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Pour les Mois UAl.,,1, Mai, J„,„. ,,55.
T A BLE
DES
LIVRES,
MEMOIRES &c.
Dont il efl paiW dans ce Volume.
1
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aBlancqurt {d') Cemmmlairis de " C/ar. S 19
A<Sa Sandorum JuniL 344
jinalyfe ditncmrit eu U Mttkoie de nfouàrt
Us Problème! des Mathematiquei. 507
A N C 1 L L O N. 1>mt dei Eimu^Uti. \l6
■dEaugehdre (Ant.) Ven. Hilde-
■" BERTi Opéra. !37
B o ï E R , U Cem/Mgneu fagi (3- inginiear.
^ngliàt (y Franf»}, 'il-
^SumoNivs (Barn.) ComiïtenUÛMft i^'
m SpeiâacuUs & Feiiis, V-"
4237»^
TABLE w X T 0 11 ï 1 1 (?*.) Cataîefta Philologico-
Thcologica.
7A LDERwooD (David.) Altare Dimaf-
cenum &i:, 4Çi
Campani (Jo. Ant.') Epiftolœ & Foëma-
"■ 3îï
Lt Chimin du Citl. 199
Claire Combe (Monicr de) Le Ne^e-
et Tendu faciU. 1 7
Cl ERIC us (^0.) Vct. Tdlammti Libri
VI .m&odà. S19
|t^^knK-»0
©.
T^AnTiLONeoE Ou.) Apographe re- iiim Phyfiûlogico-Medicarum 409
Daubuz (Car.) de Teflimoaio FI. Jo- fephi pro J.C. 464
Denise, Uj Failts de Phèdre , traduitet en ytrs Franfois 1^6
mifutaiiots fur i'ïclor de l'île. 14J
DoRieNi (le P.) LaVli du P. Canijiui. îl
Drouet de m WPiR-rvt , fa Tra- daÉîhn du Ve'ilaLlei Ailes des Manyrs re- cueillit ^4r U P. RuinarL m
DES LIVRES.
E.
jCisENscHMiDi {Jo, Cafp.) de Pondc-
^ ribus & Menfuris Veterum Romano-
rum , Grxcorum & Hebraeorum ; &:c.
39 Éfope tn belle humiur* 436
VEtat dû la IBrancf. 25
F.
pLEURY (l*Abbé) Bîfiours fur tHlftotn
^ Ecdefiaftique. 271
Florini 00. MMtthU) De Origine &
propagatione Linguse Graecae & Vitis
Evangeliltarum. 319
FoNTENELLE, Hlfloîre àt l^ Académie des
ScUnces. Année 1707. 555
G.
1^ A B A L X s , Suite du Comte de Gahalîs, 492 G E N T 2 K E N {Frid.) Schediafma dePrin- cipiis Jufti. 163
GiNKiEwics (Mtch,) Zodiacus ftellarum XIL fexies ambiens Mariant. «Çj^^
Go BIEN (Je P. Je) Lettra édiji«ntes ^
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Vni. Riweil. it
(Njr.) Sdiediarma de Jure
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Gcrmanici Liber. 137
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JOCMirs, Oo.Cmij.) Vitsequoramdam Theoiogorum colleâse. 173
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CThomaï (^Frid.) Analeôa Guftrovieniia.
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S C A V A N S,
f Du Lundi i. Avril M. DCCVIII.
JoH*NNis Meyebi.SS. Th. & Lia- I
Sx S. Doâ. & Prof. Diffcrtatio Théo--! ïka , quâ Propheticas viiiones Eze-.l chielis de Templo . Urbe , & Terrr Kaelis dilbibutione , novcm exttcmal^M capitibus contemas , nondum impletas^l fed olim implendas elle , pcrlpicuè de* monftratur. Accedit Figura qm totiosf Tente, Templi , &c. menfura dedara«4! tni. C'eft-i\-diie : DijferlalÎBn ThtalogiiutA dans UijutUi en fait veir qac Us PrephtlilA contenues dans Ici neuf dernitri ehapitr^à ^Eztchiil, teuchant le Temflt, la VUie ,^m te partage de Is lirre pnmift , n'a encere iii acetmplUs , cr ^H'ellcs «wroij — matfM /M/- ùar acctmpUJl'itnmt . Av m^Ar Carre, eh fini martmiss U\ m «/m r es de
X Journal DES SçA VAN s.
U Terri , du TtmfU , tj-c. Par Jean Meyer Profefeurtn Hièreuzjr in Theoleffc. A Hardervick ch« Pierre Sas 1707. 1114. ■ P»gS- "o-
^ÊB a ^^ ^'* Livre d'Ezechicl a toujours B*^ P'UTi "^ difficile à entendre, Stc'étoit un des endroits de l'Ecriture , dont les Juifs -n« permçttoient pas h leftyre aux jçuncsgeiu, avant l'âge de 30. attf. Les anciens Rabbins CTOyoient que ce Prophè- te étoit contraire à Moife Tur quantité d'ar- ticles i & , comme on le voit dans le Tahnud , ils délibérèrent un jour , s'il ne ieroit pas à propos de retrancher du corps des Ecritures Tes PrQpheties. Ils y ctoient déjà ptcique déterminez , lois que Qiana- ni,a fils de Chiskia , offrit d'expliquer les pjJTagçs qui leur feiîoient le plus de pcice. ^n o9re aiaiit été acceptée par les Rab- hin?, il leva fort heurculèmciit tous leurs dÂutes, âc le Livre d'Ezechiel fut confer- vé. Spinofa s'ëA imaginé que Chananîa, pQiu fe tirer plus aifcmenc d'aHàire , avoît {IQIU-Ëtic changé le Texte du Prophète ; mais M. Meyer réfute cette opinion , cq f^&nt remarquer entr'autrcs aiofes , que 4^anania étoit contemporain d'Hillel 8c àg Schammaï, & que dans ce temps-là il 4rpjt j'mpoSible qu'un particulier touchât ta Texte de h Bifale , £ans (vn'on s'w w- ^er^tit, les Livres de VEaitute iXïûS. i«
A V B. I
'ors répandus par toute la terre , & ai même déjà été traduits en Grec.
Plufieors anciens Rabbins , & quelques Auteurs Chrétiens , ont applique au fé- cond Temple, 8c au temps de Zorobabei, d'ETdras 6c de Nchetuie , les prédirions contenues dans les neuf derniers chapitres d'EzechicI. D'autres Interprètes ont dît, qu'elles étoîeni déjà accomplies en partie, & qu'elles s'accomplifi'oient encore tous les jours d'une manière myflerieufe. M. Meyet entreprend de prouver , que le temps de leur accompliffement n'ell point encore arrivé , & qu'il arrivera dans Ja fuite. Cela lui paroît certain : mais il ne fçait s'il faut entendre toutes ces prédic- tions , fuivant le fens littéral. Tantôt il femblc l'allurer , & tantôt il avoiic qu'il 'ali-delTus que des conjefliues â avan-
Son Ouvrage eft divîfé en cinq Seâions. Dans le premier chapitre de h première l Sedion , il donne une idée de la mefure [ que le Prophète employé pour faire le I nouveau partage de la Terre promifc. Cet- I te mefure eft la m»»« , calamia , ^JP > félon le Prophète , contcnoit'yî* iitdfis , en cDudie , v palme. L'obfeurilc Ide ces paroles embaraffe tous les IWtTOtfe- Ik ne s'accordent ni furl'ttcTviwé Mi\». t,niTurluùgç ^u'ilfaut faiïciMfilm*- Mcyerfm l'opinion du R. Salomo^ ■• Ai. «P'
'4 Journal des Sçavanî,
qui foutient que dans cet endroit la coUdcc cft une mcfure longue de fi palmes , c'eft- à-dire , de 5 palmes comme les coudées ordinaires, & d'un ^.lim» de plus, Lepai- me eft une mefure de 4 pouces de long. Dans le Tecond chapitre, nôtre Auteur par- le du Temple d'F lechiel , & fait voir que fon étendue ne convient ni au fécond Temple, ni même au premier , qui étoit plui magnifique. Le Temple d'Eiechiel doit être un quarré qui aura 500 cannes à diaque face; c'eft-à-dire deui mille cannes de circonférence : or la circonférence de l'ancien Temple n etoit que d'autant de coudées. Ceux qui veulent appliquer les paroles du Prophète , au fécond Temple , font tous leurs efforts pour montrer qu'il n"a pas prétendu parler de cannes , mais de coudées; & M. Meyer réfute ici leurs con- jcâures , appuyé fur la décifion de S. Jé- rôme, qu'il préfère à tous les autres Pè- res; & fur celle des plus fçavans Rabbins. Il remarque dans le troifiéme chapitre , que du temps de Salomon , 8c du temps de Zorobabcl , les Prêtres & les Lévites n'eu- rent point de portion particulière dam U Terre promifc,& que néanmoins Ezechiel leur en attribue; d'où l'Auteur conclut, çue la prcditftion regarde un nouvel éta- b/iûèment. U ftit voir que \3l mct\Htdo'^t f'Ange fe fert en marquanl ces ^ott.\oTO,ï& cacorcla canne, quoi que celle me&KtT*'
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A V it I t 1708. f
foit pis nommée. Les Prêtres doivent avoir un efpace long de vingt-cinq mille cannes , & large de dix miUe , au mHieu duquel feri le Temple. Au Nord de la portion des Prêtres, fcra celle des Lévites; CCS deux portions fcroient de pareille gran- deur, fi Je Temple n'occupoit une partie de celles des Prêtres- Le quatrième dia- pitre traite de la nouvelle Jerufalem. Eic- chiel la fiait quarrée, il lui donne dix-huit mille cannes de circuit ; fçavoir quatre mille cinq cens cannes à chaque côté. Quatre fcuxbourg!, larges de ijo cannes J'cnvironnent ^ u bien que le diamètre de la ville , en y comprenant les fauxbourgs , fera de cinq mille cannes. Cette étendue , félon Âbarbanel , ne renferme que le che- min qu'un homme peut faire à fon aifc dans la troifiéme partie d'un jour. A l'O- rient & à l'Occident de la Ville , il y aur* deux efpaces , chacun long de dix mille cannes, fie large de cinq mille , qui feront occupez par des ouvriets.
Tout le terrain , que nous venons de décrire, cil appelle dans Eiechiel '"/""«- mifTi obiaiiott. Il forme un quarré parfait, dont les cotez font de 1; mille cannes ; âc il divife en deux parties la portion du Prince qui régnera en Jerufalem, Toute U Terre promife fera païugée en i"^ -çïSxa ig^es, dont douze apçîrùcuÀïoWL "»»*■ douze Tiibus^ & uue au Sou-itm'o- ^ ■ A 3 ^**
"• *u lyura , parce que lei
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fcechid La mefn,. Je „ >ici»c celle de tontes les ta»
Mntt h terre , q„e le KS "x Ifaflite,.' 2tac„„e de? fmw de.; milles canne.
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IC! Rabbms fontiennent „„■£ alataent, &,„ela Te°r?> Patlàitement q„3me , %M '
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leur fut pofiiblr , tout ce que ce Legilli- leur a voit prefcrir. Ils n'accomplirent donc pas la Prophétie d'Ezechiet , qui don- ne aux lûaëlites un grand nombre de pré- ceptes dont il n'eft point parlé dans la Loi, & dont quelques-uns paroiffent même con- inires à ceux de la Loi. Tels font les préceptes qui regardent le ^éfent annuel d'une partie des biens de la Terre , qu'on doit faire au Prince : le Sacrifice qucle Prince eft chargé d' offrir pour les péchez du peuple ; la dédicace de l'Autel , la cc- lebrarion de la Pàque , les Cérémonies de la Ffte des Tabcrnades , les Sacrifices & les Ofirandes marquées pour le jour du Sa- bat , le jour de la nouvelle Lune , & les autres jours. On peut ajouter â tout cela diverfes promeflcs qu'on trouve dans la Prophétie d'Eiectiiel , & qui n'ont point eu d'eiFet pendant le temps que le fécond Temple a duré Ce Prophète affûte , par exemple , qu'd fortira du Sanéluaire une fource qui ne tarira jamais , & dont les eaux rendront douces celles de la Mer ? En quel temps cela eft-il arri- vé ?
Le partage de la Terre & de la Ville ,
fournit à M. Meyer de nouvelles preuves
de /on fentimcnt , dans la ttoîGéme Sec-
r/o/i, I. j_e Prophète veut q«c \?. Tent
^'t divifée en parties égalas , &! "V^ «ivs.-
ff""^ Tribu ait la iienne, CeU ï^^^ ^'eft.
^^ Avril 1708. 9*^^
point fait du temps d'Efdras , «r dix Tri- bus refterent en Babylone ,' & il n'y eut que celles de Juda & de Benjamin qui s'en retournèrent avec les Prêtres & les L évites. Plufieurs Juift allèrent même dans la fuite demeurer en Egypte , & ail- leurs. De plus, les Etrangers n'eurent au- cune part ni dans le premier partage de la Terre fous Jofué, ni dans le fécond fous Efdras, fi toutefois il y en a eu un fécond. Or celui que prefcrit Eiechieleft tout diffé- rent , puifqiie les Etrangers , félon le Pro- phète, doivent auiTi avoir leur portion. ,. Au refle , dit M, Meyer , ceux-là fe j, trompent qui révoquent en doute le ré- „ tablifTcment généra! , & la future con- ,> verfion d'Uhel, Dans les derniers temps „ toutes les Tribus fe convertiront ; les „ Prophètes & S. Paul le déclarent ouver- „ tement. Elles rentreront aullî dans la „ Terre promife , & cela fe doit entendre tt à la lettre ; car ù par tu dottu Tritus „ d'ifraél , on vouloir entendre les „ Juifs & les Ifraélires félon rcfprit , „ en quel fcns pourroit-on prendre la E- „ iraagiri } Car il S'agit d'Errangcrs con- „ vertis, que le Prophète diilingue ncin- „ moins des Juifs, ï. La ville de Jerufalem appittctiow ov
Énie à h TrJbu de Juda , ôc civ ç?'"'^^"''' Tn'bu de Bcnjunin ; la TiiViU ûc 'ia**'»- tauMidi de cette Ville , 6t cc\\c ùe. As ^tO:
€ JOUHNAL DEî SÇAVAKS.
Prince aura , pour fa part , lom ce qui eft à l'Orient & tout ce i^ui eft à l'Occident de l'ottaiiin ; il ne polTedera rien ni au Midi ni au Nord , parce que le quatre de l'O- bhtion eft borné au Nord , par la portion delà Tribu de Juda 1 & au Midi , parla portion de la Tribu de Benjamin , félon Eiechiel, La mefure de ce quarré étant donc celle de toutes les parts pour la Ia^- geur; il eft aîfé de marquer la laijeur de toute la tene , que le Prophète attribue lUx IfraelitcE. Chacune des 13 portions fera large de 15 milles cannes , qui revien- nent à peu près à 31 milles (miltiaru.) Tonte la terre aura donc 400 milles de largeur. A l'égard de la longueur , le Prophète ne k détermine point. Mais les Rabbins foutiennent qu'elle fera égale sk la largeur, & que la Terre promîfe fera parfaitement quarrée , ainfi que Voèla- tion. Cette deroription de la Terre . de la "Ville , du Temple , des portions du Prin- ce, Se des Tribus, n'a aucun rapport, fé- lon M. Meyer, avec PHiftoire du fécond "Temple. [Ccy**, U FigHre.] ■ Les Rites particuliers , & les Cérémonies nouvelles que Dieu ordonne par la bouche 'd'Eîcchiel , font te fujet de la féconde 'Seàhon. Efdras, Zorobabc!, Scies aun-cs .JJotfieurs àc li grande SynagoËViç, tcco^- ^'''j^rcm parfaitement a la Loi de "V^dî- ' «"co/êrvcrent le plus exaftcmcut Qtf*\\
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il Journal dis Sçavans.
La première de ces Lettres cft dattéc de Lima, du lo. Mai 170;. Le Père Nyel efperoit que les Vaifleaux François , qui l'ont porté au Pérou , le conduiroient à la Qiinc, mais ils ne Te font point trouvez en état de faire un fi grand voyage. Ce contretemps n'a pas fait changer de defleia au Miflionaire, a qui il relie plus de {mil- le lieui^s à faire. Il a réfoJu de travnferla nouvelle Erpagne , d'aller à Aeapulco s'em- barquer pour les Philippines, & de s'ouvrir par ce moyen une route nouvelle, pour le rendre au lieu de fa Miflioa. En atten- dant l'occafion de Ce mettre en chemin , il ï'cft appliqué à confîdercr l'état des Mil^ fions de FAmerique Méridionale , & il nous rend compte de celles des Moxcs, des Pulches, & des Poyas,
La Miffion des Moxes , qui n'a com- mencé que depuis environ 30 ans , cft û- tuéc fous la 'Zone Torride , au douiiéme degré de latitude méridionale. Hle efl fe- parée du Pérou par la Cordilltra , ou Chaini de montagnes , qui borne le Pérou à t'O- ■ rienr. 11 y a aujourd'hui plus de trente Miillonaires de nôirc Compagnie , dit le Père Nyel , qui font employez à cuhiver cette pcnible Miffion- Ils ont déjà conver- ti vingt-cinq à trenle mille âmes , dont ils ont formé guinie ou feîze bourgades , qui ne font éloignées les unes des autres que de lîi à fept lieues. Chaque bourgade e(l
^^^r^- A T R I l 1708. "^^^^^^ bâtie dans le terrain qui a paru le pluj pro- pre pour la fantë , & pour procurer l'abon- dance; lesruSs cti font égales, Se tirées au cordeau, les maifons uniformes. On aHi- gneà chaque famille la portion de terre qui lui cil neceffaire pour fa fubfiliance; & ce- lui qui CD eft le chef , eft obligé de faire culrjver ces terres , pour bannir de fa mai- fon l'oifivcté & la pauvreté. Chaque bour- gade a des biens qui font en commun , & dont on applique le revenu à l'entretien de VEglife & de l'Hôpital . & aux autres Ou- vrages publics. Quand on établit une bour- gade , toutes les autres font obligées d'y contribuer. Au commencement del'annéc, on choiiii parmi les perfonnes les plus fagcs . des Juges & des Magiftrats pour avoir foin de la Police. Il y a ordinairement deux Miflionaires en chaque bourgade : les Ma- giftrats ont tant de refpeét pour eux, qu'ils ne font prcfque rien fans leur avis. Les ' Pères de leur côté font dans un travail con- tinuel; ils employcnc le matin à célébret les faints Myfteres , à entendre les Coa- feffioDS,& à répondre à ceux qui viennent les confulrer. L'après-dinée ils font une ex- plication de la Doébine Chrétienne, & vi- '
\ iitcnt les pauvres S; les malades. La jour- jiée fe termine par la Prière publique. Les jours de Fêtes on ajoute à tout cela le Sermon le malin , & le foir les Vêpres. Comme ces peuples ont du goâX ^Mt \& A 7 cIkka
r
14 Journal des Sçatans. chant & pour les inftrumens , chaque Eglile i faMufique. Les Eglifes font grandes, bien bâries , embellies d'ornemens dePeintureSc de Sculpture , faits par les Indiens qui ft font rendus habites dans ces Arts. Une des 'plus grandes difficultex que les Miffionaires ayent eu à furmonter dans la converfîon de ces Peuples, a été la divcrfité des Lan-
fucs , qui regnoit parmi eux. Pour reite- ier à ce grand inconvénient, qui retardoit "beaucoup le progrès de TEvangile ; on a choifi parmi plus de vingt Langues diffé- rentes celle qui eft la plus générale , & qui fa paru la plus aifée à apprendre, & on en a fait la Langue univerîelle de tout ce peu- ple. Le Supérieur de cette MilTion a tme intendance générale fur routes les bourga- des, & fait fa reiidence dans celle qui ell au centre de la Province. Il a dans fa maifonune Bibliothèque , qui eft commune 'i tous'ks Miflionaires , & une Phtirtitaci* remplie de toutes fortes de remèdes qui fe diftnbuent fclon le befoin. Les dernières 'Lettres qu'on a reçues de cette Miflidn . '^portent qu'il y a plus de cent miiJe hom- *ines,quitharniei de la viefainte&hcurcu- 'fe que mènent leurs compatriotes fous la 'àandliite des Miffionaires, demandent avec Iftftance des Ouvriers pour les inftruire 'dans la Religion. Ces vaftcs pats font cx- ,'traordinîitement peuplez. Comme on a ,ileconj}ii par ulie longue expérience , que le
Me
Commerce des Erpagnols ritoit très-préju- diciable aux Indiens , foit parce qu'ils les traitent avec trop de dureté , foit parce quTls les rcandalifem par leur vie déréglée, on a obtenu un Décret de Sa Majellé Catholi- que , qui défend à tous les Elpagnols d'en- trer dans cette Million , & d'avoir aucune communication avec les Indiens qui h compofcnt. Elle dépend de la Province du Pérou,
Celle de Nôtre-Dame de Nahuelhuapi appartient i la Province de Chili. Il y a environ 30 ans que le P. Mafcardi com- mença à prÉcher l'Evangile aux Peuples nommez Pulches & Poyas, au milieu deC- quels cette Million eft fondée. Il en con- vertit un grand nombre , & mérita par fcs travaux la couronne du martyre. Depuis ce temps-là ces peuples n'ont ceffé de de- mander de nouveaux MiHionnalres ; & l'on 1 enfin permis au Père Philippe de la La- gi>na de les aller inllruire. Le Père le Gobien nous donne un abrégé d'une Re- lation que ce Miffionaire a fait de fon voyage , & du fuccès de fes premiers tra- vaux.
Les Pulches Se les Poyas habitent un Païs qui cft vis-à-vis de Chiloé,à5oheuës delà Mer du Sud , 8c à la hauteur d'environ
^i degrei de latitude méridionale. Le Pe- : Philippe de là Lagtma ayant tïé ^it- ftemeat bien reçu des Caciques 4t cM
^r |Ç Jouhnal des Sçavaks.
Peuples, laflembla d'abord les Néophytes
qui avoietit autrefois été baptifez par le Père Marcardi. Enfuite , tandis que le Pçre Gailldmo fon compagnon feifoit bî- ^Ttii une Eglilc, il fit un voyage à Baldivia, ^Eiour mettre la Miflion (bus k proteiflion ^pju Gouverneur de cette Place. .Etant de H retour, il travailla à détruire dans l'efptit des Pulches certaines préventions qui au- roient pu avoir des fuites irès-pcrnicieuTes. „ Il Temble, dit-il, qu'il y ait cntr'eui 8£ , les Poyas , de la jaloufie 6c de l'émula- , tion ! car les Pulches ont voulu me dé- ,, tourner de travailler à la converfion de ! ^t leurs voifinSjcn me difant,que c'eftune I, Nation ficre, auelle, & barbare , avec , laquelle on ne pouvoit traiter. Pour moi , qui connoiffois la douceur 8c la doci- , lité des Poyas , qui m'avoient fol icité , inftamment de les inftruire , je vis bien „ que les Pulches n'agiJToient que par paf- „ licn;c'eft pourquoi quelques jours aptes, „ ayant alTemblé les principaux de cette „ Nation ; je leur dis , que Dieu voidoit „ fauver paiement tous les hommes, fans „ acception de petfonneiQue les Miniflres „ deJ.C.hepouvoientexclurrc du Royau- „ me de Dieu aucune Nation , &c." Le difcours du Père Philippe fit beaucoup d'im- preffion , & les Pulches promirent fur le champ de ne fe point oppofer à l'inl^ruc- tioa & à la converûon des Poyas. Sur la
■17
jl de la Relation , ce Miffionnaire dit que
bPaVs où il eft , s'étend jufqu'au détroit
Je Magelijn, & qu'il a plus de cent lieues
gèienduë de ce côté-! à,
t-Le Père de Fontciiay écrit de Londres,
Vfa Lettre cft du i; Janvier 1704. CcPe-
t y parle d'abord des fervices que les Jé-
fuites qui font à la Chine , ont rendus aux
autres Milïionnaiies , foit Ecclefiaftiques ,
ou Religieux. Ils ont procuré aux Fran-
cifcains l'agrément des Mandarins, dont ils
avoient befoin pour s'établit à Gnankin,
& au P. de Leoniila Evêque de Berytcla
polTeflion tranquille d'une marfon à Nan-
qum. M. le Blanc ayant reçu une cruel-
Je avanie à Emoii)^ , ils lui firent rendre
juflicc. M, Maigrot inquiété à Fon-tchcou,
écrivit plufieurs fois au P. de Fontenay à
Pékin , pour faire ceffer la perfecution,
& ce Père la fit cetTer en effet par fcs bons
offices. „ Mais ce fut principalement en
„ 1698 &c i6w), dii-il , que nous eûmes
>, plus d'occaïions de faite paroître nôtre
M lele pour le bien commun . lors que
,, le Pape eut nommé des Evèques & dés
„ Vicaires Apoftoliques pour chaque Pro-
1, vincc de la Chine. Plufieurs de ces Mel^
„ fïeurs s'adrefTcrcnt ânous;ilsnous repre-
(, fentcrent l'obligation oii ils fe ttouvoicnt
„ d'obéir au S. Siège, & les difficultei ïn-
., furmontables qu'ils alloicnt trouvw dans
„ iearsProvjDCCS, oh iln'y ivovtoiCMfe-
j8 JOUSN AL DES SÇAVJ
„ tiens, ni Eglifes, ni Mifîionnaires , s'ils „ n'étoient appuyez pat quelque rccom- „ mandation de h Coar. La conjomSure ,) étoic délicate, & ce n'étoit pas une pC-
■ „ tile cntreprife que de vouloir s'établir en ^ „ même temps en tant de UeuT differeùs;
3, car il étoit à craindre que dans un Em-
„ pire où la deiiance & les foupçons font ',, comme l'ame du Gouvernement, 6a '. „ ne fût frapé de tant de nouveaux éta-
„ blilTemens, &c," II raconte enfuîte Ici ■fervices importans que les Jefuites rendi- [ rent à M, l'Esêque de Pékin , qui s'éta- 'blità Lintein; à M. le Blanc dans !on éta- rWiflement d'Yunnan; à M. i'Evéque de
Rofalie, & à quatre Écclefiadiqu et cnatgez ' dufoin de la Province de Son-tciiouën, pen- 'dant fon abretice; aux Pères Auguftins de
■ la Province de Quamfi; à M. Quety EC- clefiadique du Séminaire des Miflions E-
■ trangeres , & à plufieurs autres Miilîon-
■ naîres. „ On avoit affeflé, continue le
Père de Fontenay; de répandre à Pa- ris , que les Jefuites avoient renverfé cinq Eglifes de M. l'Evêque de Rofalie, ,, & qu'ils avoient fait maltraiter ce PréUt, fi aiftingué par ft naiflancc 8: par fon lele. Les \iifrionaires de la Chine, <^oi l'apprirent, en furent fcandalîfei. Voici comme en parle le R, P. Bafile , Rcli- gieujt de l'Ordre de S. François , Se Vi- cn/jv i4poIio]ique de H tiûvitiifi ia
A V E 1 L 1708. 19
„ Chenfi, dans h Lettre qu'il m'écrivit le ,, 2.1. d'Oftobre 1701, Eon DU» ! quilU „ imfofiun, 4jut cette noitvtiU qu'en a rifan- 3, àui Je M. de Lyinne, battu, cr mail rail i ,, à Nien-tdieou , c de cinq Eglifes rtn- ,, vrrfiet far ordre dti Mandarins! J'ai crit „ A'aberd qu'en me pArloit d'une Ville deHos. I, /"'« . apfellie Cinq-EglifeS. Nt fangeetis ,, qu'à nous rendre dignes de notre voctsien, „ men eher Pert ; u" alors l'impajixre , le ,, menfinge, la calomnie, donc onnous-vem „ noircir, ne fervirent qu'à faire éclater da. „ -vamagi nôtre gloire." Le Pcre de Fon- tenai parle cnfbite de la peine que les Je- fuites qui font à la Cour de Pékin , ont à obtenir des grâces , Se de U tÎc trille qu'ils y mènent,
L.a belle Eglife qu'ils ont fait bâtir dans la première enceinte du Palais . les nou- veaux étabJiflemens de Kiam-fi , du Hoiil quain. & de Tchc-Kiam, les Travaus du Père B.irborier dans les MifTions Portugai- fes, ceux du Père Gollet, & de quelques autres ; une defcriptîon aiTez exaftc dn Port de Nangafaki , au Japon , & de la nianicre dont on y fait le commerce; quan- tité de petites Relations de différentes Mif- iions, occupent agréablement l'efptit des LeÂeurs dans la fuite de cette Lettre. On y trouve aufîi un détail de tout ce c^av ■«- riva à VAmphinite en 1701. & 4cs ctt-riM.^ de Lentes où M. de la lUgaueûeTc tça; CO'B
Vous ,11„ ,;,„ j, f
te villes, maiivonsillo Apôtres préchoient-]ls l'I mmere; Il répond m M Lettres étmi celui qi,
g2d en garder loutesjei gf conftqnent d'avoir de &des chaires, comme fc
T ■ p *;V ■' '= ""onlre Le Père Mirtliien Ricci MteMiflion, neSrp'e!
2«. irabrlle cumme eux "US êtes, lui dirent les' S £=gCTs vous écouteront."
A V R I t 1708. Il
de Religion. „ Ils curent le mérite de „ fouffrir beaucoup, d'être battus, empri- „ fonnci , & renvoyei dans leur Païs: „ mais ils n'eurent pas la confolation de „ ftirc le bien qu'ils avoicnt crperé. Ils „ réprouvèrent u fouvent , 8c toujours 1, aa préjudice de leur principal deflein, „ que d'un avis commun , & par les ot- „ drcs réïterei de leurs Supérieurs Géné- „ raiu , ils fe déterminèrent cniin à s'ha- it billcr , & à vivre comme les Jefuites." Au refti , le Père de Fontcnai remarque qu'à la Chine, les gens même du commun- portCQt tous des habits de foye , 8f vont en chaife quand ils veulent vifiter quel- qu'un ; & que cela ne palTe point pour grandeur , ni pour vanité parmi eux , mais pour une marque qu'on honore les perfon- nes qu'on va voir. „ C'eft fur ces idées, „ ajoiite-t-il , & non fur celles que nous „ avons en France , qu'il faut fe régler. . . „ fanscroire facilement que les Millîonnai-' „ res , après avoircommencé par l'efprii, „ veuillent finir par h chair, &c."-
L'Epitte dédicatoire qui eft â la têcede ' ccVolume, contient un Abrégé delavie,_"l dn P. Antoine Veiius. Il naquit à Paris le 14. Janvier de l'année 1631. Après a- »oîr ftit fes études au Collège des Jefuites, il entra dans leur Compagnie, âgé de 19. ans. Comme il avoir l'efpvit meur ôc fo'n. avancé, Temarqae J'Hiftorien , i\ çtiX \«
I
JOUBN *I. DE:
chofes de la pieté non pas en Novice , mais en homme fait. 11 s'appliqua patticulictc- ment aux vertus folides, & propres à for- mer un homme delliné à travailler au fa- illi des âmes. La Converlïon du nouveau Monde ayant été l'attrait principal de fa vocation, c'cft îà qu'il rapportoit fes priè- res, fes commutiions , &c. Après fon No- ■«iciat, ii alla régenter en Bretagne, 8î il fit enfuite fa Théologie avec un très-grand fuccèa. 11 prelTi à diverfes reprifes fes Su- périeurs de l'envoyer dans les Miffions les pics éloignées; mais fes infirmitez . & les oppoiitions de M. le Comte de Creci , qui ne put jamais fe réibudre à perdre un fVere qui lui étoit fi cher , l'empêchèrent d'obte- nir cette grâce, - Le Père Verjus alla par ordre du Roi en râ7i. joindrcM. le Comte de Creci en AUeaiagne. Ce Père y acquic une grande réputation , & par fon e$rit , & par Ta vertu. M. le Baron de Schwerin , zclc Calviniile, premier Miniflre del'Eleâeur de Brandebourg, dîfoît fouvcnt qu'il paiTe- roit volontiers fa vie avec lui. Le Père ne le ménageoit pourtant en aucune ma- nière, quand il s'agifTojt de Religion. M, de Grote , Luthérien , premier Miniltre du Duc d'Hanover , n'eut pas moins de confïderation pour lui. La PrincefTe So- phie , aujourd'hui DuchefTe Douairière a'Iiiaover,ïhoaonie fon elUme Se àe f>
b II eft aifé de juger qu'il ne fc oinseftimer chei les Princes Ca-| " I de l'Empire. L'Hiiioiien tait . l ;c de ceux avec qui !e Père Verjus ' le plus de liaifon. Il fait voir en- jeJa Coar de France, & la plû- Miniftres , curent toujours pour beaucoup de bonté, & qu'il étoil ■éroement confidcré dans foa Or^ .
■ocureur des Mifllons du Levant | jrt , pour le remplacer oa jetta les \ le P. Verjus; & il reçut cet em.-.' ime un dédommagcnient de lapei^ croyoic avoir faite en deracurant :e. Ces Miffions qui inanquoient, ouvriers en pTufieurs endroits, chaa- Àen-tôt de face. Il fit par-tout dC;', ^ AiAliflemcns , & pourvut dç^ acesEglifes naiflanies. Il ne crai- ]ais de manquer de fonds pour unfi. G fjinte ; nulle difficuliê ne l'arxê*' ta -parle ici de celles qu'il eut XjM K3ors Qu'il fat auellion de faircJT
I
J4 Journal DES S^AVAN'.
rc même > quoi qu'en guerre avec U Frïnce , reçût queîquefpjs dansTes Vaif- fcaux , les Miffionnaires , <jne le Perc Veijus cnvoyoic aux exirdmitci de lu Terre.
Son grand âge & fes maladies l'obligè- rent de fe décharger du foin des Miffions, quelques années avant fa mort. Alors il s'occupa tout entier du foin de fa per- fedion. La prière, la mortification, la lefturc de l'Ecriture faintc partagèrent tout fon temps. Après s'être ainfî pré- paré , il mourut prefque fubitemcnt le i6. du mois de Mai 1706. âgé de74- ans. Nous avons du Pcrc Verjus la Vie dt lieffir* Atichtl U Neiltiz. , qu'il donna en 1666, fous le nom de l'Abbé de S. An- dré ; &C la Vie de S. Fratifois de SorjM . qu'il a beaucoup plus travaillée. Il a auffi nit quelques Ouvrages d'un genre fort différent ; mais , obfervc l'Auteur , il les a ftits dans une conjondure où le de- voir 6£ Taraitié fembloient exiger cela de ■loi. Parmi ces Ouvrages, on peut met- tre l'jlpehpe de M. U Cardinal de Furjlem- ttrg, enlevé à Cologne pendant qu'on j trâitoit de h Paix ; plufieurs Manififits François & Latins , pour les Princes d'Allemagne contre les prétentions de k Cour de Vienne ; & quelques autres E- crits de même nature , qui regardoient 1er intérêts de h France, ôt qu'il fit pour
fo'Q,-
• • *A T. t t L
foulagcr M, le Comte Oe Oeci.
Le mêrfie Eloge du P. Vcqus , dont nous venons de faire l'Extrait, a aufli éié donné féparem eut au Public, in 4.
Le Pcre Charles le Gobien . Auteur de certe Pièce, & des Recueils de Lettre» carieufes & édifiantes , qui ont paru juf- qu'à préfent, cil mon le 6, Mirs de cette année.
Nous avons parli5 de ces- Recueils dans les Joumauj de 170;. p. loj. & 583. dans le I. de 1706. p. I. 8c dans le Journal du 16. Mai de 1707. p- lia.
L'€liii Je la Frantt , emimani tous Ui Pria- tfi , Ducs cr P'sr' , V MarithiHX de ¥r'nu ; Us Ei/iquts, les ^urifdiilims di* Royaumt , Its Gotfvinttirt du l'Tiyvincts , Us Chtualicn dts irais Ordres , tw, Lii nami dis Offlehri dt U Mai/a» dx Bm^ bars Ga^s tr Privilèges , o" ceux dt Men-f jcigtUHr It DoKfhin , de Mtnfieur le Duc de Seurgtgne , de tdenfitur U Duc de Brtiagntf de Manfunr It Due dt Berry , de Monjiiur U Dmc d'Orléans, CT* dt Madame U Du- ebeft if Orléans , fuivani les Etats perlez. À ' •la Cour dis jiydes. A l'aris au Palaîg chei H. Cl-.arpeniier. 1708, in 11. j. Voit. Tom. l. pagg. 701. Tom. lï^ ■ pigg. rtoi. Tom. m. pagg. 4î4- ftni , les Tablcj.
f\UAND cet Ouvrage commença à pa- ^*-roitie , ce n'étoit qu'un Livret fans ordre & làns divilion exaftc. Il contenoit feulement en gros les noms des principaux Officiers de la Couronne de France. On a l'ofetigaiion à M. Befogne , Clerc de Chapelle du Roi , de fétat où on voit aujourd'hui ce Livre. C'eft lui qui a com- ïnenci à placer ies Officiers félon le rang Ae leiiB dignitcz : il s'eft appliqué i ce tra- vail tant qu'il a vécu , & nous en avonj dix-neuf Éditions de lui. Il . fit imprimer !a première en i66t. Elle ne contenoit qu'un volume in n. En 1663. il en don- na une Edition un peu plus ample , fans multiplier cependant le nombre des Volu- mes ; mais en lôôj. il y lit lant d'addi- tions , que la roatietc fc trouva fuffilinte pour deui Volumes, La quatrième Edition parut en 1669, L,a cinquième , en 1671. Lafiïiéme, en 1674. La fcptiérae, en 1676. La huitième, en 1677. La neu- vième, en 1678. La dixième, en 1680, L'oniiéme, en 1683. La douTJème, en 1683. La treizième, en 1684. La qua- torzième , en 1686. La quinzième, en 1687. La fciiiéme , en 1689, La dix- ièptiéme, en 1691. La dix-huitiéme , en M<iff4. Et h djx-neuviéme , en 160%, Ccl- I Ic-ci commença à être en \. io\\. \ti. \i- Après M mon de M. Bctognc . M. "^T*-
lillct fon neveu s'étant chargé du fojrl cet Ouvrage , en donn» une Edition' 3. voU. in II. en 1Û99. C'eft dansl ;tc Edition qu'on commciice â voir le- T de h Maifon de Kladame la Dochef- ' ie Boui^ogne. Il en publia une autre 1701. 8c celle que nous annonçons cft ;ore du même Auteur. Il feroit inutile -youloir donner une idée de ce Livre; (l'y a guéres de perfonnes qui ne fç»- Jit ce que contient l'Etat de la France; ta leflure du titre fcul fuffitpour inftrui- ceux qui ne Je coimoillent pas.
'j Nigsct rtndufiiciU , I tfff fuffutaliûti dit Changts , dts Ptids c Vf MtfuTe! dei lieux Us plus ctnfidiralrUi £ l'Eurtft , far une nouvilU v univer- "' Pratique itArithmet^ue , oh l'un tx- lit tlmriment tout et qu'il y a d'olifcur t Ut tambris , far la RégU fi ai/îe I dt fii mémt chacun piat apprindrc teu- Wts iitUs mamtres ài ckigrer i^ui font mus dans Us Pais tk U NcgûCt fiurit. gagt divi/i t» deuK parties t? camft- fU Sieur Monieh de Claibe ., A Londres , dici Dt- ■ortier. IJ08.
J
DES
SCA V A t
Du Lundi 9- Avril M-DCC
IIMI RE<î'
"TrideUmcirc.G,..uml ce™ . Op» P»«!>»™°;,„,
A T H I L 1708. du CmciU de Triitti , touchanl le DepM I dt la Grict tffiau fur elle-même, 0«ci«k'
tft fajlhume du Pert Anton in Régi- nald Damiràquain , Dafltur en Theele- pe , V Prefeffeur sâja/ dam l'MverJiii it Tûuleute. On y a joint Us R*fiixim$ d» Dem Jacques le Boilu, lUtipeux BeiM- difKH, fitrii- PrBfoJîiimi du P*rt Lems Xielina ; avec des Ltltres <jHe FictTC SotO, Ruard Tappet, cr Jofle Raveftein fi (■int i- triliifur lit inamere d'accorder la Grâce a- vec ta lÀbtrti. A Anvers chez la Veuve Foppens, dans la Place aux Oeufs. 1706. El fe rend à Paris dieî Antoine Deial- lier, rue S. Jacques, in fol. Les Ou- vrages de Reginald & de le BofTu, coll. . 1.066. Les Lctties , coll. 114. la Ta- ble , pagg. i6.
T 'Editeur de ce gros Recueil, nous J— ' fait entendre qu'il le publie dans ce temps-ci , principalement pour arrêter l'ef- fet de deux Livres, dont il méptife extrê- mement Ô£ la peiiieire Scia doittine;mais qui. comme à l'avoue , font écrits avec beaucoup d'art & d'élégance : Liielluli, W mêle i/olHmirûs , fie is- DoiMiA pondère pirexiim .eUganier laniat ceum arte fcrifti. Us font tous deux du P. Dai\\c\ -. V\ïttt&. la J3,ftJ^i lie s. Ait^uflin ; Vauac\c Tiftwi /emiiant frffic^eiti de U trace. ISoMS 'ï"'»^'^^
B 3 ^'
9Ô Journal ats Sçavanî.
ïial dé 170^]. p. 149, & du fécond. Bans le
sntr.lfcjumal Ae 1705. p. 850.
Ce qui choque le plus l'Editeur dan? ces petits' Livres, c"eft que l'Auteur o(e y citer pour fa dodrine ce Canon du Concile de Trente : Le libre arhilri , que Dieu meut c?* atcite , peut , s'il lui fiait , con^nlir eu refit- fir foa anfcBitmem. Il n'y a que des Moli-
I nilles, rcrtiarque PËditeur , qui puiffent rtmaginer que ce Décret du faint Concile
L ^nne la moindre atteinte au Dogme certain
[ tS" inihratilayte de la Grâce e^cai
7- de fa nature , de la Grâce quljiroduit
Il .
^P ta tuas d'uni manière irei-inviKcieU le c, ^ finiemtnt de ta banne veionié,
•! C'eft daiisla vue d'établir cette propofi- tJtm , qu'ort met au jour I Ouvrage tlu Pè- re Reginald.
Le P. Antonin Reginald , qui avoit été
reçii dans l'Otdre des Frères Précheuis dans
leur Convcnt d'Avignon , mourut dans
celui de Touloufc l'oniiérae Avril ^6^6.
après avoir exercé l'emploi-de Profeffeur
Royal de Théologie dans.VUniverfité àt
cette ville, depuis l'an \6-,-i. „ C'éioitiin
„ Défeufeur rrès-ieic de Saint Auguftin &
„ de S. Thomas (difent fes Confrères , dans
■ „ un Extrait de leurs Regiftres qui eft rapr
„ porté idi.) Sa pénétration & fa préfence
i, d'efptit le (aifoicnt regaràei comme ■aw
« prodige; il i^toit célèbre eï\¥iM\«,6w\i
'^ roucfon Ordre, à Romcmtmç', o^ 4
A ? k I i 1708. 31
„ ft trouva, en qualiicJeConfulteur.tandw „ qu'Innocent X. cxaminoi: les V.Piopofi- i, tions, tirées du Livre de Janfenius. Les „ Chanoines de Touloufe, les Magiftrats, „ plulicurs EvÉqucs de h Province leçon- „ fujtoient comme un Oracle. On l'appet „ loit communément , Je FIcsu dcsAaver-- „ fsîres desThomiftes. Cequc fes Confre- „ rcs admiroieni principale m Ci )^ dins an „ homme d'ailleurs fi occupé, c'étoit fon „ affidnité à cntendi-e les Gonfeffions des „ Religieufes S: det Séculiers. Au reftc.Ie „ Perc Reginald éroit unCafuiliccUJr, ma» „ thodiqne,leur;ildécidoit lescasdcconP- „ cicnce par des raifons que U Théologie „ & leDroitCaQonique.oùilétoitfortver- „ fé, lui fourni flûient." U acompofédi' versOuvragcs. entr'autres unOpufcule fur ia Confrairie du Nom de j e s u s , imprimé à ToulouzejunePréfece fur le Catechiûnc du Concile de Trente;UD peiitTraitélou- cliant la famcufc diftinflion du feus ctmpeji & du fini divift j des Thefes qui ont pour J Titre: Queftion Theoloaiquc , Hiftorique' & de Droit Canon, fur rEiprit du Concii de Trente, parrapport à la Grâce eflificcH à la Science moyenne, trois Volumes fij^ les deux principes aufqucis fe tcduît toutf h Théologie -, la Chronique des Inquifiteurîi & l'Ouvrage dont on a vu le tiitciu cam-' mencemem de cei Extrait. I?jns Ja Prc&ce , le P. ReemaU b.n o-^è B 4 Sl^'û
^^•§h- Journal des Sçavanï, ^^ «jn'il a long-temps douté, s'il lui ctoît per- mis d'écrire fur les matières de la Grâce , a- près la défcnfe qui en avoir été faite aux deux partis. Il dit que l'exempic de Lefîias, de Suarès, da P. Annat, de Théophile Ray- naud, &la TolerancedesPapes&dcsEvé- ques, le déterminèrent enfin à pafler par def- fus (ts fcrupules. I) ajoûteà cela , que M. de Valcnçai, Ambaffadeur de France à Rome, l'ayant prcfcnté à Innocent X. en difant,
?ue ce Religieux avoir déjà fait qucli^ues )uvrages contre les Moliiiiftes, & qu'il fe préparoit à en compofer d'autres plus confi- jerables; ce Pape répondit en propres termes: Scrivete btat conira qutjii Padrl fer la Grati» tJ^Miedi fsftifa , efir S. A^fti^o , efirS. Iha- mafa.firivtifietu. ,, Je regardai ces paro- „ les, dit le P. Reginald, non feulement „ comme unepeiiniffion, mais aufli en ûuel- >, quefortecomme un ordrequ'onmedon- „ noit, Excité enfuite parles exhorlaiions de „ plufieurs Evéqucs , & de quantité d'autres „ perfonnes graves & lelées.je n'ai point „ fait. difficulté de prendre la plume. Après i> tout,coiiîinue-t-ii,fi on condamne mon „ Livre, qui eft un travail de trente ans, „ j'elpere qu'on fera affez équitable pour „ condamner aufli les Ouvrages de tous 1, ceux çue j'ai nommci." £>iins ce Livre , ii fe propoîc àcmoWiw .^"•^J^ Concile àe Trente, en cqyiÎciniw, ^'°ertéi/c- !-homms ,ii eu delTeinàcm'».™-
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tenir l'anciennt delltini fur la grâce efficace par elle même. L'Ouvrage eft divile en deux parties. Dans h prcmierepartie , l'Au- Mur fait la recherche de tous les argumeni que donnent lu litax âiirin/tqiifi ; c'eft-' À-dire , qu'il eiamine les décidons mêmct^ Se les Canons du Concile. Pour en (âcili- icr l'intclligeticc, il fait d'abord Vhiftoire de ce qui s'eft pafie dans le Concile de Trente , par rapport aux matières de la gijce- 11 rapporte enfuilc les fentimens
Îuc les Evêques & les autres Théologiens ûàtinrent dans ies Congrcgarions particu- lières qui précédèrent la firiémc Seflîon. Il s'applique enfin à découvrir le fens des Canons qui concernent la grace Bc le libre arbitre ; 8c il compare ces Canons avec divers endroits de i'Eaitiire , avec la Uoc- iriiie des anciens Synodes , & avec cel- le de S. Auguftm & de S. Thomas. Cenc Partie confient 61. chapitres.
La féconde en renferme 80. Le. P. ReginaM travaille â y démêler les vues Se les fenlimens du Condle de Trente par Vexamen desi/«x txtr'mfiquts , qui peuvent fournit là-deffus quelques lumières, r. Il làir des Obfervations fur le Catechifrac du Concile de Trente ; & des manières de parler qui y font employées , ù Xitc it-i conféqueaces ferorables à ton. çatù. \\ joint i ceh d/verlès reflexiom , <\v». ^w- rcat 4 éiib^r h prcmotion pïïvRqmc ,v*t
rendue en Ta faveur au Conciloj que les Percs tenoicnt pour li'g ce par elle-même. En 1 549. ! nard Dominiquain avoit avancé dans un de fes Sermons ; gl<f'«) ^tiei ijHi ftchiur , m pcwvoit jamm ni, parct <juc Dieu U délhroii tei ptchtr, tn firit qu'à la fin il part Ittt :. & qu'au comraiie, il iio ^'ms homme detil Ditu aveil prtr naiiim , fut en tfit damné. C lions ayant fcandaliré toute la Grand Vicaire d'UdÎQe, qui en é\é . choqué , , les défera au comme contraires au libre arb œani , bien loin de cenfiirer le I approuva Ta dodriiiei K menu ]a peine de l'ccablir dans une 1 trc en forme d'HomcIie , qu'
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glifesd'AqmléeScd'Udinc, les Habitans de cette dernière ville , & même de tout le Frioul , craignant que ces commencemens n'euffentdefacheufes fuites, prièrent' le Sr. natdeVenifedepropoferraffàireaiTCOTcile qui étoit alors aflemblé. Les ArabafTa- deurs de URepublique, qui étoienl à Tren- te , en reçurent l'ordre ; & les Légats du Pape , chargèrent vingt-fept Petes , à !a tête defqucls ctoient les Cardinaux de Lorraine & Madruce , de l'examen de te Procès. Les Légats prononcèrent leur Sentence définitive , en mil cin^ cens foi- xante-trois. & déclarèrent : Qu'a la vérité la Ltiire t?" fAPoUgie du Seigneur Jiau Gri- rnani. Patriarche ifAqtàlie , n'étnem ni he- rttiejMis, ni fujpffles d'hirtjit , ni fcandaleit- fii en etili matieri ; mai$ iju'il m faiUit pourtant fm les rendre fublii\uts , farce qu'et- iei conftmiieni certaines dijjtculnn ont n'a- lèsent pas ajfex. exaderttent expliquées. Cet- te Sentence qui abfout le Patriarche, fa- vorife les Partifans du dogme de la grâce efficace par elle-même , félon nôtre Au- teur; &!a raifon qu'il en apporte eft, oue toute la doftrinc de Grimani paroîi fondée fur ce dogme. 3. Le Pcre Reginald fait ime revue de tous les Auteurs qui onr af- filié au Concile de Trente , fur-tout dans la iixiérae Seffion , & il ne ïve%\i^e m\\
Ëur développer Jeurs fentîmens, ' Jom Jacqucsle Boiïu étoit îl.c\\ïïic^^■Tt-&^ B 6 Vto
'36 Journal des Sçavans. l'Abbaye de S. Denys en France , 5f Doc- teur de Sorbonne. Les Guerres civiles l'ayant obligé de ie retirer à Rome > il y demeura 30 ans, Scjufqu'à fa moit , qui arriva en 1616. Il fe diftingua beaucoup dans les Congrégations dt AuxitUs. L'Edi- teur en parle comme d'un religieux Défen- feur de la do<SriDe de S. Augullinfur l'effi- cacité ituUclinabU de la grâce , que foute- iioient les Dominiquains ; comme d'un Ad- yçrfaire irès-xelé de Molma, & de fesopi- > nions. U avoit réfoiit de faire des Remar- ques fur 1; Propoliiioiiî de ce celebic Je- fuiie : mais il n'en étoit encore qu'a la fei- ziéme, lorfquc la mort le furprit. Il com- mence cet Ouvrage par un Abrégé de la doiSrine de Molina, qu'il réduit à 15 ar- ticles. C'eft fur tes articles que roulent les Remarques qui fuivent , Ik ces Re- marques font divifées en plufieurs cbapi- Ires. L'Ediieur trouve le flyle de D. le BoITu un peu dur & un peu obfcur. Se- lon lui , la méthode Scholaftiquc que ce Doâeiir a fuivie , en eft en parrie caufe. D'ailleurs , Dom le BolTu n'a pu revoir fon Ouvrage. On prétend qu'il avoit auJIi compofé un Journal exad de tout ce qui s'ëioii palfé dans les Congrega- «ions d» jtuxiliis , aufquelles il avoit alîiHé, 8ron accufe le Père de S.Jofcph, Feuillant , qui étoit Molintftt iufijuti ^a*i !.t mMle lits ai , dit le Peré Ser-
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ty qu'on dte ici, d'avoir fijpprimé cet Ou- vrage.
Lct LcOtes qui terminent ce Recueil , ont été écrites du temps du Concile de Trente. Elles font au nombre je lix. Dans la première , Pierre Soto demande à Ruatd Tapper , fi !a grâce eft donnée à tous ; 8c fi c'eft le libre arbitre qui diilingue Thomme juftc d'avec l'homme pécheur , par le bon ufage de la grâce. Dans la féconde Lettre , Tapper répond . I. Qu'on peut croire pieufement qu'il n'y a point d'adulte à qui Dieu ne donne de temps en temps des grâces affei fortes pour le toucher & pour Te fauver, 1. Que le bon ufage de la grâce dépend du libre arbitre , & que c'eft par la force tlii libre arbitre qu'un chacnn peut ou profiter de [a grâce, ou h rejetter. Pierre Soto , tinnl le fentjment étoit très oppoCé à ces déti- lïons, s'applique à les réfuter dans la iroi- lîéme Lettre ; mais il le fait avec beau- coup de raodcilie , Sf comme s'il ne pré- tendoit que propofer fes doutes. Les deus Lettres de Soto étant tombées entre les ■ mains de Jolfe Raveftein , celui-ci jugea à propos de fe déclarer pour la Doftrine qu'elfes contenoient, & d'attaquer auifi de fon ci^té Ruard Tapper. C'eft ce que nous
Ëy(fcs dans la quatrième LcUic. V.4 quiémc , eli une Réponfe que W îi\t p/vr; Sth Hxicme, une féconde Y^tt- B 7 w
r
3° Jocxîmi ilIï'Sç«T»K«, tic de RsTcftcin. D rfl bon de faite
tioître en peu de mots ces Eair3in5,a que de finir ccl Extrait.
Pierre Soto Dominiqnain , (koît de Cnrdouc. Tl fut pendant quelqDC! nées ConfelTeur de Charles V. qoi i s'oppofer aux Hérétiques , l'envoy Ailemagne. II y enfeigna la Theoi à Dilingue ; & ce fût dans ce tcm qu'il fut en commerce avec Tappw, l'ordre de Philippe II, it accompagna 1 Villagarcia en Angleterre , & cxp] publiquement S. Thomas à Oifbra fortit de cette llîe peti après la mon i Reine Marie. Le Pape Pie IV. l'eng d'aller au Concile de Trente , où le grand travail le fit mourir en 1563. donne ici de grands éloges 6c à Ton ^ & à fa vertu.
Ruard Tapper , Dofteur & Chanc de t'Univcriité de Louvain . y cnfeigi Théologie pendant 30 ans, C'étoii ■homme très-Iaborieu): & très-delîntei Chailes V. & Philippe II. le conAilti fouvent , & fuivirent fes avis. La R Marie, Gouvernante des Pays-Bas , voya au Concile de Trente , & il y ; plit parfaitement tous Tes devoirs. Il n rut en 1559 à Bruxelles , où kî affaîK fon Roi l'avoient appelle , & en mol il donns tous fes biens avi\ çivivres. Ouvrages ont été imçnmîx a CqXc
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chei Birckman en ijSi. in fol, II avoit hiffé un Traité manufcrit , fur la Provi- dence de Dieu , 8c fur la Frédeftinaiion : mais jufqu'à preient , perfonne n'a pi le déchiffrer, tant il cft mal éak.
JolTc Ravcilein , fumommé Tilnanus ^ de Thielt lieu de fa naiflance , Doéleut de Louvain , ft rendit célèbre par fes dif- cours & par fes Livres fur les Controver- fes. Il fe trouva au Concile de Trente, & à la Diète de Wormes , jar l'Ordre de Charles V. Il réfuta le prcmjer , la Domi- ne de Flaceius lllyricus , & des autres Mi- nilires de la Confeflîon d'Augsbourg , qui coramcnçoit à s'établir à Anvers. Il écri- vit auffi contre Kemnitius , qui avoït atta- qué le Concile de Trente. JolTe Ravcftcin mourut d'apopleiie l'an ijio.
JOANNis Casp. Eisenschmidi, de PoniJeribus & Menfuris veierum Ro^ manorum , Gra;corum , Hebrseorum ; nec-non de valore Pecunise vcteris , Difquifitio nova : Teftimoniis vetuftis_^ Rationibus , £xpeiimentis , Calculîs recens faflis fuffulca. Aricnt'tratî , im- pfnjii ThiodorUi Lerft , liirtrii ^eannit' Paftsrii. 1708. C'ea-â-dire : Riehirchi' n^ii-biUe isuchant lu Poids C Its Mtjuru _ ^t Anâtns Romains , Cress , He6r(UX \ C7 taucham la ■valeur dt l'anàtytm tAsm- n/^, crr. Par Jean Gaipard EitenCuûmià-
i
40 Journal des Sçavans. A Strasbourg , aux dépens de Thierry Lcrie, & de l'Imprimerie deJeanPafto- riuî, 1708. In ri. pagg.197- Et fc vend à Paris chK la Veuve Boudot.
Q'Joi <i.uE divers Aateurs habiles aient éCTitfiirccs matières , ils ne les ont pas tellement épuifées, qu'ils n■;^iellt lailTé des recherches a faite , & de la gloire"*!' acquérir après eun. M. Eirenfchmid qui le croit ainfi, croit de plus , avec raifon, que fon Livre n'en eft pgs one mauvaifc preuve. H n'y donne pas feulement ce qui a été trouvé de meilleur & de plus certain fur le fujet qu'il rraite. mais il joint fes ob- fervations particulieics aux obfervations des autres. Ce font ou des erreurs qu'H corrige ,' ou des ddcouverces déjà faites, qu'il conlîrme par de nouvelles preuves. Âuffi n'a-t-il rien négligé de tout ce qiii pouvoit rendre fes connoilTances plus fùres;. il n'a épargné pour cela ni foins ni dépen- fc : il a ramafle quantité d'anciennes pièces de Monnoye d'or & d'agent; les Cabinets de quelques illuftres Amis , qu'il nomme, lui en ont fourni un grand nombre : il a examiné dans les Maifons de Vi il e en divers lieux, ou par lui-même , ou par des per- fonnes intelligentes, différentes fortes d'an- ciennes & de nouvelles mefures que l'on y garde : il a aâuellement pefé , mefuté , comparé, calcula; de foitct^ue cci Ouvra-
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ge n'cft pas moins le fruit de fes Obferva- lions imroediaies S: d'expérience , que de l'es I^eflures.
U cft divifé en quatre SeAions , & cha- que Sefton , excepic la dernière , di par- ragée en quatre chapitres: la première Sec- tion traite des Poiik; la féconde, des Me- ftircs creufes , qui font des vafes de diflfc- lente capacité ; la troifiéme , des Mefures qui Te rapporrent aux amples dil^ances , ou dort 011 ne confiderc que ia longueur , comme le pied, la toifc , la coudée , &c. Et la quatrième, de U valeur des ancien- nes Monnoyes. Toutes ces chofes ne confinant que dans des rapports ; il eft évi- dent que pour les conuoitrc , il faut avoir déjà quelque chofe de connu par experieur ^ce ou autTcmenc, iquoi on puiffclescom- : aulTi l'Auteur commencc-t-il dans Chaque Seéijon , par expofer d'abord le» oids, ou les Melures qui font aujourd'hui plus en ufagc en differens lieux. U laache particuhcremenl auxPoîds & aux ^fures de Paris , & de Strasbourg , qui lieu de fa naiflance . & de fa de- Ainfi dans la Scftion des Poids, lier chapitre eft employé à la con- ^tion des diff'ercns Poids de ces deux , & de quclijues autres. A ces Poidï- I rapporte enluite, dans le recoûiOfa.- idcns Poids des Roinam^ -. à-»n^ , ks aaçiças Poids àcs Ciicc^-,
I
. Mcfures .; c'cft-à-dire , ai dans l'autre , le premier d diverfes Mcfures de Pajd 8c des lieux voiflns; le &« cicrncs Mefures des Roiaj me, fur celles des Grecs; fur celles des Hcbteux. ï tion touchant les Moima fans nom , ni de chapitres ne laiire pas d'être rédlcrae trois articles : le premier , des Romains ; le fécond, i des Grecs; & le troifiért Hébreux. Voila quelle eft] petit Traité, terminé paru de Tables , qui contienne csaifts des Poids, des Mefll noyés , tels qu'ils ont été I _ corps de l'Ouvrage. Noni
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ïé deux: valeurs afln différentes de II livre de Strasbourg , efi eonfulunl les éidons. Un ancien Poidj de cette ville , dc-l"an- née 1145 , gardé dans une Tour proche du Trefor publie , Se qu'il a (ait graver , donne la livre de 8S04 grains de Paris , 8c l'once par conféqucnt de 550 & j. Voila anc des valeurs. D'autres Poids moins an- ciens que le précèdent, cicaniinei par l'Au- teur , varient entr'eux de quelque chûfc, mais iïs s'accordent à augmenter l'once de plus de quatre grains; ils la donnent tous a peu près de yî4 grains & } i c'eft la Icconde valeur. Comme l'once de Co^- logne eft piédfémcnt de 550 gnins de Pa- lis fie ^i de même que ccÛe de Strasbourg tronifée'pir le premier Poids , M. Eifcn- ftiutiid conjc^ure que tons les Etats d'Al- lemagne, (ituei (m le Rhin , avoient autre- fois une livre imiforme , & de la première valeur que nous venons de remarquer ; que ceux ,de Cologne plus attentifs i^ue leurs voilius > ncl'out pas altérée ; mais qu'el- le s'eft augmentée infenfiblemenl à Stras- bourg, & ailleuis , par l'uûge de (aire un peu forts les poids, qui font dans le com- merce ; & par ia négligence de les ramener aux modèles , lors <ju'ils commençoient à s'en écarter trop. M. Eifenfchmid eft con- firmé dans fa conjedlure, par un auUeço\4s de çjuw Aires, rrès-anden , qu'il a c\vcr /M. cm 3 h aianiae de la viUe de Su».*-
TUlUS uci auuciia ivuiuaiiw , i"
tux poids que' nous connoifloi d'huy, fereauifent à cinq : i. *3c certaines Plantes , les noyaux , ces, les graines, &c moj'enincet lequel on ne fçauroit bâtir rien^ X. Quelques Poids anciens qnî^ leftci, tk qu'on fçait être d'UB-1 de Livres Romaines; car il Wj* treces poids à nos balances , l immédiatement le rapport des maines aux nôtres. 3. Le Piec car s'il étoitdétenninéindépendi Poids , il ferTiroit à détetraint •mêmes. On Tçait que la capadi phore étoit d'un pied cubique F que la quantité d'eau (ju'elle pefoic 80 Livres Romaînesî pied Romain croit déterminé porta nôtre pied ,1a capacité di
^curs , 8c en livres de Paris , oa de Stras- bourg , &C, par l'expérience j on connoî- troit d'une manière immédiate le rapport des unes aux autres. Enfin j. les anciennes Médailles , Monnoye Romaine ; car fça- cliant de quel poids elles dévoient être, poids Romain, & les pdant ànôire poids aujour- d'hui: on voit quelle eft la valeur del'Lin, par rapport à l'autre. M. Eifenfclimid prê- tere ce dernier moyen à tous les autres , qui! parcoutt, & qu'il examine avec foin , marquant les déterminations qu'ils ont donné à ceuxqui s'en font fervî, & les défauts des expériences qui ont été faites. Parmi les Médailles qu'il choiiit , il rejette celles de cuivre, parce qu'elles n'ont pas de poids dcteimtné ; il fe reilreint aux deniers d'or 6c d'aTgent. Il diftingue deux fortes de deniers d'argent , les Confu aires . & ceus des lEmpereurs i Des Confulaires , les fept pefciiait ime once; mais ayant commen- ce 3 diminuer de poids depuis la mort d'Augiifte , il en felloit huit fous Néron pour ftire une once. L'Auteur a pris une très-grande quantité des uns gî des autresj & ayant peie ces quantité! fcparément , il a irouïé , i. Qu'en effet le rapport de leur poids étoit de 7 à 8 ; & i. Que ceux de 8 à l'once , .étoienl du poids de 6î grains de Paris; & ceux dc] , àa çQ\i& it 74 sraiijf i ; ce qui donne Votttc 9^o- aajne de fio gnins j ainfi U Wvïc Çïii'^
4^ Journal DEiS^AVAf rc qui eft dénonces, contient 6140 grains» & ne vaut que 10 onces âc Paris , 1 gros, &: 48 grains. Il a eu grand foin de choilir les pièces qui lai ont- paru parfaitement entières , 8c aufquelles le temps n'avoft rien fait perdre de leur poids ; fie fur-tout il a apporté beaucoup d'attention a lejetter les pièces fourrées. La même expérience fur les deniers d'or, lui a donné le même rapport de l'ancien poids Romain au poids de Paris. Le fameux Congé d'Ai- rain gardé dans le Palais Famefe à Ro- me , fi depuis quelques années il n'a pai été tranfporté à Parme , donne l'once Ro- maine de 513 grains ; & dans les Infcrip- tiens de Gruter, deux anciens Poids , l'un de marbre, & l'autre d'airain , la donnent de çiâ : celle de l'Auteur cil moyenne entre ces deux , ce qui cil une nouvelle preuve qu'on ne fçauroith déterminer plus exaftement ; les Poids de Gruter qui la font moindre de 4 grains , peuvent avoir ■ perdu quelque peu de leur matière , & il peut aufll s'être fait avec le temps dans le Congé Famefe, quelques petites fentes ou quelques petits creux.
M. Eifenfchmid détermine les Poids des
anciens Grecs avec la même ptécifion ; il
commence par la Dragme Attique , Ôî
démontre par plufieurs oWerfïâo'ûs Set
pcn'ence , que le fentiment g,éuèwS. ofàX*.
m égaie pour le poids m i*im« C»^-
fuhiie , eft une erreur. Après s'être con- vaincu par d'autres preuves , que h drag- mc étoit de 83. grains de Paris & f , au iieu que le denier Confulaire n'cft que de ~4 7 i i! a trouvé avec admiration , dit-i! , (l'une pièce tiës-andenne de 4. àngma d'il i, & qui ne fçauroiï être mieux con- —.^ "' plus entière , pcfoit juftement [Si?- gi'3Ûis de Paris , dont la 4. partie ' -ya convient à la dragme , eft prédfé- lent 83, grains & i- Il nous donne la gure de. la pièce de 4. dragmes, A cette Kfipencncc , il en ajoute plulïeurs autres, ^p la confirment. Il réfute le Père Mer- uie, qui ne donne à h dragme que 63. _ ijns . pour avoir cru que des Pièces de |r dragmes écoient des pièces de 5. drag- ' es : il dit que les Pièces de 4. dragtnes : font point trop rares, & il invite ceux t , ou qui ont entrée dans les ca- Jànets où il y en a , de ne pas négliger gpccafion de les pefer exaâemeut, & de Se convainCTe par leur propre expérience toc la vérité de fa découverte. Il a de la ^ peine â pardonner à Galien d'avoir donné dans l'erreur commune , en cherchant le I poids de la dragme dans les anciens Au- 'leursj lui qui pouvoit 11 aifcment faire des "xpericnccs , & s'appuyer du témoVgaîLÏit e I« propres yeax. IJ reptochc \e ixifc- ' <™'«^ , aux Sçavans Modeiucs «çà chercher loin ce qu'ils oW. ^
4? Jounti&LDEsSçAVA
même fous les yeux, 5; dans leurs anÀm, &qui enflddc leurs grandes Icduies." re- gardent le travail des expériences comme un travail fervile. Tout ce chapitre dl rempli de chofes Nouvelles. Sur les Paids des Hébreux , nous re-
► marquerons feulement que M. Èifenfchmid n'ert point perfuadé que le Sicle d'or , le Side d'argent , & le Sicle d'airain fuflent de difFcrenC poids , & il en va de mcmc eu Talent. 1! trouve que ces Sicles & ces Talens étant de même poids, la quan- tité d'or & d'argent que David lailîa à Salomon pour la conilruiftion du Temple, niontoit à 11831. millions de livres ; &: quoi que cette fomnie imracnfc doive être encore augmentée de ce que Salo- mon lui-même , les Grands , & le Peuple coutribueienc , l'Auteur n'en eft
Îioint étonné , & renvoyé aus édaircif- bmens de Calovius Doftcuj- Luthérien, fur cet endroit de l'Ecriture , ceux qui , effrayez d'une fi prodigieufe fomrae, font des efforts pour trouver deux fortes de Ta- lens.
Quoi que la Seftion des Mcfures creti- fes contienne un grand nombre de recher- chés conlîderabks , nous n'en tirerons que cette petite remarque; c'eft que l'Auteur ayant montré que la Metwc à« W.t'^\»ï*. , "Ppeîlés Bmh, ou EajfcHi, co^^«\^'W. T*-- 'eniexs, étoit égale à lai Wrio^t ^>^^v\'ie
H" A T i I L i7oS«^^^^^^
nommée Mtireia , dont il eft fiîr men- tion dans S. Jein , à l'occaiion des no- ces de Cana , il trouve fans peine ce 3ue les lîx Urnes contcnoient de pintes e Paris- Il eft dît dans rfc.vangile, que chacune contenoit deui ou trois de ces Mcfores (Whmkj.) Si on ne leur en donne que deux, le» 6. Urnes conienoient 505. Pintes de Paris. Si on donne à cha- que Urne trois mefures , c'étoient 7(7- Pintes qu'elles contcnoient ; & ti l'on prend le terme moyen , en donnant a. mefures & demie à cliaque Urne , les 6. , Urnes contiendront 631. Pintes.
Cet Extrait étant déjà alTez long , nous ne rapporterons plus ici que !a manière dont l'Auteur détermine le Pied Romain , d'où dépend la détermination de tomes les autres mefures de diftance. Il fe fett de la connoilTance des Poids 8r des Mefures creufes, I! fçait que la capacité de l'Am- phore étoit d'un pied cube Romain , & par conféquent que la racine cubique de cette capacité donne le Pied Romain; le volume d'£au contenu dans l'Amphore é- tant ^al ï h capanté de ce Vafe , puis qu'il la remplit , la racine cubique de ce volume donnera le Pied Romain 1 mais quand on fijait le poids d'un volume à'Ei\i, ini fftit quelle cit h radne cubique de ce vo/amç; donc Û Von fcait le poids àa no- ''^Ir ''" ^«""-^"t l-Amphove. ot.
jo Journal des Sçayans.
fçaura queOe en cil la racine cubique i c'eft-à-dire le Pied Romain. Mais par 1^ détermination des Poids des anciens Ro-
W_ mains, trouvée dans la première [Sedion, êo fçaic.quel eft le poids de 8o. livres Ro- tniines, qui étoit celui de la quantiré d'Eau ■gue contient TAmphore; la racine cubique le cette quantité d'Eau eft donc donnée , ^ par GOnfcquent le Pied Romain eft dé- .fcrminé. Par celte Méthode , l'Auteur «ouve que le Pied Romain eft à celui de iferis comme 1314 ^ à 14401 ce qui eft (tomnie 11 Vs à 11. Il trouve le même apport avec beaucoup d'adreffe , par plu- iKcurs autres voyes; il le déduit de la lar- ifiiur connue de la Pocte du Pamheon , qui rit L'Eglife de îa Rotonde (de, la propor- tion des cotez d'une Tour de marbre pftogone, qu'on voit encore à Athènes ; tde deux Pierres fepulchrales à Rome, ftir IffqucUes le Pied Romain eft gravé ; & Snfin des diftances déterminées par M. Caî- ,^i , entre Narbonne & Nifmes, & de
^^guelques autres.
. Ce Traité eft précédé d'une Préface, oi 'l'Auteur oipofc fon delTeîn; & d'une ^î- ire dédicaroire à M. i'Abbé Bignon.
M. Eifenfchmîdt a compofé. deux autres
Ouvrages; l'un intitulé , Diturièe dt fiiura
TeUuris EUiptUofphêxnàt. 1691. L'iattCi
T^uU LûgarithmicA Kefleri (y B««ft' " ■ "
^''fd mireduSlione. noa.
;.^
la Vu du R. Peri Piibri CAMisiui, Je J4 C*n»piçnit di Jtfus. A Paris chn Pierre Giffiilt- 1707. in 11. pagg. 483. fins les Tables.
Italien, & en Efpagnol; & le Pcre Dori- gni nous 1a donne aujourd'hui en François Ce n'cll pK une fimple traduiSion , il y a ajoute plufieurs feirs qu'il a tirez de l'Hif- toire de la Société , des Ecrits du P. Ra- derus Jefuite , des Commentaires ou Mé- moires du P. Sacliin de la même Com- pagnie, & des fragmcnsd'unManurcritquc C^nilîus avait intitulé, fes Confeflions.
P. Cinifîus naquit it Nimegue le 8. Mai 1511. En 1543. il fe fit Jefuite. Le ca- raûcre que fon Hiftoiien lui donne , eft «lui d'un homme entièrement dévoué au Service de Dieu , au falut du prochain , à l'avancement de fa Compagnie. 11 dit qu'il s'dl toujours bppofé aux Entreprifes des Novateurs; qu'il en a ramené pUilieurs à l'Eglifc Romaine , converti les deux Coniteflcs de Fuggcr , & plufieurs autres perfonnes de difiimflion- li a établi une Majfon à Prague en Bohême pour fi Compagnie , une autre à Ingolftaàt , uut autre à DUiagae , & il a beaacoiAç coyi^ :.'/èacà h fondxtiçn des CoUcees Ac Ttc Cl Nd
JODIlN*l nSS SÇAVANJ.
■Ves, de Munich j de Fribourg en Brifgau,
mit Mayence, & de Fribourg en Suiire.
V Un de fes principaux talcns étoit la Pré-
^C2tion> Les Sennons qu'il prêcha dans
Vienne , lui auroient procuré l'Evêché
B-de cette Capitale, s'i! n'avoit pas été J&-
^Trite. ''_
'■L'Empereur Ferdinand, tjui n'étoit alors
(oc Roi des Romains , mil tout en ufàgc
»ur engager le Pape à foire un coraman-
rncnt exprès à Canillus d'accepter cet E-
ché , mais il ne put réiiffir; & voici
Eteniie la répoufe gue Sa Sainteté fit à fori
ft.'^^'siradeur , après trois ou quatre années
3e follicitations : Jt lupuit me refimirt à
W^hagrinir It P. Jgtuice , màrimfain centri
w Vihcliimt'w)! d^ une Compagnie ^ui mus tfl uriit,
l^^iunowi *»i/ii>x«»/foto»(i>rj. Ferdinand ûit
Ptobligé de fc réltieindre à demander que
l ônilîus en acceptât l'adminiftration pen-
I ilant un temps , 8c il l'obtint. Depuis ce
I temps, il ne fe fit prefque plus rien en Al-
I ^Icmagne , oii Canilîus ne fût appelle. 11
1 Ait cïoifi pour difputer contre les Hereti-
r «mes , dans la Conférence qui fe tint à
Wormes en rîJ7. au mois de Septembre.
11 accompagna le Nonce du Pape à It
Diettc de Pologne; il aflifta à celle d'Auf.
bourg. iJ fut envoyé lui-même , en qua-
lité de Nonce , auprès de çVuSitMffi'îrâw:.»
^/'Allemagne , pour les enàastt ^ icwnqk'
Je Coaciîe de Trente , & 'û. i^iSiSk*
■ç-ï
^ Avril 1708. JÎ^*
par-tout. Il eft mort à Fribourgen Suiffc, le ri. Décembre ijy;. âgé de 77. ans.
Vour faiiïfaire amt règles que nous nous Commes prcfaites , nous allons mettre ici un CatalQgtie de les Ouvrages , un peu plus ample que celui que l'on trouve dans J-Hiftoircdefa Vie.
Sttmma DoSîrin* ChriJlUm. 15^4. Etl- dt>i auÉHer. 1574. Aniuerfit. Pianiin, . Ce petit Livre a été traduit en toutes les Langues du Monde , & il s'en eft fait plus de quatre cens Editions , li nom ea croyons l'Hiftorien.
Commmiarii dt ViréiDti cem^leUs, COBr tre les Centuriatems de Magdebourg, 1. yom. Tomm 1, rU faniliSimi Prtcurjom De- tnini Joannit Ba^iifi* Hifioria EvangeUfO. Dilingi. 1577. in 4- T«miti H. dt bimffims Maria Viigine. [ngalflad. ifT!- in 4. Uter- qut di AkÉtore Ttccgnilus. intoljlad, IjS}. in fol.
SaiA in Evangtiicas LefHonti qu* fer tù- lum animm Dtmitiiùs m Ftjiii dithut in Ec- c'tfi* Caihelica rtcifantur, Frlburp-Htlvai»- ritra. ijçn. cr tjy ia 4. i. vol.
Exiràumentti Chrijtian* Pinatii, quihns fubjunguntur EfifioUi o* ttiangtlia uiim «uni , tum sMiii Camjii, jlntHir^U.
' Cathikomm. Jngal^tM. , l^'^T-
C 3 EM
^^mt
PsUJira Nominit Cathelkl. Duati. I^çg.
., Scbilarum Epijlclarum D. Hîtrenymt Zi^ iri irts. Lei/dnH. 1573. i» 8. ty oliii.
S. Leonis Papi Optra. Caknûi. S. C^rSH ■Jkxandrifii Opéra, ibid.
Tous ces Ouvrages font en Latùrj "a ceux qu'il a compofcz en Allc-
ii-'Le 'Martyiologc. ' A Dilingne. ij6i. in 4.
Des Sermons fur les 4. Dimanche* de l'Avent, Bcfurh Fête de Noël. ■ . Un Livre de Prières.
Des Exercices pour la Confeflion 6î la Commanion.
■■■ Les Vies des SS. Bcatus SiFridolin, ■premiers Apôircs de la Suife. A Fribourg. .i;90, in 4.
La Vie & les Exercices de Pieté de S. Nicolas Hermirc ; 8c quelques Manufctits qui n'ont pas été imprimez,
■ : — ;- ~ : :t^ -
* ISTUmismatum'Anliàtionim Syllo^"jK)- pulis GrJecis , Manicipiis > & Çolo- niis Romanis c'uforum , ex Cimèliar- chio Editons. 4. Londini apitd Davidè» Me^tiir. 1708.
JOURNAL
DES
S C A V AN
HDu Lundi 16. Avril M. DCCVIII. .
JortCHiMi Langii, Vcrbi divini Mî- nlAri Bcrolinenlis , Oratorîa Sacra , ab Attis Homilciicœ vanitate repurgata; qui , pnemifsâ dicentis habilitate ac &• dcIiKM, piwtcr methodum pubikè cum frufto docendi , etiam de ufu Verbi pri- vât©, ne&non de pnejndiciis Conciona- torum ex vcro agitur. Acccdit Spéci- men Commentât ii Porifmatici. C'ell-à- dirt ; VArt ie prichir , ilé^ugi dis vatm pretepiis >d>s ■ Faifturs d'HùmclUs. Put yMChim Lémiâ , Minifire i Btrtin. A Fraicfort , 8î à Leipfic. 1707. in 8. para- 33ï-
M'
'K. Lange e!i choqué au >A«Ki.« point, de Ja manière dont oi:vîxê.t\i.t
3$ Journal ois Sçavanî. ordinairement dans les Eglifes de fon Parti, L'An , ielon lui , j avilit la Parole de DieUj & la rend prcfquc inutile. Les O- raieurs ficrei font devenus d'indiEies Co- medrcD"! , -dont les difcours ne fervent qu'à chatouiller l'oreille & à fafciner l'efprit. De quelque côté que ce Mîniftre fe tourne , il ne voit que de l'art j il en découvre dans Icî 'paroles , dans h foi , dans les' convet- fioBs. A fon avis , tout le Chriftianifme eft en quelque forte l'ouvrage de l'art, & ne conduit par l'art qu'à un Ciel artificiel ou imaginaire. „ Autrefois, remarque-t-il, „ la Parole de Dieu domptoit les cœurs „ les plus rebelles i aujourd'hui elle pto-
" „ diiit des Athées , elle nourrit des Epicu-
.,, riens , elle fâtdc des Hypocrites , elle „ tourmente iSt dévore les oûaillej de Je- „ fus-Chrift; on la fait fcrvir au plaifir des „ oreilles ; on la facrifie au ventre , à ia ,, cuiflne, à la vanité, &c. La caufe d'un „ fi grand dé/ordre, c'eft l'art avec lequel „ on annonce cette divine Parole dans les -,, HomcUes." Quoi donc , s'objeéie M. Lange , c(t-cc qu'il faut abfolument prê- cher fans artî Affurément, répond-JI , fans art , conCdeté comme tel , c'cft-à-dire, comme vain, affeélé , recherché , incom-
patible ai-ec la fimplicité Evangelique.
L'jn rfïnftruire , reveW ic c« tçaVvi^n., hii patoit un monftrc ; mais 'ù 'î^c X'ï.'çi^ ^■■->tàt orne de qualitev. cQutw«^ i ^■^^
A V K I t 1708. cefTc d'en 6tre l'ennemi , & qu'il le Touf-l frc irès-volomiers. 11 feit même bien plus, 1 car il fe met à l'enfcigner avec un iclcl admirable.
Son Ouvrage eft divifé en trois Parties. 1 Dans la première , il parle de la capacité 1 Si de la fidélité nccelTaire aux Predieareurs.
IDans la féconde , il traite de la méthode d'inftruire. Dans la troificrae , il ex; les préjugez, ou plutôt les deffauts deceux qai font chargez de cet Emploi.
Ity adeux fortes de capacité!, félon M. Lange; une naturelle, & une fumatorelle. La première conlifte , i. Dans une gran- de pénétration d'efprit , un jugement fo- lide , 8f une mémoire heureufc. i. Dans une éradition choifie , & qui renferme la connoiffance des Langues , de l'Antiquité, de VHiftoite de l'Eglife , de la bonne Phi- lofophic , 8c fur-tout de h Dodrine Or- thodoxe , & du vrai fens de la Bible. 3. Dans le don d'enfejgner d'une manière 1 où brillent la fincerité , Vordre , la netteté, [ la douceur, & la vivacité. M. Lange dé- I cide qu'un homme avec toutes ces perfec- ■ lions, ne feroit nullement propre au mi- Imftere de la Parole , fi la capacité (tirnatu- Ttclle lui manquoit; c'eft-à-dirc , s'iln'étoit véritablement ri^mtri , & fi Vimage dt TJioi n'étoit riiabUs en lui. De It ïé^è- letation naîr une lumière àivme à■a.^^^ \iprit, & une force merveiUe'iîc àms \'\ C s
JOUR-NAt HEi SÇAVANS.
lelonté ; i] n'y.a que cette force & cette fcmiere qui mettent le Prédicateur en poC-"' ftifion des trcfors de la foi. Les DoiSeun. limpies , les Théologiens irngening,, n'ont rpoint d« part à ces richeffes ; quelque ran-
r. qu'ils paroiffent dans leurs difcouri , n'ont en effet que des connoilTances
COnfUlbs & fteriles ; ils ignorent paiement les 'maladies Ipitituelles 8c leurs remèdes,
ils ne peuvent ni éclairer , ni confoler, ni
exhorter efficacement.
.1 L'Auteur entreprend de prouver celte ■^étrine finguliere par fept raifonnemens, ,^'d appelle in-viuciiUi. Le premier f* t^ujt à- ceci : Si le Doifteur irregeneré in- Û^uilbit efficacement , il feroit l'organe de Ipieu, qui écUireroit fon efprit. Or Dieu ^p'éclairepas l'erprit de l'irregenerc. Dieu ' cft tout entier partout où il eft ; & quicon- -WC eftà Dieu , eft à Dieu entièrement. -fJT ft Dieu éclairoit l'erpriE de l'impie , ces
Jeux-chofes'fcroient fauffes. D'un côxé, PUieu-qui ell lumière & force , ne feroï
■ ^ins l'iiTegeneré que comme lumière . c'cft- ■à-dire , qu'il n'y leroit qu'à moitié ; de
Jîauire, iirregeneré en qui Dieu n'eft point .comme force, puilque fon cœur eft ay^
■ jqmpu, ne feroit à Dieu qu'à moitié, L^tteiidu qu'il n'y feroit que par fon enteo- Cernent. .' Die\i n'éclaiie ioTvt çis l'cfçiit [b Doétem irregeneié, (\»içit co^v'IfeiaîisW. e/f.turoit inilruire efiicaceïttiittt. ^.U'Wi-
ge ne voit pas ce qu'on pourroit répomîre à cet admirable raifonnement , à moins
Ïii'onnedife, queDieu peut éclairer l'efprit e l'impie fans V être, & que le S, Efprit peut être feparé de fes dons. H demande enfiiire ce qu'on doit penfer de la Doiftrine de la Foi , que les Pafteurs irregenerez femblent & pofleder & annoncer ? On doic penler, répond-il, qu'elle eft ftulTe.trora- pcufe, humaine, terrellre, purement litté- rale, illégitime, purement en idée, morte, orgucilleufe, deftinéeà périr. Elle périra, dit-il, parce qu'étant tirée del'ECTiturepar les forces de la nature & par le feul fecours des fens , l'ame féparée du corps ne la fçauroit garder ; ou fi elle en conferve quelque portion . ce n'eft que pour aug- mcmeï fa mifere.
La fideliic nécelTaire au Prédicateur . eft auffi ou naturelle ou ftirnaturelle. Un Prédicateur dont !a conduite Se les mœurs font fans reproche, qui eit allidu à l'étude, qui exerce ion emploi avec dignité, qu'un zèle ardent anime contre les vices , eft li- delle en la première manière: mais s"il n'a que cette fidélité , c'eft un fepukhre blan- chi , un loup couyert de la peau d'une brebw : on ne le regarde pas comme un lonp, mais il n'en fait que plus de mal. Xl'dlim mercena ire infid elle aufuçïêtrit.iç.- ■'■; qui fc trompe Im-mêmc , i\u\Uoia'^c- ames ; qui au lieu de icçaixtc ^'^'= C 6 "ov
6o Journal dïs Sçavans. bicbis de la moelle , du noyau , de l'dpiit des chores Iptrituelles , ne les repaît que de vent & de pailles. Ainfi s'exprime M. Lange , qui ne reconnoit de véritable fi- délité que celle qui eft produite par l'inon- dation d'un* grâce tùi-efficace , par l'onffiaa dit S. Efprit.
Il parle après cela de l'acctoiiTement de la capacité & de la fidélité. Pour augmen- t-ec l'une & l'autre , il faut commencer par m écarter les obliacles. H compte les em- barras du mariage parmi les principaux ob- ftacles de \% fidélité. Ce n'cft pas qu'il def- approuve abrolument le mariage des Pré- dicateurs i ils peuvent fe marier , félon lui ; & pourvu qu'ils prennent bien leurs mefures . ils trouveront dans le mariage des douceurs , qui loin de diminuer leur fidélité , la foutiendront puiiTammenr. Il ne condamne donc que les engagemers imprudens, où fc précipitent i- ceux qui le marient avant la fin de leurs études : a. Ceux qui prennent une fenime à caufe ce El nohlcfl'e , de fa beauté , ou de fea biens, fans avoir égard à la vertu. La fem- me du Prédicateur doit être intérieure mène rtgentrit , aii(ïi-bien que lui ; fans cela tUele chaffera du Paradis. Sans h pieté, une femme riche fait de fon mari le gar- dii-n de fon treCot, St IctTiTOÎQi'mtetibéte ycroce. Une femme quaVAêc , eîi "^-^c^ rji-ufc, c'cil un modèle 4c N-iiàsé tt 4a
^^^^^~ A V K I L 1708. 6t
folie, qui fait plus d'impreiEon fur le trou- peau , que les vains Sermons de fon mari. M, Lange eft plus indulgent 3 l'égard des belles; il fe contente de remarquer , qu'd- Us ne font fat loul-à-fmt txempiat 4e def- fauti : A'ec nulU funt firme/e métla. L'am- bition, l'avarice, la pauvreté , l'opulence, les applaudi Hem en s , la coutume des au- tics, i'affliftioD, la timidité, la faulfc pru- dence , la trop grande défiance de foi- mfme , font les autres obitades de ta âde- liié.
La féconde Partie eft compofée de fis chamEres. Les quatre premiers iraitcnt de la connoiflancc , de !a difpofition , de l'explication, & de l'application du Texte. Le cinquième fournit des exemples d'ap- plications & d'eiplicatioos : &: le fixiémc apprend la méthode de faire des Esor- des. A cette féconde partie cil joint un petit Traité de l'ufage de la Parule de Dieu dans le particulier, foit par rapport à ceux qui le confelTent , foit par rap- port aux Cathecumenes , aux malades , ou auT autres perfonnes que les Pafteurs font obligeï. de vifiter. Les Textes arbitraires paroiflêiït à M. Lange plus commodes , plus utiles , & fujcts à moins d'inconve- nicns que les Textes fiïes. Le mcfflcut fl^Ie ça'on puiûb imiter , c'cft à ce t^vV'i.
-^i^mblc . le tlyle de la Bible ; ce ft")- •^luapJe . pur, fublime , teï"\cuiL-> C 7 tvxx-
JouRNALDEsSçftVANS.
énergique. Pour la compofilion , l'cflentid de fon art confifte principalement , i. A feire des analyfes exaiftes , qui puiffent fournir ibr chaqne expreiiîon un nombre ïiiffifant de divilions & de lubdivifions. 1, A examiner avec un extrême foin , ce qui fuit le paffage qu'on explique , ce
Sui le précède; les circotillanccs du temps, es perfonnes, des lieux , de la manière, &C. 3. A réfléchir foi-même , à l'occa» fion du Texte , & i former des confidc- rations qui ayent du rapport avec celles de l'Auteur infpiré. M. Lange s'embarraffe peu des tranlitions.
Ce qu'il appelle les frejuxit. des Prédica- teurs, dans fa troifieme Partie . font des erreurs, qui dans leur cœur & dans Icut cfprit produifent d'autres erreurs : ce font des deflàuts qui donnent lieu de }u%er , comme par Avance , que les Prédicateurs qui les ont , font d'indignes Miniftres. Quoi que l'ignorance 8r les paflions foie nt les fources de ces préjugez , ils ne laiffent pas d'être fort differens, fuivant les différentes difpofitions des hommes. Les principaux préjugez néanmoins font ceux qui conltituent le iâux Prophète & le Phatifien. Dans le premier , nôtre Au- teur découvre i,le menfongC) 8c cite pltï- /îcurs propoiimns cu'\\ àoTiVit^Qm c«m- p!es de menfonges de fivw ÇioçVctw- "îsv- ^^e ces Exemples t cdui-à c& ïemMî\^i*='^^•
emenr la guerre dcteouve, maisaum u luerre offenfive." M. Lange voit dans amc Prophète une ame de îoup cachée s les belles apparences d'un extérieur iaot. Rien de pUis doui: , lî on ne ^it ntion qu'à fa peau de brebis ; iDiis IDC oiiîilk qui Içaiç qu'il eft un loup ,' uie i lui refiller , Ù fera bien-tôt Icn- les dents Se Tes ongles à cette pauvre
^'Ouvrage finit par un Eflai de Com- itsire fur l'Eaiturc , rédigé en maximes: Ù qui ne s'étend que fur 13 verfcts de iiangUe deS. Jean. Il ne laiffe pas d'être îT. long , parce que l'Auteur y a fait ircr, en forme de maximes ou propoii- BS importantes, tout ce qui s'cft prcfcn- à fon efpiitf. vl. Lange noua ttlTure, qu'une ididîtMim
VKHAt BAI :
IÇ»*
„ j'ai rqetté Tur le champ & avec dég „ ce ([u'iU ont de mauvais; la prattqu „ la mectitation m'avoient déjà aprisa „ j'y ai vu de bon 8c de iblide ; je m „ fuis point foucié du refte,
Dt L'IndtcetiCB aux Hommei d'aceauthi fimmts , t3- dt l'obli^atien aitx femm BMtrrir leurs enfaas : peur monirtr des raifam de Pkr/fique , dt Morale i
, Médecine , que ies mères ti'txpoferàei leurs -vies , m celles de leurs enfant, pa/fant ordinairtment d'Accoucheurs ^ Nourrices. De l'Imprimerie de S. A. Trévoux ;8c Te vend à Paris che^Jat Eftienne Libraire , rue S. Jacques coin de la rue de la Parchemincri rOJivier. 1708. in n. I. Traité , ' 94, II. Traité, pagg.i4î.
T "Objet de ces deux Traiteï , e *-' combattre bien ferieiifement deui tes d'u&ges,dans lefquels il ne femblo que les femmes pufTent déformais être Kées. Le premier eft de fe fervir d'I mes pour les accouchemens ; le fecom ne pas nournrleursentàns elles- mena es. bleiTc, dit-on, lesloix de la bien-féai de la pudeur ; l'autre , les devoirs 1 nature . & l'intetêc même de l'Etat. cafation eft importawc ^m eUe-mêmi par le nombre , le ung , %ii\c mçn
V . Avril 1708. fi;
mffics; il feut en cxpofer ici les preu- , 8t commencer par celles iju premier
autrefois , remarque d'abord l'Autcnt, ne connoiflbit point à' Mceueheun. Le n en cft fi récent , qu'il ne fc trouve s aucune Langue mère ou originale; & :n France même où il a été créé , U ipte à peine un fiedc d'origine. Lapro- on d'AccoHchtufe , ou de Segi-femmt , cil contraire bien établie dans l'Antiquiti
en trouve la première preuve dans iftoire fainte. Rachel foutint un travail <:ile & dangereux , avec le Tcul fe- rs d'une femme, Thamir accoucha même heureuTcmenr , par le miniftere ic femme , de deux cnfans qui fe pré- :oicnt mal. C'étoient néanmoins des imcs de confidaation , pour lefquelle! n'auroitpas manqué de rechercher d'au-
fecours, dans le péril oîi elles étoicnt, y en eût eu d'autres en ulàge dans ce ps-lâ. Il n'eft parle aulTi que de fem- . à l'occafion des couches de la célèbre h , & de celles de h Belle-fille d'HeU: ve évidente qu'alors il n'y avoir que emmcs quifuiTent appellées aux accou- nens. L'Auteur ajoute à de tels exem- , la pratique où l'on étoit , dans ces IHÇrs temps , de confier à des femmes ""- d« aiâladici de leurs [cmt\i.- "^8Be,J« Dunes 4tt v^c-
f I
"Journal bes Sçavanj, rang nedédaignoienfpas de s'applique publiquement a ces fortes de fonifttons. Arteniife , Reine de Carie , exerça la Mé- decine en ce genre. Ckopatie Reine d'E- gypte > fe rendit célèbre pat fes remèdes. 1^1 profeflion de la Médecine fe partageoit i Rome entre les hommes 8c les femmes, fiiivant ce Vers de Martial:
^rotinus acciàunt MedUi, Medietque nced-MU
■ D'anciennes Infcriptions, qui font rap- portées dans le Livre, prouvent auffiu même chofe. De tout cela , l'Auteur tire dcuk confequcnces. La première, que 11 Médecine qu'cxerçoient les femmes , 8c II fonction d'Accoucheufe qui en dépendoit, Ploient fort illuflrées aurtefois, par le hauE îingdesperfonnes qui s'en méloienC: d'au- ■tant plus même que Socratc faifoit gloire d'être né d'une habile Sage-femme. La f» "tonde, que fi les femmes, de quelque ma*
jladîe qu'elles fe trouvalîent aitaquées , rfé- îtoitnt vues & traitées que par d'autres Ammes, on étoii bien éloigné derecourit ft des hommes, dans les occafionsoùlapu- xieur auroit eu encore plus il fouffrîr de îeurs approches. ' Il'êâ vrai qu'on avolt entrepris d'érabîit
•des accoucheurs à' Atïietics , mw^ >, t«* hliioire, dit l'AuteuT , q\ùcft.ÏM« &»*>■ te Ja plus ancienne Eço^wt i^s t^f*
A T RI l I70B.' 1S7
jbi^iiTS', Itur fiiit fi peu d'honneur, 8e
_|tàblit ft pirfaitement le droit des fem- ~in es, qu'on doute qu'ils cflaycnt jamais de , s'en pdrer." Voici le fait. L'Areopt- c dé/cndîrauï femmes la Médecine, 8e ir confluent la fondion d'Accouchcu- s , qui en étoit une dépendance. Pill- eurs Dames Athéniennes , blcfTées d'une i qui ne paroiiToit pas s'accorder avec ur pudeur, aimèrent mieux moorir que ; confcntir à être recourues par des hom- ics. Une jeune fille, nommée jis'"'^''*t Siirfiée du malheur de fes Concitoyennes, rit le pani de fe ddgiiifer , & aîla , rous labit d'un homme , dans la fameufe E- >le d'UifraphiU, s'inllrulre de la Meded- r , 8c fur-tout de l'art d'accoucher. En- ,ite elle fit confidence defon fexe aux 'atncs d'Athènes , & eut par-l.H toute la râjîque. Les Medec'ins jaloux de fou »nheiir . dont ils ignoroient la vraye ":■ , l'accuferenr de chercher à cor- ïté les femme; . fous prétexte d« irôurir. ' Agnodfce citée devant le Se- " ' découvre fon innocence par fou ' Mais les acaifateurs profilant de cet ■ " ■ • 1 Mu
^ contr' elle-même , alleguerc la lu [bi interdifoit la Médecine ; & fur ci
on la condamne. ,, Lej'^^ mes d'Athènes accourent au Setvit,' ' r A^ Vinfullice , 8c fe ^\aig,nam àe Weite hommes,' leur repioOActvt
-es "a
1V ' '
\
épargner imc luuii iji»>( j, ellrs s'esporoient plutôt i „ aux yeux des hommes,"., prit rinjuftice de la Loi , femmes de rentrer dans lo Médecine 8c les accouci donc certain , conclut li pudeur des premiers icmj révoltée contre la profeflw & que cette profeffion étoj des femmes , avant que II geaflent à s'en mêler.
Une preuve que le _dt accouchemens a'appartiei qu'aux femmes , c'eft qp encore aujourd'hui quifo^ l'apprentiffage de ce met» taus: il n'y a point de lit rapprendre de même a^ rnrte. ou'une femme n'a«
A T K I L 1708. 6f
faire bien des fautes, que la ftultf"
|cc d'une femme aurait ftit éviier.
raifoos ne dé termin croient p«i
( à rcfiifer leur confiance à wn
pour de pareils cas , il ne fau-
'■"•'■•" Von , t^ue la pudeur pour
Ceft par ce motif , fur-
l'Auteur tadic de les feire cn-
fon fenriment. Il leur propoic
exemple de Marie hcriticrc de
, qui s'étant bleiïéc à va en-
fon corps, qui devoir plus qu'au-
êtie caché , aima mieux mou-
de découvrir fa blcifure aux
;. Et .comme cette aflion pour-
fes cenfeurs, il rapporte, pour
'n fiieiice , l'approbation de M.
ji dit , que fi c'eft une faute,
lonneur à la PrincefTe qui en eft
que c'elt unt tfpiu â' Hiroifmt ,t3'
àt la Pudeur. Toutes les rai-
K ïont à prouver que la pudeur ne
t pas de fe fervir d'hommes pour
oûchemens , fe réduifcnt à dire.
ns ces rencontres. l'urage desattoor
is eft indifpenfable. 8c que tous ab
mens font défendus enire des ,pep«
àt differens fcxes.
ne manquera pas d'oppofer , qu'il tpoiat confondre les attouchevacn^ ùresd'un bommc fur unepertouuft roumepugoàt, en pkmc tatiié;
lias . uar la pamon A| par les fuites qu'ils pcm les autres font innoeensd motif 8c par l'utilité .flt femme dans le travaU 4 n'eit occupée ^ue d'onfr eft de s'en tirer avec fuo< blc alors de difcememcnt la main qui la touche, s celle qui la délivre. Qti un homme qui par foiï i auprès d'elle en cet état qu'à Qbferver & à faifeii ftulager; qu'attentif uniqi fedeux qui l'occupe , 5 des penfées badines qui j &.que les gemilTemens ' peribnne qui cft en dan| ■ guercs d'autres mouvcnw la nitié . nu Wr> In rr->in2
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lent d'elle? •
ÇJuelque planfiblcs m objeftions, nôtre Autem Il foûtient toujours quel coucheur eft également a .le. Les preuves d'indéd du précepte 11 reconnu] de nefoutfrir, fous auel attouchcmens des hominl te Loigénérale n'exceptt! dieurs ; que quoi que P laquelle ils font appeliez , ! rieufe, elle peut donner* & à des mouvcmens lÎE » toucher cR le plus i& Il les fens , par h raifon H feduâeur j & il ne (
^ Avril 1708. ?)^B
pondre eUcs-mênies de leuc imagination , ni de celle des Accoucheurs. Et fur ce qu'on lui objefle , tju'il faudroit par la même raifon défendre abfolumetit toutes les opérations de Chirurgie , que les fem- mes, à Tocafion de differens maux, font obligées de fouffrir fur des parties cachées; il répond que dans les Cloîtres, & même dans le monde , il y a eu des perfonnes qui ont préféré la mort à la hmu de ui efiraiiûni ; que la janli d'une Chréi'tenne nt dail pas ttrt racbtiie m âtî eûndiliam fi hu- miliamii À la naturt , a- fi pirilUufei à U vertH ; que d'ailleurs on n'attend pas les douleurs de l'accouchement pour appellcr les Accoucheurs : que fouvent on leur confie les premiers (oupçons de groflclîé; 8e que ces foupçons ne s'éclairciflent d'or- dinaire que par des détails indécens, dont les yeuï & la main cherchent la nreuvej qu'il y a d'autant plus de danger dans ces ajpproches , que dès qu'un Accoucheur ' «icillii , il n'y eft plus propre ; Ct [cru dtat, pour parler avec l'Auteur , du hom- UNI inftr* fiais , tmrt lu mains Jrfijitels on ftmiMi dt jiunts ftmmts : il ajoûle , que le iaut rang des perfonnes tjui fe fervent principalement d'Accoucheurs , n'eft cas même un Bréfervarii^ contre ce dsmgjCt , piice que n'iuaginnion ne rcrpe£tc p«-
f&^lLf/l^v- f •=" -divers tevnçs ou
.'74 J O U s N 4 L DES S Ç A'V A N S.
la pudeur ; comme, par exemple , de juger de la m^oriié nMurelle pzr les yeui, & de la validité d'un mariage , par les épreuves do nn^rh , 0 n'dt pas moins de la fagefle des Princes & des Magiftrati de s'oppoftr aux enticprifes indécentes que les Accoucheurs font fans neccITité fur ks droits anciens 8: naturels des Sages- femmes.
Après avoir combattu tout ce qui tend à judifier h profefiion d'Accoucheur du côté de la bienféance , l'Auteur s'ef- force de détruire ce qui efl allégué du côté de l'utilité. Et pour cela , il rc:- marque , qu'excepté Paris où cette pro^ lêilion s'efl introduite , elic cft incon- nue prefque par-tout ailleurs ; ce qui ap- paremment ne feroir pas , fi l'intcret publie eût liemandé le contraire. Enfuite il foûtient , qu'il n'y a pas une femme entre cent , peut-être pas une entre mille , qui ait befoin d'Accoucheur; que les femmes , naturellement adroites, font très-propres à ce genre d'opération auqud elles fe font bornées ; qu'il n'arrive pas plus d'accidens entre leurs mains , qu'en- tre celles des hommes ; ni dans les Pro- I vinces plus qu'à la Cour : que s'il y t I des Sages-femmes ignoraiMes , le blârac I ea retombe fur les Chuur^en^ ^uS. \w otS. V reçues : Se c'eft une raîîoi:^ ÎO"» "^^^^ ^ c/we , qu'ils doivent Vaîç\v<îiw ■*. \.e-
MU iaftruire ; mais qu'il ne s'enfuit qu'ils foicnt en droit de faire ens-mf* s pour elles , une fonâion qui n'ap* tient qu'i leur feie ( que d'aillauts]» part des accouchemens laborieux tjn'é- tivent les' femmes , d^' viennent que ce qu'elles n^oat pas fçil le tnctïager int leur groffefle. Or le icgime qui leur vient dans ce temps-ià,- & qui doit différent fuivant la différence des tcm- iracns- , ne peut fûrement être picf- que pïr des Médecins fages & experi- itez , qui coiinoiiTent les fources des adies ; & non pas par un nouveau genn
r d'amphibit md-aifét i définir. Car uit muhtur ne fe dmn$ plut four Chirurptn , ^ aMâtSus , il lui erdonTK ; 4e fini ^«m /oMfiiffier , <ftr», fmafir ; H» 4mr* nOgitn flM SAtcouchoir txukitra , lanr ftyiui raifinntra , eoti/tUlir* , trdmn»- g&W l* fie-un tp- fimbUblt) maux fitt- mttU à MU AeeoHcUi , lui ftul encore Itra fes avii , fer» des ordovnanctt , Cî" n» en tefepit ta Chiturgit , la Chymit, UPhÂrtnacîe. L'Auteur déclame cox- «t abusi 8c de peur qu'on ne fe laifle Kfirpar la réputation d'habileté que cet- iS-ftÉCoticheurs fe font faice , ou çwt CaVrt^es çu'iîs ont donnçî. aa'Mctoc, •toirf ràin rf'inJÎnuer que ces Accq'û-- w ne doiveot qu'à une ï-toûe Viett. D z
1
I
Pane d'anaens meacacis avui * avant eux fur cette matierM il afTure qu'en fe déclarant cal icoucheurs , il n'attaque pas ^ Chirurgiens en général , & S ccvix de Paris , dont il connOB & le mérite. 11 ne blâme qiw de gens , qui inconnus peut-fit employei dans la profcfllon Si ,ont trouvé le fecret de s'en, J Ire , que le bien Public n point , & que la pureté des mi En voila aflei fur la preM ,tion, qui fait la première pati 'il eft temps de paffer à la fcç laquelle le même Auteur ,4 pour, les femmes , ^ P^l iàire voir qu'elles font obligée mêmes les nourrices de leutî, . I .'entrcDrife eft grande ^
l T » I t 170a. 77
Bf d'ei». Dans celte vue , on lâche ici 1^' de dévelpper tout ce que la Nature de- t,, msnde en cette occafion, d'une femme „ devenue mère ; tout ce qu'elle a fait „ en elle pour ceh , & tout ce qu'un ,, nouveau-né eft en droit d'attendre." Par la manière dont s'explique l'Auteur, on voit aflei qu'il n'efpere pas de conver- tir beaucoup de mères fur ce point , dans un temps ou l'ufage des nourrices étrangè- res eft figénéral;maisrattachemcnt fcrupu- leux qu'on doit aux règles , ne loi a pat permis de refpefter des coutumes qu'il irouvoit mauvaifes. Celle de donner aux cnfans un autre lait qne celui de leurs mè- res , iui paroit contraire à l'intention & aux lEOuvemens de la nature , à l'auto- rité & à l'exemple des Anciens , à l'a- vantage des enfans , à la pieté , à la ten- drcffe , & fouvent même à h fanté des mères. Le lait qui Te prépare pendant la gcolTeffe , & qui fort abondamment a- ptès les couches , aveitit d'abord une me- JC de l'ufage qu'elle en doit faire. L'en- fant nouveau-né- a des droiis incontefta- blesfur celait ; c'ell, pour ainû dire, fon premier bien : ainû on ne fçauroit l'en priver, fans lui taire une injullice dès l'a naiffimce. Les parties oii le lait refide. & par où il fe communique , ne îowt Y*^ &iles pour Oiner les femmes , mm ■çwm ■donner la nouriitnie aux cnÉiBi ■, ^*-
ï^ J0UB:!*A.I. RE* SÇH.VAMS.
ddnc aller, courte h dellinalian natutcUc de ces parties , que de leur ôter le.fcuj emploi qu'elles doivent avoir. D'ailleurs, on ne manque pas ici de repréfenter quç la conduire de tons les animaux, qui doui- Tiffent eux-mêmes leura petit: , condamna cdlc des femmes qui négligent ce devom Enluitc on remarque qu'à la honte de cet femmei-là , l'Ecriture fiinte en nomme pliilîeurs qui ont nourri leurs encans de leur propre lait , 8c qu'on ne voit aucune prati- que contriite, ni dans l'Ancien ni dans lé Nouveau Teflament. On joint à cela l'o- pinion la plus commune des Pères de l'E- glife , qui ont traité de crime ôf d'inhuma^ Bité le refus que ftifoient lesmeresdenoup- rir clJes-raèmes leurs enfans, lors qu'elles le pouvoieni. De là on palfe aux inconvc- niens que produit Tufage de louer des fem- mes étrangères pour remplir la fonâion de mères. . „ Ce fera, dit nôtre Auteur, une „ fcmmepauvrc,fouvent indigente, qu'on „ AMituera à une mère riche; une ruAi- ^ que , à. une femme de condition ; une „ emportée & pleine de paiTion , à une „ mère prude & modette; une fi^mme en^ „ finnounied'alimensgroliiers &vulgairci „ à une meie accoutumée aux viandes dé- i, hcates &c tien aprétées. Mais quaoi j, jvr/mpoïSble, ajoàte-t-i\, oivçouhots. f, ièpramottre âe reuflir i aWw ioxawws ' ^oniraiietet , il «n eft uti« cralî^. tJ** »» "- „ ÇOli-
A T s 1 i 1708. „ pouvoir de peifonne de pouvoir conci^J „ lier , c'cH lage du kit d'une nourrie^ ■ „ avec celui de la mère. En effet, ^ug|^ „ <fu'ciQ imAgiucIâ-defTuE, il fera impoffiJ „ ble de donner un hît aufli frais ^ue If ' „ iien , 8c auffi bien proportionne à 1: „ dirpo^ion de f enfant. li cft viat . coïK'fl „ tiauc l'Auteur , qu'on a fait i»ffcr en T „ maxime, que le lait d'une nouvelle iC- 1 „ couchée eft impur, & qu'un autre lait J „ plus âgé , elt plus parfait Se mieux pré^ 3 „ paré : maxime meurtrière, 8£ mal fon^^ „ dée , s'écrie-t-jl; car ce lait féreui , " „ Ton veut , & mal déphlegmé , eft td „ qu'il convient à un nouvc»u-né, qui fi( „ DoutrilToît peu d'heures avant fa naiffa»! ■ „ ce d'un fuc encore moins fucculent. U|>iJ „ lait donc trop fuccuient troublera tout „ dans l'économie de ce petit corps. .""^ „ cil trop épais , il embarraffera les p „ ries , au lieu de les démêler j s'il „ trop vif, il les enflammera: d'où vien^ I „ ncnt tant de tranchées , de colique, da „ cours de ventre, ôc de convuifions qtà „ enlèvent ii brufquement du monde c<|._ „ tendres viéiimcs de l'ignorance ou du „ préjugé." Outre oiail y a du danger
Îiour les enfans à n'être pas nourris par etu's mères , il y en 1 auffi po\ït \e^ fv^"^- res à ne pas nourrir leuts enîins » y^xc^i ça'g/ors il çH à craindre que \c \mX tW-«*^ ac aniTe de adieux dépots. W'J «."vi^"»- D 4 '^'^
_ 8o
So JOUHNAL DES SçAVANt.
égard des obrervarions & des raifonnc ns qui méritent l'aTtention du Lefteur, us nous croyons dirpenfei de les fiirc
fcntrer dans cet Extrait , qui a'eft déjà que
trop long.
Traiii dt la Hiwnité àt Jtfus-Cirijl , ^f«*. ^^^' vif par des rmifenntmeiti lirex. dtifmtitti S- ^^^; crilHrti dt l'Anciin &■ du Nouvtau Tr/tx ^B" iTJiiil ; dédié À Moafe'ipieur le Duc dt Beur- ■*" lesntfparM. Rooxeiin Prêire. A Paris chei François H. Muguet , pre- mier Imprimeur du Roi. 1707. in 11. pagg. 31S.
JL n'y a point de Mvllere dan( la Reli- gion , qui ait été plu; fouvent attaqué que la Divinité de J. C Les Juifs l'ont combattue les premiers ; Simon le Ma- gicien , Ebion, CerJinlie, 6; plufieurs au- tres leur ont Tuccedé, Arius a porté fi loin cette Herclîe , qu'il auroit feduit les _ Elus, s'il eût été pofEble : & comme fi ^L^tte vérité fondamentale de la Religion ^ClAe pouvoir être fans Ennemis , dit nôtre J^ttuteur , „ il fe trouve encore aujour- •" „ dliui tm très-grand nombre de perfonnes „ qui donnent dans cette erreur , quoi „ ço'cjj apparence ils tàlTent profcflîon de ,j h Foi Cailiolique." Ceft tow-xt c« f^ux ChjTtiem qu'il entreçTtuà ie îrà*- ''oiJ- dans cet Ouvrage „ q^-^t V^- **■-
A ir» I L 1708. 81
'„ vrai Dieu , comme il eft vrai Hom- „ me ; qu'il n'a pas les caraifteres de la ,, Divinité par attribution , mais qu'il en „ poflêde toute la plénitude , & qu'il „ eil confubflantiel à fon Père." Il a
riagé fon Livre en deux Traitez. Dans premier , il prouve la Divinité deJ.C. par huit raifonncmens fondei fur le Nou- veau Teflament : & dans le fécond , il confirme cette même venté pat les Pro- phéties.
M. Rouielin tire fa première preuve in noms divins qut 3. C. fe donnt à lui- tnitnt dans les Evangiles ; & il trouve ]a féconde dans les miracles. On pour- roit lui objcâer que Moyfe & Elle en ont fiit de fcmblables. Il prévient cette ob- jeftion , en difant , que J. C. les a opé- rez , pour perfuadet aux hommes qu'i! <toit le Fils de Dieu. Or comme une créature ne peut point avoir le don des miracles pour confirmer des menfonges, il conclut que Us miracles de J. C. font onc marque évidente de fa Divinité. Les prédiétious que J. C. a fiiites , & <îui fe font trouvées véritables , font fa troiliémc ^^UiFCUve; & il prend la quatrième dans l'cs- ^^B^ence de la Doârinc qu'il nous a enfei- ^^^faée pendant fa vie. Voici \m& ^â.t't ^v ^^Spile des quatre dernières. ^^K/ C aponé la pratique àe to\Atx^« ^MP» au (feirus des forces WmivuW-. *■'
&r Journal DES SçAVAN
avoit donc en lui quelque chofe de divin ; cinquième preuve. 11 n'y avoit qu'un Diett qui pût porter i'ani|Our des Ennemis , juf- qu'à mourir fur une Croix; lixiéme preur ve, biei^ feul pouvoit reffufciter , & $'é- l^ever daas le. Ciel par fa propre yertU; fçpiiérae preuve. La converfion de tout le Monde à k Foi , ne peut être que l'Ouvrage d'un Dieu ; huitième & der- nière preuve du premier Traité. Le fé- cond ne renferme qu'une légère e;(plica- ùijn.df plufieurs Prophéties , tirées ds là Gencfe ■ & d'autres ditFérens endroits ^ç.i'Anden TçftamcnC. Les Auteurs qui ont éait fur cette matière avec le plus i; fuccès , palTent dans refprii de bien des gens pour être trop abftraits : ils s'accom- moderont mieux de celui-ci, il eA plus i ieur portée.
* Z« CotBpitptBH fage cr htttaUux AngUis e* îraaçiii , ou Raimii dt l'hf^rit du pirfen- m! liUtfirts , tant ancïimns ijhi MedtrHn : aiamani kurt Stnitaeet , Pen/tet mbtif, ginirtux SmtimiiH . Rt/iaftut fims , i«Kt «aeii , c AiHoaures agriàUltt. Trtifiémt Editî(m,airr^ît,aug7!!fHiit, vc. à t'ufage ifri £cdts Franfoifu ; Par Air, B O V E R ^u:eur du DïfltertsWt Rir^al. %. V.Oïi4t«V, ►'cô« J. Nicholl'on. i-jct.
XVII.
j,J O U R N A L
S CA V A N S,
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lu Lundi 23. Arril M.DCCVIII.
Olavi Rtjdbeckii ffii Ichthyologi* Piblicœ pars prima , de Ave Sel^v, cujus metilio fit Num. xi. 31. in qua coMta CI. Bochartuni , &: LudolfufB , non Avcm aliquam plumatam , nec Jooillam fuiiïe , fed potins quoddam Piftis genus , manifeftis dcmonftratur argumentis, Additâ brevi Hebrïeam irt> J ter Si antiquara Gothicam îingua logiâ , ex occarione vocum Hebraîç rura loc cit. occutrentium. C'eflrJ^ dire ; Des Poisons dcm U rjl farli d la BibU. Première Partie , du ScUv , quel il eftfaii ntenlian au g. Cha^irtd •vre dei Neml/res, vtr/. 3 r . Os mealre , c le/miimmrdfSûciarto' àe LMiJot]", t^ue n Mm'/xala'imt ni un oifeau , ni une faMttrfUt, D 6 »nai*
mJmciem/is le rapport ifui fe trouve ttitre ta Langue Heiraï^ae C7 i'aniknni Langue Go- thique, PàrOhvusRudbcck. AUpfalchci JeaiiHenri Werner. 1705. in^, pagg. 148.
VfOvsE ayant porté au Seigneur les plaintes des ifraëlites , qui dégoûtez de 11 Manne , regrettoieni la viande, le poilTon , & les légumes de l'Egypte; Dieu lui répondit ; Vous direi au Peu- ple : Purifiez-vous pour demain , 8t vous mangerez de la chair. . . Vous n'en mangerez point un jour, ni deux jours, ni cinq jours, nidix jours, ni vinp jours, mais pendant un mois entier, jufqu'à ce qu'elle votis forte par les narines. Moyfc repréfenta au Seigneur , combien le peu- ple éloit nombreux : Toutes les brebis, ajoûM-t-il , Se tons les bœufs leur fuffiroient- ila î Où alTcmblera-ton , pour les raflafier , tous les poillons de la Mer ? Dieu dit à Moyfe : La main du Seigneur efl-elle af- foibiic ? Vous allez voir fi ma parole n'au- ra pas fon effet. Moyfe ayant fait ce que DicD lut avoit commandé, un [Vent impe- meuj enleva de la mer des 0'\7Sf ■ & les répandit dans tout le camp , & dans leiendaë d'une journée de chemin tout au- ii'vr, à h Aauteur de de\iï couitcs. '\ti'*\. tre jour-]à , toute la nuiï , îi ^Q^t- ^^ •our falvanr, le peuple tvc &t cjac ïXîcaBRX
i«»i
A V & X L X708. 8;
les ty^TVf' Chacun en eut an moins 'dix nefures {homerim) & ils les étendirait aa« our du camp.
Nôtre Auteur cft perfuadé/que hiverità* >]e lignification du mot OH /tS^ 1/17 ^- iv SeUvim^ s'eft perdue dans le temps de I Tranfmigration deBabylone; & qu'il eft €rmis à tous les Sçavans d'attacher à ce lot telle idée qu'ils voudront , pourvu u'elle convienne à THiftoire. Quelques* ns ont cru qu'il fignifioit des lâiféms, ou es Perdrix ; mais communément les In- npretes ont entendu par Sdavim , des Uiilies.
J. Ludolf s'eft éloigné de leur fentiment. 1 a prétendu que Dieu avoit donné aux fraëlites , non des Cailles , mais des Satf- trelUs bonnes à manger , & d'une efpece \\x\ n'étoit pas immonde. Pour foutenir :ettc conjeéture , il a fait quantité de fup- toMoîïs qu'on rejette ici, ou comme peu onfbrmes à TEcriture , ou comme peu Tai-femblables en elles-mêmes. Accor- ons à Ludolf, dit nôtre Auteur, qu'il y it des fautcrelles d'un excellent goût , & laçt la chair fqit aulîî délicate .que celle es ^^geonneaux , ainfi que les Juifs le li ont .feit accroire. Comment s'imagi- ler que iix cens mille hommes , leurs fem- nes , & leurs enfans , aycnt pu en îcvoSx (Tez pou/ s*en nffkficr pendant un mo\% ^ 'etfondiçz d'une fauterclk de la p\\:c^gf^iw-
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d'une d.ofcq-Jil'f""™ âouieomesaUtoe. a
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relies les unes f'« ^' mettre en état d'êtte m"
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n'raroit pas manqué de mutmmes.fionavoit. L=« ^^ eftte nature; .
I étonffirr. 3. Il n'efl pM iDoiiii de fe les imaginer ou foudainement es> ou demeurant tnmqaillci afin Ter prendre.
«jue M. Rudbeck ne {bit pas pbiu s , il ne kiâie pas de repoodteà ans. 1. Il montre par le témcù- e plnlieurs Voyageurs , qne Jim s commun tae oe rcnconircr des les presque ui&iea d'oifeàux , 8e ■es de cajflcs qui paflent enfembte t. Il demande pourquoi des caiV- ts ii vigonrenfes nanioieiM pA nrir demenrei quelque temps la es autres; pnifijue de tendres poo- leine fortis de la coçoe , s'y ticn- m en Egypte , où.-an. lei mefttre ieauz. 1. Il affure au'il efl aflcz
détruit cnfuite» aufO-bien dolf.
La remarque, qu'il fait par rapport au fien , dé opinion qu'il en a. ,, ^ »> qu*on me doit desaâio 9, avoir entrepris de rétaU j,i même à priwi , la verit 9>* du mot &^v, cachée, < 9, depuis tant de fiecles." s*y trompe point , procec ce difcours, n'eft autre cl: rer le mot Hébreu Silav graiid nombre de mots G ques, Finlandois, Lappoi wmblent y avoir quelque flm , Jbur , fil , Jchtéala , Slou, fi^fie Us petits poîù
^ A V H 1 L
Shle en Allemand , & en Grec mutai. Ce poiffon reflemble extrêmement au SU m\ hartng, qu'on appelle ScUva fur tous les bords de la Mer Adriatique , 8c Marnota fchia-vai Venife. M. Rudbeck employé les conliderations fuivantes, à rendre cette opinion vrai-rcmblahle.
I. Il y a un nombre prefque înlïni de poiflbns , & k fécondité de tous les autres animaux n'approche pas de la leur.
1. Des poiflbns de la grofleur d'un ha- reng , font très-aireï à ramaffer , & à mc- lurer. Quels filets auroient pu contenir autant de cailles vivantes qu'il en falloir aux Ifraeliies pour la provifion d'ut) moisi Kt quel travail que celui de les tuer, de !.s plumer, de les vuider, pour les faire ;;-.;iiitC fccher au Soleil ? Il eft bon de re- mirqucr qu'il n'é oit pas pern>is aux Juifs de tordre limplement le col aux oifeaux , ils ctoient oblige! de le leur couper, &de bire fonir tout le fang. Cela auroit occu- pé d'une manière bien deTagreablc un peuple iïide. Les fauterelles ne les auroient pas moins embarafle , puifqu'ils auroient été contraints d'ôter à chaque fauterelle les pieds , le ventre . la tête 8c les ailes. Comme les Ifraëlites meftirerent les Stla- t/'im qu'ils avoient recueillis , on &it id obfcrver que c'eft encore la coutume de mefurcr le poiffon, fur-tout dans le Noii. Oa y appcUe xalE ks grandes Koupes àft to.-
: DES S^AVAHI.
harengs qui vontcnfcmbk Sitkroii Sa ne Tcconnoiflei-vous pas là le Siiav , nôtre Auteur ? Quand on en a enve quelqu'une dans les filets , on la rire à re , on la met en piles de la hantera i ituint c liemie; on U f^e , on la difti dans des caqs d'une certaine gnnd lefquels fe nomment encore i pr en Angleterre , SuIUa .- terme oè Rudbeck fernble encore découvrir i 3. Ludolf rejette les cailles . parce cxpofées au Soleil , elles fe pourtif 2c cachécsfous lelaÛe aident .elles fe< chent, & perdent tout leur fuc. Les Ijtes étendirent autour du camp les vim; cela veut dire, felon lui , qu'U Hoferent par monceaux les ftutcrellc! ti:ézi , & q'j"sn les remuant fouvs lès firent doucement fecher , fans qi fe corrorapilTent, Ce que raconte i ture, convient bien mieux aux poil felon M. Rudbcgk, prindpalement a' lits , qu'on fait fecher fans aucune ] ration, &c en les expofant ûmpleme Soleil & au vent , fur le fable .fur Ici res, par-tout où ils fe trouvent,
jj. Les Selavim volèrent jufques a où campoient les Ifraëlites , à ce qu roît ; bi d'ailleurs David les appelle
78- î>ja fiir "»'"""* ?«'■ ^l*"'
les e/peccs de çoifloûs î^^jSofiàs te"!
j V -A T ■• I l 1708. 91
ippliqué. L'hirondelle , le milan , Gou de mer , pluiicurs autres poiffôns nt de grandes nageoires en forme , s'élancent hors de l'eâu . & volent >in, fur-tout quand le vent les aide :eur fait voir en détail qu'il n'y a e point de mer qui ne nourrifle des is volans.
*s obfervaiîotis , l'Auteur joint les [Bcs des Natutalifies, qui parlent des ■ée potilocs ; & il s'en fcrt pour es- wendroit du Pfeaume , ou David Hlîeu^ fUuvcir des oifeaux fur le OTifraël, Phanias cité par Athénée, B plut une fois du poilTon durant mrs dans la Qierfonefe;& Pline affa- les eaux qui s'élcvent en l'air, y lentavec elles des troupes deçoif- M. Rudbeck, ajoute que s'ii vou- divertir à chercher des étymologies, iveroit peut-être le moyen d'accor- 1 feniiment avec celui des Auteurs luifentie/.ii'paiCo/iirm):. llluifcmble 'auroit qu'à ditequeCDiMrw;x vient du t»if.if, mot compoféd'ixïit&iflFif, fignilie poip^ «f^au , p«IJon -^oUnl. la 'fin de fa DiiTertaiion . il revient alf, & attaque encore fes fauterelles. did montrer qu'il n'y a point de ''s qui ne foient immondes, & pM ■-■: déAnduè's par la Loi , quo\ 'mudiiîes racontent qu'il y «u
1
I
bic , K II nuihbles , i h pdlc ne fait pas à' grands ravagea. Elle* raon , que les autres] que pas touché ; & 1 paffer pour une feveia fon peuple; pour une te, pour lin bien-fait bras du Tout-puifTanc 6c qui mérite qu'on afin de le recevoir e main.
Dans tout cet Oui ne perd aueune occaA termes de la Langue bent fous fa main , av ques qui lui paroiflent plus , car quand il tu l' Hébreu la racine d'un
re, de ces hommes hardis. <juelftr ir de l'indépendiince anime a faire Jccouveries, On nemcpriiepasmê- ces perlonncs un peu téméraires , défridient de nouvelles routes, lâns r le bonheur d'arriver jafqu'au tcr- ■* Suivant cette réflexion, que l'Au- aifcdans fa Préface, il donne idune le Tiaduftion des Eglogues deVJrgi- £Ompagnée de Notes Critit^ues Se ques, & tant dans la Traduâion que is Notes , il ouvre en effet des toutes lies , pour conduire l'efprit plus aifé- !i Vintelligence de bien des diofes.fur Ucson n'a peut-être jamais ftit affei idon. Car s'étant appcrçu que mff- ■ec le fecouis des plus habiles Com- leurs , on ne pouvoit tellement ex- r les diŒcultei qui fe rencontrent
Rome; de fonc que di Mirabnf ^uid mxjla Uff
au lieu i'jlmArytli qu'l plupart des Editions , î ,fonnément à d'ancien) quelques Editions , cncj le du Louvre, qu'on fl pour U correftion. Daij me Eglûgue,
fin ijHifl
On lit ordinairement ( nous l'avons écrit ; Se ftur mi nous avoni tm champs. Le Traduaet ne leçon , qui Te trouv Viigik faite à Bâle en bons manufcrits. Car
L'E^loguc qui cft ici la cinquième , 8c qui commence par ces mots , SiaUdet Mu-' fil, a beaucoup exercé les Critiques. On n'cft point d'accord fur la nailTince de cec enfant illuftre qui en fait le fujet ; les uns Ibutenant, après Servius , que c'eft lui fils de Pollion , nommé Sainmims : d'autrej trouvant plus viai-ferablable , que c'eft à la vérité un fils de Pollion . mais différent de Salmirun , & nommé C. Afinim Gal~ lus. D'autres enfin ont cru que cette E- glogue s'ajufteroit mieux avec la naiiTancc de Drufus , ce fils de Livie , qiii fut en- fuite adopté par Augufte. L'Auteur n'em- brafle aucun de ces fentimens. 11 y a, félon lui , plus d'apparence, que l'enfant dont Virgile veut célébrer le berceau, eft ce même Marceilus , dont il eft parîé à la fin du VI. Livre de l'Eneïde. 11 étoit fils d'Oftavie, fœur d'Oflavius, & mariée en fécondes noces à Antoine. Quand celui- ci l'époufa , elle porcoit encore dans fon fcin ce fils pofthume de Marceilus , & fa nailTance arriva dans un temps, où le ma- riage de fa mcre avec Antoine fembloit devoir aflrrmir la bonne intelligence entre Odaviuï 6c Antoine , & promettre par là une grande tranquillité , après les grandes tempêtes gui avaient agité l'Etat, Quitvi i- Tyndudcur eût imaginé cet arSûmeïitift
[
fius Badius avoit eu la même dans les Commentaires de et Virgile , on Ht ces paroles tmt wn abfurdum , fi dfM, ^Mff^firmifiio, quem jiug tavit , inltUigatur. C'cft un plus ; & fi le Traduaeur n' mérite d"être le premier ini fentiment, il a , dit-il, l'avanl édairci & appuyé de preuves ne n'avoir encore raifes en av lus naquit l'an de Rome 714 L'Eglogue qui dans cette feptiéme, 8c qui commence
conjeftures des Interprètes, t nous venons de parler-, V: cette pièce fait, parler Silène ter d,es fujets fi différents ,
A V* I I, 1708. ' «jg les principes de h Phyfiquc 8t de la Mo- rale d'Epicuie. La Phyîîtjiie y eft. eipli- quée d'une manière direifte. La Morale y cft plus enveloppée. Elle confifte à condamner les paffions excefîîves & déré- glées, & à faire voir les malheurs qu'elles traînent après elles, au lieu des biens qu'api porte un plaifir permis. C'eft ce qui en- gage le Poète â faire parler Silène d'Her- cule & d'Hylas, de Pafiphaé , de l'ava- rice d'Atalanie . des deux Scylla , dont l'une mérita d'être changée en oifeau, l'autre en un monftre marin. Le Poëte après avoir mis en jour le dérèglement Ôc le mallieur des palflons portées à l'excès , fait „ fcQtir par des exemples , quelle „ cft cette volupté raiforma\)le , qui fait f, la principale félicité du cœut de l'hom- „ me." Cet exemple cft premièrement celui de Silène même, qui s'étoit tellement Uni au plaifir de boire , qu'à fon réveil . loin d'avoir refptit appefanii par les va- peurs du vin , il étoit en état de parler ircs-noblcment , 8c fur des fujets impôt- tans. C'eft en fécond lieu l'exemple du Foëte Gallus, qui par ,fes beau» Vers s'é- toit iiic une gronde réputation ! en quoi Ëpicure- , comme il paroît pat Ciceron mime, fiiifoit confifter la partie du bon- heur la plus eiquife. Le Poëte teimuxt fa pièce J>.T dire qu'Apollon eft VK\tte.MS de cette PhUofophic , & que le ïleu'^a ^--"^ £_i V
nicrc dont il entend cette t^logue „ Apollon , dit-il , qui le premi „ fcignéc à Eurotas. Pour lors „ las du mauvais fuccès de fes „ remplilToit de plaintes les bor „ Fleuve de Laconie. Il avoui „ que la félicité ne pouvoit fui: „ milieu de l'agitation que caufe „ dinacion trop violente."
U y a peu d'Egloguei de Vii l'on ne trouve ici approfondies dej manière , foit dans les arguma dans les obfervations ) & l'Autl
frefque par-tout de nouvelles m intelligence de ces Piects cbtijitt I ainii qu'il explique le mot d't]g/l y trouve des Remarques fut la I ces couplets 'de chanfon que M ' ' " Li_l'envi , & l'un aprl
A T R î L 1708* loi
noble , 8c dans les endroits qui fournilToient davantage à l'cspreffion , elle eft auffi tournée plusheureufcment , comme on le pent voir enti'autres par la dixième Eglo- ^e. j, Du refte , on fcntira alTcz , die „ l'Auteur, fans que j'en avertilTc , com- ,, bien dans cette nouvelle TradutSion > „ on a rerpeélé la pudeur , & l'on a me- ,, nagé les mœurs. On peut proteftcr que „ c'ell la feule conlldetation qui l'a fait „ entreprendre.
Le Livre eft tciminé par cette vie de Virgile qu'on attribue à Tib. Claudius Donatus , & à laquelle l'Editeur qui l'a laiflee dans fa Langue originale , tâche de rendre une partie de l'autorité , que i^url- qucs fçayans Critiques avoicnt entrepris de lui ôter. Il en a tiré beaucoup de luraicre pour rédaiiciffemenc des Eglogues.
Ssmeil de Sirmons choies , tant de PAne^jri- riques que di Morale. A Paris chez Pier- re-Augufiin le Mercier , rue S. Jacques. 1708. in II. i.VolI.Tom. I. pagg- 316. Tom.ll, pagg.37r.
/^E' Recueil contient feiie Sermons ou Panégyriques. Le premier a été iàit pour la Fête de la Purification ; & le fé- cond) pour celle de l'Annonciation. On trcmye enfuite fis Panégyriques. Le ^^t- micr,deS.Picire. Le fécond, deS.L.oftïS-
E 3 . \\jt..
r
Je èinîe CatEèmi&TSWilWI des Sermons de Morale , i. S dite fpirimelle. i. Sur l'impéniti le. 3. Sut: le mauvus riche. 4. diute dans le péché. 5. Sur l'Avi fpirituel. 6. Sur les bonnes œuvn !a Foi. 8. Sur la receiTité de rt Cœur nouveau. On a pris foin c
{letites anal y fe s de tous ces Se mu 1 commodité de ceus t^ui veulci mer à la Prédication , & on les la tête des volumes ;,& pour Ourrage encore plus utile , on une Table des Matières,
n fuffiroit de rapporter les Af qui font h la tête de ce Livre , ner une idée de l'eUime qu't faire. Oi> ne piut ^ue eenfeilltr " j Auteur , dit le pren
Avait 1708. 103
i, & pris dans l'Ecriture!, les plus fublimes „ vcritet du Chriftianifme , 8c ramafle dans „ les Pères ce qu'il y a de plus fon & de ,, plus folide , de plus grand Se de plu ,, riche, de plus aimable 8£ de plus tendre, „ pour former fcs Sermons." Maïs comme Je Ledcur aimera mieux en juger par lui- même , nous allons en rapporter quelques endroits.
L'Auteur veut prouvet , dans la pre- mière Partie du Panégyrique de S.Louis, que ce faint Roi ne s'ell fervi de fon autorité que pour établir celle de Dieu. 11 commence par établir fur l'Ecriture Se fur la Tradition , que cette obligation jegarde tons les Souverains ; il vient en- fuite à S. Louis , & il fait voir que ce Prince s'en eft acquité avec fcrupulç, „ Jamais Monarque, dît- il , n'a mir ' „ rempli ce devoir que S. Louis. „ grandeur éminente où il fe voyoit flî „ vc fur un Trône , que les Concili „ mêmes & les Papes ont reconnu poi „ le plus glorieux & le plus éclatant d „ monde , ne fut point capable de l'i „ blouïr , ni de lui faire oublier le n" „ peâ Se ia foumiflîon qu'il devoit „ Dieu; 8; ne voii-on pas, mes Frerf „ éws l'Hiftoire de fa vie , (ju'il n'( „ rien plus à cœur que des'hmnuicc cow"q.- „ naeUement devînt Dieu , 8t ic ïcce- „ voir fcs ordres de la boudiC ic î»»^ E4
9, pauer la pratique dai
99 de laqueDe on peut
»» plus de juftice, qu'on
w de Theodofe , qu'elle
»> PJcté à un Monaftcre ,
9, ftem fimiUs. Mais f
>, donner tout ce qu'il p
*, & d'éclat à l'Empire d(
9, que que fes Loix &
,• doient qu'à lui aflii
>r Royaume." L'Autem
lur \t$ Ordonnances de
roet au deffusde toutes le
que ce Prince a donné un
Blafphemateurs , & qu'i:
Comédiens à fortir de Frar
àts Loix 5 & il finit par de
tre ceux qui fe permettent
delà Pnmprli/* a:
A-Ti 1 1 ïT**^ h>y
(, de Chrétiens, qui efl reconnoître J. C. », pour Roi , & être amateurs du monde, (, qui cft avoir le démon pour Souverain. ., Voila pourtant l'alliance monftrueufe ou I, le partage horrible qui fe fait. Vom », aimez le monde , votre cœur nous le „ dit alTeii vous voila donc alTujeitis au „ Prince du monde: vous êtes Chrétiens, „ vos paroles , vos paroles î'affurent , fi „ vos mœurs ne le difent pas : vous pré- ,, tendez donc affocier à la fouveraincté ,, ces deux Ennemis , & les inettre en- ,, ferable fur !e trône! quelle étrange illu- „ fion ! mais quelle cft funefte ! vous voi- „ la donc bien éloignez de la conduite de „ S. Louis, &!c.
Il paroit par h Ptéfoce. que tous ces Sermons font du même Auteur. 11 a fait au(& un Examen de confcience , qu'on trouve à la fol du fécond Volume.
Nie. Gdndlingu J. U. D. & P. P.
in Academia FridericianaHallenii.Sche- diaCna de Jure Oppignorati Territorii fccundum Jus Gentium & Tcutonicura , Stc. HaU MagdebuTgU*. 170e. C'ell-à- dire : J^ffertaiion fur ïtngagtmtm du De- maint StigiMuriai , c7 U Droit des Enga- pftei,{tltn U Droit dt% Gins (y dt l'Ai- itmagne. Par Nicolas Jérôme GUTi4- ling, DeSîiur is Droin , (p- Pro/efftw» et» rJi^imidimU. A HaU. iTo6. ïAfe
* fcitation de l'cngagai rainetez. Commeâanï* femciis , la propriété-^ orditairement aux Eng« difpofition du Droit do' lage n'eft qu'une affurarft du créancier , & dont loi Toujours propriétaire ; a (Grotius, Carpioïius.Q fuadel que tout ce quî*' àa Droit Romain , et conforme à k droite Raii damné un ufage reçu m Allemagne , mais preftrae tope. ■
M. Gundiing entrepreni que cet ufage eft fondé e -que les intérêts des Princ* refilent tout autrement nii
A V 1; > 1 1708; iOf
les fujets d'un Etit ; mais pour affuret la- foi publique d'un Traité , on fe départ des reg\es ordinaires , en ftipulant que l'En- ga^ftc du Domaine en jouira en pleine propriété, quoi que révocable aprcs l'enga- gement ^i.
De plus , l'Auteur fait voir que dans ]'ancien Droit Romain îi y avoit un Con- trat nommé Fiducia , traniîatif du Droit de propriété, & qui avoit beaucoup d'af- finité avec celui dont il s'agit. La feule différence qui s'y rencontre , félon M. Gundling , cil que dans le contraét fidu- ciaire , l'acquéreur ne gagnoit point les fruits i au lieu que dans l'engagement qui fc fait fclon le Droit des Gens , l'Engagiile feit les fruits fiens , tant que dure l'engar gemcnt. Il explique la nature de ces deux contraéis , leurs rapports & leurs différences d'avec les autres conrraéls d'im-- pignontion , les ventes à facultei de ra- chat , la peine commiffoire , ce que plu- fieurs Doélcurs ont confondu mal à pro- pos. Enfin M, Gundling npportc divers Traitez qui contiennent des engagemens du Domaine fiits en Allemagne, en Fran- ce , en; Efpagne , en Suéde , & ailleurs. il y cft lait mention de <\eux Traitez , «ntr'autres; l'un eft celui d'Arras , ftiE Tan 1431. entre Charles Vil, Roi de Fm\- «. & Philippe le Bon , Duc àc ftaw^ So$ae, oh k Roi tranlporla au Duc , ^'^^ E 6 N\l
I
Id8 JoubnaldesSçavans. ^^ Villes cl e S. Quentin, Corbie, Amiens» Abbeville , & autres , enfemble toute la Comté de Ponthieu , pour la fomme de 40Q000 écus d'or , fans aucune réferve , dnon de la foi S; hommage pour la Soo- Tcraineté. L'autre Traité, par lequel les Comtei de RouffiUon & Me Cerdaigne furent engage! en l'an 1461. au Roi Louis XI. par Jean II. Roi d'Arragon pont 300000. écus. Il paroit par Tes termes de ces deux Traitez , que la propriété des Domaines avoit été abandonnée avec les fruits , julqu'à l'entier payement dei fommes_qui v font énoncées , fans en m» diduiri tu raéaitre du principal, . On trouve dans cette même Diflcrta- tionplulîeursQueilions.qmontétéfouvcnt agitées; comme defçavoir. Si les Droits des Souverainetei font aliénables à perpé- tuité; Si le Souverain peut tranfporter fes -Vaflâuxfaasleur confentement, ou s'il ca
fcut abandonner une parfie pour fauver autre. Sur quoi nôtre Auteur fait plu- fieurs diflinélions , & décide fuivant la préjugez des Jurifconfultes Allemands, & les Intérêts de là Nation.
InJiruHiom Ckritiennes en forme d'bxamnt pour Us perfiaaa ij-m font profc^ion de fit- li. A Paris cheï J. B. de Lefpine. 1708. in 11. pagg. 348.
Avril 170B. 109
DIen des gens croyent être vertneuY; parce qu'Us font quelques bonnes œu- vres , & qu'ils s'approchent fouvent des Sacremens, quoi qu'ils s'acquiirent de ces devoirs avec tiédeur & lâcheté , Se que leur vie fe trouve remplie de fautes , oui légères d'abord , deviennent confiderables dans la fliite par la négligence qu'ils ap- portent à s'en corriger. Telle étoit la pic- té de celui a qui ces paroles de l'Apoca- lypfe font adrelTécs, félon l'Auteur de cet Ouvrage ; Je fçai quelles font vos œu- vres : vous avci la réputation d'être vi- vant , & vous êtes mort. Nôtre Auteur croit avoir trouvé la fourcc d'une fi dan-
tereufe illufion. Elle vient, dit-il , de fept éfouts, furlcfquels il fait rouler les qua- rante-deux Inftruâions qui font contenues j dans ce Livre. ■
Le premier eft le défaut d'humilité , le- I qael rend inutiles les adiotts les plus fain- ^ tes en apparence, comme l'Auteur fe pro- pofc de le lairc voir dans la première In- ftruâion. Il traite de l'orgueil dans la fé- conde: i^ décrit en combien de manières on peut s'en rendre coupable dans la troi- ficme : & il propote les moyens dont on doit fc fcrvir pour combattre ce péché dans la quatrième.
Le fécond défaut eft le défaut de charité. On fait voir les maux que ce àéïaul Ui-V £ 7 li^i
ïïm,'d.oif.po«t»m'™ voye du Mut.
JOURNAL
DES
S C A V A N S,
Du Lundi 30. Avril M-DCCVIII.
Ui veriiahles ASla an Martyrs , rKUiUUi, rt- vûs er cprriget, fur plufuun anciens Manuf- triti, fous ItJitrtdeAâi primonim Mar- tf ram lincera & felefta , Par U R. P. D. Thierbï Ruinas t , Bentdi£Bn 4e la Cengregaihn de Saint Maur , o" traduit 1 en Fran(m,far Af. Drooet de Miu- pERTUT. in 8. deux Tomes. A Paris, dici Louis Guerin, rue S.Jacques, à S. Tbomas d'Aqnin, no8. Premier Tom. pagg. 648. Second Tom. pagg. 614.
/"* E Recueil des Afles des Mart7rs, & la ^^fçavante Préface oui le précède , de- meureroicnt inutiles à la plupart des gens du monde , fente d'Être traduits en Fran- çois. M. Di-ouct de Maupertii^ a ïemtiife
face qui ell i k Iclé AU RI
été inconnue , vu qu'elle ci inftruftions neceffairesau c( àc. On y voit d'abord de ces Aâes font venus cntn Fidelles. & fe font confcrv enfuiie, comment on peu Objeftions de Dodwel Pro qui prétend qu'il y a eu t
feu deMarCyrs; dcuxpoin' ! Traduâeur copie avt netteté êc d'élcgancc.
Un des principaux moyi tiens fe fcrvoicnt pour av rication des Ades des \ gagner par argent les Co où dtoient gardez les R de plus, lorique ces Jugi mcnter quelque Chrétien
rretiques, dans la fuite» fabrique- i&cs des Martyrs , & les rempli- bles abiardes , 6c de faits ridicu- li fut caufe que dans TEglife, on ucune Relation <!e martyre , qui le nom d'un Auteur connu & Or-
Après que TEmpire eut paffé à *s Chrétiens^ chaque Eglife fe fit
de rechercher les Aâes de fes pro- jrrs , pour en fiaire la leâure dans :e des Fidelles : mais comme la s Provinces de TEmpire vinrent fous la puiiTance des Barbares > u- le ces Aâes fut enveloppée dans on générale des Provinces. On la dans la fuite d'autres à la place, l'avoient ni le même caraâerede
par conféauent la même autori-
I
tions pourroient donner a de force & de relief; ce ( n'a fervi gu'à leur faire pt dans Tefpnt des Sçavans. prendre garde de ne pas ces Aôes adultérins des Aél légitimes , quoiqu'on voye ment une petite Préface , Apoftille d'une main étran me la plupart des Ades & tence du Juge, & qu'il y e tiennent la mort du Martyi le ne foit arrivée dans le t tion , les Fidelles fuppléoic quoit à ces Ades : mais fc ment y ait été ajouté du la perfecutioa, foit qu'il i que lorfque le Recueil en
A V R 1 1 1708. ibloit. Cqiendant parmi ce grand nom- il s'en trouve qui Te font dîftinguci,roit rexaflitudc , foît par la grandeur de r travail. Tel fiit, au commenccracnt fcptiémc Siècle , Ccraune Evéguc de ■is, que Whamaire égale i Eufebe de lâréc, pour avoir, par un faitimcnC de lefl & d'amour envers la Religion, fait Recueil des Aâes des Martyrs, ScTavoir iné à fon peuple. Le même Auteur dé- ■c dans l'Hiiîoire du martyre de faint lier Evêque de Langrcs, & dans celle fix fameuï Martyrs de cette Ville, qu'il entrepris fune &i l'autre qu'à la follid- îon de rEvéque Ceraunc. Au neuvié- : Siècle Anaftafe le Bibliothécaire , cntre- t de traduire de grec en latin quelques Sesiic Martyrs. Au même Siècle, Jean iscte de l'Eglife Romaine fit auffi un Re- œîl d'AiSes , l'uivant le témoignage de l'E- lue Gaudericc. Il n'y eut pas iufqu'aux lŒsSt aux Empereurs qui ne filfent gloi- ' âc voir leurs noms auguiles à k tête de 3RKUcils. C'eft ce qui patoît par l'Inf- ■tptiûii des Aûes de faine Corneille 8c de ''^CypIien, qui porte ou' Hilduin grand "nceUer, les a recueillis par l'ordre de ■lûpereur Loiliairc ; c'eft ce qui fe voit ■^ par le titre de la Vie de fatnte Ma- 4'Egypte, que Jean Diacre écrivit cm ^^timmandcment du Roi Charles, S\* '>/! Maaphîuiie Icreadit célèbre au Sie.-
ceniufe ^es âçavans , qi
d*avoir rempli fon Ouvra]
tains 5 d'avoir mêlé en be;
le menfonge avec la verit
des fables dont il étoit !
place des anciens Monun
perdus. Nous ne dirons
teur de la Légende doré(
nommé, d$ Natalibus^ r
cel, & autres Compilate
Lipoman Evêque de V<
milieu du feizieme Sied
des Saints, &lesAdtes
des Notes feparées. 11 d(
Textes grecs , que le Ca
vet Chanoine cle Reims ,
Interprètes ont traduits (
treux Surius parut quelq
A V R T t t7o8. tri ^
nom de Combats des Martyrs: mais il n^ t cxcciitcr ce Talle dcffein , & il n'a hif- c^u'un ti'ès-petit Volume, contenant quel- les Aûes des Martyrs du mois de Janvier. icolas de Belforeli , Chanoine Régulier ! l'Abbaye de S. Jean des Vignes à Soif- Us, avoit aulîî formé un projet, qui n'é- it pas d'une moindre étendue , fous le im de Supflimtm de Surius; mais Aubert Mire en arrêta l'exécution , fous prctex- qu'il en avoit conçu un encore plus am- c , qu'il étoit prêt de mettre au jour ; ce- «idint rien ne parut. S: !e travail de Bel- Têt fût demeuré inutile , li fes Ecrits ne Cent tombez entre les mains des PP. Je- ■iîes , qui les ont inferei dans leur Recueil) 'tjs le nom de leur Auteur. Ce Recueil » [cfte cft le plus ample de Cous ceux qui j>i paru jufqu'id. Bollandus l'a commen- fl s , Sffcsdoiftcs Continuateurs l'ont enfla ■ induit jufqu'a la fin du mois de Juin, On ■ ^pper^oit tacilement, dans tout le cours M « l'Ouvrage dont M. de Maupertuy nous ipruie ici la Traduifiion , combien on eil fcdevabic à ces fortes de recherches. Mais cft arrivé que ces Aftes qui dévoient a- w^ tant d'Editions & de Recueils , pa- 'M pîUe dans une plus grande pcrfe<fiion , fe I pnt slterez à mefure qu'ils ont paffé par ^ feî mains des Copiftes, & fous les çîcto ' ha Imprimeurï; en forte que cette Kwi- maJe de couchons & de revîRons fec-
I
en ont retranché ce qui. & bleffoit leur délicateflt ché au ftyle pour le rend le Père Ruinart appelle crUcge , rien ne devant i que des paroles confacré te fi ùinte; d'autres cnfi meut & le Texte & le ft lesAâes tels qu'ils les on anciens Manufcrits , & ( confus de tout ce qui s'el foit qu'il fût certain ou d faux, en forte qu'on ne fleurs énormes Volumes, bre d'Ades véritables , qu d'entre lesS^avans nepeu\ vec un travail extraordina n étoit donc d'une gr; ^ue quelqu'un voulût pi
Avril 1708. connoiflancc des Auteurs ; ou du moins, n qu'à l'aide de ces ManuTcrits , il pùc ndre aux Aéies déjà imprimez , leur pre- ierc pureté. Au relie, quelque foin que Dom Rui- irt ait apporté pour rendre ce Recueil iifiie St correft , il ne fc flatte pas d'y 'oir renfermé tous les Ailes veritabli ' gitimes.il prétend qu'on en peut encore couvrer d'autres ; il eft prêt à recevoir )ur authentiques , ceux qu'on lui fera voir re marquez au coin de l'antiquité : il ne Dntraint perfonne, diacun peut librement cmcurer dans fon opinion ; mais il foù- ent que l'erreur de M. Dodwel, touchant ; pctitnomhrede Martyrs, n"el^ pas moins ouvelle qu'infoûtenable ; il n'oublie lien [oui la combattre . & il fitit voir au long , u'on ne doit pas juger du nombre des llartyw, par celui des Aâes qui en ref- -"- Cette partie de la Préface, n'eft pas bins importante que l'autre, mais elle Vianderoit, poui être bien cxpoféc , un p long détail.
U ne nous relie plus qu'à rapporter quel- I endroit de ces Aftcï , pour faire juger \ plume du TraduiSeur. En voici un. Lu martyre de faintelDomnine.racon- Jr S. Jean Chryfoftome. Jamais l'Egli- «veit été agitée d'une plus violcMt fce qu'elJele fut au commcnctmCTA ^epaffé. Trois Empereurs lÔVo-
1
^■no Journal des Sçatans.
^B dcticn, Maximicn, & Galère) , ayant rftt- ni toute leur puiflancc contre elle , lui dé- clarereui Ja guerre dans toutes les parties du monde; ils l'attaquèrent au dedans 8c au dehors, & elle fevit tout à la fois deux guerres fur les bras , une guerre civile &u- ne guerre étrangère; Elle avoit à fc défen- dre d'ennemis déclarez , & d'ennemis cou- vettS( une feule de ces guerres eût été dé- jà pour elle un très-grand mal ; quel dc- voil être l'état déplorable oii elle fc troo- Toit, fe voyant d'un côté espoféc aux em- bûches fecretes des Siens, Se d'un autre, auï incurfions des Etrangers î Mais après * tout , la violence de ceux-ci , étoit pour clic moins à craindre que la trahifon de ceux-là. Il efl bien plus facile de t'egaran- tir d'un ennemi reconnu pour tel , & qui combat à force ouverte , que d'éviter lô furprifes d'un traître , qui fous une fàuITe apparence d'amitié , cache le cœur Se les delTeins d'un ennemi. L'Eglifc avoit don^ comme nous venons de dire, deux gucp- res à foûtenir; l'une dvîle , & l'autre é- tiangerc , ou , pour parler plus véritable- ment > l'une & l'autre civile. Car ccta qui l'attaquoient au dehors , étoient les Juges, les Magiftrats, des troupes de fol- dats: non des Juges étrangers, ni des Ma- çftrats d'un autre Empire, ni des foldati tirez de quelque nation barbare; mais tons ( Romaiûs , tous viviiu îoto\c^ tî&TO,çiPrin-
■jL. ^^^ 1
A V ■ 1 i Ï708; ' ces, gouvernci par les mêmes Loi», tous membres d'une même République : mais celle dont elle avoir ï fe défendre au de- dans > de la paît de fcs proches , pouvoir paiTer pour one guerre plus tjue civile: car on voyoit le frère livrer foa frère , le père lis enfans, le mari fa femme. Nulle fure- té , nulle fidélité du côté des parens, le ftiig avott perdu ies privilèges ; les droitslesplus ùact de la nature , les liens les plus ferrez de l'amitié, l'alliance h plus étroite ( tout - cela n'étoit plus que des liaifons imaginai res, ou tout au plus extérieures, & pwre ment politiques: ces unions fi faintes 8c fiJ vénérables aux peuples même les moins d- f Vîlifez, a'étoient plus connues des Romains; \ on les violoit, on les rompoii,on lej fott- 1 Hoit aux pieds impunément; ce tut durant.! très troubles domefliqucs de l'Empire Ôt de J l'Eglifc, que (rois illuftres Femmes donne*^ ^cnt un exempte inouï d'une grandeur d'à- I
ne plus qu'héroïque Elles abandon* I
t leur patrie, leur famille , leur pro*J
laifon , poor aller chercher 'dans un I
s éloigné , la liberté qu'on leur refufoîl %
is le leur , d' adorer & de fcrvir Jefua* I
|rjft, &c. I
s pourrions citer plufîeurs auires etr À
blés: mais nous croyons celui-tâ fufiBfanT» \
ir donner une idée de la potttcffe &t &fi j
■gance de ccce Traduâion.
touvirnemni des htatii^ re, dtpuis i'fl» 1600. |l KirawK* ; *■"« ''' ^W
.MïrrH oi'''«i : '" '"**<
lotni , en Hongrie . J plufuurs ASlts arxpnm très , Traiiex. , Memni* trowvent point aiiUuTM tmni du mit des eha JahUs 9« fi"' ""■'*$ avic Ici Caratftris « d'après M. de Thon ,:i Meurai , Withck , |
A VPM- 1 L i;o8<
' point mis Ton nom , aiant donné public l'Hifloiredc l'Europe depuis 1676. jufqu'à la Piiï conclue âRyi'wyclcen 1697. & aiïnt pouffé ccirc même Hiftoirc en- fuite jufqu'à la fin du dix-feptiémc Siècle, a refolu de remonter jufqu'au commence- ment du même liede s & reprenant l'HiC- to ire dès 1601. raconter ce qui s'eftpaffé de plus confidcrable en Europe , jurqu'cn i^-;6. où il avoir commencé fon premier Ouvrage. C'eft ce qu'il esecute dans ces
2uatre Volumes, dont le premier contient epuis 1601. jufqu'à la fin de 161,8. le fé- cond commence â i6iç. & finitavec 1641. le troiûémc comprend depuis 1643, jurqu'à la fin de 1646, 8c le quatrième contient enfin depuis 1647. jufqua 1670. L'Auteur fait efpcrer qu'il continuera par année l'Hiftoire de fon temps.
Ce que nous venons de dire , nous a femblé neceifaire pour l'intelligence du Titre, dans lequel î'Hiftorien, après avoir annoncé qu'il va donner l'Hiftoîte del'Eu- rope , depuis le commencement ilu xvii. Siècle, jufqu'à la Paix de Nimegue , ajou- te, qu'il le fait pour rendre compleiie l'Hiftoire du dernier Siècle , rj ferfecl tht iajl tmmry ; ce que nous n'avons ço\W, traduit, parce que cela n'eit pas été mi-tV Jjs/àJc ivani cet Averti fle ment. Ix » \'oc- F 1. ta
JOVKNAL DSS SçVVAKt.
cafion de ce Titre, & de quelques antftn- on pourroit fouhaiter que les Auteurs mf ditaflcnt un peu plus , & chargeaflent uii peu moins leurs Titres, qui aprèstoût,.Be font iàits que pour donner la première idée d'un Livre, & non pas pour tenir lieu de Préface.
Dans celle que Ton voit à h tête àa premier tome de cette Hiiîoite , l'Auteur rend compte d'une partie des fecours qu'3 a eus pour perfeiîlionner fon travail. ■ Il y parle entre autres de quelques Mémoires manufcrits du Chevalier Edouard Waliîcr, Secrétaire de la Guerre fouS; le Roi CÎar' les I. drÉirsï par l'Ordre, de ce Prince, «t corrigez de fa main cr quelques erdrôiti, Mais ce que TAuteur fembîe aimer le pks dans cet Ouvrage, ce font les portraits S les carwSeres des principaux Ferfohnages, qui ont été en réputation dans les divers pais dont il parle ;■& l'on peut croire que c'eft une des chofes à quoi il s'eft le plvf appliqué , puifqu'il ne fe contente pas ^e donner un feul caraftere d'un feul hsmint, mais qu'il en donne quelquefois trois ou quatre du mfme homme , félon qu'il les trouve dans les Auteurs , dont on voit le noms dans le Titre de ce Livre , & qa'il prend foin de citer. C'eft ce que l'on peut juftifier par quelques articles, mais fuMont -p:>r cdai où i! parle d'Olivier Cromwct l! i'uttache de même "a Taç^oftw ^^•JÊ
•■- fi. V t. I L 1708. lij ^*
regjrde les gens de Lettres , & defcend même dans Te déraiî de leurs Ecrits, com- me on peut voir dans l'endroit où il parle de François Bacon , que Ton mérite éleva à la place de Chancelier d'Angleterre.
Quant au refte de cet Ouvrage , on ne peut ici en parler qu'en génital. Car que feroit-ce en effet que "extrait particula- rifé- derHiftoire de l'Europe entière , iinon un Abrégé, ou une Table, qui rctTemble- roit tout au plus à la Gazette ? Nous di- rons donc feulement , que les affaires d'An- gieterre y font mieux « plus au long que celles des autres Pais. Outre les fources eooliderables , où l'Hiflorien a puifé , J n'a pas nwlieé de Ijrc ces petits Ecri»; qui fe multiplient pendant les troubles d'un Etat, 8c les guerres civiles , & qui ne lui ont pas été inutiles dans l'Hiftoirc de Cromwel , Se dans celle des divifions qui partagèrent la France , après la mort de Louis XIII, ce qui comprend les affaires de France , depuis 1643. jufqu'à la paixde MunAcr, & depuis la paix de Munfter , jufqu'à la paix des Pircnées.
On trouve dans ces quatre Volumes beaucoup d'Aites, & de pièces rapportées tout au long , beaucoup de Harangues faites dans le Parlement d'Angleterre , 8ï tout cela pourroit les faire regarder plutôt, comme des Mttnoire/ pour fervir a L'HiIloi- », qaccoi^me une Hilloire écïiXt ^àou F 3 V^
f
plus grand détail de Pi( gués, que celle d'un Goi ment monarchique.
T>4iti des Emmjues , dans i toutes les diprtattt fortes à rang ils ont lena , tsf qu fût , G'c. Par A1,D. 170 163.
J^R. Bayle vivoit encan Ouvrsgs 3 été compof trc dédicatoire qui lui ( " teur lui rend compte de à faire ce Livre. Il y avoi dit-il, plufieurs Eunuques faifoient greffe figure. Ils cicns, & avec !e fecours di
Avril 1708. 117
pût la détourner d'entier dans un tel enga- gement; i'y travaDIai avec plaifir , & in- fenfibleracnt j'ai trouvé que j'avois fait un Livre. C'eft celui dont nous parlons. 11 eft diviré en trois Parties. Dans la pre- mière , M. Dolincan recherche l'origine des Eunuques; il les lait remonter fi haut, qu'il les perd de vue. Il tire de la 117, Lettre de S. Bafile , de la TraduAion de M. l'Abbé de Bellegardc , h déimition qu'il donne des Eunuques. Il dévclopc les rai- fons qui ont engagé les Anciens à fe fcr- vir de ces fortes de gens , & il expliqua toutes les manières , dont fe faifoit cette opération douloureofe. II parte de là i la divifion des Ëunutjues , qu'il diltribuc en quatre claiTes , en comptant ceux qui portoient ce nom, parce que leurs Charges avoienC toujours été remplies par des Eunuqceî. Tel étoit Puiifar , Eunuque de Pharaon , fi connu par la paJïïon de fa femme pour Jofeph, 11 explique en- fuite le rang que les Eunuques ont tenu dans la focicté civile, quelle ellimc on en a fait dans tous les temps ; & il finit par Ja Qtation de plufieurs Loin qui leur dé- tendent de tefler , d'adopter des cnfons, d'exercer la tutelle) & de prêter témoigna- ge. Ici finit la première Partie.
Après ce préambule, l'Auteut en«eàw&
fon mjer. 11 Ibutient qu'il n'eft \>î.a ça-
wjsà unEunaquc de fe marici-.'A &x c^^
F 4 _S£
I feu de temps y» fo» "S
I la dans me liilleire que iic«
I Uedediffipet. L'honneuid
I ïlnpemri«.n=P»'»»»*
I Site qu'elle difputaqri
hSn. comme une fleur qu de ..deurcontume, cette B I étiquc, & mourut- ^
^K le! Loix fervem de BolS
^^k Mi Dolincan; il fatt voir qi* ^H .hMument les mimges, J
aiant époirfé une jeune fille qui le connoif- foit pour tel , & ftns que les parcns s'y fuflent oppofez , ce mariage fit du bruit; l'Heâeur voulut Içavoir ce que les Théo- logiens pcnroicnt li-deffus ; mais ks aiant trouvez partager entr'eux , il ordonna que le Mariage fubfifteroif. L'Auteur répond à cela , que les Ordonnmccs des Souve- rains n'ont de vigueur qu'autant qu'elles s'accordent avec les Loix ; & comme les Loix défendent les mariages des Eunu-
3ues, l'Ordonnance de l'EJerfleur de Saxe oit Être jegardee comme fubrcptice , Si de nulle autorité.
La troiiiénie Partie eft employée à ré- pondre à fix oHjeélions qu'on peut faire en laveur des Eunuques , contre la rigueur des Loix Civiles & ÉcdefîaîliqueE.
Litire fur l'ancitnni Difiipiine de l'E^life , louthani ta citibraiiiin di U Meffi ; f»i frtu fervir de SHplémem an nfHvtan Traité du Difpofit'ums pour-.pffi-ir Ut fainlt Mjjltres. A Paris chez Antoine Damon- neville. 1708, in ii. pagg. 187-
JL parut l'année dernière un Traité fur cette Queftion, & nous eu avons ren- du compte dans le Journal da ii Août de l'année 1707. p. 178. Maisl'Auteiitdecettt Lettre bien éloigné de croire <^ue\limA?i.\ese. fûtépuifée, .idj'tquel'Auteuïàu'YïM.vti.ç»
î
„ filions où doit être u „ proche fouvent de l'i „ motifs que !on pei „ éloigner ; mais qu'it' „ dans la pratique de l'ai „ qu'il a iupporé connB „ fiante, que l'Eglife 8 „ point des Prêtres qu'it „ les jours le Sacrifice, „ Prêtres ne la difoiei Comme la plupart du difcipline de l'iîglife and l'Auteur fe propofc d'eo dans cette Lettre, Son voir, I. Quaucun Coim confcillé aux Prêtres d&l les jours t. De faire o donné lieu à la tàciliié a lité de Préires s'approç
A V U t L 1706. TJf ■
fimplirité d'un Théologien ou d'un Hifto- I rien Ecdefiaftiquc , comme ont hh ceux 1 ■qui om traite des points de DifeipUne de 1 cette nature. L'Auteur commence par 1 les Apôtres j & après avoir fait roir '
Sue la fraftion du pain , dont il eft parlé ans le 1. chapitre des Aftes des Apôtres V. 46. ne doit point s'entendre do Sacrifice de la Mcffe ; il dit , qa'ii tfi à creiri qat les jifolTcs n'ont pas ctUlrTt tius Us jeun , maU ftulemim U premier jour ài la fimaitu , M le Dimanche , jour de la Re/urrefiien de J. Qi i^l Après lî mort des Apôtres . les Melies dcfr.^ vinrent plus fréquentes, parce que les Fï- ■■ deles s'alTemblûient plus fouvent; mais ce- la n'alloit qu'à 3 ou 4 fois la femaîne > & il n'y avoir point encore de Piètre qui célébrât tous les jours. L'Auteur prétend ï pratique a duré iufqu'au vji, fic- & il croit trouver des preuves fuffi- \ fautes de ce qu'il avance , i. Dans la cou- e que les Fldelles avoient alors de ne .'afTembler dans les Eglifcs qu'à certains ■jours raarquei. z. Dans l'uiage où l'on letoil alors de ne dire qu'une feuie MdTe Viun ces AiTeniblées. 3. Dans la forme des tglifes, où il n'y avoit qu'un fcul AuteL T Dans les Liturgies qu'il Ibiitient n'avoi» mé faites que pour les MefTes publiques. T De ce qu'on n'ordonnoit point de Prê- lpS( pour dire précifcmcnt \a McÏÏ':\ ■m'i\'i I kar iûigaon une EgliCc îins \3iQ^^e>ï.t F 6 **^
' ùttes aHcguent «n HT^ar aflf cniieres.&cil expliquée» &
manière qui fait beaacoup ï< éonner pour cela gaio de t icl^ans. 11 dit que ces Exffli feulement que les Me0es;^ pis illidics , mais qa'aucua voie <^ùe ce fût un ufige «o dinaiie dans l'Eglile, que ch lébràt eU' particulier !a Mellt jours, foit mÉme tous le» toutes les Fêtes. Ce n'a âaDS le vil. iicde que cet. Inencé 3. devenir commua Dans la vie de S. Goar ctt< porté que ce S. Anachoretft de dire la Meffe tous les joi tion du Vecdiedi Saint. I |>orte plufieurs autres £x«
relie dès amres a fait place à l'aW lu i quelque autre paflion peut-ftre^ mineila La plupart s'en font fait bitude ; les autres un mdiier ; Si ul ne s'approchent des Autels (jue feule vie d'en tirer leur fubiîftan- ayent être en fureté de confcicnce. e que nôtre Auteur appelle une ion damnabti , & un abus auquel it it qu'on remédiât. Parmi les a qu'il fourtit pour cela , nous al- . raporter deux des principaux. Le r feroit, dit-il , „ de faire en forte
les revenus des Paroiffes fiilTent i confi de râbles , foit par l'union des cfices , foit par les dixmes , foit les aumônes des Fidèles fjites à l'E-
en commun , pour entretenir un ibre de Prêtres fulBfani pour l'admi-
I
Î3r Journal des Sçav^hs.
on leur marquoit les fondions qu'ils de* Yoient remplir.
L'Auteur ramalTc enruite les Exemplei que Bellarmin , 6c les autres Controrcr- fiftes allèguent en faveur des Mefles parti- culières.&il explique ces Exemples, d'une manière qui fait beaucoup à fon fujet , fans donner pour cela gain de caufc aux Pro- leftans. Il dit que ces Exemples prouvent feulement que les MeOTes privées ne font pas illicites , mais qu'aucun d'eux ne iiiit voir i^ùe ce fut un iriage commun 6: or- dinaire dans l'Eglife, que chaque Prêtre cé- lébrât en particSier la Meflc . foit tons les jours, foit même tous les Dimanches & toutes les Fêtes. Ce n'a donc été que âaDskvii. fiede que cet ufage a com- inencé, à devenir commun dans l'Eglife. DbuS'U vie de S. Goar en 649. il eil rap- porté que ce S. Anachorète avoit coutume fie dire la Méfie tous les jours , à l'eic^ Hioa do .Vendredi Saint. L'Auteur rap- jpotte pluficurs autres Exemples de cette nature; mais il fait remarquer en inëtne ttnip5,que l'Eglife a totljoun eu luie gran^ làt atLentioD â piévenir ou à réprimer les :' coutume a tait naître. Le Concde de Paris , foos Grégoire XV. d^ fend de dire des MelTcs particulières fans Miniilres, Les Papes Alexandre U. &Ht>- noré IlL. ont prelcrit que les Prêtres Ht àiioieax qu'une Méfie '^ ^Qxn^Q&aeçMC
AVRIL 1708. Ijj
difconvenir que ce ne foit la dévotion det Prftres & des Fidelles , qui ait introduit cet ufage. Mais comme h dévotion des dcrniets s'eft bien-tôt chargée en fnperfti- tion , ceîlc des autres a fait place à l'ava- rice > ou à quelque autre pafiion pcut-rtre plus criminelle. La plupart s'en font ftit une habitude ; les autres un métier ; 8e ceux qui ne s'approchent des Autels que dans la feule vue d'en tirer leur fubliftân- cc , aoyent éite en fureté de confcicnce. C'eft ce que nôtre Auteur appelle une difpofîtion ditmnabU , 8c un abus auquel il voudroit qu'on remédiât. Parmi les moyens qu'il fournit pour cela , nous al- lons en laportcr deux des principaux. Le premier feroit, dit-il , „ de faire tn forte „ que les revenus des Paroilfes fufTent ,, alTcz confidcrables , foit par l'union dcr „ Bénéfices , foit par les dixmes , foit „ par les aumônes des Fidèles faites à l'E*' „ gJife en commun , pour entretenir ua „ nombre de Prêtres fuififant pour i'admi- „ niHration des SacremerîS , la célébration „ du divin Office . & la quantité de M^- „ fcs neceffaires. 1. D'inffruire le peuple,' ,, & l'avenir de ne pas s'imaginer que ^'| „ rétribution qu'il donne , foit le prix dft* „ Sacrifice; qu'on l'offre en vue de cettO" „ tetribudon; que la Meffe qu'il fait dire „ pour lui ou pour fon parent . n'cft >ïp^ „ pour laifcuï, ou Je paient tett\,*\tT:- F î Û.M.-
I
îeropiâtion , ne doivent p --- - la meditaîion i. *^ ^ J
qiier
L
Biier a la meditaïion - "■ i; les règles que cettaras Uc temps, debitoient fur cette mi de! invention de Vefpnt hum! féconde, il examine ces règle lier , Se il s'arrête long-temps défend de fe lérvir de Umaj l'efprit. & de la ^01°°^^' Dansla tioi£ifme, qui eft:«j Queftion , il conclut qn.iW mouvemens de la ^racca quelquefois à méditer , «-A iaifTcrallerà la contemplai différentes irtpulfrons de m, La troifiéme pifice , ett^ u fiir le Mifinn. La quatncm de vetfets des Pfeaumes , foûteniï l'ame dans 1'^^"^,
arisHeikbici HormiiJ. C,
s PubliciRoroano-Germanid , cjut Pnidentis Liber unus , feciindCiia [es fiindimentales & formam Imperii fcntcm conrcriptus. C'eft-à-dire : ti du Drûit Public â'Alltmagjit , di- ftlm Ut Loix finàamtniidts dtt Païi,tV mmedi aux nau-veaitx ifagti , Par G, lionûus. A Berlin. 1707. in 8. pagg.
cflein que M. Homius s'cft propofé ns cet Ouvrage , eft de donner une idée du Droit Public d'Allemagne, K qui commencent à étudier I> udcnce. Il avoue qu'il n'y a déjà >p d'Auteurs qui ont écrit fur cette B ; ce qui dcvroit l'avoir empêché :trefon Livre m jour. Mais il n'a lier aux prenantes foUi citations d'un l'il ne nomme pas , & dont les paro- t des loiï pour lui. Ce Traité con- sixante & cinq Chapitres, uteur commence par donner une nérale du Droit public. 11 va chec- ifuite l'origine du Droit public d'AI- c, & il explique en quoi il conlifte. cela il traite de ce qui concerne rc; il examine d'où cette Monarchie ce nom . quelles font les borner it ne. Si par quelles Lois eWc & Cela doaae occaûon à M. 1101-
I
ifSii
le JJroit Canon & ig nm Lombards : i| „,S Z .V'?
SUPLEMEN'
DUJOURNAL"
DES
S CA V A N S,.
Du Dernier d'Avril M. DtCVIII.
Evangeliorum Harraonia Greeco-Latin^» - Auftorc NicoLAO Toinard Ain , leliauenfi. Farifiis ex OffcinÀ Typogr». j phicà Andrn. Cramoify , -via -vulgt de la ' Hai-pe , fub Abrahami Sacrifch. 1707; ' C'cit-à-dirc ; Vliarmenie des Eijangiût 1 Grecque cr Latine. Par Nicolas Toîr ' nard d'Oriians. A Paris de l'Iniprimerid 1 dAndré Cramoify , nie de la Harpe ^ | 1107. in foi. p^g. 157.
"CNfis la mort de M. Toinard , céléî j ■'— ' bre parmi les Sçavans , a fait paiTt* 1 dans les mains dii Public fon Harmonie * Hvangdique. 11 la gardoit depuis \oî\t- temps àjns' le Cabinet lowie i.mç'[\'K\&- // revoit même refondue , &c fait \n\YÙm«
~,jyo Supie'ment du Jocbnal pIoËcurs fois; & l'on peut dire qu'il n'a é- pargné ni travail ni dépenfe pour la mettre en état de lui faire honneur , & de loûtcnir îi réputation.
Ea priant deux de fesamis de rendre pu- blique cette Edition, il les a chargez du foin d'achever les Prolégomènes , aufqueîs il n'avoir pas encore mis la dernière main j de recueillit de fes Mémoires les Notei
?u'il promettoit en divers endroiB ia Harmonie , 8c de ks ajouter ii la fin , ainii qu'il s'étoit propofé de le faire. Ils ont fatis&it à toutes fes intentions avec beaucoup de zèle , ôc d'habileté. Les No- tes leur ont coûté à nmaffer , & à tour- ner félon les vues de l'Auteur ; & l'on doit leur fçavoir gré de la peine qu'ils jr ont prife.
Tout ce qui regarde la fotme 5f l'œco- nomie de cette Concorde eft expliqué en plufieurs Articles dans les Prolégomènes: mais ii y entre une efpece de Rubrique fi compliquée , c'eft-à-dire , tant de petitci çombinaifons de différentes fortes de mar- ques 8c de renvois, que l'imagination fa- tiguée a de la peine à ne fe pas brouiller. Nous éviterons ce détail , & nous nOUS contenterons de donner ici une idée gé- nérale , mais néanmoins aflez jufte , dn deffein Se de la difpofition de cet Ouvrage. .. L'Harmonie de M- Toinard comprend» L outre les qimUe E-imÉd^ts » *\viào^
S du chapitre i i, de la première Epî- « Corinthiens , où il cil parlé de hariftie, & dediverfes apparitions de -Chrift après fa refurretftion . & Icj
premiers chïfatres des Aâes des A- s. On n'y fait qu'un fcul ICKte , Se tic un feul Evai^le des quatre , en t parler tantôt un Evangelifte,& tan- mtre, & en marquant par-tout cxac- tit à l'aide de quelques caraftcres , l'on a lieu de -les faire parler enfem- toiites les différences tant i ['égard dei
qu'à l'égard des diofes. Les pagii [Rviices en plufieurs colonnes s Q jf BDe pour le teïie Latin , 6ï une poiiï xtc Grecde chaque Evangeliftcmais lionne de chaque Evangcliite ne comr :ë i paroitrc que dans k page oùl'E»- rfWe commence a:én'e cmployérai»- Luc pariant feul dans la première pa* (car c'cft par lui que comTience cette nonie) on ne trouve dans cette pagp deux colonnes , celle de l'EvangeliAc, •lie du texte L^iin. La colonne de itthicu ne commence qu'à la troiliéme
; cclie de S. Marc qu'a la dinéme;^
de S. Jean qu'à la douzième. Lors n Evangcliiîe eft peu employé dani ptgCi fa colonne y ell rctrecic autant le demande le bcfoin, & içidïçitlcfû e/i retranchée, quand il ti'eft çomt txa- 'àatout. Ce qu'on atii4 àc\'a>'Ç^^~
11
J
f
des Apôtres en occu" dernières pages, où toutes les nés manquent à la refcrve du te Latin. & de celle de S.I« Toutes les fois que la fui demande que l'on pafle d'u l'autre, on trouve des mains cond doigt étendu indiquent laquelle il faut paiTer. Le p Toinard eft que pour le gro, les Evangeliftes ont fuivi l'ord & qu'à cet égard ils fontj d'accord, du moins S.Marc J Jean : mais U croit qu'en il cet ordre les faits principauia •vent mêlé dans leur narratiJ arnvez devant ou après il que les rapports qu'ont c^ "^anedont ils parlent, |
.5 bas, l'ordre des temps dcmandc- le fût mis ce qui fe trouve déran- :ct égard ; & dans l'endroit îndi- 1 trouve d'autres marques 8c d'autres s, où l'on eft iaftruit qu'il manque :r diofe que l'on trouvera rapporté autre lieu plus bas , ou plus haut. De forte M. Toinard a évité de taire ne des tranrpofîtions , & dans cha- ïlonne le texte de l'Évatigile qu'cl- tient fe préfente dans le même or- k avec la même fuite de chapitres rerfcts qu'il fe lit dans le Nouveau aent.
■y a que l'Evangile fe!on S, Mat- ou cette méthode n'a pii être obfer- ir-tout. Depuis le verfet ii.du qua- chapitre jufqu'au trâziémc vetfet apkre quatorze , l'ordre de la nar-
y eJl tellement troublé , & s'écar- ijrt de celui qu'ont fuivi les autres îvangeliiles , que pour l'y rappor- ^utéur a été oblige de tranfpofer ,
chapitres & les verfets : mais toute nfpofition eft renfermée entre les termes qu'on vient de marquer; 8c c M. Toinard a-t-il remédié à cette ofitioD autant qu'il a pâ ■ en don- le moyen aux Leéteurs par des aoix I renvois , de trouver facilement l« ils tranipofez , $e d'en réublk \a. îu\.- iu relie il eâ aflci furprensinx ^uc
S.
que cela eft anivé par la fàul mîers Copiftcs , qu'A foupçon fiit des trjnfporitions dans S. M A commencer par le haut d première chofe qui fe préfente i des lieuï où ce qui eft raconté gc même s'cft paffé : on y vol tcnniné le mois des Juifs , & i jour du mois Se de la femaine. étage plus bas , féparé du précedi ne ligne, & divifc en un grand JiCtîtcs cellules , on trouve Vanr ment marquée félon différen difFérentesPeriodes,& différentf particulières. On y voit Vani Période Julienne , l'année de des Grecs , l'année du Monde l'Ere des Juifs , 8î des diffère -*-' -J° '-ir- IiiKIIer. f^ Ht- Irilr
)Es SçAVAKs. Avril 1708. 14^
le de fon avènement à l'Empire. On : les années d'Herode le Grand par rt à trois Epoques , 5c après lui les » d'Ârchelaiis , & d*Herode Antipas s , celles-ci fuivant deux Epoques ; nées de Pilate , des Grands Prêtres & Cai^he; & quand il y a lieu cel* la naiuance , de l'âge , ôc de la Pre- )n de S. Jean-Baptifte ; & de même de la nai fiance de Jefus-Chrift » de e, 8c de fon miniftere. Comme de- i page 87. jufqu'à la fin de l'Ouvrar n'eft plus que la dernière année de Chrifl , 6c la même des Eres » des les , des Epoques &c. marquée dans e précédente , l'Auteur la fuppofant ttadié à mar<][uer dans toute la fuite te année le jour du mois 8c de la le, 8c jufau'à l'heure du jour. Nous oublié que dans les premières pages ^ue aufiî le jour , à compter dq>uis tniere apparition de l'Etoile. Telle tention 8c l'exadlitude de M.-Toi-
On a dans les Prolégomènes des tions fort courtes , mais fort nettes
daires fur tous ces articles de Chro- e : elles font dues en partie à l'Au- en partie à ceux qui ont eu -le foin :e Édition.
Toinard a revu 8c corrigé le te^tç. iir celui de la Vulgate , 8c tvit àe.\vfL :nts très-âncicns du Vauccctv ^ Vi-^^"^ -rz. G ■ ''^vxv-
Poffedé 5 ou , pour otcr 1 éqi premier Poffedé guéri par Je: troifiéme de fes miracles ; 1 ceux qui ont été faits un jou ie feul dont les Juifs ne fe fo dalifex. 11 en eft de mem( ftances de quantité d'autres paroles les plus remarquab
Chrift. , .
Outre ces courtes od1<
Toinard employé de temps
articles entiers à édaircir par
l'Hiftoire Evangelique , & î
rapport & la liaifon qu'elle a
re profonc. Quand ce for
ques qui demandent trop <
être renfermées dans un an
lonne , il les renvoyé au
»ïï SçAVANs. Avril 1708. 149
rîgé de nouveau , &: rétabli par Augufte- Cetie difcnflion eft fuivie au même endroit d'une autre , où l'Auteur explique les Ca- nons qui regîoiem parmi les Juifs les diffé- rentes dalTes Sacerdotales, & l'ordre fit le rang de chacune.
Jufqu'id nous n'avons guerei cxpofé que la forme extcrieure , & la méthode générale de cette Harmonie. II faut pré- fentement toucher quelque chofe du fond même de l'Harmonie . en marquant au moins en gros l'arrangement particulier , ou !a fuite Chronologique que M. Toi- nard donne aux Faits principaux qui compofent l'Hiiloire de l'Evangile. Et d'abord on obfervera qu'il fait remonter la naiffanee de Jefus-Chrift trois années avant le commencement de l'Ere vulgai- re ; c'eft-à-dire , que la première année de cette Ere eil la quatrième de la naiflance du Sauveur. L'année de fa mort eft dans cette Concorde la trence-troifiéme de l'Ere commune , & par confequent la trentc-iixiéme de ion âge. Nôtre Au- teuT convient en ce point avec le Pcrc La- my de l'Oratoire , mais ils font très-diffé- rens dans tout le refte. Ce qui met cn- tr'eux cette grande différence , c'elt que
toute l'Harmoi
; du Per
E Lamy eft bâtie (^.l'opinion particulière où il eft que S. jp-Baptifte a été emprifonné 'ic\iT;^wi^. KroBUfl-e par les Juifs racTaw. îa.\i«-- G j ^«-
150 SuPtE'MENT DD JOUBNM ^H
Ire par Hcrodc ; & que le voyage dans la Galilée rapporté par S. Jean , & que nôtre Seigneur fit après que fon Précur- feur lui eut rendu ce témoignage qu'il écoit l'Agneau de Dieu , eu le même que celui dont parlent les trois premiers E- vangeliftes après la tentation dans le de. fert. Cette hypothefe a donné l'avantage au Père Lamy de pouvoir fuivre exacte- ment l'ordre hiftorique obfcrvé par Saint Matthieu & par S. Jean , les deux fculs EvangeUftes qui ayent été les témoins des chofes qu'ils rapportent : au lieu que M. Toinard ne s'écant point écarté du fenti- ment commun , qui n'admet qu'une feule prifon de S, Jcan-Baptifte , & qui di^ tingue par conféquent le voyage de Gali- lée dont il eft fait mention dans S. Jean (chap.i,verf43.) de celui que rapportent les autres Evangeliftes après la tentation, a étéobligé de fuivre unautrearrangement,& de faire dans 5. Matthieu les tranfpofitioDS dont nous avons parlé.
Au refte l'hypothefe du Père Lamy n'eft pas une hypothefe gratuite , il l'a appuyée de quantité de railbns très-fortes, -& dans fon Harmonie , Se dans une Dif- fertation particulière qui eil à la fin de fon Traité hiftorique de l'ancienne Pâque des Juifs : mais quelque force qu'aient ces laiFons , il y a bien de l'apparence gac ce qui les ereç&cïiWTi vo^îi^cnk it
DES SçAVAvs. Avim. 1708. IJt faire impreflion , c'eit qu'il eil bien diffi- cile de concevoir que S. Jean Bapiifte ait éié mis en prifon par les .Tuifs, & m"il n'y ait pas un mot de formel là-deiTus dans l'EvangiJe; qu'aucun des Evangcliftes ne nous dife pofitiFement , ni à quelle occi- (îon il y a été mis, ni quand, ni comment il en eil forti; & qu'ils parlent tous quatre d'une prifon de S. Jean , fans en diftinguer deux.
Quoi qu'il en foit M. Toinard n'en rc- connoît qu'une feule ; S. Jean commence à baptifer & à prccher la pénitence dans le dcfcrt de la Judée la vingt-huiticme an- née de nôtre Ere, & la trente unième de Jefus-Chrift ; il ceiifurc vivement les Piia- rifiens Se les Sadiicéens qui viennent à fon baptême. Il continue îi baptiler dans le même lieu l'année fuivante ; il donne dilFérenrcs inftruiflions au peuple qui ac- court de toutes parts , &■ annonce le Sauveur qui doit venir après lui , dont il fe déclare indigne de porter les fouliers, & dont le Baptême doit être on baptême d'efprit & de feu. Jcfus-Chtill la trentc- troifi^rae année de fon âge , & la trentiè- me de l'Ere vulgaire" , vient de Galilée pour être bapiifé par S. Jean; l'Auteur oieC ce baptême nrécifément le Vendredy ii- xiémc jour de Janvier. Immediatcmt^i. après nôtre Seigneur eft conàttxt ii'Wi /c deJcrt pour être tenté pat \c àcm«ïV' ^^ G 4' £S
J^l Su P L e'm E N T DU J 0 U R N A L
'Y Pendant cet intervalle S. Jean-Bap'
change de lieu, de vient en Bethanie.
Dimanche lo. de Mars il reçoit les De
tez de Jeruialem , qui lui demandent
eft le Chrift , ôc quelle eft fa miffîon
rend à Jefus-Chrift une féconde fois j
dans les mêmes termes que la premic
le témoignage qu'il lui avoit déjà rc
deux ans auparavant fans être interre
Le lendemain Jefus-Chrift fe montre. d
fois à S. Jean , & toutes les deux
S. Jean déclare qu'il eft l'Agneau de E
qui ôte le péché du monde , & cela pr
fément dans le même temps que l'Agn
du facrifice ordinaire qui s'offroit le i
tin , & le foir étoit immolé. Le jour <
près , c'eft-à-dire le Mardi vingt-unième
Mars, Jefus-Chrift va en Galilée ; c'eft
voyage dont parlent les trois premiers
vangeliftes ; il afBfte aux noces de Cai
il y eft huit jours, & vient • enfuite à i
phamaum , où n'aiant demeuré que ti
jours, il part pour Jerufalem, y arrive
Jeudi 6. d'Avril , & le Samedi y celé
la première des quatre Pâques qui fe pa:
rent depuis fon, baptême jufqu'à fa m<
Il vient enfuite en Judée , où il prêche
baptife ; S. Jean avoit quitté Bethanie ,
baptifoit auffi à Ennoé près de Salim.
La trente-quatrième année de nd
Seigneur , & la trente-unième de PI
gue nous fuivons , S. leati-^^L^vv^^ ç&. '
DES SÇAVAKS. AVRIt I708. Ijj'
1 prifon par Herode : Jefus-Chrift Tap-
:cnd , & fe retire en Galilée ; c'cft le
oyage rapporté par S. Jean TEvangclifte.
ïotre Seigneor vient encore à Cana, corn-
le dans l'autre voyage s de Cana à Canhar-
aum, & de là à Jerufalem , où il célèbre
féconde Pâque d'après Ton baptême , le
[ardi & Mercredi , 27. 6c 28. de Manr.
ous ne fuivrons pas plus loin le fil hifto-
jue de (Cette Harmonie : nous ne l'avons
ivi jufc^u'ici y que pour la fatisfiétion de
ux qui ont lu la Concorde du Père
imj, qui feront bien-aifes de voir dans
tel ordre M. Toinard a difbofé le bap-
me de Jefus-Chrift ; la députation des
\& à S. Jean ; les témoignages rendus
• lui à nôtre Seigneur ; ion emprifon-
nent , & les deux voyages de Galilée :
is faits dont Tarrangement eft fort difFé-
t chez le P. Lamy , de celui que leur a
né nôtre Auteur.
l M. Toinard n*a pas adopté les deux >ns de S, Jean propofées & défendues e Père Lamy, il eft au moins tout à 'ans le fentiment qu'a fuivi ce même fur la dernière Pâque de Jefus-Chrift. oit même fait toutes les recherches ritique & d'Aftronomie neceflaires ''établir , Icfquelles le P.ere Lamy n'a lixc long-temps après lui , mais qu'il ntage d'avoir; publiées le "çxcTO\t\* iment eu, que nôtre Seiaivc\w\^^- G ^ \k^
154 Sopie'ment du Journal
née de fa mort ne fit point U Pâque des Juife avec fes Difciples, Dans les Notes qui font à la fin de l'Ouvrage , on cxt pofe les principales raifons qui appuyent cette opinion . 8c on répond à plufieurs objedions qui la combattent: une des plus fortes cft celle qui fe tire de ces paroles de Jcfus-Chriit dans le dernier fouper (S. Luc chitl>, 11. iurf. 15.) ; J'ai ardtmmau fiuhmii de manger cent pâqiie avtc ■veut, avant qiu àt fou§nr. M. Toinard obfervc que ces paroles dans S. Luc précèdent im- médiatement l'inftitution de l'Eucliariftie; ebfervation qui lui donne lieu d'entendre de l'Euchariftie , ce que Jefus-Oirifi dit de la Pâque. Ce n'eft donc pas la Pâque desjuift, c'eft l'Euchariflie , la Pâque de h nouvelle alliance , que Jefus-Chrill avoit déliré avec tant d'ardeur de célébrer avec fes Difcijfles. Cette interprétation 1 été donnée aux paroles du Sauveur par quelques-uns des Pères, ôc fuivic par fta M- de Mcaux dans fon Explication du Canon de la Mefle f pag. 137.) Dans leJ mfmcs Notes M. Toinard réfute la pen- fée d'Epifcopius , & de Grotius , qui le- connoiflent que JefuE-Chriiî ne fit pas I» véritable Pâque; c'e!l-à-dire. qu'ilneman- gea pas un Agneau Pafdial immolé dans lé Temple , mais qui veulent qu'il ait L j6it une efpece de Pàque repréfentativc , pifejit manière que cftebiuKBS. wxwEois cote
E UES SÇATANS. AvB.Il-r/08. tî<
I cctemonicles ]uifs qui ne pouvoient pas ■ fc rendre à Jerufalem , &c qu'ils la céié- " brcnt encore aujourd'hui dans leur diTper- fion. Le Sjiftêmedu Père H^rdouïn , & celui du Père Peiron font aufli réfutez en peu de mots: l'exaifliliide avec laquelle le Pcre Lamy a traité cette matière , ayant empêché les Editeurs de s'étendre.
Remarquons encore ici ime Note aflez particulière fur le Cens ou le Dénombre- ment qui fut iàit dans la Judée pat l'or- dre d'Auguile , & qui obligea Jofeph & Marie d'aller de Nazareth à Bethléem leur patrie , afin d'y donner leurs noms.
Il] femble que le texte de S.Luc veut dire. que c'étoit le premier Dénombrement qui fc fie en Judée , & qui s'y fit fous Qui- rinius Prelidcnt ou Gouverneur de la Sy- rie, Tous les Interprêtes & les Commen- tateurs ont fuivi ce fcns , & ils Te trou- vent exirèniement embarraffez à refondre les grandes objedions qui fe tirent des Hiftoriens Grecs & Latins de ce temps- là ; car on fait voir par plufieuis au- toritez que Quirinius n'étoic p^s en- core alors Gouverneur de la Syrie. Le dénouement de la difficulté trouvée par Hcrwart , & quelques autres , Ëc fui- vi par M, Toinard , eit que ces patoics :
^^^b ïv^i'iti Kuflrou, ne doivent pas èv\c \\'\- ^■iites aUUJ, Mue di/îripiio frima fatln cft à
àefcripiim fi fit avant que Gouverneur de Syrie. On tnc fieurs exemples qu'il n'y ai dinaire dans cette manière < texte Grec.
Nous n'entrerons pas dans détail des remarques fmg^ier vent dans cette Harmonie tons les Sçavans à la lire , ner le plaifir eux-mêmes d
Remarques.
A la fin de tout l'Ouvrage ble où eft- rfcpréfenté le /r Romain dont on a parlé, dans la Remarque qui eft première page , & qui ro lendrier , & fur les Claf les parmi les Juifs , promc
»Es SçfcVASs. Avril fjcIS. i^f Air, Diet, 8cc. C'eft-à-dire : Traùi Mi. fhaniqut dis chofes Njn-naturelUs , m Ex- plication abrégée des changemens emftz. âans le Corpi humain par L'air , les atimens, tyc, ^■vec dis rechercha fur la nature v i'ujâ- gi des Bains , findies fur les mimes Princi- fts ; cr H» Prim de la dùiîririe des Sé- critiens Jtiimalii , cmlenu en divtrfei Pre- pefniens , g- rais à la tête de ce Livre. Par J ER. Waïnewright , DoUeur m Medeeiat. A Londres chez R. Smith , & Geoflroy Wale , &c. 1707- in 9. pagg- ï9^-
f^ N appelle chejts Nen-nafHrilles , en M<f- ^"^decine, celles qui, fans entrer dans h compoiition du corps humain, l'afFcâenc de manière, à y produire de bons ou de mauvais effets , par rapport à h fanté. On a coutume de mettre dans ce rang , l'Air, les Alimens , k Mouvement & le Repos, le Sommeil & les Veilles. tes Ex- crémens évacue?, ou retenus, & les Paf- fions de l'Ame;£k c'eft furquoi roule cet- te partie de la Médecine fpeculative , qu'on nomme Hypéne, Nous avions déjà divers Traiiei particuUers concernant cet- te matière. Celui ci , écrit en Anglois , a cela de fingulier , que M. Wainewright a taché de l'accommoder aux nouvelles Hy- k jiothcfcs : & comme la Mécbai\it^ïie itî, laàw/lw/qw/i'accojiipliflent clans \e tQ'!?^
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P'»E'=noe !«»""",'
DES SÇAVfcNS. AVBII. I708. l^Ç
I fépare : Que h partie du fang la plus uante fe filtre dans les glandes , dont les téres font les plus repliées : Que la quan- Lé du rang augmentée , la vitefTe de Ton louvement accrue , & réiargiiîement de arificc des vaiflcaux cïcrétoires , font trois lufes qui procurent une fépancion plus londante des panies fluides du fang , que : fes parties gluantes ; Que l'augmenia- on de la vifcofîté du lang s'oppofe davan- ge à la réparation des parties fluides de :ttc liqueur, qu'à la réparation de fes par- es vifqueufcs,&c.
Ces principes Méchaniques une fois po-
T I il lembkroit a^ez naturel de s'attendre
ac l'Auteur va d'abord entrer en maiie-
, & nous informer des changemcBs qui
buvent arriver à un homme fain , par
tâion des Chefes Non-aaiureiles. Mais M.
vright a crû devoir prendre un au-
i'; 6i que comme c'etoit un moin-
e avantage au Médecin de conferver la
lié des autres, que de guérir lents mala-
s , on devoit aller au plus prelté , St
mmencer par l'inflruire de l'utilité qu'i
voit renrer de ces Chafti Non-nainrellii,
r la guérifon des malades. C'eft appa-
ment ce qui a déterminé l'Auteur i
,s donner , dans les cinq premiers Chip
TS de ce Traité , fes Reflexions fur les
£ & les Hemedes de quelques ïtiiii-
I tant Ai§iics gue Chronitiues.
)
pend beaucoup de Taffion < coleufes, tant du ventricule phragmc & des xôutdes de -1 pcrfuadé , que tout ce qui qu'à un certain point la . fc m^ fibres» contribue à pcrf geftion. Tel eft raccix)iffe!n tité du fing en certains, cas vomitifs» les amers » les pi cicr, & r«crdce , furto^ froid & fec. Toutes ces c
Sropres à fiortifier les fibres i mt aftucllement beaucou maux/foiten fiicilitant la s'en doit faire; dans les glan & qui n'eft jamais plus abor que le fang eft rendu plus f folution de fes parties glua
i SÇAVANS. AvRIt 1708. 161
confcille le régime & les remèdes ^e les plus efficaces pour la cure de Les médicamens propofez pour :t par nos Modernes , ne font nul- de fon goût ; particulièrement de- 'un Médecin très-expérimenté en ce nommé Af. ^ean Floyer , a déclaré 1 Traité ds VAfthmi, qu'il avoit é- fans aucun fuccès tous ces remèdes, n'avoit trouvé fon compte pour le nent des a(lhmatiques,quenfuivant iules des Anciens. Ainii M. Wai- t, fur la foi de M. Floyer , nous : pour ce regard, aux receptes de Myepfus OU le Parfumeur ^A^Oribaféy nus, tour nous parle, après cela, de la
, dont il parcourt les diflférens nés: il met au nombre des caufes
fréquentes de cette maladie , la on de quelque évacuation naturel- tre laquelle on n'a pas eu foin de utionner; & il explique les dange- ^ts de cette fuppreiTion , conformé- X loix Méchaniques de la Sécrétion, 'abord établies. Il defaprouve extré- : la méthode de ceux qui employent
traitement des Phthifiques , des ' i Pedoraux ôcBairamiques,tels que
Syrops, les Hydromels, & autres
font diredcmcnt oppofci au*», m-
de reftômac 8c des autres
remplir ces indications 1*.
de légers énsietiqties>desfto
perez ; un exercice moi
ment celui du cheval; l'a
bain d'eau froide; les vrf
albnens de facile digdUo
Baumes, vantez par quçl<
pour la guérifon de la Ph
nit abfolument de fa pr
créance , qu'ils ne peuvent
tie malade , qu'après a^
changé de nature , & perd
qu'on leur attribue : ce q
montrer par un calcul fo;
ne des Sécrétions , ôc ai
voyons le Leâeur.
heî^ M. Wîiînewriffht
is SçAVANs. Avril 1708. 163
îrable dans les premières voyes. Pau> s Diurétiques Qu*il a coutume de : en œuvre, il donne la préférence é vird infufé dans le vin du Rhins de aede a cela de particulier , (ajoûte- l'en fortifiant Tdlomac , 6c accéle- I mouvement du iàng , il tempère de la foif , qui eft ordinairement re^ e par Tufage des autres Atims. Ou- I il recommande la fecherefie de c des alimens , le retranchement de DU , Texercice^ le bain froid , 6c la rompagnie.
mt enfuite aux Maladies Aiguës «fur s'attache principalement à l'examen ivres , qu'il fait dépendre (félon la Iheorie de M. Cbeytie) de Tobitruc- . de la contraâion des glandes, d*oà ent l'augmentation ôc le regoige- u fang & du fuc nerveux. Il pré- le la Fièvre n'efl autre chofe que ation du fang accélérée ; circonftance d cette liqueur plus fluide , lui fait
n 1 . '1 •/•
JM I« fièvres inflimm
f3pe prodiguent en parc tu», au mnd doàms
« g6i6;d , pour le tiai,
J«»de FiévKSî à h guâ «»œ» beaucoup mieux «ge des remèdes rafiaîch «ccomiaaia jg 0,^^,^
S" "^, W. Wainewri
DES SçdVftNs. Avril 1708. i6j augmentation de la fluidité du far^ ; 8e [Qc tous les autres effets qu'attribuent le» vlédccms à cette fonflion, pourroîent é- •a\emen[ s'accomplir fans fon fccours, On pem recneiliir de là , qu'un air trop con- denfé ou trap raréfié étant mal -propre à la relpiralion, devient une fource féconde de maladies Chroniques , lefquelles font toutes entretenues par l'épaiffeiir & la vif- cofité du ûng.
A propos de la pefanteur de l'air , fait voir qu'il pefe lur le corps d'un hom-i-i ïïic avec une force égale au poids de 39900- 1 livres , de douze onces cliaaine. La diffé-r J rence entre la plus grande & la moindre l hauteur du Mercure dans le Baromètre , _: Établit U différence entre la plus grande I ^ 'a moindre pefanteur de l'air, laquelle, i par rapport à nôtre coips, eft déterminée 1 "^ a 3381 livres. 11 eft furprenant (remanj 2"= j'Ânteur) qu'une variation de poids. ff*^ Sijsnde, fi fréquente, & quelquefois fi foiB dte^j'- "^ ""'^ f^^ ^^°^ nôtre madjiiH ^y. ''érangemens plus confiderables. ' " £ "1 en eft . que cette extrême compte çQ q.iie fait l'an- estérieur fur nôtre corp»J le ^^ quelque ftçon contrebalancée p«M tre^ort de l'air qui eft contenu dans nô* T[,j***8. On obferve que les perfonnes ea ,Ju ^te liqueur eft trop gluante, font les ja, j^pJteptibles des impreffions ca,\déts
Il^^l Ôamps des Armées, efl moins li
II^^H lui de h campagne. C'ell enc
II^^H qu'on tend rairon des maladies
II^^H aux gens de Mer, à ceux qui
^^^H aux Mines, & aux Ouvriers qi
I^HH le Vif-argent. On fait conlîiler 1
I^^^H ce Minerai, pour la guétifon di
^^^^1 maladies , dans l'extrême petitell
^^^H l'extrême mobilité de fes parties j
^^^^V rend capable de diiToudre toutes
^^^m coigalitioas ; de m!kiùcïe(\^%\
166 SnPtB'MEMT DuJO
Tuite les altérations qui nous ai part des autres qualité! de l'air de fa pefanteur & de ion refloi prietei qu'il acquiert par le n corpufcules , qui s'élèvent fan Minéraux, des Plantes , & des ne font pas les moins aétives. cules (félon l'Auteur) fontdétac fes en mouvement par les rai miere qiH partent du Soleil , force doit être plus que fufiifan effet , puifqu'il ert démontré rayons fe meuvent un million i vite qu'un boulet de canon, 1 mélange de corpufcules , qu'c divers Phénomènes concernant par exemple , pourquoi certaii l'Amérique font devenus moir depuis qu'on a coupé une par dont ils étoient couverts : poi
^^DS^aÇAV A H s. Avril 176a 187" peut en un feu! jour lever plus d'obftruc- lions , que toute la malTe du Tang n'eu peut lever en trois ans. Outre les influen- ces du Soleil. M. WainewrighC admet en- cote celles des autres Planètes pour caufe ' de plufîeurï changemens que foufTre lamaf- ' Je de l'air , & il renvoyé les incrédules fur ce point , au Livre de M, Mead , di Im- jierîe Stlii cr Laiu, dans lequel cet Auteur a (dit-on) fait voit fi clairement , par les principes de M, Newton , la nccelfité de CCS influences , que ce qui n'étoit appuyé juiquici que fur de fimples conjedures,eft raaintenant une vérité démontrée.
On trouve à la fin de tout ce détail, qui contient quantité de Réilexions folidcs & curieufts , un Extrait des Obfervations que Je femeux Médecin Sydenham a faites % Londres pendant 14. ans (fçavoir depuis i66i.jufqu'i 167Î. furies différentes con- [titutions d'air, & fur les maladies populai- . | tes , lefquelles y ont régné pendant ce temps-là.
L'Auteur, dans fon feptiéme Chapitre , s'étend fur les avantages des Bains. L'u- iàge en avoit été foLt négligé dans ces der- Diers Hecles; mais depuis quelques armées, ' ils font devenus .tellement à la mode ea Angleterre , fur-tout les Bains froids , que ■ M, Wainewright ne défcfpere pas qu'avant qu'il foit peu , ils n'ayent chei les Modet- ces la même vo^ue qu'ils ont eu çattiàVeï
X mAmmj^
hMiuiie» liRi^» la niflc, rHydropifiet le âd xb^es, la Gononliée»lc8 1 {ce. -Ces efiets fihitaires fl fetrement des pores de It p preffion catifée par Peau fin ce du corps» ScqxÂcBtégà ziSa livres: d'où ilanive tantrepouflë vers lés partif dxcule arec plus de rapidit tenue, fcHce les digues ov oui s'oppofent à la liberté cSaunSk lés ghndes, fe £dteinent au travers de ce Bc fournit au cerveau abo <^'fe répandent enfuite i ntfVéux. Ddà il eft aifé iquoi ceux qui fe baignent
DES S^AVkKS.- As RIL 1708. itf} I
il rairon de fon poids , mais aufiî par fou humidité , qui la rend propre à reladicr Si amollir les fibres, 8t même à s'infînuer i tèrieuremeiit en péneiraiit les pores dcU peauj pénétration , que l'on prouve ici par quelques expériences , & ii laquelle on montre que l'effet de la matière qui iranl- pîrc n'eit pas capable de faire obiîacle.
On termine ce Chapitre par quelques Reâcxions touchant la coutume où l'on cil en Angleterre de porter à cri fut la peau des camifolles de Mojleion ou de Flannelle , dans la penfée que cela favorifc l'infenflblc tranfpiration. L'Auteur eft perfaadé que cette précaution ne peut être de quelque utilité , qu'aux gens qui natu- •reUcmcnt tranfpircnt peu, 8c qui font ju& tcment ceux i qui Ion ne confeille prcP- J tue jamais de s'en fervir ; au lieu qu'elle r Elt (félon lui) très-préjudiciable à ceux qui 1 In ufenr le plus ordinairement , & dont [« •anfpÎTation , qui n'eft déjà que trop I Ttondantc, fe trouve tellement accrue par | " moien de la Flannelle , que cet ex- I
s les jette dans un épuifement très-per- I
deux. ÏLe huitième Chapitre concerne les Ali- %ns, dans rufage defquels on doit faire | ^nlion à trois chofes ; à leur quantité, ™r qualité, & au temps le plus conve-
Kle pour tes repas, L'Auteut prefait cyi.
néralfur tout ce/a les règles qui \ttV î».-
■ ne convient, a fon avis , qu nés de foible eompleiion , le! feveur de ces ménage mens du i régime , ne laiffent pas , malg de leur vifage , 8î la langue pouls , de vivre d'ordinaire temps , que celles dont la tobufte & le leint fleuri i cautionner une plus longue vit permet aux gens de Lettres, fu de longues & de pénibles éti ques verres de liqueurs fpiritue reparer la trop grande difllpati' I! ne connoît point de meilleu contre les dangereux effets d< lie, qu'un exercice violent} 8c for cela , que les yvrognes qui chaffeurs , ont accoutumé d( Imirtramarades de bouteille. 1
ss fièvres ^ des bouillons à la vian- •fl met, en ce cas là , fort au-deffus diaux. U parcourt après cela , les tes fortes de Pain ; Se après en larqué les proprietez» il condudque riture la plus umple eft la meiReure» e quelques règles pour déterminer ibre des repas , qu'il confeille de ler, plutôt que de s'ezpofer , ou à ? trop amples , ou à foûtenir un ig jeûne. Il eftime auffi beaucoup n d'attendre pour fe coudier, que tion (bit prelque achevée. Yainewri^t, après nous avoir en- s des Alimens (olides , nous expo-
le dernier Qiapitre de ce Traité, itimens fur les diverfes Boi/Tons.
qu'il fait ici paffer en revûë, font
171 Sopie'ment do Journal
ne doute pas que l'escès d'ébullition ne faffc perdre à l'eau fes meilleures qualités, & ne la rende moins propre pour le Caffé & le Thé. Ce qu'il penfe fur l'article de CCS deux dernières boiflbns, eft nffeï con- forme à ropiniun commune. Il croit qu'elles conviennent aux perfonnes graHes, diargées de Segmes 8c d'humiditei j mais qu'elles font contraires aux gens fecs 8c bilieux, fur-tout le Caiîé, qui en defTecliïnt le fang , caufe des palpitations de cœur , des tremblemens de mains, des fyncopcs, des accès d'aithrae 5c de vapeurs , l'infom- nie & la noirceur des dents ; effets qui font dûs à l'acreté de l'huile exaltée par la t§rrtfaétion , 8c dont la quantité eil prcfqne double de celle qu'on retire par la coniuË d'un égal poids de froment ou de petites fèves. Il loue extrêmement l'eau com- mune pour la cure de quantité d'iudifpo- fitions , où l'on employé communément les eaux minérales % Se il affuic avoir gué- ri, par le moyen de l'eau chaude bùë en grande quantité, des coliques qui n'avoicnt cédé à aucun autre remède. Quant à ce qui regarde les boiflbns fermentées , il n'en trouve point , généralement parlant, de comparables au vin, fur tout à celui de Champagne & de Bourgogne , pour un ufage ordinaire.
M. Wainewright , en renvoyant les Leéiems au Chapitit o^ ïï, 4oa uï&w de
* Dis SçàTAW». A^ntt iTûï. tri
^Exercice, & qui ne fe trouve point dar,» Pc Volume ; nous fait efpcrer , par là , nn fécond Tome , dans lequel il fera lans doute , pour les autres choft> Hon-natartlit:, ce qu'il a feit ici pour l'Air & pour les A- lioieiiï.
Comme cet Ou>Tage eft écrit en An- elois, nous avons crû faire plailîr aux Mé- decins , qui ne le pourront lire dans cette Langue , de leur en donner ici un Et- trait un peu drconflandé. Ce ptéds leur fera connoîirc que M. Wainewright tra- vaille à perfectionner la Mededne par la voye des Obfervations , fondées fur les principes de la bonne Pliyfiquè , c'eft-à-di- re. de la Phylique expérimentale & Géo- métrique.
Vîtae Theolagorum eniditJone & fcriptis infignium, colled^e & edits, euro prat- fatione Jo. GEOROri jocHii Francofurti , fumptu Erncfti Claudii Bailliar , 1707. c'efl-à-dire : les Via des Theolagitni lis pins recemtnanilablei far leur érudUioa tjr p^r leurs Ecrits , n- cittiUits par Jean George Jochius. A Francfort aux frais de Emell Qaudc Bailliar, vol. in ii. pagg. 311.
VJR. JocKius, Auteur de ce Re-
■^ cueil, eH un Luthérien quis'eft^iQ.
pofé de raina/Ter en tin corps ÎWiovtc \«.'i
Hj Nwj
f
mer le veritibleT II prêtera Homère à t tes , âcil le tegardoit comme un qu'on ne ponvoit lire fins en plus fege. Il conMtoit fur fes dot Icph Sealiger, & acquk par ce ma) parfaite connoifîancc de h Langue. Il s'appliqua bien-tôt après à ri- mais il ne Toulut point lire les R & cela , parce qu'il croyoit que c s'attichoient trop aux Langues , noient incapables de pénétrer dans] fondes Sciences. L'Hiftorien m fort en ceci la conduite de WaU Langues , dit-il , font fieres & r elles ne peuvent foutifrir de par| ceux qui les étudient, & elles veJ application toute entière. §
"jiioine Wallee fit fucceder J
que c gucs ,
dansi en M
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»ES SÇAVAKS. AvRtl I708.
ms qu'il étudia fiircnt Calvin , Pierre tyr, Beïe,Mcrcenis, Arias Mont»nus. nd il fc vit fuffifamment rempli de leur trine , il vint à Paris , où il fut charmé ;rand nombre de Scivans qu'il y trouva ^otites nations 8c de tous ^tais ; mais diolaHique qui y regnoit plus que ja- : parmi les Théologiens, le rebuta; 8c ne , dit l'Hiilorien , que toutes les :tes Theologiques ne rouloient que es chicanes , & que les Reformez ne rient ni Théologie ni Philofophie, il fe i jk Genève , où étoient alors trois fa- iProfeiTeurs en Théologie, Théodore Œc, Antoine Fayus, & Charles Perrot, IcfqueJs il eût de fréquens entretiens; mira fur-tout Théodore de Beie, qui à rc-vingts ans avoit autant de pr^fen- 'cfprit , autant de jugement , & une Lience aufll mâle que s'il eût été dans gucur de fon âge. Il y avoit alors rncve un fçavani en Hébreu qui offrit iioinc Walléc de le rendre en peu cmps auflî fçavant que lui dans la ^c Hébraïque , fans d'autre fecours celui de la mémoire attificicllc. An- ; Wallée, qui craignoit l'incotivenient y a de donner trop de temps à l'^tu- Ici Langues , fut charmé de l'offre nlui fit :i! l'accepta. & en ËxTcmaines vil en état d'expliquer les Ueui. l« ûiScUes de l'Ecritute , Se à.e îç,ï^i.tc H 5 ■f^
178 Sdple'ment du Journal raifon de fes ejtplications. Mais cette mé- thode penfa lui coûter cher , car comme les termes Hébreux qu'il avoit retenus ne s'étoient gravez dans fa mémoire que par le moyen de certaines images fingu- liercsdont il avoit falu employerlefccours, il arriva que ces images venoient malgré qu'il en eût fe préfenter à lui en toute oc- calîOD . & qu'elles Vobfederent de telle for- te, qu'elles le mirent prejque à la veille de perdre l'efprit.
Wallée, qui fàifoit plus de cas du juge- ment que de toutes les fciences du mon- de, ne fongea qu'aux moyens d'oublier ce qu'il avoit appris. Il en vint à bout par le repos ôc le divertiffement ; & quelque temps apïès il quitta Genève pour aller à Lauiânne : mais ae trouvant rien dans cette Ville qui pût fervir au delTein qu'il avoil de fe perfei^tionner dans la Théologie » il fut à Berne. Nous paSerons ici piu- lieurs digreflions qui juftifient alTez bien le ïeproche que M. Jochius iàit à l'Hifto- rien d'aimer un peu à s'écarter; & fi l'on en veut un exemple , on n'a qu'à lire 11 page 30. oii l'Auteur dit qu'Antoine Wallée étant allé à Berne , fut obligé d'y demetuer deux mois à caiife d'un Procès eu'OD lui fit pour un dieval de loiiagQ !ur lequel ii étoit venu , Si qui fe trouva avoir les côtes caHees. Procès peu jufte, âJon . J'Hifloricn , qiii Yiàïui <\aM y
* BEsSçAYANS. Avilir iToS ryjr^* avoit de grands indices que le cheval étoit malade.
Antoine Wallée , après diScrens voyages dont le détail feroic ennuyeuï, fut appelle à Middebourg , pour y esercer le mi- niftere de la Prédication. On exalte fort ici le leîe qu'J! fit paroitre alors pour l'in- ftruftion des Reformes , & pour la con- verfion des Luthériens , des Anabaptiftes , Si de tous ceux qui n'étoient pas de fa Communion. On rapporte ici les difputes qu'il eût avec Abraham Beeckmans iur le Baptfme des enfansj & avec le Perc Gau- da Jeruite d'Anvers fur la Trairffubftaatia- tion. L'Hiftorien , comme on en peut juger , ne manque pas de donner à Wal- lée tout l'avantage fur le Père Gauda. Ce qu'il y a de fingulicr , c'eft qu'il compare cette viftoire à une autre qu'il dit que le même Antoine Wallde remporta Iur ua Hérétique qui foûtenoit que Jefus-Chriit s'étoii dit feulTement Fils de Dieu. L'Hiftorien palTe ici au Schifme des Rc- montrans & des Contre-Remontrans , qui occupa long-tempi Antoine Wallée. 11 en raconte toute l'iiirtoire , & la reprend dès fon commencement. Comme cette biftoire efl alTez connue des Théologiens, nous croyons inutile de la rapporter. Nous dirons feulement que l'Hiftorien I^ raconte de la manière la plus avatita.- geufe qu'il peut pour fa ComQi\uâov> , ^«^ H 6
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Ion le reproche ïjuc lui en fait l'Auteur du Recueil. On nous marque ici com- ment Antoine Wallée.à l'occafiondecette grande difpute des Arminiens 8c des Go- mariftes , ftit appelle à Leiden pour être Principal du Collège de cène Ville. 'VaUéc reftifa cette place comme un -obftadc à l'étude des Sciences. D'ailleurs il ne fc fentoit nullement propre à foûtenir les en- nuis que donne l'éducation des enfans , 8c encore moins à cfTuyer les reproches qu'attire le foin de leur nourriture ; c'cft pourquoi il remit la Principalité en d'autres mains , 8î ne prit pour lui que ce qui convenoit à un homme de Lettres , fc chargeant de profeffer le Grec & la Phi- lofophie. 11 eïdta dans cette place la ja- loufie de Gomar , qui ne pût s'empêcher de parler contre lui , 8î de le traiter d'he- retique, ce qui diminua beaucoup l'eftime que Gomar s'étoii ac<imfe.
La diipuie des Arminiens 8c des Go- mariftcs avoir divifé plufieurs Miniftres: & cette divifion faifant un mauvais effet parmi le peuple , Wallée dans cette occa- sion rampofa un Traité pour montrer com- ment les peuples devoientfe conduire lorf- qv)'i! y avoitdcs conteftations dans l'Eglife. On nous repré&nte ici Antoine Wallée difputant avec beaucoup de fuccès con- tre les principaux Chefs des Remon[rans , A' i 'expljqxiitnx d'une mmeit fim^le
DES Sic ^v M» ». A vn'il Vi^. iSr ■ ' k clair» fur la perfévérance des SaiiWs , iir le mérite des bonnes œuvres.
La doftrine des Remontrans fut enfin :ondamnée dans Je Synode de Dordrechi , E£ les contelhtions finirent: mais les prin- dpatiz Chefs du parti des Remontrans lyant été accufei de crime de Leie-Majef- é, furent condamnez à la mort. Wallée ut envoyé i Bameveld le plus remirqua- ile des condamnei , pour le difpofer à rtourir. Il demanda à Bameveld furquoi I fondûit l'efperance du faJut. Bameveld épondit qu'il la fondoit fur la foi en je- ' as-Chrilt , 6c fur les bonnes œuvres. Wal- éc répliqua, que ces deux points ne fuffi- oientpas, qu'il faloit ajouter un troifie- ne, qui étoit, que nos bonnes œuvres ne 'cnoient pas de nous ni du bon ufage ju'il nous plaifoit de feire de nôtre libre irbître : mais qu'elles venoient de la pure nifericorde de Dieu félon fon Décret éter- nel. Bameveld répondit , qu'il tenoit cet- te doârine depuis long-temps, & qu'il l'a- »oit apprife dès fa jeunefic à Heidelbcrgi mais que tout ce qui lui faifoit de la peine ^toit li^rcprobation abfoluë. L'entretien fot long entre Wallée & Bameveld , & nous fommes obligez de le retrancher pour venir aux autres articles de cette Vie.
Walléc, après la mort de Bameveld qui eut enfin la téie tranchée , fut n^i^eWfe V LeidcD, où il reçût le Bontvet 4c "Dû&.^^s, H 7 Sxa
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ÇAVANS.AvRIt 1708. 1S3
comme homme public, on le conûdcre ici comme homme privé ;& on nous rappor- te de quelle manière il fe conduifoit a l'é- gird de l'es amis, à l'égard des Grands , à Fégard de fa femme , de fes enftns , &c. Wallée sumoic Ci fort fa femme , qu'il lui difoit toutes fes penfées , & h confulioît fur tous fes dellcins. Son principal foin dans l'éducation de fes enfans , fut de les former à ia pieté. Se pour cela il ne laif- foii jamais paiTer un jour fanslcur lire quel- que ch.ipitre de l'Ecriture fainte. Nous laif- fons plufieurs particularitez concernant la Tîic privée d'Antoine Wallée, lefquelles font peu importantes , & nous venons à JaccjuesUlîerius, qui éftle fécond Théo- logien doat on trouve la Vie dans ce Re- cueil.
Jacques UiTerius Archevêque d'Armach, étoit natif de Dublin; il naquit en ijfco. le troifiéme jour de Janvia'. L'HiAorien fait là-dcUus une réflexion; c'ell qu'il fem- Uc, dit-il, que le Ciel en donnant ainfi ce grand homme dans le commencement de l'année ^ eût deifein de donner au monde fes éirennes. Après cette remarque il com- mence la Vie d'Ufferius , i! le prend dès {on bas âge , & nous le repréfente étu- diant avec un fuccês incroyable les Lettres humaines. Il n'étoit pas encore Bachelier ^■ï'ilforma le delTein d'éaire contre Stable- ^^b,