prés, pâturages, bords des bois et des chemins. €. 309 RUBIACÉES. CALIUM. Obs. Des formes nombreuses sont réunies sous ce nom. On en trouve à tiges naines, très rameuses, étalées sur le sol, ou à tiges droites effilées, peu rameuses, s'élevant jusqu'à 1 mètre. On la trouve aussi à fleurs pluies, et ne différant pas autrement du type. — Toutes ces formes noircissent par di ssic- calion. 1145. G. decolorans. Gren. et God. FI. fr. 2, p. 19. (G. décoloré.) — Tige de 3 à 5 déc. dressée, grêle, tétragone, pubescente ; feuilles d’un beau vert, ne noircissant pas, linéaires ou linéaires oblongues, mucronées, un peu enroulées, un peu rudes, 6 à 8 par verticille ; panicule étroite à rameaux dressés étalés; corolles odorantes, blanc- jaunâtres, jaunes dans le bouton, à lobes ovales aigus, mucronés: fruits noirâtres, petits, à pédicelles divariqués. Juin, juillet &. Coteaux secs. R. — L.-ET-Cu. Cour-Cheverni (Franchet.) — Vrex. La Chapelle près Poitiers (Desx.). 1146. G. approximatum. Gren. et God. 1. €. p. 20. (G. rapproché.) G. vero-Mollugo. F1. cent. — Tige de 3 à 6 déc. dressée, rameuse, plus ou moins velue; feuilles verticillées nombreuses, lancéolées li uéaires, rudes, un peu enroulées, ne noireissant pas par dessiecation _pubescentes en dessous, les inférieures plus larges, veinées; panieulé fournie à rameaux étalés dressés; corolles d'un jaune pâle à lobes étalés lancéolés mucronés, à odeur miellée, fruits noirâtres , à pédi- celles divariqués. Juillet %. Lieux incultes, prairies. R. — Le Cantal. _—- CREUSE. Saleisses, La Courtine. Obs. M. Grenier distingue en outre deux formes qui ne nous sont pas connues: 1° G. eminens Gen. FI fr. 2, p. 19. Port du G. verum, panicule allongée non compacte ; fleurs plus grandes d'u jaune plus pâle, leuilles inférieures larges comme dans erectum, noircissant dans l'herbier. Bords de l'Allier, — % °G. ambiguum Gren. Port de G. elatum, fleurs jaunâtres, plus nombreuses et plus petites, à lobes mucronés ; ne noireit pas dans l'herbier. Le Cantal. 1147. G. arenarium. Lois. fl. gal. 1, p. 85. (G. des sables.) —Plante glabre de 4 à 2 déc.; racine longuement rampante; tiges très ra= meuses, couchées ; feuilles linéaires oblongues mucronées, un peu enroulées épaisses, 6 à 10 par verticilles rapprochés souvent déjetées; panicule petite ramassée en grappes courtes terminales et axillaires ; fruit glabre lisse un peu charnu; fleurs jaunes. Juin, septembre %. Sables maritimes. G. à l'embouchure de la Loire. 1148. G. montenum. Vill. Dauph. 9, p. 317. (G. de montagne.) — Tiges de 1 à 2 dée. diffuses redressées, lisses et glabres, en touffes larges épaisses, d’un beau vert clair; feuilles par 6-7 étalées ou ré- -fléchies, les inférieures oblongues obovales, atténuées à la base, bordées de cils roides épars et terminées par un long mucron, les supérieures plus étroites, lisses, un peu épaisses ; panicule courte, ramassée en forme d’ombelle trichotome, à pédoncules courts, dressés étalés ; corolle blanche à lobes subapiculés : fruit brunâtre assez gros, un peu chagriné. Juin, juillet %. Lieux pierreux des montagnes: R. — Mont-Dore (Pailloux). 1149. G. sylvestre. Poll. Pal. 151. (G. sauvage.) — Souche grêle un peu radicante, produisant des tiges de 1 à 4 dée. plus ou moins nombreuses sans fcrmer des gazons touffus ; tiges grêles, diffuses étalées, un peu flexueuses, ascendanies et rameuses au sommet ; feuilles verticillées par 7 à 8 dressées d'ahord, puis étalées, linéaires mueronées, à nervures saillantes à bords munis de petits aiguillons, rarement nuls, d’un vert clair, ne s’altérant pas par la dessiccation, olabres, ou les inférieures pubescentes ; panicule irrégulièrement ovale oblongue; rameaux dressés étalés écartés, terminés par des CALIUS. RUPIACÉES. 08 corymbes dressés à fleurs rapprochées; corolle d'un blane pur à lobes ovales aigus étalés ; anthères grosses d’un beau jaune; fruit petit brunâtre un peu granulé. Juin. juillet %. Bois, pelouses non- tueuses. C. Obs. La forme hérissée dans sa partie inférieure, est le G. nitidulum Thuil., G. Bocconi DC., mais non le G, Boccone Al]. 1150. G. læve. Thuil.! fl. par. p. 77. (G. lisse.) — Souche grêle, stolonifère produisant des tiges de { à 2 décim. plus ou moins nom- breuses, sans fornier des gazons touffus ; tiges diffuses couchées à la base, puis redressées ascendantes. souvent courbées subitement, comme brisées , ordinairement très lisses; feuilles verticillées par 6 à Tou 8 étalées ou réfléchies, linéaires ou oblongues linéaires élar- gies au milieu, mucronées, minces veinées à nervure dorsale peu saillante, lisses ou munies de quelques cils rares, très. glabres d'un beau vert un peu luisant, s’allér ant peu par la dessiccation ; panieule peu fournie, irrégulière oblique à rameaux dressés étalés flexueux, terminés par des corymbes lâches. pauciflores ; corolle très blanche, en roue à lobes ovales elliptiques pointus ; anthères ovales d'un jaune pale ; fruit assez gros noirätre un peu chagriné. Juin, juillet %. Bois, collines. C. çà et là. 1151. G. commutaium. Jord.! Obs. 3, p. 149. (G. embrouillé. — Plante de 4 à 3 dée. glabre, d'un vert gai un peu luisant; racine fili- forme brune, produisant des tiges nombreuses en gazons; tiges diffuses couchées, redressées ascendantes glabres, lisses, à angtes prononcés ; feuilles verticitlées par 1-8, dressées étalées, courtes, linéaires acuminées mucronées épaisses, à nervure dorsale large, non saillante à l’état frais , à bords lisses, d’un beau vert, s’altérant peu par la dessiceation ; panicule obliquement ovale, occupant une grande partie de la tige, rameaux dressés étalés, terminés par des corymbes assez ouverts à fleurs un peu écartées ; corolle très blancii® assez petite, à lobes ovales oblongs étalés un peu déjeté s, terminés eu pointe; fruit assez gros, d'un gris noirâtre un peu chagriné, Juin, juillet %. Bois secs. — CHer. Morthomier ! Chapelle-St-Ursin, St-Flo- rent (Déséglise), Chavannes. 4152. G. sup:num. Lam. Dict. 2, p. 79. (G. couché.) — Racine longue, grêle, produisant des tiges de 1 à 2 dée. nombreuses en ga- z0ns étalés diffus ; tiges couchées lisses ou scabres, à angles saillants, très feuillées ; fenilles verticiliées par 6-7 linéaires lancéolées on li= néaires oboyales à nervure saillante, terminées par une arête ou mu- cron très prononcé, rudes accrochantes sur les bords, d’un vert gai, s’altérant peu par la dessiccation; panicule termin: ile. trichoiome pauciflore à pédicelles grêles un peu écartés; corolles petites, blan- ches, un peu concaves à lobes ovales aigus; fruit gris brun chagriné. Juin, juillet %. Rochers. R. — Montagnes du Morvan, Château-Chinon sur les ruines ! Pouques. ObsM. Grenier. sans avoir vu notre plante, l’a rapportée mal à propos au G. commautatum : V'es- Pève du Morvan, comme celle de Lamark, ressemlle plutôt à au G. uliginosum, mais elle croît dans des liéux très sves. 1153. G. Timeroyi. Jord.! Obs. 5, p. 138, tab. 6. (G. de Timeroy.) — Plante de 2 à 3 déc. d’un vert très clair et glabre : racine filiforme ; tiges nombreuses très grêles, diffuses, faibles, flexueuses, non radi- cantes à la base, eouchées, aseendantes seulement à leur partie su- 204 RUBIACÉES. GALIUM. périeure, angles saillants lisses ; feuilles verticillées par 9 à 41 dres- sées étalées, courtes, étroites, linéaires aiguës mucronées, nervure épaisse non saillante à l’état frais, à bords lisses ou chargés de très petits aiguillons recourbés, glabres un peu luisantes d’un vert clair ou un peu jaunâtre, ne s'altérant pas par la dessiccation; panicule diffuse irrégulière, occupant la moitié supérieure de la tige, à rameaux très composés, dressés étalés, souvent tous jetés d’un seul côté, à fleurs nombreuses en corymbes dressés, puis diffus à pédicelles fruc- tifères divergents ; corolle très petite blanchâtre à lobes ovales oblongs pointus ; fruit petit, brun grisâtre lisse. Juin, juil. %. Coteaux secs. R. — Hie-Vien. Bois au-dessous de Thias près Ie. — Ni1ENNE. Lussac. — CHER. Bourges, Chapelle-St-Ursin, Morthomier, Subdray, Prouy. 1154. G. Fleuroti. Jord.! Cat. hort. Grat. (1849) p. 15. (G. de Fleurot.) — Racine grêle, garnie de fibres ; tiges de 1 à 2 déc. grêles flexueuses, lisses luisantes, non radicantes à la base, entrelacécs en gazons très épais; feuilles verticillées par 7-8, petites, luisantes, noir- . cissant par dessiccation, étalées défléchies avec la pointe redressée, linéaires, un peu rétrécies à la base, très aiguës et mucronées au sommet, à nervure dorsale mince, peu saillante, lisses aux bords, mais souvent munies de poils étalés roides, qui les rendent rudes; panicule inégale oblique, subovale, à rameaux courts, dressés étalés ou presque divariqués, portant des pelits corymbes; pédicelles fruc- tifères dressés étalés; corolle petite, blanchâtre, à lobes oblongs aigus ; styles soudés dans leur partie inférieure; fruit médiocre bru- nâtre, presque lisse. Juin, sept. %. Lieux pierreux, graviers. RR. — CoTE-Dp'Or. Etalante (Fleurot! Jordan!) , env. de Saulieu? (Grenier, fl. fr.) 1155. G. saxatile. [.. fl. suec. n° 1294. (G. des rochers.) G. harcy- nicum. Weig. DC. Duby. — Tiges de 1 à 4 déc. grêles , glabres, éta- fées, à rameaux ailongés très nombreux, touffus, redressés à la fleuraison; feuilles verticillées au nombre de 4 à 6, scabres sur les bords, à 4 nervure, les inférieures obovales élargies, courtement mucronées, les supérieures lancéolées; fleurs en petits corymbes serrés, paniculés, à pédicelles dreSsés, lobes de la corolle aigus (non mucronés); fruits chargés de petits tubercules granuleux. Fleurs blanches. Juin, juillet Z. Bords des bois montagneux, rochers, bru- yères, pelouses sèches des terrains sablonneux ou granitiques. AC. Manque dans le sol calcaire. 1156. G. elatum. Thuil.! F1. par. 76. (G. élevé.) G. Mollugo L. pro parte. Mollugo Belgarum. Lob. Obs. 466. Clus. Hist. 2, p. 176, f. 1. G. sylvaticum Nil. non L. — Tige de 6 à 15 déc. faible, s’élevant au milieu des buissons, couchée quand elle est sans appui, quadrangu- laire lisse ou velue, renflée aux articulations, rameaux divariqués ; feuilles verticillées par 6 ou 8 ordinairement larges, courtes, obovales ou oblongues obtuses mucronées, peu rétrécies à la base et ne lais- sant que peu ou point d’intervalles entre élles, scabres sur les bords, d’un beau vert, minces et veinées (surtout à l'ombre); panicule très grande à rameaux allongés divisés, très étalés divariqués à angle droit, ou même déjetés; pédicelles fructifères courts très divariqués ; corolle d’un blanc sale ou verdâtre, petite, à lobes apiculés étalés; styles un peu adhérents par leur base; fruit petit, rond, chagriné, Juillet, août %, Haies et bois. C, GALIUM. RUBIACÉES. 305 1157. G. dumetorum. Jord.! Pug. (1852) p. 78. (G. des buissons.) - — Souche rameuse, rampante ; tiges de 6 à 12 déc. couchées radi- cantes à la base, puis ascendantes, lâches, renflées aux nœuds, glabres ou velues dans leur partie inférieure; feuilles vertes, assez minces, veinulées, les caulinaires verticillées par 8 oblongues ou Hi- néaires rétrécies un peu aux deux extrémités, brièvement mucronées, à nervure dorsale proéminente, chargées sur les bords de petits ai- guillons peu étalés; panicule ample, subpyramidale à rameaux dressés étalés, les inférieurs allongés , divariqués à angle droit, grappes ovales, à ramifications en corymbe multiflore serré; pédi- celles dressés étalés, courts, deux fois plus longs que l'ovaire; co- rolle petite, blanchâtre, à lobes étalés lancéolés, longuement apiculés ; styles libres à partir de leur milieu, dressés, puis divergents, plus courts que l'ovaire; fruit petit, brun, un peu rugueux. Juin %. Haies et buissons. C. 1158. G. album. Lamk. F1. fr. 3, p. 380. (G. blanc.) G. Mollugo. a. DC. FL. fr. n° 3361. G. aristatum Chaub. non L. Fuchs. Hist. 281. Mollugo vulgatior Lob. Obs. 465. G. erectum. Auct. pro parte. — Tige de 2 à 8 déc. faible, tombante ou dressée dans les buissons, qua- drangulaire luisante, glabre ou velue vers la base, à articulations blanchâtres un peu renflées; feuilles verticillées par 8, oblongues ou obovales oblongues , obtuses mucronées, rétrécies à la base et laissant entre elles un intervalle, épaisses, non translucides ni vei- nées d’un vert foncé un peu luisant, scabres sur les bords ; panicule oblongue, à rameaux dressés où peu étalés; pédoncuies fructifères dressés étalés ; corolle blanche , à lobes acuminés étalés; styles un peu adhérents par leur base; anthères jaunes, puis brunes; fruit brunâtre arrondi , finement chagriné. Fleurs blanches. Mai, juin et automne %. Haies, bois , bords des haies et des murs, où il s'étale À 4e souvent en larges gazons. € 1159. G. reglectum. Legall. F1. Morb. (G. négligé.) — Plante de 3 à 7 déc. d’un vert obscur, noircissant un peu par dessiccation; ra- cine rampante, liges tétragones, luisantes, à nœuds un peu renflés, pnbescentes inférieurenient, couchées à la base puis ascendanies; feuilles verticillées par 6 à 10, oblongues ou lancéolées linéaires, mucronées, glabres ou les inférieures velues à bords rudes enroulés, à nervure dorsale peu saillante; panicule oblongue, étroite dressée, corolle d’un jaune pâle à lobes ovales oblongs avec une pointe courte infléchie; fruits glabres à peine rugueux à pédicelles dressés. Juin, juillet %. Sables maritimes. | 1160. G. erectum. Huds. Angl. 68. (G. dressé.) G. provinciale Lam. part. —Souche grêle, rameuse, radicante, un peu gazonnante; tige de 3 à 6 déc. dressée quadrangulaire, lisse, souvent glabre, à nœuds un peu renflés, blanchàätres, simple, ou à rameaux dressés, ou les inférieurs ascendants; feuilles verticillées par 8, d’un beau vert, un peu luisantes, un peu épaisses, non translucides, à nervure dorsale très saillante surtout vers la base, oblongues ou linéaires, élargies au sommet, un peu aiguës mucronées, munies sur les bords de petits aiguillous très courts, dressés étalés et plus longues que dans les 2 espèces précédentes; panicule pyramidale oblongue à rameaux peu divisés, dressés, les inférieurs seulement éalés; pédicelles frue- C 29, 206 RULIACÉES. j CALIUM. tifères dressés étalés ; corolle d'un blanc de lait, à lobes acüminés en pointe assez longue, très étalés, puis renversés, styles adhérents jusqu'au milieu; fruit brun roux, arrondi, assez gros, peu chagriné. Mai, juin et automne %. Lieux secs, pâturages, broussailles. AR. — Puy-pE-D. Theix, vallée de Chanonat, Laschamps. — ALL. Montord. — Guéret. — S.-ETt-L. Sivry. — Nevers, coteaux de la Loire! 1161. G. sylvatieuw. L. sp. 155. (G. des forêts.) — Plante de 4 à 6 déc. glabre ou pubescente; tige droite noueuse, à angles obscurs presque cylindriques, feuilles oblongues lancéolées obtuses mucro- nées scabres sur les bords, glaucescentes, verticillées par huit, les supérieures par # ou 6; panicule ample pyramidale, pédicelles capillaires penchés d’abord, puis dressés étalés; corolles blanches petites à lobes ovales avec une très petite pointe, fruits glabres un peu rugueux %. Juin, août. Bois des montagnes. R.— Puy-nE-D, La Prada, Jussat (Bastard). 1162. G. boreale. L. sp. 156.(G. boréal.)—Racine fibreuserampante ; tige de 3 à 4 déc. droite, roide tétragone, lisse ou pubescente, ra- meuse; feuilles quaternées lancéolées trinervées, mutiques un peu obtuses, fermes scabres sur les bords ; panicule rameuse terminales pédicelles fructifères étalés; fruits glabres ou hérissés de très petits poils crochus. Fleurs blanches. Juitlet, août %. Bois et prés monta- oneux. RR.— CoTE-p’ORr. Environs de Sémur. — PuY-pE-DOME. Sables de l'Allier sous Mirefleurs. — DEux-SÈv. Ste-Soline (Sauzé). 1162. G. elopgatum. Presl. Delic. Prag. 119. (G. allongé.) G. pa- lustre Thuiïl. Mer., etc. — Tiges de 8 à 10 déc. rampantes à la base} faibles quoique assez grosses, en touffes lâches, lisses, ou chargées d’aiguillons sur les angles ; feuilles par 4 à 6 grandes allongées; el liptiques linéaires ou oblongues mutiques, à nervure saillante, rudes sur les bords, noircissant un peu en séchant; panicule grande droite d’abord, puis à rameaux étalés non déjetés, terminés par des corymbes diffus ; corolles grandes d’un beau blanc, mutiques, fruit gros fortement chagriné d’un brun rougeâtre. Mai, août %. Fossés, lieux humides. C. 1164. G. palustre. L. sp. 153. (G. des marais.) G. uliginosum Thuil.! Mérat. non L. — Racine rampante, tiges de 3 à à déc. nombreuses, erêles, couchées et un peu rampantes à la base, puis redressées flexueuses, lisses ou rudes sur les angles; feuilles par 4 à à étalées elliptiques oblongues, minces à nervure très faible, lisses ou rudes sur les bords, d’un vert clair, noircissant en séchant, panicule lâclie allongée, fiexueuse à rameaux dressés, puis étalés à anglé droit et enfin dejetés, terminés par des corymbes très diffus et comme tron- qués, pédicelles fructifères très divariqués ; corolle blanche où rosée assez petite, à lobes aigus; fruit brun petit finement chagriné. Maï, août %. Fossés, marais, lieux fargeux. C. 1165. G. rupicola.—(G. de roche.) G. palustre var. rupicola Des. Car. Dord. p. 77. — D’une racine grêle naissent des tiges très nom- breuses en gazons très fournis entièrement couchées diffases étalées en tous sens, ou complètement pendantes si la plante naît d’un es- carpement; ces tiges scabres ou lisses sont garnies de verticilles rapprochés composés de # feuilles inégales obovales spatulées ob- tuses à peine mucronulées, lisses ou scabres, veinées à nervnre prononcée, d’un beau vert, noireissant un peu par dessiecation; GALIUM, RUBIACÉES. in panicule diffuse à rameaux axillaires feuillés, étalés dressés terminés par des petits corymbes réguliers d’abord, puis à rayons étalés à angle droit où même un peu déjetés, pédicelles fructifères très diva- riqués, capillaires; corolle blanche à lobes ovales obscurément mu- cronulés, fruit gros chagriné. Juin, août %. Rochers et murs humides, graviers inondés. Çà et là. C. ; < 1166. G. constrictum. Chaub. ! in flor. Agen. p. 67, tab. 2. (G.res- sérré.) G. debile Desv.! Obs. p. 134, non Link. — Tige de 2 à 5 déc. uñ peu ferme, couchée à la base, à rameaux äscendants ; feuilles ver- ticillées 6 à 6 sur la tige, 4 à 4 sur les rameaux, linéaires étroites, mutiques, rudes sur les bords, qui sont un peu enroulés; fleurs serrées en petits corymbes terminaux; pédicelles très courts agglo- mérés non divergents; fruits très petits. Fleurs blanclies parfois rosées en dehors. Lieux fangeux et tourbeux. R. — S.-£T-L. Wontjeu près Autun. — NiÈv. Mares de la Nièvre près Nevers! — Ixb. Pré de lu Gravolle près Issoudun, Mezsières. — Angers. — Nantes. — La Mayenne. — ORNE. Domfront. 1167. G. uligincsum. L. sp. 153. (G. des fanges.) G. spénulosum Mérat. — Tiges de 2 à 6 dée. grêles, faibles, tombantes chargées sur les angles de aïguillons érochus, très rudes de bas en haut; feuilles vérticillées par 6 à 6 linéaires lancéolées, muéronées, roides, très rudes sur les bords et Sur la carène, d'un vert clair luisant: pédencules axillaires à panicule pauciflore ; pédicelles dressés: fruits tuberculeux ; corolle plus large que le fruit. Fleurs blanches. Mai, septembre %. Prés marécageux, lieux fangeux où tourbeux. C. 1168. G. divaricatum. Lam. Dict. 2, p. 580. (G. divergent.) — Tige de 1 à 3 déc. très grêle, presque lisse, surtout au sommet, très ra- meuse, étalée ou dressée; feuilles verticillées par 6 à 7, drésséés, puis étalées, linéaires acuminées fermes, bordées d’aspérités fines, brunissant par dessiccation; panicule ample, ovale, à rameaux allon- gés très rameux, étalés-dressés, filiformes, terminés par des petits fascieules épars, très écartés, inclinés, à pédicelles très courts; fruits bruns un peu chagrinés, glabres, corolles très petites blanchâtres à lobes étalés, apiculés; styles soudés inférieurement. Juin, juillet ©. Pelouses sèches, pierreuses ou sablonneuses. RR. — Le Berry (Des- fontaines.) 1169. &. tenuicaule. Jord.! Pug. (1852.) p. 84. (G. à tige menue.) — Racine grêle; tiges de 2 à 3 déc. rudes un peu dressées, très ra- meuses difiuses ; feuilles verticillées par 5 à 7, étalées ou défléchies, d’un vert clair, planes, veinées, à nervure dorsale faible, lancéolées linéaires un peu rétrécies aux deux bouts, aiguës mucronées, bor- dées de petits aiguillons inégaux dirigés en avant; panicule un peu diffase à rameaux très inégaux, scabres, les inférieurs souvent allongés, divariqués, à pédicelles courts; corolletrès petite un pêu coneave, blanc-verdàätre en dedans, rougeûtre livide en dehors, plus courte que l'ovaire, à lobes ovales un peu aigus, styles libres presque dès la base, fruit giabre, finement granuleux. Juin. Août ©). Pelouses sèches: AC. — Clermont. — Moulins. — Bourges. — Le Blanc. — Or- léans. — Maine-et-Loire. — Deux-Sèvres. — Vendée, ete. 1170. G& Anglicam, Huds. FI, Ang, 69. (G. d'Angleterre.) G. Pari- siense Fhuil! Dub. Orl, n° 963, — Racine grêle, rougeûtre: tiges de 1 308 RUBIACÉES. GALIUM. à 5 déc. très rameuses, grêles, faibles souvent très nombreuses, étalées ou ascendantes, dressées, flexueuses, à angles rudes de bas en haut, munies presque dès la base de rameaux florifères; feuilles 6 à 6, ou 7, étalées, puis réfléchies, oblongues lancéolées mucronées, à nervure dorsale peu saillante, bordées d’aiguillons roides; dirigés en avant, d’un vertterne, olivâtre; panicule oblongue, étroite, lâche, à rameaux peu inégaux, courts étalés, un peu dressés, terminés par des petits corymbes feuillés, penchés, à 3 divisions très inégales un peu fléchies, pédicelles plus longs que lovaire; corolle très petite, aplanie verdâtre en dedans,rougeàtre en dehors, à lobes étalés ovales elliptiques, de la longueur de Povaire; styles très courts, écartés, fruit brun, glabre, finement muriqué. Juin, août © et @. Chämps, lieux secs, pierreux ou sablonneux; murs. C. 1171. G. ruricolum. Jord.! Pug. (1852.) p. 81. (G. des champs.) — Racine grêle annuelle, tiges de 1 à 4 déc. ordinairement nombreuses entrelacées, ascendantes, dressées, flexueuses, rudes, munies presque dès la base, de rameaux étalés ; feuilles verticillées par 7 à 8 opaques non veinées, souvent étalées défléchies, étroitement oblongues aiguës à nervure dorsale assez forte, bordées de petits aiguillons rapprochés dirigés en avant; panicule oblongue étroite, à rameaux peu inégaux, étalés à angle droit, ramuscules à petits corymbes briè- vement pédoneulés, pédicelles très courts, dépassant peu l'ovaire; corolle très petite applanie, verdâtre en dedans, rougeàtre en dehors, de la longueur de l'ovaire, lobes ovales aigus, styles écartés, presque libres dès leur base; fruit menu, brunâtre, glabre, finement muriqué. Juillet, août ©. Collines sèches, champs. — Confondu avec G. angli- cum et probablement C.— Le Cher. — Maine-et-Loire, etc. 1172. G. Aparive. L. sp. 157. (G. Gratteron). Vulg. Rieble, herbe à la Punaise. — Tige de 5 à 8 déc. faible rameuse, chargée sur les angles d’aiguillons crochus, très rudes de bas en haut, à l’aide des- quels elle adhère au corps environnants, renflée aux nœuds et hé- rissée de poils blanchâtres; feuilles lancéolées mucronées, allongées très rudes sur les bords et sur la carène, verticillées par 8; pédon- cules axillaires dépassant les feuilles, soutenant des petites panicules divariquées; fruits gros, finement tuberculeux, hérissés de poils crochus. Fleurs d'un blanc verdâtre, Juin, septembre ©. Haies, buissons, lieux cultivés. CC. Il varie à fruits moitié plus petits et quelquefois glabres (G. intermedium Mérat.) | 1173. G. spurium. L. sp. 154. (G. bâtard.) — Tige de 1 à 4 déc. simple ou rameuse faible, très grêle, dressée ou étalée, chargée sur les angles d’aiguillons recourbés, non renflée ni hispide aux nœuds ; feuilles linéaires lancéolées mucronées, rudes, accrochantes sur les bords et sur la carène, verticillées par 6 ou 8; pédoncules axillaires pluriflores dépassant les feuilles ; pédicelles fructifères étalés à peine recourbés ; fruit petit noirâtre: chagriné, glabre ; fleurs d’un blanc verdâtre. Juin, septembre ©. Champs, lieux incultes. — Limoges, ete. Obs. Le G. Vaillantii DC. G. infestum W. K. ne différe que par ses fruits hérissés de poils cro- chus. — Niëv. Nevers, Marzy, Ourouer, St-Pierre-le-Moustier. Orléans. — Angers, etc. 1174. G. tricorne. Withering. (G. à trois cornes.) Dub. Orl. n° 964. — Tiges de 1 à 3 déc. nombreuses, simples, lâches, ascendantes, à angles chargés d’aiguillons erochus très rudes de bas en haut; feuilles GALIUM. RUBIACÉES. 309 verticillées par 6 ou $, linéaires lancéolées mucronées, hérissées sur les bords de petits aiguillons dont la pointe se dirige vers la base de la feuille ; pédoncules triflores axillaires, latéraux, plus courts que les feuilles, recourbés après la fleuraison; fruits pendants, gros, chargés de petits tubercules verruqueux. Fleurs petites blanchâtres. Juin, septembre ©. Moissons, champs des terrains caleaires. C. 1175. G. saccharatum. All. fl. Ped. p. 9. (G. sucré.) Valantia Apa- rine. L. sp. 1491. — Tige de 4 à 3 déc. faible, tombante, rameuse, rude de bas en haut ; feuilles verticillées par 6 ou 7 linéaires lancéo- lées mucronées, bordées de petits aiguillons dont la pointe se dirige vers le sommet de la feuille; pédoncules axillaires latéraux, ne dé- passant pas les feuilles, à 3 fleurs dont 2 latérales unisexuelles sté- riles, penchés après la fleuraison; fruits gros, solitaires, couverts de etits tubercules mamelonnés et saillants. Fleurs blanchâtres. Juin, Juillet ©. Champs, moissons. RR. — CHER. Environs de Bourges ? (Blondeau). 267. ASPFERULA. L. (Aspérule.) Calice adhérent à limbe nul; corolle en entonnoir ou en cloche à limbe ouvert à 3, 4 ou 5 lobes; style bifide à stigmates capités ; fruit sec, à péricarpe mince, non couronné par le calice, formé de 2 carpelles semi-globuleux, dont 1 avorte souvent. 1176. A. gaho’des. M. Bich. (A. faux Gaillet.) Galium glaucum. 1. Sp. 196. G. campanulatum. Nil. — Tiges de 4 à 6 déc. droites ou ascendantes cylindracées ou à angles peu prononcés, glabres et lisses, rarement pubescentes à la base, à rameaux paniculés au sommet; feuilles linéaires mucronées, roides, un peu glauques, à bords rudes un peu enroulés, verticillées par 6 ou 8, souvent entreméêlées de petiis rameaux axillaires; corolle campanulée à tube court. Fleurs blanches, pauiculées en corymbe terminal; fruits lisses. Juin, juil. %. Coteaux, lieux secs et pierreux. RR. — CHER. Bois de Morthomier, Chapelle-St-Ursin. — Vienne. Paché, Bellefoix, Traversonne, Vouille. — Pux-pE-DoME. Coteaux de la Limagne. C. — ALL. Gannat, Mont- Libre, St-Priest-d' Andelot. 1177. À. odorata. L.. sp. 150. (A. odorante.) — Racine rampante ; tige de 2 à 3 déc. simple anguleuse, glabre, dressée; feuilles lan- céolées mucronées, planes, glabres, rudes sur les bords et sur la carène, verticillées 6 à 6 au bas de la tige et 8 à 8 au sommet; fleurs en petits faisceaux pédonculés formant un corymbe terminal; co- rolles blanches campanulées; fruits hérissés de poils crochus. Mai, juin %. Bois frais couverts et montagneux. — AG. surtout dans les terrains siliceux. — Manque dans plusieurs contrées. Obs. C'est par la dessiccation seulement que l'odeur de cette plante se développe. 1178. A. Cynanchica. L. sp. 151. (A. à l'esquinancie.) — Tiges de 2 à 5 déc. gréles, anguleuses, très rameuses, diffuses, étalées ou ascendantes ; feuilles linéaires, glabres, un peu rudes sur les bords, ordinairement verticillées 4 à 4, les supérieures très inégales; brac- tées lancéolées mucronées ; corolles en entonnoir un peu hérissées ; fruits granuleux. Fleurs rosées, blanches en dedans, en faisceaux aniculés. Juin, septembre %. Pelouses sèches, pierreuses ou sa- lonneuses. C. 410 RUBIACÉES. | ASPERULA. Obs. Des modifications de cette plante ont souvent été prises pour l'A. ténctoria L, quicroft à Fon- tainebleau, et pourrait se trouver dans nos limites. Celle-ci a la racine rampante, la tige moins rameuse et redressée, les verticilles inférieurs à six feuilles, les bractées ovales non mucronées, les orales glabres, blanches, et les fruits lisses. | 1179. A. Cauviniæ. Diard in Desport. F1. du Main. p. 115 et 508. Car. PL St-Calaïis, p. 473. (A. de Cauvin.) — Tiges de 6-8 cent. nom- breuses, dressées, rameuses supérieurement, formant des gazons épais d’un vert sombre; feuilles toutes opposées linéaires mugronées, un peu euroulées ; panicules divariquées; corolles blanches, mar- quées de trois lignes roses; fruits scabrinscules réticulés à la matu- rité. %. Coteaux crayeux. BR. — SARTHE. St-Gervais-de-Vie, talus de Villebautru (Diard). 1180. À. arvensis. L. sp. 150. (A. des champs.) — Tige de 2 à 3 déc. dressée, rameuse, un peu rude sur les angles ; feuilles un peu his- pides en dessous, les inférieures obovales 4 à 4, les autres linéaires lancéolées obtuses, verticillées par 6 ou 8; fleurs bleues en faisceaux terminaux sessiles au centre de feuilles florales bordées de longs cils blancs; fruits glabres. Mai, juillet ©. Champs. C. seulement dans les terrains calcaires et argileux. 268. SHERARDIA. L. (Shérarde.) Calice à 4 ou 6 dents inégales persistantes et accrescentes ; corolle en entonnoir à 4 lobes ; 4 éta- mines; fruit à 2 graines, couronné par les dents du calice. | 1181. S. arvensis. L. sp. 149. (S. des champs.) — Tige de 2 à 3 déc. gréle trés rameuse, étalée, hispide; feuilles lancéolées acuminées, hispides surtout sur les bords et sur la nervure, verticillées au nombre de 4, 6 ou 8; fleurs roses ou bleuâtres, rarement blanches (S. neglecta Guep.), en faisceaux terminaux presque sessiles, entourés de feuilles florales un peu hispides ainsi que les fruits. Mai, octobre ©. Champs, lieux cultivés. C. 269. CRUCIANELLA. L. (Crucianelle.) Calice à limbe presque oul; corolle en entonnoir à tube grêle allongé, à 4 ou à lobes courts courbés connivents; fruit formé de 2 carpelles oblongs accolés, non couronné par le calice. Fleur entourée d’un involucre de 2 ou 3 brac- tées, inflorescence en épi imbriqué. | 1182. C. angustif-lia. L. sp. 157. (C. à feuilles étroites.) — Tige de 1 à 3 déc. droite, grêle, rameuse, tétragone, glabre, un peu rude ; feuilles verticillées par 6, linéaires subulées, mucronées, dressées ; épis allongés terminaux, imbriqués sur 4 rangs; bractées à carène aigué, à bord glabre membraneux. Fleurs jaunâtres à bractées mêlées de blanc et de vert. Jnin, juillet ©. Champs des terrains sablonneux, alluvions et parfois dans les calcaires. — AC. — Manque dans plu- sieurs contrées. FAM. L. VALÉRIANÉES. Calice adhérent à l'ovaire, à limbe roulé en dedans, devenant plu- meux après l'anthèse, ou denté et dressé, ou nul; corolle tubuleuse insérée sur l'ovaire, à limbe à 3, 4 ou 5 lobes un peu inégaux, quel- quefois même irrégulière, à tube gibbeux ou muni d’un éperon; éta- mines libres, de 1 à 4 insérées dans le tube de la corolle ; 4 style, à VALÉRIANÉES. 11 , 2 ou 3 stigmates ; ovaire à 1, 2 ou 3 loges, dont { seule fertile ren- ferme 1 ovule solitaire et pendant. — Herbes à feuilles opposces. 270. VALERTANA. L. (Valériane.) Calice à limbe enroulé pendant la fleuraison ; corolle en entonnoir à 5 lobes, un peu gibbeuse à la base ; ordinairement 3 étamines, avortant quelquefois ; capsule uni- loculaire, monosperme, couronnée par le limbe du calice développé en aigrelite plumeuse. 1183. V. officinalis, 1. sp. 45. (V. officinale.) Vulg. Ferbe à la meur- trie. — Racine fasciculée fétide ; tige de 6 à 10 déc. droite, peu rameuse, silionnée, fistuleuse, plus où moins pubescente: feuilles toutes pinnées, pubescentes, à folioles lancéolées dentées où entières ; corymbe terminal à bractées acuminées scarieuses sur les bords. Fleurs blanches ou rosées. Juin, août %. Bois, buissons humides, fossés, ruisseaux. C. Obs. La V. Phu. L. sp. #5, jouit d’une réputation populaire pour la cicatrisalion des plaies ; elle s'échappe quelquefois des jardins. Sa tige cylindrique est lisse et alabre, ses fouilles radicales sont oblongues spituléés, les caulinaires pinnées à trois on quatre paires de folioles très entières ; ses fruits sont hérissés sur deux lignes, ses fleurs blanches forment un corymbe paniculé. 1184. V. dio’ca. L. sp. 44. (V. dioïque.) — Racine oblique garnie de fibres, à collet émettant des rejets stériles munis de feuilles pé- tiolées presque cordiformes ovales; tige de 2 à 4 déc. dressée, glabre striée ; feuilles radicales arrondies ovales ou elliptiques, les cauli- naires aïlées pinnatifides, à lobes oblongs entiers, obtus, inégaux, l’impaire beaucoup plus grand; corymbes terminaux; fruits glabres. Fleurs d’un blanc rosé, plus petites et très serréés dans les indi- Us AUS: Avril, juin %. Prés marécageux, vallées et bois hu- mides. C. 1185. V. tuberosa. [. sp. 46. (V. tubéreuse.) — Racine dure, odo- rante, renflée en tubercules ovales ou oblongs, sans rejets stériles ; tige de 1 à 3-déc. droite, dressée, glabre, striée; feuilles radicales pétiolées ovales ou elliptiques oblongues obtuses, les caulinaires peu nombreuses pinnatifides à lobes linéaires, l’impair plus allongé ; fruits portant de chaque côté deux lignes de poils soyeux. Fleurs rosées odorantes en corymbe serré. Mai, juin %. Pelouses découvertes et élevées. RR. — Core-D'Or. Chaumes d'Auvenay (Lorey). 1186. W. tripteris. L. sp. 45. (V. à 3 lobes.) — Souche oblique pro- duisant des tiges de 2 à 4 déc. dressées presque simples; feuilles dentées, les inférieures arrondies brièvement pétiolées, celles des rejets cordiformes crénelées plus longuement pétiolées, les supé- rieures ternées où appendiculées à la base; fleurs blanches ou rosées en corymbhe lâche terminal. Mai, juillet %. Rochers des montagnes. — Puy-de-Dime. — Monts-Dores. — Cantal. — La Margeride — Le Me- zenc. — Chaine du Forez, Pilat. 1187. V. montana. [. sp. 45. (V. de montagne.) — Souche oblique produisant des tiges de 2 à 5 déc. dressées, roides, presque simples; feuilles entières ou irrégulièrement dentées, les inférieures arrondies pétiolées, celles des rejets ovales aiguës plus longuement pétiolées, les caulinaires ovales acuminées, les supérieures lancéolées, sessiles ; fleurs rosées en corymbe terminal serré, à la fin plus lâche. Juin, août %. Bois et rochers des montagnes. RR.— Pilut (Jordan). 312 VALÉRIANÉES. 271. CENTRANTHUS. DC. (Centranthe.) Calice à limbe enroulé pendant la fleuraison ; corolle en entonnoir à 5 lobes, munie d'un éperon à la base ; 1 étamine ; capsule uniloculaire monosperme-cou- ronnée par le limbe du calice, développé en aigrette plumeuse. 1188. C. latifolius. Dufresne. (C: à larges feuilles.) C. ruber. DC. Valeriana rubra. à. L. sp. 44. — Plante de 6 à 8 déc. glabre et d’un vert glauque; tiges dressées lisses, cylindriques ; feuilles ovales ou laucéolées acuminées, entières ; éperon 2 fois plus long que l'ovaire. Fleurs rouges ou blanches en corymbes paniculés. Juin, septembre Z. Cultivée dans les jardins et devenue spontanée sur les vieux murs. C. 1189. C. angustifolius. DC. fl. fr. 4, p. 239. (C. à feuilles étroites.) Valeriana rubra. D. L.— Plante de 5 à 7 déc. glabre, d’un vert glau- que ; tige dressée, cylindrique rameuse; feuilles linéaires étroites, allongées, très entières; éperon dépassant à peine l'ovaire. Fleurs rouges où blanches en corymbes serrés. Juin, septembre %. Rochers calcaires, lieux pierreux. R. — S.-ETr-L. C. Decise, Rome-Château, St-Sernin, l'Hôpital, Sampigny, Givry. — Core-p’Ox. Santenüäi, Gamai. Obs. C. Calcitrapa Dufr. à feuilles pinnatifides, tend à se vaturaliser sur les murs voisins du jardin de botanique d'Angers. 272. VALERTANELLA. Tournefort. (Valérianelle.) Bord du calice petit denté non enroulé ; corolle en entonnoir à 5 lobes, sans éperon; 3 étamines, 1 style ; capsule à 3 loges, dont 1 ou 2 latérales, stériles, restent vides, et couronnée par les dents du calice dressées, non plumeuses. Obs. Les espèces de ce genre étaient, pour Ja plupart, réunies par Linné sous le nom de Falerianaæ locusta (sp. #7). Elles ont en effet beaucoup de ressemblance entre elles , et c’est uniquement à Vaide du fruit qu'en les peut distinguer. La plupart ont la tige très rameuse dichotome ; les fleurs agslo- mérées au sommit des rameaux et entourées de bractées ciliées. — On les mange en salade sous le nom de Mäche, Doucette, Bourcette, ete. 11990. V. olitoria. Mœnch. Meth. 493. (V. potagère.) — Tige de 1 à 2 déc. rameusé dichotome; feuilles lancéolées entières; fruit ovale arrondi, comprimé oblique, à dents peu distinctes, uniloculaire, glabre, marqué d’un sillon sur le bord et de deux côtes sur les côtés. Fleurs blanches ou bleuâtres. Avril, juin ©. Champs, lieux eul- tivés. CC. Var. b. dasycarpa. — Fruit pubescent. Orléans, Limoges. 1191. V. carivata. Loisel. Not. 149. (V. carénée.) — Tige de 1 à 2 déc. un peu velue, rameuse dichotome, étalée; feuilles oblongues très obtuses entières ou dentées; fruit oblong, glabre, terminé par une dent obscure, à 3 loges dont 2 stériles, profondément ereusé en nacelle d'un côté, et portant de l’autre une côte en forme de carène. Fleurs bleuâtres ou cendrées. Avril, mai ©. Lieux cultivés, champs, vignes. C. Var. b. dasycarpa. — Fruit finement pubescent. Orléans, Limoges. 1192. VW. Auricula. DC. fl. fr. 5, p. 492. (V. à oreillette.) — Tige de 2 à 4 déc. droite, dichotome, à rameaux ouverts; feuilles lancéolées entières ou dentées pinnatifides à la base; fruit glabre à 3 loges, renflé, presque globuleux, marqué d’un sillon en avant, et de 5 côtes obscures, couronné par une dent proéminente en forme d'oreille creuse à la base. Fleurs rosées. Mai, juillet ©. Moissons, champs des VALERIANELLA. VALÉRIANÉES. 313 terrains sablonneux. C. — varie à fleurs difformes par monstruosité, à dents du calice foliacées. Var. b. dasycarpa. — Fruit pubescent. Nevers! Obs. La V. rimosa Bast.! journ. bot. 1814, p. 20, F. dentata DC. très ressemblante à l'auricula, se reconnaît à son fruit terminé par une dent en forme d'oreille oblongue aiguë portant latéralement 9 à # dents secondaires assez saillantes. Elle croît dans les mêmes lieux. — La plupart des botanistes n'y voient qu'une modification légère de l'Auricula. 1193. V. Morisoniüi. DC. Prod. 4. 627. (V. de Morison.) V. dentata. - Poll. Soyer Will. — Tige de 3 à 5 déc. droite anguleuse, dichotome au sommet, à rameaux ouverts; feuilles lancéolées entières ou un peu dentées; pédicelles un peu divariqués; fruit glabre ovoide co- nique, plane d’un côté, convexe de l’autre, à 3 à à côtes peu pronon- cées, à surface intermédiaire chagrinée et couronné par un bec étroit atténué aigu, obliquement tronqué et denticulé ; loges stériles latérales filiformes presque avortées. Fleurs d’un blanc rosé. Juillet, août @). Champs, moissons. R. — Nièvre. Coteaux de Neuilly près Pouques. — LOIRET. Ormes près Orléans. Var. b. dasycarpa, V. mixta. Duby. — pubescens. Mérat. — Fruit hérissé de poils crochus. — R. Nièvre. Champs près la Loire à Ne- vers, Lamarche. — CHER. St-Florent, Chavannes — Loir. Champs près le bois de l'Ile à Orléans. — Maine-et-Loire. — Loire-Inférieure. — Sarthe. 1194. VW. eriocarpa. Desv. Journ. bot. 2. 314. (V. à fruit velu.) — Tige n’atteignant quelquefois que 3 ou 4 cent. ou s’élevant à 4 et 5 déc., lorsqu'on la cultive (sous le nom de Mäche d'Italie), un peu velue, souvent très rameuse et dichotome dès la base; feuilles oblon- gues entières ou dentées ; pédicelles courts et serrés, renflés angu- leux ; fruit hérissé, ovale, un peu plane d’un côté, convexe de l’autre, à 3 ou > côtes peu prononcées, à surface intermédiaire chagrinée, contracté au sommet et couronné par un bec évasé aussi large que le fruit, veiné en réseau, obliquement tronqué et denticulé; loges stériles latérales filiformes et presque avortées. — Varie à fruit velu seulement sur les angles, ou tout à fait glabre. Fleurs rosées. Avril, juin ©. Moissons, champs secs et pierreux. AR. — Nièv. Champvoux, la Marche, la Charité, Bulcy, Mesves. — CHER. Givry, Bourges, Mor- thomier, Berry, Mehun. — Ixb. St-Maur, Le Blanc, Fontgombaud. — Loir. Saran, St-Jean-de-la-Ruelle. — L.-pT-Cn. Romorantin, Cour- Cheverni. — Indre-et-Loire. — Vienne. — Deux-Sèvres. — Maine-et- Loire. — Sarthe. — Loire-Inftrieure. 1195. V. hamata. Bast, in DC. Suppl. p. 494. (V. à hameçons.) V. coronata. DC. 1. fr. Soyer. Will. Dub. Orl. n° 945. — Tige de 1 à 3 déc. souvent simple à la base, grêle élancée , pubescente, dicho- iome au sommet ; feuilles lancéolées entières ou dentées à la base ; fleurs rosées fasciculées en capitules serrés à bractées fortement ciliées; fruit ovoide anguleux hérissé, couronné par le calice évasé en forme de coupe membraneuse, veinée en réseau, glabre, divisée au-delà du milieu en 6 iobes ovales et terminés en arête crochue. Juin, juillet ©. Champs sablonneux ou calcaires. R. — L.-ET-Cu. St-Aignan, Le Bouc, Noyers, Sologne, Chailles, Val-de-Loire. — Poitiers. — Tours, Bourqueil, Chinon. — Thouars. — Saumur, Beaufort. — Le. Lude, env. du Mans. — Alençon. Obs. F. discoï lea Lois. — coronata DC. Prod. que plusieurs botanistes eonfondent mal à propos 344 GLOBULARIÉES. avec notre plante, est moius élevée, a les feuilles plus découpées et se reconnait surtout à la couronne du fruit toujours fortement hérissée à Pintérieur. Elle appartient à la résion mévidionale F. échale DC. indiquée dans la Limagne, sans doute par erreur, se distingue à son fruit ublong, couronné pur 3 dents eoniques, roides, robustes et recourhées. FAM. LI. GLOBULARIÉES. Fleurs aggrégées en capitule globuleux, sessiles sur un réceptacie commun garni de paillettes et entouré d'un iuvolucre polyphylle ; calice tubuleux persistant à 5 segments aigus; corolle tubuieuse à 5 lobes inégaux, forniant comine 2 lèvres; 4 étamines insérées au sommet du tube de la corolle, et alternant avec ses lobes; anthères arrondies uniloculaires; 4 style bifide; ovaire libre uniloeulaire à { ovule pendant; fruit ovoide monosperie, recouvert par le calice. — Plantes à feuilles alternes. 273. GLOBULARTA. L. (Globulaire.) Catice tubuleux à 5 lobes; corolle presque à 2 lèvres, la supérieure à 2 dents, l'inférieure à 3, 4 étamines ; fruit monosperme entouré par le calice. 1196. G. vulgaris. L' sp. 139. (G. commune.) — Racine dure, li- gneuse, produisant une ou plusieurs tiges herbacées , simples, ter- -minées par un capitule globuleux solitaire; feuilles radicales nom- breuses, pétiolées, ovales spatulées, fermes, souvent tridentées au sommet; les caulinaires seéssiles lancéolées aiguës; calice cie. Fleurs bleues, rarement blanches. Mai, juin %. Pelouses sèches, bois clairs, coteaux calcaires. AG. — Manque complètement en dehors des calcaires. FAM. LH. DIPSACÉES. Fleurs aggrégées en capitule , sessiles sur un réceptacle commun garni de soies ou de paillettes, et entouré d'un involucre polvphylle : calice propre double, l'un et l’autre persistant; l’intérieur adhérent à l'ovaire, à linbe entier ou diversement denté ou découpé; l'extérieur (involucelle) souvent marqué, sur le tube, de 4 à 8 fosseites, entourant étroitement le fruit et lui servant de tégument; corolle tubuleuse, ip- sérée au sommet du calice intérieur, divisée en 4 ou » lobes int- gaux ; 4 à 5 étamines libres, saillantes, à filets non articulés; anthères à 2 loges; { style à stigmate simple ; ovaire uniloeulaire à 1 seul ovute pendant; fruit membraneux indéhiscent, couronné par le limbe du calice. Plantes herbacées à feuilles opposées. 274. DIPSACUS. L. (Cardère.) Calice intérieur en forme de coupe, l'extérieur tétragone à 8 fossettes ; corolle à 4 lobes, 4 étamines ; réceptacle garni de paillettes épineuses; folioles de linvolucre allongées, plus longue que les paillettes. 1197. D. sylvestris. Mill. Dict. n° 2. (C. sauvage.) D. Fullonum. à. L. sp. 140. — Tige de 1 mèt. (plus ou moins) droite, roide, un peu rameuse, cannelée, hérissée d’aiguillons courts ; feuilles sessiles, les inférieures atténuées à la base, les aitres largement connées ovales lancéolées acuminées, inégalement dentées, entières ou rarement pinnatifides, glabres ou parsemées de quelques aiguillons sur les DIPSACUS. DIPSACÉES. 315 bords et sur la nervure; folioles de l’involucre allongées, linéaires courbées ascendantes ; paillettes aiguës flexibles et très droites ; ca- pitule gros ovale. Fleurs rosées ou blanches. Juillet, sept. @. Lieux secs, bords des chemins et des haies, champs incultes. CC. 1198. D. Ful! num. Mill. Dict. n° 1. (C. à foulon.) — D. Fullonum. b. L. Sp. 140. Vulg. Chardon à bonnetier. — Tige de 1 à 2 mètres, droite, robuste, cannelée, hérissée d'aiguillons courts, à rameaux nombreux opposés, souvent disposés en croix; feuilles sessiles, fermes, coriaces, largenient connées, formant par leur réunion une cayité profonde, incisées dentées ou lobées; folioles de l'involucre roides.étalées, un peu recourbées au sommet; paillettes robustes, roides à pointe recourhée, ne dépassant pas les fleurs ; capitule gros cylindracé. Fleurs blanchâtres où rosées. Juillet, août ©. Cultivée en grand pour les manufactures de draps à Chéteauroux, Romorantin, Orléans, ete., devenue spontanée çà et là. 1199. D. laciniatus. [L. sp. 141. (C. laciniée.) — Plante de 1 à 2 mèt. d’un vert pâle ; tige droite, rameuse, hérissée de petits aiguil- Jous ; feuilles sessiles allongées, bordées de cils roides, les inférieures atténuées à la base, poilues, entières ou lobées crénelées, les autres pinnatifides largement connées; folioles de linvolucre lancéolées roides, courbées ascendantes; paillettes flexibles, droites, dépassant les fleurs; capitule gros, ovale, cylindrique. Fleurs blanchâtres. Juillet, août ©). Bords des haies et des chemins. R. — S.-ET-L. Nieu près Couches, Bourgneuf, Châlons-sur-Saône, Tournus, Mäcon. — Puy-pE-D. Marais de Cœur (Lamotte). 1200. D. pilosus. L. sp. 141. (C. velue.) Cephalaria pilosa Gr.etGodr. — Tige de 8 à 12 déc. droite, rameuse, cannelée, chargée de petits aiguillons, à rameaux hérissés de poils piquants; feuilles ovales acu- minées dentées, pétiolées, portant à leur base deux oreillettes folia- cées; folioles de l'involucre réfléchies; paillettes droites ciliées ; eapitule petit, presque g'obuleux. Fleurs blanchâtres. Juin, août @. Haies, bois frais, fossés. AC. manque dans beaucoup de localités. 275. ENAUT A. Coult. (Knautie.) Involucre polyphylle, réceptacle hérissé, sans paillettes; involucelle brièvement stipité , comprimé à 4 fossettes, bordé de dents dont 2 plus grandes; calice à tube soudé avec lovaire, à limbe en coupe; cerolle à 4 ou 5 lobes; 4 étamines ; ovaire uniloculaire; style filiforme à stigmate éinarginé ou bifide; fruit monosperme renfermé dans l’involucelle couronné par le limbe du calice cilié ou aristé. 1201. &. arvexsis, Coult. part. (K. des champs.) Scabiosa — L.. sp. 143. — Tige de 2 à 8 déc. dressée, rude, hérissée, à rameaux dressés un peu étalés; feuilles d’un vert clair, velues, les inférieures ovales lancéolées, dentées ou incisées, ou diversement découpées, les cau- linaires profondément pinnatifides, à lobes linéaires, ou lancéolés entiers, ou dentés. le terminal plus allongé; pédoncules allongés, hérissés au sommet de poils longs non glanduleux, entremêlés d’un duvet court, crépu; capitule hémisphérique aplani en dessus, à co- rolles extérieures plus grandes, rayonnantes; involucre à folioles ovales lancéolées aiguës, hérissées et ciliées ; fruit ovale élargi, tétra- gone, hérissé, finement papilleux au sommet, couronné par le limbe du calice presque sessile, à 8 ou 10 dents sétacées aristées, égalant 316 DIPSACÉES. KNAUTIA. les deux tiers de la longueur du fruit. Fleurs lilacées ou d’un rose bleuâtre. Juin, sept. %. Champs, hords des chemins. C. surtout dans les terrains calcaires. Obs. K. campestris Bess. dont j'ai vu un trop petit nombre d'exemplaires, a les feuilles obovales lancéolées entières, ou incisées, ou quelques-unes pinnatifides, les curolles extérieures égales, non rayonnuntes, les angles du fruit paraissent moins prononcés. Champs calcaires — Inn. Nofz-sur- Fonds prés Châteauroux (Chedeau).— L'espèce suivante est bien distincte par son port et sa station, et la culture confirmera sans doute ses caractères 1202. X. indivisa. Bor. (K. indivise.) — Tige de 2 à 5 déc. droite, grêle, hérissée, simple et monocéphale; feuilles d'un vert pâle, ve- lues, elliptiques lancéolées aiguës, rétrécies en long pétiole, entières, crénelées ou obscurément dentées, incisées ou un peu pinmatifides seulement dans la paire supérieure ; involucre à folioles larges ovales aiguës; corolles rosées, les extérieures rayonnantes ; fruit hérissé… Août, sept. %. Coteaux calcaires, secs, dans les buissons et les taillis. — Nièv. Varennes-les-Nevers, Pouques, Marzy. — CHER. Brinai, coteau d'Aubussai. — INb. Le Blanc, etc. 1203. &. puberula. Jord.! (K. pubérulente.) — Tige de à à 8 déc. anguleuse à la base, droite, hérissée de poils réfléchis mélés à un duvet.court crépu, à rameaux paniculés; feuilles d’un beau vert, parse- mées de poils apprimés, rétrécies en long pétiole ailé, ovales eré- nelé-dentées, acuminées en pointe entière, les supérieures lobées ou pinnatifides, à lobe moyen plus grand oblong elliptique acuminé; involuére à écailles ovales ou elliptiques aiguës finement pubescentes et parsemées et bordées de longs poils; corolles d'un rose lilas, les extérieures grandes rayonnantes; fruit oblong hérissé, finement pa- pilleux à 4 angles dont 2 prononcés, couronné par le limbe du calice un peu pédicellé, à dents sétacées en arête, n’égalant pas la moitié de la longueur du fruit. Juin, août %. Prairies des montagnes. — Les Monts -Dômes. 1204. K. cuspidata. Jord.! (K. cuspidée.) — Tige de > à 9 décim. droite, cylindracée, striée, parsemée de poils peu nombreux, à ra- meaux dressés, peu étalés; feuilles d’un vert clair, fermes, ner- veuses, presque glabres, ou à poils épars, finement ciliées, ovales- oblongues, crénelé-dentées, rétrécies en pétiole, les supérieures sessiles embrassantes, toutes terminées par une pointe longue, atté- nuée, très entière; pédoncules finement tomenteux et hérissés au sommei; involucre à écailles ovales lancéolées, ciliés, finement pu- bescentes à 5-7 nervures; corolles lilas, les extérieures rayonnantes ; fruit hérissé, oblong comprimé à angles peu marqués, excepté au sommet, couronné par le Himbe Cu calice un peu pédicellé, à dents sélacées en arête, beaucoup plus courtes que le fruit. Juillet, sept. %. Bois des montagnes. — HMont-Dore, Monts-Dômes, parc de Pontgibaud. — ALL. Mayet-de-Montagne, St-Nicolas, ete. Obs. K, dipsacifolia Host. a la tige hérissée inférieurement de poils réfléchis, les feurlles inférieures grandes ovales oblougues, bérissées surtout en dessous, largement crénelé-dentées, les caulinaires oblongues lancéolées acuminées en pointe entière, rétrécies en pétiole embrassant, les corolles peu rayonnantes et l'aigrette presque aussilongue que le fruit. Des-exemplaires provenant d'Auvergne, s'en rapprochent par le feuillage, mais l'absence du fruit ne me permet pas de les détrrminer avec certitude. 1205. K. syivatica. Duby. (K. des bois.) Scabiosa — L. sp. 142. — Souche épaisse souvent oblique; tige de 4 à 9 déc. droite ou ascen- dante, cylindracée, fistuleuse, glabre ou parsemée de poils réfléchis, à rameaux peu nombreux dressés ; feuilles elliptiques lancéolés ai- KNAUTIA. _ DIPSACÉES. 317 guës, crénelées dentées, à pointe entière, plus ou moins velues sur- 4out en dessous, les inférieures rétrécies en un long pétiole embras- sant, les supérieures sessiles plus étroites et entières; pédoncules longs pubescents et velus au sommet; involucre à folioles ovales lan- céolées aiguës, pubescentes et ciliées; corolles purpurines ou bleuâtres, les extérieures rayonnantes ; fruit hérissé, tétragone com- primé, ovale, resserré au sommet, couronné par le limbe du calice pédicellé à 8-10 dents lancéolées aristées très fines, égalant la moitié de la longueur du fruit. Juin, sept. %. Bois et prés des montagnes. R.— S.-Er-L. Bois de Pauvret près Autun. — CREUSE. Aubusson. — Monts-Dômes. — Cantal. — Le Forez, ete. 1266. &. longifolia. Koch. Syn. 376. (K. à longues feuilles.) Sea- biosa — W. K. — Tige de 4 à 6 déc. droite, roide, peu rameuse, glabre inférieurement, couverte au sommet de poils courts, glandu- leux et d’autres plus longs hérissés; feuilles inférieures luisantes, fermes, glabres, aliongées, lancéolées acuminées, rétrécies en pé- tiole, entières ou finement denticulées ; pédoncules longs, hérissés et tomenteux et un peu glanduleux au sommet; involucre à folioles ovales lancéolées ciliées; corolles lilas, les extérieures un peu rayon- nantes; fruit poilu tétragone-comprimé, elliptique étroit, couronné par le limbe du calice pédicellé, à 8-10 dents linéaires aristées, éga- lant à peine le tiers du fruit. Juin, juillet %. Pâturages des mon- tagnes. R. — Chaine des Monts-Dômes, Puy-de-Dôme, Côme, Laschamps, fandanne. — Revers oriental du Cantal. — Le Forez, Pilat, ete. 276. SCA&IOSA. R. et S. (Scabieuse.) Involucre polyphylle, ré- ceptacle garni de paillettes , involucelle cylindrique à 4-8 fossettes, mutique; calice à tube soudé avec l'ovaire, à limbe en forme de col terniffné par des soies ou arêtes; corolle à 4 ou 5 lobes; 4 étamines, ovaire uniloculaire, style filiforme à stigmiate émarginé, fruit monos- perme couronné par le limbe allongé du calice, ordinairement à 5 arêtes. 1207. S. Ukranica. L. sp. 144. (5. &'Ukraine.) S. Gmelini. St-Hil. — Tige de 6 à 9 déc. grêle, rameuse, rougeàtre, rude ; feuilles radi- cales linéaires oblongues dentées, les caulinaires pinnatifides à lobes linéaires entiers, les supérieures simples linéaires, toutes longuement ciliées vers la base; corolles extérieures plus grandes, rayonnantes, à 5 lobes très inégaux; folioles de l’involucre linéaires allongées ; réceptacle garni de paillettes ciliées; involucelle pubescent à cou- ronne membraneuse denticulée; calice à 5 dents sétacées très al- longées. Fleurs d’un blanc jaunâtre ou bleuâtre. Juin, août ©. RR. — LoiReT. CC. à Malsherbes. Obs. S. atropurpurea Li. se cultive sous le nom de fleur des Veuves. 1268. S Columbaria. L. sp. 143. (S. Colombaire.) — Souche pro- duisant des touffes de feuilles et de tiges de 3-8 déc. dressées roides souvent violacées dans leur partie inférieure, simples ou à rameaux allongés, dressés, un peu étalés; feuilles d’un vert assez foncé, les radicales et celles des pousses stériles, assez grandes, obovales ou oblongues obtuses, rétrécies en un long pétiole, les unes crénelées, les autres incisé-pinnatifides, à lobe terminal plus grand, parsemées de poils courts et mous, les caulinaires oblongues pinnatiparties, à segments oblongs, incisés-lobés ou pinnatifides, à lobes courts sub- « 318 DIPSACÉES. SCABIOEX. aigus un peu arqués ; feuilles supérieures à segments presque entiers, _ linéaires aigus ; pédoncules très allongés chargés au sommet d'une pubescerice réfléchie, un peu rude; capitules un peu convexes, les fructifères globuleux ovoïdes; involucre à folioles lancéolées linéaires aiguës, plus courtes que les fleurs, bientôt réfléchies ; corolles bleuä- tres, les extérieures rayonnantes à lobes oblongs obtus; involucélle à coûronne presque 3 fois plus courte que le tube fructifère ovale, sillonné, velu sur les angles ; lifnbe du calice à 5 dents terminées en soies brun-noirâtres, élargies à la base, glanduleux, scabres, dépas- sant au moins 4 fois la couronne; fruit ovale élargi, réceptacle à paillettes linéaires étroites, plus courtes que les couronnes. Juillet, octobre %. Collines, bois seës. PR. — Je ne l'ai pas recueillie dan nos contrées, on l’y trouvera sans aucun doute. 1208. S. pratensis. Jord.! Pug. p. 91. (S. des prés.) — Souche courte, produisant des tiges de 3 à 8 déc. droites, fermes, élancées, parseinées d’une vitlosité courte éparse, un peu rudes, simples où à rameaüx peu nombreux, non étalés; feuilles d'un vert gai à poils läches et courts, parfois presque glabres, les radicaïes lancéolées où oblongües rétrécies en pétiole, chtuses ou un peu aiguës, à créne- lurés sübaigués, les suivantes lobées à la base, les caulinaires ovales oblotigues pinnatiparties, à segments nombreux, lancéolés oblongs où linéäires aigus souvent incisés dentés ou pinnatifides, à lobes courts lañcéolés, feuilles supérieures à segments entiers presque planes ; pédoncules très longs, capitules denses convexes, les fructifères glo- buleux ; involucre à folioles linéaires aiguës, bien plus courtes que les fleurs, à la fin réfléchies ; involuecelle à couronne 2 fois plus evurte que le tube fructifère obovale, poilu, à côtes épaisses; limbe du calice en coupe, gandulifère à 5 dents courtes ovales se terminant en $qies d'un noir-brun, hispidules, dilatées à la base, comprimées, un peu carénées, dépassant 4 fois la couronne; corolle d'un beau bleu lilas, les extérieures rayonnantes à lobes oblongs obovales; fruit oblong à côtes un peu saillantes au sommet; réceptacle à paillettes linéaires oblongues subaiguës, hispides égalant presque les couronnes. Mai, juin %. Prés et pelouses herbeuses. R. Région de l'Est. — Puy-bé-D. Env. de Clermont. 1210. S. patens. Jord.! Pug. (1852), p. 94. (S. étalée.) FL. cent. éd. 2, ne 985 excel. syn. — Souche courte multicaule ; tige de 4 à,9 déc. droite, feuillée, presque glabre, à rameaux nombreux étalés ; feuilles opaques d’un vert foncé, à pubescence courte et lâche, les radicales spatulées ou elliptiques oblongues obtuses crénelées, ou lyré-pinna- tilides à lobes à dents obtuses, les caulinaires la plupart sessiles oblongues ou oblongues ovales dans leur ensemble presque bipinna— tifides à segments étroits lancéolés. ou oblongs incisé-lobés, ou sub- pinnatifides à lobes nombreux, linéaires aigus, étalés, les supérieures à segnients simples ällongés, menus, canaliculés; pédoncales grêles étalés, chargés d'une pubescence réfléchie, capitules planes-convexes, les fructifères arrondis subglobuleux ; involucre à folioles élargiès à là bise, puis linéaires aiguës à nervure épaisse, bien plus couftes que les fleurs, à la fin réfléchies ; involucelle à couronne très ouverte, à peine du double plus courte que le tube fructifère ovale, sillonné poilu; linibe du calice cyathiforme glandulifère à 5 dents obscures terminées en soies brun-noirâtres, Encment hispidules, sans nervures = SCABIOSA. DIPSACÉES. 519 à la base, dépassant 3 fois la couronne; corolles bleuâtres à lobes oblongs, obovales oblongs dans celles du rayon; fruit presque égale- mént oblong, marqué de nervures fines; réceptacle à poils courts, à paillettes linéaires spatulées hispides à peu près de la longueur des couronnes. Août, octobre %. Coteaux secs, bois, surtout des terrains siliceux. C. 1211. S. perixta. Jord.! (S. confondue.) S. Columbaria Auct. part. FI. cent. n° 984. — Souche courte; tige de { à 8 déc. dressée, un peu anguleuse, violacée et pubescente à la base, à rameaux ascen- dauts: feuilles opaques, les radicales mollement velues, oblongues obtuses, atténuées à la base, crénelées ou lyrées, les caulinaires in- fériéures lyrées pinnatifides, les autres oblongues dans leur ensemble, découpées jusqu’à la côte en ségments étroits, linéaires ou lanicéolés aigus, incisés à lobes étroits aigus étalés, les supérieures écartées, à lobes linéaires étroits allongés et entiers, un peu canaliculés ; pédon- culés longs, grêles, un peu flexueux, chargés d’une pubescence fine réfléchie; capitules presque planes, les fructifères ovoides ; ivolucre non déprimé à la base, à folioles lancéolé-linéaires aiguës, épaisses un peu soudées à la base, à la fin étalées renversées, plus Courtes que les fleurs ; involucelle à couronne ouverte, au moins 2 fois plus courte que le tube früctifère, ovale, sillonné,.hérissé sur les angles; limbe du calice cyathiforme, glanduieux, à 5 dents terminées en soies brun-noirâtres, scabres, sans nervures, dépassant 3 fois la couronne; corolles roses bleuâtres à 5 lobes inégaux, les extérieures rayonüantes à lobes oblongs obovales; fruit oblong rétréci à la base, à nervures fines ; réceptacle à poils couris, à paillettes linéaires spatulées sub- aiguës, hispides, à peu près de la longueur des couronnes. Juin, oc- tobre @). Pelouses sèches, bois, coteaux. C. 1212. S. suaveolens. Desf. Cat. p. 110. (S. odorante.) — Tige de 2 à 4 déc. droite, roide finement pubescente, rameuse au sommet ; feuilles radicales oblongues très entières, fermes, glabres, les autres pinnatifides à iobes linéaires entiers; capitules hémisphériques les fruetifères ovales ; involucelle en couronne membraneuse entière crénelée ; calice à 5 soies jaunâtres et dépassant peu la couronne ; fleur d’un bleu clair à odeur suave. Juillet, septembre %. Lieux secs sablonneux. RR.— LoimeT. Malsherbes (Jaubert). 1213: S. spreta. Jord.! Pug. p. 92. (S. dédaignée.) S. lucida Lee. et Larnt: Cat. pl. cent. p. 215 FI. cent. éd. 2, n° 986 non Vill. — Souche courte, produisant des touffes de feuilles et de tiges de 2 à 4 déc. pubescentes ou glabres, dressées simples, ou à rameaux courts dressés ou un peu étalés ; feuilles d’un vert gai, un peu pubescentes ou presque glabres, les radicales chlongues, rétréeies en pétiole, obtuses, che- ment et inégalement erénelées ou lobées à la base, les caulinaires sessiles, pinnatiparties, les inféricures et les meyennes à segments lancéolés linéaires, ou linéaires aigus incisé-dentés ou pinnatifides, à lobes linéaires aigus, droits où étalés recourbés, feuilles supérieures à segments étroitement linéaires, atlongés, distants flexueux, presque courbés en faux, canaliculés ainsi que leur axe, souvent entiers; pédoneules allongés, dressés flexueux, couverts au sommet dune pubescence réfléchie, un peu blanchàâire, un peu rudes; capitules fruetifères subgilobuleux ; involucre à folioles linéaires aiguës, beau- coup plus courtes que les fleurs, lâches, bientôt réfléchies: involucelle 920 DIPSACÉES. SCABIOSA. à couronne très ouverte, pas 2 fois plus courte que le tube fructifère brièvement ovale, sillonné poilu; limbe du calice en coupe glanduli- fère à 3 dents obscures terminées en.soies brunes, très chargées d’aspérités, presque sans nervure, dépassant plus de 4 fois la cou- ronne ; corolles d’un beau bleu, les rayonnantes à lobes oblongs obovales, subdenticulés; fruit obovale oblong, nerveux; réceptacle à paillettes linéaires subaiguës, hispides, égalant presque les cou- ronnes. Juillet, août %. Pâturages et bois des montagnes. R. — Le Cantal. — Les Monts-Dores, Puy-de-Dôme. 1214. S. Succisa. L. sp. 142. (S. Succise.) Succisa pratensis Mœnch. Vulg. Mors du Diable. — Racine tronquée; tige de 3 à 10 déc. dressée, cylindrique, peu rameuse; feuilles ovales lancéolées entières, velues ou glabres, rarement incisées dentées ; capitule presque globuleux ; co- rolles non rayonnantes à 4 lobes égaux ; involucre à folioles lancéolées aiguës ; réceptacle à paillettes lancéolées ciliées; involucelle un peu velu, à limbe court, divisé en 4 dents herbacées et dressées ; calice à 5 dents sétacées une fois plus longues que la couronne; fleurs bleues rarement blanches ou jaunâtres. Août, octobre %. Prés, pâturages, bois frais. CC. FAM. LI. COMPOSÉES. Fleurs petites sessiles sur un réceptacle commun nu, ou garni de soies ou de paillettes, entourées d’un involucre polyphylle, et formant par leur réunion un capitule serré nommé Anthode, très rarement pourvues chacune d’un involucre particulier et réunies en capitule ; calice adhérent à l’ovaire, à limbe rarement court et entier, plus souvent développé en forme d’aigrette à poils simples ou plumeux ; corolle insérée sur le calice, tubuleuse régulière à à lobes (flewron), ou irrégulière et allongée en forme de languette plane (demi-flewron) ; 5 étamines insérées sur le tube de la corolle, à filets articulés au milieu; anthères linéaires soudées en forme de tube vertical (au centre duquel passe le style), s’ouvrant intérieurement, portant au sommet un appendice et deux autres à la base: 1 style à 2 stigmates ; ovaire à 4 ovule dressé; fruit sec, indéhiscent , ordinairement cou- ronné par le calice persistant sous forme d’aigrette. — Plantes her- bacées, rarement ligneuses, à feuilles ordinairement alternes ; an- thodes composés tantôt uniquement de fleurons (/losculeuses), tantôt uniquement de demi-fleurons (semi-flosculeuses), tantôt de fleurons entourés d’un cercle de demi-fleurons (radiées). $ 4. CORYMBIFERES. — Sfyle non articulé au sommet; fleurs flos- culeuses ou radices; réceptacle membraneux ou peu charnu; fleurs souvent disposées en corymbe. 277. EUPATORIUM.L.(Eupatoire.) Involucre oblong,cylindracé, imbriqué; fleurons peu nombreux, hermaphrodites, tubuleux en entonnoir; styles très allongés bifides ; réceptacle nu, aigrette à poils simples. | 1215. E. cannabinum. L. sp. 1173. (E. à feuilles de chanvre.) — Plante de 8 à 12 déc. pubescente, un peu aromatique; tige droite, COMPOSÉES. 221 cylindrique, rougeitre, rameuse ; feuilles opposées, pétiolées, à 3 ou 5 segments lancéolés, dentés, l'intermédiaire plus grand. Fleurs rou- geñtres, nombreuses, en corymbes terminaux serrés. Juillet, sept. %. Bords des eaux, fossés, ruisseaux, bois humides. C. 278. ADENOSTYLES. Cass. (Adenostyle.) Involucre cylindracé à peu de folioles sur un rang; fleurons peu nombreux, tubuleux cam- panulés, rameaux du style longs, saillants, semi-cylindriques papil- eux glanduleux; réceptacle nu ; fruit cylindracé strié ; aigrette à poils roides scabres sur plusieurs rangs. — Herbes à feuilles alternes pé- tiolées : anthodes pédicellés en corymbe. 1216. A. Petesites. Bluff. et Fing. (A. Petasite } À. albifrons Reich. Cacalia—L. f. C. Petasites Lam.—Tige de 5 à 10 déc. rameuse striée pubescente; feuilles très grandes profondément réniformes cordées, inégalement et doublement dentées, finement tomenteuses en des- sous, les supérieures sessiles, auriculées à la base; corymbes fasti- giés; involucres glabres à 3 à 6 fleurs purpurines. Juillet, août %. Lieux humides des montagnes. — Puy-de-Dôme, Monts-Dores.—Cantal. — Sources de la Loire et de l'Allier. — Pilat. 279. PETASITES. Tournef. (Pétasite.) Involucre simple, à écailles presque unisériées, avec quelques écailles accessoires à la base, an- thodes presque dioïques, à fleurs toutes flosculeuses ; flenrons, les uns tubuleux à 5 dents, les autres tronqués obliquement; réceptacle nu, plane; aigrette à poils simples. 1217. P. riparia. Jordan! (P. des rives.) P. officinalis et vulgaris Auet. pro parte. Tussilago Petasites L. et auet. part. Rehb. Ie. corymb. 1.10. — Souche épaisse, charnue, rampante, produisant des hampes de 2 à G déc. en touffes, pubescentes , garnies d'écailles lâches, al- longées, rougeâtres; anthodes nombreux, 1 à 3 sur chaque pédon- cule et réunis en thyrse terminal ovale oblong, atténué au sommet ; bractées lancéolées acuminées; involucre ovale oblong resserré au sommet, à écailles brunes apprimées, oblongues obtuses, plus courtes que les fleurous, ainsi que l’aigrette; stigmates courts ovales; feuilles naissant après les fleurs et devenant très grandes avec l’âge, longue- ment pétiolées , cordiformes ovales, inégalement denticulées et un peu anguleuses, vertes et un peu aranéeuses en dessus, blanchâtres tomenteuses en dessous, à lobes de la base arrondis non contigus, le fond de l’échancrure bordé par une nervure. Fleurs rougeâtres inodores. Mars, avril %. Lieux humides et pierreux, bords des eaux. R. — Ça et là et souvent près les habitations dans tous les départements du bassin de la Loire. 1218. P. pratensis. Jordan! Pug. (1852) p. 103. (P. des prés.) — Souche épaisse, longuement rampante, produisant des hampes de 2 à 6 déc. solitaires, souvent violacées, pubescentes, garnies d’écailles rouges violettes nombreuses , oblongues ou lancéolées ; anthodes nombreux, 4 à 2, rarement 3 sur chaque pédoncule et réunis en thyrse ovale oblong, non atténué au sommet, à la fin exactement Cy- lindrique ; bractées violettes lancéolées linéaires acuminées ; invo= lucre ovale égal, à écailles d’un beau violet; presque égales, non ap- primées, un peu lâches, oblongues un peu aiguës, dépassant les fieurons et les aigrettes à la fleuraison: stigmates courts, linéaires étalés ; aigrette égalant les fleurons ; feuilles naissant après les fleurs, C. 40 8 529 COMPOSÉES. PETASITÉS. d’un vert gai et aranéeuses en dessus, blanchâtres subtomenteuses en dessous, à surface un peu ondulée, cordiformes arrondies, inégale- ment denticulées, peu anguleuses , à lobes de la base arrondis, Fleurs purpurines d’une odeur suave légère. Mars %. Prés montueux un peu humides. — A constater dans nos limites. 1219. P. abus. Gœrt. fr. 2, p. 406. (P. blanc.) Tussilago alba L. sp. 1214.— Port des précédents, feuilles largement cordiformes suborbi- culaires anguleuses, à dents mucronées inégales, vertes en dessus, laineuses blanchâtres en dessous; thyrse court, ovale; fieurs d’un blane jaunâtre. Avril, mai %. Lieux mouillés des montagnes. — Mont-Dore. — Cantal. — Chaîne du Forez. — Le Mezenc. Obs. Nardosmia fragrans Peich. est cultivé sous le nom d’Héliotrope d'hiver et presque naturalisé auprès des jardins. 280. TUSSIL-AGS. Z. (Tussilage.) Involucre simple à écailles uni- sériées , oblongues obtuses un peu membraneuses sur. Les bords ; fleurs radices, celles du rayon femelles et fertiles, celles du centre souvent mâles, où hermaphrodites et stériles ; réceptacle nu; aigrette à poils simples, blancs soyeux. 1220. T. Farfara. L,. sp. 1214. (T. Pas d'âne.) Vulg, Pied de Poulain, — Racine à fibres charnues, souvent rampantes; hampes de 1 à2 déc. cotonneuses, garnies d’écailles rougeàtres apprimées et termi- nées par un seul anthode, penché avant l’anthèse, droit ensuite; feuilles naissant après les fleurs, cordiformes anguleuses dentieulées, blanches cotonneuses en dessous, ainsi que sur les pétioles. Fleurs jaunes. Février, avril %. Lieux frais et découverts, champs, vignes. CC. surtout dans les terrains argileux. 281. ASTFER. 3. (Aster.) Involuere imbriqué à écailles extérieures étalées; réceptacle nu; fleurs radiées; fleurons du centre tubu- lieux hermaphrodites, jaunes, entourés à la circonférence d’un rang de demi-fleurons femelles d’une autre couleur; aigretté à poils simples. 1221. A. A:mellus. L. sp. 1296. (A. Amellus.) — Tige de 2 à 7 déc. dressée, peu rameuse, anguleuse, rude; feuilles pubescentes rudes, eutières ou un peu dentées, les radicales ovales elliptiques, les autres oblongues lancéolées aiguës, nerveuses; corymbe terminal simple lâche; folioles de l’involuere un peu roides, lâches oblongues obtuses, souvent rougeñtres au sommet. Rayons d’un bleu lilas. Juillet, août %. Coteaux, bois secs et pierreux. RR. — CHER. Sury- en-Vaux, St-Germain-des-Bois, Chavannes, bois de Fleuret et de Boyre. — ALL. Verneuil, Vanteuil près St-Pourcçain, Gannat. — Environs de Cler- mont. 1222, A. MNovi Beleü. L. sp. 1231. (A. de la Nouvelle Hollande.) A. serotinus Balb. Duby. — Tige de 6 à 9 dée. droite, lisce, rameuse paniculée au sommet; rameaux roides pluriflores, parsemés de quel- ques poils ; feuilles embrassantes, lancéolées aiguës, scabres sur les bords, les inférieures denticulées; folioles de linvolucre lâches, linéaires pointues. Fleurs en corymbe paniculé, terminal; rayons d'un bleu clair, Août, septembre %, De l'Amérique septentrionale, devenue spontanée dans les lieux frais, les baies, RR.— S.-ET-L. Louhans, bords de la Srille, — Cner, St-Amand, — L.-FT-CH, St- f ASTER. COMPOSÉES. 599 Aignan, îles du Cher, Mareuil. — HaAuTE-VIEN. Vignes du Cluseau pres lle. 1223. A. Tripolium. L. sp. 1226. (A. des salines.) Tripolium vul- gare Nees.— Tige de 3 à 6 déc. dressée rameuse; feuilles un peu charnues glabres linéaires lancéolées, rameaux en corymbe, involucre imbriqué à folioles intérieures plus longues obtuses; fleurs blanches ou rosées. Juillet, septembre %. Bords de la mer. Obs. L'Amérique septentrionale fournit à nos jardins un grand nombre d'espèces de ce genre qui se propagent facilement et dont quelques-unes sont naturalisées çà et là. L'Aster rubricaulis Lam. a été recueilli aux bords du canal prés Vierzon: on le distingue à sa tige rougeâtre efilée au sommet, ses feuilles amplexieaules, lancéolées, et ses fleurs bleues en corymhes rameux. L'Aster dumosus L recueilli dus Le département de l'Allier, offre une tige très rameuse, des feuilles linéaires, étroites, des fleurs petites blanches en panicule fournies. — On enltive aussi partout le Callistephus Chinensis Nees. (At. Chinensis L ) sous le nom de Reine-Murguerite. 282. FERIGERON. L. (Ververette.) Involucre imbriqué, réceptacle nu ; fleurs radiées, fleurons hermaphrodites, entourés de plusieurs rangs de demi-fleurous femelles linéaires très étroits, les intérieurs filiformes ; aigrette à poils simples. 1224. E. Caradensis. L. sp. 4210. (V. du Canada.) — Tige de 2 à 9 déc. droite, hérissée, simple à la base, à rameaux floritères paui- culés ; feuilles hérissées et bordées de cils roides, linéaires lancéolées étroites, rétrécies aux deux extrémités, ies inférieures dentées eñ scie; pauicule oblongue à fleurs très nombreuses pédicellées coinme en grappes. Fleurs petites d’un blane jaunâtre. Juillet, octobre ©. Lieux cultivés, sables, murs, bois. CC. 1225. Æ. acris. L. sp. 1211. (V. âcre.) — Racine oblique; tige de 1 à 6 dée. droite, rougeâtre un peu hispide, à rameaux alternes por- tant À à 3 pédoncules et dressés en corymbhe terminal; feuilles éta- lées linéaires lancéolées, hérissées ; les inférieures rétrécies en pétiole, rarement dentées; folioles de l'involucre linéaires aiguës; demi- fleurons dressés, violets, très étroits, les intérieurs filiformes; ai- grette d’un blauc sale. Juin, octobre @. Pelouses des coteaux, prés secs, champs incultes. C. è 1226. E. serotinus. Weih. (E. tardif.) Rehb. FI. exe. n° 1539. Ie. corymb. 1. 26, f. 3. — Racine obiique, tige de 1 à 3 déc. droite, rou- geñtre un peu hispide, à rameaux alternes, presque tous simples et portant un seul anthode, longs, étalés dressés en corymbe simple terminal, feuilles inférieures, obiongues obovales, ou spatulées, les caulinaires sessiles, lancéolées ondulées; folioles de linvoluere li- néaires acuminées, demi-fleurons dressés, violets, très étroits, plus longs que le disque, a'grette rousse. Juillet, octobre @. Coteaux, pâturages secs, champs calcaires. C. 1227. Æ. Alpinus. L. sp. 1211. (V. des Alpes.) — Tige de 5 à 20 cent. droite, Simple, pauciflore, velue, non glanduleuse; feuilles hé- rissées, lancéolées les inférieures subspatulées rétrécies en pétiole: involuere velu, fleurs du rayon rouges, étalées, deux fois plus longues que le disque; aigrette roussâtre deux fois pius longue que le fruit. Juillet, août %. Lieux pierreux des montagnes. — HMont-Dore, vallée de Chaudefour, ete. . 283. BEXZ.IYS. L. (Paquerette.) Involuere hémisphérique, à folioles égales lancéolées, disposées sur deux rangs; réceptacle nu, conique ; 324 COMPOSÉES. PELLIS. fleurs radites à demi-fleurons femelles disposés sur un rang; fruit comprimé bordé, dépourvu d'aigrette. 1228. B. perennis. [,. sp. 1248. (P. vivace.) Vulg. Petite Marguerite. — Plante de À déc. environ; racine rampante; tige presque nulle ou émettant des rejets latéraux feuillés et couchés; feuilles roselées, obovales spatulées, crénelées, souvent velues ; hampes nues termi- nées par un seul anthode; folioles de l'involucre ovales obtuses hé- rissées. Fleurons jaunes; rayons blancs, souvent rouges en dessous. Mars, mai et presque toute l’année %. Prés et pelouses. CC. 284. SOLIDAGO. L. (Solidage.) Involucre imbriqué, réceptacle nu, fleurs radiées, demi-fleurons peu nombreux (de 4 à 9) de même couleur que les fleurons; aigrette à poils simples, fruit cylindracé. 1229. S. Virga aurea. L. sp. 1235. (S. verge d’or.) Lam. IL. t, 680. Rehb. Corymb. 1. 20, f. 1.— Plante de 2 à 8 déc. couverte d’une villosité courte, crépue; souche oblique, tige dressée, eflilée, striée, ou un peu anguleuse, simple ou un peu rameuse; feuilles oblongues ou elliptiques lancéolées, acuminées, un peu rudes, les inférieures rétrécies en pétiole, plus ou moins dentées, les supérieures sessiles, souvent entières ; anthodes courtement pédicellés en grappes, sur des petits rameaux rapprochés au sommet de la tige, en panicule étroite; pédicelles munis de bractéoles ; involucre à écailles oblongues, sub- aiguës, pubescentes, pâles aux bords; ligules allongées , obtuses ou denticulées au sommet, rétrécies à la base, fruits pubescents. Fleurs jaunes. Août, oct. %. Bois, coteaux incultes, pâturages. C. Obs. J'ai décrit le type le plus répandu dans nos contrées, mais plusieurs formes qu'on y rattache seront sans doute distinguées par suite d'observations plus attentives. Il en est une surtout (Sol Suulii Bor..) dont la tige s'élève à plus d'un mètre, les feuilles supérieures sessiles sont ovales acuminées, imégulièrement denticulées, rudes; les anthodes courtement pédicellés en grappes an sommet des rameaux axillaires, étalés dressés et disposés en panicule large ovale subpyramidale. Cette belle plante fleurit en juillet dans les bois de Venille prés Nevers. Mon herbier ne me fournit pas les éléments d’une description complète. — Une autre belle forme, (S. serralifolia Bor. S. Virg. Var. latifolia Koch.) est remarquable par ‘ses feuilles presque Loutes pétiolées, ovales lanctolées aiguës, fortement dentées en scie, et par ses anthodes portés par de longs pédicelles grèles et chargés de bractéoles. Elle croît dans les Vosges, et peut-ètre dans nos montagnes. 1230.S. monticola. Jordan! Mss. (S. de montagne.) — Tige de 5 à 8 déc. dressée, peu rameuse, striée ou sillonnée, un peu pubescente au sommet; feuilles d'un vert clair, glabrescentes, elliptiques oblon- gues aiguës, les inférieures plus larges, atténuées longuement en pétiole cilié, un peu embrassant, irrégulièrement dentées en scie, à dents aiguës très inégales ; anthodes brièvement pédicellés sur des rameaux axillaires, très courts, rapprochés en panicule courte, oh- tuse, très serrée ; involucre à écailles très pâles, lancéolées subaïiguës, ciliées ; ligules oblongues atténuées à la base. Fleurs jaunes, Juillet, août %. Bois des montagnes. R. — Loire. Mont Pilat (Jordan.) 1231. S. Cambrica. Huds. Angl. 367. (S. de Galles.) Dill. Elth. f. 393. S, minuta. Mill. — Souche oblique ligneuse; tige de 6 à 25 cent. dressée, simple, striée, pubescente au sommet; feuilles fermes, pâles et pubescentes en dessous, oblongues lancéolées acuminées, irrégu- lièrement dentées, les inférieures obovales obtuses, longuement rétré- ciesen pétiolecilié; anthodes gros très brièvement pédicellés en petites grappes subscorpioides sur des petits rameaux rapprochés en pani- cule terminale courte et serrée (souvent simple dans les petits indi- yidus); involucre à écailles lancéolées aigues velues, très pâles, SOLIDAGO. COMPOSÉES. 325 ligules oblongues étroites, fleurs jaunes. Juin, juillet %. Pelouses et bois clairs des montagnes. RR.— Puy-de-Dôme (Lecoq). 1232. S. Canadensis. L. sp. 1233. (S. du Canada.) Vulg. Verge d'or, Gerbe d'or. — Souche traçante, tige de 1 à 2 mêt. droite rameuse finement hispide, feuilles longuement acuminées lancéolées triner- vées un peu scabres, dentées en scie, les supérieures entières; fleurs petites en grappes rameuses arquées et réunies en panicule fournie d’un beau jaune. Juillet, août %. Naturalisée dans les pares, près des maisons de campagne et même dans les bois sur les places à charbon. 1233.-S. glabra. Desf. Cat. p. 402. (S. glabre.) S. serotina Duby Bot. p. 1030. — Souche traçante, tige de 10 à 15 déc. droite cylin- drique glabre souvent rougeâtre, peu rameuse; feuilles lancéolées ou linéaires lancéolées acuminées trinervées, finement dentées en scie, rudes sur les bords; anthodes petits d’un beau jaune en grappes uni- latérales, révolutées réunies en panicule terminale, courte serrée. Juillet, août %. Devenue spontanée aux bords de la Loire dans les oseraies. — Orléans. — Ponts-de-Ce. 1234. S. lithospermifolia. Wild. (S. à feuilles de Grémil.)--Tige de 1 mèt. dressée, pubescente très feuillée; feuilles subsessiles lan- céolées très entières, fermes, rudes; panicule compacte, pyramidale, à anthodes subunilatéraux sur les rameaux; fleurs jaunes. Août, sept. %. — Puy-nEe-D. Naturalisée. Bois de Chadieu et bords de l'Allier sous Chignat. 285. LINOSYRIS. Loh. (Linière.) Involucre hémisphérique ou ovoide, imbriqué à écailles linéaires aiguës; réceptacle nu, alvéolé, bords des alvéoles charnus, dentés ; fleurons tous tubuleux, herma- phrodites; style court à stigmates infléchis; aigrette sessile à poils ciliés. 1235. L. vulgaris. Cass. in DC. prod. 5, p. 352. (L. commune.) Chrysocoma Linosyris. L. sp. 1178. — Tige de 1 à 6 déc. dressée» presque simple, cylindrique, grêle, striée; feuilles éparses, nom- breuses, linéaires aiguës, glabres ; corymbe terminal à pédicelles feuillés. Fleurs d'un beau jaune. Septembre, octobre %. Bords des bois montueux, collines. AR. — YON. Sermizelles (Sagot.) — NiÈv. Bois de Bore près St-Parize-le-Chätel. — CnEr. G. — Loir. Forét d'Orléans à Montpipeau, Marigny, Saran, Chaingy. — ALL. Vanteuil près St-Pourçain, Bayet. — Coteaux de la Limagne (Lecoq.) — Inn. Chà- teauroux aux Aubris, Issoudun. — INb.-ETr-L. Rochecorbon. — M.-ET-L. Beaulieu. — LOIRE-INFÉR. Ancenis. 286. MICROPUS. L. (Micrope.) Involucre globuleux de 5 à 9 fo- lioles lâches, les extérieures ovales membraneuses, les intérieures très cotonneuses ; réceptacle nu ; fleurons à à dents, ceux du centre stériles, hermaphrodites à style simple, ceux de la circonférence femelles et fertiles, à style bifide; fruits comprimés sans aigrettes, enveloppés dans les folioles de l’involucre. 1236. M. erectus. L. sp. 1313. (M. droit.) AL. conysœus et multicaulis. Dub. Orl. nos 993 et 924. — Plante de 1 à 2 déc. couverte d’un duvet blanc et cotonneux, souvent odorante; tige dressée, simple à la base ou rameuse et étalée diffuse; feuilles alternes ovales lancéolées ob- 526 COMPOSÉES. tuses, entières ; anthodes sessiles, axillaires agglomérés au milieu, des feuilles florales. et entourés d’un épais duvet blanc. Fleurs d’un jaune blanchâtre. Juin, août ©). Coteaux arides, champs stériles et pierreux. — AC. dans les terrains calcaires. RR. où nul dans les autres terrains. 287. INULA. L. (Inule.) Involucre imbriqué, réceptacle nu, fleu- rons du centre tubuleux hermaphrodites, entourés d'un rayon de demi fleurons femelles, de même couleur ; anthères pourvues de deux soies à la base; aigrette à poils simples, tantôt unique, tautôt placée au centre d’une couronne erénelée ou lacinice, * Aigrette simple et unique. (Inula. Gaert.) 1237. I. Helenium. L. sp. 1236. (I. Aunée.) Coruisartia — Mérat. Enula campana des herboristes. — Tige de 8 à 12 déc. dressée, ra= meuse, anguleuse striée, pubescente ; feuilles radicales très grandes, pétiolées elliptiques oblongues , les caulinaires cordiformes ovales acuminées, amplexicaules, inégalement denticulées, rudes en dessus; mollement tomenteuses en dessous ; anthodes grands terminaux ; folioles extérieures de l'involuere ovales lâches, les intérieures spa- tulées ; fruits glabres. Fleurs jaunes. Juillet, août %. Lieux frais €4 un peu couverts, prés et palurages eo des terrains argileux. C. 1238. I. Conyza. DC. Pr. 5, p. 464. (1. Conyze.) Conysa squarrosa® L. sp. 1205. Dub. Orl. n° 890. Pr parts de 6 à 10 déc. d’une odeur fétide; tige droite, dure, pubescente, souvent rougeûtre et un peu visqueuse au sommet, à rameaux nombreux dressés en corymbe ; feuilles sessiles elliptiques lancéolées, denticulées, veinées et mol- lemeut pubescentes en dessous, les inférieures : rétrécies en pétiole ; écailles de l'involucre un peu étalées et recourbées au sommet. Fleurs du rayon grêles, trifides, peu saillantes. Fieurs d’un jaune pâle en corymbes pressés terminaux. Juillet, octobre @. Lieux secs et pier- reux, bords des bois, carrières. C. surtout dans les terrains calcaires. 1229. 3. bifrons. L. sp. 1236. (!. changeante.) — Tige de 3 à6 dée. droite, souvent rouge violette, pubescente, rameuse en corymbe el presque dichotome au sommet, un peu visqueuse odorante; feuilles plus ou moins rudes pubescentes en dessous, larges, ovales oblon- yues, denticulées, entières au sommet, les unes cordiformes amplexi- caules, les autres fortement décurt en{es ; anthodes presque sessiles, serrés en corymbe feuillé: folioles de l’involucre linéaires eiliéess rayons très petits dépassant à peine les fleurons. Fleurs jaunes. Juil- let, août %. Bois montagneux. RR. — ALL. Hont-Libre près Gannat.— Puy-DE-DoME. Bois de Bussières, coteaux de La Limagne. 1240. I. Britanica. L. sp. 1237. (1. Britanique.) —Dub. Orl. nos 904, 905 et 902. — Tige de 3 à 8 déc. dressée, simple ou rameuse au som- met, auguleuse velue ; feuilles lancéolées ‘aiguës cordiformes am— plexicaules à la base, entières ou un peu dentées, velues surtont en dessous, les radicales rétrécies ên pétiole; { à 5» anthodes à pédon- cules laineux en corymbe; folioles de l’'involucre hérissées, linéaires étroites, les extérieures plus grandes égalant ou dépassant les fleurs ; fruits hispides. Fleurs jaunes. Juillet, Septembre %. Lieux humides, prés et bords des eaux. C. INULA. COMPOSÉES. 327 1241. T. squarrosa. L. sp. 1240. (L. roide.) 1n. spiræifolia. Lam. — Tig e de 4 à 6 déc, droite, simple ou rameuse au sommet, un peu vel ue, très feuillée; feuilles sessiles dressées, ovales ou luncéolées, comme mucronécs, denticulées, bordées de e petites aspériiés, glabres ou parsemées de poils très courts et rudes, veinces en réseau, fermes el presque coriaces ; anthodes à pédoncules feuillés courts en co- rymbe, rarement solitaires : folioles de l'involucre glabres, très fine ment ciliées sur les bords, à sommet recourbé en dehors, les exté- rieures plus courtes; rayons courts et étroits; fruits elabres. Fleurs jaunes. Juillet, août %. Bois montagneux et secs, buissons des coteaux calcaires. RR. — Core-D'Or. Montagnede St-Aubin. — $.- ET-L. Decise, bords des vignes entre Couches et Bouhy. 1242. 3. salicina. L. sp. 1238. (I. saulière.) Dub. Orl. nes 993 et 900" — Tige de 2 à 8 déc. droite, ferme, anguleuse, striée, simple ou ra meuse au sommet, à peu près g glabre : feuilles cordifor mes amplexi- caules à la base, lancéolées aeuminées, finement serrulées et rudes sur les bords, glabres , luisantes, veinées, étakes on recourbées, fermes; anthodes terminaux pédoneulés, solitaires où en ct ymbe, ? à pédoneules inférieurs plus longs que les autres; involuere à folioles lancéolées glabres, ciliées sur es borés; rayons étroits et allongés ; fruit glabre. Fleurs d'un beau jaune. Juin, septembre %. Bois secs, prés montueux, pâturages buissonneux, coteaux. AC. surtout dans les terrains calcaires. Obs. L aspera Poir Dict. sup. 3, p. 15%. L. squarrosa Mult. non L. est une forme à feuilles plus large s, ovaies rudes à rameaux en corymbe. — Indre, — Cher.— Loiret, ete. 1243. Z. hirta. L. sp. 1239. (I. hérissée.) — Souche rampante; tige de? à 4 déc. simple ou un peu rameuse, dressée flexucuse, evlin= dracée, non sitlonnée, chargée d’aspérités et de poils roides ; feuilles sessiles ovales où oblongues lancéolées obtuses, souvent recourbées, finement denticulces, veinées, fermes, rudes et hérissées sur Les bords tt Sur Les nervures de poils tubereuleux; anthodes solitaires à pédoncules hispides: folioles de l’involucre lancéolées acuminées hispides fortement ciliées ; fruits glabres. Fleurs jaunes. Juin, août %. Lieux secs. Coteaux. RR. — Lork. Butte de la Justice à Malsherbes (Pelletier). 1244. 3. montana. L. sp. 1241. (1. de montagne.) — Plante parse— mée, surtout dans sa jeunesse, de poils blancs soyeux; tige: de # à % déc. dressée, presque simple, un peu anguleuse; fenilles linecolécs entières, veinées et presque laineuses en dessous les inférieures atténuées en pétiole, les supérieures, peu nombreuses, sessiles ; anthode solitaire ter minal, assez grand ; folioles extérieures de l’invo- lucre oblongues tomenteuses, plus courtes que les intérieures ; fruits hispides. Fleurs d’un beau jaune. Juillet, août %. Lieax secs, bords des bois des terrains calcaires. R. — Cner. Charost, St-F rent, Vil- lencuve, Subdray, Morthomier, Chapelle-St-Ursin, St- Ambroir, La Pree. — IND. Issoudun, bois du Roi. — YON. Sermizelles. —Corr-n'Or. San- tenai. — S.-Er-L. Decise, Sampigny. — Poy-pEe-Dous. Sé-Necture, Solignat, Coudes, Jussat, Vic. Vie. St-Martin-la-Rivière. SRE +2. graveolens. Desf, Cat. 121. (1. fétide.) Erigeron — L. sp. 1210. So idago — Lam. Cupularia — Godr. — Plante de 1 à 6 déc. couverte de poils courts exsudant une humeur visqueuse et d’une odeur forte ; ‘ 328 COMPOSÉES. INULA. tige très rameuse presque dès la base (simple dans les petits indi- vidus), à rameaux redressés en panicule, portant plusieurs fleurs axillaires et courtement pédicellées ; feuilles linéaires lancéolées très entières, les radicales oblongues un peu dentées. Fleurs jaunâtres. Août, octobre ©. Lieux frais. R. — Cner. Pois-Marteau près Vierzon, Ménctréol. — INb. Rosnai, Douadic, Mézières, Le Tranger. — Loir. Li- qny-le-Ribaud. — L.-Er-Cu. Romorantin, Soing, Fontaines-en-Sologne, parc de Chambord, Pouillé, Mareuil, Sarge. — C. dans l'Ouest : — Indre- et-Loire, Vienne, Deux-Sèvres, Maine-et-Loire, Sarthe, Mayenne, Loire- Inferieure. 1246. I. Crithmoïdes. L. sp. 1248. (I. Crithme.) — Tiges de 3 à 6 déc. droites, peu rameuses, dures, lisses; jeunes pousses pubes- centes ; feuilles adultes très glabres, charnues, linéaires obtuses en- tières ou trifides au sommet; fleurs d’un jaune clair. Juillet, sept. %. Rochers maritimes, marais salants vers l'embouchure de la Loire. ** Aigrette double, l’intérieure à poils simples allongés, l'extérieure formée par une couronne très courte crénelée ou lacinice. (Pulicaria. Gaert.) 1247. I. Pulicaria. L. sp. 1238. (I. pulicaire.) Pulicaria vulgaris. Gaert. — Plante pubescente de 1 à 5 déc.; tige dressée, ordinairement très rameuse, à rameaux ascendants formant un corymbe paniculé ; feuilles sessiles amplexicaules oblongues lancéolées, oudulées; an- thodes globuleux terminaux et latéraux ; involucres tomenteux à écailles linéaires ; rayons très petits, presque nuls dans les petits in- dividus, aigrette extérieure fimbriée. Fleurs jaunes. Juillet, sept. ©. Bords des chemins, ornières, fossés, lieux mouillés en hiver. CC. 1248. I. dysenterica. [L.. sp. 1237. ([. dysentérique.) — Plante pu- bescente d’un vert pâle, de 5 à 6 déc.; tiges ascendantes feuillées, rameuses au sommet, à rameaux en corymbe; feuilles cordiformes amplexicaules oblongues, un peu ondulées ou dentelées, presque tomenteuses en dessous; pédoncules et involucres tomenteux, à fo— lioles linéaires sétacées, molles et lâches ; rayons dépassant beaucoup les fleurons ; aigrette extérieure en forme de couronne crénelée. Fleurs jaunes. Juillet, octobre %. Fossés, lieux humides, bords des eaux. CC. Obs. S'il est vrai que l’I. viscosa Desf. (Erigeron viscosum É croisse dans nos contrées, on la reconnaîtra à ses feuilles sessiles lancéolées dentées, pubescentes visqueuses, ainsi que la tige, et à ses rameaux axillaires, courts, presque uniflores et formant une grappe ou panicule feuillée et pyra- midale. Guettard l'a indiquée dans l'Orléanais, et Delarbre dit l'avoir trouvée dans les bois de Vichy et de Randan, où on l’a vainement cherchée. 288. BUPHTALMUM. L.(Buphtalme.)Involucre imbriqué, récep- tacle garni de paillettes, fleurons du centre hermapbhrodites, tubuleux cylindriques, rétrécis à la base, et entourés d’un rayon de demi- fleurons femelles disposés sur un seul rang, et de même couleur, anthères munies de soies à la base ; fruits du rayon trigones, ceux du centre comprimés presque tétragones; aigrette courte en forme de couronne formée de paillettes lacérées denticulées. 1249. B. salicifolium. L. sp. 1275. (B. à feuilles de saule.) -— Tige de 5 à 7 déc. droite, eflilée, simple ou un peu rameuse; feuilles pu- bescentes un peu dentieulées, oblongues lancéolées ; les inférieures plus larges, obtuses, rétrécies en pétiole, les supérieures sessiles, COMPOSÉES. 329 atténuées en pointe; folioles de l'involucre lancéolées cuspidées ; fruits glabres, ceux du rayon obovales, presque à 3 ailes. Fleurs jaunes. Juillet, août %. Bois montagneux, prés secs. RR. — LOIRE, Bois près Roanne. — Morvan? 289. HELIANTHUS. L. (Iélianthe.) Involucre imbriqué, récep- tacle plane ou un peu convexe, garni de paillettes ; fleurons tubu- leux hermaphrodites entourés d’un rayon de demi-fleurons stériles ; aigrelte formée de deux ou plusieurs paillettes membraneuses, ca- duques. 1250. H. annuus. L. sp. 1276. (H. annuel.) Vulg. Soleil, — Tige de 1 à2 mèt. droite, peu rameuse; feuilles cordiformes dentées, à 3 ner- vures principales; pédoncules renflés au sommet. Fleurs penchées très grandes d’un beau jaune. Juillet, sept. ©. Du Pérou, presque spontané çà et là dans les vignes. 1251. H. tuberosus. L.. sp. 1277. (IH. tubéreux.) Vulg. Topinambour. — Racine munie de tubercules ; tiges nombreuses de 1 à 2 mètres; feuilles inférieures cordiformes ovales, les supérieures oblongues acuminées, un peu décurrentes. Fleurs jaunes nombreuses, dressées. Sept, oct. %. Du Brésil, se reproduit avec ténacité dans les lieux où on le cultive, et devenu spontané çà et là. : 290. BIDENS. L. (Bident.) Involuere à folioles lâches, disposées sur ? rangs, et entouré de bractées foliacées ; réceptacle plane garni de paillettes ; fleurons tous tubuleux hermaphrodites, rarement en- tourés d’un rayon de demi-fleurons stériles; aigrette composée de 2 à à arêtes roides persistantes et hérissée de petits aiguillons re- courbés; feuilles et rameaux opposés. 1252. B. tripartita. L. sp. 1165. (B. trifide.) — Tige de 2 à 8 dée. dressée, rameuse, sillonnée; feuilles divisées en 3 (rarement 5) fo- lioles lancéolées, dentées; pédoncules terminaux droits; anthodes environnés de bractées plus longues que les fieurs ; fruits obovales chargés sur les angles de petits aiguillons recourbés. Fleurs jaunes. Juilet, sept. ©. Lieux humides, fossés, ruisseaux. CC. Obs. Les formes à longues bractées rayonnantes constituent le B. radiata Thuil.; celles à feuiiles découpées en 5 lobes allongés, le B. kybrida Tuuil. Ou en trouve aussi à feuilles indivises. 1253. B. cernua. L. sp. 1165. (B. penché.) — Tige de 1 à 10 déc. dressée, rameuse, sillonnée; feuilles lancéolées dentées en scie, presque connées à la base; pédoncules terminaux à anthodes ordi- nairement penchés, environnés de bractées lancéolées entières, plus longues que les fleurs; fruits obovales cunéiformes, chargés sur les angles de petits aiguillons recourbés. Fleurs jaunes. Août, sept. ©. Fossés, ruisseaux, lieux marécageux. C. Var. b. radiata. Coreopsis bidens. L. sp. 1281. — Anthodes radiés, souvent droits, demi-fleurons d’un beau jaune striés. C. surtout dans les lieux humides des terrains siliceux. Obs. Les très petits individus de cette espèce, et peut-être de la précédente qui, dans ces avortons, offre souvent des feuilles simples, constituent le B. minima. L. sp. 1165. On cultive fréquemment le Calliopsis tinctoria à rayons jaunes tachés de brun à la base, et sous les noms très impropres d'OEillet d'Inde et de Rose d'Inde, les Tagetes patula L. et T. erecta Li. — W suffie de citer Je nom du Dahlia variabrlis Desf. pour rappeler la magnifique plante qui orne nos jardins de ses fleurs si agréablement nuancées. _ 291. ANTHEMIS. L. (Camomille.) Involucre hémisphérique à écailles imbriquées, presque égales, scarieuses sur les bords; an- 320 COMPOSÉES: ANTHEMIS. thodes radiés ; fleurons du centre hermaphrodites tuhuleux compri- més à à dents; demi-fleurons femelles en languette oblongue ; réceptacle convexe garni de paillettes; fruit nu ou surmonté d'une membrane tronquée. EE | 1254. A. nobihs. L. sp. 1260. (C. romaine.) — Plante de 9 à 38 déc. pubescente, aromatique; tige rameuse dès la base, faible, couchée, à rameaux un peu redressés; feuilles un peu velues pinnées, à divi- sions découpées en lanières linéaires aiguës, comme mucronées; ré ceptacle conique à paillettes molles scarieuses obtuses; fruit nu. Fleurs blanches à disque jaune. Juin, sept. %. Bords des chemins, pelouses, pâturages argileux. C. — Une var. double se cultivé pour l'usage de la pharmacie. 1255. A. Cotula. L. sp. 1261. (C. fétide.) MarutaCotula. DC. Prod.6, p. 13. Vulg. Maroule. — Plante de 3 à 5 déc. glabre ou pubescente, d'une odeur fétide, désagréable; tige dressée rameuse; feuilles bi- pinnées, à laciniures linéaires subulées tripartites; réceptacle allongé conique à paillettes linéaires sétacéés aiguës ; fruit strié tuberculeux, nu. Fleurs blanches à disque jaune. Juin, sept. ©. Champs, bords des chemins, fumiers. CC. 1256. A. mixta. F,. sp. 1260. (C. mixte.) Ormenis bicolor. Cass. Orm. mixta. DC. Prod. 6, p. 18. — Tige de 3 à 6 décim. étalée, ra- meuse, un peu velue; feuilles sessiles pubescentes pinnatifides à lobes incisés où dentés; pédoncules renflés au sommet; fruit ovoide obtus, lisse; demi-fleurons blancs, jaunes à la base, ainsi que le disque. Juin, sept. ©. Champs sablonneux. C. dans presque toute l& Sologne. Plus R. ailleurs. — L.-£r-Cn. Sf-Aignan, ete. — Lorr. Val de Loire, d'Orléans à Sully, St-Brisson, Châteauneuf. — CneR. Argent, Ennordre, Clémont, Brinon, Allouy, Allogny, Mehun, Vierzon, Sancoius. — ALL. Château-sur-Allier. — Niëv. Entre Dorne et St-Parise-en-Viry, Toury-sur-dour, Chantenai. — S.-er-L. Bourbon-Lancy. — I». Clion. — C. dans l'Ouest. 1257. A. arvensis. L. sp. 1261. (C. des champs.) — Plante de 3 à 6 déc. peu odorante ; tige dressée, ou étalée diffase, ramense, striée souvent rougeñtre à la base; feuilles pubescentes blanchâtres , bi- pinpatifides à segments linéaires lancéolés aigus, entiers où à 2 ou 3 dents; réceptacle conique à paillettes lancéolées acuminées en pointe roide, presque aussi longues que les fleurs; fruits anguleux, ceux du centre couronnés par un bord saillant, ceux de la eirconfé- rence par un bourrelet plissé. Fleurs blanches à disque jaune. Juin, sept. ©). Champs sablonneux, lieux cultivés. C. 1258. A. montar a. L. sp. 1261. (A. de montagne.) — Souche ra- meuse produisant des tiges de 1 à 3 dée. en touffes; tiges ascen- dantes à la base, puis droites, toutes simples; feuilles un peu blan- châtres, à villosité un peu étalée, pétiolées, bipinnatiparties, à segments linéaires subaigus étalés; pédoncule terminal allongé , nu, pubescent ; involucre hémisphérique non déprimé à la base, à écailles apprimées, tomenteuses pubescentes, presque planes ei sans carène sur le dos, noirâtres sur les bords; anthodes larges; fruits blan- châtres, oblongs peu atténués, couronnés d’une membrane courte, obliquement trouquée; réceptacle convexe à paillettes très concaves, à peine denticulées au sommet à mucron égalant les fleurons, ligules ANTHEMIS. COMPOSÉES. 331 grandes, blanches, ovales elliptiques. Mai, juillet %. Rochers des montagnes. RR.— ALL. Rochers de gneiss bordant la Sioule à Neuvialle; a Vernue près Gannat (Lecoq). 1259. À. colëna. Jord.! Cat. hort. Div. (1848) p. 18. (€. des col- lines.) — Souche rameuse produisant des tiges de 1 à 2 déeim. en touffes épaisses ; tiges rameuses éfalées-diffuses un peu radicantes à la base, puis ascendantes; feuilles pubescentes un peu blanchâtres à poils apprimés, pétiolées, auriculées à la base, subbipinnatiparties à segments linéaires subaigus étalés; pédoncules solitaires, allongés, nus, pubescents ; involucre hémisphérique, non déprimé à la base, à écailles apprimées, tomentcuses pubescentes, vertes sur le dos, sca- rieuses du reste, pâles ou brunûtres sur les bords, les extérieures plus courtes, ovales lancéolées aiguës, convexes et légèrement caré- nées, les intérieures elliptiques oblongues obtuses:; anthodes mé- dioeres, les fructifères ovoïdes; fruits gris, linéaires oblongs atténués à la base, couronnés &’'une membrane très courte et obliquement tronquée ; réceptacle convexe, à paillettes oblongues cunéiformes, uit peu concaves conime tronquées, dentées, mucronées, égalant presque les fleurons; ligules blanches, elliptiques. Mai, juillet %. Lieux secs. RR. — Montagnes de l'Ardèche, d'où la Loire l'entraîne : sables de la Loire de Digoin au Fourneau (Carion), et en face de Sermoise près Nevers! 292. ACHILLEA. L. (Achillée.) Involucre ovale ou oblong im- briqué ; réceptacle étroit, garni de paillettes ; anthodes petits radiés, fleuros du centre hermaphrodites à tube comprimé et à 5 dents; demi-fleurôns du rayon femelles, nombreux, à languette courte, arrondie; fruit comprimé, nu ou couronné par un bord court. 1260. A. Miklefoïium. [,.. sp. 1267. (A. Millefeuille.) Dub. Orl. n° 930 et 931. Vulg. Suigne-Nez. — Racine rampante; tige de 3 à G déc. dressée, ferme, sillonnée, pubescente; feuilles pubescentes oblongues on lancéolées, bipinnatifides, à lobes découpés en segments linénires mucronés; corymbe terminal, composé, compacte; ligules obovales tridentées, blanches-ou roses. Juin, sept. %. Prés, champs, bords des chemins, lieux incultes. CC. Obs.-4:polyphylla Sch]. diffère par sa tize simple moins élevée, ses feuilles à segments plus courts et plus é'roits, son corymbhe petit, serré, ses capitules plus petits exhalant ane oléur suave quand ou les fraisse. Elle habite les coteaux sers et chauils. Cuitivée , elle prend de plus grandes proportions, mais elle conserve un aspect particulier, et les segments des fouilles sont simplement piunatipartis et non ‘deux fois découpés. L'A. sefacea W. K. diffère par ses ligules jaunâtres. 1261. A. Ptarmica. L. sp. 1266. (A. Ptarmique.) Pfarmica vulgaris. DC. Prod. 6, p. 25. — Racine rampante, stolonifère ; tige de 4 à 8 déc. dressée, simple ou peu rameuse, anguleuse, presque glabre; feuilles glabres, linéaires lancéolées aiguës, fortement dentées en scie, à dents mucronées, bordées elles-mêmes de très petites dents; corymbe terininal lâche, rameux. Fleurs blanches assez grandes. Juillet, sept: %. Lieux humides, prés. C. 293. DIOTIS. Desf. (Diotis.) Involucre imbriqué campanulé hé- misphérique à écailles apprimées; réceptacle paléacé ; fleurons tous hermaphrodites, tubuleux à 5 dents à tube comprimé ailé, prolongé à la base en deux éperons obtus qui descendent sur l'ovaire; fruit anguleux sans aigrette. 332 COMPOSÉES. DIOTIS. 1262. D. candidissima. Desf. fl. atl. 2, p. 261. (D. blanche.) Afha- nasia maritima L. sp. 1182. Santolina — Sm. Otanthus maritimus Link. — Plante de 2 à 4 déc. toute blanche tomenteuse; tiges dures épaisses, inclinées ou dressées, couvertes de feuilles oblongues den- ticulées; fleurs jaunes peu nombreuses agglomérées en corymbe serré terminal. Juillet, sept. %. Sables maritimes. R. — Croisie, Pouliguen, Noirmoutier, ete. 294. SANTOLINA. Tourn. (Santoline.) Involucre imbriqué hé- misphérique; réceptacle convexe chargé de paillettes oblongues ; fleurons tous hermaphrodites tubuleux à 5 dents, à tube prolongé à la base en membrane sur un seul côté de l'ovaire; fruit oblong, angu- leux, glabre, sans aigrette. 1263. S. Chamæcyparissus. L. sp. 1179. (S. blanchâtre.) S. incana Lam. — Sous-arbrisseau touffu en buisson, tomenteux blanchâtre, d’une odeur forte ; feuilles linéaires, bordées de dents courtes obtuses sur 4 rangs; pédoncules longs, simples, terminaux; involucre pu bescent à écailles apprimées à peine carénées; fleurs jaunes. Juin, août. — Cultivé sous le nom de Garde-Robe ; forme, des haies aux bords de la mer. 295. LEUCANTHEMUM. Tourn. (Leucanthème.) — Involucre largement campanulé à écailles imbriquées un peu scarieuses au bord; réceptacle plane ou convexe, nu; fruits tous conformes, eylin- dracés sillonnés tout autour, non ailés, terminés par un disque épigyn, ceux du centre sans aigrette, ceux du rayon tantôt nus, tantôt pourvus d’une membrane en oreillette. — Anthodes solitaires au sommet des rameaux, disque jaune, rayons blancs. 1264. L. vulgare. Lam. fl. fr. 2, p. 137. (L. commun.) Chrysan- themum Leucanthemum. L. sp. 1251. Vulg. Grande-Marquerite. — Racine oblique ; tige dressée, simple ou rameuse, légèrement angu- leuse; feuilles inférieures pétiolées, obovales, spatulées, crénelées, les supérieures sessiles amplexicaules, oblongues ou linéaires, iné- galement incisées dentées, surtout à la base; pédoncule terminal, uniflore, allongé: écailles de l’involucre brunes au sommet; récep- tacle convexe; fruit nu, sitlonné. Fleurs blanches, à disque jaune. Mai, sept. %. Prés, pâturages, lieux herbeux. CC. Obs. Plaute très variable, à tige nuc ou feuillée, glabre ou hérissée de poils blanchâtres , s'élevant jusqu'à 6 ou 8 déc, où n'offrant que quelques cent. de hauteur, à feuilles dentées ou presque pinuati- fides, à fleur médiocre ou très large, On trouve au Mout-Dore une forme à anthode moitié plus large à involucre brun. (C. atratum Delarh. non L.) qui mérite d'être étudiée. 1265. L. graminifolium. Lam. loc. cit. (L. à feuilles de gramen.) Chrysanthemum — L. sp. 1252. — Racine dure, rampante; tige de 2 ou 3 déc. dressée, très simple, uniflore, glabre; feuilles radicales obovales ou elliptiques oblongues, dentées, les caulinaires linéaires étroites, très entières ou finement serrulées sur les bords ; écailles de l’involucre ovales lancéolées , d’un brun rougeûtre sur les bords ; réceptacle un peu convexe; fruits extérieurs couronnés d’une mem- brane très courte. Fleurs blanches à disque jaune. Juin, juillet %. Pelouses sèches et pierreuses. RR. — Cner. Bois de Morthomier, Chapelle-St-Ursin (Saul). 1266. L. montanum. DC. I. ce. (L. de montagne.) Chrys. — L, sp. 1252. — Tige de 1 à 5 déc. droite, grêle, strice, sinfple, nue au som- LEUCANTIHEMUM. COMPOSÉES. 399 met monocéphale; feuilles inférieures lancéolées obtuses dentées au sommet, longuement rétrécies à la base, les caulinaires sessiles étroites, un peu dentées , les supérieures linéaires entières mucro- nulées ; involucre à écailles oblongues ebtuses, grisätres hyalines sur les bords; fruits du rayon à couronne dentée. Juin, juillet %. Lieux pierreux des Cévennes. — Montagnes d'Auvergne? (DC.) 1267. L. Cebennense. DC. Pr. 6, p. 48. (L. des Cévennes.) L. pal- matum Lam. Chrysanthemum monspeliense L. sp. 1252. — Souche oblique; tige rameuse à la base, à rameaux nombreux, dressés, gla- bres, feuillés, hauts de 3 à 6 déc.; feuilles inférieures pétiolées deux fois pinnatifides, les supérieures sessiles pinnatitides, à lobes linéaires écartés, entiers ou un peu dentés au sommet; anthodes solitaires , terminaux; écailles de l’involucre brunes sur les bords; fruits du rayon à couronne oblique. Juillet, août %. Escarpements ombragés des montagnes. RR.— ARDÈCuE. Rochers trachytiques du Mont-Gerbier, au-dessus des sources de la Loire. — Hie-Loire. Mont-Meqgal près Issengeaux. 296. MATRICARIA. L. (Matricaire.) Involucre hémisphérique aplani, imbriqué, à écailles presque égales; réceptacle allongé, co- nique, dépourvu de paillettes ; anthodes radiés, fruit nu ou à couronne très courte. 1268. M. Chamomailla. L. sp. 1256. (M. camomille.) — Plante de 5 à 7 déc. d'une odeur forte assez suave; tige droite, rameuse au som- met, à peu près glabre ; feuilles 2 ou 3 fois pinnatifides, à lobes capillaires ; écailles de l’involucre obtuses, un peu scarieuses sur les bords; réceptacle creux à l’intérieur; fruit petit, non couronné, un peu courbé, strié du côté inférieur. Fleurs blanches à disque jaune, en corymbe terminal. Mai, juillet ©. Moissons, champs sablonneux. AC. — Manque dans plusieurs contrées. Obs. Une forme à fleurs plus petites en ccrymbe plus fourni, constitue le Mat. suaveolens de no3 Flores. La M. courrantianu DC. 1. coronata Gay, se reconnait à ses fruits couronnés par une meni- brane large, blanchâtre, plus prononcée dans ceux de la circonférence, laciniée dentée et ouverte latéralement, caractère que plusieurs botanistes affirment n'ètre pas constant. — Cors-D On, Villenotte. — Sunrus, Ste-Croix-lès-Le Mans (Légé). 1269. M. inodora. [.. Suec. 2, p. 765. (M. inodore.) Chrysanthemum ino «orum. L. sp. 1253. Pyrethrum — Sm.—Plante de 4 à 5 déc. glabre, à odeur presque nulle ou herbacée; tige droite ou quelquefois étalée, rameuse , rougeâtre à rameaux ouverts; feuilles sessiles, bipinna- tifides, à lanières linéaires filiformes, allongées, un peu épaisses ; involucre non déprimé en dessous ; réceptacle plein hémisphérique ; fruit trigone ou tétragone, marqué au sommet de deux pores glan- duleux arrondis, et coaronné par un bord très court et tronqué. Fleurs blanches à disque jaune en corymbe lâche. Juin, octobre ©). Champs, bois taillis, sables humides. C. Obs. M. Lloyd l’a trouvé offrant, par une rare exception, des paillettes molles et presque obtuses sur son réceptacle : il a vu aussi la forme maritime à feuilles courtes et charnues s'évanouir par la culture. Cette forme ne doit pas ètre confondue avec l'espèce suivante. 1270. M. maritima. [.. sp. 1256. (M. maritime.) Pyrethrum mari- timum Sm. FL brit. p. 901. — Souche dure, ligneuse; tiges de 1 à 5 déc. nombreuses, tombantes, rameuses au sommet, presque glabres, rougeûtres luisantes ; feuilles bipinnatifides à lanières courtes, li- uéaires étroites, un peu obtuses, mutiques, glabres un peu épaisses, 534 COMPOSÉES. luisantes, carénées en dessous; involucre déprimé, ombiliqué en dessous à la maturité; réceptacle plein large un peu convexe; fruit trigone ou tétragone, marqué au sommet de deux pores glanduleux oblongs et couronné par un bord très court et tronqué; fleurs blanches à disque jaune inodores, solitaires au sommet des rameaux. Juin, octobre %. Rochers et sables maritimes. 297. PYRETHRUM. G:crt. (Pyrethre.) Involucre campanulé à écailles imbriquées scarieuses sur les bords: réceptacle plane ou convexe nu, Ou rarement muni de paillettes; fleurons du centre tu- buleux hermaphrodites à 5 dents, demi-fieurons du rayon femelles unisériés; fruits conformes, anguleux, non ailés, surmontés d'une couronne où bordure courte, dentée égale à leur diamètre. 1271. P. corymbosum. \WVild. sp. 3, p. 2155. (P. en corymbe.) Chry- santhemum corymbiferum L. sp. 1251.— Racine dure oblique; tige de 2 à 9 déc. droite siliennée un peu velue, simple à la base, à rameaux floraux disposés en corymbe; feuilles pubescentes pinuées, à foliotes pinnatifides, à lobes aigus incisés deniés, mucronés; réceptacle hé- misphérique; fruits arqués courounés par une membrane à à dents. Fleurs blanches à disque jaune, en corymbe làche terminal. Juin, juillet %. Bois secs et montueux. R.— Niëv. Bois St-Maurice à Cla- mecy. — Yon. Val de Merey, Coulanges, Vermanton, Sermizelles, — S.-£r-L. Cluny, Culles, Decise, Chamilly. — Carr. Soye, St-Germain- des-Bois, Chavannes, Uzay, Villeneuve, St-Florent, Subdrai, Chapelle- St-Ursin, Charost. — AxL. Bois de Neuvialle près Gannat. — Pux-pE-D. Vic-le-Comte, Busséol, Bussière, St-Germain, Lembron. — NiEN. Forèt de Lussuc, le Porteau près Poitiers, St-Rémy-sur-Vienne. — M.-ET-L. Beaulieu, coteau du Layon. 1272. P. Partkenium. Sm. brit. 2, p.960. (P. Matricaire.) Matricaria Parthenium. L. sp. 1255. Chrysanthemum — Pers. Vulg. Camomille. — Plante de 4 à 8 déc. d’une odeur forte; tige droite, rameuse aa sommet, sillonnée; feuilles pubescentes, ovales pinnées, à folioles elliptiques oblongues obtuses, pinnatifides, planes, les supérieures confluentes, à lobes dentés ; involuere pubescent à folioles carénées ; réceptacle hémisphérique ; fruits anguieux couronnés par un bord ruince et très court. Fleurs blanches à disque jaune. Juin, août %. Lieux pierreux, murs humides, champs voisins des villages. AC. Obs. On en trouve près des jardins une variété à fleurs pleines, qu'il ne faut pas confondre avec le P. Partheniottes N. qui lui ressemble beaucoup, mais qui s’en distingue par le feuillage plus découpé en Jobes cunéilormes incisés plus étroits; je l'ai obtenu de semis à fleurs simples sans pallettés (Pyrethrum), et à feurs pleises mèlées de paillettes (Anthemis — Bernh.}—Sous le nom de Carysan- theme où Harguerile d'automne, le P. sinense Sab. décore, en novembre, nos jardins de ses nom- breuses variétés, Ou cultive aussi sous le nom de Menthe-cog le P. Tunacetum DC. ou Tañacetim LDalsanita L. | 298. CHRYSANTHEMUM. DC. (Chrysanthème.) — Caractères du genre Pyrethrum, mais fruits de deux formes, ceux du rayon à 3 angles ou à 3 ailes dont 2 latérales et 4 sur le côté intérieur, ceux du centre comprimés ou cylindracés, à 40 côtes ou munis en dedans d'une aile étroite; aigretie nulle où en couronne. 1273. C. segetum. L. sp. 1254. (C. des moissons.) — Tige de 2 à 6 déc. dressée, rameuse, sillonnée; feuilies glabres, un peu glauques, oblongues, élargies au sonsmet, inégalement incisées lobées, les su périeures amplexicaules, dentées; pédoncules terminaux, uniflores, COMPOSÉES. 35 reénflés au sommet; fruit strié, nu. Fleurs grandes à rayons et disque d’un beau jaune. Juin, octobre ©. Moissons. RR. dans le Centre. — LOiR. Champs de la Beauce, Saran. — L.-Et-Cn. Chambord. —Hte-VIEN. Isle, étang de Conore, route de Bellac. — CREUSE. Guéret, St-Sulpice-le- Guérettois. C. — Plus C. dans l'Ouest, Vienne. — Indre-et-Loire. — Muine- et-Loire. — Deux-Sèvres. — Vendée. — Loire-Inférieure. — Mayenne. — Sarthe. Obs. On trouve souvent autour des jardins le C. coronarium L. cultivé sous le nom de Marguerite dorée, à Aeurs jaunes ou d’un jaune blanchâtre : on le distinguera à ses feuilles profondément pinna- ufides incisées, et surtout à ses fruits ailés et surmontés par une à trois dents épineuses. 299. ARTEMISIA. L. (Armoise.) Involucre imbriqué ovoïde ou elobuleux; réceptacle nu ou hérissé de poils ; fleurons cylindriques, ceux du centre hermaphrodites à 5 dents, ceux de La circonférence sur 4 rang, filiformes ; fruit ovale sans aigrette. Fleurs en grappes. 1274. À. Absinthium. L. sp. 1188. (A. Absinthe.) Vulg. Herbe-Suinte. — Tige de 5 à 8 déc. droite, dure, sillonnée pubescente, à rameaux paniculés; feuilles molles blanchâtres, les radicales tripinnées, les caulinaires 4 ou 2 fois pinnatifides à lobes planes lancéolés obtus, les florales entières ; pétioles sans orcillettes ; involucre à folioles tomenteuses, un peu scarieuses au sommet. Fleurs jaunâtres, globu- leuses, penchées, courtement{*pédicellées le long des rameaux; ré- céptacle velu. Juillet, août %. RR. spontanée. — CnEr. Abondante près le château de Culan. —S.-xt-L. Ruines de Montcenis. — AxL. Chantelle, Naves. — Hte-Viex. Le Dorat. — Région maritime. — AC. naturalisée autour des habitations. 1275. A. camphorata. Vil]. Daup. 3, p. 242. (A. camphrée.) A. corym- besa. Lam.— Tiges de 4 à 8 déc. presque ligneusts à la base, angu- leuses, souvent rougeûtres, pubescentes, les stériles tombantes, les florifères ascendantes, formant des touffes corymbiformes ; feuilles blanchâtres dans leur jeunesse, pubescentes ou presque glabres énsuite, découpées en segments étroitement linéaires aigus, souvent trifides, les florales entières; pétioles munis à la base de 2 oreillettes caduques ; fleurs jaunâtres globuleuses penchées, disposées en petites grappes formant une panicule terminale, longue, étroite et serrée; folioles de l’involucre tomenteuses, un peu scarieuses ou rougeàltres ‘au Sommet; réceptacle hérissé de poils crépus caducs, odeur forte, camphrée. Août, octobre %. Lieux secs et pierreux. RR, — Yon. Ro- ches de St-Moré-sur-Cure. — CnEr. Bords du bois de Morthomier, Chapelle-St-Ursin. — Pux-pE-D. Ste-Marquerite au Puy-St-Romain. 1276. A. maritira. [,. sp. 1186. (A. maritime.) Vulg. Sanqguenitte. — Plante odorante de 2 à 6 déc.; tige dressée, sous-ligneuse à la base, rameuse paniculée au sommet: feuilles tomenteuses blanchâtres, deux fois pinnatifides, à lobes lincaires, les florales entières ; anthodes oblongs presque sessiles, tantôt dressés (4. gallica Auct.) tantôt penchés, ainsi que les rameaux de la panicule (A. marituna W.); in- Yoluere à folioles scarieuses, les extérieures courtes tomenteuses ; réceptacle nu ; fleurs jaunâtres. Septembie, octobre %, Rivages ma- ritimes, marais salants. RR. — LoiRe-INrÉR. Bourgneuf, Pouliguen (Lloyd). — Noirmoutier. 1277. À, campestris. L, sp. 1185. (A. champêtre.) — Tiges de 6 à 9 dée, dures, rougeitres, couchées à la base, à rameaux grêles nom- C2 226 COMPOSÉES. ARTEMISIA. breux, lchement paniculés; pousses stériles en gazon, à feuilles bi ou tripinnatifides à lobes planes oblongs, pubescents blanehâtres ; feuilles des tiges florifères découpées en segments linéaires aigus presque glabres, les supérieures presque sessiles, les autres à pétioles aurieulés à la base, les florales entières ; fleurs petites, ovoides droites ou penchées, presque inodores, en petites grappes, formant une pa- nicule lâche; écailles de l’involucre presque glabres, scarieuses luisantes et jaunâtres ; réceptacle nu. Août, octobre %. Lieux sa- blonneux, alluvions. — C. aux bords de la Loire et de Allier. Cà et là ailleurs. 1278. A. vulgaris, L. sp. 1188. (A. commune.) — Tige de 8 à 10 déc. dressée, rameuse, sillonnée, rougeître; feuilles ovales pinnatifides, à lobes lancéolés aigus incisés dentés ou entiers, blanches tomen- teuses en dessous, d’un vert sombre en dessus, les florales lancéolées entières ; anthodes ovales ou oblongs presque sessiles en épis pani- culés; écailles de l’involucre tomenteuses ; réceptacle nu. Fleurs jaunâtres. Juillet, octobre %. Lieux incultes, haies, bords des che- mins. C. Obs. On cultive sous le nom d'Auronne ou Citronelle VA. Abrotanum L. à odeur forte et camphrée; sous celui de petite Absinthe, V'A. Pontica L. peu odorante à feuilles blanches et très découpées; et sous colui d’Estragon, VA. Dracunculus L. à feuilles yertes linéaires entières. 309. TANACETUM. L. (Tanaisie.) Involucre imbriqué, hémis- phérique; réceptacle nu; fleurons du centre hermaphrodites, tubu- leux cylindriques à 5 dents, ceux du bord filiformes à 3 dents; fruit anguleux strié surmonté par une petite courônne membraneuse et tronquée. 1275. T. vulgare. L. sp. 1184. (T. commune.) — Plante de 8 à 12 dée. d’une odeur forte; racine traçante; tige dressée, striée, peu rameuse ; feuilles bipinnatifides, à lobes dentés en scie, ponctuées et parsemées de quelques poils; fleurs d’un beau jaune en corymbe terminal compact. Juillet, septembre %. Lieux frais sablonneux ou pierreux. C. aux bords de la Loire, seulement au-dessous de Briare. -— Cà et là ailleurs, et peut-être seulement naturalisée près les habi- tations. 301. HELICHRYSUM. DC. ([Hélichryse.) Involuere imbriqué à écailles scarieuses, les intérieures conniventes ; réceptacle plane, nu ou garni de fibrilles ; fleurons tubuleux hermaphrodites à cinq dents, ceux du rayon souvent femelles très grêles, sur un seul rang; fruits sessiles sans bec, aigrette unisériée à soies plus ou moins scabres mais non plumeuses. 1280. H. Stæchas. DC. (H. Stæchas.) Gnaphalium — L. sp. 1193. Vulg. Lternelle. — Tige de 1 à 3 déc. sous-ligneuse, diffuse ou cou- chée, à rameaux nombreux, simples tomenteux ; feuilles linéaires enroulées sur les bords, tomenteuses surtout en dessous, corymbes terminaux serrés, composés de capitules ovoides brièvement pédi- cellés à écailles obtuses scarieuses d’un jaune luisant; fleurs jaunes. Juin, septembre %. Sables maritimes vers St-Naxaire, etc. Obs. L'Hel. arenarium DC. a les tiges droites herbacées, les feuilles inférieures obovales eblongues obtuses, le corymbe ramifis et d'un beau jaune; il ne m'est pas connn dans la région centrale, Ja plante désignée sous ce nom, par Dubois, n'étant qu'une forme du Gu. luteo album. On cultive, sous le nom d'Eternelle jaune, \ H. crientale DC. COMPOSÉES. 297 302. GNAPHALIUM. L. (Gnaphale.) Involucre hémisphérique ou cylindracé, obtus, à écailles imbriquées scarieuses ou colorées, un peu conçaves ; fleurons du centre tubuleux, à 5 dents, hermaphro- dites et fertiles, ceux de la circonférence femelles, filiformes denti- culés au sommet, disposés sur plusieurs rangs, mais non entremêlés aux folioles de l’involucre; aigrette formée de poils simples dentés renflés en massue ; réceptacle nu alvéolé. Anthodes rarement dioi- ques par imperfection du stigmate. 1281. G. syivaticum. L. sp. 1200. (G. des bois.) — Tige de 2 à 6 dée. croissant en touffes, simples, ascendantes, tomenteuses, blan- ‘ châtres; feuilles radicales lancéolées, les caulinaires décroissantes, linéaires aiguës, rétrécies vers la base, vertes en dessus, tomenteuses en dessous; anthodes épars, sessiles, axillaires, comme en épi; écailles de l'involucre d’un vert blanchätre ou brunes . Juillet, sep- tembre %. Bois montueux secs ou sablonneux. C. Re ou nul dans quelques contrées. 1282. G. Norvegicum. Gunner. (G. de Norwége.) G. sylvaticum Sm. G. fuscum Lam. — Port du précédent: tiges de 4 à 4 déc. simples ; feuilles lancéolées trinervées rétrécies en pétiole, blanches tomen- teuses en dessous, les caulinaires acuminées mucronées de la lon- gueur des inférieures; anthodes sessiles axillaires en épi, involucre d’un brun noïâtre. Juillet, août %. Bois des montagnes. — Monts- Dores. — Cantal.— Le Mexenc. 1283. G. uliginosum. [,. sp. 1200. (G. des fanges.) — Tige de 1 à 2 déc. rameuse dès la base, dressée ou étalée, diffuse, tomenteuse ; feuilles blanchâtres lancéolées linéaires rétrécies à la base; anthodes agglomérés en têtes terminales plus courtes que les feuilles. Fleurs d’un jaune brunâtre. Juin, octobre ©. Bords des eaux, fossés, bois, ornières, lieux mouillés en hiver. CC. Varie à tige presque nulle, ou haute seulement de quelques millimètres. 1284. G. luteo-aïburm. L. sp. 1196. (G. jaunâtre.) Dub. Orl. nos 884 et 883. — Plante blanche tomenteuse, de 1 à 5 déc; tige dressée, simple, à rameaux supérieurs courts en corymbe, ou étalée et ra- meuse dès la base ; feuilles semi- -amplexicaules linéaires lancéolées très cotonneuses, les inférieures obtuses et élargies au sommet, les supérieures un peu pointues; anthodes courts agglomérés en têtes terminales serrées, non feuillées; écailles d’un jaune paille. Juillet. septembre ©. Sables humides, bords des étangs, champs mouillés en hiver, bois. C. 1285. G. supinum. L.. syst. 3, p. 234. (G. couché.) Omalotheca su pina. DC. pr. 6, p. 245. — Plante de 2 à 9 cent. croissant en toufles, tiges filiformes simples, laineuses; feuilles linéaires ou étroitement lancéolées tomenteuses ; anthodes tantôt solitaires, tantôt groupés en grappes, ou en épis courts, plus longs que les bractées s, écailles bru- nâtres, les extérieures plus longues que la moitié de l’involuere. — Varie à tiges très courtes, à anthodes cachés entre les feuilles (G. pusillum Caud. ). — Lieux humides des montagnes. — Mont-Dcre. 1286. G. dio’cum. L. sp. 1199. (G. dioïque.) Antennaria divica Gært. Vulg. Pied de chat. — Souche rampante émettant des rejets couchés, radicants feuillés ; tiges de 4 à 3 déc. droites, très simples, tomen- C. - ER 598 COMPOSÉES. GNAPHALIUM. teuses ; feuilles radicales obovales spatulées, vertes en dessus, blan- ches tomenteuses en dessous, les caulinaires égales, linéaires lancéo- lées, apprinées; authodes hémisphériques disposés en corymbe terminal, simple et serré, ou plus rarement à pédicelles allongés et inégaux. Fleurs blanches ou roses. Mai, juin %. Pelouses sèchestet montueuses, bruyères. R.— CorEe-D’Or. Chailloux près St-Léger-des- Fourches, à Conforgien près St-Martin-de-la-Mer.— NiÈv. Pierre-Berite près Alligny-en-Morvan, La Roche près St-Brisson, St-Malo-des-Bos, Gastines de Perroi, St-Honoré. — S.-pTr-L. Montcenis, Uchon. la Grande- Yerière, St-Prix, la Chazolte, St-Léger-sous-Beuvrai, Marly, 1ssy- l'Evéque. — CHER. Plaine de Genetais entre Sancoins et Lurcy, Allogy, Mery-ès-Bois, plaine de St-Palais.— Loir. Bois Beaufils près Lally, entre St-Hilaire et Mézières. — L.-et-Cu. Environs de Vendôme, Sargé. — CREUSE. Royère, Chätuin, Chambon. — Hte-Vien. C. à Neuvic. —C, dans la région des montagnes. —RR. dans l'Ouest. — SARTHE. S!-Calais, La Fresnaye. — Forét de Mayenne. Obs. On ev'tive sous le nom d'Eternelie blanche le Gn. margaritaceum L Antennariw —%. Br, à-écailles d'un blanc argenté, il se raturelise facilement. 303. FILAGO. Z. (Cotonnière.) Anthodes petits pointus ou co- niques, à 5 angles plus ou meins prononcés, ordinairement agglo- mérés ; involucre imbriqué; fleurons du centre tubuleux à #4 dents, hermaphrodites et fertiles, ceux de la circonférence femelles, fili- formes dentés au sommet, disposés sur plusieurs rangs et entremêlés aux écailles intérieures de l’involucre; aigrette capillaire caduque, nulle dans les fleurons de la circonférence. Plantes couvertes dlun duvet plus on moins blanc et abondant. 1287. F. spathala’a. Presl. Jordan! (C. spatulée.) F. Jussiæi Coss. et Germ.! F. pyramidata Auet. non L.— Piante de 4 à 3 déc. blan- châtre, raremeut verdâtre; tige rameuse dès la base ou un pen au dessus, plus rarement simple inférieurement, plusieurs fois dicho- tome à rameaux flexueux étalés ou divariqués; feuilles tomenteuses un peu soyeuses blanchâtres un peu étalées, espacées, ablongues spatulées ob{uses ou un peu pointues, rétrécies à la base, presque planes: anthodes de forme conique pyramidale à 5 angles très aigus, placés sur un duvet épais qui ne s’élève pas au dessus de leur base el réunis en glomérüles subhémisphériques naissant à l’aisselle ou au sommet des rameaux; munis à la base de 3 à 4 feuilles ou bractées ordinairement plus longues qu'eux; involucre à écailles profondé- ment concayes longuemeut cuspidées à pointe glabre scarieuse, jau- nâtre, recourbée en dehors. Juillet, novembre ©. Champs pierreux ou sablonneux. AC. — Nevers. — Autun. — Limoges. — Châteauroux. — Le Cher. — Cour-Cheverni. — L'Ouest. ete. 1288. F. itte-cens. Jord.! fragm. 3, p. 201, pl. 7. (C. jaunâtre.) — Plante de 1 à 4 déc. d'un blanc jaunâtre; tige simple dichotome au sommet, ou divisée dès la base en rameaux dressés peu étalés ; feuilles tomenteuses, nombreuses dressées les inférieures oblongues un peu rétrécies à la base, les supérieures lancéolées oblongues un peu élargies et embrassantes à la base, obtuses mucronulées un peu curoulées ; anthodes ovales coniques à 5 angles peu marqués, placés jacqu'à leur milien dans un duvet épais jaunâtre, et réunis en glomé- rules globuleux placés an sommet ou à l’aisselle des rameaux; munis à leur base de feuilles ou bractées qui ne les dépassent pas; involucre FILACO. COMPOSÉES. 93( à folioles scarieuses jaunâtres, presque égales, fortement eoncaves canaliculées, longuement cuspidées, à pointe dressée ordinairement d'un beau rouge. Juin, septembre ©. Lieux sablonneux, allu- vions. C. 1289. F. canescers. Jord.! Frag. 3, p. 202, pl. 7 (CG. blanchâtre). F. germanica. L. sp. 4311. part. Gnaph. germanicum Wuds. Smith. brit. 874. — Plante de 1 à 4 déc. tomenteuse blanchâtre; tige droite, Simple, dichotome au sommet, ou rameuse dès la base à rameaux dressés ; feuilles nombreuses dressées apprimées, oblongues ou lan- céolées, très aiguës, ondulées et enroulées sur les bords; anthodes coniques, eylindracés, plongés jusqu’à leur milieu dans un duvet épais blanchâtre, et réunis en glomérules arrondis placés à laisselle -Où au sommet des rameaux, munis de bractées dressées et très courtes ; involucre à folioles scarieuses jaunâtres presque égales, pliées concaves à dos verdâtre, longuement euspidées; à pointe pale un peu étalée dans Les extérieures, dressée et plus courte dans les intérieures. Juin, septembre ©. Lieux secs et sabionneux. C. 1290. Æ. subspicata. Bor. F1. cent. Ed. 2, n° 4057. (CG. en épi.) — Racine grêle, annueile; tige de 1 à 5 déc. grêle, cylindracée, simple où à rameaux très courts, fastigiés; feuilles linéaires ou lancéolées aiguës, un peu ondulées, presque décurrentes à leur base, coton- neuses étalées, plus longues que les glomérules; anthodes ovoides plongés jusqu’au milieu dans un duvet blane et réunis en glomérules obconiques, solitaires à l’aisselle des feuilles, et disposés en grand nombre en forme d’épi interrompu le long de la tige, sessiles ou portés chacun sur un rameau très court, épaissi au sommet et en- tourés, mais non dépassés par des bractées lancéolées, apprimées, verdâtres sous le duvet blanc aranéeux qui les couvre: involuere à folioles scarieuses jaunâtres, pliées concaves, à dos taché de brun vers le sommet, les extérieures longuément cuspidées, les intérieures mutiques ; achènes très petits, concaves d’un côté, olivâtres, luisants, très finement ponctués. juillet, sept. ©. Champs. RR. — M.-ETr-L. Champs près la Rocherie, com. de Beaurouxe (A. Huard), Baugé! 1291. F. arvensis. L. sp. 1312. (C. des champs.) Gnaphalium ar- vense. Lam. Fil. montana. Wahlenb. non L. — Plante de 2 à 5 déc. toute couverte d'un duvet blanc; tige souvent rameuse dès la base, à rameaux dressés en panicule ; feuilles oblongues lancéolées, tomen- teuses; anthodes coniques en glomérules terminaux ou latéraux le long des rameaux, et presque disposés en grappes ou épis; folioles de l’involucre un peu obtuses, lomenteuses, un peu scarieuses au sommet. Fleurs blanchâtres, Juillet, septembre ©. Lieux sablon- neux, champs, bois secs. C. — Varie à tige presque simple et à fleurs nombreuses axillaires. 1292. F. montaza. [. sp. 4311. (C. de montagne.) — Gnaphalium montanum. Wild. Fil. arvensis. Walhenb. Fil. minima. Fries. — Plante grêle de 1 à 5 déc., tige dressée. simple et dichotome au sommet ou rameuse dès la base; feuilles linéaires lancéolées, dressées apprimées, tomenteuses ; anthodes coniques en petits glomérules axillaires, la- téraux et terminaux dépassant les feuilles; folioles de l’involuere tomenteuses à pointe un peu obtuse, glabre et luisante. Fleurs blanc- jaunâtre. Juin, sept. ©. Champs sablonneux, sables, €. 910 COMPOSÉES. | FILAGO. Obs. Le Gnaphulium minimum Sw. Filago minima Dub. Orl, n° 888, inliqué dans le Bourton- nais et l'Orléanais n'est qu'une variation de cette espèce à tige très élilée, et dont le nom est d'au- tant plus impropre que cette plinte atteint dans les champs des bords de l'Aliier et de la Loire jus- qu'à 5 déc. d'élévat on.— On a mal à propos cherché à embrouiller la synonymie de cette espèce et de la précédente, Linné les ayant bien caractérisées l'une et l’autre. 1293. F. Gallica. L. sp. 2312. (C. de France.) Gnaphalium qallieum. Lam. Logfia gal'ica Coss. et Germ.— Plante de 1 à 3 déc. grêle, couverte d'un duvet Soyeux; tige souvent très rameuse, à rameaux dichotomes, dressée ou étalée; feuilles linéaires aiguës subulées, un peu enroulées ; anthodes coniques à 5 angles, en petits glomérules axillaires latéraux et terminaux, plus courts que les feuilles ; fruits extérieurs renfermés dans les écailles de l'involucre et y adhérant. Folioles de l’involucre tomenteuses à pointe glabre et luisante. Fleurs d'un blanc jaunâtre. Juillet, septembre ©. Champs sablon- neux. C. 304. LIGULAR3ZA. Cass. (Ligulaire.) Involucre campanulé, muni à la base de deux bractéoles épposées, allongées, réceptacle nu, plane, sommet du style et stigmates pubérulents, fleurs du rayon portant des rudiments d’étamines, celles du centre tubuleuses her- mapbrodites, fruits sillonnés cylindracés, sans bec, aigrette poilue plurisériée. 1294. L. Sibirica. Cass. Dict. 26, p. 401. (L. de Sibérie.) Cineraria — L. sp. 1242. — Souche garnie de fibres, tige de 4 à 9 déc. droite simple, sillonnée glabre ou pubescente au sommet; feuilles longue- ment pétiolces, larges réniformes cordées dentées, les caulinaires à pétiole engaiînant entier, grappe simple, droite terminale; fleurs jaunes, aigrette à poils rudes, roux. Juin, juillet %. Marais des mon- tagnes R.— Pux-pE-D. Narse d'Espinasse près Randanne, lac de Cham- bedaze (Lecoq). 305. ARNICA. L. (Arnique.) Involucre cylindracé, formé de 2 rangs d’écailles égales, oblongues; réceptacle nu, anthodes radiés à rayons de même couleur que le disque, fleurons du centre herma- phrodites tubuleux à à dents, à stigmates renflés pubescents, demi- fleurons femelles munis de à filets stériles, fruits striés tous pourvus d'une aigrette à poils simples. 1295. A. montana. [,. sp. 1245. (A. de montagne.) — Plante de 4 à 6 déc. aromatique, couverte de poils courts un peu rudes; souche oblique munie de fibres allongées un peu charnues; tige droite ey- lindracée striée, simple ou divisée au sommet en 3 ou 4 pédoncules uniflores, à peu près opposés, munis d’une bractée à la base; feuilles toutes sessiles, obovales ou oblongues obtuses, entières, nerveuses ; les radicales étalées en rosette, les caulinaires peu nombreuses, gé- minées; pédoncules et involucres velus glanduleux. Fleurs grandes, terminales, d’un beau jaune. Juin, juillet %. Prés, bois et bruyères des terrains granitiques et tertiaires. AR. — Yon. Bruyères de Char- buy. — CorE-p'Or. Moulin-Morin près Saulieu, St-Léqger-des-Fourches. — Nièv. St-Aignan, St-Brisson, Moux, Planchez, Villapourçon, Sans- Tache près Glux, St-Malo-des-Bois, Don:y.— Loir. St-F'irmin, Autry, Nevoy, forét d'Orléans, bois de Charbonnière et de Sologne. — L.-ET-CH. Lvoy, forèt de Bracieux, Pruniers, Gièvres.— CHER. Argent, Allouy, Aubigny, Méry-ès-Bos, Neuvy-sur-Barangeon, Vierzon, St-Palais, Le Fhin-du-Bois, Morthomier. — Creuse. C. Chambraud, Sousparsae, la COMPOSEES. 341 Bussiere, Saisac, Vallière, St-Léger, ete. — Hte-Vien. C. dans les mor- tagnes de la Jonchère, St-Pierre, Ladignac, etc. Vulg. Hellebore. — C. dans la région des montagnes. 306. DORONICUM. L. (Doronic.) Involucre hémisphérique ou aplani, formé de 2 ou 3 rangs de folioles égales, lancéolées ; récep- tacle nu, ponctué, convexe; anthodes radiés à rayons de même cou- leur que le disque ; fleurons du centre hermaphrodites, tubuleux à 5 dents, à stigmates capités, demi-fleurons femelles en languette; fruits sillonnés , ceux du centre munis d’une aigrette simple, sessile, ceux de la circonférence sans aigrette. Racines munies de rhizomes charnus et écailleux. 1296. D. plantagineum. L. sp. 1247. (D. Plantain.) — Rhizome rampant, charnu, à stolons souterrains, collet globuleux, laineux, tige de 4-8 déc. souvent simple, droite, un peu cannelée; feuilles presque glabres ou parsemées de poils très courts, les radicales ovales, nerveuses, un peu dentées, un peu décurrentes sur le pétiole, à pétiole long, nu, et sans oreillettes, les caulinaires inférieures un peu rétrécies, à oreillettes nuiles ou peu prononcées, les supérieures sessiles, embrassantes, ovales pointues; anthode large, terminal, souvent solitaire; pédoncule allongé, peu renflé sous linvolucre ; fleurs jaunes à rayons nombreux denticulés au sommet; fruits striés, ceux du centre hispides, ceux du pourtour glabres, denticulés au sommet. Avril, mai %. Bois sablonneux. R. — LotïreT. Malsherbes, forét d'Orléans. — L.-Er-Cn. Candé, bois du Moirié (Franchet). — Inp.-ær-L. Coteaux entre Lussault et Mont-Louis. — SARTHE. Env. du Mans, Sargé. — Env. de- Saumur, Angers, Segré. — Chäteaugonthier, Argentré. — Nantes. — Deux-Sèvres, etc. 1297. D. scorpioces. W, sp. 3, p. 2114. (D. scorpion.) — Rhizomes courts, rampants, charnus, garnis de fibres, à collet globuleux, lai- neux ; tige de 5-8 déc. parsemée de poils courts capités, fistuleuse, fortement sillonnée anguleuse, simple ou peu rameuse; feuilles irré- gulièrement dentées, les radicales ovales ou oblongues elliptiques rhomboïdales, longuement pétiolées, non échancrées à la base, très peu décurrentes sur le pétiole , les caulinaires inférieures rétrécies dans leur milieu en un pétiole largement ailé, irrégulièrement denté et embrassant la tige par des oreillettes arrondies, les supérieures sessiles embrassantes, oblongues aiguës ; pédoncule très long, un peu renflé sous l’anthode; involucre à folioles longuement acuminées; fleurs jaunes, à ligules (souvent avortées en partie) à 2 dents iné- gales ; fruits fortement sillonnés et hispides, même ceux du rayon. Mai %. Bois, coteaux couverts. RR.—InNp. Cofeaux boises de la Creuse près Argenton (Chedeau), Le Blanc ! 1298. D. Pardalianches. L. sp. 1247. (D. mort aux panthères.) — Collet de la racine produisant des stolons grêles souterrains, allongés, renflés au sommet d’où naissent des feuilles et de nouveaux stolons ; tige de 5 à 8 déc. droite, simple, ou à rameaux uniflores, pubescente, un peu glanduleuse ; feuilles ovales denticulées, pubescentes, les ra- dicales longuement pétiolées, profondément échancrées en cœur, les caulinaires intermédiaires pourvues d'un pétiole largement dilaté en oreillettes à sa base, les supérieures sessiles, amplexicaules ; pédon- cules allongés. Fleurs jaunes. Mai, juillet %. Bois montagneux RR. 845 COMPOSÉES, _ DORONICUM. — Loir. Bois de Malsherbes. — Yon. St-Moré-sur-Cure. —S.-E7-L. Cluny. —- Creuse. Rive gauche du Cher au-dessus de Chambouchard, près de l'embouchure du Boron. — AL. La Vernue près Gannat. — Monts-Dômes, Hont-Dore. — Cantal. — Le Forez. 1299. D. Austriacum. Jacq. fl. Austr. t. 130. (D. d’Autriche:) — Rhizome tronqué, sans stolons; tige de 8 à 10 décim. droite, velue; presque toujours rameuse, sillonnée, légèrement anguleuse; feuilles couvertes de poils courts, rudes, rarement glabres, { ou 2 au bas de la tige plus petites que les autres, les suivantes nombreuses, rappre- chées, larges, cordiformes, ovales, acuminées ou arrondies, denti= culées, atténuées en un pétiole embrassant la tige par uneoreillette élargie; les supérieures sessiles amplexicaules, oblongues ou lancéo- lées, pointues, presque entières; pédoncules allongés, uniflores, dressés en corymbe terminal, rarement solitaires. Fleurs jaunes à rayons allongés. Juin, juillet %. Lieux frais, bords des prés et des eaux, haies des terrains granitiques. R. Montagnes du Morvan. — CoTEe-D’Or. St-Didier, la Roche-en-Breail, Saulieu, St-Léger-des- Fourches. — NiÈv. Bords de l'Yonne à Montreuillon, Montsauche, vallée de la Cure à Gouloux, Dun-les-Places, Brassy, St-Brisson, Alligny-en-Morvan, Gien-sur-Cure. — S.-Ex-L. Bords de la Creuse- Vaux près Sommant. — ALL. Bois de la Liaudon à Montluçon, St Nicolas-des-Biefs. — Creuse. C. surtout dans la partie montagneuse , vallée du Cher, ete. — Hte-Vien. C. Limoges, Condat, Eymoutiers, St- Junien, ete. — C. dans la région des montagnes. 307. TEPHROSER!S. Rehnb. fl. exc. 1, p. 241. (Tephroséris:) Cineraria L. pro parte. Senecio, sect. 9. DG. Prod. 6, p. 359. — Invo- lucre ovoïde sans calicule, polyphylle à folioles égales ; réceptacle nu, fleurons du centre hermaphrodites à 5 dents; demi-fleurons femelles de même couleur, rarement nuls; fruits glabres ou hispides à côtes égales peu saillantes x aigrettes à poils simples denticulés. 1300. T. spatulæfoiia. Bor. (T.en spatule.) Cineraria—Gm. C: cam- pestris Duby et Auct. non Retz. Senecio spatulæfolius. DC. p. 69p. 862. — Racine oblique fibreuse ; tige de 6 à 10 déc. droite, simple, fistu- leuse, sillonnée, plus ou moins couverte d’un duvet cotonneux; feuilles blanches tomenteuses en dessous, parsemées en dessus d'un duvet aranéeux, les radicales ovales ou arrondies, crénelées ou den- tées, longuement pétiolées , les caulinaires inférieures ovales cblon- gues, rétrécies en pétiole ailé et embrassant la tige, les supérieures sessiles lancéolées ou linéaires aeuminées; involucre tomenteux à écailles rougeâtres au sommet; fruits hispides. Fleurs jaunes ode- rantes, en corymbe terminal. Mai, juin %. Bois et pâturages sablon= neux. R. — N1Ëv: Bois des Bruyères et des Traisnes à Sauvigny-les-Bois, bord droit du canal au-dessous de Lamenni ! — ALL. Bressoles, forébde Moladier, forêt d'Etelin près Moulins. — Cuer. La Guerche, pâturage de Bouquemont, bois de Marmagne. — Hte-Vien. St-Julien-les-Combes, bois és 4-Martial, — Puy-pE-Done. Env. de Clermont, lac Pavin, Cham edaze. Obs. La vraie C. campestris Retz est plus petite, a ses feuilles radicales très brièvement pétiolées, presque entières et lisses en dessus, el ses involucres glabres et non colorés au sommet. 368. SENEC'O. L. (Seneçon.) Involucre cylindracé ou conique, Vas hémisphérique, à folioles égales disposées sur un rang, tachées au SÉNECIU, COMPOSÉES. 519 sommet, munies à la base d’un calieule formé de quelques folioles accessoires plus petites; anthodes radiés, rarement flosculeux, ré- ceptacle nu; fleurons du centre hermaphrodites, tubuieux à 5 dents, à stigmates capités pubescents ; demi-fleurons femelles en languette; fruit sillonné, aigrette à poils simples, mous, blancs. * Rayons nuls, ou courts et roulés en dehors. 1301. S. vulgaris, L. sp. 1216. (S. commun.) — Tise de 1 à 5 dée. redréssée, partois radicante à la base, rameuse, un peu fistuleuse, glabre où parsemée de poils floconneux; feuilles uu peu épaisses pinnatifides, les inférieures rétrécies en pétiole, les supérieures ses- sites amplexicaulés ; lobés écartés oblongs obtus inégalement dentés ; folioles du calicule courtes, à pointe aiguë apprimée et marquée ‘ d’une tache noire ; fleurs toutes fosculeuses, très rarement pourvees de rayons très courts et enroulés; fruits pubescents. Fleurs jaunes en petits corymhes irréguliers. Toute l’année ©. Lieux cultivés ou incultes, partout. CC. 1302. S. viscosus. L. sp. 1217. (5. visqueux.) — Plante Ge 4 à 8 déc. couverte de poils courts, sécrétant une humeur visqueuse odorante ; tige droite, rameuse, pubescente; feuilles atténuées en pétiole, molles d’un vert pâle, profondément pinnatifides à lobes oblongs inégalement sinués dentés, moins prononcés à la base de la feuille; involucre hémisphérique à écailles extérieures lâches; rayons courts, roulés en dehors; fruits glabres. Fleurs jaunes en corymbe lâché terminal. Juin, octobre ©. Bois, lieux pierreux où sablonneux. G. — Bords de la Loire, de l'Allier, du Cher, Sologne, Morvan, etc. 1303. S. sylvaticus. L. sp. 1217. (S. des bois.) — Tige de 4 à 9 déc. droite, pubescente, à rameaux floraux formant un corymbe fourni, fastigié; feuilles pubescentes, nou visqueuses, blanchâätres en des- Sous, pinnatifides à lobes inégaux dentés ; involucre cylindracé, à cälicule très court, apprimé; rayons courts roulés en dehors; fruits velus. Fleurs jaunes. Juin, sept. ©. Bois et champs sablonneux. C. * Fleurs radiies à rayons étalés, non enroulés. 1304. ©. artemisæfolius. Pers. Syn. 2, p.235. (S. à feuilles d’Ar- temisia.) S. adonidifolius Lois. fL gal. 1. 19.5, tenuifolius A. fr. Sen. abro- tanifolius Lam. non L. Pub. Orl. n° 910. Vulg. Amoërons. — Racine rampante; tige de 4 à 8 déc. droite, presque simple; feuilles glabres, vertes, bi ou tripinnées à lobes linéaires aigus , très étroits, entiers ou ineisés, les inférieures pétiolées allongées , les supérieures ses- siles ; involuere obleng sillonné à la maturité; fruit glabre; rayons planes. Fleurs d’un beau jaune, nombreuses en corymbe terminal, serré. Juillet, sept. %. Lieux secs et montagneux , champs, bords des bois et pâturages. C. dans les terrains granitiques ; abonde dans presque toute la chaîne du Morvan; dans les terrains granitiques du dép. de l'Allier, aux environs de Cusset, Gannat, Ebreuille, Montluçon, Hérisson, Cérilly; infeste ceux du dép. de la Creuse, de la Haute- Vienne, ef de la région des montagnes, et se retrouve plus rarement dans les terrains tertiaires et d’allavion, jamais dans les calcaires. — Nièv. Lucenay-les- Aix, Lanenai. — hr, Paray-le-Fraisy, bords de PAllier à Moulins. — Cuer. Culun, Sidiailes. — Ans. La Chapelle, 344 COMPOSÉES. SENECI0. Ardentes.— Loir. Forét d'Orléans vers Ingranne, la Couwr-Dieu.—Nien. Brandes de Moulismes. 1305. S. erucifolius. L. sp. 1218. (S. à feuilles de roquette.) Rchb. ic. corymb. t. 75. f. 1. — Racine rampante; tige de à à 11 décim. droite, striée, rameuse, cotonneuse; feuilles d’un vert foncé plus ou moins tomcnteuses en dessous, rarement sur les deux faces, les in- férieures pétiolées, les autres sessiles, pinnatifides, à lobes oblongs . incisés dentés, les inférieurs plus petits rapprochés de la tige en forme d’oreillettes ; folioles extérieures de l’involucre très lâches ; fruits velus tous pourvus d’une aigrette. Fleurs jaunes, odorantes , en corymbe terminal, large et fourni. Août, octobre %. Haies, bords des bois, pèturages buissonneux. C. dans les terrains secondaires de la Nièvre et du Cher. — Ans. Beläbre, Douadic. — Loir. Saran, Champ-Loiseau, ete. — GC. à Blois, ete. — L'Ouest. Obs. S. tenuifolius Jacq.differe par ses feuilles plus profondément découpées en lobes plus écartés, plus éuo ts, entiers où dentés, un peu enrouiés aux bords, légèrement aranéeux en dessous, d'un vert gai en dessus. R. Cuur. Bois de Marmigne ! — Une autre forme differe par ses feuilles ovales, peu découpées incisées, parsemées d'uv duvet blanchätre et se rapproche un peu du S. brachyatus Jord. — ALz. Montord, Louchy , etc. — Fossés de la Limagne. 1396. S. nemorosus. Jord.! Cat. hort. Dij. (1848) p. 30. (S. des forêts) S. neglectus Desv. obs. 129. (planta exipso auct. dubia!) —-Souche courte, tronquée ; tige de 8 à 12 déc. droite, striée, rougeûtre, un peu floconneuse, rameuse, paniculée au sommet, à rameaux dressés un peu étalés; feuilles d’un vert gai, largement oblongues obovales très obtuses , les radicales lyrées brièvement pétiolées, les autres la- ciniées ailées à segments ovales oblongs obtus pinnatifides , à lobes divariqués, incisés dentés un peu aigus, les inférieurs écartés em- brassant la tige; corymbe lâche, à pédoncules dressés munis de quelques bractéoles; involucre ovale hémisphérique à folioles exté- rieures courtes, lâches, les intérieures apprimées, oblongues presque plaues, trinervées, membraneuses aux bords, un peu hérissées au sommet; ligules linéaires 2 fois plus longues que l'involucre ; fruits légèrement striés, linéaires oblongs, ceux de la circonférence gla- bres, les autres un peu hispides, presque 3 fois plus courts que l’ai- grette. Fleurs jaunes. Juillet, août @. Bois et lieux couverts. G. 1307. S. Jacobæa. L. sp. 1219. (S. Jacobée.) — Racine tronquée, garnie de fibres; tige de 5 à 8 déc. droite, plus ou moins rameuse, cylindracée sillonnée ; feuilles d’un vert foncé glabres ou un peu lai- neuses, les inférieures pétiolées, ovales et rétrécies à la base, lyrées ou pinnatifides, les supérieures une ou deux fois pinnatifides à lobes divergents dentés, embrassant la tige par une oreillette déchiquetée ; rameaux floraux dressés et rapprochés en corymbe serré; écailles extérieures de l’involucre courtes, serrées, peu nombreuses; fruits du centre hispides, ceux de la circonférence presque glabres. Fleurs jaunes. Mai, sept. %. Bords des chemins, prés. CC. 1308. S. flosculosus. Jord.! Cat. hort. Dij. (1848) p. 30. (S. floscu- leux.) — Souche courte tronquée; tige de 6-8 déc. striée, un peu anguleuse au sommet, droite, un peu flexueuse à rameaux dressés en corymbe, inégalement fastigiés; feuilles vert foncé, obovales oblon- gues très obtuses, les radicales rétrécies en pétiole étroitement €a- naliculé, à limbe denté, les autres lyré-pinnatifides ou profondément découpées en lobes décroissant au sommet, incisés dentés étalés, SENECIO. COMPOSÉES. 345 les inférieurs écartés, embrassant la tige; corymbe lâche à pédon- cules dressés, un peu épaissis au sommet, munis de petites bractées ; involucre fructifère ovale hémisphérique , à folioles extérieures li- _néaires lches, les intérieures linéaires oblongues , concaves, triner- vées, à nervure moyenne saillante en forme de côte membraneuse aux bords, acuminées en pointe brune et ciliée; denii-fleurons nuls, ou rarement quelques-uns très petits, plus courts que linvolucre ; fruits striés nerveux oblongs, 3 fois plus courts que l’aigrette, tous un peu hispides. Fleurs jaunes. Juin, juillet ©. Prés, bois, pâturages . R.— CREUSE. Wontlevade près Guer el (T. de Cessac). 1399. S. aquaticus. Huds. fl. ang. 366. (S. aquatique.) — Racine tronquée, garnie de fibres; tige de 4 à 8 déc. droite, ordinairement rameuse, anguleuse, souvent d’un rouge violet; feuilles d’un vert clair, glabres, les inférieures pétiolées ovales ou oblongues, rétrécies : à la base, entières, dentées, ou un peu lyrées; les supérieures em- brassant la tige par une oreillette incisée, lyrées ou pinnatifides à la base, à lobes “obliques, oblongs ou linéaires dentés, et terminées par un lobe élargi, ovale oblong denté ou incisé ; corymbe che à ra- meaux divergents ; pédicelles renflés au som met: écailles extérieures de l'involucre courtes, serrées, peu nombreuses ; fruits glabres , ou un peu hispides. Fleurs jaunes “plus g grandes que dans la précédente. Juin, août @). Prés et bois humides et marécageux. C. 1310. S. pratensis. Richt. F1. Lips. non DC.{(S. des prés.) S. bar- bareæfolius Rehnb. Ice. corymb. t. 74 non Krock., — Racine garnie de fibres blanchâtres ; tige de 4 à 6 décim. droite , feuillée à rameaux roides, divergents, en corymbe au sommet; feuilles d’un vert gai, plus ou moins floconneuses, tendres, les mférieures pétiolées oblon- gues lyré-sinuées, crénelées, les caulinaires profondément pinnati- lobées à lobes irrégulièrement dentés, planes; pédoncules garnis de bractéoles, corymbe peu fourni; fruits presque glabres ; fleurs jaunes à rayons étalés. Juillet, sept. % ou ©. Lieux humides. AR.— Creuse. — Loir-et-Cher. — Angers, etc. 1311. S. erraticus. Bert. Rar. It. pl. Dec. 3, p. 62. (S. divariqué.) S. barbareæfolius Krock. — Racine tronquée garnie de fibres; tige souvent rougeûtre, de 5 à 9 déc droite, à rameaux pariculés diver- gents; feuilles grandes, lyrées pinnatifides, incisées, dentées, minces, glabres ou un peu cotonneuses en dessous, les radicales péliolées, à lobe terminal cordiforme ovale obtus, très grand, grossièrement denté ; les caulinaires embrassant la tige par une oreillette découpée, divisées en lobes inégaux , le terminal cunéiforme oblong, les laté- raux étalés, obovales “oblongs, inégalement dentés ; pédicelles munis de petites bractées; corymbe lâche, divariqué; fruits glabres ou finement pubérulents. Fleurs jaunes. ‘Juillet, août @. Fossés, prés et bois humides. AC. — Région du centre. — 4 Ouest, R. 1312. S. paludosus. L. sp. 1220. (S. des marais.) — Racine ram- pante; tige de 9 à 12 déc. droite, ferme, cylindracée, sillonnée, fistu- leuse, légèrement tomenteuse, simple inférieurement; feuilles ses- siles, semi-ampleWcaules, lancéolées oblongues acuminées, bordées de denis de scie très aiguës, couvertes en dessous d’un duvet court, blanchâtre ; anthodes s hémisphé riques, à 10 à 13 rayons. F leurs jaunes en coryinbe terminal. Juin, août %. Bords des eaux et lieux maréca- 346 COMPOSÉES. SENECIO. eux. R. — Niëv. Huisseau de la Vallée près les Dinons, près Parigny- les- Vaux. — CnEr. Bourges, Osmoi, Berry, Marmagne, Mehun, &. Ambroix, bords de l'Arnon. — ENb. Issoudun. — YON. Maraïs entre Andrie et Druy. — LOIRET. Sceaux, Pithiviers. 1313. 5. Fuchsii. Gmel. #1. Bad. 3. 424. (S. de Fuchs.) S. alpestris. Gaud. S. nemorensis. Lorey. fl. Côte-d'Or. 474. S. Sarracenicus. Gode. — Tige de 4 à 2 mèt. droite, simple à la base, auguleuse, pubes- cente, souvent rougeûtre, à rameaux dressés en corymbe; feuilles lancéolées ou elliptiques lancéolées acuminées, rétrécies en pétiole,, bordées de dents de scie à pointes droites , glabres ou pubescentes et dessous; corymbe terminal feuillé, fourni, ample. à pédicelles courts et munis de bractées linéaires; involucre glabré cylindracé; anthode à 3 à 5 rayons étalés un peu réfléchis. Fleurs jaunes odo- rantes. Juillet, août . Bois montagneux et bords des ruisseaux des terrains granitiques ou sablonneux. AR. — Niëv. Bois de Venille près Nevers, Sauvigny, Bois-Lambert, St-Réverien, la Collancelle, plus C. dans le Morvan, la Roche-Millay, Beuvrai, Glux, Onlai, Dommartin, Château- Chinon, Montreuillon, Cerven. Lorme, Gouloux, Montsauche, Ouroux: — Yon. Bords de la Cure près Châtélux. — CoTE-D'OR. Saulieu: = S.-ET-L. Env. d'Autun, Cluny. — ALL. Paray-le-Fraisy, Chavenon, bords de l'Aumance, Chouvigny, Chätel-de-Montagne, le Mayet , Molle, Cusset. — CREUSE. Bois de Sannat. — Cantal. — Haute-Loire. — Le Forez. Obs. Le S. sarracenicus L. S. sulicetorum Goûr. a les feuilles sessiles, fermes, d'un vert pâle, les involucres pubescents, plus gros à 7 ou 8 rayons, s 1314. S. Cacaliaster. Lam. fl. fr. 2, p. 132. (S. fausse Cacalie:) Caculia Sarracenica. L. sp. 4169. — Tige de 1 mèt. ou plus, droite, simple à la base, anguleuse, striée, à rameaux dressés en corymbe feuilles lancéolées ou elliptiques, bordées de dents de scie fines un peu inégales, presque glabres ou finement pubescentes, et plus pales ex dessous, sessiles et légèrement décurrentes à la base; coryinbe ter- minal feuillé, à pédicelles munis de bractées linéaires; involucre ovoide cylindracé, souvent pubescent, à écailles lancéolées, les exté- rieures lâches, linéaires subulées; rayons peu nombreux, planes ob= longs, manquant presque toujours ; fruits glabres, striés, anguleux. Fleurs d’un jaune pâle et blanchâtre. Juillet, août %. Bois monta- gneux. RR. — CREUSE. C. au bois de Confolans près Aubusson.s— CoTtE-p’'ORr. St-Léger près Saulieu, bois du moulin Guijon. — Monts Dômes, Monts-Dores. — Cantal. — Le Forez. 4 g 1315.5. leucophyllus. DC. Cat. Monsp. p.444. (S:à feuill. blanches.) — Plante de 4 à2 déc. toute blanche, laineuse tomenteuse; souche dure oblique; feuilles inférieures pétiolées, nombreuses en touffes, pinnatifides lyrées, à lobes ovales oblongs obtus, les supérieurs con fluents; corymbe serré terminal; involucre tomenteux à écailles accessoires presque nulles ; fleurs jaunes. Juillet, août %. Esearpe- ments des haute ; montagnes. RR. — Hie-Loire. Rochers trachytiques des pentes du Mezenc. 1316. S. Doronicum. L. sp. 1222. (S. Doronic.) — Racine oblique garnie de fibres ; tige de 2 à 4 déc. droite, simple, mono ou polyeé= phale , plus ou moins velue; feuilles cofiaces à poils courts rudes, et souvent un peu laineuses, oblongues lancéolées denticulées lon- COMPOSÉES. 347 guement rétrécies en pétiole, les inférieures parfois ovales, les su- périeures sessiles lancéolées; involucre glabre où laineux à éçailles accessoires nombreuses acuminées aussi longues que lui-même; ligules nombreuses d’un beau jaune; aigrette très blanche. Juillet, août %. Pentes des montagnes. — CANTAL. — Monts-Dores.— Pierre- sur-Haute. 309. CALENDULA. L. (Souci.) Involucre hémisphérique à fo- lioles presque égales, sur À ou 2 rangs; réceptacle nu; anthodes radiés; fleurons du centre hermaphrodites, mais stériles, à stigmate simple capité; demi-fleurons femelles et fertiles, à stigmate bifide; fruits difformes , irrégulièrement courbés , muriqués ou dentés sans aigrette. 1317. ©. arvensis. L. sp. 1303. (S. des champs.) — Plante de 2 à 4 déc. un peu velue d’une odeur assez désagréable; tige faible, dressée ou tombante, rameuse; feuilles oblongues lancéolées, denticulées, les inférieures atténuées en pétiole, les supérieures sessiles presque embrassantes; pédoncules uniflores axillaires et termidaux ; fruits mutriqués, ovales en nacelle, ou courbés en anneau, les exlcrieurs linéaires terminés par un bec droit. Fleurs jaunes. Avril, octobre ©. Lieux cultivés, champs, vignes. AC. bien que mauquant totalement dans quelques localités. — RR. dans la Nièvre, où je ne lai trouvé qu’une fois apporté par la Loire. Obs. Le souci cultivé (Cal. officinals L.) se trouve souvent autour des jardins ; il diffère du précé- dent par ses proportions beaucoup plus grandes, ses feuilles spatulées obovales , et ses fruits presque tous courhés en nacelle. $ 2. CYNAROCEPHALES. — Style articulé au sommet; fleurons tous tubuleux réguliers, où à limbe comme partagé en deux lèvres, mvolucré imbriqué (comme dans l'Artichaut). 310. ECH:NOPS. L. (Echinope.) Capitule globuleux, entouré d'un involucre court et réfléchi, et formé d’une réunion de petits anthodes uniflores, ayant chacun un involucre polyphylle, à écailles linéaires très aiguës, entourés de soies à la base, et disposés sur un récep- tacle globuleux ; fruit anguleux couronné par une membrane courte et fimbrice. 1318. £. schærotephalus. L. sp. 1314. (E. à tête ronde.) — Tige de 8 à 10 déc. droite, simple ou peu rameus? au sommet; cannelée et parsemée de poils glanduieux; feuilles amplexicaules, ovales oblon- gues pinnatifides, à lobes oblongs bordés de dents épineuses, blanches tomenteuses en dessous, vertes, pubescentes et un peu visqueuses en dessus; pédoncules simples terminaux, tomenteux et glanduleux. Fleurs blanches à anthères bleuâtres. Juillet, août %. Lieux incultes et pierreux, RR. — Loir. Malsherbes, Meung, Sandillon. — L.-Er-CK. Montdoubleau près du vieux Château. — Env. de Poitiers. — Tours à Maïmoutiers. — M.-£r-L. Coteaux de Pontigné. — ORNE. Chäteau de Domfront. 311. XERANTHEMUM. L. (lmmortelle ) Involucre imbriqué, à écailles scarieuses, Les intérieures plus longues colorées, imitant des rayons; réceptacle garni de paillettes, fleurons du centre hermaphro- dites, fertiles à 5 dents, ceux de la circonférence peu nombreux, 348 COMPOSÉES. XERANTHEMUM. femelles, stériles, et à deux lèvres ; aigrette composée de 5 à 40 pail- lettes, presque nulle sur les fruits de la circonférence. 1319. X. cylindraceum. Smith. (I. cylindrique.) À. inapertum. Duby. non W.— Dub. Orl. n° 879. — Tige de 3 à 6 déc. droite, anguleuse, blanchâtre, souvent très rameuse; feuilles légèrement tomenteuses, grisâtres, sessiles, lancéolées, linéaires, entières, terminées par un point calleux, à bords un peu enroulés; anthodes cylindracés termi- naux, longuement pédoneulés; écailles extérieures de l’involuere ovales obtuses, tomenteuses sur le dos, glabres et membraneuses sur les bords, les intérieures lancéolées, dressées, et ne s’étalant qu’au milieu du jour. Fleurs rougeûtres. Juin, août ©. Lieux secs, champs arides. R — LoiR. entre Rozières et Montpipeuu, Pont de Ségris. — NiËv. St-Pierre-le-Moustlier, Varennes-lès-Nevers. — ALx. Puy de Breu près St-Pourçain, Gannat, au Mont-Libre. — Puy-de-Dôme. — Haute-Loire. — Cner. Bourges, Ste-Thorette, Mehun, Uzay, Contres, Trouy, Morthomier, Chapelle-St-Ursin, Civray, St-Ambroix, Marmagne, St-Florent. — Inn. Issoudun, Châteauroux. — L.-Eer-Cn. Châtillon-sur- Cher. — INf.-eT-L. Marcilly, Luynes, Liqueil. — Env. de Poitiers. — Saumur, Baugé, Angers. — DEUX-SÈV. Thouars, St-Jouin, St-Loup, Ayrvault. 1320. X. irapertum. Wild. sp. 3, p. 1902. (I. fermée.) X. erectum Presl. DC. prod. 6, p. 529. — Tige de 1 à 4 déc. droite, blanchtre, simple ou à rameaux étalés dressés; feuilles lancéolées linéaires, blanches tomenteuses ; anthodes ovoides à écailles extérieures obo- vales obtuses entières, mucronées, glabres et brunâtres sursle dos, les intérieures lancéolées, droites et s’étalant à peine au milieu du jour; fleurs rougeàtres. Juin, août (©). Lieux secs et chauds. R. —Hte- Loir. Le Puy, Chateau de Polignac. — Pux-pE-D. Ceyrat. Sarliève, Durtol, Gergovia, Chanturque.— DEux-SÈv. Thouars, coteau de Crevant, Vrine. Obs. Le X. radiatum Lam. X. annuum Jacq. a l'mvolucre glabre hémisphérique à paillettes inté- rieures d'un beau rose et largement rayonuantes : on le cultive sous le om d'Inmortelle. 312. CARLYNA.Z. (Carline.) Involucre imbriqué, à écailles exté- rieures lèches, ailées épineuses, les intérieures simples, scarieuses luisantes allongées, saillantes et étalées en forme de rayons; récep- tacle garni de paillettes laciniées en soies membraneuses; aigrette à poils plumeux. - 1321. C. vulgaris. L. sp. 1161. (C. commune.) — Tige de 2 à 8 déc. droite, cotonneuse, à rameaux dressés en corymbe, rarement simple et uniflore; feuilles sessiles amplexicaules, fermes, eoton- neuses en dessous, oblongues lancéolées, sinuées, dentées épineuses ; involucre entouré de bractées, et à écailles extérieures bipinnatifides épineuses, les intérieures rayonnantes, linéaires lancéolées, d’un blanc jaunâtre, luisant. Juillet, septembre ©. Lieux secs et pierreux, coteaux et bords des chemins. CC. 1322. C. Nebrodensis. Guss. in DC. Prod. 6, p. 546. (C. des Ne- brodes.) C. longifolia Reich — Tige de 3 à 5 déc. droite, roide, feuillée, terminée par un corymbe de 2 à 3 anthodes; feuilles lancéo— lées acuminées épineuses, veinées, aranéeuses en dessous dentées épineuses, à épines munies d’autres petites spinules; pédoncules courts, tomenteux, nus à leur base; anthodes assez gros, égalés ou - CARLINA. COMPOSÉES. 340 dépassés par les bractées, écailles rayonnantes blanchâtres. Juillet, août @. Escarpements des mont: ignes. RR. Mont-Dore, vallée de Chaudefour, pie de l’Aiguiller. 1323. C. acanthifolia. All. fl. Ped. t. 51. (C. chardousse.) C. acaulis Delarbre. — Tige nulle; feuilles grandes pétiolées, laineuses, sinuées pinnatifides à lobes froncés dentés anguleux épineux piquants; an- thode unique très large sessile au milieu des feuilles, écailles de l'involucre pectinées épineuses à épines rameuses, les intérieures rayonnantes d’un blanc brillant, soies des paillettes du réceptacle filiformes aiguës. Juiitet, août %. Lieux pierreux des montagnes. R, — Coteaux de la Limagne. C. — Haute-Loire. — Ardèche. 1324. C. Cynara. Pourr. (C. Artichaut.) — Tige nulle, feuilles exté- rieures pétiolées, les intérieures sessiles, presque glabres en des- sus, pinnatifides à lobes un peu épineux; anthode unique grand, sessile au milieu des feuilles, écailles de l'involucre pectinées épi- neuses à épines presque simples, les intérieures rayonnantes d’un jaune luisant. Juillet, août %. Lieux pierreux et chauds des monta- gnes. RR. — Clermont, à l'ouest du Puy-de-Côme (Lecoq). 1325. C. acauhis. L. sp. 1161. (C. sans tige.) C. chameæleon Vill. C, caulescens Lam. C. subacaulis DC. — Tige presque nulle, ou droite, feuillée, toujours simple; feuilles vertes, un peu aranéeuses en des- sus, pétiolées en rosette, oblongues, profondément découpées en segments lobés dentés épineux, divariqués ; anthode grand solitaire au milieu de la rosette de feuilles, où au sommet de la tige; involucre à écailles extérieures foliacées pinnatifides, les moyennes linéaires, acuminées brunes, bordées d'épines rameunses, les inférieures longues linéaires un peu acuminées, violacées en dehors. blanches en dedans, rayonnantes ; paillettes du réceptacle à &ivisions épaissies en massue el obtuses au sommet; aigrette une fois plus longue que le fruit cou- vert de poiis appliqués d'un jaune brillant. Juillet, septembre %. Lieux pierreux et escarpements des montagnes. RR.— Loire, Roche taillée près St-Etienne hameau dit Sarvarès (Seytre.) 313. CRUPINA. Cass. (Crupine.) Anthodes oblongs pauciflores, involucre à écailles lancéolées apprimées aiguës entières ; fruits épais ovales cylindriques, ou un peu comprimés, SOYeUX, à aréole basilaire, ceux du pourtour sans aigrette, ceux du centre à aigrette noirâtre à soies longues, roides, ombilic du fruit concave terminal entouré par la base persistante de la corolie. 1326. C. vulgaris. Cass. (C. commune.) Centaurea Crupina L. sp. 1985. — Tige de 3 à G déc. droite, glabre, anguleuse, feuilles ra- dicales ovales entières ou lyrées pinn: itifides, les caulinaires décou- pées en lobes étroits linéaires scabres serrulés mucronés: anthodes oblongs à fleurs purpurines en corymbe lâche paniculé, écailles de l'involucre lancéolées aiguës un pe u scarieuses sur les bords, ombilie grand, ovale. juin, juillet @). Coteaux arides. R. — Poitiers à la Grotte à Calvin, Roc à Midi, Fonternault.—Deux-SÈv. Thouars, coteau de Fretevault. 314. CENTAUREA. Z. (Centaurce.) Inv olucre imbriqué à écailles scarieuses, ou herbacées, on épineuses; réceptacle garni de pail- lettes laciniées, fleurons du centre Hermoptradies ceux de la cir- 250 COMPOSEES. | CENTAURÉA. conférence stériles ordinairement plus grands que les autres et à limbe élargi en entonnoir, souvent un peu irrégulier; fruits oblique- ment attachés au réceptacle, tantôt nus, tantôt couronnés par une aigrette formée de soies disposées sur plusieurs rangs inégaux, 1327. C. Jacea. L. sp. 1293. (C. Jacée.) Vulg. Maillons, Téte d'alouette. — Tige dressée, à rameaux anguleux, courts, dressés ; feuilles ses- siles lancéolées entières ou sinuées pinnatifides ; pédoncules feuillés; anthodes obovales arrondis; écailles de l’involucre terminées par un appendice searieux ovale, concave, entier ou lacéré, non réguliè- rement cilié, et imbriquées de telle sorte que les appendices seuls sont apparents sur l’involucre; fruit pubescent, tout à fait dépourvu d’aigrette. Fleurs terminales rouges, ou plus rarement blanches, les extérieuresrayonnantes, corolles centrales à tube ventru.Mai, sept. %. Prés. C. dans la région du Centre : Nevers, Limoges, ete. 1328. C. Duboisi. Bor. (C. de Dubois.) Rhaponticum serolinum Dub. FL. Orl. n° 875. C. decumbens Pers. syn. 2, p. 485 non Dec. C. dacea var. gracilior Fi. cent. éd. 2, p. 293. — Plante grêle, glabrescente ou blanchâtre subtomenteuse; tige dressée ou inclinée, à rameaux dres- sés-étalés, feuillés ; feuilles étroites linéaires aiguës, dentées ou pinnatifides, surtout les inférieures ; anthodes ovoïdes arrondis, plus petits que dans Jacea; écailles de linvolucre, à appendices contigus, scarieux, päles ou bruns, arrondis entiers ou lacérés, les inférieurs seuls parfois déchirés en forme de cils ; fruits pubérulents surmontés d’un bord entier un peu saillant, mais tout à fait dépourvu d'aigrette. Fleurs rouges, les extérieures rayonnantes. Août, octobre %. Lieux secs, bords des chemins. C. Obs. Diffère de C. Jacea par ses proportions grêles, ses feniiles étroites. sa fleuraison tardive, ses stations différentes ; de C. serotina par ses écailles non régulièrement aliées ; de €. amara par les appendices des écailles moins scarieux, moins concaves, moius subitement arrondis, mais se prolon- geant un peu de chaque côté de l'écaille 1329. C. amara. L. sp. 1992. (C. amère.) — Tig2 de 2 à 8 décim. tombante ou dressée, ordinairement rameuse, à rameaux efhilés, sou- ples ; feuilles étroites, presque blanchâtres aranéeuses, les inférieures entières ou découpées. les supérieures lancéolées linéaires très en- tières, d'une saveur très amère ; anthodes ovales globuleux ; écailles de l’involucre à appendices larges scarieux, blanchâtres, concaves, subitement arrondis, plus grands que le reste de l’écaille, entiers ou déchirés; mais non ciliés, élastiques et lâchement appliqués, mais contigus et couvrant tout l’involucre; corolles centrales à tube eylin- dracé; fruits pubérulents à limbe finement denticulé, sans aigrette; fleurs rouges, les extérieures rayonnantes. Août, octobre %. Lieux sees. RR.— à constater dans nos limites ! 1330. C. serotina. Bor. (C. tardive.) C. amara. Thuil.! non EL. — Tige grêle anguleuse sillonnée plus ou moins élancée, droite ou tom- bante, rameuse; feuilles étroites entières, ou plus souvent dentées ou pinnatifides, pubescentes ou blanchâtres floconneuses ; pédon- cules un peu renflés au sommet; anthodes ovoides moitié plus petits que dans C. Jacea, écailles de l'involucre blanchâtres ou tachées de brun, presque toutes pectinées ciliées; aigrette nulle; corolles rou- es, les extérieures rayonnantes, les centrales à tube ovoïde ren- lé, Août, octobre %. Collines, bois secs. GC. 1331. OC. decipiens. Thuil.! F1, Par. 445. (C. trompeuse,) — Tige CENTAUREA. COMPOSÉES. 351 de 4 à 9 déc. dressée , anguleuse, velue à rameaux allongés, étalés:; feuilles rudes à poils courts, les inférieures ovales lancéolées, sinuées ou pinnatifides, les supérieures lancéolées linéaires souvent entières ; anthodes médiocres ovoides arrondis, à écailles imbriquées; non re- couvertes par les appendices, ceux-ci triangulaires lancéolés, noi- râtres , étalés ou arqués en dehors, bordés de cils flexueux ascen- dants, finement plumeux égalant 3 à 4 fois la largeur de l’appendice; fruit couronné par une aigrette @e poils courts raides, à hile oblong rhomboiïdal; fleurs rouges toutes égales ou à fleurons extérieurs rayonnants (C. nigrescens Godr.? fl. fr.). Août, octobre %. Bords des haies, lieux secs. R. — Loime-INr. Thouarré (Lloyd.). — SARTHE. Ste-Croix-lès-le-Mans (Légé). 1332. C. microptilon. Godr.! FI. fr. 2, p. 242. (C. à petits cils.) — Tige de 4 à 10 déc. dressée anguleuse, à rameaux roides étalés-dres- sés ; feuilles rudes, vertes ou blanchâtres floconneuses, les inférieures pétiolées sinuées ou lyrées , les supérieures sessiles, Iméaires acu- minées entières ou un peu dentées ; anthodes médiocres terminaux ; involucre ovoide, à écailles imbriquées , non recouvertes par les ap- pendices ; appendices moyens planes, lancéolés acuminés, les autres triangulaires, pectinés fimbriés bruns scarieux, arqués en dehors, ne se recouvrant pas mutuellement, à cils brièvement plumeux, dé- passant un peu la iargeur de l'appendice; fruits petits, grisètres, pu- bescents sans aigrette à hile ovale ; fleurs rouges, toutes tubuleuses, plus rarement rayonnantes au pourtour. Août, sept. % Bords des bois et des haies. RR. — Hte-Vren. Env. de Limoges (Lamy). 1333. C. pratensis. Thuil ! fl. par. 145. (C. des prés.) C. nigrescens. Mult. auct. — Tige de 1 à 5 déc. droite, anguleuse, rameuse ; feuilles rudes lancéolées , larges et presque entières dans les lieux humides, plus étroites et découpées dans les licux plus sees; pédencules for- tement anguleux et renflés au sommet; anthodes gros, cyindracés, slobuleux; appendices des écailles de l'involucre d’un brun noirâtre et fortement pectinés eiliés ou fimbriés, tous contigus; fruit sans aigrette, mais parsemé de poils qui en dépassent le bord et en simu- lent une; fleurs rouges, les extérieures rayonnantes, plus rarement toutes égales. Mai, août %. Prés et bois. AR. dans la région eentrale où le C. jacea domine; CC. dans celle de l'Ouest. 1334. €. concimilis. Bor. (C. ressemblante.) — Tige de 5 à 8 déc. dressée, sillonnée anguleuse, pubesceuie, à rameaux étalés, dressés, feuillés; feuilles vertes, parsemées de poils courts, rudes, les infé- rieures oblongues lancéolées, sinuées ou pinnatilides, à lobes oblongs obtus mucronés, les supérieures oblongues trinervées presque has- tées à la base, peu dentées ou entières ; pédoncules renflés au som- met; anthodes médiocres; involuere ovoide blanechâtre, aranéeux à la base: écailles imbriquées rapprochées , à appendices bruns lan- céolés étroits, bordés de cils dépassant beaucoup leur largeur, fine- ment plumeux , étalés et blanchâtres dans leur partie supérieure ; corolles d’un rouge clair, à tube cylindrique, toutes égales, non rayonnantegau pourtour; fruit court, pubescent, couronné par une aigrette de poils écailleux très courts ; ombilic oblong. Juiller, oct. %. Prés et lieux découverts. — Angers! Obs, Aspect du ©, pratensis dont il diffère par les anthodes plus potits, non rayonnants et les fruits aigrettés : distinct du C, nigra, 359 COMPOSÉES. CENTAUREA 1335. C. obseura. Jord. Arch. Bill. p. 320. (C. obscure.) C. nigra Jord.! Pug. (1852) p. 104. — Tige de 4 à 8 déc. dressée, anguleuse, à rameaux couris, fastigiés ; feuilles parsemées de poils courts un peu rudes, ovales lancéolées, atténuées en pétiole, un peu sinuées ou irré- gulièrement dentées, les supérieures oblongues, presque entières ; involucre noir foncé, presque globuleux , à écailles imbriquées très rapprochées , entièrement cachées par “leurs appendices , Ceux-ei largement ovales, très profondément déchiquetés en cils sétacés, plumeux : corolles rouges, ordinairement toutes égales; fruit étroi- tement oblong, couronné par une aigrette de PE ‘roides, beaucoup plus courte que lui. Juin, août %. Prairies. R. — CREUSE. Env: de Guéret (T. de Cessac.) — Prairies des bords de Tu Loire ! (à fleurs exté- rieures rayonnantes). 1336. C. nigra. L. sp. 1288. (C. noire.) Sm. Brit. 910. C. nemoralis Jord.! — Souche un peu traçante; tige de 5-10 décim. droite, à ra- meaux nombreux, grêles, dressés- étalés : feuilles d’un vert grisâtre, brièvement pubescentes un peu rudes, les inférieures ovales ou lan- céolées, rétrécies en pétiole, sinué- -dentées, les autres oblongues ou lancéolées, denticulées; involucre ovoide-arrondi, brun ou noirâtre, à écailles imbriquées serrées, rapprochées, cachées par leurs ap- pendices linéaires-lancéolés, à cils flexueux, sétacés, plumeux, 3 fois plus longs que la largeur des appendices ; corolles purpurines égales, non rayonnantes au “pourtour fruit grisâtre un peu hispide, oblong, à ombilic étroitement ovale, couronné par une aigrette de poils écailleux, au moins 3 fois plus courts que lui. Juillet, sept. %. Bois, buissons, prés couverts. C. 1337. C. acutifolia. Jord.! Pug. p 105. (C. à feuilles aiguës.) — — Tige striée très anguleuse, un peu laineuse, ascendante à la base, puis droite, à rameaux dressés-ét alés ; feuilles verdâtres, un peu et finement tomenteuses pubescentes, lancéolées rétrécies à la base et au sommet, 1cuminées et mucronées, les inférieures pétiolées, sinué- dentées à dents aiguës, presque munies de petites oreillettes à la base, sessiles, un peu dentées ou très entières, dressées-étalées ; an- thodes solitaires; involucre ovoide à folioles serrées imbriquées, lan- céolées, appendices extérieurs ne cachant pas les folioles, noirs, lan- céolés-linéaires, longuement subulés recourbés, fimbriés ’ciliés à cils d'un roux sale, grêles, allongés plumeux, appendices intérieurs, d’un roux brun à peine saillants ? subciliés-lacérés; fleurs pourpres ser- rées, toutes tubuleuses ; fruits oblongs linéaires , Striés , hispides, à aigrette moitié plus courte qu'eux. Juin, juillet %. Montagnes gra- nitiques du Vivarais, non loin des sources de la Loire, Mayres (Jordan). 1338. C. fuscata. Jord. Pug. p. 105. (C. rembrunie.) — Tige droite, striée anguleuse. souvent parsemée d’une laine lâche, à rameaux dressés étalés; feuilles verdâtres, un peu et brièvement tomenteuses pubescentes, ou un peu laineuses , oblongues ou lancéolées oblon- gues, un peu obtuses, brièvement mucronées, les inférieures rétrécies en pétiole, sinué- -dentées, presque pourvues ‘de petites ogeillertes, les supérieures et celles des rameaux sessiles, semi-amplexieaules, la plupart sans oreillettes, à dents fines et rares; anthodes solitaires ; involucre arrondi-ovoïde, à folioles serrées, imbriquées; lancéolées ; appendices extérieurs ne eachant pas les folioles, noirs , linéaires- CENTAUREA. COMPOSÉES. 352 lancéolés, pas très longuement subulés-recourbés, fimbriés-ciliés, à cils bruns-noirâtres, grêles, plumeux; appendices intérieurs un peu saillants, ciliés-lacérés, brun-noirs ; fleurs pourpres pâles, toutes tu- buleuses; fruits grisätres, largement oblongs, rétrécis à la base, sub- hispides, 3 fois plus longs que leur aigrette. Juin, juillet %. Mon- tagnes granitiques du Vivarais, non loin des sources de la Loire, Thueytz (Jordan). 1339. C. comata. Jord.! Pug. 106. (C. chevelue.) — Tige striée an- uleuse, presque glabre, droite, à rameaux droits, à peine étalés ; euilles vertes, un peu et brièvement tomenteuses pubescentes, ovales lancéolées ou lancéolées aiguës mucronées, les inférieures à dents aiguës ou sinué-dentées, rétrécies en pétiole, auriculées à la base, les supérieures et celles des rameaux sessiles, semi-amplexicaules , dentées subauriculées à la base, entières au sommet; anthodes s0- litaires; involucre ovoïde, à folioles serrées imbriquées apprimées, lancéolées ; appendices extérieurs cachant presque les folioles, noirs, lancéolés linéaires , très longuement subulés recourbés, fimbriés- ciliés à cils roux-bruns, grêles, allongés, plumeux; appendices inté- rieurs non saillants, bruns, lacérés ciliés; fleurs pourpres serrées, toutes tubuleuses ; fruits grisätres, oblongs, hispides, au moins 3 fois plus longs que leur aigrette. Juin, juillet %. Lieux herbeux des montagnes granitiques du Vivarais, Mayres (Jordan). 1340. C. rufescens. Jord.! Pug. p. 107. (C. roussâtre.) C. pectinata Auct. part. FI. cent. éd. 2, n° 1093. — Tige de 1 à 4 déc. striée an- guleuse, un peu floconneuse, ascendante à la base, presque droite, à rameaux dressés-étalés ; feuilles cendrées pubescentes subtomen- teuses ou un peu laineuses, les radicales et les inférieures obovales, presque obtuses au sommet, finement mucronulées, dentées ou sub- lyrées, rétrécies en pétiole, auriculées, les supérieures et celles des rameaux sessiles, étalées, ovales oblongues, aiguës, peu dentées, rétrécies en une base non embrassante, à oreillettes peu marquées ; anthodes solitaires ; involucre ovoïde à écailles imbriquées apprimées, ovales lancéolées ; appendices extérieurs ne cachant pas les écailles, d’un noir brup, ovales à la base, puis linéaires, subulées recourbées, fimbriées ciliées, à cils d’un roux pâle, grêles allongés, plumeux, ap- pendices intérieurs non saillants, brun-pâles, lacérés-ciliés ; fleurs rouges toutes tubuleuses; fruits cendrés oblongs, rétrécis à la base, hispides deux fois plus longs que leur aigrette, Juillet, août %. Ro- chers granitiques ou trachytiques des montagnes. Sources de la Loire, Mont-Gerbier (De Lambertye); Mont-Mezenc (Jordan). Obs. Ces quatre espèces ont été souvent confondues sous le nom de €. pectinuta L. qui differe par ses rameaux étalés, ses feuilles fortement sinuées lyrées, les supérieures plus entières, toutes lorte- ment embrassantes auriculées, les involucres sont globuleux d’un roux clair. G. dans les Pyrénées orientales. 1341. C. Cyanus. L. sp. 1289. (C. bleuet.) Vulg. Aubifoin. — Tige de 3 à 6 déc. droite, rameuse, pubescente blanchâtre; feuilles coton- neuses blanchâtres linéaires étroites, les radicales obovales lancéolées entières ou trifides, les caulinaires inférieures dentées à la base, les supérieures entières ; écailles de linvolucre dentées, fimbriées et colorées sur les bords, fleurons extérieurs plus grands, irréguliers ; fruits pubescents, couronnés par une aigrette roussâtre. Fleurs bleues quelquefois violettes ou blanches. Mai, juillet @. Moissons, champs sablonneux. CC. C. 29. 2654 COMPOSÉES. CENTAURÉA. 1342, C. Lugdunensis. Jord.! frag. 5, p. 49, pl. 3. (C. de Lyon.) C. montana angustifolia Auct. — Souche épaisse garnie de fibres lon- gues et robustes ; tige de 3 à 5 déc. droite, gréie assez faible, le plus souvent simple et monocéphale, anguleuse, feuillée; feuilles dressées étalées, un peu ondulées, parsemées de poils très petits et courbés, et d’un duvet aranéeux, surtout sur les bords, les inférieures lan- céolées ou obovales,. pointues, acuminées, très légérement décur- rentes ; involucre ovale arrondi, à écailles munies d’une bordure scarieuse noirâtre incisée ciliée; fruits eblongs à aigrette roussé, éga- lant la moitié de leur longueur; fleurons extérieurs stériles grands, d’un bleu violet, ceux du centre d'un rouge violacé. Mai, juin %. Bois, pâturages secs. R.— CHER. S{-Florent, bois de Fleuret à Uzay, de Boyre à Chavannes, bois près Levet. 13643. GC. moztana. !,. sp. 1289. (C. de montagne.) — Souche munie de rhizomnes grêles, allengés, ascendants, produisant des tiges norn- breuses de 4 à 5 déc. droites ou ascendantes, assez robustes, ailées très feuilléés, ordinairement simples; feuilles planes, larges, molles, blanchâtres cotonneuses surtout dans le jeune âge, les radicales elz liptiques oblongues, un peu obtuses, un peu rétrécies à la base, les caulinaires oblongues lancéolées pointues, un peu rétréeies à la base et longuement décurrentes ; involuere gros à écailles oblongues mu- nies d'une bordure noire dentée fimbrite; fruits un peu comprimés à aigrette blanche ou rougeätre égalant à peine le quart de leur lon- sueur; fieurons extérieurs stériles, très grands, d’un beau bleu, les intérieurs d’un rouge violet. Juin, août Z. Prés et bois montagneux. RR.— CREUSE. Aubusson, bois des Houllades. — AC. Cans la région des montagnes : Puy-de-Dôme, Monts-Dores. — Le Forez. — Le Mesenc. — On la cultive sous le nom de gros Bleuet, Barbeau. 1344. C. Scatiosa. L. sp. 1291. (C. scabieuse.) — Tige de 6 à9 déc. droite, anguleuse sillonnée, plus où moins rameuse; feuilles velues en dessous ou cotonneuses, rarement glabres, une ou deux fois pin- natifides à lobes oblongs lancéolés, terminés par un point calleux; involucre gros, arrondi, Souvent pubescent, à écailles ovales sans nervures, noires au sommet, et bordées de cils flexueux. Fleurs purpurines. Juin, acût. Champs des terrains calcaires. C. 1345. €. maculo-a. Lam. Dict. 1, p. 669. (C. tachée.) Dub. Orl. n° 870. — Tige de 3 à 9 déc. droite, anguleuse cotonneuse, à rameaux dressés en panicule; feuilles pubescentes grisàtres, ponetuées, les inférieures bipinnatiparties, les supérieures pinnatiparties, à lobes linéaires ; involucre presque globuleux, à écailles apprimées, ovales, marquées de à nervures offrant au sommet une tache noire triangu= laire, et borë‘es de cits roides, dont le terminal est plus robuste et spinuliforme, mais inerme; fruit strié, luisant, à peu près: trois fois lus long que l’aigrette. Fleurs d’un rose purpurin, rarement blanches: Juillet, septembre ©. Lieux sablonneux. R:— Ca et là sur les allumons et les îlots de la Loire et de l'Allier. — Coteaux de la Limagne. — Haute= Loire. — Loire. — S.-ET-L. C. à Digoin. — NiÈv. Levce de la Colatre près Chavenon, ile de Pétroque près Nevers. — Arx. C. à Moulins, Châtel Neuve, Chaseuil-sur-Allier, Gannat, Vichy. — CHER. Givry. — Lor. La Bussière, RR. à Orléans, à Blois, à Amboise et à Tours, Ville-aux-Dames, St-Côme. CENTAUREA. COMPOSÉES. 355 Obs La plante de la vallée du Rhin (©, Rhennna Bor, Mss. €. mauculosa Gren, et God. (. fr. pro parte. Rchnb. Cynar. ie. t. 48.) diffère de l’espèce de Lamark par son indument moins blanchâtre, l'involucre à taches plus foncées, à cils plus courts, et surtout par l'aigrette égalant au moins la moitié du fruit. 1346. C. tenuisecta. Jord.! Pug. (1852), p. 110. (C. à petits seg- ments.) — Plante de 4 à 9 déc. pubescente grisètre ; tige droite eflilée, munie au sommet de rameaux grêles dressés-étalés en corymbe, aranéeuse à la base; feuilles profondément découpées en segments linéaires courts, très étroits ; involucre ovoïde arrondi, à écailles serrées apprimées, nerveuses, appendices et cils non étalés, marqués d’une tache triangulaire ovale d’un brun pâle, les intérieures peu saillantes ; corolles rayonnantes à lobes étroits, dépassant presque deux fois la longueur de linvoluere ; fruit au moins trois fois plus long que l’aigrette. Juillet, septembre @. Lieux sablonneux. RR, — RHONE. Givors (Jordan.) — Loire. Rive de Gier.…. 1347. C. paniculata. [,. sp. 1289. (C. paniculée.) — Racine longue pivotante produisant d’abord une rosette de feuilles blanchâtres un peu tomenteuses, une où deux fois pinnatiparties à lobes oblongs ou linéaires elliptiques aigus ou mucronulés; tiges de 3 à 8 déc. dres- sées, sillonnées, anguleuses plus ou moins cotonneuses, très ra- meuses paniculées, garnies de feuilles vertes ou blanchâtres, une ou deux fois pinnatiparties à lobes linéaires aizus,les supérieures presque entières et rapprochées des anthodes, ceux-ci nombreux panieulés ovales oblongs, petits, un peu rétrécis à la base; involucre un peu aranéeux, pus glabre, à écailles ovales oblongues, nerveuses appri- mées, étroitement scarieuses sur les bords, terminées en appendice irès court brièvement cuspidé cilié, à cils courts d’un roux pâle, et marquées d’une tâche roussâtre peu prononcée; aigrette blanche égalant à peine le tiers du fruit. Fleurs purpurines ; anthodes moitié plus petits que dans le C. maculosa. Juillet, août @. Lieux secs. RR. — Sables de la Loire près Nevers, apportée par le fleuve des plateaux supérieurs. — Elle est C. à Lyon. 1348 ©. hybrida. All. fl. Ped. n° 593. (C. hybride.) DC. Ie. Rar. t. 22. — Plante de 6 à 9 déc. parsemée d’un duvet floconneux blan- châtre; tige droite, anguleuse, à rameaux paniculés en corymbe ; feuilles étroites, pinnatifides à lobes entiers aigus, les supérieures iinéaires lancéolées, entières un peu &écurrentes: involuere ovoide, à écailles jaunâtres, marquées de nervures très peu prononcées, et terminées par un appendice brun, allongé en pointe grêle et aiguë et bordé de longs cils roides. Fleurs jaunes mêlées de rougeître. Juillet, août @). Lieux secs et pierreux. RR. — INp. Champs près Issoudun (Saul). 1349. C. Melitensis. L, sp. 1297. (C. de Malte.) —Tige de 1 à 9 dée. dressée, à rameaux dressés étalés, ailés ; feuilles vertes un peu rudes, plus ou moins aranéeuses, les radicales lyrées pinaatifides, les autres linéaires oblongues, sessiles décurrentes; anthodes médiocres, les uns sessiles a:illaires, les autres pédoncuiés terminaux, solitaires ou agglomérés ; involucre aranéeux à la base; écailles imbriquées, à appendice terminé par une épine rougeûtre très étalée, plus longue que l’écaille ailée de chaque côté par 3 à 4 épines écartées; corolles jaunes toutes égales, parsemées de glandes jaunes brillantes; fruits grisâtres, pubescents, égalant leur aigrette, Juillet, septembre ©, 356 COMPOSÉES. © CENTAUREA. LOIRET, Env. d'Orléans Naturalisée dans les prairies artificielles. (Pelletier). 1350. C. solstitialis. L. sp. 1297. (C. du solstice.) — Tige de 4 à 8 déc. dressée ou diffuse, ordinairement très rameuse, anguleuse ailée, pubescente; feuilles tomenteuses blanchâtres, décurrentes, linéaires lancéolées entières, les radicales lyrées; pédoncules uniflores, al- longés, terminaux; involucre presque globuleux, plus ou moins to- menteux, à écailles cartilagineuses, ovales, concaves et terminées par 5 épines palmées, dont l'intermédiaire robuste et piquante est très allongée et dépasse les fleurs. Fleurs jaunes. Juillet, septembre ©. Lieux secs, champs, prairies artificielles. R. — Yon. Châtel-Censois. — CoTE-D’Or. Montbard. — S.-Er-L. Decise, Samipigny, Pourcelle, Cluny, Digoin. — Niëv. Varennes-lès-Nevers, Gimouille, Langeron, Chan- tenai. — ALL. Coulanges, Moulins, Gannat.— La Limagne. — CHER. Gi- vry, Baugy, Vignoux, Bourges, ete. — Tours. — Le Mans. — M.-ET-L. Puy-Notre-Dame. 1351. C. trichacantha. Spr. syst. 3, p. 404. (C. trichacanthe.)C. pe- nicillata Del.— Tige de 3 à 6 déc. anguleuse, velue, à rameaux dressés; feuilles vertes pubescentes, incisées pinnatifides, à lobes inégaux lancéolés mucronés, les supérieures oblongues lancéolées indivises ou dentées, rapprochées des fleurs; anthodes ovoïdes solitaires au sommet des rameaux courts axillaires; écailles de linvoluere ap- primées brunâtres au sommet, et se terminant en un appendice spi- nuliforme roide plus long que l’écaille elle-même, et bordé de chaque côté de longs cils roides épineux; fleurs rouges. Juin, août ©. Lieux arides. RR.— VIEN. Jaulnais! Cissé, Chabournai (Delastre). 1352. C. Caïcitrapa. L. sp. 1297. (C. chaussetrape.) Vulg. Chardon éloilé. — Tige de 5 à 8 déc. anguleuse, poilue, très rameuse, diffuse ; feuilles velues, les radicales pétiolées lyrées, étalées en rosace, les caulinaires sessiles, pinnatifides, à lobes linéaires dentés, les supé- rieures souvent entières ; anthodes latéraux presque sessiles; invo— lucre glabre à écailles ovales cartilagineuses, terminées par des épines presque palmées, et dont l'intermédiaire, très robuste et allongée, dépasse ies fleurs ; fruit sans aigrette. Fleurs rouges, rarement blan- ches. Juillet, septembre ©. Lieux stériles ou incultes, bords des chemins. CC. 1353. C. myacantha. DC. F1. fr. 4, p. 101. (C. à dents de moule.) Dec. ic. rar. tab. 23. — Tige de 2 à 6 déc. dressée, grêle, glabre, très rameuse, à rameaux divariqués en buisson; feuilles un peu rudes, pinnatiparties, les supérieures linéaires acuminées, plus ou moins dentées, longuement rétrécies à la base, non embrassantes; anthodes petits solitaires, entourés de feuilles sessiles au sommet de rameaux très courts, très feuillés; involucre glabre, oblong cylindracé, à écailles imbriquées contractées au sommet; appendice fauve épais, renversé en dehors, à 5-7 épines courtes, robustes, piquantes, peu inégales; fruits petits grisàtres, tachés de brun luisants, atténués à la base, à ombilic petit, ovale, aigrette nulle; corolles purpurines toutes égales. Juin, septembre @. Lieux incultes. RR. — INp.-ET-L. Route de Bueil à Neuvy-le-Roi! (Charlot.) — SARTHE. Fresnay, sur le calcaire dolomitique (Desportes F1.). 1354. C. aspera. L. sp. 1296. (C. rude.) — Tige de 3 à 6 déc. rude, COMPOSÉES. 557 anguleuse, à rameaux divariqués, diffus ou couchés ; feuilles rudes, les radicales pétiolées lyrées, celles de la tige sessiles, pinnatifides, à lobes mucronés, les supérieures entières; pédoncules terminaux renflés, feuillés ; involucre ovale, à appendices recourbés, palmés, à 5 épines presque égales; fruits tous munis d’aigrettes; fleurs rosées. Juin, septembre %. Sables maritimes. — Noirmoutier et côtes de la Vendée — Lormr-Inr. La Bernerie. 315. KENTROPHYELUM. Necker. (Centrophylle.) Involucre ovoide ventru, imbriqué, à écailles extérieures cartilagineuses à la base, foliacées et pinnatifides épineuses au sommet, les intérieures lancéolées entières; réceptacle garni de paillettes découpées; fruits anguleux, nus ou surmontés d’une aigrette formée de soies ou pail- lettes roides disposées sur plusieurs rangs inégaux. 1355. K. lanatum. Duby. Bot. Gall. 293. (C. laineux.) Centaurea lanata DC. f. fr. 4, p. 102. Carthamus lanatus. L. Sp. 1162. Vulg. Chardon béni. — Tige de 2 à 8 déc. droite, simple ou à rameaux en corymbe, laineuse au sommet; feuilles nerveuses, coriaces pubescentes, pin- patifides épineuses, les supérieures amplexicaules ; fruits de la circon- férence nus, les autres couronnés de petites écailles inégales. Fleurs jaunes terminales en corymbe. Juillet, octobre ©. Lieux secs et pierreux, bords des chemins. AC. surtout dans le terrain calcaire. Obs. Le Carthamus tinctorius L. à fleur d'un rouge safran, se cultive sous le nom de faux safran. 4 316. CARDUNCELELUS. DC. (Cardoncelle.) Involucre imbriqué, à écailles extérieures larges, foliacées à peine épineuses, les inté- rieures plus étroites terminées par un appendice membraneux et denté; réceptacle garni de paillettes laciniées longitudinalement et sétacées, soyeuses; fruits lisses, aigrette sessile à poils simples. 1356. C. mitissimus. DC. fl. fr. 4, p. 73. (C. doux.) Carthamns mi- tissimus. L. sp. 1164. — Tige uniflore presque nulle, ou s’élevant quelquefois jusqu’à 2 ou 3 déc. et alors droite, simple, pubescente, feuillée ; feuilles non épineuses, les unes lancéolées, dentées, les autres pinnatifides, à lobes elliptiques ou oblongs mucronés; invo- lucre ovoide cylindracé à écailles non piquantes apprimées. Fleurs d’un bleu violet, odorantes. Juin, juillet %. Pelouses sèches des co- teaux pierreux, bords des bois des terrains calcaires. AR. — Lormr. Forèt d'Orléans, Bucy, Ingré, Pont de Ségris. — Niëv. Donzy, Sully-lu- Tour, Bulcy, Ravaut, Parigny-les-Vaux, Pouques, Soulangy, Varennes- les-Nevers. — Cner. GC. dans toute la partie calcaire. — Ip. La Chätre, Issoudun, Clion, Vandœuvre, Coings, St-Maur. — L.-er-Cu. Nourray, lang de Baignon. — INn.-ET-L. Coteaux de l'Indre, au Puy, à Bouron, d'Esvres à Coursay, St-Brunches, Athée. — Nien. Lussac, St-Georges, Dissais, Piedgarnier, butte de Pimparé. 317. SILYBUM. Vaillant. (Silybe.) Involucre imbriqué d’écailles apprimées serrées, élargies à la base et terminées par un appendice roide étalé, épineux au sommet et sur les bords ; réceptacle garni de paillettes; filets des étamines soudés et pubescents ; aigrette simple, sessile, à poils écailleux soudés en anneau à la base. 1357. S. Marianum. Gærtn. fruct. t. 162. (S. Chardon-Marie.) Car- duus Marianus. L. sp. 1153. — Plante de 3 à 10 déc. presque glabre; 358 COMPOSÉES. tige droite, sillonnée, rameuse ; feuilles larges, sinuées pinnatifides épineuses sur les bords, ordinairement parsemées de taches blanches, les radicales rétrécies en pétiole, les caulinaires amplexicaules auri- culées. Fleurs rouges, grosses, solitaires, terminales. Juin, août ©. Lieux incultes, bords des haies. — Fégion du Centre R. — Région de l'Ouest C. 318. ONCPCRDUM. EL. (Onoporde.) Involucre imbriqué à écailles lâches épineuses ; réceptacle alvéolé dépourvu de paillettes; fruit comprimé tétragone, sillonné en travers; aigrette caduque à poils simples, soudés en anneau à la base. 1358. ©. Acanthium. L. sp. 1158. (0. Acanthe.) — Tige de 5 à 42 déc. droite. rameuse, cotonneuse, robuste; feuilles décurrentes larges ovales ou elliptiques oblongues, sinuées dentées épineuses, à épines roides et robustes, plus ou moins blanchâtres tomenteuses ; involuere presque globuleux, gros, cotonneux, à écailles terminées en épine roide piquante, les inférieures très étalées. Fleurs rouges, rarement blanches. Juillet, octobre @. Lieux incultes, bords des chemins. CC. Obs. On cultive l’Artichaut (Cynura Scolymus L.) et le Cardon ou Churdonnelte (C. cardun- culus L.). 319. CARDUUS. ZL (Chardon.) Involucre cylindracé ou ventru, imbriqué d’écailles simples épineuses au sommet; réceptacle garni de paillettes soyeuses ; filets des étamines libres, pubescents; aigrette caduque composée de poils simples denticulés, soudés en anneau à la base. — Feuilles épineuses sur Les bords. 1359. C. tenuiflorus. Sm. Duby. bot. G. 283, v. a. (C. à fleurs me- nues.) Card. acanthoïdes. Dub. Orl. n° 863. non L.—Tige de 2 à 9 déc. droite, rameuse, cannelée, cotonneuse, ailée épineuse; feuilles for- tement décurrentes, pubescentes en dessus, tomenteuses blanchâtres en dessous, sinuées pinnatifides, à lobes courts ovales, anguleux, dentés, bordés d’épines jaunâtres ; anthodes cylindracés, sessiles, nombreux agglomérés, axillaires et terminaux; écailles de l’involuere lâches, lancéclées acuminées et terminées en épine. Fleurs rosées où blanches. Juin, juillet © ou ©. Lieux incultes, décombres, bords des murs. C. surtout dans la région de l'Ouest. — Environs d'Orléans, de Blois, Romorantin. — L'Indre. — La Creuse. — Limoges. C. — Env. de Clermont. — Cuer. Argent, Bourges. I manque totalement à l’est de la Loire. 1360. C. pycnocephalus. Jacq. (C. à têtes piquantes.) — Tige de 2 à 8 déc. droite rameuse, cotonneuse, ailée épineuse; feuilles décur- rentes velues en dessus, blanches laineuses en dessous, sinuées pinnatifides à lobes anguleux dentés épineux ; anthodes ovales oblongs (plus gros que dans le précédent), sessiles axillaires et terminaux, agglomérés par deux à quatre; involucre à écailles lancéolées, lon- guement acuminées en épine arquée ouverte au sommet ; fleurs roses. Mai, juillet @. Lieux incultes, bords des murs dans l'Ouest. R. — Le Mans. — Angers. — Nantes. 1361. C. crispus. L. sp. 1150 (C. crépu.) — Tige de 8 à 10 déc, droite, rameuse, cannelée, plus ou moins pubescente, ailée épineuse ; feuilles décurrentes, parsemées de poils courts et rudes en dessus, couvertes en dessous d’un léger duvet blanchâtre, oblongues sinuées CARDUUS. COMPOSÉES. 559 pinnatifides, à lobes plus ou moins profonds ovales, trifides dentés, ciliés épineux et terminés par une épine plus allongée, les radicales plus grandes, souvent très découpées et moins blanches en dessous ; anthodes presque arrondis, agglomérés et presque sessiles, ou so- litaires et à pédoneules courts épineux; écailles de l’involucre lâches linéaires lancéolées, à pointe molle et un peu piquante. Fleurs rouges ou blanches. Juillet, septembre @. Lieux frais er incultes, haies et murs. AR. — Nièv. Bords de l'Allier près Meauce, Carbigny, Pazy, Marigny-sur-Yonne, Clameev. — Yon. Avallon, Châtel-Censois. — Cor£-n 08. Sautieu. — S.-eT-E. Autun, Cluny. — Aer. Gannat, Ebreuille, Vichy.-— Chaptuzat près Aiqueperse. — {ND. Nesme et Jauvard près Beläbre, Le Elane, St-Aiqny. 1362.C. Acantho'ôes. L. sp. {150.(C.Acanthe.)—Tige de 6 à 10 déc. droïte, rameuse, sillonnée , pubescente , ailée épineuse ; feuilles dé- currentes, un peu rudes en dessus, glabres ou pubescentes en des- sous, oblongues aiguës, profondément pinnatifides , à lobes ovales, palmés, découpés en 3 segments terminés par une épine jaunâtre al- longée, et bordés d’autres plus fines en forme de cils; anthodes arrondis, un peu laineux, asseg gros, solitaires ou en corymbe, à pé- doncules courts et garnis d’une ou deux lignes crépues épineuses ; écailles de l’involucre molles peu piquantes, plus ou moins étalées. Fleurs rouges. Juillet, août @). Lieux incultes, bords des chemins. R. —S.-ET-L. Autun (Carion). 1563. C. nutans. L,. sp. 1150. (C. penché.) — Tige de 6 à 9 déc. droite, rameuse, cannelée, cotonneuse, ailée épineuse; feuilles dé- currentes, pubescentes surtout en dessous, lancéolées, profondément sinuées ou pinnatifides, à lobes anguleux, dentés, épineux ; anthodes gros presque, arrondis, solitaires, penchés, à pédoncules tomenteux et non épineux; involuecre lanugincux , à écailles lancéolées, acumi- nces en épines piquantes , les extérieures ordinairement recourbées en dehors. Fleurs rouges o@orautes, rarement blanches. Juin, octobre ©. Bords des chemins et des champs. CC. — Les pousses de l’arrière-saison ont quelquefois les fleurs plus petites et droites. Var. b. simplex. N. — Tige simple peu élevée, terminée par À à 3 anthodes droits presque sessiles; écailles de l'involucre laineuses , presque dressées. Lieux secs près Nevers , St-Eloi, St-Pierre. — Bourges . Obs Le C. nigrescens El. cent, Ed. 2, n° 111%, trouvé par M. Blanchet, sur la levée sud de la Loire, entre Amboise et Mosces , est une plante douteuse qu'un échantillon imparfait ue suffit pas à déterminer exactement : les épines de l’iavolacre recourhées en dehors sont plus courtes que daus les C. spinigerus Jord. et C. recurvatus Ford. que Villars avait compris sous Le nom de C. nigrescens. 1364. C. vivariensis. Jord.! frag. 3, p. 212, pl. 8. (CG. du Vivarais.) — Plante de 4 à 6 déc. plus ou moins pabescente aranéeuse, d’un vert foncé; tige droîte striée, ailée crépue, à rameaux allongés, dres- sés, étalés, terminés par de longs pédoncules simples; feuilles forte- ment décurrentes, fermes, étroitement oblongues sinuées pinnatifides, à lobes ovales très étalés munis de dents aiguës, bordées de petites épines et terminées par une épine plus allongée, très grêle ; anthodes médiocres, dressés d'abord, puis penchés, solitaires sur des p‘don- cules tomenteux non feuillés dans leur partie supérieure ; involuere ovoïde subzlobuleux presque glabre, à écailles linéaires, un peu con- vexes carénées, souvent rougeätres au sommet, scabres sur Îles 300 COMPOSÉES. CARDUUS. bords, etterminées en pointe fine, non piquante, recourbée en dehors et plus courte que la moitié de l’écaille; fleurs rouges. Juin, août ©. Lieux pierreux des montagnes. — Ardèche (Jordan). — Cantal, vallée de Massiac (Lecoq). 1365. C. Personata. Jacq. (C. Bardane.) Arctium — L. — Tige de 5 à 6 déc. dressée, striée, étroitement ailée, à rameaux allongés , dressés, étalés, multiflores; feuilles blanchâtres, cotonneuses en dessous, mollement épineuses sur les bords, ovales acuminées, den- tées, étroitement décurrentes, les inférieures pétiolées découpées à leur base en lobes oblongs anguleux dentés ; anthodes presque ses- siles, agglomérés au sommet des rameaux, à écailles linéaires acé- rées, mollement piquantes, très longues , recourbées; fleurs rouges. Juillet, sept. %. Prés des montagnes. RR. — Mont-Dore, bois de sapins sous le lac Guéry, Chaudefour, rocher de la Malice. — Cantal. 320. CYRSIUM. Tournefort. (Cirse.) Involucre ovoide imbriqué, à écailles terminées en pointe épineuse; réceptacle plane garni de pail- lettes sétacées; filets des étamines libres pubescents; aigrettes for- mées de poils plumeux, réunis en anneau à la base et caduques ; feuilles épineuses sur les bords. 1366. C. palustre. Scop. Carn. 2, p. 128. (C. des marais.) Carduus palustris. L. sp. 1151. Vulg. Bäton du Diable. — Tige de 1 à 2 mètres droite, ordinairement rameuse, sillonnée, ailée épineuse; feuilles profondément décurrentes, pubescentes en dessus, blanchâtres en dessous , lancéolées acuminées , profondément pinnatifides, bordées de nombreuses épines; anthodes médiocres agglomérés au sommet de la tige et des rameaux; pédoncules courts tomenteux ; écailles de linvolucre apprimées un peu cotonneuses, lancéolées mucronées. Fleurs rouges ou blanches. Juin, sept. @. Prés et bois humides, pâturages argileux, marais. CC. 1367. C. lanceolatum. Scop. Carn. 2, p. 130. (C. lancéolé.) Carduus lanceolatus. L. sp. 1149. — Tige de 6 à 10 décim. droite, rameuse, cannelée velue; feuilles décurrentes, cotonneuses, blanchâtres en dessous, vertes en dessus et parsemées de petites épines, lancéolées pinnatifides, à lobes alternes divisés en 2 segments divergents, tous terminés par une épine robuste; anthodes gros, ovales, solitaires, terminaux; écailles de l’involucre làches, lancéolées subulées, termi- nées par une pointe piquante, et entremélées d’un duvet aranéeux eu abondant. Fleurs rouges, rarement blanches. Juin, octobre ©. ords des murs et des chemins, lieux incultes. CC. 1368. C. spurium. Delast.! Annal. bot. t. 18. (1842) (C. bâtard.) C. uliginosum. f. de la Vien. pl. 3, non MB. — Souche oblique garnie de fibres souvent renflées ; tiges de 5 à 9 déc. droites, striées, sil- données, feuillées, à rameaux allongés en panicule pyramidale; feuilles plus ou moins pubescentes aranéeuses souvent blanchâtres en des- sous, les inférieures rétrécies en pétiole, les caulinaires sessiles plus ou moins décurrentes , oblongues pinnatifides à sinus larges, arron- dis, à lobes bi ou trifides ciliés épineux ; anthodes tantôt solitaires, tantôt agglomérés par 2 à 3, à pédicelles courts laineux; involucre aranéeux à écailles apprimées, lancéolées mucronées à pointe un peu étalée. Fleurs rouges. Juin. août %. Lieux marécageux. RR.— Lor. CIRSIUM. COMPOSÉES. 361 Chantegruau près Gien. — ViEn. Pont de Ressan près Valette, fontaine Lutineau près Moncontour (Delastre). 1369. C. eriophorum. Scop. Carn. 2, p. 130. (C. laineux.) Carduus eriophorus. L. sp. 1153. — Tige de 8 à 12 déc. droite, robuste, can- nelée, laineuse , plus ou moins rameuse; feuilles grandes amplexi- caules, non décurrentes, blanchâtres et tomenteuses en dessous, couvertes en dessus de poils épineux, profondément pinnatiparties, à lobes divisés en 2 segments profonds lancéolés entiers , tous ter- minés par une épine ; anthodes solitaires, terminaux, globuleux, très gros; écailles de l’involucre rougeatres, linéaires, élargies en spatule au sommet, puis terminées par une épine, lâches, un peu étalées et entremélées d’un duvet aranéeux très abondant. Fleurs d’un rouge foncé. Juillet, sept. @. Lieux stériles, bords des chemins, surtout dans les terrains calcaires. C. Obs. Des formes assez nombreuses s'observent dans nos contrées : la partie spatulée des écailles est peu développée dans quelques-unes, dans d’autres elle manque et l'épine est subulée. J'ai vu en outre, entre Ebreuil et Montaigu, une forme à anthodes ovoïdes et plus pelits. 1370. C. acaule. All. fl. Ped. p. 153. (CG. nain.) Carduus acaulis. L. sp. 1156. à 3 déc.; racine dure, garnie de fibres fili- fornies noiräires; tige nulle; feuilles étalées, glabres en dessus, pu- bescentes en dessous, lancéolées, sinuées pinnatifides, à lobes ovales anguleux presque trifides, courts et bordés d’ épines ; pédoncule très court uuiflore; involucre ovale, presque glabre, à écailles apprimées, lancéolées mucronées non piquantes. Fleurs rouges, rarement blan- ches. Juillet, septembre %. Pelouses, bords des ‘chemins, pâturages calcaires secs. C. Obs. Dans un sol fertile, la tige se développe et porte un ou deux anthodes (Cnicus dubius WY.) 1371. C. medium. All. F1. Ped. t. 49, f. 2. (C. intermédiaire.) C. zisianum. Koch. C. bulboso-acaule. Nœg. — Rchnb. ie. t. 118. — Souche ligneuse oblique, munie de fibres longues épaisses, non fusi- formes ; tige de 2 à 6 déc. droite, pubescente, très feuillée à la base, nue et aranéeuse dans le haut; feuilles fermes, pubescentes en des- sous, rétrécies en pétiole, sinué- pinnatifides ou pinnatipartites à lobes divergents, épineux à ia pointe; anthodes assez gros, solitaires au sommet de la tige ou des rameaux, Sans feuilles florales ; involuere ventru, non déprimé à la base, à écailles apprimées ciliées, les infé- rieures tr iangulaires lancéolés, carénées au sommet, à mucron court, épineux, les intérieures saillantes violacées ; corolles purpurines à limbe dépassant à peine le tube. Juillet, sept. %. Bois, friches her- beuses. R. — CnEer Bois de Marmagne. -— L.-xr-Cu. Cour-Cheverni. — M.-Eer-L. Chaloché ! 1372. C. bulbosum. DC. fi. fr. 4, p. 118. (C. bulbeux.) C. {uberosum. AIL. Carduus tuberosus. Var. b. L. sp. 1154. —Rhizome rampant, li- gneux, garni de fibres épaisses renflées au milieu, atténuées aux deux extrémités ; tige de 3 A 8 déc. dressée, nue et blanchâtre au sommet, simple ou divisée en 2 ou 3 pédoncules allongés ; feuilles blanchâtres cotonneuses en dessous , parsemées en dessus de poils courts , les radicales pétiolées, les caulinaires peu nombreuses embrassantes , toutes profondément pinnatifides, à lobes partagés en 2 segments lan- céolés, divergents, bordés de cils épineux ; involucre cotonneux à écailles . apprimées, mucronulées, non piquantes. Fleurs rouges. Juillet, août %. Prés et bois marécageux. AR.-— Loir. Foret d'Orléans. 362 COMPOSÉES CIRSIUN. — {,.-pr-Cn. Cour-Cheverni. — IN». Clion, Douadic. — Carr. Vierzon, Vignoux, Marmagne, Fussy, Villeneuve, Trouy, Chavannes, St-Loup, Saulzais. — S.-Et-L. Bourbon-Lancy. — Puy-pEe-D. Prairies de la Limagne. — {Nb.-ET-L. Vallée de la Brenne. — Env. de Poitiers, — Angers. — Thouars. — Saumur. — Le Mans. — Ancenis, ete. 1373. C. Arglicum. DC. fl. fr. 4, p. 119. (C. d'Angleterre.) Carduus anglicus. Lam — Rizhome rampant, garni de fibres grèles, rarenrent renflées au milieu; tige de 2 à 6 déc. dressée, nue et blanchâtre au sommet, simple ou rarement rameuse; feuilles blanchâtres laïneuses en dessous, parsemées en dessus de poils courts, oblongues lancéo- lées aiguës, bordées de cils épineux, dentées ou sinuées pinnatifides, à lobes bifides peu profonds; les radicales pétiolées, les caulinaires peu nombreuses embrassant la tige par une base élargie, et rétrécies au-dessus de cette base, les supérieures très petites, en forme d'é- cailles ; involucre cotonneux à écaiiles apprimées, lancéolées, mu- cronées, peu épineuses. Fleurs rouges. Juin, juiilet Z. Prés, bois et pâturages marécageux. C. — Varie à tige rameuse pluriflore, plus rarement à anthodes agglomérés. 1374. C. arvence. Lam. fi. fr. 2, p. 26. ( C. des champs.) Serratula arvensis. L. sp. 1449. — Racine rampante; tige de 5 à 8 déc. droite, canuelée, rameuse, presque glabre ; feuilles sessiles oblongues, on- dulées, sinuées pinnatifides, dentées, bordées d’épines piquantes (rarement entières), plus ou moins pubescentes en dessous ; anthodes ovoides oblongs, agglomérés en corymbe paniculé; écailles de lin volucre ovales lancéolées mucronées, apprimées, peu piquantes. Fleurs rougetres ou blanches. Juin, sept. %. Champs, vignes, bords des chemins. CC. 1375. C. oleraceum. Scop. Carn. 2, p. 130. (C. potager.) Cnicus oleraceus. L. sp. 1156. — Tige de 6 à 12 déc. droite, peu rameuse, cannelée, presque glabre; feuilles glabres ou finement pubérulentes, d’un vert pâle, bordées de cils épineux inégaux, les inférieures «randes pinnatifides à lobes oblongs ou lancéolés dentés , les supé- rieures ovales, amplexicaules, entières ou dentées; anthodes termi- naux entassés et entourés de bractées foliaeées, ovales, minces, jaunâtres; écailles de linvolucre lancéolées, acuminées à pointe che, mollement épineuse. Fleurs jaunâtres. Juin, sept. %. Prés humides et marécageux. R. — Loir. Lieux humides de la Beauce. — IND.-ET-L. Les Essarts, Bourqueil à Buton. — M.-ET-L. Brain-sur- Allonnes, Bauge, Chaumont. 1376. C. hybridum. Koch. in DC. F1. fr. 5, p. 463. (CG. hybride.) {, palustri-oleraceum. Nœg. Rehnb. ic. Cynaroc. t. 116, f. 2. — Tige de 6 à 12 déc. dressée, sillonnée, plus ou moins rude; feuilles molles d’un vert pâle, bordées de cits spinuleux inégaux, les inférieures dé- currentes, pinuatipartites, à segments bilobés à lobes aigus, les su- périeures oblongues aiguës sinué-dentées, peu ou point décurrentes ; anthodes petits, rapprochés en corymbe terminat ordinairement mu- nis de bractées foliacées, oblongues, lancéolées aiguës , plus courtes qu'eux; involuere ovoide à écailles appliquées, aranceuses aux bords, à hervure saillante, brune, visqueuse, lancéolées aiguës, à pointé épineuse étalée; fruits linéaires oblongs blanchâtres; corolle à limbe plus long que le tube; fleurs jaunâtres ou blanches lavées de rouge. CIRSIUM. COMPOSÉES. 363 Juillet, sept. %. Lieux marécageux. RR. — Inp.-Er-L. Vallée de Bour- queil (Coqueray). — M.-EeT-L. Brain-sur-Allonnes. 1377. C. palustri-erisithales. Nœg. in Koch Syn. p. 999. — Tige très élevée, anguleuse, sillonnée , rude, presque nue au sommet; feuilles rudes parsemées de poils bulbeux, semi-décurrentes (les supérieures plus petites plus espacées, et à peine décurrentes), si nuées pinnatifides à segments oblongs, lancéolés , dentés ou lobés ciliés épineux, à épines très grêles, faibles; authodes assez petits, rapprochés en grappe serrée au sommet des rameaux, sans bractées ; involucre à écailles oblongues apprimées, à carène rougeâtre vis- queuse, et terminées par une épine courte, molle, étalée; fleurs rouges. Juillet, août %. Prés des moutagnes. — Cantal, Le Liorant. — Monts- Dores (Lecoq). 1378. C. erisithales. Scop. Carn. 2, p. 195. (©. glutineux.) C. gluti- nosum Lam. — Plante de 8 à 10 déc. plus ou moins pubescente, non floconneuse ; tige droite, sillonnée, feuillée, à rameaux longs dénu- dés ; feuilles inférieures pétiolées, celles de la tige embrassantes au- riculées, non décurrentes, profondément sinuées pinnatifides, à seg- ments lancéolés, dentés, ciliés, à peine épineux ; anthodes arrondis, solitaires ou groupés au sommet des rameszux à pédicelles courts pu- bescents un peu penchés, sans bractées; écailles de l’involucre ob- longues lancéolées, mucronées, pubescentes, à carène visqueuse, recourbées en dehors ou étalées horizontalement dès leur milieu; fleurs d’un jaune citrin. Juillet, août %. Bois des montagnes. — Monts-Dores, Puy-de-Dôme, Royat. 1379. €. rivulare. Liuk. En. 2, p. 301. (CG. des ruisseaux.) C. Tri- cephalodes DC. Carduus rivularis Jacq. — Plante robuste s’élevant à 1 mètre et plus; racine à fibres grêles; tige anguleuse sillonnée, - feuillée, ordinairement nue au sommet; feuilles grandes pubescentes auriculées amplexicaules, non décurrentes , dentées ou sinuées pin- palifides à segments lancéolés acuminés, peu dentés, ciliés non épi- neux, les inférieures pétiolées; anthodes terminaux, solitaires ou agclomérés par 2 à 4, à pédicelles très courts tomenteux, souvent munis de bractées linéaires ; écailles de l’involucre oblongues acumi- nées apprimées non carénées, presque glabres rougeâtres, terminées en pointe aiguë non épineuse; fleurs rouges. Juillet, août %. Prés humides des montagnes. — Cantal. — Hie-Loire. Le Puy, Vals, Le Mezenc. 321. LAPPA. Tournefort. (Bardane.) Involuere globuleux, imbri- qué, à écailles terminées en épines lâches, très aiguës, à pointe cro- chue en hamecon; réceptacle garni de paillettes; aigrette courte persistante, à poils simples, roides, inégaux et disposés sur plusieurs rangs. 1580. L. rminor. 1), fl. fr. 4. p. 77. (B. à petites têtes.) Arctium Lappa. a. L. sp. 1143. Lappa glabra. a. Lam. Dub. Orl. n° 567. — Tige de 6 à 9 déc. droite rameuse, anguleuse, sillonnée, pubescente, Souvent rougeâtre; feuilles pubescentes en dessus, blanchâtres en dessous; les radicales grandes, cordiformes, ovales, les supérieures pétiolées, inégalement dentées; anthodes pédonculés presque en grappes; involucre glabre, ou entremêlé de poils aranéeux peu abon- dants, à écailles serrulées sur les bords, toutes égales et terminées 364 COMPOSÉES. LAPPA, en pointe crochue, les intérieures rougeûtres, fruit petit oblong fine- ment rugueux. Fleurs rouges. Juin, septembre ©. Bords des che- mins, décombres. CC. 1381. L. majcr. Gærtn. fr. t. 162. (B. à grosses têtes.) Arctium Lappa. Wild. Lappa glabra. b. Duby. — Tige de 9 à 12 déc. droite, rameuse, robuste, sillonnée, pubescente, souvent rougeûtre; feuilles pubescentes en dessus, blanchâtres en dessous, les radicales très grandes, cordiformes ovales ou oblongues, les supérieures courte- ment pétiolées, bordées de petites dents aiguës; pédoncules uniflores, rapprochés en corymbe; involucre gros, à peu près glabre, à écailles élargies à la base et un peu membraneuses sur les bords, entières ou un peu denticulées, toutes terminées en pointe crochue, les inté- rieures plus courtes, vertes comme les autres, fruit obovale maculé de noir très rugueux au sommet. Fleurs rouges plus courtes que les écailles. Juillet, septembre ©. Lieux incultes, bords des prés, bois, chemins. C. surtout dans les terrains argileux. Obs. Cette espèce et la précédente sont abondantes dans la Nièvre. Elles se distinguent facilement l'une de l'autre et leurs caractères sont fort constants. On les connait sous les noms de Cowpeau, Lappes, Picons. On les trouve parfois l’une et l'autre à anthodes aranéeux, ce qui les a fait souvent prendre pour l'espèce suivaute, indiquée mal à propos dans plusieurs Flores. 1382. L. tomentosa. Lam. Dict. 1, p. 377. (B. cotonneuse.) Arctium Lappa. b. L. sp. 1143. Dub. Orl. n° 868. À. fomentosum. Schk. — Tige de 6 à 9 dec. droite, rameuse, sillonnée, couverte d’un duvet blan- châtre ; feuilles pubescentes en dessus, blanchätres en dessous, les radicales grandes, cordiformes, ovales, les supérieures courtement pétiolées, denticulées ; pédoncules uniflores en corymbe; involucre gros entrermêlé d'un coton blanc aranéeux très aboudant, à écailles serrulées sur les bords, les extérieures terminées en pointe crochue, les intérieures membraneuses en forme de paillettes lancéolées à pointe droite obtuse et colorée, fruit obovale à rugosités en fos- settes. Fleurs rouges saillantes. Juillet, septembre ©. Lieux incultes, bords des chemins. RR.— Core-»'Or. Beaune. — Loir. Pithiviers. — Clermont (Lecoq). 322. SERRATUZLA. L. (Sarrète.) Involucre oblong imbriqué à écailles aiguës non épineuses; réceptacle garni de paillettes décou- pées en soies linéaires ; aigrettes persistantes à poils roides, inégaux, roussätres, disposés sur plusieurs rangs. 1383. S. tinctoria. L. sp. 1144. (S. des teinturiers.) — Plante de 4 à 9 déc, à peu près glabre; tige droite, anguleuse, grêle, à rameaux dressés en corymbe; feuilles rudes en dessous, finement dentées en scie, les radicales souvent cordiformes ovales, les caulinaires très variables, tantôt lancéolées entières, ou lyrées à la base, tantôt pro- fondément pinnatifides à lobe terminal plus grand, oblong ou ovale; anthodes oblongs cylindracés, atténués à la base, en corymbe ter- minal, écailles ovales lancéoiées, mucronées, violacées plus ou moins laineuses aux bords. Fleurs rouges, quelquefois blanches. Juillet, octobre %. Bois, bruyères, pâturages buissonneux. C. 1384. S. monticota. Bor. (S. de montagne.) S. coronata DC. f. fr. 4, p. 85. non L. $. finctoria. b. alpina. Gren. et Godr. FL fr. 2, p. 968. — Plante de 1 à 5 déc. offrant les caractères généraux de la pré- cédente, mais moins élancée, feuilles tantôt presque entières , tantôt pinnatifides à lobes presque égaux ou inégaux; anthodes une fois COMPOSÉES. 265 plus gros, presque sessiles, agglomérés au sommet de la tige, par 3 à 6; involucre ovoide, non atténué à la base, écailles tachées de brun, largement ovales aiguës, mucronées, un peu laineuses aux bords; fleurs rouges plus grandes. Août, octobre %. Bois et pelouses des montagnes.— Pentes du Puy-de-Dôme ! $ 3. CHICORACÉES. — Anthodes uniquement composés de demi-fleurons hermaphrodites ; style non articulé. 323. SCOLYMUS. L. (Scolyme.) Involucre imbriqué, entouré de bractées roides épineuses, réceptacle garni de paillettes ; fruit angu- leux, renfermé dans les paillettes et soudé avec elles, de manière qu'il simule une semence comprimée et bordée d'ailes membra- neuses; aigrette formée d'une couronne très courte crénelée ou denticulée, ou surmontée de 2 ou 3 paillettes filiformes en forme de poils. 1385. S. Hispanicus. L. sp. 1143. (S. d'Espagne.) Sc. maculatus. Dub. Orl. n° 851, non L. Vulg. Chardon jaune. — Tige de 6 à 11 dée. dressée, rameuse, pubescente, ailée épineuse; feuilles pubescentes, rudes, sessiles ; prolongées sur la tige par une décurrence qui va en se rétrécissant, sinuées pinnatifides fortement épineuses, à nervures saillantes, les radicales plus grandes, pinnatifides à lobes alternes déeurrents; anthodes sessiles, axillaires, entourés de bractées épi- neuses et presque semblables aux feuilles; fruit couronné par 2 ou 3 soies allongées. Fleurs d’un beau jaune. Juillet, août %. Lieux secs et incultes. RR. — L.-Er-Cu. Env. de Romorantin, Lanthenay, Ville- herviers. Gièvres, Pruniers.— Se retrouve à l'embouchure de la Loire, St-Nazaire, etc. Obs. Le S. maculatus L., qui ressemble beaucoup à cette espèce, a les feuilles plus fortement dé” currentes, et entourées d'un bord cartilagineux épaissi ; les bractées fortement épineuses et presque pectinées, les fruits dépourvus de soie, et les anthères brunes. Annuel, 324. LAPSANA. L. (Lampsane.) Involuere simple à folioles dis- posées sur un rang, muni à la base de quelques folioles ou écailles accessoires en forme de calicule; réceptacle nu, fruit sans aigrette, nu, oblong, glabre strié. 1386. L. communis. L. sp. 1141. (L. commune.) Vulg. Gras de mou- ton. — Tige de 3 à 9 déc. droite, rameuse, velue surtout à la Base; feuilles radicales lyrées, anguleuses dentées, les supérieures ovales dentées ; pédoncules nus, allongés, rameux disposés en panicule ; involucre glabre. Fleurs jaunes. Juin, septembre ©. Lieux cultivés, haies. CC. 325. ARNOSERYS. Gært. (Arnoseris.) Involucre simple formé d’un seul rang d’écailles, muni à la base d’écailles accessoires, fermé globuleux à la maturité, réceptacle plane alvéolé sur les bords; fruit obovale à 10 stries dont à proéminentes, surmonté par une couronne très courte. 1387. A. pusilla. Gært. fruct. 1. 157. (A. fluette.) Hyoseris minima. L. sp. 1138. Lapsana — Lam. — Plante de 1 à 4 déc. à feuilles toutes radicales, étalées en rosette, obovales, oblongues dentées, un peu velues : hampes nues grêles, et brunâtres à la base, souvent rameuses et à 2 ou 3 fleurs au sommet ; pédoncules fistuleux renflés en massue ; 366 COMPOSÉES. involucre arrondi grisâtre. Fleurs d’un jaune pâle. Mai, septembre ©. Champs sablonneux, pâturages secs. C. 326. CATANANCHE. Vaill. (Cupidone.) Involucre à écailles im briquées nombreuses, scarieuses argentées, réceptacle hérissé de longues soies, fruits turbinés, subpentagones égalant leur aigrette formée de 5-7 écailles lancéclées acuminées en longue soie. 1388. C. cærulea. [.. sp. 1142. (C. bleue.) — Tige de 3 à 8 déc. dressée, rameuse, flexueuse, couverte de poils hérissés dans sa par- tie inférieure ; feuilles allongées à 3 nervures, linéaires ou découpées en 2 à 4 lobes étroits; anthodes solitaires terminant les rameaux très allongés, nus ou munis de quelques écailles scarieuses; iY0- lncre ovoide à écailles scarieuses argentées, à nervure rousse pro- longée en pointe sétacée; fruits veius soyeux; fleurs bleues. Juin, juillet %. Bois et pelouses sèches des coteaux calcaires. — Midi des Deux-Sèvres près de nos limites. 327. CICHORIUM. L. (Chicorée.) Involucre double, l’extérieur à 5 on 6 folioles, l’intérieur à 8 folioles soudées à la base, réceptacle nu Ou un peu poilu; aigrette sessile en forme de couronne formée par de très petites écailles. 1389. C. Intybus. L. sp. 1142. (C sauvage.) — Tige de 4 à 8 déc. droite, sillonnée, un peu velue, à rameaux tortueux étalés ; feuilles radicales roncinées pinnatifides, hérissées sur les nervures, les flo- rales plus petites amplexicaules cordiformes lancéolées; fleurs axil- laires solitaires, ou agglomérées, sessiles, ou l’une d’elies pédoncutée. Fleurs d’un beau bleu, quelquefois blanches ou rosées. Juillet, sep- tembre %. Lieux incultes, bords des chemins. CC. Obs. Le C. endiviu L. fournit à nos potagers deux variétés connues sous les noms de Chico ée frisée et Escarole. 328. TGLPIS. Adans. (Tolpis.) Involucre à écailles intérieures droites, serrées, les extérieures linéaires sétacées lâches, allongées ; réceptacle nu alvéolé; fruit anguleux strié, tronqué, aigretle sessile, formée de soies scabres, roides inégaies, manquant parfois dans les fruits de la circonférence. 1390. T. umbeiïlata. Bert. Pers. syn. 2, p. 377. (T. en corymbe.) Drepania — DC. — Tige de 4 à 6 déc. droite, rameuse, plus ou moins pubeseente ; feuilles obiongues lancéolées, les inférieures rétréeies en pétiole, sinuées dentées; pédoncule terminal court un peu renflé, entouré de pédoncules accessoires beaucoup plus longs que lui et souvent ramifiés en corymbe irrégulier; écailles extérieures éga- lant linvolucre ou le dépassant un peu; fleurs d’un jaune elair, celles du centre rougeñtres, Mai, juillet ©). Coteaux secs. RR. —Hie- VIEN. fiancon près Bellac. — N1EN. Availles, Isle-Jourdain, Mauvillans ; el env. de Poitiers. 329. HYPOCHÆRIS. L. (Porcelle.) Involucre oblong, imbriqués réceptacle garni de paillettes caduques; fruit atténué en bec al- longé et portant une aigrette plumeuse, ou plus rarement dépourvu de bec et à aigrette sessile. — Plantes à feuilles presque toutes ra- dicales. * Fruits du centre longuement atténuës en bec, ceux de la circonférence sans bec et à aigrette sessile, 1391. H, glabra. L. sp. 4140. (P. glabre.) — Tiges de 4 à à déc, HYPocILÆRIS. COMPOSÉES. 967 dressées ordinairement rameuses, glabres, nues, feuilles roselées, oblongues, sinuées ou roncinées, glabres et lisses ou légèrement poilues sur les bords; pédoneules un peu renflés au sommet; invo- lucre glabre cylindracé ; aigrettes centrales pédicellées, celles de la circonférence sessiles. Fleurs jaunes. Juin, septembre ©. Lieux sa- blonneux. C. Obs. 4. Balbisi Lois. ne diffère que par ses aigr ttes toutes pédicellées, caractère peu constant, dù, peut être, à l’avorfement des fruits extérieurs. Mèmes lieux que le type, Vierzon, etc. ** Tous les fruits alténués en bec et à aigrettes pédicellées. 1392. H. radicata. L. sp. 1140. (P. enracinée.) — Tige de 4 à 8 déc. droite, rameuse à rameaux ouverts, presque glabre et nue; feuilles roselées oblongues, roncinées, obtuses, hispides, parfois par- seinées de petites taches brunes; pédoncules écaiileux un peu renflés au sommet; involucre presque glabre. Fleurs jaunes. Mai, sept. %. Prés, bois, bords des chemins. CG. — Varie dans les lieux secs, à tige simple uniftore. 1593, H. rmaculaia. L. sp. 1140 (P.tachée.) Achyrophorus maculatus. SCop. — Tige de 3 à 9 déc. droite, simple ou à 2 ou 3 rameaux uni- fiores, un peu hispide, sillonnée, portant vers la base une ou deux feuilles embrassantes; feuilles radicaies grandes étalées, ovales ob- longues, dentées ou sinuées, velues, souvent tachées de brun; pé- doncules peu renflés: involucre noirâtre, hérissé, à écailles intérieures tomenteuses sur les bords. Fleurs jaunes grandes. Juin, août %. Pâäturages des bois, bruyères montagneuses. R. — AC. dans la région des montagnes, Haute-Loire. — Loire. — Cantal. — Puy-de-Dôme. — YON. Charbuy, Appoigny, Périgny. — S.-Er-L. Berzé-le-Châtel, Marly-sous-Issy. — Cner. Morthomier, St-Loup, Chavannes, Châteauneuf, St-Rlorent, Villeneuve. — END. Mezières. — Loir. Forêts d'Orléuns et de Buey. —L.-pt-Cu. Pruniers, Lanthenay, Chätillon-sur-Cher. — INn.- Et-L. Landes d'Ambillou. — Nix. Moulismes, brandes des foréts, étany de Beaufour, Usson, foret des Fouillards, Verrières, La Motte-Champde- niers. —M.-ET-L. Forts de Brignon, Bréxé, Fontevrault, Chaumont. 330. THRINEEA. Roth. (Thrincie.) involucre imbriqué, réceptacle nu, alvéolé; fruits amineis en bec au sommet, ceux de la circonfé- rence couronnés par une membrane dentée, ceux du centre pourvus d'une aigrette à poils élargis à la base en forme de paillettes et por- tant dans leur partie supérieure d’autres petits poils cadues. — Feuilles toutes radicales, hampes nues. 1394. T. hirta. Roth. (T. hérissée.) Leontodon hirtum. Sm. Dub. Orl. n° 837. — Racine tronquée garnie de fibres nombreuses : feuilles laneéolées, sinuées dentées, plus où moins hérissées de poils simples ou bifurqués ; hampes de 1! à 3 dée. ascendantes, uniflores, authodes penchés avant l'anthèse; involuere glabre, ou hispide, ovoide eylin- dracé garni à la base de quelques écailles accessoires; pédoncule légèrement sillonné; fruits intérieurs atténués au sommet. Fleurs jaunes, olivâtres en dehors. Juin, cetobre %. Lieux incultes, pelouses, bords des chemins. CC. Var, hispida Coss. et G. — Plus robuste, plus dressée; involucre pus gros, plus arrondi, souvent hispide. Lieux humides, bords de la qe, ele, : 268 COMPOSÉES. 331. LEONTODON. L. {Liondent.) Involucre imbriqué d’écailles apprimées ; réceptacle alvéolé, nu, ou un peu velu ; fruits amineis en bec, tous surmontés d’une aigrette semblable persistante plumeuse, à poils secondaires non cadues; rayons de l’aigrette élargis et sea- rieux à la base ou fins comme des poils. 1395. L. autumnalis. [,. sp. 1123. (L. d'automne.) Apargia — Wild. Dub. Orl. n° 840. Oporinia autumnalis. Don. DC. prod.— Plante très variable de 2 à 8 déc. ; racine tronquée, gainie de fibres nom- breuses ; feuilles lancéolées pinnatifides dentées, quelquefois linéaires oblongues, entières ou sinuées, le plus souvent glabres; hampes as- cendantes rameuses, multiflores; pédoncules non penchés avant l'anthèse, renfiés au sommet et garnis de petites folioles ou écailles éparses ; involucre pubescent ou comme farineux , quelquefois cou- vert de poils noirûtres (L. pratensis Rchnb.) ; aigrette rousse fragile, égale au fruit chargé de rugosités transversales. Fleurs jaunes. Juin, octobre %. Lieux incultes, pelouses, pâturages. CC. Obs. Dans les montagnes, la plante est plus petite, presque simple, pauciflore, à feuilles seulement sinuées dentées. 139€. L. hispidus. L. sp. 1124. (L. hispide.) — Plante de 1 à 7 déc. hérissée de poils bi ou trifurqués; racine tronquée , garnie de fibres nombreuses; feuilles hérissées toutes radicales, rétrécies en pétiole, oblongues obtuses, sinuées, dentées ou roncinées pinnatifides à lobes peu profonds; hampes ascendantes, simples, nues ou munies de quelques écailles et un peu renflées au sommet; anthode solitaire, penché avant lanthèse; fruit fusiforme; poils intérieurs de l’aigrette plumeux, les extérieurs très courts et écailleux. Fleurs jaunes. Juin, octobre %. Prés, pâturages, bois. C. 1387. L. Hastile. L. sp. 1123. (L. hampe.) L. danubiale Jaeq. Lam. ill, €. 653, f. 1. — Port et caractères généraux du précédent, mais feuilles plus minces, glabres ou parsemées de quelques poils simples ; hampe et involucre glabres ou à peu près. Fruit plus court, moins alténué au sommet. Bois et pelouses des coteaux calcaires. AR. — NiÈv. Varennes-lès-Nevers, Pougues, Parigny, Germigny, La Machine, Tannai, ete. — S.-ET-L. Suisy, Decise, Cluny. — CHER. Autry. Obs. Le terrain n'influe en rien sur les caractères de cette plante, puisqu'on la trouve souvent mêlée au L. hisprdus , et d'un autre côté elle manque totalement dans de vastes régions où ce dernier est abondant. On peut done croire que ce n’est pas une simple modification. 1398. L. Pyrenaïcus. Gou. ill. p. dd. (L. des Pyrénées.) L. squam- mosum Lam. Apargia Alpina W. — Plante de 5 à 20 cent. glabre, ou plus rarement parsemée de poils simples; souche tronquée épaisse, garnie de fibres; feuilles toutes radicales obovales lancéolées à dents éparses, souvent peu prononcées; hampe simple plus longue que les feuilles, monocéphale, renflée vers le sommet et garnie de petites écailles ou bractées filiformes ; anthode solitaire, penché avant l’an- thèse ; involucre hérissé de poils noirâtres méêlés d’un duvet blan- châtre; aigrette d’un blane sale, molle, à peine égale au fruit dont les rugosités sont peu marquées; fleurs jaunes. Juillet, août Z. Pâturages des montagnes. Mont-Pilat. — Mezence. — Cantal. — Monts-Dores, Puy- de-Dôme. 332. PODOSPERMUM. DC. (Podosperme.) Involucre imbriqué d’écailles membraneuses sur les bords, réceptacle chargé de tuber- cules pointus après la chute des fruits; fruit anguleux porté sur un PODOSPERMUM. COMPOSÉES. 269 pédicelle creux renflé, non atténué en bec au sommet et couronné par une aigrette plumeuse, à poils secondaires entrecroisés. 1399. P. laciniatum. DC. fl. fr. #, p. 62. (P. lacinié.) Scorzonera la- ciniata. L. sp. 1114. — Racine longue pivotante; tige de 1 à à déc. un peu velue à la base, parfois chargée d’aspérités, (P. muricatum DC.), diffuse ou ascendante , rameuse; feuilles pinnatifides à lobes latéraux petits, linéaires acuminés, écartés , le terminal très allongé linéaire, les supérieures linéaires entières, rarement toutes en- tières, linéaires subulées (P. subulatum DC.): involucre pubescent à folioles extérieures lîâches et souvent munies d’une petite pointe au- dessous de leur sommet. Fleurs d’un jaune pâle. Juin, août ©). Bords des champs, pelouses sèches, coteaux des terrains calcaires, surtout crayeux. R. — Yon. Joigny, Auxerre, Vincelles, Cravant.—S.-Er-L. Decise, Couches, St-Maurice, St-Sernin-du-Plain.—CC. Dans la Limagne, Chaptuzat près Aiqueperse. — Cuer. Bourges, Annoye, St-Loup, Mor- thomier, Chavannes. — INb. Issoudun, Ardentes. — LOIR. Orleans, Saran, St-Jean-de-Braye, Meung. — Env. de Tours. — Poitiers, Loudun. — Thouars. — Saumur. — Croisic. Obs. Une forme plus robuste, peut-être déterminée par le terrain plus fertile, différe par sa tige droite plus élevée, ses feuilles à lobes plus larges linéaires lancéolés confuents, les écailles de Finvo- lucre munies d'une petite corne sous le sommet, sont tantôt nues à la pointe, tantôt pourvues d'un flocon lainenx. — Env. de Saumur, Montreuil-Bellay. — Thouars. Les noms de P. intermedium DC. et P. Tenorii Presl. ne peuvent lui ètre appliquésavec certitude. — Le P. calcitrapæ/olium DC. a été indiqué près de Pithiviers et près de Poitiers ; je n'ai pas vu li plante de ces localités. 333. TRAGOPOGON. L. (Salsifis.) Involucre simple à 8 à 12 fo- lioles soudées à la base; réceptacle nu; fruit strié, terminé en bec grêle allongé et portant une aigrette plumeuse , à poils secondaires entrecroisés. 1400. T. pratensis. L. sp. 1109. (S. des prés.) Vulg. Tartiboulote. — Tige de 4 à 8 déc. droite, souvent simple; feuilles glabres canaliculées à la base, lancéolées linéaires longuement acuminées, quelquefois ondulées ; pédoneules cylindriques point reuflés au sommet; involucre à 8 folioles égalant ou dépassant un peu les fleurs; fruits extérieurs, scabres , tuberculeux. Fleurs d’un jaune clair. Mai, sept. @). Prés, champs, pâturages. C. 1401. T. orientalis. L. 4109. (S. d'Orient.) Cam. Epit. 312. — Tige de 3 à 9 déc. droite, rameuse; feuilles élargies à la base et canalicu- lées, lancéolées, linéaires, longuement acuminées à pointe tombante ou tortillée; pédoncules cylindriques faiblement renflés au sommet; involucre à 8 folioles plus courtes que les fleurs; fruits extérieurs, hérissés de petites écailles cartilagineuses ; anthodes très larges d'un beau jaune. Mai, sept. ©). Prés, pâturages. C. Plante peut-être plus répandue dans cette région que le pratensis avec lequel on la confond généralement. 1402. T. major. Jacq. fl. aust. t. 29. (S. à gros pédoncule.) — Tige de 5 à 6 déc. droite, simple ou rameuse; feuilles glabres ou un peu floconneuses à la base, planes lancéolées acuminées, élargies à la base ; pédoncules fistuleux et fortement renflés en massue au sommet; involucre de 8 à 12 folioles dépassant les fleurs; fruits extérieurs à angles aigus , fortement hérissés de petites écailles tuberculenses. Fleurs jaunes. Juin , août ©. Prés secs, bords des vignes, coteaux pierreux. AR. — Midi de l'Yonne. -- Niëv. Garchi:y, Mar:y. — Cuer. CG: 24. 370 COMPOSÉES. TRAGOPOGON. St-Amand. — Ixp. Le Blanc, Bénavent, ete. — ALL. Gannat, St-Priest- d'Andelot. — GC. dans la Limagne. — Loirer. Coteaux de Gien! — Ixp.-£r-L. Hochecorbon, Cormery, Truyes, Chinon. — Env. de Poitiers. — Thouars. — M.-£r-L. Foche/ort, Ghalonnes, Beaulieu et l'arrond. de Saumur. 1403. T. porrifolius, [,. sp. 1110. (S. à feuilles de poireau.) — Tige de 4 à 8 déc. droite, robuste, souvent rameuse; feuilles linéaires acuminées élargies à la base, un peu glauques; pédoneules fistuleux et fortement renflés en massue au sommet; involucre à 8 folioles plus longues que les fieurs; anthodes planes; fruits extérieurs hérissés de petites écaiilés tuberculeuses. Fleurs d’un bleu violet. Juin, juillet @. Prés secs. Cultivé pour ses racines alimentaires, et natu- ralisé çà et [à. 1404. Æ. crocifolius. L. sp. 1110. (S. à feuilles de Safran.) — Ra- cine fusiforme produisant une ou plusieurs tiges de 1 à 3 déc.; feuilles étroitement linéaires, longuement acuminées, roides, embrassantes à la base: pédoneules un peu renflés au sommet; involuere à à-8 écailles dépassant les fleurs ; fruits anguleux, hérissés de petites écailles sur toute leur face; fleurs d’un rouge violet, jaunes au centre. Mai, juin ©. Pelouses des montagnes. R. — Puy-de-D. Puy-Long, Puy-de-Corent, Crouel, Planzat, Chanturque. 334. SCCRZONERA. L. (Scorzonère.) Involucre imbriqué d’é- cailles membraneuses sur Les bords; réceptacte nu; fruit sessilé sur le réceptacle, atténué en bec et portant une aigrette plumeuse, à poils secondaires eutrecroisés. 1455. S. plantag'nea. Schleicher. (S. Plantain.) Sc. humilis. Dub. Orl. n° 843. — Racine noirâtre à collet surmonté Jd’écailles membra- neuses: tige de 2 à 8 déc. droite, simple et uniflore où rameuse, êt portant 2 ou 5 fleurs: parsemée de flocons blanes laïneux cadues ; feuilles radicales rétrécies en pétiole, oblongues lancéolées acumi- nées, nerveuses; les caulinaires au nombre de 2 où 3, linéaires étroites; invelucre oblong, evlindracé, souvent laineux, à écailtes extérieures ovales lancéolées acuminées en pointe obtuse. Fleurs jaunes. Mai, juillet @. Prés, pâturages et bois humides. C. — Varie à feuilles toutes linéaires très étroites. (Sc. angustifolia. Dub, On. n° 842. non L.) 1466. S. Austriaca. Gaud. fl. hel. 5, p. 18. (S. d'Autriche.) Se. hkw- milis. L, sp. 1112. (d’après les synonymes et la figures cités.) BG. f. fr. 4, p. 59. Prodr. 7, p. 120. — Racine noirâtre à collet surmonté de nombreuses fibrilles filiformes grisätres (débris des anciens pé- lioles); tige de 4 à 3 déc. droite, presque toujours simple et unifiore ; feuilles radicales ovales lancéolées ou elliptiques oblongnes acumi- nées, rétrécies aux deux extrémités, à base dilatée membraneuse, fermes, nerveuses, glabres ou un peu floconneuses, les caulinaires peu nombreuses, presque en forme d'écailles; involucre ovoïde à écailles extérieures larges ovales acuminées à pointe obtuse et pu- bescentes sur les berds. Fleur jaune. Mai, juin %. Pelouses sèches et pierreuses des coteaux calcaires. RR, — S.-Er-L. Côte de Bussy à Givry (Grognot). | Obs, Sous le nom de Se. humilis, Linué paroit avoir confondu nos deux espèces. C'est un moif SCORZONE RA. COMPOSÉES. 271 pour abandonner un nom, du reste, pen convenable pour le S. plantaginea qui atteint près d'un mètre de hauteur dans certaines circonstances, 1407. S. Hispanica. L. sp. 1112. (S. d'Espagne.) — Racine longue à écorce noire, à collet garni d'écailles; tige de 6 à 8 dée. glabre ou parsemée de flocons blanes laineux, rameuse et pluriflore, feuillée ; feuilles oblongues ou lancéolées acuminées, les radicales rétrécies en pétiole embrassant la tige, les supérieures sessiles amplexicaules plus ou moins denticulées : folioles extérieures de l’involacre trian- gulaires, ovales aiguës ; fruits extérieurs légèrement muriqués. Fleurs jaunes. Juin, juillet Z. Cultivée abondamment autour des villes, pour ses racines alimentaires. 1408. S. glastifolia. Wild. Sp. 1499. (S. à feuilles entières.) S. «s- phodeloides Wallr. — Très ressemblante à l'hispanica, mais plus grêle dans toutes ses parties; feuilles très entières linéaires lancéolées longuement aeuminées en pointe fine, les supérieures très étroites ; pédoneules grêles, presque nus, très allengés; anthodes un peu plus petits. Lieux secs. RR. — CHER. Bords des bois à St-Loup et Chavannes. (Saul). 325. PICRYS. L. (Picride.) Involucre imbriqué, à écailles exté- rieures plus petites étalées ; réceptacle alvéolé sans paillettes ; fruits striés en travers, contractés où atténués au sommet; aigrette ca- duque, presque sessile, à poils plumeux un peu élargis à la base, et soudés en anneau. 1409. P. Hieracioïdes. L. sp. 1115. (P. Epervière.) — Tige de #4 à 9 déc. droite, anguleuse striée à rameaux divergents, hérissée de poils rudes; feuilles hispides, rudes, oblongues lancéolées, dentées ou sinuées, à base élargie amplexicaule, les radicales pétiolées, ré- trécies en long pétiole; rameaux floraux étalés axillaires, alternes, en corymbe irrégulier; involucre-à écailles lancéolées acuminées, hispides et an peu farineuses, d’un vert foncé; ligules jaunes viola- etes en dessous ; fruits bruns briquetés. Juillet, octobre ©. Lieux incultes et pierreux, champs, vignes. €. 1410. P. arvalis. Jord.! (P. des champs.) — Tige de 5 à 9 déc. droite, anguleuse strice, hérissée de poils roides, à rameaux un peu étalés; feuilles hispides, rudes oblongues lancéolées dentées ou sinuées, les inférieures rétrécies en long pétiole, les autres sessiles à base élargie embrassante; rameaux floraux roides, un peu étalés, naissant à un point commun, en fausse ombelle; involucre à écailles lancéolées acuminées, hérissées de poils blanchâtres, iigules jaunes, violacées en dessous, fruits un peu courbés brun-rougeàtres. Aoû, octobre @. Champs et broussailles. — CHER. Trouy, Mehun, bois de Rouet (Déséglise). 1411. P. crepoïdes. Sauter. (P. crépide.) P. pyrenaica L.? Gren. et Godr.! EL. fr. 2, p. 303. — Robuste, tige de 4 à 7 déc. droite, his- pide; feuilles larges très hérissées, les supérieures ovales lancéolées, embrassant la tige par une base arrondie, les inférieures rétrécies en pétiole ailé embrassant à la base, pédoncules courts, un peu épaiseis, en corymbe irrégulier, anthodes plus gros, involucre à écailles noirâtres hispides, toutes dressées, fruit bien plus gros que daus les précédentes ; fleurs jaunes. Juillet, août @, Lieux pierreux des mon- tagnes, R, — Mont-Dore. 372 COMPOSÉES 336. HELMINTHIA. Jussieu. ({lelminthie.) Involucre double, l'extérieur à à folioles, l’intérieur à 8 folioles égales arisiées; ré- ceptacle nu, ponctué, fruit strié transversalement, obtus et sur- monté par un bec allongé filiforme, portant une aigrette à poils plu- eux. 1412. H. Echio‘des. Gærtn. fruct. t. 159. (H. Vipérine.) Pieris Echioides. L. sp. 111%. — Plante de 3 à 10 déc. toute hérissée de poils roides, piquants; tige droite cylindrique, striée, plus ou moins rameuse; feuilles obiongues amplexicaules, très rudes, les inférieures rétrécies à la base sinuées dentées ; folioies extérieures de l’involucre cordiformes ovales acuminées, épineuses, plus grandes que les in- térieures. Fleurs jaunes. Juillet, septembre ©. Lieux frais, bords des fossés et des chemins, bois. R.— CnER. Contremoret près Fussy. St-Doulchard, Vierzon. — Environs de Poitiers. — Thouars.— Saumur, Angers. — Région maritime. 337. LACTUCA. L (Laitue.) Involucre oblong imbriqué; réeep- tacle nu, demi-fleurons sur deux ou trois rangs; fruit comprimé atténué en bec filiforme, portant une aigrette à poils simples. Plantes à suc laiteux souvent visqueux. 1413. L. pereunis. [. sp. 1120. (L. vivace.) — Tige de 3 à 8 déc. glabre glauque, à rameaux ascendants diffus ; feuilles glabres profon- dément pinnatifides, à lobes linéaires lancéolés entiers ou dentés; les supérieures très petites en forme de bractées amplexicaules; fruits à une strie de chaque côté. Fleurs d’un bleu violet, ou lilas, erandes en corymbe lâche terminal. Mai, juillet %. Coteaux sees, champs pierreux des térrains calcaires. C. 1414. L. Scariola. L. sp. 1119 (L. sauvage.) L. sylvestris. Lam. — Tige s’élevant jusqu’à 1 et 2 mèt. droite , rameuse, blanchâtre; feuilles glaucescentes, verticales ou obliques, chargées sur la côte de petits aiguillons épineux, ovales oblongues aiguës, roncinées pinna- üfides, amplexicaules sagittées à la base, bordées de petites dents mucronées, fleurs presque en grappes le long des rameaux disposés en panicule pyramidale plus où moins ouverte : involuere à écailles lancéolées obtuses, les inférieures peu dilatées, se recouvrant à peine par leurs bords; fruits d'un gris brun, marqués de à stries de chaque côté, entourés d'un bord obtus, et hispides au sommet. Fleurs jaunûtres. Juin, septembre @. Lieux incultes et pierreux, bords des chemins. C. 1415. L. dubia. Jord.! Pug. (1852.) p. 119. (L. douteuse.) — Tige de 6 à 12 déc. droite, rude inférieurement, à rameaux dressés étalés les étamines à filets subulés et à anthères réunies en tube ; stigmate bifide; capsule biloculaire, s’ouvrant au sommet par un trou ; fleurs aggrégées sur un réceptacle nu, entouré d’un involucre polyphylle. 1607. F. montana. L. sp. 1317. (J. de montagne.) — Racine simple produisant une ou plusieurs tiges de 2 à 5 décim. rameuses, multi- flores, diffuses ; feuilles linéaires lancéolées ou spaiulées , dentées, souvent ondulées ; pédoncules allongés, terminés par un capitule ar- rondi; fleurs pédicellées sur le réceptacle; écailles de linvolucre entières ou peu dentées. Fleurs bleues, rarement blanches. Juin, octobre © et @. Lieux secs et sablonneux. CC. Obs. Les formes de cette plante très répandue, sont nombreuses : presque glabre ou hérissée de poils blanchätres, grèle et basse, où élancée à eapitule gros et fourni. — Une forme naine très grêle, de 2 à 6 centim. à capitules très petits et fleurs sessiles sur le réceptacle, mériterait peut-être d’être distinguée, elle a le port du J. amethystina Lag. — Crucse. Bruyères de Chambraud , Côles du Woustier d'Ahun. JASIONE. CAMPANULACÉES. 495 1608. F. Carioni. Bor. (J. de Carion.) — Racine émettant de son collet des rejets nombreux, persistants et radicants, terminés par des rosettes de feuilles et dont la réunion forme des touffes épaisses et étendues ; tiges simples ou un peu rameuses, pauciflores, étalées in- férieurement, puis arquées ascendantes ; feuilles oblongues, fermes, presque cartilagineuses, à poils roides épars; involucre à écailles dentées à dents aiguës ; corolles bleues un peu ventrues, à pédicelles plus courts que l’involucre. Juin , septembre %. Pelouses sèches des montagnes grauitiques. R. — CorTe-p’Or. Saulieu. — Nikv. Alligny- en-Morvan, Glux , Luzy. — S.-£x-L. Issy-l'Evèque, Rigny-sur-Arroux (Carion). Obs. Ses tiges stériles en gazons très fournis , les florifères étalées, lui dennent un aspect qui la distingue sur-le-champ des autres espèces. 1609. 3. perennis. Lam. Dict. 3, p. 216. (J. vivace.) — Racine pro- duisant plusieurs jets terminés, les uns par une rosette de feuilles stériles, les autres par une tige de 1 à 3 décim. redressée, simple ou peu rameuse; feuilles fermes, oblongues, lancéolées, obtuses, planes, plus ou moins velues:; pédoncule allongé terminé par un capitule arrondi, gros; écailles de l’involucre ordinairement profondément dentées en scie. Fieurs bleues. Juin, acût %. Pelouses sèches et pierreuses des montagnes surtout dans les terrains granitiques. — CREUSE. Aubusson, La Courtine, Royère, Guéret. — Mte-VienNe. St- Léonard, — C. dans les montagnes volcaniques. — Monts-Dômes, Monts- Dores, ete. 349. PHYTEUMA. L. (Raiponce.) Calice à 5 divisions ; corolle à tube court à 5 divisions linéaires allongées , se séparant de la base au Sommet , soudées en tube cylindrique avant l'épanouissement ; > étamines à filets dilatés; anthères non soudées ; 1 style à stigmate bi ou trifide ; capsule à 2 ou 3 loges, s’ouvrant par des trous laté- raux. 1610. P. spicatum. L. sp. 249. (R. en épi.) — Racine blanchitre charnue; tige de 3 à 6 déc. droite, simple, rarement velue; feuilles radicales pétiolées, cordiformes ovales, aiguës, crénelées, glabres ou un peu velues, quelquefois tachées de brun, les caulinaires lau- céolées, les supérieures linéaires sessiles ; épi terminal serré, ovoide d’abord, s’allongeant beaucoup ensuite et devenant cylindrique; style pubescent. Fleurs d’un blanc jaunâtre. Mai, juillet %. Bois et prés montagneux. AC. — Cà et là dans tout le bassin de la Loire, surtout dans les contrées montueuses. Obs. Une belle forme à fleurs d'un beau bleu est un peu plus rare, et croît souvent dans des loca- lités spéciales, surtout dans la région centrale. 1611. P. nigrum. Schm. (R. noire.) ex Gren. et Goûr. F1. fr. 2, p- 403. P. persicæfolium DC. Pr. 7, p.453 part. — Glabre, tige de 4-6 décim. droite, très simple; feuilles inférieures pétiolées, oblongues lancéolées ou un peu en cœur, étroites, simplement crénelées, les supérieures linéaires lancéolées presque entières, épi ovoide arrondi, s’allongeant ensuite, muni à la base de bractées linéaires lancéolées entières, jeunes boutons droits obtus; stigmates 2 à 3; corolles d’un beau bleu, rugueuses avant l’anthèse. Mai, juillet %. Prés et bois des montagnes. R. — La Margéride, sources de l'Allier. — CANTAL. Le 196 CAMPANULACÉES. PHYTEUMA. Lioran, Val de la Croix, Murat. — Pux-nEe-D. Laschamps. — CORRÈZE et Haute-Vienne. f 1612. P. Halieri. All. Ped. n° 430. (R. de Haller.) — Racine ren- flée; tige de 4 à 9 décim. droite, simple, feuillée; feuilles inférieures grandes longuement pétiolées, cordiformes ovales aiguës, double- ment dentées, les supérieures presque sessiles, lancéolées , dentées, épi long, ovoide oblong, muni à la base de bractées plus ou moïins dentées, étalées ou réfléchies , boutons un peu arqués; 2 stigmates'; fleurs d’un violet noirâtre. Juin, août %. Bois des montagnes. RR. — Plomb du Cantal. — Le Mexenc. 1613. P. crbiculare. L. sp. 249. (R. orbicutaire.) — Racine dure produisant ordinairement plusieurs tiges de 2 à 8 dée. grêles, simples, dressées ; feuilles inférieures pétiolées, ovales, ou lancéolées, où el- liptiques oblongues crénelées dentées, glabres, les supérietres linéaires sessiles; capitule multiflore, terminal, globuleux , devenant seulement un peu ovale après la fleuraison; style pubeseent. Fleurs d'un beau bleu. Juin, »oût %. Bois et prés secs, pâturages montueux des terrains calcaires. AR.— Midi de l'Yonne. — Lorrer. Malsherbes, Pithiviers, Segrais. — Nièv. Clamecy, Surgy, Ouagne. — Ang. Gannat. — Loire. — Haute-Loire. — Puy-de-Dôme. G. — Cuer €. dans les parties calcaires. — ID. Issoudun, Coinys, Villegonyis, Douadie, Mé- zières. — L.-Er-Cn. Env. de Vendôme. — Inn.-pr-E. Truyes. Coursay, Pressiqny, Antogny, Marcilly, Brisay, Bourqueil.—Nixx. Env. de Poitiers, Paché, Auxance, Vendœuvre.—M.-ET-L. Courchamps. RR. (Bastard). 1614. P. hemisphericur. L, sp. 241. (R. hémisphérique.) —Souche oblique produisant des tiges de 6 à 44 cent. grêles simples; feuilles linéaires étroites ou lancéolées linéaites entières, glabres, les cauli- uaires peu nombreuses plus petites ; capitule globuleux terminal, muni de bractées ovales acuminées entières, velues ciliées ; fleurs bleues. Juillet, août %. Pelouses des montagues. — Monts-Dores. — Puy-de-Dôme. — Cantal. — Le Mezenc. 350. WAHLENBERGIA.Schr. (Walhenberge.) Calice à 5 lobes; corolle campanulée tubuleuse ; 5 étamines à peine dilatées à la base; capsule semi-adhérente à 3 ou 5 loges et à 3 ou 5 valves , s’ouvrant au-dessus du tube du caiice. 1615. W. hederacea. Reich. (W. lierrée.) Campanula — L. sp. 240. — Plante glabre très délicate, d’un vert clair, de 1 à 3 décim,; tige filiforme très rameuse, couchée ; feuilles pétiolées, minces, cordi- formes arrondies, anguleuses, à 5 ou 7 lobes peu marqués; pédon- cules solitaires allongés , fililormes; calice court à dents subulées. Fleurs d’un bleu clair. Juin, août %. Pelonses humides et maréca- geuses, lieux tourbeux et spongienx. AR. — Région des montagnes. C. — Morvan. — Régions centrale et de l'Ouest, dans les landes et dans les terrains siliceux ou graniliques. 351. CAMPANULA. L. (Campanule.) Calice turbiné à 5 divisions ; corolle campanulée ou rotacée à 5 lobes plus ou moins prononcés ; 5 étamines à filets dilatés à la base et rapprochés, couvrant un disque épigyn un peu convexe ; anthères libres, ovaire turbiné à 3 ou 9 stig- mates; capsule à 2 ou 3, rarement à loges, s’ouvrant à la base par CAMPANULA. CAMPANULACÉES. 497 des trous latéraux, ou plus raremeut au sommet eù 3 ou > valves septifères. 1616. C. glomerata. L. sp. 235. (C. agglomérée.) — Tige de 1 à 6 déc. dressée, ferme, anguleuse, ordinairement simple, hérissée de poils réfléchis ; feuilles finement crénelées, hérissées de poils courts et rudes (rarement blanchâtres pubescentes , ou presque glabres), les radicales pétiolées ovales ou-oblongues acuminées, les supérieures sessiles cordiformes amplexicaules à la base: fleurs sessiles agglo- mérées, axillaires, ou ierminaies; calice à lobes lancéolés aigus. Fleurs bleues ou violactes. Mai, septembre %. Prés secs, pâturages, bois. C. Obs. Les formes nombreuses qu'on rattache ici, méritent peut-être d'être distinguées ; la var, Speciosa DC: à très grandes corulles evoit en Auvergne. — Le C. elliptica Kit. à tise élincée un eu flexneuse, à feuilles inférieures longuement pétiolées , elliptiques décurrentes sur le pétiole, et à nés largement embrassentes, se distingue assez facilement : je J'ai du Loiret, de Loir-et-Cher et d'Indre-et-Loire 1617. C. Cervicaria. L. sp. 233. (C. cervicaire.) — Plante de 4 à 10 déc. toute hérissée de poils roides; tige simple, élancée, sillonnée, feuilles entières ou un peu crénelées, les inférieures pétiolées lan- céolées, les supérieures lancéolées acuminées sessiles un peu em- brassantes ; fleurs bleues agglomérées en eapitules latéraux et ter- ininal, munis de bractées ovales aiguës; calice à lobes courts, ovales obtus ; corolles poilues sur les angles ; style presque saillant. Juin, août ©. Bois secs. RR. — Puy-nE-D. Bois de Lezoux. — CHER. Gha- vannes, bois de Fleuret, bois de Marmagne. 1618. C. latifolia. L. sp. 233. (C. à larges feuilles.) — Tige des à 9 déc. un peu anguleuse, simple, droite , feuillée; feuilles grandes, ovales lancéolées acuminées, doublement dentées, un peu velues, brièvement péliolées, les radicales pétioiées cordiformes à la base; pédoncules axillaires uniflores, en grappe terminale, lobes du calice ovales lancéolés, trois fois plus courts que la corolle qui est bleue, très grande en cloche rétrécie inférieurement. Juillet, août %. Bois des montagnes. RR. Monts-Dores, vallée de Chaudefour. — CANTAL. Le Lioran, ravin de la Croix (Lec. et Lam.). 1619. ©. Trachslium. |. sp. 235. (C. gantelée.) — Tige de 6 à 10 déc. droite, anguleuse, ferme, simple où un peu rameuse, plus ou moins hispide; feuilles hispides, grossièrement dentées en scie, les inférieures longuement pétiolées ovales et échancrées en cœur à la base, les supérieures presque sessiles oblongues acuminées; pédon- cules axillaires portant de 4 à 3 fleurs grandes, et disposées en grappe feuillée ; calice hérissé de poils blanchâtres, à lobes ovales lancéolés. Fleurs bleues. Juin, septembre %. Bois, buissons, lieux couverts. C. 1620. GC. rapunculo’des. L. sp. 234. (C. fausse raiponce.) — Racine traçante; tige de 5 à 8 déc. droite, simple ou rameuse, un peu angu- leuse, légèrement scabre; feuilles scabres, inégalement dentées, les inférieures cordiformes pétiolées, les supérieures presque sessiles lancéolées acuminées ; grappe droite terminale à fleurs unilatérales, penchées; lobes du calice lancéolés, très ouverts, réfléchis après la fleuraison. Fleurs bleues. Juin, août %Z. Champs pierreux des ter- rains calcaires, vignes, lieux cultivés. AR. — Yon. Branches, Cra- vant, Chablis, Tonnerre, Auxerre. — Core-p’Or. Sémur. — $S.-ET-L. 4928 CAMPANULACÉES. CAMPANULA. Couches, Curgy, jardins et cités d'Autun.— Niïv. Clamecy, Varzy, Garchy, Narcy, Ravaut. — Loir. Orléans. — L.-Er-Cn. Cour-Cheverni, Montoire. — Ip. Issoudun. — Cner. Fussy, Vinon. 1621. C. persicifolia, L. valves. 1663. A. maxima. L. sp. 203. (A. à grand calice.) — Racine fibreuse; feuilles ovales ou elliptiques lancéolées dentées, toutes ra- dicales, étalées en rosette ; hampes (de { à 40) dressées. rougeûtres, garnies de poils articulés, hautes de 6 à 12 cent., terminées par un Sertule de fleurs, muni à sa base d’une collerette de feuilles ovales ; calice velu blanchätre plus grand que la corolle à lobes ovales den- ticulés, s’accroissant après l'anthèse; capsule ovale surmontée 440 PRIMULACÉES. ANDROSACE. d’abord par la base persistante de la corolle dilatée en forme d’oper- eule membraneux à à lobes. Fleurs blanchâtres ou rougeâtres. Mars, mai ©. Champs, vignes, pelouses. R. — Puy-pEe-Doux. C. dans les champs de la Limagne jusqu'à Aiqueperse. — Vichy. — Lo. Îles de la Loire près Orléans. — L.-Er-Cn. CC. dans les vignes des Grouets près Blois et sur le coteau droit de la Loire jusqu’à près de 2 lieues au-dessous de la ville. — INn.-ET-L. Pussigny, Chezelles. — Vien. AC. Poitiers, Montamise, Auxance, Migné, Chardon-Champ, Vendeuvre. — Thouars.— M.-ET-L. Puy-Notre-Dame. 1664. À. carrea. L. sp. 204. (A. carnée.) Plante de 4 à 8 cent. en gazons épais; feuilles linéaires atténuées, glabres ou ciliées un peu courbées; hampes pubescentes à poils étoilés très courts ; pédicelles dépassant peu l’involucre; corolle d’un beau rose à gorge jaune, dé- passant le calice. Juillet, août %. Rochers escarpés des montagnes. — Monts-Dores. — Cantal. 368. CYCLAMEN. L. (Cyclame.) Calice à 5 divisions; corolle à tube court, eampanulé, à limbe à 5 divisious réfléchies , à gorge sail- lante; à étamines sessiles insérées au sommet du tube, conuiventes ; capsule coriace globuleuse à 5 valves. 1665. C. Europæum. L. sp. 207. (C. d'Europe.) — Rhizome gros, épais, orbiculaire déprimé, garni de fibres ; feuilles toutes radicales, pétiolées, fermes, rougeâtres en dessous, ovales ou arrondies, légè- rement sinuées crénelées, profondément échancrées en cœur à la base, à lobes arrondis, rapprochés; hamp s grêles, nues, uniflores ; corolle à gorge entière, à lobes ovales lancéolés aigus, réfléchis, mais paraissant dressés, la fleur étant pendante. Fleurs d’un blanc rosé. Août, octobre %. Bois couvertset montagneux. RR. — Naturalisé dans quelques bosquets : Tours, à Beausejour, à peine spontané. 1666. C. Neapolitanum. Tenor. (C. de Naples.) C. hederifolium Koch. C. Europœum Bast. Ess. fl. M.-et-L. — Rhizome gros, orbi- culaire, garni de fibres; feuilles souvent marbrées de blanc, échan- crées en cœur, d’abord ovales ou arrondies presque entières, puis crénelées et anguleuses, à 5, 7 ou 9 lobes peu profonds, obtus, non mucronés, à oreillettes arrondies écartées; hampes grêles, nues, uniflores ; corolle inodore, rosée, plus foncée à la gorge, plus rare- ment blanche, gorge ouverte, à 5 angles et à 10 dents, lobes oblongs ovales; calice à lobes triangulaires acuininés dentés, plus longs que la moitié du tube corollin; capsule arrondie entourée par le pédon- eule roulé en spirale. Août, octobre %. Bois RR.— Lorrer Bois de Vrigny (Jullien). — DEux-SÈv. St-Maixent (Clisson). — M.-ET-L. Parc du Couboureau près le Longercg (à fleurs blanches.) Bast. 369. SOLDANELLA. EL. (Soldanelle.) Calice à 5 divisions courtes; corolle campanulée à 5 divisions laciniées multifides ; 5 étamines à filets très courts; anthères conniventes ; 4 style; capsule ovale oh- longue, striée en spirale, s’ouvrant transversalement par la chute d’un opercule et à orifice denticulé. 1667. S. Alpina. L. sp. 206. (S. des Alpes.) FI. cent. Ed. 2, n° 1273. — Souche oblique garnie de fibres; feuilles toutes radicales, pétiolées, à limbe coriace réniforme arrondi entier ou obsceurément crénelé, peu échancré à la base; hampe de 6 à 10 cent. portant 2 à PRIMULACÉES. 441 4 fleurs; pédicelles chargés de glandes sessiles très fines; corolle violette, campanulée, découpée jusqu’au milieu en lanières linéaires, écailles de la gorge soudées avec les filets des étamines. Mai, juillet %. Gazons des montagnes près de la neige fondante. RR. — Mont-Dore. — Cantal. 370. GLAUX. L. — Calice campanulé, coloré, à 5 divisions; co- rolle nulle; 5 étamines hypogynes, insérées au fond du calice et alternes avec ses lobes; style filiforme; stigmate capité; capsule arrondie à à valves, graines fixées sur un placenta central globuleux. 1668. G. maritima. L. sp. 301. (G. maritime.) — Tige de 4 à 20 cent. un peu charnue, étalée, rameuse, radicante à la base ; feuilles la plupart opposées, rapprochées, sessiles, ovales lancéolées en- tières; fleurs sessiles axillaires solitaires, d’un blane rosé. Juin, juillet %. Lieux humides des terrains salifères. — Puy-pE-D. Sources salées de St-Nectaire, Clermont. — Région maritime, embouchure de la Loire. 571. LYSIMACHEA. L. (Lysinaque.)Calice à 5 divisions ; corolle en roue, à tube court ou nul, à limbe concave à 5 lobes, dépassant le calice ; à étamines quelquefois un peu soudées à la base, ou alter- nant avec à filets stériles; capsule s’ouvrant au sommet en à ou 10 valves, rarement en 2. * Capsule à à valves. 1669. L. vulgaris. L. sp. 209. (L. commune.) — Tige de 8 à 10 déc. droite, rameuse, pubescente; feuilles presque sessiles, ovales ou oblongues lancéolces aiguës, pubescentes en dessous, opposées ou verticillées, rarement alternes; pédoncules dressés, alternes ou ver- ticillés en grappes paniculées terminales; filets des étamines dilatés et connivents à la base. Fleurs d’un jaune doré. Juin, sept. %. Lieux frais, bords des eaux, buissons humides. C. 1579. L. nummularia. L,. sp. 211. (L. nummulaire.) — Tige de 1 à 6 décim. couchée, rampante, anguleuse, grêle, giabre, peu rameuse; feuilles opposées un peu pétiolées, entières , ovales obtuses ou ar- rondies ; pédoncules uniflores, axillaires ; lobes du calice cordiformes aigus. Fleurs jaunes. Juin, août %. Lieux couverts, bois humides, haies, fossés. CG. — Manque parfois dans les terrains granitiques. ** Capsule s'ouvrant en 2 valves (Lerouxia. Mérat.). 1671. Z. nemorum. L,. sp. 211. (L. des bois.) Lerouxia — Mérat. — Tige de 1 à 3 déeim. couchée, un peu radicante à la base, cylin- dracée, grêle; feuilles courtement pétiolées, opposées, ovales aiguës, très entières et très glabres; pédoncules filiformes, solitaires, axil- laires, plus longs que les feuilles; penchés à la maturité; lobes du calice linéaires acuminés. Fleurs petites, jaunes. Mai, juillet %. Lieux couverts et humides des bois montagneux, bords des ruisseaux et des filets d’eau, surtout dans les terrains siliceux ou granitiques. — Région des montagnes. CG. — Morvan. — Régions du Centre et de l'Ouest, seulement dans les lerrains siliceux, nulle dans les autres terrains. . 372. ASTEROLINUM. Link et Hoff. (Astrolin.) Calice à 5 divi- sions lancéolées subulées; corolle trois fois plus courte que le calice, * 449 PRIMULACÉES,. © ASTEROLINUM. rôtacéé campanulée à 5 lobes arrondis; 5 étamines filiformes sail- lântes: capsule globuleuse envéloppée par le calice et la corolle pérsistants, à 5 valves, placenta globuieux , 2 à 3 graines rugueuses, creusées au centre. . 1672. A. Einum-stellatum. Link et Hoff. (A. étoilé.) Lysimachia — L. sp. — Plante très grêle, dé 2 à 5 cent. droite; feuilles oppo- sées, sessiles lancéolées aiguës, un peu rudes aux bords; fleurs blanches, axillaires, solitaires, à pédicelles plus courts que les feuilles. Avril, mai. © Pelouses rases et sables des bords de la inér. RR. — Noirmoutier, Belle-Ile (Lloyd). 373. ANAGAXEIS. L. (Mouron.) Calice à lobes; corolle rotacée à à lobes, à tube court ou presque nul; 5 étamines velues, insérées à la base de la coroile: 4 style à stigmate capité; capsule globuleuse, s’ouvrant cireulairement. Feuilles opposées ou ternées. 1673. À. arvensis. L. 6p. 211. (M. des champs.) An. phœnicea Lam. — Tige de 1 à 2 déc. anguleuse, rameuse, diffuse; feuilles sessiles, ovales trinervées ; pédoncuies axillaires, plus longs que les feuilles; caliée plus court que la corolle; lobes dela corolle entiers ou un peu crénelés, bordés de cils glanduleux ; capsule à 5 stries. Fleurs rouges: Juin, octobre ©. Lieux cuitivés, champs, vignes. CC. — Varie à fleurs roses, blanches, blanches et rouges à la base, d'un rouge violet vineux. 1674. A. cœrulca. Schreber. (M. bleu.) — Tige de 4 à 3 déc. än- guleuse, très rameuse diffase, un peu redressée; feuilles sessiles ovales oblongues, à 5 nervures; pédoncules axillaires à peu près égaux aux feuilles; calice égalant la corolle; lobes de la corolle den- ticulés, non glanduleux; capsule à 8 ou 10 stries. Fleurs bleues. Juin, octobre ©. Champs pierreux, vignes des terrains calcaires. G. — Varie à fleurs blanches ou bleues à gorge rouge. 1675. A. tencila. L. Mant. 335. (M. délicat.) Lysimachia — L: Sp. 211. — Tige de 1 déc, environ, filiforme, tout à fait rampante, radi- eante; feuilles un peu pétiolées arrondies, parfois mucronuléess pé- doncules axillaires, filiformes, beaucoup plus longs que les feuilles; lobes du calice linéaires acuminés, 3 fois plus courts que la corolle campanulée. Fleurs d'un rose tendre à lignes plus foncées où blan- châtres. Légère odeur d'anis quand la plante se flétrit. Juin, août %. Lieux marécageux des terrains granitiques ou sablonneux. AC. — Manque dans les régions où domine le calcaire pur. 374. CENEUNCÇUEUS. IL. (Centenille.) Calice à 4 divisions; co- rolle à tube renflé globuleux, à iimbe ouvert à 4 lobes aigus; # éta- mines ; capsule globuleuse s’ouvrant circulairement. 1676. C. mirimus. L. sp. 169. (C. naine.) — Tige de 2 à 8 centim. très grêle, rameuse, dressée, glabre; feuilles ovales entières, un peu pétiolées, ordinairement alternes; fleurs sessiles axillaires, très pe- tites, blanchâtres ou rosées. Juin, sept. © Lieux mouillés en hiver, pelouses des bois, bords des étangs et fontaines, trous de minerai de fer. Peu C. 375. SAMOLUS. &. (Samole.) Calice persistant, semi-adhérent ; corolle hypocratériforme à 5 lobes ouverts ; 5 écailles filiformes (éta- ILICINÉES. 113 mines stériles) placées à la base des sinus de la corolle et alternant avec les étamines; 5 étarines oppositives insérées au bas du tube ; ôvaire semi-infère ; capsule s’ouvrant au sommet en à valves. 1677. S. Yalerasdi. L. sp. 243. (S. de Valerandus.) — Racine fibreuse blanche ; tige de 2 à 6 déc. droite, cylindrique, glabre, vn peu r'imeusé du sommet; feuilles lisses, entières , les radicales pé- tiolées, oblongues spatulées, les autres sessiles, alternes, ovales obtuses; grappes dressées, lâches, terminales; pédicelles offrant une courbure munie d’une petite bractée, Fleurs blanches. Juin, août %. Lieux humides, fossés, ruisseaux. Peu C. FAM. LXIIL ILICINÉES. Calice à 4 ou 6 dents ; corolle régulière hypogyne, à 4, 5 ou 6 divi- sions imbriquées dans le bouton; 4, 5 ou 6 étamines inscrées sur la corolle et alternant avec sés divisions; 4 à à stigmhatcs présque Sés— siles ; ovaire de 2 à 6 loges contenant À ovule pendant ; fruit drüpacé à noyaux indébiscents; embryon petit, bilobé, droit, périsperme grand. Fleurs quelquefois unisexuelles. 376. 2LEX. L. (Houx.) Calice petit, persistant, à 4 ôu 5 dents; corolle à 4 ou 5 divisions étalées, en forme de pétales ; 4 à 5 étamines, 4 à à stigmates presque sessiles ; baiv arrondie à 4 ou à loges monos- permes. 1678. 3. Aguifolium. L. sp. 181. (H. commun.) Vulg. Corster, Ecouju. — Arbrisseau élevé (rarement arbre), rameaux toujours verts; feuilles Alternes, glabres, luisanites, fermes côriaces, persistäntes, ovales aiguës, ondulées, dentées, à dents roides, épineuses (rarë- ment ovales, très entières); fleurs courtement pédonculées en petits _Corymbes axillaires; baïes rouges. Fleurs d’un blane rosé. Mai, juin. Bois, buissons, haies, surtout dans les lieux montueux dés terrains siliceux. CC. FAM. LXIV. OLÉACÉES. Calice à 4 dents ou à 4 lobes; corolle régulière hypogyne, à 4 divi- sions ou à 4 pétales, plus rarement nulle; 2 étamineés insérées daus le tube de la corolle ou adnées aux pétales; ovaire à 2 loges conté- nant 2 ovules pendants; fruit capsulaire où eu baie ou en drupe. Arbres ou arbrisseaux, 877. FRAXINUS. L. (frêne.) Calice ét corolle nuls ou à 4 divi- sious, celles de la corolle en forme de pétales; fleurs souvent poly- games; 2 étamines, 4 style à stigmate bifide; ovaire biloculaire à loges uniovulées; capsule uniloculaire, ovale chlongue comprimée, ailée imembrañeuse, contenant À graine pédicellée. 1679. #. exceïsior. L. sp. 1509. (F. élevé.) — Arbre élevé à écorce lisse grisètre, à bourgeons noirs, à rameaux et feuilles opposés ; feuilles ailées avec impaire, à folioles presque sessiles , l'âncéolées oblôngues acuminées, serrulées ; fleurs dépourvues de calice et de corollé; anthères sessiles ; capsules nombreuses en grappes pen- dantés, obliquement échancrées au sommet. Fleurs rougeâtres nais- sañt avant les feuilles et paniculées au sommet des rameaux. Avril. Bois frais, bords des routes. 444 OLÉACÉES. FRAXINUS. Obs. On cultive sous le nom de Fréne monophylle le F. heterophylla Vabl. à feuilles simples ovales oblongues , et qui se trouve quelquetois dans les plantations. F. ornus L.. facile à distinguer à ses pétales blancs étroits, se trouve seulement planté dans les parcs. Le F. excelsior, ainsi que les espèces suivantes que l'on confond généralement avec lui, a les feuilles tantôt très glabres , tantôt barhues le long de la côte. Un échantillon que j'ai recueilli sur le mont Beuvrai, où cet arbre est spontané, offre ve caractère ; ses fruits très étroits se terminent par un style à deux stigmates ; plustardils sont obtus ou un peuéchancrés etobliques au sommet. En observant les fruits des Fraxinus de nos campagnes, on y trouve une si grande diversité de formes qu'on peut tout d'abord n'y voir que de simples modifications, mais on voit en mème temps tant de différences dans le port de ces arbres , la forme et la nuance de leur feuillage, qu'on peut y soupçonner des espèces distiuetes que la culture par semis éclairerait sans doute entre les mains d’un observateur patient et scrupuleux. 1680. F. oxyphylla. MB. (F. à feuilles aiguës.) — Arbre très res- semblant au précédent, bourgeons noirâtres ; folioles moins nom- breuses, lancéolées acumiaées dentées; fruits oblongs elliptiques obtus, très entiers, mucronés par la base persistante du style; style simple à stigmate à peine échancré. — Core-»’Or. Rochers de Cirey près Nolay. — Angers. — La Vendée, etc. 1681. F. rostrata. Guss. (F. à bec.) — Arbre semblable aux précé- dents, bourgeons jaunâtres ou cendrés, folioles nombreuses, lancéo- lées acuminées deniées, entières et en coin à la base; fruits oblongs lancéolés, rétrécis aux deux extrémités et mucronés dans leur jeu- nesse; stigmate simple. — Çà et là. Angers, Nantes, etc. 378. SYRINGA. L, (Lilas.) Calice petit à 4 dents; corolle à tube long et à limbe ouvert à 4 divisions concaves; 2 étamines incluses dans le tube; stigmate bifide; capsule ovale comprimée acuminée, à 1 ou 2 graines, à 2 loges et à 2 valves naviculaires, emportant cha- cune la moitié de la cloison qui se fend à la maturité. 1682. S. vulgaris. L. sp. 11. (L. commun.) Lilac vulgaris Lam. — Arbrisseau élevé ou arbre à jeunes rameaux cylindracés pubescents; feuilles opposées pétiolées, cordiformes ovales acuminées, glabres ; fleurs nombreuses en thyrses terminaux, élégants, d’une odeur suave, purpurines ou blanches. Avril, mai. Originaire d'Orient, cultivé partout et naturalisé dans les haies, sur les vieux murs et les ruines. Obs. On cultive aussi le Lilas de Perse (S. Persica L.) plus grèle dans toutes ses parties et à feuilles Jancéolées entières où pinnatifides. 379. PHYLLIREA. L. (Filaria.) Caiice petit, campanulé, à 4 dents, corolle à 4 divisions ; anthères presque sessiles, drupe globuleux à noyau fragile. Feuilles opposées persistantes. 1683. P. media. L. sp. 10. (F. moyen.) — Arbrisseau très rameux, à rameaux grisâtres ; feuilles ovales lancéolées ou oblongues, entières ou denticulées, mucronulées; fleurs petites axillaires, d’un blanc verdâtre; drupe arrondi terminé par une pointe. Mai, avril. RR. — Vin. St-Benoit, rochers de Passelourdain (Delastre). 380. LIGUSTRUM. L. (Troène.) Calice petit à 4 dents; corolle à tube court et à limbe ouvert à 4 divisions ; ? étamines à anthères saillantes hors du tube ; 1 style, baie à 2 loges et à 2 ou 4 graines. 1684. L. vulgare. L. sp. 10. (T. commun.) — Vulg. Bois noir. — Arbrisseau à rameaux flexibles, cylindracés; feuilles opposées ob- longues lancéolées, entières, glabres, fermes, courtement pétiolées, presque persistantes; panicule terminale, resserrée en forme de thyrse; baies noires. Fleurs blanches odorantes. Juin, juillet. Haies, buissons, bois surtout dans les terrains argileux. C. JASMINÉES. 445 FAM. LXV. JASMINÉES. Fleurs hermaphrodites régulières, calice mouosépale tubuleux in- férieurement à 5 ou 8 lobes; corolle monopétale régulière à 5 ou 8 lobes, 2 étamines insérées sur la corolle à filets courts; anthères in- trorses à 2 loges ; ovaire libre à 2 loges biovulées, ovules dressés : style simple à stigmate bilobé ; fruit capsulaire ou en baie à 1 ou 2 loges; graines entourées d’un tégument membraneux. — Arbres ou arbrisseaux à feuilles souvent opposées. 381. JASMINUM. L. (Jasmin.) Calice à à divisions; corolle tubu- leuse à limbe plane divisé en à lobes obliques ; 2 étamines incluses, 1 style à stigmate renflé; baie ferme à 2 loges monospermes. 1685. J. fruticans. L. sp. 9. (J. arbrisseau.) Vulg. Jasmin jaune. — Arbrisseau rameux, à rameaux anguleux, flexibles verts; feuilles alternes, ternées et simples, à folioles ovales obtuses, cunéiformes à la base, d'un vert luisant; lobes du calice courts, étroits, subulés. Fleurs jaunes en petits bouquets terminaux. Mai, juillet. Cultivé et naturalisé çà et là dans les haies des jardins. R. spontané. — S.-ET-L. Flacé, rochers au pied de la Grisière près Mâcon. — CHER. Coleaux du Cher, à Lupan. — L.-ET-Cn. Rocher vis-à-vis St-Victor entre Blois et la Chaussée. — DEUX-SÈV. Thouars, coteaux de Crevant. Obs. Oa cultive Le J. oficinale L. à feuilles opposées, ailées, et à fleurs blanches odorantes. FAM. LXVI. APOCYNACÉES. Calice à à divisions persistantes; corolle monopétale régulière, hypogyne à 5 divisions obliquement contournées dans le bouton ; 5 étamines insérées sur la corolle, alternes avec ses lobes, à filets courts, libres ; anthères souvent appliquées sur le stigmate, à pollen grauuleux, 2 ovaires libres ou soudés en un seul; 2 styles soudés au sommet sous un seul stigmate ; le fruit est un follicule, plus rarement il est capsulaire ou charnu. — Herbes ou arbrisseaux à feuilles oppo— sées entières. 382. VINCA. L. (Pervenche.) Calice à 5 divisions, corolle en sou- coupe, à long tube, à gorge nue, pentagone, et à 5 lobes obliquement tronqués ; à étamines à anthères rapprochées, et se contournant en— suite; 1 style à stigmate en anneau, surmonté par une couronne de poils ; capsules en follicules allongés ; graines nou chevelues. Plantes. à feuilles persistantes et d’un vert luisant. 1686. V. minor. L. sp. 304. (P. à petite fleur.) Vulg. Violette de serpent. — Tige grêle, êure, couchée, rampante, à rameaux floraux uu peu redressés; feuilles glabres, fermes, lancéolées ou ovales ellip- tiques , rétrécies à chaque extrémité, courtement pétiolés; pédon- cules axillaires, solitaires, plus longs que les feuilles; lobes du calice glabres, plus courts que le tube de la corolle. Fleurs bleues, rare— ment blanches. Mars, mai %. Lieux couverts, haies, bois. C. 1687. V. major. L. sp. 304. (P. à grande fleur.) — Tige couchée, rampante, à rameaux floraux redressés; feuilles grandes, molles, ciliées sur les bords, ovales pointues, cordiformes ou arrondies à la base; pétioles munis de quelques points glanduleux; pédoncules axillaires, solitaires, ordinairemeut plus courts que les feuilles; lobes 116 ASCLÉPIADÉES. du calice ciliés, égalant le tube de la corolle. Fleurs grandes d’un beau bleu. Mars, mai %. Haies couvertes et humides. R. — Crrer. Genouilly, à la Maison-F'ort, Plou, Houet près Lapan, Vornay, St-Amand, St-Florent, le Coudrai près Cuwray, Graire. — {npre. Chateauroux, le Tranger. — L.-x-Cu. Bellevue près Cour-Cheverni. — Wie-Vren. Aixe, bords de l'Aissette. — Env. de Tours, Chinon. — Poitiers. —DEUX-SEX, St-Loup, Thouars. — Saumur, Angers. — La Sarthe, ete. pro « FAM. LXVIL ASCLÉPIADÉES. Calice à 5 divisions persistantes; corolle monopétale hypogyne régulière à 3 divisions rarement contournées dans le bouton; gorge souvent munie d’appendices soudés avec le tube des étamines (Gynos- tême); 5 étamines insérées à la base de la corolle, à filets soudés en tube qui renferme le pistil, plus rarement libres ; pollen aggloméré en masses, qui se fixent sur les glandes du stigmate ; 2 ovaires, styles soudés sous un seul stigmate; stigmate charnu, à à angles chargés de corpuseules cartilagineux alternant avec les anthères ; fruit formé de deux follicules dont un avorte quelquefois, s’ouvrant laté- ralement et portant sur les bords les graines imbriquées, planes, pendanies, souvent placées au milieu d’une houpe de soie blanche. — Herbes ou sous-arbrisseaux à feuilles opposées, indivises, à sue laiteux. 382. VINCETOXICUM. Mœnch.(Dompté-venin.) Calice à 5 dents; corolle presque rotacée à 5 divisions profondes ; 5 étamines soudées à la base en couronne cylindrique à 5 lobes charnus placés deyant les anthères ; anthères terminées par une membrane, masses polli- niques renflées pendantes; stigmate aigu; follicules lisses à grainés chévelues. 1688. V. officinale. Mœnch. (D. oflicinal.) Asclepias Vincetoticum. L. sp. 314. Cynanchum— R. Br. — Racine blanchätre; tige de 3 à 8 déc. droite cylindrique, glabre ou puhescente au sowmet, simple ou peu rameuse, parfois un peu volubile ; feuilles courtement pétiolées, cordiformes, ovales acuminées, finement ciliées sur les bords, fermes, opposées ou ternées; pédoncules axillaires, courts, ramifiés au s0m- met en petits bouquets axillaires ; follicules glabres lancéolés acuminés renflés à la base: calice à lobes lancéolés linéaires aigus, égalant presque le tube corollin; corolle blanc-jauniire, à lobes planes pu- bescents en dedans; couronne divisée jusqu’au tiers en 5 lobes épais, rapprochés et réunis par une membrane étroite, pallucide. Juin, septembre %. Bois secs, coteaux, lieux pierreux et stériles, surtout dans les terrains ealcaires. C. | 1669. V. laxum. Bartl. (D. lâche.) Cynanchum — Koch. — Racine garnie de fibres bianchâtres ; tige souvent très élevée (dans les buis- sons) et à la fin volubile, cylindrique, pubescente au sommet, peu rameuse; feuilles courtement pétiolées, cordiformes à la base, les inférieures ovales subarrondies, les autres oblongues lancéolées lon- guement acuminées ; pédoncules axillaires, ramifiés au sommet en petits bouquets multiflares, à la fin lâches; follicules glabres lancéolés très aigns, rentlés à la base; calice à lobes lancéalés acuminés, presque moitié plus couris que Île tube coroilin ; corolle blanchâtre à lobes ovales vbienge:, bu peu enraulés sur les boras, pubescents à ASCLÉPIADÉES. 441 l'intérieur; couronne divisée jusqu’au milieu en à lobes étroits éeartés et réunis par une membrane pellucide. Juin, août %. Bois, buissons C. — Cher. — Loiret. — Maine-et-Loire. — Deux-Sèvres, etc. 384. ASCLEPZAS. 3. (Asclépiade.) Corolle à 5 divisions réfléchies; filets des étamines soudés en tube couronné par 5 folièles en cornet; anthères terminées par une membrane, masses de pollen comprimées pendantes ; stigmate déprimé mutique ; graines chevelues. 1690. A. Cornuti. Decais. in Prod. 8, p. 564. (A. de Cornuti.) A. syviaca. L. sp. 313. — Tige de 8 à 12 déc. droite, simple, pubescente très feuillée ; feuilles grandes, ovales entières, tomenteuses en des- sous; ombelles arrondies penchées, terminales et axillaires, à rayons nombreux pubescents ; capsules ventrues allongées, lisses. Fleurs blanches, mêlées de rouge, odorantes. Juin, août %. Originaire de la Virginie, naturalisée çà et à. R. — L.-pT-Cn. Herbault en Sologne. — Ait. St-Pourçain. — Tours, rochers de Marmoutiers. — Iles du Cher et de la Loire eà et là. — Le Mans à Funay. FAM. LXVIIT. GENTIANÉES. Galice persistant lobé ou divisé; corolle moncpétale régulière, souvent marcescepte, hypogyne à à ou quelquefois 4 ou 8 divisions imbriquées ou centournées dans le bouton; étamines insérées sur la corolle, en nermbre égal à ses divisions, et alternes avec elles; { ovaire libre; 2 styles plus ou moins soudés, à stigmate simple ou bilobé ; capsule polysperme tantôt uniloculaire, à 2 valves sur les bords des- quelles les graines sont fixées ; tantôt à 2 loges, à cloison formée par les bords rentrants des valves et à placenta central; embryon droit dans le centre d’un périsperme charnu. Plantes herbacées glabres, amères, à feuilles souvent opposées et entières. 385. ERYEHREÆA. Richard. (Erythrée.) Calice tubuleux angu- leux à 5 lobes; corolle en entonnoir à long tube, à limbe à 5 lobes ; 5 étamines à anthères oblongues se contournant en spirale après la fieuraisons style incliné à 2 stigmates rapprochés ; capsule allongée biloeuiaire à cloison formée par les bords rentrants des valves. Les ficurs n'offrent quelquefois que quatre divisions. 1691. E. Certaurium. Pers. syn. 4. 283. (E. centaurée.) Gentiana ceñlaurium. L. sp. 332. Chironia — Sm. Vuig. petite centaurée. — Tige de 2 à 6 déc. droite, quadrangulaire, simple ou rameuse, à rameaux fastigiés, dichotomes au sommet; feuilles sessiles ovales oblongues, à 8 où 5 nervures, les radicales plus grandes obovales ; fleurs presque sessiles, munies de petites bractées à la base, et réunies en corymbes fasciculés et terminaux; lobes de la corolle ovales. Fleurs roses quel- quefois blanches. Juin, septembre @. Bois, pâturages. G. — Manque dans quelques parties des terrains granitiques. 1692. E. pulchella. Fries. Nov. fl. S.74.(E. élégante.) Er. ramosissima Pers. — Tige de 6 à 45 cent. à 4 angles aigus, divisée souvent dès la base, en rameaux nombreux, lâches, ouverts; feuilles ovales à 5 ner: vures ; fleurs axillaires, pédicellées, sans bractées à la base, et for- mant des petits bouquets terminaux : lobes de la corolle lancéolés,. Fleurs roses, rarement blanches. Juin, septembre ©. Pelouses et pâturages humides, bords des étangs. C.— Yarie à tige naine, presque simple, parfois uniflore, (Gent. palustris. Lam. Chironig inaperta, W,), 418 GENTIANÉES. ERYTIR AA. 1693. E. maritima. Pers. syn. 1, p. 283. (E. maritime.) Gentiana — L. Chironia— W.—Tige de 6 à 15 cent. droite, plus ou moins rameuse dichotome au sommet; feuilles elliptiques oblongues obtuses, rare— ment acuminées ; fleurs jaunes, peu nombreuses terminales et axil- laires. Juin, août @. Landes, collines des bords de la mer. RR. — Ste-Marie près Pornic (Bast.). 386. CICENDIA. Griseb. (Cicendie.) Calice à 4 ou 5 divisions profondes, linéaires allongées; corolle à 4 ou 5 lobes obtus concaves, souvent connivents, à tube allongé renflé au milieu; 4 ou à étamines à anthères non roulées en spirale; 4 style à stigmate capité; capsule oblongue à 2 valves dont les bords, légèrement rentrants, forment une cloison incomplète. 1694. €. pusilla. Griseb. (C. naine.) Exacum pusillum. DC. Gentiana pusilla. Lam. Dub. Orl. n° 793. — Tige de 3 à 9 cent. grêle, presque filiforme, très rameuse, dichotome, à rameaux souvent divariqués, diffus ; feuilles linéaires lancéolées aiguës, trinervées ; pédoncules axillaires et terminaux plus ou moins allongés ; lobes du calice ellip- tiques allongés, linéaires aigus lâches ; lobes de la corolle connivents et ne s’étalant qu’au soleil. Fleurs jaunâtres, blanches ou roses. Juillet, septembre ©. Pelouses mouillées en hiver, bruyères humides, trous de minerai, bords des étangs. AR. — Région de l'Ouest. — La Haute-Vienne. -— La Brenne. — La Sologne. — Nièvre. — Autun. — Allier. — Cher. — Manque dans la région des montagnes et dans le calcaire. Obs. Les fleurs de cette espèce ne s'épanouissent qu'au milieu du jour et sous un ciel serein. Je les ai vues dans les mèmes lieux offrir la couleur rose, blanche et jaane soufre ; le tube de la corolle per- siste sur le fruit sous forme de gaine membraneuse, Les petits individus forment des toutfes régulières à rameaux courts, c'est alors l'Ex. pusillum des auteurs. Plus souvent les rameaux sont nus allongés etdivariqués, et les fleurs roses, c'est alors l'Ex. Candollii Bast. qui ne forme, selon nous, qu'une très légère variété. 387. MICROCALA. Link. (Microcale.) Calice campanulé à 4 dents courtes, pointues, élargies à la base, membraneuses au bord; corolle à tube ventru et à 4 lobes étalés; 4 étamines droites, non saillantes, placées entre les lobes de la corolle; stigmate capité; capsule unilo- culaire polysperme, à 2 valves s’ouvrant jusqu'au milieu, et portant sur leurs bords internes les placentas sur lesquels sont portés plusieurs rangs de graines. 1695. M. filiformis. Link. fl. Port. 1, p. 359. (M. filiforme.) Gentiana filiformis. L. sp. 335. Exacum filiforme. Wild.— Cicendia — Delarb. — Tige de 4 à 10 cent. filiforme, droite, simple ou peu rameuse, feuilles radicaies ovales quaternées, les caulinaires peu nombreuses, opposées, lancéolées, subulées; pédoneules allongés, nus, uniflores. Fleurs jaunes. Juin, septembre ©. Bords des étangs, pelouses hu- mides des bois et des landes, trous de minerai. AG. mais non partout, Manque dans les régions calcaires. 388. CHLORA. L. (Chlore.) Calice à 8 divisions; corolle hypo- cratériforme à tube court et à limbe à 8 divisions ; 8 étamines courtes insérées sur la gorge de la corolle; 1 style à 2 stigmates échancrés ; capsule uniloculaire ; placenias fixés sur les bords rentrants des valves. Le nombre des parties de la fleur varie rarement en plus ou en moins. 1696. C. perfoliate. L. syst. Nat. 2, p. 267. (C. perfoliée.)—Plante glauque, lisse, de 2 à 8 déc.; tige droite, cylindrique, simple ou ra CHLOPA. GENTIANÉES. 449 meuse dichotome au sommet: feuilles eaulinaires ovales triangulaires, opposées et soudées l’une à l’autre dans toute leur largeur, les radi- cales obovales rétrécies à la base; calice divisé jusqu'à la base en 8 parties subulées à une nervure, et plus courtes que la corolle, à lobes obtus. Fleurs jaunes en bouquets terminaux. Juin, août ©. Pâturages buissonneux, pentes des coteaux argileux et calcaires. AC. — Manque dans les autres terrains. 1697. C. imperfoïiata. L. F. sup. 218. (C. imperfolice.) C. sessilifolia Desv. — Tige de 1 à 3 déc. droite, grêle, simple ou rameuse au som- met; feuilles glauques, ovales lancéolées, sessiles embrassantes, à peine soudées par leur base; calice divisé, seulement au trois quarts de sa longueur, en lobes lancéolés trinervés égalant presque la co- rolle ; fleurs jaunes portées par de longs pédoneules axillaires et terminaux. Juin, septembre ©. Landes et pâturages marécageux. RR.— L.-£Tr-Cn. Gièvres, Pruniers. G. — Ixn.-eT-L. La Haye, St-Bault, St-Quentin (Clisson.)— Vie. Lencloitre, La Palu, Blalay, Anvaux, An- yliers. — M.-Er-L. Marais de la Dive. 389. GENTYANA. L. (Gentiane.) Calice de 4 à 9, plus souvent 5 divisions plus ou moins profondes; corolle à tube cylindrique ou campanulé, et à limbe à 5, ou de 4 à 9 lobes entiers ou ciliés ; # à 9 étamines insérées sur le tube de la corolle, à anthères quelquefois connées ; style biparti à 2 stigmates ; capsule unilocuiaire à 2 valves, dont les bords rentrants portent les graines. * Gorge de la corolle nue. 1698. G. lutea. L,. sp. 329. (G. jaune.) — Tige s’élevant jusqu'à 4 mèt. droite, simple, cylindrique, lisse, robuste ; feuilles ovales elliptiques, nerveuses, embrassantes, les radicales très grandes ré- trécies en pétiole; fleurs nombreuses pédicellées en verticilles axil- laires; calice membraneux en forme de spathe; corolle profondément divisée en à à 8 lobes allongés et aigus. Fleurs jaunes. Juin, août %. Bois et prés montagneux. R.— La Côte d'Or. —L'Yonne.—C. dans la région des montagnes, — dans celles de la Creuse.—Hte-Viin. Eymoutiers, Peyrat (Lamy). 1699. G. Cruciata.L. sp. 334. (G. Croisette.) — Racine rampante ; tige de 2 à 6 déc. anguleuse, ascendante ; feuilles oblongues lan- céolées obtuses, lisses, à 3 ou 5 nervures, soudées en gaine à la base, les inférieures à gaines allongées, élargies au sommet; fleurs sessiles, axillaires, verticillées, les supérieures entassées; corolles quadrifides, nou barbues, à tube renflé au sommet. Fleurs bleues. Juin, août %. Collines pierreuses, bois et prés montueux.—AR. La Haute-Loire. — La Limagne. — S.xr-L. Sivry, Saizy, l'Hôpital, entre Culles et Bissy. — CorTe-p’'ORr. Liernais. — Yox. Avallon, Villefargeau, Chablis, Auxerre, St-Bris, Châtel-Censois. — Nièv. Vallon de Faye, Sauvigny, Mar:y, Champvert, Poiseux, La Charité, Corvol-l'Orgueilleux, Villiers-sur- Yonne. — CHER. Germigny-l'Exempt, Gron, Soye, Turly près Bourges, Villeneuve, Lissay, Plainpied, Augy, St-Germain-des-Bois, Blet. — Loir. Chätillon-sur-Loire, pare de Lumeau.—L.-r-Cn. Lavardin, Rochambeau. — Inn. Montlevic, Lys, bois de la Rivière. — INb.-£r-L. Vallée de Roche- corbon, bois d'Usseau, Beaumont-la-Ronce, bois de Lavaret. — Ven. Püygi- reau près Maillé, Méré, — SARTHE. Mamers, Conlie. — Alençon. C. 29, 450 GENTIANÉES. GENTIANA, 1700. G. Pneumonanthe. L, sp. 330. (G. Pncuiñotianthe.) — Tige de 1 à 5 déc. dressée, grêle, simple ou un peu rameuse; feuilles lan- céolées linéaires obtuses, à bords un peu enroulés, réunies à la base en gaine très courte, les inférieures très petites, en forme d’écailles ; fleurs axillaires solitaires ou agglomérées ; corolle plissée, campanulée à 5 lobes triangulaires aigus; anthères rapprochées ; stigmates li- néaires allongés. Fleurs d’un bleu d'azur, rarement bleuûtres ou blanches. Juillet, octobre %. Prés et paturages humides ou maré- cageux, bois fangeux. AC. 3 Var. b. humilior. — Tige naine, uniflore, souvent plus courte que la fieur. R. — Loir. Bords du Cens près Donnery. — CuER. Pelouses sèches à Paressy, entre les Aix et Henrichemont. | 1701. G. verna. L. sp. 531. (G. vernale.) — Souche grêle produisant des rameaux feuillés et des tiges de 4 à 12 cent. dressées gäzon- nantes, simples uniflores ; feuilles sessiles elliptiques ou lancéolées aiguës, les radicales en rosette; calice à angles bordés d'ailes étroites égales ; corolles saillantes d’un bleu d'azur. Mai, juillet %. Pelouses élevées des montagnes. — Plomb du Cantal. — Mont-Dore. Obs. Le G. æstivaR. et Sch. G. angulosa Bieb, diffère par les ailes du calice plus larges an milieu, et se trouve plus abondante que le verna dans ces localités, suivant MM. Lecoq et Lamotte qui ne la considèrent pas comme une espèce distincte. ** Gorge de la corolle barbue, c'est-à-dire qarnie d'écailles mullifides. 1792. G. campestris. L. sp. 334. (G. champêtre.) — Tige de 1 à 2 déc. droite, plus ou moins rameuse; feuilles ovales lancéolées, aiguës, les radicales pétiolées obovales spathulées ; pédoncules axillaires et terminaux; fleurs à 4 parties; lobes du calice très inégaux, 2 exté- rieurs grands elliptiques aigus, 2 intérieurs étroits lancéolés acu- minés ; coroille à 4 lobes, munie à la gorge d’appendices barbus. Fleurs d’un violet foncé, rarement blanches. Juillet, septembre ©. Prés secs, pelouses montagneuses. RR,— CREUSE. Chambraud, Ahuw, mon- tagnes à gauche de la Creuse, Si-Oradoux. — Hte-Viex. C. de St-Vit à Magnacbourg (Lamy). — Plus C. dans la région des montagnes : Monts-— Dêmes, Monts-Dores. — Pilat. — Sources de la Loire. 1703. G. Germanica. Wild. sp. 1346. (G. d'Allemagne.) Gent. ama- rella. Thuil. non L. — Tige de 4 à 6 déc. droite, souvent violacée, anguleuse, rameuse et comme paniculée au sommet; feuilles sessiles, ovales acuminées, élargies à la base, d’un vert plus pâle en dessous, les radicales pétiolées obovales ; fleurs à 5 parties, pédoneulées, axil- laires et terminales ; calice à 5 lobes linéaires lancéolés égaux, beaucoup plus courts que le tube de la corolle ; corolle à à divisions pointues, et munie à la gorge d’appendices barbus. Fleurs d'un violet purpurin. Août, octobre ©). Bords des bois, pâturages buissonneux et pentes des coteaux calcaires. R. — S.-ET-L. Garenne de Chamilly, Givry, Cuiseaux. — Vox. lrancy, St-Bris, Aney-le-Frane, Druy, Sou- gères. — Nièv. Varennes-lès-Nevers, Pouques, Parigny-lès-Vaux ! eôte de Sarmentol! à Villiers-sur-Yonne. — M.-ET-L. Pontigne. *** Corolle à gorge nue et à lobes ciliés fimbriés. 1704. G. ciliata. L. sp. 334. (G. ciliée.) — Tige de 1 à 3 dée. droite, flexueuse, anguleuse, simple ou peu rameuse ; feuilles lancéolées GENTIANÉES. 4 linéaires, dressées ; fleurs terminales assez grandes; corolle à 4 di- visions profondes, dentées, ciliées, fimbriées dans leur milieu, gorge nue. Fleurs bleues. Août, septembre ©. Bois et pelouses herbeuses des montagnes caleaires. RR.— S.-£r-L. Garenne de Chamilly, Rally, Cuiseaux. — Cor:-n'Or. Soucey. — YON. Ancy-le-Franc, Tonnerre, forêt de Maulnes (Ravin). 390. SWERTIA. L. (Swerlie.) Calice à 5 divisions; corolle ro- tacée à limbe plane, à 5 divisions, non couronnée, ni plissée, munie à la base des lobes de deux fossettes nectarifères, frangées dans leur pourtour; à étamines, stigmate sessile; capsule uniloculaire à graines fixées sur le bord des valves. 1705. S. perennis. L. sp. 328. (S. vivace.) — Tige de 2 à 4 déc. dressée, simple, multiflore ; feuilles radicales pétiolées, oblongues elliptiques, les caulinaires sessiles opposées, ovales oblongues; fleurs d'un bleu gris, tachées, dressées en panieule étroite; pédicelles grêles tétragones. Juillet, août %. Lieux tourbeux des montagnes, R. — Mont-Dore, marais de la croix Morand. 391. MENYANTMES. L. (Ménianthe.) Calice à 5 divisions ; co- rolle en entonnoir à 5 lobes égaux, étalés, barbus sur la surface intérieure; > étamines, À style à stigmate capité, sillonné; ovaire inséré sur un disque en forme d'anneau cilié; capsule uniloculaire, polvsperme, bivalve, à graines fixées longitudinalement sur le milieu des valves; graines non bordées. 1706. M. trifoïata. L,. sp. 208. (M. trèfle d’eau.) — Souche ram- pante épaisse, articulée, garnie de fibres et d’écailles membraneuses ; feuilles pétiolées cemposées de 3 folioles ovales elliptiques; hampes nues de 2 à 4 déc. dressées, terminées par une grappe droite ovoide oblongue ; pédicelles munis d’une bractée à la base. Fleurs blanches mêlées de rose. Avril, mai %. Etangs, marais, lieux fangeux et tour- beaux. AC. 392. L'MNANTHEMUM. Gmel. (Limnanthème.) Calice à 5 di- visions; corolle presque rotacée à tube court, à à divisions étalées ciliées sur les bords ; 5 étamines alternant avec à glandes placées à la base de l'ovaire; 4 style, stigmate à 2 lobes crénelés; capsule uniloculaire, à valves soudées ne S'ouvrant que par la décomposition de la capsule, à graines nombreuses, membraneuses sur les bords et disposées sur 2 rangs au bord intérieur des valves. 1707. L. nymphoïdes. Link. fl. Port. 4, p. 34%. (L. faux nénuphar.) Menyanthes Nymphoides. L. sp. 207. Villarsia — Vent. — Plante aquitique à tiges allongées, nues inféricurement; feuilles pétiolées, cerdiformes orbiculaires, flottantes; pédoncules réunis en espèces d’ombelles axillaires, lobes de ia corolle ciliés sur les bords. Fleurs jaunes. Juillet, sept. %. Etangs, rivières paisibles et lentes. R. — Nav. Maures de l'Allier près Chantenai. — Cner. Lac d'Herry, étang d'Orval près St-Amand, étang du Bois à Méry, Foëcy, Vierzon, St-Hilaire, Mehun, étang de Jarry, Bourges. — L.-rr-Cu. C. dans la rivière du Cher, surtout depuis Thé.ée jusqu'à Montrichard (telrau), — Lo. Canal d'Orléans, de Briare. — ixp.-er-L, Le Cher, la Gisse, — ©, dans "Ouest, 452 POLÉMONIACÉES. FAM. LXIX. POLÉMONIACÉES. , Calice persistant à à divisions; corolle monopétale hypogyne à 5 divisions un peu inégales imbriquées dans le bouton; 5 étamines insérées au tube de la corolle et alternes avec ses lobes; ovaire libre triloculaire, 4 style, stigmate trifide ; capsule à 3 valves septifères au milieu, ou munies d’une côte proéminente, axe central à 3 angles, sur lesqueis s'appliquent les cloisons ou les côtes des valves. 393. FCLEMONIUM. L. (Polemoine.) Calice campanulé à 5 di- visions herbacées; corolle à tube court, à limbe rotacé campanulé, à gorge fermée par les filets dilatés des étamines ; capsule ovoïde obtuse. 1708. P. cæruieum. L. sp. 320. (P. bleue.) — Tige de 4 à 6 décim. droite, feuillée, pubescente glanduleuse au sommet; feuilles aïlées avec impaire, à segments ovales lancéolés acuniinés, glabres ; fleurs bleues en petits bouquets terminaux paniculés. Juin, juillet Z. Par- ties humides des bois montagneux. RR. — Près le Puy-de-Dôme (Herb. Lamy). — Ht-Lorre. Env. du Puy (Arnaud). FAM. LXX. CONVOLVULACÉES. Calice persistant à à divisions; corolle monopétale hypogyne, ré- gulière, à à lobes; 5 étamines insérées au fond de la corolle, et alternes avec ses lobes: ovaire simple, libre, inséré sur un disque hypogyn en forme d'anneau, et à 2 à 4 loges, à ovules dressés peu nombreux; 1 style, quelquefois partagé jusqu’à la base; capsule de 4 à 4 loges, à cloison attachée aux bords des valves; graines fixées à la base des cloisons au centre du fruit; graines anguleuses, em- bryon convoluté au milieu d’un périsperme mucilagineux. Plantes souvent volubiles, à feuilles alternes, sans stipules, ou nulles. 334. CONVOLVULUS. L. (Liseron.) Calice à 5 divisions , nu ou entouré de? bractées: corolle infundibuliforme campanulée, à 5 angles et à à plis; à étamines incluses souvent inégales, 1 siyle à stigmate bilide ; capsule à 2-4 loges dispermes. * Calice entouré à la base par deux larges bractées. (Calystegia R. Br.) 1709. C. sæpium. L. sp. 218. (L. des haies.) Calystegia — R. Br. — Tige volubile anguleuse, atteignant parfois jusqu’à 4 et 2 mètres ; feuilles sagittées acuminées à oreillettes tronquées, souvent dentées ; pédoncules axillaires, tétragones, uniflores, plus longs que le pétiole; calice enveloppé par 2 bractées larges cordiformes ; stigmates ovales. Fleurs grandes d'un blane pur, très rarement roses. Juin, octobre %,. Haies eu buissons des lieux frais et humides. C. 1710. C. Sclédanella. L. sp. 226. (L. Soidanelle.) Calystegia —R. Br. — Tige glabre, couchée; feuilles réniformes arrondies très ob- tuses, épaisses ; pédoncules axillaires, uniflores, anguleux, plus longs que la feuille, calice entouré de deux bractées ovales, arrondies; fleurs roses. Juin, août %, Sables maritimes, — S(-Nazaire. ete, , CONVOLVULUS. CONVOLVULACEES. 458 ** Culice éloigné des bractées. 1711. C. arvensis. L. sp. 218. (f. des champs.) Vulg. Vriller, — Plante de 2 à 8 décim. glabre où quelquefois pubeseente ; tige faible, anguleuse, volubile, à rejets rampants; feuilles sagittées, tantôt ovales, arrondies et obtuses, tantôt oblongues ou linéaires aiguës ; pédoncules axillaires anguleux souvent uniflores, munis, vers le sommet, de 2 petites bractées linéaires éloignées de la fleur; lobes du calice obtus un peu membraneux ; stigmates linéaires. Fleurs mé- diocres blanches, ou rosées, un peu odorantes. Mai, octobre %. Lieux cultivés, champs, vignes. CC. — Une forme velue grisàtre croit aux bords de la Loire. 1712. C. cantabrica. [,. sp. 225. (L. de Biscaye.) — Plante de 3 à 7 décim. couverte de poils blanchâtres; racine épaisse multicaule ; tige non volubile, étalée ou redressée, cylindrique rameuse; feuilles sessiles, linéaires lancéolées aiguës; pédoncules axillaires souvent multiflores ; calice hérissé à divisions aiguës, inégales; corolles ve- lues en dehors sur les angles. Fleurs roses, rarement blanches. Juin, juillet %. Lieux secs et pierreux des montagnes caleaires. RR. — S.-ET-L. Decise. — Core-p'OR. Santenai-le-Haut. — Yon. St-Moré- sur-Cure, Mailly-Château. — Puy-p£-D. Coteaux de la Limagne, Chan- turge, les Côtes, Puy-de-Var, Puy-Long, Oreet. 1713. C. lineatus. L. sp. 224. (L. rayé.) — Souche ligneuse pro- duisant des touffes de feuilles et de tiges étalées ou ascendantes, hautes de 6 à 20 cent.; feuilles oblongues rétrécies à la base, élargies el aiguës au sommet , pubescentes soyeuses, rayées nerveuses , les supérieures plus longues que les pédoncules ; fleurs roses, axillaires el terminales, agglomérées; corolles pubescentes sur les angles, lobes du calice ovales lancéolés acuminés. Juin, juillet %. Rochers. RR.— Puy-pE-D. Hochers au sud-ouest du Puy-Long , plaine de Cour- non (Lamotte). Obs. On cultive sous le nom de Vo lubilis, C. purpureus L. (Pharbitis hispida Chois.); et sous celui de Belle de jour, C. tricolor L. à fleurs bleues mélées de jaune et de blanc. 395. CUSCUTA. Z. (Cuscute.) Calice en soucoupe, ou urcéolé, ou obconique, à 4 ou à divisions rarement prolongées jusqu’à la base ; corolle urcéolée, ou en cloche , ou subeylindrique à 4 ou 5 lobes ne dépassant pas le milieu de sa longueur; 4 à 5 étamines insérées dans le tube de la corolle et surmontant des petites écailles formant une couronne adnée au tube, lobée ou souvent frangée au sommet; 2 styles, rarement soudés-en un seul; capsule à 2 loges dispermes, s’ouvrant cireulairement près de la base, rarement persistante et se déchirant au sommet percé entre les styles ; embryon fiiforme, sans cotylédons, enroulé en spirale autour d’un périsperme charnu. -— Plantes à tiges filiformes, dépourvues de feuilles, devenant parasites peu après leur germination, et adhérant aux autres plantes à l’aide de petits suçoirs ; fleurs agglomérées en paquets sessiles, globuleux, rarement en petits corymbes lâches irréguliers, ou en petit épi lâche. Ce groupe, ainsi défini, constitue la famille des CUSCUTACÉES Bart]. 1° Cuscura. L. Desmoul. Etud. Cusc. p. 38. — Glomérules globuleux sessiles; calice qamosépale à 4 ou D lobes plus ou moins profonds, ES linéaires, capsule s'ouvrant circulairement à 2 loges par- aites. 484 CONVOLVULACÉES, CUSCUTA, 1714. €. major, DE, CO. à grandes fleurs.) C. Europæa a. L, sp. 180. — Tige fililorme rameuse; fleurs blanches ou rosées en glomérules fournis ; pédicelle propre presque égal au calice ; calice charnu en soucoupe, à lobes largement ovales obtus, non imbriqués, moitié plus courts que le tube corollin; corolle cylindracée à lobes ovales triangulaires, dressés ou étalés, égalant la moitié du tube ; étamines courtes; anthères apiculées jaunâtres presque égales aux filets; écailles bifides très petites, n'atteignant pas la base du files, à laci- niures siniples ou fimbriées, souvent nulles; styles épais, jaunes, moitié plus courts que là capsule, divergents dès la base; stigmates plus foncés, capsule obpyriforme, 2 fois plus longue que le calice, égalant au moins le tube de la corolle; graines ovales subglobuleuses un peu comprinées, jaunes, puis brunes. Juin, août ©. C. sur Fortie, le houblon et quelques autres plantes assez élevées. 1715. €. minor. 2. ((. à petites fleurs.) C. Epithymum Murr. Vulg. Teigne. — Tise très grêle, filiforme, souvent rougeûtre; fleurs blanc rosé en petits glomérules; pédicelle propre très court ou nul; calice en soucoupe étalé, fendu aux 3/4 à lobes largement ovales, acuninés en pointe longue et subite, se recouvrant par les bords, presque égaux au tube corollin; étamines longues, mais toujours plus courtes que les lobes de la corolle; filer à la fin moitié plus long que l'anthère allongée apiculée, jaune ou rougeâtre; écailles simples, graudes, conniventes, fermant le tube au-dessus de l'ovaire, attei- gnant la base du filet, largement spatulées , fimbriées au sommet ; styles droits, plus longs que l'ovaire, à stigmates rouges divergents ; capsule subglobuleuse, obtuse ou rétuse, petite, égalant à peine le tube de la corolle; graines ovales, un peu comprimées, jaunes ou rougeîtres, à la fin brunes. Juin, sept. ©. Pâturages incultes, landes, bruvères. GC. sur les genèts, les bruyères et autres plantes peu élevées. 1716. C. Trifolu. Babingt.(C. du Trèfle.)— Tige très grêle, filiforme, légèrement comprimée, d'un blanc jaunàtre; fleurs blanches à 5 divi- sions en gloméruies serrés ; pédicelle propre presque égal au ealice ; caliee obconique, divisé au-delà de la moitié, en lobes lancéolés trian- gulaires, étroits, acuminés, non imbriqués, égaux à peu près à la moitié de la corolle; corolle cylindracée, divisée jusqu'au tiers, en lobes lancéolés triangulaires acuminés souvent dressés; étamines longues, à la fin égalant presque la corolle; filet d’abord égal à Fan- thère allongée, jaune, à peine apiculée, ensuite 2 fois plus long; éeailles simples, courtes, ne dépassant pas la moitié du tube corollin, convergentes, mais ne fermant pas le tube, brièvement fimbriées ; styles plus courts que les lobes de la corelle , droits, rapprochés , blanes, un peu plus longs que Les stigmates roygeûtres, à la fin di- vergents; ovaire obpyriforme déprimé au sommet. Juillet, août ©): Sur le Trèfle cultivé en prairies artificielles où elle étouffe la plante sur de vastes espaces circulaires. — Nièv. Nevers, St-Ouen, Sain- caise, ete. — Orléans. — Le Cher, etc. 20 EpiLiNELLA Pfeiff. Glomérules globuleux sessiles ; calice à à sépales charnus en carène sur le dos, à peine réunis à la base par un bord mem- braneux, stigmates épaissis en massue ; capsule S'ouvrant circulairement, à 2 loges imparfuites. CUSCUTA. CONVOLVULACÉES, 455 1717. C. Epilinum. Weihe. (C. du Lin.) C. densiflora Soy. Wilm. Epilinella Cuscutoïdes Pix. — Tiges simples, filiformes, verditres ; fleurs blanc-verdâtres, sessiles, en glomérules serrés; calice en soucoupe à à divisions très profondes étalées ; sépales inégaux, Ca- rénés, obtus, mucronés corniculés se recouvrant à la base, égalant le tube corollin et la capsule müre; corolle urcéolée globuleuse, fendue jusqu’au quart, lobes triangulaires mucronés dressés ; étamines plus courtes que les lobes de la corolle; filet au moins égal à l'anthère utique, ovale-cordiforme jaunâtre; écailles très petites obovées fimbriées ; styles et stigmates plus courts que la moitié de la cap- sule mûre; styles divergents filiformes, plus courts que le stigmate en massue, charnu jaune ; capsule globuleuse-rétuse, à 4 bosses, ne dépassant pas le tube de la corolle, et terminée par une ouverture ovale arrondie grande; graines globuleuses subcubiques avec 2 fos- settes sur le dos, brun-rougeàtres, ou noirâtres, couvertes d’un mu-— cilage profondénient aivéolé en réseau. Juillet, août ©. Sur le Lin cultivé. R. — Puy-pe-D. Murol , Besse , Eglise-Neuve. — Drux-SÈv. St-Loup. — M.-Eet-L. Angers, Rochefort, Chapelle-sur-Oudon, Le Trem- blay. — Loim.-INr. Cambon. 3e GRAMMICA, Lour. Engelmannia, Pfeiff. Buchingera, Scheltz. Cas- sutha, Desm.— Fleurs en petits corymbes ouombellules sessiles, plus ou moins rameux, entassés, munis d'une bractée à la base, chaque fleur aussi pourvue d'une bractéole ; calice gamosepale à 4 ou à lobes oblus, corolle à la fin déchirée au sommet, marcescente à la base du fruit, filets libres insérés au bord de la gorge, alternants avec les lobes; 2 styles inéqaux, stigmates globuleux capités, capsule à 2 loges parfaites, perforée au sommet, orifice interstylaire grand, anguleux arrondi, à la fin déhiscent au sommet ; graines 4 ovales subylobuleuses à peine réticulees. 1718. €. suaveolens. Ser. (C. odorante.) C. Hassiaca Pfeiff. C. co- rymbosa Chois. in DC. Prod. t. 9, p. 456. — Tige filiforme, rameuse, Jaunâtre, fleurs luisantes blanches, à odeur miellée, en petits co- rymbes rameux , lèches, pédicelles plus ou moins longs, dépassant le calice; calice ureéolé fendu jusqu’à la moitié, à lobes larges, ovales arrondis obtusiuscules, égalant à peine la moitié du tube corollin; corolle campanulée fendue au moins jusqu'au tiers, à lobes ovales triangulaires corniculés, non étalés; étamines égalant à peine les lobes corollins, filet d’abord plus court, puis un peu plus long que l’anthère mutique, jaune; écailles simples, spatulées étroites , fran gées partout, un peu moins longues que le tube corollin; styles et Stigmates dépassant souvent le tube de la corolle, égalant la moitié de la capsule mûre; styles divergents, élargis à la base, inégaux; stigmates un peu déprimés, verts; capsule globuleuse subovale ob- tuse, mince, très fragile, égalant à la fin la corolle; graines subglo- buleuses, un peu comprimées, à bec droit très court, jaunes, puis fauves. Juillet, sept. ©. Sur la Luzerne dans les prairies artificielles. R. Région du Centre. Obs. J'ai lieu de penser que d'autres espvces peuvent se rencoatrer dans le rayon de cette flore, mais [a détermination en est très diffisile dans les herbiers. M. Desmoulins a porté très loin la minu- tiense tuvestigation des détails (Etud:s organiqnes sur les Cuseutes, Toulouse 1853); j'ai extrait en grande partie, les descriptions des espèces, du travail de ce patient et habile observateur. 456 BORRAGINÉES. FAM. LXXI. BORRAGINÉES. Calice persistant à > dents ou à 5 divisions; corolle monopétale hypogyne à 5 lobes, régulière ou rarement irrégulière, à gorge nue ou fermée par des écailles : 5 élamines insérées sur la ‘corolle et al- ternes avec ses lobes; ovaire libre inséré sur un disque hypogyn, et divisé en 2 ou 4 lobes du centre desquels s’élève le style simple, à stigmate entier ou bifide; lobes de l’ovaire uniloculaires monosper- mes, à ovules pendants, rarement à 2 loges monospermes; fruit composé de 2 où 4 carpelles placés au fond du calice; périsperme nul, embryon droit, cotylédons foliacés. Plantes le plus souvent her- bacées à feuilles alternes souvent hérissées de poils rudes ; fleurs ordinairement disposées en grappes unilatérales et recourbées avant l’anthèse. 396. HELIOTROPIUM. EE. ([éliotrope.) Calice tubuleux à 5 lobes, corolle en entonnoir à à lobes séparés par à petites dents, gorge nue, carpelles soudés ensemble avant la maturité du fruit. 1719. H. Europæurm. EL. sp. 187. (H. d'Europe.) — Plante de 1 à 6 déc. couverte d’une pubescence courte un peu rude et comme pul- vérulente; tige herbacée dressée, rameuse diffuse; feuilles ovales entières, nerveuses; épis terminaux à fleurs unilatérales sur 2 rangs ; fruits TULUEUX, à calice ouvert. Fleurs petites, blanches ou violacées. ps Sep ©. Champs sablonneux ou please C. . EGHIUM. L. ( Viperine.) Calice à 5 lobes profonds dre:sés, ee irrégulière e presque campanulée; à abe court, gorge nue et à limbe dilaté, à 3 lobes inégaux, l'inférieur plus petit réfléchi ; fruits tuberculeux. 1726. £. vulgare. L. sp. 200. (V. commune.) Vulg. Lanque de bœuf. — Tige de 4 à 8 décim. droite, simple ou rameuse, tuberculeuse hé- rissée; feuilles sessiles lancéolées hispides ; ficurs unilatérales ses- siles sur de petits rameaux courts, nombreux, axillaires, simples et formant un long épi es corolle à tube plus court que le calice, et à lobes très inégaux ; stigmate bifide ; étamines saillantes, déeli- nées. Fleurs bleues ou purpurines , quelquefois roses ou blanches. Mai, sept. ©. Champs pierreux, lieux stériles, murs. GC. 1721. E. Wierzbickii. Habrl. in Reich. fl. exe. p. 336. (V. de Wierz- bick.) ort de l'E. vulyare dont elle diffère, par ses tiges ordinai- rement très rameuses, moins élevées, couchées et ascendantes , hérissées de soies plus roides, par ses calices à lobes acuminés plus allongés, par ses corolles moitié plus petites, par ses étamines non saillantes : ; les carpelles sont très tuberculeux alvéolés. Juin, août ©). Lieux secs. GC. dans les régions calcaires. — Ne se modifie pas par la culture. 398. BGRRAGO. L. (Bourrache.) Calice à 5 divisions profoudes; corolle rotacée à 5 lobes tale s, à gorge couronnée par à écailles ob- tuses échancrées; 3 anthères oblongues conmiventes, insérées à la base interne des filets dont la partie supérieure les recouvre en forme d’appendice; carpelles ridés renfermés dans le calice redressé. 1722. 3. officinalis. L. sp. 197. (B. oflicinale.) — Tige de 4 à 6 dée. BORRAGINÉES. 157 droite, cylindrique, fistuleuse, rameuse, hérissées feuilles radicales pétiolées ovales, les supérieures oblongues sessiles; pédoncules rameux en grappes terminales ; lobes de la corolle ovales acuminés planes. Fleurs bleues, rarement blanches. Mai, octobre ©. Lieux cul- tivés, haies, bords des murs près les habitations. C. 399. SYMPHYTUM. L. (Consoude.) Calice à 5 divisions; corolle cylindrique campanulée à 5 lobes courts ; gorge fermée par 5 écailles subulées conniventes, dentées glanduleuses sur les bords; carpelles excavés à la base et entourés d’un anneau strié. 1723. S. officinale. L. sp. 195. (C. officinale.) Vulg. Console. — Ra- cine épaisse, charnue, rameuse, à épiderme noir; tige de 8 à 9 déc. droite, striée, hispide rameuse; feuilles rudes déeurrentes, les infé- rieures ovales lancéolées, rétrécies en pétiole, les supérieures lancéo- lées acuminées, sessiles; grappes lâches terminales. Fleurs blanches, ou jaunâtres, ou purpurines. Mai, juin et en automne %. Prés hu- mides, fossés, bords des eaux. C. manque dans quelques localités. 1724. S. tuberosum. L. sp. 195. (C. tubéreuse.) — Racine oblique, charnue, noueuse, un peu rameuse, garnie de fibres, à épiderme blanchâtre ; tige de 4 à à déc. droite, striée, grêle, un peu hispide, simple ou seulement bifide au sommet ; feuilles minces, couvertes de poils courts et mous, les inférieures pétiolées, ovales, plus petites que les autres, les caulinaires ovales eiliptiques, semii-décurrentes, les florales comme opposées; grappes terminales très courtes, pau— ciflores ; style saillant; écailles incluses. Fleurs jaunâtres. Avril, juin %. Bois et prés couverts. RR. — S.-Er-L. Bourbon-Lancy. — Hie-Vienne. Limoges, Aive. — VIENNE. Bonnieuil-Matours, Petit-Cenon, bords de la Vienne, Prunier, bois du Moulin-de-Charde près l'Ile. — INn.- ET-L. La Membrolle, Mettray, ruisseau de Mie, de la Rablaie à Champ- grimont. — L.-ET-Cu. Foret de Russi au bas du coteau, et près de la prairie de St-Gervais. 400 CARYOLOPHA. Fisch. et Trautv. (Caryolophe.) Calice à 5 divisions profondes ; corolle à tube cylindrique, large, à limbe en roue à 5 lobes réguliers; gorge presque fermée par des écailles obtuses papilleuses ; carpelles réticulés rugueux entourés à la base d’un re- bord épais. 1725. C. sempervirers. K. et T. (C. toujours verte.) Anchusa — L. sp. 192. — Plante de 3 à 5 dée. hispide, rameuse; feuilles largement ovales, un peu dentées ou sinuées, les inférieures pétiolées, les supérieures sessiles acuminées ; fleurs d’un bleu d'azur en petites grappes géminées, munies de deux petites feuilles à leur base, et portées par un pédoncule axillaire, plus court que la feuille. Mai, juillet %. Lieux frais, haies. RR. — Nantes, au Four au Diable. RK. (Lloyd). 401. ANCHUSA. L. (Buglosse.) Calice à 5 divisions; corolle en entonnoir à tube droit prismatique à la base; limbe ouvert à 5 lobes entiers ; gorge fermée par des écailles obtuses conniventes ; carpelles entourés à la base d’un rebord plissé. 1726. A. Italica. Retz. obs. 4, p. 12. (B. d'Italie.) À. paniculata. Aït. — officinalis. Dub. Orl. n° 782. Vulg. Lanque de bœuf, Bourrache bâtarde. — Tige de 6 à 10 déc. droite rameuse, hérissée de poils blancs pi- 458 BORRAGINÉES. | ANCHUSA. quants; feuilles luisantes, hispides, ovales, oblongues ou lancéolées, ondulées, sessiles, les inférieures rétrécies en pétiole; grappes gé- minées munies de »ractées lindaires Hincéolées et formant une panicule terminale, divisions du calice linéaires aiguës, égalant ou dépassant le tube de la corolle; écailles de la corolle oblongues et surmontées par des pinceaux de poils blancs. Fleurs d’un bleu d'azur, rarement blanches ou rosées. Mai, août %. Champs et lieux pierreux des ter- rains calcaires. C. Obs. Varie à feuilles ovales oblongues presque obtuses, où lancéolées acuminées et étroites : mé belle furuie à corolles très larges d'an beau bleu, à tube non inclus, représente peut-être l'A. cwrea Rehb, Notre plante a sonvent été prise pour À. officinalis L. Cette dernière en diffère par son port plus grèle, ses feuilles plus étroites, laucéolées linéaires, et surtout par les écailles de Ja corolle pa- pilleuses veloutées et non en pinceau, 402. LYC2PS:S.L. (Lycopside.) Calice accrescent à 5 divisions ; corolle à tube allongé, arqué ou recourbé et à limbe court, oblique à » lobes; écailles ovales conuiventes ; carpelles ridés, tronqués à la base et entourés d'un rebord strié. 1727. L. arvensis. L,. sp. 109. (LE. des champs.) — Tige de 2 à 5 déc. hérissée de poils roides, droite, rameuse ; feuilles hispides, lancéolées un peu ondulées, dentées, les inférieures rétrécies en pétiole, les caulinaires semi-amplexicaules ; ealices dressés; grappes axillaires et terminales, feuitiées. Fleurs bleues, rarement blanches ou roses. Avril, novembre ©. Champs, lieux incultes, décombres. C. 403. LITHOSPERMUM. KL. (Grémil.) Calice à à divisions ; corolle en entonnoir à à lobes, à gorge un peu resserrée par à plis souvent velus ; anthères incluses ; stigmate obtus, bifide; carpelles osseux. 1728. L. arvense. L. sp. 190. (G. des champs.) — Plante de 2 à 6 déc. couverte de poils grisâtres, courts, rudes, apprimés ; tige dressée, rameuse au sommet, à rameaux redressés, simple à la base ou munie de tiges secondaires ; feuilles sessiles, lancéolées un peu pointues, les inférieures oblongues obtuses, rétrécies eu pétiole ; grappes éfi- lées unilatérales, à la fin allongées ; pédicelles grêles, à peine renflés ; calice à lobes lancéolés linéaires, hispides, égalant presque la corolle, à lobes ovales obtus; étamines insérées sous le milieu du tube; carpelles grisätres, ovoides obtus, fortement tuberculeux granulés sur toute leur surface, et rugueux alvéolés. Fleurs petites, blan- châtres, quelquefois roses ou bleuâtres. Avril, septembre ©. Ghamps, lieux cultivés. CC. 1729. XL. permixtum. Jord.! Arch. Bill. p. 344. (G. permuté.) L. incrassatum Auet. plur. non Guss. — Plante de 1 à 5 déc. couverte : de poils grisätres apprimés; tige dressée, rameuse au sommet, simple à la base, ou munie de tiges secondaires ascendantes ; feuilles vert-grisatres, assez douces au toucher, les inférieures obovales eu- néiformes émarginées, les autres oblongues, obtuses , ou linéaires oblongues subaiguës ; grappes unilatérales, lâches, à la fin allongées; pédicelles très courts, les inférieurs surtout, à la fin épaissis, aussi gros que le tube du calice; calice à lobes lancéolés-linéaires hispides ne dépassant pas le tube de la corolle bleue à lobes ovales obtus; étamines insérées un peu au-dessus de la base du tube; carpelles brunâtres, luisants, ovoides, rétréeis au sommet , obtus , légèrement tubereuleux granulés et fortement rugueux alvéolés. Avril, juillet ©. LITHOSPERMUM, BORRAGINÉES. 159 Champs, çà ct là. — Montbrison. — Env. d'Orléans, — Tours, — An- gers, Beaucouté, Gennes, etc. 1730. Z. officinale. L. sp. 189. (G. officinal.) Vulg. Herbe aux perles. — Tige de 4 à 8 déc. droite, cylindrique, très rameuse, couverte de poils apprinés tubereuleux à la base; feuilles sessiles oblongues lan- ecolées aeuminées, veinées, rudes; corolles dépassant peu le calice; fruits lisses briilants; pédicelles courts axillaires. Fleurs petites, d’un blanc verdätre. Mai, juillet %. Lieux ineultes, bords des chemins et des haies. C. 1731. L. purpurco-cæruleum. L. sp. 199. (G. violet.) — Tiges flo- rales de 4 à 8 déc. dressées, simptes ou un peu rameuses au sommet, les stériles allongées, rampantes; feuilles lancéolées aiguës, rétrécies à la base, hérissées de poils rudes apprimés, non veinées; lobes du calice lincaires allongés, beaucoup plus courts que la corolles; ear- pelles lisses d’un blane brilant, souvent solitaires ou géminés. Fleurs axillaires presque sessiles, grandes, purpurines &ahord, passant ensuite au bleu d'azur. Avril, juin %. Bois et buissons des coteaux calcaires. AG. — Manque dans les régions granitiques ou siliceuses. 404. PULMONARTA. XL. (Pulmonaire.) Calice campanulé à 5 angles et à à lobes: corolle en eutonnoir à 5 lobes, à gorge barbue ; Stigmate obtus, carpeiles libres, planes à la base. Obs. Les tiges florifères sont munies à leur base de rameaux courts, non fleurissants, dont les feuilles acquièrent, dans le cours de l'été, de grandes dimensions et arrivent à l'état adulte peudant l'automne, époque où il est convenable de les recueillir, si l'on veut parvenir à une détermination certaine de l'espèce, ces feuilles ordinairement étruites par l'action de l'hiver, n'accompagnent Ja tige florifère que dans certaines circonstances exceptionnelles. Les fleurs rouges d'abord, passeut en- suite au violet ou au bleu. 1732. P. officinalis. L. sp. 19%. (P. officinale.) — Plante de 3 à > dée. couverte de poils roides entremêlés de quelques poils courts glanduleux ; tige dressée, un peu rameuse au sommet; feuilles sou- vent tachces, les radicales pétiolées ovales aiguës, échancrées en cœur à la base, les supéricures sessiles, un peu embrassantes. Fleurs roses ou bleues en grappes ou bouquets terminaux. Mars, mai %. Bois. — Nord et Nord-est de ia France. 1733. P. afinis. Jord.! Arch. Bill. p. 321. (P. rapprochée.) P. sac- charata Mill? Reich. P. officinalis Auct. non LE. — Souche épaisse, garnie de fibres; tige de 3 à 5 décim. droite, couverte @e poils rudes mêlés de quelques poils courts glanduleux; feuilles vert-foncé, mar- brées de taches blanches, à la fin rudes, les radicales extérieures ovales acuminées, subitement contractées en pétiole étroitement ailé, les intérieures ovales oblongues rétrécies en pétiole, les caulinaires aiguës sessiles; grappes fructifères lâches; calice à dents deltoides lancéolées, tube de la corolle poilu intérieurement à la gorge, glabre au-dessous; carpelles luisamts, gris, ovoides obtus, aussi longs que larges. Fleurs roses ou bleues. Mars, mai %. Bois. AC. çà et À, sur- tout dans les terrains calcaires. 1734. P. ovalis. Bast. FI. M.-et-F. Suppl. p. 44. (P. ovale.) P. mollis Guép. non Wolf. — Souche épaisse, garnie de fibres; tige de 3 à 5 déc. dressée, couverte de poils étalés, mêlés de poils courts glanduleux ; feuilles obscurément maculées de blanc, couvertes d'une villosité assez molle, les radicales (adultes, longues de 20 à 25 cent.) 160 BORRAGINÉES PULMONARIA: ovales elliptiqués aiguës, un peu ondulées, rétrécies insensiblement en pétiole , les caulinaires inférieures rétrécies en pétiole ailé, les autres sessiles, elliptiques lancéolées aiguës; grappes lâches, calice cylindracé tubuleux, à dents lancéolées aiguës ; corolle barbue à la gorge au-dessus des étamines , glabre au-dessous; carpelles pubes- cents. Fleurs rouges d'abord, puis bleues. Avril, mai %. Bois. — M.-ET-L. Env. de Beaupreau, Cholet. — La Vendée, etc. 1735. P. longifolia. Bast.! F1. M.-et-L. Suppl. p. 44. (P. à longues feuilles.) —— Souche épaisse garnie de fibres; tige de 3 à 5 décim. dressée, hérissée de poils rudes mêlés de poils courts glanduleux ; feuilles parsemées de taches blanches, velues un peu rudes, les ra- dicales (adultes, longues de 50 à 60 cent. y compris un long pétiole) longuement lancéolées aiguës, atténuées à la base, pétiolées, à la fin très rudes, les caulinaires inférieures rétrécies en pétiole, les autres oblongues aiguës sessiles, à base élargie un peu embrassante; grappes assez serrées, calice oblong à dents lancéolées dépassant le tube de la corolle; stigmate capité subbilobé, carpelles lisses. Fleurs rouges et bleues. Avril, mai %. Bois, coteaux couverts. — NiÈv. Sauvigny, bois des Traisnes. — INb. Parc de Beläbre. — M.-£7-L. Coteaux de la Loire, Saumur, Chalonnes, Angers. 1736. P. tuberosa. Schrauk. (P. tubéreuse.) P. anqustifolia L. part. et Auct. — Souche épaisse, garnie de fibres charnues; tige de 2 à 4 déc. dressée, hérissée de poils roides, mêlés de poils plus courts un peu glanduleux; feuilles point ou rarement maculées, hérissées de poils assez mous, les radicales (adultes, longues de 20 à 30 cent. rudes) pétiolées, lancéolées, ou elliptiqueslancéolées aiguës, atténuées à la base, les caulinaires inférieures lancéolées atténuées en pétiole, les autres embrassantes ou un peu décurrentes ; grappes terminales courtes ; calice à dents deltoïdes ne dépassant pas le tube de lacorolle; stigmate capité ; corolle à gorge couronnée par à faisceaux de poils, et à tube poilu au-dessous; carpelles glabres luisants , aussi longs que larges, arrondis au sommet ; fleurs bleues ou roses. Mars, avr. %. Bois.C. 1737. BP. azurea. Besser. (P. azurée.) P. angustifolia L. part. P. Clusii Baumg. — Souche épaisse, garnie de longues fibres; tige de 1 à 2 déc. dressée , hérissée de poils roides; feuilles non tachées, hérissées, les radicales lancéolées ou linéaires lancéolées étroites (adultes rudes, de la longueur de la tige), longuement rétrécies en pétiole, les caulinaires étroites embrassantes: grappes terminales courtes, calice campanulé à dents lancéolées bleuûtres; corolle d’un bleu d'azur, à gerge bordée d’un cercle de poils , au-dessous duquel le tube est glabre; carpelles petits, glabres, plus longs que larges, arrondis au sommet. Mai, juin %. Pelouses et pâturages des mon- tagnes. R. — Poy-DE-D. Pentes du Puy-de-Dôme, Puy-de-Côme , de Pariou, Mont-Dore, Roche Sanadoire, pentes de Chaudefour.— Montagnes du Forez, Pierre-sur-Haute. Obs. Le P. mollis Wolf., étranger à notre région, diffère de toutes les autres espèces par la willo- sité de ses feuilles courte et molle comme dans la Cynoglosse, — Les espèces de ce geure sont très rapprochées entre elles, et plusieurs auteurs ont trouvé plus expéditif de les réunir sous le nom de P. vulgaris. Les anciens botanistes les connaissaient bien, pour la plupart, eten ontdonné des figures qui les expriment avec beaucoup de fidélité. Voyez dans Clusius, Hist. 2, p.169. F. 1. P.officinalis ; fig. 2. P. azurea ; p. 170, f. 1. P. tuberosa. — Morison Hist. Sect. 11, t. 29, a reproduit ces figures et a ajouté F, 9 celle du P. affinis. 405. MYOSOTIS. L. (Scorpione.) Calice campanulé à 5 divisions MYOSOTIS. BORPRAGINÉES. AGf ou à à dents à peu près égales ; corolle en soucoupe ou en entonnoir à à lobes, à tube droit et à gorge fermée par 5 écailles très petites, glabres, conniventes ; carpelles lisses. * Calices fructifères couverts de poils apprimes. 1738. M. palustris. Withering. (S. des marais.) M. perennis Mœænch. — Racine obliquement rampante; tige de 3 à à décim. faible, angu- leuse, parsemée de poils plus ou moins apprimés, dressée ou ascen- dante; feuilles oblongues lancéolées, peu velues; calice fructifère à 5 dents ouvertes: style presque aussi long que le calice; carpelles ovoides, pointus, plus courts que le style, corolle à iimbe plane, à lobes un peu échancrés. Fleurs bleues, jaunes au centre, rare- ment Se ou rosées. Mai, sept. %. Fossés, marais, bords des eaux. C. 1739. M. repens. Don. Reich. (S. rampante.) — Racine fibreuse ; tiges grêles, hérissées de poils étalés, souvent munies à la base de rejets rampants courts; feuilles poilues, calice campanulé à lobes : distincts presque jusqu’à la base à la maturité, très chargé de poils ; carpelles ovoides amincis, très lisses, luisants ; style plus court que le calice; fleurs rosées, puis bleuâtres. Mai, juillet @. Lieux spon- gieux, tourbières. R. — Limoges. — M.-£T-L. Beaucouxé, St-Michel-de- Ghaisne. — Env. de Nantes. 1740. M. strigulosa. Reich. fl. exc. p. 342. (S. rude.) — Port du M. palustris mais beaucoup plus grêle, croissant en touffes peu éle- vées ; tiges anguleuses, rougetres ou livides à la base, couvertes de poils courts apprimés; fleurs moitié plus petites, d’un bleu pâle, à pédicelles plus courts. Mai, sept. @. Prés humides, lieux fangeux, chemins des bois. C. 1741. M. muliificra. Mérat ! in DC. Prod.10, p. 107. (S. muliflore. — Racine fibreuse produisant des touffes serrées, de 4 à 2 décim.; tiges dressées, parsemées de poils courts apprimés, rameuses au sommet ; feuilles radicales obovales oblongues un peu obtuses, ré- trécies en pétiole, les supérieures oblongues aiguës, atiénuées en une base sessile ; rameaux nombreux, multiflores, allongés, dressés, flexueux ou divariqués ; pédicelles fructifères dressés étalés, ne dé- passant pas le calice; calice couvert de poils droits, apprimés, à lobes. droits un peu obtus, non connivents à la maturité; carpelles bruns luisants ; corolle bleuâtre très petite. Mai, septembre ©. Pâturages humides. — Nièv. Lormes, Decie, Nevers! — Cner. St-Eloy-de-Gy, le Tihin-du-Bois (Déséglise.) — CREUSE. Moutier-Roseille (Paillaux). 1742. M. lingulata. Lehm.(S. lingulée.) A. cœspitosa Schultz. M. uli- ginosa Schrad. — Racine fibreuse; tige de 4 à 5 décim. dressée ou ascendante, cylindrique, parsemée de poils courts, apprimés ; feuilles oblongues lancéolées; calice fructifère ouvert, campanulé, découpé eu 5 lobes ; style très court; carpelles ovoïdes obtus plus longs que le style; corolle à limbe plane et à lobes arrondis et entiers. Fleurs petites bleues. Juin, septembre @. Fossés, lieux fangeux. AC. — Nevers. — Le Cher. — La Creuse. — Limoges. — Issoudun. — Angers. — Le Mans, — Nantes, ete, 1743. M, Sicula, Guss, syn. fl, Sic. 1, p. 214, (S. de Sicile.) M. mi- Ag DORRACINÉES. | uYosorIS crantha Guss. Bertol. non Pall. — Plante de 3 à 10 cent. d'un vert clair. parsemée de poils courts, roides, très apprimés, qui disparaissent sonvent avec l’âge; racine fibreuse; tige un peu radicante anguleuse, dressée, rameuse presque dès la base, à rameaux divariqués ; feuilles oblongues linéaires obtuses, ou rétuses, les inférieures rétrécies à la base, les supérieures embrassantes et un peu décurrentes:; grappes allongées roides, sans bractées ; pédicelles un peu renflés au sommet, d'abord dressés et plus courts que le calice, s’aliongeant ensuite jus- qu'à dépasser sa longueur, puis s’étalant et se recourbant un peu; calice fructifère campanulé, cylindrique, comme tronqué au sommet à cause des dents droites rapprochées et un peu obtuses qui dépas- sent le tube de la corolle; corolle très petite, d’un bleu clair à gorge jaunâtre ; limbe un peu concave à lobes entiers où un peu émarginés ; carpelles lisses, luisants, ovoïdes comprimés, plas longs que lestyle. Mai, juin ©). Bords des flaques d’eau sur les schistes à Angers et dans la Loire-Inferieure. ‘* Calices fructifères couverts, surtout à la base, de poils étales et recourbès en hameçon. 1744. M. sylvatica. Hoffmann. (S. des bois.) — Plante de 2 à 6 déc. mollement hérissée de poils étalés; racine fibreuse; tiges dressées rameuses ; feuilles radicales spatulées pétiolées, les caulinaires ses- siles oblongues; calices fructifères hispides , à 5 dents dressées ; co- rolle à limbe plane, à lobes arrondis; carpelles noirs luisants, presque aigus, non bordés, carénés sur une des faces. Fleurs d'un bleu d'azur, un peu odorantes. Mai, juillet @). Lieux frais, bois mon- tueux. AC. surtout dans les terrains siliceux. 1745. MT. alpestris. Schmidt. (S. alpestre.) W. odorala Poir. M. mon- taia M. B. — Souche garnie de fibres; tiges de 1 à 2 déeim. droites, peu rameuses, en toufles, plus ou moins hérissées:; feuilles radicales ohovales, rétrécies en pétiole, les aatres sessiles oblongues ; grappes courtes, roides, assez serrées; pédicelles courts, épais, étalés- dressés, les inférieurs seulement plus longs que le calice ; calices fructifères ouverts à poils ascendauts appliqués, droits, quelques-uns seulement courbés en hameçen:; carpeltes arrondis au sommet, étroitement bordés, non ecarénés sur une face; corolles larges, d’un bleu azuré, odorantes. Juillet, sent. @. Pâturages humides des montagnes. — Plomb du Cantal. — Monts-Dores, pentes du Puy-de- Dôme. 1746. M. intermedia. Link. (S. intermédiaire.) M. arvensis Roth. M. scorpioides. a. L. sp. 188. — Tige de 2 à 5 déc. droite, anguleuse, rameuse, hérissée de poils rameux, grisâtres ; feuilles oblongues lan- céolées, molles, velues ; pédicelles fructifères étalés, beaucoup plus longs que le calice, à lobes connivents et fermés; style très court ; corolle petite à limbe concave. Fleurs d’un bleu clair, à gorge jaune, rougeâtres avant l’anthèse, rarement blanches. Avril, sept. ©. Lieux cultivés, champs, vignes, bois taillis. CC. Obs. Le M. intermedia prend dans les bois humides de très grandes proportions (#. wmbrata Angl.) et est alors facileinest confondu avec le A. sylvatica ; mais dons ce derner les calices frue- fèves sont Camparulés o :verts, Les lobes de la corolle sont tous distinets, tandis que éans l'imer- media les caliees sont ureéolés à dents rapprochées et fermées, los lobes de la corolle se tonvhient. 3747. M. h'opiia. Schlechtendal, (S. hispide,) M, collina Reiïch, YosOTIS, BORRAGINÉES, 463 M. annua. Auet. — Tige de 1 à 2 déc. grêle, anguleuse, velue, à ra- Meaux ascendants peu feuillés; feuilles molles oblongues obluses ; calices fructifères à lobes linéaires ouverts; pédice Les étalés hori- zontalement, plus courts que le calice ou égale int à peine; corolles concaves, très petites, à tube plus court que le calice. Fleurs bleues À gorge jaune. Avril, sept. ©). Lieux secs ou sablonneux, collines, pelouses, champs. CC. 1748. M. versicolor. Pers. syn. 1, p. 156. (S. changeante.) — Tige de 1 à 3 décim. droite, grê ile, rameuse : feuilles oblongues lancéolées, velues, ciliées, les supérieures comme opposées, surtout à la nais- sance des rameaux; pédicelles beaucoup plus courts que les calices fructifères ascendants, atténués à la base, à lobes étroits dressés, un peu ouverts ; tube de la corolle plus long que le calice; style presque aussi long que le tube; grappes fortement enroulées avant l'anthèse. Fleurs petites d'un jaune clair passant ensuite au bleuâtre ou au violet, quelquefois tout à fait jaunes. Avril, septembre ©. Champs sablonneux. C. 1749. M. faïilacina. Jord.! (S. trompeuse.) — Racine fibreuse; tiges de 6 à 15 cent. grêles, simples, ou à rameaux dressés, un peu flexueux, parsemés de poils étalés seulement à la base: feuilles hé rissées de poils étalés, oblongues, subaiguës , les radicales rétrécies en pétiole ; pédoncules nus à la base ; grappes enroulées d'abord, un peu lâches ensuite; pédicelles dressés étalés beaucoup plus courts que le calice; calice fructifère campanulé, peu rétréei à la base, à lobes linéaires lancéolés aigus ; corolle très petite, très concave, à tube ne dépassant pas le calice, jaune, et passant au bleu ou au rou- geñtre; style égalant d’abord le calice, promptement caduc; carpelles ovales subaigus, comprimés , entourés d’un bord très étroit, lisses, luisants, à la fin brunûtres. Mai, juin ©. Pelouses des montagnes granitiques, souvent mêlé au Balbisiana dont il est très voisin, mais constamment distinct (Jordan). 1750. M. Balbisiana. Jord.! Pug. (1855) p. 128. (S. de Balbis.) M. lutea Balb. non Pers. — Racine fibreuse; tige de 6 à 15 centim. grêle, simple, ou à rameaux dressés, inégaux, un pêu flexueux, par- semé de poils en partie étalés ; feuiiles d'un vert gai, minces char- gées de poils étalés presque droits, oblongues, un peu pointues , les radicales rétrécies en pétiole; pédoneules longuement nus à ia base, srappes enroulées d’abord, à la fin làches et allongées, à pédicelles dressés-étalés beaucoup plus courts que le calice; calice profondé- ment divisé en lobes linéaires lancéolés, accombants et fermant le calice après l’anthèse; corolle très petite, à limbe très concave, à tube très peu saillant, égal au limbe, toujours jaune, à lobes arrondis ovales; style égalant le calice après la chute de la. corolle, promptement cadue: carpelles ovales subaigus, eutourés d’un bord très étroit, lisses, luisants, brunâtres. Mai, juin ©. Pelouses sèches des bois, des montagnes granitiques. RR. — Loire. Doisieu, mon- tagnes du Forez, Mont-Pilat. — S.-er-L. Cluny. 1751. M. siricta. Link. (S. roide.) — Tige de 1 à 2 déc. dressée, anguleuse, souvent rameuse dès la base, à rameaux eflilés roides; feuilles oblongues velues; calices fructiières dressés, presque ses- siles, à lobes connivents fermés; corolle en entonnoir, à tube plus 464 PORRAGINÉES. court que le calice; grappes feuillées à la base. Fleurs bleues très petites. Avril, mai et sept. ©. Lieux sablonneux. AC. — Subles de la Loire, Nevers, etc. 406. ASPERUGO. L. (Râpette ) Calice à 5 divisions inégales, sinuéés dentées; corolle en entonnoir, à tube court, à gorge fermée par à écailles convexes conniventes, et à limbe à 5 lobes courts obtus; carpelles comprimés renfermés dans le calice accru, com- en et dilaté sous forme de 2 lamelles planes, parallèles et sinuées dentées. 1752. A. procumbens. [,. sp. 198. (R. couchée.) — Tige de 3 à 5 déc. couchée, hispide, rameuse, presque dichotome; feuilles ovales oblongues obtuses, rudes, les inférieures alternes et rétrécies en pé- tiole, les supérieures sessiles et opposées ; lobes du calice très élargis à la maturité. Fleurs petites d’un bleu violet, rarement blanches, axillaires et sessiles. Mai, juillet ©. Lieux cultivés, bords des murs, décombres. RR. Env. de Clermont (Lecoq). — Lorr. Malsherbes , la Beauce (Pelletier). — DEux-SÈY. Thouars. 407. ECHINOSPERMUM. Swartz. (Echinosperme.) Calice à 5 divisions; corolle hypocratériforme à gorge fermée par des écailles ; carpelles tuberculeux, triquètres, bordés sur les angles de deux rangs d'aiguillons terminés par des pointes crochues; style très court. 1753. E. Lappula. Lehmann. (E. Lappule.) Myosotis Lappula. L. sp. 489. Cynoglossum — Scop. — Plante de 2 à 6 déc. couverte de poils blanchätres, couchés ; tige droite à rameaux dressés; feuilles sessiles oblongues lancéolées, velues ciliées; fruits muriqués courtement pédicellés en grappes lâches, feuillées. Fleurs bleues petites. Juin, août ©). Lieux argileux, pierreux ou sablonneux, champs, vignes. AC. suriout dans les régions calcaires. 408. CYNOGLOSSUM. L. (Cynoglosse.) Calice à à lobes; corolle courte en entonnoir à à lobes et à gorge fermée par des écailles con- vexes conniventes; Stigmate échaucré; carpelles déprimés, hérissés sur toute leur surface d’aiguillons à pointes crochues, et attachés par la face intérieure au style persistant et allongé. 1754. C. cfficinaie. L. sp. 192. (C. oflicinale.) — Tige de 5 à 8 déc. droite, rameuse, à rameaux redressés; feuilles couvertes d’un duvet court, grisätre, molles surtout en dessous, les inférieures elliptiques, rétrécies en pétiole, les supérieures lancéolées, semi-amplexicaules à la base; grappes terminales ; corolles non veinées, surface supérieure des carpelles plane et entourée d’un rebord proéminent. Fleurs d’un rouge brun. Mai, juillet @. Lieux pierreux et incultes, bords des chemins et des haies. C. manque dans quelques localités. 1755. C. pictum. Ait. Kew. 1, p. 179. (C. rayée.) C. sempervirens. Dub. Orl. n° 786.— Tige de 4 à 8 déc. droite, rameuse, à rameaux ouverts; feuilles tomenteuses dans leur jeunesse, couvertes de poils mous, blanchâtres, devenant un peu rudes en vieillissant, les infé- rieures oblongues rétrécies en pétiole, les supérieures oblongues lancéolées, à base cordiforme amplexicaule ; grappes terminales à fruits penchés ; corolles veinées dépassant peu le calice; surface supérieure des carpelles un peu convexe et dépourvue de rebord ÉVNOGLOÔSSUM. RORRAGINÉES. 465 saillant. Fleurs bleues marquées de stries rougetres. Mai, juillet ©. Lieux incultes, champs pierreux, bords des chemins et des haies. AR. — Nièv. St-Pierre-le-Moustier, S. Parixe-le-Chätel, Magny, Varennes-lès- Nevers, Garchisy, Pouilly. — Yon. Auxerre.— Loir. Environs d'Orléans, t-Jean-de-Braye, Gien. — L.-Er-Cn. C. à Blois, St-Dié. — CHER. urly près Bourges, Sancoins, Auroucr, St-Hilaire près Vierzon. — Ib. Le Blane, St-Marcel, St-Gauthier, Clion. — ALL. Moulins, St-Pourçain. — L'Auvergne. — Tours. — Poitiers. — Angers. — Le Mans, ete. 1756. C. montanum. Lam. Dict. 2, p. 237. (C. de montagne.) — Tige de 5 à 9 déc. un peu hérissée, droite, rameuse, à rameaux ascen- dants; feuilles minces, luisantes, presque glabres en dessus, parsemées en dessous de quelques poils épars et un peu rudes, les inférieures elliptiques rétrécies en pétiole, les intermédiaires presque spatulées, les supérieures oblongues presque cordiformes amplexicaules à la base ; grappes terminales grêles; corolles non veinées dépassant peu le calice; surface supérieure des carpelles plane, à bord peu marqué. Fleurs rougeâtres. Juin, juillet @. Lieux frais, bois montagneux. RR. — CoTEe-p’'OR. Vallon de Vauchignon près Nolai. 409. OMPHALODES. Tournefort. (Omphalode.) Calice à 5 di- visions; corolle en roue à gorge fermée par des écailles; carpelles déprimés, lisses, en forme de corbeille à bord membraneux denté ou cilié, contracté et infléchi au sommet. 1757. O. verna. Mœnch. Meth. (0. printannière.) Cynoglossum om- phalodes. L. sp. 193.— Plante de 1 à 2 déc. croissant en touffes ; racine rampante ; tige grêle rameuse; feuilles légèrement pubescentes, aiguëés, les radicales pétiolées, cordiformes ovales, les supérieures ovales lancéolées ; grappes géminées pauciflores et très lâches. Fleurs d’un bleu d'azur. Mars, mai %. Cultivée fréquemment en bordures et nâturalisée dans plusieurs parcs. 1758. O. littoralis. Lehm. (0. des rivages.) Cynog. littorale Spr. — Plante de 5 à 15 cent. grêle, un peu glauque; feuilles radicales spa- tulées, les autres sessiles oblongues ; fleurs petites, blanches, en rappes courtes, terminales, garnies de bractées semblables aux euilles un peu ciliées ; bord des carpelles un peu cilié. Avril, juin ©. Sables maritimes. RR. — Noirmoutier, Belle-lle. Obs. On cultive l'O. linifolia Mch. Cynog.— L. qui diffère par ses proportions plus grandes, ses grappés allongées et sans bractées, et par les carpelles à bord infléchi denté. FAM. LXXII SOLANACÉES. Calice monophylle égal, souvent persistant, à 5 dents ou 5 lobes, rarement moins; corolle monopétale, hypogyne, caduque, à 3 lobes réguliers ou inégaux, plissée ou imbriquée dans le bouton; 5 étamines insérées à la base de la corolle et alternes avec ses lobes: ovaire libre, simple, 1 style à stigmate simple ou bifide ; fruit biloculaire polysperme, tantôt capsule à 2 valves et à cloison parallèle aux valves, tantôt baie à placentas placés au centre. Périsperme charnu, embryon en anneau ou en spirale. Plantes herbacées ou frutescentes, à feuilles alternes, les supérieures souvent géminées. Fleurs axillaires ou en cyme partant de l’aisselle des feuilles. €. 20, Â66 SOLANACÉES. $. 4. — Fruit en baie. 410. LYCIUM. 2. (Lyciet.) Calice court tubuleux campanulé, à 2 lèvres ou à 4 ou à lobes ; corolle en entonnoir à tube court, à 5 lobes, 5 étamines à filets velus à la base; stigmate sillonné; baie ovoide où arrondie. bad 1759. L. vulgare. Dun. in De. Pr. 13, p. 509. (L. commun.) L. bar- barum L. part. Vulg. Jasminoïde. — Arbrisseau touffu épineux à tiges faibles, rameaux grèles, anguleux, pendants; feuilles petites ellip- tiques lancéolées aiguës, entières, rétrécies en pétiole, un peu épaisses ; pédoneules axillaires, en faisceau; calice à 2 lèvres mem braneuses ; Haies rouges, ovales oblongues obtuses. Fleurs dun violet clair. Juin, octobre. Haies et buissons près les habitations. AG: _ — Çà et là. 1760. L. Trewianum. Rœm.etSch. (L. de Trew.) L. chinense Duham. Pers. Dun. in Prod. p. 510, non Lam. — Arbrisseau éleyé peu épi- neux, à rameaux anguleux diffus penchés ; feuilles pétiolées lancéolées aiguës, rétrécies aux deux extrémités (longues de 5 à 7 cent.); pédon- cules axiaires, solitaires ou géminés; calice à 2 ou 3 lobes; corelle: violette, blanchâtre au fond ; étamines saillantes ; baies assez grosses, ovales oblongues un peu aiguës, rouges, entourées à la base par un disque en coupe denté aux bords. Juin, octobre. Naturalisé près des habitations. R. — Orléans. — Thouurs, etc. 1761. L. ovatum. Duham. Pers. (L. ovale.) L. sinense. Lam, Dict.8, p. 509, ill. tab. 4142, f. 2, non Duham. L. Europœum. Duby. nou L: L. megistocarpum. à. Dun. 1. ce. — Arbrisseau touffu, dressé, épineux, rameaux flexibles, penchés, un peu épineux, légèrement anguleux, glabres; feuilles ovales elliptiques, entières, un peu ondulées, d'un vert pâle et un peu glauque, rétrécies en pétiole; pédoneules axit- laires ; calice à 5 dents; baies rouges, ovales cylindriques épaisses obtuses, entourées par un disque en coupe à bord presque entier, Fleurs violettes, veinées. Juin, octobre. Haies, çà et là. R. Obs. Le Lyc. Ewropœum (L. Mantiss. 47) avec lequel cette espèce a été confondue dans plusieurs Flores, diffère par ses rameaux eflilés, roides et droits, épineux, cylindriques, sans aucune ligne saillante, pubescents et presque tomenteux au sommet: ses feuilles sont lancéolées et beaucoup plas étroites. — On cultive le Capsicum annuum L. sous le nom de Poivre rouge, Piment, Poivre de Guinée. 411. SOLANUM. L. (Morelle.) Calice à 5 divis ons; corolle re- tacée ; anthères oblongues conniventes verticalement, s'ouvrant au sommet par 2 pores; baie arrondie ordinairement à 2 loges. 1762. S. migrum. [. sp. 266. (M. noire.) — Tige de 2 à 4 décim. dressée rameuse, à rameaux cylindracés parsemés de poils courbés dressés { feuilles ovales ou presque deltoïdes, sinuées déntées, peu velues ; fleurs pédonculées en petits sertules extra axillaires, à pédi- celles fructifères renflés au sommet et penchés; baies noires. Fleurs blanches à anthères jaunes. Juin, octobre ©. Lieux cultivés, décom- bres, bords des murs. C. Obs. Dans les décombres secs, exposés au soleil, on trouve un Sol. à fruits noirs plus petits, à tige base diffuse, à feuilles anguleuses un peu velues à odeur musquée, c’est peut-être le S. moschalum Preil. 1763. S. melanocerasum. Wild. En. p. 237. (M. cerisier noir.) Nc rosaulon Mat, non Dun, Vulg, Bourbon noir, Herbe à la Pourrie, — Port SOLANUK. SOLANACÉES. 46? et caractères du S. migrum, plus robuste, 5 à 9 déc. tige dressée, rameuse, rameaux relevés d'angles saillants chargés d'aspérités presque épineuses ; feuilles ovales inégalement sinuné-dentées, presque glabres ; sertules plus fournis ; baiés noires assez grosses ; fleurs blanches à anthères jaunes. Juillet, octobre ©. Décombres, fumiers. — Plus abondant que le nigrum, dans la région du Centre : Clermont. — Limoges. — Allier. — Nièvre. — Cher. 1764. S. Dälenë. Sehult. (M. de Dillen.) Dill, Hort. Elth. fig. 355. — Port de la précédente, mais plus robuste dans toutes ses parties ; tige élevée rameuse, à rameaux cylindracés à peine anguleux ; feuilles ovales peu dentées (presque semblables à celles de la Belladoné); fleurs blanches un peu violacées : baies grosses noires en sertulés roides, peu penchés ; pédicelles filiformes. Juillet, oetobre ©. Lieux ineultes, fumicrs. R.— CREUSE. Ahun (Pailloux). 1765. S. humile. Bernh. (M. basse.) — Tige de 1 à 4 déc. grêle, à rameaux faiblement anguleux; feuilles ovales subrhomboïdales, den- tées irrégulièréement, presque glabres ainsi que les tiges ; pédicelles penchés ; baies vertes ou vertes jaunâtres à la maturité. ©. Juillet, octobre. Lieux sablonneux. — Alluvions de la Loire. 1766. S. cchroleucum. Bast. in Desv. journ. bot. 3, p. 20. (M. jau- nâtre. —Tige de 2 à 5 dée. à rameaux anguleux tuberculeux par- semés, ainsi que les feuilles, de poils rudes; feuilles ovales, sinuéés, anguleuses; baies jaunes tachées de vert d’abord, puis d’un jaune citron uni, à la maturité. Juillet, octobre ©. Lieux incultes, dé- combres. AC. Bords de la Loire, Nevers. — Blois, etc. 1767. S. rminiaturm. Bernh. (M. rouge.) — Tige de 2 à 6 déc. grêle, à rameaux tuberculeux, velus au sommet; feuilles un peu velues, ovales deltoides sinuées dentées, d’une odeur musquée; baies rouges. Juillet, octobre ©. Lieux incultes, décombres. AC. Bords de la Loire, Nevers. — Moulins. — Orleans, etc. 1768. S. vitlosurm. Lam. Dict. 4, p. 289. (M. velue.) — Plante de 3 à 6 déc. toute velue grisâtre, comme tomenteuse; tige droite, rameuse, rameaux un peu anguleux, à peine tuberculeux; feuilles ovales si- nuées dentées ; baies d’un jaune orangé, passant au brun en vieH- lissant. Juillet, octobre ©). Lieux cultivés, bords des chemins. RR. — Loirer. Vignes de la Sologne (Dubouché), Orléans (Jullien). 1769. $. DBulcamara. EL. sp. 264. (M. douce-amère.) — Tige s’éle- vant souvent jusqu’à 4 et 2 mèt. ligneuse inférieurement, grêle, flexueuse, sarmenteuse, grimpante ; feuilles cordiformes ovales aiguës, entières ou comme hastées par la présence de 2 lobes acces- soires à la base ; fleurs violettes en grappes ramifiées, ou cymes termi- nales, ou eomme opposées aux feuilles ;: baies ovales, rouges. Juin, septembre %. Ilaies, buissons humides, bords des eaux. C. Obs. S. Titiorule Heg. S. Duleamare villosissimum Desv. obs. p. 111, à feuilles et rameaux mol- lement pubestents grisätres, croit çà et là autour d'Angers. 1770.S. tuberosum. L. sp. 265. (M. tubéreuse.) Vulg. Pomme de terre. —Souches munies de rameaux nombreux produisant des tubereules lus ou moins gros; tige de 4 à 6 déc. herbacée, dressée, rametse ; euilles pmnées avee impaire, à fotioles ovales pabescentes en dessous altemmanvavee d'autres folioles très petites; evnio terminate bifidée à 168 SOLANACÉES. pédicelles articulés ; baies grosses sphériques, verdâtres. Fleurs blanches, roses ou violettes. Juin, juillet ©. Cultivée partout. Obs. Plusieurs autres espèces sont cultivées comme ornement où comme aliment. Felles sont les S. pseudo-capsicum L. nommé vulgairement Pommier ou Cerisier d'Amour ; l'Aubergine (S. Melon- gena L.), la Tomate (S. Lycopersicum L.) qui se trouve souvent près des jardins, et que l'on recon-. pait à ses fleurs jaunes, et enfin le S, ovigerum Dun. connu sous le nom de Pondeuse et dont le fruit ressemble à un œuf. 412. PHYSAL:S. L. (Coqueret.) Calice à 5 dents; corolle rotacée à 5 lobes ; à étamines à anthères conniventes, droites, oblongues, s’ouvrant longitudinalement : baie globuleuse renfermée dans le calice persistant, renflé et très dilaté à la maturité. 1771. P. Alkekengi. L. sp. 262. (C. Alkekenge.) Vulg. Médecines, Purges, Amour en cage. — Tige de 3 à 6 déc. herbacée, souvent ra- meuse dès la base; feuilles géminées, ovales, entières ou sinuées, un peu aiguës, pubescentes ; fleurs d’un blanc verdâtre, pubescentes, pédonculées axillaires, solitaires ; baie rouge de la grosseur d’une cerise, renfermée dans un calice vésiculeux, très renflé et d’une belle couleur rouge vermillon à la maturité. Juin, septembre %. Haies, buissons, vignes incultes. C. seulement dans la région des vignes. 413. ATROPA. L. (Atrope.) Calice campanulé, persistant à 5 lobes; corolle campanulée à tube court et à à lobes égaux; 5 éta- mines inégales, rapprochées à la base, écartées au sommet, penchées ainsi que le style; baie globuleuse placée sur le calice. 1772. A. Belladona. L. sp. 260. (A Belladone.) — Tige de 8 à 10 déc. droite, rameuse, dichotome, pubescente; feuilles pétiolées ovales aiguës, entières, souvent géminées; fleurs courtement pédon- culées, axitlaires, d’un brun violet livide, striées de brun; baïes noires luisantes, de la grosseur d’une cerise, d'une saveur douceñtre et très vénéneuses. Juin, août %. Lieux frais, bois couverts et mon- tagneux. ÂR. — YON. Forêt &e Maulnes, S.-Et-L. St-Didier, de Planoise près Autun, bois au bas de Beuvrai. — Niùv. Moulins-Engil- bert, Billy-aux-Amognes, Bona, Giverdy, Ste-Marie; Nolai, Poiseux, Ravaut, Chevroche, Clamecy, Montreuillon. — CHER. St-Paluis, Allogny, St-Amant, Grossouvre. — ALL. La Queune près Moulins. — Puy-pE-D. Bois près Volvie et Pontgibaud. — Creus. Bois-de-Château- Méry près Ahun. — L.-Er-Cu. Foret de Russi, allée de Celettes, bords de la Loire près Blois. — Bourqueil. — Saumur. — Sarthe. Obs. Micandra Physalodes Gært., originaire d'Amérique, est naturalisé dans plusieurs localités de la vallée de la Loire. On le reconnaitra à son calice à bords minces, rabattus, à cingdivisionscomme sagittées, vésiculeux et renfermant une baie sèche à Ja maturité, à sa corolle campanulée d'un bleu tendre, blanche au fond, à ses feuilles ovales sinuées, glabres sur une tige droite, rameuse. $ 2. — Fruit capsulaire. 414. DATURA. L. (Datura.) Calice grand, tubuleux renflé, à 5 an- gles et à 5 lobes, cadue, à base persistante; corolle très grande en. entonnoir à 5 plis et à 5 lobes; stigmate à 2 lames; capsule épi- neuse à deux loges divisées par une fausse cloison et s’ouvrant en 4 valves. à 1773. D. Siramorium. L. sp. 255. (D. stramoine.) Vulg. Pomme épineuse. — Piante de 4 à 10 déc. fétide, vénéneuse, tige droite, ra- meuse, souvent dichotome, à rameaux ouverts ; feuilles ovales aiguës, sinuées anguleuses, un peu décurrentes sur le pétiole ; capsule droite DATURA. SOLANACÉES. 169 ovale épineuse. Fleurs blanches. Juillet, septembre ©. Décombres, fumiers, lieux vagues, près les villages. CG. Bords de la Loire, de l'AI- lier, etc. 1774. D. Tatula. L. sp. 256. (D. tatula.) — Plante de 3 à 12 déc. fétide, vénéneuse; tige droite, rameuse dichotome, purpurine, tachée de points verdâtres, feuilles ovales aiguës, sinuées dentées, d'un vert sombre, à pétioles et nervures rougeûtres. Fleurs violettes rayées. Juillet, octobre ©. Décombres, lieux incultes près les murs. AR. — Cà et là. — Bords et vallées de la Loire. 415. NICOTIANA. L. (Nicotiane.) Calice urcéolé à 5 lobes; co- rolle en entonnoir à long tube, à limbe plissé à 5 lobes; 5 étamines; stigmate capité; capsule à 2 ou 4 loges, s’ouvrant au sommet en 2 ou 4 valves; graines très nombreuses. 1775. N. rustica. L. sp. 258 (N. rustique.) — Plante de 4 à 10 déc. pubescente visqueuse glutineuse; tige droite cylindracée, ra- meuse ; feuilles pétiolées avales entières ; pédoncules rameux; axil- laires et rapprochés en panicule; corolle cylindrique à lobes arron- dis obtus. Fleurs d’un jaune verdâtre. Juillet, août ©. Cultivce, et naturalisée çà et là. Obs. On cultive aussi N. Tabacum L. à feuilles sessiles et à corolles roses longuement tubuleuses, C'est avec ses feuilles que l'on prépare le Tabac. 416. HYOSCYAMUS. L. (Jusquiame.) Calice tubuleux campa- nulé à 5 divisions, persistant et serré autour de la capsule; corolle en entounoir à 5 lobes obtus inégaux, et à limbe oblique, ouvert; 5 étamines inclinées, stigmate capité; capsule ovale comprimée, à 2 loges, ventrue à la base, coniractée vers le sommet, et s’ouvrant par un opercule. 1776. H. niger. L. sp. 257. (J. noire.) Vulg. Hancbane, herbe de chevaux. — Plante de 2 à 9 déc. d’un vert pale, couverte de poils gri- sâtres sécrétant un suc visqueux et fétide ; tige droite, rameuse, dure, feuilles molles, pubescentes, ovales oblongues, sinuées anguleuses, ou comme pinnatifides, à lobes aigus, les inférieures pétiolées, les ‘caulinaires sessiles amplexicaules ; fleurs sessiles axillaires, unilaté- rales, d'un jaune sale, livide, veinées de pourpre et de lignes noirà- tres. Mai, juillet @ et ©. Bords des chemins, décombres, lieux incultes. GC. — L’A. pallidus Kit. à fleurs blanchâtres non veinées, se rencontre très rarement. FAM. EXXIIL. VERBASCÉES. Calice à > divisions imbriquées dans le bouton, corolle rotacée à tube presque nul à 5 lobes élargis planes un peu inégaux; 5 (rare- ment 4) étamines, anthères fixées transversalement au sommet du filet, à loges confluentes, style entier, capsule bivalve à bords infié- chis. — Herbes à feuilles alternes. 417. VERBASCUM. L. (Molène.) Calice à 5 divisions; corolle rotacée à 5 lobes inégaux; D étamines inégales, déclinées, souvent barbues à la base; capsule globuleuse ou ovale, aiguë, s’ouvrant en 2 valves au sommet. 1777. V. Thapsus. L. sp. 252. (M. bouillon blanc.) V. Schraderi 470 VERDASCÉES, YERHASCUM, Mey, Koch. — Plante de 4 à 2 mét. et plus, couverte d'un duvet court, grisâtre où d’un blanc jaunâtre: üge dure, simple, feulllés ovales oblongues, finement crénelées, tomenteuses, fortement déeur- rentes, les radicales un peu rétrécies à la base; fleurs presque ses- siles en petits faisceaux rapprochés en épi serré, cylindrique, droit, terminal, très long; bractées ordinairement plus courtes que les fleurs; corolle médiocrement grande, presque en emtonnoir; à labes oblongs ; étamines supérieures garnies de poils laineux blanes ou jaus nâtres, les deux inférieures glabres ou un peu velues, quatre fois plus longues que leurs anthères un peu décurrentes. Fleurs d’un jaune pâle. Juin, septembre @. Bords des chemins, bois pierreux. CC. — Varie à fleurs blanches, où à tiges rameusés, portant plusieurs épis (Verb. thapsoïdes. Schranck.) 1778. VW. carescens. Jord. (M. blanchâtre.) — Plante couverte d'un indument blanchâtre velouté; tige de 6 à 10 déc. droité, simple, an- uleuse, brunâtre sous le duvet; feuilles ovales aiguës, rétrécies à la ase, les radicales atténuées en un long pétiole, les autres fortement déecurrentes, les supérieures acuminces en pointe étroite; fleurs presque sessiles en faisceaux rapprochés en épiserré droit RE NU calice très tomenteux à lobes aigus, corolles assez grandes planes, jaunes, 3 fitets staminaux garnis de poils blanchâtres, 2 plus longs presque glabres à anthères décurrentes ; style élargi au sonunet, Juin, août ®. Lieux sablonneux, alluvions. Çà et R. 1779. V. Thapsiforme, Schrad. (M. faux Thapsus.) V. Thapsus Mey, Vulg. Blanc de mai, Bouillon blanc. — Plante de 1 à 2 mèt. couverte d'un coton épais, presque laineux, persistant; tige droite, simple, robuste ; feuilles fortement décurrentes, tomenteuses, ovales lan— céolées crénelées, veinées ragueuses, les radicales oblongues obtuses, très grandes, les autres acuminées ; fleurs courtement pédicellées, en petits faisceaux rapprochés en épi, gros, serré, terminal; bractées longuement aeuminées, souvent plus longues que les fleurs; corolle très grande, plane, rotacée, à lobes obovales arrondis; étaimines su périeures garnies de poils blancs ou jaunâtres, les 2 inférieures plus grandes, glabres ou peu velues, à peu près 2 fois plus longues que leur anthère longuement décurrente. Fleurs d’un beau jaune, Juin, septembre ©). Licux pierreux ou sablonneux. C. — Bords de ln Loire, de l'Allier, ete. -— varie à fleurs blanches et à tige rameuse à plusieurs épis. 1780. V. Phlomoïdes. L. sp. 253. (M. Phlomide.)— Plante couverte d’un coton épais jaunâtre; tige de 3 à 9 déc. droite, simple ; feuilles épaisses tomenteuses, finement crénelées, veinées, rugueuses en dessous, les radicales elliptiques lancéolées, rétrécies en pétiole, les supérieures ovales acuminées, plus ou moins décurrentes ; fleurs eourtement pédicellées en épi grêle, un peu lâche; corolle rotacée très grande ; bractées plus courtes que les fleurs ; étamines garnies de poils blancs ou jaunâtres, les deux plus longues glabres ou peu velues, à peu près deux fois plus longues que leur anthère longuement déeurrente. Fleurs jaunes. Juin, août @. Lieux sablonneux. G. — Bords de la Loire, etc. 1781. V. nemorosum. Schrad. (M. des bois.) V. Phlomoïdes. Var. 3. Koch. — Tige de 3 à 8 déc. brunâtre, droite simple ; feuilles vertes VERBASCUM. VERBASCÉES. 471 grisâtres, finement tomenteuses, légèrement crénelées, les radicales oblongues rétrécies à la base ei longuement pétiolées, les caulinaires inférieures rétrécies à la base, les supérieures oblongues lancéolées aiguës, légèrement décurrentes ; corolle rotacée moitié plus petite que dams Le Phlomoïdes ; fleurs jaunes en épi grêle, serré ou lche à la base; 3 étamines à filets garpis de poils blancs, les deux autres glabres à anthères décurrentes. Juillet, septembre @. Bois secs, chemins, —CÇà et là. 1782. V. australe. Schrad. (M. du Midi.) V. Phlomoïdes. Var, 2. Koch. — Tige de 1 mèt. et au-delà, droite, simple ou rameuse ; feuilles larges verdâtres, quoique tomenteuses, crénelées, les radicales rétrécies en pétiole, oblongues ou ovales lancéolées, les caulinaires oblongues aiguës, décurrentes, les supérieures largement ovales cuspidées, for- tement veinées,semi-décurrentes ; fleurs grandes en fascicules écartés formant une longue grappe interrompue dans toute sa longueur; 3 étamines à filets garnis de poils blancs, les autres glabres à anthères longuement décurrentes. Juillet, septembre @. Lieux secs. Çà et là. 1783. V. montanum. Schrad. (M. de montagne.) — Tige de 4 à 8 dée. droite, simple ; feuilles crénelées tomenteuses jaunâtres, les infé- rieures ovales pétiolées, les supérieures oblongues aiguës décurrentes; fleurs ordinairement fasciculées en épi long terminal; pédiceiles plus courts que le calice; corolles rotacées un peu concaves de grandeur médiocre ; filets tous garnis de poils blancs, les deux plus Tongs glabres vers le sommet, à anthères brièvement décurrentes ; anthéres eu inégales. Juillet, septembre ©. Lieux sablonneux. R. — Nevers, ords de la Loire. — xp. Les Aubris près Châteauroux (Chedeau). 1784. V. crassifolium. DC. fl. fr. 3, p. 604, non Schrad. (M. à feuilles épaisses.) V. montanum. Lois. non Schrad. — Tige de 8 à 12 déc, or- dinairement simple; feuilles décurrentes, ovales oblongues, entières, ou à peine crénelées, épaisses, tomenteuses, veloutées, fortement veinées en dessous, les radicales distinctement pétiolées; fleurs ses- siles fasciculées en épi gros, serré, ordinairement simple; bractées lus courtes que les fleurs ; étamines toutes glabres, les plus longues à anthère un peu décurrente. Fleurs jaunes assez grandes. Juin, août @). Lieux secs et incultes. R.— ALL. Chavenon (Causse)! — Niëv. Dorne (Saul.) — Environs d'Orléans? (Loisel). 1785. V. Mosellanum. Wirtg.! Verb. Rhen. exsic. n° 6. (M. de la Moselle.) — Plante couverte d’un duvet blanc-jaurâtre un peu flocon- néux, pulvérulent ; tige de 5 à 9 déc. droite, simple ou rameuse, d’un brun clair, anguleuse au sommet ; feuilles radicales obovales cré- nelées, atténuées en pétiole ailé, les caulinaires ovales oblongues, sessiles, à base arrondie un peu décurrente, les supérieures ovales assez longuement cuspidées ; pédicelles courts fasciculés en grappes lâches, interrompues ; corolles jaunes médiocres; poils des étamines blanchâtres; stigmate en massue, glanduleux ou pubescent. Juin, août @), Lieux sablonneux, R. — M.-rT-L. Sables à Ecoufflant. 1786. V. nothum. Koch. Syn. éd. 1, p. 512. (M. bâtarde.) V. Thapsi- formi-floccosum. Koch. éd. 2, p. 590. — Tige de b à 9 déc. droite; eylindracée, brunâtre sous son duvet pulvérulent, rameuse au som- met ; feuilles crénelées tomenteuses plus ou moins jaunâtres, les in- férieures ovales elliptiques rétrécies en pétiole, les caulinaires ovales 472 VERBASCÉES. VERBASCUM. plus ou moins décurrentes, les supérieures cuspidées; fleurs jaunes assez grandes en fascicules multiflores disposés en grappes longnes tomentenses ; élamines à filets munis de poils violacés, parfois blancs sur quelques-unes, les plus grandes à anthères un peu décurrentes. Juillet, septembre ©. Lieux secs, sables. R.— CoTE-D'Or. Rouvraïi (Sagot.)—Nièv. Nevers, levée de Sermoise, bords de la Loire. —Orléans. —Env. de Chinon. — Angers. 1787. V. Thapso-floccosum. Lec. et Lamtt. Cat. pl. cent. 282. (M. Thapso-floconneuse.) — Tige de à à 8 déc. obscurément angu- leuse et rameuse paniculée au sommet, couverte ainsi que les feuilles d’un duvet blanchâtre un peu floconneux, feuilles radicales ovales ou oblongues elliptiques crénelées, rétrécies en pétiole court aîlé, tomenteuses, un peu jaunâtres en dessus, les caulinaires ovales oblongues, cuspidées, fortement décurrentes; fleurs médiocrement larges, fasciculées, en longues grappes, grêles ; pédicelles à peu près égaux au calice; étamines toutes garnies de poils blanes, les infé- rieures seulement du côté intérieur ; anthères non décurrentes. Juiket, août @). Lieux pierreux arides. R. — CREUSE. Chantemille, Lagrange, Creuset près Alun. — Loir. Gien, grèves de la Loire. — Env. d'Angers. 1788. V. Godronü. Bor. (M. de Godron.) V. Thapso-floccosum Godr. et Gr. F1. fr. 2, p. 559, non Lec. et Lamtt. — Tige de d-8 déc. dressée, simple ou un peu rameuse, roide, brunâtre, cylindracée, à angles obtus vers le haut; feuilles tomenteuses, blanc-jaunâtres, plus molles en dessous, les radicales ovales lancéolées crénelées, atténuées en pétiole, les autres lancéolées, décurrentes sur la tige en une aile très étroite n’atteignant pas la base du mérithalle; fleurs jaunes très petites, en grappe étroite spiciforme, aiguë, serrée, interrompue seu- lement à la base; corolle concave; étamines à filets tous pourvus de po#s blanchâtres, quelques-uns violacés, 3 étamines à anthères plus grandes. Juin, août @. Lieux arides. R. —M.-ET-L. Neuville. 1789. V. spurium. Koch. Syn. éd. 1, p. 911. (M. hybride.) V. Thapso- Lychnitis M. et K.— Tige de 4 à 8 déc. droite, brune, floconneuse, simple ou rameuse à angles aigus ; feuilles finement crénelées, tomen- teuses, à duvet blanchâtre apprimé, un peu floconneux, les radicales obovales oblongues rétrécies en pétiole, les caulinaires semi-décur- rentes oblongues aiguës, fascicules tomenteux disposés en longues grappes; corolles jaunes médiocres; étamines à filets tous munis de poils blancs, les plus longs à anthères non décurrentes. Juillet, sep- tembre @. Bois secs, collines. R. — CREUSE. Ahun. — L.-ET-Cn, Cour-Cheverni. — Environs u' Angers ! 1790. V. collinum. Schrad. (M. des collines.) V. Thapso-nigrum. Schied. — Tige atteignant 1 mêt. droite, toute pubescente, rougeûtre sous le duvet, anguleuse, à angles aigus vers le sommet, plus ou moins rameuse paniculée ; feuilles crénelées tomenteuses sur les deux faces, à duvet blanc dans les jeunes feuilles, puis jaunâtre, les radicales brièvement pétiolées, ovales ou ovales oblgngues non échancrées en cœur, les supérieures ovales aiguës ou oblôngues, em- prassantes et légèrement décurrentes ; grappe terminale très longue, ramifiée à la base, composée de fascicules rapprochés ; pédicelles courts, quelques-uns égalant le calice tomenteux ; corolle jaune assez petite ; étamines toutes barbues de poils violacés ; anthères égales De VERBASCUM. VERBASCÉES. 113 non décurrentes. Juillet, septembre ©. Lieux secs pierreux. RR. — CREUSE. Gouzon, pont de Chezalet. — Hte-Vien. Limoges, bords de la Briance. — MAYEN. Villiers. 1791. V. adulterinum. Koch. Syn. éd. 1, p. 512. (M. adultérine.) V. Thapsiformi-nigrum Schied. V. ambiquum Reich. — Tige élevée droite, brune sous le duvet qui la couvre, à angles aigus au sommet, rameuse paniculée ; feuilles crénelées, pubescentes en dessus, tomen- teuses en dessous, nerveuses, les inférieures brièvement pétiolées, grandes ovales acuminées ou cuspidées, un peu décurrentes ; fleurs assez grandes fasciculées en grappe serrée d’abord, puis lâche surtout iuférieurement, entremêlées de bractées acuminées au moins égales aux fleurs ; corolle jaune à gorge rougeâtre; étamines à poils violets, blanchätres au sommet du filet, les plus longues glabres d’un côté, à anthères décurrentes. Juin, août %. Lieux pierreux. RR. — S.-ET-L. Autun, creuse d'Auxy. — Ecoufflant près Angers. 1792. V. sinuatum. L. sp. 154. (M. sinuée.) — Tige de 5 à 9 déc. droite, cotonneuse, très rameuse paniculée au sommet; feuilles to- menteuses surtout en dessous, les inférieures rétrécies à la base, oblongues fortement sinuées et dentées, les caulinaires embrassantes, légèrement décurrentes, sinuées, les supérieures en cœur acuminées dentées ; panicule lâche à rameaux grèles effilés ; fleurs à courts pé- dicelles en fascicules espacés ; anthères égales ; filets à poils violets. Juillet, septembre %. Lieux arides. RR. — LoiRE-INFéÉR. Croisie (Lloyd). 1793. V. pulvinatum. Thuil.! Par. p. 109. (M. poudreuse.) V. pul- verulentum Auct. non Vill. — Plante de 3 à 9 décim. plus ou moins couverte d’un duvet blanc floconneux, caduc et s’enlevant par le frot- tement; tige droite, anguleuse, violacée sous le coton qui la couvre, à rameaux ascendants ; feuilles crénelées, tomenteuses en dessous, vertes ou un peu floconneuses en dessus, les radicales oblongnes elliptiques obtuses, rétrécies en pétiole, les caulinaires sessiles, am- plexicaules arrondies, subitement rétrécies en pointe aiguë oblique ; fleurs jaunes, petites, noyées dans le duvet avant la fleuraison, rap- prochées en fascicules disposés en grappes le long des rameaux dont la réunion forme une panicule ouverte au sommet de la tige ; poils des étamines blanchâtres. Juin, septembre @. Lieux secs incultes, bords des chemins. C. Obs. La de:cription que Villars a donnée de son V. pulverulentum ne convient pas à notre espèce. qui est celle de la Flore tr. de De Candolle, souvent confondue avec Le floccosum.— Le V. Lychnitidi- floccosum Liz. Wirtg.! Verb. exsic. n° 3, diffère de notre espèce par sa panieule plus serrée, ses feuilles plus oblongues finement tomenteuses en dessous, à duvet ni pulvérulent ni caduc. Gudron l'indique à Montbrison et dans la Creuse. 1794. V. floccosum. Waldst. et Kit. tab. 79! (M. à flocons.) V. Phlo- moides Thuil.! V. Lychnitis. Dub. Orl. n° 758, non L. — Plante de 3 à 9 déc. toute couverte, surtout dans sa jeunesse, d’un duvet blanc floconneux, très abondant ; tige droite, cylindracée, violacée sous le coton qui la couvre, à rameaux nombreux ascendants, paniculés ; feuilles entières ou à peine crénelées, cotonuneuses sur les deux faces et surtoutfen dessous, les radicales rétrécies en pétiole, les autres sessiles, amplexicaules, oblongues lancéolées acuminées, un peu épaisses; fleurs jaunes petites, disposées comme dans l’espèce pré- cédente; poils des étamines blanchâtres. Juin, septembre ©. Lieux incultes et pierreux, bords des chemins, levées. C. 474 VERBASCÉES. VERBASCUM : Obs: Très tessemblante à la précédente, elle s'oñ distingue par ses feuilles mon crénelées,-plus gatonneuses en dessus, oblongues et non arrondies. Elle varie à fleurs moitié plus grandes (Y, pulve- rulentum Sith). 1795. V. Zychaitis. L. sp. 253. (M. Lychnite.) — Tige de 3 à 9 déc. droite, anguleuse, couverte d’une pubescence pulvérulénté, rametse au sommet; feuilles crénelées, presque glabres ct vertes er déssus, blanchâtres pubescentes cotonneuses en dessous, les infériétres elliptiques oblongues ou ovales, un peu pointues, rétréties eu pétiole, les supérieures sessiles ovales acuminées; fleurs pédicellées en fas- cicules disposés en grappes; rameaux floraux anguleux et formant une panicule pyramidale; poils des étamines blancs ou jaumâtres ; pédicelles et calices tomenteux. Fleurs petites jaunes, pulvérulentés: Juin, août © Lieux incultes, haies, bois, champs pierreux. C: Var. D. V. album. Mill. Dub. Orl. n° 759.— Bractées plus allongéess fleurs blanches à anthères jaunes. C. 1796. V. Schiedeanum, Koch. (M. de Schiede.) V. nigro-Lychnitis Sch. V. nigrum var. cvatum Auct.— Tige de 6 à 40 décim. dressée, raide, rameuse, cylindracée, à angles aigus, rapprochés, dans le bäut, pubescente; feuilles vertes pubescentes en dessus, finement tomen- teuses grisàlres en dessous, les inféricures crénelées, lancéolées où obovales, rétrécies en pétiole, les caulinaires presque sessilés à basé arrondie, les supérieures acuminées, non embrassantes, ni décat- rentes; pédicelles grêles plus ou moins allongés, fasciculés en grappe lâche, rameuse, pyramidale; calice finement tomenteux à lobes courts lancéolés ; corolle petite plane, jaune, à gorge violette ; étamines à filets tous pourvus de poils violeis ; anthères toutes égales; stigmate en tête. Juin, août @). Lieux incultes. RR.— L'Auvergne. — Lu Creuse: — Env. de Limoges? — Bords de l'Anglin. 1797. VW. nigrum. L. sp. 253. (M. noire.) — Tige de 6 à 9 décim. drojte, dure, anguleuse, rougeûtre, cotonneuse, simple ou rameuse ; feuilles crénelées, presque glabres ou légèrement pubescentes et d’un vert sombre en dessus, plus ou moins tomenteuses et blanchâtres en dessous, les inférieures de la tige longuement pétiolées, cordiformes oblorfgues ovales, les supérieures ovales oblongues, presque sessiles ; fleurs pédicellées en fascicules formant une longue grappe droite ter- minale ; poils des étamines violets ou purpurins. Fleurs jaunes, Juillet, septembre %. Lieux secs, arides et pierreux, bords des che- mins. AC. — seulement dans les terrains siliceux. Obs. Le V. parisiense Thuil. n’est qu'une forme robuste et très rameuse. — Le V. Alopceurus Thuil.! a la tige Simple, les feuilles molles tonienteuses en dessous, les filets sont munis de poils violets,1es poils blancs que léur attribuent quelques auteurs sont une rare exception. — Env. de Guérel. — Limoges. — Cuers. Rhin-du-Bois ac Corneaux.— M.-Ex-L. Corné, Andurd, Brain, ete. 1798. V. mixtum. Ram..in DC. fl. fr. 3, p. 603. (M. mélaigée.) V. Schottianum. Schrad. V. nigro floccosum. Koch. Syn. p. 591: — Tige de 5 à 7 décim. droite, légèrement anguleuse cotonneuse, rou= geâtre sous le duvet, rameuse, paniculée au sommet; feuilles larges crénelées, vertes, pubescentés en dessus, grisâtres et finement to- menteuses en dessous, les inférieures pétiolées ovales oblongues pointues (point cordiformes), les supérieures ovales aiguës, un peu cordiformes embrassantes, rameaux floraux velus ascendants ; pédi- celles et calices tomenteux fasciculés en grappes longues; corolles jaunes assez grandes, poils des étamines violets, parfois mêlés de poils blancs; style très long en massue. Juillet, septembre. Lieux : VÉRPASCUM. VERBASCÉES. 475 secs. RR. — Hie-Virx. Lümoges, Bellac. — Creuse. Ahun, St-Sulpiee- le=Donteil. — Loin. Coteau St-Loup près Orléans, — CHER. Rhin-du- Bois, Culan. — MAYENNE. Châteaugontier. 1799. V. Blaitaria. L. sp. 254. (M. Blattaire.) — Tige de 3 à 9 déc. droite, grêle, simple où rameuse, glabre, un peu poilue glanduleuse au sommet; feuilles glabres, vertes, les inférieures rétrécies en un court pétiole, obovales oblongues obtuses, crénelées ou sinuées, les Supérieurés sessiles embrassantes, ovales acumiuées, crénelces, assez peties ; fleurs en grappe lâche très longue, glandüleuse ; pédi- celles alternes, solitaires, une ou deux fois plus longs qué la bractée, surtoul à la maturité. Fleurs jaunes, violettes à la base; poils dés étainines purpurins. Juin, octobre @). Bords des chemins, fossés, prés, Surtout Gans les terrains argileux. C. 1809,V. pseudo Blattaria. Schleich. (M. fausse Blattaire.) V, Lychni- tidi-Blattaria Koch. Sÿn. p: 592. V. rependum Reich. — Tige de 4 à 8 déc. droite, ordinairement rameuse au milieu, glabre , brune, garnie de feuilles nombreuses, les inférieures obovales oblongues. sinuées presque lobées, les supérieures amplexieaules, ovales oblongues acu- minées grossièrement et inégalement dentées; fleurs jaunes en grappes lâches très longues, glanduleuses, Souvent paniculées ; pédi- celles Solitaires ou géminés, inégaux , les uns plus Courts, les autres plus longs que la bractée ; filets des étamines inégaux à peils purpurins. Juillet, octobre @. Lieux frais. R. — Nièv. Nevers, Sermoise, Meuuce. — Lgr-Cn. Blois, pont de Chailles. Obs. M: Faye ma communiqué ane belle forme à fleurs blanches, roses en dehors, voisine de cette espèce, el qui se reproduit sins mutations à Civray (Vienne) sur les murs. 1801. V. Bastardu. R. el Sch. (M. de Bastard.) V. ramosissimum. DC. Sup. nou Poir. V. Blattarioides. b. ramosissimum. Bast. sup, p. 42. — Tige de 4 à 8 déc. droite, un peu anguleuse, souvent rougeâtre un peu velue, Simple ou très rameuse paniculée; feuilles toujours plus où moins décurrentes, ovales oblongues denticulées ou crénelées, Les inférieures obtuses, les supérieures aiguës où acuminées, pubes- centes, finement tornentéhses en dessous, parfois glabres en dessus ; inflorescence hispit'e un peu glanduleuse; fleurs toujours fasciculées, faseicules de 2 à 7 fleurs disposés en longue grappe; pédieelles iné= gaux; les uñs plus courts, les autres plus longs que la bractée, lobes du ealiee Jancéolés; corolle médiocre ou quelquefois large de 5 ent: jaune, à gorge violette et poilue, deux filets à poils violets à anthères plus grandes longuement décurrentes, les trois autres à poils violets dans le bas et blanes dans leur partie supérieure. Style long en massue ; capsules souvent avortées. Juillet, Septembre @). Lieux in- eultes. R. -- Nièv. Sé-Eloi. — Cuer. Vierton. — E.-£T-Cu. St-Romain, Noyers. — Env. d'Angers. — Drux-SÈv. Clussai. 1892. V. virgatum. With. arr. 250. (M. à baguettes.) V. blatta- rioides Lam. — Plante de 3 à 9 décim. pubescente, glanduleuse au sommet; tige droite, ordinairement simple, feuillée; feuilles assez larges, pubescentes, crénelées, les inférieures elliptiques oblongues, rétrécies en pétiole, les caulinaires sessiles oblongues, les supérieures ainplexicaules, ovales acuminées ; fleurs solitaires ou en petits fais- céaux, disposés en grappe très allongée; pédicelles toujours plus courts que le calice et la bractée, pubescence de l'inflorescence très 476 SCROPHULARIACÉES. courte, glanduleuse; poils des étamines violets; corolles grandes jaunes. Juillet, septembre @. Lieux incultes, bords des chemins, dans les argiles maigres. — Région du Centre. AR. — Région de l'Ouest. AC. FAM. LXXIV. SCROPHULARIACÉES. . Calice monosépale, à plusieurs lobes, souvent persistant; corolle monopétale hypogyne, plus ou moins irrégulière, caduque, souvent à 2 lèvres; étamines insérées sur la corolle, 4 dont 2 plus courtes, plus rarement seulement 2; 4 style à stigmate simple ou bilobé; ovaire simple libre, à 2 loges, multiovulées; capsule à 1 ou 2 loges à 2 valves; graines portées tantôt sur les bords rentrants des valves, tantôt sur la cloison épaissie, au milieu, de chaque côté, en forme de placenta, tantôt sur un placenta central et libre ; embryon droit en- touré d’un périsperme charnu. Plantes herbacées à feuilles alternes ou opposées surtout les inférieures. #18. LINARTA. Tournef. (Linaire.) Calice à 5 divisions; corolle munie d’un éperon à la base, lèvre supérieure bifide, réfléchie, lin- férieure à 3 lobes, palais renflé proéminent; capsule ovale ou globu- leuse à valves partibles au sommet ; graines anguleuses ou bordées. * Feuilles pétiolées, élargies et anguleuses. 1803. L. Cymbalaria. Mill. Dict. n° 47. (L. Cymbalaire.) Antirrhi- num — L. — Plante de 1 à 5 décim. très rameuse, difluse, glabre ; feuilles longuement pétiolées cordiformes arrondies, à 5 ou 7 lobes arrondis un peu mucronés; pédoncules uniflores axillaires ; éperon obtus, un peu recourbé. Fleurs d’un bleu violet à palais blanc taché de jaune. Juin, octobre %. Vieux murs humides, qu’elle tapisse élé- gamment de ses rameaux pendants. R. — Nièvre. Murs voisins du Beuvron à Clamecy. — ALL. Bourbon-l' Archambault, Gannat. — CHER. S-Amand, Bourges, Champané près Vierzon. — Inn. La Châtre, Le Blanc. — C. à Blois, à Orléans et dans tout lÿuest. 1894. L. spuria. Mill. Dict. n° 15. (L.bâtarde.) Anfirrhinum spuriurr. L. sp. 851. Vulg. Velvote. — Plante de 2 à 6 déc. pubescente ; tige rameuse, couchée ou redressée, munie à la base de rejets filiformes allongés, rampants, feuillés ; feuilles un peu pétiolées , pubescentes, ovales arrondies, obscurément dentées, les inférieures parfois oppo- sées ; pédoncules velus, uniflores, axillaires, filiformes; éperon aigu, recourbé. Fleurs jaunes à lèvre supérieure pourpre veloutée. Juin, octobre ©). Lieux cultivés, champs calcaires et argileux. G. * Peloria. — Corolle régulière tubuleuse à 5 éperons ou sans épe- rons. R. Nevers. — Vierzon. — Saumur. 1805. L. Eiatine. Mill. Dict. n° 16. (L. Elatine.) Ant. Elatine. L. sp. 851. — Plante de 2 à 6 déc. poilue; tige rameuse dès la base, à ra- meaux grêles très allongés, couchés; feuilles courtemént pétiolées, velues, les inférieures ovales souvent opposées, les autres ovales hastées, alternes; pédoncules presque glabres, uniflores , filiformes, axillaires, plus longs que les feuilles; éperon aigu, presque droit. Fleurs jaunes à lèvre supérieure bleuûtre. Juin, octobre ©. Lieu cultivés, champs pierreux. C. | LINARIA, SCROPHULAPIACÉES. 471 Obs. L. commutata Berhn.a les tiges couchées, les feuilles inférieures obôvalés opyiosées, les autres fparses hastées, les pédoncules glabres, la corolle plus grande que’ ans la L. Elatine et l'éperon crochu en hameçon; les graines sont tubercuieuses et non alvéolées, comme dans les précédentes . Elle croit à Belle-Ile-enu-Mer (Lloyd). ** Feuilles étroites et sessiles, surtout les supérieures. ? 1806. L. minor. Desf. fl. Atl. 2. 46. (L. fluette.) Ant. minus. L. sp. 852. — Plante de 4 à 4 décim. toute poilue glanduleuse; tige droite, très rameuse , à rameaux dressés ; feuilles linéaires lancéolées ob- tuses, les inférieures opposées, rétrécies en pétiole ; pédoncules axil- laires, solitaires, disposés en grappes lâches, et beaucoup plus longs que le calice; lèvre supérieure de la corolle à 2 lobes divergents, gorge ouverte, le palais offrant une dépression en forme de canal; graines oblongues sillonnées. Fleurs d’un blanc rosé ou violet, à pa- lais jaunâtre. Juin, octobre ©. Lieux cultivés , champs pierreux ou sablonneux. C. 1807. L. prætermissa. Delast.! (L. oubliée.) — Très ressemblante à la L. minor, dans toutes ses parties, elle en diffère par ses propor- tions plus grêles, par ses tiges et feuilles glabres ou pubescentes glanduleuses seulement par exception, et surtout par la gorge de la corolle presque fermée par le palais saillant ©. Lieux cultivés. R, — Lorm. Adon. — Cner. C. Trouy, Berry, St-Eloy-de-Gy, Morthomier, Marmagne, Allouy, Mehun, Ste-Thorette. — VIEN. Vallée de Fontjoize (Lloyd). — Elle n’a pas été modifiée par une culture successive de plusieurs années. 1808. L. Pelisseriana. DC. fl. fr. 3, p. 589. (L. de Pélissier.) Ant. Pelisseriunum. L. sp. 855. — Plante glabre de 2 à 5 déc. ; tige droite, grêle, ordinairement rameuse, à rejets radicaux stériles, courts et munis de feuilles ternées ovales lancéolées; feuilles de la tige linéaires, un peu épaisses, alternes, les inférieures verticillées : fleurs rapprochées en tête, s’allongeant ensuite en grappe; pédicelles dressés dépassant à peine la bractée; lobes du calice lancéolés très aigus, dépassant la capsêle didyme; éperon grêle, aigu, un pew courbé, plus long que la corolle; lèvre supérieure très longue, à 2: lobes droits; graines déprimées à bord épais cilié. Fleurs d’un pourpre: violet, à palais blanchâtre. Mai, septembre ©. Champs sablonneux.R. — Nulle dans la région des montagnes. — (à et là dans celles du Centre et de l'Ouest. 1809. L. arvensis. Desf. fl. Atl. 2. 45. (L. des champs.) Ant. arvense.. a. L. sp. 855. — Tige de 1 à 4 déc. dressée , ordinairement très ra— meuse dès la base; feuilles glabres, glauques, un peu charnues, li- néaires, alternes, les inférieures quaternées; fleurs serrées comme: en tête, s’allongeant ensuite en grappe poilue glanduleuse; bractées réfléchies ; lobes du calice lancéolés, plus courts que la capsule ar— rondie, glabre renflée; graines planes, glabres entourées d'un bord mince en forme d’aile membraneuse, blanchâtre ; lèvre supérieure de la corolle plane, éperon aigu un peu recourbé. Fleurs bleuâtres, très petites. Juin, septembre ©). Lieux sablonneux, champs. R. — Nièv. St-Eloi, Chantenai, Toury-sur-Jour, Marzy, bords de la Loire. — Cner. Herry, Vierzon, Aubigny, Chapelle d'Angillon, Prély, Clémont, Asnières, . Allouy, Allogny, Charost, St-Florent. — L.-pT-Cn. Parc de Chambord ; Les Montils. — Loir, Olivet, St-Privé, — Axx, Gunnat, Ebreuil, — 418 SCBOPHÜLARIACÉES. | BINANA — Inn.-er-L. Loches à Chavigny (Clisson). — M.-rT-L. Saumur, île de Chalonnes, St-Georges-des-Sept- Voies. 1810. L. simplex. DC. f. fr. 3, p. 588. (L. simple.) — Tige de 1 à 4 déc. droite, simple ou peu rameuse; feuilles glabres, glauques, li néaires atténuées, alternes ou verticillées dans le bas de la tige; fleurs serrées en tête, s’allongeant ensuite en grappe poilue glandulteuse ; bractées réfléchies, lobes du calice un peu obtus, plus courts que la capsule, qui est grosse arrondie, glabre; graines planes, glabres, entourées d’une aile membraneuse, lèvre supérieure de à corolle réfléchie sur les côtés; éperon presque droit; fleurs jaunes très PEUR Juillet, septembre ©. Lieux sablonneux. RR. — Bords de læ oire ! 1811. L. supina. Desf. fl. At]. 2, p. 44. (L. couchée.) Ana pit) L. sp. 856. — Tige de & à 3 déc. très rameuse à la base, diffuse étalée, à rameaux redressés, plus ou moins pubescents glanduleux au soin-=" met; feuilles linéaires étroites, les inférieures verticillées, les supé- rieures éparses, glauques; fleurs en grappes courtes terminales ; lobes du calice linéaires lancéolés, plus courts que la capsule ovoïde renflée; éperon presque droit, aigu, presque aussi long que la corolles capsule à la fin glabre, dépassant un peu le calice; graines planes, nojrâtres, entourées d’un bord aminci et un peu relevé. Fleurs jaunes à palais plus foncé. Juin , septembre ©. Lieux secs et sablonneux. — Yon. Brion, Mailly-Château. — Nièvre. R. Roches de Bassewille près Clamecy. — CHER. AC. Moulins-en-Septaine , Ste-Radégonde, Annoye, St-Denis-de-Palin, Marmagne, Allouy, Alloqny, Foëci, Vier- zon, etc. — E.-ET-Cn. Vallée du Cher à St-Aignan. — AC. dans Indre- et-Loire. — Vienne. — Deux-Sèvres. — fluine-et-Loire. — Sarthe. 1812, L. Pyrenaïca. DC. F1. fr. n°2643. (L. des Pyrénées.) L. Thuil lier Mérat. — Port et caractère du L. supina, mais plus robuste; feuilles très glauques , un peu charnues , linéaires un peu élargies au sommet; inflorescence plus fortement velue glanduleuse; fleurs plus grandes entassées au sommet des rameaux , d’un jaune pâle, à lèvre inférieure plus foncée, palais barbu taché de deux lignes rousses, éperon allongé, droit, aigu, strié de lignes verdätres ou bleuâtres; capsule un peu pubescente. Mai, sept. ©. Rochers du ealeaire ju- rassique. — Cner. Bourges, Osmoy, Morthomier, Berry, Mehun , Vierzon. 1813. L. maritima. DC. ic. Rar. Gall. t. 42. (L. maritime.) — Pert et caractère du L. supina; liges nombreuses, difiuses, glabres; feuilles verticillées; fleurs ramassées en grappe serrée au sofamet des rameaux, lobes du calice ovales oblongs obtus, n’égalant que la moitié de la capsule; coralles d’un jaune pâle inodores; éperou aigus presque toujours coloré en pourpre bleuâtre. Juin, sept. ©. Sab maritimes. £mbouchure de la Loire, — Elle s'est reproduite sans al tération au jardin d'Angers. 1814. L. aresaria. DC. ic. rar. t. 14. (L. des sables.) — Plante de » à 15 cent. pubescente, visqueuse, d'un vert jaunâtre; tige dressée à rameaux gréles nombreux ; feuilles oblongues ou lancéolées éparses ; fleurs jaunes petites, presque sessiles axillaires en épis ÿ lobes du calice linéaires aigus presque égaux à la capsule; éperon: irès eourt: graines noires ovales obliques membrançuses, convexes LiNARIA. SCROPHULARIACÉÉS, 4g d'un côté, concaves de l’autre. Mai, août ©. Sables maritimes près l'embouchure de la Loire. 1815. L. striata. DC. fl. fr. 3, p. 586. (L. striée.) Anf. Monspessu- lanum et repens. L. Sp. 854. — Plante variable, de 1 à 8 déc. glabre ; racine rampante ; tige redressée, glauque, simple ou rameuse; feuilles lancéoléés ou linéaires aiguës, les inférieures verticillées, les supé— rieures éparses ; grappes lâches, paniculées ; lobes du calice glabres, lancéolés, plus courts que la capsule renflée, presque didyme ; éperon Court souvent obtus; graines noirâtres, ovoides, non bordées, à 3 angles irréguliers et à faces ponctuées ridées en réseau. Fleurs d’un blanc cendré ou bleuâtre, striées de lignes violettes, quelquefois Jaunâtres, souvent odorantes. Juin, sept. %. Lieux pierreux ou sa- blonneux, champs, baies , bois. C. Obs. L'influence des localités modifie beaucoup sc formes : une des plus notables est L. galioïdes { ùk) robusté, droite, à feuilles lancéolées trinervées , verticillées comme dans un Galium. — AG. ét 14. — Lin. ochroleuca Bréb. FI, Norm. p. 180, Antirrhinum dubiun Ni. Dauph. 2, p. 437, L. striata ochroleuca Box. se distingue à ses feuilles linéarves , les inférieures plus larges , verticil- lées ; fleurs assez grandes, d'un jaune pâle, strices de violet en dedans ; palais orangé comme papil- eux, lèvre inférieure à lobes latéraux larges, connivents, recouverts par le moyen plus étroit et plus Coùrt; éperou presque droit, aigu, égalant le tube de la vorolle; graines non bordées, ridées, à 3 an- gles irréguliers. Lieux sees. — Nevers, en Faye. — Saumur, Angers, ete. — M. Timbal la regarde comme une hybride des L. striala et vulgaris, et son autonomie me semble aussi douteuse : le L.striata planté au jardin botanique d'Anzers, s'est tronvédeux fois remplacé par cette forme l’année suivante. L: vulgaris à grandes fleurs jaunes, soumis à la cu ture, s'altere aussi profondément et motfre pluS'que des corolles petites et décolorées. “a 1816. L. vulgaris. Mill. Dict. n° 1. (L. commune.) Ant. Linarin. L. Sp. 858. — Plante de 2 à 5 décim. un peu fétide; tige dressée, glabre ou pubescente glanduleuse au sommet; feuilles glabres, lan- céolées linéaires aiguës, trnervées, toutes al‘ernes, éparses, entas- sées; fleurs rapprochées en grappes terminales; lobes du calice courts, lancéolés aigus, plus courts que la capsule arrondie; éperon allongé, droit, aigu; graines pianes, tuberculeuses au milieu et en- tourées d'un bord aminei en forme d'aile. Fieurs jaunes à palais orangé, barbu. Juillet, septembre %. Champs, bois secs, bords des chemins. CC. — Manque dans quelques parties des terrains grani- tiques. Obs. La monstruosité (Peloria)à corolle tubulense régulière à 5 lobes avec 5 éperons, se rencontre rarement. — Une autre modification (Peloria anectaria Gmel.) à corolle tubueuse à 5 lobes sans Éperons, a été tronvée aux env. du Haus par M. Guéranger. 419. ANARRHINUM. Desf. (Anarrhine.) Calice à 5 divisions rofondes; corolle tubuleuse, offrant ordinairement un petit éperon à sa base, à gorge ouverte et sans palais proéminent, lèvre supé- rieure bifide, linférieure à 3 lobes arrendis; capsule globuleuse, multivalve, s'ouvrant au sommet par deux trous. 1817. A. Bellidifolium. Desf. (A. Päquerette.) Antirrhinum — 4. Sp. 800. — Tige de 3 à 6 déc. droite, grèle, plus ou moins rameuse; feuillés radicales étalées en rosette, lancéolées, obovales, obtuses, dentées, nerveuses, les caulinaires très différentes , divisées dès la base en lobes linéaires aigus, très entiers ; grappes simples, grêles, eflilées, souvent réunies en panicule au sommet de la tige; éperon courbé, très grêle. Fleurs petites, bleues, violettes, mêlées de blane, rarement blanches. Juin, Moût @. Lieux sees et sablonneux , bois, haies, champs incultes. — Région des montagnes. ©. — Région centrale, seulement dans les terrains siliceux, çà et là jusqu'à Tours, — Nulle dans l'Ouest, 480 SCROPHULAPIACÉES. 420. ANTIRRHINUM. L. (Muflier.) Calice à 5 divisions pro- ondes; corolle gibbeuse à.la base, dépourvue d’éperon; lèvre su- périeure bifide renversée, l’inférieure trilobée, à palais proéminent renflé et fermant la gorge; capsule oblique, s’ouvrant au sommet par trois trous. 1818. A. Orontium. L. sp. 860. (M. rubicond.) —Tige de 1 à 4 déc. droite, cylindrique, pubescente, peu rameuse; feuilles opposées et alternes, linéaires oblongues ou lancéolées, rétrécies en pétiole, un peu velues; fleurs presque sessiles axillaires, écartées ; lobes du ca- lice linéaires égaux, dépassant presque la corolle. Fleurs d'un rouge dents acuminées ; lèvre supérieure de la coroile entière concave, l’inférieure à 3 lobes, celui du milieu obovale ou obcordé ; tube garni d’un anneau de poils ; étamines inférieures contournées et déjetées sur les côtés en dehors de la gorge, après la fleuraison; carpelles arrondis obtus, 2010. S. Germanica, L. sp. 812, (E. d'Allemagne.) — Plante de 4 à 9 déçim. toute couverte d'une laine blanchâtre, soyeuse, veroutée ; 528 LABIÉES. | STAGHYS. tige droite, simple où rameuse ; feuilles épaisses, un peu rugueuses, crénelées, tomenteuses, laineuses, les inférieures pétiolées cordi- formes ovales, les florales sessiles, lancéolées ; verticilles très rap- prochés, serrés en épis feuillés ; dents du calice ovales, mucronées piquantes. Fleurs rosées. Juillet, août % ou @. Lieux incultes, bords des chemins, champs pierreux. C. 2011. S. Heraclea. All. fl. Ped. 4, p. 31. (E. d'Héraclée.) — Plante de 2 à 6 déc. tout hérissée de longs poils blancs , mais verte et ja- mais blanche tomenteuse; souche épaisse multicaule ; tiges ascen- dantes, simples ou peu rameuses; feuilles inférieures pétiolées, obliquement cordiformes ovales oblongues , obtuses, crénelées ru- gueuses, les florales presque sessiles, passant insensiblement à l’état de bractées cordiformes arrondies acuminées entières, souvent rou- geûtres ; verticilles de 8 à 10 fleurs, nombreux, espacés le long de la tige ; dents du calice ovales aiguës un peu piquantes; corolle saïllante d’un rouge obscur, très velue en dehors, à lèvre supérieure entière. Juin, août %. Lieux incultes, arides. R. — Puy-DbE-DoME. Puy-Long, plaines de Cournon. — AzL. Gannat.— AND. Issoudun près le bois du Roi. — CHER. Chavannes, Morthomier ! Fontmoreau. 2012. S. lanata. Jacquin. (E. laineuse.) — Plante de 4 à 6 décim. toute couverte d’une laine blanche, soyeuse, veloutée; tige dressée, arquée et radicante à la base: feuilles pétiolées , épaisses , finement crénelées, tomenteuses, veloutées, ovales oblougues, rétrécies à la base et non échancrées, les florales sessiles ; verticilles fournis, dis- posés en épi interrompu , feuillé; dents du calice lancéolées aigués, non piquantes, entourées d’une laine abondante. Fleurs rougeûtres. Juillet, août %. Lieux secs, naturalisé. RR. — Loirer. Malsherbes. — L.-EeTr-Cn. Cour-Cheverni, les Monts. 2013. S. Alpina. L. sp. 812. (E. des Alpes.) — Tige de 6 à 9 déc. droite, ordinairement simple, rougeâtre, hérissée de poils blanchâtres, ceux du sommet glanduleux ; feuilles pétiolées, cordiformes ovales oblongues, crénelées dentées, moliement velues sur les deux faces, les supérieures sessiles, lancéolées, aiguës; verticilles muïtiflores, compactes, axillaires, munis de bractées; dents du calice ovales mucronées; lèvre inférieure de la corolle plane. Fleurs d’un rouge brun et terne, piquetées de blanc. Juin, août %. Bois montagneux, haies. AR. — Nièv. Bois de Venille, près St-Eloi, bois de Faye, Sauvi- gny, Nolai, Giverdy, Ste-Marie, Poiseux, Clamecy, Pazy, Châtillon en-Baxois, Montsauche, St-Brisson. — Yon. Châtelux, Bessy, Ver- manton. — COTE-D'Or. Saulieu, Arnay-le-Duc. — S.-ET-L. Autun, I6sy-l'Evéque. — ALx. Besson, Chantelle, Bourbon-l' Archambault. — Chagtuzat près Aiqueperse. — Région des montaynes. C. — CREUSE. Crocq, Aubusson, Ahun. — H'e-Viex. Ile, Solignac, le Vigen. — En- virons de Poitiers. — CHER. St-Amand, Achères, Veraux. Germigny- l'Exempt. — L.-ET-Cu. Coteaux de la Chartre, Prunay, Lavardin, — Sarthe. 2014. S. sylvatica. L. sp. 811. (E. des bois.) — Tige de 6 à 10 déc. droite, hérissée, rameuse et velue glanduleuse au sommet; feuilles pétiolées (fétides), hérissées, cordiformes ovales, aiguës, dentées en scie; verticilles de 6 à 8 fleurs, disposés en épis terminaux; dents du calice triangulaires mucronées. Fleurs d’un rouge brun, rayées. Mai, août #. Bois, haies humides, lieux couverts, CC, STAGHYS. LABIÉES. 529 2015. S. palustris. [,. sp. 811. (E. des marais.) — Tige de 8 à 10 dée. droite, simple ou peu rameuse, hérissée de poils réfléchis, rudes sur les angles; feuilles lancéolées ou oblongues aiguës, dentées, mol- lement pubescentes en dessous, rudes sur la côte, les inférieures un peu pétiolées, cordiformes à la base, les supérieures sessiles presque embrassantes; verticilles de 6 à 12 fleurs, les supérieurs rapprochés en épi: dents du calice roides, linéaires subulées. Corolle rosée à lèvre inférieure toute marbrée de blane et de rouge, lobe moyen D ARR crénelé. Juin, septembre %. Lieux humides, fossés, marais. C. 2016. S. ambigua. Sm. (E. ambiguë.) S. palustri-syluatica Sch. — Port et grandeur du S. palustris. Feuilles toutes pétiolées, cordifor- mes lancéolées ou ovales lancéolées, acuminées, dentées en scie, pubescentes surtout en dessous; verticilles axillaires, les supérieurs rapprochés en épi; dents du caliée triangulaires, subulées, mucro- nées; corolles saillantes, rosées ; lèvre inférieure à lobe moyen sub- orbiculaire presque entier, marbré de blanc et de rouge, mais non jusqu’au sommet. Juillet, sept. %. Marais, bords des eaux. AR. —Puy- DE-D. Pont du Chäteau, bords de l'Allier, Gondolle, Bellerive. — Cner. Vierzon, bords du Cher. — M.-Er-L. Saumur, Briollay, Angers. 2017. S. arvensis. L. sp. 814. (E. des champs.) — Tige de 1 à 4 dée. faible, grêle, hérissée de poils blanchâtres, ordinairement di- visée dès la base en rameaux ascendants ; feuilles poilues, cordifor- mies ovales, obtuses, crénelées, les inférieures pétiolées, les florales supérieures plus petites mucronées; verticilles axillaires, de 3 à 6 fleurs; calice hérissé, à dents lancéolées, mucronées, presque aussi longues que la corolle. Fleurs petites, rougeûtres, ponctuées de pourpre. Juillet, octobre ©. Champs sablonneux. AC. 2618. S. annua. L. sp. 813. (E. annuelle.) — Tige de 1 à 4 décim. droite, pubescente, souvent rameuse dès la base; feuilles glabres, crénelées dentées, les inférieures pétiolées ovales ou oblongues ob- tuses, les supérieures lancéolées aiguës, les florales supérieures sessiles entières, acuminées ; verticilles de 4 à 6 fleurs rapprochés en épi; calice velu à dents obliques, lancéolées mucronées, à arête pubescente et beaucoup plus courtes que la corolle. Fleurs blanches à lèvre jaune. Juillet, octobre ©. Champs pierreux des terrains cal- caires. CC. 2019. S. recta. L. Mantiss. 82. (E. redressée.) St. Sideritis. Vill. Dub. Orl. n° 705. — Tiges de 5 à 8 décim. inclinées à la base, à ra- meaux ascendants, hérissés; feuilles presque sessiles, un peu ru- gueuses, velues, oblongues iancéolées dentées, rétrécies en pétiole, les florales supérieures ovales mucronées, très entières; verticilles de 6 à 8 fleurs en épis; calice hérissé à dents triangulaires, terminées en arête roide et glabre. Fleurs d’un jaune pâle à lèvre ponctuée de rouge. Juin, sept. %. Lieux sablonneux ou pierreux, alluvions des rivières. C. 459. BETONICA. L. {Bétoine.) Calice tubuleux conique à 5 dents mucronées presque égales; corolle à tube un peu courbé, plus ou moins Ssaillant; lèvre supérieure concave ascendante, l'imférieure étalée à 3 lobes, celui du milieu obtus ou échancré; étamines rap- a 94. 530 LABIÉES. BETONICA. prochées parallèlement sous la lèvre supérieure de la corolle; ear- pelles arrondis obtus. 2020. 8. officinalis. L. sp. 810. (B. officinale.) — Tige de 2 à 4 déc. dressée, simple, un peu vélue, surtout à la base; feuilles pétiolées cordiformes oblongues ou ovales étroites, crénelées, glabres ou ve- lues, les supérieures plus étroites, presque sessiles, peu nombreuses; verticilles en épi terminal oblong, parfois interrompu à la base; bractées lancéolées mucronées, ciliées; calice glabre, non veiné, à dents terminées en pointe épineuse; étamines plus courtes que la moitié de la lèvre supérieure; lèvre inférieure à lobe moyen émar- giné, denticulé. Fleurs rouges. Juin, juillet %. Bois taillis, landes, pâturages. C. Obs. Plante basse, grèle, bien plus précoce que les formes suivantes, qu’on y réunit ordinairement, mais qui, cultivées ensemble, conservent des différences d’aspect très remarquables, quoique leurs caracteres distinctifs s'expriment difficilement, ceux fournis par les divisions de la covolle sont peu vonstänts, 1° B. hirta Reich. — Tige très hérissée, grèls; feuilles velues, allongées , fortement cré- pelées : épi court interrompu : calice velu au sommet ; lèvre intérieure de la corolle arrondie crénelée. Juillet, août. Vivace. Bois couverts. 2° B. serotina Host, l'1. Aust. 2, p. 165. — Plus robuste; tige de 5 à 6 déc. ascendante à la base, puis droite, hérissée inférieurement ; feuilles ovales oblongues, velues, épi oblong, interrompu, à verticilles souvent très espacés; bractées lancéolées acuminées : calice ventru glabrescent, parsemé de points glanduleux ; corolle à levre inférieure concave, oudulée, crénelée. Août, octobre. Vivace. Rois. GC. 3° B. stricta Ait. — Plante robuste, roide, à feuilles larges, velues ; épi gros, à verticilles souvent distincts; calice hérissé en dehors; lèvre inférieure à lobe moyen crénelé. Juillet, août. Vivace. Prés et bois montagneux. C. 460. MARRUBIUM. L. (Marrube.) Calice tubuleux cylindrique à 10 stries et à 10 dents, dont 5 plus petites; corolle à tube court, garni intérieurement, vers le milieu, de poiis en anneau interrompu, et renfermant le style et les étamines ; lèvre supérieure étroite bifide, l'inférieure à 3 lobes, celui du milieu plus large, échancré; carpelles trigones à sommet tronqué triangulaire. 2021. M. vulgare. L. sp. 816. (M. commun.) — Plante de 5 à 8 déc. d’une odeur forte; tige rameuse à la base, droite, blanche tomenteuse, à rameaux simples ascendants; feuilles pétiolées, ovales, arrondies, inégalement crénelées, rugueuses , ridées en réseau ef tomenteuses surtout en dessous; verticilles axillaires, multiflores globuleux ; calice tomenteux à dents glabres et crochues au sommet. Fleurs blanches. Juin, septembre %. Lieux incultes, décombres, bords des chemins et des murs. C. 461. BALLOTA. L. (Ballote.) Calice tubuleux campanulé, penta- gone, à 10 stries et à 5 dents égales; corolle à tube garni en dédans d'un anneau de poils; lèvre supérieure concave crénelée, l'inférieure à 3 lobes, celui du milieu plus grand échancré ; étamines rapprochées parallèlement sous la lèvre supérieure de la corolle, restant droites après la fleuraison; carpelles ovales arrondis obtus. 2022. B. fœtida. Lam. fl. fr. 2, p. 381. (B. fétide.) B. nigra Smith. B. alba. L. sp. 814. — Plante de 5 à 8 déc. d’un vert sombre, pubes- cente, fétide; tige droite, rameuse; feuilles pétiolées, presque cor- diformes ovales, inegalement crénelées dentées; pédoncules multi- flores axillaires, en petits corymbes latéraux; dents du calice ovales carénées et terminées par une arête courte. Fleurs rouges, rare- ment blanches. Juin, septembre %. Haies, bords des murs, décom- bres. CC. Obs. Cette espèce est incontestablement le B, alba L, La plante du Nord nommée par Linné B, nigra, diffère principalement par les dents du calice oyales lancéolées, longuement acuminées en arêtes plus longues qu'elles, LABIÉES. 591 462, LEONURUS. L. ( \oripaume.) Calice campanulé à 5 dents presque égales ; corolle à tube contracté au-dessus de la base et garni en dedans d’un anneau de poils; lèvre supérieure velue, concave, entière, l’inférieure à lobes obus entiers, s’enroulant souvent de manière à simuler un seul lobe aigu; étamines rapprochées parallè- lement sous la lèvre supérieure de la corolle, déjetées sur les côtés, en dehors après la fleuraison; anthères parsemés de points brillants ; carpelles triangulaires à surface plane tronquée, terminée par une touffe de poils. 2023. L. Cardiaca. [. sp. 817. (A. cardiaque.) — Plante de 8 à 42 déc. d’un vert sombre, brunâtre, un peu fétide ; tige droite, dure, rameuse pyramidale, glabre ou pubescente; feuilles pétiolées, ridées, un peu rudes, pubescentes en dessous, les inférieures profondément découpées en > ou 7 lobes palmés, inégalement incisées dentées, les supérieures cunéiformes à la base, trilobées ou rarement entières ; verticilles épais axillaires ; dents du calice piquantes ; lèvre inférieure de la corolle enroulée en forme «te lobe oblong. Fleurs d’un rose pâle, ponctuées, très velues. Juin, sept. %. Bords des murs et des haies, décombres. C. çà et là. 463. CHAITURUS. Host. (Chaiture.) Calice ovale à 5 dents égales, mucronées ; corolle à tube court, non contracté à la base, ni garni de poils à l’intérieur, lèvre supérieure droite, entière, voûtée, l'infé- rieure à 3 lobes, celui du milieu obtus, à peu près entier; étamines courtes rapprochées sous la lèvre supérieure, jamais déjetées sur les côtés; carpelles trigones, lisses, à sommet plane triangulaire tronqué. ë 2024. C. Marrubiastrum. Reich. fl. Germ. n° 2159. (C. faux mar- rube.) Leonurus — L. sp. 817.— Tige de 4 à 12 déc. droite, roide, ra- meuse, pubescente ; feuilles pétiolées d’un vert clair, fétides, presque glabres en dessus, mollement pubescentes grisâtres en dessous, les primordiales cordiformes, arrondies, erénelées, les autres ovales oblongues acuminées largement incisées dentées; verticilles axillaires, serrés ; calice à dents subulées, piquantes, presque aussi longues que la corolle. Fleurs petites d’un blanc rosé. Juillet, août @). Lieux sces, bords des champs. R. — S.-£r-L. Navilly. — Nièv. Les Lopiers à St- Père près Cosne. — CuER. Ignol, Germigny-l'Exempt, Bourges, la Celle- Bruyère, Vierzon. — L.-£t-Cun. St-Laurent-des-Eaux.—M.-rT-L. Saumur, Chacé, Ecoufflant, Montreuil-sur-Loir, Sorges, Bouchemaine. — LoirE- INF. Ancenis, marais de Grée, de St-Michel à Paimbœuf. 464. SCUTELLARTA. L. (Seutellaire.) Calice court à 2 lèvres entières, la supérieure chargée par derrière d’une écaille concave, retombant et fermant le calice après la fleuraison ; corolle à long tube fléchi, lèvre supérieure comprimée, concave, à 2 dents à la base, l'inférieure plus large échancrée ; étamines rapprochées parallèles, courbées en avant au somniet. 2025. S. Alpina. L. sp. 834. (S. des Alpes.) — Tiges de 2 à 3 déc. rameuses et couchées à la base, pubescentes, à rameaux ascendants ; feuilles courtement pétiolées, ovales obtuses, crénelées dentées, pu- bescentes; fleurs en épis tétragones, imbriqués de bractées sessiles, membraneuses, ovales, aiguës, entières; lèvre supérieure d’un bley 539 LABIÉES. SCUTELLARIA. violet, l’inférieure blanchâtre. Juillet, octobre %. Lieux pierreux, ro- chers des montagnes calcaires. RR. — S.-Er-L. Plateau des monlins -de St-Désert. — CoTE-p’Or. Meursault. 2026. S. galericulata. L. sp. 835. (S. toque.) — Tige de 2 à 5 déc. dressée, rameu: e ou quelquefois simple, presque glabre ou rarement couverte de poils courts un peu glanduleux; feuilles très brièvement pétiolées, cordiformes à la base, oblongues lancéolées, un peu ob- tuses, crénelées dentées; filcurs axillaires géminées, tournées d'un seul côté; calice ordinairement glabre; tube de la corolle très al- longé, courbé à la base presque à angle droit. Fleurs bleues ou vio- lacées. Juin, septembre %. Bords des eaux, pierrées des étangs et des canaux. ©. — Nevers, Bourges, Blois, Orléans, Autun, etc. 2027. S. hastifolia. L. sp. 835. (S. à feuilles hastées.) Saint-Hil. Not. Orl. n° 32. — Tige de 2 à 5 décim. droite, grêle, pubescente au sommet, simple ou à rameaux ascendants; feuilles courtement pé- tiolées, à base tronquée ou cordiforme, les inférieures ovales, les autres triangulaires oblongues obtuses, munies vers la base de 1 à 3 petites dents qui leur donnent à peu près la forme d’un fer de hal- lebarde, du reste très entières; fleurs axillaires géminées, unilatérales, rapprochées en épi au sommet des rameaux ; calice pubescent glan- duleux; tube de la corolle très allongé, courbé à la base presque à angle droit. Fleurs d’un bleu tendre, mêlées de blanc. Juin, août %. Lieux humides, fossés, bords des eaux. R. — Nav. Gimouille, entre le canal et la Loire, Nevers, entre le four de Vaux et le Ghänai. — Lo. Bords du Duis à la Source, La Grange près Orléans, St-Privé, Gien, val de la Loire. — L.-rv-Cn. Les Saules près Blois, pare de Chambord, St- Aignan, bords du Cher. — Inn.-er-L. Fossés entre St-Martin-le-Beau et le Cher, ile vis-à-vis Cing-Mars, pare de Veret:. — Plus C. dans Ouest, Saumur, Angers. — Nantes. 2028. S$. minor. L sp. 835. (S. naine.) — Racine rampante ; tige de À à 2 déc. grêle, dressée, rameuse; feuilles presque sessiles, oblon- gues lancéolées obtuses, presque entières, un peu velues, les infé- rieures cordiformes ovales ; fleurs pédicellées axillaires, géminées, unilatérales ; calice poilu, non glanduleux; corolle petite, à tube droit, un peu ventru à la base. Fleurs roses ou rougeûtres. Juillet, sept. %. Lieux marécageux, bords des étangs, bois humides. AC. 465. BRUNELLA. L. (Brunelle.) Calice à 2 lèvres, la supérieure plane, large trideutée, l'inférieure à 2 lobes lancéolés; corolle à tube garni en dedans d'un anneau de poils, à lèvre supérieure voütée concave, l’inférieure à 3 lobes obtus, celui du milieu plus grand échancré et crénelé; étamines rapprochées, parallèles, à filets divisés au sommet en deux pointes dont l’une porte l’anthère. Verticilles compactes rapprochés en épis ou en têtes, à larges bractées. 2029. B. vulgaris. L. sp. 837. (B. commune.) — Tige de 1 à 4 déc. plus ou moins couchée et radicante à la base, ascendante, peu ra- meuse, parsemée de poils apprimés; feuilles pétiolées, ovales oblon- gues entières ou dentées, ou quelquefois pinnatifides ; épi souvent feuillé à la base ; bractées colorées arrondies mucronées, ciliées ; lèvre supérieure du calice tronquée, à dents très courtes mucronées, l'inférieure à dents ovales lancéolées, mucronées, un peu ciliées ; BRUNELLA . LABIÉES. 533 filets accessoires des étamines à pointe droite en forme d’'épine. Fleurs d’un rouge violet, parfois roses ou blanches. Juin, octobre %. Prés, pâturages, pelouses, champs, bois. CG. — varie à corolles à peine plus longues que le calice. (B. parviflora. Poir.) ou à feuilles pinnatifides (B. pinnatifida. Pers.). 2030. B.-alba. Pallas. (B. blanche.) Prun. laciniata. à. L. sp. 837. — Tige de 1 à 3 déc. couchée à la base, ascendante, hérissée de poils grisätres ; feuilles pétiolées ovales oblongues entières ou dentées, les supérieures pinnatifides, velues ; épi muni à la base de deux feuilles allongées ; bractées larges arrondies acuminées, velues, verdâtres et bordées de brun; lèvre supérieure du calice à dents larges ovales aristées, l’inférieure à dents lancéolées subulées, pectinées-ciliées ; étamines munies au sommet d'une dent en forme d’épine, courbée en avant. Fleurs d’un blanc jaunâtre. Juin, août %. Prés secs et mon- tueux, bords des bois, pelouses. G. — RR. ou nul daus les terrains granitiques. 2031. B. grandiflora. Jacq. fl. aust. 1. 377. (B. à grandes fleurs.) — Tige de 1 à 4 déc. ascendante peu velue; feuilles pétiolées, fermes, un peu velues en dessous, ovales oblongues, très entières, parfois dentées ou rarement pinnatifides ; bractées arrondies acuminées, peu velues ; lèvre supérieure du calice à dents larges ovales acuminées aristées, l’inférieure à dents lancéolées acuminées en arête et ciliées ; étamines mutiques, les plus longues munies au sommet d’une dent courte et épaisse en forme de bosse. Fleurs grandes d’un bleu violet, rarement roses ou blanches. Juillet, octob. %. Bois et pelouses sèches des collines du calcaire jurassique. AC. — Région des montagnes. CG. — Région centrale. AC. — INn.-ET-L. Coteaux de la Vienne. — Environs de Poitiers. — Thouars. — Nulle plus à l'Ouest. Obs. J'avais indiqué, dans la première édition, le B. Ayssopifolia L. sur la vue d'un échantillon bien caractérisé par ses fouilles sessiles, linéaires très entières ; mais j'ai tout lieu de penser que cet échantillon provenait de Montpellier, quoiqu'on y eût rattaché une localité du Cher. 466. ATUGA. L. (Bugle.) Calice court, ovale, à 5 divisions presque égales ; corolle à tube muni en dedans d'un anneau de poils, lèvre supérieure très courte, composée de 2 petits lobes ou dents, l'infé- rieure à 5 lobes, celui du milieu obcordé, beaucoup plus grand ; éta- mines rapprochées parallèles ; carpelles réticulés. 2032. A. reptans. L. sp. 785. (B. rampante.) — Souche tronquée garnie de fibres ; tige de ? décim. environ, dressée, pubescente sur 2 faces, munie à la base de rejets stériles rampants, allongés, feuillés ; feuilles peu velues, ovales oblongues, un peu crénelées ou sinuées, les radicales spatulées rétrécies en pétiole ; verticilles disposés en épi, à bractées larges, souvent colorées. Fleurs bleues, parfois roses ou blanches. Mai, juillet %. Prés et bois humides. CC. Obs. L'A. alpina Vill. non L. est considéré par les auteurs comme une forme de l'A. reptans, dé- pourvue de rejets rampants.— Bois ombragés des montagnes, Mon(s-Dômes, Monts-Dores. 2033. A. Genevensis. L. sp. 785. (B. de Genève.) 4j. montana. Reich. — Souche émettant des stolons souterrains rampants, produisant des rosettes de feuilles à la surface du sol ; tige de 2 à 4 décim. dressée, simple ou nn peu rameuse, souvent accompagnée d’autres tiges se- condaires, velue sur les 4 faces, et dépourvue de rejets rampants à la base; feuilles velues, obovales ou oblongues, sinudes ou irrégu- 534 LABIÉES. | AJUGA. lièrement crénelées, les radicales obovales pétiolées ; verticilles rapprochés en épi, à bractées trilobées ou entières, les supérieures ordinairement plus courtes que les fleurs. Fleurs bleues, quelquefois rouges où blanches. Mai, juillet %. Bords des chemins, coteaux sa- Llonneux ou pierreux. C. 2084. À. pyramidalis. EL. sp. 785. (B. pyramidale.) — Souche émet- tant des stolons fijiformes rampants, souterrains et produisaut des roselies de feuilles à la surface du sol; tige de 4 à 2 décim. simple, droite, velue et dépourvue de rejets rampants; feuilles radicales grandes velues ovales, crénelées, brièvement pétiolées ; verticilles uombreux axillaires rapprochés, occupant presque toute la longueur de la tige et formant une pyramide tétragone; bractées crénelées ou cotières, souvent rougeâtres, toutes plus longues que les fleurs. Fleurs b'eues, petites. Mai, juitlet %. Bois et pâturages montagneux ct sablonneux. R.— Plomb du Cantal. — Monts-Dores. — CHER. Foréts ÆAllogny el du Rhin-du-Bois. — Loiret. Bruyère de Reilly près Sully, Bois-Gibault en Sologne. — L.-er-Cn. Bois de Pins près Crouy, Pruniers. Ots. Ses feuilles radicales toujours tuës grandes, point sinuées et à eourt pétiole, et les autres caractr s intiqués distingneut bien cette espèce de la précédente. Elle appartient à Ja région des montagnes, et il est curieux de la retrouver dans les plaines où son existenve paraît liée à celle des Lois de Pins. 2035. A. Chamænitys. Schreb. unilab. 24. (B. faux Pin.) Teucriwm — L. sp. 787. — Plante de 4 à 2 décim. très rameuse, étalée diffuse, velue, un peu visqueuse et d’une odeur résineuse; feuilles inférieures oblongues entières, dentées ou pinnatifides, les supérieures divisées en trois lobes linéaires; calice un peu gibbeux; fleurs axillaires, soli- taires, opposées, beaucoup plus courtes que les feuilles. Fleurs jaunes ponctuées. Mai, septembre ©. Champs pierreux des terrains calcaires. C. 467. TEUCRIUM. L. (Germandrée.) Calice campanulé à 5 lobes presque égaux, plus rarement à 2 lèvres, la supérieure entière ovale, l’inférieure à 4 denis; corolle à tube très court non garni de poils en dedans, lèvre inférieure à 3 lobes, celui du milieu plus grand, la su- périeure très courte formée de 2 divisions réfléchies latéralement, en sorle que la corolle ne semble composée que d’une lèvre inférieure à lobes ; étamines rapprochées, saillantes dans la fissure de la lèvre supérieure. 2036. T. Scorodonia. L.. sp. 789. (G. des bois.) —Tige de 4 à 6 déc. dressée, ferme, velue, rameuse au sommet; feuilles pétiolées, cordi- formes ovales ou obiongues, crénelées dentées, rugueuses, pubes— centes ; fleurs unilatérales en grappes grêles, allongées, axillaires et terminales, à petites bractées arrondies; calice à lèvre supérieure avale, entière, l’inférieure à 4 dents mucronées. Fleurs jaunâtres, à élamines brunes; odeur légèrement alliacée. Juin, oetobre %. Bois secs. CC. 2037. T. Boirys. [,. sp. 786. (G. botryde.) — P'ante de 1 à 3 déc. d’une odeur forte, peu agréable ; tige souvent rameuse dès la base, dressée hérissée; feuilles pétiolées, pubescentes, un pen visqueuses, multifides à lobes courts, linéaires oblongs:; fleurs purpurines, pédi- cellées, en demi-verticilles axillaires ; ealice gibbeux à la base à 5 dents acuminées. Juillet, octobre ©. Ghamps montueux ou pierreux des terrains calcaires. C. TEUCRIUM. LABIÉES. 535 2038. T. Scordium. L. sp. 790. (G. scordium.)— Plante de 2 à 8 déc. mollement pubescente grisâtre, d’une odeur d'ail assez forte ; tige couchée et rampante à la base, faible, rameuse, diffuse; feuilles ses- siles. lancéolées oblongues, grossièrement dentées en scie: fleurs un peu pédicellées en petits verticilles unilatéraux, axillaires, purpurines ou violacées. Juin, septemb. %. Prés humides et marécageux, fossés, étangs. AC. — manque dans quelques contrées. 2039. T. Chamædrys. L. sp. 790. (G. petit chêne.) — Tiges de 1 à 3 décim. couchées à la base, à rameaux ascendants, plus ou moins velus ou pubescents ; feuilles courtement pétiolées, avales obtuses, eunéiformes à la base, presque incisées-crénelées, un peu velues, d'un vert pâle en dessous ; verticilles axillaires, rapprochés et comme cn grappe au sommet des rameaux. Fleurs roses ou purpurines, rarement blanches. Juillet, septembre %. Lieux secs et pierreux, coteaux calcaires. C. 2040. T. montanum. L. sp. 191. (G. de montagne.) — Tiges de À à 3 déc. un peu ligneuses, grêles, cylindracées, très rameuses, pubes- centes, à rameaux écartés, couchés apprimés ; feuilles linéaires lan- céolées, très entières, vertes en dessus, blanches tomenteuses en dessous, souvent enroulées sur les bords ; fleurs serrées en corymbes capités, aplatis, terminaux; dents du calice ovales acuminées. Fleurs d’un biance jaunâtre. Juin, septembre %. Lieux secs et pierreux des collines calcaires. — Région du Centre. AC. dans le calcaire jurassiqne. R. ailleurs. — L.-Er-Cn. R. St-Aignan, Rochambeau. — LoireT. RR. Bois des Moines, entre Mexières et St-Hilaire. — Environs de Tours. — Poitiers. — Thouars. — Scumur, Baugé.-— Le Lude. FAM. LXXVII. PLUMBAGINACÉES. Fleurs hermaphrodites ; calice persistant scarieux, à 5 plis et à 5 dents: corolle régulière découpée en 5 lobes ou en 5 pétales ongui- culés ; 5 étamines insérées sur le réceptacle dans les fleurs mono- pétales, ou sur l'onglet des pétales ; ovaire simple, libre uniloculaire; 5 styles ou à stigmates ; capsule indéhiscente, ou s’ouvrant au som-— met, recouverte par le calice; embryon droit, périsperme farineux. 468. STATICE. Wild. (Statice.) Calice obconique, tubuleux ou en entonnoir, à limbe scarieux à à nervures et à à dents : corolle en enton- noir, persistante, à 5 divisions plus ou moins profondes; 5 étamines, capsule monosperme incluse. Herbes vivaces, maritimes, à feuilles radicales en rosettes ; fleurs bleues (dans nos espèces) en épis unila- téraux, rapprochés en faisceaux ou paniculés. 2041. S. Limonium. L. sp. 594. (S. des vases.) — Plante robuste de 4 à 6 déc. glabre; feuilles oblongues, rétrécies en pétiole, obtuses et mucronées sous le sommet, à une nervure rameuse ; hampe cylin- dracée, ramifiée au sommet en pauicule corymbiforme fournie, à rameaux courts, un peu étalés, chargés de fleurs nombreuses serrées ; bractées à bord blanc membraneux, l’intérieure trois fois plus grande ; tube du calice poilu sur les angles, surtout sur deux. Août, sept. %. Vases salées des bords de la mer. €. 536 PLUMBAGINACÉES, STATICE. Obs. Deux formes qui se trouvent dans les mêmes lieux demandent à ètre étndiées : Le S. pseudo Limonium Meich. diffère par ses proportions beaucoup plus petites, ses feuilles ovales oblongues, mu - cronées an sommet, les rameaux de la panieule courts, roïdes, dressés seriés, à puine divergents ; le S. serotina Reich. a les feuilles ovales lancéolées spatulées, la hampe plus élevée, très ramifiée en panicule, à rameaux allongés, étalés, à épis recourbés. 2042. 8. ovalifolia. Poir. Dict. Sup. 5, p. 237. (S. à feuilles ovales. ) S. hybrida Montg. Lloyd! — Feuilles coriaces, obovales spatulées , à pointe aiguë, mucronée, un peu concaves et ondulées, à 3 ou à ner- vures, atténuées en pétiole large, glutineux ; hampe de 1 à 4 décim. à rameaux flexueux, en panicule fournie occupant plus de la moitié de la hampe ; épis courts très serrés, dressés en petits faisceaux dis- tiques ; bractée supérieure quatre à cinq fois plus grande que les autres, obtuse à bord membraneux roussatre; lobes du calice obtus. Juillet %. Rochers maritimes. — Croisie, Pouliguen. 2043. S. Lychnidifolia. Girard. (S. Lychnis.) — Feuilles presque comme dans le précédent ; hampe de 1 à à déc. à rameaux alternes et distiques, dressés étalés, formant une panicule pyramidale, ou en corymbe serré; fleurs serrées en épis unilatéraux, arqués étalés ; bractée intérieure oblongue obtuse, trois fois plus longue que l’exté- rieure; lobes du calice obtus. Août %. Bords des marais salants. — St-Nazaire, Careil, Pouliguen. 2044. S. Dodartu. Girard. (S. de Dodart.) — Feuilles ovales spa- tulées , très obtuses, souvent terminées par un mucron très court, rétrécies en un long pétiole; hampe de 1 à 6 décim. droite, roïde, lisse, dichotome, à rameaux alternes, roides, formant une panicule oblongue, et terminés par 2 à 3 épis allongés, épais, dressés, à fleurs distiques serrées, les terminaux sessiles, agglomérés; bractées ver- dâtres étroitement bordées; anthères sublinéaires. Juillet, août %. Rochers maritimes, marais salants. C. 2045. S. Occidentalis. Lloyd! F1. L.-Inf. p. 212. {S. de l'Ouest.) S. Bubanii Gir.— Feuilles lancéolées spatulées un peu pointues, sou- vent terminées par un mucron allongé naissant sous le sommet, ré- trécies en un pétiole souvent plus long que le limbe; hampe de 4 à 6 déc. grêle, flexueuse, dichotome, à rameaux nombreux en panieule oblongue, et terminés par des épis courts, grêles, dressés ; bractées à bord membraneux; anthères ovales. Juillet, août Z. Rochers mari- times. AC. — Croisic, Batz, etc. 469. ARMERIA. Wild. (Armerie.) Calice en entonnoir à 5 plis, à à nervures et à 5 lobes scarieux, à pétales étalés, soudés en anneau par leur base; 5 étamines à fileis un peu dilatés ; adnés au fond &e la corolle; styles soudés et barbus à la base ; capsule membraneuse, pentagone incluse. — Herbes vivaces à feuilles radicales en gazon; fleurs pédicellées sur un réceptacle garni de paillettes, et disposées en capitule à involucre à folioles scarieuses imbriquées, dont les extérieures plus longues sont renversées et appliquées en forme de gaine sur le pédoncule. 2046. A. maritima. %. (À. maritime.) — Souche produisant des tiges nombreuses très courtes, et des gazons de feuilles linéaires, planes, à une nervure, un peu obtuses, glabres ou ciliées à la base : hampes de 5 à 12 cent. grèles, un peu velues ; écailles extérieures de l’involucre un peu mucronées, les autres très obtuses scarieuses ; ARMERIA. PLUMBAGINACÉES. 537 calice hérissé sur toute sa surface, à dents très courtes, mucronées ; pétales émarginés rosés. Mai, août %. Rochers et sables maritimes. C. 2047. A. pubescens. Link. (A. pubescente.) — Aspect du précédent, mais plus robuste ; feuilles linéaires molles, planes, un peu aigués, glabres ou pubérulentes ; hampes de 6 à30 cent. pubescentes ; écailles extérieures de l’involucre triangulaires brièvement mucronées, les autres plus longues très obtuses ; calice hérissé sur les angles, glabre dans les intervalles, à lobes ovales aristés; fleurs rosées. Mai, août %. Rochers et pelouses des bords de la mer, prés salés. — Souvent cul- tivé, avec le précédent, sous le nom de Gazon d'Olympe. Obs. Le Statice Armeria de la première édition (n° 1102), décrit sur un exemplaire de l'herbier de M. Carion, comme provenant du bois d'Echavannes d Drevin prés Couches (S.-et-L), se rapproche de l'A. pubescens, mais il en diffère par ses grandes proportions, ses feuilles linéaires un peu pliées et un peu élargies au sommet, presque pointues, à trois nervures obscures, sa hampe élevée, finement pubescente, etc. Je ne puis le rapporter à aucune espèce, n'ayant pas la plante sous les yeux. -2048. A. sabulosa. Jord.! (A. des sables.) A.et Sfatice plantaginea Auct. an AIL.? Dub. Orl. n° 643. — Souche dure, ligneuse ; feuilles toutes radicales, linéaires lancéolées, acuminées, fermes, à 3, à ou 7 nervures, glabres, niembraneuses au bord, recourbées ; hampes de 2 à 8 déc. droites, roides, glabres, un peu rudes ; bractées extérieures de l’involucre ovales, acuminées en pointe roide allongée, les inté- rieures très obtuses, un peu mucronées, lobes du calice longuement aristés. Fleurs roses. Juin, sept. %. Lieux sablonneux, alluvions. C. — Bords de la Loire, de l'Allier, du Cher, etc. Obs. Une antre espèce C. dans les Alpes, à fleurs plus grandes, plus päles, plus précoces (A. præ- cox Jord.!) qui a dù être vue d'abord par Allione, rend douteux le synonyme de cet auteur qui n'a point sufisamment caractérisé son S. plantaginea. FAM. LXXIX. PLANTAGINACÉES. Fleurs hermaphrodites, rarement monoïques ; calice persistant à 4 (rarement 3) divisions ; corolle monopétale hypogyne, tubuleuse, resserrée au sommet, à 4 lobes réguliers, scarieuse, persistante ; 4 étamines saillantes, insérées sur le tube de la corolle et alternes avec ses lobes, plus rarement sur le réceptacle; 1 style, 1 stigmate ; capsule s’ouvrant cireulairement, à 2 ou 4 loges formées par 1 pla- centa central, plane ou à #4 ailes, plus rarement uniloculaire monos- perme et indéhiscente. Embryon droit au centre d’un périsperme corné. Herbes à fleurs en épi ou en capitule, rarement solitaires. 470. PLANTAGO. L. (Plantain.) Fleurs hermaphrodites; calice à 4 divisions profondes, les deux antérieures parfois soudées en une seule ; corolle à tube ovale, à 4 lobes réfléchis ; 4 étamines insérées au fond du tube; capsule s’ouvrant circulairement à 2 ou 4 loges He par 1 placenta libre à 2 ou 4 ailes. Fleurs en épi ou en ca- pitule. * Tige nulle ou très courte, hampe nue, feuilles toutes radicales. 2049. P. major. L. sp. 163. (P. à larges feuilles.) — Plante variant de hauteur depuis quelques cent. jusqu’à 5 ou 6 déc.; racine fibreuse ; feuilles pétiolées ovales ou elliptiques entières ou peu dentées, glabres ou légèrement pubescentes, à à, 7 ou 9 nervures; hampes dressées 538 PLANTAGINACÉES. PLANTAGO, L" cylindriques, pubescentes ; épi droit, grêle, cylindrique, aigu, allongé, à fleurs nombreuses serrées, imbriquées; bractées petites, ovales, un peu membraneuses sur les bords. Fleurs blanchâtres. Mai, oct, %. Pelouses fraiches, bords des chemins, cours. CC. Os. Une formé remarquable (P. limesa Ki.7) a les feuilies dressées, étroitement ovales, rétrécies en pitiole, dépessont la Haunpe, et lépi tés srèle à fleurs lèches pu nombreuses, Bord des eaux. Thouars mere aux canards. — P. nunima DC., haut seulemuent de que'ques cent., à feuilles tri: pervées-cth épi pauciflore, est une vaation qui se trouve sur les mares desséchées el aux bords de la Loire. 2050. 2. intermedie. Gilib. PI. d'Eur. 1, p. 195. (P. intermédiaire’) — Très ressemblant au P. major, mais ne perdant pas ses différences par la culture! Feuilles étalées velues, ovales et ovales lanctolées, irrégulièrement dentées sinuées ; hampes velues, toujours étalées, puis arquées ascendautes ; épi court, souvent arqué ; graines brunes plus grosses que dans le PI. major. Juin, octobre %. Pelouses fraîches. C. confondu avec le précédent. 2051. P. media. EL. sp. 163, (P. moyen.) — Plante de 2 à 4 décim.; racine pivotante; feuilles étalées en rosctie apprimée, ovales où €E liptiques, plus ou moius dentées, pubescentes des deux côtés, à 5, 7 ou 9 nervures, rétrécies en pétiole court et élargi; hampes elin- driques pubescentes, finement striées. beaucoup plas longues que les feuiiles ; épi oblong cylindrique serré; bractées ovales, membraneuses au bord. Fleurs blanches à étamines lilas, un peu odorantes. Mai, août %. Prés secs, bords des chemins, pelouses des terrains cal- caires. CC, 2052. P. eriophora. Hoff. et Link. F1. Port. 4, p. 423. (P. eriophore. ) P. lanceolata lanuginosa Bast.— Souche épaisse, courte; feuilles éta- lées en rosette, lancéolées aiguës, presque sessiles ou atténuées en pétiole court, couvertes sur leur surface de poils blancs brillants Soyeux; hampes de ! à 2 déc. ascendantes grêles, velues, sillonnées ; épi court ovale ou oblong. Juillet, septembre %. Lieux sablonneux, prés secs. AR. — Sables de la Loire, çà et là jusqu'à la mer. — Angers, prairies près la Maine. 2053. 2. fanceolata. L. sp. 164. (P. lancéolé.) — Souehe courte, épaisse, garnie de fibres inférieurement; feuilles dressées, lancéolées acuminées, longuement rétrécies en pétiole, dont la base dilatée est parfois laineuse, glabres ou à poils très courts, entières ou obseu- rément denticulées, à 3 ou 5 nervures; hampes de 2 à 6 déc. dressées ou ascendantes, munies au sommet de 5 sillons profonds, dépassant les feuilles ; épi court serré, ovoide ou oblong, noirâlre au sommet ; bractées largement ovales acuminées, scarieuses, avec le dos vert noirâtre et velu ; lobes extérieurs du calice acuminés en pointe courte un peu obtuse, les intérieurs à dos en carène velx:e;: lobes corollins ovales aeuminés, glabres; capsule oblongue obtuse; graines bru- nâtres, oblongues, convexes d’un côté, excavées de l’autre. Avril, octobre %. Prés, pâturages, pelouses. CC. — varie à épis nombreux agglomérés où rameux, où remplacés par une rosctte de feuilles. 2054. P. Timbali. Jord.! Pug. (1852), p. 138. (P. de Timbal.) — Souche épaisse produisant des touffes fournies ; feuilles étrotement lancéolé-linéaires ou linéaires, rétrécies aux deux bouts, à peine denticulées, à 3 ou 5 nervures. glabres ou parsemées de poils ap- LL, PLANTAGO. PLANTAGINACÉES, 539 primés, un peu laineuses à la base dilatée du pétiole; hampes de 1 à 5 décim. dressées ou ascendantes, striées à à angles, dépassant les feuilles, glabres ou à poils apprimés; épi oblong cylindrique serré; bractées ovales atténuées acuminées, glabres blanc-scarieuses avec le dos verdâtre ; lobes extérieurs du calice très obtus, les autres en nivelle, scarieux, à carène verte, velue en haut, un peu excurrente ; lobes de la corolle ovales acuminés ; capsule ovale oblongue, à graines ülongues brunâtres, convexes en dehors, excavées longitudinalement cu dedans. Avril, octobre %. Pelouses, pâturages. C. {ibs, Le P, lanceolata anqusifoliu Poir. où capitellata Koch, me semble une forn e na'ne de cette es sr. à feuilles étroites et à épi subglobuleux. —C. sur les rochers et dans Les Mieux sues. 5955. P. carinata. Schrader. (P. à carène.) P. subulata Walf. Bast. Devsn. in Prodr. ron L. part. P. serpentina Koch et FI. cent. non \il. — Racine longue, ligneuse, produisant des souches courtes éta- les, terminées par une touffe de feuilles laineuses à la base dans le preinier âge; feuilles nombreuses, vertes, linéaires, étroites, subu- liée, roides, trigones cavaliculées, hispides sur les bords, entières ou unies de 2 à 4 dents très courtes et très écartées; hampes de 1 à 5 déc. dressées ou ascendanites, eylindriques, à poils apprimés ; épr cylindrique serré, penché d’abord, se redressant et s’allongeant ensuite; bractées lancéolées, acuminées, cuspidées, égalant ou di; assant le calice; calice à lobes latéraux blancs scarieüx, arrondis el liés au sommet, à carène verte, munie d’une aile membraneuse cie très étroite; lobes coraillins lancéolés très aigus, ciliés à la bae; capsule oblongue, conique, aiguë, à 2 loges contenant une sruine ovale oblongue; fleurs verdâtres:; anthères jaunes. Mai, sep- tewrbre %. Pelouses sèches, rochers. R. — Loire. Montbrison. — Pux-nEe-D. Roches d'Arkose, au bord de l'Allier sous Corent (Lecoq). — S.-LT-L. Bords de la Loire, près Bourbon-Lancy. — Caer. Clemont, Ennordre, Menetréol, Neuvy-sur-Barangeon. — L.-Et-Cn. Salbris , Nouan-le-Fuselier, Pierrefitte, Soesmes, Pruniers, Gy, Lanthenay, etc. — FuRE-ET-LorR. Châteaudun. — INb.-ET-L. Beaumont-en-Verron, Bourqueil. — M.-ET-L. Brain-sur-Allonnes, Beaulieu, GC. sur les schistes autour d'Angers, Candé. — Ancenis. — Thouars. 2256. P. maritima. L,. sp. 165. (P. maritime.) P. graminea Lamk. — Souche épaisse, charnue, non ligneuse, à divisions grêles épais- sices et écailleuses au sommet; feuilles gazonnantes dressées, li- néaires canaliculées, convexes en dessous, charnues , trinervées, slibres ou laineuses à la base, entières ou à dents éparses ; hampes de 1 à 5 déc. cylindriques à poils apprimés; épi cylindrique, lâche à la base; bractées lancéolées, concaves, à carène verte, à bord étroi- tement scarieux, égalant le calice; calice à lobes scarieux obtus, à carène herbacée, denticulée, mais non membraneuse ailée; lobes corollins lancéolés aigus ; capsule oblongue, conique, aiguë, à 2 loges contenant une graine linéaire oblongue; fleurs blanchâtres. Juin, septembre %. Marais salés de l'embouchure de la Loire. C. — et sources salées des environs de Clermont, Surliève, St-Nectaire, etc. 2057. P. serpentina. Vill. Dauph. 2, p. 304 non Koch. (P. ser- pentin.) P. infgralis Gaud. P. maritimr Koch. part. P. Wulfenii Decaisn. in DC. Prod. 143, p. 729. — Racine dure, simpie, ligneuse, très longue, produisant des souches courtes, écailleuses ; feuilles gazonnantes dressées ou étalces, planes, épaisses, coriaces, glau- 540 PLANTAGINACÉES. PLANTAGO. cescentes, glabres ou ciliées, linéaires, atténuées aux deux bouts, trinervées, entières ou à quelques dents inégales saillantes ; hampes de 1 à 3 décim. étalées cylindriques, dépassant les feuilles, à poils courts, apprimés ; épi cylindrique serré; bractées épaisses, concaves, ovales ou ovales lancéolées, à carène verte, bord scarieux étroit, finement cilié, dépassant un peu le calice; lobes du calice scarieux, obtus, à carène herbacée, non membraneuse ailée; lobes corollins lancéolés aigus; capsule oblongue, conique, aiguë, a 2 loges conte- nant une graine linéaire oblongue. Fleurs blanchâtres. Juillet, août %. Rochers des montagnes. RR. — Montagnes du Cantal, Puy-de-Griou, les Chazes (Revel). 2058. P. Alpina. L.. sp. 165. (P. des Alpes.) — Feuilles dressées, linéaires ou lancénlées, rétrécies aux deux extrémités, planes, ordi- nairement très entières, avec un bord blanchâtre très étroit, souvent à trois nervures , les latérales rapprochées du bord; hampe de 5 à 20 centim. droite, cylindrique, pubescente; épi court, cylindrique, serré; bractées ovales aiguës, égalant le calice; fleurs brunâtres. Juin, août %. Pelouses des montagnes. — Monts-Dores. — Cantal. 2059. P. Coronopus. L. sp. 166. (P. corne de cerf.) — Plante de 1 à 2 déc. souvent moins; racine grêle; feuilles plus ou moins étalées en rosette, linéaires, pinnatifides, à lobes entiers ou dentés, écartés, rarement presque entières; hampes cylindriques, pubescentes, as- cendantes ; épi grêle, cylindrique ; bractées ovales subulées ; lobes du calice membraneux et ciliés; tube de la corolle velu; capsule à 4 loges. Fleurs jaunâtres. Mai, octobre ©). Lieux secs, pelouses des terrains sablonneux. — Région de l'Ouest. C. — parties sud et ouest de la région centrale. —R. ou nulle à l'Est. ** Plantes pourvues d'une tige garnie de fouilles. 2060. P. arenaria. Waldst. et Kit. (P. des sables.) PI. psyllium Dub. Orl. n° 637, non L. PI. indica L.? — Tige de 4 à 5 décim. herbacée, dressée, rameuse, pubescente, un peu visqueuse; feuilles opposées linéaires, ordinairement entières pubescentes, poilues à la base; pé- doncules axillaires plus longs que les feuilles ; capitules ovoïdes, im- briqués, serrés ; bractées ovales, obtuses, concaves, scarieuses, celles de la base plus longues, terminées en pointe foliacée; capsule à deux loges. Fleurs blanchâtres. Juin, août ©. Lieux sablonneux, alluvions. C. Bords de la Loire, de l'Allier, du Cher, etc. Obs. P. psyllium L., espèce méridionale souvent confondue avec cette plante, s'élève beauerup moius et n'a pas de bractées allougées et herbacées à la base de l'épi. 2061. P. Cynops. L. sp. 167. (P. sous-ligneux.) — Tige de 1 à 3 déc ligneuse à la base, pubescente, rougeàtre ascendante; feuilles opposées, linéaires, canaliculées, très entières, pubescentes , ciliées et connées à la base; pédoncules roides , axillaires ; capitule ovoide ; bractées larges, ovales, concaves, obtuses, mucronées, les inférieures terminées en pointe herbacée ; capsule à 2 loges. Fleurs blanchâtres. Juin, juillet %. Lieux secs des coteaux calcaires. R. — CorE-p’Or. Santenay, St-Aubin. — S.-£r-L. Decise, Sampiguy. 471. LITTORELLA. L. (Litiorelle.) Fleurs monoïques : les mâles longuement pédongnlées solitaires; calice à 4 divisions; corolle en entonnoir à 4 lobes ; 5 étamines longuement saillantes, insérées sur LITTORELLA. PLANTAGINACÉES Sal le réceptacle; fleurs femelles sessiles à la base du pédoncule de la fleur mâle; calice à 3 divisions; corolle oblongue urcéolée, denti- culée au bord; style très long subulé pubescent. Capsule unilocu- laire, indéhiscente, monosperme. 2062. L. lacustris. L. Mant. 295. (L. des lacs.) — Plante de 4 à 12 cent. ; racine fibreuse, émettant souvent des rejets rampants ; feuilles toutes radicales , en touffes dressées, linéaires aiguës, demi-eylin- driques, glabres, un peu charnues; hampe grêle, à peu près de la longueur des feuilles, munie d'une bractée membraneuse vers son milieu : fleurs femelles, cachées entre les feuilles. Fleurs blanchâà- tres. Juin, août %. Bords des étangs à fonds sablonneux. AC. mais non partout. Obs. Lorsqu'elle est submergée, elle ne fleurit pas et ne produit que des feuilles semi-cylindriques, roides et fragiles ; elle ressemble alors beaucoup à l'Isoëtes lacustris. SOUS-CLASSE IT. Plantes à périanthe simple, n'offrant qu'un calice et dépourvues de corolle. FAM. LXXX. AMARANTHACÉES. Fleurs souvent monoïques; calice persistant, scarieux , à 3 ou 5 lobes imbriqués dans le bouton; 3 à 5 étamines hypogynes, libres ou monadelphes, opposées aux lobes du calice; ovaire simple, libre; 1 à 3 styles ou stigmiates ; capsule uniloculaire, ordinairement monos- perme, s’ouvrant circulairement, ou indéhiscente ; embryon recourbé autour d’un périsperme farineux. Herbes à feuilles simples, alternes, sans stipules. 472. AMARANTEUS. L. (Amaranthe.) Fleurs monoïques ; calice à 3 ou à lobes; 3 à 5 étamines; 3 styles à base persistante; capsule monosperme s’ouvrant circulairement. Fleurs très petites. * Calice à 5 lobes, 3 étamines. 2063. A. albus. L. sp. 1404. (A. blanche.) —- Plante de 6 à 8 déc. d’un vert très pâle; tige droite, anguleuse, à rameaux nombreux, di- vergents ; feuilles obovales oblongues, tronquées, échancrées, avec une petite arête dans l’échancrure, fermes, glabres, nerveuses; fleurs verdâtres en glomérules axiilaires, courts, bifides ; bractées lancéo- lées acuminées, comme épineuses, plus longues que les fleurs. Juin, sept. ©. RR. Bords de la Loire près Nevers! — et près St-Laurent-des- Euux (Monin). — Angers, subspont. 2064. A. sylvestris. Desf. Cat. 44. (A. sauvage.) — A. Blitum Moq. in DC. Prod. 13, p. 263. Dub. Orl. n° 631. — Tige de 3 à 6 déc. an- guleuse, sillonnée, rameuse à la base, celle du centre droite, les se- condaires étalées ou ascendantes; feuilles pétiolées, rhomboïdales, ovales, entières, obtuses ou un peu pointues, planes, ou un peu on- dulées; fleurs verdätres en glomérules tous axillaires, jamais en épis ; bractées à peu près égales aux fleurs ; fruit rugueux, se déchi- rant cireulairement., Juillet, oct. ©. Lieux cultivés, décombres, CC, 549 AMAPANTHACÉES. _ AMARANTHUS, 2265. A. ascendens. Lois, Notice. p. 141. (A. ascendante.) À. Blitum L. F1. Suec. 4. viridis L. part, Euxolus viridis Mogq. 1. c. p. 273. À. spi- catus Dub. Orl. n° 632, non Lam. — Tige de 5 à 9 décim. grosse, striée, glabre, rameuse, diffuse, étalée ou ascendante; feuilles pétio- lées, ovales, presque rhomboïdales, très obtuses, nerveuses, souvent tachéés de blanc et échancrées au sommet; fleurs vertes en glomé- rules arrondis, axillaires, les terminaux rapprochés en épis eylindri- ues non feuillés ; bractées lancéolées plus courtes que les fleurs; ruit comprimé, indéhiscent. Juillet, octobre ©. Bords des murs, décombres. C. 2066. A. deflexus. L. Mant. 295. (A. couchée.) À. prostratus Balb. A. spicatus Bast. non Lam. Albersia prostrata Kunth. Euxolus pros- tratus Raf. Moq. — Tiges de 3 à 6 déc. grêles, couchées, velues au sommet; feuilles ovales rhomboïdales, rétrécies en pointe obtuse ou échancrée, parfois mucronée, d’un vert pâle; fleurs verdâtres en glo- mérules axillaires, les supérieurs rapprochés en épis terminaux, serrés, non feuillés ; bractées égalant à peu près les fleurs ; capsule oblongue, ovale, indéhiscente. Juillet, octobre ©. Lieux incultes, pied des murs dans l'Ouest, Saumur, Angers. — Nantes. — Domfront, Alençon. L ** Calice a à lobes, à étamines. 2067. A. retroflexus. L. sp. 1407. (A. recourbée.) À. spicatus Lam. — Tige de 1 à 9 décim. droite, comme flexueuse , sillonnée, pubes- cente, rude, peu rameuse; feuilles pétiolées, ovales acuminées en pointe obtuse, nerveuses, ondulées, d’un vert pâle; épis composés, droits, serrés, terminaux et axillaires; bractées longuement acumi- nées, mucronées, deux fois plus longues que le calice, à lobes tron- qués mucronés. Fleurs d’un vert blanchâtre. Juillet, septembre ©. Lieux cultivés, bords des murs, décombres. AC. mais non partout. 2058. A. sanguineus. L. sp. 1407. (A. sanguine.) — Tige de 2 à 6 déc. droite, anguleuse, pubescente au sommet, peu rameuse ; feuilles pétiolées, ovales aiguës, glabres, nerveuses, un peu ondulées, bor- dées de rouge, ou tout à fait rouges; épis axillaires, dressés ou un peu étalés, les supérieurs rapprochés en thyrse terminal; bractées acuminées, aristées, plus longues que les fleurs. Epis d’un rouge vif. Juillet, sept. ©. Sortie des jardins et devenue spontanée çà et à dans les décombres. — Nièv. Nevers, sables de lu Loire, ete. Obs. Plusieurs autres espèces se propagent près des jardins : telles sont les 4. paniculatus L. à épis nombreux et dressés en panicule; et l'A. caudatus L. à épis cylindriques, très allongés et pen: dants. L'une et l’autre ont les fleurs rouges. LA. spinosus L., remarquable par des petites épines axillaires, a été trouvée dans une prairie près de Nantes. 473. POLYCHNEMUM. L. (Polychnêème.) Calice scarieux à à di- visions, muni de 2 bractées; 3 étamines, style bifide à 2 stigmates; capsule comprimée monosperme, fermée par un opercule adhérent ; graine verticale, dure, ponctuée. 2069. P. majus. Braun. (P. robuste.) P. arvense. L. sp. 50. part.— Tiges de 9 à 30 cent. diffuses, étalées, à rameaux nombreux, grêles, couchés; feuilles triquètres, subulées, mucronées, roides, un peu étalées d’abord, puis dressées, presque imbriquées ; fleurs verdâtres, solitaires, sessiles, axillaires et munies de deux bractées blanches, POLYCHNEMUM. AMARANTHACÉES. 542 searieuses, lancéolées, acuminées en pointe linéaire sétacée plus longue que le calice. Juin, sept. ©. Champs sablonneux ou pier- reux. AC. mais non partout, manque dans plusieurs contrées. 2070. P. verrucosum. Lang. Reich. fl. exc. p. 583. (P. verruqueux.) P. arvense. Koch. Syn. p. 69%. — Port du précédent, mais plus touffu, plus feuillé, rameaux anguleux, flexueux, pubescents, chargés d’aspérités ; feuilles moitié plus courtes, roides, mucronées, piquantes, triquètres, dressées: fleurs sessiles, axillaires et munies de 2 brac- tées blanches, scarieuses, lancéolées, acuminées en pointe sétacée égalant à peine le calice. Juin, sept. ©. Champs arides. BR: — LOIRE. Montbrison. — Hie-Viex. Aixe près Lunoges. — Loiret. L'Isle près Orléans (Jullien). — L.-Eer-Cn. S/-Laurent-des-Eaux, plaine de Briou (Roger). — Indre-et-Loire (Grenier). — DEux-SÈv. Faye-l Abbesse, St-Loup. Obs. Les rameaux verrüqueux peuvent s'observer duns les deux espèces, mais celle-ci est très dis= tinete pur ses fouilles moutié plus courtes très serrées, qui donnent un aspect tout différent à la plante. Le fruit est aussi moitié plus petit. Le P. pusillum Hop. a les feuilles plus allongées ét moius serrees. FAM. LXXXIi. PHYTOLACCÉES. Calice à 4 ou 5 divisions imbriquées dans le bouton; étamines in- sérées au fond au calice, alternes avec ses lobés ; ovaire libre de 1 à 10 loges; styies 1 à 10 indivis ; baie à plusieurs loges monospermes, embryon périphérique à périsperme farineux; feuilles alternes sans stipules. 474. PHYTOLACCA. L. (Phytolaque.) Calice coloré à 5 divisions; 8 à 20 étamines; ovaire à 8 à 10 stries et à autant de stigmates ; baie à 8 à 10 loges monospermes. 2071. P. decandra. L. sp. 631. (P. décandrique.) Vulg. Raisin d’A- mérique. — Tige de 1 à 2 mèt., droite, rameuse, souvent rougeûtre ; feuilles glabres, ovales lancéolées, entières, terminées, en pointe calleuse; grappes droites, pédoncuiées, opposées aux feuilles; 40 étamines, 10 styles, baies rouge-noir à 10 sillons rayonnants. Fleurs rosées. Juillet, août %. Cultivée et naturalisée dans les vignes çà et là. FAM. LXXXI. SALSOLACÉES. Fleurs le plus souvent hermaphrodites; calice à 5 divisions (rare- ment moins) imbriquées dans le bouton; 5 étamines (rarement plus ou moins) insérées au fond du calice, opposées à ses lobes et en nombre égal ou moindre; ovaire libre ou adhérent à la base; style simple ou multiple; fruit indéhiscent, tantôt sec, monosperme, nu ou recouvert par le calice membraneux, tantôt entouré d’un calice pulpeux. Embryon circulaire, périphérique ou en spirale; périsperme farineux ou nul. Herbes à feuilles alternes, sans stipules. 475. BETA. L. (Bette.) Fleurs hermaphrodites; calice à 5 divi- sions, adhérent à la base; 5 étamines insérées sur un anneau charnu entourant la base de l’ovaire; 2 stigmates ; graine horizontale, à en- - coriace, et renfermée dans le calice persistant et un peu Charau. 544 SALSOLACÉES. BETA. 2072. B. vulgaris. L. sp. 322. (B. commune.) — Tige de 8 à 15 déc. droite, robuste, très anguleuse; feuilles radicales grandes, pétiolées, presque cordiformes, ovales obtuses, ondulées, les supérieures rhomboïdales , ovales; fleurs soudées en petits glomérules disposés en épis feuillés Le long des rameaux ; stigmates ovales. Fleurs blan- châtres ou rougeûtres. Juillet, sept. © et %. Obs. La Betterave cultivée en grand pour ses grosses racines charnunes , rouges ou jaunätres, est une race de cette espèce.—La Bette, Poirée, vu Carde, àracine peu renflée, à côte des feuilles blanche ot développée, appartient au B. cicla L. 2073. B. maritima. [,. sp. 322. (B. maritime.) — Tiges couchées à la base; feuilles charnues, ovales rhomboïdales, un peu acuminées , décurrentes sur le pétiole, les radicales un peu en cœur ; fleurs axil- laires soudées par deux ou trois en longs épis grêles, nus ou feuillés ; stigmates lancéolés. Juin, sept. ©. Rochers des bords de la mer, marais salants. 476. CHENOPODIUM. L. (Ansérine.) Calice persistant à à divi- sions herbacées, ordinairement 5 étamines insérées à la base du calice; 2 à à stigmates; utricule déprimé entouré par le calice; graine lenticulaire, placée horizontalement, plus rarement verticale, à enveloppe coriace. Graines presque toutes horizontales. 2074. C. polyspermum. L. sp. 321. ( A. polysperme.) — Tige de 1 à 5 décim. striée, rameuse, diffuse ou tombante ; feuilles pétiolées, ovales obtuses, très entières, vertes des deux côtés; fleurs vertes, en grappes axillaires et terminales, ramifiées en cyme; calice frueti- fère ouvert; graines ponctuées. Juillet, octobre ©. Lieux cultivés, sables humides. AC. 2075. €. acutifolium, W, Sm. (A. à feuilles aiguës.) C. polyspermum Curt. — Tige dressée, anguleuse, rameuse, souvent rouge; feuilles ovales ou oblongues très entières, les supérieures lancéolées aiguës ; fleurs agglomérées en petits paquets, formant des épis grèles, aigus, axillaires ; calice fructifère ouvert, à folioles ovales concaves; graines rougeâtres ponctuées. Juillet, octobre ©. Lieux cultivés , sables. C. 2076. C. Vulvaria. L. sp. 321. (A. vulvaire.) Ch. olidum Curt. — fœtidum Lam. — Plante de 2 à 6 déc. très fétide, comme pulvéru- lente; tige diffuse, couchée, rameuse; feuilles très entières, rhom- boïdales, ovales, obtuses, glauques, farineuses, surtout en dessous ; fleurs agglomérées en petites grappes axillaires, non feuillées, d’un vert glauque; graines finement ponctuées. Juillet, octobre ©. Lieux cultivés, fumiers, bords des murs. C. 2077. C. Opulifolium. Schrader. (A. à feuilles d'Obier.) C.viride Moq. Monog.— Tige de 5 à 8 déc. dressée, rameuse; feuilles rhomboïdales deltoides ou arrondies, très obtuses, presque trilobées, inégalement sinuées dentées et comme rongées au sommet, glauques, pulvéru- lentes en dessous; fleurs en glomérules réunis en grappes ou cymes glauques, presque nues ou munies de quelques feuilles elliptiques lancéolées ; graines très finement ponctuées. Juillet, septembre ©. Lieux incultes, bords des murs, bords des rivières. R. — CHER. Bords du Cher, Vierzon. — Loir. Orléans. — L.-ET-Cu. Blois, Romo- CHENOPODIUM. SALSOLACÉES. 545 rantin, vallée du Cher. — Tours. — Loudun, Poitiers. — Saumur, Angers. — Nantes. 2078. C. album. L. sp. 319. (A. blanche.) — Tige de 2 à 8 décim. dressée, anguleuse, striée, souvent simple; feuilles triangulaires, ovales, dentées, glauques blanchâtres en dessous, souvent bordées de rouge; fleurs blanchâtres, pulvérulentes, en glomérules entassés en petites grappes axillaires, simples, sessiles, compactes, nues ; graines noires luisantes. Août, octobre ©. Lieux cultivés, bords des rivières. CC. 2079. C. paganum. Reich. FI. exc. n° 3742. (A. des villages.) C. viride Thuil. et Auct. non L. C. album var. viridescens Moq. in DC. Prod. 43, p. 71. — Tige de 2 à 6 décim. dressée, sillonnée, plus ou moins rameuse; feuilles vertes, un peu blanchâtres en dessous, rhomboïdales ovales, sinué-dentées, les supérieures oblongues très entières; fleurs en glomérules verdàtres, assez gros, en épis lâches peu rameux, réunis le long de la tige en forme de panicule étroite, pyramidale, feuillée ; calice fructifère à 5 angles très saillants en étoile; graines noires luisantes. Juillet, octobre ©. Lieux cultivés, bord des murs. CC. 2080. C. viride. L. sp. 319. excel. syn. Vaill. (A. verte.) C. concate- natum Thuil. — Tige de 5 à 10 déc. droite, verte, souvent rayée de rouge ; feuilles vertes, rhomboïdales dentées, les supérieures lancéo- lées aiguës presque entières; grappes lâches, nues ou entremêlées de quelques feuilles, à ramifications filiformes, étalées, portant des glomérules petits, écartés ; calice fruetifère à 5 angles; graines noires luisantes ; fleurs vertes. Août, octobre ©. Lieux cultivés. CC. Obs. Ces trois plantes réunies par DC. sous le nom de C. leiospermum, se reproduisent invaria- blement de leurs graines. 2081. C. ficifolium. Sm. fl. brit. p. 276. (A. à feuilles de figuier.) C. serotinum Moq. Mon. p. 26. — Tige de 4 à 8 décim. droite, rayée, rougeâtre à la naissance des rameaux; feuilles pétiolées d’un vert glauque, les inférieures presque hastées, entières et rétrécies à la base, offrant dans leur partie inférieure deux lobes pointus étalés, les supérieures oblongues ou lancéolées entières ou sinuées ; glomérules de fleurs réunis en grappes courtes axillaires non feuillées ; graines fortement ponctuées rugueuses. Juillet, octobre ©. Lieux cultivés, fumiers. RR. — S.-ET-L. Autun (Carion). — Tours! — Angers! — Nantes. Obs. « Le C. serotinum L. diffère par sa tige cinq fois plus baute, ses feuilles plus grandes , del- » totdes à peine hastées, sa floraison plus tardive. » Sm fl, brit. 277. 2082. C. murale. L. sp. 328. (A. des murs.) — Tige de 4 à 8 déc. dressée ou un peu étalée, rameuse; feuilles deltoïdes ovales aiguës, luisantes, un peu fétides, bordées de dents irrégulières, aiguës ; fleurs vertes, en grappes nues, rameuses, divergentes; graines non luisantes, entourées d’un petit bord aminci. Juillet, octobre ©. Décombres, bords des murs et des chemins. CC. 2083. C. intermedium. Mert. et K. (A. intermédiaire.) C. urbicum auct. non L. — Tige de 4 à 8 décim. dressée, striée, peu rameuse ; feuilles épaisses luisantes, triangulaires aiguës, cunéiformes à la base, profondément sinuées, à dents inégales triangulaires acumi- nées; grappes entassées, axillaires et terminales, rameuses, un peu C. 35. 546 SALSOLACÉES. CHENOPODIUM. feuillées, dressées et serrées le long de la tige ; graines luisantes très finement ponctuées. Août, octobre (©). Bords des murs, terrains gras, fumiers dans les villages. C. dans la région centrale. Plus R. dans l'Ouest. Obs. Le C. urbicum L. diffère de notre plante par ses feuilles deltoïdes presque tronquées à la base, à peine dentées où à dents courtes et égales, il se reproduit sans altération dans les écoles de bota- nique, mais je ne l'ai jamais vu dans nos campagnes. 2084. C. hybridum. L. sp. 319. (A. hybride.) — Tige de 6 à 9 dée. droite, glabre, cannelée anguleuse, à rameaux étalés; feuilles pétio- lées, larges, vertes des deux côtés, cordiformes à la base, triangu- laires acuminées, à 3, 5 ou 7 lobes acuminés, le términal très al- longé; fleurs vertes, en grappes nues, rameuses, formant une cyme paniculée ; graines ponctuées. Août, octobre ©. Lieux cultivés. CC. Obs. On cultive, comme plantes aromatiques, et on trouve parfois près les jardins, le Ch. ambro- sioïdes L. à feuilles lancéolées glanduleuses odorantes, et le Ch. Botrys L. à feuilles piunatilides pubescentes. Tls appaitiennentau genre Ambrina Spach. **_ Graines toutes verticales, ou seulement horizontales dans la fleur terminale de chaque glomérule (Orthosporum Meyer). 2085. C. glaucum. L. sp. 320. (A. olauque.) Blitum — Koch. — Tige de 1 à 4 déc. sillonnée, rameuse, diffuse ou couchée à la base ; feuilles épaisses, ovales oblongues, obtuses, sinuées dentées, glau- ques en dessous; fleurs vertes agglomérées en petites grappes nues, axillaires ; graines verticales mêlées de beaucoup de graines hori- zontales. Juillet, octobre ©. Terrains gras, fumiers. C. — Bords de la Loire, de l'Allier, etc. 2086. C. Bonus Henricus. L. sp. 318. (A. bon Henri.) Blifum — Meyer. Agathophytum — Moq. Vulg. Epinard sauvage. — Tige de 4 à 8 décim. droite, épaisse, pulvérulente; feuilles larges, triangulaires, hastées, aiguës, entières ou ondulées, un peu pulvérulentes en des- sous ; fleurs vertes agglomérées en épis axillaires et terminaux , les supérieures formant un long épi composé, terminal, dressé, dé- pourvu de feuilles; stigmates saillants; graines toutes verticales. Mai, sept. %. Bords des chemins et des murs près les villages. C. 477. BLITUM. L. (Blite.) Calice à 3 ou 5 divisions planes ; 1 à > étamines ; 2 styles ; graines réniformes crustacées, presque toutes verticales, enveloppées par le calice devenant rouge et suceulent à la maturité, en sorte que le glomérule prend l'aspect d’une fraise, 2087. B. rubrum, Reich. fl. exc. n° 3769. (B. rougeâtre.) Bl. poly- morphum. Meyer. Chen. rubrum. L. sp. 318. C. crassifolium Horn. — Plante de 1 à 8 déc. variable, rougissant avec l’âge ; tige dressée ou étalée, anguleuse, rayée de rouge, rameuse, feuillée ; feuilles lui- santes, charnues, souvent bordées de rouge, rhomboïdales, triangu- laires, largement et inégalement sinuées dentées, presque hastées et lobées, à dents lancéolées; base de la feuille rétrécie cunéiforme ; fleurs agglomérées en grappes axillaires, dressées, feuillées ; fleurs latérales à 3 divisions, à 1 ou 2 étamines et à graines verticales, la terminale à 5 divisions, à à étamines et à graines horizontales ; calice devenant rouge et presque charnu à la maturité. Juillet, sept. ©. Lieux gras et limoneux, lit des étangs. AC. Obs. Dans les lieux limoneux , la plante est très robuste, droite, à feuilles larges et épaisses, les grappes sont plus fournies; dans les terrains exondés, la plante est plus petite, plus rameuse diffuse BLITUM. SALSOLACÉES. 547 à grappes très grèles, C'est sur les individus robustes et dans l’arrière-saison que le calice devient succulent et rouge comme dans les espèces suivantes. 2088. B. capitatum. L. sp. 6. (B. en tête.) — Tige de 2 à 6 décim. dressée, rameuse ; feuilles pétiolées, triangulaires hastées, peu den- tées; glomérules sessiles, axillaires, arrondis, les supérieurs rap- prochés en épi terminal, nu, dépourvu de feuilles ; bord de la graine aminei en carène ; glomérules gros comme un pois et d’un rouge vif à la maturité. Juin. août ©. Lieux cultivés et fertiles. RR, — Nièv. Guérigny, dans les jardins des forges de la Chaussade.—S.--L, Louhans près les jardins. 2089. B. virgatum. L. sp. 7. (B. eflilée.) -— Tige de 2 à 5 décim. grêle, rameuse, étalée, feuillée jusqu’au sommet; feuilles courtement pétiolées, oblongues lancéolées triangulaires, munies, surtout vers la base, de longues dents aiguës ; glomérules petits, arrondis, sessiles, tohs axillaires, en long épi lâche, feuillé; bord de la graine obtus en carène. Fleurs blanchâtres. Juillet, septembre ©. Lieux cultivés, bords des murs, décombres, haies des jardins. RR. — S.-£7-L. Lou- bhans. — Loir. Orléans, St-dean-le-Blanc, Gien, Pithiviers. — Tours. 478. ATRIPLEX. XL. (Arroche.) Fleurs monoïques, unisexuelles, souvent mêlées de fleurs hermaphrodites; calice à 3 ou 5 divisions, 3 à 5 étamines insérées à la base du calice. — Fleurs femelles à ealice comprimé, à 2 lobes persistants et accrescents ; graine verticale com- primée, à enveloppe crustacée, et recouverte par les 2 lobes ou valves du calice. Obs. L'Af. hortensis L. est cultivée sous les noms de Arrose, Rouble, Bonne-Dame. On la distingue à sa tige droite et élevée, ses feuilles t'iangulaires dentées, et ses lobes calicinaux arrondis et très entiers. Elle offre une variété rouge dans toutes ses parties. 2090. A. patula. L. sp. 1594. (A. étalée.) Af. angustifoha. Smith. Duby. — Tige de 2 à 9 déc. anguleuse, très rameuse, diffuse étalée ou droite, avec des rameaux inférieurs étalés ou ascendants; feuilles veries, épaisses, rétrécies en pétiole, les unes cunéiformes ovales oblongues dentées et comme hastées à la base, les autres lancéolées ou linéaires entières ; fruits en épis axillaires et terminaux, lâches, roides ; lobes du calice fructifère rhomboïdaux, offrant de chaque côté une dent en fer de hallebarde, du reste très entiers, lisses ou à peine verruqueux sur le dos, prolongés au sommet en pointe -lancéolée, et dépassant beaucoup la graine en largeur et en longueur. Fleurs vertes. Juillet, octobre ©. Décombres, bords des murs, champs, haies. CC. Obs. Elle varie, dans les champs pierreux, à tiges courtes couchées, à feuilles linéaires étroites et entières. C’est dans cet état l'At. litoralis Bub. Orl. n° 629, non i,. 2091. À. erecta. Huds. Smith. Brit. 1093. (A. droite.) À. patula var. intermedia. Lec et Lam. eat. p. 318. — Tige de 3 à 8 décim. droite, ellilée, à rameaux inférieurs étalés, les supérieurs dressés ; feuilles pétiolées vertes ou parsemées de quelques points farineux, lancéolées entières aiguës, les inférieures ovales lancéolées sinuées-dentées ; fleurs vertes un peu farineuses, en glomérules disposés en grappes terminales lâches, interrompues, non feuillées; lobes du calice fruc- tifère petits, deltoïdes, gibheux, non prolongés au sommet, dentelés et chargés sur le dos de petites gibbosités aiguës nombreuses; graine petite, non dépassée par le calice à la maturité. Août, oct, ©. Lieux cultivés, décombres, AC, — Clermont. — Nevers, — Orleans, — Le Mans, Région maritime. 548 SALSOLACÉES. ATRIPLEX. Obs. 4. macrodira Guss. est plus robuste, plus blanchâtre; le calice deltoïde hasté, très muriqué, dépasse beaucoup la graine et se prolonge au sommet en pointe entière. 2092. A. littoralis. L. sp. 1494. (A. des rivages.) — Tige de 5 à 10 décim. dressée, à rameaux dressés ; feuilles linéaires lancéolées dentées, les supérieures linéaires entières ; fleurs d’un vert glauque agglomérées en épis longs, gréles, droits, roides ; lobes du calice ovales rhomboïdaux petits dentés, muriqués. Juillet, septembre ©. Rivages maritimes, marais salants. 2093. A. hastata. L. sp. 1494. (A. hastée.) À. latifolia Walhenb. A. patula Smith. 4. deltoïdea Babgt. — Tige de 2 à 8 décim. rayée de blanc et de vert, anguleuse, étalée ou redressée, à rameaux inférieurs divariqués; feuilles vertes ou légèrement farineuses en dessous, al- ternes ou vpposées, pétiolées, triangulaires hastées, plus ou moins dentées, les supérieures lancéolées entières ; fleurs verdâtres en glo- mérules disposés en grappes axillaires et terminales ; lobes du calice fructifère triangulaires rhomboïdaux, presque tronqués à la base, entiers ou un peu dentelés à la base, lisses ou muriqués sur le dos; graines grosses, planes ponetuées, bordées par un sillon. Juillet, octobre ©). Terrains gras et frais, fossés. CC. 2694. A. oppositifolia. DC. Rapport (1808), p. 12. (A. à feuilles opposées.) A. hastata var. Salina Wallr. — Tige de 2 à 5 déc. étalée diffuse ; feuilles souvent opposées, pétiolées, toutes deltoïdes aiguës, hastées à oreillettes très étalées, un peu charnues, couvertes d’une effiorescence écailleuse blanchâtre; lobes du calice fructifère rhom- boïdaux, un peu convexes, souvent dentelés aux bords et muriqués sur le dos; graines petites convexes, lisses arrondies et sans sillon sur les bords. Juillet, octobre ©. Terrains salés. — Puy-pE-D. Lieux voisins des eaux minérales de la Limagne, St-Nectaire. — Embouchure de da Loire. C. Obs. 4. prostratu Bouch. est peu blanchâtre, à feuilles plus petites, la plupart alternss, les supé- rieures lancéolées linéaires, à sépales fructitères rhomboïdaux triangulaires, presque entiers, lisses et chargés de nervures en réseau. — Marais salants. 2095. A. microsperma. W. K. (A. à petites graines.) — Tige de 2 à » déc. droite, à rameaux étalés; feuilles souvent opposées, minces, parsemées de quelques points blanchâtres, hastées triangulaires, sinué-dentées ou plus rarement entières ; lobes du calice fructifère deltoîdes ovales entiers, convexes petits, dépassant à peine la graine; graines très petites lisses, luisantes, convexes et sans sillon sur les bords. Juillet, octobre ©. Lieux cultivés, jardins. AC. Obs. La plupart des auteurs considèrent ces trois plantes comme des modifications d'une seule æspèce, mais aucun d'eux ne paraît avoir appuvé son opinion sur des expériences de culture. 2096. A. rosca. L. sp. 1493 part. (A. à rosettes.) À. rosea var. alba Duby. — Tige de 3 à 7 déc. dressée, rameuse divariquée blanchâtre; feuilles assez larges, courtement pétiolées, rhomboïdales triangu- laires, non hastées, subaiguës, les supérieures ovales obtuses ou acuminées, toutes couvertes, surtout en dessous, de points écailleux, blanchâtres; fleurs sessiles en glomérules axillaires, disposés en grappes très lâches, interrompues, feuillées inférieurement; lobes du calice fructifère soudés inférieurement, largement ovales triangu- laires, aigus, plus ou moins dentés, non glanduleux, veinés en réseau au sommet, fortement nerveux à la base et parfois chargés de petits ATRIPLEX. SALSOLACÉES. 549 tubercules ; graine lenticulaire brun foncé, luisante à la maturité, très adhérente au péricarpe membraneux crustacé. Août, sept. ©. Lieux ineultes, terrains salés ou azotés. RR.— Puy-pe-D. Eaux mi- nerales et marais salés de la Limagne (Lecoq); bords de l'Allier. — Ile St-Loup près Orléans (Pelletier 1810). 2097. A. crassifolia. C. À. Mey. (A. à feuilles épaisses.) À. rosea Lloyd ! FI. Ouest p. 387, et L. part. — Tige de 2 à 4 décim. couchée, très rameuse, à rameaux étalés dressés, blanchâtres farineux: feuilles glauques blanehâtres argentées, épaisses, courtes, pétiolées rhom- boidales ou ovales triangulaires sinuées dentées, subtrilobées, les supérieures oblongues hastées ; fleurs en glomérules axillaires, dis- posés en grappes interrompues feuillées ; lobes du calice fructifère soudés inférieurement, rhomboïdaux trilobés-hastés, entiers ou den- ticulés, tuberculeux sur le dos; graine plane-discoïde terminée en bec court, brun fauve, non luisante, peu adhérente au péricarpe lâche et | rs Août, sept. ©. Sables maritimes. — Embouchure de la Loire. C. 2098. À. Halimus. L. sp. 1492. (A. Halime.) Halimus pedunculatus Wallr. vulg. Pourpier de mer. — Arbrisseau de 1 mètre et plus, à ra- Meaux eflilés, blaucs ; feuilles ovales rhomboïdales presque entières, blanchâtres argentées, alternes, persistantes; fleurs jaunâtres en grappe terminale. Août, septembre. Planté eu haies daus la région occidentale et surtout maritime. 2099. À. portulacoïdes. L. sp. 1493. (A. Pourpier.) Halimus—Wallr. Obione — Moq. — Sous-arbrisseau de 3 à 5 déc. blanchâtre-argenté, à tige rameuse diffuse, rameaux étalés ou couchés; feuilles opposées, ovales oblongues ou spatulées, ou lancéolées obtuses, rétrécies en pétiole, entières, épaisses ; fleurs jaunâtres en grappes terminales, nues, paniculées ; lobes du calice fructifère triangulaires rétrécis à la base, soudés ensemble, à 3 lobes arrondis, celui du milieu plus petit. Juillet, septembre %. Marais salants, vases salées, rochers mari- times. 479. SPINACIA. L. (Epinard.) Fleurs dioiques, les mâles en grappe, à calice à 4 ou 5 divisions, 4 ou à étamines insérées au fond du calice, les femelles agglomérées axillaires, à calice en 2, 3 ou 4 divisions ; 4 styles très longs ; graine verticale soudée et renfermée dans le calice endurei en forme de péricarpe. — Herbes à tiges droites, glabres, à feuilles pétiolées glabres, hastées, sinuées ou an- guleuses. 2100. S. inermis. Mœnch. (E. inerme.) Vulg. E. de Hollande, gros épinard.— Feuilles oblongues ovales; fruit non épineux. Mai, juin ©. Cultivé. 2101. S. spinosa. Mœnch. (E. épineux.) S. oleracea a. L. vulg. Epi- nard d'hiver. — Feuilles bidentées, sagittées à la base; fruit garni de pointes aiguës et divergentes. Mai, juin ©. Culivé. 480. SALICORNIA. L. (Salicorne.) Calice utriculeux en forme d’écaille charnue, persistant; 1 à 2 étamines saillantes à filets courts; 2 stigmates courts, papilleux ; graine comprimée recouverte par le calice fermé. — Plantes articulées, chärnues, à feuilles nulles ou en 550 SALSOLACÉES. SALICORNIA, forme d'écailles ; fleurs herbacées, très petites, souvent ternées en épi, enforuicées dans des excavations de l’axe. 2162. $. herbacea. L. sp. 5. (S. herbacée.) — Racine simple, sou- vent contournée au Collet; tige de 1 à 3 décim. dressée ou étalée, à ranicaux nombreux étalés en pyramide, d'un vert clair, ou parfois rougeâtrés; artieulations un peu comprimées, élargies et échancrées au sommet; épis cylindriques articulés, un peu attépués au sommet; sine A pubescente blanchâtre. Juillet, sept. ©. Marais salants. C. 2108. 8. fruticosa. [,. sp. D. (S. frutescente.) Arthroenemum fruti- cosum Moq.-- Racine ligneuse tortueuse; tiges de 2 à 6 déc. glauques, grisatres, ligneuses, à rameaux droits, opposés en croix, parfois couchés radicants (S. radicans Sm.); articulations 2 fois aussi longues que lurges, cylindriques, émarginées au sommet, à lobes obtus; épis subsessiles, cylindriques, obtus; graine oblongue. Août, sept: %. Marais salants. C. 481. SUÆDA. Forsk. (Suedée.) Calice urcéolé à 5 divisions, 5 éta- mines; stvles soudés ; 2 à 3, rarement 4 ou 5 stigmates divariqués papilleux ; fruit déprimé, enveloppé par le calice fermé; graine len- ticulaire ; embryon spiralé; feuilles charuues cylindriques. 2194. 8. fruticosa. Forsk. (S. frutescente.) Silsola — L. Sehoberin — Mey.— Arbrisseau de 6 à 40 déc. toujours vert; tige droite, blan- châtre, à rameaux nombreux, dressés, glabres; feuilles petites, ses- siles, nombreuses, charnues, linéaires, demi-cylindricues, obtuses, uu peu rétrécies à la base; fleurs verdâtres, axiilaires, sessiles, avec 2 à 3 bractées courtes, membraneuses; graine verticale. juillet, sept. Marais salants, vases salces. C. 2105. $. meritime. Dumort. (S. maritime.) Chenopodina — Mogq. in DC. Prod. 43, p.164. Chenopodium marilimum L. — Fige de 4 à 5 déc, herbacée diffuse, à rameaux nombreux, dressés ou étalés , Sur— tout les inférieurs, glabres; feuilles linéaires , planes en dessus, convexes en dessous, aiguës, un peu dilatées à la base, glabres, d’un vert pâle glaucescent, ou rougeîtres ; fleurs verdâtres, agglomérées, sessiles, axillaires, en épis feuillés interrompus ; graine horizontale, en Juillet, septembre ©. Vases salées des bords de Ha mer. C. 482. SALSOLA. L. (Soude.) Calice à 5 divisions persistantes, ailées transversalement par un appendice searieux ; 5 étamines, 2 à 3 stigmates ; fruit déprimé, enveloppé par le calice à 5 ailes en étoile; graine horizontale à test membraneux; embryon spiralé. — Plantes à feuilles charnues; fleurs verdâtres, sessiies, axillaires, à 2 brac- tées. 2105. 5. Kaki. L. sp. 322. (S. Kali.) — Tige de 1 à 3 décim: très rainocuse, étalée diffuse, rayée de blanc, de vert et de rouge , pubes- cente; feuilles alternes, triquètres, subulées, mucronées épineuses , étalées; fleurs agglomérées en épis feuillés serrés; appendice sca- rieux du calice lacéré sinué, égalant ses divisions aiguës. Juillet, août ©). Sables maritimes. €. 2107. 5. Soda. [,. sp. 323. (S. commune.) — Tige de 3 à 6 décim. glabre, un peu luisante, dressée ou étalée, à rameaux eflilés; feuilles POLYGONACÉES, 551 demi-embrassantes, dilatées à la base, lancéolées linéaires, presque abtuses, mucronées, non piquantes, à 3 angles obtus, charnues, d'un vert glauque ou pâle, maiquées de 3 lignes verdâtres ou rougeñtres ; fleurs axillaires très écartées; appendice du calice très Court en carène. Août, sept. ©). Marais salants. C. FAM. LXXXHI. POLYGONACÉES Calice persistant, souvent coloré, divisé en 3, 5 ou 6 lobes imbri- qués dans le bouton, quelquefois disposés sur deux rangs ; étaminés définies insérées à la base du calice; ovaire libre uniloculaire; 2 à 3 styles, ou plusieurs siigmates sessiles; fruit monosperme, indé- hiseent, plus ou moins recouvert par les lobes intérieurs du calice, simulant une capsule. Embryon souvent courbé, périsperme fari- neux. Herbes à tiges noueuses, à feuilles alternes, et souvent munies de stipules engainantes. 483. RUMEX. I. ( Patience.) Calice divisé jusqu’à la base en 6 lobes, les 3 intérieurs plus grands connivents, souvent munis, sur le dos, d’un petit tubercule charnu; 6 étamines opposées par paires aux lobes extérieurs du calice; stigmates en pinceau ; fruit trigone renfermé dans les 3 lobes intérieurs du calice, simulant une capsule. Fleurs hermaphrodites, ou dioïques, ou polygames, souvent verticil- lées sur les rameaux. * Feuilles jamais hastées ni sagitlées, saveur des feuilles jamais acide, fleurs hermaphrodiles ou polyqumes. 2108. 3. maritimus. L. sp. 478. (P. maritime.) — Tige de 3 à 6 déc. droite, anguleuse, souvent très rameuse et à rameaux étalés ; feuilles rétrécies en pétiole, les inférieures lancéolées aiguës, un peu ondu- lées, les supérieures planes, linéaires oblongues, entières, allongées; fleurs en verticilles multifiores, munis d’une feuille, et rapprochés en épi serré et fourni à la maturité; lobes intérieurs du calice fructi- fère ovales triangulaires, tous munis d’un petit tubercule oblong, terminés par une pointe entière, et portant, de chaque côté , sur les bords, deux dents sétacées très fines, égalant ou dépassant la lon- gueur du lobe calicinal. Fleurs verdàtres devenant jaunâtres à la maturité, ainsi que toute la plante. Juillet, sept. @. Terrains gras, fossés, lits des étangs. AR. — S.-E7-L. Autun, Navilly. — Niëv. La Coliancelle, étangs de Si-Pierre-le-Moustier, Cougny, Aty-le-Vif, çà et là aux bords de lu Loire. — Cner. Fendron, Gernigny, Villequiers, Vier- zon. — Ip. La Chätre, Douadic, Lè Blanc aux Ages. — Loir. St-Denis- en-Val, Sandillon, Sologne, Saran. — L.-ET-CH. Romorantin, St-Romain. — Inp.-eT-L. Samblancay. — La vallée de la Loire, çà et là jusqu'à Nantes. — Vallée de la Sarthe. — Maven. Nuillé-sur-Ouette, Daon. 2109. R,. palustris. Smith. fl. Brit. p. 394. (P. des marais.) R. li- mosus. Thuil. — Tige de 2 à 6 décim. droite, ‘anguleuse, rameuse, à rameaux grêles eflilés; feuilles rétrécies en pétiole, les inférieures oblongues lancéolées aiguës, un peu ondulées, les supérieures lancéolées linéaires aiguës; fleurs en verticilles munis d’une feuille et disposés en épis grèles, un peu lâches; lobes intérieurs du ca- lice fructifère ovales oblongs, tous munis d’un petit tubercule oblong, terminés par une pointe entière, et portant, de chaque côté, sur 552 POLYGONACÉES. RUMEX.. les bords, 2 petites dents sétacées plus courtes que le lobe calicinal. Fleurs verdâtres. Juillet, sept. @. Lieux limoneux, lit des étangs (souvent avec l’espèce précédente, dont on le distingue aisément par ses rameaux eflilés). R. — Nièv. Etang de St-Prerre-le-Moustier ! — Région maritime (Lloyd.) 2110. R. rupestris. Le Gall. FI. Morb. 501. (P. des rochers.) — Tige de 4 à 8 décim. dressée, cannelée, très rameuse , à rameaux eourts, dressés en panicule; feuilles pétiolées un peu épaisses, d’un vert clair, les radicales oblongues, atténuées à la base, les caulinaires Jancéolées étroites; verticilles fournis, feuillés, les supérieurs nus, rapprochés ; rameaux floraux allongés, dressés en panicule pyrami- dale ; lobes intérieurs du calice fructifère oblongs obtus, très entiers, tous chargés d’un petit tubereule ovoide. R. — ÆEmbouchure de la Loire, au pied des rochers maritimes. 2111. B. conglomeratuüs. Murray. (P. agglomérée.) R. nemolapathum Duby. R. acutus Sm. Dub. Orl. n° 616? non L. — Tige de 4 à 8 déc. anguleuse, souvent rougeâtre, à rameaux grêles, divariqués ou ascen- dants; feuilles courtement pétiolées, les inférieures cordiformes ou ovales oblongues, obtuses ou aiguës, finement dentées ondulées , les. supérieures lancéolées acuminées; verticilles nombreux, écartés, feuillés, disposés en épis interrompus, nus seulement au sommet ; lobes intérieurs du calice fructifère linéaires oblongs obtus, très en- tiers, tous chargés d'un petit tubercule oblong. Fleurs verdâtres. Juillet, septembre %. Bords des eaux et des chemins, fossés, bois humides. CC. : 2112. R. nemorosus. Schrader. (P. des forêts.) R. sanguineus b. viridis Smith. À. nemolapathum Spreng. syst. 2, p. 158. — Tige de à à 9 déc. droite, anguleuse , striée à rameaux roides dressés; feuilles larges, minces, pétiolées, les inférieures cordiformes oblongues, ob- tuses ou aiguës, un peu ondulées, les supérieures lancéolées acumi- nées; verticilles lâches presque tous dépourvus de feuilles, disposés en épis grêles interrompus, nus, ou offrant seulement quelques feuilles à la base; lobes intérieurs du calice fructifère oblongs obtus, très entiers, un seul pourvu d’un tubercule arrondi, les deux autres nus ou à tubercule très peu développé. Fleurs verdàtres ou rou- geâtres. Juin, août %. Bois frais, chemins couverts. AC. mais non partout. Var. b. R. sanguineus. L. sp. 476. — Tige, nervures et veines des feuilles d'un rouge de sang ; du réste caractères précédents. Cultivée sous le nom de Sang de Dragon et devenue spontanée eà et là. 2113. R. pulcher, L. sp. 477. (P. en violon.) — Tige de 2 à 8 déc. anguleuse, dressée, très rameuse, à rameaux grêles, eflilés, tortueux, très divariqués; feuilles radicales pétiolées, étalées, cordiformes ob- longues obtuses, un peu ondulées, offrant vers la base, de chaque côté, une échancrure en forme de violon, parfois un peu hérissées sur les nervures; feuilles supérieures plus petites, lancéolées aiguës, ondulées; verticilles courts, axillaires, unilatéraux, en épis grêles, iuterrompus, munis de petites feuilles; lobes intérieurs du calice fructifère ovales oblongs, marqués de fortes veines en réseau, bordés de fortes dents épineuses, et chargés d’un tubercule oblong et ru- RUMEX. POLYGONACÉES. 553 gueux. Fleurs verdâtres, à anthères jaunes. Juin, sept. ©. Lieux in- cultes et pierreux, bords des chemins et des murs. C. 2114. R. obtusifolius. L. sp. 478. part. (P. à feuilles obtuses.) R. Friesü Gren. et Godr. FL. fr. 3, p. 36. R. divaricatus Fr. non L.—Tige de 5 à 10 déc. droite, anguleuse, striée, pubescente, à rameaux simples panieulés ; feuilles pétiolées, les inférieures larges, ovales oblongues ou arrondies, cordiformes à la base, légèrement ondulées obtuses ou un peu pointues, pubescentes sur les nervures, les supérieures lan- céolées acuminées, aiguës; fleurs pendantes en verticilles nombreux, disposés en grappes lâches non feuillées; lobes intérieurs du calice fructifère ovales triangulaires, allongés au sommet en pointe oblongue obtuse, très entière, veinés en réseau el munis inférieurement, de chaque côté, de dents triangulaires en pointe subulée, tous chargés d’un tubercule ovoide plus développé sur l’un d’eux. Fleurs verdâtres ou rougeûtres. Juin, sept. %. Bords des chemins, des murs, dans les lieux frais, les cours des domaines. CC. Obs. M. Grenier regarde votre plante comme distincte du R. obtustfolius de la Flore de Suède qui diffère par ses fruits moitié plus petits, et à dents bien plus courtes ; j'ai recueilli en plusieurs lo- caltés une plante qui offre à peu près ce caractère ( R. sylvestris Wallr?). Koch aflirme qu'elle se rattache au type par de nombreux intermédiaire. 2115. R. pratensis. Mertens et Koch. (P. des Prés.) R. acutus Wild. DC. Duby et L. sp. 478. — Tige de 5 à 10 décim. droite, anguleuse, cannelée, à rameaux dressés; feuilles pétiolées, finement ondulées, les inférieures et les radicales cordiformes oblongues, aiguës, les supérieures lancéolées; fleurs pendantes, en verticilles nombreux multiflores, rapprochés en grappes fournies, non feuillées ; lobes in- térieurs du calice fructifère cordiformes ovales obtus, non allongés en pointe, veinés en réseau, munis inférieurement , de chaque côté, de dents triangulaires aiguës, tous chargés d'un petit tubercule ovoiïde, rougeâtre, parfois peu prononcé sur l’un d’eux. Fleurs ver- dâtres ou rougeûtres. Juillet, sept. %. Prés, lieux frais, jardins. AR. — Région des montagnes. C. — Bords de la Loire. — Loir. Île St-Loup, près Orléans, forêt de Montargis (Dubouché). — Cner. Herry. — Limoges. — S.-ET-L. Cluny. 2116. M. crispus. L. sp. 476. (P. crépue.) — Tige de 5 à 10 déc. droite, caunelée, rameuse au semmet ; feuilles oblongues lancéolées aiguës, décurreutes sur le pétiole, ondulées, crépues sur les bords, rarement presque planes; fleurs pendantes en verticilles rapprochés en grappes non feuillées; lobes intérieurs du calice fructifère cordi- formes arrondis, obius, veinés en réseau, entiers ou très légèrement ondulés denticulés sur les bords, tous chargés d’un petit tubercule ovoide, avortant sur queiques-uns. Fleurs verdatres. Juillet, sept. %. Prés, champs, fossés, bords des chemins. CC. Obs. Les racines de cette espèce et de quelques autres sont récoltées sous le nom de Racine de Palience, Parelle ou Roinle, et usitées dans les affections cutanées. 2117. R. Patientia. L, sp. 476. (P. oficinale.) — Tige de 1 mètre et plug, droite, peu rameuse, sillonnée, rougeâtre; feuilles inférieures grandes, ovales lancéolées acuminées, planes, entières, les supé- rieures lancéolées; pétiole canaliculé, ailaté à la base et accompagné d’une sorte de gaine membraneuse; verticilles multiflores rappro- chés en grappes nues, panieulées ; lobes intérieurs du calice fructi- fère cordiformes arrondis, obtus, larges, veinés en réseau, entiers 554 POLYGONACÉES. RUMEX, ou à peine ondulés denticulés, un seul muni d'un petit tubercule. Fleurs verdâtres. Juin, août %. Cultivée dans les jardins de la campagne et devenue spontanée dans les ouches et autour des habi- tations. 2118. . Mydrolapathum. fiuds. fl. Angl. p. 154. (P. des rivières) R. aquaticus Sm. DC. Duby. Dub. Orl. n° 614, nou L. — Tige de Là 2 met. droite, fistuleuse, cannelée, rameuse au sommet; feuilles très longucs (6 à 8 déc.), largement lancéolées acuminées, rétrécies aux deux extrémités et décurrentes sur le pétiole, légèrement ondu- lées crénelées sur les bords; pétiole plane; verticilles multiflores en grappes paniculées, peu feuiliées ; lobes intérieurs du ealice fructifère ovales triingulaires, entiers ou légèrement denticulés à la base, veinés én réseau et tous chargés d’un petit tubereule oblong. Fleurs verdâtres. Juillet, août %. © Bords des eaux, Canaux, rivières paisibles. C. 2119. R. maximus. Schreh. (P. géant.) — Tige de 4 à 2 mèt. droite cannelée, à rameaux efilés, dressés paniculés ; feuilles inférieures très amples, eblongues aiguës, obliquement ovaies ou obcordées à la base, non décurrentes sur L: pétiole, entières ou finement crénelées ; pétioles plans en dessus, mais bordés de chaque eôté d’ime côte Saillanté ; grappes paniculées non entremêlées de feuilles; lobes du calice frucüfère cordiformes triangulaires. un peu denticulés à la base et tous chargés d’un granule oblong. Juillet, septembre %: Lieux humides. RR° -- ALLIER. Prairies sous Chiroux près Gannat (Lecoq et Lamitt.). 2120. R. aqueticus. L. sp. 479. (P. aquatique.) — Tige de 4 à 2 mèt. droite, cannelée, robuste, à rameaux dressés paniculés ; feuilles inférieures grandes, cordiformes ovales aiguës, dilatées à la base, d'un vert clair, un peu glauques en dessous, minces, un peu ondulées sur les bords sans être crépues; pétiole arrondi, canaliculé en des- sus, surtout au sommet, sans bords saillants ; grappes paniculées, non entiemêlées de feuilles ; lobes du calice fructifère membraneux ovales ou un peu en cœur, entiers ou un peu denticulés, tous dé- ourvus de granule. Juillet, septembre %. Lieux humides. .RR. — üy-DE-D. Bords de l'Allier, pr ès les Martres de Veyre, Pont-du-Chäteau (Lec. et Lamtt.) Obs. Le R. longifolius De. A. fr. sup. p. 368, R. domesticus Hart. a les feuilles allongées aignës, ondulées aux hords, oblougnes à la base arrondie, où peu en cœur, à pétiole plan en dessus, borité de lignes marginales saillantes au sommet, les lobes frastifères du eahce suborhiculaires en cœur à la base, sont tous dépourvus de granule. M. Grenier (FL. de Fr. 3, p. 39) lui rapporte notre MORE mais il ne parait pas avoir vu Ja plante du Centre. 2121. R. Aipinus. £,, sp. 480. (P. des Alpes.) — Racine grosse tor- tueuse; tige de 4 à 6 déc. dressée, grosse, sillonnée; feuilles larges un peu ondulées, les radicales profondément en cœur à la base, ovales arrondies obtuses, à pétiole eanaliculé, les supérieures ovales lancéolées à pétiole longueme nt ehgainant ; verticilles nombreux, rapprochés en pauicule serrée, terminale, non feuillée ; lobés inté- rieurs du calice fructifère cordiformes ovales entiers, veinés en réseau et dépourvus de tubercule. Juillet, août %. Près des bergeries dans IE DAUAReS des montagnes, — C. au Mont-Dore. — Cantal. — Chaîne u Forez. RUMEX. POLYGONACÉES, 555 ** Feuilles hastées ou sagittées à la base; saveur acide; fleurs diviques ou polyqames. 2122. HR. Acetosa. L. sp. 481. (P. oscille.) À. pseudo-acetosa. Bert. — Tige de 6 à 9 déc. droite, sillonnée, rameuse au sommet ; feuilles inférieures pétiolées oblongues obtuses, sagittées, à oreillettes plus ou moins écartées, les supérieures cordiformes amplexicaules un peu glauques en dessous ; stipules en forme de gaine membraneuse la- ciniée dentée; verticilles nus, pauciflores, en grappes pauiculées : lobes intérieurs du calice fructifère cordiformes arrondis, membta- neux, très enticrs, munis à la base d'une petite écaille réfléchie. Fleurs dioiques rougeâtres ou verdâtres. Mai, juin et en automne %. Prés, bois humides, lieux herbeux. CC. Var. b. fissus. Koch. Feuilles oblongues allongées, ondulées cré- pues, munies à la base de fortes oreillettes divergentes et bifides. — Bords et vallées de la Loire, du Cher, ete. 2123. MR. Acetosella. [. sp. 481. (P. petite oscille.) Vulg. Vinerte, Oseille de brebis, Rouïole. —Tiges de 4 à 3 décim. dressées, grêles, ra- meuses ; feuilles inférieures pétiolées, ovales oblongues, hastées, à oreillettes aiguës, divergentes, recourbées en dessus, is supérieures lancéolées ou linéaires: fleurs diciques en grappes lâcles, très grèles ; lobes intérieurs du calice fructifère cordiformes presque arrondis, entiers, membraneux, veinés eu réseau, dépourvus d’éeailles, les extérieurs appliqués. Fleurs rougeàtres, rarement verdâtres. Avr, juin et en automne %. Champs sablonneux, pâturages secs. CC. 2124. M. scutatus. L. sp. 480. (P. à écussons.) Vulg. Oseille ronde. — Tige de 2 à 5 décim. couchée et presque ligneuse à la base, puis ascendante; feuilles plus ou moins glauques, épaisses, pétiolées, cor- diformes, hastées, presque arrondies, à oreillettes plus ou moins divergentes ; verticilles unilatéraux, pauciflores en grappes lâches, très grèles, non feuillées ; lobes intérieurs du calice fructifère cordi- formes arrondis, entiers, membrancux, dépourvus de tubereule. Fleurs pelygames blanchâtres ou rougeûtres. Mai, août %. Lieux secs ét pierreux. Spontanée sur les coteanx pierreux, naturalisée sur les vieux murs. AR. — Plomb du Cantal. — Mont-Dore, Clermont. G. — S.-Et-L. — CoTE-p’Or. — YoN.Avallon, Tonnerre, St-Bris, Auxerre, Maïlly, Vezelai. — Niv. Clamecy, Corbigny, Montreuillon, Nevers sur les murs : coteaux de la Charité. — Cner. St-Amand, ruines de Montrond. — LomET. Meung. — L.-eT-Cu. Vineuil. — ORNE. Domfront. 2125. MR. montanus. Desf. (P. de montagne.) R. arifolius. AL. fl. Ped. 2, p. 204, non L. f. — Souche garnie de fibres ; tige de 2 à 9 dée. dressée, striée, un peu rameuse au sommet; feuilles minces veries, les inférieures pétiolées, hastées sagittées, à oreillettes courtes ar- rondies, divergentes ; pétiole s’épanouissant en cinq à sept nervures rayounantes, feuilles supérieures embrassantes ; gaines courtes, tronquées entières ; fleurs rougcûtres en grappes sur des petits ra- Meaux réunis en panicule terminale ; calice extérieur très petit ré- fléchi, l'intérieur à lobes arrondis en cœur ou tronqués à la base, avec un petit tubercule en forme d’écaille. Juillet, août %. Prés des montagnes. — Les Monts-Dores. — Cantal. — Pilat. Obs. Le R. amplexicaulis. Lap. diffère par ses feuilles cordiformes ovales obtuses à oreillettes non 556 POLYGONACÉES. divergentes, les supérieures cordiformes embrassantes, pointues, la panicule plus ramoeuse, J'ai des échantillons du Mont-Dore qui pourraient lui être rapportés, Decandolle l’a indiqué au Cantal. Plu- sieurs botanistes ne le croient pas distinct. 484. POLYGONUM. Z. (Renouée.) Calice ordinairement coloré, persistant, à 5 divisions profondes (quelquefois 3, 4 ou 6); 5 à 9 éta- mines (plus souvent 8) disposées sur deux rangs et souvent munies d’une glande à la base; ovaire trigone, à 3 stigmates, ou comprimé à 2 stigmates ; styles ou stigmates plus ou moins soudés à la base; fruit monosperme indéhiscent, comprimé ou triangulaire (souvent sur le même individu) et enveloppé par le calice marcescent. Stipules en forme de gaines membraneuses. * Fleurs en épis. 2126. P. Bistorta. L. sp. 516. (R. Bistorte.) Vulg. Fewillote. — Ra- cine épaisse géniculée ; tige de 4 à 6 décim. droite, très simple, à épi unique, terminal; stipules glabres, engainantes, tronquées; feuilles ovales lancéolées, un peu cordiformes à la base et décurrentes sur le pétiole, glaucescentes en dessous et un peu‘ondulées, les supé- rieures sessiles. Fleurs roses en épi serré, imbriqué d'’écailles lni- santes. Mai, juil. %. Prés humides des terrains siliceux et granitiques. AR.— Région des montagnes. C. — Montagnes de l'Allier, —de la Creuse. : Haute-Vienne. C.— Morvan, Autun. — Glux, Montreuillon, Alligny. — Saulieu. — Avallon. — R. ailleurs : LOIRET. Olivet, bords du Loiret, Autry-la-Ville, vallée de Notre-Heure. — Ip. Argenton. — Environs d'Alençon. — Laval. 2127. P. viviparum. [.. sp. 516. (R. vivipare.) — Souche épaisse contournée ; tige de 4 à 2 déc. droite, très simple, terminée par un seul épi grêle; feuilles ovales ou lancéolées, un peu glauques et rou- lées en dessous sur les bords chargés de veines épaissies qui imitent des crénelures, pétioles non ailés; fleurs blanches ou rosées, souvent entremélées de bulbilles. Juillet, août %. Pâturages des montagnes. RR. — Monts-Dores, pentes de Sancy, vallée de Chaudefour (Lecoq). 2128. P. amphibium. [,. sp. 517. (R. amphibie.)— Tige cylindrique rampante à la base, à nœuds inférieurs munis de radicelles, rameuse et ordinairement submergée; stipules en forme de gaine adhérente à la tige; feuilles oblongues lancéolées ou elliptiques, inégalement cordiformes à la base, fermes, ciliées denticulées sur les bords, or- dinairement glabres et flottantes ; 5 étamines ; style bifide. Fleurs roses en épis solitaires, dressés, oblongs, s’élevant au-dessus d l’eau. Juin, août %. Fossés, étangs, rivières. C. AE Var. b. terrestre. — Tige de 3 à 8 décim. rampante et radicante à la base, puis redressée ascendante; feuilies plus étroites, moins lon- guement pétiolées, pubescentes, scabres en dessous. Lieux inondés l’hiver, champs humidez:. C. 2129. P. lapathifolium. L. sp. 517. (R. à feuilles de patience.) P. turgidum Thuil. —- Tige de 5 à 9 déc. âressée, rameuse ; feuilles ovales elliptiques ou lancéolées, acuminées, un peu velues sur les bords ; gaines nerveuses, tronquées à peine ciliées ; épis rameux, oblongs cylindriques, gros, serrés, dressés ou penchés; 5 à 6 étamines; styles bifides; fruits comprimés, concaves sur les deux faces ; pé- doncules et épis chargés de petites aspérités glanduleuses. Fleurs POLYGONUM. POLYGONACÉES. 557 grosses d’un blanc verdâtre. Juillet, septembre ©. Lieux humides, fossés et mares desséchées. C. P. Lapathifolio-nodosum. Reich. — Caractères précédents, mais plante beaucoup plus grêle, à feuilles lancéolées rétrécies aux deux extrémités, un peu ondulées. 2130. P. nodosum. Pers. syn. 1, p. 440. (R. noueuse.) — Tige de 3 à 9 décim. robuste, à entre-nœuds coniques, très renflés à la base, rougeñtres ou souvent ponctués de rouge; feuilles lancéolées ou el- liptiques acuminées, larges, les inférieures ovales ; gaines entières non ciliées; épis linéaires, compactes, paniculés un peu penchés ; 6 étamines ; 2 styles divariqués ; fruits comprimés, lisses, noirs, concaves. Fleurs roses ou blanches. Juillet, septembre ©. Fossés, bords des eaux et des étangs. €. Obs. Dans les lieux asséchés, la plante offre une forme très petite étalée (incano-procumbens Desport. fl. Sarth. p. 222 , à feuilles petites ovales obtuses, tachées en dessus, blanches soyeuses en dessous. 2131. P. Persicaria. L. sp. d18. (R. Persicaire.) — Tige de 3 à 7 déc. souvent rougeûtre, lisse, non ponctuée, à nœuds un peu renflés, dressée ou ascendante, le plus souvent rameuse, à rameaux étalés divariqués ; feuilles ovales elliptiques ou lancéolées aiguës, les infé- rieures subobtuses ; gaines nerveuses, hispides, longuement ciliées ; épis courts, cylindriques, oblongs obtus, serrés, dressés, Les latéraux presque sessiles ; pédoncules lisses ou à peu près ; styles soudés inférieurement ; fruits noirs luisants, les uns trigones, les autres comprimés lenticulaires ; fleurs roses ou blanchâtres dépourvues d’aspérités glanduleuses. Juillet, octoore ©. Lieux frais, terrains fertiles. C. 2132. P. biforme. Walhenb. (R. biforme.) P. Persicaria b. elatum Gren. et Godr. fl. de fr. 3, p. 48. — Port et grandeur du P. lapathi- folium ; tige dressée, non tachée, à rameaux dressés ; feuilles large- ment lancéolées acuminées ; gaines velues longuement ciliées; épis cylindracés allongés, dressés en panicule terminale, les latéraux pé- doneulés ; pédoncules lisses, grêles, allongés ; fleurs et fruits comme dans Persicaria. Juillet, octobre ©. Lieux humides, champs fertiles de la vallée de la Loire. Obs. Les dernières espèces offrent souvent au centre de leurs feuilles une large tache brune, leurs feuilles sont aussi quelquefois couvertes en dessous d’un duvet blanc soyeux : dans cet état elles constituent le Pol. incanum dis auteurs. 2133. P. laxum. Rchnb. FI. exe. p. 572. (R. lâche.) P. Hydropiperi- nodosum Gren. et God. fl. de fr. 3, p. 49. — Tige de 3 à 6 décim. as- cendante, grêle, à nœuds peu renflés, finement striée, un peu tachée, feuilles lancéolées, rétrécies aux deux extrémités, un peu ondulées, lâches ; gaines strictes surmontées de cils très courts, les florales terminées en pointe; épis paniculés, cylindriques serrés, mais grêles, effilés; pétioles et pédoncules à poils courts rudes, non glanduleux; fleurs rosées. Août, septembre ©. Lieux humides. R. — Bords de l'Allier. 2134. P. minori-Persicaria. Braun. (R. fluette-Persicaire.) Voisin du P. minus, mais distinct par ses proportions bien plus grandes : tiges de 3 à 7 déc. étalées et radicantes à la base, puis redressées, très rameuses ; feuilles presque sessiles, lancéolées aiguës, minces, un peu rudes aux bords ; gaines étroites, longuement ciliées ; épis 558 POLYGONACÉES. _ POLYGONUM. rêles, cylindriques, un peu interrompus à la base, plus épais que spa le minus ; graines plus grosses, les unes planes, les autres tri- quètres ; fleurs rosées. Juillet, oct, ©. Lieux humides. AR,— Limoges. — Angers, etc. | 2135. P. minus. Huds. F1. Angl. 148. (R. fluette.) Pol. pusillum Lam. Dub. Orl. n° 605.— Tige de 1 à 5 déc. étalée ou redressée, grêle, rameuse, renflée aux nœuds; feuilles lancéolées linéaires, rétrécies au sommet, un peu rudes sur les bords, non tachées ; gaines poilues, longuement ciliées; épis filiformes, très grêles, lâches, presque droits, non glanduleux ; à étamines. Fleurs roses. Fossés, bords des étangs. C. 2136. P. dubium. Stein. Braun. (R. douteuse.) P. Braun BL et Fing. P. laxiflorum Weïh. P. mite FI. cent. non Schr. — Tige de 3 à 8 déc. grêle, rampante à la base , puis ascendante, rameuse, renflée aux nœuds ; feuilles lancéolées ou elliptiques acuminées ; gaines lâches, velues, longuement ciliées; pédoncules axillaires et termi- naux ; épis grêles, cylindriques, lâches, interrompus, dressés ou uu peu penchés ; pédoncules et fleurs lisses sans glandes saillantes, 5 à 6 étamines, 2 à 3 styles soudés à la base, réfléchis; fruits noirs lui- sants, les uns trigones, les autres comprimés convexes ; fleurs assez grosses, roses. Juillet, octobre ©). Lieux humides, fossés. C.—Nevers, Angers, elc. 2137. P. mite. Schranck. (R. insipide.) P. hybridum Chaub. P. Hydropiperi-dubium Gr. et God. I. €. p. 50. — Tige de 3 à 6 déc. à rameaux dressés, grêles ; feuilles minces, luisantes, à saveur her- bacée, lancéolées, aiguës, les inférieures subobtuses; gaînes lâches, longuement ciliées, les florales en entonnoir; épis penchés, assez courts, très grêles, et fortement interrompus à la base; fleurs rosées lisses ainsi que les pédoneules; fruits trigones et convexes, peu lui sants. Août, octobre ©. Lieux humides çà et là. — Autun. — Bords de l'Allier, — Angers. 2138, P. KHydropiper. L. sp. 517. (R. poivre-d'eau.) — Tige de 3 à 8 déc. redressée, rameuse ; feuilles lancéolées ou elliptiques aeumi- nées, glabres, finement ciliées sur les bords, non tachées, d’une sa- veur âcre et poivrée; gaines presque glabres, lâches, bordées de cils roides; épis filiformes, Tâches, interrompus inférieurement, pendants, un peu feuillés à la base; fleurs ponctuées glanduleuses ; 6 étamines ; fruit finement ponctué. Fleurs blanchitres ou verdâtres bordées de rouge. Juillet, octobre ©. Fossés, lieux humides. CC. Os, On cultive la Persicaire d'Orient (Pol. Orientale 1.) à tige élevée, feuilles larges ovales, et à longs épis purpurins. Elle est presque naturalisée aux bords de la Loire. ** Fleurs arillaires, feuilles entières. 2139. P. maritimum. L. sp. 519. (R. maritime.) — Souche dure, ligneuse; tiges couchées, striées, rameuses; feuilles ovales ellipti- ques, fermes, glauques, un peu enroulées sur les bords, plus longues que les entrenœuds; gaines larges, brunes et nerveuses à la base, blanches, scarieuses et se déchirant au sommet; fleurs axillaires, blanches ou rosées; fruit gros, très luisant, non ponctué, Juin, août %, Sables maritimes, POLYGONUN. POLYGONACÉES. 559 2140. P. aviculare. L. sp. 519. excel. var. (R. des oiseaux.) Vulg. Trainasse, herbe à cochon. — Lam. Hlust. t. 315, £. 1. — Racine grêle, tenace; tige de 1 à 6 déc. étalée et ascendante, très rameuse, à ra meaux divergents en tous sens, cylindracés, striés, garnis dans toute leur longueur, de feuilles plus longues d’abord, puis plus courtes que les entrenœuds ; feuilles d’un beau vert, alternes, elliptiques lancéo- lées subobiuses, atténuées en pétiole à la base, entières, un peu rudes surtout aux bords, à nervure et veines assez saillantes; gaînes déchirées en lanières scarieuses, brunâtres à la base et marquées de nervures écariées ; fieurs petites, blanchâtres ou rougeàlires, presque sessiles, toutes axillaires; fruit trigone, à faces excavées, ovoide, brun, un peu luisant, chargé de stries rugueuses très fines. Juillet, octobre ©. Lieux vagues, rues, bords des chemins. CC. Obs. Les cararlères généraux de cette espèce se retrouvent dans les plantes suivantes dont nous n'indiquerons que les nutes différentielles. 2141. P. Monspeliense. Pers. syn. 1, p. 439. (R. de Montpellier.) — Tige de 2 à 5 décim. droite, robuste, striée, un peu flexueuse, simple ou à rameaux peu nombreux, dressés ascendants ; feuilles larges, ovales elliptiques obtuses, un peu ondulées aux bords; sti- pules courtes, brunes, scarieuses, déchirées au sommet ; fruit brun foncé obtus à la base, assez gros. Lieux frais, çà et à. 2142. P. agrestinum. Jord.! (R. des lieux agrestes.) — Tige de 3 à 6 déc. dressée ou ascendante, à rameaux étalés dressés ou diffus, feuilles vert-jaunètres, ovales lancéolées subaiguës, ou elliptiques; gaines scarieuses, brunâtres, assez courtes, à la fin déchiquetées ; fleurs blanches et rouges, à pédicelles très courts; fruit petit, brun mat, peu luisant, à 3 faces peu excavées, ovoide, court, un peu aigu aux deux bouts. Lieux vagues, bords des murs. OC. — Autun. — Îevers, etc. 2143. P. arenasirum. Bor. (R, des graviers.) — Tiges très rameuses à rameaux longs étalés sur le sol, à ramuscules peu divergents, tous très garnis de feuilles rapprochées, petites, ovales ou ovales oblon- gues obtusiuscules ; gaînes courtes, brunes, blanches scarieuses au sommet; fleurs souvent blanches; fruit brun châtaiu, assez luisant, court, terminé en pointe. Sables, graviers, çà et là. 214%, 2. polychnemiforme. Lec. et Lamitt. Cat. PI. cent. p. 522, sub P.avic. (R. Polychnème.) P. avic. var. longifoliun Desv. P. avie. var, polychnemum Breb. non Reich. — Tige très longue, flexueuse, très rameuse, à rameaux tous couchés, éialés, striés; feuilles li- néaires lancéolées étroites subaiguës, veinées, nombreuses, rappro- chées sur les rameaux et plus longues que les entrenœuds; gaines brunîtres, découpées en lobes très blancs scarieux, lancéolés acu- minés, à la fin déchiquetés ; fleurs blanchâtres peu nombreuses; fruit petit d’un brun mat, presque lisse, trigone oblong, rétréci aux deux extrémités. Juillet, octobre ©. Lieux sablonneux. R. — Bords de PAllier et de la Loire. 2145. P. denudetum. Desv. Obs. 98, sub P,. avic. (R. dénudée.) P. aviculare var. polychnemum Reich. — Tiges grêles, couchées, à rameaux effilés étalés, presque dépourvus de feuilles excepté au som- met des ramuscules; feuilles sublinéaires étroites; gaines lâches, roussâtres, déchirées au sommet en lolfes blancs scariétx: fleurs 560 POLYGONACÉES. | POLYGONUM. petites, rougetres, à pédicelles très courts, cachés dans la gaîne; fruit petit, brun un peu luisant, finement chagriné, trigone oblong, atténué aux deux extrémités, à faces peu excavées. Juillet, octobre©. Lieux sablonneux. R. — Champs de la Sologne. — Alluvions de la Loire. — Port du P. arenarium W. K. que l’on distingue à ses fleurs plus pédicellées. 2146. P. humifusum. Jordan ! (R. humifuse.) — Tige très longue, finement striée, très rameuse, à rameaux peu divergents, tous étalés sur le sol, garnis dans toute leur longueur, de feuilles oblougues ou lancéolées, nerveuses un peu épaisses à bords ondulés; gaînes roussâtres nerveuses, un peu scarieuses seulement au sommet, divi- sées en lobes lancéolés cuspidés, mais peu laciniées; fleurs rougeà- tres, assez grosses; fruit d’un brun mat, trigone de forme ovoïde à pointe peu marquée. Juillet, octobre ©. Terrains légers. Çà et là. 2147. P. microspermum. Jordan! (R. microsperme.) P. avic. micro- phyllum Desv. — Tige de 1 à 4 déc. très grêle, couchée, à rameaux étalés ou ascendants ; feuilles petites, linéaires lancéolées étroites, nombreuses, très rapprochées sur les rameaux ; gaînes courtes, roussâtres, scarieuses et lacérées seulement au sommet; fleurs pe- tites, blanchâtres ou rosées; fruit petit, d’un brun mat, trigone à faces peu excavées, ovoide obtus à la base, un peu en pointe au sommet. Juillet, octobre ©). Champs. Çà et là. 2148. P. rurivagem. Jord.! (R. des guérets.) P. neglectum Bess.? — Tige de 1 à 5 déc. grèle, flexueuse, dressée, à rameaux étalés, ou redressés feuillés ; feuilles sublinéaires ou lancéolées aiguës, un peu ondulées aux bords, à nervures saillantes ; gaines brun-rougeûtres, à lobes lancéolés sétacés, blanc-scarieux au sommet; fleurs petites, blanches et rouges, à pédicelles très courts ; fruit brun mat, un peu luisaut, finement chagriné, trigone, à faces excavées, ovoïde, aigu au sommet. Août, octobre ©. Champs sablonneux après la moisson. — Vallées de la Loire. — Angers. — Le Mans, eic. 2149. P. Bellardi. All. fl. Ped. t. 90, f. 2. (R. de Bellardi.) — Plante de 2 à à décim. d’un vert jaunâtre; tige droite, striée, rameuse, à rameaux grêles, flexueux presque nus; feuilles larges, elliptiques planes, veinées, les supérieures lancéolées acuminées très petites ; gaines déchiquetées en longues lanières membraneuses scarieuses ; fleurs pédicellées axillaires en épis grêles, effilés, très interrompus, non feuillés au sommet ; fruits trigones finement striés ponetués, luisants, à faces peu excavées, ovoides obtus à la base. Fleurs roses. Juin, août ©). Champs des terrains calcaires. AR. — Puv-bE-DoueE. Cœur près Clermont. — Nièv. Coteaux de la Loire près Tronsanges — CHER. Gron, Vinon, Soye, Bourges, Fussy, Turly, St-Douchard, Mar- magne, Subdray, Morthomier, Chapelle-St-Ursin, Contres, Seruelles, Re , Charost, Vierzon. — Ip. Issoudun. — L.-ET-Cx. Cour-Cheverni, St-Aignan. — Vie. Lussac, Chatellerault, St-Rémy-sur-Vienne, Paché, Avanton, St-Benoit, etc. — DEux-SÈV. Clussai, Ste-Soline, Thouars. — M.-ET-L. Pontiqné, Corné! *** Fleurs en grappes ou en cymes, feuilles sagittées à la base. 2150. FE: Convolvulus. L. sp, 522. (R. liseron.) — Tige de 2 à 9 déc. POLYGONUM. POLYGONACÉES. 561 anguleuse, striée rude, rameuse tombante ou un peu volubile; feuilles pétiolées cordilormes sagitiées aiguës; stipules petites comme tron- quées; grappes axillaires, très Tâches: fruits granuleux triangulaires, recouverts par le calice à angles en carène obtuse, non membraneux. Fleurs blanchâtres ; anthères violettes. Juin, septembre ©. Champs, lieux cultivés. CC. 2151. P. dumetorum. 1. sp. 522. (R. des buissons.) — Tige attei- gnaut parfois jusqu'à 2 mètres, volubile, cylindracée, un peu striée, lisse ; feuilles cordiformes sagittées aiguës; stipules petites comme tronquées; grappes axillaires, composées de petits verticilles écartés ; fruits lisses, luisants, triangulaires, recouverts par le calice à angles en carène ailée membraneuse. Fleurs blanchâtres. Juillet, sept. ©. Haies, buissons. C. 2152. P. Fagopyrum. [. sp. 522. (R. sar asin.) Fagopyrum escu- lentum Mœnch. vuig. Blé noir, Surrasin. — Tige de 3 à 6 déc. dressée, rameuse; feuilles cordiformes sagiliées acuminées ; grappes axillaires simples, les terminales en corymbe ; fruits lisses, trigones à angles aigus, entiers. Fleurs blanches ou rosées. Juin, août és) Cultivé dans les terrains maigres et presque devenu spontané. 2153. P. Tataricum. L. sp. 521. (R. de TFartarie.) Vulg. Sarrasine. — Tige de 3 à à décim. dressée, rameuse; feuilles cordiformes sa- gittées, aiguës ; fleurs en fascicules pédonculés axillaires, les ter- migales formant une sorte d’épi interrompu, non feuillé, penché ; fruits gros tuberculeux, à 3 angles épais, sinués dentés. Fleurs ver- dâtres. Juin, août ©). Cultivé dans les terrains siliceux. FAM. LXXXIV. THYMÉLÉES. Calice infère plus ou moins coloré, tubuleux, à 4 ou rarement 5 divisions imbriquées dans le bouton; étamines définies en nombre double des divisions du calice et insérées à sa gorge ou dans le tube ; anthères biloculaires s’ouvrant par deux fentes longitudinales ; ovaire libre, simple, uniloculaire, à un ovule pendant: un style; un stigmate; fruit monosperme, sec ou en forme de baie. Emb: yon droit; péris- perme nul ou mince et charnu. Tige herbacée ou ligneuse ; feuilles simples sans stipules. 485. PASSERINA. Z. (Passérine.) Calice tubuleux persistant, marcescent, à 4 lobes; 8 étamines incluses ; style très court persis— tant à stigmate capité ; fruit sec, monosperme, luisant, terminé par un bee, et renfermé dans le caïice. 2154. F. annva. Wickstrom. (P. annucile.) Stellera passerina. L. sp. 512. — Tige de 2 à à décim. dressée, cylindrique, glabre, à rameaux 1rès grêles efilés ; teuilles éparses, linéaires lancéolées, aiguës planes, un peu glauques : fleurs sessiles, axillaires, de # à 5 ‘à chaque aisselle et disposées en épis lâches, allongés ; calice pubescent à lobes connivents au sommet après l’anthèse. F1 leurs d'un vert jaunâtre, peu ouvertes, petites. Juillet, septembre ©. Champs des terrains calcaires ou argileux, de. sèches et découvertes, G. 486. DAPHKE. Z. (iaphné.) Calice coloré un peu tubuleux, à C. 90. 562 THYMÉLÉES PAPINE, 4 lobes; 8 étamines incluses; style court terminal; baie ou drupe monosperme, charnu ou coriace, non enveloppé par le calice. Tige ligneuse. 2155. D. Mezereurr. [,. sp. 509. (D. bois-gentil.) — Sous-arbrisseau de 5 à 9 déc.; tige simple ou rameuse ; feuilles lancéolées, rétrécies à la base, minces, d'un vert pâle, un peu glauques en dessous, glabres, ciliées sur les bords dans leur jeunesse, non persistantes et naissant après les fleurs ; fleurs ternées, sessiles comme en épis latéraux le long des rameaux; calice à tube pubescent et à lobes ovales aigus ; baies rouges ou jaunûtres. Fleurs roses, rarement blanches, odo- rantes. Février, mars. Bois couverts et montagneux. RR. — Yon. Bois des Thureaux près Druyes. — CorTr-n'Or. Sf-Liger près Saulieu. — CREUSE. Magnat, St-Oradoux. — Région des montagnes : Monts-Dômes, Monts-Dores. — Cantal. — Le Forez. — Le Mezenc. 2156. D. Laureola. [,. sp. 510. (D. lauréole,) — Sous-arbrisseau dé 6 à 9 décim.; tige cylindrique, flexible, rameuse au sommet ; feuilles persistantes, lancéolées aiguës, rétrécies à la base, glabres, lisses, luisantes, coriaces, entières, d’un vert foncé, en rosettes au sommet des rameaux ; fleurs ordinairement par à pédicellées, en petites grappes axillaires, penchées, munies de bractées; calice à tube glabre, à lobes ovales lancéolés ; baies noires. Fleurs d’un jaune verdûtre, odorantes. Février, mars. Bois montueux et pierreux surtout des ter- rains calcaires. Peu C.—- Région des montagnes. AR. — Nièv. Coteau de Soulangy, Tannai, Champlemvy, Villier-sur-Yonne, Bouhy. — XoN. C. au sud du département. — Loir. Bois de la Cour, Olivet, Mals= herbes. — L.-rr-Cn. Env. de Blois, furét de Russy, Cellette, Cheverni, St-Aignan. — Cner. Sancerre, les Aix. — région de l'Ouest. AC. 2157. D. Cneorum. L. sp. 511. (D. Camelée.) — Sous-arbrisseau de 1 à 2 déc. très rameux, à rameaux couchés grêles ; feuilles sessiles d'un vert clair, glabres, lancéolées oblongues rétrécies à la base, obtuses ou échancrées au sommet avec un mucron très court; fleurs roses très odorantes, fasciculées au sommet des rameaux; tube pu- bescent grisâtre, un peu renflé à la base, long de 8 à 10 millim.; seg- ments ovales ; bractées obtuses ; baie jaunâtre ou brune. Juillet, août. Lieux secs, rochers. RR. — Tte-Loire. Env. du Puy. 2158 D. Gnidium. L. sp. bli. (D. Garou.) Sous-arbrisseau de à à 10 décim. à rameaux eflilés dressés, très feuillés ; feuilles linéaires lancéolées acuminées mucronées, glabres, d'un vert gai, sessiles, dressées imbriquées ; fleurs odorantes blanches, verdâtres, soyeuses à la base, pédicellées en grappes formant une panicule terminale, pubescente blanchître; baie rouge. Juillet, septemb. Sables, surtout maritimes. RR. — Côtes de la Vendée; Noirmoutier, bois de la Blanche (Revellière). 2159. D. Alpina. L. sp. 510. (D. des Alpes.) — Tige de 3 à 12 dée. dure, tortueuse, très rameuse ; feuilles lancéolées au obovales pubes- centes soyeuses, puis glabres, non persistantes; fleurs blanches odorantes le soir, terminales sessiles aggrégées, velues en dehors. Mai, juillet. Rochers calcaires. RR. — Corrs-n'Or. Vauchignon près Nolai (Carion). Obs, La famille des LAURACÉES fournit à nos jardins le Laurus nobilis L, connu sons lenom de Laurier à sauce, ne prospère que dans la région occidentale, SANTALACÉES, 563 FAM. LXXXV, SANTALACÉES. Calice supère coloré intérieurement À 3, 4 ou 5 divisions contignés dans le bouton: 4 à 5 étamines opposées aux lobes du calice et in- sérées à leur base: ovaire uniloculaire, 2 à 4 ovales pendants, fixés près du sommet d'un placenta central ; 4 style à stigmale souvent lobé ; fruit monosperme see où drupacé. Embryon cylindrique, péris- perme charnu. Feuilles entières, alternes, sans stipules. Les espèces de cêtte famille passent pour être parasites sur les racines des autres plantes. 487, ŒHESIUM. L. (Thésion.) Calice en entonnoir ou en sou- coupe, à # ou à divisions ; 4 à 5 étamines entourées d’'an petit faisceau de poils; { style à stigmate simple ; capsule monosperine couronnée par le çalice persistant. 2160. P. divaricatum. Jan. (T. divariqué.) — Racine dure lignouse, pivotante à collet multicaule; tiges de 2? à 6 dée. droites, au ascen- dautes à rameaux ouverts en panicule pyramidale ; feuilles linéaires aigués, à une neryure raremeni à trois nervures peu MArUÉES ; rAMUS- cules étalés anguleux, munis au sommet de trois braetées scahres, plus courtes que le fruit. Fleurs janvätres. Juillet, septembre %. Bois secs: R. — Hie-Loire. Montagne de Doue. — S.-rx-E.. Decise, San- tenai. — Cner. Subdrai, Morthomier, Chapelle-St-Ursin. Obs, Je avais pris d'abord (Édit. 4, n° 1136) pour le T. intermedium Scbr., mais celui-ci diffère par sa micine stolonifére, ses feuiiles plus larges à trois nervures marquées, ete. 2161. T. humifusum. DC. suppl. p. 366. (T. couché.) Schaltz. herb. Fr. et Al. 2% cent. T, pratense. Holl. non Ehrh. — Racine dure pivo- tante; tiges de À à 5 déc. nombreuses, rameuses, panieulées, étalées ou tombantes ; feuilles lancéolées linéaires très étroites, à 1 nervure obscure, d'un vert pâle; ramuscules fructiferes divariqués étalés, scabres sur les angles, munis, au sommet, (le 3 bractées inégales, et disposés en grappés; capsule ovale on globuleuse, presque sessile,. marquée de côtes et surmontée par les lobes du calice enroulés et lopmantiune couronne 3 fois plus courte que la capsule, Fleurs d'un blanc verdâtre ou jaunâtre. Juin, septembre %. Pelouses avides et ineultes, clairières des bois, C. 2162, T. ramosum. fayne. (T. rameux.) Reichb. ic. n°0 11541 — Racine fusilorme, produisant des tiges de 2 à 4 déc. droites ou ascen- dantes, rameuses ; feuitles linéaires ou lancéolées-linéaires, obscu- rément trinervées ; ramuseules florifères dressés étalés, plus longs que dafleur, en grappe terminale, paniculée; axe, pédicelles et brac- iwes chargés, d'aspérités blanchâtres, pédicelle épais conique très court, muni de trois bractées dont l’une est toujours plus longue que le fruit; fruit ovale presque arrondi, veiné, couronné par les lobes du calice, enroulés, 3 ou 4 fois plus courts que lui. Juillet, août %. Pelouses des montagnes. RR. — Mont-Dore (Pailloux 1838 !) 2163. T. gratense, (T. (les prés.) — Racine grêle, pivoiante, mul- ticaule; tiges de 4 à 4 décim, dressées, à rameaux courts en grappe ou en panicule; ramuseules fructifères étalés horizontalement; feuilles lancéolées linéaires à trois nervures obscures ; pédoncule muni de 564 SANTALACÉES. | THESIUM. trois bractées ne dépassant pas la fleur; fleurs blanchâtres à divisions étalées; capsule subglobuleuse marquée de côtes saillantes et cou- ronnée par le calice fermé qui légale en longueur ou la dépasse. Juin, août %. Prés et bois montagneux. — Monts-Dômes, Monts-Dores. — Cantal. — La Corréze. 2164. T. Alpinum. [.. sp. 301. (T. des Alpes.) — Racine pivotante; tiges de À à 3 décim. souvent nombreuses simples, droites ou tom- bantes, terminées par une grappe feuillée; feuilles épaisses un peu elauques, linéaires, à une nervure; pédoncules uniflores, dressés, en grappe unilatérale, munis au sommet de 3 bractées très inégales, 2 petites et 1 plus longue que la fleur; capsule presque globuleuse, nerveuse et surmontée par le calice tubuleux enroulé au sommet, et formant une couronne aussi longue ou plus longue que la capsule. Fleurs blanchâtres ordinairement à 4 divisions. Juin, juillet %. Bois montagneux, pelouses arides, bruyères. R. — S.-Er-L. Bois de la May près 1ssy-l Evéque, Armecy.— CREUSE. La Courtine. — C. dans la région des montagnes : Monts-Dimes, Monts-Dores. — Le Forez. — La Héute-Loire. 489. OSYRIS: L. (Rouvel.) Fleurs souvent dioïques; calice à 3 ou 4 divisions ; 3 à 4 étamines insérées sur un disque charnu, opposées aux lobes du calice; ovaire infère uniloculaire; style cylindrique con- fiuent avec le disque ; 3 à 4 stigmates étalés obtus; fruit drupacé monosperme. 2165. ©. alba. L. sp. 1450. (R. blanc.) — Sous-arbrisseau de 4 à 9 déc. très rameux, glabre; rameaux verts striés redressés ; feuilles coriaces linéaires lancéolées aiguës très entières ; fleurs petites jau- nâtres, axillaires ou en petites grappes le long des rameaux; fruit rouge, Juillet, août. Coteaux arides incultes. RR. — Tours, crête du coteau entre St-Georges et Rochecorbon. FAM. LXXXVI ARISTOLOCHIÉES. Caliee supère, coloré tubuleux, à limbe tantôt obliquement tronqué eti forme de languette, tantôt à 3 lobes contigus dans le bouton ; 6 à 42 étamines, tantôt sessiles et soudées avec le style et le stigmate, tantôt libres et insérées au sommet de l'ovaire ; ovaire à 3 ou 6 loges; style court, stigmate divisé; capsule ou baie coriace à 6 loges polys- permes, à placentas centraux. Émbryon très petit, à la base d’un pé- risperme cartilagineux. Herbes à feuilles simples alternes. 489. ARISTOLOCHIA. L. (Aristoloche.) Calice tubuleux, ventru à la base et se terminant en languette unilatérale; 6 anthères attachées au pistil; 6 stigmates ; capsule à 6 loges polyspermes. 2166. A. Clemaitüis. L. sp. 1364. (A. Clématite.) Vulg. Poiriers. — Plante fétiie de 3 à 6 décim.: racine profondément iraçante; tige dressée, simple, anguleuse, sillonnée: feuilles pétiolées, glabres, férmes, profondément cordiformes, ovales, obtuses; fleurs jaunâtres en faisceaux axillaires: capsules grosses, pyriformes, pendantes. Mai, sept. %. Vignes, haies, champs. CG. — Manque dans plusieurs loca- lités, surtout dans Les terrains granitiques, ARISTOLOCHIA. ARISTOLOCHIÉES. 565 2167. A. longa, L. sp. 1364. (A. longue.) — Racine épaisse oblon- gue ; tiges de 2 à 3 déc. anguleuses, flexueuses , rameuses; feuilles non fétides, ovales obtuses, échancrées en cœur à la base, à siuus large ouvert; pétiole un peu embrassant, plus long que le pédoneule; fleurs axillaires, solitaires ; tube vert jaunâtre, plus long quele limbe, celui-ci oblong, brunâtre, velu en dedans, à gorge foncée, strice de lignes brunes ; capsule obovée, pyriforme. Mai, juin %. Champs cal- caires. RR. — Sud-est des Deux-Sèvres, près de nos limites. Obs. 4. rotunda L. a la racine grosse, globuleuse, les feuilles échaucrées au sommet, le péliele plus court que le pédoncule, la fleur rayée de pourpre foncé et le fruit arrondi. 490. ASARUM. L. (Asaret.) Calice campanulé, coloré intérieure- ment, à 3 ou 4 lobes; 12 étamines insérées sur l'ovaire, à anthères adhérentes sur le milieu de leurs filets; style court; stigmate à 6 lobes rayonnants ; capsule à 6 loges, couronnée par le calice. 2168. A. Europœum. [. sp. 633. (A. d'Europe.) — Cabaret. — Souche rameuse, rampante, aromatique, garnie de fibres blanchâtres, émettant plusieurs tiges très courtes, terminées par 2 feuilles lon- guement pétiolées, réniformes, obtuses, nerveuses, coriaces, d’un vert luisant en dessus, finement pubescentes; pétioles velus semi- cylindriques; fleurs solitaires, d’un pourpre noir, pubescentes exté- rieurement, courtemient pédonculées à la base des feuilles. Avril, . mai %. Pieux pierreux et couverts, bois montueux des terrains cal caires. R.— Midi de l'Yonne. G. — Mièv. Lurcy-le-Bourg, haie de la rue des Prés-aux-Borgnes, bois près les roches de Basseville près Clamecy. — LoiReT. Bois du Coudrai à Achères, Vrigny, foret d'Or- léans. — Cantal, bois du Lioran. — Loirt. St-Galmier. FAM. LXXXVIL EMPÉTRÉES. Fleurs unisexuelles, calice à 3 divisions imbriquées dans le bouton et alternant avec 3 pétales; 3 étamines libres opposées aux sépales et insérées avec les pétales sur le réceptacle: anthères à 2 loges s'ou- vrant par 2 fentes; ovaire libre sur un disque charnu, à 3 ou 6 loges uniovulées ; 1 style court à stigmate rayonnant; fruit drupacé. 491. EMPETRUM. L. (Camarine.) Caractères de la famille. 2169. E. nigrum. L. sp. 1450. (C. noire.) — Sous-arbrisseau res- semblant à une bruyère, à tige grêle rameuse, couchée étalée; feuilles petites presque sessiles, oblongues ou linéaires, lisses, fermes, rap- prochées, presque imbriquées ; fleurs petites, sessiles, axillaires, rosées ou verdàtres ; baie noire. Juin, août. Lieux pierreux ou tour- beux des montagnes. — Monts-Dores. — Cantal. FAM. EXXXVIIL EUPHORPIACÉES. n° 5 Fleurs unisexuelles monoïques ou dioïques; calice infère à 3, 5, 6 ou 10 divisions, quelquefois nul; étamines insérées au centre de la fleur, ou sous le rudiment du pistil ; filets libres ou soudés : ovaire libre, sessile ou stipité, à 3 loges, rarement plus ou moins; loges disposées en cercle autour d’un placenta central, à À ou 2 ovules 566 EUPHORBIACÉES, | | tit pondants, solitaires ou géminés; stigmätes divisés; capsules à & ou 3 coques s’ouvrant sotivent avec élasticité. Embryon droit axile, pé- risperme charve. Hérbes ou sous-arbrisseaux à suc souvent laileux; feuilles érdinairement ulicries, Os, On cultive sons le nom de Palme-Ch'isti lé Ricines communis L. remarquable par à lérges féuilles paltuées. 492, RUES. EL. (Buis.) Fleurs s môtiôiques agglomérées : Miles : calice à 3 divisions, 2 pét ss 4 étamines insérées Sous le rudimient de l'ovaire. f ‘emelles : calice à 4 divisions, 8 pétales, 3'styles, 8 stig- males ; Capsule à 3 pointes de à 3 loges dispérnies. 2170. 5. sempervirers. L. sp. 1594. (B. toujours vert.) — Arbris- seau à bois dur jaunâtre, jeunes rameaux tétragones ; feuilles pétio- lées ovales SbRneute odorantes, pérsistantes, coriates, éntières, juisantes, plus pâles en dessous ; fleurs Sessites, axillaires, re res. Mars, avril. Bois. haics, cottaux picrreux et escanpés, AG. 493. SUPUOIRBEA. EL. (Euphorbe.) Fleurs nionoïques; réunies dans un calice commun où involucre campantié à 9 ou A0dents, dont 5 ménmbrauveuses ou herbacées, dressées où cotrbhées en dedans, et 5 ou 4 alternant avec les auires, portéés en afahlt, couvertes en dessus, tout à fil, où eu partie, d'un disque chartiu Béctarière €L nommées ylandes. Fleurs mèles, 10 à 20 ou plus, insérécs a base de cét involucre, HUCS, MOD lres, constituées par une étathinc $6— litaire placée sur un pédiceile dont elle se détache après la fieuraisou, otaccompagnces décailles cities où fendues, naissant du réceptacle. Meur fonelle solitaire, persistante, penchée ‘et pédiclléc au eültré de l'involuerce; ealite très petit, 16bé du nul; 4 ovales stwie tie où triparti à stigmates bifides ou éch: ICTÉS ; capsule saillaute à 3 loges monospermes, s'ouvrant par le dos et à valves.se contournant el rejetant les graines avec élasticité. — Herbes à sut biane laiteux. Inflorescence souvent en ombelles munies, à la base, d’un involuere ou collerette foliacée. * Feuilles munies de stipules. Obs. L'Lup. chameæsice L. a êté indiqrée à Sémar et à La Rorhe-en-Brénil , où on l'a vaibéient cherchée : si celte espèce méridionale croit réellement dans le Morvan; 6n Ja reconnaître à sa! tige grèle, filifurme, dichotome, très rameuse, couchée et étalée en rosette, ses feuilles petites arrondies et munies de pélites sLipules, et ses fleurs solitaires, axillaires, presque sessiles. 2171... Peplis. L. sp. 652. (E. Peplis.) — Racine grêle tige rou- gere, glabre, très rameuse, couchée étaite en rosettes feuilleststi- pulées, opposées, brièvement pétiolées, oblongues obtasesprolons gées à ‘la base d'un seul côté; fleurs axillaires, solitaires : ‘capsules et graines lisses. Juin, août ©. Sables sharitimes. Æ£mbouchure, de la Loire. * Point de stipules; glaides arrondies ow transversalement ovales, mais non echancrees en croissant. | 2172. E, Helioscopia. L. sp. 658. (E. Réveil-matin.) — Tige de 2 à à décim. droite, souvent Simple feuilles alternes, obovales “éunéi- formes, finement serrulées au sommet, glabres, ou offrant quelques poils épars ; ombelle ordinairement à 5 rayons trifides, à divisions dichotomes ; capsules lisses; graines rougeâtres, opaques et ridéès en réseau. Fleurs jaunatres. “Juin, octübre ©. Licux cultivés. ‘CC: EUPHONDIAL EUPHORBIACÉES. 567 2178 Æ. stricta. L. Syst. Nat. Ed. 10, v. 2. 1049. (E. roide.) E. serrulatu Æhuil. Par. 237. — Plante de 2 à 6 décim. fétide; tiges ordinairement nombreuses, dures, rougeàtres à la base, dressées, à laineaux floraux axillaires, paniculés au-dessous de l’ombelle ; feuilles nombreuses, sessiles, à base cordiforme, lancéolées aiguës, inégalement serrulées, minces, déjetées sur la tige, les inférieures obovales obtuses, rétrécies en pétiole, caduques ; ombelle de 3, rare- meut 5 rayons, divisés en 3 rameaux une ou deux fois bifides ; fo= lioles des involucelles ovales triangulaires, mucronées serralées ; capsule petite, couverte de petites verrues cylindriques. glabre ou parsemée de quelques poils ; graines très petites, ovales elliptiques, non comprimées, très lisses et d'un brun rouge. Fleurs verdâtres. age juillet © ou @. Bords des champs, haies, fossés, lieux argi- eux. C. 2175. E. duicis. L. sp. 656. (E. doux.) Æ. sohisequa Reich. E. pur- purata Thuil. — Rhizome rampant, noueux, jaunâtre, continu, épais, garni de fibres; tige de 3 à 6 déc. dressée, cylindrique, un peu velue, offrant souvent des rameaux floraux axillaires, au-dessous de l’om- belle; feuilles velues en dessous, surtout dans leur jeunesse, lancéo- lées oblongues obtuses, rétrécies à la base on brièvement pétiolées, entières ou très finement denticulées, rudés sur les bords ; ombelle à > rayons, une ou deux fois bifides; folioles de l’involucre lancéo- lées allongées, inégales, celles de l’involucelle triangulaires ovales, tronquéés à la base, serrulées, glandes entières d’un beau pourpre, rärement jaunes; capsule chargée de verrues inégales, obtuses, poilue, ou plus souvent glabre, dans nos contrées (£up. purpurata) ; graines ovoides, lisses, d'un gris rosé. Avril, juin %. Bois couverts et montueux. C. 2176. E. angulata. Jacq. (E. anguleux.) — Rhizome rampant ho- rizontal, très grêle, offrant des renflements espacés, garais de fibres; tiges de 2 à 4 décim. dressées, grèles, finement anguleuses, striées ; feuilles obovales ou oblongues, rétrécies à la base, serrulées au som- met, velues en dessous; ombelles de 3 à 5 rayons droits bifides; fo- lioles de l’involucre ovales, sessiles, celles de l’involucelle tronquées, 568 EUPHORBIACÉES. EUPHORBIA. triangulaires ovales, aussi larges que longues, serrulées ; glandes entières, jaunes, puis brunes; capsule à verrues éparses, obtuses, arrondies ; graines lisses. Avril, mai %. Bois. RR. — Inp. Forét de Chateauroux (Chedeau). — VEN. Brandes des forèts près Moulismes, forèts de Charroux, des Fouillards, St-Benoit, Ligugé, Vouneuil. 2177. E. verrucosa. L,. sp. 658. (E. verruqueux.) £. dulcis Smith. non L. — Racine épaisse, produisant des tiges dures, nombreuses, de 4 à 6 décim. simples ou rameuses, formant des touffes lâches, un peu étalées à la base, puis ascendantes; feuilles presque sessiles, ovales ou oblongues, finement serrulées au somimet, pubescentes en dessous dans leur jeunesse; ombelle à 5 rayons dressés, une ou deux fois trifides ; folioles de l’involucre ovales, celles des involucelles el liptiques obtuses, rétrécies à la base; capsules arrondies couvertes de petites verrues cylindriques, mamelonnées; graines lisses ovoïdes. Onibelles d’un beau jaune au printemps, verdissant ensuite. Avril, juin et en septembre %. Terrains argileux, bords des chemins, pâtu- rages, prés froids. Région du Centre. GC. — Env. de Nevers, Moulins, Autun, Avallon, Blois. — Loir. R. Forét d'Orléans. — CHER. Aubussay près Brinay, Foëcy. — END. St-Aiqny, St-Maur , Villegongis. — Inb.- ET-L. Vallee de la Madeleine. Montbazon, Ballan.— Env. de Poitiers. G. — M.-gTr-L. Puy-Notre-Dame, Soucelles, Bécon. — Env. du Mans, Mamers. | 2178. Æ. Hyberna. [,. sp. 662. (E. d'Irlande.) — Racine dure pro- duisant plusieurs tiges de 4 à 6 déc. dressces, striées, simples ; feuilles sessiles, larges, ovales ou oblongues, minces, très entières, un peu velues en dessus; ombelles de 3 à 6 rayons dichotomes, ordinaire- ment dépourvues, au-dessous, de rameaux secondaires; folioles des involucelles ovales entières ; capsules grosses, glabres, chargées de verrues tuberculeuses; graines grosses, bruniures, finement pone- tuées (vues à une forte loupe). Ombelle fleurie d’un beau jaune. Avril, juin %. Bois. R. — Cner. Bois entre Lignière: el Ineuil, forétude Meillant, foret de Noirlac près St-Amand, Sidiailles, forét de Chœurs, — NiÈv. Toury-sur-Jour.— Aix. Foret de Tronçais, Cerilly, Bressoles, bois de la Pommeraye près Moulins, bois d> Dreuille près Cosne, Lizolle. — CREUSE. Chambraud, Guéret, Grand-Bourg, St-Vaury, Aubusson , etc: — Limoges. — Région des montagnes. AC. — Ixp. Forèt de Châteauroux et de Pallet près Beläbre ! St-Aïgny, Tranger. — Vin. Env. de Poitiers, Coussay-les-Bois ! Mexeaux, Lusignan, ete. — M.-Eer-L. £nv. de Cholet, Brissac, Chaudefonds. — VENDÉE. Mortagne. — SARDUE. Confluns, Montaillé, forét de Vibraye. SP. 2179. E. palustris. L. sp. 662. (E. des marais.) — Tige de 6 à 9 déc, droite, robuste, épaisse, cylindrique, garnie de rameaux axillaires feuillés, stériles, les supérieurs florifères; feuilles sessiles, glabres, membraneuses, ovales ou lancéolées, marquées d’une nervure sail- lante, à bords fermes, entiers ou à peine denticulés ; ombelle multi= fide, ou à 5 rayons courts, divisés en 3, puis bifides; involucelles à folioles ovales elliptiques, obtuses, rétrécies à la base: glandes en- tières d’un jaune fauve; capsule arrondie à 3 sillons très marqués; glabre et couverte de verrues tubereuleuses; graines lisses, ovoides; d'un brun luisant. Fleurs jaunes. Mai, juin %. Prés humides et ma= récageux, bords des eaux. BR. — S.-£r-L. Louhans, Charolles ?— Elle a été indiquée faussement dans plusieurs localités. UE EUPHORBIA. EUPHORBIACÉES,. 569 2180. E. pilosa. L. sp. 659. (E. poilu.) Æ. Epithymoïdes Dub. Orl. n°1334, non L. — Tige de 5 à 8 décim. dressée, garnie de rameaux axillaires, les inférieurs feuillés, stériles, les supérieurs florifères eutourant l'ombelle; feuilles sessiles, oblougues lancéolées, obseu- rément serrulées, plus ou moins pubescentes des deux côtés, mais surtout en dessous ; ombelle à 5 rayons 2 fois trifides; folioles des involucelles ovales arrondies ; capsule globuleuse à 3 sillons très marqués, couverte de points verruqueux et parsemée de longs poils épars caducs; graines obovales, lisses, brunes. Fleurs jaunes. Mai, juin %. Bois à l’ouest. R. — Creuse. Bois de Confolans près Aubusson. — Hie-Vien. Eymoutier, bords de la Vienne. — Inn. Forét de Paillet près Beläbre! Saulnay. — Cner. Bouzais, St-Eloy-de-Gy, St-Martin- d'Auxigny, Allouy, Allogny, foret de Vierzon. — Loir. Bois de Sologne, Jouy-le-Pothier, Lailly. — Environs de Poitiers. — Saumur, Angers. — Nantes. Obs. Notre plante répond exactement à la description que L. donne de son E. pilosa, plusieurs bo- tanistes la rapportent ü l'E. procera Bich., mais cet auteur dit positivement que sa plante a les cap- sules lisses et glabres. Quant à VE. pilosa Beit., c'est une plante bien différente (E. pubescens Desf.}, qui ne peut ètre l'espèce du botaniste suédois. 2181. E. Gerardiana. Jacq. fl. Aust. 5, t. 436. (E. de Gérard.) — Racine dure, perpendiculaire, produisant plusieurs tiges de 2 à 5 déc. dures, cylindriques, dressées ou ascendantes, simples ou offrant quelques rameaux florifères au-dessous de lombelle, mais dépourvues de rameaux stériles ; feuilles sessiles, linéaires, lancéolées ou oblon- gues mucrouées, fermes, glauques, très glabres, très entières ; ombelle à rayons nombreux, dichotomes; involucelles à folioles triangulaires ovales mucronées ; glandes triangulaires, arrondies, entières; cap- sules glabres, chargées de très petits points tuberculeux; graines ovoides, lisses, blanchâtres, opaques. Ombelles fleuries d’un beau jaune. Mai, juillet %. Lieux secs, pierreux ou sablonneux. R.— Cner. Bourges, Chapelle-St-Ursin, Subdray, St-Loup, Chavannes, St-Germain- des-Bois, Vierzon. -— L.-eT-Cu. Selles, au Tertre-Blanc. — INb.-ET-L. Vallée de la Vienne, Richelieu, Chinon. G. — Vienne. CC. — Thouars. — M.-£r-L. Champigny-le-Sec, Fontevrault, Montreuil-Bellay. °"* Point de slipules; glandes à deux cornes ou échancrées en croissant. 2182. E. P:eudo-cyparissias. Jord.! in Bill. Annot. (1855), p. 28. (E. faux Cyprès.) — Souche sous-ligneuse émettant des rejets ram- pants souterrains ; tiges de 2 à à déc. droites, glabres, souvent mu- nies de rameaux stériles ; feuilles verdoyantes étalées, glabres, minces, planes, très entières, presque également linéaires, peu rétrécies au sommet et à la base, terminées en pointe très courte, avee un petit mucron, larges de 3 à 5 millim., celles des rameaux stériles bien plus étroites ; ombelle à rayons nombreux dichotomes ; involucelles à folioles cordiformes en rein, très entières avec un petit mueron; glandes jaunâtres semi-orbiculaires, à cornes peu courbées, non épaissies à la base; styles glabres, stigmates à lobes étalés assez longs ; capsule globuleuse trigone, à coques arrondies, finement ru- gueuses sur le dos; graines ovales, lisses. Fleurs jaunes. Mai, juin %. Lieux frais. R. — Cuer. Foret du Rhin-du-Bos (Déséglise). 2183. E. Loreyi. Jord. in Bill. Annot. p. 26. (E. de Lorey.) E. pi- 570 EUPHORBIACÉES. | EUPHÔNBA nifolia Lor, et Dur. non Lamk. = Souche traçante émettant dés tiges stériles et des tiges florifères de 4 à 8 déc. dressées, simples, éfltldes, feuilles glaucescentes, assez fermes, linéaires oblongues subobtuses, rétréties à la base; ombelles jaunes verdissant ensuite, à rayons nombreux bifides, munis au-dessous de rameaux florifères rarement feuitlés el rapprochés en panicule étroite ; involucelles à folioles élar- zivs en trupèze, fortement mucronces, rétrécies à la base; glandes en croissant à 2 cornes; capsule glabre, presque lisse. Mai, juin %. Bords des chemins dans les terrains calcaires. Çà et là. Nevers, etc. k et Ses feuilles soët de forme plus égale et beaucoup moins rétrécies à leur base que dans le £. Eve. 2184. E. Esula. L. sp. 660. (E. Esule.) Reichnh.ic. 4791. — Souche rapante, traçante: tiges de 3 à 6 décin. dressées, grêles, feuiliées, souYent garnies de rameaux axillaires, feuillés, les supérieurs flori- fères, paniculés au-dessous de l’ombelle; feuilles d’un vert clair, mincés, planes, glabrés, linéaires où oblongues linéaires, à peine algues, fortement rétrécies vers leur base, à bords un peu membra- neux; ombelle à rayons nombreux bifides ; involucelles à folioles élargies, en trapèze, 6btuses, muvronées, un péu atténuées à leur buse; glandes en croissant à 2 cornes courtés; capsule glabre, à angles convexes, chargés de très petits points tuberculeux; graines obovales, lisses, d'un gris brunètre: ombelles jaunes, verdissaut ensuite: Mai, juillet %. Prairies des vallées de la Loire 5185. €. motana. Lej. FI. de Spa À, p. 218. (E. dé la Meuse.) E. Salicifolia DC. Voy. bot. dans l'Ouest, p.16. Bast. Ess. sur là FI dé M.-ct-L. p. 474, non Host. E. lucida. FI. cent., éd. 2, n° 1689 pro parte non W. K. — Souche épaisse, munie de rejets traçañits souterrains; tiges de 3 à 9 déc. droilés, robustes, rameuses, CYlin= dracées, anguléuses au sommet; feuilles d’un vert glaucescent, sur- tout en dessous, non luisantes, lancéolées élargies, ou oblongués obiuses, un peu mucronées, unihervées à veines ramifiées, entouréés d’un bord membraneux très étroit; ombelle à 8 rayons dichotôomes, accompagnés de nombreux rayons accessoires, et, au-dessous, de ra- meaux stériles feuillés ; involuere à folioles ovales oblongues, involu- celles, larges, réniformes mucronés ; glandes jaunâtres en Croissant; capsule chargée, surtout sur les angles, de tuberceules fins et now- breux; graines oblongues arrondies, d’un gris luisant, très fiaement ponctuées (sous une forte loupe) avec quelques taches noirätres. Om belles jaunes d’abord, puis vertes. Mai, juillet %. Bords des rivières, alluvions. C. — Vallées de la Loire et de ses affluents. Obs. Cunfoûdue par lesauteurs avec E. Esula, elle en diffère par ses proportions plus grandes dans toutés les parties, les feuilles moins linéaires s'élargissant dans leur partie supérieure, et surtout la toitne différetité des mvyolutéllés et des gxaines. L'E: salicetoñum égalénrent robuste, est moins chargé de rameanx axilläires, Ses feuilles d’un vert plus foncé , sont plus courtes, plus élargies au sommet, l'involuure a ses fulioles beaucoup plus courtes. — L'E. lucida W. K. à feuilles lancévlées d'un vert lufsahit én dessus, et l'E. sulicifolie Hosi. à feuilles pubescentes en dessous, H’unt pas été ubservées dabs tios contrées, + 2186. Æ. salicetorum. Jord.! Pug. (1852) p. 138. (E. des Saussaies.) — Souche duré, munie de rejets traçants souterrains allongés ; Liges de 3 à 8 déc. droites, robustes, fermes, fistuleuses, glabres ; feuilles : vért foncé en dessus, plus piles en dessous, opaques ou légèrement luisantes, très glabres, très entières, ou bordées au sommet de très petités dents subéreuses, planes, oblongues laucéolées, rétrécies du EUPHORBIA. EUPHORBIAGÉES. 571 milieu jusqu’à leur base, presque égales au sommet, obtuses, sub- trouquées, très brièvement mucronées; ombelle à rayons nombreux, dichotomes ; inveluere à foliolés courtes obovales; involucélles à fo- lioles :cordiformes ovales subréuiformes mucronées:; glandes vert= jauntres en croissant, à 2 cornes courtes; capsules globuleuses trigones,; à coques arrondies, ruxueuses, scabres sur le dos, nues sur les sillons; graines ovales luisantes. Juin, août %.' Lieux lruis, saussaies. R: — Yox. Sermizciless — S.-£1-L, Vallée, de, la-Saonc. — Vullée de la Loire? | Obs: M. Sorilau a signalé dans la région de l'Est plusieurs autres espèces qui ne/me sont pus suf- fistmebnt connus, £. Fleuroli Jurd. à feuilles vert-jaunâtres lancéolées rétrécies aux deux extrémités, eut Mobibleent dans nus contrées. | 2187. €, Paraliss. L. sp. 657. (Ë. maritime.) — Tige de 3 à 6 déc. dressée, dure à la base eu couverte de cicatrices, portant des rameaux siériles ; feuilles glauques, coriaces, oblongues linéaires, imbriquées, serrées ; ombelle de 4 à 6 rayons bilides; folioles de linvolucelle rénilormes :; glandes fauves en croissant; capsule un peu rugueusé marquée d'un sillon sur les angles; graines lisses. Juin, sept. %. Sables maritimes. 2188. &. Fort ardica. L. sp. 636. (E. de Portland.) — Racine lon+ gue, rameuse s tige de À à 4 déc, rameuse, dressée, éialée, souvent rougedlre; feuilles glauques, linéaires obovales, obtuses, niucronu- lées; ombelle à 5 rayons dichotomes, souvent accompagnés de, pé- doncules accessoires; folioles de l’iuvolucelle larges, rhotuboïdales; mucronées: glandes jaunes à 2 longues pointes ; capsule rude sur les angles ; graines finement ridées cn réseau. Mai, juillet © et ©. Sables maritimes. | SI89. E. Cyparissias. L, sp. 661. (E. cyprès.) — Racine rampante,; tige dé 2 à 5 décim. dressée, rameuse au sommet; feuilles, Sessiles nombreuses, linéaires twès cutières, glabres, souvent un peuslauques; très élroiles et serrées sur les rameaux; ombelle x rayous nombreux dichotomess folioles des iuvoluceiles cordiformes triangulaires 0b- uses très culières, rarement par déformation linéaires laucéolées ; Rues à 2 cornes; capsule glabre, rude, ponctuée; graines lisses, ‘leurs jaunes ou oraug ‘es. Avril, juin et en autonine %. Lieux sté- riles, siblonneu:, bords des chemins. CC. Manque dans quelques localités. Obs. Cette espèce et les précédentes sont parfois ‘couvertes de petits champignons parasites ( Æci- dit Euphorbié. Uredo scutélbata) qui les défi suivent, vendent leur végétitiva Kaguissahte eCyau- nätre, et les empèchent de fleurir. 2190. €. exigua. L. sp. 654. (E. fluet.) — Tige grèle de 1 à2 déc: droite ou couchée, simple ou très rameuses; feuilles sessiles, glabres, ui peu roides, linéaires ou linéaires cunéiformes, entières, un peu intues ou tronquées avée une pointe saillante (Æ: retusa De. non Cav.); ombelle de 3 à 5 rayons courts dichotomes ; folioles de lin- volucelle cordiformes linéaires aiguës; glandes en eroissant à longues cornes; capsule gtabre, lisse ou un peu ponctuée; graines rugueuses, tuberculeuses. Mai, septembre ©. Champs. C. 2191. E. falcata. L. sp. 654. (E. en faux.) E. acuminata. Lam. Dab- Orl. n°4333. 2 Tige de 4 à 5 déc. droite et presque simple ou très rameuse étalée; feuilles glabres, un peu glauques, fermes, lancévlées rétrécics à la basé, aiguës ou acuminées ; Les inférieures (caduques), 572 EUPHORBIACÉES. EUPHORBIA. obovales obtuses ou échancrées, toutes mucronées ; 6mbelles irré- gulières à 3 ou 5 rayons dichotomes étalés ; folioles des involucelles larges, obliques, cordiformes triangulaires, mucronées; glandes en croissant à cornes courtes; capsules glabres lisses ; graines anguleuses grisâtres ou blanchâtres, irrégulièrement sillonnées en travers. Fleurs jaunâtres. Juillet, octobre ©. Champs pierreux. C. mais non partout, et seulement dans les terrains calcaires. 2192. E. Peplus. L. sp. 653. (E. peplus.) — Racine fibreuse; tige de 1 à 4 décim. droite, cylindrique, rameuse au sommet; feuilles pé- tiolées obovales, obtuses, très entières et très glabres, rétrécies à la base, minces, les inférieures presque arrondies ; ombelles ordinai- rement à 3 rayons dichotomes; involucelles à folioles ovales; glandes en croissant à deux cornes allongées; capsules glabres à dos marqué de 2 carènes tuberculeuses, ailées; graines grises, marquées d'un côté de 2 sillons longitudinaux, et de l’autre de plusieurs alvéoles ou fossettes. Fleurs verdâtres. Juin, octobre ©. Lieux cultivés, jardins, - haies. CC. 2193. E. Lathyris. L. sp. 655. (E. épurge.) — Tige de 6 à 10 déc. droite, simple à la base; feuilles sessiles, opposées et disposées sur 4 rangs, oblongues lancéolées, aiguës, glabres et glauques, les su- périeures cordiformes, ovales ou oblongues ; ombelle très grande, ordinairement à 4 rayons dichotomes ; involuceltes cordiformes ovales oblongs aigus ; glandes à 2 cornes élargies obtuses; capsules grosses lisses, à augles fortement sillonnés ; graines grosses ovoides brunes opaques, réticulées rugueuses. Fleurs d’un jaune verdätre. Juin, juillet ©. Lieux cultivés, haies des jardins de village. AC. 2194. E. amygdalo'des. L. sp. 662. (E. amandier.) E. sylvatica. Jacq. Dub. Orl. n° 1338, non L. — Tiges de 4 à 8 décim. dressées, pubes- centes, dures et souvent rougeàtres à la base, munies au-dessous de l'ombelle de nombreux rameaux florifères ; feuilles obovales oblongues ou lancéolées, entières, rétrécies en pétiole, obtuses ou mucronulées, plus ou moins pubescentes surtoùt en dessous ; ombellés à rayons nombreux une ou deux fois bifides ; folioles de linvolucre ovales, celles des involucelles soudées à la base en forme de plateau orbi- culaire et perfolié; glandes à 2 cornes en croissant; capsules glabres, finement ponctuées ; graines ovales arrondies, lisses, opaques. Fleurs jaunâtres. Mai, juin %. Bois, haies ombragées. C. 2195. E. ligulata. Chaub. Ann. sc. d’obs. 4, t. 6! (E. ligulé.) E. syl- vatica St-Am. fl. Ag. 192, non L. — Plante de 4 à 6 déc. rougeûtre; tige dure, dressée pubescente; feuilles lancéolées obtuses ou muecro- nées, rétrécies inférieurement, velues sur les deux faces; ombelle de 5 à 7 rayons dichotomes hérissés de poils roussâtres, ainsi que les pédoncules axillaires accessoires ; involucelles, les uns oblongs et libres, les autres ovales en cœur à la base et soudés perfoliés ; glandes en croissant; capsule glabre, finement tubereculeuse ; graines lisses arrondies. Juin, juillet %. Haies. RR.—MAyEn. Haies des champs om- bragés près la Mayenne, com. de Bazouges et de Menil. 494. MERCURIALIS. L. (Mercuriale.) Fleurs dioïques, ou plus rarement monoiques ; calice à 3 divisions ; 9 à 16 étamines ; anthères à 2 loges distinctes arrondies; style court, à 2 stigmates allongés ; ovaire entouré de 2 ou 3 filets stériles ; capsule dydyme à 2 carpelles MERCURIALIS. EUPHORBIACÉES. 572 monospermes. — Herbes à feuilles opposées, munies de très petites stipules. 2196. M. annua. L. sp. 1465. (M. annuelle.) Vulg. Foirelle, Remberge. — Racine fibreuse; tige de 2 à à déc. droite, anguleuse, à rameaux opposés ascendants ; feuilles d'un vert clair, courtement pétiolées, lancéolées ou ovales, dentées, arrondies à la base, lisses, ciliées ; fleurs dioiques, les màles en épis grêles, les femelles axillaires, peu nombreuses, presque sessiles ; capsules hérissées ; graines arrondies, rugueuses. Fleurs vertes. Juin, octobre ©. Lieux cultivés, champs, vignes. CC. Obs. On trouve çà et la une variété curieuse, on déformation, qui parait n'être qu'acridentelle, dans laquelle toutes les feuilles sont linéaires très étroites. C'est la A, foliis capillaceis March. Act. acad 1719, p. 60,1,6. 2197. M. ambigua. L.. sp. 1465. (M. ambiguë.) — Racine fibreuse ; tige de 2 à 5 décim. dressée, anguleuse, à rameanx étalés-dressés ; feuilles d'un vert gai, courtement pétiolées, glabres, plus ou moins ciliées, lancéolées subaiguës, à dents inégales, entières et rétrécies à la base; fleurs monoïques, les mâles et femelles mêlées, brièvement pédicellées, agglomérées à l’aisselle des feuilles ; capsules hérissées ; graines luisantes ovoides rugueuses. Fleurs vertes. Juin, octobre ©. Lieux cultivés. RR. — Puyx-pE-D. Clermont (Déséglise). 2198. M. perennis. [,. sp. 1465. (M. vivace.) — Racine rampante ; tige de 2 à 4 décim. dressée, très simple; feuilles très brièvement pétiolées, ovales, oblongues ou lancéolées aiguës, dentées, rudes, poilues ; fleurs mâles en épis grêles; capsules hérissées longuement pédoneulées. Fleurs verdâtres. Mars, mai %. Lieux ombragés, bois, haies. AC. mais non partout. FAM. LXXXIX. URTICÉES. Fleurs petites, monoïques, dioiques ou polygames, solitaires, ou aggrégées, ou en grappe, ou entourées d’un involucre monophylle. Calice infère à 4, rarement 3 ou 6 divisions imbriquées dans le bouton, ou entier dans les fleurs femelles ; étamines définies, libres, insérées au fond du calice ; ovaire simple, libre, à 4 ou 2 loges mo- nospermes ; À ou 2 styles; fruit indéhiscent, see ou succulent, par suite de sou adhérence avec le calice persistant et pulpeux, solitaire, ou réuni en grand nombre dans un réceptacle dilaté ou charnu. Em- bryon droit ou courbé, ou en spirale. Herbes ou arbres à feuilles or- dinairement hispides, souvent munies de stipules libres et caduques. $ 1. — Herbes à fruit non charnu. (Urticées.) 495. URTICA. L. (Ortie.) Fleurs monoïques ou dioiques : Mäles : calice à 4 divisions profondes ; 4 étamines à filets repliés avant l’an- thèse et s’allongeant avec élasticité. Femelles : calice à 2 divisions; stigmate sessile, rayonnant en pinceau; fruit sec, monosperme in- elus. Herbes hérissées de poils sécrétant une humeur caustique, causant nne vive douleur lorsqu'on les touche ; tige à 4 angles obs- curs; feuilles opposées. 2199, U. urens, [,. sp. 1396. (0, brûlante.) Vulg, Ortie-Grièche, 574 “URTICÉES. | URTICA. Petite ortie. — Tige de 2 à 5 dée. étalée ou redressée, rameuse; feuilles ovales aiguës ou un peu obtuses, incisées dentées; grappes petites, axillaires, géminées, plus courtes que les pétioles. Fleurs vertes, mouoiques. Juin, octobre @), Lieux cultivés, décombres. C. 2290. U. dioïca. EL. sp. 4396. (0. dioïque.) Vulg. Grande ortie. == Tige de 6 à 40 décim. droite, rameuse; feuilles cordiformes ovales oblongues, acuminées, largement dentées en scie; grappes axillaires, rameuses, paniculées, divariquées, les fructifères pendantes, les mâles grèles, dressées et plus longues que les pétioles. Fleursvertes ou rougeñtres. Juin, octobre %. Lieux incultes, haies, bois, bords des chemins, décombres. CC. 2201. U. pilulifera. L. sp. 1395. (0. à pilules.) — Tige de 3 à 6 dée. dressée ; feuilles ovales acuminées, incisées dentées ; fleurs mo- noïques, les femelles en épis globuleux hispides, pédoneulés axillaires, les mâles en petites grappes ramifiées et très grèlus. Fleurs wer- dâtres. Juin, oct, %. Bords des murs, décombres. RR, — L.-ET7-UH. Ouzain. — Pas des coteaux de la Laire, de Candes à Saumur. — NieNNE. Chassigny, Moncontour, La Villedieu, Allonne. — Deux-Siv. Thouars, Aürvault, — Embouchure de la Loire. R. 496. FARIETARTA. L. (Parictaire.) Fleurs polvgames, agglomé- rées, axillaires, entourées d’un invaluere polypaylle ; calice campa- nulé à 4 dents, s’allongeant en cylindre dans les fleurs hermaphrodites:; 4 étamines, à filets repliés, se redressant avec élasticité lors de l'anthèse; style filiforme; stigmate eapité en pinceau; fruit monos— perme renfermé dans le calice persistant. Herbes à feuilles alternes, 2202. P. diffusa. Mert. et Koch. (P. diffuse.) P. Judaïeaæ: Lam. Dub. Or. n° 14347, non L. — Tige de 4 à 6 déc. étalée, diffuse, rameuse ; feuilles pétiolées ovales acuminées, rndes ponctuées, très entières, à nervures Lernces ; fleurs en glomérules sessiles axillaires dichotomes; bractées décurrentes plus comtes que les fleurs. Fleurs verdâtres, lés unes campanulées, les autres longuement allongées en tube. Juillet, octobre %. Vieux murs, surtout en pierre calcaire. CC. * Obs. Le Par. diffusa, sur les murs exposés au Soleil, n'offre que de très petites feuilles sur les mars humides ilest plusrobuste, ce qui ne forme qu'une simple variation. 2203. P. cfMficinalis. L. sp. 1492. (P. officinale.) P. erecta. Mert. et Koch. — Tige de 5 à 8 décim. droite, simple ou à rameaux dressés : feuilles pétialées, ovales oblongues, longuement acuminées aux 2 ex- trémités, rudes penctuées très entières, à nervures ternées ; fleurs en glomérules sessiles, axillaires, dichotomes: braetées sessiles plus courtes que les fleurs. Fleurs verdâtres à peu près toutes égales. Juillet, octobre %, Décombres, pied des murs dans les lieux frais. R. — Yo. Tonnerre (Saul). — Nièv. Clamecy. — Montbrison. — Cler- mont, — CuEr. Bourges, Melun. — A1. Bourbon-l' Archambault, Mou- lius, Lzeure. — L.-£t-Cn. Contres. — Poitiers. — Angers, ete. 497. CANNABIS. L. (Chanvre.) Fleurs dioiques : Males : calice à 5 divisions ; à étamines : F'emelles : calice monaplhwlle, oblong, fendu latéralement d'un côté ; 2 styles; capcule erustacée, globu- leuse, bivalve, recouverte par le ealice. 2204. C. sativa. L, sp. 1457. (C. cultivé.) — Tige s'élevant jusqu’à 2 mèt, droite rude; feuilles opposées, pétiolées, digitées, à folioles _ URTICÉES. | 513 fortement dentées, rudes en dessous, d'une odeur forte. Fleurs ver- dâtres, les mâles comme verticillées en grappe, les femelles axillaires. Juin, août ©. Originaire de l'Inde, cultivé presque partout. 498. HUMUXLUS. L. (Houblon.) Eleurs dioiques : Mules : en grappes lâches; calice à 5 divisions ; 5 étamines : F'emelles : calice monophylle tubuleux enroulé à la base, dilaté et en forme d’écaille au sommet, entouré d’écailles larges, persistantes, scarieuses, imbriquées et formant une sorte de cône ; 2 styles; capsule monosperme, 2205. H, Hwpuius. L. sp. 1497. (H. grimpant.) — Tige souvent très élevée ,wolubiie, grimpante, grêle, anguleuse, rude; feuilles apposées pétiolées, rudes, cordiformes dentées en scie, iudivises ou à 3 ou à lobes aigus; grappes axillaires. Fleurs verdätres où jaunûtres ; fruits en canes ovoides, à odeur alliacée. Juillet, août %, Lieux frais, haies, buissons huiuides. C. $ 2. — Arbres à fruit aggrégé charnu, (Artocarpées.) 499. FICUS. EL. (Figuier.) Fleurs monoïques ou dioiques, nom- breuses, pédicellées et renfermées dans un réceptacle charnu, pyri- forme, creux à l’intérieur, clos et ombiliqué au sommet {Fique]. — Mäles : calice à 3 divisions ; 3 étamines, femelles : calice à 5 divisions ; oyaire uniloculaire ; style latéral; 2 stigmates ; fruit sec monosperme entouré de la pulpe du réceptacle. 2206. F. Carica. L. sp. 1513. (F, commun.) —Arbre ou quelquefois arbrisseau, à suc laiteux; feuilles larges, pétiolées, cordiformes pal- mées à 3 ou à lobes, rudes en dessus, pubescentes en dessous ; ré- ceptaele (fruit) pyriforme, glabre. Juillet, août, Rochers. RR. — Yon. Roches de Mailly-Château (Sagot.) — Nièv. Carrière près Luthenai. — Cuër. Coteau de l'Yévre à Berry. — Vin. Rochers d'Angles, Poitiers. Cbs. Gasparini a démontré qne le F. carica de Linné est un ètre complexe renfermant de nom; breuses espèces propres au midi de l'Europe. Celui dé Berry, presque détruit par un délrichement, esbantype Sauvage pain, mullicaule, à fruit verdâtre très peut, Len mangealile, 590. MORUS. EX. (Mürier.) Fleurs monoïques, en chatons uni- sexuels; calice à 4 divisions concaves, 4 étarines alternes avec les lobes du calice ; ovaire libre, à 2 ovules, 2 stigmiates : fruit formé par la soudure du réceptacle et des calices devenus charnus. 2207. M. alba. L.. sp. 1398, (M. blanc.) —Arbre à feuilles alternes, avales, dentées en scie, inégalement cordiformes à la base, quel- quefois lobées, presque lisses, chatons femelles un peu pédorculés ; bords du calice glabres; stigmates glabres papilleux. Fruits blancs, fades. Mai. Cultivé çà et là dans les plantations, surtout dans l'Ouest. Ohs. On cultive plus rarement le AL aigra L. à feuilles rudes et à fruits d'un ronge noir sucréset comestibles. Le Müûiier multicaule est aussi cultivé dans quelques parties de la Sologne, et le Mürier à papier (Broussonelia papyrifera) se trouve dans quelques avenues et près des maisons de cam- pagne. $ 3 — Arbres à fruit uniloculaire drupacé (Celtidées). 501. CELTZS. TZ (Micocoulier.) Fleurs polygames; calice à 5 à 6 divisions, > à 6 étamines insérées au fond du calice, ovaire simple, 2 stigmates ; drupe globuleux presque sec ridé à Ja maturité. 2208. C. australis, L, sp, 1478, (M, du Midi.) — Arbre médiocre, à 576 URTICÉES. feuilles oblongues lancéolées acuminées, inégales à la base, à dents de scie aiguës, rudes en dessus, mollement velues en dessous ; fleurs blanc-jaunâtres en petites grappes naissant avant les feuilles; fruits axillaires, solitaires, pédonculés. Mai. Rochers exposés au midi. RR. — Env. de Poitiers, la Roche-Passe-Lourdain, Tisson, etc. $ 4. — Arbres à fruit sec (Ulmacées). 502. ULMUS. L. (Orme.) Fleurs hermaphrodites; calice coloré, persistant, campanulé à 4 ou à lobes; 4, 5 à 12 étamines; ovaire comprimé à 2 stigmates ; capsule monosperme comprimée, entourée d’une aile membraneuse très large. 2209. U. major. Smith. (0. à larges feuilles.) U. Hollandica Mill. U. excelsa Bork. Vulg. O0. de Hollande. — Arbre très élevé, à cyme touffue, arrondie; rameaux roides étalés, les plus jeunes hérissés ; bois grisàtre, grossièrement fibreux; feuilles brièvement pétiolées, épaisses, nerveuses, souvent peu inégales à la base, semi-cordées, largement ovales ou obovales acuminées, ou cuspidées, 1rès rudes, et d’un vert foncé en dessus, pubescentes grisätres en dessous, doublement dentées, presque incisées au sommet par des dents pro- fondes, aiguës, surchargées de dentelures secondaires; stipules fu- gaces lancéolées poilues; fleurs un peu pédicellées; bractées ob- ovales ciliées; calice rugueux à à ou 6 lobes concaves, inégaux, obtus et hérissés, à à 6 étamines; fruit glabre, ovale ou rhomboïdal à graine insérée vers le milieu. Mars, avril. Bois frais, plantations. 2210. U. campestris. L. sp. 327. (0. champêtre.) — Arbre élevé, à branches étalées, les plus jeunes dressées, à écorce lisse ou fen- dillée ; feuilles pétiolées, inégalement en cœur à la base , ovales ou elliptiques acuminées, doublement dentées, à dents courtes, obtuses, fermes, rudes, barbues en dessous sur les nervures; fleurs rougei- tres, agelomérées, presque sessiles; braciées obovales ; calice cam- panulé à à lobes ovales obtus, ciliés fimbriés, 4 à 5 étamines; styles atténués glabres en dessous; fruit giabre, ovale arrondi, rétréci à la base, échancré au sommet; graine oblongue insérée sous l’échan- crure. Mars, avril. Bois, bords des chemins. C. 2211. U. minor. Mill. (O. nain.) U. campestris var. minor L. U. tor- tuosa Host. Vulg. Orme tortillard. — Buisson diffus, ou petit arbre à rameaux flexueux tortueux, lâächement divariqués, les plus jeunes pubescents, à la fin glabres, bois dur tenace, rouge; feuilles petites, ovales acuminées, un peu rctrécies et inégales à la base, à dents ou crénelures surdentées, courtes, obtuses: stipules fugaces linéaires, lancéolées ciliées ; calice petit à 4 ou 5 lobes, 4 à 5 étamines; fruit petit, glabre, obovale, ondulé; graine insérée sous l’échancrure. Mars, avril. Haies, bois secs. C. 2212. U. suberosa. Ehrh. (0. subéreux.) —- Arbre petit ou arbris- seau, à rameaux étalés, tortueux, les adultes à écorce ordinairement boursouflée subéreuse ; feuilles petites ovales acuminées ou obovales, peu inégales à la base, doublement dentées, à dents courtes, obtuses, fermes, plus ou moins rudes, chargées de pinceaux de poils blanes aux aisselles des nervures; fleurs petites rougeñtres, presque ses- siles agglomérées ; calice comprimé à lobes très courts, arrondis, très ULMUS. URTICÉES. 577 obtus, pubescents, 3 à 5 étamines; fruit petit, glabre, obovale à graine ovale, insérée sous l’échancrure. Mars, avril. Haies et bois. C. 2213. U. corylifolia. Host. F1. aust. 1, p. 329. (0. coudrier.) — Arbre médiocre, à rameaux étalés ou penchés, les plus jeunes velus à la fin glabres, rougeâtres; feuilles brièvement pétiolées cordifor- mes ovales, cuspidées, les supérieures très inégales à la base, toutes très rudes, d’un vert foncé en dessus, nerveuses et plus pâles en dessous, presque glabres ou un peu velues sur les nervures, double- ment dentées, à dents courtes obtuses; stipules oblongues lancéo- lées, membraneuses, dilatées à la base; calice presque sessile, ru- gueux, en entonnoir à » ou 6 lobes rougeîtres ciliés; fruit glabre, assez large, obovale arrondi, à graine insérée sous l'échancrure. Mars, avril. Bois frais. R. — CHER. Si-Florent (Déséglise.) 2214. U. montana. Smith. (0. de montagne.) — Arbre élevé, à rameaux étalés ou penchés; pétioles courts veus ; feuilles grandes, d’un vert foncé, rudes, plus pâles en dessous, légèrement velues aux nervures, inégalement en cœur à la base, ovales cuspidées ou ovales oblongues, doublement dentées, à dents supérieures plus pronon- cées comme incisées, aiguës ; fleurs rougeàtres agglomérées, un peu pédicellées ; calice rugueux à 5 lobes un peu courbés, oblongs ciliés, 9 à 7 étamines; styles un peu épaissis au sommet, divergents, velus ; fruit glabrescent, cilié dans l’échancrure, large, suborbiculaire; graine ovale insérée vers le milieu bien au-dessous de l’échancrure. Mars, avril. Bois montagneux. — Le Forez. — Cantal. —- Puy-de-Dôme. Mont-Dore. — Haute-Creuse. — Morvan. — CG. sur les promenades et dans les plantations. 2215. U. glabra. Mill. Dict. n° 4. (0. lisse.) U. nitens Mœnch. U. carpinifolia Ehrh. — Arbre médiocre, à eyme arrondie, à jeunes rameaux glabres, étalés, fragiles, bois tenace, blanc-grisâtre marqué de lignes plus foncées; feuilles de grandeur médiocre, obliquement ovales ou elliptiques acuminées, doublement dentées, à dents courtes obtuses, minces, nerveuses, d’un beau vert luisant, presque lisses, faiblement barbues aux nervures, à la fin fermes et d’un vert foncé ; bractées linéaires ciliées au sommet; fleurs rougeâtres, presque ses- siles, en petits paquets arrondis, très obtus, ciliés, 4 à 5 étamines ; ovaire oblong bifide à 2 stigmates hérissés; fruit petit, obovale, à échancrure large, très ciliée ; graine ovale oblongue insérée sous l’é- chanerure. Mars, avril. Bords des champs et des chemins. R. — Nièv. La Charité, chemin de Champvoux. — Pruniers près Angers. — Ses graines ont reproduit l'espèce sans aucune altération. 2216. U. effusa. Wild. (0. à fruits épars.) U. ciliata Ehrh. U. pe- dunculata Lam. Dub. Orl. n° 14351. — Arbre à feuilles courtement pétiolées, ovales, acuminées, doublement dentées en scie, inégales à la base, minces, pubescentes en dessous; fleurs pédonculées pen- dantes ; 8 étamines; fruits petits, ovales aigus, ciliés, longuëément pédonculés en faisceau. Fleurs rougeâtres. Mars, avril. Plantations, vieux murs. RR. — Loir. Orleans, Olivet. — Yon. Avallon. — NiÈv. Bords de l'Yonne, de Montreuillon à Chassy. — Puy-nEe-D. Chanat, Ternant, Pontgibaud. — CnEr. C. dans les bois des bords du Cher, à St- Florent, Villeneuve, Lunery, Rosières, Quincy. — L.-Ft-Cn. Villefranche- C, 7, 518 BÉTULINÉES. sur-Cher. — M.-£1-L. Bois de Mouliherne, Ile de Ste-Gemmes, Saven= nières. — Nantes, hais de l’Ebaupin. FAM. LXXXX. MYRICÉES,. Fleurs unisexuelles monoïques ou dioiques, disposées en chatons, à écailles ovales aiguës uniflores à leur base; les mâles à 2, 4 ou 6 étamines libres ou monadelphes ; calice nul ou formé de 1 à 9 écailles très petites. Femelles : calice formé de 2 à 6 écailles très petites, hypogynes, souvent adhérentes à l'ovaire; ovaire simple libre, uni- loculaire, à 1 ovule dressé; 2 stigmates allongés subulés ; drupe glo- buleux, à noyau monosperme indéhiscent ; périsperme nul ; embryon droit inverse; cotylédons charnus, planes, convexes. Arbrisseaux à feuilles alternes simples, munis dans plusieurs de leurs parties de points résineux aromatiques. .503. MYRICA. L. (Myrica.) Fleurs dioïques en chatons ovoïdes, à écailles uniflores; 4 à 6 étamines insérées à la base de l'écaille, rapprochées et même adhérentes entre elles; anthères à 4 valves ; 4 ovaire adhérent par la base à 1 calice composé de 4 écailles ; 2 stigmates ; fruit drupacé, uniloculaire, monosperme. 2217. M. Gale. L. sp. 1453. (M. galé.) Vulg. Bois sent-bon. — Arbris- seau aromatique, à feuilles lancéolées rétrécies à la base, dentéées en scie au somniet, fermes, jaunâtres et pubescentes en ‘dessous : chatons petits dressés Sù ovaires chargés de points résineux, jaunes, brillants. Fleurs roussâtres. Avril, mai. Bruyères humides ou maré- cagouses. Bords des eaux. R. — Cner. Enire Chaon ét Brinon. = L.-T-Cn. C. aux env. de Romorantin, bords de la Sauldre, Soesmes, Pruniers, Gièvres, Villeherviers, Cour-Cheverni, la F erté-St-Aignan. — SARTHE. Pontvallain, Requeil, Roche-de-Vaux. — Loire-Inf. C. FAM. LXXXXI. BÉTULINÉES. Fleurs monoïques en chatons unisexuels garnis de bractées squa- miformes, pédicellées, ternées, entières ou quadripartites; 4 à 42 étamines ; chatons femelles compactes, à écailles sessiles au moment de l’anthèse; calice nul; ovaire à 2 loges contenant un seul ovule; 2 stigmates filiformes ; ; fruit indéhiscent, comprimé, membraneux, ou presque coriace, parfois ailé latéralement ; graines pendantes; solitaires dans chaque loge. Périsperme nul; cotylédons planes. Arbres ou arbrisseaux à feuilles simples alternes. 504. ALNUS. Tournefort. (Aulne.) Chatons mâles cylindriques, à écailles pédicellées triflores; calice à 4 lobes; 4 ou 12 étamines à filets entiers; anthères biloculaires. Chatons femelles ovoides, à écailles ovales cunéiformes, coriaces, persistantes, accrescibles, bi- flores, ovaire comprimé très petit; 9 stigmates filiformes; fruit dur comprimé biloculaire, 2218. A. glutinora. Certn. fruct. 2, t. 90. (A. glutineux.) Betula Alnus. L. sp. 4394. Vulg. Vergne.— Arbre à bois rougeâtre et à écorce brune; feuilles pétiolées arrondies, très obltuses ou échancrées am BÉTULINÉES. 570. sommet, Cunéiformes à la base, doublement dentées en scie, d’un vert sombre et glabres en dessus, glutineuses dans leur jeunesse, pubescentes en dessous sur les nervures; chatons à pédoneules ra- meux, les mâles naissant avant les feuilles. Fleurs rougeâtres ou vertes. Février, mars. Lieux humides, marais, bords des eaux. CC. Obs. L'Aln. incana DC., à feuilles ovales aiguës, pubescentes blanchätres en dessous, n’a pas en- core été observé dans nos contrées. 505. BETULA. L. (Bouleau.) Chatons mâles cylindriques allongés, à écailles pédicellées, trilobées ; ealice à 3 lobes, assis sur le pédi- celle; 6 étamines à filets bifides, dont chaque branche porte une loge de l’anthère; chatons femelles oblongs, compactes, à écailles obongues bi ou triflores, devenant avec l’âge trilobées, cunéiformes et caduques ; ovaire comprimé, biloculaire, à 2 styles et 2 stigmates simples ; fruit comprimé uniloculaire monosperme (par avortement) et entouré d’une aile membraneuse. 2219, B. verrucosa. Ehrh. Bcitr. 1, p. 698. (B. verruqueux.) B. alba Auet. B. alba vulgaris Spach. B. corticifraga Griseh. — Arbre médiocre, droit, à épiderme lisse, blane satiné; jeunes rameaux rou- geñtres, glabres, verruqueux, quelquelois allongés et pendants; feuilles deltoides ou rhomboïdales acuminées doublement dentées en scie, luisantes, glabres ainsi que les pétioles, nerveuses en dessus ; chatons mâles terminaux, cylindriques pendants, jaunâtres ; chatons femelles axillaires pédonculés obiongs, à la fin penchés; écailles à lobes latéraux étalés un peu arqués; styles rougeûtres; fruit ellip- tique entouré d’une aile plus large que lui, et à la fin aussi longue que les styles placés dans léchancrure. Avril, mai. Bois montueux, lieux humides des térrains argilo-siliceux. C. 2220. B. pubescens. Ehrh. 1.c.(B. pubescent.) B. alba L. pro parte.— Arbrisseau ou petit arbre à épiderme brun; jeunes rameaux dressés et pétioiles pubescents; feuilles ovales ou rhomboïdales aiguës, presque simplement dentées en scie, excepté les supérieures qui sont parfois cordiformes doublement dentées, d’un vert sombre, plus pâles, nerveuses, ét pubescentes en dessous, à la fin presque glabres, barbues à l’aisselle des nervures; chatons mâles terminaux pendants, jaunâtres, les femelles axillaires pédonculés, dressés, pubescents ; écailles eïliées à lobes latéraux étalés arqués, le médian triangulaire obtus ; fruit obovale entouré d'une membrane largement ailée, ordi- nairement plus courte que les styles. Avril, mai. Licux humides. AR, — LOIRE. Pierre-sur-Haute. — Mont-Dore, roche Thuilière. — S.-£t-L. Autun, Auxy. — COTE-D Or. Saulieu. C. — Morvan. — Angers, Sau- mur. — Le Mans. — Mayenne. — Nantes. FAM. LXXXXIL SALICINÉES. Fleurs dioïques solitaires à l’aisselle d'une écaille et disposées en chatons unisexuels; ealice remplacé par une glande quelquefois double, ou uue urcéole charnue obtiquement tronquée, placée à la base des organes sexuels, à l’aisselle des écailles; 4 à 30 étamines libres où monadelphes, sortant de l’aisselle des bractées ou du centre de l'urecole; ovaire libre, uniloeulaire, à plusieurs ovales peuduns 580 SALICINÉES. fixés sur 2 placentas pariétaux ; 1 style, 2 stigmates souvent bifides ; capsule bivalve ; graines garnies d’une aigrette chevelue. Péris- perme nul, embryon droit; cotylédons aplanis. Arbres ou arbrisseaux à feuilles alternes, simples; stipules foliacées ou très petites, ou nulles. 506. SALIX. L. (Saule.) Fleurs dioïques, ou très rarement mo- noïques, en chatons à écailles imbriquées, uniflores ; calice remplacé par 4 ou 2 glandes, l'une intérieure, l’autre extérieure , entourant les organes sexuels; 1 à 10 étaines, le plus souvent 2, parfois soudées ensemble; 1 style bifide; capsule uniloculaire, bivalve, à graines ai- grettées. 2221, S. alba. L. sp. 1449. (S. blanc.) — Arbre à feuillage blan- châtre; feuilles lancéolées acuminées, courtement pétiolées, dentées en scie, blanchâtres, soyeuses, surtout en dessous ; stipules lancéo- lées, caduques ; chatons grêles, cylindriques, portés sur un pédoncule feuillé, axe velu, écailles oblongues velues; deux étamines; capsules glabres, ovales, terminées en pointe obtuse, presque sessiles ; glande très courte; style court à stigmates épais échancrés. Fleurs jaunâtres. Avril, mai. Bords des eaux, des fossés, des prés. CC. 2222. S. vitellina. L. sp. 1442 part. (S. jaune.) — Arbre réuni à tort au S. alba par les auteurs, il en diffère par ses rameaux plus souples à écorce d’un jaune vif, ses feuilles lancéolées acuminées moins élargies au milieu, plus finement denticulées, glaucescentes en dessous, à la fin presque glabres, les écailles des chatons plus étroites, moins velues et plus allongées, atteignant parfois la longueur des étamines; fleurs jaunes. Avril, mai. Cultivé partout sous le nom d’Osier jaune. Obs. J'ai vu aussi dans les plantations d'Osiers à Auxerre, dans l'Indre, ete., le S. cuspidata Schultz qu'on reconnaltra à ses feuillesoblongues lancéolées acuminées cuspidées, glabres, plus larges que dans fragilis, et à dentelures fines plus rapprochées que dans les deux espèces suivantes, 2293, S. fragilis. L. sp. 1443. (S. fragile.) — Arbre ou arbrisseau, à rameaux très fragiles à leur point d'insertion; feuilles courtement pétiolées, lancéolées acuminées, glabres, ou seulement un peu soyeuses dans leur jeunesse, bordées de dents de scie fines, glan- duleuses et à pointe courbée en dedans; stipules en demi-cœur ; chatons portés sur un pédoncule feuillé ; 2 étamines ; capsules ovales coniques, glabres, portées sur un pédicelle 2 ou 3 fois plus long que la glande ; style médiocre; stigmates épais bifides. Fleurs jaunâtres. Avril, mai. Bords des eaux, haies humides. AR. — Nièv. Sermoise. — CHER. lvoi-le-Pré, Reuilly. — Inn. St-Michel-en-Brenne. —L.-ET-C. Aux Saules et aux Ponts-Chartrains près Blois. — Loir. Orléans. — Yon. Auxerre. — S.-ET-L. Autun, St-Pierre, etc. G. — Bords de la Loire, — de la Vienne. — Angers. — Le Mans, etc. 2224. S. Russeliana. Sm. FI. Brit. 1045. (S. de Russel.) — Arbre élevé ; rameaux luisants souples, fragiles à leur point d'insertion; feuilles lancéolées allongées acuminées, glabres luisantes, très glau- ques en dessous, les plus jeunes soyeuses, dentées en scie, à dents glanduleuses à pointe courbée: stipules obliques en demi-cœur acu- minées ; chatons à pédoneule feuillé ; 2 étamines, les femelles lâches, à axe tomenteux ; écailles linéaires poilues, caduques ; capsules SALIX. SALICINÉES. 581 glabres coniques, atténuées au sommet, à pédicelle 2 à 3 fois plus long que la glande; stigmates bifides égalant à peu près le style. Avril, mai. Lieux humides. AR. — Bords de la Loire, de Nevers à Nantes. — CHER. Aubigny. — Inn. Le Blanc. — L.-K7-Cn. Cour-Cheverni, etc. 2225. S. pentandra. L. sp. 1442. (S. pentandrique.) — Arbrisseau ou arbre à rameaux lisses, luisants, un peu visqueux au sommet ; feuilles grandes, ovales elliptiques, ou ovales lancéolées, acuminées, bordées de dents fines, glanduleuses, très nombreuses, très glabres, d’un beau vert luisant en dessus, plus pâles en dessous; pétiole glanduleux en dessus; chatons portés sur un pédonceule feuillé; sti- pules nulles ou ovales oblongues, droites; à à 40 étamines; capsules brièvement pédicellées, ovales, atténuées, glabres ; style médiocre ; stigmates un peu épais, bifides. Fleurs jaunâtres. Mai, juin. Bords des eaux, haies des prés et marais des montagnes. R. — COTE-D’'OR. Env. de Saulieu! —- Nièv. Alligny-en-Morvan, Gouloux, bords de la Cure, St-Brisson, D’hun-les-Places, Brassy, Planchez. — CREUSE. Royère, pont de Parsac sur le Thorion, St-Georges, Monteil- Vicomte , Magnac, Poussanges, ete. — Pux-pE-D. St-Eloi près Montaigu, env. de Clermont, Mont-Dore. — Cantal. — Le Forez. — He-VienE. Limoges, St-Leonard, La Pronche, etc. Obs. On cultive, sous le nom de Saule Pleureur, le Sal. Babylonica L. si remarquable par ses longs rameaux épars et peudants, et ses feuilles étroites d'un vert tendre. 2226. S. amygdalina. L. sp. 1443. (S. amandier.) Vulg. Osier brun. — Arbrisseau élevé, à rameaux souvent d'un brun rougeàtre ; feuilles ovales lancéolées, ou oblongues aiguës, bordées de dents de scie glanduleuses, courbées en dedans, glabres, luisantes, pâles ou un peu glauques en dessous; stipules en demi-cœur, obtuses, denticulées, assez grandes; chatons portés par un pédonceule feuillé; 3 étamines ; écailles persistantes, d’un jaune verdätre, glabres au sommet; cap- sules glabres, pédicellées, ovales coniques, un peu obtuses; style très court ; stigmates échancrés, divergents horizontalement. Fleurs jaunâtres. Avril, mai. Bords des eaux, sables des rivières. C. S. triandra. L. sp. 1442. — Feuilles plus petites, moins luisantes, DA sPuque en dessous; stipules plus petites ou nulles, Mêmes ieux. C. 2227. S. undulata. Ehrhart. (S. ondulé.)S. lanceolata. Sm. Eng. bot. 4446. non Ser. — Arbrisseau à rameaux bruns ou olivâtres, luisants, les plus jeunes pubescents; feuilles courtement pétiolées, lancéolées acuminées, denticulées en scie, à dents glanduleuses, planes ou un peu ondulées sur les bords, pubescentes soyeuses et enroulées sur les bords dans leur jeunesse, puis ensuite glabres, luisantes en dessus, plus pâles en dessous, fermes ; stipules en demi-cœur; chatons portés par un pédoncule garni de quelques feuilles soyeuses ; écailles persistantes garnies de poils laineux, rougeâtres au sommet, pâlissant ensuite ; 2 étamines; capsules tomenteuses, devenant glabres ensuite, ovales coniques, portées par un pédicelle 2 fois plus loug que la glande ; style allongé ; stigmates bifides étalés. Avril, mai. Bords des eaux. R. — CHER, Vierzon. — Bords du Cher. — Bords de la Vienne. — C. aux bords de la Loire, surtout de Saumur à Nantes. — Angers ; bords de la Sarthe. 2228. S. Hippophaefolia. Thuil. Par. 514. (S. à feuilles d’Argousier.) 582 SALICINÉES, 8ALIK Si olivacea, Holl, == Arbrisseau à rameaux allongés, luisants ; ‘d'un vert jaunâtre : feuilles lancéolées étroites aiguës où actiminées, den ticulées glanduleuses, à côte jaunâtre, pubescéntés soyétises en dessous, puis glabres, luisantes en dessus; stipules en demi-émétir chatons portés par ua pédoncule garni de quelques feuilles-soyeuses ; écailles persistantes roussätres ou jaunâtres garnies de poils laineux; 2 élanines; capsules tomenteuses, ovales coniques, à pédicelle éga= lant seulement la glande; style allongé, stigmates bifides. Ayril, mai. Bords des eaux. R.— Çà et la aux bords de la Loire. = Orléans. CMER. Vier:on. — L.-Er-Cn. C. aux bords du Cher et de. la Sauldre, Saloris, Pruniers. (Rimboux.) | 2229. S. purpurea. [,. sp. 1444. (S. pourpre.) S. monandra. Hoffm. Vulg. Verdiau, Osier rouge. — Arbrisseañ à rameaux rougeâtres où grisätres, jeunes pousses d'un pourpre foncé, violacé; feuilles à peu près sessiles, lancéolées élargies pointues, finement serrulées, planés, glabres, glauques bleuâtres en dessous, souvent opposées; chatons sessiles, munis de quelques feuilles ou bractées à la base; 2 étaminés soudées en une selle: anthère à 4 loges purpurines, noirâtré après l'authèse; capsules sessiles, ovales, tomenteuses ; style Courts Stig- mates ovoides; écailles pubescentes. Fleurs vérdires, les mâles purpurines. Mars, avril. Bords des eaux, alluvions. G. aux bords de la Loire, de l'Allier, de la Nièvre, etc. b. S. Helir. L.? — Rameuux grisâtres; feuilles plus étroites; glau- cesceutes en dessous. Mèmes lieux, C. À 2230. S. rubra. Iuds. fl. Ang. 493. (S. rouge.) S. fissa. Ebrh. —Ar- brisseau élevé, à rameaux jaunâtres ou bruns: fetilles fancéolées allongées, acuminées, denticulées, à bords un peu énroulés, pubes- certes soyeuses en dessous, devenant gläbres ensuite dans les indi- vidus mâles; stipules petites linéaires; chatons mâles précoces sessiles, à écailles verdàtres, noires au sommet et hérissées barbues ; 2 étamines plus ou moins soudées à la base, à anthères rougés mi- nium devenant jaunes, puis noirâtres, une glande jaunâtre pédicellée près des étamines:; chatons femelies presque sessiles, munis de quelqttes feuilles à la base; capsules ovales tomenteuses, sessiles : glande dépassant la base de l'ovaire; écailles noires et hérisséés barbues au sommet; style saillant; stigmates en lamelles linéaires ou oblongues entières ou un peu émarginées, rougeâtres puis brunes! Mars, avril. Bords des eaux. R.—S.-rr-L. Cluny, bords de la Crosne. — Yon. Bords de l'Yonne, Magny, Châtel-Censois, Auxerre. — Loi. Pithiviers. — Cner. Si-Florent, GC. aux bords du Cher. — L.-Er-0H: Pruniers, bords de la Sauldre, Blois. — Çà et là aux bords de la Loire, des Ponts-de-Ce à Nantes. — Bords de la Sarthe. Obs. Une forme à feuilles adaltes blanc-soyeuses en dessous (S. eleugnifolix Tausch.} croft en Sologne, Giévres. (Rimboux.) | 2231. S. viminalis. L. sp. 1449. (S. des Vanniers.) Vulg. Osier blanc. — Arbrisseau élevé ou arbuste à rameaux droits, souples, à écorce vérdâtre ou brune ; feuilles allongées, lancéolées acuminées, entières ou un peu ondulées. enroulées sur les bords dans leur jeunesse, soyeuses argentées en dessous, d'un vert clair en dessus ; stipules lancéolées linéaires plus courtes que le pétiole; chatons presque sessiles, cylindracés, à écailles très velues; 2 étamines, à anthères SALIX, SALICINÉES. 582 jaünâtres : capsules sessiles, ovales coniques , allongées, soyeuses pübescentes : style allongé; stigmates filiformes entiers, plus longs qué les poils des écailles. Fleurs jaunâtres ou verdâtres. Avril, mai. Lieux humides, bords des eaux. G. mais non partout. 2332. 8. rugosa. Sinith non Ser. (S. rugueux.)S. Phylicifolie Thuil. oh BL. S. lanceolata Desv.! FE Anj. n° 463. $S. Scringeana KT. cent. Loyd! Coss. et Gérm. Atl. t. 30.8. Sinithiana à. nitens Gren. FL Fr. 3, p: 131. — Arbrisseau où petit arbre, à rameaux olivâtres pubescents ; feuilles brièvement pétiolées, ovales lancéolées où oblotigues un pet dütiminées, obscurément crénelées, à bôrds un peu eénroulés, pubés- tentés en déssiüs, blanches tomenteuses en dessous jusque sur les hérvütes, véinées rugueuses ; stipules petites en denii-CŒur où semi- ovales coûrbéés, très fugaces ; chatons précoces presque sessiles, les fiâles courts ovoides très Soyeux; anthères d’un beau jaune, les femelles cylindriques un peu arqués ; capsulés tomenteuses ovales lancéolées atténuées, à pédicelle deux fois long comnie la glaride ; stigmates hifides dépassant souvent le style; écailles brunes lan- céolées très soyeuses. Mars, avril. Lieux frais. R; — S.-ETr-L. Mon- thelon. —- Env. d'Angers, bords de la Sarthe. — Le Mans. — Planté dans les vignes çà et là. 2233. S. Séringeana. Gaud. F1. Helv. 6, p. 251. (S. de Seringe.) 8. lañceoluta Ser. non Sim. S. mollissimu Desv.! FE Anj. n° 462, non - Ehrh. S. Sabiæfolia F1. cent. éd. 2, n° 4780. S. Smithiana D. obscur Gren. F1 fr. 3, p. 432. — Arbrisseau à rameaux bruns, pubescents dans leur jeuncsse ; feuilles brièvement pétiolées, oblongues lan- céolées aiguës, denticulées ou obscurément crénelées, veinées réti- eulées à peine ruguéüses, vert foncé ct presque glabres en dessus, tometiteuses blanchâtres en dessous d'abord, puis seulenient püubes- centes vérdätres; stipules obliquement ovales où en demi-cœur, aiguës detiticulées ; chatons presque sessiles, arqués, cylindriques, tunis de bractées à la base ; capsules tomenteuses, ovales lancéolées, à pédicelle dépassant deux fois la glande ; stigmates oblongs entiers ou bifides égalant à peu près le style; écailles lancéolées obtuses, brunes où nioirâtres soyeuses. Mars, avril. Lieux frais. R. — Environs d'Angers (Desv.) — LoiRE-INrËR. Îles Neuve et des Mazères en Loire (Lloyd). Obs. En adoptant la synonyrhie proposée par M. Grenier, je défendrat l'identité de ces deux es- pècés qu'il a admises comme variétés d une seule. Letr port est différent, les rameaux de la première s'élancent beaucoup plus, ses feuilles plus rugueuses, plus blanches en dessous, prennent une teinte jaune prononcée en automne, tandis que celles du second restent d'un vert sombre. La forme des Sfipules est aussi différente; on peut voir par les descriytions des auteurs que le S. salvicæ folia Link. (Reich: ic. 2028), diffère à peine du Seringeana (Reich: ic. 2029). L'espèce de la Loire-Inférieure se rapporte mieux au Salviæfolie Reich. 2234. S. cinerea. f,. sp. 1449. (S. cendré.) — Arbrisseau élevé, à écorce olivâtre, jeunes rameaux pubescents blanchâtres; feuilles pétiolées, obovales lancéolées ou eiliptiques, terminées par une pointe courte et droite, entières, ondulées ou denticulées, crénelées, vertes en dessus, légèrement fomenteuses et d'un vert cendré en dessous ; stipules réniformes dentelées glinduleuses ; chatons pré- coces, sessiles, à écailles noirâtres, laineuses ; capsules pédicellées, tometiteusés, ovales coniques, allongées; style très court; stigmates ovales trifides. Fleurs jaunâtres. Mars, avril. Bois humides, haies des prés, bords des fossés, surtout dans les terrains maigres. CC. — varie 584 SALICINÉES. SALIX. à feuilles ovales obtuses (S. aquatica. Sm.), ou acuminées en pointe prononcée (S. acuminatu. Moffm.), ou à feuilles presque glabres en dessous dans l'âge adulte, et à nervures couleur de rouille (S. ruffi- nervis. DC.) 2235. S. aurita. L. sp. 1446. (S. à oreillettes.) — Arbrisseau à rameaux grisàtres ou jaunâtres, les plus jeunes glabres; feuilles pé- tiolées, ovales ou arrondies, obtuses ou terminées par une pointe courte et oblique, rugueuses, ondulées et souvent denticulées sur les bords, vertes en dessus, glauques tomenteuses en dessous ; sti- pules réniformes dentées ; chatons précoces sessiles, moitié plus petits que dans le précédent, les fructifères un peu pédonculés, à écailles brunes laineuses; capsules pédicellées, tomenteuses, ovales coniques, allongées ; style très court; stigmates ovales, échancrés. Fleurs jaunàtres ou verdâtres. Mars, avril. Bois humides. haies de prés, bords des fossés. C. — varie, dans les lieux tourbeux à tige naine, de 1 à 3 déc. et à petites feuilles obovales. 2236. S. Capræa. l.. sp. 1448. (S. marceau.) —Arbrisseau on arbre à rameaux bruns luisants, glabres ou seulement un peu pubescents au sommet; feuilles pétiolées, ovales, arrondies ou elliptiques, ter- minées par une pointe courte et oblique, obscurément ondulées ou denticulées sur les bords, réticulées, légèrement pubescentes ou glabres et vertes en dessus, mollement tomenteuses et glauques en dessous ; stipuies réniformes, souvent nulles; chatons précoces, ses- siles, les fructifères un peu pédonculés, à écailles brunes laineuses ; capsules très sensiblement pédicellées, tomenteuses, ovales couiques allongées ; style très court; stigmates ovales bifides. Fleurs jaunâtres ou verdàtres. Mars, avril. Bois humides. C. — Nièv. Sermoise, St-Eloi, Sauvigny, Urzy, Crux, Buley, etc. — Cner. Herry, Fussy, Reuilly, St- Georges, Vierzon ete. — Loir. R. aux environs d'Orléans, G. entre Mon- targis ef Briare. — Environs de Blois. — Avallon. — Autun, etc. — Région des montagnes. — R. dans l'Ouest. — ViEN. Vaux-en-Couhé. — Angers. — La Sarthe. Obs. Ces trois dernières espèces sont ordinairement confondues par les hotanistes peu exercés, sous le nom de S. capræa, et par le vulgaire sous celui de Harsaule. Elles ont les chatons mâles très précoces, à anthères d'un beau jaune et à odeur miellée. 2237. S. Phylicifolia. L. sp. 1442. Smith. Fries. non Walheub. (S. Phylica.) S. bicolor Ehrh. DC. — Arbrisseau de 1 mètre environ, d'un vert obscur, à rameaux glabres luisants d’un brun noirûtre ; feuilles ovales, elliptiques ou lancéolées, entières ou denticulées en scie, glauques en dessous, finement pubescentes d’abord, puis glabres et fermes dans l’état adulte; stipules en demi-cœur obliques ; cha- tons précoces sessiles non feuillés, plus tard un peu pédonculés avec quelques bractées ; capsules ovales coniques lancéolées, tomenteuses, à pédicelle deux à trois fois plus long que la glande ; style allongé ; stigmates bifides ; écailles noirâtres. Mai, juillet. Lieux humides des montagnes.— Cantal. — Monts-Dores. — Chaine du Forez. 2238. S. repens. L. sp. 1447. (S. rampant.)S. depressa Hoffm. S. po- lymorpha Ehr. — Sous-arbrisseau de 1 à 5 décim. à rameaux étalés rampants ou redressés, les plus jeunes pubescents blanchâtres ; feuilles très brièvement pétiolées, ovales ou elliptiques ou lancéolées, terminées par une petite pointe oblique, luisautes en dessus et vei- + SALIX. SALICINÉES. 585 nées en réseau, soyeuses argentées en dessous, fermes, à bords un peu rabattus, entiers ou denticulés; stipules nulles ou lancéolées aiguës ; chatons précoces, sessiles, les fructifères ovales, cylindriques, un peu pédonculés, à écailles brunâtres velues ; capsules pédicellées, tomenteuses ou glabres, ovales coniques allongées:; style médiocre ; stigmates ovales bifides. Avril, mai. Lieux sablonneux humides ou tourbeux. R.— Nièv. La Chaux près Alligny-en-Morvan. — Région des montagnes. — CHER. Plaine de St-Pulais, Allogny, Allouy, lvoy-le-Pre, Chapelle d'Angillon, Prely-le-Chétif, Clémont. — L.-er-Cn. Salbris, Soësmes, Selles, bords de la Sauldre. — Voir. La Goulette-en-Sologne. — Inp. Mezières. —Inp.-ET-L. Cléré, Ambillou. — Angers. — Le Mans. — Mayenne. — Nantes. Obs. Parmi les formes nombreuses attribuées au S.repens, on devrait peut-être distinguer S, fusca Sw. à feuilles ovales oblongues, denticulées au Sommet, glauques bleuàtres et à peine soyeuses en dessous, capsules tomenteuses. R. Sologne, prés Salbris. 2239. S. argentea. Sm. F1. Brit. 1059. (S. argenté.) Reich. ic. 1243. S. lanata Thuil.! S. repens var. Auct. — Tiges diffuses à rameaux allongés étalés, un peu anguleux, soyeux, très feuillés ; feuilles pé- tiolées, plus grandes que dans repens, elliptiques ovales ou suborbi- eulaires, entières ou denticulées à bords un peu enroulés, mucronées par une pointe oblique, grisâtres pubescentes en dessus, soyeuses argentées en dessous; chatons oblongs, lâches, cylindracés obtus, placés au sommet des rameaux latéraux ; écailles soyeuses elliptiques obtuses; capsule longuement pédicellée, ovale, atténuée, soyeuse ; stigmates bifides, égalant à peu près le style. Avril, mai. Sables hu- mides. R. — Cner. Allogny, entre Zvoy et Henrichemont (Saul). — Sables maritimes. 2240. S. Lapponum. L,. sp. 1447. (S. des Lapons.) S. helvetica Vill. S. arenaria NW. — Sous-arbrisseau tortueux, à jeunes rameaux bruns luisants ; feuilles ovales lancéolées ou elliptiques, obtuses ou un peu acuminées, entières ou un peu ondulées dentées, velues blanchâtres, puis ensuite d’un vert sombre en dessus, toutes couvertes en dessous de poils blancs soyeux, couchés, peu brillants; stipules en demi- cœur à pointe courbée; chatons sessiles ou un peu pédoneulés ; capsules ovales lancéolées, tomenteuses, sessiles ou à pédicelles ne dépassant pas la glande; style allongé; stigmates linéaires bifides. au juillet. Lieux tourbeux des montagnes. —- Cantal. — Monts- ores. 2241. S. herbacea. 1. sp. 1445. (S. herbacé.) — Très petit sous- arbrisseau à tige souterraine rampante, tortueuse; rameaux grêles étalés; feuilles orbiculaires ou ovales obtuses, denticulées, glabres, veinées en réseau, luisantes sur les deux faces; chatons terminaux, à pédoneule muni de deux feuilles ; capsules glabres ovales coniques, à pédicelle très court, dépassé par la glande; style court; stigmate bifide. Juillet, août. Escarpements des montagnes. RR. — Mont- pare en montant au pic de Sancy par les escarpements du Val Enfer. 507. POPULUS. L. (Peuplier.) Fleurs dioïques en chatons eylin- dracés à écailles lacérées au sommet; 8 à 20 étamines sortant d’une urcéole obliquement tronquée; 1 ovaire à 2 ou 3 stigmates profon- 586 SALICINÉES, POPULUS, dément bifides ; capsules à 2 valves à bords réntranté, polysperine'; graines munies d’üne aigrette soyetise. th * Jeunes pousses cotonneu‘es, ordinairement 8 élamines; écailles des chatons pubescentes. 2243. P. alba. L. sp. 1463. (P. blanc.) Vulg. Peuplier de Hollande. — Arbre élevé, à écorce crevassée; rameaux étalés, les plus jéuties blancs tomenteux; feuilles larges ovales presque arrondies, anigli= - leuses déntées, ou cordiformes à 5 lobes palmés peu profonds, d'in vert sombre en dessus, tomenteusés en dessous, à duvet blanc br lant persistant; chatons ovales oblongs, à écailles laneéolées, à pete crénelées, ciliées au sommet; stigmates opposés en croix. Mars, avril. Lieux frais, bois huinides. C. däns les plantations, bords dés routes. R. spontané. 2243. BP. canescers. Sinith. fl. brit. 1060. (P. blanchâtre.) P. hÿbridu Reich. ic. 1271. Vulg. Grisaille. — Arbre à écorce lisse, à raicaux ascendants, les plus jeunes pubescents grisâtres; feuilles médiocre- ment grandes, ovales où presque arrondies anguleuses dentées, d'un vert foncé et luisant en dessus, tomenteuses en dessous, à duvét court grisatre, disparaissant sur les anciennes feuilles; celles des jeuriés rameaux cordiformes ovales, non lobées, quelquefois très blanchés en dessous; chatons cylindriques allongés , à écailles fendues dénticu- lées pectinées au sommet et ciliées; stigmates à lobes palinés en éventail. Mars, avril. Lieux frais, bois humides. AR. Planté et spon- tané. — Niiv. Gimouille, ruisseau de Toury-sur-Jour, bois entre CHä= moux et Brèves. — Loir. Sologne et environs du Loiret, Briare. — per Garenne de Villefargeau. — Cuer. Bois de Marmagne. —Mesde a Loire. 2244. B. villosa. Lang. in Reich. fl. exc. n° 1036. (P. velu.) P. ca= : nescens Reich. ic. 1273. — Arbre semblable au P. Tremula : pétioles non glanduleux: feuilles suborbiculaires pointues, grossièrement deitées anguleuses, couvertes d’abord sur les deux faces d’une vil- loSité fournie, molle, soyeuse, argentée, puis seulement pubeséentes, à la fin presque glabres, plus pâles en dessous: chatons liches, ey- lindriques, pendants, à écailles incisées digitées, chargées dé poils laineux; stigmates en 2 parties lacinices. Mars, avril. Bois. Çà et là. — Coulanges près Nevers. — Autun. — Bois de Pruniers près Angers. 2245. P. Tremula. L. sp. 1464. (P. tremble.) — Arbre médiocre ment élevé à écorce lisse, grisâtre; feuilles presque orbiculaires dentées anguleuses, d’un vert clair, glabres sur [es deux faces, pu- béscentes dans leur jeunesse; pétioles allongés, comprimés, an peu glanduleux au sommet; rameaux des pousses radicales pubescents, à feuilles quelquefois cordiformes et pubescentes en dessous: cha= tons femelles cylindriques, à écailles incisées digitéés et chargées dé poils ldineux; stigmate à 4 lobes. Fleurs vérdâtres où branàtres. Mars, avril. Parties humides des bois. CC. Obs. Les feuilles des pousses qui suivent la coupe des bois, sopt souvent cordiformestaigueës ét Lo- meblenses en dessous, ce qui les peut faire prendre pour le P. canescens. POPULUS: SALICINÉES, 587 ** Jeunes pousses glabres, souvent résineuses visqueuses; 12 à 90 étamines, écaiiles des chatons glabres. 2246. P. fastigiata. Poir. Diet. 5, p. 235. (P. pyramidal.) Vulg. Pénplier d'Italie. — Arbre très élevé, pyramidal, à rameaux droits, serrés contre le trone; feuilles glabres rhoñiboïdales actiminées, dentées en scie, un peu rétrécies et entières à la basé: chatons nais= sant avant les feuillés; anthères parpurines. Mars. Cultivé presque partout au bord des routes et des rivières. 2247. P. nigra. L. 1464. (P. noir.) Vulg. Bouillard. — Arbre à xa- Meaux étalés ; feuilles glabres, triangulaires ovales acuminées, deu- tées en scie jusqu'à la base et presque tronquées ; chatons naissant avant les feuilles. Fleurs rougeûtres. Mars, avril. Lieux humides, bords des eaux et dés prés. C. 2248. &. Virginiana. Desf. Cat. 242, (P, de Virginie.) P. momlifera Mich. non Wild. Vulg. Peuplier Suisse, — Arbre très élevé à rameatix , 1” : on . . étalés ; feuilles plus larges que longues, glabres, deitoïdes, aiguës, dentées ; fleurs en iongs chatons pendants, lâches, monilformes. Avril. Gulfivé abondamment dans les vallées de ln Loire, de FAI- lier, etc. Obs. Le P. canadensis Mich. ne diffère gnère de celui-ci que par ses feuilles plus allongées,, mut- mies dé deux alatides jantittres 4 fa baise — Ou tronve aussi das Les plañtifions et au Bord des routes, 4° le P: grandidentatu Mic: à feuilles cordiférmes uit presque arrondies, bordées de hrxes dents inégales, blayehes cotuuneuses dans leur jeurresse, puis très glabres, fermes, nerveuses; chatons très veltis 2 2 P. angaleta Mich. à feuilles très lirges Strtout sur les rejets, cordiformes acuminées eré- nelées ait dentées slandulebsés, ciliées dans Fleur jeunesse ; chatons lathés, monililotihés, pendinits. (P. dé la Caroline.) FAM. LXXXXIIL QUERCINÉES. Fleurs monoïques : les mâles en‘chatons cylindriques où arrondis; garnis de petites bractées; calice nul, remplacé par une écaille, où à 4 à 6 divisions; 5 à 20 étamines et plus, insérées sur le calice où sur les écailles ; anthères biloculaires s'ouvrant par deux fentes. Fleurs femelles solitaires, ou aggrégées, ou en épis; calice adné à l'ovaire, à limbe denticulé, souvent nul; ovaire de 2 à 6 loges, à 1 ou ? ovules pendants; 2 à 6 stigmates souvent soudés à la base. Involucre va- riable accrescible, entourant ou recouvrant les fruits, simulant par- fois un péricarpe. Fruit uniloculaire, monosperme par avortement. Périsperme nul; embryon droit; cotylédons épais ou foliacés. Arbres ou arbrisseaux à feuilles simples alternes: stipules caduques enve- loppant le bourgeon. 508. FAGUS. Z. (Hôtre.) Chatons presque globuleux, les mâles serrés, inférieurs, axillaires, pédonculés, pendants ; 8 à 15 étamines sortant d'un calice à 5 ou 6 lobes; chatons femelles dressés, supé- rieurs, composés de fleurs solitaires, gérninées ou ternées au centre d’une eupule à 4 lobes; calice hérissé à 4 lobes, adhérent et couron- nant l'ovaire ; 3 stigmates; ovaire à 3 loges contenant 2 ovules ; fruit mono ou disperme par avortement, et renfermé dans la eupule accrue , endurcie et mollement épineuse. 2249. F. sylvatica. L. sp. 1416. (H. dés forêts.) Vutg. Foyart, Fau, 588 QUERCINÉES. Foue. — Arbre élevé droit, à écorce lisse, blanchâtre et à cyme ré- gulière; feuilles ovales, obscurément dentées ou ondulées, lisses, nerveuses, d’un beau vert, ciliées sur les bords; pétioles pubescents. Fleurs jaunâtres. Avril, mai. Bois montagneux, forêts. C. 509. CASTANEA. Tournefort. (Châtaignier.) Chatons mâles grêles, cylindriques, très longs, formés de petits glomérules de fleurs sessiles et munis de petites bractées; calice à 6 divisions , 40 à 20 étamines ; chatons femelles globuloïdes, 2 à 5 fleurs renfermées dans une cupule close, hérissée d’épines serrées, subulées, et à 4ou 6 lobes; calice supère à 5 à 8 divisions ; 5 à 8 stigmates; ovaire de ù à 8 loges contenant 2 ovules; fruit uniloculaire par avortement, reufermé dans la cupule accrue, coriace et hérissée d’épines rayon- nantes. 2250. C. vulgaris. Lamk. Dict. 4, p. 708. (C. commun.) Fagus eas- tanea. L. sp. 1416. — Arbre élevé à rameaux étalés ; feuilles oblon- gues lancéolées acuminées, bordées de larges dents de scie mucro- nées, glabres, luisantes, fermes. Fleurs jaunâtres. Mai, juin. Bois montueux des terrains granitiques ou siliceux. C. 510. QUERCUS. L. (Chène.) Chatons màles grèles, pendants, à fleurs écartées ; calice sessile de 5 à 9 divisions, 5 à 9 étamines ; fleurs femelles placées à l’aisselle d’une écaille caduque; involucre formé de très petites folioles soudées plus tard en forme de cupule coriace, hémisphérique, accrescible ; calice adhérent à l'ovaire, à 6 dents très petites ; 1 style, 3 stigmates ; ovaire à 3 loges contenant 2 ovules ; fruit (gland) lisse uniloculaire et monosperme par avortement, en- touré à la base par la cupule. 2251. Q. pedunculata. Ehrhart. (C. pédonculé.) Q. robur a. L. f1. Suec. Q. racemosa Lam. Vulg. Chägne, Ghône blanc. — Arbre très élevé, à feuilles presque sessiles, glabres, fermes, un peu glauques en dessous, oblongues obovales,"échancrées à la base, sinuées ou pinnatifides, à lobes inégaux, obtus, arrondis, mutiques. Fruits lon- guement pédonculés ; écailles de la cupule apprimées; fleurs jaunà- tres. Avril, mai. Bois, bords des chemins et des champs. 2252. Q. sessilifiora. Smith. fl. brit. 3. 1026. (C. à fruits sessiles.) Q. robur Dub. Orl. n° 1372. Vulg. Durelin Roure. — Arbre plus ou moins élevé, à feuilles pétiolées glabres ou très légèrement pubes- centes en dessous, fermes, marcescentes, obovales oblongues échan- crées à la base ou rétrécies en pétiole, sinuées lobées, à lobes ar- rondis obtus, mutiques; jeunes rameaux pubescents au Sommet ; fruits ordinairement agglomérés, sessiles, ou à pédoncule ne dé- passant pas la longueur du pétiole; écailles de la cupule apprimées ; fleurs jaunâtres. Avril, mai. Bois montueux, bords des chemins: CC. Obs. Parmi les formes nombreuses confondues sous ce nom, nous distinguerons : 1° Q@. glomerata Lam. Feuilles mollement pubescentes en dessous, à la fin glabrescentes; fruits petits ou médiocres portés par un pédoncule qui ne dépasse pas le pétiole. Bois calcaires. C.; 2° Q, laciniosa Bor. Arbre médiocre ou plus souvent arbrisseau très rameux à feuillage élégamment découpé, rouge sur les jeunes - pousses et les pétioles ; feuilles d’un vert luisant, pubescentes en dessous, profondément découpées en lobes ondulés crépus , glands sessiles, agglomérés, petits. Bois secs, collines du calcaire juras sique. — Yonne. — Nievre. — Cher, ete.; 3° Q@. microbalanos Bor. Arbre peu élevé ou souvent ar- brisseau à feuilles ovales ou obovales sinutes lobées , à lobes obtus, tomenteuses en dessous d'abord, puis finement pubescentes; fruits sessiles, agglomérés, très petits, pubescents au sommet, àpeine;, ou très peu saillants hors de la cupule; cupule petite, pubescente à écailles apprimées. Boïs secs calcaires des environs de Bourges, — Foret de Fontevrault. Les feuilles glabrescentes avec l'äge,tles QUERCUS. QUERCINÉES. 589 écailles de la cupule apprimées, non tuberculeuses, ne permettent pas de réunir cette jolie forme au Q. pubescens. — Au reste, les Chènes décrits jusqu'ici par les auteurs, sont moins des espèdès que des groupes, qui réclament la sagacité d’un monographe scrupuleux et persévérant. 2253. Q. pubescens. Wild. sp. 4. 450. (C. pubescent.) — Arbre tortueux peu élevé; feuilles pétiolées obovales échancrées à la base ou rétrécies en pétiole, sinuées à lobes entiers ou peu dentés, obtus, mutiques, tomenteuses laineuses dans leur jeunesse, puis pubes- centes en dessous dans l’âge adulte; fruits agglomérés presque ses- siles ; écailles de la cupule oblongues ciliées apprimées, un peu tu- berculeuses ; fleurs jaunâtres. Mai. Bois pierreux, montueux et escarpés. AR. — Nièv. Clamecy, Dornecy. — CHER. Moulins, Farges, Lissay, Châteauneuf, la Groutte, Morthomier, Subdray, St-Florent, Cha- rost. — L.-ET-Cn. C. à Cour-Cheverni et dans la Sologne. — Lor. Sologne, Pully. — Ip. Le Blanc, Fontyombault, ete. — La Vienne. — Deux-Sèvres. — Maine-et-Loire. — La Sarthe. AC. dans les régions calcaires. 2254. Q. Apennina. Lam. Dict. 1, p. 725. (C. de l’Apennin.) — Arbre peu élevé très touffu, à jeunes rameaux pubescents; feuilles d’un vert foncé, presque glabres, luisantes en dessus, pubescentes grisâtres en dessous, largement ovales obtuses, sinuées à lobes courts et sinus larges obtus; pétiole court. pubescent ou laineux; fruits en épi interrompu, sessiles sur un pédoncule axillaire tomen- teux dépassant le pétiole; cupule velue hémisphérique à peine une fois plus courte que le gland, à écailles lancéolées apprimées. Avril, mai, Bois des terrains calcaires. RR.— INp.-ET-L. Bois de Grammont près Chinon (Coqueray). 2255. Q. Toza. Bosc. (C. Tauzin.) Q. Pyrenaïca Loisel. — Arbre ordinairement peu élevé, à racine traçante stolonifère, écorce ridée fendillée ; feuilles pétiolées, obovales ou oblongues, sinuées ou pin- natifides, à lobes oblongs obtus, entiers ou peu dentés, fermes, mol- lement tomenteuses dans leur jeunesse, blanchâtres où jaunâtres, paraissant presque glabres en dessus dans l’âge adulte, mais toujours parsemées de poils courts très fins étoilés; fruits presque sessiles ou brièvement pédonculés; cupule hémisphérique assez grosse à écailles oblongues acuminées imbriquées, lâches, un peu ouvertes au som- met; fleurs jaunâtres tomenteuses. Avril, mai. Bois sablonneux, R. — C. dans la région de l'Ouest, jusqu'en Maine-et-Loire et dans la Sarthe, le nord-ouest d’'Indre-et-Loire, surtout hors des terrains calcaires. ÇCà et là, ailleurs. — Loir. Etang neuf à Cierge près Cerdon, Sologne. R. 2256. Q. Cerris. L. sp. 1415. (C. cerris.) — Arbre à cyme arrondie, feuilles courtement pétiolées, obovales ou oblongues, sinuées ou pinnatifides, à lobes ouverts oblongs ou lancéolés, dentés, mucronés, à pointe calleuse, velues ou pubescentes en dessous ; fruits allongés, en grappe; cupule hémisphérique hérissée d’écailles allongées, li- néaires subulées, étalées et tortillées. Fleurs verdâtres. Avril, mai. Bois. — R. Région de l'Ouest : env. de Nantes. — Angers, Saumur et le sud de Maine-et-Loire. — Nué près Loudun. — La Sarthe. 2257. Q. lex. L, sp. 1412. (C. veuse.) Vulg. Chéne vert. — Arbre peu élevé à écorce non crevassée ; feuilles ovales, ou ovales lancéo- lées entières, ou à dents mucronées, coriaces, luisantes en dessus, blanchâtres tomenteuses en dessous; anthères apiculées; cupules arrondies à la base. Mai. Bois, coteaux au midi, R, — Env, de Poi- 540 QUERCINÉES. tiers. — M.-Er-L. Faveraye, la Salle près Montreuil-Bellay. — SARTHE. Sablé, St-Marïs-d'Outillé. — Région maritime. Obs. On cultive leC, Liége ; Q. Suber L.) qui diffère par son écorce crevassée subéteuseé, és Cu - pules rétrécies à la base et Ses anthères mutiques, % 44e 511. CORYLUS. L. (Coudrier.) Fleurs mâles en longs chatons cylindriques, peudants ; 6 à 8 étamines à l’aisselle d’une écaille ob- oyale trilobée; fleurs femelles incluses dans un bourgeon écailleux ; 2 styles rouges saillants; fruit osseux, ovale, monosperme, lisse, eutouré d’une cupule herbacée et lacérée au sommet. 3258. C. Avellana. L. sp. 1417. (C. noisetier.) Vulg. Cœudre. — Arbrisseau à rameaux longs, droits, flexibles ; stipules oblongues ob- tuses, caduques; feuilles pétiolées, cordiformes ovales acnminées, doublement dentées; cupules du fruit campanulées ouvertes au sommet et lacérées dentées. Chatons pendants jaunâtres. Février, mars. Haies, bois taillis. CC. 512. CARPINUS. L. (Charme.) Chatons mâles cylindriques, à écailles ovales ciliées, 6 à 14 étamines, à anthères à 2 loges harbues; chatons femelles imbriqués lâches, à écailles biflores, herbacées, ternées, l’extérieure caduque, les intérieures bifides ou anguleuses, persistantes et prenant un grand accroissement sur le fruit; ovaire à 2 loges contenant 1 ovule, et couronné par le calice à 6 dents; 2 stigmates; fruit osseux, ovoide. 2259. C. Betulus. L. sp. 1416. (C. commun.) — Arbre médiocre- ment élevé, à rameaux étalés; feuilles ovales acuminées, doublement dentées, nerveuses, d’un vert clair ; chatons mâles naissant souvent avant les feuilles, Les femelles munis à la maturité d’écailles foliacées tripartites, à lobes lancéolés, l’intermédiaire allongé, souvent den- telé. Fleurs verdâtres ou rougeâtres. Avril, mai. Bois, haies. C. — Cultivé en berceaux, il constitue la Charmille. FAM. LXXXXIV. JUGLANDÉES. Fleurs monoïques, les mâles en chatons; calice à 2 ou 5 à 6 divi- sions; corolle nulle; étamines nombreuses, insérées au milieu du calice, filets très courts, anthères à 2 loges; fleurs femelles soli- taires, géminées ou ternées au sommet des jeunes rameaux, dépourz vues d’involucre; calice supère à 4 dents, caduc; 4 pétales herbacés ; ovaire uniloeulaire à 4 ovule dressé, 2 stigmates lancéolés allongés, ou uu seul pelté à 4 lobes; drupe charnu à noyau à 2 ou 4 valves ; périsperme nul; cotylédons charnus bifides, ondulés repliés, — Arbres à feuilles alternes, pinnées avec impaire, stipules nulles. 513. JUGLANS. L. (Noyer.) Fleurs mâles en chatons imbriquéss, périanthe simple à 5 ou 6 divisions adhérentes en dedans ; étamines nombreuses, à filets courts dilatés; anthères épaisses. — Fleurs fe- melles : calice à 4 dents; 4 pétales herbacés; 2 styles très courts ; 2 stigmates grands lancéolés ; drupe à noix osseuse, à 2 valves sil- lonnées rugueuses. 2260. 3. regia. L. sp. 4415. (N. conimun.) — Arbre élevé, à eyme L 2 touflue, arrondie; feuilles glabres, aromatiques, à 7 ou 9 folioles CONIFÈRES. so{ ovales aiguës, resque égales; fruits lisses globuleux, Fleurs verdà- tres. Avril, mai. Cultivé presque partout. Bords des routes, champs. FAM. LXXXXV. PLATANÉES Fleurs monoïques en chatons globuleux compactes unisexuels : écailles très petites linéaires très nombreuses, entremélées parmi les fleurs; étamines glanduleuses au sommet; anthères à deux loges distinetes. Calice tantôt en forme de petite cupule, tantôt en forme d’aigrette à poils très petits; carpelles uniloculaires contenant üne seule graine pendante. Périsperme nul, embryon droit; cotylédons plans foliacés. Arbres à feuilles alternes, à stipules nulles ou folia- cées. 514. PLATANUS. L. (Platane.) Chatons globuleux compactes, nus à la base, les mâles à écailles nombreuses, linéaires, les femelles à écailles spatulées; ovaire simple, filiformie, épaissi au sommet, à Siigmate crochu; capsules en miassue, mucronées, monospermes, munies d’une aigrette à la base. 2261. P. Orientalis. L. sp. 1417. (P. d'Orient.) — Arbre élevé, à épiderme se détachant par plaques ; feuilles pétiolées, larges, palmées à à lobes acuminés, dentées, cordiformes ou tronquées à la base, fer- mes, glabres, pabescentes dans leur jeunesse. Chatons pédonculés pendants à la maturité. Fleurs verdatres. Avril, mai. Avenues, bords des routes. — Originaire d'Orient. Obs. On cultive plus rarement le P. occidentalis L. qui diffère par ses feuilles cunéiformes à la ba se, à cinq lobes peu prononcés, et pubescentes en dessous. FAM. LXXXXVI CONIFÈRES. Fleurs monoïques ou dioïques, les mâles en chatons formés de bractées en forme d’écailles ou peltées; anthères portées sur les écailles ou sur des filets axillaires et soudés entre eux; fleurs fe- mellés terminales, solitaires, géminées ou ternées, ou réunies en Ca- pitules, ou en cônes formés &’écailles imbriquées, accrescibles, et alors sessiles à la base des écailles ou à la base d’un involucre squa- miforme, et sortant de l’aisselle d’une écaille; ovaire supère inélus dans un calice urcéolé, ouvert seulement au sommet; stigmate ses- sile, petit, ponctiforme; style nul ou filiforme et à stigmate simple. Fruit monosperme recouvert par le calice persistant et endurei;: graine dressée; spermoderme mince membraneux, périsperme charnu; embryon inverse placé au centre du périsperme; cotylédons opposés simples, ou lobés verticillés. Arbres ou arbrisseaux résineux à feuilles alternes, ou verticillées, ou opposées, souvent munies à la base d’une petite gaine membraneuse, ordinairement très étroites et souvent persistantes. Obs. Le groupe des Coniferes, aujourd’hui divisé en plusieurs failles, constitue l'ordre des Gym nospermes des auteurs qui admettent un ovule pu, recevant immédiateur nt li matiere técoadaute ef placé dans une feuille carpellaire non soudée, ou daus un disque ouvert au sommet, 592 CONIFÉRES. $ 4, — Fruit succulent ou en forme de baie. 515. EPHEDRA. L. Fleurs dioïques, les mâles en chatons à écailles imbriquées opposées en croix ; calice bifide ; 6 à 8 étamines à filets soudés en colonne, libres au sommet ; anthères à 2 loges s’ouvrant par 2 trous ; fleurs femelles géminées opposées à involucre formé d’écailles connées, 2? supérieures plus grandes, renfermant 2 ovaires à style filiforme ; fruit renfermé dans l’involucre devenu charnu en forme de baie. 2262. E. distachya. L. sp. 1472. (E. à deux épis.) — Sous-arbris- seau de 1 à 4 décim. sans feuilles, couché ou redressé, à rameaux grêles articulés, opposés ou verticillés, munis d’une gaïîne rougeâtre aux articulations ; pédoncules opposés; fruits rouges; fleurs jau— nâtres. — Port d’un Equisetum. — Juin, août. Sables maritimes. St-Naszaire, etc. 516. TAXUS. L. {If.) Fleurs dioïques, les mâles en petits chatons à écailles peltées, chargées en dessous d’anthères uniloculaires ; fleurs femelles solitaires au centre d’un involucre entier, d’abord très petit et en forme d’anueau, s’accroissant ensuite sous forme de cupule succulente, imitant une baie, dans laquelle est caché le fruit renfermé dans le calice endurci en forme de noyau. 2263. T. baccata. L. sp. 1472. (I. à baies.) — Arbre médiocrement élevé, d’un vert sombre; feuilles rapprochées presque distiques, linéaires aiguës, un peu épaisses; fleurs sessiles, axillaires jaunâtres. Fruits rouges. Mars, avril. Cultivé dans les parcs, se trouve auprès des habitations çà et là, et forme des haies dans la Sologne orléanaise. 517. JUNIPERUS. L. ((:enévrier.) Fleurs dioïques, les mâles en chatons ovales, à écailles ovales peltées, portant à leur bord inférieur 3 à 7 anthères uniloculaires ; fleurs femelles terminales ternées libres, dressées, entourées d’un involucre trifide, formé par la sou- dure de 3 écailles concaves, devenant ensuite charnues et soudées en forme de baie contenant 3 fruits ossiculés. 2264. J. communis. [,. sp. 1470. (G. commun.) — Arbrisseau très rameux diffus, peu élevé ou rarement arborescent ; feuilles un peu glauques, ternées étalées, linéaires subulées, piquantes, légèrement canaliculées en dessus, en carène obtuse en dessous ; baies ovales noires, bleuâtres à la maturité et 2 ou 3 fois plus courtes que les feuilles. Fleurs jaunâtres. Avril, mai. Coteaux stériles, bois, bruyères. C. — Manque dans quelques contrées. | 2265. J. nana. Wild. (G. nain.) — Sous-arbrisseau dur très ra- meux, couché, apprimé ou tombant ; feuilles ternées, apprimées lan- céolées linéaires, acuminées en pointe piquante; fruits en forme de baies ovales, noires glauques bleuâtres égalant presque les feuilles. Juillet, août. Rochers et pentes des montagnes. RR. — Mont-bore, vallée de Chaudefour, plateau de Boxat, roc de Cuxeau. — Plomb du Cantal. Obs. On cultive la Sabine (J. Sabina. L.) à feuilles très petites, ovales, décurrentes et imbr.quées, ætà baies bleuâtres et penchées. $ 2. — Fruit sec à écailles coriaces ou ligneuses. Obs. On cultive les Thuia occidentalis L, et orientalis L. à rameaux aplatis, et plus fréquemment CONIFÈRES. 593 le Cyprès (Cupressus sempervirens L.) qui forme deux espèces, l'une à rameaux redressés (C. fasti- giata DC.), l'autre à rameaux étalés (C. horizontulis Mill.). 518. PINUS. L. (Pin.) Fleurs monoïques, les mâles en chatons terminaux rapprochés en grappes; 2 anthères uniloculaires sessiles sous les écailles du chaton; fleurs femelles en cônes, à écailles épaisses, ligueuses, munies au sommet d'un cercle renflé et ombi- liqué, et portant à leur aisselle un petit involucre squaruiforme et biflore, et plus tard deux fruits monospermes et recouverts d’une membrane apiculée. Cotylédons digilés. Feuilles de deux à cinq dans - une petite gaine membraneuse. 2266. P. sylvestris. L. sp. 1418. (P. sauvage.) — Arbre à feuilles géminées roides, un peu glauques, rudes serrulées sur les bords, linéaires étroites, un peu canaliculées d’un côté, convexes et striées de l’autre; cônes médiocres grisàtres, ovales coniques à pédoncule recourbé. Fleurs jauvâtres. Avril, mai. Bois montagneux. AR. spon- tané. — S.-Et-L. Montagnes du Charolluis, Breuil, Bryon. — Ar. Mon- tagnes granitiques, la Palisse, le Montet, la Fline, Cressanges, ete. — CC: dans la Région des montagnes. — Se trouve semé dans les bois çà et là. 2267. P. maritima. Lam. fl. fr. 2, p. 201. (P. maritime.) — Arbre à feuilles géminées roides, linéaires allongées, canaliculées et un peu rudes en dessus, convexes et lisses en dessous ; cônes gros, oblongs coniques obtus, dressés d’abord, puis étalés à angle droit, et plus courts que les feuilles. Fleurs jaunàtres. Mai. Çà et là daus les bois ; cultivé en grand dans les terrains stériles de la Sologne, du Gustinois, de l'Indre, de la Sarthe; etc. Obs. D'autres espèces sont semées çà et là dans les bois, mais sans être cultivées en grændes masses, 519. ABIES. Tournef. (Sapin.) Fleurs monoïques, les mâles en chatons oblongs, solitaires ; deux anthères uniloculaires fixées sur les écailles; écailles des cônes lisses, aplanies au sommet, égales, ni anguleuses, ni ombiliquées. Feuilles étroites, roides, solitaires. 2268. A. excelsa. DC. fl. fr. 3, 279. (S. élevé.) Pinus Abies. L. sp. 1421. Vulg. Epicea. — Arbre élevé pyramidal, d’un vert sombre, à rameaux étalés inelinés; feuilles éparses, presque comprimées, té- tragones aiguës ; cônes cylindriques, pendants, à écailles planes, denticulées au sommet. Fleurs jaunâtres. Avril, mai. Semé çà et là dans les bois montueux. 2269. A. pectinata. DC. I. c. (S. pectiné.) Pinus Picea. L. sp. 1420. — Arbre élevé à rameaux verticillés; feuilles distiques, comme pec- tinées, planes, obtuses ou échancrées, marquées en dessous de deux lignes blanchâtres ; cônes dressés à écailles apprimées, très obtuses, se détachant de l'axe à la maturité. Fleurs jaunâtres. Avril, mai. Couvre les pentes des hautes montagnes. 520. LARIX. Tournef. (Mélèze.) Caractères du genre Abies, mais cotylédons simples, non lobés; cônes latéraux; feuilles décidues, fasciculées d’abord, solitaires et alternes ensuite. 2270. L. Europæa. DC. fl. fr. 3, p. 277. (M. d'Europe.) Abies Larix. Lam. Pinus Larix. L. sp. 1420. — Arbre élevé, à feuilles fasciculées, linéaires, presque planes, molles, tombant à l'automne; cônes ovales, sessiles, obtus, à écailles lâches très obtuses, persistantes. Fleurs jaunâtres. Mai, Semé dans les bois montagneux, dans le Morvan, ete. c. 38. 594 ALISMACÉES. CLASSE DEUXIÈME. PLANTES MONOCOTYLÉDBONÉES. Plantes presque toujours herbacées (en France); tige dé- pourvue de moëlle centrale, de rayons médullaires et d’é- corce, formées de fibres longitudinales et non de couches concentriques, souvent hypogées ; feuilles souvent engai- nantes, simples, à nervures toutes parallèles, rarement lobées el à nervures ranyliées, Jamais composées ; fleurs 1rès sou- vent à appareils ternaires (à 5, 6 ou 9 parties), à périanthes souvent colorés et semblables l’un à lautre. Embryon pourvu d’un seul colylédon, ou mieux de cotylédens aliernes. FAM LXXXXVII ALISMACÉES. * © Calice à trois sépalcs herbacés ou colorés; corolle régulière, hypo- gyne à 3 pétales, fleurs hermaphrodites, ou rarement monegïques ; 6 à 9 étamines, rarement plus; 3 à 6 ovaires et autant de stigmates, rarement plus, libres ou soudés par la base, rarement soudés en un seul à 3 où 6 sillons séparables à la maturiré; carpelles secs souvent indéhiscents, mono ou polyspermes. Périsperme nul; embryon droit ou courbé. Herbes des marais ou aquatiques, à feuilles toutes radi- cales, alternes engaïînantes ; fleurs en sertule, où en épis ou verti- cillées. 521. ALISMA. L. (Fluteau.) Fleurs hermaphrodites; «calice à 8 divisions herbacées; 3 pétales ; 6 étamines ; 6 à 25, carpelles indé- hiscents, caducs, à À ou 2 graines ; hampes à feuilles toutes radicales. Obs. Toutes les espèces de ce genre sont susceptibles d'avoir des feuilles flottantes, lorsque Ja plante croit dans l'eau : lorsqu'elle est profondément submergée, les feuiiles ne développestæas de Aibe, et les pétioles s'allungent en forme de phyllodes étroits. La ‘plmite alors ne Scbrit pes, 2271. A. Flantago. L. sp. 486, (F. Plantain d’eau.) — Plante de 4 à 9 dée.; racine fibreuse, à collet renflé globuleux; feuilles pétiolées ovales, contraciées ou-un peu échancrées en cœur à la base; hampe droite à rameaux verlicillés, nus, munis à la‘ base de petites braëtées scarieuses ; sépales ovales oblongs à 40 nervures de force mégale ; pétales dilas ou blanchâtres, subarrondis ; anthères oblongues échan- crées au sommet; ovaire ovale; styles flesucux deux fois plus longs ALISMA. ALISMACÉES. 505 que l'ovaire : carpelles mutiques obtus, arrondis au sommet, marqués de 1 à 2 sillons sur le dos, et formant un fruit à 3 angles obtus, dont le centre reste vide. Juin, septembre %. Fossés, bords des eaux, lieux humides. AC. 2272. A. lanceolaturn. Withring. Jord.! Arch. Bill. p. 322. (F. lan- céolé.) Lam. illust. t. 272. — Port et grandeur du précédent; feuilles lancéolées aiguës, longuement atténuées en pétiole à la base; hampe roilé à rameaux verticillés, munis à la base de bractées scarieuses ; sépales ovales, à 10 nervures presque égales ; pétales lilas an blan- chätres, largement ovales; anthères ovales arrondies, à peine échan- crées au sommet; styles un peu fléchis au sommet dilaté, égalant à peine l'ovaire; carpelles muliques formant un fruit à 3 angles obtus, dont ie éentre reste vide. Fleurs lilas on blanchâtres. Juin, sept. %. Fossés, bords des eaux, lieux humides. €. | Obs. L'4. rh Michal. se distinguera à sa fpanicule dont l'axe et les rameaux sont recourbés, à son fruit dont les carpelles contigus ne laissent pas de vide au milieu. 2279. A! parnassifolium. L. Mant. 371. (F. à feuilles de parnassie.) — Plante de 4 à 6 déc.; racine fibreuse n’offrant pas de collet renflé giobuleux ; feuilles profondément échancrées en cœur à la base, ovales presque obtuses et arrondies au sommet, à 7 où 9 nervures prin- cipales arquées ; pétioles un peu noueux; hampe dressée à rameaux vérticitlés, munis de bractées à la base: styles filiformes allongés ; carpélles Striés, arrondis au sommet, et terminés en arûte du côté intérieur. Fleurs blanches. Août, septembre %. Etangs fangeux. R. — Inn. Etangs de la Brenne, Mézières, St-Michel, St-Cyran, Douadic! Lingé, Méobec, Luant ; étang du Blanc. 2274. À. natans. [ sp. 487. (F. nageant.) FI. de la Côte-d'Or. PI. v. — Plante de À à 5 décim.; racine fibreuse; tiges grêles, feuillées, flüttantes ; feuilles radicales immergées linéaires étroites, les supé- rieures flottantes ovales elliptiques obtuses, ordinairement trinervées, longuement pétiolées ; pédoncules axillaires de 1 à 5 ; carpelles striés, obiongs, obius, terminés par un bec oblique et réunis en cercle lâche. Fleurs blanches. Juin, septembre %. Etangs et mares à fonds sa- blonneux.— varie dans les étangs asséchés, à tige droite et feuilles radicales cordiformes ovales acuminées. — AC. mais non partout. — CorE-D’'Or. Saulieu. — S.-ET-L. Millery, Tavernay. — Nièv. Lormes, St-Brisson, Azy-le-Vif, Chantenai, Toury-sur-Jour, Dorne, Neuvilles- les-Decise, Lamenui. — ALL. Chavenon, Trevol, Cerilly, foret de Tronçais. — Creuse. C. Chambraud, ete. — CBEr. Sancoins, entre Cellelte et Faverdine, St-Hilaire-en-Lignières, Méry-ès-Bois, Allouy, Vier:on, Oizon, Richemont, Prely. — Inn. La Châtre, Beläbre, Migné, Mézières, St-Michel, Clion. —L.-Et-CH. Sologne. — Loïe. Saran, Cernoy. — C. dans la ré- gion de l'Ouest. 2275. A. ranuncuto’dcs. f,. sp. 487. (F. renoncule.) — Plante de 1 à à déc. dressée on étalée ; racine fibreuse; feuilles toutes radicales, linéaires lancéolées acumiaces trinervées, rétrécies à la base, longue- ment pétiolées, égalant presque la hampe; hampes dressées, multi flores, à pédicelles verticiliés en sertule, rarement prolifère; carpelles nombreux obliquement elliptiques, brièvement mucronés, à çinq angles, agglomérés en capitule globuleux de la grosseur d’un pois ; pétales assez grands d’un blanc rosé, très fugaces, Mai, septembre ; ? 596 ALISMACÉES. | ALISMA. Etangs, fossés, lieux inondés l’hiver. R. dans le Centre. — Yox. Blé- neau.—CnEr. Baugu, Bourges, Allouy, Mehun, Marmagne.— La Sologne. — Poitiers. — Saumur. — Le Mans. — Nantes. 2276. A. repens. Cav. Lam. Dict. 3, p.515. (F. rampant.) — Plante de 6 à 20 ceniimèt. diffuse; racine fibreuse; tiges, les unes dressées, les autres couchées, radicantes stolonifères, produisant aux nœuds des feuilles et des fleurs > feuilles linéaires ou lancéolées aigués, pétiolées ; hampes grêies souvent arquées, à pédicelles réunis en sertule inégal souvent prolifère ; carpelles obliquement ovoïdes, mu- cronés à cinq angles, agglomérés en capitule moitié plus petit que dans le précédent; pétales assez grands, lilas, très fugaces. Mai, septembre %. Etangs et lieux inondés. R. dans le Centre. — Pux- DE-D. Montaigu! — ALL. Dampierre-sur-Bèbre, Thiel, Villeneuve, Cérilly. — Niëv. orne, Toury, Chantenai. — Cner. Ardenais, le Châtelet, le Bhin-du-Bois. — C. dans la Sologne. — La Brenne.— La Creuse. — La Haute-Vienne. — Toute la région de l'Ouest. 2277. A. Damascniurm. 1. sp. 486. (F. étoilé.) Damasoniumstellatum. Rich. — Plante de 1 à 5 décim.; racine fibreuse ; feuilles toutes radi- cales, pétiolées cordiformes oblongues, trinervées ; hampes dressées, à rameaux siinples réunis en ombelle, ou en verticilles, munis à la base de 3 bractées membraneuses; fruits composés de 6 carpelles comprimés, allongés en pointe, striés et disposés en étoile. Fleurs petites blanches ou rosées. Mai, septembre %. Lieux fangeux, bords des étangs, fossés et lieux inondés l'hiver des terraius argilo-siliceux. AR. — S.-£r-L. Navilly. — Nièv. Chavenon, Sermoise, Gumouille, St- Pierre-le-Moustier, Livry, Chantenai, Tresnai. — CnER. Merry, Vierzon, Sancoins, St-Hilaire-en-Lignières, Ineuil. — Nb. La Châtre, Migne, Douadie, St-Michel, Mézières. — L.-ET-Cn. Cour-Cheverm, Tour, Cham- bord, St-Aignan. — Loir. Sologne, St-Privé, St-Mesmin, Olivet, Cernoy. — €. dans l'Ouest. 522. SAGITTARIA. L. (Sagittaire.) Fleurs monoïques; calice persistant à 3 sépales verdâtres ; 3 pétales colorés ; fleurs supérieures mâles de 18 à 24 étamines, les inférieures femelles à carpelles nom-— breux, comprimés, bordés, monospermes, sur un réceptacle glo- buleux. 2278. S. sagittæfolia. L. sp. 1410. (S. fléchière.) — Plante de 4 à 9 déc.; racine fibreuse naissant primitivement d’un tubercule ovoïde; feuilles toutes radicales longuement pétiolées, profondément sagittées, à lobes droits aigus ; pétioles triquètres ; hampe nue, simple, à pé- doncules opposés ou ternés Fleurs blanches à onglets purpurins. Juin, août %. Bords des eaux, fossés, lieux fangeux. C. Obs. On observe plus rarement une forme (angustissima) à feuilles très étroites, à oreiïllettes très aiguës, — Dans les 1ivicres à fonds vaseux, telle que la Nièvre, on voit des feuilles linéaires longues d’un metre el plus. submergées et inclinées dans le sens du courant ; ces feuilles, tantôt rapportées à une graminée, lantôl prises tort mal à prepos pour le Fallisneria, sont les phyllodes vu péuoles folincés de La sasitiaire. Dans les livux où l'eau est paisible, ces péticles sont terminés par un disque ovale ubtus plus ou moins sagitté à la buse et flottant ; lorsque l'eau est paisible et peu profonde, res feuilles se dressent hors de l'eau, prennent la forme noruale et c'est seulement alors que la plante fleurit. C'est sur la forme submergée qu'a été établi le Vallisneria bulbosa Poir. Dict. 8, p. 321, que Steutel a cru être l’Jsoetes ! C'est le Gramen bulbosum agueticum C. Baub. Prod. p. &, re: 523. BUTOMU*. L. (Butonie.) Calice à 3 sépales colorés; 3 pé- tales ; 9 éiamines hypogynes, dont 3 plus intérieures ; 6 carpelles MS con u BUTOMUS. ALISMACÉES. 597 polyspermes soudés à la base, séparés au sommet, terminés par un bec formé par les styles persistants bifides, et s’ouvrant du côté in- térieur ; graines oblongues à côtes crénelées. 2279. B. umbellatus. L. sp. 532. (B. à ombelle.) Vulg. Jonc fleuri. — Souche rampante; feuilles toutes radicales, droites, longues, étroites, pointues, canaliculées et triangulaires à la base; hampe de 4 à 8 déc. simple, nue, terminée par un sertule de fleurs nombreuses, muni de trois bractées à la base. Fleurs rosées, élégantes. Juin, août %. Lieux marécageux, bords des eaux stagnantes. C. 524. TRIGLOCHIN. L. (Troscart.) Calice à 3 sépales verdâtres ; 3 pétales; 6 étamines à anthères presque sessiles; style nul; 3 à 6 stigmates plumeux ; 3 à 6 capsules soudées, se séparant par la base à la maturité, et s’ouvrant longitudinalement par l'angle intérieur. 2280. T. palustre. L. sp. 482. (T. des marais.) — Plante de 4 à 4 décim. grêle, effilée; racine fibreuse ; feuilles toutes radicales, li- néaires semi-cylindriques, moitié plus courtes que la hampe; hampe dressée, terminée par un épi lâche, grêle; fruits linéaires, oblongs, anguleux, atténués à la base, serrés contre l'axe, se séparant en trois capsules. Fleurs petites blanchâtres. Juin, août %. Prés marécageux. R.— Yon. Marais d’'Andrie. — Puy-pe-D. Eaux salées de la Limagne. — Nièw. Garchy, St-Père, vallée de la Nohain.— Cner. Vinon, Baugy, Bourges, Turly, Marmagrie, Ste-Thorette, Charost, Dun-le-Roi, Sancouns. —- IND. Issoudun. — Loir. Chätillon-sur-Loire, Huisseau-sur-Mauve. -— L.-ET-Cn. AC. Contres, bords du Beuvron, pare de Chambord, ete. — INb.-ET-L. Chäteau-Renaud, vallée de lu Croisille. — Env. de Poitiers. — Thouars. — Saumur. — Le Mans. — Laval. — Nantes. 2281. T. maritimum. [,. sp. 483. (T. maritime.) — Port du T. pa- lustre, mais plus robuste; souche épaisse garnie de gaines hlan- châtres ; hampe de 3 à 5 déc. terminée par une grappe lâche à pédi- celles un peu étalés; fruits ovales anguleux, contraetés sous les stigmates et se séparant en six carpelles ; fleurs blanchâtres. Juin, août %. Marais salés. — Puy-pE-D. Sources salées de St-Nectaire. — Bords de la mer. 525. SCHEUCHZERIA. L. (Scheuchzérie.) Calice à 5 divisions ; 3 pétales herbacés; 6 étamines à filets grêles et anthères allongées ; 3 à G'ovaires biovulés; style nul; stigmate fixé obliquement au som met extérieur de l'ovaire; capsules bivalves, divergentes, reuflées, soudées à la base. 2282. S. palustris. L. sp. 482. (S. des marais.) — Plante de 1 à 8 déc.; souche longue articulée, rampante, radicante, à collet sur- monté par des fibres et des membranes blanchâtres ; feuilles étroites linéaires subulées semi-cylindriques; tige grêle, terminée par une grappe courte, lâche, à bractées engainantes. Fleurs d’un vert jau- Dâtre. Juin, juillet %. Marais tourbeux. RR. — CotEe-n'Gr. Etang Larmier et étang Fortier près Saulieu. — Lucs des Monts-Dores. js POTAMÉES. FAM. LXXXXVIIT, POTAMÉES, Fleurs hermaphrodites ou diclines. Calice infère à 4 divisions, ou nul et remplacé par uné spathe; 1 à 4 étamines libres; un ou plu- sieurs ovaires insérés sur le réceptacle ou sur un axe central; style un où nul; un où plusieurs stigmates simples; capsules indéhisceutes, uniloculaires, monospermes, ossiculées ou drupacées. Périsperme nul: embryon droit, ou courbé, ou enroulé. — Herbes à feuilles simples altérnes où rarement opposées, croissant dans l’eau, sub- mergées ou à feuilles supérieures flottantes; fleurs axillaires ou ter- minales, solitaires ou en épis. 526. PGTAMOGETON. L. (Potamot.) Fleurs hermaphrodites dis- posées en épi renfermé dans une spathe à deux feuillets membra- neux; calice à 4 divisions ; 4 anthères sessiles insérées à la base des lobes du calice; 4 carpelles monospermes, sessiles; style nul. Fleurs verdâtres. Obs, On ne peut évaluer d'une manière précise les proportions des espèces de ce genre: qui sont subordounes à li profoudeur ou à la ripidité des eaux dans lesquelles elles croissent. Le fruit fournit dé bons aritetères, ais c'est sur la plante vivante qu'il doit être étuoié. 2283. P. matans. |. sp. 182. (P. nageant.) — Tige cylindrique plus ou moins longue, simple; feuilles toutes longuemeut pétiolées; Les inférieures submergées, étroites, lancéolées ou oblongues, à limbe se pourrissant au invoment de la fleuraison, les supérieures flottantes, coriaces, presque cordiformes à la base, ovales ou oblongues, à nert vures confluentes, à limbe s’unissant au pétiole par 2 plis saillantss épi cylindrique à fleurs nombreuses serrées; fruit gros, verdâtre, comprimé à carène obtuse. Fleurs d'un blanc verdâtre. Juillet, août %. Eaux paisibles. C, Obs: Le P. #atans abandonné par l’eau n'offre qu'une tige très basse et des feuilles ovales. Croit abondamment autour des étangs de la Brenne. 2284. PB. luitans. Roth. Tent. 4, p. 72. (P. flottant.) — Tige radi- cañte au fond de l’eau, rameuse, à rameaux longs grêles ; feuilles toutes pétiolées, les submergées, existant encore au moment dé la fleuraison, allongées lancéolées membraneuses, pellueides, les su- périeures flottantes, coriaces oblongues lancéolées, rétrécies aux deux bouts, rarement ovales à ia base, ne se joignant pas au pétiole par deux plis saillants ; pétiole convexe en dessus; fruit comprimé, assez gros, verdâtre, très légèrement aminci en carène. Juillet, sep- tembre %. Eaux paisibles ou courantes. AC. — Nièv. Mares de l'A lier près Meauce, rivière d'Aron. — CnEr. Dans le Cher, St-Florent. — Hte-Vien. La Vienne près Limoges et dans les ruisseaux. — Inn. St-Aigny dans da Creuse. — L.-5r-Cn. Dans le Beuvron. — La Loire à Orléans. — Nantes. — Angers. — Poitiers, etc. 2285. ®. Polygonifolius. Pourret. (P. à feuilles de Renouée.) P. oblongus Viv. P. Plantago Bast.! Ess. 64. — Plante plus grêle et plus petite que les précédentes dans toutes ses parties, souvent rou- geûtre ; feuilles toutes longuement pétiolées, les submergées existant encore au moment de la fleuraison, lancéolées minces, les supérieures floitantes coriaces oblongues, arrondies à la base ou un peu cordées se joignant au pétiole par 2 lignes saillantes ; pétiole convexe en des- POTAMOGÉTON. POTAMÉES. 599 sus ou à peine canalieulé; pédoncule non renflé un peu comprimé ; épi :eylindrique compacte, non interrompu, moitié plus grêle que dans les précédents; fruits moitié plus petits, rougeñtres à la matu- rité, un peu comprimés à bords obtus. Juillet, août %. Ruisseaux et fossés des landes tourbeuses. AR. — Yon. Thureau, St-Denis, St- Léger-de-Fougeret. — Core-n'Or. Saulieu. — Niëv. Moux-en-Moran. — Hte-Vien. Limoges à Beauvais, St-Léonird, Bord. — CnEr. Culan, Allouy, Allogny, Hhin-du-Bois. — AC. dans la Sologne et les landes de la région de l'Ouest. Obs Ses petits fruits rougeñtres distinguent très bien cette espèce ; souvent dans le terreau tour- heux des latides, kr plante est naine et à petites feuillés loutes ovales cordées. Cette forme est le P parnassifolius Seluad, 2286. P. rufescens. Schrader. (P. roussâtre.) P. obscurum DC. P. annulatum Bell. — Racine rampante; tige simple; feuilles submergées sessiles, minces, presque membraneuses, translucides , lancéolées, un peu obtuses, rétrécies à la base, les supérieures (manquant quel- quefoïs) Hettantes, coriaces, roussâtres, obovales oblongues, obtuses, rétrécies en un pétiole plus court que le disque; épi oblong; fruits tenticulaires comprimés, entourés d’un bord aigu, et terminés par un beccourt, obtus. Juillet, août %. Ruisseaux et étangs des terrains siliceux. — S.-rr-L. Ruisseau des Planches près Issy-l'Evéque, étang de Brandon près Couches. — Niëv. Etang à l'Ouest de Moux-en-Morvan, Nataloux près Montsauche. — Corte-p’'Or. Sf-Leger près Saulieu. 2287. P. Plantagineus. Ducros. (P. Plantain.) P. Hornemanni Koch. == Tige rameuse, cylindrique, lisse; feuilles toutes pétiolées, minces, translucides, vertes ou roussâtres, lisses sur les bords, les inférieures lancéolées, les supérieures (quelquefois flottantes) ovales ou arron- dies, nerveuses et veinées, presque cordiformes à la base, plus lon- gues que leur pétiole, souvent opposées; épi grêle linéaire; fruit petit, comprimé, à carène obtuse. Juillet, sept. %. Les eaux vives. RR. — Lorrer. Malsherbes, Sceaux. — CHER. Bourges, Charost, ma- rais du Ponté, Mehun. — Inn. St-Michel-en-Brenne! — INn.-ETr-L. Buton près Bourqueil. — Nix. Entre Chalais et Briande, Cloué, Thorus. — M.-er-L. Si-hRémy-la-Varenne, Echemiré, Sermuise. 2288. P. lucers. [,. sp. 183. (P. luisant.) — Tige eylindrique, ra- meuse, articulée; feuilles toutes submergées, minces, translucides, luisantes, vertes, veinées, ovales ou oblongues lancéolées, acuminées ou euspidées, quelquefois très allongées, rétrécies en pétiole, un peu rudes sur les bords; stipules grandes lancéolées; pédoncule renflé au sommet; épi ceylindiique, émergé; frait comprimé à bord obtus, en carène peu prononcée. Juillet, août %. Etangs et rivières. C. 2289. P. perfoliatus. L. sp. 182. (P. perfolié.) — Tige cylindrique, rameuse, souvent très allongée; feuilles toutes submergées, cordi- formes amplexicaules, ovales ou oblongues obtuses, nerveuses, lui- santes, trauslucides, un peu rudes sur les bords: pédoneules non renflés ; épis courts oblongs: fruits comprimés à bords obtus. Juin, sept. %. Etangs el rivières. CC. 2290. P. crispus. L. sp. 183. (P. crépu.) P. serratus Mutel, non L, — Tige rameuse comprimée; feuilles toutes submergées, luisantes, translucides, alternes et opposées, sessiles, linéaires oblongues, ob 600 POTAMÉES. . POTAMOGETON. tuses où un peu acuminées, denticulées, ondulées, crépues ; stipules lacérées au sommet; pédoncule grêle, court; épi pauciflore, ovoide ; fruit comprimé, terminé par un bec aigu. Mai, juillet %. Fossés, mares, étangs, rivières. C. Obs. Le P. serrulatum Schr. est une forme à feuilles allongées planes, finement serrulées, déter- minée par sa station dans une eau profonde, ce qui l'empèche ‘de fleurir. 2291. P. densus. L. sp. 182. (P. serré.) — Raciné rampante ; tige rameuse, presque dichotome: feuilles toutes opposées et submergées, miuces, translucide, sessiles, un peu amplexicaules, ovales lancéo-— lées ou linéaires lancéolées, plus ou moins ondulées sur les bords et finement denticulées; pédoneule axillaire, court; épi très petit de 3 à ù fleurs, penché après Lapfiese : fruit comprimé en carène, terminé par un bec court. Juillet, sept. % a. P. densum L. — Feuilles courtes, ovales acuminées très rappro- chées sur la tige. Etangs et ruisseaux. C. b. P. serratum. L. sp. 142, P. oppositifolium. DC. — Feuilles ovales lancéolées, iongues de 3 à 4 cent. étalées et peu serrées sur la tige. Eaux vives, fontaines. C. 2292. P. heterophyllus. Schreb. Spicil. Lips. p. 21. (P. hétéro- phylle ) P. gramineus Koch. P. crispus Mut. non d — Tige cylindri- que, rameuse; feuilles submergées membraneuses, translucides, souvent un peu roides, linéaires lancéolées acuminées, rétrécies à la base et sessiles, plus ou moins ondulées et un peu rudes surdes bords; les supérieures souvent flottantes et alors pétiolées ovales ou oblongues, élargies, nerveuses, coriaces; pédoncules renflés au sommet; fruit comprimé à bord obtus et terminé par un bec très court. Juin, août %. Etangs, rivières. AR. — CoTE-p’Or. Censerey. — S.-ET-L. Étang de Brandon près Couches. — ALL. Bourbon-l Archam- bault. — He-Vienxe. St-Léonard. — CHER. Bourges, Baugy, Berry, Mehun. — L.-2T.Cn. Cheverni, Cour-Cheverni. — AND. Douadic, St- 1608 — Loudun — Angers. — Le Mans. — Nantes. — Laval. a. graminifolius. P. gra nineum. L. sp. 184. Feuilles toutes submer- gées lancéolées linéaires. b. heterophyllus. — Feuilles snbmergées linéaires, les supérieures flottantes ovales élargies. ce. Zizi Koch. P. rufescens Pesn. Cat. Plus robuste, feuilles plus larges, pellucides, ondulées obtuses avec un mucron distinet, tantôt pourvu de feuilles flottantes, tantôt tout submergé. Obs. Ces trois foimes se trouvent souvent mèlées, la dernière est Lrès remarquable et a été souvent rapportée au P. lucens, mais les feuilles flottantes s'opposent à cette réunion; ses feuilles rétrévies en pétiole, le distinguent aussi du nitens qui les a embrassantes. 2293. P. nitens. Weber. Koch. ex ipso! (P. brillant. ) — Tige grêle, très rameuse; feuilles submergées membraneuses , translucides, roides, luisantes, lancéolées ou linéaires lancéolées aiguës, mutiques, arrondies et _semi- -amplexicaules à la base, un peu Scabres sur les bords, les flottantes (manquaut souvent) coriaces, oblongues lancéo- lées, rétrécies en pétiole; pédoncules un peu renflés au sommet ; fruits comprimés ovales oblongs, à bord un peu aminci en carène. Juillet, août %. Etangs et rivières. RR. — Hte-Vien. Limoges. G. dans lu Vienne et à Aixe, St-Victurnien, St-lunien (Lamy). Obs, Le P. prœlongus Wulf. se distingue à ses fouilles toutes submergées, blogues allongs®ts, ab, POTAMOGETON. POTAMÉES. 601 lisses aux bords, à base ovale embrassante, à ses fruits en carène aiguë sur le dos : Desportes l'in- dique à St-Saturnin prés le moulin de Collière (Sarthe). Je n'en ai pas vu d'exemplaires français. Le P. prælongus Breb. EF. norm. p. 250, recueilli dans l'Orne. me semble être P. nilens. 2294. P. compressus. [,. sp. 183. (P. comprimé.) P. zosteræfolius Sch. P. complanatus W. — cuspidatum Schrad. — Tige comprimée, ailée, rameuse ; feuilles toutes submergées, vertes, translucides, ses- siles linéaires allongées, mucronées, chargées de nervures fines, dont 3 ou 5 plus saillantes; épi cylindrique de 8 à 15 fleurs lâches, et plus court que son pédonculé; fruit en carène obtuse. Juillet, août %. Etangs et rivières. RR. — Loir. Rivière du Loiret, Cléry. 2295. P. acutifolius. Link. (P. à feuilles aiguës.) P. compressum. DC. et Auet. non L. — Tige très rameuse, comprimée aïée; feuilles toutes submergées, membraneuses, sessiles, linéaires, subitement terminées en pointe très fine, marquées de nervures dont 3 ou à plus pronon- cées ; épi de 4 à 6 fleurs à peine plus long que le pédoncule; fruit arrondi, réniforme à carène obtuse, muni d’une dent inférieurement vers sa base. Juillet, août %. Fossés, étangs. R. — Hte-VIen. Chalus, ss de Bruat. — L.-£t-Cu. Cheverni. — Le Thouet; env. d'Angers. — Nantes. 2296. P. obtusifolius. Mert. et Koch. (P. à feuilles obtuses.) P. gra- mineum Sm. — Tige très rameuse, allongée, flexueuse, comprimée à angles obtus; feuilles toutes submergées, sessiles avec deux glandes à leur base, d’un beau vert, pellucides, linéaires obtuses avec un mucron très court, à 3 ou 5 nervures, les latérales rapprochées du bord ; pédoncule court, non épaissi, égalant à peine l’épi; épi serré, multiflore, à la fin élargi ovale ; fruit obliquement obovale comprimé, à 3 carènes peu prononcées et obtuses sur le dos. Juillet, août %. Etangs, fossés d'eaux vives. RR. — S.-£T-L. Couches, étang de Bran- don. — L.-INF. Bouguenais (Lloyd). 2297. P. Œderi. Meyer. (P.d’OEder.) P. compressum OEd. FI. Dan. t. 205. Reich. ic. 1. 24. P. mucronatus Schrad. P. pusillus var. major Fries. P. Friesii Ruprecht. — Tige anguleuse un peu comprimée, non ailée, flexueuse; feuilles toutes submergées, d’un vert opaque, sessiles avec 2 glandes à leur base, roides, dressées, étalées, li- néaires un peu acuminées ou cuspidées, à à nervures, les latérales presque à égale distance du bord et de la côte; pédoncule anguleux un peu épaissi sous les fleurs, courbé d'abord, beaucoup plus long que l’épi; épi court, interrompu, pauciflore, à axe atténué; fruit el- liptique aigu, lisse, à 3 carènes sur le dos. Juillet, août %. Etangs, fossés d’eau vive. — A constater! 2298. P. Berchtoldi. Fieber. (P. de Berchtold.) Reich. ic. t. 292, fig. 37. P. pusillus var. major Mert. et Koch. P. gramineum Dub. Orl. n° 366. P. compressum Lefr.! Cat. non L.— Tige grêle, striée, cylin- dracée un peu comprimée, non anguleuse, plus ou moins rameuse, à rameaux diffus; feuilles toutes submergées d’un vert foncé, sessiles avec 2 petites glandes à la base, linéaires cuspidées, étalées, à 3 ner- vures, les latérales plus près des bords que de la côte; pédoncule grêle, plus long que l’épi; fruit épais, subarrondi, à à angles irrégu- liers, finement verruculeux, les latéraux distinets. Juin, août %. Eaux vives, ruisseaux. AR. —— La Nièvre. — Le Cher. — La Vienne. — Le Loiret, Sologne. — Le Thouet. — Env. du Mans, — de Nantes, etc. 602 POTAMÉES. | POTAMOGETON, 2299. P. puailius, L, sp. 184. (P.fluet.) — Tige très grêle, filiforme, cylindrique ou à peine comprimée, jamais ailée, très rameuse; feuilles toutes submergées, membraneuses, translucides , sessiles, linéaires étroites (un millim. au plus), hueronulées, à 3 ou b nervures; les’ la- térales présque à égale distance des bords et de la côte, opposées et altcrnés, étalées , distinctes et 110n engainantes à la: base stipules caduques plus larges que les feuilles ; épi très grêle, souvent imter- rompu, de 4 x 8 leurs, et beaucoup ‘plus court que son pédoncule fruit lisse obliquement elliptique, en carène et à pointe otage: ain, août %. Fossés, ruisseaux, rivières. AG. Fins 2300. P. tuberculatus. Ten. et Guss. Act. soc. Borb. 5, p”#30. Guép.! f. a Le cet- L. p. 6. (P. tuberculeux.) P. monogynum Gas | Reich: ic. t. fig. 35. P. trichoïdes Gren. et God: FI fr: 3, pSt8 ps aills Ph, 1° Plante très rameuse, entrelacée, d'un vert fones naïrcissant par la dessiccation; tige très grêle, filifor me, cylindrique ou ut peu compriméé, finement striée; rameaux fasciculés à l’aisselle des feuilles; feuilles linéaires sétacées, JURA à la base, à nervure saillaute, lés latérales obscures ; épi de 3 à 4 fleurs mono ou digynes, beaucoup plus court que le pédoncule; fruit assez gros, comprimé, ovoide réuiforme, le bord supérieur à 3 carènes, celle du milieweb- tuse, tuberculeuse, ies latérales granuleuses, “bord inférieur lisse offrant ub: Wubercule vers sa base. Juin, août %. Etangs, mares: R. — LOIR. Adon, mare de Rebelloisezu. — Le AÉLS -Ci. Cour-Cheverni, Gièvres. étang de Cordelus, arais de. la Limagne. — — M.-Er-L. Aile ee Le Louroux. mu) de Nantes. Obs: LeP. trichoïdes Cham. me semble suflisamment distinet par le fruivplhs régulièrement; seris citeulaire, à carotte plus aiguë, non tuberculeuse , la nervation des feuilles paraît diiférente,s Gonf. Reich. ic. t. 21. 2301. P. pectinatus. L. sp. 183. (P. pectiné.) — Tigegrêle, cylin- drique, rameuse; feuilles toutes submergées, translueides, engai- nantes à la base, soudées avec la Stipule, alternes et comme distiques, linéaires aiguës ou sétacées, allongées, à une nervure, veinées trans+ versalément : épi longuement pédonculé, allongé ‘et interrompu à Là maturité : fruits obliquement obovales , comprimés à bord obtus. Juillet, sept. %. Eaux vives, rivières, canaux. AR: — Crer. Onieldu Berry, Bourges, Foëcy, Vierzon, Méry, Fhénionxe, Chapelle-d'Angillon, Clémont. — Inn. Issoudun. — Lom. Le Loiret. Beaugeney, Meuny, Les Mauves. — L.-eT-Cn. St-Aignan, vallée du Cher: — Ruisseau de a Bonde près Tours. — L'Anglain, le Clain, la Briande. — Le Thouety la Dive, la Maine, lAuthion, les bords de la Loire. — Env. de Nañtes. Lee Mans, etc. Fr 527. RUPPIA. L. (Ruppie.) Fleurs hermaphrotites, ie ou plu- sieurs sur un spadice axillaire filiforme; calice nul; 2 étaimimes à filets très courts en forme d'écailles: anthères à 2 loges parallèles, distinctes, s’écartant par en bas; 4 ovaires: style nul: fruit mono- sperme à la fin longuëément pédicellé. —— Hérbes submergées dans les eaux salées, à tige filiforme rameuse, à feuilles linéaires sétacées, engaïnantes, dilatées à la base. d 2302. MR. maritima. L,. sp. 184. (R. maritime.) — Loges des an- thères oblongues; fruits ovales aigus obliques. Mai, sept. %. Hans saumâtres, marais salarts. LE ni UUPPIA. POTAMÉES, 608 | 2808. R. rostellata. Koch, (R. à bec.) — Logés des anthères pres- que globuleuses ; fruits semi-lunaires ovales très obliques, posés en travers sur le pédicelle, à bec plus allongé. Mênres stations. 628. ZANNICHELLTA. L. {Zannichellie.) Fleurs, monoïques, mâles et femelles réunies dans l1 même spathe; uue étamine pue, située à la base externe du calice de la fleur femelle, celle-ci à calice campanulé; style persistant; stigmate oblique, pelté; 2 à 6 carpelles rayopnanis, Mouospermes, comprimés arqués, acuminés, fixés cha- Ccun sur un axe filiforme. 2304. Z. repens. Bonningh. (Z. rampante.) Z. dentata LA6yd. Z. pa- lustris Auct, Z. brachystemon Gay, — Michel. Gen. t. 34, fig. 2 — Plante d’un vert gai, submergée ; tige filiforme très rameuse, faible, articulée, plus ou moins radicante; feuilles linéaires étroites, alternes ou opposées, souvent fasciculées au sommet ; fleurs axiilaires ver- dâtres ; étawnines (rares) très courtes, à la fin 2 fois plus longues que lès ovaires ; anthères à 2 loges écartées à la base: fruits presque ses— siles, divariqués, crénelés sur la carène, terminés par le style égalant la moitié du fruit mûr; stigmates larges, blancs, orbiculaires, .eré- nelés, papilleux. Mai, juilles 2%. Eaux stagnantes, ruisseaux. G. mais non partout. — Niëv. C. Coulanges, Urzy, Mar:y, mares des bords tte la Loire. — Cuer. Cujfy, Germignu, la Guerche, Marmagne. — L.-Er-Cn. nr pont de la Ronce. — Loir. Meung, Briure, ete. — Région de Ouest. Obs. Reichenbach dit de cette plante nuculis lœvibus (ic. lab. 16, f. 20.) vel dorso multicren atis : c’est cette dernière forme seule que j'ai observée dens nos contrées. Malgré l'autorité de mon hont- rable ami Lloyd, je ne puis lui appliquer le nom de Z. dentata, Wildenow donnant à sa plante 4 des » täpsules rides et tuberculeuses suf toute leur surface et point denticulées à leur bord extérieur. » 2305. Z. paluetris. L. sp. 1375.(Z. des marais.) Z.macrostemon Gay . Michel. Gen. t. 34, fig. 1. — Plante d’un vert noirätre, submergée ; tige filiforme très rameuse entrelacée; feuilles filiformes, fleurs axillaires a@c une bractée membraneuse, caduque ; étamines (nom breuses) à filets à la fin très allongés égalant les jeunes feuilles ; an- thère à 4 loges, apiculée; fruits ? à 4 en petit fascicule sessile ou pédicellé, lisses ou un peu crénelés, terminés par le style qui les égale où dépasse la moitié de leur longueur; stigmates ovalés aigus à péiné crénelés, non papilleux. Mai, juin %. Eaux stagnantes prés de la mer. — Ste-Gemmes près Angers, dans des mares sur les schistes. 2306. Z. pedicellata. Fries. (Z. pédicellée.) — Tige submergée, très grêle, filiforme ; feuilles vertes très meoues: fruits assez longue- meut pédicellés, bordés sur le dos d’une aile membraneuse crénelée dentée, presque épineuse, et terminés par un style grêle aussi long que le fruit. Juillet, sept. %. Eaux saumâtres. RR. — Pux-pe-b. Mares de Gimeaux près Riom, Puy bitumineux vers le cimetière de Malin- trat (Lamotte.) 529. N'ATAS. L. (Nayade.) Fleurs monoïques ou dioïques; calice ou spathe monophylle à 2 ou 3 lobes, ou nul; 4 anthère à 1 ou 4 loges, renfermée dans le calice; ovaire sessile, ovoide, uniloculaire, à 1 ovule dressé; style court, 2 à 3 stigmates; capsule ovoide mo- nosperme. 2307. IN. major. Roth. (N. commune.) N. marina à. L. sp. 1441. 604 POTAMÉES. NAIAS. N. fluviatilis Lam. N. monosperma Wild. — Plante d’un beau wert, croissant en touffes submergées ; tige très rameuse, dichotome, sou- vent garnie de dents épineuses; feuilles opposées ou verticillées, sou- dées à la base en une gaïne entière, linéaires lancéolées, ondulées dentées, à dents roides, mucronées; fleurs verdâtres, axillaires, les mâles pédicellées à calice bilobé et anthère à 4 logws. Juillet, sept. ©. Etangs et rivières. R. — L’Yonne. — S.-ET-L. Couches, la Selle- d'Auxy. — CHER. Un à Baugy. — Loir. Canal d'Orléans, de Briare. — Le Loiret. — La Sauldre. -— Le Cher. — La Creuse, l'An- glain, le Clan. — Le Loir. — La Sarthe. — La Maine. — La Sèvre. — L'Erdre, etc. 2308. N. minor. Roth. (N. fluette.) Caulinia fragilis Wild. — Tige courte très grêle, dichotome, diffuse; feuilles linéaires étroites, op- posées ou ternées, soudées à la base en une gaîne ciliée denticulée, recourbées, roides, sinuées denticulées, à dents mucronées, les su- périeures entassées en forme de touffes. Fleurs sessiles, axillaires, pétites ; calice nul; anthère à 1 loge. Juillet, sept. ©. Etangs, fossés profonds, rivières. R. — Yon. Châtel-Censois dans le canal. - COTE- D'OR. Etang de la Cange près Arnay-le-Duc. — Cner. Le Cher à St- Florent, Jarroy, Villeneuve. — La Sauldre. — Tours, canal. — La Vienne. — Le Thouet, le Loir, la Mayenne. — La Sèvre, l'Erdre, etc. 530. ZOSTERA. L. (Zostère.) Fleurs monoiques ou dioïques ; spathe pédonculée déprimée se terminant en feuille, spadice linéaire portant les anthères et les pistils sur deux rangs; calice nul; étamine formée par la seule anthère; ovaire nu; 1 style; 2 stigmates. 2309. Z. marina. L. sp. 1374. (Z. marine.) — Souche rampante, noueuse ; feuilles linéaires graminiformes obtuses; pédoncule de la spathe renflé au sommet; fruit oblong strié, monosperme. Juin, août %. Submergé sur les côtes maritimes et formant des prairies sous-marines. 1 FAM. LXXXXIX. JONCÉES. Fleurs hermaphrodites; calice et corolle offrant chacun 3 divisions semblables scarieuses ou herbacées, et constituant un périanthe à 6 divisions ; 6 étamines, rarement 3, filets subulés dressés ; anthères à 2 loges; 1 ovaire libre; 1 style; 3 stigmates filiformes, poilus; cap- sule à 3 valves, à 1 ou 3 loges ; valves portant. dans leur milieu la cloison, au bord intérieur de laquelle sont fixées les graines, oudé- pourvues de cloison et portant une seule graine à leur base. Embryon cylindracé, périsperme charnu. — Herbes à feuilles engainantes; fleurs en panicule ou en corymbe, rarement en épi, et manies de braetées scarieuses. 531. JUNCUS. L. (Jonc.) Périanthe à 6 divisions herbacées ou scarieuses : 6 ou rarement 3 étamines ; capsule à 3 loges polyspermes. Feuilles cylindriques ou comprimées, toujours glabres. * Feuilles nulles ou toutes radicales. 2310. J. maritimus. Lam. Dict. 3, p. 264. (J. maritime.) — Tiges de 4 à 8 déc. droites, roides, presque lisses ; feuilles radicales «ylin- JUNCUS. JONCÉES. 605 driques, pointues, roides, piquantes ; panicule lâche, décomposée dressée, munie de deux bractées très inégales roides, aiguës, en forme de spathe; périanthe à divisions lancéolées égalant la capsule ellip- tique mucronée. Juillet, août %. Sables maritimes, St-Nazaire. C. — Ven. Marais de la Briande à Ste-Catherine près Loudun. RR. (Délastre !) Obs. J acutus L. à feuilles très roïdes piquantes, à panicule compacte et à capsule ovale arrondie dépassant le périanthe, est C. sur les côtes de la Vendée. 2311. 3. corglomeratus. [,. sp. 464. (J. aggloméré.) — Tiges de 5 à 8 déc. droites, finement striées, fragiles, roides cylindracées, garnies en dedans d'une moëlle non interrompue, et munies à la base d’une gaine brunâtre non feuillée; fleurs brunâtres, agglomérées en pani- cule latérale, sessile compacte ; 3 étamines ; lobes du périanthe étroits et aigus; capsule ovale obtuse, luisante, terminée par un mamelon Saillant qui supporte le styie. Juin, juillet %. Fossés, bois humides. CG. — varie à panicule plus lâche et un peu diffuse. 2312. J. effusus. L. sp. 464. (J. épars.) — Tiges de 6 à 9 décim. droites, très lisses (finement striées dans la plante sèche), fragiles cylindriques, garnies en dedans d’une moëlle non interrompue, et inunies à la base d’une gaine brunätre, non feuillée; fleurs petites d’un vert blanchâtre en panicule latérale, diffuse, décomposée, à pédicelles plus ou moins allongés ; 3 étamines ; lobes du périanthe étroits et aigus; capsule ovale obtuse, déprimée, et offrant à son sommet une fossette du centre de laquelle sort le style. Juin, juil. %. Fossés, lieux humides ou aquatiques. CC. — varie à panicule com- pacte et presque agglomérée. 2313. 3. glaucus. Ehrhart. (J. glauque.) J. inflexus Scop. L.? J. tenax Por. — Dub. Orl. n° 523 et 525. — Tiges de à à 8 décim. droites, striées, glauques, cylindriques, roides, tenaces et non cassantes, ter- minées par une pointe droite ou courbée, garnies en dedans d’une moëlle interrompue, cciluleuse, et munies à la base de gaines non feuillées, d’un rouge noir luisant, rarement d’un vert pâle ; panicule latérale, décomposée, compacte ou diffuse; lobes du périanthe très aigus; 6 étamines ; capsule brune luisante, obovale, oblongue mu- cronée. Fleurs brunâtres. Juin, septembre %. Pelouses argileuses, liéux mouillés en hiver. CC. 2314. 3. filiformis L. sp. 465. (3. filiforme.) — Tiges de 4 à 4 déc. nombreuses, nues fitiformes, lisses, penchées, munies à la base d’une gaine non feuiilée, portant vers le milieu 5 à 10 fleurs en cyme simple latérale; périanthe à divisions laucéolées aiguës, égalant à peine la capsule arrondie obiuse, un peu mucronée ; style presque nul. Juin, août %. Prés et marais des montagnes. — Mont-Dore. — Cantal, — Chaine du Furez. — Pilat. — Le Mézenc. — Sources de la Loire et de l'Allier. 2315. J. squarrosu:. L. sp. 465. (1. roide.) — Racine fibreuse; tige de 2 à 8 déc. dressée, presque anguleuse, roide, nue; feuilles toutes radicales, roides, dures, linéaires, canaliculées, engaiînantes en touffes lâches ; panicule terminale étroite, interrompue, à bractées sca- ricuses ; lobes du périanthe ovales lancéulés un peu aigus, à peu près de la longueur de la capsule; capsule obovale, obtuse mucronée; G étamines à filets très courts, Fleurs brunâtres. Juillet, septembre %, 606: JONCÉES. | SUNCUS, Prés marécagoux des terrains siliceux. AR. — YON. Env, d'Auxerre, Avallon, — CoTE-D'OR, Semur, Saulieu, St-Léger, la Roche-en-Brenil, St-Didier. —S.-Et-L. Montjeu, St-Georges près Autun, la Commelle- sous-Beuvrai. — Niëv, St-Aignan, Si-Brisson, Alligny-en-Morvan, Moux, Planchez, Gien-sur-Cure, Glux, source de l'Yonne. — CREUSE. C. Vallières, Pognat, Chambraud, ete. — Région des montagnes. — Env. de Limoges. — CnEr. Plaine de St-Palais, Vierzon, Vignoux, Allouy, St- Eloy-de-Gy, Chapelle-d' Angillon, Prély, Eunordre, Brinon, Clémont. — L.-ET-Cn. Soësme, Salbris, Pierrefitte, Gy, Pruniers, etc. — Lorr. St- Cyr, Marcilly. — Landes de l'Ouest : Bourqueil. — Sarthe. — Mortagne, Domfront. — Mayenne. — Maine-et-Loire. 2316. 3. capitatus. Weigel. (J. en tête.) J. ericelorum Poll. — Tiges de 4 à 10 ceut. droites, nues, filiformes, anguleuses ; feuilles filiformes canaliculées, toutes radicales; capitules terminaux arrondis, sessiles ou comme prolifères, entourés de bractées inégales, la supérieure droite plus longue (ce qui fait paraître Le capitule latéral); 3 étamines; lübes du périanthe lancéolés acuminés cuspidés, plus longs que la capsule qui est ovale obtuse un peu mucronte et sillonnée. Fleurs d’un brun verdâtre. Mai, juillet ©. Lieux mouillés en hiver, parties humides des champs sablonneux. R. — Niëv. St-Eloi, sables de x Loue. —S.-£r-L. Ornée près Autun, Issy-l'Evéque. — Axx. La Fline, Cérilly. — OuER. Sancoins, Alloqny, Allouy, Neuvy-sur-Barangeon. — L.-Er-Cn: Romorantin, Cour-Cheverni, Chambord, Noyers, Châtillon, vallée du Cher. — Loir. Marcilly, Orléans. — Indre-et-Loire. — Vienne. — Deux-Sèvres. — Maine-et-Loire. — Sarthe, — Mayenne: — Loire-In- férieure, ete. | Obs: J. triandrus Gou. diffère par la bractée du capitule fructifère, étalée où arquée ascendanté et non droite (Kogh), par les sépales lancéolés et non ovales-lancéolés, la capsule oyale et non ovales globuleuse (Reichb.). ** Tiges feuillées. 2317. 3. pygmæus. Thuil. fl. Par. 178. (J. Pygmée.) J. nanus Dub. Orl, ne 530, — Racine fibreuse ; tiges de 6 à 12 cent. dressées, lisses, filiformes, rameuses, souvent rougeûtres, garnies de quelques feuilles; feuilles linéaires canaliculées, très fines, les radicales presque aussi longues que la tige, très légèrement noueuses ; fleurs verdâtres ou rougeâtres, aggrégées en capitules axillaires et terminaux, souvent prolifères, munis à la base de petites bractées scarieuses ; 3 étamines ; lobes du périanthe égaux linéaires acuminés, striés, dépassant la capsule qui est allongée, trigone et pointue. Juin, août ©. Lieux ma- récageux, bords des étangs. R. — CREUSE. Etang-Pinot, près St-Loup- des-Landes. —CuEr. Vierzon, étang de Dongé. — INo. C. aux bords des étangs de la Brenne, Mézières, St-Michel, Migné, Belébre. — L.-ET-Cn: Cheverni, Tour, Chambord, Lanthenay. lac de Soing, Chemery. — Loir. Etangs de Cormes en Sologne, forét d'Orléans. — Plus GC. dans l'Ouest : Env. de Tours. — Poitiers, — Angers.— Le Mans. — Mayenne. — Nantes. Vendee, ete. 2318. 5. ubiginosus. Meyer. (J. des fanges.) J. subverticillatus Wal. J: supinus Mœ@nch. J. fluitans Lam. J. mutabilis Dub. Orl. ne 529, KL de la Côte-d'Or. pl. vi. — Plante variable ; racine fibreuse à collet bulbeux; tiges grêles, feuillées, gazonnantes, tantôt hautes seulement de quelques centimètres, tantôt plus élevées, droites ou couehées et SUNCUS, JONCÉES. 607? radicantes, quelquefois flottantes sur Feau et longues de plusieurs décimètres ; feuilles fines presque sétacées, étroitement canaliculées d’un côté, convexes de l’autre, un peu noueusés dans la plante flot- tante ; gaînes membraneuses sur les bords ; fleurs verdâtres ou bru- pâtres agglomérées en pelits capitules séssiles et pédonculés, munis de petites bractées à la base, souvent prolifèresrou entremélés: de petites feuilles qui leur donnent l’aspect vivipare, et disposés en une panicule plus ou moins étalée: trois étamines ; lobes du .périanthe égaux, lancéolés, les extérieurs aigus, les intérieurs obtus, plus courts que la capsule qui est oblongue, obtuse, mucronée. Juin, sept. %. Lieux humides ou maréeageux, mares, étangs. AC. — Région des mon- tagnes. — Morvan. — Sologne. — Limoges. — L'Ouest. Obs. L6 J. fluitans des étangs se change ‘en supinus lorsque l’eau abandonne : ainsi ces formes ue doivent pas être distinguées comme variétés. Koch rapporte aussi à cette espèce la plante qu'il avait distisguée sous le nom de J. nigritellus (non Don.). Elle diffère par ses fascicules de fleurs plus qi ses pémiunthes plus aigns, ses étatines au nombre-de six, sa capsule déprimée:Elle- vient dans es Anges lieux. — Châäiau-Chimon. — Guéret, — Cuer. Le Châtelet, etc. — Laval. 2829. J. bufenius. L, sp. 466. (3. des crapauds.) — Racine fibreuse ; tiges de 4 à 2 décim. (rarement plus ou moins), grêles, gazonnantes, feuillées, rameuses et presque dichotomes au sommet; feuilles li- néaires sétacées, canaliculées à Ja base ; rameaux de la panicule droits allongés bifides ; fleurs d’un blane verdâtre brillant, solitaires ou géminées, presque toutes sessiles, unilatérales et écartées le long des rameaux ; bracices, scarieuses; 6 étamines ; lobes du périanthe très inégaux, lancéolés aeuminés et plus longs que la capsule qui est ovale obtuse, et d’un brun rougcâtre luisant. Juin, sept. ©: Lieux humides, presque pariout. CC. 2321. 3. hybriôus. Brot. fl. lus. À, p. 513. (3. hybride.) J. insulanus Niv. J': fasciculatus Bertol., — Tige tantôt naine et très rameuse dès la base, tantôt élancée grêle ei rameuse au sommet; feuilles linéaires sétacées canaliculées à la base; fleurs terminales et axillaires, fasei- culées par 3 à 5; lobes intérieurs du périanthe acuminés, dépassant la capsule, les intérieurs blancs scarieux presque obtus, à carène verte; capsule brune luisante, obtuse: Mai, juin ©. Lieux mouillés en hiver. R. — ÆEnvirons de Clermont. — Art. Chavenon, chemins de Sceauve. — Angers ! — Région maritime. 2322. J.Teragcia. L. fil. supp. 208. (J. des, boues.) — Racine fibreuses tige de À à 3 déc. droite, grêle, cylindrique, rameuse, pani- coulée au sommet ; feuilles droites, sétagées, canaliculées à la bage ; rameaux de la panicule aliongés, bifides, étalés-dressés ; fleurs petites arrondies, brunâtres, solitaires, sessiles ou pédonculées, écartées le long des rameaux; lobes du périanthe ovales lancéolés mucronés, à peu près égaux à ia capsule qui est arrondie et obtuse. Juin, sept, ©). Lieux humides ou mouillés en hiver, chemins des bois, bords des étangs. C. Obs. J. sphærocarpus Nees. Reichb. ic. 92%, se distingue difficilement aux rameaux de Ja panieule plus divariqués, aux sépales lancéolés acuminés cuspidés, dépassant la capsule obtuse. — S.-£r-L, Glunys— Isn.-er-L. Landes à l'ouest de Chäteau-lu-Vallière (Bastard}. 2323. JS. cof.pressus. Jacquin. (3. comprimé.) J. bulbosus. L. sp. 466 et 1680, — Southe rampante horizontaie, garnie de fibres produisant cu tiges simples, fermes, dressées, éoniprimées, hantes dé 2 à à déc., lérminées par une panicule étroite, composés, à ramoanx 608 JONCÉES. | IUNCUS, droits courts en corymbe; feuilles linéaires canaliculées ; lobes du périanthe ovales oblongs obtus, à peu près moitié plus courts que la capsule qui est presque globuleuse obtuse ; style moitié plus court que l'ovaire. Fleurs brunâtres mêlées de vert. Juin, septembre. Lieux humides, pâturages incultes. C. Bords de la Loire, etc. 2324. J. Gerardi. Lois. Not. p. 60 (J. de Gérard.) — Très ressem- blant au précédent, mais grêle élancé ; tiges cylindracées ; feuilles linéaires canaliculées ; panicule étroite, composée, à rameaux dressés; lobes du périanthe ovales oblongs, obtus, presque aussi longs que la capsule oblongue ovale; style aussi long que l'ovaire. Juillet, août %. Marais des terrains salés. AC. aux bords de la mer. — Sources salées de l’Auvergne, Marmillat, Cœur, St-Nectaire. — RR. ailleurs : L.-ET- CH. Cour-Cheverni aux Murblins. — SARTHE. La Chartre, Marolle près da Brosse (Diard.) — M.-E£T-L. Chalonnes {Bastard). e 2325. J. tenuis. Wild. sp. 2, p. 214. (J. menu.) — Racine fibreuse produisant des touffes de tiges de 2 à 4 décim. droites, grêles, cylin- driques, garnies inférieurement de feuilles linéaires canaliculées dressées; panicule petite terminale, composée serrée, dépassée par les bractées foliacées ; périanthe à divisions lancéolées acuminées trinervées, dépassant la capsule ovale arrondie obtuse; 6 étamines. Juillet, août %. Bords des chemins. RR. — LOIRE-INF. Orvault, port Durand sur l'Erdre. 2326. 3. Alpinus. Vill. Dauph. 2, p. 253. (J. des Alpes.) — Souche rampante; tige de 1 à 4 déc. droite grêle, feuillée à la base; feuilles fistuleuses peu noueuses, un peu comprimées, à gaine en carène aiguë; panicule terminale composée, droite, peu fournie ; lobes du périanthe égaux obtus, les extérieurs pourvus sous le sommet d'un petit mueron qui disparaît avec l’âge; capsule noirâtre luisante, ovale dblongue mucronée très saillante. Juillet, août %. Marais des mon- tagnes. — Mont-Dore. -- Cantal. — Le Forez. — La Haute-Loire. — La Zorère. 2327. J. anceps. Laharpe. (J. à deux tranchants.) Mutel. fl. fr. fig. 563! J. alpinus Lefrou! Cat. L.-et-Ch. — Souche horizontale ; tige comprimée, offrant vers la base 2 angles aigus qui s’oblitèrent insensiblement vers le sommet; feuilles noueuses, comprimées ‘presque à 2 tranchants, à gaînes membraneuses en avant, amineies ‘en carène sur le dos; panicule droite, décomposée multiflore, fasei- ‘cules de 4 à 6 fleurs ; périauthe à lobes presque égaux, les extérieurs ‘linéaires lanegolés aigus, mucronés, les intérieurs oblongs obtus, ‘membraneux au sommet; capsule ovoide oblongue, elliptique mu- ‘cronée à 3 angles concaves, et dépassant le périanthe:; fleurs très pe- ites, brunes. Juin, août %. Prés marécageux. AR. — Niëv. Varennes- dès-Nevers. — CHER. Bourges, Marmagne, Allouy, St-Germain-du-Puy, Berry. — L.-ET-Cn. Cheverni, Romorantin, Sologne. — SARTHE. Vi- woin, — M.-ET-L. Chaumont, St-Rémy-la-Varenne, etc. 2328. J. acutifiorus. Ehrhart. (J. à fleurs aiguës.) J. sylvaticus Reï- «hard. J. micranthus Desv.! — Tige de 6 à 8 décim. dressée; feuilles « 620 LILIACÉES, SIMETHIS. membraneuses ; graines noires luisantes non rugueuses. Fleurs blan” ches à l’intérieur, d’un rose purpurin en dehors. Mai, juin %. Bois sablonneux, landes et bruyères seulement à l’ouest. — Région de l'Ouest. AC. dans les landes. — La Vienne. — Indre-et-Loire. — INb. Bois de Paillet, Beläbre , Brandes de Mers, Le Blanc, La Brenne, forét de Châteauroux. — CuEr. St-Palais, Allouy, Allogny, Méry, forèt de Vier- zon, Ennordre, Argent. — L.-Et-Cu. St-Aignan, à Grosbois, Villeny, Langon, Gy, Pruuers, etc. — Loiner. St-Firmin-sur-Loire. in 549. PARADIS:A. Mazz. (Paradisie.) Périanthe en entonnoir à 6 divisions, ovaire porté par un support court élevé au-dessus du ré- décim. droite, grêle, faible, à angles aigus, rudes; feuilles linéaires planes, d’un vert tendre, pubescentes sur— tout sur les gaines; épi mâle grêle, oblong, à écailles jaunâtres ci- liées; 2 ou 3 épis femelles rapprochés, ovales elliptiques, serrés, souvent penchés à la maturité, courtement pédicellés ; bractées fo- liacées à gaînes très courtes; capsules obovales oblongues, renflées, obtuses, sans bec, glabres, dépassant peu les écailles qui sont ovales 680 CYPÉRACÉES. CAREX. acuminées et d’un roux très pâle. Mai, juin et en sept. %. Bois et prés couverts. AC. 2582. C. pilosa. Scop. Carn. 2, p. 266. (C. poilu.) — Racine fibreuse munie de stolons rampants grêles ; tiges de 2 à à décim. à angles obtus, peu feuillées ; feuilles radicales en touffes, largement linéaires, planes, velues ciliées sur les bords et sur les nervures, dépassant les tiges, à gaines inférieures rougeûtres ; épi mâle soli- taire pédonculé, roux; 2 à 4 épis femelles linéaires, lâches, pauci- flores, écartés, à pédoncules saillants, les inférieurs parfois penchés, munis de bractées foliacées engainantès; capsules ovales ou sub- arrondies, glabres, trigones, nerveuses, à bec un peu oblique, mem- braneux bidenté, glabre, dépassant les écailles qui sont ovales oblongues un peu mucronées et tachées de roux. Avril, juin %. Bois montagneux. RR. — S.-ET-L. Forét de Charolles, chemin de Champlecy à Marcelison (Fontaine, Carion). 2583. C. sylvatica. Hudson. (C. des bois.) C. Drymeia Ehrh. C. pa- tula Scop. Dub. Orl. nos 395 et 396. — Racine fibreuse oblique, pro- duisant des gazons touffus; tige de 3 à 9 décimèt. triquètre, faible, feuillée, rude au sommet: feuilles largement linéaires, planes, sca- bres, d’un vert gai; épi mâle grêle, cylindracé, blanchâtre ; 4 à à épis femelles grêles, distants, à fleurs lâches, portés sur des pédicelles filiformes triquètres très longs, axillaires, droits d’abord, penchés ensuite; capsules lâchement imbriquées, ovales elliptiques, très lisses, acuminées en un long bec linéaire bifide, glabre, dépassant peu les écailles qui sont ovales acuminées, jaunâtres membraneuses, à nervure verte. Mai, juillet %. Bois et lieux couverts. C. 2584. C. strigosa. Huds. Angel. 411. (C. à épis grêles.) C. leptos- tachys Ehrh. — Souche stolonifère, garnie de fibres; tige de 3 à 6 déc. droite, grêle, glabre; feuilles d’un vert gai, largement linéaires aigués, les florales longuement engaînantes, à gaine membraneuse auriculée au sommet; épi mâle solitaire, linéaire, grêle, blanchâtre; 3 à 6 épis fenielles multifiores lâches très grèles, pédonculés, droits d’abord, puis arqués pendants ; 3 stigmates ; fruits oblongs lancéolés nerveux, trigones, atténués en bec obliquement tronqué, dépassant les écailles qui sont lancéolées, verdàtres. Mai, juin Z%. Bois frais, ruisseaux. R. —M.-ET-L. Forèt de Chandelais près le Gueédeniau, bords de l'Evre dans les Mauges, Châteaupanne, ruisseau de St-Main (Bastard.) — LoR.-INr. Forét de Touvois (Lloyd.) — Sarthe. — Orne. 2585. C. pseudo-cyperus. [,. sp. 1387. (C. faux-souchet.) — Racine à fibres dures rampantes ; tige de 4 à 9 dée. dressée, à angles aigus, rudes ; feuilles planes, largement tinéaires, scabres, les florales très longues; épi mâle oblong allongé, souvent arqué, de couleur pâle; 4 à 6 épis femelles cylindracés, rapprochés, pédicellés pendants ; capsules imbriquéts, serrées, divergentes, ovales lancéolées aigués, sillonnées, giabres, atténuées en long bec bifurqué, dépassant un peu les écailles qui sont très étroites, subulées, hispides et verdâtres. Juin, août %. Lieux humides, bords des étangs. Peu GC. — S.-Er-L. Etang de Brandon près Couches, mares de Millery près Autun, Charolles. — Nièv. Etang de la Passière à Nevers, Sauviqgny, Beaumont-la-Ferrière, Cervon, bords de l'Anguison. — Loir. Env. d'Orléans. — L.-Er-CH. Cheverni, Cour-Cheverni, Chouzy. — ALL. Moulin de Sane près Toulon, CAREX. CYPÉRACÉES. 681 Chiroux, Gannat. — Puy-bE-D. R. Etang de Giat, Châteauneuf. — CHER. Bourges, St-Florent, La Prée. — C. dans l'Ouest, de Tours à Nantes. 2586. C. maxima. Scop. fl. Car. n° 1166. (C. géant.) C. pendula Goodn. C. agastachys Ehrh. — Racine dense, à fibres dures ram- pantes ; tige de 8 à 12 déc. droite, triquètre, glabre, un peu rude au sommet, feuillée ; feuilles longues, lancéolées linéaires, acuminées, planes, roides, glauques en dessous, scabres sur les bords et sur la côte, à gaînes dilatées;, épi mâle (quelquefois 2) fusiforme allongé, roussâtre; 4 à 6 épis femelles cylindriques, très longs, arqués et pendants, sessiles ou à pédicelles inclus dans la gaine d’une longue feuille florale; capsules serrées, ovoides triquètres, renflées, nerveuses et verdâtres au sommet, à bec très court, trigone, tronqué, et plus grandes que les écailles qui sont ovales, cuspidées, brunes avec une large bande verte ou blanchâtre au centre. Mai, juillet %. Ruisseaux des bois montagneux. R. — S.-ET-L. Env. d'Autun, les Renaudiots, Issy-l Evèque. — Nièv. Glux, Mont-Beuvrai. — Inp.-ETr-L. Ruau-Ste- Anne près le Cher, foret de Chinon. — Vin. Les Ormes, Ingrandes, Mont- morillon. — Maine-et-Loire. — Sarthe. — Mayenne. — Loire-Inférieure. Fruit glabre; deux ou plusieurs épis mâles.” 2587. C. Hordeistichos. Vill. Dauph. 2, p. 221, t. 6. (C. épi d'Orge.) — Souche garnie de fibres, produisant des touffes épaisses; tige de 1 à 2 déc. trigone, lisse, plus courte que les feuilles ; feuilles dures, planes carénées, rudes sur les bords; 2 à 3 épis mâles très éloignés des épis femelles, ceux-ci au nombre de 3 à 4, dressés compactes, ovoides, rapprochés, l’inférieur très éloigné à pédoncule caché dans la gaîne d’une bractée foliacée, très longue; 3 stigmates; fruits ellip- tiques trigones, gros, dressés, sans hervures, un peu striés, acuminés en bec aigu, bifide, plane, à bord scabre serrulé, dépassant les écailles blanchâtres, scarieuses au bord avec une nervure verte proéminente. Mai, juin %. Lieux humides. R. — Puy-pe-Dome. C. dans la Limagne, Crouel, Montferrand, Aulnat, St-Bazire (Lecoq.) — Loir. Forêt d'Or- léans, étang de Planquine (Jullien). 2588. C. ampullacea. (Goodn. (C. ampoulé.) — Racine rampante; tige de 4 à 6 décim. droite, grêle, lisse, à angles obtus; feuilles li- néaires étroites, canaliculées, très longues, glaucescentes; 2 à 4 épis mâles, grêles, subulés, quelquefois courbés; 2 ou 3 épis femelles cylindracés obtus, dressés, cour'ement pédoneulés, à bractées fo- liacées très longues, non engainantes; capsules imbriquées, diver- gentes, globuloides renflées, à nervures saillantes, à bec linéaire comprimé, bifide, plus grandes que les écailles lancéolées brunâtres. Mai, juin %. Prés marécageux et tourbeux. AC. — CoTr-p'OR. Saulieu, St-Léger-des-Fourches. — S.-eT-L. Autun, Montjeu. — Nièv. St-Brisson, _Brassy, Moux, la Roche=Millai, Beaumont-la-Ferrière, St-Jean-aux- Amognes, Sauvigny. — Loir. Maïsherbes, Sceaux. — L.-Er-CH. Che- verni. — Inp. Issoudun. — CREUSE. Ahun, Guéret, ete. C. — ALL. La Palisse, Mayet-de-Montagne, St-Nicolas. — Montaiqu. — Région des mon- tagnes. C. — Limoges, etc. — Cuer. Verrerie d'Aubigny. — Environs de Poitiers, Montmorillon. — Bourgueil. — St-Calais, Le Mans. — Laval, Mayenne. — LoiRE-INxr. Marais de l Erdre. — M.-Ex-L. La Cornouaille, oret de Chambiers. | 68 . CYPÉRACÉES. CAREX. 2589. C. vesicaria. L. sp. 1388. a. (C. vésiculeux.) — Racine ram- pante, articulée; tige de 4 à 6 décim. droite, à 3 angles aigus, rudes, feuillée, à gaines inférieures rougeûtres ; feuilles longues, scabres, d'un vert gai, à stries comme en réseau ; gaînes jaunâtres ; 2 ou 3 épis mâles linéaires lancéolés, à écailles brunâtres, scarieuses au bord; 2 à 4 épis femelles oblongs eylindriques, axillaires, courtement pé- douculés, dressés où un peu penchés; braciées foliacées, non en- sainantes, dépassant peu la tige ; capsules ovoides, coniques, renflées, à nervures saillantes, atténuées en un bec comprimé bifurqué, et plus grandes que les écailles lancéolées aiguës et brunâtres. Avril, juillet %. Lieux fangeux et marécageux. C 2590. C. paludosa. Goodn. (C. des marécages.) — Dub. Orl. n° 409. — Racine rampante, stolonifère ; tige de 4 à 9 déc. droite, à angles aigus, rudes et tranchants; feuilles longues, planes, largement li= néaires acumninées, scabres sur les bords, glaucescentes en dessous, à gaines membraneuses se déchirant en réseau; 2 à 4 épis mâles rapprochés, trigones, bruns à écailles inférieures oblongues, obtuses; 2 à 4 épis femelles cylivdracés, droits, noirâtres, axillaires, souvent sessiles ; feuilles florales très longues, non engaïnantes; capsules ovales ou ovoides oblongues, un peu comprimées, nerveuses, oli- vâtres, à bec court, bidenté, plus larges que les écailles qui sont lancéolées acurninées ou cuspidées, -et d’un brun obscur. Mai, juin %. Marais, bords des fossés et rivières. C. 2591. C. Kochiana. DC. Cat p. 89. (C. de Koch.) C. spadicea Roth. — Port et caractères généraux du C. paludosa, mais distinet par ses épis mâles souvent au nombre de 2 inégaux à écailles supérieures très aiguës ; épis femelles atténués à la base, les inférieurs pédonculés et penchés à la maturité ; capsules ovales oblongues acuminées bi- dentées; écailles acuminées en arête longue et serrulée. Bords des eaux. R. — Nièv. Bords de la Nièvre à Nevers. — L.-EeT-Cx. Cheverni, — M.-Er-L. Gennes. — Le Mans (Légé). 2592. C. nutans. Host. Gram. 4, t. 83. (C. penché.) — Souche ram- pante; tige de 3 à à déc. droite, un peu penchée au sommet, lisse, un peu scabre au sommet; feuilles vertes, canaliculées, rudes sur les bords et la carène; 1 à 2 épis mâles à écailles d’un brun noirâtre, -3 ou 4 épis femelles cylindriques ou ovales droits, serrés, presque tous sessiles ; bractées longues foliacées membraneuses, non engai- nantes; capsules ovales coniques, convexes, glabres, silionnées, atténuées en bec court à deux pointes, dépassant les écailles qui sont lancéolées cuspidées, brunes, verdàtres sur le dos, rudes sur les bords. Mai, juin. Bords des eaux. R. — Chälons-sur-Saône. — LoirE-Inr. Bords de la Loire de Varades à Nantes (Lloyd). 2593. C. riparia. Curtis. fl. Lond. 4, t. 60. (C. des rives.) —Car. rufa. Dub. Orl. n° 410. — Racine dure, rampante; tige de 8 à 42 déc. droite, feuillée, à 3 angles aigus et rudes; feuilles très longues, larges, planes, carénées, acuminées, glauques, àpres et .coupantes sur les bords, à nervures en réseau; 2 à 5 épis mâles oblongs, trigones, à écailles d’un brun noirâtre, lancéolées aristées:; 3 à 4 épis femelles cylindracés renflés au milieu, peu écaftés, sessiles, ou courteinent pédonculés à l’aisselle d’une longue feuille florale, non engaïnante ; capsules ovales coniques, renflées, nerveuses, terminées par un bec GRAMINÉES. 683 bifurqué, et plus courtes que les écailles qui sont lancéolées ner- veuses cuspidées et roussâtres. Avril, juin %. Bords des eaux, riviéres, grands ruisseaux. C. FAM. CIX. GRAMINÉES. Fleurs glumacées, hermaphrodites, ou plus rarement unisexuelles, disposées en épillets uni ou multiflores, ordinairement entourées d'un double rang d’écailles; l'extérieur (composant la glume) formé de 2 valves (spathelles) distiques, rarement univalve ou tout à fait nul, renfermant une ou plusieurs fleurs imbriquées en épillet; le second rang (composant la glumelle) formé. de 1 ou 2 valves fspathellules) alternes, tantôt mutiques, tantôt terminées par une soie ou arête, et toujours uniflores; périanthe propre nul, ou remplacé par 1 à 3 pa- léoles, on très petites membranes pétaloïdes, insèrées parallèlement au-dessous de l’ovaire, 6rdinairement peu visibles, rarement soudées ensemble ; 2 ou plus souvent 3 étamines hypogynes, à anthères émar- sinées au sommet et à la base: ovaire libre; 1 ou 2 styles ; 2 stigmates ordinairement très longs, filiformes, en pinceau, où plumeux; fruit see monosperme, en forme de graine nué; embryon petit, situé à [a - base extérieure d’un périsperme farineux. Herbes à racines rampantes ou fibreuses; tige (chaume) ordinairement simple, entrecoupée de nœuds d'où partent les feuilles ; feuilles aiternes, étroites, prolongées à la base en une gaine fendue dans le sens de sa longueur, et portant à la base de la feuille une petite languette membraneuse nommée ligule. Fleurs disposées en épi ou en pauicule. $ 1. — Fleurs monoïiques. 592. ZEA. L. (Mays.) Fleurs monoiïques, les mâles terminales en rappes paniculées; épillets formés de deux fleurs sessiles ; fleurs femelles en épis axillaires enveloppés dans la gaîne de la feuille ; épillets à deux fleurs dont une stérile; style très allongé; stigmate fisement cilié; fruits réniformes arrondis, disposés par paires sur huit rangs, et insérés sur un axe charnu. 2594. Z. Mays. L. sp. 13178. (M. cultivé.) Mays sea Gaertn. Vulg. Blé de Turquie, Troquet. — Tige robuste de 1 à 2 mèt.; feuilles larges lancéolées linéaires, rudes sur les bords ; épis femelles gros, ventrus, sessiles. Fleurs verdâtres. Juin, août ©. Originaire d'Amérique, cultivée. $ 2. — Fleurs hermaphrodites ou polyqumes en épis digitès, ou en panicule souvent spicijorme; épillets uniflores. 593. ANDROPOIGON. L. (Barbon.) Epillets uniflores , géminés ou ternés, à chaque articulation de l'axe, un ou deux mâles stériles pédicellés, l’autre sessile, bermaphrodite et fertile, à glumelle aristée; styles allongés, à stigmates en pinceau ; glumes munies de poils à base. 2595. A. Ischæmum. L sp. 1483. (B. Pied-de-Poule.) And. angus- tifolius Smith. — Racine oblique à fibres blanchâtres; tige de 4 à 684 GRAMINÉES. ANDROPOGON. 8 décim. presque rameuse, dressée, à nœuds purpurins; feuilles li- néaires canaliculées, poilues, un peu glauques; 3 à 10 épis linéaires dressés, fasciculés digités ; glumes obtuses, striées purpurines, garnies à la base, ainsi que les pédicelles, de poils blancs soyeux. Juin, octobre %. Pelouses sèches, glacis des levées, bords des che- mins. AC. surtout dans les terrains calcaires. — Manque dans les régions granitiques. Obs. L'Androp. Gryllus. L. sp. 1480, m'a été indiqué aux bords de l’Allier ; maïs le fait me pa- raissant douteux, je ne puis l'insérer ici. Il a Jes fleurs longuement aristées, disposées en panicule Jäche ; les épillets sont munis, à la base, d’une touffe de poils courts et jaunätres. Le Sorzho Sorghum vulgare Pers. Holcus Sorghum. À.) est cultivé dans la vallée d'Anjou sous le nom de Grand Millet, pour ses vastes panicules, dont on fabrique les balais de jonc du commerce. 594. SPARTINA. Schreb. (Spartine.) Glume uniflore à 2 spa- thelles comprimées en carène, l’inférieure plus courte; glumelle à 2 paillettes membraneuses mutiques, l’inférieure comprimée en ca- rène, la supérieure plus longue en nacelle à 2 nervures; styles allongés soudés dans le bas; stigmates filiformes au sommet de l’épillet. 2596. S. stricta. Roth. (S. roide) Truchynotia — DC. — Racine ram- pante; tige de 2 à 3 décim. dressée, roide, lisse; feuilles à pointe euroulée piquante; ligule ciliée très courte; fleurs pubescentes, al- ternes sur deux rangs, disposées en épis unilatéraux, droits et très rapprochés parallèlement par deux à quatre. Août, octobre %. Vases baiguées par la mer. R. 595.CYNODON. Richard. (Chiendent.) Glume ouverte à spathelles lancéolées carénées, mutiques et plus courtes que la glumelle ; spa- thellule inférieure ovale carénée, mucronée, renfermant la supérieure qui est linéaire, sillonnée sur le dos et accompagnée du rudiment d’une seconde fleur ; 4 à 5 épis linéaires digités, à fleurs unilatérales imbriquées sur une seule série. 2597. €. Dactylon. Pers. Syn. 1. 85. (C. commun.) Panicum Dacty- lon L. sp. 85. Paspalum. — KI. fr. — Souche longuement rampante stolonifère; tiges de 2 à 4 décim. rameuses, ascendantes, feuilles courtes, roides, un peu glauques, velues en dessous; épis digités ouverts, velus à leur base interne, glumes scabres, aiguës, rougei— tres. Juillet, septembre %. Champs sablonneux, alluvions, sables des rivières. C. 596. DIGITARTA. Haller. (Digitaire.) Glume uniflore concave, à spathelles apprimées, l’inférieure munie d’une spathelle accessoire, souvent peu visible (rudiment de fleur stérile), la supérieure de la longueur de la glumelle; spathellules ovales oblongues mutiques ; épillets sessiles alternes, sur deux rangs unilatéraux, en épis comme digités, un peu alternes. Racines fibreuses. 2598. D. sanguinaiis. Scop. (D. sanguine.) Panicum sanquinale. L. sp, 84. Paspalumn — Lam. — Tige de 3 à 6 déc. rameuse et couchée à la base, puis ascendante redressée ; feuilles et gaînes poilues et ponctuées tuberculeuses ; ligule courte, fimbriée; 3 à 7 épis linéaires allongés, plus ou moins divergents; épillets oblongs lancéolés à spa- thelles très inégales, striées, glabres ou rarement bordées de cils courts. Fleurs verdâtres ou souvent lavées de rouge violacé, ainsi que toute la plante. Juillet, oct. ©. Lieux cultivés, champs, vignes, bords des murs. C. DIGITARIA . GRAMINÉES. 685 2599. D. ciliaris. Koel. (D. ciliée.) Panicum ciliare Retz. — Racine fibreuse ; tiges de 1 à 5 décim. rameuses, géniculées à la base, puis ascendantes; feuilles linéaires lancéolées un peu ondulées, plus ou moins poilues et ponctuées tuberculeuses, ainsi que les gaînes; li- gule courte tronquée, déchirée ; 3 à 10 épis linéaires allongés, dressés, divergents; épillets oblongs lancéolés à spathelles très inégales, nerveuses, hérissées sur les nervures latérales de poils cadues, et bordées de cils roides blanchâtres, plus longs que la lar- geur de l’épillet; fleurs verdâtres ou lavées de rouge violacé. Juin, sept. ©. Lieux sablonneux. RR. — Bords de l'Allier, près Mirefleurs (Lecoq). — Cuer. Vignes à St-Amand (Saul). 2600. D. filiformis. Koeler. (D. filiforme.) Dig. humifusa Pers. Pas- palum ambigquum DC. Panicum glabrum Gaud. — Tiges de 1 à 5 déc. formant des touffes fournies et étalées ; feuilles courtes, glabres ainsi que les gaînes, ou offrant seulement quelques poils au sommet de la gaine; ligule courte, lacérée ; 2 à 4 épis plus ou moins ouverts ; épil- lets ovales ; spathelies presque égales, striées pubescentes. Fleurs violacées. Août, octobre ©. Lieux sablonneux, alluvions. C. surtout dans les vallées de l'Allier et de la Loire, Sologne, ete. 597. TRAGUS: Haller. (Tragus.) Inflorescence en grappes à pé- dicelles courts, portant 2 à 4 épillets uniflores, planes et comprimés d’un côté, convexes de l’autre; glume à 2 spathelles, l'inférieure petite, membraneuse, nue, appliquée sur le côté plane de l’épillet, la supérieure coriace, convexe, hérissée de pointes, plus grande et renfermant la glumelle à 2 spathellules membraneuses et persis- tantes. 2601. T. racemo:u:. Desf. fl. Atl. 2, p. 386. (T. à grappes.) Cen- chrus — L. sp. 1487. Lappago racemosa Schreb. — Racine fibreuse; tige de 1 à 3 décim. rameuse et couchée à la base, puis ascendante ; feuilles courtes, fermes, lanccolées linéaires, bordées de cils roides ; gaînes ventrues un peu glauques ; ligule poilue; grappe terminale à fleurs verdâtres ou violacées, hispides, les terminales stériles. Juin, août ©. Rochers et lieux sablonneux. RR. — Lotïr. Malsherbes. — Bords de l'Allier. — Vallée de la Loire de Mont-Louis à Tours. — M.-ET-L. Bréze à Grandfonds, bords de la Loire, St-Germain. RR. 598. LEFRSIA. Swartz. (Léersie.) Epillets uniflores ; glume nulle; glumelle fermée après l’anthèse, à spathellules fermes, comprimées carénées, mutiques, fortement ciliées sur la carène, l’inférieure beaucoup plus large ; deux petites écailles membraneuses blanchä- tres, hypogynes; stigmates longs, plumeux; fruit entouré par les spathellules persistantes. à = 2602. L. oryzoïdes. Swartz. (L. à fleurs de riz.) Phalaris Oryzoïdes L. sp. 81. — Racine fibreuse traçante, stolonifère ; tige de 6 à 9 déc. dressée, rameuse, légèrement comprimée, à nœuds hérissés ; feuilles planes, lancéolées linéaires acuminées, d’un vert tendre ou jaunâtre, très rudes, ainsi que les gaînes; ligule courte; panicule à rameaux filiformes, flexueux, lâche, étalée et renfermée d'abord dans la gaîne d’une feuille supérieure ; épillets ovoides comprimés, hispides, striés, d’un blanc jaunâtre ou brun. Août, sept. %. Prés inondés, bords des eaux. AC, mais non partout. 2 686 GRAMINÉES. 599. CALAMAGROSTIS. Roth. (Calamagrostis.)- Epillets uni- flores , contenant quelquefois le rudiment d'une seconde fleur pédi- cellée ; spatheiles presque égales, comprimées, lancéolées acuminées; | glumelle beaucoup plus courte que la glume et entourée, à la base, de longs poils soyeux; spathellules membraneuses, petites, l'infé- rieure souvent munie d’une arête dorsale; stigmates plumeux. Fleurs en panicule. | 2693. C. Epigeïos. Roth. (C. terrestre.) Arundo Epigeïos L. sp. 120. Dub. Orl. n° 513. — Tige de 8 à 12 décim. droite; feuilles largement linéaires acuminées, très allongées, rudes en dessous ei sur les bords ; ligule oblongue ; panicule étroite peu étalée, à rameaux dres- sés comme agglomérés; spathelles lancéolées acuminées en pointe subulée, comprimée, rude; glumelle plus courte que les poils qui l’'environnent; spathellule inférieure bifide et portant sur le milieu du dos une arête très fine. Fleurs panachées de verdâtre et de violet. Juillet, août %. Lieux secs et humides, bois, fossés, coteaux. C. Manque dans plusieurs parties des terrains granitiques. 2604. C. lanceolata. Roth. (GC. lancéolée.) Arundo Calamagrostis. L. sp. 121. — Racine stolonifère produisant des tiges de 6 à 10 déc. en touffes; feuilles linéaires étroites, scabres, vertes; ligule courte tronquée; panicule lâche, molle, violacée étalée; spathelles lancéo- lées linéaires acuminées ; spathellule inférieure plus longue, à arête très courte, naissant au sommet dans une échancrure très courte et la dépassant peu; poils plus longs que la glumelle et plus courts que la glume. Juin, juillet %. Marais tourbeux. RR. — Loir. Sceaux (Cos- son et Germ.)! — Angers! — Env. de Nantes (Lloyd). 2605. C. littorea. DC. f. fr. 5, p. 255. (C. de rivage.) — Souche rampante ; tige de 5 à 10 décim. droite; feuilles linéaires étroites, rudes ; ligule longue, aiguë ; pauicule droite à rameaux étalés ascen- dants ; spathelles lancéolées étroites atténuées en pointe subulée comprimée, rude; spathellule inférieure beaucoup plus courte que les poils qui l'entourent, munie d’une arête terminale droite égalant ou dépassant la moitié de sa longueur; fleurs violacées ou jaunâtres. Juillet, août %. Bois frais, graviers humides. RR.— VIENN&. Lisières de la forêt de Scévole près St-Vincent. — DEux-SEY. Oyron (Delastre). 2606. C. sylvatica. DC. fl. fr. 5, p. 253. (C. des forêts.) C. arundi- nacea Roth. Agrostis — L. sp. 91. — Racine rampante; tige de 6 à 10 déc. droite; feuilles linéaires aiguës , un peu rudes; ligule obtuse tronquée, un peu déchirée; panicuie longue étroite, un peu penchée au sommet; spathelles oblongues lancéolées acuminées, d'un blane verdäre jaunissant ou brunissant ensuite; spathellule inférieure quatre fois plus longue que les poils qui l'entourent, dentée au som- met et portant sur le dos une arête géniculée, dépassant la glume. Juillet, août %. Bois des montagnes. — Sources de la Loire, le Gerbier des Jones. — Chaine du Forez, Pilat. — Cartal, sources de lAllagnon. — Monts-Dores, Monts-Dümes.— VIENNE. Brandes des forèts près Mou— lismes (Lloyd). ù 2607. C. arenaria. Roth. Tent. 4, p. 34. (C. des sables.) Arundo + L. sp. 121. Ammophila — Linck. — Psamma — R. et S, — Racine rampante ; tige de 6 à 9 décim. garuie de feuilles enroulées, lisses, GRAMINÉES. 687 comme jonciformes, roides, presque piquantes; panicule resserrée spiciforme, cylindracée, atténuée au sommet ; glumes linéaires lan- céolées aiguës, luisantes, finemerit pubescentes ; spathelles un peu inégales égalant ou dépassant un peu la glumelle qui est mutique et trois fois plus longue que les poils qui l'entourent. Fleurs jaunâtres. Juillet, août %. Lieux sablonneux. — Sables maritimes de l'embouchure de la Loire. 600. AGROSTIS. L. (Acrostis.) Epillets uniflores; spathelles presque égales, comprimées acuminées, mutiques plus grandes qué la glumelle; spathellules membraneuses munies à la base d’un ou deux faisceaux de poils très courts, l’inférieure tantôt mutique, tan- tôt pourvue d’une arête dorsale, la supérieure plus petite mutique, quelquefois nulle où munie à sa base d’un appendice filiforme (rudi- ment de fleurs avortées); styles très courts ; stigmates plumeux, la= téraux. Fleurs en panicule. 2608. À. aiba. L. sp. 93. (A. blanche.) — Racine fibreuse; tige de 3 à 8 déc. plus ou moins rameuse et rampante à la base, puis as- cendante redressée ; feuilles linéaires planes, rudes sur les bords, la supérieure à gaine longue; ligule oblongue obtuse ; panicule oblon- gue conique, à rameaux demi-verticiilés, étalés, chargés de petites aspérités, resserrés avant et après l’anthèse; spathelles un peu rudes sur la carène. Fleurs mutiques blanchâtres ou jauvâtres. Juin, sep- tembre %. Prés, champs, bords des eaux. CC. — varie à fleurs aris- Ée (burds de lu Loire), et à panicule étroite resserrée, et d’un brun violacé. Obs. Les formes rattachées ici saut nombreuses : 1° A. coarctata Host. Panicule étroite resserrée, souvent violacée. 2° A. decumbens Hall. f. À. stolonifera Auct. non L. vulg.— Eternue, Ternue. Tige très rarmeuse à la base, à rejets wonibrenx rampants et ralicants ; panicule courte et étroite, grisà re ou violacée. CG. Ces différentes tormes sont parfois à fleurs aristées, 3° 4. maritima Lam. rampante à la base ; feuilles roides glauques ; panicule compacte. — Région maritime. 2609. A. vulgaris. Withering. (À commune.) À. capillaris. Dub, Orl: n° 446. non L. — Racine fibreuse, peu rampante; tige de 1 à 4 déc. dressée ou inclinée et un peu rameuse à la base, feuilles linéaires planes, rudes sur les bords; ligule très courte, trenquée; panieule uvale oblongue à rameaux capillaires étalés et divergents en tous sens, un peu scabres: spathelles un peu hispides sur la carène. Fleurs mu- tiques rougeñtres. Juillet, septembre %. Lieux secs, pâturages sablon- néux. CC. — varie à fleurs aristées (A. dubia DC. fl. fr.), ou à épil- lets vivipares à glumes très allongées. (A. sylvatica Poll.) Obs. 4. pumila. L. Mant. 31. — Racine fibreuse, point rampante; tiges de % à 15 cent. droites, fasciculées, en touffes; l gule presque nulle ; panicule courte, étroite. à pédicelles courts, peu ou point flexueux, glumes concaves, acuminées. Lieux secs, ou mouillés en hiver. AC. — Les ovaires sont souvent atiaqués par un uredo, mais je l'ai vu aussi à fleurs fertiles et conservant ses caracterês, qu: pourraient peut-être la faire rétablir comme espèce distincte. — A fleurs aristées, c'est À. rubra Desv.! FI. Anj. p. #8. 2610. A. glaucina. Bast. ! Suppl. FI. M.-et-L. p. 25. (A. glauces- cente. — Racine rampante, tige de 2 à 3 déc. droite roide; feuilles glaucescentes linéaires aiguës planes striées ; ligule courte tronquée, denticulée ; panicule droite, étroite, à pédicelles scabres, glumes vio- lacées lancéolées aiguës, lisses sur la carène, et dépassant les spa- thellules dont l’extérieure porte à sa base une arête géniculée et saillante, Mai, juin %. Landes. RR. — M.-er-L, Env, d'Angers, landes de Pentron et de Beaupreau (Bast.). 688 GRAMINÉES. AGROSTIS. 2611. A. canina. L. sp. 92. (A. de chien.) À. vinealis. Desw.! — Racine fibreuse, stolonifère; tige de # à 6 déc. grêle, lisse, finement striée, géniculée courbée et un peu rameuse à la base; feuilles radi- cales fasciculées, courtes, enroulées, filiformes, les supérieures planes, étroites, rudes, gaîne supérieure allongée, un peu rude au sommet ; ligule allongée, oblongue, obtuse, souvent fimbriée; pani- cule ovale, pyramidale, étalée pendant l’anthèse, contractée avant et après; pédicelles semi-verticiilés, rameux, flexueux, hispides ; épillets très petits; spathelles un peu inégales, acuminées, l’exté- rieure hispide sur le dos; spathellule supérieure nulie ou très petite, l'inférieure obscurément bifide, et portant au-dessous de son milieu une arête blanchâtre, légèrement courbée et dépassant lépillet. Fleurs luisantes, rougeûtres ou panachées de vert, rarement d’un jaune paille. Juin, août %. Prés et bois humides. AC. — Une var. glauque croît autour des étangs de la Brenne. 2612. A. setacea. Curt. (A. sétacée.) — Racine fibreuse, tiges de 3 à 5 déc. grêles dressées, inclinées à la base, croissant en toufles épaisses ; feuilles très fines sétacées, glauques un peu rudes ; ligule blanchâtre allongée, oblongue, un peu déchirée ; panicule étroite, resserrée avant et après la fleuraison ; spathelles lancéolées aignés, dressées, blanchâtres ou violacées luisantes, scabres sur la carène, spathellule extérieure munie sur le dos, ou à sa base, d’une arête géniculée et dépassant la glume. Juin, juillet %. Landes, bruyères. R. — Inn.-Er-L. Baudry, Neuillé-Pont-Pierre, Semblançay, Pernay, Am- billou, Cléré, Bourgueil. — M.-er-L. Foret de Fontevrault, la Breille, Allonnes, Angrie, ete. — Env. de Nantes. — Vendee. 2613. A. rupestris. All. Ped. 2. 237. (A. des rochers.) À. alpina Duby. — Racine fibreuse; tiges de 1 à 2 décim. croissant en touffes ; feuilles très étroites, pliées sétacées ; ligule oblongue fendue ; pani- cule étroite, étalée au moment de la fleuraison, à rameaux et pédi- celles capillaires, lisses ; spathellule inférieure crénelée au sommet, portant sur le dos, au-dessous du milieu, une arête qui dépasse la glume; glumes violettes , jaunâtres au sommet. Juillet, août %: Pà- turages des montagnes. RR. — Cantal. — Mont-Dore. — He-ViENNE. Magnac-Bourg, la Roche-l Abeille (Lamy). 2614. A. Spica venti. L. sp. 91. (A. jouet du vent.) Apera — P. B. — Racine fibreuse un peu traçante; tige de 5 à 9 déc. grêle dressée ; feuilles linéaires planes, scabres ; ligule grande, oblongue, secarieuse ; panicule ample, pyramidale, à pédoncules verticillés capillaires, as- cendants; spathelles égales, glabres; spathellule extérieure acumi- née, portant vers le sommet une arête droite, roide et très longue, l'intérieure finement bifide ; anthères linéaires oblongues. Fleurs verdâtres ou souvent rougeûtres. Juin, juillet ©. Champs sablon- neux. C. ( 2615. A. interrupta. L. sp. 92. (A. interrompue.) Apera — P. B. — Racine fibreuse; tige de 2 à 8 déc. droite, un peu géniculée à la base; feuilles étroites scabres; ligule oblongue scarieuse ; panicule étroite contractée, allongée, droite, comme interrompue à la base ; pédoneules demi-verticillés dressés, courts: spathelles inégales, scabres sur la carène; spathellule extérieure portant au-dessous de GRAMINÉES. 689 son sommet une arète droite ou flexueuse et très longue; anthères ovales arrondies. Fleurs d’un vert blanchâtre. Juin, juillet ©. Lieux sablonneux. AR.— Bords de la Loire. — Niëv. Nevers, Chaluy, Méves. — ALL. Îles de l'Allier à Moulins. — Loir. Env. d'Orléans, Sologne. — L.-ET-Cn. Cheverni, Cour-Cheverni, Gièvres, Lanthenay, Romorantin. — Inn. Le Blanc. — Cner. St-Florent. — Tours. — Châtellerault, Loudun. — Saumur, etc. 601. GASTRIDIUM. P. B. (Gastridion.) Glume uniflore à spa- thelles lancéolées acuminées, comprimées, cartilagineuses etventrues à la base; glumelle très courte, sans poils à la base, renfermées dans le renflement de la glume; spathellules membraneuses, l'inférieure dentée et munie au-dessous du sommet d’une arête courtesouvent avortée ; stigmates plumeux. Fleurs en panicule spiciforme. , 2616. G. lendigerum. Gaud. fl. helv. 1, p. 176. (G. ventru.) Milium lendigerum. L. sp. 91. Agrostis lendigera A. fr. — Racine fibreuse ; tige de 2 à » déc. dressée, glabre, rameuse à la base ; feuilles planes, linéaires aiguës, scabres; liguies déchiquetées ; panicule droite, py- ramidale aiguë, contractée en forme d'épi, renfermée d’abord dans la gaine d’une feuiile supérieure; glumes d’un vert blanchâtre, lui- santes, comme argentées sur les bords, longuement acuminées ai- guës, bordées d’aspérités ; arête dépassant peu la glume et souvent nulle dans un grand nombre de fleurs. Juin, août ©. Lieux secs, champs sablonneux. AR. — Puy-pr-D. Bassin de St-Dié. — S.-ET-L. Vignes de Rigny-sur-Arroux, Cluny, Charolles. — NiÈv. Bois de Cha- vannes près Coulanges, Guérigny, Imphy, Biches, forét de Vincence, Chantenai. — ALz. St-Pourcain. — CnER. Val de Givry, Vignoux, Croisy, St-Florent, Vierzon. — L.-Er-Cn. Tour, Pruniers, Fontaines-en-Sologne. — Limoges. — C. duns l'Ouest. 602. MILTUM. L. (Millet.) Glume uniflore à spathelles herbacées, convexes veutrues, plus grandes que la glumelle; spathellules con- caves, ovales, coriaces, luisantes, persistantes sur le fruit; stig- mates plumeux, latéraux ; deux ou trois paléoles glabres autour de l'ovaire. 2617. M. eusum. L. sp. 90. (M. étalé.) Agroslis efjusa Lam. — Racine fibreuse oblique; tige de 8 à 12 décim. dressée, grêle, faible, lisse, striée ; feuilies lancéolées linéaires, planes, molles, rudes en dessous; ligule oblongue obtuse, lacérée; panicule droite très lâche, à rameaux semi-verticillés, étalés ou penchés ; épillets écartés, mu- tiques; glumes parsemées d’aspérités fines, verdâtres et méêlées de blanc ou de violet. Mai, juillet 4. Bois couverts et montueux. C. 2618. M. scabrum. Rich. in Mert. Herbor. p. 131. (M. scabre.) M. confertum W. part. — Racine fibreuse; tiges de 2 à 4 déc. droites, grêles, rudes, à nœuds brunâtres; feuilles glaucescentes, étroites, courtes, planes, linéaires aiguës, rudes sur les bords, à gaines al- longées.un peu ventrues au sommet, longuement rétrécies à leur base, violacées, scabres ou rarement lisses: ligule oblongue mem- braneuse; panicule courte (4 à 6 centimèt.) sortant de la gaïîne de la feuille supérieure, puis s’en éloignant beaucoup, étroite resserrée , à rameaux scabres, redressés, flexueux, épars où comme verticillés ; épillets petits, mutiques ovales rapprochés, verdâtres ou violacés ; €. 44, | 690 GRAMINÉES. spathelles ovales un peu obtuses, trinervées, un peu scarieuses aux bords, chargées de petites aspérités et dépassant le fruit ren- fermé dans les spathellules ovales lisses et luisantes. Avril, mai ©. Lieux sablonneux. RR. — Deux-SÈv, Cofeaux de Thouars (Du Petit- Thouars). — INp.-Er-L. Port-Boulet (Clisson), Bourgueil (coqueray). 603. STIPA. 2. (Stipe.) Glame uniflore plus grande que la glu- melle; spathelles membraneuses acuminées ou aristées au sommet; spathellules persistantes, devenant cartilagineuses, l’inférieure en- roulée cylindrique, terminée par une arête très longue tortillée, ar- ticulée à la base et persistante, la supérieure plus étroite, comprimée à deux nervures; trois paléoles entières autour de l'ovaire ; stigmates plumeux; fruit cylindracé enveloppé par les spathellules coriaces. Fleurs en panicule peu étalée. ‘ 2619. S. pennata. L. sp. 115. (S. plumeuse.)Vulg. Pelven.— Racine fibreuse dure; tiges de 4 à 6 déc. feuillées, croissant en touffes; feuilles longues, roides, enroulées filiformes; panicule étroite pauciflore, ren- fermée d’abord dans la gaine d’une feuille supérieure; épillets grêles allongés ; arête très longue (2 à 5 déc.), élégamment plumeuse, à poils soyeux blanchâtres, glabre et géniculée dans sa partie inférieure ; glumelle chargée de poils soyeux à sa base. Mai, juin %. Cotéaux arides et pierreux, rochers. R. — Losr. Malsherbes (Dubouché). — Yon. Avallon. — Nièv. Cofeaux au-dessus d'Imphy. — CnER. Bois de Morthomier, le Subdrai, Villeneuve — M.-ETr-L. Beaulieu, rochers du Layon. | | Obs. $. capillata L., espèce voisine, se distingue par ses arêtes glabres. 694. SETARTA. Pal. Beauv. (Sétaire.) Epillets à 2 fleurs, la su- périeure hermaphrodite , l’inférieure neutre où mâle, entourés d’un .involucre simple unflatéral, formé de soies roides scabres , non plu- meuses ; 2 spathelles très inégales, memibraneuses concaves, muti- ques ; spathellules vbtuses , charnues, glabres; ovaire glabre; 2 styles allongés; fruit elliptique glabre, inclus dans les paillettes sans y adhérer. Panicule resserrée en épi. 2620. S. verticillata. P. B. (S. verticillée.) Panicum verticillatum. L. sp. 83. — Tige de 4 à 6 décim. dressée, rameuse et un peu com- primée à la base, hérissée au sommet d’aspérités fines et crochues ; feuilles lancéolées linéaires acuminées, rudes, à gaïînes ciliées sur les bords; ligule poilue; panicule spiciforme cylindrique, à rameaux très courts, comme verticillés, un peu espacés à la base; épillets presque lisses, entourés de 2 à 4 soies rudes accrochantes, à petits aiguillons dirigés en bas. Fleurs verdâtres. Juillet, octobre ©. Lieux cultivés, champs, jardins. C. 2621. S. viridis. P. B. (S. verte.) P. viride. L. sp. 83. Vulg. Milinsse. —— Tige de 2 à 6 déc. rameuse à la base, redressée, rude :u sommet; feuilles linéaires rudes, à gaines pubescentes surtout sur les bords ; ligule formée par une touffe de poils; panicule spiciforme cylindri- ue, non interrompue, à-axe poilu; épillets presque lisses, entourés de À à 6 soies un peu rudes non accrochantes, à petits aiguillons dirigés en haut. Fleurs vertes ou un peu rougeätres. Juillet, oc- tobre ©). Lieux sablonneux ou cultivés, champs, vignes, jardins. CC. 2622. S. glauca. P, B. (S. glauque.) P. glaucum. L. sp. 83. — SETARIA. GRAMINÉES. 691 Plañte de 2 à 6 déc. glaucescente ou jaunâtre ; Lige dressée ou étalée, rameuse el violacée à la base; feuilles largement linéaires aigués, parsemées de longs poils, à gaines glabres et ligules poilues; pani- eule eylindracée, un peu renflée, garnie de poils scabres de couleur fauve ou roussâtre, à aspérités dirigées en haut; glumielles striées transversalement. Fleurs d'un vert jaunâtre. Juillet, septembre ©. Lieux sablonneux. C. surtout dans les vallées de la Loire et de l'Allier. 2623. S. Italica. P. B. (S. d'Italie.) P. Italicum. L. sp. 83. Vulg. Millet des oiseaux. — Tige de 6 à 9 décimêt. droite, simple, rude au sommet; feuilles lancéolées linéaires acuminées, rudes, à gaînes pubescentes presque laineuses sur les bords; panicule spiciforme épaisse, composée lobée, penchée arquée, à axe poilu laineux ; épil- Jets presque lisses, entourés de soies verdâtres et chargées d’aspé- rités dirigées en haut. Fleurs .verdâtres. Juillet, août ©. Cultivée pour ses graines qui servent de nourriture aux oiseaux, devenue spontanée çà et là. 605. PANICUM. L. part. (Panic.) Epillets à 2 fleurs, la supérieure hermaphrodite, l’inférieure neutre ou mâle; 2 spathelles memibra- neuses, conçaves mutiques très inégales, l’inférieure,très petite, car- tilagineuses dans la fleur hermaphrodite, membraneuses et parfois aristées dans la fleur stérile; spathellules charnues glabres ; 2 styles allongés à stigmates plumeux ou en pinceau; fruit glabre, libre in- ‘clus dans les paillettes ; panicule lâche. 2624. BP. miliaceum. L. sp. 86. (P. millet.) Vulg. Mal, Millet. — Tige de à à 9 décim. dressée, rameuse à la base ; feuilles lancéolées linéaires aiguës, à gaines mollement poilues ; panicule oblongue lâche, plus ou moins penchée; glumes ovales acuminées, mucronées nerveuses. Fleurs verdâtres. Juillet, août ©. Cultivée et naturalisée çà et là. 2625. P. Crus galli. L. sp. 83. (P. pied de Coq.) Echinochloa — P. B. — Tige de 4 à 8 déc. feuillée un peu comprimée et géniculée à la base; feuiiles glabres lancéolées linéaires, rudes et un peu ondu- lées sur les bords; ligule remplacée par une tache brune ou jaunâtre; panieule allongée dressée, unilatérale, formée par des épis alternes ou géminés, oblongs, composés; axe scabre à 3 ou 5 angles ; épillets hispides ordinairement aristés. Fleurs violacées ou verdâtres. Juillet, sept. ©. Lieux frais cultivés, bords des eaux. C. — varie, sur les mêmes pieds, à arêtes très longues, médiocres, très courtes ou tout à fait nulles. 606. PHALARTS. L. (Alpisite.) Glume à deux spathelles compri- mées carénées aiguës, presque égales, contenant une seule fleur avec une ou deux écailles linéaires (rudiment de fleurs avortées }); spathellules inégales, concaves, aiguës, coriaces, mutiques, plus courtes que la glume; styles longs; stigmates dressés, filiformes. Fleurs en panicule étroite. 2626. P. arundinacea. L.. sp. 80. (A. roseau.) Calamagrostis colorata. F1. fr. Buldingera arundinacea Kunth. — Racine traçante ; tige de 8 à 12 déc. droite, striée, à nœuds branâtres; feuilles largement linéai- res, scabres sur les bords: ligule large obtuse, membraneuse ; pani- 692 GRAMINÉES. PHALARIS, eule oblongue allongée, lobée à rameaux dressés plus ou moins lâches ; épillets pédicellés, fasciculés entassés ; spathelles trinervées, presque glabres; spathellules pubescentes. Fleurs luisantes blan- châtres, panachées de vert et de violet, Juin, juillet %. Prés humides, fossés, bords des eaux. C. Var. b. picta. — Feuilles rayées de vert et de blanc. Cultivée sous le nom d’Aerbe à rubans ; naturalisée çà et là. Obs. On cultive l’Alpiste des Serins (P. Canariensis L.) bien reconnaissable à sa panicule en forme d'épi court, ovale élargi. 2627. P. minor. Retz. Obs. 3, p. 8. (A. gréle.) P. aquatica Aït. P. bulbosa Desf. — Racine fibreuse ; tiges de 3 à 6 décim. dressées; feuilles linéaires acuminées rudes; ligule longue obtuse; panicule serrée en épi ovale oblong; spathelles acuminées à carène ailée au sommet et denticulée, blanchâtres, marquées de chaque côté d’une nervure et d’une raie verte; glumelle couverte de poils soyeux ap- pliqués. Juillet, sept. ©. Champs et jardins de la région maritime, vers l'embouchure de la Loire. — Corsept, St-Joachim, Escoublac (Lloyd). 607. PHLEUM. L. (Fléole.) Glume uniflore à deux spathelles égales, compriwées, tronquées au sommet, à carène prolongée en arête courte divergente ; glumelle plus courte que la glume ; spathel- lules membraneuses, l’inférieure tronquée, aristée ou mutique, la supérieure plus petite mutique, et portant quelquefois à sa base une écaille filiforme (rudiment de fleur avortée); styles médiocres ; stig- mates très allongés poilus. Panicule resserrée en épi. * Epillets uniflores avec le rudiment d'une fleur stérile. (Chilochloa. P. B.) 2628. P. asperum. Vill. Dauph. 2, p. 61. (E. rude.) Phalaris aspera Retz. — Racine fibreuse; tiges de 4 à 4 déc. nombreuses souvent rameuses à la base, dressées ; feuilles linéaires aiguës rudes à gaîne un peu enflée; panicule verte, rude en forme d’épi cylindracé ; spa- thelles cunéiformes tronquées, glabres, rudes mucronées, épaissies anguleuses au sommet. Mai, juillet ©. Champs, vignes. RR. — Puy- pE-D. Sables de l'Allier, entre Pont-du-Château.et Cournon, vignes du Puy-Long (Lecoq et Lamot.). 2629. P. arenarium. L. sp. 88. (F. des sables.) Phalaris arenaria Wild. — Racine fibreuse, produisant plusieurs tiges de 6 à 20 centim. ascendantes, lisses ; feuilles linéaires striées, la supérieure courte à gaine ventrue; ligule oblongue; panicule spiciforme ob- longue cylindrique, atténuée à la base, d’un vert pâle; glumes lan- céolées aiguës mucronées, ciliées sur la carène. Mai, juin ©. Lieux sablonneux. RR. — Sables maritimes. 2630. P. Bœhmeri. Wibel. (F. de Bœhmer.) Phalaris Phleoïdes. L. sp. 80. — Racine fibreuse gazonnante; tiges de 2 à 6 décim. grêles dressées : feuilles courtes, glabres, fermes, rudes, blanchâtres sur les bords, la supérieure très courte, à gaine très longue un peu ren- flée; ligule courte tronquée; panicule en forme d’épi cylindrique aigu ; spathelles oblongues obliquement tronquées acuminées, mucro- nées, à carène scabre ou eiliée hispide. Fleurs d'un vert blanchâtre PHLEUM. GRAMINÉES. 693 ou violacées. Mai, juillet %. Lieux secs, bords des bois, coteaux cal- caires. C. Manque en dehors des terrains calcaires. ** Epillets uniflores, sans rudiment de fleur stérile. 2631. P. pratense. L. sp. 87. (P. des prés.) Timothy. — Racine fibreuse ; tige de 4 à 10 déc. peu ou point renflée à la base, dressée, striée, à nœuds bruns; feuilles linéaires aiguës , rudes, subeiliées à la base, à côte proéminente blanchâtre; ligule courte obtuse, à la fin lacérée ; panicule resserrée en forme d’épi cylindrique obtus , attei- gnant 15 à 18 cent. à axe pubescent; épillets brièvement pédicellés ; glumes velues membraneuses, trinervées, oblongues, tronquées transversalement, à carène bordée de longs cils blancs étalés , ver- dâtre au sommet et terminée en arête beaucoup plus courte que la glume et plus ou moins divergente. Mai, juillet %. Prés. C. 2632. P. intermedium. Jord.! Arch. Bill. 325. (F. intermédiaire.) — Racine fibreuse à collet un peu renflé en forme de bulbe oblong ; tige de 4 à 8 déc. dressée, un peu oblique à la base; feuilles linéaires étroites, pliées, très aiguës, rudes sur les bords et sur les nervures; ligule blanche membraneuse ovale à la fin déchirée; panicule ver- dâtre en épi cylindrique obtus, atteignant 8 à 40 cent. à épillets un peu étalés lui donnant un aspectrude ; spathelles pubescentes mem- braneuses, tronquées au sommet, à carène verte au sommet, bordée de cils blanes, longs, étalés ascendants et se terminant en arête roide beaucoup plus courte que la glume. Mai, juillet %. Bois secs, pe- louses. C. 2633. P. serotinum. Jord.! Pug. (1852) p. 141. (F. tardive.) — Racine fibreuse ; tiges de 3 à 5 décim. en touffes, un peu renflées au collet, diffuses géniculées inférieurement, obliquement ascendantes, grêles ; feuilles linéaires étroites très aiguës à nervures fines , rudes aux bords; pauicule verte, grêle en épi serré, linéaire cylindrique obtus; spathelles pubescentes, ciliées sur la carène, à cils écartés un peu étalés, oblongues, largement tronquées au sommet, membra- neuses au bord, à 3 fortes nervures sur le dos, terminées au sommet par une arête quatre fois plus courte qu’elles et deux fois plus longue que la glumelle. Juillet, août %. Pelouses sèches. C. 2634. P. præcox. Jord.! Arch. Bill. p. 325. (F. précoce.) P. nodosum L. pro parte. — Racine fibreuse; collet reuflé en bulbes souvent su- perposés; tige de 1 à 5 décim. étalée ascendante à la base, puis re- dressée, grèle; feuilles linéaires étroites aiguës, rudes; ligule courte, obtuse membraneuse; panicule verdâtre on violacée, en-épi ovoïde court ou cylindrique obtus , à axe rude; épillets courts très serrés ; glumes tronquées, membraneuses aux bords, à 3 nervures et à carène bordée de ciis blancs, roides étalés ascendants, et se ter- minant en arête roide beaucoup plus courte que la glume. Avril, sept. %. Champs, pelouses sèches. C. : 2635. P. Aipinum. L. sp. 88. (F. des Alpes.) — Racine oblique garnie de fibres; tige de 2 à 3 décim. dressée; feuilles linéaires ai- guës, molles, planes, la supérieure à gaine très longue un peu renflée et à ligule aiguë: panicule en forme d’épi court, ovale cylindracé ; spathelles oblongues hérissées, ciliées sur la earène, tronquées 694 GHAMINÉES,. transversalement et subitement acuminées en arête rude et aussi - longue qu’elles. Fleurs’ verdätres ou violacées. Juin, août % Pe- louses des montagnes calcaires. RR. — Core-D'O8. Montagne de Monceaux. — Mont-Dore, Cantal. 608. POLYPOGON. Desf. (Polypogon.) Glume uuiflore plus grande que la glumelle ; spathelles comprimées convexes, mémbra- netses, presque égales obtuses, échancrées ét terminées luse et l'autre par une arête sétacée; spathellule inférieure tronquée denti- culée, souvent munie d’une arête insérée au-dessous du sommét, la supérieure mutique à deux carènes; styles presque nuls; Stigmates plumeux latéraux. Fléurs en panicule resserrée. 2636. P. Monspeliensis. Desf. fl. Atl. 1, p. 67. (P. de Montpellier.) Alopecurus Monspeliensis. L. sp. 89. — Racine fibreuse; tiges de 4 à 4 déc. inclinées à la base ou dressées; feuilles linéaires un peu rudes, à ligule allongée aiguë ; gaine supérieure ventrue; panicule ressérrée, oblongue, un peu lobée, à pédicelles rameux très courts, renflés sous l'épillet; spathelles oblongues concaves, scabres sur la carène, ve- luës ciliées sur les bords, échancrées en 2 lobes obtus et émettant une arête 3 fois aussi longue qu’elles. Paniculé d’un vert jaunâtre comme soyeuse par l'abondance des arêtes. Juin, août ©. Lieux humides'ét saäblonneux. RR. — Pux-vr-D. Pont du château, rochers sous le château en fuce la rivière (Lecoq). — Vin. Fontaine minérale d’Avnilles-Limou- sine (Delastre). — Loir. Orléans, bords de la Loire, trouvé une seule fois (Pelletier). — C. aux bords de la mer, St-Nazxaire, ete. 2637. P. maritimus. Wild. (P. maritime.) — Ressemble au précé- dent, mais plus petit, plus grêle; pauicule plus petite, réssérrée 0b- longue ; spathelle à deux lobes aigus, égalant le tiers de leur longueur; glumés blanchâtres, vertes seulement sur la carène au-dessous de l’arête et finement muriquées inférieurement. Juin, juillet ©. Lieux marécageux des bords de la mer, plus À. 2638. P. littoralis. Sm. (P. des rivages.) Mut. fig. 575. — Racine rampante stolonifère ; tige de 2 à 4 dée. lisse, radicante, géni- culée et rameuse à la base: feuilles linéaires aiguës, rudes’; ligule oblongue obtuse; panicule étroite oblongue, lâche, grisâtre; spa- thelles linéaires lancéolées, ciliées sur la carène, scabres du reste, à arête présque terminale, aussi longue qu’elles ; une des spathellules aristée sous le sommet. Juillet %. Lieux marécageux des bords de la mer, RR. — L.-Inr. Liarne près le Collet (Lloyd). Le 609. ALOPECURUS. L. (Vulpin.) Glume uniflore à deux spa- thelles comprimées carénées, mutiques, plus ou moins soudées à la base, spathellules soudées en uné seule en forme d’outre fendue d'un côté et portant une arête sur le dos ou à ia base; style long; stigmates allongés poilus. Panicule resserrée en forme d'épi. 2639. A. pratensis. L. sp. 88. ( V. des prés.) Racine fibreuse où un peu rampante; tige de 6 à 9 déc. droite, lisse; feuilles linéaires aiguës, rudes sur les bords ; gaine supérieure allongée un peu renflée; ligule tronquée; panieule spiciforme, un peu épaisse, cylindrique, obtuse, comme soyeuse à pédicelles courts, portant 4 à 8 fleurs ; spathelles aiguës, velues, ciliées, soudées l’une à l’autre au-dessous ALOPECURUS. GRAMINÉES. 698 de léur milieu, blanchâtres et bordées de vert. Mai, juillet %. Prés frais. C. 2640. À. bulbosus. L. sp. 1665. (V. bulbeux ) — Tige de 1 à 5 déc. renflée en bulbe à la base, droite ou ascendante un peu flexueuse ; feuilles linéaires étroites un peu rudes, à ligule oblongue obtuse; - pauicule spiciforme, cylindrique aiguë, grisètre; pédicelles uni ou biflores ; spathelles oblongues aiguës ciliées sur la carène, un peu soudées à la base; arête saillante; anthères jaunâtres, brunissant en- suite. Mai, juin %. Prés humides. R.—Vien. Béruges, bois de St-Hilaire, Neriau, Beaurepaire, la Motte-Champdeniers. —M.-Er-L. Saumur, vallée du Thouetl, Allonnes, St-Georges-Chütelaison, Louresse, Beaucouxé. — L.-{ne. Vallée de la Loire. CC. dans les prés salés. 2641. A. agrectis. L. sp. 89. (V. des champs.) Vulg. Queue de rat.— Racines fibreuses ; tige de 3 à 6 déc. croissant en touffes, dressée, un peu rude au sommet; feuilles linéaires étroites, rudes ainsi que les gaines: ligule courte bifide; panicule spiciforme grêle, cylin- drique atténuée à chaque extrémité, à pédicelles très courts portant 4 à 2 fleurs; spathelles acuminées soudées l’une à l’autre jusqu’au milieu, à carène peu sailtante très finement ciliée, glabres du reste, d'un blanc verdâire ou violacées. Mai, octobre ©. Champs, vignes, lieux cultivés. CC. 2642. A. seniculatus. L. sp. 89. (V. genouillé.) — Racine fibreuse ; 4ige de 3 à à déc. genouillée aux nœuds, lisse, couchée et radicante à la base, puis lâächement ascendante; feuiiles linéaires étroites un peu rudes, ligule oblongue ; panicule en forme d’épi cylindrique; épillets ovales oblongs ; glumes obtuses, pubescentes ciliées, soudées seulement à ia base; spathellule portant au-dessous de son milieu une arête scabre, géniculée au milieu et 2 ou 3 fois plus longue que la glume; anthères jaunâtres d’abord, puis brunes. Fleurs verdâtres. Mai, septembre ©. Lieux humides ou mouillés en hiver, fossés asséchés, marais. C. — Bords de la Loire, ete. 2643. À. fulvus. Smith. (V. fauve.) — Plante de 3 à 5 déc. glauque bleuâtre ; racine fibreuse; tige ascendante, couchée, radicante à la base ou souvent flottante ; feuilles linéaires aiguës, molles un peu rudes, à gaine supérieure renflée et très glauque; ligule oblongue; pauicule en forme d'épi cylindrique; épillets elliptiques ; glumes ob- tuses, ciliées, soudées seulement à la base; spathellule portant à son milieu une arête très fine, blanchâtre, droite et dépassant à peine la glume; anthères blanchâtres, puis orangées; fleurs verdâtres. Mai, septembre ©). Marais, fossés, flaques d’eau. C. 2644. A. utriculatus. Pers. syn. 1, p. 80. (V. à utricules.) Phalaris utbriculata. L. sp. 80. — Racine fibreuse produisant des touffes de 2 à 5 déc.; tiges dressées, feuillées, lisses; feuilles linéaires étroites, la Supérieure courte, à gaine vésiculeuse renflée en forme d’outre ovale oblongue, renfermant l’épi avant son développement; panicule courte en forme d’épi ovale ou oblong; glume glabre, ciliée sur les bords, à spathelles fermes, dilatées et soudées jusqu’au milieu, puis rétrécies en pointe déprimée; spathellule portant au-dessus de la base une arête beaucoup plus longue que la glume. Fleurs glabres blanchâtres, panachées de vert ou de violet. Mai, juin ©. Prés hn- 696 GRAMINÉES. mides. R. — Yon. Avallon, Vermanton, Auxerre. C. — CoTe-n'08. Sémur, Suulieu. — S.-Er-L. St-Sernin-du-Plain, Saizy, St-Maurice- les-Couches, Epinac, St-Pierre-l'Etrier, Cluny. 610. CRYPSIS. Aiïton. (Crypside.) Glume uniflore à spathelles carénées comprimées, l'inférieure plus petite; spathellules un peu inégales, lancéolées, mutiques, plus longues que la glume, la supé- rieure à À ou 2 carènes ; 2 à 3 étamines ; style allongé, stigmates fili- formes poilus. Panicule spicifornie, sortant de la gaine d’une feuille supérieure ; ligule ciliée. 2645. C. alopecuroïdes. Schrader. (C. vulpin.)— Tiges de 1 à 3 déc croissant en touffes, étalées rayonnantes ou ascendantes, cylindriques un peu rameuses ; feuilles planes, linéaires aiguës, à gaines longues alternes, les supérieures un peu écartées de l’épi et plus courtes que lui; panicule en forme d’épi oblong cylindracé; 3 étamiues. Fleurs d’un blanc grisàtre ou noirâires. Août, octobre ©. Lieux humides, limons asséchés. AR. — S.-ET-L. Canal du Centre près St-Léger,: Cluny. — Nièv. Nevers, Marzy, vallée de Purzy, Chaiuy, Gimouille, St- Parize-le-Chälel, Cougny, St-Pierre-le-Moustier. Montigny-sur-Canne. — Rarement sur les sables de l'Allier et de la Loire jusqu'a Nantes. — ALL. Moulins. — Cuer. La Guerche, Allouy, Villeneuve, St-Florent Mehun, Berry, Vierzon. — Ip. La Chütre. — Angers bds de la Maine. 2646. C. schœnoïdes. Lamk. (C. choin.) Phleum schænoides. L. sp.88. — Tige de 4 à 2 décim. rameuse étalée, un peu comprimée; feuilles glauques, roides, très aiguës, à gaînes courtes àches, les supérieures comme opposées, entourant et dépassant l’épi en forme d’involucre; panicule en forme d’épi court ovale oblong, cbtus ; 5 étamines. Fleurs verdâtres. Août, octobre ©. Lieux humides sablonneux. RR: — Sables de la Loire. _ 2647. C. aculeata. Aït. (C. piquante.) Schænus aculeatus. L. sp. 63. — Tiges de 6 à 20 cent. nombreuses, rameuses comprimées, couchées en cercle; feuilles linéaires courtes, roides piquantes, poilues sur les bords, à gaînes ventrues striées; panicule en forme d’épi très court, en tête hémisphérique, entouré par des bracttes dont les gaines dilatées en cachent une partie; deux étamines; fleurs ver- dâtres. Juillet, août ©). Marais desséchés. RR. — LoiRx-INrËR. Mon- taire, fosses des prés salés (Lloyd). 611. ANTHOXANTHUM. L. (Klouve.) Glume à deux spathelles mucronées très inégales, l’une trinervée plus longue que la fleur, l’autre moitié plus courte à une nervure, renfermant une seule fleur fertile au milieu de deux fleurs stériles constituées chacune par une spathellule portant sur le dos une arête génicuiée; fleur fertile plus petite à deux spathellules mutiques; deux étamines; styles longs à stigmates filiformes plumeux. o 2648. A. occratum. L. sp. 40. (F. odorante.) — Racine fibreuse; tiges de 2 à 8 déc. droites en toulffes, lisses; feuilles linéaires aiguës jlanes, plus ou moins parsemées de poils courts, ainsi que les gaines; janicule en forme d’épi lâche, oblong, allongé, quelquefois rameux, à épillets brièvement pédicellés; partie saillante de l’arète égalant à jeu près Je quart de la glume. Fleurs d’un vert jaunâtre, glabres; ANTHOXANTHUM. GRAMINÉES. 697 anthères violacées. Mai, juin et en automne %. Prés, bois, lieux her- beux. CC. Obs. C’est cette plante qui parfume le foin, elle contient de l'acide henzoïque. p qui q 2649. A. villosum. Dumort. Agr. Belg. p. 129. (F. velue.) — Racine fibreuse; tiges de 3 à 8 décim.-dressées, scabres, strices ; feuilles li- néaires aiguës, planes hérissées, ainsi que les gaines, de poils longs: ligule oblongue obtuse; panicale en forme d’épi grêle, oblong, lâche. atténué aux deux bouts; glumes vert pâles, velues, longuement lan- céolées acuminées ; partie saillanie de l’arête égalant à peu près le quart de la glume ; stigmates longs, plumeux à la fin flexueux. Mai, septembre %. Pelouses des bois. R. çà et là. — L’Auvergne (Loisel.) Env. du Mans, — d'Angers, etc. 2650. A. Puelä. Lec. et Lamt. Cat. p. 305. (F. de Puel.) FL cent. éd. 2, n° 2110. À. odoratun laxiflorum Chaub.!— Racine fibreuse pro- duisant des tiges de 6 à 40 centim. très grêles, ramifiées aux nœuds inférieurs, dressées ou étalées; feuilles linéaires acuminées, un peu scabres, quelquefois ciliées ainsi que les- gaines; ligale cblongue obtuse, lacérée; panicule courte ovale ou oblongue, en forme d’épi plus ou moins lâche, vert puis blanchâtre; partie saillante de larête égalant le tiers de la glume; anthères blanches. Mai, septembre ©. Champs, pelouses sèches. C. ; Obs. Elle diffère de l'oZoratum par sa racine annuelle, ses tiges rameuses, son odeur bien plus faible, ses glumes moitié plus petites, ayant moins de tendance à jaunir, par son arète plus saillante. 2651. A. Lloydü. Jord.! (F. de Lloyd.) À. aristatum v. nanum KA.' — Racines fibreuses ; tiges de 2 à 6 cent. en toulffes serrées; feuilles linéaires aiguës, dilatées à la base, velues en dessus; ligule mem- braneuse un peu saillante: gaines lâches un peu renfléces, fortement striées; panicule en épi court, serré, ovoide, dépassant à peine la feuille supérieure; glumes verdâtres, scabres, blane-scarieuses aux bords; partie saillante de l’arête égalant ou dépassant le tiers de la glume. Mai, juin ©. Rochers voisins de la mer. Croisie, ete. $ 3. — Epillets à deux on plusieurs fleurs; fleurs hermaphrodites, ou rarement polygames, disposées en panicule. 612. MELICA. L. (M, lique.) Glume à deux spathelles amples con- vexes membraneuses ou scarieuses, renfermant de une à trois fleurs fertiles accompagnées de une ou plusieurs fleurs stérites difformes. supérieures, pédicellées; spathellules ventrues, cartiiagineuses mu- tiques ; styles médiocres, stigmates plumeux. 2652. M. uniflora. Retzius. Obs. 4, p. 10. (M. uniftore.) M. nutans Lam. non L.. Dub. Orl. n° 443. — Racine fibreuse, traçante; tige de 4 à 6 décim. dressée, faible, anguleuse, striée, rude inférieurement; feuilles planes, aiguës, rudes en dessous, un peu velues; gaine pro- longée en appendice acuminé, opposé à la feuille; panicule rameuse, lâche, paucillore, unilatérale, à pédicelles filiformes, allongés, un peu étalés; épillets ovales, glabres, dressés, ne contenant qu'une fleur fertile. Glumes violacées où rougeâtres. Mai, juin %. Bois et coteaux couverts. ©. — Var. à giumes blanches. RR,. — CHER. Fort d'Allogny (Déséglise). 698 - GRAMINÉES. MÉLICA: 2653. M. nutans. L. sp. 98. (M. penchée.) M. montana Huds. — Racine fibreuse oblique; tige de 4 à à décim. dressée, striée, un peu rude ; feuilles planes, linéaires étroites, aiguës, finement velues; ligule très courte, tronquée; panicule resserrée en forme de grappe simple, lâche, unilatérale, à pédicelles très courts; épillets ovales, glabres, penchés, contenant 2 ou 3 fleurs fertiles. Glumes rougeñtrés ou violacées, scarieuses an bord. Mai, juin %. Bois montagneux. RR. — Core-p’Or. Vallon de Vauchignon, près Nolaï. — S.-ET-L. Autun, bas de Canada! (Carion). : vase 2654. M. Mebrodensis. Parlat. FL it. 1, p. 300. (M. des Nebrodes.). M. ciliata Auct. plur. FI. cent. n° 2122. — Racine fibreuse, gazon nante ; tiges de 3 à 8 décim. droites, anguleuses, étroitement fasci= culées, rudes au sommet; feuilles linéaires étroites, scabres, pu- bescentes en dessus, glauques roides, enroulées sétacées, à gaines faiblement striées: ligule scarieuse, oblongue, bifide ; panicule a longée en forme d’épi assez grèle, lâche, subunilatérale, à raméaux courts, inégaux pubescents, rudes, dressés appliqués ; épiilets dressés lancéolés aigus, d'un blane luisant mêlé de vert ou de violet; glumes ponctuées rudes, peu inégales, lanecolées apiculées à 5-7 nervures prononcées ; spathellule inférieure de la fleur fertile étroitement lancéolée aiguë, rude tubereculeuse, longuement ciliée aux bords, de la base au sommet, la supérieure pius courte bidentée, un peu ciliée sur ses carènes dans leur tiers supérieur; fruit brun luisant ellip- tique, très lisse sur le dos, finement chagriné sur la face interne. Mai, juillet %. Lieux arides et pierreux, rochers, murs. AR. — LOIRET. Malsherbes. — Yon. Auxerre, Voutenai, Maïlly-Château, Avallon. — Niv. Clamecy, Armes, Pousseaux, roches de Basseville. — Puy-bE-D.. La Limagne, Ghanturques, ete. —{np. Rochers de St-Aïqny et de Fontgom-. baudL— Ip.-ET-L. Rochecorbon. — Poitiers. — Thouars, Bressuire. — M.-ET-L. Montreuil-Bellay, Beaulieu, d'Angers à Tngrandes. — LoiRE- INF. D’Ingrandes à Mauves. à 2655. M. Magnokii. Godr. (M. de Magnol.) A. tiliata Florist. Merid.. — Racine fibreuse un peu rampante; tiges de 4 à 10 déc. dressées, non fasciculées, lisses au sommet; feuitles linéaires acuminées, planes, à la fin euroulées, fermes, pubescentes en dessus, rudes en dessous, à gaines fortement striées ; ligule saillante, oblongue; pani- cule allongée en épi, lougue, fournie, cylindrique lobulée, dense au sommet, interrompue à la base, à rameaux nombreux, rudes, très inégaux, dressés appliqués; glumes blanchâtres ponctuées rudes, très inégales, à 5 nervures dont Les latérales disparaissent au sommet; spathelle inférieure un tiers plus courte que l’autre, ovale lancéolée, brusquement apiculée subulée, la supérieure plus étroite, insensi- blement acuminée; spathellule inférieure de la fleur fertile étroitement lancéolée aiguë, rude tuberculeuse sur le dos, longuement ciliée aux” bords, de la base au sommet, la supérieure un peu plus courte! bi- dentée, brièvement ciliée sur les carènes ; fruit brun luisant, très lisse, elliptique oblong. Mai, juin %. Coteaux arides, murs. R: — LOIRE. Montbrison. — La Limagne. — Vin. St-Savin (Chaboïisseau.) — INp.-ET-L. Cinay près Chinon (Coqueray). Obs. Le M. ciliata L. plante du Nord et de la région Rhénane, a la racinel/ongnement rampante, la panicule étroite, cylindrique, grisétre le fruit ridé sur toute sa surface. 613. AIROPSIS. Desv. (Airopsis.) Glume biflore à spathelles lui- x AIROPSIS, GRAMINÉES, 699 santes, concaves, obtuses, renfermaut les fleurs avant la maturité ; spathellules mutiques, tronquées, plus courtes que la glume. 2656. A. agrostièea. DC. fl. fr. à, p. 262. (A. agrostis.) Poa — DC. le. rar. t. 1. Aira— Loisel. Anfinoria — Parlat.— A. Saint-Hil. Not. 70 pl. n°43. exclus. synen.— Racine rampante, stelonifère; tige de # à 4 décim. nn peu ramense, géniculée et radicante à la base: feuilles eeurtes, linéaires planes, sillonnces de stries ondulées et scabres; ligule allongée, tancéolée ; panicule lâche et étalée, à pédicelles capil- laires. Fleurs glabres, panachées de vert et de violet. Juillet, août Z. Lieux herbeux et mouillés, bords des étangs peu profonds. R. — Loir. Elangs de la Sologne, château de Cormes. — L.-Er-Cn. Cheverni, Cour-Cheverni, Fontaines-en-Soloqne, Tour, Bracieux, Lanthenaï, etc. — CHER. Forét de Vierzon, étang du Grand-Donhé dans le Rhin-du-Bois. — Env. d'Angers. — Nantes. — Mayenne. 614. AIRA. L. (Cauche.) Glume à deux, rarement trois fleurs, parfois accompagnées d'un rudiment pédicellé de fleur stérile; spa- tkelles luisänies, comprimées, droites ; glume incluse; spathellule extérieure portant une arête insérée à sa base ou vers son milieu. Epillets petits, pédicellés en panicule. * Aréle droite, articulée et barbue au milieu, renflée en massue au sommet. (Corynephorus. P. B.) 2657. A. canercers. L.. sp. 97. (C. blanchâtre.) — Racine fibreuse; tiges de 1 à 4 décim. nombreuses gazonnantes, dressées, grêles, feuillées : feuilles enroulées sétacées un peu glauques; ligule oblongue -obtuse ; panicule étroite renfermée d’abord daus la gaine d’une feuille supérieure; glumes acuminées ; arête noirâtre à la base, articulée au milieu, blanchâtre et renflée en massue au sommet, dépassant peu les glurhes. Fleurs argentées et panachées de rose et de violet, ra- rement verdâtres. Juin, juil. ©. Lieux secs et sablonneux, alluvions. C.— Bords de la Loire et de l'Allier, Sologne, etc. ** Aréte effilée, courte et presque droite. (Deschampsia. P. B.) 2658. A. cœspitosa. L. sp. 96. (C. gazonnante.) — Plante de 5 à 10 déc. croissant en larges touffes ; tige droite, feuillée surtout à la base; feuilles planes nerveuses, un peu rudes; ligule allongée bifide ; panicule ample, droite, étalée, à pédicelles scabres ; spathelles aiguës presque égales aux fleurs, dont l’une est sessile, l'autre pédicellée et velue à la base; arête droite, comme inelnse, égalant à peine les glumes. Fleurs luisantes blanchâtres, souvent panachées de violet de pourpre. Juin, août %. Lieux frais, prés, bords des haies, ois. C. Obs. L'A. parviflora Thuil. qu’on trouve çà et là, diffère par ses fleurs moitié plus petites et de- mande à être étudiée. ‘ 2659. A. media. Gouan. Ill. 3. (C. intermédiaire.) À. juncea Vill. Loisel. — Racine oblique à fibres dures; tige de 2 à 8 décim. droite, peu feuillée ; feuilles radicales nombreuses, fasciculées, glauques roïdes, enroulées sétacées; ligule oblongue, allongée acuminée; pa- nicule très lâche, étalée, à pédicelles filiformes, un peu scabres; glumes aiguës presque égales aux fleurs, dont l’une est sessile, l'autre 700 GRAMINÉES. AIBA, portée. par un pédicelle velu ; spathellule extérieure tronquée et dentée au sommet, portant vers le milieu du dos une arête droite, et à peine plus longue qu’elle. Fleurs panachées de brun violacé et de blanc. Juin, juillet -%. Bois, pâturages humides. R. — Lorrer: Env. de Montargis, marais d'Adon. — CHer. Chapelle-St-Ursin, Marmagne,, Aubigny, Chavannes, St-Loup, entre Ste-Thorette et Morthomier, Bourges, St-Douchard, Mehun, Berry. — DEux-SÈv. Landes de Pers (Sauzé). *** Arète allongée, fléchie et tordue à la base. 2669. A. flexuosa. L. sp. 96. (C. flexueuse.) Avenella — Parlat.— Racine fibreuse oblique; tiges de 4 à 9 déc. gazonnantes dressées, grêles, peu feuillées, à gaînes inférieures un peu rudes ; feuilles très étroites, anguleuses, filiformes, presque sétacées, fermes, à ligule courte, tronquée, bifide; panicule lâche un peu penchée, étalée au moment de la fleuraison, à pédicelles flexueux, un peu rudes; spa- thelles aiguës, inégales, presque égales aux fleurs; spathellules poi- lues inférieurement et portant au-dessus de la base une arête sail- lante, plus ou moins géniculée; seconde fleur de l’épillet portée par un pédicelle 4 fois plus court qu’elle. Fleurs blanchâätres panachées de rouge ou de violet. Mai, juillet %. Bois montueux et sablon- neux. C. Obs. Une forme des bois des montagnes a la panicule resserrée et les épillets rouges violets. (A. montana All. non L.) Dans les lieux très couverts, les fleurs sont parfois d'un blanc brillant argenté. 2661. A. Legei. Bor. not. et obs. (1855) n° x11. (C. de Légé). — Racine fibreuse ; tiges de 6 à 10 déc. grèles, en touffes, à nœuds bru- nâtres; feuilles très étroites, filiformes anguleuses, sillonnées en des- sus, scabres, les caulinaires à ligule oblengue bifide ; gaînes vert pâle, scabres; panicule lâche pyramidale, à pédicelles peu flesueux ; spathelles aiguës, peu inégales, scabres sur la carène égalant ou dé- passant un peu les fleurs; spathellules scabres, munies de faisceaux de poils inférieurement, et portant, un peu au-dessus de leur base, une arrête géniculée et saillante; seconde fleur de l’épillet presque sessile ; glumes blanchâtres scarieuses, plus grandes que dans flexuosa. Juin, juillet. %. Bois et lieux couverts. R. — M.-ET-L. Forét de Fontevrault — SARTHE. Contilliers. Obs. Dans les lieux ombragés, les glumes sont blanches brillantes scarieuses et allongées. Dans la plante exposée au soleil au jardin d'Angers, ces caractères se sont nn peu modifiés, maïs la taille est plus levée, la couleur plus ple, la panieule plus fournie, moins flexueuse et plus tardive de 2 à 3 semaines que daus À. flexuosa, plante à côté, dans les mrèmes circonstances, lés gaines sont aussi bien plus rues. 2662. A. discolor. Thuil.! fl. par. p. 39. (C. discolore.) À. montana. Loisel. fl. gal. À. p.57. — Racine fibreuse; tiges de 4 à 8 déc. droites gazonnantes, lisses; feuilles étroites, pliées ou enroulées filiformes, Surtout les radicales: ligule membraneuse, très longue acuminée souvent déchirée; panicule gra:.de à rameaux un peu étalés ; pédi- celles capillaires flexueux, toujours dressés fastigiés, scabres ; spa- thelles presque égales, violacées à la base, d'un jaune paille du reste, contenant 2 fleurs iusérées presque au même point, munies de fais- ceaux de poils et’ dépassant à peine la glume ; spathellule extérieure aiguë membraneuse et dentée au sommet, portant presque à sa base une arête tortillée inférieurement, génuiculée dans son milieu et sail- lante. Juin, juillet %. Lieux marécageux. RR. — L.-Er-Cn. Cheverni, sous la chaussée de l'étang du grand Coltereau (Lefrou). AIRA. GRAMINÉES. 704 ” Obs. Espèce très distincte ! ayant le port de l'A. fleruosa, dont elle diffère par ses feuilles plus menues, sa ligule très longue et aiguë, sa panicule jamais complètement étalée, ses fleurs jaunâtres, etc. Elle diffère de l'4. wliginosa, à laquelle elle est réunie par plusieurs auteurs, par ses proportions plus grandes et surtont par la seconde fleur de l'épillet presque dépourvue de support! J'ai vu des exemplaires authent.ques ! 2663. A. uliginosa, Wejh. (C. des fanges.) Air. montana. Desv.! obs. p. 55. non L. — Racine fibreuse un peu traçante; tige de 3 à 6 déc. dressée très grêle, lisse, souvent rougeûtre ; feuilles lihéaires très étroites, allongées, planes ou seulement pliées, les radicales fi- liformes, rudes, glauques; ligule oblongue, allongée, atténuée, ai- gué, bipartite; panicule droite étalée, à pédicelles capillaires un peu flexueux ; épillets petits violacés, à peine bordés de blanc; spathelles presque égales un peu aiguës; spathellule extérieure dentée, poilue Imférieurement, et portant au-dessus de la base une arête longue, gé- niculée et divergente; seconde fleur de l’épillet portée par un pédi- celle moitié aussi long qu'elle. Juillet, septembre. %. Bruyères bu- mides ou tourbeuses, bords des étangs. R. — LOIRET. St-Aubin et Viglein en Sologne (Jullien)., — Cner. Le Grand-Donhé dans la forêt du Rhin-du-Bors. — Inn. Etangs de la Brenne, Mezières ! St-Michel ! Douadic. — Hte-VieN. Aïat. — NiEN. Etang de Gardeche, Leugny. æ Inp.-t-L. La Guerche, Samblançay, Ambillou, Chäteau-la-Valhère. — M.-ET-L, Foret de Chambiers, Cholet, landes du Nord-Ouest. CG. — LOIRE-INF. AC. 2664. A. caryophyilea. L. sp. 97. (C. caryophyllée.) Avena — Wigg. Anders. Gram. t. 7. f. 77. — Racine fibreuse; tiges de 6 à 15 cent. droies, grêles, anguleuses et un peu rudes au sommet; feuilles linéaires sétacées, courtes, à gaînes striées, souvent rougeâtres, un peu rudes; ligule lancéolée; panicule petite, diffuse, presque trian- gulaire, à rameaux filiformes divariqués-dressés, un peu scabres; épillets ovales aigus, luisants, souvent violacés ou blancs, membra- neux; glumes ovales acuminées, un peu rudes sur la carène, plus lon- gues que les fleurs presque sessiles incluses, poilues à la base ; spa- thellule extérieure terminée par deux pointes et portant, au-dessous de son sommet, une arête géniculée plus longue qu’elle, et qui dé- passe du double les glumes. Mai, juin ©. Pelouses sèches et sté- riles. C. , Obs. 4. curla Jord.! diffère par les slumes beaucoup plus courtes, non acuminées, subobtuses, dé passées seulement d'un tiers par les arètes. 2665. À. patulipes. Jord.! (C. divariquée.) À. divaricata Lois. tab. 23. non Pourr. quæ spectat ad A. articulatum Desf. docente Jord. — Racine fibreuse; tiges de 6 à 20 cent. nombreuses en touffes four- nies, un peu étalées; feuilles linéaires étroites à gaînes rudes, les supérieures à ligules longues lancéolées aiguës ; panicule très ra- mense, à rameaux à la fin divariqués en tous sens : glumes blanches membraneuses, lancéolées acuminées, dépassant les deux fleurs qui - sont presque sessiles aristées, à arête saillante portant, à leur base, une petite houpe de poils très courts. Juin, juillet ©. Lieux sablon- neux, un peu couverts, bois de pins, çà et là. AC. 2666. À. plesiantha. Jord.! (C. à fleurs rapprochées.) — Racine fi- breuse; tiges de 1 à 4 déc. en touffes, droites, simples; feuilles li- néaires étroites, à gaînes rudes ; ligule oblongue allongée, aiguë; pa- nicule ovale oblongue, à râmeaux courts, dressés étalés; épillets petits violacés et blanchâtres oblongs en petits fascicules terminaux, 702 ‘ GRAMINÉES. AifA, assez denses; pédicelles courts, quelques-uns plus courts que l’épil- let; glumes ovales lancéolées aiguës, dépassant les 2 fleurs aristées ; glumelle.brunâtre, munie à sa base d’un petit faisceau de poils blancs, scabre au sommet et portant, au-dessous de son milieu, une arête géniculée, dont la partie saillante égale à peine le reste de lépillet. Mai, juillet ©. Champs et lieux sablonneux. C. 2667. A. aggregata. Timeroy. (C. aggrégée.) — Racine fibreuse; tige de 2 à 6 déc. en toufles, grêles, droites, simples; feuilles li- péaires étroites à gaines rudes ; ligule oblongue aigué; panicule fournie, à rameaux allongés, dichotomes, à la fin étalés et divariqués; épilets petits, blanchâtres, élargis ventrus à la base, comme lyrés, rapprochés en faisceaux terminaux; pédicelles très courts; glumes ovales lancéolées aiguës; arête naissant un peu au-dessous du milieu de la glumelle, ne dépassant pas deux fois l'épillet; anthères un peu plus longues que leurs filets. Juin, juillet ©. Champs incultes, pe- louses sèches. C. 2668. A. multiculmis. Dumort. Agrost. p. 121. (C. multicaule.) — Racine fibreuse ; tiges de 1 à 4 déc. nombreuses en touffes, droites, simples; feuilles linéaires étroites, à gaines très rudes; ligule oblon= gue, allongée aiguë; panicule très fournie, oblongue, à rameau courts à la fin étaiés ; épillets petits blanchâtres ovales oblongs, en petits corymbes terminaux, assez làches; pédicelles égalant ou dé- passant l’épillet; glumes ovales lancéolées à pointe entière ou den- ticulée dépassant les 2 fleurs aristées, arête naissant au-dessus du milieu de la glumelle, et presque 2 fois aussi longue que lépillet; fleurs munies à la base d’un petit faisceau de poils blancs, l'une d'elles un peu pédicellée. Mai, juillet ©. Champs, pelouses des bois secs. C. 2669. A. præcox. L. sp. 97. ( C. précoce.) Avena — P. B. — Racine fibreuse; tiges de 1 à2 déc. grèles, feuillées, nombreuses en touffes ; feuilles courtes, enroulées sétacées, à gaines sillonnées, un peu rudes; panicule oblongue resserrée en épi à pédicelles dressés; spathelles aiguës, un peu plus longues que les fleurs presque ses- siles; spathellule extérieure terminée par deux pointes, et portant au-dessous de son milieu une arête plus longue qu’elle. Glumes pa- nachées de blanc et de vert. Avril, juin ©. Lieux sablonneux, champs, pelouses. AC. mais non partout. | 615. HOLCUS. L. (Houlque.) Fleurs polygames : glume à deux fleurs pédicellées poilues à la base, l’'inférieure hermaphrodite, mu- tique, à styles très courts et stigmates plumeux latéraux, la supé- rieure mâle, portant une arête dorsale, droite, réfléchie avec l'âge; spathellule inférieure entière au sommet, coriace; la supérieure à deux carènes. Fleurs en panicule peu étalée. 2670. H. lanatus. L. sp. 1485. (H. laineuse.) Avena lanata Koel. — Racine fibreuse: tiges de 5 à 8 déc. dressée, gazonnante ; feuilles linéaires aiguës planes, pubescentes, à gaînes laineuses; ligule courte, tronquée ; panicule droite, étalée seulement au moment de la fleuraison; glumes obtuses, pubescentes et ciliées, blanchûtres, panachées de vert et de rotgetre; arête recourbée incluse dans la glume ou la dépassant à peine. Juin, septembre %. Prés, bois, pâtu= rages, C, J HOLCUS, - GRAMINÉES. 102 2671. H. mollis, L, sp. 1485. (IH. molle.) — Racine rampante; tige de à à 9 déc. dressées ; feuilles linéaires aiguës, planes, un peu rudes, à gaînes presque glabres et à nœuds pubescents; ligule oblongue ; panicule droite peu étalée ; glumes aiguës, blanchâtres ou violacées, ciliées sur les bords et sur la carène; arête géniculée fléchie, allongée - et dépassant beaucoup la glume. Juillet. sept. %. Prés secs, bois, buissons. C. ue 616. ARRÆENATHERUM. Pal. Beauv. (Arrhénathère.) Fleurs polygames : giume à deux fieurs avec le rudiment d’une troisième. eur inférieure mâte, poilue à la base, munie d’une longue arête dorsale, genouillée, fléchie ; la supérieure hermaphrodite, mutique ou portant au-dessous du sommet une aréte très courte; spathel- lule inférieure tridentée au sommet ; styles nuls ; stigmates longs plumeux. | . 2672. À. elatius. Gaudin. (A. élevée.) Avena elatior L. sp. 117. Vulg. Fromental. — Racine rampante garnie de fibres ; tige de 8 à 12 déc. dressée, élancée, glabre; feuilles planes, larges, linéaires aiguës, glabres, un peu rudes, un peu glauques; ligule courte; panicule dressée à rameaux demi-verticillés étalés au moment de la fleurai- son ; Spathelles inégales, aiguës ; spathellule extérieure poilue infé- rieurement, scabre, tuberculeuse ; fleurs luisantes, blanchâtres ou vio- lacées. Juin, juillet %. Haies, buissons, prés, bois, champs, CC. 2673. A, bulbosum. Presl. (A. bulbeuse.) Avena bulbosa Wild. À. precatoria Thuil. Vulg. Chiendent à chapelet. — Très ressemblante à la précédente, elle en difière par son port plus grêle; racine formée d'une série de bulbes superposés; nœuds inférieurs de la tige pu- -bescents; feuilles vertes plus étroites ; panicule plus petite lancéolée CHA CE spathellule extérieure presque glabre. Juin, juil. Z.Champs, ois. CC. 617. AVENA. L. (Avoine.) Fleurs hermaphrodites : glume à deux ou plusieurs fleurs ; spathelles membraueuses plus ou moins inégales; spathellules souvent velues à la base ou sur la carène, l’inférieure lancéolée, bidentée ou bifide, portant sur son dos une arête ge- nouillée, tordue à la base ; styles nuls;stigmates plumeux allongés, latéraux. Fleurs en panicule. Epillets dressés. 3674. A. teñuis. Mœnch. Meth. 195. (A. grêle.) Av. triaristata Vi. — Ventenata avenucea Koel. — Racine fibreuse ; tige de 3 à 5 décim. dressée, grêle, à nœuds noirâtres ; feuilles étroites, courtes, glabres ; ligule lancéolée aiguë; panicule lâche étalée, à pédicelles allongés ; épillets dressés de 2 à 4 fieurs dépassant un peu la glume; spathelles acuminées en arête et chargées de 7 à 9 nervures scabres ; fleur in- férieure de l’épillet à spathellule externe terminée par une seule arête droite, celle des autres fleurs terminée par 2 arêies droites pa- rallèles, munie à la base de poils courts et bianchäires, et portant sur le dos une arête longue et géniculée. Fleurs d’un vert grisäire ou panachées. Juin ©. Lieux secs et sablonneux. R. — S.-ET-L. Autun, Millery. St-Symphorien, bords de l'Arroux, 1ssy-lEvèque, Cluny. —- Sables de la Loire eà et li, — Niëf, St-Siturnin près Coulaages, Magny, 704 ke GRAMINÉES. AVENA.. Marzy! — Loir. Parc de la Source près Orléans, St-Benoit-sur-Loire. — L.-ET-Cn. St-Aignan. — ALL. Chavenon, le Montet-aux-Moines. — CREUSE. AC. Chätelus, Gleny, St-Fiel, ete. — Limoges à Ile, Aire, etc. — Région des montagnes. C. 2675. A. flavescens. [,. sp. 118. (A. jaunâtre.) Trisetum — P. B. — Racine un peu rampante; tige de 4 à 8 déc. redressée, grêle; feuilles planes molles, pubescentes ainsi que les gaînes inférieures; ligu!e courte tronquée; panicule droite diffuse, égale, à pédicelles un peu hispides; épillets petits, de 2 à 5 fleurs ; spathelles très inéga- les, la supérieure plus grande, trinervée, acuminée vers le sommet en pointe aiguë; spathellule inférieure finement bifide et portant sur le dos une longue arête géniculée. Glumes jaunûtres luisantes, rare- ment violacées. Mai, juil-let %. Prés secs. C. 2676. A. pubescens. L. sp. 1665. (A. pubescente.) — Racine tra- eante; tige de 5 à 8 déc. dressée; feuilles planes scabres, les infé- rieures pubescentes, ainsi que les gaines ; ligule allongée oblongue ; panicule droite, égale, peu étalée, presque simple en forme de grappe, à pédicelles un peu hispides, paucifiores ; épiilets lancéolés à 2 ou 3 fleurs longuement poilues à la base, ainsi que l’axe qui les porte ; spathellule inférieure dentée au sominet. Fleurs rougeñtres argentées au sommet. Mai, juin %. Prés secs et montueux. C.— Nevers, Bourges, Orléans, Blois, bords de la Loire, etc. | 2677. A. sulcata. Gay! PI. Ast. n° 176. (A. sillonnée.) FI. de la Vienne, pl. 4. — Racine fibreuse; tiges de 5 à 10 déc. droites, nom- breuses en touffes épaisses, comprimées à la base; feuilles glabres, les radicales distiques longues, pliées, scabres sur les bords, la su— périeure courte à ligule oblongue aiguë; pauicule égale peu étalée ; épillets de 3 à à fleurs glabres ; axe couvert de faisceaux de poils as- sez longs; spathellule inférieure striée, largement membraneuse sur les bords, et fendue en deux lobes terminés chacun par une pointe fine et déliée; arête dorsale longue, géniculée et tordue à la maturité; fleurs d’un vert blanc ou mêlées de violet. Mai, juin %. Bois, buissons et landes des terrains saslonneux. R. — INp.-ET-L. Landes au nord et nord-ouest du departement. C. — NVieNNE. Env. de Loudun. — M.-ET-L. Puy-Notre-Dame, Fontevrault, Saumur, Allonnes, Baugé, etc. 2678. A. Scheuchzeri.A]l.(A. de Scheuchzer.) À. versicolorVill. Dauph. 2, p. 142.— Racine fibreuse; tige de 4 à 3 décim. droite ; feuilles ra- dieales courtes, carénées, presque lisses, les supérieures planes obtuses; ligule oblongue: panicuie simple courte en forme de grappe ovale ablongue, à pédoncules alternes ou géminés; épillets à cinq fleurs à axe poilu; spathellule inférieure aiguë ou à deux dents à arête naissant du milieu du dos; fleurs mêlées de vert, de roux et de rouge. Juillet, août %. Pelouses escarpées des montagnes. — Puy- de-Dôme ; Mont-Dore. — Cantal. 2679. A. montana. Vill. Dauph. 2, p. 151. (A. de montagne.) Mut. fig. 598. 4. sedenensis. DC. — Racine fibreuse ; tige de 3 à 5 décim. dressée, un peu couchée à la base; feuilles vertes, roides, ordinai- rement glabres, rudes sur les bords, planes, puis pliées ou enroulées; ligule courte tronquée, ciliée ou poilue latéralemeut; panicule étroite un peu penchée; épillets à trois fleurs; axe poilu; glumes mêlées + AVENA. GRAMINÉES. 705 de vert, de blanc ei de rouge; spathellale verdätre nerveuse, mem- braneuse au sommet. Juin, juillet %. Lieux secs des montagnes. R, — Sommet du Cantal. (Revel). 2680. A. pratensis. [. sp. 119. (A. des prés.) — Racine oblique garnie de fibres ; tige de 4 à 9 déc. redressée, grêle, roide, presque nue ; feuilles inférieures comme enroulées, roides, rudes sur les bords, les supérieures très courtes, à gaines longues et scabres ; ligule oblongue; panicule droite, simple, resserrée, comme en épi; pédicelles courts épaissis au sommet, scabres, presque tous simples ; épillets de 5 à 6 fleurs brièvement poilues à la base; spathellule in- férieure bidentée au sommet, et portant au milieu du dos une longue arêté tortillée. Fieurs d’un vert rougeâtre. Juin, juillet %. Collines .buissonneuses, pelouses sèches. AR. — Nièv. Varennes-lès-Nevers, Parigny-les-Vaux, Pouques, Soulangy, Tronsanges, la Marche, Clamecy. — Loir. Malsherbes. — L.-Er-Cu. Coteaux de Couture, St-Victor. — CHER. Vierzon, Mehun, St-Ambruise. — Env. de Tours. — Poitiers. — Thouars. — Saumur. 2681. A. Lngifolia. Thore. (A. à longues feuilles.) À. Thorei Dubv. Arrhenatherum — Desm. — Racine oblique à fibres épaisses; tiges de 6 à 10 déc. droites, fermes, rudes au sommet; feuilles très longues, étroites, nerveuses, scabres ou velues ainsi que les gaînes et les nœuds de la tige; ligule courte bifide; panicule droite étroite; épillets à deux fleurs dépassant à peine les glumes inégales acuminées; spa- thellules inférieures couvertes de poils couchés, celle de la fleur inférieure pourvue d’une arête Lordue naissant au-dessous du sommet, celle de l’autre fleur mutique. Juin, juillet %. Landes. RR. — VIEx. Brandes des envivons de Montmorillon, Entrefin, Plaisance, Moulismes (Delastre), é@ig de Montarban (Lioyd). ** Epillets penchés, au moins à la maturité. 2682. A. brevis. Roth. (A. courte.) — Racine fibreuse; tige de 5 à 8 déc. droite, grêle, feuillée; feuilles planes, glabres, rudes, à ligule très courte, tronquée ; panicule très lâche, pauciflore, à rameaux courts, semi-verticillés, presque tous simples; épillets courts bi- flores ; spathelles inégales, largement membraneuses sur les bords, la plus grande égalani les fleurs ; axe glabre portant un faisceau de poils sous les fleurs; spathellule supérieure nerveuse, scabre ou par- semée de quelques poils dans sa partie supérieure, bifide au sommet et portant une longue arête dorsale. Fleurs verdâtres, bordées de blanc. Juillet, août ©. Champs dans les moissons. RR. — CHER. Bourges! (Saul.) 2683. A. sativa. L. sp. 118. (A. cultivée.) — Racine fibreuse; tige de 5 à 9 déc. droite, feuillée ; feuilles planes, linéaires, assez larges, scabres ; ligule courte; panieule droite étalée, pyramidale; épillets allongés, biflores ; spatheiles nerveuses, presque égales, plus longues que les fleurs; fleurs glabres lancéolées, un peu scabres au sommet, l’une longuement aristée, l’autre mutique (quelquefois les deux sont muliques); semences blanches ou noirâtres, velues au sommet, et enveloppées dans la glumelle. Fleurs verdâtres. Juin, juillet ©. Cul- tivée presque païtout. ÿ C. 4). ‘ 706 GRAMINÉES. | AVENA. 4 2684. A. Orientalis. Schreber. (A. d'Orient.) À. racemosd Thuil. Avoine de Hongrie. — Racine fibreuse ; tige de 8 à 9 déc. droite, ro= buste, feuillée; feuilles planes, largement linéaires, aigués, rudes, à ligule courte; panicule droite, resserrée en forme de grappe unila- térale ; épillets allongés, striés, à deux fleurs glabres, l’une aristée, l’autre mutique. Fleurs verdûtres. Juillet, août ©. Cultivée commu- nément. 2685. A.strigosa. Schreber. (A. rude.) À. nervosa Lam. — Tige,de 6 à 9 déc. droite, feuiilée ; feuilles linéaires allongées, planes, rudes; ligule courte obtuse; panicuie lâche, étroite, presqne unilatérale ; épillets allongés, biflores ; spathelles nerveuses, presque égales, de la longueur des fleurs; spathellule extérieure nerveuse, glabre ou hérissée au sommet, terminée par deux pointes fines en forme d’a- rêtes , et portant sur son dos une arête robuste et très allongée. Fleurs verdâtres, violacées à la base. Juillet, août ©. Cultivée dans les montagnes granitiques. — Le Morvan, environs de Saulieu, Quarré- les-Tombes, Lormes, Château-Chinon, Autun, ete. — L'Auvergne. — L.-Er-Cn. Comme spontanée à Couf-Cheverm. — Vierzon. 2686. A. nuda. L. sp. 118. (A. nue.) — Racine fibreuse: tige de 3 à 6 décim. droite, feuillée; feuilles linéaires, planes, scabres; ligule courte; panieule droite, lâche, étalée; épillets à trois fleurs glabres, plûs iongues que la gluine, portées par un axe glabre; spathellule inférieure herbacée-membraneuse, chargée, de la base au sommet, de fortes nervures, terminée par deux pointes roides et portant une arête droite non tortillée, manquant dans la fieur supérieure; se- mences non enveloppées par la glumelle à la maturité. Fleurs ver- dâtres. Juin, juillet ©. Cultivée plus rarement 2687. A. barbata. Brot. (A. barbue.) À. hirsuta Roth. À. hirtula Lag. — Racine fibreuse; tige de 5 à 9 déc. droite, à nœuds brunâtres; feuilles linéaires aiguës, les inférieures velues ainsi que les gaines; ligule courte obtuse: panicule étalée un pen unilatérale ; épillets de 2 à 3 fleurs toutes aristées, très chargées de longs poils blanchâtres; axe hérissé; spathellule extérieure terminée par deux longues arêtes et égalant presque la glume. Juin, août ©). Coteaux, rochers, champs pierreux. R. — DEUX-SEV. Thouars, sur les coteaux de la Madeleine, Crevant, Belair (Revellière). 2688. A. Ludoviciana. Durieu, Act. soc. Lin. Bord. (1854), p. 4. (A. de Louis.) — Racine fibreuse; tige de 4 à 9 déc. droite; feuilles planes, linéaires, glabres ou un peu velues; ligule courte ovale den- ticulée, fimbriée; panicule étalée, làche, un peu unilatérale; épillets à fleurs avec le rudiment d’une troisième; axe glabre ; glumes lan- céolées acuminées presque égales, dépassant les fleurs; fleur infé— rieure sessile, articulée avec l'axe, à callus obtus, très velu, marqué d’une fossette ovale elliptique ; fleur supérieure non articulée avec l'axe, portée par un support particulier; spathellules atténuées en pointe bi-cuspidée, chargées, de la base au milieu, de poils roïdes roussâtres, caducs et portant une longue arête géniculée; fruit li- néaire atténué à tache hilaire très étroite. Juin, sept. ©. Coteaux, lieux pierreux, champs incultes. Çà et là confondue avec À. fatua, — Nikv. Clamecy! — DEux-SEv. Clussai! — Angers! à épillets triflores ! AVENA. . GRAMINÉES. 70T- 2689. A. fatua. L. sp. 118. (A. folle.) Vulg. Averon. — Tige de 6 à 10 déc. droite, feuillée; feuilles planes, striées, largement linéaires, à gaînes rudes, les inférieures hispides ; ligule courte obtuse; pani- cule ample, égale, très lâche, étalée, pyramidale ; épillets gros, pen+ dants, à 2 ou 3 fleurs portées sur un axe poilu, toutes sessiles et articulées avec l’axe, à callus très velu, marqué d’une fossette ar- rondie ; spathellules chargées, de la base au milieu, de longs poils roux, l’inférieure brièvement bifide, et portant une longue arête géniculée ; fruit subfusiforme, arrondi au sommet. Juin, septemb. ©. Moissons. C. çà et là. 618. DANTHONIA. BC. (Danthonie.) Epillets de 5 à 6 fleurs: spathelles grandes, ventrues convêxes, coriaces, embrassantes ; spathellule inférieure ovoide, bifide au sommet, et portant dans l’'échaucrure une arête, souvent avorlée et très courte, et en forme de dent. 2690. D. decumbens. DC. fl. fr. 3, p. 32. (D. tombante.) Festuca de- cumbens. L. Sp. 110. Triodia — Pers. — Racine fibreuse: tige de 2 à > déc. inclinée ou ascendante, ferme ; feuilles planes étroites, striées, poilues, ainsi que l’orifice des gaînes; panicule étroite ou pauciflore, à pédicelles courts portant chacun 1 ou 2 épillets dressés, ovales oblongs, à fleurs comme incluses dans la glume. Fleurs verdätres rh violacées. Mai, juillet %. Pâturages frais, bruyères, pelouses des ois. C. 619. BROMUS. L. (Brome.) Epillets multiflores; spathelles un peu inégales, plus courtes que la fleur qui les avoisine; spathellule inférieure munie, au-dessous de son sommet, d’une arête droite ou recourbée, la supérieure ciliée sur les bords; ovaire poilu au som- met; siyles courts insérés latéralement au-dessous du sommet de l'ovaire; stigmates plumeux sortant de la base de la fleur. Epillets disposés en panicule. * Epillets plus étroits au sommet qu'à la base. 2691. B. secalinus. L. sp. 112. (B. seigle.) — Racine fibreuse; tige de 8 à 10 déc. droite, à nœuds olivâtres; feuilles velues en dessus, à gaines glabres, sillonnées, les inférieures velues; ligule courte; pa- nicule lâche, étalée, penchée sous le poids des épis à la maturñé; épillets glabres, comprimés, ovales oblongs, de 6 à 12 fleurs renflées, contractées sur les bords, comme cylindriques et écartées à la matu- rilé; arête droite ou flexueuse, quelquefois très courte où presque nulle. Fleurs verdâtres. Mai, juil. ©. Champs parmi les moissons. C, Var. velutinus. Br. grossus. DC. — Caractères précédents ; épillets chargés de poils très courts. Moissons. Nevers. 2692. B. commutatus. Schrader. (B. controversé.) B. racemosus Duby. B. pratensis Ehrh. Fries, Anders. — Racine fibreuse: tige de 6 à 8 décim. dressée, à nœuds bruns; feuilles linéaires rudes, pubes- centes, comme auriculées à la base, à ligule courte, ovale; gaines poilues, surtout les inférieures ; panicule lâche, étaiée, pyramidale, penchée à la maturité, à rameaux allongés très grêles, presque tous pourvus d’un seul épillet ; épillets oblongs lancéolés, glabres, chargés A d'aspérités très fines (visibles à la loupe), formés de 6 à 10 fleurs un 708 GRAMINÉES. | BROMUS. oblongues, imbriquées, contiguës à la maturité; spathellule infé- rieure présentant au-dessus de son milieu un angle obtus, et dépas- sant la supérieure ; arête droite égalant on dépassant la -glumelle. Fleurs verdâtres. Mai, juillet @. Champs sablonneux, moissons. R. Yon. Audrie. — La Lüunagne. — Niëv. Sables de la Loire près Nevers! Nevers, champs du Moulin. — Cuer. Vierzon, bords du Cher. — Inp. Le Blanc. — Vienne. Poitiers, Vendœuvre. — Thouars. — M.-Et-L. Puy- Notre-Dame, Champigny-le-Sec. — Loire-Inr. Prés de la Loire. 2693. B. racemosus. L. sp. 114. (B. à grappe.) — Racine fibreuse; tige de 6 à 8 déc. droite, grêle, un peu scabre au sommet, à nœuds olivâtres; feuilles larges linéaires aiguës, pubescentes, rudes sur les bords, à ligule courte tronquée et gaines inférieures poilues ; panicule oblongue, ouverte, droite ou un peu penchée au sommet, resserrée après la fleuraison, à rameaux courts, solitaires ou géminés, semi- verticillés, presque tous simples; épillets ovales oblongs, glabres, de 6 à 10 fleurs elliptiques, imbriquées, contigués ; spathellule infé- rieure à bords arrondis, dépassant la supérieure, presque entière au sommet et pourvue d’une arête droite, à peu près aussi longue qu’elle. Fleurs verdâtres. Mai, juin @. Prés. C. 2694. B. mollis. L. sp. 112. (B. mollet.) — Racine fibreuse; tige de 3 à 8 décim. droite pubescente, à nœuds un peu renflés ; feuilles larges linéaires aiguës, mollement pubescentes ainsi que les gaînes ; panicule droite, serrée après la fleuraison, à rameaux courts velus, semi-verticillés rameux; épillets ovales oblongs, puhescents, de 5 à 40 fleurs imbriquées contigués ; spathellule inférieure à bords offrant au-dessus du milieu un angle obtus, bifide au sommet, et pourvue d’une arête droite presque aussi longue qu’elle. Fleurs verdâtres. Mai, juin ©. Prés, bords des chemins. CC. Obs. Une forme à panicule compacte, plus petite (compactus Breb.), se trouve dans les lieux secs ; une autre forme uaine, pauciflore (B nanus Weig.). vient dans les sables avides; uue troisième (Thominii Hard. B. arenarius Thom. Serrafalcus hordeaceus Godr.) vient eu toufles diffuses, a la panicule étroite serrée, à épillets presque sessiles, souvent glabres, — Sables maritimes. 2695. B. moliiformis. Lloyd.! f1. Ouest, p. 306. (B. molliforme.) Serrafaleus Lloydianus Godr. — FI. Cent. éd. 2, n° 2157.— Racine fi- breuse ; tige de 2 à 4 décim. droite; feuilles étroites linéaires poilues, ainsi que les gaines; ligule courte cilice, tronquée ; panicule droite oblongue, resserrée compacte; pédoncules courts presque simples ; épillets oblongs lancéolés, scabres ou plus souvent mollement velus, à 8 ou 40 fieurs imbriquées ; spatheliule inférieure dépassant la su- périeure, à bord présentant au-dessus du milieu un angle obtus,-et pourvue d'une arête aussi longue qu’elle ; arête droite d’abord, à la fin tortillée divariquée. Mai, juin ©. Sables et haies vers l'embouchure de la Loire. = 2696. B. arvensis. L. sp. 113. (B. des champs.) B. versicolor Pub. Ori. n° 483. — Racine fibreuse ; tige de 4 à 8 déc. dressée, glabre: feuilles linéaires aiguës rudes, mollement pubescentes, ainsi que les gaines ; panicule ouverte, lâche, droite ou un peu penchée, à rameaux longs, divisés, rudes ; épillets linéaires lancéolés, glabres, à 6 à 10 fleurs elliptiques lancéolées, imbriquées contiguës; spathellule in férieure offrant au-dessus de son milieu un angle obtus, presque aussi longue que la supérieure et que l’'arête droite. Fleurs ver- BROMUS. GRAMINÉES. 709 dâtres, souvént panachées de blanc et de violet. Juin, juil. ©. Champs, prés secs. CC. 2697. B. squarrosus. L. sp. 112. (B. rude.) — Racine fibreuse; tige de 2 à 8 déc. dressée, grêle; feuilles linéaires étroites, pubescentes, à gaines mollement velues blanchâtres ; pamieule lâche, simple, droite ou penchée au sommet, à rameaux grêles, rudes, presque simples, renflés au sommet; épillets oblongs lancéolés, comprimés, glabres,. de 8 à 10 fleurs elliptiques, imbriquées contiguës ; spathellule infé- rieure plus longue que la supérieure, et offrant au-dessus de son milieu un angle “obtus; arête longue droite d’abord, puis devenant de plus en plus ‘divergente et presque horizontale à là maturité. Fleurs verdâtres ou panachées de violet. Mai, juin ©. Lieux sees, coteaux, vignes. RR. — S.-r-L. Montagnes d'Aluze, Corchanut, Nyou près Couches, Cluny. — Nièv. Sables de l& Loire près s Nevers! — Coteaux de la Limagne. Obs. Toutes les espèces précédentes appartiennent au genre Serrafalcus Parlat. 2698. B. asper. L. supp. 111. (B. âpre.) — Racine fibreuse; tige de 9 à 12 décim. dressée, à gaines hérissées de poils réfléchis; feuilles longues, largement linéaires. rudes pubescentes ; panicule grande, lâche, rameuse, penchée; pédicelles très rudes, allongés, rameux ; épillets pendants linéaires oblongs, de 6 6 à 40 fleurs aiguës, pubes- centes ; Spathelles inégales acuminées, à 3 nervures saillantes : Spa- thellule inférieure obseurément bidentée, et portant presque à son sommet une arête droite et plus courte qu’elle. Fleurs verdâtres ou vivlacées. Juin, août %. Bois montueux, buissons des lieux couverts. C. mais non partout. 2699. B. giganteus. L. sp. 114. (B. élancé.) Festuca gigantea Vill. — Racine fibreuse un peu traçante:; tige de 6 à 12 déc. glabre, lisse, ferme, à nœuds bruns; feuilles largement linéaires aiguës, striées, glabres ainsi que les gaines, comme auriculées à la base ; ligule courte; panicule très lâche étalée, dressée d’abord, penchée ensuite ; ; pédicelles très rudes, allongés rameux : épillets linéaires lancéolés, de 4 à 8 fleurs glabres, imbriquées : ovaire glabre; spathellule infé— rieure à peine échancrée et portant, presque à son sommet, une arête blanchâtre, rude, un peu ondulée et plus longue qu’elle. Fleurs d’un blanc verdâtre. Juin, août %. Bois montueux et couverts. AR. — Cà et là dans tous les départements de au bassin de la Loire. 2700. B. erectus. Huds. fl. Angl. 49. (B. droit.) B. pns Lam. Dub. Orl. n° 482. — Racine Fri un peu traçante; tige de 5 à 9 déc. droite, grêle; feuilies inférieures très étroites poilues sur les bords, ainsi que les gaines, les supérieures plus larges, rudes, quel- quefois glabres; panicule droite, égale, lâche, à rameaux demi-ver- ticillés presque simples ; épiilets linéaires lancéolés un peu compri- més, de à à 10 fleurs lancéolées imbriquées; spathelles presque égales acuminées ; spathellule inférieure obscurément bidentée et portant une arête plus courte qu’elle. Fleurs verdâtres ou panachées. Mai, juin et en automne %. Prés secs, coteaux, bords des champs, prés artificiels dans les sainfoins. C. — Varie à épillets glabres ou pubescents. 2701. B. inermis. L. Mant. 486. (B. mutique.) Festuca — DC. Ra- cine rampante; tige de 6 à 9 déc. droite: feuilles glabres largement #10 GRAMINÉES, BROMUS. linéaires, rudes sur les bords, à ligule très courte ; panicule dressée à rameaux courts demi-verticillés; épillets grands lancéolés, com- posés de 7 à 14 fleurs lancéolées imbriquées; spathellule inférieure marquée de 5 à 7 nervures, terminée au sommet par 2 demtsurês courtes, du milieu desquelles sort une arête courte ou une petite pointe quelquefois nulle; spathellule supérieure finement pubescente ciliée sur les bords. Fleurs verdâtres. Juin, juillet %. Bords des prés, pâturages. RR. — Loir. Rive qauche de la Loire près Orléans (Pelletier). ** Epillets plus larges au sommet qu’à la base. 2702. 3. sterilis. L. sp. 113. (B. stérile.) — Racine fibreuse ; tige dressée, lisse; feuilles linéaires allongées, rudes, poilues ; gaines in- férieures pubescentes ; panicule très lâche, éparse, penchée, à pé- doncules rudes très allongés, dilatés au sommet; épillets pendants, oblongs, élargis au sommet, ordinairement glabres et rudes, de 5 à 9 fleurs linéaires subulées, peu serrées; spathellule inférieure ter- minée en pointe membraneuse bifide et portant une arête droite, ciliée rude, et plus longue qu’elle. Fleurs verdâtres ou rougeâtres. Mai, sept. ©. Bords des murs, haies, décombres. CC. 2763. 5. tectorum. L. sp. 114. (B. des toits.) Dub. Orl. n° 484— Racine fibreuse ; tige de 2 à 7 déc. dressée un peu rude au sommets feuilles poilues sur les bords et mollement pubescentes ainsi queles gaines; panuicule peu étalée presque unilatérale, penchée, à pédoen- cules peu ailongés, arqués, doux au toucher, rameux: épiliets pen- dants linéaires, élargis au sommet, à à ou 6 fleurs imbriquées lan= céolées subulées; spathellule inférieure bifide et portant une arête droite et rude et rarement plus longue qu'elle. Fleurs lnisantes ver- dâtres ou violacées. Mai, juin ©. Lienx sablonneux, murs. C. 2704. B. Madritensis. L.'sp. 114. (B. de Madrid.) B. diandrusCurt. B. polystachyus DC. B. rubens Desv.! — Racine fibreuse; tiges de 2 à 4 déc. glabres inclinées ou redressées, un peu scabres au sommet ; feuilles linéaires étroites pubescentes ainsi que les gaînes ; nœuds rougeâtres glabres; ligule courte déchirée; panicule roide ovale ob longue, dressée, à la fin un peu penchée; pédicelles courts un peu épaissis; épillets- scabres rarement pubescents, de huit à dix fleurs linéaires subulées; spathellule inférieure à 7 nervures peu marquées, terminée par deux pointes membraneuses et par une arête un peu plus longue qu’elle. La plante est ordinairement rougeàtre: Juin, juilies @. Lieux secs et chauds, murs. Région de 1’Ouest. — Poitiers. — Angers. — Nantes et lieux intermédiaires. 2705. B. maximus. Desf. FL Atl. t. 26. (B. très grand.) B. rigidus Auct. an. Roth.? B. Madritenusis Valh. non L. — Racine Gbreuse ; tige de 3 à 6 déc. dressée, roide, pubescente au sommet ; feuilles linéaires acuünnuces velues ainsi que les gaines; ligale courte tronquée dé- chirée; panicule dressée peu étalée, courte, à pédoncules ordinaire- ment sinpies, dilatés; épillets longs de 5 à 6 cent. de 5 à 9 fleurs un peu convexes, vertes, rarement rougeâtres, lancéolées allongéés; spathellule inférieure terminée en membrane fendue jusqu’à la naïs- sance de l’arête; arête droite subulée, canaliculée scabre et 2 fois plus longue que la spathellule, Mai, juin ©. Murs, lieux secs. R: — BROMUS. GRAMINÉES, 741 CHER, Bourges, chateau de Vierzon. — Ixn.-E1-L. Loches, exvirons de Tours, Chinon. — C. dans l'Ouest, Poitiers. — Angers. — Nantes. Obs: Le 8. rigidus Roth vapporté ici par les auteurs, serait une espèce méridionale bien différente et voisine du B. rubens L. d'après Host, Gussone et Reéichenbach ic. Gram. n° 341. Notre B. maxi- mus semé dans un sol fertile a des pédicelles plus allongé-, niais sa panicule reste droite et il se diss tugué encore du Gussoni qui n'en est certainement pas une-simple forme. 2706. B. Gussoni. Parlat.! pl. nov. p. 66. (B. de Gussone.) B. ma- æimus DC. fl. fr. 6, p. 277. mon Pesf. — Racine fibreuse; tige ro- buste dressée, s’élevant à { mêt.vu plus, scabre et velue au sommet; feuilles largement linéaires velues ainsi que les gaines; ligule oblon- gue lacérée ; paniei ule grande, lâche, fournie, penchée” au sommet ; rameaux 3 à à semi-verticillés, longs, dilatés au sommet, simples ou rameux : épillets très grands longs de 6 à 7 cent. un peu convexes à b où 6 fleurs droites allongée es; “spathellule inférieure scarieuse acuminée et profondément bifide au sommet, 2 ou 3 fois plus courte que l’arête qui est droite, subulée, canaliculée et chargée d’aspérités. Mai, juin @. Champs, coteaux. R. —- L -er-CH. Blois. — Hie-VIEN. Limoyes, Aixe. — Plus C. dans l'Ouest : Le Mans. — Angers, ete. 620. BRACHYPODIUM. P. de Beauv. (Brachypode.) Epillets allongés, multflores, cylindriques avant l’anthèse, très brièvement pédicellés et comme en épi simple; spathelles iuéales : spathellule inférieure pointue aristée, la supérieure tronquée et bordée de cils roides ; ovaire glabre; stigmatés plumeux, latéraux. - 2797. B. syivaticum. P. de Beau. (B. des bois.) Trificum sylvati- cum Mœnch. Festuca gracilis Schrad. Bromus sylvatious Poll. Dub. Orl. n° 471. — Racine fibreuse; tige de 8 à 10 décimèt. dressée, grêle, à nœuds pubescents ; feuilles lancéolées linéaires allongées, Planes, flasques, rudes, plus ou moins poitues, ainsi que les gaines; ligule courte déchirée; épi distique, plus où moins arqué on penché : $ épi lets nombreux eylindracés de 6 à 10 fleurs le plus souvent velues, les supérieures plus courtes que leur arête. Fleurs vertes. Juillet, octobre %. Bois, haies, lieux couverts. C. 2708. B. pinnatum. P. de Beauv. (B. pinné.) Tritieum pinnatum Mœnch. Bromus cs L. sp. 115. Festucu pinnata Mœnch. — Ra- cine rampante; tige de 4 à 9 dée. droite, à nœuds légèrement pubes- cents; feuilles linéaires allongées, planes, un peu roides, rudes, glabres ou un peu pubescentes” en dessous : gaines presque glabres : $ ligule courte tronquée : épi distique dressé un peu penché; épillets nombreux, un peu étalés, parfois arqués, de 9 à 48 fleurs glabres, où seulement pubescentes , les supérieures plus longues que leur arête. Fleurs verdàtres. Juin, septembre %. Haies, buissons, lieux pierreux. CC. Obs. Le B. distachyon (P.«æm. et Sch.), Bromus — L. Triticum ciliatum DC. a la racine fibreuse, la tige de 1 à 3 déc. rameuse à la base, coudée et finement pubescente aux nœuds, les feuilles courtes, planes, eiliées, la ligule courte tronquée, l'épi composé de un à trois épillets alternes, de six à douze fleurs La et plus courtes que leurs arètes. On l'a vainement cherché à La Roche-en-Brenil , où il « étéindiqué. 621. FESTUCA. L. (Fétuque.) Epillets multiflores à fleurs lancéo- lées ou subulées à dos arrondi, avec ou sans nervure saillante; Spa- thelles inégales aiguës; spathellule extérieure aiguë ou aristée, l’intérieure “plus peüte souvent dentée, très finement cilée; 1 à 3 étamines; ovaire glabre; stigmates velus. Fleurs en panicule peu étalée ou rarement en épis. 712 GRAMINÉES. FESTUCA. * Épillets portes par des pédicelles extrémement courts et formant un épi grèle et allongé. 2709. F. Poa. Kunth. (F. Paturin.) Trilicum Poa DC Nardurus Poa Bois. Trit. Tenellum L.? Fesluca tenella Chaub. F. Lachenalii Spen. — Racine fibreuse ; tiges de 1 à 5 dée. dressées, grêles, striées, à nœuds violacés ; feuilles courtes sétacées, ordinairement enroulées, plus ou moins pubescentes en dessus ainsi que les gaînes qui sont entières vers leur milieu; ligule courte dentée à oreillettes saillantes; épi roide, allongé, grêle, distique, simple ou plus rarement rameux (T. festuca DC.); épillets alternes, apprimés, oblongs aigus, à 3 ou 5 fleurs lancéolées un peu obtuses mutiques, glabres; spathelles ob- longues lancéolées, inégales, obtuses trinervées. Fleurs verdâtres. Mai, juillet ©. Champs et lieux secs des terrains sablonneux. AC. 2710. F. tenuicula. Link. (F. délicate.) Triticuwm tenuiculum Lois. — Racine fibreuse; tiges de À à 2 déc. très grêles, glabres, droites en touffes fournies; nœuds noirâtres ; feuilles très étroites glabres, promptement enroulées, filiformes; éji simple, roide, à épillets ovales oblongs, à 5 ou 7 fleurs glabres terminées par une arête assez longue; spathelles oblongues subacuminées un peu inégales , à trois fortes nervures ; fleurs verdàtres. Mai, juillet ©. Lieux secs. R. — ALL. Cérilly. — Sologne. — Env. d'Angers, — de Nantes, etc. C. sur les schistes. { Obs. Parmi des milliers de touffes de cette plante qui couvre les débris des ardoisières d'Angers, je n'ai pas vu une seule modification qui pt la faire admettre comme une variété de la précédente, que l’on ne trouve guère hors des moissons. 2711. F. tenuiflora. Schrader. (F. à fleurs menues.) — F. maritima Chaubard. an L.? Triticum Nardus DC. Dub. Orl. n° 473. — Racine fibreuse, brunâtre, gazonnante ; tiges de 1 à 3 déc. très grêles, lisses ; feuilles sétacées canaliculées , souvent enroulées, à gaines finement pubescentes; ligule nulle ou très courte; épi simple, droit, roide, unilatéral; épillets rapprochés, petits, de 3 à 6 fleurs linéaires ai- guës; spathelles lancéolées aiguës, l’inférieure moitié plus étroite, à une nervure ; spathellule extérieure munie d’une arête plus ou moins saillante. Fleurs verdätres ou violacées. Juin, juillet ©. Lieux pier- reux ou sablonneux, champs, murs, rochers. AR. — Nièv. Chantenai, St-Parixe-le-Chätel, coteaux de la Charité, Clamecv, Arnies. — CHER. Charost. — INp. Issoudun, Le Blanc, Mezières. — L.-rT-Cu. Env. de Blois, Couffy. — LoïiReT. Saran, — Tours, Chinon. — Poitiers. —.Sau- mur, etc. 2712. F. Rottboellio'des. Kunth. (F. Rottholla.) Triticum Rottbolla DC. T. unilaterale Nil. T. loliaceum Sm. Poa loliacea Huds. Lloyd! — Racine fibreuse; tiges @e 5 à 13 cent. en touffes, étalées ou ascen- dantes roides ; feuilles linéaires planes; ligule large déchirée; fleurs vertes en épi unilatéral, étroit, simple ou rameux à la base, roide: épillets distiques, ovales, un peu aigus, comprimés, à > ou 8 fleurs un peu obtuses coriaces, mutiques. Mai, juin ©. Sables mari- times. AC. Ÿ Épillets en panicule, arète plus lonque que les fleurs. (Vulpia.) 2713. F. uniglumis. Ait. (. uniglumie.) F. Bromoides S. W,. — Ra- FESTUCA. GRAMINÉES. 713 cine fibreuse; tige droite, de 2 à 3 décim.; feuilles linéaires très étroites, enroulées, à ligule très courte ; panicule unilatérale resserrée, presque en épi, à pédicelles comprimés dilatés; épillets oblongs de 4 à 6 fleurs glabres, un peu scabres au sommet; 5 étamines; spa- thelle supérieure aristée, longue de 41 à 43 mill., l'inférieure meni- braneuse presque nulle ou très courje (2 millim.); spathellules pres- que égales, l’une acuminée, Pautre longuement aristée. Fleurs verdâtres. Mai, juillet ©. Lieux sablonneux. R.— Auxerre. — Niëy. Gimouille, bords de la Loire et de l Allier. — Cner. Bois de St-Florent. — Loir. Champs arides en Sologne. — V.-ET-CH. Gièvres. — Env. de Tours. — Vienne. — Maine-et-Loire. — féyion maritime. | 2714. F. sciuroïées. Roth. tent. 2. p. 130. (F. queue d’écureuil.) F. Bromoïdes. Smith. Duby. bot. Gal. 517. Dub. Ori. n°489. — Racine fibreuse gazonnanie ; tiges de 2 à 4 déc. droites, lisses, nues au som- met: feuilles linéaires très étroites, enroulées, sétacées , à ligule très courte tronquée ; panicule courte, droite, ünilatéraie, resserrée, un peu rameuse à la base, et étalée au woment de la fleuraison, éloignée de la feuille supérieure; pédicelles un peu renflés ; épillets laucéolés, de 4 à 6 fleurs un peu scabres; une éiamine ; spathelles acuminées, l’inférieure moitié pius courte que l’autre. Fleurs vertes, longuement aristées. Mai, juillet ©. Lieux inculies, bords des beis, pèturages sablonneux. C. 2715. F. pseudo-myuros. S. Wilm. Obs. p. 133. (F. fausse queue de rat.) F. Myurus. L. Herb. DC. Dubv. 1. c. Pub. Orl. n° 488. — Racine fibreuse gazonnante; tiges de 3 à 7 déc. droites, grêles, feuillées presque jusqu’au sommet ; feuilles linéaires étroites un peu rudes, enroulées, planes dans leur jeune âge; ligule courte tronquée: panicule resserrée unilatérale, allongée, quelquefois un peu penchée, rapprochée de la feuille snpérieure; pédicelles courts épais; épillets de 4 à 5 fleurs scabres : spathelles acuminées, l’inférieure sétacée plus courte que la moitié de la supérieure. Fleurs verdâtres longue- ment aristées. Mai, juillet ©. Lieux secs et incultes, Coteaux, champs pierreux ou sablonneux. CO. Obs. C'est cette plante qui fizure dans l'herbier de Linné sons le nom de F. Myurus, c'est à elle que s'applique la phrase spécifique du sprcies floribus scabris et la citation de la figure de Morisus ; mais d'un sutre côté Linné dit plus loin que sa plarte a les fleurs viliées, et cile ün synonyme de Scheuchzer qui décrit et figure le mème raractère ; il en résulte Ja preuve certaine que Linné a con- fondu son F. myuros avec le céliatw : 11 me semble plus rationel de rejeter completement un rom qui ne peut servir qu'à perpétuer la coulusion. 2716. F. ciiata. DC. F1. fr. 3, p. 35. (F. ciliée.) F. Myuros. Gou. F.. sp. 109. pro parte. — Racine fibreuse, tiges de 1 à 3 déc. droites, grèles feuillées ; feuilles très étroites enroulées, à ligule courte, tron- quée ; panicule aliongée resserrée en forme d’épi, droite ou un peu penchée ; épillets de 3 à 6 fleurs bordées de cils blancs, soyeux; 1 étamine ; spathellules très courtes, la supérieure aiguë, l'inférieure extrêmement petite ou nulle. Fleurs verdâtres, longuement -aris- tées. Mai, juin ©. Lieux secs et:chauds, murs, rochers, coteaux in- cultes. R. et seulement à l'Ouest. — Inp. Beläbre, St-Gauthier, Le Blanc, Tournon, Mézières, ete. — L.-rTr-CH. Husseau où Chambord. — INp.-g1-L. Coteaux de l'Indre, Cyran, Tours, St-Pierre-des-Corps. — Poitiers. — Env. d'Angers. — Région maritime. ; 714 GRAMINÉES, FESTUCA.+ ** Epillets en panicule, aréte nulle, ou ne dépassant pas -e la longueur des fleurs. ” 2717. F. ovina. L. sp. 108. (F. de brebis.) — Racine fibreuse; tige de 4 à 6 déc. droite, grêle, anguleuse dans sa partie supérieures feuilles radicales nombreuses, liées sétacées, rudes, celles de la tige courtes et rares; ligule très courte tronquée à deux oreillettess panicule droite serrée; unilatérale, étalée à la fleuraison ; épilléts petits de 3 à 6 fleurs glabres ou pubéscentes; spathelles inégates acuminées ; spathellules égales, la supérieure finement bifide, Pinfé- rieure acuminée en arête courte. Fleurs yerdâtres ou violacées. Mañ, juin %. Pâturages secs, lieux iucultes. C. daus lu Sologne. — L'Ouest: 2718. F. tenuifolia. Sibth. (F. menue.) F. capillata. Lam. — Racine fibreuse, produisant des touffes épaisses d’un vert pâlé ; tiges de 1 à 4 déc. très grêles, striées, anguleuses au sommet; feuilles radicales très nombreuses enroulées sélacées très menues, les supérieures très courtes, à ligule tronquée presque nulle, à deux oreillettes ; pami= cule droite, très grêle, resserrée { épillets petits de 2 à à fleurs gl bres, glumes aiguës toujours mutiques. Mai, juin %. Lieux incultes; päturages secs. CC. L 2719. F. duriuccula. L. sp. 108. (F. dure.) — Racine fibreuse;tige de 2 à 5 déc. dressées, nombreuses en touffes, un peu anguleusess feuilles dressées, enroulées, roides, plus ou moins glauques, les su= périeures canaliculees, glabres ou pubeseentes en dessus; ligule très courte à deux oreillettes: panicule droite oblongue, unilatérale, étalée pendant l’anthèse; épillets oblongs de 4 à 6 fleurs glabres, aris” tées, verdâtres. Mai, juin %. Lieux secs et pierreux, vieux murs, sa bles C. Var. b. hirsuta. F. cinerea. Vill. F. Lemanii. Bast. — Panicule res- serrée; épillets pubescents. R. — Loir. Sologne. — Limoges. = Angers, etc. 4 ar. ©. F. glauca. Lamk. — Caractères du type, mais plante d'une couleur glauque cendrée très prononcée. Pelouses sèches. Çà ét là. C. Obs. La F longifolia Thuil, est une forme robuste à feuilles allongées qu'on trouve sur les murs Nevers, Bourges etc. —La F. fallax Thuil.! parait distincte pur ses grandes proportions, ses feuilles planes, ses épillets rapprochés contenant 6 à 8 fleurs longues aristées. Clermont. 2720. F. rubra. L. sp. 109. (F. rouge.) — Racine stolonifère ga= zonnante ; stolons rampants radicants, produisant çà et là des touffes de feuilles ; tiges de &æà 6 déc. grêles semi-cylindriques ; feuilles ra- dicales enroulées étroites, un peu roides, les supérieures presque planes étroites, pubescentes en dessus ; ligule courte, tronquée à 2 oreillettes ; panicule droite, étroite, étalée au moment de la fleurai= son; épillets de 5 à 7 fieurs glabres aristées, glauques, souvent rou- geâtres, Mai, juin %. Lieux secs, prés, pâturages, sables. CG. — xarie à épillets pubescents. (F. dumelorum. DC ) | 2721. F. nigrescens. Lam. Dict. 2, p. 460. (F. noirâtre.) — Racine fibreuse, tige de 3 à 5 déc. droite, à nœuds noirâtres ; feuilles enrou=. lées sétacées très longues, roides, les supérieures courtes un peu plus larges, finement pubescentes en dessus; panicule éroite, ra- meuse, un peu lâche ; épillets ovales comprimés, souvent noirâtres, FESTUCA. GRAMINÉES. 715 à 4 à 6 fleurs lancéolées terminées par une arête assez longue. Juillet, août %. Pelouses escarpées des montagnes. —- Mont-Dores, — Cantal. — Monts de la Margeride. 2722. F. heterozhyl'a. Lamk. fl. fr. 3. p. 600. (F. hétérophylle.) F. nemorum. Leyss. F. duriuscula. L. Syst. non Sp. — Racine fibreuse gazounaute; tiges de 6 à 9 déc. droites, grêtes, glabres nues supérieæ- rément ; feuilies radicales nombreuses alongées, lâches, pliées séta- eées, molles, un peu rudes, les supérieures planes un peu rudes, parfois pubescentes: ligule courte à deux oreiïllettes ; panicule lâche, allongée , étalée pendant l’anthèse ; épillets petits de #4 à 6 fleurs or- dinairement glabres; arêtes droites. Fleurs verdâtres ou violacées. juin, juillet %. Bois montueux et couverts. C. 2723, F. arenaria. Osbeck. (F. des sables.) F. sabulicola Léon Duf. FE. dumetorum Mat. #1. fr. fig, 615. — Racine longuement rampanteé, à fibres noires; tige de 2 à » décim. dressée, lisse ; feuilles glanques, roides, toutes enroulées sétacées; ligule ciliée très courte ; panicüle unilatérale, un peu lâche à la base, à rameaux géminés, simple et presgu'en épi au sommet: épillets allongés à 5 à 6 fleurs glauques, velues pubescentes, brièvement aristées. Mai, juin %. Sabies mari- times. 2724. F. Rhætica. Suit. fl. Helv. 4, p. 56. (F. des Grisons.) F. pilosa Hal. F. Koch. F. poæ/ormis Host. — Racine fibreuse, gazonnante; tige de 2 à 5 déc. dressée, très grêle ; feuilles radicales enroulées, capil- laies, glabres, un peu rudes, les supérieures pliées où un peu planes, à ligule alongée, oblongue aiguë; panicule étroite, étalée, à rameaux inférieurs semi-verticillés ; épillets ovales oblongs à 3 ou 4 fleurs acuminées, mutiques ou brièvement aristées ; axe muni sous les fleurs d’un faisceau de poils ; ovaire glabre ; glumes luisantes mélées de violet et de jaunâtre. Juillet, août %. Pâturages des montagnes. R. — Monts-Dores. — Cantal. — Le Mézenc. — La Margeride. 2725. F. spadicea. L. syst. (F. brunâtre.) F. aurea Lam. Anthoxan- Urum paniculatum. L. sp. 40. — Racine fibreuse, gazonnanteé ; tige de 5 à 10 décim. droite, entourée à la base par les gaines des feuilles, endurcies en forme de buibe allongé: feuilles inférieures très longues, linéaires étroites, lisses, dures, presque piquantes, planes d’abord, puis s’enroulant, les supérieures plus courtes à ligule large à 2 lobes; panicule dressée, un peu étalée, à rameaux glabres solitaires ou gé- minés ; épillets ovales oblongs comprivés, à 4 ou à fleurs mutiques ou mucronées ; glumelles d’un jaune rou£sâire, finement ponetuées, à cinq nervures dont trois plus saillantes; ovaire poilu au sommet. Juillet, août %. Pàturages des montagnes. RR, — Mont-Dore. — Cantal, — Le Mézenc. 2726. F. sylvatica. Vill. Dauph. 9, p. 105. (F. des forêts.) Poa tri- nervata Schrad.— Racine fibreuse émettant des stolens courts; tiges de 5 à 10 déc. fermes, lisses, droites, écailleuses ‘à la base: feuilles lancéolées linéaires, très aiguës, rudes sur les hords, vertes, un peu glauqués en dessus; gaînes un peu rudes; ligule oblongue obtuse ; panicule droite, diffuse, très rameuse, à rameaux scabres ; épillets ‘ petits à 3 ou 5 fleurs mutiques; spathellule supérieure atténuée en pointe aiguë, ponctuée scabre à 5 nervures, dont 3 proénminentes ; ovaire poilu au sommet. Fleurs vertes et un peu jaunâtres. Juin, \ 716 GRAMINÉES. _ FESTUCA. juillet %. Bois montagneux. RR. — S.-ET-L. Morvan, bois au-dessus du saut de la Cange! (Carion.) — Bois du Mont-Dore (Lamy.) — Cantal. — Le Mexenc. ‘2727. F. arundinacea. Schreber. (F. roseau.) F. elatior Smith. L. syst. — Racine dure. rampante, garnie de fibres ; tige droite, ro- buste, de 3 à 9 décim.; feuilles planes lancéolées linéaires, striées, roides, un peu rudes sur les bords, dilatées à la base en forme d’oreil- lettes; ligule très courte; panicule allongée, diffuse, dressée ou un peu penchée, à rameaux scabres, géminés, ramifiés, muliflores; épillets ovales lancéolés, à 4 ou 5 fleurs scabres; ovaire glabre ; spa- thellules presque égales, acuminées, l’extérieure un peu membra- peuse sur les bords, et portant très près de son sommet une pointe ou arête courte et scabre. Fleurs verdâtres ou violacées. Juin, juil. %. Prés couverts, bords des eaux. AR. — NrÈv. Bords de la Loire, Satinges. — ALL. Moulins. — CnEr. St-Amand, Orval, Villeneuve, St-Florent, Bourges, Plain-Pied. — L.-£Tr-Cu. Environs de Blois, Contres. — Lo. Cléry, La Ferté en Sologne, Sceaux. — Inn. Issoudun, le Tranger. — Limoges, bords de la Vienne. — Région des montagnes. C. — Plus KR. dans l'Ouest, env. de Saumur et d'Angers. 2728. F. pratensis. Huds. fl. Angl. éd. 1, p. 37. (F. des prés.) F. ela- tior. L. fl. Suec. non sp. — Racine fibreuse gazonnante; tiges de à à 9 décim. dressées ; feuilles planes, linéaires aigués, striées, rudes, dilatées à la base en forme d’oreillettes ; ligule très courte; panicule étroite presque unilatérale, étalée pendant l’anthèse, à rameaux scabres courts, solitaires ou géminés, et alors l’un des deux étant très court et ne portant qu'un ou deux épillets, plus rarement presque en épi; épillets linéaires de 5 à 10 fleurs, lisses ; ovaire glabre ; spa- thellules presque égales, l’inférieure à 5 nervures obscures, mu- tiques ou portant près du sommet une petite pointe fort courte. Fleurs verdâtres ou violacées. Mai, juillet %. Prés humides. C. 2729. F. rigida. Kunth. (K. roide.) Poa rigida. L. sp. 101. — Ra- cine fibreuse; tiges de 1 à 2 déc. redressées ou géniculées à la base; feuilles courtes, linéaires étroites ; ligule obtuse dentée; panicule étroite, roide, unilatérale, à rameaux trés courts distiques ; pédicelles . couris épais triquètres ; épillets oblongs, rapprochés, lâchement dressés, de 6 à 12 fleurs linéaires obtuses, à peine mucronées et sans nervures distincies. Fleurs verdàtres ou rougeitres. Juin, juill. ©. Lieux secs et pierreux, murs, rochers, pâturages arides. C. — RR. à Clermont. 2730. F. cœrulea. DC. fl. fr. 3, p. 46. (F. bleue.) Aira et Melica— L. Molinia — Mæœnch. Enodium cœruleum Gaud. — Dub. Orl. n° 459: — Racine garnie de fibres épaisses blanchâtres; tige de 4 à 9 décim. dressée, lisse, presque nue, munie d’un seul nœud vers sa base ; feuilles planes étroites, aiguës, fermes, un peu rudes sur les bords, à gaines très glabres; ligule courte poilue ; panicule rameuse, étroite, allongée, interrompue, à pédicelles et axe scabres ; épillets dressés cylindracés de 2 ou 3 fleurs ; spathellules ventrues, mutiques, à trois nervures peu marquées. Fleurs violacées ou bleuûtres, rarement blanc-verdàtres. Juin, octobre %. Pàturages et bois humides. C. Obs. La Holinia allissima Link n’est qu’une forme très élancée et à fleurs verdätres qui croît dans les bois couverts. GRAMINÉES. 717 622. PHRAGMITES. Trinius. (Roseau.) Epillets de 1 à 7 fleurs, l'inférieure niàle, nue, les autres hermaphrodites entourées de longs poils soyeux ; spathelluies muliques, inégales, plus courtes que les fleurs, l’inférieure entière au somunet ; style long, stigmates en pin- ceau. Fleurs en panicule fournie. 2731. P. communis. Trinius. (R. commun.) Arundo Phragmites. L. sp. 120. Vulg. Jonc à balais, Balai de silence. — Tige de 4 à 2 mèt. droite, roide, striée ; feuilles larges, lancéolées linéaires aigués, glabres, rudes sur les bords, à ligule poilue ; panicule lâche, diffuse, dressée où un peu penchée : épillets de #4 à 5 fleurs; glumes jau- nâtres panachées de violet. Août, septembre %. Lieux aquatiques, fossés, étangs. C. Var. subuniflora. A. nigricans Mérat. À. Pseudo-Phragmites Lejeun. — Epillets grêles de 1 à 2 fleurs d’un violet noir, et presque toutes stériles. Mêmes lieux. C. — Varie aussi, sur les coteaux humides, à tige rampante et souvent stérile. Obs. Arundo Donax L. est souvent cultivé pour ses hautes tiges dont on fait des manches de que- nouilles. 41 fleurit rarement. 623. DACTYLYS. L. (Dactyle.) Épillets de 2 à 5 fleurs ; spathelles _inégales, carénées aiguës, plus courtes que la glumelle;