r-- kJ CD ^H^^^^l CD ^H^^^^l •^ ^Hpp^H CM Wt ^jj^ :■«* Ws*^ •«aas / ••\ V" V ^i \ \ ^X % > \ GRAMMAIRE DU VIEIL-IRLANDAIS // a été tiré deux cents exemplaires de cet ouvrage. ^uL^bcuiiuiN LINGUISTIQUE PUBLIÉE SOUS LA DIRECTION DE A. iVlEILLEJ GRAMMAIRE DU VIEIL-IRLANDAIS (PHONÉTIQUE — iMORPHOLOGIE — SYNTAXE) J. VENDRYES Chargé ilu cours du Grammaire Comparée à la Sorlronne. dS LIBRAIRIE ORIENTALE & AMÉRICAINE E. GUILMOTO, Éditeur 6, Rue de Mézières, PARIS 1908 A MONSIEIR I.E PROFESSEUR R. THURNEYSEN Dont rensoignement à rUiiiversité do Friboni-g-on-Brisgan (1898-1899) a servi do point de départ à cet ouvrage HOMMAGE DE RESPECTUEUSE RECONNAISSANCE AVANT-PROPOS Le but de cet ouvrage est de faciliter Tétude du vieil-irlandais. Seul ou à peu près de toutes les langues indo-européennes, l'irlandais, faute d'un manuel, reste encore pratiquement inabordable aux débutants ; et cela est d'autant plus regrettable que cette langue, sinon l'une des plus anciennement connues, est en tout cas Tune des plus curieuses, et qu'elle offre sur bien des points des affinités frappantes avec les deux groupes voisins, le germanique et surtout l'italique. Ce n'est pas, à dire vrai, que les moyens d'information fassent posi- tivement défaut. La deuxième édition de la Grammatica Celtica, vieille de 87 ans déjà, reste toujours la base de toute étude du vieil-irlandais; mais outre qu'il est en partie arriéré, ce livre compact et lourd ne fait guère l'affaire d'un profane ; il demande pour être utilisé avec fruit une initiation assez longue et une pratique déjà sérieuse de la langue. Ce serait assurément de l'ingratitude que de méconnaître les mérites de la Kurzgefasste Irische Grammatik de M. Windisch ; c« petit ouvrage rend encore de grands services aux celtisants ; mais il date de 187g, c'est-à-dire qu'il est antérieur au mouvement philologique qui a re- nouvelé l'étude du vieil-irlandais et qu'il ne représente guère un état plus avancé que la Grammatica Celtica revue par Ebel. On peut en outre lui adresser le reproche de ne pas distinguer suffisamment le moyen du vieil-irlandais. Tout le travail dont ce dernier a été l'objet pendant ces vingt dernières années est éparpillé dans une foule d'où- vin AVANT- PROPOS vrages ou d'articles, la plupart de très haute valeur, dus à MM. AN h. Stokes ou Zimmer, Thurneysen ou Strachan, Pedersen ou Sarauw, mais écrits dans des langues variées et toujours restreints à une question spéciale. Sur bien des points d'ailleurs ils offrent des solutions contra- dictoires ; et là même où ils sont d'accord, il est parfois malaisé de dé- couvrir le lien qui les réunit. On a cru le moment favorable pour es- sayer de résumer l'état actuel de la connaissance du vieil-irlandais dans im travail d'ensemble, que l'abondance des travaux de détail facilitait d'ailleurs singulièrement. Comme son titre l'indique, c'est au vieil-irlandais seul que ce livre est consacré, c'est-à-dire qu'il embrasse une période de la langue relati- vement fort courte et dont les documents sont en nombre assez res- treint. Si l'on a ainsi borné l'objet de ce livre, ce n'est pas seulement parce qu'une large et brutale coupure sépare historiquement, comme on le verra plus loin, le vieil-irlandais du moyen, et que par conséquent le second représente un état de la langue assez différent du premier. Ce n'est même pas seulement parce que la littérature du moyen-irlandais, pour une bonne partie inédite, n'est encore qu'un immense chaos oii le travail philologique reste peu avancé. Il y avait aussi à ce choix une raison de principe. Les différents recueils de textes vieil-irlandais, étant à peu de chose près de la même époque, comportent assez peu de dif- férences chronologiques, presque pas de particularités dialectales ; c'est-à-dire qu'ils représentent l'état de la langue à un moment précis de son évolution. Or, il serait superflu de montrer combien il est utile de saisir ainsi un moment de l'évolution d'une langue et quels ensei- gnements précieux on en peut tirer, quand il s'agit surtout de la pé- riode la plus ancienne de cette langue. Mais pour qu'une. étude de ce genre ait un effet vraiment utile, il faut qu'elle soit purement descriptive, et que la description soit stric- tement limitée à son objet. C'est ce que l'on a essayé de faire ici ; on a pris les formes grammaticales du vieil-irlandais telles que les textes les fournissent, mais on s'est absolument interdit toute recherche sur leur origine ou sur leur développement ultérieur ; en un mot, on s'est AVANT-rnOPOS TX borné uniquement à décrire les organes de la langue et les moyens d'expression dont elle disposait à un moment donné. Si limité toutefois que soit ce livre dans son principe et dans son objet, il ne s'en réclame pas moins de la linguistique historique, car c'est d'elle qu'il emprunte toute sa méthode. En effet, toute conception a priori s'en trouve systématiquement exclue, et les règles qu'il for- mule ne découlent jamais d'une logique abstraite extérieure à la langue. C'est la langue elle-même qui a fourni le cadre des chapitres et les divisions que ceux-ci présentent ; phonétique, morphologie, syntaxe, tout a été ramené à l'exposé du système linguistique, tel qu'il existait pour le sujet parlant. La structure du vioil-irlanrlaig — pst des ping «-.i-;, gjnajpt^ r^g^npirv cad''P'^ rlp la graninif^irp jndn-pnrnpppnnp^ si remar- quablement conservés en sanskrit ou en grec ancien, sontlcTcompIete- ment bouleversés. Les changements phonétiques sont dominés par l'accentuation, la morphologie par la distinction de la flexion absolue et de la flexion conjointe, la syntaxe par la théorie de la phrase rela- tive ; et dans le détail se présentent sans cesse des innovations auxquel- les on ne trouverait aucun équivalent dans aucune autre langue. On ne s'étonnera donc pas de rencontrer ici des divisions qui ne correspondent pas à celles des grammaires classiques ni de constater des omissions qui ailleurs pourraient passer pour des lacunes. Le livre n'est composé qu'au point de vue de la grammaire du vieil-irlandais, dont il tire toute sa méthode ; c'est au point de vue de cette langue aussi qu'il, faut le juger. Il est permis d'espérer que sous cette forme il rendra le plus de services. A la suite des découvertes sans cesse grandissantes sur le ter- rain delà grammaire comparée, les linguistes ont coup sur coup public un certain nombre de grammaires, qui, bien que limitées en principe à une langue spéciale, n'étaient cependant composées qu'en vue de la comparaison avec les autres ; on y mettait au premier plan tout ce qui prêtait à la reconstitution, souvent chimérique et téméraire, de l'indo- européen, et les formes des langues voisines, voire même les moins at- testées, y tenaient une aussi large place que celles de la langue consi- X WANT-ruoros dérée. Ce procédé, qui offrait des avantages, entraînait aussi de graves inconvénients. Il conduisait à ne retenir dans l'exposition que le fonds ancien conservé par la langue, lequel se réduisait parfois à très peu de chose, et à négliger les traits nouveaux qui constituaient souvent Tessentiel. Un mouvement de réaction s'est produit depuis quelques années; on a compris que, si intéressante que puisse être l'étude de formes anciennes héritées d'un passé lointain, celle des modifications produites par l'évolution historique ne l'était pas moins ; et par un heureux ac- cord de la philologie et delà linguistique, on a entrepris d'étudier isolé- ment et pour elles mêmes les diverses langues en y appliquant la méthode issue de la grammaire comparée. Cet ouvrage inaugure une collection linguistique qui se réclame de ces principes. De la façon dont il décrit le vieil-irlandais, il est à la fois destiné aux linguistes, latinistes ou germanistes, curieux d'établir des rapprochements avec les langues qu'ils étudient, et aux philologues cel- lisants qui voudront entreprendre à des périodes plus récentes l'étude de la langue irlandaise. Caen, avril 1907. Après avoir contribué par d'utiles conseils à la préparation de cet ouvrage, M. A. Maillet a bien vovdu encore se charger d'une révision minutieuse du manuscrit, et ])rendre une part active à la correction des épreuves. Qu'il reçoive ici l'iiommagc d'une bien sincère gratitude pour cette triple et précieuse collaboration. GRAMMAIRE DU VIEIL-IRLANDAIS INTRODUCTION § I. On donne le nom de vieil-irlandais à la langue parlée en Irlande antérieurement au x*^ siècle de notre ère. Cette langue est connue à la fois par des inscriptions et par des manuscrits. § 2. Documents épigraphiques du vieil-irlandais. — Les plus anciens documents du vieil-irlandais sont des inscriptions funéraires qui semblent remonter au v'' ou xi" siècle de notre ère. Elles sont gravées en un alphabet spécial dit oghamiquc, du mot ogiiin, auj. ogljam, qui le désigne en irlandais (cf. "{^([jxoç, nom de THercule gaulois chez Lucien). L'al- phabet oghamique est d'une extrême simplicité ; il se compose de points et de traits horizontaux ou obliques gravés le long d'une ligne verticale. Ces signes répétés de une à cincjfois représentent les dilTérents sons. Il n'y a qu'un seul signe pour représenter/ et v',\(ip n'apparaît que sur des inscriptions qui semblent plus récentes que les autres (cf. !:; 31}. Le nombre total des signes, y compris le p, est de vingt et un ; tou- tefois, certaines inscriptions en présentent un vingt deuxième, dont la valeur est obscure. La teneur des inscriptions oghamiques est fort concise ; elles ne I 2 INTRODUCTION comprennent guère en général que le nom du défunt au génitif suivi du nom de son père ; par exemple : Corbagni maqi Biviti de Corbagnos fils de Bivitos Dîigeimgi maqi Reddos de Dugenngos fils de Reddis, etc. Le nombre des inscriptions oghamiques est d'environ 3oo, dont 5/i ont été trouvées en Grande-Bretagne, surtout dans le Pays de Galles, et le reste en Irlande. M. J. Rliys a publié sur la plupart d'entre elles un bon travail dans ses Lectures of IVclsh pbiloJogy (2'' éd., London, 1879), p. 2G0 et ss. Depuis, M. Macalister a entrepris un Corpus de ces inscriptions sous le titre de Stiidies in Irisb epigraphy, 1 vol., London, 1897-1902. § 3. Outre les inscriptions ogbamiques, le vieil-irlandais possède aussi un certain nombre d'inscriptions, généralement funéraires, écrites en caractères latins; elles ont été publiées par Miss M. Stokes, Chris- tian inscriplious in the Irisb laiignage, 2 vol. Dublin, 1872-1878, et on les trouvera dans le Thésaurus Palaeohibernicus, tome II, p. 286 et ss. Elles ne sont guère plus développées que les inscriptions ogbamiques, auxquelles elles sont environ d'un siècle ou deux postérieures. Les documents épigrapbiques du vieil-irlandais ne fournissent guère que des noms pro])rcs et ne suiïiraient en aucune façon à donner une idée, môme aj)proximali\e, de cette langue. Les seuls documents utili- sables pour la conslitulion d'une grammaire sont les manuscrits qui contiennent la littérature du vieil irlandais. § 4- La littérature du vieil-irlandais. Cf. Zimmer, Ueber die Bedeutung des irischcn Eléments fiir die luittelalterliche Kidtnr, Preiiss. Jahrb., LIX, 27 et ss. ; le même, Keltische Kirche, dans la Realencyclop. f. protest. Tiieologie u. Kirclie, vol. X, 3° éd. (1901), 204 et ss. La littérature du vieil-irlandais, sortie tout entière des monastères, est en majeure partie une littérature religieuse. Ce caractère spécial tient aux circonstances historiques dans lesquelles elle s'est développée. Le christianisme, introduit en Irlande dès le iv" siècle, s'y répandit surtout à partir de 432, date de la mission dont fut chargé par le pape Céleslin le Breton Sucat (né vers 386), plus connu dans l'histoire sous INTRODUCTION lo nom (le saint Patiiro. Le pays Ail évangélisc avec une exlremc rapi- dité et compta dès la lin du a'' siècle (Timportants monastères, tels que ceux d'Emly en Munster et d'Armagh en Ulster. Mais c'est au vi* siècle, grâce surtout à Pactivité de saint Finnian (m. en 5/i8), que les fonda- lions de monastères se multiplient; c'est vers 620 celui de Clonard fondé par saint Finnian lui-même, vers 5/io celui de Glendalougli fondé par saint Kevin, en 5^1 celui de Clonmacnois fondé par saint Giaran (m. en 548) sur les limites du Leinster et du Connaught, vers 5/18 celui de Clonenagli fondé par saint Fintan (m. en 595), en 552 celui de Clonfert fondé par saint Brendan, vers 555 celui de Bangor (en Ulster) et un peu plus tard celui de Lismore, au Sud de l'Irlande. Ce ne sont là que les plus célèbres. La fonction de ces monastères fut sans doute à l'origine exclusive- ment religieuse, mais le christianisme y introduisit naturellement avec lui l'étude des lettres, et celles-ci trouvèrent en Irlande un excellent terrain pour se développer librement, à l'abri des luttes violentes qui ensanglantaient l'Europe continentale et y ramenaient jjeu à peu la bar- barie. L'Irlande devint ainsi la dépositaire de la civilisation ; et par un curieux retour des choses, celte terre qui avait été une des dernières à recevoir avec la religion chrétienne la culture intellectuelle, fut bientôt une pépinière de missionnaires qui parcoururent la France, la Belgique, l'Italie, propageant à la fois l'une et l'autre. § 5. L'instinct migrateur et la vocation apostolique des Irlandais se manifestent de très bonne lieure. On peut dire que le mouvement com- mença lorsqu'en 563 saint Colomba (520-597) ^^^^ fonder Je célèbre monastère d'Hl ou lona dans une île voisine de la côte d'Écossè pour évangéliser plus aisément les Pietés. Mais c'est à son quasi-homonyme saint Colomban que revient l'iionncur d'avoir été le promoteur des missions sur le continent. Né en Irlande vers 543, il débarqua en France vers 590, fonda successivement dans les Vosges les monastères d'Ane- gray, Luxeull cl Fontaine, puis passa en Italie où il fonda celui de Bobbio au début du vii'' siècle. A la même époque, son disciple saint Gall (fil. en 6^7) fondait le fameux monastère de Saint-Gall et dans le cours du siècle les principaux fondateurs de monastères furent des Irlandais : saint Fursy (m. v. 6/42) à Lagny, saint LItan et saint Foilan, ses frères, à Péronne et à Fosse-la-Ville, près Liège, saint INTRODUCTION Desle (m. en 625) à Lure, saint Roding (m. en 680) à Beaulieu en Argonne, puis saint Liévin, saint Mauguille, saint Gobain et tant d'autres. En Allemagne, saint Killian subit le martyre près de A^ ûrzburg à la fin du vil" siècle et avant lui peut-être saint Fridolin, dont la vie est mal connue, avait fondé le monastère de Siickingen ; au viii'' siècle, c'est un Irlandais, Virgile (m. en 78/i), qui occupe le siège épiscopal de Salz- burg. Dès le vn'' siècle, on rencontre des Irlandais en Italie et le patron de la ville de Tarante est un pèlerin irlandais de celte époque, saint Katald. En somme, il n'y a presque pas de monastère impoiiant sur le continent entre le vu'' et le ix'" siècles où on ne trouve trace de la présence de moines irlandais. § 6. Les moines ne restaient pas confinés dans les œuvres pieuses; leur activité se déployait aussi dans les travaux intellectuels. JIs copiaient, annotaient, commentaient les œuvres de Tancien et du nou- veau testament, ils composaient des œuvres d'édification comme le sermon de Cambrai, ou rédigeaient des vies de saints comme celle que contient le Livre d'Armagb. 11 est douteux qu'à l'origine les lettres profanes aient tenu une place dans leurs préoccupations, mais dès le viii"^' siècle on les voit consacrer une partie de leur temps à l'élude des arts libéraux, surtout de la grammaire et devenir ainsi peu à peu les éducateurs de l'Europe. S'il serait exagéré d'attribuer aux moines irlan- dais l'origine du mouvement qui aboutit à la Renaissance de Charle- magne, il n'est que juste de reconnaître que du moins ils le favorisèrent dans une très large mesure. Autour de l'Anglais yVlcuin se trouvaient les Irlandais Joseph (m. en 8o/i), Clément (m. vers 82G à A^'iUzljurg), Dungal, Dicuil, etc., ce dernier à la fois grammairien, astronome et géographe. « Quid Iliberniam memorem, dit en 876 Heiric d'Auxerie dans la préface à la Vie de saint Germain, pêne totam cum grege philo- sophorum ad lilora nostra migrantem ? » En fait, les deux plus illustres représentants de la philosophie et de la science au ix'' siècle, Johannes Erigena, qui vécut à la cour de Charles le Chauve, et Sedulius Scotlus, qui tint une école célèbre à Liège vers 85o, étaient tous deux des Irlan- dais, et tous deux étaient également versés dans la connaissance du latin et du grec. D'ailleurs, si le latin élait l'objet principal de l'étude des Irlandais, le grec n'était pas négligé par eux, et bien avant l'époque où Johannes Erigena composa des vers en grec on possède plusieurs IMUOnCCTIO.N preuves qui allcslcnt la connaissance de celle langue en Irlande. C'est à l'activité de moines recru lés en Irlande ou formés dans les monastères irlandais du continent que l'on doit pour une bonne part la conserva- lion des lettres latines et grecques. Le travail de ces moines devait en général rester anonyme ; toutefois, le nom d'un commentateur, Mail- gaiinrid, est cité dans le manuscrit de Milan, 56 b 33. ^ 7. Mais l'Irlande fut à son tour atleinle parles invasions des bar- bares. Après avoir ravagé une partie de la Gîrande-Brctagne, les \ ikings, venus des pays Scandinaves, abordèrent en Irlande, dès 790 à ce qu'il semble. Ils écrasèrent la civilisation qui y florissait, détruisirent les mo- nastères, brûlèrent les villes, et anéantirent ce qu'avaient réalisé les efforts de plusieurs siècles successifs. Le monastère d'Iona fut pillé plu- sieurs fois, notamment en 80G, et vers 83o Armagh tomba entre les^ mains des païens. En 862, les \ ikings fondèrent à Dublin un royaume, où le cbrislianisme ne parvint à triompber qu'en g^'i. L'Irlande, retombée dans la barbarie, fut plus d'un siècle à se relever de ses l ruines; mais pendant ce sièclc-là, la langue poursuivit son évolution, / de sorte qu'à l'époque où la paix rendit possible la rénovation des lettres, c'est une nouvelle période de la langue irlandaise qui commence, la période du moyen-irlandais. Il y a ainsi entre les deux premières périodes de cette langue une coupure très nelte qui oblige à limiter exac- tement au x" siècle la fin du vieil-irlandais. § 8. Les manuscrits du vieil-irlandais. V. en général ïhurneysen RC VI 018, Zinimcr KZ XXXVI /j-o, Thur neysen, KZ WWU 54 et surtout les introductions des deux tomes du Thésaurus. Par suite des circonstances bisloriques qui viennent d'être résumées, les manuscrits qui contiennent les textes vieil-irlandais ont été trouvés presque uniquement sur le continent ; l'Irlande même n'a fourni que le précieux Livre d'Armagh et quelques fragments sans importance. Le nombre total de ces manuscrits est d'une quarantaine, mais les docu- ments qui s'y trouvent disséminés sont d'étendue et d'importance fort inégales. Ils consistent surtout en gloses, introduites par des scribes irlandais dans la marge ou l'interligne de textes latins ; mais, tandis que certains des manuscrits glosés ne contiennent que quelques mots d'irlandais, tels autres fournissent au contraire un contingent linguis- 6 I>"TR0DUCT10>' tique d'une importance exceptionnelle. Onze manuscrits seulement méritent d'être mentionnés ici; ce sont, par ordre alphabétique : a. manuscrits contenant des gloses. ACr., manuscrit du texte latin des Soliloquia de saint Augustin, copié au ix'' siècle et conservé à Carlsruhe. BCr., manuscrit d'un résumé latin d'oeuvres de Bède, copié vers 85o et conserve à Carlsruhe. ML, le plus coasidérable de tous par l'étendue, manuscrit d'un com- mentaire latin sur les psaumee de David, copié dans la première moitié du ix" siècle et conservé à la Bibliothèque ambroisienne de Milan. PCr., manuscrit du texte latin de Priscien, copié au ix" siècle et con- servé à Carlsruhe. Phil., collection de trois manuscrits des ix'-x'' siècles conservés à Paris et à Florence et contenant des gloses aux scholies de Junius Philar- gvrius sur les Bucoliques. Sg., manuscrit des six premiers livres de Priscien, copié dans l'en- semble vers 8Go, mais présentant des difTérences d'écriture qui peu- vent foire supposer des différences d'époque; conservé à Saint-Gall. Tiir., manuscrit d'un commentaire latin sur l'évangile de saint Marc, copié au IX'' siècle et conservé à Turin. Wb., le plus important de tous par sa valeur linguistique, manuscrit du texte latin des épîtres de saint Paul, conservé à Wurzburg. La date en est discutée ; on admet le plus souvent qu'il a été copié à la fm du ix'" siècle, mais il pourrait être du x"' siècle. h. Manuscrits contenant des textes suivis. Ami., Liber Ardmachannus, Livre d'Armagh, copié en 807 par un scribe nommé Ferdomnach (m. en S'iS) et conservé à la biblio- thèque de Trinity Collège à Dublin ; il contient parmi des traités historiques et hagiographiques variés écrits en latin quelques gloses irlandaises et surtout, f"* 17 et 18, une vie de saint Patrice en irlan- dais. Cam., manuscrit copié à Cambrai sous l'épiscopat d'Albéric (763-790) et conservé à la bibliothèque de cette ville; il contient un recueil de canons en lalin, parmi lesquels a été introduit, aux f"' 87 et ùd>^ nn résumé de sermon en irlandais, INTRODI CTION SP., manuscrit conserve au nionaslèrc de Saint Paul en Carintliie, où il a été copié, probablement au ix* siècle. JMilre autres cboses, il con- tient cinq petites pièces en vers irlandais. 55 9. Presque aucun de ces onze manuscrits ne présente exactement la langue de l'époque où il a été copié. Ils ont tous en elTèl, sauf peut- être le Livre d'Armagli, été recopiés d'un manuscrit antérieur. Le fait est attesté pour la plupart d'entre eux par des preuves matérielles. Ainsi les gloses du Bède de Carlsridie se retrouvent en partie sur un manuscrit de Bède, de la même époque, conservé à Vienne ; les deux manuscrits semblent dériver d'un original commun. D'autre part, certains manu- scrits présentent des fautes d'orthograpbe ou des bévues d'écriture qui ne peuvent provenir de l'auteur lui-même, mais d'un scribe qui a recopié le texte ; c'est le cas pour les gloses de Milan et surtout pour le sermon de Cambrai, recopié par un scribe qui ignorait certainement l'irlandais. Le manuscrit de Wiirzburg renferme un autre indice, non moins probant, de transcription : alors qu'on y distingue linguistique- ment deux séries de gloses, nommées respectivement prima et secunda manus, de date certainement différente, on ne constate dans l'écriture du manuscrit aucune différence paléographique entre les deux. § 10. 11 se pose donc, en ce qui concerne l'établissement d'une chronologie des textes vieil-irlandais, un problème des plus délicats qui, sur certains points, reste encore insoluble. Il s'agit en effet d'établir une chronologie des textes indépendante de la chronologie des manuscrits. Le plus ancien de tous les textes conservés dans les manuscrits paraît être le recueil des gloses de la prima manus du manuscrit de A^ iirzburg (cf. Thurneysen, ZCP 1 345 et 111 ^7); ces gloses, éparses dans le manuscrit, ne se rapportent en général qu'à des mots isolés et sont par conséquent fort brèves ; elles se trouvent indiquées dans l'introduction du Thésaurus 1 p. xxiv. Le texte qui se rapproche le plus de la prima manus de Wurzburg, c'est le sermon de Cambrai ; si même il lui est postérieur, c'est en tout cas de fort peu. D'après la comparaison des noms propres conservés dans la vie de saint Colomban écrite par Adamnan vers 697, M. Zimmer {KZ XWYl /i76) a montré que les gloses de la première main de AA'iirzburg et le sermon de Cambrai pourraient avoir été rédigés à la fm du vu'- siècle. C'est à cette époque 8 INTRODUCTION aussi que remonteraient les gloses à Philargyrius (Thurneysen ZCP III 52). Ensuite viendraient la vie de saint Patrice du Livre d'Armagh et la secunda manus du manuscrit de A\ iïrzburg. Ces deux textes, de toute première importance, seraient du vin*' siècle ; toutefois il faudrait en avancer un peu la date si le Livre d'Armagli, tel que nous l'avons, est un texte original. i:; 1 1. On devrait tirer de précieux renseignements de la comparaison du fameux Félirc Oeuguso, calendrier composé par Oengus vers 800, sous le règne du roi de Lcinster Finsnechta (m. en 808); mais il nous est malheureusement parvenu dans des manuscrits bien postérieurs. En tous cas, certains critères spéciaux, notamment le traitement des voyelles finales, très important et relativement facile à reconstituer dans un texte en vers (cf. Straclian RC XX 191 et 295) permettent de croire que le texte primitif du Félire n'était guère postérieur aux gloses de Milan. Ces dernières seraient donc du début du ix*" siècle, c'est-à-dire que leur rédaction première serait de peu antérieure à la copie que nous en pos- sédons. Toutefois si Arm. et VA b. (secund. man.) devaient être reportés au début du ix'' siècle, il conviendrait d'avancer d'autant la date du texte de Ml. Les gloses de Turin et les trois recueils de gloses de Carlsruhe sem- blent à peu près contemporains des gloses de iMilan. Les cinq poèmes du manuscrit de saint Paul remontent certainement plus haut que le ix'' siècle; Tun d'eux, attribué à saint Moling (m. en 697), remonterait même au vu'' siècle. Mais en tout cas, ils présentent une langue rajeunie que le copiste a accommodée au goût de son temps. Quant aux gloses de Saint-Gall, il est malaisé de les dater d'une façon certaine; M. Thurneysen avait admis jadis (^RC M 3i8) qu'elles étaient antérieures à celles de Milan et contemporaines de celles de Wûrzburg ; mais depuis, M. Pedersen ÇKZ XXXV 3 16) a soutenu qu'elles étaient postérieures à celles de Milan, et c'est l'opinion à laquelle semble s'être rallié M. Strachan (RC XX 3o3 et surtout Thésaurus I xviij). Le ma- nuscrit de Sainl-Cilall contient d'ailleurs des gloses de dilTérentcs mains, et dans ce recueil composite, où figurent même quelques pièces de vers et deux lignes d'écriture oghamique, ont bien pu se glisser des gloses INTRODl CTION 9 d'époques cliiïérentcs. Cela expliquerait les incohérences de la langue et les hésitations des savants. § 12. Les onze textes qui viennent dY-tre mentionnés sont les seuls, avec quelques autres d'inlérèt moindre, qui soient antérieurs au \"sièclc. Mais il faut encore rattacher à la [)ériode du vieil-irlandais quelques ouvrages importants, dont la rédaction conservée est seulement posté- rieure au xi'' siècle et par conséquent déjà contemporaine du premier grand recueil de textes moyen irlandais, le Lehor na hUidre, dont le copiste mourut en i loG. On a déjà signalé plus haut le Félire Ocugiiso, écrit vers 800, mais dont le manuscrit le plus ancien est du xiv*^ siècle ; le texte en a été tellement altéré qu'il n'a, en ce qui concerne le vieil- irlandais, qu'une très faihle autorité. 11 en est de même du Psautier des Strophes {Saltair na Raiiii), dont la tradition attribue la composition au même Oengus, mais qui est sûrement d'une époque postérieure et qui nous a été conservé dans un ms. du xu'' siècle sous une forme déjà moyen-irlandaise (v. Strachan TPbS 189.")). Il sullit de mentionner aussi, pour l'écarter, le glossaire composé à la fin du ix" siècle par l'évêque Cormac(m. en 907) ; nous ne le connaissons que par une compi- lation dont le plus ancien manuscrit est le Leabhar Brcac, copié en i^oo. Au contraire, les deux texles suivants méritent de figurer dans une grammaire du vieil-irlandais : Hy., Liber hymnorum, collection de huit hymnes irlandais dont il y a deux manuscrits, conservés à Dublin, l'un à h\ bibliothèque de ïrinity Collège, l'autre au couvent des Franciscains. Ces deux manu- scrits, qui présentent chacun une recension dilTérente, ne sont pas antérieurs à la fin du xi'' siècle. Le texte des hymnes, de composition beaucoup plus ancienne, y a été malheureusement rajeuni, et on ne doit utiliser leur témoignage qu'avec certaines réserves. Miss., fragment d'un traité sur la messe, dit Stowe Missal, retrouvé dans un manuscrit du x'' ou xi'' siècle conservé à Dublin. A côté d'ar- chaïsmes qui rappellent les plus anciens documents, ce texte présente de nombreux rajeunissements qui rendent impossible la fixation d'une date quelconque de composition. § i3. L'addition du Liber Hymnorum et du Stowe Missal porte à treize le chilï're des textes vieil-irlandais qui seront utilisés dans cette grammaire. Mais il s'en faut de beaucoup que tous ces textes aient la lO INTRODUCTION même valeur linguistique. Outre que plusieurs sont trop courts pour fournir des données d'appréciation suffisantes, certains, et en particulier Ml., ont été copiés avec une telle négligence que les fautes matérielles y sont fréquentes. Dans quelques autres, rimilalion directe du latin glosé devient parfois une servitude, et, sans tenir compte du génie propre de sa langue, le glossateur s'y est borné à fabriquer un mot irlandais sur le modèle du mot latin (cl'. TJh's. I \x, Il xxiu). Mais ce procédé puéril, fréquent dans les manuscrits de Milan et de Saint-Gall, entraîne parfois de grosses bévues. C'est par lui qu'il faut expliquer la glose de 8g. i46 b 7 « obsero » .i. fescrigini, comme si le verbe latin était formé de sera « soir » (en irl. fcscor); ou celle de Ml. 20 a 25 « obesi » .\. impessi, où b glossateur a confondu obcsi et ohscssi; cf. Ml. 36 c 18, etc. Bien qu'il présente aussi à ce point de vue quelques fautes singulières (p. ex. coscboDiétiae gl. pedagogorum, 9 a 11 ; cf. ZimmerJÏ'^'^ II 83), Wb. est sans contredit le plus important des textes du vieil-irlandais. Le scribe qui l'a copié a mis dans son travail une rare conscience et un soin scrupuleux ; les fautes y sont relativement fort rares et résultent, en général, d'un simple lapsus. En outre, ce texte présente l'avantage de fournir presque partout, à l'exception des gloses peu nombreuses de la prima manus, un véritable commentaire où le scribe ne s'est pas borné à une interprétation servile du texte, mais a donné à ses explications toute l'ampleur désirable. Malgré son caractère nécessairement frag- mentaire, il a, par suite, à peu près la même valeur linguistique qu'un texte suivi. C'est Wb. qui a déjà servi de base à la plupart des travaux sur le vieil-irlandais, et c'est lui qui a fourni aussi les prin- cipaux éléments de cette grammaire. On n'a, en principe, tenu compte de Ml. et de Sg. que pour compléter le témoignage de Wb., et on a négligé de mentionner les nombreux cas où l'interprétation d'un mot isolé des deux premiers soulève des difficultés. La simple mention de ces cas douteux ou obscurs aurait surchargé le volume sans profit appréciable pour le lecteur, puisqu'il s'agit ici de faire connaître l'état général du vieil-irlandais et non d'en discuter les points controversés. i; 1/4. Le simple exposé de la grammaire paraîtra d'ailleurs suffi- samment obscur pour qu'on ne soit pas tenté de l'embrouiller à plaisir. Quelque soin qu'on apporte, en effet, à l'éclaircir et à le simplifier, le I\ I UODl CTION II vieil-irlandais réservera lotijoius au liiiguisle même exercé plus de diiïicullés qu'aucune aulrc langue indo-européenne. Cela tient à des conditions historiques spéciales. Le vieil-irlandais n'est pas une langue fixée consciemment à un mo- ment donné par une personne déterminée, comme l'ont été le gotique, le vieux-slave et le vieil-arménien. Ce quil présente la plupart du temps, ce sont de simples notes, ajoutées par les moines aux textes latins qu'ils copiaient, en guise d'explication accessoire. Ces glossateurs n'ont pas créé pour cela un alphabet spécial, notant systématiquement les pho- nèmes de leur langue, comme on l'a fait pour les langues précitées. Ils n'ont pas, comme Wulfda, comme Cyrille et Méthode, comme Mes- rob, fixé leur langue une fois pour toutes ; ils ont noté au jour le jour, suivant les besoins du moment, une langue de demi-sauvages, à l'image de la langue latine et avec les ressources insuffisantes de l'alphabet latin, mais sans système défini et en recourant sans cesse à des demi- mesures. Il faut reconnaître, d'ailleurs, qu'ils rencontraient à chaque pas des difficultés inextricables. Jamais langue ne fut saisie à un moment plus défavorable. A partir du yii° siècle, firlandais est en pleine évolution, et il reste pendant deux ou trois siècles dans le plus grand état de trouble. La phonétique y subit des altérations violentes, comme l'aiTai- blissement des syllabes non intenses (î^i:; i3o et ss.) et surtout la chute des finales (encore conservées sur les inscriptions oghamiques). Les rapports morphologiques sont complètement bouleversés par l'accent d'intensité dont l'énergie brutale produit dans le même paradigme les désaccords les plus étranges. En l'espace de plusieurs générations, les scribes ont été incapables d'établir une tradition grammaticale qui fût d'accord avec les faits. Tantôt ils innovent sur un point et affectent une forme déjà existante à l'expression d'un usage nouveau, sans s'aper- cevoir qu'ils créent ainsi une ambiguïté regrettable ; tantôt, en dépit des modifications subies par le langage, ils maintiennent indûment une graphie traditionnelle qui n'est déjà plus sous leur plume qu'une graphie « historique ». Dans bien des cas, ils n'aboutissent ainsi qu'à l'incohé- rence et à la contradiction. V. en particulier au point de vue phonétique ce qui est dit aux §55 82-60 de la graphie des consonnes, et cf. Zimmcr KZ XXIV 628 n., XX\II 44k c 2/i), fondas « irritation » Ml. 18 a 10, lôsc « aveugle » Ml. 45 c 9, ubi'ill « des pommes » (gén. pi. de ubalï) Ml. 100 c 21 ; etc. § 24. Pour indiquer la longueur d'une voyelle, il arrive aussi qu'on la redouble. Ainsi, riiun « secret » au lieu de rnn,ceele « compagnon » au lieu de cc'le. En pareil cas, au redoublement s'ajoute souvent l'accent, qui frappe indifle rem ment la première ou la seconde voyelle du groupe: rûiin ou rui'in, ccele ou cc'eJe. Ce redoublement est fréquent dans les monosyllabes. Ainsi : bàas « mort » Wb. 3 b 8, laa « jour » Wb. 5 b 4, maaiii « joug» Ml. io3 d 20, slaâii « sain et sauf » Wb. 12 b 1 1 ; becs « coutume » Gam. 37 d, dreecht « portion » Wh. 5 c 2, héet « jalousie » WId. 5 a i3, ket V\h. 20 PHONETIQUE 23 b i8, gléc « clair » Wb. 12 aa, glke Wb. 12 c 12 ; r'ii « roi » Wb. 28 a i5, tiir « terre » Wb. 29 cl 28 ; côor « place » Wb. 12 d i5 ; chlu « gloire » Wb. 708, c/hJ « dos » ÇWh. 2/i a 16). § 25. En dehors des monosyllabes, le redoublement s'emploie sur- tout pour certaines voyelles longues, que la grammaire comparée re- connaît issues d'allongement compensatoire, et qui, d'après certains indices (§§ 63 et 86), devaient avoir deux sommets d'intensité : bélre « langage » écrit béelre Wb. 12 d 6 ; céJe « compagnon » écrit céele Wb. 6d4 ;cenél « race » écrit cenéelWh. 5 a i4 ; gabâl « prise » écrit gabaaJ Wb. 26 b 18 (cf. le composé indocbàal « gloire » Wb. A b 6); dorigéensat « ils ont fait » Wb. 5 a 2/i ; ni épéer « je ne dirai pas », asbéer «je dirai» Wb. 82 a 20, 22 (Thurneysen RC VI 325 n. 3), cf. § 334 ; éliid, nom verbal de élaim « j'échappe », gén. celnîhaV\h. II c II. Exceptionnellement, on rencontre le redoublement en dehors des cas pré- cédents comme ààn^ciiûrsagad « reproche » Arm. 18 b i ; bcesadK manière » Wb. 9 a 3 (d'après bées) ; biuii « je suis » Wb. 16 d 8, où le redoublement n'a peut-être pour objet que de marquer la séparation dos syllabes (biiiii = bi-ii). § 26. Diphtongues. — 11 importe de distinguer les vraies des fausses diphtongues. Les secondes sont celles qui résultent de l'infection (§74). Les vraies diphtongues sont : ai(ae), oi(oc), au(ao), cu(eo), ou. Elles sont généralement surmontées d'un accent qui frappe la pre- mière voyelle : ài(àe), ôi(ôe), àu(ào), ch(co), on. Les graphies ai ou ac, oi ou oc, an ou ao, cii ou eo, sont employées indifféremment. Exemples: gàith on gâeth « vent », sàithar ou sàelhar « peine», etc. ; dôinacht ou ^(i^wac/;^ «humanité », nôib ou nôcb « saint», sôire ou sôere « liberté » ; gàu ou gâo « faux », au « oreille », nue « petit- fils » ; éulach ou éolach « instruit » ; Jour « suffisant », etc. A ces diphtongues, il faut joindre ia et ua, qui sont sorties des voyel- les longues é et ô au cours du vieil-irlandais (§ 62 et ss.). Remarque. — Il n'y a que peu d'exemples des diphtongues du (do) , eu (éo) et ou. En ce qui concerne la première, on notera que due « nepos » (Sg. 29 a 10, 3o 1) 12) conserve toujours son u intact, sans doute parce que la diphtongue était immédiatement suivie d'une voyelle. DES SONS ET DES LETTIIES 2 I II. — Consonnes. § 27. Le vieil-irlandais possède les signes suivants : b cdfg h l m n p r s t. Remarque I. — Les signes k, qu et z sont aussi employés, mais uniquement dans des mots empruntés du latin ; k et qu n'ont aucune valeur spéciale et tiennent la place d'un c : prid-kalde « pridie kalendas » Sg. 220 a i ; aqiiil « Aquila )) Ml. 27 b 9, quart « quartus » Sg. i58 a 2, 187 b i, aeqiiinocht « acquinoctium » BCr. 25 c i , etc. ; z ne se rencontre qu'après / dans baitzim «je baptise », plus souvent écrit /7iî/7s//n (^iarna-baitzed a après son baptême » Arm. 18 a i) et dans gratzacham « gratias agamus », écrit aussi grazachatn Arm. 7 a I. Remarque II. — Le signe x (=cs) n'apparaît que rarement, dans des mots empruntés du latin (bissexî « bissextile » BCr. 82 c 10, lax « laxus » Ml. 28 b I etc., oxalaih « axillis » Tur. 35, etc.) et aussi dans quelques mots indigènes {cUxa « noble », dixnigur « je parais », foxiil <( suppression » Ml. l'ilx a 3, taxai gl. uerriculum Sg. 53 b 4 ; etc.). Remarque III. — En dcliors des cas étudiés plus loin (§ 3G) où il a la valeur d'un b, le p ne figure guère que dans des mots empruntés du latin. Ainsi parche « parocliia », pardus « paradisus», peccad « peccatum », persan « persona », popul « populus », prccept « praeceptum », propir « proprius », pupall « papilio », apstal « apostolus », escop w episcopus », baptaist « Bap- tista » etc. On rencontre aussi le p dans de rares mots indigènes d'origine inconnue, tel pata « lièvre ». Cf. Windisch KSB VIII i. § 28. Il convient de mettre à part le signe h ; en dehors des cas oîi il forme groupe avec d'autres signes ( comme dans ch ph tb, § 82) pour désigner un son spécial, h n'a jamais qu'une valeur graphique et ne représente aucun son réellement prononcé. M. Pedersen Asp. 12/1 a essayé de prouver quel'/; avait eu une prononcia- tion réelle en vieil-irlandais et qu'il représentait un phonème disparu (p ou y) ; mais son hypothèse a étéréhitée par M. Thurneysen IF Anz. IX 43. Le signe h sert : a. A indiquer la séparation des syllabes devant voyelle, à l'initiale entre deux mots, parfois même à l'intérieur. Ainsi : in-hellug « en communion » Wb. 2908 à coté de in-ellug 19 c 20 ; ishecen « il est nécessaire » WIj. 5 a 5 à côté de ni écen « il n'est pas 2 2 PHO>iETÏQUE nécessaire » Wb. /| d 26 ; ronn-hîcc « il nous a sauvés » Wb. 3i d 6 à côté deroii-h'c V\h. 28 b i ; ro-hucad « fut porté » Sg. 174 a i ; rehe V(h. 4 c 1 1 au lieu de ree (diss.) Tur. 71, gén. du mot ré fém. « espace de temps » (§ i8/iRem. II). b. A faire ressortir un mot monosyllabique formé d'une seule voyelle. Ainsi : préposition / n- : hi-talam « dans la terre » Vsh. 708; hi-harpcccad « dans votre péché » A^ b. 20 b i3 ; particule interrogative i(n) : hi-pridchahat « est-ce qu'elles prêche- ront? » V\h. i3 a i3 ; particule démonstrative / : iii-bairgen hi sin « ce pain-ci » AA b. 11 b 8, diinaib-hi « à ceux-ci » Wb. 2 c 10; préposition ô(ita) : hô-thoil « par volonté » Wb. 19 a 17, 22 d 5, hua dia « par Dieu » Ml. 1 34 d 3 ; etc. § 29. c. A rappeler Torigine de mots empruntés du latin. Ainsi : humai « humilis » Wb. 33 a 5, humaldôit « humilitas » W b. 6 d 5, etc. ; heritic « haereticus » Wb. 3o b 24 ; huar « hôra » Ml. carm. I 5, hôre (gén. sg.) AVb. 16 b 5, hoir (ace. sg.) W"b. 18 d 10; etc. L7; initial manque d'ailleurs souvent en pareil cas ; ainsi on trouve : umal Wb. 5 d 27, uinaldôit Wb. i3 a i'],eriteccaibWh. 25 b i4, ind~ or-sa Wb. 12 c 35, uâirÇ ace. sg.) Wb. 16 b 5, etc. Inversement, 17; s'est introduite indûment devant des mots d'origine latine, tel que hiroiii «ironia » Ml. 44 c 9, et même devant un cer- tain nombre de mots indigènes dont on trouvera la liste chez Pedersen Asp. 127 ; les plus inq^ortants sont esseirge (bcsseirge) « résurrection », icc (hicc) « salut», ircss (hiress) « foi » et uisse (huisse) «juste ». d. Tout à fait exceptionnellement, à représenter la même gutturale que c/; (§ 33). meninnihi « inimitiés » Wb. 18 a 21 (a prima manu) au lieu de menmnichi. Inversement, on rencontre ch avec la valeur dune h latine dans hachai « Bahal, Baal » Wb. 5 a 29, Sg. poem. 229. § 3o. Les consonnes participent à la triple valeur mentionnée pour les voyelles au § 20 ; c'est-à-dire qu'elles peuvent avoir un point d'articu- lation antérieur, moyen ou postérieur, et être elles-mêmes, selon l'ex- pression consacrée, antérieures, moyennes ou postérieures. Pour les consonnes initiales, c'est le point d'articulation delà voyelle DES SONS ET DES LETTRES 23 suivante qui détermine celui de la consonne ; ainsi le b de bir « bro- che » est antérieur, celui de bail « membre » est moyen et celui de hiiUii (ace. pi.) « membres » est postérieur. Sur quelques dérogations à ce principe, v. Pcdersen A$p. 3. Pour les consonnes intérieures, il en est généralement de même. Ainsi, r est respectivement antérieur, moyen ou postérieur dans tiuiire (n. pi.) « les mers », Z?t''m« je porterai »,Jîni (ace. pi.) « les hommes »; de même g est antérieur dans tige (gén. sg.) « de la maison » et / dans aile « autre ». Mais il peut arriver aussi que la consonne inté- rieure ait un point d'articulation différent de la voyelle Cjui la suit ; ainsi dans le génitif digle « de la vengeance » ou dans le nominatif amre « merveilleux », les consonnes / et r sont malgré Ve qui suit, de position moyenne (de là, les graphies diglae, amrae, § 77). Ce fait est d'une grande importance dans le phénomène de l'infection (§ 78). Quant aux consonnes finales, elles possèdent par elles-mêmes un certain point d'articulation qui leur est propre et peut être dilTérent de celui de la voyelle précédente. Ce fait est dans le phénomène de l'in- fection d'une importance capitale, et on en verra notamment des ap- plications constantes dans la déclinaison et dans la conjugaison. Il sufTit pour le moment d'indiquer par exemple que le t est antérieur, moyen ou postérieur suivant qu'il ligure dans le génitif singulier neirt le nominatif singulier nert ou le datif singulier neurt, du mot nert « force » (§ 69). De même pour les autres consonnes. § 3i. Outre la triple valeur, relative au point d'articulation, qui vient d'être indiquée au § 3o, les consonnes c t p g d b s f l r m n sont toutes susceptibles d'une double valeur au point de vue du souffle (ou- verture). Zeuss désignait ces deux valeurs du nom de status duras et status mollis, ce qui ne signifie rien. Pour caractériser le status mollis, M. Thurneysen /F Anz. IX /ja a proposé le mot adoucissement (Lenierung), ce qui n'est guère plus satisfaisant. Depuis, on a employé le mot Aspiration ; c'est celui qu'a adopté M. Pedersen comme titre du livre où il a si complètement étudié le phénomène; mais lui-même estime plus exactle terme d'ouverture (aabning ; Asp. 75) et propose de distinguer les consonnes en ouvertes et fermées. On reviendra ici au terme vague d'aspiration, considéré comme synonyme d'aug- mentation de souffle, et on distinguera les consonnes en aspirées ou non-aspirées. 2^ PHONÉTIQUE § 32. On étudiera successivement la double valeur en question dans les diverses catégories de consonnes. A. Consonnes occlusives. La ditTérence du souffle consiste ici en l'opposition d'occlusive à spirante. C'est-à-dire qu'à côté des « non-aspirées y) c t p g d b, le vieil-irlandais possédait les « aspirées » "/^/y ât). c i p. En ce qui concerne les occlusives sourdes, la double valeur est marquée par l'opposition de c î p et de cb ib pb {f, § 34 Rem. et 5i). Ainsi cecbain « il chanta «prétérit de canim « je chante » commence par l'occlusive sourde c, et présente en son milieu la spirante sourde ch (§ 94). § 33. Le vieil-irlandais note très régulièrement par r/;^ ib les spiran- tes correspondant à r et à /. Toutefois dans le groupe cbt, il arrive parfois que l'aspiration du c ne soit pas marquée ; ainsi on lit act pour acbt « pourvu que » Wb. 7 a I ; fect pour fecht « fois » ^\b. i3 d 7 ; ciimacîe pour cuma- cbte « puissance » V^h. 6 a g ; tecttaire « envoyé » A\ b. 8 d 20 ; etc. En dehors de ce cas, l'absence de /; est exceptionnelle ; v. Pedersen iTZ XXXV 444. Sur la confusion de ch et de g, de th et de ^, de ph (f) et de ^, v. § 4i- § 34- La spirante pb appelle une observation spéciale (cf. Pedersen Asp. 70). On a vu au i; 27 Rem. III que le ^ est en vieil-irlandais un phonème d'origine récente, emprunté le plus souvent au latin. A l'époque où se sont établies les lois de l'aspiration, les Irlandais ne possédaient pas encore de p, à tel point qu'ils ont d'abord remplacé par c \e p qu'ils rencontraient dans les premiers mots latins empruntés par eux (cf. Vendryes de Hibernicis tiocabuHs 61). C'est donc seulement après coup qu'ils ont appliqué à ce phonème nouveau l'usage qui réglait l'as- piration des occlusives de même ordre. Aussi l'aspiration du^ est-elle beaucoup moins régulière que celle du c ou du t. On trouve par exem- ple à AVb. : di-peccad 24 c 18, cen-pecad 3 c 16, in-pectbo 22 b 21, à côté de do-pbeccad ^ h i5, di-pbectbib 29 c 10, in-phecîbo i4 d 27; in pbreceptori 5 a 2, etc. ; roji-d-prom-som 4 b 20, no-d-pridcba i3 a 6 au lieu de rondpbromson, nodphridcha (§ 5o5) ; etc. Remarque. — La prononciation de l'aspirée ph est indiquée avec préci- sion par cette remarque du copiste de Saint-Gall à propos du texte de DES SONS ET DES LETTUES 2.5 Priscien : is cnmrnac Umm elir pli 7 /"« pour moi pli et f c'est la ni6me chose» 10 a 4; p!i note donc une spiranic. 11 est permis d étendre celte conclusion au ch et au lh. Dans quelques exemples pb sert à noter la spirante /", § 5i. ^3ù. g d b. C'est ici que se manifeste de la façon la plus sensible rinsufBsance de la graphie du vieil-irlandais. La notation des spirantes correspondant à ces trois sonores au moyen des ressources de Talphabet latin a été le souci constant des scribes, qui ne sont même pas arrivés à établir un usage régulier (cf. Zimmer KZ XXYII 449). A l'initiale, la distinction des occlusives sonores aspirées ou non- aspirées n'est jamais marquée dans récriture d'aucun texte vieil-irlan- dais ; dans les deux cas on écrit simplement g d b. Ce fait complique singulièrement l'étude de Taspiration syntactique (§ 16G). Ainsi is do diuchtrad 7 do chotJud « c'est au réveil et au sommeil » Wb. 20 c 12, où rien dans la graphie ne révèle que le d initial de diuchtrad est aspiré. § 36. A l'intérieur et à la finale, il n'en va pas de même. En principe, entre voyelles, les sonores g, d et b sont aspirées, c'est- à-dire représentent les spirantes correspondantes aux occlusives g^ d, b. Ainsi tige « de la maison » doit se prononcer //v(^. medôn «milieu » — medôn. lobur « faible » — Idbiir. En irlandais moderne, ces mots s'écrivent tighe, meadhou, Jobbar. Pour indiquer que ces mêmes sonores ne sont pas aspirées, l'usage ordinaire des mss. est de les noter parla sourde correspondante. Ainsi acaldam « discours » Ml. i35 a 11 (Sg. i53 b 7), doit être prononcé agaJdani ; le mot dérive de ad-glddiir « je parle » (§ io3). ataimet « ils déclarent » Sg. 33 a 25 doit être prononcé adai- (le verbe est ad-daimini)', cretem « croyance » \\b. frequ. doit être pro- noncé credeni. epert « parole » Wb. frequ. à prononcer ebert ; anapaig « prématuré » Wb. II d 12, à prononcer anab- (irl. mod. anabiiidh). De là Temploi fréquent du p dans la graphie du verbe biu « je suis » : na-pa (pro- noncer naba) Wb. 3i c 22, etc. Parfois, la sourde est redoublée (§ 56) ; ainsi les graphies accaJdam \Ab. 3 c 4, creîtem (Wb. i b 5) ne sont pas rares. 26 PHONÉTIQUE § 87. Dans les groupes de consonnes intérieurs, il en est fréquem- ment de même ; ainsi pour indiquer que le d de acaldarn n'est pas as- piré, le mot est écrit acaltatii Wb. /i d 4 ; de même du verbe for-din- giui, (( j'opprime » le participe passé est écrit for-tecbtai M\. 81 c i5 (\)i'on. for-dechtai) ; dixmol imgabâl « fait d'éviter» l'accusatif est f/^cfl/'rt// Sg. 2o3 a8 ; à côté de coinarhns « héritage » Wb. 9 a i4 on trouve la graphie comarpi « héritiers » AVb. 19 c 20; de orhem « héritier » le nom. pi. est orpamin (Wb. 2 c i/i). Comme on le voit, la graphie c t p pour les sonores g d b non aspi- rées n'est pas constante ; et c'est une source de gros embarras. On n'est sûr que comarbus a bien un h occlusif et non un b spirant, que que parce qu'on a la graphie comarpi ; autrement on pourrait être tenté de prononcer ronmrbiis. De même entre voyelles, à côté de iidte « non » Wb. /i b 16, on trouve jiâde Wb. 4 b i4, qui ne doit pas être prononcé nâde, mais bien nâde ; slogait Ml. 128 d 3 ou roslogeth Wb. i3 d 2/i sont à prononcer avec une occlusive, puisque la graphie ordinaire du verbe est sluciin « j'avale » {silices Ml. 22 b i). § 38. Il en est de même à la fmale; la prononciation d'un g, d'un d ou d'un /; fmal n'est jamais sûre, tant qu'on n'a pas une graphie du même mot par c, t, p, qui prouve que la sonore ne doit pas être pro- noncée spirante. Ainsi coiidclg « comparaison » Sg. /i2 a 6 doit être prononcé coii- delg puisqu'on a la graphie condelc (Sg. 3 b 1); ard « haut » Ml. i4 c 10 doit être prononcé ard, puisqu'on a aussi la graphie art Wb. 2 4 c 10. Et inversement, on peut être sûr que bcirp « biche » Sg. 48 a 10, 61 a i3 se termine par la sonore b puisque la graphie du mo en moyen-irlandais cstf;-/;(Corm. transi. 68). Au contraire ///fl^r^ « mort» derb « sûr » qui ne sont jamais écrits *inarp ou *derp se terminent sûrement par la spirante b (irl. mod. marbh, dearbh)- § 39. Mais le procédé qui consistait à recourir à la sourde pour no- ter la sonore ne faisait qu'accumuler les équivoques. Il aboutissait en elTet à confondre les sonores et les sourdes ; si une graphie telle que ard ne permet pas de distinguer entre ard et ard, d'autre part une graphie telle que art laisse indécis le choix entre les prononciations art et ard. Et dans tous les cas, on reste sans aucun moyen d'indiquer dans l'écri- ture la prononciation des spirantes y db- DES SONS ET DES LETTHES 27 Les scribes de \\ b. cl de Ml. ne Iroiivèrcnl aucune échappatoire pour sortir de la difficulté. Il faut toutefois signaler une tentative du scribe de Milan pour noter la sonore d à l'intérieur ; le nom verbal /ort/é'c/;/ (de fordingim, ^ 87) dont le d n'est pas une spirante est écrit forndcchî Ml. 96 c 7 ; la nasale n'a d'autre objet que d'éviter la prononciation ^f (cf. ^ l\t\ et 171). § [\o. Mais dans Sg. et dans vVrm., on trouve un procédé spécial, qui consiste à noter gg dd hb l'occlusive sonore et g d h la spirante cor- respondante. Ainsi, les mots condelg et ard sont souvent écrits dans ces manuscrits condelgg Sg. 45 a 9 et ardd Sg.53 a 7, parce qu'ils doi- vent être prononcés condelg, ard ; en revanche les mots marb et derb qui doivent être prononcés marb et derb y sont notés jnarb et derb sans re- doublement (v. toutefois la Rem. III). Le mot abgitcr (pi. apgiiri Wb. 19 d 12, apgiirib Wb. 19 d 5) em- prunté du latin abcccdâriuni, est écrit abbgitir (gén. sg.) Sg. 28 b 5 ; le mot toimtiu « signification » dont on a le dérivé cain-toimtcnacb Ml. 3i b 10 est écrit au gén'dU foinidden Sg. 26 b 7 ; le mot uiertrech « cour- tisane » Wb. 9 d 5 (gén. lucrtrige, dat. mertrich W b. 9 d 4, 5) est écrit meirddrech Sg. ii3 a 2 ; le mot argai « argentum » est écrit arggit (au gén. sg.) Arm. 17 b. Cet usage s'est étendu à la position intervocalique : robbu « il a été » Sg. 17 a 5 est ropo, ropii W b. i4 b 26, etc., Ml. 67 c 9 ; bindigcddar « qui harmonisent » Sg. 10 a 9 avec la désinence qui est dans \A b. -elar ; addomsuiter-sa gl. suspendor AGr. 7 d i serait écrit dans \\ b. atonisiiiter (la graphie est ici étymologique, cf. § 5oi). Remarque I. — Wb. présente deux exemples de la graphie usuelle dans Sg. : claindde pour clainde 28 b 17, dcnciddu pour derscidu 28 b 3. Et on en rencontre quelques-uns dans Ml. : ardd i4oa 2 ; etc. Remarque II. — Inversement, Sg. applique parfois la graphie usuelle dans Wb. ; ainsi on y lit mertrech G8 b 9, ciimtubart 99 a 2, à côté d'ailleurs des graphies merddrcch (ci-dessus) et ciinuidiibartaig io4a 2. Remarque III. — Chose plus grave, la graphie de Sg. n'est pas absolu- ment constante; ainsi les exemples de deirhbae Ç)Ç) b i5, 16, 18 doivent, malgré le double b, être lus avec la spirante b (^ 38). Et inversement, le mot cumdach « ornement » i48 a 3 doit être lu avec l'occlusiNe sonore, comme le prouvent les graphies ciiintach Wb. 28 b 9 et camddach sur une inscription oghamique Thés. 11 289, 12. 28 PHONÉTIQUE § /(i- Ce qui achève de compliquer la graphie du vieil-irlandais, c'est qu'au cours de son développement les spirantes sonores (d y f;) se sont dans chaque ordre confondues avec les sourdes (^ y /). Cette confusion, constante dans les manuscrits, est toutefois exclue du cas où la spirante, placée immédiatement après voyelle accentuée, commence une syllabe. Ainsi atbir « père » el fiadu « seigneur », cruche « de la croix » et iige « de la maison » n'échangent jamais leur spirante. On a ainsi un critérium sur pour la séparation des syllabes. Mais cette question n'a pas encore été étudiée d'ensemble. En général (cf. § 94) les groupes oui. -^liqu. ne sont pas disjoints : -cechlaid « il a creusé », comme ce-chain « il a cbanlé », de *ceclade ; mais il n'en est pas de même des groupes spir. --h liqa.: ainsi mdthramall « maternel », de *màthr-samil, est écrit mâ- dramil Wb. i3 d 10. En outre, la confusion des deux séries, fréquente dans tous les autres cas, a tendu à être réglementée dans l'usage de la façon suivante : A la finale, les spirantes sourdes et /sont généralement notées d et b, et inversement à l'intérieur, les spirantes sonores d ei h notées //; et ph (f). Au contraire, la spirante sourde y est notée ^ à l'intérieur (sauf devant /) et inversement la spirante sonore y notée ch à la finale. De telle sorte que, la diflérence de sourde et sonore mise à part, dans la graphie^ th et ph (f) intérieurs correspondent a d el b finals, tandis que g intérieur correspond à ch final. Toutefois, après i, g se conserve géné- ralement à la finale. § /i2. Cette règle est inconnue de Cam. et de Wb. prim. man. ; on la trouve appliquée, mais non d'une façon absolue, dans Ml. et dans Sg., qui conservent souvent, le dernier surtout, les graphies th, ph, g k la finale, d, b, ch à l'intérieur. La seconde main de Wb. l'applique au contraire assez souvent. Son application semble en partie soumise à l'action des voyelles voisines. On vient de voir le cas de / ; il n'est pas isolé. Mais la question est encore à l'étude. Exemples: ci'irsagad « réprobation » Wb. i/i d i, gén. ci'irsagthn ik à 6; didnad « consolation » Wb. i b i, gén. dithnatha V^h. i4 b 11 ; descad « levain » Wb. 9 b i3, ace. pi. descthu Ml. 189 b 4 ; le sulTixe -thid est -thith dans epevthith « parleur » PCr. 5i a 4, etc. (cf. § 290) ; dil- tiiâ « négation » Ml. 55 c 8 est écrit dillulb Cam. 87 c et A\b. 6 c 2 (a DES SONS ET DES LETTRES 29 prim. man.); de cruth « forme » sont issus sochrud « beau » Sg. 60 b i, dochrud « laid » Sg. 65 a 12. Dans le verbe, la 3" pcrs. sg. est généra- lement en -d, mais l'on rencontre aussi : subj. 3" sg. de Mu, beth Cam. 37 d, heith Sg. 18 b 5, Wb. i3 a 4, à côté de bed VVb. 12 b 10, heid Wb. i3ai2, I/4C23; cl", nnmsechcth « qu'il me suive » Cam. 37 c, gorith « il brûle » 37 d ; les 3'' pers. en -ilhcr, -cthar sont notées aussi -ider, -cdar. cammaib « cependant » \\h. 3 d iG, caiimiph Sg. 9 a 22, 21 a i, ig8 a 2, 209 b 3 {caiiiniaif \\h. 10 b i); bel:^cfnth « Belzébuth » AN b. 4 d i5; dans les futurs en f, l'opposition ordinaire est do-Iugnh « je pardonnerai » (Wb. \!\ d 2 4, 32 a 21, Ml. 3i c i5) et do-liigja « il pardonnera » (Ml. 58 c 18), etc. (§ 333). toisccb « premier » compar. tôisegii Wb. 18 d l'i, iôisccbii Sg. /i2 a 2, superl. toisigem Sg. [xi a 3, dérivé ioissigecht Ml. 137 c 6 ; teck « maison » en face de gén. tige (§ 4i) ; aux mots dérivés en -ach et -ech corres- pondent les verbes en -aigim, -igiiii : fijidbadach « bienlieureux » (Ml. 56 b [\f\), findhadaigiin (Ml. 39 d lo, i4) ; le nom propre Achitophcl est écrit agitofcl Ml. 2/j c i3 (mais aussi acbitofel 23 c 7). Mais devant i, le ch est de règle ; defosligiin « j'enduis » Sg. i83 a i, le participe passif est fuillecbtae (Ml. 127 c 17, Sg. 24 a 12, Tur. 128), etc. § 43. L'application de cette règle est surtout nette dans certaines catégories morphologiques, comme en présentent les exemples précé- dents. Dans des mots isolés, elle est soumise à nombre d'actions analo- giques qui l'ont entravée. Ainsi : cuimrecb « lien » Wb. i d 5 est écrit au pi. cuiinrega 27 c 36 mais cuimrecba 23 a 5 ; pcccad fait au gén. sg. pectbo Wb. 3 d 20, mais au pi. à côté de pcctbi Ml. 46 d 6, pectbu Ml. 47 b 7, Wb. a pLxdx 33 b 8. L'adjectif niaiib « bon » conserve sou- vent son //; final dans Wb. ; toutefois on lit waîW plusieurs fois (3 d 10, i3, 4 a 4, 8 d 26, 6 a 18, 25 c 22, etc.), mais au pluriel seule- ment maiihi, matbi (16 c 11, 23 b i4, 3i b 25 ; 6 a 9, 1 1 c 5, 16 a i3), d'après le § [\i. § 44- Après certaines consonnes continues, les signes b d g ne repré- sentent jamais des aspirées. Les règles suivantes permettent de déter- miner ainsi d'avance la prononciation dans certains cas. Ne sont jamais aspirées : 3o PHONÉTIQUE a) Après nasale de même ordre, les consonnes h d g : cimbid « captif » V^h. oo a 6, îiiibed (.< abondance » W\). 2/1 b 18; alind « beau » V^h. 7 c I, claud « enfant » A\ b. 2 c 12 ; hiigas « voyage » (W b. 3i d 19) sont donc à prononcer respectivement avec b^ d, g français. Cf. § 97. Keniarquc. — Il est nécessaire que la nasale soit de même ordre que la consonne suivante ; ainsi il y a deux mots ingen, l'un signifiant « ongle » (Sg. 46 b i3, 217 37) et l'autre « fdlc » (Sg. 100 a G); le premier doit se prononcer avec l'occlusive g, car la nasale précédente est une gutturale (irlan- dais moderne ionga) ; mais le second avec la spiranle y parce qu'il contient une nasale dentale (irl. mod. inghcan); ingen « fille » remonte en effet à inigcna (^ i32). § /|5. b^ Après J, la dentale d : le mot accaJdaiii discours est donc à prononcer avec un d français comme le prouve d^ailleurs la graphie accaltam (§ 87). Mais un b ou un g après / peuvent représenter la spiranle : delb « forme » se prononce delb (irl. mod. dealbb) et diJgiid « oubli » dilyud (moy. irl. dUgbiid^ Et après r^ les trois signes représentent rocclusive ou la spirantc : -ordigcstar « il a ordonné » \\b. 6 a 3 contient l'occlusive d (cf. la graphie -orligestar 6 a /i), mais comarde « signe » Wb. 10 c 19 la spirante ^(irl. mod. coiidjardba) ;frisorgat « ils offensent » Ml. Sg d 3o contient l'occlusive g (cf. la graphie ordinaire frisorcat Ml. i5 a 8, 86 c 6, io4 b 2) mais esc'irge « résurrection » Vs h. 18 b 5 la spirante y (irl. mod. eiséirghe) ; comarbus (avec b, § 38), mais niarb (avec b, §38)- § [\Ç). Les §i^ 35-/i5 peuvent être résumés dans le tal)leau qui suit : A V initiale, les signes b d g représentent régulièrement des occlusives (des spirantes, seulement en cas d'aspiration syntaxique, § 167). A Viiifèricur et à la finale, les signes b d g représentent : des occlusives, toujours après nasale de même ordre (d en outre après /), en cas d'alternance graphique avec p t c et quand ils sont redoublés. des spirantes, toujours en cas d'alternance graphique avec pb (f), ib, cb; le plus souvent entre voyelles. § /i7. B. Liquides et nasales. Pour les liquides et les nasales, l'aspiration n'est marquée par aucun DES SONS ET DES LETTUKS 3l signe extérieur. Mais comme les dialccles irlandais modernes mainlien- nent dans la prononciation ime diiïércnce entre m n r 1 aspirées ou non aspirées, il y a tout lieu de croire à une dilTérence analogue en vieil- irlandais (cf. Pcdersen Asp. 14-67). Quelques indices graphiques viennent appuyer cette conclusion, no- tamment pour 1)1. ; cf. 1^ 1 16, pour / et pour r. L'aspiration de /;/ en irlandais moderne fait de cette nasale une spi- rante bilabiale très voisine de v. Or, en vieil-irlandais, on relève des confusions graphiques de /;/ et de h, cpii ne semblent s'expliquer que par une parenté très proche entre b aspiré (= p, j; 06) et ni aspirée (cf. Zimmer KZ XWIl /|64 n., XXVIII 33i, XXXII 201). Ce sont les graphies : saibibcni gl. peruersissimi Ml. 3 a 5, au lieu de saibiiiiciii, -imem étant le suflixe ordinaire du superlatif (§ 23o) ; mebûid lly . Y 78, au lieu de memaid Ml. 127 d 6, prétérit redoublé de inaidiin « je m'é- lance » ; mebuir^^h. 20 a 5, aiuprom Ml. 28 a 18, 3i c 6 des mots empruntés du latin niciiioria et iniprobus, et les nombreuses formes du verbe emprunté au latin probâre : rond-proni-soni Wb. 4 1) 20, proiiitbc Wb. 7 b 17, promfidir \Ab. 17 b7, prouiad Wb. 16 c 10, Ml. 54 a 16, etc. Toutefois, M. Tluirnoysen IF Anz. IX 43 a cherché à expHqucr par des influences analogiques la confusion de b et de m dans les mots précités. § 48. Mais on a un autre indice plus probant du fait que l'aspira- tion de la nasale m existait déjà en vieil-irlandais. Si Wb. et Ml. por- tent toujours indistinctement m simple, Sg. a l'égulièrement une m redoublée (ou une m surmontée d'un trait, ce qui est tout un), dans les cas où l'irlandais moderne prononce une m non-aspirée, et m sim- ple dans les cas où 1' m est aspirée en irlandais moderne. Toutefois ce procédé ne s'emploie qu'à l'intérieur et à la finale, jamais à l'initiale. Ainsi Sg. distingue aiimiiser ^< temps », coiiiiindiu « seigneur», colin- niéne « nerf », a'uimm « nom », bcriiiiiii « je porte » de coniairk « con- seil», toniad « menace », crétein «croyance», iiiôideni « gloire », etc.; en irlandais moderne, les derniers mots sont écrits comhairle, tomhadh, crcîdeanih, niaoidhcaiiib (cf. Pedersen Asp. 100). Mais V\h. et Ml. ont m simple dans les deux cas : cf cuimse « but » Wb. i4 a 3, irl. mod. ciiimse, mais trimse « trimestre » (Wb. 19 d i5) irl. mod. îréimhse etc, etc. 32 PHONÉTIQUE % lig. — C. Spirantes s et/. L'aspiration des spirantes s el f a eu pour résultat de les transformer en un simple souffle, sans doute à peu près comparable à V h aspirée de l'anglais moderne, mais qui en somme aboutit rapidement à zéro. C'est par la chute pure et simple que se manifeste parfois dans la graphie l'aspiration de ces deux spirantes. Ex. : De ar-sissiar « je m'appuie sur », prétérit ar-ro-issiur « je me suis appuyé » Ml. 88 a 9, ar-ro-iscstar « il s'est appuyé » Ml. 18 d 16 avec chute de s après ro (§ ^28) ; de même, àc fo-sissiur « je con- fesse » (fosissetar « il confesse » Ml. 182 ai, fosisefar « je confesserai » Ml. 58 c \",fosisider « que tu confesses » Ml. 66 c 1), prétérit /n-ro- issesîar <( il a confessé » Ml. 46 d i5. De ad-fédim « je prononce » an aâ-iadar « ce qui est prononcé » Wb. 27 a 10 (ad-fiadar « il est prononcé », 18 c 8 etc., § Sgo). Des verbes do-fcdim « j'élève », do-fichiiii « je venge », do-foidim «j'envoie » lesprétérits sont du-da-ni-id « qui les a élevés » Ml. 63 b \-i, do-ro-acbt « il a été vengé » Ml. 9S d 9 (43 d 1 1), do-ro-id « il a envoyé » (Ml. 53 d 9). De do fins « à savoir » s'est formée la conjonction dûs, fréquente pour introduire une interrogation indirecte (§ 688). § 5o. Autres exemples : as ccch-uidiii « de chaque étape » Ml. 8:^ d i (substantif suide, n. « station, étape ») ; dcarc bratbûrdf « amour fraternel » AVb. 33 d 6, composé du mot jt'/r « amour » ; ind-cct-sa A\b. 3 a 7, 3 c 22 (4 a 8), ind-ect-so V\h. l\ d 3 « celte fois » du molfirbt « fois » (§ 33) ; ar-a-laiîh « sur son empire » AVb. 3o d 4 du mol fiai th (cf. inn-a-laith Wb. 3i a 3, ard-Iathi « grands seigneurs » AM). i a 3) ; a orcital « son enseignement » Wb. 8 b i3 du mot forcilal. Remarque. — L's ne subit jamais l'aspiration dans les groupes initiaux se, sî el (dans des mots empruntés du latin) sp. § 5i. En général dans la graphie de AAb. et Ml., surtout à l'initiale, rien n'indique l'aspiration de s et de f. Ainsi : hanfiaiti] « seigneur femme » (Ml. i/| a 2.) ; à côté de tero- chraic « récompense » Ml. 36 a 32, 36 b i, on trouve terfochraic Ml. \\ a i/j, gén. ierfochracce Ml. 36 b i, où l'aspiration de/n'est pas no- tée ; à côté de do-ro-llitind « il a nié » (Tur. 1 18), do-ro-sluind (Ml. 58 a II, 93 c 8) avec s maintenue dans la graphie. DES SONS ET DES LETTRES 33 Dans Sg. au contraire est généralement appliqué l'nsage du punctuni delens au-dessus de la lettre pour marquer Taspi ration. Ainsi oljoirbtbe « plus que paiiait » (i5i b i), immefohîgai (( qu'il pro- cure » 127 b 3 (àcôtéde immtfûrlairig « qu'il a procuré » Ml. 38 c lo) ; doforsat « qui a créé » 3i b 5 (à côté de doforsat « qu'il a créé » Ml. 17 b 6) ; désillabche « dissyllabisme (44 b 2) ; inisamil « comparaison » 04 a 8 (à coté de inisamil A\ b. 19 d iS, inlaiiiil Wb. 5 a i3, iiilatnail Ml. 61 c 8). A rinitiale isind-fcmun « dans le féminin » 76 b 2 ; hi-toganiiiiii frccùdairc « dans le présent vocatif » 207 b 5 ; di-kirc « d'amour » i a 2 ; ind-srolbo « du courant » 35 b 7. Le punctum delens se rencontre accidentellement dans AVb. : ind fir « les hommes » o3 c 9 (v. loulcfois la note du Thésaurus). Le même Sg. présente quelques exemples de la graphie pi) pour/non- aspirée : tinphed (^ aspiration » G a 12, etc. (à côté de tinfedWh. 32 c 3). i^ 02. Dans quelques mots, l'aspiration de s est notée par f^ notam- ment j//^r « sœur », se « six » et seiiniin « je poursuis ». Ainsi iiiojiur « ma sœur » ; mor-fesser « grande sixaine » (sept hommes) Arm. 18 a 2 ; à côté de an-dum~sennat « quand ils me poursuivent » Ml. 39 c 28 prétérit redoublé do-scfnatar Hy. V 62. Cette / n'est pas a.'splrée et par suite doit se prononcer f, puisqu'elle est parfois notée /?// (§ 5i): dosephainn « il a poursuivi » Hy. V 67. La graphie isolée -s^/'/tî/Vîn Ml. 36d 17 n'a pour ohjet que d'indiquer la non-aspiration de/. § 53. L'explication de ce fait, déjà indiquée dans^^" 58, a été déve- loppée et précisée par M. Thurneysen RC VI 3i4 n. 5 et KZ XXYIII 1 48 : c'est que les mots en question commençaient primitivement par le groupe sv-. Remarque. — A deux reprises, le scribe du manuscrit de Milan semble avoir écrit / pour su- dans des mots latins : felis (= suilUs) 4o a 12, fa (^= sua) 43 c 24- § 54- Dans certains mots, y non-aspirée est notée par b. Ainsi le pronom possessif de la seconde personne du pluriel far, for « votre » est souvent écrit bar, /'o;(§ 5 18); et M. Thurneysen KZ XXXI 85 a signalé l'opposition de J et de b dans co-farfia gl. impleat Ml. 55 c i G, forfenar « il est consommé » Tur. 45, et /;/' forbaiiar Sg. i48 a 11 6 34 PHOISÉTIQUE con-jorhanarVsh. lA d 27. Il est possible que Femplol de ^ (c'est-à- dire h spiranl) en pareil cas soit un procédé détourné pour conserver la prononciation de la spirante/ et éviter qu'on ne la supprime en l'aspirant. On a vu plus haut des cas où inversement/ était employé au lieu de ^(§41). S5 55. Remarque I. — La chute de s et de / en cas d'aspiration a donné lieu parfois à des confusions analogiques. Du latin inicllcctns l'irlandais a tiré un mol inîlhichî attesté fréquemment (Wb. 5 b 3, 5 c 21, 26 d 28, 33 c 18 ; Ml. 18 c II, 24 d 22, 26 c 3, 27 b 9, etc. ; Sg. 42 b 5, 53 a lo, indUucht Sg. 3 a 3, 197 a i4i 198 b 4)- Par analogie des cas où après l'article un s subit l'aspiration, le mot intlkicht a été coupé int-liucht « rintelligence » et écrit int-sliiicht ou ind-sliucht Sg. 2G a 9, 89 a i, 5o a 2, 76 b 5, i48 b 7, 201 a 2, 209 b 3o, 2iob 2 ; 209 b 32, 178 b 4 ; et finalement on a tiré de là un mot sliuchî « intelligence » Sg. 200 a 7 (cf. Ziinmer KZ XXX 95). Sur le cas analogue de tongim « je jure», traité comme s'il était (io-/ort^//», v. § 436 A. Remarque II. — Dans Ml., la préposition /r/7/z perd quelquefois sa con- sonne initiale par analogie des cas où la spirante f disparaissait par suite d'aspiration : ainsi rinn pour frinn 54 a 3, re pour/;/ l\l\ b 4. H faut peut- être expliquer ce fait par l'affaiblissement de la consonne initiale qui se manifeste dans certains proclitiques (ii i6/i), du type samail : ainal. § 56. Des consonnes géminées. — La gémination des consonnes se ramène physiologiquement à une question de quantité et d'intensité de l'articulation, non de qualité; en ce sens que les consonnes dites gé- minées (ou redoublées) sont en réalité des consonnes longues et fortes, et les consonnes simples des consonnes brèves. La graphie du vieil-irlandais présente un nombre considérable de consonnes géminées ; mais, malgré les travaux de M. Pedersen, qui a dressé la liste complète des consonnes géminées dans A\b. (Asp. 84- 124), les problèmes que cette question soulève attendent encore une étude d'ensemble. Cf. pour Ml. Strachan ZCP IV 5G ; pour Sg. id. ibiii. 479- On peut poser les règles suivantes : § 67. A. Les consonnes aspirées n'admettent pas la gémination. A\b. ne présente à cette règle que les exceptions suivantes : iudiih- tbritb I T a 19, adîhranili 9 a l'i, 28 c 2'], fogchriccc 10 c 21 ; cf. ailh- DES SONS ET DES LETTRES 35 thisc Ml. 35 c ^3 ; il est clilïicile de délcnniner jusqu'à quel [)oint la graphie représente ici la prononciation. Il résulte de là : i" que/ représentant par rapport à p un son aspiré, on ne doit jamais rencontrer la graphie^. Gela se vérifie dans \\h. ; mais dans Ml. et Sg. on rencontre iffern « enfer » (Ml. a3 a 5, Sg. 39 a 2/1, /ii b 12, 53 h i) à côté de ifeni (Wb. i3 c 26, 32 c i3, Ml. i3o b 6). La grapliie^a pour objet d'empêcher une prononciation ifcni. 2° quemw^ ss représentent naturellement des sons non-aspirés (cf § ^8). 3" que les graphies dd, gg, hb ne se rencontrent pas dans Wb. , puisque d, g el b y sont normalement à fintérieur ou à la finale des consonnes aspirées (§ 3G), sauf dans le cas fort rare (§ /jo Pi. i) où dd n'est que la notation de l'occlusive d. Cela aide à comprendre pourquoi certains manuscrits, comme Sg., ont pu utiliser d'une façon régulière la gémination de d, g, b pour re- présenter les consonnes non aspirées. Il faut mettre à part les graphies étymologiques comme mamiddlcgar Wb. 32 a 18 ou maimbhaiisim Wh. 8 a i, où le premier d et le premier b repré- sentent chacun un élément morphologique (pronom inllxe). Toutefois, même dans ce cas la règle générale peut s'appliqvier (!:; roo) ; ainsi à côté de rohbia (j'o-b-bia) « il sera à vous » Wb. i3 d 82, Wb. écrit aussi robia 21017 et ropia 16 a 1 3, 27 c 13 (pron. robia). § 58. B. La gémination des consonnes non-aspirées, fréquente dans la graphie des manuscrits, est le plus souvent arbitraire. Wb. fournit pèle-méle : accus « près » 23 b 4i et acus 9 c 32, ecohci « de l'église » 11 d G etc. et œccalsa 907, coscc « punition » 5 a 16 et cosc 9 a 19 ; caie « qu'est-ce » 25 c 23 etc. elcatie 19 d 22, et a jalousie » 17 b 26 et ^'// ( 5 a i3) ; corp (96 fois) et corpp 3 d 1 1 ; iiesa « proche » 2 b 17 et ncssa ^h 17 ; asindbiur « que je le dis » i3 a 2 5 et assidbeir « qui le dit » 20 a 10; héimuioi « du coup » 17 d 2 et béineii 17 d 2 ; forcenn « fin » i/| c \f\ el forcen 18 c 11 ; albdil « il meurt » /j d i5 et adbaill id b 11, iiitcllfca « il n'y aura pas place » 26 a 23 et nitcJjca 20 b 18 ; ciarricc « quoi donc? » 9 b 2^ el ciaricc 2 a 5 ; etc. Et il en est de môme dans Ml. et Sg. : -aci « tu vois » Sg. i5 b 6 et -accai Ml. 17 b 6,freccor « culte » AVb. 1 1 b 5 ci freciw Ml. 137 c i,fissiib « sa- vant » Sg. 90 a 8 cl Jïsid Sg. i5 b 8; etc. 36 PHONÉTIQUE Une consonne issue d'un groupe de consonnes est même indifférem- ment écrite simple ou géminée : accohor « désir » (26 fois dans AMj.) et acohor (de *ad-cohor, § io3) ; apprise « fragile » Wb. 9 c 10 et n. pi. aprisci Ml. 69 b i (de*ad-prisc) ; roitte g\. aclus Ml. 36 d 21 et dat. roitiuMl. 36 b 4 (de roithim « je pousse », soil *rûiib-ie); is-samUd « c'est de même » AVb, 6 a 12, 12 c 32, isamlid h a 27, 5 b 36, 12 G ^6 ; hituilsiu « dans ta volonté » Ml. 69 a 21 (= hi-t-inil-sin) ; ocomct « à garder » Ml 100 c 21 (= oc-coméi). § 59. Malgré ces irrégularités, M. Pedersen a reconnu dans ^^b. en ce qui concerne l'occlusive c, une tendance à la gémlnation après syllabe longue, dans les groupes de consonnes et à la fin des mots (^Asp. 87) ; mais cette conclusion ne se vérifie ni pour m ni pour s- Et l'usage de Ml. semble sur ce point différent de celui de AA b. § 60. On serait donc tenté de croire qu'en général la gémination en vieil-irlandais est purement graphique. Il est cependant un cas où elle devait correspondre à un fait réel de prononciation : c'est à la pre- mière syllabe d'un groupe proclitique dissyllabique, où la gémination semble liée à l'existence d'un contre-accent (§ 096). Mais ce simple fait, malgré son intérêt, ne permet pas d'établir une théorie complète de la gémination. Remarque. — Pour nn, mm issus de nd, mb, v. §§ 106 et 107. CHAPITRE SECOND DES MOTS § 6 1 . Les phonèmes que l'on a étudiés isolément dans le chapitre qui précède n'ont d'intérêt que dans la mesure où ils servent en se com- binant à former les mots de la langue. Mais dans cette fonction, ils sont exposés à certaines altérations, indépendantes de l'accent ou causées par lui. C'est à l'étude de ces phénomènes qu'est consacré le présent cha- pitre. Il ne s'agit pas de définir ici le mot en tant que formé d'éléments qui lui donnent un sens ni en tant que jouant un rôle dans la forma- tion de la phr'\se ; la première étude rentre dans la morphologie, la seconde dans la syntaxe. L'objet de ce chapitre est d'examiner le sort des différents phonèmes dans les combinaisons auxquelles ils se prêtent pour former les mots. I. — Phénomènes indépendants de l'accent. A. — Vocalisme. § 62. Fracture des voyelles longues é et ô. Les voyelles longues é et à, sauf quand elles étaient issues d'allonge- ment compensatoire (§ 63), ont subi, au cours de la période du vieil- irlandais, la fracture en \a et ua. Les diphtongues nouvelles ainsi pro- duites sont le plus souvent notées la et ûa. Il s'agit ici d'une évolution qu'on peut suivre pas à pas, puisque les 38 PHOÉTIQLE documents les plus anciens, comme Wb. prim. man. et Cam. (§ lo), ne présentent encore aucune trace de fracture (cf. Thurneysen ZCP III li8), tandis que dans les textes plus récents la fracture est un fait géné- ralement accompli. Exemples : ce « qui ? » conservé en composition (§ 56o) et dans cer- taines locutions, mais devenu généralement cia ; -tégot « ils vont » (Cam. 38 b) devenu -tiagat Wb. 5 a 5 ; fédot (gén. sg.) « du seigneur » Cam. 37 c devenu fîad aï Hy. \ ^k\jial Wb. i5 a 29, riagol Sg. 32 a 2, /il a /j, empruntés des mots latins uèlwn, régula] le nom du fleuve Rhènus est rian Sg. 217 b 1 1. ôod « de lui » Cam. 37 b devenu iiad {^ Su); soos « en haut » Wb. 20 a 8 (prim. man.) devenu suas \ hoid « victoire » Wb. i!\ a 16 (pr. m.) devenu hnaid ; gluass W b. 8 c [\ emprunté du latin glôssa. § 63. Mais les voyelles longues issues d'allongement compensatoire, telles que celles de et « jalousie », cèle « compagnon », bélre « lan- gage » ou srôn « nez », côre « paix », etc., ne subissent jamais la frac- ture. C'est un critérium à ajouter à celui qui a été signalé au § 26 rela- tivement à ces sortes de longues ; cf. encore § 86. Remarque I. — Il est possible que la fracture ait commencé par les mono- syllabes, et aussi qu'elle ait été plus rapide pour é que pour d. Du moins cette conclusion paraît autorisée par l'examen de Philarg. (ïhes. II /jG ; cf. Thurneysen ZCP III 52). On y trouve l'd long généralement conservé (con- bôchail 12 b gl. hj\oi\ ^^ conbuachaill yVnc. Laws I 126; finbondid ili a gl. uinitor, déi'lvé de finbuain « vendange », etc.), sauf dans le seul cas de la préposition ddéjà écrite lia 22 a. En revanclic Yé long y est déjà altéré en ea dans fe ad in ne 8 b gl. labruscas, qui contient le mot noté plus tard fiad « sauvage ». Remarque II. — Certains mots ne présentent pas la fracture de ô, par exemple lôg « prix » gén. loge, fréquent à Wb. (1 c 3, 5 d 35, 6 a 5, G a 11, 10 d 23, 29, 1/4 c 8, 9, 10, II, i5 b II, iG, 17, ;>.3 c 25, 2Zi d i , 27 c 10, 12, 29 a ili — 3 c i , 10 d 22, 3i , 16 d 4) ; on ne trouve qu'un seul exemple de luag en vieil-irlandais (Sg. 4i b 6 luach). Remarque III. — La fracture a atteint, comme on l'a vu, nombre de mots empruntés du latin ; certains ë du latin se trouvent même changés en ia en syllabe non-intense (î^ i3o), sans qu'on puisse déterminer s'il s'agit d'une évolution phonétique ou d'une simple notation graphique. Ainsi dans le nom propre Abêl écrit abial (Wb. 2 b 17) gén. Abéil Hy. I 5 et dans le DES ■MOTS 3C) nom de l'air aiar (de aïr) Wb. 25 b 2/4, dont le génilif est aiéir Wb. 12 d 3 (§ 86 Rem.). § 6/|. La fracture de é ne se produit pas quand la consonne suivante est de position antérieure (§ So) ; ce qui peut s'exprimer encore en disant que l'infection de / (§ 76) entrave la fracture de é. Ainsi de dian « rapide » (issu de *déri) dérive dcne « rapidité » ; à côté de -liûgût Çissu de-îégot, § i53), -tégid « il va » ; de sliab « mon- tagne » dat. et ace. sg. sléib (Ml. 29 d 3), dat. pi. slebib (ib-)' ^^^- P^- slebe (Ml. 90 b /i) ; iasc « poisson », gén. éisc (§ 83 ; toutefois iani « fer » fait au gén. îaini Sg. inc. Tbes. II 249, 6 et ieni Reg. io5 a 10, Thés. I 2, mais par suite d'un nivellement analogique, car inverse- ment du génitif régulier eirn on a tiré un nominatif ^/w Hy. VI i/i). Il en est de même dans les mots empruntés du latin ; pia)! emprunté de poena (prononcé *pènd) fait au génitif pém Wb. 4 a 1 1 . Il a pu résulter de là certaines confusions ; ainsi le nom. sg. de pian appa- raît sous la forme pcn Wb. i5 a 16, pen Ml. lO a G (peut-être dû à pœna comme hôre, ci-dessous, à bord). § 65. On attendrait comme contre-partie de l'exception qui précède que la fracture de ô en lïa ne se produise pas quand la consonne sui- vante est de position postérieure. Mais le fait n'est pas établi avec certi- tude. On a bien du mot hi'iaîhad « singulier » W b. 4 d 4 et 5 le datif ôthiid Sg. [\i a 8, du mot sluag « troupe » Sg. 20 b i le dat. sg. slog Ml. .55 c I, l'ace, pi. slogH Tur. iio a, ou du latin iiôciila le mot emprunté focul (aussi focal^, mais on trouve d'autre part les ace. pi. tniûgii de truag Hy. V 9, sluagii de sluag Hy. V 10, le dat. sg. sh'iag Ml. 95 a 12 et inversement le gén. sg. sloig Ml. 62 b 20. Cette anomalie peut s'expliquer par le fait que l'infection de // est beaucoup moins perceptible (parce que beaucoup moins forte) que celle de i, et qu'elle a duré moins longtemps (§ 76). La fracture de 6 a été parfois entravée par des actions analogiques; ainsi à côté de hiiar, hiiarc, Iniair, l'influence du latin hôra a souvent maintenu hôr, hôre, hoir etc. : ôre Wb. i a i, hôre WI3. i a 2, hùare Wb. i a 3. Remarque. — Les diphtongues ia et ûa résultant de la fracture de e et de d se sont parfois réduites à / et u dans les textes récents, notamment dans Ml. (cf. Strachan RC XVllI 218); ainsi: pina (^^ piano) M\. i5 c 9, brithar , brithra (= briathar, briathra) Ml. 39 a 12, 44 b io,yîci (=fiad) Ml. 92 d 3; /JO PHONÉTIQUE hure (= huare) Ml. 35 b 19, 54 c 18, ii5 b 4, dulchi (= dualchï) Ml. 56 b i5, culatar (= cualatar) Ml. 102 d 7 ; etc. § 66. Altération des diphtongues. Les diphtongues indiquées au § 26 ont subi quelques modifications au cours du vieil-irlandais. a. Dès les plus anciens textes, on constate une tendance à confondre les diphtongues ai (^ae) et oi {pe). Ainsi àis (aes) « âge » V^h. 12 d 3i, Ml. 45 c 9 (BCr. 82 a 9) est écrit ôis \\b. 12 d 26, 3i d i, etc. ; sâib (sâch) « faux » Wb. 3o c 19 (BCr. 34 b 9) est écrit sôib (soeb) Wb. 8019 (18 d i) et on a le dérivé consoibat « ils trompent » Wh. 3o c i3 ; cair emprunté du latin quaere est devenu ro/r W b. 19 d 10; etc. Inversement, de môin f. « don » le pluriel est môini Wb. 28 a 17, mais luâini Wb. 23 d 4, maini Ml. 27 a 6. h. Au et ou tendent à se simplifier en ô. Ainsi gàu « faux » W b. i4 c 24 est devenu o^d Ml. 21 c 11, gôo W b. 5 a 8 ; et loun « lard » W b. 29 b i4, écrit lôon Sg. 70 a 7, a donné le dérivé Unaickthi « adipati » Ml. 20 a 24- Au se réduit à u simple dans ugairc « berger » Ml. 96 d i, à côté de augaire (ib. 100 b 16); cf. § i46. c. Dans Ml., on trouve même quelques exemples de la simplification de oi Çoe) en 6 (cf. Strachan ZCP IV 47)- Ainsi : ôntn au lieu de oentu « unité )) Ml. 187 c i3, donib au lieu de dôinib « aux hommes » Ml. 56 a i3, etc. § 67. Métaphonie des voyelles brèves e^ i ; 0, u. La métaphonie a été souvent confondue avec Tinfection (§ 78), dont elle est essentiellement distincte. Elle consiste en un système d'alter- nances dont la formule peut être donnée comme suit : devant une consonne (intérieure ou finale) de position moyenne, un e et un 0 correspondent respectivement à un / et un u devant une consonne (intérieure ou finale) de position extrême (antérieure ou postérieure). Il importe peu de définir ici le timbre exact de la voyelle primitive ; le seul fait intéressant est celui de l'alternance qui oppose dans un même paradigme selon la position de la consonne suivante un g à un i^ un 0 à un M et réciproquement. La métaphonie apparaît surtout claire dans la déclinaison 011 elle a déterminé au cours de la flexion nombre d'alternances dans le radical des substantifs. Ce qui compli- DF.S MOTS ^I que le cas de la mctaphonie, c'est que souvent l'infection s'y est ajoutée, au point qu'on a pu croire longtemps que les deux phénomènes étaient connexes ; mais il y a entre eux cette difTérence essentielle que l'infection s'exerce quels que soient le nombre et la nature des consonnes qui suivent la voyelle, tandis que certaines consonnes et surtout certains groupes de consonnes ont entrave Faction de la mélaphonie. Sur le rapport chronologique de la métaphonie et de l'infection, voir MSL XIV 39.3. § 68. Exemples de métaphonie. consonne ^^ nommaûn rop « tropus », gén. trnip Ml. 4o c 19 (comme dans les exemples suivants, Vi est ici un / d'infection, § y/j). consonne t^ nominatif r//// « part », gén. cota. consonne c, nomin. loc « lieu », gén. luic. consonne b, nominatif /f/'or « livre », ântif libur Ml. io4 a 7 ; nomi- natif/r^^ « tribu » ou friub, gén. irebo, dat. triub (avec ii d'infection), consonne d, nominatif ^J « fois », gén. feda; nominatif mid « hy- dromel », gén. medo; fled « banquet », dat. sg. flid Wb. 9 b il\. consonne 0^, nomin. tcg « maison », gén. tige ; nomin. miig « esclave », gén. iiioga; nomin. og « œuf », gén. uige, nom. pi. nige (avec / d'in- fection) ; deiig « boisson » (cf. MSL XIV /io8), gén. dige. consonne I, nomin. del « mamelle », dat. diul; nomin. gel « bril- lant », dat. ginl Ml. /jo d 4 (avec ;/ d'infection) ; nomin. toi « volonté », gén. tuik^ dat. tuil (avec / d'infection) ; nomin. ;;/// « miel », gén. tncla. consonne r, nomin. fer « homme », gén. fir^ ace. pi. Jiru; nomin. bir « broche », nom. pi. bera, dérivé berach ; nomin. smir « lard », gén. smera; nomin. midr « mer » (avec / d'infection), gén. mora. consonne ni, nomin. tram « lourd », gén. truim (avec /d'infection), consonne n, nomin. guin (avec / d'infection) « blessure », gén. gona ; sen « vieux », comparatif ^/?m Wb. 34 a 5; nomin. gin « bouche », gén. gena^ Ion « merle », gén. luin. consonne th, nomin. criith « forme », gruth « lait caillé » gén. crotha, grotha ; nomin. ///; « blé » gén. etho (Sg. 60 a 4)- consonne cl}, nomin. ïuch « souris», gén. lochaf, nomin. croch « croix », gén. cruche. Dans quelques cas devant //;, et surtout devant ch, la métaphonie ne se produit pas. Ainsi, le mot féminin loth gl. cœnum Sg. 34 a 6 fait /ja PHONÉTIQUE au génitif loithe Sg. 127 a t, à l'accusatif loith Ml. 60 a G (avec / d'in- fection dans les deux cas) ; le neutre letb « côté » fait au génitif leith, au datif Icuth BCr. 3 c (avec u d'infection). Pour ch on a l'exemple très clair fourni par la flexion de l'adjectif indéfini nech, qui apparaît fréquemment dans les gloses et fait toujours au génitif neich, au datif neucl) (avec « et /' d'infection). § 69. Groupes de consonnes. En général, les groupes de consonnes entravent la métaphonie, notamment ceux formés de r, l o\x s -\- occlu- sive. Exemples : noniin. iievt « force », gén. neivt, dat. iieitrl (avec /et //d'infection; ce mot très employé ne porte jamais trace de métaphonie) ; serc «amour» ace. seirc Wh. i!\ d i5. Ml. 103 b 2 ; corp «corps »gén. aw'pMl. 121 c 7, ace. pi. corpii; cerp « morceau », '^én. ceirp; nom. hcirp « biche» (avec /■ d'infection); serg «■ maladie », dat. senrc Ml. 1/12 c3; merg « ride », ace. tneirc Ml. 182 c 8; clerb « sur », dat. masc. deurb Ml. io3 b II, ace. fém. deirb Sg. 66 b 9. nom. (h'ib « forme », gén. dclbe Wb. 1 b 19, dat. deilb Sg. 5 a 5, ace. deilb Ml. i32 02; nom. delg « épine », gén. delge. nom. lesc « paresseux », pi. kiscc Wb. 01 b 28 ; îJiesc « ivre », dérivé iiiescc (j; ooo) ; cosc « ch;ilimciit », gén. coisc ; ceist (avec / d'in- fection) « question », gén. cesto. De même devant cbt : bocht « pauvre », gén. sg. boicht Ml. 3i c 1. § 70. Les exceptions à la règle qui précède sont peu importantes. Le mot firt « miracle » fait au gén. sg. ferto Wb. 12 a 9, gén. pi. ferte AVb. 12 b i5, ace. pi. firtii Wb. 82 c 19, mais par analogie des mots de la même déclinai- son (§ 191). — L'adjectif o/c « mauvais » présente la métaphonie dans toute sa flexion : gén. uilc, dat. ulc; peut-être sous l'influence de la liquide l, car on constate ailleurs une influence analogue ayant pour résultat de changer une voyelle en a ; ainsi de dil « cher » le comparatif est diliii Ml. 58 d 16 et daliii Ml. 45 a A, 106 b 6, le superlatif dilein Wb. 22 d 26 et dulem Ml. i/i d 7, io3 a 9. — Devant se, il y a eu métaphonie dans flesc « baguette » duel //se Sg. 3 b 19 et dans losc « infirme » ace. pi. luscii Hy. II 34 ; cf. MSL XIV A08. ^ 71. En revanche, on observe la métaphonie devant nd dans liiid « liqueur », gén. leiida Ml. 129 d if\ ; rind « astre », gén. renda Sg. 73 a 12, dat. pi. rendaib BCr. iS c 4 ; lond « indigné » pi. liiiiid Wb. 3o c 8, etc. Toutefois mimi « diadème » fait au dat. pi. mindaib Ml. ni:s MOTS 43 35 cl iC), et radjccliry/'//(/ « hl.inc », ainsi que rarlicle imi, ont con- servé leur / au nom. si;., l)i('n (|ue le i^i()U|)e ud y soil de position moyenne (sur ces faits, cl. AÎSL \1V /|<»7}. Il y a également mélaphonie dewanl occlus. -\- liquide : hodar « sourd », biiidre « surdité » Ml. Bg a \:>.. § 72. C'est sans doute à une ancienne alternance métaphoniquc qu'il faut attribuer la confusion de o et de // dans la graphie dos quatre préverbes do, fo, no, ro et d'éléments proclitiques tels que nio « mon », (/t7 « ton», so- « Ijien », etc., très .souvent écrits du, fit, nu, ru, uni, du, su-. En tout cas, les scribes ont méconnu de bonne lieure la raison d'être de l'alternance, et ils emploient indiiïéremment les voyelles o ou u dans la graphie de ces mots, sans qu'il soit possible d'établir une règle (v. louteÉois Pedersen Asp. 120). Exemples : aiiial do-n-uic « comme il a apporté » \\b. 10 d 37 (Ml. 16 b 12), Jjuarc dit-u-uic « parce qu'il a apporté » Ml. 118 b 6. foJoiiig « il soutient » W b. 29 d 17, m Jiilaing « il ne soutient pas » (Ml. 77 d 3); foioiigat « ils soutiennent » Ml. 35 a 3, nifiilngat « ils ne soutiennent pas » (Ml. 122 a 8); joUôs, fullos « que je supporte )> Ml. 62 b 12, 58 c 12. no-b-carad « il vous aimait » V\h. 23 d 10, tiii-ni-nicrai « ils me trahissent » Ml. il[0 c 1. arrohert « il a effectué » Wb. 29 d 23, asrubart « il a dit » Wb. Irequ . ino-soirad Ml. /17 d 5, mu-soirad Ml. lo/i d 2 « ma délivrance ». do-forailbiiiil « ton souvenir » Ml. i3o d 1, du frccur ceill « ton culte » Ml. i32 b 3. § 73. Infection. L'infection a pour cause première la triple valeur des consonnes indi- quée au § 3o. C'est avant tout un procédé servant à indiquer dans l'écri- tiuT la position des consonnes toutes les fois que cette position ne ressort pas sullisamment de rorthographe. On a vu au § 3o qu'une consonne n'a pas toujours la même position que les voyelles qui Tenvironnent. Dans ce cas, les Irlandais ont imaginé un système de notation graphique consistant dans l'emploi des voyelles i, a et u, comme signes diacri- tiques, pour indiquer respectivement la position antérieure, moyenne ou postérieure d'une consonne. 44 PHO>iÉTIQUE Ainsi, le //; final du nominatif ///a//; est de position moyenne, et Tor- thographe seule du mot suffit à l'indiquer, puisqu'il est précédé d'un a ; mais le //; final de l'accusatif correspondant est de position antérieure, et, pour indiquer cette position, on intercale d'ordinaire un / dit d'infec- tion entre l'a et le th. L'accusatif de tûath s'écrit généralement tûaith. Le génitif singulier de digal « vengeance » devient par syncope (§ iSy) digl-e ; mais, la liquide / étant de position moyenne, on écrit généra- lement diglae. Le datif singulier de fer a un r de position postérieure ; aussi est-il généralement écrit fiur. Comme on le voit par ce dernier exemple, l'infection peut s'ajouter à la métaphonie (§ 67), dont elle est d'ailleurs fondamentalement et chronologiquement différente. § 7^- Il y a ainsi deux sortes de voyelles à distinguer: celles qui ont une valeur syllabique dans la prononciation et celles qui servent à noter dans l'écriture, comme pourrait le faire un accent ou un signe quel- conque, la position exacte des consonnes. Ut de tûaith. Va de diglae, Vu de Jiur indiquent simplement la position antérieure, moyenne ou postérieure des consonnes //;_, l, r. Il est, par suite, très important de distinguer les vraies diphtongues (§ 26) des fausses diphtongues pro- duites par l'infection. Dans les fausses diphtongues, la voyelle réelle conserve sa quantité propre. Ainsi, dans la flexion du mot dam « bœuf », les trois cas, nom. sg. dam, gén. sg. daim, dat. sg. daum, ne com- portent tous qu'une voyelle, qui est un a bref; mais ils doivent respec- tivement être prononcés avec un vi moyen, un m antérieur et un m postérieur. La graphie ne veut pas dire autre chose. On a tenté d adopter un système spécial pour transcrire les voyelles d in- fection. M. Thurneysen, dans le Grundriss de M. Brugmann, préconise par exemple l'emploi de petits caractères au-dessus de la ligne : tùa'th, diglae, fi^r, da'm, da"in, etc. Mais ce système, outre l'inconvénient de ne pas respecter l'orthographe traditionnelle des Irlandais, a celui de contraindre souvent à préjuger de la valeur de certaines voyelles, pour lesquelles la question reste indécise. § 75. Il est malaisé de déterminer exactement à quoi répondait dans la prononciation la voyelle d'infection. C'était apparemment un pho- nème de liaison ou de passage, assez court pour n'affecter en rien la DES MOTS /|D nature quanlltalivc du mot, assez fuyant pour être supprimé sans incon- vénient dans récriture (§ 7(1), assez net cependant pour être perceptible au sujet parlant. Les faits signalés au § 84 prouvent que la voyelle d'infection avait une certaine valeur phonétique, et on peut voir une preuve du même genre dans l'entrave qu'oppose l'infection de / à la fracture de é long (§ 6/i). Mais la preuve la plus nette de la réalité phonétique du phéno- mène réside dans les dilférences qu'en présente la notation suivant que la voyelle qui le détermine est un ij un a ou un 11. § 76. L'application du principe de l'infection, tel qu'il vient d'être indiqué, soulève en effet, dans la pratique, un certain nombre de difTi- cultés qui tiennent d'abord à la nature des différentes voyelles d'infec- tion. En général, l'infection de / est seule notée d'une façon systématique, même dans des cas où l'orthographe du mot ne rendait pas cette nota- tion nécessaire. C'est sans doute que, physiologiquement, l'intervention de / comme phonème de liaison était la plus nette et la plus perceptible à l'oreille. L'infection de a n'est notée dans \\b. que dans les cas de nécessité, et ces cas sont peu nombreux si l'on admet que l'absence de toute nota- tion exclut la possibilité de l'infection de / (puisque celle-ci est régu- lièrement notée) et ne peut faire hésiter qu'entre l'infection de a et celle de u. Or, l'infection de u ne peut se produire a priori que dans des cas très limités, faciles à prévoir, et où elle est généralement notée dans \\b., parce qu'elle y a une valeur morphologique significative. La métaphonie permet d'ailleurs de déterminer le plus souvent s'il s'agit d'une con- sonne moyenne ou postérieure. Ainsi Wb. écrit maith « bon » parce que le th est de position anté- rieure; mais teg « maison » n'y est pas noté teag, puisque Ve suffit à exclure la possibilité d'un g postérieur. A côté de sechra pridchaisem « outre que nous l'avons prêché » Wb. 5 a 7, on a marud-prcâchiscm « si nous l'avons prêché » Wb. 10 d g, où l'infection de a n'avait pas besoin d'être notée, puisque la métaphonie a été appliquée et que Ve suffit à attester un groupe dch de position moyenne. U ne peut y avoir ambiguïté que dans un cas comme le nom. bith « monde », où rien n'indique que le //; est postérieur et non antérieur ; la graphie bith, 46 PHONÉTIQUE usuelle en pareil cas au lieu de /;/////;_, est franchement insuffisante (§ Hj3). Dans les textes plus récents, Tinfection de u est moins souvent notée que dans Wb. ; Ml. même manifeste une tendance à ne pas la noter du tout (cf. ZCP IV /jg); mais c'est que, dans la prononciation, cette infection tendait à disparaître (v. § 20). D'autre part, l'inl^ction de a se développe beaucoup dans Ml. et Sg., ce qui n'a pas lieu d'étonner, puisque l'infection de a remplace en partie l'infection de u, mais ce qui a pour cause également une évolution dans le sens de l'infection. § 77. Sens de l'infection. En principe, c'est avec la voyelle suivante que s'accorde la consonne au point de vue de la position articulatoire. Dans ce cas, l'infection est régressive et agit de la consonne sur la voyelle précédcnle ; ainsi, dans cruche, le ch est antérieur comme l'é qui le suit et, dans ti'ialbe, le th également. Par suite, il n'y a lieu d'in- diquer l'infection que lorsqu'il y a un désaccord au point de vue de la position entre la consonne et la voyelle qui la suit, c'est-à-dire lorsque rinfection est progressive ; ainsi dans digle, qu'on notera diglae parce que la liquide / est de position moyenne (nomin. digal^, tandis que cruche, îilalhe n'ont nul besoin d'être notés cruiche, ti'iaifhe. § 78. Mais les deux sortes d'infection se sont confondues de boime heure, par suite de déplacements en partie analogiques, et le plus sou- vent arbitraires, dans la position des consonnes. L'évolution se manifeste déjà dans Wb. au profit de l'infection de /. Ainsi de toras « tristesse » le génitif torse est écrit non pas torsae, mais loir se \A b. \!\à i/i, attestant la position antérieure du grou[)e rs ; par suite, malgré les graphies auirac Ml. (u a 16 et diglae Ml. 86 c 10, io3 d 19, ii4 d 8 (génitif de digal « vengeance »), il n'est pas sûr que les formes anire \\b. 7 d 3, etc., digle Wb. 17 d s», aient r ou / de position moyenne. De même, le verbe caraini « j'aime » delà 1''" con- jugaison SP II 2 écrit carini Wb. 607, graphie ambiguë, est noté r^fz- rini Wb. 2 3 c la, avec une action régressive de Vi sur la liquide et sur Va précédents. L'adjectif ccfidirc « absent » de *é-con-darc- (cf. écndar- eus « absence » Ml. 29 d i5), écrit écndai?'c dans Sg. (i38 a 2, i/jS a G, 161 b 3), est cicndirc dans Wb. 26 d 2/1, d'où eicndarcus « absence » (W I). 19 (1 •).[))•, cL freciuiirc (\Nh. 12 c \i')),frec}idaircM\. 2/1 b i3,etc. Pour Vil, V. i; 1 10. DES MOTS 4 7 § 7(). Dans Ml. et Sg., au coiilrauc, il y a tendance à subslituer rinfection progressive à rinfcction régressive au profit de l'infection de a. Cette substitution se dénonce comme de date récente par le fait que rinfection de u s'y confond avec l'infection de a et est notée de la même façon que cette dernière. C'est peut-être là la plus grosse dill'é- rence, au point de vue phonétique, entre AVb. et Ml. — Sg. Ainsi le verbe gaibini « je prends » de la 3" conjugaison écrit o-^Z'//;/;» AN b. i6 d /|, graphie ambiguë, est noio, gahaiDi Sg. 5o b (S avec une action progressive de Va sur le /; et sm- 1'/ suivants. De même, le verbe iiiinirihliiii «je médite » (Sg. i55 b o) de la 2" conjugaison est noté /;;;- râdaim PCr. 65 a 1. Le mot hiige « serment » A\ b. 1 '1 c Sg (S/| a 1) est àoycnn lugae Ml. 118 c 5, 126 c 5 (36 a 20, 23). Le mot tuile n. « llux, irruption » BCr. 26 c i (gén. iuili Fél. Prol. 260, ///// Ml. 12g d 10; dat. //////// Fél. Prol. 12/1) est noté au nominatif iolac Ml. g3 b 12, où Va représentant l'infection de n a, par un choc en retour, transformé en 0 Vu radical. Autres exemples d'infection progressive de u notée par a : sulhiii « éternel » AAb. i3 b 20 etc., Ml. 89 c 10 écrit sulhain Ml. (jo b 10, Sg. hhh; foUus « clair )),dat. fém. sg. fol lais M\. 12/4 d i3 ; sube «joie» (gén. suibi Ml. ,4- d 2, dat. sitbn Ml. 67 c 10) écrit subœ Ml. i/jG d 2 ; uugae Sg. /i5 b 17 emprunté du latin uncia; domun « monde » gén. domain Ml. i25 b 7; cétbuid « sensation » Wb. 18 d g, cctbaid Ml. 61 a 7. Remarque. — Dans quelques mots, sous 1 influence de certaines con- sonnes, AVb. substitue l'infection progressive de u à celle de a ; ainsi inîa- inuil, cosmidl de samedi (§ i4i), toujours intamail, cosmail dans Mi. et Sg. Le mot sochide u multitude » est noté soclniide dans plusieurs passages de Wb., mais sochaide dans MI. ; Sg. a également sochuideïSo a r i, rod h i3, et Wb. sochude 9 a Z( (i I c G). § 80. Le développement de rinfection progressive de rt dans Ml. et Sg. a exercé une grande influence sur la déclinaison, où il a contribué à brouiller le rapport des différents thèmes. A l'intérieur d'une môme flexion, il s'est produit des diflérences notables que l'action ultérieure des lois phonétiques a souvent encore aggravées ; on aboutit même par- fois à deux paradigmes différents, suivant que l'infection est progres- sive ou régressive. 48 PHONÉTIQUE Dans la troisième déclinaison, fàiih « prophète » fait au n. pi. fdthi W'b. 5 a I (écrit fàilhi Wb. 21 c 5) et au dat. pi. fâthib AVb. 3o d i (écrit fàithib AVb. i3 a c>(!>,fai;bib Ml. gS a 5) ; mais cnâiui « os » fait aux mêmes cas cnamai jMI. 22 d 7, cnauiaib Ml. 22 d 7, cniiiii « ver » fait au n. pi. criimai Ml. 44 c i. Dans la catégorie des adjectifs en ~c (§ 2i4) s'opposent amre « mer- veilleux )) AYb. 7 d 3, i4 a 34, 17 b 29, écrit amrae (Ml. 61 a 16, ii5 b II), }}mde « vain » AAb. i3 a 34, Ml. 54 d 16 écrit madaeM\. 19 c 5, 40 b 12, etc., et asse « facile », anse « difficile », qui ne sont jamais écrits assae, ansae, etc. Cf. §§ 184, 190 Rem. I, 193, 2i4, 3o4- § 81. L'opposition se rencontre même dans la flexion d'un seul et même mot. Ainsi luib « herbe » (§ 193 Rem. III) fait au gén. luibe (conservé dans le gloss. de Cormac) et lubae Sg. 61 b i5 (la graphie lube Sg. 100 b 2 est ambiguë); croch « croix » fait cruche Wb. 8 a 5, cruiche Fél. 12 avril et cruchae; làm « main » fait Jàime (conservé dans le gloss. de Cormac) et hiDiae Sg. 68 b i3 (la graphie lâme Sg. 68 a i, lame Wb. 29 b 18 est ambiguë), etc. § 82. Il n'est pas douteux que les modifications dans le sens de l'in- fection ne soient dues à l'influence de certaines consonnes qui avaient une tendance naturelle à prendre une position plutôt qu'une autre. Dans la plupart des exemples précédents où l'infection progressive de a s'est substituée à l'infection régressive de i, celte substitution s'est opérée par l'intermédiaire d'une consonne telle que b, m ou /. On a déjà signalé au § 70 l'influence de consonnes de ce genre ; on la rencon- trera encore dans la suite (§ 87, i4o, i4i, etc.). § 83. Exemples d'infection. I. Position antérieure (notée par z). C'est en cas de position antérieure que l'infection est le plus réguliè- rement notée (§ 76). ail « rocher », rann « part », gén. aille, rainne. magen « lieu », dat. sg. maigin Sg. inc. Thés. II 248, 12 (et ma- gin Sg. 3o b 12). berim «je porte », dohcir « lu donnes ». forcenuaini « j'achève », ni-foircuea « il n'achève pas » Ml. 102 a i5, ni foiroiithivr « il n'est pas lerminé » Sg. 6 b 29. DES MOTS f\(j loi « volonté », gén. tuile (cf. § ON). slân « sain et sauf », nom. pi. slâiii. iasc « poisson », gcn. éisc (c'est-à-dire îa-sc, é-'sc ; la fracture ne se produit pas devant une consonne de position antérieure, § G/i). môr « grand », gén. m. niôir. ci'il « dos », gén. cilil. Bien entendu, l'infection ne se note pas après / bref ou long: fer « homme », gén. sg.fir (avec r antérieur). ///■ « vrai », gén. sg.y/r(avec r antérieur). § Hfi. Cette infection appelle plusieurs observations importantes. a. La voyelle brève a devant uni d'infection se change parfois en o; cela revient à dire que la fausse diphtongue ai subit parfois le même sort que la vraie (§ 66). Ainsi de hall « membre », niarb « mort », les nominatifs pluriels sont baill, mairh, mais aussi boill, moirh, notamment dans : it-moirb in-boill « les membres sont morts » AVb. 1 1 d 1 1 (pour l'accent sur moirb, v. § 26). Le substantif prainn (praind) emprunté du latin prandium est écrit proinn Wb. 28 c 20. Le datif de bass f. « main » est boiss Hy. V 78 (bois Sg.-ïnc, Thés. II 2^9, 10). Parfois même, au lieu de oi, on trouve ni. Ainsi le génitif de crann « arbre» est écv'û cniinn Ml. i5 b i3. Dans les textes les plus récents a-\-i d'infection est devenu ei ; ainsi meicc gén. de îhûcc « fds » Hy. II 87, 66, 68, meic Hy. 15. § 85. /;. En syllabe finale devant a, l'infection déposition antérieure est généralement notée par e au lieu de /. Ainsi : Quelques substantifs de quatrième déclinaison, tels que cara, uama, mala (§ 196 Rem. II) sont caractérisés par la position antérieure de la consonne thématique ; de là les ace. pi. cairtea, nainitea, mailgea ; de même àe fichet « vingtaine » p\. Jicbtéa, de athir « père », ace. pi. aitbrea. Du \erhe léciin « je laisse », le subjonctif est léicea (§ 33 1), deforcen- naim, la 3^ pers. sg. est ni-foircnea (§ 83) ; au futur en f, la 3" pars. sg. conj. est en -fea dans la 2" conjugaison: ni ersoilcfea « il n'ouvrira pas » Ml. 107 d 11 (cf. § 357). § 86. c. La voyelle longue é, résultant d'allongement compensatoire, a un traitement à part en cas d'infection de position antérieure. Les 4 5o PHO^'ETIQUE longues de cette espèce étaient différentes des autres et devaient être prononcées avec deux sommets d'intensité (v. § 25). La longue é d'allongement compensatoire équivalant en fait à un double e (soit eè)^ il y avait succession de trois phonèmes antérieurs lorsque la consonne suivante était de position antérieure. Une différen- ciation intervint alors pour donner une position postérieure au second élément e de la longue et : cet ee. devint eu écrit parfois eiu ou même iu, et, la voyelle d'infection s'ajoutant au groupe, on eut finalement eid, eiiii ou ////. Ainsi : de cenél « race » le génitif est cciieiiilM\. 66 d i , ceiieôilWh. I b 12 ; de et «jalousie », euit Ml. 32 d lo; àe fer « herbe n^féiuir Sg. 68 b lo ; de set « objet précieux », seiïit Wb. 23 a 9 ; de cél « mu- sique », ciuil Ml. 2 b i4, i5, 17 ; de trén « fort », triui?i Sg. 96 a A, le nom. pi. Irei'iin AAb. 27 a 6. Dans le groupe eni, eiui, iui, le signe de l'accent est placé sur l'une quelconque des voyelles, à l'exception de Yi final qui est d'infection. Remarque. — Exceptionnellement, le même système de notation s'est étendu au cas de la voyelle longue a, d'allongement compensatoire. Ainsi l'adjectif /l'rw/z « juste » fait non seulement yir/a7/2 (n. pi.) Wb. 22 a 24 ou firiôin (gén. sg.) Ml. 112 b 20, mais aussi /în'éiVz (gén. sg.) Ml. 90 a 11, 116 b 9. De là par analogie, firion et firien au nom. sg. (Ascoli cccxxv). Le mot aiar « air » emprunté du latin acr (ail au gén. aiéir Wb. 12 d 3, comme si le nominatif était aiér ; et le substantif //^ gén. liac <' pierre » a un pluriel lieic au lieu de léic (§ 83) dans Sg. 18 b 7. § 87. II. Position moyenne (notée par a). L'infection n'est jamais notée après une voyelle longue ou une diph- tongue. Ainsi les nominatifs fir « vrai », cûl « dos » ne sont jamais écrits *fiûr ou *cûa]. Toutefois Vé d'allongement compensatoire (§ 26) s'écrit parfois en devant une consonne de position moyenne, c'est-à-dire que l'infection, bien qu'elle ne soit pas notée, détermine la différenciation qui a déjà été signalée au § 86. Ainsi, du substantif scél « récit » est dérivé do- scéulaini gl. experior, Sg. i/15 b 2 (cf. dusceulub, § 89); ici encore l'influence de / n'est pas niable (§ 82). Après e, l'infection de a est notée clans conrusleachta « de sorte qu'ils furent frappés » Ml. 53 d 11. DES MOTS 5l § 88. C'est devant une voyelle de position antérieure que l'infection de a est le plus souvent notée ; mais, comme on l'a dit § 79, cette no- tation n'est fréquente que dans les textes récents, comme Ml. et Sg. On a signalé plus haut (§§ 78 et 80) les graphies amre, digle dans\^ h. au lieu de aiiirae, diglac. De même, le génitif du mot neutre cinnachte « puissance », écrit cumachù Wh. 17 a 7, csl noie cumachtai Sg. 3 b 17 ; les noms du père et du frère, alhir, bràthir dans \^b. sont alhair Sg. 3i a 10, bràthair 61 a 21. Mais dans Sg. même on lit ashnaimm «je salis » 5/i a 8 et aslennim 173 a ^. § 89. 111. Position postérieure (notée par //). L'infection de u n'est jamais notée après une voyelle longue ou une diphtongue. Ainsi les mots y/r « vrai », bas « mort », môr « grand », nôibi^ saint » ont dans la graphie le datif semblable au nominatif, bien que la con- sonne finale y soit de position postérieure. U faut toutefois faire une exception pour 1'^;' long d'allongement com- pensatoire qui parfois devant une consonne de position postérieure est écrit éit, lu ; la voyelle d'infection se confond ici avec le résultat de la difTércnciation déjà indiquée (§ 86). Ainsi le datif de et est eut (\Vb. 6 b 2), Ml. 56 b 33; celui de cené! est ceneul, ceniul Sg. 4o a 17, 3i b i3 ; l'accusatif pluriel de bel « lèvre » est beulu Ml. 35 d 22, beolu Wb. 3 b II ; celui de trén « fort » trîunu Ml. 37 b 21 ; et on lit le futur diisceulub gl. experiar Ml. 69 a 2. § 90. Après les voyelles brèves, l'infection est variable. On la rencontre après un a loref devant r, l, m, n dans un bon nombre de mots, par exemple dans les datifs dauui du mot dam « bœuf » \\b. 10 d8, dans le nominatif t/^ïz/r « chêne » Sg. 38 a 9, dans la i''" pers. rolaiimur «j'ose » Wb. 17 a 8, ou dans l'ace, pi. banUu « les membres » Wb. 3 b 11, 26. Mais devant les consonnes occlusives ou spirantes l'infection ne semble jamais marquée ; de là les datifs uuicc, }'atb, etc. des mots mncc « fils » et rath « grâce ». En revanche, la fausse diphtongue au issue d'infection a souvent abouti à u dans les cas précités, comme cela s'est produit en position non-intense (§ i5i). Ainsi, le datif de bail « membre » et de cranii « arbre » est bull Wb. 12 b 10, crunn Wb. 8 a 5, Sg. 61 b 8 ; l'accu- 52 PHONÉTIQUE salif pluriel de hall est hidln V\h. 9 d 4- Parfois 1'/^ est changé en 0 : rolaumur Çc'i-dessus) esl écv'd roloniiirMl. 21 b 5. § 91. L'infection apparaît après e dans leiith BCr. 3 c, datif de leth « moitié » et dans ar-ncuth « j'attends » (\Mj. i4 a 18). Après i, on la rencontre dans ciunn ^^ b. 1 1 c 9, datif de cenn « tête » ; mais elle n'est pas exprimée dans le même datif c//»/ A\b. 2 a 9, Ml. 96 a II, et on lit de même f'/;z Ml. 68 c 12, rit]) Ml. 81 b 11 au lieu de giun, riuth. L'infection de position postérieure après i ne s'exprime guère que lorsqu'elle a une valeur morphologique significative ; ainsi les substantifs de la 3'^ déclinaison dont la consonne finale est au nomi- natif de position postérieure (Jj'ith, fui, niid, etc.) ne subissent presque jamais l'infection à ce cas (toutefois nom. riuth BCr. 18 b 12, Ml. 89 c 10, Sg. 106 b 8), mais ils la présentent souvent au datif (Jnuth V\h. 12 c iQjgiun AVb. 5 d i4, rititb \\h. 20 b 1, etc.), et au datif de la 2" déclinaison l'infection est de môme généralement notée. § 92. Elision et contraction. Deux voyelles en contact ne subsistent pas à l'intérieur d'un même mot ou groupe de mots (mais cf. §§ 428 et 598). Le plus souvent il y a élision de la première : Ainsi taidbdid « montrez » ^^b. i/; d 22 de *to-aith- îessim gl. refunde Ml. i3A a 6 de *to-ess- rafctar « je le sais » Wb. 3 c 22 de *ro-a- mort « mon rang » AAb. 29 d 25 de ?no ort nireilced « il n'a pas été laissé » (Ml. ^9 a 10) de *ni-ro-eIced . Parfois, c'est le timbre de la seconde qui prévaut. Ainsi après les prépositions 6 ou fo le possessif a disparaît dans Ml. (Strachan ZCP IV 52) : o-a- devient 0- (17 b 7, 20 b 3, 33 c 17, etc.) fo-a- devient fo- (35 b 18, 89 c 8, 89 d i5, etc.). Dans le cas de la préposition 6, il s'agit plutôt d'une contraction, dont le procédé a été étendu au cas de la préposition fo ; cf. horaili de ho-araili Ml. 2 a 6, hoJaiJin de ho- alailiu Ml. 80 a 2, fulailiu àe fii-alailiu Ml. 102 d 2. 1^ 93. Lorsque les deux voyelles sont semblables, c'est également une contraction qui se produit, car le résultat est une voyelle longue : to-fo- devient tô-, to-for- devient tôr- etc. (§ 435). Le cas de nisin chomairbirt « ce n'est pas dans l'usage » \Ab. 3 c 17 (de *nï-isin) est sans doute le même. PF.S MOTS 53 Le préverbe dl- élide sa finale dans ni déccu « je ne vois pas », déic- siu « vision » (de dî-aith- cf. § io3) ; ni-dérsid « n'abandonnez pas » Wb. 20 b 10, con-déirsid « que vous abandonniez » Wb. 20 d 27 (de *dt-es-reg-). Mais il se conserve sans changement dans diupart « diminu- tion » (BGr. 33 c 5) et dans -diubrad « qu'il diminue » (AYb. 9 d 20), dioiprid (f. volez » Wb. 9 c 23 de *di-od-berim. B. — Consonantisme. % ^^^ Il y a lieu d'abord de signaler certains phénomènes phonéti- ques dont l'application est antérieure à l'époque des plus anciens textes et qui n'ont d'intérêt en vieil-irlandais que parce qu'ils y ont donné naissance à des alternances morphologiques. a. A date préhistorique, toute occlusive initiale de syllabe est deve- nue aspirée après voyelle. Cette règle, appuyée par un grand nombre d'exemples, explique des alternances comme : canim « je chante » cechain « il a chanté » tongim (?) « je touche (?) » -iethaig « il a touché » Tur. 17 cladiin « je creuse » cechlaid « il a creusé ». Certains suffixes et certaines désinences, tels que -tid (§ 290) ou -te (§ 362), étant primitivement le plus souvent précédés d'une voyelle apparaissent régulièrement sous la forme -ihid, -the. On doit d'autre part conclure de cette règle que les occlusives inter- vocaliques qui subsistent en vieil irlandais étaient originellement pré- cédées d'une autre consonne et résultent de la simplification d'un groupe primitif. Cette conclusion se vérifie au cours même de l'histoire de l'irlandais (§ 100 et ss.). § 90. b. A date préhistorique, les groupes s-\- t ei occlus, dent. -\- occliis. dent, ont abouti à ss (s). Par suite tous les groupes de ce genre que présente le vieil-irlandais sont hystérogènes. Ainsi : la racine du verbe ad-ciu « je vois » se terminant primitive- ment par un s, le prétérit passif est ad-cess « il a été vu » (Wb. 23 c II, Ml. 96 d i), où 5 4- / est devenu ss (s). 5/i PHONÉTIQUE De *to-ad-baâim « je montre » le prétérit passif est âoàrbas AVb. i5 a i8, ni làrhas Ml. 65 d i6 (§ 435) ; et de -fclhini « je souffle » âorin- fess ^Yb. 3o d i , où respectivement d -\- t e[ t ~h t ont abouti à ss (5). § 96. Mais en dehors de ces phénomènes, dont il ne reste dans les textes que des survivances, on observe une série d'altérations dans les groupes de consonnes, soit qu'il s'agisse d'anciens groupes dont l'alté- ration ne s'est produite qu'au cours de l'histoire du vieil-irlandais, soit qu'il s'agisse de groupes nouveaux, résultant de l'application des lois de syncopes. Toutefois les règles indiquées ci-dessous ont souvent été entravées par des actions analogiques, parmi lesquelles figurent au premier rang la tendance au nivellement et l'influence de l'étymologle. Remarque. — Quelques-uns des phénomènes mentionnés dans les para- graphes qui suivent ne sont attestés que sous l'accent ou dans la syllabe qui le suit immédiatement. § 97. 1° Déaspivation . — Certaines consonnes n'admettent pas au- près d'elles de consonnes aspirées ; par suite, en contact avec ces conson- nes les aspirées perdent leur aspiration : Perdent ainsi leur aspiration : d) Après n ou l, les dentales. De chiiniur, l'impératif 2'" pers. sg. est cluintc^W. i36 a 10 en face de cuirthe Ml. 56 c 5 de cuiriur ; la désinence est -ihe (§ 862). Le suiïix -ihid de nom d'agent (!^ 290) se maintient dans éperthid « parleur » (PCr. 5i a ^), fognamthid « serviteur » (\Ab. 8 c i5), mais devient -tid dans ingraintid « persécuteur » Ml. i3o c /i, linîid (( emplisseur » (Sg. 186 b 2), mi'inùd « professeur » (\\ b. 1 d 1 1), ir- choiltid « maledicus » Ç\\h. 9 b 21). molad « louange » Wb. 8 d 22 Ml. 82 d 1 1, molnth Ml. 126 c 2, Sg. 59 b f\, fait au gén. dwUo Ml. 5i d 10, 126 b 18, etc. amal tuihlc « comme un abcès » V\h. 3o b i3 et non amal tbutbJe bien que la préposition amal produise l'aspiration (§ 168). Il n'y a que de très rares exceptions : génihir « il sera fait » BCr. /i4 b 3, molthu « louanges » (ace. pi.) Hy. VI 17. — L'opposition de breth « Infinitif de bcvim) et epert (infinitif de *es-berini, § 122) ne fournit pas un exemple de déaspiration de th après r ; les deux infinitifs sont de formation différente, et on trouve en moven-irlandais le correspondant régulier de brcth sous la forme ahraid (à côté de abairt, issu de epert). DES MOTS 55 § 98. b). Devant ou après s, les dentales ; devant s, seulement les gut- turales ; et après s, les labiales. Debaithis « baptême » Wb. 12 a i5 est dérivé le verbe baitsim «je baptise » Wb. 8 ai ; de fâith « prophète » le suhstainti( fâitsine WTd. 3o d 23 (la graphie faiihsine MI. 25 b 8, 89 b 11 etc. est étymolo- gique ; l'irlandais moderne oppose régulièrement fàidh et fàisdine, ce dernier avec métathèse); etc. A côté de adsiidi « tu tardes » Ml. ii4 c 6 adsuidet « ils résistent » Sg. A b i5, asîad Wh. 10 a 7, ni astae « que tu ne retardes pas » Ml. 55 a 19. loisthiu Ml. 39 a 7 n'est pas une exception, parce qu'il remonte à loiscthiu; cf. Joiscthe Wb. 28ci7;cf. §122. Par là s'expliquent les cas comme : roninoit-seni V\h. 17 a i3 de môidim ; aniciit-sa « j'attends » Wh. i^ a 18 deneifhiui; inchrut-sin « de cette façon » Sg. 63 a i4, 93 b 5, \!\o b i ; etc. Et de là vient que dans les verbes dont le radical se termine par une dentale, lorsque cette dentale est finale, elle n'est généralement pas aspirée : dodiiit « sisto » Sg. 77 a 4, 102 b i, doadbat « il montre » (\A b. 10 b 21), doinfet « il souffle » (Wb. 4 b 3, Ml. 4i d 17), etc. (toutefois arriuth « adorior » Pcr. 60 a 6, inreith « il envahit » Ml. 48 d 3 etc.). Cf. Strachan Eriii I 10. Et inversement an-as-iech tire « ce qui est le meilleur de la terre » Ml. 37 d 3, du vnoi dech « meilleur ». L'adjectif Jo/c/; « vraisembla- ble » fréquent dans la locution isdoich est souvent écrit toich', cf. Wb. 29 d i3 et 5 b 43 (v. toutefois Zimmer KZ XXIV 202). § 99. A côté de l'infinitif togu « choix » W'b. 4 c i3 (cf. dorôigu « il a choisi » 4 b 3i), participe tuicse « choisi » (Wb. 4 b i5, 4 c 4o etc. ; tuichsi}nem « le plus choisi » Ml. 71 b 21 est une graphie étymologique ; de même focbsiil Ml. 93 d 5 à côté de foxal, § 27 Rem. II). Mais après s, les gutturales conservent l'aspiration (Pedersen Asp. i63): toschid « entretien, nourriture » Wh. 10 d 18, etc., tasgid ^^b. 29 a i3 ; roschaill gl. rosetum Sg. 5o a 16. Du verbe asfenim gl. « testificor » Wb. 22 a 20 (accent sur /e), on a -aspena Ml. 39 b 6 (ace. sur as), et l'infinitif aspenud (Ml. 54 d 2, 102 d 2, 3). 56 PHONÉTIQUE Mais devant s, un b aspiré se maintient dans taidhsiu « fait de mon- trer » "NVb. lo d 37, etc., irl. mod. taidhhhse. Remarque. — D'après honaisleidmenaib « des souillures » Tur. 91 au lieu de honaib sleidmenaib, on pourrait croire que b aspiré tombait parfois devant s ; mais cet exemple isolé n'est peut-être qu'un lapsus ; cf. toutefois § 2o3 Rem. II. § 100. IP. Simplification des groupes de consonnes. 1° Labiales, Dentales, Gutturales. Lorsque deux consonnes de même ordre (labiales, dentales, guttu- rales), aspirées ou non, sont en présence, le résultat est toujours une consonne non-aspirée. Pour la graphie, cf. ce qui est dit au chapitre I''^ Remarque. — Les aspirées sourdes ne se distinguent pas des aspirées sonores, dans les conditions du § /ji- Exemples : h + ph : nepproinde "NAId. 19 a 10. f H- /' : ropia « sera à vous » Wb. i6ai3,22b23, 2-C12 Çrobbia i3 d 32, robia 21 c 17); adiboill « vous êtes membres » AAb. 22 b 10 (de adib-boilf). b-i-b: nebiid « non-être » Wb. "2^ d 11, nepuid Ml. 122 a 1 1 (la graphie nepbuiih AAb. i4 a 16 est en partie étymologique). § ICI. d -\-f'- hiîiiilsiu « dans ta volonté » Ml. 69 a 21. d -\- d '. addrogduinesiu « tu es un méchant homme » Wb. i c 10 ; mad difiisc « s'il y a deux traits » Sg. 3 b 1 9 (de at-drogduinc , mat-di- flisc). ' ^-\-d: frilammiorsa « qu'il m'accablera » Ml. 32 d27 (de*frithdaniin-). d -j-~ t : matreie « s'il y a rapidité » Wb. ^ a 27 (mais mad-irerccht 2C 17). d -\- d : aicnete « naturel » V\h. i5 b 16 (de *aicned-de^ ; môiti « il se vante » Wb. 23 d 29 ( de *moid(i)d-i, § 009); imratib Cam. 37 c et imratiu Ml. i5 a 2, dat. et ace. pi. de imrâdiid ; bediachti « qui soit à venger» Ml. 23 d 18 (bcd-diachti, rétabli à tort dans le Thés.); mani- ientis « s'ils ne Tavaicnt pas fait » Ml. 35 c 18 (de manid-dcntis^ \fotdàli « il distribue cela » AVb. 12 a 8 (de fo-d-dâli^ graphie étymologique). â-^d: nofeidlis « ils portaient » Ml. b^ d 12 (graphie étymologi- cjue) ; atabgabed « qu'il vous saisisse » Ml. 20 d 11 (dc*ad-dab-). DES MOTS 5? â -\-j>: ceiorbe « quel profit » \'\'b. 12 d 5 (de ced-torbc); fleteg « salle du banquet » \\b. 11 d iG (mais Jîedtigib, dat. pi., M\. 86 b 5, gra- phie étymologique) ; trciiiiîiûgat « qui le transgressent (cela) » W\). 25 d ifi (de *tremid-tbiagat). § 102. 2 -h c : secach/'igiiidi «au delà de cbaque prière » W b. 26 a 28 (de sech-cacb). yH-yj rubricu (dind)nihrîci, ace. m. pi. et substantif dérivé de r//- bn'gacb « éminent » Ml. 87 b 11, 19. Y + Y • tecnate « domestique » Wb. 7 b 8 (cf. Ml. 21 a 9), de*teg- gnàth-de. En ce qui concerne les gutturales, les graphies étymologiques sont particulièrement fréquentes : dag-comairli « bon-conseil » Wb. 29 a 21 (Ml. 5/i d 17), drog-gnhn « mauvaise action » Wb. 6 a 8, etc. (Pedersen Asp. 1^7)- § io3. Lorsqu'il y a simplification de consonnes qui ne sont pas de même ordre, le résultat est également toujours une consonne non-as- pirée, et c'est l'ordre de la seconde qui prévaut. Exemples : accobor « désir » de *ûd-cobor (cf. adcobraUn « je désire » Sg. i46 b 12, § 429), accaJdam « discours » de *ad-ghidaiii (§ t43) ; frecre « réponse » (Sg. 26 a 12) do *frilh-gaire (§ io3) ; écosc «main- tien » Wb. 10 d 3/i de *aiib-cosc (anc. *ati-cosc-, § 429). -apail « il périt » Ml. 91 d 2, de *ad-bal- ; a prise « fragile » (Ml. 69 b i), apprise Wb. 9010, de*ûd-brise ; taipc « epitome » Ml. i/i d /i de *to-aiîb-be ; etc. § lo/j. Les graphies étymologiques sont dans ce cas également fré- quentes : le préverbe aith à valeur itérative a maintenu le plus souvent sa consonne ; ainsi du même verbe adgninini « je reconnais « sont tirés les deux substantifs écne (Wb. i b 6) et aitbgne i b i3, le premier seul ré- gulier. A côté defreere on a frithgnani « officium » ; à côté de aceomol « conjonction » Sg. frequ., aitbcbumbe gl. cauteria Wb. i b 21, aid- ebuimtbe « brûlé » 28 c 17 ; le mot cpcrt de ad-biiir est écrit elbert Ml. 83 a 5 ; etc. V. Thurneysen RC VI 319 qui compare en allemand cnt- fallen et empfinden. Le verbe ^r/V/f/;///; emprunté du latin pracdieare s'est généralement maintenu tel quel (Wb. frequ.). Là où la simplication s'est faite elle n'est pas toujours régulière: precbite Wb. 5 a 5, roprichcd Wb. 23 a 3; 58 PHONÉTIQUE mais Wb. présente aussi ropricad « il a été prêché » 7 b 12, qui est conforme à la règle. De même les dérivés de mindech « mendiant w (emprunté de mcn~ dicus) conservent généralement intact le groupe dch : mindchecht « men- dicité » Ml. 22 d 1, 129 c 2, mais dans le même Ml. se lit iiiiucccbt 28 d i5 qui est correct. L'infinitif de *to~ad-badiin est taidbsin (\\b. frequ.)qui est exception- nellement écrit taibsin ^A b. 6 d 6, Sg. 209 b 28. Même en dehors de ce cas, il reste dans l'usage, même de Wb., nombre d'irrégularités dont la graphie du mot suivant jDeut donner idée : tnachîhad « étrange » Wb. 18 c 6, Ml. 68 h 9, 47a i5, machdad Sg. 6 a 4, 62 b 2, 68 a 3, i58 a 2, 161 b 12, 167 a 4, BCr. 4i d 3, Ml. 25 a 9, 46 a 17, 19, machdath Sg. 6 a 9, 65 a t, 222 a 5, magthad^h. 5 a i, macîad Ml. 44 c 12, macdaîh Wb. 17 c 9 (cf. Zimmer A.'Z XXVII 463 n.). § io5. 2° nasale-}- occlusive. Une nasale suivie d'une occlusive sourde tombe et l'occlusive devient sonore ; la voyelle précédente, si elle est brève, s'allonge. Lorsque cette voyelle est a, elle devient é. Exemples. De emim « je prends », -seinim « je crée », le prétérit en -/- est do-r-ét (Ml. 16 c 8), -set dans doforsat Ml. 17 b 6, BCr. 4odi, etc. De canim le prétérit passif est ro-cét (Ml. 64 a i3). Pour le pré- fixe négatif an-, cf. § 3i4- De *ol-n-tâu « que je suis » est sortie la conjonction oldàii, oldô « que moi » (§§ 234 et 4o5). Cette règle vaut également, moins l'allongement compensatoire, en cas de phonétique syntactique (§ 172), où elle a une grande impor- tance. Mais elle est souvent violée pour des raisons sémantiques; ainsi dans con-comtiir « jusqu'à ce qu'il atteigne » Wb. 24 a 17, la nasale a été restituée devant l'occlusive parce qu'elle avait une valeur significa- tive. § 106. Une nasale suivie d'une occlusive sonore de même ordre s'assimile l'occlusive. Dans la flexion de l'article (§ 2o3), le passage de nd à nn est de date fort ancienne. La première main de \\ b. et Phil. ont encore inda (Wb. 20 d 5, Phil. in Thés. II 47, 24), mais déjà on lit inna dans Cam. (inna ire-cheuél « les trois races » 38 a s. f.). DKS MOTS •^9 En dehors de l'article, mot accessoire où la tendance à l'assimilation pouvait agir avec plus de vigueur (cf. § 107), le groupe nd se maintient généralement dans la graphie des mss. (cf. pour \\b., Pedersen Asp. iio): alind « beau » Wb. 7 c i, etc., cland « progéniture » \Vb. 2 c 12 etc., clandaim^<- je plante » (^^b. 21 d 6), finda ace. pi. de find « blanc » Ml. 99 a [\, mind « insigne » Ml. 129 c 5, torand « signe » Ml. 65 c iG ; Vuid « liqueur » Sg. 78 a 8. Mais dans la pro- nonciation, l'assimilation dut se faire de bonne heure, comme le prou- vent certaines dérogations, autrement inexplicables : proinn et pronn « prandium w Wb. 28 c 20, 3i b 22 (à coté de proind 9 b 2.3 etc.), clainn Wb. 5 b ^3,finnœ gén. pi. âejind « poil » Ml. 72 b lO, fon~ naib dat. pi. àe fond « plante des pieds » Ml. 78 b 9, rinn « étoile » Ml. i/io d 3 (à côté de rind\ linn « liqueur » Tur. 109 a, Jinnatar « ils savent » Wb. 29 a 28, Ml. 99 b 10. Le verbe grendini « je marche » (avec ses nombreux composés) présente généralement l'assimilation : ingrennal « ils poursuivent » Ml. 26 d 12, etc. § 107. Le groupe inh se conserve généralement intact dans Wb. (Pedersen Asp. io3) : ûitbcbiimbe gl. cauteria i b 21, cinibid « captif « /i b 3o etc., imbed « abondance » 12 d 17, etc. Exception faite pour certains mots accessoires, dans lesquels des altérations de ce genre sont toujours plus rapides (cf. § 106). Ainsi clans les passages suivants le verbe substantif a son b changé en 111 après une m précédente : nànuuin (de nà-m-biii) « que je ne fusse pas » 17 d 23, conimad (de co-ni-bad), comminwiis (de coin-bimmis) « que ce soit, que nous soyons » 26 b 3i, 18, armad (de ar-m-bad) « afin qu'il soit » 20 d 26 ; mais le b se main- tient dans nombre d'exemples (armbad, imba, imbo imbem, etc. 1 1 a 19, 28 b 32, 27 c 1 1, 20 c 12). Le préverbe imb- (§§ 3io et /433) est ré- gulièrement déjà noté imui- dans Wb. ; par suite il est possible qu'il faille voir un b épenthétique dans imbràdud « méditation » qui se lit 6 b 6, 12 d 39, 16 b 16, 3i b 26, à côté du plus fréquent ùnmràdud i/j c 22 etc. Cette conclusion paraît confirmée dans une certaine mesure par la graphie timpne Wb. /i d 2^ du mot écrit ailleurs timne « testa- ment » Wb. i5 a 9 et qui sort lui-même de *îo-imm- ; le/) de timpne ne peut guère être qu'épenthétique. H y a également épenthèse de p entre m et //; dans ni-iiip-lba « je ne suis pas )> (§ àg^Y § 108. Dans Ml., où nib se conserve encore dans des mots isolés 6o PHONÉTIQUE (jinhcd par exemple, Asc. xcij), l'assimilation est régulière dans les mots accessoires : anumman (de an-nu-m-bari) « quand nous sommes » 27 b 10, arrorusa (de an-ro-m-b-sd) <( quand je fus » 46 b g (cf. ^gb i3, i3od 4, 62 c 9), roindis (de ro-m-btis) « ils seraient » 48 di2, aintar (de ain-btar) « quand ils furent » 84 d 5, 124 c 9, roniatar (de ro-iii- batar) « qu'ils ont été » i25 b 9. Et en cas de nasalisation syntaxique : debe mec(àe debe ni-bec) « petite différence » 4o a 20. De même dans Sg., armad « pour qu'il soit » 167 a 4- L'assimilation est faite dans cimmeda, gén. de cimbid, Hy. V 2, et dans immi » autour de lui» Hy. II 3i (rimeaA^ec timmi « chaleur m). î; iO(). Remarque. — Le groupe mm semble inversement être devenu mb dans le cas du mot ammus « essai » Wb. 2 c 27, Ml. gi c 6 (ace. pi. amsiu MI. 16 a 2), écrit ambiis Ml. 76 d 8. Mais ce n'est là qu'une apparence. Le fait que mb s'est régulièrement assimilé en mm rend peu vraisemblable l'hy- pothèse d'une dillércncration (v. Meillet MSLXlLaC) en sens inverse. Il vaut mieux voir dans ambiis une graphie analogique, comme le moyen-irlandais en présente tant pour le groupe nn, écrit nd par exemple dans ccnd « tète » au lieu de cenn ; cf. laîrand (du lat. latrônem), pendait (du lat. panitcntia, v. irl. pennit Wb. 26 b 20), persand (du lat. persona, v. irl. persan et persann), muilend (du. lat. mollna, v. irl. miilenn Sg. 49 b i5), cucend (du lat. cocjnlna, V. irl. cucann Sg. 49 b i5, 5i b 4, 5), etc., où le d n'est qu'une lettre adventice. Sur le cas d'un t épenthétique entre m et r, v. § 107. § iio. Dans le cas oi^i les groupes nd, mb sont suivis d'une autre consonne, l'occlusive finale est généralement traitée suivant la nature de cette consonne, et par suite l'assimilation n'a pas lieu. Pour marquer dans l'écriture la dissociation du groupe etTindépen- dance respective de la nasale et de l'occlusive, l'usage des mss. semble avoir été de surmonter la nasale d'un punctum delens. Ainsi de *ess-iiid-fédii)i, dont on a le présent asindiut gl. obsero PCr. 60 b 3, l'infinitif esiaisndls (de *eS'ind-féd-, § 127 Rem.) qui s'écrit fré- quemment aisndis \\h. oc 16, 12 d 20, 27 a 8, Ml. 4ob 8, i45c9, Sg. og b 7, 161 b 3 ; 1er/ est maintenu devant /aspirée (§ 116); la 3" pers. pi. ind. prés, aisndedat Ml. 3i a ig est écrite aisnddhat Sg. 70 b i3. Toutefois, ce procédé paraît avoir été usité de bonne heure avec une valeur sémantique pour indiquer l'indépendance étymologique des DES MOTS Gl deux consonnes, abslrnction Aiile de Taclion [>honétlquc de l'une sur l'autre ; dans, fr cci'i dire « présent », ccndirc « absent », tainigire « pro- messe )) (de *frith'Con~dirc, *an-con-dirc, *to-air-con-gain'), la nasale s'est certainement assimilé rocclusivc. De là l'usage du punctum delcns pour marquer l'éclipsé en phoné- tique synlactiquc (§s^ 170-171). § III. 3" Groupes dont la seconde consonne est s f r l n m. 11 l'aut distinguer deux cas suivant que la seconde consonne est ou non aspirée (cf. Pedersen Asp. 70). Devant s et/ non aspirées, les occlusives d et g tombent généralement. in-soscéle « l'évangile » A\ b. 7 b 10, iii-sciiduine (^ le vieibbomnie » \\b. 27 b 8, de *iiid-s-; nicssiiiiuiir VVb. 9 c 10, l'^pcrs. pi. fut. sigm. de midiiir « je juge », de nied-s- ; dofôrmastar Ml. 100 a 8, 3'' pers. pi. fut. sigm. dedofoniiagim «j'accrois », de niag-s-. doshiinfider « il sera refusé » \\b. 28 c i4, ruiisliiinfaïuii « nous pourrons nous désigner » \\b. i5 a 4, de sluindim ; duroscaifea gl. antecedet Ml. 139 b 3 Ç-scaiùca Ml. 89 c 12, -scaifet Ml. 84 b 4) de scaigim ; L'occlusive c tombe également devante, mais se maintient devant /'non aspirée: dofutbris Mh. 32 a 9 1'" sg. subj. sigm. de dofuibraccar «je désire » ; mais doicfa (Wb. 5 c 5, 29 c 4) fut. de ^doiccini «je vais ». Remarque. — L's issue de es devait être différente de Vs issue de gs, cf. § 120. § 112. Devant r et / non aspirées, d tombe de même: duàrhaid « il a montré » Ml. 129 c i5, doârbitb Wb. 19 c 11, de *to-ad-ro-bid (verbe doadbadini) ; -àirilli « il mérite » Ml. 84 c i3, airillind « mérite» Ml. 3o d 2 (cf. "NVb. 3i c 23) de *ad-ro-sillim ; immanârladmar « nous causons ensemble » V\h. 29 d 10 de *im))innadroglàd}nar, ; etc. /;/ linn Wb. 4 d 7, 29 a 17, 18 « le nombre » (de *ind-linii), d'où « ceux qui ». Devant 711, b s'est assimilé dans adim maie « vous êtes fds » \A b. 9 a i3 (de adib-). § ii3. Devant/ non aspirée, n tombe en cbangeanty en /; (c'est-à- dire en substituant la sonore à la sourde). Cf. Zimmer KZ XXVII 46o. Ex. : De fine « famille » avec le préfixe cou- : coibnÏHS « affinitas » 62 PHONÉTIQUE Sg. (g b g, 28 a ig), i5i b 7 elc, coibiiesta « parent » (Sg. i ib 2, Ml. 36 a 2). De fodail » part » avec le même : cohodlits « communion » W b. 9bi7. De.fiss « science » avec le même : ct'ibus « conscience » \\b. i d 6, II b 2 I , cuihsech « consciencieux » AA b. 10 c 8 , etc. La graphie bf se rencontre également dans les textes récents : cobfod- Jus Ml. 22 b I cobfodlaid Ml. 86 d 5 ; etc. Enfin, la graphie étymologique nf n'est pas rare: co}ifodli(d^\\\). 2^ b ig. Ni même la graphie ub: de fossad « fixe » (Sg. i3 a 5), avec le préfixe cou-, cobsud « fixe » Ml. i33 b 7 et, avec le préfixe, an-, anb- sud « mobile » Ml. i3od 3. § 1 14- Devant rlel s non aspirées, ji tombe purement et simplement. Souvent la consonne est géminée. Le groupe nr fréquent dans les formes verbales, où n est ou bien fin- dice relatif (§ 63 1) ou bien un pronom personnel infixe (§ 5o5), est de- venu rr de bonne heure : darrat « il s'est donné » "S^b. 28 b 4 (de *do-an-ral) ; Jjôre dorrigciii « puisqu'il a fait » ^^b. i5 d i3 (de do-ii- rigeni § 12g Rem.); doradchinir « qui a racheté » \\b. 2 b 9, dorraid- cbii'iir « qu'il a rachetés » Wh. 32 d lo. Devant;'^ la conjonction ro/z- assimile généralement sa finale: corro- chraiîea « afin qu'il puisse croire » ^^b. 12 c 33. Mais on a vu que dans la graphie /vse substituait souvent à r simple (§ 58) ; aussi rencontre-t-on des graphies comme dorrigeiii a il a fait » "VSTd. 3o d 22, corroaitreba « afin qu'il possède » V^h. 6 b 3 où le pre- mier r ne représente aucune nasale ancienne (corroaitreba de co-ro-ai- treba, comme la place de l'accent, sur ai, l'indique, § 6g8). Inversement, la graphie étymologique nrse maintient souvent : a)irO' chluuietar « ce qu'ils entendent » Wb. 1 1 b 6, conrochra « afin qu'il puisse aimer » Wb. 6 d i. Le groupe ni est devenu // dans ralleic « il le laissa » MI. 53 b 6 (àe,*ro-an-leic). Le groupe ns a abouti à s dans ses, subjonctif sigmatiquede senniin « je poursuis » (§ 332). § II 5. Devant r et / non aspirées, s tombe avec allongement com- pensatoire. DES MOTS 63 *es-lened est devenu él lied , élled « souillure » Ç\n^\mi\{àe a slenim) %k^^- *es-regim est dexenu -éirgim «je me lève », dont rinfinitif estéirge Wb. 5 b lo, œrge (Ml. 21 c 3, 83 a 5). § 116. Devant f, m, r et l aspirées, l'occlusive d se maintient sans changement. De là l'opposition de înfer « l'homme » Wb. 11 c 17 et de indjîr « les hommes » Wb. 5 c 6, in-fect-sa (ace.) « cette fois » et ind-ect-sa (dat.) « id. » ; inrect « le droit « Wb. i d ^ et indrecto « du droit » Wb. 3 c 4 ; inlic « la pierre » Wb. 4 d 16 et indliacc « delà pierre » \\h. k d i5. Ce fait est la meilleure preuve de l'aspiration de / et de r (Pedersen /. r.) ; cf. § ^7 et 111-112. Remarque. — Toutefois le cas de / présente un bon nombre d'excep- tions. § 117. Devant n aspirée, le ^f se maintient généralement aussi dans \\h. : indnôib « les saints » 21 c 5, * doindnachim «je communique » (\\ b. 28 a 17, 16 d i4 etc.), tindnacol « communication » (Wb. i a 9, g b 7, 33 a 8 etc.) ; ces deux mots ont toujours ndn dans Wb. Dans Ml., le d est également le plus souvent conservé ; toutefois à cùté de indnaide « attente » 42 c 22 (indnide Wb. 23 b 27) on a iiuuiide 42 c 23 ; dn Nevhe* doindnachim , tinnagat « qui communiquent » 93 a 20, doinna- satar « ils communiqueront » 3o c 17, tinnacol (93 d 6, 96 d 6, 97 a 7, 9, io5 d 10). § 118. Devant s aspirée, les occlusives sonores b et d se changent en sourdes. Ex. : Le verbe sôim « je tourne » combiné avec le préverbe iinb donne le substantif verbal iuipi'id « tourbillon » Sg. 106 b 10 (Oo b 10, 202 b 8), Ml. 61 a 28, 93 a 18 (120 c 8). De suide « place » on a le composé impiiide « siège (d'une ville) » (\\b. 9 c 10, Ml. 106 b 2), écrit impsuide Ml. 43 b 10, et inisiiide (Ml. i23 b 9). Le préfixe ind- devient inî- dans *ind-samail écrit intsamil \Ab. 1 1 c 7, 16 a 20, 27, intamil Wb. 5 a i3, 5 b 20, etc. et dans le verbe ind-samhir {% 433; cf. intamlitis Wb. 5 b 20, intamlid Wb. 9 a i4, intsamlanunar Wb. 11 b 16). Toutefois, il y a çà et là des divergences dans la graphie : indsamuil Wb. i3 a 27, insamil 3o a 26 (cf. Peder- sen Asp. 78). L'article a conservé son occlusive sous la forme / dans isint-salm-so 6^ PHONETIQUE « dans ce psaume » Ml. lA b 4? dint-snilb « du courant » Ml. 2 b 3. Par analogie, rocclusive t a été transportée à d'autres cas : isint-epistil » dans la lettre » Ml. 26 a 3, etc. (cf. Slraclian i?C XYIII 2i3). Mais la graphie conserve souvent d en pareil cas (^ 2o3). Sur inle « en elle », inliu « en eux», cf. ^ 010 Rem. i. S 119. Devant s aspirée, la spirante ch devient occlusive. Ainsi *secb-su « par dessus eux » (§ 5 12) est devenu seccn ^\h. 20 b i3, à côté de sechœ « outre cela » Wb. 2.4 a 17. § 120. Devant s aspirée, r se redouble dans crni, forrii de *air-sn * for-su (§ 5i3). La liiiulde s s'est également assimilé Vs non aspirée issue de 0^5 ou de ds dans le subjonctif sigmatique des verbes comme orgim « je tue » subj. orr- ccrdiui « je vais » subj. cerr-. Mais lorscpie Vs résulte de es, elle subsiste après r. Ainsi dediriin «je demande » subj. ars- -traccar « je désire » subj. dofotharset (MX. 54 a 28, accen- tué sur/o; pour l'absorption, cf. § i43). La raison de ce fait est peut-être que les deux s n'étaient pas les mêmes, s issue de gs conservant quelque trace de la sonorité du g dis- paru, et au contraire s issue de es étant franchement sourde. Ainsi dans le premier cas, il faudrait supposer les intermédiaires *orgs-, *org^-, *orz-, orr- et dans le second seulement *ares' ars-. § 121. Le groupe In aboutit à //. L'assimilation n'est pas faite dans la graphie de Wb. ; au contraire, elle est régulière dans Ml. : élned « souillure » (\^ b. 8 d 6, 11 b 9, Sg. 55 b 1 1), cUed (Ml. 22 b i, 92 d 12, 137 c 5) ; eomalnur « j'em- plis » (Wb. 2 c 10, i4, 7 b i5, 10 b i4, i5 d 27, 20 c 22, 20 d i, 2, 21 b g, 2'\ a 37, 27 c i4, 28 c 7, 29 a 16, 3o a i, 3i b 11, 3i, 3i c II, i4), comaIlur(M\. 46 c 20, 74 d 5, 94 b 4, 10, io5 a 6, 106 a 2, ii4 b 7, 121 b 8, 122 d 7, 129 b 2, i46 a i) ; etc. § 122. 4" (jroupes divers. Devant b, une s est tombée dans -epitr de ""es-hiur « je dis », et la labiale est restée occlusive, comme l'indique la graphie (§ 37) ; pour l'opposition asbiur : -epur, v. § 43 1. Les formes -aspena, nspeniud (§ 99) ne prouvent rien pour la conser- DES AIOTS 65 valion du groupe sp '■, la iovmc as- du [)iévcil)c (i; /|3i) montre assez qu'elles sont des reconslruclions analogiques refaites sur le verbe asfe- nifii. Entre ;■ et /, une gutturale est tombée dans les prétérits du type orl de ovïi^iin « je tue » (§ ooq) ; entre s et //; dans loisthe (§ 98) à coté de loisclhe « brûlé ». § 123. Mais ce sont là des faits isolés dont cliacun demanderait une règle spéciale. Un fait plus important et plus général est la chute de n entre deux consonnes à l'intérieur des mots (cf. Thurneysen ZCP V i). Cette chute se produit régulièrement entre / et d, entre m et g dans àildiu \\ b. 12 a 25 comparatif de àlind « beau » ; ciunce « étroitesse » de cumang « étroit », dont le gén. pi. Q^ti ciiuigae^W. 68 c 19, cuincae^W. 20 a 5, 3i c 12. Remarque. — La chute do n dans //; ciimcain « nous no pouvons pas » (Wb. 4 a 27) à coté. do ni-ciiming ACr. i3 a 1, ni-cnwaing Wb. ii b 9 « il ne peut pas » a amené la confusio-n des doux racines cZ/?g et ic dans la flexion de ce verbe ; de là coniciin « je puis » Wb. 20 d G, ni cumcii (MI. 18 b 5) et conic <■(■ il peut » Wb. 0 a 17, etc. Cf. cumang « pouvoir » Ml. 60 d 3, deaning « impossible » ^\ b. \[\h [\, 17 c 7, etc. Sporadiquement, la nasale n est tombée entre consonnes dans : do- foirde « que désigne » à côté de dofoinide Sg. 2o3 b /i, aisdiscn Sg. 198 a 10 gén. deaisndis « explication v^frecdairc {PCr. (\à a i)à coté de frecndairc « présent » (§ 110), scribdid « écrivain » Ml. i^ a 6 à côté de scribndid, tairgiriu Wb. 19 c 3, Ml. 33 d 22, datif de tairngire « promesse » etc. (Thurneysen /. c.) ; etc. Ce fait est très important dans la conjugaison, où l'insertion d'une nà l'intérieur d'une forme verbale a ime valeur significative (i^ 63 1). Souvent Vn se maintient contrairement à la rè"le, mais souvent aussi elle disparait sous l'action des lois phonétiques ; cf. Pedersen KZ XXXV /j02. II. — Phénomènes déterminés par l'accent. § I2/|. Les mots accentués ont un seul accent, fortoncnt expiratoire, qui frappe l'initiale. 5 06 PHONÉTIQUE Mais il existe un certain nombre de mots inaccentués qui se groupent autour des mots accentués, avant cl après. Les premiers sont dits ^ro- clitiques, les seconds enclitiques ; les uns et les autres seront indicpiés dans la morphologie. Le rapport qui unit les mots inaccentués aux mots accentués ressortit à la syntaxe (§ 58/1). 11 s'agit ici d'examiner les effets que l'accent a produits sur les syllabes accentuées et inaccentuées. Pour l'accent du verbe, v. § /i2i. Sur l'existence d'accents secondaires, v. § 5(j6 et s. Remarque. — Certains mots accessoires, adverbes, conjonctions, parti- cules font exception à la loi d'accent initial, exception purement apparente d'ailleurs, ces mots étant composés de pkisleurs éléments juxtaposés dont le premier est proclitique ; ce sont: didiu « donc », dochiim « vers » (§ y.6o), resiii « avant que » accentués sur la finale; immallc « ensemble ». immanaîar u réciproqucoient » accentués sur la seconde syllabe (cf. i; 5i() Rem. 1). L'in- défini alaile (|< 22C)), juxtaposé de ala-aile, porte également l'accent sur la seconde syllabe. § 125. i" Syllabes accentuées. En général, l'accent exerce sur les syllabes accentuées une influence conservatrice. Certains éléments, tels que les préverbes, soumis. à des balancements d'accent, ne se maintiennent que sous l'accent avec leur forme propre et présentent partout ailleurs une forme modifiée. C'est le cas notamment des préverbes di et to qui en position non accentuée se présentent indifféremment sous la forme do ; et aussi du préverbe es- qui partout ailleurs que sous l'accent a la forme as- (§ 161). § 126. Toutefois l'accent a causé un certain nombre d'altérations dans les syllabes qui le portent. a) i devient e sous l'accent devant certains groupes de consonnes et devant r. Notamment devant gn ', ainsi à dogniu « je fais » accentué sur la seconde syllabe s'oppose ni-dénim «je ne fais pas » (de *-dignim), et le prétérit parfait du môme verbe est ni-deriuis « je n'ai pas fait » (de *-dî-ro-gn-) Ml. 89 a 11, etc. L'infmitif de *iiid-gni)iini « je reconnais » est eiigH': Wb. 2 a 18, Ml. i/i c ig, i/i d 7 ; mais d'ailleurs 1'/ a été rétabli par analogie dans des cas comme ;// iii-géuiii « il ne reconnut pas » Ml. G9 a i5 (accentué sur in). DLS MOTS 67 Rcmar([ue. — Ml. présente qiu'l([nes changements de / en e qui ne sont sans (loule que tics l'autos d'oiLlioqraplio (Slrachan RC XVllI ai.'i): teget « épaisseur » /|S d \!\ au lion de \lgct , àleged « loi » 5o d a pour dliged, frc 90 c 27, frenn i if) d 5 pour///, frinn, etc. § 127. b) Sous raccciit, le yrinipc ai comprenant la voyelle a el un / d'infection passe souvent à e et à /*. Ainsi les préverbes air et ailh lors- qu'ils sont accentués deviennent souvent er, ir, eth, ilb. Y. s^ /129 et ajouter les exemples suivants : arbâgini « je prétends » (W !>. 16 d 9 ; accentué sur lui), mais /// irbâ- gain « nous ne prétendons pas » W b. 17 b (i (accentué surzV ; cf. irbâg « prétention » W b. iG d 8, ji); aniegiin « je prie » (Ml. 61 b i; accentué sur iic), mais cniaigdc, cmigdc, irnaigde, iniigdc « prière » Ml. 38 c II, 5o d 7, 5A c 87, 7.") a G ; Ml. ô/j d 7 ; W b. k A 20 ; \Yb. /i a 27, /( d 18, 5 c 20 ; arosailciiii « j'ouvre » dans arosaikiher « il est ouvert » Ml. i4 c 10 (accentué sur 0), mais ar-n-da-ersoilccl « aiin qu'il les ouvre» Ml. ''l'i a 12, ersailclhe « ouvert » Ml. 22 a 11, cisolciid « ouverture » Ml. 120 d f), irsolrolb A\ b. 22 d 27 (accent, sur rr, ir). *aith-balii}i « je meurs», d'où epclin « mort» A\ b. i3 b 20 (accentué sur l'initiale) ; de même edpart, idpart « olYrande » à côté de ad-biur (^ailbbitir) « j'offre » ; etc. Remarque. — C'est sans doute par analogie de ce cas que le mot qui devrait être '''esndis de * ess-ind-fed- s'écrit toujours aisndis Qi; 1 10) ; de môme es-ro- est devenu air- dans -airfeniis « j'ai raconté » V\h. 18 d 7 (§ 338), au lieu de er-. § 128. Dans quelques mots sous l'influence de la consonne qui suit, Vu d'infection se substitue à Vi d'infection dans les préverbes air et aith ; de là aiir, aiilh, qui sous Tacccnt deviennent souvent ur, iitb. Ainsi le mot erhun «prêt» Wb. 29 d 1 1, Ml. io3 c 6 s'écrit aussi irlaiii Wb. I b 9, i3 c 8, 5 c 18, 12 c 39, i4 d 29 et aurlain Wb. 8 a -^1 ; de même erlatii « obéissance » Ml. 60 b 16 s'écrit aussi irlatii Wb. 7 c 2, aurlatu Wh. 3 b i/|, G c 27, 7 c i5, id a 3i, 27 c 3, 33 c 7 et itrJatii (Hy. YII 8). De la racine du \erhe *ailb-ba « mourir» (parfait atba- tba[tar] Ml. 98 b 8, as-in~d-batbatar Ml. 3G d 10) dont Tinfinitif est aplbiu (de *aitb-ba-tbiir, \Vb. 23 c 5, 32 c iG), sont dérivés epaid « ueneficium » Inc. Sg-. Tbcs. Il 2^8, jib aiptbi AA b. 20 b 20 et iiptba (RC U 1 13, V. G et 8), et ipibarh Wb. 9 b 2 i (cf. Zimmer KSt. I 1 22). 68 PHONÉTIQUE § 129. c) Lorsqu'une syllabe de redoublement se trouve placée im- médiatement après Taccent, elle perd sa voyelle par syncope (§ i36), et il se forme compensatoirement une diphtongue dans la syllabe accen- tuée. Exemples: -follsitii Wb. i5 a 20 de *-fo-lilsitis (ace. sur/o; d.Ju- Ulsaingl. subportassem Ml. 78 d i). forroichan^W. 17 d i de *for-ro-cechan (ace. suv ro). doroigaid Wb. 20 a l\ de *do-rogegoid (id.). dofoînnsed Ml. 35 a 17 de*do-for-nie))iased (ace. sur for). Remarque. — Sous l'influence analoglqvie du préverbe di, le préverbe ro sous l'accent prend la forme ri au prétérit parfait du verbe dogniii «je fais » : dorigniiis « j'ai fait » Wb. 24 b 12, Ml. ^7 a 20, dorigeni Wb. 1 1 a 28, etc. ; cf. §§ i38et 338. § i3o. 2" Syllabes postaccentuées. L'accent a exercé sur les syllabes postaccentuées une action destruc- tive, dont ont pâti surtout les voyelles. Le premier résultat de cette action, c'est que dans les syllabes post- accentuées il n'existe plus de voyelles longues, exception faite pour les longues hystérogènes, issues d'allongement compensatoire. En outre, ultérieurement à cet abrègement des longues, les voyelles en position non-intense subissent trois sortes d'affaiblissements : tantôt elles disparaissent par syncope ou par absorption, tantôt elles se trans- forment par apopbonie en une nouvelle voyelle, moins définie au point de vue de Tarticulation, ou de timbre imposé par la position articu- latoire des pbonèmes voisins. Ces trois phénomènes s'appliquent aux anciennes voyelles longues abrégées aussi bien qu'aux anciennes brèves. Ainsi */// ardihen (accen- tué sur ar) est devenu ni airdben « il ne détruit pas » Sg. 3o a /i (syn- cope) ; *ad-gJâd-am (accentué sur ad) est devenu acaldani (§ io3 ; absorption) ; *ad-rim (ace. sur ad^ est devenu àrani « nombre » (apo- pbonie). Remarque. — La voyelle syncopée peut laisser une trace dans l'infection de la voyelle précédente : caindlôir Wb. 24 b 32, 3i d 20 de lat. candelârius, et cf. ^ 292. § i3i. La syncope et l'absorption sont de tlate fort ancienne, anté- rieures toutes deux à l'époque des plus anciens textes, de sorte que le DES MOTS 69 vicil-iflandais lui-même ne Ibunill jLrénéralcincnt pas la raison d'être ni le point de départ des phénomènes. L'apo[)honie semble postérieure à la syncope et à l'absorption ; elle a atteint toutes les voyelles qui ont subsisté en position non-intense après raclion de ces deux dernières. Sans remonter à la préhistoire, on peut fixer les règles suivantes. § 182. fl. La syncope et l'absorption se produisent après Taccent de deux en deux syllabes, en parlant de la syllabe qui suit immédiatement l'accent. Ainsi un pr'im'ih^ en igeiia conservé sur les inscriptions oghamiques (§ 3) est devenu iiige}i « fille » (i; f^^ Rem.). Les mots latins aposloJus, philosophus ont été empruntés sous la l'orme apstal \\ b. 18 c i (2^ a 2 5), feisub ^^b. 26 d 26, 27 a 10; et le verbe praedicâre a donné pridchim (pridchaiin). Dans la ÛQxionàe doinoi ni in- « je pense », tom- nihther (§ 187) remonte à -io-m(o)nib(i)ther. De même pour l'absorption : le latin abstincutia est devenu abstanit V\h. 6 b 17, 6 c i5 (par l'intermédiaire dc*abst)jit, § i^4)- ^ i33. Cette règle aide à comprendre un certain nombre de contra- dictions apparentes dans l'application de la syncope et de l'absor- ption. En face de -derlaigthe « serait pardonné » Ml. 32 c 17 (de *di'r(o) -laigthe), on adoroJgida Ml. 32 c i5 (de *do-ro-l(ii)gida, accentué surro). En face de adroiUiset « ils ont mérité » AYb. !\ c 35 (4 c i5. Ml. 61 b 17) de *ad-ro-silHset accentué sur ro, on a -âirillset « id. » Ml. ii4 c 9 (\Vb. 4 c 39, 4 d 10, Ml. 54 d 9) de *ûd-ro-silliset accentué sur ûd. Certains préverbes étaient primitivement dissyllabiques ; de là l'op- position de esgre « expression » Cam. 38 a, frecre « réponse » A^ b. 3 c 3i de *es-gaire, *fretb-gaire, et de airgaire (\^b. 3 c 3o), ergaire «pré- servation » (Ml. 35 c 11) de *are-gaire plus tard àir-gaire; le même mot a donné tairngire. v. promesse » Wb. 4 c 6, de *tair (to-air § 92) -con-gaire, à une époque où le préfixe air était devenu monosyllabique. § i34- Il en est de même en cas d'absorption: en face de accaldam issu de *ad-g!Adain (§ io3), on a iinmràdud « méditation » (y\h. i4 c 22, 16 b 16), issu de *imine-ràdiid, ancien *embi-râdiid. L'analogie a souvent troublé le rapport régulier des faits : à coté de yO PHONETIQUE airâbe « meurtre » (Ml. i/i a 2) de *air-di-be, on a créé un mot imdibe «circoncision » Mb. i d i5 etc., qui doit sans doute la conservation de son / à la date récente de son entrée dans la langue; cf. iiiidibciiar Sg. i43b 4, § i38. § i35. b. En syllabe finale, la syncope et l'absorption ont été sou- mises de bonne heure à certaines restrictions dont Tétude sort du cadre de ce livre ; mais on peut dire tout au moins que les syllabes deve- nues finales à l'époque des plus anciens textes ne subissent jamais au cours du vieil-irlandais la syncope ni l'absorption. Il n'y a peut-être d'exception que pour la finale du passif -bcrar dans les composés dobernr « il est porté » Ml. /jô b i, 60 b ig, Sg. /io b 9, asbzrar « il est dit » A\ b. 10 b 21 , i/i c 21, 28 c 1 1, Sg. 29 a 3, 187 b 5, qui apparaissent aussi sous la forme doberr AA b. 28 c /|, Ml. 5i b 23, 56 b II, Sg. 21 b 5, /i2 b 7, i4o a 4, i56 b 6, i63 b 10, i83 b 3, 189 b 2, asbcrrWh. 33 a 18, Sg. 21 a i, 210 a 3 (-epcrr), etc. § i36. Syncope. La syncope est la chute pure et simple d'une voyelle en position non intense sous l'influence de l'accent. Elle se distingue de l'absorp- tion en ce que dans l'absorption la voyelle laisse une partie de sa valeur vocalique dans une liquide ou nasale voisine. La syncope est particulièrement nette dans les cas suivants : a. Formation des mots. Après un préverbe ou un élément de composition monosyllabique accentué. anse « difficile » \\b. 5 c 16 de *an-asse. cosniil » semblal)le « (§ i/ii de *cO'Saniaiï). diltiid « fait de nier» Wh. i3 b 18, substantif verbal de ^tv////u- dini «je nie» (\A'b. 28 c i/i), à&*di-slondud (^% /i3o, ^9, i23, 37). esgre « expression » Cani. 38 a, de *es~gai?'e, § i33. foigde « mendicité » \N b. 20 b 8, 20 c 19, 3i b 28 de *fo-g!iidc. foxal « fait de chasser » (Ml. \)'^ d 5, i34 a 3) de *fo-coii-sal ; cf.foro.xlad « il a été chassé » Ml. 3i a 5. sidbir « éloquent » \Ab. 17 b [\ (sulbciir Sg. 91 b 3, § 79) de ^sn- laibir. § 187. b. Flexion des mots. Substantifs : âram « nombre» gén. âiniic, Sg. 71 b \^, d'igal « ven- DI.S MOIS -yi gcaiice » gcn. digle W b. 17 cl 12, iiiôidciii « louange wg'én. uiôidiiic \\b. 17 a i.'î, o/T//// « destruction » géii. oirnic (^ (S3) Ml. :4:^ '' i ; coliiui « chair » gén.colhio W b. 3 d 1, 23, niûlad « louange », gén. mollo] iadad i<. conclusion » gén. iad(a)da, *iadda, iata (§ 101) Ml. /16 a8; etc. Mais iiioiiie gén. de iiîgen « fille » (de *'iii(i)gena, § iSa). Verbes : de doinoiniitr « je pense », -tomiiathar « qu'il pcMise » Wb. 17 a i3(cr. diiiiinieiiathar, accentué sur e, Ml. 49 a 10), /// lonniibther « il ne sera pas pensé » (Wb. 26 b 28) ; de doluigini « je pardonne » iiidilgiblbc'r \\h. 33 b 8 (§ /i3(>) ; de gabiiii « je cliante » ro-gabath (accentué sur ga) Ml. 2/1 d i3, mais bi-ro-gbalb (ace. sur ro) Ml. 2^ d 10; de *////w-fl'/r-/r////,3''pcrs. sg. -n/r/c Ml. 35 a 7, 73 a 11, 3" pers. pi. -aircet Ml. 2 b 5,2 d 4, 17 b 20 ; etc. § i38. C'est dans la flexion que se rencontrent le plus grand nombre d'exceptions, consistant en restitutions ou conservations analogiques de "voyelles régulièrement soumises à la syncope. Ainsi dans la déclinaison: bairgeii « pain » gén. bairgiiie Sg. i8/i b3, iress « foi » gén. irsc Tur. 45 et iris se \N b. 1 a 9. Dans la conjugaison : inidibciiar « il est circoncis » Sg. i43 b 4 au lieu de iiiidibiiar. De dogiiiiiau prétérit, iiadii-digiiiMl. 23 b 10 et na- dndergini Ml. 23 c 10 ; selon Zimmer KSl II io5, Wb. présente dix do- rigeni contre deux dorigni, iMl. cinq dorigcni contre dix-neuf dorigni. Les finales eu -tar et -atar sont également fréquentes à la troisième pers. pi. du passif de la [)remièrc conjugaison (§ 35o, 365), etc. Souvent une voyelle soumise à la syncope est maintenue parce qu'elle appartient à un élément morphologique significatif. Ainsi de *to-aith- lutihiin « j'accorde » le prétérit est do-é-coni-iuicbt (accentué sur é ; Wb. 26 d 23, Ml. 54 c 23, 26, 55 CI, 96 b 5), où le préverbe com em- ployé avec une valeur grammaticale (§ 453) a conservé sa voyelle malgré la règle. si; 139. r. Suffixation ou addition d'un enclitique. 11 y a syncope dans la formation des participes (§ 484), notamment des deux premières conjugaisons : ro chiiidcid « il a été planté», clante « planté » (de*cland(ii)d-c', AVb. 21 d (î) ; ro dli'itbjd « il a été soli- difié», dli'ite « solidifié» (de *dliitb(a)d-e, Sg. (3 a 18); roléccd « il a été laissé», lciclbi<.iots lion le passage de la diplilonguc au à u simple en syllabe post-accentuée dans augaire « berger » deg-ugaire « bon berger » (§ 809), aue « petit-fils » iarm-ue « descendant » (Mi. iig b 12). Mais Ml. présente aussi ugaire yG d I ; et la grapbie des diphtongues est trop fuyante (,^ G6) pour qu'on attache quelque importance à ces faits isolés. § i^V- Apophonie. L'apophonie est Taltération de timbre que subissent les voyelles en position non intense sous l'influence de l'accent. Pour les voyelles longues, elle s'est ajoutée à une altération de quan- tité, celles-ci étant devenues brèves après l'accent (§ iSo), à l'exception des longues d'allongement compensatoire. § i48. L'apophonie résulte de ce principe qu'en position non in- tense l'articulation d'une voyelle est assez affaiblie pour pouvoir dépen- dre du point d'articulation des phonèmes voisins ; si ces phonèmes sont neutres ou inexistants, la voyelle tend naturellement à la position a, pour laquelle l'articulation est réduite k son minimum. On en revient ainsi en principe aux trois positions vocaliques que suppose le phénomène de l'infection. Suivant la position des phonèmes voisins, le timbre de la voyelle apophonique sera /_, a on 11 ] enfin, si les phonèmes voisins ne peuvent exercer qu'une action très faible ou même nulle, par exemple à la finale, la voyelle apophonique sera a. Il suit de là qu'il est généralement très malaisé de distinguer l'apo- phonie de l'infection, puisque le résultat des deux phénomènes est le même et que la voyelle d'infection en syllabe non intense devient le plus souvent la voyelle apophonique. § i49- Exemples d'apophonie. a. La voyelle apophonique est /. Toute voyelle suivie d'un phonème antérieur peut devenir / en po- sition non intense. Ainsi le génitif de ecJas « estomac » est edis Vsh. 29 a 26 ; celui de etach « vêtement » est eiaig Ml. i/t4 c 7, mais etich {\\h. 12 b 3, 2g b i?>y,dàil «part» (cf. \e\evhe dâlim «je partage ») fait en composition fodil « division » Sg. 188 a 11 ; samail (avec i d'infection) donne le composé cosniil « semblable ». On trouve aussi écnlfodail (Sg. 33 a 5) ou cosmail (ci-dessus), mais Va est en pareil cas une Aoyelle d'infection et c'est 1'/ qui est la vraie voyelle de la syllabe. ■76 PHOÉTIQUE Le datif de écen « nécessité » est écin Tur. i31. La 3" pers. asbeir « il dit » (de as-bhir; avec / d'infection) devient quand racceni frappe le préverbe niepir « il ne dit pas » A\b. 10 d 5. De do-tongim « je jure » on a au prétérit duciiilig AA I). 33 d 10, ^11. -8 a 6 (= * do-con-teihaig accentué sur coii). Du verbe Juid « il vint » (avec i d'infection) on a en composition foindar-Jid « subintravit » \\h. 3 a G, inoJaid « il pénétra » Ml. 25 a 21, inrualaid « id. » Ml. 71 c 7, c'est-à-dire 4id (plus un ^ d'infection dans les deux derniers cas). Le gén. sg. de coinncssani « voisin » esl com)iissiiii \Ab. i c 6. h'inCm'iûï de ar-moiniiir esl ainnitiu <.i honneur, respect » Wb. 7 •d 1^ etc., et celui de ar-ciiiiiii, airitiu « réception » "Wb. 29 a 6 etc. Exceptionnellement, un c a subi le changement apophonique en / devant phonème moyen dans forcital « enseignement »_, tairchiiaJ «pro- phétie » AN b. 5 a 8, de cétal; on lit encore for cetal Cam. 38 a. lleinarque l. — Comme on le volt par plusieurs des exemples qui précè- dent, rinlection se superpose souvent à Tapophonie. Dans -laid, Va d'in- fection remplace un u ancien, cf. ï; 7g. Remarque IL — Dans Wb. i5 a 3ole gén. sg. de lebor, qui est libiiir PCr. 2 a 3, est écrit libiir : la voyelle apophonique / a disparu après lu d'infection. »5 i5o. b. La voyelle apophonique est //. Toute voyelle suivie d'un phonème postérieur peut devenir u en po- sition non intense. Ainsi Vi degunn « action » étant suivi d'un /«postérieur, dont l'in- fection n'est pas marquée suivant le § 91, on a en composition déniim « action » (de*dégnîm, *di-giihii, § 126), parfois écril dénoin. Toutefois, en face de déniim, fognain Wb. 10 b 9 (gén. fognamo \\h. 3 d i4) et inchongnam Wb. 5 d 5 ont a au lieu de h comme voyelle apophonique. L'/ de fiss « science », 1'^ de mess « jugement » étant suivis d'un groupe ss de position postérieure, on a en composition cubus « con- science » AVb. Il b2i (§ ii3), iomus «jjoids» Ml. 33 c 17; mais les consonnes b ou m restent de position antérieure ; aussi de cubiis, tire t-on le dérivé cuibsecb « consciencieux » AA b. 10 c 8, et le génitif de io- mus est-il écrit toimseo Ml. 35 c 23, où 1"/ et 1'^ sont des voyelles d'in- fection (cf. le cas de dorus « porte », gén. doirsea). Les mots cubus, iomus pourraient donc être écrits cub'us. toui'us. En fait c'est une gra- HF.S MOTS 77 pliie semblable que l'on rencontre le plus souvent en cas de cbange- ment apophonique de e en u. Ainsi le datif singulier des mots diles « propre », crcliiicch « croyant», imbcd « abondance», imned « Iribula- tion », indeb « gain » est écrit dîlius Sg. 27 a i, crehniuch y\h. 10 a 5, imbiud Ml. 56 a i3, 94 b 11, imniudV\h. 7 b i(), indiub \\\i. 10 d 33, Ml. ko a 4, où r/ n'a que la valeur d'une voyelle d'infection, comme le prouve la graphie imbiid Ml. 45 c i, 56 b 23, et le datif dligiid de dli- ged, Ml. 19 d 10, Sg. 181 a 8. Dans MI. où l'infection de u n'est parfois pas notée (§ 76), la voyelle apophonique H disparaît après 1'/ d'infection dans/'H;?/i/53 h 8. Inversement MI. présente certains exemples de iu au lieu de i (Strachan ZCP I\ 5()), ce qui confirme lidée que I infection de u n'avait plus qu'une valeur graphique à l'époque de Ml. § i5i. Un a s'est changé en 11 devant phonème postérieur dans les mote suivants : adgaiir « j'appelle » (accent sur gaur, avec u d'infection) : forcoii- gur « j'ordonne »; andach « iniquité » dat. andiicb Ml. i34 d 3 ; atrab « demeure » dat. atnib (NN b. 21 c 7) ; biiiiad « origine » dat. bunitd Sg. 33 b 2 ; ciini- tach « construction » dat. ciinituch Tur. Su ; ellach « union » dat. cUiich A\b. 29 d 22 ; eolas « science » dat. eiilus Sg. 209 a 6 ; étnid v forni- cation )) dat. étri{d(Sig. 68 b 9) ; fiigall «jugement » dal.fugiill AM). 9 c 16 ; ilar « foule » dat. iliir A^b. 22 a 11 ; lestar « vase » dat. les- turVsh. 22 b 4; torad « profit » dat. tonid \\\). i«» d i4 ; taraud « fi- gure » dat, tôrunt Sg. 3 b 19 ; tossach « commencement » dat. tossuch Wb. 7 b II. Remarque. — Toutefois les adjectifs en -ach ne présentent jamais 1 apo- phonie de u au datif sg. : iressach « croyant » reste sans changement au datif (§ 2x3 Rem. II). § i52. c. La voyelle apophonique est a. Ce cas est le plus important ; mais, comme on l'a déjà dit (§ i48), il est double. Il comprend d'abord des exemples parallèles à ceux des catégories précédentes, dans lesquels la voyelle a a été imposée comme voyelle apophonique par les phonèmes voisins ; il comprend ensuite tous les exemples dans lesquels une voyelle quelconque a naturellement abouti à a, sans influence extérieure. 'jS PHONETIQUE On distinguera les uns elles autres. adcin « je vois » lait adcéthar « il est vu », mais ;// accaihar (accentué sur ac) « il n'est pas vu » (Ml. 08 1) (j). romidar « j'ai jugé » (de w/J///7') AMj. 9 b 5, 3* pers. sg. niiiiidair Ml. 72 h -21 (accentué sur ;;//), mais imriimadir « il a péché » A\b. i3 b 3i (accentué sur r//), dorumadir « il a calculé » Ml. tG c 11 (id.) ; dans tous ces exemples, le d est de position moyenne et le r de position antérieure. ro gnïtha « ils ont été laits », mais -rcgnatha ( ace. sur rd) Ml. 1 1 5 b 4 . *dî-fo-od-rethini « je résulte », mais 3" sg. dofnarat Sg. 12 a 3. De -semiiu le prétérit est -sél (§ io5), mais *to~fo-ro-sét devient doforsat Sg. 3i b 5 et *-to-fo-ro-séta -torsûta « ils ont été créés » Ml. 42 b i3. rh)i « nombre » en composition avec ad, donne*ad-riiii, d"où ârûiii a nombre » (cf. § i3o). slog « troupe » en composition avec tcg « maison » donne teg-Jach « valetaille » {yï. § 3o8). Dans la dérivation en -/// qui s'applique surtout à des adjectifs en ~e (§ 21 4), 1'^ s'est fréquemment changé en -a, parce que le t est de po- sition moyenne à la plupart des cas (autres que le nominatif) ; de là bestatii « moralité » de hcsîc, dânatn « audace » de dàiic, etc. (§ 3o2). Pieinarqne I. — L'a apoplionique est souvent noté e après un phonème de position anlérieure. En l'ace de beram « nous portons » de herim, gaidcin « nous prions » de guidim (§ 385) ; en lace do corpach « corporel » de corp, cretmech « croyant » de cretem ; etc. Du mot rim qui a donné drain (ci-dessus) le compose avec /o (*to-riin) est tuirem «compte ». De même le gén. de ciinhid « captif » est cimnwda Hy. V 2 ; l'inlluence analogique des alternances métaphoniques (cf. i; G7) n'est ici pas douteuse. Remarque II. — L'absorption peut contribuer aussi à développer un a apophoniquc. Ainsi le subjonctif de asbiur « je dis » est asber « que je dise » (accentue sur bef), mais quand l'accent passe sur le préverbe, on a coni-eper « que je ne dise pas » Wb. 82 a 20 et aussi conârbara « jusqu'à ce que tu dises » Sg. 209 b 3o (de *con-as-ro-berd) ; cf. le cas de doberr ^ i35. § i53. Le développement de la voyelle apoplionique a est relative- ment récent en vieil-irlandais. Les plus anciens textes (§ 10) n'en portent pas encore la trace. Ainsi \\h. présente parmi les gloses de la première main : esbelii DES MOTS 79 « inuliliU; » 9 1) i5 (plus lard cahalaid Ml. i3() c -j/S); JiigcU « juge- ment » 9 c /| (plus lard fugall W I). 9 c 5) ; fresdel « service » 9\ c 1 1 (plus [(ivd /restai); folog « fail de snpjuMlcr » 17 b 23 (plus lard falachy Cam. a tu-ihé^ol « ils vont » 38 b (plus tard do-lingat \Nb. 5 a 5) ; fédûl « du seigneur » 87 c (gén. Aq fiadu, plus tard fi ad a t). Et dans Philarg. : lorclh gl. fors (plus lard lorad); ôrargel gl. eleclra (plus lard argal « argent ») ; gigreii gl. anser (plus lard gigrann), etc. En rcvancbe, le développement s'étend de plus en plus à mesure que Ton arrive aux textes plus récents. Ml. porte forcaii « bout » au lieu de forccnn 91 a î» i , arase « proverbe » 55 a i3 au lieu de aresc, elc. i:; 15/4. Remarque. — Ln changement apoplionique de/ en <» se rencontre sporadiquement dans cpiclques exemples, trop nombreuv cependant pour qu'on puisse les inlerpréler comme de sinq)les fautes d'orthographe: niprid- clu'd « vous ne prêchez pas » Wb. 33 d i, do-epert « à dire » Wh. 22 a Zj, egept « Egvpte » Ml. !i(') h 26, 29 etc., oc diten « à protéger » Ml. 85 a 4- Cette apophonie est inexpliquée (cf. Slrachau ZCP l\ Aq)- § i55. Le cas des voyelles finales demande à être examiné à part. Cf. Strachan RC XX 3o3. ZCP IV 5i, 477. C'est une règle générale, dont on voit rnpplication au fur et à mesvu'c que s'avance la période du vieil-irlandais, que les voyelles finales tendent vers a. Déjà dans ANb., on rencontre les génitifs éiareerta 12 d 22 et hésa 28 d 2/i au lieu de étareerlo et béso des substantifs étarcerl « interpréta- tion » et bés « mœurs ». L'adjectif coibneste « aflmis » est écrit eoibiiesfa Sg. 159 a 3 ; il en est ainsi de quelques adjectifs en -e, et ceci se retrouve dans la dérivation en -lu (§ 3o2). Rcmarcjue. — Le passage de -u à -a semble attesté par na-bcula Ml. 19 c 9, ace. pi. de bel « lèvre ». Mais il peut s'agir d'une confusion purement morphologique ; cf. noita au lieu de noibii Qi, 210) ou d'une simple laute de graphie, les lettres a et u étant très peu dilférentes dans les mss. La dipbtongue ei de do-téi « il va » Ç\\b. 10 a 12) apparaît sous la forme di en position non intense dans -îâi Sg. 2() b 7. § i5(). En particulier, lorsque devant un / ou un e final, se trouvait un a d'infection, cet a a pris de bonne beure la place de 1'/ ou de Ye. Ainsi les finales -ai -ae ont abouti à -a dès Wb. et la confusion est com- 8o PIIOîJÉTTQUE plète dans Sg. De sorte que la même finale peut être écrite e, ae, a et même par analogie ai, i ; enfin la graphie x est également de mise. Ainsi/^r/g Wb. 12 b i5 gén. pi. àQJirt « miracle » esifertae Ml. 1 7 c 9; rétae Ml. i5 a 2 gén. pi. de rét « objet » est rela ACr. 8 b i. Le génitif de ainni « nom » est anme Sg. 211 b 6, Ml. 3G b i, anmac Ml. 3o a 10, 49 d 4, 91 a 6? io4c i, anmx Ml. 22 d 9, anmma Sg. 26 b II . C'est au nom. pi. de la 3*' déclinaison que la confusion est particu- lièrement étendue (cf. Straclian Erin I i) : àc pcccad « péché )), pcctbe \Yb. 9 d i3, pecthû AN b. 2 a C, pccthi ^^h. 4 a 8, pecthaiMl. 98 c 5 ; de guî))i « action )>, guime V\h. 26 c 8, gnima Wb. 4 d 12, gnimae Ml. 65 c 16, o^;;//;// Wb. 25 c 23, gnîmiii V^h. 8 c 4, guifux \N b. i3 d 29, etc. Ces différentes graphies représentent les trois stades -e, -ae, -a (et respectivement -i, -ai, a) de révolution de ces finales. C'est le stade intermédiaire que représente également la graphie x : on la rencontre dans Sg. dans des cas comme huihx 25 b 7 dcirhbx 66 b i5 oià il est manifeste qu'il s'agit d'un c tendant vers a. S 157. La finale -ea comprenant un c d'infection et la voyelle a s'est parfois simpUfiée en -e\ ainsi àcôté de deirchôintea (gén. de derchôiniiid « désespoir ») ^^ b. 21 b i, où Ve marque simplement la position anté- rieure du t, le génitif de ariJliiid « mérite » est ar/teWb. 5 c i3. § i58. La finale -/// est devenue -/ déjà dans AAb. 3 b 25, 4 b 3, 8 d 20, i3 a 26 ; cf. dans Ml. : /.'//// 53 a 2, dniii 49 b 8. § 159. 3" Syllabes préaccentuées. Cf. Zimmer Sitzher. d. pmiss. Akad.d. Wiss. (pliil.-hist. Kl.) XIX (hjoS) 434. C'est sur les syllabes postaccentuées que les effets de l'accent sont le plus clairs. Toutefois les syllabes préaccentuées présentent aussi dans leur vocalisme et dans leur consonantisme les traces manifestes d'actions exercées par l'accent. En- vertu de la loi d'accent initial (§ 124), ces syllabes ne peuvent appartenir qu'à des éléments proclitiques (§ 584)- § 160. a. Vocalisme. La syllabe préaccentuée présente sporadiquement quelques affaiblis- sements vocaliques, tels que : assimilation aux phonèmes voisins, transformation apophonique (§ i47), chute pure et simple. DES MOTS Ainsi, la conjonclion resiu « jusqu'à ce que » accentuée sur la finale (5:; I yJi Rem.) csldevcnuc risiu Ml. HSc t), etc. (cf. toutefois i:; i -jA) Hem.) ; après la préposition oc (s; ayC»), la voyelle a de Tarticle ou du pronom possessif se change parfois en o : oc-ond-ochàil « au lever » BCr. i(S d ^>, oc-o-5cribunl « à son écrire (!::> '^179) » '^r,- ^i3 b 4, occ-o csorcuin (t:^ 5()G) « à son trancher » Sg. 67 a k» ; oco îuistiii « à sa création » Ml. 19 d 5. La conjonction copulative ociis « et » Cam. 38 a est écrite acus dans le seul exemple de V\b. où elle figure en toutes lettres (§ 606), H a 10. La préposition fo est devenue fa dans la locution fadess no-fathuaith « à droite ou à gauche » Wb. aç) a :^i, et de même la préposition oc devenue ac dans quelques passages de Ml. 55 c 19, 82 d 11. Totitcfois, l'on rencontre également ixc pour oc dans un passage où la préposition étant suivie d'un autre proclitique devait d'après le !^ 696 rece- voir un contre-accent : ac du -guidi-siii « à ta prière » Ml. :>.3 a 5. Ce fait rend malaisée l'interprétalion du phénomène. i; idi. L'alternance des formes d'adjectifs pronominaux inrh el nach, ceci) et cacl) (§ 2a 1 et ss.) est due en principe à un balancement d'ac- cent, nech ceci) étant originellement des formes accentuées, nacJj cach des formes pré-accentuées. Enfin, il faut rappeler ici le changement des préverbes : di en do (^ 43o), qui a pour résultat de confondre en position préaccentuée les deux préverbes dî et to, devenus tous deux do (§ 270) ; es en as (§ 43 1) ; céta en cela ou cita (§ /i3o, et v. Zimmer KSt I 112). Dans les textes plus récents, di préaccenlué est parfois écrit de- (cf. les exemples de Sg. cités |^ /iSo el ajouter : dcn chamull " du chameau » Tur. Go). En revanche, le changement de ro en ;// semble indépendant de l'ac- cent (i; 72); s'il est fréquent en syllabe préaccentuée (Strachan ZCP IV 5o), on le rencontre aussi sous l'accent. La même observation s'ap- plique au changement de do en du, fo enfu, no en nu, etc. § 162. L'affaiblissement de la voyelle préaccentuée peut aller jusqu'à la chute par absorption : traceiuisoin (de lar-a-cenn-soni) « par leur tète )) Ml. 27 c /i, trachénn (de iar-a-chénn) « par sa tète » Ml. 101 a 3. Ou même à l'apocope pure et simple : ainsi les adverbes iuinialle « en- semble », innnanetar « réciprorpiement » sont devenus de bonne heure malle Hy. II 66, vianetnrWh. 3i d 1 ; l'adjectif pronominal ala (^ 221) se réduit à /a dans les locutions rrtr/;-/r/-5(7... //wt'/^/Vt' A\b, \hàç),cach- 0 02 PHONETIQUE la-céin... in-ccin naili Ml. 19 L i, 19 c i, /jo b 8 « tantôt..., tantôt... » (§ 224) et dans cach-Ja fociill... an-aill « chaque mot... ]'auti-e... » Ml. 24 d 3o. § i63. /;. Consonanlismc. Le principal fait à signaler est le changement de / en â en position préaccentuée à l'initiale des prépositions (préverljes) to et tar et de l'adjectif possessif io. On trouvera des exemples de ces faits aux §§ 281, 435 et 5i8. Ce changement s'est produit au cours de la période du vieil- irlandais. Dans les plus vieux textes, comme \\h. prim. man., Gam. et Phil. (§ 10), on trouve encore le / conservé en position préaccentuée (cf. Thurneysen ZCP III /19). Ainsi : iic-ihegot (ultérieurement do-tiagat) Cam. 38 b, toncomra gl. ut tacderet nos AVb. i.^ b 23, tucrecha gl. mentiri Phil. 8 a i3, etc. Exceptionnellement, le t se rencontre au lieu de d dans des textes récents : Io iicitch MI. 4<> c 2/1 au lieu de do-ncuch « à qui- conque )) ; lo-fortacbt « Ion aide » Ml. /|5 c 7. i:; i64. Certaines chutes de s et de/ à l'initiale sont dues également à la nature proclitique des mois où elles se produisent. Par exemple aniûl {ai)iail Cam. 38 a) à côté de sa mail j rith à côté de frilb (§ 55), s'expliquent par l'opposition de la forme préaccenluée ou proclitique et de la forme accentuée. Mais la question est encore mal éclaircie. A ces exemples, il faut joindre le cas de l'article ind qui remonte à sind (cf. s conservée après certaines prépositions, 5:5 2o5) et des formes démons- tratives and « là » à côté de sund; ade, ede, ide à côté de side (§ 5/ii) « celui-ci ». Remarque. — La préposition ainal « comme » proclitique conserve sa silTlante initiale lorsqu'elle est suivie d'un pronom suiïixe enclitique : samliim « connue moi >■> (§ 5 12); cf. § 691. CHAPITRE III DE LA PHRASE § i65. L'étude des rapports phonéliques des mots dans la phrase constitue ce qu'on appelle la phonétique syntactique. 11 ne faut pas confondre la phonétique syntactique ainsi définie avec la phonétique syntaxique qui étudie les rapports de s\ntaxe dans la mesure où ils sont exprimés phonétiquement et qui l'ora l'objet de déve- loppements spéciaux dans la troisième partie (î:;;:^ Q2S et ss.). Il s'agit uniquement d'examiner ici les accidents phonétiques que les mots peu- vent subir dans la phrase du fait des mots qui les entourent. La phonétique syntactique n'agit jamais qu'à l'intérieur de certains groupes de mots, de cohésion plus ou moins grande, dont la composi- tion sera indiquée dans la troisième partie (sji; 682 et ss.). Dans ces groupes peuvent se produire accidentellement d'un mot à l'autre, certains des phénomènes phonétiques indiqués dans le chapitre précédent. On notera que dans les groupes verbaux, aucune action phonétique ne s'exerce naturellement entre la syllabe qui précède iminédiatemont la syllabe accentuée et cette dernière (^^ /jaS et Sq.S). Toutefois, deux phénomènes généraux méritent d'être retenus et exa- minés ici, parce qu'ils appartiennent à des catégories de mots définies : l'aspiration et la nasalisation. 84 PHONÉTIQUE I. — De l'aspiration. S i66. Un certain nombre de mots et formes flexionnelles (nomi- nales et verbales) provoquent l'aspiration du pbonème initial du mot suivant. Cette action est naturellement sans effet sur une vovelle initiale ; et sur les consonnes elle ne se manifeste dans l'écriture que dans la mesure oi"i la langue est capable de noter l'aspiration (îji^ 32 et ss.). C'est-à dire que c el t deviennent régulièrement f/;_, //; ; p quelquefois seulement /i/;^ et généralement dans les textes les plus récents ; s et f ne sont notés i et/ que dans les textes qui emploient le punctum delens (§ 5i). Enfin, l'aspiration n'est pas marquée après les pbonèmes qui déaspirent (î^ 97)? pour le cas des groupes de consonnes, v. sji; 100 et ss. Pour la valeur phonélique et la notation graphique de l'aspiration, v. Pedersen^s/). passini ; pour le rôle syntaxique du phénomène, v. Pedersen /CZXXXV 3i5 et ss. § 167. L'aspiration se produit dans les cas suivants : 1° dans la déclinaison (Pedersen /iSg) : a. Après le datif singulier de chaque déclinaison. h. Après le nom. sg. de la première. c. Après le gén. sg. de la deuxième. d. Après le voc. sg. et le nom. pi. masc. de la deuxième. e. Après le nom. -ace. pi. n. de la deuxième. /, Après le nom. -ace. duel de tous les noms masc. et fém. g. Après les nomsde nombre ^/a (nom. -ace. -gén. masc, gén. fém.), di, tri et cctbir (ces deux derniers au neutre seulement) ; Pedersen /I2S. /;. A|)rès le n. aill « autre » (§ 221). 2" Après les substantifs et adjectifs, premiers éléments de composi- tion (Pedersen /j4i '■< § 3o8). 3" Après les pronoms suivants (Pedersen /127): sî « elle M ; -m- -t- -a- pronoms infixes des i''*', 2" pers. sg. et 3*^ pcrs. sg. n. ; mo do a « mon, ton, son » (ce dernier se rapportant à un mot masc. ou neutre) ; iussn '< toi ». ni-: i.A l'iiuAsi: 85 § iGN. V Après les |)i('[)i»sili()ns suivanlcs (Pederson '\:>2) : ûiiial ar ccii di do funl jo iiii à ol Iri(lir). o" Après les préverbes siiivanls (i^ 4-^8), égalenieiU lorscpTils jouent, s'il y a lieu, le rôle créléineiils de composition (§ 3io ; Pedersen 3/|0 et aith air ccl di fo ianii iiiib iiid rein ro lainn lo. 6° Après les particules suivantes, en composition (î^ ^lo) : do III i Ih'b so. 7" Après les formes suivantes du verbe copule (Pedersen 019) : a. r^'eta'^* personnes de l'ind. prés, conjoint (à la 3'' pi. seulement dans Ml. et Sg.). b. A rimpératif. c. Aux formes conjointes du subj. présent, sauf à la 3'' pers. quand elle est terminée en -b (~p)- d. A la 3" pers. sg. de Timp. du subj. et du futur bcd (bad). e. A la 1" pers. sg. du prétérit conjoint -bo (ba). 8° Après les conjonctions suivantes (Pedersen ^ai et 4 20) : ce (fin) CD ma 6 acus no. f)" Après rinterjeclion à. Remarque I. - — L'article aspire aux cas correspondants à ceux de la flexion des substantifs indiqués ci-dessus (§ 2o4) ; cf. Pedersen 43o. Remarque II. — A la liste des pronoms il faut peut-être joindre hed « cela » (Pedersen 327); pour inti « celui-ci », v. § S/iQ- Remarque III. — Dans Ml. les prépositions /or et /n produisent excep- tionnellement l'aspiration (for-chcnn li\ d :i[), fri-chcUl 50 b 33); de môme dans Ml. et Sg. etar,for et frith en composition (etarthoîhaim Ml. ko d 0, ctarsuidigtlie Sg. 68 b 4, forthaclit Ml. 93 c ib, frithcheist Sg. i63 b 10). Remarque IV. — Dans AU. et Sg. la conjonction ar « car » produit l'aspi- ration (Ml. 42 c8, 109 c 9 ; Sg. 18 a 3, 206 a 3) ; mais Wb. ignore cet usage (5 b 4o, 22 d 9, 33 a i5). Remarque V. — Après no, l'aspiration ne se produit dans Wb. que sur un nom, et pas sur un verbe; mais Ml. ne connaît pas cette dislmction (§ 588 d). 86 PHONÉTIQUE Remarque VI. — Les négations n'aspirent jamais naturellement. Quand 11 >• a aspiration après une négation, c'est que la négation implique un pro- nom infixé (Thurneysen ZCP II 76, Pcdersen KZ XXXV 358). ^ lOq. Certains mois sont rcLelies à l'aspira tion et conservent leur initiale non aspirée après des finales qui aspirent (cf. Pedersen Asp. 166). Ainsi les pronoms possessifs uio et far (§§ 617 et 5 18) ne subissent jamais l'aspiration de leur initiale ; aussi les Irouve-t-on notés fréquem- ment dans les groupes iiinio et bar (prononcé tmr). Cette exception se justifie par des raisons sémantiques. L'aspiration aurait eu pour résul- tat de modifier trop gravement le possessif de la première pers. sg. (sur- tout dans les cas où il perd sa finale : dini àes) et de faire confondre far « votre » avec ar « notre », en un mot d'ôter à l'un et à l'autre toute valeur significative (cf \Vh. Stokes KZ XXXVIII 468). L'adjectif pronominal cacl) est également rebelle à l'aspiration (cf Zimmer GoU. Gclebrt. An~. i8ç)6, 38()): do càch Wb. 1 a 1, o-cach V\h. I c /4, o-ccch \\h. '.i a l'i, a- cacha m ni VVI). 1 c 8. Toutefois l'usage n'est pas ferme: aniakhacb Wb. 33 c 2, fiad chàch Wb. 2 a 1, 3 a 7, 18 d 8 (grapbies étYmr)l()giques). L'exception est peut-être due ici à une tendance dissimilatrice. Pour certains autres mots, il arrive qu'accidentellement l'aspiration ne soit pas notée ; mais ce ne sont que des imperfections de grapbie. II. — De la nasalisation. Cf. Thurneysen ZCP V i. § 170. Un certain nombre de mots et formes flexionnelles provo- quent la nasalisation du pbonème initial du mot suivant. Cette action se manifeste dans l'écriture de la façon suivante : a. Devant voyelle par la préfixation d'une n. a n-alhir « leur père ». L'// est j)arfois surmontée d'un punctum delens. §171. /'. Devant occlusive sonore par la préfixation delà nasale cor- respondante : ar n-doriis « notre porte » ; a lu-has « leur mort ». Di: LA riiiiAsr. Celle graphie représenlr en (ailiiiK^ piduoncialirm : itrnorus, amas (cf. § lof) cl s.). Très lircjnciuiiiciil, la nasale csl stiiiiiiHiléc, du [)iin(liiiii dclcns : taibriih a-léicblc ùdoih « accordez-leur leurs droils » VVb. G a 20 ; for ùdcscrc « voire amour » Wh. m5 a :-!i ; céin liibiis « lant que sera » Wl). (S I) I ; for dib figablaib « surdcu\ fourclies » Ml. [\') c 9. I']\c(>pli()iinelleuienl, dans les le\les récenls, la nasale est subsliluéc à rocclusive : alâ debe mec ii-aiid « il y ici a une pelile diiïérence » Ml. 4<> a yo (de debe m-bec). S5 17^!. c. Devant occlusive sourde, le plus souveni, par rien du loul. /(//• loimliii « voire o|)inioM » ; ar pecllki. « nos péchés » ; a césad « leur passion » . Mais dans la prononcialion, Tocclusive sourde devenait sonore (ihv'mliii, bectba, gésad). Dans quelques exenqiles, la sonore est niènie notée dans l'écriture ; 'nila'ni diagmaiii fobailbis « (jnand nous allons au haptènie » Wh. -^ a if) (de *inUiiii n-tiagmani; cï. *u-lathar écrit dathar Wh. yi c 9, aS d f\ ; *n~téte écrit déte Wh. 11 d 7) ; iiacbgéin « quelque temps » \M). 7 a 1 1, 2 /i d 1 1 (de *nacb-ncéin) . Exceptionnellement la sonore est précédée de n : co ii-dodsitis « afin qu'ils tomhassent » \\ h. 5 h 1 1 représente *ùi n-todsilis (de doiiiit « il tomhe ») qu'il suffisait d'écrire co dodsitis (cf. ZCP IV 55, /i7<,|)- Remarque. — L'action de la nasalisation sur les occlusives est quelque- fois désignée sous le nom cVéclipse ; ZE distingue Veclipsis nasalis (sur les occlusives sonores) et Veclipsis dcstitiicns (sur les sourdes). Sur tous ces faits cf. Zimmer KZ XXVII, 4^0- § 173. d. Devant /par rien du tout : a-fundatferai « quand tu te montres » Ml. 38 c 26. Dans la prononciation, comme l'indique le traitement du groupe in- térieur nf (s> 1 13), la spiranlc souixle / devait être prononcée sonore. Î5 x'j'x. e. Devant les autres consonnes, quelquefois par la gémination (!:; 56), le plus souvent par rien du tout : a lin « leur nomhre » ou a Jlîn ; a rîg « leur roi » ou a rrig ; a mag « leur champ » ou a iiimag ; / soscélit « dans l'évangile » on / ssoscélii. Remarque. — Il n'y a sans doute pas lieu d'attacher ici une grande ÔO PHONETIQUE importance à la géminalion en tant que phénomène synlactique ; puisqu'on la rencontre également dans le cas de l'occlusive sourde : i-ccach lucc » en tout lieu » AVb. "j à i, a- ccùrs.igad « leur blâme » Wb. 39 a 17. Tous ces faits rentrent dans la question générale delà gémination, indicjuéc, mais non résolue, aux tji; 56 et ss. § 175. La nasalisation se produit dans les cas suivants: 1" Dans la déclinaison. a. Après l'accusatif singulier et le génitif pluriel de toutes les décli- naisons. h. Après le nom.-voc. singulier de tous les mots neutres, à l'excep- tion de nûj, n. de nacb (§ 222), ni « quelque chose » (§ 55()) et aill « autre », n., qui aspire (§ 221). c. Après les noms de nombre dd (nom. -ace. neutre), dib (dat. pi.), sccht, ocht, nôi, dctch. 2° Après les pronoms suivants : -a- infixe de Z^ pers. sg. m. ; ar « notre w/âfr « votre » a « leur ». 3" Après les prépositions suivantes : co « avec » / iar re(ria). Mais \A b. se distingue des autres mss en ce que la nasalisation n'y est jamais marquée que devant une syllabe accentuée; Ml. et Sg. au contraire présentent quelques exemples de nasalisation devant syllabe inaccentuée (Thurneysen ZCP^ 3). En outre, la nasale tombe parfois devant consonne lorsque le mot qui nasalise se termine lui même par une consonne. Il se produit en effet en pareil cas un groupe de trois consonnes, exposé à .se simplifier, d'après le § i23. Enfin, il faut ajou- ter que la graphie néglige parfois indûment de noter la nasalisation (Peder.sen KZ W\^' 334). i; 176. L'aspiration et la nasalisation, phénomènes essentiellement phonétiques, ont pris de bonne heure une valeur morphologique, qui se manifeste clairement dans l'expression de la relation (§§ 62S et ss.). Cette valeur morphologique se trouve même exprimée dans des cas oii les conditions phonétiques ne justifient pas l'aspiration ou la nasa- lisation. Ainsi il arrive parfois qu'un mot s'intercale entre celui qui produit le phénomène et celui qui le subit : issi chiall « c'est le sens » est correct; mais w/ insochiûJl'Ml. 88 b 11, 90 c 24 « ceci est le sens » montre l'aspiration sautant un mot pour l)i: l,\ l'IlHASK 89 atteindre le suivant; le ch de cbiûll n'a qu'une valeur niprpholof^iquc puisque iuso ne produit pas Taspiralion. De même, d'après nirbii chal- léic, Sg. 3i b 2:^ l'ournil nirhii cognomen challcic « ce n'était |)as du tout un cognonen ». Sur le cas où lasplralion désigne le sujet en cas de phrase nominale, v. § 602. Il en est de même de la nasalisation. Le mot déde « dualité » nasa- lise en qualité de nom neutre : de là déde n-and « dualité ici » ; mais \A"b. I a 5 porte déde didiu n-and, où l'adverbe didiu « donc » interposé n'a pas entravé l'action de la nasalisation. DEUXIEME PARTIE MORPHOLOGIE PREMIERE SECTION DES XOMS GÉNÉRALITÉS Cf. Wh. Stokes BB XI G5, KZ XXVIII 289, XXIX 879 ; Thurneyscn KZ XXVIII 145. § 177. La déclinaison comporte trois lïenres, trois nombres et cinq cas. Les Ivo'is genres sont le masculin, le féminin et le neutre. La répartition des genres dans le vocabulaire ne se laisse ramener à aucune règle précise, si ce n'est pour certaines catégories de dérivation qui seront étudiées au chapitre iv (§5; 288 et ss.). Quand une même déclinaison comporte des noms masculins et neu- tres, le neutre n'a de forme propre qu'aux nominatifs, vocatifs et accu- satifs, et jamais qu'une sevde forme pour les trois cas. 1:5 178. Les trois nombres sont le singulier, le pluriel et le duel. Ce dernier est déjà en voie de disparition. Son datif est toujours iden- tique au datif pluriel, et son génitif au génitif pluriel (moins la nasa- lisation); les autres cas sont en général identiques tantôt au nominatif singulier, tantôt au nominatif pluriel. En outre, les substantifs au duel sont toujours accompagnés des formes correspondantes du nom de nom- bre deux (§ 243). Sur le duel. cf. Ebel KSB H 70. 9 4 MORPHOLOGIE § 179. Les cinq aw sont le nominatif, le génitif, le datif, le vocatif et l'accusatif. Il n'y a pas un seul paradigme où les cinq cas aient tous une forme difîérente. Le vocatif notamment ne se distingue du nominatif que dans quelques déclinaisons ; et les trois cas nominatif, vocatif et accusatif n'ont souvent qu'une même forme, par exemple au neutre. Sur l'emploi des cas, voir ^S 206 et ss. CHAPITRE PREMIER DES SUBSTANTIFS § i8o. Les diverses formes flexionnelles, dont bon nomljre sont d'ailleurs iirégulières (cf. § : ^m. flede, fochricc « récompense » gén. foçhricce, gabàl <»u gabàil « prise )) gén. gabàle, grîan « soleil » gén. gréne (§ 04), icc « salut » gén. îcce, ingen « fille » gén. ingine (§ 137), iress « foi » gén. irisse et irse (§ i38), Idm « main » gén. lame (§ 81), /o/io- « vaisseau » gén. htngae, met (et méit) « quantité » gén. méite, miicc (( porc » gén. inuiccc, orciui « destruction » gén. oircne (^ 137), /)/«?; « peine » gén. pêne (§ 04), rann « part )> gén. ranne, rigan « reine )> gén. rignae, saiget « flèche » gén. saigle, tabart ou tabairt « apport )) gén. iabarte, tesbnitlj « manque » gén. tcsbnithe (BCr. 3d), /()/ « volonté » gén. tuile (^ 08), /h?// « orgueil )) gén. naille (Ml. 33 b 17), mais aussi nàilbe \A b. i4 c 21, 3() b 21, peut-être d'un mot dilTé- l)i:S SIJIISTANTII'S 97 icnl (vï. Thunioysoii KZ \\\ III 1^17 cl \M.. Slokcs KZ XXWIII 472) ; Ole. Remarque 1. — J..C3 mois aimser « temps » et persan (emprunté du latin persôna) font exceptionnellement au nom.-\oc. phu-iel aimsir, pcrsin et au nom. -voc. -duel persin (Sg. 2 i 2 b 5). Remarque H. — Les suljslantil's en -acht de la première déclinaison pré- sentent quelques irrégularités. D'abord ils n'ont jamais trace de posilion antérieure au datiC et à l'accusalir singuliers : dôinacht « bumanité » fait au dat. dôinacht, à l'àcc. dôinacht n-. En outre certains d'entre eux ont au sin- gulier des formes à nasale empruntées à la cinquième déclinaison: ainsi à côté de bcndachtae gén. de bendacht « bénédiction » on a aussi bendachtan ; de même, de fortacht « secours » l'ace, sg. ai f or t acht ai n Ml. 27 a G ; de diUhracht « désir » le gén. sg. dnthrachtan, Ml. 55 a 17, etc. Remarque lll. — L'alternance de la posilion anléricure cl de la position luovennc au nom. sg. est limitée au cas des subslantifs verbaux (comme gabdl, tabari etc.). Gomme la position moyenne est plus anciejineque l'autre, on peut attribuer celle alternance à une confusion du dalif et du nominatif singulier (cf. Zimmer G. G. A. iSijG, p. 379). La quatrième déclinaison pré- sente une confusion semblable, aussi dans des substantifs verbaux (55 19G Rem. IV). § i83. La flexion du second lype est ainsi caractérisée: Sin». Nom.-\oc. désinence -e. (Jénitif. désinence -e. Dal. -Accus. désinence -/. Plnr. et Duel. Nonl.-^'oc-Acc. désinence -/. (■('nitif. désinence -c. Datir. désinence -ib. L'accusatif singulier et le gcnilif pluriel produiseiil la nasalisation (§17'0- § 18/4. Paradigme. Sing. Nom.-V Ace. Génif. Dat. oc. Cure « paix » céri n- core ccrl Plur. Nom.-^ oc.-Vcc. côri (îénitif. côre n- Dalif. côrib 9 8 MORPHOLOGIE Duel. Nom.-Yoc.-Acc. côii Génitif. côre Datif. côrib Se fléchi.sscnl de nicnic les subslanlifs: ailhc « ixTiiunéfalion », ence (encae) « innocence », faille « joie », foigdc « mendicité, gorte (gor- tae) « faim », guide « prière », iinie « sens », insce « discours », soilse (( lumière », torbe (torbae) « profil », ii'iare (tnarae) nourriture », unge (ungae) « once », etc. Remarque I. — Sur les mots dont le radical se termine par une consonne de position moyenne {lype cncae^, v. ji^ 80. Comme on l'a dit au !^ i56, le groupe final -«f se réduit parfois à -a ; ainsi nom. sg. unga BCr. 3 c. Rcmaïque H. — Le mot ré « espace (de temps) » se fléchit comme suit: Sg. nom. ré Ml. f^\ a Z|, i33 b 7, géu. ree Tur. 71 et rehcWh. [\ c \\ (^ 28), dat. râ (Wb. 23 d 3o), PI. nom. rei AGr. 2 d i et ree (BCr. i8 c 3), dat. réib AVb. 23 a 8. § i85. Les mots adaig « nuit », bliadain « année », iuis « île » et sétig « épouse » se fléchissent à tous les autres cas qu'au nominatif-vo- catif du singulier suivant le modèle de côre. Ainsi le génitif singulier de ces mots est aidche (§§ 187 et /ji), bJiadne, inse, sétche, le nom. pluriel aidcln, bJiadni, insi, sétcbi, etc. Toutefois, par analogie de la troisième déclinaison (§ 191), le mot bliadûiii l'ait au datif sg. bliadin BCr. 3^ a 9, 39 d là coté de l'accus. sg. bliadni il). 3:^ h 7. Cf. Thurneysen KZ XXVIII i/,5, Wb. Stokes KZ XXVUI 289. Remarque. — 11 iaut sans doute joindre à cette liste le mot adim « instru- ment » Ml. /|9 b 7, géu. sg. aidmc Ml. 5i c 5, nom. pi. aidmi'Wh. 3 c i/|, Arm. 189 a i, ace. pi. aidmi Ml. 75 c 4 ; mais il est accompagné de l'article masculin dans Ml. 89 a 8 (n. pi. ind-aidmi). § 186. Seco;\de déclinaison. La seconde déclinaison, qui comprend des noms masculins et neutres, se divise également en deux types. Dans le premier type la flexion est caractérisée delà façon suivante: Sing. Nominatif. consonne de position moyenne. (îénitif. consonne de position antérieure. Datif. consonne de position postérieure. ,- ..„ S masc. consonne de position antérieure. Vocalil. i ... ' neutre, consonne de position moyenne. Accusatif. consonne de position moyenne. DKS SUIJSTAJiTTrS QQ ... ^T . . . i masc. consoiiiK' (l(^ iiosilùjii aiili'rifurc. Pliir. Nomiiialii. ] , • • / noutrc. cuiisoiiiic (le jKisilioii inoM'iiiKMjink'siiU'ncc -a. (jciiitu. consonne ch; position niovcniie. '^''''''- dôsincncc -aib. Voc. ^ masc. di'sincncc -u. Accus. ( nealrc. consonne de position moyenne ou désincnccr?. Duol. Nom. -Voc. -Ace. consonne de position moyenne. Génitif. consonne de position movcnnc. Datif. désinence -aib. L'accusatif singulier et le génilil' pluriel produisenl la- nasalisation (§i7<0- Au neutre, la nasalisation est en oulie produite également par les nominatifs-accusatifs-vocatifs du singulier et du duel. § 187. Paradigmes. Sintr. Plur. Mascu in. Neutre. Nom. fer a 1 lomme » Nom .-Voc. -Ace . nert u- « force » Voc. f'- Ace. fer 11- Gén. fir Gén. neirt Dat. fur Dat. neiirt Nom . fir Nom.-^ oc. -Ace. iierl ou nerta Voc. Ace. fni Gén. Jer 11- Gén. nert n- Dat. feraib Dat. nerlaib Nom. -Voc. -Ace. fer Nom. -Voc. -Ace. nert n- Gén. fer (jén. nert Dat. feraib Dat. nertaib Sur/tv, cf. §§ OS, 73, (S3 ; sur iierl, ii, Gç). § 188. Se iléchissent de même les substantifs: masculins, apstal « apôtre », gén. apstail, hall « membre » gén. haill ou Imll (§ 84) ace. pi. /;////// (i> i)<>), hél « lèvre » gén. hcoil, beîiiil (^ 80), ceiui « tête » gén. ciiui dat. ciiDin (s; (J8), craiin « arbre » ^^cn. cniinii dat. cntiin (^ 90), demnn « démon » gén. demuin, doiiiun « monde » gén. domiiui, ech « cbeval » gén. cich (^ 08), éii « oiseau » gén. éoin ciiiin (^ 80), fér « herbe » gén. féiuir (§ 80), Jiach « dette » géa. féicb (^ 04), folt 100 MORPHOLOGIE « chevelure » gén. fuilt (î; 79), iasc « poisson « gén. cisc (§ 6/4), lebnr « livre » gén. Jilndr {% 1/19 el Rem. Il), uiacc « llls » gcn. tiiaicc meicc (§ 84), nél « nuage » gén. ;////// (i; Sli), popiiJ « peuple « gén. popiiil, rose « œil » gén. mise roisc (^ i'){)), salin u psaume » gén. sailiii, son « son )) gén. suin (§ 68), tob « Irompelte » gén. tuib (^ 68), Uvp « trope » gén. truip (§ 68), elc. neutres, accobor « désir », àes « âge » gén. àis Sg. 63 b 5, aicned « nature » gén. aicnîd, bas « mort » gén. bais, biad (( nourriture » gén. biid, cciicl « race » gén. ccneôil cenii'iil {^ 86), decbor « tlilïerence » gén. dcchiiir, dligcd « loi » gén. dJigid, éiach « vêtement » gén. claich étich, galar « maladie » gén. galir, folad « signification » gén. foJaid, forcell « enseignement » gén. forciU, forcilal « id. » gén. forcit il, g nid « degré, grade » gén. grâid, iiiiucd « trihulation » gén. imnid, inralb « trahison » gén. nirailb, rdlh « grâce « gén. n//"//;, sdilbar « travail » gén. sàithir, scél « récit » gén. jt^V//// (§ 86), etc. Remarque I. — Dans quelques mots, la consonne finale reste de position moyenne au datif singulier, ce qui revient à dire que rinfection de n ne se produit pas (cf. «:< i5o). Ainsi les mots galar, forciîal, oscar, corp, macc, raîh, salm font au A&\\{ galar (Wb. 12 b 1 1, 28 d 1 1, Ml. 61 a 37), forcital (Mb ^\) a 0), oscar (Wb. 12 d lO), corp (Wb. 11 d 7, 12 a 12), macc (Wb. 7 c i3), rath (Wb. 5 d C), 18 a 8), salin (Ml. 27 d 2, i3() a (i) ; toutefois forcitul est la forme ordinaire de Wb. (5 d 10, i5 a i^, lO a iZ|, 18 a 8 etc.). Cf. ce qui est dit au !:< 218 des adjectifs en -ach ; mais des substantifs aslach « séduction », crislach « giron », cllach «union», f'/ar/i « vêtement », miillach « sommet » on a les datifs ^75///^ Wb. 3o c i3. Ml 2G c 9 (^aslach), elliig AVb. 23 a 12, 29 d i).-?. (e II Lie h), ctiich Ml. 90 d 3, crislach Ml. 983 22, miilliich Mb 58c/|, Tur. i/io(cf. !:; i5i). Remarque 11. — Le mot dennin « démon » fait au génitif pluriel dcinna Hy. I /j5, 111 9, IV 3, VII 3G (lire sans doute ^/(7»/h7<', cf. Fél. Oeng. 2Z1 févr., 17 oct., Ep. 198, 21 1). Remarque 111. — Le mot dia m. et Dieu » se ilécliit comme suit: Sg. nom. dia, gén. dé (dée) , dat. dia, voc. dé, ace. dia n- ; PL nom. dé, gén. dia /;-, dat. délb, ace. dén (déo) ; pour comprendre cette llexion, il faut combiner les j^vi^ 04 et 18G. Remarque IV. — Au nom. -ace. phuiel des mois ueuires, la forme courte (nert) est spéciab^ucnt employée lorsque le substantif est accompagné de l'article : le substantif seul a au contraire généralement la forme longue DKS SUHSTANTIl'S lOI (ihrtii). Du moins le l'ail a rlc v(''iiliL' [)oiir Si^-. ÇZCP IV V^f)) où on lit : inna nert lof) a i, inna grân « les m-ains » iS'i I) .'), etc. Hemar([Me V. — L'mlliieiice anal<)ni([ue de la ciiKiiiiènie déclinaison se lail senlir rà el là sur la llt^xion des mois nenlres en -cch ou -dch , du moins au pluriel ; ainsi d'après tcdi pi. u. tige, dal. tigih ^ on a tlu mot cunirech <( lien » le dal. ])l. ciiiinrigih \\'\>. ■>,!> h i r , 3o a 0,3 à cùlc de cuimregaib a6 d 2J et de tosiach nom. |)1. tosge Ml. qG b 5 ; cf. Stra- clian, m.-Ir. Dccl, 'lo n. 1. i; iISi). La iloxion du second Ivpc est ainsi caraclérisce : Siiiir. l'Ii Dm !Suin.-Ai'c. désinence -e. (nMlil.-\'i)C. désinence -i. Dal if. désinenc(! -iii. i» nuise . désinence -i. ÎNonii nalif. / llrillrc désinence -e. (irllllil. désinence -e. Datif. désinence -ib. "\'oc. -Accus. masc. neutre. désinence désinence -tu . -e. ^lom.-^ oc- Ace. désinence -e. Génitif. désinence -e. Datif. désinence -ib. La nasalisation est produite exactement comme dans le type précédent. § 190. Paradigmes. Duel. Masculin. Neutre. Nomin. cèle « compagnon » Nom. -Voc. -Ace. criile u- k cœur » Vocat. cèli Accus. cèle n- Génit. dU (iénitif. cridi Datif. cèliu Datif. ciiiliu Nomin. cch Nom. -Voc. -Ace. criile Voc. cl Accus. ccliu Génit. cèle 11- Génitif. cride 11- Datif. cèlib Datif. cridib Nom. -Y oc. -Ace . cèle No m.- Voc- -Ace. cride n- Génit. cèle Génitif. cride Datif. cèlib Datif. cridih Se fléchissent de même: masculins, ane « pclit-fils », dalle (daltae) « pupille », echaire « écuyer », saitbe « essaim », tccbtaire « inten- 102 MORPHOLOGIE dant », tigerne « maître », uisce « eau », etc. — neutres, ciiiiiacbtc (cumachtac) « puissance », déde « dualité », êsce (éscae) « lune », csscirge « résurrection », fir litige « serment », frccre (frecrae) « réponse », indarbe Qndarbae) « fait de repousser », orhac « héritage », rîge « royaume », soscéh « évangile », subc (subae) « joie », tinme « pré- cepte », fn'de « trinité », tuile (tolae, § 79) « flot », unie (miiae) « bronze », etc. Remarque I. — Sur les mots dont le radical se termine par une consonne de position moyenne (type daltae, éscae), v. § 80. Comme on l'a dit au !^ i56, le groupe final -ac se réduit parfois à -a dans les mots de ce type ; ainsi nom. sg. ésca « lune » BGr. 3 d, nom. pi. frecra « réponses » Sg. 26 a 12. Remarque II. — La finale -iii se réduit parfois à -u ; régulièrement dans les substantifs du type daltae éscae (de là les datifs singuliers daltii Wb. 27 d 18, escu BCr. 82 a 6, forbii Ml. i5a 5, 5o c i\ de forbe « perfection », etc.) ; et accidentellement dans les autres (timnii Wb. 6 d 2, fîrlugii Sg. 217 b I, etc.). Exceptionnellement, la finale -iii est devenue -/ (j^ i58) dans les datifs didni Wb. 4 b 3, tigcrni V\h. 8 d 20, ccneoU 3 b aS (de ccncle <.< race »). Remarque III. — Le substantif masculin daine « homme » a un pluriel irrégulier tiré d'un autre radical (cf. Brugmann ZCP III SQr)) et cjui se flé- chit ainsi : nom. voc. ace. dôini, gén. dôine n-, dat. dôinlh. Par ex. le voc. sg. est diiinï Wb. i c 8, mais le voc. pi. -dôini W^b. 27 d 11. § 191. Troisième déclexaison. La troisième déclinaison comprend des noms masculins, féminins et neutres. Il y a deux types de flexion, caractérisés respectivement par la position antérieure ou postérieure de la consonne finale du radical. 1''' type. 2*^ type. consonne de position postérieure, ilésinencc -0, -a. [ m. f. désinence -e, -a. s neutre, consonne de position ( postérieure. Sing. Nom. -A oc- Dat.-Acc. consonne de position antérieure. Génitif. désinence -0, -a. l'iur. Nom. -Voc. nénitif. / m. f. j neutre. désinence désinence désinence -i. -c. -e. Dalir. désinence -ih. Accusatif. ( m. 1. f neutre. désinence , désinence -i. -c. 1 r m. f \ ne ut désinence -ae. dérsinence aih. désinence -//. rc. consonne de position postérieure. DES SUBSTANTIFS lo3 Duol. Nom.-Yoc.-Acc. ronsonno do position consonne de position ;u 1 1 ( 'l'i (■ Il n • . poslériourc . (irnilif. di'sinrnci^ -i)^ -^/. désinence -0, -fl. Diilif. (lésiiiciice -/'/'. désinence -aib. L'accusatif singulier et le génilil" pluriel produisent la nasalisation (§ 170); au neutre, la nasalisation est en outre produite également par les nominatifs, vocatifs et accusatifs du singulier et du duel. § i()2. Paradigmes. 1 II (position antérifure) (position posti'rioure) musc. IV'in. neutre. masc. f'éin. nentre. Sing. Nom. -\ oc. 5«;7 1. u cinl » i giitbm. ^<\o\\i> ^ . ,., ;//»/;■ «-« mer» ,, 1 (/(V'h-<( larmo) Ace. sud II- ) guth n- ) Gén. sûlo (sala) iiioio (moiii) golho (gotha) dcro (dcra) Dat. sûil iiiiiir guth dcr Pinr. Nom.-Yoc. ) , ) gothae (gotha) ) Ace. ) ) guthu ) Gén. sâile n- iiiiu're n- gothae -n d'-rac 11- Dat. sùilib iiuiiiib gûlhaib dciaib Duel. Nom.-Yoc.-Acc. sûil imtir n- guth dcr n- Gén. sûlo (sala) nioro (iiiora) gotho (gotha) dcro (dcra) Dat. siiilib inuirib gothaib dcraib Le premier paradigme de chacun des deux types est comnuin au masculin et au féminin ; mais si'iil est féminin, guth masculin. § 198. Se fléchissent de même les substantifs : masculins : L cuàiiii « os » gén. ctiàrna, ciiiibid « captif » gén. ciiii- bcda (§ \b2),fâith « prophète » gén. fâtbo, uiid « pointe » ^é.n. renda, diialig « vice » el sualig « vertu » (gén. pi. duakhe Hy. Yll 87, nom. pi. sualchiWh. 2^ a 29, !^ 3i3). It. hith « monde » gén. belho, crut h « forme » gén. crot]nt,fid « bois » gôn. fcdo, fcd a, Jirt « miracle » gén. ferlo, gin « bouche » gén. geno, gui m « action » s^(i\\. giiîmo, tiiess « jugement » gén. incssa, riiithcirith « course » gén. rctha, snith « cou- rant » gén. srotba, suth « rejeton » gén. sotha. C'est à cette flexion qu'appartiennent les nombreux substantifs ver- baux (infinitifs) en -ad et -ud (§ 29/1) ainsi que les abstraits en -as et 104 MORPHOLOGIE 'US du § 299. Ainsi : cJnd « fait crécbappcr » géii. celulbriV\]K 11 c 11, molad « louange » ^én. molîo, nwJla(^ i3-), Joilsigud « manifestation » gén.foilsicblJjoM b. 12 d 10, rclad « révélation » gén. réilo ; iadûci « con- clusion » gén. iain (^ 101) Ml. '|6 a 8, etc.; lonâas « indignation » gén. londassa ^\\. 59 a 17, inruccits « dignité » gén. iiiuriccso Sg. 69 b 3, testas « témoignage » gén. testassa \^b. i (> a 26, etc. féminins: \. flàiih « puissance » gén. flâtho, cniim « ver » nom. pi. criimai ^11. ''i-i c i, coliun « cbair » gén. ro///c'^ J///7 « élément » gén. dûlo Sg. 76 b S, focbaid « triindation » gén. focbcda el focbedo (focbodd). neutres : I. buâid « victoire » gén. huàda, driiimm « dos » gén. dronuuo, guin « blessure » gén. goiia, liiid « masse liquide » gén. leiida; II. Z?//- « broclie » gén. /v/VT^ donis « porte » gén. doirsea (§§ i5o, 1.37 et 85), ///; « h\é » gén. elljo, niid « hydromel » gén. meda, mind « dia- dème » gén. miuda, rind « étoile » gén. renda, recbt c droit » gén. recbto. Remarque 1. — Dans quelques mots du premier tvpe dont la voyelle radicale est de position moyenne, 11 se produit une infection progressive (§ 80), qui atteint la voyelle déslncntielle partout où elle se présente avec la position antérieure. Ainsi le mot cnâim « os » fait au pluriel cnâmai, cndmae n-, cnâmaib, tandis (\\\cfdith «prophète » fait fàhhi, fàiîhe n-, fâithih. La dis- tinction de ces deux cas est alTairc de vocabulaire. Rernarque II. — Dans les listes qui précèdent on peut relever, sous le n" II, de nombreux mots comme bith ou hir, où la position postérieure n'est pas notée dans l'écriture (^5 76) ; mais au cours de la llexion. la différence des deux tvpes apparaît : ainsi bith fait au nom. pi. bctha et non *bilhi, bir fait au datif singulier biur et non bir, etc. Toutefois, dès le vieil-irlandais, il s'est produit entre les deuv séries quelques confusions analogiques, généra- lement au profit de la première. Ainsi le nom. pi. des mots du 2" tvpe qui est régulièrement en -e (-ac, d'après la remarque précédente, d où-t7^ >? iô()) se présente parfois sous la forme -; (ai) ; de là pour des mots tels c[ue iniig « esclave », peccad « péché », trois formes de nom. pi. : inoge \\h. 27 c S, inoga (\\h. 27 c 17) et mogi AVh. 7 d 10; pccthe Wb. 11 d 9. pectha AVb. 3 a 6 cl pccthi \\h. 25 b 9 ; cf. Slraclian F^riii I i. C'est par une confusion du même genre qu'il faut expliquer que le mot rét m. « objet » gén. réio, qui appartient originellement au second type (ace. pi. relu) se présente parfois aux nominatif-accusatif et datif singuliers sous la forme réit \Yb. 5 c 28. 2'i b lO, 27 d 25, etc. Remarque III. — Quelques mots féminins du premier tvpe ont subi DES SUBSTANTIFS I OO l'influence analogi(|n(' de la |)r{'inl('MC déclinaison (l\pc tî^/cî/g, § i85); ainsi luih « herbe » fait au ^viùlW liiibc (lorni., liibe St,^ loo b ■>, ou lubac Sg. 6r b i5 (s! cSi), mais au dalif-accusalif /(///^ Sg. o") b :i ; rt/a/s « cgllsf? » elfuil « sang » ont une doul)lc llcxion : gén. iCColsd W h. 12 h 18 (cf. 7 c 8, 9 c 7) et ecailsc Ml. 05 cl i (cf. Wb. 22 c 20) ; gén. folo Arm. iSy b Çfola Ml. 87 c 6) et/u//e Ml. 22 b I (Wb. 2b!, [nie Ml. 3- c /,), ace. fuil Wb. 2 b 1 1, 20 d i3 et fiiiU Wb. 3i bai. Ueniaïque IV. — Dans les textes récents du vieil-irlandais, on constate une confusion au pluriel entre l'accusatif et le nominatif des mots du 2'' type. La désinence -a y est parfois remplacée à l'ace, pi. par la désinence -a (subsidiairement -/ d'après la remarcpie II, p. lo'i). Ainsi on rencontre les ace. pi. gotha Sg. [1)7 a i i (da giith), gnima Ml. Si il i , 99 d i (de gnim), iinliida Ml. 107 a 3 (de î'nitiith), pcctlii JMI. /|(') d 6 (de pccauf) ; etc. Remarque V. — Dans les textes récents du vieil-irlandais, le nom. -ace. pi. des mots neutres du -j^ type prend parfois la désinence -a; de là doirsea « portes » Ml. 46 a 19 à côté de doras (^i\. Zi(' a 12) ; sur beiira (nom. pi. de hir) Sg. G7 bu, cf. MSL \IV ^lo n. Remarque Al. — Certains substantifs de la troisiènicdéclinaisonenqDruntés du latin ne présentent pas de désinence au génitif singulier, ce qui revient à dire qu'ils sont indéclinables à ce nombre. Tels sont : abgitir « alphabet », arguminj « argument », digaim « diganmia », grammaîic « grammaire », stoir « histoire », tabcrnacuil « tabernacle », icstimin « témoignage » (cf. Strachan, middlc -Irish Dcclcnsion 25). D'autres ont le génitif en -e comme s'ils étaient de la première: canôin gén. canônc (dat. canoin Ml. 46 c iZi), infinit gén. infinité Sg. i54 b i (dat. -ace. infinit Sg. 190 a 3, Ml. l\2 c 33). Excep- tionnellement, l'analogie de la première déclinaison s est étendue au datif (cf. ci-dessus, Rem. III): trindoti Ml. i5 b 4- datif de trindéit. ^ 194. QuATKlÈME DÉCLINAISON. La quatricDic déclinaison comprend des noms masculins et féminins essentiellement caractérisés par la présence cVune consonne qui figure à tous les cas de la llcxion autres c|uc le noin.-voc. du singulier (et géné- ralement aussi du duel). Celle consonne, c|ue Ton appellera thématique, peut être une gutturale (c, g ou cb^ cf. i^ 4i), une dentale- (/_, d ou //;) ou la nasale n. Sous celle réserve, la flexion se présente de la façon suivante : Sing. Xoiniiiatif et A ocalif. voyelle ou consonne de position quelconque. Génitif. consonne thématique de position moyenne. Datif et Accusatif. consonne thématique de position antérieure. io6 MORPHOLOGIE Plur. Nominatif. Génitif. Datif. ^ ocatif et Accvisalif. Duel. Nominatif, Vocatif et Accusatif. (lénilif. Datif. § 195. Paradigmes. Sinr Plur Nom.-Voc. Ace. Gén. Dat. Nom. Voc.-Acc. Gcn. Dat. consonne thématique de position antérieure, consonne thématique de position moyenne, consonne thémaliipie -f- désinence -aib. consoiuie thématique -|- désinence -a. semblahles au nominatif singulier ou pluriel consonne tliémalique de position moyenne, consonne thématique + désinence -aib. ctUhir f. (( ville » betbii m. « vie » o-oJfl m. (( forgeron» calhraig 11- calhrash cathiaior calhraig cathracha cathrach n- catbrachaib bcihaid II- beOiad bt'tliaid bclliaid bcthada bclhad II- bctbadatd Duel. Nom.-Voc. Gén. Dat. Ace. cûlhraig ou catbir bcihaid catlirach bctliad cathracha ib hetl.kida ib gobainii 11- gobaiiii goba in II gobaiiiii gobanna gobann 11- gobaiinaib gobainn gobann eobannaib § 196. Se fléchissent de même les sulistantifs : à gutturale : aire « maître » gén. airech, are « tempe » gén. arach, éo (( saumon » gén. iach, ceo « nuage » gén. ciach, mire « maître » gén. r/z/rcr/; (masculins) ; daur « chêne » gén. daracJ), cacra « hrehis » gén. caerach, làir « jument » gén. làrach, nafhir « serpent » gén. nalhrach, sail « saule » gén. salacb (féminins), etc. à dentale : ab « ahhé » gén. abad, asca » rival » gén. ascad, bibdn « coupahle » gén. bihdad, cin « trihut » gén. cinad, cing « guerrier « gén. cinged, dînii « agneau » gén. dinct, driii « druide » gén. druad, coimdiu « seigneur » gén. coimded, eirr « guerrier sur char » gén. erred, fiadu « seigneur « gén. fiadat (anc. fcdof, § i53),/// « poète » gén. filed, lue]} « souris » gén. lochad, mil « soldat » gén. niiled, nia « neveu » cl (( champion » gén. niad, agi « hôte » gén. ôged, traig « pied « gén. traiged et tous les noms abstraits en -tu gén. -tad indiqués au i^ 3o2 (masculins); cré « argile » gén. criad, léiiie « chemise » gén. Icined, tcnc F)IvS SUBSTANTIIS I O7 « feu » gén. loicd (('('miniiis) ; dé « fumée » gén. diad, brdge « cou » gén. bràgal, tcuge « langue » gén. leiigad (de genre indécis), etc. à nasale : hrilhciii «juge » gén. /;/77/;('///rt/Hîl touslcsmolsen -(-///(i:; :'!9i), escung « anguille »'gén. cscougan, jiadii « témoin » gvn. Jiadaii, iwidiii « enfant » gén. nôidcn, nieiinie « esprit » gén. mcninan (masculins) ; coibse « confession » gén. coibsen, d'île « déluge » gén. dilenn, Eriii « Irlande » gén. Erenn, oblu « hostie consacrée » gén. oblauu, talam « terre » gén. lalman (féminins), etc. Remarque I. — Un certain nombre de substantifs subissent la syncope de la voyelle intérieure aux dat. et ace. pluriels; ainsi ab « abbé », cin « tri- but » font à l'ace, pi. cinta Wb. :i,7 c (i, au dat. pi. aptliib Wb. k) d 2, cintaib \\h. 33 bai. Remarque II. — Quelques autres ([ui subissent également la syncope aux deux mêmes cas y sont caractérisés par la position antérieure delà consonne tbématique : ainsi cara « ami » gén. carat, nama « ennemi » gén. namat, mala « sourcil » gén. malacli font ace. ])1. cairtca Wb. 22 a (j, naimtca Ml. i33 b g, maiigea Ml. 3o c 11, dat. pi. cairtib \\\). i4 a 82, naimtib Ml. 23 a 3 1(^85). Remarque III. — Dans bon nombre de mots, le dat. -ace. sing. a la forme du nominatif: datifs cathir (à côté de catliraig). Ml. 7.4 a i3, Sg. 28 a 8, caitbir AVb. i3 b i ; bcthn (à côté de bcthaui) Wb. 25 c 13 ; talam (à côté de talina'ui) Wb. 7 c 8. C'est particvdièrement le cas des mots en -tu (gén. -tad), comme aiiiiatii (dat. >Vb. 6 c 27, ace. AVb. 7 c i5), foirbthetu (dat. ^^'b. I a 9), cochrkiitatii (dat. Ml. 36 a 3), ôcntii (dat. Wb. g c 28), ûrdatii (dat. Ml. i5 b ij), etc. Pour les mots en -tin, gén. -tin v. ci-dessous. Les féminins accuiss « cause » (dat. pi. aicscnaib Ml. 62 a 22) etaisndis «exposé » (gén. aisndlscn Ml. 8g d 6, Sg. 2o3 a /|, ace. pi. alsndisnca Ml. 35 b 20, 5i d 2) font à l'ace, sg. accuiss Sg. /lô b 3 (et aicsin Ml. 38 c Zi), aisndis Ml. 126 b i,et au dat. sg. tucw/s Ml. go a 7, aisndis Wb. 12 d 30, Ml. 1/40 c g. Remarque IV. — Les substantifs verbaux (infinitifs) en -tiu (-siii) gén. -tin (sin) ont sur certains points une lle.vion irrégulière. Beaucoup pré- sentent au datif singulier la forme du nominatif: do-foditiu Wb. 3o c 23, i-toimtin Wb. lO d 4 à cùlcde fodit in Wb. i4 b i3, 17 c 17, toimtin Wb. 20 a i4, etc. Et inversement, dans les textes récents, le nominatif sing. prend parfois la forme du datif: aicsin Ml. 44 c G, 116 a i, taidbsin Ml. 4o a i5. Enfin, certains ont au datif sg. une finale -e (empruntée peut-être au nom. sg. des mots du type dite gén. dilenn) ; de sorte que le dat. sg. peut présenter trois formes diflérentes : I o8 MORPHOLOGIE airitiu k réception », gén. airiteu, dat. airilin Vth. lO a i5, airitiii ^\h. 19 c i3 et airile Wb. 28 1) 21. loimliii « opinion », gén. toimtm, dat. toiintin ^^ h. 20 a i4, et toimlin Wb. 16 d 4. ttiistiii « création », gén. tiiisten, dat. ttiistiii Ml. 7'4 a 11 et ////5/(' Wb. 33 b 6. rfchtii (f arrivée » dal. richtin AU. io5 a 8 et richle W h. 17 b tj. tichtii « id. », dat. tichtiii Ml. 60 a 12 et /à7;/t' WJ). /j d 3o. Kcmarquc V. — Au pluriel dans les textes récents, le nominatif a parfois la forme da l'accusatif: cinnta (à ccMc de cina'ui) Mi. 62 d 5. Remarque VI. — Quelques substantifs de la /(" décl. se fléchissent à cer- tains cas suivant la i'''' ou la a*". Ainsi le fém. anim « âme » fait au gén. anme W b. 10 c i . 2 i a 8, 25 c 26, Ml. 22 dg. Du masc. bihdii le gén. sg. est bibdid Ml. iZ|3 b i et de ascae gén. ascad, le voc. pi. ascadii Ml. i34 c 5. § 197. A la quatrième déclinaison se rattachent encore deux caté- gories de substantifs irréguliers. a) Les noms de parenté en -/;_, dont la flexion est la suivante : j\oni.-Voc. Ace. Sing. at]}ir k père >: athir li- . l'iur. athir ai threa Dnef ■ ^ atliir Gén. ai] jar atbre li- . athar Dat. aihir ai thrib ai thrib Sur atJ)ir se fléchissent brâtbir (hrâlbair) « frère », niàthir (mâthair) « mère », ainnir Çaiiinair) « oncle maternel » et sinr « sœur » gén. sethar (dont le nom sg. seul est irrégulier). § 198. /;) Les noms neutres en -iii^ du type suivant : Nom. A oc. -Ace. Sing. ZvVw ?/-« coup » l'Iur. hciiiimcn Duel, /v/w «- Gén. hciiiiiiie bcininien n- béimmcn Dat. bcimniiiii, hciui baiinncimib béiiimienaib Se fléchissent de même céiiii « pas » , dréim « ascension » , -Jéiin « saut » , gréini « marche », n'im « course n,fc'idiii « effort », iiiaidiii « irruption », foglaiinni « instruction )),fordiiiclaim « absorption », naidni « liaison », sleidni « souillure », tcidm « peste », cindniim « lit (d'un fleuve) »; aimn, gén. anmae, n. pi. anman et senim « son » (dat. senmim, senmuim, pi. senniaii). § 199. Cinquième déglixaisox. DES SUBSTANTIFS 109 La cinquième déclinaison ne comprend que des noms nciilies. La flexion y est caraclériséc de la faron snivanlc : Sing. Nom. A oc. -Ace. consoniu? de position movonnc (îc'nitif. dcsincncc -c. Datif. consonno de jxjsition arilc'rifMirc. Plur. Xom.-Voc.-Acc. et Géii. désinenc»^ -e. Datif. désinence -//;. Duel, ^om.-^oc. et Ace. consonne de position niovenno. (iénitif. désinence -c. Datif. désinence -ib. Le génitif pluriel et les nominatif, vocatif et accusatif du duel pro- duisent la nasalisation (§ 1 70) ; il en est de même quelquefois des nom.- voc.-acc. du singulier, sans doute par analogie des mots neutres de la deuxième déclinaison (cf. A^ indisch PBB IV 2^i3). § 200. Paradigmes. Sing. Nom.-Voc.-Acc. nem « ciel » Plur. Nom.-Yoc.-Acc. nime Duel. Noin.-Voc.-Acc. nem n- Gén. nime Gén. nime n- Gén. nime Dat. nim Dat. nimib Dat. nimib Se fléchissent de même les substantifs : ail « rocher », gén. aille, clelg « épine » gén. delge, di'in « forteresse » gén. dune, glenn « vallée » gén. glinne (§ 68 ), glûn « genou » gén. glûne, gri'iad « joue » gén. grûade, Iclh « moitié » gén. Icihc (î; 68 ), lôg « prix » gén. loge, niag (( champ » gén. niaige, og « œuf » gén. uige {^ 68)^ ond « pierre » gén. îiinde (§ 68), sliab « montagne » gén. slébe (§ 6^), sàl « mer » gén. sale, sid « paix » gén. side, teg « maison » gén. fige, 1îr « terre » gén. tire, etc. Cf. Wh. Slokcs/v'ZXXYIIl 291, XXL\ 879. Remarque \. — Au datif singulier, le mot tech « maison » présente la forme inattendue îaig \\ b. 9 b 28, 28 b 9, 33 a G (cf. Tburnevsen BB VIII 269); au même cas, le mot ten « feu » n'a pas trace de position antérieure : lio-ien « par le feu » Ml. 3r d 4 (cf. i; 2o5). Uemarque IL — A la cinquième déclinaison se rattache le mot au « oreille » dont la flexion est la suivante : sg. gén. aite, dat. aiii, pi. nom. aue, dat. auib. 55 201. SiBSTANTiFS IRRÉGULIERS. — Les suhstantifs qui suivent ont 1 I O MORrnOLOGIE paru trop irréguliers pour être rattachés à Tune des déclinaisons pré- cédentes : ben i. « femme », gén. ninâ, dat. mnâi, ace. mnâi n-\ pi. nom.-voc- acc. Diuà, gén. bail n-, dat. muàib. bô m. f. « bœuf, vache », gén. hou, hô, dat. hoin, ace. hoin n- ; pi. n. hài, ace. hû, gén. ho n-, dat. buaib. dét n. « dent », n. v. ace. dét n-, gén. dét, dat. dcit ; pi. n. v. ace. ^t;7, gén. dét 11-, dat. détaib. De même se fléchit lesubst. n. lôchet « éclair ». 7;;/ m. « mois », ace. mis n-, gén. et dat. )iiîs\ pi. n. ////j^ ace. misa, gén. 7///j «-^ dat. misaih ; duel n. ace. gén. mi. iiau f. « navire », gén. 7we ; pi. n. 110a, dat. no/^. Remarque sur les mots à double flexion. — L'examen des paradigmes révèle aisément l'état précaire de la déclinaison du vieil-irlandais. Il n'y a en général dans chacun d'eux que trois à quatre formes distinctes au plus, si l'on ne lient pas compte de la nasalisation, toujours exposée à manquer (§ 175) ; et même les désinences caractéristiques sont parfois tellement défor- mées par l'usure phonétique qu'elles perdent toute valeur significative. Aussi est-il quelquefois malaisé de déterminer à l'aide des seules gloses la déclinaison à laquelle appartiennent certains mots, rarement attestés. Les Irlandais eux-mêmes ont éprouvé celle incertitude, comme en témoignent les nombreuses conbisions analogiques signalées plus haut, et notamment les irrégularités de la llexion des mots empruntés du latin, qui restent souvent à cheval sur deux déclinaisons ou même ont été simplement traités comme des indéclinables (§ igS Rem. IV). II y a aussi bon nombre de substantifs indigènes dont la flexion hésite entre deux déclinaisons. A ceux qui ont été relevés ci-dessus (!<>5 182 Rem. II, i85, 188 Rem. V, ig3 Rem. III), on peut joindre : ail f. « rocher », gén. alo Arm. et ailech Ily. YlIaS, dat. ail Ml. 98 b 9 et ailig Corm. (3* et li" déclin.). Jiss (fiuss) n. « science », gén. fesso Wb. i4 d 3o et fis s Sg. 33 a 2G, n. ace. pi. fess Ml. 128 d 10, 78 b 7 (2= et 3* décl.). oegi m. « hôte », n. pi. ôegid V\b. 21 b i!\, gén. pi. oiged ^^ b. l\ a 7, mais ace. pi. oigctha ^^ b. 28 d 28 cl ôigthiu Hy. V 9 (2*^ et 3- décl.). raih n. « grâce », gén. raith Wb. 'iC) a "] cl ratha Sait. 6061, dat. raih Ml. io3 a 10 et raith (di rdith) Wb. G a i4, dat. pi. raîhib Ml. gS c 7. i iG c i (2'= et 3- décl.). tomus m. « mesure » gén. ioimseo Ml. 35 c 28 (/o//«ît' Sg. 65 b l\) ci toinais Ml. 20a 21, dat. iomui (2'' et 3" décl.). DES SUBSTANTIFS 111 § 202. De r.'AUTICI.E. Cf. Wlndisch RCY 40 1. A la flexion des subslaulifs se rallache celle de rarliclo, qui suit au masculin et au neutre la seconde déclinaison et au féminin la première. § 2o3. I. Formes de l'article. Masc. Nonlro. Fi'm. Sing. Nom. in, int a ii- iinl Ace. (s)in n- (s)a ii- 'ni n- Gén. ///(/ (iii)na Dat. (si)nd Plur. Nom. iml (iii)iia Ace. ([s]în)ua Gén. (in)iia 11- Dat. -(s)naib Au duel, l'article n'est pas fléchi et présente invariablement la forme in- devant le nom de nombre : in-dà, in-di, -(s)in-dih n- § 2/13). Remarque I. — Le datif n'est employé qu'après préposition (v^ 2o5) toutefois le datif singulier neutre existe isolément dans [emploi adverbial, où il a la forme 'uni: ind-iindii « abondamment » Ml. 35 b 5 ; in hiiicc « un peu » Sg. 12 b I ; etc. Cf. v^ 2l\o. Remarque II. — Au datif pluriel, on rencontre parfois dans les textes récents la désinence de l'accusatif: confoircrntis iniana fochaidib liisin « qu'ils soient exterminés par ces Iribubitions » Ml. 5/^ a i8 ; oc-na-fothaircîhib « près des bains » Sg. 217 a 4- Cet usage pourrait sortir des cas où le h final tom- bait phonétiquement devant l'initiale du mot suivant (s; 99 Rem. ; et cf. honai doinmecJifaih) Ml. 3/| c xJionai-gahalaih^W. 54 b 2 5); mais la confusion des datif et accus, pluriels se manifeste ailleurs (j:;!::; 1^83, 5 10 Rem. II cl 538). Remarque III. — La forme ancienne de l'article était * sind ; mais la sifflante initiale, régulièrement tombée dans un mot proclitique (v^ iG4), ne se maintient qu'après un certain nombre de prépositions (i; 2o5). Le groupe nd est de bonne heure devenu nn h l'intérieur (i; io6). Remarque IV. — Au nominatif masculin singulier, la forme /«i devenait in devant toutes les consonnes (i;!:; 1 1 1 et ss.) ; devant voyelle, elle a été remplacée par int : int-athir « le père » Wb. i4b 9, int-idol « l'idole » Wb. 112 MORPHOLOGIE II b 9. Dans Ml., la forme in se rencontre même devant voyelle: in- erigem-sa « cette plainte » 90 c 1 1 (cf. 108 b 2. i38 c 3. etc.). et s'étend au nom pi. : in-euin « les oiseaux » 127 c 12. § 20:^. L'article produit Taspiration (i; iO()) au datif singulier de tous les genres, aux génitifs singuliers masculin et neutre, aux no- minatifs féminin singulier et masculin pluri<3l. Remarque I. — Dans les textes récents, on trouve parfois l'aspiration après le nom. -ace. pluriel neutre, et même exceptionnellement après le datif pluriel : inna-chcnel « les races » Ml. G7 b 2/+ (cC. 3" b 21, io3 d i^); donaih chenelaib « aux races » Ml. 119 d 3 (cf. 3- a 16, (ii d 5). Remarque II. — Pour les effets de l'aspiration sur l'initiale du mot sui- vant et conséquemment sur la finale même de larticle, v. J;!^ iio, iii, iiO et 1 17.^ § 2o5. L'article conserve son s initiale après les prépositions ^j^, co, cou-, for, fri, in-, iar, la, tri. as in-chohàs « de la jonction » Ml. ^'\ d 2 (cL 07 c 7). cossa-laa-sa « jusqu'à ce jour » \\b. 28 a 17. Cûsinâ-ii)ihiud « avec l'abondance » ^11. 28 a i3. forsan-iijichoinarc, forsiii liiasiilciid « sur la question, sur la réponse » Ml. 40 a 21. Toutefois, dans Ml. la sifflante manque parfois après /o/- (cf. ZCP IV 63), et dans Wb. mémo on \\{ fornaih î^n'nnaib 5 a 5 au lieu de forsnaih. frisin-fer « vers l'homme » \N b. 10 a 3 ; frisa-rind « vers l'étoile » BGr. 18 d 2 ; frisùrig ihhnaâach « vers le roi victorieux » Ml. 1 16 b 5 (avec syncope de la voyelle). isind-aimsir « dans le temps » Ml. 101 b 3; isiut-sahn-so « dans ce psaume-ci » Ml. i/i b 4- iarsnaih fothih « après les fondations » Ml. 44 c i3. lasna fini « chez les hommes » Sg. 28 a G ; lasin-fer «chez l'homme» Wb. 9 d 16. trissin-prcccpt « par le précepte » \\ b. 12 d 3() : frisaihiiii/baiiad-sa « jjar ce roulement-ci » ^l^h. i3 a 10. Mais Vs disparaît après les autres : dint-sens « du sens » Ml. \\ d 10. dond-fiur « à l'homme » Ml. i4 b 4- etir na-trogai « parmi les misères » Ml. 38 d i3. fonna inni « sous les qualités » Ml. 87 a i4- DKS SUBSTANTIFS il3 hnuiîn-calhraic]} « autour de la ville » Ml. /|8 d i ''i. hu-ant seirc « par l'amour » Ml. g8 c 3 ; huanaib « par les » Ml. iooc5; ho-ten « parle feu » Ml. 3i d f\ (àQ*'Jjo-nd-len: rabscncc d'aspiration seule indique la présence de l'arlicle ; cf. bô-lhoil \A b. kj a 17, 22 d 5). § 206. II. Emplois de l'article. L'article se place toujours devant le nom qu'il détermine et s'accorde avec lui en genre, en nombre et en cas. Exemples: niaàm ind-soscéli « le joug de l'évangile » ^^b. 18 c 6 ; iiid-fir « les hommes » ^^b. 22 c 10; isin-hiuih « dans le monde » Wh. 12 c i() ; corici dcad iiii sailm « jusqu'à la fin du psaume » Ml. 24 d 3o; inna n- atlaicbthe ni-bitide (gén. plur.) « des actions de grâ- ces » Ml. 49 a g (§ 282); inn-atliigud m-hiide (ace.) « l'action de grâces » Ml. 45 a i5 (cf. 54 c 5); iniia forbn'i, iiniaii gruade « des sourcils, des joues » Ml. 39 c i3-i4- Quand le substantif est précédé d'un adjectif, c'est devant cet adjectif que se place l'article : isinchétne iuisîe « dans la première création » \^ b. I a I. § 207. L'emploi de l'article est en somme assez arbitraire et se laisse dillicilement ramener à des règles précises. On peut établir les suivantes : a. L'article manque souvent devant certains régimes directs qui sem- blent former locution avec le verbe précédent (cf. en français courir ris- que, donner créance, faire grâce, porter secours etc.) ; ainsi pridch'uii soscele « je prêche évangile » W b. 5 c 6 (cf. i4 c 8, i b 10, 10 d 20); etc. /'. L'arlicle manque d'ordinaire devant des mots abstraits dans des phrases qui ont une portée générale ; condib didnad doinsa foirbîhetii hirissc di'iibsi « afin que perfection de foi pour vous soit consolation pour moi » \A b. I b I. § 208. c. Lorsqu'un sujjslanlif est accompagné d'un régime au gé- nitif, il n'est pas précédé de l'article. is-sciih len dcicsin (§ 19G, Rem. I\) inna-firiân « la vue des justes les dégoûte» M1.5()d i5; iinin-oshiciid iiina-catbracb « au sujet de l'ouver- ture de la ville » Ml. 46 b 5 ; rocuahi-su giilh m-cniaigde-se « tu as entendu la voix de mes prières » Ml. 5o d 7 ; /// ihorad iiio précepte « par 8 iiA MORPHOLOGIE le friiil de mon cnseigncnienl » \A h. 7 a if); iar-forhii iii-giiiiiio « après l'accomplissement de l'acle » Ml. 10 a 5. Cette règle n'est pas absolue, comme le montrent les deux phrases suivantes : Ml. 77 d 6 et 7, a mal nad fuJa'niff ncch mcscai indfino sic ni j'iiIgLUii 7// Irumniai innafocliodo... i. anial iiûd fiils^aiii in-mescai ind- lïno ni fiilgmn inplaig indancomairJcccni « de même que quelqu'un ne supporte pas l'ivresse du vin, ainsi nous ne supportons pas le poids de la tribulation... de même que nous ne supportons pas l'ivresse du vin, nous ne supportons pas l'affliction dans laquelle tu nous a laissés ». § 2C)Ç). L'article au neutre est employé pour désigner un mot ou une forme grammalicale et lui permettre de jouer un rôle dans la phrase: à uidcri « le mot uideri » Ml. 3 a 4; an iacob... an israbcl « le nom de Jacob... le nom d'Israël » Ml. 34 d G ; a-confessio « le mot confessio » Tur. 58 a ; is hi'd a-pie iiincrc iitso « c'est là le pie uiuere » Wb. 00 c 2/1. Pour l'emploi de l'article comme démonstralif et comme relatif v., §§ 548 et ss. CHAPITRE SECOND DES ADJECTIFS ^ 2i(). Flexion des adjectifs. La ilexion des adjectifs comprend deux déclinaisons. Dans la première figurent ceux qui se déclinent au masculin et au neutre selon la deuxième déclinaison des substantifs (§§ i8G et ss.), au féminin selon la première (§ i8i etss.); cette déclinaison se divise naturellement en deux types. La seconde déclinaison correspond à la troisième des substantifs. Toutefois, la flexion des adjectifs présente respectivement certaines particularités : I™ déclinaison (i''' type). La désinence -a de vocatif-accusatif pluriel féminin et neutre est parfois employée aussi au masculin ; de là isna lucH arda « dans les lieux élevés » Ml. 2.3 d 23, à côté de inna-nimessii firianu « les jugements justes » Ml. 38 c -i?*] alreha rétii nôiha « il possède des objets sacrés » Sg. 33 a 6, noiba gl. sanctos Ml. 3^ b 4 ; cf. Stracban Eriu I ^. (2" type). Au vocatif et à l'accusatif pluriels, la désinence est -/ pour les trois genres comme au noniinalif. 2" déclinaison. La distinction cpii vaut pour les svdjstanlifs entre les radicaux dont la consonne finale est de position antérieure et ceux dont cette consonne est de position postérieure ne subsiste pas en ce qui concerne les adjectifs. Gomme le montre le paradigme, c'est la pre- mière catégorie qui a absorbé l'autre. I I 6 MOnPIIOLOGlÈ Au nom.-voc.-acc. pluriel nculrc, la désinence est -/ au lieu de ~e. Au génitif singulier, la 2*^ déclinaison des adjectifs est semblable au premier type de la première. Au génitif pluriel à côté de la forme à désinence -e n- existe une forme plus courte, caractérisée seulement par la position antérieure de la consonne. Ainsi : iiina daman n-allaid « des araignées » Ml. Bg d i à côté de inna n-dam n-allae « des bœufs sauvages » 121c 19 (cf. Strachan ZCP IV 64). ^211. Telles sont les particularités de la flexion des adjectifs ; mais il importe de noter que, lorsque Tadjeclif est employé substantive- ment (§ 216), il se flécbit uniquement d'après la déclinaison des substantifs. Ainsi: i"' déclinaison (i'''' type). L'adjectif employé substantivement est tou- jours en -u à l'accusatif pluriel masculin: pecthachu « les pécheurs » ; il n'a pas de désinence au nom. -ace. pi. neutre : inna olc-sa « ces maux » Sg. 217 a 8. (2*^ lypc)- L'adjectif employé substantivement est toujours en -iu au vocatif et à l'accusatif pluriels : gniinn rechîidi « des actes justes » Wb. 2 b 2^, mais tnicsiu « les élus » AM). /i b i5, frisna-renieperthiii « aux sus-nommés » Ml. 69 a /i. Toutefois, au nom.-voc.-acc. pluriel neutre, la désinence reste généralement -/ ; mie exception unique paraît être inini dorche « les ténèbres » Ml. 5/i b 20, i/lo c i5, Sg. i83 b 3 (cf. Stracban Eriii 1'' déclinaison. L'adjectif employé sidjstantivement est en -^ au nom.- voc.-acc. pluriel neutre : fiiduninx « les choses profondes » Wb. 8 b 6. Toutefois dans Ml. la désinence -/ se maintient parfois dans l'emploi de substantif: inna fuduninai in nioro « profunda maris » 81 a 4, cf. i38 d 9, 48 b 7, 81 c i5. L'adjectif employé substantivement a toujours la forme à désinence -e au génitif pluriel : inna coniailte gl. quietorum Ml. 27 c 2. Toutefois, au génitif singulier, la forme reste sans changement, même quand l'adjectif est employé substantivement : in-diuit « du simple » Sg. 221 b i. § 212. L'adjeclif n'a pas de formes spéciales pour le duel. DES AT),I1'CTIFS I 17 Lorsqu'il est employé substanlivcmcnl (§ ^i*"0' •' peut se mettre au duel comme un substantif: da n-ôg « deux entiers » Sg. lôy h (> ; coinsniiligl/jL' 0 dib ii-ôgctih « compose de deux enlicrs « Sg. 9S a i (cf. 70 a 5, 7.") b 2, 167 b 4). § 21 3. Paradigmes. i'^'^ Déclinaison, i*'' type : masc. nciitro. IVm. iiiall Nom. mail « Icnl » \ Voc. iiiaiU ( '"«// n- Acc. 7//a// «- ) maill n- Gén. H/a/// maille Dat. w/azj/ ?«(//// malla Plur Nom. »/tf/// jl' V'oc.-Acc. maiillu ou ;//rt//rf S Gén. w/fl// n- Dat. mallaib ' Se fléchissent de même les adjectifs : bccc « petit » (i^én. sg. m. /'t'/rr_, fém. bicce, § 6S), /vr/;/ « pauvre » gén. boicht, coitcbciin « commun », cretmech « croyant », «'//t'j « propre », crUiDi « prêt » (nom. pi. erlaim, § 149), fercach « irrité », //rm» «juste » (gén. m. sg.firiéin, § 86), goacb « menteur », iressach « fidèle », Use « paresseux » (n. pi. m. leisc), lobitr « faible » (gén. sg. m. lobiiir^, Joiid « Apre » (n. pi. m. liniid, § 71), luatb « rapide » (gén. sg. m. hiailh), màr « grand » (gén. sg. m. tnàir), marb « mort » (n. pi. m. ;/;o/r/:', ^ 84), »/('//; « gras » (n. pi. m. iiiéilb), olc « mauvais » (gén. sg. m. uilc, % 70), slàii « sain » (ace. f. sg. slâin), sôer « lilire » (n. pi. m. sôir^, sleiniiu « léger » (n.-pi. n. slcjjina), tn'ji « fort » (gén. sg. Irciuin, t; 80), etc. Remarque I. — Exceptionnellement la désinence -a du nom. pi. fém. et neut. a été étendue au masculin : ainsi maicc côinui « jolis enfants » ^\b. 27 b if) (peut-être une simple erreur de graphie), ni bat f ira (sujet a'/tU') « ils ne sont pas vrais » Ml. 5i b 8 (Strachan Ériti I 4)- Remarque H. — Les adjectifs en -ach au datif singulier masc. et n. ne présentent pas trace d'infection : do-dis hlrcssach « au peuple croyant » Wb. 12 d 3i (cf. § i5i Rem.). § 214. 2" type. ii8 MOIUMIOLOGIE Masc. Nculre. Fcm Sing. Nom. Voc. uissc (( juste » \ jiissi l "'^^e 11- 1 uisse Ace. iiisse n- ) uissi 11- Gén. iiissi lusse Dat. nissiu uissi Plur. Nom. r.én. Dat. -V oc. -Ace uissi uisse -Il iiissib Remarque. — uissc (Wh. i8 c 5, Ml. (jS c G) est le plus souvent écrit hiilsse (!5 29). Se fléchissent de même les adjectifs : aiiirac (§ 80) « merveilleux », anse « diiïicile », assc « facile », biiide « jaune », cocue « concave », cétne « premier », cotarsne « contraire », dorche « obscur », ccnc « sa- vant », foirblbe « parfeit », irlilhe « obéissant », niadae « vain », inuc- ncie « rude », niiae « nouveau », uile « tout », et tous les adjectifs en -de(-dac'),i;?yn\. Rcmar([uc. — Comme dans les substantifs (^ 190 Rem. Il), la finale -/;/ du dalif singulier se réduit souventà -/ ; ainsi tr/7/ AVb. i3 a 2G, datif de aile « autre ». § yi5. 'j'' déclinaison. Sing. Nom.-Yoc. Ace. r.én. Dat. M. F. INl. N. viailh « l:)on » uiaili) II- mailb ^ N. niait!} II- F. iiiailbc ]\I.F.N. iiiailb Plur. (Pour les trois genres). Nom.-"\'oc.-Acc. luaitiii Gén. maillic n- ou iiiailh 11- Dat. inaitbil' Se fléchissent de même les adjectifs : aliiid « beau », allaid <( sau- vage » (pi. ûJlûi^, côir (( juste », cosiiiail » send)lal)le », d/himin « lé- gitime », diiiil « simple », ccndairc « absent », cnirl « faible », cr- dirc « clair, illustre », essaïuin » intrépide », ctig « laid )), feiichuir « sévère » ([)\. feuchrai, i^ 79), fiidiimain « profond )), freci'idirc « pré- sent », gair u long », (rjjcc « sage », // « nombreux », iiiricc « digne », DKS Ai),ii:cru\s 119 léir « zélé », iiicirb « flasque », iiiilhig « convenable », lucnicc « fré- quent », sa'ni « dinércnl », sc'uii « mince », sulbir Çudbair, § SiO) « éloquent », siilhiii (sNlhiiin^ ^ 79) « éternel », soiiirt « fort », tua- laing « capable », etc. Remarque I. — L'adjeclif folliis « clair » dont la consonne Iiiialc est de position postérieure fait au datif singulier /o//cn's Ml. la/j d i3 (i; 79) et au nom. pi. foihi Ml. aS b (1, i la b 10 ; le gén. fém. sg. est foihe Ml. 3o d 1/4. De môme ocas « voisin » Qi comocns « id. » font au nom. pi. oicsi Ml. 78 c 2, comaicsi {^ 8Zi) Ml. :'.G b 1 1. Enbn, des adjectifs anbsud « mobile » (Ml. i3o d 3 gl. mcndax) et cobsiid « fixe » (Ml. i33 b 7, i; Ii3) on a au nom. -ace. pi. anbsidi Ml. 100 d 10 et cobsaLii Ml. 81 c i4. Remarque II. — De l'adjectif irrégulier té « cbaud » le nom. pi. fém. est téitWh. 29 a I. § 216. Emploi des adjectifs. L'adjectif peut s'employer substantivement; on a vu aux s^ï; 211 et ss. qu'il présente alors parfois des formes spéciales empruntées à la déclinaison des substantifs. Mais cet emploi n'appelle pas d'observa- tion particulière. ///(/ iioih « les saints » \A b. 21 a i5 ; doiiaih iiôibaib « aux saints » AN b. 7bi. L'adjectif au neutre est souvent pris substantivement pour repré- senter un objet vague et indéterminé. cid bccn di-iiJc « même un peu de mal ^) Ml. /(O a 1 ; iuna cociii (ace. pi.) « les choses concaves », inua iiwblidi (ace. pi.) « les choses secrètes » Ml. gG c 8, i^o c 10. § 217. Quand il se rapporte à un substantif, l'adjectif peut cire pré- dicat ou épithète. S'il est prédicat, l'adjectif s'accorde toujours en nombre, genre et cas avec le substantif auquel il se rapporte. Ex. : is-fiiid aiu-bctlnt « leur vie est heureuse » A\ b. 202; /'/ bâ' fo- raitbiiiilig « ils sont attentifs » Ml. /|4 c 5 ; ciaptar inora a~pcrlbai » bien que leurs péchés aient été grands « Ml. 98 c 5 (cf. i^ 2i3, Rcm.I); /'//- iiainniaigc roblar laiia diassaraib « des plaines qui étaient remplies d'Assyriens » Ml. /jS d 12. Ml. 90 c 25, il faut corriger bec en beca, Straclian RC XN'III aag (cf. Ml. 18 b 6). De même, quand il n'y a pas de sujet exprimé : 1 20 !MORPIIOI,OC.IE , aiiuiiî irlaîiii « nous sommes prêts » Wb. /| bai; aâih-crclinlg-sl « vous êtes croyants » A\b. i5 a 8. . Avec un autre verbe que le verbe copule : âoaâhat arauccalar inraicci « il montre qu'ils sont trouvés dignes » Ml. 19 d 21; darogûrtsoiii iioih « il s'est appelé saint » Ml. 20 b2. § 218. S'il est cpithcte, il y a deux cas à considérer, suivant qu'il est placé avant ou après le substantif. En règle générale, l'adjectif épithète se place après le substantif et s'accorde en nombre, genre et cas avec lui ; in-hetho frcci'iâirc (gén. m. sg.) « du monde présent » Wb. i^i b 10 ; air iiid loiîb domii'ni (ace. f. sg.) gl. pro imo cœno Ml. 60 a C ; airdc scirc iiiôrc (gén. f. sg.) « preuve de grand amour » Wh. 2/1 c 2 ; for- lâiiii dcis (dat. f. sg.) « à main droite » lîCr. 19 c 2 ; gui mai nui (n. pi. m.) (( des actions nouvelles » Ml. 1 15 b /^ ; dûli hcodai (n. pi. fém.) « les éléments vivants » Sg. 117a 1 ; iuim-gelJ rhoiuia (pi. n.) « les chers gages » Ml. 12809; hua-thuisJib ildaib (dat. pi.) « de plusieurs cas » Sg. 198 b 3; na-hrithemnachta hccca (ace. pi.) « les petits juge- ments ». A^ b. 9 c 8. § 219. Lorsque l'adjectif épithète se trouve placé avant le substantif, il n'est généralement pas fléchi et forme avec ce dernier un véritable composé (cf. § 309). Ainsi : it il-sûilui « il y a des psaumes nombreux » Ml. 32 b 18 ; il-chcuclc hérll « plusieurs espèces de langage » Vsh. 12 d .^ ; ar-is lâu-cbiâl iuol- foirhlhiu « car il y a un sens plein dans le plus-que-parfait » Sg. i5i b i; iscd aS'Uumui-scrc iu-iuistidi « c'est le plus grand amour pour les pa- rents » Ml. 99 b 5 ; horaiJi (§ 92) uu'a-sligi « par un autre nouveau défrichement » Ml. 2 a 6. § 220. Observations sur les adjectifs pronominaux. Sous le nom d'adjectifs pronominaux, on comprend : aile « autre » et aile « tout ». reine «■ le même » (après le substantif, § 25o Rem. I). ceeh (cach) « chaque », càch « chacun ». nech (nach) « quelqu'un, quiconque, aucun ». Cf. kscoXi AGI S upp. YII, 77. § 221. Les trois premiers se fléchissent d'après le deuxième type de la première déclinaison des adjectifs (cf. § 21 4)- DES ADJECTIFS 121 Toutefois, au neutre, la forme du nom.-voc.-acc. sg. de aile est rr/// \Yb. 9 c 3, etc.; et Ton rencontre à cote de aile une forme non accen- tuée ala (cf. aîaile § 226), notamment après l'article et devant un sub- stantif: iiid-ala-fer « Tautrc iiomme » Wb. 4 c 16. Remarque. — La forme neutre aill produit l'aspiration (5< 167) : alaill sain Sg. 6 b 24 ; cf. Thurncyseo ZCP V 2. Les trois autres (cech, càch, ncd)) se fléchissent d'après le premier type de la première déclinaison des adjectifs (cf. § 2i3 ; pour na, v. § 222). Les formes cech el cach (§ 161) sont indilTéremment employées; la première est plus fréquente dans Ml., la seconde dans Wb. et Sg. câch « chacun » se fait parfois précéder de l'article : gén. iii-rhâicb Wb. 2 b II. § 222. Il y a cette ditTérence entre inrb et iiach que le premier est pronom (« quelqu'un ») et le second adjectif (u quelconque »). rolaimethar-side cpiri neich « celui-ci ose dire quelque chose » Wb. 5 a i5 ; nifel riech lûsaiiibcd dliged reindeicsen « il n'y a personne auprès de qui soit une loi de providence » Ml. 19 d 2 ; is Jour do ûi^/ith uaniniâ doergairi neich dianniiilair « sa voix seulement lui est suffisante pour écarter quelque chose de son peuple » Ml. /|8 c 5. naicb InïiU « de quelque membre » Sg. 5 a 5 ; ^iictch iioih « quelque saint » Ml. 01 a iS; cen-nacJ) frithorniiii « sans aucune offense » Ml. 33 a /i ; bo-nach caivdiii gl. nuUo fœdere Ml. 18 d 8. La forme neutre de l'adjecl'f ]iach est na : iià iiiailb « quelque bien » Wb. 5 d 3o ; na-iii « quelque chose » MI. 62 b 20, etc. (cf. § 55o). Toutefois^ les textes récents présentent aussi nacb au neutre ; p. ex. Ml. ICI a 5. Remarque. — na, quoique neutre, ne produit jamais la nasalisation (§ 175) ; cf. ïhurnevsen ZCP V 2. § 2 23. cacb (cccb) et nacb se combinent parfois avec le numéral âiii « un » tout en conservant leur indépendance. doaidlibcm cecbuoiii dliged « nous aborderons chaque loi » Ml. î\ d 5 ; (is) mailliu a-tuile ar-cacb ôen-laithiii « le flux est plus lent chaque jour » BGr. 20 c i; nacb-ôin « quiconque » Ml. 107 a i5. nach se combine de même avec aile « autre »; entre les deux s'in- troduit parfois le substantif auquel ils se rapportent : 122 AIORPIIOLOGIE ho-pccl])ib iiiiflnnli « par les péchés de quelque autre » Ml. i5 b lo; ai iijiiii )iad tccJjlai fciii j bis lûiiiiticb n-ciile « jalousie pour une chose que tu ne possèdes pas toi-mcme et qui est entre les mains d'un autre » Ml. 56 b 33 ; dochitin nacha rabinc aile « vers cjuelquc autre partie » Sg. i88 a 12; une]) cnii/j ail in « à quelque autre forme » Sg. 7 b 3. § 224. Avec Tadjectif ^///f Cala), l'adjectif cacb se condnne d'une fa- çon intime et forme le composé cachla « chacun des deux » particuliè- rement fréquent dans les oppositions (cf. § 162) : cacljJafocull « l'un des deux mots » (aii-aill « l'autre ») Ml. 2/id3o; cacblaréin... in cciii naili... « tantôt..., tantôt... » Ml. /|0 b 8, etc. (cf. Zimmer KSt I i30, KZ XX\ 70), de rciji « temps » ; cachJascI... iuselailc « tantôt..., tantôt... » \Vb. i5 d 9, de sd « espace de temps ». § 225. De ceci) et nccl) sont tirés cccblar « l'un et l'autre », iiccbtar « l'un ou l'autre », qui s'emploient en parlant de deux. 11 n'y a pas de flexion attestée pour ces deux mots. § 226. De aile «autre » on a le composé par redoul)lemcnt ai -aile, qui est accentué sur la seconde syllabe (cf. Pedcrsen Asp. 118) et se présente parfois sous la forme dissimiléc araile. Le neutre est alaiU ou araill {ahul \Vb. 12 a 10). Le mot alaile, araile signifie à la fois « un autre » et « un certain » (Slrachan y?C XYIII 212): fognad cacb di-alaUin « que chacun serve l'autre » Wb. 20 b 11; bcrid càch briih forarck « chacun porte jugement sur l'autre » AA'b. 29 b 9; bolailin Ion gl. quodam adipe Ml. 80 a 2 (cf. 2 a 6 ; bolailin = bo-alailui, § 92); ataat nlaaili interiecla « ce sont quelques interjections » Sg. 10 a I. Parfois, le premier élément reste distinct et se fléchit : issi c(b)étbaid alan^ile « c'est l'opinion de quelques-uns », Ml. 36 a I . § 227. La construction des adjectifs pronominaux (ij 220) est beau- coup plus libre que celle des adjectifs ordinaires. La ])lu[)art d'entre eux (notamment cacJ), cecb, nacb) se placent devant le substantif et peuvent alors rester non fléchis, suivant la règle générale : secb cccb^riga « par-dessus tous les rois » Ml. 8/j b i; cf. Sg. /|3 DES ADJECTIFS 123 a 5 ; diiJin Ii'iuii cccb iiuliith « plus rlicr pour moi que loule espèce de gain » Ml. /|5 a /i ; liilgiid cecJj ancrldi « roiibli de loul(3 injure » \Ah. 9 c 20 ; al-aniiiûii « d'aulrcs noms » INII. f\S c 3\. Mais généralcniciil ils se fléchisscnl, qiioi(jiie [)lacés avant le snh- stanlif : roft'sfar cacbiiibt'lrc « il saura toute langue » \\h. 12 d 27 ; docbiiui nacha rainiie aile « vers quelque autre partie )> Sg. 188 a 12; hi- arboina-lailhe « dans chaque jour » Ml. 58 d 3; aile iiidtbair « une autre mère » Sg. 102 a 2; far n-iiili hauUii (ace. pi.) « tous vos membres » Wb. 3 b 26 ; arnaib hiiiJib geintib c'ciiib « sur toutes les nations sages » A^ b. i b 6. Enfin, on rencontre aussi aile et iiile placés après le substantif; ils sont alors toujours fléchis : dona (§ 2o3 R. II) ballaib ailib « aux autres membres » ANb. 12 b 2 ; lasna-fini aili « chez les autres hommes » Sg. 28 a 0 ; dot-initin- iir uili « à toiile ta famille » AVb. 32 a i. Sur cétne « le même », v. §§ 220 et 25o Rem. I. Sur les numéraux ordinaux, v. §§ 25o et ss. § 228. Degrés de comparaison dans les adjectifs. Il y a trois degrés de comparaison dans les adjectifs : le comparatif, le superlatif et Féquatif. § 229. Du comparai if. Cf. Sommer IF XI 217. Le comparatif se forme par l'addition du suffixe -// au positil; ainsi ard « haut » ardu « plus haut », brônacb « triste » brôiicbu « plus triste » (cf. § 139), adblani « facile » adblaiirii « plus facile », étroinin « aisé » étrummu « plus aisé r>, firian « juste » firianu « plus juste », irlam « prêt » irlainu « plus prêt », lobor « faible » lobru « plus faible » (§ 139), serb « amer » scrbii « plus amer », troniiii « lourd » triuniiiu « plus lourd », etc. Lorsque le positif se termine par une voyelle, cette voyelle ne se re- trouve pas devant le suffixe du comparatif : anse « difficile » ansii « plus difficile », asse « facile » assii « plus facile », tana « mince » tann « plus mince », etc. Lorsque la consonne finale du positif est de position antérieure (5^ 20), le suffixe a d'ordinaire la forme -iii : àliiid « beau » àildiii « plus beau » 12^ ^lOnPIIOLOGIE (§ 123), biiid « sonore » hiinVni « plus sonore », cosiitail « semblable » cosmailiii « plus semblable », âeinin « certain » doiiniu « plus certain », failid « joyeux » failliii « plus joyeux », issel « bas » isliu « plus bas », Icir « empressé » h'riii « plus empressé », ménic « fréquent » mcnciu nicinciii « plus fréquent », soir « libre » so'iriu sairiu « plus libre » (§ G6), tûisséch « antérieur » toisigiu toisegiu « plus antérieur », etc. La voyelle finale du positif est tombée dans : âigtblde « redoutable » âigihidiu « plus redoutable », glantaide « purifié » glantaidiii « plus purifié », tarisse « sûr » tarissiii « plus sur », iiissc « convenable » uissiu « plus convenable », etc. Remarque. — Le suffixe a parfois la forme -;/ après consonne de position antérieure : côir « convenable » côra « plus convenable », dolch « vraisem- blable » dochii « plus vraisemblable », cnirt « faible » cnartu « plus faible », toissech « antérieur » toissechii « plus antérieur », etc. Liversement, on rencontre la forme -iii après consonne de position moyenne dans; gndth « connu » gnàthiii gnâithiu « plus connu », gor « pieux » goiriii « plus pieux », lond « agité » hiindin « plus agité », trebar « intelligent » trcbairiii « plus intelligent 5), uasal « haut » iiaisliu « plus haut », etc. § 23o. Du superlatif. Cf. Sommer ÎF XI 228. Le superlatif se forme par Taddition du suffixe-^;/; au positif; lorsque la consonne finale du positif est de position antérieure, le suffixe a la forme -eui ; Ciim^'i airrhciid « antérieur » airehcudaiu « le plus antérieur », dil « cher » dilem « très cher », doirh « difficile » doirbcni « très diffi- cile », reil « clair » reJem « très clair », soirb « facile » soirhem « très facile », etc. Lorsque le positif se termine par une voyelle, cette voyelle ne se retrouve pas devant le suffixe du superlatif : anse « difficile » ansam « très difficile ». Le suffixe a parfois la forme -ein après consonne de position moyenne ou postérieure : dilgedach « indulgent » dilgedcbein « très indulgent », follus « évident » faillseiii « très évident » (!:; 8'i), nasal « haut » iiàislem « très haut », etc. Au lieu de -aiii (-eiii) on rencontre aussi dans JNII. comme suffixe du superlatif -aiiiani (-iniei)i), qui n'est que le redoublement du précédent; ainsi direch « droit » dirgiiiieiii « très droit », firian « juste » firiana- mam « très juste », somme « riche » sommaimem « très riche », r)ÈS ADJECTtFS 120 sonîrt « fort » sonairliinciii « très fort », nasal « haut » naisliiuciii « 1res haut », etc., et exccpllonnellement -ibein (§ f\']). Remarque. — Exceplionncllcincnt, le superlatif absolu est rendu par l'adverbe ro « très » qui se place devant l'adjectif au positif. Ainsi ro-olach « très buveur » South. 67 a (Thés. 1 5) ; ru-clé « très illustre » (de glé « illustre »)MI. 36 a 10. Parfois ro implique l'idée de « trop» : ro-art » trop haut » Vih. 2/1 c 10. § 281. Comparatifs el supcrlalifs irréguliers. Les adjectifs suivants forment irrégulièrement leurs comparatif et superlatif : Positif. Comparatif. Siiporhilif. becc « petit ». hugiii, higii. Itigem (liigiiiiciii) // « nombreux ». lia. mq. iiiaith « bon ». ferr. dech. mdr (iiiôr) « grand ». ind (nida), m 6 iiido, iiiôa. (niùo), VI dm (m cm). ociis (accus) « proche » . Ih'SSil, llfSSO. ii'ssam (uesam). Ôac « jeune ». ôa. âam. ok « méchant ». vu'ssa (nicsa). mq. sir ce long ». s l'a. siam. trèn « fort ». 1res s a (tresa). tressant. § 232. Emploi des comparatifs et superlatifs. Les comparatifs et superlatifs sont indéclinables; non seulement ils ont la même forme pour les trois genres et les deux nombres (singulier et pluriel), mais encore ils ne sont jamais fléchis (toutefois, § 2^0) ; on les emploie presque exclusivement en qualité de prédicats. Lorsque le comparatif ou le superlatif doit être à un cas indirect, on tourne la phrase en une construction relative ; ainsi, au lieu de dire « au meilleur homme », on dit « à riiomnic qui est le meilleur ». Exemples : hadiliu les guide ar-a eitsidib « fut plus chère à lui la prière pour ses auditeurs » Ml. 58 d lO (guide est féminin); is diliu lemm ani as-torbœ oldaas ani as dilmain « est plus cher à moi ce qui est profitable que ce qui est légitime » AVb. 11 b 17 ; w im-medon lathi is relem ccch vêt « c'est au milieu du jour qu'est le plus clair chaque objet » Ml. 56 c 1 1 (;r7 est masculin) ; is-hed as-dilem Hum rath précepte « voici ce qui m'est le plus cher, la giàce de l'enseignement » AA b. 22 d 26 (rath est neutre) ; innahi ata chosmailiu « les choses qui sont plus vraisemblables » Ml. 16 b 1 ; /7 hé ata huâislem « ce sont eux qui sont les plus élevés » Ml, 126 MonniOLOciË ii6 a II ; hiiaiilorachl as ccgiiisliii « succcssu optaliorc » Ml. 90 c 7; hnaneuch as ainendani gl. prioribus Ml. 56 b 22. § 233. Dans quelques rares exemples, le comparallf ou le superlalif sont employés comme épllhètes : même dans ce cas, ils restent inva- riables ; ex. : iiiua-mindechii gl. tenuiores (ace. pi.) Ml. 26 b 18 ; hrilhem firianamam gl. arbilcr aequissimus Ml. q^ b 6 ; il âoini saibihcni (§ h"]) do'yniat iiiso « ce sont les bommes les plus mécbants qui font cela » Ml. 3 a 5. Remarque. — Quelques superlatifs sont flcclus, lorsqu'ils sont employés substantivement; ainsi : desscirc dé 7 comnessiin « amour de Dieu et du pro- chain » f^ncssam « proximus ») Wb. 23 b i. Il faut sans doute expliquer de même le pluriel isolé du supcr\a[ii^ forci lucm : ind-forcimi(m) gl. oplimi MI. 61 b 17 (loulcfoisv. J. Strachan RC XVIII 22O). § 234. Couslniclioii du comparatif. Le régime du comparatif se met parfois au datif. Ex. : ni-diliu nech limm alaiJiu « l'un ne m'est pas plus cber que l'autre » Wb. 23 a i/j (dat. de alaile); as didiu liiim ccch indiuh « qui m'est plus cher que tout profit » Ml. 45 a /i (dat. de indeb) ; iiiessa ancreitniech « pire qu'un infidèle » A\b. 28 d 23. A cette construction se raltacbe la locution fréquente is erdarcu (ir- dorcu, airdircu, § 127) epirt « il est plus clair que le dire » pour « il va sans dire » AN b. 9 b 17, 28 b 32, 3 1 b l\ ; jMI. 122 d 7 ; Sg. 23 b 3. Mais en général on traduit le « que » par la conjonction ol n-. après laquelle le verbe substantif est toujours exprimé : ol n- ta, d'oii oldô « que je suis », etc. (§ io5). Dans Ml. ol n- est souvent remplacé par in. Ex. : îs-sochntdiii lâani oldôsa oJ-coss « est plus belle la main que moi (que je suis), dit le pied » A\ b. 12 a 21 ; bid fcrr oldâi « il sera meilleur que toi (que lu es) » Wb. i d 21 ; is dciiiiiiu liiiiin an adchiani hiia- snlib oldaas an-rochJuinemwar hua-chlnasaib <( est i)lus certain pour nous ce que nous voyons des yeux que (n'est) ce que nous entendons des oreilles » Ml. 112 b i3 ; an-i^^râd as-islin oldaic angil « le degré plus bas que (ne sont) les anges » AA b. 4 b 20 ; asberal-soni as-laigiti dcachl maicc indaas deacht alhar « ils disent qu'est moindre la divinité du fils que (n'est) la divinité du père « Ml. 24 d 23 ; is-soirin indatc idail « il est plus noble (pie (ne soûl) les idoles » Ml. i38 c 4- DES AnJF.CTIFS 127 Uoniarqnc. — Dans quolqnos cxcin'plos, on rcncoiilro après 0/ n- nnaulrc Iciiips du vcibc subslanliC ((iic le [)i(''soiit ; ainsi le fului- dans ar-ni-pa-glicca jchuh olamhicid-si « car un pliilosoplio ne sora pas plus fui que vous (ne serez) » Wl). 96 d a(J, el le prélérit dans ah'-rohtar lia sidi olihbatar maicc Israhel « car ils l'urenl plus noiubretix que (no furent) les en l'a nls d'Israël » Ml. 123 a 8. Mais celle conslruclion libre disparut de bonne beure; oUiaas, indaas furent bientôt considérés comme une simple conjonction signifiant « que ». De là des tours conmic : is miscsigiu... ani asrubbart... oldaas bid iniquas asberat « est plus odieux ce qu'il a dit que si c'était « inicjuus » qu'il avait dit » Ml. 69 a 7 (cf. Wb. /( b 17, Ml. 12.'^ c 10, i35 a i3) ; ou : ni con riiaccobrus ni bcd uilliii indaas ro-nd-bôi m-ingnae « je n'ai rien désire qui fût plus grand que ne fut mon intelligence » Ml. i3G b 7, tours dans lesquels le verbe substantif est répété à l'inqîariait ou au prétérit. De là aussi des pbrases comme : huilliu adcumnet indaîe chlaidib « ils blessent plus fortement que (ne sont) les glaives » Ml. 77 a i, où le verbe substantif n'a pas de place logiquement. Remarque II. — Quelquefois, on trouve simplement après le comparatif la conjonction latine quant. Ainsi robîar lugu na-dicr quain adfiadatar « l'urent moindres les larmes qu'elles ne sont mentionnées » Ml. 23 a i3. Remarque III. — Une fois aussi, on rencontre après le comparatif le datit précédé de la préposition d, ûa: asgen-su innahi ata fiidumnu hiia-ni-ingnu-sa' « tu as reconnu les clioses qui sont plus profondes que mon entendement » Ml. i4ob3. Remarque lY. — Au lieu de oldàsa (indaas) , on lit adoasa « qu-e je suis » gl. prior me, Tur. 25 a. § ^35. Le français « en » auprès d'un comparatif se traduit par de, qui a la mcmc valeur que le latin co, rallemand desto et se place toujours immédiatement après le comparatif : ni-pat ferr de « ils n'en sont pas meilleurs » \\ b. i'2 à 2 accohras si la càch « est de plus en plus grand le désir d'elle » (grian f. le soleil) Ml. 42 c 28. Mais le plus souvent on répète le comparatif en intercalant assa. Ainsi : ferr assa ferr « de meilleur en meilleur » ; hit mcssa assam uicssa « ils seront de plus en plus mauvais » \^ b. 3o c 25. § 287. Construction du superlatif. Le régime du superlatif est au gé- nitif dans : aircendam 7 errindem cecha soinmigc « le plus haut et le plus noble de toute prospérité » Ml. 53 b 22 (en parlant d'une personne). Cet exemple unique peut prêter à discussion (cf. § 261 Rem.). § 238. De l'équatif. Cf. Ascoli AGI Suppl. I Go. On appelle cqualij le degré de comparaison qui indique Tégalilé : français « je suis aussi grand (que lui) ». L'équatif se forme par l'addition du suffixe -ithir (-idir, § ^l) au positif; ainsi demin « certain » demnithir « aussi certain «, dian « ra- pide » dcnithir « aussi rapide » (S; f)/!), Icir « emjDressé » Urithir « aussi empressé », soirJ? « aisé » soirbilhir soirbidir « aussi aisé », etc. Remarque. — Il y a quelques équalifs irréguliers ; ainsi de indr (inôr) « grand », l'équatif est môir (Zimnier KZ WYIII 870 n.) : moir slcb « aussi grand qu'une montagne » Ml. 55 d 11. § 239. Construction de l'équatif. Le régime de l'équatif se met à l'ac- cusatif. Ex. : sonartaidir slche « aussi fort que les montagnes » Ml. 90 b l\ (de sonairt « fort »). On trouve aussi employée après l'équatif la conjonction anial « comme, de même que » ; mais alors le positif est exprimé après la conjonction dans une proposition subordonnée qui est placée en tête : amalas suthain riiith gréne sic bith suthainidir sin ainni solmon « le nom de Salomon sera aussi éternel que la course du soleil » (proprement « qu'est éter- nelle la course du soleil ») Ml. 90 b 10. Souvent le régime de l'équatif est une proposition tout entière ; cette proposition est alors précédée de la conjonction anuil. Ex. : is~lerithir inso no-n-î'uidim-sc dia n-cr ut-su aimtl ro-t-îjâd-sa fins AnJECTlIS 12^ iinanad iii-cphis scch-ro-po Jcir-sôii, in. à ni. « est aussi empresse ce que je demande à Dieu pour loi, comme je l'ai demande (=: autanl que le lait de l'avoir demandé) de restera Ephèse, bien que cela soit em[)ressé » Wb. 27 d i(j ; amal hid hilâim nohcd is erlamaidir s'ui in siaiis reini- arbartmar « le sens que nous avons exprimé plus haut est aussi prêt que si c'était dans la main qu'il était » Ml. 36 c 21 (gl. sensum tan- quam ad manum posilum). Remarque. — L'équalil' employé sans régime prend parfois une signifi- cation absolue très voisine du supcrlalif: cia-so deinnithir so forcomnucuir bieid aimser naâ creitfuier 7 dosliiinfidcr « bien que soit aussi certain (que possible, d'où très certain) ce qui est arrivé, sera un temps où Ion ne croira pas et où Ion niera » Wb. 28 c il\. ^ 2/10. VDVKRBES DE MANIERE TIRÉS d'adJECTIFS. Cf. J. LothRCXV lof). La manière s'exprime adverbialement par le datif de Tadjeclif pré- cédé de Farlicie. Ainsi : becc « petit «, bi-hiucc « petitement » Sg. 89 a 25. derb « sûr », in-deiirh « siiremcnt » M\. 18 d 26, i38 c 11. nephdîles i( impropre », in-nephdilius « improprement » Ml. 28 d 4. adbul « fort », ind-adbol « fortement » Sg. 217 b 5. utmall « instable », ind-utiiiall « instablcment » Wb. 26 b 10. fortchide « obscur », in-Jortgldiu a obscurément » Ml. 3o a 3. vidr « grand », in-mar « grandement » Sg. 3g a 25. Au comparatif et au svqocrlalif, c'est l'article qui indique le sens ad- verbial, puisque les degrés de comparaison sont indéclinables (§ 282): jial « modeste », ind félin, gl. ucrccondlus Ml. 58 b t. loiid c< agité », ind-luindiu gl. commotius Ml. 32 d i. scrb « amer », int-serbu gl. amariiis Ml. 24 c 10. cf. in-màani gl. maxime ^^ b. i c 20, ind higii gl. minus Ml. 128 c 12. Quelquefois, l'article n'est pas exprimé: inâchlidhi « secrèlcment » Ml. 5o c i3 (de inchlide), dciirb « sûrement » Ml. io3 b 11, diriug « directe- ment » Ml. 76 b 3, 87 c 3, 89 b 5 (de direciï) ; inôo assa inôo « de plus en plus » Wb. 23 b I ; talmaidhi « subitement » Ml. 35 d i (de talmaide). § 2/4 1. C'est là le procédé ordinaire de formation des adverbes de manière; mais on en rencontre cà et là quelques autres. a. Il existe une terminaison -/{/ qui s'ajoute à certains adjectifs pour 9 1 3o MOUniOLOGIË leur donner In valeur adverbiale (Cf. T\iy\vnc\scr\, MisfcUûiicû Liiigids- tica in onorc di G. Ascoli, iQoi). Ainsi in-chorpdid « corporellement » \Vb 27 a 12 ; indôendaid « iso- lément » Sg. 71b i3; in-haslaid « mortellement » IVU. i35 b 8. b. Quelquefois, l'adjectif est procédé d'une préposition, notamment i 7î-, di ou surtout co n- (cf. Strachan ZCP IV 71). Ainsi defollus « clair », bi-follits « clairement » Ml. 2,4 c 19 ; de léir « empressé », co-Icir « avec zèle » Ml. i/j d 3, 21 a8, gudid dia di-Icir « priez Dieu avec ardeur » Ml. 68 a i5; de iiiaiilj ce bon » co-niiiiailb « bien » Wb. 7 b i5; etc. c. L'adverbe de manière du superlatif est parfois rendu parle super- latif de radjoclif précédé de ^75 « ce cpii est »; ex.: Ijircs... innaiii as dcg rochcitset hi-crist « la foi de ceux qui ont le mieux cru en Christ » A\b. 3i a 6 (as ^co- doit être compris comme un incise indépendante du contexte; cf. as maaiii « le plus » Sg. 208 b i5 ; etc.). § 2/(2. Des aoms de nombue. A. Noms de nombre cardinaux. Les quatre premiers noms de nombre cardinaux sont fléchis. ôin (ôen) « un » suit la première déclinaison des adjectifs. Employé avec l'article, il a le sens de « le même » et dans ce sens est parfois répété : iniia oena-niéile i<- de la même quantité » Sg. 2o3 a 26; ind-oen-ôin » les mêmes (n. pi. m.) » Ml. 7G a i ; i)ina ôina oiiia sa gl. hos eosdem Ml. 70 a /i. ôin forme souvent un composé avec le substantif qui suit, et dans ce cas il produit l'aspiration : ôoi-choinidiu « un seul maître » Mb. 22 d 7; cf. Ascoli cxj et V. § 309. § 2 4 3. dâ « deux » a la flexion suivante : Masc. F('m. Neutre, N. A. dâ (Il } j . ^ lUi n-. G en. dX Dal. àih (deih) n- Ces formes ne s'emploient que devant un substantif (§ 178); mais il y a une forme emphatique et indéclinable, dâii^ qui ne s'emploie cju'absolument. bl'S AnJKCTIFS ]'M Les formes de ilà qui ne nasalisent pas prodniscnl l'aspiration (^ I <•)(•)). En composition, on rencontre nne l'orme i^c'- rpii aspire: dêchorpdae gl. bicorpor Sg. (iô a i.') (cl', i; •')<»<)). i:; 2/i4. //■/ « trois » a la llexion snivante : M. N. V. N. ] . tcoir (teora) A. ) leora I G en. Iri 11- tconi u- Dat. trib teora ib Il existe aussi une forme emphatique à voyelle longue Iri. tri ne produit l'aspiration qu'au nom. -ace. neutre. Pour « quatre » on a rclbir au masculin et neutre, cctheora au fémi- nin. Il n'y a [)as de flexion allcslée ; toutefois on rencontre un génitif féminin cclhcont Tur. (S(). cethir ne pioduit l'aspiration qu'au nom. -ace. neutre. §2/40. De cinq à dix les noms de nombre sont : côic « cinq », se « six )), sechi n- « sept », ocbt n- « huit », mn n- « neuf», deich n- (( dix ». Us ne sont pas fléchis ; toutefois la langue tendait à employer uniformément la nasalisation après ces six noms lorsqu'ils se lappor- taient à un génitif et à la supprimer partout lorsqu'il s'agissait d'un nominatif. De là: dcicl] ardib cctaib « 1^10 » BCr. 33 a /i (cf. Pcdcrscn KZ XXXV /iag). A côté de deicb n- existe une l'orme déac {cb'c) qui s'emploie uni- quement dans la formation des luiités de la seconde dizaine (i i à 19, ci-dessous § ^fq). V. W h. Stokes, IF XII 188. § 2/Î6. Les dizaines de vingt à quatre-vingt-dix (inclusivement) s'expriment par des substantifs fléchis suivant la cjuatrième déclinaison: fiche « vingt » g('m.ficbet, i>\. ficbit. Iricha « trente » pi. tricbit. celhorcha « quarante » gén. cclborcbat, pi. cclborcbiiil. côica « cinquante » gén. côicat. sesca « soixante » gén. sescal (sescot Miss. 65 b 17). sechtmo(^a « soixante-dix » gén. sechtiiic\^al:. ocbtiuoga « quatre-vingts « gén. ochtiiiogat (ocbtiiiugal). nôcJjii « quatre-vingt-dix ». l32 MOnnlOLOGIE Ces sul)stanlifs signifient proprement « vingtaine », « trentaine », (( quarantaine «, etc. : cf. sccIjI Irichit « sept trentaines » BCr. 33 a 3, coic-cethorchiiit « cinq quarantaines « \^ b. 17 d 2; is fiche « c'est vingt » BCr. 3i c 7; tri fichtea « trois vingtaines, soixante » Arm. 17 a 2. § 2/I7. Dans chaque dizaine, les unités s'expriment analytiquemenl, le chiffre de la dizaine s'ajoutant à celui de l'unité, tantôt sous la forme du génitif, tantôt sous la forme du datif précédée de ar. oen ar fichet Qireficbit) « vingt-et-un » Ml. 2 d 2 ; dâu coicat « cin- quante-deux » BCr. /i2 b I ; a-cnic-sescot « soixante-cinq » Miss. 65 b 17 (§2/16). Lorsqu'il y a un sul)stantlf, il s'intercale entre l'unité et la dizaine : trl-mis deacc V. ive\zQ, mois » BVn. 21 (Thcs. II 33); coic-sailni scch- tmogat « soixante-quinze psaumes » Ml. 202; di Jitir fichet « vingt- deux lettres » Ml. 2 d 2 ; in dib fniarib dcac « en douze heures » BCr. 3 c] cosiiacoic aiiiiiaiiib sccbliiiugût «avec soixante-quinze âmes», Ml. 38 b 2. Remarque. — L emploi du datif précédé de ar semble réservé à la pre- mière unité de chaque dizaine (cf. § 253 Rem.). § 2/I8. Les noms de nombre rt'7 « cent » et mile « mille » sont des substantifs, l'un neutre et l'autre féminin, qui se fléchissent ainsi : N.-acc. Sg. cet n-n. Plur. cet Gén. câ't (non altostc). Dat. cet cétaih N. Sg. mile f. Plur. viûi Âcc. mili Les autres cas de mile ne sont pas attestés. Accompagnés d" un nombre qui les multiplie, cet et //z//r se comportent exactement comme un substantif quelconque: di-mili déec « douze mille « AVb. i5b i ; coic-mili ocbtmugat ar-chét « cent quatre-vingt cinq mille » Ml. 3/i b 17; cethir chét, secht cet, « /|0(),7oo » BCr. 42 c 1-2. Le substantif qui suit cet ou mile se met naturellement au génitif pluriel : cet rdmae « cent rames » Sg. 36 a 7 ; la cet martir n-anira avec cent martyrs merveilleux » Fél. f\ juill. ; ;;///(' rheiiieiin « mille DES ADJECTll'S l33 pas » Soulli. ()•>. I) (Tbes. I (>) ; licirh iiiili hrinlbar « dix mille pa- roles )) \\ h. \:>.d •->.'<); for-dih milib cch « ptnir deux: mille clicvaiix » Ml. /|3 d 1 \ côic-cct fer « cin(| cents hommes » \\b. i3 b 2. 5; i^i(). Au dessus de cent (ou de mille), les fragments de centaines (ou de milliers) s'expriment comme il a été dit plus haut en se Taisant suivie du nom de nombre cet (ou mile) au dalif précédé de ar. Ainsi: dàu coicût archet « cent-cinquantecleux » BCr. 42 b 1 ; inna deich ar dib célaib « deux cent dix » BGr. 33 a f\ ; a-ocht deac ar-cbâ « cent-dix huit » BCr. 3^ d 2. § 25o. B. Noms de nombre ordinaux. Les ordinaux « premier» et « second » s'expriment tie deux façons: employés isolément, ils se disent cé!)ie et làuaise ; combinés avec un autre nombre dans la numération, oeuDiad cl aile (^ 220). céetne fer « le premier homme » \\b. 7 b 11; persan tanaise « une seconde personne » Sg. 198 b 11. Mais : oenmad ar déc ou fcbit « onzième, vingt et unième » aile déac on ficbet « douzième, vingt-deuxième » (cf. BCr. 18 d); aile esl sou- vent remplacé par ala, notamment après l'article (/n^-^'/rt), § 221. Remarque I. — cétnc se place toujours devant le substantif quand il a le sens de « premier » ; placé après, il a le sens de « le même » (lat. idem) : in-fogur cétna « le incme son » Sg. 2o3 bQ, fonna-sunu dînai « sur les mêmes mots » Ml. i33 d 2 (i; 220). Au contraire tanaise . a 7 ; dat.-acc. diis (dans Ml. 35 d -jJi, diis est également employé pour le nominalif). Dêde est neutre et se lléchit d'après le deuxième type de la seconde déclinaison {p:cn. dcdi, dat. dcdiii). 3. îriar (pour les personnes), tréde (pour les choses) : triar ôciijer « .un seul homme en trois personnes » Hy. V 18. Triar est masculin : gén. triir, dat. iriur. Trcde, n., se fléchit comme déde. k. n'//.;/77r (pour les personnes), cclbarde(Y>om' les choses) \\h. 32 c 20. 5. côicer (pour les pers.). 6. sesser (pour les pers.), scde (pour les choses) BVn. S (TIjcs. II 3i). 7. scchle (pour les choses) \\ 1). 2() d 9. 9. nônbur (pour les pers.) Hy. V 65. Les formes en -ar (-cr_, z/r) se fléchissent comme triar ; celles en -de comme dcde. Au-dessus de « neuf », ne sont attestés que les substantifs : nôidccde « groupe de dix-neuf [jours] » (BGr. 32 a 8, b 9, 45 c 2, 6), et *iiôijichte, *tricbte « groupes de vingt-neuf, de trente [jours] » dans leurs dérivés iwichtcch (de iiôijicbtecb) et iricbtecb (BGr. 18 d 1, 32 h i3 et 18 df)). CHAPITRE TROISIÈME EMPLOI DES CAS § 256. Remarque. — Dans l'apposilion, il y a accord en cas : dinn preceptorib « de nous, précepteurs » \\b. lo d 8; dànni apstalaib « à nous, apôtres » Wb. 25 d 12. Les exemples sliab nossa gl. mons Ossa Sg. 63 a iG et hi-sleb sina « dans le mont Sina » Ml. 96 b 18 sont ambigus. § 25-. Nominatif. — Le nominatif est le cas sujet et s'emploie exac- tement comme dans les langues classiques. Exemples : relhait uisci « les eaux courent » ^11. i38 d 0; iiiiiicJja- ratsa ind-fir « les hommes ne m'aiment pas » V\h. 5 c (3 ; docer in-hiail... issammiiir « la hache tomha dans la mer » Tur. i3i. § 258. Vocatif. — Le vocatif, dont le nom indique suffisamment remploi, est toujours précédé de l'interjection à « o », qui produit l'aspiration (§ 16G). Exemples : à-fir « ô homme ! » Wb. lo a 10 ; a-cJjossa « ô pieds ! » Wb. 12 a 33; a-phopitl « ô peuple » Wb. 33 a i5 (cf. 10 a 20). § 25(). Génitif. — Le génitif marque essentiellement le régime du substantif. Le rapport qu'il exprime est généralement un rapport de possession, mais ce peut être aussi l'un de ceux qu'exprimerait un adjectif qualificatif, ou même un rapport beaucoup plus vague. Exemples : corp duini a le corps de l'homme » Wb. 12 a 29 ; acs n-esci « l'âge de la lune » BGr. 32 a 9 \ fochosmailius innan-ech « à la façon des chevaux » Ml. iG b 11 ; fir-niac aicnid « un vrai fds de nature » (c'est-à-dire « naturel », paroppos. à un fds d'adoption) Wb. 32 b G ; tir tainigcri « terre de promesse » (terre promise) Wb. 33 b 2, Tur. E>IPIX)I DES CAS l37 i3o, etc. ', fer dcniiKi bairgine « un homme à faire du pain « (m. à m. « de faire ») f,d. plslor Sg. i8'i b 3 ; cf. en moyen irlandais /r/' kgind ou fer scribind « lecteur, écrivain » . Sur le rapport syntactique du génitif et du sidjslanlif rpii le précède, v. §585. Le partitif ne s'exprime pas au moyen du génitif (cf. § 272) ; de là vient qu'il n'y a pas de génitif complément de verbe. § 960. Le génitif sert de régime à de nombreuses prépositions ou locutions prépositionnelles d'origine nominale. Ainsi : iii-arrad {fvrad) « en compagnie, à coté de » : iiiarrad innafersae « à coté des vers » Ml. /io c 17. ar-beïaih « devant (les lèvres) » : arbclaib tempui<^V^ « devant le temple » Ml. 48 d 8. ar ou tar ccnn « sur la tête » d'où « pour, devant » : lar-ar-ccn-ni ^\. « pro nobis » Ml. 26 d i5; ar-ar-ciun-ni « pour nous » \^b. 26 a 33 (cf. ar-chiunn gl. ante BCr. 3i b /|). nr cuit « pour (la part) » : ar chiiit siiiii « pour le son, à cause du son » Sg. 59 b 8 ; ar-chiiit cmnacljti « en ce qui concerne le pouvoir « Sg. 7 a 5 ; cf. AVb. 11 c 17, 12 a 26 ; Sg. 6 a 19, i84 b i, igB b [\. for cil lu « sur (le dos), à la suite de » : forciilu ind ideo « à la suite du [mot] ideo >^ Ml. 5o d i\ (cf. for-a-cidu « derrière eux » ML /13 d 27) ; iar d'il « après (le dos) » : iar-ci'iid catch « après chacun » \^ b. 3i c 10. /;/ degaid « à la suite, après » : in-degaid n-isn « à la suite de Jésus » Tur. 74 ; indegaid ùguttae « après les voyelles » Sg. 5 a 2. in dead « à la fin, après )> : iiiacc in-dead aaihar « le fils après son père » Sg. 77 a 9 (cf. inn-a-diad « à leur suite » Ml. 53 c \[\). dochiuii « vers » : docoid onessiniits dochiim poil « Onessimus vint vers Paul » Wb. 3i d 19 (cf. Ml. 5A d 3). do éis « à la trace, après » : di-a œs « après lui » Ml. 07 d 3, di-an- œs « après eux » Ml. 53 d i5; do-iii héis-se « après moi » \M). 29 d 9 (cf. di-éis gl. rétro BCr. 3i b 5). tar éssi « par la trace, à la place » : olcc tar-ési n-uilcc « le mal pour le mal » Wb. 5 d 28 ; dar-a-hêsi (c à sa place » Wb. 9 b 8; cf. tar-ivsi gl. pro Ml. 5o c 2, 10 (64 d 8, 36 c 23). /;-/ lorg « sur les traces, à la suite de, derrière » : frim lorg « derrière moi » II v. VI 2. 1 38 MORPHOLOGIE c// ;-/////.; (( de grâce, par la grâce, i^our » : aris-Jirâith âcc dohcir digail fort « car c'est pour Dieu qu'il t'inflige une punition » \\ h. 6 a i/j. / tianiiomcht « à la suite » : air-is gnàth lassar In-tianiioracht diad « car la llanune est lial^iluelle après la fumée » Ml. /|0 c i . § aOr. Ln certain nombre d'adjectifs se font suivre d'un régime au génitif. Ce sont par exemple : cumachtach « puissant » : nidaii-cbiiniaduig fonii risse « nous n'avons pas pouvoir sur voire foi » W h. i4 c 4i. erlani « prêt » : ani-irlam hrble iiicirlrc « je suis prêt à aller au mar- tyre » \Vb. i3 c 8 (cf. § 128). gréssaclj « constant » : grcssich foigde iinproiiii « constants à mendier le diner » AVb. 3i b 23. soir « libre » : hc-sôir iiio brclbrc « que je soie libre de ma parole » Wb. /i c 18. hialang « capable » : Uialâiig a-ncria « capable de les exborter » \A b. 3i b 11. Le mot innJaiig se construit aussi avec l'accusatif de relation (5^ 268). Remarque. — Après certains adjectifs, le génitif n'a guère cjue la valeur d'un cas de relation : rcd £rsoilcîhe beoil « manifeste en ce qui concerne (par rapport à) l'ouver- ture de la bouche » Sg. i/j a iG. hore dtn-c'ssamin-se précepte « parce que je suis sans crainte en ce qui con- cerne renseignement (parce que je n'ai pas crainte d'enseigner) » Wb. 20 b 7. § 262. Le génitif s'emploie pour marquer la possession en qualité de prédicat. Exemples : is in-choiinded iiit huile talani « la terre entière appartient au seigneur » (m. à m. « est du seigneur ») Ml. 45 d 8. it dm lanaisi « ils sont de la seconde déclinaison » '^^. 107 a 2. Par un usage dérivé de cet emploi, on trouve certains substantifs au génitif ayant exactement après le verbe substantif la valeur d'un adjectif prédicat : itJ}é sidi et-inhéso « ce sont ces cboses cpii sont babituelles » (m. à m. (( de la coutume ») Ml. 27 a q (cf. Stracban RC XVUI 21 G) ; nitat -torhi « ils ne sont pas profitables » (m. à m. « de profit ») W b. 1 1 b 17^ (nom. torbe « profit »), cf. Stracban Eriii \ii,is méile Jiiiiiii « il est d'importance pour moi » (\\ b. 29 d 8) ; ni-rii-batt réc « qu'elles ne EMITOI DES CAS l''>9 soient pas (en parlant de maladies) longues » (m. à m. « de temps » rce gcn. de rê « espace de temps », § i84 Ixem. 11) Inc. Sg. 7J}es. 11249. Le mot éola « savant, instruit », fréquent dans Wb. (i a /i, 3 c /|, [\ h i, 6 b 25, etc.) et qui se construit même avec le génitif (Wb. 3o c 17), parait ne pas être un adjectif, mais simplement le génitif d'un mot col « science » attesté en moyen-irlandais (Straclian Êriii I 1 1) ; le collectif 0/5 éiila « savants » Wb. 3 c 4 ne signifierait donc pas « peuple instruit », mais « peuple de science » (après 0/5^ dans des locutions de ce genre, le génilif est Iréquent : ais scchmaill « peuple de passer, passants » Ml. 102 a i5, etc. ; toutefois /«/2- àis décd « les paresseux, le peuple paresseux » Wb. 25 c 19 et cf. 10 c 1 1 , 12 d 26, 12 d 3i , etc.). § 203. Enfin, il faut noter Fexistence du génilif de prix dans la locu- tion is heicc liin « est de peu de valeur pour moi » (\N b. 8 d 2 1 , 2 1 c 1 2) où le mot bcicc génitif de Fadjectil bccc « petit » a exactement la valeur du latin paruî. § 264- Accusalif. — L'accusatif est proprement le cas régime di- rect. conboing a-cbnâiiii «■ il brise ses os » AVb. 4 d i5 ; loddiusgal giilh n- intiii « ils éveillent la voix en eux » Sg. 7 a 10 ; adciaiiini na-n'iiui diadi « nous voyons les divins mystères » y\h. 12 c 11. Certains verbes de mouvement, notamment tiagu « je vais », do- iccim « je viens » et ro-icci)ii « j'atteins » ont- leur régime à Taccusatif sans préposition. Ainsi: tiagmi-iii bas « nous allons à la mort » A^ b. i5 b 28 (cl. 1 1 d 12, 23 c 3i); diintcdmnini dudaânaic iunariga « à la maladie qui vint sur eux, les rois» ^11. i23 c 3 (cf. pour ro-iccini, go d 20). Toutefois la construction ordinaire des verbes de mouvement est avec une préposition (co, in-, for, etc.). 55 2 05. On rencontre même un régime direct à l'accusatif après des locutions verbales qui renferment déjà un accusatif; ainsi après arbmr biuih « je consomme, je fais usage «, armuiniur féid «je révère, je rends hommage » friscnirini ccill « j'honore, je rends un culte ». Ex.: ni arbarat biulh inna-tâari « ils ne consomment pas les aliments (ace. pi.) » V\h. 10 c I ; cf. 10 c 0 ; aralmninfersa féid « je te révére- rai » Ml. 03 a 3 (mais dobiiir airniitin feid «je donne révérence » se construit avec le datif précédé de Jc^ Wb. 11 c i'a); frilcitrclhar cIkiII 1 4o MORPHOLOGIE « qui l'honore » Ml. 4i (1 i6 ; cf. à l'infinitif //rr//;' ccil dœ « le fait d'honorer Dieu » Ml. 22 a ^ (§ 4 78). Toutefois, ricchn less « j'ai besoin » se fait suivre du génitif (cf. §647). Remarque. — Le verbe impersonnel tclla « il y a place pour, il est possible » veut à l'accusatif le mot qui est logiquement le sujet : nitcljea coîliid doclidch and « personne ne pourra dormir là », m. à m. « il n'y aura pas place de sommeil pour chacun là » (cotliid à l'accusatif) AVb. 26 b 18 ; nithelfea doib « ils ne pourront pas cela » m. à m. « il n'y aura pas place de cela pour eux » (le pronom régime est infixé) Wb. 26 c 2 (cf. Wb. 5 c i3, 26 a 2.3, Ml. 3o c 17). I^ostérieurement, le verbe^^sous la forme /cî/Zd/m admet la construction personnelle et transitive (cf Stracban R. Celt. XXI 176). § 266. Il faut mentionner ici l'emploi assez fréquent àe\di figure éty- mologique, qui consiste à donner au verbe comme complément direct à l'accusatif un mot tiré de la même racine ; cf. en grec ;xx/'/;v [xr/ô-jOa-., 7i:iXs[;.ov -cAsy.îTv, 7:o;ji'Kr(V7:f;j.7ieiv, etc., en latin pugnam pugnare, uicto- riam uincere. Cf. Zimmer KZ XXX 5o. Ex. : imràdat imràti « ils réfléchissent des réflexions » Wb. i d 7 (cf 3 b 23, 4 a 9, 7 a 7, 8 c 3, 12 b 10, \f\ c /i3, 19 a 4, 19 a (i, 20 d 20, 3i a i); diindcrdjoiliiid asrocboilsciii « à la détermination que nous avons déterminée » Ml. 22 c 3 (cf 29 b S, 00 a 4, 42 b 27, 44 b i, 62, 64 c 22, 63 b 9, 88 a 17, 89 a 6, 102 a i5, 129 d 6, i3o a i3 etc.); cf Sg. 27 a 2, i84b 3;Hy. V 2, VI 3; Miss. (ïhes. II 262 65 a 8, 9, i3, i4, etc. L'emploi de la figure étymologique n'empêche pas le verbe d'avoir un autre régime direct : iarsint soirnd sin rondsôcr m. à m. « après cette délivrance qu'il le délivra » Ml. 52; ingrn'nn atarograinn saul m. à m. « la persécution que Saul les persécutait » Mf 3o b 2 ; //; inesad niesas insacart incailech « l'examen que le prêtre examine le calice » Miss. 65 a 10 (Thés. II 253). § 267. C'est par une extension de la figure étymologique que M Pe- dersen explique avec raison la présence du pronom infixe de la 3'' per- sonne neutre dans certains verbes, alors que ce pronom ne représente aucun substantif exprimé (KZ XXXV 4i5). Ainsi : imia pcrsinc dodiccfa « de la personne qui viendra cela» (c'est- EMPLOI DES CAS I /| I à (lire « relie venue ») A\l). 29 c .^ (cf. 5 c 5 ; Ml. U) h 1 1); niùa l'iaitJjcd doiulriga « ce ne sera pas seul (m. à m. unité) qu'il arrivera cela » (celle arrivée) Wh. ^5 a 3S ; dachoiar coirp « les corps sont venus cela » (cette venue) Ml. 38 b -à (cf. Sg. i'6-j b 5, dividccmaii'ig). Dans de nombreux cas, la présence du pronom infixé de la 3" per- sonne neutre est à peu près impossible à justifier. On la notera dans les verbes aridchrin et aibail « il meurt » m. à m. « il le meurt » (Pedersen KZ XXXV /|o6 et 407 ; toutefois intan aracrinat Ml. 78 c a, dineuch adbaill \Vb. 16b 11 n'ont pas de pronom infixe). C'est en français l'emporter sur, la bailler belle, la donner bonne. § 2G8. L'accusatif sert aussi à marquer la relation, notamment après les adjectifs : énirt hiress « faible de foi » ^^ b. 0 b 9 ; cnirt nienine « faible d'es- prit » ^^ b. 10 c I ; siiiu dis « plus vieux d'âge » Wb. 34 a 5. On peut ratlaclier à cet usage l'emploi de l'accusatif après tualang « capable » dans : bd tualang cdcli forcital alaili « que chacun soit capable d'instruire l'autre » A^ b. 6 d i3 (cf. i3 c i5); cf. § 3G1. Il marque aussi le temps (cf. § 65o) : in-fecht-so « cette fois » Wb. 21 b i4 etc. (§iiO et cf. Pedersen Asp. 7G); in-iainsinv. ce temps-ci» Ml. 49 a 16. § 269. Enfin, l'accusatif sert de régime à un certain nombre de prépositions qui sont : ainal, cen, co, ecbtar, eter, fri, iinm, la, sech, tar, tri, ar, jo, for, i ;/-. Les quatre dernières se construisent aussi avec le datif (§283). § 270. Datif. — En principe le datif n'est jamais employé qu'après préposition. Toutefois on rencontre exceptionnellement certains datifs isolés dans des locutions adverbiales à valeur instrumentale, telles que in-chruth- sin « de cette façon » , cia-chruth « de quelle façon » , ind-inni-seo « de celte nature », cîa inni « de quelle nature », ind-echt-sa « cette fois » (§ 116), etc., des substantifs cruth « forme ». inné « nature », fecht (( fois » (cf. Sarauw J^"/. i38, Strachan Eriu.l 12); de même aithir- riueb « de nouveau » Ml. 46 b i, 60 a 9, i34 c 6, Tur. 80, etc. du substantif rt///;6'rrtr/; « répétition » iNIl. i33 d 2. En dehors de ces cas fort rares, le datif ne se présente isolément que dans la formation des adverbes tirés d'adjectifs (§ 24o). I 4 y MORPIIOLOGIi: Les prépositions qui se construisent avec le datif sont : a, co n-, âî, do, fiad, iar n-, is, ô, oc, os, re n-, ar,fo, for, in-. Les quatre der- nières se construisent aussi avec l'accusatif (§ 288). § 271. Liste des prépositions avec F indication de leurs principaux em- plois. A. Prépositions se construisant avec le datif seul. a « de » : mbertatar... a-tir taimijeri « qu'ils emportèrent delà terre de promesse » Tur. i3o ; arhcrr cialJ... a-infinit « le sens est tiré de l'infinitif » Sg. 190 a 3 ;bosnnt dndecbuirrniar a agipt « depuis que nous vînmes de l'Egypte » Ml. m b k; firmac aicnid ni a-uccu « un vrai fils de nature, non d'adoption (de choix) » V\h. 32 b 6; indniat acJjos a-findchoria «le fait de laver ses pictls d'un baquet» Ml. 12G c iG (= avec Fcau d'un baquet). La préposition a a la forme as (ass) lorsque l'élément qui la suit dans le groupe verbal est inaccentué (§ 096) : nidechuid ambiad as-ani- helaib « leur nourriture ne sortit pas de leurs lèvres » Ml. 98 b 8; arna dich càch ass-a-dligud « pour que personne n'aille hors de son devoir » AVb. 9 d 2^ ;bore nopridcbiin se as-nio-cbninirigib « parce que je prêche hors de mes liens » \\b. 23 b 11. co (fii) n- « avec » : dofd crist con-a-soscelu « Christ est là avec son évangile » \^b. 4 d 29; massa eut séitcbi rocretis... manid co-scitcbi rocretis « c'est avec ton épouse que tu as cru..., si ce n'est pas avec une épouse que tu as cru » A\b. 10 a 29-80. § 272. di « de )) : di-ninlluch int slebe « du sommet de la montagne » Ml. 58 c 4 ;/('/■ dinaib- jcraib bi sin « un homme de ces hommes ci » Wb. 12 d /io ; tob di-bnnui «une trompette de bronze » Ml. 2 b lO; di-cacb-leitb « de chaque coté » AYb. 17 b 19; làn di uisciu « plein d'eau » (Lie. Sg., ïhcs. II 2/19); is diin asrobrad andedeso « c'est de nous qu'ont été dites ces deux choses» YNb. 10 d 8. C'est la préposition dî qui sert à exprimer le partitif : fii di-niaitb « quelque chose de bon » M h. 28 d 3i ; dorât inôr di-maid duûn « il a fait grandement de bien à nous » A\b. 4 b 10; cid beci'i di-iilc « même un peu de mal » Ml. 46 a i ; tinnagat ni assanucbt di inainib « qui donnent quelques trésors de leur sein » Ml. 98 a 20 (m. à m. quelque chose de trésors). Le verbe argarini « je défends » se construit avec di suivi du nom lEMin.OI DKS CAS T 4'^ tic la personne : ar-ni-argart recht iliiiin « car la loi ne nous défendit pas » W 1). Bi c 25 (cf. 2/1 d 2/1 et Ml. 53 d 9). Sur la confusion de lU cl de Jo, v. i^ 27 V § 273. Jo (ilu) « à » sert d'abord à rendre la valeur du dalif latin : ni-taibrem seirc donaib rétaih frccudaircib « nous ne donnons pas d'amour aux objets présents » Wb. i5 c 9 ; iniiahî noguidim daitsiu « les cbo- ses que je te demande » Ml. 21 b S (mais le \erhe guidini se construit aussi avec Faccus. de la personne : rohvnur nundatges « j'ose te prier » Ml. 21 b 5, cf. §655); is dncbrist as-imniaircide insalmso « c'est au Cbrist que ce psaume est approprié » ^11. 16 a 7; ni-coir do-ncuch ro- sacht « l'hésitaiion n'est convenable à personne (il n'y a lieu pour per- sonne d'hésiter)» Ml. 18 d 20; ianaic doib « qui vint à eux » Ml. 35 d I (pour d'autres constructions des verbes de mouvement, v. § 26/i et cf. ni-n-ianic « il n'est pas venu à nous » ^11. 37 a i5) ; do~hic infi- nité « au lieu des infinitifs » Sg. i5^i b i ; cid do uâir « même à l'heure » V\h. 16 b 5 ; cosmuil di'iib-si andedeso « ces deux choses sont semblables à vous » Wb. 12 d i (cosuutil se construit plutôt avec /r/ § 279); comaciis du bas « près de la mort » Ml. /îo b 9 (cf. 21 d i) ; iarnatahairt hofilisnib do-inrusalcni « après qu'elle (l'arche) eut été portée par les Philistins à Jérusalem » (m. à m. après son apport) Ml. 2 b 10 ; ni do'Iegiind and docoadsa « ce n'est pas pour lire ici que je suis venu » AA b. icS d (3. La préposition Jo est souvent employée après un nom verbal (infui il if) devant le mot qui serait le sujet si la phrase était à un mode person- nel : iarna epert do dia « après que Dieu eut dit » (m. à m. après son dire à Dieu) Ml. 5i d i3 (ici il y a en outre anticipation du possessif, § 617); cf. § 479- Le même idiotisme se rencontre avec le verbe co- pule, quand le sujet est un pronom et l'attribut un mot précédé d'une préposition : is-ônd-atJjir dô « il est du père » (m. à m. « est du père à lui )))AAb. 21 d /i ; cf. 18 d 6, où il s'agit d'une phrase nominale. Remarque. — Après le verbe d'existence, la préposition do forme un idiotisme, signiliant « en vouloir à » (Pedersen KZ XXX\ Sgi) : is-hed ro- m-hod doib « c'est pour cela qu'on leur en voulait » (propr. « qu'on était à eux »), Wb. 5 b 3i (cf. \\h. 19 a 9) ; is-hed dathar doin « c'est pour cela qu'on ni'en veut » ^^h. 21 c 9 (cf. \\h. 28 a 2/4, 28 d fi ; dathar ])Our n-îathar) ; ni nach-cin aile no-taid doin « il n'est aucune autre faute pour i i4^ MORPIIOLOGiÈ laquelle vous m'en voulez », c.-à-d. « ce n'est pas pour d'autres fautes que vous m'en voulez » AVb. 19 d 26 ; cf. ij G42 Rem. § 274. La préposition do se présente sous la Ibrme di devant un élé- ment inaccentué (§ ByO) commençant par une voyelle : di-a-firianugud «à leur justification » Wb. 4 d 12 ; di-an-acconiolinr « auquel il est joint » Sg. 188 a i5. Dans ce cas, le préposition do se confondait avec la préposition di. Il est résulté de là qu'inversement la préposition di a été dès les plus anciens textes confondue avec la préposition do. Ainsi : foselgatar abra- thir aluni g soin do-fuil « ses frères enduisirent sa tunique de sang » Tur. 128 à côté de lase foruiUecla heôil inchalich di-mil « quand les lèvres de la coupe ont été enduites de miel » Wb. 7 d g (du \cvhc fosli- gini)\ immefolngar diind sil ferdu « qui est produit de la semence hu- maine » Ml. 44 a lo; ni do n-danin... arlis dinni « ce n'est pas du bœuf... mais c'est de nous » Wb. 10 d 8 ; et dans l'expression du partitif; ;// dû nie « quelque chose de mal » Ml. 24 a 19 ; ;// donaib adamraih sin « quelque chose de ces merveilles » Ml. 60 b 0 (cf. 55 d II). § 275. fiiid « devant, en présence » (gl. « pro » Ml. 26 c iG et « ante » Ml. 92 d 3) : fiad rigaib Fél. Oeng. 27 janv. « devant des rois » ; fiad-ci}àch « devant chacun » Ml. 2/1 c 19 (cf. Wb. 2 a i, 3 a 7, 18 d 8). iar n- « après, d'après » : iar-n-écaib sani « après la mort de Saul » Ml. 42 a 6 ; iar-forbu in-gninio « après la perfection de l'acte « Ml. i5 a 5 ; iar-sind-indnidiu araneutsa « d'après l'attente que j'attends )> Wb. 23 b 27. is « au-dessous de » : Ijis bronnaii gl. infra uentriculum Sg. 46 a 8. ô (hô, hua, § 62) « par, de » : rorccht ho-nicthi 7 inmairi «■ il a été distendu par graisse et obésité » Ml. 20 a 23 ; aimi œrbarad son ho- briaihraib « car il n'aurait pas dit cela en paroles (par paroles) » Ml. 3i b 20 ; darucellsat hua-setaib on « il ont acheté cela avec (par) des trésors » Ml. 126 d 7; anasberaid hô bcJib « ce que vous dites par les lèvres » Wb. 7 d 10 ; cotnessiusa huanichosaib « je le foule par mes pieds (aux pieds) » Ml. 126 c 17. § 276. oc « à » s'emploie devant un substantif verbal (infinitif) au sens du gérondif latin : oc-coniahiad sosa'li «■ à accomplir (en accomplis- EMPLOI DF.S CAS |'|.) sanl) Tcvang-ile » ^M). 7 I) kj ; is bc in J'crso rof^ah ch(i)riiic oc-iecJ)l 'unhc- ihil « c'est ce vei-s que chanta Jérôme en allant à Bethléem » Ml. 187 h 7 ; ak/; rotcechladar oc-prcccpi « quiconque t'aura entendu prêcher » (m. à m. à prêcher) \\b. :>!8 d iC); (i/V foirblbc bile oc-bûithiiis « le peuple parfait qui est à baptiser » \\b. 9 a 11 ; alâ oc-o-scrîbunt beos « il est ù l'écrire encore « Sg. 2i3 b 4 (cf. § iGo) ; aril-niaibi siiJe oc-asiug « car ceux-ci sont bons à séduire » \\b. 3o c i3. Sur l'emploi de / n- dans le même sens, v. § 1^87. as (^l'ias) « au-dessus de » : isiiaib rcndaib Jivil bi'tas <^rciu « dans les astres qui sont au-dessus du soleil » BCr. 18 c /(. rc {ri) n- « avant, devant » : rc-forciniin « avant la fin » Sg. 1G9 a i ; rc-ni-cbiiiiiiriiig « avant ma captivité » ^\ b. 00 a 5; n'-IccbJncbaib «. dexanl les liquides » Sg. G a 8. § ^77- B. Prépositions se construisant avec l'accusatif seul. aiiial « comme » : aiiiiil in-n-aliain n-âiib « comme le rasoir aiguisé » Ml. 72 b 8 (glose sicut rasorium acutum) ; cf. Ml. i44 c 5. cen « sans » : ccn-fodrûbii gl. sine deflexionum moris Ml. 22 a 6. Sur ccn-siiidib « sans ceux-ci » Ml. 20 d 3, v. îi; 538. La préposition cen s'emploie idiomatiquement pour introduire l'idée négative dans un fait exprimé par un infinitif: ba-troin foraib ccn-ticbtain à-tire fadesin « il fut pénible pour eux de ne pas aller dans leur propre pays » (m. à m lourd sur eux sans aller) Ml. 3/i d 12. § 278. co « vers, jusqu'à, chez » : Juid cû port imbôi inri i( il vint à l'endroit où était le roi » Ml. 55 c i ; nâ-iéit (ms. ;?/-) co-fer n-aile « qu'elle n'aille pas vers un autre mari » \\b. g d 3i ; de même après les verbes docoid « il vint » (\N b. i4 c /40, i4 d 3o) ou tânic « id. » (\\b. 7 c 7), bien que le dernier se fasse suivre généralement de l'ac- cusatif sans préposition (§ 26/»); co-desctbug\. usque ad fèces Ml. 189 b 4; cf. ciicci « jusque-là, à un tel point » § 5i2 ; co-licblin n-aiicrist « jusqu'à la venue d'Antéchrist » \\h. 25 d i. Après le verbe substantif, la préposition rt) s'emploie idiomatiquement de la façon suivante : niad-L'o-lcebl di cofer l>ad bé afcr incclue « s'il faut qu'elle aille vers un mari, que ce soit son premier mari » (m. à m s'il est à aller pour elle à un mari...) \Vb. 9 d 32 ; isdeidbir mâidein disuidib niad cc-moidim etir « il est juste de se vanter d'eux, s'il faut absolument se vanter » (m. à m. s'il est jusqu'à se vanter) \\ b. 17 d 19. 10 l^Ù MORPHOLOGIE ccbiar « en dehors de » : crblar amiairhirt ni-hiiith pcclJjx a en dehors de la pratique des péchés » Tiir. io8. eter {etir) « entre » : eler corpii 7 aniuana « entre les corps et les âmes » Wb. j.i b i5. § 279. /;-/ « envers, contre, en vue de, à Pégard de » : rohôi dchuid âo-philoniôin fri-suide « Philémon eut une dispute contre celui-ci » "V\b. 3i d 19; ol-inspiuil noih... fri-pont phelait « l'esprit saint dit à Ponce Pila te » Ml. 7/i d i3; hcÎDi acinn fri cloicl) « un coup de leur tête contre une pierre » Ml. 189 c 3; fri dibirciiid n as « en vue de jeter loin de lui » Ml. 99 d i ; iiisse fri hiriss « convenable à l'égard de la foi » Wb. 28 b 9. Cf. notamment la locution aJlcd fri ou allclbc fri « par rapport à, en ce qui concerne » (Wb. 2 c 3, 6 c 18, 8 b lO, Ml. 3o b 2, etc.). C'est la préposition fri que l'on emploie après les adjectifs qui expri- ment la ressemblance : nita-churnme-se friusom « je ne suis pas le même qu'eux » \\ b. 20 c 25 (toutefois après cumnic on emploie plus souvent, à l'imitation du tour latin idem al que, la conjonction ociis « et » suivie du nominatif, ex. Wb. 6 b 26, i4 a 3o, 18 a i3, 20 c (3); ammicosmili frisincethir « nous sommes semblables au bétail » Wb. i3 c 12; airis inunn folud techtas frisinhocht « car il possède la même substance que le pauvre » Ml. 61 a 8. Inversement, on emploie aussi la préposition fri après les mots qui expriment la différence :saiii fri .c. « dillérent de c « Sg. 6 b 7 ; dcchor fri praeiw)ii(i)iui aili « dilTérence des autres pronoms » Sg. 28 a i3. Par extension, se construisent avec la préposition fri les verbes qui signifient « s'accorder » et « se séparer » ; ainsi : adconilûfar sidi fri cach-iuisel « ils s'accordent avec chaque cas » Sg. 5i b i3(cf. 212 a (>); marudscarsid fri-tola « si vous vous êtes séparés des passions » Wb. 27 a 3o (cf. 9 d 3i, i3 b 19, i3 c G, 3o a 18, etc.). ^nv fri-stiidib « vers ceux-ci » Ml. 3i a 18, cf. § 538. § 280. imm « autour de, au sujet de » : iii!iii-chre<^cb^lii « autour des plaies » Ml. i/j4 c 5; îniiiiiiibidbclbid « au sujet de la vie éter- nelle » Wb. i5 c i/|. Sur iiiisiiidib « autour de ceux-ci » BCr. 18 b 3, cf. i^ 538. la « chez, auprès de, aux yeux de, pour » : la-iudeii « chez les Juifs » (sans mouvement) V\b. 5 b 12; la-iiiiiiarbii « chez les morts » (avec fl.MPI.OT I>ES CAS l/Cy niouvcmcnl) Wb. 25 b •).•). ; uiauiplol lasinfcr « si le mari ne le veut pas » (m. à m. s'il n'y a pas volonlé cliez lo mari) Wb. 9 d lO; anas olcc la s in brathir « ce qui est mal aux yeux du frère » Wb. lo c iH. La préposition la est très fréquemment employée avec le verbe sub- stantif à la 3"' pers. pour indiquer le point de vue, l'opinion, la pensée de quelqu'un : is fer liumm « il est meilleur pour moi » (^je crois meilleur, je préfère) W b. 29 a 6, etc. ; is-beic Uni « est de peu de valeur pour moi » (= j'eslime peu) Wb. 8 d 21 ; dikin liiiini iiiso « ceci [est] le plus précieux pour moi » W b. 28 a 2cS, etc. Même avec le verbe d'exis- tence seul : iuda-liin ha brathir dam « je crois qu'il était mon frère » Ml. Carm. I, /| (cf. Ml. 96 a 6). Sur lasuidib, cf. § 538 ; Jase, lasse « alors », v. § 54 /i. La préposition la se présente sous la forme // lorsque l'élément qui la suit dans le groupe est inaccentué (cf. i^i; 59G et ss.) et commence par une voyelle : li-a-cljéle <.' chez son compagnon » \\ b. 7 a i3 ; li-alaile « chez un autre » Wb. 20 c i5 (cf. § 22G). ol (v. § 539) ne s'emploie que devant un démonstratif. § 281. sech « au delà de, en dehors de, excepté, malgré » : scch innaimsir cricbnigtbi « au delà du temps fixé » Sg. 217 b i3; sech co- mairli dé « malgré la permission de Dieu » Wb. 29 d i . tar {dar) « au delà de, par, sur » : iar rccht n-aiciiid « au delà de la loi naturelle » Sg. 217 b i(); dar-liiiiue recto « parle commandement de la loi » A^ b. 3 c 3(3 ; tar-bruinnin ôgae « sur les seins d'une vierge » ML 144 c 7 ; dodechuid temcl tarsingréin « les ténèbres vinrent sur le soleil » Ml. iG c 5. triQre) « au moyen de, par » : is marh incorp trisnasenpectii « le corps est mort par l'efTet des vieux péchés » Wb. /i a 6 ; duucthar tri-a-rosc ani nolabraifitis « est fait comprendre au moyen de leur œil ce qu'ils pourraient dire » Ml. 55 a 10; tre-ailH gaiblljcr rcproinn « par la prière qui est chantée avant le repas » Wb. 28 c 21 ; trê-choiiiaisndis gl. per appositionern Sg. 159 a 1 (cf. Zimmer GGA 189G, p. 080). § 282. Aux prépositions gouvernant l'accusatif, il faut joindre les locutions suivantes : corrici « jusqu'à ce que », proprement « jusqu'à ce qu'il atteigne » (du verbe roiccini « j'atteins ») : rosiacht corrici nem atrocairc «■ leur pitié a atteint jusqu'au ciel » Ml. 55 d 2 ; corrici-siii « jusqu'ici » Ml. 107 c 8 ; lliS MORPHOLOGIE conricî anchchur fcil ctfarni « jusqu'à la difTérence qu'il y a entre eux » Mh. 33 b 1 8. cenmitbâ (ccnniathâ) « hormis, excepté », proprement « sans que est » (de la locution ceniiia suivie du verbe -fâii, § 4o5) : ccumillm iudcu ÎNll. (iy b 12 « hormis les Juifs » ; cciuuitlià ctrad « hormis la fornication » A^b. 9 d 7 ; cenmalhà inicgdais « outre la maison » \\h. 33 a 4, etc. iarmithà « après », proprement « après que est » : iannitha deuâ « après la fm » gl. in posterum Ml. 58 c i6. C'est le nominatif qu'on attendrait après ces deux dernières locutions ; l'accusatif y est sans doute analogique des autres prépositions. Il y a aussi quelques exemples de hô-îbâ « à partir de » : praedicta ôtba stus « praedicta à partir de slii? » Sg. Go b 7 ; cf. Strachan Siibst. 5. î; 283. C. Prépositions se construisant avec le datif et l'accusatif. En principe, le datif exprime l'absence de mouvement, et l'accusatif s'emploie quand il y a mouvement. Mais dans l'usage cette distinction n'est pas toujours observée (cf. §§ 2o3 Rem. Il, 5 10 Rem. II et 538). ar « au-dessus de, sur, pour ». datif : aniaib grâdib neindib « au-dessus des ordres célestes » Wb 21 a i3; ar-aiiiinnaimiii dilitis « au lieu de nom propre » Sg. 27 a i ; airnaib iiiigiiiiiiaib « pour les mauvaises actions » Ml. 27 c 16. accus. : is-ar-chcnn fochcda dodcchonimar « nous sommes venus par- dessus la tète de la tribulation (cf. § 260) » Wb. 25 a 12 ; ar-in inraih « pour la trahison » Ml. 72 b 1. Les deux emplois se confondent souvent : dorîgcni dia ar-maccaib israhcl et dorigeiii dia ar-maccu israhel « Dieu a fait [les miracles] pour les enfants d'Israël » W b. 11 a 2S-3o. La préposition ar sert à former un certain nombre de locutions dont le cas est le plus souvent impossible à déterminer : ar-lhaus « au com- mencement » Ml. i4 b 12 ; ar ôiiiini « par crainte » B Cr. 33 b i/j, etc. § 28^. C'est la préposition ar que l'on emploie après les verbes qui signifient « compter pour » Çni airmiihi ami « il n'est pas à compter pour quelque chose » W b. 8 c i3, cf. \\ d 2, i5 d 12, etc. du verbe adriiiiiui « je compte »), « prier pour » (\\ b. fx d 20, 17 a 5, 27 c ig, 27 d 7, etc.) ; au sens de « en faveur de », elle s'emploie après doluigiin « je pardonne » (doluigiin airibsi « je vous pardonne (quelque chose) » \\h. \^ d 25) et au sens de « en vue de, contre » devant des noms de EMl'LOl l)i;S CAS I ^19 malheurs (inaladics) qu'il s'agit de prévenir : ainsiiiiii crisl ar cech n-ern- bàs « que Christ me protège contre toute mort par le 1er » Ily. YI i/j, ar-galar fiiail, ar-cbciingalar « contre le mal (la rétention) d'urine, le mal de tète » Inc. Sg. (Thés. II 2/i8). Enfin, au sens de « sur », elle s'emploie pour marquer la [)rivation, la séparation dans des exemples comme : teshimal hoill aîriii « des membres manquent sur eux (leur manquent) » Wh. 11 d 11; anrlilh arcbâch « vous dérobez sur chacun » (à chacun) A\ b. 9 c yo ; iiige't abullu circrist « enlèverai-je ses membres sur Christ » (à Christ) \M3. 9 d /i, etc. § 285. /t; (///) « sous ». datif : fo uni m iitiia ciilcch « sous le joug des profanes » Ml. io4 d 2 ; fo-dciid « sub fine » \N b. 3 b 28, Sg. 9 b 21 ; foe:i (= fo-oeiï) aiccinnd (( sous le même accent » Sg. 7/1 b 8 ; fo-a-chossaib « sous ses pieds » \\ b. 82 c i3 ; dcscad fo-hairgi)i « du levain sous (dans) le pain » AA b. 9 b i3. accusatif : tccb! fu-iiiâin n-asar « aller... sous le joug des Assyriens » Ml. 72 b 3; intain diagmnni fo-hailhis « quand nous allons sous le (au) baptême » Wb. 3 a iG; fret fo-sinacbln ircblo « aller sous les préceptes de la loi » \\h. 19 d 11 ; duciiaid induchal cruche crist fim doniun « la gloire de la croix du Christ est allée sous le (à travers le) monde » Ml. 65 c 9. § 286. for (far) « sur, d'après ». datif: cen-cbaille far-a ciunii « sans voile sur sa tête » AMi. 11 cg ; dilus bis forsnciib caircib « d'une plante qui est sur les rochers » ïur. ii5 ; ni-bia uicsritgud forsiiidigail « il n'y aura pas modération dans la vengeance » Wb. i d 2 ; a-cunnublc for-a-inogaib « leur pouvoir sur leurs esclaves » Wb. 27 c lO ; far-ccliin diiill « d'après la première déclinai- son » Sg. 90 b 1. accusatif : nipsd Iroiii far-nccb « je n'ai été à charge à personne » (je n'ai été lourd sur personne) \\ b. 17 c 2 ; beini faris insofarsiia-dligclba renieperibi « c'est une ex[)licalion sur les lois indiquées avant » Wb. i3 a 29; isgnalJ) bisalniaib aitljcrrccJj farsnasiinii cclnai « est habituelle dans les psaumes répétition sur les mêmes mots » Ml. i33d 2. Après les verbes de mouvement, la préposition far se place devant les mots qui marquent l'objet, la cause ou la nature du mouvement : dncJjoid... far longais « qui alla en exil » Ml. 7/1312 (cf. 55 c i avec laid « il vint ») ; tiagat for-lcicbcd « ils vont en fuite » M\. 54 b 12 l50 MORPHOLOGIE (cf. 63 c ifi et 19); nl-far-ciiûirt parchc docoid « ce n'est pas en tournée paroissiale qu'il vint » \Vb. 21 a 12 ; magcn hitait for aisndis « endroit où il vient en explication » Ml. 2-'i cl 00 (cf. doléit for \sh. 2 a 3), etc. Les verbes qui signilient « je me venge » se construisent avec le nom de la personne à l'accusatif précédé àc for : intain donibéra digail for- pecthacha « quand il tirera vengeance des pécheurs » AAb. 25 d 19 (cf. h c 21, 28 a 3, 32 c 4, 33 b 8, Ml. i33 b 9, i38 a 6) ; nomdichimse for-m-naimtca « je me venge de mes ennemis » Ml. 38 c 21. Au lieu de forrii (Wb. 28 a 3), on a aussi la forme foraih (Ml. /i2a/4, 72011; 72 d 18 et 7/i c 20, \\ b. 4 c 35) et for siidib (Ml. ici d 6) après dobiur digail ; il faut sans doute rapprocher ces formes de ccu-siiidib (§ 538), etc. On trouve d'ailleurs dans Ml. 74 c 20 le datif forsiiaib cotarsnaib alors qu'on attendrait l'accusatif; cf. § 283. Enfin, on notera l'idiotisme suivant, où la préposition for joue un rôle important : ho-ruiimith for-a nainilca rcinib « quand leurs ennemis eurent été mis en déroute devant eux » Ml. 5i c 9 (le verbe inaidiiii « je brise » est impersonnel dans cette locution). § 287. / //- (/;/_, § 28) « dans, en ». datif: i-cacb-lucc « en tout lieu » Vs\). 2^0 i5; iin-biutb ailiii (.^ dans l'autre monde» Ml. i35 d i ; cretcm bcs In-far cridiii « la foi qui est dans votre cœur » Wh. 7 d 10; In-bar cuuiung « en votre pouvoir » AA b. 5 d 32 ; ni-bi-soin ilJcsliir fcrce « il n'est pas dans le vase de co- lère » Wb. 22 b 4- accusait : iseuscpl) ditcboid in cgipt « c'est Joseph qui vint en Egypte » Ml. 84 c 9 (cf. ()6 c i(), 124 c 26); condechuidsom isna adradii bisin « de sorte qu'il vint à ces adorations» Ml. 65 d 12 ; tintiiiitb iin-bélre n-aill « traduction dans une autre langue » A^ b. i3 a 1 ; dorôigu dia iin-niaccii do « que Dieu a choisis en hls (comme fds) pour lui » Wb. 4 b 3i. La distinction n'est pas observée dans: in-niiilu gl. in nubibus AAb. 25 b 23. La préposition i n- s'emploie parfois dans le sens de la préposition oc (§ 276) devant un infinitif : i-tarcud indoc balx « à procurer (en procurant) la gloire » AA b. 2 3c 29 (cf. oc-iàirciid raitb « en procurant la grâce » AAb. i4 c'42). CHAPITUE QUATRIEME FORMATION DES NOMS I. — De la dérivation. § 288. Les suftixcs qui étaient capables de produire des mots nou- veaux et qui conservaient pour le sujet parlant une valeur significative sont les suivants. A. Suffixes servant à for hier des no)iis d'agent. Ces suffixes sont au nombre de quatre ; deux sont proprement ir- landais -id et -cm ; les deux autres sont d'origine latine -oir Ç-air) et -aire. § 289. Le suffixe -id forme des noms masculins généralement tirés d'infinitifs ou de substantifs. Ils se fléchissent suivant la troisième déclinaison (type silil^ § 192). cctaî « chant ». citnb « tribut », coitJtthecht « société », côis K cause », di^al « vengeance «, ech « cheval «, fortaclit « secours », lilir « lettre », legend « fait de lire », orgtin ce meurtre », peccad « péché », serc « amour », scribend « fait d'écrire », tûruiachl « accroissement », -cétl-aid « chanteur » Sg. 12 b 4- cimb-id « tributaire, captif » \\h. 27 c 22. coimthecht-id « compagnon » Sg. 66 a i3. côis-id « causatif » Sg. 77 a 3. digl-aid « vengeur » Ml. 27 a 12. ôinecli-aid gl. copies ([jlov; 7:7:0;) Sg. 5o b 2. fortacht-id « auxiliaire » Sg. 8 b 3. litr-id « lettré » (Sg. 28 a 18). leign-id « lecteur » Sait. 43go. oircn-id « meurtrier » Sg. 12 b 6. peclh-aid « pécheur » Wb. 39 a 23. serc-id « amant » Sg. 188 b l\. scribn-id «écrivain» Fél. Oeng. 8 juillet. tônitachtaid « auctor » Sg. 65 a 17. 102 MORPHOLOGIE Parfois, le nom d'agent est tiré du thème verbal lui-même : doâircim «je prépare, produis », Crcr/j/j-/i//T-/(f «législateur» (Sg. 4d a 3). èiisim «j'écoute », éits-id « auditeur » (AA b. 3o d g). doiccim « je vais », (unie)- thic-id « néophyte » Wb. 28 b 29. OU du thème du prétérit passif (§ 3'|3) gess- de giiidiin « je prie », fess- de rojctar « je sais », gess-id « precalor » Ml. -/i d i. fiss-id « savant » Wb. 26 d aS. § 290. Le sufTixe apparaît aussi sous la forme -thid ; après un thème nominal : airec « trouvauh^ », allrain « nourriture », attrch « habitation », fognam « service », finbiiain « vendange », raiingabdl « participation », sechem « fait de suivrt; », tudrach « séduction », et après un thème verbal : arUciin « je jirète », herraiiii « je tonds », crènim « j'achète », doJegini «je détruis », ash'nhn « je viole », ashiiir « je dis », fledaigim « ji' banrpiette », forcongur « j'ordonne », Jrithsenim « je résiste », gnîu « je fais », iiigrennim « je poursuis », linaiin « j'eni[)lis », viûnini « j'enseigne », sulhairigim « je suis élo([uent », dogarlm « j'appelle », dofnisiiiiin « je crée », airc-lbid « inventeiu' » l'él. p. 2. aiUrim-lhid gl. ferax Ml. 84 b 2. aillreh-lliid « habitant » (Sg. 20/I a i). fognam-thid « serviteur » (Wb. 8 c i5). finhon-did « vendangeur» Philarg. i ^ a 90. ranngahâl-tailh (§97) «participe» Sg. 09 a 3. scchlm-thid «sectateur » (Ml. 3i a 10). tiidrach-taid « séducteur » Sç. 68 b n. aiilic-thid gl. fenerator Ml. 127 a 16, berr-thaid « tondeur » Sg. 5^ b 11. cri-thid « acheteur » Sg. 60 b g. dikg-thith « destructeur » BGr. 43 b 2. élni-tbid « violateur » Sg. 69 a 12. ejvr-lhitb » parleur » PCr. 5i a 4- Jicdaich-ihith « banqueteur » Sg. aa a 6. forngar-thaid « impératif » Sg. i47 b 6. fresn-did « adversaire » Wh. 9 b 8. giic-thid « opérateur » Wb. 3o b 9. i]igrcn-tid {^f]"]) «persécuteur»\A b. i8ti 4- îi'n-tid « cmplisseur » (Sg. 186 b 2). mûn-tith « professeur » Wb. i d 11. sulbairig-thid « orateur » Ml. 73 d 9, togar-tliaith « vocatif » Sg. 7G a 2. tuis-lidi^ 98) « créateur » (Wb. 28 d 2 i). § 291. Le suffixe -cm (thème en -;/, § 196) apparaît dans un certain nombre de noms d'agent dérivés de substantifs: FOintATION DF.S NOMS I ;)3 hrith-em « jugo « Wb. G 1) 25 (ihi hrclh « jugement «, J; (57). cair-cm « cordoiuiicr » Sg. ifiO I) f) (di? *arn-É; « chaussure »). dal-eiii « caharolicr « Sg. 03 a 2 (de ddl « réunion »). dùl-ctn « cn'aU'ur » \A'b. i h 22 (de i«/ « clément »). féch-ein « débiteur » \A'I). 82 a 21 (Ac fiach « dette » § (S!\). flaiih-etii « maîtnî » Ml. 90 a 9 (Ao fiaith « id. )>). mraith-vin u traître » Wb. 82 d i5 (de iiiratb « Irabison »). orb-em « héritier » (^^'b. 2 c l'i, !^ i!\h, de o/fe « héritage »). Ce suffixe est rcslc peu productif. § 292. Le sufllxo -ôir, qui présente aussi la l'orme -(//>, se rencontre surtout clans des mots empruntés de noms latins en -âris on -ârius ; mais de là il a passé à quelques mots indip:ènes. La flexion se fait suivant la troisième déclinaison (type si'iil, ^ iQ'-O- caindlôir « candclârius » V\h. 2^1 h 82. laitnôir « latinârius » (Sg. !\ a 2). hinâir « luncâris » BCr. 87 ci. riaglôir « rC'gidâris » (BCr. 82 a 8). foichlôir c( curateur » (Wb. 19 d i, defoœliin « je prend soin »). luhgartôir » jardinier » Sg. 92 b i (de lubgorl « jardin potager »). Des mots euqiruntés de noms latins en -lor ont la (orme -lôir. dictalôir « dictator » Sg. 5/1 b 10. preceptoir « pra3ceptor » (Ml. 38 c 9 a). senatôir « senâtor » Sg. 5,'| b 9. § 2g3. Le suffixe -^///ï' n'est qu'un dérivé du précédent (au mo>en du suffixe -g, § 190) et se présente surtout, comme lui, dans des mots em- pruntés du latin; mais il a passé aussi à nombre de mots indigènes b. lat. notarius, notaire V\\). 27 d i(i (iiotire). h. lat. scrinarius, scriiiire \S\>. 7 c 9. lat. tahellâriTis. lablaire Sg. 85 a 8. mais aussi : ech « clieval », ech-airc « écuyer » Sg. 38 b 3. recht « droit », rccht-aire « régissein- » Sg. i56 b i. rîiii K compte » riin-aii'c « compteur » BCr. 3 d. techt (( voyage )>, techt-airc « envoyé » Wb. 8 d 20 (tectliurt'). tôisccl) (( comnifuicemeiit », loiscrh-iiire « guide » Sg. 5o a 2G. § 29/4. B. Suffixes servant à former des noms d'action. Ces suffixes sont au nombre de trois: -d, -endel -tiu. i54 MORPHOLOGIE Le suffixe -d, de beaucoup le plus important des trois, sert à former des noms masculins tirés de verbes et joue par suite un grand rôle dans la formation des infinitifs (§ ^yB). Il est caractérisé au nominatif par la dentale -d (ou //;, î^ /|i), précédée d'une voyelle qui est a pour les verbes de la pfcmièrc conjugaison, // pour les autres. Le génitif est en -to {-ta), et la flexion se fait d'après la troisième déclinaison (^ iQ"^)* Exemples : Infinitifs de la première conjugaison : adraim « j'adore », césaim « je soufTre », coinalnaUn « j'accomplis », dodonaim « je console "», crochaiiii « j<' crucifie », emnaitn « je redouble » , fîraim « je confirme », labriir « je parle », marbaim « je tue », vioJaiii! « je loue », nertaim «j'affirme », rèlaim « je révèle », scaraini (t je sépare », soiraiiii « je délivn; », iiéihaiin « je saiiclifie », adrad « adoration » Wb. 6 d 8. césad (c passion » Wb. 19 b s. comalnad « accomplissement» Wb. 3 d 1 1 . didiiad « consolation » Wb. i b i. crochad « crucifixion » Wb. 8 a 6. cinnad v redoublement » Ml. 76 d 2. ft'rad i< confirmation » Wh. 3o b 2. lahrad « langage » Wb. 12 c 29. iiiarhad « meurtre » Ail. 52. molad c( louange » Sg. Bg b li (iiiolalh). lier lad « affirmation » Wb. 7 b 12. rî'lad « révélation » Sg. 4 b 7. scarad « séparation » Wb. 3o a 18. soirad « délivrance » ]\11. 81 a 7. nôibad « sanctification » \\h. 25 b 2. § 295. Infinitifs des autres conjugaisons: as-losiiiii « j(^ briMe », atluchnr « je remercie », demnigîm «j'affirme », dosïniiidini « je nie », fîrianaigim «j(^ justifie », fcdligilll « je ri'sle », Joihii^im « j'illuslr(^ », od-sallcim « j'ouvr(^ », imradhn « je médite », erladigur « j'o])éis », losciiii « je Ijrùlc », sôiiii « j(^ délourne », siiidigiiii « je pose », » dodiiisgim « j'éveilh; », *lo-od- scaigiin « je m'avance », elscud « ardeur » (Ml. 56 b 26). athigiid « remerciement » \\ b. 27 c 2. deimnigud « affirmation » Wb. 3o a 11. dilliul « négation » Wb. i3 b 18. fîriamigiid « justification » Wb. 3 d 25. feidligiid « fait de rester » Ail. i5 a 6. foilsigulh « illustration » Sg. 28 b 18. oshiciid « ouverture » Ml. /16 b 5. iinradud « méditation » Wb. 3 d i3. irladiigiul « obéissance » Wb. 3 b i5. Josciid « brûlure » Wb. 10 d 18. soiid « fait de détourner » Ml. li'j d 8. siiidigud « placement » Wb. i^ b 2. comsiiidigiid « composition» Sg. 201 b /(. todiiisgud « éveil » Wb. 2 5 b 17. lùsciigiid « succcssioii » Ml. 72 b 27. l'oltMATlO^ nFS ^OMS 100 Los vorhescn -igiiii (-ii^Kr, ^ 878)0111 ainsi gcnéralcmcnt leur infini- tif en -igiid. E\co|ilionn('llcment, ils l'ont en -agad: cilrsaigini « je blâme », ci'irsagad W 1). 00 h :^(). Pour les infiiiilifs (L'ininins en -/(/, v. j; fx"]^)- § a()6. Le suilixe -ciid csl un des moins produclifs ; il est sans doute d'origine latine et représente le suilixe de gérondif -end-; en tout cas, on le rencontre surtout dans des mots empruntés du latin, d'où il sem- ble avoir passé à quelques mots indigènes. lat. legô « je lis », legmd « action de lire » ^\b. 12 c 3. lat. scrlbô « j'écris », scribend « action d'écrire » Sg. 178 h 3. âo-lcglm « je détruis », dilgend «action de détruire » (Mi. 33 c i5, 53 d I, i3o d 11). § 297. Le suilixe -tin sert à former des noms d'action féminins en -tin (gén. -//;/_, v. § 196 Rem. IV). Ainsi: de ar-foiiJiiii! (*ar-fo-eiiiiiii), airitiu « réception » Wb. 6 d 5 (aritiii). de ar-iiioini/ir, airmitm k aclion d'honorer » Ml. 22 a 4 (eDiiiihi). de do-iiioiin'ur, toimtiti « opinion » ^^b. 33 a 22. defo-iiioiiiiiir, folmtiii « soupçon » Wb. 3i 1) nj. de fo-daiiniiii, foditiu « tolérance » Wb. i4 b 17. de do-esmim (*lo-ess-semîm), teistiu « fait de répandre » \A b. 2 b i. de do-fiiismim (*to-fo-ess-semini), tiiistiu a création » Wb. 28 b 17. Le suffixe se présente paifois sous la forme -tu: de do-iccùn « je viens », tich-ta « venue » ^^ b. 25 I) 28. de (lith-baliiii « je meurs », cpcl-tu « mort » Wb. i3 b 20. Du verbe adciu « je vois », dont la racine se terminait primitivement par une s (§ 95), l'infinitif est aicsiii; les autres composés de la même racine font à l'infinitif dcîcsin Wb. 26 a 29, d'où remdeicsiii Ml. 09 a 18, frescsiu^Nh. k a 25, iiiiincaisiu Sg. 54 a 6, remcaisiu (Ml. 5o c 22), et on a peut-être le simple caisiu ACa\ 28 a i. § 298. G. Suffixes servant à former des noms abstraits. Les suffixes qui servent à former des noms abstraits sont au nombre de quatre: -acht (-ccbt), -s (-as, -us), -e et -///. Les deux premiers s'ajoutent indifféremment à des substantifs ou à des adjectifs ; les deux derniers à des adjectifs seulement. i56 MORPHOLOGIE Le sulTîxo -acht(-echt), forme des mots abstraits féminins. Il présente généralement la forme -ecbt lorsque le phonème précédent est de posi- tion antérieure. apstal (c apôlro », hrecctire « Irompeur », hrilhem « juge », dia « Dieu » (§ i88 Rem. III), dôinc « homme », file « poète », grccâe « grec », flaithem « maître », noiditi « enfant », oige « hôte », tectaire « amhassachuir », téisscch « cuiidiicteiir », apstal-achl « apostolat » ^^ 1). i3 h 5. brecair-echt « tromperie » ^^ 1». iT) h lo. hrithemn-act « justice » ^^ 1). ("i h 3o. dc-acht « divinité » Wh. i.'i c 'j. dôiit-ecbt, dôin-acht « humanité » \\h. i3 c lo et 2. filed-acht « poésie » Sg. 2i3 a lo. grecd-acht « hellénisme » PCr. 5/| a i. fhilhentn-acht «domination» Wb. 36 c 10. iiôidt'ii-acht « enfance » Wh. a'i du. ôiged-aclit « hospitalité » Wh. 2(3 h a^. tectair-echt « ambassade » Wh. 10 a 28. toissig-echt « conduite » INIl. 107 c 6. Des mots tels que hrilljciun-acht, jlathcinn-aclji, la langue a tiré un suffixe -('/////^/f/'/, {-aiiiiKh'ht^, qui apparaît dans: Inbdu « coupable », cuiiihliu « maître », hihd-aiiuiacht « culpabilité » (Wh. i d i5). coiiiid-eiiinacbt « puissance » (Ml. 17 b G). § a()(). Le suffixe -s, dont la flexion se fait suivant la 3'' déclinaison (gén. so, ^sa), s'ajoute à des adjectifs ou à des sul)stantifs pour former des abstraits masculins. La sifflante linale est précédée d\m a ou d'un u. aire fgén. airech) « prince », coUchen « commun », cola « iiistiiiit )i, Jlailhcin (c maître », gilth « voyelh; », Idtiainain « couple », lond « irrité », muntar « famille », U'chL « aller », lat. adiiUer, airech-as « domination » Wb. i h 12. coitchoi-as « communauté » (Sg. 2o3 a i5, 1\I1. 37 a 19). eol-as « instruction » -MI. 97 d G (cidas). Jlailhciiin-as « domination » ^\ b. 20 c i3. g ut-as « uocalitas » Sg. /|o b 3 (giitass). Idtuinui-as « mariage » Wb. 10 a 18. loiid-as « irritation » Ml. 29 a i. niiintar-as « parenté » W b. iG a 3o. rein-lhecht-as « praecessio » Sg. 2i5 a i. taUiii-thcchl-as « transgression » Sg. 220 a 9. adaltr-as « adidtèrc » Wb 3 c 12. FOliMATION DES NOMS i;)7 1.1t. etyiiiologiii, la t. Icstis, aneola « ignorant )), hitid « sonore «, cotiiarhc n ln'riticr », cosuiail « S('nil)!al)!(! », Ciitnitiiiiia « C([ui valent », ècsauiail « iliUrrcnt », ècndairc « absent ». imlcrh " incertain », il! ri ce « digne », lai. iiidrâlis, § 3oo. Le siifTixe -e s'ajoulc à de fournit des noms abstiails féminins sufiixes de ce genre. Ainsi: - acarh « acerhe », ainprom « méchant », âilgcu « doux », àlind « beau », hochl « pauvre », horh « sot », hodar « sourd », ch'in K initpic », cohsud « ferme », coiiiocus « voisin », ciinihir « bref », dian « rapide », dilis « propre » , diiiit « simple », dôir « esclave », doiscuir « vulgaire », ciiii't « faible », eninic « innocent », Jâilid « joyeux », feiichuir « rude », firian « juste », fudiuiiaiii <( jirofond », o/aH « pur », glicc « habile », «or « pieux », ctbeinlag-as « c'tymologie » Sg. 27 b i5. icsl-as « témoignage » Wb. i5 d 8. ancol-iis « ignorance » BCr. 87 d i. hiiid-ius « sonorité m Sg. 5 a 2. couiarh-us « héritage » Wb. 4 c rudent », Irôcar « pitoyable », Uiachil « astucieux », (b)intial (t biuîdjle », laiiiu-c « à])reté » Ml. 82 c 7. /ii«-t' « plc'niliidf^ » ^^ 1). 2'y a 12. Jcr-e. (f zèle » A\]) 2/1 c 17. liinnair-e « abondance » Ml. 28 d 5. liiind-e « violence » (Wb. 29 b C). lohr-e « faiblesse » Wb. 18 a i (Jobrae Ml. 61 a !i). Jour-e « suffisanc(^ » Wb. i5 a i4. viass-e (f beauté » Wb. 28 c 25. vu'iiic-e « abondance » Wb. 17 c 2^. iiu'sc-e « ivresse » Wb. 3i c 3. vocht-e « nudité » (Wb. 16 a 8). iiâib-e « sainteté » INIl. 87 a 10. ôs^'-C « virginité » Wb. 10 a 18. snii-e « minceur » (Ml. 53 b 28). serb-e « amertume » Wb. 2 a 22. sôinmig-e « prospérité » (Ml. /^g a i). sôir-e « liberté » Wb. ït\ b 11. soirh-c « abondance » BYn. 7. soills-c « éclat » BCr. 33 d lo. sotl-e « violence » (Wb. 18 a 20). siilhin-f « éternité » Wb. i b i5. h't-c (C ardeur (amoureuse)» Wh. 20 b 17. tinii-c « sécberessc » Ml. i5 b i5. trebair-e « prudence » Wb. 3 d 3o. trocair-e « pitié » Wb. /î c i5. tuaiclû-c « astuce » (Wb. 8 d i3). (h)ii'n)il-e « Ali. 5/| a i. Remarque. — Pour la graphie -ae du suflixe -e, v. i; 80 cl i84- § 3oi . Parfois, le suffixe -e se combine avec un autre suffixe ; ainsi on rencontre -ise dans séiuise « minceur » Ml. 22 d i (de séuii) ; -j/;/^ dans cocéilsim « société » Wb. 19 a 2 (de rt;7t' « compagnon »), failhsine « prophétie » Ml. 33 c 17 (defâilb « prophète »), mugsim « servitude » Ml. 123 b 2 (de îiiug) ; -ine dans caiiiiiic « amitié » (Sg. 28 a 9, de cara gén. mra/ « ami »), nàiini'nic « inimitié » Ml. 7g b 8 (de nama, gén. iiamal « ennemi », i^ ig^j); fie. i^ 3o2. Le suffixe -/// (gén. -lad, §195) sert à former des noms abs- traits masculins en s'ajoulant à divers adjectifs, mais surtout à des ad- jectifs en -^ (ou -de)^ pour lesquels la formation précédente n'était pas démise. Ainsi : tOUMATION DES NOMS T"'9. iiiarh « mort », (i(7i « Il M », bi'stc « moral », cotarsiie « opposé », ciiiiiise « cconorno », rfa/;e « aadaci(nix », domine « pauvre », eshe « iimtilo », flitichaide « Immidc », foirbthe « parfait », /W(? « pluriel », viâcne « brutal », raniide « partial » , torbe « profitable » treode « triple », uilide « universel », «rJ(î « vert », nehniarb-ln \\h. 38 c 2. grieii-de « solaire » (BCr. 33 c 7). l'dol-de « ïdolicus » Wb. 10 c i^. nem-de « céleste » Wb . /) b 1 3 . riagol-de « régulier » Sg. 3 1 b 2 1 . tahnan-de «terrestre » Wb. 11 a 10. tarh-de « taurînus » Sg. 37 b 5. lorc-de « aprïnus » Sg. 37 b 2. ôr-de » doré » Sg. ^7 b 5 (ôrdae). D'adjectifs : aiisid « vieux », heo « vivant », « nombreux », viarb « mort », lat. spFrit(ii)dlis, arsate (dc*arsat-de') « id. » Sg. 318 b 3. hcû-de « id. » (Sg. 39 a 11); il-de K id. » (Sg. 198 b 3). viarh-de « id. » (Sg. 3() a 12). spii Lil-de W b. i5 b 2. FouM.VTioN ni:s noms i6i § 3o5. Le sufllxc -cje est parfois renforcé en -ide. bhadalu « annûo », hUadii-ide v annuel » BCr. /i3 d i. colin « chair », coln-ide « charnel » Wb. 3 c 38. fuil « sang », fitl-ide « sanglant » Mi. 70 a 8. patu « lièvre », paln-ide « Icporinus » Sg. 87 h 7. stôir « histoire », slor-idc « liisloricjuo » Wh. 2 b 19. 5p/V/ « esprit », spirt-ide « spirituel » \\"b. 20 c 2. «fl;//rt ce ennemi » (J; njO). iiaimt-idc « hostile » "S^ b. 26 b 28. cêtne i< premier », ccln-ide '.<. primitif » Sg. /18 b 5. fliuch tf. humide », jliiich-aide « id. » Sg. 73 a i. nue « nouveau », nû-ide « id. » ^^b. 3 c iG. § 3o6. E. Suffixes de diminutifs. Le principal sullixe de diminutifs est -àii pour le masculin et le neu- tre, -nal pour le féminin. Il s'ajoute à . des substantifs ou adjectifs de thèmes variés. Ainsi : Substantifs, hcch « apes », hech-ân « apicula » Sg. 47 a 12. câ « chien », cn-dn « petit chien » Sg. /jg b 11. diiine « homme », duin-ân duin-èn Sg. 47 b 8, 45 b 12. gin « IioucIk^ », gin-dn « osculum » Sg. 4*3 a 2. lehor « livre », Icbr-dn « petit livre » Sg. 2o3 (Thés. II 2(jo). h'c f pierre », lec-an « petite pierre » Sg. 4 G 1) 11. nwd « modus », inod-dn a modulus » Ml. i3G b G. riùhis « carljo », richis-dn « carljunculus » Sg. 47 b 4- altôir f. « aulcl », allôir-nat « petit autel » Sg. 48 a i3. cli'tii f. « tignum », ch'lh-nat « ligillum » Sg. 48 b i. sinr f. « sœur », siur-nat «petite sœur » Sg. 4'"> b 2. taliiin f. « terre », lalcini-nat « petite terre » Sg. 48 a i4. Adjectifs. h'C « paruus », hec-dn « paruulus » Sg. 48 a 3. hocht « pauper », hoct-dn- « pauperulus » Sg. 4G a G. Irog « miser », trog-dn « misellus » Sg. 48 a 11. ôen « unus », ôen-dn « uUus » Sg. 37 I) 10. ôc)i-itat « ulla » Si b I [. Ce sufïi.xe est souvent employé dans les noms propres ; le glossateur de Saint-Gall rend le nom d'homme Sergiolus par série-an^ 45 b 11, et le nom de femme Glyceriuin psiv gliger-nat, Oi b i/j. Bon nombre de noms propres indigènes se terminent par -//// : AeJaii, BùTitii, Foclau, Ultan, etc., etc. 102 MORPHOLOGIE I^Soy. k colé du suffixe -an on trouve aussi, pour former des diml- nulifs, un sufTixe -eue commun aux Irois genres : adarc f. « corne », aâcrc-ène « corniculum » Sg. /(7 a 2. hrat m. « manteau», hroit-e'ne !(), Cam. 3 7 c, diialaig Ml. 129 b /|, dualchi, Cani. 37 b) ; somme « riche » Sg. 119 a i (sommae Ml. 3() a 32), domme « pauvre » (dommae Ml. 30 a 3^); sube « bonheur » (Ml. G7 c 10), subach , do-h-enithar-si anial do-n-emar-ni « que vous soyez protégés comme nous sommes protégés » (Ml. 53 b 18); ÉLÉMKNTS DE LA CONJUGAISON 1 69 fo-algîm « je renverse )), fo-mm-âlûi^ûr g\. consterner Sg. i40 b i/j, PCr. 60 b 5 ; fris-com-art « il a été offensé », fritunichoiiiart « j'ai été offensé » Wb. 33 a i-i\ fo-ro-chled « il a été destiné )), fo-n-ro-chled « nous avons été destinés » Wb. 19 c i3 ; ro nicss « il a été jugé », ro-n-niess « nous avons été jugés » Wb. /i b 22. § 322. A riinpéralif, la première personne du singulier ne parait [)as attestée. Sur la forme indiad (Thés. I 717 n. a) voir Sarauw ZCP IV 86, V 5i5 et Strachan ZCP V 677 ; toutefois tiag-sa « que j'aille » Ml 58 c (i, tiach « id. » Sg. 210 b marg. semble être un impératif (cf. ^^ h. Stokes KZ XXXVIII 467). § 323. Flexion absolue et flexion conjointe. Tout verbe comporte deux flexions différentes, appelées respectivement flexion absolue et flexion conjointe. La flexion conjointe est celle que présentent tous les verbes composés (c'est-à-dire comprenant un préverbe, § 32/i) ; les verbes simples la présentent également quand ils sont précédés d'un proclitique intime (§ 589), c'est-à-dire : d'une négation, de la particule interrogative in- ou de tout élément comprenant une préposition et là particule relative -(s)an- (§ 555). Enfin, au passif et au déponent, les verbes simples la présentent en position relative à toutes les personnes qui ont à l'actif des formes relatives (§ 62/i). La flexion absolue est celle que présentent tous les verbes simples en dehors des cas qui viennent d'être mentionnés. Ainsi, la 3" pers. du sg. du présent de l'indicatif du verbe berini « je porte » est berid dans la flexion absolue, beir dans la flexion conjointe. On aura donc : hcrid « il porte » mais do-hcir c il donne, il apporte ». in'-hcir « il ne porte pas » . in-hcir « porte-t-il .** ». ( di-an-heir « à qui il porto ». \ CO-ili-h'ir « jusqu'à ce qu'il porte ». cuiritt)ir « il pose » mais do-citirctliar « il appose ». ni'-ciiiretJmr « il ne pose pas ». in-ciiirctlnir « pose-t-il ? ». C ta-san-cuirclbcir « auprès de qui il pose » . ( co-n-cuiretliar « jusqu'à ce qu'il pose ». cuivetlMr « qui pose ». l'jO MORPHOLOGIE L'emploi de la flexion absolue est restreint par le fait que, à un cer- tain nombre de temps qui seront indiqués dans ce qui suit, l'usage est de toujours mettre un préverbe devant le verbe. D'une façon générale, la flexion absolue est limitée aux présents de l'indicatif, du futur et du subjonctif des trois voix, ainsi qu'à l'impératif et au prétérit. A l'impé ralif même, il n'y a pas de formes sj)éciales pour la flexion conjointe. Remarque. — Les modernes ont pris riiahitudc d"indi([ucr les formes conjointes en les faisant précéder d'un tiret : bcrid -hcir, cuirithir -cuirctliar. § 32/1 . Ne doivent être considérés comme verbes composés que ceux dont le premier élément de composition est un préverbe. Ceux dont le radical comprend comme élément de composition mi nom (substantif ou adjectif) sont traités comme des verbes simples. Ainsi : lâiiigalnui « je prends par la main » (Ml. 43 a 2), fînhiianaigi)ii « je vendange » (Ml. 102 a 12, 3" pers. pi. /ïnbiiauaigit), iiihinarbaim « je tue complètement » (Ml. 77 a 12, 1 5). Ce procédé de composition est d'ailleurs assez rarement employé. Remarque. — Il n'y a que peu d'exemples d'un élément non-préverbial préfixé à un verbe composé: ni miaipirgl. non... mala dicit Ml. 50 d iC) paraît un simple calque du latin; mi-în-imrct « qu'ils le trompent » Ml. 74 b.^a. § 325. 11 faut Yncn distinguer des verbes composés les verbes déno- minatifs qui renferment une préposition parce qu'il y en avait une dans le substantif dont ils sont tirés. Si dobiiir, ûdglâdiir formés de *to-hériiii, ad gh'uhiv sont des verbes composés, decbrigini « je distingue » n'en est pas un, ni coniahuir « je remplis » parce qu'ils sont dérivés des mois déchu r « difï'érencc », coinJàii « plein », etc. Le dernier est donc absolument indépendant de liiiaim « je remplis ». THÈMES X)E LA CONJUGAISON § 320. Il y a trois conjugaisons, caractérisées par la forme du radical du verbe. Les deu\ premières sont dites conjugaisons faibles, la troisième, conjugaison forte. Dans les conjugaisons faibles, le radical verbal est fourni par le tlième de l'indicatif, c'est-à-dire que dans la première il se termine par un -a^ dans la seconde par un /. ÉLÉMENTS Di: LA CONJUGAISON 17I La conjugaison forlc au Gontrairc comprend des radicaux divers, parfois malaises à établir, à cause de Ténergie dcslruclive avec laquelle les actions phonétiques se sont exercées. Le thème de l'indicatif n'y conserve pas toujours intact le radical verbal. On indiquera dans ce qui suit ce qui[)cut être nuncné à une règle. Le reste est aflalre de vocabulaire. Remarque. — La première conjui^nisou comprend un pelil nombre (le verbes déponents. A la seconde ap|)artienncnt les dénominalil's en -igur (1^ 383). Tous les autres déponents sont de la troisième. § 827. Formation des thèmes. A. Thème de l'indicatif. Ce thème est le même pour les trois voix (§ 317). Il fournit à la fois le présent et l'imparfait de l'indicatif et l'impératif. On a dit au § 826 comment étaient caractérisées les deux conjugai- sons faibles : i"' conj. thèmes Icga-, scrîba-, cara-, ind. présent Icgaim « je lis », scribaim « j'écris », cara'un « j'aime ». — 2* conj. thèmes léci-, sluindi-, ind. prés. ïccini « je laisse », sJuind'un « j'indique ». La conjugaison forte contient des thèmes variés qui peuvent se ramener à quatre catégories : a. Thèmes radicaux (type hcrim « je porte »). Le thème de l'indicatil est le radical verbal pur et simple. Cette catégorie, très nombreuse, est notamment représentée à l'actif par : agiiii « je pousse », aJim « je nourris », angiin « je protège », arciiii « je demande », -bûdiiii « je montre », -baliiii « je meurs », canim « je chante », ccVun « je cache », cerdim « je marche », cladini « je creuse », -damiin « je cède », -dcgiiii « je cherche », ciuiin « je prends », -fcdiiii « je conduis », geJini « je dévore », -gcrini « je brûle », ibiin « je bois », itbim « je mange », -ntagiiii « j'accrois », nieliiii « je mouds », iiierim « je trahis », nascini « je promets », orgint « je frappe », reibiiii « je cours )), sceiidiiii « je saute », tecbi/ii « je fuis », iiagu « je vais », etc. Au déponent, le seul verbe sechiir « je suis » semble appartenir à cette catégorie. § 828. b. Thèmes en -/- (type guidini «je prie »). Le thème de l'in- dicatif est caractérisé par une consonne finale de position antérieure qui représente la trace d'un ancien suffixe ~i- ajouté au radical verbal : cîaidim « je creuse », fcdiiii «j'indique n,gabiiii « je prends y), garim « je parle », drciigiiii « je m'élève ^),liiigini «je saule », -maidiui « je 172 MORPHOLOGIE fais irruption », ncthiiii « j'attends », nigiiii « je lave », rigiin « je tends y),sligi)ii «j'abats », titiliiii « je dors », etc. Au déponent: cui- riur « je pose », gainiitr « je nais », Ja'uniiir « j'ose », iiiidiiir « je juge », moiniur « je pense », -sissiur « je me place », etc. c. Thèmes à nasale suffixce, dans lesquels la nasale « s'ajoute au radical verbal. Il y en a de deux sortes, suivant que la nasale est de position antérieure ou moyenne ; 1" cas : crinim « je me fatigue », gii'niiDi « je reconnais », dépon. cJuiniiir « j'entends » ; 2'' cas: henaini «je frappe », creuaiin a j'achète », fcua'nii « je consomme », gknaim « je m'attache », Jcua'uii « j'enduis », rcnaiin (■<■ je vends », scniaiin « je construis » ; etc. iL Thèmes à nasale infixée, caractérisés par la nasale 11 intro- duite dans le radical verbal : bongim « je moissonne », dingiin « je presse », dlongim « je fends », longim « je supporte », toigini « je jure », etc. § 3^9. Ces dilfércnls thèmes ont en principe la même flexion. Toutefois, les ver])cs dont l'indicatif avait le thème en -/- (type gui- duii) ou le thème à nasale suffixée de position antérieure (typemn/w) ont çà et là des formes pareilles à celles de la 2" conjugaison ; et les verbes dont l'indicatif avait le thème à nasale suflixée de position moyenne (type /r;w/;;/) des formes pareilles à celles de la i''' conjugai- son. V. sur ces faits le § 385. D'ailleurs l'infection, comme on l'a vu au § 78, a parfois modifié la position de la consonne linale du thème verbal au point de brouiller les conjugaisons. Ainsi cara'nn écrit car'nii Wh. 5 c 7 et devenu cairiiii A^ b. 23 c 12, et inversement ^rt/;/w \Vb. 16 d 4 àexenn gahai m Sg. 5o b 8 ; pour des exemples analogues, v. §§ 379 et 385-386. § 33o. On noiera que l'impératif, hien que souvent très voisin de sens du subjonctif, appartient cependant toujours au tlième de l'indi- catif (i:^ 317). De là des oppositions de forme comme tiogam « allons » (impératif) et ara liasaiii « que nous allions » (subj.); tiagal « qu'ils aillent » ÎMI. 54 b 12 (imp.) et -tiassal « id. » Ml. iS^ d 7 (subj.); gitdid « priez » Ml. 08 a i5 (imp.) mais ni-gcssid « ne priez pas » \\ b. 26 a 34 (subj.); etc. Les deux temps diilèrcnt encore en ce que la négation est toujours iià avec le premier et ni avec le second, sauf le cas de relation (§ 459). KI.ÉMKNTS DK LA CONJUGAISON 1^3 j;33i. B. Tiièmc du siil)j(Miclir (idenliqiie pi)ur les Irois voix el rournissaiit un présent et un inipaifail). Le thème du subjonctif comprend deux formations différentes. a) Subjonctif en -a. Tous les verbes faibles et une grande partie des verbes forts forment leur sul)jonclif j)ar l'addition d'un sulïixe -a an radical. Dans la première conjugaison, cet a se confond avec Va final du thème de l'indicatif, si bien que le thème du subjonctif ne se dislingue pas de celui de l'indicatif: scriha- Icga- pour les deux. Dans la seconde conjugaison, on a : de slnindim « j'indique », subj. shiindea-, de Icicim « je laisse », Icicea- (§85). Dans la troisième conjugaison, de her'un « je porte » subj. bcra-, de gariin « j'appelle » subj. gara-, de ren'un « je vends » subj. via-, de cuiriiir « je pose » subj. cora-, de cl iiiiiinr «j'entends » subj. cloa-. lleniarque. — Dans quclcpies verbes de la 3'- conjug., en regard d'un t? au radical de l'indicatif, il y a une au subjonctif; ainsi de -haliin « je meurs», subj. -bcia (cf. Thurneysen /CZXXXI 79). Le verbe déponent moiniiir « je pense » a comme thème de subjonctif mena- (^ 4oi) et dans la flexion du verbe cuiriur « je pose » il y a quelques traces d'un thème de subjonctif cera- (Strachan Depon. 452 n. a). § 33^. h) Subjonctif sigmatique. Tous les verbes forts dont le radical se termine par une dentale ou une gutturale forment leur subjonctif au moyen d'un suffixe sigmatique. Cf. ïliurncvscn RC VI 9^, i^Z XXXI ()2 ; Strachan Sigm. Fat and Subj. Ainsi: de arciiii. « je demande » subj. ars- (§ 120), de llagii « je vais » subj. lias-, de longiin « je supporte » subj. lôs-, de îielhiin « j'attends » subj. ncs-, de giiidini « je prie » subj. gcs-, de glendiiii «j'explore » subj. gks-. Sur tons ces faits, cf. § 11 1. On rencontre aussi le subjonctif sigmatique dans quelques verbes dont le radical se termine par la nasale 11 : de senn'un « je poursuis » subj. SCS- (§ I i/l)- Par suite d'altérations phonétiques, la sifflante disparaît quand le radical verbal se termine par une des explosives d ou g précédée de la liquide r : de orgi)ii « je frappe » subj. orr- (de *orgs- § 120); de ccrdiiii « je jette » subj. cerr- (de *ccrds- § 120). 1-^ MORPHOLOGIE Remarque I. — Les deux formations sont indépendantes Tune de l'autre, mais ne se présentent jamais conjointement dans le lîième verbe. Le verbe ad-ciii « je vois » semble seul faire exception à cette règle, puisqu'il a un subjonctif en -a a l'actif (déponent) et un subjonctif en -s au passif : coni accadar Ml. 53 a 6, mais mani accastar Ml. 5o a 5. Mais on peut expliquer cette anomalie comme un fait de supplétisme ; cf. § 3Zig. Remarque II. — - Les deux formations se distinguent dans une certaine mesure en ce qui concerne l'usage du préverbe ro (§ kkfx)- Tandis que le subjonctif en a admet la présence de ro sans restriction toutes les fois que le sens l'exige, le subjonctif sigmatique ne se tait précéder de ro que dans le verbe simple, et non dans le verbe composé. Ainsi on a bien con-roigset « de sorte qu'ils prient » ^\b. i6 c 23 (de *ro-gessat du verbe guïdwï) \ mani roiina Ml. 89 c 1 1 (de maidim, s; 129), etc. Mais du verbe dofedim « je con- duis » on a donfe « qu'il nous conduise » Ily. IV 2, subj. sigm. sans ro bien C[ue le subjonctif exprimant le désir soit toujoui'S en principe accompagné du préverbe ro (,5; ^04); cf. Ml. 34 A 9, après acht « pourvu que » (5; 700) et Wb. 27 c 8 après rcsia c avant que » (v< 71 3). § 333. C. Thème du futur (identique pour les trois voix et fournis- sant un présent et un imparfait). Le futur comprend deux formations différentes. Cf. d'Arbois de Jubainvillc MSL VI 50 et Tburneysen RC VI 94, 371 et A'ZXXXI G2. a. Futur en/. Tous les verbes faibles et quelques verbes forts for- ment leur fiilur par l'addition d'une/ au radical ; c'est-à-dire que le thème de futur des deux premières conjugaisons est respectivement *legaf-, *léicif-. Cette/ se conserve intacte à l'intérieur, toujours après consonne, fréquemment après voyelle ; mais à la finale, et quelquefois à l'intérieur après voyelle, elle est notée ^ (c'est-à-dire la spirante^^ § 36). Ainsi ko^fa « je lirai », ni legub « je ne lirai pas » ; Uicfea « je laisserai », ni Uiciuh « je nelaisserai pas » ; docuirifar «je cite- rai (des témoins) » Ml. 3 a i , ni-lahrafammar « nous ne parlerons pas » VVb. 12 c 4, et condirgchaâar « il corrigera » Ml. i3o c i5, duroininihclar « ils oublieront » Ml. 77 a 12 (à côté de -muinfetar Ml. 61 a i(i). Remarque I. — Pour le futur des verbes caraim et scaraim v. |:^ 335 ; pour celui du verbe étadaim, ii, 330 Rem. Remarque II. — Bon nombre de verbes de la première conjugaison for- ment leur l'ulnr comme s ils étaient de la seconde, c'est-à-dire comme si i'li'afknts nr; f,\ coxiio vison i-yB lonr radical se lerminail par un [)lioiu'mo de position anlériciirc. Ainsi : do anaim « jo reste » ni conaini[u\b Ml. W.^ h 8 (mais niamib, RC VIII 52 1. i/i); de adellaim « je visite » adeilliab U'b. i/j a 7 ; de iccaim « je guéris » iccfidir Wb. 26 a 3o, icfuicr Ml. 9G b 1 1 ; de [inaiin « j'emplis » -linfcd Ml. 25 a 8 ; de logaiin « j'obtiens » -loichfed Ml. 127 a 6 ; de marbaim «je tue » -mairbjc Ml. 77 a 1 5 ; de sd/rj//» «■ je délivre » -soirfea Wb. a/j c 18 (Ml. 27 a G, /iô d 10); de ar-trocthaim « j'opprime » artroidfea-siii Ml. i3/i d 3 (mais îroethfaidir Sait. 8317). Remarque III. — Parmi les verbes Torts, ce sont surtout des déponents qui ont le futur en/: tels ciiiriiir « je pose », moiniur « je pense », sechur « je suis ». Comme actifs, on peut citer -iccim « je vais » (!:; 33G Rem.) et emim « je prends » (5; 4oo). § 33/^. b. Futur redoublé. Le futur redouble comprend à son tour deux formations : le futur redoublé en -a et le futur sigmalique. a. Le futur redoublé en -a est celui d'un bon nombre de verbes forts. Il se forme comme le subjonctif en -a (§ 33 1) par l'addition d'un suf- fixe -a, mais diffère de ce dernier par la présence d'un redoublement, dont la voyelle est parfois /, le plus souvent e. La syllabe de redouble- ment a souvent contribué par suite du déplacement d'accent à modifier sensiblement l'aspect du verbe. Ainsi de can'un « je cbante », dont le subjonctif est canci, le futur redoublé sera *cechana (§ g/j), d'où cechna. Il arrivait parfois que par compensation de la perte de la consonne suivante Ve du redoublement s'allongeait ; ainsi de celimxa '^e cache », dont le subjonctif est cela, le futur redoublé qui devait être *cechela, *cechla est en réalité <://« ; de même de bcriiii «je porte », *bchra, hcni (écrit parfois béera, cf. § 20). Delà est sorti un futur en (^'radical qui apparaît par analogie dans des cas où il n'y a pas à supposer d'allongement compensatoire ; par ex. dans oabifii « je prends », suhj. gaba, hilur géba. Le verbe damim «je supporte » a les deux formations : fut. didiiia et dénia (v. § 4oo). § 335. Exceptionnellement, on rencontre le futur redoublé en -a dans les deux verbes faibles caraini « j'aime « et scaraiui « je sépare » : nicon-chechrat « ils n'aimeront pas » Wb. 00 c [\ ; conscéra « il détruira» Wb. 26 a 8 (cf. Wb. 8 b 3, Ml. 56 d 6). Mais on lit le futur en / -scairiub « je séparerai » Ml. 43 a 23. § 336. ^. Le futur est sigmatique dans les verbes qui ont un sub- jonctif sigmatique (§ 332). 1^6 MORPHOLOGIE Cf. Slrachan The sigmatic Future and Subjiinctive in Irish, 2. Tliurncysen KZ XXXI G2. Remarque. — Il n'y a que 1res peu d'exceptions : la racine kc (de do- iccim, ro-iccini « je \icns »)qui forme son subjonctif sigmatiquement (ris (f que je vienne » Wh. i4 a 17, rîsin « que je vinsse » V\h. 18 a 28) a un futur en b (riccub « je viendrai » A^ b. 28 c 9, do-n-icfad « qu'il viendrait » AVb.2i a 3); le verbe étadaim « j'obtiens », qui forme son subjonctif en -a comme tout verbe faible, a un futur sigmaticjue (-étaste u il serait obtenu » Ml. Zi3 d 20). Enfin, tiagii «je vais» qui a un subjonctif sigmatique l'orme son futur par supplétisme {rega « j irai », ij ol\8). Le futur sigmatique se forme du subjonctif sigmatique par l'addi- lion d'un rcdoulilenicnt, dont la voYellc est / (cf. § 334). Ainsi de guidiin « je prie » dont le subjonctif est -ges Ml. 21 b 5, le futur est -g'iges (Ml. [\i] h 12) ; de rigim « je lie », subjonctif -vins (i""" sg.) Ml. 21 b 8, futur -ririsip." sg.) Ml. i34 d 3 ; dejocerdaiiii « je jette », subjonctif /or;?/;;- (2'^ sg.) ^^ b. i3 c 2^1, ïulur foc i cher r Ml. 87 d G. Quand le radical verbal commence par une voyelle, Vi de redouble- ment ne subsiste que devant 0 ou u^ mais il tombe devant a. Ainsi de orgim « je frappe » on a au subjonctif orr (3" sg.) Sg. 12 b 7, -orrat (3' pi.) Ml. 80 b 9, et au futur -ior ("3'' sg.) Ml. 32 d 27, -inrat (3° pi.) Ml. 33 a I. Mais de angim « je protège » le futur est -a/;/ (3" sg.) Wb. 'jbdifi. Cf. Timrneysen 7fZ XXXI 76. § 337. La syllabe de redoublement est sujette à tomber par suite d'accidents phonétiques (cf. § i3o) ; ce qui fait que certaines racines ne présentent jamais trace de redoublement au futur sigmatique. L'absence de redoublement semble avoir été parfois généralisée par l'analogie. Ainsi delà racine nach « donner », on a au subjonctif passif -»a5- tar (sg.) Ml. 56 a t3, -nasatar fpl.) Wb. 17 a 2 et au futur passif également -naslar (sg.) Ml. 46 c 20, -nasatar (pi.) Ml. 3o c 17 ; du verbe -fclar « je sais » on a au subjonctif -festar (3" sg.) Wb. 12 c 38 ou -Jlastar ib. 22 d 3, et au futur également -festar ib. 12 d 27 ou -fiastar ib. 12 d 18. Lorsque la syllabe de redoublement est précédée d'un des préverbes co,fo,for ou ro, elle tombe généralement après l'accent avec allonge- ment compensatoire et ne laisse de trace que dans l'infection de la KLEMENTS DE LA CO^MUGATSO?^ I77 syllabe préccdciilo. Ainsi à côlé de Jbcicberr Ml. 87 d 6 (accentué sur r/) on a fris-foicbiurt Ml. 78 c 8 (accentué sur/o); à côté de fulilsain « je supporterais » Ml. 78 d 1, on a ni-foilsilis « ils ne supporteraient pas » WTj. i5 a -20 (de fo-longini^) ; du \cvhe do-for-magiiii «j'aug- mente » rimparlait du futur (3^ sg.) est do-foir-iiiscd i\ll. 35 a 17 ; cf. §§ 129 et 34i- D. Thème du prétérit. § 338. Le thème du prétérit est différent pour l'actif et le passif (§ 317). A Vactif, il comprend trois formations dilTérentes. Cf. Pepke, Ddi irische Praeteritum, Leipziger Dissertation, 1880. a. Le prétérit sigmatique. Tous les verbes faibles et quelques verbes forts (v. ci-dessous) forment leur prétérit par l'addition d'un sufllxe s au radical. Ainsi : de céssaim, ro ccssus « j'ai souffert » (pour ro, cf. § hf\'x) Wb. 17 d 12 ; de conmhiaim, ro comallus (cf. § 121) « j'ai accompli » Ml. 74 d 5; de glanai m, ro glanus « j'ai purifié » Ml. 91 b 8; de pria- chaim, ro pridchus «j'ai prêché « \\h. 28 d 18; de îechtaim, ro tcchius « j'ai possédé » Ml. 44 b 10. De airini, ro airius « j'ai veillé » Ml. 90 d 9 ; de cretiiii, ro cretus « j'ai cru » A\'b. 17 a (3 ; de asfcniin, -air- feiiiis (de *cs-ro-, ^ 127 Rem.) « j\ai raconté » Wb. 18 d 7 ; de mi'iniiu, ro mi'inus « j'ai enseigné » ^^ b. 'jJ\ b 17 ; de râdim, ro ràdus « j'ai parlé » Ml. 5o d 7. Les verbes forts pourvus d'un prétérit sigmatique sont peu nom- breux à l'actif. Le principal est gabim « je prends », ro gahits ', on peut y joindre nelhivi « j'attends » (ar-neut, § 98), -mithiiis Ml. 46 b 20, et //;/;;/ « je bois », pi. i -ibsem « nous avons bu » Wb. 12 a 17. Le verbe irrégulier (foo^;;///^ qui d'ailleurs appartient peut être originel- lement à la 2" conjugaison, a également un prétérit sigmatique: sg. i dorignius « j'ai fait » Wb. 24 b 12, Ml. 47 a 20 (§ 129), sg. 2 dori- gnis Ml. 46 b 2/i, sg. 3 dorigêni et dorigni (§ i38) ; cf. § 391. Au déponent, où sont seuls attestés d'ailleurs le prétérit radical et le prétérit sigmatique (!^ 339 Rem.), ce dernier s'est étendu à bon nombre de verbes forts. On le trouve même à côté du prétérit radical dans -miiiiicstar Wb. 4 c 38 de )i!oiiiiiir « je pense » dont le prétérit est ordinairement -uiciiar (§ 'iui). 178 MORPHOLOGIE § 339. b. Le prétérit en /. Cf. Wh. Stokes KSB VII 2^, Windisch KSB VIII 4^2, Zimmer A'Z XXX 198, Strachan BB XXX 228. Le prétérit en -/ se rencontre uniquement dans des verbes forts dont le radical se termine par une liquide, une nasale ou une gutturale. Ainsi de as-bîiir ns-rii-hurt « j'ai dit » Sg. 91 a 3, do-lnur âo-bert « il donna » Tur. 12Z ;* for-con-garim for-ro-chon-gart « il a enseigné » Vsh. 20 G 9 ; * to-garim do-ro-gart « il a appelé » Ml. 69 d i '4 ; alim ro-nun-aJt « il m'a nourri » Ml. /i5 c 3 ; do-meUm ni tor-mnJi « je n'ai pas con- sommé » V\h. iS a 10; do-eniiiii do-r-ei (de *do-r-eiiil-, § io5) « il a couvert » Ml. 16 c 8 ; *di-ess-regim du-r-cracbl « il s'est levé » Ml. 7^ h à. Quand le radical du verbe se termine par un groupe liquide -\- gut- turale, la gutturale tombe devant le / (!:; 122). Ainsi de orgiin « je frappe » ro-ort « il a frappé » Ml. 48 c 8 css-orgim « je tue » as-com-ort «j'ai lue « Sg. 210 a 6 (§ 453). Remarque. — Le prétérit en -f, qui n'existe pas d'ailleurs dans les verbes déponents (§ 338), a toujours au pluriel k-s désinences déponentes (i; 3 18). § 34o. c. Le prétérit radical. Cf. Windisch ^Z XXIII 201. Sous le nom de prétérit radical on désigne deux formations spéciales aux verbes forts. a. D'abord le prétérit redoublé, dans lequel la voyelle de redouble- ment est le plus souvent e, mais peut être /, u, quelquefois a, par suite d'altérations phonétiques. Ainsi de gonim, -gegon « j'ai frappé » Sg. 181 a 7 ; de maidini « je brise », memaid Ml. 127 d 6 {iiiebaid, § 47) ; de do-sennim « je pour- suis », do-sephainn Hy. v 67 {-sepfainn Ml. '36 d 17, § 02) ; de caniin « je chante », -cechuinV^h. 4 c 4o, 4 d 8, rocachaiu « il a chanté » Ml. 48 b 11; de Jenaim « j'enduis », rolil (Ml. 54 d 7); de rigim « je tends », reraig Ily. V 56. § 34i- Parfois, le groupe de consonnes intérieures se simplifie et la voyelle de redoublement s'allonge par compensation : Ainsi du yevhc -cluiniur «j'entends », le prétérit est rocuala « j'ai entendu » Çro coda, *ro cola') ; du verbe gleiiiiii « je m'attache » le ELEMENTS DE LA CONJUGAISON 179 prétérit est ro f^'niil Ml. (j»S h (S, Sg. 'j.:>.Ç) « il s'est attaché » (*;o gegl^ ; du verbe -gainiur « je nais » le prétérit est ro génar « je suis né » (*rt> gegn-) ; du verbe creniin « j'achète », -ciuir, Ml. 78 b 5 (cf. doradchinir Wb. 2 b9,32 d 10) ; àc ar-crinim «je m'affaiblis », également -m»V Ml. i36a8. Quand la syllabe de redoublement est précédée de l'accent, elle tombe généralement avec allongement compensatoire et ne laisse de trace que dans rinfecLion de la syllabe précédente (§ 129 et 337). Cf. Thurncysen RC VI SaS. Ainsi : du-cuitig « il a juré » Wb. 33 d iode '^do-com-icthaig ; in-roi-grainn « il a poursuivi » Ml. 37 a 4 de ^'ni-ro-gcgra'nin (verbe ingrcnnhn\ tou- tefois fl/a-ro^n?///?/ Ml. 3o h 2) ; forroicbaii Ml. 17 d i, forlaiiroichaii Ml. 22 c 3, de*-ro-cecbaii. Defo-lingiiii « je préviens » le prétérit esl fo-roibJang Ml. 43 d 16, 95 d II, de * -ro~JebJaug, § /loo (exception: de for-lingiiu, for-ru- leblaiigatar M\. 129 c 21 au lieu âe for-roi-blangatar) ; et de focladim (( je déracine », foroichbiid « il a déraciné » Ml. 24 c i8, de *-ro- cechlaid. ^'' Parfois le préverbe ro devient roi, sans que le redoublement dispa- raisse : /or/fifn ro'icljcchnatar Ml. 03 b i, adroigegrûJinatar M\. 25 b 11 (cf. ara-riii-cbiuir « il s'est affaibli » Ml. i36 a 8). § 342. p. D'autres verbes forts possèdent un prétérit à radical allongé, sans redoublement. Généralement, la voyelle de ce prétérit est un à, quelle que soit la voyelle du radical verbal, mais quelquefois aussi on rencontre d'autres voyelles longues. Ainsi, lecbini « je fuis » prétérit /^nV/; gl. confugit Ml. 32 b 24, rotacbaîar « ils ont fui .» Ml. 44 a 19 ; gnidim « je prie » prétérit ro gâd « j'ai prié » (Wb. 27 d 19, Ml. 43 d 18), -rogaid « il a prié » Ml. 55 d 4, rogadatar « ils ont prié » (Ml. i3i d i4); iiiidiiir « je juge » prétérit ro iiiidar « j'ai jugé » (Wb. 9 b 5). Remarque. — Le prétérit radical (redoublé ou non) a toujours au pluriel les désinences déponentes (5; 3 18). § 343. Le prétérit du passif est caractérisé par la désinence -tb {-d, § 4i) au singulier, -iba Ç-dd) au pluriel. Cf. Zimmcr KZ XXVIII 353. 1 8o MORPHOLOGIE Ainsi, dans les verbes faibles, de caraÏDi « j'aime », ro carad « il a été aimé », pi. ro cartha. de clandaim « je plante », ro clanâad « il a été planté », pi. ro clanta (§ i39). de léc'nn « je laisse », ro lêiced « il a été laissé », pi. ro léiclhea. de do-luigiiii « je pardonne », do rolgcd « il a été pardonné », pi. do rolgthea. § 34/1. Dans les verbes forts, le radical subit souvent des modifica- tions plus ou moins graves, qui ne peuvent être enseignées que par l'usage. Ainsi de hcriin «je porte », on a robrctb « il fut porté », pi. ro bretba; de asbiiir « je dis », asrobrad « il fut dit », ni érbrad « il ne fut pas dit ; de * Jor-con-gairiiii « j'ordonne », forruchongrad « il fut ordonné ». Quand le radical verbal se termine par une nasale ou par une guttu- rale, la dentale apparaît toujours sous la forme /. La nasale disparaît avec allongement compensatoire. Ainsi de canim « jecbantc », ro cet « il a été cbanlé » Ml. 25 b 6, pi. ro céta(}\\. ii5 b /j). § 345. La gutturale ne disparaît que lorsqu'elle est précédée d'une liquide (§ 122). Ainsi deorgini, ro ort « il a été frappé », pi. ro or ta (j'-es-arta Ml. 34 b i3 de css-org'un) ; as-com-arl « il a été tué » Ml. 36 b 22. Mais de *in-con-sccJjiiii « j'indique », in-cho-sccht « il a été indiqué » (Ml. 16 c 10, 43 d 27). de *to-ind-nachim « j'accorde », do-r-ind-nacht « il a été accordé » (cf. Wb. 20 d i5 dorrindnachi où le premier r est l'indice relatif, § 03i). Remarque. — Il peut arriver que le prétérit passif se confonde avec le prétérit actif en -/ (s^ ^^(j) : ro ort i< il a IVappé » et « il a été frappé ». A côté de dorindnacht « il a été accordé » on a doécomnacht « il a accordé » Wb. i4 c 33 ; la seule différence est dans la particule pcrfective, ro dans l'un, coin (§ 453) dans l'autre. Quand le radical verbal se termine par une dentale, ou par s, le pré- térit passif a la forme -ss (^ gS) : Ainsi, de *ess-ind-fcdiiii « j'exprime » as-r-ind-es « il a été exprimé » io4 c 8 (cf. § 49) ; IXEMEM'S DE LA r.ON.ILGAISOX TOI fo-cerâim « jcjelle )),/o crcss « il aclcjclc » Ily. V 48; ar-chôilini « j'endommage », -airchôs « il a été endommagé » Ml. 97 ti I ; ro fctar «je sais », rofess « il a clé su » \\ h. 2.3 li 9. Le verbe ad-ciii « je vois » (!^ 297) lait au prétérit passif rt^/ cess « il a été vu », et le verbe ro-cloor « j'entends », ro closs « il a été entendu » (Wb. 23 c II). § 3^6. Le prétérit passif est toujours conjoint. Toutefois, dans les textes récents, on rencontre une forme absolue qui n'est autre que le participe passé (§ /i8/i) : brethae « il fut porté » Ml. 5'i (cf. Zimmer A'^Z XWUI 3G7, Stracban RC XVII 'xù); gablhe « il fut pris » Ml. 55 c i (cf. Stracban RC XVI II 'ii'a) ; rilhx « il fut vendu » Arm. 17 b 1 {Thcs. II 2 k)). § 347. Dans les textes récents, sans doute sous l'influence du latin, on rencontre parfois un prétérit analytique formé du participe passé (§ 484) et d'un temps passé du verbe substantif. Ainsi : Ijuarc ro-m-hu suidiglhe iiidic hisin dosoiii india « parce que ce salut là a été placé pour lui en Dieu » Ml. 18 d 20 ; arrohu {= au rohii) lintac « quand il fut accompli » Ml. 25 c 16 ; robumar cuitidricblbi gl. erecti sumusMl. 43 d 6. Ce prétérit analytique a naturellement toujours le sens parfait (§^70- § 348. De la conjugaison supplétive. Les thèmes verbaux à l'intérieur du même verbe sont si bien indé- pendants les uns des autres que parfois ils appartiennent à des racines difTérenles. Le cas de gr. oipM o'(gm r;i-.'r/.z-i, lat. fcro tidi Jatitiu, fr. je vais j'allais j'irai est attesté en vieil-irlandais dans les exemples sui- vants : tiagu « je vais » ; thème de futur : rcga « j'ii'ai » (cf. § 4oo); thème de prétérit narratif : liiid « il alla » (passif elhac) ; thème de prétérit parfait : docoid « il a été ». De même do-iiagii «je viens », do-rcga, do-liiid, do- decbnid. Cf. Zimmer KZ XXX 70. l82 MOm'IIOLOGIE /'C//;;/ « je porte » ; thème de prétérit narratif: birt « il porta » (pass. hreîhae) ; thème de prétérit parfait : ro nie a il a porté » . dohiur « j'emporte » ; thème de prétérit narratif: âohert « il emporta » (pass. dohrcih). thème de prétérit parfait : do nie « il a emporté « ; à côté du suhj. doher existe vm suhjonctif doue correspondant au thème du parfait. dobiitr « je donne » ; thème de prétérit narratif : dohcrt « il donna » (pass. dobretlj) ; thème de prétérit parfait : doratiis « j'ai donné » (passif doratad) ; à côté du subj. dober, existe un suhjonctif Jor^/ correspondant au thème du parfait. citiridir « il envoie » ; thème de prétérit narratif : corastar « il envoya »; thème de prétérit parfait : rolà « il a envoyé » ; De même docniredar, docorastar, dorale. Le prétérit roJà sert également de parfait à foccird « il envoie », dont le narratif est /fca/r^. dotuit « il tomlie » (§ 436 Rem. G) ; thème de prétérit : doeer « il tomba » (^axîoÀX dorochair « il est tombé »). fogabim « je trouve » ; thème de prétérit narratif: (non attesté) ; thème de prétérit parfait : fofiiar « j'ai trouvé » (passif /o/r ///;). § 349. A ces faits on peut joindre les suivants : adelu « je vois » semble former son passif par supplétisme au moyen d'une forme de la môme racine contenant un élément sigmatique : actif indic. adeîii, subj. -aecadar « qu'il voie», fut. -écigi « qui verra», passif indic. et subj. -aceastar, fut. ad-cigestar (cf. i?C XXYIII 8; tou- tefois on a un indicatif passif adcither « il est vu » ^^ b. 12 c 12). ro fitir « il sait » a un doublet ro finnadar qui est proprement un présent dliabilude et s'oppose à ro fitir comme biid à aià (§ 4o5). C'est du thème rofinna- que sont en outre tirés l'imparfait de l'indica- tif et l'impératif de rofitir (Thurneysen ZCP V 19). Du verbe défectif qui fait au subjonctif ^wm « qu'il donne », et au ÉLÉMEMS DE I.V COMICAISON l83 prclcrll paifail ivir « il a donne; » W b. 1 7 h 1 3 (passif ;c)m//;a Ily. II 5o), le futur semble être ebarid (eharlhi « il donnera cela » avec pron, suffixe Ml. ''iG h 12, cbarlhir « il sera donné » VYh. 82 a 27), corn- prenant peut cire un ancien préverbe cb- d'ailleurs sorti de l'usage (cf. Sarauw 75^ 126). DES DÉSINENCES § 35o. Les désinences s'ajoutent directement aux llièmes. Si la désinence commence par une voyelle, la voyelle finale du thème tombe, à moins qu'elle ne se conserve comme voyelle d'infection (§ 7/1). Si la désinence commence par une consonne, la voyelle finale du thème est exposée à tomber par syncope, et tombe en fait le plus souvent. Mais d'autre part, dans les formes où la voyelle de la dernière syllabe du thème tombait par syncope devant consonne, la désinence se fait précéder d'une voyelle, qui est généralement /, et que l'on notera entre parenthèses dans les paradigmes qui suivent (§ 35 1 et suiv.). Ainsi : en face de léicthe « vous laissez » (de *lcc(i)-îbc), le futur en /est lécfithe « vous laisserez » (de *léc(i)f-ithe)] en face de bcnni « nous porterons » (de *bér(a)-mmi), le futur redoublé est cechnaiinini « nous chanterons » (de *cech(a)n-immi) ; en face de gesmi « que nous deman- dions » (de *ges-mï), le futur sigmatique redoul)lé est gigsimini (de *gig(e)s-iinvii) ; etc. Ces faits s'expliquent par la loi de syncope exposée au § i32. Il y a deux sortes de désinences : les désinences primaires et les dési- nences secondaires. A. Désinences primaires. § 35i. Les désinences priDiaires sont celles des présents de l'indica- tif, du subjonctif et du futur, de l'impératif et du prétérit. Elles comportent les trois voix (§317). l84 MORPHOLOGIE P Actif. Les désinences du pluriel sont les mêmes dans tous les temps de tous les modes : flexion absolue flexion conjointe PI. i""*^ pers. -(i)mmi -am {-cui quand le thème verbal se relat. -(i)inme termine par un -/) 2^ pers. -(ijthc ~id 3^ pers. -// -al (-et comme pour la i'') relat. -(i)te. ■Remarque I. — A la i"' pers. du pi. conj., 1"//; finale est aspirée. Cela ressort du fait qu'elle n'est jamais redoublée (|:^§ 48 et 67), mais surtout de l'usage delà rime dans le Félire d'Oengns (cf. Strachan ZCP II 211). Au contraire, la i"* pers pi. abs. a une m non aspirée, fréquemment re- doublée dans la graphie : -mini, -mmc. Piemarquc II. — La distinction de -mi et de -me à la 1''' pers. pi. abs., toujours observée dans \\h., ne subsiste pas dans les textes récents, no- tamment clans AIL, d'une façon régulière (Tburneysen ZCP II 79. Peder- sen KZ XXXV 876). Remarque 111. — Il v a quelques traces de désinences -mit et -tit aux i'"" et 3'' pers. pi. de la flexion absolue : giiidmit « nous prions ». AN'b. i5 d 18, gébîit « ils prendront » (Wb. 2G a 8); cf. Zimmcr KZ XXA III 3i5, Tbur- neysen ZCP II 79- Remarcjue IV. — A la 3" pers. pi. conj., la désinence était primitivement -ot, encore conservée dans Cam. (§ 103). § 352. Au singulier, il convient de distinguer les difîérents thèmes. On notera que parfois la désinence est difficile à discerner parce qu'elle se combine avec le thème. Indicalif. llc'xion ajjsolac flexion conjointe f verbes faibles : -//. Sg. I. -iin < verbes forts: consonne de position pos- ( térieure (quclcpicfois -11 après -/). f verbes faibles : -/. 2. -/ <. verbes forts : consonne de jiosition anlé- ( rieure. 3. -id zéro. Le thème est nu ; dans la 3<^ conju relat. -«(-a5 quand le liièmc se termine gaison, sauf pour le type rcnaiin, la par un -d). consonne finale est de position anté- rieure. ÉLÉ!\IE>'TS DE LA CONJUGAISON 1 85 Remarque. — H y a quelques traces d'une désinence -u à la i'"'' pers. sg. abs. : /tîcnz « j'adirine » Wl). kj a i8, heru biriiv. je porte» (Wh.Stokes KSB VI 462), arcii « je prie » et crcithi « je crois » (K. Meyer RC XV 485). § 353. A la I™ pcrs. sg. conj., la finale absolue se substitue le plus souvent à la finale conjointe. Dans quelques verbes (tel do-biur) la finale conjointe se maintient toujours. Dans quelques autres, il y a hé- sitation :/(;;rowo-//r Wb. 19 d 20 cl forcoiig ri mm Wb. 9 d 3o «j'ensei- gne », dofuismiu Arm. 177 b i et dofuismim « je crée » Sg. 182 b 2 ; etc. Enfin, dans craulrcs, la finale absolue est seule attestée en position conjointe ; c'est le cas notamment pour presque tous les verbes faibles (exceptions: dorimu «je compte » Fél. Ep. 317 ; -nessiii « je foule aux pieds » Ml. 126 c 17 ; etc.). Exemples de finales conjointes conservées : conriiig « j'attache » Sg. 181 b I, armiit « j'attends » (de netbim, § 98) AVb. i4 a 18, 23 b 27, dofonuch a je lave » (de iiigùii) Sg. 5/| a 8, forchun « (ce) que j'en- seigne » Wb. 10 a i3, iiidluiig « je fends » Sg. i5 a 5; akvch «j'im- plore » (de tecljîui) Ily. V 96, VI i ; etc. § 35/j. Impératif. Sg. 2. zéro. Le Ihèmo est iiii, privé mènie de sa voyelle finale clans les verbes faibles. Dans les verbes forts, à l'exception du type renaim, la consonne finale est de position antérieure. 3. -ed Ç-ad quand le thème se termine par un (7, ou parfois cpiand il y a un a dans la syllabe précédente). Ainsi, de berim l'impératif est: Sg. 2. bcir, 3. bcrcd. De là, en cas de dissyllabisme (l'accent frappant l'initiale, § /jao) : lomil « mange », tessifii « verse » Ml. i3/i a G de domelim, docsmim (de *to- es-semim). § 355. Subjonctif et futur en -a-. llex. abs. (lex. conj. Sg. I. : thème nu (-a) thème nu, privé de sa voyelle finale. 2. : -c -e 3. : -/(/ thème nu. rclat. -as (-es quand le thème verbal se termine par un /). §356. Subjonctif et futur sigmaliques. l86 MORPHOLOGIE flex. abs. flcx. conj. Sg. I. -u (au futur -c) tlièmc nu, avec consonne finale de posi- tion postérieure. 2. -i thème nu, avec consonne finale de posi- tion antérieure. 3. Tlième nu, avec consonne finale thème nu, moins la sifflante ; au futur de position antérieure parfois, chute de la voyelle après la relat. thème nu. svllabe de redoublement. Remarque I. ■ — La dilTércnce du futur et du subjonctif à la i'*= pers. sg. tient à la présence du redoublement, dont la voyelle i influe sur le timbre de la voyelle iinale. Au subjonctif la finale -u n'est d'ailleurs pas sûrement établie (cf. § Sga). Remarque II. — A la 3- pers. sg. conj. du futur, la voyelle radicale tombe après la syllabe de redoublement dans -foil Ml. 23 a 8 de fo-longim «je sup- porte », tbème de fut. sigm. *lilcs- ; -foil sort de *fo-lil. Mais dans -mema (de madim Ml. 89 c 1 1 elle s'est conservée intacte. Naturellement, la voyelle sub- siste si elle est appuyée d'une consonne : -cidierr Ml. 87 d G de cerdiin « je jette » {cicherr remonte à *ciccrds, § 120). § 357. Futur en/. llex. abs. flex. conj. Sg. I . -a voyelle /( devant la consonne finale du thème. 2. -e -e. 3. -l'd -a. relat. -as (-es quand le thème verbal se termine par un /'). Remarque. — Une désinence -cd au lieu de -id est attestée dans cretfcd (( il croira » Wb. i a 3, sôirfed « il délivrera Wb. 32 d i3, scichfcd « il sui- vra » Ml. 89 c 5. Peut-être s'agit-il d'un cbangement apoplionique de / en ^^ comme dans les exemples du ^ i54- § 358. Prétérit sigmatique. flex. abs. flpx. conj. Sg. I. -n voyelle il devant la consonne finale du thème. 3. -/ voyelle / devant la consonne finale du thème. 3. voyelle / devant la consonne thème verbal nu, privé le plus souvent finale du thème. de la voyelle finale. ÉLÉMENTS DE LA CONJUGAISON iH"] Remarque I. — Contrairement au prétérit radical et au prétérit en -t, le prétérit sigmaliquc n'a pas pour la position relative de forme spéciale à la 3" pcrs. sg. : caris « qui aime » Cam. 38 a. Remarque II. — A la 3'' pers. sg. conj., la voyelle finale du llièmc ver- bal se maintient parfois dans la seconde conjugaison : rocrrti « il a cru » (Wb. 5 a 7, 5 b 21, i3 a 34, a4 b 3i, etc.), dorigeni « il a fait », cf. i; i38, adroni « qui a confié » Wb. 29 d 29 (de *aiîh-ânim, soit *ad-ro-àni), immc- ràni « qui a délégué » BCr. 39 d 2, etc. ; rarement dans la première : conro- deda « il s'est pourri » Ml. i iS b 2 (de condedalm) h côté de rodedgl. conta- buit Ml. III b 12 ; dans la troisième, seulement quand le tlième verbal se termine par une voyelle : roLi « il a posé » (Tur. 80, etc.). § 359. Prétérit en -/. ahs. conj. Sg. I. non attesté thème nu avec consonne finale de posi- tion postérieure. 2. non attesté thème nu avec consonne finale de posi- tion antérieure. 3. thème nu avec consonne finale thème nu. de position antérieure, relat. -e. Prétérit radical. abs. conj. comme le prétérit en t Sg. i. thème nu. 2. thème nu. 3. thème nu avec consonne finale de position antérieure. Remarque. — La désinence relative -c n'est attestée qu'en un petit nom- bre d'exemples : luid « il alla » laide « qui alla » Ml. 55 c i ; ro giiiil « il s'est attaché » Ml. 98 b 8 (de glvnim, soit *ro gegl-), giiilx « qui s'est atta- ché » Tur. 125. Exceptionnellement, on a anacht « qui protégea » au lieu de anachte Ily. I 22 (de angiin). § 36o. Il" Passif. En dehors du prétérit, dont la flexion spéciale a été indiquée au § 3/1 3, les désinences primaires du passif sont en règle générale les sui- vantes : Sg. abs. -tbir conj. -thar PI. abs. -iir conj. -tar. l88 MORPHOLOGIE Toutefois, il y a trois observations importantes à faire. 1° Au lieu de -ihir, -thar, les désinences du singulier sont simple- ment -ir, -ar à l'indicatif des verJDes forts, et exceptionnellement au sub- jonctif sigmatique (§ 892). Toutefois, même à Findicatif, les verbes forts du type giiidini (et crinini), § 827, présentent le plus souvent -//;/> et -thar. Il" Dans la flexion conjointe, aux désinences -ibar et -far répondent généralement -tber et -1er lorsque la syllabe précédente est de position antérieure. 11 1" Les désinences du passif se font généralement précéder d'une voyelle, qui est / en position absolue, a (ou c) en position conjointe, au futur (redoublé, sigmatique ou en /). Cette règle s'applique égale- ment au pluriel du subjonctif sigmatique. Ainsi : legf-ithir « il sera lu », Icgf-alhar Qegfethar) « qui sera lu » ; gessitir « ils seront demandés », gessalar vc qui seront demandés » ; etc. En position conjointe, la dési- nence se présente même parfois sous la forme -ithcr (-ilcr) à côté de -athar (-atar), -ethar (-ctar). Remarque. — Dans la a*" conjugaison, le thème verbal se présente géné- ralement sous la forme lécc- (au lieu de léci-^ devant les désinences -thar et -tar. Mais au Heu de Iccethar, Icceîar, on trouve aussi Ickîhcr, léicter avec syncope de la voyelle thématique et altération du thnbre de la voyelle désl- nentlclle (ci-dessus). i; 86 1. 111° Déponent. Au pluriel, comme dans l'actif, les désinences sont les mêmes pour tous les temps. il ex. abs. flox. conj. PI. I. -iiiiinir -aiiiiiiar (jciiuiiar, -(c)iniiicr ([uanJ lo tlicmc se termine par un /). 3. -itir -atar {-etar comme pour i). Il n'y a pas de 2® pers. pi. déponente (§ 3 19). Remarque I. — A l'impératif, il n'y a pas d'exemple de 1"^ pers. pi. Du verbe scchur «je suis » la seule forme attestée a une désinence active: -scichcm « suivons » Wb. 25 c 6. Remarque II. — Les prétérits radicaux et le prétérit en / ont toujours"aux !'■'' cl 3'' personnes du pluriel les désinences du déponent (§i; 339 ^^ 3/i2). Remarque III. — Exceptionnellement, -artar se substitue à -atar dans F.LFMF.NTS DF, I. \ (:0\,ITr;AISON 1 89 rogcncirtar « ils sont nés » Wb. t\ c 12, poiil cHre simple lapsus, causé par le singulier rogénar (cf. loulel'ois Zinuner KZ X\X 220). § 3C2. Au singulier, on pcul distinguer quatre groupes : a. Indicalif. Hcx. abs. flpx. conj. Sg. I. -ur "'"' a. -(i)ther -('O^^'^'r 3 .///;/,■ -alhar Ç-clhiv quand \o Ui(''mo se Icrminn par un /). A l'impératif, une seule personne est attestée, la 2'' sg.^ dont la dési- nence est -//;<' (cf. Thurncysen IF l f\Go). h. Subjonctif et futur en a, futur en y. flcx. abs. flcx. conj. Sg. I. -ar Ç-cr quand le lli(ni(^ verbal -ar (-ci) se termine par ini /) , 2. -(i)lher -(i)ther 3. -ithir -alhar (-ethar) Remarque. ^- Exceptionnellement, la désinence est -or au lieu de -ar dans rocloor « que j'entende » Wb. 28 d 2 etc. du verbe ro-cluiniur. § 363. c. Subjonctif et futur signiatiques, prétérit sigmatique. llex. abs. llex. conj. Sg. I -ur -ur 1 -cr -er 3 -thir -ihar. Remarque. — Devant la désinence -cr de 2'' pers. sg., le thème de pre- mière conjugaison au prétérit sigmatique est lubris- au lieu de lahras- : labri- ser « tu parlas ». d. Prétérit radical. Il n'y a d'attestées que des formes conjointes. Sg. I -ar 2 -ar 3 -air. Remarque. — Exceptionnellement, on a -.!/' au lieu de -air danfidunimenar « il a pensé » Ml. 32 d lo du verbe do-moiniur. I QO MORPHOLOGIE B. Désinences secondaires. § 364- Les désinences secondaires servent pour les trois Imparfaits de rindicatlf, du subjonctif et du futur, quel que soit le thème; il n'y a pas de flexion absolue (§ 32 3). Sg. I -i?in PI. I -Ci) 1)1 mi s 2 -tha 2 -(i)l])e 3 -cd {-ad quand le thème 3 -(i)tis. se termine par un -a) Au passif Sg. -ibe, PI. -//.y (toutefois Pedersen KZ XL 170). Il n'y a pas de déponent (§ 319). Remarque. — Comme la graphie mm le prouve, Y m de la i''' pers. pi. n'est pas aspirée. CHAPITRE II PARADir.AIES § 365. !'■'' Conjugaison. Remarque. — Dans les paradigmes du verbe légaim « je lis », Va d'infec- tion a toujours été noté à la fin du thème devant voyelle ; il ne l'a pas été quand la finale commence par une consonne. Il est donc sous-entendu qu'on peut rencontrer dans les textes des formes telles c[aelégthair, légtair, léginais, légtais, légfaid, légfait, légsal, légsa'ui, etc. ; de même qu'inversement, si la voyelle d'infection n'est pas écrite, lég'un, légi, légid, léginn, etc. Présent de l'indicatif. Abs Conj. Sg. I légaim « je lis » -légii (-Icgaiiii) 2 légal -légal 3 légald -léga relat. légas PL I légml -léga m relat. légme 2 légthe -légald 3 légalt -lé^at relat. légale (légtc) Passif. Sg-. légthir -Ugthar PI. légtlr -légatar (-légtar). Remarque. — Parfois, lorsque la voyelle radicale du verbe est un /, on 192 Moiu'Hoi.orar. trouve la finale -ther à la 3'' pers. conj. du passif; ainsi scrihîher (rcial.) de scrihaiin ^M). 27 d i3. § 3GG. Impai ■fait de rindicatif. S<<. I -Icgainn IM. 1 -Icgniis •2 -Icgtha ■2 -Icgthe 3 -Icgad 3 -légtis Passif. Sg. -h'gthe Pi. -légtis Im])éialif. Sg. 2 % Pi. I Icgam 3 Jégad 2 h'gaid 3 Ic^at Sg. hgthitr §36' 7. , Abs. Sg. 1 Icga 2 légae 3 légaid relat. k'gas PI. 1 légvii rek: it. légnic 2 léglhc 3 légait leL^ it. léglc Sg. léglhir PI. légilir (l.gli '■) Passif. PI. légahv (léglar) Présent du subjonclif. Conj. -lég -légae -Uga -légaiii -légaid -légal Passif. -légthar -légalar (-légtar) Imparfait du suhjonclif comme Timparfait de Tindicatif. PAMADIGME^ -, nr . LA CON.IUGALSOX I § 308. Pr(> Vhs. enl du fui nr. Conj. Sg. I Uiifa -légub 2 légfe -légfe 3 Ugfid -légfa relal. h'gfûs PI. 1 Icgfiiiiiiii -légfaiii relal. Icgfimmc •2 léofiihc -kgfid 3 101 -légfal relal. Icgfitc P^ issif. Sg- Icgftîhir - -légpther(-Jcgfeihar,-légh- thar) PI. Icgfitiv -légfiter (-légfciar) Imparfai l du fu lur. Sg. \ -légfinn PI. I -h'gjïiiiniis 2 -Ugfetha 2 -légfithc 3 -légfad (-h'gfcd) 3 -Jcgfitis Passif. Sg- -h'gfithc (-h'gbthc) PI. -Ugfiiis § 369. Abs. Pr îlérit. Conj. Sg. I Jcgsii - légus '2 Icgsi -légats 3 léoais -lég (-léga) relal. h'gais PI. I légsininn -légsaiii relat. légsimme 2 (non allesté) -légsid 3 h'gsit -légsat relat. U^siie 193 ig4 MORPHOLOGIE Passif. Sg. %//;^(§3/i6) -légad PL (non attestée) -légtha § 870. Se conjuguent de même les verbes : anaim « je reste », arbertaim « je prépare », àsaim « je croîs (cresco) », hrénaim «je pourris », caraim «j'aime» (futur, §335), clannaim « je plante », cnetaim « je soupire », ad-cobraiin « je désire », fo-crothaim « j'ébranle », delhaiin « je forme », comdel- gaim «je compare», diomaim «je déclare », dliithaim « je rends solide y), do-donaiiii « je console » (inf. didnad % k^o), fo-dridmini «je retarde y), fris-dûnaiin ((j'obstrue », ad-ellaim « je visite », do-cUaim « je détourne » (préverbe di- § /iSo), ciadaim «j'obtiens» (futur, § 336 Rem.), fégaim « je vois », gellaiin « je déclare », glanaim « je purifie », /V^fl/m «je guéris », îadaim «je ferme», làmnaim «j'enfante», lâthraim «j'expose», Jegaiiii « je me dissous », lénaiiii « je blesse », hthaîm «j'étends», liiiaiiii ((j'emplis », lohaiui « je me corromps », logaim «j'obtiens », iiiarbaini «je tue», lucrtaiin «j'établis », nwlauii (( je loue », iiii'icbaiiii « je recouvre, j'étouffe », ncriaini (( je fortifie », pred- cbaini « je prêche », proniai m « j'approuve », ranuaiin «je partage », recca'un «je vends», rclaiiu « je manifeste », -scandaini «je vais», scaraim « je sépare » (futur, § 335), sechnaini « j'évite », scribaim « j'écris », sénaiiii « je bénis », ser^aini « je dépéris », skchtaim «je fléchis », sôiraim « je délivre », techiaini « je possède », tinaini « je dis- sipe », iroiiniiaiiii « j'accable », trôclhaiiu « j'opprime », etc. § 371. Déponent. Remarque. — Les formes empruntées à la flexion active sont mises entre parenthèses. Présent de l'indicatiL Abs. Conj. Sg. I A//;r//r c( je parle » -labrur 2 labrither -labrither o Inbriibir -Jabratbar PL I labriiiiiiiir 'labrûiiiiiiar 2 (lûbritbr) _ (-labraid) 3 labrilir -labralar p\RADIG^^Es ni: la conjugaison 190 Impératif. Sg. 2 labrilJjc PI. 2 (labraid) 'à (lahrad) 3 labratar Présent du subjonctif. Abs. Conj. %• T lahrar -lahrar 2 lahrither -lahrither 3 lahrithir -lahrathar PI. I lahrUnmir -labraimuar 2 (ïabrithe) (-labraid) 3 labritir -labratar ^37 2. Présent du fui ur. Abs. Conj. Sg- I (non attesté) -labrafar 2 » (non attesté) 3 -labrafethar PI. I )) -labrafaiiiiiiar 2 (labriblbc) (-labri/îd) . 3 (non attesté) Prétérit. -lahrafatar • Sg- I -labrasur PI. I -labrasaiiiniai 2 -labriscr 2 (-labrîsid) 3 -labraslar 3 -la b rasa far Remarque. — Il n'y a pas cJc flexion passive attestée pour la première conjugaison du déponent. Se conjuguent de même les verbes : âgur « je crains », œnialnur « je remplis », folnur «je règne » , ad-gh'tdiir «je parle », molur<-^ie loue », samlur « j'imite ». § 373. Deuxième conjugaison. Remarque. — Dans les paradigmes du verbe léicim « je laisse », 1/ d'in- fection a toujours été noté devant la consonne finale du radical ; mais il est bien entendu cpi'on rencontre aussi dans les textes des formes telles que lécim, Uci, lécid, léccs^ lécmi^ etc. iqG MORPHOLOGIE Présent de l'indicatif. Abs. Conj. Sg. I /^'/V/w «je laisse » -léiciu (-léicini) 2 léici -léici 3 Uicid -léici relal. léices PI. I Icicmi -léiceiii relal. léiciue '2 Uiclhe -léicid 3 léicit -léicel relat. lècite. (léici e) Passif. Sg-. léicthir -léicther PI. /<7V//r -léicetar (-léicter) §374. Im pai •fait de Tindicatif. Sg. I -Uicinn PI. I -léicmis •1 -Ificïhm •j. -léictbe 3 -/(î'/Vi'i Passif. 3 -léicîis Sg. -léicthc PI. Impératif. -léictis S g. 2 Mr PI. I léiccin 3 hî'ced Passif. 1 léicid 3 léicct Sg. h'icther PI. h'icet a r (h'ictcr) § 375. Prése nt du sul)jonctif. Abs. Conj . Sg. 1 Mm/ -Uic 2 Uice -léice 3 /e'/r/W -léicea l'clat. /c'/Vv^ l'AUADK.MKS DIC l.V (lU.N.I L (.AISIJ.N IQy PI. 1 /éicniJ -léiceiii relat. léiciiw 2 /(''/("//;(' -léicid 3 Icicil -léicet relat. Icicle Passif. Sg. léicthir -léicthcr PI. Jéicitir (Icictir) -léketar (léicler) Imparfait du subjonctif. Comme l'imparfait de rindicatil. §376. Présent du futur. Abs. Coiij. Sg. I /g'/V/^a -léiciiib 2 /f'iV/e -léicfe 3 léîcfid -léicfea relat. /f'/V^jr PI. I léicfimun -Icicfcin relat. Jéicfimmc 1 léicfithe ■léicfid 3 A'/V^/ -Icicfd relat. Mr^/t' Passif. Sg. léicfithir -léicfiihcr \ -léchthai PI. /(//V///V -Jéicfitcr (-, Imparfait du futur. Sg. 1 -Uicftiin PI. I léicfiuiDiis 2 -léicfetha 2 -léicfithe 3 -léicfed 3 -léicfilis Passif. Sg. 'léicfithe (-Jéichlhc) PI. -Jéicfitis 98 MORPHOLOGIE §377- Prétérit. Abs Sg- 1 léicsiu 2 Uicsi 3 Uicis relat. (non attes .tée). PI. 1 Uicsimmi relat. Uicsi mmc 1 (non attej .tée) 3 Uicsit relat. îéicsite sg. Uicthe (§ 3^6) PL (non atte stée) Passif. Conj. -Uiciiis -Uicis -Uic (-Icici) -Uicseni -Icicsid -Uic s et -Uiced -Uicthea § 378. Se conjuguent de même les verbes : ailim « je prie », airim « je veille », cretim « je crois », dâilim « je partage », ar-égim « je me plains )), fôidim « j'envoie », do-gâithim «je trompe» (préverbe di- § /i3o), ad-ro-illim « je mérite », loitini « je heurte y), fo-longim «je produis », loscii)i « je brûle », liïathim «j'agite», do-luigim «je pardonne », moidini « je me glorifie »_, imm-râdim « je médite », ad-rimim « je compte », roissim « j'hésite », scaigim «je m'avance », ad-selbiiii « j'affirme », sctiiii « je souffle », sirini «je scrute », od-slaiciiu « j'ouvre », sîaidiin «je frappe », sJuccim « j'avale », sluindim « je désigne », ad-snadiiii « je diffère », srédiin « je jette », ar-tûaisim « je me tais », tiiigim «je couvre », etc. ; et tous les verbes dérivés en -igiin : athrigiiii « patrisso » Sg. 11 b7 (àeaihir); haithaigiin « je déraisonne » Sg. 56 b 5 (de baith « fou ») ; cumachtaigiin «je suis puissant », Sg. 39 b 2 (de cumacht « puissance »); dechrigiin « je diffère « Sg. 177 b I (de dcchur « différence y)) ; fliuchaigiin «je suis humide » Sg. 10 b 3 (àe fliuch « humide ») ; mûnigim « j'urine » Sg. 17/i a 2 (de niûn « urine ») ; îrebaraigiiii « je suis prudent » Sg. i/i6 b 16 (de trebar « prudent ») ; etc., cf. Strachan Dep. /i88. Les verbes dérivés en -igim présentent çà et là des formes déponentes (§ 3 18). PARADIGMES DE LA r;0>JLGAISON 1 90 § 379. Sous l'influence de la voyelle radicale, un a d'infection s'est parfois introduit dans la flexion des verbes de la 2'^ déclinaison. Ainsi, im- radiin « je médite » Sg. i55 b 3, sg. 3 immrddi VYb 17 a i3, est devenu imrddaim PCr. 65 a i et fait au pi. 3 immrddat (Wh. i d 7, 28 c i, Ml. 54 a 20, io5 a 3, 107 c i), au lieu de iinmrddet; cf. § 329. § 38o. Déponent. Présent de l'indicatif. Abs. Colij. Sg. I (foilsigiiii) « je manifeste » -foilsigur 2 foilsigther -foilsigther 3 foilsigithir -foilsigethar PI. I foilsigniir -foilsiginer 2 (foilsigthe) (-foilsigid) 3 foilsigitir -foilsigetar Passif. Sg. foilsigthir -foilsigther PI. fûilsigtir -foilsigter Remarque. — A la i '■'' pers. sg. abs., la forme est toujours Impératif. active Sg. 2 foilsigthe PI. 2 (foilsigid) 3 (foilsiged) 3 foilsigetar Passif. Sg. foilsigther PI. foilsigter §38i. Présent du subjonctif. Abs. Conj. Sg. 2 foilsiger -foilsiger 2 foilsigther -foilsigther 3 foilsigithir -foilsigethar PI. I foilsigmir -foilsigmer 2 (foilsigthe) (-foilsigid) 3 foilsigitir -foilsigetar 200 MORPHOLOGIE Sg. foilsiglhir PI. foilsiglir i5 382. Sg- I foilsigjcr •2 foilsigfithcr • 3 foilsigfïthir PI. I (non attesté) 2 » 3 » Sg. foilsigfïthir PI. (non alleslô') § 38 13. Sg. I -Joilsigsiiir •1 -foilsigser 3 -foihigcslar Sg. -foilsiged Passif. Présent du futur Passif. Prétérit. PI. Passif. PI. -foilsigtber -foilsigfer -foilsigfar (non attesté) » foilsigfetar -foilsigfither -foilsigfetar 1 -foilsigseiiiinar 2 -(foilsigsid) 3 -foilsigsctar -foilsigihea Il n'y a qu'une 3'' pers. sg. absolue attestée ; c'est cichnaigistir gl. « striderat » Sg. 162 b 2. Se conjuguent de même les verbes dérivés en -igur, qui présentent d'ailleurs çà et là des formes actives (cf. Strachan Dep. 4^9 et 488) ; par ex. : adainriigiir « j'admire » Wb. 16 c 3 (de adanire)\ -cairignr « je blâme » Wb. 11 d i (de caire « blâme ») ; -isligur « j'abaisse « Wb. 17 d.22 (de isel « bas ») ; etc. § 384- Troisième conjugaison. A la flexion complète du verbe bcrif)i « je porte », on a joint les subj. et fut. sigmatiques du verbe giiidiiii « je prie », le prétérit radi- cal non redoublé du même, et le prétérit radical redoublé de canim « je chante ». Ahs. Sg. 1 bcriiii a je poi ■le » •2 beri 3 bcrîd relat. bercs PI. 1 beniii relat. benne 2 berthe 3 berit relat. berte PI. berir beiiir l'AIÎ.VDlGMES DE L\ CONJUG.VISON 201 Présent de F indicatif. Coiij . -biiir f-berim) -bir (-beri) -beir -beniin -berid -berat Passif. -berar -bertar § 385. Différences dans la flexion suivant la différence des thèmes. La position de la consonne finale du thème a déterminé une double série de confusions déjà indiquées au t^ 829. Les verbes dont l'indicatif a un thème en -/- (type guidini) ou en nasale de position antérieure (type crinim) onl certaines formes pareilles à celles delà a'^ conjugaison, et les verbes dont l'indicatif a un thème en nasale de position moyenne (type renainï) des formes pareilles à celles de la 1"^°. Ceci se manifeste dans les cas suivants : L Les verbes du type guidini et du type crinim ont généralement les dé- sinences conjointes suivantes : Sg. 2 -/, PL i -em, 3 -et, empruntées à la 2" conjugaison ; ainsi de gabim, sg. 2 : -gaibiVsh. 82 a 16, de condegim « je cherche », sg. 2. condaigi Thés. Il 296, 5; de ar-nethiin «j'attends», pi. 1. aranethem Wb. 3i c 17 ; 3. arneithet Ml. 89 d 20 ; de guidim « je prie », pi. 3. -guidet Wb. 7 b 21 ; de-rigini, sg. 2. durigi gl. exuis Ml. 108 d8, etc. Au singulier du passif, ils ont les désinences de la 2" conjugaison : gaibthir « il est pris » Wb. 16 d 7, -gaibther (Wb. 28 c 20), araneter « qui est attendu » Ml. !^2 c 23 (de *neth-ther, § loi) ; toutefois -thar se substitue à -îher dans asagnintar « il est compris » de gninini Sg. 210 a 10. § 386. IL La flexion des verbes du type renaim dilïère de celle de herini, abstraction faite de l'^ d'infection (§ 74), à la 2" pers. du sg. conjointe et à la 3" pers. relative : en face de -hir, beres, on a -renai Ml. /j4 a 6, crenas « qui vend » Wb. 29 d 28. § 887. Non seulement la position de la consonne finale du thème, mais encore la nature de la voyelle radicale peut intluer sur la désinence. Ainsi 202 MORPHOLOGIE du verbe orgim « je tue » la 3'= pers. sg. de l'ind. présent a la forme orcaid » il tue » Ml. 19 d 6 et orcas (relat.) « qui tue » Wb. 28 a 4- L 0 radical a introduit dans la désinence un a d'infection qui est devenu dans la forme relative un a d'apophonie (§ 102) ; cf. le cas de immrddim, § 379. § 388. Imparfait de l'indicatif. Sg. I -berinn PI. 1 -bennis 2 -hertha ■ 2 -berfe 3 -bered 3 -bertis Passif. Sg. -bertbe PI. -bertis Remarque. — Les verbes du type renaiin ont à la 3^ pers. sg. la dési- nence -ad. Impératif. 2 beir PI. I beram 3 bered (berad) 2 berid 3 berat Passif. berar PI. bertor Remarque. — Les verbes du type guidim {crinim) ont de même les dési- nences : PI. I -em, 3. -et et au passif Sg. -ther au lieu de -ar, PI. -ter au lieu de -tar. §389. Présent du subjonctif. Abs. GonJ. Sg. I bera -ber 2 berae -berae 3 beraid -bera relat. bera s PI. I bermi -beram relat. benne 2 berthe -beraid 3 berait -berat relat. bcrte l'ARAUlGMES DE LA CONJUGAISON Passif. Sg. bcrthir -berlhar PI. hcrtir -hertar 203 Sg. I -berinn 2 -bertha 3 -berad Sg. -berthe Imparfait du subjonctif. PI. I -hennis '1 -berthe 3 -bertis Passif. PI. -bert is § 390. Présent du futur. Identique au présent du subjonctif, mais avec un è au radical ; soit héra bèrae béraid, etc. Imparfait du futur. Identique à Timparfait du subjonctif, mais avec un é au radical ; soit -bérimi, -hértha, -hérad, etc. Prétérit. Abs. Sg. I (non attesté) 2 (non attesté) 3 birt relat. bertae PI. I (non attesté) 2 (non attesté) 3 (non attesté) Sg. brethae (§ 3/^6) PI. (non attesté) Passif. Gonj. -biiirt (-bert) -birt -bert -bertammar -bertid -bertatar -breth -bretha Remarque. — Pour les formes supplétives du verbe berim, v. § 348. § 391. Les formes conjointes sont exposées, quand elles se trouvent 20a MORPHOLOGIE après l'accent, à tous les accidents qui surviennent dans les syllabes post-accentuées (§ i3o et ss.). Ainsi la flexion de do-hiur devient quand l'accent frappe l'initiale (§ ^23) : Ind. Prés. Sg. i -tabur, 2. -tahir (-tabair), 3. -tabir (-ta- balr), PI. I -iaibrem, 2. -taibrid, 3. -taibret; passif: -tabarr Vsh. 1733, 'tobarr V\h. 12 d 29 (cf. § i35) et -tabariar. — Impart". Sg. I -taibrinn, 2. -tabartha, 3 -taibred, PI. 1 -îabaiinis, 1. -ta- barthe, 3. -tabartis. Impérat. Sg. 2. labir (labair), 3. taibred, PI. comme au présent. Subj. Prés. Sg. I -tabar, 2. -taibre, 3. -taibrea, le reste comme à l'in- dicatif. Fut. Prés. Sg. I -tobér devenu -tibér par confusion avec le préverbe di-, ou par instinct de redoublement (dont la voyelle est ï), d'où impar- fait PI. 3 -tibertis Ml. i5 c 7. Prêt. Sg. I -tabur i, 2. -tabirt, 3. -tabar t, Pi. i -tabartniar, 2. -labar- tid, 3. -tabartatar ; passif: -tabrad et -tabartha. Remarque. — Va de -tabur, qui se retrouve d'ailleurs à l'intiiiilir (tabairt, §§ 182 et 475). est étrange au lieu de 0. M. Thurneysen RC W 1^7 et 828 l'explique avec vraisemblance par l'influence analogique de dorât (-tart), verbe supplétif (§ 3Zi8) qui prête à dobiur son subjonclir (dorât « que je donne ») et son prétérit (doratus « j'ai donné) et n'est lui- même attesté à l'indicatif qu'après négation: nhartat « ils ne donnent pas » ACr. 5 d 5. De même le verbe irrégulier dogniii « je fais » (§ /ioo), qui se flécbil à l'indicatif et au subjonctif comme biu « je suis » (§ 4o4) et dont le prétérit est sigmatique (§ 338), comme s'il appartenait à la 2" conju- gaison, devient, quand il est accentué sur le préverbe : Ind. Prés. Sg. i. -déni m, 2. -déni, 3. -déni, PI. 1. -dénani, 2. -dénid, 3. -dénat; pass'ii -dent ar, -dénatar. Imparf. Sg. i. -déninn, 2. -dénia, 3. -dénad, PI. i. -dénmis, 2. -dente, 3. -déntis. Subj. Prés. Sg. i. -dén, 2. -dénae, 3. -déna, le reste comme à l'in- dicatif. Fut. Prés. Sg. 1. -digen, 2. -digne, 3. -dignea, PI i. -dignem (-digc- iiain), 2. -dignid, 3. -dignet. Prêt. Sg. I -dernus {*dî-ro-genus), 3. -digni, -dergeni, -demi ; passif: -deruad et -dernta. PARADIGMES DE LA CONJUGAISON 200 i; 392. Subjonctil' sigmatique. Du verbe gtiidim « je prie ». Présent. Abs. Sg. I gessu 2 gessi 0 geiss rclat. ges PI. I pesmi o relat. ffesme 2 geste 3 gessit rolat. o^/t? Sg. geslir (gessir) PI. gessiiir Conj. Passif. -gessam -gessid -g es s ai -gestar (g es sur) -gessaiar Remarque. — La i''' pcrs. du sg. absolue n'est attestée qu'en un seul exemple : tiasu Wb. 28 c 3i de tiagu « je vais » ; et cet exemple est contestable; cf. Strachan S/_gm. Fut. 3i2. Sg. I -gessinn 2 -gesta 3 -gessed Sg. -geste § 393. Imparfait. PI. I -gesniis 2 -geste 3 -gesfis Passif. PI. -gestis Futur sigmatique. Présent. Abs. Conj. Sg. I gigse 2 gigsi 3 gigis relat. jê^/o-^'^ PI. I oriasi)jiiin -gigius -gis -cr'igsem 206 MORPHOLOGIE relat. gigsimnie 2 gigeste 3 gigsii relat. gigsite Sg. gigsithir PI. gigsitir Passif. Imparfait. -gigsid -gigsither -gigsiter Sg. I -gigsinn PI. I -gigsimniis 2 -gigesta 2 -gigeste 3 -gigsed 3 -gigsitis Passif. Sg. -^/V^i/^ PI. -gigsitis i; 39/i. Prétérit radical non redoublé. Abs. Conj. Sg. I (non attesté) -gâd 2 (non attesté) -gâd 3 gâid -gâid relat. gâde IM. I gâdimmir -gâdammar 2 (non attesté) - gâdid 3 (non attesté) -gâdatar §395. Prétérit radical redoublé. Du verbe canii}} « je cbante )) . Abs. Conj. Sg. I (non attesté) -cechan 2 (non attesté) -cechan 3 cechain -cechain relat. cechnae PI. I cechnimmir -cechnaninii 2 (non attesté) -cechnaid 3 (non attesté) -cechnatar PAllADIGMES DE LA CONJUGAISON' 207 § 396. Déponent. La flexion est empruntée aux verbes : cuiriur « je jette », midiur « je juge » et gainhir « je nais » . Présent de l'Indicatif. Abs. Conj. Sg. I cuiriur -cuiriur 2 cuirther -cuirther 3 cuirithir 'Cuirethar PI. I cuirimmir -cuiremmar 2 (cuirthe) (-cuirid) 3 ciiiritir Passif. -cuiretar Sg. cuirihir -cuirther PI. cidrîir Impératif. -cuirter Sg. 2 cuirthe PI. 2 (cuirid) 3 (cuired) Passif. 3 cuiretar Sg. cuirther PI. cuirter ^ 397. Présent du subjonctif radical. Abs. Conj Sg. I corar -corar 2 coirther -coirther 0 corithir -corathar PI. I corimmir -corainmar 2 (coirthe) (-coraid) 3 f-or///r Passif. -coratar Sg. Cûirthir -coirther PI. coirtir -coirter Rennarque. — Du futur redoublé, n'est attestée qu'une seule forme Sg. 3. -cechladar Wb. 28 d 16, Ml. 53 b 27, de ro-cluiniur «j'entends ». 208 MORPHOLOGIE Présent du subjonctif sigmatique. Sg. I mcssitr 2 niesser 3 mestir PI. I me s si 111 lui r 2 (ineste) 3 messilir Sg. mestir PI . niessitir Passif. -messur -messer -iiiestar -messmnnmr (-messid) -Diessaiar -iiiestar -luessatar Remarque. — Du verbe dofothraccar « je désire » (§ 471 Rom.), on a au subj. sigm. PI. 3. du-talrsetar Ml. 56 c 7. § 398. Présent du futur sigmatique. Abs. Sg. I messur 1 messer 3 miastir (mestir) PI. I messimmir 2 (non attestée) 3 messitir Sg. miastir Passif. PI. 399- messitir Conj. -messur -messer -miastar (-uicslar) -messammar (-messid) -uicssaiar -miasiar -uu'ssatar Prétérit radical. La flexion absolue n'est pas attestée. Sg. I -génar 2 -génar 3 -pénair PI. I -génammar 2 (-génaid) 3 -ge'natar Remarque. — De ro-fetar « je sais » (§ 471 Rem.), on a sg. 3. rofitir, -pi. i. rofitemmar, pi. 3. rofitetar. LISTE DES PRINCIPAUX VERBES FORTS a 210 MORPHOLOGIE § /ioo. Liste des principaux verbes forts, avec lo VERBES SUBJONCTIF aîa- {Ml. loh d6)„ INDICATIF al i 1)1 «je nourris » angiiii « je protège » arciii! «je demande » bûdiiii « je montre » haliin « je meurs » Sg. 3 -ZWfl(M1.38 b 6) manque -hd « que je meure» (Ml. 23 d i3, /lo aa) benai}!! « je frappe » Sg. 3 -bia sigmatiquc. PI. 3 -aiisd riy. I. imp. Sg. 3 -airsed Ml. 63 c 9 PI. 3(dép.)-Zw/flr Ml. 95 b 6 imp. PI. i-bê!inisW'h, /,d9 Ma (Wb. 25 b i6) bcn'iit « je porte «, v. §§ 327, 33i, 33^4, 339, 3/^8 et s., 391. canim « je chante » Sg. 2 -rfl;/t; ^^ b. 28c 1 1 . cel'uH « je cache » )) Ci'nlil)/ « je jette » » actif. Sg. 3 (dép.) -cathar (Ml. 53 a 6). PI. in « je VOIS » J ^ 2 -ceà ^^'b. 1 1 b 2 2 passif n Sg. 2 -fc/r/' \A b. l3 c 2'l S g. 3 -cechiia Wb. 9 a 16. Sg. I -C('l (Sg. 2o3) imp. PI. 3 -cichitis Wb. T a 2 -castcir Ml 5o a 5 pvmnir.Mrs dk la r.o\,irr, \ison ■> i i rindication dos llièmes de leur conjugaison. ACTIFS l'ItKTKHIT si^:niati(nii' i-adical. en -/. I'Ri:ti;rit passu' » )) Sg. 3 -ait Ml. .',5 -ait (?) c 3 Sir. 3 -aiii Wh. i il i « Sjr. 3 -aiiacht \\h. » IT cl G. Sg. 3 -haicim. 40 ,> -bas Ml. G', d d 1 5 I 3 -batt Ml. ï'a'a à 3. » Sg. 3 -/v/v Wb. 3 ), » b 3 Sg. 3 -bai (Sg. 6o bi8\Vb. 5 ai8) Sg. 3 -ccchiiiii Wb. » -cet Ml. 25 b G 4 c 4o -(-/('(/ (^^'b. TC) \ ci3) -celt Ml. 49 c 9 pj_ 3 _^^,^^^^ ^^^,^_ ,^ / f ^7 Sg. 3 -cicherr Ml. 87 Sg. 3 -caird Tnr. » -or.s'5 Hy. V. dG i3i 48.' )) Sg. 3 -cachae Ml. » G8 a 7 -f/Vfc/a/- (Ml . » » -Cé'ii Wb. 23 c 09 c lu) II 212 MORPHOLOGIE INDICATIF cladiiii « je creuse » SUBJONCTIF si -111 a tique. crenaim « j'achète » « crinim «je me fatigue » « claïuini «je supporte » Sg. 3 -(/a/;/rt Ml. 68 d i4 degiii! « je cherche » » diiigiiii « j'o]iprime » » eiiiiiii « je prends « Sg. 3-c;;/aMl. io5 a 8. fagiin « j'interroge » » fèdini « j'indique » » fedivi « je conduis » » PI. 3 -didmat MX. i5 c lo et Sg. 3 -dénia (MI. 56 c 9). pass |>1. -diassatar Ml. 39 b 12 fichiui « je combats » » , Sg. 3 -^rt M). 55 c \ iG feuaim « j-accompHs >. ^ pj 3 .^^^ ^j, ^3 ' a 19 Sg. 3 -fé Ml. 3o h 12 imp. Sg. 3 -fessed M1.78bi/, 2 -/m Ml. /14 a 9 y pass. Sg. -fessar y MI.33C20 i Sg. 2 -/« ! a Sg. 9 -/7>(M1. i35d 2) P1.3->/(Ml.i2odi/,) gahiiii « j(^ prenfis » Sg. 3 -gaha ^^ b. 3i c8 gan'iii « j'appelle « Sg. 3 -gara V\h. 2 c 18 gt'Vim « ji- dévore » » -ç-c^?- (Wb. 8 a i'/,M1.73 d i3) geniii « je hrule » -w/d Cam. 37 d l'Ait ai)I(;mes de la conjugaison 2 1,3 PRETEHir PKITi:ilIT ['ASSII bigmatique. radical. eu (. » l'I. o -ccchladaiar » » \\h. 5 a ■A » Sg. 3 -ciùir \\1). » » ^ l> 9 » Sg. li -chiir ,MI. •» » i86 a 8 » Sg. I -dainar Ml. » » . 2 2 d 5 » » Sg. 3 -decht (Ml. » 59 c 3) » Sg. 2 -dedach Ml. » » 96 c 17 . » » - Sg. 3 -et Ml. 17 il » 8 etc. » » S 8'- 3 -/flc/:;^ (Wb. » 2 a 18) PI. i-/5m(Ml. 35a6) Sg. 2 -/ci (Ml. 58 » -/'iMl. io4c8 a 8 etc.) )) Sg. 3 -fid (Ml. 63 » » b 12) Sg. I -fim Ml. 126 c Sg. 3 -fichÇsW. A3 » -fachl (Ml. 38 19 cl 19) d 8) 3 -//' Ml. 67 c 5 pass. Sg. -fiastar Ml. 27 c 4 » Sg. 3 -fai (Ml. » » 12 3 d 5 , Sg. 2o3 a 18) » (prétérit si gmatiquc ro-çraZ'«5) -^(/foï(/(Ml. 82 c 9 etc.) » )) Sg. I -^;/// Wb. 24 -grad "SW. 121 a 26 d 19 » » S g. 3 -gelt Soutli. » 58 a ■2l!i MORPHULOGIE JNDICATH SUBJONCTIF sigmalique. gai III « je choisis » aîenai m a ]e m' -Aliachc» gniniin « je connais « cniu « je lais « (com- me Inu, ^ kok) goiiiin « je frappe » grenniiii « je marche » guidiin « je prie » ibim « je hois » icciin « je vais » ithim « je mange » Iciuiini « j'adhère » ligim « je lèche » lingiin « je saute » loiigiiii «je supporte » magiin « j'accrois » niaidiin «je fais irrup- tion » inelgiiii « je trais » nieliiii « je mouds » merim (ou niairnhii ?) « je trompe » -o-z/a (Ml. K) h 8 Sg. 209 b i3) -S-riléll L'ba- Sg. I -gega ^^ b. 23 b 33 -géiia (:M1. 68 c 20 etc.) -gêna (Sl\. 53 c i4, 69 a 21) Sg. 3 -gre -Ml. 1 1 1 c 0 Sg.3relat.-^i'5(Ml. 3 9 b 3) Sg. I -is \\h. i4 a 17 etc. Sg.3pass.t'5//rWb. 6 b 24 i7w-(M1.3oci8) Sg. 3 rel. nies Wb. 10 a 5 Sg. 3 (rclal.) lias Ml. 33 c 8 -16s :sii. 62 b 12 Sg. 2 -»/(/« Sg. 208 a 2 Sg. 3 -wrt Sg. 3 -mail Ml. 00 b 1 iiieîa- (Sg. I -wffZ Ml. 119 b 6) niera- (Ml. 24 c 20) we'm- (Ml. i4o c I l'AKADl(iMi;s Dlj I.A CU>,I L (iAlSON 2 1.) PKLTtHIT PASSIF ligiiialiquc. radical. » S g. 3 -gegu (-rôigu Wh. h h 3r) Sg.-À-giuilM\Aj8hH Sg. .') -gcidii Ml. G() a if) » (prûtûril signiatiqiic : -gui us i; 338) » Sg. I -gegoii Sg. » i8i a 7 » Sg. 3 -gegraiii II » (Ml. 26 d 3) Sg. relat. i.^^^i'-'J Ml. Sg. i -gdd Wb. » 53 c 3 27 d 19 (prétérit sigmatique : l'I. i -ihsi'iii) (futur on /. Sg. 3 -dnicVi h. 3o » ■iccub, -icfea) du etc. -giiiilb ^\ b. I ■>. b 3o PI. 3 lilsit Ml. 89 d l'I. 3 -h'hlar Ml. 9IJ c i3 » Sg. 3 kblaiiig (Ml. 129 c 21) Sg. 1 liliis Wb. 23 b -klach(?) {Ml. 20 ^7 c 6) iiiemas- ÇSW. 35 » a 17) Sg. 3 -nieiiid (Ml. 89 Sg. 3 -iiieniaid Ml. c 1 1) 127 d 6 » Sg. 3 -jiiailg (Ml. 3i d 3) Sg. I -Diuit ^^ b. 18 a 10 ■lacht (Ml. 88 bi2) -iiiacht Ml. 90 d I PI. 3 -iiiertatarMi. ■jô d 5 2l6 MORPHOLOGIE SUBJONCTIF TNDIC.VTIF nachim « je commu- nique » nascim « je promets « nethini « j'attends » nigim « je lave « orgim « je frappe » rathini «je comprends» sigmatique. /' imp. Sg. 3 -nised \ Wb./ib i3 y pass. Sg 3 -nastar \ M1.56ai3 pas». Sg. 3 -mstar (Ml. ii8 d lo.^) Sg. 3 -orr Sg. 13 b7 reiiaiin « je vends » PI. 3 -riat Wb. 28 c a rethim « je cours » » rigim « j'élève, j 'étends » rigim « je lie » salguii « je vise » seiHiin « je répands » sennim « je poursuis » sJigiin « j'abats » snadiin « j'insère » sorgim « je pénètre » iYWrt-(\Il. 54 b 6) Sg. 3 -rè, imp. PI. 3 -restais Ml. 37 di Sg. 2 -n'(Ml. 126 c3) Sg. I -rias Ml. 21 b 8 Sg. 2 -sais BCr. /ti a 2 Sg. I -ses Ml. 61 c 16 pass. Sg. -snassar Wb.5b3o sema- (Wb. 4 c 7) sreniin « je ronfle » Sg. 3 srenaM\. 1 2 1 a 14 PAUADIGMES DU LA CONJUGAISON 217 sigmaliquc. /i6 c ao Sg. 3 -sefainn(M\. 36 d 17) 'KI'TliKir PASSIF f Sg. 3. -in Wb. i3 b ) nass. Sg^ -nastar Ml- » -«^^'^^ '^'^- '^ ""«^^^ ^b. 20 ' ^ ^ d 23 etc. (1 iT) -iiciiasc (Wb. » 17 b 27) (prétérit sigmatique : -neithiits) Sg. I -ninus Q Ml. ki » » -«ec/;;/ (?) a 19) Sg. 3 -iVr Ml. 77 a 10. » Sg. 3 -ortm. 48 c 8 -orl (Mi. 36 b 3 -/or Ml. 32 d 27 22) » Sg. 3 -/«/(/(Wb. 5 )) » c i3, 19 c ") » Sg. 3 -rir Wb. 3 c » -rith (Arm. 6) 38 » Sg.3-rrt/^Ml.66d « -riss (Ml. 18 21 c i4) Sg. i-rmM1.89b3 » -recht (\\h. 'x -recht Ml. 20 d 27 etc.) a 23 Sg. 2 -riris Ml. 134 « » -r^c/j;(Ml. i23 d 3 b 2) » » Sg. 3-5îflr/;iMl. 55 • » d2 » » oy7(M1. i7b6) -ft';! (Ml. 42 b i3) » -slecht (Ml. 53 d II) » -snass (Ml. 32 c 7) PI. 3 -sartatar Ml. -sart (ACr. 27 99 c 5 b i) 2l8 MOHPIIOLOGIK SUBJOi" -cuircstar) Sg. I -ciiirifar) Sg. 3 -fiasiar Wh. 13 » » ■ fess,-f es \Yh. d 18 23 b 9, 33 c 7 » Sg. 1 -o-t.7/ar(Ml./i4 » » c II) Sg. 'à m instar AVb. x Sg. i uiidar Wh. » -mess ^^ b. d 9 9 1) f) A b 22 (futur en / : Sg. i -menai \\\i. » » Sg. I -inuinfcr) 3 c aO (futur en/ : (prétérit sigmaticpie Sg. 3 -sissestar) » Sg. I -sissefar) PI. 3 -tarset Ml. 5/4 a » » » 28 2 20 MORPHOLOGIE § i02. Du VERBE SUBSTANTIF. Cf. AVh. Stokes, kZ XXVIII 55 et The neo-celtic Verh Substantive TPhS 1885-1887, p. 202 ; et surtout J. Strachan Subst. Le verbe a substantif » a dans la plupart des langues deux valeurs différentes : indication de l'^A'/V/mr^ (« il est un Dieu ») et copule {«■ Dieu est bon »). Ces deux valeurs sont distinguées en vieil irlandais par des formes spéciales, tirées le plus souvent de racines différentes; en outre, tandis que le verbe d'existence est accentué, comme n importe quel autre, la copule est inaccentuée (§ 422). A. Du verbe d'existence. § ^00. Le verbe d'existence présente une conjugaison complète tirée d'une racine unique: biu « je suis ». De plus, à l'indicatif pré- sent, il existe une série d'autres formes tirées de racines diverses. 5 \of\. Paradi gmes. Présent de l'indicatif. Abs. Conj. Sg. I b/u -biu 1 (non attestée) -bl 3 bïià -H relat. Us PI. I bimmi (bimme) -biaiii 2 (non attestée) (non attestée) 3 . biit -bîat relat. bite Remarque I. — Bien que l'exemple unique de bimme (U b. 12 c 1 1) fasse partie d une phrase relative, on ne peut guère considérer bimme comme la forme relative de bimmi, car les trois exemples de cette dernière forme (Ml. i5 a 4, 22 c 5, 24 a 18) sont justement aussi dans des propositions relatives. Remarque II. — Quand la 3'' pers. sing. de bia est précédée de deux élé- ments composants, et par conséquent inaccentuée (§ 424)> elle peut pren- dre la forme -bai. Ainsi, à côté de : ni-ru-bi nechtar de cen-alail « au- PAUAUIUMES DE LA CONJUGAISON 22 1 cun des deux ne peut cire sans laulre » Wb. 1 1 c 17, on trouve : ni-m-bai nacli cruth ailiu « il ne peut être d'aucune autre forme » Sg. 7 b 3. §. f\oo. Le présent bhi est duratif : « je suis d'une façon durable, j'ai rhabitude d'être ». Pour exprimer l'idée d'existence sans insister sur la durée, on emploie le présent suivant, toujours conjoint : Sg. I. -tâu (-ta) PI. I. -taam 2. -tâi u. -iaaid (-iàid) 3. -ta 8. -taat Lorsque la phrase ne fournit aucun motif de conjoindre le verbe, on lui préfixe le préverbe ad-, d'où atUiii, attâi, aitâ, etc., souvent réduit à atàu, atâi, atà (§ ici). L'opposition de hiu et de aitâu est très nette dans le passage suivant : biid didiu a confessio hisin do-fôisitin peclhae biid dano do-molad biid dano do atlugu'l huidc do fôisitin didiu ata-^o;/ï siint « ce mot confessio (cf. § 209) est pour confesser les péchés, il est aussi pour louer, il est aussi pour rendre grâces, mais c'est pour confesser qu'il est ici ». Tur. 58a; biid indique un emploi général, ata un emploi restreint au cas présent. Remarque \. — Le préverbe in- se substitue parfois au préverbe ad- pour conjoindre -tâu : ainsi dans Ml. 96 a 6 et Ml. Carm. I l\. Dans Wb. on rencontre exceptionnellement le simple da dans noch-da-leinn 3i d 5. mais avec le sens d'un imparfait (P). Remarque II. — C'est toujours le verbe -tâu qui est employé après les particules 0/ n- et in « que » (latin quam, § 234). Mais alors la 3^ pers. sg. est toujours terminée en -as ; la flexion est donc : Sg. i olddu (oldo) « que moi ». 3. oldâi « que toi ». 3. oldaas (indaas) « que lui », PI. 3. oldate (Jndaté) « qu'eux ». Au pi., i et 2 ne sont pas attestés. — Exceptionnel- lement, indaas et indate produisent l'aspiration dans Ml. 26 b 6, 77 a i, sous rinflucnco de la copule as {^ /iM)- à laquelle oWtîJ5 doit déjà sa sifflante finale. Remarque III. — Sur cenmithâ, etc. v. § 282. >; /io6. Le sens du français « il y a » s'exprime par une forme spé- ciale fréquemment employée,//^ sorte de verbe impersonnel qui se con- struit avec l'accusatif. Ainsi, ni-fil aimsir Tiad m-bed « il n'y a pas de temps où il ne fût pas » Ml. 17 a i5 (nom. aimser) ; ni-fil chumtubairt « il n'y a pas de doute » Sg. i.54 h 2 (nom. cumtiibart). 22 3 AIORPIIOLOGIE La graphie est parfois /c//^ fail,fel: ni feil litlu remit « il n'y a pas de titres devant eux » Ml. 2 b 4 ; an-dechur feil ettarru « la différence qu'il y a entre eux » V\h. 33 b iS; isnaib rendaih fail huas grcin « dans les astres qu'il y a au-dessus du soleil» BCr. iS c 4; inna-fer jcl and « des hommes qu'il y a ici » \A b. 4 c 1 . Lorsque /// n'est pas employé en position conjointe {ni fil, nad fil, elc), il a toujours la valeur relative. fil est invariable ; toutefois, dans l'emploi relatif, à côté de fi! on rencontre Jile, sans distinction de sens : amal file ôentid cter-banllu « comme il y a unité entre les membres » Wb. 12 b 12 ; ar-rad file andsoni « la grâce qu'il y a en lui » Wb. 29 d 29. Pour donner à /// une valeur personnelle, on infixe d'ordinaire le pronom personnel : ro-ni-rir nw-ihol chohiide conduin-fcl fo-unhn pectha « mon désir charnel m'a vendu, de sorte que je suis sous le joug du ]iéché » Wb. 3 c 38 ; ni indrâipie dûib cin-in-fil lib « il n'y a pas de dommage pour vous, bien que nous ne soyons pas chez vous » Wb. lO b 9 ; con-dib-feil i-corp crist « de sorte que vous êtes dans le corps du Christ )) V\b. 2/| c 4 (cf. § 50/4). Rarement, il y a suffixation : fil-ns tre chenélae martre « il y a trois sortes de martyres » Gam. 38 a [et 38 1)] (cf. § 609), où le pronom suffixe est explétif. Remarque. — Fil appartient sans doute à une racine signifiant « voir » et valait « voici » ; on expliquerait ainsi sa construction avec l'accusatif (cf. Sarauw RC XVII 376). § /107. Il y a quelques exemples d'une autre forme, analogue à fil, aussi invariable et signifiant « il est, il y a » ; c'est dicoissin : arnah iiilib cumactib dichoissin i-nim « sur toutes les puissances qu'il y a dans le ciel » Wh. 21 a i3. On trouve avec pronom infixé : amal do-n-coisin « comme nous sommes » AVb. 17 b 10. § 4o8. D'autres verbes fournissent occasionnellement un présent au verbe d'existence ; par exemple le présent dîxnigur « uideor », le par- fait rogabus « j'ai pris » sont employés avec le sens de « je suis » dans les phrases suivantes : cia inssu dixnigedar « qui es-tu, toi? » AAb. \ c 2/i (propr' « quel est toi? »); ni dixnigedar « il n'est pas » Ml. 20 c 7; ainal dixnige- tar « comme ils sont » Wb. 12 b 7. l'UlxniCMES DE LV CONMIO VISON 223 cein ro-n-gabus i-carcair «. tandis que je suis en prison » Wb. 23 h i8; ni-fitetar amal ro-n-gab « ils ne le connaissent pas comme il est » Wb. 27 a 1 1 ; anial ro-n-gabsat in-ti'iisil hi-iiiiter « comme sont les cas dans lesquels il y a chute « Sg. 71 a 11. On n'est pas d'accord sur l'origine de l'oinploi de ro gabiis au sens de « je suis » (cf. Zlinmcr KSt. II 64 ; Pcdcrsen KZ XXXV /|oG ; Straclian Siihst. 59). L'n de ro-n-gabiis peut être simplement l'indice relatif (1:5 O28) ; mais dans Ml. et Sg. (jamais dans Wb.), on rencontre aussi ro-nd-gabus {amal ro-nd-gab Sg. 75 b 2), qui doit être la forme la plus ancienne, ro-n-gabus pouvant naturellement sortir de ro-nd-gabus (^ 106). Dès lors, il faudrait considérer -nd- comme un pronom infixe et traduire ro-nd-gabus par « je l'ai pris » ; on reste encore fort loin du sens de « je suis ». En tout cas, ro gahus a la valeur de attdu (et non de biii, ii, Ao5) ; par ex. : amal ro-n-gab comadnacul duûn atâ comeisséirge « sicut est consepultura nobis, est conre- surrectio » Wh. 27 a i5. § f\oC). Imparfait île l'indicatif. Sg. I -biiini Pi. [ et 2 (non atleslées) 2 (non attestée) 3 -bliis 3 -/;///; Sg. 2 (non attestée) 3 Nul Tmpérali !^ 4 10. Présent du M)s. Sg. I bco 2 (non atlesiée) 3 beid {bed) rel bess 1 bemuii 2 belhc 3 beil rel. bete PI. 2 biid 3 /;/'/// sul)jonclif. Coiij. ace. inacc (non attestée) (non attestée) -bé -b -bon -baiii -beid -bid -bd -bal 22/i AIOKPIIOLOGIE Imparfait du subjonctif. Sg 1 (non attestée) 2 -betha PI. I -bcmviis y -belhc 3 -bed (inacc. -bad) 3 -bctis (inacc. -/; 'lis) Présent du futur. Abs. Conj. Sg. I bia 1 (non attestée) 3 bieid (non attestée) (non attestée) -bia rel. bias PI. 1 bel H 1)1 i 2 (non attestée) 3 bieil -bia m -bied -biat rel. bcic Remarque. — Aux 3'"^ pers. abs. sing. et plar., on rencontre parfois bied blet; ex. hied a-fortacht linn « son aide sera avec nous » ^^b. 14 c i ; bith i-tuil dée biet hmli « ils seront tous dans la volonté de Dieu » U b.gd 27. Sg. I -beinn 2 (non attestée) 3 -biad § 4l2. Abs. Sg. I (non attestée) 2 (non attestée) 3 bôi PI. I (non attestée) 2 (non attestée) 3 bàtar Imparfait du futur. PI. I -bcmmis 2 (non attestée) 3 -betis Prétérit. ace. Conj. inacc. -bà -ba (non attestée) -bôi -bae -be -bàmmar -bammar -baid -baid -Inîtar batar Remarque I. — Au lieu de -bôi on trouve parfois -hài : /s îri-a-hiris i'AiiM)if;\ii;s r)i: i.\ con.ii c vison 22b ra-m-bâi cach-maiîh « c'est par sa foi qu'il a eu tout bien (que loul bien a été à lui) » Wb. 2 0 i3. On trouve même une fois -hui (jobui Ml. gS c 3). Passif. ïj /ii3. Au passif du veihc substantif sont attestés les temps suivants, qui ont la valeur d'un passif impersonnel. Indicatif jirésenl : hitJjir et -bitlier. ialhar. Subjonctif présent : bclhir et -hethcr. l^rétérit : ro hoth. 5; \ I '\. H. Du verbe copule. Cf. Tlmrneysen ZCP 1 i. 111 ôo, IF Anz. I\ T()I ; Pcdersen KZ XXXV 3iG, ZCPII378. Le verbe copule emprunte ses formes à trois racines différentes. Il n'y a pas d'imparfait de l'indicatif; c'est le prétérit (§ 4 20) qui en tient lieu. P lé . adih W il -dan -dad -dat rel. a ta Les formes relatives as et ata aspirent quand la relation est directe, nasalisent quand la relation est indirecte (v. § 634)- Les formes con- jointes de première et de seconde personnes aspirent toujours, la forme conjointe de 3'- pers. du pluriel n'aspire que dans Ml. et Sg. (Pedersen i^Z XXXV 319, 320 et 320). Remarc[ue 1. — Au lieu de at, ammi et add^ on rencontre aussi, généra- lement sous l'influence d'un / voisin, it, immi et idib\ au lieu de adih, on 2 2G MORPHOLOGIE rencontre deux fols adi, et inversement au lieu de ammi trois, fois ainmin ; au lieu de ata, on rencontre aussi at. Enfin, en position conjointe, on trouve à la i''' pers. du pi. -dem au lieu de -dan Gam. 87 d. Remarque II. — Lorsque les premières et secondes personnes sont em- ployées en position relative, on leur préfixe toujours no (§ 442), ce qui en- traîne les formes conjointes ; soit pour la flexion relative : Sg. I no-n-da PI. i no-n-dan 2 no-n-da 2 no-n-dad S as 3 ata Remarque III. — Les formes conjointes du verbe copule s'emploient tou- jours après diverses conjonctions, avec lesquelles elles s'agglutinent : Conj. con : conda etc., 3*^ pers. sg. conid ou condid. Conj. dian : 3^ pers. sg. diand'ui on diant, etc. ou après diverses prépositions suivies du relatif : Prép. ar : arndid « pour lequel est » Ml. loi a 3. Prép. do : diandid « auquel est » V\h. Gag. Prép. in : indid « dans lequel est » ^\b. 12 d 18, Ml. 42 c 4 {innid). Prép. 0 : onid ou ondid « duqviel ou par lequel est » Ml. 5i c 2, y\b. 12 d 23. § 4i3. Quand Tindicatif présent du verbe copule est accompagné d'une négation, la flexion est la suivante : Sg. I ni ta PI. I ;// la 11 2 ni ta 2 ;// tad 3 /// 3 ni tat (ou ni taat) rel. nâd, nand ou nâch rel. natat ou nandat. Ces formes suivent au point de vue de l'aspiration l'usage des formes conjointes simples (ci-dessus) ; toutefois, la forme relative nàd produit également l'aspiration, c'est-à-dire qu'elle correspond à as employé en relation directe ; nand et nàch correspondent à as employé en relation indirecte, mais ne nasalisent pas pour cela. Remarque I. — On rencontre souvent le / changé en d dans nida nidan nidad nidat. Remarque II. — La forme relative de 3* pers. sg. est parfois nant, ndt ou nan. Remarque III. — r C'est toujours ndch (et non ndd) que l'on emploie après une conjonction dans le cas mentionné au paragraphe précédent. Rem. Ifl. Ainsi conndch « que n'est pas » (négatif de conid, condid). rVKADir.MES DP, I.A CONJLGAISOX 927 Remarque IV. — Au lieu de nitan à la i'''^ pers. du pi. on rencontre une fois nitain Wb. i5 b 21, et l'initiale suivante n'est pas aspirée : nitain îoir- sech (1. toirsich) « nous ne sommes pas malheureux ». Remarque V'. — Après les conjonctions ce (cia) et ma, la 3'' personne du verbe copule prend des formes spéciales : 3*= pers. sg. cc%u (ciasii) ou ceso, massii. 3*^ pers. pi. cetii ou ceio, maîu. Dans le cas où le verbe est accompagné d'une négation, on a à la 3'= pers. du sg. ccnid et manid; pour la 3- pers. du pi. il n'y a pas de formes attes- tées. Quant aux autres personnes, elles sont régulières ; ainsi : cenotad (( bien que vous soyez « U b. 33 b 8 (cf. 4 a 10). A cesii, massii, il faut joindre bésii « peut être que est... » écrit parfois béso, et formé de bés « peut-être ». L'-ii final de ces formes semble être une particule adverbiale ; on doit sans doute couper ces-ii, mas-u, bcs-ii et voir dans *ces, *mas, *bes la combi- naison de ce, ma, tes avec la 3'' pers. du sg. du verbe copule. En tout cas, masu, cesii et ceiii produisent l'aspiration (Pedcrson KZ XXXV SsG). § 4 16. Impératif. Sg. 2 ba PL I ban (baan) 3 bad (bcd) 2 bad (bed) 3 bat Toutes ces formes produisent l'aspiration. § 4i7- Présent du subjonctif. Abs. Conj. Sg. I ba -ba 2 ba -ba 3 (non attestée) '(i)b (-dib) et -bo rel. bcs (bas) PI. I (non attestée) -ban 2 bede - bad 3 (non attestée) -bai rel. bcte (bcta, bâta). Les formes conjointes du subjonctif présent produisent Taspiration, à l'exception de la troisième personne du singulier quand elle se termine par la consonne b (ou p, ci-dessous). Toutefois, l'aspiration n'est pas attestée pour la i"^* pers. du singulier. — Pour les formes relatives, v. 8 628. 2 28 MOKPHOLOr.IE Sur remploi delà 3''pers. sg. robo {robu), rodho en fonction de con- jonction alternative, v. §§ 6ii et 68g. Remarque I, — A la Z" pars, sg., le -b fuial est souvent noté -;; (§ S-). Même dans la forme pleine -ho, cette transformation se proJuit : ropo Wb, i3 a 27. L'o final de -ho {-po), écrit d'ailleurs souvent u (Ml. 90 d 11, 3i b 16; cf. v5 72), représente peut-être nue particule adverbiale comme dans césii {ces>), besii {beso), massa Qnasso) ; cf. Thurneysen IFAnz IX 198. Remarque II. — La 3'' pers. sing. du subjonctif présent se combine avec diverses conjonctions et prépositions, comme celle de l'indicatif présent (cf. § 4i4 Rem. lil). Ainsi : Conj. ar n- « afin que » : arimp, arndip » afin que soit». Conj. ce « quoique » : ci-b (ci-p) « quoique soit ». Conj. co n- « alin que » : condi-b conai-p « afin que soit ». Conj. sech- « à moins que » : sechi-b {sechi-p) « à moins que soit ». Prép. in « dans » : ind.b (^indip) « dans lequel soit » W b. 2G b 24. , inib (un) « est-ce que soit » A^ b. 10 a 2î. Particule in « est-ce que >'>]■, 1 /■ r \ . -i wn u 1 ^ ( indib (indip) « est-ce que soit » Wb. 26 b 27 Avec négation, on a : Conj. ar n- : arnah (arnap) « afin que ne soit pas ». Conj. ce : cenib (cenip) ou cinib (cinip) « quoique ne soit pas ». Conj. co n- : conaib « alin que ne soit pas ». Conj. ma : manib Qnanip) « si n'est pas ». Remarque IlI. — Avec les conjonclions ce et ma, on trouve plus souvent le subjonclit du verbe Ci)p de exprim.'-: de la !açon suivante : 3'^ pers. sg. cid, m.id; 3" pers. ()1. cit, m.tt. Mais en cas de n 'galion, on n'a jamais que cemb, manib, etc. Cl'. J. Vendryes Md. d'Arbois de Jubainpille 279. § 4i8. Imparfait du subjonctif. Abs. Conj. Sg. I (non attestée) -benn (-Un) 2 (non attestée) -ptha 3 hed (bad, bid) -bed (-bad PL I bemmis -himmis 2 (non attestée) (non attestée) 3 bctis (bitis) -btis L'aspiration ne se rencontre qu'après la 3'' pers, du singulier quand elle a la forme bcd ou bad. Remarque I. — Le /) des iormes conjointes est parfois écrit p{i 87); par- i'\uai)|(;mi,s i)i: i,a conjlt.aison 529 fois aussi il s'assimile à une nasale précédente (con-bin, con-himmis , con-btis deviennent coinmin, commimmis, comtis, elc. ; mais à la 3' pcrs. combad ne présente jamais l'assimilation). Après la conjonction ma, le b disparaît à la 3" pers. du pluriel, et l'on a matis (cf. ci-dessous mcd); mais quand il y a une négation, on a régulièrement mani-ptis. Le même fait se produit avec la conjonction ar n- dans VV b. li a 10, où qn lit ardis-lernnethu « afin qu'ils fussent plus disposés » ; mais on lit airmtis, ainndis Ml. 79 b 11, 54 a 12. Remarque II. — L'existence de formes absolues à l'imparfait du sub- jonctif du verbe copule est liée au fait que ce temps n'admet pas l'emploi du préverbe no- (exception unique: no-m-bin dermatach « que je fusse ou- blieux » JMI. 20 a 4) ; cf. ^ 442. Remarque III. — Les (ormes cid et mad indiquées plus haut (i; 4'7 Reni, III) sont parfois employées avec la valeur d'un imparlait du subjonctil (cf. ci-dessus matis); ainsi Wb. i6 c 25, 20 b 22 ; Ml. 35 a 9, 4i d 9. § 4i9- Présent du futur. Abs. Conj. Sg. I hc ' (non attestée) 2 (non attestée) -ha 3 hid -ha rel. hcs (bas) PI. I biiiiiui (non attestée) 2 (non attestée) (non attestée) 3 hit -bat rel. heta Remarque. — Au lieu de bimmi,on trouve une fois bemmi ^\b. i3 d i5 et une fois bami Wb. 4 a 17- Imparfait du futur. On ne rencontre de Finriparfait du futur que les troisièmes per- sonnes. Sg. 3. abs. hed ' conj. -bad PI. 3 abs. (non attestée) conj. -ptis Remarque. — Sur l'existence de (ormes absolues, v.la Rem. II ci-dessus et le ^ 442. 23o MORPHOLOGIE §420. Abs. Sg. I ba 2 (non attestée) 3 ba PI. I (non attestée) 2 (non attestée) 3 bâtir Prétérit. Conj. -b ~bQ) ~bo (-bu) -bomniar (Animmar) (non attestée) -btar La 3*^ pers. du sing. conjointe produit Taspiration. Remarque I. — La i"' pers. conj. est toujours suivie du pronom empha- tique sujet -sa, qui la renfoixe ; ainsi ro-p-sa « j'ai été ». ni-r-p-sa « je n'ai pas été », ni-p-sa «je ne fus pas » etc. Sauf dans l'exemple Ml. 49 b iSoù on a simplement rom = *ro-n-b. La forme ro-p-sa a été étendue à la 2'' pers. sg. dans Ml. (ro/n^^î 96 d i. io3 a 4, lire romsii'f). Remarque II. — ■ Les formes -bu et -biunmar au lieu de -bo et -boinmar sont spéciales à Ml. et aux parties les moins anciennes de W b. Remarque III. — Au lieu de batlr on trouve deux fols dans Ml. batar, 28 c 16 (relat.) et 3i a 3. CHAPITRE III L'ACCENT DU VERBE ET LES PRÉVERBES A. De l'accent. Les lois de raccenluation du verbe en vieil-irlandais ont été découvertes en même temps et séparément par MM. Zimmer KSt 11 (i884) et Thurney- sen RC VI 129; l'ouvrage de jNI. Zimmer a été l'objet d'un important compte rendu de M. Thurneysen ib. p. 009. On pourra consulter aussi un article de M. Wh. Stokes RC Yl 278. § 421. Tout verbe simple, à Texception du verbe copule (§ 422) et de la forme employée pour traduire « dit-il » (§ 422), porte l'accent sur la première syllabe. C'est-à dire que l'accent du verbe simple est conforme aux règles générales données au § 124. Mais il n'en va pas de même du verbe composé, soumis à des règles sj^éciales. Par verbe composé, il faut entendre tout verbe comprenant un pré- verbe (§ 324), à l'exception des dénominatifs (§ 025). § 422. Le verbe copule, généralement proclitique (§ 584), est encli- tique après les conjonctions ou particules, elles-mêmes proclitiques. Pour l'accent du groupe en pareil cas, v. § 527. La forme employée pour traduire u dit il » est ol ; elle est toujours proclitique et doit être considérée comme un simple adverbe (cf. V\h. Stokes KZ XXWII 260): ol-priscien « dit Priscien » Sg. [\o a 12, 209 b 10; olin-popiil « dit le peuple » Ml. 46 b 26 (43 b i5); ol-si « dit-elle « Ml. 90 b 12. Dans Ml. on trouve une fois ar au lieu de ol: ar-crist <.< dit le Clirist » !\[\h 11. 23^ MOftPriOLOGIE § 428. Le verbe composé conserve l'accent sur l'initiale : i" à rimpératif, excepté quand il y a un pronom infixé (§ ^25) : defo-ccliiii « je prends soin », joichlid « prenez soin » Ml. 68 a i5 ; de do-ineliin c je mange », tomil « mange » Wb. 6 c 7. 2" quand il est précédé de Tun des proclitiques intimes mentionnés au § 828 (cf. aussi § 589) : ni forcmi « il ne conserve pas » Sg. 188 a 3o (accent, snv for, defor- com-ôini). 3° dans les gloses de date récente, pour marquer la relation (cf § 628 et V. ïhurneysen RC VI 167 et A^b. Stokes //;. 282 n. 2): nech tocborad adniiin « quelqu'un qui tournerait son dos » Ml l\l\ a 19 ; donaib hi thecinofigat « aux cboses qui arrivent » Sg. 2 a 10. § 424- Mais dans tous les autres cas, le verbe composé porte l'accent sur le second élément de composition, c'est-à-dire que s'il n'y a qu'un préverbe l'accent est sur le verbe : do-biur (accentué sur -biur^ ; s'il y a deux ou plusieurs préverbes, l'accent est sur le second : do-formaig « il augmente » (accentué sur /or-), do-fuisim « il crée » (de *to-fo-ess-semim, accentué sur/o). Sur le cas où l'un des préverbes est ro, v. § 439 ; sur les composés de iccim, uccim, v. § ôgS. — Accentuée sur l'initiale, la forme verbale est dite prototonique ; sur le second élément, deutérotonlqiie. § 425. Le pronom infixe (§ 49^) se place toujours devant l'accent ; par suite, en cas de pronom infixe, le préverbe reste inaccentué, même là 011 il devrait porter l'accent, par exemple à l'impératif (§ 428) : du-m-ein (accentué sur -ein) « protège-moi » Ml. 72 d 11, de do- emim, en face de ioniil « mange » (accentué sur to-) de do-melim; do-sn- piiith « faites-les » Wb. 24 b 12 Çde do-gni-ii,^ 291), en face de dénid « faites » (*di-gnîd, § 126) Wb. 28 c ii. B. Forme des préverbes. § 426. Il résulte des §§ 423-424 que les préverbes peuvent occuper trois places différentes : devant l'accent, sous l'accent et après l'accent. Toutefois, le préverbe no ne se place jamais que devant l'accent, c'est- rAvcGKxr Dt VERiu: r.r rj:> pkkx i-.iiiu:s ■/^?^ à-diic qu'il n'admet pas d'autre traitement que les procliti(jues intimes mentionnés au § SaS. 11 en est de même parfois du préverbe ro employé avec une valeur grammaticale (cf. Zimmer KSi II 128, Thurneysen RC VI 3-23, Stra- chan Particle Ro- 186), qui se trouve ainsi comme ajouté en surnombre à la forme verbale (§ 439) : nicon rii-accobrits « je n'ai pas désiré » Ml i36b 7; cf. peut-être ni ni-thochuresiar gl. non exciuerat Ml. 18 d 6; ni-ru-thâirailsam « nous n'avons pas trompé » Wb. 16 a 22, dans lesquels toutefois l'aspiration après /-//- fait difficulté (§ 427). Mais la diflérence de no et de ro est que ro en pareil cas viole la règle générale d'accentuation, puisque l'accent frappe le second élément, bien qu'il y ait un proclitique intime. § 427. Suivant qu'ils se trouvent placés devant ou sous l'accent, les préverbes présentent des différences de forme, indiquées dans le tableau ci-dessous (cf. Thurneysen RC VI i35, Zimmer KSt II 68). Comme terme de comparaison pour la forme accentuée du préverbe on peut prendre les noms verbaux (substantifs ou adjectifs), particulièrement probants puisqu'ils sont toujours accentués sur l'initiale (§ 474)- Pour la forme qu'ont les préverbes devant pronom infixe et dans la phrase relative, v. §§ 498 et 682. § 428. Outre cette différence de forme, les préverbes accentués ou préaccentués ont encore entre eux une différence essentielle dans le rapport qui les unit à la forme verbale. On verra au § ôgS que l'accent établit une coupure bien tranchée entre tout ce qui se trouve avant lui et le reste du groupe verbal. Cette différence se manifeste par le fait que les phénomènes phonétiques (élision, contraction, assimilation, etc.) habituels à l'intérieur d'un mot un, ne se produisent pas entre le pré- verbe préaccentué et la syllabe qui suit. C'est le cas notamment pour l'aspiration. Placés sous l'accent, les préverbes produisent ou non l'aspiration suivant la nature de leur finale ; ainsi aith-, air-, cet-, di-, jo- , iarm-, imb-, ind-, rem-, ro-, tainn-, to- aspirent le phonème suivant (§ 168). Au contraire, placés devant l'accent, les préverbes ne produisent pas naturellement l'aspira- tion; mais tous indistinctement peuvent produire l'aspiration ou la nasa- lisation suivant le caractère relatif de la proposition (§§ 628 et ss.). 234 ■MORPHOLOGIE Cf. Thurneysen ZCP II 78, Pedersen/CZ XXXV3^o,Meillet/FXXI3/14. § 429. Liste des préverbes. Forme préaccentuée. Forme accentuée. Préverbe ad-. ad-: flii- (pour les altérations phonétiques, V. la i''" partie): de ad-ciu, adciam « nous voyons » Cam. -accai « tu vois » Ml. 1 7 b 6, 26 b i /i. 38 a ; ma adced « si vous voyez » Wb. II b 22. de ad-iodim, adsiidi « tu retiens » Ml. ni- asstai « il ne retient pas » Ml. i il\ 1 14 c 6 ; ciadsode « bien que tu re- a 19 ; maniastat « s'ils ne retiennent tiennes » Wb. 10 a 9. pas » Wb. 29 a 16. Préverbe aith-. ad- : aith-, ed-, id- (§ 127) : de *aith-ar-rigim, adeirrig « il corrige » aithirgid (impér.) « corrigez » Wb. 9 Wb. 22 c 2. a 23; aiîhirge « correction, repen- tir » Ml. 32 c 6, Sg. i37 b 10. adcumaing « il arrive » Ml. 19 c 11. ni-ecmi « il n'arrive pas » Wb. 5 b 35. adhaill « il meurt » Vsh. iG b 11, ni epil « il ne meurt pas » Wb. 3o d Ml. 108 a 3 (cf. § 267). i/|, Sg. 28 b 20, 3o a 3. adgén « je connais » \\ b. 12 c i3. écne « connaissance » Wb. 8 b 3 (re- . fait par analogie en aidgne Wb. i c i5, aiîhgne Wb. i b i3). de *aith-od-berim, adoparar « il est of- -idbarat « ils offrent » Wb. i b 20 ; fert » Wb. II b \b (adobarar, 12). idpart « offrande » (Wb. 24 b 20; edpart Sg. 54 a 11 ; edhart Ml. 33 a 10). Préverbe air-. ar- : ' air-, er-, ir- (§ 127) : arlega « il lit » Sg. 211 b i3. airiéch (impér.) « lis » Sg. 24 a i4- arcelim n je ravis » Sg. 937. ni ercheltar « il n'est pas ravi » Ml. 21 c 12. arhâgim « je me glorifie » (Wb. 16 d niirhâgam « nous ne nous glorifions 9 arabàgim, § 632, en position rela- pas » Wb. 17 b 6 ; irbdig « fait de tive). se glorifier » Wb. 16 d 8. l'aCCEM- DU" VERBE ET LES PRÉVERBES 2.35 § /j3o. Préverbe con-. con- (cun- § 72). corn- (parfois con-): de conairlecim, conairleci « il laisse » nach(am)-chomairlic<.<. nQïncla.i'sSQ^di?,^) MI. 27 d 10. Ml. 32 d 5. cunutgim « je bâtis » Sg. i4i a i (de cumtach « bâtisse » Wb. 8 c 18. *con-od-togim). conrig « il lie » Ml. aS c 12. cidmrech « lien » Wb. i d 5. forcongrirn « j'enseigne » (Wb. g d 3o). Préverbe dî-. do- (du- s; 72) : di- (de-) : dodonaimm «je console» Sg. 53 b 7 ; duinad « consolation » Wb. i b i, cododonat « afin qu'ils consolent » 12 b 11. Wb. 26 d 2 1 . de do-fichim « je venge », dofich « il -dichiin « je venge » Ml. 38 c 21 (de venge » Ml. 19 d 3 ; dufi « il ven- *di-fichim, § 49); ni-dig « il ne venge géra » Ml. 67 c 5 ; duruacht « il fut pas » (Ml. 24 b 17) ; diachtid « ven- vengc » Ml. 43 d 11. geur»Ml. 19 d i5; (/^'/c/z (impérat.) « venge » Ml. 72 d 1 1 ; digal « ven- geance ». dogniii « je fais » ; dorignius « j'ai ni-digen « je ne ferai pas » Ml. 37 c fait » Mi. 47 a 20, dorigéni « il a 2 ; ni-denim « je ne fais pas » Ml. fait >> Wb. 12 a 29, dorigensam o-j c S (de*-di-gnim, '^ 126); nider- « nous avons fait » Ml. 46 b 26 nus « je n'ai pas fait » Ml. Sg a 1 1 (où 1'/ est dû à une confusion de (de *-di-ro-gnus , § Sgi). *do-ro-gen et de *-di-gen) ; duronad « il a été fait » Ml. j3G c i (de *do- ro-gnad). Exceptionnellement, la forme di- se maintient devant l'accent : dirôscai- ther « il est distingué » Sg. 42 b i, 1 1 en face de doroscaithar Sg. 43 a 2, di-t-rôscibea « ill'emportera sur toi » Wb. i d 21 en face de doroscaimis MI. 32 a 21 (cf. Thurneysen RC \l 142); hôre disluindet « pai-ce qu'ils nient » Wb. i3 b 18 en face de donaibhi dosluindet « à ceux qui nient » Wb. 3o a 20. Dans ces exemples, le préverbe di- a une valeur sémantique prépondé- rante. On trouve de- au lieu de di- dans demecimm gl. detero Sg. 39 b i (de *di-meccim), ii^ 161. 236 AlORPHOI.Or.IK Préverbe cet-. cela- (cita-) : cet- : citabiat « ils éprouvent » Ml. 22 cl 7; -cétbanain « nous éprouvons » Wb. i5 cetahiin « je ressentais » Wb. 12 c ai; cétbaid « sensation » (Wb. c 8. 24 b 4, Sg. 25 b 7). Préverbe es-. as- : es- (pour le? altérations phonétiques, V. la i''^ partie) : asingaib « il excède » Ml. 2,3 a i3. arna esngaba « afin qu'il n'excède pas » Ml. 22 c 8; ni erngaib « il n'a pas manqué » Ml. 32 d 19 (de *-ess-ro- ind-ga'.b'). aslenim « je souille » (Sg. 54 a 8, 178 ni-éilnithe « il n'est pas souillé » A^ b. a 4)- 22 c II ; élned « souillure » Wb. I I b 9. Préverbe etar-. eter- : etar- : eterscértar « ils seront séparés » Wb. doetarciiirethar « il intercède » Wb. 4 8 b 3. b 19. Préverbe fo-. fo-(fu-^-j2): fo-: ^ foalgim « je souffre » Sg. t46 b i4- falguâ « souffrance» Ml. 94 b 3 (§92). fu-ragab « il a laissé » Ml. 5- d 10 ar/7,connachni/n- pdd « afin qu'il ne se tourne pas » Ml. 122 a i4 ; inipùd « conversion » Ml. 61 a 28, Sg. 106 b 10. Préverbe iiid-. in- : in- {ind-, d'où int- devant s, ^ 1 18) : incoissig « il signifie >■> Sg. 9 a iZi. ni inchoidg « il ne signifie pas » Sg. 9 a '6 insamlathar « il imite» Wb. 9 a i5. intamlid « imitez » (impér.) \^ b. 9 a i4 (de * ind-s-) ; in intainlitis ce est- ce qu'ils imiteraient ? » Wb. 5 b 20. 238 MORPHOLOGIE Préverbe oc-. ocu- : oc- : ociibether « il sera touché » Ml. 53 b nad ocmanatar « qui ne sont pas tou- 17 ; ocubiat « ils toucheront » Ml. chés » Ml. 54 a 12 ; ocmaide « fait 126 b 12 (de -henaun). de loucher » Ml. 89 a 10; cf. § itx'o. Préverbe od-. n'apparaît jamais qu'en position aran-osailcea « afin qu'il ouvre « (de accentuée. * od-sailcim') Ml, 24 d 19, 30 b 8, 42 b 12 ; doopir « il prive » Sg. 2 2 1 b I (de *di-od-berim «je prive ») ; do-fuaral « il résulte » Sg. 1 2 a 3 (de *di-fo-od-rethim) ; après l'accent, v. §437. 5 434. Préverbe retn-. remi- : remiîéî \(- il précède » Sg. 17 b 10. rcm- -remthiiuat « ils précèdent » (3*^' pi. snbj.) Wb. 5 a 32. Préverbe ro- ro- (ru-) : rochdnethar « il entend » Wb. 12 c 22, ro-iccu less « j'ai besoin » ^^ b. aS d 9 ; rii-iciin les « j'ai besoin » Ml. 22 c i4- ro- {ru- V. i; 72) : ni-rothuillissem « nous n'avons pas récolté » Wb. 24 d G. rn riccim less « je n'ai pas besoin » Wb. 1 2 a 33 (Wb. 32 a 4, le copiste a écrit par niégarde ani ricu less au lieu de roicu, prenant ni pour la négation ; toutefois, § 598). Pour Vi de dorigente, v. § 129. Préverbe scchm-. sechmo- : sechinoella « il passe » Sg. 196 b 2, sechin- : nad sechmalla « c[ui ne passe pas » Ml, 35 d i3 ; ni-scchmalfam « nous ne passerons pas » Ml. 25 a 3. l'accent nu vrunic i.r i.ns puéverbes 289 Préverbe iaiiin-. tremi-: tairm- (trein-) : tremiberar « il est IransporU'' » Wb. Le préverbe ro figure avec son sens propre dans un petit nombre 3 ^1 2 MORPHOLOGIE de composés. Il y a toutefois trois verbes devant lesquels ro prend régulièrement place sans leur ajouter ni son sens propre ni aucune valeur grammaticale spéciale (§ 44i)- ^ie sont ro-cluiniiir « j'entends », ro-fetar (j'O finnaim, § 3/i8) a je sais » (proprement un prétérit, § 471 Rem.) et ro-lamur « j'ose » (ïhurneysen KZ XXXVII 88). Mais le préverbe n'y figure jamais qu'en l'absence de tout aiitre élément justifiant l'emploi de la flexion conjointe. Par suite, on ne le rencontre jamais quand le verbe est précédé d'un proclitique intime (§ 3'i3), jamais non plus à l'impératif qui n'admet que la flexion absolue. Ex. : rocluiui'thar « il entend » Wb. 12 c 22 ; càch roi-chechladar « chacun qui t'entendra » Wb. 28 cl 16 ; rocloatar « cju'ils entendent » Ml. 70 a 2 ; mais niscJuineihar « il ne les entend pas » Ml. 21 b 2, chante « entends » Ml. i36 a 10. rofitir « il sait » Wb. 7 c i5; rofestar « il saura » Wb. 12 d 27; mais niconfitir « il ne sait pas » Wb. 12 c 22 (§ 453), confcstar « de sorte qu'il sache » Wb. 12 c 38, nifiastar « il ne saura pas » Wb. 12 d 18 ; rofinnatar « ils savent » Wb. 29 a 28, rodfînnad « qui le savait » Sg. 209 b 26 ; mais nad finnatar « qui ne le savent pas » Ml. 99 b 10 ; fînnad « cju'il sache » W b. 29 a 17. roJauinur, ridaimur « j'ose » Wb. 1738, 17 c 21, mais na laimetar gl. non audeant Ml. 60 d 6. § 44 1- Certains préverbes sont employés avec une valeur gramma- ticale, à savoir no et ro (avec ses substituts). 1" Le préverbe no. no n'a qu'une valeur grammaticale, ce qui le distingue de tous les autres préverbes, y compris ro (§ 444) ; il se distingue aussi des autres préverbes en ce qu'il n'est jamais accentué (§ 426). La valeur grammaticale de no est essentiellement une valeur d'auxi- liaire, c'est-à-dire cju'il est placé devant. les formes verbales qui ne com- prennent pas de préverbes toutes les fois cjue l'on a besoin d'un pré- verbe pour employer la flexion conjointe (§ 323) ; il résulte de là que l'emploi de 710 est strictement limité au verbe simple; jamais on ne le rencontre dans une forme verbale qui comprend un autre préverbe ou un des éléments indiqués au § 323 cjui nécessitent l'emploi de la flexion conjointe. § 442, Sous réserve de cette observation générale, «0 est employé : l/ ACCENT nu VF.ItnF ET LES PREVERBES 2^3 1° Pour permettre rinfixalion d'un pronom, lorsque la forme verbale ne contient pas de préverbe (§ /jqS). Ex. : isiress crist no-m-heoîgedar « c'est la foi du Christ qui me vivifie » V\h. 19 a 20; no-n-soer-ni « délivre-nous » Mi. 4(3 b 26; no-b-sôirfa- si dia « Dieu vous délivrera » Wb. [ i b d ; hore no-n-dob-molor-sa « parce que je vous loue » Wb. l^ c 18. Toutefois, au futur du verbe substantif, lorsqu'il faut un préverbe auxiliaire pour infixer un pronom, c'est ro et non no qui est employé (Strachan Snhsl. 61) : hicid lôg « sera récompense » mais ro-s ni-hia ]ôg « ils auront récompense » Wb. 6 a 5. 2" Pour exprimer la relation, aux personnes qui n'ont pas de formes relatives (§ 624), lorsqu'il n'y a dans la phrase aucun indice de rela- tion. Cf. Strachan ZCP III 288. Ex. : i""* pers. du sg. isbcd iiiso iio-giiidiinni « voici ce que je de- mande » Wb. 21 a 8; 2* pers. du sg. forsani no-thechti « pour les choses que tu possèdes » Sg. i/i8 a 9 ; 2* pers. du pi. cvi-no-gessid « ce que vous demandez (subj.) » Wb. 24 b 3. 3" Aux trois imparfaits de l'indicatif, du futur et du subjonctif, lors- qu'il n'y a aucun élément qui nécessite l'emploi de la flexion conjointe. Ces trois temps ne présentent jamais de flexion absolue (§ 323), sauf dans le verbe «^opule (§§ 4 18 et 4i9). Ex. : no-seniied « il jouait (de la cithare) » Ml. 2 b 9 (imp. de l'ind.); no-gigned « il naîtrait » Sg. i38 b i (imp. du futur); co-no- pvidchinn « afin que je prêchasse » A\ b. 28 a 7 (imp. du subj.). § 443. Ro est parfois employé comme on le verra plus loin (§ Ix'oo et ss.) avec l'imparfait du subjonctif; là où il ne l'est pas, à défaut d'autre élément de composition, c'est no qui en prend la place. Ex. : con-ro-gabthe-si « afin que vous prissiez » Wb. 24 c 8, 26 d 7 ; co-nit-gahtis « afin qu'ils prissent » Ml. 39 c i5 ; mais cou imcb- gahad « afin qu'il ne prît pas » Ml. 69 a 17 (§ 44i). On trouvera bon nombre d'exemples analogues dans Strachan Subj. 323. Ro est fréquemment employé avec le prétérit (§ 444) ; au présent ou au futur, quand il y a un pronom infixe, c'est le préverbe no qui sert régulièrement à l'infixation (§ 493). 2/|/i MdliPHOLOGIE Ex.. : anuil ro-ii-pridchissein-iii « comme nous Tavons prêché » Wb. i3 b 10 (de *i'0-n-d-, § io6); mnal no-n-pridchiin-se « comme je le prêche » Wb. 3o a 21 (de *no-n-d-) ; hôre ro-n-solr dipeccad isJcrb linn no-n-solrfea « puisqu'il nous a délivré du péché, nous sommes sûrs qu'il nous délivrera » Wb. i^ c 18. Ou trouvera bon nombre d'exemples analogues chez Strachan RC XXI Tl résulte de ces faits que iio et ro semblent s'opposer dans nombre de passages. Mais ces oppositions, qui ne se poursuivent d'ailleurs que dans la me- sure où l'absence de tout élément de composition justifie la présence de 110, résultent de règles purement grammaticales et ne permettent pas de croire à une dilïérence sémantique originelle entre les préverbes no et ro. § /14^- 2" Le préverbe ro. Outre sa valeur propre, attestée dans quelques composés (v. § 45 0' le préverbe ro présente une valeur grammaticale importante. Malgré les essais de synthèse tentés par plusieurs celtisants, les em- plois se laissent malaisément ramener à une règle générale ; on indi- quera ici les deux principaux. A. Emploi de ro pour donner au prétérit la valeur du parfait. La seule forme du passé existante en dehors de l'imparfait, \e prétérit, se subdivise en deux temps suivant qu'elle est ou non accompagnée de ro. § 4^5. Le prétérit sans ro ou prétérit narratif correspond au passé défmi du français. dobert goiste iiiiina hragait fadesin « il mitime corde autour de son pro- pre cou » Ml. 23 b 10; dialuid diiaid forlongais triglenn iosofâd damhidc scinei dichlochaih ocatecht 7 dohcrt iiialdacbta foir daiw diniiilliicb iiil slebe « lorsque David vint en exil par la vallée de Josaphal, Shimei le couvrit de pierres à sa venue et lança sur lui des malédictions du som- met de la montagne » Ml. 58 c 4 Çlitid, dohidc et dobert sont des nar- ratifs ; on a le parlait darobidc, ib. 58 c 3 et dorritbidc 4o d 9). Le prétérit avec ro ou prétérit parfait correspond au passé indéfini du français. Ex. : ridiiaiiiniedafo-ro-daiiiar-sa cose romfcrat dom aitJ}irriuch « même l'accent oi vKuur kt i.i.s préverbes 245 les souffrances que j'ai endurées jusqu'ici peuvent me suffire pour me corriger » Ml. 22 cl 5 ; ised âano in.ùn do-ro-shihid cainchoinrac armti- chnamaihsc « voilà donc ce qui a refusé la paix à mes os » MI. 58 a 11 ; isnaidih arrôit coJ'nui 7 ithé durraidchiûir « c'est d'eux qu'il a reçu la chair et ce sont eux qu'il a rachetés » (arrôit de *ûr-fo-emiiii ; dorraid- chiûir de ^foûith-creniiii^V^h. 02 d 10; huare asren fiiilem fiiani ara- reilced do « parce qu'il paye intérêt de ce qui lui a été prêté » Ml. 36 a 3o (arareiked de arlécini). On trouvera au § /jyS l'indication d'un certain nombre de prétérits qui ont par eux-mêmes la valeur de parfaits sans l'addition de ro; ces prétérits n'ont jamais la valeur de narratifs. § 446. Ro produit au présent de l'indicatif un effet analogue après la conjonction ô « depuis que » lorsqu'on veut indiquer le point de départ immédiat de l'action (§ 712); ex. : horiideda ind-feûil forsnaib cnamaib citahiat inriini iii-chnaiiiai iii-fochaid « lorsque (à partir du moment où) la chair se corrompt sur les os, alors les os éprouvent la souffrance » Ml. 22 d 7 (cf. les parfaits roded ibid. 11 1 b 12, rodedns 44 d 10 et 5o b 3). Cf. Sarauw ISt 28, Thurneysen KZ XXXVII 64. Sirachan Act. l\\\. ij 447. Enfin, au subjonctif, dans quelques exemples, la présence de ro semble destinée à marquer l'antériorité; c'est-à-dire que ro ex- prime la valeur temporelle qui s'ajoute à la valeur modale exprimée par le subjonctif. Ainsi à l'imparfait: conibad iioiire rodscribad cosse « de sorte que ce serait un secrétaire qui aurait écrit jusqu'ici » Wb. 27 d 16. Sans valeur modale, on aurait : c'est un secrétaire qui a écrit; cf. Ml. 16 a 10, 24 d 7 (comparé avec Ml. 24 d lo), i39 a 9; etc. Et inversement dans : connàch luoidea nech arbed à-arilliiid nod nicad « afin que personne ne se flatte que ce serait son mérite qui le sau- verait « Wb. 2 b 4, l'emploi de la particule no montre qu'il ne s'agit pas du passé. Cf. Strachan Sid^j. 35 1, Thurneysen i{'ZXXX\II 73; et V. § 466. § 448. B. Emploi du préverbe ro pour exprimer la possibilité. Ro se place devant tous les temps de l'indicatif, du futur et du sub- jonctif pour exprimer la possibilité. Cf. Sarauw ISt 3o et Thurneysen KZ XXXVTl ^(^. Ex. : présent de l'indicatif. iiidcnuU sidi ni iiadjinstnr side « ils ne 2i46 MORrHOLOGIE peuvent rien faire qu'il ne sache » Wb. 22 d 3 (de do-gnin) ; air nirii- critiater gniinai die « car les actions de Dieu ne peuvent être falsifiées » Ml. 5i c i4 ; l'ictre asrohair mulier meus filius 7 asrohair uir mea filia « parce que mulier peut dire « meus fdius » et uiv peut dire « mea fdia » Sg. 198 a 18. On rencontre dans les gloses neuf exemples du présent de l'indicatif du verbe d'existence accompagné de ro au sens de possibilité (voir Strachan Subst. Verb p. 10); ainsi ciarubé (subj.) ceniii dib nirubai (indic.) cenaib huJi « bien qu'il puisse être sans quelqu'une de ces choses, il ne peut pas être sans elles toute* » Ml. 20 d /|. § txk^- présent du subjonctif. Dans les propositions principales, ro s'emploie avec le subjonctif pour exprimer le désir (§ ^^[\). La valeur de possibilité se rencontre très nettement dans les propor- tions subordonnées : mani roiiiia fora cenn ni luoiia forsna bullu « si l'on ne peut venir à bout de leur tête, on ne viendra pas à bout des membres » Ml. 89 c 11 (^-uia est le subjonctif sigmalique qui répond au futur sigmatique -merua ; au lieu de roinia il faut peut-être lire rouia, avec M. ïhurney- sen KZ XXXI 76, mais cf. toutefois Strachan Subj. 26/i n.). Autres exemples : avec la conjonction nui, luaiii-ro-chosca-som ainuii- tir intain bits cengràd ni uisse toisigecht sochuide do « s'il ne peut pas cor- riger sa famille quand il est sans ordre, la direction de la multitude ne lui convient pas » Wb. 28 b 28; avec la conjonction cia, Ml. 20 d /i (ci-dessus); avec la particule in-, dûs in-rictbar(ms.-iar^tri-a-gnâis-si « savoir s'il peut être sauvé par sa société » Wb. 10 a 3 (du verbe /V- caim). imparfait du subjonctif. //'//;/'/ duronad nachaile « à quelque chose que quelque autre pût faire » Wb. 8 a 4- § 45o. présent du futur, ni-dergenat uni bas cid accubur leu « ils ne pourront accomplir ma mort quoiqu'ils le désirent » Ml. 80 a 9; runsJuinfenini « nous pourrons nous désigner nous mêmes » Wb. i5 a k. imparfait du futur, barafie dûib darigente « ce serait en votre pouvoir de faire cela » Wb. 11 d 5. § /i5i . Cas 011 ro n'est pas exprimé. Certaines formes verbales n'admettent jamais le préverbe ro. Ce sont l'accent n( VERBE ET LES PRÉVERIÎES 2^7 d'abord un certain nombre de prétérils, qu'on trouvera énumérés aux !:5§ '^l^8 et à'jZ ; ensuite certaines racines verbales, étudiées au § sui- vant, devant lesquelles en général un autre préverbe se substitue à ro dans l'emploi grammatical. Ce sont enfin les subjonctifs sigmatiques dans le verbe composé (§ 332 Rem. II). Les verbes dont le radical comporte le préverbe ro ne l'ajoutent pas d'ordinaire là oia il doit exprimer une valeur grammaticale, de sorte que dans ces verbes il n'est pas possible par exemple de distinguer le narratif du parfait. Ainsi des verbes *ess-ro-cOîliiii « je destine » ou *di- ro-côiniin «■ je désespère » on a les prétérits as-ro-choUset, as-ro-choilsid « ils ont déterminé, vous avez déterminé ;; Ml. ()5 c 2, 3, do-ro-chôiih sein « nous avons désespéré » Ml. 8g a 6, dont le caractère parfait n'est marqué par rien. Parfois cependant, dans les textes récents, le préverbe ro a été surajouté à des verbes de ce genre pour exprimer une valeur grammaticale : de do-ro-gbaiw gl. admit to Ml. 43 a 5 (de *di- ro-gabim, cf. -dergaba Wb. 10 d i3), prétérit parfait J/z-n^-r-o-Af/? Ml. 72 c 16; -rérchoil « il a déterminé » (de * ro-ess~ro-côH) Ml. 46 c 7 ; ni-niderchoiii « il n'a pas désespéré » (de *ro~-di-ro-œin) Ml. 44 a 1 (mais dans le dernier exemple, noter que l'accent est sur -^^r-, § 126, \iolant la règle générale). § 452. 3" Les substituts de ro. Il y a des préverbes qui devant certaines racines verbales se substi tuent à ro dans tous les emplois indiqués aux §§ 444-45o. Ces préverbes avec les racines verbales devant lesquelles ils sont admis ont été énumérés par M. Sarauw ISt. 43. Ils sont au nombre de trois, ad, com et ess, et leur emploi est fort restreint; en voici quel ques exemples. a. Ad ne se substitue à ro que dans des verbes composés avec covi. Ainsi de con-gabhn « je retiens », on a le narratif congab Arm. 18 a i, mais le parfait con-acab (de ^con-ad-gab, § io3) Ml. 100 c i. De même, coii-celim « je dissimule », coit-rigiui « j'attache », con- scaraim « je détruis » font au parfait coiiaicelt « il a dissimulé » Ml. 49 c 9 (de *con-ad-ceh), cotob-àrrig « il vous a attachés » Wb. 9 b 19 (de *con-dob-ad-reraîg^, conascarsat « ils ont détruit » Ml. 87 b 22. Dans l'exemple conoitechtatar « ils ont cherché » Wb. 8 a i4 à côté de conaittechlafar Ml. go h iG, on pourrait voir la trace d'un ancien préverbe 248 MORPHOLOGIE od employé concurremment avec ad comme substitut de ro (cf. Thurneysen KZ XXXVII 57 et Pedcrsen ib. 235). M. Wh. Slokes KZ XXXVIII 469 ajoute à cet exemple do ommalgg gl. « mulxi » Sg. 28 b 2 (de *do-od~ malgg). § 453. /'. Coin se subslilue à ro dans un certain nombre de verbes composés. Ainsi de as-orgiin «je détruis n, fris-orgiiii «j'attaque», do-iiniii-or- giiii « je contrains », fo-lougiin « je supporte », do-ad-iiacbim « je transmets » etc. sont attestés les prétérits parfaits : as-com-ort « j'ai détruit» Sg. 210 a 6 (cf. Ml. 34 b 18), fris-coiii-iirt « j'ai attaqué » Wb. 33 a 12 (pi. 'd fris-coiii-artatar Wb. 5 b 11), do-niin-iiii-choiii' art[atar\ (ace. sur ////) « ils m'ont contraint » Ml. 3g c 32 ; fo-coiin- Jachtar « ils ont supporté » Ml. 47 c 6 ; do-é-com-nacht « il a trans- mis » (ace. sur é =^ aith § 127) Wb. i4 c 33 (cf. 33 d 8); etc. Au subjonctif des mêmes verbes, coin prend également la place de ro : fris-chom-arr « qui attaque », t'.I>H(»I.O(;lF. y est inutile, puisque le prétérit n'y a jamais qu'une seule et même valeur. Les prétérits de ce genre ont été presque tous indiqués dans la con- jugaison supplétive (§ 348); on peut rappeler ici : prétérits à valeur de narratif: Iiiid (passif etbae) « il alla », birt « il porta )),fûceird « il jeta » ; etc. prétérits à valeur de parfait : docoid « il est allé », filar (passif /r///;) « j'ai trouvé », doratus « j'ai donné » ; etc. CHAPITRE V FORMES NOMI^ALES DU VERBE I. De l'infinitif. Cf. Windlsch SS II 72. § Ix'-jk- Certains noms d'action, fléchis, tirés de racines verbales, jouent le rôle d'infinitifs dans une certaine mesure et peuvent être appelés infinitifs. Comme tout substantif, ces infinitifs portent l'accent sur l'initiale (§§i24et/i27). Remarque. — Quand le scribe de Ml. a un infinitif latin à gloser, 11 em- ploie le subjonctif, généralement accompagné de l'indice relatif /z- (cl. Stra- chan RC XVIII 21 4) : armari .i. n-armtar 16 b 6, purificare .i. n-glmas 28 b 4, adserere .i. as-n-ind, defensare .i. do-n-ema, 28 d 2-3, etc. L'infinitif irlandais glose souvent le gérondif latin en -di, et ceux en -do et Cil -diiin précédés d'une préposition; ainsi dans Ml. : impetrandi .i. loichtho (gén.) 62 a 19, confitendi .1. foisiten (gén.) 28 a 6 ; a deliberando .i. 0 iinradiid 82 b 7 (cf. 84 c 2 1, 109 c m) ; ad capiendum me .i. du-m-gabail-se 29 d 4, ad vindicandum .i. dii-digail 3i c 17 ; etc. Mais le gérondif latin en -do non accompagné de préposition est glosé par la conjonction lase « rpiand » suivie d'un mode personnel : praetereundo .i. lase sechminella, 61 a 5, susti- neudo .i. lase arroneith 5o b 8, etc. (cf. Zupitza KZ XXXY 45i n. 2). § 47Ô. Forme des infinitifs. Les infinitifs sont formés de diverses fa- çons. De la grande majorité des verbes, notamment de ceux des pre- mière et deuxième conjugaisons, on a tiré des infinitifs au moyen du suffixe -ad (-ud), étudié au § 294- Mais les verbes delà troisième con- 260 MOnrHOLOGlE jugaison ont à côté d'eux comme infinitifs des noms qui présentent les formes les plus variées, depuis des mots radicaux jusqu'à des dérivés contenant tous les suCBxes possibles de noms abstraits. Mots radicaux : de cuiriur « je jette », cor « fait de jeter » ; de orcini a je tue », orc « meurtre » (Wb. 10 d 25) ; de sciiirim « je détèle », scor « fait de dételer » Wb. 12 c 46; de hongim « je moissonne », biïain «moisson » (gén. buana Sg. 62 b 10). § ^76. Mots à suffixes variés : hcrim « je porte », breih « fait de por- ter », asbiur « je dis », epert « fait de parler » (§ 97 Rem.), dobiur « je donne » tahart (iabairt, § 182) « fait de donner » (§ Sgi), tiagu a je vais », tecbt « fait d'aller » ; merim « je trompe », iiirath « trahi- son » ; sernaiin « je construis », srefh « construction » Sg. 5o b 5, 55 b 10 ; etc. gabim « je prends », gahàl « prise » (^gohâil, § 182) ; dofcchiiu « je venge », digal « vengeance » (§ /i3o) ; ardibnini « je tue », airdbe « fait de tuer » ; gairim « je crie », gairc « rri », en composition ergaire, esgre,frecre (§ i33)j diucrae Tur. i3 ; etc. archissini « j'épargne )■> , airchissecbt « fait d'épargner » (Ml. 22 c t/i) ; éitsim «j'écoule », ciisccht « fait d'écouter »; roissini « j'hésite », ro~ sacht « hésitation » Ml. 84 c 17 ; etc. ciiintgini « je demande », cuingid « demande » \Ab. 27 c 24 ; iiisiia- dim « je greffe », esnid « greffe » Wb. 5 b ^2 ; saigim « je discute », saigid « discussion » Wb. 27 a 10; fagim «j'interroge », -faigid « question » (gén. -faigiho Ml. 24 b 10); etc. (mots féminins qu'il ne faut pas confondre avec les infinitifs en -ad el -ud, masculins). aslénim « je souille », cJned « souillure » (genre et déclinaison in- cert.). § 477- Un suffixe /// est attesté dans les infinitifs : gn'uii de -gnîit « je fais » (déniiiii, fognam, § i5o) ; fuillem « profit » Ml. 36 a 24 et tuileii! « id. » Ml. 72 c lô de fo-illiiii, *to-fo-iIJiin ; àinseiii « accusa- tion » W^b. 4 b 17 de *ad-nesim \ cosuam « effort » A^b. 11 c 21 de consenim ; asaïaiii « brigue » (Ml. 53 a 7) de ad-scandim ; etc. Tous ces infinitifs se fléchissent d'après la troisième déclinaison (gén. gnUno gnima, fiiillema, ainsemo, etc.) et sont masculins. Quelques autres sont féminins et se fléchissent d'après la première: dimîccem « mépris » (gén. dimicme Wb. 11 b 26, ace. dimicini Ml. 36 a 34) de douiecchn \ moi- ioinir.5 >-oMi\\i.rs di viirusi-: 2(1 1 dem « louange » (gén. môidme "NAb. 17 a i3) de môidim) secbem « fait de suivre » (dat.-acc. sechim Wb. 26 d 17) de sechur] etc. altram Wb. 10 b i, 28 d 19, infinitif de rt///;z « je nourris » a un suffixe -tram. Enfin il faut mentionner les infinitifs neutres du type béiin « coup » étudiés au § 198 et ceux formés avec les suffixes -end (§ 296) et -îiu (§ 297)- § 478. Emplois. Les emplois de l'infinitif résultent de sa valeur substantive. Il veut au génitif le mot régime direct qui serait à l'accusatif après une forme personnelle du verbe : cor lame « le fait de donner la main » Wb. 29 b 18; tabairt diglae « fait de tirer vengeance » Wb. /j c 21, à côté de dobiitr digail « je tire vengeance » (Wb. 20 d 19): deiuim ferto, ferte « le fait de faire un miracle, des miracles » (Wb. 12 a 8. 12 b ]5); cen-îichtain à-lire « sans aller dans leur pays » Ml. o/^ d 12 (cf. § 26/i). Il faut excepter les locutions dans lesquelles l'accusatif régime fait corps avec le verbe, et subsiste après l'infinitif, comme frecur céil « le fait d'honorer » Ml. 22 a 4, erbert binîh « le fait de consommer » Ml. ^7 ^ ^ (§ 265), etc. L'accusatif est vraiment soudé en pareil cas au mot précédent : cf. la place de la particule renforçante dans : du frecur ceill-siu « le fait de t'honorer » Ml. 182 b 3 (§ 029). § ^79- Lorsque le régime direct est un pronom, on le remplace par un possessif (§ 5i5). Quant aux régimes indirects, ils restent sans changement : cen-a-éiisecht « sans l'écouter » Ml. 2t b 1 1 (m. à m. sans son écou- ter) ; iarn-a-tabairt ho/îlisiiib dohirusalem « après qu'elle (l'arche) eût été apportée par les Philistins à Jérusalem » Ml. 2 b 10 (après son apport). Le sujet de l'infinitif est parfois précédé de la préposition do : iar mbid dô ocaccaldim dé « après qu'il l'ut à s'entretenir avec Dieu » m. à m. après être à lui à entretien de Dieu, W^b. i5 a 20; combad cet leii biiid donisa iniriss m. à m. que soit jalousie pour eux le fait que je suis (être à moi) dans la foi Wb. 5 b 20 ; cf. Wb. 12 c 7 et § 278. § 480. Avec la valeur d'un sujet, l'infinitif irlandais tient souvent la place d'une proposition infinitive du français après les locutions comme : 262 MUUrilOI.OGIE il est juste, il est bon, il est agréable, etc. qui se construisent aussi avec la conjonction cia (§ 706) : ni-âil dûn iabart testassa dîiin « il ne nous est pas agréable de porter témoignage de nous » Wb. 24 c 16 : is-deidbir iiiôidem disiddib « il est naturel de se glorifier d'eux » \\h. ij d 19; ni-ecen a-thodiusgiid « il n'est pas nécessaire de l'évoquer » ^\b. 4 d 27 ; is giiaîh dofirianaib anincabal « il est habituel aux justes de les éviter » Ml. 54 a 10 ; yn Jour 'ui-bendachad « il n'est pas suffisant de bénir » A\b. 5 d 23 (cf. 4 d 27) ; is-uisse a-biiith i-coimthecht dagdôine « il est juste qu'il soit dans la société des honnêtes gens » Wb. 16 d 2 ; ba-ferr limui... bitifh di inôgi « j'aimerais mieux qu'elle soit en virginité » Wb. 10 b 24 (ici, le sujet de l'infinitif est exprimé par la préposition do, m. à m. « être à elle », cf. § 479) ; etc. 5^ 481. L'infinitif peut être le régime direct d"un verbe: rolainiethar- side epirt ncich « il ose dire quelque chose » \^b. 5 a i5 ; bore conicc digailforib « parce qu'il pe\it les punir (punition sur eux) » Wb. 6 a 17; cf. epert techt « dire d'aller » Ml. i5 a 2, 72 b 3; etbert œrgi du J/rt«dirc à Dieu de se lever » Ml. 83 a 5 ; nifoi(l)sitis deksiii agni'isa «ils n'auraient pas supporté de regarder son visage » Wb. i5 a 20 ; etc. i^ 482. Toutefois, dans les deux emplois précédents, l'usage ordinaire est de renverser la locution formée par l'infinitif et son régime, en mettant ce dernier en tête, suivi de l'infinitif avec do. Exemples : robu iininaircide lialaUiu insahnsa do-ihaisilhiiid dosoiii c il parut naturel à d'autres de lui attribuer ce psaume » Ml. i4 a 4 (m. à m, ce psaume à lui attribuer) ; nris-insa inball do~thinchosc neich as- herad cenn « car il est impossible que le membre corrige ce que dit la tête » Wb. i3 a 19; // digla erlaina... doneiich innaduaJchi do denum « ce sont des punitions prêtes pour chacun que de commettre des fautes » Ml. 18 c 6 ; accobor lammcnmtiin maid do-imradiid « (est) dé- sir à mon esprit de méditer le bien » ^Vb. 3 d i3 ; cf. Wb. i5 d 11, Ml. 22 c i4, etc. co-carad chaingnimu dii-denum « qu'il aimait faire de belles actions » Ml. i4 aS (m. à m. belles actions à faire); ni ciimcat aithirgi ndo-denuin « ils ne peuvent pas faire pénitence » Ml. 23 a 5; ni cumcat idail ni donaib adaniraib sin dodeniini « les idoles ne peuvent rien faire de ces I OHMES NOMINALES Dl \T;H1?E 26H choses merveilleuses » Ml. 60 b G ; /// ciiniain^ mail h do-detium « il ne peut pas faire le bien » (Sg. 5o a 1/4); etc. L'infinitif peut même être ainsi placé après son sujet: ar-dofôrmaich fochricc dosom sochude dor[h]reittiiii iriaprecept « car le fait qu'une mul- titude croit par son enseignement augmente sa récompense " \\b. i b 5 (m. à m. une multitude à croire). II. — Des participes. § ^83. Il n'y a que deux participes : un participe passé et un par- ticipe d'obligation, qui équivaut pour le sens au participe latin en -ndus. Remarque. — Il n'y a pas de participe présent. Lorsque les scribes en rencontrent un à gloser dans un texte latin, ils emploient une périphrase : pénétrons .i. Iremethail « qui pénètre » Ml. [\'6 c i^ (cf. 5i d 12, 62 c 2r, 81 b 2): germinans .i. inti siligfes « celui qui germera » Palat. 68, 8 a (Thcs. I 3), etc. § 484- Ils sont formés tous deux du prétérit passif par l'addition dun suffixe qui est -e pour le premier et -/ pour le second ; cf. Zupitza KZWW f^l^^. Remarque. - - Aussi désigne-t-on souvent le participe passé sous le nom de participe en -the, et le participe d'obligation sous le nom de participe en -thi. L'accent est toujours sur l'initiale dans les deux participes. Pour la syncope, fréquente en pareil cas, v. § i48. Part, pasbé. Part, cl'oblig. Dearosailcim «j'ouvre» ersoilclheMl. 22 a 1 1 ersailcthi^U. i4d 2 canim « je chante » céte BCr. 32 b 0 céti Ml. 126 c 4 forcanini «j'enseigne » foircthe Ml. 35 d 6 foircthi Ml. i32 a /j dofonnagiui «j'accrois » tôrmachte Sg. 208b i3 torniachtaiMl.SSa 1 4 asbiur «je dis » cperthe (Sg. 4 a 7) cperlhi Ml. 40 a 1 1 doadberim «j'applique » tedbarthe Ml. 47 a ."> tcdbarthi Ml. 1 26 d 3 con-rigiin «je lie » ciiinircchte(^g.3<^h\3)cuiinrt'cbtiM\.io']c i2 sernaim «je construis» sritheÇSW. 3i c 18) srithi (Ml. 16a i3) ind-rethim "j'cnvabis» indrisscM\. 18c i4 iudrissi^\. 127 b 1.") 2 6A MORPHOLOGIE ^ ^85. Autres exemples : Participes passés : clandaini «je plante », clante (Wb. 21 d 6); êtaim «je recherche », étae^W. 12g a 3 et ettae Ml. 43 b 8 (dG*ét-the'); étadaim «j'obtiens», ^7//^ Ml. 118 d 11 : folongiin ((je supporte »,////«- chtae Ml. 88 b 12; ind-Jimg «je lends », indlachte (Ml. 96 a 8); rigim « je distends », rcchte (Ml. 20 a 23): foidirn «j'envoie», foite Ml. 3/i c 9 ; etc. Participes d'obligation : adriniim «je compte », airmithi Wb.iod 12 ; ardibnim "« je tue », airdbidi Mi. 55 c i5 ; asiudiut « j'expose » (§ 1 10), aisndissi Ml. 16 a i3 ; cuiriur « je pose », coirthi Ml. 72 b i3 ; dogniit «je fais » (prêt. pass. dognith, dorignelh), dénti ^\h. i d 7, 12 d /ii, elc; giiidim « je prie », gessi Ml. 26 b 3 ; imgabim «j'évite », imgabtbi Ml. 5i b 8 ; k'cim « je laisse », léicthi Wb. i c 12 ; midiur « je juge », messi Ml. 70 a 9 ; etc. Remarque I. — Dans quelques verbes, le participe d'obligation a subi lin- iluence analogique du radical de l'indicatif. Ainsi de forcanim, à côté de foircthi, le participe d'obligation a la forme forcanîi BCr. 33 d i. De même de benim « je frappe )) et de celim « je cache », le participe d'obligation est bethi, clethi, bien que le participe passé soit bithe, cliîhe. Remarque II. — Ln t a parfois été réintroduit par analogie devant le suf- fixe dans des verbes à radical terminé par une dentale et où les participes devaient avoir la forme -sse, -ssi. Ainsi à côté de lintinitif imcaisiu « consi- dération », on a imcasti « considerandus » Ml. 18 d 22, et à la fois ecailsi Ml. i5 d 7 (^ 1^3) et edaistai Sg. 27 a i5 « discutiendus » du verbe -cladiin. § 486. Le participe passé se fléchit suivant le deuxième type de la première déclinaison des adjectifs (§ 210) et suit les règles d'accord des adjectifs (§ 216) : /;/ beulu dïi'iiai « par des lèvres épaissies » Sg. 6 a 18 (m. à m. solidifiées, du verbe dliithaim); hon-gremmaiin srithiit gl. exserto rigore Ml. 3i c 18. § 487. Le participe d'obligation, au contraire, n'est jamais fléchi. Lorsqu'il doit être employé à un cas oblique, on en fait un attribut, précédé dn verbe copule. Ainsi : iiuiabi ata adaiiiraigtbi gl. miranda Ml. 64 c 3 (pi. n.) bes tuarti gl. proterendum Ml. 126 c 18 (ace. m. ?g.) indi beta messi gl. iudicandi Ml. 70 a 9 (pi. m.) FOHMKS NOMl>ALEï> IH A EUliK 265 La forme du verbe copule le plus souvent employée en pareil cas est la 3" personne de l'imparfait du subjonctif au sens du potentiel (§/jb6): dindinit bed sàstai gl. de agna pascenda Sg. 89 b 11 damsa bed gabthi gl. ad capiendum me Ml. 76 d 4 donhial bed chuintechli gl. ad querendani securem Tur. i3i betis étriiDiiiiaigihi gl. [malorum] leuandorum Ml. 86 d 4 Remarque. — MI. présente quelques exemples de datifs pluriels ; ainsi airtbidib gl. perimendis [16 d 4 ; mais l'addition du -b en pareil cas semble récente et analogique, car on la trouve même lorsque le participe est pré- cédé du verbe copule : dialaiU(b) betis foircthib Ml. 68 c i4 « aderudiendum alios », donaib déedib betis chloithib « ad conuincendos desides » Ml. i3i d 1 1 ; même avec un antécédent au nominatif : inna intled betis dillithi J. betis imgablhib Ml. 2g d 6 « les embùcbes qui seraient déjouées, qui seraient évi- tées »; cf. Zupitza KZ XXXV 454- TROISIEME SECTION DES PRONOMS CHAPITRE PREMIER DES PRONOMS PERSONNELS § 488. Les pronoms personnels ne comportent pas de flexion (v. tou- tefois § 5i/i). Ils peuvent être absolus, infixes ou suffixes. Les pronoms absolus jouent le rôle de nominatif ; les pronoms in- fixés le rôle d'accusatif régime d'un verbe, et les pronoms suffixes le rôle d'accusatif régime d'un verbe ou plus souvent celui de cas régime d'une préposition. Enfin, il existe des particules renjorçanles personnelles, qui servent d'auxiliaires aux trois emplois précédents (§52i). Remarque. — Il n'y a aucune différence entre le pronom personnel et le pronom réfléchi. La même forme sert pour les deux ; ainsi, à la troisième personne : darrat ('* do- an-rat de dorât) « il se donne » Wb. 28 b 4 ; comme: danuic (*do-an-uic de do nie) « il le rapporte » Ml. 38 c /j. ^lais la différence peut être exprimée par l'addition d'une particule spé- ciale (1^ 52 1): darrat fessin, danuic soin. De même : beirthi « il le jiorte » Ml. 42 b 7; et eirbthi « il se confie » Ml. 5i b 12. môiti « il se vante » (de *erbfi)d-i, * môid(i)d-i, cf. ?; i3g)AVb. 28 DES PHu.xuAis i'ehs»j.\m;ls 267 cl 29. Pour la construction des verbes erpiin et inôidiin cf. Wb. 2 d 9, i4 c 18, 17 c 5, 2/j a 3o, 3i b iZj, I d 10, 6 c 3, 8 b 2, 27 a 29 ; Ml. Ii6 d 10, /,6d 13, 85 d /,. I. — Des pronoms absolus. «^ ^189. Le pronom personnel nV-st jamais sujet, et sa forme absolue n'a, par suite, que le rôle d'un nominatif attribut. Ainsi, pour expri- mer le pronom dans des phrases telles que : « Je suis l'apôtre des nations » « Je porterai un jugement » « Je ne suis pas vivant » « Tu me le causes (le dommage) » la langue tourne par : « c'est moi qui est l'apôtre des nations » is-mé as-apstal geiiite V\'b. 5 b 17. (( c'est moi qui portera un jugement » is-me bxras mes Ml. 94 b 7. « ce n'est pas moi qui est vivant » ni-iné as béo Wb. 19 a 18. « c'est toi qui me le cause » is tu iniinidfolngl dniii Ml. 92 a 17. Comme on le voit, c'est à la 3*^ personne que se met en pareil cas le verbe, ce qui revient à dire que la distinction de personne disparaît ; toutefois, is-nie feiii asbiitr « c'est moi-même qui dis... » Wb. i4 c 3o. § 490. Quant à la distinction de nombre, elle subsiste : a. Toujours à la 3*^ personne. Ex. it-hé sidi beta hicthi « ce sont eux qui seront sauvés ^) V\h. 3 d 29. Remarque. — Toutefois, lorsque l'attribut est au singulier, 1 accord en nombre se fait dans la proposition relative tantôt avec le pronom, tantôt avec 1 attribut ; ainsi it he-sidi aîa ecluis « ce sont eux qui sont l'église » Ml. 65 d 19, mais it-hé as chorp « ce sont eux qui est le corps » Wb. 21 a t5. b. Rarement aux deux premières personnes. Ainsi : jrc pers. sg- me 2'' pers. sg- tû 1 sg- m. c (hé) 3^ pers. fém. si n. ed (hed) 268 MORPHOLOGIE . combad-snini for-moidem-si « que ce soit nous votre gloire » Wb. i5 d 6 ; is-sisi nohcrete « c'est vous qui étiez crus » Ml. 46 a i3 ; etc. Toutefois, on rencontre isolément : it-sib aia chomarpi abracham « ce sont vous qui sont les héritiers d'Abraham » Wb. 19 c 20. Dans la proposition relative, il y a accord lorsque le verbe est la co- pule : is-snisni ai a bohes « c'est nous qui sont les bœufs » AVb. 10 d 7 (cf. ci-dessus 19 c 20). Mais non si c'est un verbe quelconque : combad- sissi doberad îeist dimsa « que ce soit vous qui donne témoignage de moi y> Wb. 18 a 3 (cf. Wb. 6 c i, Ml. 124 b 3). §491. Les formes des pronoms absolus sont les suivantes : i*"^ pers. pi. s ni 2" pers. pi. sib 3" pers. pi. é (hé) Le pronom féminin 5/ produit l'aspiration : is-si tlwl dée « c'est la volonté de Dieu » V^h. 5 c 32 (cf. Peclersen KZ XXXV 826). Pour le pronom neutre ed, la chose est seulement probable (id. ih. 827). § 492. Il faut signaler à part les formes se et seat que présente le pro- nom personnel de la S*" personne au masculin singulier et au pluriel après le verbe 0/ (§ ^22) : ol-se « dit-il »; ol-seat « disent-ils >•>; mais: ol-si « dit-elle ». II. — Des pronoms infixes. Cf. Sommer ZCP 1 177, Pederscn KZ XXXV 4oo. § 493. Un pronom personnel régime direct d'un verbe composé s'ajoute au préverbe en qualité d'enclitique : ro oab « il prit », ro-m gah « il me prit ». do eini « tu protèges », do-n eini « tu nous protèges ». S'il s'agit d'un verbe simple précédé d'un proclitique intime (§ 32o), c'est au proclitique que le pronom régime est enclitique : ni cara « il n'aime pas », ni-b cara « il ne vous aime pas ». DES PUONOMS PEUSONNELS aOg Si le verbe simple n'est précédé d'aucun proclitique intime, on lui préfixe d'ordinaire le préverbe no (§ 4''»^) pour y rattacher le pronom : alid « il nourrit », no-t ail « il te nourrit ». soirfid « il délivrera », no-n soirfea « il nous délivrera ». § ^<^[\. Quand le verbe est précédé de plusieurs éléments (préverbes ou proclitiques intimes), c'est toujours à celui qui précède immédiate- ment l'accent que le pronom est ajouté : ni fortéit « il n'aide pas » , 7ti-nfortéit « il ne nous aide pas » . ar-rochell « il a ravi » , arid-rochell « qui a ravi cela » Sg. 202 a 7 . dian-condelc « si je compare », dian-dam-chondelc « si je me compare » Ml. 91 d 8. aihar-ai)i-ro-et « quand il m'a reçu » MI. i3i b 8 (de ar-fo-emini). Lorsque dans le groupe verbal (§ 588) s'introduit l'indice de la rela- tion (§ 628) -n-, c'est devant le pronom régime qu'il se place : aiual ro-n-dob-carsaiii « comme nous vous avons aimés » A\ b. 20 a 35 ; ininn uù-n-da-scribaiu « quand nous les écrivons «Ml. 35 bi; hôre no-n-doh- nwlor (■<■ parce que je vous loue » V^h. ï[\ c 18; mt-n-dan-laisrigiher gl. [cum] inflammamur Ml. 43 a 12. Exceptionnellement, l'indice de la relation suit le pronom infixe : ciofnt fritat-ii-iarrsu « combien de temps t'olï'ensera-t-il ? » Ml. 93 a i5. — L'introduction de Findice n ne change rien à. la forme du préverbe : amal asinchohra « comme il désire cela » '^^b. 10 b 18 (de ad-cobraini, *ûsi-n-d(a)-chobra, ^ 5o5 Rem. III). §/i95. Bien que, dans la graphie usuelle des manuscrits, le groupe verbal soit écrit en un seul mot sans séparation après le pronom régime, il n'y a pas, à proprement parler, infixation, mais bien suffixation au préverbe, et le pronom régime suffixe au préverbe est séparé de la syl- labe accentuée qui suit par une coupure très nette (§ 593), parfois même marquée dans l'écriture, notamment de Ml. (§ 595). Toutefois, on a pris l'habitude de désigner le pronom régime encli- tique au préverbe sous le nom de pronom infixé, parce qu'en fait il s'introduit entre le préverbe et le verbe, et ce nom lui sera conservé ici. § 496. Le pronom infixe n'est jamais que régime direct et s'emploie dans tous les cas où l'on peut avoir un accusatif. Toutefois, il s'emploie y-O AI()liT'lK)I,0(;lE avec le verbe substantif pour exprimer le régime indirect dans des phrases du type latin est mihi liber. Dans ce cas, il marque la posses- sion : no-m-thà «j'ai (est à moi) » Wb. i3 c lo; ui-ni-tha «je n'ai pas (n'est pas à moi) » Ml. i^o b 7; ni-n-iâ « nous n'avons pas (n'est pas à nous) » Wb. 3i c 7; no-b-tâ « vous avez (est à vous) » Wb. i/i c 16 ; ni-niAna fùchricc « je n'aurai pas de récompense « (m. à m. « récom- pense ne sera pas à moi ») Wb. 10 d 28. Exceptionnellement le verbe substantif à pronom infixé signifie non pas « j'ai » mais « je suis » : ni-vi-tha « je ne suis pas » Wb. 12 a 21, écrit aussi ni-mp-tha 8d 2/I, avec épenthèse de p (§ 107). Toutefois, c'est le cas régulier avec le verbe fi] « il y a », v. § /joô. Pour le pro- nom infixe dans le verbe passif, v. § 82 1 . § ^97- A. Différentes classes de pronoms infixes. Il y a deux procédés différents d'infixation : suivant le premier, on n'infixe que la forme pronominale simple {-m-, -t-, etc., v. §§ 5o3 et ss.); suivant le second, on fait précéder la forme pronominale de la consonne à, et, si la forme pronominale commence par une consonne, on inter- cale entre les deux une voyelle qui est généralement 0 (ou il) dans ^^ b. , a dans les autres mss. (surtout dans Ml.) : soit -dom- {-dam-) au lieu de -771-, -dot- {'dat-) au lieu de -/-, etc. Ex . : fo segat « ils tourmentent » , indi fo-dam-segat « ceux qui me tour- mentent ». ro ordan «il a ordonné », ru-dan-ordan « qui Ta ordonné » (eum). nertid « il fortifie » , no-don-ncrta « qui nous fortifie » . no erbainn « je confierais )>, in-dani-crbainn « en quoi je me con- fierais ». On appelle pronoms in fixes de la j'" classe les formes pronominales simples, el pronoms in fixes de la 2'' classe les lormes pronominales accom- pagnées de la consonne d. Ainsi -m-, -t- sont des pronoms infixes de la I" classe, 'dom-, -dat- des pronoms infixes de la 2' classe. Sur l'emploi des deux classes de pronoms infixes, v. § 626 et ss. Remarque. — Les éléments de formation des pronoms infixes de la 2' classe sont inséparables. Toutefois, Ml. 77 d 6, on lit indaroncomarlecis DKS l'IlONOMS IM.ItSOXNKLS 9.1 l « dans laquelle tu nous as laissés » au lieu de in-dan-ro-chomarlecis . Mais cet exemple isolé peut être une faute de copiste. § 498. Les préverbes ont naturellement la l'orme préaccentuée devant pronom infixé (§ ^27) ; mais certains préverbes présentent une forme spéciale ; cf. § 632. A. Les préverbes ar- et imm-, devant un pronom infixé commençant par une consonne, se font suivre d'une vovcllc qui est généralement, pour le premier, 0 ou u dans \\b., a dans les autres mss., pour le se- cond, u dans Wb., / dans les autres mss. Soit aro- {aru-^ et ara-, immu- et imnii-. Ex. : aro-ni-fûimfea « il me recueillera » ^^'b. 3i a 3. ara-t-muinfer « je te vénérerai » ML 63 a 3. immu-m-forling « a agi sur moi » Wb. i3 b 6. imini-n-tiiuchcJtis « ils nous entouraient » Ml. 32 a ig. Mais: ar-am-imiinfetar « ils le vénéreront » Ml. 61 a 16. imm-an-iincah « évite-le » Wb. 3o d 20. § ^99- B. Les préverbes ess- et in- sont remplacés par le préverbe ad- ; ce qui entraîne la 2^ classe des pronoms infixes (cl. § 5oi). Ex. : in-grennini « je poursuis », atani-grcnnat « ils me poursui- vent » Ml. 39 d i3, atan-grennat « ils nous poursuivent » xML 45 a 16 (de *ad-dani-, *ad-dan-, § loi). as-buir « je dis », aibeir « il le dit » (de ^ad-d-^ Wb. 10 d 5 (mais assidbeir « qui le dit » § 5o5 Rem. III). C. Le préverbe /m- prend la forme /nV/;-. friscuirini céill (§ 265) « j'honore » : fritcuirethar cheill « qui riio- nore » (de *fnth-d-) Ml. [\i d 16. Remarque. — Devant un pronom infixe commençant par un a, les pré- verbes do, fo, no, ro perdent leur voyelle par élision (§ 92) : facheird « il le jette (cela) » Ml. 94 c 8 ('" fo-a-cheird) , rananachî « il l'a protégé » Wb. 17 d 6 (* ro-an-anaclu) . § 5oo. La négation nà (v. §§ 459 et 626) employée au lieu de ni dans les phrases impératives et relatives est remplacée par nach quand il Y a un pronom infixe ; en pareil cas, c'est la première classe qui est employée (§ 5oi! ; toutefois § 507), et lorsque le pronom infixe com- mence par une consonne, il s'ajoute à uacb- une voyelle qui est / dans Wb. et a dans Ml. 212 MOUPIIOr.OOlK Ex. : huare nacha-n-soirai « parce que tu ne nous délivres pas » Ml. 93 d 10 ; nachi-h-erpid « ne vous confiez pas » Wb. 22 d 6. Exception : \^b. i5 b i^ nadîd chreti « qui ne le croit pas ». Remarque. — Naturellement les conjonctions négatives coni- « que ne pas «, inani- « si ne pas » restent sans changement devant pronom infixé, mais les conjonctions négatives cona ou arna suivent la même règle que nd. Ex. : coni-n-torgditar « que nous ne soyons pas trompés » Wb. i4 d 27 ; mani-n-soerae « si tu ne nous délivres pas » Ml. 77 d 6 ; mais connach n-impdd « de sorte cju'il ne se tourne pas » Ml. 122 a il\ ; arnachi-î-rindarphher v. afin que tu ne sois pas chassé » Wb. 5 b 33. § 5oi. On emploie toujours la 2" classe des pronoms infixes après les préverbes â'^- (représentant ^(/-^ aith-, §429, ess- Qiîn-,% ^99), avi-,fcr- eXfrith'. D'après le § loi, ad -^d- clfriîb -\-d- deviennent at- clfril- ; par analogie le groupe cûn-\-d- est également devenu cot-. Exemples : ad-aig « il pousse », alom-aig « il me pousse » V\h. 10 d 26, atann-aig « il nous pousse » (Ml. 98 d 12); ad-eirrig « il re- prend », aUuui-cirig « il nous reprend » Ml. ii4 d 10 (de *aitJj-er- gini) ; in-saigim « je rechercbe », aioh-scgat « ils vous recberchent » Wb. i/id37;etc. con-dclcfam « nous comparerons », cofon-deJcfaiu « nous nous com- parerons » Wb. 17 b 10. for-cechna « il instruira », jordiib-ccchna « il vous instruira » Wb. 9 a 16. -fritb-orgût « qui offensent » Ml. 7g a 3, friianiiu-oirat » ils m'offensent » Ml. 39 c 27. Remarque I. — L'influence analogique qui a transformé con-[-d- encot- (d'après at- frit-) s'est étendue parfois dans les textes récents au cas où le préverbe est for- ; on lit fortan-roichan « tu nous as instruits » Ml. 22 c 3, fortan-bristis « ils nous écrasaient » Ml. i35 d Z|, au lieu de fordanroichan, fordanhnstis. Remarque II. — Le pronom infixe d a été ajouté au préverbe con- écrit cot dans cotd-icc dia « Dieu peut cela » Wb. 5 b 4o, cotd-ôith « vous con- servez cela » Wb. 7 d 4- C'est une graphie étymologique au lieu du simple cot- (cf. cota ôei Wb. 29 d 29). § 5o2. En revanche, on emploie toujours la première classe des pronoms infixes après nachi- nacha- (§ 5oo), oro- ara-, immn- iriinii- (§ 498) aux personnes pour lesquelles la première classe commence ( nr.s piKtNoMs PF,us()\\ri.s 1^78 par une consonne ; mais les deux classes rcslcnl disllnclcs aux person- nes pour lesquelles la première classe commence par une voyelle, c'est- à-dire aux troisièmes personnes singulier, masculin et neutre (et pour nach dans la mesure indiquée § 5o5 Rem. 1). — Pour la 3*^ pcrs. sg. lem. et pi., v. § 607 Rem. II. § 5o3. Formes des pronoms infixes. 1" personne. Sg. i'''' classe -m- (ou -nun-, §§ 48 et 169). 2' classe -doni- (-duni-, -dam- ; ou -doruDi-, etc.). Il Y a aspiration. Ex. : ni-m-charat « ils ne m'aiment pas » Wb. 5 c G ; nu-nini-aithis- iis « ils me calomniaient » Ml. 54 c 12; nii-dam-chrocha « qui me crucifie » Ml. 82 d 28; aroiii-fo'nnfea « il me recueillera » \Ab. 3i a 3. PI. i''' classe -n- (ou -un-). •j'^ classe -don- (^-dun-, -dan-] ou -donn-, etc.). Pas d'aspiration. Ex. : nî-n-tànicc « il ne nous vint pas » Wb. i d i (cf. § 264) ', for- don-cain «il nous instruit » Wb. 3i c 16; immun-cualammar « nous nous sommes mutuellement entendus » Wb. 18 d 3. § 5o4. 2*^ personne. Sg. i'* classe -/-. 2^" classe -dot- {-dut-, -dat-). Il y a aspiration. Ex. : ro-t-chechJaday « il t'entendra » Wb. 28 d iG ; aiat-chigestar « tu seras vu » Ml. Sg c 12 ; arat vuiinfer «je te vénérerai » Ml. 63 a 3. PI. i'" classe -/;-. 2" classe -doh- (-dnb-, -dab-). Pas d'aspiration. Ex. : no-b-guidet « ils vous prient » Wb. 7 b 21 ; atab-gabed « qu'il vous saisisse » Ml. 20 d 1 1 ; nachib berar « ne soyez pas portés » Wb. 27 a 24 ; tresin-dip-piat « par laquelle ils seront à vous » Wb. 25 d 8 (^-dib- au lieu de -dob- ; cf. 24 c 4)- § 5o5. 3'' personne. Au singulier, il y a des formes spéciales pour le masculin, le neutre et le féminin. a. masculin et neutre i'''^ classe -a-. 1^ classe -d(a)-. 18 1^7^^ MORPHOLOGIE Il y a aspiration au neutre, nasalisation au masculin. Dans la se- conde classe, Va du pronom -da- tombe fréquemment par syncope. Quant à 1'?^ qui marque la nasalisation, elle est exposée à tous les acci- dents indiqués dans la phonétique. Exemples : masculin, âan-iiic « il le rapporte » Ml. 38 c 4 (de do- an-, § 92) ; imman-iuicah « évite-le » Wb. 3o d 20 ; aram-miiinfetar « ils le vénéreront » Ml. 61 a 16 ; ru-dan-ordan « qui Ta ordonné » Wb. 33 c 5 ; nu-dn-erhai « qui se confie » (Ml. 65 b 6) ; cotn-erha « il se confie » Ml. 112 a 3 (de '^con-dn-); Vu disparaît dans : na-coscid « corrigez-le » Wb. 26 b 29 (de *no-an-) ; no-da-pridcha « qui le prêche » W"b. i4 d 28; ata-comla, at-comla « qui se conjugue » Sg. 161 b 10, Wb. 16 a 19 et 20 b 16 (de *ad-d(a)n') ; frit-ciireîhar chciJJ « qui l'honore » Ml. /ii d 16 (de *ftith-d(a)n-)] ralleic « il le laissa » Ml. 53 b 6 (de *ro-an-)\ darrat « il se donna » Wb. 28 b /j (de *do- an-). neutre, da-ber « il le donne » Ml. 5i d 10 (de do-a-'); ra-chualaîar « ils Tentendircnt » Wh. 5 a 8 ; dod-beir « qui donne cela » Ml. 35 c 23 ; at-beir « il dit cela » Ml. 56 b 3 (de *ad-d(a)-~) ; rod-chJ uinetbar « qui l'entend » Ml. 129 c 19; da-thJiichethar « il demande cela » Ml. 3o a 10 (du verbe do-tluchur) ; cota ôei « il conserve cela » Wb. 29 d 29 (de *con-da-); ma chot-chela « s'il cache cela » Wb. 5 a 9 (de *con-d(a)-). Remarque I. — L'rt de la première classe disparaît toujours après la néga- tion, de sorte que seules la nasalisation ou l'aspiration (exposées elles- mêmes à n'être pas marquées) indiquent la présence d'un pronom intixe ; ex. : ni-n-airmi « il ne le compte pas » Ml. 82 a 8 ; mani-n-dimea « s'il ne le protège pas » Ml. 88 c 2 (de do-cmiin) ; ni-ceil « il ne le cache pas (lui) » Wb. /i d 16 (prononcer ni geil,'^ i?^)» mais ni-cheil « il ne cache pas cela » Wb. 5 b 5 ; ni-thucci « il ne comprend pas cela » Wb. 12 d 11; ni- choimnactar <■< ils ne le purent pas » Ml. 19 c 5 ; ceni-îhaisid « bien qu'il n'y aille pas » Ml. 33 b i5 (accus, de but, § 264). Quand la négation est nach (§ 600), la règle est la même. L'opposition des deux classes est donc : nach n-astad « qu'il ne le retienne pas » Wb. 1037 (cf. 8 a 4), nach moided « cju'il ne se glorifie pas » Wb. 9 d 18 (où la phonétique supprime toute trace du pronom inlixe) pour le masculin, nach thoimled « qu'il ne mange pas cela » Wb. 1 1 b 18 (cf. 26 a 12) pour le neutre ; et d'autre part (§ 5oo) : indi nachid-chualatar « ceux qui n'ont pas entendu cela » Wb. DF.s nioNoMs pr.us()\M:i,s yy.) ;j5 d i/| (cf. Ml. 270! 7, '|3 c 10, 5''t d ()) ; il n'v a pas d'exemple pour le masculin. Remarque II. — D'après le § 5o2, il y a deux traitements différents des préverbes ar- et imm- suivant la classe du pronom ; le plus souvent toutefois CCS deux préverbes ont la forme ari- immi- (au lieu de ara-, ara-, iminu- !^ 498) devant le d de la deuxième classe; de là l'opposition de : ar-an-gairet « ils l'interdisent (lui) » A\b. i d 7, iinm-a-bera « qu'il se serve de cela » Wb. i3 a 3 et de: ari-n-gair « qui l'interdit » (de *ari-dn-gair ; cf. Ml. 27 c 21, où il y a en outre r/2 relatif: * ari-n-dn-gair) ; immi-d-rddi « qui consi- dère cela » Wb. 8 b p (cf. 21 c 20, 2^1 a 34), ari-d-rochcll « cpji a rav. cela » Sg. 302 a 7 ; etc. Remarque 111. — Après les préverbes ad- (^ ^99), for- et frith- un / s'introduit généralement devant le pronom infixe de la S*" pers. sg. m. et n. (cjui est toujours de la 2'' classe, § 5oi) ; et en pareil cas le préverbe ad- prend souvent la forme ass-, et le préverbe /r/?//- toujours la forme /ms-. Ainsi : asi-d-grennat « qui le poursuivent (lui) » Ml. 18 d 2 (de ingrennim, % 499) ; ciasid-chiam « bien que nous voyions cela » (Ml. 2 b 4 de ad-c'm « je vois », * cia-asl~d~) ; ad-id n-opair « il s'offre » Ml. 66 b 4 ; — fori-d-teî « cjui l'aide (lui) » Ml. 3o c 3 ; fon-d-gellat « C]ui déclarent cela » Ml. 1 16 d G ; — frissi-dn-oirctis « qui l'assommaient » Ml. Hg a 20. Mais on rencontre aussi, sans introduction de / : ciatbere « quoique tu dises cela » Wb. 5 a 28 (de * cia-ad-d-bere) ; ciatasode « bien que tu le retiennes (lui) » Wb. 10 a 9 (de * cla-ad-dan-sode) ; — for-t-chomi « il con- serve cela » Sg. 176 b 2. Remarque IV. — Après la conjonction ro /2-(§G78)on introduit toujours un / devant le pronom infixé de la 3" pers. sg. m. et n. (naturellement de la 2"" classe, î; 69g) : soit con-i-d-, souvent transformé en con-di-d- par l'in- lluence analogique de condam-, condat- etc. (§ 497) ; cf. Pedersen KZ XX.X 407. Ex. : coni-dn-deroimed « afin qu'il le protégeât (lui) » Ml. 55 d 4 ; coni-d- chuale « afin qu'il l'entende (cela) » Ml. 20 a 2 ; condid-messed « afin qu'il le jugeât (lui) » Wb. 8 d 26 ; condid-accadar « afin qu'il vît cela » Wb. 16 d 6 ; etc. Le même fait se produit après la locution relative / n- « dans lequel » : in-di-d n-ingaba « en quoi il le reprenne (lui) » Wb. 11 d 8; in-di-d epiiir « en quoi je dis cela » Wb. 4 b 26. § 5o6. /;. féminin, i""* classe -su-. 2'" classe -da-. Pas d'aspiration. Exemples : du-s-gni c il la fait " Ml. 29 a 3 (de *du-S}i-pii) ; da 276 MORPHOLOGIE âu'Sn-adbat « bien qu'il la montre » Ml. i35 b 5; no-s-bered « il la portait » Tur. i3/i (de *no-sm-bered) ; no-da-berat « qui la portent » Wb. 28 d 26 ; forla-comai « il la conserve » Ml. 29 a 3 ; ata-daimet « ils la reconnaissent » Sg. 181 a 5. Pour les remarques, v. le § suivant. § 507. Au pluriel, le pronom infixé est semblable à celui du féminin singulier. Exemples : ni-sn-agathar « il ne les craint pas » Wb. 6 a 7 ; no-s?i- erbtis « ils se confiaient » Ml. 85 d 4 ; ara-s-muinelhar « il les vénère » Ml. 36 a 18 ; fo-s-didinat « ils les soutiendront » Ml. i5 c 10 (de ^o- sn-); immu-s-accaldat « niutuo se adloquuntur » Ml. i3i c 19 (avec s par erreur au lieu de sfi) ; — no-da-scara « qui les sépare « Wb. 28 c i5 ; do-da-forsat « qui les a créés » Ml. i3o a 6 ; ata-ella « il les vi- site » Wb. 19 b i5 (de *ad-da~)\ farta congair « il les commande » Ml. 59 c II (cf. § 5oi Rem. i); etc. Remarque I. — Dans Ml. on rencontre exceptionnellement l'aspiration après la forme -da- de deuxième classe : na-da-chelat « qui se cachent » 54 09, nu-da-chéiltis « qui se cachaient » 61 a 2. Remarque II (commune aux deux §§ précédents). — Après la négation nach-, le pronom inlixe de la S'' pers. sg. fém. et pi. se présente toujours sous la forme -a-, quelle que soit la classe (§ 5o2) : con-nach-a-dânaigfea « de sorte qu'il ne la gratifiera pas » Ml. 96 a 7 ; ar-nach-a-môidet « qu'ils ne se glorifient pas » Wb. 5 a 16; ar-nach-a imrada « qu'il ne pense pas à eux » Ml. 01 a I ; nach-a-telcid fuirib « ne les laissez pas (venir) sur vous » (c'est-à-dire « vous dépasser ») Wb. i5 d 4 ; etc. Exceptionnellement, le même fait se produit après ar- : ar-a-béitlifeî « qui les nourriront » Ml. 46 c 8. § 5o8. Emploi explétif dii. pronom de la )^ pers. sg. neutre. Après les conjonctions ce, cia (cent) et ma (niani) se rencontre fréquemment un affixe -d, avec cette valeur significative qu'il implique la réalité de l'hy- pothèse présentée ; cf. Strachan RC XXI 4 12. Par suite le verbe est toujours à l'indicatif; cf. l'opposition de cia sluindid (subj.) et de ceniid sluindi Çind'ic.) « bien qu'il signifie » Sg. 197 a 11 (§ 7o3). Ex. : ciasid-ruburt am-bidth « bien que j'aie dit leur existence » Sg. 58 b I ; ceni-d-fetar-sa andliged « bien que je ne connaisse pas la loi » Ml. 55 d 21 ; ma-du-d-rigniiis ni « si j'ai fait quelque chose » Ml. 23 027; mani'd-chretid esséirge « si vous ne croyez pas à la résurrection » i)i:s PRONOMS I'KUSO>"m;i.s Wb. i3 b ig ; ceni-d déni « bien qu'il ne fasse pas cela » Ml. 56 b 33 (régulièrement, on devrait avoir, ceni déni, § 5c)5 Rem. I). On considère généralement cet affîxe d comme le pronom infixe de la 2'' classe de la 3" pers. sg. n. Mais cette hypothèse demande confir- mation, et des exemples comme le dernier cité ne lui sont guère favo- rables. III. — Des Pronoms suffixes. Cf. Pedersen KZ XXXV 418. § 509. A. Pronoms suffixes après verbe. Cf. Strachan ZCP I i 1 , RC XYII ^2, XVIII 122 ; Sommer ZCP I 228. La suffixation du pronom régime d'un verbe est beaucoup moins fréquente que Tinfixation. On ne l'emploie qu'avec un verbe simple, au lieu d'avoir recours au préverbe no pour pratiquer l'infixation L'emploi des pronoms suffixes est conforme à celui des pronoms infixes ; c'est-à-dire qu'ils valent uniquement des régimes directs, sauf après le verbe substantif (§ ^()Q), où ils expriment l'objet indirect. Le seul pronom suffixe est celui de la 3" pers. (sauf après le verbe substantif, v. ci-dessous) ; la forme de ce pronom est -/ pour le singu- lier masculin et neutre, -us pour le singulier féminin et pour le pluriel des trois genres. Ex. : hertb-i « il le porte » (fert id) ^^ b. y3 a 19, beirlh-i Ml. /i2 b 7 (herthi de *herid-i) ; niôiti nech « quelqu'un se glo- rifie » Wb. 23 d 29, cf. 27 a 29 {fiiôiii de *môidid-i, cf. § 101): leicsi hiiad « il le renvoya (de lui) » Ml. 62 (leicsi de *lecis-i). itius « il la mange (la vigne, in fine) » (de *ithid-us) Ml. 102 a i5. Jil-us « ils sont, ce sont eux » Cam. 37 a 38 a (^/ gouverne l'accu- satif, § /io6) ; suhaigthius « il se réjouit de ces choses » SP II 7 (juhaig- ihius de *subaigid-us). Après le verbe substantif, on rencontre d'autres personnes que la troisième, mais les exemples sont très rares : iss-uni ecen « il m'est né- cessaire » VN^b. 10 d 2/i ; taithi-unn « il est à nous » SP II 3 ; is-at- dilinain-siu « il t'est légitime » (Ml. 55 d 21). § 5 10. B. Pronoms suffixes après préposition (cf. § 271). 2 7 y Muni'lIOLOCilE Après préposition, les pronoms personnels sont toujours suffixes sous une forme enclitique. Sauf à la 3" personne, et encore dans une mesure restreinte, il n'y a pas de différence entre le datif et Taccusatif, dans le cas où la préposi- tion gouverne les deux cas. Les pronoms suffixes sont d'une manière générale les suivants : 1*^'' personne du sg. : -m (-mm), qui peut être précédé d'une voyelle quelconque. I ■■* personne du pi . : -n (-nn) , même observation . 2* personne du sg. : -t, même observation. 2" personne du pi. : -h, qui est toujours précédé d'une voyelle anté- rieure. 3* personne du sg. masc. et neut. : en principe pas de désinence. fém. : au datif -/_, à l'accusatif -(^ij^. 3'' personne du pluriel pour les 3 genres : au datif -ib, à l'accusatif -(s)n. Remarque 1. — La sifflante que contenaient primitivement l'accusaliC singulier féminin et l'accusatif pluriel de la 8*" personne ne se dénonce que lorsque le pronom se termine par une explosive sonore, qui alors devient sourde: ainsi iinb -h (s)e donne iiitpe : imh-\-(s)u donne impii \ ind-\-(s)e donne inte\ etc. (I5 118). Remarque 11. — Isolément, on rencontre à laccusatif pluriel de la 3' pers. la même désinence -ib qu'au datif; la même confusion existe dans la flexion du démonstratif sn/(i(' (j^ 538); cf. !:; 2o3 Rem. II. §5ii. a. Prépositions goiweiiiant h' datif. a (as,ass). 3^ pers. sg. m. et n. ass, as', fém. cssi (esse Ml. 60 a 12). 3" pers. pi. essib. di. i'*^ pers. sg. diim, dim. i'"' pers. pi. diiii, diii. 2 '^ pers. sg. : diit, dit. 2'' pers. pi. dlib, dib. ?f pers. sg. m. et n. de (semble contenir un suffixe -g, soit *di-e); iém. dl. 3^ pers. pi. diib, dib. do. 1''° pers. sg. dom, dam. i'" pers. pi. di'in. ■2'^ pers. sg. dnil, dait, deit, dét. 2*^ pers. pi. diïib. 3" pers. sg. m. et n. dâu, dô; fém. di. 3* pers. pi. dôib, doaib. fiad. 2'' pers. \A.fiadib. 3* pers. p\. fiadib. îar(iïi). 2*^ pers. sg. iarmut. 3* pers. sg. n. iaruni « après cela, en- suite » employé adverbialement. t in;s i'iu>\()\is i'j;ns»>\NEi,s i^rg ô, uà. i™ pcrs. sg. uhim. i^pcrs. pi. uàin, uàn. 2" pers. sg. ?/rhY. 2* pers. pi. uâih. 3" pers. sg. m. et n. iiad, iiaiil ; l'éni. z/c'?(i/. 3'' {)ers. pi. uâdib, uaidih. oc. 3* pers. sg. m. et 11. oco, oca (occa), ocae (occae). 3" pers. pi. oc- caib. ôs- i'*" pers. sg. ûasum. 3*^ pers. pi. ôsih. ré(m). I™ pers. sg. rium, reuui. i'" pers. pi. reun. 3* pers. sg. m. et n. rîain souvent employée adverbialement (« avant cela, d'abord »); fém. remi. ?>" pers. pi. remib. § 5 12. b. Prépositions gouvernant l'accusatif. (s)anml. i'" pers. sg. samJtim Wb. 9 d 27 ; 3" pi. samlaib Ml. 67 c 5(§ i64Rem.). cen. 2" pers. sg. cenut. 2" pers. pi. cenuib. '^ pers. sg. m. et n. ce^ie. 0° pers. pi. ceuaib (Ml. 20 d ^ ; § 5 10 Rem. II). Au neutre -cène s'emploie dans la locution ol-chene m. à m. « au delà sans cela » d'où « en outre, etc. » Wb. 7 d i, 10 d 17, i3 a 9, etc., Ml. 87 1) i-j, G7 b 17, 129 c i5, etc., Sg. iiib5, 2i3ai3, 2 2oa5, etc. On trouve ccrit dans Ml. et Sg. olchenae el olchena. co (prend la l'orme cucc- devant pronom suflixe). 1'" pers. sg. ciic- ciini. i*"" pers. pi. citcnii. 2'' pers. sg. cucnt. 2'' pers. pi. cuciiib, eue- ciiib. 3* pers. sg. m. et n., cuci, citcci \ fcm. cucac, cuiccc. o^ pers. pi. cuccu. Au neutre, cuci, ciicci s'emploie adverbialement au sens du lalin adeo, « à ce point, jusque-là, tellement » Wb. ig b 8, 2/1 c 17. :i5 a 27. eter. i"' pers. sg. efrom. i''''pers. pi. etron, etnin. 2^ pers. p\. etruib. 3* pers. pi. etarru, etarro. fri. i'' pers. sg. frium, friiii. l'^pers. pi. frin. 2* pers. sg. friiil, frit. 2* pers. pi. fri b. 3"^ pers. sg. m. et n. fris(s); fém. fric, friae. 3'" pers. pi. friu. ini(b). I™ pers. sg. inimuiii. i'* pers. pi. iinnimi. -i" pers. sg. ////- mut. 2*^ pers. pi. iniiiiib. 3" pers. sg. m. et n. iiuiiibi; lem. iinpc. 3" pers. pi. iinpu. la. i"' pers. sg. lin m, liiiii Uni, Ici m km. V" pers. pi. lein len, lin. 2'' pers. sg. lat. 2" pers. pi. lib. 'S" pers. sg. m. et n. lais(s), leis(s), les(s) ; fém. lae. 3* pers. pi. Icii, Ico. sech. 3'" pers. sg. m. et n. sechx. 3'' pers. pi. scccu (§ 119). 2 8o ■MORl'llOLOGIE tar. !"-■ pers. pi. tonin. 2' pers. sg. tonit. 3'' pers. sg. m. et n. ta- rais. tri. i""' pers. sg. triiini. impers, pi. //•/////. a'" pers. pi. triib. 3" pers. sg. m. etn. triit, trit; fém. tree. 3" pers. pi. treu, treo. § 5i3. c. Prépositions gouvernant le datif et l'accusatif. ar. i'"* pers. sg. airium, eruni. T'® pers. pi. enin. 2*^ pers. sg. crut. 2* pers. pi. airib, airiuib (\Vb. 16 c 23), eruib. 3" pers. sg. m. et n. airi. 3*^ pers. pi. air(r)in, erru. fo. 3** pers. sg. m. et n. foi, fo (ace. Ml. 3; a i4). 3' pers. pi. foib (dât.), fou (ace. Ml. 35 b 16). for. i''' pers. sg. forni. i'" pers. pi. for(r)n. 2* pers. sg. fort. 2'' pers. pi. foiribfnirib furib. 3*^ pers. sg. m. et n. foir,fair] fém. (dat.) fuiri, (sicc.') forrae. 3*^ pers. pi. (dat.) foraib forib, (ace.) for ne et spo- radiquement/0/Ï///7 (Ml. 33 a 9, 42 a 4, i5, 54 a 5, 72 c 11, 72 d 18, 74 c 20, 90 c 25, Wb. 4 c 35, 28 c 4)- in(d). !'■'■ pers. sg. indiuin. i"' pers. pi. indinn. 2" pers. sg. indil •2" pers. pi. indiib, indib. 3" pers. sg. m. et n. and, indid, ind ; tem. (dat.) indi, (ace.) inte. 3*" pers. pi. (dat.) indib, (ace.) intiu. Remarque. — Le Livre des hymnes, auquel ont été empruntées quelques- unes des formes indiquées ci-dessus (occae, rciim, reun, ûasum, etroiu, immnm) non attestées dans les recueils de gloses, en contient d'autres qui paraissent nettement appartenir déjà au moyen-irlandais et par suite doivent être mises de côté; telles remuin remam « devant moi », rcmnn(n) « devant nous », rcinut « devant toi », rempe « devant elles » ; telles surtout les formes issiun « en bas de moi », dessom dessiiin « à ma droite », tudthum « à ma sauche ». IV. — Des Pronoms-adjectifs possessifs. § 5i4- Aux pronoms personnels se rattachent les pronoms-adjectifs possessifs, comme eux indéclinables. Ce sont les pronoms-adjectifs pos- sessifs qui remplacent le pronom personnel dans Femploi de régime d'un norn, et par suite ils peuvent être considérés comme des génitifs de pronoms personnels ; cf. ce qui se passe en cas d'addition de la par- ticule démonstrative sidc (§ 542). § 5i5. A. Pronoms possessifs. nies PRONOMS PERSONNELS 28 1 Les pronoms possessifs, d'ailleurs assez rares, sont toujours accen- tués. Les formes attestées sont les suivantes : I™ pers. sg. Diiii « mien » : miiisse Wb. i b o (^ 5:<3). i''^ pers. pi. nâr et nathar dans la locution : cechtar nalhar « chacun nôtre » AVb. 20 c 26, SP II i (chacun de nous deux) ; cechlar nâr « id. « SP II 7. 2* pers. pi. sethar « vôtre » Wb. i b 2. 3" pers. sg. et pi. di : an-ài « le sien » (n.) Sg. 2g b 3 ; an-aii « les leurs » Ml. 121 d i5 ; â aii « id. » Ml. 70 c i, 92 c 10 ; ai gl. illius Sg. ig8 a i5 ; cechtar n-ai « chacun d'eux » Sg. ig3 b 5, etc., indala n-âi « l'un d'eux » Wb. /i b 24 (m. à m. « chacun leur, l'un leur » etc.); la forme fléchie aiih gl. de suis Ml. 121 b 11, aussi bien du reste que les formes à double / final (jin aii, à aiî) doivent être des créations analogiques, calquées sur le latin. § 5 16. B. Adjectifs possessifs. Les adjectifs possessifs sont toujours inaccentués. Ils ont les formes suivantes : i'''^ personne du singulier, mo (nui, Sj 72). Il y a aspiration. Ex. : iiio-thol « ma volonté » \^b. 3 c 38; nio-chland « ma progé- niture » AN b. 2g d 6. Lorsque le mot qui suit commence par une vojelle, le possessif nio peut élider sa voyelle finale : ]}i-ort « mon rang » Wb. 29 d 26 ; vi~ arilliiid « mon mérite » Wb. 21 c 20 ; iii-aithir « mes pères » Ml. ^^ h 2g ; m-ernigde « ma prière » Ml. 54 d 7 (cf. Wb. 5 a 25, 10 d 25). Mais la voyelle finale est souvent maintenue : mo ort « mon rang « \A b. 23 b 18, 21 ; ino iniigde « ma prière » Wb. 4 d 18 (cf. AAb. 10 c 17, 28 c 10). Remarque. — Dans l'exemple erbert hiulh m-etdae « l'usage de ma chair » Ml. 47 c 4 (cf. 46 b 12), de mo feulae, la voyelle s'est élidéc après avoir fait disparaître la consonne initiale par aspiration. § 517. Après une préposition, le possessif mo perd le plus souvent sa voyelle finale (v. i; 160). Ex. : dai'-m-cbi'iin « par ma tète » Wb. 23 b 18; for-in-naitntt'a « sur mes ennemis » Ml. 38 c 21 : i-m hiilcc « dans mon mal » Wh. 2 a 8 ; ire-m-miscuis « par haine de moi » W^b. 23 b 28 ; tri-ni peccad « par mon péché » Ml. '\\ b 29. 282 MORPIIOLOGir Toutefois on lit ar-iiw-chiumi « sur ma tête » Wh. i/i d 29. Remarque. — Le possessif mo ne subit jamais l'aspiration de l'initiale (§ 169); de là les graphies : dimm-£s « après mol » Ml. 28 d 9, dii-mm -imdidnaad i< à ma consolation » Arm. 18 a 2. hiia-mm ôintaid g\. a meo con- sortio Ml. 1 18 a 2 (§ /^S). i'"'' personne du pluriel, ar. Il Y a nasalisation. Ex. ar-n-athir « notre père » \\b. 2 b 28 ; ar-ui-hrethrc « de notre parole » Wb. 17 b 5. § 5 18. 2^ personne du singulier, do (ou du^ § 72). Il y a aspi- ration. do chenél « ta race » VVb. 607; do-foraithmit « ta mémoire » Ml. i35 d I ; du freciir ceill-siu « ton culte » Ml. 182 b 3; Jo imrhomarc « Ion bonjour » Wb. 3i d 18. L'adjectif possessif de la 2^ pers. du singulier perd sa voyelle finale exactement dans les mêmes conditions que celui de la première (ci- dessus) ; mais alors le d redevient / (§ i63). Ex. : thôenur « ton unité » (§ 255) Wb. 5 a 28 ; i-esérge «ta résur- rection » Arm. 18 b I ; tbilal « ton urine » Sg. Inc. (de do fi'ial avec chute delà consonne initiale sous l'influence de l'aspiration). eut séitchi « avec ton épouse » Wb. 10 a 29 ; dut-menuiain « à ton esprit » Ml. 2 d 5. Dans Ml., l'adjectif possessif de la seconde personne du singulier a parfois la forme /o (§ i63): to-fortacht « ton aide » Ml. 45 c 7; tô ere- dig gl. poculum tuum Ml. /45 d 3. 2* personne du pluriel, far (ou /or). Il y a nasalisation. Ex. : far-n-ainm-si « votre nom » Wb. 4 d 2 ; for-n-iress « votre foi » Wb. 25 d 7; dar-far-cenn « sur voire tête » y\h. 18 a i/i- La consonne initiale de l'adjectif possessif de la 2'' personne du plu- riel ne subit jamais d'aspiration ; l'aspiration aurait en effet pour résul- tat de supprimer cette consonne et par suite d'amener une confusion avec l'adjectif possessif de la 1'* personne du pluriel, ar. De là, l'usage d'écrire har (bor), au lieu de far (for) pour éviter toute équivoque. Ex. : hi-bar cumting « en votre possession » Wb. 5 d 32, do-bar n-iràil « à votre ordre « Wb. 26 a 3o; cf. § 169. § 519. 3" personne, a pour tous les genres et tous les nombres; mais tandis que cette forme produit l'aspiration au masculin et au neutre du DIS l'iutNoMs ri:HS'ELS 280 singulier, elle produit la nasalisation au pluriel pour les trois genres ; au féminin singulier, elle n'exerce aucune action. Ex. : a-îhorhc « son profit » AVb. i a 3 (d'un homme) ; ara-chidl « pour sa part » Wb. 11 c 17 (d'un homme) ; a orcital « son ensei- gnement » Wb. 8 b i3 (d'un homme ; la consonne initiale de for citai a disparu sous l'influence de l'aspiration) ; a-chomalnad « son accom- plissement )) Wb. 5 d 10 (de l'enseignement, forcilal, n.); a-cride (( son cœur » Wb. iG a 3o (d'une femme); an-esséirge « leur résurrec- tion » Wb. 20 b 21 ; ani-bcs « leur coutume » Ml. 19 d 6. Remarque I. — L'cZ est parfois changé en e dans l'adverbe immanetar composé de imin-an-etar « entre eux » ; on lit immenehv Ml. 26 b 20, 26 h 27, immeneîor Sg. 28 a 10. De même dans i m mêle i \\ b. 10 a 6, immelle Ml. 53 b i5, autre forme de iinmalei, immallei, iinmalle « ensemble ». Régulièrement dans Caai., le pronom possessif de la 3'' pers. a la forme e : iii-e laim « dans sa main », fair-e chomnessam « sur son prochain » 37 d. Remarque II. — L'adjectif possessif de la troisième personne disparait parfois après la préposition ho « par » ; ainsi ho chomnesain « par son pro- chain » Ml. 36 a I (= ho-d-chomnesani) ; cf. § 92. Remarque III. — L'adjectif possessif de la troisième personne, sous la forme a, est souvent surmonté d'un accent dans les manuscrits, surtout lorsque le mot qui suit commence par une voyelle (cf. § 22). Ainsi : d-gni m MI. 24 c 12; d abstanit « son abstinence » Wb. 6 c i5. Remarque IV. — Sur 1 anticipation du régime par l'adjectif possessif. voir § 617. Remarque V. — Comme le latin, le vieil-irlandais admet que l'adjectif possessif exprimé avec le sujet de la phrase se rapporte à un mot qui n'est dans la même phrase que régime direct ou indirect. Ainsi : intan doroacht forsnapecthachu a clôi(ne) « lorsque l'iniquité des pécheurs fut retombée sur eux » Ml. 38 a 8 (m. à m. « lorsque leur iniquité fut retombée sur les pécheurs » ; pour le tour, cf. Tur. 79) ; ar(ra)nert ahiress dochreîim » car sa foi le fortifia pour croire » Wb. 2 d i. § 520. L'adjectif possessif peut être objectif ou subjectif, c'est-à-dire avoir avec le substantif auquel il se rapporte un rapport d'objet ou de sujet. Ainsi luo serc « mon amour » peut signifier « l'amour que j'éprouve » ou « l'amour que j'inspire » ; cf. a-fiiis « la science de cela » Wb. 19 b II ; rt adhuaih « sa terreur » (la terreur qu'il inspire) Ml. 4o c 1 1 ; trem- misciiis-se « par ma haine » (la haine qu'on a de moi) Wb. 23 b 23. sSA MORPIIOI.OGIK V. — Des particules renforçantes personnelles. § 021. Outre les pronoms personnels qui viennent d'être étudiés, il y a des particules personnelles, toujours enclitiques, qui servent à in- sister sur l'idée de la personne. On les appelle « particules renforçan- tes » (« particulae augentes » de la Grctiuniatica Ccltica), parce cju'elles servent le plus souvent à renforcer un pronom personnel précédent ; mais elles peuvent être employées aussi sans que le pronom personnel soit exprimé. § 522. A. Formes des particules renforçantes personnelles . i/® personne du singulier -sa (changé parfois en -se après une finale de position antérieure). i""® personne du pluriel -/// (peut-être -siii Wb. i5 c 20). :>} personne du singulier -su, -so (changé parfois en -siu après une finale de position antérieure). 2® personne du pluriel -si. 3* personne du singulier, masculin et neutre -soin (changé parfois en -sem ou -sium après une finale de position antérieure) ; féminin -si. ?>" personne du pluriel pour tous les genres : -soin (changé parfois en -seul ou -siuiii après une finale de position antérieure). § 628. B. Emplois des particules renforçantes personnelles. a. Particules renforçantes après pronoms absolus. En s'agglutinant aux ])ronoms absolus, les particules renforçantes forment les composés sui- vants : i""* pers. sg. messe (meisse) « moi ». i''" pers. pi. siiini (snisiii) « nous ». 2® pers. sg. tussu « toi ». 2* pers. pi. sissi « vous ». 3* pers. sg. m. et pi. hésom « lui, eux, elles ». Exemples : is messe rophroidech doib « c'est moi qui leur a prêché » Wb. 10 c 20, cf. Ml. 47 a 2 ; ar-cid-snissni ninmôidem and « car même nous, nous ne nous vantons pas de cela » Wb. 23 d 23; ni tussu « ce n'est pas toi )> AAM). 5 a 28 ; apstil itossug sissi larum « les apôtres d'à- DES l'IUtNOMS l*i;US()NNi:i,S S/] à 19; rafctar-sa « je le sais » Ml. 3(î a 82 ; jun'hoiiicihiid-s! « vous l'accomplissez » Wb. lô a 7 ; dosber-som (( il la donne « Ml. ')() b 7. Par suite, dans les i)lirases suivantes, on ne peut savoir si la particule est employée l'omme sujet ou sert à renforcer le pronom inlixe : \iom- dii'hini-sc u je me veniie » Ml. 38c 21 ; iiolaniiiic-siii « (te) armaueris » Ml. ^^ a 21 ; nirloiid-soiii « auiliiet eum >> Ml. '\l\ c 10: iiUviiihi-soni « coniungit se » AM). aâ b i(i. i; 529. d. Particules renforçantes après idi adjectif possessif. Pour ren- forcer un adji'ctif possessif, on ajoute souvent une [)arlirule renior(;ante au substantif. h'xemples : ino-beii-sa « ma femme » Sg. Oi b l 'i ; iiio-tJjorbe-se u mon profit » ^^ b. 1 2 c oG ; do-nieii(niaii) su (gén.) « de ton esprit » Ml. 2 d \'À \ diit-nieiiniaiii-siii « à ton esprit » Ml. 2 d b; farù-digal-si « votre ven- geance » A^ b. 5 d oô ; farn-aiiiiii-si « votre nom » ^^ b f\ d 2 ; a-bésii sont « ses mœurs » ^^ b. 2 d \ ; a-^nâs-si « sa compagnie (à elle) » \\ b. 10 a 2 (ycy\\ âi^iiasi) : a-siilhine soin « leur éternité 11 W b. i b i5; aii-i^niiii-soni « leur ollice » Ml. 2/» a .^|. Quand le substantif est accompagné il "un adjectif auquel il est étioi- tement uni, la particule renforçante peut même être rejetée après Tad- jcctif : iiin-ar rilb arsid-iii gl. » in nostro nelere curriculo » Sg. 108 b 3. Ileinarijue. — Conune ladjeclir possessif qu elle renforce, la particule peut ôtre prise au sens sul)j(>ctif ou objectif (cf. >:; 020); a\u»'i. jar-scrc si do dij « votre amour pour Dion « \\ I). iS bai ; for-scre-ii liin-sa « mon amour pour vous » \\ b. 23 a ^7. VI. — Des particules renforçantes réfléchies. ^ 53o. Le pronom personnel ayant également la valeur du réfléchi, :^(SS "MOKPHOLOClE il n'y a pas de pronom réfléchi. Mais il existe des particules renforçantes réfléchies, dont l'emploi est exactement semblable à celui des particules renforçantes personnelles. § 53i. Forme des particules renforçantes réfléchies. La forme des diverses particules renforçantes réfléchies est des plus fuyantes et se laisse très malaisément ramener à une règle. Cf. Pedersen Asp. 98. i™ iDcrs. sg. féin, fadéin, céin. i''' pers. pi. fanisin, fesine, canisin. 1" pers. s^. féin, fadéin. 2" pers. p\. fadisin, fésin, fadéisne, féisne. S*' pers. sg. m. et n. fade s in, fessin, cadessin. fém. fadisin, fesine, féisne, féisin, fadéisne. pi. 3 genres fadesin, fadesine, fadéisne, fesine, féisne, cadesin, cadesne. On ne rencontre que des formes en /dans \Vb. et Ml. ; Gam. et Sg. présentent les unes et les autres. Remarque. — Au lieu de fadesin, Wb. a une fois fein, 7 b i, à la 3" pers. du singulier. On trouvera des exemples de ces diverses formes dans les listes sui- vantes. § 532. Emploi des particules renforçantes réfléchies. Cet emploi est absolument parallèle à celui des particules renforçantes personnelles ; il arrive même que toutes deux soient simultanément employées. a. Après pronoms absolus. tné-féin « moi-même » Ml. 109 d 3; /// féin « toi-même » Wb. 8 d 27 ; hesoni fesin « lui-même » Ml. 53 a 5. § 533. /;. Après pronoms infixes ou suffixes. no-d-moladar fesin « qui se loue lui-même » Wb. 17 b 21 ; ru-s- madaigset fesin « ils se sont trompés eux-mêmes » Ml. 48 a i . gnithi-sinm fadesin gl. agit se Ml. 3o b 20. uaimmf'in Wb. 1 1 c i ; deitféin Wb. 28 d 1 5 ; ind-fessin Ml. 01 b 1 2 ; friu-som fesin Ml. 5/4 c 18; di- féisne Sg. 199 b 6; friss fadesin Wb. Oc 18; huadi fadisin Ml. i33 c 10; lee fadeissne ACr. 11 c i ; forrae fadisin Tur. 79 ; uainn fesine Wb. i5 a i3 ; duun chanisin Cam. 37 d; tri ib fadéisne W'b. 3 b 22 ; airib féisne Wb. 27 c 19 ; dib fesin Ml. DES PRONOMS PERSONNELS 289 129 c 18; indib cadésin Sg. i88 a 2 (cf. iGo b 2); intîn fadesin Ml. 53 b II ; intiu fesin Ml. 53 d 17. c. Comme sujets. intain ronîciih féin « quand je viendrai moi-même » \Vb. 18 b i4; kt imnî nad îecbtai féin « jalousie au sujet d'une chose que tu ne pos- sèdes pas toi-même » Ml. 56 b 33; oldaas fessin « ... qu'il n'est lui- même » Wb. 23 c i5 ; daberid-si jéissm « vous le donnez vous-mêmes » Wb. 2/i c lO; ni coinalnat-som cid fcissne rechl « eux-mêmes n'accom- plissent pas la loi » Wb. 20 c 22. § 53/i. d. Renforçant un adjectif possessif. mo-saithar féin « mon propre travail » Wb. 7 a i ; mu nienma céin « mon propre esprit » SP. II 2, 16; a-chorp fadesin « son propre corps » Wb. i3 d 20 ; ni-pridcham ar-n-indocbâil fanisin « nous ne prê- chons pas notre propre gloire » Wb. i5 b i'] ; for-n-aircbinuech féisne « votre propre maître » \M3. 5 a 11 ; far-ni-brâthir fadisin « votre propre frère » \^b. 4 c 4o ; a-Jili fésine « leur propre poète » WIj. 3i b 19 ; a-nert fadesin « leur propre force » Ml. 95 a 5 ; di-a-luc fadesin « à leur propre place » Sg. i5/i b i. e. Enfin, on trouve les particules réfléchies renforçant un article ou un démonstratif. in-duine fadesiu « l'homme lui-même » ^\h. 8 b 8. ind nime fadesin « du ciel lui-même » Ml. 5i c 27 ; cf. 45 b i5. irisna-deu fessine « parles dieux eux-mêmes » Ml. 36 c 19. na-forcitlaide fadesine « des précepteurs eux-mêmes » Wb. 3i d 17. don chrunn fésin « à l'arbre même » Sg. 61 b i3. robu foirblhe side fadesin « celui-ci a été parfait lui-même » Tur. 33. VII. — Accord des pronoms personnels. § 535. Le pronom de la 3'' pers. attribut se met généralement au genre du substantif auquel il se rapporte (cf. § 573). Ex. : is-hé in-gnim « ceci est l'action » Ml. i5 b i ; bid-sî a-fochricc « ce sera sa récompense » Wb. 20 c i3, etc. Toutefois, se rapportant à un substantif féminin, le pronom présente la forme neutre dans certaines locutions, telles que : is-ed a-erat « tant 19 âÇjO MORPHOLOGIE que » (m. à m. « c'est son étendue ») Ml. 33 a i (eret fém. cf. ind-cret sa Ml. 1 M b i4) ; ni hed a meit « non seulement » (m. à m. « ce n'est pas sa quantité ») Ml. 32 d lo, 35 b i, 121 b 16 etc. § 536. On rencontre même la particule renforçante personnelle neutre après un substantif féminin : mad fochricc soin « si c'est récompense » Wb. 2 b 26, en face de is mût si « c'est une muette » Sg. 17 a 3, /V rann-si « c'est une part » Sg. 25 b 5. Cf. Strachan Eriu I 6. § 537. A un mot d'un genre ou d'un nombre quelconque peut se rapporter quelquefois un pronom neutre singulier. indigal domheir som is ed inchosaig afrecndarcus « la punition qu'il inflige, voilà ce qu'indique sa présence » (cf. § 579) Ml. 1 16 d 3 ; <'^ au neutre, bien que digal soit féminin. Gela se produit particulièrement quand le pronom est infixé (cf. §618): is moltaidiu de iriîahairt fortachîan cid dumuch nachid àirilli « elle en est plus louable en portant assistance à quelqu'un qui ne le mérite pas » Ml. 8/^0 13 (fortacht, L); ni fitir idal inna inchlidi amal rundfitir dia « les idoles ne connaissent pas les secrets comme Dieu le connaît » Ml. i4o c 10. Cf. Wb. 9 a 23, 12 c i3, 20 d 17, 21 c 22, 26 a 22, Ml. 46 c 7, et V. Strachan Sélections 64 . Le pronom neutre peut même se rapporter à toute une proposition : mad aill diiib cid accaldam neich diib darigente « s'il vous est agréable même de vous entretenir avec l'un d'eux, vous pouvez le faire » Wb. i3 b 3. CHAPITRE II DES PRONOMS ET ADJECTIFS DÉMONSTRATIFS (RELATIFS) A. Démonstratifs proprement dits. § 538. La différence entre le pronom « celui-ci » et ladjectif « ce, cet » démonstratifs existe à peine en vieil-irlandais, et Fun et l'autre s'expri- ment le plus souvent par des particules renforçantes qui sont les mêmes dans les deux emplois. Il n'y a qu'un seul pronom démonstratif absolu, c'est *suide; mais il n'existe pas isolément et n'est attesté que comme régime d'une pré- position, aux cas suivants : Sg. dat. m. et n. -sitidiu fém. -siiidi. ace. m. et n. -suide fém, -siiidi. PI. dat. -suidih (pour les trois genres), ace. m. -suidiit (snidih). Toutes ces formes portent l'accent. A l'ace, sg. neutre, à côté de -suide, on rencontre fréquemment la forme -sodain, -sodin. A l'ace, pi. maso, -suidib se rencontre au lieu de -suidiii après les prépo- sitions cen (Ml. 20 d 3), /or (Ml. loi d 6), fri (Ml. 3i a 18, Sg. 61 a 6), im (BCr. 18 b3), la (Wh. 8 a 12, 17 d i r, 21 b n, Sg. A a 9), tri (Ml. 56 b i5) ; cf. ZCP IV 66 et §§ 2o3, Rem. II, et 283 et ss. § 539. Exemples : dosuidiu « à celui-ci » AAb. 6 c 4; issuidiu « en cela » d'ori « alors » Wb. i3 d 20 (cf. Sg. 28 b 2, 39 b 7, 4i b 11, 199 b 5 etc. et § 622); ôsuidi « de celle-ci » Sg. 198 a i4; lassuide « auprès de celui-ci » Wb. 3t b 8; oUuidc « à cause de 292 MOr.PIIOLOGTE cela » Sg. 26 b 6 ; hisiiidi « en celle-ci » (ace.) Ml. 79 b 5 ; disuiâih « d'eux » Wb. 3 d 28 ; lasuidiu « auprès d'eux » Wb. 8 a 1 1 ; amal wdain « comme cela » Sg. 187 a 2 ; arsodin « pour cela » A\b. i4 c 11 ; fosodain « sous cela, par suite » Sg. /ii b 7 \ frisodain Ml. ^2 b 4 ; hiso- din « auprès de cela, par suite » Wb. 28 a 28 ; olsodain « à cause de cela » Sg. 2i3 a 2, d'où « néanmoins » (cf. le français pourtant) Ml. \o a 12 (Strachan RC XVIII 21 4) ; trisôdin « par cela » Wb. 2 c 21. Remarque I. — C'est de *di-suidiu qu'est sorti l'adverbe didiu « donc » (Pedersen Asp. 69). Remarque II. — La locution olsodain est devenue une véritable conjonc- tion qui s'emploie avec la construction relative (§§ 6i4 et 660) pour intro- duire une proposition en opposition avec la proposition précédente : asbe- rdtsom,.. olsodin as ères doib « ils disent (telle chose)... ; ce qui est une hérésie de leur part » Ml. 24 d 23 (cf. Pedersen KZ XXXY 826). § 54o. En dehors de ce cas, le démonstratif s'exprime par des par- ticules renforçantes démonstratives enclitiques, absolument compa- rables aux particules renforçantes persomielles (§ 52 1) ou réfléchies (§ 53o). Tantôt elles s'ajoutent à l'article, qui sert alors de véritable pro- nom-adjectif démonstratif, tantôt elles sont employées isolément après un verbe ou un nom. Il arrive fréquemment que deux ou même plusieurs particules ren- forçantes démonstratives soient employées simultanément pour renforcer le même mot. § 54i. Forme et emploi des particules renforçantes démonstratives. Il convient de signaler tout d'abord la particule side qui n'est que la forme enclitique du pronom absolu *siiide (§ 538) ; sur les formes sans s, v. § i64- Cette particule se fléchit de la façon suivante : Sg. nom. -ace. side sede side sidi ade ede side gén. sidi side adi ade sidi adi ade sidi side adi ade PI. nom. -ace. sidi side adi ade gén. side sidi ide adi Cf. Strachan Éria I 5. La particule side a trois emplois principaux ; elle sert à renforcer un pronom personnel (a) ou un adjectif possessif (Jy), ou bien à jouer le DES PRONOMS ET ADJECTIFS DÉMONSTRATIFS (rELATIFs) 'JJ)0 rôle de sujet (^). Dans le second cas, c'est naturellement le génitif qui est employé (cf. § 5i/i). a) is he-side as eola « c'est celui-ci qui est instruit » Wb. 4 b i ; is-he- side robu ri « c'est celui-ci qui a été roi » Ml. loo c lo ; isi-ede indail « c'est celle ci la pierre » Wb. ii a 19; it-hé sidi « ce sont ceux-ci » Sg. 77 a 6 ; // he-sidi torud « ce sont ceux-ci, le fruit » Ml. 46 c 8. ni-sn~airmim sidi « je ne les compte pas, ceux-ci » Sg. 2o5 a 2 ; is-dia cota ôei-ade « c'est Dieu qui la protège, celle-ci » Wb. 29 d 29. § 542. li) (au génitif) ba foirbthea a-ires-sidi « sa foi (de celui-ci) fut parfaite » Wb. 19 a 11 ; inna imcaisin adi « à sa vue (de celui-ci) « Ml. 36 a i5 ; iss-a eregem adi « c'est sa plainte (de celui-ci)» Ml. 35 a 20 ; ar-d àildi ade « par sa beauté (de celle-ci) » Ml. 32 a 22 ; am-bés adi « leur habitude (de ceux-ci) » Ml. 19 d 6; air-thuccai cach chenel... an-insci sidi « car chaque race comprend leur langage (de ceux-ci) w Ml. 42 c 8. c) insamlatbar-side « celui-ci imite » Wb. 9 a i5 ; ni augîor side iiilc « celui-ci n'est pas auteur du mal » Ml. 44 d 19 ; is-éola side « celui- ci est instruit » A^ h. i a 4 ; biih sutbin side « ceci sera éternel » Ml. 89 c 10 (side se rapporte au mot sid « paix », non exprimé, qui est neutre), cf. 5o c 8 ; atual nadfinnatar sidi « comme ceux-ci ne savent pas » Ml. 99 b lo; ni-tiagat saidai sech satuirn « ceux-ci ne vont pas au delà de Saturne » BGr. 18 c 3; anial diingiiiat sidi « comme font celles-ci » Tur. 1 1 ; atnal dongni ade (v comme fait celle-ci » W b. 24 d 10 ; isbitilcbaib ardaib nobitis adi « c'est sur de hautes collines qu'étaient celles-ci (les idoles) » Ml. 1439. § 543. 11 y a toute une série d'autres particules démonstratives, très fréquemment employées, qui commencent par la sifflante s. Ce sont : se, so, sin, siu(seo), son, communes aux trois genres et aux deux nombres. La dernière a souvent la forme on (ou Ijôii) ; pour la chute de s dans un mot inaccentué, v. ^ i64. Ces particules s'agglutinent à un élément in- emprunté à l'article pour former un véritable pronom démonstratif; ou bien elles s'ajoutent à un substantif précédé de l'article avec la valeur d'un adjectif démons- tratif : inso « celui-ci » Wb. 12 d 6, « celle-ci » Ml. 88 b 11, « ceci » \\h. 9 c 29, « ceux-ci » Wh. •l'j b 8; insin « celui-ci » Wb. 7 b 11, 2g\ MORPHOLOGIE « celle-ci » Ml. 5i c 28, « ceci » Ml. 87 c 2 ; inse « celle-ci » Ml. ii4 a I, « ceci » Ml. 128 d 9, « ceux-ci » Ml. 86 c 3 ; etc. Dans cet emploi, on rencontre souvent dans Ml. so, sin au lieu de inso, insin (Strachan ZCP IV 66) ; les combinaisons *in-s'm, *in-son ne sont pas attestées. in meit-se « cette quantité-ci » Ml. cj3 b 2 (gl. tain); ind-fir-so « ces hommes-ci Wb. 5 a 5; an-atrab-sin « ce séjour-ci » Ml. 17 b 5; in- îain sin « ce temps-ci » Ml. 49 a 16 (cf. § 668); ar-rind-sin « cet astre-ci » Sg. 70 b 7 ; tar œsi in cethardai seo « à la place de ces quatre choses-ci » Ml. 36 c 28 ; Irisin credo son « par ce credo-ci » Tur. 68 ; is-sl run son « c'est ce mystère » Ml. 38 c 7 (sans article exprimé); in-taidchur son « cette rémission-ci » Ml. 47 b 6. § 544- On les rencontre aussi après préposition. Cf. Strachan ZCP IV 66 n. i. arse « pour cela » ^11. 18 d i5 ; cosse « jusque-là » ^\h. 17 a 12 ; lase, lasse « alors », d'où « lorsque » (§ 718). arsin « pour cela » Ml. i36 c 11 ; asin « de cela » Ml. 09 a 21 : cossin « jusque-là « Wb. i5 d 33 ; disin « de cela » Ml. 87 b 2/1 ; du sin « à cela » Ml. 43 a 17 ; fosin « sous cela » Ml. 46 c i4 ; frisin « contre cela » Wb. 12 d 4i ; issin « en cela » Wb. 12 do; iarsiti « après cela » Wb. 18 d 18; 7-esin « avant cela » Ml. 22 d 19; trisiii « par cela » Ml. 60 b i5. des in « de cela » Sg. 71 b 2 ; issiu « en cela » Wb. i3 b 21. § 545. Elles peuvent encore renforcer un pronom personnel ou bien un adjectif possessif. it-é son « ce sont ceux-ci » Sg. 77 b 6 : is-hed-ôn « c'est ceci » W b. 9 c i5 ; is-be(d) se « c'est ceci » Sg. 201 a 3. di-a ic son « à son salut (de celui-ci) » Ml. 38 c 10. On trouve même on employé parfois absolument : ni-digen-sa on insin « je ne fais pas ceci » Ml. 87 c 2. § 546. Quelques-unes de ces particules sont d'origine adverbiale et marquent proprement le lieu. Ainsi sift signifie « ici » Sg. 191 a 2, Ml. 86 a I ; et de même sin Wb. 18 b 21, Ml. 24 b 12, 56 b 1 1. Il est donc permis de mentionner encore parmi les particules démons- tratives certaines particules adverbiales uniquement locales qui s'em- ploient comme les précédentes. Ainsi, à siu « ici » s'oppose tall « là » DES PRONOMS ET ADJECTirS DÉMONSTIVVTIKS (rELATIFs) :^(j5 (cf. siii nà tall « ici ou là » "\Vb. '6 & 17 ; siii 7 tall « ici el là » W b. 28 d i); de là : int-sarra thall « cette Sara là » Tiir. 62. De même suiid qui signifie proprement « ici » (doadbadar sund « il est montré ici... w Wb. 7 d 10; o-sund, di-siind « à partir d'ici » Wb. 22 d 8, 3o G 22) s'emploie aussi comme particule démonstrative : do- sund « pour cela » Wb. 28 a 7. Enfin ucut « là » sert de particule démonstrative dans : cen-iiiathâ in-tegdais n-nciit « outre cette maison-là » \^b. 33 a z^. § 547. La particule démonstrative / (hi), toujours accentuée, s'ajoute le plus souvent à l'article, et souvent elle est renforcée par l'une des particules mentionnées au § 5^3. Exemples : int-hi-sin « celui-ci » Ml. 25 c i/i; isind-î siu « dans ceci » Ml. 5i d 2 ; an-i-siu « ceci, cette chose-ci » Wb. 12 a 12 (cf. § 55o) ; hondi « de ceci » Ml. 1731. Pour plus de détails, v. § 549- Parfois, la particule /' renforcée à son tour d'une autre particule démonstrative s'ajoute au substantif précédé de l'article : int ainmnif^iid hisin « cette appellation-ci » Ml. 87 a 16; dorigni in firmiminl n-isin « il a fait ce firmament-ci » Ml. ^2 b 24. La particule -/ produit l'aspiration dans hi-thaU Ml. 28 d 10, 18 c i3, 78 d 4, mais hi-tall Ml. 26 b 7 ; cf. § 168 Rem. IL B. Article en fonction de démonstratif et de relatif. § 548. L'article (§ 200) a fréquemment une valeur démonstrative. Toutefois cette valeur est le plus souvent précisée par l'addition d'une particule démonstrative (§ 543), ainsi : indjlr-sû, ind-fir-sin « de cet homme » Ml. 23 d 17, 3o c 3; ind-. epistil so « cette lettre » Wb. 3 b 20; an-dJiged sin « cette loi » Wb. 10 d 19, etc. Remarque. — Très rarement la particule est employée seule, sans article: bethu sin « cette vie » au lieu de in-bethu-sin Ml. 53 c [4 ; drgarthae se « cette chose défendue » au lieu de an-£rgarthae se Ml. 69 a 21 (cf. Sg. g b i3 : .p. sin pour a .p. sin « ce p »). § 549- Lorsque la particule démonstrative est -/ et qu'elle n'est suivie d'aucune autre, elle s'ajoute directement à l'article avec lequel elle 296 :morphologie forme un composé. Ainsi : iuti iiioysi « Moïse que voici » W h. 33 a 2 ; mais int-alaxander h'i sin « Alexandre que voici » Wb. 28 a 20. Le composé iniî est un véritable démonstratif qui se fléchit ainsi : m. II. Sg. noir., iuti f ace. iiiiiî S aui gén . indî dat. -(si)ndi PI. nom. indi ) ^ , . iiinahi ace. iniiahi ) gén. intiani dat. -(s)naihhi Pour le féminin, il n'y a que le nom. sg. indi. Le démonstratif ijiti produit l'aspiration dans inti-thall « celui-là » Sg. 197 a 9, mais on lit ani tuds Ml. 1 17 c 6 ; cf. Pedersen KZ XXXV ^28 et §§ 168 Rem. II et 5^7. § 55o. L'article au pluriel neutre suivi de la particule -/ s'emploie couramment au sens vague de « ces choses » : aniaib-hi-siii « pour ces choses » Ml. 58 d i3; huanaih hi-siu « de ces choses- ci » Ml. 100 c 5. Dans ce sens, il présente parfois la forme nani nantit : na ni araro- gart sont « ce qu'il a défendu » AYb. 5 c 23 ; nanni robu thol do « ce qui a été son désir » Ml. 33 a 18; condih sainemail nanni lahrathar « afin que ce qu'il dit soit excellent » Ml. 35 d 22. Remarque. — C'est du démonstratif neutre an-i coupé a-ni que l'on a tiré le substantif «/ « chose », employé par exemple dans môr ni « grande chose, quelque chose de grand » (Wb. 2 d \l\, i5 a 23, Ml. 17 b 12, i46 d 1) et qui sert aussi comme pronom indéfini au sens de « quelque chose ». Rien qu'employé comme substantif neutre, le mot ni ne produit jamais de nasa- lisation (g 175)- Dans Wb., il n'y a pas trace de flexion de ni ; mais déjà en vieil-irlandais cependant on trouve au datif nin Ml. ^7 b i. mo Ml. loi a 4 et ncoch Sg. 217 a 5. § 55 1. Expression de l'antécédent du relatif. Le démonstratif ///// e.st particulièrement employé pour servir d'antécédent à une phrase relative ; ainsi : DES PRONOMS ET ADJECTIFS DÉMONSTRATIFS (rELATIFs) 2f)- inti nochreitjed « celui qui croira » Wb. 5 a 2C ; is diliu lemm uni as- torbx oldaas ani as-dihna'm « je préfère ce qui est profitable à ce qui est légitime » Wb. ii b 17 ; cen- chomalnad indi nopridchini « sans l'accom- plissement de ce que je prêche « Wb. 11 a i5; i-sindi scribas « dans ce qu'il écrit » Sg. 197 a 20; is athir som innani techte foirbthelith « il est le père de ceux qui possèdent la perfection » W^b. 2 c 11 ; ar-indi « parce que » Ml. 29 a /j, 3i b 17, Sg. 161 b 5. Toutefois, au neutre singulier (nom. ou ace), la forme simple de Farticle an est fréquemment employée avec la même valeur sans addi- tion de la particule démonstrative : an-as olcc « ce qui est mal » Wb. 10 c i3 ; an-as-torbe « ce qui est profit » AAb. II c 6 (à côté de ani as-torbœ ib, 11 b 17). La seule dif- férence entre an et ani est que ce dernier est toujours accentué sur la finale; an au contraire est toujours proclitique. is deniniu linun an adchiain hua-sulib oldaas an-rochlninemniar hua- chlnasaib « est plus certain pour nous ce que nous voyons des yeux que ce que nous entendons des oreilles » Ml. 112 b 10. Remarque. — Par suite des modifications phonétiques mentionnées au § 171 et suiv., on a arropridchad « ce qui a été prêché» Wb. 18 b 7 ; aprid- chitnme « ce que nous prêchons » Wb. i3 b i4 ; acésme T AXE pareil cas. Il est possible aussi que Tadjeclif ait été enclitique après le substantif, ou bien encore que, malgré le groupement, les deux éléments conservassent tous deux leur accent. Du moins, les lois de nasalisation et d'aspiration ne sont pas toujours régulièrement appli- quées entre les deux éléments (id. ib. 432). Remarque. — L'adjectif attribut n'est jamais groupé avec le substantif auquel il se rapporte ; et les lois de phonétique syntactique ne sont pas applicables en pareil cas. Ainsi is-déntitol ddd « la volonté de Dieu doit être faite » Wb. 29 b 13, is-iacair censs « la douceur est convenable » VVb. 20 c 3, conrop inonn cretein, « que la croyance soit la même » Wb. 7 d 10 ; etc. § 586. Lorsque l'adjectif précède le substantif, il forme générale- ment avec celui-ci un composé et reste non-fléchi (§§ 219 et 3o8); les cas 011 Tadjectif précédant le substantif est fléchi sont trop rares pour qu'on puisse en dégager les lois du groupement. Pour les adjectifs pronominaux cach, nach et cia, le groupement avec le substantif qui suit est nettement établi (Pedersen KZ XXXV /|3o-/i34); cf. § 227. Ainsi : cia-cbntth « quelque forme » Ml. 76 d 10 etc. ; cûrh- thiïare « chaque aliment » Wb. G b 8 ; in-nach-thallond « dans tout talent » Wb. 17 c i3. § 587. En ce qui concerne le régime au génitif, l'existence du grou- pement ne paraît établie que lorsque ce régime équivaut à un adjectif épithète; du moins, c'est en pareil cas seulement que s'appliquent, s'il y a lieu, les lois de phonétique syntactique (§ i65; cf. Pedersen KZ XXXV 433 et 435). Ainsi : toi cholno Wb. 20 c 20 « désir de chair », comme on a loi cholnide Wb. 3 c 38 « désir charnel » ; les deux expressions sont syno- nymes. De même, inuiiarchor chôrc « mission de paix » (=^ pacifique) Wb. 5 a 5. Mais lorsque le régime au génitif ne peut être remplacé par un adjectif épithète, les lois de phonétique syntactique ne sont pas appli- quées : hires creitme « foi de croyance » V\ b. 2 b 8 ; maire tairngiri « fils de promesse » Wb. 4 c 6, etc. § 588. 2° Groupements verbaux. Une forme verbale admet les mêmes enclitiques qu'un substantif (§ 584), mais elle peut avoir comme proclitiques : ORDRE ET GROUPEMENT DES MOTS 3i3 a) Les préverbes, placés devant Taccent (§5^ /i:^9 et ss.) : do-biiir « je donne », ro-predchns « j'ai prêché », etc. /;) Les négations : ni-CHtiicaiii « nous ne pouvons pas » ; iià-scarad « qu'il ne se sépare pas », etc. 6") Le relatif et les locutions qui le contiennent : an-ashiiir « ce que je dis », dian-cpnr « à qui je dis », etc. d) Les conjonctions : air-thuccai cach chenel... aninsci « car chaque race comprend leur langage » Ml. ^•l c 8; nô chonutangar « ou bien il est édifié » Ml. i/i c 5 (cf. § i68 Rem. Y et § 6io ; dans Wb. no n'aspire pas un verbe qui suit); ma-chomahiit « s'ils accomplissent » Wb. 28 c 7 ; etc e) La particule interrogative /;;. in-hendachiib « est-ce que je bénirai 1} » /) Certains adverbes : mu-riissi farndochtim « que bientôt j'aille vers vous » Ml. 3/i a 4- Remarque L — bés « peut-être » n'est pas sûrement proclitique (cf. !^ 598) : hés asberasu as-nainm dosom aninnis « tu dirais peut-être que son nom estanimus » AGr. iZt a 2. Remarque IL — Il sulTit de rappeler que les pronoms infixes (i^ ^93) sont toujours enclitiques à un proclitique précédent : no-s-carim « je les aime » ; ni-s-carini « je ne les aime pas » ; manid-chomalnit « s'ils ne l'ac- complissent pas », etc. Pour l'indice relatifs, v. ^ /|94- § 589. Mais il y a dans le groupement verbal une importante dis- tinction à faire, car ce groupement comporte deux degrés. On a désigné au § 323 sous le nom de proclitiques intimes certains proclitiques verbaux qui exigent l'emploi de la flexion conjointe, admettent l'infixation des pronoms (§ /ig3) et comptent pour un élé- ment au point de vue de l'établissement de l'accent dans le verbe composé (§ (xilx). Ce sont : les négations, la particule interrogative et les locutions prépositionnelles ou conjonctives qui contiennent le rela- tif (mais non le pronom relatif isolé). Il faut joindre à ces proclitiques intimes les préverbes, lorsqu'ils ne sont pas eux-mêmes le centre d'in- tensité du groupe verbal (§ [x2^\ De là le traitement très différent du verbe, suivant que la conjonc- tion contient ou non le relatif (§ 698) ; traitement qui peut se résu- mer, au point de vue de la flexion, par l'opposition de : SYNTAXE co-iiiidiihir « afin qu'il juge » Ml. 35 c 3o (abs.) et de : con-fcsîar « de sorte qu'il sache » \Ab. 12 c 38 (conj.), au point de vue de l'infixation, par Topposition de : cù-nu-m-daingnige-se « afin que tu me fortifies » Ml. ^9 d i3 etde: con-âam-chualae « de sorte qu'il m'a entendu » Ml. gS c 9, et au point de vue de la place de l'accent, par l'opposition de : co-dugnem et de : co n-dcuaui co-asherad et de : co n-cprcd (cf. § ^'2[\). En cas de négation, puisque la négation est toujours un proclitique intime, on a sans distinction : coni-dénam et cona-dénam coni-épred et cona-épred (§ /|24). La distinction des proclitiques intimes cl non-intimes qui est d'une extrême importance au point de vue morphologique (v. §§ 323 et ^2?>) n'avait qu'à être rappelée ici, car dans les deux cas il s'agit de pro- clitiques. § 590. Le groupement verbal était peut-être plus étendu encore qu'on ne vient de le dire. En effet, il est possible que le sujet ou l'ob- jet direct qui suit le verbe ait été englobé dans le groupement verbal ; du moins le rapport syntactique du sujet ou de l'objet avec la forme verbale n'est pas défini avec exactitude. C'est le procédé de l'aspiration qui seul peut fournir un critère pour résoudre cette question. Or, dans Wb. , le sujet n'est jamais aspiré (Pedersen KZ XXW 328), et on ne rencontre l'aspiration de l'objet que dans les deux exemples : nertad cbàch « qu'il fortifie chacun » 5 d 11, dioiprid chàch « vous trompez chacun » 9 c 23, où il s'agit du mot càch. Comme, en d'au- tres passages, le mol càcJj reste inaspiré (§ i(>9), il s'agit en tout cas d'un traitement exceptionnel (id. //;. Sag). Mais la situation n'est pas la même dans IMl. et Sg., où l'aspiration se produit aussi bien pour le sujet que pour l'objet (Pedersen ib., Thés. II 188 n. c) : arberr chial chesto as indi as difficio « le sens du passif est dérivé de ce qui est difficio » Sg. i46 a i ; mani dene chaihn « si tu ne fais pas de combat » Ml. 37 c i5 ; etc. nllDIU; F.T (iKOiri.MIiNT I>ES MOTS 3l5 L'aspiration s'est mémo étendue à des locutions adverbiales comme dans : contoal chiicai son « qui tournent vers lui » Mi. ''(6 c i (Peder- sen //;. 332). Il s'agit ici d'un usage récent dont les plus anciens textes ne portent pas encore la trace ; la question est de savoir ce qu'on en peut con- clure au point de vue de l'extension du groupement verbal. Sans doute, peu de chose ; car le procédé de l'aspiration se trouve dans Ml. et surtout dans Sg. (cf. ZCP IV 6i, ,^87) en de nombreux cas où les conditions syntactiques ne le justifient pas ; de phonétique qu'il était à l'origine, il est rapidement devenu syntaxique, comme l'exem- ple cité au § 601 Rem. suffirait à le montrer. Dès lors, dans la ques- tion présente, il est plus prudent de s'abstenir. § 5gi. 3" Antres groupeiiieiifs. II y a peu de chose à dire des autres groupes de mots, formés d'une locution adverbiale (généralement tirée d'un substantif) ou pronominale. Un pronom accentué peut former le centre d'un groupement exactement comme un substantif. is-bé « c'est lui m; is-si « c'est elle »; is-nl « c'est nous », etc. (§ 489); do-stiidiu « à celui-ci » (§ 538); inli-tball « celui-ci là- bas » Sg. ig'] a. q; dnî-tbiias «ceci dessus » Wb. 10 a i5 Çiall et tuas sont deux adverbes enclitiques après un démonstratif). Le seul cas intéressant est celui où un pronom inaccentué se trouve groupé avec un mot également inaccentué. Ainsi un groupe tel que àu-n-ni « à nous » ne compte en principe que des mots dépourvus d'accent : do- proclitique, -n et -;// enclitiques ; de même do-ni-sa « à moi ». Pourtant l'ensemble est accentué ; le groupe proclitique + encli- tique devait être pourvu d'un accent secondaire frappant le procliti- que ; cf. le cas de rop-sa « je fus » signalé au s^ 627 et le fait que la préposition (s)anial « comme » conserve son s initiale devant pronom suffixe (§§ 164 et 012). Remarque. — On notera que l'expression môiniir, tôinur (proprement « mon unité », « ton unité ») était enclitique après un pronom accentué: tussu thôenur « toi seul » Wb. 5 a 28. duit so thôiniir « à toi seul » Sg. 208 b 5. § 592. Le groupement des mots est d'une extrême importance au 3l6 SYNTAXE point de vue de l'application des règles de phonétique syntactique indiquées au §§ i65 et ss. M. Pedersen a montré en effet qu'en prin- cipe ces règles n'agissaient jamais qu'à l'intérieur des groupes de mots (Aspir. passim et KZ XXXY 827, 36 1) ; cf. §§ 585 et ss. Mais on doit attribuer aux lois du groupement une certaine souplesse. Par exemple, les exceptions que l'on rencontre cà et là au principe de l'aspiration ou de la nasalisation tiennent à la plus ou moins grande cohésion des mots à l'intérieur du groupe. Ainsi, les préverbes ne produisent pas en toute circonstance l'aspiration du verbe qui les suit (§ 598). De même, le fait que certains proclitiques verbaux seulement jouent un rôle dans l'établissement de l'accent du groupe verbal prouve que tous les proclitiques ne sont pas avec le centre intensif dans un rapport également étroit. Enfin il y a des groupes dont les éléments ont toujours dû paraître distincts à l'esprit du sujet parlant ; tels ceux qui comprennent un substantif et un adjectif, un substantif et son régime au génitif, etc. Dans ce cas d'ailleurs, on vient de voir que la nasalisation et l'aspira- tion n'étaient pas toujours rigoureusement appliquées. § 598. Le groupe de mots se laisse naturellement couper en deux parties dont la seconde commence par la syllabe accentuée ; c'est-à-dire qu'il y a une différence notable entre les proclitiques et les enclitiques, ces derniers étant plus intimement rattachés au centre intensif. L'examen des diverses combinaisons auxquelles se prête le verbe composé fournit quelques preuves de ce fait. a) Un certain nombre des préverbes énumérés aux §§ ^iç) et ss. produisent l'aspiration (cf. § /i^S). INIais cette aspiration n'a lieu que lorsque le préverbe est accentué et le verbe enclitique. Au contraire, lorsque le préverbe est placé devant l'accent, il n'exerce par lui-même aucune action sur l'initiale du verbe. L'aspiration et la nasalisation que l'on observe souvent en pareil cas sont dues k des causes syntaxiques indépendantes de la forme même du préverbe (v. §§ 628 et ss.). En outre, les phénomènes phonétiques habituels à l'intérieur d'un mot un ne se produisent jamais entre le préverbe proclitique et la syllabe accentuée qui suit (cf. § i65). Remarque. — l^ar exception, les préverbes do et ro élident fréquemment leur finale devant l'accent dans les composés de iccim et uccim ; ce qui revient ORDRE ET GROUPEMENT DES MOTS Siy à dire que dans ces composés la l'orme prolotonique se substitue souvent à la forme deutéronotique (cf. § l\^l\)- En pareil cas, le préverbe do- se présente généralement sous la forme t-, conformément à la règle (§§ i63 et 434; cf. §5i8). Exemples : de do-iccim « je viens » : tdnicc « il est venu » A\ b. 3() d 1 1 (cf. Wb. 3 a 7, 4 d 26, 7 c 7, Ml. 3ô d i, Sg. 66 b 17 ; niais du-da-dncdc « qui est venu à eux » Ml. i23 c 3). — de ro-iccim « je vais » : riccub-sa « j'irai » Wb. 9 a 19 (cf. ricu au lieu de ro-iccu Wb. 32 a 4. § 434)- — de do-uccim « j'apporte » : duic « il a apporté » Ml. 4o c 22, ducad « il a été apporté » Ml. 56 c 1 1 (à côté de duiiic Ml. 84 c 24), îuic Ml. 67 a 8, 84 c 19, 98 c II, Sg. 209 b 29, tuccad Wb. 24 b 26, 28 a 3, Ml. 71 c 9 etc. — de ro-ucciin « j'apporte » : ar ro-hucad aircchas innarômiz co constantinopoil r-ucad dano a-ainmm « parce que l'empire de Rome a été apporté à Constan- linople, son nom a été apporté aussi » Sg. 174 a i. Il est à noter que les cas de substitution de la forme prototonique à la forme deutérotonique dans les verbes en question appartiennent surtout à des propositions relatives (cf. § 42 3). § 594. F) C'est devant l'accent que se placent toujours les éléments secondaires (tels que j)ronom infixé, indice relatif) qui s'intercalent entre le préverbe inaccentué et le verbe accentué ; mais ces éléments restent plus fortement unis au préverbe qu'au verbe, et le lien qui les rattache à ce dernier peut même être rompu. Ainsi, dans un poème du manuscrit de Saint-Gall, p. 2o4, au lieu de nomchôima coimmdiii « que le Seigneur me protège ! », le poète, pour la commodité du mètre, a écrit nomchoimmdiu. côima, séparant ainsi Télément nom- du groupe nom-chôima, c'est-à-dire l'élément qui précède l'accent de la partie accentuée. § 595. c) La répartition des éléments du groupe verbal est indiquée dans une certaine mesure par l'usage graphique des manuscrits. Dans Ml., on observe souvent une séparation dans le groupe verbal devant l'accent d'intensité. Ainsi : arrol nchhius « je t'ai attendu » 46 b 20 ; nis congbailis « ils ne se contenaient pas » 55 a 18 ; niiiidat iiioide « que tu te glorifiais » 62 a 12, etc. Et cela se produit même parfois dans Wb. : fordiib cechna « qui vous enseignera » 9 a 16 ; cotob sechfider « vous serez corrigés » 9 a 28 ; nib îccfither « vous ne serez pas sauvés » 20 a 11 ; etc. Il y a donc lieu de distinguer toujours dans un groupe de mots la partie qui précède l'accent de celle qui comprend l'accent et ce qui 3l8 SYNTAXE vient après ; par suite de la forte intensité de l'accent, ces deux parties étaient certainement distinctes dans l'esprit du sujet parlant. § Bgf). On est dès lors en droit de se demander si Tindépendance relative dont jouit la partie qui précède l'accent dans le groupe de mots n'avait pas pour corollaire l'existence d'un accent secondaire à l'initiale de ce groupe, lorsque la partie précédant l'accent comptait deux ou plusieurs syllabes. Cette hypothèse, qui pourrait être soutenue par des considérations a priori de phonétique psychologique, se Aérifie en vieil- irlandais dans un cas très net. Certaines prépositions proclitiques, quand elles se trouvent séparées du substantif qu'elles régissent par un adjectif possessif, également pro- clitique, redoublent régulièrement devant voyelle dans le manuscrit de A\ urzburg leur consonne finale (Pedersen Aspir. 1 18). De là une double série d'exemples : oc-irnigdi « à prier » lo d i5 ; oc-aslug « à tenter » i /i d 27, 3o c 1 3 ; oc-accaldim a à converser » iSaao, etc. ; mais occ-a-ihinànaculsoin « à le livrer » d h i3; occ-ar-taitbcbricc 7 occ-arn-àinscm « à nous rache- ter et à nous accuser » kh 16 ; occ-a-forcittil « à les instruire » 20 c 3. ren-airite grâid « avant de recevoir le grade » 28 b 21 etc. ; mais renn-a-precept « avant de l'enseigner » 3i b 11. im-anaâ « pour rester » 27 d 19; mais imm-a-choiuahiaâ « pour l'accomplir » 3ob4; cf. iinm-an-eiar i3 c 26, 27 b 21, §§ i24 et 019 Rem. I. in-œtarcne « dans la connaissance » 12 c 32 ; in-ôen-chorp « dans un seul corps » 12 a i5, etc. ; mais inn a-chorp « dans son corps » 2 c 7, 27 a 12 ; inn-ar-gnim « dans notre action » 17 b 7, etc. Dans les mêmes conditions, les prépositions a do et la présentent les formes as(s) di et //. Ainsi : a-oentu « de l'unité » 26 b 27 ; a-uccu « de choix » 32 b 6 ; mais ass-a-dlignd « de son devoir » 9 d ik ; as-ar-corp « de notre corps » i5 c 24; as-acbiuiiu a de sa tête » 25 d 16, etc. do-airbirt biîh « à user » 10 d 18 ; c?o inchosc « à signifier » i5 a 29 ; do uàir « à l'heure » 16 b 5, etc. ; mais di-an-îcc « à leur salut » 1 1 c 6 ; di-am-mtlintir « à leur famille » 11 c 8, etc. la-iudeu « chez les Juifs » 5 b 12 : mais li-a-chék « chez son com- pagnon » 7 a i3. OUDKE KT OnOUPEMENT DES MOTS OI9 § 597. M. Pederscn, à l'ouvrage duquel sont ciripruntés la plupart de ces exemples, explique avec raison par l'influence d'un accent secondaire le redoublement de la consonne finale des prépositions ifii, in, oc et rén. Mais il est juste de reconnaître que ce cas est isolé. On n'a encore rien découvert de comparable dans les groupes dont le centre d'intensité est un verbe ; et même dans les groupes nominaux analogues aux précédents, il faut noter que Ml. et Sg. ne connaissent pas la règle appliquée dans AYb. C'est donc par une pure hypothèse que l'on étendrait aux groupes verbaux la loi de développement d'un accent secondaire qui se vérifie pour les groupes nominaux et, par exemple, que l'on admettrait sur l'initiale des groupes fodan-segat (Ml. 2707) ou iminid-ràdi Ç\\h. 8 b 9) l'existence d'une intensité secondaire semblable à celle qui frappe l'initiale du groupe occa-forcitnl (Wb. 20 c 3). Mais cette hypothèse, en partie corroborée par les cas signalés plus haut (§ 693 et s.), oii se manifeste une certaine indépendance de la partie qui précède l'accent, peut être considérée comme vraisemblable. § 598. Il est évidemment impossible de déterminer dans quel rapport d'intensité se trouvaient l'accent secondaire et l'accent primitif, et par conséquent de mesurer la force du premier. Le fait que le préverbe do en position proclitique ne se présente jamais sous la forme to prouve en tout cas que l'accent secondaire était moins intense que le primitif. D'ailleurs le rapport des deux accents a pu changer selon les époques, et il est permis de soupçonner qu'avec le temps l'intensité de l'accent secondaire s'est peu à peu accrue. Ainsi s'expliquerait par exemple qu'une particule comme cid « même », naturellement et originellement proclitique, mais placée toujours au début d'un groupe, ait pu devenir assez intense pour donner l'impression d'un composé où figurât la con- jonction rg (cia) ; cf. Yendryes, Mélanges d' Arhoi s de Jubainville, p. 279. Ainsi s'explique peut-être aussi que bés, bien que toujours placée avant le verbe, en soit cependant séparée dans l'écriture des manuscrits (§ 588 Rem. I). CHAPITRE II DE LA PHRASE NOMINALE § 59g. On a vu dans le chapitre premier Fimportance du verbe copule et le rôle qu'il joue pour fournir un terme verbal aux proposi- tions qui en sont logiquement dépourvues. On devrait donc s''.attendre à ne rencontrer aucune trace de phrase nominale pure sans verbe (( être ». Sur la phrase nominale en général, v. Meillet MSL XIV i ; pour le vieil- irlandais spécialement, cf. Pedcrsen A'Z XXXV SSg. Cependant, dans bon nombre de gloses, la phrase est uniquement constituée par un sujet et un attribut, sans que le verbe copule soit exprimé. Verbe à part, l'ordre des mots est le même que dans une phrase verbale. § 600. Le cas le plus fréquent est celui 011 la phrase contient un démonstratif comme sujet, à la 3" pers. sg. prés, indic. Par exemple, nem insin « ceci [est] poison » Ml. 33 d 10; ceist ami- rissech iiiso « voici une question incrédule » Wb. i3 c 19. Lorsqu'il trouve deux leçons dans le texte latin, le glossateur de Milan l'indique par une note qui peut se ramener à : debc liniùda inso (avec quelques variantes insignifiantes) « voici une ditTérence d'interprétation » Ml. /i5 d -2, ^(^ c 5, /iy a i/i, /jy c iG, 53 c 0, 54 c 3, 54 d 19, etc. Phrases nominales du même genre : Wb. 3 c 4, 7 c 5, 10 d i4, II a 16, Il c 3, i3 b 25, 23 a 1 1, etc. ; Ml. 2 h 17, 17 c 10, 22 c i, 23 c 10, 5o c 20, 5o d 3, 53 c i4, 55 c 8, 5(3 b C, 60 c 5, 93 a 19, etc.; Sg. 66 b 18, i48 b 12, 160 b i, etc. I>r. I,\ l'IIK\Si; MiMlNVI.E 321 ^ Oui. Ïa\ ticliois (le ce cas, le verbe co[)iile peut iHan([iier dans des phrases de dilï'érenls lypcs. Par exemple, dans les locutions telles que is viailh « il est bon », is lusse « il est juste » (§§ /iSo cl 706); ainsi : immaircide didiii... cerubei ipéin ladiabul « [il est] donc équitable qu'ils soient punis chez le diable » \\b. 26 a 23 ; coir c'ul c mitas no hed iiossnch « [il est] juste que caritas soit au commencement » \\ b. 20 b 22 ; deithbir ciasberthar « |il est] nécessaire qu'il soit dit » Sg. 71 a 10 ; cf. Wb. 33 c 16. Ou dans des phrases telles que : driunliiithe arinJl « leur esprit jest] corrompu » W h. ,'^0 c iS; iiiaiih jorfoisiiin « votre confession [est] bonne » Wb. 17 a /| ; cf. Wb. 12 d 4o, 21 d 8, 20 d 17, etc. On constate l'absence du verbe copule, même à d'autres formes que la 3" pers. sg. du prés, indic. : niaic ni dosoiii « [c'est] nous ]qui sommes] ses fds » AVb. 19 d (S; bore... adibcretmich in fecisa rrelniccb dano forcland « parce que vous êtes croyants maintenant, ] seront] croyants vos enfants » AA b. 10 a (i ; doberiis ccch noie for m osniesc oelair- ciluï ceeh niaith doibsom « ils m'infligeaient tous les maux ; poiu' moi [j'étais] à leur prédire tous les biens » Ml. 54 c 3o. Remarque. — Dans le passage gniin domsa thindnacol inna hirise « action pour moi, communication de la foi » (c'est-à-dire « la comm. est action pour moi ») Sg. 209 b a/j, l'indication du sujet est donnée et par suite l'absence du verbe copule suppléée par l'aspiration initiale de thindnacol (cf. §§ 590 et 602) ; cf. peut-être Sg. 60 a 17, et v. Pedcrsen KZ XXXV 33g. § 602. Il y a deux cas où l'absence du verbe copule est de règle, c'est dans la phrase interrogative et dans la phrase négative, au moins à la 3'' personne du singulier de l'indicalif présent : Phrase interrogative : in-cuntnbart lib inso « ceci est-il douteux pour vous ? » W'b. 3 c 3 ; in-doieb bidsaindôire di'nini « est-il vraisemblable qu'il y ait un esclavage spécial pour nous 1* » Wb. 10 d i ; in-ni nad- Ciimcusa « y a-t-il quelque chose que je ne puisse pas? » Ml. i8b 5; cf. Wb. 2 c 5, 6, 5 b 1 1, 18 a 9% i5, etc. Phrase négative. A is coir, is mebul répond ;// coir, ni mebul, et on a vu au § 4iij que la forme ni représente dans tous les cas la forme néga- tive de is. M. Thurneysen ZCP I 1 a supposé que la forme ni contenait le verbe copule fondu avec la négation ; mais il n'y a aucune différence entre la négation de ///' coir « il n'est pas juste » , ni 21 3 y 5! S\NTA\r: lacairt « il n'est pas convenable » el celle de ni cmiicam « nous ne pouvons pas », n/ iiicfa « il ne comprendra pas », etc. D'ailleurs, la phrase nominale pure apparaît aussi en position relative : à as-choir répond nad-choii", à as n-iiisse, uadn-uisse, eXc.(cL § 034). M. Pedersen KZ XXXY 359 est donc dans le vrai en supposant que la négalion ;// H il n'est pas » présente l'absence pure et simple du verbe copule. De même, après cani « est-ce que ne pas? » : cani-mebuir Jib inscn- chasso « ne vous rappelez-vous pas celte histoire? » AAb. 20 a 5. Remarque. — Comme pendant au passage Sg. 20g b 2^ (<; Goi Rcni.), on peut citer ni-gnàth chomsuidigud « n'[esl] pas habituelle la composition » Sg. 201 a 5. Si, comme M. Pedersen le suppose avec vraisemblance (/. c. 339), l'aspiration n'est employée en pareil cas devant le sujet que parce que le verbe copule n'est pas exprimé, cet exemple sulTit ;i contredire la théorie de M. Thurneysen. § 6o3. On rencontre même parfois la phrase nominale dans des phrases relatives; ainsi dans Ml. en facede oldaas ala-ndiglaidi g\. quam ulloria fuisse 11 1 c 8, on a oldaas n-ermitnigihi feid gl. quam conse- cratione reuerendum i3- d i, où as manque après la conjonction oldaas (mais noter la présence de 1";/ relatif, i; ()3/i) : anml n-oincct rombebe colinii crist « comme c'est une seule fois qu'est morle la chair du Christ », au lieu de anial as n-, AN b. 3 b 3. De même : asbc'ra ianim barbàr inso « il dira donc que c"est un barbare » W b. 12 d (i ; doinmuinelar iiidôini (ms. indoiss^ferc do insin « les hommes s'imaginent que c'est colère de sa part » Ml. /JQ b 7. S; 604. On notera comme parliculiL'remcnt instructives les phrases : nert deachîe immi-d-forling « [c'est] la puissance de la divinité qui a causé cela » Wb. 24 a 34 (cf. is-rad dâ immi-d-forling ib. 21 c 20), toi cholno forchanat «[c'est] le désir charnel qu'ils enseignent » Wb. 20 c 20, où le verbe copule n'est pas exprimé bien que la proposition qui suit soit relative. Il faut voir là une extension de la phrase nominale pure. Le même cas se présente dans la phrase : taidhsin afirinne asber hi tosiich int sailm « [c'est] une démon- stration de la justice qu il fait au commencement du psaume » Ml. 4o a i5. CHAPITRE III DE LA COORDINATION § 6o5. Sous le nom de coordination, il faut entendre Tensemble des procédés employés pour relier entre eux les éléments des propositions indépendantes ou ces propositions elles-mêmes. La coordination s'op- pose ainsi à la subordination qui ne vise que les rapports de proposition indépendante à proposition subordonnée. La coordination peut être de quatre sortes : copulative, alternative, adversalive ou explicative. § 606. Coordination copulative. La coordination copulative peut s'ex- primer par l'emploi répété de la particule corrélative cid qui se place devant le terme qu'elle détermine : cid fognini cid fochésaîh doliagar « il se construit activement et passivement » Wh. 6 a 29 ; cid dondcacbt cid dondôinccht (gl. ego ero illi in palrcm) « à la divinité et à Flunnanité « V\h. 32 c I. On rencontre aussi, avec la même valeur que cid, mais dans le manuscrit de Saint-Gall seulement, la particule corrélative emid : emith Jasnahi (gl. tam cum habentilius casus) eniith (gl. quam etiam cum non habentibus) Sg. 27 b 4-5; cf. Stracban y^CZ, I iSg. Mais le plus souvent, lorsqu'il n'y a pas lieu d'insister spécialement sur la corrélation, la coordination copulative s'exprime par l'emploi de la conjonction acus « et » qui se place devant le second terme corré- latif. Dans l'écriture des manuscrits, cette conjonction est presque tou- jours représentée par la ligature 7, ou bien par le mot latin et. On ne trouve acus écrit qu'une seule fois dans AAb., 3 a i5 : aadnacuil acus abàis « sa sépulture et sa mort » ; dans Cam., c'est la forme ocus (§ 160) .■{v'i SVNTAXi: qui est employée. La conjonction aciis produit l'aspiration (i^ 168) : trop cuciimtuch 7 chon'uiihiitd hriathar « figure avec ornement et abon- dance de mots « Ml. 9^ b 11; hnachcill s^nima 7 chesia « du sens d'action et de passion » Sg. 77 a 7. § 607. La coordination peut s'exprimer aussi par l'emploi de eter (cîir) « à la fois » (proprcmeni « tout à fait », cf. Wh. i3 c 5 où le mot glose « omnino ») devant le premier terme et de acus devant le second: eier soir 7 cJôir cicr iiiii^ 7 coiindid « libre et esclave, domestique et maître » V\'b. -i- c i5; ccusc fricàch eter car if 7 cscarit « amaliilité pour chacun, ami et ennemi » \\ I). 3«) b 27. § 608. En cas de négation, la coordination s'exprime par l'emploi, en tête du second terme, de la particule nà, qui devient parfois nach devant voyelle. Dans le premier terme, la négation est exprimée par ;// (par nà devant un impératif § /iScj). Ex. : ni-asse tacre na-tairisscm friss « il n'est pas aisé de contester cela ni de s'y opposer » Wb. 2.5 b 1 4 ; cf. Wb. 16 a i , 16 a 8, 28 d 4 , 28 b i ; ni frithalimse rucai na-iuinchitil dam Jjisasuiîhin ma frisaccar Intaininsiu adk « je n'attends pas de honte ni d'outrage pour moi dans l'éternité, si j'espère en ton nom, o Dieu » Ml. /19 d 3 ; ni cuuuiing iinfoghaidc- titb na-lanainnas inanipiol lasinfcr « elle ne peut pas pratiquer la conti- nence ni le coït, si le mari ne veut pas » W b. 9 d 16 ; ;// ar lôg lia aillji « ce n'est pas pour prix ni récompense » A\ b. i/j c 8 ; ni bartorad précepte nach-aUi tiagnssa « ce n'est pas votre profit d'enseignement ni celui d'un autre que je convoite » AVb. 17 b 18 ; 7tad ticfed inri nach in popiil asindoiri « que ni le roi ni le peuple ne sortirait de captivité « Ml. /^C) a 19. Exceptionnellement, on rencontre nach devant consonne dans nachah- ticjed for ri nach far tnad « que ne viendrait à vous ni votre roi ni votre peuple » Ml. 40 a i/j ; mais le second nach semble ici amené par le premier. Remarque. — Il ne faut pas confondre nd, nach second terme d'une opposition négative avec : i" nd particule prohibitive (§ 459); 2° nd forme de la négation dans les phrases relatives (§ G26) ; 3° ndcti forme de la néga- tion nd (2°) devant pronom infixe (§ 5oo) ; 4" ndch forme négative de la S*" pcrs. sg. du verbe copule (§4 '5) ; 5" nd, autre forme de la conjonction alternative nô « ou bien » (§ G 10). ni" LA COOUDIN \'I I(l\ § 609. Lorsque c'est le verbe copule qui ligure clans les deux termes de l'opposition, on répète simplement la formc^ ni. Ex. : is-do is-uisse ni-do-dôinib ni do dulib « c'est à lui (pic cela est juste, ce n'est ni aux hommes ni aux créatures » (m. à m. « ce n'est pas aux liommes, ce n'est pas aux créatures ») \Vb. 18 c 5. Exceptionnellement, le verbe copule prend la l'orme nach dans le second terme : ni indfessin cirbtlii 7 naciido diiaisilbi nanni dogni aciitis dodia Ml. 5i b i3. § 610. Coordination alternative. La coordination alternative peut s'exprimer par l'emploi répété de la particule cid. Ainsi : cid doibsom ciddûnni « à eux ou bien à nous » Wb. 33 b i5 ; cid cri cid tais (gl. massam quamlibet plasmantis) « argile ou bien pâte » Ml. i^o b 4- Mais le plus souvent on se borne à unir les deux termes corrélatifs au moyen de la conjonction nô « ou bien » qui se place devant le second; cette conjonction produit l'aspiration (§ 16S) : ni honiud neirt nôchaine « ce n'est pas d'une façon de force ou de beauté » Ml. 37 b 16 ; nabad lia diis nothriur « que ce ne soit pas plus de deux ou trois » Wb. i3 a 4- Toutefois, AVb. n'aspire jamais un Acrbe après nô (§§ 168 Rem. V et 588 d). La conjonction nô prend parfois la forme nâ : niâil di'in tabart testassa dinn nadiibsi « il ne nous plaît pas de porter témoignage de nous ou de vous )) Wb. 2/1 c i() ; conajil dnalchi na accobra colnidi Jeu « de sorte f[u'il n'y ait pas en eux de vices ou de désirs charnels » Wh. 20 c i ; on la trouve même écrite nu Ml. 70 a \. Souvent, dans les manuscrits, la conjonction ;/() (nâ) est représentée par la ligature / ou /'. § 611. Dans l'interrogation do)d)le, la coordination alternative est exprimée par des formes spéciales, empruntées, comme on le verra au s5 (J89, à la flexion du verbe substantif (s; 4i7)- Par une extension de cet usage, le vieil irlandais emploie parfois dans des phrases affirmatives pour traduire k ou bien » la forme robo (robii) ou rodbo, qui est propre- ment un subjonctif du verbe copule (/o/? -f- une particule, cf. i; 4 17 Rem. II), mais qui a perdu ti>iit lien avec la conjugaison. La forme robo produit l'aspiration : /()/'// cho adcrsclar (g\. uel emendentur) « ou qu'ils soient corrigés )) Ml. 00 d 1 1 (cf. 44 c 6, 08 b 1 1, 70 c 4, 77 a i3, 109 c 3, 121 I) (i, 127 b j(i); robo opronoibncib '.< ou par des 3a6 ?T>TAXE pronoms » Sg. 200 b 6 (cf. ^8 a 12); rodbo ispreccpt béstatad dochoriniih uilib « ou bien c'est un enseignement de moralité à tous les Corin- thiens » Ub. 16 cl 7 (cf. i4 c i'\). Lors([u"on vent insister sur l'oppo- sition des deux alternatives, on emploie roho devant la première et no devant la seconde : roâbodia adroni arrad file andsom nô ishésoui adroni dodia infochricc file do iiiiiiiii « soit que Dieu ait accordé la grâce qui est en lui ou bien que ce soit lai qui ait accordé à Dieu la récompense qui est à lui dans le ciel »A^ b. 29 d 29 (cf. 5 d 10 et Pedersen KZ XXXY4oA)- § 612. Coordiualionndvcrsative. La coordination adversative s'exprime d'ordinaire par l'emploi delà conjonction acht « mais » devant le second terme : ni adbartaigedar acht colanlair.g y arasniiiinelbar fàd « il ne se détourne pas, mais il les protège et les honore » Ml. 36 a 18'; ni fi'i indidit cita irasceniini sunt acht is foimchoniarc aia « ce n'est pas affirma- tivement qu'est irasceniini ici, mais c'est interrogativement qu'il est » Ml. 20 b i3; ;// delb adrorsat actiscosiniilius delbe « ce n'est pas une image qu'ils ont adorée, mais c'est une ressemblance d'image » \\ b. I b 19 (cf. 2 a 3). Pour l'emploi de la phrase relative, v. § 697. Par extension, la conjonction jc/i/ s'emploie pour traduire « si ce nest ». « ne que » ; ni raddt soin fiisudib acht breic 7 togais « ils ne leur disent que mensonge et fausseté » Ml. 3i a 18 ; nibi nach dethiden foir act fognam dodia « il n a aucun souci que de servir Dieu » A\ jj. 10 b f). § Gi3. Le même rôle est parfois tenu par la conjonction noch « mais » qui s'emploie surtout quand le premier terme ne contient pas de néga- tion : dodcad dochàch Icosom nochisdoibsom adodcedsidi « c'est une infortune pour chacun à leurs yeux, mais c'est sur eux-mêmes que tombe leur infortune » Wb. 2 b 3; berit insoscéle do imthreniigiid uelcris noch ba uissiii indfigor do imthrenugtid iicritatis ./. noui « ils emploient l'évangile [Hjur confirmer l'ancien (teslament), mais ce serait plus juste [d'em- ployer] la ligure pour confirmer la vérité, c'est-à-dire le nouveau (tes- tament) » \N b. 18 c 10. Il ne faut pas confondre la conjouction nocli « mais » avec la locution nochii, qui la contient certainement, mais qui a pris dans Ml., où elle est fréquente, le sens de « à savoir, c'est-à-dire » : nochis cofarfui son (gl. ut impleat) « c'est-à-dire qu'il remplisse cela » Ml. 55 c lO (cf. Ascoli, ccclxij). - §_6i4. Le vieil-irlandais marque encore la coordination adversative en employant après le premier mot accentué du second terme la par- DE LA (,()()ri)l\ A 1 lilN 3S!7 liculc enclitique i))U}uirgn : ni dcrscaii^i d'uni huiliii cheneiil is dihilib iniiiuirgu acheiiiiiil feissiii diroscai callcic « il ne Temporte pas sur toute sa race, mais il y en a l)eaucon[) de sa race sur lesquels il Temporte fout à fait » Sg. l'io a 17. Parfois, dans le premier terme, on trouve la particule dauo uu la [)ar- ticule cid servant à préparer l'opposition en faisant ressortir le mot auquel s'oppose ce qui suit : dosnicfa cobir cidmall bithmailb imiiutrgu iiilûin dondiccfd « un secours leur viendra, tardif sans doute, mais il sera bon quand il leur viendra » V\h. 5 c 5 ; rubii j'ersom iiiiiiiitere-iiniilh dano... nirbiichoiiiidin iiniirgu (le milieu de la phrase est corrompu) « ce fut riiomme de la maison, bon sans doute, mais ce ne fut pas un maître » \\b. 33 a 5. L'emploi du couple dano : iinmiirgn rappelle celui du couple grec [j.v/ : zi. Le rôle de la particule//;//////;-^// est parfois tenu par la particule r^///rt/ (\^ b. 3 d 8), cauiaiph (cainaib, caiiiaif, § 42): iiigata diibcaiiiiiiaif iiinietba inbeiho « mais (cela) ne leur ôte pas les soucis de la vie » A\ b. 10 b i. Enfin, on peut signaler aussi la particule adversative luge « excepté, mais », d'ailleurs très rarement attestée (p. ex. Sg. 20 a 1). Pour remploi de ohodain avec une proposition rclalive. v. i;i; 5.'î() cl G(3o. si 6i5. Coordination explicative. Lacoordinalion c\]:)licalivc s'exprime par la conjonction ar « car ». ar-ni-biad ratb dilgotJjo « car il n'y aurait pas grâce de pardon » N\ b. 2 c 17. § GiO. A l'étude de la coordination, telle ([u'elle a été conçue dans ce qui précède, se rattache directement l'examen de certains procédés servant à fortifier le rapport respectif des éléments de la phrase. Le plus important de ces procédés est la prolepse. La prolepse consiste à annoncer par anticipation au moyen d'un pro- nom ou adjectif pronominal le complément qui va suivre. Elle est fré- quemment enqDloN ée et s'applique aussi bien à un mot isolé qu'à une phrase (cf. Zupitza KZ X\\V 4-t9 n.). On peut en distinguer plusieurs cas. § 617. a. Le génitif complément d'un substantif est parfois annoncé par l'emploi proleptique de l'adjectif possessif. Ainsi : ni-pi cian a masse in-choirp « n'est pas longue la beauté du corps » (m. à m. « sa 328 svMAxi: beauté ») Wb. 'icS c 23 (cf. aa b 27); ma rnfessinn a-forcenn inna- fûchaide « si je connaissais le terme des tribulations » (m. à m. « leur terme ») Ml. 59 b i (cf. 36 c 20). De là l'emploi fréquent de is si (ou ed) a méit (Wb. 5 b 11, 22 b l'i), is ed a cret (Ml. 33 a i, 107 d 8) « c'est rétendue », cia bed a niéil « quelle que soit retendue » (Ml. Sg a i3) ; etc. V. § 535. § 618. h. Le complément direct d"un verbe à l'accusatif est parfois annoncé par l'emploi proleplique du pronom infixé. Ainsi : amal as messe dudaforsat inna diili « comme c'est moi qui ai créé les éléments » (m. à m. « qui les a créés ») Ml. 9^ b 7 ; darigensi(d) iiiso ni Je « vous avez fait tout cela )) (m. à m. « vous l'avez fait ») ^^ b. 9 c 29. Le pronom infixe est parfois au neutre, quel que soit le genre du substan- tif qui suit : nilhucat beos niin indrecljto « ils ne comprennent pas encore le mystère de la loi » W b. i5 a 3'i (n'in fém. ; cf. i^ 537 et Pc- dersen KZ XXXV 309). c. Le sujet de la proposition sidjordonnée est parfois annoncé par l'emploi proleptique du pronom infixe dans la proposition principale. Ainsi : sech-r-a-cualid asné « bien que vous ayez entendu que c'est lui » (m. à m. « vous l'ayez entendu ») Wb. 22 a 23 ; cf. Ml. 93 d i/i, Sg. 200 b 3. Par une extension naturelle de cet usage, le verbe de la proposition principale au passif impersonnel s'accorde parfois avec le sujet de la proposition subordonnée qui suit : isairi asbertar otacétnidi iiichamlhuisil « c'est pour cela qu'il est dit que les cas obliques sont primitifs » (m. à m. « qu'ils sont dits ») Sg. 197 a 2 ; duaidbetar ata- firien-som. « il est montré qu'ils sont justes » (m. à m. « ils sont mon- trés ») Ml. 3o b 2. § 619. d. Le pronom infixe de la 3'' pers. sg. neutre est parfois employé proleptiquement pour annoncer une proposition qui suit. Ainsi : rafetarsa aspeccad comaccobor « je sais que la concupiscence est un pécbé » (m. à m. « je le sais ») Wb. 3 c 22 ; rafetarsa ai firiansii a je sais que lu es juste » Ml. 3(5 a 32 (cf. \\h. -l'x a 7). C'est par ce cas de prolepse qu'il faut sans doute expliquer la coexistence des deux verbes asbiur et atbiur « je dis », le second contenant simplement à l'origine un pronom infixe (« je dis cela »), cf. § 5o5 (v. toutefois Pedersen KZ XXXV 38o). Ainsi : atberat nirasoir àchoimdiu inru- frcscechae « ils disent que son seigneur en qui il avait csi)éré ne Tu DE I.V r.OORDlN.VTIO.N 829 pas délivré » (Ml. 4^i c 19) sera entendu comme : « ils disent cela, que ». c. Un complément indirect ou circonstanciel est parfois également annoncé par prolejise : is de rogabad insalmso dodechiir elir deacht 7 dûinacht maicc « c'est de cela que ce psaume a été chanté, de la diffé- rence entre la divinité et l'humanité du fds » Ml. -i^ d 26 ; is and at(à) gniiii teiigad isind huiliu labramarni « c'est dans cela qu'est l'action de la langue, dans tout ce que nous disons » Ml. 3i h 23. On annonce même ainsi toute une proposition : is do diigiiiiiiii se anisin combin cosmail fri encu « c'est pour cela que je faisais cette chose, pour que je fusse semblable aux innocents » Ml. 91 b 7. § 620. Le procédé inverse de la prolepse n'existe pas à proprement parler. Mais on peut ranger ici celui qui consiste à rappeler dans la proposition principale au moyen de diverses particules une proposition subordonnée précédente. Le choix de la particule dépend naturelle- meet de la conjonction qui a introduit la proj)Osition subordonnée, c'est-à-dire du sens qu'il s'agit d'exprimer ; on se bornera à quelques exemples : Après une proposition subordonnée introduite par la conjonction comparative anial « comme, de même que » (^ OCy), la proposition ])rincipale contient le plus souvent une particule, qui est quelquefois dano, plus fréquemment le lalin sic. Ex : anial durigni inna gnimn sechuiadachtai dugena dano iniiabi tairngir hisaîodochide « comme il a fait les actions })assces, il fera aussi celles qu'il promet dans l'avenir » ^11. 5o d 10 ; aiiial as soirb lat taîrciud cechlaihi indigaid alaili... sic is soirb lat ar coinlhod ni as indoiri « de même qu'il t'est facile d'amener chaque jour à la suite de l'autre... de même il t'est facile de nous tirer de la captivité » Ml. 111 a 5. ^ (321. Après la conjonction concessive cia « ([uoicpie » (5; 7**3), c'est généralement inunurgii « néanmoins » qui est cm])loyé : cia-beid crist indibsi frcfoisiliii Ijirisse... isniarb incorp innniirgn Irisnasenpeclu « bien que le Christ soit en vous par la confession de la foi..., le corps est mort néanmoins parles vieux péchés » ^^ h. ^ a 6 ; cf. Ml. 120 b 10. OOO SIMAXE Mais on Irouve aussi, après cia, dauo Ml. i^ d 3, 68 d \'\, Sg. io6 b 4, etc., et même caviaiph dano Sg. 76 b 2. § 622. La conjonclion temporelle intan (intain, § 668) « lorsque » est rappelée au mo^en de hi-siiidin « alors » (§ ôSq) ou de hi-snidi (dat. sg. fém., sous entendu le mot tan « temps»): intain iaruni rocretset nondasoirfed dia rosoirtha dano hisuidin as in- doir(i) sin « lorsqu'ensuite ils crurent que Dieu les délivrerait, ils fu- rent alors donc délivrés de cette captivité » Ml. i3i c 9 (cf. 26 c i, o!\ d 5, 83 a 4); intan asrubartniar disaindilsctaid ccchrcta asruhaiiinar hi suidi... « quand nous avons parlé de la qualité particulière de cha- que olijcf, nous avons dit alors... » INll. 07 a il\. CllAPITHE IV DE LA PHRASE RELATIVE Cf. Ebel KSB ^ 17 (encore utile, bien que vieilli) et surtout Pedersen KZ XXXV 373. § fi33. Il n'y a pas de forme spéciale pour le pronom relatif en vieil- irlandais. Dans un seul cas, après préposition, le pronom relatif est exprimé directement, et c'est une forme de Farticle qui en tient lieu (§ 555) ; ainsi inâ-allôir for-an-idparar « l'autel sur lequel on sacrifie » \A b. 5 b 6. Mais en général, ce qui indique le caractère relatif d\me proposi- tion, c'est la forme verbale, qui est alors caractérisée soit par des désinences particulières (^ 32o) ou par Temploi du préverbe no (§ 440' soit par la présence, s'il y a lieu, des pronoms intixes de la deuxième classe (ij 497) ou d'une forme spéciale de la négation (Î5 G26), soit enfin par une modification phonétique (§ 628). § 624- Cl. Les désinences relatives ont été indiquées aux j:;^ 35i et ss. ; elles sont spéciales à certaines personnes seulement et par suite ne suffisent pas à la totalité des cas. Mais, aux personnes qui n'ont pas de formes relatives, la langue supplée à celte absence par l'emploi du préverbe no (§ 44^ ; cf. Strachan ZCP III 283). Ainsi : Formes relatives : 3"^ pers. sg. isôinfer gaibcs buàid diib « c'est un seul homme d'entre eux qui obtient la victoire » ^^ b. 1 1 a 4- 332 SYNTAXE i''" pers. p]. iscrist pridcbinime « c'est le Christ que nous prêchons » Wb. i/i d /|(). 3" pcrs. pi. iiuiii guitc cul mu saiiicnili « ceux qui font de bonnes actions » \\ h. \ -j h i5 mais avec no : i'^l^crs. sg. an-niipridchiiii « ce que je prêche » \^'b. 8 d 26; ////j// no-scairiub « quand je partirai » Ml. 43 a aS. 2* pers. sg. forsani nothcchti « pour les choses que tu possèdes » Sg. 1/18 a (). 2® pers. pi. /V/vrt^ //n'O anaithescc noherid uainiin " A'oici la réponse que vous emportez de moi » Wb. y d i5. Au jîassif et au déponent, c'est la forme conjointe qui sert de forme relative (§ 32 3) : Ex. : is indhiiiliu labramar « en tout ce que nous disons » Ml. 3i b 23 ; diiiid imniud coinedar « à la Iribulation qu'il déplore » Ml. 7^ b I ; cosnaib gnbuaib... gnitcr « avec les actions qui sont faites » Ml. 21 c 3; forsiiabi coiiiabiûtar toil dà' « sur ceux qui accom])lissent la volonté de Dieu » Wb. 20 d i. Cf. Pcdersen KZ XWV 876, Wh. Stokcs AZ XXXIX 205. Remarque. — Exceptionnellement, dans Ml. on trouve des formes abso- lues comme icfaitir 54 a i , giiaigitir 3i b i en position relative (cf. Stra- chan RC XVIll '.n-). § 625. b. Les pronoms infixés delà deuxième classe ont été énunié- rés aux §§ 5o3 et ss., ori l'on trouvera de nombreux exemples qui en précisent l'emploi. Ces pronoms ne sont jamais employés qu'en posi- tion relative : mais l'inverse n'est pas vrai, au moins en ce qui concerne les deux premières personnes, et on rencontre parfois en position rela- tive les pronoms infixes de la première classe. Ainsi, à côté de : is iimiiii cmnachlac... ro-daïu-soer-sa « c'est le même pouvoir qui m'a délivré » Ml. \^ a :>i, on trouve : air ni bôi nu-ni-soirad-sa « car il n'y eut personne (|ni me délivrât » Ml. 74 b i3; à coté de indi fo-dani- segat « ceux ([ui me persécutent » Ml. 33 a 19, on trouve : càcl} ro-t-cechladar « quiconf[ue t'a entendu » Wh. 28 d 16, nihcd no-t-beir incni (' ce n'est [las cela qui te porte au ciel » ^^ b. (i c g. VA. § 077. Remarque I. — Il ne faut pas dire en pareil cas que la première classe des pronoms inti\es se substitue à la seconde, mais l)ien qu'une forme ver- DK i.\ l'iiKvsi: iii.i,\ri\r, 333 baie non-rclalivc osl employée an lieu d une relative, alleudii que la relalil' n'est pas employé davantage, dans les plirases relative?; où figure un pronom indxc de la première classe ; cf. Straclian ZCP IV Hy n. 3, et § G35. Remarque II. — Il convient de mentionner à part l'emploi du pronom infive de la deuxième classe de la 3'- personne singulier neutre, quel que soit le caractère de la phrase (relaliC ou non), pour renforcer l'expression de la réalité (î^ r)o8) après certaines conjonctions, (let emploi est lellemeni exceptionnel qu'on peut douter s'il est bien exact déconsidérer en pareil cas l'infixé -d- comme un pronom; cf. Straclian RC \\I l^\^2. § 626. c. Dans les phrases relatives, la négation est nâ, qui s'op- pose à la négation /;/ des phrases non-relatives. Cf. Pedersen KZ XXXV 34 1. Ex. : ni-deni « il ne fait pas » Sg. 63 a 17, m(x\s friinrh nn-deni oJc friut « à celui qui ne te fait pas de mal » Ml. 23 c 20. Sur l'emploi de nd au sens prohibitif, v. § 4-^9 ; au sens de « ni », v. § 608. La distinction de /// et de nâ est appliquée sans exception. i; 627. La négation nâ se présente souvent sous la forme nâd, parti- culièrement lorsque la forme verbale qui suit doit subir la nasalisation ou l'aspiration (t:; 63 1 ; cf. Pedersen KZ XXXV 355). Ex. : aiiial nabi nàd-chiat « comme ceux qui ne pleurent pas » V\\i. 10 I) 6 : iiiian nàdn-acastar « quand il n'est pas vu » Wb. 2 0 b 28. Remarque. — Devant pronom infixe, la négation des phrases relatives est nach Qi, 000) : hiiare nacha-n soiral-nni « parce que tu ne nous délivres pas » Ml. 93 d 10. § 628. d. Les modifications phonétiques que subit le groupe verbal en cas de relation sont de deux sortes, suivant que la relation exprimée est directe ou indirecte. La relation directe est celle de sujet ou de régime direct ; la relation indirecte est celle de régime indirect. La relation directe est caractérisée par Vaspiration ; la relation indi- recte parla jiasalisation. Celte distinction Ibndamentaîe, qui est d'une extrême importance, soulTre dans la pratique quelques exceptions qui seront examinées à leur place dans ce qui suit; mais avant d'étudier l'application syntaxi- que de cette règle, il convient d'en préciser la valeur phonétique. Dans le groupe vcrl)al, c'est immédlalcment devant laccenl que se produit le pliénomène d'aspiration ou de nasalisation ; toutefois, en cas de pronom infixe, c'est devant le pronom infixe que s'introduit l'indice nasal de la j-elation (§ 49^). De là, trois cas à considérer, suivant que le verbe est simple ou composé, ou bien qu'il s'agit du verbe copule. ■Remarque. — Dans les textes récents, comme on l'a vu au § /|33, le ca- ractère relatif d'une forme verbale est parfois exprimé par l'accent, qui reste sur l'initiale. — Sur le cas particulier des verbes do-iccim^ do-uccim, v. § 098 Rem. § 629. a. Le Acerbe est simple. L'aspiration de l'initiale du verbe simple se rencontre seulement dans Ml. et Sg. ; Wb. n'en fournit pas d'exemple (Pedersen KZ XXXV 366-367). Ainsi : inîî charas « celui cjui aime » Ml. 3o c 3 ; ani chanas « ce qu'il cbante » Ml. d.'\ d i/l ; iuli iheite « celui qui va » Sg. ii4 b 2; cid folad shiindcs « quelle substance il désigne » Sg. 26 b 17. mais : indi d'elles « de celui qui croit « AAb. 2 b 19 ; /;/// tclf « celui qui va » Wb. 20 a 12. On peut conclure de là que l'aspiration du verbe simple est un pbé- nomènc récent en vieil-irlandais et n'existait pas encore au moment de la rédaction des gloses de ^^urzburg. i; 63o. Au contraire, la nasalisation de l'iniliale du verbe simple est commune à tous les textes : céiii nihimiuc in corpore <( tant que nous sommes in corpore » AA b. 12 c II ; anml figiiidess albir aniiicc « comme un père demande à son fils » Wb. ifi d 19 ; iiilaii liihcres claiiid « quand elle porte un enfant » MI. 129 c8. § 63 1. {3. Le verbe est compose (cf. Thurneysen ZCP II 73). Lorsque le verbe est précédé d'un des éléments qui exigent l'emploi de la flexion conjointe (§ 323), l'aspiration et la nasalisation se pro- duisent régulièrement dans tous les textes. Aspiration, ished inso sis rochlos 7 adchess « c'est ce qui suit qui a été entendu et vu » Wb. 23 c 1 1 ; ascboniarl « qui a été tuée » Ml. 34 b 18 (mais ascomart « elle a été tuée » Ml. 36 b 22); is cd ro-chreii càch « c'est ce qu'a cru chacun » Ml., 46 a i4 ; inball nàd-c])omcùg donchorp « le membre qui ne s'accorde j)as avec le corj)s » Wl». u:>. a i3; ind sillab diuil nàd sluindi folad « la svlhibc simple qui ne désigne pas une substance » Sg. 26 a f\. l^asaWsalïon. chechirnigde dori-ginid « chaque prière que vous fassiez » \Vb. 5 c 20 ; atalhesiis do-n-iiccus-sa « ils sont les témoins que j'ai ame- nés » Wb. 3o a 1 1 ; hied ainiser nà-iu-ha-lohur « il y aura un temps où il ne sera pas faible » A\b. iS b iT); achl doadhaî ara-n-ecatar înraicci « mais il luontre qu'ils sont trouvés justes » Ail. iç) d 21 ; inlan as-ni- hcir « lorsqu'il dit » Ml. 53 c i 1 . ï:> ()32. Le préverbe qui précède l'aspiration du la nasalisation en cas de relation présente naturellement la forme préaccenluée (§ 427). Cer- tains préverbes toutefois présentent une forme spéciale : air-, îinin-, iarin-, rein- deviennent ara-, iiumc-, iariiia- (iarmi-), rciiii-. ar-. Aspiration : iiilol ara-chelfca « la volonté qui ravira » Ml. 18 c 9. Nasalisation : ara-iiiberc binth « que tu vivrais » \\ b. 28 c 11. ///////-. Asp. : innani... iiiune-churetar cori « ceux qui apportent la paix » A\b. 5 a 5. Nas. : immc-niingabad g\. declinare Ml. /ji a 0. iarin-. Asp. : nicd iarma-foichsom « ce n'est pas ce qu'il demande » (Sg. 198 1) 3) Nas. : anial ianiii-ndochad « comme il cherchait » Ml. 58 c 7. rt'iii-. Asp. : iiidi rciiii-said « de celui qui préside » Ml. 5o d 5 (pron. reini-aid). Nas. : reiui-nctaromigcdar » cpi'il indique d'avance » Ml. 18 c 12. Enfin ad- devient parfois as- en position relative lorsqu'il est suivi d'un pronom infixe (cf. § 5o5 Rem. III) : à côté de adfiadam « nous déclarons », asndafiadam « que nous les déclarons » Ml. 93 d i4. Mais on trouve ad- conservé Wb. i3 d 17, Ml. Gi a 20, Gi b 17, 107 a i5, Sg. 5o a 3, 212 b 7. ^ 633. Exceptionncllenienf , on trouve dans Ml. la relation exprimée, malgré la composition, à l'initiale du groupe verbal clans ; trisinnoipred ndo- gniat« par l'action qu'ils accomplissent » Ml. 42 c 2; amal hdondjoirdc ainmm ndiles « comme l'indique un nom propre » Sg. 26 b 12. Mais ces exemples, dont le dernier est d'ailleurs peu sûr (supprimer peut-être le premier h amené par confusion avec le second?), sont contraires à l'usage de Wb. § 634- Y- Cas du verbe copule. Le verbe copule étant inaccentué (j5 422), c'est sur Finitiale du mot ^VMAXF. accentué qui suit c(uo se manifestent Taspiration et la nasalisation (Peclersen KZ XXXV 3 1 6) . Evemplcs : Aspiration, ished as-choinairlle limiii « c'est ceci qui est mon avis » \\ b iG c 12. it-sib ala-cboniarpi « c'est vous qui êtes héri- tiers » A\b. 19 c 20. i.\bci1 bcs-chobiiir dô « c'est ceci qui sera un aide pour lui » ^^ b. 20 c 10. nîpat hé inâii beta-ihnicsi « ce ne sera pas eux qui seront choisis » AA b. '\ c '^o. ba hcdôn ba-chôir « c'est cela qui serait convenable » A\b. 10 b 9 (mais cf. ba-coir « il serait convenable » AAb. i3 a 33, 10 d S), donaib déedib betis chloithib gl. ad conuincendos desides Ml. i3i d II (§ ASyRem.). Xasalisalion. doihaidbsiii as-u-ircss iiôibas « pour montrer que c'est la foi qui sanctifie » \Ab. 19 b i/j. doadbadar siinl aià-n-ili « il est montré ici qu'ils sont nombreux » \\b. 12 a 11. iniain bes ii iiiun arcobor Joui (( ([uand nous avons le même désir » Vsh. [\ a 27. Lorsque le verbe copule est précédé du préverbe ro ou d'une négation, c'est devant la forme verbale que sintroduit la nasalisation : iutain ro- m-bo luithig Icss « quand cela lui a paru raisonnable » A\b. 3i a 9. ariia ioiiwntis dano na-m-bad-rath spirilo labrad ilbéelre « pour qu'ils ne supposassent pas que ce ne fût une j;; race de lesprit de pai4er beaucoup de langues » \A b. i 2 d 2 1 . On ne rencontre rien de semblable pour l'aspiration : /;/// ropo nia- gisler « celui qui a été magister » Mh. i3 a 12. Mais cela tient à des raisons de graphie : le p tient ici la place d'un b, or, l'aspiration du p est en règle générale d'usage peu fréquent (§ 3i) ; et en ce qui concerne le b, l'aspiration n'est pas marquée dans l'écriture (5; 35). i; 635. Il arrive souvent que le même groupe verbal comporte l'emploi simultané des divers procédés qui servent à indiquer la relation (§ 623) ; en pareil cas, sous réserve des altérations causées par les acci- dents phonétiques, ces divers procédés ne se nuisent jamais les uns aux autres, et la langue les emploie concurremment. Ainsi, dans les phrases suivantes, on trouve à la fois l'indice relatif n et la forme relative des pronoms infixés et de la négation : bore no-n-dob-inoloy-sa « parce que je vous loue » \Ab. i/j c 18 ; aDial dn-n-d-gniat « comme ils le font » Ml. 26 b 10; huare na-n-d-cbuiiigat « parce qu'ils ne le peuvent pas » MI. 9/1 b 3 (en proposition indépen- dante, simplement ni ciniicai « ils ne peuvent pas » Ml. 60 b 6, ni Î)E LA PHRASE UKLATIVK 337 chuingai « ils ne le peuvent pas » Ml. 56 c 7 ; quand la relation est directe, nad cbuingat « qui ne le peuvent pas » Ml. /41 d i5). § 636. On a même vu au § 626 Rem. I que la langue maintenait scrupuleusement la solidarité qui unit les diverses expressions de la relation, dans le fait que l'absence de l'une entraîne l'absence de l'autre. Toutefois, il y a une légère restriction à cet usage. L'absence de l'indice relatif n est régulière quand la négation a la forme nach (Pedersen KZ XXXV Sgi); cela n'est pas fait pour sur- prendre, puisque la forme iiacb est en particulier celle que prend la négation quand elle est immédiatement suivie d'un pronom infixe et cju'après nach c'est la première classe des pronoms infixés qui est employée (v. §§ 002 et ss.). Ainsi : is-foUiis isindi nachim-rindarpai se « cela est clair en ce qu'il ne m'a pas chassé » Wh. 5 a 18; cid nàch inlsamlid « pourquoi ne l'imitez-vous pas? » \\b. i/j a 28 ; is hé (rofitir)... nàch-gào dont anasbiiir « il sait que ce n'est pas un mensonge de ma part ce que je dis » AAb. 17 d 12. § 637. Par une extension abusive de cet usage, la langue supprime aussi parfois l'indice de la relation après la négation quand celle-ci a la forme nà ou nad. Ainsi : itoimtin nâ-bad do hierusaleni « dans la pensée que ce ne serait pas vers Jérusalem » V\h. 16 d 4 ; c/W nalat slâin indhuU « pourquoi ne sont-ils pas tous sauvés ? « Wb. 28 b i ; arnalomnitis nùd carad sont iudeiu 7 nad duthrised anicc « pour qu'ils ne supposassent point qu'il n'aimait pas les Juifs et qu'il ne désirait pas leur salut » AAb. 4 d 17. Mais cette suppression n'a pas lieu dans plusieurs exemples de Wb. (5 b 35 etc.) et dans Ml. elle est tout à fait exceptionnelle, si l'on met à part, comme il est juste, les cas où la relation, étant directe, de- mande l'aspiration (p. ex. nad ecail 56 c 8) et ceux où la nasalisation est dissimulée par l'insuffisance de la graphie (cf. Pedersen KZ XXXV 355). Exemples de nadn-lsW. 17 a i5,23 b 10, 23 c i5,37 b 26, 38 c 18, 40 a 17, 4o c 12, 42 c i5, 5o d I, 54 d 3, 55 c 9, 55 d 25, 56 b i5, 56 c II, etc. § 638. Valeur de l'aspiration. L'aspiration n'exprime jamais que la relation directe, c'est-à-dire celle 338 SYNTAXE de sujet ou de régime direct. Aux exemples déjà cités, on peut joindre : relation de sujet : intî nocbreitfed diih « celui d'entre eux qui croi- rait » Wb. 5 a 20 ; am deJb deroil adchohurthar du deicsin ara dochraidi « je suis une misérable forme qui est désirée à voir (que l'on désire voir) à cause de sa laideur » Ml. 88 b /j ; indi chomallaite timnae n dae « ceux qui accomplissent le commandement de Dieu » Ml. ii4b 7. relation de régime direct : indii adchobrasom dohicc « ceux qu'il désire sauver » Wb. 28 b i; ishé sensiis forchain « voici le sens qu'il enseigne » Wb. 8 c 2; an-adchodados-sa trithorad niopnrepte « ce que j'ai acquis par le fruit de mon enseignement » Wb. 7 a 16 (mais adcotadus « j'ai acquis » Ml. 44 c 18); aniicm adchiamni « le ciel que nous voyons » Ml. 42 b 22. Tout à fait exceptionnellement, on rencontre dans Sg. après la copule l'aspiration en relation indirecte : doadbadar as chomsuidigthe isingreic ogxiç « il est montré que ôatt; est un composé en grec » Sg. 207 b 9; Ml. pré- sente aussi à ce point de vue quelques emplois divergents, cf. Straclian ZCP IV 68. § ôSg. Valeur de la nasalisation. La nasalisation sert parfois à exprimer une relation de régime direct, exactement comme l'aspiration, et sans qu'il y ait lieu d'établir une distinction entre les deux procédés (Pedersen KZ XXXV 892). ithé gn'nni epscuip asniheir sis « ce sont les actes de l'évêque qu'il mentionne ci-dessons » Wb. 28 b 20; cosmidius dombeir som « une comparaison qu'il donne » AA b. 5 b 42 ; isinôa dongnisoni oldaas dontln- cham « est plus grand ce qu'il fait que ce que nous demandons » V^h. 2 1 d 9 ; in guiiiia diiiigena iiipcclbacb « de l'action que fera le pécheur » Ml. 56 d 5 ; ingiiimac dongnisia « de l'action que tu fais » Ml. 44 a 23 ; nilegeiid rollegusa la pctor « ce n'est pas une lecture que j'ai lue avec Pierre » AA b . 1936. On remarquera dans ces derniers exemples que la relation exprimée est celle qui résulte de la figure étymologique (§ 266 et 64i). § 64o. Le choix entre les deux procédés paraît absolument arbitraire. Dans certains cas particuliers toutefois, il semble déterminé par le désir d'éviter une confusion. Ainsi, l'emploi de la conjonction an « lorsque » comportant néces- sairement la nasalisation (§ 667), la forme verbale n'est jamais nasalisée !)!■ LA l'IIUASF IU.I,ATI\I-: 33() après an « ce que » : nii-iio^essitl « ce que vous demandez » A\ 1). n^i h H (où il faut lire un g aspiré); an as accobnr lîum « ce qui est un désir pour moi » Ml. [\i d ly ; mais : an-nu-n-geblais a lorsqu'ils étaient sur le point de prendre » Ml. 96 a g ; an-as n-initbrénaigthe « quand 11 est confirmé » Ml. /42 c 21. En revanche, on trouve la nasalisation après inna hî « les choses que, ce que », qui a exactement la même valeur que an : inna hi nad-n-âenat indidail « ce que ne font pas les idoles » Ml. 87 h 26. On a dit plus haut (§ 628) que c'était devant le pronom infixe que s'exprimait la relation ; or l'aspiration ne peut être marquée dans l'é- criture d'une façon sensible sur le d qui commence la forme du pronom infixe; aussi rencontre-t-on naturellement la nasalisation au lieu de faspiration devant pronom infixe en cas de relation directe : phbs dci as-n-dan-herthe-ni « plebs dci que nous étions dits » Ml. 11 /i a 7 ; a-for- ciial for-n-dob-canar « l'enseignement que vous êtes enseignés (= qui vous est donné) » \\h. 3 b 28 ; mais cf. niforcital ôisa foirbthi forchanini diiib « ce n'est pas un enseignement de gens parfaits que je vous en- seigne » Wb. 8 c 3, où l'aspiration s'exprime aisément parce qu'il n'y a pas de pronom infixe. La liberté du choix entre l'aspiration et la nasalisation dans certains cas explique qu'il se soit produit de bonne heure des confusions entre les deux procédés et des empiétements réciproques de l'un sur l'autre ; cf. Pedersen KZ XXXV 892. s; 6/ii . La nasalisation sert fréquemment à exprimer un des rapports indirects qui dans la syntaxe des cas sont l'apanage de l'accusatif. Ainsi le rapport qui résulte de la figure étymologique (§ 266) : inlai- risscin do-n-airissid indi « le maintien que vous vous maintenez en elle (dans la foi) » Wb. i/i c 43 ; infirinne ro-n-d-firianaigcstar sont dia « la justice avec laquelle Dieu l'a justifié » Ml. 19 d 16 (cf 79 d i, 88 a 17, 126 b 16). De même les rapports de temps, de quantité et de manière. Rapports de temps, bied ainiscr nâ-rn-ba-lobiir « il y aura un temps où il ne sera pas faible » ^^ b. G b i5 ; airel no-m-beinn isnaib inincdaib « le temps où je serais dans les tribulations » Ml. 69 a 22; ciaeret m-bete oc m ingrainunainisc « combien de temps me persécuteront-ils ? (m. à m. quel temps qu'ils seront à me persécuter?) » Ml. 889 a ; 0'|0 SYNTAXE huanâuair nu-n-da-beriatar filistindi « depuis le moment où les Philis- tins l'apportèrent » Ml. 82 d 9 ; allaithe nu-n-dam-soira « quo die me libérât » Ml. 62 c 6^ cf. Ml. a/i d 7, 28 b 9, 28 d 5 ; Wb. 3 b 3, etc. Exceptionnellement : ised à eret is gessi dia Ml. 107 d 8. § 6/(2. Rapports de quantité, issi uiéit insin do-n-indnagar indithnad « c'est dans cette proportion que la consolation est accordée » Wb. i4 b i5 ; aragairti ùibis « à cause du peu d'étendue qu'il a » Wb. 8 d 22. La nasalisation est particulièrement fréquente après uiéit, W b. iih xk, 23 c 7, Sg. 182 b 3, etc. Rapports de manière, rofessursa indas no-m-hied-si « je saurai com- ment vous êtes (m. à m. la façon que vous êtes) » Wb. 9 a 21 ; inchruth fii-n-dailîer « la façon qu'ils sont séparés » Wb. 33 b 19; cid 7io-m- betha iiii elarceirt aiiiessa inidia « comment discuterais-tu son jugement avec Dieu ? (m. à m. comment que tu serais à discuter...) » W^b. 4 c 24 (cf. i/i a 28, 28 b I et § 56 1 Rem. I) ; indéni as-m-buidigthi do indfor- tacht « la promptitude avec laquelle il faut le remercier de (son) se- cours » Ml. 62 c 5 (cf. 48 c 8). La nasalisation est particulièrement fréquente après cruth (ciachruih), Wb. 5 b 18, 24 c 17, 33 b I, Sg. 109 a 4, 201 b 12, etc. Remarque. — C'est un rapport de manière ou de cause qu'exprime Y n relatif avec le verbe être suivi de la préposition ^0 dans les idiotismes expli- qués par M. Pedersen KZ XXXV 891 : Wb. 5 b 3i, 19 a 9, 21 c 9, aS a 24, 28 d 4 ; § 278 Rem. § 643. C'est par une extension de l'accusatif de manière que l'on peut expliquer l'emploi de Vn relatif après des adjectifs employés adverbialement (Pedersen KZ XXXV 391), dans des phrases comme : ni-brônach do-n-intarrài « ce n'est pas tristement qu'il est revenu » Wb. iG b iS; ni-cnmung do-n-indnagar arjocilal diïib « ce n'est pas étroitement que notre enseignement vous est fourni » Wb. 16 a 11 ; is-dinnimu do-n-gnï alaill « c'est avec plus de négligence qu'il fait l'autre » Wb. 4 c 33 ; ïtr-is-eicrichnichthe do-n-indnig-som adagmôini « car c'est d'une façon infinie qu'il dispense ses bienfaits » Wb. 28 a 17 ; corrop nwoassanwo 7 corrop fcrrassafcrr do-n-imdigid desseirc dé 7 comnessim « que ce soit de plus en plus et de mieux en mieux que vous accroissiez l'amour de Dieu et du prochain » Wb. 28 b i ; is-faittech ro-n-d-boi-som DE LA l'HRASE UELAllXt; O'il nant neque nianchmit asriihart « c'est prudemment qu'il n'a pas dit ici neque manebunt » Ml. 21 d [\. § 644- Particulièrement fréquentes sont les locutions is clan « c'est longtemps », is menic « c'est souvent », is cninme « c'est également, il est de même » suivies de 1'// relatif. ni ha ciàn ih hctc and « ce ne sera pas dans longtemps qu'ils seront ici » Ml. 66 d i4 (cf. Ml. 28 a 10, 56 c 22); air~is nienicdo~n- d'ecmaing « car c'est souvent que cela arrive ainsi » Ml. 54 a 7 (cf. Ml. 26 c 4); condih-cuniine do-n-d-uccani uili « que ce soit éga- lement que nous comprenions tous cela » Wb. 24 a 22 ; is-cuinmae m bis ualititdo enartae 7 iialitiido sonartae « c'est également qu'est ualetudo faiblesse et ualetudo force (= ualetudo est à la fois faiblesse et force) « Ml. 61 a 33. La locution is cuninic peut servir à une comparaison, l'autre terme de comparaison étant introduit par acns « et » : is-ciiiniue adciain-ni (pron. ad-giaiii, cf. § io5) itan'iiia diadi 7 adcii (pron. ad'gii) ncch ni triscàath céin liibiinnie in cor pore « tant que nous sommes in corpore, nous voyons les mystères divins comme quelqu'un voit un objet à travers un miroir » Wb. 12 c 11. § 645. La détermination des cas examinés dans le paragraphe précédent est parfois malaisée, parce que tout dépend de la valeur que l'on attribue à l'adjectif qui suit la copule. S'il garde sa valeur adjeclive, il doit être con- sidéré comme un attribut, dont le sujet serait la proposition qui suit: c'est le cas prévu par le § 650. D'autre part, dans la locution adverbiale formée par la copule et l'adjectif, la copule peut parfois être considérée comme explétive ; le cas rentrerait alors dans ceux du § 075. De là une hésitation dans l'emploi de la relation après certaines locutions : mad amne labrar « si c'est ainsi que je paile » ^^ b. 12 c 30, mais is amne as coir « c'est ainsi qu'il est convenable » Ml. 1 14 a 9 ; massu amnin ataain « si c'est ainsi que nous sommes » Wb. i3 c 12, mais is âmin as cert intestiminso « c'est ainsi que ce texte est correct )^M1. 62 c 7 ; etc. (cf. Strachan ZCP IV 67). § 646. On a examiné dans ce qui précède tous les procédés si variés dont dispose le vieil-irlandais pour exprimer la notion du relatif. Il y a cependant un cas où ces procédés ne conviennent pas. C'est celui du relatif au génitif, dans une phrase comme : l'homme dont je suis l'ami. La règle générale est en pareil cas de ne pas exprimer le relatif pour y 3^2 S\MAXE substituer dans la proposition qui suit Tadjectif possessif : Ihomme je suis son ami. Cf. Pedersen KZ XXXV 899. Ex. : ar-biit alaili... rofinnatar a-pecthe « car il y en a certains dont les péchés sont connus » (m. à m. « sont connus leurs péchés ») Wb. 29 a 28 ; ataat tra réte niréid ainbrith <( il y a donc des objets dont le port n'est pas facile » (m. à m. « n'est pas facile leur port ») Wb. i3 d ^. Parfois le caractère relatif de la proposition est accusé par la forme du verbe : inîi as a-ainm bis isnaib titlaib « celui que c'est son nom qui est sur les titres » Ml. 2 c 3. Lorsque le substantif dont dépend le relatif est précédé d'une pré- position et que le verbe de la proposition est le verbe substantif, on intercale ce dernier entre le possessif et le substantif : ind rig fu-a- robatar mam « les rois sous le joug desquels ils étaient » (m. à m. sous leur ils étaient joug), Ml. 85 d 10 (cf. 69 d 7). § 647- Mais il arrive aussi que sans recourir à l'emploi de l'adjec- tif possessif la langue exprime tout simplement le relatif par la nasa- lisation : im-cech-rét runecai les « pour chaque objet dont ils ont besoin » (m. à m. « qu'ils ont besoin ») Ml. 67 b 4 de riccim less « j'ai besoin », cf. Ml. 3 a i4, 36 c 10. Le même procédé apparaît dans un tour analogue Ml. 97 d 7 et Sg. 198 b 6, mais où l'indice relatif n'est pas exprimé, ce qui peut tenir à la présence de la négation nad (cf. § 687). Au contraire, on trouve dans \A b. avec le tour indi- qué dans le paragraphe précédent ani rien aJess « la chose dont j'ai besoin » (m. à m. « j'ai son besoin ») Wb. 32 a 4 (cf. 20 c 11, 2/i b2). Remarque. — Parfois même la nasalisation peut manquer, et rien nin- dique alors la relation qui unit les deux termes : diingnim rohn acaibiir lat duforbu « à l'acte que tu as désiré accomplir » Ml. 5o c i4 (m. à m. « à l'acte fut désir à toi d'accomplir »). § 6/48. Le tour indiqué au § 646 pour exprimer le relatif au génitif se trouve même employé dans les textes récents du vieil-irlandais lorsque le relatif est précédé d'une préposition. Ainsi : nech suidigther loc daingen do « quelqu'un à qui est établie une mauvaise place » Ml. 87 d 10 (m. à m. « qu'est établie une DL LA PiiUAsi: KELAim; 343 place mauvaise à lui » : noter l'emploi de la forme relative suidigîhcr) ; cf. Sg. 26 b 7. ^ ô/jQ. L'absence de pronom relatif rend parfois très difficile l'ex- pression de certains rapports indirects entre deux propositions. La langue se lire d'affaire le plus souvent par une anacoluthe (cf. § 579). Ex. : /;/// dianairchissi dia is-do is-torbe « le profit est à celui à qui Dieu pardonne » (m. à m. « celui à qui Dieu pardonne, c'est à lui qu'est le profit ») Vsh. \ c 20; indliter hiiatinscana inchetna persan isuadi dano intinscauat iuna aimsir olcbenœ « la lettre par laquelle commence la première personne, c'est par elle aussi que commencent les autres temps » Sg. 157 b 3 ; inmoltai dogniin se Iribindius 7 chiais araruichiiiir moguth occaib « ma voix s'est fatiguée aux louanges que je faisais par mélodie et par choeur » Ml. i36 a 8 (cf. 2 c 3, 34 a 23, etc.). § 65o. Lorsqu'une même phrase relative comprend deux proposi- tions, il arrive parfois que la relation soit exprimée seulement dans la première. Ainsi : inti charas nech 7 fovtét « celui qui aime et qui aide quelqu'un « Ml. 3o c 3 ; bore iio-n-dob-iuolor-sa 7 iio-iii niôid'nn iiidib « parce que je vous loue et que je me glorifie en vous » \Vb. i/j c 18 ; nirbomebnl domsa epert frissoin rondbiad fàilte libsi 7 robtismaithi formbésasi ara- chiiinn « ce n'a pas été une honte pour moi de lui dire qu'il aurait du plaisir avec vous et que vos mœurs lui paraîtraient bonnes » Wb. 16 b 19 ; cf. Wb. 7 b I . Mais la relation est parfois aussi exprimée dans les deux : isnaib diilib doforsat 7 iniiiianaccai « dans les éléments qu'il a créés et qu'il surveille » Ml. 17 b 6; cf. V\h. 24 c 17. § 65i. Lorsqu'il y a deux verbes de suite dans une proposition subor- donnée, il arrive que la nasalisation soit exprimée dans le premier, alors qu'elle ne se rapporte logiquement qu'au second. Ainsi s'explique la curieuse phrase Ml. 46 d 10 : isi in rniscuis clôin asmbeir dorigcnsat assir « c'est la haine inique qu'il dit que pratiquèrent les Assyriens » ; l'indice relatif ne sert ici qu à Indiquer en général la subordination (pour l'emploi de dogniu, cf. 5o d i5). CHAPITRE V DELA SUBORDINATION I. — Des Propositions subordonnées relatives. § 652. Les propositions subordonnées se divisent en deux catégories, suivant qu'elles sont ou non relatives. Les propositions subordonnées relatives sont celles qui ont avec la pro- position principale un rapport de relation ou dans lesquelles la phrase relative sert à l'expression de la subordination. Elles comportent toutes les caractéristiques de la phrase relative, étudiées aux §§ 628 et suiv. Le groupe verbal y présente donc les formes relatives (ou ce qui en tient lieu, § 62/1), la deuxième classe des pronoms infives (§ 625) et la négation nâ (jiàd, nach, § 626). Comme modification phonétique (§ 628), elles n'admettent naturellement que la nasalisation (§ 689), puisque le procédé de l'aspiration (§ 638) est réservé par définition à l'expression des rapports de sujet ou de régime direct. On étudiera successivement les propositions subordonnées relatives qui ne demandent pas le secours d'une conjonction et celles qui sont introduites par une conjonction ou locution conjonctive. A, Propositions subordonnées relatives qui ne sont introduites par aucune conjonction. § 653. On emploie une proposition subordonnée relative sans le secours d'aucune conjonction dans un certain nombre de cas, cjui se ramènent à trois principaux : a. Après les verbes déclaratifs qui signifient « dire, aflirmer, pro- HE LA SUBORDINATION 3^5 mettre, penser, juger, montrer, déclarer, croire, reconnaître, avouer, signifier, annoncer, etc. ». Le modo employé dépend du sens comme dans les propositions indépendantes ; pour le subjonctil après les verbes signifiant croire, v. § li6-j. asbiur « je dis » : asrubart son ro-n-gaid dia 7 ro-n-d-cualae « il dit qu'il avait prié Dieu et qu'il l'avait exaucé » Ml. 53 b 2G; cf. \Vb. 2 c 2^, 16 b 19, 17 a 12, i8 d I, Ml. 3 a i5, 20 b 2, 20 c 5, 21 c 1 1, 24 d 20, 2601, 33 c 17, [\[\ b 19, 5o d i, 53 d 6, 55 d 20, 56 b i5, etc. adjîadaim «j'annonce « : ciasidjîadat soin du-n-d-icfet injochaidi « bien qu'ils annoncent que les afflictions leur viendront » Ml. 19 b 11. arégim « je me plains » : ciarud reigsom na-m-boi remcisiu dk « bien qu'il se soit plaint qu'il n'y ait pas de providence de Dieu » Ml. 5o d i . celim « je dissimule » : nkeilsom tra as-n-é crist « il ne dissimule pas que c'est le Christ » W b. /j d 16. crethn « je crois » : roc refus do-n-génid « j'ai cru que vous le feriez » Wb. 17 a 6 (= *do-n-d-génid) rocuala « j'ai appris » : raciialid as-n-é « vous avez appris que c'est lui » Wb. 22 a 23 (cf. § 619). derbaini « je prouve » : inderbad ./. ro-ni-bôi dliged remdeicsen dé desom « la preuve, à savoir qu'il y eut une loi de providence de Dieu pour lui )) Ml ig d 17. doadbadini « je montre » : doadbad ara-n-ecaiar inraicci « il montre qu'ils sont trouvés dignes » Ml. 19 d 21 ; cf. Wh. 6 d 6, 7 a i3, 12 a II, 12 d 20, 19 b i/i, 23 a i3, 27 d i3, Ml. 00 b 2, 56 c 1 1, etc. doairchanim « je prophétise » : doarrchet dichéîn no-m-hiad adrad dk lagenti « il a été prophétisé depuis longtemps qu'il y aurait adoration de Dieu chez les gentils » Wb. 6 d 8. doairngirim « je promets » : dorairngred ro-in-bad oirdnide achland « il a été promis que son enfant serait ordonné » Wb. 2 c 12. dobiur forccU , dobiiir teist « je donne témoignage » : dorât dia forcell desom ro-n-genisom degniinii « Dieu donna de lui témoignage qu'il avait fait de bonnes actions » Ml. 22 d 19 ; condarta câch teist foir as-n-uisse grad foir « que chacun porte témoignage sur lui qu'il a reçu justement les ordres » Wb. 28 b 3i. domoiniur « je pense » : indi domuinetar du-n-doichfea ni doib « ceux 346 SYNTAXE qui croient que quelque chose leur arrivera » Ml. 3y d 2(3 ; cf. AN b. 12 d 21, 16 d 4, 17 d 23, Ml. 4o c 17, 49 b i3, 61 d 2, 96 b 18, i3o d 4. foilsigim « je montre « : foillsigthir as n-isel indoinacht iar imicniud « il est montré que l'humanité est vile par nature » Ml. 26 c 5. forgeUa'wi « je prouve » : fortgeUat agniinai saineiiilaisoin iiad-n- dcyginisom anuiJesin « ses excellentes œuvres prouvent qu'il n'a pas fait tout cela » Ml. 23 c 1 5. inifhrciiaigîHi « j'affirme » : do iinîhreinigud as-iMiisse tasgid iiid àisso ^ràid « pour affirmer qu'il est juste d'entretenir le clergé » Wb. 29 a i3. mchosaigîiii « je signifie » : do inchosc nadtaicsct rûna 7 ro-m-bôi fiai ahurisse etcracride « pour signifier qu'ils n'avaient pas compris les mystères et qu'il y avait eu un voile d'incrédulité entre leurs cœurs » Wb. i5 a 29. rofefar « je sais » : is and rofessatar ata-n dâiiii aprisci « c'est alors qu'ils reconnaîtront qu'ils sont des hommes fragiles » Ml. 69 b i. rosagim « je mets en doute » : nicoir doueiich rosacht ro-n-icad diiaid « il ne convient à personne de mettre en doute que David ait été sauvé » Ml. 18 d 20. On trouve de mèine des propositions à indice relatif dépendant de verbes latins tels que c?/o (Wb. 2 a i3), dico (Ml. i3i c 3), doceo (Wb. i3 a 18), cxspecto (Wb. 4 a 19), iudico (Wb. i c 10), nego (Ml. 58 a 9), sciô (Wb. 6 a 27), scribo (Wb 5 c 4). ^pcro (Wb 21 a 3). § 654- Aux verbes déclaratifs doit être jointe la locution is ardi « c'est signe », qui se construit de même. Ex. : is ardi son do-ni-bera dia doneuch nodneirbca ind « c'est signe que Dieu donnera à quiconque se confiera en lui » Ml. 5i b lo. On peut ajouter également l'emploi de la construction relative après fo-chosmailius « sous ressemblance que », d'où « de même que » : fochosmailius tiagar « de même que l'on va » Ml. i5 a 2 ; fochosniailiiis no-n-da-fails-igetar » de même qu'ils les désignent » Sg. 71 b 7. § 655. b. Après les verbes cjui expriment le pouvoir, la volonté, la nécessité, la crainte, etc. Le mode employé est dans ce cas nécessai- rement le subjonctif (Strachan Sul'j. 3o2). Ainsi : cnnic... du-n-ema induine aralailiu « il peut protéger (m. à m. qu'il DE LA SUBORDINATION protège) l'homme contre Tautrc » Ml. 7/j b i[\ (cf. diiema « il proté- gera » Ml. 67 c 5) ; n-armlar « qu'ils soient armés » (dépend de pole- riiit et glose potcrinl aniiari) Ml. 16 b 0 (cC. 2/i d i 4) ; ni cumaing ara-n-isar aiid « il ne peut pas être trouvé ici » (Sg. 2oy b i.'^)); — no-ii-gabtbe descnirecht diinn « que vous preniez exemple de nous » (dépend de oporîeat et glose quemadmodum oporteat imitari nos) Wb. y() b i3 ; cf. AVb. 28 c 11, Ml. 5i a 17; — adraigseiar no-n-da- bertais « ils craignirent qu'ils ne les emmenassent » (Ml. 12/1 b 6); — roloniitr nii-n-dai-ges « j'ose t'implorer » Ml. 21 b 5; — ./. ad- n-amraigthcr A. no-n-etaiglber « que tu admires, que tu jalouses » (dépend de noii et glose ipse ergo noli acmiilari sine mirari) MI. 56 b 89 ; — asi-n-hela « qu'il meure » (dépend de non patieris « tu ne toléreras pas ))) Ml. 38 b (3. § 656. Aux verbes de ce genre doit être jointe la locution is cccu « il est nécessaire » qui se construit de même : is-ecen dam son no-n-da-ges daitsiu « il m'est nécessaire que je te les demande » Ml. 21 b 9 (cf. Sg. 207 b II, 211 a 10). Egalement la locution is dccniiug « il est impossible » : nihu deguiing do-n-etadsoni achorp jddesin <( il ne serait pas impossible qu'il retrouvât son propre corps » Wb. 10 d 20, niho decuiing ro-m-bed imthanad hisuidib « il ne serait pas impossible qu'il y eût alternance entre eux » Wb. 21 a i3. § 657. c. Pour indiquer un événement ou un fait. Lorsque l'expression d'un fait a lieu au moyen d'une proposition tout entière, cette proposition a la forme relative. La proposition en question joue le plus souvent le rôle de sujet, et dans ce cas, elle est parfois précédée d'un démonstratif au neutre: « ceci que... ». Ainsi : bad nertad di'iib inso as-n-eirsid « que soit un encouragement pour vous ceci que vous ressusciterez » (que le fait que vous ressusciterez soit un encouragement) Wb. 25 b 25 {ciss-cirsid, prés, du fut.) ; coniecmi nâd-n-airchissa « qu'il n'arrive pas qu'il n'épargne pas » Wb. 5b 35; is-krithir inso no-n-ouidiin-se dia n-enit-su aiiml... «le fait que j'implore Dieu pour toi est aussi empressé que... » ^A b. 27 d 19. S'il n'y avait pas inso, ce dernier exemple pourrait être ajouté à ceux du §669. § 658. A cette catégorie se rattache l'emploi de la phrase relative 348 STNTAXE après la locution double///... act is... u ce n'est pas que..., mais c'est que... » ; par exemple : /// nàd lii bed... âichorp act ata dé « non qu'il ne soit pas du corps, mais il appartient au corps » Wb. 12 a 22; ninadtodoichfet « non qu'ils ne viendront pas » Ml. 28 b 6. Voir d'autres exemples au § 718. C'est par ce tour aussi que s'explique l'emploi de cenmithà (§ 282) avec une proposition subordonnée relative : cenmithà ara n-ecatar coitchena in or dano « sauf que des noms communs en or se trouvent aussi » Sg-. 65 a II. § 669. Après les locutions adjectives du type is faillis « il est clair », is siiaichnid « il est manifeste », on rencontre parfois une proposition subordonnée relative ; en réalité cette proposition exprime un fait qui peut être considéré comme le sujet du verbe copule placé en tête de la phrase. Ainsi : Après is doig « il est vraisemblable » : ba-doig bed n-ingcert in testiminso « il serait vraisemblable que ce texte fût incorrect » Ml. 61 b i5 ; — is fol lus « il est clair » : is faillis... ro-n-ictha ind huli doini rochreitsei inchollugud crist « il est clair que tous les hom- mes ont été sauvés, qui ont cru à l'incarnation du Christ » Ml. 60 b 16; cf. AVb. I b i4, 12 d 28, 26 b 3, Ml. 74 d 7 ; — is immaircide « il est naturel » : ba nephimniaircide nad techtadsom dliged coimdemnachtae « il serait inadmissible qu'il n'eût pas le droit de dorai- nation » Ml. 17 b 6 ; — is niacbdad « il est étrange » : nibu rnachdad bed coiichenn « il ne serait pas étrange que cela fût commun » Sg. 68 a 3 (coitchenn = n~coitcbenn, § 172); — is suaichnid « il est manifeste » : is suaichnid sund ira as-rect niaid « il est donc ici mani- feste que c'est une bonne loi » Wb. 3 d 10 ; cf. 10 a i5. Toutefois, la plupart des locutions de ce genre se font suivre d'une proposition dont l'expression de la relation est absente, comme cela sera indiqué au § 696. Sur les locutions adjectives qui marquent la manière, v. § 644- Sur l'usage de la conjonction cia après les locu- tions adjectives, v. § 705. § 6C0. La construction est naturellement la même lorsque le démonstratif qui annonce la proposition subordonnée est précédé d'une préposition : « en ceci que », « à cause de ceci que », etc. Ainsi : DR LA sni()unr\ATio\ 3/i9 Après ar inâi « à cause de ceci » : tii-arindi hed n aipert asindrohrad soDi acht is arindi arruneastar « ce n'est pas à cause que ce fût un mot qu'il aurait dit, mais c'est à cause qu'il avait attendu » Ml. 5o b 8 (gl. sustinendo non loquendo) ; cf. Ml. 29 a 4, 3i b 17, 85 d i, Sg. 161 b 5, etc. — Xpvès iarsindi « après ceci » : iarsindî... du-n-athfoi- chret iaruin hulias indoirisin « après que tous ensuite reviendront de cette captivité » Ml. 72 d i. — Après isindî « en ceci » : isindi ar-n-dam- roichlis-se biiabâs « en ceci que tu m'as préservé de la mort » Ml. 7^ d 7 ; is indi ro-n-dann-icais-ni « en ceci que tu nous as sauvés » Ml. 89 a 6 ; cf. Wb. 5 a 18 (isindi nachim-rindarpai), Ml. 17 b 9. — Après lassant « d'après ceci » : lassaiii ru-n-d-gab lat andedeso « d'après ceci que tu as ces deux choses » Ml. 65 a 2. C'est dans des exemples comme ceux qui ont été cités en dernier qu'on saisit sur le vif le procédé de formation des conjonctions ; arindi, iarsindî, isindi, Jassani sont déjà de véritables locutions con- jonctives et létude de leur emploi est une introduction naturelle aux §§ 661 et suiv. Pour obodin « mais » avec une proposition relative, v. § 509 Rem. II. B. Propositions subordonnées relatives introduites par une conjonction. § 661. Les conjonctions qui demandent après elles la construction relative sont : les conjonctions comparatives anial,feib et oJdaas (indaas) ; les conjonctions temporelles an, intain, lase et ce'in ; les conjonctions causales bore, dcg et fobith ; les conjonctions finales ara n- et co )i- ; la conjonction hypothétique dia n- ; la particule interrogative //;. Ces conjonctions dérivent presque toutes soit de substantifs, soit de pro- noms, et la forme relative de la proposition qui les suit peut par suite s'in- terpréter d'après l'un des emplois ont été examinés aux §§ 689 et ss. § 662. amal « comme ». Cf. Strachan Siibj. 282, Pedersen KZ XXXV 386. Cette conjonction a la forme aniail dans les plus vieux textes (Cam. constamment, Wb. prim. man. 21 c 10, 22 c i/i; cf. Thurneysen ZCP III 49)- Elle admet après elle tous les modes des propositions indé- pendantes. SY>TAXF. Exemples : aiual ru-vi-hôi abrani « comme a été Abraham » Ml. 3i a 3 (prétérit); ainaJ as-n-indedar issoscéJii « comme il est déclaré clans Févangile » A\'b. i3 a 36 (présent de Tindicatif) ; amal iarmi-n- dochad « comme il recherchait cela » iMl. 58 c 7 (imparfait de l'indi- catif) ; amaJ m-hias agniiii càich « comme sera l'œuvre de chacun » Ml. 3o d 2 (présent du futur). Pour amal au sens de « comme si » v. i; 701. § 663. La proposition principale qui suit celle qu'introduit la con- jonction amal contient généralement une particule telle que da}io ou sic (§ 620) ; elle peut aussi être introduite par is-sanilid « c'est ainsi » : amal nad-n-craih Uns disnidiu issaniJid insin ni-s-gaib som Uns difor- diiiclaimmim muîlmaitJjesc « de même que ne les saisit pas le dégoût de ceci, c'est de même que ne les saisit pas le dégoût de dévorer mon peuple » Ml. 34 h 6. Parfois samJid y figure ailleurs qu'à la première place : amal do-ii- cmat coin asiiihu arindcroima som dia samlid « de même que les oiseaux protègent leurs petits, que Dieu le protège de même » Ml. Sg c 22. Enfin, on peut n'y rencontrer aucune particule : amal fo-n-gni cach hall dialaiJin isinchorp arafogna talland càich uaiini dialailiu « de même que chaque membre sert à l'autre dans le corps, que le talent de chacun de nous serve à l'autre » Vsh. 12 a 12. § 664- feih « comme ». La conjonction /é'/T' « comme », peu employée, se construit comme amal. Exemples : feih dii-n-dalla indih « comme il y a place en eux » Ml. 3o c 17 (cf. Strachan RC X\I 176). fih cis deg ropriched « comme c'est le mieux qu'il avait été prêché » Wb. 23 a 3 (///; au lieu de feih, peut-être par atTaiblissement de procli- tique, § 160). § 665. oldaas « comme, que ». Cf. Strachan Siibj. 284. ~ L'usage de oldaas (Jndaas dans les textes récents) est strictement limité à l'emploi après comparatif; aussi a-t-il été exposé § 234- On rappellera seulement qu'après oldaas peuvent se trouver tous les modes des pro- positions indépendantes, même l'imparfait du subjonctif (cf. Ml. 59 a 7, 123 c 10, 1 35 a 1 3) au sens de possibilité. DE T.A SlTIOnniWTTON- 35 I § 666. Observation générale sur les conjonctions temporelles a)i, intain, lase, céin. Les quatre conjonctions temporelles an intain lase « lorsque, quand » et céin « tant que » admetlent tous les modes des propositions indépendanles. C'est à dire qu'elles peuvent être suivies du présent ou de limparfait de Tindicatif, du prétérit, du présent ou de limparfail du futur (ce dernier au sens de possibilité). Elles admettent également le subjonctif, soit avec la valeur de possibilité, soit plus souvent pour marquer la généralité ou la répétition. Cf. en général Strachan Subj. 2 8(3. § 667. an « quand ». Exemples : an-na-ro-b sa bithe « quand je n'ai pas été frappé » Ml. /i5 d 6 (jpréléril) ; an-nâd foirpret inoensillaib « quand ils n'augmentent pas d'une syllabe » Sg. 48 b5 (prés, de Tind.) : an-no-n-dcrbid « quand vous prouvez » A\b. 22 b 2^ (id.) ; a\n\-na-in-bci ccailsi « quand ils ne seront pas devant être examinés » Ml. i5 d 7 (présent du futur); an nutesed « quand il fuirait » Ml. 29 d g (imparf. du subj.); an-no-n- geiss càch ininiarbonialnad « quand tu implores chacun pour son accom- plissement » A\b. 3o b 4 (prés, du subj. de répétition). § 668. intain (intan) « lorsque ». Cf. Pedersen KZWW 887. La conjonction inlain, plus souvent écrite intan, est proprement Tac- cusatif du substantif féminin tan « temps » précédé de l'article. Sa construction rentre donc dans les faits signalés au § 64i : cf. dobiursa fortachtain doib nach-taii ro-n-ecat aies « je leur porte secours en quelque temps qu'ils en aient besoin » Ml. 58 d 5. Exemples : intan durairngert dia du abrachani aniaithsin diicuilig « quand Dieu eut promis ce bien à Abraham, il jura » Wb. 33 d 10 (prétérit) ; intan dorolaig dia do innuaill dorigni roicad iaruni « quand Dieu lui eut pardonné l'orgueil qu'il avait commis, il fut guéri ensuite » Ml. 00 d i5 (id.) ; intan do-ni-ber digail « quand il donne punition » Ml. ii4 d II (prés, de l'ind.) ; intain doni-béra digail forpecthacbu « quand il donnera punition aux pécheurs » AA b. 25 d ig (prés, du futur); intan bes }i-âil do « quand il lui plaît » Ml. g^l c 17 (prés, du subj. de généralité). Remarque. — Intain peut quelquefois se traduire par « si » ; par ex. .).)2 SYNTAXE epert nadfel dliged remcaissen ladia intain conairleci innabochtu fochumachtii innasommae « dire qu'il n'y a pas chez Dieu de loi de providence s'il laisse les pauvres sous le pouvoir des riches » Ml. 27 d lo. § 669. lasc « quand ». Cf. Pedersen KZ XXXV 887. Exemples : cid lase no-m-hiin se lasinnisin « même quand j'étais avec celui-ci » Ml. 58 d 9 ; lasse no n-doh-sonuni^etar « quand ils vous enri- chissent » V\h. 17 a I ; lasse ad-n-clliiib « quand je visiterai » \^b. i4 a G; Jase ar-n-dam-fuirset « quand ils me retiendront » Ml. ii^ c II ; lase do-n-aithfoicherr « quand il reviendra » Ml. 3^ d 8. § 670. céin « tant que ». Cf. Pedersen /CZ XXXV 887. Exemples : cein ro-n-gabus icarcair « tant que j'ai été en prison » Wb. 23 b 18 (prétérit); cf. 17 c i ; céin iii-biis ocfognam diachoimdid « tant qu'il est à servir son maître (tant qu'il sert...) » \A b. 8 b i (présent de l'ind.); ceineno soifesiii hûaiin « tant que tu te détourneras de moi » Ml. 33 a i (présent du futur) ; céin bas m béo infer « tant que le mari est vivant » \\b. 10 b 23 (présent dusvdDJ.) ; cein-bes nuied- nise gnid cachdagnim « tant que subsistera le nouveau testament, faites toute bonne action » Wb. 33 a 17 (présent du subj.). § 671. hôre (hûare, § 65) « parce que ». Cf. Pedersen KZ XXXV 887. La conjonction hôre signifie exactement « du moment que » ; elle est en effet tirée du substantif féminin hûar, emprunté lui-même au latin hora. Sa construction est donc en tout semblable à celle des substantifs exprimant le temps (§ 64i). Sans doute à cause de cette origine nomi- nale, la construction n'en est pas toutefois rigoureusement fixe et admet un peu de flottement ; on verra au § 696 que la conjonction hôre peut aussi se construire librement sans indice de relation. La conjonction hôre « parce que » admet après elle tous les modes des propositions indépendantes: is Imare ro-n-gnith « c'est parce que cela a été fait » Ml. 3i b 20 (prétérit) ; hore pridchas commaith 7 comalnas insoscéle « parce qu'il ])réche bien et qu'il accomplit l'évangile » ^\b. 7 b i5 (présent de l'in- dicatif) ; hore nocomalnid 7 nopridchid soscéle « parce que vous accom- plissez et prêchez l'évangile » y\h. 23 a i5 (id.) ; hôre do-n-adbat pecthu DR I.V SriiOUniNATION « parce t|iril moiilic les pécliés » \Vb. 3 c m i (itl-) ; biKire iiad n deniin oïc tar ivsi niiilc « parce que je ne rends pas le niai pour le mal » Ml. /io a 17 (id.). § 672. dég « parce que ». La conjonction dég ne figure pas dans Wb. ; mais on la rencontre dans Sg. : rohu anfiss dosom inrolég fanacc dég ro-ni-bit écndaircc do « il ne sut pas s'il avait lu ou non parce qu'il s'était trouvé absent de lui )> Sg. i/i8 a 6. § 678. fobith « ji'irce cpie )>. La conjonction fobith est une de celles dont rorigine noniinalo est 1(> plus claire ; elle se ressent de cette origine dans le fait cjue sa cons- truction est loin d'être affermie, comme on le verra au § (JgO. fubith do-n-gniat cercol « parce qu'ils font un cercle » BCr. iS d 2 ; fobith as n-athchian inbriathar remeperthe « parce que le mot cité avant est très éloigné » Sg. 67 a 12 ; fobith nàd comlhoet 0 in is « parce qu'ils ne convertissent pas o en is » Sg. i63 a i (cf. 172 a /j, 197 a 1.")). § 67/). Observation sur les trois conjonctions ara n-, co n- et din n-. Les trois conjonctions ara n-, co n- el dia 11- contenant déjà l'indice relatif dans leur forme même, ce dernier n'a pas à être répété dans la forme verbale c|ui suit. Le cas est le môme pour les conjonctions néga- lives correspondantes ar-na et co-ua (cf. § '^•78) bien qu'elles ne con- tiennent pas de marc[ue relative (§ 558), Tl importe de noter cjue les trois conjonctions ara n- (arna), co n- (cona) et dia n- sont toujours suivies de l'accent (§ 423 2"). § 675. ara n- « alin cpie, cjue w. Cf. Strachan Sahj. 294- La conjonction ara n- (négative ^r-;/^/, cf. i; 558) se construit toujours avec le subjonctif; ce n'est ([ne la combinaison de la préposition ar et du relatif (§ 555). Elle marc[ue généralement le but et représente ce cpi'on appelle une conjonction finale. Ex. : is do bar tinchosc araiidernaid aiidogniani ni 7 arnadernaid annad denamni « c'est pour votre instruction, afin que vous fassiez ce que nous faisons et que vous ne fassiez pas ce que nous ne faisons pas » Wb. 16 a 2/4 ; arnachammctarscarthar « afin cpie je ne sois pas séparé » Ml. 47 c 10; arnaructais indori « afin qu'ils ne fussent pas emmenés en 23 354 svNTAxr. captivité » Ml. i-jô c 2; ania esngaba uwd âciiiiuinrh « pour que le châtiment n'excède pas la mesure » Ml. 2208 (de *ess-ind-gabiiii). § 676. Par extension, ara n- s'emploie après les verbes qui signifient ordonner, exhorter : hu(a)re ashered hercinias friusom fesin ayangnelis d(eg)nimu « parce que Jérémie leur disait à eux-mêmes de faire de bonnes œuvres » Ml. 54 c 18; asbeirsoDi frisiiatonis aruda ersoiJcet « il commande aux portes de s'ouvrir » Ml. 4f» a 12. Et même après des verbes déclaratifs au simple sens de « que » : naepred anieiiiiie annbad ferr son « que son esprit ne dise pas que ce serait meilleur » \A b. 10 a 16; /;/ aisudct duaid airrndis hé iiisti nad ocmanaiar holbrogaib « David ne déclare pas que ce seraient les justi ceux qui ne sont pas touchés par les misères » Ml. 54 a 12. § 677. Il suit de là que ara n- a pu être employé librement au sens de « que » : ma beith aran dena nech dinaib noibaib huail(l) « s'il arrive que c|uelqu'un des saints commette de l'orgueil » Ml. 5i a 16 ; hoc non inuenitur .i. ara-tcsed b isiusUlaib iàuaisi « que /; aille dans la seconde syllabe » Sg. 21 b. 9 ; is-incair arndip samlid dochàch « il est raisonnable cpi'il eu soit ainsi pour chacun » AVb. 22 c 11 ; nî-asse araniinfognad iniansid friss'ni brcthir as siiin « il n'est pas facile que l'accusatif dépende du verbe sum » PCr. 61 b 2; arindoroiina soin dia « que Dieu le pro- tège » Ml. 39 c 22 (cf § 557). § 678. co n- « jusqu'à ce cjue, aiin que, de sorte que ». La conjonction co n- n'est que la combinaison de la préposition co (§ 278) et du relatif (§ 555). Négativement, elle a régulièrement la forme co na (§ 558). Toutefois, on rencontre parfois la graphie conna coniiacb. Mais le rétablissement de Vn finale de co n- dans des cas où les conditions phonétiques exigeaient sa chute a été constaté au § ii4; on peut donc ici l'expliquer par l'analogie, d'autant plus qu'il était favorisé par une habitude graphique : les conjonctions co (§ 706) et co n- sont le plus souvent écrites en abrégé J ; là où les copistes ont résolu l'abréviation, ils ont été exposés à confondre par erreur les deux conjonctions. Wb. 28 a 10 conromiccad semble devoir être corrigé en co-ro-m-iccad, puis- qu'on a le pronom infixe de la i"^^ classe ; mais cf. § 620. § 679. La conjonction co n- signifie à la fois « jusqu'à ce c|ue », « afin que » et « de sorte que », c'est-à-dire qu'elle introduit à la fois DF. L\ SUROIiniN \ IlON (les proposiliuiis leiii|)uiellos, linales el oonséculivcs. Dans ces derniers emplois, elle esl souvent remplacée par la conjonction co (§ 706), sans qu'il soit possible d'établir une nuance de sens entre les deux. Cf. ïhurneysen RC \I 817 qui compare: co-dodonat « qu'ils se conso- lent » Wb. 26 d 21 (gl. ul consulenlur corda ipsorum) à con-idharat acorpu K qu'ils offrent leurs corps » ^\ b. i b 30 (gl. ut contumeliis adficicnt cor- pora sua). § 680. Au sens de « jusqu'à ce que », la conjonction co n- se cons- truit avec l'indicatif toutes les fois qu'il s'agit seulement de l'expression d'un fait, mais avec le subjonctif quand la proposition tenqiorelle esl donnée comme un élément de la pensée du sujet parlant (intention, désir, attente, crainte, etc.). Cf. Stracban Suhj. 290. Exemples : ni-bi cian coiiid apail « il n'existe pas longtemps jusqu'à ce qu'il meure » Ml. 91 d :i (indicat. prés.); robôi aimser nadrochrcilsid condubtanicc misericordia dei « il fut un temps où vous n'avez pas cru jusqu'à ce que vous vint m. d. » \\h. 5 c 10 (prétérit); nitaibrc gràd fornech confeser a'mruccns doiigrâdsiii « ne confère pas de grade à quelqu'un jusqu'à ce que tu connaisses son aptitude à ce grade » V\b. 29 a 22 (subjonctif présent) ; co-tî infirbrithein (^ *co n-tî, cf. § 172) « jusqu'à ce que vienne le vrai juge » (gl. nolite ante tempus iudicare) Wb. 8 d 25; cf. Ml. 26 a 5 (id.); con-didtîsed indaimser ba[d]chomadas dô « jusqu'à ce que fut venu le temps qui lui conviendrait « Wb. 21 a i (imparfait du subjonctif). § 681. Au sens final (« alin que h)^ co n- se construit avec le sub- jonctif; au sens consécutif (« de sorte que »)^ co ;/- admet tous les modes des propositions indépendantes (§ 717). Cf. Strachan Subj. 294-295. sens final : con-dcua degn'nn « afin qu'il fasse vme bonne œuvre » Ml. 20 a i4 ; coii-dartar di'inni « afin qu'elle nous soit donnée (la gloire) » Wb. 4 a 18 ; is do dugnîinse anisin combin cosmail fri eiicu « c'est pour cela qne je faisais celte chose, afin que je fusse semblable aux innocents » Ml. 91 b 7 ; coii-da-riccad dia « afin que Dieu les guérît » Wb. 4 d 19. sens consécutif : cona îiagat taracricha corai « de sorte qu'ils ne vont pas à travers leurs propres frontières » Ml. 5i d 3 (cf. i5 b i5) ; ?i'){') SYNTAXK (chidiehanlur) inchiùDiait coiiaciuiigaitis ni di'imii « les eniieiiiis cl. de sorte qu'ils ne pouvaient rien contre nous » Ml. 102 a 9 (imparfait) ; cotûbàrrig ort précepte conachdigîith « Tordre de renseignement vous a retenus de sorte que vous n'êtes pas partis » \\b. 9 b 19; connabiod dliged n-erchîssechîa ladia « de sorte qu'il n'y aurait pas en Dieu de loi de compassion » Ml. 98 c 8 (imparfait du futur de possibilité); rohoi dumeii a pccthae soin coinbii iiissc ancpcJlu ino'niecht « la grandeur de leurs pécbés fut telle qu'il était juste qu'ils mourussent sur le champ » Ml. 98 c 6; coii-dain cbnnlac « de sorte qu'il m'a entendu » Ml. 95 c 9. § 682. Co II- a pris de l)onnc heure le simple sens de « ([ue » et on la trouve par exemple avec ce sens très net dans : dlcgair on condih inducbaJ du dia ani as inducbal dia innntair « il est juste (m. à m. il est dû) que ce qui est gloire pour son peuple soit gloire pour Dieu » Ml. 90 b i3 ; is inunaircide... combad « il est naturel que ce serait » Ml. 27 d 22 ; asberat... conÛHid « ils disent que ce serait » Ml. 34 d 6. § 683. Toutefois dans ces deux derniers exemples l'interprétation donnée ici est douteuse. On rencontre fréqviemment im élément con- à peu près explétif et contribuant tout au plus à marquer la possibilité dans des phrases comme : combad tracbtad hule iiiso « tout ceci pour- rait être du commentaire » Ml. 80 d 9 (cf. Strachan Subj. 2/I9). Cet élément semble le même qui apparaît précédé de la négation dans le tour ni con, nâ(d) con (^ 453) : ni-con~digénte « vous ne pour- l'iez faire » Wb. 9 d 9 ; negauit ./. ccin nonibetis innasaigtea tuidniithi innajeuil nad conbiad ic do « [il déclara] que tant que les flèches seraient fixées dans sa chair il ne pourrait y avoir de salut pour lui » Ml. 58 a 9. M. Pedersen KZ XXXV [\'20 enseigne que la locution ni con ne renferme ni le préverbe co n-, ni la conjonction co n-. Il n'est pas dou- teux en tout cas que cette locution ait sid^i l'influence du préverbe et de la conjonction, et que dans plusieurs des exemples où elle figure on puisse être tenté de reconnaître l'un ou l'autre. § 684. dia n- « si ». Cf. Strachan Siihj. 260 et 829. La conjonction dia n- « si » est proprement une conjonction tempo- relle signifiant « quand » ; on la retrouve avec cette valeur dans quel- DE r,A sriiOuniNATiox 3."îy qucs exemples : dia-Iuid ditaid forloiii^dis « (|uan(l David alla en exil » Ml. 58 c /i (cf. 52, 55 c i). Au sens de « loulcs les fois que », dia ii- « quand » était suivie régulièrement du subjonctif (§ 4 G5) : diaii-dain-chondelc fritsu adk nila ferr indaas cethir « quand (toutes les fois que) je me compare à toi, ô Dieu, je ne suis pas meilleur qu'une bête » Ml. gi d 8. Mais dans cet emploi, elle était très voisine de la conjonction }}ia i% l^i) " ^^ ^^ ^ aussi a-t-elle empiété sur le terrain de cette dernière et pris le sens de « si » ; mais cet usage est soumis à deux restrictions : § 685. a. dia n- « si » n'est employé que lorsque le verbe doit se trouver au subjonctif (c'est-à-dire dans le présent ou le passé, seule- ment au mode irréel, et dans le futur d'une façon générale; §§ 708 et ss.) : robad bethu dom dian-chonialiiiiiii « j'aurais eu la vie si j'avais accom- pli cela » Wb. 3 c 28 ; ar-diam-bcm-ni Ijicombàs bemmi icomindocbàil (( car si nous sommes en comnumauté de mort, nous serons en com- munauté de gloire » AVb. i[\ a 10 ; diani-bad iiiaibi ropia indfochricc dobérthar di'inni « si vous êtes bons, vous aurez (sera à vous, § ^96) la récompense qui nous sera donnée » Wb. 16 a i3. § 686. b. dia n- « si » n'est employé que lorsque la proposition ne contient pas de négation : ni loiir inbcndachad diain-inaldac/jac, ni loiir daiio iiiiicbiiialdai/jad tiianibendachae « la bénédiction n'est pas sudisanlc si tu maudis, ni la non-malédiction si tu ne bénis pas » A\b. 5 d 23 (« si » exprime ici la généralité, cf. § 711); air diiroimnibetar mopopuiise arrecht dian- uileniarbae siii anaimtea A. manibê nccb frischoinarr doibsom « car mes peuples oublieront leur loi si tu détruis complètement leurs ennemis, c'est-à-dire s'il n'y a personne qui s'oppose à eux » Ml. 77 a 12 (cf. 1^2 b 2-3). Remarque. — Le subjonctif après dian- est parfois accoiupagné de ro : dianxrbalamnl ni bia nech runiccae sin adâe « si nous mourons, il n'y aura personne que lu puisses sauver, ô Dieu ! » Ml. 107 d \ (cf. 45 c 7. 102 b 10, ACr. i4 a 0); ro semble ajouter à ces phrases un caractère d'éven- lualitc : « si nous venions à mourir » (5; 448). § 687. in interrogatif. La particule interrogative ///- (^ si (interrogatif), est-ce que ? » se 358 STMAxr. ' construit en général relalivcnient, même dans Tinlerrogation directe. Ainsi : in-dat-hendachuh « est-ce que je te bénirai P » \\1). 33 d 1 1 ; in-nad-n-accai (gl. non uides?) « ne vois-tu pas? » Ml. 17 b 17 ; hi- âat m-briathra « sonl-ce les mots? » Ml. ^[\ b 10 1 1 ; in-nàd-cualaidsi ageinti « n'avez-vous pas entendu, ô gentils? » ^^b. 5 a 21 (prétérit). Remarque I. — Exceptionnellement, on trouve inni ur au lieu de in-nad- n-irr « ne frapperas-tu pas? » Ml. 77 a 10, i3, i5. Remarque II. — La particule interrogative cani « est-ce que ne pas? » (§602) ne comporte pas de relation : cani-accai « nonne uides? » Ml. 26 b i/|. § 688. A plus forte raison, construit-on relativement les proposi- tions interrogatives indirectes introduites par in-. Ces propositions admettent tous les modes des propositions indépendantes ()^ 717) ; tou- tefois, le subjonctif délibératif (!^ 462) y est particulièrement fréquent. La particule in~ est le plus souvent précédée de dûs (de '^do fius) « pour savoir, à saAoir » : dui'ts iu-coiuaJnid arriipridchad dûib isoscélu « pour savoir si vous acconq^lissez ce qui vous a été prècbé dans Tévangile » \\h. i^ d 23 (prés, de l'indicatif); nifciatar in-sôirfetar « ils ne savent pas sils seront délivrés » jMI. 96 b 2 (prés, du futvu) ; na scarad frisinfcr dûs iu-r'ictar iriagnàissi « qu'elle ne se sépare pas de son mari, si par basard il pouvait être sauvé par sa compagnie » Wb. 10 a 3. § '^8g. Quand Tinterrogation est double, on peut répéter la particule in-. Ainsi : im-hein induibn ini-heni inihaàs « que nous soyons en vie ou en mort » Wb. 25 c 12 (m. à m. « est-ce que nous serions...? » prés, du subj. délibératif) ; im-b-inôgi ini-b-ilânanmas « que ce soit dans la virginité ou bien dans le mariage » Wb. 10 a 12 (id.). Mais le plus souvent, la seconde alternative est introduite par la particule ba (fû), qui n'est élymologiquernent qu'une forme emprun- tée à la flexion du verbe substantif (cf. ^ ^17; v. Pcdcrsen KZ \\\V 322 et 3o()). Ainsi : iin-ba bas ba-bcthii « la mort ou la vie » ? » \^ b. 20 b 02 (gl. quid eligam ignoro) ; ni fetainniar ni ini du iudaib fagenlib bcrlhair a sanclis fil sunl « nous ne savons pas si c'est aux Juifs ou aux gentils qucst appliqué le mot sanctis qui est ici » Ml. 37 a 10 {bcrlhair forme absolue du svd^j. passif avec valeur délibcratiNc) ; secbib grâd i)nbcti}cr I U liOllDIN AI ION 359 and iiiip-ôge fa-Ianaiiinas « quelle que soil la condilion dans laquelle on se trouve ici, virginilé ou mariage » Wb. 10 a 18 (cf. 8 d 26, 23 b /il) ; im fochrôib hà chian « ou sous la main ou loin » Sg. i5i b 2 (cf. 188 a 8). Si la seconde alternative est négative, on emploie fanacc, fanaic « ou non » (cf. naicc « non » Wb. 2 b l'i) : arrofitir side imbo hochridiu fanacc « car il sait si c'est de cœur ou non » Wb. 27 c 11 (cf. Sg. 1^8 a 6); indi siint rogabad insalni fanac » si le psaume a été composé sur ce sujet ou non » Ml. 2!\ d 10 (cf. (43 d 20, 96 b 2). § 690. C. Absence de l'expression de la relation. L'expression de la relation, avec les caractéristiques variées qui l'ac- compagnent (§ 623), peut manquer dans les constructions qui ont été énumérées aux §§ 652 et ss. Lorsque cette absence se produit dans les propositions subordonnées relatives cjue n'introduit aucune conjonction (§§ 653-66o), il y a tout simplement asyndète (absence de liaison), et des deux propositions cjui se suivent, rien n'indique que la seconde soit subordonnée à la première. C'est à dire qu'au lieu de « je déclare qu'il est grand, il est clair que Dieu est bon » on dit simplement: « je déclare il est grand, il est clair Dieu est bon », etc. L'expression de la relation peut manquer également après \m certain nombre des conjonctions indiquées aux §§ 661 et ss. ; la c<:)nstruction se ramène alors à celles qui seront étudiées dans le chapitre sui\anl. 11 convient de distinguer l'un et l'autre cas. § 691. a. La proposition subordonnée n'est pas introduite par une conjonction. Après les verbes déclaratifs, l'absence de relation est relativement peu fréquente ; on peut toutefois citer : asberat is-ar indeb isdénti toi dœ « ils disent que c'est pour le profit qu'il faut faire la volonté de Dieu » Wb. 29 b 12 (cf. Wb. 7 d 8, 8 d 2O, 22 b 23, 26 a G ; Ml. 3o c 3); rofetarsa is foirbthe do hiresso « je sais que ta foi est par- faite » W'b. 29 d i3; duadhat is dobabilondib téit « il montre que c'est aux Babyloniens qu'il s'applique» Ml. 47 a 17; arnatomnitisom bid-doirgairin cotiilta « pour qu'ils ne supposassent pas que ce serait pour interdire le sommeil » Wb. 20 c 12; aisndis is-trichaingnînm rosegar... indhires foirbibe ^ la démonstration que c'est par de bonnes 36o SYNTAXE actions qu'est atteinte la foi parfaite w Ml. id c 19 ; taccu ni-nié as heo « j'afTirme que ce n'est pas moi qui suis vivant » \Vb. 19 a 18. Après la locution ata liiiiin « il ine semble » Fasyndète est de règle : ata-lat rabad assu aiodiusgud adc ^ il le semble que leur réveil serait plus facile » Wb. 25 b 17 ; cf. Ml. 90 a G après îiida-Iasiniucu- inaifi « il semble à l'esprit ». Enfin, on rencontre Tasyndète après is eola « il est Instruit, il sait » Wb. I a 4- § 692. Après les verbes qui expriment le pouvoir, lu volonté, la nécessité, la crainte (§ 655), l'absence de relation est rare. On peut toutefois citer : noiiigoistigtisse « qu'ils me pendraient » (dépend de uoluerunt et glose laqneare uohieniïit nie) Ml. 5i b 26 (mais cf. § G25); conicfidsi bede preccptori « vous pourrez être des précep- teurs » (m. à m. que vous soyez) Wb. i3 a 10. § 693. Dans l'expression d'un fait (§ 657), la relation peut éga- lement manquer ; ainsi : isiiidi ro-m-îcc-sa « en ceci qu'il m'a sauvé » Wb. 28 a 12 (mais cf. § 625); iars'uidi bâtir iiiricci diibdas bitili « après qu'ils furent tous dignes de mort » Wb. 5 c i\ (cf. Ml. 21 c 3, io3 c i5); alir romanach arindi atrebat romain and « le territoire romain, parce que les Romains habitent dedans » Sg. 33 a II. § 694. De même après bon nombre de locutions, comme : is bcs (bésad) « c'est la coutume » : ba bés Jeiisoni dobcrtis daboc docbiini Icnipuil « c'était leur coutume qu'ils apportaient deux boucs au temple » Tui-. 110 c (cf. Wb. 4 d i5) ; is bésad i)ina flatho doeni 7 dojich « c'est l'usage du prince qu'il protège et qu'il punit » Wb. 9 d 2. is niéitc « il est d'importance » : ba méite linini niscartha friiiiniii « il serait important pour moi que tu ne te séparasses pas de moi » Wb. 29 d 8. § 695. C'est surtout après les locutions adjectives du type is gh' « il est clair », is suaiclniid « il est manifeste » (§ *J59), que l'absence de relation est fréquente ; on peut même dire qu'en dehors des cas signalés au § 659, pour les locutions de ce genre l'asyndète est la règle ordi- naire. Exemples : is derb « il est sur » : is-derb is-Jiron « il est certain que cela est juste » ANb. 25 d 10 ; cf. \\h. 2 c G, i4 d 11, 24 c 18 ; DE LA SUnOUDIN.VTION 36 1 — !S feir « il est meilleur » : is-fcrr liiiiiii rafesid « j'aime mieux que vous le sachiez » A\ h. i :^ a i ; — i-^ ^l^ « 'I ''^t' »'lair » : is-o^lé limsa roiiilna biiàid <' il esl clair [)our moi que j'aurai la victoire » Wh. I 1 a lo; cl". W h. 9 d <), \'à à \\ — is machdad « il est étrange » : ;//'/'// iiiachdall) dorôiila d'ut diiidliac « il ne serait pas étrange qu'il eût été fait luî (lieu de la pierre » Sg. 05 ai; — is siiaichnid « il est manifeste » : isitaigiiid nirubtar gàitha for coiiiairli « il est manifeste que vos conseils n'ont pas été sages » V\b. 18 c (i ; cf. \\b. 7 a i4, 8 c i5, i3 a -jo, Ml. 44 b 29; — is lacair « il est convenable » : is- tacir deit nitàirk làt « il est convenable pour toi qu'il ne vienne pas chez toi » Wb. 3o d 20. Après la locution adverbiale is sauilid « c'est également, de même », Fasyndète est de règle : issanilid gaibid ni « c'est ainsi qu'il prend quelque chose » Ml. 5o a ô (cf. \\h. 4 a 4, 17, 27, 5 b 36, 6 a 12, 12 c 32, i3 a 22, etc., ^11. 3o d 24, 35 d 26, etc.). Les exemples Ml. 23 a 12, 45 c 9, cités par M. Strachan ZCP IV 67 comme une excep- tion, n'en sont pas, puisque la phrase relative y est précédée de insin (cf. § 657). Pour la construction de is eu m me au sens ce « c'est comme si », V. § 702. § 696. b. La proposition subordonnée est introduite par une conjonction. Après les trois conjoctions/;tirt^(§ (î-\), fobith Qi, 673) et ainal (^ 662), tirées de noms, Texpression de la relation peut manquer. Ainsi : bore dofeich caeh iiolec y iiiârid eachmailh « parce qu"il punit tout mal et magnifie tout bien » Wh. (ja 16; fobiil) is-laipc inso « parce que ceci est un abrégé » Ml. i4 d 4 (cf. 3o a 9); anial ro-l- gàdsa « comme je t'ai prié » ^^ b. 27 d 19 (cf. 16 a 2, mais § 625). Pour les nombreux cas où l'on a tantôt hôre is, aiual is, tantôt hôreas, atiuil as, voir Strachan 5'///;j7. 67. D. Emploi abusif de la relation. s; 697. On vient d'examiner un certain nombre de cas où, malgré la règle, la relation n'est pas exprimée; inversement, il y en a quelques autres où par abus elle figure, sans qu'on puisse la justifier. Ces cas sont d'ailleurs fort rares et n'apparaissent généralement que comme des exceptions isolées dans les textes récents du vieil-irlandais. On 362 SYNTAtE les tfouvcra indiqués, eu ce qui concerne le nianuscril de Milan, dans un article de M. Strachan ZCP IV 67. Un seul mérite d'être mentionné ici, parce qu'il se retrouve dans tous les manuscrits : c'est celui de la conjonction acht « mais », qui, bien que simple conjonction de coordination (§ 612), se fait parfois suivre d'une proposition relative : roJegsat canôin fetarlaici 7 nufiadnissi aiiial ntndalegsanini acht ro-n-da-saibsct som « ils ont lu le canon du Vieux et du Nouveau Testament comme nous l'avons lu, mais ils l'ont déna- turé » Ml. 24 d 24 ; cf. \Vb. 3 d i3, Sg. 187 b 5 (Strachan Subj. 279)- Pour la coustruclion relative après obodin, v. § 53() Rem. II. II. — Des Propositions subordonnées non-relatives. § 698. Les propositions subord(mnées non-relatives sont introduites par les conjonctions acht « pourvu que », aiiial « comme si », ce, cia « quoique », co « que, afin que », ma « si », 6 « après que », rcs'm « avant que », secl) « puisque ». 11 faut joindre à cette liste certaines conjonctions qui, bien que cons- truites d'ordinaire relativement, admettent aussi la construction non rela- tive ; par exemple ainal et hôre (^ 69G). Ce qui caractérise essentiellement les propositions subordonnées non- relati\es, c'est qu'elles admettent exactement les mêmes formes verba les que les propositions indépendantes (§ 717). Par suite, on y ren- contre toujours la première classe des pronoms infixes et la négation ni, qui sont de règle dans ces propositions (§§ 625 et 626) ; l'accent de la forme verbale n'y est jamais influencé par la présence de la conjonc- tion (§ 589) ; enfin les phénomènes d'aspiration et de nasalisation, en tant du moins qu'ils ont une valeur syntaxique (§ 628 et suiv.) n'y apparaissent point. Cf. Zimmer KSt II O7, Pedersen KZ XXXV 4i3. § 699. Pour mieux illustrer cette règle, il est utile d'opposer en quelques exemples significatifs les usages respectifs de anml « comme » et anial « comme si », co n- « que » et co « que », dia n- « si » et ma « si », ô II- (t par lequel » et ô « depuis que » : DE I,A SUBORDINATION 363 ûNial iiûhi nâd-chial iio anial ni-aiis « comme ceux qui ne pleurent pas, ou comme s'ils ne pleuraient pas » \Vb. lo b i\ (cf. lO b yet 8); amal ni-s-tcctilis no co beil ûiiial innahi nad-leclat sétchi « comme s'ils ne les avaient pas, ou aliii qu'ils soient comme ceux qui n'ont pas d'épouse » (gl. ((ui babcnt uxores tanquam non babentes sint) ^^ b . 1 1) b j . con-da-gaibtis « afin qu'ils les prissent » Ml. 3i c (i ; mais rosdà- nigestar dûn co-do-s-gneni « il nous les a données (les bonnes œuvres) afin que nous les lassions » AVb. 21 b 9. Sur la confusion de ro ;/- et de co, V. § 678. dian-da-dcrcaither « si tu les regardes » Ml. 102 b 10; mais iiiaiii-s-coiiialiiadar « s'il ne les accomplit pas » Mb. 2g a 16. ho-torgab (= ho n-torgûb, § 172) « par quoi il a commis » Ml. 32 a 23 ; mais ho dii-ro-gbad inpeccad « depuis que le pécbé a été com- mis » Ml. 32 c g. On notera dans le premier exemple la différence des négations et l'emploi de l'aspiration, dans le second et le troisième la différence des })ronoms infixes, dans le quatrième Ja différence de la place de l'accent. Naturellement, la négation étant un proclitique intime (§ 323) et comptant pour un élément dans l'établissement de l'accent, on aura nia-doberad « s'il avait donné », mais mani-taibrcd « s'il n'avait pas donné » Ml. 35 c 26. !^ 700. acht « pourvu que ». La conjonction acht « pourvu que » se construit toujours avec le subjonctif accompagné de ro (§ ^^(\). Cf. Slrachan Subj. 278 et 33 1. Ex. : act-rocretea deacht 7 dôinecht crisi bitkss indhiiili dàni « pourvu ({u'il croie à la divinité et à l'bumanité du Clirist, il aura tous les dons » W b. 27 b i5 ; scchip ed arabera biuth in diiine is serb ks acht ro(b)bro- nach « de quelque bien que jouisse l'bomme, il le trouve amer du moment qu'il est triste (pourvu qu'il soit triste) » Ml. 8(i d 12 ; acljt as-ro-barthar innii « pourvu que le mois soit désigne » BCr. 32 b 5; acht dncoistis « pourvu qu'ils vinssent « Ml. 3/i a g (subj. sigm., sans ro dans le verbe composé, § 333 Rem. II). § 701. anml « comme si ». La conjonction anial au sens de « comme si » a un emploi essen- 364 SY>TA\E tiellement ditTérent de celui qu'elle préseate au sens de « comme » (§ 662), puisque dans ce dernier cas elle se construit relativement, tandis que dans le premier elle introduit toujours une proposition subordonnée non-relative. Cf. Slrachan Siibj. ii8Z|. Le mode employé après aiiial au sens de « comme si » est réguliè rement le subjonctif sans ro. ainal ni had alrab ùdoib (ms. duiU) jndisin acht bid areceiii )uisgûbtis (( comme si ce n'était pas leur demeure à eux-mêmes, mais [comme si] c'était par force qu'ils l'avaient prise (la ville) » Ml. 68 b 3 ; anntl nibinunis jiii ni ctir « comme si nous n'étions dignes de rien du tout » Ml. 63 d I ; amal duberad nech hi ceist do ditaid « comme si quelqu'un donnait en question à David » Ml. 55 d 1 1 ; roptidchad di'iib ccssad crist amal adcethe no forôcrad di'iib ainaJ bid fiadib nocrochthe « la passion du Christ vous a été prêchéc comme si elle avait été vue, ou bien elle vous a été annoncée comme s'il avait été crucifié devant vous » Wb. ig b 6; cf. Ml. 20 b 18. Remarque. — Par une extension naturelle, amal bid a été employé cou- ramment au sens de « presque, quasi, comme » devant un subslanlil : amal bid holailiti Ion gl. quasi quodaui adipe Ml. 80 a 3 (cf. 2 a 6, .'^7 b 2:2, 129 c 12). En pareil cas, le verbe de la proposition suivante ne subit aucune attraction : amal bid alaili chumachtalg rethes « coiume d'un bomme puissant qui court « Ml. l\2 c 19 (et non noresscd ; cf. Stracban Subj. 284). 5> 702. La construction de amal au sens de « comme si » s'est éten- due, par une analogie aisément explicable, à la locution is cumme dont on a examiné au § 644 la valeur et l'emploi syntaxique au sens de « c'est comme ». Comme la conjonction amal « comme » et la locu- tion is cumme « c'est comme » se construisaient de môme, on a employé cette dernière au sens de « c'est comme si » d'après amal « comme si ». En pareil cas, la locution is ciiiufiie n'est jamais suivie d'une proposition relative et se construit avec le subjonctif sans ro. Exemples : is-ciimmc nibad môidcm « c'est comme s'il n'y avait pas de gloire » Wb. 2 b \'\ ; is riiiiimae Icisscm bid f « c'est à. ses yeux comme s'il y avait un f » Sg. 10 a 11 ; is cumme di noberrthc « c'est pour elle comme si elle avait été tondue » Wb. 11 c t3; is cummae DE [. \ SriiOHDIN \TH)N HC».") (h) hid ed (tsbcrad « c'csl jx^iir lui conimc si c'était ccl;; (|ii"ll disait » Ml. 95 b 7 ; cf. \Mj. i d 17, i>o, 10 c 3, /l, Ml. (17 a 8, etc. § 708. cia « quoique », « si », « que ». Cf. Strachan Suhj. 2G0, 270, 274 et 33o. La conjonction cia (nég. ce-ni^ « quoique, bien que, quand bien même » sert à introduire les propositions concessives. Elle se construit comme la conjonction ma « si » (§ 707), c'est à dire qu'elle admet : les temps de rindicalif et le prétérit lorscpi'il s'agit de l'expression d'un l'ait présent ou passé; le présent du subjonctil lors([u'il s'agit de l'expression d'un fait futur ou général ou d'une hypothèse se rappor- tant à l'avenir (mode potentiel) ; l'imparfait du subjonctif lorsqu'il s'agit d'une hypothèse se rapportant au présent ou au passé (mode irréel). La conjonction cia produit l'aspiration (\\ b 10 a 21, 19 d 2^, 28 c 3 1, 25 a 10 ; § 168). Exemples : ciarud chiiaJaiar ilhéJrc 7 ce-niislahraiar iiipat ferr de « bien cju'ils aient entendu beaucoup de langues et qu'ils les parlent, ils n'en seront pas meilleurs » A\b. 12 d 28; ce-riidgJanta trihathis nita cuiiiacc do cbâi)!<^nifn « bien qu'ils (le corps et l'âme) aient été purifiés par le baptême, il n'est pas capable de bonne action » \N b. /j a G ; dathhtchethar iniintJiuchi ce-nidleci in nielnr « le sens le demande bien que le mètre ne le permette pas » Ml. 3ô a 10 ; ciadcobrinn môidini do déiiiiiii ni kn adbar hic « bien que je désirasse me glorifier, il n'y avait pas moyen ici » Wb. 17 d 17 ; ce-nid epartaissom hohriathraih dagnitis bogniniail> « bien qu'ils ne dissent pas cela en paroles, ils le faisaient en actions » Ml. 28 d 8 ; bieid nacb drécl diib l/tcfider cinbai huili « il y aura cjuelque partie d'entre eux c[ui sera sauvée bien que tous ne le soient pas » Wb. [\ A G (futur) ; ani tra aschotarsne frilncc nietûr cia-gessir « une chose qui est contraire au salut n'est pas obte- nue, bien qu'elle soit demandée » Wb. 17 d 27 (généralité); ropiis imdai piana donaib aninanaib ceni cskrsitis inchoirp « les peines seraient nombreuses pour les âmes quand bien même les corps ne ressuscite- raient pas » Ml. i5 c 8 (mode irréel); ce-choniis cor dosétche iiàit niiscoiriJjer « quand bien même tu pourrais chasser ta femme de toi, ne la chasse pas » Wb. 10 a 21 (mode potentiel ; coirther subj. dépon. de cuiriur). § 704 • cia a [parfois simplement le sens de « si « ; par exemple : 3 00 S\NT\\F. cia diDiuiicrberthiV gl. « si redegar » Ml. 49 c 3, ci iusûiiilnr g\. « si imilor » Sg. i h i ; cia-chondesin farsûJi dosmbérthe dom « si je vous avais demandé vos yeux, vous me les auriez donnés » Wh. 19 d 24 ; renisnicae « si tu ne les guéris pas » Ml. 88 b 7. Du sens de « si » on passe aisément à celui de « cpic » dans des phrases comme : nabathoirsech ciaheosa hicanair « ne sois pas triste que je sois en prison » AM). 29 d 19. En pareil cas, cia se construit, comme on le voit, avec le subjonctif. § 705. Par une extension de cet usage, cia s'emploie fréquemment pour introduire une proposition complétive après les locutions adjec- tives ou substantivcs ; le mode employé est le subjonctif. Exemples : is burhe « c'est folie » : is-burbe dom ciadognéo viôidiiii « c'est folie à moi que je fasse gloire (= de me glorifier) » AVb. 17 c 20; — is coir « il est convenable » : ha-coir dùibsi ciadoberthe testas diiiiii « il vous conviendrait de donner témoignage de nous » \\h. i5d 8-'; — is cuiiinic « il est indifférent « : ;///;// cbitmine di'iib ce bad hé frisandcnte « il ne vous était pas indiflérent que ce fût lui contre qui vous le fissiez » A\b. 902/1; — is dcdlnr « il est néces- saire » : is-dcdbir diiib cid-iiiebiil lib ataidmct « il est nécessaire que vous ayez honte de les rappeler » AA b. 3 b 3o (cf. Ml. 56 a i3, Sg. 71 a 10); ba-dethbir do cînifesed « il était fatal qu'il ne connût pas » Palat. 40 b (Tlies. Pal. 13); — is dèich « il est vraisemblable » : is-toich cia- doratiid si ni « il est naturel que vous donniez quelque chose » Wh. 16 c II ; — is fô « il est bon « : is-fo liiim ciarajesid « il est bon à mes yeux que vous le sachiez » Wb. i4 b 20 ; — is immaircide « il est naturel » : is ii)unaircide cerubé siibiiinctiiius pro iiiipcvaliito « il est natu- rel que subiunctiuus puisse être pro imperatiuo » Sg. i63 b 6 (cf. Wb. 26 a 23, ML 35 a 9, 61 b 16) ; — is maith « il est bon », A\ b. 29 b 5; — is mebul « c'est une honte » : ni mebiil lemm cia-fadam « jen'aipas honte de souffrir cela » Wb. 29 d 27 ; — is saithar « c'est l'afîaire, le rôle (propr' le travail) » : ba-saithar do cia-damelad « ce serait son affaire de le manger » A\ b. 10 d 3 ; — is torad « il y a pro- fit » : ba-torad saithir di'iiin... ccditineiniis cccJjtiiari « ce serait un pro- fit de peine pour nous que nous mangions chaque aliment » Wb. 10 c 21 ; — is iiisse « il est juste » : is-Jjuisse ce-rusamaJtar fricrist « il est juste qu'il puisse être comparé au Christ » W b. 34 a 4 (s^- i5 d 20). i)i: \.\ SI lioitDiN \ I ION 367 Koinanjiie. — -Après un certain nombre do cos locutions, on peut avoir une proposition subordonnée relative (î^l^ 05() et tJ95) ou bien un infuiilif (^480). § 70G. co « afin que, de sorte que, que ». Cf. Strachan Subj. 290. La conjonction co (nég. co ni), qui produit raspiration (\\ b. i/j c G), a exactement le même emploi syntaxique que la conjonction co n- (nég. cona), dont elle ne dilTère que par l'absence d'indice relatif (cf. § G78). Il suffira donc de donner quelques exemples parallèles à ceux des §§ 680 et ss. : sens final (subjonctif), coni-accadar « pour qu'il ne voie pas » Mi. 53 a 6 ; coniecmi nàd)iairchissa act iscoarcessea (gl. ne forte nec tibi parcal) « afin qu'il n'arrive pas qu'il n'épargne pas, mais c'est afin qu'il épargne » \A b. 5 b 35 ; co-nosberinn dochum hirisse « afin que je les amenasse vers la foi » V\h. 10 d 36; co-lhiniiiiigid cach siig bis isnaib balJaib « afin qu'il dessèche tout le suc qui est dans les mem- bres » Ml. /i4 d 8 ; co-ni-u-iorgàitar « afin que nous ne soyons pas trompés » AVb. 1 4 d 27. sens consécutif (indicatif), coiii iiiigeba cf de sorte qu'il n'évitera pas » Ml. 53 a i3 ; àvii coiiiiiiacuir « de sorte qu'il ne peut pas » Ml. 1 16 c 5 ; ûtlâ discirc la laitnori innangrec co seichetar cid acomroirc- iiiu « l'amour des Latins pour les Grecs est tel qu'ils suivent même leurs erreurs » Sg. i a 2. § 707. 7na « si ». Cf. Strachan Subj. 260 et 829. )iia produit l'aspiration (\\ b. 5 a 9, i/i a i^, 25 a i, 28 c 7). L'usage de ma (nég. nia-ni) comporte deux traitements différents selon que l'hypothèse se rapporte au présent ou au passé ou bien qu'elle se rapporte à l'avenir. i" L'hypothèse se rapporte au présent ou au passé. Il faut distinguer ici soigneusement les propositions conditionnelles proprement dites des propositions potentielles. On appelle propositions conditionnelles celles dans lesquelles le sujet parlant établit un rapport entre deux actions ou entre deux faits sans rien spécifier sur la possibilité de la réalisation de Thypothèse. Ces propositions admettent le présent de l'indicatif ou le prétérit ; la propo- ,HG(S SYNTAXE sition principale correspondante admet tous les temps des propositions indépendantes. Ex. : si auteni Chrislus non resurrexit ./. isfass di'inni apridcbiiiiine vianidfîr ut dicunt illi « est vain pour nous ce que nous prêchons s'il n"est pas vrai etc. » "SVb. i3 b i'\\ ma-nuduh-feil inelhig coirp crist adihdand ahrache « si vous êtes en union du corps du Christ vous êtes les enfants d'Abraham » A^'b. 19 c 20 ; niassii eut séitchi rocreîis na scarad frit iarcretim, iiuinid coscitchi rocrctis natitic séitchi iarcretiiii « si c'est avec Ion épouse que tu as cru, qu'elle ne se sépare pas de toi après la croyance ; si ce n'est pas avec une épouse que tu as eru, ne prends pas d'épouse après la croyance « AN b. 10 a 29-80; ma diidéll ni laihrcd ni dohochlaib « s"il a volé quelque chose, qu'il donne quelque chose aux pauvres » A\ b. 22 b 7 ; um-diidcsta ni dihar niris îccfidir pcr aduentiim nostriim « s'il manque quelque chose à votre foi, cela sera guéri par aduentum nostrum » Wh. 25 a 3o. j5 708. On appelle propositions potentielles celles dans lesquelles le sujet parlant admet la possibilité de la réalisation de l'hypothèse; appliquées au présent ou au passé, les propositions potentielles portent aussi le nom à' irréelles, puisqu'elles supposent implicitement que la réa- lisation ne s'est pas produite. Les propositions subordonnées irréelles se mettent à Timparfait du subjonctif ; dans la proposition principale cor- respondante, on trouve l'imparfait de l'indicatif ou du futur, parfois celui du subjonctif. Le vieil-irlandais ne distingue pas dans les propo- sitions irréelles le présent du passé ; une phrase comme isglé limm ni- coudigénte (imp. subj.) étrad marnfeste (imp. ïu\..)inso AAb. 9 d 9, peut donc signifier : « je suis sûr que vous n'accompliriez pas de fornication si vous saviez cela » ou « que vous n'auriez pas accompli de forni- cation si vous aviez su cela ». C'est le contexte seul qui permet de choisir entre les deux temps. On a déjà constaté l'incapacité du vieil- irlandais à exprimer la différence relative des temps (§§ 468, 472). Ex. : ni heinn (is)indoi(ri) manucomallain gnimu da; « je ne serais pas en captivité si j'avais accompli les actions de Dieu » Ml. i3i d 19 ; ar mad forngaire dognein docoischifed pian a-îhairmthecht « car si c'était un ordre que je donnais, le châtiment suivrait sa transgression » AA b. 10 a 27 ; matis tnicsi ni rigad « s'ils avaient été élus, [le châtiment] ne serait pas venu » 'SA b. 11 a 22. à I DE LA SUBORDINATION HOq § 709. Quand le verbe de proposition principale est le verbe sub- stantif, on trouve le prétérit au lieu de l'imparfait (cf. §§ k^k, 721 et 728). Ainsi : ar-hôi son in potestale niea ma-dagnenn « car ce serait in po- lestate mea si je le faisais » Wb. 10 d ai ; air ni hôi numsoiradsa ar- chuumchtae ndiiini ocniingrainiiniin iiiani-ni-soirad ciiinacbtae n dce « car il n'y aurait eu personne ([iii m'eût délivré du pouvoir de Tbomme quand j'étais persécuté, si le pouvoir de Dieu ne m'avait délivré » Ml. 74 b i3. Remarque. — Dans l'cxeniplc A\ b. 4 c ij, le prétérit du verbe suljstan- lif semble même avoir déterminé par attraction l'emploi du prétérit du verbe qui suit : ar ba inisciiis atroilUssct manithised trocaire « c'aurait été la baine qu'ils auraient mérité si la pitié n'était venue ». i; 710. -j" L'hypothèse se rapporte au futur. Quand riiypotbèse se rap- porte au futur, on trouve toujours le présent du subjonctif; c'est-à-dire que les propositions potentielles ne se distinguent pas, comme dans le cas précédent, des propositions conditionnelles. On sait d'ailleurs que dans les langues qui ont comme le grec le moyen de faire cette distinc- tion, il y a souvent confusion entre les unes et les autres, l'avenir laissant naturellement place à toute éventualité. Ex.: niad-arlôg pridchasa... niinhia fochricc dar hési moprecepte, uiani- pridag athél arôcht 7 gorli « si c'est pour un salaire que je prêcbc je n'aurai pas de récompense à la suite de mon enseignement ; si je neprêcbe pas, je mourrai de froid et de faim » Wb. 10 d 28-24 ; nib iccfither ire- chroich crist uia-fogneith dorecht « vous ne serez pas sauvés par la croix du Christ, si vous suivez la loi » Wb. 20 a 11; airiinfolnguh(s)a amairis doib soin niani-in-soirae se « car je serai pour eux une cause d'incrédulité, si lu ne me délivres pas » Ml. 1 42 b 3. L'emploi du préverbe ro peut ajouter l'idée "de possibilité. Ex. : 7nani roima fora cenn ni menni forsna hullu « si l'on peut venir à bout de leur tête, on ne \icndra pas à bout des membres » Ml. 89 c 1 1 (cf. § 449). Remarque. — Dans le passage suivant, où d'ailleurs la proposition subor- donnée est introduite par dia n- (§ 084), ou trouve l'imparfait du futur dans la proposition principale, bien que la proposition subordonnée soit au présent du subjonctif; cela prouve que la distinction du conditionnel et du 24 S'O SYMAXE potentiel subsiste dans la proposition principale : dia-tarsiu ecnae n-dosoin seichfidsom dufirinnisiu « si tu lui donnais rintelligcnce (potentiel de l'ave- nir), il suivrait ta vérité » Ml. 89 c 5. § 711. 3° Expression de la généralité. La conjonction ma est souvent employée pour exprimer une hypothèse cjui n'est rapportée à aucun temps particulier mais qui représente, soit une action répétée, soit une action générale ; ma peut alors se traduire par « toutes les fois que ». Dans ce cas, la conjonction est toujours suivie du présent du subjonctif, le verbe de la proposition principale étant au présent de l'indicatif. Exemples : nitainuihecht rechto mani airgara recht « il n'y a pas trans- gression de la loi si la loi ne défend pas » ^^ b. 2 c 18; mad ôinriar dogné nititctbar cid jrissasennar « s'il ne fait qu'une seule note, on ne comprend pas ce cjui est joué » AVb. 12 c ,^0 : issamlid is deid so})i nia-ari inferso, manl nairi imuiurgu nideid 7 ishronach ahelbu « c'est ainsi c{u'il est tranquille s'il trouve cet homme; s'il ne le trouve pas, au contraire, il n'est pas tranquille et sa vie est triste » Ml. 3o d ili. Ivomarque. — Dans cet emploi ma est souvent remplacé par dia n- (§ 085). § 712. il (souvent écrit hô, cf. § 28). Cf. Sarauw ISt log, Thurneysen KZ XXXVIl 63, Strachan Act. 409. La conjonction ô signifie « après que » et « depuis que ». Elle produit l'aspiration (Wb. i5 a 22, 3i c 7). Lorsque le verbe est au prétérit, on a, suivant le cas, le parfait ou le narratif (§§ Mo et ^']l)■ Exemples : ô suivi du parfait, o-adctiaid min icce incheneli daine... asher iarnm « après cju'il a exposé le mystère du salut de la race des hommes, il dit ensuite » Wb. 21 d 1 1 (cf. 3 a 7) ; hu-asringaib corp fnJach inna- fochodo doiet iariim doclmm indfolaid tanaidi inna anmce « quand la souffrance des maux a traversé le corps, elle pénètre alors jusqu'à la substance ténue de l'âme » Ml. 22 d 9 ; ho-rcsarta « après qu'ils curent été égorgés )) Ml. 34 h i3 (du verbe *ess-orgim ; cf. 22 d 6). â suivi du narratif. ho-Juid adam tarréir « depuis c]u'Adam transgressa la volonté [de Dieu] » Wb. 3 c 37 ; arnaérbarthar 0 chretsit ninlà airJi armhan « pour qu'il ne soit pas dit que depuis qu'elles crurent nos femmes ne sont pas à notre disposition » Wb. 3i c 7 (cf. \Vb. 12 c g, DE LA SUBORDINATION S"! 2g d 6, Ml. 63 a 4 et la construction de huaiid-uair dans l'exemple Ml. 82 d 9 cité au § 6/u). Remarque. — Suivie de la 3« pers. sg. du verbe copule, la conjonction à se combine avec lui sous la forme ôs : iscian ôs accobor lemm farrlchtu « il y a longtemps que j'ai le désir d'aller vers vous » Wb. 7 a 3. De là est sortie en moyen-irlandais une conjonction ôs « depuis que », écrite oas L. U. 20 a aS. Lorsque le verbe de la proposition introduite par ô est au présent, il se fait accompagner du préverbe ro qui exprime l'antériorité immé- diate de l'action (cf. Sarauw ISt. 28, Thurneysen KZ XXXVII 64, Strachan Act. /ji i). Aux exemples cités au § 446 on peut joindre : is and diiacair inftrinni hôrhi làn alàm ditberfocbraic « c'est alors qu'il proclame la vérité, une fois que sa main est pleine de gain » Ml. 36 b 3 (cf. A\b. 24 d 11, Ml. 51 c 9). § 713. resîu « avant que ». reslu se construit toujours avec le subjonctif accompagné de ro. Cf. Strachan Subj. 288 et 33 1. Ex. : tnolid 7 âlgenigid resiu rociïrsacha « il loue et il flatte avant qu'il ne blâme » Wb. 4 a 2 ; rohtar irlithi a}\niog]e dûun resiu tised hiress « nos serviteurs nous étaient soumis avant que la foi ne vînt » Wb. 27 c 8 (cf. § 332 Rem. II); is deniu adciam huasidib risiu rodoammar infogîir huachluasaib « nous voyons plus vite avec les yeux avant que nous n'entendions le son avec les oreilles » Ml. 112 b 12. Cf. Wb. 4 d 8, 18 a 23, 29 a 28, 29 d 23, Ml. 38 c 9, 47 b 16, 58 d 7, io4 c 5, 123 a I, Sg. 184 b 3, etc. § 7x4- sech « puisque ». La conjonction sech signifie proprement « sauf que » ; elle est souvent employée pour introduire une proposition chargée de préciser le sens ou la valeur d'un mot, et, par suite, elle a pris le sens de « à savoir que » ; de là l'emploi de sech-is « à savoir que c'est, c'est-à-dire ». Dans cet emploi, où elle peut prendre des sens assez variés suivant le cas, la conjonction sech se construit avec les modes des propositions indépendantes : sech-is ôenspirut fot dàli « puisqu'il y a un seul esprit qui le dispense » Wb. 12 a 8; sech-racualid « puisque vous l'avez entendu » Wb. 22 a 23; sech-ni-coimnactar arnamait « puisque nos ennemis n'ont pas 872 SYNTAXE pu » Ml. i35 d [x\ nifil cbosDiailins flr âoncuch asher nadmhed dligcâ remdeicsen dœ dudoinib sech remideci dia diiuaib aniuandih amlahrib « il n'y a pas de vraisemblance à quelqu'un qui dit quil n"y a pas de loi de prévoyance de Dieu pour les hommes, puisque Dieu prévoit pour les êtres muets » Ml. 55 d 25. § 710. Suivie du subjonctif an sens potentiel, sccl) « saut" que » prend le sens de « si », « quelque que » : sechip si fochaid imhé nech « quelle que soit l'affliction dans laquelle quelqu'un se trouve » Ml. 53 b i ; ad- genarnmar aséis sechip hé nodapridcha « nous connaissons son sentiment quel que soit celui qui prêche cela » A^ b. i/i d 28. CHAPITRE VI EMPLOI DES MODES DANS LES PROPOSITIONS SUBORDONNÉES. CONCORDANCE ET ATTRACTION Â. Emploi des modes. § 716. Au point de vue de l'emploi des modes, il y a deux catégories à distinguer parmi les propositions subordonnées : celles où le mode est nécessairement fixé au subjonctif par suite de la nature de la con- jonction ou du verbe de la proposition principale, et celles où le choix du mode est libre. Les propositions subordonnées dont le mode est nécessairement le subjonctif sont celles qui dépendent d'un verbe exprimant le pouvoir, la volonté, la nécessité, la crainte (§ 655), ou qui sont introduites par une des conjonctions : ara n-, co n-, co- « afin que » (propositions finales), cia « que, bien que, si », dia n-, ma « si » dans certains cas déterminés (§§ 710, 711), acljt « pourvu que », amal « comme si », 7'esiu « avanhque ». Il va sans dire que seules les propositions subordonnées où le cboix du mode est libre appellent quelques observations générales sur Temploi des modes. On peut donner à ces propositions le nom de propositions subordonnées libres par opposition aux propositions subordonnées subjonc- tives. § 717. Le verbe des propositions subordonnées libres conserve tou- jours le mode qu'il aurait si la proposition était indépendante; c'est-à- dire que le vieil-irlandais ne connaît pas l'usage latin du subjonctif du style indirect. On peut donc avoir dans une proposition de ce genre 374 SYNTAXE l'indicatif présent ou imparfait, le prétérit, le futur présent ou imparfait (au sens de possibilité), le subjonctif présent ou imparfait (tous deux au sens de possibilité) exactement comme dans une proposition indé- pendante. Ex. : nîconfitir cid asbeir « il ne sait pas ce qu'il dit » Wb. 12 c 22 (prés, de l'indicatif) ; nifetatar insôirfeiar fanacc « ils ne savent pas s'ils seront sauvés ou non m Ml. 96 b 2 (présent du futur); intoiDitiu... as tria airiUiiid soin rosoirad inchathir « l'opinion que c'est par son mérite que la cité a été sauvée » Ml. 61 d 2 (prétérit); nifetar in damsoirfad dia fanacc « je ne sais pas si Dieu pourrait me délivrer ou non » Ml. 90 c 19 (imparfait du futur); atalat rabad assu aiodiusgud adea il te semble que leur réveil pourrait être plus facile » (imparfait du futur) Wb. 25 b 1 7 ; arascrûta cid forchana do hicc càich « afin qu'il recherche quoi enseigner pour sauver chacun « (m. à m. « ce qu'il enseignerait ») Wb. 3i b 10 (présent du subjonctif); nihil horum sciens .i. in damsoirthae diilamaib miin(âm)at Janaic « à savoir, si tu pourrais me sauver des mains de mes ennemis ou non » Ml. 91 d /i (imparfait du subjonctif; dans cet emploi l'imparfait du subjonctif ne se distingue guère de l'imparfait du futur, § 470); fiagar huàin... dûs cid forchomnacuir « que l'un de nous aille savoir ce qui est arrivé » Ml. 16 c 5 (prétérit) ; dûs cia atrcbea isin chatratg « pour savoir qui habitera dans la ville » Ml. 35 b 24 (présent du fulur) ; dni'is in intaniJitis « pour savoir s'ils pourraient imiter » Wb. 5 b 20 gl. saluos faciam aliquos ex illis (imparfait du subjonctif). Remarque. — Tout cela revient à dire que l'emploi des modes dans les propositions subordonnées libres résulte simplement de la valeur spéciale à chaque temps, telle qu'elle a été exposée dans la deuxième partie (^§ W-^" et ss.). On n'a cru devoir introduire ici de nouveaux exemples que pour illustrer davantage l'usage en question. § 718. La possibilité de choisir entre l'indicatif et le subjonctif permet d'exprimer des nuances modales qui ne sont pas notées en latin. Ainsi, dans les phrases qui correspondent au latin non qnod... scd quod... « ce n'est pas que..., mais c'est que... », on trouve tantôt l'indicatif et tantôt le subjonctif selon qu'il s'agit de l'expression d'un fait réel ou d'un fait hypothétique (cf. Strachan Siibj. 254). ni arindi donairchet « non qu'il ait été prophétisé » gl. non quia de EMPLOI DES MODES DANS LES PROPOSITIONS SUBORDONNÉES S^S illo sit tempore profitatum Ml. 35 b 9 (prélérlt) ; /// nadrindiialdatar acht inrii.aJdaiar « non qu'ils n'aient pas fait irruption, mais ils ont fait irruption » AU. '.i'\ b 11 (prétérit); ni nàdm-hia cid ciiniscugiid donaib pedhachaib « non qu'il n'y ait pas même de changement pour les pécheurs [dans l'avenir] » \\b. 10 d 17 (présent du futur; m. à m. « qu'il n'y aura »). Dans ces trois phrases, leglossalcur nie un fait. On a le cas contraire dans des phrases comme : ni arindi nonihetis cid inhiiicc... acht isarindi nadhiat ciir « ce n'est pas parce qu'ils seraient même un peu, mais parce qu'ils ne sont pas du tout )) Sg. 09 a ^5 ; J}itarc robiinniiar hihdid-ni dait siii add- niar iiidi noinbetis arcinnta frinsoin « ])arce que nous étions coupables envers toi, ô Dieu, non que nos fautes aient été dirigées contre toi » Ml. 62 d 5, il s'agit de possibilités que nie le glossateur : « ils ne peuvent pas être même un peu », « nos fautes ne peuvent pas être dirigées contre toi », etc. § 719. Dans toutes les propositions subordonnées libres existe la même possibilité d'exprimer par la distinction de l'indicatif et du sub- jonctif les nuances les plus délicates. On trouvera de nombreux exemples du fait dans les copieuses listes qu'a dressées M. Strachan Subj. 258 et suiv., 284 et suiv., 292 et suiv., 3oo-3io. Quelques-uns suffiront ici; d'autres ont été donnés dans les deux chapitres précédents. dûs cia atrebea « savoir qui habitera » Ml. 35 b 2^ (prés, du futur) : dû us indaithirsel « savoir s'ils feraient pénitence » Wb. 3o b 3o (prés, du subjonctif); aiimJ fougiii « comme il sert » Wb. 12312 (prés, de l'ind.): ainal fiindlô « comme il le supporterait » Ml. 32 d 2 (prés, du subjonctif); iiiiain ronicfca « quand il viendra » Wb. i\ a 25 (prés. du futur): iiitmi i/miicroinaslar uach iioib « quand un saint quelconque pèche » Ml. 5i a 18 (prés, du subjonctif de généralité) ; neich roiccu aless « de ce dont j'ai besoin » Wb. 20 d 9 (prés, de l'indicatif) : neich risid aless « de ce dont vous auriez besoin » Wb. 2^ b 2 (prés, du subjonctif). Sur l'emploi do rinllxe -d- pour accuser la valeur réelle de l'indicatif par opposition au subjonctif après les conjonctions cia et ma, v. § 5o8. B. Concordance des temps. § 720. Quand le verbe de la proposition subordonnée exprime une 876 SYNTAXE action concomitante de celle qu'exprime le Acerbe de la proposition prin- cipale, les deux verbes se mettent au même temps (J. Strachan Siihj. 235). Cette règle a à peine besoin d'exemples ; c'est l'expression la plus sim2:)le de la concordance des temps. Ainsi : rofesiar cachiu-hcire intain bértbar in-dôiri « il saura toute langue quand il sera mené en captivité )> AVb. 12 d 27; anundagreinn-siii (c quand tu les poursuis )> gl. te perscquenle pereunt Ml. 36 d 2 ; an-coiidaninmchaitis-se « quand ils me soulevaient » gl. me laudibus efferentes beatum dicebant » Ml. 39 d 1 1 ; afonnenatar « quand ils jalousèrent » gl. inuidentes dixerunt Ml. 17 b 16. Ces quatre phrases présentent un futur, un présent, un imparfait et un prétérit de l'indicatif correspondant aux mêmes temps dans la pro- position principale. Mais : amal durigni inna giiiniu scchniadûchtiu dngena dano innabi lainigir hisatodorbidc « comme il a fait les actions passées, il fera dans l'avenir celles qu'il promet » Ml. 5o d 10. § 721. Lorsque le verbe de la proposition principale est à un temps passé, le verbe de la proposition subordonnée se met généralement aussi à un temps passé; c'est-à-dire que le vieil-irlandais pratique la règle d'attraction temporelle habituelle au français (« il disait que pétais sage ») et qu'il ignore la distinction que fait le grec ancien entre è'Xôycv c-'. ao^i^ ïg-'. et ÏKtyov GT'. acooq -^v. Mais on a signalé au i; .472 le fait important que l'irlandais n'indique pas la dislinclion des temps dans le passé. Ex. : asherad sont nanibufressa dia Hinisalein inihôi dia cecba cairach olchena 7 nacbasoirhed dia lamaih soni « il disait que le Dieu de Jérusalem n'était pas plus fort que le Dieu de toute autre cilé et qu'il ne les déli- vrerait pas de ses mains » Ml. 53 d 0. Ici, -/;// est lui prétérit (à valeur d'imparfait, cf. § [\\f{) et -soirhcd un imparfait du futur; en proposition principale, on aurait un présent de l'indicatif c?^ n-, un présent du futur -soirfea, et ind?oi deviendrait indas (§ 234) ; — /('/'// chumtahart indahiad torbae fanaic domolad dœ « il y avait doute s'ils auraient ou non profit à louer Dieu » Ml. 102 d 4 (cf. 43 d 20). Toutefois, dans cet exemple on pourrait considérer -hiad comme l'imparfait du futur de possibilité EMPLOI DES MODES l)\NS EES PROPOSITIONS SUBORDONNÉES ?>']'J du style direct (cf. §§ /'170 et 717); — rocretset dungenad dia ani dii- rairngert « ils crurent que Dieu ferait ce qu'il avait promis » Ml. 123 c I ; — isdiimsa îairrchct adcichitis genti... per me « c'est de moi qu'il a été prédit que les gentils verraient... per me » Wb. 732; — dtirumenar romsa dia 7 romhilhhén « je pensai que j'étais Dieu et que j'étais immortel » Ml. /»() b i3; — iairchechiiin resiu forciiimsed « il a prophétisé avant que cela arrivât » Wb. Zi d 8 (cf. 29 d 28) ; — céin nombetis innasaigtea tuidmithi innafeiiil nad conhiad k do « (il déclara [contenu dans le mot neganit du texte latin]) que tant cjue les flèches seraient fixées dans sa chair, il n'y aurait pas de salut pour lui » Ml. 58 a 9 {-hctis cl -bicuî au lieu de -biat al-bia qu'on aurait en proposition principale) ; — asnibûrt dia hi recht on arasechitis athiuinae aruariictais indori « Dieu a dit dans la loi qu'ils suivissent son com- mandement afin qu'ils ne fussent pas emmenés en captivité » Ml. 126 c 2. Le sentiment de cette règle était si fort pour le glossateur de Ml. qu'il l'applique même quand elle ne l'est pas en latin : co dubidctis (imparf.) gl. oportuit dici : nt sagitent MI. 3o b i ; cf. 36 d 7, et surtout 24 a 17 où l'em- ploi du prétérit ruforaitlimendir pour traduire « meminit » a amené dans la proposition subordonnée l'imparfait conid soirad. § 722. Les exceptions à cette règle sont rares et s'expliquent géné- ralement par des considérations spéciales. Ainsi on rencontre le présent au lieu de l'imparfait du subjonctif après un temps passé Hy. II 35, mais c'est là le résultat d'une anaco- luthe de pensée. Plus fréquemment se rencontre l'imparfait au lieu du présent, quand le verbe de la proposition principale est au présent ; plusieurs cas de ce genre ont été signalés par M. Strachan Subj. 288 et 29S, mais dans la plupart d'entre eux l'imparfait du subjonctif possède la valeur modale de possibilité et on a vu au § 7 1 7 que même en proposition indé- pendante l'idée de possibilité pouvait être rendue par l'imparfait du subjonctif. Ainsi: nimolat dia inifurnn conetailis diJgudhositidiu trisodain « ils ne louent pas Dieu en enfer, de sorte qu'ils ne sauraient obtenir son pardon par là » Ml. i3o b 6 ; nitait dia fotairngere conidchumscaiged m. à m. « Dieu ne va pas sous promesse de sorte qu'il pourrait changer cela », c'est-à-dire « Dieu ne fait pas des promesses qu'il pourrait 3-8 SY>TAXE changer ; quand Dieu promet, il n"y a pas à craindre qu'il puisse changer quelque chose à ses promesses » INIl. 109 d 5. — Dans quelcpies autres exemples, le présent de la proposition principale peut être considéré comme un présent historique; l'accord se fait alors avec le sens, ce qui justifie l'imparfait du subjonctif dans la proposition subordonnée ; ainsi : frigenti asheir som anisiu arnaioinniiis nàd carad soin iiideiu 7 nad dii- ihrised anicc « il dit (= il a dit) cela aux gentils pour qu'ils ne suppo- sassent point qu'il n'aimait pas les Juifs et qu'il ne désirait pas leur salut )) AVb. 4 d 17. On rencontre dans la même phrase le présent et limparfait Ml. 112 b 20. §.723. A l'étude de la concordance des temps se rattache l'accord du verbe copule avec le verbe principal. On a indicpié au § 675 le rôle du verbe copule pour introduire une locution adverbiale devant le verbe principal. Il reste à examiner dans quelle mesure le verbe copule s'accorde avec ce dernier verbe. Pour l'accord en nombre et en personne, l'essentiel a été dit au § 489 à propos des pronoms personnels. Pour ce cpii est du temps, le verbe copule s'accorde généralement avec le verbe principal qui suit : is arbethid di'iibsi liâgniiui bas « c'est pour votre vie à vous que nous allons à la mort » Wb. i5 b 28 (indicatif présent); ba mnio iinmejoln- gilis bran daiiisa cid iiina bi iiobilis dam buaiiichairlib « c'était plus gran- dement que me causaient du chagrin les choses même qui me venaient de mes amis » Ml. 86 d 6 ; cf. 55 c 19 (imparfait de l'indicatif; on sait que dans le verbe copule le prétérit joue le rôle d'imparfait, § 70g) ; bid dibarnàgsi ronbiani corona gloriae « ce sera de votre combat que nous aurons une couronne de gloire » V\'h. 25 a 3 ; iiiba iiaitbed dondriga « ce ne sera pas en petit nombre qu'il viendra » ^^ b. 25 a 38 (présent du futur); bad fricuDitacl) necolso iiiiniabera « cpie ce soit à la construc- tion de l'église qu'il l'emploie » \A b. i3 a 3; cf. 9 c 12 (impératif); jilp and nobirpaid « que ce ne soit pas en cela que vous vous confiez » A\ b. 8 b 2 (])résent du subjonctif) ; corbu inimaitb bcitb « de sorte cpie ce soit dans le bien qu'il soit » Ml. 90 d 1 1 (id.); iiiaîis hé indjcrsai grandi insin nanima dumherad « si c'étaient seulement ces vers d'horreur qu'il avait donnés » Ml. 4oc 17 (imparfait du subjonctif); robu samlid (fauo robôi uwdi hitius bilosiicb « ce hit donc ainsi que fut modi huius au EMPLOI DKS MODES DANS LES PKOPOSITIONS SinORDONNÉES ^79 commencement » Sg. 2o3 b 5 (prétérit) ; airnibu fuareîr fesin boisom isintaimsir « car ce ne fut pas sous son propre pouvoir qu'il fut alors » Ml. i/ib i3(id.). § ~i'\. Toutefois, la même hésitation qui se produit en français entre c'est lui qui était et c'était lui qui était, c'est lui qui sera et ce sera lui qui sera existe aussi en irlandais ; il serait puéril de vouloir établir une distinction précise entre les deux. Ainsi, on trouve : is dusuidih ha inhesa « c'est à eux qu'il était d'usage » Ml. 3i d 12, cf. i^ a 9 (imparfait de l'indicatif) ; isicrist heinuni « c'est dans le Christ que nous serons » Wb. 21 b 7, cf. 3 d 27, /i a 17, 9 a 23 (présent du futur) ; is-airi iiiso rogabad soni hirige « c'est pour cela qu'il fut amené à la royauté » Ml. i\ a ^1, cl'. 2 b 6, 1^1 b 12, 17 b 18 (prétérit); etr. § 726. C. Attraction modale. Lorsqu'une proposition subordonnée libre dépend d'une proposition qui est elle-même subordonnée et dont le verbe est au subjonctif, il se produit souvent une attraction modale. Ainsi : isarnacc diaxs cenibcd àainuisom bes foir « son fds est après lui, bien que ce ne soit pas son nom qui soit sur lui (qu'il porte) » Ml. 23 d 17 ; ;// iuiiied liui act rop crist pridches 7 iuimerada càch « il n'y a pas de souffrance pour moi, pourvu que ce soit le Christ que chacun prêche et médite » ^^ b. 2 3 b 2 4- § 726. Lorsqu'une même conjonction introduit deux propositions subordonnées à la fois, elle peut n'être pas répétée devant la seconde; ainsi : ciatechtid luich aile ni adchobraisiu 7 nitechtaisiu on iinmurgu nietaigthers'u iiniininisiii « bien que quelque autre possède ce que tu désires et que tu ne le possèdes pas, tu ne dois pas néanmoins être jaloux à ce sujet » Ml. 56 b 3i ; cf. 67 c 7. Mais le plus souvent on répète la conjonction en pareil cas : ciarud chualatar ilbélre 7 ceiiusla- bratar nipat ferr de AVb. 12 d 28 (5; 7o3) ; dia n-imthiasam iarlininaib indrechto sin 7 dian d comallaninuv « si nous agissons (m. à m. circu- lons) d'après les préceptes de cette loi et si nous l'accomplissons » Ml. ^(S c 20 (§ 683) ; nuini dechrigfber j niaiii-tintitbcr ainbélre ncchtraun « si n'est pas distingué et si n'est pas traduit le langage étranger )) Wb. 12 0 /i6, etc. INDEX DES MOTS ÉTUDIÉS N. B. — Les numéros renvoient aux pages du valunie. X'ont pas été relevés dans cet index les mots qui figurent dans les listes du chapitre de la formation des noms, p. i5i et suiv. Les verbes composes sont enregistrés sous la l'orme deutérotonique, les participes sous le verbe correspondant, les infinitifs à part. a possessif 19, 282 ot ss ; après 0 cl fo 02. a préposition i^a, 3i8, 278 ; voirai êtes. à particule vocativc i3C), 01 1. ah, g. ahaà 106, 107. abgiter, abbgiler, ahgitir 27, io5. ahial 38. ahstanit Gg. accaldam, acaltaiii, acaîdivii 20, 26, 3o, 57, 68, 6g, 70. accohor, acohor 36, 07, 100. acconiol 57. acciiiss 107. achitofel, agitofel 2g. acht « mais » 326 ; avec la construction relative 862 ; « pourvu que >■> 363 ; act aciis « et », ociis 81, 323. ad préverbe 234, substitut de l'O 2^7, de- vant pronom infixé 272, 275, 335; pre- mier élément de composition, 16^. ad-dgitr, construction 3/I7 ; v. dgU7\ adaig 98. ad-ânini, adroni iiS-. adarc 96. ad-balivi, adbaiîl, athail, -apail, -cpil 35, 57, 23/i ; construction i/li. adblani, compar. adblauiu I23. adbitl, iiid-adbol 12g. ad-ciu 210, 234; aci, -accai 35; adcélJmr, -accathar, -accadar, -accaslar 78, 174, 182 ; -ccigi, adcigestar 182 ; adcess 53, 181 ; n'admet pas ro 249 ; v. ciu. ad-cobraim )g4. ad-ciimaiiig, -écmi 234. ad-damim, ataimct 25 ; v. daniim. ade, adi, ede, ide 82, 292. ad-ellaiiii 194; adciUiiib 170. ad-eirgi)n(*aith-ar-rigiiii), adeirrig, ailhir- gid 234; V. rigiiu « je tends, j'élève ». ad-Jcdini, adiadar, adfiadar 32 ; construc- tion 345 ; V. fcdirn. ad-gèn 234; v. gniuiiii. ad-glddur 25, 78, igS ; v. accaldam. adi m 98. ad-oipriw {*ailh-od-beriiii') 234 ; v. beriiii. adraiin, adnorfa i[\o. ad-rùtiiin 198; construction i48 ; ainiiithi 264. ad-roiUim ig8, 61, 69 ; cf. ain'lliud. ad-selbiui 198. ad-suddhn 198. ad-sodiiii 284 ; -astae, 55. adthramJi 34. a^/>« 171. j^'"7;r 195; cf. ad-dgur. di 281 . rt/'ar 89, 5o. aicned 100. aicnete 56. 382 INDEX DES :\10TS ETUDIES aicstu 107. aidchuimthe 07. aidgjie, aithgne 07, aSA- âigthide, compar. âigthidiu 12/1. ûi/ « rocher « 1 10. ^n'/c 118, 120 et ss., i33 ; cf. a/7/, ala. ailim ig8. i) 235 ; v. /o»- ^m « je bâtis ». cor 260. core 38, 97. fo/-_/) 100 ; coirp. corpii '.\ï ; corpp 3.'"). corpde, in-chorpdid i3o. corrici 1^7 ; v. roiccini. cosc !i2 ; cois ce 35. cosmail, cosmiiil, cosinil, cosinailc, cosiiiile ^7' 7O' 7^5 75, 118; comparât, cos- mailiu i2t\ ; (construction de) i43, i46. cosmailius, cosmiiiUus, cosmUiiis 70 ; /('• chosmaUius 3^6. cosnam 260. cotarsne, 118. co/« (ca/e), co/eef (cateel) 3o2 ; v. ca/^". çra?z« 99; cniinn ^9, c/-»«7z 5i. cre 106. crenaim (creriim) 172, 201, 212; -c/»//' 179- cretem cnttem 25, 3i. cretim 198; creithi i85 ; cretfed 186; -cretits 177, -oy// 187; (conslruct. de) 345. cretmech 77, 78. «zWe 10 1 . criniin 172, 21a ; -r/u/V 179; v. ar-criniiii. crislach 100. n oc/j 96 ; cruche crtiiche cnichae '1 1 , 48. f77/m 10/i ; cr limai /i8. cndh !ii, loS ; in-cbnil-si II 55, l'ii, n'rt- chruth ik\, 3'40- cu'Z'i/.y 62, 76. rz/c/, CHcn 279. ciiibsech 62, 7(5. ciiimse 3i. ciiingid 260. cuiriiir 169, 172, 207, 218; com (c^ra) 173 ; -ciiirifar 174 ; coraslar, rold 182 ; coirthi 264 ; v. do-cuiriur, eler-cuiriiir. cuit /|i ; ar-chiiil 137. cûl hç); Jor-cûlu, iar-cûl 137. ciiniachtach (construct. de) i38. citiuachte 102 ; cumacte 2^ ; ciiiiiacbti, ciniiachtai 5 1 . ciimal 96. cmtiang 65. cumce, citnicae, cumgae 65. ciniiiin: 1^6 ; h ciuiiine (construction de) 366, 3/11, 36 '4. cumrech cuimrecb 10 [, 235; ctnmrega, 29. cunitach ciuiiddach ciiiiulach 27, 235 ; t:!T.X DKS AIOTS KTUDIES 387 dojôrmastar 61 ; lôrtiiachte, loriiicicblai 263 ; V. inagim. clo.fûthraccar, dofiithris Oi ; diitairsctar 208 ; -larset 64- do-fiiit, -tiiit, âo-luit, a'io; prétôrit -a'r 182. do-gaim (?), doroigaid 68. do-gdithim igS, -logaitha 289. do-gniii, -dènim 66, 2o'i, 235 ; prétérit dorignhis -dernus etc. 68, 66, 71, 177, 187 ; rf«z// 264. do-iccivi 3 16 et s. ; doicfa 61 ; (conslnict. de) 189, i/iS, i/JS. rfo/c/;, ^0^0-, toich, 55 ; comparât. Jot;/;;/ i2/i ; (construct. de w) 8/48, 366. dôinacht 97. do-indnachini, -tiniiagat ^3, doiniiastiv 63; V. nachim. dûiiii pi. du (/«/«f 102 ; J07//Z' /jo. dû iiifethim, doinfet 55, doriiijess 54. (/wV^, supcrlat. doirbem 12/1. do-Ucini, -télcid 78 ; v. /cV/»/. do-luigim {*di-]iiigiin), doliigfa 29, -J/7- gibther 71, dorolgeddoroJgthea 180, (ioro/- o-/(/a -derlaigthe 69. do-mccclni (^di-meccini), deuiecc'nii 2 35. do-melim, -tormuU 178, /t)»;/7 i85, 282 ; V. nieliiii. do-moiniiir, doriimenar 189, -loninibther -tomnathar 69, 71 ; (construct. de)3!Îi5, 359 ; V. inoiiiiur. donniii 99 ; doniahi /I7. do-oiprini {*dî-od-beri)n), doopir 288 ; i//t'/- ^/ù/ 53, 2/I0 ; V. berim. do-rat, doratus prétérit de dobiiir, 182 ; -tartat 20:'|. dorche. 118. do-rigim, durigi 20 r. do-ri'niu i85 ; cf. ad-r[))iiiii. do-roscaighii 285. c/onw lo/l, io5 ; doirsea 76. do-scaigiiii, duroscaifea, -scaibea, -scaifei 6i. do-scéidaim 5o, 5i. do-sennim -sefiiatar, -sepfaiiiii, -sephaiint 33; V. senintn. do-sluindim, dorolluiiid dorosJuind 82 ; i//- sluindet 2 35 ; do-sliiinfidcr 61. do-ti'agii, tiithegot 82 ; -/lî; 79 ; v. //W^». do-iongim, docuitig 76. do-tnit, V. do-ftiit. do-ucciui 816, 817 ; ^(.i/(/V prétérit de Jo- ^;h/', 182. dri'iin iu8. drengini 171. ^/'Oi-/;- 168. droggju'ui 57. (/n;/ 106. driiiunii lo/i. rfu, cia-dâ 801. diialig 108; c/w/f/;/ .'10. (/«// io4. ^/«/;/e 102, 80; V. (/J////. ^iu7i 109. J«i 82, 858. dûthraclit 97. ? (/;(') pronom 268. tVfH, t'V/// 76 ; ù-éceii (construct. de) 347. ff/; 99. echaire 1 0 1 . ecbtar 1/I6. «7rt/.f io5 ; et-û/i-i7, ccccalsa 85. cc/rt.';, f(7/.î 75. ècùdairc, ècndirc, êicndirc 'j6, 61, 118. écndarciis eicndarcus 46. (;o/e 57, 118, 284. ècosc 57. écsamil 78. écsamle 78. écsamlus 78. frf (/«'rf) pronom 268. edpart, idpart, edbart 67, 284. cçyé'/)/ 79. c7r|^^, ^;-^e 63. «V]j, teV^ 26, 42. eirr 106. m, £?o éis, tar essi, 187. éitsecht 260. e//af/; icTo, g//»c/; 77. f7??ec/, éUed 63, 64, 286, 260. èJiid io4. e»//(7, eiiiilh, 828. ^wf'K 171, 212 ; -t'/ 58 ; V. do-emim. en 99. f'«a', ^«fflÊ 98. eiigne 66. c»n7 118, 166; comparât, énartii 124. t't), /(?(•/; 106. eola 189. ^'/«^•, ra///i" 77. cpaid, aipthi, itptha, 67. epdtii 67. ('^t';7 25, 54, 260 ; etbert ô'. Cl- (^*es-i'0-), premier élément de compo- sition 168. 388 INDEX t)KS MOTS KTUDIES erhiiii (crhaim), crpini, construction aO-y ; eirbtbi 72. erdirc 118; comparât, erdarcii 12I1. crgaire 260. eritic, heritic 22. i:///^ 107. erJaiii, irhiiii, anrliiiu G7, 117 ; fconslnic- tion de) i38 ; comparât, iihiiiiii lai^, ôc[ual. erlamaidir 129. erîatii, irlatii, urlalii O7 ; aiirJatii 107. ernaigde, ernigde, irnaigde, iriiigdc G7. erriiidem superlat. 128. ersokud, irsolcoth 67. é'5- préverbe 286 ; substitut de ro 2^8 ; as on, 81, 286 ; devant pronom infixe 271, 272 ; premier clément do composition eshetu 7(). ésce 182. escung, escongan 107. esèirge, esseirge, 102, 00 ; hesseirge 2%. esgre 69, 70, 2 Go. esnid 2G0. essainin 118, 166 ; (construction de) 188; comparât, essamnn 127. r7 f'// 35, 38 ; éuit fjo, eut 5i . t'Vrtr/; 100, ètaig ètich 76. ctadaim 194, 248; -f'/a^/c 17G; iV/Zf 2G4. i'taiin, étae ettae 264- f/flr- der- préverbe 23G ; premier élément décomposition iG'i. ctarcert 79 ctarthothaiiii 8."^. eler (etir), préposition i'4G ; suivie de pro- nom sufTixe 279. eter (etir) adverbe 324- eter-cuiriiir 286. eter-scaraim 2 3G. etbae, prétérit narratif passif de ti'agu 181. ctig 118. ctrad 77. ctroiitni, comparai, êtriiiiniiu 128. Jadciii, fadfisiie, ffs'uie,fehne, Jci}i, faiiisin, 288. fagun 212. faigid 2G0. failid, comparât. /fl/7//// ii'4. /if/Z/e 98. /i?7/; io3, lo/l ; /li'/Zv /a'///;/, fàthib fdithib 48. fait sine 5â. jalgiid 28G. faiiaicc 3.") 9. /(/;■ ;/- (/ti/- ;/-_) 28>. ; /'i/r ;;- (/w /;-) 38, 8G. farrad, iii-arrad 107. jeudi une 3S. fecl.'eu/, feclieuiau -/-\. fecht, fect 24, -rr/ 82, iii-fechl-so i4i, ind-ect-sa ind-echt-ca 63, i4i, oinecht i84. fedim 171, 212 ; nofeidtis 56. fèdtni 171, 212; -/« 180; V. ad-fédiiii, as-indiut. Jègaiui 194. /f/i conjonct. i5o. /VzW;/z 108. /(7;>7//' 69. feuaiin 172, 212 ; \. for-feuaiiii. fer 99 ; yfr, ^r?/ 4 i ; /î'/r 4 'i- /i'V 99, féiiiir 5o. /«r 96. fercach 117. /£;■;• comparât, doiiiaith 12") ; n"-J"r;v' (cons- truct. de) 36 1 . /(7(77- 218 \ -festar {-fiastar) 176 ; -/«5 181; V. ro-fetar. feuchuir i iN. y/tir/; 99. Jiad préposit. i44 ; suivie de pron. suffixe i'jS ; Jîd 3i). fi'adu 106, gén. fédot 38, 79. fiadu, gén. fiadan 107. fiai « voile n 38. //rt/ « modeste », iiul -félin 129. fichatmad i38. //V/;? i3i ; fichet, fcbtea 49- fichiin 2 1 2 ; v . dô-fichim . fid 108, /(?rfo /('(/fl 4 1 • 7z/ 221. /// 106. finhondid 88. finhuanaigini 170. /;;rf « blanc « 43, 69. y;;/(/ « poil Ti finUiC 59. findhadacl), fndbadaigiiii 29. fitinaim, fuiuadar 09, 182. firidn 117, ///o» firien, fitiatn finoin, firiéin 5o ; comparât. /;>7rt?n/ 128, super- lat. firiananiani i24- firhiige 102. ^;7 io3 ; /tvVo /"i'r/t' /r/« 42 ; fertc fertae 80. I INDEX DES MOTS ETUDIES 389 fis s I I o . fissid.fissith 35, 102. flâith lo/i, -lailh 32. ikd 96, lUd !\\. fiesc, fisc It 2 . jleteg, fledtigib T)-. fâ, is-fô (conslruct. de) 366. j'o- préposition i/|() ; ju- /|3, fa- 81 ; sui- vie d<; pronom suffixe 280 ; préverbe 2 36 ; premier élément de composition i63. fo-adgabiin 236; v. gahini. fo-algim 236. fobith conjonct. 353, 36 1. fo-celiin, fokblid 2 36 ; v. celijii. fo-cerdiin, focicherr -Joichiurr 177; jocaird, parfait roJA 1S2 ; v. cerdiiii. fochaid lOi). fochricc ç)^, fogchricc 3/j. fochrôih 166. fo-comloiigiiu, -foihoiiiohain 73; v. loiigiiii. Jocrothaini 19 'i. fociil 39. fodil jodail 7."). foditiu 107. fo-dnibaim 194. fo-gabiin, prétérit fûfâar, pass. fofrith 182 ; v. gabim. foglaiuiin 108. fogiiain 76, 260. fôidim iQS,foile 264. foigde 70, 98.. JoiJsigiid xo'a. foihigur foihigiiii 199 cl ss. ; (construct. de) 346. foirblhe Ii8, comparai, foirbllii 11 128. Joirblhetu 107. 7"l)/(7J 100. /l)//h.j 119, fol lais 47, In-folhts i3o ; super- \-dt. faillseiii 124; iS'foUus (conblruct. de) 348. folnur 195. fo-longiin icjH;-foil iSC), folilsaiii -foihitis 177, 68 ; fulachtae 3 6 '4 ; v. long! m. folt 99. /owi, fonnaib 09. /or- préposition 149, /n- i49, suivie de pronom suffixe 280 ; préverbe 236, suivi de pronom infixe 272, '2~Ô,forni 64 ; premier élément de composition i64. for-beiiaiiii, furorbailher 240; cf. for-fe- naiiii (?). Jor-canlm a'6(i, forciin i85, forroichan 68, foirclhe foircthi ■'.60 , forcaiili 264 • forccll 100. forceiin, forcen '67-), foixaii 'jij, fonhcnn 8.). forcennaiin, -foircnea 48, 49. forchnem superlat. 126. forcital 100, forcctal 7(), orcilal 32. for-cougrimin, forcongnr 77, 18.'), 235 ; -o-rtr/ 178, -frarf 180; v. gariiii. fordccht, forndecht 27. for-diiigiiii, fortcchtai ■i'C). fordiuclaiin 108. for fenaim, -farbanar 34, -far fia, forfenar 33 ; cf. ïlmrncysen /^Z XXXI. 85. for-gellaini (construct. de) 346. forlacht q-j , forthachl 85. fortchide, in-fortgidiu 129. for-iiagu, fortéit 236. fo-slssiur , fosissetarfosisefar 32 , fiirohsestar 32. fo-sligiiii, fiiillcchtae. 29. /(U-flZ ']o,fochsid 55. "* frecfidirc frccndairc 46, 61, 1 iS ; frecdairc 65. frccor iZ~.,freccor 35. //TtTé; 102, 57, 6g, 260. {rcsdel, f restai 79. /;-/'- j)réposition i46 ; suivie de pronom suffixe 279, /rz (/n-j, /?/«« (frenn) 67, ;•/;/« 34, //■(? (re) 34,/rî7/j (r/7/;) 82. /775-, V. frilh-. fris-citirim céill i39, 237. fris-dûnaim ig4. fris-orgim, frisorcat 3o, friscomart -fri- doircet -frithchomart 237 ; v. oro-//M. fritb-, fris- pvévcrhe 237, devant pronom infixe 271, 272, 375; premier élément de composition i64. friihchcist 85. fritbgnatn 57. frithorciui 237. fiidmiiain 118, comparât. ///tf»?»;/» 127. fiigcll, fiigall "](), fiigidl 77. /«// io5. fuillciii. 260. ^"■fl/'a/ 260, gabdil 9<), 97- o-aZ'/'m 171, 201, 212 ; gabaim, gaibim l\- ; ^J/;rt 175, o-L'^'/Zi i84 ; -^''a^w.y 177, ^'Of'^- À;/5 « je suis » 222 et s.; rogabad, -rogbath 71 ; gabthe 181 ; v. as-iudgabiiti, fo-gabim, fo-adgabini, im-gabhn. gaini 21 4 ; v. do-gai m. Sgo INDEX DES MOTS ETUDIES gainiur 172, 218; -gétiar 179, 208, rogc- iiariar i8g. gair 118. gaire 260. galar 100. crarim 171, 212; cra?fl 178; -^f^<»'/ 178, -^rrti 180; V. ar-garim, do-ainigiriiu, for-corigrimm. gdii, gô, gôo /40. gel, giiil 'ai- gcUaim 19^. gelim 171, 212. gerim 171, 212. o-/n loZ, giiin 52.geua !ii. glanaim iç^h, -glamis 177. glantaide, comparât, glautaidiii 12^. gJc, is-glé (construct. rie) 36 1. glenaim l'-j'i, 21 4; -giidl l'jÇ], giiilûe 187. glendim, glcs 178. «■/g?;» 109. glicc 118, comparât. ^/ÛTH 127. gltiass 38. o-Zi/w 109. gndth, compaval. gndthiu gndithiii 12^. ^M/'?« io3, lo'd ; gnime gnîvia gnimae guimi gnîmai gtiima 80. gninim 172, 2i4; -^«î (prétérit à sens présent) 23^; -gnintar 201 ; v. ad-gcn, in-gniniin. gniii 2i4; -gnitha -rogttatha 78; gcutJiir 54 ; V. do-gni'ii. goach 117. ^oZ'rt 106. gonhn 21^ ; -gcgon 178. ^or, comparât, goiriu 12^. gorim, gorith 29. o-or/é; 98. o-rii 100. grammatic io5. grendim, grennimdÇ), 'ii!\ ; -rograinn 179, -roigegrannatar 179; v. im-grennim, in-greiinUn. grèssach (construct. do) i38. grûad 109. gruth !i I . grat\acham 21. gréim 108. o-77'(7M 96. ^z«We 98. giiidim 171, 201 ; -guidem 78 ; -giiidet 201 , 21/i, giddmit i8/i ; j?e.î 178, ^«.f» 2o5 ; o'z;f«j 176, o^;^5e 2o5; -o-.W 179, 206; ;^g55î 264; (construct. do) i43. fi/m io4 ; o-o«fl /|i. guth io3, io5. -;' (/;;") 22, 290. iadad lo/j, zato 71. iadaim 194. iarin- (iarmi-, ianmi-^ préverbe 287, 335 ; V. iar n-, iarmi thd iliS. iarmu-sudigiir 287. iar 71- préposition i/i4 ; iar n-, iariu- pre- mier élément de composition 16/I. iani 09 ; v. ern. iasc, cisc 100, 89, /19. //'/;« 171, 21 4; -ibsem 177. /'rr 96 ; Me 22. iccaiin 19/î; iccfidir, icfider i-'S. iccim 2i4, 249; -ïV/m 176; v. do-icciiu, ro-iccim. if ern iffern 35. /7 118; comparât, lia laô. ';^'"' 7.7- 7///-, iuib- préposition 59, i40, suivie de pronom sufïîxc 279 ; im- et imni- 3 18 ; prévcrljc 287, i)iim- et itiiiiie- 335, suivi de pronom infixe 371, 272, 270 ; premier élément de composition i63. inibed 3o, 59, iiiihiiid inilnid 77. imde, comparât, iindu 127. inidibe 70. iiii-dibiiiin, imdibeuar 71 ; v. boiaiin. irn-folngiin, folngai, -forlaiiig 38. imgabdl, ace. iineabùil 26. im-gabim, iiiigabtliai 264 ; v. gabiiii. irii-greniiim, iingrennat Sg. * iiiim-adglddtir, iiiimusacaldat 78. ivimaircide Q's), construction 348, 366. iiiitii-airciiii, -airic, -air cet 71 ; v. /(V/;». inunalle 66, 288 ; iunneïei, iiiiuielle 288 ; w/a//c 8 r . iiiiiiianatar, iiiuiiainiar 66, 288 ; inaiictar 81. iuiuiarnius 'j'\. iiuiii rddiiii, -râdaim, '\-, 19S, 199. iumirddiid 69, iiiibrddud 09, iiiiralib iiii- ratiii 56. imimirgu 827, 829. iiii-nascim, iiiianse iniiiniinse iuimainsi 7'|. imned 100, iuinid iuiiiiiid 77. iiiipûd 68, 287. impitide, impsuide, iiiisuide 68. im-sôim, -impàd 287. imtliecht 287. 1 INDEX DES MOTS ETUDIES 391 imthrenaigiin (coiistrnclioii de) ,'v'|('i- im-tîagu 287. / 11- préposition i5o; ///- cl iiiii- 3 18, /;/ n- -l'i ; devant pronom sufllve 280, iiite intin 6/1 ; v. ind-. i n- particule interrogative .'îi.'î, .SÔS ot siiiv. ; hi n- 22. / II- « clans lequel » devant pronom in- fixé 275. inchlide, adv. iiichlidiii 1 ■>,[). inchongnam 7(1. in-cosaigim (construction de) ;V|() ; iiicois- sig, -inchoisig 207. ind-, in- préverbe 287, suivi de pronom infixe 271, 272; premier élément de composition i63 ; v. / n-. ind article 43, 58, 1 1 1 et suiv. ; /'/// i 1 i. indarhe 102. indas, cia indas, cindas 3o2. iii-dead 187. indeb, indiiib 77. in-degaid 187. iiidiad 169. in-dlnng i85, indlachte 26/i ; v. dlongiiii. indnaide, indnide, iiinaide 63. i afin il io5. inge 827. ingen « fille » 80, Oij, (jC ; ingine 71. ingen « ongle » 80. ingiidth, inganlach, inç^antus "jk. in-gninim, -ingéuin 66, -enggnatar 7/! ; v. gninini. ingraintid 5'|. in-grenniin 271; \. grendiin. inis 98. iiine 98. in-rethim, iuiiiilli, iiireith 5ô, indinc 7A, indrisse iudrissi 268 ; v. rethiin. inricc 118. inruccus io4- î//jfe 98. intain 85 1. intaniil, inlaniail, iiilainnil 38, 471 '"/-'^'î- mff/7 indsamuil 68, 72. intanilur, insamhir 63, 287. /;z// 296. inlliiicht (indliitchl, inlslincht, indiliiichl) 84. ipthach 67. /rWzV 28/1 • irchoiltid 54- /re55 96, /;/;'«j' 22, /Vic /;mc 71. iressacb 117. irlani, v. eilani. irlithe 118. z/'o'/h, birâin 22. /.î prépos. i44. isel isscl, comparai, n//// i24, 126. ///j io4, c//;o 4 i . ///j/h/. 171, 2 1 4 ; itins 72 . /a préposition i46; la et // i'i7, 3i8; suivie de pronom sulTixe 279. lahrur 194, lahraid 168, -labrafanimar lâir 106. /a'w 96, Idiuie lântae Idinc 48. lâmgabim 170. Idninaini 194. laniiir, lainiiur 172; v. ro-îainnr. hise conjonct. 35 1, 352. lâthraim 194, latharthir 64- lebor lehur 100, liburki, 76. /tV/?« /t' /(■//« 171, 195 et ss., /fVa'rt 49, 178, /«V/t'rt 174, -/wt'c? -Uiclhea 180, -rèilced 73, /('7f//;i 71, 264 ; V. ar-lècim, con-air- lecini, do-lécim. kgaim 194- %fl/;« 171, 191 et ss., hga 178, /e^^/rt 174 ; V. ar-Ugaim. li'im 108. /J/hc 106. /fVr 119, co/«V dileir 180, comparât. Ztî- ;//< 124, équat. lèrithir 128. lenaim i']2, 2i4, ''oW 178. lénaim 194. /«c 117, /ma" 42. lestar 77. /£//; « moitié » 42, leuth 52. /(,'//; « côté » 109; alled Jii, allethc fri i46. Idhaiin iy)'\. lia gén. liac, lieic 5o. //a comparât, de // 120. /î^/;« 3l4- liiiaiin 19^, -linfed 170. //«(/ io4, fcwrfd! 42; //«« 59. lingini 171,214- ///;«, in-linn servant d'antécédent 397. //'/;//(/ 54- lobaim 194. lobui' 117, comparai, lobru 128. /oc, /; 117, )}iôir 49, comparât. Didmô, superlat. iiuiin laS, équat. ;ho'/V 128, in-mdr 129, in-mdam 129, as-maani i3o ; wdr m/ 296. warZ; 117, 26, 27, 3o, nioirb 49- viarbaim 194, -niairbfe 175. vuithir 108. viâthramail madramil 28. ?«(' pronom 2G8. vh'bnir 3i. ?»cZ'/// (construct. de m) 366. meirb 119. ;;7«7 96, 34o ; ciammeit 3o2 ; is-iiiêite (construct. de) i38, 36o. melo'hn 2i4. mclim 171, 2i4 ; v. do-melim. meiiic meiiicc 119, comparât, mèuciit 124, is-menic (construct. de) 34 1. menme 107. menmihi 22. mer g, nieirc l\2. merim 171, 21 4- inertaiiii 194. mertreeh, mcirddrech, niertrige, mertrich 27. »/g5ce 42. wzM^ io3. H/«5rt comparât, de o/c i25. ;»('//; 117 ;/»'- préfixe nominal i65, verbal 170. mi « mois » 1 10. mid io4, ?««/o 4i- midiiir 172, 218; h/«5h.'' 208, messimmir 61 ; -midar 78, 179 ; /««ii 264- ;«z7, H;t'7rt 4 1 • n?;7, miled 106. H/z'/e l32. ;»/»rf lo/l, w/'/n/ 'ôç), viiiidaib 42. mindehccht, miiieccht 58. miiideeb 58. miscsecb, comparât, miscsigin 127. mithig 119. »;;o (;K?i) possessif 43, 281. mr'idem 3i, 260, môidme'ji. môidim 198 ; (construct. de) 267 ; ;»o77/ (*m6idid-i) 56. Hzd/», môini mâini !\o. moiniiir 172, 218 ; -mena- 178 ; -miiibcthar 17^1 ; -juniiu'star et -méiiar 177 ; v. (fo- moiniiir. molad io4, »;t'//t) 54, 71, moJlhii 54- mollir 195. w/dr, V. 7«j'r. mor fesser 33. mrath 100, 260. ;;///a' 96. inucuae 118. mûcbaim 194- //»/i,'- io4, wq4''fl 4i ■ ;«»î « mien » 281. »n/;V 108, î«07'fl 4i- miiUacb 100. i I INDEX DKS MOTS ETIDIF.S 393 muntin, -iiiunus 177. inûntid 5'|. lia neutre (le nacJ] iii. nâ, iiâd, ihich négittion, v. ///'. nachiin 216, -naslar 17(1, -nacht iNo; v. do-aitbiiacbiiii, (lo-iudiiacbiiii . naidni 108. ?ifl/;/rt 107, naimtca k{)- nâr, nathar 381. nascini 171, aiC) ; v. iDi-nasciin. ndte, ndde ?A). iiathir 106. nau iio. ;;t'è-, HC^/;- préfixe nominal ifi,"). nebud, iieptiid, nepbiiitb 56. nech 120 et suiv. ; tieich iicucb [\i ; nacl} 81, 3i2 ; antécédent du relatif 2()7. nechtar 123. «c7 100. nein 109 nepproiihh 50. nepbdilcs, in-ncpbdiliiis 129. »er/ 99, m'/;-/ »f;/r/ /Ja. ncrSaini ig^i. ««rf ;/6'55rt 35, nessaui, comparât, et super- lat. de ocits laô. nessiu i85. netbiui 172, 216; -;/t'.i'- 17.3, -mibiiis 177; V. ar-nethiiii. ;»' négation 82?^, 335, 333; nd 25i, 32/1, 333, devgint pronom infixe 271, 272; tidd, ndcb 32/i, 333, 337 ; ni-con 2/18, 356. ;;/ «chose » 296 ; iia-nt 121. nia 106. nî-con, V. «/'. nigim 172, 216; v. do-fou ncb. ni'iiiptba 59. no- (»u-) préverbe ^i3, 81, 282 et suiv., 2^2 et suiv , 33i. nô (nd) « ou bien » 3i3, 325, 85. nocb « mais » 826; nocliis 826. nôcba i3i. uoib, noiba 79. noiclitecb i35. noidécde i35. nôidiu 107. ?W2 w- i3i . nômad i33. nomtbà «j'ai » et «je suis » 370; v. niiiiplba. nônbur i35. «ïwe 118. ci Ow), /;(i [)réposiliuM 23, i[\l\, suivie de pronom suffixe 279, iiad (ôod) 38. ô (/;d) conjonction 870 ; v. dtba. ôac, com[)arat. ôa, snperlat. iiain I35. obhi 107. oc préposili(ui i/|/|, ac 8r, occ 3 18, .suivie de pronom suffixe 379 ; oc- et ocu- pré- verbe 338. ocbtinad i33. ocblinoga i3 1. cv/;i H- i3i. ocmaide 388. octrach, octarcbe 78. ocii-benaiiii, 288; -ociiianalar -'\. ociis (aciis) 119, aTî/.f 35, comparât, et snperlat. «e.j.ya nessam i25. ot"î/.y « et », V. acus. od- préverbe 388, 2^8. ocgl 1 10. ôen (ôiii) i3o; cacb(cecb)-ôiii, iiach-ôin 131. ôeiide, iiid-éciidaid, -oindid i3o, i3/t. dé'»/H 107, ôntit lio. Og 109, ///""C fi I . do'2 106. oinecbt i34; y.fccbt. ôiiuir i8/|, 3i5. (i/i", V. a'/V. (i/ préposition r/17, 391. 0/ « dit-il » 381 ; olse, olseat 368. olc 117, ï/Z/f z(Zc 42, comparât, /««sa i35. olcbene 279. o/rfd'zi oW'i 58, 221 ; oJdaas 35o ; v. 0/ ;/-. olfoirblhe 33. 0/ «- 126, 127 ; V. olddii. olsodain, olsodin 292. on (bon) démonstrat. 298. ond 109. or (bjr, hitar), v. nar. orbae 102. orberit, orpainin 26, 7'i. ordigim, -ordigestar -ortigcstar 00. o/T 260. wc;;« g6, oirciie 71 . or^//« 171, 216; -orr- 64, 178; -/or;- 176; -ort 65, 178, 180, -art 74 ; om?/^ o;Tfl5 302; V. fris-orgim. os-, dans 05h;(', ostii, osni'eic. 385. 05 («fl5) i45, suivi de pron. suffixe 379. oscar 100. ôtba i48. peccad io4, io5, 29, 80. 394 INDEX DES MOTS ETUDIES persan 97. pian 96, pêne 89, peu pina Sy. popiil 100. prainn proinn Ag, proind Sg. predchaiin pridchini 19^, 69, prechite 07, -pridchus 177, ropriched b-, ropricadb^. prùn- i33. proniad 3 1 . proiiiaiin 1 9 '1 , 01. ràdini 177, -râdtis 177; v. iinni-rddiiii. rann 9O, rainiie tS. lannaini 19'). ri//; 100, iio; di râith (38. rathim 2 1 C) /t!^ 98, ;•('/;(-' 22, /5-7Tg i38. reccaini 19 '4. 7rc/;/ ro4- rf^a fut. de /w^?; 181. ;t//, superlat. 7£/(,'/« 12/1, construct. 108. rt'VVn 108. n'/fli io4. rélaim ig/j. «;«-, rcw/- préverbe 238, 335 ; suivi de pronom suffixe 279; v. rc n-. remi-tiagu 238. ?e n- préposit. i(45, re 7;- et venu- 3 18. renaini 172, 201, 21 (3, -77'fl 178, rithe 181. resiu 66, 81, 371. n'V lo/l, rétae rèta 80. rethim 171, -ra; 78. ri'agol 38. 77'fl;î 38. richtu 108. r/^rt;z 96. r/j^e 102. rigun « je tends, j'élève » 172, 216; reraig 178; 7Yf/;/c 26/1; v. ad-cirgiui, as-rigim, do-eirgim. rigim « je lie » 216; rias, ri ris 176; v. coii-rigim. rind m. « pointe », n. « étoile » io3, io4 ; rendu, rendait '42 ; rinn 09. 7///;, 77.7//; io3, 52. ro « très, trop « i25. ro- préverbe 288; ro-(ru-) f\3, 81 ; avec le subjonctif i'j!\ ; (place de) 2l\i ; (valeur de) 2^2, 2i'i'4 et suiv., pour mar- quer le parfait 2^/1, pour exprimer la possibilité 2/|5, avec l'indicatif après 6 2^5 ; (substituts de) 21^7 ; ro premier élément de composition i63. roho{rohii) Z'io. ro-clnininr 172, 2/12, 2^8; rocluinctJiar 238, rociiahi 178; (construction de) 345 ; V. chiininr. roera, ro-ir, fut. ebarid,i->a^s. ebarthir 182 et suiv. ro-fetar 208, 2'i2, 2/18; (construct. de) 3^6, 359 ; V. fetar. ro-finnaini, ro-finnadar 182. ro-iccim 189, 3 16, 817; ro-iccu, riecii, riccim 288; corrici 1^7 ; ro-iccini less i^o, 3/12 ; V. iccini. rois si ni 198. roithim, roitte roiliii 31"). 70-/i parfait de cuiriiir et de fo-cerdiin 182, 187. ro-Iannir -lauintir -lonitir 5i, Sa, 2^2, 2^8 ; V. lannir. rosacht 260. ro-sagim (construct. de) 8'46. rose 100. rosehaill 55. ro-uceim 816, 817 ; ro-uic parfait de berini 182. rubricc b~. rubrigach, rubri'cu 57. 77/cr- préfixe nominal i65. 77//Vt' loO. ij'/Z' (sàeb), sôib (sôcb') /40, superlat. .Jfl/i/- bem 3i, 126. 5fl/]^'^c; 96. saigim 216. 5fl// 106. .jam 119; (construct. de) i46. sait bar 100 ; (construct. do 25) 366. sailbe loi . sa! loi). salni 100. sanilid (is), construction 36 1. sanilnr igS. scaigim 198; v. do-seaigini. scandaini 19^. scaraim igi ; -irmï et seairinb 175; (construct. de) i4't; v. eter-searaini. scél 100. scendini 171. 56"o/' 260. scribaini 171, igi; ^r/Y/w 17 '4. scribndid, scribdid 65. 5C 50 5/77 5777 (5fo) 50/7 démonstrat. 298. 5t' 181. 5er/7 préjDOsit. 1/17, suivie de pronom suf- fixe 279, 5(V^Y7t' seceu 61. INDEX DES MOTS ETIDIES 39.5 sech conjonct. 07 i. sechem 261 . sechim, -secht 180. sechm- j('r/;wo- prcvorbe 2 38. sechno-cUaim 288. sechnaiin 19/I. sechle i35. sechltnad i33. sechtmoga 1 3 1 . secht n- 1 3 1 . jd-cZ^Hr 171, -sechfidcr 17.'), -scichfcd iS») ; -sèche th 2g. 5^We i35. iÉ'm 119. 5Êm/Hi 216; -5('Y, -sat 58, 78; v. do-joes- nii}n. sen, comparât, siiiu ;^i, scii- liVo. sénaiiii 19/». senim 108. sennim 216 ; -5t'5 G2, 178 ; -scpbainn 178 ; V. do-senniin. serb, comparât. jerZ;?/ 128; iid-serbu 129. 5«T, J'^îVc A 2. jl'?'C, 5t'wrc 42. sergaim 19/1. sernaim i']2,srithe srithi 268. .f «ca 1 3 1 . 5«5e^ i33. 5«5er i35. sèt sêitit 5o. 5(?//;a>' 281. sétig 98. 5('//»i 198. ' si pronom 268. sib pronom 268. sid 109. si de sidi 292. sin adv. ag'i. .î/zî^- forme de l'arlicle 11 i, 112. si'r, comparât, s t'a, superlat. si'am i25. sîrim 198, 2(!lo; v. tiiiriiii. sissiur 172, 218; \. fo sissinr. si H adv. 29^. .y/«r 108. slaidim 198. 5/à/i 1 17 ; 5/im Lig. sk'chlaiin ig^. sleidm 108. skiiiun 117. j//fl/; log, j/('7i 5/('Z7/77 89. 5%n/i 172, 2i(); -sleachta 5o. sliucht 3^. 5/0^^ (5/Hfl^) 89. shicim sluccim 198 ; slogait -sJogeth 26. slnindim 171, 198; sluindea i']'i, sliiinfem 61 j V. do-sluindiiii. smir, siiiera f[ i . simdiin 2i(). j'»/ j)ronom 2G8. 50- (s»-) préfixe nominal iG'i, 43. sochide, socbaide, sochiiide, sochtide k~- sochoisc 166. sochriiti}, sochrud 28; comparai. 50f/;ri(Jm I2<). sodain, sodin 291 . io/te 98. soir, sôer 117, 188; comparât, soiriti, sairiu 124, 126. soiraim ig/l, -soirfea 176, -sôirfed i86. 5t)/V^, cquat. soirhilhir 128, superlat. w/r- somme, superlat. sommai mcm i2''|. ioH 100. 50////-/ 119, 1O6 ; superlat. sonaiitimem 12.5, cquat. souartaidir 128. .W05, 5;/fl5 38. sorgiin'2 16. soscéle 102. srédim 198. srenim 216. 5re//j 260. 5ron 38. 5r«;/j io3. 5/0/r io5. suaichnid (construct. de /5) 348, 3(ïi. sualig io3. 5wfe 102, .snZ'aÊ 47- jzu'^e démonstr. 291 et suiv. suide « place », -itidiu 82. iu'// 108. 5////;/V, siilhair 70, 72, 119. 5»;;(f 29.'). i»//j 108. suthin, siithain '\-. 119; équal. 5////;fl/;//- dir 128. /iîtor/, tahaiit gG, 97, 2G0. tabernaciiil io5. /ffca/r («), construction 8G1. /acn/ i85 ; (construction de) 3Go. tadall 2 3g. taidbsiu 107, taibslu ÔG, 58. /flz^e 57. tairchital-]6. tairm-, tremi- préverbe 289 ; premier élé- ment de composition i63. SgG INDEX DES MOTS ETUDIES tairmlbecbt 289 . tairngire, 61, 65, 69. talam 107. tall adv. 29?^. tahiiaide, talniaidiu 129. /tîHa, comparai. /«;Hi 120. tànaise i33, in-tanisiu i?>!x. tar (dur) préposition 82, 1^7; suivie de pronom sulFixc 280. tarisse, comparât, tnrissiu i-it\. tarmhreth aSg. té 119. /('(■/; Qcg) 109, //><-' -'n . techiin 171, 218; -/j'/V/; -tachutar 179. ^t'c/;/ 2 Go. techtaiin 19/4, -tecJitiis 177. techtaire, tccltairc 2'i, 10 1. tecualc 07. /t'o-, V. /a-/;. teglacb 78. /t'/Jw 108. teJlaiin (construct. de) i/|o, -telljea 35. /t'H 109. /e«g 107. /('WO-C I O I . terfochraic, terochraic 02. tesbuith 96. toto 10/1. testimiii io5. /w^'z;, tiagai»! 171, 218; -/eg'oi 38, 79, -/t^/rf 09, //flo- /Ù!t7; 169, -^z'ai 178 ti'asii 2o5 ; (construct. de) 189, ilig ; v. rega, hiid, docoid, cthae et add. p. 181. tiarinoracbt i38. ticbtii 108. tigerne 102. //]fe/, /(?o-é?/ 67. timne, limpne Sg, 102. tinaiin i()!\. tindiiacol, linnacol 68. tiiifed, linpbed 33. tintulb io5. //r 109. /c^- préverbe 289, ^0- 66, 82 ; premier élément de composition 168. to possessif 283, tô 19 ; v. do. tob 100. toccth toc ad 79. tocbiir 289. toinitin 107, 108, toiindden 27. to/ssecb, comparât, toissacbu toisegu toisi- giii, superl. toissigem 29, i24- toissigecbt 29. /o/ 96, /«//(-' //(// Ai, ^9- tomad 3i. toWHi iio, toiinseo 76. tougini « je bâtis » 218; v. con-idgim. tongiiii «je jure » 172, 218; -ctiitig 17g; do-Jongim 289, 2/10. tongiin (^?) « je touche », -tetbaig 58. /07'(7i:i! 77, is-torad (construct. de) 366. torand 59, 77, 289. /c)/7W, toirse A6. ^orié; 98 ; is-torbi i38. lônnag 289. toscbid, tasgid 55. tossacb 101, 77. traceur 218, v. do-fothraccar. traig 106. /rt'Z'' A I . trebar, comparât, trcbairiii i24- /rt'(fe 102, i85. trenii-berim 287. irt'»/. i-fcidligim 289. tremi-tiagu 289. /mî 117, triiiin tréiu'n 00, trîunu 5i ; comparât, tressa, superlat. tressam i25. /n (ire) préposit. 1/17 ; suivie de pro- nom sufExe 280. /77 /(?o»- /n 181 -yfo-tbri 18^. /rzflr i35. /r/c/ja 181. tricbtecb i35. trinise 3 1 . triiidôit io5. . /m i33. trcetbaiin 194. tronim, triiim /ji, comparât. /rwwwn^ 128. troiiinmim igli. trop 100, /n/7/> ^i. /rz/flo- 89. /(i pronom 268. tiialaing tiialang 119 ; (construct. de) 188, i^i. /«'art' 98. tâatb 96, tdaitbe tûaitb l\l\, AG. /«/t"5e tuicbsimcni 55. tiiigim 198. /////t;, /o/ûÉ I03, 47- tiiilem 260. tiiilhn 172, 218. ttiirim 2^0, v. sirim. liiistiii 108, 289. /;/5, rtr //;mm.j 1/18. «(/// ()6. ÎNDEX des mots ETUDIES 397 l'un (In'iar) aa, 89; hiirc [\o; hôie (conalr. de) 352, 30 1. nasal, comparât, uaisliu, siipcrlat. uaislei)i, iiaisli))iem 12/i, laS. uathad, hûalhad ôthud 3(). ucjit adv. 295. iiile {J)uile) 118, 120 ot siiiv., bii/Lr, hiili 80. jiili')narbaiin 170. uisce 102. «me 118, /jMme 22, comparât, uissiii 12/i ; (construct. do is) 360. timaldôit 22. t»//e ?«H(7« 102. 7///o-(' 7(HO-(7e /'17, 98. ûrdatii 107. iituiaU, iiid-utmaU 129. i I 1 TABLE ALPHABÉTIQUE DES MATIÈRES N. B, — Les numéros renvoient aux pasjcs du volume. ABSOLUE (llcsion), iCuj. ABSOLUS (pronoms personnels), 267 et s. ABSORPTION, 68, 78-75, 81. ACCENT, 65 ; du verbe, 281 et ss. ; secon- daire, '3 18 et s. ; graphique sur les voyelles, 18. ACCORD de l'adjectif avec le suhstantU', 119-120; du verbe avec le sujet, 200, du verbe copule avec le pronom person- nel sujet, 267 ; des pronoms personnels, 289. ACCUSATIF (emplois de F), 189. ADJECTIFS (flexion des), ii5; (emploi des), 119; (place et accord des), 119, 3i2; en -ach (-ech)i 117, 109; en -de (-ide), iGo, 161 ; pronominaux, 120, 3ii ; employés adverbialement, 8/io. ADJECTIVES (locutions), 348, 36o, 366. ADVERBES tirés d'adjectifs, 129. ADVERBIALES (locutions), 8o8, 3/|0, 3Gl. ALLO-NGEME.NT Compensatoire, 20. ANTÉCÉDENT dii relatif (expression de 1'), 296. A.NTÉRiEURES (voyelles), 17. APOCOPE, 81. APOPHONIE, 68, 75 et SS. APPOSITION, 186 et add. xVrmagh (livre d'), /i, 5, 6, 7. ARTICLE (formes de 1'), m; (emplois de 1'), ii3 ; en fonction de démonstra- tif, 295, de relatif, 296, 298. ASPIRATION des consonnes, 28, 58; (cas où se produit 1'), 84 ; (mots rebelles à 1'), 85 ; syntacli(jue, 84 ; syntaxique, 333 et ss. ; (valeur de 1'), 887 et ss. ; de l'objet, 3i4 ; du sujet, 3i4. ASSIMILATION vocaliquc modale, 80, 81. ATTRACTION modalc, 879 ; temporelle, 876. ATTRIBUT (adjectif), II9, 3l2. B et/ [ph] (confusion de), 28. BiBLioGRAPHrr, 12 et s. BRÈVES (voyelles), 17 et s. ; suivies de deux consonnes, 19. Cambrai (manuscrit de), 4, 6, 7. CARDINAUX (nombres), i3o. CAS, 94 ; (emploi des), 18G. COLLECTIFS (mots), 25o. Colomba (St), 3. COLOMBAN (St), 8. comparaison (degrés de), 128. COMPARATIF, 123; (coHstruction du), 126. composé (verbe), 178 ; (accent du), 282. COMPOSITION, 162 et ss. CONCESSIVES (propositions), 365. CONCORDANCE des temps, 875. CONJOINTE (flexion), 169. CONJONCTIONS, 3l3 et SS. CONJUGAISONS, 167; (liste des), 170; pre- mière : active, 191, déponente, 194; deuxième : active, 195, déponente, 199 ; troisième : active, 200, dépo- nente, 207; supplétive, 181. CONSONNES (énumération des), 21 ; (posi- tion des), 22 et 28 ; (graphie des), 28 4oo T\m.C ALPHABETIQUE DES MATIERES et ss. ; (groupes de), 36 et ss. ; (re- doublement des), 27, 3i, 3A et s., 3i8. COISTRACTIOX, 52. COORDINATION, 322; copulative, 322; alternative, 320 ; ndversative, 326 ; explicative, 327. COPULE (verbe), 220. 23i et ss. ; (accord du), 378. D et th (confusion de), 28. DATIF (emplois du), m, i4i ; (contusion du) et de l'accusatif au pluriel, m, 148, 278, 291. DÉASPIKATION, 5;^. DÉcr.iNAisos, 93, 95 et ss. ; première, 95 ; deuxième, g8 ; troisième, 102 ; quatrième, io5 ; cinquième, 108 ; irré- gulière, 109. DÉMONSTRATIFS, 29 1 et SS. DÉNOMiNATirs (verbes), 170; en -igitr, -igim, 168, 198, 200. DÉPONENT, 167 et s. ; (désinences du), 188; (flexion du), 19^, 199, 207. DÉRIVATION, l5o et ss. DÉSINENCES dcs siibstantifs, 90, 97, 98, 101, 102, io5, 109; des adjectifs, ii5, 116; des verbes, i83 : primaires, i83; secondaires, 190; -ither et -ider, -cthar et -edar, 29. DEUTÉROTONiQUE (forme verbale), 232. DIPHTONGUES vraics, 20; issues de frac- ture, 87 ; fausses, /i4; (altération des), ho. DisTRiBUTirs (nombres), i3A. DUEL, 93. É d'allongement compensatoire en cas d'infection, 5o, 5i. ÉCLIPSE, 87. ÉLISION, 52. ENCLITIQUES, 66, 3ll. ÉPENTHÈSE, Sg. ÉPIGKAPHIQUES (doCUITients), 1,2. ÉpiTHÈTE (adjectif), 119. ÉQUATIF, 128. F pour sv, 33. FIGURE étymologique, i4o, 338, 339- FINALES (propositions), 355, 867. FRACTURE, '6~ et SS. FUTUR, 17/i; en -/-, 29, 17/1, désinences, 186; en -fl, 175, désinences, i85; sig- matique, 175, désinences, 186; dépo- nent, 189; (emplois du), 205. G et ch (confusion de), 28. GÉ.MiN.^TioN, 34, 87 ; V. consonnes (re- doublement des). GÉNITIF (emplois du), i36; (place du) régime, 3 10, 3 12. GENRES, 93. GROUPES de consonne (simplification des), 56; s-\-t, dent. + dent., 53. GROUPEMENT des mots, 3 10 et ss. ; grou- pes nominaux, 3 10; groupes verbaux, 83, 3i2 ; (coupure du), 3 16. H (valeur et emjjlois du signe), 21 et suiv. HYPOTHÉTIQUES (propositions), 356, 367. I.MPARFAIT, 243 ; (désinences de 1'), 243 ; (emplois de F) de l'indicatif, 25 1, du subjonctif, 204, du futur, 255. IMPÉRATIF, 169; (désinences de 1'), i85 ; (emplois de 1'), 25 1 ; (accent de 1'), 232 ; distinct du subjonctif, 172. INDICATIF (thèmes de 1'), 171 et ss. ; (désinences de 1'), i84, 188; (emplois de 1'), 201. INDICE relatif «, 269, 333 et ss, 338etss. INFECTION, 43 et suiv. INFINITIF (formes de 1'), 258; (emplois de 1'), 261. INFIXES (pronoms), 268 et ss., 3i3 ; (classes des), 270; (formes des), 278 et ss. ; (place des), 282, 269; (emploi des), 332 ; emploi proleptique, 828 ; emploi explétif, 276. INSCRIPTIONS, I, 2. INTERROGATIF, 3oO. INTERROGATION DOUBLE, 325, 358. LITTÉRATURE du vicil-irlandais, 2 et ss. LONGUES (voyelles), 18 et ss. ; d'allonge- ment compensatoire, 20. .MANUSCRITS, 5 et suiv. MB (graphie) pour mm, 60. MÉTAPHONIE, 4o et SS. Milan (manuscrit de), 6, 7, 10. MODES (emploi des), 378. MONOSYLLABES, I9. MOYENNES (vOycllcs), I7. NARRATIF, v. prétérit. TABLF. AI.PnABKTIQUE DES MATIERES /|OI NASALISATION syntacliquc, 80 et ss. ; syn- taxique, 333 et ss., 338 et ss. ND (graphie) pour mi, Go. NÉGATIONS, iGg, 201, 27I, 010, 333. NtUTRE, 93. NOMBKE (noms de), i3o, 3ii. NO.MBKES, 93, 168. NOMINATIF, l3G. NOMS, 93 et ss. OGHAMIQUE (écriture), i. 8. OGHAMiQUES (inscHptions), I, 19. ORDiNAi'x (nombres), i33. ORDRE des mots, 3o5. p (consonne), 21. PARADIGMES de la déclinaison, gO et ss., m, 117 et ss. ; de la conjugaison, 191 et ss. PARFAIT, V. prétérit. PARTICIPES, 2G3 et ss. PARTiCLLES renforçantes, 2ÛG ; person- nelles, 28^ ; réilécliles, 287 ; démon- stratives, 292. PARTITIF (expression du), 1A2. PASSIF, 168; (désinences du), 187. Patrice (St), 3. PERSONNES du Verbe, 168. PERSONNELS (pronoms), V. pronoms. PH (prononciation de), 2^, 20. PHONÉTIQUE, 16 et ss. ; des mots, 87 ; syntactiquc, 83. PHRASE interrogutive, 32 1 ; négative, 32 1 ; nominale, SiO; relative, 33i et ss. PLUS-QUE-PARFAiT (exprcssion du), 207. POSSESSIFS (pronoms), 280 ; (adjectifs), 281 ; emploi proleptique, 827 et s. POSTÉRIEURES (voyelIes), 17. POTENTIEL, 253, 2Ô!\, 206. POTENTIELLES (propositions), 3.iG, 3G7. PRÉDICAT (adjectif), 119, 3i2. PRÉPOSITIONS (emploi des), 1A2 et ss., 3ii ; produisant l'aspiration, 85. PRÉSENT de l'indicatif, 25 1 ; du subjonc- tif. 252 ; du futur, 255 ; historirpie, 25i. PRÉTÉRIT, 177 ; actif : sigmatique, 177, désinences, 186, en t, 178, désinences, 187, radical, 178, désinences, 187; passif, 179; déponent, 189 ; analytique, 181 ; (emplois du), 256, au sens de plus-que-parfait, 257; narratif, i'^'i ; parfait, 2!^L\. PRÉVERBES, 3i3 ; (forme des), 282 et ss.. devant l'accent et sous l'accent, 28.^ et ss., après l'accent, 2^40 ; en position relative, 335, devant pronom infixe, 371 ; produisant l'aspiration, «5, 3iG, 388 ; (ordre des), 2^0; (valeur des), 2.'|i et ss. PROCLITIQUES, 66, 3ii, 3x3, 3i6; in- times, 169, 282, 3i8; suivis d'encli- tiques, 28G, 8i5. PROLEi'SE, 827 et ss. PRONOMS, 2G6 et ss. ; personnels, 266 ; absolus, 2G7 et ss. ; infixés, v. infixes (pronom.s) ; sudixcs, 277 et ss. PRONOMINAUX (adjectifs), 120, 122, 811. PROTOTOMQUE (forme verbale), 282. PUNCTUM delens (emploi du), 38 et ss., 60. RAPPORTS de temps, 889 ; de quantité, 34o; de manière, 84o. REDOUBLEMENT dcS VOVcllcS, IQ. RÉFLÉcnis (pronoms), 2G6 ; v. particules renforçantes. RÉGIMES (ordre des), 3oG. RELATIF (expression du), 298, 3i8; au génitif, 34 1 et ss. RELATIVES (formes), 168 et ss. RENFORÇANTES (particules), V. particules. Saint-Gall (manuscrit de), 6, 8, 10. se, sp, ST (groupes initiaux), 82. SIGNES (explication des), i4. SPIRANTES, 28 et ss. STATUS durus, mollis, 28. SUBJONCTIF, 178; en a, 178, désinences, i85 ; sigmatiipie, 178, désinences, 186; déponent, 189; (emplois du), 252, de volonté, 252, délibératif, 258, de pos- sibilité, 208, de désir, 258, de généra- lité, 208 et ss. SUBORDINATION, 844- SUBORDONNÉES (propositions), libres et subjonctives, 878 ; relatives, 344. non- relatives, 862. SUBSTANTIF (vcrbe), 220 et ss. ; d'exis- tence, 220; copule, 225. suBsr.ANTiFS, g5 j irréguliers, 109; nu- méraux, x84 ; V. sufîixes. SUFFIXES, i5o; de noms d'agent, -id i5i (-!hid 1Ô2, 28), -eni i52, -ôir i58, -dire lôo ; de noms d'action, -d i53, -end i55, -/m i55; de mots abstraits, -acht i5G, -s i56, -e {-ise, -ine, -sine) lô-j et 26 402 ss., -tu iSg ; d'adjcclifs, 1Ô9; do di- minutifs, 161. SUJET (place du), 3o5 ; (aspiration du), 3i4. SUPERLATIF, 12/I; (construction du), ia8. SUPPLÉTIVE (conjugaison), i8i. SYLLABES acccntuccs, 60 ; j^rcaccenluôcs, 80; postaccentuées, 68. sYNcopc, 68 etss., i83. TEMPS, 167; (emploi des), aSi ; (concor- dance des), 875. TABLE ALPHABETIQUE DES MATIERES THÈMES de la conjugaison, 1G7, 170 et ss. VEKBES, 167 et ss. ; (emplois des), 2,^0 et ss. ; (place des), 3o5. VOCATIF, i3G. VOIX, 167. VOYELLES (énumération des), 17; (posi- tion des), 17; longues (fracture des), 37 ; d'infection, 'nk et ss. ; postaccen- tuéos, 68 et ss., finales, 7g et ss. WïRZBUi.G (manuscrit de). G, 7, 10. TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES Avant-Propos vu Introduction' i Documents épigraphiques (^§ 2-3) el littéraires (§§ fi--) du vieil-irlandais. Les manuscrits du vieil-irlandais (ï§ 8-1/1). Bibliographie (vj.^ 15-17). Explication des signes (§ 18). PREMIÈRE PARTIE. — Phonétique. Chapitre premier. — Des sons et des lettres 17 I. Voyelles et diphtongues (!;§ ig-26). — IL Consonnes (^§ 27-Go). Chapitre second. — Des mots 87 I. Phénomènes indépendants de l'accent (^§ 62-128). A. Vocalisme (§§ 62-98) : Fracture des voyelles longues c' et à (§§ 62-66); Métaphonie des voyelles brèves e, i : 0, 11 (^§ 67-72); Infection (^§ 78-91); Elision et Contrac- tion (§§ 92-98). B. Consonantisnie (;;§ 9/1-128): Déaspiration (^!5 97- 99); Simplification des groupes de consonnes (jij^ 100-128). IL Phénomènes déterminés par l'accent (§§ i2^-iù!\). 1'' Syllabes accentuées (§§ 125-129). 2" Syllabes postaccentuées (§g 180-108): Syncope (§§ i86-i4i); Absorption (§§ i/l2-i46); Apophonic (§§ 1/17-158). 8" Syllabes préaccentuées (§§ iSg-iô/l). Chapitre TROisiiîME. — De la phrase 88 I. De l'aspiration (§§ 166-169). IL De la nasalisation (g§ 170-176). 4o<4 TABLE AN'ALTTIQIE DES MATIERES DEUXIEME PARTIE. — Morphologie. PREMIÈRE SECTION. — Des koms. Généralités (§§ 177-179) qS Chapitre premier. — Des substantifs gS i''e Déclinaison (§^ i8i-i85). 2<= Déclinaison (^^ 186-190). 3"= Déclinaison (§§ 191-198). !\'^ Déclinaison (§§ 19/1-198). 5" Déclinaison (^§ 19g- 200). Substantifs irréguliers (§ 201). Do l'article (§§ 202-209). Chapitp.e second. — Des adjectifs ii5 Flexion des adjectifs (§§ 2 10-21 5). Emploi dos adjectifs (§§ 216-219). Obser- vations sur les adjectifs pronominaux (§§ 220-227). Degrés de compa- raison dans les adjectifs (§§ 228-289). Adverbes de manière tirés d'adjectifs (§§ 24o-24i). Des noms de nombre (§§ 2^2-255). Chapitre troisième. — Emploi des cas 186 Nominatif (§ 267). Vocatif (§ 268). Génilif (^§ 259-2G3). Accusatif (î§ 26')- 269). Datif (§ 270). Liste dos prépositions avec l'indication do leurs principaux emplois (§§ 271-287). Chapitre QUATRIÈME. — Formation des noms i5i I. Do la dérivation (§§ 288-807). ^^- ^^ ^^ composition (^§ 008-816). DEUXIÈME SECTION. — Des verbes. Chapitre premier. — Éléments de la conjugaison. . . . 167 Observations préliminaires (§§ 81 7-82."!'). Tliômcs de la conjugaison (>;§ 826- 849). Dos désinences (§§ 850-86/;). Chapitre second. — Payadiomes de la conjugaison . ... 191 i"-" Conjugaison (§§ 865-872). 2 ^ Conjugaison (§§873-888). 8'= Conjugaison (§§ 88/i-/ioi). Du verbe substantif (§§ /'102-/120). Chapitre troisième. — L'accent du verbe cl les préverbes . . . 281 A. De l'accent (§§ /ja 1-425). B. Forme des préverbes (§§ 426-487). C. Ordre des préverbes (§§ 438-48g). D. Valeur des préverbes (§§ 44o-454)- TABLi: A^iAI.YTIQUE DES MATlîîRES /|05 Chapitre quatrièmf.. — Emplois du verbe 200 1. Emploi tics nombres (!5§ /t55-45()). If. Emploi drs temps (§§407-/173): Indicatif (§§ 407-459) ; Svibjonctif (§§ 4no-4<Î7); Futur (§§ 4O8-470) ; Prétérit (§§ 471-473). Chapitre cinquième. — Formes nominales du verbe .... 2.09 I. De l'infinitif (§§ 474-48'i). If. Des participes (§§ 488-487). TROISIÈME SECTION. — Des pronoms. Chapitre premier. — Des pronoms personnels 266 I. Des pronoms absolus (^§ 489-492). II. Des pronoms infixés (§§ 493-5o8). III. Des pronoms suffixes (§§ 509013). IV. Des pronoms-adjectifs possessifs (§§ 5i4-52o). V. Des particules renforçantes personnelles (§§ 021-529). VI. Des particules renforçantes rélléchies (§§ 53o-534). VII. Accord des pronoms personnels (§§ 535-537). Chapitre seco>-d. — Des pronoms et adjeetifs démonstralifs (relatifs). 291 A. Démonstratifs proprement dits (§§ 538-547)- ^- -^r'icle en fonction do démonstratif et de relatif (§§ 548-558). Chapitre troisième. — Du pronom-adjectif inferrogatif Q^^ ^ÔÇ)-^C}-). 3oo TROISIÈME PARTIE. — Syntaxe. Chapitre premier. — Ordre et groupement des mots . . I. Ordre des mots (§§ 568-58 1). II. Groupement des mots (§§ 582-598). Chapitre second. — De la phrase nominale (§§ 5g9-Go4). Chapitre troisième. — De la coordination . . Coordination copulative (§§ OoG-Gog), alternative (§§ 610-61 1), advcrsative (§§ 6 12-61 4), explicative (§ 61 5). De la prolepse (§§ 616-622). Chapitre quatriè.me. — De la phrase relative (§§ 623-65i). . . 33i Ii06 TABLE ANALYTIQUE DES MATIERES Chapitre cinquième. — De la subordination 3/t/i 1. Des propositions subordonnées relatives (§!:; G52-697), non introduites par une conjonction (§^ 653-6Go), introduites par une conjonction (§§ 661- 68g); absence de l'expression de la relation (§§ 690-696); emploi abusif de la relation (§ 697). II. Dos propositions subordonnées noji relatives (§§ 698-715). Chapitre sixième. — Emploi des modes dans les proposilioiis subordonnées. Concordance et atlraclion 878 A. Emploi des modes (§§ 716-719). B. Concordance des temps (§§ 720-724). C. Attraction modale (§§ 725-726). Index des mots étudiés 38i Table alphabétique des matières 899 Table analytique des matières 4o3 Addenda et Corrigenda ^07 ADDENDA ET CORRIGENDA p. 10, 1. 12, lire: le glossateur. p. 2 1,1. A- Noter que le signe qu peut se rencontrer clans des mots intllg(' nés : uisque « eau )) Ml. g3 b 12. p. 25, § 36, lire : ataiiiwt « rpi'ils professent ». p. 33, 1. lo, lire : frecùdairc ; — clern. ligne, lire: ni forhaiiar . p. 4i, 1- i6, lire : fii « bois ». p. 43, § 73 et suiv. L'important travail de jNI. O.-J. Borgin, Palatal i\atio7i (Eriu III 50-91), est malheureusement parvenu trop tard à l'auteur pour pouvoir être utilisé ici. p. 60, 1. 3/i, lire : -aisiuledat, -aisndethat. p. 6/i. En réalité -epur ne repose pas phonétiquement sur *es-h'ntr ; il y a ici un pro- blème étymologique complexe dont l'examen sort du cadre de ce livre. p. 73, 1. I, lire cosmaile. p. 106, 1. Sa, lire lochat. p. 127, 1. 28, lire : ils n'en seront pas meilleurs. p. i3/i, 1. h- L'exemple unique du génitif très (Sg. iol\ h i tres-diil « de la troisième déclinaison ») est suspect, l'adjectif numéral pouvant être considéré comme élément de composition et partant comme indéclinable (cf. § Sog). p. i3G, apposition, v. ci-dessous, p. i/|i. p. il\0, 1. 3, lire roicchn less. p. i4i, 1- 7, lire : arachriii. p. i4i, § 270. C'est par erreur cju'on a omis de mentionner le curieux emploi idiomatique du datif-instrumental signalé et étudié par M. Pedersen ZCF II 379, et d'après lequel doit être modifié ce qui est dit de l'apposition au § 256, p. i36. Les exemples sont : (av. adj. possessif) Wb. 19 a 3, Ml. Sg c34 ; (sansadj. posses- sif) Wb. 7 c 8, 9 c 10, 10 d 8, 25 d 12, 33 a 7, Sg. 4 a 2, Ml. 56 b 2'i, 92 c 3, 94 d 6, 108 a 4- p. i5o, 1. 33, lire indocbala en un seul mot. p. 160, 1. 36, lire il «nombreux ». p. 171, av.-dern. 1., supprimer cîaidim «je creuse ». /|08 ADDENDA ET CORRIGENDA p. 178, § 339, lire Strachan BB XIII 221. p. 179, § 342. Une troisième catégorie de prétérits radicaux pourrait comprendre les trois suivants qui n'ont ni redoublement ni allongement vocalique : -caird de cer- ditii, -cer dans do-cer « il tomba « de dojiiit, liiid « il alla ». p. 180, § 345 Rem. Il est bien entendu que doriiidiiacht et dûixoimiachl contiennent d'ailleurs des préverbes différenis : le premier *to-iiid- et le second *to-aith-. p. 180, dern. ligne, 1. Ml. io4 c 8. p. i8[, 1. 2, 1. ar-càitbn ; — 1. (j, 1. 10 cluiiiiiir (^vl non ro cloor). p. 181, conjugaison supplétive. Un oubli regrettable a fait omettre parmi les cas de supplétisme celui de l'indicatif présent du verbe tiagii « je vais » cjui emprunte d'un verbe défectif la 3" pers. sg. et la 2"^ pi. : tat, -tcit « il va » (à côté de -tèi, § i55), relat. télé; tèit, -téit « vous allez » ; de même à l'impératif: téit ce qu'il aille «. p. 184, § 352. Sur la 2^ pers. sg. du type heri, v. maintenant Meillet M5L XIV /412. — Noter qu'une désinence relative -e est attestée dans tète « qui va » (ci-dessus) et dans file (§ /406) ; cf. § 369. p. 187 et suiv. A propos du passif et du déponent, ajouter un renvoi à l'ouvrage ca- pital de G. Dottin, Les désinences verbales en R eu sanskrit, en italique et en celtique, Rcinics, 189G, p. 199 et ss. p. 19/1, 1. 17, supprimer uiolaini « je loue ». p. 206, lire -gâdid. p. 218, siir tiagn, voir ci-dessus, add. p. 181. p. 219, ajouter à moiniur le rappel du prétérit sigmatiquc -viuineslar (§ 338). p. 222, 1. 25, 1. docoissiii. p. 2 35, 1. 6,1. *con-od-tongivi. p. 238, 1. 8, 1. *od-slaicim. p. 2l^o, 1. 23, 1. *ad-coin-tongim. p. 2/48, 1. 2, au lieu de : M. Wh. Stokes KZ XXXVIII /iÔg, lire M. Sarauw ISt /16. p. 253, 1. 3/1, 1. § /165. c). p. 265, 1. 2, l.§ 466. p. 296, 1. 23 et ss. Ce cjui est dit de nani nanni csl à supprimer, d'après l'interpréta- tion donnée au § 222, p. 121. p. 3/42, 1. 20, 1. roiccim less. ]i. 345, 1. 10 1. adfédiin « j'annonce ». p. 346, 1. 9, 1. initreuaigim; 1. 12, 1. incosaigiin. CHARTKES. IMPRIMERIE DURAND, RUE IULBERT. ' V *-< r 'V \ r UNIVERSITY OF TORONTO LIBRARY Acme Library Card Pocket Under Pat. " Réf. Index File." Made Ij LIBRAEY BUREAU f N ^ r^i ^A ^ ■#. y'»*-^ .>«'^