RL at Run ns La one j 4 +4 4 EL +E ALL 5 nee RE aime mA PE MES AN SE EN YORK DOTCLEAR SE ET A oh Sum | NEO 14 r Tex Tr Te AIS ALE, AO TE DE CES ea": CAS 4) ( 1UGA 12 D 4 { SEAT Are ) RUE 1 "et LA : À UN au NRAUIETA 41 Nr (M! { Ÿ LUE REVUE ÿs Ke à pt ne ci Fr BOTANIQUE à / L * 4 F # . $ 2 L 4 ‘ . * ‘ 5 LA Û à \ " NS ." } # to Ds | BOTANIQ BULLETIN MENSUEL SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE BOTANIQUE _ ToME IX 0) FA TT as > ; HS TOULOUSE AU SECRÉTARIAT DE LA SOCIÉTÉ RuE Ninau, 19 = 1891 ds q-10 h CONSEIL DE LA SOCIÉTÉ POUR 1891 Région du Nord: MM. L. CORBIÈRE, professeur au Lycée, < 10, rue Segondat, à Cherbourg, President ; — delEst: — Je Dr X. GILLOT, 5, rue du Faubourg- Saint-Andoche, à Autun (Saôné-et Loire), — duCentre: — le Chef d’escadron Ferd. RENAULD, commandant du Palais du prince de Monaco, à Monaco ; — del'Ouest: — le D'F. Hy, professeur àla Faculté des sciences, 18, rue Loriol-de-Barny, à Angers (Maine-et-Loire) ; — du Sud : — Ed. MaRcCaIs, 19, rue Ninau, à Toulouse (Haute-Garonne) ; Secrétaire : M. Ed. MARGCAIS, à Toulouse. Trésorier : M. F. SARROMEJEAN, à Cacarens, par Lannepax (Gers). QUO COMITÉ D'ÉTUDES DE LA SOCIÉTÉ : V MM. G. Rouy, 66, rue Condorcet, à Paris (Roses dé l'Europe; Plantes de l'hémisphère boréal) ; L'abbé L. CHEVALLIER, à Précigné, Sarthe (Phanérogames et Mousses de France) ; FEUILLEAUBOIS, à Fontainebleau (Champignons) ; T. HusNorT, à Cahan, par Athis, Orne (Mousses) ; Dr G.-B. DE Toni, S. Moise, 1475, à Venise, Italie (Algues italiennes) ; : Don JosE-MARIA DE LACOIZQUETA, à Narvarte, Espagne ; (Plantes dé la Navarre). H. OLIVIER, à Bivilliers, par Tourouvre, Orne (Lichens du Nord-Ouest de la France) ; ; = Dr Davip LEvI-MORENOS, professeur au Lycée Royai de Bellune, Italie (Algues de la Méditerranée); Dr H. LEBŒUF, boulevard du Nord, à Cahors, Lot (Plantes du Lot). L. CoRBIÈRE, professeur au Lycée, 10, rue Segondat, à Cherbourg (Muscinées, Phanérogames). Le capitaine LuUcAND, 32, aveuue de la Gare, à Autun, Saône-et-Loire (Hyménomycètes). P.-A. GENTY, rue de Pouilly, 15, à Dijon, Côte-d'Or (Pha- nérogames ‘de la Bourgogne et de la chaîne jurassique). a FR É - 1903 JUN .. LISTE DES * MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE BOTANIQUE JARDE MM. AMBLARD (le Dr L.), 14 bis, rue Paulin, à Agen. ARBAUMONT (Jules d’), 43, rue Saumaise, à Dijon. — Phanéroga- mes, Anatomie végétale. ARBOST (Joseph), pharmacien à Thiers (Puy-de-Dôme). — Pha- nérogames. — Echange. ASHER (A.), libraire, 13, Unter den Linden, à Berlin (Prusse). AUBOUY (A.), 12, rue de la Gendarmerie, à Montpellier. BAILET (Victor), chef de division à la Préfecture, 12, rue De- lille, à Nice. BALLÉ (Emile), 3, rue de l’Ecluse, à Vire (Calvados). BayLeY (Charles) F. L. S., Ashfield College Road, Walley Range, à Manchester (Angleterre). BAROT (A.), professeur, 84, rue Claude-Bernard, à Paris. BEL (Jules), professeur à Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn). BERTOT, 16, rue des Chanoiïnes, à Bayeux (Calvados). BILLIET (P.), 1, rue de la Poudrière, à Clermont-Ferrand. BONAFONS (Dr Victor), 1, boulevard du Pont-Vieux à Nice. BONNAYME, 26, rue Stractmann, à Belfort (Haut-Rhin). — Pha- nérogames. — Echange. BouLaAY (l'abbé), professeur à l'Institut catholique, 127, boule- vard Vauban, à Lille. — Rubus, Mousses, végétaux fossiles. + BOURDETTE (Jean), ancien professeur, 13, allée Saint-Michel, à Toulouse. BousiGox (Alex.), médecin-vétérinaire, à Courrensan (Gers). BouveT (Georges), pharmacien, 32, rue Lenepveu, à Angers. BRIARD (E.), major en retraite, 7 bis, rue Grolley, à Troyes. 6 LISTE DES MEMBRES BRIQUET (l'abbé P.), curé de Baye (Marne). BROCHON (Henri), avocat, 22, rue Vital-Carles, à Bordeaux. CALLAY (A.), pharmacien au Chesne (Ardennes). Camus (Jules), professeur à l'Ecole royale militaire, à Modène (Italie). | CANDOLLE (Alphonse de), 3, Cours Saint-Pierre, à Genève. CHARTIER (Louis), 91, boulevard Barbès, à Carcassonne. CHATENIE (A. J. M.), pharmacien, 82, boulevard Port-Royal, à Paris. CHEVAILLER (l'abbé), professeur au Petit Séminaire d’Autun (Saône-et-Loire). CHEVALLIER (l’abbé L.), à Précigné (Sarthe). CLÉMENT, rue de la Grille, à Autun (Saône-et-Loire). ConSTANTIN (le Dr), 27, rue Saint-Denis, à Poitiers. CoPINEAU (Charles), juge au Tribunal civil, à Doullens (Somme). — Phanérogames, herbier général. — Echange. CORBIÈRE (L.), professeur au Lycée, 10, rue Segondat, à Cher- bourg (Manche). — Phanérogames et Muscinées. — Echange. CouTAN, employé de mairie, à Cherchell (Algérie). CouyBA (le Dr L.), à Sainte-Livrade (Lot-et-Garonne). DAVEAU (Jules), professeur, jardin de l'Ecole polytechnique, à Lisbonne (Portugal). DEBEAUX (Odon), pharmacien principal en retraite, 10, rue Saint-Lazare-Prolongée, à Toulouse, DELANTE (Albert), pharmacien à Authon-du-Perche (Eure-et- Loir). DELRIEU (l’abbé), curé de Cavagnac, par Fumel (Lot-et-Garonne). DESRAY, professeur au collège d’Ancenis (Loire-Inférieure). Donnor (l'abbé), curé de Percey-le-Petit, par Prauthoy (Haute- Marne). DOUMERGUE, professeur au lycée, à Oran (Algérie). DuFFoRT (L.), pharmacien à Masseube (Gers). — Phanérogames. DuLau, libraire, 37, Soho square, à Londres (Angleterre). DuMAS-DAMON, 29, rue Blatin, à Clermont-Ferrand. DuPrAY, 10, rue des Noyers, au Havre (Seine-Inférieure). DURAND (E.), professeur à l'Ecole d'Agriculture, 18, boulevard de la Comédie, à Montpellier. FAGES (F.), receveur de l'enregistrement et des domaines, à Grenade-sur-Garonne (Haute-Garonne). — Phanérogames, — Echange, DE LA SOCIÉTÉ FRANCAISE DE BOTANIQUE 7 FauRE (Armand), horticulteur, avenue de a à Cler- _ mont-Ferrand. FEUILLEAUBOIS, lieutenant en ratée. 7, rue des Bons-Enfants, à Fontainebleau (Seine-et-Marne). — Champignons. FINoT, capitaine en retraite, 27, rue Saint-Honoré, à Fontaine- bleau (Seine-et-Marne). FLEURETON, libraire-herboriste, 6, rue Beaubrun, à St-Etienne. FuzET (l’abbé), curé de Saint-Constans, par Maurs (Cantal). GAGNAIRE (Fr.), professeur à l'École d'Agriculture de Saint-Pau, par Sos (Lot-et-Garonne). GAY (H.), instituteur au Corso, par l’Alma (Algérie). GAUTIER (Gaston), 4, place Saint-Just, à Narbonne (Aude). GENTY (Paul), 15, rue de Pouilly, à Dijon. GÉRARD, conservateur des hypothèques, à Baume-les-Dames (Doubs). — Phanérogames, cryptogames. — Echange. GÉRARD (l'abbé F.), professeur au collège de Châtel-sur-Moselle (Vosges). : GILLOT (le Dr Xavier), 5, rue du Faubourg-Saint-Andoche, à Autun (Saône-et-Loire). GODET (A.), receveur des postes et télégraphes à Orange (Vaucluse). — Phanérogames. — Echange. GRANDJEAN, instituteur à Blad-Touaria (Algérie-Oran). GuEDoN (Adrien), ancien avoué, 41, cours Pinteville, à Meaux. GUÉRIN (Charles), au Mesne Thébauld, par Isigny-le-Buat (Manche). GUÉRIN (Paul), étudiant en pharmacie, 25 bis, rue des Ecoles, à Paris. — Phanérogames. — Echange. GUuINIER (Ernest), inspecteur des Forêts, rue Sommeiller, à Annecy. : HARMAND (l'abbé J.), professeur au collège de la Malgranze, par Jarville (Meurthe-et-Moselle). — Phanérogames, Lichens. HÉRIBAUD-JOSEPH (frère), professeur au Pensionnat des Frères à Clermont-Ferrand. — Phanérogames et Muscinées. HERVIER-BASSON (l'abbé Joseph), 31, grande rue de la Bourse, à Saint-Etienne. HisinGER (le Dr baron Edouard) à Tagervik, par Karis, en Fin- lande (Russie). Hommey (le Dr), rue Potin, à Séez (Orne). HUE (l’abbé A.), 28, rue Saint-Dominique, à Paris. 8 LISTE DES MEMBRES Hy (l'abbé Fr.), professeur à l’Institut catholique, 18, rue Loriol de Barny, à Angers. JAMEN (A.), à Farnay, par Grand-Croix (Loire). JorDAN (Alexis), 40, rue de l’Arbre-Sec, à Lyon. JOURDES, instituteur à Grandvilliers, par Damville (Eure). — Phanérogames. — Echange. JULLIEN-CROSNIER, 54 bis, rue d’Illiers, à Orléans. KLINCKSIECK, éditeur, 52, rue des Ecoles, à Paris. LABORIE (Jules), expert-géomètre à Auterrive, par Auch (Gers). LACOIZQUETA (J.-M. de), curé de Narvarte (Navarre, Espagne). LACOSTE (V.), professeur d’agriculture, rue d’Etigny, à Auch. LALLEMANT (Ch.), pharmacien à l’Arba, près d'Alger (Algérie). LAvAU (Gaston de), au château de Moncé, par Pezon (Loir-et- Cher). LEBŒUF (le D'H.), à Cahors. LE CHEVALIER (S.), horticulteur, 48, rue la Cavée, à Sanvic (Sei- ne-Inférieure). LECOINTE, professeur à l'Ecole normale, à Evreux. LE MARANT DE KERDANIEL, 48, rue du Port, à Lorient (Morbiharm. LEMÉE (l'abbé Albert), curé de Foulletourte (Sarthe). LÉPINAY (Gaston de), au château de Moriolles, par Larche (Cor- rèze). LETACQ (l'abbé A.), curé de Ticheville (Orne). LEvi-MOoRENOSs (le Dr David), professeur au Lycée royal, à Bel- lune (Italie). # LHOMME (Eugène), 30, rue de l’Aigle-Noir, à Vesoul. LUcAND (le capitaine), 32, avenue de la Gare, à Autun (Saône- et-Loire). — Hyménomycètes. LUSTRAC (André de), licencié ès-sciences naturelles et en droit, 46, rue de Navarre, à Bordeaux. MapioT (V.), pharmacien à Jussey (Haute-Saône). — Phanéro- games. — Echange. MAILHO (l'abbé), professeur au grand séminaire, à Pamiers (Ariège). MANSBENDEL (Henri), pharmacien, 9, rue de Lyon, à Mulhouse. MANTIN (Georges), 54, quai de Billy, à Paris. MARCAILHOU D’AYMERIC (Hippolyte), pharmacien à Ax-les-Ther- mes (Ariège). — Phanérogames. — Echañge. MaRCaIs (l'abbé Edouard), 19, rue Ninau, à Toulouse, — Phané- rogames, DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE BOTANIQUE 9 MARTIN (le Dr B.), à Aumessas, par Arre (Gard). MARTIN (Gabriel), avocat, 7, rue Villersexel, à Paris MASCLEF (l'abbé A.), 26, rue Lhomond, à Paris. MÉLorgzs (Albert des), à Bourges. — Phanérogames, Mousses, MÉNARD (l'abbé E.), professeur au petit Séminaire de Montmo- rillon (Vienne). — Phanérogames, Mousses. — Echange. METH (Fr.), professeur à Bourth (Eure). MEyRaAN (Octave), 39, rue de l’Hôtel-de-Ville, à Lyon. MrcioL (E.), ingénieur à Morlaix (Finistère). NADOT (A.), 20, rue de Verneuil, à Paris. NEYRAUT (Jean), dessinateur aux chemins de fer du Midi, rue des Champs, à Bègles, près de Bordeaux. NIEL (Eugène), 28, rue Herbière, à Rouen. Nopay (vicomte Olivier du), au château de Penhoët, par jossélla (Morbihan). OLIVIER (H.), à Bivilliers, par Tourouvre (Orne). — Lichens du Nord-Ouest. — Echange. ORZESZKO (Nik.), villa Fortunée, rue Galéan, à Nice. OzANON (Charles), à Saint-Emiland, par Conche-les-Mines (Saône-et-Loire). PAILLOT (J.), pharmacien à Rougemont (Doubs). _PANAU (Ch.), à Verdun-sur-Meuse (Meuse). — Phanérogames, Mousses et Champignons de la Meuse. PARISOT, à Jussey (Haute-Saône). _ PELLAT (Henri), professeur à la Faculté des sciences, 3, avenue de l’Observatoire, à Paris. PEYRON (l'abbé A.), curé-doyen de Boën-sous-Tignon (Loire). Pons (l’abbé Al.), aumônier des Hospices réunis, à Grasse (Alpes-Maritimes). — Phanérogames. PoussIER (Alfred), pharmacien, 47, rue d'Amiens, à Rouen. PuIvVERT (marquis de), 19, rue Ninau, à Toulouse et à Chalabre (Aude). Quincy (Charles), instituteur au Creuzot (Saône-et-Loire). RENAULD (le chef d’escadron Ferd.), commandant du Palais, à Monaco. — Mousses. RENAULT (l'abbé Fr.), professeur à l'Ecole Saint-Sigisbert, 11, place de l’Académie, à Nancy. RENOUX (l’abbé C.-J.), à Lusigny (Allier). RICHARD (A.), pharmacien, cours Berriat, à Grenoble, l'avez AT en ET ee ET TC ù 4 : ÿ ES < > 4 SR VE ne 3 PE. EN CE RS RÉ E DR ART. v 10 LISTE DES MEMBRES RIOMET (Bienaimé), instituteur à Berlise, par Montcornet (Aisne). — Phanérogames et Cryptogames. — Echange. ROBERT (l'abbé Charles), oratorien, place St-Pierre, à Rennes. Rouy (Georges), 66, rue Condorcet, à Paris. Roses de l’Europe ; Plantes de l'hémisphère boréal, Collection de 90,000 échan- tillons. SANITAS, photographe et naturaliste au Mont-Dore (Puy-de- Dôme). — Plantes vivantes des Monts Dores. SARROMÉJEAN (l'abbé F.}, curé de Cacarens, par Lannepax (Gers). SEBILLE (l'abbé R.), curé d’Ecuisses, par Monchanin-les-Mines (Saône-et-Loire). — Mousses. SUDRE, professeur à l'Ecole normale, à Foix. — Phanérogames et Cryptogames supérieures. — Echange. TERRACIANO (le Dr Achille), au Musée botanique de Panisperme, 88, via Panisperma, à Rome (Italie). THERIOT, directeur de l'Ecole primaire supérieure, 1, rue Dic- quemarre, au Havre (Seine-Inférieure). — Phanérogames, Muscinées. — Echange. Tonr (le D' Giov.-Batt.), 1475, Piscina San Moïse, à Venise (Italie). TREUTTEL, libraire, Grande-Rue, à Strasbourg (Alsaco-Lor- raine). TROTEUX (L.), 1, rue Mexico, au Havre (Seine-Inférieure). VENDRELY (Xavier), pharmacien à Champagney (Haute-Saône). — Phanérogames, Cryptogames. VipaL (G.), ancien inspecteur des contributions directes, 2, rue Ségurane, à Nice. VIOLLEAU (l'abbé E.), professeur au petit Séminaire de Montmo- rillon (Vienne). — Phanérogames, Mousses. — Echange. WELTER (H.), libraire, 59, rue Bonaparte, à Paris. WOLODSKISWITCH, secrétaire de la Société des sciences naturel- les de Kieff (Russie). MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE BOTANIQUE 10 Décédés pendant l’année 1890 Ÿ ;'abbé Henri DELAVOIPIERRE, curé de Manneville-la-Raoult >). 3 * ra stin GALISSIER, professeur à l'Ecole normale de Foix. | + de TCHIHATCHEF, correspondant de l’Institut, à Floren- ie. be: Lu LISTE DES ANNALES DES SOCIÉTÉS SAVANTES ET DES PUBLICATIONS PÉRIODIQUES Reçues en échange de la Revue par la Société française de botanique. FRANCE Angers. — Bulletin de la Société d’études scientifiques d'Angers. Avranches. — Mémoires de la Société d'archéologie, de littéra- ture, sciences et arts d’Avranches et de Mortain. Bordeaux. — Actes de la Société linnéenne de Bordeaux. Caen. — Le Botaniste, publié par M. Dangeard. Cahan. — Muscologia gallica, publié par M. Husnot. Cahan. — Revue bryologique, publiée par M. Husnot. Cahors. — Bulletin de la Société des études littéraires, scienti- tifiques et artistiques du Lot. Dax. — Bulletin dela Société de Borda. Lyon. — Annales et Bulletin de la Société botanique de Lyon. Montpellier. — Annales de la Société d’horticulture et d'histoire naturelle de l'Hérault. Morlaix. — Bulletin de la Société d’études scientifiques du Finistère. Moulins. — Revue scientifique du Bourbonnais et du centre de la France, publiée par M. Ernest Olivier. Nimes. — Bulletin de la Société d'étude des sciences naturelles de Nimes. S Paris. — Bulletin de la Société mycologique de France, JP 0e RTE STE UV DES SOCIÉTÉS SAVANTES Paris. — Feuille des jeunes naturalistes, publiée par M. Adr. Dollfus, 35, rue Pierre-Charron. Paris. — Bulletin de la Société linnéenne de Paris. Royan. — Bulletin de la Société linnéenne de la Charente-Infé- rieure. * Senlis. — Bulletin de la Société d’horticulture de Senlis, Toulouse. — Mémoires de l’Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse. Toulouse. — Journal d'agriculture, publié par la Société d’agri- culture de la Haute-Garonne. Toulouse. — Annales de la Société d’horticulture de la Haute- Garonne. Toulouse. — Bulletin de la Société des sciences physiques et naturelles de Toulouse. Toulouse. — Revue mycologique, publiée par M. C. Roumeguère. ALGÉRIE Bône. — Bulletin de l’Académie d’Hippone. GRANDE-BRETAGNE Edimbourg. — Transactions and Proceedings of the Botanical Society. Londres. — Journal of Botany, publié par M. J. Britten. Londres. — The Pharmaceutical journal and Transactions of the Pharmaceutical Society of Great Britain. BELGIQUE | Bruxelles. — Bulletin de la Société royale de botanique de Bel- gique. LUXEMBOURG Luxembourg. — Recueil des Mémoires et des travaux de la Société botanique du Grand-Duché de Luxembourg. 14 LISTE DES ANNALES 2 St — Publications de l’Institut royal Grand-Ducal de Luxembourg, section des sciences naturelles et mathémati- ques. PAYS-BAS Amsterdam. — Verslagen en Mededeelingen der Koninklijke Akademie van Wetenschappen. Nimègue. — Verslagen en Mededeelingen der Nederlandsche botanische Vereeniging. Leidèe. — Nederlandsch Kruikundig Archief. SUÈDE Lund. — Botaniska Notiser utgifne af C. F. O. Norstedt. RUSSIE Helsingfords. — Meddelanden et Acta Societatis pro fauna et flora fennica. Kiew.— Mémoires de la Société des Naturalistes de Kiew. Moscou. — Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou. Saint-Pétersbourg, — Acta Horti petropolitani. ALLÉMAGNE Brême.— Abhandlungen herausgegeben von Naturwissenschaft- lichen Verein zu Bremen. Cassel. — Bericht des Vereins fur Naturkunde zu Cassel. Dresde. — Sitzungsberichte und Abhandlungen der Naturwis- senschaftlichen Geselschaït Isis. Dresde. — Hedwigia, Organ für specielle Kryptogamenkunde nebst Repertorium für Kriptogamische Literatur. Erfurt. — Deutsche Gartner Zeitung, publié par M. L. Moller. Sondershausen. — Deutsche botanische Monatsschrift heraus- gegeben von Prof. Dr Leimbach. Sondershausen. — Irmischia Korrespondenblatt des botanis- chen Vereins für Thüringen. Dj ti AUTRICHE-HONGRIE Kolozswart. — Magyar Novénytani Lapok, publié par M. A. Kanitz. f: | ITALIE Florence. — Nuovo giornale botanico italiano, publié par M. Caruel. Milan. — Atti della Societa crittogamologica italiana. Padoue. — La nuova Notarisia, rassegna trimestriale consacrata allo studio delle alghe, publié par M. le Dr Giov.-Batt. de Toni. Palerme. — Il naturalista siciliano. Rome. — Aunuario del reale istituto botanico di Roma, publié par M. le prof. R. Pirotta. Sienne. — Bolletino del Naturalista, publié par M. S. Brogi. Venise. — Notarisia, commentarium phycologicum, publié par M. le Dr D. Levi-Morenos. ESPAGNE Madrid. — Anales de la Sociedad española de Historia natural. PORTUGAL Coimbre. — Boletim annual da Sociedade Broteriana. CANADA Cap-Rouge. — Le Naturaliste canadien, publié par M. l'abbé Provencher. ÉTATS-UNIS Boston. — Proceedings of the American Academy of Arts and Sciences. Boston. — Science Record, publié par M. S. E. Cassino. Boston.— Proceedings of the Boston Society of Natural History ww Cane — Science Company. | ns Chapel Hill. — Journal of the Elisha Mitchell Scientific Society. New-York. — Science, an illustrated journal of the Science Company. | | Philadelphie. — Proceedings of the Academy of natural sciences of Philadelphia. Washington. — Annual report of the Board of Regents of the LE Smithsonian Institution. Pr COSTA RICA u San Jose de Costa Rica. — Anales del Museo nacional. ARS # BRÉSIL à Rio de Janeiro. — Archives do Museu nacional. SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE BOTANIQUE ÉLECTIONS DU CONSEIL POUR 1891. Le dépouillement des votes envoyés pendant les trois pre- mières semaines de décembre s’est fait comme l’année dernière et a donné les résultats suivants : Région du Nord : M. L. CORBIÈRE. Région de l’Æst : M. le Dr X. GILLOT. Région du Centre : M. le commandant F. RENAULD. Région de l'Ouest : M. l'abbé Hy. Région du Sud : M. l'abbé Ed, MARCAIS. Le conseil a ensuite élu : Président : M. L. CORBIÈRE. Le Secrétaire et le Trésorier, élus l'année dernière pour deux ans, n'étaient pas soumis à la réélection. Les membres du Conseil adressent à la Société leurs remer- ciements les plus sincères et, en retour de l'honneur qu'ils re- coivent de leurs collègues, les assurent de tout leur dévoue- ment. Rev. S. Fr. Bor. ({°r janvier 1891). 2 PROJET DE RÉUNION EN 1891. La session de la Société au Mont-Dore pendant les vacances de 1890 a pleinement réussi ; nous espérions pouvoir distribuer le compte-rendu de cette session pendant le mois de décembre, mais nous devons demander encore environ une semaine; ce fascicule supplémentaire important doit être revu avec soin et la correction des épreuves prend plus de temps que les travaux ordinaires. Les membres de la Société réunis au Mont-Dore ont exprimé le vœu que la prochaine session eût lieu à peu près dans la mê- me région et indiqué comme centre les montagnes du Cantal ; la végétation de ces montagnes présente assez de différence avec celle des Monts Dores et une herborisation dans la seconde quin- zaine d’août n’y sera pas non plus trop tardive. La station du Lioran, à 1152 mètres d'altitude, serait un centre très avanta- geux, mais la station porte le nom d’une montagne où il n’y a pas le moindre village. Heureusement plusieurs localités voisi- nes, situées à près de 1000 mètres d'altitude, nous offriront plus de ressources et les lignes de chemins de fer, suivant le point choisi, nous permettront d'explorer une étendue suflisante du pays. Le projet sera étudié et nous recevrons avec reconnais- sance toutes les observations que l’on voudra bien nous trans- mettre à ce sujet. LES CHAMPIGNONS DE LA FRANCE SUITE A L'ICONOGRAPHIE DE BULLIARD . Par M. le Capitaine LUCAND OFFICIER DE LA LÉGION D'HONNEUR ANALYSE DU TREIZIÈME FASCICULE par M. FEUILLEAUBOIS Le 13e fascicule, que nous venons de recevoir, est la conti- nuation du beau travail entrepris il y a quelques années par M. le Capitaine Lucand, et qu'il poursuit sans trêve ni repos. Ce nouveau fascicule, aussi intéressant que les précédents, nous donne une série d'espèces critiques généralement peu connues et qui atteignent aujourd’hui le chiffre de 325. Quelques-unes de ces espèces proviennent de diverses localités, mais le plus grand nombre a été récolté aux environs d’Autun, résidence de l’auteur. On sait qu’en 1863, Grognot publia un Catalogue raisonné des plantes cryptogames de Saône-et-Loire. Quoique les champignons supérieurs aient une large part dans cet important inventaire, M. Lucand en a augmenté sensi- blement la liste car, en collaboration avec M. le docteur Gillot, il a publié successivement cinq suppléments renfermant un to- tal de plus de 500 espèces à ajouter au Catalogue de Grognot. En présence de ces résultats, et en même temps qu’on appré- cie la perspicacité et l’activité prodigieuses de l’auteur, on est obligé de conclure que la Flore Mycologique française est loin d’être connue, et qu’elle nous réserve encore bien des surprises. Aussi a-t-on lieu d’être quelque peu étonné delire parfois, dans la Revue Mycologique, que « telle espèce ne croît pas aux envi- rons de Paris ; que telle autre, qui est rare en Belgique, man- que en France, etc. » alors que ces espèces se rencontrent dans les localités d’où elles sont si légèrement exclues. Mais, même dans le cas contraire, serait-on fondé à déclarer qu’elles n'y existent pas ? Non ! sans doute, car nous qui habitons une des 20 FÉUILLEAUBOIS localités les mieux connues de France, au point de vue myco« logique, nous découvrons chaque année des espèces nouvelles pour notre circonscription ! Mais revenons à notre sujet, et examinons le contenu du 13e fascicule. 301. Lepiota mastoidea, Fr. — Du bois d’Ornée, à Autun, sur une place à charbon. 1er octobre. — Ce joli champignon, qui pourrait ètre confondu avec les formes grèles de Z. procera, s’en distingue par son collier non marginé ni cartilagineux, par ses lamelles plus écartées du stipe, et surtout par le mamelon du chapeau beaucoup plus aigu. Le tableau figuré ici représente l’espèce à différents âges, et permet d'apprécier tous les carac- tères ; une coupe verticale nous montre un stipe creux, au sommet duquel des petits points nous indiquent qu’il est hété- rogène, c’est-à-dire non confluent avec l’hyménophore. L'éxé- cution minutieuse des plus petits détails nous prouve que rien n’est omis dans cette consciencieuse iconographie. Le Lepiota mastoidea est comestible au même degré que Z. procer«. 302. Tricholoma tristis. Fr. — Dans les bois de conifères, à Autun, {1 novembre. — La plupart des caractères de ce cham- pignon sont communs avec ceux de 7. lerreum, Schœæff., aussi est-on parfois fort embarrassé pour distinguer ces deux pré- tendues espèces, que M. Quélet a judicieusement réunies. Le caractère le plus évident qui nous permet à peu près de les sé- parer est le stipe du premier dont le sommet est orné d’une cortine noirätre, telle que l’a figurée M. Gillet dans ses plan- ches supplémentaires. Mais il faut bien reconnaître que cette cortine, très fugace, est souvent invisible. Le caractère tiré de l'odeur, nulle dans le 7. {ristis et forte dans 7, terreum, n’a pas plus de valeur, car l’on sait que l’odeur d’un champignon varie d'intensité selon son degré de végétation, et aussi suivant les circonstances atmosphériques. Un tableau de 8 bonnes figures, représentant le champignon à différents degrés de végétation, c'est-à-dire avec ses varia- tions de taille et de nuances, nous permettra de reconnaître sû- rement cette espèce litigieuse. Le Tricholoma tristis (ou terreum) est un contestible peu L'ART Î d V à LES CHAMPIGNONS DE LA FRANCE 21 savoureux, qui se vend au marché dans différentes localités de l'Ouest. 303. Tricholoma geminum, Fr. — Par groupes, dans le parc du Petit-Montjeu, à Autun, 18 octobre. — Cette belle es- pèce, qui n’a encore été indiquée qu’en France, n’était connue que par la planche LX de Paulet, qui date d’un siècle et qui, par conséquent, est insuffisante. On sait que la plupart des an- ciens auteurs se bornaient à figurer et à déterminer les cham- pignons d'après leur aspect extérieur, aussi en résultait-il d'innombrables confusions. La planche que nous avons sous les yeux comble les lacunes de la précédente,car, indépendamment des sujets groupés et iso- lés, elle nous présente de plus une coupe verticale et les spores grossies, ce qui nous permet de voir différents caractères indis- pensables pour la bonne détermination d’une espèce. Le 7. geminum a quelque analogie avec le 7. pessundatum, il en diffère par le fin velouté de son chapeau, et par sa couleur d’une nuance plus claire. Comestible « Milis et delicatissimus » selon Fries. 304. Clitocyhbe inornata, Fr. — Dans les bois, à Meursault (Côte-d'Or), 5 novembre. — Cet intéressant champignon est figuré pour la première fois chez nous, et nous constatons avec plaisir que l'illustration que nous examinons, et dont aucun dé- tail n’a été négligé, nous permettra de reconnaitre facilement l'espèce qu’elle représente lorsque nous la rencontrerons. Malgré son odeur suave, ce champignon est considéré ‘comme suspect. 305. Collybia inolens, Fr. — Dansles bois de coniféres, aux environs d'Autun, 30 octobre. C’est une rare espèce, qui n’est indiquée qu’en Suède, par Fries. Depuis, M. Cooke l’a figurée en Angleterre (British Fungi, tab. 154); et en France elle est représentée ici pour la première fois, c’est dire qu'elle est peu connue. Ce champignon a quelque ressemblance avec C. bulyracea, mais il en diffère par l’absence de zone brunätre entre les lamelles et l’hyménophore, et surtout par son stipe non cartilagineux. Les caractères distinctifs de l’espèce : chapeau livide ou 22 FEUILLEAUBOIS pâle, stipe couvert au sommet d’écailles blanches, etc., sont bien rendus dans de nombreuses figures qui la représentent à tous ses âges, avec coupe verticale, spores grossies, etc. Ce champignon passe pour suspect. 306. Mycena iris, Berkl. et Var. amicta, Fr. — Sous les conifères, au Petit-Bois, à Autun, 13 octobre, —- Cette planche est une des plus intéressantes du fascicule, par la pensée qu’a eue l’auteur d'y faire figurer deux espèces jadis distinctes, au- jourd’hui réunies par M. Quélet. Les figures supérieures A représentent le type, et les figures inférieures B, la variété, amicla. L'ensemble de l'illustration, fort bien exécuté d’ail- leurs, corrobore l’opportunité de cette reunion. 307. Mycena virens, Quél. — Parc du Petit-Montjeu, à Autun, 18 octobre. — Dans sa table 560, figure 2, et sous le nom d’Agaricus adonis, Bulliard a représenté jadis deux espè- ces distinctes. Les figures de droite sont attribuées à notre espèce, mais comme elles sont insuffisantes pour en donner une idée exacte, M. Lucand la représente de nouveau dans de meil- leures conditions d'exécution, et dans une série de 13 sujets, avec coupe verticale et spores grossies : tous les caractères spécifiques sont bien indiqués et nous permettent de distinguer ce minuscule champignon du M. lineolata, son voisin. 308. Pleurotus serotinus, Fr. — Groupé sur le tronc d’un saule, aux environs d’Autun, 3 novembre. — C’est une très belle espèce figurée en France pour la première fois. « Nobilis- simus, cum nullo alio comparandus », dit Fries. Ajoutons que la représentation qui vient d’en être donnée, outre qu’elle com- ble une importante lacune dans notre iconographie, est admi- rable par sa bonne exécution. Nous remarquons surtout la viscosité du chapeau, le stipe court et pointillé de bistre, la chair blanche de la coupe, et surtout les spores si caractéristi- ques, Tous ces détails imitent absolument la nature. 309. Pleurotus myxotrichus, Fr. — Sur les branches mor- tes du hêtre et du tilleul, aux environs d’Autun, 21 octobre. — Cette espèce sera d'autant mieux accueillie qu'elle n’a jamais été représentée nulle part. Cinq sujets figurés sous divers LA PI LES CHAMPIGNONS DE LA FRANCE 23 aspects, avec coupe verticale et les spores finement pointillées, permettront de distinguer ce beau champignon encore peu connu. 310. Pratella augusta, Fr. — Dans les bois, à Artonne (Nie- vre), 12 juillet. — Ce magnifique champignon justifie bien son adjectif, car il est le plus grand et le plus imposant du fascicule. Si l’on ajoute qu’il est peu commun, on appréciera davantage l'illustration actuelle qui nous présente un sujét jeune et un sujet adulte, puis une coupe verticale et les spores grossies. Tous les caractères sont bien exprimés : chapeau à disque lisse, entouré de fibrilles squameuses; stipe blanc, se tachant de rou- geàtre par le froissement ; anneau très ample, floconneux en dessous ; lamelles d’un blanc grisàtre, puis brunes, etc. Comestible médiocre. 311. Pratella comtula, Fr. — En troupe, au bois d’Ornée, près Autun, 30 octobre. — Ce rare champignon, qui jusqu'ici était absent de notre iconographie française, paraît être une miniature de P. campestris, dont il diffère par son chapeau soyeux-fibrilleux, à disque se couvrant de macules rouillées; par son stipe d’abord plein, puis creux, etc. — Tous les carac- tères spécifiques ressortent exactement du travail de notre habile aquarelliste, figurant 7 sujets à différents états de végé- tation, deux coupes verticales et les spores grossies La chair parfumée de ce champignon fournit un aliment délicat. 312. Stropharia aeruginosa, Fr. — Du Petit-Bois, à Autun, 11 novembre. — Quoique ce champignon soit assez commun, et qu'il ait été figuré dans l’atlas de M. Gillet, il est si variable et surtout si joli que M. Lucand n’a pas résisté au désir d'en répéter la figuration. L'auteur s’est acquitté de cette tâche avec son succès habituel, et l’on ne peut s'empêcher de louer la fidé- lité avec laquelle il a rendu la belle couleur vert-de-gris du chapeau et du stipe, leur viscosité, les squames furfuracées extrêmement abondantes, l’anneau cadue, etc. Ce champignon est considéré comme suspect. 313. Stropharia inuncta, Fr. — Dans les bois ombragés, à la 24 FEUILLEAUBOIS Chapelle de Bragny (Saône-et-Loire), 25 octobre. — Si cette espèce est moins jolie que la précédente, par compensation elle est beaucoup plus rare ; jusqu'ici il fallait la chercher dans les auteurs étrangers, et notre iconographie francaise la passait complétement sous silence. La planche que nous avons sous les yeux comble cette lacune, et les 9 sujets qu’elle comprend offrent tous les caractères indiques dans les descriptions. Tout est à louer, mais nous remarquons surtout le chapeau glutineux si caractéristique, auquel le champignon doit son nom. 314. Cortinarius argutus, Fr. — Bois de la Feuillée, à Autun, 19 octobre 1888. Cette belle espèce est encore plus rare que la précédente, car elle n’est indiquée par Fries qu'aux environs d’Upsal. Chez nous, elle a été trouvée pour la première fois dans les Vosges en 1881, et à Autun il y a deux ans. À ce propos nous ferons remarquer de nouveau la grande analogie qui existe entre la flore mycologique du Morvan et celle des Vosges, analogie qui a été particulièrement constatée à la session myco- logique d’Autun, en 1885. L’illustration actuelle nous présente une série de 6 sujets variés, chez lesquels on remarque surtout : le chapeau de cou- leur ocre pâle, floconneux puis soyeux ; les lamelles blanches, puis argileuses ; la cortine d’abord blanche, puis rousse par la chute des spores, etc., etc. Ce champignon a quelque ressemblance avec Cort. argenta- tus, il en diffère surtout par son stipe napiforme et radicant. 319. Cortinarius orellanus, Fr. — Dans les bois, aux envi- rons d'Autun, 21 octobre. — Cette espèce a déjà été représentée chez nous, car, outre Bulliard qui en a donné une figure dou- teuse (Ag. purpureus, t. 298?) M. Gillet l’a aussi figurée dans ses planches supplémentaires. Mais l'illustration de M. Lucand est encore la bien venue, car il s’agit ici d’une espèce fort rare et de plus très polymorphe, comme d’ailleurs la plupart des Cor- tinaires. La planche de M. Gillet nous présente, en eflet, des sujets plus robustes et à stipe plus court que ceux figurés ici, l’image actuelle complète donc la précédente. 316. Hygrophorus olivaceo-albus, Fr. — Dans les bois, à Artonne (Nièvre), 8 novembre. — Magnifique espèce qui a beau- .# LES CHAMPIGNONS DE LA FRANCE 25 coup d’analogie avec Hyg. glutinosus, figuré par Bulliard, tab. 258 ; aussi M. Quélet a-t-il jugé opportun de les réunir. Mais, même en considérant l’espèce de Bulliard comme une forme de la nôtre, le type figuré ici sera encore bien accueilli, parce qu'il comble une lacune dans notre iconographie française. Une série de 7 figures représentant l'espèce à différents âges, avec coupe verticale et spores grossies, nous donnent exacte- ment tous ses caractères distinctifs. | Les qualités alimentaires de cette espèce n'ont pas été cons- tatées. 317. Hygrophorus nitidus, Fr. — Sous les sapins, aux environs d’Autun, {45 octobre. — C’est encore une belle et rare espèce, qui est figurée pour la première fois dans notre pays. Le tableau que nous examinons la présenfe d’une manière complète, en une série de 6 figures variées et d’une très bonne exécution. Ce champignon, bien voisin de l’Zyg. discoideus, en diffère par l’anneau aranéeux de son stipe; par son chapeau plus visqueux ; par ses lamelles espacées et plus décurrentes. On ignore s’il est comestible. 318. Lactarius acris, Fr. — Dansles bois, aux environs d’Au- tun, 12 octobre. — Champignon peu commun et dont la repré- sentation comble encore une lacune dans notre iconographie. On trouve dans les 9 figures de la planche actuelle tous les ca- ractères indiqués dans les descriptions. Bien que cette espèce n’ait pas été expérimentée, l’excessive âcreté de sa chair doit la faire rejeter comme comestible. 319. Lactarius mitissimus, Fr. — Dans les bois, à Artonne (Nièvre), 9 octobre. — Quoique la saveur de la chair d’un cham- pignon offre généralement un caractère constant, nous trouvons ici une exception dont il est bon de tenir compte. En effet, le L. milissimus n’est pas toujours aussi doux que son nom sem- ble l'indiquer, car parfois sa chair est d’une acreté assez pro- noncée. Aussi, quoique ce champignon passe pour comestible, il est peu délicat, et peut-être serait-il plus prudent de le ranger parmi les suspects. Les principaux caractères du Z. mitissimus sont : un chapeau mamelonné, couleur brique clair ; un stipe de nuance un peu 26 FEUILLEAUBOIS plus pâle; lait blanc, abondant, etc, Tous ces détails sont bien reproduits. 320. Russula pectinata, Fr.— Du bois Sacré, à Autun, 4er sep- tembre. — Sous le nom d’Agaricus pectinaceus, Bulliard à publié jadis (table 509), de nombreuses figures qui se rapportent à six espèces différentes. On a cru reconnaitre une forme de Russula pectinala dans la figure N; mais, même en conside- rant cette interprétation comme exacte, il est incontestable que la figure d’un seul sujet est insuffisante pour nous faire connai- tre en détail cette espèce polymorphe. Aussi M. le capitaine Lucand a-t-il été bien inspiré en nous donnant une nouvelle représentation de ce rare champignon, dont les principaux caractères, mis en évidence dans une série de 6 bonnes figures, sont : Chapeau couleur paille, à centre plus foncé et à marge - pectinée sillonnée; stipe blanc, finement strié; chair blanche, jaunâtre sous la pellicule. L’acreté de sa chair et son odeur nauséeuse font considérer ce champignon comme suspect. 321. Russula nitida, Fr. — Dans les bois, aux environs d’Au- tun, ler septembre. — Ce champignon, figuré pour la première fois en France, est surtout remarquable par son chapeau vis- queux brillant, d'un brun pourpre, à marge sillonnée tubercu- leuse, par ses lamelles pàles, puis d’un jaune vif. Il a l’aspect de R. badia, mais il en diffère par une légère odeur nauséeuse et par la saveur de sa chair qui, d’abord douce, devient àcre à la fin. La planche actuelle, fort bien réussie, nous fournit une série de sujets très caractéristiques. Le R. nilida est considéré comme suspect. 322. Marasmius candidus, Fr. — Sur les branches pourries, dans la forêt de Fontainebleau, 5 juillet. — Cette intéressante espèce est extrêmement remarquable par son chapeau blanc, ridé, membraneux-papyracé et transparent. Ses rares lamelles, rameuses, chiffonnées, simulent assez bien les nervures des Craterellus. Outre que le dessin colorié qui représente ce champignon est exécuté avec une rare perfection, nous ajouterons, malgré la HUE ct LES CHAMPIGNONS DE LA FRANCE 27 monotonie de nos redites, qu’il ne figurait pas encore dans l’ico- nographie de notre pays. 823. Boletus appendiculatus, Fr. — Dans les bois, à Mou- thier-en-Bresse (Saône-et-Loire), 7 septembre. — C’est encore une nouveauté ajoutée à notre iconographie française. Ce beau champignon est figuré ici par 3 sujets à différents âges, avec coupe verticale et spores grossies. Parmi les principaux carac- tères, nous remarquons surtout : le stipe ventru, radicant, rou- geatre vers la base, jaune au sommet et orné d’un réseau plus pâle ; la chair jaune pâle, verdissant au toucher, etc. La couleur vive du chapeau, d’un rouge rosé, semble le rapprocher de la variété regius, Krb. Ce champignon passe pour comestible. 324. Boletus impolitus, Fr. — Bois de la Garenne, à Autun, 16 septembre. — Superbe champignon déjà figuré dans les plan- ches supplémentaires de M. Gillet, mais dont l’image actuelle donnera une idée plus exacte de la variation de l’espèce. Le chapeau châtain et le stipe jaunâtre, tous deux tachetés de brun; la chair blanche, jaune pâle sous la cuticule, etc., sont des caractères bien rendus. Ce champignon est un excellent comestible « Znter maxime deliciosus, » dit Fries. 329. Polyporus connatus, Fr. — Sur le tronc d’un pommier, à Valognes (Manche), 18 mars.— La planche actuelle, fort inté- ressante, nous montre un groupe de sujets imbriqués, puis une coupe verticale dans laquelle nous remarquons dans chaque spécimen jusqu’à cinq et six couches de tubes. Elle contribuera à vulgariser laconnaissance de ce champignon qui, s’il n’est pas très rare, passe souvent inaperçu par suite de son habitat à la base des troncs cariés, caché en partie par la mousse et sali par les détritus. Cette espèce, de couleur blanchâtre, croit en grou- pes étages, imbriqués, et à chapeaux soudés les uns aux autres ; ils ne sont libres que par l’extrémité marginale. D’après des observations qui ont été faites, il paraît que le Poria obducens n’est qu’une forme résupinée de Polyp. conna- tus. Cette opinion est d'autant plus vraisemblable que la plu- 28 FEUILLEAUBOIS part des Poria ne sont que des formes stationnelles apparte- nant à des espèces d’un ordre plus élevé. Après avoir terminé cet examen, si nous jetons un regard en arrière, nous sommes surpris du chemin parcouru, car, malgré la lenteur relative d’une peinture à l’aquarelle, nous constatons qu’en moins de dix années, 325 espèces rares, nouvelles, ou in- suffisamment figurées par Bulliard, ont été éditées. Non seule- ment l’auteur a suivi exactement le programme qu'il s'était tracé, mais encore, l'expérience aidant, il à amélioré son œuvre en figurant aujourd’hui les spores dessinées à un grossissement de 560 diamètres, et en indiquant leur longueur exacte, mesurée au millième de millimètre. Les caractères offerts par les spores dans leurs formes et leurs dimensions, sont souvent indispen- sables pour une bonne détermination. Malgré le terrain parcouru, il reste encore beaucoup à faire, car les espèces à figurer sont innombrables; mais, soutenu par une perséverance peu commune, M. le Capitaine Lucand ne recule ni devant les difficultés, ni devant la perspective d’une œuvre indéfinie et sans limites. Les taches déterminées ont en effet, sur celle-ci, l'avantage de pouvoir être menées à bien dans un délai quelconque, et d'offrir ainsi à leurs auteurs la jouissance après le labeur, le plaisir après la peine. Ici la tàche semble s’agrandir à mesure de son avancement, et s'étend comme ces horizons sans bornes des plaines immenses, qui semblent fuir devant le voyageur altéré. Nous ne savons jusqu'où ce travail sera poursuivi, car la vie humaine est trop précaire, trop fragile et trop courte, pour suffire à l’accomplissement d’une entreprise aussi titanique. Nous espérons bien que, comme ces héroïques pionniers qui s’avancent toujours plus loin, l’auteur conduira sa publication à un degré d'avancement plus parfait. Mais restât-elle dans son état actuel, qu'il serait encore permis de dire que M. le Capi- taine Lucand a bien mérité de la Mycologie. Fontainebleau, décembre 1890. UN HIERACIUM NOUVEAU POUR LA FLORE FRANCAISE Par M. H. Marcailhou-d’'Ay meric Pharmacien de lre classe et M. l'abbé A. Marcaïilhou-d’'Aymeric Aumônier du Saint-Nom de Jésus, à Ax-les-Thermes (Ariège). Si de la petite ville d’Ax-les-Thermes on remonte, par les villages d’Orgeix et d’Orlu, le cours de l’Ariège jusqu’au point où ce torrent se tourne au lieu dit Gaudu, à angle droit, vers les étangs de Beys et de Fauzy, il est aisé de voir sur sa gau- che l’affluent de Baxouillade descendre d’un petit plateau que le massif schisto-calcaire de Campras (2554") divise en deux hauts vallons deltoïdes, celui de la Porteille d’Orlu, et celui de Baxouillade. Suivons ce dernier ; au point où la ligne rocheuse s’etend sur notre gauche entre les deux petits étangs de Baxouillade et de la Coumeto, se fait jour subitement sur les flancs schisteux une boursouflure calcaire vraiment digne d'attention par son isole- ment et son exiguité, car elle n’a pas plus de 40 mètres de hauteur sur 5 de largeur. C’est dans ce rognon calcaire que s'ouvre le {rou dit de l'Or qui conduit à des galeries souterraines creusées de main d'homme dans des temps déjà bien reculés pour en extraire un minerai aurifère. pu Cette mine dut être abandonnée parce que le rendement brut ne couvrait pas suffisamment les frais d'extraction et de trans- port si diflicile à cette altitude de 2070 mètres. La tradition rapporte que, sur de la toison de brebis placée dans la fontaine située presque en face et plus bas dans le ravin (alt. 2065m, tempér. — 3° centigr.), les bergers en retiraient un sable entre- mêlé de paillettes d’or. 30 MARCAILHÔU D'AYMERIC Nous connaissons suffisamment le trou béant de cette miné pour l'avoir visité par deux fois le 25 juillet 1888 et les 30- 31 juillet 1889. Chose digne de remarque et qui frappe le botaniste en le réjouissant, c’est qu’il trouve une riche floraison calcicole sur ce subit émergement calcaire et non au-delà, telle que : Sideritis pyrenaica Poir. Saxifraga media Gouan. Arbutus uva ursi L. Saxifraga aizoon Jq. var. pu- Globularia nana Lamk. silla Jt. et Timb. — nudicaulis L. Erinus alpinus L. Rhamnus pumilus L. Anthyllis vulneraria L. var. Calamintha alpina Lamk. rubriflora D. C. Gypsophila repens L. Oxytropis Halleri Bunge. Tel est aussi l'habitat unique jusqu’à ce jour d’un Hieracium nouveau pour la flore française et nommé 77. cryptanthum par M. Arvet-Touvet. Il s’épanouit sur les parois et les fissures rocheuses de cette curieuse ouverture. Son aspect vous frappe de prime abord et ne le fait ressembler à aucun autre Hiéra- cium par la forme étrange de son péricline. Nous avons soumis sa détermination au célèbre spécialiste en ce genre, M. Arvet-Touvet, et il a reconnu comme nous une espèce nouvelle, dont il nous a retracé, avec la plus extrème bienveillance les caractères spécifiques. Que ce célèbre phytographe, dont le nom fait à juste titre au- torité dans la science botanique, recoive l’expression de nos vifs remerciements. Hieracium cryptanthum Arvet-Touvet et Marcailhou d’Ay- meric. Sp. nov. Souche épaisse, velue-laineuse au collet, tige grêle de 5-15 centimètres, aphylle ou avec des bractées, mono-oli- gocéphale, un peu velue dans le bas et glabre ou glabres- centes jusqu'aux pédoncules qui sont poilus-glanduleux ainsi que le péricline. Feuilles d’un vert glauque, les radicales sinuees- denticulées ou sinuees-dentées ou parfois même subroncinees, poilues hérissées sur les deux faces ou au moins en dessus, atténuées-cunéiformes vers la base en un pétiole court ou un peu allongé ; les extérieures obovales-mucronées, les intérieures lancéolées-subacuminées, les caulinaires bractéiformes et vagi- UN HIÉRACIUM NOUVEAU 31 niformes soutenant les pédoncules ou, plus rarement, une seule un peu plus développée et située vers le milieu ou vers le bas de la tige; péricline hemisphérique accompagné au haut du pé- doncule de bractées qui le rendent parfois comme calycule, à écailles lancéolées-acuminées en pointe sublinéaire aiguë, barbelée de poils blancs et dépassant longuement les fleurs (ce qui lui donne une vague ressemblance avec le capitule non fleuri d’un Jasione humilis Pers.). Fleurs ordinairement {ubuleu- ses et plus courtes que les écailles du péricline, à dents ciliees- glanduleuses ; réceptable très hérissé. — Juillet-Août. Hab. — Pyrénées de l’Ariège : vallée d’Orlu, rocher calcaire et pelouses à l'entrée du trou de l’Or de Baxouillade, à 2070 m., 25 juillet 1888 et 31 juillet 1889. Cette plante n’a des rapports intimes qu'avec les Zier. saxa- lile Vill., sericeum G. G., candidum Scheëèle et flocciferum, Arv.-Touv. (1), dont elle sedistingue surtout par son péricline. Ses fleurs tubuleuses et plus courtes que les écailles du pé- ricline la distingueraient facilement de toutes les espèces de cette section et même du genre, si ce caractère était constant : ce que nous ne pouvons encore affirmer, n’en ayant vu jusqu'à présent qu’une quinzaine d'exemplaires provenant tous de la même localité. (1) L'Hieracium flocciferum Arv.-Touv. qui vient sur le Bugarach et dans toutes les Corbières, est celui qui s’en rapproche le plus. Comme l'Hier. eryptanthum, il a les feuilles sinuées-dentées, les pédoncules poilus glandu- leux ainsi que le péricline qui est également un peu blanchâtre par la pré- sence de poils barbelés et étoilés ; mais sa pilosité est plus entrelacée et donne aux feuilles une apparence feutrèe comme celle del’. candidum, Scheële. Ces caractères le distinguent facilement de l’Æ. saxatile Vill. avec lequel on le confond souvent, Il présente une variété subnuda que nous n'avons Jamais rencontrée dans le saxatile et dont les feuilles sont presque totalement dépourvues de pilosité, COMMUNICATION Plantes de Corse, Sardaigne, Crète, France et Andalou- sie. — M. E. Reverchon vient de publier la liste de ses récoltes de 1890, où, sur douze à quinze cents noms rangés par ordre alphabétique, on remarque un grand nombre d'espèces inté- ressantes ou nouvelles, notamment : Abies pinsapo Boiss.; Arenaria retusa Boiss.; Armeria fili- caulis Boiss. var. longifolia Willk.; Astragalus nevadensis Boiss. ; Biscutella jfrutescens Coss.; Campanula specularioides Coss.; Carduus arundanus Willk. nov. sp.; Cynoglossum arun- danum Boiss.; Daphne laureola, var. latifolia Coss.; Digitalis laciniata Lindl. ; Festuca plicata Hackel ; F. scaberrima Lange; Gagea nevadensis Boiss.; Galium concatenatum Coss. ; Genista lanuginosa Spach.; G. pseudopilosa Coss. ; Jasione foliosa Cav. ; Linaria platycalyx Boiss.; Moricandia Ramburei Webb; Nar- cissus gaditanus Boiss. et Reut.; Ononis fœtida Schousb.; ©. laxiflora Desf.; Ornithogalum Reverchoni Lange, nov. Sp. ; . Ranunculus Broteri Freyn; Rhamnus bæticus Willk et Rev.; Teucrium Reverchoni Willk. nov. sp., etc. Tous les souscripteurs de M. Reverchon connaissent le soin qu'il apporte à la préparation des plantes et son exactitude consciencieuse dans la citation des localités ; les déterminations ontété vérifiées par l’un des savants auteurs du Prodrome de la Flore d’Espagne, M. Willkomm, et ont ainsi la plus grande autorité. Les souscripteurs à la collection complète recevront beaucoup d’autres espèces rares récoltées en un trop petit nom- bre d'échantillons pour être mentionnées sur la liste générale, BIBLIOGRAPHIE Synopsis plantarum vascularium Montis Pollini, par M. le Dr N. Terraciano; in-4° de 192 p. avec 4 pl. lith. (in An- nuario del r. Instituto bot. di Roma, 1890). Choisissant pour épigraphe cette phrase de Parlatore, « La flore d’un pays est le produit de toutes les flores spéciales qui contribuent à faire connaître les plantes de chaque province », l’auteur décrit le mont Pollino, groupe de montagnes de la série jurassique, situé au sud de la péninsule italienne, entre la Basi- licate et la Calabre citérieure; le nœud de cette chaïne est le Dolcedorme, élevé de 2271 m. au-dessus du niveau de la mer. La région montagneuse étudiée a une superficie de 8410 hecta- res dont 4700 sont en pâturages, le reste en bois, rochers, lieux rocailleux, incultes et déboisés où l’on cultive cependant le blé, çà et là, jusqu’à 1400 m. Elle est divisée en trois zones. La première, de 76 à 350 m. d'altitude, est caractérisée par ses espèces spontanées méridionales et par ses cultures de vignes, céréales, arbres fruitiers, oranger, citronnier, olivier, cotonnier, etc. La deuxième, de 350 à 800 m., a quelques bois . dont les essences principales sont les chènes : Quercus robur, b. sessiliflora, Q. cerris, Q. ileæ; la vigne y est cultivée ainsi que les arbres fruitiers de la première zone, à l'exception de l’oranger et du citronnier ; la végétation spontanée est analogue à celle des Albéres et des Corbières. La troisième zone s'élève de 800 à 2271 m.; c’est la flore des montagnes: au-dessus du Piano di Pollino (1780 m.), commence une série de plantes alpi- nes qui « marquent la limite extrême de dispersion versle midi des espèces des Alpes et de l’Apennin central, ou forment le point dé jonction entre ces dernières espèces et celles qui vivent en Grèce et en Sicile ». Parmi les plantes spéciales au mont Pollino, les suivantes sont décrites comme espèces nou- velles : Poa pollinensis T. (PI. 1), Ornilnogalum brutium T. (PI. 2), Orchis Calvellüi T., Seseli inæquale T. (PI. 3), Sedum brutium T. (PI. 4), Prunus brutia T. L'auteur adopte la classification de M. Eichler : les Phanéro- games sont divisées d’abord en Gymnospermes et Angiospermes, celles-ci en Monocotylédonées et Dicotylédonées et ces derniè- res en Choripétales et Sympétales. Tous les noms de famille sont uniformément tirés du nom d’un genre : les Graminées sont ap- Rav.'8. Fr. Bor. ({*r février 1894). | 3 ‘ 34 NÉCROLOGIE pelées Poacées, les Crucifères, Brassicacées, les Ombellifères, Apiacees, les Papilionacées, Phaseolacees, les Labiées, Lamia- cees, les Composées, Asteraçées. Les planches, finement exécu- tées, représentent les espèces critiques citées plus haut. Ed. M. NÉCROLOGIE H. de Puivert. — Le vendredi 16 janvier M. le marquis de Puivert était emporté par une courte maladie, alors que sa ro- buste constitution pouvait lui faire espérer de longs jours. Une indisposition, qui paraissait légère, lui avait imposé un repos momentané à la fin de novembre ; mais, se trouvant mieux et ne se croyant pas menacé, notre confrère avait continué de sortir pendant tout le mois de décembre dont la température, à part cinq ou six jours vers le 25, avait été assez douce. Le 4er janvier il était obligé de s’arrèter ; la respiration était diffi- cile , la maladie envahissait rapidement les poumons et les derniers jours seulement on soupconna le danger. Le 18 janvier, malgré le froid excessif (— 10°), un grand nombre de parents, d'amis et de ses collègues de la Société des sciences physiques et naturelles de Toulouse, douloureusement émus de cette mort imprévue, assistaient à ses obsèques. Henri de Roux, marquis de Puivert, était âgé de quarante- neuf ans; il s'était adonné à l’étude des plantes depuis une dizaine d'années environ et avait pris part aux herborisations de la Société des sciences physiques et naturelles dans la Mon- tagne-Noire, les Corbières, les Pyrénées et aux dernières ses- sions de la Société botanique de France. Il avait publié en 1887, dans le Bulletin de la Société des sciences physiques et natu- relles, le résultat de ses premières recherches sous ce titre : Herborisations dans les Corbières occidentales. La liste des plantes qu’il avait récoltées contient plusieurs espèces nouvelles pour la région; quelques-unes sont simplement naturalisées, mais l’Orchis pallens L. est bien spontané ; comme le disait notre regretté collègue, « cette espèce avait dù être confondue avec l'Orchis provincialis commun dans l'Aude. » En effet, dans une excursion dont M. H. Marcailhou d’Aymeric a rendu compte dans la Revue, numéro de décembre 1889, nous avons re- cherché et trouvé l'O. pallens assez abondant, sur la même chaîne de montagne, mais un peu plus haut que Lagarde où M. de Puivert l'avait trouvé le premier. Ep. M FLORE DE LA THIÉRACHE ET D’UNE PARTIE DU, LAONNOIS ARRONDISSEMENT DE VERVINS ET UNE GRANDE PARTIE DE CGELUI DE LAON Par.M. Bienaimé RIOMET Le travail dont nous commençons aujourd’hui la publication est le résultat de plusieurs années de recherches et d’observa- tions sur la végétation spontanée de toute la portion septentrio- nale du département de l’Aisne, connue autrefois sous le nom de Thiérache. Malgré le peu de loisirs dont nous pouvions disposer, captivé par cet irrésistible attrait qu'offre à tout observateur des beautés de la nature l’étude des plantes qu’il foule à chaque pas, nous y avons complètement consacré tous nos instants libres, trouvant chaque jour de nouvelles joies intimes à cet utile délassement de l'esprit. Tout, d’ailleurs, autour de nous, nous conviait à ces études ; vivant au milieu de cette belle région de la Thiérache qui, par la variété et la richesse de sa végétation, tranche si heureusement sur les contrées voisines, nous n’avions pour ainsi dire qu’à étendre la main pour réunir en peu de temps les éléments les plus carac- téristiques de la flore spéciale aux grandes forêts dont nous donnons les noms : Forêts du Nouvion, du Regnaval, d'Hirson, de Saint-Michel, d'Aubenton, du Val Saint-Pierre, de Samoussy, de Wassigny ; les bois de Leschelle, de Lemé, d'Harcigny, de Dagny, etc. ; les éléments spéciaux aux marais tourbeux de Pierrepont, de Gizy, de Chivres, de Liesse, de Missy, de Barenton-Bugny, etc.; enfin ceux des coteaux arides sablonneux et de bien d’autres stations privilégiées que les botanistes du Nord de la France sont souvent obligés d'aller chercher loin de leur résidence. Aussi, malgré l’exiguité de notre circonscription, avons-nous récolté un certain nombre d'espèces intéressantes et ce travail, nous l’espérons, pourra contribuer un jour à établir la statistique botanique de notre département que l’on se 36 B. RIOMET plaint, à juste titre, de ne pas connaître suffisamment. Nous sommes loin toutefois d’avoir la prétention de donner une œuvre parfaite. Par sa situation au point de jonction des bassins de la Seine, de la Somme, de l’Escaut et de la Meuse, notre circonscription possède à la fois des espèces spéciales aux flores des environs de Paris, de la région ardennaise et des départements de la Somme, du Nord et du Pas-de-Calais. Nous indiquerons quand ce sera nécessaire les localités, mais toujours les stations et le degré d’abondance ou de rareté. Chaque espèce rare et la localité sont suivies entre parenthèses du nom du botaniste qui l’a découverte. Les découvertes que nous avons faites sont suivies de nos initiales B. R. Pour répondre au désir de plusieurs de nos amis, nous avons donné,le nom vulgaire à côté du nom scientifique des genres et des espèces. Nous avons consulté, pour faire notre catalogue, les quelques travaux précédemment publiés sur la Flore du département. En 1839, M. AI. de La Fons, baron de Mélicocq, dans sa Siatistique Botanique ou Prodrome de la Flore des arrondissements de Laon, Vervins, Rocroi et des environs de Noyon, donnait un premier aperçu de la Flore de la Thiérache ; les recherches de ce savant botaniste sont du plus haut intérêt, surtout en ce sens qu’elles montrent combien la flore d’une région peut varier en un nombre peu considérable d'années par le défrichement des bois, l'assainissement des marais et la mise en culture ou en pâturages de terrains jusque-là incultes. Bien des espèces signalées dans le Prodrome sont aujourd’hui complètement disparues des localités où elles ont été indiquées ; nous signale- rons tous ces faits au cours de notre travail. En 1865, M. Eugène de Marsy, alors procureur impérial à Vervins, avait commencé la publication d'un Catalogue des plantes vasculaires des environs de Vervins, mais la mort est venue le surprendre au milieu de son travail, et nous n’en possédons malheureusement que quelques familles : les Renon- culacées, Berbéridées, Nymphéacées, Papavéracées, Fumaria- cées et une partie des Crucifères. Ce sont les indications ‘contenues dans ces deux ouvrages, combinées avec nos découvertes personnelles qui constituent TE 4 PEL FLORE DE LA THIÉRACHE 37 7 L" le fonds de notre Catalogue. Notre {collègue et ami, le savant botaniste M. Charles Magnier, de Saint-Quentin (Aisne), a bien voulu nous communiquer une liste de plantes intéressantes de l'Extrait du Catalogue raisonne des plantes vasculaires de l'Aisne, dont il est l’auteur ; cet ouvrage à été couronné par l’Académie des Sciences en 1883. Notre travail s’est encore heureusement accru de diverses communications obligeantes de quelques amis qui seront nommés dans le cours de l’ouvrage. Qu'ils veuillent bien recevoir ici avec nos sincères remerciements l’assurance de notre profonde reconnaissance. PHANÉROGAMES I DICOTYLÉDONÉES RENONCULACÉES Juss. RANUNCULUS L. (Renoncule). 1. R. fluitans Lam.; A. peucedanifolius All.; Batrachium Fries. (R. flottante). — Mai-Août. — Eaux courantes, rivières. AR. Dans l'Oise à Guise, Efiry ; dans le Noirieu à Vénérolles ; dans le Thon à Bucilly ; le Gland à Saint-Michel, etc. 2. R. circinnatus Sibth.; R. divaricatus Schrank.; Batra- chium circinnatum Spach. ; B. divaricatum Schur. (R. à feuil- les divariquées). — Juin-Août. — AR. Canal de la Sambre à l'Oise à Etreux, Vénérolles. C. Ruisseaux marécageux à Vesles- et-Caumont. (B. R). — Mares, chemin d’Etréaupont à Autrep- pes. (E. de Marsy). — Plante calcicole. 3. R. tripartitus DC.; Batrachium $S. F. Gray. (R. tripar- tite). — Mai-Juillet. — R. Mares des pâtures à Esquehéries, Leschelle, Froidestrées, La Flamengrie, Etréaupont, etc. 38 © B. RIOMET 4. R. trichophyllus Chaix ; Batrachium trichophyllum Van den Bosch. (R. à feuilles capillaires). — Avril-Août. — C. Mares à Esquehéries, Grand-Wé, Leschelle, La Flamengrie, Etréau- pont, etc. 5. R. aquatilis L.; Batrachium aquatile Wimm. (R. aquati- que). — Mai-Octobre. — C. Rivières, eaux courantes, surtout sur les graviers; dans l’Oise à Luzoir, Etréaupont, Gergny, etc. ; dans le Noirieu et les mares à SCA RE Grand-Wé, Dorengt, Leschelle, etc. 6. R. heterophyllus Willd.; X. sédavarts var. heterophyllus Coss. et Germ. (R. hétérophylle). — Mai-Août. — AC. Mares à Esquehéries, Leschelle, Dorengt, Etréaupont, Luzoir, ete. 7. R. hederaceus L. ; B. hederaceum S. F. Gray. (R. à feuil- les de lierre). — Mai-Juillet. — RR. à Esquehéries dans une mare et à Hirson (B. R.) — RR. Lieux inondés à Jeantes (De La Fons). — Crupilly, Autreppes (E. de Marsy). — Urcel (P. Martin et B. R.). — Plante silicicole. 8. R. flammula L. (R. flammette, Petite-Douve).— Juin- Octobre. — C. Fossés, lieux humides, marais. Var. reptans GG. — AC. Fossés près de la forèt du Nouvion- en-Thiérache et au Grand-We. (B. R.). Var. ovatus Brébisson et serratus Bréb. avec le précédent ; forêt du Nouvion, Grand-Wé. (B. R.). Le À. nodiflorus L. est signalé à Prémontré par Brayer. 9. R. lingua L. (R. langue, Grande-Douve). — Juin-Septem- bre. — AR. Marais. Pierrepont, Vesles, Chivres, Gizy, Baren- ton-Bugny. — Plante calcicole. De La Fons le signale dans la forêt d'Hirson au Pas-Bayard et dans les parties humides de la forêt du Nouvion; nous l’avons vainement cherché jusqu’à ce jour dans ces localités, ainsi qu’à Saint-Michel où il est signale par Mile Pecheux. 10. R. philonotis Ehrh.; À. sardous Crantz. (R. des mares). — Mai-Juillet. — AR. Champs humides, bords des mares. Var. intermedius DC.; R. intermedius Poir. — Forêt du Nouvion, parties humides. Prairie du Moulin-Neuf à Guise (E. de Marsy). — RR. Prairie à Esquehéries (B. R.). Le R. parviflorus L. a été signalé par Brayer à Folembray. 11. R. arvensis L. (R. des champs). — Mai-Août. — CC. Moissons., — Plante calcicole. FLORE DE LA THIÉRACHE 39 12. R. sceleratus L.; Hecatonia palustris Lour. (R. scélé- rate). — Mai-Août. — RR. Bords de la mare de la ferme du Val Saint-Pierre (ancien réservoir du couvent des Chartreux). R. Lieux humides à Luzoir, etc.; marais de Chivres, Pierrepont. 13. R. auricomus L. (R. tête d’or). — Avril-Mai. — CC. Bois, haies, buissons, lieux herbeux. Les pétales sont quelquefois avortés. 44. R. acer L. (R. àcre). — Mai-Octobre. — CC. Prairies et lieux herbeux. 45. R. nemorosus DC. ; R. silvatieus Thuill. et G. G. (R. des bois). — Mai-Juillet. — AR. Bois et pàturages à la Capelle, Bui- ronfosse et environs, terres fortes. TR. Bois de Dagny et de Rozoy. 16. KR. repens L. (R. rampante). — Mai-Septembre. — CC. Prés, jardins, lieux humides. 17. R. bulbosus L. (R. bulbeuse). — Mai-Juillet. — C. Prés, coteaux, lieux herbeux. R. albonævus Jord. — Feuilles d’un vert cendré, maculées, de taches blanches. — On le rencontre avec le précédent dont il n’est qu’une forme. FicaRtA Dill. (Ficaire). 18. F. ranunculoides Mœnch.; Ranunculus Ficaria L. (F. renoncule). — Mars-Avril. — CC. Haies, bois, endroits om- bragés. Myosurus L. (Ratoncule). 19. M. minimus L. (R. myosure minime). — Avril-Mai. — AR. Champs sablonneux et humides. Dagny-Lambercy, Vigneux, Clermont-les-Fermes, etc. (B. R.). — Vervins (E. de Marsy). — Plante silicicole. ADONIS L. (Adonide). 20. À. æstivalis L. (A. d'été). — Mai-Juillet. — RR. Champs et moissons à Guise, Leschelle, Vigneux, Etréaupont. Var. flava Vill. — Vigneux. (De La Fons). 21. A. autumnalis L. (A. d'automne). — Mai-Juillet. — R. Moissons à Dagny-Lambercy, Dorengt, La Neuville, Chigny, Haution, Laigny, ete. — Les Adonis sont calcicoles. 40 B. RIOMET CLEMATIS L. (Clématite). 22. C. vitalba L. (C. des haies, Ranquillier). — Juin-Sep- tembre. — CC. Haies et buissons. — Plante calcicole. THALICTRUM L. (Pigamon). 23. T. flavum L. (Pigamon jaune). — Juillet-Septembre. — AC. Marais. Samoussy, Gizy, Liesse, Chivres, Barenton-Bugny. (B. R.). — Prairies humides des bords de l'Oise (E. de Marsy). — Près de La Fère (L. Pétermann). Var. T, nigricans Jacq. — Liesse (De La Fons). ANEMONE L. (Anémone). 24. À. pulsatilla L.; Pulsatilla vulgaris Mill. (A. pulsatille, Coquelourde). — Avril-Mai. — Refleurit quelquefois à l’au- tomne. — Terrains vagues près du Fort de Laniscourt et envi- rons (B. R.). AR. Terrain calcaire du camp des Romamis à Saint-Thomas (P. Martin), Crépy-en-Laonnois (B. R.), garenne à Erlon (L. Papillon); bois de Bernot (E. de Marsy). Folembray, Versigny (L. Pétermann). « Entre Moranzy et le grand bois de Chaourse (De La Fons). » — Disparu avec le bois. « Une variété dont la corolle est d’un rose tendre croit auprès de Bussy-lès-Pierrepont. » (De La Fons). 25. À. nemorosa L. (A. des bois, Sylvie). — Avril-Mai. — C. Haies, bois, bosquets. — Manque par endroits. — Nous en avons rencontré à pétales rosés dans la forèt du Nouvion-en- Thiérache. 26. À. ranunculoides L.. (A. à fleurs de renoncule). — Avril- Mai. — TR. Forêts d'Hirson et de Saint-Michel, bois de Vaden- court (B. R) ; Folembray (Malinvaud), Servais, forêt de Saint- Gobain (P. Martin). « Dans le bois de Malvaux près de Nampcelle. Cette plante y remplacçait l’A. nemorosa,qui y devient tres rare» (De La Fons). — Disparu avec le bois. 27. À. silvestris L. (A. sauvage). — Mai-Juin. — R. Forêts d’'Hirson et de Saint-Michel; Forêt de Samoussy (B. R.) ; Crépy, montagne de Bellevue (P. Martin); près du fort de Laniscourt (B:R. et P:'M.). FLORE DE LA THIÉRACHE 41 L’A. hepatica L. ; Hepatica triloba Chaïix, signalé à Vervins par Mlle Pêcheux n’a point été retrouvé. CALTHA L. (Populage). 28. C. palustris L. (P. des marais). — Avril-Mai. — C. Prés, lieux humides, bords des eaux. HELLEBORUS L. (Hellébore). 29. H. occidentalis Reuter ; /Z. viridis Auct. gall. (non L.). (H. d'Occident, H. vert). — Mars-Avril. — AC. Haies à Somme- ron, Saint-Clément, Cuiry, la Chaussée d'Hary, le Nouvion, bois d'Harcigny, de Plomion, du Catelet de Mondrepuis, d'Etréau- pont, du Val Saint-Pierre, haies à Noircourt, etc. (B. R.). M. Le Guay l’a rencontré à Fontaine et dans le bois de Foigny, où nous l’avons vu aussi. Cette plante croit spécialement dans les terrains pierreux, argileux et humides et abonde par endroits. 30. H. fœtidus L. (H. fétide, Pied de griffon). — Février-Avril. — RR. Forêt du Val Saint-Pierre, sur le calcaire ; nous ne l'y avons vu que sur deux points. De La Fons l’a trouvé aussi au Val Saint-Pierre. — Saint- Gobaïn (L. Pétermann). NIGELLA L. (Nigelle). 31. N. arvensis L. (N. des champs). — Juillet-Août. — R. Champs et moissons à Vigneux, Dagny-Lambercy, Liesse, Missy- lès-Pierrepont, Gizy (B. R.). — Beaurieux (P. Martin). Folem- bray (Malinvaud). DELPHINIUM L. (Dauphinelle). 32. D. consolida L. (D. consoude, Pied d’alouette). — Juin- Septembre. — AC. Champs et moissons. — Plante calcicole. AQUILEGIA L. (Ancolie). 33. À. vulgaris L. (A. commune). — Mai-Juillet. — AR. Bois montueux à Saint-Michel, Hirson et au Regnaval. — PI. cale. Trouvé en quantité en 1885 dans les marais tourbeux de Pierrepont ; forêt de Samoussy. Nous l’avons rencontré en petite quantité dans la forêt à 1 Nouvion où il a été signalé par De La Fons. 42 B. RIOMET ACONITUM L. (Aconit). 34. À. napellus L. (A. Napel). — Juillet-Septembre. — RR. Observé en 1886 dans les marais de Pierrepont. On le rencontre aussi quelquefois à l’état subspontané dans le voisinage des habitations. AcTÆA L. (Actée). 35. A. spicata L. (A. en épi). — Juin-Juillet. — RR. Endroits montueux dans la forèt de Saint-Michel ; bois de Dolignon ouil abonde (B.R.). Les bois montueux à Commenchon, près Chauny (De La Fons). Coteaux herbeux entre Folembray et Verneuil (E. Malinvaud). L’'Eranthis hiemalis Salisb., signalé par Mlle Pêcheux aux environs de Bucilly et par Lejeune à Wassigny, n’a point été retrouvé (E. de Marsy). On trouve quelquefois subspontané autour des habitations le Nigella damascena L. BERBÉRIDÉES Vent. BERBERIS L. (Vinettier). 36. B. vulgaris L. (V. commun, Epine-vinette). — F1. Maï- Juin ; Fr. Septembre-Octobre. — AC. Haies, un peu partout. — Plante calcicole. NYMPHÉACÉES Salisb. NymPHÆA Sibth. et Sm. (Nénuphar). 37. N. alba L. (N. blanc, Lis des étangs). — Juin-Septembre. AC. Etang du château du Nouvion, Marais de Pierrepont, de Chivres, de Barenton-Bugny, dans l’Oise à Monceau, Guise, La Hérie, etc. Var. minor Besl. ; N. permixtla Bor. RR. Marais de Pierre- pont, tourbières (B. R.). Chambry (De La Fons). FLORE DE LA THIÉRACHE 43 Nupxar Sibth. et Sm. (Nuphar). 38. N. luteum Sibth. et Sm.;, Nymphæa lutea L.(N.jaune). — Juin-Octobre. — AC. Etang du château du Nouvion, étangs du Pas-Bayard, de Sougland de Blangy, Hirson, Etréaupont, dans l'Oise à La Hérie, Marly et les marais ci-dessus cités, etc. PAPAVÉRACÉES Juss. PAPAVER Tourn. (Pavot). 39. P. rhœas L. (P. coquelicot). — Mai-Septembre. — CC. Champs et moissons, partout. — A fleurs blanches et roses, Brunehamel, Dohis ; Grand-Wé, Guise fl. blanches. 40. P. dubium L. (P. douteux). — Mai-Août. — AC. Champs et moissons, murs. 41. P. hybridum L. (P. hybride). — Mai-Août. — R. Mois- sons des terrains calcaires à Chaourse, Vigneux, Montigny-le- Franc, La Bouteille, Landouzy-la-Cour, etc. 42. P. argemone L. (P. argémone). — Mai-Août. — AC. Champs et moissons, vieux murs, principalement sur le calcaire. On rencontre à l’état subspontane dans le voisinage des habi- tations le P. somniferum L. (P. somnifère). Les Papaver sont calcicoles. CHELIDONIUM Tourn. (Chélidoine). 43. C. majus L. (Grande Chélidoine, Eclaire). — Mai-Août. — C. Vieux murs, décombres, haies. Var : Ch. quercifolium Th. — Feuilles laciniées, à segments longuement pétiolulés, penni-partits, pétales incisés-crénelés. — (Le Mahout et Decaisne, Flore des champs et jardins). Dé- combres, plus rare que le type. FUMARIACÉES DC. CorypaLis DC. (Corydale). L4. C. solida Sm. ; C. bulbosa DC. (C. solide).— Avril-Mai.— Observé au moins pendant une année au bord du bois et au pied du coteau de Robbé près de Guise (Marcilly), (E. de Marsy). 4k B. RIOMET 45. C. lutea DC. ; C. capnoides All. (C. jaune). — Mai-Sep- tembre. — RR. Murs du château de Leschelle, vieux murs à Vigneux, Marle, Coingt. FuMaRïA L. (Fumeterre). 46. F. officinalis L. (F. officinale). — Avril-Septembre. — C. Champs, jardins, lieux cultivés. Sous-var. : scandens Coss. et Germ. ; F. media Lois. — Les moissons à Samoussy, Chivres, Erlon, Dercy, Crécy-sur-Serre (De La Fons). 47. F. parviflora Lam. (F. à petites fleurs). — Juin-Septem- bre. — Champs calcaires à Missy-lès-Pierrepont, Chivres, Bussy, (B. R.). — Signalé par E. de Marsy à La Bouteille. — PI. calc. 48. F. Vaillantii Lois (F. de Vaillant). — Juin-Juillet. — Moissons à Chivres, Erlon, Dercy, Crécy. — Plante calcicole. CRUCIFÈRES Juss. CHEIRANTHUS R. Br. (Giroflée). 49. C. Cheiri L. (G. des murailles). — Avril-Juin. — C. Vieux murs. BARBAREA R. Br. (Barbarée). 50. B. vulgaris R. Br. ; Erysimum barbarea L. (B. commu- ne). — Avril-Juin. — CC. Lieux humides et herbeux, bords des cours d’eau, 51. B. præcox R. Br. ; B. patula Fries; ÆErysinum DC. (B. précoce). — Mai-Juin.— RR, Lieux humides à Saint-Michel, Sou- gland, Nampcelle (B. R.). Les bois de Malvaux, Hirson (De La Fons). Disparu du bois de Malvaux depuis son défrichement. ARABIS L. (Arabette). 52. A. thaliana L.; Sisymbrium thalianum Gay. (A. de Thalius). — Avril-Juin. — AC. Champs, lieux sablonneux, vieux murs. Entre Gercy et Vervins, La Bouteille, Origny (E. de Marsy). — Voulpaix, La Vallée aux Bleds, La Capelle, Etreux, Hannapes (B. R.). FLORE DE LA THIÉRACHE 45 CARDAMINE L. (Cardamine). 53. C. pratensis L. (C. des prés). — Avril-Mai. — CC. Lieux herbeux, prés humides, bords des chemins. — Nous en avons rencontré à fleurs blanches à Esquehéries. La forme à fleurs doubles se trouve rarement, elle est mélan- gée avec le type ; pâturages à Esquehéries, Le Nouvion, Les- chelle, etc. 54. C. amara L. (C. amère). — Avril-Juin. — AR. Endroits humides et fossés de la forêt du Nouvion-en-Thiérache, bords du Noirien à Esquehéries, bords de l'Oise à Etréaupont, forêts d’'Hirson, ruisseau affluent du Pas-Bayard; de Saint-Michel; près du pont de Thenailles (B. R.). 55. C. hirsuta L. (C. velue). — Avril-Juin. — R. Forêt d’Au- benton (De La Fons). — Bords de la forêt de Saint-Michel (E. de Marsy). RR. Forêt d’'Hirson, taille de la Fontaine à l’Argent (B. R.). Le C. impatiens (C. impatiente) a été signalé par Mlle Pêcheux à Saint-Michel (E. de Marsy). NASTURTIUM R. Br. (Cresson). 56. N. officinale R. Br. ; Sisymbrum nasturtium L. (C. offi- cinal). — Mai-Septembre. — C. Ruisseaux, fontaines. Var. stifolium Steud. ; N. siifolium Rchb. AC. Avec le type. 57. N. silvestre B. Br.; Sisymbrium L. (C. sauvage). — Juin-Septembre. — Lieux humides. Saint-Michel, Foigny, Rabouzy, Gercy, etc. (E. de Marsy). — AR. à Guise, bords de l'Oise, Val Saint-Pierre, Voulpaix, Dagny-Lambercy, La Bou- teille, Montcornet, Chaourse, etc. (B. R.). 58. N. palustre DC.; Sisymbrium Leyss. Roripa nastur- tioides Spach. (C. des marais). — Mai-Août. — AC. Lieux humi- des, bords des eaux. Guise, etc. Les pétales sont environ de la longueur du calice. TurkiTis Dill. (Tourette). 59. T. glabra L.; Arabis perfoliata Lam. (T. glabre). — Mai-Juillet. — AR. Murs, endroits sablonneux arides. Foigny, La Bouteille, Origny, etc. (E. de Marsy). — R. Fesmy, Boué, La Neuville, Hannapes, Forêt de Samoussy et murs même localité et à Laon. 0 PE NRENES VLE 46 B, RIOMET 60. T. hirsuta L.; Arabis Scop. A. sagittata DC. (T. héris- sée). — Mai-Juillet. — AC. Clairières des bois, bords des champs, etc. Sougland, Saint-Michel, La Capelle, Etréaupont, murs à Laon, Marle, Samoussy. SISYMBRIUM L. (Sisymbre). 61. S. alliaria Scop.; Ærysimum L.; Alliaria officinalis Andrz. (S. alliaire). — Avril-Juin. — TC. Endroits ombragés, humides, bois, haies. — Plante exhalant par le froissement une odeur d’ail. 62. S. officinale Scop.; Ærysimum L. (S. officinal, Vélar, Herbe-aux-Chantres). — Juin-Septembre. — CC. Bords des che- mins, décombres, lieux incultes. 63. S. sophia L. (S. sagesse). — Mai-Septembre. — RRR. « Cette plante généralement commune, manque aux environs de Vervins. Trouvé à Neuve-Forge canton d’'Hirson, et entre Sains-Richaumont et Le-Hérie-la-Viéville. » (E. de Marsy et B.R.). Rencontré en 1887 sur les bords de la route de La Capelle à Etréaupont et sur les murs à Laon et à Montreuil-sur-Laon en 1888. (B. R.). 64. S. irio L. (S. irio). — Mai-Septembre. — R. Le Gard (Etreux), chemin qui va à la gare de Boué (B. R.). Laon, Se- milly. (B. R.). Signalé par E. de Marsy à La Capelle, route de Plomion. BRAYA Sternb. et Hoppe (Braye). 65. B. supina Koch. ; Sysimbrium supinum L. ; Nasturtiwm Gill. et Magne. (B. couchée). — Juin-Septembre. — R. Marfon- taine, Autreppes (E. de Marsy). Lisière des forêts du Regnaval et de Wassigny. (B. R.). ERYSIMUM L. (Vélar). 66. E. cheirantoides L. (V. girofiée). — Juin-Septembre. — AC. Champs sablonneux à Pierrepont, Chivres, Vesles, R. Bords des chemins et champs à Marle, Dagny-Lambercy, Guise, Dorengt, Etreux, Le Thuel, La Bouteille, Noircourt, etc. L’E. hieracifolium L., signalé par De La Fons dans les en- droits sablonneux du marais de Chivres est probablement dis- paru ; c’est une plante introduite du Dauphiné. FLORE DE LA THIÉRACHE 47 HESPERIS L. (Julienne). 67. H. matronalis L. (J. des dames). — Juin-Juillet. — RR. Voisinage des habitations; souvent cultivé. — Signalé à Lemé et Voulpaix par E. de Marsy. Esquehéries (B. R.) DipLoTaxis DC. (Diplotaxide). 68. D. tenuifolia DC. (D. à feuilles menues). — Mai-Septem- bre.— Vieux murs. Marle, Vervins, talus sec et pierreux à Sains-Richaumont, Hirson, etc. — Plante calcicole. 69. D. muralis DC.; Sisymbrium L. (D. des murs). — Mai- Septembre. — R. Voie ferrée à La Bouteille, Origny-en Thiéra- che, Hirson. Remarqué en 1886-87-88-89. BrassicA L. (Chou). 70. B. nigra Koch.; Sénapis L. (C. noir). — Juin-Août. — Moissons à Cuiry-les-Iviers. (De La Fons). — RR. Marly, Villers- lès-Guise. (B. R.). — Les siliques sont dressées, appliquées contre la tige. On cultive dans les champs et les jardins les 2. oleracea L. (C. potager, C. vert, C. cabus, C. rouge, C. de Bruxelles, etc.); B. napus (G. navet) ; var. oleifera DC. (Colza) ; B. rapa (C. rave); var. oleifera DC. (Navette) SINAPIS L. (Moutarde). 71. S. arvensis L. (M. des champs, Sene). — Mai-Septembre. — CC. Infeste les moissons, principalement les orges, avoines, féverolles. Var. : ortentalis Coss. et Germ. ; S. orientalis Murr.; S. ar- vensis var. hispida Pauquy, statistique botanique du départe- ment de la Somme. Avec le type, mais plus rare. — Les siliques sont hérissées de poils réfléchis. 72. S. alba L. (M. blanche): — Juin-Août. — AR. Moissons, terrains calcaires, Dagny-Lambercy, Nampcelle, Vigneux, etc.— Plante calcicole. RAPHANUS L. (Radis). 73. R. raphanistrum L. ; À. arvense Mér. (R. ravenelle). — Juin-Septembre. — CC. Dans les moissons. On cultive dans les potagers le À. sativus L. (Radis) et varié- 48 B: RIOMET tés R. radicula Pers. (Petits radis, rave); R. niger Mér. (R. noir, Raifort). ALYSsUM L. (Alysson). 74. A. calycinum L. (A. calicinal). — Mai-Juillet. — RR. Voie ferrée d’Hirson à Amagne, terrain calcaire; Laniscourt, Saint-Erme. — Plante calcicole. DRABA L. (Drave). 75. D. verna L.; Ærophila vulgaris DC. (D. printanière). — Mars-Mai.— CC. Champs, murs, toits de chaume, partout. — Certains botanistes ont fait une infinité de variétés de cette plante. & RoriPpa Besser. (Roripe). 76. R. nasturtioides Spach.; Nasturtium palustre DC.; Sisymbrium Leyss. (R. faux cresson). — Juin-Septembre. — R. Endroits humides, bords de l'Oise. Guise, Chigny, Marly, Etréaupont, Luzoir. 77. R. amphibia Besser.; Nasturtium amphibium KR. Br. ; Sisymbrium L. (R. ämphibie). — Juin-Août. — AC. Bords de l'Oise à Guise, Sorbais, Etréaupont; à Saint-Michel, dans le Gland; bords de l’étang du Pas-Bayard (Forêt d'Hirson); dans le Noirieu à Vénérolles, Chivres, Liesse, Gizy. CAMELINA Crantz. (Cameline). 78. C. sativa Crantz.; Myagrum sativum L. (C. cultivée). — Mai-Juillet. — R. Moissons à Dorengt, La Neuville, Etreux, Agnicourt, et çà et là bords des chemins. Subspontané. TxLaAsPr Dill. (Tabouret). 79. T. arvense L. (T. des champs). — Mai-Septembre. — AC. Champs, lieux cultivés, principalement sur le calcaire. 80. T. perfoliatum L. (T. perfolié). — Avril-Mai. — AC. Champs calcaires à Chaourse, Vigneux, Agnicourt, Leschelle, Dorengt, Le Thuel, etc. IBERIS L. (Ibéride). 81. I. amara L. Z. vulgaris Jord. (I. amère). — Juin-Septem- bre. — RR. Champs calcaires à Dagny-Lambercy, terrains FLORE DE LA THIÉRACHE 49 vagues près du fort de Laniscourt ; Le Thuel, Dizy, La Ville-aux- Bois. CaPsELLA Vent. (Capselle). 82. C. bursa-pastoris Mœnch. ; Thlaspi L. (C. bourse à pas- teur). — Mars-Novembre. — CC. Bords des chemins, murs, lieux incultes et cultivés, partout. LEPIDIUM L. (Passerage). 83. L. draba L.. Cardaria Desv. (P. drave). — Mai-Juillet. — R. Bords de la voie ferrée à Hirson, terrain vague à Guise sur les bords de l'Oise. 84. L. campestre R. Br.; Thlaspi L. (P. des champs). — Mai-Juillet. — C. Champs à Landouzy-la-Ville, Luzoir, La Ca- pelle, Hirson, Bucilly, etc. | 85. L. ruderale L.; Thlaspi All. (P. des décombres). — Mai- Septembre. — RR. Près de la filature du Gard (Etreux) ; Hirson, terrain vague. Plante introduite. 86. L. latifolium L. (P. à larges feuilles). — Juin-Août. — RR. Trouvé en 1885 sur les bords de la Brune à Nampcelle. (B. R.). — Mie Pêcheux l’a signalé à Vervins. Le Z. sativum L. (Cresson alénois), cultivé dans les potagers se trouve quelquéfois à l’état subspontané dans le voisinage des habitations. TEESDALIA R. Br. (Teesdalie). 87. T. nudicaulis R. Br.; Zberis L. ; T. iberis DC. ; Guepinia nudicaulis Bast. (T. irrégulière). — Avril-Juin. — AR: Butte sàablonneuse à Urcel, près de la gare de Chailvet-Urcel. — Plante silicicole. SENEBIERA Poir. (Senebière). 88. S. coronopus Poir.; Cochlearia L.; Coronopus vulgaris Desf. (S. corne de cerf). — Juillet-Septembre. — C. Décombres, cours, lieux incultes et cultivés, bords des chemins. IsaTIS L. (Pastel). 89. I. tinctoria L. (P. des teinturiers). — Mai-Juillet. — RR. Moissons des terrains calcaires à la Selve, Dizy-le-Gros. — Voie ferrée entre Vaux-sous-Laon, Barenton-Bugny et Dercy- Rev. S. Fr. Bor. ({°r février 1891). 4 50 B. RIOMET Mortiers. (B. R.). — Près de la gare de Saint-Erme (Ch. Copi- neau) ; Folëmbray (Malinvaud). NESLIA Desv. (Neslie). 90. N. paniculata Desv.; Myagrum paniculatum L. (N. pa- niculée). — Juin-Août. — R. Terrains calcaires à Vigneux, Gou- delancourt, Liesse, Sissonne, etc. CISTINÉES Juss. HELIANTHEMUM Tourn. (Hélianthème). M. H. vulgare Gœrtn.; H. chamæcistus Mill.; Cistus he- lianthemum L. (H. commun). — Juin-Septembre. — AR. Bords de la route de Laon, forêt de Samoussy. — C. Garenne entre Pier- repont et Gizy, bois de Wassigny. — Plante calcicole. La forme à fleurs doubles est signalée entre Lislet et Dizy- le-Gros par De La Fons, ainsi que l’Æ. pilosum Pers. Le Fumana procumbens Gren. et Godr. a été rencontré par M. E. Malinvaud à Folembray. VIOLARIÉES DC. VioLA Tourn. (Violette). 92. V. odorata L. {(V. odorante). — Mars-Mai. — CC. Haies, buissons, lieux herbeux. 93. V. hirta L. (V. hérissée). — Mars-Mai. — RR. Bois de Leschelle. — Plante calcicole. 94. V. silvatica Fries; V. silvestris Lam. (V. des forêts). — Avril-Mai. — C. Bois, haies, lieux herbeux. 95. V. riviniana Rchb.; V. silvestris var. riviniana Coss. et Germ. (V. de Rivin). — Avril-Mai. — Avec le précédent. 96. V. reichenbachiana Jord. V. silvatica Fries (pro parte). (V. de Reïichenbach). — Avril-Mai. — Avec les précédents, mais plus rare. Abondant dans la forêt du Nouvion qui en est tapissée par endroits au printemps. 97. V. canina L. (V. de chien). — Avril-Juin. — AR. Bois de Leschelle, forêt du Nouvion, haies à Esquehéries, Dagny-Lam- bercy, etc. — Plante silicicole. VE, 4% AO 7 4 Ru, < < sn FLORE DE LA THIÉRACHE 51 98. V. tricolor L. (V. tricolore, pensée sauvage). — Mai- Octobre. — C. Champs et moissons. On rencontre communément mélangées les. deux formes V. segetalis Jord. et V. agrestis Jord. RÉSÉDACÉES DC. RESEDA L. (Réséda). 99. R. luteola L.(R. Gaude). — Juin-Septembre. — AC. Lieux incultes, bords des chemins à Dizy, Montloué, Pierrepont, Gizy, La Selve, le Val-Saint-Pierre, Le Hérie-la-Viéville, Montigny- sous-Marle, etc. — Préfère les terrains calcaires. 100. R. lutea L. (R. jaune). — Juin-Septembre. — C. Lieux incultes, bords des chemins, sur le calcaire, Montcornet, Vi- gneux, Agnicourt, Pierrepont, Goudelancourt, Le Hérie-la- Viéville, etc. — Plante calcicole. à 101. R. phyteuma L. (R. raiponce). — Juin-Septembre. — RR. Terrains sablonneux à Montigny-la-Cour (Nizy-le-Comte), La Selve (B. R.). — Environs de Saint-Erme et Berrieux (P. Martin). — Plante silicicole. De La Fons l’a signalé entre la Malmaison et Amifontaine. Chacun connaît le Reseda odorata L. (R. odorant), que l’on cultive pour son agréable parfum. DROSÉRACÉES Salisb. DROSERA L. (Rossolis). 102. D. rotundifolia L. (R. à feuilles rondes). — Juin-Sep- tentbre. — AR. Marais de Mons-en-Laonnois, Parfondru, Pierre- pont, de Barenton-Bugny (B. R.). — Bruyères de Versigny (L. Pétermann); marais de Chevregny (P. Martin). — Laniscourt (Ch. Copineau), Urcel (B. R.) 103. D. intermedia Hayne (R. intermédiaire). — Juillet-Sep- tembre. — R. Marais tourbeux près la gare de Chailvet-Urcel, Mons-en-Laonnois. 104. D. longifolia L.; D. anglica Huds. (R. d'Angleterre). — 52 B. RIOMET Juin-Septembre. — R. Marais tourbeux avec le précédent et à Samoussy (B.R.) — Marais peu élevés de Mons-en-Laonnois (L. Pétermann) ; il y est rare (B. R.) Le D. intermedia Hayne a été signalé par Brayer à Guise et le D. longifolia L. a aussi été signalé par Brayer au Nouvion. Les Drosera sont silicicoles. PARNASSIA Tourn. (Parnassie). 105. P. palustris L. (P. des marais). — Juillet-Septembre. — AC. Marais de Pierrepont, de Gizy, de Samoussy, de Chivres. POLYGALÉES Juss. PoLyGALA L. (Polygala). 106. P. vulgaris L. (P. commun). — Mai-Août. — C. Coteaux herbeux, lisières des‘bois, prairies. 107. P. amara L.; P. austriaca Crantz (P. amer). — Maïi- Juin. — Lieux arides près Laférée (Ardennes). (De La Fons), Crépy-en-Laonnois, montagne de Bellevue (B. R.) 108. P. comosa Schk.; P. vulgaris var. comosa Coss. et Germ. (P. chevelu). — Mai-Juin. — R. Terrains calcaires, forêt du Val-Saint-Pierre, prairies entre Liesse et Gizy ; bois de Foigny (B. R.); Folembray (L. Pétermann). — Plante calcicolie. CARYOPHYLLÉES Juss. GyPsoPHILA L. (Gypsophile). 109. G. muralis L. (G. des murs). — Juillet-Septembre. — R. Bosquet à Etréaupont, route d’Autreppes, terrain. sablon- neux ; Saint-Michel, dans la forêt. AC. Bois d’Harcigny, nou- velles coupes (B. R.). DranTHUS L. (Œillet). 110. D. prolifer L.; Tunica Scop. (Œ. prolifère). — Juillet- Août. — R. Forêt de Saint-Michel, terrains secs, forêt de Sa- moussy, terrains sablonneux. 111. D. armeria L. (Œ. velu). — Juillet-Août. — AR. Bords FLORE DE LA THIÉRACHE 53 des chemins, Dagny-Lambercy, Esquehéries, Origny-en-Thié- rache, forêts du Nouvion et du Regnaval, bois d'Harcigny, etc. 112. D. deltoides L. (Œ. deltoide). — Juin-Septembre. — Bois de Boncourt (De La Fons). — R. Buttes sablonneuses des Blamonts-sous-Laon, Urcel (B. R.). 113. D. Carthusianorum L. (Œ. des Chartreux). — Juin-Sep- tembre. — R. Bords de la route de Laon, forêt de Samoussy. (B. R.). — Saint-Lambert (L. Pétermann). — Laniscourt (Ch. Copineau). SAPONARIA L. (Saponaire). 114. S. vaccaria L.; Gypsophila Sibth.; Vaccaria vulgaris Host, (S. des Vaches). — Juin-Juillet. — AR. Champs et mois- sons. La Malmaison, Amifontaine, Chéry, Archon, Dolignon, Vigneux, Dagny-Lambercy (B. R.). 115. S. officinalis L. (S. officinale). Juillet-Septembre. — AR. Terrains crayeux, route de Pierrepont à Liesse. Champs et bords des chemins à Missy, Chivres, Bussy-les-Pierrepont. CucuBALUS Tourn. (Cucubale). 116. C. baccifer L. (C. porte-baies). — Juillet-Août. — RR. Forêts d’Hirson et de Saint-Michel (B. R.). Folembray (L. Pé- termann). SILENE L. (Silène). 117. S. inflata Sm.; S. cucubalus Wib.; Cucubalus Behen L. (S. renflé). — Juin-Septembre. — AC. Champs, moissons, ter- rains secs, calcaires, voies ferrées. 118. S. conica (S. conique). — Mai-Juillet. — R. Passage à niveau, ligne de Laon vers Clacy-Mons, Gizy, Craonne, Mon- taigu, Sissonne (B.R.), 119. S. nutans (S. penché). — Juin-juillet. — AC. Environs de Laon, Laniscourt, Mons-en-Laonnois, Clacy (B. R.), Folem- bray (L. Pétermann). Manque aux environs de Vervins, du Nouvion, de Guise, etc. 120. S. otites Sm. ; Cucubalus L. (S. à petites fleurs). — Juin- août. — R. Buttes sablonneuses des Blamonts-sur-Laon; La Selve, Lappion, Clacy-Mons(B. R.). — Mauregny-en-Haye, Gou- delancourt-les-Berrieux, Eppes, Liesse, entre Sissonne et Bon- 54 B. RIOMET court; près de Coucy ; entre Blérancourt et Camelin (de La Fons), Folembray (L. Pétermann). MELANDRIUM Rœhl. (Mélandre). 121. M. album Gke.; M. dioicum Rœhl.; Lychnis alba Mill. ; L. dioica Sibth. ; Silene pratensis Gren. et Godr. (Compagnon blanc). — Juin-Septembre. — AR. Champs calcaires, prairies artificielles principalement, bords des chemins. 122. M. silvestre Rœbhl.; M. diurnum Dumort. ; Lychnis silvestris Hoppe; Silene diurna Gren. et Godr. (Compagnon rouge, Joseph). — Mai-Août. — C. Haies, bois et bosquets. Nous en avons remarqué à fleurs pourpres dans la forêt du Nouvion et aussi à fleurs blanches. Lycanis Tourn. (Lychnide). 123. L. flos-cuculi L. (L. Fleur de coucou). — Mai-juillet. — C. Prairies et pâturages humides. Var. à fi. blanches, Mor- gny-en-Thiérache. Le Lychnis viscaria L., a été signalé par De la Fons eux envi- rons de Laon. AGROSTEMMA L. (Nielle). 124. À. githago ZLychnis githago Lam.; Gîithago segetum Desf. (Nielle, Noël). — Juillet-août. — CC. Moissons. SPERGULARIA Pers. (Spergulaire). 125. S. segetalis Fenzl.; A/sine L ; Arenaria Lam. (S. des moissons). — Juin-Juillet. — R. Moissons, terrains sablonneux et siliceux. Vervins, Thenailles, Hary, Laon, etc. 126. S. rubra Pers.; Arenaria rubra et campestris L. : S. campestris Asch.; A. campestris All. (S. rouge). — Mai- Septembre. — AR. Champs et lieux incultes, terrains sablon- neux, siliceux. Esquehéries, Voulpaix, Dizy-le-Gros, environs de Laon, etc. Les Spergularia sont silicicoles. SPERGULA L. (Spargoute). 127. S. arvensis L. (S. des champs). — Juin-Septembre. — VIMMALE ‘Le | x to “ : Ls FLORE DE LA THIÉRACHE 55 C. Moissons, champs sablonneux, principalement siliceux. — Plante silicicole. SAGINA L. (Sagine). 128. S. procumbens L. (S. couchée). — Mai-Octobre. — CC. Champs frais, lieux ombragés et humides, vieux murs. 129. S. apetala L. (S. apétale). — Mai-Octobre. — AC. Champs, lieux cultivés et incultes, terrains sablonneux vieux murs. 130. S. nodosa Fenzl.; Spergula L.; Spergella Rchb. (S. noueuse). — Juillet-Août. — R. Marais tourbeux. Chivres , Pierrepont, Missy, Vesles-t-Caumont, Urcel, Parfondru (B.R.), Dohis (De La Fons). ALSINE Whlbg. (Alsine). 131. A. tenuifolia Crantz.; Arenaria L.; Sabulina Rchb. (A. à feuilles menues). — Juin-Septembre. — C.Champs sablon- neux, secs, calcaires, bords des chemins, vieux murs. HoLosTEUM L. (Holostée). 132. H. umbellatum L.; A/sine umbellata DC. (H. en om- belle). — Avril-Mai. — AR. Vieux murs, toits de chaume, champs sablonneux secs et incultes. MŒHRINGIA L. (Méringie). 133. M. trinervia Clair. ; Arenaria L. (M. à trois nervures). — Avril-Juin. — AC. Endroits couverts humides, haies, ter- rains siliceux,. ARENARIA L. (Sabline). 134. A. serpyllifolia L.; A. sphærocarpa Ten. (S. à feuilles de serpolet. — Juin-Août. — CC. Champs, lieux secs, murs, bords des chemins. STELLARIA L. (Stellaire). 135. S. media Vill.; A!sine L. (S. intermédiaire, mouron des oiseaux), — Mars-Novembre. — CC. Champs, lieux cultivés et incultes, jardins potagers, partout. 136. S. nemorum L. (S. des forêts). — Mai-Juillet. — AR, 56 B. RIOMET Forêts de Saint-Michel, d'Hirson, du Regnaval, près Sorbais ; bords du Thon à Etréaupont. — C. Forêt du Nouvion-en-Thié- rache, endroits humides, bords du Noirieu au Grand-Wé, Es- quehéries, Vénérolles, etc. Abondant dans ses habitats. 137. S. holostea L.. (S. holostée). — Avril-Juin. -- CC. Haies, bois, buissons, lieux herbeux, sur tous les terrains. 138. S. glauca With. (S. glauque). — Juin-Juillet. — RR. Ma- rais tourbeux de Pierrepont, Chivres, Vesles; Urcel ; Barenton- Bugny. 139. S. graminea L. (S. graminée). — Mai-Août. — AC. Haies, buissons, le long des chemins, lieux herbeux et humi- des, principalement sur les terrains siliceux. — Plante silicicole. 140. S. uliginosa Murr. ; Larbræa aquatica Saint-Hil. (S. aquatique). — Juin-Juillet. — AR. Endroits humides des forêts du Nouvion, du Val Saint-Pierre, de Saint-Michel, d'Hir- son; bois de Dagny-Lambercy, environs de Vervins, Esquehé- ries, etc., terrains siliceux. — Plante silicicole. CERASTIUM L. (Céraiste). 141. C. vulgatum L.; C. triviale Link. {C. commun). — Mai- Septembre. — CC. Bords des chemins, champs, pâturages, lieux herbeux, partout. 142. C. pumilum Curt.; C. glutinosum Fries ; C. alsinoïdes Lois. ; C. obscurum Chaub. (C. nain). — Mai-Juin. — AR. Lieux secs, bords des chemins, vieux murs. 143. C. semidecandrum L. ; C. pellucidum Chaub. (C. à cinq étamines). — Avril-Juin. — AC. Pelouses, lieux arides, sablon- neux, vieux murs. 144. C. brachypetalum Desp. (C. à pétales courts). — Mai- Juin. — Sommeron, chemin du Maqgua, sur la frête (Cardot). — La Fère, porte du Luxembourg (L. Pétermann). 145. C. viscosum L.; C. glomeratum Thuill. (C. visqueux). — Mai-Août. — AC. Champs sablonneux, lieux cultivés, bords des chemins. 146. C. arvense L. (C. des champs). — Avril-Juin. — AC. Bords des chemins, champs, terrains calcaires. Manque à Esquehéries et environs. 147. C. erectum Coss. et Germ.; C. quaternellum Fenzl. ; Mænchia erecta H. de Wett.; Sagina erecta L. (C. droit). — ; FLORE DE LA THIÉRACHE 57 Avril-Juin. — AC. Coingt, Dagny-Lambercy, Plomion (Nogé- mont), Jeantes, Brunehamel, Le Hocquet, Vigneux, Bancigny. — Plante silicicole. MALACHIUM Fries (Malachie). 148. M. aquaticum Fries; Cerastium L. ; Myosanthus aqua- ticus Desv.; Myosoton Mœnch. (M. aquatique). — Juin-Octobre. — AC. Dans notre région, bords des eaux, rivières, endroits humides. L’Elatine hydropiper L. a été signalé par De La Fons, lieux inondés à Coingt et Mons-en-Laonnois. PARONYCHIÉES Saint-Hil HERNIARIA Tourn. (Herniaire). 149. H. glabra L. (H. glabre L.). — Juin-Septembre. — AR. Champs sablonneux à Pierrepont, Missy. 150. H. hirsuta L. (H. hérissée). — Juin-Septembre. — AC. Champs sablonneux avec le précédent. SCLERANTHUS L. (Scléranthe). 151. S. annuus L. (S. annuel, Gnavelle). — Juin-Octobre. — C. Champs sablonneux, moissons, bords des chemins. 152. S. perennis L. (S. vivace). — Juin-Septembre. — Buttes sablonneuses des Blamonts-sous-Laon où il est commun; butte sablonneuse près de la gare de Chailvet-Urcel, territoire d'Urcel. Le Corrigiola liltoralis L., signalé à Vervins par Mlle Pé- cheux, n’a point été retrouvé. LINÉES DC. LiNUM L. (Lin). 153. L. catharticum L. (L. purgatif). — Mai-Août. — C. Pe- louses, coteaux, prairies, un peu partout. 154. L. tenuifolium L. (L. à feuilles menues).— Juin-Août. — Les montagnes à Bruyères, Parfondru, Festieux, Corbeny, 58 B. RIOMET Saint-Erme; entre Sissonne et Boncourt (De La Fons). — Che- vregny (P. Martin), Folembray (Malinvaud). Le L. usitatlissimum L. (Lin), cultivé autrefois en grand, se montre çà et là à l’état subspontané. RADIOLA Dill. (Radiole). 155. R. linoides Gmel. Linum radiola L. (R. faux lin). — — Juin-Août. — R. Endroits humides des bruyères de Versi- gny (L. Pétermann), Cerny, Mons-en-Laonnois (B. R.) Forêt de Coucy (De La Fons). — Plante calcicole. MALVACÉES Juss. MaLva L. (Mauve). 156. M. rotundifolia L. (M. à feuilles rondes, Frumigeon). — Juin-Octobre. — CC. Bords des chemins, voisinage des habita- tions, lieux incultes et cultivés. 157. M. silvestris L (M. sauvage). — Juin-Octobre. — AC. . Bords des chemins, haies et décombres. Esquehéries, etc. 158. M. moschata L. (M. musquée). — Juin-Septembre. — AC. Bois, bosquets, voies ferrées, bords des chemins, terrains argilo-siliceux. Forêt du Nouvion, bois de Leschelle, etc., etc. Var. laciniala Gren. et Godr. — AR. Forêts du Val Saint- Pierre, d'Hirson, de Saint-Michel, du Nouvion, bois de Les- chelle, etc. — Toutes les feuilles sont divisées en lanières étroites. 159. M. alcea L. (M. alcée). — Juillet-Septembre. — AR. Forêts d'Hirson, de Saint-Michel, bois de Leschelle; lieux in- cultes à Esquehéries, Dagny-Lambercy, etc. ALTHÆA L. (Guimauve). 160. À. officinalis L. (G. officinale). — Juillet-Septembre. — R. Haies, lieux humides, dans le voisinage des habitations. L'Atihæa rosea L. (Rose trémière) est cultivé sous diverses variétés. FLORE DE LA THIÉRACHE 59 TILIACÉES Juss. TiLtA L. (Tilleul). 161. T. platyphyllos Scop.; 7. grandifolia Ehrh. (T. à lar- ges feuilles). — Mai-Juin. — AR. Bois, forêts, promenades, places publiques, souvent planté. 162. T. parvifolia Ehrh.; 7. uimifolia Scop.; T. silvestris Desf. (T. à petites feuilles.) — Juin. — Juillet. — AC. Bois, fo- rêts, promenades, places publiques, souvent planté. La place publique de Nampcelle-la-Cour est ornée d’un Til- leul historique, planté en 1792 ; c’est le seul des quatre qui ait survécu. HYPÉRICINÉES Juss. HYPERICUM L. (Millepertuis). 163. H. humifusum L. (M. couché). — Juillet-Septembre. — AC. Bois, champs frais sur les terrains siliceux ; manque sur le calcaire. — Plante silicole. Var. Liottardi Vill; forêt d'Aubenton, triages de la Femme enterree et du bosquet de Loiseau. 164. H. perforatum L. (M. perforé). — Juin-Septembre. — C. Bords des chemins, lieux incultes, bois, buissons. Tous les terrains lui conviennent. Var. : H. lineolatum Jord. (M. linéolé). — Juillet-Août. — Avec le type, surtout dans la forêt du Nouvion-en-Thiérache. Var. : angustifolium Coss. et Germ. (H. à feuilles étroites); c’est l’H. microphyllum de Jordan. — Juillet-Août. — RR. Ter- rain sablonneux, forêt du Nouvion. 165. H. quadrangulum L. (M. quadrangulaire. — Juillet- Août. — AC. Près. bois, lieux humides. 166. H. tetrapterum Fries. (H. à quatre ailes). — Juillet-Août. Bords des fossés, prés, bois humides. 467. H. pulchrum L. (M. élégant). — Juin-Août. — AC Bois, terrains sablonneux, siliceux; manque sur le calcaire. Forêts du Nouvion, d’Hirson, de Saint-Michel, du Val Saint- Pierre, etc. — Plante silicicole. 60 B. RIOMET 168. H. montanum L. (M. des montagnes). — Juin-Août. — RR. Forêt du Nouvicn, d’'Hirson et de Saint-Michel. 169. H. hirsutum L. (M. velu). — Juin-Août. — C. Bords des chemins, bois et buissons, préfère le calcaire.— Plante calcicole. L’Elodes palustris Spach. a été signalé par Brayer à Guise. ACÉRINÉES Juss. ACER L. (Erable). 170. À. campestre L. (E. champêtre). — FI. Avril-Mai ; fr. Juillet. — C. Bois, haies. 171. A. pseudo-platanus L. (E. Faux platane, Sycomore). — F1. Avril-Mai ; fr. Juillet-Août. — C. Bois, planté. 172. A. platanoiïides L. (E. plane, Faux sycomore). — F1. Avril-Mai ; fr. Juin-Juillet. — C. Avec le précédent, surtout dans la forêt du Nouvion. HIPPOCASTANÉES DC. ÆscuLus L. (Marronnier). 173. Æ. hippocastanum L. ; Hippocastanum vulgare Gœrtn (M. d'Inde). — F1. Mai; fr. Septembre. — Originaire de la Grèce, communément planté, avenues, promenades, parcs. AMPÉLIDÉES Kunth. Viris L. (Vigne). 174. V. vinifera L. (V. porte-vin). — F1. Juin ; fr. Septembre- Octobre. — Communément planté en espalier contre les murs. GÉRANIACÉES DC. GERANIUM L'Hérit. (Géranium). 175. G. sanguineum L. (G. sanguin). — Juin-Août. — R. FLORE DE LA THIÉRACHE 61 Montagne de Laon, Bruyères, Semilly (B.R.), Montaigu, Parfon- dru (De La Fons). 76. G. pyrenaicum L. (G. des Pyrénées). — Mai-Août. — R. Voie ferrée à Saint-Gobert, Guise, bords d’un chemin; Lislet, La Ville-aux-bois-les-Dizy. 177. G. columbinum L: (G. colombin). — Mai-Août. — AR. Haies, bois, buissons ; tous les terrains lui conviennent. 178. G. dissectum L. (G. découpé).— Mai-Août.— C. Champs. lieux cultivés, bords des chemins, sur n'importe quel terrain. 179. G. pusillum L. (G. fluet). — Mai-Septembre. — AC. Haies, bords des chemins, lieux incultes, sur tous les terrains. 180. G. molle L.(G. mollet). — Mai-Octobre. — CC. Bords des chemins, lieux incultes et cultivés, sur tous les terrains. 181. G. lucidum L. (G. luisant). — Mai-Août. — RR. Terrains calcaires près Wassigny. — Plante calcicole. 182. G. robertianum L. (G. Herbe à Robert). — Mai-Octobre. — CC. Haies, bois, vieux murs, toits de chaume, tas de pierres. EropiuM L’Hérit. (Erodium). 183. E. cicutarium L'Hérit. ; Geranium L. (E. à feuilles de Ciguë), — Avril-Octobre. — AC. Par endroits, talus, bords des chemins, champs. préfère le calcaire. On rencontre anssi la forme Z. triviale Jord. et autres. Nous avons rencontré à Urcel, à peu de distance de la gare, dans un terrain vague et inculte, sablonneux, la forme Æ. prætermissum Jord. (B. R.), Crépy-en-Laonnois, montagne de Bellevue (P. Martin). Le Geranium phœum L. a été signalé par Brayer à Vervins. OXALIDÉES DC. OxALIs L. (Oxalide). 184. O. acetosella L. (0. oseille, Pain de coucou). — Avril- Mai.— C. Bois ombragés et humides de nos régions. — Plante silicicole. 185. ©. stricta L.; O. europæa Jord. (0. droite). — Juin- Septembre. —R. Gains et moissons à Wassigny et aux envyi- rons d’Aubenton, Leuze, Martigny. 62 B. RIOMET BALSAMINÉES A. Rich. IMPATIENS L. (Impatiente). 186. I. noli-tangere L. (I. n’y touchez pas, Balsamine). — Juillet-Septembre. — AC. Endroits humides et ombragés, tas de pierres. Forêts du Nouvion, de Saint-Michel, d'Hirson, de la Haie d’Aubenton, vers Coingt,du Regnaval au puits des Halliers. Croissait au bois de Thenailles, aujourd’hui défriché. CÉLASTRINÉES R. Br. EvonyMus L. (Fusain). 187. E. europæus L (F. d'Europe). — FI. Avril-Mai; fr. Août-Septembre. — C. Bois et haies. Le Buxus sempervirens L. (Buis) est signalé par De La Fons dans le bois de Beaurain et aux environs de Guise. ILICINÉES Ad. Brongn. ILEx L. (Houx). 488. I. aquifolium L. (H. commun). — F1. Mai-Juin ; fr. hiver. — AC. Bois, haies, terrains siliceux. De La Fons en cite une variété à feuilles panachées au bois des Trémonts, près de Résigny. RHAMNÉES R. Br. RHAMNUS Link (Nerprun). 189. R. catharticus L. (N. purgatif).-— Mai-Juin. — R. Forêts de Samoussy, de Saint-Michel, d'Hirson. 490. R. frangula L. ; Frangula vulgaris Rchb. (N. Bourdai- ne). — Mai-Juin. — AC. Bois, bosquets, taillis, marais. TV" Pret FLORE DE LA THIÉRACHE 63 PAPILIONACÉES L. ULEX L. (Ajonc). 191. U. europæus L. (A. d'Europe). — Printemps et autom- ne. — R. Terrains sablonneux. Guise, Beaurain, Aisonville (B. R.), Folembray (L. Pétermann). — Plante silicicole. GENISTA L. (Genêt). 192. G. anglica L. (G. d'Angleterre). — Avril-Juin. — AR. Bruyères, lieux sablonneux à Mons-en-Laonnois ; butte près la route de Barenton-Cel,Urcel près de la gare.— Plante silicicole. 193. G. sagittalis L. (G. sagitté). — Mai-Juin. — AR. Terrain sablonneux, près du fort de Laniscourt, talus de la voie ferrée près d'Hirson (B. R.), Folembray (L. Pétermann). 194. G. tinctoria L. (G. des teinturiers). — Juin-Août.— AR. Terrains secs, pierreux, forêt du Regnaval; bords de la route entre Origny-en-Thiérache et Landouzy-La-ville, près du château de M. Piette ; Luzoir, route de La Capelle à Lerzy. 195. G. pilosa L. (G. velu). — Mai-Juin. — KR. Talus de la route de Wassigny à Hannapes ; forêt de Saint-Michel, endroits secs. AC, près de la gare de Chaïlvet-Urcel, Mons-en-Laonnois. SAROTHAMNUS Wimm. (Sarothamne). 196. S. scoparius Koch.; S. vulgaris Wimm.; Spartium scoparium L. (Genêt à balai). — Avril-Juin. — C. Bois, coteaux, lieux incultes, sur les terrains siliceux ; manque sur le calcaire. — Plante silicicole. Le Cytisus Laburnum L. (Cytise faux ébénier), est souvent planté dans les parcs et les bosquets. Ononis L. (Bugrane). 197. O. spinosa Wallr. (an L?); O. campestris Koch et Ziz. (B. épineuse). — Juin-Septembre. — AC. Bords des chemins secs et pierreux ; aime le calcaire. 198. O. procurrens Wallr.; O. repens L.: (B. rampante, Arrête-bœuf, Tendron). — Juin-Septembre. — C. Bords des 64 B. RIOMET chemins, lieux incultes et cultivés principalement dans les ter- rains argileux. 199. O. Columnæ All.; O. subocculta Will. (B. de Columna). — Juin-Juillet. — R. Talus du camp romain entre Saint-Erme et Saint-Thomas. (P. Martin), Berrieux, Ramecourt, Goudelan- court-les-Berrieux (B. R.). 200. O. natrix L. (B. gluante). — Juin-Septembre. — AR. Terrain sablonneux, dans un bois, à Chevregny, au-dessus du canal souterrain (P. Martin et De La Fons), Bruyères, Craonne, La Malmaison, Sissonne (De La Fons), Mons-en-Laonnois et près de la Selve. (B. R.). De La Fons cite comme croissant à Agnicourt, Parfondru et Parfondeval, l’Ononis hircina Jacq.; E. G. Camus, Cat. pl. Fr. Suisse et Belg., le cite comme plante suisse. ANTHYLLIS L. (Anthyllide). 201. A. vulneraria L. (A. vulnéraire), — Mai-Août. — AC. Prairies artificielles. MEDICAGO L. (Luzerne). 202. M. lupulina L. (L. lupuline, Minette). — Mai-Septembre. — C. Bords des chemins et des champs. On le cultive aussi en grand. 203. M. falcata L. (L. en faucille). — Juin-Septembre. — R. Champs, prairies artificielles. (B. R.). Laon (Copineau). 204. M. sativa L. (L. cultivée). — Juin-Septembre. — €Eultivé en grand et subspontané. ; 205. M. minima Lamk. (L. naine). — Mai-Juillet.— R. Lieux herbeux et secs, Sorbais, Sommeron (B. R.), Laon et montagne de Laon (Ch. Copineau). 206. M. maculata Willd.; M. arabica All. (L. maculée). — Mai-Juillet. — R. Champs, lieux herbeux. 207. M. apiculata Willd. (L. apiculée). — Mai-Juillet. — RR. La Capelle, décombres. MEzToTus Tourn. (Mélilot). 208. M. officinalis Desv.; M. arvensis Wallr. (M. officinal). — Juillet-Septembre. — C. Prairies artificielles, bords des che- mins, talus des voies ferrées. FLORE DE LA THIÉRACHE 65 209. M. altissima Thuill. ; M. officinalis Willd. ; M. macro- rhiza Pers. (M. élevé). — Juillet-Septembre. — AC. Lieux humides, bords des rivières. Forêt du Regnaval près de Sorbais ; Marly, Chigny, etc. 210. M. alba Desv. ; M. leucantha Koch. (M. blanc). — Juin- Septembre. — AR. Talus des voies ferrées, abondant entre Hirson et Neuve-Maison ; champs dans les prairies artificielles, principalement dans les terrains calcaires. — Plante calcicole. TriFoLiuM Tourn. (Trèfie). 211. T. incarnatum L. (T. incarnat, T. anglais). — Mai-Juil- let. — C. Cultivé en prairies artificielles et subspontané. On rencontre avec le type le 7. Molinerii Auct. paris., (non Balb.). — Ce dernier est plus tardif. 212. T. medium L. (T. intermédiaire). — Juin-Août. — AC. Dans notre région. Bois, lieux herbeux, haies. — CC. Dans les haies. au Grand-Wé, etc. 213. T. pratense L. (T. des prés). — Mai-Septembre. — BC. Prés, lieux herbeux, pelouses. — On le cultive en grand. 214. T. ochroleucum L. (T. jaunâtre). — Juin-Juillet. — R. Lieux secs à Esquehéries, Dagny-Lambercy, Brunehamel, Laniscourt, Molinchart. (B. R.), Folembray (Malinvaud). 215. T. arvense L. (T. des champs, pied de lièvre). — Juillet- Septembre. — C. Champs sablonneux. 216. T. repens L. (T. rampant, T. blanc, Coucou). — Mai- Octobre. — CC. Bords des chemins, prairies, lieux herbeux. On rencontre avec le type, mais rarement la variété phyllan- thum DC. — Les fleurs sont longuement pédicellées. 217. T. hybridum L. (T. hybride). — Mai-Septembre. — R. On le rencontre quelquefois dans les prairies artificielles avec le T. elegans Savi. 218. T. striatum L. (T. strié). — Juin-Juillet. — Sur les montagnes à Mons-en-Laonnois, Laniscourt, etc. (De La Fons). — Crépy-en-Laonnois. (B. R.). 219. T. elegans Savi. (T. élégant). — Juin-Août. — C. Lieux herbeux, bords des chemins, pâturages. On le cultive aussi en grand pour gazonner les pâtures. 220. T. fragiferum L. (T. fraisier). — Juin-Septembre. — C. Prés, lieux herbeux, bords des chemins, surtout dans les terrains calcaires. Rev. 8. Fr Bor. VIII (1 mars 1891). 5 66 B. RIOMET 221. T. montanum L. (T. des montagnes). — Mai-Juillet. — RR. Montagne près du fort de Laniscourt, Urcel. (B. R.).— Les bois montueux à Veslud, Parfondru ; les prés à Mons-en-Laon- nois, Molinchard (De La Fons). 222. T. aureum Poll. ; 7. agrarium L. (T. doré).— Juin-Août. — RR. Bords des chemins. Esquehéries, Dagny-Lambercy, Malvaux. 223. T. procumbens L.; 7. campestre Schreb. (T. couché). — Juin-Septembre. — C. Champs et bords des chemins. 224. T. filiforme Auct. mult. (non L.); 7. minus Relhan ap. Sm. (T. filiforme). — Mai-Septembre. — TC. Bords des che- mins, lieux herbeux. — Plantesilicicole. Le T, rubens est signalé par De La Fons sur les montagnes du Laonnois. Lotus L. (Lotier). 225. L. corniculatus L. (L. corniculé, pied d’alouette), — Mai-Septembre. — CC. Prés, coteaux, bois, lieux herbeux, bords des chemins. 226. L. tenuis Kit. ap. Willd.; Z. tenuifolius Reich. (L. grêle). — Mai-Septembre. — AR. Prairies humides, siliceuses ou argileuses ; manque sur le calcaire ; Chaiïlvet, Urcel, Crécy, Gercy, etc. 227. L. uliginosus Schk. ; Z. major Scop. (L. des marais). — Juillet-Octobre. — C. Prairies, lieux humides, haies, bois, sur les terrains siliceux, rarement sur le calcaire. TETRAGONOLOBUS SCop. (Tetragonolobe). 228. T. siliquosus Roth. ; Zotus L. (T. à siliques). — Mai- Juillet. — AR. Marais de Pierrepont, Gizy, Chivre, Liesse ; Mons-en-Laonnois ; prairie à Laniscourt et près du fort, Clacy ; près de la gare de Chailvet-Urcel, etc. (B. R.), Folembray(Malin- vaud). Le Phaseolus vulgaris L. (Haricot) est cultivé sous un grand nombre de variétés dans les potagers etles champs. RoBINIA L. (Robinier). 229. R. pseudo acacia L. (Acacia). — Mai-Juin. — Originaire de l'Amérique septentrionale ; souvent planté dans les parcs, promenades et bois où il est naturalisé. FLORE DE LA THIÉRACHE 67 Le Colulea arborescens L. (Baguenaudier) est assez souvent planté dans les promenades et les parcs. ASTRAGALUS L. (Astragale). 230. À. glycyphyllos L. (A. Réglisse, Réglisse bâtarde). — Juin-Août. — R. Lisière d’un chemin, forêt du Regnaval; fo- rêts d'Hirson et du Val Saint-Pierre, etc. (B. R.) Folembray (L. Pétermann) ; Liesse (De La Fons); haies du cimetière de Ber- lise (B. R.).— Pante calcicole.: CoroNiILLA Tourn. (Coronille). 231. C. varia L. (C. bigarrée). — Juin-Septembre. — AR. Terrains calcaires, forêts du Val Saint-Pierre et de Saint-Michel (B.R.). — Abondant sur les talus calcaires du camp romain de Saint-Thomas (P. Martin) ; il est signalé par le même à Che- vregny, Folembray (L. Pétermann). — Berlise; garenne entre Dizy et Montloué (B. R.). ORNITHOPUS L. (Ornithope). 232. O. perpusillus L. (O0. délicat). — Mai-Août. — AR. But- tes sablonneuses des Blamonts-sous-Laon (B. R.); Chevregny (P. Martin), Parfondru (De La Fons) ; près dela garede Chailvet- Urcel (B.R.). — Plante silicicole. HiPPOCREPIS L. (Hippocrépide). 233. H. comosa L. (H. en ombelle). — Mai-Juillet. — Coteaux secs, terrains sablonneux. AR. à Laniscourt, Clacy ; R. lisière de la forêt du Val Saint-Pierre. — Plante calcicole. ONoBRYCHIS Tourn. (Sainfoin). ‘234. O. sativa Lam.; Æedysarum onobrychis L. (Sainfoin cultivé). — Mai-Juillet. — Cultivé en grand et subspontané dans les terrains calcaires. L'O. supina DC. « Les montagnes à Bruyères, Parfondru, Bièvre, Presles. » (De La Fons). VicrA Tourn. (Vesce). 235. V. sativa L. (Vesce cultivée, Dravière). — Mai-Août. — CC. Cultivé .en grand et souvent subspontané. 68 B. RIOMET Var. macrocarpa Morison, vulgairement Hivernache, grosse Dravière. — Cultivée aussi en grand. 236. V. angustifolia All. (V. à feuilles étroites). — Avril- Juillet. — AC. Haies, lisière des bois, moissons. Val Saint- Pierre, Leschelle, Lerzy, Aubenton, Bucilly, Hirson, La Bou- teille, Samoussy, etc. 237. V. lathyroides L. (V. fausse Gesse). — Avril-Juin. — R. Buttes sablonneuses des Blamonts-sous-Laon, Mons-en-Laon- nois, Clacy, Urcel. 238. V. lutea L. (V. jaune). — Juin-Août. — RR. Lisière d’un bosquet près les buttes des Blamonts-sous-Laon, terrain sablon- neux ; Clacy, Urcel. 239. V. sepium L. (V. des haies, V. sauvage). — Mai-Sep- tembre. — C. Haies, bois. 240. V. cracca L.; Cracca major Frank. (V. à bouquet, V. à épi). — G. Haies, bois, prairies. 241. V. villosa Roth. (V. velue). — Juin-Août. RR. Mois- sons, territoire de La Capelle. De La Fons signale ce qui suit : « Vicia cassubica Li. Champs, moissons ; Pierrepont, Urcel, l’Epinette, près Landouzy-la- Ville. » « V, pseudocracca Bert. ; les moissons, près de Bucilly. » ERVUM L. (Ers). 242. E. tetraspermum L.; Vicia Mœnch. (E. à quatre grai- nes). — Juin-Septembre. — C. Champs, moissons, bois, haies. 243, E. hirsutum L.; V.hirsuta Koch.; Cracca minor R. (E. hérissé, Vesceron). — Mai-Septembre. — C. Champs, mois- sons, haies. LENs Tourn. (Lentille). 244. L. esculenta Mœnch.; Vicia lens, Coss. et Germ.; Ervum lens L. (L. comestible). — Juin-Août. — Cultivé en grand et quelquefois subspontané, surtout dans les terrains calcaires. FABA Tourn. (Féverolle). 245. F. vulgaris Mœnch.; Vicia faba L.(Féverolle), — Mai- Août. — Cultivé en plein champet quelquefois subspontané. FLORE DE LA THIÉRACHE 69 Pisum Tourn. (Pois). 246. P. sativum L. (Pois). — Mai-Septembre, — Communé- ment cultivé et quelquefois subspontané. 247. P. arvense L. (Pisaille, Bisaïlle). — Mai-Juillet. — Communément cultivé et quelquefois subspontané dans les moissons. On rencontre aussi le P. elatum DC. ou P. elatius Boreau, cultivé et subspontané. LATHYRUS L. (Gesse). 248. L. pratensis L. (G. des prés). — Juin-Août, — CC. Prai- ries, haies, bois. ‘249. L. tuberosus L. (G. tubéreuse). — Juin-Août. — RR. Pâturages argilo-calcaires à Esquehéries. Tend à disparaitre depuis la transformation des terres en pâturages ; Leschelle, Chigny. — Plante calcicole. 250 L. palustris L. (G. des marais). — Juin-Août. — R. Ma- rais tourbeux à Chivres et à Pierrepont. (B. R.). — Urcel (De La Fons.) 251. L. silvestris L. (G. des bois). — Juin-Août. — AR. Bois, forêts, sur le calcaire. — Forêts du Val Saint-Pierre, du Regna- vai, d'Hirson, de Saint-Michel; bois de Leschelle; bosquets à Gergny, Etreaupont, Luzoir; Berlise, Le Thuel; bois de Bos- mont et de Marfontaine. 252. L. aphaca L. (G. sans feuilles ; pois de serpent). — Juin- Septembre. — AC. Moissons, lieux herbeux ; manque à Esque- héries et environs. De La Fons signale le L. hirsutus L. dans les moissons à Bu- cilly, Fontenelle. 253. L. cicera L. (Jaros, Jarosse). — Juin-Juillet. — Cultivé en grand et quelquefois subspontané. OROBUS L. (Orobe). 254. O. tuberosus L.; Lathyrus macrorhiius Wimm. (G. tubéreuse). — AR. Forêts du Regnaval du Val Saint-Pierre, d'Hirson et de Saint-Michel; environs de Laon. L’O. niger L. est signalé par De La Fons dans les bois de Montaigu, comme y étant très rare. 70 B. RIGMET Le Galega officinalis L. est signalé par De La Fons, à Laon, Ardon, Semilly. AMYGDALÉES Juss. PRUNUS Tourn. (Prunier). 255. P. spinosa L. (Epine noire, Prunellier). — F1. Avril; fr. Juillet-Août. — CC. Haies, bois, buissons sur tous les terrains: 256. P. domestica L. (P. domestique). — F1. Avril; fr. Juil- let-Aoùt. — Souvent subspontané dans le voisinage des habita- tions et cultivé sous une foule de variétés. 257. P. insititia L. (P. sauvage). — FI. Avril; fr. Juillet- Août. — Se rencontre aussi à l’état subspontané et cultivé sous diverses variétés. CERASUS Juss. (Cerisier). 258. C. avium Mœnch.; Prunus L. (C. des oiseaux, Meri- sier), — F1. Avril; fr. Juin-Juillet. — C. Bois. 259. C. vulgaris Mill. ; C. caproniana DC. ; Prunus cera- sus L. (C. griottier). — FI; Avril-Mai; fr. Juin-Juillet. — Sub- spontané et cultivé. 260. C. Mahaleb DC.; Prunus L. (C. Mahaleb, bois de Sainte- Lucie). — On le rencontre rarement dans la forêt du Nouvion; il est commun dans celle de Samoussy. On cultive dans les parcs le C. padus DC. (Merisier à grappes, Putiet). Les Armeniaca vulgaris Lam. (Abricotier) et Persica vul- garis Mill. (Pêcher) sont cultivés dans les jardins. ROSACÉES DC. SPIRÆA L. (Spirée). 261. S. ulmaria L. (S. ulmaire, Reine des prés). — Juin- Août. — C. Bois, haies, prés humides, sur tous les terrains. 262. S. salicifolia L. (S. à feuilles de saule). — Juillet-Août. — R. À Dagny-Lambercy sur les bords de la Brune, en plu- sieurs endroits; croît aussi à Nampcelle, Bray-en-Thiérache, Montcornet, Berlise, Rozoy-sur-Serre, etc. FLORE DE LA THIÉRACHE 71 Comme cette plante ne se trouve point décrite dans la plupart des Flores, nous donnons la description d’après Poiret (Encyclo- pédie méthodique, botanique, tome 7, p. 349) ; il la décrit ainsi : «Arbrisseau d’un aspect très agréable, cultivé depuis longtemps dans les jardins, dont les tiges sont hautes detroisàquatre pieds, rameuses, droites, cylindriques : les rameaux grêles, élancés, re- vêtus d’une écorce lisse, jaunâtre, striée; les feuilles pétiolées, éparses, alternes, lancéolées, oblongues aiguës ou obtuses, pres- que membraneuses, glabres à leurs deux faces, d’un vert tendre, dentées en scie à leur contour, traversées par des nervures jaunâtres ; les pétioles courts un peu ailes ». « Les fleurs, forment, à l'extrémité des rameaux, une assez belle panicule droite, serrée, un peu courte, composée de petites grappes partielles, latérales, munies à la base de leurs ramifi- cations d’une petite bractée membraneuse, linéaire, pubescente. Leur calice est court; ses découpures ovales, glabres, vertes ; la corolle au moins une fois plus longue que le calice ; les péta- les ovales, un peu arrondis, obtus, blancs, couleur de chair ou lavés de rouge, renferment assez ordinairement cinq ovaires qui se convertissent en autant de capsules oblongues, un peu aplaties, très aiguës ». Notre plante, qui est le Spiræa salicifolia L. type, a les fleurs d’un blanc carné. RuBus L. (Ronce). 263. R. idæus L. (R. du mont Ida, Framboisier). — Juin- Août. — AC. Forêts bois, taillis de trois ans, Val Saint-Pierre, Le Nouvion, etc. Nous disons une fois pour toutes que les Rubus fleurissent en Juin-Août. 264. R. cæsius L. (R. bleue). — CC. Bois, haies et buissons. 265. R. dumetorum Weihe et Nees. (R. des buissons). — C. Bois, haies, buissons. 266. R. fruticosus L. (R. frutescente). — CC. Bois, haies et buissons. 267. R. discolor Weihe et Nces. (R. discolore). — CC. Haies, bois, lieux arides. 268. R. glandulosus Bellardi (R. glanduleuse). — C. Bois, forèts, haies. 72 B. RIOMET 269. R. tomentosus Borckh. (R. tomenteuse). — C. Bois de la Haye d’Aubenton et à Coingt. 270. R. saxatilis L. (R. des rochers). — Les forêts dHirson, Saint-Michel à Foigny (B. R.), Samoussy, Liesse, Montaigu, Mauregny-en-Haye, Festieux, Veslud, Parfondru. (De La Fons). 271. R. fastigiatus Weihe et Nees (R. fastigiée). - AC. Bois, haies, buissons. GEUM L. (Benoite). 272. G. urbanum L. (B. commune). — Mai-Juillet. - C. Haies, bois et buissons. FRAGARIA L. (Fraisier). 273. F. vesca L. (F. comestible). — Avril-Juin. — C. Bois, taillis, haies, buissons. 274. F. collina Ehrh. (F. des collines). — Mai-Juin. — R. En- droits montueux des forêts d'Hirson et de Saint-Michel, clai- rières ; bois de Foigny, de Marfontaine. 275. F. elatior Ehrh.; #. magna Thuill. (F. élevé). — Mai-Juin. — R. Bois, clairières, Hirson, Saint-Michel; bois de Foigny, de Bosmont, de Marfontaine. CoMaRuM L. (Comaret). 276. C. palustre L.; Potentilla comarum Scop. (C. des ma- rais). — Juin-Juillet. — R. marais tourbeux à Pierrepont et à Chivres (B. R.). Chivi (De La Fons), Wassigny (Brayer). PoTENTILLA L. (Potentille). 277. P. fragariastrum Ehrh.; P. fragaria Poir.; Fragaria sterilis L. (P. fraisier). — Mars-Mai.— C. Bois, haies, lieux herbeux. 278. P. verna L. (P. printanière). — Avril-Mai. — AR. Co- teaux secs, pelouses, bords des chemins. Dagny-Lambercy, en- virons de Vervins, etc. 279. P. reptans L. (P. tormentille, Quintefeuille). — Juin- Août. — C. Lisières des bois, lieux herbeux. 280. P. anserina L. (P. ansérine, Argentine). — Mai-Août.— CC. Bords des chemins, des fossés. lieux humides. 281. P. argentea L. (P. argentée). — Juin-Juillet. — AR. FLORE DE LA THIÉRACHE 73 Lieux sablonneux à Chailvet-Urcel près dela gare, Les Blamonts- sous-Laon ; (B. R. et P. M.). Folembray (L. Pétermann). TORMENTILLA L, (Tormentille). 282. T. erecta L.; P. tormentilla Sibth. (P. dressée). — Juin- Août. — Bois, prairies. — R. Dans la région nord-est du dépar- tement, forêt de Saint-Michel; manque dans la forêt du Nou- vion où il est remplacé par le suivant : 283. T. reptans L.; Polentilla mixta Reich. (T. couchée). -— Juin-Aoùt. — Bois, lieux frais, marécageux. CC. Forêts du Nouvion, du Val Saint-Pierre; marais de Chivres, de Pierre- pont, forêt de Saint-Michel, etc. Rosa L. (Rosier). 284. R. arvensis L.; À. repens Scop. (R. des champs). — Juin-Juiilet. — CC. Haies, bois, buissons. 285. R. canina L. (R. des chiens, Eglantier). — Juin-Juillet. — CC. Haies, buissons, bois. Var. : a. R. collina Jacq. (R. des collines). — R. Forêts d'Hir- son et de Saint-Michel. Var.: b. R. canina var. bisserrata Mérat.— R. Haies au Grand-Wé. 286. R. dumetorum Thuill.; À. canina var. dumelorum Koch. (R. des buissons). — R. Haies au Grand-Wé, etc. 287. R. rubiginosa L. (R. rouillé). — Juin. — R. Buissons, bords des chemins. Plomion, Montcornet, Rozoy, Berlise, Noir- court, Dizy, Le Thuel, etc. La var. À. umbellata Leers a été signalée par De La Fons entre Rozoy et Saint-Georges. AGRIMONIA L. (Aigremoine). 288. À. eupatoria L. (A. eupatoire). — Juin-Octobre. — CC. Haies, bords des chemins, lieux herbeux. 289. À. odorata Mill.; À. eupatoria var. odorala Coss. et Germ. (A. odorante). — Juin-Septembre. — R. Bois, lieux cou- verts, environs de Brunehamel, Dagny-Lambercy, chemin de Vigneux, Berlise, Dohis, etc.; manque sur le calcaire. 74 B. RIOMET ALCHEMILLA Tourn. (Alchemille). 290. A. vulgaris L. (A. commune). — Mai-Septembre. — AC. Bois, haies, lieux herbeux. Forêts du Nouvion, du Regnaval, du Val Saint-Pierre, d’'Hirson, de Saint-Michel; bois de Les- chelle ; Esquehéries, Dagny-Lambercy, Nampcelle, bois de Foi- gny, etc. 291. À. arvensis Scop.; Aphanes L. (A. des champs). — Mai- Août, — C. Champs sablonneux de préférence. POTERIUM L. (Pimprenelle). 292. P. dictyocarpum Spach.; P. sanguisorba L.; P. san- guisorba var. dictyocarpum Coss. et Germ. (P. à fruit réticulé). — Mai-Septembre. — AR. Pàturages secs, lisière des bois, ter- rains crayeux. 293. P. muricatum Spach. ; P. polygamum W.etK.; P. san- guisorba var. muricatum Coss. et Germ.— Juin-Aoùt. — On le rencontre communément dans les prairies artificielles et quelquefois ailleurs. POMACÉES Juss. CRATÆGUS L. (Aubépine). 294. C. oxyacantha L. ; C. oxyacanthoides Thuill. (A. com- : mune, Epine blanche). — FI. Mai; fr. Août-Septembre, — CC. Haies, buissons, bords des chemins.— Var. fleurs roses, Magny. 295. C. monogyna Jacq.; C. oæyacantha var. monogyna Coss. et Germ. A. à une graine). — F1. fin Mai-Juin; fr. Août- Septembre. — C. Avec le précédent. MEspiLus L. (Néflier). 296. M. germanica L. (N. d'Allemagne, Méllier). — F1. Mai; fr. Septembre-Octobre. — C. Haies. Esquehéries, Nampcelle, etc. — On en cultive des greffés qui rapportent de gros fruits. Pyrus Tourn. (Poirier). 297. P. communis L. (P. commun). — FI. Avril-Mai; fr. Septembre-Octobre. — On le cultive sous une foule de variétes. FLORE DE LA THIÉRACHE 75 Le P, acerba DC. est signalé par De La Fons dans la forêt de Samoussy. MaLus Tourn. (Pommier). 298. M. communis Lamk ; Pyrus malus L. (P. commun). — F1. Avril-Mai ; fr. Août-Octobre. — Cultivé sous une foule de variétés. CyponiA Tourn. (Cognassier). 299, C. vulgaris Tourn. ; Pyrus cydonia L. (Cognassier). — FI. Mai; fr. Septembre-Octobre. — Plante dans les vergers et les haies. SorBUS L. (Sorbier). 300. S. aucuparia L.; Pyrus Gæœrtn. (S. des oiseaux). — F1. Mai-Juin ; fr. Septembre. — C. Bois et forêts ; il est quelquefois planté dans les pâturages. 301. S. torminalis Crantz ; Pyrus Ehrh. (Alisier). — F1. Mai; fr. Septembre. — Les bois à Montaigu, Festieux, Saint-Go- bain, Fourdrain (Brayer, De La Fons); forêts du Nouvion-en- Thiérache, du Regnaval et de Saint-Michel (B. R.). 302. S. aria Crantz. (Alouchier). — FI. Mai; fr. Septembre. — . Commun dans les bois depuis Montaigu jusqu’au delà de Chérêt,. (De La Fons). Forêt du Nouvion-en-Thiérache, du Regnaval, de Saint-Michel, (B. R.) ; Prémontre (Brayer). Le S. latifolia Pers, signalé au grand bois de Chaourse par De La Fons est disparu par suite du défrichement du bois. PHILADELPHÉES DC. PHILADELPHUS L. (Philadelphe). 303. P. coronarius L. (P. des jardins, Seringa). — Mai-Juin. — Communément planté dans les haies et les parcs. LYTHRARIÉES Juss. LYTHRUM L. (Salicaire). 304. L. salicaria L. (L. commune). — Juin-Septembre. — CC. Prés humides, marais, bords des eaux. 76 B. RIOMET : S.-v. alternifolium Coss. et Germ.; feuilles presque toutes alternes ; avec le precédent. S.-v. verticillatum Coss. et Germ.; feuilles toutes ou la plu- part verticillées par 3; avec les précédents. De La Fons cite le L. hyssopifolium L. sur la montagne de Laon. PEp1is L. (Péplide). 305. P. portula L. (P. pourpier). — Juin-Septembre. — KR. Lieux inondés pendant l’hiver, mares et étangs, principalement sur les terrains siliceux. Luzoir, Etréaupont, environs de Laon, etc. PORTULACÉES Juss. MonTiaA L. (Montie). 306. M. minor Gmel (M. naine). — Avril-Juin. — R. Champs humides, bords des mares et des étangs dans les terrains sili- ceux ; manque sur le calcaire. Bois Planté à Leschelle, près dela forêt du Nouvion, à Esquehéries ; Dagny-Lambercy, Plomion, Marfontaine, etc. POoRTULACA Tourn. (Pourpier). 307. P. oleracea L. (Pourpier). — R. Champs à La Capelle, Fontaine, Laigny, Haution, etc. (B. R). — Montreuil-sous-Laon (Ch. Copineau). ONAGRARIÉES Juss. EPILOBIUM L. (Epilobe). 308. E. spicatum Lamk.; Æ. angustifolium L. (E. en épi). — Juin-Août. — Bois et lieux humides. — AC. Forêts d'Hirson, de Saint-Michel, du Nouvion, Val Saint-Pierre, bois de Dagny-Lam- bercy, etc. 309. E. hirsutum L. (E. hérissé). — Juillet-Septembre. — C. Bords des eaux, marais. 310. E. parviflorum Schreb. ; ÆZ. molle Lamk. (E. à petites fleurs). — Juin-Septembre. — C. Lieux humides, fossés, ma- récages. FLORE DE LA THIÉRACHE 77 311. E. montanum L. (E. des montagnes). — Juillet-Sep- tembre. — C. Bois humides, haies. Var. Æ. verticillatum Coss. et Germ.; feuilles verticillées par 3. — R. Forêt du Nouvion, Esquehéries, Grand-Wé, Les- chelle, Cuiry, Dohis, dans les haies. Var. Æ. collinum Coss. et Germ. R. Forêt du Val Saint- Pierre. 312. E. tetragonum L.; Æ. adnatum Griseb. (E. tétragone). — Juin-Septembre. — AR. Lieux humides, Grand-Wé, forêt du Nouvion, etc. | 313. E. palustre L. (E. des marais). — Juillet-Septembre. — R. Marais tourbeux. Chivres, Pierrepont, Vesles. Nous avons constaté en 1886 et 1887 la présence de l’Z. ro- seum L. dans un jardin à Esquehéries. ŒNOTHERA L. (Onagre). 314. Œ. biennis L. (0. bisannuelle, Herbe aux ânes). — Juin- Septembre. — Lieux sablonneux , décombres, voisinage des habitations, talus des voies ferrées ; originaire de l’Amérique du Nord. Rare dans l’arrondissement de Vervins. AC. Environs de Liesse, Saint-Erme, Eppes. ISNARDIA L. (Isnardie). 315. I. palustris L. (I. des marais). — Juillet-Août. — Mares, fossés, lieux inondés, — « Fréquente dans les cantons de Rozoy- sur-Serre et d’Aubenton.» (De La Fons). — RR. Bords de la Serre à Rozoy se trouve aussi à Iviers, Coingt, Aubenton. (B. R.). CiRcÆA Tourn. (Circée). 316. C. lutetiana L. (C. des Parisiens, Herbe à la magi- cienne). — Juin-Août. — C. Bois humides, lieux omhragés, terrains argilo-siliceux. HALORAGÉES Juss. MYRIOPHYLLUM Vaill. (Myriophylle). 317. M. verticillatum L. (M. verticillé, volant d'eau). — Juin-Août. — AR. Etangs, mares, tourbières. Pierrepont, Chi- 78 B. RIOMET vres ; dans la Serre à Agnicourt, flaques d’eau sur les bords de l'Oise à Etréaupont. 318. M. spicatum L. (M. en épi). — Juillet-Septembre. — Etangs, mares. — Etang du château et mares au Nouvion. Bouëe:; canal de la Sambre à l'Oise, à Etreux, Le Gard; étang près de l’aciérie de Blangy à Hirson ; étang du Pas-Bayard. HIPPURIDÉES Link. Hrppuris L. (Pesse). 319. H. vulgaris L. (P. commune). — Juin-Août. — AC. Canaux d'écoulement des marais, à Chivres, Pierrepont, Gizy, Vesles (B. R.). — Fourdrain (L. Pétermann). CÉRATOPHYLLÉES Gray. CERATOPHYLLUM L. (Cornifie). 320. C. demersum L. (C. immergé). — Juin-Septembre. — Rivières, fossés, étangs. R. Le Gard, derrière la filature, dans le Noirieu et dans le canal de la Sambre à l'Oise. On rencontre aussi le C. submersum L. (C. submergé). CALLITRICHINÉES Reich. CALLITRICHE L. (Callitriche). 321. C. platycarpa Kütz. (C. à fruits plats). — Avril-Octobre. — C. Ruisseaux, mares et fossés. 122. C. verna Kütz.; C. vernalis Koch. (C. printanière). — Avril-Octobre. — C. Avec le précédent. CRASSULACÉES DC. CRASSULA L. (Crassule). 323. C. rubens L. ; Sedum L. (C. rougeàtre). — Mai-Juillet. — Les vignes entre Clacy et Mons-en-Laonnois (De La Fons) — Saint-Erme (Ch. Copineau). SEDUM L. (Orpin). 324. S. acre L. (0. âcre, Vermiculaire). — Juin-Juillet. — AC. Vieux murs, toits de chaume. FLORE DE LA THIÉRACHE 79 325. S. reflexum L. (0. réfléchi). — Juin-Août. — R. Vieux murs, toits. Grand-Wé; Esquehéries, Le Nouvion, Dagny- Lambercy, etc. (B. R.) Folembray (L. Pétermann). 326. S. elegans Lej.; S. pruinalum Brot. (0. élégant). — Juin-Juillet. — R. Vieux murs, lieux secs et sablonneux. Forêt du Nouvion-en-Thiérache, murs à Esquehéries, Grand-Wé. Le S. cepæa L. a été signalé à Folembray, par M. Malinvaud. 327. S. album L. (0. blanc, Trique-Madame). — Juin-Août. — AR. Vieux murs, toits de chaume, Esquehéries, Grand-Wé, Le Nouvion, Dagny-Lambercy, etc. à Var. : micranthum DC.; S. micranthum Bast. Murs, pro- priété Roget, au Nouvion. 328. S. purpurascens Koch.; S. {elephium Coss. et Germ. (non L.). (O0. pourpre, Herbe de coupure). — Aoùût-Septembre. — C. Bois, bosquets, haies. Dagny-Lambercy, Grand-Wé, La- vaqueresse, etc.; forêts d'Hirson, de Saint-Michel, du Nou- vion, du Regnaval, bois de Leschelle, etc. — PI. silicicole. SEMPERVIVUM L. (Joubarbe). 329. S. tectorum L. (J. des toits). — Juillet-Août. — Vieux murs et toits de chaume, tend à disparaître avec ces derniers. De La Fons signale le Sempervivum montanum L. sur la montagne de Laon; nous ne l’y avons pas encore rencontré. GROSSULARIÉES DC. RIBES L. (Groseillier). 330. R. uva-crispa L. (G. épineux). — F1. Avril-Mai; fr., Juin-Juillet. — AC. Bois, haies, buissons, sur les vieux murs, les saules creux. Çà et là aussi dans les forêts du Nouvion, d’'Hirson et de Saint-Michel. On cultive dans les jardins le R. grossularia L. (Groseillier à maquereau). 331. R. rubrum L. (G. rouge). — F1. Avril-Mai; fr. Juin- Juillet. — AC. Bois, haies, buissons sur les saules creux. — C. dans la forêt du Nouvion. Cultivé aussi dans les jardins avec la variété G. album L. (Groseillier blanc). 332. R. nigrum L. (G. noir, Cassis). — FI. Avril-Mai; fr., 80 B. RIOMET Juin-Juillet. — R. Forèt du Nouvion, çà et là. Forêt d'Hirson, près du Pas-Bayard, forèt de Saint-Michel. Il est cultivé dans les jardins. SAXIFRAGÉES Juss. SAXIFRAGA L. (Saxifrage). 333. S. tridactylites L. (S. tridactyle). Mars-Mai. — CC. Vieux murs, champs secs, sablonneux, pierreux. — PI. calcicole. 334. S. granulata L. (S. granulé). -- Mai-Juin). — AC. Prai- ries, lieux secs, lieux humides, herbeux. Dagny-Lambercy, Nampcelle, Esquehéries, etc. CHRYSOSPLENIUM L. (Dorine). 335. C. alternifolium L. (D. à feuilles alternes). — Mars- Mai. — AC. Dans notre région. Endroits humides des forêts. Forêts du Nouvion, de Saint-Michel, d'Hirson, bois de la Haye d’Aubenton et de Coingt, bois Planté à Leschelle, bois La Dame à La Capelle, bois d'Etréaupont, de Foigny; Fourdrain, Folem- bray, etc. (B. R.) 3306. C. oppositifolium L. (D. à feuilles opposées). — Avril- Juin. — AR. Lieux humides, bords des eaux, dans les forêts, avec le précédent. Il est abondant dans ses stations. OMBELLIFÈRES Juss. HYDROCOTYLE Tourn. (Hydrocotyle). 337. H. vulgaris L. (H. commun, Ecuelle d’eau). — Juin- Septembre. — C. marais tourbeux de Pierrepont, de Chivres, de Vesles, de Liesse, de Gizy, Chambry, Fourdrain, Chivi. De La Fons le signale dans les endroits marécageux des envi- rons de Vervins. SANICULA Tourn (Sanicle). 338. S. europæa L. (S. d'Europe). — Mai-Juin. — AR. dans notre région. Forêt du Nouvion, du Val Saint-Pierre; bois de Leschelle ; Laniscourt, etc. C. Petits bois du canton de Rozoy. Endroits humides. FLORE DE LA THIÉRACHE 81 ERYNGUuM Tourn. (Panicaut). 339. E. campestre L. (P. champêtre, Chardon Roland ou Roulant). — Juillet-Septembre. — AR. Bords des chemins, ter- rains calcaires. Renneval, Montcornet, Berlise, Montloué, Noircourt, Chaourse, Vigneux, Dizy-le-Gros, la Selve, Nizy-le- Comte, Goudelancourt, Ebouleau, etc. — Manque en bon nom- bre d’endroits des environs de Vervins, du Nouvion, etc. BuPLEURUM Tourn. (Buplèvre). 340. B. falcatum L. (B. en faux, Oreille de lièvre). — Juillet- Septembre. — AR. Lisière de la forêt de Samoussy. Nous ne l'avons pas rencontré jusqu’à présent dans l'arrondissement de Vervins.— Plante calcicole. TRrINIA Hoffm. (Trinié). 341. T. vulgaris DC.; Pimpinella dioica L. (T. commune). — Mai-Juin., — RR. Coteaux secs, Moranzy; Tavaux. CrouTaA L. (Cicutaire). 342. C. virosa L. (C. vireuse, Ciguë vireuse, Ciguë aquati- que). — Juillet-Août. — RR. Marais tourbeux de Vesles, Pierre- pont et Chivres. (B. R). — Fourdrain (L. Pétermann) ÆGopopIuM L. (Egopode). 343. Æ. podagraria L. (E. des goutteux, Faux sui). — Juin- Août. — C. Haies, lieux couverts, vergers. CaruM Koch. (Carum). 344. C. bulbocastanum Koch. ; Buntum L, (Terre-noix, Noix de terre). — Juin-Juillet. — AC. Champs argilo-calcaires. — Dagny-Lamberecy, Renneval, Dolignon, Magny, Le Hérie-la- Viéville, Braye, Hary, Berlise, Le Thuel, Noircourt, Montloué, Lislet, Dizy ; La Ville-aux-Bois, etc. — Manque par endroits, environs d'Esquehéries, etc. Le C. carvi L. est signalé par De La Fons dans les prés à Cuiry, Dohis, Brunehamel, Aubenton. — Le C. verlicillalum Gren.‘ét Godr., signalé à Wassigny par Lejeune, n’a point été retrouvé. Rev. S. Fr. Bor. (1°r avril 1891). 6 82 B. RIOMET PETROSELINUM Hoffm. (Persil). 345. P. segetum Koch (P. des moissons). — Juillet-Septem- bre. — RRR. Champs pierreux à Dagny-Lambercy et Jeantes. — Très probablement introduit. — R. Environs de Laon. L'Apium graveolens L. (Céleri) cultivé dans les jardins se trouve aussi à l’état subspontané dans le voisinage des habita- tions. HELOSCIADIUM Koch. (Hélosciadie). 346. H. nodiflorum Koch.; Szum L. (H. nodiflore, Brêle). — Juillet-Septembre. — C. Fossés, ruisseaux, marais. 347. H. repens Koch.; Sum L. (H. rampante). — Juillet- Septembre. — RR. Marais de Chivres. (B. R.). — Chambry, Chevregny, Guny (De La Fons). — Marais de Mons-en-Laonnois et dans les endroits humides à Braye, Versigny (L. Pétermann). L’Æ. inundatum Koch. est signalé par De La Fons, dans les marais de Parfondru, à Mons-en-Laonnoiïs, et à Vervins, par Mie Pécheux. SIuM L. (Berle) 348. S. latifolium L. (B. à larges feuilles). — Juillet-Septem- bré. — RR. Marais de Chivres, bords de l'Oise à Guise. (B. R.). — Les marais à Fourdrain, Guny, les étangs de Danizy, les bords de l'Oise. (De La Fons). — Leuilly (B. R.). 349. S. angustifolium L; Berula angustifolia Koch. (S. à feuilles étroites). — Juillet-Septembre. — AC. Fossés, marais Vesles, Pierrepont, Gizy, Chivres, Etréaupont, etc. PIMPINELLA L. (Boucage). 350. P. magna L. (B. à larges feuilles). — Juillet-Septembre. — C. Bois, prairies, haies, lieux herbeux ombragés. De La Fons dit que dans la partie de l'arrondissement de Ver- vins qui avoisine les Ardennes et dans le canton de Rozoy-sur- Serre, il croît une variété de P. magna L. ou plutôt une espèce distincte qui remplace le type. Feuilles radicales fort amples, ailées, à folioles ovales en coin, pinnatifides, dentées en scie; les supérieures réduites aux gaines. Tige s’élevant quelquefois à cinq pieds. — Nous l'avons peu rencontré et seulement dans les lieux humides. ä FLORE DE LA THIÉRACHE 83 351. P. saxifraga L.. (B. saxifrage). — Juillet-Septembre. — C. Pelouses sèches, lieux arides, bords des chemins. Var. dissectifolia Wallr.; P. pratensis Thuill., avec le type mais plus rare. | Le Sisum amomum L., signalé par Mlle Pécheux à Vervins, n’a point été retrouve. ÆTHUSA L. (Ethuse). 352. Æ. cynapium L. (Petite ciguë). — Juin-Septembre). — C. Lieux cultivés, jardinages, decombres, moissons. ŒNANTHE L. (Œnanthe). 353. Œ. fistulosa L. (Œ. fistuleuse). — Juillet-Septembre. — AR. Bords des eaux, marais. Bords de l’étang de Sougland, ma- res au Grand-Wé, Esquehéries, Boué, Chivres, Pierrepont, Gizy, Etréaupont. 854. Œ. peucedanifolia Poll. (Œ. à feuilles de Peucédan). — Juillet-Septembre. — R. Prés marécageux et tourbeux de Pier- repont, Gizy, Chivres (B. R.). — Chivi (De La Fons). 355. Œ. phellandrium Lamk.; Phellandrium aquaticum L. (Œ. Phellandre, Ciguë aquatique). — Juillet-Septembre. — AC. Fossés profonds, mares et étangs. Etréaupont, Boué, Etreux, etc. L’'Œ. Lachenalii Gmel., est signalé par De La Fons, dans les marais de Presles, d’'Etouvelles. L'Œ. pimpinelloides L. par le même, marais de Laon. SESELI L. (Séséli). 356. S. montanum L. (S. des montagnes). — Juillet-Septem- bre. AR. Montagnes de Laniscourt, de Mons-en-Laonnois (B. R.); talus du camp romain à Saint-Thomas (P. M.) ; Nouvion-le- Vineux (De La Fons). 357. S. annuum L.; S. coloratum Ehrh.; S. bienne Crantz. (S. annuel). — Juillet-Septembre). — « Les montagnes à Mons- en-Laonnois, Brie, Fourdrain » (De La Fons). — R. Forêt de Samoussy. (B. R.). Le Libanotis montana All, est signalé dans les bois de Sa- moussy, Liesse, par De La Fons. 84 B. RIOMET SILAUS Besser (Silaus). 358. S. pratensis Bess.; Peucedanum silaus L. (S. des prés). — AR. Prairies humides, Grand-Wé, Esquehéries, Leschelle, Berlise, Lislet, Agnicourt-Séchelles, Noircourt, Montloué, Soize, etc. SELINUM Hoffm. (Sélin). 359. S. carvifolum L. (S. à feuilles de Carvi). — Juillet-Août. — R. Bois humides, Buironfosse, bois usagers, le long de la route de Guise; bord d’un chemin à Vervins (1888). (B. R.). — Bois de Coingt et d'Hirson (De La Fons). ANGELICA L. (Angélique). 360. À. silvestris L. (A. sauvage). — Juillet-Septembre. — C. Bois, lieux humides, bords des eaux. PEUCEDANUM Koch. (Peucédan). 361. P. palustre Mœnch.; Thysselinum Hoffm. (P. des ma- rais). — Juillet-Août. — AR. Marais tourbeux, à Barenton-Bu- gny, Pierrepont, Chivres, Gizy, Samoussy, Liesse (B. R.). Chambry, Chivi, Etouvelles (De La Fons). De La Fons signale le P. officinale L. dans le bois de Bru- nehamel et Mlle Pécheux, à Vervins; nous l’avons cherché infructueusement dans ces stations. Les P. gallicum Latourr. et P. oreoselinum Mœnch, signalés, le premier à Brunehamel par De La Fons et le second à Vervins par Mlle Pécheux, n’ont point été retrouvés. PAsTINACA Tourn. (Panais). 362. P. silvestris Mill.; P. pratensis Jord.; P. sativa L. (P. sauvage). — Juillet-Septembre. — C. Terrain calcaires, coteaux incultes, bords des chemins, anciennes carrières. HERACLEUM L. (Berce). 363. H. sphondylium L. (B. Branc-Ursine, Maclotte). — Juin-Septembre. — CC. Prés, lieux herbeux. FLORE DE LA THIÉRACHE 85 Daucus Tourn. (Carotte). 364. D. carota L. (C. commune). — Juin-Septembre. — CC. Bords des chemins, coteaux herbeux, lieux incultes. | ORLAYA Hoffm. (Orlaya). 365. O. grandiflora Hoffm.; Caucalis L. (O0. à grandes fleurs). — Juin-Août. — « Les moissons à Eppes, Mauregny-en-Haye, Parfondru, Sissonne, Aubenton, Logny, Saint-Michel (rare entre Chivres et Busssy) ». (De La Fons). Mondrepuis, Neuve-Maison (B. R.). — Plante calcicole. CaucaLIS L. (Caucalide). 366. C. daucoides L. (C. fausse carotte). — Juin-Juillet. — AR. Moissons des terrains calcaires à Chevregny. (P. Martin); Presles, Lagny (De La Fons). — Urcel et Chailvet (B. R.). Le Turgenia latifolia Hoffm. a été signalé à Folembray par Malinvaud. — Plante calcicole. Torizis Adans (Torilis). 367. T. anthriscus Gmel; 7ordylium L. (T. Anthrisque). — Juin-Septembre. — C. Haies, buissons, bords des chemins, lieux incultes. 368. T. infesta Duby.; 7. arvensis Gren.; 7. helvetica Gmel.; Caucalis arvensis Gmel. (T. infestant). — Juin-Août. — R. Champs et moissons. Gizy, Dizy-le-Gros, etc. ANTHRISCOUS Hoffm. (Anthrisque). 369. À. vulgaris Pers. ; Scandix anthriscus L. (A. commun). — Mai-Juin. — C. Lieux incultes, décombres, haies. L’ÀA. cerefolium Hoffm. (Cerfeuil), que l’on cultive dans les potagers, est quelquefois subspontané dans le voisinage des ha- bitations. CHÆROPHYLLUM L. (Cerfeuil). 370. C. silvestre L.; Anthriscus Hoffm. (C. sauvage). — Mai- Juillet. — CC. Haies, bois, buissons, lieux herbeux et humides. 371. C. temulum L. (C. penché, Cerfeuil bâtard). — Juin- Juillet. — CC. Haies, buissons, bois, lieux incultes. f < ” 86 B. RIOMET ScANDIX Gærtn. (Scandix). 372. S. pecten-Veneris L. (S. Peigne de Vénus). — Juin- Août. — CC. Moissons, principalement dans les terrains cal- caires. Conium L. (Ciguëé). 373. C. maculatum L. (Grande ciguë). — Juillet-Septembre. — R. Lieux incultes, haies, bois, décombres. Bois de Coingt; champs calcaires entre Braye et le Val Saint-Pierre ; décombres à Hirson (1886); RR. Bois de Rozoy-sur-Serre et de Dolignon ; Chauny, Laon. ARALIACÉES Juss. HEDERA Tourn. (Lierre). 374. H. helix L. (L. grimpant). — F1. Septembre-Octobre ; fr. Avril. — CC. Haies, vieux murs, troncs d’arbres. CORNACÉES Link. Cornus Tourn. (Cornouiller). 375. C. sanguinea L. (C. sanguin, Bois puant). — FI. Mai- Juillet ; fr. Septembre. — C. Haïes, bois et buissons. 376. C. mas L. (C. mâle). — F1. Mars ; fr. Septembre. — KR. Forêt de Samoussy, terrain calcaire ; bois de la:Malmaison. LORANTHACÉES Juss. Viscum Tourn. (Gui). 377. V. album L. (G. blanc, Gui des druides). — FI. Mars- Avril ; fr. Août-Septembre.— Parasite sur les pommiers, poi- riers, peupliers ; très rare sur le chêne. CAPRIFOLIACÉES A. Rich. ADOXA L. (Adoxe). 378. À. moschatellina L. (A. Moschatelline). — Avril-Mai.— C. Haies, buissons, lieux frais, bois humides, FLORE DE LA THIÉRACHE 87 SAMBUCUS L. (Sureau). 379. S. ebulus L. (Yèble). — F1. Juillet-Août ; fr. Septembre. — AC. Bords des chemins, champs argilo-calcaires. Dagny, Lambercy, Nampcelle, Jeantes, Coingt, Vigneux, etc. 380. S. nigra L. (S. noir). — F1. Juin-Juillet; fr. Septembre. — C. Haies, bois, taillis, souvent plante. 381. S. racemosa L. (S. à grappes). — F1. Avril-Mai ; fr. Juil- let-Août. — AC. Forêts du Nouvion, d’Hirson, de Saint-Michel, d’Aubenton, du Val Saint-Pierre, du Regnaval. — Disparu du bois de Thenailles par suite du défrichement du bois, Le S. laciniata Mill. est souvent planté dans les haïes et les parcs. VIBURNUM L. (Viorne). 382. V. opulus L. (V. obier). —.F1. Juin; fr. Septembre. — C. Haies, bois, taillis. 383. V. lantana L. (V. Mancienne). — F1. Mai; fr. Septem- bre. — AC. Bois, haies, taillis, préfère le calcaire. LONICERA L. (Chèvrefeuille). 384. L. periclymenum L. (C. des bois, C. sauvage). — Juil- let-Septembre. — C. Haies, bois, buissons. 3835. L. xylosteum L. (C. des buissons). — Mai-Juillet. — AR. Haies à La Capelle et bois des environs ; forêt de Samoussy ; bois de Dolignon, de Laniscourt; haies à Vigneux; bosquets à Noircourt, Berlise, Le Thuel, etc. Le Viburnum opulus var. sterilis DC. (Boule de neige), est cultivé dans les jardins. Le Symphoricarpus racemosus Mich.(Symphorine), est planté dans les haies où il se naturalise fort bien. CUCURBITACÉES Juss. BRYonNIA L. (Bryone). 386. B. dioica Jacq. (B. dioique, Navet du diable). — Juin- Juillet. — AR. Haies, buissons. Guise, Lislet, Pierrepont, Cilly, Montigny-sous-Marle, Laigny, Voulpaix, etc. Les Cucumis sativus L. (Concombre, Cornichon); C. melo L 88 B. RIOMET (Melon); Cucurbila maxima Duch. (Potiron); C. pepo Seringe (Citrouille), sont cultivés dans les potagers. RUBIACÉES Juss. SHERARDIA L. (Shérardie). 387. S. arvensis L. (S. des champs). — Juin-Septembre. — CC. Champs et moissons. ASPERULA L. (Aspérule). 388. À. cynanchica L. (Herbe à l’esquinancie). — Juin-Sep- tembre. — AR. Bords des chemins, terrains crayeux, Vigneux, Ebouleau , Goudelaucourt, Berlise, Le Thuel, Montloué, Dizy, La Ville-aux-Bois, etc. : 389. A. odorata L. (A. odorante, Muguet vert). — Mai-Juil- let. — C. Bois, terrains argilo-siliceux. 390. A. arvensis L. (A. des champs). — Maïi-Juin. — R. Champs, moissons des terrains calcaires. Vigneux, Chaourse, Dizy-le-Gros, Sissonne, Nizy-le-Comte, Boncourt, Clermont. (B. R.). Saint-Erme. (Ch. Copineau). GALIUM L. (Gaillet). 391. G. cruciata Scop. (G. Croisette). — Avril-Juin. — C. Haies, bois, buissons, lieux herbeux. 392. G. verum L. (G. jaune, Caille-lait). — Juin-septembre. — C. Bords des chemins, lieux herbeux, lisière des bois. 393. G. mollugo L.; G. elaturm Thuil. (G. blanc.). — Juin- Septembre. — CC. Bois, lieux humides, herbeux, bords des chemins. 394. G. silvestre Poll. (G. sauvage). — Juin-Juillet. — Pe- louses sèches, coteaux. Var. G. Bocconi DC. entre Lislet et Dizy-le-Gros. (De La Fons). Moranzy (B. R.). : 395. G. anglicum Huds; G. parisiense var. nudum. Gren. et Godr. (G. d'Angleterre). — Juin-Août. — R. Terrain pier- reux à Agnicourt, Moranzy. (De La Fons). — Forêt du Nouvion. (B.R.). De La Fons cite aussi le G. divaricatum Lam. sur les mon- tagnes du Zaonnoïs et le G. saæalile L. à Saint-Michel, 4 D Or? FLORE DELA THIÉRACHE 89 396. G. palustre L. (G. des marais), — Juin-Septembre. — AC. Bords des eaux, marais. 397. Gfuliginosum L. (G. des lieux fangeux). — Juin-Sep- tembre. — AC. Marais. lieux humides et tourbeux. 398. G.|aparine,L. (G. Gratteron). — Juin-Septembre. — TC. Haies, buissons, bords des bois, moissons. De La Fons cite le Rubia linctorum L. sur la montagne de Laon, derrière la préfecture. VALÉRIANÉES DC. VALERIANA L. (Valériane). 399. V. officinalis L. V. officinale). — Juin-Août. — C. Lieux humides, bois frais, bords des eaux. 400. V. dioica L. (V. dioïque). — Avril.-Juin. — AR. Prés humides à Leschelle, fossés et endroits humides de la forêt du Nouvion; Berlise, Noircourt, etc. VALERIANELLA Tourn. (Valérianelle). 401. V. olitoria Poll. (V. potagère, Mâche, Salade des blés, Doucette). — Avril-Juin. — CC. Moissons. — Cultivé aussi dans les potagers. 402. V. carinata Lois. (V. carénée), — Avril-Mai. — KR. Moissons. Berlise, La Ville-aux-Bois, etc. 403. V. auricula DC.; V. rimosa Bast. (V. auriculée). — Juin-Juillet. — AC. Moissons, lieux cultivés. 404. V. Morisonii DC.; V. dentata Koch. et Ziz. (V. de Mo- rison). — Mai-Août, — AC. Champs, lieux cultivés. 405, V. eriocarpa Desv. (V. à fruit velu). — Mai-Juin. — RR. Rencontré en 1886 dans un champ à Dagny-Lambercy, lieu dit le Carolus; Berlise, Soize. DIPSACÉES DC. SCABIOSA L. (Scabieuse). 406. S. columbaria L. (S. columbaire). — Juillet-Octobre. AC. Coteaux, lieux herbeux, terrains calcaires, Val Saint- Pierre, Ebouleaux, Berlise, Cilly, Bosmont, Le Thuel, Dizy, La Ville-aux-Bois, Montcornet, Montloué, etc, — Manque dans le canton du Nouvion. 90 B. RIOMET 407. S. succisa L.; Succisa pratensis Mœnch. (S. succise, Mort du Diable). — Juillet-Octobre. — CC. Bois, lieux her- beux, prairies. 408. S. suaveolens Desf, (S. odorante). — Aoùt-Septem- bre. — « Auprès de Barenton-Bugny.» (De La Fons). Près de Dizy-le-Gros (B. R.). KNAUTIA Coult. (Knautie). 409, K. arvensis Coult.; 7richera Schrad.: Scabiosa L. (K. des champs Scabieuse). — Juin-Septembre. — CC. Champs, pelouses, coteaux secs, principalement sur les terrains crayeux. Drpsacus L. (Cardère). 410. D. silvestris Mill. (C. sauvage). — Juillet-Septembre. — C. Lieux incultes, haies, bords des chemins. 411. D. pilosus L.; Cephalaria pilosa Gren. et Godr. (C. poi- lue). — Juillet-Septembre. — AR. Bois de Dagny-Lambercy; forêts d’'Hirson et de Saint-Michel, La Fère. —- Nous ne l’avons pas rencontré dans la forêt du Nouvion. COMPOSÉES Adans. TRIBU I. — CYNAROCÉPHALES ONoPoRDON L. (Onoporde). 412. ©. acanthium L. (0. à feuilles d’acanthe, Chardon aux ânes). — Juillet-Septembre. — AR. Bords des chemins, lieux incultes. Cilly, Le Hérie-la-Viéville, Pierrepont, Missy, Gizy- Goudelancourt, Montigny-sous-Marle, Montigny-le-Franc; Bu- cilly. Manque aux environs de Vervins et du Nouvion. — PI. calcicole. CARLINA Tourn. (Carline). 413. C. vulgaris L. (C. commune). — Juillet-Septembre. — C. Coteaux secs, bords des chemins, plus abondant sur le calcaire. CiRsium Tourn. (Cirse). 414. C. lanceolatum Scop.; Carduus L. (C. lancéolé). — Juin-Septembre. — CC. Bords des chemins, lieux incultes et cultivés, décombres, pres les habitations. FLORE DE LA THIÉRACHE 91 415. C. eriophorum Scop.; Carduus L.(C. laineux, Chardon aux ânes). — Juillet.-Septembre. — AR. Terrains calcaires, bords des chemins à Vigneux, Guise; La Fère; Forêts d'Hirson, de Saint-Michel et du Nouvion. 416. C. palustre Scop.; Carduus L. (C. des marais). — Juin- Septembre. — C. Endroits humides des bois, prés humides. X C. hybridum Koch.; C. palustri-oleraceum Næg. (C. hy- bride). — Juillet-Août. — RR. Prairie marécageuse de Chivres. (1888 !) 417. C. oleraceum Scop. ; Cnicus L. (C. maraïcher). — Juil- let-Septembre. — C. Prés humides, marécages, bords des eaux. x C. rigens Wall.; C. oleraceo-acaule Hampe. — Juillet- Août. — RR. Route de Goudelancourt à Pierrepont; marais de Pierrepont, de Gizy et de Chivres et près du moulin de La Capelle. 418. C. acaule All.; Carduus L. (C. acaule). — Juillet-Sep- tembre. — C. Coteaux, lieux herbeux, bords des chemins, principalement sur le calcaire. 419. C. anglicum Lob.; Carduus Lamk. — (C. d'Angleterre). — Juin-Juillet. — AR. Marais de Pierrepont, de Missy, Chivres, Barenton-Bugny; marais près de la gare de Chailvet-Urcel, dans les marais d'Urcel ; il y avait quelques pieds à fleurs blanches, X C. spurium Delastre, hybride du C. anglicum et du C. pa- lustre. — Juin-Juillet. — RR. Marais de Barenton-Bugny. — Découvert en 1888. Cette plante est signalée comme ne croissant que dans le centre de la France. 420. C. arvense Scop., Serratula L. (C. des champs). — Juillet-Septembre. — CC. Champs, moissons, lieux incultes. CARDUUS L. (Chardon). 421. C. tenuiflorus Curt. (C. à petits capitules). — Juin-Août. — AR. Bords des chemins, lieux incultes, décombres. Etreux, bords du canal ; Hirson, décombres ; Laon. 422. C. crispus L. (C. crépu). — Juillet-Septembre. -—- AC. Lieux incultes, décombres, sur les terrains calcaires. X C. acanthoides L.; C. nutanti-crispus Gren. et Godr. — Juillet-Août. — AR. Bords des routes, ordinairement en compa- gnie des C. nutans et C. crispus dont il paraît être un produit hybride 92 B. RIOMET Var. à fleurs blanches, Agnicourt, rives de la Serre; Tavaux. 423. C. nutans L. (C. penché). — Juillet-Septembre. — AR. Bords des chemins, terrains calcaires. Goudelancourt, Pierre- pont, Missy, Gizy, Liesse, Chivres, Bussy, Vigneux ; Berlise, Chaourse ; Le Hérie-la-Viéville, la Neuville-Housset ; Bucilly, Cilly, etc. Manque aux environs de Vervins, du Nouvion, etc. On trouve aussi la forme à fleurs blanches. De La Fons signale le C. pycnocephalus L. sur la montagne de Laon. DA SiLYBUM Vaill. (Silybe). 424. S. marianum Gærtn.; Carduus L. (Chardon-Marie, Chardon béni). — ‘Juillet-Août. — On le rencontre cà et là dans les décombres et les voisinages des habitations. C. à Laon, etc. LapPpA Tourn.(Bardane). 425. L. minor DC. (B. à petites têtes). — Juin-Septembre. — C. Bords des chemins, décombres, près des habitations. 426. L. officinalis All. ; L. major Gærtn. (B. officinale, B. à grosses têtes, tignon, herbe aux teigneux).— Juillet-Septembre. — AC. Bords des chemins, décombres, lieux incultes. CENTAUREA L. (Centaurée). ‘427. C. calcitrapa L. (C. Chausse-trape, Chardon étoilé). — Juillet-Septembre. — C. Bords des chemins crayeux, coteaux secs. Renneval, Pierrepont, Gizy, etc. — Plante calcicole, 428. C. solstitialis L. (C. du solstice). — Juillet-Septembre.— AR. Prairies artificielles dans les luzernes. 429. C. cyanus L. (C. Bluet, Bluet, Bleuet). — Juin-Août. — CC. Moissons. — Manque à Esquehéries et environs. 430. C. scabiosa L. (C. scabieuse). — AC. Coteaux, bords des chemins, moissons, terrains calcaires. 431. C. amara L. (C. amère). — Août-Septembre. — R. Bords des chemins, terrains calcaires. Vervins, Thenailles, Malvaux, Dagny-Lambercy, Montcornet, Berlise, Noircourt, etc. 432. C. pratensis Thuill.; C. nigrescens Auct. par. ; C. jacea var. inlermedia Coss. et Germ. (C. des prés). — Juin-Septem- bre. — AR. Prés, lieux herbeux. C. decipiens Thuill.; C. microplilon Godr. et Gren. — Aoùût- Septembre. — Auprès d'Aubenton. FLORE DE LA THIÉRACHE 93 433. C. nigra L.; C. obscura Jord.; C.jacea var. nigra Coss. et Germ. (C. noire). — Juillet-Septembre. — CC. Lieux herbeux, pâtures. bords des chemins et des bois. TRIBU II. — CORYMBIFÈRES BIDENS L. (Bident). 434. B. tripartita L. (B. tripartit). — Juillet-Septembre. — C. Bords des eaux, marais, lieux humides. 435. B. cernua L. (B. penché). — Juillet-Septembre. — AR. Marais tourbeux, bords des eaux. Pierrepont, Vesles, Missy, Gizy, Chivres ; Sommeron ; Dagny-Lambercy, etc. On rencontre, mais rarement, laS.-V. minima Coss. et Germ., notamment à Chivres. ACHILLEA L. (Achillée). 436. À. millefolium L. (A. millefeuille, Herbe au charpen- tier). — Juin-Octobre. — CC. Lieux incultes et herbeux, bords des chemins. 437. À. ptarmica L. (A. sternutatoire, Herbe à éternuer). — Juillet-Septembre. — C. Bords des eaux, des chemins, prés humides. ANTHEMIS L. (Anthémide!. 438. À. arvensis L. (A. des champs). — Juin-Septembre. — AC. Champs et moissons. 439. À. cotula L. (A. cotule, Marroute, Camomille puante).— Juin-Septembre. — C. Champs et moissons, par endroits. MATRICARIA L. (Matricaire) : 440. Matricaria chamomilla L.(M. Camomille). — Mai-Août. — AC. Moiïssons, lieux cultivés, décombres. 441. M. inodora L.; Chamæmelwm inodorum Vis.(M. inodo- re). —Juin-Août. — C. Champs, moissons, bords des chemins. LEUCANTHEMUM Tourn. (Leucanthème). 442. L. vulgare Lam.; Chrysanthemum leucanthemum L. (L. commune, Grande Marguerite). — Mai-Octobre. — CC. Prés, lieux herbeux, coteaux, etc. 9,4 B. RIOMET De La Fons signale le Leucanthemum corymbosum L. dans le petit bois d’Archon. PYRETHRUM Gærtn. (Pyrèthre). 443. P. parthenium Sm.; Leucanthemum L. (P. matricaire). — Juin-Septembre. — AR. Lieux incultes, voisinage des habi- tations. BELLIS L. (Paquerette). 444. B. perennis L. (P. vivace, Petite Marguerite). — Mars- Novembre. — CC. Prairies, lieux herbeux, bords des chemins. ARTEMISIA L. (Armoise). 4,5. À. vulgaris L. (A. commune). — Juillet-Septembre. — C. Bords des chemins, haies, décombres. 446. À. campestris L. (A. des champs). — Juillet-Septembre. R. Bords de la route de Liesse à Gizy, terrain sablonneux sili- ceux. — Commun aux environs de Laon. TANACETUM L. (Tanaisie). 447. T. vulgare L. (T. commune). — Juillet-Septembre. — AC. Bords des chemins, des rivières, talus des voies ferrées. — Manque par endroits. FiLAGo Tourn. (Cotonnière). 448. F, germanica L.; F'.canescens Jord. (C. d’Allemagne).— Juillet-Septembre. — AR. Champs, bords des chemins, coteaux arides, terrainssiliceux. Vigneux, Pierrepont, Dagny-Lambercy, Cilly, Montigny-sous-Marle, Bosmont, Rougeries, etc. 449. F. spathulata Presl.; #. Jussiæi Coss. et Germ. (C. spa- tulée). — Juillet-Août. — R. Champs calcaires, à Chaourse, Dizy-le-Gros, Le Thuel, Berlise, etc. 450. F. montana L.; F. minima Fries (C. des montagnes). — Juillet-Août. — « Les lieux arides du canton de Rozoy-sur- Serre. » (De La Fons). — Butte sablonneuse des Blamonts- sous-Laon ; Chailvet-Urcel, près de la gare (B. R.). — Plante silicicole. GNAPHALIUM L. (Gnaphale). 451. G. uliginosum L. (G. des lieux humides). — Juillet- FLORE DE LA THIÉRACHE 95 Octobre. — C Champs humides, bords des chemins frais ; terrains argileux principalement. 452. G. luteo-album L. (G. jaunâtre). — Juillet-Septembre.— R. Lieux humides et sablonneux. Missy, Gizy ; forêt du Nou- vion (B. R.). Entre Leuilly et Vorges (De La Fons), etc. 453. G. silvaticum L.; Gamochæta silvatica Wedd. (G. des bois). — Juillet-Septembre.— C. Bois et forêts de la Thiérache, terrains sablonneux siliceux. ANTENNARIA R. Br. (Antennaire). 454. À. dioica Gærtn.; Gnaphalium L. (A. dioïique, Pied de Chat). — Mai-Juin. — R. Bruyères à Mons-en-Laonnois, Urcel, près de la gare de Chaïlvet-Urcel (B. R.). — Versigny (L. Péter- mann). — Plante silicicole. MicroPus L. (Micrope). 455. M. erectus L. (M. dressé). — RR. Champs secs aux environs de La Capelle (Cardot). — Urcel (B. R.). CALENDULA L. (Souci). 456. C. arvensis L. (S. des champs). — Avril-Octobre. — C. Dans les vignes du Laonnois. PuzicariA Gærtn. (Pulicaire). 457. P. dysenterica Gærtn. (P. dysentérique). — Juillet- Septembre. — CC. Bords des fosses, lieux frais et humides ; préfère les terrains calcaires. — Manque par endroits. 458. P. vulgaris Gærtn. (P. commune).— Juillet-Septembre. — R. Bords des eaux, fossés, Hirson, Sougland, Bucilly, etc. INULA L. (Inule). 459. 1. helenium L.; Corvisartia Mérat. (Aunée.) — RR. Sommeron, ruisseau derrière le moulin (B. R.). Mauregny-en- Haye (De La Fons). Folembray (Malinvaud). 460. I. Conyza DC.; Conyza squarrosa L. (I. Conyze).— Juil- let-Septembre.— AC. Bords des chemins, coteaux secs, crayeux. 461. I. britannica L. (I. britannique). — Juillet-Septembre. — « Les bords de l'Oise. » (De La Fons). 462. I. squarrosa L. (I. coriace). — Juillet-Août. — «Les montagnes à Mons-en-Laonnois, Laniscourt; les bois montueux TR L 96 B. RIOMET à Brie, Fourdrain, Veslud, Festieux, Parfondru, Mailly.» (De La Fons). 463. I. salicina L. (I. à feuilles dé saule). — Juillet-Août. — « Les prés entre Corbeny et Craonne. » (De La Fons). SoLIDAGO L. (Solidage). 464. S. virga-auréa L. (S. Verge d’or). — Juillet-Septembre. — AC. Bois, terrains argilo-siliceux. Forêts du Val Saint- Pierre, d’Hirson, de Saint-Michel, du Regnaval, de Samoussy, etc. — Nous ne l'avons pas encore rencontré dans la forêt du Nouvion. ERIGERON L. (Vergerette). 465. E. acris L. (V. àcre). — Juillet-Septembre. — R. Bords des chemins, coteaux secs. Soize, Le Thuel, Dizy-le Gros, Foi- gny, Lemé,Voulpaix ; bosquet près des buttes des Blamonts-sous- Laon, etc. 466. E. canadensis L. (V. du Canada). — Juillet-Octobre. — C. Bois, lieux incultes, bords des chemins, décombres, surtout le long des voies ferrées.—Cette plante est originaire d'Amérique. ASTER L. (Aster). 467. À. Amellus L. (A. Amelle). — Août-Septembre. — «Les bois de Mailly, Chevregny, Nouvion-le-Vineux; les montagnes et les bois, entre Bruyères et Parfondru, à Veslud, Festieux ; cesse de croître entre Mauregny-en-Haye et Montaigu. La var. à fl. blanches à Parfondru. » (De La Fons). SENECIO L. (Sénecon). 468. S. vulgaris L. (S. commun). — Presque toute l’année. — CC. Lieux cultivés, champs, jardins. 469. S. silvaticus L. (S. des bois). — Juillet-Septembre. — AR. Bois argilo-siliceux. Forêts du Nouvion, d'Hirson, de Saint- Michel, du Regnaval; bois de Harcigny ; environs de Laon, etc. 470. S. viscosus L.(S. visqueux).— Juillet-Août. — R. Lieux pierreux et caillouteux, bords des chemins : forêt du Regnaval. 471. S. erucæfolius L. ($S. à feuilles de roquette). — Juillet- Septembre. — AC. Bords des bois et des chemins, de préférence sur les terrains argilo-calcaires — Forêts du Regnaval ét du ValSaint-Pierre; Dagny-Lambércy ; les environs de Vervins, ete. FLORE DE LA THIÉRACHE 97 M. L. Pétermann a rencontré à Folembray le Senecio adoni- folius L. 472. S. jacobæa L. (S. Jacobée). — Juin-Août. — CC. Prés, bords des chemins, coteaux secs et herbeux. 473. S. aquaticus Huds. ($. aquatique). — Juin-Août. — AR. Prairies et pâturages humides, fossés. Forêt du Nouvion; Es- quehéries, Leschelle, Buironfosse, La Capelle, Etréaupont ; Ber- lise, Noircourt, Lislet, Rozoy, Archon, etc. 474. S. paludosus L. (S. des marais). — Juin-Août. — R. Ma- rais de Gizy, Liesse; marecages de la forêt de Samoussy ; Urcel à peu de distance de la gare (BR.). Folembray (Malinvaud). Chambry, Chivy, Etouvelles (De La Fons). 475. S. nemorensis L.: S. Fuchsii Gmel.; S. saracenicus Auct. gall. (non L.). (S. des forêts). — C. Forèts du Nouvion-en- Thiérache, de Saint-Michel, d'Hirson, du Regnaval; bois de Brunehamel. S. Fruchsii Gmel. Les bois, à Festieux, Liez : rare. (De La Fons). Le Cineraria spathulæfolia Gmel. est signalé comme crois- sant dans le marais de Chivres, par De La Fons. EUPATORIUM TOoURN. (Eupatoire). 476. E. cannabinum JL. (E. à feuilles de chanvre). — Juillet- Septembre. — C. — Bois humides, bords des eaux. TussiLaGo L. (Tussilage). 477. T. farfara L. (T. Pas d'ane). — Mars-Avril. —C. Champs, bords des chemins, terrains argileux. PETASITES Tourn, (Pétasite). 478. P. officinalis Mœnch.; T'ussilago petasites L. (P.offici- nal). — Mars-Avril. — AC. Lieux herbeux et humides, bords dés eaux. Etang du Nouvion; Etreux, Hirson, Grand-Wé, Da- gny-Lambercy, Chauny, Résigny, Berlise, Noircourt, Aubenton, Fontenelle, Hannapes, Corneaux, Iviers, Saint-Michel, La Ca- pelle; Lislet, Montcornet, etc. Rev. S. Fe. Bor.{lr avril 4891). 7 98 B. RIOMET TRIBU III — CHICORACÉES. LApsaNA L. (Lampsane). 479. L. communis L. (L. commune). — Juin-Août. — CC. Lieux cultivés, haies, bois, décombres. CicHorIuM L. (Chicorée). 480. C. intybus L. (C. sauvage). — Juillet-Aoùt. — C. Bords des chemins, coteaux secs, lieux incultes, principalement sur les terrains calcaires. On rencontre quelquefois avec le type des individus à fleurs roses et blanches. HyPocHœæRIs L. (Porcelle). 481. H. radicata L. {P. enracinée). — Juin-Septembre — CC. Lieux herbeux, pres, bords des chemins. 482. H. glabra L. (P. glabre). — Juin-Juillet. — R. Les Bla- monts-sous-Laon (B. R.). — Parfondru (De La Fons). THRINCIA Roth. [Thrincie). 483. T. hirta Roth.; ZLeontodon hirtus L. (T. hérissée). — Juin-Août. — AR. Lieux sablonneux, bords des chemins, lieux incultes. La Capelle, les Blamonts-sous-Laon, etc. LEONTODON L. (Liondent). 484. L.hispidus L.; ZL. proteiformis Vill. (L.hispide).— Juin- Septembre. — C. Prés, pâturages, lieux herbeux, bords des che- mins. 485. L. autumnalis L.; Oporinia Don. (L. d'automne). — Juil- let-Octobre. — CC. Champs, bords des chemins, prairies. PicRis Juss. (Picride,. 486. P. hieracioides L. (P. fausse-épervière). — Juillet-Sep- tembre.— AR. Lieux cultivés,bordure des voies ferrés, lisière des bois, bords des chemins, principalement sur le calcaire. HELMINTHIA Juss. (Helminthie). 487. H. echioides Gærtn. (H. fausse-vipérine). — Juillet- Septembre. — AR. Prairies artificielles. x ee Le EU É r + LC FLORE DE LA THIÉRACHE 99 TRAGOPOGON L. (Salsifis). 488. T. pratensis L. (S. des prés). — Mai-Juillet. - AC. Prai- ries, bords des chemins, sur le calcaire. 489. T. major Jacq.; 7. dubius Scop. (S. à gros pédoncules). — Juin-Juillet. — Montagne de Laon, à Eppes, assez fréquent sur la montagne de Crépy. (De La Fons). . SCORZONERA L. (Scorzonère). 490. S. humilis L.; S. plantaginea Schl. et Bor. (S. humble). — Mai-Juin. — AR. Prés et pâturages humides. Esquehéries, Leschelle, prés à Laon; abondant dans ses habitats dans ces localités. — C. Marais de Barenton-Bugny. TARAXACUM Juss. (Pissenlit). 491. T.officinale Wig. (P. officinal, Pissenlit), — Avril- Octobre. — CC. Prairies, pelouses, bords des chemins, champs. 492. T. lævigatum DC.; T. erylhrospermum Andrz.; T. offi- cinale, var. lævigalum Coss. et Germ. (P. lisse). — Avril-Mai. — R. Chaourse, Dizy-le-Gros, Sissonne, Montaigu. Terrains secs et pierreux. 493. T. palustre DC.; T. dens-leonis var. palustre Coss. et Germ. (P. des marais). Mai-Septembre. — KR. Prairies tourbeu- ses et marécageuses de Chivres, Samoussy, Gizy. LAcTuCA L. (Laitue). 494. L. perennis L. (L. vivace). — Mai-Juillet. — AR. Champs et coteaux secs, calcaires. Environs de Vervins, Chaourse, etc. Manque en beaucoup d’endroits. 495. L. saligna L. (L. à feuilles de saule). — Juin-Août. — « Montagne de Laon. » (De La Fons). 496. L. virosa L.; L. scariola var. virosa Coss. et Germ. (L. vireuse). — Juillet-Septembre. — « Les environs de Laon ». (De La Fons). — Bois de Berjaumont (B. R.). PRENANTHES L. (Prénanthe). 497. P. muralis L.; ZLactuca Fresen.; Mycelis Rchb.; Phœno- pus Coss. et Germ. (P. des murailles). — Juillet-Septembre. — AC. Bois, endroïts ombragés, Forêts du Nouvion, d'Hirson, de D hs 100 B. RIOMET Saint-Michel ; petit bois à La Capelle. Nous ne l'avons pas encore observé dans le canton de Rozoy. SonCHUS L. (Laiteron). 498. S. oleraceus L. (L. des lieux cultivés). — Juin-Octobre. — CC. Lieux cultivés, décombres, haies, bords des chemins. 499. S. asper Vill. (L. àpre). — Juin-Octobre — CC: Lieux cultivés, champs. | 500. S. arvensis L. (L. des champs). — Juillet-Septembre. — CC. Champs cültivés, moissons. 501. S. palustris L. (L. des marais). — RR. Prairie humide à Gergny, Urcel (B.R.) — Abondant dans un bois à Chevregny (P. Martin); Etouvelles près de Laon (De La Fons). BArKHAUSIA Mœnch (Barkhausie). 502. B. setosa DC.; Crepis Hall. (B. hérissée). — Juin-Sep- tembre. AR. Prairies artificielles. — Abondant dans certains champs à Lambercy. 503. B. taraxacifolia DC.; Crepis Thuill. (B.à feuilles de Pis- senlit). — Mai-Août. — C. Lieux herbeux, prairies artificielles, champs, lieux cultivés. CREPIS L. (Crépide). 504. C. virens Vill. ; C. poltymorpha Wallr. (C. verdâtre). — Juin-Octobre. — CC. Près, lieux herbeux, bords des chemins. 505. C. diffusa DC.; C. virens, var. diffusa Waillr. (C. diffuse). — Juin-Octobre. — AC. Avec le précédent. 506. C. biennis L. (C. bisannuelle). — Mai-Juillet. —C. Prai- ries, lieux herbeux, bords des chemins. Le C. tectorum L. a été sigaaléà Folembray par L. Pétermann. HiErAcIUM Tourn.- (Epervière). 507. H. pilosella L.; Pilosella vulgaris Schultz. (E. Piloselle). — Mai-Octobre. — CC. Pelouses, lieux herbeux, bords des chemins, pres secs. 508. H auricula L.; Pilosella Schultz. (E. oreillette).— Mai- Septembre. — AR. Lisière des bois, coteaux secs, bords des chemins. C. Forêts du Nouvion, du Val Saint-Pierre, du Regna-: val, d'Hirson et de Saint-Michel ; Effry, Foigny, etc. L FLORE DE LA THIÉRACHE 101 509, H. murorum L. (E. des murs). — Juin-Août. — C. Bois, lieux secs pierreux, vieux murs. Var. maculatum Gillet et Magne. R. Forêts du Regnaval. — Les feuilles sont tachetées de brun. 510. H. silvaticum Lamk.; Æ. rulgatum Fries. (E. des bois). — Juillet-Septembre. — C. Bois, haies, principalement sur les sols siliceux. Forêts du Nouvion, d'Aubenton, d'Hirson, de Saint-Michel, etc. ; haies à Esquehéries, Leschelle, etc. 511. H. umbellatum L. (E. en ombelle). — Août-Octobre. — C. Bois, haies, buissons. L'abbé Martin a signalé l'Arnica montana L. à Aubenton. AMBROSIACÉES Link. XANTHIUM. Tourn. (Lamypourde). 512. X. strumarium L. (L. Glouteron). — Juillet-Septembre. — R. Lieux incultes, voisinage des habitations. Manicamp, Ar- don, montagne de Laon, etc. 513. X. spinosum L. (L. épineuse). — Juillet-Septembre. — RR. Décombres près de la gare d’Hirson ; près d’une filature à La Capelle. CAMPANULACÉES Juss. CaMPANULA Tourn. (Campanule). 514. C. rotundifolia L. (C. à feuilles rondes). — Juin-Sep- tembre. — AC. Bords des chemins, pelouses, gazons. Nous en avons rencontré une variété à fleurs blanches au Fosse de Bancigny, terroir de Bancigny. 515. C. trachelium L. (C. gantelée, Gants de Notre-Dame). — Juillet-Septembre. — AC. Bois et forêts, haies, terrains argilo- siliceux. Var. urticæfolia Schmidt; à Berlise. Le Thuel, Montloué, bosquets. 516. C. rapunculus L. (C. raiponce). — Juin-Août.— C. Haies, bois, buissons, bords des chemins. Plante silicicole. 517. C. persicifolia L.. (C. à feuilles de pêcher). — Juillet- Septembre. — AR. Clairières, taillis de la forêt de Samoussy. Bois de Marfontaine et de Bosmont. (BR.) — Laniscourt (Ch. Copineau). 102 B. RIOMET 518. C. glomerata L. (C. agglomérée). — Juin-Septembre. — R. Lisière des bois montueux, coteaux secs, terrains calcaires. — Forèt de Saint-Michel ; Bucilly. 519. C. cervicaria L. (C. cervicaire). — Juillet-Aoùût. — R. Terrain argilo-sablonneux au bois La Dame à Etréaupont (Cardot). Le Campanula medium L., croît, dit de la Fons, dans les bois à Montaigu, Samoussy, Veslud, Festieux, Parfondru. SPECULARIA Heist. (Spéculaire). 520. S. speculum Alph. DC.; Prismatocarpus L'Hérit.; Cam- panula L. (S. miroir, Miroir de Vénus). — Juin-Août. — C. Moissons, principalement sur les terrains calcaires. 521. S. hybrida Alph. DC.; Prismatocarpus L'Hérit.; Campas nula L. (S. hybride). — AR. Moissons des terrains calcaires. — Vigneux, Chaourse, Dizy-le-Gros, Dagny-Lambercy, Leuze, Fontenelle, etc. PHYTEUMA L. (Raiponce). 522. P. spicatum L. (R. en épi). — Mai-Juillet. — AC. Bois et forêts. — Bois de Dagny etdu Val Saint-Pierreà fleurs bleues et blanches, et aussi dans la forêt d’Aubenton à Coingt ; Rési- eny ; forêt du Nouvion, Etreu x dans un bosquet, forêts d'Hirson, de Saint-Michel, à fleurs bleues. — Existe aussi dans la forêt de Samoussy ; fleurs bleues et blanches. — Bois de Foigny ; fleurs blanches ; les bleues rares. JASIONE L. (Jasione). 523. J. montana L. (J. des montagnes). — Juillet-Septembre. Bois, terrains sablonneux et argilo-calcaires. R. Forêts d'Hir- son près du Pas-Bayard, de Saint-Michel; butte sablonneuse des Blamonts-sous-Laon ; Urcel, bruyères sablonneuses, près de la gare de Chailvet-Urcel. VACCINIÉES DC. VACCINIUM L. (Airelle). 524. V. myrtillus L. (A. Myrtille). — F1. Mai; fr. Juillet-Août. — R. Bois montueux, sur les terrains siliceux. Forêts d'Hir- J VTT . La # FLORE DE LA l'HIERACHE 103 son près du Pas-Bayard, de Saint-Michel, camp de Macquenoise. (B. R.) - Bois de Montaigu, Festieux, Fourdrain (De la Fons). ERICINÉES Juss. Erica L. (Bruyère). 525. E. tetralix L. (B. quaternée), — Juillet-Septembre. — Les environs de Laon (De La Fons). -- Urcel près de la gare, fleurs roses et blanches (B. R.)— Laniscourt. (Ch. Copineau). — Plante silicicole. 526. E. cinerea L. (B. cendrée). — Juin-Septembre. — RR. Bois, terrains arides, siliceux. Forêt de Saint-Michel, remarqué quelques pieds ; doit exister dans d’autres parties de cette forèt. CALLUNA Salisb. (Callune). 527. C. vulgaris Salisb.; Zrica L. (C. commune, Bruyère). — Juillet-Septembre. — AC. Bois, terrains arides, siliceux. Man- que dans beaucoup d’endroits. PYROLACÉES Lindl. PyroLA Tourn. (Pyrole). 528. P. rotundifolia L. (P. à feuilles rondes). — Mai-Août. — R. Bois, taillis. Forêts du Val Saint-Pierre, de Saint-Michel, d’Aubenton ; bois de Coingt(B. R.) —- Bois du fosse Bourdon à Vervins (Le Guay). Propriété de M. Matton à Vervins (L. Pa- pillon). Boncourt (De La Fons). Folembray (Malinvaud), Plante calcicole. 529. P. minor L. (P. naine). — Juin-Juillet. — RR. Bois ar- gilo-siliceux. Forêts du Nouvion, du Val Saint-Pierre, de Saint-Michel (B. R.) Folembray (Malinvaud). Bois de la Haye d’Aubenton. MONOTROPÉES Nutt. MonoTRoPA L. (Monotrope). 530. M. hypopitys L.; Hypopithys mullifiura Scop. (M Suce- Pin). — Juin-Septembre. — R. Bois, parasite au pied deschênes, des charmes, des hêtres. Forêts du Nouvion, de Samoussy, bois 104 B. RIOMET . de Dagny-Lambercy ; forêts de Saint-Michel, d'Hirson, du Val Saint-Pierre. OLÉACÉES Lindl. LiGUsTRUM Tourn. (Troëne). 531. L. vulgare L. (T. commun). — F1. Juin-Juillet ; fr! Sep- tembre-Novembre. — CC. Haïes, buissons. FRAXINUS L. (Frêne). 532. F. excelsior L. (F. élevé). — FI. Avril-Mai; fr. Juin- Juillet. — C. Bois, bosquets, planté souvent dans les avenues. Le F. ornus L. est signalé comme subspontané à Moranzy par DeiLa;i Fons. Les Syringa vulgaris L. et S. persica L. (Lilas) sont fré- quemment plantés. APOCYNÉES Juss. ViNCA L. (Pervenche). 533. V. minor L.; Pervinca Tourn. (P. à petites fleurs). — Avril-Juin. — C. Bois, haies. Le V. major L.(Pervinca major Mœnch.) se rencontre quel- quefois à l’état subspontané dans le voisinage des habitations, dans les cimetières. ASCLÉPIADÉES R. Br. VINCETOXICUM Mœnch. (Dompte-Venin). 534. V. officinale Mœnch.; Asclepias vincetoxicum L. (D. officinal). — Juin-Août. — R. Bois, lieux incultes et montueux, terrains calcaires, Forêt de Samoussy ; près le fort de Lanis- court. GENTIANÉES Juss. GENTIANA L. (Gentiane). 535. G. pneumonanthe L. (G. pneumonanthe). — Juillet- Septembre — AC. Marais tourbeux, prairies marécageuses. Pierrepont, Vesles, Chivres, Gizy, Samoussy, Urcel. FLORE DE LA THIERACHE 105 Variété à fleurs blanches, à Chivres. « On trouve entre Coingt et Jeantes la variété à feuilles plus étroites qui croît dans les montagnes » (De La Fons). 536. G. germanica Willd. (G. d'Allemagne). — Août-Septem- bre. — AR. Coteaux arides, terrain calcaire. Etréaupont entre la rivière du Thon et la Cense d’Aubenton et en d’autres endroits, Vigneux, Ebouleau, Chaourse ; entre Bussy et Chivres ; entre Renneval et Montcornet (B. R.). Montagnes du Laonnois, Crépy (De La Fons). 937. G. amarella L. (G. Amarelle). — Juillet-Septembre. — RR. Etreaupont (Cardot). 538. G. cruciata L. (G. croisette) — Juillet-Septembre. — « Collines et bois secs sur le calcaire. Bois de Parfondru, Samoussy, Liesse. Les montagnes de Laon, Béhéricourt, Chivy » (De La Fons). CHLORA L. (Chlore). 539. C. perfoliata L. (C. perfolié). — Juin-Août.— R. Coteaux à Chevregny (P. Martin). Mons-en-Laonnoïis (Ch. Copineau). — Fort rare, dit De La Fons, entre Moranzy et le bois de Chaourse. — Colline près de Chaourse (B. R.).— Le bois de Chaourse est défriché depuis longtemps. — Plante calcicole. ERYTHRÆA Rich. (Erythrée). 540. E. centaurium Pers. (Petite centaurée). — Juillet-Sep- tembre. — C. Bois découverts, taillis, pres et lieux humides, sur les terrains argilo-siliceux. 541. E. pulchella Fries ; Æ. ramosissima Pers. (E. élégante). — Juillet-Septembre. — R. Marais tourbeux à Chivres. MENYANTHES L. (Ményanthe). 542. M. trifoliata L. (M. trifolié, Trèfle d’eau). — Avril-Juin. — AC. Marais tourbeux. — Pierrepont, Chivres, Vesles Gizy, Barenton-Bugny. Il est signalé aux environs de Vervins et de Laon, par De La Fons, mais sans indication de localité. 106 B. RIOMET CONVOLVULACÉES Vent. Convoi.vuius L. (Liseron). 543. C. arvensis L. (L. des champs, Petit Liseron). — Juin- Septembre. — CC. Champs et moissons ; préfère le calcaire. 544, C. sepium L.; Calystegia R. Br. (Liseron des haïes, grand Liseron). — Juillet-Octobre. — CC. Haïes, buissons. CuscuTA Tourn. (Cuscute). 545. C. major C. Bauh.; C. Europæa L. (pro parte) (C. ma- jeure, C. d'Europe). — Juin-Août. — RR. Champs, parasite sur la vesce cultivée, sur les fèverolles. 546. C. epithymum Murr.; C. minor DC. (C. du Thym). — Juillet-Septembre. — AC. Parasite sur le trèfie, la luzerne. 547. C. trifolii Babingt.; C.epithymum var. trifolii Choisy (C. du trèfle). — Juillet-Août. — AR. Sur le trèfle et la luzerne. Le C. epilinum Weiïhe; C. densiflora S.W.(C. du lin), existait autrefois comme parasite sur le lin à Renneval et à Missy-les- Pierrepont; il n'existe plus depuis qu’on a cessé la culture du lin dans ces localités. BORAGINÉES Juss. BorAGo Tourn. (Bourrache). 548. B. officinalis L. (B. officinale). — Juin-Septembre. — On le rencontre, ça et là dans le voisinage des habitations, les decombres. Lycopsis L. (Lycopside). 549. L. arvensis L.; Anchusa M. B. (L. des champs).— Juin- Septembre. — AR. Champs sablonneux, Gizy, Pierrepont, Missy, etc. — Manque en bon nombre d’endroits. SYMPHYTUM Tourn. (Consoude). 550. S. officinale L. (C. officinale, grande Consoude). — Juin- Septembre. — C Prés, lieux humides, bords des eaux. Myosoris L. (Myosotis). 551. M. palustris With. (M. des marais, ne m'oubliez pas). — Mai-Août. — AC. Bords des fossés, près humides, LI 4, ‘ : So - : FLORE DE LA THIÉRACHE 107 552. M. strigulosa Rchb.; M. palustris, var. strigulosa Koch. (M. striguleux). — Mai-Septembre. — Prés humides, bords des eaux. Esquehéries, Leschelle, Le Nouvion, Berlise, Dagny, etc. 553. M. intermedia Link. (M. intermédiaire). — Mai-Septem- bre. — C. Champs, lieux cultivés, bords des chemins. 554. M. hispida Schlecht.; M. collina Reich. (M. hérissé). — Mai-Août. — AC. Lieux secs, bords des chemins et des champs. 555. M. stricta Link.; M. arenaria Schrad. (M. roide). — Avril-Juin. — AR. Champs et lieux sablonneux, Pierrepont, Missy, etc. 556. M. versicolor Pers. (M. changeant). — Mai-Juin. — AR. Champs sablonneux et calcaires. Vigneux, D LES Dizy- le-Gros, La Selve, etc. 557. M. silvatica Hoffm. (M. des bois), — Mai-Juin. — R. Bois ombragés. — Forêts du Nouvion, de Saint-Michel et d’'Hirson. ASPERUGO Tourn. (Rapette). 558. À. procumbens L. (R. couchée). — Mai-Juillet. — RR. Décombres à La Capelle (Cardot). Montagne de Laon, derrière la préfecture (De La Fons). ANCHUSA L. (Buglosse). 599. À. italica Retz. (B. d'Italie). — Juin-Juillet. — R.Champs, terrains calcaires à Missy-les-Pierrepont (B. R.). — Laon et montagne de Laon (Ch. Copineau). CYNOGLOSSUM L. (Cynoglosse). 560. C. officinale L. (C. officinale). — Mai-Août, — AR. Lieux pierreux, arides, bords des chemins, terrains calcaires. — Forêts du Val Saint-Pierre, Braye ; bois du Catelet de Mondrepuis ; Missy, etc. PULMONARIA Tourn. (Pulmonaire). 561 P. officinalis L. (P. officinale). — Avril-Mai. — RR. Haies à Esquehéries. Subspontane cà et là, dans le voisinage des habitations (B. R.). — Commune dans les bois du Laonnois jus- qu’à Boncourt, où elle disparait » (De La Fons). 262. P. angustifolia L.; P.azurea Bess. (P. à feuilles étroites). 108 B. RIOMET — Avril-Mai. — Saint-Erme (Ch. Copineau). C. Forêt de Samoussy (B. R.). LITHOSPERMUM Tourn. (Grémil). 563. L, arvense L. (G. des champs). — Mai-Juillet. — C. Champs et moissons ; plus abondant dans les terrains calcaires: Le Z. officinale L. (G. officinal, Thé), se rencontre à l’état subspontané dans le voisinage des habitations, les décombres. EcHIuM L. (Vipérine). 564. E. vulgare L.(V.commune). — Juin-Septembre. — AC. bords des chemins, lieux incultes, voies ferrées, terrains cal- caires. — Hirson, Vigneux, Renneval, Montcornet, Pierrepont, Missy, Gizy, ete. Manque aux environs du Nouvion. Nous avons remarqué les variétés à fleurs carnées et à fleurs blanches à Gizy, près les marais. Nous avons rencontré en différents endroits du Bois Monsieur (Plomion) l'Omphalodes verna Mœnch. (Omphalode printanière), probablement subspontane. SOLANÉES Juss. SOLANUM Tourn. (Morelle). 565. S. dulcamara L. (M. Douce-amère). — Juin-Septembre. — C. Bords des eaux, bois humides. Var. à fleurs blanches, forêts de Samoussy etde Saint-Gobain. 566. S. nigrum L. (M. noire). — Juin-Octobre. — CC. Lieux cultivés, décombres, voisinage des habitations. Var. ochroleucum Coss. et Germ..— Champs à Missy, Gizy; Berlise, Noircourt, etc. ; Le S. luberosum L. (Pomme de terre) est cultivé en grand sous une foule de variétés. PHysALIS L. (Coqueret). 567. P. alkekengi L. (C. Alkékenge, Coqueret). — Juin- Août. — RR. Décombres à Le Hocquet. (B: R.). — Les vignes à Laon (De La Fons). NicANpRA Adans (Nicandre). 568. N. physaloides Gærtn. (N: faux alkékenge). — Juillet: * FLORE DE LA THIÉRACHE 109 Septembre. — R. Croit çà et là dans le voisinage dés habita- tions, les jardinages, les décombres. Dagny-Lambercy, Esquehe- ries, etc. Ilest originaire de l’Amérique. ATROPA L. (Atrope). 569. À. belladona L. (Belladone). — Juin-Août. — AR. Mais abondant dans ses stations. Bois des terrains calcaires. Forêts du Val Saint-Pierre, d'Hirson, de Saint-Michel, du Regnaval; bois de Dagny ; bois dela route d’Etréaupont à Autreppes. — Bois de Foigny, de Dolignon. — Lislet, chemin de Soize. Nous ne l’avons pas rencontré dans la forêt du Nouvion. Lycrum L. (Liciet). 570. L. barbarum L. (L. de Barbarie). — Juin-Septembre. AR. Haïes où il est souvent planté. DaATuRA L. (Datura). 571. D. stramonium L. (D. Stramoine, Pomme épineuse, Da- tura). — Juillet-Septembre. — Lieux cultivés, décombres, au- tour des fumiers. Hyoscyamus Tourn. (Jusquiame). 572. H. niger L. (J. noire). — Mai-Août. — Ça et là, lieux cultivés, décombres, prés des habitations, eimetières. VERBASCÉES Bart. VERBASCUM Tourn. (Molène). 573. V. thapsus L.; V. Schraderi Mey. (M. Bouillon-Blanc). — Juillet-Septembre. — AC, Bords des chemins, vieux murs. décombres, lieux incultes, bois. Var. {hapsoides Schr. — Environ de Laon, de Vervins (De La Fons). 574. V.phlomoides L.; V. {hapsus Mey (non L.). —(M. Phlo- moide). — Juillet-Septembre. — R. Taillis, dans les forêts de Saint-Michel, d’'Hirson et du Val Saint-Pierre, principalement sur la silice. 075. V. floccosum W.et K.; V.pulverulentum Coss. et Germ. 410 B. RIOMET (non Vill.). (M. floconneux). — Juin-Août. — R. Bords des che- mins, à Ebouleaux, Goudelancourt, Chivres, Pierrepont. 576. V. lychnitis L. (M. Lychnite). — Juin-Aoùt. — AC. Bords des chemins, bois, bosquets, dans les terrains crayeux. Goude- lancourt, Pierrepont, Dizy-en-Gros, Missy; forêts du val Saint- Pierre, de Samous:y, etc. (B. R.) — Laniscourt (Ch. Copineau). 577. V. nigrum L. (M. noire). — Juillet-Octobre. — AR. Co- teaux arides, bords des chemins et des bois. Bucy, Clermont- les-Fermes ; environs de Le Hérie, Sains-Richaumont, La Bus- sière, Bucilly, etc. — Plante calcicole. Var. alopecurus Thuil. Les bords de la Serre à Agnicourt (De La Fons). X V.nigro-lychnitis Schiede ; V.schiedeanum Koch.; V.mix- tum Coss. et Germ.? — Les environs de Laon et de La Fère (De La Fons), Samoussy (B. R.). 978. V. blattaria L. (M. blattaire, Herbe aux blattes, aux mites). — Juin-Septembre. — R. Bords des fossés, Dagny-Lam- bercy, Coingt(B. R.). — Guignicourt (Ch. Copineau). SCROFULARINÉES R. Br. SCROFULARIA Tourn. (Scrofulaire). 579. S. nodosa L. (S. noueuse). — Juin-Août. — AC. Lieux frais, haies, bois humides, bords des eaux. 580. S. aquatica L.; S. Balbisii Hornem. (S. aquatique). — Juin-Août. — C. Bords des eaux. De La Fons signale le S. vernalis L. aux environs de Chauny. DiGiTALIS Tourn. (Digitale). 581. D. purpurea L. (D. pourpre). — Juin-Septembre. — C. Bois des terrains siliceux. Forêts d’'Hirson, de Saint-Michel, de Wattigny; plus rare, forêts du Nouvion, du Val Saint-Pierre, du Catelet de Mondrepuis, du Regnaval, d’Aubenton. La var. à fleurs blanches existe dans les forêts du Nouvion et d’Hirson, mais elle est très rare. 582. D. lutea L.; D. parviflora Lam. (D. jaune). —Juin-Août. — RR. Forêts d’Hirson et de Saint-Michel. GRATIOLA L. (Gratiole). 583. G. officinalis L. (G.officinale, Herbe au pauvre homme). x RÉP er SE ste os : 4 D, ; FLORE DE LA THIÉRACHE 411 — Juin-Juillet. —- Environs de Laon (De La Fons). R. Mons-en- Laonnoiïis (B. R.). Folembray (E. Malinvaud). ANTIRRHINUM Juss. (Muflier). 584. A. orontium L. (M. rubicond). — Juillet-Septembre. — AR. Champs et moissons. Esquehéries, Dagny-Lambercy, Jean- tes ; environ de Vervins, etc. 585. À majus L. (M. à grandes fleurs, Gueule-de-lion). — Juin-Septembre. — On le rencontre cà et là à l’état subspontané dans le voisinage des habitations, sur les vieux murs. LiNARIA Juss. (Linaire). 586. L. cymbalaria Mill.; Antirrhinum L. (L. Cymbalaire). — Mai-Septembre. — AR. Vieux murs, Esquehéries, Saint-Mi- chel, Laon, La Fère, etc. 587. L. spuria Mill. Antirrhinum L. (L. bâtarde). — Juillet- Septembre. — C. Champs après la moisson. — Plante calcicole. 588. L. elatine Desf.; Antirrhinum L. (L. Elatine). — AC. Champs après la moisson. — Plante calcicole. 589. L. arvensis Desf.; Antirrhinum arvense L.; L. carnosa Mænch. (L. des champs). — Juillet-Août. — R. Champs secs à Etréaupont, Gergny, Luzoir. 590. L. minor Desf.; L. viscida Mœnch.; Antirrhinum minus L. (L. naine). — Juin-Septembre. — C. Champs, bords des che- mins, vieux murs: — Plante calcicole. 591. L. striata DC.; Antirrhinum monspessulanum L. (L. striée). — Juillet-Aoùt. — AR. Champs argilo-calcaires à Cler- mont-les-Fermes, Agnicourt, Bucy-les-Pierrepont, Saint- Erme, Chaourse, Berlise, Montloué, La Ville-aux-Bois, etc. 992. L. supina Desf.; ZL. filiformis Mœnch.; Antirrhinum supinum L. (L. couchée). — Juillet-Septembre. - Champs sa- blonneux entre Vesles et Frémont (De La Fons). 593, L. vulgaris Mœnch.; Anthirrhinum linaria L. (L. commune). — Juillet-Octobre. — C. Bords des chemins, voies ferrées, haies. PepicuLaARIs Tourn. (Pédiculaire). 594. P. silvatica L. (P. des bois). — Avril-Juillet. — AR. Prairies et bois humides, allées, sur les terrains siliceux. — 112 B. RIOMET Forêt du Nouvion, Esquehéries, Leschelle, Grand-Wé, Luzoir ; forêt de Saint-Michel ; route d'Entre-Deux-Bois à Effry.(B. R.). 595. P. palustris L. (P. des marais). — Mai-Août. — AC. Marais tourbeux de Pierrepont, Gizy, Chivres. RHINANTHUS L. (Rhinanthe). 596. R. major Ehrh.; 2. crista-galli L. (R. majeure). — Mai- Juillet. — C. Prairies, lieux humides, lieux herbeux. 597. R. minor Ehrh. (R. naine). — Mai-Juillet. — AR. Avec le précédent. MELAMPYRUM Tourn. (Melampyre). 598. M. arvense L. (M. des champs). — Juin-Août. — C. Moissons des terrains calcaires. — Manque à Esquehéries et à Leschelle. — Les fleurs varient souvent de couleur. 599. M. pratense L. (M. des prés). — Juin-Août. — AR. Bois, terrains siliceux. Laniscourt, etc. EuPHRASIA L. (Euphraise). 600. E. officinalis L. (E. oflicinale). — Juillet-Septembre. — C. Pelouses, lieux herbeux, prairies, lisière des bois ; préfère les terrains siliceux. 601. E. rigidula Jord.; Æ. officinalis var. nemorosa Coss. et Germ. — Juin-Septembre. — AR. Marais de Pierrepont ; forêt du Val Saint-Pierre, chemins. OponTITES Hall. (Odontite). * 602. ©. rubra Pers.; Euphrasia odontites L.; O.verna Rchb. (O0. rouge). — Juin-Juillet. — C. Moissons, lieux herbeux et cultivés. 603. O. lutea Rchb.; Euphrasia L. (0. jaune). — Juillet-Sep- tembre. — AC. Coteaux calcaires à Saint-Erme (P. Martin). — « Les montagnes à Crépy, Laniscourt, Mons-en-Laonnois, Nouvion-le-Vineux ; les moissons à Presles ; les bois et les montagnes à Parfondru, Veslud, Festieux ; disparaît entre ce dernier village et Mauregny-en-Haye » (De La Fons); Folem- bray (L. Pétermann). FLORE DE LA THIÉRACHE 113 ; VERONICA Tourn. (Véronique). ù 604. V. hederæfolia L. (V. à feuilles de Lierre). — Avril- Mai. — CC. Champs, lieux cultivés. | 605. V. agrestis L. (V. agreste). — Mars-Octobre. — CC. Champs, lieux cultivés. 606. V. polita Fries ; V. didyma Ten. ; V. agrestis var. di- dyma Coss. et Germ. (V. élégante). — Mai-Août. — AR. Avec le précédent. 607. V. persica Poir.; V. Buxbaumii Ten. (V. de Perse). — Mars-Septembre. — AR. Champs, lieux cultivés ; cette espèce, introduite avec les graines de prairies artificielles, se répand de plus en plus. 608. V. triphyllos L. (V. à trois lobes). — Mars-Mai.- AR. Champs sablonneux. Lerzy, Froidestrées, La Selve, Lappion (B. R.). — Laon et montagne de Laon (Ch. Copineau). 609. V. præcox All. (V. précoce). — Mars-Mai. — R. Champs sablonneux, siliceux. Sommeron, Dagny-Lambercy, Renneval, Nampcelle, Laigny ; butte sablonneuse des Blamonts-sous-Laon. 610. V. acinifolia L. (V. à feuilles d’acinos). — AR. Champs et moissons, terrains humides. Etréaupont, La Capelle, Lerzy, Dolignon, Archon, etc. 611. V. verna L. (V. printanière). — Avril-Juin.— R. Champs et terrains sablonneux. Les Blamonts-sous-Laon, La Selve, Lappion, Nizy-le-Comte. 612. V. arvensis L. (V. des champs). — Avril-Septembre. — CC. Champs cultivés et lieux incultes. Var. V. polyanthos Thuill. — AC. Dans les sables à Urcel et aux Blamonts-sous-Laon. 613. V. serpyllifolia L. (V. à feuilles de serpolet). — Avril- Septembre. — C. Prairies, allées, sentiers, champs, endroits frais. 614. V. officinalis L. (V. officinale). — Juin-Septembre. — AC. Lisières et clairières des bois, haies, coteaux, principale- ment sur les terrains sablonneux, siliceux. \ 615. V. montana L. (V. des montagnes). — Mai-Juillet. — AC. Bois humides, argilo-siliceux. Forêts du Nouvion, d'Hirson, de Saint-Michel, du Val Saint-Pierre ; petits bois à La Capelle, Etréaupont, Dagny-Lambercy (B. R.), Folembray (L. Péter- mann). Rev. S. Fr. Bor. IX {4er mai 1891). 8 ‘HER 114 | B. RIOMET 616. V, scutellata L. (V. à écusson). — Juin-Septembre., — R. Fossés, lieux marécageux, marais tourbeux, sur les sols tourbeux siliceux. Marais de Pierrepont, de Gizy, Missy ; La Flamengrie. — RR. Bords de la mare du Val Saint-Pierre (ancien réservoir du couvent des Chartreux). 617. V. anagallis L. (V. mouron). — Juin-Septembre. -- AC. Fossés, ruisseaux, marécages. | 618. V. beccabunga L. (V. Beccabunga). — Mai-Septembre. — C. Fossés, ruisseaux, marécages, bords des eaux. 619. V. chamædrys L. (V. Petit-Chône). — Avril-Août. — CC. Haies, bois, bords des chemins. à 620. V. teucrium L. (V. Germandrée). — Mai-Juillet. — Pe- louses, coteaux secs, terrains sablonneux. Les Blamonts-sous- Laon, Guignicourt (B. R.), Saint-Erme (Ch. Copineau). Le V. spicata L. a été signalé dans la Basse forêt de Coucy par E. Malinvaud. OROBANCHÉES Juss. PxertpÆaA Tourn. (Phélipée). 621. P. ramosa C.-A. Meyer ; Orobanche L. (P. rameuse). — Juillet-Aoùt. — « Parasite sur le Cannabis sativa. Route de Chauny, près Salency » (De La Fons). 622. P. cœrulea C.-A. Meyer ; Orobanche Vill. (P. bleuâtre). — Juin-Juillet. — Parasite sur l'Achillea millefolium: — Mon- tagne de Laon (Ch. Copineau et P. Martin). — Vigneux (De La Fons). OROBANCHE L. (Orobanche). 628. O. minor Sutton (0. mineure). — Juin-Juillet. — Para- site sur le Trifolium pratense. Environs de la Fère (L. Péter- mann). 624. O. rapum Thuill. (O0. rave). — Mai-Juillet. — Parasite sur le Sarothamnus scoparius. — Laon (De La Fons). 625. O. major L. (0. élevée). — Juin. — Parasite sur le Centaurea scabiosa. — Laon (De La Fons). 626. O. cruenta Bert. (O0. couleur de sang). — Juin-Juillet.— Vigneux, Fontenelle (De La Fons). 627. O. galh Duby; O. caryophyllacea Smith ; O. vulgaris FLORE DE LA THIÉRACHE 415 DC. — Juin-Juillet. — Parasite sur les Galium. Laon (De La Fons et Ch. Copineau). 628. O. epithymum DC. (0. du serpolet). — Juin-Juillet. — Parasite sur le Thymus serpyllum. Les Blamonts-sous-Laon,'La- niscourt, Vigneux (B. R.). — Mons-en-Laonnois (Ch. Copineau); ferme de Beaumont, Le Thuel (B. R.). L'O. picridis Vauch. a eté signalé par M. Malinvaud à Folem- bray. LATHRÆA L. (Lathrée). 629. L. squamaria L. (L. écailleuse). — Avril-Mai. — Para- site sur les racines de plusieurs essences d'arbres. R. Mais assez abondant dans le bois d’Etreaupont. R. Bois de Brunehamel, de Bucilly : R. Bois de Foigny (B. R.). LABIÉES Juss. MENTHA L. (Menthe). 630. M. pulegium L.; Pulegium vulgare Mill. (M. Pouliot). — Juillet-Septembre. — AR. Lieux humides à Guise (B. R.). — C. Servais, près de La Fère (P. Martin). 631. M. rotundifolia L. (M. à feuilles rondes). — Juillet-Sep- tembre. — Abondant dans ses stations, bords des eaux, endroits humides. Recherche le calcaire. Vigneux, Agnicourt, Pierre- pont, le Val Saint-Pierre, etc. Manque aux environs du Nouvion. 682. M. silvestris L. (M. sauvage). — Juillet-Septembre. — RR. Lieux humides à La Hérie, Noircourt. 633. M. viridis L. var. piperella Lejeune et Courtois (Juillet- Septembre). — RR. Bords d’un ruisseau à Dagny-Lambercy. 634. M. aquatica L. (M. faquatique). — Juillet-Septembre. — C. Lieux humides, fossés, bords des eaux. 635. M. arvensis L. (M. des champs). — Juillet-Septembre. — C. Champs cultivés; lieux humides, bords des eaux. On rencontre mais rarement les variétés suivantes : M. lan- ceolata Becker, M. parietariæfolia Beck. et M. diffusa Lei. 636. M. crispata Schrad. — Juillet-Septembre. — Sur la mon- tagne de Chevregny, terrain calcaire (P. Martin). Lycopus L. (Lycope). 637. L. europæus L. (L. d'Europe). — Juillet-Septembre. — C. Bords des eaux, lieux humides. 116 B. RIOMET SALVIA L. (Sauge). 638. S. pratensis L. (S. des prés). — Juin-Juillet. — AR. Bords des chemins, terrains calcaires, route de Vaux-sous-Laon à Barenton-Bugny. — Manque aux environs de Vervins, du Nouvion et en d’autres endroits. Le S. sclarea L. est signalé par De La Fons, dans les vignes du côté d’Ardon-sous-Laon. ORIGANUM L. (Origan). 639. O. vulgare L. (0. commun). — Juillet-Septembre. — C. Coteaux secs, bords des chemins, des bois. Var. : virescens Bor.; O. virens Gren. et Godr.; O. viridu- lum de Mart. — Bractées d’un vert pâle; corolle blanche. Rare, avec le type, route d’Agnicourt à Clermont-les-Fermes, sur le terroir d'Agnicourt, Cilly, Saint-Pierremont, Pontséricourt. TayMus L. (Thym.). 640. T. serpyllum L. (T. Serpolet). — Juin-Septembre. — CC. Pelouses, lieux secs et herbeux, coteaux. — Plante silici- cole. . On rencontre aussi la var. angustifolius G. G. — De La Fons indique comme croissant sur la montagne de Laon la var. ci- triodurus DC. S.-v. à fl. blanches. — R. La Hérie et lisière du bois Planté à Leschelle. 641. T. chamædrys Fries; 7. serpyllum var. chamædrys Coss. et Germ. (T. germandrée). — Juin-Septembre. — Bords des chemins à Berlise, Dizy, Chaourse, Pierrepont, Marle, Cilly, Ebouleaux, Goudelancourt, etc. — Plante calcicole. On cultive dans les jardins le 7. vulgaris L. (Thym). Hyssopus L. (Hyssope). 64s. H. officinalis L. (H. officinale). — Juillet-Septembre. — R. Naturalisé sur les vieux murs, voisinage des habitations... - CALAMINTHA Mœnch. (Calament). 643. C. acinos Clairv. (C. Acinos): — Juin-Septémbre. — AR. Champs secs, lieux pierreux, bords des chemins sur les FLORE DE LA THIÉRACHE 117 terrains calcaires, Vigneux. Goudelancourt, Pierrepont, Gizy, ete. — Manque aux environs de Vervins, de La Capelle, du Now- vion. 644, C. officinalis Mœnch.; Melissa calamintha L. (C. offici- nal). — Juillet-Août. — « La montagne de Laon » (De La Fons), CzinopopruM Tourn. (Clinopode). 645, C. vulgare L. ; C. clinopodium Benth. (C. commun). — Juillet-Septembre. — C. Haies, bois, lieux secs et incultes. MELIssA L. (Mélisse). 646. M. officinalis L. (M. officinale), — Juillet-Septembre. — Çà et là dans le voisinage des habitations. Montagne de Laon, etc. NEPETA L. (Népéta). 647. N. cataria L. (N. Chataire, Herbe aux chats). — Juin- Septembre. — Mons-en-Laonnois (Ch. Copineau). — La monta- gne de Laon (De La Fons). GLECHOMA L. (Gléchome). 648. G. hederaceum L. (G. Lierre terrestre, Herbe pérette). — Avril-Juin. — CC. Haies, bois, lieux frais et herbeux. LAMIUM L. (Lamier). 649, L. amplexicaule L. (L. amplexicaule). — Avril-Octo- bre. — C. Lieux cultivés. 650. L..purpureum L. (L. pourpre). — Mars-Octobre. — CC, . Lieux cultivées et incultes, bords des chemins, etc. 651. L. album L. (L. blanc, ortie blanche). — Avril-Septem- bre. — C. Haies, lisière des bois, buissons, lieux cutivés et incultes. GALEOBDOLON Huds. (Galéobdolon). 652. G.luteum Huds.; Lamium galeobdolon Crantz (G. jaune). — Avril-Juin. — AC. Bois, haies, lieux ombragés. GALEOPSsIS L. (Galéopsis). 653. G. tetrahit L. (G. Tétrahit). — Juillet-Septembre. — C, Haies, bois frais; lieux humides ; préfère les terrains argilo-sili- ceux. 118 B. RIOMET 654. G. angustifolia Ehrh.; G. {adanum Vill. (G. à feuilles étroites). — C. Moissons, champs incultes, sur le calcaire. — Manque à Esquehéries. STACHYS L. (Epiaire). 655. S. germanica L. (E. d'Allemagne). — Juillet-Aoùût. — AR. Talus secs, terrains crayeux au Val Saint-Pierre, Chaourse, La Ferté-Chevresis, etc. — Plante calcicole. 656. S. silvatica L. (E. des bois). — Juin-Août. — CC. Haies, bois, bosquets, lieux humides, bords des chemins, De La Fons en a observé une variété à fleur verte dans les bois de Bruneha- mel et de Chéry-les-Rozoy. 657. S. palustris L. (E. des marais). — Juin-Aoùt. — C. Bords des eaux, lieux humides, cultivés et incultes. marais. 658. S. arvensis L. (E. des champs). — Juillet-Septembre. — Champs et meissons. Commun dans le canton de Rozoy, Esque- héries, le Val Saint-Pierre, etc. 659. S. annua L. (E. annuelle). — Juillet-Septembre. — AR. Moissons des terrains calcaires, voie ferrée et champs à Bucy- les-Pierrepont, Montloué, Dizy, la Ville-au-Bois. 660. S. recta L. (E. droite). -- Juin-Août. — Bords de la route à Bucy, Clermont-les-Fermes, Montcornet ‘(B: RAR, route de Soissons, Mons-en-Laonnois {Ch. Copineau). F 661. S. alpina L. (E. des Alpes). — Juillet-Août. — R. Etreau- pont, ancien bois défriche (transformé en pâtures) de M. Aubé, derrière la rue des Williots. « Rare dans les bois, à la Malmaison, Lagny » (De La Fons. X S. ambigua Sm.; S. palustri-silvatica Schiede. — Juin- Août. — RR. La Capelle, aux environs du moulin; Agnicourt. Forêts d’Hirson et de Saint-Michel. BETONICA Tourn. (Betoine). 662. B. officinalis L. (B. officinale). — Juin-Août. — AC. Lisière des bois, lieux herbeux et ombragés, sur les terrains argilo-siliceux. De La Fons signale le B. stricta Aït. dans les environs de Laon, de Vervins. MARRUBIUM L. (Marrube). 663. M. vulgare L. (M. commun). — Juin-Août. — AC. Bords FLORE DE LA THIÉRACHE 119 des chemins, décombres, principalement dans les terrains cal- caires. BALLOTA Tourn (Ballote). 664. B. fœtida Lam.; B. nigra Sm. et Auct. gall. (non A (B.-fétide). — Juin-Septembre, — AC. Lieux incultes, haies, pieds des murs, décombres,. LEONORUS L. (Agripaume). 665. L. cardiaca L. (A. Cardiaque). — Juin-Septembre. — RR. Haies, voisinage des habitations, Hirson; montagne de Laon (BR.), Folembray (Malinvaud). BRUNELLA Tourn. (Brunelle). 666. B. vulgaris Mœnch.; Prunella L.(B.commune).—Juin- Septembre. — CC. Prés, lieux herbeux, bords des chemins. Var. parviflora Poir ; à Monceau-le-Waast (De La Fons). 667. B. alba Poll. ; B. vulgaris var. alba Coss. et Germ. (B. blanche). — Juin-Août. — R. Coteaux calcaires. Chaourse, Vi- gneux. (B. R). Laniscourt. (Ch. Copineau). Folembray (L. Pé- termann). 668. B. grandiflora Jacq. (B. à grandes fleurs). — Juin- Août, — AR. Terrains calcaires, coteaux secs. Camp romain de Saint-Thomas. (P. Martin). — « Frequente sur les montagnes, à Mons-en-Laonnoiïis, Laniscourt, la Malmaison, Pierrepont, bois de Samoussy, etc. » (De La Fons), Bruyères, Parfondru, Athies (ER): Var. pinnatifida Koch. à Mons-en-Laonnois (De La Fons). SCUTELLARIA L. (Scutellaire). 669. S. galericulata L. (S. Toque). — Juin-Septembre. — C. Bords des eaux, marais, lieux frais et humides. — Plante silicicole. . AJuGA L. (Bugle). 670. A. reptans L. (B. rampant). — Mai-Juillet. — CC. Lieux herbeux, prés, bords des chemins, bois, haies. Nous en avons rencontré une variété à fleurs blanches, au Grand-Wé et une à fleurs roses au Nouvion-en-Thiérache. 671. A. genevensis L. (B. de Genève). — Mai-Juin. — KR. _ 420 B. RIOMET Coteaux secs, calcaires, lieux herbeux. Dizy-le-Gros, Parfonde- val, Brunehamel (B. R.). — Saint-Erme (Ch. Copineau). 672. À. pyramidalis L. (B. pyramidal). — Mai-Juillet. — « Les lieux arides, assez commun auprès de Laon. Manque dans l'arrondissement de Vervins. » (De La Fons). Folembray (Malin- vaud). 673. À. chamæpitys Schreb. (B. Petit-Pin). — Juillet-Sep- tembre. — R. Coteaux secs, terrains calcaires. Vorges, Liesse, Preslès, Nouvion-le-Vineux (De la Fons). — Saint-Erme. (Ch. Copineau et P. Martin). TEuCRIUM L. (Germandrée). 674. T. scorodonia L. (G. Scorodonie, Sauge des bois). — Juillet-Août. AC. Bois, taillis, terrains rocailleux et sablonneux. Saint-Michel, Hirson, La Flamengrie, La Capelle, le Val Saint- Pierre, etc. 675. T. botrys L. (G. Botryde). — Juillet-Septembre. AR. Coteaux arides, champs secs et calcaires. Environs de Laon, de Saint-Michel, Wassigny, Laniscourt. 676. T. scordium L. (G. scordium). — Juillet-Septembre. — Lieux marécageux à Folembray (Pétermann). 677. T. chamædrys L (G. Petit-Chène). — Juillet-Septem- bre. — AR. Lieux pierreux, coteaux secs, terrains calcaires. Barenton-Bugny, Barenton-sur-Serre (B. R.). Chevregny. (P. Martin). Bruyères, Parfondru, Crépy. Mons-en-Laonnoïs (De La Fons). Manque à Vervins, Guise et environs. 678. T. montanum L. (T. des montagnes). — Juin-Août. — AR. Coteaux secs et calcaires. Saint-Erme (P. Martin). — La- niscourt (Ch. Copineau). Montagnes du Laonnois (De La Fons). — Urcel (B. R.), Folembray (Malinvand). VERBENACÉES Juss. VERBENA Tourn. (Verveine). 679. V. officinalis L, (V. officinale). — Juin-Octobre. — CC. Bords des chemins, lieux incultes, décombres. LENTIBULARIÉES Rich. PINGuICULA Tourn. (Grassette). 680. P. vulgaris L. (G. commune). — Mai-Juillet. — R. Ma- # FLORE DE LA lHIERACHE 121 rais tourbeux. Pierrepont, Chivres, Urcel (B. R.). Mons-en- Laonnoiïs (Ch. Copineau). UTRICULARIA L. (Utriculaire). 681. U. vulgaris L. (U. commune). — Juin-Septembre. KR. Fossés, marécageux, tourbières; peu abondant dans ses habi- tats, Gizy, Chivres, Samoussy, etc. De La Fons signale l’U. intermedia Hayne dans les environs de Laon. PRIMULACÉES Vent. PRIMULA L. (Primevère). 682. P. officinalis Jacq. (P. officinale, Coucou). — Avril-Mai. — CC. Prairies, pelouses, principalement dans les terrains cal- caires. 683. P. elatior Jacq. (P. élevée, Coucou). — Avril-Mai. — C. Bois humides, lieux frais, pâturages. — PI. silicicole. 684. P. grandiflora Link.; P. vulgaris Huds. (P. à grandes _ fleurs). — Avril-Mai. RR. Endroits humides de la forêt du Nouvion. De La Fons le signale aux environs de Laon. HoTroniA L. (Hottonie). 685. H. palustris L. (H. des marais). — Mai-Juillet. — AC. Fossés marécageux. Vesles, Pierrepont, Gizy, Chivres; Baren- ton-Bugny ; Urcel ; Boué, Etreux, etc. LysiMacHIA L. (Lysimaque). 686. L. vulgaris L. (L. commune) — Juillet-Août. — AC. Bords des eaux, marais, lieux humides. 687. L. nummularia L. (L. nummulaire, Monnoyère). — Juin- Août. — C. Prairies, lieux humides, bords des fossés. 688. L. nemorum L. (L. des bois). — Mai-Juillet. — AR. Bois humides des terrains siliceux. Forêts du Nouvion, du Val Saint- Pierre, d'Hirson, de Saint-Michel, d’Aubenton; les petits bois du canton de Rozoy ; bois de Leschelle, de Harcigny, de Plo- mion, etc. Nous citons comme croissant sur nos limites le rarissime Lysimachia thyrsiflora L., découvert dans les marais de Saint- 122 B. RIOMET Quentin, par M. L. Pétermann, en 1868; ce dernier et notre excellent ami M. Ch. Magnier, tous deux savants botanistes, ont décrit très longuement cette plante qui ne croît plus ail- leurs en France que dans les marais de Saint-Quentin et de Rouvroy-sur-Somme (Bull. S. bot. Fr, XVI, p. 216 et XX VIT, 264). SAMOLUS Tourn. (Samole). 689. S. Valerandi (S. de Valerandus). — Juin-Août. — AR. Marais tourbeux. Gizy, Urcel, Barenton-Bugny (B. R.). «Les marais à Mons-en-Laonnois. Chivi, Presles ; auprès de Molin- chart, Fourdrain. » (De La Fons.) ANAGALLIS Tourn. (Mouron). 690. À. arvensis L. (M. des champs). — Mai-septembre. — C. Lieux cultivés, champs, moissons, décombres. On rencontre avec le type l’A. phænicea Link. 691. À. cærulea Schreb.; A. arrensis var. cærulea Coss. et Germ. (M. bleu). — Juin-Octobre. — AR. Champs et lieux cul- tivés, principalement sur le calcaire. Vigneux, Chaourse, Montcornet, etc. 692. À. tenella L. (M. délicat). — Juillet-Aoùt. — R. Marais tourbeux. Gizy, Pierrepont, Samoussy, Urcel (B. R.), Mons-en- Laonnois, Chivres, Presles, Molinchart, Parfondru, Fourdrain (De La Fons). — Laniscourt (Ch. Copineau). GLOBULARIÉES DC. GLOBULARIA Tourn. (Globulaire). 693. G. Wilkommii Nyman; G. vulgaris Auct. (non L.). — (G. commune). — Mai-Juin. — AR. Montagne de Laniscourt. (B. R.). — Saint-Erme. (Ch. Copineau). — Crépy (P. Martin). — Les montagnes à Laon (De La Fons). PLOMBAGINÉES Juss. ARMERIA Willd. (Arméria). 694. À. plantaginea Willd.; A. sabulosa Jord.; Stalice plan- taginea All. (A. à feuilles de plantain). — Juillet-Septembre. — AR. Buttes sablonneuses des Blamonts-sous-Laon ; bords de la route de Laon entre Liesse et Gizy (B. R.). — Molinchart (Ch. Copineau). —- Fréquent dans le Laonnoïs (De La Fons). FLORE DE LA THIÉRACHE 123 PLANTAGINÉES Juss. PLANTAGO L. (Plantain). 695. P. major L. (Grand plantain). — Juin-Octobre. -- CC. Bords des chemins, champs frais, prairies. 696. P. minima DC.; P. major, var. mixta Gren. (P. nain). — Juin-Octobre. — Auprès du Coq-Banni, hameau de Jeantes (De La Fons). Coingt, Beaumé, Besmont, Leuze, Dorengt (B. R.). 697. P. media L. {P. moyen). — Juin-Août. — C. Coteaux, prés secs, bords des chemins ; il est plus vigoureux sur le cal- caire. 698. P. lanceolata L. (P. lancéolé). — Mai-Octobre. — CC. Prés, pâturages, bords des chemins. Var. polystachya ? près Machecourt, Aubenton (De La Fons). 699. P. coronopus L. (P. Corne de Cerf). — Juin-Septembre. — R. Lieux sablonneux. Les Blamonts-sous-Laon , La Selve ; Urcel. 700. P. arenaria Waldst et Kit. (P. des sables). — Juillet- Octobre. — R. Lieux sablonneux. Les Blamonts-sous-Laon (BR.) Parfondru, Sissonne, Eppes (De La Fons). Urcel; La Selve (B.R.). LiTTORELLA L. (Littorelle). 701. L. lacustris L. (L. des lacs). — Juin-Août. — Endroits humides des bruyères de Versigny (L. Pétermann). AMARANTACÉES R. Br. AMARANTUS L. (Amarante). 702. A. retroflexus L. (A. réfléchie). — Juillet-Septembre.— AR. Décombres, lieux cultivés et incultes ; plante introduite. 703. A. silvestris Desf.; A. blitum Moq. ap. DC. (non L.). (A. sauvage). — Juillet-Septembre. — RR. Liesse, Marle, voisi- nage des habitations, Laon. On trouve naturalisés çà et là l’A. caudatus L. et l'A.pendu- linus L. SALSOLACÉES Moq. ATRIPLEX Tourn. (Arroche). 704. À. hastata !. (A. hastée). — Juillet-Octobre. :- C. Lieux cultivés et incultes, décombres, bords des chemins, 124 :. B. RIOMET 705. A. patula L. (A. étalée). — Juillet-Octobre. — C. Lieux cultives et incultes, champs, décombres, bords des chemins. On rencontre quelquefois, mais échappé des jardins, l'A. hor- lensis L,. BETA Tourn. (Bette). 706. B. vulgaris L. (B. commune). — Juillet-Septembre. — Bien que cultivé on le rencontre quelquefois à l’état subspon- tané. On cultive sous diverses variétés le B. vulgaris var. rapacea Kch. (Betterave). CHENOPODIUM Tourn. (Ansérine). 707. C. polyspermum L. (A. polysperme). — Aoùût-Octobre. — AC. Champs, lieux cultivés, décombres, voisinage des habi- tations. 708. C. vulvaria L. (A. Vulvaire). — Juillet-Septembre. — AR. Décombres, bords des chemins. 709. C. album L. (A. blanche). — Juillet-Octobre). — C. Champs, voisinage des habitations, bords des chemins. Var. : viride G. G. ; C. viride L. AR. Avec le précédent. 710. C. murale L. (A. des murs). — Juillet-Octobre. — AR Décombres, voisinage des habitations, bords des chemins. 711. C. hybridum L. (A. hybride). — Juillet-Septembre. — AR. Lieux cultivés, bords des chemins, Gizy, Liesse, Boué, Laon et environs. 712. C. urbicum L. (A. des villages). — Juillet-Septembre.— RR. Environs de Laon (De La Fons). — Brunehamel, Mont Saint-Jean, Les Autels (B. R.). Buirum Tourn. (Blite). 713. B. rubrum Rchb.; Chenopodium L. (B. rouge). — Juil- let-Octobre. — AR. Décombres, voisinage des habitations, au- tour des fumiers, Laon, Boué, etc. Var. spathulatum Coss. et Germ.; Chenopodium bliloides Lej. « Auprès de Crécy-sur-Serre » (De La Fons). 714. B. bonus-Henricus Rchb.; Chenopodium L. (B. Bon- Henri). — Juillet-Octobre. — C. Voisinage des habitations, dé- combres. FLORE DE LA THIÉRACHE 195 Nous avons rencontré il y a quelques années le C: ficifolium Sm. près de Voyenne et de Dercy, à la lisière de la voie ferrée. POLYGONÉES Juss. RUMEx L. (Rumex). 715. R. obtusifolius L.; À. Friesii Gren. et Godr. (R. à feuilles obtuses). — Juillet-Septembre. — C. Bords des ne OS lieux cultivés, voisinage des habitations. 716. R. crispus L. (R. crépu, Parelle). — Guillét-Sopttie. — C. Bords des chemins, voisinage des habitations, champs. 717. R. hydrolapathum Huds.; À. aguaticus Auct. Mult. (non L.). (R. Patience d’eau). — Juillet-Août.— AC. Marais, fossés. Chivres, Gizy, Pierrepont, fossés des marais; bords de l'Oise à Etréaupont, Sorbais, etc. 718. R. conglomeratus Murr. (R. aggloméré). — Juillet-Sep- tembre. — C. Bords des fossés, bois humides. 719. R. sanguineus L.; 2. nemorosus Schrad. (R. sanguin). — Juin-Août. — AR. Bois humides, lieux herbeux, ombragés. Forêt du Nouvion; oseraies à Etréaupont, vallée du Thon. 720. R. acetosa L: (R. Oseille). — Mai-Juin. — CC. Lieux herbeux, prairies. — On le cultive aussi dans les potagers. 721. R. acetosella L. (R. Petite-Oseille, Oseille de brebis). — Mai-Juin. — C. Pàturages, champs incultes, bords des bois et des chemins, sur les terrains sablonneux. 722. R. maritimus L. (R. maritime). — Juillet-Septembre. — Endroits humides des bruyères à Versigny. (L: Liesse, Guny, forêt de Coucy (De La Fons). 723. R. pulcher L. (R. violon). — Juin-Août. — « Les envi- rons de Laon.» (De La Fons). PoLyYGoNuM L. (Renouée). 724. P. bistorta L. (R. Bistorte). — Maïi-Juillet. — AR. Prai- ries humides, terrains siliceux. Dagny-Lambercy, Nampcelle, Esquehéries, Boué, La Flamengrie, Saint-Clément, etc. (B. R.). — Près du pont de pierre à Vervins (Le Guay). Il est commun dans les prairies du canton de Rozoy. 725. P. ämphibium L. (R. amphibie). — Juillet-Septembre.— AC. Fossés, lieux humides, marais tourbeux. Var. natans Mœnch. — C. Rivières, étangs. 126 B. RIOMET Var. terrestre Mœnch.— AC. Lieux humides. 726. P. lapathifolium L, (R. à feuillles de Patience. — Juin- Septembre. — Champs et lieux humides. On rencontre aussi les var. éncanum Koch. ; P. incanuin DC.; — var. virescens Gren. et Godr. 727. P. nodosum Pers.; P. lapathifolium var. nodosum Nut. (R. noueuse). — Juillet-Septembre. — Bords des eaux, rivières et étangs; non dans les moissons. 728. P. persicaria I. (R. persicaire). — Juillet-Septembre. — CC. Champs humides, fossés, bords des eaux. Var. incanum Gren. et Godr.; P. incanum Schm. 729. P. hydropiper L. (R. Poivre d’eau). -- C. Marais, lieux humides, fosses. 730. P. mite Schrank.; P. dubium Stein.; P. laxiflorum Weillre (R. douce). — Juillet-Septembre. — AR. Bords des fos- sés, lieux humides. — C. Dagny-Lambercy, etc., etc. 731. P. aviculare L. (R. des oiseaux, Traïinasse). — Juin- Octobre. — CC. Bords des chemins, lieux incultes et cultivés, cours, etc. M. Jordan, après Boreau, a créé les espèces suivantes : P. agrestinum ; P. humifusum; P. microspermum. 732. P. convolvulus L. (R. liseron, Faux Liseron). — Juillet- Septembre. — C. Champs, moissons, lieux cultivés. 733. P. dumetorum L. (R. des buissons). — Juillet-Septem- bre. — AR. Haies, buissons, bois et quelquefois dans les jardi- nages. Dagny-Lambercy, Esquehéries, Grand-Wé, Leschelle, etc.; manque en bon nombre d’endroits. 734. P. fagopyrum L.; Fagopyrum esculentum Mœnch. (Sarrasin). — Juin-Août. — Cultivé en grand, notamment à la Selve, Lappion, Boncourt, etc. On le rencontre assez souvent à l’état subspontané. Il est originaire de la Mandchourie, de la Daourie, de la ré- gion du fleuve Amour, etc. (Asie). ULMACÉES Mirb. ULMUS L. (Orme). 735. U. campestris L. (0. champêtre). — Avril-Mai. — Bois, bosquets, planté fréquemment sur les routes et dans les prome- nades. . FLORE DE LA THIÉRACHE 127 Var. suberosa Coss. et Germ., planté avec le précédent. C’est l'Orme tortillard. | 736. U. effusa Willd. (0. à fleurs éparses). — Mars-Avril. — Environs de Laon. (De La Fons). URTICÉES Juss. UrrTica Tourn. (Ortie). 737. U. urens L. (0. brülante): — Mai-Octobre. — C. Pieds des murs, décombres, voisinage des habitations. 738. U. dioica L. (O0. dioïque). — Juin-Septembre. — CC. Lieux incultes, haies, décombres, lieux herbeux, voisinage des habitations, bords des chemins. PARIETARIA Tourn. (Pariétaire). 739. P. erecta M. et K. (P. dressée). — Juillet-Octobre. — R. Vieux murs. Château de Leschelle ; Laon, etc. 740. P. diffusa M. et K.: P. ramiflora Mœnch. (P. diffuse). — Juillet-Octobre. — AR. Vieux murs à Laon; château de Les- chelle, etc. .. HumuLus L. (Houblon). 741. H. lupulus L. (H. grimpant, Houblon). — Juillet-Sep- tembre. — AC. Haies et buissons. CanNaBis Tourn. (Chanvre). 742. C. sativa L. (Chanvre). — J uin-Septembre. — Autrefois cultivé en grand, sé rencontre assez fréquemment à l’état subs- pontané dans les décombres et le voisinage des habitations. SANTALACÉES R. Br. THEsIUM L. (Thésion). 743. T. humifusum DC. (T. couché). — Juin-Juillet. — Co- teaux secs, pelouses arides, terrains calcaires. Mons-en-Laon- nois. (Ch. Copineau). — Les montagnes des environs de Laon. (De La Fons). Bruyères (B. R.). DAPHNOIDÉES Vent. DAPHNE L. (Daphné). 74h. D. mezereum L. (D. Bois-gentil, Misérium). — Mars- 128 B, RIOMET Avril. — «Les bois montueux à Montaigu, Festieux, Veslud, Cherêt, le grand bois de Chaourse ». (De La Fons). — Forêts de Saint-Michel et d'Hirson (B.R.). Le bois de Chaourse est défriché, le Daphne est par suite dis- paru de cette localité. 745. D. laureola L. (D. Lauréole). — Mars-Avril. — « Les bois à Chauny, Chivry, Ribécourt ». (De La Fons). PLATANÉES Lestib. PLATANUS Tourn. (Platane). 746. P. occidentalis L. (P. d'Occident). — F1. Avril-Mai; fr. Août. — Originaire de l'Amérique septentrionale, fréquemment planté sur les places publiques, bosquets, parcs, promenades. 747. P. orientalis L. (P. d'Orient). — F1. Mai; fr. Août. — Planté avec le précédent, mais moins abondamment, JUGLANDÉES DC. JUGLANS L. (Noyer). 748. J. regia L. (Noyer). — F1. Avril-Mai; fr. Septembre- Octobre. — Fréquemment planté dans le voisinage des habita- tions. EUPHORBIACÉES Juss. EUPHORBIA L. (Euphorbe). 749. E. helioscopia L. (E. Réveil-Matin). — Juin-Octobre. — CC. Lieux cultivés, jardins, champs. 750. E. platyphyllos L. (E. à larges feuilles). — R. Bosquets de Wimy, près de la terre de M. Launois. (Cardot). 751. E. dulcis L.; Z. purpurata Thuill. (E. doux). — Avril- Juillet. — RR. Taillis bordant l'Oise auprès de la carrière de La Folie à Effry (Le Guay) ; Wimy. (B. R.). 752. E. gerardiana Jacq.; Æ. esula Thuill. (non L.). (E. de Gérard). — Mai-Septembre. — ÂR. Maïs abondant dans ses sta- tions; terrains secs et calcaires, bords des chemins. Gizy, Liesse, Bucy-les-Pierrepont; abondant sur la route de Chivres à Màchecourt ; lisière de la forêt de Samoussy, Athies. (B. R.). — Montagne de Laon. (De La Fons). DUT À Ne" 0. r FLORE DE LA THIÉRACHE 129 753. E. cyparissias L. (E. Petit-Cyprès). — Avril-Septem- bre. — AR. Lieux secs et incultes, bords des chemins. Lisière . de la forêt de Samoussy; Montreuil-sous-Laon ; Pierrepont. (B. R.). — Talus du chemin de fer entre La Bouteille et Origny (Le Guay). Jusqu'à présent l'E. cyparissias n'avait pas encore été si- gnalé dans l’arrondissement de Vervins. 754. E. peplus L. (E. péplus). — Juin-Octobre. — CC. Lieux cultivés, jardins, champs. 755. E. exigua L. (E. exiguë). — Juin-Septembre. — C. Champs, lieux cultivés. 756. E. falcata L. (E. en faux). — Juin-Septembre. — Lieux pierreux à Sorbais (Cardot). 757. E. lathyris L. (E. épurge). — J uin-Août. — R. Jardins, voisinage des habitations à l’état subspontané. 758. E. amygdaloides L.; Æ. silvalicu Jacq. (E. Faux-Aman- dier). — Mai-Juin. — C. Bois et taillis. MERCURIALIS Tourn. (Mercuriale). 759. M. annua L. (M. annuelle). — Juin-Octobre. — CC. Jar- dins, lieux cultivés, voisinage des habitations, décombres. 760. M. perennis L. (M. vivace). — Avril-Mai. — AC. Bois, haies. Le Buxœus sempervirens L., signalé par De La Fons dans les bois de Beaurain et ceux des environs de Guise, a échappé à nos recherches. CUPULIFÈRES Rich. FAGus Tourn. (Hêtre). 761. F. silvatica L. (H. des forêts). — F1. Mai; fr. Septem- bre-Octobre. — C. Bois et forêts. CASTANEA Tourn. (Châtaignier). 762. C. vulgaris Lamk.; C. sativa Mill. (C. commun). — AR. Bois siliceux. Val Saint-Pierre, Lemé, etc.; il était commun au bois de Voulpaix, défriché en 1877. On le rencontre aussi planté dans les vergers. QuEercus Tourn. (Chêne). 763. Q. pedunculata Ehrh. (C. pédonculé, Chêne commun). Rev. S. Fr Bor. IX (4er juin 1891). 9 130 B. RIOMET — FI. Avril-Mai; fr. Septembre. — C. Bois, forêts ; Fous plante. 764. Q. sessiliflora Sm. (C. à fruits sessiles, Chène péufte)l , — FI. Avril-Mai; fr. Septembre. — AR. Bois, forêts, souvent: planté. | CoryLus Tourn. (Coudrier). 765. C. avellana L. (C. noisetier), — FI. Mars; fr. Aoùt- Septembre. — CC. Bois, taillis, buissons, haies. CARPINUS L. (Charme). 766. C. betulus L.(C. commun). F1. Avril-Mai; fr. Août.— CC. Haies, bois, taillis. | SALICINÉES Rich. SALIX Tourn. (Saule). 767. S. fragilis L. (S. fragile). -- Avril-Mai.— AC. Bords ds eaux, haies. 768. S. alba L. (S. blanc). — Avril-Mai. — C. Bords des cax; prairies ; cultivé en têtard. 769. S. vitellina L.; S, alba var. wilellina Ser. (S: LME Osier jaune). — Avril-Mai. — Cultivé en oseraies. 770. S. babylonica L. (S. pleureur). — ‘Avril-Maï: — Fré- quemment planté dans les cimetières et aux bords des éaux, : dans les parcs et les jardins. — Nous ne possédons que l’indi- vidu femelle. | 771. S. triandra L.; S. amygdalina Li. {S. à trois étamines, Osier brun). — Avril-Mai. — C. Bords des eaux, prairies, haies. 772. S. purpurea L.; S. monandra Hoffm. (S. pourpre, Osier rouge). — Mars-Avril. — AR. Bords des eaux, Gergny, Etréau- pont, etc. C. Dans la vallée de l'Oise. — Environs d'Aubenton, de Laon, etc. 773. S. rubra Huds. (S. rouge, Osier rouge). — Mars-Avril. — AR. Bords des eaux. 774. S. viminalis L. (S. des vanniers, Osier blanc, Osiée vert). — Mars-Avril. — CC. Bords des eaux. Cultivé en oseraies; |: x S. smithiana Willd.; S. seringeana Gaud. (S. de Smith). — Mars-Avril. — Forme hybride, probablement issue du croisement des S. viminalis et S. capræa-—'AR:. Bords des FLORE DE LA THIÉRACHE 131 eaux, haies. — Fréquemment planté en haies à Dagny-Lam- bercy. 775. S. cinerea L. (S. cendré). — Mars-Avril. — C. Bois hu- mides, bords des eaux. 776. S. caprea L. (S. Marceau). — Mars-Avril. — CC. Bois, taillis, bords des eaux. 777. S. aurita L. (S. à oreillettes). — Mars-Avril. — AC. Bois humides, bords des eaux. Forêt du Nouvion; bois usagers de Buironfosse, etc. 778. S. repens L. (S. rampant). — Avril-Mai. — R. Marais tourbeux. Chivres, Pierrepont. (B. R.). Nous avons planté en diverses localités le Salix hippophæfo- lia. Indiqué à Parfondru par De La Fons. PopuLus Tourn. (Peuplier). 779. P. tremula L. (P. tremble). — Mars-Avril. — C. Bois. forêts. 780. P. canescens Sm.; P?. hybrida M. B.; P. albo-tremula Krause. (P. blanchâtre, Grisard). — Mars-Avril. — AC. Planté avec le précédent. On le croit un hybride des P. alba et P. tremula. 781. P. alba L. (P. blanc, P. de Hollande). — Mars-Avril. — C. Bois humides, bords des eaux, planté. XP.hybrida M.B.; P.canescens Sm.; P.albo-tremula Krause. (P. hybride). — Mars-Avril. — Hybride des P. alba et P. tre- mula. Rarement planté dans notre région. Dagny-Lambercy et environs. ‘ 782. P. nigra L. (P. noir, P. Suisse). — Mars-Avril. — C. Bords des eaux, bords des routes, planté. 783. P. pyramidalis Rozier; P. ilalica Mœnch. (P. pyrami- dal, P. d'Italie). — Mars-Avril. — Planté dans notre région. — Originaire de l’'Hymalaya. — Fleurit rarement. 784. P. virginiana Desf.; P. monolifera Ait. (P. de Virginie, P. à chapelet). — Mars-Avril. — Planté. Forêt du Nouvion, etc. 785. P. canadensis Desf. (P. du Canada). — Mars-Avril. — Planté, mais rarement. Forêt du Nouvion, BÉTULACÉES Endl. BETULA Tourn. (Bouleau). 786. B. alba L. (pro parte); B. pendula Rot. (B. blanc). — 132 B. RIOMET FI. Avril; fr. Aoùût-Septembre.— C. Bois, forêts, principalement sur le silice. , 787. B. pubescens Ehrh.; B. glutinosa Wallr. (B. pu- bescent). — F1. Avril ; fr. Aoùt-Septembre. — R. Marais tour- beux de Chivres ; endroits marécageux de la forêt de Samoussy. ALNUS Tourn. (Aulne). 788. À. glutinosa Gærtn. (A. glutineux). — FI. Mars-Avril ; fr. Août-Septembre. — CC. Bois humides, bords des eaux. IX MONOCOTYLÉDONÉES ALISMACÉES R. Br. ALISMA L. (Fluteau). 789. A. plantago L. (F. Plantain d’eau). — Juin-Septembre. CC. Fossés, bords des eaux, marais, lieux marécageux. On rencontre aussi les var. Zatifolium Gren.; var. lanceola- tum Kch. ; À. lanceolatum Rchb.; var. graminifolium Ehrh. 790. A. ranunculoides L. (F. Fausse-renoncule). - Juin- Septembre. — AR. Marais, fossés, Pierrepont, Gizy, Chivres ; Urcel (B, R.). — Clacy (Ch. Copineau). Chivi, Parfondru (De La Fons). SAGITTARIA L. (Sagittaire). 791. S. sagittæfolia L. (S. fléchière). — Juin-Août. — AR. Marais, fossés, bords des eaux. Var. vallisnerifolia Coss. et Germ. R. Marais de Pierrepont. BUTOMÉES Rich. BuTomus L. (Butome). 792. B. umbellatus L. (B. en ombelle, Jonc fleuri). — Juin- Août. — AR. Marais, bords des eaux, Agnicourt; Gizy ; Etreux, Boué, Vénérolles, etc. COLCHICACÉES DC. CoLcxicuM Tourn.. (Colchique). 793. C. autumnale L. (C. d'automne). — F1. Septembre-Oc- tobre; fr. Mai-Juin. — C. Prairies humides, paturages. FLORE DE LA THIÉRACHE 133 LILIACÉES Juss. ORNITHOGALUM L. (Ornithogale). 794. O. umbellatum L. (0. en ombelle, Dame d’onze heures). — Mai-Juin. — R. Prairies, coteaux herbeux, champs cultivés. Clacy, Laniscourt. — RR. Dagny-Lambercy. — AC. Environs de Laon. Manque aux environs de Vervins. — Plante calcicole. L'O. pyrenaicum L.; O. sulphureum R. et $S. est signalé comme croissant en dehors de nos limites, à Pinon, par M. Ch. Copineau. GAGEA Salisb. (Gagée). 795. G. arvensis Schult. (G. des champs). — Avril-Mai. — R. Champs, terrains argilo-calcaires. Vigneux, environs de Vervins ; Berlise, Le Thuel, Dizy, etc. SCILLA L. (Scille).. 796. S. bifolia L.; Adenoscilla Gren. et Godr. (Scille à deux feuilles). — Mars-Avril. — R. Bois, taillis. Forêt de Samoussy. ENDYMION Dumort. (Endymion). 797. E. nutans Dumort.; Agraphis Link.; Hyacinthus non- scriptus L.; Endymion non-scriptus Gke (E. penché), — Avril- Mai. C. Bois, terrains argilo-siliceux. Nous avons trouvé la variété à fleurs blanches dans la forêt du Nouvion et aussi dans les bois de Dagny, de Dolignon et de Parfondeval. ALLIUM L. (Aïl). 798. À. ursinum L. (A. des’ours). — Avril-Mai. — Bois. AR. Abondant au bois de Leschelle et près d'Hirson ; Guise ; bois Mon- sieur à Plomion. RR. Saint-Gobain (P. Martin). Forêt d’Au- benton, bois des Trémonts, Guise, etc. 799. A. vineale L. (A. des vignes). — Juin-Juillet. — C. Champs, moissons, lieux herbeux. 800. À. carinatum L. (A. caréné). — Juillet-Août. — «Au- près de Rozoy-sur-Serre. » (De La Fons). | 801. A. sphærocephalum L. (A. à tête ronde). — Juin- Août. — «Les moissons et les bois à Sissonne. » (De La Fons.) La Selve (B. R.). 134 B. RIOMET On cultive dans les jardins les espèces suivantes : A. schæ- noprasum L. (Civette); A. cepa L. (Oignon); À. fistulosum L. (Ciboule); A, ascatinum L. (Echalotte); A. porrum L. (Poi- reau); À. sativum L. (Ail). PHALANGIUM Tourn. (Phalangère). 802. P. ramosum Lam.; Anthericum L. (Ph. rameuse). — Juin-Juillet. — Coteaux secs. Mons-en-Laonnois, Laniscourt (Ch. Copineau), Folembray (Malinvaud). 803. P. liliago Schreb.; Anthericum L. (Ph. à fleurs de lis). — Mai-Juin. — «Les montagnes à Festieux. » (De La Fons.) Cité par Brayer au Nouvion, à Hirson; nous ne l’y avons pas remarqué. ASPARAGINÉES A. Rich. ASPARAGUS L. (Asperge). 804. À. officinalis L. (A. officinale). — Juin-Juillet. — Envi- rons de Laon, champs et bois. Naturalisé ou subspontané. CoNvaLLARIA L. (Muguet). 805. C. maialis L. (M. de mai, M. à clochettes). — Mai.— Bois, bosquets , de préférence sur les terrains siliceux. Abondant par endroits. Nous ne l’avons pas rencontré dans la forêt du Nouvion, ni dans le bois de Leschelle. POLYGONATUM Desf. (Polygonatum). 806. P. vulgare Desf.; Convallaria polygonatum L. (P. com- mun, Sceau de Salomon). — Avril-Juin. AC. Bois, bosquets, haies. 807. P. multiflorum Desf.; Convallaria L. (P. mulliflore, Sceau de Salomon). — Avril-Juin. — C. Bois, bosquets, haies, MAIANTHEMUM Wigg. (Maianthème). 808. M. bifolium Schmidt. (M. à deux feuilles). — Mai-Juin. — RR. — Forêt du Val Saint-Pierre. AC. Forêt d'Hirson (B. R.). — AC. Forêt de Saint-Michel (B. R.). — Les bois à Montaigu; forêts des Trémonts et des Ardennes (De La Fons).— Saint-Erme (Ch. Copineau); basse forêt de Coucy (Malinvaud). — Plante silicicole. MAR es FLORE DE LA THIÉRACHE 135 Paris L. (Parisette). 809. P. quadrifolia L. (P. à quatre feuilles). — Mai-Juin. — AC. Bois frais. DIOSCORÉES RP. !Br. Tamus L. (Tamier). 810. T. communis L. (T. commun, Sceau de Notre-Dame). — Mai-Juillet. — AR. Bois, taillis humides, de préférence sur le calcaire. Forèts du Regnaval, du Val Saint-Pierre; bois de Bucilly ; haie à Etréaupont. — Laniscourt; Saint-Erme ; Ber- lise ; Foigny (B.R.). IRIDÉES Juss. IRIS L. (Iris). 811. I. pseudo-acorus L, (I. faux Acore, Glaïeul des marais). — Juin-Juillet. — C. Bords des eaux, marais. î 812. I. fœtidissima L. (I. fétide). — Juin-Juillet. — Bois herbeux et humides. Hirson (Mortier). L’Iris germanica L. est signalé par De La Fons sur les murs à Bucy-les-Pierrepont ; il signale aussi l'Z. pumila L. comme croissant sur les murs à Laon, Mauregny-en-Haye. AMARYLLIDÉES R. Br. Narcissus L. (Narcisse). 813. N. silvestris Lamk.; N. pseudo-narcissus L. (N. sauvage). — Mars-Avyril. — Rare, mais abondant par endroits, bois, pà- turages. Forêt du Nouvion, une seule station, près du passage à niveau de la route forestière du Grand-Wé ; Esquehéries, Grand-Wé ; Dagny-Lambercy, çà et là. LEuUcoIuM L. (Nivéole). 814. L. vernum L. (N. printanière). — Février-Mars. — RR. Le bois de Francbertin, près de Brunehamel (De La Fons).— AC. Bois de Wiège-Faty (B. R). Chérêt; vignes à Laon (Ch. Co- pineau). GALANTHUS L. (Galanthème). 815. G. nivalis L. (G. Perce-Neige). — Février-Mars — 136 B. RIOMET « Etréaupont ; subspontané au Hoquet, près de Vigneux.» (De La Fons.) On le rencontre aussi subspontané dans le voisinage des habitations. ORCHIDÉES Juss. ANACAMPTIS Rich. (Anacamptis). 816. À. pyramidalis Rich. Orchis L. (A. pyramidal). — Juin- Juillet. — «Un petit bois situé entre Marchais et Mauregny- en-Haye, le bois de Liesse et les prés qui l’avoisinent. » (De La Fons). — PI. calcicole. OrcHIS L. (Orchis). 817. O. purpureus Huds.; ©. fuscus Jacq.(O. pourpre).--Mai- Juin. — AR. Coteaux crayeux. Forêt du Val Saint-Pierre; bois à Etréaupont. Noircourt, Berlise, Dagny, Dolignon, Le Thuel, Montloué, Lislet, etc. (B. R.) Bois de Foigny (Le Guay). Forèt du Va] Saint-Pierre (B. R. et Drouin). Saint-Erme. (Ch. Copi- neau). On rencontre rarement la variété à fleurs blanehes. 818. O. militaris L.; O. Rivini Gouan.; O. galeatus Lmk. (O. militaire). — Mai-Juin. — RR. Rencontré avec le précé- dent au Val Saint-Pierre et à Etréaupont, Berlise, Noircourt. Forêt du Val Saint-Pierre (B. R. et Drouin). 819. O. ustulatus L. (0. brûlé). — Mai-Juin. — «Les monta- gnes à Mons-en-Laonnoiïis, Bourguignon. » (De La Fons). Lanis- court (B. R.). — Plante calcicole. 820. O. coriophorus L. (0. punaise). — Mai-Juin. — « Les prés humides à Laon, Vervins. » (De La Fons.) Folembray (Ma- linvaud). 821. O. morio L. (O0. bouffon). — Mai-Juin. — AC. Prairies, bois et prés. 822. O. simius Lamk.; O. {ephrosanthos Vill. (0. singe). — Mai-Juin. — Les bois et les prés secs à Laon, Vigneux. » (De La Fons). 823. O. masculus L. (0. mâle). — Avril-Juin. — AR. Bois, prairies, lieux herbeux. Etréaupont, Leschelle, Vervins, Dagny- Lambercy; forêt du Val Saint-Pierre; Dolignon, etc. 824. O. laxiflorus Lamk. (O. à fleurs lâches). — Mai-Juin. — R. Coteaux crayeux au Val Saint-Pierre. sur la marne grasse. FLORE DE LA THIÉRACHE 137 R. Etréaupont, Sommeron, pâturages et lieux herbeux humi- des ; Urcel, marais (B. R.). — Parfondru (De La Fons). XX ©. alatus Fleury; O. morio-laxifiorus.Reut. ap. Rehb. — RR. Prairie humide à Etréaupont, Gergny, Sommeron; pâtu- rages au Grand-Wé, Leschelle. 825. O. maculatus L. (O0. taché). — Juin-Juillet. — C. Prés, bois. 826. O. latifolius L. (O0. à larges feuilles). — Mai-Juin. — AC. Prairies humides, marais tourbeux. 827. O. incarnatus L. (0. incarnat). — Mai-Juin. — RR. pâtu- rages humides sur les bords du Thon à Etréaupont ; marais de Chivres, Pierrepont et environs. Nous en avons rencontré quel- ques pieds dans les marais de Barenton-Bugny. AC. Marais d'Urcel. ACERAS R. Br. (Acéras). 828. À. anthropophorum R. Br.; Ophrys L. (A. Homme pendu). — Mai-Juillet. — R. Terrain crayeux, forêt du Val Saint-Pierre, Berlise, Dizy-le-Gros. OPHRYS (L. Ophrys). 829. O. muscifera Huds.; O. myodes Jacq. (0. mouche. — Mai-Juin. — RR. Coteaux crayeux. Forêt du Val Saint-Pierre. (B. R.). — Parfondru, Chérêt, Chevregny (De La Fons); Ber- lise, Noircourt, Montloue, Le Thuel (B. R.). 830. O. arachnites Hoffm.; 0. fucifiora Rchb.; Orchis fuci- flora Crantz. (0. fausse araignée). — Mai-Juin. — RR. Coteaux herbeux au Nouvion (B. R.). — «Coteaux arides entre Agni- court et Pontséricourt; fort rare. » (De La Fons); garenne entre - Montloué et la Ville-aux-Bois (B. R.). Folembray (Pétermann). 231. O. aranifera Huds. (0. araignée). — Mai-Juin. — R.R. Près du fort de Laniscourt (B. R,). — Les environs de Laon (De La Fons); Folembray (Malinvaud). 832. O. apifera Huds. (0. Abeille). — Mai-juin. — RR. Co- teaux herbeux à Sommeron. (B. R.). — Les environs de Laon ; Vigneux, Brunehamel (De La Fons). Folembray (Malinvaud). HERMINIUM Rich. (Herminie). 833. H. monorchis R. Br.; Æ.clandestinum Gren. et Godr. ; Ophrys L. (H. à un seul bulbe). — « Le marais de Chivres, mon- 1 b. eh 138 HA HMIB: RIOMET: A0 | tagnes de Nouvion-le-Vineux ji de Béhéricourt:» (De La ou — PI. calcicole. GYMNADENIA Rich. (Gymnadenie). RS 834. G. conopea R. Br. ; Orchis L. (G. Moucheron). — Juin- Juillet. — AR. Bois et coteaux crayeux, prairies humides. Forêt du Val Saint-Pierre; bois de Leschelle; pàturages à La Capelle, Sommeron ; marais de Pierrepont, de Barenton-Bugny ; Urcel; avec le type il y en a à fleurs carnées. 835. G. odoratissima Rich. ; Orchis L. (G. odorant)... Juin- Juillet. — «A Mons-en-Laonnoiïis, Laniscourt, Parfondru. » (De La Fons). 836. G. viridis Rich.; Satyrium viride L.; Orchis AI. (G. verte). — Mai-juin. -- R. Pàâturages humides. Esquehéries, La Capelle. Prairies à Landouzy-la-Cour (B. R.); entre le Pont- de-Pierre et le fossé Bourdon à Vervins (Le Guay). — Vervins (L. Papillon). — Pinon.(Ch. Copineau). PLATANTHERA Rich. (Platanthère). 837. P. montana Rchb.; P. chlorantha Cust.; Orchis mon- tana Schm. (P. des montagnes). — AC. Bois, lieux herbeux. Forêt du Nouvion, bois à Etréaupont, Dagny ; Val Saint-Pierre, Berlise, Noircourt, etc. 838. P. bifolia Rich. : Orchis L. (P. à deux feuilles). — Juin- Juillet. — AR. Forêts du Nouvion-en-Thiérache, de Saint- Michel, du Val Saint-Pierre ; bois de Foigny, de Dolignon ; lieux herbeux à Fontaine, Etréaupont ; garennes à Berlise, Noircourt. CEPHALANTHERA Rich. (Cephalanthère). 839. C. grandiflora Babingt.; Serapias L.; C. pallens Rich. (C. à grandes fleurs). —- Mai-Juin. — R. Coteaux crayeux. Forêt du Val Saint-Pierre (B. R. et Drouin), Berlise, Noircourt, Chevregny, Vigneux, Montloué (B. R.), Prémontré (Brayer). 840. C. rubra Rich. Serapias L. {C. rouge). — Juin-Juillet. — R. coteaux calcaires, boisés. Etréaupont, La Capelle, Foigny, la Haye d’Aubenton. EpipacTis Rich. (Epipactis). 841. E latifolia All.; Æ. helleborine Crantz (E. à larges feuil- les). -- Juillet-Août. — AC. Bois, bosquets. Forêts du Nouvion | FLORE DE LA THIÉRACHE 139 du Regnaval, d'Hirson, de Saint-Michel, du Val Saint-Pierre ; bois de Dagny ; Berlise, Noircourt, Soïze, Le Thuel; bosquets à Nampcelle, etc. (B. R.). — Pont-de-Pierre, Longpré, garenne de Vervins (Le Guay). L'Epipactis violacea Duret, qu'on ne connaît jusqu’à présent que dans le centre de la France, a été rencontré en 1887 dans la garenne de Vervins, par Le Guay. 842. E. atrorubens Hoffm.; Æ. latifolia var. rubiginosa Crantz. (E. rouge). — Juillet-Août. — R. Coteaux secs et cal- caires. Forêts du Regnaval, du Val Saint-Pierre, du Nouvion. Bois de Leschelle (B. R.). — Laniscourt (Ch. Copineau,.— Ver- vins (De La Fons). 843. E. palustris Crantz. (E. des marais). — Juin-Juillet. — AR. Marais tourbeux. Pierrepont, Missy, Chivres, Urcel, Ba- renton-Bugny. NEOTTIA Rich. (Néottie). 844. N. nidus-avis Rich.; Ophrys L. (N. nid d'oiseau). — 1 Mai-Juin. — AR. Bois, forêts. Forêts du Nouvion, du Val Saint- Pierre, de Samoussy ; Etréaupont, Clacy; Berlise, Noircourt, Montloué. Bois de Foigny. (B. R.) LIsTERA R. Br. (Listère). 845. L. ovata R. Br.; Neoltia Rich. (L. ovale). — Mai-Juillet. — C. Bois, taillis, bosquets, haies. LimoporuM Tourn. |Limodore). 846. L. abortivum Sw. (L. à feuilles avortées). — Juin-Juil- let. — Laniscourt. (Ch. Copineau) ; Folembray (Pétermann). Liparis Rich. (Liparis). 847. L. Lœselii Rich.; Siurmia Rchb. (L. de Læsel). — Juin- Juillet. — R. Marais tourbeux. Chivres, Samoussy, Barenton- Bugny. (B. R.). - Urcel (P. Martin et B. R.). HYDROCHARIDÉES Juss. HyprocHARIS L. (Hydrocharis). 848. H. morsus-ranæ L. (H. des grenouilles). — Juillet- Août. — AC. Fossés des marais, étangs. Pierrepont, Vesles, Chivres, Gizy. 140 B. RIOMET ELODEA Rich. (Elodée). 849. E. canadensis Rich.; Anacharis alsinastrum Babingt. (E. du Canada). — Juin-Juillet. — AC. Mares, étangs, fossés. Pierrepont, Vesles, Boué, Etreux, Grand-Wé, Dagny-Lam- bercy. Cette plante vient, dit-on, de l'Amérique du Nord; nous ne possédons que l’individu femelle. Le Stratiotes aloides L. croît sur nos limites dans les fossés des marais de Saint-Quentin, où il est abondamment naturalisé ; c'est notre ami et savant botaniste M. Ch. Magnier qui nous a enrichi de cette rareté. On ne possède que le male. — Nous avons essayé de le naturaliser en plusieurs endroits; nous espé- rons réussir. JONCAGINÉES Rich. TRIGLOCHIN L. (Troscart). 850. T. palustre L. (T. des marais). — Juillet-Septembre. — AC. Marais tourbeux, prairies marécageuses. Gizy, Pierrepont, Urcel. (B. R.). — «Les marais à Laniscourt; Mauregny-en- Haye; auprès d'Harcigny, de Parfondeval ». (De La Fons). POTAMÉES Juss. POTAMOGETON L. (Potamot). 851. P. natans L. (P. nageant). — Juin-Août. — AC. Fossés, marais, étangs, eaux tranquilles. 852. P. fluitans Roth. (P. nageant). — Juillet-Août. — R. Fos- sés. La Flamengrie ; Boué. 853. P. rufescens Schrad.; P. alpinus Balb. (P. roussâtre). — Juillet-Août. — R. Fossés marécageux à Vesles-et-Caumont, Pierrepont, Chivres. | 854, P. plantagineus Ducros.; P. coloratus Horn. (P. à feuil- les de Plantain).— Juin-Août. — R. Fossés marécageux. Vesles, Pierrepont, Chivres, Gizy ; Urcel (B. R.). 855. P. lucens L. (P. luisant). — Juin-Août. — AC. Etangs, eaux tranquilles, mares, canaux. 856. P. crispus L. (P. crépu). — Juin-Août.— C. Rivières, fossés, canaux, marais, = FLORE DE LA THIÉRACHE 141 857. P. perfoliatus L. (P. perfolié). — Juin-Août. — AC. Ri- vières, étangs, marais. 858. P. prælongus Wulf. (P. flexueux). — Juillet-Août. — RR. Fossés marécageux. Vesles-et-Caumont. 859. P. densus L. (P. serré). — Juillet-Septembre. — AR. Fossés marécageux. Vesles, Pierrepont; Fontenelle-en-Thié- rache, etc. 860. P. pusillus L. (P. fluet). — Juin-Septembre. — AC. Ma- res, fossés. 861. P. compressus L. (P. comprimé). — Juillet-Août. — « Fossés à Laon ». (De La Fons). 862. P. pectinatus L. (P. pectiné). — Juillet-Août. — AR. Ri- vières, étangs, canaux. Etreux, Etréaupont, etc. 863. P. polygonifolius Pourr.; P. oblongus Viv. (P. à feuil- les oblongues)., — Juillet-Août. — RR. Fossés des marais de Pierrepont, de Chivres, (B. R.). Hirson (Mlle Pêcheux). ZANNICHELLIA L. (Zannichellie). 864. Z. palustris L. (Z. des marais). — Juin-Septembre. — Fossés et mares. Coingt ; Le Nouvion. (B. R.). — Laon. (De La Fons). NAJADÉES Link. Nayas L. (Naïde). 865. N. major All. (N. majeure). — Juillet-Septembre. — C2- nal à La Fère. (L. Pétermann). LEMNACÉES Duby. LEMNA L. (Lenticule). 866. L. trisulca L. (L. à trois lobes). — Avril-Juin.— C. Ma- res, fossés, étangs, eaux tranquilles. 867. L. minor L. (L. mineure, Lentille d’eau). — Avril-Juin. — CC. Mares, étangs, fossés, eaux tranquilles et stagnantes. 868. L. gibba L.;, Telmatophace Schleid. (L. gibbeuse). — Avril-Juin. — AR. Fossés marécageux. 869. L. polyrhiza L. (L. à plusieurs racines). — Avril-Juin. — AR. Marais, fossés. 142 B. RIOMET AROÏDÉES Juss. ARUM L. (Gouet). 870. A. maculatum L.; À. vulgare Lam. (G. maculé); À.im- maculatum (var. sans tache). — F1. Avril-Mai; fr. Août-Octo- bre. — CC. Bois frais, haies. - 871. A. italicum Mill. (G. d'Italie). — F1. Avril-Mai; fr. Aoùt-Octobre. — RR. Quelques pieds dans le bosquet de Condé près de l’étang du château du Nouvion. De La Fons a signalé l’Acorus calamus L. à Vervins. TYPHACÉES Juss. TypHa L. (Massette). 872. T. latifolia L. (M. à larges feuilles). — Juin-Août. — AR. Marais, tourbières, étangs. Le Nouvion, Boué, Esquehé- ries, La Capelle; Pierrepont, Chivres, Vesles; Barenton-Bu- gny, etc. 873. T. angustifolia L. (M. à feuilles étroites). — Juin-Août. — AR. Marais. Pierrepont, Vesles, Chivres, Liesse, Gizy;, Ba- renton-Bugny ; Chambry, Urcel, etc. (B. R.). SPARGANIUM L. (Rubanier). 874. S. ramosum Huds. (R. rameux). — Juillet-Août. — C. Marais, fossés, rivières. t 875. S. simplex Huds. (R. simple). — Juin-Août. — AR. Ma- rais, fossés tourbeux. Pierrepont, Vesles, Chivres, etc. Le R.). — Mons-en-Laonnois (Ch. Copineau). 876. S. minimum Fries; S. nalans Auct. mult. (non L.). (R. nain). — Juiilet-Août. — AR. Mais abondant dans ses sta- tions. — Marais tourbeux, fossés. Vesles, Pierrepont, Missy, Gizy, Liesse, Chivres. JONCÉES DC. JuNcuS L. (Jonc). 877. J. effusus L. (J. épars). — Juin-Août. — C. Bords des eaux, lieux marécageux, humides, bois. 878. J. conglomeratus L. ; J. effusus var. & conglomeratus Coss. et Germ. (J. agglomérée). — Juin-Août. — C. Avec le pré- cédent. à 0] 4 J FLORE DE LA THIÉRACHE 143 879. J. glaucus Ebrh. ; J. inflemus L. (J. glauque, Jone des jardiniers). — Juin-Août. — C. Marais, bords des eaux, lieux humides. 880. J: supinus Moœnch.; J. wliginosus Roth. ; J. fluitans Lamk. (J. couché). — Juin-Août. — RR. Terrains humides sili- ceux. Sur les bords du Thon, près du moulin d’Etréaupont. Au- treppes, Erloy, Marly, Chigny. (B. R.). — Mons-en-Laonnoïis (Ch. Copineau). 881. J. tenuis Willd. (J. grêle). — Juin-Août. —- R. Endroits humides des forêts d'Hirson et de Saint-Michel. | 882. J. obtusiflorus Ehrh. (J. à fleurs obtuses). — Juin-Août. — AC. Marais tourbeux, bords des eaux. 883. J. squarrosus L. (J. rude). — Juin-Août. — AR. Marais, terrains siliceux. Urcel ie Martin et B. R.). — Parfondru (De La Fons). 884. J. silvaticus Reich.; J. acutifiorus Ehrh. (J. des bois). — Juin-Août. — C. Bois, pr és humides, bords des eaux. 885. J. lamprocarpus Ehrh. (J. à fruits luisants). — Juillet- Août. — Marais, prairies humides. Pierrepont, Missy, Chivres, Gizy ; Esquehéries, bords du Noirieu ; Là Capelle, etc. 886. J. bulbosus L.; J/. compressus Jacq (J. bulbeux). — Juin-Acût. — AC. Bords des eaux, prairies humides. 887. J. capitatus Weïg. ; J. éricelorum Poll. (J. en tête). — Juin-Juillet. — Lieux humides et inondés. EHeOrE et vallée de l'Oise. De La Fons l’a rencontré en 1836 et 1837, entre les briques qui forment le pavé de l'allée du parterre du Château de Cuiry. 888. J. bufonius L. (J- des crapauds). — Juin-Septembre. — CC. Lieux frais, prairies humides. | LuzurA DC. (Luzule). 889. L. vernalis DC.: Z. pilosa Willd. (L. printanière). — Avril-Mai. — C. Bois, de préférence sur les terrains sablonneux siliceux. 890. L. Forsteri DC. ; Juncus Sm. (J. de Forster). — Avril- Mai. — C. Bois. 891. L. maxima DC.; SN A silvatica Gaud. (L. élevée). — Avril- Juin. — Bois frais. Forêts d'Aubenton, d'Hirson et de Saint- Michel, notamment près du camp de Maquenoise. 892. L. albida DC.; L. angustifolia Gke. (L. blanchâtre). — 14% B. RIOMET AR. Terrains sablonneux. Forêt d’'Hirson, à peu de distance du Pas-Bayard; cà et là, forêt de Saint-Michel ; abondant près du camp de Maquenoise. 893. L. nivea DC. (L. blanc de neige). — R. Terrains argileux sablonneux au bois La Dame à la Capelle. — Bords de la cascade de Blangy, forêt d'Hirson ; marais d’Urcel (B. R.). 894. L. campestris DC. (L. champêtre). — Avril-Mai. — C. Prés secs, coteaux arides, lisière des bois, lieux herbeux (1). 895. L. multiflora Lejeune ; Z. erecta Desv.; L. campestris var. multiflora Coss. et Germ. (L. multiflore). — Mai-Juin. — AC. Dans les petits bois du canton de Rozoy; forêts d’'Hirson, d’Aubenton; Englancourt; bois usagers de Buironfosse; forêt du Regnaval, etc. CYPÉRACÉES Juss. CyPERUS L. (Souchet). 896. C. fuscus L. (S. brun). — Juillet-Septembre.— AR. Mais abondant dans ses stations. Marais tourbeux. Pierrepont, Ves- les, Chivres, Missy, Barenton-Bugny ; bords de l'Oise à Etréaupont. 897. C. flavescens L. (S. jaunâtre). — Juillet-Août. — AR. Mais abondant dans ses stations. Marais tourbeux. Pierrepont, Vesles, Chivres, Barenton-Bugny, Missy. (B. R.). — Mons-en- Laonnois (Ch. Copineau). — Marais des environs de Laon. (De La Fons). SCHŒNUS L. (Choin). 898. S. nigricans L. (C. noirâtre). — Juin-Juillet. — Marais tourbeux. « Les marais et endroits marécageux, à Mons-en- Laonnoiïs, Parfondru, très commun à Chivy. (De La Fons); Fo- lembray (Malinvaud) ; Barenton-Bugny, Urcel; Chivres, Pierre- pont. (B. R.). : CLADIUM R. Br. (Cladium). 899. C. mariscus R. Br. ; Schænus L. (C. marisque), — Juin- Août. — AC. Marais tourbeux, bords des eaux, fossés. Baren- ton-Bugny ; Gizy, Chivres, Liesse, Pierrepont, Vesles. (1) La varièté pallescens Koch. ; L. pallescens Hoppe signalé par De La Fons au bois des Nuées, a disparu par suite du défrichemént du bois. FLORE DE LA THIÉRACHE 145 ERIOPHORUM L. (Linaigrette). 900. E. latifolium Hoppe; Æ. polystachyon DC. (L. à feuilles larges). — Mai-Juin. — AR. Marais tourbeux. Pierrepont, Chr vres, Missy, Mons-en-Laonnois, Urcel. 901. E. angustifolium Roth. (L. à feuilles étroites). — Mai. Juin. — R. Avec le précédent. Pinon. (Ch. Copineau). 902. E. gracile Koch. (L. grèle). — Mai-Juin. — < Le marais de Chivy ». (De La Fons). ScirPUS L. (Scirpe). 903. S. cæspitosus L. (S. cespiteux). — Juin-Juillet. — AR. Marais, Urcel. (P. Martin et B.R.). 904. S. setaceus L. {S. sétacé). — Juillet-Octobre).— R. Lieux sablonneux et humides. Forêt du Nouvion. Mons-en-Laonnois. (B. R.). Folembray. (Pétermann). 905. S. lacustris L. (S. des lacs) — Juin-Juillet. — C. Etangs, marais, rivières, fossés profonds. 906. S. silvaticus L. (S des bois). — Juin-Juillet. — C. Ma- rais, prairies, bois humides, fossés. | 907. S. maritimus L. (S. maritime). — Juillet-Septembre. — AC. Bords des étangs, canaux. Boué, Etreux. 908. S. compactus Koch. (S. compact). — Juillet-Septembre. — R. Fossés, marais d’Urcel. | 909. S. glaucus Smith.; S. Tabernæmontani Gmel. {S. glau- que). — Juin-Août. — AR. Marais de Pierrepont, de Chivres, de Gizy, de Barenton-Bugny. 910. S. pauciflorus Lighft.; S. bæothryon Ehrh. (S. pauci- flore). - Juin-Juillet. — « Marais tourbeux à Parfondru, Chi- vy ». (De La Fons); Folembray (Malinvaud) ; Mons-en-Laon- nois (B. R.). ELEOCHARIS R. Br. (Eléocharis). 911. E. palustris R. Br.; Scirpus L. (E. des marais). — C. Lieux humides, bords des fossés et des mares. 912. E. uniglumis Koch. ; Scirgus Link. (E. à une écaille). — Juin-Août. — Laon, près la route de Soissons, lieux humides. (Ch. Copineau). RHYNCHOSPORA Vahl. (Rhynchospora). 913. R. alba Valh. ; Scaænus L. (R. blanc). — Juin-Août. — R. Marais d’Urcel près la gare de Chailvet-Urcel. Rev. 8. FR. Bor. ({*r juillet 4891). 10 146 B. RIOMET CAREX L. (Carex, Laïiche). 914. C. pulicaris L. (C. puce). — Avril-Juin. — R. Marais tourbeux à Urcel. (P. Martin et B. R.). 915. C. cyperoides L. (C. Souchet). — Juillet- -Septembre. — « Les bois à Aubenton. » (De La Fons). 916. C. divisa Huds. (C. divisé). — Mai-Juin. — « Prés Au- benton. » (De La Fons.) 917. C. disticha Huds. ; C. intermedia Good. (C. distique). — Mai-Juin. — AC. Prés humides, bords des eaux. Nous avons rencontré, en 1888, dans les marais de Barenton- Bugny en quantité, et plus rarement ailleurs, la variété lage- naria, forme dont les fruits sont développés d’une facon anor- male : ils sont généralement étrangles un peu au-dessus de la base et plus larges qu'à l'ordinaire. L’année précédente, notre aimable confrère, M. Thériot, alors professeur à l'Ecole normale du Mans, nous avait envoyé de la Sarthe cette forme qu'il avait nommée lagenaria. 918. C. arenaria L. (C. des sables). — Mai-Juillet. — AR, Terrains sablonneux. Blamonts-sous-Laon. Mons-en-Laonnois (B. R.). Urcel (P. Martin et B. R.). Chivy, entre Veslud et Par- fondru, Goudelancourt-les-Berrieux (De La Fons). 919. C. muricata L. (C. muriqué). — Mai-Juillet. — AC. Bois humides, prairies, marais, haies, Esquehéries, La Capelle, Som- meron ; forêt du Nouvion, etc. 920. C. vulpina L. (C. jaunâtre). — Mai-juin. — AC. Bords des eaux, marais, bois, fossés. 921. C. teretiuscula Good. (C. arrondi). — Mai.-Juin. — RR. Lieux humides à Luzoir (Cardot). 922. C. paradoxa Willd.; C. fulva Thuill. (C. changeant).— Mai-Juin. — Marais à Mons-en-Laonnois, Clacy, Presles, et Thierny (B. R.). 923. C. paniculata L. (C. paniculé). — Mai-juin. — R. Ma- rais, bords des eaux. Pierrepont, Chivres, Gizy, Barenton- Bugny. 924. C. leporina L.; C. ovalis Good. (C. des lièvres). — Mai- Juin. — AC. Lieux humides, herbeux, bords des chemins. 925. C. stellulata Good.; C. echinata Murr. (C. étoilé). — Mai-Juin. — AC. Marais tourbeux à Urcel ; RR. Forêt du Nou- vion (B. R.). FLORE DE LA THIÉRACHE : 4147 926. C. remota L. (C. espacé). — Mai-Juin. — AC. Bois, lieux humides, ombragés, principalement sur les terrains sili- ceux. Forêts du Nouvion, du Val Saint-Pierre, du Regnaval, d’'Hirson, de Saint-Michel; bois de Leschelle, de Dagny ; Esque- héries ; La Capelle ; marais d’Urcel, etc. 927. C. elongata L. (C. allongé). — Mai-Juin. — Folembray (Brayer et L. Pétermann). — Environs de Laon (De La Fons). 928. C. brizoides L. (C. brize). — Mai-Juin. RR. Bois hu- mide de Leschelle (B. R.). M!!® Pécheux l'indique au Nouvion. Prémontré (De La Fons). 929. C. Schreberi Schrank. (S. de Schréber). — Mai-Juin. — R. Ruisseaux de la vallée de l'Oise. Froidestrées, Luzoir, Sor- bais, Lerzy. 930. C. Goodenoughii J. Gay; C. vulgaris Fries ; C. cœspi- tosa Good.; C. obesa AIl. non (Coss et Germ.). (C. de Goo- denough). — Avril-Juin. — Prés, oseraies. La Capelle (Cardot). Etréaupont (B. R.). 931. C. stricta Good. ; C. cæspitosa Godr. (non L. nec Good. (C. raide). — Avril-Mai. — AC. Lieux humides et marécageux. La Capelle et vallée de l'Oise. 932. C. acuta L.; C. gracilis Curt. (C. aigu). Mai-Juin — C. Marais, prairies, lieux herbeux humides, oseraies. 933. C. glauca Scop. (C. glauque). — Mai-Juin. — C. Bois, prés, coteaux humides, haies, dans les marnes bleues. 934. C. maxima Scop. ; C. pendula Huds. (C. élevé). — Mai- Juin. — Bois et forêts humides. AC. Forêts du Nouvion, d’'Hir- son, de Saint-Michel, du Regnaval. d'Aubenton ; bois à Etréau- pont, etc 935. C. strigosa Huds. (C. maigre). — Mai-Juin. — R. Bois et forêts humides, lieux herbeux. Forêt du Nouvion; bois de Dagny. Lieux herbeux à Esquehéries, Grand-Wé, Ea Capelle. 936. C. pallescens L. (C. pâle). -- Mai-Juin. — AC. Bois frais, lieux herbeux, couverts. Forêts du Nouvion, d’'Hirson; La Ca- pelle, etc. 937. C. panicea L. (C. panic). — Mai-Juin. — C. Marais, prés tourbeux, coteaux herbeux humides, bords des fossés. Esque- héries, Leschelle, Boué, Etreux; Pierrepont ; La Capelle, etc. 938. C. nitida Host.; C. obesa Coss. et Germ. (non All.). — C. luisant. — Mai-Juin. — Hirson (Lecaisne). Lieux sablonneux de la forêt de Saint-Michel (B. R.). 148 B. RIOMET 939. C. pilulifera L. (C. à pilules). — Avril-Mai. — RR. Ter- rains secs, coteaux; Sommeron, chemin descendant au moulin Mahy (Cardot), Urcel (P. Martin et B. R.). Pierrepont (B. R.). 940. — C. præcox Jacq. (C. précoce). — Avril-Juin. — AC. Coteaux herbeux, prairies, bois. Esquehéries, Grand-Wé, etc. 641. C. digitata L. (C. digité). — Avril-Mai. — Laniscourt (Ch. Copineau); Mons-en-Laonnois (B. R.). 942. C. humilis Leyss. (C. bas). — Mars-Avril. — «Les mon- tagnes entre Bruyères et Parfondru.» (De La Fons.) 943. C. flava L. (C. jaune). — Mai-Juin. — AC. Marais tour- beux, bois et prairies humides, Barenton-Bugny; Pierrepont, Chivres, Urcel, etc. 944. C. Œderi Ehrh.; C. fiava var. Œderi Coss. et Germ. (C. d'Œder). — Fleurit toute l’année, depuis avril jusqu’aùx premiers froids. — AC. Marais, tourbières, avec le précédent. 945. C. silvatica Huds.; C. patula Scop. (C. des bois). -— Mai-Juin. —— C. bois, forêts, lieux humides et ombragés. 946. C. pseudo-cyperus L. (C. Faux-Souchet). — Mai-Juillet. — AC. Bords des eaux, fossés, marais profonds. Le Nouvion; Lerzy ; Pierrepont, etc. 947. C. ampullacea Good. (C. ampoule). — Mai-Juin. — AR. Marais tourbeux, prairies humides. Etreux, bords du canal; Pierrepont, Chivres, Urcel, etc. 948. C. vesicaria L. (C. vésiculeux). — Mai-Juin. — AR. Bords des eaux, fossés. Esquehéries, Leschelle, Etreux, Etréau- pont, Autreppes, etc. 949. C. paludosa Good. ; ©. aucutiformis Ehrh. (C. des ma- rais). — Mai-Juin. — AC. Bords des eaux, lieux marécageux, fossés. Etreux ; Etréaupont, etc. 950. C. riparia Curt. (C. des rives). — Mai-Juin. — AC. Bords des eaux, marais, fossés ; rencontré avec le précédent. 951. C. filiformis L) (C. filiforme). — Mai-Juin. — R. Marais tourbeux, fossés. Pierrepont; Gergny, fosses, route de Luzoir. 952. C. hirta L. (C. hérissé). — Mai-Juin. — C. Bords des eaux, lieux herbeux humides. FLORE DE LA THIÉRACHE 149 GRAMINÉES Juss. LEERSIA SOLAND (Léersie). 953 L. oryzoides Sw. (L. à fleurs de riz). — Aoùt-septem- bre. — RR. Bords des eaux à Luzoir. Vervins (Mlle Pécheux). Le Zea Mays L. (Maïs ou blé de Turquie), cultivé dans les jardins, l’est rarement en plein champ dans notre région. BALDINGERA F1. der Wet. (Baldingère). 954. B. arundinacea Dumort. Phalaris L. (B. roseau). — Juin-Juillet. — C. Bords des eaux. On rencontre quelquefois dans le voisinage des habitations, à l’état subspontané, la var. picta, à feuilles panachées de vert et de blanc: on rencontre aux mêmes endroits le Phalaris canariensis L. (Alpiste); ce dernier est souvent cultivé pour la nourriture des oiseaux. L) ANTHOXANTHUM L. (Flouve). 955. A. odoratum L. (F. odorante). — Mai-Juillet. — C. Prés, bords des bois, taillis, pâturages; préfère les terrains sablon- neux-siliceux. MiB0RA Adans. (Mibore). 956. M. minima Desv.; Agrostis L; Chamagrostis Borck. (M. nain). — Mars-Avril. — R. Buttes sablonneuses des Bla- monts-sous-Laon ; Urcel. PHLEUM L. (Phléole). 957. P. pratense L. (P. des prés). — Juin-Juillet. — CC. Prairies, coteaux secs, bords des chemins. 958. P. nodosum L.; P. pratense var. nodosum Coss. et Germ. (P. noueuse). — Juin-Juillet. — Commun avec le pré- cédent. s 959. P. Bœhmeri Wib. (P. de Bœhmer). — Juin-Juillet. — « Lieux arides entre Marchais et Mauregny-en-Haye ». (De La Fons). ALOPECURUS L. (Vulpin). 960. À. pratensis L. (V. des prés). — Mai-Juin. — C. Prai- ries, pâturages humides. 150 B. RIOMET 961. À. agrestis L. (V. des champs), — Juin-Juillet. — CC. Champs et moissons. 962. À. geniculatus L. (V. genouillé). — Juin-Août. — AC. Fossés, bords des eaux, lieux humides. 963. À. fulvus Sm. (V. fauve).— Mai-Août. — R. Lieux hu- mides, Grand-Wé, Esquehéries, Boué, etc. TRAGUS Hall. (Bardanette). 964. T. racemosus Hall.; Cenchrus L.; LappagoWilld. (B. en grappe). — Juin-Juillet. — Vervins (Mlle Pécheux). SETARIA P. Beauv. (Sétaire). 965. S. verticillata P. B.; Panicum L. (S. verticillée). — Juillet-Septembre. — Nous l’avons rencontré dans quelques potagers à Dagny-Lambercy. 966. S. viridis P.B.; Panicum L. (S. verte). — AR. Lieux cultivés, bords des chemins, jardinages, champs sablonneux. Commun à Pierrepont. 967. S. glauca P. B. (S. glauque). — Juillet-Août. — R. Champs sablonneux. Pierrepont, Missy. Le S. ilalica P. B. est cultivé dans les jardins pour la nour- riture des petits oiseaux. PANICUM L. (Panic). 968. P. crus-galli L.; Oplismenus Kunth.; Zchinochloa P. B. (P. Pied de Coq). — Juillet-Septembre. — AR. Lieux culti- vés, décombres, bords des chemins. Dagny-Lambercy, Missy, Liesse, etc. On cultive dans les jardins le P. miliaceum L. (Millet), pour les petits oiseaux. DrGirarIA Scop. (Digitaire). 969. D. sanguinalis Scop.; Panicum L. (D. sanguine). — Juillet-Septembre. — Çà et là dans les potagers et les lieux cul- tivés, champs sablonneux. 970. D. glabra Retz.; D. filiformis Kœl.; Panicum glabrum Gaud. (D. glabre). — Juillet-Octobre. — R. Champs sablonneux. Dagny-Lambercy; Pierrepont, Missy, Gizy, La Selve. (B. R.).— Les environs de Laon. (De La Foms). PAT A : M RS sat r ! L + S 3 FLORE DE LA THIÉRACHE 151 ANDROPOGON L. (Barbon pied-de-poule). 971. A. ischæmum L. (B. pied-de-poule). — Juillet-Août. — Folembray (Pétermann). PHRAGMITES Trin. (Phragmite). 972. P. communis Trin.; Arundo phragmiles L. (P. com- mun, Roseau à balai). — Juillet-Septembre. — CC. Bords des eaux, marais, fossés. Nous avons trouvé dans les marais de Pierrepont des pieds nombreux de P. communis, ayant à peine 0,60 de hau- teur et gros à proportion, c'est-à-dire très fluets; ils étaient cependant dans des fossés remplis d’eau toute l’année. C'est pro- bablement la variète & subuniflora DC. : CALAMAGROSTIS Adans. (Calamagrostide). 973. C. epigeios Roth. (C. des lieux secs). — Juillet-Août. — AC. Bois et coteaux sablonneux. Forêts du Nouvion, d'Hirson, du Regnaval; bois de Leschelle, de Buironfosse ; Bancigny ; Montloué, etc. AGROSTIS L. (Agrostide). 974. À. alba Schrad. (A. blanche). — Juin-Septembre. — CC. Champs, bois, bords des chemins, lieux incultes et cultivés. 975. A. vulgaris With.; A. stolonifera L. (pro parte). (A. commune). — Juin-Septembre. — C. Prés secs, bois, bords des chemins, lieux incultes et cultivés, spécialement dans les terrains calcaires. 976. À. canina L. (A. des chiens). — Juin-Août. — AC. -Ma- r'ais, prairies humides, bois frais, sur les terrains d'alluvion. 977. A. spica-venti L.; Apera P. Beau. (A. Jouet du vent). — Juin-Juillet. — CC. Champs, moissons, CRT ENT dans les terrains sablonneux. 978. À. interrupta L.; Apera P.B. (A. LE — Juin- Juillet. — RR. Vieux murs à La Capelle. MruiuMm L. (Millet). 979. M. effusum L. (M. étalée). — Mai-Juillet. — C. Bois om- bragés et frais, de préférence sur les terrains siliceux. CORYNEPHORUS P. B. (Corynéphore). 980. C. canescens P. B.; Aîra L.; Weingærineria Bernh. \ 17.1 h œ (C. blanchätre). — Juin-Août. — AR. Coteaux, lieux sablon- neux. Saint-Michel; La Bouteille; les Blamonts-sous-Laon ; Urcel, etc. 152 B. RIOMET ArRA L. (Canche). ‘ 981. A. caryophyllea L. (C. caryophyllée). — Mai-Juillet. — R. Buttes sablonneuses et bords des chemins. Les Blamons- sous-Laon; Urcel. 982. À. præcox L. (C. précoce). — Avrii-Mai. — R. Clairiè- res des bois, bords des chemins, terrains siliceux. Forêts d'Hir- son et de Saint-Michel; Urcel." DESCHAMPSIA P. B. (Deschampsie). 983. D. cæspitosa P. B.; Aîra L. (D. gazonnante). — Juin- Juillet, — C. Bois frais, prairies. . 984. D. flexuosa Nees ; Aÿra L. (D. flexueuse). — Juin-Juil- let. — AR. Bois et lieux sablonneux-siliceux. Hirson, Saint- Michel, etc. AVENA L. (Avoine). 985. A. sativa L. (A. cultivée). — Juin-Août. — CC. Cultivé en grand et subspontané. 986. A. orientalis Schreb. (Avoine de Hongrie). — Juillet- Août. — AC. Cultivé. 987. À. fatua L. (Folle avoine, Avron). — Juillet-Août.— AC. Moissons, surtout parmi les avoines qu’il dépasse en hauteur. 988. À. pubescens L. (A. pubescente). — AC. Coteaux arides, prés secs, bords des bois sablonneux. 989. À. pratensis L. (A. des prés). — Juin-Juillet. — AC. Co- teaux, pâturages, bords des chemins, bois secs sablonneux. 990. A. strigosa Schreb. (A. rude). — Juillet-Septembre, — On le rencontre quelquefois dans les avoines cultivées. ARRHENATHERUM P. B. (Arrhénathère). 991. À. elatius Mert et Koch. ; À. avenaceum P.B.; Avena elatior L. (A. élevé, Fromental). — Juin-Juillet. — CC. Prairies, lieux herbeux, bords des chemins et des bois. TRISETUM Pers. (Trisète). 992. T. flavescens P. B.; Arena L. (T. jaunàtre). — Juin- Juillet. — C. Prés, coteaux herbeux, bords des chemins. . F } FLORE DE LA THIÉRACHE 153 Hozcus L. (Houlque). 993. H. lanatus L. (H. laineuse). — Juin-Août. — CC. Prai- ries, lieux herbeux, bords des chemins, bois. 994. H. mollis L. (H. molle). — Juin-Août. — AC. Prés, bois sablonneux. KŒLERIA Pers. (Kælérie). 995. K. cristata Pers.; Aîra L.; Poa Host. (K. à crêtes). — Juin-Juillet. — R. Coteaux secs et calcaires. « Bois secs entre Marchais et Mauregny-en-Haye ». (De La Fons). CATABROSA P. B. 996. C. aquatica P. B.; Aira L. (C. aquatique). — Juin-Juil- let. — AR. Marais, bords des eaux, fossés. La Capelle, Dagny- Lambercy, etc. GLYCERIA R. Br. (Glycérie). 997. G. fluitans R. Br.; Festuca L. (G. flottante). — Juin- Juillet. — C. Marais, bords des eaux. 998. G. aquatica Wabhl.; Poa L.; G. spectabilis Mert. et Kch. (G. aquatique). — Juillet-Août. — AC. Marais, fossés profonds, rivières, Canaux. Poa L. (Paturin). 999. P. annua L. (P. annuel). — Avril-Octobre. — CC. Lieux cultivés et incultes, endroits herbeux, cours, voisinage des ha- bitations, murs. | 1000. P. bulbosa L. (P. bulbeux). — Mai-Juin. — R. pelouses, _ coteaux secs, lieux sablonneux. Les Blamonts-sous-Laon. Au même endroit on rencontre fréquemment la variété vivi- para Rchb. 1001. P. nemoralis L. (P. des bois). — Mai-Août. — C. Bois, haies, lieux ombragés. ‘1002. P. trivialis L.;, P. scabra Ehrh. (P. commun). — C. Prairies, lieux herbeux et cultivés. 1003. P. pratensis L. (P. des prés). — Mai-Août. — CC, Prés, bords des chemins. 1004. P. compressa L. (P. comprimé).— Juin-Août.— AC. Lieux vagues, secs, pierreux, vieux murs. — PI. caleicole. 154 B. RIOMET BrizA L. (Brize). 1005. B. media L. (B. moyenne). — Mai-Juillet. — CC. Pres secs, marais, bords des bois, lieux herbeux. 1006. B. minor L. (B. mineure). — Mai-Juin. — « Petit bois entre Leuze et Aubenton. » (De la Fons). MELICA L. (Mélique). 1007. M. uniflora Retz (M. uniflore). — Mai-Juillet. — AC Bois, bosquets. ; 1008. M. nutans L. (M. penchée). — Mai-Juin, — Montaigu (B. R.), Coucy-les-Eppes (Ch. Copineau). Montagnes auprès de Veslud (De La Fons). SCLEROPOA Gris. (Scléropoa). 1009. S. rigida Griseb.; Poa L.; Festuca Kunth. (S. rigide). — Juin-Juillet. — R. Vieux murs, coteaux pierreux. Chaourse, Montcornet, Ebouleaux, Urcel, etc. — Plante calcicole. Dacryzis L. Dactyle). 1010. D. glomerata L. (D. aggloméré). — Juin-Août. — CC. Prairies, lieux herbeux, pâturages, bords des chemins, bois. MozinIA Mœnch. (Molinie). 1011. M. cærulea Mœnch.; Aÿra L.; Festuca DC. — (M. bleue). — Juillet-Septembre. — AC. Bois’, marais tourbeux. Forêt du Nouvion ; marais de Pierrepont, etc. DANTHONIA DC. (Danthonie). 1012. D. decumbens DC.; Sieglingia Bernh. ; Triodia P. B. (D. décombante). — Juin-Juillet. — AR. Clairières des bois, pâturages. Dans la vallée de l'Oise, Luzoir, etc. Cynosurus L. (Cynosure). 1013. C. cristatus L. (C. à crêtes). — Juin-Juillet. — C. Prai- ries, lieux herbeux, bords des chemins. VuLpra Gmel. (Vulpie). 1014. V. pseudo-myuros Soy. Willd. in Godr.; Festuca myuros Poll. (V. fausse Queue-de-rat). — Mai-Juin. — AC. Lieux sablonneux. Laon et environs, etc. 1015. — V. bromoides Rchb.; Festuca L.(V.Faux-Brome). FLORE DE LA THIÉRACHE 455 — Mai-Juin. — AR. Lieux sablonneux. Environs de Laon; Wassigny, etc. FESTUCA L. (Fétuque). 1016. F. ovina L. (F. des brebis). — Mai-Juin. — RR. Ter- rains secs près le bois la Dame et dans ce bois, à La Capelle. 1017. F. tenuifolia Sibth.; F. ovina, var. tenuifolia Coss. et Germ. (F. à feuilles menues). — Mai-Juin. — Lieux sablon- neux. Les Blamonts-sous-Laon ; Urcel. 1018. F. duriuscula L. (F. duriuscule). — Mai-Juin. — C. Pà- turages, bords des chemins, lieux arides, sablonneux. 1019. F. rubra L. (F. rouge). — Mai-Juin. — AC. Prés, bords des bois, pelouses sèches, bords des chemins. 1020. F. heterophylla Lamk. (F. hétérophylle). — Juin-Juil- let. — AR. Bois, taillis, lieux herbeux. Forêt du Nouvion, Esquehéries, etc. 1021. F. arrundinacea Schreb. (F. roseau). — Juin-Juillet. C. Lieux humides, bords des eaux. 1022. F. pratensis Huds.; F. elatior L. (F. des prés). — Juin-Juillet. — C. Prés, Hôux humides, bords des eaux. 1023. F. gigantea Vill.; Bromus giganteus L. (F. géante). — Juin-Juillet. — AC. Bois couverts, prés, lieux ombragés. Les- chelle, Grand-Wé, Etreux, Dagny-Lambercy, etc. BROMUS L. (Brome). 1024. B. sterilis L. (B. stérile). — Mai-Juillet., — CC. Lieux vagues, incultes, décombres, bords des chemins, Coeale DIF reux, champs, murs. 1025. B. tectorum L. (B. des toits). — Mai-Juillet. — R. Vieux murs, coteaux arides. Laon, Vaux-sous-Laon, Montreuil- sous-Laon ; Guise, etc. 1026. B. asper Murr. (B. rude). — Juin-Août. — AC. Bois, bosquets, taillis, buissons, Etreux ; Leschellé, etc. 1027. B. erectus Huds (B. dressé). — Mai-Juin. — Prés secs à Laon (De La Fons). SERRAFALCUS Parlat (Serrafalcus). 1028. S. secalinus Balb. et Godr. ; Bromus L. (S. Seigle). — Juin-Août. — C. Moissons, champs en friche. 1029. S. arvensis Godr. ; Bromus L. (S. des champs). — Juin- Juillet. — AC. Moissons, bords des chemins. La MR de : - + 46 à # 156 B. RIOMET 1030. S. racemosus Parlat.; Bromus L. (S. en grappes). — Mai-Juillet. — AC. Prairies, moissons, lieux incultes, bords des chemins. HORDEUM L. (Orge). 1031. H. murinum L. (H. Queue-de-rat). — Juin-Septembre. — C. Pied des murs, décombres, voisinage des habitations. — Manque par endroits. 1032. H.vulgare L. (0. commune, Escourgeon). — Mai-Juil- let. — CC. Cultivé en grand et quelquefois subspontané. On cultive très rarement la var. nigrum. 1033. H. hexastichon L. (0. à six rangs, O. carrée). — Mai- Juillet. — AC. Cultivé. 1034. H distichon L. (0. à deux rangs, Paumelle). — Mai- Juillet. — Communément cultivé. SECALE Tourn. (Seigle). 1035. S. cereale L. (S. cultivé), — Mai-Juillet. — Cultivé en grand, et subspontané. TriTicuM Tourn. (Froment). 1036. T. vulgare Vill.; les 7. æstivum L. et T. hibernum L. (Froment commun, Blé ordinaire, Blé d'hiver, Blé d’été).— Juil- let-Août. — Sont cultivés en grand. 1037. T. turgidum L. (Blé barbu, Blé poulard). — Juin-Juil- let. — communément cultivé. 1038. T. monococcum !. (F. locular, petite Epeautre). — Juin-Juillet. — Rarement cultivé. 1039. L. spelta L. (F. épeautre). — Juin-Juillet. — Rarement cultivé. ‘ On cultive encore dans nos régions d’autres bles étrangers. AGROPYRUM P. B. (Agropyre). 1040. À. repens P. B.; 7riticum L. (A. rampant, Chiendent). — Juin-Septembre., — CC, Lieux cultivés, champs, bords des chemins. 1041. A. caninum Rœm et Schult.; 7riticum L. (A. des chiens. — Juin-Août. — C. Haies, buissons, bois, bosquets. BRACHYPODIUM P. B. (Brachypode). 1042. B. silvaticum P. B.; Zriticuin Mœnch. (B. des bois). — Juin-Août. — C. Bois, haies, buissons. FLORE DE LA THIÉRACHE 157 1043. B. pinnatum P. B.; Bromus L.; Trilicun Moœnch. (B. penné). — AC. Pelouses arides, coteaux secs, crayeux. Etréaupont, Berlise, Montloué, Le Thuel, Dizy-le-Gros, la Ville- aux-Bois, Archon, Montcornet, Chaourse, etc. Louium L. (vraie). 1044. L. perenne L. (I. vivace, Ray-grass). — Juin-Octobre. — CC. Prairies, bords des chemins, lieux herbeux. 1045. L. italicum A. Br. (I. d'Italie). — Juin-Juillet. — AR. Prairies, semé en gazon. 1046. L. multiflorum Lamk. (L. multiflore). — Juin-Juillet. — R. Champs, bords des chemins, prairies. Laon; Barenton- Bugny, Dercy, Marle, etc. 1047. L. temulentum L. (I. enivrante, Ivraie). — Juin-Juil- let. — AC. Moissons, champs. (XYAUDINIA P. B. (Gaudinie). 1048. G. fragilis P. B.; Avena L. (G. fragile). — Juin-Juillet. — Pâturages secs. Sommeron, Etréaupont, Luzoir, etc. NarDuS L. (Nard). 1049. N. stricta L. (N. raide). — Mai-Juin. — « Lieux secs à Mons-en-Laonnois ». (De La Fons). Champs à Barenton-Cel (B. R.). — Plante silicicole. III CONIFÈRES ABIÉTINÉES Rich. Pinus L. (Pin). 1050. P. silvestris L. (P. sylvestre). — Avril-Mai. — C. Bois. Préfère les terrains sablonneux-siliceux. Planté. Larix Tourn. (Mélèze). 1051. L. europæa DC.; Pinus Larix L. (M. d'Europe). — Mai. — Forèt du Nouvion, etc., planté. ABIES Tourn. (Epicéa). _ 1052. A. excelsa DC.; Pinus abies L. (E. élevé). — Mai. — Souvent planté. 158 B. RIOMET Picea D. Don. (Sapin). 1053. P. pectinata Loud.; Pinus picea L.; Abies pectinala DC. (Sapin pectiné). — Mai. — Planté dans les parcs, les pro- menades. On rencontre aussi, mais plantés en petite quantité, le Pinus laricio Poir. et d'autres espèces de Pin. CUPRESSINÉES Rich. JUNIPERUS L. (Génevrier). 1054. J. communis L. (G. commun). — F1. Avril-Mai; fr. Oc- tobre. — AR. Coteaux arides, bois, Berlise, Le Thuel, Montloué, Dizy, Urcel ; Pierrepont, etc. Les Juniperus sabina L. (Sabine) ; Taæus baccata L. (If), Cupressus sempervirens L. (Cyprès) et plusieurs espèces du genre Thuya sont souvent plantés dans les parcs. Il CRYPTOGTAMES OU ACOTYLÉDONEÉES EQUISÉTACÉES Rich. EQUISETUM L. (Prêle). 1055. E. arvense L. (P. des champs). — Mars-Mai. — CC. Champs humides, prairies, endroits frais. 1056. E. maximum Lamk.; Æ. {elmateya Ehrh. (P. élevée). — Mars-Avril. — AR. Mais abondant dans ses habitats. Lieux humides, ombragés. Sur les terrains siliceux. Forêt du Nou- vion ; Leschelle, Etréaupont, etc. (B. R.). — Vervins, Cambron. (Le Guay). 1057. E. silvaticum L. (P. des bois). — Mai. — R. Terrains siliceux, humides. Abondant dans ses stations dans la forêt du Nouvion. Plus rare dans la forêt de Samoussy ; forêt du Regna- val; bois du Puits des Halliers; Fontenelle au Bois Là-Haut ; forêts d’'Hirson et de Saint-Michel. (B. R.). 1058. E. limosum L. (P. des bourbiers). — Mai-Août. — R. Marécages, bords des eaux. Forêt du Nouvion; Etréaupont. FLORE DE LA THIÉRACHE 159 1059. E. palustre L. (P. des marais). — Mai-Août. — C. Ma- rais, prairies et champs humides, bords des eaux. 1060. E. hiemale L. (P. d'hiver, P. des tourneurs). — Avril- Septembre. — R. Bois, lieux humides. Forêt de Samoussy. FOUGÈRES Juss. TRIBU I. — OPHIOGLOSSÉES OPHIOGLOSSUM L. (Ophioglosse). 1061. O. vulgatum L. (0. commune, Langue de serpent). — Juin-Août. — RR. Pâture près la sucrerie de Vervins (E. de Marsy et L. Papillon). Nous n'avons pas eu le plaisir de rencontrer dans la forêt du Nouvion le Botrychium lunaria Sw., signalé par Brayer. TRIBU II. — OSMONDÉES OSMUNDA Tourn. (0Osmonde). 1062. O. regalis L. (Osmonde, Fougère royale).— Juin-Juillet. — AR. Bois humides. Crépy-en-Laonnois, etc. — PI. silicicole. TRIBU IL — POLYPODIÉES CETERACH Bauch. (Cétérach). 1063. C. officinarum Bauch.; Asplenium ceterachL.; Gram- milis SW. (C. officinal). — Juin-Octobre. — Vieux murs à Guise. (Lecaisne). — Plante calcicole. PozyPpopiuM Tourn. (Polypode). 1064. P. vulgare L. (P. commun). — Avril-Novembre. — AC. Bois, vieux murs, troncs des vieux saules. Le P. phegopteris L. (P. cilié), est signalé à Saint-Michel par Brayer ; il signale aussi le P. dryopteris L. à Prémontré. ASPIDIUM R. Br. (Aspidie). 1065. A. aculeatum Sw.; Polypodium L.; Polystichum Roth.; Nephrodium Coss. et Germ. (A. à cils roides). — Juin-Septem- bre. — R. Bois et forêts, terrains argilo-calcaires. Forêt du Regnaval à Sorbais; Etréaupont ; Renneval, Agnicourt. 1066. À. angulare Engl. Bot.; À. aculeatum var. angulare Coss. et Germ.; À. Braunii Spenn. (A. anguleuse). — Juin-Sep- 160 | B. RIOMET | tembre. — RR. Forêt du Regnaval à Sorbais, avec le précédent . POLYSTICHUM Roth. (Polystichum). 1067. P. thelypteris Roth.; Polypodium L.; Nephrodium Stremp. (P. à bords enroulés). — Juin-Septembre. — R. Marais tourbeux. Gizy, Samoussy, Urcel. 1068. P. filix-mas Roth.; Polypodium L:; Nephrodium Stremp. (P. Fougère mâle). — Juin-Septembre.— C. Bois, fo- rêts, haies. +4 1069. P. cristatum Roth.; P. callipteris DC.; Polypodium L.; Nephrodium Mich. (P. à crêtes), — Juin-Septembre. — RR. Forêt du Nouvion, partie humide près le Réservoir de Boué: 1070. P. spinulosum DC.; Polypodium Retz; Nephrodium Desv. (P. spinuleuse). — Juin-Septembre. — AC. Bois et forêts, terrains siliceux. Forêts de Saint-Michel, du Regnaval, du Nou- vion, d'Hirson; bois de Leschelle; de Dolignon. CysTopTterIs Bernh. (Cystoptéride). 1071. C. fragilis Bernh.; Cyathea Sm.; Polypodium fragile L.; Aspidium Sw. (C. fragile). — Juin-Septembre. — RR. Forêt de Saint-Michel. Il abonde dans la forêt du Regnaval, terroir de Sorbais, sur un talus argilo-calcaire. ASPLENIUM L. (Doradille). 1072. À. ruta-muraria L. (D. rue de muraille). — Mai-Octo- bre. — AC. Vieux murs, puits. — PI. calcicole. 1073. A. trichomanes L (D. Polytric, Capillaire). — Mai-Sep- tembre. — AR. Vieux murs, puits, terrains siliceux. Dagny- Lambercy ; Esquehéries, etc. 1074. À. adianthum nigrum L. (D. Capillaire noire). — Juin- - Septembre. — R. Murs de l’église de Saint-Michel. 1075. A. filix-fæmina Benh.; Polypodium L.; Athyrium Roth.; Aspidium Sw.; Polypodium Leseblii Mérat. (A. Fougère femelle). — Juin-Septembre. — AC. Bois humides, haies, ter- rains siliceux ou argilo-siliceux. L'A. septentrionale Sw. est signalé à Guise et à Vervins par Brayer. SCOLOPENDRIUM Sm. (Scolopendre). . 1076. S. vulgare Symons; S. officinale Sm.; Asplenium sco- lopendrium L,. (S. commune). — Juin-Septembre. — AR. Vieux FLORE DE LA THIÉRACHE 161 murs, vieux puits. Fontaine du Val Saint-Pierre, haies à Rozoy-s-Serre (B. R.). — Fossés à Vervins (L. Papillon). Puits à La-Ville-aux-Bois et à l’ancien château de Noircourt (B. R.). | BLECHNUM Roth. (Blechnum). 1077. B. spicant Roth.; Zomaria Desv.; Osmunda L. (B.spi- cant). — Juin-Août, — AR. Forêt du Nouvion, endroits humi- des et ombragés ; terrains siliceux. PTERIS L. (Ptéride). 1078. P. aquilina L.; Paesia St-Hill. (P. Aigle-Impériale, Fougère impériale). — C. Bois, forêts sur les terrains siliceux. Forêts du Nouvion, d’Hirson, de Saint-Michel ; Urcel. II VÉGÉTAUX CEELL'UT LiATRES CHARACÉES Rich. CHARA Vaill. (Charagne). 1079. C. fragilis Desv.; C. globularis Thuill.; C. pulchella Wallr. (C. fragile). — Juillet-Septembre. — C. Fossés maréca- geux. Vesles, Pierrepont, Gizy; Luzoir ; La Capelle; Foigny, etc. 1080. C. fœtida A. Br.; C. vulgaris L.; C. funicularis et C. batrachosperma Thuill. (C. fétide). — Juin-Septembre. — C. Mares, fossés marécageux, avec le précédent. 1081. C. hispida L.; C. equisetina Kutz. (C. hispide). — Juil- let-Septembre. — C. Marécages, fosses, avec les précédents. NITELLA Agardh. (Nitelle). 1082. N. translucens Ag.; Chara Pers.; Chai'a fleæilis Thuil. (N. transparente). — R. Mares à Etreaupont, La Capelle. ADDITIONS 129 bis. Sagina filicaulis Jord. — Mai-Octobre. — AC. Champs sablonneux à Dagny-Lambercy, Plomion, Jeantes, Coingt, Saint-Clément, etc. — Cette forme, disent MM. Lloyd et Foucaud dans la quatrième édition de la Flore de l'Ouest de la France, page 60, est une variation grêle du S. apetala L. qui en diffère en outre par ses sépales obtus, toujours appliqués. 373. Conium maculatum L. — Bois de Bosmont et de Mar- fontaine. Rev. S. Fr. Bor. VIIL (1e* juillet 1891) 11 162 B. RIOMET 427. Centaurea calcitrapa L. — Montloué, Montcornet, Chaourse, etc. Nous adressons, en terminant cet ouvrage, nos plus affectueux remerciements à notre collègue et ami, M. Paul Martin, direc- teur de l'Ecole de l'Isle à Saint-Quentin, dont le nom est revenu souvent sous notre plume ; nous avons fait de nombreuses her- borisations avec ce zélé botaniste et nous espérons continuer à étudier avec lui la flore de notre département. Dans notre reconnaissance nous n'oublierons pas notre savant et aimable président, M. L. Corbière, qui a bien voulu revoir quelques nes de nos espèces litigieuses. | TABLE DES FAMILLES Abiétinées..........«s 157 Composées.....3. (162) 90 Acérinées .......... 4 BÙ Convolvulacées ....... 106 Alismacées ........... 132 Cornacées .:: ..42..... 86 Amarantacées ........ 123 Grasgnlacées.......:2# 78 Amaryllidées ....... . 135 Crucifères: AMC 44 Ambrosiacées......... 101 Çucurbitacées......... 87 Ampélidées ........... 60 Cupressinées......".". 158 Amygdalées........... 70 Cupulifères ...... 5 ESP ADOCYHÉS LE tee ris 104 Cypéracées ...:......:° 14% APAACÉPS. 2e Ce 86 Daphnoidées ... ...... 427 ATOLABES see 008 » à « se 142 DIOSCOTEES A eee 135 Asclépiadées.......... 104 DIPSACEBS: ire UE 89 ASparaninées ........ 134 Droséracées +"... D OUEST Balsaminées .......... 62 Equisétacées ........ 158 Berbéridées.. ........ 42 HAGIAEBS. .: 2: 0.00 103 Bétulacées ......:..:... 131 Euphorbiacées ...:..:. 128 Boraginées ........... 106 Fougères ...,4.euass 159 Butomées "5.38... 132 Fumariacées.. PASSE 43 Callitrichinées ........ 78 Gentianées ........ .. 104 Campanulacées ....... 101 Géraniacées .......... 60 Caprifoliacées.. ...... 86 Globulariées .......... 122 Caryophyllées ....(161) 52 Graminées ...,..-.1.2 149 Célastrinées .......... 62 Grossulariées.. . ....:-:2018 Cératophyllées ........ 78 Haloragées.. ."....:.2: 77 Charapées à... ce 161 Hippocastanées ....,... … 60 Cisfinéee 2. ee van 50 Hippuridées ...... LÉ SAME Colchicacées.......... 132 Hydrocharidées ....... 139 FLORULE DE CAUX 163 Hypéricinées... .. F- pb Leg Plombaginées. ........ 122 Ilieinées: 02: PRE 02 POlyYEMÉ OS 2 LT E 52 noi rite évreigre LEE 135 Polygonées ...:....... 125 Joncaginées .......... 140 PoRacees es PTIQR 7 74 TOMCAT e ANR RUE 142 POrCHIREC ES PERENE. IE, 76 Juglandées............ 128 Potamées., 721899 EI 140 ATOS RENTE 115 Primulacées .....:.... 421 Lemnacées ........... 141 Pyrolacées:!, 172718 8 103 Lentibulariées ........ 120 Renonculacées ........ 37 FANABBOSS CL à dent anus are 133 Résédacées .........2. 51 HanBBB Dr nn Li 97 Rhamnées ........11.: 62 Loranthacées . ....... 86 ROSACEES SEAT 70 LYOLATIOES Ma ee. 75 HOBIACÉES, 2202.08 8 88 PAIN ACER ST ALNA Re 98 DANCINGeS ÿ 272. QU EEE 130 Monotropéëés 4.1.1... 103 Salsolacéés". 4. nuU 123 Najadéés ke. sort 141 Santalacées........,.. 127 Nymphéacées .......:. 42 Saxitragées : :. 1e er 80 CHOC RTE a 104 Scrofularinées ........ 110 Ombellifères ..... (1614) 80 Solanéës: 229%, 30H 108 Onagrariées .......:..: 76 Mibaeces 7 char eunns 09 Drchidéesiss# Lei Ex 136 Typhacées........210 142 Orobanchées:........ 114 Uilmatées 2 00 126 Oxalidées .......... . FOR Urticées :/..7 2184000 4127 Papilionacées ......... 63 NacéimiéesiEk ein, 102 Papavéracées ......... 43 Valérianées........... 89 Paronychiées ......... 7 Verpascoes MHNLDE BEN 109 Philadelphées......... 75 Verbénacées .... ..... 120 Plantaginées .-........ 123 Molariées!.. PSN 50 Platanées rie Fév 128 RE PRE STE CA LT 2 (AUDE) Par MM. A. RESPAUD et Louis CHARTIER Situé au pied des collines, qui forment les premiers gradins, du petit massif de la Malepère, le territoire de Caux n’est pas des plus variés. On n’y trouve absolument que les espèces qui caractérisent la flore des plaines de la région méditerranéenne. Son altitude 164 RESPAUD ET CHARTIER ne varie que de 417 m. (bords du canal du Midi) à 180 m. (bois des Castelles), au-dessus du niveau de la mer. Le relief de cette région est donc très peu AA En pleine formation tertiaire, étage du grès carcassien, c’est à peine si sur quelques petites hauteurs viennent affleurer quel- ques blocs de grès ou les couches de poudingues. Le sol en est un peu sec, quelques maigres ruisseaux, souvent à peine humides le traversent et vont se perdre dans le Fres- quel ou dans le ruisseau d'Herminis. Aussi il ne faut pas s’atten- dre à trouver là une végétation luxuriante. En un mot c’est, la végétation de la plaine qui prédomine. | Notre travail, sans aucune prétention, est une simple liste, résultat de deux ans d’herborisations dans cette région. Nous serions trop heureux si notre modeste Florule pouvait être de quelque utilité à nos collègues de la Société française de Bota- nique. Ranunculus arvensis L. — AC. Terrrains cultivés. R. Baudotii Godr.— CC. Canal du Midi; fossés. R. bulbosus L. — AC. Bois des Castelles : bords des Hess R. acris L.— C. Bois du Cigala. R. philonotis Ehrh. — AC. Berges du Canal ds Midi. R. repens L.— C. Bords des chemins. R. fluitans Lamk.— AC. Canal du Midi. R. aquatilis L. var. £ submersus G. G.— AC. Bois du Cigala. Ficaria ranunculoides Mæœnch.— CC. Bords des chemins; berges du Canal; bois du Cigala. F. calthæfolia GG. — AC. Bords des chemins; berges du Canal du Midi. Adonis autumnalis L. — AC. Bois de l'Hôpital. A. flammea Jacq. — AC. Bords des chemins. Ceratocephalus falcatus Pers. — C. Cultures; chemins. Clematis recta L. — R. Bords des chemins, terrains incultes. C. flammula L. — AC. Chemins; terrains incultes. C. vilalba L. — AC. Chemins; terrains incultes. — var. crenata Jord. — AC. Bords des chemins ; haies. Anemone coronaria L. — R. Cultures. Helleborus fœtidus L. — AC. Bois du Cigala et des Castelles, Nigella damascena L. — R. Bords des chemins. N. arvensis L. — AC. Cultures. CRD DEL ni 2 nn ile. L FLORULE DE CAUX 165 N. hispanica L. — AC. Cultures. Delphinium consolida L. — R. Bords des chemins. D. Aiacis L.— AC. Cultures. 1 D. peregrinum L. — R. Cultures. Aquilegia vulgaris L. — Lisière du bois de Cigala. Papaver hybridum L. — R. Cultures. P. argemone L.— R. Cultures. P. Rhæœas L. — CC. Cultures ; chemins. Ræœmeria hybrida DC. — R. Bords des chemins. Glaucium luteum Scop. — C. Chemins; terrains incultes. G. corniculatum Curt. — R. Terrains incultes. Chelidonium majus L.— C. Vieilles murailles à Sauzens. . Fumaria densiflora DC. — AC. Chemins. F., agraria Lag.- AC. Vignes. F. parvifiora Lamk.— AC. Vignes ; bords des chemins. Raphanus raphanistrum L. — C. Terrains incultes. Diplotaxis erucoides DC. — C. Vignes. D. tenuifolia DC. — AC. Vignes. D. bracteata GG. (Brassicaria L.). — Terrains incultes. Moricandia arvensis DC. — R. Bords des chemins. Erysimum perfoliatum Crantz. — AC. Vignes. Nasturlium officinale R. Br. — Canal du Midi ; fosses. Cheiranthus cheiri Li. — CC. Chemins ; décombres. Sisymbrium alliaria Scop. — Bords des chemins. Cardamine pratensis L.— Bords des ruisseaux. C. hirsula L. — Bords des chemins. C. parvifiora L. — Cultures ; chemins. C. silvatica Link. — R. Cultures; chemins. Rapistrum rugosum AÏl. — CC. Vignes ; cultures. Lunaria rediviva L. — R. Subsp.? Lisière du bois du Cigala; décombres. Alyssum calycinum L. — AC. Cultures ; chemins. A. campestre L. — AC. Cultures, chemins, décombres. Draba verna L. — CC. Vignes; b. des chemins. Camelina saliva Fries. — R. Chemins ; berges du Canal. 1beris crenata Lamk. — AC. Bois du Cigala et de l'Hôpital ; berges du Canal. I. amara L. — AC. Cultures, chemins. Thlaspi perfoliatum L. — C. Bois de l'Hôpital. Lepidium campestre R. Br. — C. Cultures. 166 _ RESPAUD ET CHARTIER ES L. graminifolium L. — CC. Chemins, décombres, | Capsella bursa pastoris Mœnch. — CC. Chemins, cultures: Cardaria draba Desv. — AC. Chemins, décombres. Cistus albidus L. — AC. Terrains ineultes. C. salviæfolius L. — AC. Bois des Castelles. C. monspeliensis L. — R. Bois de l'Hôpital; cultures... Helianthemum vulgare Gœrtn. — AC. Terrains incultes.… H. guitatum DC. — AC. Terrains incultes. H. intermedium Thib. — AC. Bois des Castelles ; terrains in- cultes. k H. pulverulentum DC. — R: Berges du Canal. H. fumana Mill. — R. Terrains incultes. H. polifoliuin DC. — AC. Chemins ; berges du Canal. Viola canina L.— AC. Bois, terrains incultes. V. collina Bess. — AC. Bois du Cigala et de l'Hôpital. V. odorata L. — AC. Chemins ; berges du Canal. V. tricolor L. — Haies, lisière du bois du Cigala. Reseda phyteuina L. — CC. Bois, chemins; berges du Canal. R. luteaL. — AC. Chemins. V. gracilis GG. — Terrains incultes. Polygala vulgaris L. — AC. Lisière du bois du Cigala, che- mins.CC. Berges du Canal. Cucubalus baccifer L. — R. Haies; b. de l'Hôpital. Silene inflata D©. — CC. Chemins ; berges du Canal. S. gallica DC. — R. Chemins ; cultures. Lychnis dioica DC. — AC. Berges du Canal. L. silrestris DC. — AC. Bords des chemins. L. flos-cuculi L. — R. Cultures. Agrostema githago 1,. — AC. Cultures. Saponaria officinalis L. — C. Berges du Canal. S. vaccaria 1. — R. Cultures, chemins. Dianthus prolifer L. — AC. Cultures, chemins. D. monspessulanus L. — R. Bois du Cigala. D. siculus Pres]. — R. Bords des chemins. D. hirtus Vill — R. Bords des chemins. D. superbus L. — R. Bois des Castelles. Buffonia tenuifolia Li. — AC. Vieux murs à Caux. Stellaria media Vill. - Cultures. S. holostea L. — AC. Haies. Ceraslium viscosum 1.. — CC. Chemins; berges du Çanal. FLORULE DE CAUX 167 ; Spergularia rubra Pers. — AC. Rues de Caux; chemins. — var. pinguis Fenzl. — R. Rues de Caux; chemins. Linum gallicum L. — R. Bois des Castelles. L. strictum L. v. cymosum GG. — AC. Vignes. L. narbonense L. — R. Bois de l'Hôpital; chemins. L. tenuifolium L. — AC. Terrains incultes ; berges du Canal, L. angustlifolium Balb. — AC. Cultures. L. catharticum L. — AC. Cultures, Malva rotundifolia L. — CC. Chemins. M. silvestris L. — CC. Vignes ; chemins ; bords du Canal, Geranium rotundifolium L. — AC. Bords des chemins. G. molle L. — AR. Chemins; terrains incultes. G. robertianum L.— CC. Terr. cult ; chemins ; b. du Canal. G. parvifiorum Viv. — AC. Haies ; terr. incultes. G. sanguineum L. — AC. Vignes, bords des chemins. Erodium ciconium Willd. — AC. Vignes. E. malacoïides Willd. — AC. Berges du Canal. E. laciniatum Cav. — AC. Berges.du Canal. E. cicutarium Lhér. — AC. Vignes; chemins ; b. du Canal. E. romanum Willd. — AC. Bords des chemins. Hypericum tetrapterum Fries. — AC. Berges du Canal. H. perforatum L. — C. Cultures; chemins. H. angustifolium. — R. Terrains incultes. H. quadrangulum L. — R. Bords des chemins. Acer campestre L. — Lisière du bois du Cigala; chemins. Cultivé. | A. pseudo platanus L. — Cultivé. Bords du Canal. Oxalis corniculata L. — Chemins ; murailles humides. Ruta angustifolia Pers. — R. Terr. incultes. R. hortensis Mill. — Subsp. R. Chemins ; décombres. Ulex europæœus Sm. — R. Chemins. Calycotome spinosa Lamk.— R. Chemins. Spartium junceum L, — AC. Chemins. Sarothamnus vulgaris Wim. — C. Chemins. Genista tinctoria L. v. lasiocarpa GG. — C. B. des Castelles. — Var. genuina GG. — C. Bois des Castelles. Ononis minutissima L. — AC. Cultures. O. repens L. — AC. Cultures ; chemins. O. arachnoïidea Lapey. — R. Berges du Canal. Tetragonolobus siliquosus Roth. — Berges du Canal. 168 RESPAUD ET CHARTIER Medicago lupulina L. — CC. Cultures. M. sativa L. — C. Bords des chemins. M. orbicularis AI. — C. Vignes ; cultures. Trigonella monspeliaca L. — C. Cultures. Melilotus alba Lamk. — C. Terrains incultes. Dorycenium hirsutum DC. (Lotus L.) — R. B. du Cigala. Trifotium agrarium L. — AC. Bois de l'Hôpital. T. stellatum L. — C. Bords des chemins. T. angustifolium L. — Bois du Cigala et de l'Hôpital. T. rubens L. — AC. Bois du Cigala et des Castelles. T. lappaceum L. — Chemins ; berges du Canal. T. lagopus Pour. — R. Cultures ; bords des chemins. T. repens L. — AC. Bords des chemins. Astragalus monspessulanus L. — C.Terr. incultes. A. incanus L. — AC. Chemins. Psoralea bituminosa L. — AC. Bois du Cigala et de l'Hôpital. Robinia pseudo-accacia L. — Cultivé. Vicia cracca L. — AC. Bois du Cigala. V. atropurpurea Desf. — AC. Bois de l'Hôpital. V. sativa L. — Subspt. C. Cultures. Pisum sativum L.— Subsp. C. Champs. P. arvense L. — Subspt. C. Champs ; luzernes. Lathyrus aphaca 1. — C. Bois du Cigala. L. latifolius L. — C. Bois de l'Hôpital ; chemins. L. pratensis L. — AC. Berges du Canal. L. annuus L. — AC. Cultures. Scorpiurus subvillosa L. — R. Chemins; terr. incultes. Coronilla scorpioides Koch. — R. Cultures. C.emerus L. — Bois du Cigala et des Castelles. C.minima L. — R Bois du Cigala et des Castelles. Ornithopus compressus L. — CC. Bois du Cigala. O. perpusillus L. — AC. Bois de l'Hôpital. Hippocrepis comosa L. — AR. Bois du Cigala. Hedysarum coronarium L. — C. Cultures. Onobrychis saliva Lamk. — C. Cultures. Amygdalus communis L. — Bords des chemins. Spiræa filiperdula L. — C. Bois du Cigala. Geum urbanum L. — AC. Bois du Cigala. G. silvalicum Pourr. — AC. Bois du Cigala. Potentilla reptans L. — C. Bords des chemins. FLORULE DE CAUX 169 P. verna L. — C. Bords des chemins. P, tormentilla Scap. — C. Bords des chemins, + Agrimonia eupatoria L. — AC. Bois du Cigala ; chemins. | Poterium sanguisorba L.— AC. Cultures; chemins. Alchemilla arvensis Scop. — C. Cultures. Cratægus oxyacantha 1. — AC. Bords des chemins. C. monogyna Jacq. — C. Haies. C. azarolus L. — Cultivé. AC. Bords des chemins. Mespilus germanica L. — R, Haies. Cydonia vulgaris Pers. — AC. Haies. Sorbus domestica L. — Vignes ; cultures. Epilobium hirsutum L. — C. Chemins ; b. du Canal. Myriophyllum spicatum L. — C. Canal du Midi. Lythrum saticaria 1. — C. Berges du Canal. V. gracile DC. — R. Berges du Canal. Bryonia dioica Jacq. — AC. Chemins ; decombres. Ecbalium elaterium Reich. -— C. Bords des chemins. Sedum acre L. — AC. Chemins ; terrains incultes. L. album L. — AC. Terrains incultes. Herniaria hirsuta L. — C. Terrains incultes. H, cinerea DC. — C. Terrains incultes. Scleranthus annuus L. — C. Chemins; terrains incultes. S. perennis L. — C. Chemins’; terrains incultes. Umbilicus pendulinus DC. — Murs ; bords des chemins. Daucus carota L. — C. Vignes ; cultures ; chemins. D. agrestis Jord. — AC. Cultures. Turgenia latifolia Hoffm. — AC. Cultures. Caucalis daucoides L. — AC. Cultures. Torilis nodosa Gœrtn.— AC. Bois de l'Hôpital et des Castelles. Laserpilium latifolium L. — AC. Chemins: terrains incultes. Angelica silvestris L. — C. Bords du Canal. Opopanax chironium Koch.—C. Cultures ; chemins ; bords du Canal. Seseli tortuosum L. — C. Bords des chemins. Fœniculum officinale AI. — R. Bords des chemins. Ammi majus L. — AC. Bords des chemins ; bords du canal. Helosciadium nodiflorum Koch. — AC. Bords du Canal. Scandix pecten-Veneris L. — C. Vignes; cultures. S, hispanica L. — C. Cultures. S. australis L. — C. Cultures ; bords des chemins. -470 RESPAUD ET CHARTIER Eryngium campestre L. — C. Chemins ; terrains incultes. Hedera helix L. — C. Bords des chemins. Sambucus nigra L: — R. Haies. S. ebulus Li. — AC. Cultures ; bords des chemins. Rubia peregrina L. — R. Terrains incultes. Asperula cynanchica L. — R. Terrains incultes. Galium maritimum L. — AC. Bords des chemins ; bords du Canal. G. silvestre Poll. — AC. Bords des chemins ; berges du Canal. Sherardia arvensis L. — AC. Chemins ; berges du Canal. Valerianella discoidea. Lois. — C. Vignes ; cultures. V. echinata DC. — C. Cultures. V. coronala DC. — AR. Vignes; cultures. Dipsacus silvestris Müll, — AC. Cultures ; chemins. D. laciniatus L. — AC. Cultures ; chemins. D. fullonum Mill. — Subsp. AC. Cultures ; chemins. Cephalaria leucantha Schr. — R. Berges du Canal. Scabiosa atropurpurea L. — C. Cultures. S. columbaria L. — C. Berges du Canal. Eupatorium cannabinum L. — C. Chemins; bords du Canal. Peltasites fragrans Pres]. — R. Bords des chemins. Tussilago farfara L. — C. Vignes; cultures. Bellis perennis L, — ©. Chemins ; berges du Canal. Senecio vulgaris L. — C. Vignes; cultures. S.jacobæa L.— Bords des chemins ; berges du Canal. S, erucifolius L. — AC. Chemins; terrains incultes. Leucanthemum vulgare Lamk. — AC. Cultures. Chrysanthemum segetum L. — AC. Cultures. Achillea odorata Li. — R. Chemins. A. millefolium L. — AC. Cultures; bords des chemins. Inula conyza DC. — AC. Chemins ; berges du Canal. I. salicina L. — AC. Chemins ; berges du Canal. Calendula arvensis L. — C. Vignes; cultures. Echinops ritro L. — CC. Chemins, terrains incultes. Centaurea jacea L. — AC. Chemins ; bois du Cigala. C. collina L. — C. Bords des chemins. C', ealcitrapa L,. — C. Chemins ; bords des chemins. : C. cyanus L. — AR. Cultures. C, solslitialis L. — C. Cultures. C. pectinata L: — AC. Vignes ; Cultures. FLORULE DE CAUX 171 C'. aspera L. — AC. Chemins ; terrains incultes. Microlonchus salmanticus DC. — R. Chemins. Centrophyllum lanatum DC. — AC. Chemins, Leuzea conifera DC. — R. Terrains incultes. Lappa major DC. — AC. Bords des chemins. Cartina corymbosa L. — AC. Bords des chemins. Pulicaria dyssenterica Gœrtn, — AC. Bords des chemins. Helichrysum stæchas DC. — AR. Bords des chemins. Pallenis spinosa Cass. — Bords des chemins. Scolymus hispanicus L.— C. Bords des chemins. Catananche cærulea L.— AC. Chemins ; b. du Canal. Cichorium intybus L. — AC. Chemins. C. divaricatum Will. — C. Chemins. Rhagadiolus stellatus DC. — AR, Vignes; cultures. Lampsana communis L. - AC. Bois du Cigala et des Castelles. Urospermum Dalechampii Desf. — CC. Chemins ; cultures. Tragopogon porrifolius L. — AC. Cultures ; chemins. Taraxacum dens leonis Desf. — C. Vignes ; cultures. T. officinale Wigg. — C. Cultures; chemins. Lactuca sativa L. — Subsp. AC. Cultures. L. viminea Lamk.— AC. Vignes. L. virosa L. — R. Cultures. L. perennis L. — AC. Vignes; cultures. Sonchus oleraceus L. — CC. Vignes ; cultures. S. palustris L. — AC. Canal du Midi; fossés. Picridium vulgare Desf. — AC. Chemins; cultures. Barkhausia setosa DC. — Bords des chemins. Hieracium pilosella L. — C. Chemins ; terr. incultes. Andryala integrifolia L. — AR. Bois du Cigala ; chemins. Xanthium spinosum L.— AC. Chemins. Specularia speculum DC. — C. Cultures. | Campanuia rapunculoides L. — AC. Chemins ; cultures. C. erinus L. — Bords des chemins. | C. rapunculus L. — AC. Chemins; terrains incultes. Arbutus unedo L. — R. Bois du Cigala et des Castelles. Calluna vulgaris Salib. — AC. Bois du Cigala. Erica scoparia L. — AC. Bois du Cigala et de l'Hôpital. Primula officinalis Jacq. — AC.Boïs du Cigala et de l'Hôpital. Lysimachia vulgaris L. — AR. Bords du Canal. L. nummularia L.— Lieux humides. 172 ® RESPAUD ET CHARTIER Coris monspeliensis L. — C. Bois; bords des chemins. Anagallis arvensis L. — C. Vignes; cultures. A. cæœrulea Schr. — C. Vignes ; cultures. A. phænicea Lamk.— C. Vignes ; cultures. Fraxinus excelsior L. — AC. Bords des chemins. Ligustrum vulgare L. — AC. Chemins; b. du Canal. Jasminum fruticans L. — CC. Bords des chemins. Vinca major L. — C. Bois de l'Hôpital; chemins. Chlora perfoliata L. — AC. Bords des chemins. Erythræa centaurium Pers. — AR. Chemins; terr. incultes. Limnanthemum nymphoides Lamk.— R. Canal du Midi. Convolvulus sepium L. — AR. Berges du Canal. C. arvensis L. — C. Chemins; terr. incultes. C. cantabrica L. — AR. Chemins. Borrago officinalis L. — AR. Chemins; cultures. Anchusa officinalis L.— AR. Bords des chemins. A. tlalica Retz. — AC. Vignes, cultures. Lycopsis arvensis L. — R. Vignes; cultures. Lylhospermum officinale L. — AC. Berges du Canal. L. purpureo-cœruleum L. — R. Berges du Canal. L. arvense L. — AC. Cultures ; berges du Canal. Echium ttalicum L. — C. Bords des chemins. E. vulgare L. — C. Bords des chemins. E. plantagineum L. — AC. Bords des chemins. Myosotis intermedia Link.— AC. Bords des chemins. Cynoglossum pictum Ait. — AC. Bords des chemins. C. cheirifolium 1. — AR. Chemins; terrains incultes. Heliotropium europæum L.— AC. Vignes ; cultures. H. supinum L. — AC. Vignes; cultures. Solanum nigrunr L. -- AC. Chemins. S. dulcamara L.— AC. Berges du Canal. Hyoscyamus niger L. — R. Bords des chemins. H. atbus L. — R. Bords des chemins. Verbascum blattaria L. — C. Bords des chemins. Scrofularia aquatica L. — AC. Bords des chemins. — var. oblongifolia Lois. — AR. Bords du Canal. S. canina L. — R. Bords des chemins. Antirrhinum orontium L.— AC. Cultures; chemins. Linaria cymbalaria Mill. — AC. Murs. L. arvensis Desf. — AC. Cultures ; bords des chemins. FLORULE DE CAUX 173 L. striata DC. —- AR. Berges du Canal. L. supina Desf. — AC. Cultures. Gratiola officinalis L. — AC. Berges du Canal. Veronica chamædrys L. — AC. Chemins ; b. du Canal. V. teucrium L. — AC. Vignes; terrains incultes. V. beccabunga L. — AR. Bords du Canal. V. arvensis L. — AC. Vignes; cultures. Euphrasia officinalis L. —: AR. Chemins; terr. incultes. Trixago apula Stern. — R. Berges du Canal. Rhinanthus major Ehrh. AR. Berges du Canal. Melampyrum cristatum L. — Bois. Phelipæa Muteli Reut. — Bords des chemins. Orobanche speciosa DC. — R. Terrains incultes. O. artemisiæ Vauch. — AR. Chemins; terrains incultes. Lathræa clandestina 1. — AC. Berges du Canal. Mentha rotundifolia L. — CC. Bords des chemins. M. aquatica L. — AR. Bords du Canal. M. pulegium L. — C. Bords des chemins. Lycopus europœus L. AC. Bords du Canal. Thymus vulgaris L. -- AC. Terrains incultes. Calamintha officinalis Mœnch. — C. Bords des chemins, C. clinopodium Benth. — C. Bois du Cigala. C. acinos Clairv. — C. Cultures. Rosmarinus officinalis L. — Subsp. R. Chemins. Salvia officinalis L. — Subsp. AR. Vignes. S. pratensis L. AR. Cultures. Lamium amplexicaule L. — AC. Vignes; cultures. L. purpureuin L. — AC. Chemins; terrains incultes. Galeopsis ladanum Lamk. — AR. Bois du Cigala et des Castelles. G. intermedia Vill. — AC. Vignes ; cultures. Stachys silvatica L. — AC. Bois; chemins. S. palustris L. — R. Bords du Canal. S. recta L. — AC. Chemins. Beltonica officinalis L. — AC. B. du Cigala et des Castelles Ballota fœtida Lamk. — AR. Chemins. Phiomis herba-venti L. — AC. Chemins; b. du Canal. P. fruticosa Lap. — AR. Chemins. Sideritis romana L. — R. Terrains incultes. S. hirsuta L. — AR. Bois du Cigala et de l'Hôpital. 174 RESPAUD ET CHARTIER Marrubium vuigare L. — C. Chemins. Seutellaria galericutata L. = AC. Bords du Canal. Brunella hyssopifolia C. Bauch. — AC. Berges du Canal. B. vulgaris Mœnch. — AC, Berges du Canal. \ B. laciniata L. — AC. Chemins ; berges du Canal. Ajuga repians L. — CC. Bords du Canal. A. chamæpytis Schr. — AC. Chemins; terrains incultes. Teucrium scordium L. — AC. Bords du Canal. T. scorodonia L. — R. Bois de l'Hôpital. Verbena officinalis L. — AR. Chemins. Plantago media L. — AC. Chemins ; berges du Canal. P. major L. — C. Chemins; berges du Canal. P. lanceolata L. — C. Bords des chemins. Globularia vulgaris L. — AR. Terrains incultes. Chenopodium rubrum L. AC. Chemins; b. du Canal. Rumex patientia L. — AC. Vignes; cultures. R. lingitanus L. AR. Bords des chemins. Polygonum persicaria Li. — AC. Bords des chemins. P. aviculare L. — C. Bords des chemins ; terrains incultes. P. amphibium L. — CC. Canal du Midi. Laurus nobilis L. — Cultive. Osyris alba L. — AC. Berges du Canal. Aristolochia clematitis L. — AR. Vignes; cultures. A. rotunda L. — R. Berges du Canal. Euphorbia characias L. — C. Chemins; terr. incultes. E. serrata L. — CC. Vignes ; chemins. E. gerardiana Jacq. — AC. Chemins; berges du Canal. E. exigua L. — C. Cultures; bords des chemins. E. amygdaloides L. — AR. Chemins ; berges du Canal. Mercurialis perennis L. — AC. Vignes ; chemins. M. annua L. — CC. Vignes; cultures. Urtica pilulifera L. — C. Bords des chemins. U. dioica. L. — C. Chemins ; terrains incultes. Parietaria diffusa M. et K. — C. Murs; chemins. Cannabis sativa L. — Subsp. Chemins. Atisma ranunculoides L. — CC. Bords du Canal. A. plantago L. — AC. Bords du Canal. — var. lanceolatum GG. — C. Bords du Canal. Coichicum autumnale L. AC. Cultures. Tulipa ctusiana DC. — AR. Cultures. FLORULE DE CAUX 175 T. silvestris L. — AR. Cultures. | …Ornithogalum narbonense L. — C. Vignes; cultures. O.umbellatum L. — C. Berges du Canal. O. tenuifolium Guss. — AR. Cultures. Gagea arvensis Sch. — AC. Cultures. Atllium roseum L. — CC. Vignes ; cultures. A. polyanthum GG.— AR. Vignes. A. sativum L. — Subsp. R. cultures. A. paniculatum Li. — R. Berges du Canal. Muscari racemosum DC. — C. Vignés, cultures, chemins. M. comosuin Mill. — C. Vignes, cultures, bords du Canal. Aphyllanthes monspeliensis L. — AC. Chemins, terr. inc. Asparagus acultifolius L. — C. Chemins, terrains incultés: Ruscus aculeatus L. — AR. Bois du Cigala et des Castelles. Iris pseudacorus L. — CC. Bords du Canal. Gladiolus communis L. — C. Cultures. G. segetum Gawl. — C. Cultures. Narcissus tazetta L. — AR. Bords du Canal. Listera ovata R. Br. — AR. Berges du Canal. Aceras hircinum Lind. — C. B. du Cigala, bords du Gahala A. antropophorum R. Br. — AC. Berges du Canal. Orchis morio L. — AC. Berges du Canal. O. pictus Lois. -- AC. Bois du Cigala et des Castelles. O. purpureus Huds. — AR. Cultures, berges du Canal. O.militaris L, — AC. Chemins, berges du Canal. O0. masculus L. — AC. Cultures. Platanthera bifolia Reichb.— AR. B.jdu Cigalaet de l'Hôpital. Ophrys aranifera Huds.— AC. Berges du Canal. O. apifera Huds. — AC. Berges du Çanal. Spiranthes autumnalis Rich. — AR. Bois du Cigala et de l'Hôpital. Cephalanthera ensifola Rich. — R. Chemins; bois du MAS C. grandiflora Bab. -- RR. Berges du Canal. Vallisneria spiralis L. — CC. Canal du Midi. Lemna gibba L. — CC. Canal du Midi. Arum maculatum Li. — AC. Chemins ; terrains incultes, J. glaucus Ehrh. — AC. Chemins ; bords du Canal. J. silvaticus Rechb. — AC. Chemins ; bords du Canal. J, obtusifiorus Ehrh. — AC. Chemins ; bords du Canal. J. bufonius L. — C. Chemins ; bords du Canal. 176 RESPAUD ET CHARTIER : Cyperus longus L. — Bords du Canal. Scirpus holoschænus L.— C. Bords des ruisseaux et du Gen. Carex remola L. — AC. Chemins ; berges du Canal. Phalaris canariensis L. — Subsp. R. Chemins. Baldingera arundinacea Dum. — C. Berges du Canal. Anthoæanthum odoratum L. — AC. Bois de l'Hôpital. Mibora verna PB. — CC. Vignes. Phleum pratense L. — C. Cultures. Cynodon dactylon Pers. — C. Vignes ; FT Avena fatua L. — AC. Bords des chemins. Hoicus lanatus L. — AR. Cultures. Kœleria cristata Pers. — AC. Chemins; terrains incultes Glyceria fluitans R. Br. — AR. Çanal du Midi. Poa buibosa L. var. vivipara. — AR. Chemins. Eragrostis megastuchya Link. — AC. Cultures. Æ. pilosa PB. — AC. Cultures. ; Briza media L. — C. Chemins ; berges du Canal. B. minor L. — C. Cultures ; bords des chemins. Daclylis glomerata L. — AC. Cultures ; chemins. Danthonia decumbens DC. — AC. Cultures ; chemins. Cynosurus cristatus L. — AC. Cultures ; chemins. C. echinatus L. — AR. Bords des chemins. Bromus tectorum L. — AC. Bords des chemins. B. rubens L. — AR. Cultures ; chemins ; terrains incultes. B. erectus Huds. — AC. Cultures ; bords des chemins. Ægilops ovata L. — AC. Bords des chemins. .. Æ,. triaristata Willd. — AC. Bords des chemins. Lolium mullifiorum Lamk. — AC. Cultures. L. temulentum L. — AC. Cultures. Hordeum murinum L. — CC. Chemins ; terrains incultes. Nardurus tenellus Rech. — C. Bords des chemins. . N. Lachenalii Godr. — AC. Bords des chemins. Ceterach officinarum Willd. — AR. Bords des chemins. Asplenium adianthum-nigrum L. — AR. Bois. Asplenium ruta-muraria L. — AR. Vieux murs. Scolopendrium officinale Sm. — R. Puits à Caux. Adianthum capillus Veneris L. — R. Puits à Caux. Equisetum telmateia Ehrh.—R. B. des ruisseauxet du Canal. Carcassonne, le 4er mars 1890. LE LYCOPODIUM CERNUUM Lin. DANS LA RÉGION MÉDITERRANÉENNE Par M. O. DEBEAUX Dans un récent envoi des plantes de Syrie qui m'a été adressé par mon excellent ami le R. P. Vincent, professeur de botani- que à l’Institut Saint-Joseph (Ecole de médecine et de pharma- cie) de Beyrouth, j'ai été très agréablement surpris d’y trouver le Lycopodium cernuum Lin. récolté à Bicfaia(1) dans le Liban en mars 1890, par le R. P. Torrend, et représenté dans cet envoi par de splendides échantillons. Mon étonnement a été d'autant plus grand, que cette plante n’est point mentionnée dans le Flora orientalis dè Boissier, et que je la croyais jus- qu’à présent spéciale aux régions intratropicales des Deux- Mondes. Le Lycopodium cernuum m'est connu depuis longtemps, l'ayant récolté moi-même en avril 1860 dans les jungles de Syngapore, et en mai suivant sur les pentes inférieures du pic Victoria dans l’ile de Hong-Kong (Chine méridionale). Il me devenait donc bien facile, pour lever tous mes doutes sur l’exacte détermination de la plante de Syrie, de comparer celle- ci avec les spécimens du Z. cernuum de diverses provenances qui existent dans mon herbier. Après un examen attentif, j'ai eu le plaisir de constater que l'espèce du Liban était non-seu- lement bien nommée, mais identique de tout point avec les échantillons du Z. cernuum provenant de Terra Canara, près de la ville de Mangalor, distribués par Hohenacker dans son exsiccata des Planiæ Indiw-Orientalis, et représentés égale- ment dans la collection des Plantæ montis Nilagiri de ce bota- niste-voyageur. Notre plante syrienne diffère à peine de celle récoltée à Syngapore et sur le pic Victoria, laquelle appartient à la variété capillaceum Spring, et caractérisée par ses feuilles plus étroitement allongées, presque filiformes. La découverte du Lycopodium cernuum dans une vallée du Liban, contrée faisant partie du bassin de la Méditerranée, et (1) Bicfaia ou Bekfaia est un gros village dans le Liban, situé à 900 mètres d'altitude. Le territoire de Bicfaia a une élévation variant de 600 à 1,200 mètres. Rev. S. Fr Bor. VIII (1er mars 1891). 12 178 O0. DEBEAUX sur laquelle il ne peut exister aucun doute aujourd’hui, consti- tue un fait de géographie botanique des plus intéressants, et sur lequel je crois devoir fixer l’attention de tous ceux qui s'occupent de l’importante question de la dispersion des plantes à la surface du globe. Linné est le premier auteur qui a décrit le Zycopodium cer- nuuimn dans sa Flora zeylanica, en 1747, avec cette courte diag- nose reproduite plus tard par Reichard dans le Systema plan- tarum en 1780 : « Erectum, ramosissimum , spicis ovalis, sessilibus, nutantibus. Habitat in Indiis. » Sprengel en donne une description un peu plus étendue dans son Systema vegetabilium, vol. V, p.15 (1827) « Caule erecto, ramoso, ramis apice radicantibus, ramulis dichotomis, foliis subrerticillatis Ssubulalis, incurvis, decurrentibus; spicis cer- nuis. Habitat in Asia et America tropicali. La synonymie, la description et l’aréa de cette plante peu- vent être établis de la manière suivante, du moins avec les moyens bien imparfaits dont je dispose en ce moment. Lycopodium cernuum Lin. #1. zeil (1747); Spring Monog, Lycopod. T, p. 79'et IT, p. 37; Bentham Flora Hong-Kongensis, p. 437 ; L. amentigerum Goldm. in Plantæ Meyen, 468. Exsiccata : Hohenacker Plant. Ind. Orient. n° 83; et Plant. Mont. Nüilagiri, n° 1254; O. Debeaux Plant. Malay., n° 29, et Plant. Hong-Kong. exs. (1860) ; Hanh Plant. Martinic. exs.; Husnot Plant. Guadalup. exs. « Epis cylindracés-ovoides, de 3 à 5 centimètres de long, « sessiles et solitaires au sommet des rameaux, recourbés à . leur base et comme penchés; bractées ovales-lancéolées, ciliees, imbriquées sur huit rangs, ne dépassant pas les sporanges ; feuilles filiformes, étalées horizontalement, subu- lées à leur extrémité, et disposées sur les tiges en lignes circulaires, de 2 à 3 centim. de longueur; tiges allongées de 1 à 2 mètres, très rameuses, à rameaux étalés, flexueux, rampants, le plus souvent bifurqués et formant par leur ensemble un tapis luxuriant, dense, et d’un vert pâle. » À À R À À À A À Habite Bicfaia ou Bekfaia dans le Liban (Syrie), dans une vallée profonde, au nord de Beitchbab. (Récolté en fructifica- tion le 27 mars 1890, par le R. P. A. Torrend). COMMUNICATIONS 179 Area géog.:Syrie dans la Région Médit.; Mangalor et Monts Neilguéries (Indes-Orientales); Ceylan, Malabar: Syngapore (O. Debeaux); Hong-Kong (Bentham, Hance, O. Debeaux); Kow-lon dans le Quang-Tong, Chine Méridionale (0. Debeaux); La Martinique, La Guadeloupe, Iles Mariannes, Iles Sandwich, Haiti, etc., etc. COMMUNICATIONS. — NOUVELLES La couverture du numéro 96 bis, Session au Mont-Dore, porte par erreur : Tome IX. Ce fascicule appartient au tome VIII (1890), ainsi que la feuille 37 qui accompagne le numéro de mars et contient la fin du compte-rendu de la session de 1890 avee la table des matières. Dans la liste des membres de la Société parue le 1er janvier 1891, le nom de M. l’abbé Briquet, curé de Baye (Marne), doit être suivi de la mention : Phanerogames. — Echange. M. l'abbé Hipp. Coste vient d’être nommé vicaire à Sainte- Eulalie-de-Cernon (Aveyron). PLANTES ET LOCALITES NOUVELLES POUR LE DÉPARTEMENT DE ; LA MARNE M. l’abbé Briquet nous communique une liste de plantes qu’il a découvertes dans le département de la Marne depuis une dou- zaine d’années et dont la plupart offrent de l’interèt au point de vue de leur dispersion géographique ou de leur diffusion. Lepidium draba L. — Chàlons, près de l'Ecole normale des institutrices, mai 1882. L. ruderale L. — Châlons, 27 juin 1878. — Gionges, juin 1882. Stellaria nemorum L. Forêt de Trois-Fontaines, 13 août 1880. Impatiens noli tangere L. — Forêt de Trois-Fontaines, 13 août 1880. 180 : NOUVELLES Trifolium aureum Poll. — Route de Saint-Eulien à Chemi- non, 10 août 1880. T. elegans Savi. — Forêt de Cheminon, 10 août 1880. T. striatum L. — Baye, juin 1780. Bord des routes. Sison amomum L. — Baye, bord des haies, 10 septembre 1890. Sium inundatum Roth. — Mares des pâtis d'Oger, 25 juin 1882, Barkhausia setosa DC. — Baye, dans les luzernes, 21 août 1890. Cirsium acaule All. var. ramosum. — Baye, juillet 1887. Helminthia echioides Gærtn. — Chaltrait, 15 juillet 1882. Linaria ochroleuca Bréb. — Vavray-le-Grand, dans les haies, 21 août 1880. Calamintha officinalis Mœnch. var. #nenthæfolia Host. — Baye, 22 août 1890. | Mentha silvestris L. var. candicans Crantz. — Moslins, 15 août 1881. Stachys ambigqua Sm. — Etoges, août 1886. Lysimachia nemorum L. — Forêt de Trois-Fontaines , 13 août 1880. Primula variabilis Goup. — Châlons, 10 mai 1880. — Fére- brianges, mai 1890. | ; Amarantus retroflexus L. — Bignicourt-sur-Saulx, Heiltz- l’'Evêque, août 1880. s Colchicum autumnale L. var. vernale, Hoff. — Le Buisson- sur-Saulx, 17 mars 1880. Phalangium liliago Schreb. var. subramosum, Cariot. — Grauves, août 1883. Tulipa silvestris L. — Châlons, 15 avril 1879. — Baye, avril 1886 ; dans les bois. Orchis incarnatus L. — Baye, prés humides, 21 mai 1890. Sparganium minimum Fries. — Marais de Saint-Gond, 31 juillet 1890. Leersia oryzoides DC. — Bord de la Saulx, le Buisson-sur- Saulx, 7 août 1880. Etang de la forêt de Trois-Fontaines, 13 août 1880. Acrostlichum thelipteris L., Polysti‘hum Roth. — Marais de! Saint-Gond, 31 juillet 1890; Baye, bois humides, 10 août 1890. Les espèces de cette liste, découvertes avant la publication du catalogue des plantes de la Marne de M. Brisson, ont été inscrites dans cet ouvrage. M. Briquet, à qui ses collections COMMUNICATIONS ‘481 botaniques avaient valu une médaille d’or en 1884, a obtenu un diplôme d'honneur à l'exposition organisée par la Société d'Hor- ticulture d’'Epernay en juin 1890. CONSERVATION DES PLANTES VIVANTES DESTINÉES À LA CULTURE. Les plantes délicates que l’on désire cultiver, soit comme objet d'étude, soit comme plantes d'ornement, se conservent assez bien, pendant deux ou trois jours, simplement empaque- tées dans une couche de Sphagnum humide ; on peut les con- server vivantes beaucoup plus longtemps en imbibant de glycé- rine la couche de Sphagnum et en enveloppant le tout de papier huilé ; une seconde enveloppe de fort papier préserve du contact du papier huilé les objets extérieurs. M. Châtenié, à qui nous devons cette communication, a reçu par la poste, du centre des Etats-Unis d'Amérique, des plantes ainsi enveloppées qui ont parfaitement repris ; la durée du trajet, constatée par le timbre de la poste, avait été de quatorze jours. CARNET D'UN VOYAGEUR DANS L'ILE DE CEYLAN M. Emile Deschamps, membre honoraire de la Société de géographie de Marseille et chargé d’une mission scientifique aux iles Laquedives, par M. le Ministre de l'instruction publi- que, est de retour de son voyage d'exploration exécuté pendant les années 1889 et 1890. Cet intrépide naturaliste, déjà connu par ses recherches anté- rieures de malacologie et d’entomologie dans une grande partie de l’Empire Ottoman, se propose de publier prochainement, sous le titre de : « Carnet d’un Voyageur, » le résultat de ses obser- vations et de ses découvertes dans l’île de Ceylan. L'ouvrage que nous annoncons aujourd’hui sera illustré de 200 gravures environ intercalées dans le texte, d’après les photographies et les croquis de l’auteur. M. E. Deschamps divise son nouveau livré « Ceylan » en deux parties, comprenant les chapitres ci- après : {re partie : Colombo et Kandy. — Promenades dans les villages. — Tableaux à la plume. — Mœurs et coutumes. — Anciennes lois kandyennes. — Faune et Flore. — 2% partie : Les Rhodias. — La province d'Uva. — Chez les Veddas. — Les villes mortes de Ceylan. 182 NOUVELLES Le prix de cet ouvrage, qui paraïitra au cours de l’année 1894, pourra varier de 3 fr. 50 cent. à 7 francs, selon qu'il sera publié en un ou deux volumes, ce qu’il est impossible de préciser en ce moment. Les adhésions à la réception de cette intéressante publication seront recues par M. le Secrétaire général de la Société fran- caise de Botanique, rue Ninau, 19, à Toulouse, qui les trans- mettra ensuite à M. E. Deschamps, résidant actuellement: à Antibes (Alpes-Maritimes). SOCIÉTÉ POUR L'ÉTUDE DE LA FLORE FRANCAISE Les exsiccata relatifs à la Flore française, publiés jusqu'à ce jour, présentent un grave inconvénient : celui d'être edités à parts nombreuses. Le but de la nouvelle Societé est de créer une collection n’exigeant qu'un nombre restreint de parts, ce qui permettra de publier les espèces rarissimes et les hybrides. Projet de règlement Article premier. — La Société a pour but de publier un :ex- siccata de plantes phanérogames francaises. | Art. II. — Le nombre des Sociétaires sera au plus de 15. Art. III. — Le nombre des parts à fournir sera de 20. Les cinq parts complémentaires et une cotisation de 5 francs ser- viront au Comité pour subvenir aux frais d'impression des eti- quettes, classement et répartition des plantes. Art. IV. — Les Sociétaires devront fournir chaque année 5 plantes très rares {espèces litigieuses ou nouvelles, rarissimes, variétés ou formes remarquables, hybrides). Art. V. — Les étiquettes seront imprimées. Les diagnoses ou observations concernant les espèces critiques ou nouvelles se- ront consignées sur les étiquettes ou sur un bulletin spécial. Art. VI. — Le Comité devra être informé par les Sociétaires de la liste des plantes que l’on se propose de publier. Cette liste sera arrêtée le 4er février (par dérogation, pour 1891, cette date sera reculée au 15 mars). Art. VIL — Les plantes seront expédiées franco au Comité ; elles seront renvoyées aux Sociétaires en port dû Elles seront BIBLIOGRAPHIE 183 placées entre deux cartons qui seront retournés aux Sociétaires lors de la répartition. : Art. VIII. — Le Comité est composé de trois membres dont le mandat devra être renouvelé chaque année par vote à la ma- jorité relative. Les membres démissionnaires ne seront pas remplacés pendant l’année courante. Art. IX. — Le scrutin pour la formation du Comité aura lieu chaque année par lettre envoyée lors de la confection de la liste des plantes offertes. Les membres du Comité d'initiative de la formation de la Societé, E. G. CAMUS, Ch. MAGNIER, 58, boulevard Saint-Marcel, Paris. : Saint-Quentin (Aisne). On est prié d’envoyer son adhésion avant le 1° mars, en même temps que la liste des plantes que l’on se propose de pu- blier en 1891. — ZI ne sera pas envoye d'autre avis. BIBLIOGRAPHIE Nouvelles recherches sur les Cellules à mucilage des graines de Crucifères, par M. J. d'Arbaumont (Ann. Sc. nat. bot., 7e sér., t. XI, p. 125). Ÿ Plusieurs anatomistes avaient déjà recherché l'origine des substances mucilagineuses émises par les téguments de beau- coup de graines d’angiospermes et susceptibles de se gonfler au contact de l’eau. Pour ce qui concerne spécialement les Crucifé- res, M. Strasburger, au 30° chap. de son Manuel technique d'Anatomie végétale, avait étudié avec détails la structure du Capsella Bursa pastoris. M. d'Arbaumont vient de reprendre l'observation des mêmes faits en les étendant aux groupes les plus variés deela famille; les conclusions qu’il formule ressortent de l'examen de 90 espe- ces réparties en 46 genres. Nous r’essaierons pas de suivre ici l’auteur dans tous les dé- tails souvent fort curieux et caractéristiques des divers types 184 BIBLIOGRAPHIE signalés dans son Mémoire; citons seulement les points de structure les plus généraux et les plus importants à connaitre. Toute la masse de gelée provient des couches d’épaississement de la paroi externe des cellules épidermiques de la graine; les autres parois, latérales et interne, restent minces et inaltérées. Le point de départ de cette formation est le mouvement ascensionnel du noyau qui, d’abord appliqué contre la paroi interne, vient se placer au centre du plafond de la cavité cellu- laire. Le protoplasma, jusque-là riche en amidon, le digère peu à peu et fournit ainsi les matériaux à la formation nouvelle. Celle-ci, progressant de haut en bas et de dehors en dedans, re- foule bientôt le contenu cellulaire dans la partie centrale, où il se différencie en une sorte de columelle axile. À ce moment toute trace du noyau y a disparu et les corps amylacés eux- mêmes ont fait place à une substance granuleuse que vient protéger un revêtement de vraie cellulose condensée et non diffusible. Dans certains genres, comme les Zepidium, cette columelle finit elle-même par disparaitre à la maturité complète, où sa minceur la rend méconnaissable. | Lorsque l’eau vient à imprégner une cellule ainsi modifiée dans sa structure et sa composition chimique, les couches géli- fiées l’attirent avidement. Si ce gonflement reste peu accusé, il ne se produit pas d’'épanchement extérieur; mais d'ordinaire la mince cuticule enveloppante se brise sous la pression interne. Tantôt le contenu tout entier de la membrane primitive fait saillie en un corps figuré dont la forme varie avec les espèces, ou, au contraire, se diffuse en une gelée homogène, tantôt les couches extérieures seules se diffusent, alors que le centre per- siste sous forme de columelle axile. Le rôle physiologique de ce mucilage est de favoriser la dis- persion de la graine, et son adhérence au support humide sur lequel doit se continuer la germination. Par sa réaction, il s’écarte beaucoup moins de la cellulose typique qu’on ne l'avait admis jusque là. Ainsi l’un et l’autre demeurent insolubles dans l’eau chaude, mais se dissolvent dans la potasse ; ils se colorent de même, à quelques nuances près, sous l’action de l’iode et de l’acide sulfurique, ou des autres agents équivalents (chloroiodure de zinc, bichlorure d’étain iodé, etc.). Les conclusions de ce Mémoire se trouvent fortifiées par la concordance presque complète des résultats obtenus simultané- BIBLIOGRAPHIE 485 ment en Allemagne par M. Max Abraham, et. DRbEèRS en 1885 dans les Jahrbucher de Pringsheim. | F:"Hy. New Mosses of North-America, I, Il, II, IV, par MM. F. Renauld et J. Cardot (in Botanical Gazette, 1888-89-90). Dans quatre notes différentes, les auteurs donnent la descrip- tion en anglais d’un grand nombre de mousses nouvelles. Dans la première on trouve : Dicranella Fitzgeraldi, Cam- pylopus Henrici, Rhacomitrium oreganum, Webera campto- trachela, Polytrichum ohioense, Fontinalis Howellii, F. flac- cida, Camptothecium Amesiæ. Sept planches accompagnent cette publication. La deuxième note comprend les espêces nouvelles suivantes : Dicranum sabuletorum, D. Howellii, D. miquelonense; Tri- chodon flexifolius, Webera Cardoli Renauld ; Bryum Sawyeri, Fontinalis Delamarei. Trois planches représentent les carac- tères de ces espèces. La troisième note décrit : Dicranella Langloisii, Dicranum consobrinum, Didymodon Hendersonii, Grimmia lenerrima; Coscinodon Renauldi Cardot, Orthotrichum Hendersonii, 0. ulotæforme, Bryum Hendersoni (3 planches). Enfin, dans la quatrième nous remarquons : Bryum extenua- lum, B. crassirameum, Fontinalis Kindbergii, Heterocladium aberrans, Brachythecium idahense (2 planches). | Ces espèces proviennent spécialement de la Louisiane, de la Floride, de l’Orégon, de la Californie, de l’île Miquelon, etc. Outre ces nouveautés, le travail de MM. Renauld et Cardot contient encore la description de plusieurs formes d’espèces connues même en Europe, mais qui se distinguent par des dif- férences constantes sur les échantillons américains, et sont mises au rang de varietes. De courtes diagnoses provisoires de la plupart de ces mousses avaient déjà été données dans la Re- vue bryologique, 1888, pages 69 à 72. | L. CHEVALLIER, 186 BIBLIOGRAPHIE Mousses nouvelles de l’Amérique du Nord, par MM.F. Renauld et Cardot (Extrait du Bull. de la Soc. royale de botani- que de Belg., tome XX VIII, 1889). Cette brochure est la traduction de l’anglais de la deuxième note sur les New Mosses of North-America, signalée plus haut. Les diagnoses sont en latin, et les remarques en français. En dehors des espèces américaines nouvelles, on y trouve décrits : Microbryum Floerkeanum Sch., var. Henrici; Weissia viri- dula Brid., var. nitida; Dicranum hyperboreum C. Müll., var. papillosum ; D. scopariumHedw., var. sulcatum; Fissidens incurvus Schw., var. brevifolius ; Physcomitrium pyriforme, Brid., var. Langloisii,; Fontinalis antipyretica L., var. orega- nensis; Alsia californica Sull., var. flagellifera; Eurhyn- chium strigosum B. S., var. Barnest et var. fallax; Plagio- thecium denticulatum B.S., var. microcarpum; Amblyslegium riparium B. S., var. serratum et var. floridanum; Hypnum symmetricum, voisin de l'A. uncinatum ; H. arcuatum Lindb., var. americanum. Suit une liste d'espèces nouvelles pour l'Amérique : Æucla- dium verticillatum B. S.; Dicranum tenuinerve Zett.; Fissi- dens Bambergeri Sch.; F. viridulus Walhl.; Trichoslomum nilidum Sch. ; Bryum mycrostegium Sch. ; Polylrichum sexan- qulare F1.; Amblystegium porphyrrhizum Lindb.; À. Xochüi B. S.; Hypnum Vaucheri Lesq. L, CG: Révision des Sphaignes de l’Amérique du Nord, par M. J. Cardot (Extrait du Bull. de la Société royale de botanique de Belgique, t. XX VI, {re part.). Les matériaux rassemblés par l’auteur sont encore insuffi- sants pour donner un ensemble complet de la flore sphagnologi- que de l'Amérique; mais cependant il en résulte déjà plusieurs remarques intéressantes : 1° Toutes nos espèces européennes se retrouvent dans l’Amé- rique septentrionale, à l'exception du S. Angstræmii Hart. ; 2% ces espèces ont dans les régions boréales les mêmes formes qu’en Europe; mais, dans les Etats du Sud, elles présentent quelques variations spéciales ; 3 il existe plusieurs types étran- BIBLIOGRAPHIE 187 gers à l'Europe, mais appartenant à la flore subtropicale du Sud, spécialement à la Floride et à la Louisiane, quoique quel- ques-uns remontent sur la côte orientale jusque vers New- Jersey. L'auteur cite ensuite les 25 espèces et les variétés nombreuses qu’il a pu étudier. Deux espèces restent douteuses : le S. Garberi Lesq. et James que l’auteur n’a pas vu, et le S. floridanum Card. qui n’est peut-être qu’une variété du S. macrophyllum Bernh. Le S. sedoides Brid. est considéré comme une forme incomplètement développée du S. Pylaiei Brid. L. C. Herborisations bryologiques dans les vallées de Saint- Aubin-Routot et d’Oudalle, par M. Thériot (Ext. du Bull. de la Soc. linn. de Norm, 4 série, 4e vol., 3 fasc.) L'auteur donne en quelques pages le résumé de ses récoltes bryologiques pendant l’année 1889-90, aux environs du Havre. La flore est assez pauvre dans cette région, excepté toutefois dans les deux vallées citées, où l’on peut récolter quelques espèces trés intéressantes, telles que Fissidens algarvicus Solms. Laub., nouveau pour le département; Fossombronia pusilla Dum.; Webera Tozeri Sch.; W. annotina Sch.; Barbula torluosa W. et M.; Eurhynchium circinnalum Sch.; Eucla- dium verticillatum Sch.; Seligeria pusilla B. E.; Campylopus fragilis B.K. ; Jungermania ventricosa Diks. En outre deux espèces nouvelles pour la France sont signa- lées : Fissidens ininutulus Sull., et Lophocolea spicata Tayl. Cette dernière espèce n’etait connue jusqu’à ce jour que dans la Grande-Bretagne. 1 EE dns Cinquième note sur les herborisations de la faculté des sciences d'Angers, par M. l'abbé Hy.(Ext. des Mem. de la Soc. nat. d’agric., scienc.et arts d'Angers, 1891). La première partie de ce travail traite des Equisétacées. L’au- teur donne en quelques mots les caractères externes qui distin- guent des autres végétaux ces plantes connues sous les noms d’Aprêles, Prèles (Asprella), ou encore de Jau cou, Jetau quoue (traduction des mots Equiselum où Hypochæte). Parmi ces vé- ‘188 BIBLIOGRAPHIE gétaux les uns (Equisetum) ont leurs tiges aériennes annuelles, les autres (Hypochæte) persistent pendant l'hiver. Au sujet des Equisetum, on lit une observation sur l'E. littorale Kulv.; hy- bride des Æ. arvense et limosum. Dans la seconde section, l’auteur rapporte les formes angevines à trois groupes : Æ. cam- panulalum Poiret, E. paleaceum Schl., E. occidentale Hy: Le premier comprend quatre variétés dont l’une, var. virgatum Braun, a été prise par Guépin et Boreau pour l'E. vartegatum; la quatrième, var. Renati, est nouvelle.— L’ÆE.trachyodon de la Flore du Centre n’est qu’une forme de l’Z. paleaceum Schl, — Enfin le type de l’Z. hiemale L. n'existe pas en Anjou, il est remplacé par une forme régionale que l’auteur appelle Æ. ocei- dentale et qui comprend plusieurs variétés. Daus la seconde partie, après avoir rappelé les travaux anté- rieurs, l’auteur jette un coup d’œil rapide sur les localités des Characées, et sur l'influence du milieu qui les baigne. Une fon- taine sulfureuse remplie de l’Amæbacter roseus Winogr., con- tient quatre Characées remarquables par leur forme raccourcie. Suit, d’après la classification proposée par M. l'abbé -Hy dans un autre travail, la liste des Characées récoltées dans l’Anjou. Les espèces à noter particulièrement sont : Nitella opaca Ag.; N. mucronata Br.var.heteromorpha et flabellata Coss. et Ger.; N. gracilis Ag.; N. tenuissima Kütz.; N. batrachosperma Br.; Tolypella intricata Léouh.; Nitellopsis stelligera Hy; Chara crassicaulis Br.; C. polyacantha Br.; C. connivens Salzm.; C. fragifera Durieu. L. C. Ueber einige kritische Labiaten der spanisch-balearis- chen Flora, par M. M. WiLLKkoMM (Sur quelques Labiées criti- ques de la Flore hispano-baléare). Vienne, Oesterr. botan. Zeiïts- chrifft, 1888, n° 3, 1889, n° 5. Les plantes examinées par M. Willkomm appartiennent à la Flore d’Espagne ; une analyse détaillée de son étude pourra provoquer un travail analogue sur les espèces françaises voisines dont la détermination et la synonymie laissent souvent à désirer. 1. Satureia obovata Lag., Generum specierumque plant. nov. Diagnoses, 1816. — La diagnose de La Gasca, « Pédoncules BIBLIOGRAPHIE 189. axillaires, disposés. en forme de cyme,tournés du même coûté, foliolés, segments du calice mutiques, feuilles carénées, obovales, obtuses, entières, » convient également au S. montana L., au S, cuneifolia Ten. et peut-être encore à d'autres espèces ; cependant la plante en vue n’est pas douteuse ; La Gasca a voulu décrire une espèce commune, employée comme condiment en Espagne et nommée vulgairement, selon les provinces, « Saldo- rija, Herba d'olives, Azedreya, Isopo real, Tomillo real. » Elle vient sur les calcaires, dans la région chaude comme dans la montagne, dans la moitié sud-est de la péninsule. Est-ce une espèce? Webb, It. hisp., identifie le S. obovaia Lag. avec le Calamintha hispanica frutescens marifolia Tourn. Instit., et en fait une variété australe du S. montana L.. Bois- sier, Voy. en Esp., page 495, démontre qu'elle ne peut être assi- milée au S. montana L., en fait une variété du S. cuneifolia Ten. et dit qu’elle est etiquetee S. valentina dans l’herbier de Tournefort. M. Willkomm avait adopté cette opinion dans le Prodrome de la Flore d’Espagne, 2, p. 410, où il réunit au S. virgala Vis.une forme velue, commune dans les mêmes contrées. Au contraire, Léon Dufour regardait la plante espagnole comme nouvelle et la nommait dans son herbier S. Ayssopifolia. M. Willkomm doute que le S. montana L. se trouve en Espagne ; tout ce qu'il a reçu sous ce nom appartient au S. obovata ; il ne se prononce pas pour la plante du nord de la Catalogne et des Pyrénées aragonaises dont il n’a pas vu d'échantillons. La plante de Grenade, décrite par Boissier comme variété du S. montana ne lui semble pas appartenir à cette espèce. Une nouvelle étude des espèces espagnoles du genre Satureia l’a convaincu que le S. obovata, quoique voisin du S. cuneifolia, en doit être séparé. Le S. cuneifolia Ten., auquel est assimilé le S. virgata Vis., habite la Sicile, le sud de l'Italie, la Dalma- tie et l'Orient ; il n’a pas été constaté à l’ouest de ces pays. Voici d’ailleurs les caractères qui distinguent les deux plantes. Le S. cuneifolia Ten: a les feuilles lancéolées ou linéaires- lancéolées, aiguës, plus larges dans leur moitié supérieure, s’atténuant en coin du milieu jusqu’à la base, puis en un court pétiole ; elles sont tout à fait entières. Les fleurs sont en cyme pauciflore, le plus souvent triflores; calice non glanduleux ; corolle marquée à la gorge de;lignes et de points rouges, d’après Visiani ; les akènes sont rayés de brun. 190 BIBLIOGRAPHIE Le S. obovata Lag. a les feuilles obovées-lancéolées, arron- dies-acuminées au sommet, munies d’une dent obtuse de chaque côté à l'endroit le plus large et atténuées en pétiole ; elles sont plus glanduleuses que celles de l’autre plante. Les cymes ont de 5 à 7 fleurs; le calice est plus profondément divisé; la corolle varie du blanc pur au rougeâtre, mais n’est pas marquee de lignes ou de points rouges ; les akènes sont d’un brun uniforme et couverts de petits tubercules aigus. Le parfum de la plante est plus prononcé, plus fin et plus agréable. Ces caractères étant constants, M. Wilkomm considère le S.obovata Lag. comme une espèce. 2. Satureia intricala Lange, Diagn. plant. nov. penins. iber., II. — Plante inscrite deux fois dans le Prodromus Floræ hispa- nicæ, d’abord comme S. montana & prostrata Boiss. et ensuite, avec doute, comme S. spinosa L.? parce que Boissier l'avait distribuée sous le nom de S. montana var. intricala et que Bentham, in DC. Prodr. 12, p. 209, la rangeait comme synonyme du S. spinosa L. Sans décider si le S. spinosa de l’Archipel grec est spécifique- ment distinct du S. montana des mêmes contrées, la plante de la Sierra Nevada ne peut être regardée comme une va- riété du S. montana L. Elle en diffère par les gazons embrouil- lés qu'elle forme et bien plus encore par ses feuilles munies de chaque côte de 1-2 dents au-dessous de la pointe, par son calice très glanduleux, par sa corolle également très glanduleuse à lèvre supérieure profondément émarginée, à lèvre inférieure dont les lobes sont légèrement émarginés tandis qu'ils sont ar- rondis dans le S. montana. Le S.éntricata, plus voisin du S.obovata qui habite la région chaude et ne s'élève pas au-dessus de 1300 mètres, ne commence à se montrer qu’à une altitude de 2000 mètres et l’on ne trouve pas d’intermédiaires entre les deux. M. Willkomm partage l’avis de M. Lange qui en fait une espèce indépendante sous le nom très juste employé d’abord par Boissier. Dans le Prodomus F1. hisp. 2, p. 410, M. Willkomm avait réuni sous la variété 8 du prétendu S. montana une forme du S. obovata qui croit sur les hauts plateaux de l’Aragon et de la Nouvelle-Castille orientale, forme rangée par Boissier dans sa BIBLIOGRAPHIE 191 variété prostrala, à laquelle on ne peut réunir la plante de la Sierra Nevada; le S.intricala, en effet, ne forme pas des gazons étalés sur la terre, mais des tapis de la hauteur de la main, raides, donnant de nombreuses tiges stériles; les anciens ra- meaux deviennent souvent spinescents après la chute des feuil- les et le port de la plante rappelle, seulement alors, le S. spinosa. Le S. intricata se distingue du S. obovata par ses feuilles plus grandes, planes, ciliées sur les bords excepté à la base, glabres ; par ses cymes à 1 ou 2 fleurs seulement à l’aisselle des feuilles ; la dent médiane de la lèvre supérieure du calice est plus courte que les latérales, tandis que dans le S. obovala les trois dents sont égales. 3. Calamintha rotundifolia. — Sous ce nom, Bentham, in DC. Prodr. 12, p. 232, a confondu deux plantes: l’Acinos rotun- difolius Pers. Syn. 2, p. 131 (1807), plante d’Espagne annuelle, à corolle dépassant peu le calice; et une espèce de Hongrie, vivace, à corolle grande, plus d'une fois plus longue que le calice, à feuilles minces, ovales, obtuses-échancrées, dont les nervures sont moins saillantes en dessous, et à villosité diffe- rente. La plante de Hongrie ayant été connue beaucoup plus tard, M. Willkomm propose de la nommer C. commulala. Le C. rotundifolia (Pers.) est répandu sur une grande partie de l'Espagne à l’est et awmidi, depuis le sud de la Catalogne, de l’Aragon et de la Nouvelle-Castille, jusqu'au royaume de Gre- nade. Il présente deux formes. La forme principale, commune surtout dans la partie méridionale du bassin de l’Ebre, habitele pied des montagnes ; elle a tantôt les feuillés à pointe obovale presque tronquée, non atténuées, à bord antérieur incisé par 5-7 grandes dents aiguës ; tantôt les feuilles obovales-rhomboïdales, à bords latéraux assez droits, atténuées insensiblement en pétiole, avec 5 dents plus obtuses au bord antérieur. L’autre forme, alpine, se trouve jusqu’à 2,300 mètres dans les hautes montagnes de Grenade ; ses feuilles, longuement pétiolées, sont ovales-rhomboïdales, toujours d’un pourpre violet en dessous, à bord antérieur presque entier ou à dents obstuses ou courtes. Boïssier. voy. p. 497, a rapporté cette plante comme var. Purpurascens au C. graveolens Benth, ; M. Willkomm, Prodr. F1. hisp., p. 415, en a fait une variété y exiqua du C. rotundifo- lia en renvoyant au C. graveolens. La diagnose que donne Per- 192 BIBLIOGRAPHIE soon de son Acinos purpurascens, Syn. 2, p. 131, convient exactement à la plante de la Sierra-Nevada qu'il avait recue de Clemente : « Tige rameuse, divariquée, tomenteuse; feuilles ovales en partie dentées en scie, les supérieures rapprochées (colorées); verticilles d’1 à 2 fleurs assez rapprochés. » Les synonymes de la forme alpestre sont donc d’après M. Willkomm : Thymus purpurascens Poir.,Melissa purpurascens Benth. Lab. et Calamintha purpurascens Benth. in DC. Prodr.. La teinte rouge de la page inférieure des feullles n’est pas rare dans la forme ordinaire des régions chaudes. Très voisin du C. graveolens, le C. rotundifolia s'en distin- gue par ses feuilles toujours plus épaisses, presque coriaces, creusées en gouttière et un peu duveteuses en dessus, glabres en dessous; par ses rameaux et les pédoncules de ses fleurs revêtus d’un duvet court et réfléchi; par sa corolle plus petite, à lèvré inférieure plus courte et à lèvre supérieure plus longue que dans le C. graveolens. Celui-ci a ses feuilles ovales ou ovales arrondies, à dents faibles ou obtuses, pubescentes sur les deux faces ; les rameaux et les pédoncules velus à poils éta- lés ; le tube calicinal bien plus étranglé au-dessus du renfle- ment de la base, le calice à dents plus longues, à nervures plus prononcées et garnies de soies plus longues. Le C. graveolens est une plante orientale comme le C. com- mutata Willk.; Marschall de Bieberstein l’a décrit sous le nom de Thymus graveolens, F1. taurico-caucas., 2 p. 60, en lui assi- gnant pour patrie la Tauride et l'Ibérie et lui ‘donnant pour sy- nonymes : Th. patavinus Pall. et Clinopodium orientale ori- gani fotio Tourn. Coroll. p. 12. Il a été signalé en Perse, en Turquie, en Transsylvanie, en Espagne par Rodriguez et La Gasca, et plus tard par Lange. M. Willkomm n’en a pas vu d’é- chantillons récoltés par ces observateurs ; l'échantillon qu’il a vu dans l’herbier de Boutelou, provenant de Valence,et le n° 1417 des exsiccata de Bourgeau, provenant de la province de Grenade, distribués sous le nom de C. graveolens, appartiennent au C. ro- tundifolia. Il en est de même de deux échantillons récoltés au Maroc en 1884 par Ibrahim et qu’il a reçus de Cosson sous le nom de C. graveolens ; comme beaucoup de plantes espagnoles le C. rotundifolia se retrouve donc dans l'Afrique septen- trionale. BIBLIOGRAPHIE 193 4. Teucrium majorana Pers., Syn. 2, p. 112, n° 60. — « Epis ovoides, pédoncules disposés en forme de cyme, feuilles linéai- res enroulées sur le bord, tige presque filiforme. Hab. Espagne. Paraiît tout différent du précédent » (T7. capitatum). Cette plante, dont personne ne connaissait de localité précise, était restée douteuse. En 1873, M. Willkomm, parcourant les Baléares, trouva un « Teucrium blanc-tomenteux, à tiges grêles, à feuil- les linéaires fortement enroulées en dessous ; ses verticelles de fleurs étaient ramassés en capitules épais, globuleux, souvent groupés en cyme au sommet des tiges; corolles d’un rouge pourpre; » il le prit pour le T. #najorana, cherché depuis si longtemps, et l’inscrivit sous ce nom dans son « Index planta- rum vascularium des Baléares », bien que les épis fussent glo- buleux et non ovoides. Douze ans après, MM. Porta et Rigo rapportaient du cap Cavalleria, que M. Willkomm n'avait pas visité, .un Zeucrium semi-frutescent dont ils avaient trouvé un pied unique. Ils le publiaient, sous le numéro 55 de leur exsiccata, comme le 7. majorana Pers. La courte diagnose de Persoon convient à la lettre à leur plante : les tiges sont encore plus grêles et plus minces que celles du 7. capitatum ; les feuil- les sont linéaires et enroulées en dessous (crénelées sur les bords); les fleurs sont disposées en épis oblongs et denses, for- mant une cyme en ombelle à l'extrémité des tiges, composés, comme dans l’Origanum majorana, de bractées se recouvrant les unes les autres, étroitement imbriquées, du milieu desquelles émergent probablement les fleurs à l’anthèse; les échantillons de MM. Porta et Rigo étant trop jeunes, les fleurs sont très peu développées et cachées sous les bractées. Ce Teucrium appar- tient à la section Polium ; il se rattache au T. capétatum par ses feuilles et ses tiges, mais il en est réellement «tout à fait différent ». Il est plus voisin du 7, Æaenseleri Boiss. et du T. eriocephalum Willk., qui ont tous deux les fleurs blanches. MM. Porta et Rigo ont nommé 7. Wzlkommiä la plante que M. Willkomm avait prise pour le 7. majorana. En même temps que M. Willkomm publiait ces notes dans le Linnæa, M. Rouy consacrait deux pages du Bulletin de la So- ciélé botanique de France à l'étude des espèces du genre Rev. S. Fr Bor. VIIL (4er avril 1891). 13 194 BIBLIOGRAPHIE Teucrium distinguées par M. Porta. Pour M. Rouy, le T. ma- jorana Pers. n’est qu’une forme grèle du 7. capitatum à tiges filiformes, à fleurs petites, disposées en capitules à peine plus gros qu’un pois, cette forme n'est pas rare en Espagne. M. Willkomm ne conteste pas que cette variété soit le 7. majo- rana Pers., mais les expressions caractéristiques, épis ovoides, pédoncules en cymes, lui semblent ne pas convenir à la variété gracillimum de M. Rouy et s'appliquer plutôt à la plante des Baléares recueillie par M. Porta, bien que les tiges de cette der- nière ne soient pas assez grèles pour être dites « filiformes » (le texte de Persoon porte « caule subfiliformi », expression un peu plus élastique). M. Rouy regarde la plante de Porta comme une simple variété du 7. capitatum, qu’il nomme spicatum. Les échantillons dis- tribués par M. Porta ont leurs capitules de fleurs si jeunes que le calice seul est forme ; il est difficile de savoir si ces échantil- lons rentrent dans une des formes du 7. capilatum. Mais s'il était certain que la plante de Minorque récoltée par M. Porta appartint bien au groupe du 7. capitatum, « elle ne pourrait, comme variété, porter le nom de spicatum, puisqu'il existe déjà une variété ainsi appelée, à savoir le T. capilalum var. spicatum Loscos, plante du sud de l’Aragon » que M. Willkomm a décrite dans le Prodrome de la Flore d'Espagne et qui est tout à fait différente de la plante des Baleares. M. Willkomm regarde cette dernière comme « une espèce particulière et dis- tincte pour laquelle ii propose le nom de 7. Porlæ si elle ne peut être considérée comme le 7. majorana Pers. — La plante que M. Willkomm avait primitivement prise pour le T. majo- rana et que M. Porta a nommmée 7. Wällkommiüi en 1887 avait été nommée 7. majoricum par M. Rouy en 1881 ; ce dernier nom à la priorité; mais, dit M. Willkomm, « il est à regretter que M. Rouy ait emprunté à l’ile de Majorque la dénomination de sa plante, puisqu'elle ne paraît pas cantonnée dans cette ile, qw’elle se rencontre aussi à Minorque où il l’a récoltée lui-même et qu’elle a été découverte récemment dans le sud du Maroc par Ibrahim, le collectionneur de Cosson, qui lui en a envoyé de beaux échantillons complètement identiques avec la plante des Baléares. » C’est l'inconvénient ordinaire de tous les noms géographiques. Ed. M. Le ' fr tés 7 ra r BIBLIOGRAPHIE 495 Scrinia floræ selectæ, fascicule X, 1891, par M. Ch. Magnier, à Saint-Quentin. M. Ch. Magnier distribue le fascicule de 1891 du Flora selectia eæsiccala qui en est à la dixième annnée de son existence. Plusieurs nouveaux collaborateurs ont fourni leurs contingents de plantes intéressantes : MM. Brandis, de Travnik (Bosnie), H. Brochon, A.Callier, de Breslau, H. Gay, Dr deHeldreich, d'Athè- nes, l’abbe Maïilho, E.-J. Neyraut, Sundberg, d'Œstersund (Suède), H. Vieux, de Briancon. Comme les précédents ce fasci- cule renferme des espèces fort rares, bien représentées et pro- venant d'Espagne, Portugal, Italie, Suisse, Allemagne, Autri- che, Galicie, Istrie, Bosnie, Grèce, Crète, Finlande, Suêde, Norwège, Algérie. Le Scrinia, de 20 pages in-8, contient la liste des espèces, environ 250 non encore distribuées et une cinquantaine de numéros bis, et des notes sur les formes nou- velles ou critiques ; nous analyserons de préférence celles qui concernent la flore française. Helleborus viridis L. var. subalpinus Gave, forme nouvelle, de la Haute-Savoie. — /J. occidentalis Reut.(Æ. viridis ex p.) de l'Aisne et du Cantal et la forme à feuilles plus incisées, prove- nant de l’Orne. Hypecoum Durici Pom. var. minus H. Gay. — « Diffère du type par ses proportions moindres et surtout par ses feuilles à lanières courtes, lancéolees ». Fumaria speciosa Jord., f. atrosanguinea H. Brochon. — Cette plante que l’auteur a recueillie à Banyuls-sur-Mer, « pré- sente cette particularité notable que vers la fin de l’anthèse, quand les fleurs commencent à se réfracter, leurs pétales pren- nent en totalité, depuis et y compris l’appendice nectarifère de la base, une couleur très intense de sang noirâtre, qui tend à se confondre avec la tache d’un pourpre sombre du sommet, les sépales ne participant pas à cette coloration ». Erophila corsica Jord., in litt. 1868. — Cette plante, restée inédite, dit M. Debeaux qui l’a récoltée et distribuée, appartient au groupe de l’Æ. hirtella Jord. dont elle difière « par les sili- cules plus régulièrement ovales, plus elliptiques vers le bord 196 BIBLIOGRAPHIE supérieur, se terminant par un style très court; et surtout par ses feuilles largement ovales-lanceolees et non linéaires-lancéo- lées, rétrécies en un petiole plus court, spatuliforme, recouver- tes à la face inférieure et à la marge de poils nombreux, courts, le plus souvent bifurqués. Comme dans l’Æ. hérlella, les feuilles de l'E. corsica sont munies vers le sommet de une ou deux dents, mais plus courtes et moins prononcées. Tiges rameuses dès la base, hispides dans le bas, glabres dans leur moitié supé- rieure. Pédicelles fructifères d’abord dressés, puis devenant flexueux ou arqués, du double plus long que les silicules. — Le Fango, près de Bastia, février-mars ». - Alyssum granatense B. et R. var. sepalinum Pom.— M. H. Gay remarque, entre le type et la variété, des intermédiaires dont les feuilles sont d'autant plus développées que les sépales le sont aussi davantage. La variété sepalinum lui paraït une forme robuste du type caractérisée par le développement du système foliaire. Potentilla tommasiana Schultz, non Ardoino. — Signalée à Sainte-Victoire par Grenier et Godron sous le nom de P. sub- acaulis, cette plante a été soumise à Schultz par M. Roux. M. Bruyas donne, d’après ce dernier, les caractères distinctifs des deux espèces : P. subacaulis L. 3 folioles épaisses, cou- vertes d’un tomentum gris-jaunâtre. Nervures très saillantes, invisibles au travers de la feuille. Dents terminales de la foliole petites et obtuses. — P. {ommasiana Sz. De 3 à 5 folioles moins épaisses et couvertes d’un tomentum gris-blanchâtre. Nervures peu saillantes, visibles au travers de la feuille. Dents terminales de la foliole plus grandes et plus obtuses. Rosa lagenarioides Ozanon. — M. Ozauon avait distribué cette rose, Soc. Dph. n° 5586, sous le nom de R. lagenaria Vill., rectifié par M. l'abbé Boullu en celui de R. spinulifolia Dema- tra. M. Crépin pense que cette dernière dénomination n'est pas exacte et au lieu de ranger la plante de M. Ozanon dans la sec- tion des #2/1os@æ, la placerait plutôt dans les a/pincæ. M. Ozanon en promet une description sur des échantillons munis de fleurs. Rosa rougeonensis Ozanon (sect. caninæ-hispidæ).— «Grand arbrisseau ayant le port du À. canina, à aiguillons inclinés, ceux des rameaux florifères presque droits, d’égale grandeur. BIBLIOGRAPHIE 197 Pétioles glanduleux, poilus, aiguillonnés en dessous. Folioles, 5, 7, de moyenne grandeur, glabres avec quelques glandes sur la nervure médiane, largement ovales obtuses ou aiguës, vertes en dessus, plus pâles en dessous, doublement dentées. Stipules lancéolées glabres, bordées de glandes fines, à oreillettes droites ou divergentes. Bractées plus ou moins larges, souvent appen- diculées, foliacées au sommet, glabres et bordées de glandes. Pédoncules solitaires ou réunis en bouquets poilus portant de rares glandes qui disparaissent en partie. Tube du calice glabre, arrondi à la base. Divisions calicinales bordées de quelques glandes, étalées ou réfléchies après l’anthèse, caduques. Styles courts, médiocrement hérissés, portés sur un disque presque plan. Corolle rose clair. Fruit ovoide-arrondi. > Rougeon près de Buxy (Saône-et-Loire). M. Ozanon remarqua cette plante en 1869, mais n’ayant pu en découvrir qu’un seul buisson, il en fit des semis à Saint-Emiland et obtint une douzaine de beaux pieds exactement semblables au premier. Bulbocastanum medilerraneum Albert. — Diffère, suivant l’auteur, du B. Linnæi Schur., Bunium bulbocastanum L., et du B. collinum Alb., par les rayons de l’ombelle moins nom- breux, plus allongés, plus inégaux, plus grêles et lisses du côté interne ; par les feuilles à divisions plus étroites et plus allon- gées ; par la teinte glauque de toute la plante et par le tubercule régulièrement globuleux et beaucoup moins développé. Knautia Godeti Reuter. — Récolte dans le Jura suisse par _M. Genty, se trouve aussi en France, à Pontarlier. Cirsium Maïlhoi Giraudias, in Bull. Soc. ét. sc. d'Angers 1889. — Voisin du C. arvense Scop., il s’en distingue à pre- mière vue, dit M. Mailho, par ses fleurs généralement blanches et surtout par ses longs pédoncules, ses capitules plus gros, ses feuilles à épines vulnérantes, etc., et par une odeur vineuse très forte. — Vignes de Surba (Ariège). Salix cuspidata Schultz. — Royer, F1. Côte-d'Or, p. 435, dit que ce Salix lui paraissait un hybride des S. fragilis et S. triandra, mais qu'il n'avait pu en voir de fleurs. M. Ozanon a été plus heureux et M. Latour le lui ayant procuré en fleurs, il le rapporte au S. cuspidatla Sch. et le distingue du S. fragili x triandra Wimm. et du S. fragilis L., par ses feuilles adultes oblongues lancéolées, toutes arrondies à la base, et par les jeu- 198 BIBLIOGRAPHIE des feuilles des chatons cuspidées glabres surtout sur leur contour, en partie entières et en partie serrulées. La petitesse des stipules, l'ampleur des feuilles et la ductilité des rameaux, même sur le frais, le séparent du S. {riandra. : Betula intermedia Thomas var. microphylla Genty. — Pro- vient du Jura suisse où il est très rare. M. P. Genty distingue deux formes de ce bouleau : « L'une, macrophylla Gty, à feuil- les presque aussi grandes que celles du B. pubescens, mais ovales-suborbiculaires à peine acuminées ou même arrondies au sommet et veinées-réticulées en dessous, à graines munies d'ailes les égalant. I/autre, #aicrophylla Gty, a l'aspect d’un B. nana L. robuste, n'étaient ses feuilles ordinairement moitié plus grandes, subtriangulaires et plus ou moins fortement acu- minées en pointe aiguë. C’est à tort, continue M. Genty, que le B. intermedia Thom. a été inscrit, par Grenier et Godron notamment, parmi les plantes françaises, car je ne sache, pas qu'il ait jamais été observé authentiquement sur notre terri- toire où, d’ailleurs, la présence d’un des parents, 2. nana, est elle-même assez problématique. » Narcissus Silvestris Lamk., N. pseudo-narcissus L. — En distribuant cette plante, M. P. Genty proteste contre l’usage, que rien ne saurait justifier, de donner à une espèce un nom qui, « étant la négation même du nom générique auquel il est associé, est contraire aux règles de la nomenclature et de la logique. » Après de minutieuses recherches sur la synonymie et l’histoire de ce narcisse, il le publie «sous l’excellent nom de Narcissus silvestris que Lamarck substitua très judicieuse- ment à celui du Species, en 1778 et en 1793, dans les deux édi- tions de sa flore française (t. 3, p. 390), ouvrage dans lequel le savant naturaliste a rectifié bon nombre des dénominations défectueuses établies arbitrairement par son illustre rival... Le nom créé par Lamarck s'impose au choix des botanistes qui tiennent à rester fidèles aux sages principes de la nomeñcla- ture. » Ce nom est, en effet, emprunté aux phrases dénominati- ves des meilleurs auteurs, Dodoens, Baukhin, Tournefort. Le nom de N. major Clusius, proposé par M. le Dr Saint-Lager, a été donné par Curtis à une autre espèce d’Espagne et du midi de la France que Clusius à voulu désigner. « En essayant de faire revivre aujourd’hui le nom de AN. silvestris Lamk., » dit La AA + de BIBLIOGRAPHIE 199 M. P. Genty, « je ne me dissimule pas l’insuccès de ma tenta- tive; j'espère cependant qu’il sera adopté par ceux de mes con- frères qui ne sont pas ennemis des sages réformes. » D’autres notes sont aussi consacrées à des plantes étrangères ; parmi les espèces de France ou des provenances énumérées plus haut qui n’ont pas été l’objet de notes spéciales, nous cite- rOnS : Fumaria major Bad. var. spectabilis Bisch.; Brassica fruticu- losa Jord.; Biscutella Burseri Jord.; Iberis linifolia L. var. macrodonta Burn. (inéd.) : Cistus laurifolio X salvifolius Coste ; Arenaria cinerea DC.: Gouffeia arenarioides Rob, et Cast.; Hypericum Desetangsi Lamt.; Lotus arenarius Brot.,récolté par M. J. Daveau dans les sables de Trafaria (Portugal) ; une série de Rubus des Vosges, vus par M. Focke ; Linaria Sieberi var. Prestandræ Tin. (L. crinita Mab.) ; Asperula bætica Rouy, sp. nov., note et descr. (G. concatenatum Rev. non Coss.) ; Statice _minuta, var. glabra Authem. et var. pubescens Authem.; Armeria Duriæi Boiss. et A. littoralis Hoffm. et Lk. (notes de M. J. Daveau) ; Asplenium adulterinum Milde, de Silésie (note de M. A. Callier), etc. (Le prix du fascicule avec le Scrinia est de 62 francs. S’adres- ser à M. Ch. Magnier, à Saint-Quentin, Aisne). Ed. M. M. Saccardo a publié en français dans le Nuova .Notarizia, numéro daté du 2 mars, l’article que, sur son invitation, nous reproduisons aux pages suivantes. La troisième de ses recom- mandations concerne autant les phanénogamistes que les cryptogamistes ; déjà mise en pratique par plusieurs botanistes, elle offre l’avantage de faire connaître, au premier coup d'œil, le véritable auteur d'une espèce et de faciliter les recherches. La chromotaxie que M. Saccardo se propose de publier pourra rendre de grands services, surtout s’il étudie et classe toutes les couleurs. RECOMMANDATIONS AUX PHYTOGRAPHES PARTICULIÈREMENT CRYPTOGAMISTES Par M. P. A. SACCARDO La longue expérience que j'ai acquise dans l'élaboration de mon Sylloge Fungorum omnium m'a persuadé de l'utilité, je dirai même de la nécessité, de suivre dans la description des plantes certaines règles qui sont trop souvent négligées. Voici ces recommandations : 1. Il est nécessaire que les botanistes qui décrivent des espè- ces nouvelles en les traitant au point de vue de la morphologie et de la biologie, avec des détails très minutieux et très compli- qués, y joignent des diagnoses spécifiques ou génériques (préfé- räblement en latin), concises et comparatives selon les règles phytographiques. En effet il est très difficile et souvent très ambigu de choisir dans la foule des détails les caractères essen- tiels et différentiels. 2. La phrase spécifique ou diagnose est, pour certains auteurs particulièrement cryptogamistes, excessivement détaillée et prolixe et trop laconique pour d’autres. Une bonne phrase spé- cifique doit donner, en forme assez concise et claire, seulement les caractères essentiels et différentiels. Toute observation de détail doit être reléguée après la diagnose. Il est encore néces- saire pour les espèces nouvelles d'indiquer leur affinité avec les espèces voisines connues. Celui qui détermine des espèces nou- velles sait combien de t2mps il doit perdre pour la détermina- tion s’il a à faire avec des diagnoses très prolixes et sans notions d’affinité. 3. L'expérience a déjà démontré, du moins dans la cryptoga- mie, qu’il est très utile, pour la désignation de la paternité d’une espèce, d'indiquer entre parenthèses l’auteur qui a le premier décrit cette espèce sous d’autres genres. Il est toujours néces- saire d'ajouter le nom de l’auteur qui a transporté l'espèce du genre primitif à un autre, Car sans cela on devrait entendre que l’auteur de l'ouvrage où la combinaison des noms est citée, est également l’auteur de cette combinaison. Nous trouvons, par RECOMMANDATIONS AUX PHYTOGRAPHES 201 exemple, dans les écrits de Winter des indications comme celle-ci : « Sphærella converula (Schwein.). Syn. Sphæria conveæula Schwein. » Si nous n’ajoutons pas le nom de Thümen après la parenthèse, nous devrons croire que Winter est l’auteur de la combinaison ; et alors nous aurons, d’après lés règles d’au- tres botanistes, les deux notations suivantes : Sphærella con- vexula(Schwein.)Wint.,ou Spaærella conveæula Wint.,qui sont toutes les deux fausses. Mais si nous disons SphMwrella conte- œula (Schwein.) Thüm., nous avons la notion très exacte que Sehweinitz a créé l'espèce et que Thümen l’a rapportée à son véritable genre. 4. En décrivant les cryptogames parasites, il faut citer les plantes ou les animaux nourriciers avec la nomenclature tech- nique latine. Les noms vulgaires (anglais, italiens, etc.) des plantes sont souvent difficiles à appliquer. 5. Pour les mesures des organes tant microscopiques que macroscopiques, il est nécessaire d'adopter une mesure unique, le système métrique ; pour les mesures microscopiques, laissant de côté toute fraction, on devra préférer les micromillimètres ou micron (#micra, y). Les différentes mesures et les fraction- L naires sont très souvent cause d'erreur ou de doute. 6. Pour désigner brièvement les dimensions des organes microscopiques il convient (comme du reste plusieurs le font) d'indiquer d’abord le chiffre de la longueur et ensuite celui de la plus grande largeur avec le signe += entre les deux, en se passant du signe y. ; si l'organe est comprimé on pourra ajouter encore le chiffre de l’épaisseur ; par exemple : spore 15 + 4signifie spore longue de 15 z., large et épaisse de 4 .; spore 15=4+%2 signifie spore longue de 15 u., large de 4 w. et épaisse de 2 u. Plu- sieurs auteurs, au lieu du signe + (que j’ai proposé et suivi depuis 1872), emploient les signes —, :, X, = qui, pour les mathéma- ticiens, ont une signification diffiérente et définie. Pour les organes macroscopiques on devra indiquer la qualité de la mesure, Savoir 7n., Cm., mm. et la partie mesurée. 7. Dans la désignation de tous les groupes de plantes en géné- ral on emploie des noms féminins (Dicotyledoneæ, Ranuncula- ceæ, Anemoneæ, etc.) ; on deyra faire de même pour les Crypto- games ; ainsi, si nous disons Sphæwriacecæ, Mucedineæ, Hydneæ, 202 P.-A. SACCARDO etc., nous devrons nécessairement dire aussi: Pyrenomyceteæ, Hyphomyceteæ, Hymenomyceteæ et non Pyrenomycetes, Hy- phomycetes, Hymenorycetes, comme le voudraient beaucoup d'auteurs. | 8. Les couleurs des plantes et particulièrement celle des corolles, des Champignons, des spores, etc., sont souvent décri- tes avec des noms de signification incertaine. Il serait bien d'employer une nomenclature définie appuyée à des échantillons normale, Je vais publier à cet effet une chromotaæxie qui sera, je l'espère, de grande utilité. 9. Pour ce qui concerne la nomenclature des fruits et des spores des Champignons, il serait utile d'employer seulement la suivante, qui au reste est adoptée par la plupart des mycologues. Hymenomyceteæ : Pileus (quelle forme?), basidia, sterigmata, spora, cystidia. Gasteromycelæ et Myxomyceleæ : Peridium, gleba, capilli- tium, flocci, sporæ. Uredineæ : Sorus, uredosporæ, teleutosporæ, mesosporæ, pseudoperidium, æcidiosporæ, paraphyses. Ustilagineæ : Sorus, sporæ. Phycomyceteæ : Oogonia, oosporæ, antheridia, zygosporæ, azygosporæ, Z00Sporangia, Zoosporæ, sporangia, sporæ. Pyrenomyceteæ et Phymatosphæriaceæ : Stroma, perithe- cium, loculus, ascus, sporidia, paraphyses. Discomycetec et Tuberoïdecæ : Ascoma, gleba, ascus, sporidia, paraphyses. Schizomyceteæ : Filamenta, baculi, cocci, endosporæ, arthrosporæ. Sphæropsidecæ : Peritheeium, basidia, sporulæ. Melanconieæ : Acervulus, basidia, conidia (et non gonidia, nom de signification toute différente et qui doit être réservé aux Lichens). Hyphomycetecæ : Cæspituli, sporodochium, hyphæ, sporæ. Obs. Si la spore germe, il se forme le promycelium qui géné- ralement produit les sporidiola. ADDITIONS A LA FLORE DE LA SARTHE Par M. l’abbé L. CHEVALLIER Sans vouloir faire ici un compte rendu de mes herborisations dans la Sarthe pendant l’ête de 1890, je viens ajouter à notre flore quelques plantes nouvelles que j'ai découvertes dans mes excur- sions à la recherche des Characées. Le temps ne m’a pas permis de visiter, pendant les mois de juillet et d'août, un grand nombre de localités ; en outre, il ne suffit pas de se promener aux bords des étangs, d'examiner les flaques d’eau et les fossés pour récolter des Characées ; il faut encore arriver à temps, il faut des années propices. La crois- sance plus ou moins rapide des eaux pendant le printemps, leur retrait à l’arrière-saison, sans compter d’autres causes encore inconnues, modifient sensiblement l'apparition de ces plantes, comme celles de toutes les plantes aquatiques. C’est ainsi que les nombreux étangs de la forêt de Sillé-le-Guillaume, où j'avais espéré faire quelque bonne récolte, ne m'ont rien fourni ; leurs rives inondées, envahies par les herbes, étaient absolument impropres à la propagation des Characées ; je n’ai vu que le vulgaire Ch. fragilis Desv. var. pulchell@ Wall., près de la chaussée du grand étang. A la fin du mois de juillet, j'ai visité les étangs de Mélinais, près de la Flèche, et je dois y signaler deux belles variétés du Nitella mucronata Kutz. La première est la var. heteromorpha Coss. et Germ., forme délicate, localisée dans un trou boueux, près de l'étang de la Guibonnière ; la deuxième, var. /labellala Kutz:, près du même étang et abondante, en outre, dans le ruis- seau decommunication qui traverse la vallée. Dans les prairies marécageuses environnantes croissent quel- ques plantes rares, entre autres le Gymnadenia odoratissima Rich., qui n’a pas encore été signalé dans la Sarthe. Aux environs du Mans, sur la commune d’Yvré-l'Evêque, se trouvent deux étangs que j'ai explorés le 41 août. L'étang de Bordebeurre, qui avait été vidé au printemps, était réduit à l'état 4 204 L. CHEVALLIER d'une vulgaire mare ; parmi les Characées que j'ai pu y trouver, la meilleure est le CA. Brauntii Gmel., belle espèce ressemblant à un Vitella. Disons en passant que, grâce aux basses eaux, j'ai eu l’occasion de revoir en abondance Ælatine hexandra, Rumex maritimus, Eleocharis ovata, etc., espèces déjà connues, mais rarement faciles à constater en ce lieu. L’étang d’Auvours, outre le N. {ranslucens Ag., bien fructifié, m'a procuré le AN. flexilis Ag., espèce assez commune que j'ai revue bien plus abondante et en belle fructification à un demi-kilomètre plus loin, dans une mare, au bord de la route de Saint-Mars-la- Bruyère. Aux étangs de Saint-Mars, je n'ai remarqué aucune Characée méritant d'être mentionnée. Je signalerai seulement pour souvenir Care filiformis, Rhynchospora fusca, Sparga- nium natans, et surtout Utricularia minor qui, cette année, était abondamment fleuri à la queue du marais, sur la boue au milieu des roseaux. J'avais indiqué, l’année dernière, la présence probable du Chara fragifera Dur., aux environs de La Flèche, j'ai eu la bonne fortune de le rencontrer à Précigné, à l’'Etang- Neuf. Le même jour, je trouvais dans la lande de {a Bretonnière l’Erica vagans L. var. alba, qui jusqu’à présent m'avait échappé, malgré l’abondance du type dans la région. Je n’ai pu visiter les étangs du nord du département, l’étang du Mortier surtout, déjà bien connu pour ses phanérogames. J'apprends que M, l’abbé Rèchin y a découvert, entre autres espèces intéressantes, le Nitella hyalina Ag. En résumé, mes recherches n’ont pas été infructueuses ; elles me permettent d'enrichir la flore sarthoise de six espèces ou variétés nouvelles de Characées, qui sont : Ch. fragifera, Ch. Braun, Nilella fleæilis, N. mucronata var. heleromorpha, et var. /labellala, N. hyalina. Ce n'était donc pas en vain que j'invitais les botanistes manceaux à s'occuper de ces plantes intéressantes ; si la recherche est quelquefois ingrate et difficile, elle ménage cependant d’agréables surprises. Il me reste à dire un mot des Gentianes de la Sarthe. Le genre Genliana est spécialement répandu en France dans les montagnes plus ou moins élevées, il contient des espèces à fleurs jaunes, rouges ou bleues. Parmi ces dernières, dont le brillant coloris attire l’attention des personnes mêmes étrangères à la botanique, quelques-unes moins exclusives descendent jusque ADDITIONS À LA FLORE DE LA SARTHE 205 dans nos plaines, les préfèrent même aux montagnes, mais elles sont en petit nombre. Si l’on consulte les ouvrages des anciens botanistes qui ont herborisé dans la Sarthe, on voit qu’ils y ont récolté trois Gentianes. La première, G. pneumonanthe. L. et sa rare var. wniflora, est très répandue dans les terrains sili- ceux du département, au bord des étangs, dans les prés tour- beux, dans les bruyères humides. La seconde, G. cruciata L., préférant les terrains calcaires, se trouve spécialement abon- dante dans la région du Saonnois, à Mamers, Saint-Longis, Marollette, Contilly, le Val-Pineau, Villaines-la-Carelle, etc. La troisième espèce signalée par Desportes d’après les indications de Ledru dans les prés humides d’Ardenay (?), n’a pas été revue à ce lieu, à ma connaissance du moins : c’est le G. germanica Willd. Il existe une quatrième espèce, que j'ai cueillie à Con- tilly, Saint-Longis, Villaines-la-Carelle, Marollette, et qui plus récemment a encore été trouvée près de Bourg-le-Roi par feu M. Duterte d’Alencon : c’est le G. amarella L. que j'ai signalé à mes amis et communiqué à plusieurs d’entre eux en 1875. Cette espèce a pris place dans la deuxième édition de la Petite Flore mancelle, mais là précédente a été supprimée. Moi-même dans un travail récent (Contrib. à la fl. de la Sarthe, Rev. S. fr. Bot. VIII, 1890, p. 417), sans vouloir la rayer de la flore, puisqu'elle croit encore à Rouez-en-Champagne d’où je la possède, je l’ai supprimée de la station des buttes de la Nue, sur la commune de Contilly ; voici en quelles circonstances. J’allai en 1875 pour recueillir cette plante, indiquée à ce lieu depuis plusieurs années par des botanistes contemporains, MM. Bonhomet, Guéranger et Manceau, mais je ne fus pas peu sur- pris de trouver, au lieu du G. germanica que je cherchais, le G. amarella non connu à cette époque. La capsule étroite, sub- sessile ne permettait aucun doute. Je conclus que mes prédé- cesseurs s'étaient trompés, car la plante provenait exactement du lieu où ils indiquaientle G. germanica. Mais tout dernière- ment, revisant mes Gentianées, je trouvai des échantillons com- muniqués par M. Bonhomet en 1870 qui appartiennent bien au G. germanica, malgré leur port grêle ; leur capsule longue- ment pédicellée les sépare évidemment de l'autre espèce. En outre, en examinant un à un tous les exemplaires que j'avais récoltés, j'en trouvai un, mais un seul, appartenant aussi au G. germanica. Les deux espèces croissent donc là mélangées ; 206 COMMUNICATIONS. —; NOUVELLES toutefois le G. germanica y est plus rare et n'a pas été vu,ije crois, dans les autres points de la région où existe encore le G. _amarella. Je fis part de ce fait à l’un des botanistes qui l'avait récolté : à cette station autrefois ; et il m’affirma y avoir vu les deux espèces. Je suis étonné que M. Manceau, qui vivait encore à cette épo- que, ait oublié de mentionner dans ses écrits cette nouveauté qui en valait bien la peine. Quoi qu'il en soit, il faut donc inscrire dans la flore de la Sar- the les quatre espèces indiquées, savoir: G. pneumonanthe, com- mun, et sa variété uniflora,rare.; G. cruciata, G. germanica, G.amarella,ces trois dernières espèces à peu près exclusivement confinées dans les calcaires jurassiques des environs de Mamers. COMMUNICATIONS. — NOUVELLES CONGRÈS DES SOCIÉTÉS SAVANTES EN 1891 M. le Ministre de l’Instruction publique nous adresse la circu- laire relative à la vingt-neuvième réunion des Sociétés savantes. L'ouverture du Congrès aura lieu à la Sorbonne,le mardi 19 mai prochain, à deux heures précises; les travaux du Congrès se pour- suivront les jours suivantset, lesamedi 23 mai,M. le Ministre pré- sidera la séance solennelle de clôture qui se tiendra dansle grand amphithéätre de la Sorbonne. Les membres de la Société qui désireraient prendre part au Congrès et profiter des billets à prix réduit délivrés à cet effet (aller, place entière; retour gratuit), sont priés de nous en informer au plus tard le 12 avril, pour que nous puissions transmettre à temps les demandes au ministère. Les questions du programme pour la section de botanique sont les mêmes que l’année dernière. Les communications pré- sentées au Congrès en dehors du programme doivent être annoncées à l’avance par leurs titres et par une analyse succinc- te assez {précise pour permettre aux membres du Comité de classer les travaux. Ces analyses doivent être adressées à M. le |} Éd Lean COMMUNICATIONS. — NOUVELLES 207 Ministre de l’Instruction publique, {e° bureau du Secrétariat, avant le 30 avril. SOCIETÉ POUR L'ÉTUDE DE LA FLORE FRANCAISE La nouvelle Société,dontnous avons publié le règlement dans le dernier numéro de la Revue, est ainsi composée: MM. E. Burnat, E.-G. Camus, L. Chevaillier, L. Corbière, H. Coste, J. Foucaud, L. Giraudias, Fr. Héribaud, J. Hervier, Ch. Hy, E. Jeanpert, D. Luizet, Ch. Magnier, E. Malinvaud, R. Neyra. — La première distribution aura lieu à la fin de l’année. Le nombre des mem- bres étant limité à 15, cinq fascicules sont disponibles, au prix . de 20 francs la centurie, pour les personnes qui ne peuvent pas collaborer. S'adresser à M. E.-G. Camus à Paris, ou à M. Ch. Magnier à Saint-Quentin. REVUE DES SCIENCES NATURELLES DE L'OUEST Cette nouvelle publication paraîtra tous les trois mois dans le format grand in-8° et comprendra : « 1° Des travaux originaux du domaine de la zoologie, la botanique,..…. à condition qu’ils aient pour objet spécial des étu- des ayant trait à la région de l'Ouest... « 20 Sous la rubrique Mélanges scientifiques, des articles si- gnalant les questions à l’ordre du jour... « 5° L'analyse critique de certains travaux parus dans les publications périodiques, accompagnée d'extraits si l’impor- tance du sujet l'exige; l'analyse des ouvrages qui seront envoyés en double exemplaire, etc. Le premier fascicule portant la date du 1° janvier 1891 est de 96 pages ; il contient des analyses importantes de commu- nications et de découvertes botaniques concernant la région de l'Ouest. Le comité de rédaction est composé de MM. À. Odin (zoologie), J. Douteau (botanique), D' Marcel Baudouin (biologie), P.Lebes- conte (géologie, paléontologie). Les principaux collaborateurs, parmi lesquels on remarque les noms de plusieurs botanistes bien connus, sont : MM. A, Autis- sier, Dr Beauregard, E. Beltremieux, Raphaël Blanchard, A. Boisselier, Lionel Bonnemère, Jules Bonnier, P. Brunaud, Delalande, B. de Nabias, Fabre-Domcrgue, J. Foucaud, A. Giard, Albert Granger, L. Guignard, Dr F. Isnard, Dr Jousset de Bel- 208 COMMUNICATIONS. — NOUVELLES lesme, Kunstler, D' Leuduger-Fortmorei, Libert, Stanislas Meunier, Orain, D' A. Peytoureau, Pouchet, J. Richard, A. Schneider, Dr Trouessart. Les bureaux de la Revue des sciences naturelles de l'Ouest sont situés à Paris, boulevard Saint-Germain, 14, et le prix de l'abonnement annuel est fixé à 12 francs. SOCIÉTÉ DES SCIENCES NATURELLES DE L'OUEST DE LA FRANCE La Revue des sciences naturelles de l'Ouest annonce que la Commission de surveillance et le directeur-conservateur du Muséum d'histoire naturelle de Nantes ont pris l'initiative de fonder à Nantes une Societé des Sciences naturelles de l'Ouest de la France. Cette société a surtout pour but d’aider le Mu- séum d'histoire naturelle de cette ville à publier les catalogues de sa bibliothèque et de ses collections et à les tenir à jour par des publications annuelles ; de favoriser le développement de la bibliothèque publique attachée au Muséum de Nantes, et de contribuer au progrès des sciences naturelles dans l’Ouest. Elle publiera un Bulletin avec planches noires et coloriées, composé de quatre fascicules par an. Cette fondation est due toute entière à l’activité si désintéres- sée de M. le Dr Louis Bureau, professeur à l'Ecole de médecine de Nantes, directeur-conservateur du Muséum, aidé, en cette occasion, par M. le Dr Th. Laennec, directeur de l'Ecole de médecine et président de la Commission de surveillance du Muséum. M. J. Lamic, professeur d'histoire naturelle médicale (botani- que) à l'Ecole de plein exercice de médecine de Toulouse, vient d'obtenir le diplôme de docteur en médecine; la thèse qu'il a soutenue devant la Faculté de médecine de Bordeaux a pour titre : Contribulion à l’elude de l'intoxication oxycarbonee. Les journaux de Toulouse du 26 mars publient la liste des professeurs de la Faculté de médecine de Toulouse nouvellement érigée et qui fonctionnera à dater du 1er avril. Les cours de physique, de chimie et d'histoire naturelle pour les étudiants en médecine de première année seront donnés par la Faculté des sciences. M. le Dr Lamic est chargé du cours de botanique. DOCUMENTS NOUVEAUX SUR LES MUSCINÉES des iles Austro-Africaines de l'Océan indien “Par M. Ferd. RENAULD. Les îles Austro-Africaines qui comprennent quatre groupes principaux : Seychelles, Mascareignes, Madagascar et Comores ont été l’objet d’un important travail bryologique, par M. Bes- cherelle (1880). En 1885, le même auteur publia sa florule de Mayotte, et déjà, en 1881, M. Geheeb avait rendu compte des découvertes du Dr Rutemberg à Madagascar. L'occasion qui s’est offerte à nous d'obtenir des récoltes de Muscinées de Bourbon, Maurice et Madagascar nous a décidé à compléter dans la mesure du possible les renseignements con- nus jusqu’à ce jour sur la végétation muscinale de ces îles. Bien que les matériaux que nous avons déjà reçus ne soient qu’en partie étudiés et que nous ne puissions soupconner l'impor- tance de ceux que nous pourrons recevoir à l’avenir, nous nous proposons cependant de résumer les résultats acquis jusqu’à présent. Les listes suivantes comprennent rétention de toutes les espèces trouvées par nos zélés collecteurs; celles dont le nom est imprimé en italiques sont nouvelles ou n'avaient pas été signalées encore (1). Nous offrons nos remerciements à M. Bescherelle et au Dr Karl Müller qui ont bien voulu nous aider de leur grande expé- rience et aussi à nos obligeants correspondants MM. A. Geheeb et D° Kiaer, qui ont eu l’amabilité de nous communiquer plu- sieurs espèces inédites de leurs collections. M. Stephani, le (1) Les descriptions ds espèces nouvelles sont en voie de Paphemuion dans le Bulletin de la Société de Botanique de Belgique. Rev. S. FR, Bor. VIIL (1er mai 1891) 14 210 FERD. RENAULD savant spécialiste, a bien voulu se charger de l’étude de nos Hépatiques. ILE MAURICE M. Bescherelle nous ayant confié l'étude d’une partie restée indéterminée des récoltes faites en 1875 à Maurice par M. le Dr de Robillard, nous y avons reconnu les espèces suivantes : Leucoloma amblyacron C.: M: Campylopus lonchoclados C. M. — brachymastrix C.M. Octoblepharum albidum Hedw. Syrrhopodon fasciculatus Hook et Grey. Macromitrium mauritianum Schwegr. —. laxotorquatum C. M. Schlotheimia badiella Besch. — phæochlora Besch. Brachymenium Borgenia- num Hpe. Bryum ischyrospeiron C. M. inlitt.,nov.species. — leptospeiron C.M. — nanorrhodon C. M. PhilonotismauritianaAngstr. Polytrichum mauritianum C. M. Lepyrodon mauritianus C. M. Papillaria fulvastra Besch. — Robillardi C. M. — Boiviniana Besch. — Renauldii Besch. in litt. n. sp. — acinacifolia Besch. inlitt. n. sp. Aërobryum pseudo-capense C. M. Neckera Comoræ C. M. Porotrichum Robillardi C. M. Hookeria Seychellensis Besch. var.,an sp. propria ? Pseudoleskea tenuissima Besch. Leptohymenium fabronoides C. M. Stereophyllum Zémnobioides Renauld, spec. nov. Brachythecium atrotheca Duby, Rhynchostegium homalobo- lax C. M. Raphidostegium Duisaboa- num Besch. — _ borbonicum Bel. — pseudoamænum (. I. Isopterygium intortum P. Beau. — argyroleucum C. M. Ectropothecium Valentini Besch. — . var. minus Ren. — regulare C. M. — var. minus Ren: — Bescherellei Ren., spec. noy. EL AR PE CEE" r + MUSCINÉES DES ILES AUSTRO-AFRICAINES 211 Ectropothecium Ayresii Sch. — alboviride Ren., spec. nov. — virentipinnatum C. M. in litt., n. sp. Rhacopilum mauritianum C. M. Hypopterygium mauritianum C. M. — Sphœærocarpum Ren., sp. nov. Total, 11 espèces à ajouter à la Flore de Maurice dont 6 nou- velles. Le Syrrhopodon fasciculatus est originaire de Ceylan et des iles de la Sonde, les Schlotheimia badiella Besch. et Ectropo- thecium Valentini Besch., de Bourbon, et le Brachymenium Borgenianum Hpe, de Madagascar. Le Rév. Frère Rodriguez, des Ecoles chrétiennes, Provincial à Saint-Denis-de-la-Réunion (1), a récolté à Maurice quelques Mousses, parmi lesquelles nous avons reconnu : Leucoloma sinuosum Brid. — Crepini Ren. et Card. nov. spec. — sinuosulum C. M. — candidulum C.M.? — amblyacron C. M. Dicranum dichotomum Brid. Octoblepharum albidum Hedw. Leucophanes Rodriguezii C. M. in. litt., nov. sp. Leucobryum. Syrrhopodon glaucophyllus Ren. et Card., nov. sp. Campylopus lonchoclados C. M. — _Robillardi Besch. — interruptulus C. M. Macromitrium mauritianum Schwer. Schlotheimia badiella Besch. — bursata Ren. et Card., nov. sp. Schlotheimia phæochlora Besch. Rhizogonium mauritianum Hpe ? Philonotis mauritiana Angstr. Polytrichum calopogon Besch. — mauritianum C. M. Jægerina solitaria Brid. Aërobryum pseudocapense (.M Porotrichum Robillardi C. M. Leptohymenium fabronoides — brachymastryxC.M. C. M. (1) C'est par l'intermédiaire dévoué et les démarches multipliées de notre confrère le Frère Héribaud, de Clermont-Ferrand, que nous avons obtenu le concours aétif du Rév. Frère Rodriguez. Qu'il recoive ici l'expression de notre reCORDABSANCe. 212 ex Ai :1: FERD. RENAULD Brachythecium atrotheca Ectropothecium regulare Duby. à C. M. Sematophyllum megasporum Rhacopilum mauritianum Besch. C. M. Bien que les récoltes d'Hépatiques du Rév. Frère Rodriguez à Maurice soient peu considérables, néanmoins comme ce groupe de plantes à été beaucoup moins étudié que les Mousses, ces récoltes ont présenté des résultats intéressants par la constata- tion de 6 espèces nouvelles et 3 espèces non signalées encore. Aneura comosa Stephani, Lejeunea mascarena, Steph. nov. Sp. nov. Sp. — nudifiora St., nov. — gralaG. Sp. — BorgentiiSteph.,nov. Bazzania decrescens L. L. Sp. Frullania Anderssonii Mastigophora diclados Endl. Angstr. PlagiochilacomorensisSteph. — capensis G. — repanda Ldbg. — squarrosa Nees. Radula javanica G. Herberta dicrana Mitt. — recurvifolia Steph. Lejeunea parviloba St., nov. Metzgeria conjugata Lindb. Sp. ILE BOURBON (La Réunion). Gràce à de nombreux explorateurs, la bryologie de cette île était déjà bien connue lors de la publication (1880) de la Florule de M. Bescherelle, où se trouvent indiquées 209 espèces. Nous ne pouvions donc espérer trouver beaucoup de nouveautes dans les récoltes du Rév. Frère Rodriguez. Toutefois les volumineux envois que nous avons reçus de notre zélé et dévoué correspon- dant, outre l’appoint des additions à inscrire, ont mis en notre possession, soit des échantillons meilleurs ou fertiles d'espèces dont la fructification était inconnue, ce qui nous a permis de compléter les diagnoses, soit des exemplaires assez nombreux que nous nous proposons de publier plus tard en exsiccata, de facon à mettre dans la circulation des. espèces intéressantes ou peu connues réservées à quelques collections particulières. La liste suivante comprend toutes les espèces que nous avons res: SEX : a 4 MUSCINÉES DES ILES: AUSTRO-AFRICAINES 213 connues jusqu’à présent dans les récoltes, non encore complète- ment étudiées, de notre correspondant. borbonense Besch. — raphidostegium C.M — mafatense Ren. et Card., sp. nov. Symblepharis circinata Besch. Dicranum dichotomum Brid. Leucoloma bifidum Brid. — _sinuosulum C. M. — sinuosum Brid. — fuscifolium Besch. — Boivinianum Besch! — Rodriguezti C. Mull. in. litt., spec. nov. Campylopus Boryanus Besch. — capitiflorus Mont. — Echernieri Besch. — virescens Besch. — lonchoclados C. M., CFE. Holomitrium vaginatum Brid. Fissidens ovatus Brid. — Boivini Besch. Leucophanes Roudriguezi (M. in. litt., Sp. nov. Octoblepharum albidum Hedw. Hyophila Potierii Besch. Leptodontium stellafum Brid. — epunctatum C. M. Syrrhopodon microbolacus C. M. — - nossibeanus Besch. var. borbonicus Ren. et Card. Anœctangium Syrrhopodon cyrtophyllus Besch. — maurilianus C. M. — glaucophyllus Ren.. et Card.,nov. sp. — mahensis Besch. — aculeoserratus Besch. Macromitrium rufescens Besch. — aciculare Brid. — fimbriatum P.Beauv. — scleropodium Besch. Schlotheimia squarrosa Brid. — badiella Besch. — phæochlora Besch. Orthodon borbonicus Besch. Brachymenium spathidophyl- lum Besch. — Heribaudi Ren. et Card., nov. sp. Bryum laceratum Besch. — eurystomum Ren.et Card., nov. sp. — Bescherellei Ren. et - Card., nov. sp. Rhizogoniumspiniforme Brid. Bartramia Boulayi Ren. et Card., nov. sp. Philonotis curvifolia Besch. — submarchica Besch. Breutelia gigantea Brid. — gnaphalea P. Beau. Pogonatum brachythecium Besch. Polytrichum Besch. subformosum 214 FERD. RENAULD Leptodon Boryanus Sch./fer- tilis. Prionodon ciliatus Besch. Jægerina solitaria Brid. — formosa Besch. Papillaria Boivini Besch. = — fulvastra Besch. Aërobryum pseudocapense (.M Meteorium sublivens Besch. Pilotrichella biformis Hpe. — imbricata Schwer. Trachypus serrulatus Besch. Phyllogonium viscosum P. Beau. Leucodon capensis Sch. Pterogonium Mmadagassum C. M. | Neckera Comoræ C. M. — acutifolia Besch. Homalia Valentini Besch. Porotrichum Robillardi C. M. Thamnium Rodrigquezii C.M. in. litt., nov. sp. Eriopus asplenoides Brid. Fabronia Persooni Schwgr. Thyidium borbonicum Besch. Macrohymenium acinodon Mont. Leptohymenium fabronoides CM Entodon geminidens Besch. Brachythecium atrotheca Duby. Rhynchostegium distans Besch. Raphidostegium rufoviride Besch. — DuisaboanumBesch. — sinuosulum Besch. — borbonicum Bel. Sematophyllum megasporum Besch. Microthamnium serratum P. Beau. — aureum Besch. Isopterygium intortum P. Beau. Acrocladium Auberti Brid. Hypaum Kiaerii C. M. — _ afrocupressiforme C. M., sp. ined. Ectropothecium regulare C. M. var. minus Ren. — subsphæricum C.M. in litt., nov. sp. — Rodriguezii Ren. et Card.,nov. sp. Rhacopilum prælongum Sch. Hypopterygium torulosum Sch. Sphagnum tumidulum Besch. — Pappeanum C.M. — ericetorum Brid. — acutifolium Ehrh. var. borbonicum R. C.(1) var. Rodriguezii R. C. (1). (1) Dans un opuscule récent (Beitrage Zur Kenntniss exoticher Sphagna Hedwigia 1890), M.C. Warnstorf rapporte notre var.borbonicum R..C.au Sphag. obtusiusculum Lindb (in litt. ad Warnst. Herb. Kew.) provenant de Madagas- car et qui, d'ailleurs, est très voisin dy S. acutifoliwm Ehrh. Selon ce que nous écrit le célèbre sphagnologue, la var. Rodriguezii R. C. dépendrait aussi de la même espèce, tandis que notre S, ericetorum Brid. devrait constituer un type nouveau S. pallidum Warnst. Qt IT MUSCINÉES DES ILES AUSTRO-AFRICAINES 245 Soit 23 espèces dont 12 nouvelles a ajouter à la flore de Bourbon. | Il nous reste à indiquer les régions où ces espèces ont été trouvées avant d’être signalées à Bourbon. Anœctangium raphidostegium C. M. — Grande-Comare. Leucoloma sinuosulum C. M. — Maurice. — Boivini Besch. — Comores. Syrrhopodon microbolacus C. M. — Nossi-Bé. — mauritianus C. M. — Maurice. — nossibeanus Besch. — Nossi-Bé, Comores. — mahensis Besch. — Seychelles. Pilotrichella biformis Hpe. — Madagascar. Leucodon capensis Sch. — Cap. de Bonne-Espérance, Pterogonium madagassum C. M. — Madagascar. Leptohymenium fabronoides C. M. — Maurice. Hypnum afrocupressiforme C. M. — Madagascar. Sphagnum Pappeanum C. M. — Cap de Bonne-Espérance. — obtusiusculum Lindb. — Madagascar. En ce qui concerne les Hépatiques, les récoltes du Rev. Frère Rodriguez ont une notable importance. On en jugera par la liste suivante qui ne comprend pas moins de 22 espèces nouvelles et plusieurs non signalées encore dans l’ile Bourbon, Encore un certain nombre d'espèces ont-elles dû nous échap- per par suite de la difficulté que nous avons éprouvée à préparer les échantillons et à séparer, au milieu de l’inextricable mélange où elles se trouvaient confondues, de petites espèces affines ou voisines par le port. Adelanthus unciformis T. N. Bazzania convexa Lindbg. Aneura comost St. nov. Sp. — decrescens L. L. — lalissima Spr. — schismoidea Ste- — saccatifiora St., n. phani. Sp. Chiloscyphus grandistipus — cæœspilans St., n.sp. Stasn. sp: — ramosissima St., n. Dumortiera hirsuta Nees. SP. Fimbriaria Boryana Mont. — nudifiora St., n. Sp. Frullania Andersson Angst. Anthelia hirtella Web. — borbonica Ldbg. 216 FERD. RENAULD Frullania capensis G. — stricta Ldbg. — Squarrosa Nees. Herberta dicrana Mitt. Jungermannia purpuras- cens St., n. Sp. — macrocalyx Mont. Isotachis uncinata Web. Leioscyphus horbonicus St., D. Sp. Acrolejeunea Renauldii St., n. Sp. Ceratolejeunea RenauldiiSt., n. Sp. Eulejeunea isomorpha G. — Rodriguezii St., n. Sp. Enosmolejeunea Montagnei G. Lopholejeunea multilacera St., D. Sp. Strepsilejeunea brevifissa G. Taxilejeunea conformis Mont. — trichomanoides M. et N. Lepidozia Stephanii Ren., n. Sp. Lophocolea 5orbonica St., n. Sp. — concreta Mont. — inflala St.,n. sp. — longifolia St., n. sp. — rubescens St., n. sp. Marchantia viridula L. et L. Metzgeria furcata Nees. Metzgeria conjugata Lindbg. Mastigophora diclados End]. Odontoschisma ZigulatumsSt., n. Sp. Plagiochila comorensis St. — bursata. — drepanophylla Sand. Lac. — dichotoma Nees. — Mmascarena G. — javanica Nees et Mont. — laxifolia G. — pectinata Ldbg. — repanda Ldbg. — Rodriguezii St., n. Sp. — subintegerrima Nees. — terebrans Nees. Pleurozia gigantea Web. Radula Borgeana Nees. — Capensis St. — cæspitosa St. — mascarena St. — macroloba St., n. Sp. — Perrottetii G. — recurvifolia St. Symphogyna Gottscheana M. N. Schistocheila borbonica St. D. Sp. — Thouarsii Hook. MADAGASCAR Dans sa Florule, M. Bescherelle énumère seulement 69 espè- ces de Mousses à Madagascar et il ajoute avec raison que ce nombre est bien loin de représenter l’ensemble des Mousses de MUSCINÉES DES ILES AUSTRO-AFRICAINES 217 cette ile si riche en végétaux de toutes sortes. Depuis cette époque (1880), un assez grand nombre de nouvelles espèces ont éte reconnues par MM. le Dr Karl Müller et le D' Kiaer de Christiania dans les dernières récoltes de Hildebrandt, Borgen et Borchgrewinck dans la partie centrale de l’île. En 1881, M. A. Geheeb fit connaitre le résultat des recherches du Dr Rutemberg à Madagascar dans un opuscule où 54 Mousses, la plupart nommées par C. Müller, sont décrites brièvement et qui ajoute 37 espèces à celles déja connues dans l’île. Ces diverses additions se trouvent résumées dans l’énumération (d’ailleurs un peu incomplète) que M. Wright publia en 1888 dans le Journal of Botany. Malgré ces contributions successives, la bryologie de Mada- gascar devait être considérée comme bien incomplètement connue encore et nous avons surtout dirigé nos efforts sur cette grande ile dont l’étude offre un si puissant intérêt par le cachet d'autonomie que possèdent toutes ses productions. Sous ce rapport, le zèle de nos correspondants nous a servi à souhait. Le R. P. Camboué, missionnaire, bien connu par ses travaux sur les insectes séricigènes, ainsi que les PP. Campenon et Félix et le Frère Soula ont exploré et continuent d'explorer avec succès le vaste plateau ‘d’Imerina et, au sud, le pays de Betsileo. M. l’abbé Arbogast, cure de Ste-Marie de Madagascar, nous a communiqué deux envois fort intéressants qui nous font vive- ment désirer que ses recherches soient continuées. Enfin notre camarade le capitaine Chenagon, de l'infanterie de marine, à exploré avec soin à notre intention les environs de Diego Suarez. Ses récoltes, incomplètement étudiées encore, nous ont fourni déjà d'importantes additions à la flore de Madagascar. Le territoire de Madagascar est si vaste, que nous préférons indiquer séparément les régions visitées par nos divers collec- teurs. Les Rév. PP. Camboué et Campenon ont exploré surtout le plateau d’Imerina, situé au centre de Madagascar, à une altitude de 1200 à 1400" et se sont élevés jusqu’à 1500 et 2000 dans les débris de forêts qui ont échappé à la destruction dans cette zone centrale. Le pays de Betsileo, qui fait suite au sud au pla- teau d’Imerina et se trouve à peu près dans les mêmes conditions 218 FERD. RENAULD d'altitude moyenne, a été le théâtre des recherches du Rév. Père Félix à Fianarantsoa et du Frère Soula à Ambositra. Nous avons reconnu dans leurs récoltes les espèces suivantes : Angstræmia vulcanica C. M. Microdus minutus Hpe. Trematodon platybasis C. M. in litt., nov. sp. Campylopus Æeribaudi Ren. et Card., nov. sp. — dicranelloides Ren. et Card., n. sp. | — flescens Ren. et Card., n. sp. — hispidus Ren. et Card., n. sp. — Cambouei Ren. et Card., n. sp. Fissidens /uridus Ren. et Card., n. sp. Leucobryum selaginelloides C. M. — molle C. M. in litt., sp. ined. Leptotrichum madecassum Ken. ef Card., n. Sp. Garckea Bescherellei C. M. var. an Sp. nov. ? Syrrhopodon spiralis Ren. et Card., n. sp. — aculeoserratus Besch. Ptychomitrium crispatum Hrnsch., var. an sp.? Macromitrium Soulæ Ren. et Card., n. sp. — undatifolium C. M. Schlotheimia conica Ren. et Card., n. Sp. Orthodon borbonicus Bory. Physcomitrium dilatatum Ren. et Card., n. sp. Bryum subargenteum Hpe. Brachymenium Borgenianum Hpe. Rhizogoniumspiniforme Brid, Polytrichum Zongissimum C.M.inlitt.,sp.ined, — parvisetum C. M. in litt. — trichobasis C. M. in litt., n. sp. Cryphæa subintegra Ren. et Card., n. sp. Aërobryumsubpiligerum Hpe Papillaria ankeriensis Kiær. — pseudofulvastra C. M. in litt.,sp. ined. Pilotrichella biformis Hpe. — mascarenica C. M. Endotrichum Bescherellei (Kiær) Ren. et Card. Trachypus serrulatus Brid. Lepyrodon mauritianus C.M. Neckera Borgeniana Kiær. Lasia Borgeni Kiær. Entodon F'elicis Ren.et Card., D. Sp. Fabronia Campenoni Ren. et Card., n. sp. Preudoleskea subfilamentosa Kiær. Brachythecium atrotheca Duby. Rhynchostegium distans Besch. MUSCINÉES DES ILES AUSTRO-AFRICAINES 219 Rhaphidostegium Cambouei Ren. et Card., n. sp. Microthamnium flexile Ren. et Card., n. sp. Ectropothecium nanocrista- castrensis C. M. Hypnum afrocupressiforme C. M. Hypnum luleonilens Ren. et Card., n. sp. Rhacopilum prælongum Sch. Hypopterygium torulosum Sch. — Campenoni Ren. et Card., n. Sp. Cette liste comprend 27 espèces à ajouter à la flore de Mada- gascar, dont 20 nouvelles et 3 inédites. Parmi les Hépatiques, M. Stephani a reconnu dans les récol- tes de nos collecteurs dans l’Imerina et au pays des Betsileos : Aneura longispica St., n. sp. Anthelia hirtella Web. Bazzania convexa Ldbg. — decrescens L. L,. Frullania Anderssonii Angstr. — capensis G. — Cambouena St, n. Sp. — longistipula St., n. D. — Rutembergii G. — mundiana L. et G. — varia G. — serrata G. — stricta Ldbg. _— squarrosa Nees. Herberta capillaris St.,n. sp. — dicrana Mitt. Acrolejeunea Borgenii St. "SD. — Pappeana Nees. Cheilolejeunea KurtziiSt.,n. Sp. Eulejeunea ecarinata St.,n. Sp. Eulejeunea flava Swartz. — isomorpha G. Ptycholejeunea striata Nees. Strepsilejeunea brevifissa G. Lophocolea /ongispica St.,n. Sp. Marchantia viridula L. et L. Metzgeria conjugata Lindb. Mastigophora diclados Endl. Plagiochila Cambouena St. n. Sp. — calva Nees. — comorensis St. — crispulocaudata G. — drepanophylla Sand. Lac. — mascarena G. — laxifolia G. — pallida G. — Rutembergii G. Radula madagascariensis G. — mascarena St. Symphogyna Gotischeana M. N. Schistocheila piligera St.,n. Sp. 220 FERD. RENAULD Cette liste nous fournit un appoint de 10 espèces nouvelles et de six (?) à ajouter à la flore de Madagascar, mais nous ne som- mes pas sûrs de ce dernier chiffre que nous croyons trop faible et qui devra probablement s’augmenter de quelques autres espèces de la susdite liste connues déjà dans les Mascareignes, mais que nos collecteurs ont sans doute trouvées les premiers dans la grande ile. Du plateau et des montagnes centrales de Madagascar, pas- sons à la région littorale qui n'avait guère été, en ce qui con- cerne les mousses, explorée que dans sa partie nord-ouest par Pervillé, vers 1837. Nous devions donc prévoir que l’explora- tion par M. le capitaine Chenagon, de la zône comprise entre Diego-Suarez et la Montagne d’Ambre, dernier anneau qui ter- mine, vers la pointe nord de l’île, la grande chaîne longitudi- nale, produirait des résulats intéressants. Les nombreuses récol- tes faites avec beaucoup de soin sur ce point par notre camarade ont déjà, quoique non complètement étudiées encore, large- ment justifié nos espérances, ainsi qu’on en jugera par la liste suivante : Campylopus filescens Ren. et Macromitrium maurilianum Card. _ C. M, var. an sp. Leucoloma Ambreanum Ren. Rhizogonium spiniforme et Card., n. sp. Brid. — chrysobasilare C. Jægerina stolonifera C. M. M. Hildebrandtiella Zongiseta — arbusculum C.M.in litt., sp. ined. Holomitrium hamatum C.M. IN EE. N; SD: Syrrhopodon sparsus Ren. et Card., n. sp. — Chenagoni Ren. et Card., n. sp. — hispido-costatus Ren.et Card.,n.sp. Macromitrium /axo-torqua- tum C. M. Ren. et Card., n. sp. Renauldia hildebrandliel - loides C. M.inlitt., nov. ge- nus et n. sp. (1). Papillaria /æta Ren. et Card., n. Sp. — Boïvini Besch. — floribundula C. M. — pseudofulvastra C. M. var. an sp. ? Pilotrichella Grimaldii Ren. et Card., n. sp. (1) Nous avions envoyé cette Mousse au Dr Karl Müller sous le nom de Pilotrichum (sensu lato) hildebrantielloides Ren. et Card., n. sp. Le célèbre MUSCINÉES DES ILÉS AUSTRO-AFRICAINES 221 Pilotrichella chrysoneura Raphidostegium Rutembergii C. M., var. viridis Ren. et C. M. Card. Isopterygium éniortum Pal. Neckera Comoræ C. M.,ferti- Beauv. lis. —. argyroleucum C. M. Homalia Valentini Besch. Porotrichum comorense C.M. —. Chenagoni C. M. in — Ectropothecium 7ufulum Ren.et Card.,n.sp. crassirameum Ren. litt., n. sp: et Card., n. sp. Thamnium Æildebrandtii C. —. Pailloti Ren. et M. Card., n. sp. Lepidopilum diversifolium — Seychellarum Ren. et Card., n. sp. Besch. Hookeria lacerans C.M., var. — an sp. ? Card., n. sp. Thyidium #ntegricalyx C. M. Rhacopilum prælongum Sch. in litt., n. Sp. — plicatum Ren. et Raphidostegium borbonicum Card., n. sp. Bel., var. Hypopterygium subhumile Ren. et Card., n. sp. Chenagoni Ren. et Soit 30 espèces à ajouter à la flore de Madagascar dont 19 nouvelles, outre le Neckera Comoræ C. M., trouvé pour la pre- mière fois fertile, et enfin un genre nouveau. Parmi les Hépatiques récoltées à Diego Suarez, M. Stephani a reconnu : Frullania Rutembergii G., Acrolejeunea Pappeana Nees et Bazzania Slephanii Jack. Par les bons soins de M. Marion, professeur à la Faculté des Sciences de Marseille, et du Rév. Frère Rodriguez, nous avons obtenu des environs dé Tamatave quelques Mousses dont les noms suivent : Octoblepharum albidum Hew. fertile. Calymperes Zsleanus Besch. — Mariei Besch. Pterogoniella diversifolia Ren. et Card., n. sp. Stereophyllum combaniense Besch. bryologue de Halle a cru devoir la considérer comme le type d’un genre nou- veau (Renauldia) caractérisé par un système végétatif et un tissu analogue à ceux des Hildebrandtiella, mais s'en éloignant nettement par la coiffe mitri- forme et les dents péristomiales externes dépourvues de traverses et compo- sées de lamelles membraneuses granulées, irrégulières ou perforées, 222 FERD. RENAULD puis 2 Hépatiques : Æulejeunea flava Swartz et Frullania squarrosa Nees. Soit 4 espèces, dont 1 nouvelle, à ajouter à la flore de Madagascar. MM. Perrot frères, qui s'occupent de recherches entomologi- ques, ont récolté quelques Mousses dans les forêts du versant Est de la grande chaîne centrale (pays des Antsianaka, forêts à l’ouest de Mahambo par 17.5 degrés de latitude, forêt de Ala- katy à l’ouest du port de Vatomandry par 19.5 degrés de lati- tude). Nous avons reconnu dans leur envoi : Leucoloma sinuosum Brid. Rhizogonium spiniforme — albocinclum Ren. et Bruch. | Card., n. sp. Aëérobryum subpiligerum — Boïvini Besch. Hpe. — bifidum Brid., var. Papillaria pseudofulvastra an sp. ? (1). C. M. var. an sp. ? (1). Leucobryum Perroti Ren. et Pilotrichella /onginervis Ren. Card., n. sp. et Card., n. sp. — molle C. M. — imbricatulaC. M. Leucophanes Hiäldebrandtii Raphidostegium PerrotiRen. C. M. et Card., n. sp. Octoblepharum albidum Ectropothecium Chenagoni Hedw. Ren. et C., var. an sp. ?(1). Soit 7 espèces, dont 4 nouvelles, à ajouter à la flore de Ma- dagascar. Le total des additions pour les Mousses de Madagascar monte donc à 66 espèces dont 44 nouvelles. Les Mousses signalées pour la première fois à Madagascar avaient été constatées d’abord : Leucoloma Boivini Besch. — Comores. — chrysobasilare C. M. — Comores. — bifidum Brid. — Bourbon. Leucophanes Hildebrandtii C. M. — Comores. Garckea Bescherellei C.M.— Bourbon. Syrrhopodon aculeoserratus Besch. — Bourbon, (1) Les formes indiquées avec un point de doute ne correspondent pas exac- tement aux types originaux ; toutefois les différences sont légères, et, à défaut d'échantillons plus complets et plus nombreux, qui, seuls, permettraient de peser la valeur des variations et de trancher la question, nous n'avons pas cru devoir :es séparer spécifiquement. MUSCINÉES DES ILES AUSTRO-AFRICAINES 223 Calymperes Isleanus Besch. — Seychelles, Nossi-Bé. — Mariei Besch. — Nossi-Bé, Macromitrium undatifolium C. M. — Ile de St-Thomé. — laxotorquatum C. M. — Maurice. — mauritianum C.M. — Maurice. Lepyrodon mauritianus C. M. Maurice. Jaegerina stolonifera C.M. — Comores. Papillaria Boivini Besch ? — Mascareignes. — floribundula C. M. — Comores. Pilotrichella mascarenica C. M. — Bourbon. Porotrichum comorense C. M. — Comores. Thamnium Hildebrandtii C M. — Comores. Hookeria lacerans C. M. - Comores. Isopterygium intortum Pal. Beauv. — Mascareignes. Raphidostegium borbonicum Bel. — Mascareignes. Stereophyllum combaniense Besch. — Comores. Ectropothecium Seychellarum Besch. -: Seychelles. SAINTE MARIE DE MADAGASCAR M. Bescherelle ne cite que 8 Mousses rapportées autrefois par Pervillé et Boivin de cette petite île trop voisine de Madagascar pour que sa flore muscinale n’ait pas avec celle de la grande terre la plus étroite analogie. M. Arbogast, curé de Ste-Marie, a bien voulu, à notre prière, récolter des mousses dans les environs de sa résidence. Ses premiers envois, dont il reste encore quelques échantillons non étudiés appartenant aux genres Leucobryum, Calymperes, Philonotis et Bryum, nous fournissent un appoint de 9 espèces (dont 4 nouvelles) non signalées encore dans l’île. Anœctangium Mariei Besch. Leucobryum Aeterodiclyon Campylopus Arbogasti Ren. Besch. in litt., n. sp. et Card., n. sp. Calymperes Sanctæ - Mariæ — comatus R. C.,n.sp. Besch. Fissidens Arbogasti Ren. et Pterogoniella diversifolia Card,, n. sp. Ren. et Card, Ectropothecium regulare (M: Le Leucobryum heterodictyon Besch., encore inédit, a été réconnu récemment par M. Bescherellé dans lés envois de feu M. Marie. 224 FERD. RENAULD On remarquera dans la liste précédente le Pterogoniella di- versifolia Ren. et Card. qui nous a été communiqué d’abord de Tamatave, sur la côte est de Madagascar, à un degré de latitude au sud de Sainte-Marie. Notre correspondant, M. V.F. Brotherus d’Helsingfors, a, en outre, décrit dans le Botanisches Central- blait. (vol. 36 n° 3) et nous a communiqué une nouvelle espèce d’'Arthrocormus : A. africanus Broth., n.sp., de Madagascar, leg. Marie ; nous ne saurions affirmer si cette espèce provient de la côte même de la grande île, ou de Ste-Marie où M. Marie a résidé. | COMORES Par l’obligeance de M. Grandidier, le savant membre de l’Ins- titut, auteur d’un monumental ouvragesur Madagascar, en voie de publication, nous avons obtenu de M. Humblot, qui réside à Angasiza (Grande Comore), quelques Mousses de cette île très peu explorée jusqu’à présent. M. Bescherelle ne cite que 12 espèces qui en ont été rapportées par Boivin en 1849. L'envoi de M. Humblot comprend les suivantes qui, à l'exception d’une seule, sont nouvelles pour l’île : Anœctangium ÆumblotiRen. Daltonia latemarginata et Card., n. sp. Besch., var. an sp. ? (1) (p. Leucoloma sinuosulum C. M. 222). — chrysobasilare C.M. Lepidopilum diversifolium — Boivini Besch. Ren. Card., var. an sp. ? (1) Leucophanes Hildebrandtii C. M. Campylopus Hildebrandtii C. M. Holomitrium comorense C. M. Macromitrium subpungens C. — Hildebrandtii C. M. Papillaria floribundula C. M. Jægerina stolonifera C. M. Pilotrichella biformis Hpe. — ampullacea C. M. — pseudoimbricata (.N. (p.222). Porotrichum madagassum Kiær. Pterogonium madagassum C. M. Thyidium matarumense Besch., var. an sp. ? (1) (p. 222). Sematophyllum megasporum Besch. Ectropothecium. Polytrichum comorense C.M. FR 'n MUSCINÉES DES ILES AUSTRO-AFRICAINES 295 De ces Mousses, nouvelles pour la Grande Comore, une moitié environ sont des espèces déjà signalées dans les Mascareignes ou à Madagascar, l’autre moitié se compose d’espèces de l’ile voisine d’Anjouan avec laquelle la végétation muscinale de la Grande Comore paraît avoir la plus grande analogie. Ces addi- tions portent à 34 le nombre des Mousses actuellement connues à Angasiza. RÉSUMÉ Jl nous reste maintenant à mettre en relief ce qui, dans ces additions à la flore muscinale des iles austro-africaines, est de nature à intéresser la géographie botanique. Tout d’abord il faut remarquer que les découvertes de nos correspondants confirment et accentuent ce que l’on savait déjà du caractère de la flore de ces iles aux points de vue suivants : 1° Relations avec les iles de Ceylan et de Java d'un côté, de l'autre avec le Cap de Bonne-Espérance ; 2° Echanges entre les diverses iles austro-africaines ; 30 Autonomie de chacune d'elles. 1° Relations avec la flore indienne et celle du Cap. L'Inde et les îles de la Sonde, malgré leur éloignement, ont cédé plusieurs de leurs espèces aux iles austro-africaines:; en outre, comme le dit très justement M. Bescherelle, un certain nombre d'espèces de Ceylan, de l'Inde et de Java sont remplacées à Bourbon par des espèces très affines. Il faut rappeler à ce sujet qu'un grand courant marin relie ces deux régions, et nous avons reçu du Père Camboué des ponces provenant de la trop célèbre eruption du Krakatou, à Java, en 1883 et qui ont éte re- cueillies sur les rives de Madagascar. Le Syrrhopodon fascicu- lalus Hook et T., reconnu à Maurice est la seule Mousse de ce groupe indien qui soit à ajouter à celles de cette catégorie déjà connues aux iles austro-africaines. Nous ajouterons que notre Hypopterygium subhumile Ren. et Card. de Madagascar (Diégo Suarez), est extrêmement voisin du Æ. humile Mitt. de Java. Parmi les Mousses du Cap, nous n’avons à citer, comme addi- tions, que le Leucodon capensis Sch. trouvé à Bourbon et Ptychomitrium crispatum Hsch. à Madagascar. Quelques Syr- rhopodon de Bourbon, par ex., S. ZLepervenchei Besch. et S. glaucophyllus Ren. et Card. ont une grande analogie avec Rev. S. Fr Bor. IX (4er mai 1891). 15 226 FERD. RENAULD les S, uncinifolius C. M. et S. erectifolius ©. M. du Cap (ou plu- tôt de Natal); mais d’ailleurs les relations avec le Cap ne sem- blent pas très accusées par les espèces connues jusqu’à présent dans les iles austro-africaines. Il est probable qu’elles devien- dront plus évidentes quand on aura exploré, au point de vue bryologique, la pointe sud de Madagascar où des voyageurs ont constaté des plaines basses sablonneuses à chétive végétation composée de plantes épineuses, non sans analogie d'aspect avec les steppes et collines du Cap, région qui, malgré son apparence aride, est l’une des plus riches du globe en plantes endémiques. 2° Echanges entre les îles Austro-Africaines. Nous avons indiqué dans le corps de cet article le détail de ces échanges qui se produisent non seulement entre les îles les plus rapprochées comme Bourbon et Maurice, mais encore les Mascareignes et Madagascar et même Nossi-Bé et les Comores situées à la partie opposée, dans le canal de Mozambique. Plu- sieurs de ces stations disjointes seront plus facilement expli- quées lorsqu'on aura trouvé des stations intermédiaires à Mada- gascar ; et d’ailleurs, bien que les moyens de propagation par la circulation des navires et peut-être des oiseaux de mer (1), ne soient qu'imparfaitement connus, on ne peut guère douter que ces moyens n'existent. De plus, comme l’a démontré notre savant ami M. Boulay, la ténuité des spores des Mousses rend leur transport par les vents facile à de grandes distances. Beau- coup de graines de Phanérogames ne sont pas aussi transmis- sibles; mais comme, d’un autre côté, beaucoup de Mousses dioiques ne fructifient que très rarement, on s'explique que certaines stations disjointes composées d'individus d’un seul sexe provenant de la germination de spores transportées à de grandes distances, ne s'étendent pas au-delà d’un faible rayon et rendent par conséquent difficile la recherche de la patrie ori- ginelle des espèces qu’on pourra toutefois supposer se trouver là où ces espèces fructifient communément. Les découvertes de nos correspondants nous ont permis de constater une trentaine de faits nouveaux d'échanges. Il n’est (1) Consulter à ce sujet une très intéressante notice publiée par M. Jules de Guerne dans les comptes-rendus de la Société de Biologie. Huitième série, tome V, et Bulletin Soc. Zool. de France, vol. XII, p. 357. MUSCINÉES DES ILES AUSTRO-AFRICAINES 227 pas possible de prévoir le nombre de ceux qui seront signalés à la suite d'observations ultérieures, de telle sorte qu’on pourrait croire que ces constatations tendraient à réduire le cachet d’au- tonomie reconnu à la végétation muscinale de chaque île ; mais il n'y a là qu’une apparence et il est probable que l'équilibre se rétablira par la découverte d’un nombre équivalent de nouvelles espèces endémiques. 3° Autonomie de chacune des îles. Bien que la connaissance de la végétation de certaines de ces iles soit encore insuffisante, on doit reconnaitre à chacune d’elles, quoique à un degré inégal, un remarquable cachet d’au- tonomie. Sous ce rapport il faut citer tout d’abord Bourbon où, sur 209 Mousses connues en 1880, M. Bescherelle en signale 158 comme spéciales à l’île. Les découvertes du Frère Rodriguez n'ont que peu modifié cette proportion de 72 0/0, pour les Mous- ses, et permettent d'établir un rapport provisoire de 47 0/0 pour les Hépatiques. Maurice, où l'extension des cultures a refoulé la végétation spontanée et qui ne possède pas, comme Bourbon, de hautes montagnes,est moins riche et comprend, d’après les observations actuelles, environ 50 0/0 de Mousses endémiques. Nous ne par- lerons pas des Hépatiques trop incomplètement connues encore. Ce que l’on sait aujourd’hui des Muscinées de Madagascar dé- montre que cette grande ile est un puissant foyer de production d'espèces endémiques. Trop de parties sont inexplorées pour qu'on puisse établir un rapport suffisamment exact; toutefois la proportion, d’après les résultats acquis jusqu'à ce jour, semble énorme (environ 80 0/0 pour les Mousses). Calculé seulement d’après les récoltes de nos correspondants le rapport serait de 70 0/0, mais il faut remarquer que la moitié de ces récoltes pro- vient de la pointe septentrionale de l’île qui, par sa position, rend faciles les échanges avec les Comores, tandis que presque toute la moitié méridionale, plus éloignée de toute autre terre, est restée inexplorée. Il faut remarquer en outre que quatre genres spéciaux aux Îles austro-africaines, Jægerina C. M., Rutembergia Geheeb et Hpe, Hildebrandtiella C. M. et Renauldia C. M., sont repré- sentés à Diégo-Suarez par des espèces dioïques et fertiles, et que 2928 FERD. RENAULD ce dernier genre, jusqu’à présent monotype et observé seule- ment à Madagascar, accentue encore le caractère CROSS de la végétation de cette île. Sur 86 Hépatiques constatées à Madagascar (y compris celles découvertes par nos correspondants), 64 espèces sont spéciales, soit une proportion de 74 0/0. | Dans ce qui précède, nous n'avons envisagé que les relations déjà connues des Muscinées des îles austro-africaines avec certaines régions (Cap et Archipel indien). Les recherches de nos correspondants nous permettent de mettre en relief d’autres relations encore bien timidement accu- sées avec d’autres terres lointaines, notamment l'ile de Saïint- Thomé, située sur la côte occidentale d'Afrique, en face de l'embouchure du Gabon et la région des grands lacs du plateau central de l’Afrique. Ces relations n'étant indiquées que par un nombre très restreint d'espèces, il est nécessaire d'entrer ici dans quelques détails. 10 Zte Saint-Thomé.— Le Macromilrium undatifolium C.M., que nous ayons reconnu à l’état stérile dans les récoltes du Frère Soula à Ambositra (pays de Betsileo), sur le massif central de Madagascar, vers 1200 m. d'altitude, a été découvert d’abord en 1885, dans les montagnes de l’île Saint-Thomé, entre les al- titudes de 1100-2100 m. A l’état stérile, il ne nous semble pas possible de séparer spécifiquement les deux plantes, et le Dr C. Müller, à qui nous avons envoyé la Mousse d'Ambositra sous le nom de Marromitrium undatifolium C.M., après comparaison avec l'échantillon original de Saint-Thomé, nous répond : « Macrom. undatifolium madagassum verum « videtur, sed Thomeanum folia habet cuspidatissima, excur- « rentinervia, pungentia : fructus adhuc ignotus forsan spec. « nov. indicabit. » Dans tous les cas, il n’y aurait entre ces deux plantes que des différences très légères. Il y a presque autant d’affinité entre les Papillaria patentis- sima C. M. de Saint-Thomé et Papillaria pseudofulvastra C. M. du plateau central de Madagascar (leg. Camboué). Il y a encore d’étroits rapports entre les Päotrichella leptoclada C. M. de Saint-Thomé et Pélotrichella Grimatldii Ren. et Card. de Diego-Suarez (Madagascar). Mais d’ailleurs, avant même que ces analogies aient été précisées par les découvertes de nos correspondants, le Dr C. Müller indiquait déjà (Flora, 1886) dans NOTES DIVERSES 229 la végétation bryologique de Saint-Thomé, sinon des espèces communes, du moins un ensemble de formes se rapprochant du caractère des types de l'Inde et des îles austro-africaines. 2° Afrique centrale.-- Le Campylopus dicranelloides Ren.et Card. du plateau d’Imerina (Madagascar) ne diffère que très peu du Campylopus perpusillus Mitt. trouvé dans les savanes de l'Ugogo, entre le lac Tanganyka et Zanzibar. Cette constatation prendra de l'importance si elle ne reste pas à l’état de fait isolé. D'un autre côté, dans sa récente et très intéressante étude des Mousses du Kilimandjaro, le Dr C. Müller signale dans ce massif quelques espèces communes avec Bourbon ou Madagascar, par ex.: Dicranum dichotomum Brid..Bryum Commersoni Schwgr. Rhacopilum africanum Mitt., Pélotrichella imbricatula C. M. Toutefois, il n’y a là rien de plus que de simples indices de con- nexion entre les deux régions. Plus marquées seront peut-être les relations entre les iles austro-africaines et la côte du Mozam- bique, mais les Myusses de cette partie du continent africain sont restées jus=d’à ce jour dans une complète obscurité. UNE NOUVELLE LILIACÉE PO_R LA FLORE FRANÇAISE Gagea puymaurensis Sp. nov. Par MM. H. et A. MARCAILHOU D’AYMERIC Si du col de Puymaurens (1920 m. d’alt.), ligne de partage des eaux océaniennes et méditerranéennes et limite frontière des départements de l'Ariège et des Pyrénées-Orientales, le bota- niste suit le gracieux vallon d’Eravall ou d'en Garcias, il s'élève en pente douce jusqu’à la porteille de Kerfourg (2440 m.) S'il est en même temps géologue, il a le plaisir de constater la jux- taposition des granits-gneissiques du pic de Sabarthès (2549 m.) et des schistes satinés du pic de Llauzié (2610 m.) qui longent sur les deux rives opposées le ruisseau d’en Garcias ou d’Ariola, affluent de droite de l'Ariège. C’est sur les pelouses de ce vallon, à 1980 m. d’altitude, que nous avons eu la satisfaction de récolter le G'juillet 1884 une intéressante liliacée, le Gagea, objet de notre étude, en compa- gnie du T'ulipa celsiana DC. Poursuivant notre course jus- qu’au beau lac de Lanoux (2154 m.), le plus grand des Pyrénées, nous avons recueilli cette même plante sur les pelouses qui le bordent. Une seconde excursion, faite le 4 juillet 4890 dans ces parages, nous a permis de retrouver cette espèce aux lieux déjà 230 H. GAY indiqués et en outre au col de Courtal-Rosso (2436 m.), entre le signal de Coumo-d’Or (2826 m.) et le pic de Font-Vive (2639 m.). Ainsi cette jolie plante semble affecter la région montagneuse voisine du col de Puymaurens, et pour ce motif nous l’avons nommée Gagea puymaurensis. Au mois de juillet, la végéta- tion sur les sommets est peu avancée, mais nous avons été bien dédommagés de nos fatigues par la découverte de cette liliacée tout à fait printanière et dont on ne trouve que de rares pieds. En voici la description : Gagea puymaurensis H. et À. Marcailhou d’Aymeric, sp. nov. Plusieurs bulbes sous la même tunique membraneuse; tige naine, 5-8 centimètres ; involucre à 3-4 feuilles alternes, dis- tantes, à longs poils sur les bords, l’inférieure atteignant la fleur ; deux feuilles radicales filiformes droites ; pédoncules glabres ; divisions du périgone oblongues obtuses. Cette espèce diffère du G. bohemica Sch., dont elle est voisine, par ses pédoncules glabres (et non velus), par ses feuil- les radicales droites (et non recourbées). On ne peut la confon- dre : 1° avec le G. Zutea Sch., quiala taille plus élevée, 1-2 déc, l’involucre à feuilles opposées, et une seule feuille radicale très élargie et dépassant l’inflorescence ; 2° avec le G. fistulosa Duby G. Liottardi Sch.,quiales pédoncules velus /aineux, l'involuere à feuilles opposées et les feuilles radicales non filiformes. La comparaison de cette plante avec les nombreux Gagea des Icones coloriés de Reichenbach (Xe vol.) nous a permis de la distinguer et de l’élever au rang d'espèce. Ax-les-Thermes, 14 avril 1891. NOTE SUR UNE FORME ALGÉRIENNE DU ». — A cela nous répondrons que ces deux variétés ne peuvent exister que dans l'imagination d’un myco- logue inexpérimenté, car le cep bronzé a les tubes blanchâtres à l'état jeune et, à mesure que ce champignon vieillit, ils passent insensiblement à la couleur jaunàtre, puis verdatre. Quant au Cep comestible, Bolelus edulis Bull., voici ce que nous dit notre auteur : « Il acquiert parfois tes proportions si gigantesques qu’un seul peut suffire au repas de trois personnes. En septembre 1854, j'en rapportai 59 livres pesant des bois de Clamart... Le bois en était tellement plein, qu'il fallait des pré- cautions pour ne pas les fouler aux pieds. >» Nous laissons aux lecteurs le soin de faire justice de ces exagérations. Plus loin l’auteur fait herboriser le signataire de cette Nofice, nous ne savons en quelle année, avec le savant naturaliste Bory de Saint-Vincent, mort en 1846 ; puis avec une de nos illustra- tions militaires. Au sujet du mousseron, Tricholoma albellum K., l’auteur 234 FEUILLEAUBOIS nous dit que «les feuillets sont blancs à leur naissance, puis d’un léger incarnat >». — Mais quatre pages plus loin, il nous déclare que «les feuillets restent {oujours blancs. » Ensuite l’auteur nous apprend qu’à Paris « on vend des mous- serons secs chez les premiers marchands de comestibles ; ils coûtent 16, 20 et 30 francs la livre. » Nous appelons l'attention sur cette petite exageration, car les truffes qui sont les champignons les plus recherchés et les plus rares de tous, ne se vendent pas au-delà de 15 à 20 francs, au maximum. D'ailleurs pourquoi paierait-on un prix exorbitant des champignons desséchés dont il est difficile de contrôler l'i- dentité, tandis qu’on peut se procurer toute l’année le champi- gnon de couche frais, et à un prix très modique. À la page suivante, l’auteur nous dit que l’oronge, Amanila cæsarea Fr., est commune aux environs de Paris, et il ajoute : « Tous les ans, en juillet comme en octobre, j'en fais d'énormes envois à sept ou huit de mes amis ». — Or, ce qui prouve une fois de plus que l’auteur de la notice et son signataire sont deux personnes différentes, c'est qu'ayant jadis prié ce dernier de nous envoyer quelques spécimens, il nous répondit qu’il n’en rencontrait plus depuis quelques années. La vérité est que l’o- ronge n'existe, aux environs de Paris, que dans un petit nombre de localités où elle est toujours fort rare. Quant à l’oronge blanche, Amanila ovoidea, Fr., l'auteur nous apprend « qu’on chercherait vainement aux environs de Paris, et même à vingt lieues à la ronde, cet Agaric magnifique ». — Décidément notre mycologue n’est pas heureux dans ses affir- mations, car s’il avait consulté son Bulliard extra complet, il aurait pu voir cette espèce figurée à la table 364, et lire que l’auteur l’a trouvée.fréquemment dans la Forêtde Fontainebleau et dans les bois de Malesherbes ; de plus elle est décrite dans les anciennes flores de Mérat et de Chevallier. — Un véritable savant s'exprime toujours avec une certaine réserve ; mais un ignorant ne craint pas d'affirmer avec aplomb les choses les plus invraisemblables. Enfin la notice populaire sur les champignons est terminée par d’encombrantes annotations. UN PROCÈS INATTENDU FAIT AUX MORILLES Cet article a eté écrit avec plus de soin que le précédent et quoiqu'on reconnaisse facilement le style de l’auteur, on doit » «LA Ar UN REMARQUES HISTORIQUES ET MYCOLOGIQUES 235 constater que, par exception, il s’est abstenu des notes supplé- mentaires du bas des pages. Le signataire ‘de l’article est resté complètement étranger à sa rédaction, par l'excellente raison que, indépendamment de son incompétence, il n’a jamais pos- sédé les ouvrages de Paulet ni ceux de Léveillé ; quant au livre de Cordier et à celui de M. Boudier, cités dans cette notice, il ne les à connus que beaucoup plus tard. L'ANGUILLULE DU BLE Nous avons déjà, dans la Revue de Botanique, tome V, p. 295, fait justice des insanités contenues dans cette notice, qui est un chef-d'œuvre de grosse malice cousue de fil blanc. En effet, pour dissimuler son cachet originel, l’auteur fait #n{entionnel- lement patauger le signataire dans un fouillis de lieux communs, de vérités dignes de feu M. de Lapalisse et d’indécisions relati- vement à la nature animale ou végétale de l’Anguillule. Puis, pour faire croire à l'existence de deux personnages, et afin de se donner le plaisir d'intervenir, on le voit, quelques pages plus loin, trancher magistralement la question en déclarant très sérieusement que « l’Anguillule est évidemment un ver tivipare s’introduisant dans les tissus du blé pour y deposer ses œufs. » NOTE SUR LE PERIDERMIUM PINI, VARIÈTÉ CORTICOLA Ce travail est le plus remarquable de la série, aussi a-t-il été publié simultanément dans le n° 192 de la Feuille des jeunes naluralisles, ainsi que dans la Revue Mycologique d'octobre 1886. Le style de ce document est si singulier qu'il est difficile de le comprendre à première lecture. Nous ne parlerons pas de toutes les exagérations et des inexactitudes qu’il renferme, ce serait répéter ce que nous avons déjà dit; nous nous contente- rons seulement de présenter deux perles. , Voici d’abord une erreur gigantesque : L'auteur nous dit, dans son 2° paragraphe, que les spores du Peridermium pint forment «une fine poussière jaune, parfois très abondante, charriée par les vents, et que le vulgaire dési- gne sous le nom de P7uie de soufre. » Or, chacun sait que cette prétendue Pluie de soufre, qui se produit vers la mi-mai, est due au pollen qui s'échappe en abondance des étamines du pin. Le Maître a décidément un faible pour les renseignements fan- taisistes, et son imagination trop féconde lui fait souvent commettre de singulières bévues. 236 FEUILLEAUBOIS Avant de signaler la seconde perle, nous devons d’abord dire que le Peridermium pini doit son origine à deux plantes diffe- rentes, selon que cette fonginée se développe sur les feuilles ou sur l’écorce du pin. La forme acicola est produite par les spores de l’Urédo du Sénecon, Coleosporium senecionis Tul., tandis que la forme cor licola doit son existence au Cronartium ascle- piadeum Fr., urédinée qui se rencontre sous les feuilles lan- guissantes du Cynanchum vinceloxicum L. On à cru pendant longtemps que les deux formes,du Perider- mium pini étaient produites par l’urédo du Sénecon,; mais les expériences de M. le professeur Cornu, faites il y a peu d’an- nées, nous ont fait connaitre le générateur de la forme corticole. A ce sujet, l’auteur nous dit : « La variété corticole était rare naguère, beaucoup plus rare que celle des aiguilles. Cette rareté s’expliquerait par la connaissance récente de la forme urédos- porée, car la plante génératrice n’est jamais bien abondante nulle part... » Nous ne voyons pas quel rapport il peut y avoir entre la con- naissance récente de la forme urédosporée du Peridermium pini, et son degré de rareté. Peut-être l’auteur a-t-il voulu dire que la forme corticole est plus rare que celle des feuilles, parce que son générateur, le Dompte-venin, est plus rare que le Sénecon ? Nous jaissons aux lecteurs le soin de déchiffrer cette énigme. Sous le même pseudonyme, le même auteur a encore publié d'autres travaux non moins remarquables que ceux que nous venons d'examiner, mais pour ne pas répéter indéfiniment les mêmes critiques, nous nous abstiendrons d’en parler. En résumé, si ces boniments avaient été réellement écrits par le capitaine Sarrazin, il n’y aurait pas lieu de l'en feliciter. Mais le seul reproche sérieux qu’on puisse adresser à notre reoretté confrère, c’est d’avoir eu la faiblesse de se laisser circonvenir et d'avoir approuvé, signé et paye fort cher, toutes les sottises qui ont été écrites en son nom. Cependant, afin d'effacer l'ombre de ce tableau, nous devons constater que ces petites faiblesses ont été rachetées par de solides qualités du cœur, qu'ont pu apprécier ceux de nos confrères qui ont été en relations avec le défunt. Fontainebleau, avril 1891. NOTES SUR PLUSIEURS PLANTES NOUVELLES OÙ PEU CONNUE DE LA RÉGION MÉDITERRANÉENNE ET PRINCIPALEMENT DES PYRENEÉES-ORIENTALES Par M. O0. DEBEAUX Notre zélé et infatigable collègue, M.J. Neyraut, employé aux chemins de fer du Midi à Bègles, près de Bordeaux, continue à explorer avec les plus heureux résultats, la région sous-pyré- néenne comprise entre Bayonne et Port-Vendres. Ce botaniste plein d’ardeur, met également au profit de là science qu'il sert avec tant de dévoüment, les rares loisirs dont il peut disposer, et les moyens de locomotion rapide que la Compagnie du Midi lui accorde sur tout son réseau, à raison du service dont il est chargé. Les herborisations entreprises par M. Neyraut au cours de l’année 1890, dans les départements de l’Aude, de l'Hérault et des Pyrénées-Orientales, ont été surtout des plus fructueuses, car nous n'avons pas moins de trois espèces à signaler comme nouvelles pour la flore de France, et dont deux sont encore iné- dites, sans compter les nombreuses formes ou variétés qui ne sont indiquées que je sache, dans aucun ouvrage descriptif, et dont la découverte revient entièrement à notre collègue. Les espèces nouvelles dont la flore de France vient de s’enri- chir sont les suivantes : Taraxacum Neyrauti O. Debx. du-groupe du 7. obovatum. Stachys Albereana J. Neyr., et O. Deb. du groupe du S$. tlalica, et Siachys brachyclada de Noë du groupe du S. hirla. Ces plantes ont échappé jusqu’à ce jour aux recherches des botanistes, pourtant nombreux, qui ont exploré les diverses ré- gions du midi de la France. Mais ainsi que le démontre l’exem- ple de M. Neyraut, il faut apporter de la persévérance dans les explorations, et revenir plusieurs fois dans la même localité et à des époques différentes, si l’on veut en suivre avec fruit les phases, diverses de sa végétation. Citons-en une preuve à l’appui. Tous les botanistes de notre région connaissent la richesse de la flore du Mont Alaric dans l’Aude, et c'est en général du 238 O0. DEBEAUX 4er au 15 juin, qu'ils vont rechercher les plus belles productions de cette localité. Dans une herborisation faite le 11 juin de l’an- née dernière sur l’Alaric, M. Neyraut avait remarqué pendant qu'il récoltait le Taraxacum obovatum Dec., alors en pleine floraison, les premières rosettes foliaires seulement d’une autre espèce de Taraæacum, tout-à-fait tomenteuses en dessous, et qu’il a retrouvé en fleurs le 15 août suivant, pendant que son congé- nère et voisin le 7. obovatum était à cette époque complète- ment desséché. Le hasard, sur lequel il faut toujours compter dans les explorations, a également bien servi notre collégue pour la découverte des deux labiees du genre Stachys dont je viens de parler. C’est en visitant avec attention, soit le pied des gran- des falaises situées entre le cap Cerbère et le cap Lauzeilh près de Port-Boù, soit en remontant vers Quer-Roïg le vallon de Cerbère, que M. Neyraut a pu mettre la main d’abord sur le _ Stachys brachyclada de Noë, espèce que l’on ne connaissait qu’en Algérie sur le littoral de la province d'Oran, et puis sur un autre Stachys gigantesque des plus remarquables, qui se rapproche du groupe du S. £{alica, et qui est certainement nouveau pour notre flore. Je ne terminerai pas ces quelques lignes de préface sans re- mercier ici, et de grand cœur, notre dévoué collègue M. Ney- raut, de l’obligeante communication qu’il a bien voulu me faire de toutes ses dernières récoltes dans l’Aude et les Pyrénées- Orientales. Je lui sais gré surtout, de m'avoir autorisé à publier dans la Revue de Botanique, le résultat de mes propres obser- vations sur les plantes soumises à mon examen. J’ai l'espoir que les notes qui vont suivre pourront intéresser les botanistes résidant sur le littoral de la Méditerranée, ou ceux encore qui ne feront qu’y passer pour des herborisations de ceurte durée. Ranunculus trilobus Désfont. F7. atl. I, tab. 113 ; var. flexicaulis O. Deb. et J. Neyr.; 2. trilobus forma Zaxiuscula antea in Sched. et in Soc. hist. nat. Toulouse (séance du 18 mars 1891). — Plante entièrement glabre, à tiges de 3 à 4 décim. grèles, couchées-ascendantes ou décombantes, à rameaux peu nombreux, courts, très lâches et flexueux, et à pédoncules fiorifères flexueux, puis redressés sous la fleur, celle-ci très petite, d’un jaune clair ; carpelles munis à leur surface d’un double rang de tubercules. _ PLANTES DE LA RÉGION MÉDITERRANÉENNE 239 Cette forme intéressante, dont nous avons dû changer le nom primitivement noté sur les étiquettes, en celui de fleæicautis comme se rapportant mieux au caractère principal de la plante, a été rencontrée par M. Neyraut sur les graviers de la Têt, près du village de Saint-Estève, à Perpignan. F1. et fr. Mai 1890. Le type, qui se rencontre en abondance dans les Pyrénées- Orientales sur les plages d’Argelès (0. Deb. et A. War.), à Col- lioure, Port-Vendres et Banyuls {Gren. Godr.),a ses tiges dressées, très rameuses au sommet, ses rameaux formant un large corymbe, et un faciès tout différent de la variété flexi- caulis. On ne doit pas être étonné de rencontrer celle-ci sur les sables d’une rivière, et à une distance déjà assez grande de la Méditerranée (15 kilomètres environ). L'influence de la mer est ici un fait indubitable, puisque dans cette même station, M. Ney- raut et moi-même y avons récolté les Linum maritimum L. et Agrostis martlima Lam. plantes que l’on ne trouve d'habitude que sur les sables maritimes. Ne sait-on pas ensuite que cer- taines espèces littorales peuvent pénétrer très avant dans les terres en remontant le cours des rivières, ainsi que cela a été déjà constaté plusieurs fois? Je ne citerai pour exemple que la plante qui nous occupe en ce moment, le 2. trilobus, qui est fréquente sur les rivages de l’Algérie, de Nemours à La Calle, et qui, dans la province d'Oran, s’avance jusque dans la région mon- tagneuse, à Sidi-bel-Abbès (A. Warion), en remontant le cours de la Mékerra, c’est-à-dire à plus de 60 kilomètres du littoral. Fumaria speciosa Jordan Cat. plant. Gren., 1849 ; O. Debx. Rech. fl. Pyr.-Orient., fase. 1, p. 20 ; forma Aumilis J. Neyr. in Sched. 1890. — Plante naine, émettant une ou deux tiges au plus, ne dépassant pas 4 à 6 centimètres de hauteur et décom- bantes ; grappe pauciflore, 4 à 6 fleurs au plus, très lâches au sommet des rameaux. Cette forme Aumilis, qui est pour ainsi dire une miniature du F. Speciosa, type très répandu dans les Pyrénées-Orientales, a été récoltée par M. Neyraut, autour du fort Saint-Elme à Col- lioure, dans les lieux incultes et rocailleux. — F1. mai. Fumaria spectabilis Bish. -— J'ai déjà établi la description de cette fumeterre dans le premier fascicule de mes recherches sur la flore des Pyrénées-Orientales, publié en 1878, dans le Bul- letin de la Société agricole et scientifique de Perpignan. Le F. 240 O0. DEBEAUX spectabilis a été depuis l’objet de nouvelles études de la part de M. Rouy, dans ses Suiles à la flore de France, et du professeur Clavaud, l’un des botanistes les plus compétents pour la distinc- tion spécifique dans le genre Fumaria. Ces deux derniers au- teurs ne voient plus aujourd’hui dans le F. spectabilis, qu’une variété notable et bien intéressante du F. major Bad. à cause de certaines affinités avec les Fumariæ capreolatæ \\'apicula- tion très nette des pétales, par exemple). La synonymie en a été rectifiée de la manière suivante, à l'égard des spécimens de cette plante distribués cette année par M. Ch. Magnier, dans son Flora selecta exsiceata (1891), n° 2387. « Fumaria major Badar. in Moretti Botan. tal. 4, p. 10 « (1826); Chaboiss. in Arch. de Flore p.334; Nyman Consp. 27 ; « F. agraria Gren. God. F1. de Fr. 1, p. 67, non Lagasca ; var. « speclabilis Rouy, Suiles à la F1. de Fr. p. 31; Bich. Del. Sem. « hort. Heidelb. (1849) p. 4 ; Jord. Pug. pl. nov. p. 7; O. Debx. « Rech. F1. Pyr.-Or. 1, p. 20.» à Hab. les champs cultivés voisins de la lunette de la Porte- Canet à Perpignan (0. Debx. J. Neyr.); sous Château-Roussil- lon (0. Debx.) ; Narbonne (G. Gaut.). Fumaria Bastardi Boreau Rev. bot. (1847) p. 359 ; Lor. et Barr. F1. de Mont. p. 31; F. mnedia Bastard non Lois.; F.con- fusa Jord. Cat. pl. Dijon, p. 18; F. muralis Gr. God. F1. Fr. 1, p. 67, non Sonder. C’est avec raison que Boreau, l’auteur bien connu de la Flore du centre de la France, a séparé le Fumaria Bastardi du F. muralis avec lequel il etait souvent confondu. Le F. Bastardi en diffère surtout par ses proportions plus réduites dans toutes ses parties, par la corolle plus étroite, par les sepales ovales- arrondis, un peu plus larges que la corolle, par les capsules d'un tiers moins grosses et presque globuleuses. iub. les champs cultivés près de la Porte-Canet à Perpignan (O. Deb. et J. Neyr.). Fumaria officinalis Lin. var. pycnantha Lor. et Barr. F1. de Montp. p. 32. — Grappes beaucoup plus denses que dans le type à pétales de couleur lie de vin; folioles également plus petites et plus épaisses [Lor. et Bar.). Hab. les cultures autour de l’ermitage de Casas-de-Pèna dans la vallée de l’Agly (J. Neyr.) D id PCR CAUIBUR SUIETRN ne on CE Re : . - . PLANTES DE LA RÉGION MÉDITERRANÉENNE 241 Sisymbrium pannonicum Jacq. Coll. I, 70; Gr. God. FI. Fr. I, 94. — Cette plante, des plus rares en France, n’est indiquée par Grenier et Godron que « sur les rochers du grès vosgien à Mutzig, » sur lesquels Billot a récolté jadis les échantillons dis- tribués dans son Flora Gailiæ el Germaniæ exsiccata. Le S. pannonicum a ête retrouvé depuis par M. Miciol aux environs de Marseille, et par M. Neyraut à Bordeaux, dans les décom- bres, près de la rue Carles-Vernet, stations évidemment adven- tives, mais qui prouvent, toutefois, que cette crucifère a une tendance à redevenir française. 1l suffit de la signaler à l’atten- tion des botanistes. Diplotaxis erucoïdes D.C. Syst. II, 631, var. Zeiocarpa Gandog. in Decad. plant. nov. (X1V2 decas) n° 2 (1876). — La variéte leiocarpa, que son auteur décrit comme espèce légitime, est caractérisée par ses rameaux florifères plus fournis, par ses feuilles glabres, ses siliques glabres, toutes étalées, son style beaucoup plus épaissi que dans le type, etc. On la trouve dans les champs cultivés à Narbonne (Gandg.), à Fitou dans l’Aude (Neyr..), et à Vias dans l'Hérault (Neyr.). On trouve aussi à Perpignan et dans toute la plaine du Rous- sillon la forme Ruscinonensis du D. erucoïdes (Gandg. loc. cit. Decas XIV, n° I) à floraison très précoce (de Novembre à Avril), à rameaux florifères subdivariqués, et à feuilles légèrement pubérulentes en dessous et sur la marge. Clypeola Jonthlaspi Lin.; Gr. God. F1, Fr.1, p. 120 ; forma lypica. — Plante grèle annuelle de 5 à 15 centim.; feuilles oblongues-subspatulées, atténuées à la base ; silicules pendan- tes, orbiculaires, planes, comprimées; graine occupant à peine le quart de la loge.— Hab. dans l'Hérault où il est assez répandu. — Le fort Saint-Pierre, près de Cette (Neyr.). Var. B suffrutescens O. Debx. et J. Neyr. in Sched.et in Soc. hist. nat. Toulouse (Séance du 18 mars 1891). — Plante bisan- nuelle ou vivace ?, très rameuse dès la base, à tiges ligneuses, sousfrutescentes, dressées ou ascendantes de 20 à 25 centim. de hauteur, recouvertes ainsi que les feuilles d’un duvet blan- châtre et brillant; grappes fructifères trés allongées, denses vers le sommet; silicules du double plus grandes que dans le type, hispides, plus ou moins espacées vers la base de la grappe. Hab. les deux versants rocailleux de l’ermitage de Casas- Rev. S. Fr. Bor. VIII (1<' juin 1891) 16 242 0. DEBEAUX de Peïña, dans les Pyrénées-Orientales. F1. et fr. en mai (J. Neyr.). Clypeola Gaudini Trachsel in F/ora (1831), n° 43; Lor. et Bar. F1. de Montp., p. 52 et 798; C. gracilis Planch. — Tiges grèles, très courtes (5 à 10 centim. de haut.), feuilles oblongues- spatulées ; silicules elliptiques ou légèrement obovales ; graines remplissant au moins la moitié de la loge (Lor. et B.). Hab. Ile de la Sidrière de Fitou, et pentes du fort Saint-Pierre à Cette (J. Neyr.). Biscutella pinnatifida Jord. Diagn. d'esp. nouv. I, p. 311 ; du groupe du B. ambigua D.C. — Déjà signalé par notre très regretté collègue Timbal-Lagrave sur les rochers à Consolation, près de Collioure, et retrouvé par M. Neyraut sur les pentes de l’ermitage de Casas-de-Peña en mai 1890. Hutchinsia diffusa Jord. Diagn. esp. nouv. I, p. 335; O. Debx. Rech. FI. Pyr. Or. Il, p. 152; Æ. procumbens Desvx. ; Gr. God. F1. de Fr. I, p. 148 ex parte. M. Jordan distingue son 7. difjusa de l’ancien type Æ. pro- cumbens de la flore de France, par ses tiges plus allongées, couchées et diffuses sur le sol, par ses pétales bien plus petits et plus étroits, dépassant à peine le calice, par ses étamines plus courtes, ses silicules moins rétrécies à la base, et ses feuil- les à lobes moins nombreux et plus distincts, légèrement char- nus, glabres ainsi que toute la plante. Hab, les champs sablonneux au voisinage de la mer à Canet, . près de Perpignan (0. Deb.); à la Sidrière de Fitou et aux On- glous (J. Neyr.). Reseda lutea L. var. gracilis Lec. et Lam. Cat. plat. centr., p. 89; Camus, Cat. pl. Fr., p. 36; Gr. God. FI. Fr.1, 188: Lor. et Bar. F1. Montp. 81. — La var. gracilis diffère du type R. lutlea, par ses tiges plus grèles, plus rameuses et diffuses, par ses grappes plus courtes, ses fleurs et ses capsules plus petites, ses feuilles à divisions plus étroites, mucronulées. Cette variété est peu commune, et n’est indiquée en France que dans le département du Gard (Gr. Godr.), aux Combrettes et au Caylar dans l'Hérault (Lor. et B.), et à la Sidrière de Fitou (J. Neyr.). Obs. Le Reseda aragonensis Loscos et Pardo Ser. inconf. plant. Aragon, p.14,et dont j'ai déjà publié dans le 2e fascicule de PLANTES DE LA RÉGION MEDITERRANEENNE 243 mes Recherches, p.156, (1880), une diagnose détaillée,ainsi que les différences qui le séparent du À. phyteuma, a été rencontré de nouveau en 1890 par M. Neyraut, dans le vallon de Cerbère en montant à Quer-Roïg, et autour de l'ermitage de Casas-de- Peña dans les Pyrénées-Orientales. Silene conica Lin. var. subsimplexæ Gandg. in Decad. plant. nov. Fasc. III, extr. du Flora, Decas XXIV, n° 5(1881). — «Cau- « libus gracilibus, paucifloris, plerisque simplicibus, foliis an- « guste lanceolato-linearibus, margine revolutis, acutis; flori- « bus raris, pedicellis 14-17 millim. longis. « Tota purpurea intense suffusa, conspicue gracilis, simplex «ut et humilis ; indumentum breve, virescens (Gandg).» Cette variété subsimpleæ que l’on ne peut attribuer qu'à l'influence des milieux sur lesquels elle croit, ne diffère en effet de la forme typique que par ses tiges grêles, peu élevées (10 à 15 cent.), simples et pauciflores, par la couleur pourprée de toute la plante et l’indumentum court et verdâtre qui la recouvre. Hab. les graviers et les sables de l’ancien champ de manœu- vre (ancien lit de la Tèt), près du faubourg Notre-Dame à Per- pignan. (0. Debx., J. Neyr.)— J'ai la même forme récoltée sur les sables de la Seine près de Paris (P. Mabille). Silene italica Pers. Syn. I, 498. — Trois formes bien dis- tinctes se rencontrent dans les Pyrénées-Orientales : Forme a genuina. — Tiges de 3 à 5 décim., plus ou moins velues, visqueuses au sommet; feuilles inférieures spatulées, atténuées en un pétiole long et cilié. — Les versants rocailleux de l’ermitage de Casas-de-Peña (O0. Debx. J. Neyr.). — b mollissima Waldst. et Kit. Plant. rar. Hung. non Lin. — Diffère du type genuina par la villosité blanchâtre et molle- ment tomenteuse de toutes ses parties. — Même habitat. — c arenicola O. Debx. in Rech. ft. Pyr.-Or.1, p. 31. — Sim- ple forme caractérisée par ses tiges dressées, de 6 à 10 décim. de haut., très visqueuses au sommet, et par ses feuilles velues- tomenteuses, subspatulées. — Hab. les sables et les graviers de la Têt, vis-à-vis Saint-Estève près de Perpignan (O. Deb., J. Neyr.). — F1. en juin. Silene crassicaulis Willk. et Costa Pug. plant. nov. penins. hispan. Extrait du Flora (1859) p. 91, n°9; Willk. et Lge Prod. 244 0. DEBEAUX fl. nisp. III, 666 ; Timb. et Jeanb. Herbor. Albères-Orient, 44 k Rouy, Suiles à la flore de France, I, 57; S.rosulata Soy.-Will. var. crassicaulis Rorhrb. Monog. Silene, 226. Je-ne reproduirai pas dans cette note ni la description déjà publiée du S. crassicaulis dans le deuxième fascicule de mes Recherches sur la flore des Pyrénées-Orientales, p. 161 (1880), ni les caractères distinctifs qui le séparent des espèces affines, S. rosulata Soy.-Will., S. mellifera Boiss.et Reut., et ,S. Zlalica L. J’ajouterai seulement que le. magnifique S7/ene de N. D. de Consolation, consideré longtemps par les anciens botanistes du Roussillon comme une forme gigantesque du S. Z/alica, puis par Timbal-Lagrave comme une espèce nouvelle qu'il se proposait de nommer S. Pommaretiana, en souvenir de notre compa- triote et ami de Pommaret, botaniste Agenais des plus distin- gués, n’est plus aujourd’hui pour M. Rouy qu’une sous-espèce du S. nemoralis Waldst. et Kitaib., récemment decouvert par M. l'abbé H. Coste sur les grands rochers du Larzac à Montela- rat dans l’Aveyron. Le S. crassicaulis, ajoute M. Rouy (loc. cût. etin Bull. Soc. bot. France XXX VII, p. 79), se distinguera toujours du S. nemoralis, par sa taille plus élevée, sa tige plus grosse et plus fistuleuse, bien plus rameuse et à rameaux grè- les, par ses feuilles du double plus grandes, plus longuement pétiolées, ses calices plus courts, etc. _ Hab. les rochers, les vignes, les friches autour de l’ermitage de Consolation (Zmb. Dr Amblard, O. Debx., Paut Oliver, J. Neyr.) ; la tour dela Massane et la montagne de Valbonne près de Collioure (Dr Penchinat, Timb. Jeanber. G. Gautier). — Se retrouve en Espagne dans la province de Catalogne à Mont- serrat (Costa, Bofill) la Sierra de Cadi (Jover), Talaixa et Oix (Vayreda) — Fleurs du 1®r au 15 juin. Arenaria modesta Léon Dufour in D.C. Prodr. 1, p. 10; Gren. God. F1. Fr. 1, 261, — Tiges grêles, dressées de 5 à 8 centim., rameuses dès la base ; feuilles infér. subspatulées, les supérieures linéaires-oblongués; panicule florale poilue-vis- queuse ainsi que les pédicelles et les sépales, ceux-ci sans ner- vures. — Plante assez rare dans le midi de la France, indiquée déjà à Perpignan sans aucune mention de son habitat (Massot, Gay) et recoltée en 1890 par M. Neyraut dans le ravin du salt de la Donzella, au sud de l’ermitage de Casas-de-Peña. PLANTES DE LA RÉGION MÉDITERRANÉENNE 245 Malva parviflora Lin.; Gren. God. F1. Fr. 1, p. 29. — Cette plante a l’aspect d'un M. rotundifolia dont on la séparera fa- cilement par ses carpelles glabres et jaunâtres à la maturité, fortement ridés en travers et non lisses et pubescents. La forme de son calice fructifère à lobes larges, rougeûtres et scarieux, s’étalant complétement et de ses carpelles à bords fortement relevés et dentés après l’anthèse, suffira pour la séparer des es- pèces affines. -- Hab. les abords immédiats de l’ermitage de Ca- sas-de-Peña (J. Neyr.) Obs. Les savants auteurs de la flore de France disent (Zoc. cit.) que le Malva parvifiora est tantôt glabre et tantôt muni de poils appliquées. Il faut ajouter aussi que cette plante peut être recouverte de poils fascicules, ainsi que cela été constaté sur les échantillons récoltés à Casas-de-Peña, Althæa narbonensis Pourret in Cavan. Déssert. IL, p. 94. — Outre les diverses stations déjà connues de l'A. narbonensis, je dois ajouter les suivantes: Bords du Trappel au-dessous de-Gay-: raud dans l’Aude (Abbe Baïichère) ; bords du Fresquel près de la gare de Soupeix sur la ligne de Castelnaudary à Castres (Timbal- Lagrave). C'est de cette dernière localité que proviennent les échantillons distribués en 1889, dans le Flora selecta emsiccata de M. Ch. Magnier, sous le numéro 509) bis, Erodium chium Willd. ; — Soc. Dauph. plant. ercice. (1889) n° 5562, — Du groupe de FZ. maltacoïdes W. et distinct de ce dernier par ses calices et pédicelles non glanduleux, hérissés de poils coniques, courbés-ascendants, par ses feuilles les infé- rieures arrondies, les supérieures trifides à lobes rapprochés. -— Hab. le vallon de Cerbère,en montant à Quer-Roïg (7. Neyr.); Taillefer au dessus de Consolation près de Collioure (P. Oliver) ; La Nouvelle dans l'Aude sur le bord du Canal (Z Neyr:}; la Sidrière de Fitou (Abbe Boullu) ; la Sidrière de Leucate [Ch. Flahauil). Erodium carneum Jord. Pug. plant. nov. p. 47 ; du groupe de l’Æ. cicutarium L. Tiges diffuses-ascendantes, rameuses, de 30 à 35 centim., for- tement striées, recouvertes de poils simples, nombreux, étalés ; feuilles mollement pubescentes, de couleur cendrée, à folioles subsessiles, ovales-oblongues, obcordées à la base et profondé- ment incisées-pinnatifides ; bractées dressées, acuminées, 246 0. DEBEAUX membraneuses, ciliées aux bords ; divisions calicinales briève- ment mucronées, recouvertes extérieurement sur les nervures dorsales de poils blancs, longs et non glanduleux ; pétales de couleur rosée, inégaux, ovales-oblongs, se terminant par un mucron dépassant un peu le calice ; rostre du fruit de 35 à 45 mmèêt. hispide surtout vers la base ; pédoncule commun de 50 à 60 mm. de longueur, supportant 4 à 6 fleurs inégalement pédi- cellées. Hab. les sables et les anciens graviers de la Têt, vis-à-vis Saint-Estève près de Perpignan (O0. Deb.); de Cerbère à Port- Boù aux bords des chemins, surles limites d'Espagne (7. Neyr.)’ Marseille (/ord.) Ononis ramosissima Desf. F1. all. Il, p. 142; Gr. God. F1. Fr.1. 370: Lor. et Barr. F1. de Montp., 154; O. arenaria D.C.’ forma elatior. — Plante vivace velue-visqueuse, à tiges nom- breuses dressées, de 40 à 45 centim. de hauteur, grèles, très rameuses et à rameaux rapprochés; fleurs de un tiers seulement plus longues que le calice ; stipules velues-linéaires. — Hab. La Nouvelle (Aude), le long du canal (J. Neyr.); plage de Leucate (Respaud). D’après Loret et M. Barrandon (Zoc. cit.) l'Ononis arenaria D.C., considéré par quelques auteurs comme variété de l’O. ra- mosissima, ne serait qu'une simple forme de celui-ci. Les carac- tères tirés des pédoncules plus ou moins aristés et plus ou moins longs que la feuille, sont trop peu stables et insuffisants pour constituer des variétés distinctes. Il en est de même de l’aspect général du buisson qui, selon les milieux où il croit, peut se presenter à tiges plus ou moins grèles, serrées, courtes ou élevées. Ononis Cossoniana Boiss. et Reut. Pug. plant. nov. p. 33 (1852); Willk. et Lange Prod. fl. hisp. III, p. 397; O. diffusa Cosson in Notes plant. crit. Esp. p. 35 (1849), non Tenore nec Gussone. Cette rare espèce, encore inédite à l’époque où lillustre Cos- son rédigeait le 2e fascicule de ses Notes sur quelques plantes nouvelles, critiques ou rares du Midi de l'Espagne, a été con- fondue par ce botaniste avec l'O. diffusa Tenore, et décrite plus tard par Boissier et Reuter, comme en étant distincte sous le nom d’O. Cossoniana. Elle parait être jusqu’à présent spéciale aux LL AL NS AN RERRE CAR RE Or NE Lis \ F4 PLANTES DE LA REGION MÉDITERRANÉENNE 247 sables maritimes de l'Espagne méridionale et du Maroc, et se distingue de l'O. diffusa par son port plus robuste, par ses feuilles à folioles oblongues-ovales ou suborbiculaires, et non pas oblongues-linéaires, par ses fleurs 3 à 4 fois plus grandes, par son calice à divisions lancéolées 3-5 nerviées, et non linéai- res-étroites subulées au sommet, 1-3 nerviées, par son légume large ovale, 3-4 fois plus gros et non oblong, enfin par ses grai- nes lisses, 3 fois plus grosses et non scabres-granuleuses. Hab. les sables maritimes du terrain neutre (Neutral-ground) à Gibraltar, et dans le désert du sable ou Linea, au pied de la Sierra Carbonéra, sur le territoire espagnol au nord de Gibral- tar (G. Dautez — avril 1890). Indique en outre près de Puerto Santa-Maria et de San-Lucar de Barraméda dans la province de Cadix {Z. Bourgeau), et sur le littoral marocain (Schousb.). Obs. Le Synopsis de la flore de Gibraltar venait d’être livré à la publicité (18 février 1890), dans les Actes de la Société Lin- néenne de Bordeaux (1), lorsque j'ai recu de mon collaborateur et ami M. G. Dautez, un nouvel envoi de plantes de Gibraltar, dans lequel j'ai trouvé de nombreux spécimens de l’0. Cossoniana Boiss., espèce non encore signalée dans la région dont nous avons étudié ensemble la splendide végétation. Grâce au zèle déployé par M. G. Dautez dans ses recherches botaniques, la flore de cette region s’est sensiblement enrichie dans ces deux dernières années, et il nous sera possible de mettre bientôt la main, à un premier supplément des plantes à ajouter à notre Synopsis. Ononis diffusa Tenore Prod. 14; Boiss. Pug: 34; O. Deb. Syn. fl. Gib. p. 59, n° 196; O. serrata var. major Boiss. FI. orient. II, 63; O. serrala Gren. God. F7. Fr. I, 375; 0. Denhardtii Coss. Not, pl. ecrit. 35 non Ten. Plante commune sur les sables maritimes de la Corse, du sud de l'Espagne, de l'Algérie, etc., et bien différente de l'O. serrala Forsk. qui est spéciale aux Etats barbares- ques et à l'Orient, par ses proportions plus robustes dans toutes ses parties, ses folioles obovales, et ses fleurs une fois plus grandes, par ses calices à divisions ovales-lan- (1) Synopsis de la Flore de Gibraltar par MM. O. Debeaux et G. Dautez. Tirage à part en un volume grand in-8° de 260 pages avec une planche et une carte lithographiées, Paris, 1890, — Librairies scientifiques de KF. Savy et P. Klincksieck. 248 O0. DEBEAUX céolées, acuminées, 3-5 nerviées et non linéaires-étroites subulées, 1-3 nerviées, par ses légumes deux fois plus gros, ovales et non oblongs, par ses graines au nombre de deux, gra- nuleuses-scabres et non lisses. Je l’ai distribuée en 1873 dans les Planic exsiccatæ de la Société helvétique de Neuchâtel, prove- nant de la plage dela Rénella près de Bastia en Corse, où je l'avais récoltée trois ans auparavañt. M. Dautez l’a également trouvée à Gibraltar dans les mêmes stations que l'O. Cossoniana, Son aréa géographique serait le suivant : Corse, Sardaigne, Si- cile, Italie moy. et infér., Algérie, Tunisie, Maroc, Espagne (Prov. de Grenade et d'Andalousie), Gibraltar, Portugal. Je crois devoir indiquer ici et aussi brièvement que possible les espèces composant le groupe de l'O. serrata Forsk. qui se trouvent dans la ré-ion méditerranéenne : 1° O. Cossoniana Boiss. et Reut. (0. diffusa Cosson non Ten.). — Litt. de l'Espagne mérid. Gibraltar, Maroc. 20 O. diffusa Ten. (0. serrata Gren. et God. non Forsk.); 0. Dehnardtii Coss. non Ten.). Litt. de l’Esp., Port., Corse, Italie, Algérie, etc. 9° O. serrata Forsk. — Alvérie, région Sahar., Maroc, Tuni- sie, Orient, Asie min. 40 O. Dehnardtii Tenore non Coss. (0. diffusa Guss.) ; — Al- gérie. 90 ©. hirta Desf. Æort. Par. ex Poiret. — Litt. de l'Espagne mérid., Algérie, Orient, Asie min. 60 O. phyllocephala Boiss. — Orient, Syrie. Medicago leiocarpa Benth. Cat. pl. Bas-Lang., p. 100; Gr. God. F1. Fr. I, p. 386. -- Souche vivace, émettant de nombreu- ses tiges de 10 à 20 centim. de long, couchées sur le sol et for- mant gazon, glabres ou lésgèrement pubescentes; folioles petites, arrondies, le plus souvent échancrées au sommet; fleurs peti- tes. jaunes, à divisions calicinales égalant le tube ; gousses gla- bres épaissies sur le bord externe, et à nervures très sail- lantes. Hab. les environs de Narbonne et les basses Corbières (Gr. God.); Casas-de-Peña, à l'entrée du chemin des stations con- duisant à l'Ermitage, près de la route Nationale (7. Neyr.). Dans cette même localité on peut récolter aussi le Medicago disciformis D.C. qui est une plante assez rare dans le midi de la PLANTES DE LA RÉGION MÉDITERRANÉENNE 249 France, et que l’on retrouve sur les rochers du littoral à Mar- seille, Montpellier, Narbonne, Collioure, etc. Medicago littoralis Rhode in Lois. Not. 118; Gren. God. F1. Fr. 1, 393. — Trois formes distinctes se rencontrent fréquem- ment dans les Pyrénées-Orientales : Forma @ #nermis Moris F1. sara, p. 430, tab. 40. — Gousses glabres, discoïdes, planes, réticulées sur les faces, inermes, ou yégèrement tuberculeuses, ou bien munies d’épines subulées, recourbées, et crochues d’abord au sommet ; tiges de 20-30 cent. couchées, étalées sur le sol. — b breviseta D.C. FI. Fr. V, 568. — Gousses dextres à faces réticulées-veinées, glabres; épines égalant le diamètre des bords de la spire, ou plus courtes; tiges velues-pubescen- tes, courtes, de 5 à 15 centim. le plus souvent dressées. — c longiseta D.C. loc. cit.; M. Braunii Gr. God. F1. Fr. 1, 393. — Gousses sénestres glabres; épines beaucoup plus lon- gues que le diamètre des bords spiraux; tiges fortement velues, de 20 à 30 centim., couchées-appliquées sur le sol. Hab. la var. a sur les sables maritimes du littoral, de Salses à ‘Port-Vendres (0. Deb. et J. Neyr.), et sur les graviers de la Têt à Perpignan ; les var. b et c sur les graviers de la Têt, le chemin des stations de l’ermitage à Casas-de-Peña (J. Neyr.) et les sa- bles maritimes à Argelès, Collioure, Port-Vendres, etc. Vicia lutea Lin.; Gren. God. F7. Fr. I, 462, var. glabrata O. Deb. et J. Neyr. in Sched., 1891. Tiges simples ou pluricaules, flexueuses, diffuses, anguleuses- sillonnées, glabrescentes ; feuilles glabres, toutes cirrhifères à 4-7 paires de folioles, alternes, les inférieures caulinaires obovales-oblongues, mucronées, les supérieures linéaires-lan- céolées, se terminant en un mucron allongé, un peu recourbé au sommet; stipules lancéolées, demi-sagittées, les supér. li- néaires ; fleurs assez grandes, solitaires, d'un jaune-pâle, briè- vement pédicellées; divisions du calice lancéolées-subulées, les deux supér. beaucoup plus courtes que l’infér. et conni- ventes ; légumes d’abord penchés, se redressant ensuite, bru- nissant à la maturité, oblongs, comprimés, de 30 à 35 millim. de long sur 10 millim. de large, recouverts de poils nombreux, serrés, d’un blanc-brillant et appliqués, naissant d’un tubercule peu saillant ; graines 3-4, lisses, brunâtres et globuleuses. 250 O0. DEBEAUX Hab. les cultures entre Cerbère et Port-Boù, sur la frontière d'Espagne (7. Neyr.). F1. et fr. juin 1890. La variété glabrata du V. lutea se sépare nettement par ses légumes très velus à leur surface, de la variété Zœrvigata (Vicia lævigala Sm.) décrite par Boissier dans son Voyage botanique en Espagne, p. 194, d’après des échantillons à folioles et légu- mes tout à fait glabres. Au premier abord, la plante des Pyré- nées-Orientales offre l'aspect du V. vestita Boissier, lequel est très répandu dans les champs cultivés d’une grande partie de l'Espagne, à Gibraltar et dans le nord de l'Algérie, Mais la vil- losité particulière qui recouvre les légumes du V. vestila et la forme de ses graines la distinguent suffisamment des espèces voisines, de sorte que nous ne voyons dans notre plante, qu'une variété glabrescente du V. /utea. Lathyrus tenuifolius Desf. F1. all. II, 1460; Paul Oliver, in Bull. Soc. bot. Fr. vol. XXX V (1888), Session extr. à Narbonne, p. LXXII; Gren. God. F1. Fr. I, 479 et Auct. plerumque. Pendant la session extraordinaire de la Societe botanique de France à Narbonne (Séance du 13 juin 1888), mon tres regretté collègue Paul Oliver a démontré d’une manière des plus préci- ses, que le Zathyrus tenuifolius Desf. doit être considéré comme étant une espèce légitime, et non comme une variété à feuilles plus étroites du Z. clymenum L. Ce botaniste, qui a fait une étude approfondie de ces deux plantes, a retracé les caractères principaux qui les distinguent, et qui justifient leur séparation spécifique. « L. tenuifolius Desf.— Fleurs discolores, à étendard pourpre, « à ailes violettes et à carène légèrement rosée, au nombre de 1-3, le plus souvent une, assez fréquemment deux, rarement trois, portées sur des pédoncules non aristés s’ils sont pluri- caules, aristés au contraire s'ils sont uniflores; styles faible- ment crochus au sommet; feuilles d’un vert-glauque, linéai- res-étroites ». « L. clymenum L. — Fleurs d’un pourpre à peu près uni= « forme sur tous les pétales, au nombre de 1-5, rarement une, « le plus souvent trois et portées sur des pédoncules non aristés; « styles brusquement contractés en une pointe subulée reflé- « chie; feuilles d’un vert-tendre, luisantes, ovales-oblongues ». Le Z. tenuifolius est assez commun sur toutes les collines sèches du littoral, depuis Perpignan jusqu’à Banyuls-sur-Mer. À À À À À Mer T PT A. PLANTES DE LA RÉGION MÉDITERRANÉENNE 251 Le Z. clymenum est plus abondant au contraire dans la région maritime opposée, de Montpellier à Nice, en Corse et le nord de l'Algérie. Lathyrus setifolius L. var. amphicarpos Gren. God. F1. Fr. J, 491; L. setifolius var. helerocarpus Lor. et Barr. F1. de Montp. 194; L. amphicarpos Gouan Hort. Monsp. 368, non Lin.— Plante peu répandue dans la région méditerranéenne, signalée au Pouzin dans l’Ardèche (Miciol), à Montpellier (Cas- telnaud, Lavalette, Mireval, La Colombière), et récoltée par P. Oliver et M. Neyraut dans le ravin du Salt de la donzella, au sud de l’ermitage de Casas-de-Peña. Cette variété offre cette particularité remarquable comme dans le Vicia amphicarpos Dorthm. de gousses se développant à la base des tiges, se repliant ensuite sur elles-mêmes, et s’enfoncant dans la terre pour y mürir leurs graines. Onobrychis sativa Lamk. F1. Fr. Il, 652; Gr. God. F1. Fr. I, 505. — Forma viciæfolia Scop. F1, Carn. Il, 76; Camus Cal. pi. Fr. p. 75. — Cette simple forme du type ©. sativa ne sau- rait constituer une bonne variété. Elle ne diffère de celui-ci que par ses tiges plus fortement striées, pubescentes ou seule- ment munies de poils blancs, épars et apprimés, par ses feuilles plus larges et plus manifestement apiculées, recouvertes en dessous ainsi que les pétioles de poils mous et nombreux, par son épi plus étroitement allongé, à rachis, divisions externes du calice et gousses mollement velus. Hab. les anciens graviers de la Têt à Perpignan, où cette plante provenant d'anciennes cultures, parait être subspontanée dans cette station. J. Neyr.). — FI. et fr. mai. Myrtus communis Lin. var. »nicrophylla Willk. et Lange Prod. fl. hisp. III, 191. — A l’exemple de plusieurs auteurs ré- cents, je crois qu’il n’y a pas lieu de séparer comme espèce dis- tincte du type M. communis, la forme à feuilles oblongues, étroitement lancéolées-aigués et très serrées sur les tiges, déjà décrite par Willkomm et Lange, comme variété microphylla. Celle-ci a été signalée pour la première fois à la Sidrière de Fitou par M. le professeur Ch. Flahault, directeur de l’Institut botanique de Montpellier, et retrouvée depuis par tous les bo- ‘ .tanistes qui ont herborisé dans cette riche station. Montia rivularis Gmel. F7. Bad. I, 312; Gr. God. F1. Fr. 252 O0. DEBEAUX I, 606. — Bien distincte du Montia minor Gm. par ses racines vivaces, sa floraison plus tardive, ses tiges flottantes beaucoup plus allongées (15 à 20 centim.), ses feuilles vertes plus grandes, ses capsules plus petites, ses graines chagrinées plus lui- santes, etc. | Le M. rivularis a été indiqué déjà par le Dr Warion dans ses Herborisalions des Pyrenees-Orientales, p. 8 du tirage à part (1880), dans la Massane et le ruisseau du Ravenel à Collioure. Retrouvé depuis par M. Neyraut dans le petit cours d’eau qui longe le sentier de N,.-D. de Consolation. Polycarpon alsinæfolium Dec. Prod. II, 376; P. letraphyl- lum var. alsinoïdes Gr. God. F1. Fr. 1,607, formananadJ. Neyr. in Sched (1891). — Tiges simples, pauciflores, hautes de 2 à 3 centimètres au plus. — Les sables maritimes à la Sidrière de Fitou. — Mai (7. Neyr.). Obs. Le Polycarpon peploïdes Dec. que j'ai souvent récolté sur les rochers du littoral à Collioure et à Port-Vendres près du vieux phare, en compagnie de l'Armeria ruscinonensis, a été observé de nouveau sur les rochers du cap Cerbère et du cap Lauzeilh près de Port-Boù, sur les limites d’Espagne. (J. Neyr. — juin 1890). Herniaria glabra Lin. var. subciliata Babingt. Man. p. 111; Willk. et Lang. Prod. fl. hisp. II, 152; Rouy Suites à la fl. de Fr. p.102. — Piante présentant tous les caractères du type H. glabra, mais pourvue de feuilles toutes plus ou moins ciliées sur la marge et leur surface. — Hab. les graviers de la Têt, en aval du Pont du chemin de fer, à Perpignan. — Mai (J. Neyr.). Cette forme, qu’il ne faut pas confondre avec l'Herniaria ciliata Babingt.; Rouy Suiles à la fl. de Fr. 102, espèce propre aux rochers maritimes de la Bretagne et de la Vendée, paraît - être assez rare. Elle est encore signalée en Espagne dans les monts Mariannes (Zange). Galium silvivagum Baillet et Timb. Æssai Monog. Gal. Toul..in Mem. Acad. Sc. Toul., 5° sér. VI; O. Deb. Rech. fl. Pyr.-Or. 1, p. 191; G. sülvestre Poll. var. silvivagum Lor. et Bar. F1. Montp., 301. — Le G. silrestre Poll. est uné espèce très variable, glabre ou pubescente, à panicule plus ou moins lâche ou serrée, à feuilles lisses ou denticulées aux bords, par- fois papilleuses-scabres à la face supérieure (Z. et Bar. loc. PT OR SN PE LENS Fu Let" Ed RARE \ | Se . .: EVER, : 4 PLANTES DE LA RÉGION MÉDITERRANÉENNE 253 eit.). Dans ces conditions, les savants auteurs de la flore de Montpellier n’admettent le G: siwivagum comme n'étant qu’une simple variété presque glabre et à feuilles scabres assez forte- ment nervées du G. silvestre. Hab. les collines sèches dans le ravin du Salt de la Donzella au sud de l’ermitage de Casas-de-Peña (7. Neyr.); la Tour de la Massane et Valbonne près de Collioure (Timb.); le Tarn (Mart. Don.) ; l'Hérault (L. et Bar..). Galium parisiense Lin. ; Gr. God. F1. Fr. Il, 42. Var. a nudum Gr. God. loc. cit.; G. anglicum Huds. F1. Angl. 69; Baïll. et Timb. Æss. mon. Gall. loc. cit.; G. pari- siense L. var. leiocarpum Reïichb.; Lor. et Bar. F1. Monty. p. 303. — Tiges rudes dans toute leur longueur, étalées-diffuses, dressées quelquefois; feuilles d’abord étalées, puis réfléchies ; panicule étroite-allongée à rameaux courts, étalés; fruits gla- bres (Z. et B.). | Var. b vestitum Gr. God. loc. cit. ; O. Deb. Rech. fl. Pyr.-Or. IT, 192; G. litigiosum D.C.; G. microspermum Baïll. et Timb. loc. cit. — Ne diffère de la var. à nudum que par ses fruits velus-hérissés. Hab. les. var. a et b sur les anciens graviers de la Têt, près . du village de Saint-Estève à Perpignan ; la var.b sur les bords du chemin des stations à Casas-de-Peña, et au sommet du Tail- lefer près de Collioure (7. Neyr.). Galium decipiens Jord. Obs. pl. VII fragm. p. 178 (1846) ;: Gren. God. F1. Fr. II, 42. — Très voisin du G. parisiense, dont il se distingue par ses tiges diffuses plus robustes et allongées, à rameaux moins étalés, par ses feuilles plus larges, verticillées par sept, et noircissant davantage par la dessiccation, par ses fleurs plus grandes, ses styles dressés, ses fruits plus gros pres- que toujours hispides et ses pédicelles plus allongés (Gr. God.). Hab. le ravin du Salt de la Donzella, au sud de l’ermitage de Casas-de-Peña (7. Neyr.); indiqué aussi à Montpellier, Cette, Narbonne, Port-Vendres (Gr. God.). Galium spurium Lin., var. {enerum Gr. God. F1. Fr. II, p. 44; G. tenerum Schleich. in Gaud. F7. helx. I, 442; O. Deb. in Soc. hist. nat. Toul. (Séance du 18 mars 181). — Tiges gla- bres ou quelquefois un peu hispides au-dessus des nœuds; feuil- les obovées, atténuées à la base; fruits hispides. 254 O0. DEBEAUX Hab. les talus de la route de Port-Vendres près de la Porte- Canet à Perpignan (J. Neyr.). — Cette forme n'était indiquée par Grenier et Godron, que dans les forêts du grès vosgien à Bitche (F. Schultz). Galium tricorne With. F{. brit,, 2e éd. 153, var. microcar- pu Godr. in Gr. God. F1. Fr. II, 44. — La variété microcar- pum qui n'a d’autres caractères distinctifs que ses fruits de moitié plus petits que dans la forme typique, paraît être rare dans les Pyrénées-Orientales. M. Neyraut n’en a rapporté en effet qu'un seul individu, trouvé sur les anciens graviers de la Tèêt, près de Perpignan. Asperula cynanchica L. var. densiflora Gren. God. F1. de Fr. II, 47; À. cynanchica var. marilima Willk. et Lge Prod. fl. hisp. II, 303. — Caractérisé par ses tiges plus courtes cou- chées-diffuses, ses rameaux divariqués-étalés, ses feuilles infé- rieures obovales-elliptiques, les super. lancéolées-linéaires, ses cymes plusieurs fois dichotomes, et ses fleurs plus nombreuses dans chaque fascicule. — Hab. les sables maritimes à l’île Sainte-Lucie près de Narbonne. (J. Neyr.).— Juin. Conyza altissima Ch. Naud. et O. Deb. Rech. fl. Pyr.-Or. I, p. 55, (10 janvier 1878); C. Naudini E. Bonnet in Bull. Soc. bot. Fr. XX V, p. 208 (28 juin 1878); Znula allissima (Naud. et Deb. sub. Conyza), ex Camus Cat. plant. Fr. p. 150. — Cette plante d’origine étrangère, et dont la patrie n’est pas encore dé- terminée, commence à se propager dans la région littorale des Pyrénées-Orientales. A la localité de Collioure (alentours immé- diats de l’ancienne Villa Naudin), il convient d’ajouter la sui- vante : Bords d’un petit pont, près de la gare de Banyuls (J. Neyr. — Juin 1890). Calendula officinalis Lin. — N'a pas encore été signalé en France à l'état spontané, mais toujours échappé de quelque jar- din. Timbal-Lagrave l'indique (Æerborisations dans les A lbe- res orientales), parmi les plantes récoltées entre Collioure et Argelès. — M. Neyraut l’a aussi rapporté d’Espira de l’Agly, où il n’en a vu qu’un petit nombre d'individus, dans les champs de blé bordant la route de Peyres-Tortes à Casas-de-Peña. Ces deux dernières stations sont insuffisantes, pour pouvoir affirmer la spontanéité du Souci officinal dans les Pyrénées-Orientales. Hyoseris radiata L. — Les rochers entre Collioure et Port- Q RS ons D | DS HUE rt à N -{ S PLANTES DE LA RÉGION MÉDITERRANÉENNE 255 Vendres en suivant la côte, et où cette plante est assez commune. (0. Deb., Timbal, P. Oliver, J. Neyr., etc.). — Se retrouve à Marseille, Toulon, Grasse, Cannes, Nice, en Corse et dans toute l'Algérie, sur le littoral. Catananche cærulea Lin. var. Armerioides O. Debx. in Herb. (1855). — Variété bien distincte du type par sa taille du triple moins élevée (30 à 40 centim.), à tiges nombreuses à la base, simples, grèles, monocéphales, nues ou munies seulement de quelques bractéolées membraneuses, par ses capitules de moitié plus petits, par ses feuilles toutes radicales entières, linéaires- lancéolées. Hab. les collines rocailleuses, aux environs du Luc (Var), où M. Hanry a recolté cette plante il y a plus de trente-cinq ans, et qu’il a distribuée ensuite à ses correspondants sous le nom de la forme a genuina du C. cærulea L. La var. Armerioïdes, dont l’aspect est celui d’un Armeria plantaginea, se rapproche en partie du Catananche propinqua Pomel in Nouv. mat. ft. atiant. p. 19 (C. cœærulea var. tenuis Ba!l Spicil. fl. Maroc.),parses pédoncules très allongés, ses feuilles linéaires, pubescentes, ses capitules de dimensions semblables ; mais elle s’en éloigne par ses tiges grèles, menues, simples, naissant d’une souche unique et non rameuses seulement à la base, et naissant des divisions nombreuses et épaisses d’une souche subcespiteuse, et du double plus élevées. — Il est à pré- sumer que cette varieté remarquable d’une plante très fréquente dans toute la région méditerranéenne, se retrouvera sur d’autres points du midi de la France. Taraxacum Neyrauti O. Debeaux Spec. nov. in Soc. hist. nat. de Toulouse (Procès-verbal de la séance du 18 mars 1891); e grege 7. obovati D.C. Souche d'un brun-foncé, dure, de la grosseur du doigt, vivace ? ou bisannuelle, d’où naissent au commencement de juin des rosettes de feuilles (8 à 12), ovales-oblongues, le plus sou- vent entières, appliquées sur le sol et très coriaces, vertes, gla- bres en dessus excepté sur la nervure médiane, et recouvertes en dessous d’un tomentum blanc, épais, très serré, plus ou moins lanugineux sur les nervures, à limbe ondulé vers la base et rarement sinué, denté à dents courtes et trés espacées, s’at- ténuant en un pétiole plus ou moins allongé; scapes beaucoup 0: en 0. DEBEAUX plus courts que les feuilles, réfléchis avant l’anthèse, deve- nant deux à trois fois plus longs à l’époque de la maturité, et lanugineux dans toute leur étendue; fleurs d’un jaune clair; écailles les plus extérieures du péricline ovales-lancéolées, lé- gèrement scarieuses sur les bords, et de moitié plus courtes que les folioles internes, celles-ci étroitement linéaires-lancéolées et munies sur le bord externe d’une bande scarieuse, toutes divi- sées au sommet en deux courtes lanières; achaines d’un jaune- pâle, marqués de côtes nombreuses, muriculés vers le sommet, et à peine tuberculeux à la base; rostre de l’achaine à base ob- conique, deux fois plus long que celui-ci. — Fleurs et fr. du 1er au 15 août. Hab. les terrains secs et rocailleux entre Moux et Capendu. et aussi sur le Mont-Alaric au-dessus de Comignes (Aude). (J. Neyraut — 15 août 1890). Obs. Le Taraxacum Neyrauti, que je me fais un plaisir de dédier à l’auteur de sa découverte, avait été observé en rosettes seulement, ainsi que je l’ai déjà dit dans les quelques lignes servant de préface à ces notes, le 12 juin 1888, lors de l’excur- sion faite au Mont-Alaric, par la Société botanique de France réunie en session extraordinaire à Narbonne. Le tomentum blanc et drapé qui recouvrait la face inférieure des feuilles pri- maires de ce Taraxacum, alors que dans la même station le T. obovatum à feuilles glabres des deux côtés, était à cette époque en pleine floraison, avait vivement frappé l'attention de M. Neyraut, qui, pour lever tous ses doutes, est revenu deux mois plus tardivement, le 15 août 1890, visiter cette même localité. Notre zélé collègue n’a pas eu de peine à retrouver son Taraxacum en fleurs et fruits déjà mürs, et il a pu constater en même temps, que le 7. obovatum était depuis plusieurs semaines complètement desséché. Notre nouvelle espèce ne peut être rapprochée que des 7. 0bo- vatum D. C., T. tomentosum Lange, et T. serotinum Poiret. Il sera facile de distinguer le 7. obovatum, qui est fréquent sur l’Alaric et dans une grande partie du midi de la France, par l’apparition plus précoce de ses rosettes foliaires, par ses feuil- les entièrement glabres sur les deux faces (échantillons de l'Aude et de l'Hérault), ou à peine pubescentes en dessous, non coriaces, par ses capitules du double plus gros, par ses folioles involucrales plus allongées et plus échancrées au sommet en PLANTES DE LA RÉGION MEDITERRANÉENNE 257 deux lanières corniculées, les extérieures beaucoup plus larges, par ses achaines fortement hérissés, et comme spinescents dans leur partie supérieure et d’un roux fonce. Le Taraxæacum tomentosum Lange, indiqué en Espagne dans les Deux-Castilles, diffère du T. Neyrauti par la glaucescence de toute la plante, ses feuilles moins coriaces, glabres, luisantes en dessus, tomenteuses en dessous sur la nervure médiane seu- lement, presque toujours roncinées, rarement entières, par ses scapes glabrescents, par les folioles du péricline divisées au sommet en deux lanières corniculées, par ses achaines d’un jaune-pâle de même longueur que le rostre. On séparera également notre plante du 7. serotinum Poiret, qui croît dans l'Autriche inférieure, par ses feuilles du double moins allongées, entières ou sinuées et légèrement dentées, et non profondément roncinées à dents aiguës très marquées, gla- bres en dessus et tomenteuses en dessous dans le 7. Neyrauti, et non rudes au toucher en dessus, et scabres et un peu hispi- des en dessous, etc. Outre les deux stations du 7. Neyrauti déjà signalées dans l’Aude, M. Neyraut m'a fait savoir (nr litleris, Avril 1891) qu’il a cru reconnaitre cette espêce à Pardailhan dans l'Hérault, en rosettes seulement (10 juin 1890), mais sans pouvoir affirmer qu’elle soit identique à celle de l’Alaric, n’en ayant pas récolté des spécimens. Lactuca perennis Lin. var. cichortfolia Gr. God. F1. de Fr. Il, p. 322; L. cichorüfolia D. C. F1. fr. V, 434. Diffère du type par ses proportions plus grandes, ses feuilles inférieures glabres, pinnatifides, à lobes linéaires-lancéolés, tous arques-recourbés et entiers. — Les rochers au-dessus de Notre-Dame-de-Consolation, près de Collioure, (Timo. P. OI: O. Deb. J. Neyr., etc.) Erica mediterranea Lin. Mant., 229; Willk. et Lge. Prod. ÎL. hisp. II, 348; O. Debx. Rech. fl. Pyr.-Or. 1, p. 74; E. carnea L. var. occidentalis. D. C. Je me suis longuement étendu sur cette magnifique espèce (loc. cit. ut supra), dont j'ai vu à Perpignan, dans le jardin du Docteur Louis Companyo, plusieurs individus fleurissant cha- que année (du 15 au 30 janvier), et provenant des derniers chaïi- nons de l’Albère, entre Argelès-sur-Mer et Laroque-d’Albère, Rev. S. Fr. Bor. VIII (4er juillet 1891) 17 { 258 O0. DEBEAUX où ce naturaliste les avait récoltés. Très rare en France, puis- qu'il n'est indiqué que dans la lande de Cissac, près de Pauillac dans la Gironde, l’Erica mediterranea n'est pas moins peu répandu en Espagne et dans l’Europe australe. Willkomm et Lange ne citent pour cette espèce que les deux stations ci-après : « La Galice (Colmeiro), et La Rioja, près de Lumbreras, dans la Vieille-Castille (Boutelou).» A celles-ci j'ai hâte d'ajouter une troisième localité, celle de la Sierra Carbonéra, au-dessous de San-Roque près de Gibraltar (Andalousie), où mon ami et col- laborateur M. Gustave Dautez, l’a découverte en janvier 1890, et dont il m’a adressé de très beaux échantillons, mais trop tard, pour la mentionner dans notre Synopsis de la flore de Gibraltar, alors livré à la publicité. L'Æ. medilerranea est, en outre, indiqué en Portugal et dans la region montagneuse de Cunnémara en Ecosse (D. C.). Anagallis arvensis L. var. micrantha Gren. God. F1. Fr. II, 467; À. parviflora Salzm. in Lois. F1. gall. I. 163, non Hoffm. et Link. Fleurs bleues, très petites, à lobes obovés, ne dépassant pas les calices; divisions du calice lancéolées-aigués, non ciliées- glanduleuses sur le dos. — Hab. les environs du Luc (Var) où il à été découvert depuis fort longtemps par M. Hanry. — La variété micrantha, qui n’était indiquée que dans la Corse par les auteurs de‘la flore de France, est assez abondante sur le littoral algerien. La plante décrite sous le nom d’A. parviflora par Hoffman - segg et Link dans leur flore du Portugal (vol. I, 325), et dont Willkomm et Lange ont reproduit la description dans leur Pro- dromus fl. hisp. II, p. 648, ne se rapporte pas du tout à la forme micrantha du Var, de la Corse ou de l'Algérie. L’A. par- vifiora du Portugal, qui a été retrouvé par Lange à La Coroña, seule station connue en Espagne, est une toute petite plante très rameuse, à tiges grèles, flexueuses-couchées, à pédicelles filiformes du double ou du triple plus longs que la feuille, à corolle et capsules fructifères de même longueur que les cali- ces, tandis que la variété micrantha est plus robuste, à tiges dressées, peu rameuses, à pédicelles moins courts ou égalant les feuilles, à corolles et capsules plus courtes que les divisions calicinales. | PLANTES DE LA RÉGION MÉDITERRANÉENNE 259 Convolvulus arvensis Lin. var. oblusifolius Choisy in D. C. Prod. IX, p. 406; Camus Cat. plant. Fr., p. 201; C. corsicus Rœm. et Schult. — Plante de petite taille de 12 à 18 cent. au plus, à tiges grêles, couchées-ascendantes ou dressées, glabres, non volubiles ; feuilles pétiolées, ovales, hastées, subarrondies au sommet, à oreillettes plus ou moins aiguës ou obtuses, gla- bres; fleurs petites, blanches ou rosées, à pédoncules uniflores, égalant ou dépassant à peine les feuilles. — F1. fin mai. Hab. les friches rocailleuses bordant le chemin des stations conduisant à l’ermitage de Casas-de-Peña, dans les Pyrénées- Orientales (J. Neyr.); la Corse (D. C.). Antirrhinum latifolium D.C. F1 fr. V, p. 411; var. pseu- do-majus Rouy in Mat. fi. portug. (Extrait du Naturaliste, 1882), tir. à part, p. 15 ; A. latifolium var. purpurascens Benth. in D. C. Prod., X, 291, ex parte; À. hispanorum Bor- dère, Plant. pyr. esp. exsicc.; A. Linkianum O. Debx. Rech. fl. Pyr.-Or. I, 89, non Boiss et Reut. C’est bien à tort que j'ai rapporté dans mes Recherches sur la flore des Pyr.-Orient. (loc. cit.) l’A, latifolium var. purpu- rascens Benth. à l'A. Linkianum Boiss. et Reut. qui, d’après M. Rouy, constitue une espèce différente, qu’il n’est pas possi- ble de réunir à l’A. latifolium. La variété pseudo-majus que M. Rouy et, moi-même avons récoltée sur les rochers autour de Consolation, et que M. Neyraut a aussi rapportée des pentes N.-E. de Taillefer, diffère du type A. latifolium par ses tiges élevées, glanduleuses dans leur partie florifère, par ses feuilles ovales ou ovales-lancéolées, glabres, obtuses ou -plus rarement acutiuscules, contractées ou brièvement attenuées en pétiole, par ses fleurs rouges en grappes multifiores compactes. Elle se sépare également de l’A. majus L. par ses feuilles ovales-oblon- gues, ou oblongues-obtuses, la plupart opposées (Rouy). — La plante distribuée par Bordère, sous le nom d’A. hispanorum et provenant de Torla en Aragon, se rapporte à la même variété pseudo-majus. Linaria supina Desf. F1. all. II, 44; Rouy Mat. fl. port. in Le Naturaliste, 1882, et du tir. à part, p. 50. Var. À genuina. — Feuilles de la tige glauques, alternes ; tube de la corolle brusquement contracté en éperon, celui-ci droit ou un peu arqué et de même longueur que la corolle. 260 O0. DEBEAUX Hab. les friches rocailleuses en montant à l’ermitage de Ca- sas-de-Peña (Neyr.); éboulis rocailleux du Mondony au-dessus d'Amélie-les-Bains (0. Deb.), etc. Linaria pyrenaica D. C. Zcon. plant. rar. tab. 11; Antir- rhinum pyrenaicum Pers. Syn. pl. Il, 156. — Plante plus ro- buste, à tiges pubescentes-glanduleuses dans leur partie flori- fère; tube de la corolle s’atténuant en un éperon gros, plus court ordinairement que le reste de la corolle (Rouy). — Champs pierreux, friches calcaires à Fontpédrouse et Mont-Louis (Rouy); dans la vallée d'Eynes au col de Nuria (P. Pellet); Saint-Béat dans la Haute-Garonne (T#mbal). Var. ambigua Rouy (loc. cil.); Antirrhinum ambiguum Huet non Lange. — Diffère du Z. pyrenaica par ses tiges dont la partie feuillée ne dépasse pas la moitié de leur longueur, par ses feuilles plus larges, celles des rejets stériles courtes, oblon- gues-lancéolées, toutes très étalées, souvent réfléchies, écar- tées, par ses fleurs plus grandes, plus longuement pedicellées et d’un jaune plus foncé. — Hab. les friches pierreuses au-dessus du vallon de Consolation, près de Collioure (Rouy, O. Deb. J. Neyr. P. Oliver, E. Marçais). Mai-Juin. Anarrhinum bellidifolium Desf. #7. all. II, 51, ex parte; Gren. God. F1. Fr. II, 571; O. Debx. Rech. fi. Pyr-Or. 41,492: Rouy, loc. cit. p. 62. Var. À genuinum Rouy loc. cit. p. 63; À. Linneanum Jord. et Four. Brev. pl. not. I, p. 41, et Zcon. vol. I, tab. 71.— Plante glabre plus ou moins rameuse ; feuilles radicales de 3 à 5 cen- timètres de long, les caulinaires divisées en segments entiers, étroitement linéaires, le médian un peu plus large, linéaire-lan- céolé; capsules petites, ordinairement plus longues que le calice; fleurs petites, bleuâtres (Rouy). Hab. les sables maritimes à Canet, Argelès, etc.; les friches pierreuses au Boulou, Amélie-les-Bains, Mont-Louis, etc.; les sables et les graviers de la Têt à Perpignan (0. Deb.). Var. B lanceolalum Rouy loc. cit. p.64; À.lusitanicum Jord. et Four. Prev. pl. not. I, p. 41. — Plante glabre, très rameuse supérieurement, de taille plus élevée que la var. genuinum ; feuilles radicales plus grandes, plus largement obtuses, les cau- linaires divisées en segments lancéolés, le médian plus large- PLANTES DE LA RÉGION MÉDITERRANÉENNE 261 ment lancéolé, aigu; fleurs un peu plus grandes, blanchâtres (Rouy). Hab. les collines pierreuses, à Collioure en suivant le séntier de Consolation (Rouy, Neyr. P. Olix.); à Cerbère, sur les limi- tes de France et d'Espagne (Neyr.). — Espagne à Hellin; le Portugal (Rouy). Digitalis tomentosa Link et Hoffm. For. port. I, p. 221; D. purpurea L. var. tomentosa Webb. Zler hispan, 25 ; O. De- beaux Syn. fl. de Gibraltar, p. 152 (1890); Rouy Mat. fl. port. (Scrophul.), p. 66 (1882). Plante beaucoup plus grêle que le type D. purpurea, à tiges dressées-élancées, incanescentes et peu feuillées ; feuilles moins grandes, rugueuses, blanches-tomenteuses sur les deux faces; corolle de moitié plus petite. Hab. les fentes des rochers escarpés de la Serra di Pigno, _près de Bastia (Corse), au-dessus de la glacière, et à 1000 mèt. d'alt. environ (0. Debx.).— Se retrouve en Espagne dans les provinces de Léon, d'Aragon, d'Andalousie, à Gibraltar (Dautez), en Portugal (Daveau). Veronica Teucrium Lin., var. vestila Gren, God. F1. Fr. II, 587; V. pilosa Lois. non Willd.; V. canescens Bast. in Boreau F1. cent. 388. Tiges ascendantes, recouvertes ainsi que les feuilles de poils nombreux courts et crépus ; floraison plus précoce que dans le type V. Teucrium. — Les collines boisées de la Massane (7Tim- bal, Crouchandeu) ; N.-D. de Consolation (0. Deb.); pentes N.-E. de Taillefer (7. Neyr.). Mentha insularis Requien Zett. in Giorn. bot. ilal. Ann. 2, part. IL, p. 111 ; Bertol. For. tal. 10, p. 519; Gren. God. F1. de Fr. III, 649; P. Mabille, Rech. pl. Corse, Fasc. I], p. 46; Marsilly Cat. plant. Corse, p. 111 ; Malinvd. Annot. 4° fasc. des Menthæ exsicc. in Bull. Soc. bot. Fr. XXX, p. 469. M. Malinvaud a déjà exposé (/oc. cit.), avec l'autorité et la compétence qu'il a acquises par ses longues et consciencieuses études du genre Menlha, les opinions diverses des botanistes, touchant la place que doit occuper le M. insularis dans la no- menclature. M. Caruel dans sa Flore italienne, IT, p. 771 et M. Malinvaud, dans le récent Catalogue des plantes de France 262 O0. DEBEAUX et de Belgique, etc, publié par M. Camus, p. 220, le considèrent comme une forme ou variété du M. rotundifolia ; d’autres tels que Grenier et Godron dans leur flore de France, de Marsilly, M. P. Mabille, etc., dans leurs publications, voient dans le M. insularis un type spécial, parfaitement distinct du M. rotundifolia, et qui en Corse et dans les iles avoisinantes a tout-à-fait pris la place de ce dernier. Malgré les quelques variations que présente le M. insularis dans les diverses stations où il croit, et qui sont dues sans aucun doute à l'influence des milieux, cette plante conserve dans toute l'ile les caractèree particuliers qui la dis- tinguent au premier coup d'œil, et qui ne la feront jamais pren- dre par aucun botaniste pour le M. rotundifolia, ni pour aucune de ses variétés. M. P. Mabille, qui a fait une étude approfondie de la végeta- tion de Bastia, du cap Corse, et des hautes montagnes de l’inté- rieur de la Corse, reconnaît trois formes distinctes dans le M. insularis, et auxquelles j'en ajouterai une quatrième, que j'ai rencontrée en 1869 après le départ de M. Mabille. En voici les courtes diagnoses : Forme a genuina P. Mab. Loc. cit. et in Æerb. cors. n° 321; M. insularis Req. et Auct. omn.; Ch. Magn. Fl. sel. exs. n° 640; Malinvd. Menth. exsice. præs. gall., n° 105. Souche cespiteuse ; tiges dressées, de 5 à 8 décim. pubes- centes ; feuilles d’un vert-foncé et ridées en-dessus, brièvement pétiolées, refléchies avant la floraison, à peine cendrées en-des- sous, ovales-aiguës, élargies en cœur à la base; épi floral très allongé, acuminé, à verticilles très petits et tous distants après la floraison ; fleurs rosées assez grandes (Mab.). — Hab. partout autour de Bastia, depuis le littoral jusqu’à la cime du Pigno vers 4000 mèt. d’alt. (P. Mab., O. Debx., E. Reverchon). Forme b cinereo-virens P. Mab. loc. cit. et Herb. cors. n° 321 bis. — Tiges plus élevées que dans la forme genuina, à feuilles plus larges, toujours horizontales, vertes, fortement rugueuses en dessus, blanches-tomenteuses en dessous; corol- les d’un rose-pâle; épis floraux épais, très longs, à verticilles d’abord serrés, puis distants surtout à la base (Mab.). — Hab. la région des basses montagnes; le lit de la Restonica à Corte (P. Mab., O. Deb., E. Rev.); les bords du Tavignano (P. Mab.). Forme € compacla P. Mab. loc. cit. et in ÆZerb. cors. n° 371 ter. PLANTES DE LA RÉGION MÉDITERRANÉENNE 263 Feuilles très petites, suborbiculaires, très rugueuses, quel- quefois velues-hérissées, ou bien vertes des deux côtés ; épis compactes, allongés et arrondis au sommet ; fleurs blanches (Mab.). — Hab. les lieux secs, dans la région montagneuse, La Serra di Pigno au-dessus de Bastia (P. Mab., O. Deb.). Forme 4 glabrata O. Debeaux apud Malinvd. Menth. exsice. n° 405 bis (1881), et in C. Billot F1. Gall. et Germ. exs. n° 4060, sub M. insulari; Malinvd. Annot. 4e fasc. des Menth. exsicc. in Bull. Soc. bot. Fr. X XX, p. 472 (1883); M. insulari X ci- trata O. Debx. olim. Feuilles aussi grandes que dans le type, mais ovales-arron- dies au sommet, régulièrement crénelées, non ridées ni rugueuses à leur surface, glabrescentes, ou parsemées seulement de quel- ques poils rares, appliqués, hispides en dessous principalement sur les nervures; épis très grèles, très allongés, acuminés, à verticilles peu espacés. — Hab. le bord d’un petit cours d’eau descendant du bois de Cardo dans la vallée du Fango près de Bastia, et à exposition ombragée dans tout son parcours. (O0. Deb.) — Août 1869. Obs. Le petit cours d’eau dont il s’agit, arrosait pifimitite: ment un ancien jardin, où le Mentha citrata Ehrh. était cultivé. Cette dernière menthe a fini par descendre dans la vallée du Fango, et se propager au milieu du M. insularis. C’est par suite de cette circonstance que j'avais pris d’abord la forme glabrata pour un hybride du M. citrata et du M. insularis. Toutefois en examinant avec soin les spécimens conservés dans mon herbier de Corse, des MZ. insularis et M. citrata de cette lo- calité, je crois avoir reconnu deux à trois échantillons d’une forme hybride de ce dernier, le M. citrato X insularis ©. Deb. in Herb. (1869), que je distingue à ses feuilles un peu glabres ou hispides, vertes sur les deux faces, assez larges, ovales-acu- minées, crénelées-dentées, à dents régulières en scie, à ses ti- ges très rameuses, de 3 à 4 décimèt., velues-hispides, à son épi trois fois plus court que dans le M. insularis, cylindrique et ar- rondi au sommet. — Hab. au milieu des parents où il paraït être fort rare (O0. Debæ.— Août 1869). Stachys Alhbereana J. Neyr. et O. Debx. in Sched.etin Æerb. 1890 : O. Debx. in Soc. hist. nat. Toulouse (Séance du 29 avril 1891): e grege S, italiccæ. Souche vivace, donnant naissance à plusieurs tiges (6-10), UE 264 O0. DEBEAUX dressées, hautes de 90 à 110 centim., simples ou peu rameuses vers le milieu, d'un vert-clair, velues-hispides à villosité courte, étalée, mais beaucoup plus dense vers la base des feuilles, et sous les verticilles floraux; feuilles crépées, vertes et molle- ment velues en dessus, légèrement tomenteuses-incanescentes en dessous, régulièrement crénelées, non obcordées à la base, pétiolées, les inférieures à pétioles de même longueur que la feuille, celle-ci de 6 à 8 centim. de long sur 2 à 2 1/2 cent. de large, les caulinaires moyennes à pétiole égalant le quart seule- ment de la feuille, et les supérieures sessiles, toutes ainsi que les florales lancéolées-acuminées ; verticilles de 6-12 fleurs, peu volumineux (1 1/2 à 2 centimèt. de diamètre), les inférieurs largement espacés, très rapprochés au sommet, et formant un long épi de 45 à 55 centim. de longueur ; fleurs brièvement pé- dicellées, à bractées linéaires-lancéolées, d’un brun-rougeûtre, égalant les calices, ceux-ci velus-lanugineux extérieurement et à divisions à peu près égales, acuminées et subulées au som- met; corolle d’un rose plus ou moins purpurin, un peu velue à la base, et une fois plus longue que le calice. — Fleurs en juin. Hab. le vallon de Cerbère, dans les friches rocailleuses en montant à Quer-Roïg, dans les Pyrénées-Orientales (7. Neyr. -- Juin 1890). Cette espèce remarquable se rapproche à la fois du S'achys heraclea All. et du S$. #latica Mill. avec lesquels elle ne peut être confondue. Elle se distingue en effet du S. keraclea par sa taille du triple plus élevée, par ses tiges dressées-eélancées, son épi floral du double plus allongé et acuminé au sommet, par ses verticilles moins gros, plus espacés, par ses feuilles plus étroites, se rétrécissant en pétiole et non obcordées à la base, les infé- rieures à pétioles moins allongés, les caulinaires et les florales plus étroitement acuminées, par ses fleurs purpurines, ou d’un rose-clair, à peine laineuses extérieurement, à divisions calici- nales courtes et brièvement aristées, par la villosité moins dense de toute la plante et principalement des verticilles flo- raux. Notre plante différe également du S. i{alicea par sa taille plus élevée, ses tiges rameuses dès le milieu, son épi plus allonge et acuminé, à verticilles plus nombreux, moins lanugineux, par ses feuilles vertes en dessus, moins velues en dessous, les infé- rieures plus longuement pétiolées, les florales lancéolées et du Re ET RE ne PT LU TT $ ; # s Ÿ brie Le » + : = PLANTES DE LA RÉGION MÉDITERRANÉENNE 265 double plus longues que les verticilles, par ses bractées plus courtes que les calices, par les divisions du calice plus étroites . acuminées, mais non terminées en une pointe spinescente, par la villosité moins grande de toute la plante. Nous avons lieu de penser, M. Neyraut et moi, que le S/a- chys Albereana n'a pas été importé dans la localité où il a été découvert pour la première fois, et qu'il parait être de plus spécial à la région des Albères-orientales. C’est pour ce motif que nous lui avons donné le nom de cette même région, de pré- férence à tout autre. | Stachys brachyclada de Noë, in Bull. Soc. bot. Fr. II, p. 583 (1855), et in Balansa Plant. alg. eæsicc. (1852); Battan- dier et Trab. F1. de l’Algér., p. 705; S. hirla var. parviflora de Noë antiea, in Exæpl. Scient. de l'Algér. (atlas) tab. 65. Plante annuelle de petite taille (15 à 25 cent.), à tiges rameu- ses à la base et à rameaux grêles, flexueux-ascendants, velus- hispides surtout vers la partie supérieure; feuilles ovales- arrondies, crénelees, cordées à la base, les inférieures longue- ment pétiolées, les florales s’atténuant en un court pétiole, his- pides sur les deux faces; fleurs blanches, petites, à tube court inclus, à lèvres également courtes, la supérieure émarginée, l'inférieure tachée de quelques points purpurins; verticilles de 4 à 6 fleurs velus et moins distants à la base de l’épi, beau- coup plus denses au sommet; calices à divisions courtes, à peu près égales, lancéolées, ciliées sur les bords et se termi- nant en une arèle courte et plumeuse; anneau pileux peu mar- que ; graines petites, lisses, d’un brun fauve. Hab. le pied des grandes falaises entre le cap Cerbère et le cap Lauzeilh, et sur les rochers du cap Lauzeilh, près de la borne trigonométrique servant de point de limite entre la France et l’Espagne, non loin de Port-Bôu. — FI. et fr. Juin 1890 (J. Neyr.). — Se retrouve communément sur le littoral du golfe d'Oran (Algérie), depuis Christel jusqu’au cap Falcon (Ba- lansa, Munby, Warion, Debeaux, Doumergue),. Le Slachys brachyclada, qui par suite de sa récente décou- verte dans les Pyrénées-Orientales (versants français et espa- gnol) enrichit la flore européenne d’une plante rare même en Algérie, ne peut être confondu qu'avec le Stachys hirta Lin. dont le célèbre botaniste de Noé en avait fait jadis une variété 266 0. DEBEAUX : parviflora. Mentionné plus tard, en 1852, dans l’exsiccata des plantes d'Algérie de M. Balansa sous le nom de S. brachyclada (sans description), il a été décrit en dernier lieu par son auteur dans le 2° volume des travaux de la Société botanique de France publié en 1855. Cette espèce se distingue du S. hîrta L. par ses feuilles hispides-pubescentes, et non recouvertes de longs poils soyeux, les inférieures et les caulinaires de dimen- sions plus réduites et plus brièvement pétiolées, plus régulière- ment crénelées, cordées ou subréniformes à la base et non ovoi- des, par ses fleurs de moitié plus petites, blanches, et non du double ou même du triple plus grandes et toujours de couleur jaune plus ou moins foncée, par ses calices moins velus, à dents beaucoup plus courtes, et plus brièvement aristées, etc. Marrubium vulgare Lin. var. lanatum Benth. in D. C. Prod. XI, 453; Willk. Sert., p. 127; M. apulum Tenore F1. nap. prod. »p. 34, et Flor. sic. prod. Il, p. 105; O. Debx. Æerbo- risation à Casas-de-Pena, p. 22. M. Neyraut a rapporté des Pyrénées-Orientales quelques for- mes de Marrubium vulgare, servant de passage entre celui-ci et le A. apulumn que Tenore a décrit comme étant une espèce légitime, mais avec cette remarque terminant sa diagnose (Prod. fl. sie., p. 106). « Habitus omnino Marrubii vulgaris ; an Varie- tas ? » — Contrairement à l'opinion que j'avais émise en 1874, dans le récit de mon Herborisation à Casas-de-Pena, loc. cit., je ne vois plus aujourd’hui dans le 47. apulum, d'accord en cela avec Bentham et tous les floristes modernes, qu’une variété bien distincte du type M. vulgare, et depuis longtemps décrite par Bentham sous le nom de var. /anatum. Cette variété peu répandue dans l’Europe australe, et qui ne peut, d’un autre côté, conserver son nom le plus ancien d’apulum à cause de sa dispersion géographique, se reconnaitra aux caractères sui- vants : « Plante beaucoup plus petite que le M. vulgare, à tiges cou- vertes d’un tomentum blanc et serré ; feuilles également plus réduites; suborbiculaires,blanches-laineuses sur les deux faces, à tomentum très épais; vertiéilles moins nombreux pauciflo- res ; corolles plus petites ; calices plus longuement velus exté- rieurement, à dents munies de côtes dorsales plus saillantes, s’étalant ensuite en étoile. » Hab. les friches rocheuses à Casas-de-Peña, le long du chemin R À À À À À 2 ob ER h = . 1] PLANTES DE LA RÉGION MÉDITERRANÉENNE 267 des stations (T#mbal, O. Debæ. J. Neyr.); Cerbère en montant à Quer-Roiïig (7. Neyr.); île Sainte-Lucie dans l'Aude (G. Gaut.). Se retrouve dans la Sicile méridionale et en Italie, à Naples (Tenore); en Espagne dans les provinces d'Aragon et de Gre- nade (WzU1k. et Lge.); en Algérie, à El-Kantara, dans la province de Constantine, à Perrégaux (Oran), dans le Sud-Oranais (Bat- tand. et Trab.). Teucrium fruticans Lin.; Gren. God. F1. de Fr. II, 708. Les variétés connues aujourd’hui de ce{te plante dans la ré- gion méditerranéenne sont. les suivantes : À genuinum. — Feuilles d’un vert-foncé et luisantes en des- sus, incanescentes ou d’un roux-fauve en dessous, ovales-oblon- gues, acuminées, entières. — Hab. les rochers du littoral à Ba- nyuls-sur-Mer, à Houssourat, vers le cap Cerbère (Penchinal, Hanry); les lieux incultes au cap Cerbère, où cette forme s’y rencontre à l’état réellement spontané {J. Neyr.). B latifolium Rouy in Mat. fl. portug. (Extr. du Naturaliste, — 1882); T. lalifolium Lin.; O. Debx. Syn. FI. de Gibralt., p. 170. — Variété plus ligneuse que la précédente, à feuilles plus allongées et beaucoup plus largement ovales ou oblongues ; dents du calice ovoïdes plus courtes que le tube. — Les maquis rocailleux dans l'Espagne méridionale (Prov. de Grenade et d’Andalousie); rocher de Gibraltar (G. Dautez). — Portugal ; Algérie, etc. C rotundifolium G. Daut. et O. Debx. Syn. fi. Gibr. 170. — Arbrisseau plus réduit et plus trapu que dans les var. A et B, à rameaux plus nombreux, étalés ; feuilles du triple plus peti- tes, ovales-arrondies, vertes en dessus, blanchâtres en dessous. — La Sierra-Carbonéra et la Sierra de Palma (Andalousie); rocher de Gibraltar (G. Dautez). D lancifotium O. Debx. apud Clary in Catal. des plantes de Daya, et in Congrès d'Oran, 1888 (Notes sur plus. plant. rares de la fl. oran.— Tirage à part, p. 12),non 7. lancifolium Boiss. Diagn. plan. orient. quod ad sectionem T. scorodoniæ spectat. — Feuilles planes-lancéolées, étroites, atténuées au sommet, parfois oblongues-lanceolées ; dents du calice égalant le tube. — Sud de la province d'Oran à El-Aricha, Djebel-Béguira, Daya (O0. Deb. Clary, etc.), Nemours (4. Warnier), Oued-Zitoum, près Tlemcen (Zattand.). PARA À v- BARRE RES , J 1e ph A , 4 CAS pp kC. La d 268 O0. DEBEAUX … Obs. Le nom de la variété lancifolium du T, fruticans, ne saurait donner lieu à aucune méprise avec le 7. lancifolium Boissier, de la section Scorodonia, lequel n’a pas été signalé ailleurs que dans les îles Baléares. Il m'a donc paru inutile de changer cette dénomination, et d'autant plus que la var. lanci- fotium, admise dans la récente flore de l’Algérie par MM. Trabut et Battandier, a été, en outre, distribuée dans les principaux herbiers par M. le Dr Clary et par moi-même, sous cette dernière appellation. E linearifolium Clary Cat. pl. de Daya, p. 44. — Plante for- mant de petits buissons peu fournis et peu feuillés ; feuilles cendrées en dessus, incanescentes en dessous, petites, linéaires, obtuses, à bords fortement enroulés en dessous. — Hab. lieux rocailleux de l’Ouarzelef, près de Daya, Algérie (Dr Clary). Armeria Majellensis Boiss. in D. C. Prod. XII, 685, et For. orient. IV, 873 ; O. Debx. Rech. fl. Pyr.-Or. II, p.233. . Plante polymorphe selon son exposition et son habitat dans une région plus ou moins chaude (Boëss.), à feuilles primaires dissemblables, plus ou moins larges, trinerviées ou uniner- viées: capitules de grosseur variable, corolles pourprées ou rosées, ou entièrement blanches. | Hab. Pic de Taillefer au-dessus de Consolation (500 mèt. alt.) à la limite supér. de la zone cultivée (0. Deb., P. Oliv.) et le sommet du même pic ((J. Neyr.); observé également à Set- Casas et à Ripoll sur le versant espagnol des Pyrénées-Orien- tales ; à Castanèse, à Vénasque, dans la vallée d’Astos (Pyré- nées centrales); sur le Mont Majella dans l'Italie méridionale, en Grèce, et dans le Liban en Asie-Mineure. Rumex tingitanus Lin.; Gren. God. F7. de Fr. II, 42; Bat- tand. et Trab. F1, de l'Algérie, p.775. Souche grosse, vivace, traçante; tiges nombreuses de 3 à 5 décimèt., dressées, rameuses, et à rameaux dressés, flexueux ; feuilles ovales, hastées, crispées et finement découpées sur les bords, un peu charnues, de même longueur que le pétiole et à oreillettes peu saillantes, divergentes ; fleurs hermaphrodites; valves grandes (10-15 millim.), orbiculaires, en cœur à la base, largement ailées-membraneuses, sans callosité. Hab. les sables maritimes à Cette, Agde, Roquehaute près de Béziers, Narbonne, Arles, etc.; en Algérie, à Oran, la plage des PLANTES DE LA RÉGION MÉDITERRANEÉENNE 269 Andalouses, Arzew, la Macta, Alger, etc., et sur les sables saumâtres dans la région des Chotts ; le Maroc, l'Italie mérid., la Grèce, l’Archipel, etc. Obs. La var. b lacerus O. Debx. in Cat. pl. de Boghar p. 86, non À. lacerus Balb. Misc.; Batt. et Trab. F1. de l'Alg. 775; R. pictus Ball non Forsk., à feuilles pinnatifi- ou bipinnatifides est fréquente en Algérie dans la région des hauts plateaux, et sur les sables désertiques à Boghar (0. Deb.), à Djelfa et Laghouat (Reboud), dans le Sud-Oranais, etc. Le À. lacerus Balbis Müisc., p. 19; Meissn. in D. C. Prod. XIV, p. 69; Boiss. F1. Orient. IV, p. 1017, ne doit pas être con- sidéré comme étant synonyme de la var. /acerus du R. tingi- tanus, ainsi que je l’ai fait à tort dans mon Catalogue des plan- tes de Boghar (Algérie), p. 86. Il en est voisin, il est vrai, mais il en diffère surtout par sa souche qui est annuelle, et non vivace. Cette plante ne se rencontre d’ailleurs que sur les sables maritimes ou désertiques de la Palestine, de la Syrie et de l'Egypte. Rumex intermedius D. C. F1. fr. V, 369; Lor. et Bar. F1. de Montp. 574; Meissn. in D. C. Prod. XIV, p. 65; R. SOS deus Gr. God. F1. Fr. III, 44, non Desfont. : Racine cylindrique-fusiforme; tiges simples, droites de 20 à 30 centimèt.; feuilles étroites, hastées ou sagittées, lancéolées à oreillettes un peu divergentes ; panicule courte, pyramidale, non feuillée, très serrée; valves assez grandes, réniformes ou orbicu- laires, cordées à la base, plus larges que hautes, visiblement granulées. Hab. les friches rocailleuses, à Casas-de-Peña, en suivant le chemin des stations, et où abonde aussi la variété mullifidus Allioni non Lin. (Rumex thyrsoïdeus var. fissus Gren. God. non Koch), à feuilles très étroites et à oreillettes bi-trifides (0. Deb., J. Neyr.) — Le type est fréquent sur les collines sèches de la région meéditerr. dans la France mérid. en Piémont, en Italie, en Sicile, en Espagne et au Maroc. Obs. Le R. thyrsoïdeus Desf. F1. atl. I, 321 ; Meissn. in D. C. Prod. XIV, 66, et dont le R. intermedius ne serait qu'un syno- nyme pour les auteurs de la flore de France (Gr. God. Loc. vil III, p. 44), est une toute autre plante, qui ne se trouve pas en France, et qui paraît être spéciale aux pâturages secs et boisés 270 O. DEBEAUX de l'Algérie, de la Sicile, de la Sardaigne, du Sud de l'Espagne à Gibraltar, et qui a été signalée également au Monte Asco en Corse. Cette espèce a l’aspect d’un R. acetosa, dont elle diffère par la forme des valves bien plus larges que longues, entières, réticulées, réniformes-obcordées, à peine émarginées au som- met, et munies à la base au-dessous des ailes d’une callosité ovale assez épaisse. Polygonum Debeauxii Le Grand, in Bull. Soc. bot. France XXX, p. 72 (Séance du 9 février 1883); P. aviculare forma litto- rea O. Deb. olim ad amicos. Racine faible, annuelle; tiges de 30 à 35 centim., grêles, dressées dès la base, peu rameuses, à rameaux florifères, effilés, rapprochés de l’axe, peu feuillées dans leur moitié inférieure seulement; feuilles linéaires, étroites, aiguës, planes, ayant 25 millimèt. de long sur 2 à 3 millimèt. de large, nerviées sur les deux faces, les supérieures nulles ou bractéiformes, linéaires très étroites ; fleurs petites, la plupart solitaires, espacées, for- mant des épis allongés, làches au sommet, pédicellées; achai- nes petits (2 millim. de long), trigones, à faces profondément excavées, blonds, luisants, finement ponctués, chagrines. (4. Le Grand). Hab. les prairies marécageuses et saumâtres aux bords de l'étang salé de Biguglia, près de Bastia en Corse (0. Debeaux — 6 octobre 1869!) — Obs. J'ai longtemps considéré cette nouvelle espèce de Polygo- num, comme une forme littorale du P. aviculare, dont elle est bien voisine, mais dont elle diffère notablement par son port, ses épis longs, lâches et flexueux, et surtout par la forme de ses achaines. Je prie M. A. Le Grand de recevoir mes plus sincères remerciements, pour la gracieuse dédicace dont il a bien voulu m’honorer au sujet de cette plante encore peu connue. Euphorbia flavicoma D. C. Cat. hort. Monsp. 110; E. suf- fruticulosa Lec. et Lam. Cat. pl. Auv. 327. Quoique assez répandu sur les coteaux calcaires de l’Aude, de l'Hérault, du Gard, des Bouches-du-Rhône, etc., l’Z. flavicoma ” D.C. n’en est pas moins une espèce rare pour les Pyrénées- Orientales. Il a quelque ressemblance avec l’Z. verrucosa L. dont on le distinguera facilement par ses tiges plus ligneuses, plus grosses, formant des petits buissons de 10 à 15 cent. de haut., D ENT VE TEE 1 ” FFPY 3 L2 PLANTES DE LA RÉGION MÉDITERRANÉENNE 271 très rameux et à rameaux des années précédentes persistants, par ses feuilles plus petites, lancéolées-linéaires, plus ou moins velues, par ses capsules couvertes de tubercules arrondis et peu saillants (Gr. God.). Hab. les fissures des rochers, au sommet du pic de Taillefer, près de Collioure (7. Neyr.). — Juin. Euphorbia sulcata De Lens in Lois. F7. gall. I, 339; Gren. God. F1. Fr. Ill, 9; Lor. et Bar. F1. de Montp. 592. Plante annuelle, naine, glabre, à tiges simples, dressées, de 4 à 6 centim. au plus de hauteur, feuilles éparses, linéaires ou linéaires-cunéiformes, tronquées ou émarginées-mucronées, les supér. obtuses ; capsules petites, à sillons très ouverts, à coques obtusément carénées, finement rugueuses sur le dos; graines d’un blanc grisâtre, ovoides, sub-hexagonales, marquées de six fossettes profondes et longitudinales. Hab. les lieux incultes, autour de l’ermitage de Casas-de- Peïña (J. Neyr.). Signalé en outre dans le midi de la France, à Roquehaute dans l'Hérault (Theveneau); Château-Roux (Bou- ches-du-Rhône) (Micio!). — Beaucoup plus commun en Espagne dans les provinces de Catalogne, d'Aragon, de Nouvelle-Cas- tille, de Murcie, d’Andalousie (WZ17R. et Lge.), et en Algérie à Téniet-el-Häad, Batna, Oran, Tlemcen (Batt. et Trab.). Mercurialis Huetii Hanry in Billotia, p. 21 (1864), et in F. Schultz Æerb. norm. n° 744; C. Billot in Flora Gall. et Germ. exsicc. n° 3469; J. Mull. in D. C. Prod. XV, 798; ©. Debx. Rech. fl. Pyr. Or. II, 327; M. annua L. var. Huetii Lor. et Bar. F1. de Montp. 597. Plante distincte du M. annua par ses proportions plus rédui- tes, par ses tiges à peine sillonnées, par ses feuilles glabres, lancéolées, d’un vert moins foncé, brièvement pétiolées, par ses capsules glabres à côtes dorsales recouvertes de pointes vertes- soyeuses, plus régulièrement disposées et moins nombreuses, par les pédoncules des fleurs femelles plus allongés, presque filiformes, etc. Hab. exclusivement les fissures des rochers et les collines pierreuses du littoral méditerranéen, à la fontaine Estramer près de Salses (0. Deb. et A. War); au Pont-de-la-Foû à Saint- Paul-de-Fénouillet (G. Gaut.), dans l’île de la Sidrière de Fitou (J. Neyr.). Com. dans l'Hérault à Cette, Montpellier, Ville- AT2 O0. DEBEAUX neuve, Saint-Jean-de-Védas, etc.; dans le Var à Toulon (Æuet), au Luc (Hanry), mais beaucoup plus rare en Espagne dans les provinces de Catalogne, de Valence et de Murcie (Wäëtlk. et Lge). Urtica pilulifera Lin.; O. Debx. Rech. fl. Pyr. Or. I, p. 109.— J’ai déjà signalé en 1878 (loc. cit.), les deux variétés arcuata et glaucescens établies par mon ami M. Gandoger, d’après des échantillons récoltés par moi autour de Perpignan. Ces deux for- mes ainsi qu’une troisième, la var. érichopoda que j'avais recueil- lie en Corse, près de Bastia, ont été décrites comme espèces, deux ans plus tard par le même auteur, dans le fascicule III de ses Decades plantarum novarum (Dec. XXI à XXX), et publiées dans le Flora en 1880. Je ne vois dans ces espèces que de sim- ples formes qu'il est facile toutefois de distinguer du type U. pilulifera, et dont voici les principaux caractères : — Var. arcuala Gandg. Mss. êned. 1875; U. arcuala Gdg. in Dec. pl. nov. (Fasc. II, Dec. XX VII, n° 8), Ext. du Flora (1880), p. 18; Ch. Magnier, Flora select. eæsice., n° 2570 (1890). Tige glabre, glaucescente, robuste; feuilles très grandes, obovales-aiguës, d’un beau vert, un peu hispides en dessous, à. dents larges et allongées, ciliées sur les bords; pétioles allongés, et très peu aiguillonnés; pédoncules à peine velus et privés d’aiguillons ; rameaux fructifères arqués-décombants. Hab. les fossés des fortifications de Perpignan, à la Porte Canet (O.Deb.), et au pied des fortifications de Collioure(J.Neyr.), Port-Vendres au pied des murs (7. Neyr.). | — Var. glaucescens Gandg. loc. cit.; U. glaucescens Gdg. loc. cit. Decas. XX VII, n° 10, p. 19 (1880). Tiges élevées, glauques, lisses ou munies de quelques aiguil- lons épars ; feuilles ovales-triangulaires, aigues, d’un vert très foncé, longuement acuminées, glauques ainsi que les pétioles ; dents des feuilles légèrement ciliées, allongées et non courbées en faux; pédoncules peu velus et aiguillonnés, beaucoup plus longs que les pétioles ; rameaux fructifères dressés. Hab. les remparts humides de Perpignan et les fossés aquati- ques à la porte Saint-Martin, etc. (0. Deb. J. Neyr.). — Var. lrichopoda Gandg. in Decad. plant. nov. fase. IT, Decas. XX VII, n° 6 (1880). Plante robuste, hispide dans la partie supérieure ; feuilles étroitement oblongues-lancéolées, d’un vert-foncé en dessus et longuement pétiolées, peu hispides en dessous, ou sur les ner- RU A RU LP ee EN 4 Lee. d PLANTES DE LA RÉGION MÉDITERRANÉENNE 273 vures seulement; dents des feuilles droites, légèrement ciliées aux bords ; pédoncules très velus à poils appliqués, non aiguil- lonnés, toujours plus courts que les pétioles ; rameaux fructifé- res dressés (Gandg.). Hab. les bords des petits cours d’eau au Fango, près de Bastia en Corse (0. Deb.). Obs. Les Urtica insularis Gandg. loc. cit. des environs de Cagliari en Sardaigne, et U. pallidior Gandg. loc. cil. des ter- rains incultes à Caluire près de Lyon, appartiennent au même groupe de l’U. pilulifera L. Parietaria lusitanica L.; Gren. God. F1. de Fr. II, 110, var. latifolia O. Debx. et J. Neyr. in Æ/erb. 1891. La var. lalifolia diffère de la forme typique par ses tiges sim- ples, dressées ou rameuses à la base, à rameaux étales-diffus, ne dépassant pas 18 à 22 cent. en longueur et peu feuillées, mais à feuilles d'un vert-clair, largement ovales-arrondies, très brièvement acuminées (18-22 mm. de long sur 14-16 mm. de large), légèrement ciliées aux bords, hispides et ponctuées sur les deux faces. Dans la forme genuina du P. lusilanica, les feuilles ne mesurent ordinairement que 5 à 7 mm. de large sur 8 à 10 mm. de long et se montrent plus fortement hispides sur les deux faces, à cils plus nombreux sur la marge, et d’un vert beaucoup plus intense. Ses tiges plus nombreuses à la base, couchées et appliquées sur le sol ou les parois des rochers, sont également plus velues-pubescentes. Hab. La var. a genuina dans les fissures des rochers à Ba- nyuls (Penchinat), à Cerbère (Neyr.), à l’ermitage de Baixas (A. Le Grand), à Casas-de-Peña (Companyo). — La var. lalifo- lia sur les rochers du Cap Lauzeilh, près de la borne trigono- métrique marquant la limite entre la France et l'Espagne, à 240 mèt. d'altitude (Neyr.). — Le P. lusitanica se retrouve en France sur les vieux murs, près de Toulon (/Zuet); à Bastia, en Corse, près de Toga (0. Deb.), et dans l’Europe méridionale en Espagne (Prov. de Galice, Estram. Murcie); en Portugal, en Sicile, Sardaigne, Italie mérid., dans la Russie mérid. la Tur- quie d'Europe, en Algérie, etc. Cymodoce nodosa Ucria Plant. ad Linn. opus add. n° 30 : sub Zostera ; Boiss. F1. or. V, p. 21: C. æquorea Kœnig An- nals of botany IT, 9%; Zostera mediterranea D.C. Rev. S. Fr. Bor. IX (ler août 1891) 18 274 0. DEBEAUX Hab. les plages de l'Hérault à Maguelone, Palavas, Cornon,etc., où la mer rejette cette plante en abondance (ZLor. et Bar.); sur la plage de Cette (J. Neyraut). — Se retrouve en Algérie, à la Stidia, près de Mostaganem (Bal.), et sur les rivages du Maroc, de l’Andalousie, de la Sicile, de l'Italie méridionale, de la Grèce, de l'Asie mineure, de l'Egypte, etc. — Contrairement à l’asser- tion émise dans la flore de France de Gren. et Godr. IT, p. 326, le Cymodoce nodosa à acquis tous les droits de faire partie de cette flore. Orchis papilionaceus X morio Timbal et Marçais, in Bull. Soc. Science. phys. et nalur. de Toulouse, VII, p. 457 (1888) cum icone. Je possédais dans mon herbier, depuis l’année 1868, les deux hybrides des Orchis papilionaceus et morio, que j'avais recol- tés en Corse dans les friches rocailleuses entre Toga et Sainte- Lucie, près de Bastia, et où abondaient ces deux Orchis. Ilne m'a pas été possible de faire connaitre plus tôt l'hybride ©. papi- lionaceus X morio, si bien décrit et figure vingt ans plus tard par MM. Timbal et l'abbé E. Marcais. D'après l’opinion exposée par mon très regrette collègue ‘l'im- bal dans ses nombreux mémoires sur les hybrides d'Orchidées produits soit par deux espèces du même genre, soit encore appartenant à des genres différents, j'admets pour établir la nomenclature de l'hybride en première ligne le nom de la mère, c'est-à-dire de l’espèce qui a porté la graine, et puis à la suite le nom du père qui a joué le rôle de porte-pollen. L'Orchis papilionaceus X morio devra donc être consiléré, d’après ce principe, comme un ©. papilionaceus fécondé par l'O. morio. Notre hybride, en effet, a toutes les allures d’un O. morio avec ses fleurs moins serrées, dirigées en haut, son labelle plus large, un peu échancré avec une petite pointe au milieu. Les divisions du périgone sont longues et aiguës, et les bractées, le haut de la tige et les fieurs offrent une teinte unicolore d’une belle couleur carminée. J'ai noté sur le vif de l'échantillon unique récolté à Bastia les observations ci-après : « Fleurs d’un rouge-pourpré à la- _« belle étalé, largement ovale-arrondi et non allongé comme « dans l'O. papilionaceus, ponctué de quelques taches d’un pour- « pre-foncé; divisions externes un peu plus courtes; éperon NA el LE 14 BPM TT op D/70 CRUE à « PS es 4 ? MAL PERAT q DL. à n TE î DE 2 + » di > é ï f f + PLANTES DE LA RÉGION MÉDITERRANÉENNE 975 « beaucoup plus allongé et plus arrondi à son extrémité et non « en forme de cornet. » Hab. les maquis et les clairières rocailleuses près de Bastia, au milieu des parents. — Un seul exempl. le 3 avril 1868 (O. Deb.); retrouvé en 1887 dans iles serres d’Avignonet (Haute- Garonne), sur les collines incultes (T#mb. et E. Marc.). Orchis morio X papilionaceus Timb. Mem. Acad. des Scienc. de Toulouse (année 1854), et du tir. à part, p. 14, tab. 1; réimprim. dans les Bull. Soc. Scienc. phys. et natur. Toul. VI, 293 (1886). Fleurs 5-8 en épi court, ovale, d’un pourpre-foncé; labelle plus petit que celui de l'O. papilionaceus, mais du double plus grand que celui de l'O. morto, plus large que haut, émarginé à la base, avec deux dents latérales, offrant sur le limbe des ner- vures non interrompues, et des ponctuations purpurines vers le milieu; éperon à peine plus court que l'ovaire, élargi au som- met, obtus, réfléchi; bractées de moyenne grandeur, ovales, assez larges, aiguës, avec trois à quatre nervures plus foncées ; feuilles ovales, les supérieures largement engainantes, les infé- rieures étalées ; scapes de 1,50 à 2 décimèt. ; tubercules sessiles presque globuleux (7imb.). Hab. les maquis près de Bastia (Corse), vers le 4e kilomèt. de la route de Bastia à Saint-Florent, au milieu des parents, et où il est fort rare. Avril 1868 (O0. Deb.); la prairie de Portet, près de Toulouse (7Témb.). Il reste à noter que cet hybride a un peu le faciès de l'O. papi- lionaceus, mais il est paucifiore, et ses fieurs sont de beaucoup plus petites que dans ce dernier. Le labelle est veiné comme dans l'O. papilionaceus, et de plus ponctué et presque lobé comme dans l'O. morio. GROUPE DU Serapias triloba Viviani et Auct. plerumque. Outre les deux hybrides de Serapias et d'Orchis déjà décrits par le botaniste Timbal-Lagrave sous le nom de Serapias laxi- floro X cordigera et de S. laxifloro X longipetala, et qui se rapportent à deux formes différentes de l’ancien S. {riloba, il existe encore deux autres formes hybrides de ce mème groupe du S. trilobu, dont l’une, considérée par de Notaris comme étant 276 O0, DEBEAUX le type de Viviani, a formé le nouveau genre Isras (7. /riloba de Not.), et l’autre, produite par l'hybridation des Orchis papilio- naceus et Serapias cordigera, reste depuis 22 ans inédite dans mon herbier. Avant d'indiquer les caractères distinctifs de ce dernier hybride, je crois devoir établir la synonymie des trois premières formes, connues également, sous le nom de Serapias triloba Viv. ex parte. 1° Serapias (Orchis) laxifloro X cordigera Timb. Me”. hybr. Orch., p. 26, tab. 2, fig. 15: S. cordigero X .laxiflora Noulet Rapp. Acad. Sc. de Toulouse, 1854 ; Gren. God. F1. de Fr. Up. 277: — S. triloba, Lloyd F1..Loire-Infer. Ædpt, p.255, non Viviani nec Noulet; X S. Noulelii Rouy in Bull. Soc. bot. Fr. XXX VI, p. 342 (1889) ; X S.,Liloydati K. Richter in Plant. Europ. (1890). Fleurs 6-8 en épi lâche ; sépales et bractées brunàtres, striées; divisions du périgone ovales, acuminées, libres, de couleur pourprée ainsi que labelle, celui-ci glabre, marqué à la base de deux callosités à 3 lobes dentés, les latéraux grands, dres- sés, celui du milieu plus long, recourbé, quelquefois contourne, Hab. les prés marécageux dans la Loire-Inférieure (Z/oyd, Delalande), la Vendée, le Morbihan (Gren. God.), en societe des S. cordigera et O. laxiflorus. 2 Serapias (Orchis) laxifloro X longipetala Timb. Wem. hyb. Orch., p. 26, tab. 2, fig. 14; S. longipelalo X laxiflora Noulet Rapp. Acad. Sc. Toul. 1854; Gren. God. F4, dé Fr. WI, 277. — S. triloba Dupuy apud Noulet F1. du bass. sous-pyr. Suppl. 33, et in F'lorule du Gers, p. 233 (1847) non Viv. nec Lloyd; xX S. Rousii Dupuy in Mem. d'un dotanisle, p. 256 (1868). | Fleurs 4-8 en grappe làche ; bractées lancéolées aussi lon- gues que la fleur; labelle velouté, à 3 lobes crénelés, d’un pour- pre-foncé, les deux latéraux étalés-arrondis, le moyen glabre, ou réfléchi, ovale-lancéolé, et deux fois plus long; scapes de 15 à 20 centim. Hab. les prairies humides à la Sauvetat près de Fleurance, à Vicnau et à Lamothe-Goas dans le Gers (Abbes Rous et Du- puy), en societé des Serapias longipetala et Orchis laxiflorus. Obs. Dans sa Florule des stations du Gers faisant partie des Meimotres d'un botaniste, l'abbé Dupuy décrit à nouveau, sous PLANTES DE LA RÉGION MEÉDITERRANÉENNE 977 le nom de Serapias Roust, l'espèce déja signalée dans la Flo- rule du Gers comme se rapportant au S. {r2loba de Viviani. Ce savant naturaliste caractérise son S. Rousii par son labelle glabre à trois lobes larges, le médian crénelé-obtus, les lobes des côtés larges arrondis, peu ou point crénelés. Il ne sait, ajoute-t- il, si c'est un hybride comme on le prétend ; mais ses caractères _sont aussi fixes que ceux de beaucoup de plantes considérées comme de bonnes espèces. Je ferai remarquer aussi que pour désigner la parenté des deux hybrides qui précèdent, Grenier et Godron n’ont point adopté dans leur Flore de France la manière de voir de Timbal- Lagrave, et qu’ils ont assigné une position exactement inverse. à l’ordre de parenté, qui est cependant facile à concevoir. Ces auteurs auraient ainsi évité une confusion regrettable pour la sy- nonymie de ces deux formes. 30 Serapias neglecta X laxiflora Levier Plant. etrusc.exs. (1876), in Sched. — S. lriloba Viviani Ann. bot. I, 2e, p. 186, non Dup. nec Lloyd ; Zsias triloba de Notaris Rep. lig. 389 ; S. picta X cordigera Timb. in ÆZybr. d'Orch. et Serap. (1854) ; réimp. in Bull. Soc. Sc. phys. et nat. Toul. VI, p 301. Je n’ai pas eu l’occasion de lire la Note de M. Arcangeli com- muniquée à la Société des Sciences naturelles de Toscane en 1882, et dans laquelle l’auteur retrace l’histoire du S. triloba. Je n'ai pu également prendre connaissance du travail du savant pro- fesseur de Notaris, sur la même plante qu'il sépare des Seru- pias, pour en former le type d’un genre nouveau sous le nom d’Zsias, mais je possède quelques échantillons parfaitement des- séchés du S. {riloba des environs de Pise, et ceux-ci sont bien suffisants pour juger de la provenance hybride de cette plante. C'est au milieu des Serapias neglecta de Not. et de lOrchis laxiflorus que deux botanistes italiens, MM. Groves et Levier, ont rencontré cette forme, qui se retrouve rarement chaque année au milieu des parents. Il est aussi évident, d’après les observations de M. Arcangeli, que dans cet hybride Orchis laxiflorus est le porte-pollen, et le Serapias neglecta le porte- graine. Voici ses caractères : Epi floral de 4 à 6 fleurs, court et peu serré à la fois; scapes grèles, dressés de 13 à 16 centimèt. de haut, peu feuilles; feuilles inférieures dressées d’abord, puis s’étalant et se recour- 278 0. DÉBEAUX bant en faux, les caulinaires et supérieures lancéolées-linéai- res, très engainantes; fleurs d’un pourpre-violacé uniforme, à bractées dressées longuement lancéolées; divisions du péri- gone étroites, étalées, striées, plus longues que le labelle, celui-ci une fois plus grand que dans les formes précédentes (16-17 millimèt. de large sur 18-20 millimèt. de long), à lobes à peine distincts, tous crénelés-ondulés sur les bords, brièvement terminés en pointe, et marqués de 3 stries longitudinales au milieu et de stries latérales peu serrées se dirigeant oblique- ment du haut vers le bas de la marge, et se bifurquant à leur extrémité; tubercules petits, ovoides. Hab. les bois secs à Castagnole près de Pise (Italie) (Groves, Levier) au milieu des parents. Obs. A l’occasion d’une communication faite par M. Camus à la Société botanique de France, dans sa séance du 28 juin 1889, sur plusieurs plantes rares des environs de Paris, M. Rouy a avancé que le S. ériloba Viv. (Z. triloba de Not.) est une plante issue du croisement des S. neglecta de Not. et de l'Orchis papt- lionaceus, ainsi qu’en font foi les exemplaires d'Italie qu’il possède dans son herbier. MM. Groves et Levier qui ont récolté ce mème S. ériloba (1. triloba de Not.) en assez nombreux exemplaires aux environs de Pise, indiquent sur les étiquettes autographiées qui accompagnent leurs échantillons d'herbier distribués en 1876, que le S. {riloba Viv. est un hybride du S. neglecta et de l'O. laxiflorus. D'après l'examen des spécimens que j'ai reçus de ces deux botanistes, l’hybride en question ne semble pas avoir l'O papilionaceus pour l'un de ses parents, mais bien l'O. laxiflorus, que les collecteurs ont dû remarquer sans aucun doute au milieu des S, neglecla. Il est donc à présu- mer que la plante de M. Rouy, le S. neglecla X papilionacea, est une nouvelle forme du S, {riloba, à ajouter comme document précieux à l’histoire de cette intéressante orchidée. 4° Serapias (Orchis) papilionaceo X cordigera O. Debeaux ined. in Æerb. 1868 et 1869 — S. {riloba Viv. et Auct. ex parte. Pendant mon séjour en Corse, j'ai découvert dans une grande friche rocailleuse au-dessus de Toga, près de Bastia, un hybride remarquable des Orchis papilionaceus et Serapias cordigera représenté dans mon herbier par un individu recueilli en mai 1868, et deux autres spécimens en 1869. Ces échantillons, pre- PLANTES DE LA RÉGION MÉDITERRANÉENNE 279 parés et conservés âvec soin, m'ont permis d'établir le rôle des parents dans cet hybride, même 22 ans après leur récolte, et il devient évident d'après l’ensemble de leurs caractères, que nous avons ici un Orchis papilionaceus fécondé par le Serapias cordiger«. Cette nouvelle forme du S. ér1loba a une grande ressemblance, par ses fleurs, avec le S. neglecta X laxiflora, mais on ne sau- rait lui attribuer la même parenté, puisque lé S. neglecta de Not. est fort rare en Corse et ne croit pas dans cette localité, et que d'un autre côté, je n’ai jamais observe l'O. laxifiorus dans un grand rayon (20 kilom. au moins) autour de Bastia. Les seules orchidées qui se trouvent en abondance dans la localité princeps de notre espèce, sont les Orchis papilionaceus et O. Morio, ainsi que les Serapias cordigera et longipelala, parmi lesquels il est facile de distinguer les parents, Le S. papilionaceo X cordigera, qui, d'après l’éminent et re- gretté Timbal, devrait porter plutôt le nom d'Orchis que celui de Serapias, diffère de la forme qui précède par ses scapes plus robustes, plus épais, du double plus élevés (25 à 30 centimet.), feuilles seulement dans la partie inférieure, par son épi floral composé de 8-10 fleurs, ses feuilles inférieures larges de 12 à 14 millimèt., dressées, par son labelle presque aussi large que long 23) millimèt. env.), à limbe marque vers la partie moyenne et de chaque côté d’un sinus assez profond formant un angle plus ou moins aigu; par les divisions du périanthe plus allon- gées, linéaires-lancéolées, par les stries du labelle moins nom- breuses et anostomosées. Fleurs d’un pourpre éclatant. Hab. les friches rocailleuses (anciens maquis), entre Toga et le village de Sainte-Lucie près de Bastia en Corse. — Fleurs le 13 mai 1868 (un seul échant.), et 11 mai 1869 (deux échant.) O. Debeaux ! Dans cet hybride, les caractères du genre Orchis sont bien marqués par le faciès, le port de la plante, la forme des feuilles et de l’épi floral, et les dispositions des divisions du périanthe. L'on ne saurait douter ici que c’est l'O. papilionaceus qui joue le rôle de porte-graine. Et comme j’ai pris soin d’un autre côté de respecter les tubercules de cette plante, lors de ma dernière récolte de 1869, il est à présumer que cet hybride, qui se distin- gue surtout par le brillant coloris de sa fleur, se retrouvera 280 ; O0. DEBEAUX aisément dans la même station, mais là seulement où abondent les parents. Obs. Il existe encore une cinquième forme de S. {iloba des environs de Trieste décrite par Koch (Syn. fl. Germ., 2e éd., p. 799), et qui ne se rapporte à aucune de celles signalées par les auteurs précédents. D’après Kerner qui en fait son X S. Tom- masinti, cet hybride aurait pour parents les S. pseudo-cordi- gera Moric. (S. longipetala Poll.) et l'Orchis coriophorus L. ou mieux d’après M. Rouy l'O. fragrans Poll. Je ne possède pas d’autres indications sur cette forme qui me parait également être des plus rares. Serapias cordigero X lingua de Laramb. et Timb. in Mém. Acad. scienc. de Toul. (1860), et réimpr. in Meém. Science. phys. et nat. Toul. VI, p. 317, tab. 24, fig. 9. « Fleurs 2 à 4 en épi court, ovoïde; bractées lancéolées-acu- « minées, égalant la fleur; périanthe à 5 divisions, 3 extér. « soudées en casque, ovales-aiguës, deux intermédiaires soudées « aux supérieures, arrondies à la base, brusquement et fine- « ment acuminées, pourvues de veines simples jusqu’au som- « met; labelle trilobé, d’un rouge-foncé et contracté à la base, « muni d’une seule gibbosité ; lobes latéraux dressés, le moyen « ovale-lancéolé, pubescent (T#mb.). » Hab. les maquis récemment déboisés, sur la route de Bastia à Saint-Florent (Corse), vers le 4e kilomèt., et où il est fort rare (O. Deb.); environs de Castres (Tarn), vivant en société des S. lingua et cordigera (de Laremb.). Cet hybride se rapproche du S. cordigera par la disposition de ses fleurs réunies en un épi court, par son labelle d’un rouge- foncé, couvert à la base d’une villosité bien prononcée, plus étroit et à sommet plus allongé que dans ce dernier. Ophrys tenthredinifera Willd.; Gren. God. F7. de Fr. II, 302; O. grandiflora Tenore. — Signalé en 1888 sur les pentes du pic de Tlaillefer près de Collioure, par Paul Oliver, — Se retrouve en Corse à Bonifacio (Bernard, Kralik, Mabille) et très fréquent dans la région littorale de l’Algérie (Alger, Oran, Constantine, etc.), et dans une grande partie du bassin de la Méditerranée, Espagne, Portugal, Italie, Sicile, Sardaigne, Grèce, Crète, Asie min., etc. PLANTES DE LA REGION MÉDITERRANÉENNE 281 Romulea ramiflora Tenore App. ad ind. sem. hort. nay. pro anno 1827, et Flor. nap. tab. 203: Lor. et Bar. 77. de Monty. 6242; O. Deb. Rech. ft. Pyr. Or. II, 247, R. Linaresti var. ga- ditana Kunze in Flora (1846); Trichonema ramiflorum Swett. Scapes pluriflores (2 à 4), atteignant 15 à 20 cent. recourbés après l’anthèse ; feuilles longues, linéaires, recourbées-flexueu- ses ; spathe étroite, membraneuse; fleurs petites dépassant la spathe, à segments linéaires-lancéolés, aigus, les plus exte- rieurs verdâtres au dehors et veinés de violet, les internes d’un blanc-lilacé ; capsules subobtuses oblongues. Hab. les lieux sablonneux ou rocailleux du littoral, au Pla de Los Fourques près de Collioure (Paut Oliver), à la côte Saint- Bernard près de Rivesaltes (A. Le Grand), à Leucate sur les rochers maritimes (G. Gautier), à Béziers près de Roquehaute (Thévenau). — Indiqué encore en Espagne dans la province d’Andalousie, dans l'Italie mérid. (Rome et Naples), en Sicile, en Algérie, à Oran, etc. Tulipa oculus-solis Saint-Amans, in Recueil de la Société d'Agriculture d'Agen, I, Ts, et in Flore agenaise, p. 145, tab. 3; 7, aculifiora Poiret, Encyc. VIT, 134, pl. 5.— Je ne mentionne ici cette plante, assez rare dans l'Europe australe, que pour établir son area géographique. Je la possède en herbier des localités ci-après : Paillet près de Bordeaux (Z. Motelay); en- virons d'Agen (Montbran, La Capélette, Bon-Encontre, Saint- Martin près la Sauvetat-de-Savères (0. Deb.); Saint-Maurin (Dumolin); Auch, Lectoure dans le Gers (A. Zrat et D. Dupuy); Moissac et Montauban dans le Tarn-et-Garonne (Lagr.-Fossat); Nimes dans le Gard (Abbe Boullu); Saint-Barthélemy dans l’Hé- rault (CA. F'lahaull) ; Florence, Italie (Bertoloni); champs du Li- ban à Eden (Abbé Vincent); signalé en outre à Nazareth en Pales- tine (Gaëllardot); au Djebel-Sindjen en Mésopotamie (Zausshkn.); en Espagne dans les Asturies (W277k. et Lge.); en Suisse dans le canton de Saint-Gall, en Grèce (Boëss.) et en France à Tou- lon, Marseille et Draguignan (Gr. God.); à Grasse (Abbe Pons). Je fais observer aussi que le 7. oculus-solis n’a pas encore éte rencontré dans les départements de la Haute-Garonne et de l’Aude, intermédiaires entre l'Hérault et le Tarn-et-Garonne. De plus Boiïssier assure dans sa Z"lora orientalis, V, p.192, que cette plante ainsi que le 7, præcox Ten. ont été très probable- 282 O0. DEBEAUX ment introduits d'Orient en France et en Italie. C’est ce qui explique le petit nombre de stations de ces deux tulipes dans l'Europe méridionale, et leur habitat exclusif dans les champs de blé, très rarement dans les vignes. Lilium candidum Lin. ; O. Deb. Excurs. bot. à Suint-Paul- de-Fenouillet, p. 16 (1879). — Les deux seules stations indiquées dans la flore de France de Grenier et Godron (III. p. 182), sont les environs de Grenoble à Comboire dont j'ai recu des spéci- mens avec cette mention « subspontane », et les vignes de Bas- tia en Corse, où je l’ai récolté plusieurs années de suite, et où il m'a paru tout-à-fait naturalisé. C’est dans les vignes situées au- dessus du couvent des capucins, vers le 3e kilomètre sur la route de Bastia à Saint-Florent, que se trouve l'unique habitat en Corse du Z. candidum. Vers le milieu de mai, on le rencontre en pleine floraison, en pieds nombreux mais épars sur un grand espace de terrain, non seulement dans les vignes qui s’étagent les unes au-dessus des autres dans cette localité, mais encore dans les prairies sèches, les bords des sentiers, des maquis, les murs de soutènement des terres, etc. J'ai depuis longtemps signalé une troisième station de cette plante (loc. cit. ul supra) dans les vignes rocailleuses qui bor- dent le chemin conduisant à l’ermitage de Saint-Antoine de Galamus, dans les Pyrénées-Orientales, où elle est fréquente, mais évidemment d’origine non spontanée. J’ajoutais encore, dans le récit de mon excursion à Saint-Paul-de-Fenouillet, que l’indigénat dans cette localité d'une plante cultivée dans tous les jardins, ne saurait être prouvé par son abondance même à l'état adventif, mais on peut toutefois la considérer comme étant acquise à la flore du Roussillon. Scilila hyacinthoïdes Lin.; Gren. God. F7, de Fr. III, 186; Nectarosceilla hyacinthoïdes Parlat. On ne connaît d’autres stations de cette belle plante en France que celles dejà signalées dans le Var, à Toulon, Hyères, Fré- jus, etc. Mais j'en possède depuis longtemps dans mon herbier deux spécimens (peut-être adventifs) qui m'ont été donnés par mon ancien maitre et ami Dumolin l’ainé, de regrettable mé- moire (1), qui les avait récoltés, en 1851, à Costas, commune de (1) J.-B. Dumolin l'ainé est né à Bordeaux le 21 mars 1790, et est décédé PLANTES DE LA RÉGION MÉDITERRANÉENNE 283 Gasques (Tarn-et-Garonne), parmi les rochers, au midi, au- dessus de la route (Dumolin). C’est à ce même botaniste que l'on doit la découverte de l'Hermodactylus tuberosus Salisb. (Zris tuberosa L.), dans une pelouse sèche et calcaire, à Débonnayres, près de Saint-Mau- rin, et où je l’ai moi-même récolté. L'habitat de ces deux plantes méridionales, dans une contrée relativement éloignée de la région littorale méditerranéenne qu’elles ne quittent pas d’habi- tude, constitue deux faits intéressants pour l'étude de la disper- sion géographique de celles-ci, dans le sud de l’Europe. Allium nigrum Lin.; Gren. God. F1. de Fr. III, 205; À. monspessulanunm Gouan. Cette espèce, autrefois commune à Montpellier, en a presque entièrement disparu aujourd’hui. On ne la trouve plus qu’à Cardillargues (Barr.), et où encore elle est fort rare. Mais d’un autre côté, elle est beaucoup plus fréquente à Toulon et à Grasse (Æuel), en Corse, près de Bastia (0. Debæ.) à Boni- facio (P. Mabille) et sur tout le littoral algérien, dans les trois provinces d'Alger, d'Oran et de Constantine. Elie s’avance même, en Algérie, jusque dans la région des Hauts-Plateaux à Boghar (O0. Debx.). Var. B bulbiferum Gren. God. loc. cil.; À. magicum D. C. F1. franc. V, 317; Saint-Amans Flore agen.tab. 1. — Ne diffère de la forme typique que par ses tiges supportant à la place des le 28 janvier 1875 à Saint-Maurin (Lot-et-Garonne), où il était chef d'insfitu- tion pour l’enseignement secondaire. Disciple de Saint-Amans, et lié d'amitié avec Chaubard à l’époque où ces deux célèbres botanistes s'occupaient de la rédaction de la Fiore agenaise qui fut publiée à Agen en 1821, Dumolin contribua beaucoup par ses recherches à nous faire connaitre les stations des plantes les plus rares de toute la partie orientale du Lot-et-Garonne, et des contrées limitrophes, le Lot et le Tarn-et-Garonne. Il avait surtout un culte passionné pour l'étude des poètes de l'antiquté grecs et latins, qu'il s'ef- forçcait de faire partager à ses élèves, et il ne négligeait pas non plus dans son enseignement classique, de leur donner les premières notions de botanique qu'il complétait chaque année par de nombreuses herborisations autour de sa résidence. Les commentaires que nous devons à ce modeste et savant botaniste, le digne émule de Fée, de Paulet, de Bubani, etc., sur les plantes mentionnées par les anciens poètes, sont consignés dans son intéressant ouvrage, le seul qu'il ait publié et ayant pour titre : Flore poetique ancienne, ow Etudes sur les plantes les plus difficiles à reconnaître des poëtes anciens grecs et latins. (Un vol. in-8° de 320 p. — Paris, 1856, — Chez J.-B. Baillère, éditeur). Cet ouvrage est non-seulement une œuvre remarquable d'érudition et de phi- lologie, mais encore un travail scientifique des plus importants. 284 | O0. DEBEAUX fleurs un paquet globuleux de bulbilles sessiles, celles-ci munies chacune d’une spathe, La variété bulbiferum paraït ne pas sortir des limites de l’ar- rondissement d'Agen, dans le Lot-et-Garonne. Elle était très commune, il y à un demi-siècle, dans les vignes et les champs du plateau calcaire qui domine le Pont-Canal à Agen (Saënt- Amans,Chaubard, IE. Debeaux). Je l'ai retrouvée depuis, dansles champs calcaires du plateau de Montbran, et près du moulin de Baccarat, où je l'ai vue pour la première fois en 1859, et rappor- tée de la même localité le 4er mai 1890. Je l'ai aussi rencontrée dans les champs et les vignes de Combebonnet, près de Beau- ville, sur les limites du Tarn-et-Garonne. Cette forme intéres- sante de l'A. nigrum, n’a pas encore été signalée que je sache dans les départements limitrophes du Lot-et-Garonne. Allium paniculatum Lin. var. salinum O. Debx. apud Ch. Magnier Scrinia floræ seleciæ Fasc. IX, p. 175 (1890), et F1. select. exsicc., n° 2369. La var. salinum diffère de l’A. paniculalum a genuinum, de l’Europe australe, par ses scapes très élevés, de 0.45 à 0.70 centim. de haut, par son ombelle pauciflore, à rayons très iné- gaux, les uns penchés, les autres dressés, par sa floraison plus tardive de un mois et demi à deux mois environ, quoique dans une station relativement plus chaude et plus favorable à la végétation, par son habitat tout particulier dans les prairies marécageuses et salées du littoral corse. Hab. les prairies maritimes qui bordent l'étang salé de Bigu- glia, près de Bastia en Corse (O0. Debx.). -- Fleurs du 5 au 15 septembre. L’ATlium paniculatum L. a genuinum et sa variété pallens (A. pallens Auct.), sont fréquents sur les versants montagneux de la Serra di Pigno près de Bastia, et fleuri-sent d'habitude du 1er au 10 juin. On ne peut les assimiler, quoique voisins, à la forme salinum des prairies saumâtres de Biguglia. Muscari comosum Mill. Déict. n° 2, var. littorale O. Debx. et J. Neyr. in Sched. 1891. Variété bien distincte par sés scapes hauts de 20 à 25 cen- timêt. au plus, supportant une grappe peu serrée et pauciflore, à pédicelles étalés, très courts, ne dépassant pas 6 à 8 millimét. ; feuilles beaucoup plus courtes que les scapes, étroitement lan- . ANR LA", CPR CUS UN RE, CUS, Cr 1 ET ue 1e. CE UP CAE CAPES + | a 4° : 6 212 ra: AS % PLANTES DE LA REGION MÉDITERRANÉENNE 285 céolées, canaliculées, ondulées aux bords; bulbe peu volumi- neux. Hab. les sables maritimes à la Sidriere de Fitou dans l'Aude (J. Neyr.). — F1. 20-25 mai. Phleum arenarium Lin.; Gren. God. F1. de Fr. III, 448; Phalaris arenaria Willd. Plante annuelle; une ou plusieurs tiges de 5 à 20 centim. dressées, les latérales ascendantes, nues dans leur partie supé- rieure, rarement feuillées, feuilles courtes, les supérieures cau- linaires longuement engainantes, à gaine plus ou moins renflée, à limbe très court embrassant quelquefois la base de la pani- -Ccule ; celle-ci spiciforme, oblongue ou atténuée à la base, à ra- meaux portant plusieurs épillets ; glumes lancéolées, insensible- ment acuminées en une pointe courte et à carène longuement ciliée; glumelle supérieure de la fleur fertile présentant à 19 base une fleur stérile réduite à un pédicelle (Coss.). Hab. les lieux secs sablonneux ou rocailleux dans le ratin du Salt-de-la-Donzella, au sud de l’ermitage de Casas-de-Peña — F1. en juin. (7. Neyr.). Le Phleum arenarium est une plante assez commune sur le littoral océanien ou méditerranéen d'une grande partie de l’Eu- rope, et il est excessivement rare de le rencontrer à l’intérieur des terres. L'illustre Cosson le signale (Conf. Noles sur quel- ques plantes des environs de Paris, p. 17-1848), dans les lieux arides à Fleurines, près de Senlis (Oise), et il ajoute qu'il a été tellement étonné de trouver une espèce maritime aux environs de Paris, qu'il l'avait considérée tout d’abord comme une forme naine du Phleum Bæhmert. Le nouvel habi- tat du Phleum arenarium à l’'ermitage de Casas-de-Peña est un fait des plus intéressants sur la dispersion géographique de cette espèce, quoique cette dernière station comprise dans la région méditerranéenne, soit beaucoup moins éloignée du littoral que celle des environs de Senlis. Une autre graminée qui est également spéciale aux sables maritimes de l'Océan et de la Méditerranée, l’HXordeum mari- timum L. s’avance encore plus loin dans la vallée de l’Agly. Nous l’avons observée le 9 juin 1876, en compagnie de M. G. Gautier, de Timbal-Lagrave et du D' Jeanbernat, sur les vieux 286 O0. DEBEAUX murs autour de Saint-Paul-de-Fenouillet, et en très nombreux individus. Notochlæna Marantæ R. Brown Prod. nov. Holl. 146; Gr. God. F1. de Fr. Ill, 626; Ceterach Maranticæ D. C. Les fentes des rochers, vers le sommet de Taillefer (Témb., E. Marçais, P. Oliver, J. Neyr.) — Se retrouve en France dans l'Aveyron, l'Ardèche, la Drôme; très abondant à Bastia (Corse), dans la vallée du Fango en montant à Sainte-Lucie, sur toutes les roches serpentineuses (0. Debæ.\, au cap corse, etc. (P. Mab.), en Espagne, en Portugal, dans l'Italie cent., en Grèce, dans l’ile de Crète, et la Russie méridionale. Notochlæna vellea Desv. Journ. bot.I,92(1813); Acrostichum velleum Ait.; À. lanuginosum Desf. — Bien distinct du N. Ma- rantæ par ses frondes bipinnatiséquées, atténuées aux deux extrémités, velues-laineuses sur les deux faces, à lobes ovales- obtus, par ses sporanges disposés en un groupe linéaire contigu au bord du lobe et caché par les poils (Coss.). Hab. les fissures des rochers à Banyuls-sur-Mer, où cette rare fougère a été découverte pour la première fois en France par M. le professeur Ch. Flahault. Indiquée aussi en Corse à Ajaccio (Requien, Cosson), en Sicile, en Sardaigne, en Grèce et en Al- gérie depuis le littoral jusque dans la région des Hauts-Plateaux, à Oran, le Tessalah ; Alger, à Guyotville et au Fondouck, Boghar, etc.; dans le sud de l'Espagne, à San-Roque et à Gibral- tar (G. Dautez); dans l'Italie mérid. etc. Asplenium lanceolatum Huds. var. obovatum Gren. God., F1. de Fr. UI, 636; A. obovatum Viviani F1. 1yb.68, et PI. cors. diagn. 16. Ne diffère du type À. lanceolatum que par ses frondes à lobes obovés-suborbiculaires, obscurément crénelés, dentés à dents subobtuses et non crénélés-dentés à dents acuminées (Gren.). Hab. les fentes des rochers entre Cerbère et Port-Boù sur la frontière d'Espagne (7. Neyr.), les gorges de Pierre-lisse dans l’Aude (Rouy), à Toulon et à Hyères (Gr. God.). — Beaucoup plus fréquent en Corse, à Griggione et Miomo près de Bastia (0. Debx.), au Cap-Corse, à Ajaccio, à Bonifacio, aux iles Lavezzi, etc.; dans l'Italie mérid. (Naples); en Sicile, en Dalmatie, en Grèce (Pélopon. et les Cyclades). PLANTES DE LA RÉGION MÉDITERRANÉENNE 287 Notre très infatigable collègue M. Neyraut, qui vient de pren- dre une part des plus actives aux excursions récentes de la Société botanique de France dans sa session extraordinaire à Collioure en mai 1891, m'a fait espérer la communication de toutes les plantes rares ainsi que des variétés ou formes nou- velles, qu’il rencontrerait au cours de ses herborisations, soit dans les Pyrénes-Orientales soit encore sur le territoire limitro- phe de la Catalogne. Celles-ci deviendront ultérieurement l’objet d’une deuxième série de Notes, concernant la flore de cette même région, surnommée à justetitre {a verilable terre promise des botanistes. Toulouse, 1er juin 1891. BIBLIOGRAPHIE Sur les téguments séminaux de quelques Crucifères, par M. J. d'ARBAUMONT. (Bull. Soc. Bot. de Fr., 1890, p. 251). Malgré les nombreuses recherches qui ont eu pour objet les téguments de la graine chez les Phanérogames, la nature de ces organes et surtout leur mode de développement est loin d'avoir fourni aux anatomistes des résultats concordants. Cela tient en partie à ce que leur notion même est encore obscure. . Longtemps on n’a regardé comme téguments de la graine que les membranes résultant de l’accroissement des téguments même de l’ovule: dans cette conception primitive et la plus simple, le testa dérivait de la primine, le tegmen, de la secon- dine ; tout ce qui dans la graine provenait du sac embryonnaire, embryon compris, était collectivement désigné à part sous le nom d'amande. Cette notion du spermoderme opposée à celle de l’amande, et fondée sur une origine différente, était naturelle et séduisante pour l'esprit; elle n’avait que le tort de contredire un certain nombre de faits secondaires. Ainsi l’on découvrit d’abord que le testa et le tegmen dérivent souvent l’un et l’autre de la primine, la secondine se résorbant en entier. Puis partant de ce fait, et en exagérant la portée, on en vint à négliger presque com- plètement la question d'origine pour distinguer les téguments 288 BIBLIOGRAPHIE C'est ainsi que présentement on y rattache des parties qui dans l’ancienne conception devaient appartenir à l’amande. Tel est le cas assez fréquent d'albamens réduits à une couche très mince que leur adhérence mécanique rattache au vrai spermoderne plus intimement qu'à l'embryon lui-même. C’est cette origine endospermique des téguments intimes de certaines graines que plusieurs observateurs ont récemment relevée. M. d’Arbaumont a montré notamment que la graine des Crucifères possède ordinairement deux couches internes ayant cette origine, celle que Strasburger avait désignée sous le nom de couche à aleurone et une autre (la Ge décrite par l’auteur dans le Brassica nigra), sous le nom de couche nacrée. La première représente vraisemblablement un débris du nucelle; la deuxième, plus sûrement, un reste de l'albumen non digéré par l'embryon ; l’une et l’autre contrastant avec leurs voisines par leur contenu de réserves et par leurs parois demeurées cellulosiques. M. d'Arbaumont a remarqué des prolongements internes qui partant de la couche nacrée s’insinuent dans les insterstices des parties de l'embryon et manifestent ainsi net- tement leur véritable origine. | A noter aussi une sorte de bourgeonnement remarquable des cellules épaissies en U qui forment la couche colorée du vrai spermoderme. Avant la maturité certains points disposés en réseau émettent sur leur face dorsale de petits tubes cellulaires entrelacés en faisceaux qui s’allongent jusqu’à l’épiderme exté- rieur. Celui-ci s’affaisse bientôt dans les intervalles, et produit les petites dépressions qui font paraitre à la loupe la surface alvéolée en losange. SA 5 D Géographie botanique, par M. Ch. CopiNeAU (Bull. Soc. linn. du Nord de la France, 1890, p. 21 et s.). A propos d’un travail sur la végétation des îles de la Frise du Nord publié par M. C. Raunkiær dans le journal de la Soc. bot. de Copenhague, M. Copineau montre quel intérêt aurait une étude semblable sur la flore de notre littoral du nord. Au point de vue de la géographie botanique, notre collègue proteste contre la tendance de quelques botanistes à naturaliser certaines plantes rares dans des régions qui leur sont étran- gères. Ed. M. NOTES BRYOLOGIQUES SUR LES ILES AUSTRO-AFRICAINES Par M. Ferd. RENAULD Anœctangium Humbloti Ren. et Card., nov. sp. Voisin de l'A. raphidostegium C. M. En diffère par ses touffes très compactes, entièrement rousses, spongieuses, par les tiges envahies presque jusqu’au sommet par un feutre très abondant de radicules longues, par les feuilles plus grandes, par la ner- vure presque lisse sur le dos dans la moitié supérieure, par les cellules basilaires irrégulières à parois dès épaissies. L’A.rufoviride Besch. de la même ile a un port tout différent, une taille beaucoup plus petite et un tissu composé de cellules peu distinctes, obscurcies par les papilles, sauf à la base. Hab. Grande Comore (Humblot). Fissidens Arbogasti Ren. et Card., nov. sp. À des rapports avec le F. ovalus Brid. de Bourbon, mais s’en distingue tout d’abord par un port plus élancé (4-5 cent. au lieu de 5-15 mill.), par ses touffes denses très étendues, par les tiges non stipitées, feuillées jusqu’à la base, émettant de longues ra- dicules formant un feutre lâche mais très abondant, par la fronde étroite (non ovale), par les feuilles plus courtes, moins aiguës, les supérieures espacées, enfin par les cellules moyennes et su- périeures de la lame verticale, obscures, irrégulières, tandis qu’elles sont plus grosses, hexagones-subarrondies, régulières et distinctes dans le F#. ovalus Brid., de Bourbon. Dans le F. Arbogasti, le tissu de la lame vraie (lamina vera) ne présente pas non plus, près de la nervure, les cellules dilatées transyer- salement, à parois épaisses, qui sont indiquées et qui existent réellement dans le 7. ovatus Brid. Hab. Ilampy, Sainte-Marie de Madagascar (Arbogast). Campylopus Arbogasti Ren. et Card., nov. sp. Par ses innovations grêles, julacées, cette espèce rappelle le C. verrucosus Besch. de la Nouvelle-Calédonie ; mais elle s’en distingue par ses feuilles de forme différente, brusquement con- tractées au sommet en un poil court dressé. Elle ne ressemble à aucune autre espèce des iles austro-africaines. Rev. S. Fr. Bor. (1°r juin 1891). 19 290 FERD. RENAULD Hab. sur la terre sablonneuse, à Ilampy, Sainte-Marie-de- Madagascar (Arbogast, 1890). Campylopus comatus Ren. et Card. nov. sp. Cette espèce diffère du C. Æeribaudi Ren. et Card. du massif central de Madagascar, par son port, ses touffes d’un beau vert, ses innovations dénudées, ses feuilles rassemblées en touffes et sa nervure moins large et d’une structure différente (en coupe transversale). Le C. Robillardi Besch. de Maurice, qui s'en rap- proche sous certains rapports, reste bien distinct par une ner- vure beaucoup plus large. Hab. sur l’humus à Sainte-Marie-de-Madagascar (Arbogast). Brachymenium Heribaudi Ren. et Card., nov. sp. Cette espèce est très distincte de tous ses congénères des îles austro-africaines par son port et ses feuilles étroitement lan- céolées, dépourvues de marge et non contournées en spirale à l’état sec. Par le port et la forme des feuilles, elle offre quelque analogie avec le Brachymenium leucostomum Hpe, de Java, mais elle en diffère essentiellement par la forme de la capsule dressée, oblongue. Le B. leucostomum Hpe, qui possède bien le péristome des vrais Brachymentium, reste d’un classement incertain par sa capsule penchée ou pendante, ovale-piriforme, et se rapproche du genre Webera. Hab. île Bourbon, dans plusieurs localités (Rodriguez). Bryum eurystomum Ren. et Card., nov. sp. Voisin du Bryum coronatum Schwgr. dont l’aire de disper- sion est très étendue (Cuba, Brésil, Chili, Guyane, Inde, Java), et dont il n’est peut-être qu’une race régionale. S’en distingue par sa capsule plus petite, urcéolée, très dilatée à l’orifice et par ses feuilles plus larges, révolutées de la base au sommet. Hab. sur les murs à l’île Bourbon (Rodriguez). Bryum Bescherellei Ren. et Card., nov. sp. Cette espèce, très voisine du 2. Zætentitens C. Müll. de Mau- rice, s’en distingue par les feuilles concaves au sommet et cus- pidées par l’excurrence de la nervure. Le B. lætenitens n’était connu qu’à l’état stérile. Nos échantillons de B. Bescherellei R.C., qui sont dioiques, ne portent qu’ue seule capsule. Hab. ile Bourbon (Rodriguez). Ectropothecium Rodriguezii Ren. et Card., nov. sp. GAGEA PUYMAURENSIS 291 Se rapproche de l’£. Bescherellei Ren., de Maurice, par son port robuste, mais en diffère par ses feuilles presque symétri- ques, plus longuement et plus finement acuminées, parfois subu- lées, sinuolées, denticulées et surtout par les nervures plus fortes et plus longues que dans toutes les autres espèces de la même section { Vesicularia) des iles austro-africaines. La plante se présente sous deux formes : 4{° l’une à tiges vaguement rameuses, à feuilles étalées, dressées, flexueuses, non homotropes (forme des lieux humides?}); £° l’autre à tiges rampantes régulièrement et densément pennées, à feuilles sou- vent homotropes ou même falciformes. C’est cette dernière sur- tout qui ressemble à l’Z. Bescherellei Ren. Toutefois tous ses caractères intimes sont bien ceux de l'Z. Rodriguezii Ren. et Card. Hab. ile Bourbon; la var. 6 pénnatum R. C., sur les bords de la Rivière du Màt (Rodriguez). ERRATA Dans le travail que nous avoàs publié le mois dernier, Docu- ments nouveaux sur les Muscinees des îles austro-africaines, nous avons laissé passer deux fautes que nous croyons devoir signaler : Page 213, première colonne, ligne 13, le nom du ZLeucoloma Boivinianum Besch. doit être suivi d’un point de doute (?) et non du signe de certitude. Page 216, deuxième colonne, ligne 22, au lieu de Radula Bor- geana Nees, lire Radula Boryana Nees. NOTE RECTIFICATIVE | SUR LE GAGEA PUYMAURENSIS Par MM. H. et A. MARCAILHOU D’AYMERIC. Dans le dernier numéro de la Revue de Botanique, mai 1891, p. 229, nous avons publié la description d’une Liliacée que nous pouvions croire nouvelle pour la flore française. Comme ce nu- méro venait d’être distribué aux membres de la Société française 292 H. ET À. MARCAILHOU D'AYMERIC de botanique, nous recevions de justes observations du savant bo- taniste M. G. Rouy, si connu par ses voyages en Espagne (1879- 1889), et ses nombreuses publications sur la flore européenne et la géographie botanique. Nous n’avons pas de peine à nous ranger sous une si haute autorité et à reconnaitre dans notre plante le Gagea Soleirolii de F. Schultz. Cette espèce, que l’on croyait d’abord exclusive à la Corse et à la péninsule ibérique, a été trouvée en 1846 par Irat sur la lisière des glaciers près du lac de Lanoux et publiée plus tard par ce botaniste dans les Reliquiæ Mailleanæ (1867), sous le n° 1750. M. Rouy possède en herbier plusieurs exemplaires de cette dernière localité où nous l’avons récoltée nous-mêmes les 6 juillet 1884 et 4 juil- let 1890. Elle a été décrite d’abord par F.Schultz en 1836, ap. Mutel, fi. fr. IT, page 298, pl. 73, fig. 547, sous le nom de Gagea Solei- rolii, en l'honneur de Soleirol qui, le premier, l'avait cueillie en Corse et l’avait distribuée dans son ÆZæsiccata, sous le n° 4343. Récoltée l’année suivante (1837), par l’illustre Boissier pendant son voyage dans l'Espagne méridionale et publiée par lui sous le nom de G. nevadensis dans son Ælenchus plant. not. Hispan., p. 85 (1838), cette plante fut encore appelée G. poly- morpha dans son Voyage botanique dans le midi de l'Espagne (1845), tome II, p. 611. Le G. Soleirolii, de Corse, paraissait s’en distinguer, d’après la description de Grenier et Godron (F1. de France, IT, p. 195), par les divisions périgonales /ancéolées-aiguës, caractère qui nous en avait fait éloigner la plante appelée par nous G. puy- maurensis dont les divisions périgonales sont obtuses. Mais dans la diagnose de Boissier de son G. polymorpha, 1. c., se trouve le passage suivant : « perigonii glabri phyllis pri- mum ovatis oblongisve obtusis, dein accrescentibus lanceo- latis acutiusculis », ce qui explique fort bien que Boissier ait rattaché alors à son nouveau G. polymorpha, son G. neva- densis, nommé par F. Schultz G. Soleirolii, deux ans aupara- vant. Ce dernier nom doit donc être accepté, comme le font actuellement les phytographes et parmi eux notamment MM. Nyman, Karl Richter et Rouy. MM. Willkomm et Lange ont bien donné en 1860, Prodr. F1. Hisp., I, p. 218, une diagnose du G. polymorpha Boiss., mais dans cette description se trouvent comprises celles du @. foliosa GAGEA PUYMAURENSIS 293 R. et Sch. et du G. Soleirolii F. Schultz. Plus récemment, Boissier lui-même a reconnu, F1. orient., V, p. 206, que son G. polymorpha était à retirer de la nomenclature parce qu’il comprenait selon lui et d’après les habitats cités : 1° la plante de la région méditerranéenne orientale, à conserver comme es- pèce sous le nom de G. foliosa R. et Sch. et, 2° les plantes de la région méditerranéenne occidentale, c'est-à-dire de Corse, Sicile, Espagne et Algérie, G. chrysantha R.'et Sch., G. Solei- rolii F. Schultz, G. nevadensis Boiss., G. Duriæi Parlat., qui se distinguent de la précedente par les fleurs presque moitié plus petites, à divisions périgonales plus aiguës, les feuilles sensiblement plus étroites, etc. M. Rouy considère avec MM. Nyman et Karl Richter, le G. chrysantha de Sicile comme espèce voisine des G. foliosa R. et Sch., G. amblyopetala Boiss. et Heldr. et G. Soleirolii F. Schultz, mais suffisamment distincte de ces trois plantes. Voici, d’après M. Rouy, quelle est l'aire géographique du G. Soleiro- liè : Portugal, Beira et Beira alla ; Espagne, Asturies, Pyre- nees, Vieille-Castille, Nouvelle-Castille, Andalousie ; Major- que; Sardaigne ; Corse; France, Pyrences-Orientales (Irat., 1846), Pyrences-Orientales et Ariège (H. et A. Marcailhou d’Aymeric, 1884 et 1890.) Au moment où nous livrions notre travail à l'impression, nous ne connaissions pas l'existence du G. Soleiroli sur le con- tinent français, cette plante n'étant indiquée que dans la Corse par la Flore de France et de Corse de Grenier et Godron et le récent catalogue de M. E.-G. Camus (1886). L'honneur et la priorité de la découverte de cette espèce dans les Pyrénées fran- çcaises revient donc à Irat qui l'a trouvée près du lac de Lanoux et nous lui rendons ce juste hommage; néanmoins, c’est une satisfaction pour nous d'avoir retrouvé au mème lieu que ce botaniste et récolté en deux localités voisines et nouvelles pour la flore française cette même plante sur la lisière des départe- ments de l'Ariège et des Pyrénées-Orientales : pelouses du vallon d'en Garcias sur le plateau de Puymorens, à 1,980 m. d'altéude, 6 juillet 1884, et pelouses du col de Courtal-Rosso, à 2,436 m. d'altitude, 4 juillet 1890. Ax-les-Thermes, le 9 mai 1891. REFUTATION DES “REMARQUES HISTORIQUES ET MYCOLOGIQUES" DE M. FEUILLEAUBOIS M. Feuilleaubois a envoyé à la Revuede Botanique (mai 1891) sous le titre trompeur de ‘* Remarques Historiques, etc., ” une critique de mauvais goût, touchant les travaux de M. le Capitaine Sarrazin dont j'avais fait la sympathique appreciation dans une notice nécrologique (Revue mycologique, avril 1891). Le critique, qui va s’essayer à être méchant, entre doucereu- sement en matière. « La notice necrologique, dit-il, renferme quelques inexactitudes. Nous pensons que l'honorable directeur de la Revue mycologique nous saura gre de nos reclifications. » Nous n’acquiescons pas à cette espérance. Nous avons hâte de réfuter les injustes reproches en apparence scientifiques que le critique fait entendre. 4 L'article ‘* Morilles monstrueuses ” qui parut en 1888 ést ainsi finalement. jugé : « proportionnellement à son poids la Morille de Senlis devait avoir plus de 80 centimètres de haut. Nous n'avons jamais vu un canard aussi colossal.» Nous, nous n’avons jamais douté que M. Feuilleaubois n'ait pas tout vu, mais il nous semble singulier qu’il ait choisi le lendemain de la mort de l’honnête homme qui l’a toujours obligé pour déverser sur lui le ridicule. J’ai eu quelquefois dans les mains des Morilles de belle grosseur mesurant 14 et 16 centimè- tres de hauteur, qui, au lieu d’être creuses et légères comme sont les spécimens ordinaires, étaient massives, arrondies, déformées à pied plein, épaissi et très charnu à la base surtout (M. le Dr Ed. Heckel, de Marseille, a étudié d’après les communications de M. Sarrazin des Morilles qui avaient développé dans leur cavité plusieurs individus emboités l’un dans l’autre) ce qui permettait à ces spécimens anormaux de représenter comme poids plus de douze morilles ordinaires. Le type exceptionnel trouvé une fois par M. Sarrazin et pesant 4x 2352. rentrait indubitablement dans la catégorie des développements inusités et massifs que je rappelle. Sans m’arrêter à l'évaluation fantaisiste de ‘* 80 centi- mètres de hauteur ” malicieusement supposée par M. Feuilleau- bois, je n’hésite pas à croire encore à la sincérité de la déclara- tion écrite de la main de M. Sarrazin. RÉFUTATION DES REMARQUES. MYCOLOGIQUES 295 20 ‘ La variete du Cep bronze à tubes blancs et celle à tubes jaunes (dont parle M. Sarrazin dans sa notice populaire) ne peu- vent exister que dans l'imagination d'un mycologue inexperi- mente. ” A qui le critique fera-t-il croire qu’il pouvait donner des leçons de science à M. le Capitaine Sarrazin ? Ce dernier savait très bien et de longue date que la surface hyménifère des bolets en général, change de couleur avec les phases successives de la croissance du champignon. Il a pu dire, sans craindre d’être repris, même après sa mort, qu’il avait trouvé dans la forêt de Romorantin une forme de Cep bronzé ‘‘ à tubes jaunes ” de cou- leur plus persistante que celle d’une forme voisine ‘‘ à tubes blancs ” passant, à la coloration ocracée-sale. Voici du reste une sagace distinction que M. Sarazin connaissait bien quoiqu'il ne l'ait pas relatée dans sa ‘‘ notice ” réduite à un simple résumé, et que le critique actuel de son œuvre me permettra de lui rap- peler. Cette distinction appartient à une autorité bien connue, à Jean Kickx, l’auteur de la Concordance des planches de Bul- liard avec la nomenclature de Fries. Voici ce que dit cet esti- mable auteur dans la Flore cryplogamique des Flandres, II, p. 246 : «Le Boletus æneus Fries Epic., qui est le Boletus œreus de Roques, n'a pas les lubes blancs, maïs jaunes, devenant ver- dâtres à la fin, tandis que le Boletus œæreus de Bulliard, Tab. 385 (dont Kickx fait la forme £ du bolet précédent) a les tubes d’abord gris-blunchätres, puis sales-jaunàtres. » Voilà les deux formes rencontrées par M. Sarrazin et qu'il a bien fait de men- tionner. 3° Quant au Cep comestible, le critique trouve« exagéré» que M. Sarrazin ait dit à propos d’une année fertile pendant laquelle cette espèce était répandue dans les bois de Clamart : « Ce bois en était tellement plein qu’il fallait des précautions pour ne pas les fouler aux pieds ». Un mycophyle que le besoin de contre- dire n’aiguillonnerait pas conviendrait, tout en étant d'accord avec les diverses personnes qui ont parlé de la récolte des champignons dans les bois des environs de Paris, que « l’appa- rition du Cep comestible n’est pas tres régulière; que certaines annees on n’en voit que quelques individus isolés, mais que dès que les conditions atmosphériques favorables à son développe- ment se manifestent, on le {trouve en tres grande quantilé». (1. Boyer. Les champignons, etc., etc. J.-B. Baillière, Paris 1891). 296 C. ROUMEGUÈBE Touchant cette même et précieuse espèce qu’un éminent bo- taniste, le colonel Bory, regrettait un jour, devant M. Sarrazin, de ne pas voir mieux utilisée aux portes de la capitale (à Paris cette espèce est demeurée moins appréciée que dans le midi de la France où elle acquiert peut-être un arome plus prononcé, et oùelleest constamment très abondante), le critique soupconneux insinue que M. Sarrazin fait un récit imaginaire. Il se demande « en quelle annee le colonel Bory, mort en 1846, pouvait her- boriser avec M. Sarrazin ? » Si M. Feuilleaubois m'eüt fait part de son inquiétude à ce sujet, j'eusse pu le rassurer à l’aide des notes écrites par mon regretté confrère. M. Sarrazin avait 22 ans lorsque le colonel Bory mourut à Paris au mois de dé- cembre. Il préludait depuis quelques années déjà, en compagnie de son savant et respectable ami, à ces promenades botaniques suburbainesqui restèrent constamment depuis dans ses goûts et qu'il poursuivit plus tard dans toutes les stations où sa carrière l’appela. Quoi qu’en dise le critique, il faut non seulement croire mais remercier M. Sarrazin de nous parler encore de ses souve- nirs bien inoflensifs de 1864, de ses courses dans le parc de Versailles, à côte du général Henrion (le général Henrion vit encore, il aime la science, il dut recevoir la Notice à son appa- rition, de la main de son ancien lieutenant), mais ces citations de « notoriétés militaires », sous la plume de M. Sarrazin, de- plaisent à M. Feuilleaubois. Pourquoi, grand Dieu ? 4 La persistance que le critique met à faire des citations tronquées ou des interprétations erronées m'amèêne à regret à aborder des sujets de bien petite importance. Ainsi iltrouve que M. Sarrazin a eu tort d'écrire que « le 7richoloma albellum a des feuillets blancs à leur naissance, puis d’un léger incarnat » lorsque « quatre pages plus loin », à l’occasion d’une opposition qu'il fait des caractères essentiels de cette espèce avec un autre Agaric », à feuillets roséolés, devenant couleur de suie, « M. Sar- razin dit : « les feuillets du Tricholoma atbellum restent blancs.» Il n’y a certes point là une contradiction. La couleur blanche des feuillets est le ton de la couleur normale, celle du début de l’évolution comme de l’état adulte de la plante, la coloration qui suit (qui ne devient jamais noire) est celle du commencement de la décrépitude. Il suffit de lire toute laphrase de l’auteur, qui est suffisamment claire, pour ne conserver aucun doute sur ce qu’il veut expliquer. Le critique prétend encore à l’occasion de + ve. dé Che TIR d ", ol | L A "H Q RÉFUTATION DES REMARQUES MYCOLOGIQUES 297 l’Amanita ovoidea Fr., rare de nos jours pour M. Sarrazin et pour tous les mycologues, aux environs de Paris, que cette assertion est inexacte parce que Bulliard (celui-ci écrivait à la fin du siècle dernier) accuse la présence fréquente de l’O- ronge blanche dans la forêt de Fontainebleau. Le critique nous parle encore pour appuyer son observation des flores de Merat et de Chevalier qui remontent à un peu plus d’un demi-siècle, mais il ne nous dit pas qu’il ait lui-même recueilli abondam- ment cette oronge. « Un véritable savant, écrit-il, s'exprime tou- jours avec une certaine réserve. » 50 Parlant en quelques mots de la culture du champignon de couche, M. Sarrazin a cité l’usage que l’on peut fairt du fumier de la race ovine et son méticuleux contradicteur dit : « C’est pré- cisement le seul quine soit pas employé.» Le critique ne sait pas tout. Il ne pardonne pas à M. Sarrazin d'avoir consulté l’ou- vrage de Roques ; mais s’il ouvrait le livre de cet auteur à l’en- droit où il parle du procédé qu’il incrimine, il apprendrait que «tous les fumiers chargés de crottin de nos animaux, no{am- ment de la race bovine ou ovine, lorsqu'ils sont un peu con- sommés et blanchis, ou moisis par la privation d'air, produisent en peu de temps l’Agaric comestible. >» M. Sarrazin n’a pas pré- tendu faire la, description des champignonnières parisiennes formées, tout le monde le sait, par du blanc de champignon associé à des couches de fumier de cheval, ni celles de l’indus- trie belge et anglaise qui ont adopté l'emploi des fumiers des races bovine et ovine avec arrosage d’une eau chargée de nitrate de potasse, il s’est borné à une simple citation, celle hélas! qui déplait au maitre. 6° La dernière infirmation de M. Feuilleaubois porte sur le Peridermium Pini var. corticola, récolté en 1886 pour notre Exsiccala par M. Sarrazin et appuyé d’une intéressante note très complète de l’obligeant collecteur. (Revue 1886, p. 185). En citant des fragments de phrase, le critique altère le texte. Il se complait à faire dire à l’auteur tout autre chose que ce qu’il à dit et à lui reprocher de ne pas avoir dit ce qu'il a cependant très nettement expliqué. M. Sarrazin a été le premier à pro- clamer l’ingéniosité des expériences de M. le professeur Max. Cornu, pour constater l’origine du parasite. Oui, c'est bien depuis, comme le dit M. Sarrazin, que l’on sait que le Dompte- * Venin est la plante hospitalière du champignon générateur du 298 HERBORISATIONS DE LA SOCIÈTÉ Peridermium de l'écorce du Pin, que l’on s'explique la rareté plus grande de cette forme que de ‘la forme des aiguilles, due à un autre champignon, l’Uredo du Senecon. M. Sarrazin n’a pas nié que le Pollen des Conifères, charrié par les vents, ne soit un des éléments de a pluie de soufre du vulgaire, mais il a constaté, et d’autres avec lui, ce que M. Feuilleaubois ignore, paraît-il, que cette pluie, soulevée par les vents et parfois trans- portée très loin, renferme beaucoup de spores, notamment cel- les du Peridermium pini, d'apparence tout à fait semblable aux grains du pollen détachés des mêmes arbres. Voilà ce que j'avais à répondre à la portion saisissable des « Remarques historiques. » Quant aux insinuations plus ou moins désobligeantes dont le critique a orné son factum, je ne pense pas qu’elles puissent atteindre M. Sarrazin, ni son bio- graphe. Je me rappelle d’avoir lu quelque part cette exacte définition : « L’injure, on le sait, n’est en général l’apanage que des gens sans éducation qui, faute de bonnes raisons, n’ont rien de mieux à jeter au visage de ceux à qui ils en veulent.» M. le capitaine Sarrazin restera le botaniste aimable et conscien- cieux très regretté de toutes les personnes qui l’ont connu. J’en appelle aux souvenirs de tous ceux qui ont eu des relations avec lui, surtout aux sentiments d'estime que lui accordaient, à bon droit, ses collègues de la Société mycologique, pour espé- rer qu’on improuvera là où elles parviendront, la forme et le fond des attaques passionnées dirigées contre sa mémoire. C. ROUMEGUÈRE. Toulouse, le 6 mai 1891. HERBORISATIONS DE LA SOCIÉTÉ Nos collègues du Gers ont organisé une série d’herborisations en vue d'étudier la flore de leur département. M. Jules Laborie, expert-géomèêtre à Auterrive, par Auch, a rédigé un article où il donne d’excellents conseils aux débutants et leur indique les ouvrages généraux à consulter pour la détermination des plan- tes. La Flore du département du Gers de l'abbé Dupuy a eu deux éditions, mais est actuellement épuisée ; l'initiative prise par notre zélé collègue pourra, nous l’espérons, combler cette OR LOPEAT UN S BIBLIOGRAPHIE 299 lacune. Les journaux du Gers ont tous publié l’article de M. Laborie et annonceront également la date et le lieu des her- borisations. Dimanche dernier, 26 mai, un certain nombre de botanistes explorait avec succès la vallée du Gers de Seissan à Masseube. Une excursion dans la vallée de la Gimone aura lieu vers le 15 juin ; tous les membres des Sociétés savantes et les botanistes de la région sont invités à y prendre part. On se réunira à la gare de Gimont (Gers), à neuf heures et demie du matin, à l’arrivée du train de Toulouse. Le jour sera fixé ulté- rieurement et annonce dans les journaux. BIBLIOGRAPHIE Note sur un Iberis méconnu de la flore helvétique (7. de- cipiens Jord.) par M. Paul Genty (Extrait du Bulletin de la So- ciété botanique de France, novembre 1890). M. P. Genty avait récolté, le 20 juillet 1885, à la base des ro- chers calcaires qui dominent le village de Noiraigue, dans le Jura neuchàtelois, un Zberis qu’il ne put étudier que quelques années plus tard et rapporta à l’Z. deripiens Jord., Diagn. p. 289. L’année dernière, à la même date et dans la même loca- lité, il le récoltait de nouveau, en fleurs et en fruits, sur un es- pace assez étendu compris entre les cotes altitudinales de 725 et 940 mètres. Que l’on voie dans l’Z. decipiens Jord. une bonne espèce ou une simple forme du groupe de V7. amara L., suivant le point de vue de chacun, M. Genty pense que l’on doit tenir compte d'un type aussi remarquable et aussi tranché. Reprodui- sant la diagnose donnée par M. Jordan ainsi que les caractères qui distinguent l’Z. decipiens des espèces affines, Z, arvalica J. et Z. Forestieri J., il expose les différences spécifiques qu’il a établies sur un grand nombre d'exemplaires. L’Z. amara L. est une espèce normalement annuelle ou in- complètement bisannuelle par exception, peu élevée, ordinaire- ment très ramifiée, buissonnante, à rameaux étalés et disposés tout le long des tiges. On ne le rencontre que dans les terres cultivées. L’J. decipiens J. est constamment et rigoureusement bisan- nuel ; du collet de sa longue et robuste racine, surgit, soit une 300 BIBLIOGRAPHIE tige unique, droite, rigide et sans autres ramifications que cel- les de l’inflorescence corymbiforme, soit, ordinairement, un plus ou moins grand nombre de tiges semblables entre elles et à la centrale, l’égalant en force et en hauteur, brusquement redres- sées et sans autres ramifications que celles de leur inflores- cence, qui n’occupe guère que le tiers ou le quart supérieur des tiges. Ces tiges latérales prennent naissance, toutes sans exception, sur le collet épaissi de la racine; elles atteignent toutes sensiblement la même hauteur et laissent voir les cica- trices des feuilles qui ont alimenté la plante pendant la première année de son existence. Les fleurs sont moins grandes, les grap- pes fructifères moins allongées, les feuilles plus petites et plus étroites que dans l’Z. amara. L'I. decipiens J. vit habituelle- ment dans les éboulis calcaires des coteaux graveleux exposés au midi. Indiqué uniquement à Nantua par M. Jordan, l’Z. decipiens a êté constaté depuis sur d’autres point du Bugey par M. l’abbé Fray ; il avait été signalé en Suisse, à Noiraigue, par Haller, Gaudin, Godet,-etc., sous le nom d’7, amara L. Ed. M. Essai monographique sur les Ophiobolus observés en Normandie, par A. Malbranche et E. Niel. (Ext. du Bull. de la Soc. des Amis des Sc. Nat. de Rouen. — Année 1890, 1er semes- tre). Ce travail est le fruit des laborieuses et patientes observations du savant M. Malbranche. Il était destiné à paraître dans le Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen, et son auteur s’occupait d'en réunir les derniers élé- ments lorsque la mort est venue le surprendre.C’est donc autant pour répondre aux intentions de notre regretté collègue, que pour rendre un hommage à la mémoire de son éminent collabo- rateur et ami, que M. Niel à eu la bonne pensée de publier cette monographie. M. Malbranche nous parle longuement du Sylloge fungorum de M. le Dr Saccardo, gigantesque répertoire universel de toutes les espèces fongiques connues, pour la rédaction duquel tous les travaux europeens et américains ont été compulsés. L'auteur de ce vaste Compendium, ne pouvant soumettre toutes les espè- ces décrites à un contrôle microscopique (la vie d’un homme BIBLIOGRAPHIE 301 n’y suffirait pas), a dû se contenter le plus souvent d'enregistrer les diagnoses qu'il rencontrait, ou qu’on lui adressait, sous la responsabilité de leurs. auteurs dont quelques-uns ont une ten- dance à produire des espèces nouvelles. Il en est résulté une hétérogénéité qui, quoique peu apparente, nuit à l’ensemble du travail. Cependant, par sa grande compétence, l’auteur a su apla- nir les difficultés et, en mettant judicieusement en évidence les caractères de végétation unis à ceux de la fructification, il a facilité considérablement l’étude des innombrables sphériacées qu’on rencontre dans la nature. M. Malbranche, {out en rendant justice à l'immense érudition de l’auteur du Sylloge, s’est proposé, dans un travail synthéti- que, d'étudier comparativement les espèces voisines et de s’as- surer si les différences sont de nature à légitimer la création d’une espèce ou si les affinités ne sont pas assez nombreuses pour justifier leur réunion. Ensuite, l’auteur nous donne la diagnose du genre Ophiobolus, un des plus curieux de la famille des sphériacées. Le caractère distinctif des espèces est d’avoir des spores remplies de goutte- lettes ou cloisonnées, et très longues relativement à leur lar- geur. Puis la description de 16 espèces trouvées en Normandie. Parmi les plus intéressantes, nous citerons surtout : O. acuminatus (Sow.) Dub., qui doit son nom à son ostiole conique aigu; ©. eburensis Sacc., espèce peu commune; O. cirsii Karst., qui n’a encore été trouvée qu’en Russie ; O. brachystomus Sacc., dont le renflement subapical des spo- res rappelle la tête d’un serpent; ©. camptosporus Sacc., es- pèce nouvellement décrite sur des échantillons récoltés à Rouen; 0. chætophorus (Crouan) Sacc., qui se reconnaît faci- lement aux soies raides des périthèees et à l’enroulement funi- culaire des spores, etc. Toutes ces fonginées croissent sur les tiges des grandes her- bes, dont l’auteur nous donne une liste de 50 genres. Enfin l’Essai monographique est terminé par une planche dessinée par M. Niel et artistement exécutée, sur laquelle sont figurées 12 espèces avec leurs caractères microscopiques. q Ce consciencieux travail fait le plus grand honneur à la pers- picacité de son auteur, et nous devons savoir gré à M. E. Niel de nous l’avoir fait connaître. FEU ILLEAUBOIS. 302 BIBLIOGRAPHIE Théorie du phénomène de la rosée ou rôle de ia transpi- ration végétale dans la production de la rosée, par M. C.-J. Re- noux (Extrait de la Revue scientifique du Bourbonnais).— Mou- lins, 1891. Sous l'influence du refroidissement nocturne, la vapeur d’eau tenue en suspension dans les couches inférieures de l’atmos- phère, se condense et se dépose en gouttelettes à la surface des corps. Ce n’est pas cependant la seule cause ni même la princi- pale du phénomène de la rosée. La rosée est beaucoup plus abondante sur les plantes vivantes que sur les débris des végé- taux ou sur les corps inorganiques, même les métaux. Avec Aitken, l’auteur attribue à la transpiration de la plante ces lar- ges gouttes d’eau que l’on remarque le matin sur les feuilles du chou, de la betterave, etc.; il cite à l’appui de son opinion les expériences de Haberlandt, suivant lequel la quantité d’eau exsu- dée en vingt-quatre heures par un centimètre carré de surface foliaire, est de : 4 gr. 31 pour le houblon, 2 gr. 51 pour le pois, 9 gr. 03 pour le chanvre; un pied de chanvre verse dans l’at- mosphère 27 kilogrammes d’eau en 140 jours, et un pied d’Æe- lianthus annuus, 66 kilogr., dans le même espace de temps. Aitken indique encore les exhalaisons de la terre comme une des sources de la rosée : une motte de terre pèse moins le matin que la veille au soir, parce qu’elle a exhalé plus de vapeur d’eau qu’elle n’en a reçu. « Il convient donc », dit M. Renoux, « d’at- tribuer aux exsudations si abondantes des plantes, comme à celles du sol, le rôle prépondérant dans la formation des gout- telettes qui constituent le phénomène de la rosée}. Ed. M. Excursion botanique à la Roche d’Aujoux, par M. Ch. Quincy (Extrait du Bulletin de la Société des sciences naturel- les de Saône-et-Loire). — Chàlon-sur-Saône, 1890. Les découvertes de M. l’abbé Flageolet dans la vallée de la Grosne engageaient les botanistes de la Société des sciences naturelles de Saône-et-Loire à aller étudier la flore de cette partie de leur département; dans une herborisation faite à la fin de juin, ils récoltaient un grand nombre de plantes intéres-° santes, dont plusieurs rares ou nouvelles pour la région. La Roche d’Aujoux (alt. 483 m.), prolongement méridional de la Côte-d'Or, marque la limite du grand massif jurassique ; la BIBLIOGRAPHIE 303 flore est celle des montagnes ou collines calcaires et présente aussi quelques plantes considérées comme silicicoles. Parmi les listes de la récolte, on peut citer les espèces suivantes que l’auteur à pris soin de noter spécialement : ÆZlymus europœus L., découvert précédemment par MM. Sebile et Flageolet, com- mun dans le bois d’Etrigny et dans le bois de Mancey, sur le plateau de la Roche d’Aujoux ; Carezæ Pairæi Schultz, au pied des rochers. Dans les bois d’Etrigny et de Balleure; Æyperi- cum montanum L., Trifolium elegans Savi, Inula salicina L., Campanula persicifolia L., à calice glabre, Scilla bifolia, Ace- ras hircinum, etc. Au pied de la Roche d’Aujoux : Arabis are- nosa Scop., Dianthus silvestris Waulf., Melica nebrodensis , Peucedanum cervaria, Pyrelhrum corymbosum; au village de Balleure : Æippocrepis comosa L. Sur les pelouses de la Roche d’Aujoux : Medicago minima, Trifolium scabrum, Coro- nilla minima, Centranthus angustifolius, Gaudinia fragilis, Phleum Bæhmeri, et dans les clairières du bois de Mancey : Turrilis glabra, Dentaria pinnala, Dianthus armeria ; près de Corlay : Sedum rupestre, Althæa hirsuta, Globularia vult- garis ; Ophrys arachnitles, O. muscifera, Aceras anthropopho- rum, Thlaspi montanum. Le compte-rendu de l’excursion est suivi d’une liste des pha- nérogames de Nanton, d’Etrigny et de la vallée de la Grosne, dressée par M. Flageolet; outre les espèces citées plus haut, on y remarque À. sceleratus, Linum tenuifolium, Attnæa officinalis, Cytisus laburnum, Ononis natrix, Sedum sexan- gulare à Aujoux, Epilobium spicatum, Andryala integrifolia L., Utricularia vulgaris, Lysimachia nemorum, bois de Bra- gny, Asarum europæum, à Bresse-sur-Grosne, Bulomus eu- ‘ ropœus, Grosne, etc. Note sur l’Euphorbia hibernica L., par M. Gillot (Ib }). L’Euphorbia hibernica L., plante nouvelle pour le départe- ment de Saône-et-Loire, a été découverte dans la forêt de Marloux, à quelques kilamètres de Chàlon, par Mesdames Devoucoux et A. Guichard et déterminée par M. Jacquin. M. le Dr Gillot établit l'aire de dispersion de cette espèce, qui n’est pas précisément rare en France, ét fait remarquer la faible alti- tude, 300 mètres à peine, où elle a été trouvée ; il rappelle que l'apparition des plantes silvicoles dépend le plus souvent de 304 | BIBLIOGRAPHIE l’état des stations forestières et engage les botanistes chàlon- nais à rechercher l’Z. hibernica dans les bois de leur voisinage. Nouvelle excursion botanique au mont Saint-Vincent, par M. J. Varry (Ibid.). C’est le récit d’une herborisation faite le 10 juin par les bota- nistes de Saône-et-Loire, sous la direction de M. le Dr Gillot. Comme le dit l’auteur, la région parcourue ne comprenant que des terrains granitiques et gneissiques, la flore est plus uniforme et présente seulement les espèces habituelles de cette formation. Excursion à Rully, le 7 juillet 1889, par M. Nidiaut (Ibid.). Tous les terrains explorés dans cette journée sont calcaires : la flore est assez riche et offre un certain nombre d’espèces ra- res pour le département de Saône-et-Loire. Analyse descriptive des Rubus du Plateau central de la France, par !le Frère Héribaud-Joseph (Extr. de la Rev. sc. du Bourb.). — Clermont-Ferrand, J.-B. Rousseau, libr. éd., 1891. « Le but de cette analyse est de fournir le moyen de recon- naître les formes plus ou moins saillantes déjà observées sur le Plateau central et de les rattacher à leurs types respectifs. » L'auteur ne pense pas que les cent vingt-six Ronces du Pro- drome de la Flore du Plateau central doivent être acceptées comme espèces véritables : il rappelle les travaux des botanistes qui ont abordé l’étude de ce genre difficile et. à l'exemple de Lamotte, il adopte la classification de G. Génevier qui lui paraît la plus rationnelle. Après de courtes observations sur les Soins à prendre dans la récolte des ronces et la préparation des échan- tillons, il donne une table analytique très détaillée. A l'exception de la troisième accolade, dont les cinq divisions correspondent aux sous-sections des R. fruticosi de Génevier, la disposition est dichotomique et lorsqu'on arrive au nom de l'espèce, un ré- sumé des principaux caractères permet de vérifier la détermi- nation. Cette diagnose est suivie de l'indication des localités où la plante a été constatée. L'ouvrage du Frère Héribaud-Joseph est un complément né- cessaire au Prodrome de Lamotte où les Rubus sont seulement classés sans aucune indication des caractères spécifiques. Il propagera certainement l'étude d’un genre que l’on néglige souvent faute d'ouvrages pour étudier ses récoltes. Ed. M. LES GORGES DE PALESTRO (Algérie). Par M. H. GAY. Notre collègue M. Gagnaire a décrit ici les gorges de la Chiffa (1). Moi-même, dans ma Forule de Blida (2), j'en ai dit quelques mots, et j'en ai indiqué les plantes caractéristiques. Je viens aujourd’hui présenter à la Société française de botanique les gorges non moins célèbres de Palestro ou des Issers. Dans le train qui part d'Alger à 6 h. 35 du matin, j'eus le plaisir de rencontrer Messieurs les membres du Club-Alpin francais, section de l’Atlas, en route pour le Djurjura. Dans le nombre je citerai M. de Galland, président de la section, devenu, depuis l’an dernier, le parrain d’un pic de notre grand massif kabyle; M. Ficheur, préparateur de géologie à l'Ecole des scien- ces d’Alger et chargé de la carte géologique de la Kabylie; M. Pressoir, le sympathique et zélé secrétaire, et plusieurs au- tres professeurs du lycée. C'était la seconde fois que pareille bonne aventure m'arrivait. L'été dernier j'avais eu la chance de faire la même rencontre au lac de Mouzaia. Mais il n’est pas de meilleurs amis qui ne soient obligés de se quitter. Je descendis du train à Palestro pendant que ces mes- sieurs continuaient leur route vers Bouira et El-Adjiba, où de- vait commencer leur excursion. Il était 10 heures et demie. Je n'aurais rien à dire de Palestro sans le triste souvenir qui s’y rattache. En avril 1871, ce village prospère fut assailli par une nuée de Kabyles révoltés, qui massacrèrent 58 personnes, au nombre desquelles il est bon de citer le maire, M. Bassetti, le curé, M. Monginot, le brigadier de gendarmerie, M. Zoepfel, et ses gendarmes. Un monument dû au ciseau de M. Rambaud, d'Alger, rappelle ce terrible drame. Les cheveux au vent, les vêtements en lambeaux, la poitrine nue, ceint de son écharpe municipale, le maire de Palestro défend énergiquement sa vie et celle de ses administrés; un enfant d’une douzaine d'années est agenouillé, se cramponnant à sa jambe droite; à gauche une femme, littéralement folle de terreur, embrasse d’une main (1) Rev. tome IV (1885-86), p. 149, (2) Rev. tome VII (1888-89), p. 96 et suiv. Rev. S. Fr. Bor. IX (ler août 1891) 20 ax 306 H. GAY les reins du héros, et de l’autre soutient un tout jeune enfant contre sa poitrine. Je suis trop profane pour me permettre sur cette œuvre le moindre jugement; mais je puis au moins affir- mer qu’elle m'a profondément ému. Sur le socle sont inscrits les noms des victimes. En quittant Palestro pour se rendre aux gorges par la route nationale, on passe bientôt sous le beau viaduc de l’Oued-Tala ; puis, après une marche de 4 ou 5 kilomètres, on franchit l’Oued Isser sur un pont de fer en arceau, et l'on est à l’entrée du dé- filé. Déjà on a pu récolter dans les haïes le Convolvulus lenuis- simus Sibth. et Sm., et sur les rochers Picridium intermedium D. C., Sedum cœæruleum Vahl. et bien d’autres raretés. Dès les premiers pas j'apercois Sedum tuberosum Letourneux in Pomel, nouv. mat., et dans un espace relativement restreint, je puis en récolter 200 tubercules, que m'avait demandés notre très aimé maître octogénaire, M. Durando. J'y ajoute Sedum cœæruleum Vahl., S. dasyphyllum L., Saxifraga globulifera Desf. £ major Batt. et une orobanche que je crois pouvoir rapporter à l’Oro- banche amethystina var. galactitis. Mais je fais des réserves; je suis peu familiarisé Avec ce genre difficile et me propose d’en faire bientôt une étude approfondie à l’aide des divers élé- ments de mon herbier. Tout en herborisant, on ne tarde pas à arriver à l’endroit où la route, trouvant devant elle un gigantesque pan de roche, le traverse par un tunnel d’une cinquantaine de mètres. On trou- ble en passant de nombreuses hirondelles de rochers dont les nids pendent partout, rassemblés en grappes allongées. Pendant qu'à perte de vue plane l’aigle fauve ou le petit vau- tour vulgairement appelé charognard, les plantes rares vien- nent s’amonceler dans la boite du botaniste. Fumaria gaditana Haussk., Calendula foliosa Batt., Orobanche calendulae Pom.? sur C. foliosa; Senecio nebrodensis L. var. laciniatus Brot. sub specie; Parietaria lusitanica L.; Selinopsis montana Coss. et Dur.; Silene Aristidis Pom.; Malva hirsula Presl. Cette liste n’est pas longue, mais la qualité supplée à la quantité. Forcé de porter tout sur mon dos, et désirant récolter en abondance les plantes spéciales à la localité, je ne pouvais, on le comprendra, que faire un choix, sans m'arrêter aux vul- garités. Enfin, après avoir mis plusieurs heures à franchir un espace GORGES DE PALESTRO 307 de 4 kilomètres, au milieu de rochers le plus bizarrement en- tassés, on arrive au viaduc de l’Isser, aussi long et au moins aussi audacieux que celui de l’Oued Tala. Le paysage s’élargit ; on est sorti des gorges. Il ne reste qu’à suivre une route sinueuse et montante pour aller prendre le train à la petite sta- tion de Beni-Amran. Si j'avais à donner mon opinion sur les gorges de Palestro, je dirais que, moins longues que celle de la Chiffa, elles ne sont pas moins remarquables, quoique dans un genre tout différent. A la Chiffa c’est l’eau qui forme la note dominante; et avec l’eau, la verdure, couvrant presque partout la roche; à Palestro, c’est le rocher nu, aride et blanc, presque sans infiltrations. L'aspect de cette aridité vous donne soif. Ce sont des amoncellements cyclopéens, vous faisant à chaque instant redouter un effroyable cataclysme ; des blocs énormes semblent ne tenir en place que par des prodiges d'équilibre; et n’ont besoin, pour être stables pendant des siècles, que de la grande compacité de leur texture, de la solidité de leur masse. J'ai nommé plus haut quelques représentants du règne ani- mal. N'oublions pas de citer le magot, vilain singe qui semble être une hideuse caricature de notre espèce. Ces rochers sont son domaine, tout aussi bien que les fourrés inaccessibles des Mouzaias. La panthère elle-même ne dédaigne pas d'y établir son repaire. En mars dernier j'ai vu un superbe individu abattu dans ces parages par un colon; c'était le deuxième de cette ter- rible espèce tué en peu de temps par l’heureux chasseur. Je ne citerai que pour mémoire les autres fauves, hyènes, lynx et chacals : c’est de la menue monnaie. Il est rare d’ailleurs de les voir en plein jour. Seulement le soir, à l'heure où, selon l’ex- pression arabe, il est imposible de distinguer un fil blanc d’un fil noir, on ne manque pas d'entendre les glapissements des cha- cals et parfois le rauquement de l’hyène. En remontant à Beni-Amran, j'ai pu voir pour la première fois, le long de la route, les pontes de criquets pélerins. Je me suis amusé à arracher de terre quelques coques ovigères. Je devais, hélas ! avoir l’occasion de satisfaire plus largement ma curiosité sans tant m'éloigner de ma demeure. Depuis plusieurs jours nos champs étaient envahis par les bandes dévastatrices, et les accouplements commençaient. 308 H. GAY Pour les habitants d'Alger l’excursion que je viens de décrire peut se faire très facilement. On part d'Alger à 6 h. 35 du matin et l’on rentre à 10 heures et demie, après avoir eu environ 9 heures pour déjeuner et franchir les 14 kilomètres qui sépa- rent Palestro de Beni-Amran. Avis à ceux de nos collègues à qui il prendrait fantaisie de visiter l’Afrique française. Le Corso. — 29 mai 1891, LES SA TERRE LRES ENTER SIMPLES NOTES D'UN TEMOIN OCULAIRE Par M. H. GAY. I Depuis 1876, les terribles criquets pèlerins (Acridium pere- grinum) (1) n’avaient plus fait leur apparition sur le littoral algérien. Bien des gens venus en Algérie depuis la dernière invasion commencaient à prendre pour des légendes les récits qu'on leur en faisait, lorsqu’en février dernier cette nouvelle éclata des hauts plateaux à la mer : les pèlerins sont en mar- che. Dès le mois d'avril on les signalait à Boghar, puis à Au- male et bientôt à Palestro. Nul doute qu'ils n’arrivassent à franchir les dernières chaines du Petit Atlas par les gorges de l'Isser ou par la dépression qui s'ouvre à l’est du Bou-Zegza (2). Ils prirent, en effet, les deux routes : par les gorges, ils enva- hirent la riche plaine de l’Isser; par la dépression du Bou- Zeuza, ils arrivèrent les premiers jours de mai dans le ravin de Kaddara, qu'arrose le Boudouaou, petit fleuve de la Mitidja orientale. Le Petit Atlas était franchi (3). Le premier émoi passé, on prend ses dispositions pour arrêter le fléau ; dispositions utiles, comme on le verra plus loin. Le 13, (1) En arabe djerad. (2) Pic isolé à l'extrémité orientale de la Mitidja. On le considère comme Îa première montagne du massif kabyle. Altitude 1033 m. (3) Quelques jours plus tard l'invasion devait s'aggraver par d'autres pas+ sages, notamment vers Blida au centre et Cherchel à l'extrémité occidentale. LES SAUTERELLES EN 1891 309 vers dix heures, une première bande arrive au Corso (1). On court pour se rendre compte; les uns, ceux qui, comme l’auteur de ces lignes, sont arrivés en Algérie depuis moins de quinze ans, poussent des exclamations d’effroi ; les autres, les anciens, haussent les épaules et disent : « Ce n’est que ca?» Ce vol, en effet, n’est rien par lui-même; mais il est l'avant-garde de légions bien autrement considérables. Les jours suivants, nouveaux vols de plus en plus forts. Les sauterelles passent à des altitudes variables, tantôt à perte de vue, à la hauteur du vol des hirondelles, tantôt bien plus bas, souvent au niveau des récoltes : ce sont celles qui cherchent à se poser pour passer la nuit ou pour s’accoupler. Comme les hauteurs, les directions sont variables; partie du Sahara, l'invasion s’est dirigée vers le nord à la recherche de plantes vertes; mais cette direction générale est souvent modi- fiée dans nos régions suivant les besoins des bandes. J’en ai vu venir du nord au sud, de l’est à l’ouest et de l’ouest à l’est. Lors- qu'elles rencontrent la mer, elles s'arrêtent généralement et reviennent quelque peu en arrière pour s’abattre sur les dunes. Toutes n’ont pas cette prudence; poussées par le vent, un grand nombre sont allées se perdre dans la Méditerranée, et les flots ont ramené leurs cadavres sur là plage. Quelques-unes, dit-on, sont parvenues jusqu’en Provence et y ont pondu des œufs, d’où sont nés des criquets. Chaque jour les vols commencent aussitôt que les premiers rayons du soleil ont séché les ailes humides de rosée, et ces- sent vers cinq ou six heures du soir. Incalculable est le nombre de locustes qui passent entre ces deux limites. Figurez-vous une neige épaisse, à flocons énormes, dont la blancheur imma- culée se serait changée en un jaune plus ou moins intense ; sup- putez, si vous le pouvez, le nombre des flocons qui peuvent être ainsi superposés sur un espace donné ; pensez que ces premiers flocons sont constamment remplacés par de nouveaux flocons, et cela à chaque instant de la journée. Dès le troisième jour, inhabitué à pareil spectacle, je me sens envahir par je ne sais quelle émotion qui m’étrangle. Je ne suis pas propriétaire, et (1) Le Corso-Tahatani, village appartenant à la commune de l'Alma ; on s'y livre surtout à la culture des céréales, du tabac et de la vigne. C'est au Corso qu'il m'a êté donné de voir l'invasion et de prendre les notes que je consigne ici. 310 H. GAY.- n'ai donc pas grand’chose à perdre; mais je pense à ces belles récoltes que nos braves ‘colons ont fait venir à bien au prix de tant de sacrifices. | Le 15, les trains passent avec un retard considérable, malgré les balais adaptés à l’avant de la machine, à la place du chasse neige. Je puis raconter, en connaissance de cause, comment un train est arrêté par les sauterelles, en ayant été témoin quel- ques jours plus tard, le 20, à quelques centaines de mètres de la station du Corso. Les rails étaient couverts de sauterelles accouplées qui ne pouvaient fuir assez vite à l’approche du train et etaient écra- sées par les roues ; il en résultait une bouillie huileuse qui lubri- fiait en même temps le rail et la rainure des roues, empêchant toute adhérence. Le mécanicien donne en vain toute la vapeur ; les roues tournent sur place. Le train recule de cent mêtres pour prendre son élan; pendant ce temps chauffeur et conduc- teurs nettoient les rails et y sèment du balast ; le train revient, mais les sauterelles aussi, et il faut recommencer. J’ai vu le train reculer ainsi jusqu’à quatre fois. Enfin, après une demi- heure d'efforts et de violents añan de la lourde machine, le train parvient à franchir la passée difficile et continue sa route jus- qu’à ce que le même obstacle se présente de nouveau. Avant d'aller plus loin, il est bon de décrire l’insecte qui nous occupe. Longueur, de la tête à l’extrémité des ailes, environ 7 centim.; longueur sans les ailes, de 45 à 55 mm.; les ailes sont jaunes, marbrees de gris; la tête, le corselet et l'abdomen sont jaunes chez les mâles, d'un gris sombre chez les femelles. La tête, ornée de deux antennes de 12-15 mm., forme un paral- lélipipède rectangle dont la plus grande longueur est dans la direction de la verticale; à la partie supérieure, de chaque côté, est un système oculaire oblong, long de 3 mm., large de 2; la partie inférieure est armée de formidables mandibules. Chez les femelles, le dernier article de l’abdomen est formé de quatre lobes courts, aigus, de nature cornée, dont nous verrons la fonction tout à l’heure (1). Le 16, nous constatons quelques accouplements ; le 17 et sur- tout le 18, tous les insectes sont accouplés, il serait alors très (1) Si j'étais entomologiste, cette description serait sans doute plus précise ; mais, telle qu’elle est, elle suffira je pense à donner une idée satisfaisante de l'insecte, LES SAUTERELLES EN 1891 311 facile d’en détruire un grand nombre, car ils sont devenus pres- que immobiles. Le 19, la ponte bat son plein. Voici comment elle s'opère. A l’aide de l’appareil dont je viens de parler, la femelle, por- tant toujours le mâle sur son dos, enfonce dans la terre son abdomen dont les articles s’allongent démesurément ; arrivé à une profondeur plus ou moins grande, suivant la nature du ter- rain, cet abdomen se retire, laissant dans cette espèce de puits ainsi creusé un épi d’une centaine d'œufs agglutinés entre eux par une matière blanche, semblable à de l’écume un peu durcie; la même matière recouvre l’épi et ferme complètement l'orifice. Cette fonction accomplie, les sauterelles ne meurent pas, comme on le croyait précédemment ; elles repartent pour aller recom- mencer ailleurs, et cela jusqu’à, deux et trois fois, paraît-il (1). L’agglomération d'œufs, que j'ai comparée à un épi et que l’on nomme habituellement coque ovigère, a une longueur de 3 à 4 centim. sur une largeur de 8-10 mm. ; chaque œuf a 8-9 mm. de long sur 1 de large; il grossira pendant l’incubation. Il res- semble assez à un gros grain de seigle. Mais le temps marche. Si l’on n’a soin de détruire par les moyens que j'indiquerai cette horrible graine de famine, les criquets vont sortir de terre par myriades, et gare aux récoltes qu'auront épargnées les sauterelles ! C’est le 5 juin, 20 jours après les premiers pen PE que l’on me montre les premiers criquets. Ils sont encore plus nombreux le lendemain ; le 7 l’éclosion est générale sur tout le littoral de la commune de l’Alma. On organise la lutte (2), et le 8 tous les chantiers travaillent. Nous- dirons avec quelle ardeur et, grâce à Dieu ! avec quel succès. Les criquets, à l’éclosion, sont blancs; ils quittent l’œuf la tête la première ; au moment où ils arrivent à la surface du sol leurs jambes de derrière sont encore le plus souvent engagées dans l’enveloppe qui leur a servi de berceau; bientôt le dernier obstacle est franchi, et la bestiole se met à procéder par petits bonds ; elle n’a que quelques millimètres de longueur. (1) Tous les détails que je n'ai pu contrôler de visu sont accompagnés des mots dit-on, paraît-il, ou autres semblables. (2) La lutte est organisée ici par M. Wagner, maire de l’Alma, admirable- ment secondé par MM. Alfred Fubert et Jp Bergeot. Je dois ajouter que ce dernier m'a aidé de ses judicieux conseils dans la préparation de ce travail. 312 | H. GAY Quelques heures après l’éclosion les criquets deviennent aussi noirs que le diable qui les créa. Groupés en rond, ils restent quelques jours sur le lieu de leur naissance, broutillant quel- ques feuilles tendres. Leur appétit n’est pas encore désastreux ; mais petit criquet deviendra grand, comme le poisson de La Fontaine, et malheur au colon qui attendrait pour lui faire la guerre ! Bientôt, devenus un peu plus forts, ils s'organisent en colonnes et partent pour accomplir leur mission dévastatrice. Selon l’expression très juste de la Bible, on dirait une cavale- rie en marche. C'est le moment de déployer les appareils cypriotes. Encore quelques jours, et la marche devient plus lente ; on a de la peine à conduire les colonnes vers les fosses : la premiére mue va se produire. Après cette transformation, la livrée noire des criquets sera égayée de bandes blanches ou rosées et leur taille sera à peu près doublée. Après la seconde mue ils auront encore grossi, et les bandes blanches se seront elargies. La troisième mue leur donnera une coloration jaune- verdàtre et des ailes rudimentaires. Cette transformation est observée ici pour la première fois le 25 juin, 20 jours après la première éclosion, 40 jours après le premier accouplement. La quatrième mue en fera des insectes parfaits, colorés en rose. Je dois ajouter qu'entre l'insecte à ailes rudimentaires, tel que je l'ai vu sortir de son enveloppe, et l’insecte parfait, j'ai observé des criquets longs de 3-4 cent. et munis d’ailes de 10-12 millim. Je ne puis dire s'ils sont le résultat d’une nouvelle mue ou d’un accroissement direct; cependant toutes les probabilités sont pour cette dernière hypothèse. Les criquets devenus sauterelles ne tardent pas à quitter le pays ; mais seulement lorsque les plus jeunes auront quitté leur complet développement. Les ainés attendront les plus jeunes, voletant d'ici de là et causant de graves dommages, pour peu qu'ils soient nombreux. Lorsque Allah commanda aux sauterelles de quitter le désert pour aller ravager les pays du Norä, le chef de l’innombrable légion, prévoyant les luttes meurtrières qu’auraient à soutenir ses cohortes, hésitait à obéir. Alors le Seigneur lui dit : Tes soldats seront au retour aussi nombreux qu’au départ, et un de plus. Ainsi raconte la légende musulmane; et les Arabes y croient comme à parole du Coran. Mais il leur faut cette année une forte LES SAUTERELLES EN 1891 313 dose de fanatisme, au moins dans notre petit rayon, pour per- sister dans leur croyance. Car bien minime est le nombre des locustes qui ont pu reprendre le chemin du Sud (1). Et nous avouons n’en pas être fâchés, dussent tous les anathèmes mu- sulmans nous tomber sur la tête. II Si le fléau est formidable, les moyens de defense sont nom- breux. Je les diviserai en trois groupes d’après les trois princi- pales phases de l'invasion : lutte contre les adultes, contre les œufs, contre les criquets. Contre les adultes la lutte se réduit à bien peu de chose. Les précautions dont j'ai parlé plus haut consistaient à entourer les propriétés de diverses matières destinées à produire à un mo- ment donné une fumée nauséabonde qui devait, croyait-on, éloigner les sauterelles. On s'était trompé : les bandes traver- saient sans hésiter la fumée la plus épaisse. Le seul moyen par lequel on ait réussi à les empêcher d’atterir dans les récoltes est le bruit. Deux ou trois gamins munis chacun d’un vieux chaudron ou d’une boîte à pétrole défoncée obtenaient plus de ‘ résultat que toutes les cartouches fumigènes et insectifuges. Cette période de la défense n'aura cependant pas été sans résul- tat. Elle a amené l'industrie à inventer divers nuages artificiels qui seront d’une grande utilité pour combattre en France les effets du rayonnement nocturne sur les vignes. J'ai dit qu'au moment de l’accouplement il est facile de détruire les sauterelles, soit par l’écrasement, soit par le ramas- sage. Plusieurs localités ont acheté les locustes à tant le sac, et il y en a eu ainsi un grand nombre de détruites. D’autres n’ont pas jugé à propos d’imiter cet exemple, sous prétexte qu'il fal- lait ménager pour plus tard les forces des travailleurs en même temps que les ressources pécuniaires. Je n’ose les blàmer, puis- que je vois aujourd'hui le succès le plus complet dans la section du Corso, où l’on n’a ni ramassé ni écrasé les adultes. Après la ponte commence la deuxième phase de la lutte. Je (1) Le 20 juillet, M. Bergeot, que j'ai signalé comme un des principaux auteurs du succès, me dit: « Je me fais fort de payer deux sous pièce tout criquet trouvé sur notre territoire, » En méme temps son fils me remet un criquet adulte, à la livrée rose, élément de collection que je f'avais pu me procurer chez nous, 314 H. GAY n’ai pas vu opérer le ramassage des œufs ; je soupconne ce pro- cédé d’être quelque peu puéril. Je n’en dirai pas autant des labours, soit à la charrue, soit à la pioche. Ayant suivi de près ces opérations et surveillé un jour un chantier, j'ai pu constater que, dans tous les terrains, tous les œufs amenés à la surface ont péri; et, selon toute probabilité, les œufs enfouis à une cer- taine profondeur par les instruments ont eu le même sort que ceux de la surface, ou du moins les criquets qui ont pu en sortir ont dù mourir étouffés avant d'arriver à la lumière (1). Ce n’est pas pour rien que la nature à ménagé une sortie aux jeunes en bouchant leur caveau natal avec la matière blanche dont j'ai parlé; le rôle principal de cette sorte d’écume doit être de pro- téger l’orifice contre les éboulis. Dans les terrains argileux, pour peu que la pioche ait fait son œuvre dans les premiers jours après la ponte, aucun criquet n’a pu éclore (2). On se rendra facilement compte de la quantité des œufs dé- rangés par les labours quand on saura qu'après le passage des ouvriers la terre paraissait toute couverte de grains d'orge, et que dans une motte d'environ un décimètre cube j'ai compté près de cent coques ovigères. A l’éclosion commence la période aiguë de la lutte. A ce mo- ment le chef de secteur doit se trouver partout à la fois et déployer une vigilance de tous les instants; une seule négli- gence, un oubli, une fausse manœuvre peut compromettre bonne partie du résultat. Dans les premiers jours on n’a eu à sa disposition que de l’acide sulfurique et de l'huile lourde de houille. L’acide a été éliminé, dès les premières expériences, comme peu maniable et brisant les récipients de verre. L'huile lourde, au contraire, a produit des effets merveilleux. Voici comment on procédait. Armés de branches de lentisques, les enfants de l’école, auxquels étaient venues se joindre les grandes sœurs et quelques mamans, formaient un cercle sur le terrain et, se rapprochant petit à petit, poussaient les criquets vers un point unique; là un homme, à l’aide d'un pulvérisateur, arrosait la masse grouil- (1) Il faut excepter les sables purs ou tout ce qui n'avait pas èté amené à la surface à pu éclore. (2) Dans ces derniers terrains l’œuvre de la charrue et de la pioche a été complétée par une larve qui s'attachait aux coques ovigeres, LES SAUTERELLES EN 1891 815 lante avec un mélange d’eau et d'huile lourde. Pas un n’échap- pait. Le résultat aurait été, paraïit-il, plus remarquable encore si on avait ajouté au mélange du savon noir et des cristaux de carbonate de soude. Lorsque les enfants ne pouvaient se trouver se le chantier, leur besogne était faite par les Arabes, avec y oins d’entrain, naturellement. | Plus tard, lorsqu'on recueillera des masses de criquets dans ies fossés, il sera bon encore de les détruire en les arrosant d'huile lourde, Ce produit, outre qu'il est un excellent insecti- cide, a de plus l’avantage d'agir comme antiseptique. J'ai vu des fosses pleines de cadavres n’exhaler, après ce traitement, aucune odeur nauséabonde, tandis qu'il était presque impossible d'aborder celles où l’on avait employe d’autres procédés. Je puis affirmer, sans crainte d’être démenti, que dans ces premiers jours il a été détruit bien plus de criquets qu’il n’était venu de sauterelles. Et quelle effrayante quantité il en restait encore ! Le 11 juin on pose un premier hectomètre de toile. Avant d'aller plus loin, je dois faire connaître au lecteur l'appareil cypriote et aussi un autre qu’on lui substitue souvent : l'appareil en zinc. L'appareil cypriote se compose d'une longue pièce de toile portant à son bord supérieur une bande de toile cirée. De dis- tance en distance sont des cordons destinés à fixer l’appareil à des piquets et à une corde de tension. La toile placée verticale- ment, le côté de la toile cirée faisant face à l'ennemi, est recou- verte de terre à sa partie inférieure. Tous les 50 mètres, au moins, sont creusées des fosses garnies, sur les bords, de lames de zinc posées à plat et recouvertes de terre. Parfois, les colon- nes viennent d’elles-mêmes se jeter dans les fosses et cela avec le mouvement régulier d’un ruisseau formant cascade ; souvent il faut les diriger en les poussant, soit avec des branches de lentisque, soit avec un flambeur à l'essence de pétrole, qui projette en avant une grosse flamme. Les criquets voisins de l'appareil grimpent le long de la toile, qui parfois en est toute noire; mais ils ne peuvent franchir la bande cirée, dont on rend la surface plus glissante en la mouillant de pétrole de temps en temps. Pour surcroit de pré- caution un enfant, longeant l'appareil extérieurement, le frappe de légers coups de badine qui font tomber les audacieux. Mais il 816 H. GAY faut une grande prudence : un rien ferait détourner la colonne en marche. | L'appareil en zinc ne diffère du cypriote que par la matière dont est fait l'obstacle et par un prix de revient plus considé- rable. On a prétendu lui trouver des avantages : pour moi, je ne les ai point vus. Il faut beaucoup plus longtemps pour disposer les lames de zinc que pour déployer la pièce de toile, en sorte que, dans un cas pressant, on pourrait se voir débordé avant d'être en mesure. D'un autre côté, il se forme bientôt des aspé- rités sur le zinc qui, dès lors, ne peut plus empêcher le passage des insectes. Ces appareils peuvent servir soit à établir des lignes de dé- fense générale, soit à entourer les champs pour les mettre à l'abri. Dans ce dernier but on peut établir son obstacle avec des planches recouvertes de lames de zinc posées à plat et débor- dant à l'extérieur. Je l’ai vu faire à l'Alma. Arrivés dans les fosses, les criquets cherchent à ressortir ; ils en sont empêchés par les lames de zinc qui en garnissent les bords; mais il faut veiller, les petits diablotins sont bons terras- siers, et ils auront vite fait de creuser un tunnel partout où la terre fraîchement remuée le leur permettra. Au reste, il est bon de venir de temps en temps verser dans les fosses de l’huile lourde ou de l'acide sulfurique ; les criquets sont alors réduits en une bouillie épaisse qui tient beaucoup moins de place que les animaux vivants; sans cette précaution la fosse serait vite pleine. Quand on veut économiser les produits chimiques on jette de l’herbe sèche dans la fosse et l’on y met le feu en l’imbi- bant de pétrole; or, j’ai vu des fosses où les criquets étaient en si grande abondance, qu'ils étouffaient cet incendie. On ne se contente pas d'amener les criquets dans les fosses : on les détruit par tous les moyens possibles, suivant les cir- constances. Quand viennent 5 ou 6 heures du soir, ils se grou- pent dans les broussailles ou dans les herbes pour y passer la nuit. À ce moment, et le matin avant leur départ en colonnes, il est facile de les brûler. On répand quelque peu de coaltar, d'huile lourde ou de pétrole, et on s'approche le flambeau à la main. J'en ai vu détruire, par ce procédé, des quantités incroya- bles. Parfois une simple allumette jetée dans un chaume suffit. Inutile de dire que l'on doit veiller avec soin à toutes les chances d'incendie, “RIRE ri bn LES SAUTERELLES EN 1891 317 Je viens de décrire les divers procédés que j'ai vu mettre en œuvre; il y en a d’autres que je passe sous silence, ne les con- naissant que par oui dire. Quant aux premiers, je suis autorisé à les déclarer bons, puisqu'ils nous ont pleinement réussi. , L’invasion dont j'ai parlé est celle des 13 maïet jours suivants ; elle a été suivie de plusieurs autres tout au moins aussi formida- bles, notamment celle des 31 mai et {er juin. On les a combat- tues avec tout le courage qu'inspirait un premier succès et toutes les facilités que procurait l'expérience acquise. Aussi, dès le 8 juillet, un propriétaire des plus éprouvés m'annonçait-il qu’il venait de renvoyer ses ouvriers. III Les sauterelles des premiers vols n’ont pas été très affamées et leur passage n’a pas été extrêmement désastreux. Cela tient, soit à l’état de lassitude des insectes prêts à pondre, soit à ce que la terre était encore recouverte d’une épaisse couche d'herbes tendres qui ont fourni une suffisante pâture aux acri- diens. Je pourrais citer cependant telle vigne de deux hectares qui a été totalement ravagée. Les vols subséquents ont été moins bénins. Certaines propriétés ont eu des dommages pres- que irréparables. La plante qui a eu le plus à souffrir au début est le haricot : j'en ai vu des champs entièrement ravagés ; après le haricot viennent les pommes de terre; mais les tubercules étant déjà formés, la récolte en a peu souffert ; la vigne a été surtout dévo- rée par les derniers vols. Quant aux criquets, grâce à la guerre implacable qu'on leur a livrée, ils ont fait relativement peu de mal. Les dégâts sont surtout appréciables dans les vignes, les maïs et les tabacs. Les céréales étaient à peu près toutes en lieu sûr. Maintenus par les appareils cypriotes dans un marais où ils ont trouvé longtemps une pâture succulente, les criquets se sont montrés honnêtes, ne pouvant faire autrement. Je dois signaler ici la façon tout à fait élégante dont ils ont dévoré les feuilles de . Typha angustifolia et latifolia (vulgo paille de marais). Ils ne dévoraient que le parenchyme, laissant à découvert le tissu fi- breux, sous forme d’un élégant réseau. On a donné aux feuilles 318 H. GAY d’opuntia privées de leur parenchyme le nom de dentelle du Sahara. Aux personnes qui desireraient baptiser ces reliefs du repas des jeunes acridiens je proposerais le nom de dentelles des criquets. Certaines régions ont été beaucoup moins favorisées que la nôtre. Je citerai non loin d'ici le village de Souk el Haad, où des colons qui n’ont d’autre ressource que leur vigne, n’en tire- ront, ni cette année ni l’an prochain, pas même le vin nécessaire à leur consommation. Un peu d’arithmétique pour terminer. L'Algérie a eu de la peine à obtenir du Sénat le crédit de 1,500,000 francs qu’elle demandait pour réparer ses désastres. Il est pourtant facile de démontrer que cette somme est bien peu de chose vis-à-vis des besoins. Prenons pour base la com- mune de l’Alma, qui n’est ni une des plus grandes ni une des plus éprouvées, et représentons même les pertes par zéro. Dans cette commune les dépenses effectuées, soit par la muni- cipalité, soit par le département, se sont élevées à 10,000 franes. Que ce chiffre ait été atteint dans 400 communes, et nous avons déjà 1 million. Or le seul territoire civil du seul département d'Alger contient plus de 100 communes, soit mixtes, soit de plein exercice. A ce chiffre, qui porte uniquement sur les mesu- res d'intérêt général, nous pourrions ajouter les sommes dépen- sées par les particuliers, sommes qui entrent en ligne de compte pour l'évaluation des pertes : 20,000 fr. pour la commune de l’Alma me semble un chiffre bien modéré —soit 2 millions pour 100 communes. Nous voilà déjà loin du secours demandé à la métropole. Que serait-ce si nous entrions dans le détail ‘des ruines complètes ou partielles ; si nous ajoutions aux richesses détruites l'intérêt des emprunts que seront forcés de contracter certains colons pour se relever ; si nous supputions les pertes indirectes éprouvées, on pourrait même dire consenties par bien des colons qui ont négligé leurs propres intérêts pour pren- dre une part active à la lutte; si nous tenions compte des mala- dies contractées sous l’ardent soleil d'Afrique par des gens qui s'étaient généreusement dévoués à la cause publique! Et cela non seulement dans le territoire civil d’un seul département, mais dans les territoires civil et militaire de nos trois provin- ces algériennes ! Je ne crois pas qu’on puisse faire un tel calcul ; mais si on le pouvait, le résultat n’en serait-il pas effrayant ? . BIBLIOGRAPHIE 319 Je viens d'écrire de bonne foi la relation de ce que j'ai vu. Aussi fidèlement que j'ai pu j'ai décrit la marche du fléau et les moyens employés pour le combattre; j’ai eu le bonheur de pou- voir enregistrer un succès plus complet qu'on n'avait osé l’es- pérer. Mon but a été de fournir un document à ceux qui vien- dront après nous; de leur transmettre l’expérience de 1891 pour éviter les tätonnements lors des invasions futures. Plaise à Dieu que nous attendions encore longtemps avant de revoir sur nos champs la neige jaune de l’été! Le Corso, 15 juillet 1891. COMMUNICATIONS. — NOUVELLES STATUE DE PIERRE BELON. — Le 14 juin dernier, on inaugurait solennellement à Foulletourte une statue de Pierre Belon, né, sur le territoire de cette commune, au hameau de la Soultière. La statue, œuvre de Mlle Anaïs Loriot, artiste de cette ville, a été admirée de tous. Plusieurs orateurs ont rappelé les titres scien- tifiques de Pierre Belon. Notre collègue, M. l'abbé Lemée, l’a célébré surtout comme botaniste et a profité de l’occasion pour faire valoir les avantages et les charmes de l’étude des plantes. MORILLE GIGANTESQUE. — La Revue horticole du 16 juillet signale une Morille gigantesque récoltée ce printemps. Cette morille prodigieuse, qui a été trouvée dans la forêt d’Armain- villiers (Seine-et-Marne), présentait les dimensions suivantes : hauteur totale, 28 centimètres (la tète seule dépassait 13 cm.), sur une circonférence de 29 centimètres ; son poids dépassait 330 grammes. BIBLIOGRAPHIE Notice sur quelques Menthes observées dans le département du Cantal, par le Frère HÉRIBAUD-JOSEPH (Bull. Soc. Bot. de France, 1880, p. 166 et s.). Ces menthes ont été récoltées par l’auteur à la Gravière, alt. 1250 m. environ, et seront certainement recherchées par les membres de la Société française de botanique qui feront 9320 COMMUNICATIONS, — NOUVELLES l'excursion du puy Marie. Voici les caractères principaux de ces plantes que le Frère Héribaud a décrites sur le vif. M. cantalica F. Hér.; M. gentilis L. ex. p., M. cardiaca Gerarde, non Billot, exs., 3750. — Tige de 2 à 3 décim., à ra- meaux dressés, garnie de poils courts, crispés, abondants vers les nœuds. Feuilles oblongues-lancéolées, rappelant celles du M. viridis, à face supérieure verte, face inférieure plus pâle et plus velue principalement sur la nervure médiane et sur le pétiole. Fleurs en verticilles axillaires globuleux ; corolle d’un rose vif, très glabre à l'extérieur et à l’intérieur: calice à dents lancéolées, acuminées et poilues, à tube campanulé cylindrique, glabre ; pédicelles très glabres; bractées linéaires légèrement ciliées. Odeur suave rappelant celle du M. viridis. M. anomala F. Hér. — Tige de 4 à G décim., à rameaux gré- les, flexueux, souvent stériles, garnie de poils crispés assez longs plus abondants sur les nœuds et sur les angles, à faces presque glabres. Fleurs en verticilles axillaires globuleux ; corolle d’un rose pâle, poilue à l'extérieur, très glabre sur la face interne; calice à dents courtes, ovales-aiguës, ciliées-poi- lues, à tube cylindrique poilu à la base ; pédicelles très glabres ; bractées inégales, lancéolées-ovales, ciliées-poilues. Odeur suave rappelant celle du M. arvensis. Le M. cantalica appartient au groupe du M. gentilis que M. Ern. Malinvaud distingue des autres Verticillatæ par la glabréité de la base du calice et de la face interne de la corolle. Le M. anomala offre, d’après le savant monographe à qui ces menthes ont été communiquées, tous les caractères du groupe M. arvensis legitima, sauf la villosité de la face interne de la corolle. Dans les rues du village de la Gravière, le long des haies, dans les mares et les endroits humides, on trouve en société des deux Menthes précédentes, les : M. arvensis, var. vulgaris et deflexæa, silvestris, sativa. Entre Dienne et la Vigerie, dans les fossés qui bordent la route: M. viridis, var. angustifolia Lej., M. Lejeunii Opiz; M. silvestris, f. pachystachya ; M, arvensis f. major Lej., etc. En terminant sa notice, notre collègue annonçait un travail plus étendu sur les Menthes d'Auvergne; espérons qu'il mettra bientôt son projet à exécution. Ed. M. & D De gs À fe HOT ESS A ER ee PUDEUR 4. + F A ue \ j 4 be 2 : BIBLIOGRAPHIE 321 Conspectus floræ europææ, par M. C.-F, NyMAN. Supplément II, 2 fascicules (1889-1890). Nous avons déjà attiré l'attention de nos collègues sur le Conspectlus floræ europææ, de M. C.-F. Nyman (*). Ce monu- ment élevé à la botanique européenne vient d’être complété par un supplément, qui contient les nombreuses découvertes récen- tes, et les espèces nouvellement décrites. Un « Commentarius » de 23 pages, qui clôt le livre, est d’une grande importance ; l’au- teur présente des observations, aussi claires que concises, sur 281 espèces. Nous pensons être utile aux personnes qui ne pos- . sédent pas cet ouvrage, en résumant les notes qui ont trait à la flore de France. 5. Thalictrum macrocarpum, Spécial au versant N. des Py- rénées (sol calcaire). Basses-Pyrénées, Hautes-Pyrénées, et, aussi, à Esquiery (Haute-Garonne), d’après le Dr Doassan. 8. T. Grenieri, T. nutans Desf., décrit d’après une plante cultivée au Jardin de Paris, sans indication d’origine, mais pro- venant, dit-on, des Alpes de Suisse ou du Dauphiné. 41, 42. L’Alyssum cuneifolium Ten. a les silicules müres « dense corymbosas, et caules complures (interdum filiformes) et flexuosos » ; il paraît à M. Lacaita identique à l'A. flexæicaule Jord. D’après le même botaniste l’A. cuneifolium des Pyrénées « est valde proximum À. diffuso, nisi omnino idem. » 52. « Inter species egrege Violæ odoralz, a Jordan propositas, insignior est V. subcarnea ejus, quæ typum bene distinctum et cultura non mutandum sistere videtur (Le Jolis, in litt. 1878). 53. Viola cryana n’est connu jusqu’à présent qu’en Bourgo- gne, à une seule localité; découvert par Ch. Royer, qui n'y voyait qu’une var. glabre du Violæ rothomagensis et V. saxa- lilis, existerait, d’après M. Kerner, dans les Pyrénées, d'où Bor- dère l’aurait distribué sous le nom de V. monticola Jord. (V. polychroma Kern.). 67. Dianthus monspessulanus (L. amæn, IV, 1759). Hisp. Gall. mer. Helv. mer. Tyrol. mer. Venet. (territ. Veron.) Illyr. Croat. — D. plumosus DC. e mte Baldo est status floribus gynodynamis (petalis imberbibus). (‘) Tome III, pp. 234-235. Rev. S. Fr. Bor. VIIL (1: septembre 1891) 21 322 BIBLIOGRAPHIE 72. Les Stellaria Mœnchi, S. liligiosa (S. lutetiana), S. heterophylla Magn. sont des variétés du Stellaria palustris Retz. (S. glauca With.) ; des formes analogues se remar- quent dans S. graminea. 78. Hypericum Desetangsii, observé en spécimens nombreux dans les localités où ne se trouvait pas Æ. quadrangulum, ne peut donc pas être considéré comme un hybride de cette espèce et du {etrapterum. 79. M. Sagot a vu la vigne abondante dans les forêts près de Belley (Ain), tout à fait spontanée, et très semblable au V. ce- bennensis; les feuilles sont petites, les fleurs polygames, les mâles très nombreuses ; les baies, même fort müres, amères. 82. Godron considérait l'Ulex Gallii Planch. comme une forme anormale, à floraison tardive, de l’U. europæus, due au climat maritime; cette opinion est combattue par M. Le Jolis; et elle ne peut pas se maintenir après les observations de M. Miciol (ap. Magnier, Scrinia, n° I, p. 8-13). 86. M. Kerner (sched. ad exsicc.), nomme Cytisus gallicus le C. supinus Auct. gall. 99. Le genre Filipendula T. (L. gen. ed. I), a été rétabli par Màximovicz; il se distingue du g. Spiræa par ses fruits indé- hiscents, caducs, son stigmate ample, etc., et comprend la Filipendule et la Spirée ulmaire. 103. Potentilla hirta typica est une plante d'Occident (France, Espagne).— P. læta Rchb., P. hirta Sturm. et auct. mult., P.pe- data auct. plur. (non Nestl.), P. heptaphylla Mill. p. p. (non Lehm.),Pedem.,lllyr. litt.,Istr., Croat., Dalm.— P. heptaphylla Mill. Ital. Sicil — 2. pedata Nestl., Ilyr. litt. Croat., Istr., etc. 105. P. alpestris ; P. verna L. H. C. et Sp. ed. II (2. verna ed. I est species collectiva) ; P, rubens Vill. non All. nec Cr. P. sabauda DC. 112. P. cinerea (Chx ex Zimm.). — P. vestilta Jord. 1849 (Delph. pr. Gap.). 120. Le Sorbus latifolia de la forêt de Fontainebleau (sec. Godron), est une bonne et légitime espèce, nullement hybride, mais le S. Aybrida Godr. (souvent confondu avec le précédent), a pour parents S. latifolia et S. torminalis. 121. Cralægus ruscinonensis n’est pas rare dans la France méditerranéenne, mais on le prend souvent pour C. Azarolus, lequel n’y existe guère (Loret, Rouy) que planté. BIBLIOGRAPHIE 323 196. Epilobium Lamyi, ex cl. Haussknecht, coordinandum est E. tletragono, quod melius audiat Æ. adnatum Grab. (cfr. Hausskn. monogr. 108). 131. M. Nyman renvoie, pour l’histoire, la distribution géo- graphique, les diverses conformations du fruit du 7rapa na- tans, au mémoire de M. Jaggi, et à un article publié par M. Nathorst dans le bull. Soc. bot. Holm. févr. 1884. 133. Sedum dasyphyllum, cultivé depuis longtemps, se trouve sur les ruines, les vieux murs, mais il ne doit pas être consi- déré comme spontané en dehors de la région méditerranéenne, 135. D’après les observations de M. Lacaita (1883), le Saæi- fraga florulenta existerait sur toutes (?) les montagnes grani- tiques élevées des Alpes-Maritimes, mais le plus souvent sur des rochers à pic, où les rosettes seraient abondantes, mais les fleurs fort rares. 143. Silaus virescens. D'après Bentham et Hooker, cette espèce doit être distraite du g. Silaus, et placée dans le g. Fœniculum (dont ses fruits la rapprochent beaucoup) ; le nou- veau nom est donc : Fœæniculum virescens Benth et Hook. 145. M. Nyman cite l'opinion du Dr Gillot, qui classe ainsi les espèces du groupe du Bunium alpinum : 1. B. alpinum p.d. (Hong. Croat. Dalm. Grèce). — 2, B. corydalinum DC. B. pe- trœum Lois., non Ten., B. alpinum G. G. (Cors. Sard.). — 3. B. petrœumLois. non Ten. (Ital. Sicil.). — 4. B. nivale Boiss. (Esp.). 149 bis. C’est Sauvages qui, le premier (1751), parla du Sca- biosa gramuntia ; Gérard (1781) connut mieux cette plante, qu’il eut, comme Sauvages, des environs de Montpellier «lucus Gramuntius »; aussi M. Kerner (1883) « pro hac specie nomen gramuntiæ vindicat, dum S. gramunlia recentiorum in proxima S, agresti W. K, quærenda sit. » 150. Bidens radiata ne s’observe pas tous les ans, mais on le trouve abondamment quand la saison a été favorable à son développement. Cette remarque peut aussi s'appliquer à une autre plante paludéenne : Carex cyperoides. 162. Chrysantemum segetum, introduit vers 1699 ou 1700 dans le département du Nord, s’y serait si prodigieusement mul- tiplié dans certaines localités, qu’un arrêté a dû en ordonner la destruction. 324 BIBLIOGRAPHIE 179. Renvoi au Prodrome de la flore du plateau central, de Lamotte, pour Taraæacum salsugineum. 480. Hieracium urticaceum Arv. Touv. est indiqué à Villard- de-Lans (Dauphiné) ; on le suppose hybride de Æ. Jacquini et de H. ampleæicaule. 183. Rhododendron ferrugineum, outre ses stations élevées (regio Pumilionis), par une exception rare, se trouve vers 200 m. aux bords du lac de Come et du lac Majeur, et a été observé par M. Guinier (1879) près de la Grande-Chartreuse, départe- ment de l'Isère, à 580 m. 185. M. Nyman cite, pour les PAyllirea angustifolia et me- dia, les excellents caractères distinctifs donnés par Lamotte (Prodr. fi. plat. cent.), d’après la forme des fruits. 189. Echium pyrenaicum a été à tort réuni à Æ. italicum, le Dr Bonnet l’a fait remarquer, et la culture a justifié cette opi- nion; ces deux espèces croissent ensemble dans le midi de la France, mais l’'Æ. pyrenaicum a une aire plus restreïnte. 293. Le Globularia Willkommii est une des plantes, les plus controversées ; on se rappelle que ce nom a été donné par M. Nyman à l'espèce la plus répandue en Europe (excepté en Espa- gne), et désignée par les botanistes sous celui de G. vulgaris ; la raison de ce changement c’est que ce Globularia vulgaris n’était pas celui de Linné, et que sa description s’appliquait au contraire à une autre Globulaire prise par les botanistes fran- çais pour le G. spinosa, qui est confiné dans quelques localités d'Espagne. Le changement proposé par M. Nyman rencontra beaucoup d’adhérents, mais il fut combattu par le D' Saint-La- ger en 1889, et, plus récemment, par M. Malinvaud, dans le Bulletin de la Société botanique de France (1890). Voici, pour éclairer le débat, la réponse de M. Nyman à son premier con- tradicteur : « D' Saint-Lager in tractatu Vicissitudes Onomas- tiques de la Globulaire vulgaire (1889), mihi benigne transmisso, Globulariam rariorem (suecicam, etc.) cum vulgatiori sequente tanquam varietatem (var. coriacea Saint-Lager) jungendam esse contendit et post expositam, multà eruditione, historiam no- menclaturæ speciei, censet delendum esse nomen(G. Wz17kom- mit) a me propositum. Sed animadvertere liceat quod quæ refert auctor doctissimus argumenta graviora, e theoria, a legibus nomenclaturæ vulgo acceptis recedente, petita sunt. Linnæus sine dubio in opere Species Plantarum et hanc et speciem se- BIBLIOGRAPHIE 329 quent. sub nomine G. vulgaris comprehendebat, sed in dijudi- canda quæstione cui nune pertineat nomen vulgaris, diagnosis ejus et citata primaria plus valere debent quam synonyma, quæ in edit. tam I. quam II. operis dicti citavit. » 234. Alisma arcualum. Royer (1883) déclare que cette for- me est due à la station (Cf. fl. Côte-d'Or); la même année, Cas- pary « culturà e seminibus À. graminifolit Ehrh, probavit hoc identicum esse cum À. arcualo, cujus forma fluitans vel sub- mersa sistit; in aqua minus profunda cultum folia latiora pro- fert (: forma terrestris) ». A. graminifolium Ehrh. est À. plantago var. graminifo- lium, À. angustifolium Pr. — À. longifolium Pr. est forma natans. 235. Althenia Barrandontis. Renvoi à la flore de Montpellier de Loret et Barrandon. 249. La synonymie du Juncus supinus est celle-ci : J, supi- nus Mch., Enum. hass. (1777). J. bulbosus L., Sp. ed. I. (1753). J. uliginosus Rth. (1788). J. subrerticillatus Wulf. (1783). 253. Typha minima. « Auctor hujus speciei est Hoppe (bot. tasch. 1794. 187), sed nomen ejus ibidem pag. 118 a detectore H. C. Funck datum est (scribendum igitur : Funck ap. > 1794), post hoc venit Braune (Salzb. Flora 1797). » 256. Carex vaginata (Tsh 1821). C. panicea var. A. Liljebl. (1798), C. panicea sparsifiora Whlnbg. (1812). 258. Digitaria vaginata Magnier Flora selecta exsicc.(1883), n° 426, et in Scrinia , n° 6 (1887), p. 120 ; Paspalum vaginatum Sw. fl. Ind. 1, 135; Panicum vaginatum G. et G. F1. de Fr. 8, 462 ; Lloyd et Foucaud fi. Ouest, éd. 4, p. 332; Panicum Digt- laria Desm. in Mém. Soc. linn. de Bordeaux, 1, p. 45; Digita- ria paspaloides Duby Bot. p. 501 (non Michx). Cette plante, qui fit sa première apparition en France aux environs de Bordeaux et de Bayonne, a gagné Dax, où elle végète avec tant de vigueur qu’en beaucoup d’endroits elle a détruit la végétation spontanée (Dubalen). 267. M. Nyman rappelle que le D' Bonnet a remarqué que l’'Aîra media était dû seulement à la sécheresse du terrain et à son exposition chaude ; dans un endroit frais et en sol meilleur, il se change en À. cœæspilosa. 277. Poa Balbisii, longtemps mal connu d’après des échan- tillons fort maigres, a été complètement élucidé par M. Hackel, 326 BIBLIOGRAPHIE d’après de beaux spécimens, de taille normale, trouvés en Sar- daigne par Reverchon, lequel le recueillit aussi en Corse en 1879. 279. Ægilops speltæformis. Durieu « accepit (1844) speci- mina Æ. trilicoidis Fabreana, e quorum seminibus repetita vice plantas educavit, quæ primum variabant, sed post aliquot annos Æ. speltæformen typicam constanter dabant. | 281. Azolla caroliniana. Cette plantule, cultivée au Jardin bo- tanique de Bordeaux, fut jetée en 1879 par Durieu dans les fossés aux environs de la ville ; elle y prospéra si bien qu'elle fit pres- que disparaitre les Lemna, les Salvinia, et même les Æydro- charts. CH. MAGNIER. Catalogue raisonné des Champignons supérieurs (Zymeno- mycètes) des environs d’Autun et du département de Saône- et-Loire, par MM. le Dr GiLLor et le capitaine LUCAND (Extrait des Bulletins de la Socielé d'Histoire naturelle d'Aulun). 1 vol. in-8° de 482 p. avec 6 planches chromo-lithographiées. M. Grognot publia, en 1863, un ouvrage remarquable, in-8 de 296 pages, intitulé : « Plantes cryplogamiques cellulaires du departement de Saône-et-Loire, avec tableaux analyti- ques.» Ce volume résumait toutes ses découvertes cryptogami- ques (Mousses et Hépatiques, Lichénées, Fonginées et Algues). Dans le but de compléter l’œuvre de leur laborieux prédéces- seur, en ce qui concerne les champignons supérieurs, MM. Gil- lot et Lucand ont publié successivement, dans divers recueils, les résultats de leurs recherches mycologiques. Aujourd’hui ils viennent de réunir tous ces documents épars, et de publier un nouveau catalogue, de 482 pages, dans le même format in-8, et renfermant près de 900 espèces. Ce résultat remarquable est dù non-seulement à l’activité des auteurs, mais encore au concours de quelques modestes colla- borateurs, curés de village, institutenrs, etc., dont les noms sont cités dans le volume; ils ont envoyé leurs récoltes à M. Lu- cand, profitant ainsi de son habileté à les déterminer et de sa complaisance. Il serait à désirer que ce bon exemple füt suivi, BIBLIOGRAPHIE 327 mais malheureusement le nombre de ces amateurs de mycologie est trop restreint. S'il nous était permis de formuler une critique au sujet du travail que nous examinons, nous dirions que son titre de Cala- logue raisonné nous parait beaucoup trop modeste; celui de Fiorule Mycologique serait plus exact, ainsi qu'on en pourra juger. Après l'introduction et la bibliographie, 19 pages sont consa- crées à la classification, résumée dans des tableaux synopti- ques rédigés avec clarté. Les noms des espèces sont suivis de renseignements détaillés sur leurs propriétés alimentaires, sus- pectes ou vénéneuses. Les habitats, les stations exactes, ainsi que la date de la récolte sont également indiqués avec la plus grande précision. Puis ce sont d’intéressantes observations pra- tiques, et de nombreuses notes diagnostiques, qui ne se ren- contrent pas dans les ouvrages didactiques. Toutes les constata- tions qui ne sont pas personnelles aux auteurs ont été soigneu- sement indiquées. On y trouve aussi la description complète de quelques espèces omises dans les ouvrages de M, C. Gillet, no- tamment celles de nouvelle création. L’attention est particulièrement arrêtée sur l’étymologie rai- sonnée des noms génériques et spécifiques. Ce sujet offre un intérêt d'autant plus grand qu’il est généralement négligé dans la plupart des Flores Mycologiques. C’est là une lacune regret- table, car il faut bien admettre que tous les adeptes de la Myco- logie ne sont point familiarisés avec l'étude des langues ancien- nes, et l’on hésite parfois à adopter un nom dont on ignore le véritable sens. Le regretté mycologue Forquignon l’a fort bien compris et le Vocabulaire technique qu’il a publié est, malgré sa concision, un des chapitres les plus intéressants de ses « Champignons supérieurs.» Mais il était réservé à M. le Dr Gillot de nous donner ces étymologies avec de nombreux détails, qui témoignent d’une vaste érudition. Tout en rendant justice à la réelle valeur de la plupart des créations génériques nouvelles, comme elles n’ont pas encore reçu la sanction de la pratique, les auteurs n'ont pas osé les adopter et, sauf quelques rares exceptions timidement intro- duites dans leur travail, ils s’en sont tenus à la nomenclature de Fries, qui est la plus généralement suivie. Néanmoins ils n'ont pas manqué de présenter, aussi complète que possible, la 328 BIBLIOGRAPHIE concordance des espèces Friesiennes avec la classification nou- velle de MM. Quélet, Patouillard, etc. Ce petit travail, qui n’a pas dû être une des moindres difficultés de la rédaction, pourra faciliter aux débutants la lecture et les recherches dans ces ouvrages un peu savants au premier abord. Enfin il y avait lieu de rechercher avant tout l'exactitude. Or tous les champignons ont été scrupuleusement étudiés, dessinés et comparés par M. Lucand; mais toutes les fois qu’il y a eu la moindre incertitude, les espèces litigieuses ont été soumises au savant contrôle de MM. Gillot et Quélet. Comme complément au « Catalogue raisonné des champi- gnons supérieurs », et pour lui servir en quelque sorte d’illus- tration, les plus remarquables espèces de Saône-et-Loire sont figurées dans une iconographie éditée à part par M. le capitaine Lucand (*). Nous trouvons à la fin du Catalogue la liste numéri- que, puis la liste systématique de ces champignons, dont le nombre s'élève à 325 espèces. Les listes en énumèrent 350, car elles comprennent les 25 espèces du futur fascicule qui doit pa- raitre incessamment. Les quelques espèces étrangères au dé- partement sont marquées d’une astérisque. Après ces listes vient la table alphabétique des noms de familles, de tribus et de genres; puis une table générale des matières. Le volume est terminé par six planches représentant 24 espè- ces rarissimes, dessinées et peintes d’après nature. En résumé le Catalogue raisonne de MM. Gillot et Lucand est une œuvre de vulgarisation remarquable sous tous les rap- ports : l'impression est nette et soignée; le style en est simple et clair et, quoique cet ouvrage soit spécial à un département, il pourra être consulté avec fruit par les mycologues des diverses régions de la France. FEUILLEAUBOIS. Fontainebleau, septembre 1891. (*) Voir les nombreux articles parus à ce sujet dans la Revue Mycologique, dans les Bulletins de la Société Botanique de France, et dans ceux de la Société française de Botanique. UNE HERBORISATION AU MONT-CENIS 12, 13 ET 14 JUILLET 1891 Par M. O. MEYRAN Le Mont-Cenis est une de ces localités privilégiées qui atti- rent le botaniste qui ne les connaît pas encore, et qui donnent à celui qui les a déjà explorées, le désir de les visiter de nou- veau et de faire de nombreux emprunts à leur riche flore. Il fut un temps, encore peu éloigné de nous, où le voyage au Mont- Cenis était une véritable expédition lointaine. Mais à présent, grâce au chemin de fer qui supprime presque les distances, les botanistes lyonnais peuvent revendiquer le Mont-Cenis comme appartenant à leur domaine déjà si riche. Aussi la Société Bota- nique de Lyon qui avait étudié les années précédentes le Mont- Pilat, la Grande-Chartreuse, les montagnes du Bugey et du Jura, les sommités de Belledonne et de Taillefer, les riches prairies du Lautaret, décidait cette année de faire au Mont- Cenis sa grande herborisation annuelle. Vingt et une personnes y ont pris part et c’est le récit de cette excursion qui doit faire l’objet des pages suivantes. | | Les statistiques dela flore du Mont-Cenis existent déjà, notam- ment dans le Bulletin de la Societe Botanique de France, dans les Annales de la Societe Botanique de Lyon et dans le Guide du Botanisie herborisant de Verlot. Mais en publiant le pré- sent travail, nous avons obéi à une autre pensée que celle de reproduire les remarquables travaux et les renseignements de nos prédécesseurs. Notre expédition sera très probablement la dernière que l’on aura faite en groupe. Les difficultés que nous avons eu à pénétrer sur le territoire italien ne feront sans doute qu’augmenter, et si quelque botaniste français isolé peut encore, peut-être, séjourner au Mont-Cenis, il est fort à craindre 330 0. MEYRAN qu’une société ne puisse plus le faire. Déjà la région qui nous occupe est hérissée de forts; d'autres sont sur le point d’être construits ; une garnison italienne importante occupe l'hospice et les casernements environnants. Quelques-unes des plantes rares de la flore cénisienne ont disparu ; d’autres sont appelées à disparaitre, ou du moins on ne pourra plus s’en approcher. Dans ces conditions, il nous à paru que notre travail ne serait pas inutile et nous n’avons pas hésité à l’entreprendre. DIMANCHE 12 JUILLET DE MODANE AU MONT-CENIS Nous partons de Lyon le samedi 11 juillet à 8 h. 26’ du soir, sous la direction de notre aimable collègue Nisius Roux et nous arrivons à Modane vers 3 heures du matin. C'était bien mal commencer une herborisation que de passer une nuit en chemin de fer; mais il le fallait afin de pouvoir consacrer deux jours entiers à herboriser. A notre arrivée à Modäne nous trouvons les voitures qui doi- vent conduire notre caravane à Lans-le-Bourg; il y a en effet 25 kilomètres à franchir sans grand intérêt et l’on a tout profit à se faire voiturer, « L’aurore aux doigts de rose a déjà entr'ouvert les portes de l'horizon. » Il fait un temps superbe, un peu frais, et nous pouvons admirer les belles perspectives de la vallée de l’Are, tout en notant sur le bord de la route les espèces suivantes : Campanula pusilla Hæncke. Linum catharticum L. Aster alpinus L. Melica ciliata L. Biscutella lævigata L. Dianthus silvestris Wulf. Berberis vulgaris L. Seutellaria alpina L. Ononis rotundifolia L. Säponaria ocymoides L. Astragalus onobrychis L. Epilobium spicatum Lam. Plantago serpentina Vill. Carlina chamæleon Vill. Valeriana montana L. Gypsophila repens L. Vicia cracca L. Centaurea montana L. La route est creusée dans les gypses triasiques superposés aux schistes lustres de la même formation. Suivant la remar- UNE HERBORISATION AU MONT-CENIS 331 que de notre regretté confrère Perroud, « ces énormes amas de gypses donnent au paysage une couleur blanchâtre assez mono- tone. » Nous apercevons quelques petits villages : Villarodin, en dessous de la route; Avrieux, autrefois Brios, où Charles-le- Chauve mourut, empoisonné, dit-on, par un médecin. Tout près de ce village, deux magnifiques cascades s’élancent des flancs de la montagne, et par une série de chutes viennent se perdre dans la rivière. Devant nous les forts de l’Esseillon, sur un pro- montoire de rochers blanchâtres, semblent barrer la vallée. La route les contourne, dominant à une grande hauteur l'Arc, dont les eaux grisâtres tourbillonnent dans un étroit et profond dé- filé. La vallée s'élargit et nos voitures prennent une allure plus rapide. Cependant nous pouvons voir le long de la route : Thesium alpinum L. Saxifraga aizoon Jq. Antennaria diæca Gærtn. S. aizoidea L. Hieracium staticifolium Vill. Epilobium spicatum Lam. Hippophaes rhamnoideum L. Spiræa ulmaria L,. Tetragonolobus siliquosus Artemisia absinthium L. Roth. Mentha silvestris Tourn. Achillæa nobilis L. A droite, sur un monticule gypseux, se voit le village de Bra- mans (1236 m.), dominé par le glacier de la Pointe du Clot. C’est de là que l’on doit partir pour traverser le col du Petit-Mont- Cenis où l’on rencontre un certain nombre de plantes intéres- santes. , Après avoir dépassé le hameau du Verney, nous traversons l'Arc dont nous allons suivre la rive droite jusqu’à Thermignon (1286 m.), situé à l'extrémité de la plaine, dans un site gracieux et adossé à de hautes montagnes. On franchit la Laiïsse, affluent de l’Arc,et comme la route s'élève par quelques lacets fort rapides, nous mettons pied à terre pour suivre le raccourci. Le sentier est mauvais, mais on y rencontre quelques plantes : Sisymbrium parvifilorum Saponaria ocymoides L. Lam. Sempervivum arachnoideum S. Irio L. L. Hyoscyamus niger Tourn. Hieracium lanatum Vill. 332 O0. MEYRAN Globularia cordifolia L. Astragalus monspessulanus L Sceutellaria alpina L. Podospermum laciniatum D. C. Echinospermum Lehm. Nepeta lanceolata Lam. lappulum Silene Otites Sm. Vincetoxicum officinale Mœnch. Oxytropis campestris D. C. Thlaspi arvense L. Alchimilla vulgaris L. Bellidiastrum Michelii Cass. Biscutella lævigata L. À six heures et demie du matin nous sommes à Lans-le- Bourg, gros village que la percée des Alpes a singulièrement fait déchoir de son ancienne fortune. Sa seule industrie était en effet, le transport des voyageurs et des marchandises jusqu’à Suse, en Italie. Le tunnel du Col de Fréjus lui a enlevé ce trafic et, seuls, quelques rares voyageurs et touristes empruntent sa route pour se rendre de France en Italie. Après le déjeuner à l'hôtel Jorcin et les bagages ayant été envoyés directement au col par une voiture, nous nous mettons en route et commen- cons à herboriser. Il y a douze kilomètres de Lans-le-Bourg au Mont-Cenis, par une belle route à nombreux lacets dont la pente ne dépasse nulle part 7 centimètres par mètre. C'était là que passait le chemin de fer Fell qui précéda la percée des Alpes. Le botaniste doit préférer l'ascension plus pénible, mais plus fruc- tueuse, de la Ramasse. Après avoir de nouveau traversé l'Arc, on rencontre sur la route un torrent dont on va remonter le cours. A ce point, les poteaux télégraphiques, abandonnant la route,escaladent la montagne; en les suivant on abrège de beau- coup sans crainte de s’égarer. Le long du sentier parfois assez pénible qui passe à travers des prairies d’abord, quelques bouquets de bois ensuite, et ser- pente enfin au milieu de pelouses à herbe courte et serrée, nous récoltons : Gentiana campestris L. Polygala austriacum Crantz,. Myosotis palustris With. Viola palustris L. Parnassia palustris L. Polygonum bistortum L. Epilobium montanum L. Alchimilla alpina L. Pinguicula vulgaris L. Primula farinosa L. Bellidiastrum Michelii Cass. Tofieldia calyculata Wahl. "3 (11882 ui re UNE HERBORISATION AU MONT-CENIS 333 Berberis vulgaris L. Erysimum virgatum Roth. Rosa rubrifolia Vill. R. pimpinellifolia L. R. alpina L. Viburnum lantana L. Cotoneaster vulgaris Lindi. C. tomentosa Lindl. Centaurea montana L. Plantago major L. P. media L. Polygala buxifolium Tourn. Hepatica triloba Chaïix. Campanula glomerata L. C. thyrsoidea L. Pimpinella magna L. Aquilegia atrata Koch. Larix europæa D.C. Orchis ustulatus L. Trifolium cæspitosum Reyn. Pedicularis comosa L. Polygonum viviparum L. Alnus viridis D.C. Gypsophila repens L. Carex sempervirens Vill. Seslera cærulea Arduino. Orchis viridis Crantz. Epipactis ovata All. Asplenium viride Huds. Rumex scutatus L. Gentiana nivalis L. Botrichium lunatum Gray. Crepis aurea Cass. Sedum atratum L. Anthyllis vulneraria L. Phyteuma orbiculare L. Selaginella spinulosa A. Br. Bunium carvi Bieb. Silene acaulis L. Carlina chamæleon Vill. Chærophyllumhirsutum Vill. Hieracium staticifolium Vill. Crocus vernus All. Saxifraga aizoon Jq. Viola biflora L. Cystopteris fragilis Bernh. Gentiana excisa Pres. Globularia cordifolia L. Linum alpinum L. Myosotis alpestris Schm. Polygala comosum Schrk. Scutellaria alpina L. Bartschia alpina L. Thlaspi Gaudinianum Jord. Hypericum quadrangulum L. Centaurea uniflora L. Saxifraga rotundifolia L. Orchis niger L. O. globosus L. Trifolium alpinum L. Melampyrum silvaticum L. Notre troupe s’est éparpillée le long de la montée. Les plus pressés ont déjà atteint le refuge n° 20 et se reposent en atten- dant les retardataires. Mais ceux-ci se sont arrêtés vers un petit ruisseau sur les bords duquel une luxuriante végétation s’est développée. Nos belles plantes alpines sont là dans tout leur éclat et à travers les buissons de Rhododendrons tout fleu- ris, nous voyons : TUNER ES " 334 0: MEYRAN Atragene alpina L. Pirola uniflora L. Gentiana Burseri Lap. Arabis alpina L. Ranunculus rutifolius L. Ajuga pyramidalis L, Viola calcarata L. Dryas octopetala L. V. biflora L. Paradisia liliastrum Bert. Rhododendron ferrugi- Rumex alpinus L. neum L. Trollius europæus L. Hugueninia tanacetifolia Bellidiastrum Michelii Cass. Rchb. Betonica hirsuta L. Aquilegia alpina L. Il faut cependant songer à continuer la course; il est déjà midi et le déjeùner nous attend à l'Hôtel de l’Ancienne Poste. Hélas ! nous ne devions pas le voir de sitôt. Nous avons rejoint la grande route vers le refuge n° 20 ou de la Ramasse. Pour gagner la frontière, nous traversons des pe- louses marécageuses et nous atteignons le point culminant du passage, le co du Mont-Cenis (2091 m.). Chemin faisant nous avons récolté : Polygonum viviparum L. Juniperus nana Willd. Antennaria diœca Gœrtn. Gentiana verna L. Viola calcarata L. G. nivalis L. Trifolium alpinum L. G. bavaria L. Silene acaulis L. ‘ G. excisa Pres. Selaginella spinulosa A. Br. Bartschia alpina.L. Myosotis alpestris Schm. Campanula barbata L. Meum athamanticum Jq. Primula farinosa L. Leucanthemum alpinum D.C. Juncus atratus Lam. Quelques-uns de nos camarades s'étant élevés pour explorer quelques rochers, nous rapportent en outre : Leontopodium alpinum Cass. Saussuria alpina, D.C. À quelques mètres du col nous sommes arrêtés, fort poliment du reste, par les carabiniers (gendarmes) italiens qui sont de service au poste. Ils n’ont pas reçu d’ordres pour laisser entrer une troupe de vingt personnes et nous interdisent le passage. Un de nos collègues se dévoue, et, accompagné de l’un des cara- biniers, se dirige vers l’hospice pour y chercher l'autorisation de Yi DAS UNE HERBORISATION AU MONT-CENIS 339 de pénétrer sur le territoire italien. Quatre kilomètres séparent le poste de l’hospice; l'absence de notre collègue sera donc d’en- viron deux heures. Pendant cette halte forcée, les plus zélés herborisent dans les environs; d’autres causent avec les gen- darmes français qui sont à la frontière, à 100 mètres de là, et tous nous admirons l’imposant spectacle qui s'étend devant nous. Les glaciers de Ronches, de Roche-Melon, de Pattacrouse, étin- cellent de mille feux, tandis que l'horizon se perd dans un bleu ravissant. Décidément nous n’avons qu’à nous féliciter du temps. Enfin, vers deux heures et demie, la silhouette du carabinier apparait, mais seule, sur le chemin. Notre camarade aurait-il été retenu par les autorités italiennes ? Il n’en est rien heureu- sement ; il fait préparer le diner, et grâce à la recommandation qu'a bien voulu nous donner M. Basso, consul général d'Italie à Lyon, le carabinier nous apporte l’autorisation de pénétrer et de séjourner au Mont-Cenis. Nous partons rapidement pour l’auberge où nous arrivons vers 4 heures de l'après-midi. Le reste de la journée est occupé à flâner sur les bords du lac dont nous admirons la remarquable limpidité, et les tons délicats et charmants dont il s’irise au soleil couchant. De loin, 2 kilomètres, nous apercevons l’hospice proprement dit, immense bâtiment carré, qui sert ac- tuellement en grande partie de caserne. On rapporte, sans preu- ves bien certaines, sa fondation à Charlemagne ou à Louis-le- Débonnaire. Mais le bâtiment actuel a été construit par ordre de Napoléon Ier. Il est d’ailleurs certain que ce passage a de tout temps été très fréquenté par les armées. Marius et Pompée essayèrent, dit-on, d'y faire passer leurs troupes ; Constantin y conduisit les siennes vers l’an 312. Pépin-le-Bref, Charlemagne, Charles-le-Chauve, les princes de la maison de Savoie, Fran- çois Ier, Louis XIV, se servirent fréquemment de cette voie. Catinat rendit la route praticable pour de légères voitures, mais ce n’est que depuis le premier Empire que la route.est réelle- ment faite; le dernier souverain qui traversa le col, fut Napo- léon III, lors de la guerre d'Italie. L'hospice recoit les voyageurs; mais cependant on s'arrête généralement à l’auberge de l’Ancienne Poste, assez bien tenue par la signora Giuseppina Genoulaz. LME 336 O0. MEYRAN LUNDI 13 JUILLET HERBORISATION AUTOUR DU LAC Tout en face de l'auberge, en se dirigeant vers le lac, se trouve une série de mamelons gypseux, profondément ravinés et présentant de curieuses dépressions. Ce sont des sortes d’en- tonnoirs plus ou moins larges et profonds, dus sans doute à l’action des eaux, et qui présentent une végétation luxuriante. On y voit, en effet : Ranunculus platanifolius L, Laserpitium gallicum L. Veratrum album L. Hugueninia tanacetifolia Hypochæris maculata L. Rchb. Centaurea montana L. Cacalia glabra Vill. Campanula barbata L, Viola alpestris Jord. Gentiana lutea L. Sisymbrium austriacum Jacq. G. Burseri Lap. Paradisia liliastrum Bert. Athamantha cretensis L. Il'est à remarquer que, contrairement à ce qui existe dans les montagnes du Jura et les Alpes Dauphinoises, la Gentiana lutea est relativement rare et remplacée abondamment par la Gentiana Burseri. Nous descendons sur les bords du lac en nous dirigeant vers la gorge de Savalain que nous apercevons au loin. Les prairies que nous traversons tout d’abord sont couvertes de Arnica montana L., Paradisia liliastrum Bert., etc. En explorant, en outre, les monticules herbeux qui les dominent, nous trou- VOnS : Alyssum montanum L. Centaurea uniflora L. Bartschia alpina L. Campanula spicata L. Meum athamanticum Jacq. Troillius europæus L. Biscutella lævigata L. Stipa pennata L. Myosotis alpestris Schm. Phyteuma betonicifolium Geum rivale L. Vill. Campanula barbata L. Pinguicula vulgaris L. Crepis aurea Cass. Polygonum bistortum L. Cerinthe alpina Kit. 4 UNE HERBORISATION AU MONT-CENIS 337 Sans compter nombre d'espèces alpines déjà notées et qui sont en excellent état de floraison. Dans les pelouses tourbeu- ses que nous atteignons ensuite, nous voyons : Poa minor Gaudin. Alopecurus capitatus Lam. Pedicularis fasciculata Bell. Carex ampullacea Good. P. rosea Wulf. C. paniculata L. P. incarnata Jaq. C. Davalliana Smith. Allium foliosum Clarion. C. cæspitosa Good. Juncus arcticus Willd. C. curvula AI. Et sur un amas de rochers, près du sentier : Saxifraga exarata Vill. Nous arrivons ainsi, après avoir contourné quelques cabanes situées tout à fait à l'extrémité nord du lac, sur les bords d’un petit ruisseau qui descend des gorges de Savalain. Le nom de gorge est bien prétentieux pour le ravin que nous allons explo- rer et qui n’a rien de bien intéressant au point de vue pittores- que. Mais c’est le nid du rare et gracieux Cortusa Matthioli L. : dont nous pouvons faire une abondante récolte sans crainte de détruire la localité. Sur les bords du ruisseau et dans les talus boisés qui s'élèvent à gauche, nous signalons : Salix serpyllifolia Scop. Oxytropis cyanea G. G. S. retusa L. Equisetum variegatum Sch- S, arbuscula L. leich. S. herbacea L. Arbutus uva-ursi L. Cirsium spinosissimum Scop. Linaria alpina L. Veronica alpina L. Selaginella spinulosa Al. Br. Gnaphalium silvaticum L. Achillea macrophylla L. Meum adonidifolium Gay. Homogyne alpina Cass. Soyeria montana Monn. Phaca astragalina D. GC. Anthyllis vulnerarioides Bon- Aronicum scorpioideum D.C. jean. Taraxacum palustre D. C. Elyna spicata Schrader. Erigeron alpinus L. Senecio Doronicum L. Oxytropis fœtida D. C. Phaca australis L. Imperatoria ostruthium L. Rev. S. Fr. Bor. VIII (1° octobre 1891) 22 338 O0. MEYRAN L’après-midi devait être consacrée à l'exploration des bords est et sud-est du lac, et des environs de la Cenise. Nous suivons la route pendant près de deux kilomètres jus- qu’à quelques pas de l’hospice. Là, nous prenons un sentier à droite qui conduit vers la cabane du pêcheur; à remarquer à l'intersection de la route et du chemin un véritable champ de Sisymbrium austriacum. Dans les prés humides que nous traversons se rencontrent la plupart des espèces recueillies ce matin, et de plus : Carex capillaris L. Scirpus cœæspitosus L. C. microglochin Wahlenb. Primula farinosa L. C. ferruginea Scop. Homogyne alpina Cass. Kobresia caricina Willd. Triglochin palustre L. Juncus alpinus Vill. Tofieldia calyculata Wahlb. J, filiformis L. Tout en herborisant, nous arrivons sur les bords de la Cenise auprès d’un pont rustique que nous traversons pour suivre la rive sud du lac. Près du pont, nous cueillons le Polamogilon marinus L., dans le lit même dela rivière qui sert de déversoir au lac. De là en remontant du côté d’une charmante cascade, nous atteignons des pentes très boisées où se développe une végé- tation luxuriante, qui contraste agréablement avec les marais de tout à l'heure. Tout en admirant les différents aspects du lac que nous dominons, nous récoltons : Astragalus aristatus L’Hér. Juneus triglumis L. Bupleurum ranunculoideum J. trifidus L. LE Dianthus neglectus Lois. Astrantia major L. Aquilegia alpina L. A.minor L. Dryas octopetala L. Linaria alpina L. Salix hastata L. Veronica Allionii Vill. Atragene alpina L. Ononis cenisia L. Thalictrum aquilegifolium L. Draba tomentosa Wahlnb. Phaca alpina Jacq. Gentiana asclepiadea L. Salix reticulata L. Luzula spadicea D. C. Lonicera cœrulea L. Carex aterrima Hoppe. Rumex arifolius All. C. digitata L. Streptopus amplexifolius D.C. Festuca spadicea L. Ribes petræum Wulf. UNE HERBORISATION AU MONT-CENIS 339 Laserpitium hirsutum Lam. Hieracium aurantiacum L. Urtica dioica L. Var. hispida Ranunculus pyrenæus L. D. C. Pulsatilla vernalis Mill. Pulmonaria azurea Bess. P. alpina L. Polygonatum verticillatum Asplenum viride Hud. Desf. Aspidium lonchitis Sw. Luzula pediformis D. C. Avena versicolor Vill. Chærophyllum hirsutum Vill. Carex fœtida Vill. En faisant le tour d'un mamelon pour rejoindre notre chemin, nous récoltons : Alyssum alpestre L. Allium schœnoprasum L. Juncus atratus Lam. Poa alpina L. Vaccinium uliginosum L. Les prairies que nous avons rencontrées sont d’ailleurs cou- vertes de Myosotis, Viola calcarata, Gentiana bavarica, Cam- panula barbata, etc., qui forment en quelque sorte le fond du tapis végétal. | Mais la nuit arrive à grands pas; nous gagnons l’auberge où quelques-uns de nos amis qui ont fait l'ascension du Pic-de- Lamet (3452 mètres) nous attendent pour nous faire le récit des incidents de leur course. MARDI 14 JUILLET HERBORISATION A LA MONTAGNE DE RONCHES La montagne de Ronches, dont le sommet glacé s'élève or- gueilleusement à plus de 3000 mètres, est le complément obligé de l’excursion du Mont-Cenis. Le botaniste d’ailleurs y peut faire des récoltes aussi abondantes que variées, Nous partons de bon matin, et nous nous engageons dans un sentier assez mauvais qui prend presque derrière l’hôtel et qui s'élève en pente raide sur les flancs de la montagne. Nous retrouvons là, la plupart des plantes récoltées la veille, mais dès que nous atteignons les éboulis, de nouvelles espèces se présen- tent à nous. Ce sont : | 340 UNE HERBORISATION AU MONT-CENIS Rhamnus pumila L. Cherlera sediformis L. Leontopodium alpinum Cass. Geum montanum L. Anemone fragifera Wulfen. Herniaria alpina Vill. Luzula lutea D. C. Campanula nana Lam. C. cenisia L, Thlaspi rotundifolium Gaud. Leucanthemum atratum D. C. L. alpinum Lam. Viola cenisia L, Pedicularis cenisia Gaud. P. rosea Wulf. Hutchinsia alpina R. Br. Galium helveticum Weigg. Alsine verna Bartl. A. mucronata L. Veronica fruticulosa L. V. nudicaulis L. Erigeron uniflorus L. Hieracium glaciale lachen. H. glanduliferum Hoppe. H. armerioideum Arv.-Touv. Ranunculus glacialis L. Draba aizoidea L.. Leontodon taraxacifolius Los. Alyssum alpestre L. Arabis bellidifolia Jacq. Viola biflora L. V. arenaria D. C. Artemisia mutellina Vill. Artemisia congesta Lam, Pinguicula albiflora Ray. Helianthemum alpestre Dun. Cerastium grandifolium Koch. Achillea nana L. Sibbalda procumbens L. Gaya simplex Gaud. Plantago alpina L. Silene alpina Thomas. S. rupestris L. Soldanella alpina L. Potentilla grandiflora L. Toujours intrépide, notre ami Nisius Roux s’est élevé sur les hauteurs de Lamet, nous dominant de plusieurs centaines de mètres, et il en rapporte : Androsace helvetica Gaud. A. obtusifolia All. Erysimum pumilum Gaud. Draba pyrenaica L. Ranunculus pyrenæus L. Taraxacum Pacheri Sz. Draba carinthiaca Hoppe. Saxifraga biflora All. S. androsacea L. S. oppositifolia L. Geum reptans L. Gregoria lutea Lam. Alchimilla subsericea Koch. Saxifraga diapensoidea Bell. A midi, nous étions tous réunis pour le diner où nous rendi- mes un juste hommage aux truites exquises du lac; puis, soit à pied, soit en voiture, nous nous mettons en route pour Lans- le-Bourg, en récoltant encorc quelques plantes et surtout d’é- normes bouquets de Rhododendrons. BIBLIOGRAPHIE 341 Deux plantes rares nous manquent cependant : Saussuria alpina et Saponaria lutea. Toutes deux sont stationnées dans la partie du Mont-Cenis qu’il nous était interdit d'explorer, M. Nisius Roux a pourtant récolté quelques pieds du Saussuria alpina au-dessus de la Ramasse. A la frontière, où nous arrivons vers cinq heures du soir, les gendarmes français et les cantonniers ont enguirlandé et pa- voisé la route. N'oublions pas, en effet, que c’est jour de Fête nationale. Nous nous rafraîchissons un instant avec eux, puis nous descendons rapidement la Ramasse et nous arrivons à Lans-le-Bourg à temps pour applaudir aux derniers accords de la fanfare de nos braves petits chasseurs alpins. A dix heures et demie, les voitures nous conduisent à Modane où nous prenons le train qui nous débarque à Lyon, le mercredi 15 juillet à 9 heures du matin. Qu'il nous soit permis, en terminant ce modeste compte-ren- du, de remercier Mlle Chevallier, M. Nisius Roux et M. Viviand- Morel, pour l’exquise amabilité avec laquelle ils ont bien voulu me communiquer leurs notes d’excursion et me permettre ainsi de rendre le présent travail plus complet. BIBLIOGRAPHIE Annotations aux Plantæ europææ de M. Karl Richter, par M. Georges Rouy. Fascicule I, in-8° de 21 p. (Ext. du Bull. de la Soc. bot. de France), Paris, 1891. Tout en proclamant le mérite et l'utilité de l'ouvrage de M. Karl Richter, « ouvrage appelé à rendre de réels services aux botanistes phytographes qui pourront y puiser d’utiles rensei- gnements, surtout bibliographiques, >» M. G. Rouy croit devoir «signaler quelques additions ou rectifications principales, » par- mi lesquelles nous citerons le plus brièvement possible celles qui concernent les plantes françaises. Pinus pyrenaica Lap. — Ajouter : France, Pyrénées centra- les. La synonymie de cette espèce est trop large. Abies pinsapo Boiss. — L’Abies numidica de Launoy (— 4. baborensis Coss.) n’en peut être considéré comme un simple synonyme. 342 BIBLIOGRAPHIE Sparganium neglectum Beeby, se trouve aussi en France, dans l'Ouest et en Provence, en Suisse et en Algérie, Potlamogeilon microcarpus Boiss. et Reut. — France, Bas- ses-Pyrénées. P. siculus Tineo (et non Tenore), n’est pas synonyme du 2. coloratus Hornem., mais le P. subflarus Lor. et Bar. n’en est qu’une variété. Setaria ambigua Guss. — France occidentale, Tyrol. Polypogon adscendens Guss, a pour synonyme P. Clausonis Duv.-Jouve) et est hybride du P. monspeliensis et de l’Agrostis certicillala. Avena convoluta Presl. n’est pas un simple synonyme de l’A. filifolia Lag. qui se rencontre seulement dans les Pyrénées- Orientales, en Espagne et en Algérie. A. sulcata J. Gay. — France, nombreuses localités. Melica ciliata 1. — M.nebrodensis Parlat., espèce ou variété du M. ciliala L., a pour synonymes M. cretica Boïss. et BI. Ré- gion méditerranéenne orientale et Algérie. M. transsilranica Schur se trouve en France et en Alsace. Poa costata Schumach. existe en France. Agropyrum obtusiusculum Lange. — France, Manche. A. Savignonii de Not., forme velue de l'A. glaucum, setrouve en Dauphiné et dans la haute Provence. Scirpus alpinus Scheich. — Dauphiné et Savoie. Carex selifolia Godr., nom donné antérieurement par Kunze à une plante du Chili, doit ètre remplacé par celui de C. chæto- philla Steud. C. basilaris Jord. doit être considéré comme espèce distincte du C. depressa Link. C. capillaris L. — Ajouter : Pyrenées centrales françaises. C. eroluta. Hartm. — France, environs de Paris. Ambrosinia Bassii L. — Corse, Bonifacio. Juncus balticus Willd. — France, Pyr.-Or. J. fislulosus Guss. — France, Montpellier (Duv.-J.). J. rigidus Desf., variété et non simple synonyme du J. mari timus Lamk. J. acutus L. — Ajouter : var. microcarpus Lor. et Barr. (?J. maritimo X acutus Rouy), Montpellier. J, striatus Schousb. — France occidentale, BIBLIOGRAPHIE 343 Luzula pedemontana Boiss. et Reut. — Aj. : France, Alpes- Maritimes. L. albida DC. — L'expression « Germania et terræ adjacen- tes » est un peu large pour une espèce qui se trouve dans plus de la moitie de l’Europe. Merendera filifotia Camb. — France, Bouches-du-Rhône. Colchicum autumnale L. — Ajouter : var. Maximum Ram., France, Pyrénées, Corbières. Gagea Liollardi Rœm. et Sch. — Corse, etc. G. foliosa Rœm. et Sch. n'existe ni en Corse, ni en Espagne, ni en Portugal. | + G. Soleirolii F. Schultz, distinct du précédent, habite en France dans les départements de l'Ariège et des Pyrénées- Orientales. G-andegavensis F. Sch., — var. gallica Rouy du G. bohe- mica ; de même G. corsica Jord. — v. corsica Rouy, G. saxa- lilis Koch. — v. saxatilis Rouy, G. busambarensis Tin. — v. busambarensis Rouy, du G. bohemica. Allium sphærocephalum L. — A. Deseglisei Bor. (À. ap- proximatum GG) est distinct du type comme var. Mmacrocepha- lum R.; À. nilens Sauz. et Maill. est à conserver comme va- riété. A. marilimum Raf. (1810), nom princeps à substituer à À. pusillum Cyr. (1813); À. marilimum Torrey étant de 1839. A. obtusiflorum Pourr. est une espèce nettement distincte de la précédente. A. ochroleucum Waldst. et Kit. ne vient en France que dans l'Aveyron et non dans les Pyrénées où se trouve l’A. ericelo- rum Thore auquel on doit rapporter comme synonymes les noms de: À. ochroleucum GG., ambiguum DC., suaveolens Duby, appendiculatum Ram., serotinum Lap., graminifolium Pers. A. strictum Schrad. — France, Dauphiné et Savoie. A. complanalum Bor. est une variété, latifolium Koch, de l’A. oleraceum L. A. intermedium DC. est une var. de l'A. paniculatum L. A. siculum Ucria. — France occidentale et méridionale. Lilium pyrenaicum Gouan est bien distinct du Z. pompo- nium L.; il n'est pas exclusivement pyrénéen. 344 BIBLIOGRAPHIE Frilillaria involucrata AÏl. var. versicolor Bak. — Ajoutez : Var. .F. pyrenæa n’est pas spécial aux Pyrénées. Tulipa billetiana Jord.— Aïpes-Maritimes, Grasse. Scilla palula DC. — France occ., Finistère. Muscari Lelierrei Bor. est une bonne espèce. _ Asparagus prostralus Dumort. — France, littoral de l'Ouest. Maianthemum bifolium DC. existe aussi dans la France mé- diterranéenne. Polygonatum bracteatum Thom.— Aj.: France septentrio- pale. | Leucoium pulchelluim Salisb. — Aj.: France, Provence, Corse. L. hiemale DC. — Aj.: Vaucluse. Narcissus bulbocodium L.— France, Sud-Ouest et Pyrénées. N. silvestris Lamk. (N. pseudonarcissus L.), f. #naæimus Don, France mérid., var. ; f. {ubæflorus, Hautes-Pyrénées. ..N. minor L. — Fr., Alpes-Maritimes. N. calathinus Auct. des iles Glénans (Finistère), n’est pas celui de Linné;.la plante des iles Glénans doit porter le nom de N. capax Rœm. ei Sch. Iris ttalica Parlat. — Fr., Var et Alpes-Maritimes. Gladioltus communis L.— Aj.: var. Borneti Ardoino, Fr. Alpes-Maritimes. G. illyricus Koch. — Ouest de la France. G. dubius Guss. cest une espèce distincte du G. segeluim. — Fr., Var, Corse. Orchis Champagneuxi Barn. n’est pas synonyme de l'O. pic- tus Lois. et doit au moins être conservé comme variété de l'O. morio. — France méridionale. O. purpureo X mililtaris GG. est bien un hybride et non une variété de l'O. purpureus Huds. O. globosus L. — Ajouter : Suisse, Jura, Vosges. O. Spilzelii Saut. — France, Alpes-Maritimes. O. speciosus Host., variété caractérisée de l'O. masculus L. O. pauciflorus Tin.— Corse, Sartène, Corte. O. parvifolius Chaub. est un hybride, O0. coriophoro X pa- lustris Timb. O. sesquipedalis Willd. — France méridionale. Serapias neglecta de Not.— France méridionale; Var, Alpes- Maritimes. BIBLIOGRAPHIE 345 X S. Lioydii K. Richt. (1890) — X S. nouletiana Rouy (1889). S. intermedia de Forest. — France, Pyrénées-Orientales. Ajouter : X S. ambigua Rouy — S. lingua X cordigera = S. longipetalo X lingua Buhse non Gren.— France, Alpes-Mari- times. S. tingua L. — France occidentale et centrale. Nigritlella suaveolens Koch et N. Heufjleri Kern, — France orientale : Jura méridional, Isère, Haute-Savoie. Gymnadenia densiflora Dietr. — France septentrionale et centrale : Aisne, Seine-Inférieure, Loiret. G. intermedia Pêterm. — France : Bourgogne. Epipactis violacea Dur.-Duq.— France. Limodorum tlrabutlianum Battand. — France occidentale, Algérie. M. Rouy termine ses Annotations en exprimant le regret que M. K. Richter, quia en général bien fait connaitre la synonymie et étudié avec soin la bibliographie des plantes européennes, n'ait pas signalé les exsiccatas où les espèces ont été publiées. Ed. M. Quelques notes à propos des Plantæ europaeæ de M. K. Richter, par M. Auguste Le Jolis. In-8° de 52 p. (Soc. des sc. natur. et mathém. de Cherbourg), 1891. Après le travail de M. Rouy dont il a vérifié l'entière exacti- tude sur tous les points qu’il a été à même de contrôler, M. Aug. Le Jolis a trouvé encore quelque chose à glaner dans ses collec- tions et, s’il a jugé avec raison qu’il était utile de publier ses re- marques, il déclare qu’il ne cherche point à déprécier « la valeur de l’œuvre considérable de M. Richter, mais que le soin minutieux que l'on apporte à discuter quelques détails de cet ouvrage est la preuve de l'importance qu'on y attache; » c'est d’ailleurs répondre au vœu même de l’auteur. M. Le Jolis trouve que les expressions générales « Europa borealis, centralis, occidentalis, litora maris, Alpes,» etc., ne sont pas toujours employées avec la précision désirable et que M. Karl Richter donne en particulier au mot « Germania»> une extension imaginaire, comme M. Rouy l'avait déjà fait remarquer. Sparganium neglectum Beeby a été trouvé par M. Corbière aux environs de Cherbourg. Zostera nana Roth. — Si l’on prend comme simples syno- 346 BIBLIOGRAPHIE nymes les Z. minor Nolte, Z.pumila Le Gall, il faut ajouter aux «litora maris mediterranei et lacus Caspici » les rivages de l’Océan, de la Manche, de la mer du Nord, etc. Attnenia filiformis Petit. — Ajouter : France, Océan, Maren- nes, Bretagne. Triglochin bulbosa L. — Océan. Phalaris minor Retz. — Littoral de la Manche et de l'Océan. Slipa calamagrostis Wahl. — Doubs, Ain, Isère. Heleochloa schænoides Host. Vendée, Finistère. H. alopecuroides Host. — Metz; Versailles ; sables de la Loire. Polypogon marilimus W. -— Océan et Manche. Agrostis marilima Lamk. — Océan, Manche. Gaslridium lendigerum Gaud. — Normandie, Bretagne, Centre. _Lagurus ovatus L. — Littoral, Bretagne, Normandie, Guer- nesey. Atena barbala Brot. — Région maritime de la Bretagne. A. sulcata Gay. — Pyrénées, Ouest de la France. Echinaria capilata Desf. — Centre et Ouest de la France. Eragrostis pilosa P. B. et Æ. multifiora Asch. — Centre et Ouest de la France. Kcæleria phleoites Pers. — Bretagne: Le Croisic. Cynosurus echinatus L. — Littoral de l'Océan et de la Man- che, Bretagne, Cherbourg, Guernesey, Jersey. Festuca dumetorum 1,. — Les synonymes cites par M. Richter ne peuvent se rapporter à cette plante dont le nom, d’ailleurs, est à rejeter. F. arenaria Godr. non Osb. — #. sabulicola L. Duf. — F. oraria Du Mort. est une plante des sables mari- times de la mer du Nord, dela Manche et del'Océan;le F, junci- folia St Am. est une toute autre espèce ainsi que le F.nalmyris Mab. F. ciliata Pers. — Centre et Ouest. F. Lachenalii Spenn. et F. marilima L. — Ouest, Centre, Nord, Est. Scleropoa rigida Gris. — Nord-Ouest. Bromus madritensis L. et,en y comprenant les synonymes citées, B. maximus Desf. — Normandie, Bretagne, Angers, Tours. Leplurus filiformis Trin. — Bretagne, Normandie. Agropyrum oblustusculuim Lange. — Cherbourg. V De CNT nf Cr sp)! < 3 LS ÉTENOE |» ler Ne PNA A + MON ENS 2 BIBLIOGRAPHIE 347 … Trilicum otalum. G. G. — Centre et Ouest. Cyperus longus L. — Bretagne, Normandie, Ouest, Centre. Carex ligerica Gay,C.arenaria X Schreberi Richter.— L'hy- bridité de cette plante ne peut s'expliquer. Arum tlalicum Mill. — Bretagne, Normandie, Ouest, îles anglo-normandes. Asphodelus albus Mill. — Ouest, Centre, Nord-Ouest. Muscari neglectum Guss. — Nord-Est. N. comosum Mill. — Bretagne, Normandie, etc. Asparagus prostratus Dumort. — Bonne espèce qui croit sur le littoral de la Manche et de l'Océan. Narcissus Macleaïii Lindb., N. pseudonarcisso-poeticus G. G. — Pontarlier, Est. Pancratium maritimum L. — Tout le littoral de l'Océan. Iris ilalica Pari. — Iles de Lérins. Gladiolus illyricus Koch et G. segetum. — Centre et Ouest. Serapias cordigera 1. — Centre et Ouest. Epipactis violacea Dur.-Duq., ÆE. latifolio X microphylla Richter, ne saurait être un hybride des deux parents supposés, dont le premierest inconnu en Normandie où se trouve la plante de Durand-Duquesney. Dans la seconde partie de son travail, M. Le Jolis s'élève contre la tendance de quelques auteurs à remplacer des noms, spécifiques ou génériques, universellement adoptés, soit par des noms nouveaux, soit par d'autres noms plus anciens, mais res- tés dans l'oubli. Ainsi pour M. K. Richter, le genre Piplatherum P. B. rentre dans le genre Oryzopsis Mich. et l’on a: Oryzopsis miliacea Richter, au lieu de Piplatherum muüullifiorum P. B.; O. cæru- lescens Richter, au lieu de P. cærulescens P. B., etc. Pour le Fesluca tenuiflora Schrad., Nardurus tenuiflorus Boiss., M. Richter exhume un Festuca marilima L. qui ne peut être la même plante. M. Le Jolis cite un certain nombre d’autres exemples et, partisan de la stabilité de la nomenclature, il demande si ces changements font faire un progrès décisif à la science et si tous les botanistes consentiront à les adopter. Ed. M. 348 BIBLIOGRAPHIE Nouvelle classification des Roses, par M. Fr. Crépin. (Jour- nal des Roses, n° 3, 4, 5). Tirage à part de 30 p. in-16, Melun, 1891. | M. Fr. Crépin reproduit en le modifiant un essai d'une nou- velle classification des Roses qu’il avait publié en 1889, dans le Journal of the Royal Horticullural Society de Londres, sous le titre Skelch of a new Classificalion of Roses. Les amateurs des Roses trouveront dans cet ouvrage une classification scien- tifique destinée à remplacer les groupements artificiels. Voici la liste des 15 sections établies par M. Crépin, avec les caractères principaux qui les distinguent et l’énumération des espèces qu'elles contiennent. SECTION 1. — SYNSTyYLÆ DC. Styles agglutinés saillants au-dessus du disque en une colonne grêle égalant environ les étamines intérieures. Sépales réfléchis après l’anthèse, caducs avant la maturité du fruit, les exté- rieurs latéralement appendiculés, rarement entiers. Inflores- cence souvent multiflore. Bractées peu ou point dilatées ; stipu- les adnees, rarement libres, les supérieures étroites comme les inférieures. Feuilles moyennes des ramuscules florifères à 3, 5 ou 7, rarement { folioles. Tiges sarmenteuses. Aiguillons cro- chus ou arqués, rarement régulièrement géminés sous les feuilles. Espèces : Rosa microcarpa Lindl., À. Colleli Crép., R. mul- lifiora Thunb., À. Luciæ Fr. et Roch., À. Wichuraiana Crép., R. tunquinensis Cr., R. anemonœæflora Fort., R. Watsoniana Cr., R. seligera Mich., R. phænicia Boiss., R. moschata Herrm., À. sempervirens L., R. arvensis Huds. SECTION 2. — STYLOSÆ Crép. Styles agglutinés, un peu saillants au-dessus du disque en une colonne grêle beaucoup plus courte que les étamines infé- rieures. Sépales réfléchis après l’anthèse, caducs avant la matu- rité du fruit. Bractées étroites ou peu dilatées. Stipules adnées, les supérieures à peu près aussi étroites que les inférieures. Feuil- les moyennes des ramuscules à 7 folioles. Tiges légèrement sar- menteuses. 1 espèce : R. stylosa Desv. BIBLIOGRAPHIE 349 SECTION 3. — INDICÆ Thory. Styles libres, saillants au-dessus du disque, égalant environ la moitie de la longueur des étamines inférieures. Sépales réflé- chis après l’anthèse. Bractées étroites. Stipules adnées, les supé- rieures étroites. Feuilles moyennes à 5, rarement 7 folioles. Tiges dressées dans les cultures. R. indica Lindl., À, semperflorens Curt. SECTION 4. — BANKSIÆ Crépin. Styles libres, inclus, à stigmates recouvrant l'orifice du ré- ceptacle. Sépales entiers, réfléchis après l’anthèse, caducs avant la maturité du fruit. Inflorescence en fausse ombelle. Bractées très petites, caduques. Stipules libres, subulées, caduques. Feuilles moyennes à 5-7 folioles, Tiges sarmenteuses, grim- pantes. R. Banksicæ KR. Br. SECTION 5. — GALLICÆ Crépin. Styles libres, inclus, à stigmates recouvrant l’orifice du ré- ceptacle dont les bords sont ordinairement dépassés par des poils tapissant l'intérieur. Sépales réfléchis après l’anthèse, caducs avant la maturité du fruit. Inflorescence uniflore avec ou sans bractées, rarement pluriflore à bractées étroites. Stipu- les adnées, les supérieures non dilatées. Feuilles moyennes à » folioles. Tiges dressées. Aïguillons ordinairement crochus, entremêlés d’acicules et de glandes pédicellées. _R.gallica L. SECTION 6. — CANINÆ Crépin. Styles libres, inclus, à stigmates recouvrant l’orifice du re- ceptacle jusqu’à la maturité, caducs ou persistants. Inflorescence ordinairement pluriflore. Bractées plus ou moins dilatées. Sti- pules adnées, les supérieures plus larges que les inférieures. Feuilles moyennes à 7, rarement 9 folioles. Tiges dressées, ai- guillons alternes. : 2. canina L., R. ferruginea Vill., R. glutinosa Sibth. et Sm., R, rubiginosa L,, R. micrantha Sm., R.tomentosa Sm., R. vil- losa L., R. elymaitica Boiss. et Haussk., 2. Jundzilli Bess. 350 BIBLIOGRAPHIE SECTION 7. — CAROLINÆ Crépin. Styles libres, inclus, à stigmates recouvrant l'orifice du ré- ceptacle. Ovaires insérés exclusivement au fond du réceptacle. Sépales étalés après l’anthèse ou un peu relevés, caducs avant la maturité. Stipules adnées. Feuilles moyennes à 7 ou 9 folio- les. Tiges dressées. Aiguillons régulièrement géminés sous les feuilles, très rarement alternes. R. carolina L., R. humilis Marsch., R. nitida Willd., R. fo- liolosa Nutt. SECTION 8. — CINNAMOMEÆ Crépin. Styles libres, inclus. Ovaires à insertion baso-pariétale. Sépa- les entiers, redressés après l’anthèse, couronnant le réceptacle pendant sa maturation et persistants. Stipules adnées, les supé- rieures plus ou moins dilatées. Feuilles moyennes à 7 ou 9 folio- les. Tiges dressées. Aiguillons droits, ordinairement régulière- ment géminés sous les feuilles. R. cinnamomea L., R. nuthana Presl., R. pisocarpa A. Gray., À. blanda Aït , R. californica Cham. et Sch1., 2. rugosa Thunb., À. lara Retz., À. beggeriana Schrenk., R. Alberti Regel, À. gymnocarpa Nutt., R. macrophylla Lindi., 2. Web- biana Wall., R. acicularis Lindil., R. alpina L. SECTION 9. — PIMPINELLIFOLIÆ DC. Styles libres, inclus. Sépales entiers, redressés après l’an- thèse, couronnant le réceptacle pendant la maturation et per- sistants. Inflorescence presque toujours uniflore, sans bractées. Stipules adnées, toutes étroites, à oreillettes brusquement dila- tées et très divergentes. Feuilles moyennes ordinairement à 9 folioles. Tiges dressées. Aiguillons droits, entremêlés ou non d’acicules. R. pimpinellifolia L., R. æanthina Lindl. SECTION 10. — LUTEZ Crépin. Styles libres, inclus, à stigmates recouvrant l’orifice du ré- ceptacle (dont les bords sont dépassés par une épaisse collerette de poils). Sépales dressés après l’anthèse, couronnant le récep- tacle et persistants. Inflorescence sans bractée à la base du pé- Ye VELO w BIBLIOGRAPHIE 391 dicelle primaire. Stipules adnées, les supérieures peu dilatées, à oreillettes divergentes. R. lutea Mill., R. sulphurea Aït. SECTION 11. — SERICEÆ Crépin. Fleurs tétramères. Styles libres, saillants, égalant presque les étamines intérieures. Sépales entiers, redressés après l’anthèse, couronnant le réceptacle et persistants. Inflorescence uniflore, sans bractées. Stipules adnées, les supérieures étroites, à oreil- lettes dilatées et dressées. Feuilles moyennes à 9 folioles. Ai- guillons, droits, régulièrement géminés sous les feuilles, avec ou sans acicules. R. sericea Lindi. SECTION 12. — MINUTIFOLIÆ Crépin. Styles libres, inclus. Ovaires insérés exclusivement au fond du réceptacle. Sépales redressés après l’anthèse, couronnant le réceptacle et persistants. Inflorescence uniflore, sans bractées. Stipules supérieures à oreillettes très dilatées et divergentes. Feuilles moyennes à7 folioles incisées. Aiguillons alternes, aci- cules nombreuses. R. minulifolia Engelm. SECTION 13. — BRACTEATÆ Thory. Styles libres, inclus. Disque très large, étamines très nombreu- ses. Sépales entiers, réfléchis après l’anthèse, caducs. Inflores- cence pluriflore à bractées larges, incisées. Stipules brièvement adnées, profondément pectinées. Feuilles moyennes à9 folioles. Aiguillons régulièrement géminés sous les feuilles. R. bracteata Wendl., R. clinophilla Thory. SECTION 14. — LÆVIGATÆ Thory. Styles libres, inclus. Sépales entiers, redressés après l’an- thèse, couronnant le réceptacle et persistants. Inflorescence uniflore, sans bractées. Stipules presque libres, à là fin cadu- ques. Feuilles trifoliolées. Tiges longuement sarmenteuses. Ai- guillons alternes. R. lævigata Mich. 392 BIBLIOGRAPHIE SECTION 15. — MICROPHYLLÆ Crépin. Styles libres, inclus. Ovaires insérés exclusivement sur un mamelon au fond du réceptacle. Sépales redressés après l’an- thèse, couronnant le réceptacle et persistants. Inflorescence pluriflore à bractées petites et très promptement caduques. Feuilles moyennes à 11, 13 ou 15 folioles. Aiguillons régulière- ment géminés sous les feuilles. À. microphylla Roxb Ed. M. La Rose, histoire et culture, 500 variétés de rosiers, par M. J. Bel. Un vol. in-16 de 160 p. avec gravures dans lé texte. Paris, librairie J.-B. Baillière, 1892 (septembre 1891). Ce travail « préparé d’abord pour une simple lecture à l’Aca- démie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse, parait aujourd’hui augmenté et remanié ». L’auteur a pensé le rendre plus intéressant et plus utile en réunissant en un petit volume des notions éparses dans de nombreux ouvrages. Il re- trace l’histoire de la rose depuis les temps les plus reculés et chez tous les peuples ; la beauté de la reine des fleurs et la sua- vité de son parfum expliquent la faveur qu’elle a rencontrée partout dans les préférences populaires, dans la poésie et dans les arts. | M. Jules Bel, destinant particulièrement son ouvrage aux horticulteurs et aux amateurs, se borne à indiquer les auteurs qui se sont le plus occupés du genre Rosa. Au point de vue bo- tanique, il donne une description étendue de ce genre et signale les principales anomalies que présentent les roses à l’état sau- vage comme dans les jardins. Cinq cents variétés horticoles de rosiers sont distinguées par leurs principaux caractères et classées en neuf paragraphes : Rosiers Thé, Bengale, Noisette, Ile-Bourbon, Hybrides renaissants, Perpétuels, Cent-feuilles, Provins, Grimpants. Les chapitres consacrés à la culture, aux modes de reproduction ou de multiplication, aux maladies et aux ennemis des rosiers sont accompagnés de figures. Plusieurs variétés remarquables sont aussi représentées. Dans un dernier chapitre, l’auteur indique la composition et la préparation des produits hygiéniques ou pharmaceutiques dont la rose est la base. Ed. M. COMMUNICATIONS. — NOUVELLES Li L2 L CONGRÉES DES SOCIETES SAVANTES EN 1892 M. le Ministre de l’Instruction publique vient de nous adres- ser, avec une circulaire, « le programme des questions sou- mises à MM. les Délégués des sociétés savantes en vue du con- grès de 1892. Ce programme a été dressé, comme le précédent, par le Comité des travaux historiques et scientifiques, qui a cru devoir maintenir, cette année encore, un grand nombre de questions figurant déjà à l’ordre du jour des précédents con- grès... » Tenant le plus grand compte de l'initiative des Sociétés savantes, M. le Ministre les invite à charger MM. les Délégués qui viendront au Congrès de l’année prochaine à lui faire part des observations des Sociétés et à lui indiquer «le texte des questions auxquelles elles auraient songé avec le désir de les voir figurer à l’ordre du jour de 1893. » Voici le texte des questions qui intéressent spécialement les botanistes : Section des sciences 8° Monographies relatives à la faune et la flore des lacs fran- çais. 100 Etudier, au point de vue de la pisciculture, la faune des animaux invertébrés et les plantes qui se trouvent dans les eaux. 170 Fixer, pour des localités bien déterminées de la région des Alpes et des Pyrénées, la limité supérieure actuelle de la vé- gétation des espèces spontanées ou cultivées ; étudier les varia- tions qu'elle à subies à différentes époques. 18 Les phénomènes périodiques de la végétation; date du bourgeonnement, de la floraison et de la maturité. Coïncidence de ces époques avec celle de l’apparition des principales espèces d'insectes. 19 Influence de l’hiver 1890-1891 sur les plantes et les ani- maux, comparer, si possible, avec les effets des grands hivers, notamment avec celui de 1879-1880. 20° Comparaison de la flore de nos départements méridionaux avec la flore du nord de l’Afrique. Rev. S. Fr, Bot. VIIL (1e septembre 1891) 23 304 COMMUNICATIONS — NOUVELLES 21° Sur les nouvelles variétés de plantes cultivées, suscepti- bles d'augmenter la richesse nationale. 22 De l'importation fortuite et de la naturalisation d'espèces végétales. : 230 Étude des àrbres à quinquina, à caoutchouc et à gutta-per- cha, et de leurs succédanés. Quelles sont les conditions propres à leur culture? De leur introduction dans nos colonies. 25° Les eaux souterraines; leur trajet, les terrains qu’elles parcourent, leur faune et leur flore. SESSION DE LA SOCIETÉ FRANCAISE DE BOTANIQUE A MURAT Le mauvais temps nous a contrariés pendant la moitié de la session; cependant, à part l'ascension du Puy-Griou qui ne pouvait rien offrir de nouveau, toutes les excursions ont été faites et ont donné de bons résultats. Trois centres d’herborisations ont été proposés pour la ses- sion de 1892 : Ax-les-Thermes (Ariège); exploration des Pyré- nées de la haute Ariège et de l’Andorre. — Le Reculet (Ain) et les montagnes voisines, dans la chaîne du Jura. —Saint-Martin- de-Lantosque (Alpes-Maritimes). A l’époque des élections du Conseil, la Société sera invitée à choisir l’un de ces points dont la situation géographique et l’in- térêt au point de vue botanique seront brièvement exposés. SESSION EXTRAORDINAIRE DE LA SOCIÉTÉ MYCOLOGIQUE DE FRANCE La Société Mycologique de France tiendra une session extraordinaire à Rouen du 45 au 20 octobre prochain. Cette session se composera surtout d’herborisations mycolo- giques dans les bois des environs de Rouen. Un programme détaillé de ces diverses excursions sera dis- tribué à une séance générale qui aura lieu le jeudi 15 octobre à 2 heures de l'après-midi dans la salle de la société d’horticul- ture, hôtel des Sociétés savantes, rue Saint-Lo, 40. M. Gagnaire vient d’être nommé professeur à l'Ecole d’agri- culture nouvellement fondée à Antibes (Alpes-Maritimes). SOCIÈTÉ FRANCAISE DE BOTANIQUE CATALOGUE DE LA BIBLIOTHÈQUE OUVRAGES DIVERS, BROCHURES, TIRAGES A PART Dons des auteurs ALBERT (A.). — Botanique du Var. Plantes nouvelles ou rares. In-8° de 82 pages (Extr. du Bull. de la Soc. d’ét. scient. de Draguignan), 1884. ARBAUMONT (Jules d'). — Note sur le péricycle ; in-8° de 11 p. (Bull. Soc. bot. de Fr.). Paris, 1886. — Note sur les téguments séminaux de quelques Crucife- res. In-8 de 7 p. (Bull. Soc. Bot. de Fr. 1890). Paris, 1891. — Nouvelles observations sur les cellules à mucilage des graines de crucifères. In-8 de 60 p. et 1 pl. (Ann. des sc. nat.), 1891. | ASCHERSON (Paul) et Aug. KANITZ. — Catalogus Cormophyto- rum et Anthophytorum Serbiæ, Bosniæ, Hercegovinæ, mon- tis Scodri, Albaniæ, hucusque cognitorum. In-8 de 108 p. (Ma- gyar Novénytani Lapok). Kolozswart, 1877. AUBOUY (A.). — Rapport sur l'exposition horticole de Mont- pellier, en mai 1883. Petit in-8° de 11 p. — Florure de Palavas (Hérault). In-8° de 36 p. (Rev. Soc. fr. de Bot.). Paris, 1884. — Première herborisation à Murviel-lez-Montpellier (Hérault) suivie d’une florule du vallon de Fontvalès. P. in-8° de 29 p. Montpellier, 1885. | 356 SOCIÉTÉ FRANCAISE DE BOTANIQUE — Note ‘sur la découverte de l’Odontites viscosa Rchb. dans le département de l'Hérault. P. In-8° de 4 p. Montpellier, 1885. BAICHÈRE (l'abbé). — Herborisations dans le Cabardés et le Minervois, versant méridional de la Montagne-Noire (Aude). In-8° de 11 p. 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Flora, 1883, nes 21 et 22). » 20 376 SOCIÉTÉ FRANCAISE DE BOTANIQUE .RENAULD (Ferd.). — Recherches sur la distribution géogra- phique des Muscinées dans l’arrondissement de Forcalquier et la chaîne de Lure, suivies d’un catalogue des Muscinées du bas- sin principal de la Durance. In-8° de 87 p. (Soc. d’émul, du Doubs). Besançon, 1877. — Catalogue raisonné des plantes vasculaires et des mous- ses de la Haute-Saône et des parties limitrophes du Doubs. In-& de 437 p. Besançon 1873, avec supplément 1883. — Notice sur quelques faits de dispersion des mousses dans la Haute-Saône. In-& de 3 p. (Revue bryologique), 1874. — Note sur l’Xypnum Vaucheri Lesq. In-8& de 2 p. (Rev. bryol), 1876. — Notesurle Nechera Menziezii Hook. (Rev. bryol), 1876. — Notice sur l’Antilrichia caliifornica Sull. (Rev .bryol.), 1876. — Notice sur quelques mousses des Pyrénées. (Rev. bryol.), 1877 à 1884. — Révision de la section Æarpidium du genre Hypnum de la flore française. In-8° de 24 p. (Soc. d’Emul. du Doubs), Be- sançon, 1879. — Classification systématique de la section ÆZarpidium du genre Hypnum (Rev. bryol)., 1881. — Notice sur la section Limnobium du genre Hypnum. In-8° de 8 p. (Rev. bryol..), 1883. — Les Sphagnum des Pyrénées. In-8° de 6 p. (Rev. bryol.), 1883. | — Notice sur un Fonlinalis de l'Auvergne. Rev. bryol.), 1888. — Notice sur une collection de mousses de l’ile Maurice. (Rev. bryol.), 1888, 1889. — Documents nouveaux sur les Muscinées des iles Aus- tro-Africaines de l'Océan Indien. In-8° de 22 p. (Soc. fr. de Bot.) Toulouse, 1891. — Notes bryologiques sur les iles Austro-Africaines. In-8° de 3 p. (Soc. fr. de Bot.). Toulouse, 1891. RENAULD (Ferd.) et J. CARDOT. — La fructification de l'Ulota phyllantha Brid. 1 p. (Rev. bryol.). 1883. — Enumération des Muscinées récoltées par le Dr Dela- mare. à l’île Miquelon (Amérique septentrionale). Petit in-8° de 3 p. (Rev. bryolog.). 1887. 2 Len d'opdt LEE in F. dt fe A LA CLARA TER A LÈp 43. ? + j D NU pee + ‘s BIBLIOTHÈQUE 377 — Notice bryologique sur quelques Mousses de l’Améri- que du Nord, In-8° de 3 p. (Rev. bryol.). 1885. __— New Mosses of North America. I. In-8° de 7 p. avec 8 pl. (Botanical Gazette). 1888. — New Mosses of North America. IT, III et IV. In-8e de 22 p. avec 8 pl. (Botanical Gaz.). 1889 et 1890. — Mousses nouvelles de l'Amérique du Nord. I. Petit in-80 de 11 p. avec 8 pl. (Soc. de Bot. de Belg.), Bruxelles 1888. — Mousses nouvelles de l'Amérique du Nord, IL. Petit in-8° de 14 p. avec 3 pl. (Soc. de Bot. de Belg.). Bruxelles, 1889. — Mousses nouvelles de l’Amérique du Nord, II. Petit in-8° de 16 p. avec 4 pl. (Soc. de Bot. de Belg.). Bruxelles, 1890. — Note sur le Dicranum sabulelorum Ren.et Card., de l'Amérique du Nord (Rev. bryol.), 1889. — Musci exotici novi vel minus cogniti. I. Petit in-8° de 26 p. (Soc. de Bot. de Belg.). Bruxelles, 1890. — Enumération des Hépatiques des iles austro-africaines. (Rev. bryol.), 1891. — Voir Delamare, Renauld et Cardot ; Jeanbernat et Renauld. RENOUX (l’abbe C.-G.). — Nouvelles contributions à la flore du Bourbonnais. Petit in-8° de 14 p. (Rev. scientifique du Bourb.). — Moulins, 1889. — Théorie nouvelle du phénomène de la rosée, P. in-8° de 10 p. (Rev. sc. du Bourb.). Moulins, 1891. RESPAUD (Auguste). — Simples idées sur l'enseignement scientifique à l’école primaire. In-8° de 31 p. Auch, 1886. RESPAUD et CHARTIER. — Florule de Caux (Aude). In-8° de 16 p. (Soc. fr. de Bot.). Toulouse, 1891. . REVEL (l'abbé), — Notes et observations sur quelques plantes rares, litigieuses ou peu connues du sud-ouest de la France. In-8° de 64 p. Rodez, 1877. RICHARD (A.). — Orobanche Muleli Schultz. P. in-& de 8 p. et 1 pl. (Soc. des sc. nat. du Sud-Est). Grenoble, 1883. RICHARD {0.-J.). — Les Hyménolichens. In-8° de 6 p. (Le Na- turaliste). Paris, 1886. — Encore le Schwendenérisme! In-8 de 3 p. (Revue mycologique). Toulouse, 1887. — Le jardin d'hiver. In-8° de 30 p. (Soc. acad. d’agr., b.-I., sc. et arts de Poitiers). 1887. 378 SOCIÉTÉ FRANCAISE DE BOTANIQUE RICHTER. — Voir Bonnet et Richter. RIOMET (Bienaimé). — Essai sur la flore du canton de Rozoy- sur-Serre ou Catalogue des plantes qui y croissent spontané- ment. In-8° de 39 p. Péronne, 1887. — Note sur le Spiræa salicifolia. P. in-8 de2 p.S.l.n. d. — Flore de la Thiérache et d’une partie du Laonnois, ar- rondissement de Vervins et une grande partie de celui de Laon. In-8° de 134 p. (Soc. fr. de Bot.). Toulouse, 1891. RiPART (Dr). — Notice sur quelques espèces rares ou nouvelles de la flore cryptogamique du centre de la France. In-8 de 40 p. (Soc. bot. de Fr.) Paris 1876. ROLLAND (L.). — Une nouvelle espèce de Bolet, Boletus plo- rans, var. Eleutheros Roll. In-8° de 2 p. et 1 pl. en couleur (Journal de Botanique). Paris 1889. ROUMEGUÈRE (Cas.). — Statistique botanique du département de la Haute-Garonne. Petit in-8 de 101 p. et 1 pl. (Publié dans l’Echo de la Province de Toulouse). Paris, 1876. — Nouveaux documents sur l’histoire des plantes crypto- games et phanérogames des Pyrénées; correspondances scien- tifiques échangées par Lapeyrouse, de Candolle, L. Dufour, C. Montagne, A. de St-Hilaire et Endress, avec P. de Barrera, Coder et Xatart. P. in-8 de 164 p. (Soc. agr., sc. et litt. des Pyr.-Or. à Perpignan). Paris, 1876. — Notice nécrologique sur Ch. Durieu de Maisonneuve. Petit in-8° de 8 p. Alger, 1878. — Note sur le Boletus ramosus Bull. récemment trouvé en Belgique. Petit in-8 de 4 p. (Soc. de Bot. de Belg.). Bruxel- les, 1885. ROUMEGUÈRE et SACCARDO. — Fungi algerienses trabutiani, sertulum secundum. In-8° de 7 p. et 1 pl. (Revue mycologique, Toulouse). Paris, 1881. — Reliquæ mycologicæ libertianæ, series altera. In-8° de 21 p. (Rev. myc.). Toulouse, 1881. Rouy (Georges). — Excursions botaniques en Espagne. In-8e de 19 p. (Soc. bot. de Fr.). Paris 1881. — Sur quelques plantes rares de la flore francaise. In-8e de 7 p. (Soc. bot. de Fr.). Paris, 1881. — Quelques mots sur les Melica européens de la sous- section des Barbaiæ Nym. In-8° de 4 p. (Soc. bot. de Fr.). Paris, 1882. BIBLIOTHÈQUE 379 — Excursions botaniques en Espagne. In-80 de 21 p. (Soc. bot. de Fr.). Paris. 1882. — Etude des Diplotaxis européens de la section Brassi- caria. In-8° de 12 p. (Rev. des sc. nat. de Montpellier). 1882. — Matériaux pour servir à la révision de la flore portu- gaise, accompagnés de notes sur certaines espèces ou variétés critiques de plantes européennes. Petit in-8° de 52 p. (Le Natu- raliste). Paris, 1882. — Autre fascicule de 70 p., ibid. 1882. — Herborisations à Luz-la-Croix-Haute (Drôme) et à Peyruis (Basses-Alpes), les 13 et 14 septembre 1882. In-8 de 11 p. (Soc. bot. de Fr.). Paris, 1882. — Excursions botaniques en Espagne en 1881 et 1882. In-8° de 86 p. (Rev. des sc. nat. de Montpellier). 1883. — Addition à la flore de France. In-8& de 5 p. (Soc. bot. de Fr.). Paris, 1884. | — Annotations aux Plantæ europææ de M. Karl Richter, fasc. 1. In-8° de 21 p. (Soc. bot. de Fr.). Paris, 1891. RoYER (Ch.). — Essai sur le sommeil des plantes. In-8° de 39 p. (Ann. des se. nat.). Paris, 1869. — Flore de la Côte-d'Or avec détermination par les par- ties souterraines. In-8 de 695 p. Paris, 1883. SAELAN (Th.),A. Osw. KIHLMAN, Hj. HJELT. — Herbarium Mu- sei fennici, enumeratio plantarum Musei fennici, quam edidit Societas pro Fauna et Flora fennica. Ed. 2. I. Plantæ vasculares. In-8° de 156 p. avec 2 cartes. Helsingfors, 1889. SAINT-LAGER (Dr). — Réforme de la nomenclature botanique. In-8° de 155 p. (Soc. bot. de Lyon). 1880. — Nouvelles remarques sur la nomenclature botanique. In-& de 55 p. Ibid., 1881. — Quelest l'inventeur de la nomenclature binaire (Re- marques historiques)? In-8° de 16 p. Paris, 1883. — Histoire des herbiers. In-& de 120 p. (Soc. bot. de Lyon). 1885. — Recherches sur les anciens Aerbaria. In-8 de 45 p. Ibid., 1886. — Vicissitudes onomastiques de la Globulaire vulgaire. In-8o de 24 p. Ibid., 1889. — Considérations sur le polymorphisme de quelques 380 SOCIÉTÉ FRANCAISE DE BOTANIQUE espèces du genre Bupleurum. In-8° de 24 p. (Soc. bot. de Lyon). 1891. — Laguerre des Nymphes, suivie de la nouvelle incarna- tion de Buda. In-8° de 39 p. (Soc. bot. de Lyon) 1891. SARRASIN (Le capitaine Frédéric). — Réfutation de l'opinion du Dr G. Engel touchant les qualités comestibles de l'Amanita viscosa Fr. — Une semaine d’excursions mycologiques à Sen- lis. In-8 de 6 p. (Rev. mycol.). Toulouse, 1886. — Conservation des champignons en herbier. In-8 de 3 p. (Feuille des jeunes naturalistes). Paris, s. d. (1886). — Deux anomalies observées chez les Agaricinées des bois de Senlis. In-8° de 3 p. Ibid, s. d. SARROMEJEAN (L'abbé F.). — Notice biographique sur l’abbé Angel Lucante, fondateur et premier secrétaire général de la Société française de Botanique. In-8° de 8 p. (Soc. fr. de Bot.). Toulouse, 1890. SCHAFFRANEK (Dr A.). — A floral almanac of Florida. In-40 de 37 p. Palatka, Florida, 1888. SCHEELE (Adolphe). — Revue des Hieraciums d'Espagne et des Pyrénées (Linnæa, 1862-1863); traduction par l'abbé Ed, Marçais, suivie de notes par Ed. Timbal-Lagrave. Petit in-8 de %6 p. (Soc. fr. de Bot., t. 2.). Auch, 1884. TALLON (Marius). — Du Pin d'Autriche et des produits du Pin d'Autriche de Joseph Mack. In-8° de 14 p. Paris 1885. _ TERRACIANO (Achille). — Intorno ad una capsula quadrilocu- lare e contributo all’ anatomia del pistillo nell’ Agave striata Zucc.. In 8 de 7 p. et 1. pl. (Nuovo Giorn. Ital.), 1885. — Plantae novae vel criticae in insula Pandataria sponte nascentes. In-8° de 4 p. (Rivista ital. di Sc. nat.), Naples, 1883. — Felci australiane. In-4 de 8 p. (R. Acad, delle Sc. fis. et mat. di Napoli), 1886. — Addenda ad floram italicam. In-8° de 4 p. (Malpighia). Messine, 1887. | — Note sur l’Æimantoglossum hircinum Spr., var. roma- num Morren. In-8° de 4 p. (Malpighia), Messine, 1887, THERIOT (J.). — Note sur un exemplaire de la flore de Des- portes (Flore du Maine). In-& de 12 p. (Soc. d’agr. sc. et arts de la Sarthe). Le Mans, 1886. — Quelques faits de tératologie végétale sur deux espèces du genre Carduus. In-8° de 9 p. Le Mans, 1887. ; Et a:ts Le ES BIBLIOTHÈQUE 381 — Herborisations byologiques dans les vallées de Saint- Aubin-Routot et d'Oudalle. In-8° de 7 p. (Soc. linn. de Norm.). Caen, 1890, TiMBAL-LAGRAVE (Edouard) et H. LOoRET. — L’herbier de Marchand et Lapeyrouse. In-8° de 12 p. (Soc. Bot. de Fr.). Pa- ris, 1860. TIMBAL-LAGRAVE (Edouard). — Observations botaniques sur quelques plantes de la Penna Blanca. In-8° de 12 p. (Acad. des Sc. inscr. et b.-]. de Toulouse), 1862. — Delort de Mialhe (notice biographique). In-& de 5 p. (Soc. Bot. de Fr.). Paris, 1862. — Une excursion botanique de Bagnères-de-Luchon à Castanèse (Aragon), par le port de Vénasque, la Penna Blanca et la vallée de Lessera, In-8° de 24 p. (Soc. Bot. de Fr.). 1864. — Observations sur 55 planches inédites de la Flore des Pyrénées de Lapeyrouse. In-8 de 5 p. (Soc. Bot. de Fr.). 1864. TIMBAL-LAGRAVE (Ed.) et Dr Ern. JEANBERNAT. — Rapports sur les herborisations faites par la Société Botanique de France au bois de Larramet, près de Toulouse, et à Esquierry, près de Luchon (comprenant la liste des Muscinées des environs de Toulouse). In-8° de 28 p. (Soc. Bot. de Fr.), 1864. TIMBAL-LAGRAVE (Ed.). — Quelques synonymes du CAloris narbonensis de Pourret. In-8° de 9 p. (Soc. d’hist. nat. de Tou- louse), 1870. _— Recherches sur les variations que présentent quelques plantes communes dans le département de la Haute-Garonne, au point de vue phytographique (genre Salvia). in-8 de 22 p. (Acad. de Toulouse), 1870. — Etude sur les Hiéraciurns de Lana et leur syno- nymie. In-8° : fasc. 1, 10 p.; fasc. 2, 8 p. (Soc. Bot. de Fr.), 1871. — Etude sur quelques Sideritis de la flore française. In-8e de 19 p. (Acad. Toulouse), 1872. — Une excursion botanique aux environs de Saint-Paul- de-Fenouilhet et à Cases de Pena, dans les Corbières. In-8° de 27 p. (Soc. des Sc. phys. et nat. de Toulouse), 1873. — Etude sur quelques Campanules des Pyrénées. In-8 de 21 p. et 2 pl. chromo-lith. (Acad. Toulouse), 1873. — Reliquiæ pourretianæ, — In-8 de 149 p. avec le por- trait de Pourret et 1. pl. (Soc. des sc. phys. et nat. de Toulouse). 1874. 382 SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE BOTANIQUE — Deuxième excursion dans les Corbières orientales : Saint- Victor, le Col d’Estrem, Tuchan, Vingrau. In-8° de 42 p. (Acad. Toulouse). 1875. R TIMBAL-LAGRAVE et JEANBERNAT. — Du Polypodium vulgare L. et de l’hybridité dans les Fougères, In-8° de 11 p. (Acad. Tou- louse). 1876. TIMBAL-LAGRAVE (Ed.). — Note sur l’Hieracium Lavernellei Timb. et l’hybridité dans le genre AÆieracium. In-8 de 8 p. (Acad. Toulouse). 1876. TIMBAL-LAGRAVE, G. GAUTIER et E. JEANBERNAT. — L’A/lium moly et la flore francaise. In-8° de 6 p. (Soc. de bot. de Fr.). 1881. TIMBAL-LAGRAVE {Ed.) — Essai monographique sur les Bu- plevrum de la flore française. In-80. Fasc. 1, section Nervosa, 27 p. et.8 pl. Fasc. 2, p. 27 à 44, pl. 9 à 16. Fasc. 3, p. 45 à 54. (Acad. Toulouse). 1882, 1883 et 1884. — Note sur l’Alyssum montanum des Pyrénées. In-8° de 3 p. et 1 pl. (Soc. fr. de Bot., t. 2). Auch, 1884. — Note sur les Afriplex rosea L. et À. laciniata L. de la flore de Toulouse. In-8° de 3 p. (Soc. fr. de Bot.t.2). Auch, 1884. — Essai monographique sur les espèces du genre Scorzo- nera L. de la fiore francaise. In-8° de 16 p. (Acad. Toulouse). 1886. — Mémoires sur quelques hybrides de la famille des Or- chidées (Réimpr. de cinq mémoires publiés depuis 1853). In-8 de 50 p. avec 5 pl. (Soc. des Sc. phys. et nat. de Toulouse), 1887. TIMBAL-LAGRAVE et l'abbé Edouard Marcais. — Note sur le Lamium hirsutum Lamk.'et le L. maculatlum L. In-8°de6 p. (Soc. bot. de Fr.). 1887. — Plantes critiques, rares ou nouvelles. In-8 de 14 p. et 1 pl. (Soc. des sc. phys. et nat. de Toulouse). 1888. — Essai monographique sur les espèces françaises du genre Æeracleum. In-8° de 18 p. (Soc. fr. de Bot. t. 7). Auch, 1889. Voir : Gautier et Timbal, Jeanbernat et Timbal (Capsir, Llau- renti), Schéele. Toni (Dr Giov.-Batt. de). — Revisio monographica generis Geasteris Mich., etribu Gasteromycetum. In -8 de 25 p. et 2pl. (Revue mycologique). Toulouse, 1887. COMMUNICATIONS — NOUVELLES 383 Tont (de) et D' P. VoaiNo. — Notes ofnomenclature. In-8 de 2 p. (Journal of Botany, Londres). Venise, 1887. Toni (de) et David Levi. — Spigolature per la ficologia veneta. In-8° de 5 p. (Nuovo Giornale Bot. Ital.). 1887. — Collezioni botaniche : L’A/garium Zanardini In-8° de 144 p. avec un portrait en photogravure de Zanardini; Venise, 1888. TRABUT (D: L.). — D'Oran à Mécheria, notes botaniques et ca- talogue des plantes remarquables. In-8° de 36 p. Alger, 1887. VARRY. (J.). — Voir : Quincy, Gillot, Varry, ViGniAL. — Note sur ce qu’il estle plus indispensable de savoir en botanique. In-18 de 8 p.. Bordeaux, s. d. WALDNER (Henri). — Ueber europæische Rosentypen. In-4° de 56 p. avec 1 pl., Worms, 1885. ZETTERSTEDT (Hertha). — Musci ab J.-E. Zetterstedt relicti. In-8 de 4 pl. Jonkoping, 1886. SUPPLÉMENT ACKERMANN (Dr Karl). — Repertorium der Landeskundlichen Litteratur für den preussischen Regierungsbezirk Kassel. In-8° de 175 p. Cassel, 1884. — Bestimmung der erdmagnetischen Mklitiition von Kas- sel. In-80 de 12 p. S. I. n. d. Camus (J.). — Phyllosticia camusiana Sacc., Spec. nova. (Soc. dei Naturalisti di Modena) 1888. | HIsiNGER (Dr baron Ed.). — Puccinia Malvacearum Mont. hunnen till Finland (Botaniska Notiser) Lund, 1891. LE JoLis (Auguste). — Quelques notes à propos des « Plan- tæ europææ » de M. K. Richter. In-8° de 52 p. (Soc. des sc. natur, et math. de Cherbourg), 1891. — COMMUNICATIONS. — NOUVELLES PRESSES PORTATIVES POUR LA PRÉPARATION ET LA DESSICCATION DES PLANTES. — L'avantage des presses portatives, qui permet- tent aux botanistes de préparer leurs plantes immédiatement pendant les voyages ou excursions, èst incontestable. Cela est presque indispensable quand ils ont le bonheur d'explorer les ï bee 384 COMMUNICATIONS — NOUVELLES sites ravissants et les sommets des Alpes ou des Pyrénées pour y récolter ces petits bijoux du règne végétal qui se nomment Androsace, Pinguicula, Saxifraga, Soldanella, etc. Un appareil très pratique, et qui répond à toutes les exigences, est celui de M. Rich. Hennig, mécanicien de l'Université, à Erlangen (Bavière). Il se compose de deux treillis en fil de fer, de sorte que l’air chaud traversant le papier gris brouillard, les plantes séchent beaucoup plus vite et conservent leurs couleurs. Le bord est en fer fondu; au centre se trouvent deux vis sans fin, opposées l’une à l’autre sur une barre de fer, auxquelles on adapte les deux petites cordes avec lesquelles on exerce à vo- lonté une pression plus ou moins forte. A côté de ce modele d’excursion, M. Hennig en a construit un autre plus lourd et plus massif, où le treillis métallique est remplacé par des plaques en fer blanc perforées. Le modèle d’excursion ne pesant que 1 kilog 500, tout en pouvant contenir 5 à 6 mains de papier gris, se place aisément sur un havresac. Le format de ces presses est de 25X40 cm; le prix, avec emballage, 6 fr. 85 pour la presse d’excursion, et 7 fr. 50 pour l’autre modèle. On peut aussi se procurer des presses d’excursion du format de 40*X50 em. M. P. Dangeard a été nommé Maitre de conférences de bota- nique à la Faculté des sciences de Poitiers. — Dans le dernier Bulletin de la Société botanique de France, M. le Dr Ed. Bornet donne des nouvelles de M. P. Maury : « Nous sommes heureux de pouvoir rassurer les nombreux amis de M. Paul Maury, parti pour le Mexique au mois de mars de l’an dernier et dont l’absence prolongée de nouvelles avait fait naître de sérieuses inquiétudes. On nous a communiqué divers numéros, du mois de mai de cette année, d’un journal français « Le Trait d'union », de Mexico, dans lequel M. Maury publie des Notes de voyage fort intéressantes sous la rubrique : À {ra- vers la Huasteca ; c’est un récit de pérégrinations faites en mars dernier dans la province de ce nom, pour en étudier la flore en qualité de membre de la Commission géographico- exploratrice du Mexique. Nous sommes persuadé que notre jeune compatriote, si, comme nous l’espérons, les forces ne trahissent pas son ardeur, saura s'acquitter avec un plein succès dé la mission scientifique qui lui est confiée. » 4 « ë Far PL à COMMUNICATIONS. — NOUVELLES 385 ELECTIONS DU CONSEIL POUR 1892 Les listes régionales des membres de la Société et les enve- loppes destinées à renfermer les bulletins de vote sont encartées dans ce numéro. Nos collègues sont priés de nous envoyer le plutôt possible : 1° Leur vote pour l'élection d’un membre du Conseil en choi- sissant un nom, chacun dans la liste de sa région. Les membres sortants du Conseil sont rééligibles. 20 L’indication de leur spécialité : Phanérogames, Cryptoga- mes, Mousses, Algues, Lichens, Champignons, avec la mention echange, S'il y a lieu. Cétte recommandation concerne surtout nos nouveaux collègues ; 3° Leur vote pour la région explorer pendant la session d’aout 1892. Comme nous l’avons dit, trois propositions ont été faites à ce sujet à la session dernière et les membres de la réu- nion ont décide de consulter la Société. Nous indiquons ci-des- sous la situation péographique des localités proposées. Le dépouillement des votes se fera le 27 decembre. Le numéro de janvier paraitra dans les premiers jours du mois; le numéro 108 (décembre 1891), contenant le compte-rendu de la session de 1891 ne pourra être publié qu’à la fin de janvier ou en février. RÉGIONS PROPOSÉES POUR LA SESSION DE 1892 Aæx-les-Thermes (Ariège). — Cette ville, située à 700 m. d’al- titude, au pied des Pyrénées de la haute Ariège et de l’'Andorre, offre toutes les ressources désirables ; elle est entqurée de mon- tagnes de 2 à 3000 mètres. Pour éviter des pertes de temps et des fatigues inutiles, on pourrait facilement passer plusieurs jours dans la montagne où se trouvent à une altitude élevée des villages importants. ; Le Reculet (Ain). — L’exploration de la partie du Jura fran- çais comprise entre les vallées de la Valserine et du Journan renferme plusieurs localités classiques intéressantes : le col de la Faucille, le Colombier de Gex, le Reculet (1720 m.) qui ne le cède que de 3 m.àson voisin, le Crêt de la Neige, point culminant de la chaîne : ces montagnes dominent le lac de Genève. Saint-Martin-Lantosque (Alpes-Maritimes). — A trois quarts d'heure de marche de la frontière italienne et à 950 m. d’alti- tude, Saint-Martin-Lantosque est à 59 kilom. au nord de Nice (huit heures de voiture). Les localités connues du col de Fenes- tre, de Tende, etc., situées sur le territoire italien, n’en sont Rev, S. Fr. Bot. VIII (1 novembre 1891) 25 386 COMMUNICATIONS. — NOUVELLES pas éloignées ; sur le territoire français on ne manquerait pas de montagnes de 2000 à 2500 m. à explorer. MOUSSES DES ILES AUSTRO-AFRICAINES, — M. Renauld tient à la disposition des amateurs plusieurs collections de mousses des îles austro-africaines comprenant un assez grand nombre d’es- pèces nouvelles. Trois fascicules de 50 espèces chacun sont prêts, un quatrième en préparation. Prix du fascicule, 15 fr. — S'adresser à M. F. Renauld, commandant du Palais à Monaco. PLANTES DE L'EUROPE MÉRIDIONALE. — Signalons à nos confrè- res la publication du nouveau catalogue de M. Elisée Reverchon; nous n’avons pas à faire ici l'éloge des exsiccatas si renommés de ce zèle botaniste qui a enrichi la flore de l’Europe méridionale de tant de nouvelles découvertes, il nous suffira de dire que son nouveau catalogue, outre les listes de Corse, Sardaigne, Crète et France, contient les récoltes de 1887 à 1890 en Espagne et aussi celles de 1891 dans les environs de Ségorbe, province de Valence. Nous y remarquons : Alsine Pavi Willk. sp. nov. — Alyssum hispidum Losc. et Pard.— Artemisia fruticosa Asso.— Art. herba-alba Asso.— Buf- fonia valentina Pau.— Campanula dichotoma L.— Centaurea Pavi Lose. — Cytisus patens L.— Delphinium Loscosïi Costa. — Dian- thus catalaunicus Pourr. — Digitalis obscura.— Erythæa Barre- lierijBoiss. — Euphorbia polygalæfolia Boiss. — Festuca scaber- rima Lge.—F. scoparia Kern., Hack. — Galium valentinum Lge. — Helianthemüm asperum Lge.— Hieracium anchusoides Arv.T. — Hypericum ericoides.— Leontodon carpetanus Lge.— Marru- bium supinum L.— Mathiola lunata DC. — Mentha rotundifolio X aquatica Pau.— Micromeria marifolia Bth.— Panicum eruci- forme Sibth.— Peucedanum hispanicum Willk.— Poa flaccidula B. R. — Sisymbrium crassifolium Cav.— Teucrium aragonense Lose. — T. buxifolium Schreb. — T. dentatum Porta et Rigo. — Thymus æstivus Reut. etc., etc. Notons surtout : Alsine Pavi Wilik., nouvelle espèce dédiée à M. Charles Pau, de Ségorbe, et deux nouvelles espèces pour la flore d'Espagne : Hieracium anchusoides Arv.-Touv.,et Pani- cum eruciforme Sibth. Pour recevoir le fascicule complet de sa nouvelle récolte, ou ses plantes au choix, s'adresser directement à M. Elisée Rever- chon, à Bolléne (Vaucluse). PRMNCES NOUMVEBELES RARES OU PEU COMMUNES DE L'ORNE RÉCOLTÉES A AUTHEUIL OU AUX ENVIRONS Par M. F. LANDE Je crois inutile de faire la description de la partie du départe- ment de l’Orne où j'ai récolté les plantes énumérées ci-après. Il suffira au lecteur de jeter les yeux sur la carte d'état-major de Mortagne (n° 63); Autheuil se trouve à 12 kilomètres nord- est de ce chef-lieu d'arrondissement et à 800 mêtres sud de la route nationale de Paris à Brest. Les localités que je cite le plus souvent se trouvent plus au sud, vers la limite des communes d’Autheuil et de Feings, c’est sur cette dernière que se trouvent les bois du Valdieu. La rivière Commauche est celle qui sépare au nord la commune d’Autheuil de celle de Tourouvre et à l’est de celle de Malétable. Le sol des collines qui bordent cette val- lée et les vallons adjacents est presque entièrement formé par des sables siliceux, elles sont boisées, couvertes de bruyères ou de cultures ; le sol des plateaux qui les couronnent est plus ou moins argileux, sans trace de calcaire là où la culture ne l’a point modifié en y répandant de la marne ; mais comme ce der- nier cas est très fréquent, il arrive que des plantes très commu- nes autrefois se trouvent aujourd'hui localisées ; tel estle cas du Chrysanthemum segetum L; tandis que d’autres, comme le Melampyrum arvense L., se rencontrent maintenant dans ces terrains devenus calcaires. PHANÉROGAMEEZE RENONCULACEES Myosurus minimus L. — AC. — Moissons et bords des chemins dans les terrains humides. 388 F. LANDÉ Ranunculus sceleratus L. — Autheuil, mares de la Basse- Véronniere. Ranunculus philonotis L. — CC. — Champs humides. Aquilegia vulgaris L. — Autheuil, coteaux boisés de la Renardière. CRUCIFÈRES Barbarea intermedia Bor. — C. — Champs argileux, humi- des et contenant du calcaire. Cardamine amara L. — Tourouvre, Autheuil, bords de la Commauche. VIOLARIÉES Viola meduanensis Bor. — Autheuil, lieux cultivés. CARYOPHYLLÉES Dianthus prolifer L. — Autheuil, dans un champ près de la Haute-Véronnière (8 juin 1890). Lychnis diurna Sibth. — AC. — Feings, lieux humides, près des ruisseaux et des rivières. LINÉES. Linum angustifolium Huds. — Coteau sec près de la Haute- Véronniere (novembre 1886). OXALIDÉES Gxalis stricta L. — CC. — Lieux cultivés. PAPILIONACÉES Trifclium repens var. phyllanthum DC. — Autheuil, sur l'argile, au bord de la mare de la Haute-Véronnière. Obs. — Cette variéte ne figurant pas dans la flore de la Nor- mandie, voici la description que j'en ai faite sur le vif. — Tige glabre, rampante, plus robuste que dans le type, longue de 25 à 30 centiinètres. Feuilles longuement pétiolees, à folioles-ovales arrondies, grandes où moyennes, entières ou légérement denti- culée: sur le contour. Capitules allongés, portés sur de longs pédoncules : fleurs blanches également plus grandes que dans le ype, sur des pédicelles longs dressés,les inférieurs seulement un peu plus courts et légèrement réfléchis après la fioraison (juillet 1891). PLANTES DE L'ORNE 389 Trifolium rubens L.— À ma connaissance, cette plante n'avait pas encore été trouvée en Normandie quand je l’ai rencontrée à Autheuil, le 17 juillet 1891, dans un champ en friche depuis peut” être une quinzaine d’années, au pied d’un coteau siliceux, près du hameau de la Haute-Véronnière. Voici la description que j’en ai faite. — Tige radicante à la base, redressée, glabre, haute de 40 centimètres environ. Feuilles inférieures alternes, pédoncu- lées, les supérieures opposées, sessiles ou presque sessiles ; folioles oblongues, obtuses, denticulées sur tout le contour ; stipules inférieures moyennes, à partie libre lancéolée, les supé- rieures dilatées. Deux capitules terminaux pédonculés sortant de l’aisselle des feuiiles supérieures, cylindriques, de 4 à 6 cen- timètres de long sur 2 de diamètre. Fleurs purpurines. Calice à 20 nervures, dents sétacées velues, l’inferieure plus longue. - Souche vivace. — Floraison juillet. Lathyrus nissolia L. — C. — Terrains calcaires, Feings, Villiers-sous-Mortagne. ONAGRARIÉES Epilobium spicatum Lam. — Autheuil, coteaux boisés pres de Commauche. LYTHRARIÉES Lythrum hyssopifolium L. — C. — Champs humides. RUBIACÉES Galium saxatile L. — Coteaux pierreux, Valdieu, Autheuil. DIPSACÉES Dipsacus pilosus L. — PC. — Bords de la Commauche. COMPOSÉES Senecio jacobæus L. var. flosculiflorus Lande.— Cette nou- velle variété que j'ai trouvée à Autheuil au mois de juillet 1890, dans le pied d’une haie près du hameau de la Haute-Véronnière en compagnie de la plante type. s'en distingue nettement par ses anthodes entièrement dépourvus de rayons ligules. Inula britannica L.—Lieux humides. — Autheuil, près de la Renardière et aux environs de Commauche. Gnaphalium dioicum L. — Autheuil, bruyères de la Renar- dière. 390 F. LANDE LOBÉLIACÉES Lobelia urens L. — PC. Feings, bords des fossés près du Grand Boulay. ERICACÉES Pyrola minor L. — PC. — Bois du Valdieu; Autheuil, bois de la Tessonnière. GENTIANEÉES Gentiana pneumonanthe L. — PC. — Près marécageux près de Commauche (Autheuil). BORRAGINÉES Myosotis versicolor Roth. — CC. — Lieux cultivés, pelou- ses montueuses. SCROPHULARIÉES Veronica acinifolia L. — Très commun à Autheuil dans les lieux cultivés des terrains siliceux. LABIÉES Scutellaria galericulata L. — Autheuil, bords des fossés près de Commauche. Scutellaria minor L. — Feings, lieux marécageux près de la localité ci-dessus. Stachys germanica L. — C. — Pied des haies, bords des chemins. PRIMULACÉES Lysimachia nemorum L. — PC. — Bois du Valdieu près l'étang du Moulin de Paille. THYMELÉES Daphne mezereum L — PC. — Çà et là dans les haies et les bosquets humides. 0 ORCHIDÉES Orchis maculatus L. — CC. — Prairies. Obs. — J'ai trouvé à Autheuil dans les prairies, près de la Basse Véronnière, une forme de cette espèce avec les caractères PLANTES DE L’'ORNE 391 différentiels suivants. — Labelle plus étroit, ponctué de pourpre suivant deux lignes parallèles (avec des points intermédiaires) partant de sa base et aboutissant près de la pointe des lobes ja- téraux; ceux-ci au lieu d’être plans ou pliés en dessous, sont concaves ; le lobe moyen est réduit à une simple pointe recour- bée en dessous. Les pétales extérieures sont aussi plus verdà- tres et taches de pourpre. Ces différences sont tellement sensibles qu'en rencontrant cette plante je l’aurais prise pour une espèce distincte si ses feuilles légèrement tachées de brun et ses tubercules palmés ne m'eussent rappelé l’Orhis inaculatus. Orchis laxifiorus Lam. — AC. — Prés humides. Orchis ustulatus L.— PC. — Prairies contenant du calcaire. Orchis coriophorus L.— TC. — Prés argileux. Orphrys apifera Sm. — C.— Çà et là dans les prairies et sur les pelouses. Cephalanthera grandiflora Bab. — Feings, dans un pré humide, près de Commauche (Autheuil). Neottia nidus-avis Rich. — Autheuil, coteaux boisés près de la Renardière. Spiranthes autumnalis Rich. — PC. — Çà et là dans les prés et sur les pelouses au bord des chemins. LEMNACÉES Lemna polyrhiza L. — Autheuil, mare de la Basse Véron- nière. Lemna gibba L. — Autheuil, mares de la Haie-Chatel et de la Tessonnière. | CYPÉRACÉES Eleocharis palustris Br. — AC. — Lieux humides, bords des fossés et des mares. Abondant dans ses stations. GRAMINÉES Digitaria sanguinalis Kœl. — R. — Autheuil, sur un coteau siliceux, près la Haute-Véronnière (août 1890). Chamagrostis minima Bork. — C. — Terrains sableux, murs. Nardus stricta L. — Feings, prairies marécageuses entre les bois du Valdieu et Commauche fAutheuil). 392 ___ F. LANDE CRYPTOGAMES FOUGÈRES Ceterach officinarum C. Bauch. — PC. — Vieilles murail- les. — Malétable, Mortagne. MUSCINÉES N’étant encore que fort peu au courant de la détermination des mousses et des hépatiques foliacées, je me contenterai de citer comme fait, la découverte du Riccia ciliata Hoffm. J'ai trouvé cette hépatique à Autheuil au mois de septembre 1891, dans un endroit frais et ombragé d’un jardin, à la Haute-Véron- nière, en très petite quantité et croissant en compagnie du R. glauca, dont il était facile de la reconnaître par sa couleur non glauque et surtout par ses lobes bordés de longs cils. LICHENS Usnea barbata var. articulala Ach. — Autheuil. — PC. — Sur les arbres dans les lieux cultivés. Evernîia prunastri Ach. — Fructifie assez communément dans les bois du Valdieu, trouvé également à Autheuil. Parmelia perlata Ach. — Trouvé fructifié dans les bois du Valdieu, entre la route de Feings et l’ancienne abbaye. Parmelia caperata Ach. — Fructifie sur les arbres dans les bois du Valdieu. En terminant cet apercu de mes observations sur la Flore d’Autheuil et des environs, la reconnaissance me fait un devoir d'adresser mes plus affectueux remerciements à M. l'abbé H. Olivier, mon excellent maître, le savant auteur de la Flore des Lichens de l'Orne, pour la bienveillance avec laquelle il m’a encouragé dans l'étude de la botanique et pour toutes les marques d'intérêt dont il n’a jamais cessé de me combler. Autheuil, le 3 novembre 1891. PORT 2e et" NOTES BRYOLOGIQUES LES ILES AUSTRO-AFRICAINES Par M. Ferdinand RENAULD (suITE) (1) Leucoloma ambreanum Ren. et Card., n. sp. Voisin du Z. sinuosulum C.M. de Maurice et Bourbon; en dif- fère par sa taille plus faible, ses feuilles plus petites, étroites à la base, par le margo moins large, par les cellules plus petites, plus obscurcies par les papilles, les #nférieures restant courtes. Hab. montagne d'Ambre près Diego Suarez (Madagascar). Leg. Cap. Chenagon. Campylopus Cambouei Ren. et Card., n. sp. Cette espèce, voisine du C. brachymastyx C.M. de Maurice, s’en distingue par les tiges non ou peu tomenteuses, par ses feuilles canaliculées seulement à la pointe, à nervure moins large, par ses cellules alaires kyalines et non brunes et par ses cellules moyennes plus grandes ovoîdes ou obliquement rhom- bées, tandis qu'elles sont rectangulaires et disposées en séries droites dans le C. brachymastyx. C. M. Hab. sur les bords du lac d'Ambohipo (Madagascar). Leg. Rev. Camboué. | Leptotrichum madagassum Ren. et Card., n. sp. Diffère des ZL. Boryanwm Besch. de Bourbon et ZL. pallidum Hpe d'Europe par ses feuilles moins longuement subulées, par son pédicelle plus court, sa capsule plus étroite et les dents du péristome plus courtes, d’un pourpre plus fonce. Hab. sur les bords du lac d’'Ambohipo (Madagascar). Leg. Rev. Camboué. Syrrhopodon(Æusyrrhopodon) spiralis Ren. et Card., n. sp. Voisin du S. apertlifolius Besch. de Maurice et du S. glauco- phyllus Ren. et Card. de Bourbon, en diffère par ses feuilles plus (1) Voir plus haut p. 209 (mai 1891) et p. 289 (juin 1891). 394 F. RENAULD longues dressees, raides et tordues en spirale à l'état sec, tron- quées au sommet, nullement crispées, et par un port plus élancé. Hab. Ambositra (Madagascar). Leg. Rev. Soula. Syrrhopodon (Æusyrrhopodon) hispido-costatus Ren. et Card., n. sp. Bien distinct du S. glaucophyllus R. et C. et espèces affines par les feuilles presque planes, à base hyaline plus courte (1/3 de la longueur), par le margo plus large (5-6 séries de cellules) et par la nervure hérissée à la face ventrale de dents spinescen- les etalées aïgues parfois, bi-trifurquees au sommet. Ne peut d’ailleurs être confondu avec le S. Sullivantii Dz. et M. de Java dont les feuilles sont dépourvues de margo. Hab. Diego-Suarez (Madagascar) sur les troncs pourris, où il croit par tiges éparses très petites. Leg. Chenagon. Syrrhopodon (Eusyrrhopodon) graminifolius Ren. et Card., n. sp. Croit comme le précédent par tiges éparses très petites et en diffère par les feuilles beaucoup plus longues à base hyaline plus courte (1/4 ou 1/5 de la longueur) puis longuement linéai- res graminiforimes, à bords paraliètes, et par les cellules chlo- rophylleuses à papilles plus fines, non festonnées. Hab. Beanga (Ste-Marie de Madagascar). Leg. Rev. Arbogast. Syrrhopodon (Orihotheca) sparsus Ren. et Card., n. sp. Très petite espèce bien caractérisée par ses feuilles garnies de lamelles sur les bords, par sa nervure dilatée en chapiteau au sommet et lamellifère sur la face ventrale. Elle ne peut être confondue avec aucune autre espèce de la région. Hab. sur les troncs pourrissants à Diego-Suarez (Madagascar). Leg. Chenagon. Leucobryum Perroti Ren. et Card., n. sp. Caractérisé par ses feuilles flexueuses-subsecondes, longues de 6-8 mill. lancéolées longuement acuminées, condupliquées dès la base, largement marginées de la base au milieu (8-12 sé- ries de cellules très étroites). Tissu formé de deux couches de cellules, les basilaires rectangulaires allongées. Diffère du L. Isleanuin Besch. par les feuilles plus longues, flexueuses. Hab. grande forêt à l’ouest de Mahambo (Madagascar). Leg. Perrot frères. BRYOLOGIE DES ILES AUSTRO-AFRICAINES 395 Leucophanes angustifolium Ren. et Card., n. sp. Diffère du L. Rodrigquezii C. Müll. de Bourbon par ses touffes lâches non bombées, ses tiges plus courtes, ses feuilles etroëtes finement acuminees aiguës, à nervure excurrente, distincte- ment dentées dans la moitié supérieure et par le margo relati- vement plus large. Hab. Bourbon. Leg. Rev. Rodriguez. Macromitrium Soulae Ren. et Card., n. sp. Analogue comme port au M. undalifolium C. M. de St-Thomé, qui croit aussi à Ambositra, mais en diffère au premier abord par ses feuilles plus larges, non dentées, simplement crénelées dans la partie supérieure, par les papilles basilaires arrondies peu saillantes et par les cellules supérieures du double plus grosses, très distinctes et peu papilleuses. Hab. Ambositra (Madagascar). Leg. Rev. Soula. Schlotheimia conica Ren. et Card., n. sp. Diffêre du S. paæochlora Besch., dont il n’est peut-être qu'une race régionale par son habitat saxicole, par ses tiges fastigiées très radiculeuses et surtout par la coiffe plus grande, réguliè- ment conique à sommet oblus non apicule, faiblement papil- leuse à papilles arrondies peu saillantes. Hab.sur les rochers aux environs de Tananarive (Madagascar). Leg. Reg. Camboué. Schlotheimia bursata Ren. et Card., n. sp. Diffère de la plante de Bourbon publiée par M. Bescherelle sous le nom de S. fornicata Duby par les rameaux plus gonflés, par les feuilles très serrées, änbriquees, non tordues en spirale, plus grandes et plus profondément creusées en capuchon au sommet et surtout par le pédicelle constamment plus court (6-7 mill.). Hab. Maurice : Curepipe. Leg. Rev. Rodriguez. Bryum appressum Ren. et Card., n. sp. Se distingue des 2. nanorrhodon C.M. de Maurice et B. ho- maloboltax C.M. de Madagascar par les feuilles apprimées fles comales non étalées), révolutées presque jusqu'au sommet. Le margo est plus étroit que celui du Z. nanorrhodon CM. qui est composé de 5-6 séries de cellules plus allongées. Le B. ho- mälobolax C.M. que Karl Müller classe dans les Rhodobryum a les feuilles comales étalées flexueuses, tordues à l’état sec. 396 F. RENAULD Hab. Ambositra (Madagascar). Leg, Rev. Soula. Bryum spinidens Ren. et Card., n. sp. Voisin du B. Auberti Schwgr. de Bourbon, dont il diffère es- sentiellement par son inflorescence dioïque et ses fleurs mâles discoïdes. Les feuilles étalées et même recourbées en dessous sont aussi plus longues, plus fortement dentées spinescentes, plus finement acuminées, à nervure plus longuement excur- rente. Hab. Fianarantsoa (Madagascar). Leg. Dr Besson. Webera decurrens Ren. et Card.,n. sp. Analogue par le portau W. annotina Schwgr. d'Europe. S'en distingue par ses tiges très grêles, flexueuses, par ses feuilles plus brièvement acuminées, entières ou obscurément sinuolées au sommet, {rès longuement décurrentes (la partie décurrente occupant tout Fentre-nœuds) à nervure disparaïssant vers les 3/4. Hab. Fianarantsoa (Madagascar). Leg. D" Besson. Hildebrandtiella longiseta Ren. et Card.,n. sp. Belle espèce bien caractérisée et distincte de tous ses congé- nères par le périchèze {rés allonge et la capsule portée sur un long pédicelle. Hab. Diego-Suarez (Madagascar). Leg. Chenagon. Papillaria læta Ren. et Card., n. sp. Caracterisé par ses touffes d’un vert gai ou glaucescent, par sa tige rampanle, non pendante, par ses rameaux courts, ses feuilles non imbriquées à l’état sec, mais dressées-flexueuses, rapidement contractées au-dessus de la base en un long acu- men sinuolé. Ne peut être confondu avec aucune autre espèce de la région. Hab. Diégo-Suarez (Madagascar). Leg. Chenagon. Pilotrichella Grimaldii Ren. et Card., n. sp. Voisin du P. leptoctada C. M. de St-Thome et de P. imbrica- tula C. M. de Madagascar et du Kilimandjaro; s'en distingue par ses touffes vertes, par ses feuilles obscurément auriculées, non scarieuses, par les folioles périchétiales de forme différente et la capsule longuement exserte. Hab. Diego-Suarez (Madagascar). Leg. Chenagon. Leucoloma albo-cinctum Ren. et Card., n. sp. C# BRYOLOGIE DES ÎLES AUSTRO-AFRICAINES 397 Voisin du Z. sinuosulum C.M. de Maurice et Bourbon ; en dif- fère par ses feuilles dressees, plus étroites et enroulées dès au- dessus de la base, par le margo scarieux relativement plus large, formé de 15-20 et parfois de 25 séries de cellules, par les cellules alaires plus grandes, très colorées, par l’acumen plus aigu, hérissé de 3-4 grandes dents au sommet et par les pa- pilles plus grandes mullifides de la face dorsale. Hab. forêt d’Alakaty (Madagascar). Leg. Perrot, frères. Campylopus Bessoni Ren. et Card. n. sp. A d’étroits rapports avec le C. xispidus Ren. et Card., par ses caractères intimes, mais s’en distingue par un port tout diffé- rent, plus élance, par ses touffes compactes d’un vert foncé à la surface, noires en dedans, par ses tiges fastigiées longues de 4-7 centimètres, par ses feuilles presque toutes cassees à la pointe, les supérieures seules munies d’un poil hyalin plus court. Hab. Lieux humides à Fianarantsoa (Madagascar). Leg. Dr Besson. Lepidopilum diversifolium Ren. et Card., n. sp. Voisin du L. Darultyi Sch, de Maurice ; en diffère par la taille plus humble et par les feuilles aiguës, très heleromorphes ; elles sont plus ou moins asymétriques, ovales-lancéolées ou acinaci- formes, à nervures simples ou doubles excentriques, inégales, dépassant le milieu. Hab. Diego Suarez (Madagascar). Leg. Cap. Chenagon. Cryphæa (Acrocryphæa) subintegra Ren. et Card., n. sp. Diffère du C. exigua C. M. du Cap par la forme ovale des feuilles et de la capsule et par la coiffe scabre. Les feuilles des jets stériles sont ovales entières, celles des rameaux fertiles plus longuement acuminées entières ou sinuolées. Hab. Ampérifery (Madagascar). Leg. Campenon. Pilotrichella longinervis Ren. et Card., n. sp. Espèce caractérisée par ses tiges rampantes, ses rameaux espacés, courts, pennés, ce qui lui donne le faciès d’un Poro- trichum. Feuilles caulinaires largement ovales subcunéiformes, un peu retrécies et arrondies au sommet parfois émarginé, puis terminé brusquement par un court apicule, nerviees au delà des 3/4; feuilles raméales auriculées à la base, involutées du 398 F. RENAULD milieu au sommet, denticulees sur tout le contour, à nervure atteignant presque le sommet. Hab. forêt d’Alakaty (Madagascar). Leg. Perrot, freres. Fabronia Campenoni Ren. et Card., n. sp. Diffère du F. pusilla d'Europe par ses feuilles plus étroites et plus longues, munies de dents subeiliformes, sa nervure plus longue et ses cellules plus allongées. Se sépare du F. sallis- graticæ Hpe. du Cap, par ses feuilles subciliées et non simple- ment denticulées. Hab. Amperifery (Madagascar). Leg. Rev. Campenon. Fabronia fastigiata Ren. et Card., n. sp. Parait très voisine du F.vallis-gratiæ Hpe. du Cap, et a, comme cette espèce, ies feuilles simplement et parfois faiblement denti- culées ; elle s’en distingue par un port plus robuste, par les ra- meaux dresses, fastigies, par les feuilles denses, dressees, im- briquées, nullemeut homotropes, un peu plus larges à la base, à pointe piliforme plus courte, et par le pédicelle plus long, Les cellules de la membrane capsulaire sont rectangulaires, à parois fortement ondulées et non irrégulières, comme dans le F. pu- silla d'Europe Hab. Fianarantsoa (Madagascar). Leg. Dr Besson. Entodon Felicis Ren. et Card., n. sp. Diffère des E. madagassus C. M. et E. Rutenbergii C. M. (peu distincts l’un de l’autre), par ses tiges régulièrement 1-2 pennées, par son faciès 720 comprime, par ses rameaux julacés à feuilles imbriquées subcochléariformes, faiblement denticulées. Distinct de l'Æ. rofundifolius C. M. du Kilimand- jaro par sa ramification régulièrement. pennée et bipennée, et par ses feuilles denticulées au sommet. Hab. Fianarantsoa (Madagascar). Leg. Rev. Félix, Dr Besson. Raphidostegium Perroti Ren. et Card., n. sp. Parait voisin du À. trachypyxis C. M. de Madagascar qui a aussi le pédicelle et la capsule tuberculeux. En différe (e des- criptione), par les feuilles ondulées aux bords, contractéesen un acumen loriforme assez long, par les cellules munies au milieu d'une papille unique très grosse, enfin par le tissu dense, épais des fol. périchétiales. Hab. Madagascar à Mahambo (Perrot, frères). Tamatave (Rev. Rodriguez). Let RS CUT PPT NS PU te C4 L'CR Ut V7 AN D rA ” AD L'auteur prou- ve enfin que ni /issa ni Buda ne représentent exactement la notion actuelle du genre Spergularia et conclut à leur dispa- rition définitive. Un troisième chapitre a pour titre Agrostis et Spergula. Les auteurs contemporains adoptent unanimement la dénomination d'Agrostis vulgaris Withering (1796), malgré la description que Linné avait faite auparavant de cette plante sous le nom d’Agros- lis capillaris. Pourquoi cette violation de la tradition linnéenne ? Quelen est l’auteur? C’est ce même Smith qui pourtant, quelques années plus tard, avait le bon esprit de repousser les innovations inu- tiles de Salisbury à propos de Nimphæa. En révisant l’herbier de Linné, Smith constata que dans la feuille portant l'étiquette Agrostis capillaris se trouvait non pas la plante que tous les botanistes appelaient alors de ce nom, mais une variété de celle- cique Linné n’a jamais décrite. D’après les enseignements de Linné, tous les botanistes nommaient Capillaris notre vulgaire Agrostis, cependant Smith passa outre; et, donnant plus de valeur à l'étiquette d’herbier au’à la tradition, il maintint le nom d'A. capillaris à cette variété de la péninsule ibérique. Et cependant lorsque Linné affirme que sa plante vit dans les prés de l’Europe, il est clair qu’il ne s’agit pas d’une plante localisée en Portugal et en Espagne. Au reste, cette discussion n’a pas pour but de rétablir la déno- mination linnéenne ; au contraire, il faut conserver l’appellation de Withering, quoique plus récente, puisqu'elle est maintenant précise et universellement adoptée. M. le Dr Saint-Lager prend occasion de rappeler que l’herbier du botaniste suédois, 404 BIBLIOGRAPHIE mal arrangé, mutilé,ne peut servir à aller à l’encontre des affirmations et des indications de son auteur. Il serait absolument inutile, pour ne rien dire de plus, de vouloir sous un pareil prétexte changer le nom d'A. vulgaris en À. capillaris; de même n'est-il pas nécessaire, parce que le Spergula Morisonii seul croît en Suède, de lui donner le nom de S. pentandra L. pour appeler celui-ci S. Borœæi, ainsi que le proposait Timbal-Lagrave. Ce sont là des changements nuisi- bles à la clarté du langage ei par conséquent contraires à lesprit de la loi qui régit la nomenclature. L. CHEVALLIER. Considérations sur le polymorphisme de quelques espèces du genre Bupleurum, par M. le Dr Saint-Lager. In-8° de 24 p. (Soc. bot. de Lyon). Tirage à part, Paris, 1891. « Notre but », dit l’auteur dans la première partie, « n’est pas « de démontrer seulement le polymorphisme de quelques Bu- « plèvres, mais aussi, par extension, celui d’un grand nombre « d'espèces végétales ». C'est donc un exemple qu'il donne à suivre pour traiter les sujets similaires. D’après lui, les B. odon- titles L., aristatum Bartling, opacum Lange, sont trois formes d’un même type spécifique, et telle est son appréciation au point de vue de la definition de ces formes. 1° B. aristatum DC., Gren. Godr. et plerique auct.; Bartling p. p.; — B. odontiles L. et pleriq. auct. antè annum 1824 ; — B. odontites var. opacum Cesati, 1837 ; — B. opacum Lange, 1880. — Répandu dans le sud de l’Europe. 20 B. breviinvolucratum ; —B. aristatum Bartl. p. p.; Lange, Timbal-Lagrave ; — B. aristalum var. & Bertoloni; — var. ê Gussoniti Arcangeli. — Forme spéciale au sud de l’Autriche. 3° B. longipedicellatum; — B. odonlites L. p.p. Sp. plant.; — B. odontites L. sensu stricto, suad. Bartl., 1824; — B. Fonta- nesti Caruel. De même le 2. alpigenum Jord. est la forme des montagnes du 2. falcatum. Le B. petrœum est la forme des montagnes calcaires ; B. stellatum, celle des hautes montagnes siliceuses, remplacée dans les Pyrénées par le B. angulosum. En plus les B.australe, Columnæ, protractum, sont des formes méridiona- les des B. junceum, tenuissimum, rolundifolium. Dans la deuxième partie, qu’il appelle la partie ingrate de sa < BIBLIOGRAPHIE 405 tâche, le Dr Saint-Lager traite la question de nomenclature. Il est en désaccord avec MM. Lange, Timbal-Lagrave et Rouy. Ces trois auteurs, considérant que la plante représentée par Reichenbach sous le nom de B. aristatum Bartling, à la plan- che 47 des Zcones fior. Germ. et Helr., est la forme à court in- volucre particulière aux montagnes des provinces méridionales de l'empire d'Autriche et des Balkans, ont donné un autre nom à la forme à long involucre et ils ont adopté celui de B. opacum. Parune suite de citations de Dalechamps,de Colonna,de Bauhin, l’auteur démontre la fausseté de la tradition suivant laquelle Linné n’aurait pas connu le Ruplèvre à courts pédicelles, mais seulement la forme orientale Zongipedicellatum. Ce n’est en effet qu’à partir de 1824, époque de l'apparition du B. aristatuin Bartl., qu’on rencontre la restriction du sens attribué à l’appel- lation B. odontiles L. Or, il est invraisemblable que Linné n'ait pas connu la forme à long involuere ; d’ailleurs le texte du Spe- cies plantarum, 2° éd., prouve parfaitement que Linné connais- sait deux formes du B.'odontiles, le longipedicellatuin, et le B. aristaturm Bartl. Quand on s'appuie sur l'étiquette de l’herbier de Linné accompagnant le Buplèvre à longs pédicelles, on ne prouve rien, ainsi que l’a maintes fois fait remarquer l'auteur, puisque cet herbier est fort sujet à caution. Le texte seul fait foi. Cet argument écarté, reste à savoir quel nom donner au Buplèvre à involucre et involucelle courts. Si M. Lange a fidè- lement interprété le texte de Bartling, il s'appelle B. arista- tum ! et notre forme du Midi prendra un autre nom. Mais l’au- teur, ne se fiant pas outre mesure aux citations, a voulu voir lui- même ce texte publié dans les Beitraege ‘zur Botanik. Or, de ce texte il conclut que Bartling n’a eu d'autre intention que de séparer son B. aristatum (sous les deux états elatius et humile) du B. odontites L. dont il a restreint la signification; qu’en second lieu les citations des ouvrages de Haller, Sprengel, etc., démontrent que Bartling ne séparait pas spécifiquement la forme à long involucre du B. breriinvolucratum, que d'ailleurs les caractères attribués par Bartling à son B. aristatum appartien- nent à la forme principale aussi bien qu'à la race locale du sud de l’Autriche. Enfin, suivant Bartling les formes du groupe aristatum sont spécifiquement distinctes des formes du groupe odontiles. Il est donc bien établi que la description de cet auteur s'applique aux 406 BIBLIOGRAPHIE deux formes du B. aristatum qu'il n’a pas voulu distinguer ex- plicitement. Les botanistes qui voudront donner complète satis- faction à leur amour de la précision remplaceront le nom de Bartling par celui de Bertoloni. Ils auront ainsi le B. odontites Baril. et le B. aristalum Bertol. Quant à l’appellation B. opa- cum, elle ira rejoindre l’inutile Globularia Willkoïmmit. LG; Herborisations dans le Morvan pendant l’année 1890, par M. le Dr Gillot. In-8° de 32 p. (Bull. de la Soc. d'hist. nat. d'Autun, tome IV), 1891. Un bref aperçu géographique et géologique, ainsi que l’indi- cation sommaire de la flore forestière donne une idee de l’en- semble de la région. La partie explorée dans une première herborisation comprend la chaine de montagnes constituant la ligne de partage des eaux des bassins de la Loire et de la Seine entre Anost (Saône-et-Loire) et Arleuf (Nièvre). Les points culminants sont de 700 à 750 m. La flore herbacee est relative- ment pauvre; elle rentre dans la région silvatique moyenne des terrains siliceux. Cependant Ranunculus aconilifolius, Senecio F'uchsii, Caltha palustris var. minor, Doronicum austriacum rompent la monotonie. Les mousses étudiées par M. l'abbé Sebille sont toutes carac- téristiques de cette même région; les plus intéressantes sont : Rhacomitriuin prolensum, Grimnmia Hartmanni, Bryum cy- clophyllum. Quant aux Lichens cités, ils appartiennent aux grandes espèces communes. — Le Collybia dryophila var. ter- nalis, et le Polysticlus versicolor var. riolaceus sont les cham- pignons les plus intéressants de la récolte. En outre la botanique a servi l’entomologie; sur le Doronti- cum austriacum a été trouvée la chenille d’un rare papillon inconnu en France, Depressaria doronicella Wocke, et un Polyporus tarius donnait asile à un acarien nouveau du genre Tegeocranus et voisin du Tegeocranus coriaceus Nicolet. Une seconde excursion nous amène aux sources de l’Yonne. La végétation est celle du Morvan. Cependant nous rencontrons quelques espèces qui n’ont pas été citées dans l'exploration pré- cédente : Arnica montana, Senecio adonidifolius, Crepis palu- dosa, Muigedium Pluimnieri, etc., qui distinguent cette partie des régions plus septentrionales mais non montagneuses. L'au- PRÉNEUE Lun É*. fes 4 9h L # \ LAS £ Leg nie 7 bé "R': The BIBLIOGRAPHIE 407 teur fait remarquer que, malgré les recherches des explorateurs, les Æeracleum Lecoqui et Epipactis palustris n’ont pu être re- trouvés, et croit à une erreur d'observation. Parmi les mousses citées, plusieurs rappellent la végétation des Hautes-Vosges, similitude déjà signalée depuis longtemps. — Pour terminer cette note, on voit une liste de quelques Champignons supé- rieurs, puis une longue série de Micromycètes récoltes sur les arbres ou les plantes herbacées, dont une nouvelle espèce, Za- siosphæria Sphagni G. Delacroix et Flageolet, découverte sur les sphaignes mortes. | BE: Herborisations dans les Alpes, par M. Oct. Meyran. In-8 de 20 p. (Bull. Soc. bot. de Lyon), 1889. L'auteur nous rend compte de ses excursions dans les Alpes. Trois d’entre elles sont consacrées à la vallée de la Romanche et à deux de ses affluents, le Vénéon et l'Eau d'Olle; la qua- trième a lieu dans le Vallonnet (Basses-Alpes). É Vallée du Venéon. — L'herborisation commence au-delà de la plaine du Bourg-d'Oisans, tant sur les bords du torrent que sar les flancs des montagnes où passe le sentier. On laisse à droite la courbe qui conduit au lac Lauvitel, puis on atteint le village de Vénosc en face duquel s’élance la cascade de la Mu- zelle. Puis c'est bientôt le Clapier de Saint-Christophe, le Plan du Lac et enfin Saint-Christophe-d'Oisans où s'est à peu près terminée l'exploration à cause du mauvais temps. Malgré cela la récolte est fructueuse et de nombreuses plantes alpines ont éte récoltées, parmi lesquelles nous voyons : Vesicaria utrica- tata, Tunica saxifraga, Thalictrum fætidum, Silene vallesia, Asperula longifiora, Pinguicula alpina, etc. Vallee de l'Eau d’Olle et le Glandon.-- Le torrent de l'Eau d'Olle se précipite du pied du Rivier d’Allemont sur le flanc sud de la montagne des'Sept-Laus, pour aller se jeter dans la Ro- manche près du village des Sables. Après l'herborisation aux bords du torrent, puis une ascension tantôt facile tantôt peni- ble, on parvient au col du Glandon en Savoie (2000 m.). Les plantes intéressantes sont : Aconilhum anthora, Spiræa arun- cus, Juncus triglumis, Hypericum fimbriatum, Gentiana utri- culosa. | Vallee de la Romanche, Le Goleon. — Laissant la route de 408 BIBLIOGRAPHIE Vénosc au Pont Saint-Guilherme on suit la vallée sauvage de la Romanche. Voici la gorge de l’Infernet où l’on cueille : Cala= mintha nepetoïdes, Vesicaria utriculata; puis la combe de Ma- laval, avec l'Ononis cenisia, et la profusion des Lavandes, du Centranihus augustifolius et du Vincetoxæicum officinale. La journée se termine à la Grave, Le lendemain longue course vers le Goléon; on se dirige vers le glacier Lombard. Chemin faisant on a récolté : Phaca astragalina, Senecio incanus, Luzulx lutea, Papater alpinum, Lioydia serotina, Saussurea degpressa, Berardia subacaulis ; et presque au sommet du Goléon: An- drosace helvetica, Saxifraga opposttifolia. | Le Vallonnet. — Dans cette courte notice, l'auteur complète ses observations botaniques de la partie supérieure de l'Ubaye par l'exploration du Vallonnet situé entre le Roc Saint-Ours à l’ouest et le plateau de Malemort à l'est. Parmi la longue liste des récoltes, citons : Arabis cærulea, Carex bicolor, Veronica bellidioides, Crepis pugmæea, Thlaspi rotundifolium. L. C. Contributions à la monographie des Pinguiculacées euro- péennes. I. Sur un nouveau Pinguicula du Jura français, « Pinguicula Reuleri Genty », et sur quelques espèces criti- ques du même genre, par M. P.-A. Genty. In-8° de 18 p. avec 1 pl. chromolith. (Journal de Botanique), Paris, 1891. A la première page de cet ouvrage se trouve une note sur la- quelle il est bon d’attirer l’attention, bien que l’objet de cette note ait déjà éte signalé dans la Revue. M. Paul Genty a entre- pris l'étude approfondie du genre Pénguicula et réclame le concours « indispensable » de tous les botanistes herborisants ; la dessiccation ne donnant que des échantillons imparfaits, notre collègue demande des individus vivants pour les cultiver. La culture modifie presque toujours les caractères des espèces, mais «les Pinguicula, plantes hygrophiles et insectivores, peuvent être cultivés sur un substratum sans grande influence, tel que la mousse humide par exemple, et, dans ces conditions d'existence, ils ne subissent que d’une facon négligeable les modifications culturales qui, chez la plupart des autres plantes phanérogames, peuvent être très profondes. » M. Genty ajoute : « Si mes cultures de Päguicula doivent m'être d'un grand se- cours pour atteindre le but que je poursuis, leurs résultats BIBLIOGRAPHIE 409 seront toujours contrôlés par des observations faites sur des plantes spontanées. » C’est ce qu'il a fait pour le P. Reuleri. En 1828, Gaudin, F1. Helv. I. p. 46, décrivait, à tort sous le nom de P. longifolia DC., une plante qui a été rapportée au P. leptoceras Rchb. et au P. grandiflora Lamk.; il y ajoutait une varièté qu’il caractérisait ainsi : « £. Corolla albida vel dilu- tissime violacea, macula triangulari saturatiore. » — «In monte Thoiry » (Le Reculet). Reuter, dans son catalogue des plantes vasculaires de Genève, éd. 2 (1861), p. 179, attribue cette variété au P. grandiflora Lamk. : «6. pallida Gaud. (ce nom n'est pas de Gaudin, mais de Reuter iui-même). Dans les bois près de Lacatey et près du Reculet sur la montagne d’Allemogne. — Corolle lilas, marquée à la gorge d’une belle tache violette. » Cette variétè n’a été men- tionnée que par Cariot, Et. des Fleurs, p. 593 et p. 645 dans la 8e édition publiée par M. le Dr Saint-Lager, mais dans cette der- nière édition, sans indication de localites. M. Genty, ne connaissant pas la plante du Reculet, ne peut conclure à l'identité certaine des variétés de Gaudin et de Reuter'; il dédie à ce dernier la Grassette qu’il a recueillie lui-même ‘en 1884, à la localité de Lavatay, et qu'il a depuis cultivée et étudiée avecsoin. . L'importance et la constance des caractèras morphologiques qui distinguent cette plante de ses congénères, ont détermine Pauteur à la considérer et à la présenter comme une espèce auto nome ; il en donne, en latin et en français,une description minu- tieusement détaillée dont nous allons résumer les principaux caractères. PINGUICULA REUTERI Genty, nov. sp. — P. grandiflora, Lamk., var. £ pallida Reut. Cat. Gen. éd. 2 (1861), p. 179; Cariot Et. des F1., éd. 6 et7, p. 593 et éd. 8, p. 645; — P. longt- fotia (non Ram. ap. DC.) Gaud. var. £ (pro maj. parte), F1. helv. I (1828), p. 46. Plante vivace, propagulifère, à souche très courte en forme de plateau, pourvue de nombreuses pseudorhizes filiformes, ca- duques. Feuilles 7-8 en rosette, les extérieures étalées sur le sol, les intérieures plus ou moins étalées-dressées ; toutes char- nues, sessiles ou atténuées en un pétiole vaginiforme, hypogé, ovales-elliptiques, longues de 3 à 5 cm., larges de 1 1/2 à 3 cm., ds copie at E JSSS Lise jee Ut 72 '£ re HP F m7 RAC de : 410 BIBLIOGRAPHIE très arrondies au sommet et très obtuses ; à face supérieure recouverte de nombreux poils glanduleux courts, exsudant uu liquide visqueux ; face inférieure lisse, à carène obtuse, à bords plus ou moins révolutés. Hampes 1 à 3, de 6 à 12 cm., droites, robustes, aphylles, glanduleuses-visqueuses, d'un vert ciair, arquées au sommet, puis, redressées après l’anthèse, uniflores. Fleurs penchées horizontalement. Corolle trés belle, lilas mauve tendre à l’anthèse (violet assez foncé dans le bouton), mar- quée à la gorge et au palais d’un anneau violet, s’élargis- sant en une macule d’un beau violet-pourpre foncé, grande, longue de 28 à 35 mm. avec l’éperon, large de 15 à 25 mm., aussi large que longue sans l’éperon; lèvre supérieure de la corolle plus petite que l’inférieure, bifide, à lobes obovales non conti- gus, divergents de la base au sommet, à peine plus longs que larges ; lèvre inférieure trilobée, à lobes longuement obovales- suborbiculaires, aussi larges que longs, imbriqués, à bords on- dulés, le lobe médian dépassant les latéraux ; tube de la corolle lilas à l'extérieur, blanchàtre à l’intérienr et strié de lignes violettes émanant de la macule, infundibuliforme, ventru, à gorge très dilatee; éperon lilas vineux, robuste, obtus, d'abord falciforme et pendant avant l'épanouissement, puis redressé mais toujours un peu courbé, plus court que le reste de la corolle. Capsule bivalve, d'un vert jaune, ovoïde-conique, un peu com- primé-subtétragone, à section transversale affectant la figure d’un losange ; graines très petites et très nombreuses, oblongues- fusiformes, à testa fauve, finement réticulé-alvéole. Hab. — Pres du col de la Faucille, entre le colet les maisons de Lavatay, alt. 1300 m. D’après Gaudin et Reuter, sur la mon- tagne d’Allemogne, près du Reculet. — Fleurit en juillet. Le P. grandiflora Lamk. voisin du P. Reuleri Genty, s'en distingue par sa corolle entièrement d’un beau violet pourpre (rarement blanche par albinisme ou carnée, var. rosea Mut.), à gorge fortement contractee, à tube comprimé, éperon droit dans le prolongement de la corolle; par sa capsule d’un brun rougeâtre, ovoide-conique à section transversale elliptique arrondie. Le P. longifolia Ram. ap. DC. se sépare encore plus du P. Reuleri par ses feuilles étroitement elliptiques ou lancéolées, sa BIBLIOGRAPHIE 411 corolle comprimée, plus profondément lobée, à lobes inférieurs ne se recouvrant pas, son éperon plus mince. Le P. vulgaris L. se distingue par ses fleurs petites, sa corolle allongée à lobes plus longs que larges, dirigés en avant et sépa- rés, son éperon droit, grèle, relativement plus court. Le P. corsica Bernard et Grenier se distingue du P. Reuteri par sa corolle à lèvres peu inégales, son éperon droit, filiforme, aigu, n’égalant que le tiers de la corolle. L'auteur complète l'étude de son espèce nouvelle par des renseignements sur son mode de végetation et de reproduc- tion. Sa floraison terminée, le P. Reuteri végète pendant tout l'été; au commencement de l’automne, la rosette se flétrit et l’on aperçoit entre les petioles hypogés des feuilles en voie de des- truction, un gros bourgeon de 10 à 15 mm. de diamètre; c’est un pseudo-bulbe qui représente pendant tout l'hiver la plante future de l'été suivant; on peut même, à l’aide du microscope, apercevoir au centre de ce bourgeon un organe punctiforme qui n’est que le rudiment primitif du bourgeon-bulbe destiné à suc- céder au premier. En outre, sur les feuilles externes du pseudo- bulbe, naissent habituellement de petits bourgeons adventifs qui se détachent de la plante-mère et vont plus ou moins loin propager l'espèce; ce sont les propagules que M. Maurice Hovelacque a fait connaitre le premier, en 1888, dans les comp- tes-rendus de l’Académie des Sciences. M. Paul Genty signale encore aux phytographes qui prépa- rent de nouvelles Flores de France une espèce de Pinguicula ‘peu connue bien qu'elle ait eté publiée il y a dix-huit ans. A la suite de sa Monographie des Pilosella et des Hieracium du Dau- phine, M. Arvet-Touvet décrit plusieurs espèces nouvelles, en- tre autres, p. 54, le Pinguicula variegata Arv.-Touv.— Groupe des P. culgaris, grandiflora et leploceras. Feuilles très petites de la dimension et de la forme de celles du P. alpina. Corolle petite, ventrue ; lobes de la lèvre supérieure à peu près aussi larges que longs, ceux de la lèvre inférieure largement obovés, tous se touchant par les bords. Eperon grêle, subulé et dans le prolongement de la corolle dont il n'égale que la moitié de la longueur. Fleurs violettes, panachées de blanc. Plante voisine du ?. corsica 412 BIBLIOGRAPHIE Bern. et Gren. — F1. juillet-août. — Hab. Mont-Viso : Col La- croix et col de Saint-Véran (Hautes-Alpes). Cette plante, bien distincte des espèces voisines, ne peut con- server le nom de P. cariegata employé en 1844 pour un Pin- guicula de la Sibérie découvert par le botaniste russe Turcza- ninow (DC. Prodr. 8, p. 32). M. Genty propose pour la plante du mont Viso le nom de P. Asveti, La planche en couleur qui accompagne le travail de M. Genty, représente le P. Reuteri en entier et de grandeur naturelle, avec une fleur épanouie vue de face, une autre de profil est un bou- ton, ainsi que deux fleurs du P. grandiflora Lamk., dans les mèmes positions. Cette planche a été exécutée d’après une aqua- relle de Mlle Léonie Renard, professeur de peinture d’art à Dijon. - Ed. M. Mes excursions rhodologiques dans les Alpes en 1890, par M. François Crépin. In-8° de 81 p. (Extr. du Bull de la Soc. r. de bot. de Belgique), Gand, 1891. Au mois d'août 1890, M. Crépin prenait part aux excursions du Club alpin Belge dans la Tarentaise et les Alpes Grées, puis il revenait seul par le Dauphiné où il s’arrètait quelques jours dans le canton de la Mure. Le temps ne l'a pas toujours favorisé et ses récoltes n’ont pas été aussi abondantes qu’il l'avait es- pére ; il à pu cependant recueillir ou constater un assez grand nombre de roses et l’observation de plantes vivantes sponta- nées, en modifiant ou corroborant son opinion antérieure, lui a fourni la matière de remarques importantes sur la valeur et le groupement des espèces. L'ouvrage de M. Crépin, grâce à la précision des habitats indiqués, sera un guide précieux pour le rhodologue qui voudra suivre le même itinéraire; les étu- des critiques qu'il a faites de certaines espèces intéresseront tous les botanistes. I. LA TARENTAISE (Savoie).— Partant de Moutiers et remontant la rive gauche du torrent de Belleville, M. Crépin observe sur la route, en face de Salins, plusieurs variations du Rosa dema- tranea qui ont été distribuées sous différents noms; identifiant le À. dematranea avec le À. abietina Gren., il prend ce dernier comme nom princeps et en établit ainsi la synonymie : À. abie- BIBLIOGRAPHIE 413 tina Gren. (1873) in Christ, Rosen der Schweiz, p. 132; Gr. F1. jurass., 3e p. (1861); À. fætida (Gren. fi. jurass. (1865) non Bast.; R. dematranea Lag. et Pug. (1874), Bull. Soc. Murith., p. 32; R. Thomasii Pug., ibid. p. 24, Cette espèce se trouve aussi dans l'Isère et en Suisse. M. Crépin signale dans la même région, suivant les localités, les À. alpina, ferruginea, pomifera, sub- collina, glauca, des hybrides des À. alpina et pomifera, etc. II. LES ALPES GRÉES (Piémont). — Les excursionnistes entrent dans le Piémont par le col du Petit-Saint-Bernard et descendent dans la vallée de la Doire Baltée. Aux environs de La Thuile le R. montana est commun sous sa forme typique et offre plu- sieurs variations; il en est de même des À. villosa, R. pimpi- nellifolia; entre La Thuile et Pont-Serrand, se trouve un hy- bride de ce dernier avec le À. alpina faisant probablement partie du groupe du À. involuta Sm. qui comprend un assez grand nombre de formes décrites comme espèces distinctes. M. Crépin parcourt rapidement les vallées dont les eaux s’écoulent dans la Doire Baltée et indique comme centre d’her- borisation rhodologique Rhèmes Saint-Georges ou Introd. IIT, LE DAUPHINÉ. — Les espèces du canton de la Mure sont l'objet d'une étude spéciale; en compagnie de plusieurs botanis- tes du pays, M. Crépin put examiner dans leurs habitats les roses qu'il ne connaissait que desséchées. Nous allons énumérer les espèces ou réunions de formes passées en revue par l’au- teur, en faisant remarquer que chaque groupe comprend une quantité plus ou moins grande de synonymes. R. Chavini Rapin. — Habite sous différents noms, en France: La Mure, Le Villard-de-Lans, Le Sappey, Luz-la-Croix-Haute, Rabou, Salève, mont Brizon, mont Chavin, Pralognan, mont Ventoux, Alpes de Saint-Etienne, Séranon. En Italie et en Suisse, nombreuses localités. M. Crépin décrit les caractères distinctifs du À. Chavini, et les compare, dans uu tableau ana- lytique à ceux des À. canina, glauca et montana. Il en etudie ensuite les différentes formes qu'il possède en herbier. R. montana Chaix et AR. glauca Vill. — MM. Burnat et Gremli font du À. Chavini une variété du À. »10ontlana. M. Cré- pin, se basant sur certains caractères morphologiques et bio- logiques, notamment sur la végétation des sépales, réfléchis après l’anthèse et caducs avant la maturité dans le A. Chavini, 41% BIBLIOGRAPHIE redressés et persistants dans le À. montana, ñe peut admettre cette réunion. La distinction des R. montana et glauca serait assez facile sous leurs formes typiques; la délimitation des va- riations est difficile. M. Crépin établit, d’après les échantillons qu'il a vus, l’aire de dispersion géographique du À. montana : en France : Dauphiné, Provence et Savoie. Italie, Tyrol, Suisse, Grèce, Espagne, Algérie, îles Canaries. R. glauca Vill. var. subcanina Christ et R. corüfolia Fr. var. subcollina Christ. — Entre lé R. canina de la plaine et les formes montagnardes désignées sous le nom de 2. glauca et coriifolia, il existe un groupe intermédiaire qui les relie; M. Crépin étudie ces formes intermédiaires. Le R. rubiginosa L. présente dans le canton de la Mure quel- ques variations remarquables. Le R. subsessilifiora Boullu est considéré par MM. Burnat et Gremli comme une sous-variété de leur variété veridica du R. sicula Tratt. ; M. l'abbé Boullu le subordonne au À. comosa Rip. Cultivé au jardin botanique de Bruxelles, ce rosier a con- servé ses caractères; peut-être se rapprochera-t-il de l’une des formes ordinaires du À. rubiginosa. R. graveolens Gren. F1. Fr. I. 560 est une association artifi- cielle de formes connues sous ce nom et des À. micrantha DC (Pouzini Tratt.) et Seraphini Viv.; sous sa délimitation actuelle l a été, en 1819, décrit et nommé par Tausch [2. elliptica. M. Crépin pense que la presence des glandes sur les pédicelles et les sépales pourrait n’être pas constante, d’après un fait ana- logue à ceux que M. l’abbe F. Gérard a signalés l'année dernière dans ses Notes sur quelques plantes des Vosges (R. S.fr. Bot, 1890, p. 78). Le R. tomentosa Sm., démembré en un très grand nombre d'espèces, présente des formes de plaine et des formes de mon- tagne. Parmi ces dernières existe un groupe remarquable, le R. omissa Déségl., dont l’aire de dispersion en France est assez étendue : Savoie, Isére, Doubs, Ain, Saône-et-Loire, Puy-de- Dôme. Il se trouve aussi en Suisse et en Suëde. Le R. villosa L. comprend, d’après l’auteur, les R. mollis Sm. — moilissima Fries) et pomifera Herrm., formes distinctes dans leurs variations extrêmes, mais réunies par bien dés inter- médiaires. On trouve dans l'Isère des variations du À. pomi- BIBLIOGRAPHIE 415 fera ainsi que des hybrides du À. alpina avec les À. pomifera et pimpinellifolia. Ep. M. Notice sur la flore ornementale et sur le dessin des plantes indigènes, par M. Ch. Quincy. Iu-8° de 5 p. avec 8 pl. (Bull. de la Soc. d'Hist. nat. d’Autun), 1891. On connait plusieurs moyens de reproduire par application l’image des plantes préalablement pressées, étalées et dessé- chées avec soin. M. Ch. Quincy a découvert un nouveau procédé grâce auquel on peut se procurer facilement d’élégants modèles de dessin d’ornementation et obtenir à un grand nombre d'exemplaires l'empreinte d’une plante toute entière. Voici comment notre collègue expose sa manière d’opérer : « S'agit-il d'obtenir des modèles graphiés : « 1° Enduisez de fuchsine verte ou de toute autre couleur la page supérieure de trois ou quatre feuilles choisies et bien des- séchées ; disposez-les avec goût sur une surface unie, une feuille de papier fort par exemple; puis appliquez, quand la fuchsine est bien sèche, une plaque à chromographe sur vos feuilles fuchsinées ; après avoir, à l’aide de la main, parfaitement fait adhérer les feuilles naturelles à la pâte du chromographe, enle- vez-les avec précaution : il ne vous reste plus qu’à tirer autant d'exemplaires ou d'empreintes naturelles que vous en désirez, en opérant comme on le ferait pour une copie quelconque...... « S'agit-il maintenant de s'exercer au dessin de ces feuilles ? « 2° On suit, avec la pointe d’un crayon, le contour de chaque empreinte ; on accentue de même les nervures principales ; puis, à l’aide de lignes droites, on enveloppe chaque dessin d’un po- lygone qui donne comme une première ébauche du sujet. Quel- ques médianes ou diagonales, menées selon les cas, facilitent en- suite la construction à vue du polygone de contour. On com- mence donc par reproduire ce polygone, et ce premier travail achevé, on passe aux lobes en observant leur symétrie et leur _ place exacte, enfin on termine l’esquisse en dessinant les détails aussi fidèlement que possible. La planche B contient une em- preinte préparée, et le dessin qu’on doit obtenir à vue ou sui- vant les régles données, du reste, par toutes les méthodes de dessin. « Nous recommandons aux jeunes gens, aux jeunes filles sur- 416 BIBLIOGRAPHIE tout, pour le service qu’il leur rend dans la suite, l'exercice suivant qu'on ne peut toutefois attaquer que lorsqu'on a acquis une certaine habileté : il consiste à reproduire feuilles et fleurs à la plume et à l’encre de Chine, à ombrer à l’aide de hachures les parties dans l'ombre, puis, le dessin fini, à le recouvrir d’une teinte plate en cherchant à obtenir la couleur et la nuance vraies ou particulières aux feuilles et aux corolles. «L'emploi de la plume d’abord et du pinceau ensuite, donne de la légèreté et de l'adresse à la main et mène insensiblement à l’étude de l’aquarelle proprement dite. « En même temps que l’on travaille à l'étude des formes des feuilles, il est bon d'étudier leur disposition sur les rameaux et les nombreux effets de perspective qu'elles peuvent alors pré- senter : ces observations permettront plus tard de donner à la plante entière sa véritable physionomie. « Le but que nous nous proposons en publiant cette notice sur la botanique ornementale n’est pas, comme on pourrait le supposer d’abord, de remplacer l’art par une espèce de procédé plus ou moins empirique ; cependant les personnes qui désire- raient étendre ce procédé jusqu’à la reproduction d’une plante tout entière peuvent le faire sans trop de difficultés. Nous avons du reste, le 30 juin dernier, mis sous les yeux des membres pré- sents à l’excursion de Santenay, des exemplaires donnant une image très fidèle de plusieurs espèces de plantes recueillies dans nos herborisations. Elles ont eu l’approbation de nos collègues et en particulier de notre excellent ami M. le docteur Gillot, et c'est même sur les instances de notre savant Vice-Président, que nous nous sommes décidé à publier cette notice; il nous a fait espérer qu’elle pourrait rendre quelques services. « S'il en est ainsi nous nous estimerons heureux d’avoir tiré parti de nos faibles connaissances dans le double intérêt de la science et de l’art. » Huit planches obtenues par ce procédé servent de spécimens. Les trois premières représentent diverses feuilles et un rameau d’aubépine; sur les autres, M. Ch. Quincy a réuni des espèces assez voisines les unes des autres, « dont les empreintes natu- relles rendent suffisamment le port et les caractères exté- rieurs. » Ce sont . S7ene gallica L. et S. anglica L.; plusieurs Carezx ; Anthoxanthum odoratum L. et À. Puelii Lec. Ep. M. sir AE et mA AS PL ANNEE IN ENT ANS Le 2 CR ET PRE VE PR D OR AE SEM, er EN BE EE ER EE OT TRE 1h ] : Vi ser 2 + : Q # 13 SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE BOTANIQUE SDS STONE A METELAT (CANTAL) Du 16 au 24 août 1891 La première session de la Société française de botanique, au Mont-Dore, avait donné de si bons résultats que, le 24 août 1890, en nous séparant, nous nous ‘étions donné rendez-vous en 1891 dans les Monts du Cantal, qui présentaient les mêmes avantages que les Monts Dores. La réunion aurait lieu, en effet, dans une contrée centrale, traversée par une ligne de chemiu de fer ; la ligne du Lioran, parallèle à celle de Laqueuille, atteint une altitude un peu plus élevée et, dans les vallées étroites de la Cère et de l’Allagnon, passe au pied des montagnes. Dans les deux masssifs principaux de l'Auvergne que nous avons visités en 1890 et en 1891, l’état de la végétation est à peu près le même à la fin du mois d'août; un certain nombre de plantes, et non les moins intéressantes, sont à peine en bouton - à cette saison, et l’on peut y herboriser avec fruit au moins jusqu’au milieu de septembre. L’altitude est la même ; le Plomb du Cantal ne le cède que de 30 mètres au puy de Sancy et, n’é- tant éloignées que de 50 kilomètres à vol d'oiseau, ces deux montagnes sont nettement visibles l’une de l’autre. La plupart des plantes sont comiunes aux deux massifs; le Cantal, cependant, en a peut-être un peu plus qui lui sont par- ticulières et paraît se ressentir de sa position plus méridionale ; on y trouve des espèces pyrénéennes qui ne s'ayancent pas plus loin en Auvergne. Rev. S. fr. b. (décembre 1891, publ. août 1892) 27 À 418 SESSION À MURAT La Société se proposait d'explorer la partie supérieure de la chaîne du Cantal qui sépare les bassins généraux de la Loire et de la Garonne, principalement la haute vallée de l’Allagnon, rivière qui se grossit rapidement de toutes les eaux du cirque du Lioran avant de descendre à Murat et va se jeter dans. l'Allier après un cours de 80 kilomètres. La vallée de la Cère n’est pas moins intéressante, mais nous n'avons fait qu'en effieurer quelques points sur les revers des puys et des cols qui dominent le Lioran. Aucune contrée n’est plus favorable aux débuts d’un bota- niste ; isolé ou en groupe de quatre ou cinq, on pourra s'établir dans un village de la montagne ; au Lioran, le modeste hôtel de M. Manhes offrira un gite très appréciable à l'altitude de près de 1200 mètres, dans une position des plus avantageuses, auprès de la gare et au pied des principaux puys. De là, avec la carte de l'état-major et un peu d'habitude des montagnes, on pourra rayonner de tous les côtés, explorer les riches ravins du voisinage, monter aux Rocs de Vacivière, au Plomb, au puy Mary, au puy Griou, etc. M. Manhes étudie et collectionne les plantes ; lui et son fils connaissent tous les sentiers et sont d'excellents guides pour les touristes qui hésitent à s’aventu- rer seuls dans la montagne. Pendant la session, nous nous som- mes cinq fois réfugiés à l'hôtel du Lioran et nous avons été parfaitement accueillis par M. et Mme Manhes ; plusieurs d'entre nous étaient pour eux d'anciennes connaissances. Une troupe nombreuse pourrait choisir Murat comme centre d'opérations : elle trouverait tout à côte de la gare l'hôtel Gau- vier où la Société avait élu domicile pendant la session. Une société de botanistes n'est pas toujours régulière dans ses ha- bitudes et souvent l'heure du diner était bien tardive ; M. et Mme Gauvin savaient prévoir ces retards inévitables et réparer par leur cordiale complaisance ce que nous avions à souffrir de l'inclémence du temps. C'était encore à nos confrères de Clermont que nous avions dû demander l’organisation de la session et la confection du programme ; MM. Billiet et Dumas-Damon avaient prêté leur concours au Frère Héribaud ; malheureusement nous eûmes à regretter l'absence de nos savants collègues qui ne purent don- ner suite à leur projet de nous guider àla recherche des ri- ep7 SESSION A MURAT 419 chesses de la Flore du Cantal. Ce programme constituant un plan, facile à suivre, d’herborisations dans les hautes monta- gnes du Cantal, nous le donnons ici tel qu'il devait être exécute. DIMANCHE 16 AOÛT, — Séance d'ouverture, à 6 heures du soir. Le programme de la sesssion sera soumis à l'acceptation de nos collègues présents à la séance. Il est à désirer que les herbori- sations principales projetées pour les 18, 20 et21 aoûtaient lieu aux jours indiqués, LunDr 17 AOUT. — Herborisation au rocher basaltique de Bonnevie, à Bredon et aux bords de l’Alagnon. — La petite église de Bredon (monument historique) est intéressante à visi- ter au point de vue archéologique. Marp1 18 AOUT. — Herborisation au Plomb du Cantal (1858 m.). — Départ de Murat par le train de 6 h. 51 pour la station du Lioran ; ascension du Plomb par le sentier des Burons. Retour au Lioran par le Cantalon, le puy Brunet (1806 m.) et le ravin de la Goulière. Dans la soirée on pourrait explorer la partie du bois du Lioran comprise entre le ravin de la Croix et la maison du chef de section. MERCREDI 19 AOÛT. — Vallée de l’Alagnon. Visite du gisement de lignite fossilifère (en exploitation) situé entre Murat et Laveissière. Jeupi 20 AOUT. — Herborisation au puy Mary (1787 m.) et aux rochers du Pas-de-Roland. — Départ de Murat en voiture jusquà la petite auberge du puy Mary. Ascension du puy par le sentier du versant nord et descente par le versant sud. Avant le déjeuner, exploration des sommets du Pas-de-Roland ; après le déjeuner, herborisation à la base des rochers en commençant par l'extrémité nord ; cette partie demandera au moins 3 heu- res. — Au retour, départ en voiture vers 5 heures ; à la Gra- vière on laissera les voitures continuer jusqu'à Dienne, pour récolter au passage : Mentha cantalica F. Hér., M. silvestris, var. pachystachya F. Hér., etc. VENDREDI 21 AOUT. — Herborisation au Ravin de la Croix (localité classique), aux Rocs de Vacivière (1366 m.), et au puy de Peyre-Arse (1567 m.). — Départ de Murat par le train de 6 h. 51 à destination du Lioran. — Dans la soirée, herborisation dans le ravin de la Goulière et dans les petites gorges au-dessus \ “fur LA CS be 490 SESSION A MURAT de la gare; c’est dans l’une d’elles, scus les hêtres rabougris, que se trouve l’Asarum europæum. — Retour à Murat par le train de 9 h. 20. SAMEDI 22 AOUT. — Excursion à Garabit. — Départ de Murat par le train de 6 h. 47 pour Neussargues et Garabit. DIMANCHE 23 AOUT. — Excursion au puy de Griou (1694 m.). — Départ en chemin de fer jusqu’au Lioran. LUNDI 24 AOUT. — Séance de clôture. Il était convenu d'avance que les herborisations au Plomb, au puy Mary et dans le cirque du Lioran se feraient aux jours mar- qués dans le programme ; l'exploration des environs de Murat était destinée à donner à tous le temps d'arriver pour l'ascension du Plomb du Cantal. Voici les noms des membres de la Société qui ont pris part à la session : MM. Arbost. Gillot (Louis). Briquet (Abel). Gillot (Victor). Bris. Marçais (l’abbé). Copineau. Ménard (l’abbé). Fages. Réchin (l'abbé). Faure (Armand). Sebille (l’abbé). Gillot (le D' X.) Thériot. Les membresde la session réunis à Murat le dimanche 16 août, ne se trouvant pas assez nombreux pour tenir la séance d’ou- verture et trop nombreux pour ne rien faire, décidèrent de re- mettre la séance au lendemain et de commencer les herborisa- tions le soir même, ce qui devait donner une demi-journée de li- bre pour entreprendre une autre excursion. Uneaffiche manus- crite, placardée dans la salle de l’hôtel qui nous était réservée, faisait connaître aux nouveaux arrivants la situation et les projets de la Société. 11 en fut de même les jours suivants. SESSION A MURAT 421 SÉANCE DU 17 AOUT 1891 PRÉSIDENCE DE M. LE Dr X. GILLOT La séance est ouverte à onze heures, dans une salle de l'hôtel Gauvin. M. L. Corbière, Président de la Société française de botanique pour l’année 1891, exprime, par lettre, son vif regret de ne pouvoir prendre part à la session. La Société partage les regrets de son dévoué et sympathique Président et prie M. le Dr Gillot de remplir une seconde fois la fonction qui lui revenait de droit l’année dernière. M. le Dr Gillot remercie la Société de l’honneur qu’elle lui fait et de la confiance qu’elle lui témoigne ; il se fait l'interprète des sentiments de la Société en adressant aux organisateurs de la session, et particulièrement au principal rédacteur du pro- gramme, dont l’absence est si regrettable, l’expression de la reconnaissance commune. Comme on doit faire une herborisation dans la soirée , M. le Président propose de régler l’ordre du jour de la semaine. L’exploration de Bredon à été faite hier soir, celle de Bonne- vie, ce matin ; l’affiche placardée dans la salle a permis à plu- sieurs de nos collègues de retrouver la Société au sommet du rocher de Bonnevie; on emploiera le même moyen pour préve- nir les Membres de la Société que nous attendons encore. Les dispositions suivantes sont ensuite unanimement adop- tées. LUNDI SOIR, 17 AOUT. — Exploration de de la vallée de l’Ala- gnon indiquée précédemment au programme pour le mercredi. MaRDI 18. — Herborisation au Plomb du Cantal (comme au programme). MERCREDI 19. — Excursion à Garabit en voiture par Saint- Flour. 492 SESSION À MURAT JEUDI 20. — Puy Mary (comme au programme), VENDREDI 21. — Cirque du Lioran (comme au programme). SAMEDI 22, — Puy de Griou. DIMANCHE 23. — Neussargues et Sainte-Anastasie. LUNDI 24. — Séance de clôture. M. le Secrétaire général communique les lettres de plusieurs Membres de la Société qui s'étaient inscrits pour prendre part à la session et ont été retenus au dernier moment par des cir- coastances imprévues. Le Frère Héribaud-Joseph à envoyé un paquet de plantes des plus intéressantes de l'Auvergne dont plusieurs en nombre assez considérableet qui seront distribuées aux membres de la session. M. Marcailhou d'Aymeric propose à la Société de choisir pour centre de réunion, en 1892, la ville d'Ax-les-Thermes (Ariège) ; avec son frère, M. l'abbé Marcailhou d’Aymeric, il a exploré depuis dix ans toutes les montagnes du canton d’Ax, de l’Andorre et des Pyrénées-Orientales. Les ascensions sont faciles et les herhorisations fructueuses. Ces montagnes n'avaient presque jamais été étudiées par des botanistes. Plusieurs autres localités étant aussi proposées, le choix sera discuté pendant la session. M. le Président proclame membres de la Societé francaise de botanique : MM. BRIQUET (Abel), de Douai, présenté par MM. Copineau et Marçais. Bris (Artus), ingénieur à la Société de la Vieille-Montagne, station de Chênèe (Belgique), présenté par MM. Copineau et Marcais. La Société Re eomme secrétaires chargés des comptes- rendus des exoursions : M. FAURE (Armand), pour les herborisations des environs de Murat. M. Bris (Artus), pour l'exploration de la partie élevée des montagnes. M. CoPINEAU, pour les excursions de Garabit et de Sainte- Anastasie. La séance est levée à onze heures et demie. Re: F. À : | + RAPPORTS SUR LES HERBORISATIONS DE LA SOCIÉTÉ DIMANCHE 16 AOÛT BREDON Par M. Armand FAURE Le matin du seize août, nous étions déjà réunis un certain nombre à Murat ; pour employer notre soirée, nous décidàèmes de faire la petite excursion de Bredon, qui d’après le programme n’était fixée que pour le lendemain. A la sortie de la ville, nous traversons l’Alagnon, sur un pont nouvellement construit, aux abords duquel nous trouvons : Mentha silvestris var. pachystachya Malvd. Lamium album. Catabrosa aquatica. . Peu après, nous escaladons le rocher au sommet duquel est assise l’église de Bredon, ancienne chapelle de quelque couvent fortifié comme l’indiquent d’ailleurs les machicoulis qui sur- montent la porte. Nous notons en passant : Sedum maximum. . Campanula glomerata. Sempervivum arachnoideum. — rotundifolia. Carlina vulgaris L. var, oro- Armeria plantaginea. phila Lamotte. Asplenium septentrionale. Arrivés au sommet nous visitons l’église qui possède des 42% SESSION À MURAT 12 sculptures sur bois assez curieuses ; malheureusement elles ont perdu leur valeur par suite de maladroiïtes réparations. Là nous récoltons : Dianthus carthusianorum. Sedum album. Sedun acre. Artemisia absinthium. — dasyphyllum. Cynoglossum officinale. En descendant nous trouvons assez abondamment : Gentiana cruciata. Digitalis lutea. — campestris. LunDI 17 AOUT ROCHER DE BONNEVIE. VALLÉE DE L'ALAGNON Par M. Armand FAURE La journée du lendemain devait être divisée en deux parties, afin de permettre aux retardataires qui ne pourraient arriver pour la première excursion de nous rejoindre à l'heure du dé- jeûner. BONNEVIE Bonnevie est un énorme rocher basaltique qui dominela ville ; il est remarquable surtout par les formes prismatiques qu’affecte le basalte et qui donnent de loin la perspective d'immenses, tuyaux d’orgues. Le long du chemin qui conduit au sommet nous récoltons : Helleborus fœtidus. Scabiosa columbaria. Papaver argemone. Senecio viscosus. Alyssum calycinum. Achillea millefolium. Reseda luteola. Inula conysa. Cerastium arvense. Carduus nutans. Scleranthus perennis. Centaurea cyanus. — annuus. Lactuca virosa. Sedum acre. Hieracium pilosella. — album. — murorum, forma. — fabaria. Echium vulgare. Ribes uva-crispa. Thymus serpyllum. Galium verum. Plantago major. A. FAURE — BONNEVIE 425 Du sommet de Bonnevie, où s’élève une très belle statue de la Vierge, on découvre un panorama magnifique ; à nos pieds Murat avec la vallée de l’Allagnon qui va se perdre bien loin, à notre droite, dans le massif du Lioran dont nous apercevons les sombres forêts de sapins qui nous promettent de si fructueuses herborisations. En face Bredon et son église ; à gauche, la continuation de la vallée de l’Allagnon et, comme fond, les rochers escarpés de Neussargues. Nous notons : Dianthus carthusianorum. Centaurea scabiosa. Silene inflata. Crepis virens. — nutans. Euphrasia minor. Ononis repens. Linaria striata. Lathyrus silvestris. Calamintha acinos. Vicia cracca. Armeria plantaginea. Trifolium striatum. Chenopodium vulvarium. Rubus idæus. Rumex crispus. Rosa graveolens. — scutatus. Bryonia dioica. Festucaglauca. Saxifraga hypnoides. Aira caryophyllea. Caucalis daucoides. Avena tenuis. Pimpinella saxifraga. Polypodium vulgare. Erigeron acer. Après des recherches minutieuses, quelques-uns d’entre nous mettent la main sur le rarissime Sempervivum arachnoideo- arvernense Loret ; pour mon compte, j'ai rapporté des Semper- vivum arachnoideum et S. arvernense Lecoq et Lamotte, mais je n’ai pas trouvé un seul hybride dans mes échantillons. L'heure du déjeuner s'approche et nous reprenons le chemin de Murat; nous récoltons en passant : Papaver dubium. Medicago lupulina. Fumaria officinalis. Genista sagittalis. Thlaspi arvense. Trifolium arvense. Helianthemum vulgare. Geum urbanum. Alsine tenuifolia, Peucedanum oreoselinum. Geranium lucidum. Leontodon proteiformis. L'ANPE CPU AT TOR P#, PT PO Le ke Al v * 426 SESSION A MURAT Cuscuta minor. . Chenopodium album. Linaria minor. Rumex acetosa. Rhinanthus minor. Lolium perenne. Verbascum nigrum. Bromus arvensis — thapsus. Phleum nodosum. Galeopsis tetrahit. En rentrant à l'hôtel, nous trouvons quelques confrères qui étaient arrivés pendant notre courte absence. VALLÉE DE L'ALAGNON. — LAVEISSIÈRE L’excnrsion du soir avait pour but la vallée de l’Alagnon. La société se divise sur les deux rives et récolte ou note les espè- ces suivantes : Ranunculus fluitans. Senecio jacobæus. — var. terrestris. Lysimachia vulgaris. — trichophyllus. Veronica beccabunga. Angelica silvestris. _ anagallis. Valeriana officinalis. Salix purpurea. Tussilago farfara (feuilles). Glyceria fluitans. Bientôt les deux groupes se rejoignent pour explorer les prairies tourbeuses que nous traversons mais qui, malheureu- sement, ont été fauchées ; malgre ce fàächeux contre-temps nous notons encore : Caltha palustrls. Brunella vulgaris. Parnassia palustris. Mentha silvestris. Lychnis flos-cuculi. — arvensis. — dioica. Polygonum bistortum. Sanguisorba officinalis. Salix pentandra. Alchimilla vulgaris. Colchicum autumnale. Epilobium palustre. Juncus buffonius. — alpinum. — effusus. Heracleum Lecoqui. Sparganium simplex, Senecio viscosus. Eleocharis palustris. — jacobæus. Scirpus silvaticus. Cirsium acaule. Carex disticha. — palustre. Briza media. Crepis biennis. Alopecurus pratensis. Myosotis palustris. ee PTar En s SE ET CP RUE 'h : . te ‘ Cr 5 , L PET QE?! " f Û CP EI > Plus loin, nous traversons un hameau auprès duquel nous récoltons dans un champ de lin : Lolium temulentum. et sur le bord du chemin : Malva moschata. Lappa pubens Bor. Stellaria graminea. Rhinanthus major. Lappa minor. Calamintha clinopodium. Nous arrivons enfin au village de Laveissière, terme de notre excursion ; après quelques instants de repos, nous reprenons la route de Murat ; sur le bord de la route, dans les fosses et sur les talus, nous signalerons : Viola segetalis Jord. Potentilla argentea. Dianthus monspessulanus. Sorbus aria. _— deltoides. Sedum villosum. Geranium dissectum. — dasyphyllum. — phæum. Jasione montana. Oxalis-acetusella. Calluna vulgaris. Lotus major. \ Origanum vulgare. Spiræa ulmaria, £ denudata. Galeopsis ochroleuca. Fragaria collina. — tetrahit. Sur le bord d'une prairie avoisinant la route : Agrimonia odorata. Carex muricata. Campanula patula. Nous prehons alors une prétendue coursière, que nous indi- que un naturel, et nous voilà passant par monts et par vaux mais n’arrivant jamais à Murat. Nous récoltons encore : Bunias erucago. Bromus sterilis. Jasione perennis. Nardus stricta. Betonica officinalis. Enfin, à la nuit tombante, nous apercevons la ville où nous rentrons fatigués et contents de notre soirée. EE APR ART © CPP, LORS. PEN AC € 07 3 AE I SEP PAR ES Vo Fe VNEREN ; Ù 3 : » | Ce: * ny A, FAURE. — VALLÉE DE L'ALAGNON 427 En" LÀ: erehe Penh y \ "4". ns a OURS 428 SESSION A MURAT MERCREDI, 19 AOÛT EXCURSION A GARABIT Par M.Ch. COPINEAU. es Il était impossible de passer une semaine à Murat sans prendre le temps d’aller visiter le viaduc de Garabit, l’une des œuvres les plus hardies des ingénieurs français; aussi cette excursion était-elle marquée au programme. Mais de même que nous avions quelque peu changé l’ordre des courses, de même nous avons également modifié le plan tracé à l’avance en ce qui concerne cette expédition. Notre hôtelier, qui était en même temps louager, nous fit observer que les correspondances des trains entre les compagnies de l’Orléans et du Midi laissaient quelque peu à désirer, et il nous amena à nous embarquer en voiture pour Saint-Flour, où nous devions déjeuner, afin de nous rendre ensuite à Garabit à notre heure et en revenir quand il nous conviendrait. C’est ainsi que nous nous empilions le matin dans deux véné- rables diligences et que nous franchissions à une allure modeste les 24 kilomètres qui nous séparaient de Saint-Flour. Rien à dire de la route, sinon que nous avons été vivement frappés par le paysage pittoresque formé par Murat et ses environs, à mesure qu'on s’en éloigne en gravissant les côtes opposées. Quelques kilomètres plus loin, nous admirons au passage la vieille église de Roffiac. Au point de vue botanique, les récoltes sont fort maigres. Descendus de voiture pour monter une côte, nous ne ramassons que : Epilobium collinum. Hieracium murorum, forma. — alsinefolium. Armeria plantaginea. Senecio nemorosus. Digitalis purpurea. — adonidifolius. Galeopsis ochroleuca. Achillea ptarmica. Teucrium scorodonia. Taraxacum officinale, Saint-Flour ne présente qu’un médiocre intérêt, en dehors de COPINEAU. — EXCURSION A GARABIT 429 sa situation sur un plateau basaltique d’où la vue est fort éten- due. La cathédrale même n'offre rien de très remarquable à notre visite sommaire. | Dans les rochers sur lesquels est perchée la ville, nous ra- massons une forme à fleurs blanches du Centhrantus rubex, et dans un recoin couvert de décombres, un Atripleæ sur lequel M. le Dr Gillot a bien voulu nous transmettre la note suivante : NOTE DE M. LE Dr GILLOT. Atriplex hortensis L. var. microtheca ; A. microtheca Moq.- Tand., in DC. Prodr., 13, partie 2, p. 92; GG. ; F1. Fr., 8, p. 9; A. hortensis var. microsperma Auct. plur. — Saint-Flour, sur les rochers de la ville qui surplombent la vallée du ruisseau des Landes, 19 août 1891. Cette plante, par ses feuilles vertes en dessus, glauques en dessous, et plus ou moins farineuses, les plus jeunes tout à fait blanches, par ses bractées involucrales également blanches-fa- rineuses, se rapporte à l’A. microtheca Moq. Bien que les inflo- rescences ne soient pas assez avancées pour fournir des carac- tères distinctifs, ceux que signalent les auteurs, dimensions des bractées, petitesse de la graine, n’ont qu’une valeur très relative; Grenier et Godron disent que cette plante se distin- gue surtout de l'A. hortensis L. par sa teinte générale glau- cescente et la forme de ses feuilles ovales-lancéolées et très entières. Or, dans sa description originale (DC. Prodr., 13, 2, p. 91), Moquin-Tandon attribue à son À. microtheca des feuilles inférieures hastées, « Anferioribus delioideo-hastalis » ; les feuilles ne se distingueraient donc en réalité de celles de l'A. horlensis que par leur contour entier ou à peine sinué _ à la base, ce qui est le cas pour la plante de Saint-Flour. Elle parait du reste identique à des échantillons récoltés à Briançon. Il me semble que l'A. microtheca n'est qu'une variété de l'A. nortensis L., comme l’admettent la plupart des auteurs (Cf. Nyman, Consp. F1. eur., p. 627); et si l’on considère que toutes les localités citées, principalement dans la France méridionale, les Cabanes près de Montpellier (Moquin-Tandon), Cette, Brian- con (Grenier et Godron), etc., sont au voisinage des lieux habi- VW An D) pre: 430 SESSION À MURAT tés ou des faubourgs des villes, on sera disposé à voir dans l'A. microtheca une forme naturalisée, un retour à l’état sauvage de l'A. hortensis L., originaire, comme on sait, de Tartarie et depuis longtemps introduit dans les jardins potagers d'Europe. Bien que botanistes, nous avions tenu à voir Garabit, mais ce ne serait pas une raison pour transformer ce compte rendu en une page de guide et transcrire tous les détails, dimensions, hauteur, etc., de ce pont, quelque vive qu’ait été notre impres- sion lorsqu'il s'est découvert subitement à un détour de la route, quelque grande qu’ait été notre admiration, soit lorsque nous nous sommes trouvés au fond de la vallée au moment même où passait un train, soit lorsque nous sommes parvenus au pied de l’une de ses culées ; je ne dois ici parler que des espèces végétales rencontrées. La liste en sera bien courte, car nous nous sommes laissés aller à prendre au sérieux notre rôle de simples touristes. Dans les bruyères, Calluna vulgaris, qui couvrent la mon- tagne, au bord de la route, nous ne trouvons que: Dianthus graniticus. Senecio adonidifolius. Rubus fruticosus. Au fond de la vallée, sur les rives de la Truyère: Corrigiola littoralis. Mentha mollissima. Scrofularia nodosa. — pulegium, — canina. Aspidium aculeatum. Enfin, dans les rochers de l’autre bord ; Saxifraga hypnoides. Anarrhinum bellidifolium. Peucedanum oreoselinum. Linaria vulgaris. Valeriana tripteris. — striata. Lactuca chondrilleflora. et plusieurs formes d’'Aieracium murorum. Avant de remonter dans les voitures, un de nos camarades nous groupe dans un des angles du pont de la route de terre et nous photographie avec le viaduc comme fond de tableau. Nous étions bien près de l'objectif et le pont du chemin de fer, bien loin derrière nous ; j'ai tout lieu de soupconnor quele cliché dé- voilera aux générations à venir des botanistes très grands et un Garabit tout petit : cela fera le pendant du tableau classique du minuscule Mont-Blanc et de l'immense M. Perrichon. 19 A. BRIS, — HAUTES MONTAGNES DU CANTAL 431 EXPLORATION DES HAUTES MONTAGNES DU CANTAL Par M. Artus BRIS. La Société française de botanique avait exploré, en 1890, le groupe des Monts Dores qui renferme le point culminant du Massif central; elle se proposait d'étudier principalement, dans sa session de 1891, la végétation des hautes montagnes du Can- tal qui font en quelque sorte le pendant des Monts Dores et sont presque aussi élevées. Un alléchant programme, élaboré par notre savant confrère, le Frère Héribaud, noùs promettait des excursions charmantes et des récoltes aussi abondantes que pleines d'intérêt. Malheu- reusement notre aimable et dévoué secrétaire, qui s'était si bien aäressé pour la rédaction du programme, oublia sans doute de nous assurer les huit jours de beau temps qu'il eût pu, sans être taxé d’exigence, demander d’un été jusque-là si peu prodi- gue de beaux joufs; je ne puis attribuer qu’à cette omission l’inhospitalité manifeste avec laquelle la montagne nous accueil- lit chaque fois que nous eùmes l'imprudence de lui laisser en- trevoir nos boites vertes. Il est presque superflu de rappeler que, dans les conditions peu favorables où nous nous sommes trouvés, le programme, sauf en ce qui concerne les courses de plaine pour lesquelles le beau temps ne se démentit presque pas, fut exécuté par mor- ceaux ; nos récoltes, bien qu’extrêmement intéressantes pour ceux d’entre nous qui n’avaient pas eu encore la bonne au- baine d'admirer la flore si variée des hautes altitudes, ne nous ont malheureusement pas permis d'apprécier à leur valeur réelle les richesses que recèle le massif volcanique dont nous nous étions donné pour mission d'étudier la flore. 432 ARE SESSION À MURAT - 20 Aussi la tâche que mes compagnons m'ont confiée, de consi- gner dans ce bulletin les résultats de nos courses de montagne, m’apparait-elle comme fort ingrate. Sous les avalanches de pluie qui fondaient sur nous, aussi bien que dans les hautes herbes chargées d’eau dans lesquelles notre curiosité, souvent plus forte que la prudence, nous entrai- nait, il était pratiquement impossible de prendre des notes bien complètes sur le caractère propre de la magnifique végétation qui caractérise certaines parties de cette contrée; au demeu- rant nos herborisations, chaque fois commencées en explora- tion méthodique, dégénéraient fatalement en course au clocher ; on peut donc dire que, si nous avons rapporté la plus grande partie des plantes que le touriste foule au pied, nous n’avons guère troublé la retraite paisible des plantes rares de la contrée. Bien qu’en général ces plantes dites «rares» soient moins pro- pres que les plantes les plus communes à marquer le véritable caractère d’une région botanique, il n’en est pas moins vrai qu’en ce qui concerne l'Auvergne certaines de ces « raretés » sont assez spéciales à ces montagnes pour constituer de pré- cieux documents de géographie botanique, soit comme carac- tère de terrain, soit comme caractère d'altitude. Ces réserves faites, nous allons procéder à l'inventaire de nos récoltes en les classant en trois régions correspondant du reste, à très peu de chose près, aux courses pendant lesquelles elles ont été recueillies. Ces trois régions nous ont paru constituer une division assez naturelle de la flore qu’il nous a été donné de passer en revue, en. brochant sur le tout, bien entendu, une teinte neutre de plantes ubiquistes ou d’une indifférence relative. Négligeant un peu l’ordre des dates, nous passerons en vue nos excursions en suivant l’ordre que pourrait adopter un bota- niste favorisé par le temps. {0 Exploration du cirque du Lioran, des ravins qu’il nous a été donné d'aborder et des pentes du Puy de Bataillouze ; 20 Exploration du Plomb du Cantal et de ses pentes ; 3° Excursion au puy Mary. TE pl rt a er T2 A NES 0e A ERA L Er ee ddl NE Ps ENT EE PL Er LA A a RME QC A UE NN SE CE NA a A AU { = CAT ONE 0 nt » , ; | h [bles VAS à JEUDI 20 AOUT EXPLORATION DU LIORAN Notre programme prévoyait deux visites au cirque du Lioran, toutes deux intelligemment combinées au point de vue topogra- phique comme au point de vue botanique ; mais, comme nous l'avons dit, le mauvais temps vint bouleverser tous ces beaux projets et ramener nos explorations à un cadre beaucoup plus modeste ; c'est ainsi qu’une très faible partie des -bois du Lioran fut seulement traversée et que la visite de quelques ravins seu- lement put être pratiquée. En fait nous avons fait deux visites au Lioran, la premiére, celle du 18 août, doit être citée pour mémoire : nous avons tra- versé rapidement une partie de la vallée pour nous engager sur les pentes du puy Lioran, à l'escalade du Plomb (1). Si rapide qu’ait été notre passage, il nous a été possible de constater et de saisir au vol quantité d’espèces que nos courses dans la plaine et dans la vallée supérieure de l’Alagnon ne nous avaient pasencore fait rencontrer ; nous citerons : Gentiana lutea L. en fruits, extrêmement abondant dans toute cette région où il fait du reste l’objet d'un commerce ; Gentiana campestris L., mouchetant les pelouses de ses jolis bouquets violets, asso- ciés çà et là aux fleurs bleues du Gentiana pneumonanthe L. : dans le chemin même qui remonte la vallée, deux Scleranthus : le S. perennis L. et le S.uncinatus Schur; le premier que nous avons rencontré communément dans la plaine et qui marque bien le caractère essentiellement siliceux commun au sol de toute cette région, le second que nous apercevons pour la pre- mière fois et que nous retrouverons du reste dans toutes les altitudes supérieures ; nous ne croyons pas inutile de rappeler, parallèlement, que le S. annuus L., si abondant dans la plaine, ne nous à pas suivi sur ces hauteurs où le S. uncinatus semble s'être substitué à lui. Sur les bords du chemin, de grosses touffes mal peignées de T'hesium pratense Ehrbh. s’abritent à l'ombre des Sarothamnus (1) La Socièté a fait deux autres excursions au Lioran, le 22 et le 24 août ; M. Artus Bris, rappelè trop tôt par ses devoirs professionnels, a dû nous quitter avant la fin de la session (E. M.). Rev. S. fr. b. (décemb. 1891, publ. août 1892) 28 434 SESSION A MURAT purgans GG., entièrement privés de leurs fleurs à cette époque de l’année : plusieurs membres de l’excursion semblent au reste satisfaits de cette défloraison hâtive et paraissent vou- loir s’en tenir à l’eau si fraiche et si limpide de Vic-sur-Cère que notre hôte, dans une malicieuse attention peut-être, nous prodigue sans compter. Nous avons négligé de rappeler que ce cirque du Lioran, constitué par les nœuds des ravins qui donnent naissance à l’Allagnon, à son point le plus bas, la gare, a une altitude de 1152 m. ; nous ne devons donc pas nous étonner de voir quelques-uns d’entre nous sortir du bois que nous côtoyons avec de splendides bouquets d'Astrantia major L., agrémentés de Calamintha grandifiora Mœnch., plantes qui, avec le Gen- liana lulea, nous annonceraient, à défaut de baromètre, que nous atteignons des altitudes de haute montagne. D'innombrables petites sources transforment les bas-fonds en autant de petits marécages : les pieds dans l’eau, nous y cueil- lons en abondance : Pinguicula vulgaris L. déjà passé. Saxifraga rotundifolia L. Saxifraga stellaris L. et quelques rhumes de cerveau. Citons encore le Sedum villo- sum L. très abondant partout et que nous avions déjà rencontré la veille à la hauteur de Laveissière ; enfin, disputant aux sphag- num le premier rang dans ce petit royaume humide, un tapis de Pedicularis silvalica L., piqué cà et là de petites colonies de Drosera rotundifolia L. offrant traitreusement aux mouches leurs gourmandes petites feuilles rondes. Nous traversons l’Alagnon, réduit en cet endroit aux dimen- sions d’un modeste ruisseau, et notre ascension commence. Pour rester fidèle au programme de clarté que nous nous som- mes tracé, nous en resterons là de cette première excursion et nous nous reporlerons à notre deuxième visite du 20 août, visite plus complète, du reste, et partant plus intéressante. Notre projet était de remonter le cirque dans toute sa longueur dans la direction du col qui sépare 1e puy de Combe-Nègre de celui de Bataillouze pour atteindre, en suivant les flancs de cette dernière montagne, le col de Cabre, où nous comptions rencontrer, sur les versants du nord, une végétation plus tardive. ’ re RE ESP TA EE y D A. BRIS. — LE LIORAN 435 Nous refaisons donc le chemin parcouru deux jours aupara- vant; puis, obliquant vers la droite, nous commençons à gra- vir, d'une facon plus sérieuse par un chemin malaisé, les pen- tes inférieures du Bataillouze. En dehors des plantes recueillies l’'avant-veille que nous retrouvons sous nos pas, nous notons le long du sentier, dans l'herbe : Actæa spicata. Botrychium lunaria. Campanula glomeratla, campanule locale de toute la région inférieure que nous avons parcourue; Campanula linifolia beaucoup plus rare et, du reste, plus caractéristique des mon- tagnes. Dans les parties humides : Parnassia palustris. Comarum palustre plantes indifférentes que nous avons rencontrées dans le cours inférieur de l’Alagnon et qui s'élèvent cependant jusqu’à une haute altitude ; Rumezx alpinus qui descend, lui aussi, jus- qu’auprès de Murat; Vaceinium uliginosum L. caractéristique des «fanges»> de montagne. Depuis le Lioran les pelouses sont tout émaillées des grandes fleurs bleues du Viola sudetica Willd. ; au fur et à mesure que nous nous élevons, viennent s’y associer Meum athamanticum Jacq.et çà et là quelques Conopodium denudatum K. Au pied des petits rochers qui crèvent partout la mince couche végétale, viennent s’abriter des Jasione perennis Lamk..presque constamment associées à leur Sosie Phyleurna hemisphæricum L., plante des montagnes élevées, dont l’abondance dans toute cette région nous parait intéressante à noter. De belles touffes jaunes de Potentilla aurea L., le Sisymbrium pinnatifidum DC., l'Asplenium septentrionale Sw. accrochent leurs pieds dans les fissures du roc, ca et là associés aux Ceras- lium alpinum L. qui laissent pendre leurs fleurs blanches au bout de leurs tiges toutes laineuses, Enfin nous atteignons la crête rocheuse qui descend du sommet du Bataillouze pour re- monter dans la direction de Combe-Nègre, crête que nous nous proposons de franchir. Mais en changeant de versant, nous changeons de climat ; un vent impétueux souffle en tempète de cecôté, roulant et de- pe M nt ERRL A Get ET ue SEE RME 436 SESSION À MURAT rovlant les immenses volutes vaporeuses d'une mer de nuages. Jugeant inopportun de renouveler à si courte échéance les expé- riences de natation transcendante qui ont marqué l’avant-veille notre ascension du Plomb, nous renonçons à franchir cepassage inhospitalier et nous rebroussons chemin, inspectant en pas- sant les anfractuosités de l’arête rocheuse du Bataillouze. Nous y récoltons peu de chose; citons cependant Brassica montana DC., déjà aperçu plus bas en échantillons peu recommandables. Nous reprenons donc, l'oreille basse, le chemin qui nous a amenés, utilisant cette retraite à caser dans nos boîtes quelques plantes passées inaperçus à la montée : Aconilum napel- lus L., abritant sous les bouquets de hêtre ses grandes et belles grappes bleues ; dans les rocailles, Silene rupestris L. assez commun dans toutes ces montagnes ; Ænaulia dipsacifolia Host. qui redescend du reste jusqu'au Lioran ; enfin, abondant dans les fissures de rochers des altitudes hautes et basses de toute la région, Valeriana tripleris L. dont nous recueillons, sur ces hauteurs, quelques rares échantillons en pleine floraison. Nous dépassons le buron qu’à la montée nous avions laissé à notre gauche ; le sol, détrempé par les irrigations que les ber- gers y ménagent, nous reproduit toute la gamme des plantes de marais : distraits par la difficulté de conserver, sur ces pentes glissantes, notre équilibre et notre dignité, nous passons rapi- dement récoltant plus loin, dans les pelouses plus sèches, un Serratula lincioria constituant la var. monticola(S. monticola , de Boreau); dans les bouquets d'arbre, le Sorbus aria Crantz. et, partout, des buissons d'églantiers dans lesquels nous ne trouverions, nous, que des épines, mais où le Docteur Gillot, qui constitue à lui seul notre section «des rhodologistes », nous fait glaner à grands coups de sécateur, toute une déclinai- son de Rosa parmi lesquelles je rappellerai : Rosa glauca et Rosa alpina L. Au cours de cette descente et sous les menaces croissantes d'un ciel toujours plus noir, notre troupe s’est disloquée : les uns rallient en hâte la station du Lioran d’où le premier train les emmène à Murat, les autres, que la leçon du Plomb n’a pas corrigés, poursuivent placidement leur exploration, d'abord sur la rive droite de l’Alagnon, puis dans la crevasse abrupte et malaisée dans laquelle le ruisseau s’engage bientôt. Sur la rive droite, dans des prairies transformées en marais, NE NE de APE de à PEUT 1e APE re A AE ne FN CTE ht ASE F7 S'ANRART re Le AMP AU LR | TUE NE. (0 VEN AG à r L 7te "© { ‘4 "Ye ; s À { 25 A. BRIS. — LE LIORAN 437 nous récoltons, avec Pinguicula vulgaris L. et les plantes de tourbière déjà signalées : Crepis paludosa. Luzula Desvauxii. Pedicularis verticillata. Carex echinata. Juncus alpinus. Equisetum silvaticum. un peu partout les tiges presque sèches d'Aynica montana I. que nous retrouverons plus haut en pleine floraison et même en bouton. Sur les bords du ravin, suspendus ‘par leurs pédoncules ca- pillaires, les jolis gobelets jaunes de l’Zmpatiens noli-langere L. ; dans le fonds même de la crevasse s'étale une magnifique végé- tation: Veratrum album L., malheureusement veuf de toute fleur, Prenanthes purpurea L., et les grands capitules jaunes du Doronicum austriacum Jq. Quant aux parois verticales du ra- vin elles sont littéralement tapissées des grandes feuilles en « pas d'âne » de l'A denostyles albifrons Rchb.; nous le retrou- verons en fleur sur les flancs du puy Mary exposés au nord où il forme, en compagnie de quelques autres plantes de grande taille, des parterres de toute beauté. Nous voici à la route nationale de Murat à Aurillac et à l’en- trée de l’'imposante percée du Lioran, remarquable travail d'art qui fait franchir à cette importante voie de communication le col du Lioran. Ce magnifique tunnel, que nous avons parcouru d’un bout à l’autre pendant la matinée, utilisant à cette recon- naissance les loisirs que nous créait une pluie diluvienne, a un développement total de trois kilomètres, de grandes « demi-por- tes » vitrées atténuent dans une large mesure la violence du courant d'air qui, sans cette précaution, ne manquerait pas de balayer ce long couloir. Le remarquable entretien de cette per- cée en proscrit, à l'exception de quelques pauvres mousses, peu difficiles sur l'éclairage, toute végétation ; à signaler cependant aux biologistes une vaste culture de Micrococcus lacticus trans- formant, dans l’ombre et le mystère de ces grandes voûtes, en succulents « Roqueforts » les blocs de caséine qu’un industriel avisé leur livre en pâture : la température constante et humide des galeries de réserve que les Ponts-et-Chaussées ont ména- gées cà et là dans les flancs de la montagne, semblent se prêter admirablement à cette industrie assez nouvelle, paraît-il. L'un 438 SESSION A MURAT de nous témoigne de la vive sympathie qu'il porte à cette bota- nique toute pastorale en se rendant propriétaire de l’un de ses plus vénérables produits; il l’envoya grossir sa récolte de roses ! Quel bizarre échange d’effluves odorantes s’est-il effec- tué, pendant les douceurs du retour, entre ce vigoureux fruit des cavernes et la modeste fleur de l’églantier.....? Nous n’en avons jamais rien su. Sur les murs de l'entrée sud nous recueillons des Sedum dasyphylium L. remarquables par leur vigueur : nous rappelle- rons que cette crassulacée est l’une des plantes les plus répan- dues dans toute la région inférieure. Reprenons notre course où nous l’avons laissée et complétons notre moisson par quelques belles touffes de 7rifolium spadi- ceum L., aux capitules d’or bruni. Ce Trifolium paraît tres communément répandu à cette altitude : je n’ai rencontré, dans mes récoltes, aucun échantillon pouvant être rapporté au T. badium Schreb. Sur les talus de.la route une colonie de Cirsium palustre, Cirsium palustri-erisithales, Cirsium erisithales, goûtent en paix les condamnables plaisirs de l’adultère ; nos piolets, nouveaux glaives vengeurs, viennent bientôt jeter la consternation dans la communauté. Le second de ces chardons et, plus particulièrement, son hybride nous semblent intéressants à noter comme assez carac- téristiques des montagnes du centre, alors qu’ils sont peu ou pas représentés, me semble-t-il, en en exceptant peut-être quelques coins du Jura, dans nos hautes montagnes de France. En dépit de toutes nos investigations, nous ne pouvons tirer des indigènes aucun renseignement sur la situation du «ravin de la Croix », localité classique de quelques bonnes espèces ; en désespoir de cause, nous nous laissons guider par le hasard et nous explorons, au nord de la station du chemin de fer, un ravin des plus pittoresques dont nous escaladons, malgré l’eaw dont nous inondent à plaisir et le ciel et les cascades, les escar- pements rocheux que le torrent a creusés. Nous admirons, d’un œil, l’aspect sauvage et absolument alpestre de la gorge dans laquelle nous nous sommes engagés, A. BRIS, == LE LIORAN 439 utilisant l’autre à fouiller toutes les anfractuosités de la roche et nous comblons bientôt les vides de nos boîtes par deux bonnes plantes que nous n’avions pas rencontrées jusque là, Rumex ari- fotius AI. et Mulgedium alpinum Less., sorte de grand « Son- chus » des hautes altitudes, dont les panaches bleus n’ont certes rien à envier à beaucoup de nos plantes d’ornements. Accrochés aux flancs escarpés du ravin, les grandes inflores- cences d'Astrantia major ; deux pieds d’'Aspidium lonchitis Sw., trouvés par un vétéran et distribués séance tenante aux apprentis, viennent s'ajouter à nos trouvailles. Tandis que quel- ques-uns poursuivent avec ténacité la recherche de l’Arabis cebennensis DC. dont ils rapportent bientôt, du reste, tout un bouquet, d’autres rejoignent, par les bois du Lioran, le ravin de l’Alagnon, notant sur leur passage, AZlium victoriale L. (non fleuri) et Pirola minor L. communs dans tous ces bois. A noter également Pirola secunda I. récolté l’avant-veille en ces mêmes parages. Sur les bords de l’Allagnon, où nous cherchons l’Ara- bis cebennensis, l'une des plantes les plus remarquables de la région que nous visitons, puisque en dehors des Monts d'Aubrac et d’une partie des Cévennes on ne la rencontre guère dans nos montagnes de France que dans le massif du Cantal, nous trou- vons de superbes touffes d’Arabis alpina L. sur lesquelles « à défaut de grivés..……. » nous faisons main-basse. Trempés jusqu'aux os, nous rentrons à l'hôtel avec la satis- faction du devoir accompli; la flamme d’un grand feu, un copieux souper assaisonné d’un cru d'Auvergne et de joyeux propos, eurent vite fait de sécher nos vêtements comme de chasser de notre esprit les petits inconvénients de la route. Rentrés quelques heures plus tard à Murat, il ne nous restait de cette journée que des boites bien garnies et d'ineffaçables souvenirs. MaRDI 18 AOUT ASCENSION DU PLOMB DU CANTAL Remontons de deux jours en arrière ; nous sommes au 18 août ; le train de 6 h. 51 du matin nous transporte au Lioran ; sur- chargés sans doute par l’approvisionnement de victuailles, dont notre hôte a cru devoir nous faire suivre, la locomotive n’avance 440 SESSION A MURAT que lentement, nous permettant de revoir, à vol d'oiseau, du haut du remarquable viaduc sur lequel notre train est juché, la pitto- resque vallée de l’Alagnon que la veille nous avons remontée jusqu'au petit village de Laveissière. Nous arrivons cependant ; on arrime dans les boites vides une partie des munitions apportées de Murat et l’on part gaiement. Nous ne retracerons ni la route qui traverse le cirque de Lioran ni les plantes qui lui servent de bordure et que nous avons rapidement passées en revue dans un compte-rendu spé- cial; nous reprendrons notre course à l’ascension du puy Lio- ran que nous comptions contourner pour atteindre les pentes du Plomb. Dans les parties marécageuses de la montée nous retrouvons la plupart des plantes du Lioran, Pinguicula vulgaris L. Saxifraga rotundifolia L. Saxifraga stellaris L. Pedicularis palustris L. Nous y cueillons en outre : Carex vesicaria L. Carex Œderi Ehrh. cypéracées assez répandues partout et de peu d'intérêt, enfin Juncus filiformis L. que nous ne sommes pas étonnés de ren- contrer dans ces terrains siliceux. Continuant à nous élever, nous rencontrons, dans un superbe massif d’Aconitum napellus, Daphne laureola L. et Ribes alpt- num L. Trompés par la superposition apparente des burons du Plomb sur la projection de la montagne qui nous porte, nous allongeons inconsciemment le pas de notre hélice, ouvrant à notre insu une assez large parenthèse au programme. Nous gravissons allègrement des prairies à pente rapide dans lesquelles nos boîles se garnissent bien vite de quelques espèces : Angelica pyrenœæa Spr. qui nous paraît tout aussi abondant dans ces hauts pâturages du Cantal qu’elle peut l'être sur ses montagnes classiques ; ZLuzula Dervauxii Kunth., Nardus stricla L., Antennaria dioica Gœrtn., d’une taille remarquable, au moins si je la rapporte à la forme beaucoup plus ramassée des terrains schisteux de Belgique. Nous relions connaissance avec Jasione perennis et son inse- parable Phyleuma hemisphæricum ; notons pour la première RUE ATEN A. BRIS. — PLOMB DU CANTAL AA fois Æuphrasia minima Schl. mouchetant de petites tâches jaunes le vert des pelouses. Une abondante récolte de Vaccinium myrtillus nous permet de prendre sur le déjeuner un acompte sérieux : la grande inclinaison des prairies que nous escaladons presque à « quatre pattes >» nous enlève, du reste, jusqu’au soin de nous baisser pour cueillir. Nous rentrons dans les bois où nous constatons bientôt, au milieu des Viola sudetica qui émaillent le gazon, la présence d’un Polygala que nous récoltons précieusement : toute vérifi- cation faite, nous étions simplement en présence du P. serpyl- lifolia L. Sous les bouquets de hêtres du sommet, de charmantes touf- fes de Calamintna grandiflora ; mais nous faisons bientôt une découverte moins réjouissante ; le buron à la conquête duquel nous märchons si allègrement ne se rapprochait de nous qu’à vol d'oiseau; en fait nous sommes séparés du Plomb par toute la profondeur de l'erreur que nous avons commise, c’est-à-dire par toute la hauteur du puy Lioran. Nous témoignons notre mécontentement par des protestations aussi tapageuses qu'inutiles et nous dégringolons la montagne à la facon d’une pile de boulets s’écroulant sur une pente. La botanique perd tous ses droits dans cette course folle : l’un de nous cependant, se cramponnant en route à une tige élancée qu'il entraine avec lui, constate à destination qu'il à récolté au vol un Zilium marlagon en fructification. Bien que l'espèce ne soit pas rare dans ces montagnes, nous n’avons pas eu l’heur de la revoir au cours de nos diverses périgrinations, Le fond de la vallée que nous venons d'atteindre ou, si vous préférez, dans lequel nous venons de tomber, est une large cuvette marécageuse ; on y attend, les pieds au frais, les retar- dataires ; on y discute la route à suivre et l’on y constate, entre temps, la présence du Menyanthes trifoliala, du Polygonum bistorlum, ce dernier plus que commun dans toutes ces mon- tagnes ; à signaler également : Comarum palustre. Vaccinium uliginosum. Eriophorum angustifolium. partout et toujours, Parnassia palustris ; et, dans les parties moins humides : : 1 La + LE PRE) do Het LL) Er Se À Ve TAE LE SNL ET Ua RENTE P 442 SESSION À MURAT Arnica montana. Gentiana campestris. Gentiana lutea. Ayant tenté sans succès d'entamer des négociations géogra- phiques avec quelques aborigènes que les lauriers du chien de Jean-de-Nivelle empêchent sans doute de dormir, nos ambas- sadeurs reviennent l'oreille basse. Nous reprenons donc l’ascen- sion d’une nouvelle côte, la suppliant de nous être plus propice que la première, ces exercices de «montagnes russes », appli- ques à la botanique, nous paraissant peu intéressants et dange- reux à poursuivre par le temps brumeux qui commence à se dessiner. Au demeurant, nous suivons un sentier qui paraît battu et nous gravissons rondement, recueillant dans le chemin même et je dirai presque sous nos pas : Scleranthus perennis. Veronica officinalis — uncinatus. très abondant partout, et V. nummularioïides Lecoq et Lamot- te, variété du V. serpytlifolia, très particulière, je crois, aux montagnes d'Auvergne. Tout le long du sentier, les petits bouquets jaunes du Genista sagittalis ; Sous les bois qui bordent la route : Stellaria nemorum. Phyteuma spicatum. Dans l'herbe : Galium saxatile. Maianthemum bifolium. Asperula odorata. Agrostis rupestris. Et çà et là : Geum rivale. Luzula nivea. Nous retrouvons dans les parties dénudées du chemin en lacet qui nous conduit Tréfolium spadiceum et les jolies touffes du DIANTHUS SILVATICUS Hoppe, plante que nous soulignons de deux traits, car elle caractérise assez bien, au moins par son abondance, toutes nos montagnes de la France centrale. Nous signalerons au même titre Senecio cacaliaster Lamk. tout aussi répandu et tout aussi particulier. Enfin, puisque nous sommes dans le coin des plantes spécia- CAES 77 31 A. BRIS. — PLOMB DU CANTAL 443 les, empressons-nous d’y joindre Genisla Delarbrei de Lecoq et Lamotte, forme remarquable du G. tinctoria qui n’a guère été rencontrée qu'à l’état de rareté, je pense, en dehors des Monts Dores et du massif volcanique du Cantal. Çà et là, dans les rochers, d'énormes touffes de Geranium silvaticum L. d’un faciès tout différent des individus que nous récoltons comme rareté dans certains coins privilégiés du Nord (environs du Tré- port, dans la Seine-Inférieure, environs de Malmedy, dans l’Ar- denne allemande). Nous quittons bientôt la région boisée pour nous élever sur les flancs des pâturages des burons; l'herbe courte, mais suc- culente qui en forme le tapis, est le premier terme d’une série qui aboutit aux «cabecous» et aux fromages connus sous le nom de « forme. » Ici la végétation revêt un caractère plus mon- tagnard; l’A/chimilla alpina L. et le Trifolium alpinum L. règnent en maitres, attestant le long sejour des neiges sur ces hauteurs. Les plantains, si communs partout, s’y font représenter par Plantago alpina L., spécial aux hautes montagnes. L’im- mense vallon qui s’en va s’abaissant, à notre droite, vers la val- lée de la Cère, est marbré çà et là de taches d’un vert sombre : ce sont des touffes de Juniperus alpina Clus. dont les buissons, rabougris et fuyants, rasent la terre comme pour échapper aux morsures du vent. Dans les rocailles qui bordent le chemin : Sisymbrium pinnatifidum. Valeriana tripteris. Biscutella levigata. Jasione perennis. Silene rupestris. déjà rencontrés. Nous atteignons enfin ces fameux burons que nous poursui- vons depuis le matin et qui, par cette aberration des distances que connaissent bien tous ceux qui ont pratiqué la montagne, semblaient fuir impitoyablement devant nous. Quelques pâtres, seuls habitants de ces régions sauvages, nous examinent avec cette curiosité particulière dont parle Livingstone dans ses relations des villages de l’Afrique centrale qu’il a traversés ; la station nous paraissant convenable, nous y prenons position en gens décidés à diner sobrement mais soli- dement ; on retire des boîtes victuailles et boissons, et l’on se met à l'œuvre avec une conscience et un appétit auxquels il AT DPAN SET ed Or re RO 2 GTX Hat | ANR ES x hp LS — 44% SESSION A MURAT convient de rendre un juste hommage. Je glisse sur les détails, ayant quelque peu perdu le souvenir et du menu et des gais propos qui l’assaisonnèrent ; à peinede vagues senteurs de pâtre, de fromage et d'étable, fondues en un sui-generis qui échappe à la plume comme à l'analyse, me restent-elles comme un sou- venir lointain ayant apporté un tempérament aux attraits de la table et de la conversation. Avant de quitter cette salle à manger improvisée, constatons- y une luxuriante végétation de Rumex alpinus. Lamium album. Blitum bonus-Henricus. Nous appelons tout particulièrement l'attention sur la pré- sence du Z, album à une altitude d'environ 1500 m.; quant au Blilum bonus-Henricus, cette plante des villages et d’une ma- nière générale du voisinage des habitations, il existe abondam- ment partout dans cette région et il nous a suivi à des altitudes supérieures même à celle où nous le notons aujourd’hui. Continuant de gravir lacroupe arrondie sur laquelle les burons se trouvent juchés, nous atteisnons bientôt la partie de cette crête qui se relève brusquement, sous une pente inaccesible, vers les dents aiguës du puy du Rocher ; cette partie supérieure des prairies nous offre en abondance Sÿlene ciliata Pourr., plante très spéciale aux hauts sommets des Pyrénées et qui ne se rencontre, en dehors de cette chaîne, que sur les pentes su- périeures où nous la cueillons. A droite, les anfractuosités des crêtes dentelées dont nous côtoyons les pentes, nous offrent la collection des plantes de rochers : Saxifraga rotundifolia L, Saxifraga aîzoon Jq. poussent en colonies serrées encore couvertes de leurs grandes panicules de fleurs. Sisymbrium pinnatifidum DC. Potentilla aurea L. Cerastium alpinum L. Sempervivum arachnoideum L. espèces rencontrées déjà au Bataillouze. Nous récoltons également, ça et là, Luzula Desvauxtii Kunth, gracieuse joncée déjà notée également et assez spéciale, en somme, aux montagnes du centre; elle se rencontre également aux Pyrénées, mais peut-être moins uniformément répandue 33 A. BRIS. — PLOMB DU CANTAL 4A5 qu'ici; Phleum alpinum L., petite graminée des montagnes élevées. Enfin, arrivés, comme nous l'avons dit, sur les flancs du puy du Rocher, nous tournons à droite, nous dirigeant vers un col faiblement accusé, creusé daus la croupe qui réunit le mamelon arrondi du Plomb aux grandes murailles du puy dont nous venons de parler. Le temps, qui depuis notre départ des burons devenait de plus en plus en plus inquiétant, passe maintenant de la menace à l'exécution; les nuages qui recouvraient d’abord et seulement, comme d’un chapeau, le sommet du Plomb, nous entourent de toute part, distillant une pluie fine et froide et rendant notre marche difficile et incertaine; c’est presque au pas gymnastique que nous herborisons maintenant, enlevant au vol Geum mon- tanum L. et Anemonealpina L., probablement la var. sulfurea (A. sulfurea L.), dont les jolies houppes soyeuses semblent s'ingénier à se copier l’une l’autre. Dans les fontaines, l’Zpilo- bium alsinefolium Vill. que nous retrouverons aussi abondant sur les flancs du puy Mary. Partout l’Arnica inonlana qui, à cette altitude, commence seulement à ouvrir ses capitules jaunes. Enfin, nous gravissons la bosse arrondie formant la « corne » du Plomb du Cantal : «de loin c'est quelque chose et de près ce n’est rien,» rien qu'une proéminence un peu plus élevée que les voisines, plantée comme un casque sur l'immense massif que nous venons de parcourir, piédestal géant de toute une famille de Plomb, de Pic et de Puy. Ici pourrait s'arrêter notre compte-rendu, car la course qui suit n’a plus avec la botanique que des rapports fort incertains ; trempés jusqu'aux os, plongés dans une brume épaisse nous permettant à peine de nous voir l’un l’autre, l'ascension finale se fait presque à tâtons; sur le sommet cependant nous cueillons, le nez dans l’herbe, Androsace carnea L.; nous rebroussons che- min en toute hâte, notre course ne pouvant, dans de telles condi- tions, se prolonger sans dangers ; c’est à cette précipitation obli- gée que nous devons rapporter la nullité de nos récoltes au sommet; nous pouvons regretter, entre autres choses, le Ge- nista prostrata Lamk., l’une des espèces les plus remarquables 446 SESSION À MURAT de ces régions et qu’il ne nous a même pas été possible de chercher. Je passe sur le retour; la pluie se change en torrent et notre retraite en déroute... Nous retrouvons auprès d’un grand feu de bois la fraction prudente et sage de la bande qui a eu la bonne inspiration de se replier à temps. Mais la mémoire de l’homme est une plaque sensible si étrange qu'il ne nous reste bientôt plus, de toutes ces misères, que le souvenir toujours agréable d’une drôle de course que nous conterons plus tard à : nos petits-enfants. VENDREDI 21 AOUT EXCURSION AU PUY MARY C'est à mon corps défendant que j’entreprends la description d’une journée passée, pour la plus grande partie, entre les qua- tre planches d’une voiture ou au coin du feu. Partis de bon matin de Murat avec une pluie battante son- nant la marche sur les vitres de nos véhicules, nous dépassons successivement les villages de Dienne et de la Gravière pour entrer dans la vallée de la Sautoire que nous coupons oblique- ment pour en remonter le cours. Un instant le ciel fait mine de nous devenir plus favorable, mais c’est une fausse alerte ; les nuages réunis en masses com- pactes sur les hauts sommets dépêchent de nouveau sur nous leurs noirs bataillons, et la pluie recommence avec un entrain qui n’a d'égal que notre persévérance. Nous sortons enfin, un peu meurtris, des boîtes roulantes qui nous ont amenés et faisons irruption dans la petite auberge du Puy, dernière sentinelle avancée de l’envahissement des hom- mes sur cette nature sauvage. A défaut d'installation plus luxueuse et plus confortable, nous trouvons là des bancs et un pétillant feu de bois qui fut particulièrement apprécié. Ia pluie nous retrouve à table d'assez bonne heure : car «que faire en ce gite à moins que l’on n’y mange?» Etonné peut-être de nous voir allier si brillant appétit à si mauvaise fortune, le ciel enfin ferme ses vannes ; l'événement est trop extraordi- naire pour que l’on n’en profite, le repas s'achève rapidement et l’on se précipite au dehors. 30 | A, BRIS. — PUY MARY 447 Nous remontons allègrement la route nationale qui, reliant Murat à Saint-Cernin, franchit ce massif montagneux au col du puy Mary: Sur les bords de la route croissent en abondance : Biscutella levigata. Sedum villosum Thlaspi virens Jord. et la var. Delarbrei du Pyretrum leucanthemum (Chrysan- themum atratum Delarbre), plante que nous avons déjà eu l’oc- casion de noter. Plus loin, lorsque le talus de la route s’abaisse assez pour qu’on en puisse faire l'escalade, nos boîtes se garnissent de quelques bonnes plantes ; citons Peucedanum ostruthium Koch., grande et belle ombellifère des hautes montagnes, Ranunculus aconilifolius L. et, dans les parties moins trem- pées d’eau, Ranunculus platanifolius L., qui paraît moins répandue que la précédente. Enfin, nous voici au col que nous comptions franchir pour aborder le puy par le versant opposé; mais nous retrouvons ici le même Cerbère qui, la veille, gardait la vallée de Pont-Alagnon; on ne peut songer à tenter l’ascension sous ces rafales d’oura- gan et l’on revient sur ses pas. Quelques-uns d’entre nous, ne pouvant encore se résigner à abandonner la partie, tentent l'escalade par les pentes nord, un peu mieux abritées de la bourrasque : cela nous donnera au moins une idée générale de la végétation de ce côté du cône du puy ; nous récoltons, en effet, Chærophyllum hirsulum L., Sanguisorba officinalis, atteignant là une taille gigantesque; Luzula spicata DC., charmante joncée que l’on retrouve dans toutes les hautes montagnes de France; Anemone alpina L. en fruits (probablement comme au Plomb, du reste, la variété sulfu- rea); Jasione perennis Lamk.; Phyleuma hemisphærieum L. ; Veratrum album L. et Trollius europœus L., que nous ren- controns pour la première fois en pleine floraison; puis À /Chi- milla alpina L. et Trifolium alpinum L., tous deux moins abondamment prodigués qu’au Plomb cependant. A citer également : | Geum rivale. Luzula Desvauxii, Meum athamanticum. Arnica montana. Vaccinium myrtillus. Gentiana lutea. 448 SESSION A MURAT ces derniers en pleine floraison et même en boutons. Aureste, d’une manière générale, toute la végétation nous . paraît sensiblement plus en retard dans cette région que dans celles que nous avons précédemment parcourues ; il est vrai que notre herborisation porte ici sur des flancs escarpés, que le soleil ne visite guère, d’une altitude de 1600 m. environ. L’ascension, dans la partie que nous explorons, devient de plus en plus difficile, soit à cause des rochers qu’il faut escalader, soit à cause des « éboulis » de consistance douteuse qu’il faut franchir au risque d’être entrainé par le fleuve de boue et de pierres qui les forme, soit enfin à cause de la brume qui me- nace peu à peu de tourner nos positions. C’est à travers de véritables jardins que notre course se poursuit : Ranunculus aconitifolius. Mulgedium alpinum. Imperatoria ostruthium. Rumex arifolius. croissent à l’envi l’un de l’autre, atteignant, sur ces pentes sauvages où tout ést gigantesque, des tailles hors nature. Mais ces parterres de fleurs, dans lesquels nous disparaissons jusqu’à la poitrine, regorgent d’eau comme des éponges et nous nous y imbibons comme dans un bain. Que cela ne nous empêche pas de recueillir encore : Aconitum lycoctonum. Lycopodium selago. Knautia dipsacifolia. — clavatum. Bartschia alpina. et dans les rochers : Saxifraga aizoon. Potentilla aurea. S. rotundifolia. Aspidium lonchitis. et les magnifiques gazons de Cerastium alpinum L. aux fleurs frileusement pelotonnées dans leurs longs duvets blancs. Notons encore Saxifraga hypnoîies L. que nous n'avions rencontré jusqu'ici. Dans les innombrables sources qui sillonnent tout ce versant et en rendent l’accès difficile : Sedum villosum. Pedicularis verticillata. Vaccinium uliginosum. Scirpus cæspitosus. Pedicularis foliosa. Le”. 1787 A A vo En à LA Vs RS D 4" LE LS We US we « CR St + < dr ns VEN "x « n > + A. BRIS. — PUŸ MARY 449 va _ de remarquables individus de Pinguicula vulgaris et Juncus flliformis déjà recueillis sur les pentes du Plomb. Depuis un instant déjà la calotte de nuages qui couvrait les | sommets s’abaisse rapidement enveloppant le cône du Puy comme d’un chapeau qu'une main de géant lui eût enfoncé sur la tête, tandis que par un saisissant contraste un soleil res- plendissant met en pleine lumière les vallées qui se déroulent au loin en un immense éventail. Menacés d’être enveloppés par ces brumes épaisses qui déjà ” rendent notre marche difficile, nous nous arrachons à cet im- posant spectacle et dévalons prestement en récoltant au cours de la retraite : Poa alpina L. et sa variété Agrostis rupestris All. vivipara. Phleum alpinum L. et dans les prairies qui entourent notre refuge, l’Angelica pyre- nœæa Spr. tout aussi abondant ici que dans les hauts pâturages du Plomb. Quelques-uns d’entre nous ont poussé leurs recherches dans les rochers qui font face à l'auberge et rapportent de leur course : Thlaspi perfoliatum. Sedum annuum. Drosera rotundifolia. Buplevrum longifolium. Alsine verna. Aspidium lonchitis. et Dryas octopetala. .que M. l'abbé Ménard rapporte des rochers du Pas-de-Roland. Cette jolie rosacée avait été trouvée, quinze jours auparavant, dans les Monts Dores, au puy de Sancy, par le fils de notre dis- tingué collègue, M. Sanitas, et nos confrères de Clermont s'étaient empressés d'aller la récolter. C’est du renouveau pour la Flore d'Auvergne ; il y a près d’un siècle, en effet, Delarbre l'indiquait: « Au Mont-d'Or; au Pui-Mari, dans les bois du Recusset ; auprès du F'algoux;»> mais comme on ne l'avait pas retrouvé depuis, ni Lecoq et Lamotte, ni notre savant collègue le Frère Héribaud-Joseph, n’ont admis le D. octopelala dans leurs Flores. Deux des localités citées par Delarbre se trou- vent ainsi vérifiées la même année; espérons que nos con- Rev. S. fr. b. (décemb. 1891, publ. août 1892) 29 450 SESSION A MURAT frères d'Auvergne vérifieront de même la troisième, à moins que cette satisfaction ne soit réservée à la Société française de Botanique, quand elle consacrera une session aux parties du Massif central qu'elle n’a pas encore visitées. Pourchassés par la pluie, nous nous retrouvons tous auren- dez-vous ; comme elle nous parait affirmer plus formellement que jamais ses intentions malveillantes, on remonte en voiture et nous nous replions sur Murat, récoltant sur la route, entre deux averses, des gerbes de Prenanthes purpurea et d’'As- lrantia major qui ne dépareraient certes pas les parterres de nos jardins. LES DERNIERS JOURS DE LA SESSION Le mauvais temps, qui avait commencé le mardi au moment où la Société atteignait le sommet du Plomb, n'avait découragé personne. Le samedi 22, une éclaircie permet de supposer la possibilité d’une soirée favorable ; nous prenons le train pour le Lioran avec le désir d'explorer au moins quelques ravins ; vain espoir, nous sommes bientôt ramenés par la pluie comme les jours précédents, avec quelques plantes de plus, il est vrai. Le dimanche il avait plu toute la matinée, mais la soirée fut très belle. Nous n’étions plus au complet. Le lundi 24, avant de tenir la séance de clôture, nous résolûmes de tenter un dernier effort; quatrième voyage au Lioran, plus heureux cette fois ; nous nous dispersons un peu de tous les côtés ; quelques-uns même retournent au Plomb, d’autres à un col voisin et tous redescen- dent successivement par le ravin de la Goulière. Les plantes recueillies pendant ces deux journées seront insérées dans la liste générale. — DR ED ANRT ee ve tee ORNE ACER A SEE ET RARES w2# nt » 4, DIMANCHE, 23 AOUT HERBORISATION A SAINTE-ANASTASIE à Par M. Ch. COPINEAU Nous partons pour Neussargues par le train de midi, et dès la sortie de la gare, nous apercevons l’Astragatus glycyphyllos, mais il ne faut pas nous attarder si nous voulons remplir notre programme. La route de Sainte-Anastasie nous fait passer au pied de roches éruptives grises, d’une nature un peu différente de celles que nous avons rencontrées jusqu'ici, ainsi que nous en pouvons juger par les blocs et éboulis qui bordent le chemin. Au-dessus de nous se présentent des grottes pittoresques, mais que nous renonçons à visiter. La route est belle, traverse agréablement un petit bosquet et s'enfonce à mi-hauteur de coteau, dans la vallée de l’Allanche. Nous récoltons au pied des haies, sur les talus et au bords des champs : Genista sagittalis. Trifolium rubens. Lathyrus silvestris. Prunus spinosa. Scleranthus annuus. Sedum reflexum. Peucedanum oreoselinum. Caucalis daucoides. Valeriana tripteris. Achillea millefolium. Inula conyza. Filago minima. Cirsium lanceolatum. — arvense. Carduus nutans. Picris hieracioides. Lactuca chondrilleflora. Hieracium murorum. Campanula patula. Convolvulus arvensis. Cuscuta minor DC. sur le Ge- nista sagillalis. Cynoglossum officinale. Linaria striata. Origanum vulgare. Calamintha clinopodium. Galeopsis ochroleuca. Teucrium scorodonia. — botrys. Rumex scutatus. Euphorbia cyparissias. Lorsque nous sommes en vue de Sainte-Anastasie, nous pre- nons sur notre droite afin d’escalader les rochers qui, plus loin, nous semblent devoir être inaccessibles. Dès les premiers pas on signale le Carlina acanthifolia qui étale largement ses belles 452 SESSION A MURAT rosettes malheureusement un peu avancées. Il est assez abon- dant, et la seule difficulte est d'en découvrir des échantillons assez modestes pour ne pas remplir nos boites.et se proportion- ner plus tard au format de l’herbier. Cette escalade et nos recherches sur le plateau des rochers ne nous rapportent que : Anemone alpina. Thlaspi virens Jord. Silene nutans. Dianthus graniticus. Rhamanus alpina. Genista Delarbrei. Sorbus aria. Sedum fabaria. Sempervivum arvernense. Ribes alpinum. Saxifraga hypnoides (dessé-, ché). Buplevrum falcatum. Viburnum lantana. Galium elatum. Carlina orophila. — acanthifolia. Hieracium amplexicaule. —— murorum (pl.for.). Gentiana cruciata. Ce dernier en bien plus beaux pieds qu’à Bredon. Nous descendons alors directement sur le village, récoltant dans les rochers : Digitalis lutea. Phelipæa cærulea. Orobanche minor. Armeria plantaginea. Un peu plus loin. Malva moschata, variété la- ciniata. Geranium robertianum. A l'entrée même du village : Geum urbanum. Matricaria inodora. Mercurialis perennis. Polypodium vulgare. Asplenium septentrionale. Geranium silvaticum. Centaurea scabiosa. Hyoscyamus niger. 1! Leonurus cardiaca. Dans le village et sur les bords de la rivière : Saponaria officinalis. Epilobium palustre. Angelica silvestris. Eupatorium cannabinum. Mentha silvestris. Pulegium vulgare. Lycopus europæus. Galeopsis tetrahit. Polygonum hydropiper. Mercurialis annua. : LE Lei -}? 7 F COPINEAU. — SAINTE-ANASTASIE 453 Le pays est en fête ; nous ne faisons que le traverser pour gagner l’autre côté de la vallée, et nous en profitons pour rider nos boites et former un paquet que le courrier nous rapportera ce soir à Neussargues. Les rochers de la rive droite de l’Allanche sont exposés au Nord-Est. Ils sont beaucoup plus boisés et présentent plus de végétation que le versant de la rive gauche. Nous y récoltons : Aquilegia vulgaris (feuilies). Campanula glomerata. Helleborus fœtidus (fruits). Primula officinalis (fr.). Geranium silvaticum. Mercurialis perennis. Cotoneaster vulgaris. Euphorbia verrucosa. Saxifraga aizoon. Lilium martagon. Sambucus racemosa. Melica uniflora. Lonicera xylosteum. et le Thalictrum signalé dans la flore du Frère Héribaud, et que ce savant confrère rapporte avec quelque doute au 7h. minus. Un peu plus bas, nous rencontrons le Melampyrum cristatum, et nous sommes contraints de continuer notre des- cente, car le rocher redresse de plus en plus ses pentes au point de devenir presque absolument vertical. Il prend alors le nom de Rocher de Cuze. C’est là, au bord du torrent que nous tom- bons sur un véritable massif de Polemonium cœruleum, que nous reconnaissons tous pour l’avoir vu dans des jardins, mais que bien peu d’entre nous ont eu le plaisir de rencontrer indi- gène. Notre sentier se perd dans un marais qui ne nous donne que le Cirsium rivulare, ét nous arrivons aw bord du torrent qui vient baigner en grondant la base du rocher à pic. Nous cher- chons vainement un pont, une passerelle ou même un gué ; nous revenons sur nos pas : aucun moyen de traverser. Au milieu de nos recherches le temps s'écoule rapidement et nous commen- cons à craindre d’avoir à retourner jusqu’à Sainte-Anastasie pour trouver un pont. Enfin, grâce à nos cris et surtout à la promesse de quelque monnaie, un indigène qui nous examinait de la rive opposée, condescend à venir jusqu’au bord de l’eau et à nous passer une longue planche, d’une solidité douteuse, sur laquelle nous nous aventurons un par un. Nous sommes sauvés, mais ii nous reste bien peu de temps pour regagner la gare, Toute herborisation est décrétée interdite, nous formons ET NT Dr PNR nt AGO RS CPE En SE LS  (TA ïe A #0 ag ter Et Phte id C Hs out té” 454 SESSION À MURAT une file indienne, puis un monôûme, et nous parvenons enfin à Neussargues en temps utile pour reprendre le train de 7 h. 49. Notre paquet de plantes de Sainte-Anastasie finit même par se retrouver, non sans peine. Le courrier en goguette l’avait oublié dans un coin tandis qu'il s’en allait cuver son vin dans un autre. Tout est bien qui finit bien. SÉANCE DE CLOTURE 24 AOUT 1891 PRÉSIDENCE DE M. L'ABBÉ MARCAIS, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL La Société se réunit à dix heures du soir et prend des dispo- sitions supplémentaires relativement au compte-rendu de la session. M. Thériot est chargé du rapport sur les récoltes bryologi- ques faites pendant la session, avec le concours des membres de la Sociéte qui s’occupent plus spécialement de cette partie et qui lui communiqueront le résultat de leurs observations per- sonnelles. M. Arbost fera la liste générale des plantes phanérogames ré- coltées pendant la session ou, les années précédentes, par les membres de la Société qui ont herborisé dans les monts du Cantal. Cette liste pourra ètre précédée d’un rapport sur l'as- cension au puy Mary, que plusieurs de nos collègues ont l'in- tention de faire de nouveau le lendemain en partant de la gare du Lioran. Trois régions différentes ont été proposées pour la session de 1892 : 1° Ax-les-Thermes et les montagnes de l'Ariège et de l’'Andorre, proposition de MM. Marcailhou d'Aymeric, transmise à la Société par M. le secrétaire général, dans la séance d’ou- verture; 2° le Reculet et la chaîne du Jura français ; 3° Saint- Martin-Lantosque et les Alpes-Maritimes. Les membres de la Société présents à la séance décident que la Société tout entière sera invitée à choisir l’une de ces trois régions à l’époque des élections du Conseil. La séance est levée à dix heures et demie. OBSERVATIONS sur QUELQUES ROSIERS DU CANTAL Par M. le Docteur F. X. GILLOT 1 Je m'étais promis de mettre à profit mon court séjour dans le Cantal, pendant la session tenue au mois d’Août 1891 par la So- ciété francaise de botanique à Murat, pour étudier les Rosiers de cette partie de l’Auvergne. Malheureusement le mauvais temps a constamment contrarié nos herborisations, et mes ré- coltes se sont bornées à une vingtaine de formes des environs de Murat et de Saint-Flour. Néanmoins, grâce au concours de mon excellent am: Ch. Ozanon, et à l’obligeance de M. KF. Cre- pin, qui a bien voulu réviser mes déterminations avec lascience et l'amabilité qu'il met toujours au service de ses correspon- dants, j'ai pu faire quelques observations qui ne seront peut-être pas sans intérêt pour la flore du Cantal : car jusqu'à présent celle-ci est assez pauvre en renseignements précis sur le genre Rosa, puisque Lamotte, sur 67 espèces de Rosiers admises par lui dans son Prodroine de la flore du plateau central de la France, p. 262 et seq., n'en indique que on2e dans le Cantal. Les dénominations, auxquelles je me suis arrêté pour les es- pèces ou formes que j'ai récoltées, présentent donc toute la cer- titude ou, pour mieux dire, toute la probabilité, que peuvent fournir les diagnoses de ce genre si polymorphe. ALPINÆ Rosa ALPINA L., form sublypicæ... Le Lioran, sur la lisière des forêts de sapins, en montant au col de Sagnes, vers 1200 m., . 456 SESSION À MURAT 18 août. — Le Lioran, ravin de la Goulière, au-dessous de la gare, 20 août. R. ALPINA L. var. pendula. — KR. pendulina Auct. p. p. — Dienne, sur les talus de la route de Murat, 21 août. R. ALPINA L. Var.pyrenaica, AuCt. plur. — R. pyrenaica Bor ! Lamotte! — Le Lioran, au col de Sagnes, sur les bords du ruis- seau, 18 août. R. lagenaria Vill. EX Buissons des collines qui dominent la route de Murat au puy Mary, en face de Dienne, 21 août. J'ai été surpris de ne pas rencontrer dans le Cantal ces colo- nies de Rosa alpina, qui couvrent parfois de vastes espaces dans les Alpes et même dans les Monts-Dores. Aux environs de Dienne seulement, quelques buissons propagés le long de la route et dans les haies des prés, rappellent les habitudes socia- les de ces Rosiers. Au Lioran, je n’ai observé les Roses alpines que par buissons isolés et peu fournis, et encore aucun d'eux ne m'a présenté la forme habituellement regardée comme le type du À. alpina L., à folioles entièrement glabres, à fruit globu- leux, à pédoncules seulement hispides glanduleux (1). Les deux formes qui s’en rapprochent le plus et que j'ai ré- coltées au col de Sagnes, l’une sur la lisière de la forêt de sapins, l’autre sous le couvert de ces arbres, ont bien l’une et l’autre le tube du calice et les sépales lisses, non glanduleux, mais le réceptacle est ovoide, les folioles velues tout au moins sur la côte médiane, etc. Dans la première, les folioles sont petites, très régulièrement dentées en scie, à dentelures fines et à dents composées-s2landuleuses ; le pétiole glanduleux est parfois armé de petits aiguillons fins, etc.; dans la seconde (forme ombreuse), les folioles sont grandes, élargies, d'un vert sombre en dessus, à dents très profondes, composées, irréguiiè- res et à peine glanduleuses ; le pétiole est parsemé de petites glandes espacées et de quelques poils, etc. Du reste, la varia- bilité du À. alpina L. et de ses formes a été constatée depuis (1) R. aLpiNA germinibus globosis, pedunculis subhispidis, caule inerimi, Folia glabra; calyces simplices; petala obcordata biloba L. Sp. ed. 2, p. 703. — À. alpina var. vulgaris Desv.,pedunculis hispidis elongatis caly- cibus lœvibus. DC. Prodr. 11, p. 611. — A. alpina c. biserratæ-compo- sitæ B hispidæ * fructibus lœvibus sepalis eglandulosis Crépin, Obsere. sur le R alpina in Primitiæ monographiæ Rosarum NI, p. 129 (Bull. Soc, roy. bot, Belg. XXI, p. 789), TT PU Gutr 45 | D' GILLOT. — ROSIERS DU CANTAL 437 longtemps et par l'observation directe et par la culture (2), et si les flores ne sont pas aussi encombrées pour ce groupe que pour d’autres sections du genre ÆRosa d'espèces micromorphes à dénominations particulières, c'est que le cantonnement des Ro- ses alpines dans des stations plus spéciales rend la filiation et les rapports des différentes variations plus faciles à saisir. En- core est-il que les auteurs ont été amenés à distinguer un cer- tain nombre de sous-espèces ou variétés principales dont il est déjà très difficile d'apprécier les limites. C'est ce qui a permis, il y a longtemps déjà, à M. Crépin d'écrire : « Le groupe des Alpi- nes est actuellement un véritable chaos, où tout est à refaire et à délimiter plus rigoureusement.» F. Crépin, Prim. monog. Ros. I (1869,, p. 43 (Bull. Soc. bot. Belg. VIIT, p. 244). On peut cependant distinguer des variétés ‘plus tranchées. A Dienne, sur les talus de: la route de Murat, croit en abondance un À. alpina à fruits globuleux, à tube glabre surmonté de sépales glanduleux, portés sur des pédoncules hérissés-glandu- leux, allongés et recourbes en bas, à pétioles et folioles glabres, même sur la nervure médiane, à dents peu glanduleuses, à styles très hérissés ou velus, etc. Ce Rosier me parait se rapporter au À. anne de la plupart des auteurs; mais le 2. pendu- lina devrait, à mon avis, être supprimé des flores, car on a décrit sous ce nom des formes fort différentes : le À. pendu- lina L., qui semble se rapporter en partie à la variété dont je parle ici, et en partie au À. lagenaria Vill.; le À. pendulina Aït, à larges folioles, qui paraît être une forme exotique améri- caine, d’après de Candolle, Prodr. IT, p. 612 ; et enfin le R. pen- dulina Auct. gall., Lamotte! D'après Déséglise, Æssai monog. sur 105 esp. de Rosiers, p. 57, et Cat. raisonnée, p. 118, ce dernier différerait des variétés de À. alpina surtout par ses styles velus presque laineux ; or, rien n’est plus variable que la villosité des styles et la ligne de démarcation entre les styles velus ou simplement hérissés est impossible à fixer {F. Crépin, Prin. monog. Ros. VI, p. 130, et Bull. Soc. roy. bot. Belg. XXI, p. 290). Si le faciès tout particulier que les pédoncules recourbés, à fruits penchés, donnent à ce Rosier parait méri- ter d’être pris en considération suffisante pour l’ériger en (2) Of. V. Payoi, Sur wne transformation de R. alpina in Bull. Soc. bot. France XXX (1863), p. 84, et observations de M. G. Rouy sur la variabilité de cette espèce, ibid., p. 83. + AS DO POUR ES FRA pe UE LA A VUS D ACER RER ER . Le + 127 Lo" Carat ue 0 ‘ 458 SESSION À MURAT variété, on pourrait l’appeler var. pendula, avec des sous-va- riétés d’après la forme du réceptacle, ovata, globosa, etc., ou les variations des feuilles, etc. Le Rosier de Dienne serait donc un À. alpina L. var. pendula, sub-var. globosa; R. pendulina Auct. gall. var. globosa. Je crois qu'on pourrait également lui rattacher la var. globosa Desv. in DC. Prodr. Il, p. 612, Dé- sêgl. Cat. rais. p. 115, car il répond exactement à la phrase suivante de De Candolle : «À. alpina var. pedunculo valdé his- pido, ovario glabro pendulo globoso.»> DC. FI. Fr. V, p. 536. Le R. pendulina L. semble aussi, mais seulement en partie, se rapporter à cette variéte d’après la phrase de Linné : « R. ger- minibus ovatis glabris pedunculis cauleque hispidis, peliolis inermibUs , fructibus pendulis. » L. Sp. ed. 2, p. 705. On y pourrait distinguer encore des variations presque illimitées d’après la glandulosité relative des pédoncules et des récepta- cles, la forme des sépales, etc., chaque localité produisant, semble-t-il, une combinaison différente de ces caracteres tout à fait subordonnés et, en définitive, insaisissables, devant les- quels Déséglise lui-même, Cat. rais., p. 116, s’est arrêté. Seul, M. Gandoger s’est engagé, de parti pris, dans cette voie de spé- cification à outrance, et ses Tabulæ rhodologicæ europæo- orientales locupletissimæ (1881) ne contiennent pas moins de cent quatre-vingt-six espèces dans ses Rosæ (Ozanonia) alpi- næ, démembrées aux dépens du seul À. alpina L.! Si, en sui- vant ses tables analytiques, on arrive, par exemple, pour le Rosier de Dienne, dont je m'occupe, à &./Ozanonia) pubinærva Gdgr. toc. cil., p. 86, n° 821, quelle valeur attribuer à une détermination basée le plus souvent sur la répartition en plus ou en moins d'organes accessoires, soies, glandes, poils, etc., dont on constate les modifications, souvent même la présence ou l'absence, sur les pétioles, les folioles, les pédoncules, de rameaux pris sur le même pied, parfois mêms sur un même rameau ! Les mêmes réflexions peuvent s'appliquer à la variété à pé- doncules et fruits hérissés qui correspond, à n’en pas douter, au À. pyrenaica de la plupart des auteurs, entreautres de Boreau, F1. du centre de la France, 3° éd., p. 221; de Lamotte, Prod. fl. plat. cent., p. 265, etc. Le véritable À. pyrenaica Gouan, Illust. fl. monsp. p. 31 et {ab. XIX, aurait les folioles plus lar- ces et plus arrondies, les stipules et les bractées dilatées glan- AR iv UREE S Ses AL À Fe FAeD PRE v D' GILLOT. — ROSIERS DU CANTAL : 459 duleuses, les sépales à pointes élargies; foliacées, et des glandes à la face inférieure des folioles, d'aprés Déséglise, qui le consi- dère comme une rare espèce. (Déségl. Cat. rais., p.119). J'ai recu de M. le D' Pons, d’Ille-sur-la-Têt, un Rosier récolté dans les Pyrénées orientales et qui offre ces caractères. Le R. pyrenaica Gou. ne serait donc qu’une forme locale ou stationnelle d’une variété conçue dans un sens plus large, et renfermant par con- séquent toutes les formes intermédiaires, qui accompagne presque partout les autres variétés du À. alpina. C'était déjà l'opinion de A. P. de Candolle, F7. Fr. IV, p. 446 et V, p. 536, qui fait bon marché de la distinction spécifique de Gouan, avec d'autant plus de raison que la description de cet auteur laisse beaucoup à désirer et que la figure donnée par lui est passablement inexacte, les pédoncules par exemple y étant re- présentés tout-à-fait lisses, quand ils devraient être hérissés (hispidi) d’après le texte, etc. | Quant au À. lagenaria Vill., la forme des fruits qui se main- tient indéfiniment par la culture, comme j'ai pu en juger dans le jardin de mon ami, Ch. Ozanon, à Saint-Emiland (Saône-et- Loire), sur des Rosiers de diverses provenances, la consistance plus ferme des folioles, leur glaucescence en dessous, la pré- sence d’aiguillons fins sur les pétioles, la villosité tomenteuse des styles l’eloignent davantage du À. alpina L., et doivent le faire admettre comme sous-espèce avec également toutes sortes de variations. Celle que j'ai récoltée à Dienne, ale réceptacle hispide-glanduleux au sommet seulement, les folioles petites, à nervure médiane poilue et à glandes nettement stipitées même sur les nervures latérales. C’est au 2. lagenaria, comme je lai dit plus haut, qu’il faut rapporter, pour une autre part, le R. -pendulina L. d’après le synonyme de Dillenius cité par Linne: « Rosa Sanguisorbæ majoris folio, fructu longo pendulo » L. Sp. éd. 2, p. 705. CANINÆ ROSA CANINA L.— R. LUTETIANA Lem. — Murat, vallée de l’A- lagnon, 17 août; Le Licran, päturages au-dessus du tunnel, en montant aux burons de Coste, vers 1200 m., 20 août. R. subcanina Christ, forme #ispida, — Murat, vallée de l’Ala- gnon, au-dessus de la Veissière, en montant au Lioran, 17 août. PAP NOEL NASA ITR LM PCR FAR A # FN "KES L 4 460 SESSION A MURAT R. GLAUCA Vill. — Le Lioran, au col de Sagnes, dans les pà- turages à 1250 m., 18 août. | R. GLAUCA Vill. var. complicata — R. complicata Gren! — Saint-Flour, haies de la route en allant a Garabit, 19 août. R. DUMETORUM Thuill. — Murat, vallée de l'Alagnon, bords de la route près de la Veissière, 17 août. R. DUMETORUM Thuil. var. #rbica — R. urbica Lem.— Vallée de l’Alagnon, haies des prés à Freysse, entre Murat et La Veissière, 17 août. R. subcollina Christ. — Murat, vallée de l’Alagnon, haies des prés entre Freysse et la Veissière, 17 août; le Lioran, pâ- turages en montant aux burons de Coste, sur les flancs du puy de Bataillouze, 20 août. R. subcollina Christ, forme sphærocarpa — R. sphærocarpa Puget. — Murat vallée de l’Alagnon, haies des prés sous le ha- meau de Freysse, 17 août. R. CORIIFOLIA Fr. ! __ Saint-Flour, haies de la route en allant à Garabit, 19 août. Je me suis tout particuliérement appliqué à récolter les for- mes qui me semblaient s'écarter le plus des Roses canines de la plaine, et revêtaient l'apparence s#70ntagnarde : faciès ordinai- rement plus trapu, agrandissement luxuriant des organes, glau- cescence habituelle et plus accentuée du feuillage, raccourcis- sement des mérithalles, des pédicelles et même des styles, villo- sité plus prononcée des styles, précocité de la maturation, et surtout redressement des sépales après l'anthèse et leur persis- tance plus grande sur le réceptacle. » H. Christ, Legenre Rosa (1885) trad. Burnat, p. 18; Crépin, Zxcurs.rhodol. dans les Al- pes en 1890, p. 59 (Bull. soc. roy. Lot. Belg. XXX, p. 154). J'avais déjà eu moi-même l’occasion, au cours d’herborisations en mon- tagne, de constater combien certaines formes de Rosiers, impos- sibles à séparer spécifiquement du À. canina L.,prenaient cepen” dant un faciès particulier qui les rapprochaïit du R.glauca Vill.,et j'avais consigné ce fait dans un précédent travail (Dr Gillot : Herborisations dans le Jura central,p.17),ou j'avais signalé sous le nom de R. canina var, subglauca (forma transiens ad R. glaucam.) « des formes intermédiaires entre les À. canina et R. glauca qui relient ces deux espèces d’une facon assez étroite pour appuyer l'opinion d’après laquelle À. glauca Vill. ne serait 4 + 49 D' GILLOT. — ROSIERS DU CANTAI, 46 elle-même qu’une race montagnarde ou une sous-espèce de R.canina. » Cette opinion est soutenue de toute l’autorite de M. Crépin qui, dans sa publication la plus recente, Mes excur- sions rhodol. dans les À lpes en 1890,p. 58(Bull. soc. roy. Belg. XXX, p. 153), consacre un paragraphe spécial à cette question. M. H. Christ, qui a publié uneexcellente monographie des Ro- ses de Suisse, Die Rosen der Schweiz (1873), malheureusement fermée pour ceux qui ignorent la langue allemande, paraît être le premier qui ait fait ce rapprochement. Ii y insiste: particuliè- rement dans un mémoire publié en 1882 dans le Botanische Centralblatt et dont M. E. Burnat nous a donné la traduction au grand bénéfice des botanistes français, Le genre Rosa, résullats généraux des travaux de botanique systématique concernant ce genre (1885). M. Crépin à confirmé ces faits par de nom- breuses observations qui me paraissent encore peu connues en France et que je crois utile de résumer. Les études de cet éminent spécialiste ont embrassé, depuis plus de trente ans, l’histoire générale et particulière du genre Rosa. L'examen d’une innorabrable quantité de spécimens de toute espèce soit sur le vif, soit sur le sec, la collation des prin- cipaux herbiers, une correspondance universelle, etc., ont amené M. Crépin à modifier ses idées premières sur la classifi- cation des Roses et leurs nombreuses espèces antérieurement publiées(Crépin, Prim.monog .Ros. I (1869) et Bull.soc.roy.bot. Belg. t, VIID), et à reconnaitre dans le genre Rosa un petit nom- bre de types spécifiques primitifs ou du moins de premier ordre, auquel il subordonne en séries décroissantes le grand nombre de petites espèces plus ou moins valables décrites dans les flores. Pour le À. canina L., par ‘exemple, pris dans sa plus large acception, il a constaté tous les intermédiaires possibles entre les formes à feuilles glabres et à feuilles velues, à dents simples et à dents composées, à sépales réfléchis ou redressés sur le fruit, etc. Il en découle cette opinion que le À. canina L. a subi une série de modifications, dont quelques-unes en appa- rence bien distinctes et largement répandues ont été consi- dérées comme de bonnes espèces, telles que À. dumelorum Thuill. à feuilles pubescentes sur les deux faces et sur toute leur surface, À. glauca Vill. et À. cortfolia Fr. à sépales re- dressés, etc. Ce caractère, qu'on regardait autrefois comme d’une valeur morphologique de premier ordre et qui a même Mk ne PTE NE Me MEN E à LP AL 'A T ON Er VE APPLE Ne À OPEN C7 | 1e \Y ton 462 SESSION A MURAT fait créer pour ces espèces une section spéciale, Coronalæ Crépin (Prim. mon. Ros. VI, p. 51 et Bull. soc. roy. bot. Belg. XXI, p. 711), serait loin d’avoir l'importance qu'on lui:a attribuée. M. Crépin avoue lui-même avoir observé toutes les transitions imaginables entre les espèces à sépales réfléchis et les espèces à sépales redressés. Les À. glauca et R. cortifolia ne seraient donc plus que des sous-espèces, ordinairement montagnardes, de À. canina et R. dumetorum, présentant en outre des séries de variations parallèles à celles de ces dernières; et comme R. dumetlorum ne serait également qu’une sous-espèce de 2. canina, on serait logiquement amené à les subordonner toutes au À. canina L. pris comme type. Cette théorie évolutionniste a pour elle bien des apparences de raison, mais elle est encore loin d’être démontrée, et ilserait aujourd’hui bien difficile de dire si le À. canina a gagné la montagne pour y relever ses sépales, et prendre par voie d'adaptation l’aspect du À. glauca, ou si c’est le R. glauca qui, en descendant sur les bas coteaux, a perdu ses caractères pour revêtir ceux de À. canina. D'autant plus que M. Christ, dont les études ont porté sur les mêmes espèces et dans les mêmes régions alpines où elles abondent, affirme, au contraire, que les formes intermédiaires sont rares, que les espèces de montagne, comme À. glauca, R. corüfolia, sont des espèces remplaçantes de celles de la plaine, R. canina, R. dumetorum, parfois juxtaposées, mais toujours très dis- tinctes, et conservant même en changeant de station, « leurs caractères invariables et leurs traits caractéristiques. » (H. Christ, Le genre Rosa, trad. Burnat, p. 19).M. Crépin a combattu les assertions de M. Christ dans ce qu’elles ont de trop absolu et se déclare partisan de plus en plus convaincu de la variabi- lité de ces espèces, du peu de valeur de leurs caractères mor- phologiques et de l'existence de nombreuses formes dériveés ou intermédiaires (F. Crépin, Considérations sur quelques faits concernant le genre Rosa (1889) in Bull. soc. roy. bot. Belg., XX VII, p. 51; et Æxcurs. rhodol. dans les Alpes en 1890, in Bull. soc. roy. bot. Belg. XXX, p. 58). Ce sont des observations intéressantes à continuer et sur les- quelles la sagacité des botanistes aura encore à s'exercer pen- dant longtemps. Mais, au point de vue pratique, il est toujours nécessaire, en botanique descriptive, d’admetttre un certain nombre d'espèces suffisamment caractérisées etde même valeur, = Ye PRE CN xp BA RE SEA A A7 NT Ace ARE ALL: Re YRPU UT LA % _— 51 | D' GILLOT. — ROSIERS DU CANTAL 463 puisqu'il semble impossible de fixer le type originel. Les A. canina L. (R. luteliana Lem.), R. dumetorum Thuil., R. glauca Vill., À. cortifolia Fr., entre autres, sont dans ce cas. En outre des nombreuses variétés ou formes qu’on pourra grouper au- dessous de chacune d'elles, il en existe certainement d’autres qu’on ne sait à quelle espèce rattacher, et qui se rencontrent surtout dans les régions montagneuses d'altitude moyenne. Ces formes intermédiaires entre R. canina L.et R. glauca Vill., et quej’avaisappelées À. canina var.subglauca,ontreçuauparavant de M. Christ le nom de À. glauca var. subcanina ; et celles in- termédiaires entre À. dumetorum Thuil. et À. cortifotia Fr. le nom de À. cortifolia var. subcollina ; probablement parce que le botaniste Suisse, observant surtout les espéces de montagne, leur a subordonné les variations qui se rapprochaiïent des es- pèces de la plaine. Pour simplifier le langage et en même temps pour ne pas préjuger une origine impossible à préciser, je crois utile, à l'exemple de MM. Christ et Crépin, et, bien qu’elles soient sujettes à critique, d'adopter les dénominations de À. subcanina et de À. subcollina, avec une valeur de sous-espèces dans les- quelles il sera loisible de pousser plus loin l’analyse et d'établir des variétés ou sous-variétés (H. Christ, Le genre Rosa trad. Burnat, p.19; F. Crépin, Excurs. rhodol. dans les Alpes en 1890, p. 58.) Dans le Cantal, j'ai pu retrouver le . canina L. (R. lutetiana Lem.) et À. glauca Vill. bien caractérisés et croissant ensem- ble sur les pentes du Lioran ; mais presque partout, dans les hautes régions, le 2. canina diffère à première vue par son port et son feuillage des formes habituelles de la plaine, et tend à passer au À. subcanina Christ, dont on trouvera de nombreu- ses variations , notamment à pédoncules plus ou moins glandu- leux, parallèles par conséquent aux variations du groupe 2. Andegavensis Auct., dans la vallée de l’Alagnon. Dans les pâturages du Lioran, une forme de A. glauca à pé- dicelles quelque peu hispides, à sépales glanduleux sur le dos, à folioles simplement dentées, se rapproche de R. caballicensis Puget, mais sans être lui. (Crépin #n Ztt.). Une autre variété, provenant des environs de Saint-Flour, à folioles doublement dentées-glanduleuses, à divisions calicinales fortement redres- sées sur le fruit, paraît être le À. complicala Gren. (teste Crépin !). 0 464 SESSION A MURAT Il en est de même pour À. dumelorum Thuill., pris comme type des Caninœ pubescentes, qui, bien caractérisé aux alen- tours de Murat, prend de plus en plus l’aspect de À. subcollina Christ, et au puy de Bataillouze, se rapproche beaucoup de 2. cortifolia Fr. Toutefois, les sépales restent réfléchis ou étalés, et M. Crépin n'a reconnu dans mes récoltes le véritable R, corii- folia Fr., que dans un Rosier récolte entre Saint-Flour et Ga- rabit. Une variété de Z. subcollina, trouvée dans la vallée de l’'Alagnon, à fruits tout à fait globuleux, m'a paru être le BR. sphærocarpa Puget, rapprochement également accepté par M. Crépin. RUBIGINOSÆ RoSA RUBIGINOSA L. var. comosa — R,. comosa Rip. — Roffac, haies des bords de la route, en allant de Roffiac à Saint-Flour, 19 août. R. RUBIGINOSA L. var. asmbetlata AuCt. forma latifolia. — KR, umbellata Leers: Auct. gall! — Murat, collines au sud-ouest de la ville, entre Murat et La Veissière, 17 août. R. MICRANTHA Sm. var. permirta— KR. permixta Deségl. — Murat, vallée de l’Alagnon, haies des prés entre Murat et Cham- breuil, 17 août. R. GRAVEOLENS Gren. var. Jordani — KR. Jordani Désegl. — Murat, bords de la route qui monte de La Veisssière à Chastel- sur-Murat, 17 août. R. GRAVEOLENS Gren. var. #svernensis Nob. — Murat,abondant sur le rocher de Bonnevie, au-dessus de la ville, 17 août. Les environs de Murat m'ont paru assez riches en Rubigi- nosæ, surtout sur les coteaux secs autour de la ville. Les routes, au voisinage de Murat et de Saint-Flour, sont bordées de beaux buissons de RÀ. rubiginosa L. de la variété comosa (R. comosa Rip! Déségl.! Lamotte!) qui semble être la forme typique. « En effet, » m’écrit M. Crépin, « dans le groupe que j'ai appelé au- trefois Suavifoliae, les sépales se redressent normalement, après la floraison, et couronnent le réceptacle évasé en coupe, C’est un des caractères qui distinguent le À. rubiginosa du R. micrantha. 11 se présente de temps en temps des exceptions, mais qui sont accidentelles. Ripart avait cru que le redresse- ment des sépales n’était pas le cas habituel, et c’est ce qui lui FRS Ta CA y 2 RM e Se LS Le j | \ PE d v - » " LES SR tend De ns MES PANNE AUS Lie O7 A EL PAP ES nn ne à En Te UELAENTA 0 ë D Ï 4 yo D' GILLOT. -— ROSIERS DU CANTAL 265 | avait fait séparer le 2. comosa du R. rubiginosa L. Le R. co- mosa est la forme la plus commune du À, rubiginosa. Le R. ru- } biginosa varie beaucoup, tout en conservant ses caractères essentiels. Les prétendues espèces qu'on a créées à ses dépens, sont aussi artificielles, aussi indécises que ies espèces créées aux dépens de À. canina. » Crépin ên tilt. et Observ. sur les roses de la sect. des Rubiginosæ in Prim. monog. Ros. VI, p. 134, 137. (Bull. soc. roy. bot. Belg., XXI, p. 794, 797). J’ai rapporté une autre variété de À. rubiginosa, prise à La Veissière près de Murat,à larges folioles, à fleurs le plussouvent réunies en bouquets, à la var. wmnbellata des auteurs. — « Per- sonne, » dit M. Crépin, « ne connait d’une façon exacte ce que Leers a décrit sous le nom de 2. wmbellata, que les uns pren- nent pour une variété de À. rubiginosa, d'autres pour une va- riété de À. micrantha. » Crépin tn lêtt. et Prim. monog. Ros. VI, p. 140 (Bull. soc. roy. bot. Belg. XXI, p. 860). Cependant, - la description de Leers, Flora Herbornensis, 2 éd. Cologne. 1759, p. 119, se rapporte assez bien au rosier du Cantal qui a les ramuscules floraux aiguillonnés hètéracanthes (aculei recurvi inramulis sub floribus numerosiores tenuiores recti purpuras- centes, Leers), les folioles doublement dentées, fortement glan- duleuses, à glandes odorantes (odore pomorum, Leers), les fleurs réunies par 3-5, etc. Il est remarquable en outre par la forme . de ses folioles, très grandes (/o/%ola majora Tratt. Ros. monog. IL, p. 55), largement ovales, arrondies à la base, et souvent ob- tuses au sommet, rappelant, comme l’a très justement remarqué M. Ozanon, plutôt le feuillage de À. micrantha que celui de R. rubiginosa, mème robuste ; mais les pétales m'ont paru d’un rose vif, et les sépales étalés tendent à se redresser sur le fruit. Ce Rosier rentre évidemment dans ce que les floristes du centre de la France, Boreau, F1. cent. éd. 3e p. 230, Lamotte, Prod. fl. plat. cent. p. 272, etc., ont appelé À. wumbellata, et qu'ils ont rapproché de R. rubiginosa L. avec lequel il à en effet le plus d’affinités. Le À. micrantha Sm. n’est pas rare non plus autour de Murat, dans les haies de la vallée de l’Alagnon, où je n’ai constaté que la forme distinguée par Déséglise sous le nom de R. permixtla, et qui semble être très répandue en Auvergne, car c’est la seule qui ait été citée, et même comme assez commune, par Lamotte, Rev. $S. fr. b. (décemb. 1891, publ. août 1892) | 30 466 SESSION A MURAT me Prod. fl. plat. cent., p. 271. C’est, du reste, la forme la plus or- dinaire de R. micrantha, d'après M. Crépin qui l'a classée dans le groupe artificiel de ses Rosœæ micranthæ A pubescentes 1 macrophyllæ * fructibus ovoideis (Prim. monog. Ros. VE, p. 157, in Bull. soc. roy. bot. Belg. XXI, p. 817). Je n’ai pas aperçu le À. sepium Thuil. ni aucune de ses nom- breuses variations, mais j'ai en revanche récolté avec beaucoup d'intérêt des Roses que j'ai rapportées à À. graveolens Gren. et sur lesquelles je dois insister. Il faut lire pour être éclairé au sujet de cette espèce les pages que lui a consacrées M. Crépin dans ses Primiliæ monographiæ Rosarum, VI, p. 170 et seq. (Bull. soc. roy. bot. Belg., XXI. p. 830 et seq.) et dans ses Zx- cursions rhodol.dans les A 1pes en 1890, p.68 (Bull.soc.roy. bot. Belg. XXX, p. 163). Il y prouve quele nom de À. graveolens créé par Ch. Grenier (G. G. F1. de Fr., I, p. 560), et renfermant d’abord des formes dissemblables et mal délimitées, doit être ré- réservé à des formes intermédiaires entre le 2. rubiginosa (Ru- biginosæ veræ) et le À. sepium (Sepiaceæ Crépin, ou Pseudo- rubiginosæ Déségl.), et qui constituent tout un groupe autrefois appelé par lui Graveolentes Crép. — Cette espece aurait même été bien décrite depuis 1819, sous le nom de ZX. elliplica Tausch, mais celui de À. graveolens Gren., étant généralement adopté aujourd’hui, il y a lieu de le maintenir. Le R. graveolens me parait répandu surtout dans les régions montagneuses où il semble remplacer le R. sepiuin Thuil.etses variétés. Cette observation à déjà été faite par M. Christ, qui regarde R. grareolens comme une espèce de 2e ordre ou espèce montagnarde, vicariante et dérivée de X. sepium (H. Christ, Le genre Rosa, trad. Burnat, p. 18 ; Burnat et Gremli, Suppl. à la monog.des Roses des Alpes-Marilimes, p. 73). Aux environs de Murat entre la Veissière et Chastel-sur-Murat, j’en ai cueilli une forme à folioles larges, mais nettement rétrécies à la base, à fleurs roses, à fruits gros, subglobuleux, etc., quise rapporte à la var. Jordani ; celle-ci pourrait être considérée comme une forme typique, et Lamotte l'avait déjà reconnue en Auvergne: R. Jordani Déségl. Cat. ros., p. 271 ; Lamotte. Prodr. fl. plat. cent., p. 271. | Mais sur les rochers de Bonnevie, au-dessus de Murat, j'ai trouvé en très nombreux buissons une autre variété de 2. gra- veolens qu'il m'a été impossible d'identifier avec aucune des D' GILLOT. — ROSIERS DU CANTAL 467 formes déjà décrites par les botanophiles modernes. M. F. Cré- pin, à qui j'en ai soumis quelques échantillons, n’a pas osé se prononcer à cause des caractères flottants entre R. rubiginosa et R. graveolens qui en rendent le classement difficile. Il est vrai que dans quelques feuilles, à la base des rameaux surtout, les folioles tendent à prendre la forme ovale-arron- die de celles du R.rubiginosa, que, d'autre part, les pédicelles et les sépales sont glanduleux et les fleurs d’un rose vif; mais cependant les folioles sont nettement rétrécies à la base, les sépales étales ou seulement relevés, les aiguillons mé- diocres, souvent grèles, droits ou arqués, mais non crochus ni dégénérants, et ce Rosier a d’étroites affinités avec R. pseudo- gratveolens Moutin, des Alpes dauphinoises, à pédicelles égale- ment hispides-glanduleux, et avec R. Æduensis Dés. et Gillot, à fleurs d’un rose vif, qui, au témoignage même de M. Crépin, doivent rentrer dans le groupe spécifique du AR. graveolens (F. Crépin, Mes excurs. rhodol. dans les Alpes en 1890, p. 71, et in litl.) C'est même sa ressemblance, sur pied, avec le 2. Æduensis Dés. et Gillot, constituant aux environs d'Autun une race locale Morvandelle du À. graveolens, qui m'a frappé tout d’abord et a attiré particulièrement mon attention sur ce Rosier. Il n’a également pour M. Ozanon « de rapport qu'avec R. Æduen- sis. » Ch. Ozanon #n lilt. Je n'hésite donc pas à y voir une autre race locale ou peut-être régionale Auvergnate de R. gra- veolens, attendu que le Fr. Héribaud-Joseph a bien voulu m'écrire qu'il avait déjà remarqué depuis plusieurs années cette Rose, non seulement sur le rocher de Bonnevie à Murat, mais encore sur les rochers basaltiques qui couronnent les hauteurs de Chastel-sur-Murat, aux environs de Clermont, et probablement ailleurs sur les coteaux volcaniques d'Auvergne, d’où M. Crépin l’a également recue à plusieurs reprises ; c’est ce qui m'a déter- miné à lui donner l’épithète d'Arvernensis: En voici la description : ROSA GRAVEOLENS Gr. var. Arvernensis. — Arbrisseau de taille médiocre, 1 m. à 4 m. 50, très touffu, à tiges nombreuses, à rameaux courts, charges d'aiguillons. Aiguillons des tiges robustes, grisätres, espacés ou rapprochés, mais non géminés, peu dilatés à la base, inclinés ou arques, ceux des rameaux fauves, les uns conformes #rclines ou légèrement recourbes, les Re PRÉ he . Te 4 ce er UE SLA L ON AE ER OR ET TE pit 4 De à Met LE Se ATP SNA LD LE N'ES È F2 Re ÉT é Le (A ») w ARS VE thé LA nr PA (oh us ; 5 ; et € 159 5 PE 468 SESSION A MURAT 56 k autres presque droits, plus grêles, mais ne dégenerant pas en acicules. — Pétioles plus ou moins velus, très glanduleux et munis de fins aiguillons. — Folioles 5-7, d’un vert gai, glabres en dessus, glabrescentes en dessous ou seulement velues sur les nervures, chargés de glandes fauves et brillantes, à odeur dés- agréable ; la terminale pétiolée, ovale ou obovale, rétrécie aux deux extrémités, aigue ou plus rarement obtuse au sommet ; les latérales sessiles ou brièvement pédicellées, obovales, sou- vent obtuses et arrondies, surtout dans les paires inférieures, plus petites ; foules cuneiformes à la base, à dents composées et fortement glanduleuses. — Stipules médiocres, vertes, glabres en dessus, glanduleuses en dessous, à oreillettes aiguës, droites, ou peu divergentes. — Pédoneules solitaires, ou réunis par 2-3, hispides-glanduleux, à glandes nombreuses ; bractées foliacées, glabres, égalant les pédoncules. — Réceptacle ovoïde, allongé, lisse ou hérissé-de quelques soies glanduleuses à la base. — Sé- pales étroits, deux entiers, trois pinnatifides, à appendices al- longés et étroitement linéaires, tomenteux en dedans, pubes- cents en dehors, glanduleux sur le dos et sur les bords, égalant la corolle, étalés, plus ou moîns redressés après l'anthèse, mais non connivents, caduques à la maturité. — Styles serrés, courts, très hérissés ; disque plan. — Corolle petile, d'un rose vif, — Fruitpetit, ovoïde. Comme je l’ai déjà dit plus haut, parmi les nombreuses for- mes qu’on peut rattacher au À. graveolens Gren., ce Rosier se distingue tout particulièrement par les glandes qui hérissent en abondance les pédiceltes et la surface extérieure des sépales, caractère qu'il partage avec le À. pseudo-grarveolens Moutin, et qui le rapproche beaucoup du 2. rubiginosa L. On pourrait dire de lui avec plus de raison encore que du À. pseudo-gra- veolens «qu'il tend à combler la lacune qui sépare le À. gra- veolens du R. rubiginosa.» F. Crépin ên létt. ad Moutin (Bull. Soc. Dauphin., p. 374). Mais il se sépare du À. rubiginosa et de ses formes, par son armature à aiguillons plus fins, droits ou falciformes, mais non crochus, homœæacanthes, par ses folio- les sensiblement rétrécies à la base, à contour général ellipti- que dans les feuilles supérieures bien développées, par ses réceptacles plus petits à sépales simplement redressés, et par son port qu’il est plus facile d'apprécier que de décrire. — Il difière, en outre, de À. Jordani Déségl., qui parait être une des 469 formes les plus typiques du X. graveolens, par ses rameaux plus courts, ses pétioles aiguillennés, ses pétales d’un rose vif, ses fruits ovoides ; — du À. lugdunensis Déségl. par son port plus touffu, ses rameaux plus courts, plus nombreux, ses aiguil- lons plus robustes, inclinés, ses folioles moins aiguës, glabres, ses pétioles aciculés, ses pétales d’un rose plus vif, son fruit ovoide et non sphérique; — du À. Rothomagensis G. Rouy (Bull. Soc. bot. de France, XXII (1875), p. 297, par ses rameaux flori- fères aiguillonnés, à aiguillons conformes, ses folioles plus peti- tes, glabres en dessus et pubescentes en dessous seulement sur les nervures, ses pédicelles hispides-glanduleux, solitaires ou pauciflores, munis de bractées plus étroites égalant à peine les pédicelles, ses sépales glanduleux, ses réceptacles ovoïdes ; — du À. Æduensis Dés. et Gillot (Descrip. et obs. sur plus. Ro- siers de la fl. française in Bull. Soc. roy. bot. Belg. XIX (1880), p. 29 et broch., p. 16), par son port plus touffu, ses rameaux raccourcis, raides, aiguillonnés même sur les ramus- cules florifères, ses pétioles velus, ses folioles d’un vert plus clair, plus courtes, moins aiguës, ses pédoncules bien plus hérissés de glandes, ses sepales glanduleux sur le dos, ses ré- ceptacles ovoides plus allongés. — Il diffère enfin du R.pseudo- grareolens Moutin (Bull. Soc. Dauph., p. 374), auquel il affine davantage, par ses folioles glabres à la face supérieure, ses styles hérissés, sa corolle d’un rose vif, et non blanche, ses réceptacles fructifères plus gros, ovoides, et non arrondis. D' GILLOT. — ROSIERS DU CANTAL Toutes les Roses micromorphes qui précèdent doivent être considérées comme des variations du À. See et peuvent être classées en deux groupes : ROSA GRAVEOLENS Gr. 4 lævis (pédicelles, réceptacle et sépales lisses). * Fleurs rosées (formcæ sublypicæ) : R. Jordani, R. Lugau- nensis, CCC. ** Fleurs d’un rose vif : &. Æduensis. Eè. FRiothomagensis, CtC. 8 hispida (pedicelles, réceptacle et sépales plus ou moins his- pides-glanduleux). * Fleurs rosées ou blanches : #. pseudo-graveolens. ** Fleurs d’un rose vif : #8. Arvernensis. Il semble que chaque province ait sa variété particulière, et À, ei MES UT tac 2 AU 1 PTS ETS 4€ KA 4 Pv: cét AE | AM : \ ‘ | . \ is LAS ani, 2 “4 Le 73 ANNEE 1. à ; CE nie ë . v- 470 SESSION A MURAT. souvent très répandue dans la région, comme je l’observe depuis 3 longtemps pour le R. Æduensis. Le R. Arternensis est-il une race régionale propre à l'Auvergne, ou bien n'est-il qu’une race stationnelle, apricale, du À. gratveolens, dont une forme plus typique, R. Jordani Dés. se trouve également aux environs de Murat, et qui, en grimpant sur les rochers basaltiques plus secs et plus chauds, a subi des modifications adaptationnelles nom- breuses dans sa taille, son armature, sa glandulosité, la colora- tion des fleurs, etc.? C'est aux botanistes d'Auvergne, plus à même de multiplier ces observations, qu'il appartient de résou- dre la question! TOMENTOSÆ ROSA CUSPIDATOIDEA Crép. — Murat, collines à l’ouest de la ville, 17 août ; Roffiac, haies le long de la route de Saint-Flour, 19 août. R. MOLLIS Sm.!(A. resinosa Lamotte p. p.). — Le Lioran, puy de Bataillouze, en montant aux burons de Coste, 20 août. Ici encore, bien que des caractères morphologiques et biolo- giques assez tranchés séparent les vraies Tomentosæ des Vit- losæ Crép. (Pomiferæ Déségl.), il existe des formes de transi- tion qui rendent aussi impossible la délimitation des espèces que dans les Caninæ (1). Je n’ai observé dans le Cantal que des Roses tomenteuses à feuilles glanduleuses en dessous, rapportées par M. Crépin, les unes à son À. cuspidatoidea (2), qui appartient au groupe arti- ficiel des Zulomentosæ 3 glandulosæ & hispidæ, Crépin, Prim. monog. Ros. VI, p. 94, (Bull. Soc. roy. bot. Belg. XXI, p. 754); une autre à R. mollis Sm., dans la sous-division des ViZloscæ. « Le À. cuspidatoides diffère un peu de ce que l’on a pris iongtemps en France pour le R. cuspidata M. B. et dont j'ai fait le À. pseudo-cuspidata. Déséglise a réuni ces deux formes sous le nom de cuspidatoides. Le R. pseudo-cuspidala a les réceptacles ovoïdes ; le R. cuspidatoïdes les a arrondis ou sub- globuleux; il se distingue, en outre, par ses folioles largement ovales et sa corolle d'un beau rose. . (1, Cf. F. Crépin, Observ. sur les formes europ. du Rosa tomentosa Sm., in Prim. monog. Ros. VI, p. 84 (Bull. Soc. roy. bot. Belg. XXI, p. 144). (2) M. Crépin écrit cuspidatoides, mais il me paraît plus conforme aux règles de la grammaire et de l’étymologie, en même temps qu'à celles de la nomenclature botanique, d'adopter l'orthographe latine cuspidatoideus, ea. 59 D' GILLOT. — ROSIERS DU CANTAL 471 « Vos rosiers appartiennent, comme vous pouvez le voir, au groupe du À. cuspidatoides ; dans l’un d’eux, les glandes sous- foliaires sont même assez nombreuses. » Crépin loc. cul, et ên lili. C'est évidemment cette espèce que Boreau F1. cent. éd. 3, p. 231, et Lamotte, Prod. fl. plat. cent., p. 272, ont appelée R. cuspidata ; elle paraït assez répandue en Auvergne, et se re- trouve aux environs d’Autun, où elle avait déjà été indiquée par Boreau et le Dr Carion, Cat. pl. phanerog. S. el L, p. 43. Quant au À. mollis Sm., récolté au Lioran, c’est bien cette espèce, reconnue par M. Crépin, et qui, d’après lui, a été con- fondue par Lamotte dans son À. resinosa, Prodr. fl. pl. cent., p. 273. « Le R. resinosa Lamotte est composé d’une forme du R. omissa Dés. (Tomentosæ), et d’une forme du R.mollis Sm. » Crépin 27 litl. Le savant rhodographe belge, qui a dressé, il y a quelques années, le tableau synoptique des variations des R. pomifera et R. mollis (Prim. monog. Ros. VI, p. 99 et 105, et in Bull. Soc. roy. bot. Belg. XXI, p. 759 et 765), a mo- difie depuis sa manière de voir. Il tend à faire bon marché de ces divisions tout artificielles et regarde aujourd’hui le R. mol- lis Sm. comme reliée à À. pomifera Herm. par des formes de transition insensible. Il à bien voulu me fournir à ce sujet d’in- téressantes explications : «Le À. mollis, bien caractérisé, ha- bite le nord de l'Europe où le type du À. pomifera n'existe pas, ou bien il n'existe ça et là qu’à l’état subspontané. Le À. pomi- fera croît principalement dans les Alpes où le R. mollis ne parait pas exister. Je pense que les Pyrénées et les montagnes d'Espagne ne possèdent pas le vrai À. mollis, et que ce qu'on est tenté de prendre là pour du À. mollis sont des formes mi- crophylles du À. pomifera. Il me.paraït que le À. mollis existe bien en Auvergne, mais toutefois un peu différent de la forme habituelle du Nord. « Peut-être un jour découvrira-t-on une bonne limite entre le À. mollis et le R. pomifera. Toutefois, je doute beaucoup de cette découverte. Les coupes que l’on peut établir actuelle- ment dans les nombreuses formes des 2. mollis et R. pomifera sont artificielles, de même que celles que l’on a établies dans les centaines de formes du À. {omentosa.Le botaniste qui ne possède qu'un petit matériel de À. mollis et de R. pomifera peut reconnaitre des différences assez sensibles entre ces deux prétendues espèces, mais moi qui ai vu des centaines de buis- 472 SESSION À MURAT sons de celle-ci, et qui possède en herbier des milliers d’exem- plaires, j'ai renoncé à les séparer spécifiquement.» M. F. Cré- pin 2% lil. On sait que tous les formes de 2. mollis Sm. sont à dents foliaires composées-glanduleuses (bisserralæ compositæ Cré- pin). Celle que j'ai rapportée du Lioran appartient au groupe des Glandulosæ B tomentosæ $ hispidæ ** fructibus parce glan- dulosis Crép. Prim. monog. Ros. VI, p. 111 (Bull. Soc. roy. bot. Belg. XXI, p. 771), On pourrait croire, par ce qui précède, que, fervent disciple de mon aimable et savant correspondant, M. F, Crépin, je suis prêt à remonter avec lui jusqu'aux extrêmes limites d’une syn- thèse évolutionniste, et, de réduction en réduction, à mériter le reproche qui lui a été adressé d'aboutir à ne reconnaitre qu’une seule et unique espèce dans le genre Rosa. Il est loin d’en être ainsi; et d’ailleurs M. Crépin a énergiquement protesté contre cette accusation, qui pourrait tout aussi bien être portée contre M. Christ, car il a dit quelque part ; «II n'existe pas dans les Roses d'espèces absolument isolées ; on observe, au contraire, des formes de transition plus ou moins nombreuses, fréquentes entre certaines espèces, tandis qu’elles le sont moins dans d’au- tres.» H. Christ, Le genre Rosa, trad. Burnat, p. 7. Il suffit, du reste, de lire les pages écrites par M. Crépin sur l’espèce et ses variations dans le genre Rosa pour apprécier son opinion : «Les espèces semblent devoir être des plans, des types d’orga- nisation se révélant à nos yeux dans un ensemble de caractères morphologiques et biologiques, types susceptibles de se modi- fier en présence de milieux divers, mais conservant toujours assez de notes communes à tous les individus pour se faire sen- tir ou reconnaitre à travers leurs métamorphoses.» EF. Crépin Prim. monog. Ros. 1, p. 81. Plus récemment dans la critique d'un mémoire de MM. Burnat et Gremli sur le genre Rosa : Revision du groupe des Orientales (1887), M. Crépin affirme qu'il existe dans le genre Rosa d'excellentes espèces au même titre que dans les autres genres, mais « qu’en Europe la notion de l’espèce s’est plus ou moins obscurcie par le fait de voir des espèces véritables dans des groupements très secondaires » ; que cependant des recherches bien dirigées pourront permettre D' GILLOT. — ROSIERS DU CANTAL 473 d'arrêter les caractères distinctifs des portraits scientifiques suffisamment fidèles des espèces, correspondant à ces {ypes idéaux, dont parlent MM. Burnat et Gremli, et qui ne sont, en réalité, que des associalions artificielles de formes individuel- les ou d'états auxquels certains botanistes ont attribué le nom d'espèces.» F. Crépin, Examen de quelques idees émises par MM. Burnat el Gremli sur le g. Rosa in Bull. Soc. roy. bot. Belg. XXVII (1888), p. 49-71. M. Crépin a donc rendu de grands services en travaillant sans relâche à subordonner d’abord dans des groupes artificiels, il est vrai, mais commodes pour l’étude, les variations des types spécifiques primaires (Crépin, (Prim, monog. Ros. I et VI); puis en s’élevant peu à peu, à mesure que ses moyens d’études augmentaient, à une notion plus haute et plus philosophique de l’espèce dans le genre Rosa. Sans entrer dans aucune discussion d'école sur un sujet peut- être insoluble, en tout cas encore aussi obscur que celui de l'origine des espèces, il me suffira de rappeler que la théorie d’une évolution limitée, du métamorphisme ou de la descen- dandance, tend à rallier aujourd’hui la presque généralité des. naturalistes, et se concilie parfaitement avec les scrupules de l'orthodoxie ou de la philosophie la plus exigeante. Mais, dans une série dite naturelle, les types spécifiques sont difficiles à dégager et conserveront longtemps, toujours peut-être, un caractère conventionnel et plus ou moins arbitraire. Il importe donc de les étudier dans leurs détails, et à cet égard les tra- vaux de, l'école analytique ont rendu et rendront encore de grands services; et l’on ne pourrait qu’approuver les paroles d’un de ses adeptes les plus convaincus : «C’est par l'étude et l'exposé de toutes les nuances des variations d’un même type qu’on arrive à connaître les limites extrêmes de la variabilité de ce type. Or, comment connaître ces limites si on n’en expose pas au moyen de de l’analyse les degrés successifs.» M. Gando- ser, Tabulcæ rhodol., p. 21. Malheureusement cette variabilité indéfinie peut conduire, par l'abus presque logique de la mé- thode, à la distinction spécifique de l'individu, consequence * devant laquelle ne reculent pas même de hardis naturalistes : « Nous sommes arrivés à la distinction spécifique du buisson toutes les fois que ce buisson était distinct d'un autre.» M. Gan- doger oc. cit. Ce que je reproche, après bien d’autres, à cette école, ce n’est pas de distinguer et de nommer: un buisson, füt-il 47% SESSION A MURAT unique au monde, lorsqu'il se révèle par des particularités réel- lement remarquables, c’est de l’ériger en entité de même valeur que les espèces voisines (1) ; «c'est de présenter au même titre des variations d'ordre très inégal et de poursuivre un travail ab- solument sans limites sur des formes souvent locales etacciden- telles.» Burnat et Gremli, Supp. à la monog. des Roses des Alpes-Marit. (1883), p, 63. C’est précisément ce défaut capital qui a stérilisé la plupart des travaux contemporains, du reste très exacts et très consciencieux, qui ont contribué à bien faire connaitre de nombreuses formes de Roses, mais où ces formes présentées comme de valeur égale deviennent inextricables (2). Il est cependant permis de signaler les individus isolés ou les petits groupes qu’ils constituent par une dénomination spéciale, mais à titre d'hybrides, de forme accidentelle ou tératologique, etc., et en les rattachant à des membres d'ordre plus élevé. Nous voyons tous les jours sous nos yeux, et par des procédés de sélection bien connus en zootechnie comme en horticulture, des espèces animales ou végétales varier dans de larges proportions et enrichir de leurs appellations sans nombre les Catalogues spéciaux, entre autres ceux des collections de Roses cultivées. Quelques-unes de ces variations n’ont qu'une durée éphémère et disparaissent souvent pour se reproduire plus tard et sous un autre nom ; d’autres persistent plus ou moins longtemps, se fixent même à titre de races, et finissent par remplacer parfois le type d’origine. Quel estle naturaliste assez osé pour ériger en espèces toutes ces races, variétés ou simples lusus que nous avons vu se multiplier presque à volonté? La pratique humaine n’a fait ici qu'imiter et aider la nature, et il serait absolument déraisonnable de supposer que la nature ne peut pas accomplir bien plus souvent encore, par des moyens bien plus puissants et (l) Le service anthropométrique de la Préfecture de police de Paris arrive bien, grâce à des mesures précises et à des notations minutieuses, à re- connaitre l'individwalité d'un criminel an milieu des 38,000,000 de Francais. … Il ne s'ensuit pas que ce personnage change pour cela de nationalhité,et de famille et constitue une espèce à part. (2) A. Boreau. FI. dw centre de la France, 3° édit. (1851). — A. Déséglise : Essai monographique sur 105 esp. de Rosiers (1861) et Catalogue raisonné ou Enum. méthod. des esp. du genre Rosier (1877). — D" Ripart. Classif. des Loses europ., accompagnés d'observations par Crépin, in Bull. Soc. roy, bot. Belg. XXIX (1889), p. 99 et seq. — M. Boullu, un de nos rhodologistes fran- cais les plus compétents, a cependant donné dans la 8° édition de l'Etude des Fleurs, par Cariot et Saint-Lager, les Roses du Sud-Est de la France par espè- ces de premier et de second ordre, avec distinction de variétés et d'hybrides, LS 26 D' GILLOT. — ROSIERS DU CANTAL 475 en combinaisons bien plus variées, les modifications que la plasticité des espèces leur permet de revêtir (1). M. M. Gan- doger, qui s'est posé en champion de l'école analytique Jorda- nienne, à bien senti la gravité de l’cbjection, etil a entrepris de la réfuter dans un important Memoïire sur la propagation des plantes par la graine considerée au point de vue de l'école ana- tytique (1884) ; mais, en outre de certaines assertions trop ab- solues, la plupart de ses arguments sont plutôt favorables à la théorie de la variabilité des espèces et de l'adaptation ; la ques- tion est donc loin d’être résolue! Pour en revenir au genre Rosa qui a éte l’un des mieux étu- diés et qui se prête par là même on ne peut mieux à ces considé- rations, un rhodographe contemporain et compatriote de M. Cré- pin me paraît avoir depuis longtemps déja et nettement posé la question dans les lignes suivantes : «Il y a làdes groupes de valeur différente, les uns, plus voisins entre eux et ne formant que les mo- difications d’un sous-type, les autres, plus éloignés et formant des types distincts. C’est dans cette observation comparative que réside le progrès véritable de la science. Là est la loi de subordi- nation descaractères et des groupes si bienétablie par de Jussieu et qui forme la base sur laquelle repose tout l'édifice de la science. Rechercher la subordination des groupes, étudier la subordi- nation des caractères, voilà ce qu’exige le véritable progrès de la classification des roses. » Du Mortier, Monog. des Roses de la F1. belge (1867) in Bull. soc. roy. bot. Belg. VI, p. 31 (2). Il (1) Les mêmes phénomènes d'adaptation, sous l'influence des agents phy- siques, altitude, hygrométrie, calorique, lumière, -etc., qui produisent chez les végétaux tant de variations, races locales ou stationnelles, agissent de la même facon chez les animaux et créent également chez eux, dans les espèces les plus tranchées, et dans un rayon souvent peu étendu, des races locales parfait tement caractérisées, « Les Homards, par exemple, présentent des variations, surtout de couleur, purement locales, chaque race de Homard ayant un facies particulier, à ce point qu'un homard jersiais (ile de Jersey) se distinguerait de suite d'un homard francais ; ce fait en lui-même est certainement vrai, mais ne fait que provenir des conditions de milieu différentes que ces animaux ren- contrent sur des poirts divers, par adaptation chromatique de l'animal au milieu ambiant.» A.E Malard, Influence de la lumière sur la coloraton des Crustacés in Bull. soc. philom. de Paris, 8e sèrie, IV, p. 25. Il serait facile d'en mul- tiplier les exemples dans toutes Les classes de la zoologie. (2) On lira avec intérêt dans la Revue bryologique, 18 année (1891) p. 65, un mémoire de M. le Dr E. Russow (de Dorpat) traduit par M. Gravit, Sur l'idée d'espèce dans les Sphaignes, et dont toutes les considérations peuvent s'appliquer au genre Æosa. Le genre Sphagnum, comme le genre Rosa, est également riche en espèces polymorphes et a êté l’objet de nombreux travaux 476 SESSION A MURAT importe donc de bien définir les espèces dominantes ou primor- diales (1), puis les espèces secondaires ou peliles espèces (Cré- pin), au-dessous de celles-ci les variétés ou sous-variétés, races régionales ou locales qui s’y rattachent, et enfin les simples va- riations, races stationnelles, hydrides, particularismes ou mons- truosites qui peuvent être rencontrés et auxqels il faut bien donner un nom, une étiquette pour s’y reconnaitre (2). C'est ainsi qu'on pourra arriver à un classement méthodique et utile des « degrés successifs révélés par l'analyse », au lieu de se per- dre dans le chaos des tables analytiques sans valeur taxino- mique, ou de se laisser aveugler par la poussière des espèces homæopathiques (Du Mortier) dans laquelle les types spécifiques les mieux établis finissent par se résoudre sous l’action d’une analyse outrancière ! Si dans une étude universelle des Roses, comme l’a entre- prise M. Crépin, les espèces considérees d’un point de vue aussi élevé semblent se relier pour la plupart les unes aux autres par des chainons presque ininterrompus de formes intermédiaires et se fondre dans un petit nombre de types, il importe, dans un champ plus restreint, d'accorder plus de valeur aux petites es- pèces. Telle qui dans une flore générale d'Europe serait con- siderée comme une espèce de second ordre ou sous-espèce, et dont en neégligerait les variations plus infimes, pourra bien dans une flore de France passer au premier rang comme espèce de bon aloi, avec de nombreuses variétés ; telle variété d’une es- pèce française, exclusivement représentée dans une province à accusant, chez leurs auteurs, de grandes divergences dans la manière de con- sidérer ces espèces, reliées entre elles par de si nombreuses formes que Roll (Botanisches Centralblats, 1888), en est arrivé à déclarer que pour lui il n'existe aucune espèce distincte dans le genre Sphagnwm, mais seulement des délimitations conventionnelles dans une série de développement ininterrom- pue. M. Russow prouve au contraire que malgré leur richesse extraordinaire de forme, les Sphaignes peuvent étre divisées « en groupes de formes composées de chainons reliés entre eux dans toutes les directions, > et formant des com- plexes de plus en plus élevés (formes, sous-variètès, variétés, sous-espèces), pour aboutir en définitive à l'établissement d'un certain nombre d'espèces car- dinales. (1) W. O0. Focke, Synopsis Ruborum german. Brême, 18717, a établi sous la la rubrique d'espèces collectives, species collectivæ, de grands groupes spéci- fiques qu'il subdivise ensuite en espèces de valeur décroissante en six degrés successifs. (2) Parmi les ouvrages modernes concus d’après ce plan, on peut citer l'exellente Monographia Festucarmuw europæarwm, Cassel. 1882, par Ed. Nackel. Er 3 3 4 D' GILLOT. — ROSIERS DU CANTAL 477 défaut de toute autre, y sera traitée comme espèce dans une flore locale et subdivisée en variations d'ordre plus inférieur encore, etc. C’est ainsi que, malgre leurs idées synthésiques, puisées à l’école de M. Christ, MM. Burnat et Gremli dans leurs très remarquables travaux (Les Roses des Alpes-Maritimes et Suppl. à la monog. des Roses des À lpes-Maritimes), ont bien été obligés de faire « des concessions aux méthodes anciennes,» que M. Christ regarde comme vicieuses. (H. Christ, in Burnat et Gremli, Suppl., p.68). Etudiant dans une région àzone géographi- que limitée, mais à la fois montagnarde et méridionale, ils ontren- contré une quantité de formes climatériques, parfois très locali- sées, auxquelles il leur a bien fallu donner un nom, et pour lesquelles ils ont dù créer des variétés et même des espèces nou- velles ! M. Crépin, dans ses premiers travaux sur la flore de Bel- gique, à également commencé par admettre et grouper en séries artificielles, puis de plus en plus naturelles, les nombreuses espè- cesou variétés décrites dans le genre Rosa, et dont un certain nom- bre ont été distinguées et nommées par lui (Prim. monog.Ros.lI, p. 12etseq., VI, p. 50 et seq.). Ilest vrai qu'il avait eu soin d'ajouter les déclarations suivantes : « Si j'ai distingué spécifiquement des formes secondaires, des petites espèces, ce n’est pas dans le but de les maintenir au rang des véritables espèces, mais, comme je l'ai fait remarquer, c’est au contraire pour parvenir plus facile- ment à démontrer que ces mêmes formes secondaires ne sont pas de vrais types spécifiques. » Crépin Prün. monog. Ros., HU, p. 104 (Bull. soc. roy. bot. Belg. XI, p. 220). Toutefois « l'étude de ces groupes subordonnés qu’on désigne aussi sous le nom de petites espèces ou micromorphes, offre- un vaste champ de recherches aux botanistes auxquels les circonstances ne per- mettent pas d'aborder le genre dans son ensemble. Mais cette étudé, qui présente des difficultés réellement extraordinaires, ne doit pas être faite dans l'esprit qui a guide certains descrip- teurs de Roses. Il ne s’agit pas seulement de différencier des buissons ou de faire de prétendus groupements spécifiques basés sur des variations ou des états. Les micromorphes sont de petits groupes naturels; ils demandent à être délimités par des caractères autres que ces différences individuelles sur lesquel- les ont été échafaudées ces centaines d’espèces artificielles qui encombrent les livres. La connaissance des vrais micromorphes sera, en quelque sorte, le couronnement des études taxinomi- # are. EE "es é. : A : « y ! é , ; APR > 478 SESSION À MURAT nn ques à faire sur les groupes génériques. » F. Crépin, Exainen de quelques idees émises par MM. Burnat et Gremli sur le. genre Rosa in Bull. soc. roy. bot. Belg., XXVNII, p. 68. C’est dans cette voie, que leur trace d'une plumesi autorisée, le savant secrétaire général de la Société royale de botanique de Belgique, que doivent désormais s'engager les botanistes dési- reux d'étudier d’un peu près le genre Rosa, si intéressant par ses nombreux représentants, mais si embrouillé par la pléthoré même des nombreuses espèces dans lesquelles on les a répartis quelques peu au hasard. Quelle que soit la valeur qu’on leur at- tribue, il suffirait de se reporter à un travail d'ensemble, à une monographie complète ou à un bon catalogue, qui restent à faire, pour restituer à chacune de ces espèces, variétés ou formes leur rang taxinomique. MM. Burnat et Gremli nous en ont en- core fourni un exemple à suivre dans le tableau restreint des espèces et des variations de 1er et de 2e ordre qu'ils ont dressé dans leur livre des Roses des Alpes-Maritimes, p. 21 (1). C’est le meilleur moyen de ne pas encombrer la nomenclature, tout en permettant de poursuivre l'étude minutieuse des formes subordonnées. d'approcher ainsi du but désiré, qui est la con- naissance plus complète des êtres et de leurs groupements na- turels, et d'arriver, « non à l'identification souvent impossible » du moins à des rapprochements aussi étroits et aussi exacts que possible ! Aucun moyen n'étant à négliger pour arriver à ce résultat, il est légitime de se demander si en présence des incertitudes fournies par les caractères morphologiques extérieurs éminem- ment variables et élastiques, l'anatomie végétale ne pourrait pas fournir des caractères plus sûrs et plus constants pour la classification. Depuis les travaux bien connus d’histotaxie vé- cétale de Duval-Jouve, de nombreux botanistes ont cherché dans l'étude anatomique des divers organes, racine, tige, pé- tiole, feuille, etc., un critérium plus fixe et pour la classification et mème pour la détermination des espèces. Jusqu'à présent les (1) M. A. Favrat a dressé un tableau analogue pour les espèces du genre Rubus à la fin de son Catalogue des Ronces du S.-0. de la Suisse, p. 32 (Bull. soc. Vaud. sc. nat. XXI, 92), où les 43 espèces admises par lui sont réparties en six ordres de valeur différents, à l'instar de W. O. Focke. Il en est de même pour le Tableau de la valeur comparative des Types spécifiques dressé par M. A. Schmidely dans son Catalogue raisonné des Ronces des environs de Genève in Bull. de la Soc. bot. de Genève, ne 4 (1888) p. 16, 1%. K D' GILLOT. — ROSIERS DU CANTAL 479 résultats pratiques semblent un peu contradictoires. Tandis que M. Bordet (Recherches anatomiques sur le g. Carex in Rev. gén. de bot. TITI (1891), p. 57), se plaint de n'avoir pas obtenu le résultat qu'il espérait de l’étude histologique des nombreuses espèces de Carex, M. Ed. Hackel (Monogr. festuc. europ.1882), s’est appuyé sur la structure foliaire pour la distinction des espèces, voire mème des variétés du genre Festuca ; M. J. Ves- que, partisan convaincu et déterminé de l'importance de ces ca- ractères anatomiques, a basé sur eux tout un système de classi- fication (1) et a cherché à en démontrer l'utilité pratique pour la détermination des espèces dans les genres Capparis (Essai d'une monog.anat.etdescrip. de la tribu de Capparees in Ann. sc. nat. Bot. 6° série, XIIL, p. 47), Clusia (Bull. soc. bot. Fr., XXX VI, p. LIet F. des j. nat. XXe année n° 237, p.157), etc.; M. C. E. Bertrand, dans un récent et important mémoire (Des caracl. que l'analomie peut fournir à la classif. des vege- taux in Bull. soc. hist. nat. d'Autun IV (1891) p. 297), accorde à la méthode anatomique uue grande importance phylétique et spécifique, même pour arriver à une détermination rapide . d'échantillons incomplets.Cette voie nouvelle paraït donc féconde et l’histologie pourrait vraisemblablement fournir des données précieuses pour la classification spécifique des Roses, surtout des espèces principales, dominantes, espèces nodales (Vesque). Ce qui semblerait le prouver, c’est le résultat obtenu au sujet d’un rosier hybride, Rosa rugosa-fimbriata Carr., chez lequel M. Marcel Brandza (Rech. anat. sur les hybrides in Rev. gen. de bot. I (1890) p. 433), a retrouve dans la coupe de l’axe floral, du pétiole, la structure de la moelle, et le parenchyme foliaire, non pas des caractères intermédiaires entre les deux parents, mais un #nelange des caractères forts differents du père, A. fimbriata (Me Alfred Carrière) et de la mère, À. rugosa. Il y a donc de nouvelles études à poursuivre dans ce sens, mais qui demandent le concours simultane d’un phytographe et d’un ana- tomiste. On objectera sans doute les difficultés de ces recher- ches qui ne sont pas à la portée de tout le monde, etne peuvent se faire au cours d’une herborisation. Mais il ne faut pas con- (1) CE. J. Vesque: De l'emploi des caract. anat. dans la classif. des vé- gétaux in Bull. soc. bot. France, XXXWVI (1889 p. XLI. — La botanique systém. et descriptive de l'avenir in Feuille des j. natur. XX° année, n°° 229 à 238. DE ARS FA £ * PATES à OT PRES Ve z e, à ME: ER NE D ESS Pa: NE 2à ; a S n 5 À % 480 SESSION À MURAT 41 068 fondre la simple détermination des espèces végétales pour l'or- donnance d’une flore ou le classement d'un herbier et la clas=. sification naturelle. Toutes les données fournies par l'observation, l'expérimentation, la culture, les caractères biologiques, mor- phologiques, l’anatomie microscopique, etc., ne seront pas de trop pour établir sur des bases plus solides le groupement des espèces végetales en séries naturelles. Et lorsque le savant de laboratoire aura constaté, dans la structure intime des organes, des différenciations positives etconstantes permettant de séparer et de discerner les espèces, il est à peu près certain que le phytographe pourra décrire ces espèces, aïînsi fixées, par des caractères extérieurs correspondants, plus faciles à saisir et permettant d'arriver à leur reconnaissance exacte. Le botano- phile herborisant profltera alors des progrès scientifiques ob- tenus par les études du laboratoire, auxquelles il aura fourni des éléments, et la botanique, en devenant plus savante, ne cessera pas d’être « la science aimable. » Depuis l'impression de cette étude le Bulletin de la Societé royale de botanique de Belgique, t. XXXI (2e partie), juin 1892, vient de publier deux importants travaux : Tableau analytique des Roses européennes, par F. Crépin (Loc. cit. p. 66-92), et : De l'inégalité des valeurs des types spécifiques par J. Cardot (ibid. p. 123-133), qui répondent à une partie des desiderata que j'ai formulés. Le premier, fruit des études consciencieuses et prolongées de M. Crépin, sera jusqu’à nouvel ordre le cadre le plus méthodique qu’on puisse adopter pour la classification des espèces principales du genre Rosa. Le second développe des idées à peu près conformes à celles que j'ai exposées moi-même sur cette question toute à l’ordre du jour, expose des conclusions auxquelles la plupart des botanistes finiront par se rallier en les développant et les perfectionnant. (Note ajoulée après l'impression ) FAITES __ PAR LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE BOTANIQUE PENDANT SA SESSION A MURAT ET DANS LES MONTAGNES DU CANTAL pu 17 aAù 25 aouT 1891 Par M. I. THÉRIOT. La bryologie était représentée à cette session par M. l'abbé Sebille qui a fait un compte-rendu si intéressant de la session du Mont-Dore, M. l'abbé Réchin qui a publié dans le Bulletin de la Societé botanique de France en 1879, un Rapport sur une excursion bryologique au Lioran (Cantal), et l’auteur de ces lignes. Par leurs travaux antérieurs et leur compétence, mes honorables collègues etaient évidemment mieux désignés que moi pour rédiger le présent rapport; mais on m'a fait observer que dans une Société bien organisée, chacun doit apporter sa petite pierre à l'édifice commun. C'était un excellent argument, _en présence duquel j'ai dù m'incliner ; d’ailleurs, M. Sebille a bien voulu collaborer à ce résumé en m’'adressant la liste de ses récoltes, et une note fort complète sur un Orthotricum trouvé par lui à la Goulière, note qu'on pourra lire un peu plus loin. De plus, M. Corbière, le sympathique président de notre Société, s’est mis, avec la bonne grâce qu'on lui connaït, entièrement à ma disposition pour revoir les échantillons douteux de mes récoltes ; je lui en exprime ici toute ma gratitude. Le pays fort intéressant que nous avons exploré pendant huit jours a déjà été visité par maints bryologues : M. Réchin a fait connaître la liste de ses récoltes dans le travail dont j'ai plus baut donné le titre ; M. Dumas-Damon, dans sa Contribution à la flore bryologique de l'Auvergne, 1889, a cité bon nom- bre d'espèces trouvées par lui au puy Mary ; M. Cardot à donné dans la Revue bryologique, année‘1886, p. 37, une liste Rev. S, fr. b. (décemb. 1891, publ, août 1892) 31 ferents points du département ; enfin le Ve Bulletin de là Revue de botanique contient une Notice sur l'étalactuel d'avancement des recherches bryologiques en Auvergne par notre savant coi- lègue, M. F. Renauld, notice dans laquelle se trouve une liste d’espèces récoltées dans le massif du Cantal et la chaîne des Dômes ; malheureusement cette liste ne me renseigne pas sur ce qui m'intéresse : savoir si telle espèce signalée a été recueillie simultanément dans les deux massifs ou seulement dans l’un à l'exclusion de l’autre. Si je ne me trompe, ces différents tra- vaux constituent toute la littérature bryologique du Cantal ; de quoi on peut conclure que la flore muscinale de ce départe- ment est encore peu connue et que de bonnes trouvailles restent à faire. C'est, d’ailleurs, il faut bien le dire, l'espoir d’enrichir la flore locale qui nous a conduits dans ce curieux pays. Notre espoir n’a pas été entièrement déçu, ainsi que les listes suivan- tes permettront d'en juger: mais cependant nos récoltes sont loin d’avoir été ce qu’elles auraient pu être si le temps ne s'était pas fait un malin plaisir de contrarier nos meilleures excur- sions. Ainsi nous avons fait huit courses : quatre étaient pres- que insignifiantes pour le bryologue (Bredon, vallée de lAla- egnon, Sainte-Anastasie, viaduc de Garabit), elles ont été favorisées par un beau temps ou au moins par un temps sans pluie ; les quatre autres, au contraire, présentaient un grand intérêt — c'était le clou de la session —, il s'agissait d'explorer les hauts sommets du Plomb, du puy Mary, les environs du Lioran, les marécages de ces régions montagneuses; or le temps a été atrocement mauvais : au Plomb nous avons été envahis par un brouillard si épais que les membres de la Société discu- tent encore sur la question de savoir s'ils ont oui ou non atteint le point culminant du mont; au puy Mary, au Lioran, même histoire, du brouillard, de la pluie, et toujours de la pluie et du brouillard ; c’est à peine si à chaque fois, il nous a été permis de consacrer deux ou trois heures à nos recherches. Que ceux qui parcourront nos listes ne s’étonnent donc point si elles leur paraissent étiques et maigres ! Elles sont ce que le temps les a faites. Les espèces qui affectionnent les rochers, secs ou humides, constituent la majeure partie de nos récoltes ;- quelques LE LS | * a, » PTT _ THÉRIOT. — RÉCOLTES BRYOLOGIQUES 483 ; _ Sphagnum et Hypnum y représentent la flore des marécages que nous avons traversés en courant; la flore des forêts y est encore plus pauvrement caractérisée ; j'en rejette la responsabi- lité tout entière sur la pluie qui nous a chassés malgré nous de la belle forêt du Lioran. Toutes nos récoltes ont eté faites à des altitudes variant entre 800 et 1800 m. (exactement 1858 m. si l’on veut bien admettre que nous avons mis le pied sur le sommet du Plomb). Le pays compris dans ces lintites peut être, au point de vue de la dis- persion des espèces, réparti en deux zones principales, la zone silvatique moyenne et la zone alpine (Boulay). La première s'élève ici jusqu’à 1400 m.; nous y avons ren- contré assez fréquemment : Hypaum undulatum. Rhacomitrium aciculare. Webera cruda. Grimmia Hartmani. Bryuim pallescens. Dicranum longifolium. — inclinatum. Dicranella squarrosa. Mnium medium. Blindia acuta. Bartramia Halleriana. Andreæa petrophila. — _ithyphylla. — rupestris, Encalypta ciliata. etc. Zygodon Mougeoti. La zone alpine qui commence à 1400 ou 1500 m. nous a fourmi les espèces caractéristiques suivantes : Hypaum callichroum. Grimmia patens. Pogonatum alpinum. —., Donniana. Oligotrichum hercynicum. — funalis. Webera albicans, glacialis. — torquata. Bryumturbinatumlatifolium. Dicranum Starkei. Rhacomitrium sudeticum. Weisia crispula. — fasciculare. — Wimmeriana. On remarque dans ces listes l’absence des espèces calcicoles : la nature géologique du sol justifie aisément cette lacune. Avant de donner la liste générale de nos récoltes, je crois utile d'indiquer d’une manière succincte, mais précise, les loca- lités qui ont été l’objet de nos recherches : Excursion 1. — Rocher de Bredon (987 m.). ni VNdELS, i 484 SESSION A MURAT Excursion 2. — Vallée de l’Alagnon (800-906 m.). De Murat à Laveissière en suivant le cours de la rivière. Retour par le Meynial (1100 m.), puis par un chemin de traverse. Excursion 3. — Le Plomb. Départ de la station du Lioran (1250 m.). Ascension du Plomb après avoir fait un grand cro- chet vers l’ouest, crochet qui nous a mis dans la nécessité de gravir une montagne non comprise dans le programme (1,460 m.). Excursion 4. — Viaduc de Garabit. Très courte herborisa- tion sur les rochers du voisinage. Excursion 5. — Objectif : col de Cabre, départ du Lioran. Nous ne sommes allés qu'au puy Bataillouse (1636 m.), en her- borisant chemin faisant dans le cirque du Lioran. Excursion 6. — Puy Mary (1787 m.). Voiture jusqu’à l'au- berge. Quelques récoltes de Bryum le long de la route à partir de la Vigerie. Au puy Mary, exploration de la partie comprise entre l'auberge et le Pas de Peyrol, et surtout des rochers expo- sés au nord-est. Récoltes très fructueuses. La plus belle des lo- calités que nous avons visitées; malheureusement nous n’avons pu explorer qu'un très petit coin; de plus, un vent violent et les brouillards nous ont interdit l’accès des hauts sommets. Il y a, je crois, de belles découvertes à faire au puy Mary. Excursion 7. — Le Lioran. Deux groupes se forment : l’un, dont je fais partie, explore le ravin de la Croix, l’autre le ravin de la Goulière (à l’est de la station du Lioran). Ce dernier ravin est particulièrement riche en muscinées ; M. Sebille en à rap- porté une jolie provision comprenant des espèces fort rares. Je recommande cette localité aux bryologues qui visiteront la ré- gion. Excursion 8. — Neussargues et Sainte-Anastasie. Maigres récoltes sur les rochers situés à droite de la route et brûlés par le soleil. Au retour, exploration des rochers de Cuze (à gauche de la route), 980 à 1000 m. MOUSSES Hymenostomum tortile Schw. — Sainte-Anastasie (Sebille). Gymnostomum rupestre Schw. — c.fr. — Rochers dans le ravin de la Goulière, au Lioran. THÉRIOT. — RÉCOLTES BRYOLOGIQUES 485 Weisia Wimmeriana Br. eur. — c. fr. — Le Lioran, rochers en montant au puy Bataillouse (Sebille). Dicranoweisia cirrhata Ldb.— c. fr. — Le Lioran, ravin de la Croix, ravin de la Goulière ; Plomb du Cantal; Sainte-Anas- tasie. — La var. atrata Br. eur. au puy Mary, sur des rochers à gauche et près de l'auberge. Rhabdoweisia fugax Br.eur.— c. fr.— Sur des rochers secs au puy Bataillouse, associé avec Andreæa petrophila. Dichodontium pellucidum Schp. — Plomb du Cantal (c. fr.); Le Meynial, près de Murat, rochers humides au bord de la route (stérile). Dicranella subulata Schp.— c. fr. — Puy Mary. D. squarrosa Schp. — Espèce assez commune dans le cirque du Lioran ; elle y fructifie en quelques endroits. Dicranum Starkei W.et M.—c. fr. — Puy Mary. D. strictum Schl. — c. fr. — Ravin de la Goulière, sur du bois pourri. D. fuscescens Türn.— Forêt du Lioran, troncs pourrissants, forme orthophylle ; puy Mary. D. scoparium Hedw. — Commun. Fissidens adianthoides Hedw. — Le Lioran, ravin de la Croix. Blindia acuta Br. eur. — Le Lioran, ravin de la Goulière, parois des rochers, c. fr. ; cirque du Lioran. J’ai rapporté du ra- vin de la Goulière une forme géante (6-8 cm.) dont les touffes sont de couleur plus foncée que le type, et qui peut être ratta- chée, je crois, à la var. irrorata Pfeff. Ceratodon purpureus Brid. — Cette vulgarité se rencontre partout et jusque sur les plus hauts sommets. Elle affecte d’ail- leurs les formes et les couleurs les plus variées. J'ai particuliè- rement remarqué un échantillon récolté entre la Vigerie et le puy Mary dont les feuilles présentent une variation notable; elles sont étroites (moins de 1/2 mm.) et longuement acuminées (2 1/2 - 3 mm.) avec la nervure bien saillante dans les feuilles supérieures ; à l’état humide, ces feuilles sont fortement arquées en dehors (forma angustifolia); péristome comme dans le type. WU eue 7 nt + ER DUT A TS ES IR TE PE M5 ARE 4 486 SESSION A MURAT Leptotrichum homomallum Schp. — Ravin de la Goulière. Didymodon rubellus Br. eur. — Sainte-Anastasie. D. rubellus var. subdentatus (v. nov.). — Je désigne sous ce nom une plante dont les feuilles longues (3-3 1/2) et étroites sont nettement dentées au sommet (2-4 dents robustes et étalées), et révolutées jusque près du sommet. Ce n’est pas la var. dentatus Schimp. qui a les feuilles plus larges et révolutées seulement jusqu’au milieu. — Le Lioran, sur la terre, bords des chemins, aux environs de la station. Desmatodon latifolius Br. eur. — c. fr. — Sur la terre, au sommet du ravin de la Goulière {Sebille). Barbula fallax Hedw. — Laveissière. B. reflexa Brid. — st. — Le Meynial. B. gracilis Schw. — Laveissière (Sebille). B. cylindrica Tayl. — st. — Bredon, rochers. B. tortuosa W. et M.—st. — Assez répandu dans la région : puy Mary, puy Bataillouse, Plomb du Cantal. B. subulata Brid. var. integrifolia Boul. — c. fr. — Sainte- Anastasie ; rochers de Murat à Dienne ; rochers de Bredon. B. subulata Brid. var. dentata Boul. — Ravin de la Goulière (Sebille). B. ruralis Hedw. — c. fr. — Laveissière, murs. Grimmia sphærica Schp. — c.fr — Plomb du Cantal, surles rochers secs à côté des Andreæa. G.apocarpa Hedw. — Espèce répandue sous ses différentes formes. G. apocarpa var. gracilis Br. eur. — c. fr. — Laveissiere, sur des pierres ; le Lioran, rochers dans le ravin de la Croix. G. apocarpa var. rivularis Br. eur. — c. fr.— Sur des pierres dans l’Alagnon, près de Murat. Forme à capsule courte et petite. G. pulvinata Sm. — c. fr. — Sainte-Anastasie, rochers. G. torquata Grév. — st. — Le Lioran, rochers dans le ravin de la Goulière ; puy Mary, en plusieurs endroits. G. funalis Schp.— st.— Puy Mary, rochers près de l’auberge. G. trichophylla Grév. var. Mühlenbeckii Hsn. — Je crois pouvoir rapporter à cette variété un &. {richophylla d'un aspect noiratre, et dont le poil des feuilles est nettement denté. J'ajou- terai que les dents du péristome m'ont paru entières, autant que j'ai pu en juger sur une capsule àgée, encore pourvue de quel- nr? | THÉRIOT. — RÉCOLTES BRYOLOGIQUES 487 + ques dents plus ou moins bien conservées. Plomb du Cantal, ro- chers. | G. Hartmani Schp. — st. — Espèce assez commune sur les rochers secs. Le Lioran, ravin de la Croix; puy Bataillouse ; Plomb du Cantal. _ G,-Donniana Sm. — c. fr. — Puy Mary, rochers. F G. ovata W.et M.—c. fr. — Assez commun aux altitudes moyennes (900 à 1200 m.) sur les rochers ensoleillés : Sainte- Anastasie; plus rare au-dessus de 1200 m. : cirque du Lioran, en allant au puy Bataillouse. G. commutata Hüb.— c. fr. — Se rencontre fréquemment à côté de la précédente espèce, mais paraît s'élever beaucoup plus haut. Elle s’en distingue facilement par l’époque de sa floraison et de la maturation de ses capsules : au mois d'août, les capsu- les du G. ovata ne sont pas encore müres, alors que celles du G. commulata sont ouvertes et vides. Je l’ai récolté à Sainte- Anastasie, à Garabit, au Lioran, au puy Mary: C'est un des Grim- mia les plus répandus dans la région. G. montana Br. eur. — Garabit, puy Bataillouse, Plomb du Cantal. Mes échantillons sont dépourvus de capsules; celles-ci mürissent sans doute au premier printemps. J'ai récolté d’autres Grimmia, mais leur stérilité ou l’état avancé de leurs capsules ne permet pas d'en faire une détermi- nation suffisamment précise. J'ai notamment une plante cueillie sur les rochers du Plomb, qui presente certaines affinités avec G. alpeslris : ainsi, les cellules basilaires des feuilles sont plus courtes que dans le G. montana, les cellules marginales sont très peu distinctes; mais cette plante est stérile; il serait im- prudent, je crois, de vouloir lui donner un nom. Rhacomitrium patens Schp. — Bien fructifié au puy Mary sur des rochers au-dessus de la route. Rapporté stérile du Plomb et du cirque du Lioran. R. aciculare Brid.— c. fr. — Commun à toutes les altitudes, sur les pierres, dans les ruisseaux et les torrents. Le Lioran, ravin de la Croix (1300 m.), puy Mary (1500 m.). R. sudeticum Br. eur. — J'ai quatre échantillons de localités différentes, et ce sont quatre formes distinctes. Le puy Mary m'en à fourni deux : l’une a des tiges de 4-5 cm., décombantes, dénudées à la base, de couleur foncée, et des feuilles terminées par un poil court; c'est peut-être le var £. validius Boul. ; l’au- * : OP AE RTE sa Ê à LU T LM 14 (A 4188 SESSION À MURAT 76: & tre a la couleur jaunètre et le port d’un Gr. trichophylla; les tiges sont courtes, les feuilles munies d’un poil assez long; je la rapporte à la var. ; tenellum Boul. Les deux autres formes ont été recueillies au Plomb. R. heterostichum Brid. — c. fr. — Vu à peu près partout, à Garabit, à Murat, au Lioran, au puy Mary, c'est-à-dire de 800 à 1600 m. R. heterostichum £ affine Corb. — Sur un rocher au puy Mary. R. heterostichum 5 ramulosum Corb. (2. microcarpum Schp.) — c. fr. — Puy Mary (Sebille). R. fasciculare Brid. — c. fr. — Puy Mary. M. l’abbé Sebille J’a cueilli également au Plomb. R. lanuginosum Brid. — st. — Sur les éboulis de rochers à Cuze, près de Sainte-Anastasie. R. canescens Brid. £ ericoides Web. — Bredon, près Mu- rat; rochers en montant au Plomb (1600-1700 m.). La plante de cette dernière localité a un aspect trés différent des formes ordinaires; elle rappelle plutôt par sa couleur jaunâtre le A. fasciculare que le R. canescens ; cela tient en partie à ce que le poil qui termine les feuilles est ici très court ou même nul (forma epilosa Boul.). Hedwigia ciliata Ehrh. — Cette espèce est assez répandue sur les rochers secs ainsi que sa variété leucophæa Br. eur. : Sainte-Anastasie, Garabit, cirque du Lioran, Murat. Amphoridium Mougeoti Schp. — Une des espèces saxicoles les plus répandues dans la région que nous avons explorée; mais le plus souvent stérile. Elle a cependant été trouvée en belle fructification par M. l'abbé Sebille dans le ravin de la Goulière (environ 1300 à 1400 m.). Elle descend aux altitudes de 8 à 990 m. : rochers de Laveissière au Meynial, rochers de Cuze à Sainte-Anastasie, rocher de Bredon pres de Murat. A. lapponicum Schp.— c. fr. — C’est une des bonnes espèces que M. l’abbé Sebille a rapportées du ravin de la Goulière. On n’en connait encore qu'un petit nombre de localités dans le Pla- teau central. Ulota crispa Brid. — c. fr. — Forêt du Lioran, vers le ravin de la Croix, et aussi du côté du ravin de la Goulière. THÉRIOT. — RÉCOLTES BRYOLOGIQUES U. Bruchii Brid. - c.fr. — Forêt du Lioran, vers le ravin de Do la Croix. Orthotricum anomalum Hedw. — c.fr. — Sur des rochers à Sainte-Anastasie et dans la vallée de l’Alagnon, près Murat (8 à 900 m.). Je ne l’ai pas recueilli au-dessus de cette altitude. O. cupulatum Hoffm. — Sainte-Anastasie (Sebille). 0. rupestre Schleich. — c. fr. — Espèce commune sur les ro- chers secs, particulièrement de 800 à 1200 m. J’en ai de nom- | breux échantillons provenant de Sainte-Anastasie, de Garabit, d de Murat, de Dienne, de Laveissière. Certaines formes m'ont particulièrement embarrassé. J’ai cru voir dans quelques-unes Orth. Sturmii ; M. Corbière à qui je les ai soumises les a toutes & rapportées à O. rupestre. Il faut bien reconnaitre d’ailleurs que | les auteurs sont en complet désaccord au sujet de ces deux es- pèces (2). Boulay (Mousses de France) attribue au Sturmii un péristome à dents Zisses et au rupestre un péristome à dents papilleuses ; alors que Venturi (in Husnot, Muscol. gall.) dé- clare que les dents du péristome de ©. Sturmii ne différent pas de celles de ©. rupestre. D’après ce dernier auteur, on distingue les deux espèces par la forme de la capsule qui dans ©. rupestre , est défluente à la base en un col qui passe graduellement au pé- dicelle, et qui dans ©. Sturmii passe brusquement au pédicelle. Or, M. Corbière m'affirme que, d’après ses observations, ce ca- ractère tiré de la forme de la capsule n’est pas plus stable que les autres. 1] résulte de ces contradictions que ©. Sturmii est une plante mal définie ; que ce nom a sans doute été attribué successive- ment à des formes différentes de O. rupestre ; mais comme je suis dans l'impossibilité d’eclaircir cette question, je me borne à négliger les diagnoses de ©. Sturmii et à définir sommairement les formes de O. rupestre que j'ai étudiées. Tous mes échantillons ont les dents du péristome papilleuses, mais les uns ont une capsule défluente dans le pédicelle et en même temps des cils bien développés ; les autres ont une cap- _Sule non défluente, mais passant brusquement au pédicelle, et parmi ceux-ci plusieurs ont des cils au péristome, d’autres n'ont - que des cils rares et peu développés. O. leiocarpum Br. eur.— c. fr.— Troncs d’arbres dans la forèt du Lioran, près du ravin de la Croix. O. stramineum Hornsch — c. fr. — (vid. Corbière). — Forêt 490 SESSION À MURAT du Lioran, tronc d'arbre, vers le ravin de la Croix. Echantillon bien caractérisé : paraphyses filiformes abondantes sur la vagi- nale, stomates de la capsule profondément immergés, presque masqués par les cellules environnantes, coiffe munie de quelques poils surtout inférieurement, etc. O. Rogeri Bridel. — M. Philibert a ainsi nommé un Ortho- tricum récolté sur un tronc d'arbre à la Goulière et qui lui a été soumis par M. Sebille (voir Revue Bryologigne, 1892, p. 12). Suivant le savant bryologue, cette espèce est nouvelle pour la France. M. l'abbé Sebille, qui l’a découverte, en a fait une étude com- piète dont il a consigné le résultat dans la note suivante : « Cette rare espèce offre avec O. pallens Bruch des points de contact qu’il est intéressant de mettre en évidence. Dans O. Ro- geri les feuilles sont un peu plus larges à la base, plus généra- lement mutiques. Je n’ai pas remarqué que dans mes échantillons les feuilles fussent lingulees ; leur sommet à, à peu de chose près, la même forme que dans l’espèce voisine. Quelques-unes cependant se rétrécissent brusquement pour former un apicule large etobtus. Le tissu paraît être à peu près le même dans les deux espèces. Les auteurs décrivent les cellules d’O. Rogeri plus molles, moins papilleuses. C’est cependant le contraire que j'ai constaté dans mes échantillons du Cantal comparés à 0. pallens récolté et déterminé par M. Philibert lui-même. « Les seules divergences notables s’observent dans la capsule et le péristome. Il est vrai que O0. Rogeri a des stomates moins superficiels que O. pallens. Les cellules de l’ostiole plus bombées couvrent davantage les deux cellules stomatiques. Néanmoins les auteurs conviennent que ce caractère n’est pas très stable et que les stomates varient de forme sur une même capsule d’O. Rogert. : « Le péristome interne offre une différence plus marquée, puis- que dans 0. Rogeri il n’est composé que 8 cils, tandis qu'il y en à 16 dans ©. pallens. Remarquons cependant que dans cette dernière espèce les cils intermédiaires n'existent pas toujours. Les figures du Bryologin europæa representent un péristome d'O. pallens ne portant que 8 cils alternant avecles dents. On se demande quels seraient, dans ce cas, les caractères capables de distinguer les deux espèces. « La capsule d’O. Rogeri, largement striee à l’état sec, est 79 | THÉRIOT. — RÉCOLTES BRYOLOGIQUES A9 visiblement resserrée sous l'orifice même avant la sporose. Dans O. pallens les dents sont réfléchies par la sécheresse, dans l’autre espèce elles sont dressées ou largement ouvertes. En cela les figures du Bryol. europ. sont parfaitement exactes malgré leur contradiction avec le texte qui porte « siccitate refleæi ». Dans O. Rogeri les cils internes sont plus nettement composés de deux séries de cellules, sauf dans un ou deux arti- cles du sommet. Dans ©. pallens les deux séries ne s’observent qu’à la base des cils. « Malgré ces minutieuses comparaisons et probablement à cause d'elles, on hésitera peut-être encore longtemps à séparer ces deux types ou à les réunir dans un même groupe spécifique. C’est en recherchant l’une et l’autre forme et en observant mieux les transitions qui les mettent en contact qu’on pourra donner à cette question une solution plus nette. — R. Sebille. » Encalypta ciliata Hedw. — c. fr. — Assez répandu. Sainte- Anastasie ; Bredon ; ravin de 1a Croix ; puy Bataillouse. Tetraphis pellucida Hedw.— Ravin de la Goulière, sur des souches pourries. Webera polymorpha Schp. — c. fr. — Le Lioran (Sebille). Forme à capsule obliquement dressée et non pendante ou hori- zontale. W. nutans Hedw.— c. fr.— Ravin de la Gouliere. W. cruda Schp. — c. fr. — La plus commune des espèces du genre. Bredon ; puy Mary ; Plomb du Cantal. W. albicans Schp. et var. glacialis. — st. — De Laveissière au Meynial, puy Mary. Parois très humides des rochers. Bryum inclinatum Br. eur: — c. fr. — Col du Lioran, puy Mary, Laveissière (Sebille), B. bimum Schreb. — c. fr. — Le Meynial. B. cuspidatum Schp.— €. fr. — Le Meynial et puy Mary (Sebille). B. pallescens Schl. — c. fr. — Ravin de la Goulière (Sebille); puy Mary ; route de la Vigerie au puy Mary; cirque du Lioran. Espèce commune surtout à partir de 1000 m. B. alpinum L. — Espèce très répandue, et fructifiant généra- lement bien : ie Meynial, ravin de la Goulière, cirque du Lio- ran, puy Bataillouse. — La var. viride à Sainte-Anastasie, sur des rochers au bord d’une source. 492 SESSION À MURAT B. cæspiticium L. var. imbricatum Br. eur. — c. fr. — Ro- chers sur le bord de la route de la Vigerie an puy Mary. | B. argenteum L. var. lanatum. — Rochers à Garabit. B. capillare L. var. cuspidatum Schp. — c. fr. — Bredon. B. pallens Sm.— c. fr. — Plomb du Cantal, ravin de la Gou- lière, cirque du Lioran, puy Mary (Sebille). B. pseudotriquetrum Schp. — c. fr. — Encore une espèce que nous avons rencontrée assez souvent, et à toutes les altitu- des : le Meynial, ravin de la Croix, ravin de la Goulière, cirque du Lioran, puy Mary. B. turbinatum Schw. y latifolium Br. eur. (B. Schleicheri Schw.).— Commune dans la région alpine surle bord des sources, dans les marécages, cette espèce y fructifie rarement; j'ai eu cependant la bonne fortune de la trouver au Lioran pourvue de capsules abondantes et en parfait état. Mnium affine, elatum Ldb.— St. — Marécages, cirque du Lioran. Mnium medium Br. eur.— c. fr. — Ravin de la Goulière (Sebille). M. undulatum Hedw. M. hornum L. M. orthorhynchum Br. eur. — St. — J’ai récolté ce Mnium sur des rochers humides en montant au Plomb. Malgré l'absence de fructifications, M. Corbière a pu l'identifier grâce aux carac- tères suivants: plante dioïque, dents des feuilles géminées, feuilles petites, cellules petites subhexagones. M. stellare Hedw.— St. — Ravin de la Goulière; Sainte- Anastasie (Sebille). M. punctatum Hedw.— Cirque du Lioran. Aulacomnium palustre Schw.— St. — Marécage en mon- tant au Plomb. Bartramia ithyphylla Brid. — c. fr. — Fissures des rochers, un peu partout; Neussargues, cirque du Lioran, ravin de la Croix, ravin de la Goulière, puy Mary. B. pomiformis Hedw.— Garabit (Sebille). B. Halleriana Hedw.— © fr. — Ravin de la Goulière. B. Œderi Sw.— c. fr.— Ravin de la Goulière (Sebille)}. La découverte de cette espèce est intéressante au point de vue de la géographie botanique. Le B. Œderi est en effet une mousse x 81 THÉRIOT. — RÉCOLTES BRYOLOGIQUES T7 498 calcicole ou considérée comme telle. On la rencontre rarement sur un support siliceux. Il en est de même du Mnium ortho- rhynchum signalé plus haut. Ce n’est pas la première fois d’ailleurs que des espèces affectionnant le calcaire sont trou- vées sur les trachytes et les basaltes du Cantal. Ce fait curieux de géographie botanique estexpliqué dans la Notice de M. Re- nauld (Bulletin V, p. 358-359) ; selon lui, il est dù à la constitu- tion géologique spéciale des trachytes et des basaltes du Cantal qui contiennent dans leur masse de petits cristaux de carbonate et de phosphate de chaux. Philonotis fontana Brid. — Plante indifférente à l’altitude et qu’on rencontre infailliblement partout où la terre est humide ou mouillée, dans les marécages, au bord des sources et des ruisseaux, sur les rochers humides. Les récoltes que j'en ai faites en deux ou trois points m'ont permis de reconnaître les formes suivantes : 1. Ph. fontana, gracilescens Schimp.; Boulay. — St. — Bre- don, sur un rocher humide. Forme ayant des rapports étroits avec le P. marchica par ses tiges grèles, ses feuilles non plissées, 2. Ph. fontana, gracilescens Schp. forme robuste. — c. fr. — Le Meynial, fossé le long de la route. Plante presque aussi robuste que les formes ordinaires du type, mais qui, par ses fleurs mâles, appartient incontestablement à la var. graciles- cens : les feuilles périgoniales internes sont subtriangulaires ou lancéolées, aiguës et nerviees jusqu'au sommet. 3. Ph. cæspitosa Wils. — Le Lioran, stérile (Sebille) ; rochers humides sur la route de la Vigerie au puy Mary, c. fr. 4. Ph. seriata Mitt. —- c. fr. — Marécage au-delà du tunnel du Lioran. La description de M, Cardot (Revue bryologique 1886, p. 39) s'y applique exactement : feuilles sériées, falciformes, étroites, nervure pourvue de papilles très saillantes, inflores- cence comme dans Ph. fontana. M. Corbière ne voit dans cette plante qu’une forme de PA. fontana, et je partage entièrement Son avis. Oligotrichum hercynicum DC. — c. fr. — Plomb du Cantal. Puy Mary. Pogonatum aloides P. B. — Du Lioran au Plomb (Sebille). P. urnigerum P. B. — Cirque du Lioran, Plomb (Sebille). Es D ER 79 Se le, KE LE AS SE EE AT CS LAN PTE va ee A PS à L TA TP ae PR RE OO OM Re à "y A A 3 09 AS PE > + Ü PR EE, x RAT Re: # it = % 494 © SESSION À MURAT & P. alpinum Rœhl. — c. fr. — Fréquent dans la région alpine (Plomb du Cantal, puy Mary) ; plus rare dans Ja région silvati- que; je l’ai cependant recueilli au ravin de la Croix dans la forêt du Lioran (1300-1400 m.). La capsule du P. alpinum affecte les formes les plus variées; ces variations n’ont d’ailleurs au- cune importance; j'ai vu dans la même touffe des capsules cour- tes 2 1/2 - 3 mm.), ovales, dressées ou légèrement inclinées, et d’autres allongées subcylindriques (4-5 mm.), tantôt symétri- ques et dressees, tantôt arquées et inclinées, sans parler des formes intermédiaires. ] Polytrichum piliferum Schreb, — En montant au Plomb (Sebille). P. juniperinum Hedw.— €. fr. — Ravin de la Croix. P. strictum Menz. — St. — Parmi les Sphagnuim dans un marécage en montant au Plomb. P. commune L. var. perigoniale Br. eur. — c. fr. — Le Lio- ran, dans un marécage au-delà du tunnel. Diphyscium foliosum Mohr. — Cirque du Lioran, bords des sentiers. Buxbaumia indusiata Brid. — Ravin de la Goulière, sur des souches pourries (Sebille). Fontinalis antipyretica L. — Dans l’Alagnon, à Murat. Neckera crispa Hedw. — Neussargues, rochers; ravin de la Goulière. Leucodon sciuroides Schp. — Rocher de Bredon. Antitrichia curtipendula Brid. — Le Meynial, Sainte-Anas- tasie, ravin de la Croix. Pterygophyllum lucens Brid. — Cirque du Lioran (Sebille). Anomodon attenuatus Br. eur. — Sainte-Anastasie (Se- bille). À. viticulosus H. et T. — Sainte-Anastasie. Pseudoleskea atrovirens Schp. — Le Lioran, puy Mary. L'échantillon qui me vient de cette dernière localité pourrait recevoir le nom de var. filamentosa Boul., à cause de ses rameaux grêles, allongés, fortement crochus à l’extrémite. Thyidium tamariscinum Schp. Th. abietinum Schp. — Rocher de Bonnevie, près de Murat. THÉRIOT. — RÉCOLTES BRYOLOGIQUES 495 Pterogynandrum filiforme Hedw. — c: fr. — Espèce com- mune sur les rochers secs, ainsi que ses variations. Lescuræa striata Schp. — c. fr. — Forêt du Lioran, troncs d'arbres. Climacium dendroides W. et M. — Prés humides, vallée de l’Alagnon. Isothecium myurum Brid. var. robustum Schp. — Forêt du Lioran, troncs d'arbres. Homalothecium sericeum Schp.- Sainte-Anastasie, rochers. Campothecium nitens Schp. — St. — Ravin de la Croix; marécage en allant au Plomb. Brachytecium velutinum Schp. — Le Lioran ; puy Mary. B. Starkei Schp. — Plomb du Cantal (c. fr.); puy Mary, sté- rile (Sebille). B. rutabulum Schp. — M. Corbière rapporte (avec doute) à cette espèce un Brachytecium stérile fort remarquable par ses branches principales pennées à rameaux grêles, julacés, plus ou moins arqués (var. julaceum). Cette plante s'éloigne du B.salebrosum par ses feuilles simplement aiguës ou très faible- ment acuminées. Recueilli à Laveissière sur la paroi d’un mur humide, près de l’Alagnon. B. rivulare Schp. — Abondant, mais stérile dans les ruis- seaux : l’Alagnon ; le Meynial; ravin de la Croix, etc. B. plumosum, var. homomallum Schp. — Dans l’Alagnon. Plagiothecium denticulatum Schp. — c. fr. — Le Lioran, sur des souches pourries, Cette plante.appartient à la var. 5 densum Schp. forma acuminata Boul. P. undulatum Schp. — c. fr. — Ravin de la Goulière, paroi des rochers. Amblystegium Sprucei Schp. — St. — Sainte-Anastasie, creux des rochers (Sebille) ; 8 à 900 m. “A. irriguum Schpr. — st. — Forme tendant vers À. fluvia- tile. De Laveissière au Meynial. A. fluviatile Schp. — Rochers dans l’Alagnon; ravin de la Croix , pierres du torrent (c. fr.). La plante de cette dernière localité est la f. brevifolia Boulay. Hypnum Sommerfeltii Myr. — c. fr. — Bredon, sur un rocher, mélangé à Æncalypla ciliala. 496 SESSION À MURAT H. stellatum Schp. — Marécages : Lioran, puy Mary. H. aduncum Hedw. var. denticulatum Boul. — St. — Dans un marécage, cirque du Lioran. H. vernicosum Ldb. — st. — Ravin de la Croix, dans un marécage. H. fluitans L. — St. — Le Lioran, dans plusieurs endroits marécageux. H. fluitans L. var. purpurascens Schp. Syn. ed. 1 (. exan- nulatum v. purpurascens Milde; Schp. Syn. ed. 2). — Le Lio- ran, ravin de la Croix. H. uncinatum Hedw. — c. fr. — Laveissière, paroi d’un mur; puy Mary. H. filicinum L. — Vallée de l'Alagnon, ravin de la Croix. J'ai récolté à Sainte-Anastasie, près d’une source, une forme bien curieuse de cette espèce : les tiges et les rameaux sont dressés-fasciculés et rapprochés de facon à constituer des touf- fes denses, très compactes; sous cet aspect, la plante ne rap- pelle en rien le port habituel de 77. filicinum. H. rugosum Ehr. — st. — Espèce assez commune sur les ro- chers secs; paraît affectionner l'exposition en plein soleil. H. incurvatum Schrad — c. fr. — Sainte-Anastasie (Sebille). H. callichroum Brid. — st. — Puy Mary, rochers. H. cupressiforme L. — J'ai rapporté les var. suivantes : —. y. imbricatum Boul. — Rocher de Bredon, parties enso- leilllées. — y, uncinatum Boul. — Sur un mur, vallée de l’Alagnon. H. patientiæ Lindb. — st. — Dans les prés frais, parmi les herbes, vallée de l’Alagnon ; bords des marécages dans les ré- gions plus élevées, le Lioran. H. molluscum Hedw. var. squarrosulum Boul. — st. — Puy Mary, sur des pierres humides. H. ochraceum Wils. — L'Alagnon, de Murat à Laveissière. H. cuspidatum L. — Le Lioran, marécages (1300 m.). H. Schreberi Willd. — Cirque du Lioran, sur la terre. H. sitramineum Dicks.— st. — Le Lioran, dans un marécage en montant au Plomb, intimement mélangé à Zypn. fluitans. Hylocomium splendens Schp. H. squarrosum Schp. — Puy Mary, endroits marécageux. H. triquetrum Schp. H, loreum Schp. — Le Lioran; puy Mary. 85 THÉRIOT. — RÉCOLTES BRYOLOGIQUES 497 Andreæa petrophila Ehrh. — c. fr. — Nous l'avons rencon- tré sur tous les sommets que nous avons explorés : puy Mary, puy Bataillouse, Plomb; mais il ne nous a pas paru descendre au-dessous de 1400 m. A. rupestris Roth. — ©. fr. — Plomb du Cantal, puy Ba- taillouse. A. rupestris, var. Grimsulana Br. eur. — Puy Bataillouse. Sphagnum cymbifolium Ebrh. var. laxum Warnst. — Cir- que du Lioran. S. subsecundum N. et H. var. Berneti Cardot. — Cirque du Lioran. S. subsecundum, v. intermedium Warnst. — Le Lioran, marécage, S. laricinum Spruce var. teretiusculum Ldb.; Cardot. — Le Lioran, marécage vers le ravin de la Croix. S. squarrosum Pers. — c. fr. — Sur la terre humide à l’en- trée du ravin de la Goulière, près et au-dessous de la station du Lioran. S. teres Angst. — Une des espèces les plus répandues dans les marécages de ces montagnes : le Lioran, puy Mary. J'ai aussi rapporté du puy Mary la var. squarrosulum Warnst. S. acutifolium Ebhrh. var. patulum Schp. — Puy Mary. S. acutif. var, alpinum Milde, — Puy Mary. S. recurvum P.-B. forma. — Le Lioran, marécage en mon- tant au Plomb du Cantal. HÉPATIQUES Gymnomitrium concinnatum Cordo. — Assez eommun au puy Mary, sur les rochers humides. Souvent mélangé à d’autres espèces. Nardia emarginata B. et Gr. — Puy Mary, rochers ; cirque du Lioran. N. Funckii Carr. — Puy Mary ; cirque du Lioran; sur laterre humide. N. scalaris B. et Gr. — Ravin de la Croix; cirque du Lioran ; puy Mary (c. fr.). Espèce assez commune. Rev. S,. fr, b. (décemb. 1891, publ. septembre 1897 32 498 SESSION A MURAT 86 N. obovata Carr, — Le Lioran, bords des marécages. Plagiochila asplenoides Dum., : major Ldb. — Le Lioran. P. aspl. ? minor Ldb. — Plomb du Cantal, rochers ; sur un mur, à Laveissière. Scapania Bartlingii Nees (vid. Corbière). — LeLioran, ravin de la Croix, sur un tronc pourri, en mélange avec Scapania umbrosa et d’autres hépatiques. Cette espèce est probablement nouvelle pour le Plateau-Central. S. undulata Dum. — Espèce assez commune dans les ruis- seaux, les marécages. J’ai rapporté, outre le type, les var. pur- purea Syn. hep. p. 66, c. fr., puy Mary; var. speciosa Nees. (S. resupinala var. Speciosa Corb., Muse. Manche), ravin de la Croix, pierres du torrent. S. uliginosa Dum., c. pér. — Puy Mary, dans un marécage, intimement mélangé à S. undulata, purpurea. S.irrigua Dum. — Ravin de la Goulière (Sebille). S. umbrosa Dum., c. pér. — Le Lioran, troncs pourris. Jungermannia albicans L. — Puy Mary. J. obtusifolia Hook. — Le Lioran (Sebille). J. tersa Nees. — Puy Mary, endroits marécageux, en com- pagnie des Scapania undulala et uliginosa J. incisa Schrad. — Ravin de la Goulière (Sebille). J. Lyoni Tayl. — Ravin de la Goulière, sur la terre; rocher de Bredon, mélangé à Melzgeria pubescens. J. Schreberi Nees ; Boul. — Vallée de l’Alagnon, près Laveis- sière, pierres d’un mur. J.lycopodioides Waillr. — Pentes du puy Mary, parmi les mousses. J. connivens Dicks. — Puy Mary (Sebïlle) ; ravin de la Croix, souches pourries. J. trichophylla L. — Le Lioran (c. pér.), troncs pourris : ravin de la Goulière, puy Mary. Lophocolea bidentata Nees. — Le Lioran ; Plomb du Cantal. Chiloscyphus polyanthus Corda. — Bords de l’Alagnon. Lepidozia reptans Dum.— Le Lioran, troncs pourris(e. pér.); ravin de la Goulière. 87 THÉRIOT. — RÉCOLTES BRYOLOGIQUES 499 Mastigobryum deflexum Nees. — Puy Mary. Je n’ai pas rencontré M. trilobatum. Ptilidium ciliare Nees. — Puy Mary; ravin de la Goulière Radula complanata Dum.,c. pér. — Ravin de la Croix. — Var. propagulifera Hook. Plomb du Cantal, puy Bataillouse, sur les rochers parmi les mousses. Madotheca lævigata Dum. — Bredon, Sainte-Anastasie. Frullania dilatata Dum.,c. pér. — Rochers de Garabit. F. tamarisci Dum. — Rochers de Garabit ; Sainte-Anastasie ; Bredon. Aneura pinguis Dum.— Vallée de l’Alagnon. Metzgeria furcata Dum. — Plomb, sur un rocher. M. pubescens Raddi. — Le Lioran, ravin de la Goulière ; rochers de Bredon. Fegatella conica Corda. — Bords de l’Alagnon. Cette liste contient environ 200 noms (espèces et variétés notables). Il s’y trouve évidemment quelques vulgarités, des plantes ubiquistes; mais les espèces caractéristiques de la région alpine et de la zone silvatique moyenne y sont assez nombreuses que pour le lecteur puisse se faire une idée générale de la flore bryologique du massif du Cantal. La comparaison de cette liste avec celle des récoltes faites au Mont-Dore par la Société dans sa précédente session ne man- que pas d'intérêt; elle permet de constater qu’une grande ana- logie existe entre les flores bryologiques des deux massifs. En effet à part quelques espèces spéciales, telles que Didymodon Lamyi, Barbula icemadophylla, nous avons retrouvé dans le Cantal les mêmes espèces que M. l'abbé Sebille a rapportées du Mont-Dore, Je donne ci-dessous un relevé des espèces que je crois nou- velles soit pour le Cantal, soit pour le Plateau-Central. Il s’y glissera peut-être quelques erreurs, mais on voudra bien tenir compte de l'isolement dans lequel je me trouve et de limpossi- bilité où je suis de consulter d'autre bibliothèque que la mienne, malheureusement encore bien incomplète. 500 SESSION A MURAT ESPÈCES NOUVELLES POUR LE PLATEAU-CENTRAL Orthotrichum Rogeri. Sphagnum subsecundum, intermedium. Scapania Bartlingii. ESPÈCES NOUVELLES POUR LE CANTAL Hymenostomum tortile. Gymnostomum rupestre. Weisia Wimmeriana. Dicranum Starkei. — strictum. Grimmia sphærica. Amphoridium lapponicum. Amblystegium Sprucei. Hypaum incurvatum. Sphagnum subs., Berneti. — laricinum, tere- tiusculum. Nardia obovata. Scapania uliginosa. Mnium medium. — irrigua. — orthorhynchum. Jungermannia obtusifolia. — stellare. — tersa. Philonotis cæspitosa. — incisa. — seriata. — Lyoni. Buxbaumia indusiata. : — Schreberi. Brachytecium Starkeï. MARDI 25 AOUT EXCURSION AU PUY MARY (Départ du Lioran) Par M. J. ARBOST. Je donnerai ici, moins un récit détaillé de l’excursion que nous fimes, M. l'abbé Marcais et moi, du Lioran au puy Mary, qu’un itinéraire destiné à servir de guide aux botanistes isolés qui prendraient le Lioran pour point de départ de leurs herbo- risations dans ces montagnes. La course est longue et fatigante : il ne faut pas moins de trois heures pour aller à la brèche du Pas-de-Roland; l’on doit donc quitter le Lioran de bonne heure si l'on veut avoir le temps 89 ARBOST. — EXCURSION AU PUY MARY 501 de visiter le sommet du puy Mary et l'immense cirque de ro- chers qui fait face à la route de Murat. Du Lioran, on doit prendre la route d’Aurillac, puis la quitter pour traverser l’Alagnon et suivre les traces de l’ancienne route qui franchissait le col du Lioran. Au col même, et sur la droite, un petit sentier fort rade, serpentant au milieu de bois taillis, mène sur le flanc du puy de Bataillouze; on n’a qu’à se laisser guider par ce sentier qui suit à peu près la ligne de faite sépa- rant la vallée de l'Alagnon de celle de la Jordanne, affluent de la Cère. On vient alors: se heurter contre une masse rocheuse qu'il faut contourner sur le versant occidental jusqu’à ce qu'on arrive au col de Cabre : l’on a devant soi le puy de Peyre-Arse cou- ronné par des roches abruptes et dénudées ; il faut en gravir la pente raide mais gazonnee et prendre, à sa gauche, un des sen- tiers qui sillonnent la bruyère à une centaine de méêtres au- dessous de la crête qui, s’abaissant bientôt, permet de marcher sur le faite mème, jusqu’à ce que, après avoir franchi deux ou trois « puys, » on arrive sur le bord d’une brèche où l’on peut crier « casse-cou. » Cependant la roche, usée et taillée en mar- ches géantes, indique un passage fréquenté par les bergers et peut-être par les botanistes ; on peut s'y engager sans crainte, sinon sans précaution, et l’on se trouve dans un couloir rocheux qui à fait donner à ce lieu le nom de Pas-de-Roland. On pourrait, de là, descendre dans la vallée et visiter les ro- chers, mais si l’on veut faire l’ascension du puy Mary, il faut profiter de ce que l’on est à une certaine altitude et gravir cou- rageusement, si l'on n’a pas de vertige, la roche opposée qui n’est pas infranchissable quoiqu'il paraisse. L’avez-vous fran- chie sans ercombre, le puy Mary vous tend non pas les bras, mais un pied et vous pouvez reprendre haleine avant d'escala- der la dernière pente qui vous sépare du sommet. La descente doit se faire par le versant nord, chemin suivi des touristes. De cette facon, l’on peut explorer complètement le cirque de rochers et de ravins qui est au-dessous du puy Mary, en commencant près de la route départementale pour aller jusqu’au Pas-de-Roland, et l’on ne saurait se réserver trop de temps pour cette partie de l’excursion; c’est là, en effet, surtout pendant les mois d'août et de septembre, le jardin bota- nique du canton; les flancs et le sommet du puy Mary, fauchés 502 SESSION A MURAT 90 ou broutés par les bestiaux, n'offrent plus que des restes de plantes alpines communes à toutes les hautes altitudes de nos montagnes d'Auvergne. Du Pas-de-Roland, on peut, pour revenir, soit suivrele che- min des crêtes comme à l'aller, soit continuer à longer la base des rochers pour s'élever en pente douce jusqu’au puy de Peyre- Arse, et de là au col de Cabre. : L'on à alors le choix entre trois directions pour revenir au Lioran : 4° Suivre le sentier du puy de Bataillouze, déjà connu; > et 3° gravir le puy qui forme l’autre pente du col en face de Peyre-Arse; du sommet de ce puy, on voit d’un coup d'œil ce qui reste à faire, ou bien descendre à pic sur les burons de Combe-Negre pour prendre le sentier qui les relie à la route, ou bien suivre les crêtes qui décrivent à gauche un arc de cer- cle jusqu'aux rochers de Vacivière, lesquels sont immédiate- ment au-dessus de l’auberge du Lioran. J'ai omis à dessein de mentionner les plantes trouvées par nous dans ces localités : beaucoup ont été mentionnées dans les comptes rendus qui précèdent, les autres le seront dans la liste générale. Quelques espèces intéressantes indiquées dans les montagnes du Cantal n’ont pas été récoltées par nos collègues, mais pour- raient être retrouvées dans les herborisations. Ce sont : Corydalis claviculala DC. — Bois de Gourval près du Plomb. Lychnis viscaria L. — Neussargues, Garabit,. Cerastium lanatum Lamk. — Le Plomb, puy Mary. Vicia sepiun L. & montana Fræœl. — Puy de Bataillouze. Carduus personatlus Jacq. — Haute vallée de l’Alagnon. Phyteuma belonicifolium Vill. — Pentes du puy Mary. Vaccinium vilis-idæa L. — Ibid. Orchis niger Scop. — Pelouses entre le val de Brezons et celui de Prat-de-Bouc. Eriophorum alpinum L. — Prat-de-Bouc. A lUosurus crispus Bernh. — Bois de Brezons, Prat-de-Bouc, sur les pentes du Plomb. Lycopodium alpinum L. — Puy de Bataillouze. LISTE MÉTHODIQUE DES PLANTES PHANÉROGAMES ET CRYPTOGAMES VASCULAIRES OBSERVÉES PAR LES MEMBRES DE LA SOCIÈTE FRANCAISE DE BOTANIQUE DANS LE MASSIF DU CANTAL Rédigée par M. J. ARBOST Cette liste comprend, outre les nombreuses espèces constatées pendant la session et mentionnées dans les rapports précédents, celles qui ont été récoltées dans des herborisations antérieures par plusieurs de nos collègues qui ont bien voulu me communi- quer leurs listes, et je dois ajouter, pour être complet, celles que j'y ai observées moi-même, il y a quelques années. Je dois de plus à l’obligeance de M. le docteur Gillot de pré- cieuses notes critiques sur plusieurs de ces espèces, notes que les botanistes seront heureux de trouver à la suite du nom de l’espèce dans la liste générale. RENONCULACEÉES Thalictrum aquilegifolium 1. — Bois sur la rive droite de l’Allanche, au-dessous du rocher de Cuze pres de Sainte-Anas- tasie (en fruits). Localité nouvelle‘pour le Cantal. Th. minus L. (?). — Rocher de Cuze. Plante rapportée avec doute au Th. minus par le Frère Héribaud-Joseph dans sa Flore d'Auvergne ; les échantillons récoltés le 23 août sont trop avancés pour permettre une détermination certaine, bien que plusieurs présentent encore des fruits. Anemone vernalis L.— Pentes nord-ouest du Plomb (en fruits). A. alpina Vill. — Le Lioran, rocs de Vacivière. A. apiifolia Wulf. — Le Plomb, puy Mary, col de Cabre (fr.) A. nemorosa L. — Le Lioran (feuilles). Ranunculus fluitans Lamk. — L’Alagnon à Laveissière. 504 SESSION À MURAT 92 Var. lerrestris Godr. — Laveissière. R. trichophyllus L. — Laveissière. R. aconitifolius L — Très répandu dans les prairies humi- des, près des sources et des ruisseaux au-dessus de 1000 m. Le Lioran, rocs de Vacivière, etc. R. plalanifolius L. — Pentes du Plomb, puy Mary. Beaucoup plus rare que le précédent. R. nemorosus DC. — Le Plomb. R. Lecoqui Bor.; À. nemorosus p. p. — Pentes du Plomb, puy Mary. ER. spretus Jord., Bor ; À. nemorosus p. p. — Le Lioran. Caltha palustris L. — Très commun jusque dans les marais les plus élevés. Laveissière, le Lioran, rocs de Vacivière (fr.). Var. minor. Lamt., Prodr. F1. Plat. central, p. 53. — Pen- tes nord du Plomb. Trollius europœus L. — Le Lioran, le Plomb, rocs de Vaci- vière, puy Mary. Helleborus fœtidus L. — Murat, Bonnevie (fr.). Aquilegia vulgaris L.— Bois du Lioran, puy Mary (en fruits, quelquefois en fleurs à la fin d’août) ; rive droite de l’Allanche à Sainte-Anastasie (feuilles). Aconilum lycoctonum L. — Le Lioran, puy Mary. À. vulgare DC., Syst. veget., 1, p. 371 ; Bor., F1. C. p. 26. — Le Lioran, puy Mary. « Cette plante à segments des feuilles etroits n’est pas le vrai À. napellus > (D: Gillot). Acta spicata L, — Ravin de la Goulière, rocs de Vaciviere, puy de Bataillouze. / PAPAVÉRACÉES Papater dubium L. — Murat, P, argemone L. — Murat. Meconopsis cambrica Vig. — Le Lioran. FUMARIACÉES E'umaria officinalis L. — Murat. CRUCIFÈRES Nastlurlium officinale R. Br. — Le Lioran. Barbarea inlermedia Bor. — Le Lioran, prairies humides au-dessous du tunnel, 93 ARBOST. — LISTE DES PLANTES DU CANTAL 505 A rabis alpina L. — Ravin de l’Alagnon au Lioran. À. cebennensis DC. — Ravin de l'Alagnon au Lioran, ravin de la Croix, très abondant au ravin de la Goulière (fr.). Cetteespèce manque dans les Monts-Dores. Cardamine pratensis L. — Très commun, Le Lioran. C. amara X,. — Le Lioran. C. resedifolia 1. — Le Lioran, le Plomb, puy de Peyre-Arse, puy Mary. C. impaliens L. — Dienne. Dentaria pinnala Lamk. — Le Lioran, bois au-dessous des rocs de Vacivière, ravin de la Croix. Sisymbrium pinnatifitum DC. — Pentes du Plomb, ravin de la Croix, puy de Bataillouze. Brassica montana DC. — Le Lioran, talus de la route en face de la gare, le Plomb, ravin de la Croix, puy de Peyre-Arse, puy Mary. Cette espèce manque aux Monts-Dores. Lunaria rediviva 1. — Bois du Lioran, ravins de la Croix et de la Gouliere. Alyssum calycinuin L. — Rocher de Bonnevie à Murat. Cochlearia pyrenaica DC. — Rochers du Pas-de-Roliand. Bunias erucago L. — Champs entre Chastel et Murat. Biscutella arvernensis Jord., Diagn. p. 298. — Puy Mary. — Tiges flexueuses, feuilles radicales presque entières ou seule- lement dentées ; forme montagnarde du B. levigala Li. B. Lamottei Jord., Diagn., 302 ; Lamt., Prodr. FI. plat. centr. p. 101. — Le Plomb, puy de Bataillouze. C'est la variété coronopifolia Auct. plur., à feuilles inférieu- res plus ou moins grossièrement et profondément dentées pin- natifides. Teesdalia nudicaulis R. Br. — Le Plomb. Thlaspi alpestre L. — Le Plomb, Dienne. T, virens Jord., Obs., 3, p. 17. — Le Plomb, ravin de la Croix, col de Cabre. CISTACEÉES Hetianthemum vulgare Gaertn., var. Ê lalifolium Lamt, Prodr., 113. — Pentes du Plomb. 506 SESSION À MURAT VIOLACÉES Viola palustris L. — Le Lioran, marécages au-dessus du tunne!. V. riviniana Rchb. — Bois du Lioran. V. sudetica Willd. — Le Lioran. V. grandifora Will. — Pentes du Plomb (en fruits à la fin d'août, en fleurs au commencement de juillet). Voir la note de M. Dumas, Rev. S. fr. bot., 1890. p. 549. V. segetalis Jord. — Murat, Laveissière, Le Lioran. RÉSÉDACÉES Reseda luteola L. — Murat, Bonnevie. Asterocarpus sesamotides Gay. — Pentes du Plomb. DROSEÉRACÉES Drosera rotundifotia L. — Le Lioran, puy Mary. Parnassia palustris L. — Très commun dans les prairies humides. Le Lioran, le Plomb. POLYGALACÉES Polygala vulgaris L. var. alpestris Koch. ; Lamt., Prodr. FI. pl. centr., p. 125 ; P. vulgaris var. pseudoalpestris Gren., FI, jurass. p. 98. — Puy Mary, prairies humides au-dessus de la maison du cantonnier. Fleurs d’un bleu foncé, grandes, en grappes serrées ; feuilles plus grandes que dans le type, plus largement ovales-lancéo- lées. A été publié dans les exsiccatas de la Société pour l'étude de la Flore francaise (1891), n° 10. P. serpyllacea Weïhe, var. alpestris Gillot; P. pyxophylla Rchb.? Lamt., Prodr., 127! P. Liorani Jordan de Puyfol. — Le Lioran, en montant des burons de Coste au puy de Bataillouze, à 1500 m. d'altitude (20 août). « Fleurs d'un beau bleu, à coloris plus vif que dans le type dont il diffère en outre par ses grappes plus courtes et moins diffuses. « Le type du P. serpyllacea Weiïhe (P. depressa Wend.) est commun au Lioran dans les bois de sapins et les prairies de 1200 à 1400 m. d'altitude, A une altitude plus élevée, les fleurs se colorent en bleu vif, les tiges se raccourcissent, les feuilles un 95 ARBOST, — LISTE DES PLANTES DU CANTAL 507 peu élargies deviennent ovales-oblongues, en un mot la plante prend un faciès montagnard et constitue une forme alpestris de cette espèce, parallèle à la forme alpestris du P. vulgaris L., mais bien différente du P. alpestris Rchb. qui est une toutautre espèce. C'est cette forme des pelouses élevées de la France cen- trale que, d’après Lamotte, Jordan de Puyfol avait appelée P. Liorani; il est douteux que ce soit le P. pyæophylla Avé Lall., du moins d’après la description de Reichenbach, FI. ex- curs., 350. Cette plante du Lioran a été publiée par moi dans les Ezxsicc. de la Soc. pour let. de la F1. franc. (1891), ne 14.» (Dr Gillot). DIANTHACÉES Silene inflata Smith, — Le Lioran, puy de Peyre-Arse. S. ciliala Pourr. — Pentes dénudées du Plomb, seule localité des monts d'Auvergne où l’on trouve cette espèce pyrénénne. S. rupestris L. — Le Lioran, le Plomb, puy de Peyre-Arse, puy Mary. S. nulans L. — Sainte-Anastasie, Murat. Melandrium pratense Rœhl. — Laveissière,le Lioran. M. silvestre Rœhl. — Le Lioran. Lychnis flos-cuculli L. — Très commun dans toutes les prai- ries humides. Le Lioran. Saponaria officinalis L. — Sainte-Anastasie. S. ocimoides L. — Sainte-Anastasie; bois en montant au Plomb, le Lioran Dianthus car thusianorum L.— Rocher de Bonnevie à Murat, D. silvaticus Hoppe. — Le Lioran, Dienne. D. granilicus Jordan. — CC. Garabit, Sainte-Anastasie. D. deltoideus L. — Environs de Murat, Laveissiere, le Lioran. D. cœsius Smith. — Le Plomb, rochers du Pas-de-Roland. D, monspessulanus L. — Laveissière, le Lioran, puy Mary. ALSINACÉES Sagina muscosa Jord. — Pelouses près du sommet du Plomb. A lsine verna Bert. — Le Lioran, le Plomb, puy Mary. Slellaria nemorum L. — Bois du Lioran. S. holostea L, — Commun jusque sur les sommets. 5, graminea L. -- Le Lioran. 508 SESSION A MURAT. 96 S'. uliginosa Murr.— Le Lioran, le Plomb. Cerastium alpinum L.-- Le Lioran, le Plomb, puy Mary. C. Squalidum Ram. — Rochers du Pas-de-Roland, puy de Ba- taillouze, rocs de Vacivière. Forme du C, alpinum à panicule poilue-visqueuse. C.arvense L.— Le Plomb. LINACÉES Linuin catharticum L, — Le Lioran, pentes du Plomb. MALVACÉEFS Malra moschata L., var. laciniala. — Laveissière, Sainte- Anastasie. M. silvestris L. — Murat, Le Lioran. HYPÉRICACÉES Iypericum quadranqulum L. — Ravin de la Goulière. H. montanum L. — Le Lioran. ACÉRACEÉES 4 cer platanoides L. — Bois du Lioran. GERANIACÉES Geranium silratlicum L.-- Le Lioran, le Plomb; Sainte-Anas- tasie. Var. brachypelalum Lec. et Lamt., Cat. pl. centr. p. 417. — Le Lioran, près de l'entrée du tunnel. Forme à petites fleurs dont les pétales égalent ou dépassent à peine les sépales. G. phœæum L. — Laveissière, le Lioran, Dienne. G. dissectum L. — Laveissière. G. lucidum L. — Rocher de Bonnevie à Murat, Dienne, Neus- sargues, G. robertianum L. — Le Lioran, Murat, Sainte-Anastasie. BALSAMINACEES Tinpatiens noli-langere L. -— Ravins de la Croix et de la Gou- DÈRe, , 97. ARBOST. — LISTE DES PLANTES DU CANTAL 509 OXALIACÉES Oxalis acetosella L. — Laveissière, bois du Lioran. RHAMNACÉES Rhamnus alpina L. — Rochers de Sainte-Anastasie. PAPILLONACÉES Sarothamnus purgans G.-G.— Le Lioran. Genista sagiltalis L. — Le Lioran, Murat, puy Mary, Sainte- Anastasie. G. prostratla Lam.; Cylisus decumbens Walp. var. £ pedun- culata G. G. — Sommet du Plomb. G. pilosa L. — Très répandu, jusque sur les plus hauts som- mets du Plomb et du puy Mary. G. Delarbrei Lec. et Lamt. -- Le Lioran, pentes du Plomb, puy Mary. Anthyllis vulneraria L. — Le Lioran. Medicago lupulina L. — Murat. Trifolium medium L. — Ravin de la Croix. T'. pratense L. — Le Lioran, T. striatum L. — Murat. T'. repens L. — Le Lioran. T. alpinum L. — Le Plomb, puy Mary. T. arvernense Lamotte, Prodr. F1. du Plateau cent., p.202. — Le Plomb. T. spadiceum L. — Le Lioran, ravin de la Goulière. T. badium Schreb. — Le Plomb. Lotus corniculatus L. — Le Lioran. Var. > alpestris Lamt. — Sommet du Plomb, Astragalus glycyphyllos L. — A Neussargues, pres la gare. Vicia sepium L. — Le Lioran. V. orobus DC. — Le Lioran, le Plomb, puy Mary. V. cracca L. — Rochers du Pas-de-Roland, Murat. Lathyrus silvestris L. — Le Lioran, Murat, Sainte-Anas- tasie. Orobus niger L. — Bois du Lioran. AMYGDALACÉES Prunus spinosa L. — Sainte-Anastasie. 510 SESSION À MURAT 98 ROSACÉES Spiræa ulmaria L. — Laveissière, le Lioran. Var. © denudata— Laveissière. Geum urbanum L. — Murat, Sainte-Anastasie. G. rivale L. — Le Lioran, ravins et marais au-dessus du tunnel, le Plomb, puy Mary. G. montanuin L. — Pentes du Plomb. Dryas octopetala L. — Rochers à la base est du puy Mary. (abbé Ménard). | Potentilla aurea L. — Bois et ravin du Lioran. P. tormentilla Nestl. — Le Lioran. P. (Tormentilla) ericetorum Timb. — Bois du Lioran (Ed. Marcais). _ P. rupestris L. — Rochers du Pas-de-Roland, Comarum palustre L. — Le Lioran. Fragaria collina Ehrh. — Le Lioran. Rubus saxatilis L. — Le Plomb, le Lioran. R. idœus L. — Bois du Lioran. R. Bellardi Weïihe et Nees. — Ravin de la Goulière, Rosa milissima Gmel. — Dans le haut du ravin de la Gou- lière. Toutes les espèces du genre Rosa, sauf le À. mitissima sont étudiées plus haut dans les Observations sur quelques rosiers du Cantal de notre savant collègue, M. le Dr Gillot. Rosa alpina L., formæ subtypicæ. — Le Lioran, col de Sa- gnes, ravin de la Goulière (Dr Gillot. Observ., p. 455). R, alpina L., var. pendula Gillot, — À, pendulina Auct., p. p. — Dienne (p. 456). R. alpina L., var. pyrenaica Auct. pl., — À. pyrenaica Bor. — Le Lioran, col de Sagnes (p. 456). R. lagenaria Vill. — Buissons au-dessus de la route de Mu- rat, près de Dienne (p. 456). R, canina L. — R. lutetiana Lem. — Murat, vallée de l’Ala- gnon : le Lioran, au-dessus du tunnel (p. 459). R. subcanina Christ, forme hispida. — Murat, Laveissière (p. 459). R. glauca Vill. — Le Lioran, au col de Sagnes (p. 460). R. glauca Vill. var. complicata — R. complicata Gren.! — Haies à Saint-Flour (p. 460). é Le. DE Fr bi: ÉD 99 ARBOST. — LISTE DES PLANTES DU CANTAL 511 R. dumetorum Thuill. — Murat, vallée de l’Alagnon, Laveis- sière (p. 460). R. dumetorum Thuill. var. wrbica — R. urbica Lem. — Freysse, entre Murat et Laveissière (p. 460). R. subcotllina Christ, forme sphærocarpa — R. sphærocarpa Puget. — Murat, Freysse (p. 460). R. corüifotia Fr. — Haies près de Saint-Flour (p. 460). R. rubiginosa L. var. comosa — R. comosa Ripart. — Haies entre Roffiac et Saint-Flour (p. 464). R. rubiginosa L. var. umbellala Auct. forma latifolia — R. umbellata Leers ; Auct. gall! — Murat, sur la route de Laveis- sière (p. 464). R. micrantha Sm. var. permiala — R. permixta Déség. — Haies entre Murat et Chambreuil (p. 464). R. graveotens Gren. var. Jordani — R. Jordani Déségl. — Route de Laveissière à Chastel-sur-Murat (p. 464). R. graveolens Gren. var. arvernensis Gillot. — Murat, sur le rocher de Bonnevie (p. 467). R. cuspidaloidea Crép. — Collines à l’ouest de Murat ; Roffiac, près de Saint-Flour (p. 470). ER. mollis Sm.; À. resinosa, Lamotte p. p. — Le Lioran, puy de Bataillouze (p. 470). Sanguisorba montana Jord. — Pentes du Plomb. Alchimilla alpina L. — Le Plomb, puy Mary. A. vulgaris L. — Laveissière, le Lioran. A. hybrida Hoffm. — Pentes du Plomb. POMACÉES Cotoneaster vulgaris Lindi. — Puy Mary. Sorbus aucuparia L. — Le Lioran. S. aria Crantz. — Laveissière, le Lioran, Sainte-Anastasie. S. chamæmespilus Crantz. — Font-Alagnon, col de Cabre. ŒNOTHÉRACÉES Epilobium alpinum L. — Pentes du Plomb. ÆE. alsinefolium Vill. — Le Plomb, col de Sagnes, puy Mary, Garabit. E. palustre L. — Laveissière. ÆE. obscurum Schreb. — Le Lioran, E, roseum Schreb. — Le Lioran. 512 SESSION À MURAT E. trigonum Schrank. — Ravins de la Croix et de la Goulière. E. Duricæi Gay. — Le Plomb, puy Mary. E. collinum Gmel, — Garabit. Æ. lanceolalurn Sebast et Maur. — Garabit. FF, Spicatum Lam. — Le Lioran, bois et ravins, très commun ; Dienne. Circœæa lutetiana L. — Le Lioran. C. intermedia Ehrh., — Bois du Lioran, Fraisse. C. alpina L. — Bois du Lioran. LYTHRACÉES Lythrum salicaria L. — Le Lioran. CUCURBITACÉES Bryonia dioica Jacq. — Murat. . PARONYCHIACÉES Scleranthus uncinatus Schur.; Gillot et Coste, Note sur les diff. esp. de Scleranthus de la F1. fr.,in bull, Soc. bot, Fr., 1891, p. CXxIV. — Le Lioran, le Plomb. S. annuus L. — Murat, Sainte-Anastasie. S. perennis L. — Murat. — Le Lioran. Corrigiola lilttoralis L. — Garabit. CRASSULACÉES Sedum maximum Suter. — Bredon, [Murat sur les vieux murs. S. fabaria Koch. — Sainte-Anastasie. S, villosum L. — Très répandu dans les prairies marécageu- ses, au bord des sources, dans les fossés. - S. album L. — Murat. S. dasyphyllum L. — Laveissière, le Lioran, au tunnel. S. annuum L. — Murat, puy Mary, rochers du Pas-de-Roland, S. alpestre Vill. — Pentes du Plomb, rochers au puy Mary. S. acre L. — Murat. S. reflexum L. — Sainte-Anastasie. Sempervivum arvernense Lec. et Lamt. — Rocher de Bonne- vie à Murat ; rocher de Cuze, près de Sainte-Anastasie ; rochers au-dessus du Pas-de Roland; Garabit, rochers des bords de la Truyère. Ne 101 ARBOST. — LISTE DES PLANTES DU CANTAL 513 S. arachnoideum L. — Rochers de Bonnevie et de Bredon, rocs de Vacivière au-dessus du Lioran, le Plomb. S. arachnoideo X arvernense Lamt. — Bonnevie. Umbilicus pendulinus DC. — Murat. RIBÉSIACÉES Ribes uva-crispa L. — Murat, Laveissière, R. alpinum L. — Le Lioran, Sainte-Anastasie. RL. petrœum Walf. — Bois du Lioran en montant au Plomb et aux châlets de Coste. SAXIFRAGACÉES Saxifraga Atzoon Jacq. — Le Plomb, Pas-de-Roland, rochers de Vacivière, puy de Peyre-Arse, rocher de Cuze. « La forme qui croît au sommet du Plomb, sur les rochers culminants, à 1858 m., ne cadre avec aucune des formes de Chondrosea décrites ou figurèes par Jordan et Fourreau (Bre- viar. plant.fet Icones fl. europ.). Elle est remarquable par ses resettes denses de feuilles lancéolées, très étroitement bordées et dentées; ses tiges courtes, 10-20 cent., fortement colorées en rouge, entièrement velues-glanduleuses ; par son inflores- cence en panicule serrée, presque corymbiforme au début, à pédicelles et sépales très glanduleux, mais à tube du calice presque glabre ; par ses pétales d’un blanc-jaunâtre immaculés. — Elle me parait constituer une variété locale ou stationnelle assez remarquable à laquelle on pourait donner le nom de var, (Chondrosea) cantalica. »[D' Gillot.] S. bryoides L. — Le Plomb, près du sommet. S. stellaris L. — Le Lioran, le Plomb. S. eæarata Vill. — Le Plomb, près du sommet. S. rotundifolia L. — Bois et ravins du Lioran, puy Mary. S. granulata L. — Ravins du Lioran. Var. penduliflora Bast. — Pentes du Plomb. S. hieracifolia Waldst. et Kit. — Rochers humides du Pas- de-Roland. Seule localité française de cette plante découverte par les Frères Gatien et Héribaud. S. oppositifolia L. — Rochers du Pas-de-Roland, Manque aux Monts-Dores. , S. androsacea L. — Rochers du Pas-de-Roland ; puy Mary, Rev. S. fr. b. (décemb. 1891, publ. septembre 1892) 33 D14 SESSIOT A MURAT 102 rochers humides au-dessus de la maison du cantonnier. Man- que dans les Monts-Dores. S. hypnoides L. — Le Plomb, Garabit, Sainte-Anastasie, Bredon. Chrysosplenium alternifolium L. — Ravins dn Lioran. C. opposilifolium L. — Le Lioran. OMBELLIFÈRES Saniculaeuropæa L. — Ravins du Lioran, Astranlia major L. — Le Lioran, puy Mary, Dienne. Pimpinella magna L. flore roseo. — Le Lioran. P. saxifraga L. — Murat. Bupleurum falcaluin L. — Sainte-Anastasie. B. longifoliuin L. — Le Lioran, puy Mary, ravins du Pas-de- Roland. Meum athamanticum Jacq. — Le Lioran, le Plomb. M. mulellinum Gœrtn. — Le Plomb. Angelica silvestris L. — Le Lioran, Laveissière Sainte- Anastasie. A. pyrenæa Spreng. — Le Plomb, puy Mary, le Lioran. Peucedanum oreoselinum Mæœnch.— Garabit, Sainte-Anas- tasie, Murat, rocher de Bonnevie. P.ostruthium Koch. — Ravin de la Croix. Jeracleum Lecoqui Gr. et God. — Laveissière, le Lioran,. — Remplace complètement l'A. sphondylium L. Caucalis daucoides L. Murat, Sainte-Anastasie. Conopodium denudatum Koch. — Le Lioran, en montant aux châlets de Coste. Chærophyllum hirsutur L. — Le Lioran, Puy Mary. CAPRIFOLIACÉES Sambucus racemosa L. — Bois du Lioran. Viburnum lantana L. — Sainte-Anastasie. Lonicera æylosteum L.— Murat. L,.nigra L. — Bois du Lioran. L. alpigena L. — Ravin de la Goulière. RUBIACEÉES Galium verum L. — Murat. G. elatum Thuil. — Sainte-Anastasie. 103 ARBOST. — LISTE DES PLANTES DU CANTAL 515 G. monlanum L. — Puy Mary, bords de laroute. G. saxatile Lm. — Le Plomb. Asperula odorata L. — Le Lioran. VALÉRIANACEÉES Centranthus ruber DC., {! albo. — Saint-Flour ; naturalisé sur les murs. Valeriana officinalis L. — Laveissière, Le Lioran. V. dioica L. — Le Lioran, marais au-dessus du tunnel. V. tripleris L. — Le Lioran, puy Mary, Garabit, Sainte-Anas- tasie. DIPSACÉES Knautia dipsacifolia Host. — Le Lioran. Scabiosa succisa L. — Le Lioran. S. columbaria — L. Murat. S.spreta Jord. — Pentes du Plomb. COMPOSÉES Eupatlorium cannabinum L. — Laveissière. Adenostyles atbtfrons Rchb.— Le Lioran, ravins de la Croix et de la Goulière, Pas-de-Roland. Tussilago farfara L. — Laveissière. Petasites albus Gœrtn. — Le Lioran Solidago virga-aurea L. — Le Lioran. Var. monticola Jord. — Le Plomb. Erigeron acer L. — Murat. E. alpinus L. — Le Plomb, rochers du Pas-de-Roland. Doronicum pardalianches Willd. — Le Lioran. D. austriacum Jacq. — Le Lioran, puy Mary. Arnica montana L. — Tous les pâturages au-dessus de 1000 m. Senecio viscosus L.— Le Lioran près de l'hôtel, Murat, Sainte- Anastasie. S. adonidifotius Lois. — Le Lioran, Saint-Flour, Garabit. S. nemorosus Jord. — Laveissière, Saint-Flour. S. Fuchsii Gmel. — Ravins de la Croix et de la Goulière. S. cacaliaster Lamk. — Le Lioran, puy Mary. Var. £ radiatus Lec. et Lamt. — Ravin de la Croix. S. doronicuim L. — Le Plomb, puy Mary. 516 SESSION A MURAT 104 S. spathulæfotius DC. — Bois du Lioran, puy Mary. S. brachychætus DC. — Le Plomb, rochers de Vacivière. Artemisia absinthium L. — Bredon, Bonnevie, Murat, vallée de l’Alagnon. A.campestris L., var. glabrata Lamotte, Prodr. fl. du Pla- teau cent., p. 402. — Garabit. « La forme récoltée à Garabit, sous le viaduc, me parait se rapporter par sa glabrescence totale à la var.glabrata Lamotte. Celui-ci identifie sa plante à /’Oligosporus monspeliensis Jord. et Four., Bret. plant. II, p. 82 ; mais la description originale, quoi- que serapprochant davantage de la plante du Cantal, necadre pas exactement en tous les points. » (Dr Gillot). Antheinis collina Jord. — Garabit, coteaux et sables de la Truyère près du viaduc. Leucanthemum vulgare Lamk., var. sinuatum Timb. — Le Lioran. L. Delarbrei Timb.— Le Plomb, le Lioran, puy Mary, Sainte- Anastasie. Matricaria inodora L. — Murat, Sainte-Anastasie. Achillea millefolium L. — Murat, Sainte Anastasie. Var. alpestris Koch. — A. swdetica Opitz. — Le Plomb, Dienne ! « Forme remarquable par ses fleurs d’un rose vif, presque rouges, grandes, à ligules larges, arrondies, en corymbe serré ; par ses feuilles ionguement oblongues, tripennatiséquées, à segments du milieu très fins et plus longs ; et surtout par ses slolons épiges, rougeälres, nombreux,que n’a pas signalés La- motte, Prodr. Pl. centr., p. 410, mais qu’à bien décrits Timbal- Lagrave, Massif du Llaurenti, note 17, p. 580, qui donne une synonymie détaillée de cette plante. » (Dr Gillot). A.ptarmica L. — Saint-Flour. A. pyrenaica Sibth. — Le Plomb. Inula conyza DC.— Murat. Gnaphalium silvaticum L. — Le Lioran. G.nortvegicum Gunn. — Le Plomb. Antennaria dioica Gæœrtn. — Le Plomb. Filago minima Fries. — Sainte-Anastasie. Cirsium lanceolatum Scop. — Sainte-Anastasie. C.palustre Scop. — Laveissière, le Lioran. C. erisithales Scop. — Ravins de la Croix, le Lioran. 105 ARBOST. — LISTE DES PLANTES DU CANTAL 517 Cirsiuin palustri X erisithales Nœg. — Ravin de la Croix. C. rivulare Link. — Vallée de l’Allanche, près de Neussar- gues. C. acaule AI. — Laveissière. C.arvense Scop. — Sainte-Anastasie. Carduus nulans L. — Murat, Sainte-Anastasie. Var. albiflorus. — Roffiac, bords de la route. Centaurea obscura Jord. — Le Lioran. C. montana L. — Le Plomb, rochers de Vacivière. C. cyanus L. — Murat. C. maculosa Lam. — Le Lioran. C. scabiosa L. — Murat, Sainte-Anastasie. Serratula monticola Bor. — Le Plomb, bois du Lioran. Carlina vulgaris L. — Murat, la Planède entre Murat et Saint- Flour. C. orophila Lamotte, Prodr. FI. Plateau cent. p. 443. — Bre- don, près de Murat, Sainte-Anastasie. C. acanthifolia AÏl. — Sainte-Anastasie. Lappa minor DC. — Laveissière. L. pubens Bor. — Laveissière. Hypochæris maculala L. — Le Lioran. Leontodon autumnalis L.— Murat, pelouses sèches, Bonnevie. L. pyrenaicus Gouan. -— Le Plomb, le Lioran. L. hispidus L. — Le Plomb, le Lioran. Var. crispalus G.G.; Lamotte! — Murat, pelouses à la base du rocher de Bonnevie. Picris pyrenaica L.— Le Lioran, col de Cabre. Taraxacumoffcinale Wigg. — Prairies, pàturages. Lacluca chondrilleflora Bor. — Garabit. L. virosa L. — Murat, Roftfiac. L. muralis Fres. — Le Lioran. Prenanthes purpurea L. — Bois du Lioran. Mulgedium alpinum Lees. — Ravins de la Croix, de la Gou- lière, puy Mary. M. Pluimieri DC. — Ravios de la Croix, dela Goulière, Crepis biennis L. — Laveissière, C. virens L. — Murat. C. lampsanotles Frœl. — Ravins de la Croix, puy Mary. C.paludosa Mœnch. — Le Lioran, puy Mary. C. succisefolia Tausch. — Le Lioran, puy Mary. 518 SESSION A MURAT 106 C. grandiflora Tausch.— Le Plomb, puy Mary. Hieracium ptlosella L. — Murat. Hieracium peleterianum Mérat. — Puy Mary. H. aurantiacum L.— Le Plomb. II. vogesiacuin Moug. — Puy Mary. IH. pullatum Arvet-Touv. — Puy de Bataillouze, au sommet, 1700 m. (Dr Gillot). H.pullalum Arvet-Touv. var, flosculosum A.-T.! — Puy de Bataillouze où il est plus abondant que le type. « Cette variété à fleurs dépourvues de ligules, et pseudo-flos- culeuses, parait commune dans le Cantal, car je l’ai recue de M. Dumas-Damon, du Puy de Peyre-Arse ; les styles sont lon- guement saillants et la taille ne dépasse pas 15-20 centimètres ; forma reductla Arv.-Touv. ! » (Dr Gillot). H. lividum Arvet-Touv.! — Puy de Bataillouze; « mélangé au précédent avec lequel on pourrait le confondre,mais l’Æ. pul- latum a toujours le péricline velu, l'A. lévidum, jamais; l'A. pullalum, bien developpe, ales feuilles caulinaires plus ou moins cordiformes embrassantes, tandis que l 77. Zividumn a les feuilles sessiles ou plus souvent atténuéesvers la base, mais non embras- santes. Se retrouve aussi au puy de Peyre-Arse où l’a récolté M. Dumas-Damon le 13 aout 4891. » (Dr Gillot). H. amplexicaule X,. — Rochers de Sainte-Anastasie. H. murorum L.,mullæ forme — Garabit, Sainte-Anastasie, le Lioran. H. vulgatum Fries. var. subalratum Arv.-Touv. — Puy de Bataillouze (Dr Gillot). H, cantalicum Arv.-Touv. — Col de Cabre sur les pentes en face du puy de Peyre-Arse. H. umbellalum 1. Dienne, bords de la route de Murat. Toutes les espèces d'Hieracium précédemmeut citées ont été vues et dénommées par M. Arvet-Touvet. CAMPANULACEES Jasione montana L. var. mninor. — Garabit, sables de la Truyère. — Tiges grêles,rameuses dés la base, capitules du dou- ble plus petits ; fleurs d’un bleu pâle ou blanchàtre. J. perennis Lam. — Murat, puy de Bataillouze. Plhyleuma hemisphæricum L. — Le Plomb, puy Mary. P. orbiculare L, — Le Lioran. L 107 ARBOST. —= LISTE DES PLANTES DU CANTAL 519 P. spicatum L. — Le Lioran. Var. $ cæœruleum G.-G. — Rayins de la Croix, le Lioran, puy Mary. P. nigrum Schm.; Lamotte, Prodr. FI. Plateau cent. p.497.— Ravins au-dessous du Puy Mary. « J'ai récolté dans les prairies du Puy Mary, à 1500 m.. deux Raiponces à fleurs bleues ; l'une d'elles est à fleurs d'un blanc bleuâtre ou bleu pâle, à tige verte, à feuilles radicales et cauli- naires conformes, cordiformes élargies, irrégulièrement créne- lées-dentées : ce n’est qu’une simple variété du Ph. spicatum L., var. cæœruleum G.-G.; l'autre en diffère pas des tiges d’un vert foncé, brunes ou violacées, des feuilles brusquement con- tractées en pétioles, tronquées mais non en cœur à la base, obtuses, oblongues lancéolées, obscurément crènelées, par son inflorescence serrée, violacée. Ces caractères se rapportent bien au P. nigrum Schm. que Boreau et Lamotte ont sépare du P. spicatuim L. Mais je ne puis y voir que des variations de la mème espèce ; ce qui le prouve c’est qu’on les rencontre dans la même localité et qu'il paraît y avoir entre elles tous les inter- médiaires possibles. Le frère Héribaud-Joseph, FI. d'Auv. p. 261, ne fait également du P. nigrum qu'une variéte de P. spicalum. On peut voir du reste à ce sujet une note que j'ai publiée dans le Bull. de la Soc. dauph. pour l'échange des plan- les, 1'e série, VIe bull., 1879, p. 233. » (Dr Gillot). Caïmpanula glomerata L,. — Sainte-Anastasie, Puy Mary, Murat. C. lalifotia L. — Ravins de la Croix et de la Goulière. C. linifolia Lam. — Le Lioran, le Plomb. C. rolundifotia L. — Murat, le Lioran, très répandu jusque sur les sommets. C. patula X,. — Sainte-Anastasie, Murat. VACCINIACÉES Vacciniun myrlillus L. — Toutes les montagnes. V. uiiginosum L. — Le Plomb, puy Mary, puy de Bataillouze. Arbulus ura-ursiL. — Rocs de Vaciviere, ravin de la Gou- lière. 520 SESSION A MURAT | 108 ERICACÉES Calluna vulgaris Salisb. — Toutes les montagnes. Var. £ condensala Lamotte. — Pentes du Plomb. PIROLACÉES Pirola rotundifolia L. — Le Lioran. P. minor L. — Le Lioran. P. secunda L. — Bois de sapins en face de la gare du Lioran. MONOTROPACÉES Monotropa hypopithys L. — Le Lioran. PINGUICULACÉES Pinguicula vulgaris L. var. macrantha Lamotte. — Puy Lioran, marais au-dessus du tunnel. PRIMULACÉES Primula officinalis Jacq. — Sainte-Anastasie. P. elalior Jacq. — Puy de Peyre-Arse, à 1700 m, Androsace carnea L. — Le Plomb, puy Mary. Soldanella alpina L.— Le Plomb. $ Lysimachia vulgaris 1. — Laveissière. L. nemorum L.— Bois et marais du Lioran. GENTIANACÉES Gentiana lulea L. — Tous les hauts pâturages. G. cruciala L. — Bredon, près de Murat; Sainte-Anastasie, rochers sur la rive gauche de l’Allanche. G. pneumonanthe L. — Le Lioran. G. verna L. — Le Plomb, puy Mary. G. campestris L. — Le Lioran, pàturages. Menyanthes trifoliala L. — Le Lioran. Polemonium cœæruleuimn L. — Base du rocher de Cuze, près de Sainte-Anastasie. CON VOLVULACEÉES Convolvulus arvensis L. — Murat. 109 ARBOST,. — LISTE DES PLANTES DU CANTAL 521 CUSCUTACÉES Cuscuta epilhymum Murr. — Coteaux de Bonnevie, à Murat, Laveissière, sur le Genista sagitlalis. BORAGINACÉES Echium vulgare L. — Murat. Pulmonaria alpestris Lamotte, Prod. fl. Plateau cent. p. 535. — Rochers de Vacivière, au-dessus du Lioran ; sources de l’Alagnon, reconnaissable à ses feuilles radicales larges et sub- cordiformes. Myosotis palustris With. — Laveissière. M. silvalica Hoffm. — Le Lioran. Var. alpestris Rchb. f. — Pentes du Plomb. Cynoglossum officinale L. — Murat, Sainte-Anastasie. Hyoscyamus niger L. — Sainte-Anastasie. VERBASCACÉES Verbascum thapsus L. — Murat. V. nigrum L. — Murat. SCROFULARIACÉES Scrofularia nodosa L. — Bords de la Truyère à Garabit. S. canina L. — Bords de la Truyère à Garabit. Digilalis purpurea L. — Murat, le Lioran. D. lutea L. — Murat, Bredon, Saint-Flour, Sainte-Anastasie. ZLinaria vulgaris Mœnch. — Garabit. L. striala DC. — Murat, Garabit. Anarrhinum bellidifolium Desf. — Garabit, bords de la Tru- yêre. VÉRONICACÉES Veronica urticifolia L.F.-— Rochers du Pas-de-Roland. Cette espèce manque aux Monts-Dores. V. beccabunga L. — Laveissière. V. anagallis L. var. anagallidiformis Franchet F1. Loir. et Ch. p. 434.; V. anagallidiformis Bor. FI. cent. éd. 3, p. 489; V. pseudo-anagalloides Gren. F1. Jurass., p. 529. — Fossés près de Fraisse, entre Murat et Laveissière. « Plante d'aussi grande taille que le F. anagallis T., mais à 522 SESSION À MURAT 110 fleurs bien plus petites, dépassant à peine le calice, à pédicelles et calice poilus-glanduleux. C’est cette plante qui a probable- ment été prise souvent pour le V. anagallotdes Guss., espèce d'Italie, de Sicile, etc., et qui n’est peut-être elle-même qu’une race méridionale, à feuilles étroitement linéaires et à capsules ovales, du F, anagallis L. » (Dr Gillot). V. officinalis L. — Le Lioran. V. serpyllifotia L. var. numnmularioides Lec. et Lam. — Le Lioran. RHINANTHACÉES Tozzia alpina L. — Pâturages au-dessous du Pas-de-Roland. Melampyrum cristatum L. — Bois du rocher de Cuze, près de Saiute-Anastasie. M. pratense L. — Le Lioran. M. silralicuin L. — Bois du Lioran. Pedicularis verlicillala L. — Puy Mary, Pas-de-Roland. (f.). P. foliosa L. — Le Plomb, puy Mary (fr.). P. comosa L. — Le Plomb (fr.}. P. silvalica L. — Le Lioran. P. palustris L. — Le Lioran. Rhinanthus minor Ehrh. — Murat. R. major Ehrh. — Murat. Bartsia alpina L. — Le Plomb, puy Mary. Euphrasia officinatis 1. — Le Lioran. E. montana Jord. — Le Plomb. Æ. alpina Lam. — Puy de Bataillouze. E. rigidula Jord. — Garabit, pelouses sèches et bruyères. — « Paraïit bien caractérisée et distincte de l’Z. ericelorum Jord, par ses tiges grèles, simples ou peu rameuses, ses fleurs espacées en grappe lâche, ses feuilles inférieures à dents obtuses. » (Dr Gillot). E. maïalis Jord. — Ee Lioran (Ed. Mareais). E. puberula Jord. — Le Lioran (Ed. Marcçais). ÆE. minima Jacq. — Puy Lioran, 1e Plomb, OROBANCHACÉES Phelipæa cœærulea Mey. — Sainte-Anastasie. Orobanche rapurn Thuiïil. (sur le Sarothamnus purgans). — Le Eioran. n 4 ie #8, 411 ARBOST. — LISTE DES PLANTES DU CANTAL 523 O. minor Sutt. — Sainte-Anastasie. LABIÉES Mentha silvestris L., var. pachystachya Lamt. — Bords de l’Alagnon à Murat. M. candicans Crantz. — Fraisse, près de Murat. M. mollissima Bor. — Garabit, bords de la Truyère. M. cœrulescens Opiz. — Fraisse, près de Murat. M. pulegium L. — Murat, Sainte-Anastasie. — Autour du vil- lage de la Gravière, prés de la Vigerie, sur la route de Murat au Puy Mary, on trouve plusieurs Menthes fort intéressantes étudiées par le frère Héribaud-Joseph, in Bull. Soc. bol. de Fr. XX VII (1880), p. 167. Lycopus europœus L. — Sainte-Anastasie. Origanum vulgare L. — Murat, Sainte-Anastasie. Thymus serpyllum L. — Murat. T. montanus W. et K. — Le Plomb. « Belle race montagnarde du 7°. serpyllum L. à feuilles large- ment ovales, à fleurs très grandes. » (D' Gillot). T. lanuginosus Schk. — Le Plomb. . Calamintha acinos Clair. — Murat. C. grandifiora Mœnch. — Ravins de la Croix et de la Gou- lière. Melillis melissophylluimn L. — Le Lioran. Lamium atbum L.— Murat. L. galeobdoton Crantz. — Le Lioran. Leonurus cardiaca L. — Sainte-Anastasie. Galeopsis longiflora Timbal et Marçaïs. — Bois du Lioran, au-dessous des rochers de Vaciviére (Ed. Marcais). Pentes du Puy de Bataillouze au-dessus des burons de Coste (Dr Gillot). Voici la description de cette plante publiée dans le Serinia fl. sel. de M. Ch. Magnier, VI (1887, p. 116) et dans le Bulletin de la Société des sciences physiques et naturelles de Toulouse, tome VIT. « Plante grêle, élancée, de 4 à 4 décim. Racine pivotante, quelquefois oblique, contournée, descendante, Tige dressée, vert pâle, un peu rougeàtre à la base, parsemée de poils assez rares, mous, appliqués, non glanduleux ; rameuse dans le haut seulement ou vers le quart inférieur. Rameaux grêles, fihfor- mes, ascendants, de même nuance que la tige et à poils de même LA 524 SESSION A MURAT | 112 nature, non étoiles. Dans toutes les parties de la plante, les poils sont à peine visibles à l'œil nu, ce qui la fait paraître à peu près glabre. » « Feuilles foutes peliolees, planes, elliptiques, allongees, lan- céolées, à dents en scie longues et profondes, vert clair un peu cendré en dessous, parsemées comme la tige de poils rares; les infrarameales /rès caduques, surtout les inférieures qui man- quent presque toujours à la floraison et sont assez souvent un peu rougeàtres, » « Fleurs en 2-3 glomérules {res rapprochés au sommet de la tige et des rameaux, épanouies en grand nombre en même temps. Calice rétréci et blanchâtre à la base, puis élargi, d’un vert pâle, plus foncé sur les nervures, parsemé ainsi que les dents de poils courts, raides, dressés, appliqués, non glandu- leux ; dents peu inégales, environ de moitié la longueur du tube, rétrécies à la base, terminées par une pointe fine assez longue. Corolle dressee, très caduque, à tube dépassant longuement le calice d'environ trois fois sa longueur ; tube blanchätre. d’abord cylindrique, puis évasé; lèvres grandes, ouvertes, d’un rouge vif, tachetées de jaune, parsemées en dessus, comme le tube, de poils rares, simples, mous, soyeux; glabres à l’intérieur. Etamines à filets glabres. Style égal aux plus longues étami- nes (les antérieures), bifurqué. Akènes brunätres, un peu ru- gneux. Fleurit en août.» — «Clairières des bois au Lioran (Can- tal) ; altitude environ 1400 mètres. » « Cette plante, voisine du G. intermedia Vill.. s'en distingue par la glabrescence de toutes ses parties ; par l'absence de glan- des et de poils glanduleux, par sa corolle beaucoup plus grande, à tube longuement exserte, tandis qu'il dépasse peu le calice dans le G. intermedia Vill.; par ses feuilles toutes pétiolées, très caduques, elliptiques, allongées, à dents plus longues et plus profondes, » (Timbal-lagrave et Ed. Marcçais.) « Ce Galeopsis (récolté au puy de Bataillouze, août 1892) qui se rapproche beaucoup du &. #ntermedia Vill. dont il diffère surtout par ses tiges plus basses, par ses fleurs beaucoup plus grandes, à tube dépassant longuement le calice, d'un rose vif, par l'absence de glandes, etc., est bien exactement la même plante que celle qui a déjà été découverte au Lioran, décrite et publiée par MM. Timbal Lagrave et Marcais. Elle me parait très voisine du G, intlermedia Will., forma grandiflora, pro- 113 ARBOST. — LISTE DES PLANTES DU CANTAL 525 venant de la Savoie, entre Bessaves et Bonneval-en-Maurienne, et publié par la Soc. dauphinoïise (1885), n° 4806; mais celui-ci est glanduleux. Il me parait donc opportun de conserver le nom de MM. Timbal-Lagrave et Marçais, mais de jrattacher ce Ga- leopsis au G. intermedia, comme race régionale glabrescente, églanduleuse et grandiflore : G. intermedia Vill. var. longiflora (G. longifiora Timb. et Marçais.) » [D' Gillot.] G. tetrahit L. — Murat, le Lioran. G. Reichenbachii Reut. — Le Lioran, le Plomb. G. præcox Jord. — Le Lioran (Ed. Marçais). Stachys alpina L. — Le Lioran. S. silvatica L. — Le Lioran. Belonica officinalis L. — Laveissière. B. leiocalyx Jord. et Pour.— Le Lioran (Ed. Marçais). Brunella Tournefortii Timb.-Lag.; Lamotte, Prodr. fi. Pla- teau cent., p. 613. — Prairies entre le Lioran et Laveissière. Ajuga reptans L. — Puy de Peyre-Arse. Ajuga pyramidalis L. — Puy de Peyre-Arse, col de Cabre. Teucrium botrys L. — Sainte-Anastasie. T. scorodonia L. — Garabit. PLANTAGINACÉES Plantago major L. — Murat. P. alpina L. — Le Plomb, puy Mary. PLOMBAGINACEES Armeria plantaginea Willd. var. sabulosa (A. sabulosa Jord. Lamotte!) — Murat, Roffiac, Garabit, Sainte-Anastasie. « Cet Armeria ne peut guère être considéré que comme une variété de l’A. plantaginea L., qui parait exister seule dans les environs de Murat et de Saint-Flour où elle s’est subs- tituée au type.» (Dr Gillot.) CHENOPODIACÉES Atriplex hortensis L. var. inicrotheca (A. microtheca Moq.- Tand.). — Saint-Flour, sur les rochers de [la ville. (Voir sur cette plante la note de M. le Dr Gillot, p. 429 de ce volume.) Chenopodium vulvaria L. — Murat. C. bonus-Henricus L. — Le Lioran, au voisinage des burons. C. album L. — Murat. AA 526 SESSION A MURAT | 114 POLYGONACÉES Rumex scutalus L. — Murat, Sainte-Anastasie. R. acetosella L. — Murat, le Lioran. R. acetosa L. — Laveissière, le Lioran. R. arifolius AI. — Ravins de la Croix et de la Goulière, puy Mary. R. alpinus L. -— Haute vallée de l’Alagnon. À. crispus L. — Murat. Polygonum bistortum L. — Laveissière, le Lioran, etc. P. hydropiper L. — Sainte-Anas{asie, Murat. DAPHNEACÉES Daphne mezereum L. — Bois en montant au Plomb. D. laureola L. — Puy Licran. THESIACÉES Thesium alpinum L. — Le Plomb. T, pratense Ehrh. — Le Lioran, puy Mary. ARISTOLOCHIACÉES Asarum europæum L. — Bois du Lioran, en montant au Plomb. — Cette espèce manque aux Monts-Dores. EMPÉTRACÉES Empetrum nigrum L. — Puy de Bataillouze. EUPHORBIACÉES Euphorbia hibernica L.i— Ravin de la Goulière: E. verrucosa Lam. — Sainte-Anastasie. E. dulcis L. — Le Lioran. E. amygdaloides L. — Le Lioran. Æ, cyparissias L. — Sainte-Anastasie. Mercurialis annua L. — Murat. M. perennis L. — Sainte-Anastasie, le Lioran. URTICACÉES Urtica dioica L. — Partout jusque auprès des burons. 415 ARBOST. — LISTE DES PLANTES DU CANTAL 527 CUPULIFÈRES Fagus silvatica L. — Bois. Corylus aveliana L. — Bois. SALICINÉES Salix pentandra L. — Laveissière, le Lioran. S. phyticifolia L. — Le Lioran, marais au-dessus du tunnel. S. purpurea L. — Laveissière. S. aurila L. — Le Lioran, bords des ruisseaux. BÉTULACÉES Betula pubescens Willd. — Bois du Lioran. Alnus glutinosa Gœrtn. — Vallée de l’Alagnon. CONIFÈRES Abies pectinata Lamk, — Bois. Juniperus communis L. — Le Lioran. J. nana Willd. — Pentes du Plomb. COLCHICACÉES Colchicum aulumnale 1. — Laveissière. Veratruim album L. — Le Lioran, ravin de la Croix, puy Mary. LILIACÉES Lilium marlagon L. — Ravins du Lioran, roes de Vacivière, puy Lioran, Sainte-Anastasie. Gagea bohemica Schult. — Saint-Flour. Allium victoriale L. — Rochers de Vacivière, puy Mary. A. fallax Don. — Le Plomb, près du sommet. Erythronium dens-canis L. — Le Lioran. ASPARAGINÉES Paris quadrifolia L. — Le Lioran. Streptopus ampieæifolius DC. — Ravin de la Goulière. Convallaria maïalis L. — Le Lioran. Polygonatum verticillatum All. — Le Lioran. P. mulilifiorum AI. — Le Lioran. Maïanthemum bifolium DC. — Le Lioran. 528 SESSION À MURAT 116 ORCHEACÉES Epipactis latifolia AN. -— Bois du rocher de Cuze. près de Sainte-Anastasie. Neotlia nidus-avis Rich. — Bois du Lioran. N. ovata Bluff. — Bois du Lioran. Orchis albidus Scop. — Rochers de Vacivière. O. globosus L. — Rochers de Vacivière, puy Mary. O. maculatus L. — Le Lioran. O. incarnatus L. var. £ angustifolius Rchb. — Le Lioran. O. montanus Schw. — Rochers de Vacivière. TYPHACÉES Sparganium sümplex Huds. — Laveissière. JONCACÉES Juncus filiformis L. — Le Lioran, puy Mary. J. glaucus Ehrh. — Le Lioran. J. effusus L. — Le Lioran. J. alpinus Vill. — Le Lioran. Luzula nivea DC. — Le Lioran. L. Forsteri DC, — Le Lioran. L. Desvauxii Kunth. — Le Lioran, le Plomb, puy Mary. L, maxima DC. — Le Lioran. L. spicala DC. — Pentes du Plomb. L. sudetica DC. — Pentes du Plomb. CYPÉRACÉES Eriophorum alpinum L. — Le Plomb, Pra de Bouc. E. vaginatum L. — Haute vallée de l’Alagnon. E. angustifolium Roth. — Le Lioran. E. lalifolium Hop. — Le Lioran. Eleocharis palustris R. Br. — Laveissière. Scirpus cœæspilosus L. — Puy Mary. S. silvaticus L. — Laveissière. Carex vulgaris Fries. — Le Lioran. C. disticha Huds. — Laveissière. C. muricata L. — Murat. C. echinata Murr. — Le Lioran. C. ovalis Good. — Le Lioran. ER PAT RC TE 117 ARBOST. — LISTE DES PLANTES DU CANTAL 529 Var. conferla. — Puy Mary, le long de la route. « Forme montagnarde à tiges épaisses, à feuilles larges, à épillets plus gros, rapprochés en tête serrée, à écailles d’un brun foncé. » (Dr Gillot). C. pallescens L. — Le Lioran. C. panicea L. — Le Lioran. C. Œderi Ehrh. — Puy Lioran, rocs de Vacivière, lé Plomb. C. vesicaria L. — Puy Lioran. C. ampullacea Good, — Le Lioran, marais au-dessus du tunnel, GRAMINÉES Phieum alpinum L. — Le Plomb, puy Mary. P. nodosum L. — Murat. Alopecurus pratensis L. — Murat. Calamagrostis silvatiea DC. — Le Lioran. Agrostlis vulgaris With. — Le Lioran. A. rupestris AI. — Le Plomb, puy Mary. Aira caryophyllea L. — Murat. A. mulliculmis Dum. — Bords de la Truyère, à Garabit. A. cæsptlosa L. var. alpina Mutel, F1. fr. IV, p. {49. — Col de Sagnes au Lioran, 1200 m. «Tiges de 20-30 cent., feuilles courtes, panicule étroite, fleurs grandes panachées de jaune et de violet, à reflets métalliques. » (Dr Gillot). Avena tenuis Mœnch. — Murat. A. montana Vill. — Rochers de Vaciviêre. Glyceria airoides Rehb. — Murat. G. fluitans R. Br. — Laveissière. Poa sudetica Haenck. — Le Lioran. P. alpina L. — Le Plomb, puy Mary. Var. vivipara. — Puy Mary. Melica uniflora Retz. — Bois de Cuze, près de Sainte-Anas- tasie. Dactylis glomerala EL. — Paturages, jusqu'aux sommets. Festuca spadicea L. — Rochers de Vacivière, puy de Peyre- Arse. F. nigrescens Lam. — Le Lioran, puy Mary. F. ovina L., var. alpina GG., Fr. Hér.-Jos.; F. Montis-Aurei Delarbre. — Le Plomb, sur les rochers. Bromus arvensis L.— Murat. Rev. S. fr, b. (décembre 1891, publ. septembre 1892) 34 530 SESSION A MURAT 118 Lolium perenne L. — Murat. L. temulentum L. var. macrochæton Braun. — Champs de blé de la vallée de ’Alagnon entre Murat et Chambreuil (Docteur Gillot). L. linicola Sond. — Même localité que le précédent, mélangé avec lui dans les champs de lin, mais bien distinct (Dr Gillot). Nardus stricta L. — Le Plomb, prairies du Lioran. FILICINÉES Botrychium lunaria SW. — Puy de Bataillouze. Polypodium dryopteris L. — Ravins du Lioran. P. vulgare L. — Le Lioran, Sainte-Anastasie, Murat. P. phegopteris L. — Ravins du Lioran. P. alpestre Hoppe. — Dans le haut du ravin de la Goulière. Aspidium lonchilis Sw. — Ravin de l’Alagnon près du Lio- ran, rochers du Pas-de-Roland. A. aculeatum Dœl. — Garabit. Polystichum spinulosum DC. — Bois du Lioran. P. filix-mas Roth. — Le Lioran. Cystopteris fragilis Bernh. — Le Lioran, le Plomb. Asplenium septentrionale Sw. — Bredon, près de Murat, puy de Bataillouze. A. trichomanes L. — Murat, le Lioran. A. viride Huds. — Rochers du Pas-de-Roland. A. adiantum-nigrum L. forma — Pentes du Plomb. A. filix-femina Roth. — Le Lioran.! Blechnum spicant Roth. — Le Lioran. Pieris aquilina L. — Le Lioran, Sainte-Anastasie,. Equisetlum silvativum L. — Le Lioran. Lycopodium selago L. — Puy Mary. L. clavatum L. — Rocs de Vacivière, puy Mary. Le Secrétaire général de la Société, gérant de la Revue ED, MARCAIS TABLE DES MATIÈRES CONTENUES DANS LE TOME IX (1891) DE LA REVUE DE BOTANIQUE Liste des membres de la société francaise de botanique. ......... D Liste des Académies et sociétés correspondantes et des publications recues en échange de la Revue.,,.,...,.,,.01 sel. Soirée TRAVAUX DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE BOTANIQUE. FeuiLugaupois —Les Champignons de la France, suite à l’ico- nographie de Bulliard, par M. le capitaine Lucand ; ana- fera ireinièe MSC ARE OR EN: 19 à 28 MarcaiLLou p'Avmerite, — Un /lieracium nouveau pour la POP ErANGAISO : sas ce TE ER ee CC CSS 29 à 31 B. Riougr. — Flore de la Thiérache et d'une partie du LHOMOS PME Pia LL RS SAT: 39 d 102 Table des familles de cet ouvrage.....:...... Lt cs : è Carrier et RespauD. — Florule de Caux ...,,... COLE 163 à 176 O. Deseaux.—Le Lycopodium cernuum dans la région médi- terranéenne....... a RSS RÉ RTE 177 à 179 L. Cagvaczier. — Additions à la Flore de la Sarthe,....... 203 à 206 EF, Renauzp. — Documents nouveaux sur les Muscinées des LES A DSP ER TPICRTRER 2 des none eee esaesdmensen see bu 209 à 229 MarcaiLLou D'AyMer1c, — Une liliacée nouvelle pour la Flore francaise, Gagea puymaurensis................ Mean 229 à 230 EH. Gay. — Note sur une forme algérienne du Lupinus angus- tifolius...... ENS La DUT LR LEE dar) Qu ARR rte LE +0) À Lol FeuitLeaunois. — Remarques historiques et mycologiques.. 231 à 236 O. Deneaux. — Notes sur plusieurs plantes nouvelles ou peu connues de la région méditerranéenne ...,..,..., crabe te 297 à 281 532 TABLE DES MATIÈRES F. Rexauzp. — Notes bryologiques sur les iles Austro-Afri- coins. 629 0 NiSATVEE LT ARE à 17 NA PIS A NE EE MancarzLou D’Ayuerie. — Note EG RÉ s sur le Gagea puy- maurensis (G:Soteirolialz Sheep RormeGuÈre. — Réfutation des remarques historiques et mycologiques de M. Feuilleaubois!. .... RE: H. Gay. — Les gorges de Palestro (Algérie)............... — Les Sauterelles en ie Les RER Cette Ocr. MEyraN. — Une herborisation au Mont-Cenis.. F. Lane. — Plantes nouvelles, rares ou peu communes de SESSION A MURAT (CANTAL) pu 17 au ?4 aour 1891 Ouverture de la saison Programme de la session. ,,....,.,...,..4. : Liste des membres de la Société présents à la session... SLT _ 17 soi 1891 Secrétaires chargés des de AN RASE . Rapports sur les herborisations.......1/...,.1:,.14 st ARMAND Faure. — Herborisalion du 16 août à Hodio: Herborisations du 17 août Bonnevie Vallée.de l'Alagnon, Laveissière.#. 4. 44. on ce Gu. CorinEau. — Excursion à Garabit, le 19 aoùût............ D" X. Gizzor. — Note sur L'Atriplex hortensis. ............. j ArTus Bris. — Exploration des hautes montagnes du Cantal. Exploration du Lioran, le 20 août Ascension du Plomb du Cantal, le 18 août. Excursion au puy Mary, le 21 août. Les derniers jours de la session Cx. Copiweau. — Herborisation à Sainte-Anastasie, le 23 août Séance ne cotes le 24 ob 11:28 CLR — RAT pie sur rosiers du Cantal L.-Taérior. — Récoltes bryologiques:...,2,4..:..1...,,... J. ArBosT. — Excursion du 25 août au puy Mary (départ du rom); ° 72e Liste générale des plantes phanérogameset desfilicinées 289 à 291 à EE EE EE 29 VO #9 69 49 19 C9 € UD 79 2 = pe 88 91 TABLE DES MATIÈRES ELECTIONS DU CONSEIL Résultat des élections du conseil pour 1891.,..:... QUO TA Elections du conseil pour 189? ; choix d'une des régions propo- sées pour la session de 1892......,.:2444 4440000 PP LAS BIBLIOGRAPHIE Dr N. TErraciaxo, — Synopsis plantarum vascularium Montis PORN BL: Me à » des den ee Sue t ee UT e Veil ANNEE J. »’ArrauMONT. — Nouvelles recherches sur les cellules à muci- Jage des graines de Crücifères (FH)... :....,.4......... vs RexauLp ET CarpoT. — New Mosses of North-America (L. Che- TT D Te M CN a jets nds Lac AT Renauzp ET Carpor. — Mousses nouvelles del'Amérique du Nord TRS PAPE LS Ua cage Ernie - de tbuspns ar éldele de ÉRteES e J. Carnot. — Révision des Sphaignes de l'Amérique du Nord DCE ER ASE Li en ce SAS lait e brel Hé Rd 0.5 pe di J. Tuérior. — Herborisations bryologiques dans les vallées de Saint-Aubin-Roulot et d'Oudallé (L. Ch.)....,.........,:.,... F. Hy. — Cinquième note sur les herborisations de la faculté des SOOBCPE ROUES ER ON) nan se 7 a Eee han s a RU TE se à Wizkom. —Ueber einige kritische Labiaten der spanich-balea- riéchett EI0rEA (0, M) cn RER MARNE MENSRERT CREER ER Cu. Macnier. — Scrinia floræ selectæ (Ed. M.)................ | J. D’AnRAUMONT. — Sur les téguments séminaux de quelques Cru- cifères (F. Hy), CH, CopinEau. — Géographie botanique (Ed. M )............... Pauz GEnry. — Note sur un /beris méconnu de la Flore helvé- Due (OR AMMRAT ARROETRS ARS ER E eE a MALBRANCHE ET Niëz. — Essüi monographique sur les Oph:obotus observés en Normandie (Feuilleauboïs) ..4.4,,4...,.44..00.. C. J. Renoux. — Théorie du phénomène de la rosée ou rôle de la transpiration végétale dans la production de la rosée (Ed. M) Cn: Quincy. — Excursion botanique à la Roche d'Aujonx (Ed. M.) Dr X. Grzor. — Note sur l’Euphorbia hibernica (Ed. M.)....... J. Varny. — Nouvelle excursion botanique au mont Saint-Viu- cent (Ed Mon.. A6e aa. nan. ob. aid. 20 Een Nagraur :— Excursion à Rully (Ed, .M.)........::.......98% Fre Hénisaur. — Aualyse descriptive des Rubus du Plateau cen- tral dela France Œd: M.):.........#aubiencait 19, 0989}, Fr° Héripaun. — Notice sur quelques Menthes observées dans le département du.Cantal (Ed... M.) 0h38 RM ue Ris 033 385 534 TABLE DES MATIÈRES C. F. Nyman. — Conspectus floræ europææ, Supplément 2e (Ch. Magnier) Gizcor er Lucanp. — Catalogue raishnné des Champignons supé- rieurs (Hyménomycètes) des environs d'Autun et du département de Saône-et-Loire (Feuilleaubois)........,............... 900 GeorGes Rouy. — Annotations aux Plantæ europææ de M. Karl iehter, fase. A (Ed Mt NRA Eu LITE AuG. LE Joy. — Quelques notes à propos des Plantæ europææ de M. Karl Richter (Eds Me SE LOUE, UE Francois CRepix. — Nouvelle classification des Roses (Ed. M.)... Juzes BEL. — La Rose, histoire et culture, 500 variétés de rosiers (Hd M Fe set nan uen LE RÉ ANRT EPP D' Saint-Lacer. — La Guerre des Nymphes, suivie de la nouvelle invarnation de: Puda(li GR) RIRE NE SE NS CARTE Dr SarxtT-Lacer. — Considérations sur le polymorphisme de quel- ques espèces du genre Bupleurum (L. Gh.)................... Dr X. Gizcor. — Herborisations dans le Morvan pendant l’année AO AU) rare eu eme sels eduep Le ee CU 2 Le M LOT CURE Ocr. MEyran. — Herborisations dans les Alpes (L, Ch.)..,...,.. Pauz GENTY. — Contributions à la monographie des Pinguicu- lacées européennes. [. Sur un nouveau Pinguicula du Jura français, P. Reuleri Genty, et sur quelques espèces critiques du éme senre (Ed Teen et Gael en ae EEE Sa François CnériN. — Mes excursions rhodologiques dans les Al- pesten 1990 (BUS M.) 522, LAN NS ER Cu. Quincy. — Notice sur la flore ornementale et sur le dessin des plantes indigénes (Ed, M.).:..:..,.%..ns.y0r ee COMMUNICATIONS, NOUVELLES, VARIÉTÉS Projet delréumion en. 489 bein te Pen ARR RES Plantes de Corse, Sardaigne, Crète, France et Andalousie pu- bliées par M. E: Reverchoni: 4,44 Lie ne AT Plantes et dE ais annees our le département de la Hauts ste ts fetoto 0 ten s fdttlohañs DH EPa ete te do ed Tele ve nt) error ere ve ss s bio as ee 56cm 0bpidla Siatelm)s)estnetemle vise tele ent pe nie) ED ere Tense Société pour l’étude de la Flore française: fondation et LÉGIIAES 182 % formation et dispositions. Les Ses em OL MTS SRE Recommandations aux phytographes, particulièrement aux eryp- togamistes, par M. P.-A. Saccardo r CO PTT EE 321 TABLE DES MATIÈRES Congrès des sociétés savantes en 1891.................,,...... — — 23 ge HAE LT Lee EMEA Revue des sciences naturelles de l'Ouest CCC EL) ss. CCC CR RE RAA ES QUO LR nas eee ete SORTE: Ones at Session de la Société française de Botanique à Murat............ Session extraordinaire de la Société mycologique de France, du LE ee LR) 1 EE KL 'EORNARES PR RE LA RS ee Presses portatives pour la préparation et la dessiccation des plantes, Aouvelles et avis divers: 179,208: idee menti ml Collections de Mousses des îles Austro-Africaines.,..,...,....... Collections de plantes de l’Europe méridionale, .....,....,.,.... Catalogue de la bibliothèque de la Société francaise de botanique, première partie ; ouvrages divers, brochures, tirages à part... NÉCROLOGIE Marquis de Puivert.. ns PRE, ER RL RP ET .…. 34 TATRE Fame He ” NA à GMREUL den er arms ob pr à “ut NACRE BPM re fer vf Len À apiassoët et ! ie hi Ex RARE À SA So AN mt 1e De à Dee at. 4 5 is PA ARLES ". 50 us moe N'itanth: das Lo: - FAT RSS FR at: de 2 EME CURE “ani LA st f. - voi } di: .DAG. rs te PR EU: : »: LP Tr pi ÿ , NE LS dé. + à, \ 1 eTe EN HE PATES (TER LA +44 4 KT SU dt Da cu a sk! 0 e Pi bn D re Fame OR PSN OR NS RAI T S ee y + vs M re * 4e £ a y à LotnRu si mers: ; ‘ Lis É 7 R'24AN. L'Mudrirsries vi i eur je +: | Le : Lis au ja PES 1) te RPC fase AT Dre : “ .s l . : NU VE NE MR En ER DOTOMNA Le LA NATURE \iimnhéon Ce S * [ET 3 4 CUT PA 2 "iii" |: re] ri AURTE n j j U } Ÿ ‘ vr 4 ; lake » té | « Ma l *" DE A At M NE Et CR >. L “À j | } Lite A ot: FE Xk À \ 9 . a. n' rs ° L *! Lu } \ ILE d ‘ 2 ANR Rs lu ris i Let 1 co : tie £ À ah 10 Æ ' o 6 i ne ET «f 4 6 “ FE + k , 72 L6 : \ 7 à 1e * EE" £ 4 Te Î Li + AN AB À K: , , — : r i Æ ESS | ee ES Yeux d Hi rèr < A > \ ; ‘ £ f ke ' { Û : é ( s ss , “ de « : , Ç À ‘4 Ww .# ( , » x ? e \ j d ve nat u es « f ' cé ait d j 1] N FE j 1 "À ‘ LUE Tuba LAN ' À > : 4 - 40 , L L x Le T A . (à gai) . s L LT. 15 12 < Ei Net 2 À {ni À à : ed R £ f ñ 3 4 ? * à x Ÿ L un Lt ” REVUE TANIQUE tenu (19%) | L + UE ge Vas REVUE « BOTANIQUE BULLETIN MENSUEL SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE BOTANIQUE . … TOME X TOULOUSE AU SECRÉTARIAT DE LA SOCIÉTÉ Rue Ninau, 19 18392 ERA ET ER ON ED RS ER 7 CT CE TES EVER Pas ARTE PNA VX LE CPE fc e . 1 : roc CONSEIL DE LA SOCIÉTÉ POUR 1892 : Région de l'Ouest : MM. abbé F. Hx, Dr ès-sc. nat., professeur à la Faculté des sciences, à Angers Président ; du Nord : — L. CORBIÈRE, professeur au Lycée, 10, rue Segondat, à Cherbourg, de l'Est : — le D' X. GILLOT, 5, rue du Faubourg- : Saint- Andoche, à Autun Pan - Loire) ; du Centre: — le Chef d’escadron Ferd. RENAULD, commandant du Palais du prince de Monaco, à Monaco ; du Sud : — Ed.MaARçÇaIs, 19, rue Ninau, à Toulouse. Secrétaire : M. Ed. MarcaIs, à Toulouse. Trésorier : M. F. SARROMEJEAN, à Cacarens, par Lannepax (Gers), MM. COMITÉ D'ÉTUDES DE LA SOCIÉTÉ G. RouY, 66, rue Condorcet, à Paris (Roses dé l’Europe; Plantes de l’ hémisphère boréal) ; L’abbe L. CHEVALLIER, à Précigné, Sarthe (Phanérogames et Mousses de France) : FEUILLEAUBOIS, à Fontainebleau (Champignons) ; T. HUSNOT, à Cahan, par Athis, Orne (Mousses) ; Dr G.-B. DE Toni, S. Moise, 1475, à Venise, Italie (Algues italiennes) ; Don JOSE-MARIA DE LACOIZQUETA, à Narvarte, Espagne (Plantes dé la Navarre). H. OLIVIER, à Bivilliers, par Tourouvre, Orne (Lichens du Nord-Ouest de la France) - Dr Davin LEVI-MORENOS, professeur au Lycée Royai de Bellune, Italie (Algues de la Méditerranée); Dr H. LEBŒUF, boulevard du Nord, à Cahors, Lot (Plantes du Lot). L. CorBIÈRE, professeur au Lycée, 10, rue Segondat, à Cherbourg (Muscinées, Phanérogames). Le capitaine LucAND, 32, avenue de la Gare, à Autun, Saône-et-Loire (Hyménomycètes). P.-A. GENTY, rue de Pouilly, 15, à Dijon, Côte- d'Or (Pha- nérogames de la Bourgogne et de la chaîne jurassique). FOUCAUD (Julien), au jardin botanique de la marine à Ro- chefort-sur-Mer, Charente-Inferieure (Plantes de France). GAY (H.), au Corso par l’Almaà, Algérie (Plantes d'Algérie). MAGNIER (Ch.), à Saint-Quentin, Aisne (Phanérogames). LLSVE DES Li MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ. FRANÇAISE DE BOTANIQUE MM. AMBLARD (le Dr L.), 14 bis, rue Paulin, à Agen. ARBAUMONT (Jules d’), 43, rue Saumaise, à Dijon. — Phanéro- games, Anatomie végétale. ARBOST (Joseph), pharmacien à Thiers (Puy-de-Dôme). — Pha- nérogames. — Echange. | ASHER (A.), libraire, 13, Unter den Linden, à Berlin (Prusse). AUBOUY (A.), 12, rue de la Gendarmerie, à Montpellier. BAILET (Victor), chef de division à la Préfecture, 12, rue De- lille, à Nice. BALLE (Emile), 3, rue de l’Ecluse, à Vire (Calvados). BAYLEY (Charles), F.L. S., Ashfield COleBe Road, Walley He. à Manchester (ingleténre} BARoOT (A.), professeur, 84, rue Claude-Bernard, à Paris. BEL (Jules), professeur à Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn). BERTOT, 16, rue des Chanoiïines, à Bayeux (Calvados). BILLIET (P.), 1, rue de la Poudrière, à Clermont-Ferrand. Bonarons (Dr Victor), 1, boulevard du Pont-Vieux, à Nice. BONNAYMÉ, 26, rue Stractmann, à Belfort (Haut-Rhin). — Pha- nérogames. — Echange. BouLay (l'abbé), professeur à l’Institut catholique, 14, rue Mer- cier, à Lille. — Rubus, Mousses, végétaux fossiles. BouURDETTE (Jean), anc. prof. 10, rue des 36 Ponts, à Toulouse. Bouver (Georges), pharmacien, 32, rue Lenepveu, à Angers. BRiaRD (E.), major en retraite, 7 bis, rue Grolley, à Troyes. BRIQUET (Abel), 49, rue Jean-de-Bologne, à Douai (Nord). — Phanérogames, cryptogames supérieures, — Echange. NUWa a Mu FRE UNE eh re re FA a 4 "A Eure. ME PAR TNPLE à, wie RAD 1 RE at ” £. di: * È ENST us Ce = TS Cd + 2 LISTE DES MEMBRES BRIQUET (l'abbé P.), curé de Baye (Marne). — Phanérogames. — Echange. É Bris (Artus), ingénieur à la Société de la Vieïlle-Montagne, à Chênée (Belgique). — Phanérogames. — Echange. BROCHON (Henri), avocat, 22, rue Vital-Carles, à Bordeaux. CALLAY (A.), pharmacien au Chesne (Ardennes). Camus (Jules), prof. à l'Ecole r. militaire, à Modène (Italie). CANDOLLE (Alphonse de), 3, cours Saint-Pierre, à Genève. CHARTIER (Louis), 91, boulevard Barbès, à Carcassonne. CHATENIER (A. J. M.), pharm. 82, boulevard Port-Royal, à Paris. CHEVAILLER (l'abbé), professeur au Petit Séminaire d’Autun (Saône-et-Loire). CHEVALLIER (l'abbé L.), à Précigné (Sarthe). CLÉMENT, rue de la Grille, à Autun (Saône-et-Loire). CoNSTANTIN (le Dr), 27, rue Saint-Denis, à Poitiers, CoPiNEAU (Charles), juge au Tribunal civil, à Doullens (Somme) — Phanérogames, herbier général. — Echange. CoRBIÈRE (L.), professeur au Lycée, 10, rue Segondat, à Cher- bourg (Manche). — Phanérogames et Muscinées. — Echange. CouTAN, employé de mairie, à Cherchell (Algérie). CouyB4 (le Dr L.), à Sainte-Livrade (Lot-et-Garonne). DAVEAU (Jules), professeur, jardin de l'Ecole polytechnique, à Lisbonne (Portugal). DEBEAUX (Odon), pharmacien principal en retraite, 10, rue Saint-Lazare-prolongée, à Toulouse. DELANTE (Albert), pharm. à Authon-du-Perche (Eure-et-Loir). DELLU (Gaston), 23, boulevard de la Madeleine, à Paris. DELRIEU (l'abbé), curé de Cavagnac, par Fumel (Lot-et-Garonne). Donnor (l'abbé), curé de Percey-le-Petit, par Prauthoy (Haute- Marne). DOUMERGUE, professeur au lycée, à Oran (Algérie). DurForT (L.), pharmacien à Masseube (Gers). — Phanérogames. DuLau, libraire, 37, Soho square, à Londres (Angleterre). DuMAs-DAMON, 29, rue Blatin, à Clermont-Ferrand. DuPpraAY, 10, rue des Noyers, au Havre (Seine-Inférieure). DuRAND (E.), professeur à l'Ecole d'Agriculture, 18, bouerire de. la Comédie, à Montpellier. L FAGESs (F.), receveur de l'enregistrement et des domaines, # Grenade-sur-Garonne (H.-Gar.). — Phanérogames. — Echange. DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE BOTANIQUE 8 1 “FAURE (Armand), horticulteur, avenue de DER, à Cler- __ mont-Ferrand. FEUILLEAUBOIS, lieutenant en retraite, 7, rue des Bons-Enfants, à Fontainebleau (Seine-et-Marne). — Champignons. FINOT, capitaine en retraite, 27, rue Saint-Honoré, à Fontaine- bleau (Seine-et-Marne). Foucaup (Julien), au jardin botanique de la marine, à Rochefort- sur-Mer (Charente-Inferieure). FuzET (l’abbe), curé de Saint-Constans, par Maurs (Cantal). GAGNAIRE (Fr.), professeur à l'École d'Agriculture, à Antibes (Alpes-Marit.). — Phanérogames.— (Coleoptères.— Echange.) GAY (H.), instituteur au Corso, par l’Alma (Algérie). GAUTIER (Gaston), 4, place Saint-Just, à Narbonne (Aude). GENTY (Paul), 15, rue de Pouilly, à Dijon. GÉRARD, conservateur des hypothèques, à Baume-les-Dames (Doubs). — Phanérogames, cryptogames. — Echange. GERARD (l'abbé F.), professeur, à Châtel-sur-Moselle (Vosges). GiLLor (le Dr Xavier), 5, rue du Faubourg-Saint-Andoche, à Autun (Saône-et-Loire). GOoDET (A.), receveur des postes et télégraphes à Orange (Vau- cluse). — Phanérogames. — Echange. GRANDJEAN, directeur de l’école des garcons, à Ain-Témouchent (Algérie-Oran). GUEDON (Adrien), ancien avoué, 41, cours Pinteville, à Meaux. GUÉRIN (Charles), au Mesnild-Thébauld, par Isigny-le-Buat (Manche). GUERIN (Paul), étudiant en pharmacie, 25 bis, rue des Ecoles, à Paris. — Phanérogames. — Echange, GUILHOT, instituteur, a Saint-Jean du Falga, par Pamiers (Ariège). ë GuiNier (Ernest), inspecteur des Forêts, rue Sommeiller, à Annecy. i HARMAND (l'abbé J.), professeur au collège de la Malgrange, par Jarville (Meurthe-et-Moselle). — Phanérogames, Lichens. HEÉRIBAUD-JosEPx (frère), professeur au Pensionnat des Frères à Clermont-Ferrand. — Algues d'eau douce. — Echange. HERVIER-BAssoN (l'abbé Joseph), 31, grande rue de la Bourse, à Saint-Etienne. HISINGER (le D' baron Edouard), à Fagervik, par Karis, en Fin- lande, par Saint-Pétersbourg (Russie). VY ss & Se? RE ne ON D LENS k LISTE DES MEMBRES Homme (le D’), rue Potin, à Séez (Orne). ; HUE (l’abbé A.), 104, rue de Cormeille, à Levallois-Perret (Seine). Hy (l'abbé Fr.), professeur à l’Institut catholique, à Angers. JAMEN (A.), à Farnay, par Grand-Croix (Loire). JorDAN (Alexis), 40, rue de l’Arbre-Sec, à Lyon. JOURDES, instituteur à Grandvilliers, par Damville (Eure). — Phanérogames. — Echange. JULLIEN-CROSNIER, 54 bis, rue d’Illiers, à Orléans. KLINCSIECK, éditeur, 52, rue des Ecoles, Paris. LABORIE (Jules), expert-géomètre, à Auterrive, par ich (Gers). LACOIZQUETA (J.-M. de), curé de Narvarte (Navarre, Espagne). LACOSTE (V.), professeur d'agriculture, rue d’Etigny, à Auch. LALLEMANT (Ch.), pharmacien, à l’Arba, près d’Alger (Algérie). LANDE (Félicien), canonnier à l'artillerie de marine, 4€ batterie, à Loqueltas, par Lorient (Morbihan). LAvau (Gaston de), au château de Moncé, par Pezon (Loir-et- Cher). LEBŒUF (le Dr H.), à Cahors. LE CHEVALIER (S.), horticulteur, 48, rue de la Cavée, à Sanwic (Seine-Inférieure). — TRE Cryptogames, Mousses. — Echange. LECOINTE, professeur à l’Ecole normale, à Evreux. LE MARANT DE KERDANIEL, 48, rue du Port, à Lorient (Morbihan). LEMÉE (l’abbé Albert), curé de Foulletourte (Sarthe). LÉPINAY (Gaston de), au ch. de Morioles, par Larche (Corrèze). LETACQ (l’abbé A.), curé de Ticheville (Orne). LÉVEILLE (H.), directeur du Monde des Plantes, au Mans. LEvi-MORENOS (le Dr D.), prof. au Lycée royal, à Bellune (Italie). LHOMME (Eugène), 30, rue de l’Aigle-Noir, à Vesoul. LUCanD (le capitaine), 32, avenue de la Gare, à Autun (Saône-et- Loire). — Hyménomycètes. LusTrAC (André de), licencié ès-sciences naturelles et en droit, professeur à l'Ecole Saint-Elme, à Arcachon (Gironde). MaAD10T (V.), pharmacien, à Jussey (Haute-Saône). — Phanéro- games. — Echange. MarzHo (l'abbé), professeur au grand séminaire, à Pamiers (Ariège). MAGNIER (Charles), directeur du Flora selecla exsicrata, à Saint-Quentin (Aisne). | nt DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE BOTANIQUE 5 MANSBENDEL (Henri), pharmacien, 9, rue de Lyon, à Mulhouse. MANTIN (Georges), 54, quai de Billy, à Paris. MARCAILHOU D'AYMERIC (Hippolyte, pharmacien à Ax-les-Ther- mes (Ariège). — Phanérogames. — Echange. MARGCAIS (l'abbé Edouard), 19, rue Ninau, à Toulouse. — Phané- rogames. MARTIN (le D: B.), à Aumessas, par Arre (Gard). MARTIN (Gabriel), avocat, 7, rue Villersexel, à Paris. MASCLEFF (l'abbé A.), 26, rue Lhomond, à Paris. MELO1ZES (Albert des), à Bourges. — Phanérogames, Mousses. MENARD (l'abbé E.), professeur au petit Séminaire de Montmo- rillon (Vienne). — Phanérogames, Mousses. — Echange. METH (Fr.), professeur, à Bourth (Eure). MEYRAN (Octave), 39, rue de l'Hôtel-de-Ville, à Lyon. MicioL (E.), ingénieur à Morlaix (Finistère). NADoT (A.), 20, rue de Verneuil, à Paris. NATURAL HisTory MUSEUM à S. Kensington (Angleterre). NEYRAUT (Jean), 17, rue des Camps, à Bègles, près de Bordeaux. NIEL (Eugène), 28, rue Herbière, à Rouen. Nopay (vicomte Olivier du), au château de Penhoeët, par Josselin (Morbihan). OLIVIER (l’abbé H.), curé de Bivilliers, par Tourouvre (Orne). — Lichens du Nord-Ouest, — Echange. . ORZESKO (Nik.), villa Fortunée, rue Galéan, à Nice. OZANON (Charles), à Saint-Emiland, par Gohehostdines (Saône-et-Loire). PANAU (Ch.), à Verdun-sur-Meuse (Meuse). — Phanérogames, Mousses et Champignons de la Meuse. PELLAT (Henri), professeur à la Faculté des sciences, 3, avenue de l'Observatoire, à Paris. PEYRON (l’abbé A.), curé-doyen de Boën-sous-Lignon (Loire). Poxs (l'abbé Al.), aumônier du collége de Grasse, à Bar-sur-Loup, (Alpes-Maritimes). — Phanérogames. | PoussiEeR (Alfred), pharmacien, 47, rue d'Amiens, à Rouen: PREAUBERT, professeur au Lycée, à Angers. QUINCY (Charles), instituteur au Creuzot (Saba Hire). RÉCHIN (l'abbé), professeur à Mamers. — Phanér., Muscinées. RENAULD (le chef d’escadron Ferd.), commandant du Palais, à Monaco. — Mousses européennes et exotiques. #2 Dis en 6 LISTE DÉS MEMBRES & RENAULD {l'abbé Fr.), professeur à l'Ecole Saint-Sigisbert, 11, place de l'Académie, à Nancy. RENOUX (l'abbé C.-J.), à La Palisse (Allier). — Phanérogames, Cryptogames, Mousses et Lichens. — Echange, plantes du Centre, principalement du Bourbonnaïis. RICHARD (A.), pharmacien, cours Berriat, à Grenoble. RiomET (Bienaimé), instituteur à Berlise, par Montcornet (Aisne). — Phanérogames et Cryptogames. — Echange. ROBERT (l’abbé Charles), à l’Oratoire, place St-Pierre, à Rennes. Rouy (Georges), 66, rue Condorcet, à Paris. — Roses de l’Eu- rope; PI. de l'hémisphère boréal. Coll. de 90,000 échantillons. ROYAL GARDENS à Kew (Angleterre). SANITAS, photographe et naturaliste au Mont-Dore (Puy-de- Dôme). — Plantes vivantes des Monts Dores. SARROMEJEAN (l'abbé F.), curé de Cacarens, par Lannepax (Gers). SEBILLE (l’abbé R.), curé d’Ecuisses, par Monchanin-les-Mines (Saône-et-Loire. — Mousses. SOUCHÉ (B.), à Pamproux (Deux-Sèvres). — Phanérogames. — Echange. SUDRE, professeur à l'Ecole normale, à Albi. — Phanérogames et Cryptogames supérieures. — Echange. TERRACIANO (le Dr Achille), au Musée botanique de Panisperme, 88, via Panisperma, à Rome (Italie). FHÉRIOT directeur de l'Ecole primaire supérieure, 1, rue Dic- quemarre, au Havre. — Phanérogames, Muscinées. — Echange. Toni {le Dr Giov.-Batt. de), 1475, Pise. S. Moïse, à Venise (Italie). TREUTTEL, libraire, Grande-Rue, à Strasbourg (Alsace-Lorraine). TROTEUX (L.), rue Mexico, au Havre (Seine-Inférieure). VENDRELY (Xavier), pharmacien à Champagney (Haute-Saône). Phanérogames, Cryptogames. VipAL (G.), ancien inspecteur des contributions directes, 2, rue Ségurane, à Nice. ViOLLEAU (l’abbé E.), professeur au petit Séminaire de Montmo- rillon (Vienne). — Phanérogames, Mousses. — Echange. WELTER (H.), libraire, 59, rue Bonaparte, à Paris. WOLLODSKISWITH, secrétaire de la Société des sciences naturel- les de. Kieff (Russie). FLORULE DES CORBIÈRES ORIENTALES PAR EDOUARD TIMBAL-LAGRAVE ŒUVRE POSTHUME Publiée par les soins de M. l’abbé Ed. MARÇAIS Edouard Timbal-Lagrave n’a pas eu la satisfaction de publier lui-même, de son vivant, l’œuvre qu'il regardait comme le cou- ‘ ronnement de ses travaux botaniques ; il à, du moins, emporté l’assurance que le fruit de ses longues études ne serait pas perdu. Obéissant pieusement à la volonté exprimée par son père, Albert Timbal-Lagrave, notre collègue que nous avons eu la douleur de perdre il y a dix-huit mois, fit part de ses désirs à la Société des sciences physiques et naturelles de Tou- louse ; la Société, respectant les intentions d’un de ses princi- paux membres fondateurs, décida l'impression, dans son bulle- tin, de la Forule des Corbières, ouvrage qui lui était destiné et dont les différentes parties lui avaient été communiquées aux séances des années 1880 à 1888. Pour faire connaître d’un plus grand nombre de botanistes l'œuvre principale de Timbal-Lagrave, sur la proposition de MM. Baillet et Saint-Plancat, la Société française de botanique fut invitée à publier aussi dans sa Revue la Florule des Corbiè- res ; le conseil de la Societé, au nom de la Société tout entière, a voulu s'associer à l'hommage rendu à la mémoire de celui qui fut son premier président ; voilà pourquoi, à l'exemple d’autres sociétés qui ont publié, chacune dans son bulletin, certains tra- vaux de leurs membres communs, la Florule des Corbières 8 FLORULE DES CORBIÈRES %Æ parait simultanément dans le Bulletin de la Société des sciences physiques et naturelles de Toulouse et dans la Revue de bota- nique, Bulletin de la Société française de botanique. | Entreprise par Timbal et longtemps élaborée par lui seul, la Florule des Corbières ne devait pas paraître comme son œuvre à lui seul; pourtant il devait y consacrer trente-huit ans d’étu- des : la première liste des plantes récoltées par lui à la Clape et dans les environs de Narbonne est datée du 4 mai 1850 et il ne cessa de rédiger ses notes que vers le 4er mars 4888. Depuis long- temps il avait associé à ses travaux le Dr Ern. Jeanbernat qui le précéda de deux jours dans la tombe. Le Dr Jeanbernat rapportait souvent de bonnes espèces de ses fréquentes excursions, mais sa tâche particulière etait surtout l'exposition du travail et la description géographique et géologi- que des pays explorés. Absorbé dans ses dernières années par sa charge de conseiller municipal, Jeanbernat n’avait pu encore se mettre à l’œuvre et avait tracé seulement un plan sommaire qu’il m'est impossible de développer; je ne pourrai que décrire sim- plement la configuration du pays. Jeanbernat était aussi chargé de la partie bryologique ; sous ce rapport, la perte est compensée par les travaux qu'il a publiés avec notre savant confrère M.le commandant Renauld. Le troisième coauteur de la Florule des Corbières dévait: être M. Gaston Gautier, qui avait récolté de son côté et communi- qué à Timbal un nombre considérable de plantes. Il avait en outre rempli la fonction de secrétaire dans la plupart des her- borisations ; cette charge consistait à ecrire sur un carnet le nom des plantes, à mesure qu'on les rencontrait; les plantes litigieuses étaient mises en boite ou en cartable et étudiées au retour par M. Timbal. En l'absence de M. Gautier, M. Jean- bernat ou un autre de bonne volonté remplissait cette fonction. Timbal n’avait pas encore étudié toutes les listes des plantes récoltées par M. Gautier qui voudra certainement, dans un au- tre travail, publier ses découvertes et décrire les nombreuses formes qu'il avait distinguées le premier; de ce côté rien m'est perdu pour la botanique. < Les documents préparés pour la Florule des Corbières, qui : m'ont été remis par Albert Timbal-Lagrave, se composent de cahiers où certaines familles ont été entièrement étudiées, de # 2 TNTRODUOTION | ” 09 notes séparées sur des'plantes de différentes familles et du cata: logue général, par ordre alphabétique, des plantes et des lotali= tés. Pour éviter à mon regretté maitre un travail matériel assez long, j'avais fait le rélevé des listes d’herborisations et des plan- tes de‘provenänce certaine déterminées par M. Timbal. De ce relevé qui m'a occupé pendant les années 1886 et 1887, il est résulté un catalogue de 114 grandes pages dont Timbal se ser- vait pour la rédaction de ses notes. Les plantes inscrites sur ce catalogue ont été récoltées ou constatées par Timbal, Jeanber- natet M. Gautier, ainsi que par les botanistes qui ont herborisé avec eux : Delort de Mialhe, de Martrins-Donos, de Pommaret, Companyo, Dr Théveneau, de Dieudonné, Warion, Olivassi, Ed. Filhol, A. Peyre, Albert Timbal-Lagrave, de Puivert, etc. MM. O. Debeaux, Guillon, Baillet, Vié, Dr Labéda, Doumergue, l'abbé Baichère, l'abbé Pons de Narbonne, l'abbé Raynaud, l'abbé L. Chevalier, Dr Lamic, l'abbé Ed. Marçais, etc. Mlle de Castilion de Saint-Victor. a envoyé une longue liste de plantes de Boutenac ; MM. Cros, Lazerges, Respaud, ainsi que la plupart des botanistes cités plus haut, ont communiqué à M. Timbal un grand nombre d'espèces. À ces documents qui constituent l’œuvre de Timbal, il a paru utile d'ajouter quelquefois des explications destinées surtout aux botanistes qui ont été en relation avec l’auteur etont pu en recevoir des plantes sous des noms provisoires; ces additions, toujours placées entre crochets | |, ne peuvent aucunement en- gager la responsabilite de, Timbal et les noms provisoires, ainsi indiqués pour provoquer les recherches, ne peuvent être consi- dérés comme publiés. J'ai recu aussi des renseignements com- plémentaires de la part de plusieurs botanistes, depuis la mort de M. Timbal ; il sont utilisés de la même maniére. La Florule des Corbières présente l’état de la végétation sur- tout au printemps; les herborisations ont été faites dans le mois d'avril, mai juin, rarement en juillet, et plus rarement encore dans les premiers jours d’août pour la partie élevée. Depuis quelques années, M. J. Neyraut a fait pendant l'été plusieurs éxcursions dans les Corbières, notamment à l’Aric; il a découvert des espèces intéressantes et a eu recours, pour les détérminer,; à la:complaïisance de M. Debeaux. L’honorable président dela Société :des sciences physiques et naturelles a & * D OUT, . VECT eu VO RSI IS TR À ETORNTT NE ON SU UE LP 2 LE: PERRET MR RP AT ET PRO ER VIS Te A RE ENS : L 3 Le é er 1: Cor TS UT LS L pu : , : + DE x ” 1 LE # ‘ 40 FLORULE DES CORBIÈRES ; | *«:: déjà fait part de ses propres récoltes et de celles de M. Neyraut dans la Revue de Botanique et nous prépare une nouvelle série de notes. Notre obligeant et savant confrère veut. bien par- courir la Florule des Corbières et y ajouter ses observations qui seront insérées aussi entre crochets dans le texte ei accom- pagnées de ses initiales. ASPECT GÉNÉRAL ET DELIMITATION GÉOGRAPHIQUE DES CORBIÈRES Les Corbières orientales ressemblent à un assemblage de chaïnons de montagnes découpées dans tous les sens par des vallées profondes au fond de chacune desquelles se trouve natu- rellement un torrent. Quelques-uns de ces torrents sont rare- ment tout à fait privés d’eau, mais la plupart restent presque tou- jours à sec ; comme le pays est dénudé,les pluies d'orage que rien ne retient, les remplissent en quelques heures ; toutes ces eaux arrivant à la fois, les rivières débordent et peuvent causer de terribles ravages; les localités riveraines del’Aude, Carcassonne en particulier, viennent d'éprouver les effets du déboisement des montagnes. Les bois sont rares et en général peu fforissants si ce n’est dans les propriétés domaniales, surtout dans la partie élevée où l’on rencontre de belles forêts de hêtres et de sapins. La partie élevée, le versant nord du massif de Madrès, n’est pas considérée par tous les géographes comme appartenant aux Corbières ; elle a été cependant comprise dans la Florule, parce que cette montagne est le point où les chaînons inférieurs se rattachent aux Pyrenées ; elle relie les Corbières aux pays précédemment étudiés par Timbal et Jeanbernat, le Capsir et le Llaurenti, et permet de préciser facilement les limites de notre territoire. Plaçons-nous, en effet, au sommet de Madrès, à 2471 mètres d'altitude ; nous jouirons d’abord d’une vue magnifique : immé- diatement au-dessous de nous, au sud-ouest, s'étend la, plaine du Capsir entourée de ses hautes montagnes, pays si bien dé- crit par Jeanbernat et par J. Jougla ; au nord-ouest, au nord du Capsir, le massif du Llaurenti ; au-delà du Capsir, le pic de Car- litte et la grande chaïne; au sud-est, le Canigou dont le som- met est à 26 kilomètres à vol d'oiseau. Si nous voulons déterminer les limites du-domaine botanique des Corbières telles que nous les comprenons, supposons que INTRODUCTION # 11 nous sommes au sommet d’un angle aigu d'un quadrilatère, presque un losange, dont la plus grande diagonale, allant, dans la direction du nord-est, de Madrès au Grau de Vendres, em- bouchure de l’Aude dans la Méditerranée, a, en ligne droite, une longueur approchée de 104 kilomètres. L'autre diagonale, qui coupe la première presqne en croix, n'a que 77 kilomè- tres; elle va du coude de l’Aude, un peu en aval de Carcas- sonne, en face du confluent du Fresquel sur la rive gauche, à l'embouchure de la Têt, dans la Méditerranée, entre Sainte- Marie et Canet. Restant toujours au sommet de Madrès et re- gardant vers le nord, un peu au nord-est, le côté ouest des Corbières à, toujours en ligne droite, de Madrès au coude de l'Aude, 67 kilomètres; le côté nord, du coude de l’Aude au Grau de Vendres, 67 kilometres. Ces deux côtés diffèrent de quelques centaines de métres seulement. A notre droite, direc- tion de l’est, le côté sud du losange, de Madrès à l’embou- chure de la Tèêt, a 69 kilomètres; le côté méditerranéen ou oriental de l'embouchure de la Têt à celie de l’Aude, est le plus court, 57 kilomètres. La superficie des Corbières est donc d’un peu plus de 8000 kilomètres carrés, soit 1/66 de la super- ficie de la France; elle est supérieure à la moyenne des dépar- tements, notamment à la superficie du département de l'Aude qui est de 6313 kilomètres carrés. Le sommet de Madrès est situé par 420 39 8” de latitude nord et (O° 8 1/2 de longitude ouest de Paris ; le confluent du Fresquel, par 43° 4 1/3 de latitude nord et 0° 3 3/4 de longitude ouest; l'embouchure de l’Aude, par 43° 8 de latitude nord et Oo 54 de longitude est: l'embouchure de la Têt, par 42° 43 de latitude nord et 0° 41’ 50” de longitude est. La grande diagonale forme un angle de 38° avec le parallèle. Les limites réelles s'écartent un peu des lignes géométriques tout en suivant sensiblement les mêmes directions. A l’ouest de Madrès, à 2 kilomètres environ, nous voyons un _ pic un peu moins élevé que nous, le Roc Mary, 2334 m.; de ses flancs descend un petit ruisseau qui lui emprunte son nom et, après un parcours d'environ 5 kilomètres, tombe dans l'Aude, à 1385 m. d’altitude, auprès d’une forge abandonnée, un peu au- dessous de Puy-Valador, le premier village du Capsir. Ce ruis- seau marque notre limite au sud. Pour avoir notre limite ” si RS tn Le PRor ne 1 12 FLORULE DES .CORBIÈRES occidentale, nous n’avons qu’à descendre le cours de l'Aude en passant par les bains d’Escouloubre, les gorges de Saint-Geor- ges, Axat, les gorges de Pierrelisse, Quillan où l'Aude n’est plus qu’à 280 m. d'altitude et d’où nous pourrons faire une courte excursion à Ginoles et dans la forêt de Quirbajou; ces localités, situées sur la rive gauche de l'Aude, n’appartiennent pas aux Corbières orientales, mais si l’on a quelques heures à passer à Quillan, c’est l’excursion la plus fructueuse que l’on puisse faire, pourvu toutefois que l’on connaisse déjà les gorges de Pierrelisse, de la vallée du Rebenti et de Saint-Georges. Ces vallées où la route est tantot empruntée au lit de la rivière, tantôt taillée en encorbellement ou en souterrain dans le rocher qui s’elève à pic à plusieurs centaines de mètres, ne le cèdent en beauté grandiose à aucune {des vallées analogues des Alpes ou des Pyrénées. Dignes d’être visitées par le touriste le plus habitué aux magnificences de la nature, elles offrent au bota- niste de bonnes récoltes, et, à cause de leur conformation, un mélange intéressant de plantes descendues des sommets et d’es- pêces méridionales. Continuant notre marche, nous traversons successivement, toujours sur la rive droite, Couiza, station correspondante de Rennes-les-Bains, exploration des sources salées et ascension de Bugarach'; Alet, excursion dans la vallée de Véraza ; Limoux ; à 5 kilomètres à droite de l'Aude, sur le Lauquet, Saint-Hilaire ; Verzeille ; la Cité de Carcassonne, laissant sur la rive gauche:-la ville nouvelle qui n’est pas de notre domaine: un peu plus bas, au confluent du Fresquel, l'Aude n'est plus qu'à une altitude de 84 m. L’Aude prend alors la direction de l’est et forme la limite septentrionale des Corbières. Bientôt, à Trèbes, Floure, Ca- pendu, Moux, nous voyons se dresser à notre droite le mont Aric, sur les cartes et dans la plupart des ouvrages publiés sur cette région, A/aric; d’après le Dr Jeanbernat qui‘étudiait avec autant de patience que de zèle les noms de tous les accidents de terrain, cette montagne aride ne tire pas son nom, du roi des Visigoths; «c’est l’Aric, » disent les habitants du pays qui indiquent avec complaisance au botaniste le sentier conduisant « à l’Aric. » On peut monter à l’Aric des trois stations que je viens de = INTRODUCTION 13 nommer; deux de nos collègues y sont même allés à pied de Carcassonne, mais ils étaient un peu fatigués quand ils sont arrivés, vers une heure de l’après-midi, à l'habitat de l’A Z/zum moly. Cette excursion se fait plus facilement de la gare dé Moux; sans passer par le village, on prend, en face de la gare, un sentier qui, à 3 ou 400 m., aboutit à la route nationale n° 113 de Narbonne à Toulouse, ou de Moux à Capendu; on traverse la route, et prenant un autre sentier, on laisse à gauche un petit mamelon ; une route longeant le pied de l'Aric était en construction il y a quelques années. On passe à côté d’un four à chaux, puis au-dessus d’un rocher que l’on a d’abord aperçu à droite; on est alors dans la combe des Baux, c’est. le jardin de l’Aric; l’ascension du sommet est facile à travers des bois de cistes, de Quercus ileæ et coccifera, d'Erica arbo- rea, etc. ; le sommet est à 600 m. d'altitude, 500 m. au-dessus de la plaine où passent le chemin de fer et la route. Le plateau, assez étendu, à l’ouest du sommet principal offre presque toutes les plantes rares des Corbières. Comme le versant oriental de l’Aric est abrupt, il est prudent de ne pas trop s'approcher du bord ; le vent des Corbières souffle avec assez de violencé pour occasionner des chutes dangereuses. L’Aric étant la loca- lité la plus intéressante pour un botaniste qui n’a qu’un jour à passer dans les Corbières, j'ai pensé que ces détails pourraient être utiles à nos confrères. Au-dessus de Moux, à Saint-Couat, l'Aude fait un coude et prend la direction du nord-est, décrit une courbe, passe auprès du château de Sérame, où elle n’a plus que 34 mètres d’alti- tude; elle reprend la direction générale de l'est, recoit l’Or- bieu, à la cote de 18 mètres; les coteaux de la rive droite, que l’on peut explorer en partant des stations de Marcorignan et de Villedaigne, offrent au botaniste de riches moissons. Au-dessous de Coursan vient finir la ligne de partage des eaux des Corbiè- res, ligne assez peu visible dans la plaine de Narbonne. En- suite dépassant la Clape, montagne célèbre, l'Aude se jette dans la Méditerranée au Grau de Vendres. Le rivage de la Méditerranée, notre limite orientale, est en général à peine plus élevé que le niveau de la mer; c'est le pays des Sfatice ; les îles Saint-Martin, Sainte-Lucie, celles des étangs de Bages et de Leucate sont de bonnes localités. Le 44 FLORULE DES CORBIÈRES cap Leucate s'élève à pic à 56 m.; la petite montagne de Leu- cate, dernier relèvement des Corbières, a environ 4 kilomètres et demi de diamètre. Le rivage s’abaisse de nouveau, puis se relève un peu et atteint 2 ou 3 mètres d'altitude dans la plaine de la Salanque, riche pour le cultivateur, mais peu intéressante pour le botaniste; l'aspect est le même entre les embouchures de l’Agly et de la Têt. La limite méridionale des Corbières est indiquée d’abord par la Têt que nous remontons à travers la plaine du Roussillon, en laissant à’gauche Perpignan, Millas, Ille-sur-Têt, Rodés, Vinca, Marquixanes ; de ces stations on peut traverser le fleuve pour aller récolter de bonnes espèces sur les montagnes de la rive gauche qui font partie des Corbières. Sur un parcours de 57 kilomètres depuis la mer, nous nous sommes élevés de 320 m. lorsque la Têt recoit la Castillane sur sa rive gauche; de là jusqu’à sa source au pic de Prigue, il reste encore 63 kilomètres et une ascension de 2500 mêtres. Ce n’est pas notre chemin. Le confluent de la Castillane est à 2 kilomètres en aval et au nord de Prades ; en remontant ce torrent qui suit la route de Prades à Carcanières par le col de Jau, on traverse immédiate- ment Catllar, sur la rive gauche, les bains de Molitg à 487 m. d'altitude, Mosset à 692 ; on ne rencontre plus que des maisons isolées et des bergeries ; on passe entre le pic de la Rouquette, (2296 m.) à droite et la Glèbe, (2024 m.,) à gauche, au-dessous et au sud du Bernard-Salvatge, (2427 m.). C’est entre ce pic et la Rouquette que la Castillane prend sa source, à une altitude d'environ 2200 m. ; sur ün cours de 34 kilomètres, elle descend de près de 2,000 m. De la source de la Castillane, en laissant à gauche le Roc Noir, 2453 m., nous revenons, à 1 kilomètre plus loin, au sommet de Madrès, notre point de départ, La diagonale menée de Madrès à l'embouchure de l’Aude passe à droite du pic de la Glèbe, puis par le Pla Lebat, les forèts de Lapazeuil, de Salvanaire et de Boucheville, la Couillade de Ven- tefarine, le plateau de St-Paul près du signal nord, 966 m., le Tauch à droite de la Tour des géographes, 879 m., le plateau à l'est de Villesèque, l'étang de Bages et la Clape. Sauf en un point coté 1748 m. sur la carte de l'état-major et situé dans la forêt de Lapazeuil, la ligne de partage des eaux reste toujours à gauche de la diagonale et divise les Corbières en deux parties in RS ne CU? deu: ds DAS FN “INTRODUCTION 15 à peu près égales. Les Corbières orientales appartiennent au bassin de la Méditerranée: les eaux du versant de gauche, ouest et nord,s’écoulent dans l’Aude, celles du versant de droite, est ét sud-est, dans la Têt, l’Agly, la AS et d’autres petits ruisseaux. D 4 La ligne de partage des eaux se détache de Madrès dans la direction du nord-est et rencontre : le pic de Bernard-Salvatge, 2427 m., un point coté 2209 m., le pic de la Glèbe, 2024, qui se trouve à.5, kilom. environ du Étant de Madrès en suivant la crête ; puis, laissant à droite les pâturages de Saoucat, elle des- cend à 1513 m., au col de Jau. Elle s nféchit à gauche dans la direction du nord, re- monte à 1746 m., laisse à droite le Pla Lebat et la serre d’Escales, passe au Tuc Dourmidou, signal de la Montagne-Rase, à 1845 m., au pech Pedro, 1577 m., laisse à droite les bois de Lorry, passe au col de l’Hommenet, 1367 m., à Cra- bixa, 1600 m., au col de l’Hommenadel, au Rocher de la Resclause,1367 m.,dans la forêt de ce nom,au pic de Soulitranes, 1295 m., au col du Frayche, remonte au pic d'Estable, 1512 m., descend au col de Campérié, 534 m., sur la route de Quil- lan à Caudiès et à Saint-Paul, passe au Sarrat de Quillan, à la Couillade de Belvianes dans la forêt des Fanges, où elle prend la direction de l’est, au col Saint-Louis, 687 m., ancien- ne route de Quillan, sur le plateau qui domine le col, aux points cotés 842, 837, 844 m., prend la direction du nord, passe à 896 m., descend à 816 m.à Campeau, monte au pic de Bugarach par les points cotés 927 m.,1045 m., et atteint le sommet, 1231 m., où l’on est admirablement placé pour étudier la carte des Corbiè- res. Du pic de Bugarach on descend au Linas pour remonter à 919 m. au-dessus des sources salées de Sougraigne. La ligne de faite reprend la rection E.-N.-E. et suit une espèce de crête déchiquetée, mamelonnée, où l’on relève les altitudes de 815 et 944 m. auprès de bergeries et de 1021 m. au signal du Bouchard, passe au-dessus de l’'Hermitanèche, de Redoulade, arrive au Milobre de Massac, 908 m., passe à Ma- tefagine, 870 m., au signal du pic de Cascaigne, 659 m., au-des- sus de Laroque de Fa; la ligne s’infléchit vers l’est, passe à Lacamp, au col d'en Gleizes, au pic Caneille, 546 m., au pech Igut : se dirige vers le nord-ouest, de Montauch, 606 m., au Pré b MN LS ES ot 1 ++ + pe IL EU et y CR RTE ES D AT EN EYE D PET A TAAR EU PTE Li . e IR ES RARE HN LT EL EE as 3 re Are NÉ a 16 FLORULE DES CORBIÈRES : de Labat, 577 m., reprend à peu près sa direction générale ex passant au pech de Guilloumet, 628 m.; dans les :bois de Fe- nouillères, à Lacamp, 636 m., dans les bois de Fourques, au pech Agut, 426 m., à des bergeries, 395 m.; à la Citerne, traver- se le plateau de Fontjoncouse, passe au pech de la Selve, 348 m., à la Pinéde, au roc de Fontfroide, 290 m., laisse à gauche Bi- zanet, Ornaisons, Névian, à droite. Montredon, le Pech de l’'Agnel et se perd dans la plaine de Narbonne. | Pour suppléer à l'insuffisance de cette description géographi- que des Corbières, l'ouvrage sera suivi d’une table alphabétique des localités citées avec l'indication de leur position par rapport à des points plus connus ou plus faciles à trouver sur la carte. Les feuilles de la carte de l'état-major à 1 : 80000 qui com- prennent le territoire de la Florule sont les suivantes : 243, Car- cassonne ; 244, Narbonne ; 254, Quillan ; 255, Perpignan et pour une petite partie, 257, Prades. C’est sur cette dernière feuille que se trouve le signal de Madrès, à 4 c. du bord supérieur et à 25 c. du bord occidental. | Les noms géographiques sont écrits de différentes manières suivant les auteurs ; j'ai dû choisir l'orthographe qui m’a semblé la meilleure ou, dans le doute, la plus simple. Le mont Aric a presque toujours été écrit AZaric; cependant Timbal, qui a donné ce nom à plusieurs espèces, en a d’abord formé l'adjectif alaricensis, puis laricensis; mais dans les notes qu’il a rédigées en 1887 et 1888, il a écrit partout Aie; en choisissant cette or- thographe, j'ai cru me conformer aux intentions de mon regretté maitre, ce que je me suis efforcé de faire dans la rédaction et publication de la Florule des Corbières. Toulouse, 23 décembre 1891 Ed. MARCAIS. PHANÉROGAMES RENONCULACÉES CLEMATIS C. recta L. — Rivesaltes au Mas de la Garrigue, Caudiés, Coumo Caüdo au pied de Matefagine. C. flammula L. — Sidrière de Fitou, iles de l’Aute, de Sainte- Lucie, la Clape, Gruissan, Cascabel, Narbonne, Boutenac, route de Lagrasse à Ribaute, Talairan; Rennes-les-Bains, Arques ; Durban, Font de la Ricardo ; Caudiès, Saint-Paul de Fenouillet sur la route de Saint-Antoine de Galamus, Prats, Millas. b marilima. — Levrettes ; Saint-Paul de Fenouillet au pont de la Fou. ; C. vitalba L. — Mont Aric, Talairan, Félines, vallon de la Maite, Mouthoumet, Milobre de Massac, Soulatge, Camps, Saint- Paul de Fenouillet, Saint-Antoine de Galamus, Sournia, Ra- bouillet, Millas ; Arques, Couiza; forèt des Fanges ; Le Bousquet, forêt de Navarre, etc. THALICTRUM Th. aquilegifolium L. — Matefagine, Pla d’Estable, forêt de Salvanaire, serre d’Escales, Montagne Rase. Th. fœtidum L. — Montfort. à TH. MINUS L. — Nous n'avons pàs rencontré le véritable 7. minus L. Ce nom a été appliqué à plusieurs espèces, sous- espèces ou variétés dont l’appréciation est difficile; nous appe- lons l’attention des botanistes sur les formes que nous distin- guons et que nous avons eu le soin de décrire, afin que, si nous nous sommes trompé, on puisse tôt ou tard vérifier nos déter- minations. Th. montanum Wallr., Sched. crit. p.255. — Tige lisse, feuil- les toutes pruineuses. — Estable, Lauziéret, Caunil. 6 roridum Wallr., ibid. — Tige et feuilles toutes pruineuses. — Périllou, La Pradelle, Milobre de Massac, Bouisse. y glandulosum Wallr., ibid., Th. pubescens Schleich.in DC. — Plante plus ou moins hérissée glanduleuse. — La Clape. Rev. S. fr. b. (1 janvier 1892) 2 18 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES Th. præruptorum Timb., Mass. d’Arbas in Bull. Soc. sc. ph. et n. de Toul., 2, p. 446. — Souche non stolonifère ; plante ino- dore. Tige de 3-5 décim., canaliculée, glabre, rameuse dés le milieu. Feuilles inférieures petites, glabres, d’un vert foncé en dessus, plus pâles en dessous, à nervures noirâtres très sail- lantes, tripinnatifides ; lobes petits, ovales, arrondis, à trois divisions principales inégales, la terminale à trois dents triden- tées à leur tour; pétioles légérement pruineux, striés, non ca- naliculés en dessus. Feuilles supérieures sessiles, non engai- nantes ; les raméales à 4-5 lobes aigus. Panicule grande, à ra- meaux très espacés et très étalés. Pédoncules glabres, alternes, très allongés, uniflores, subverticillés, étalés seulement au sommet. Fleurs peu nombreuses ; sépales elliptiques, obtus, rougeâtres ; étamines minces, grèles, blanchâtres, à anthères d’un jaune fonce, un peu apiculees au sommet, égalant les filets ; stigmate elliptique, épais, blanc, passant au rose vif aprés l’an- thèse, ainsi que les cils ; carpelles d’un vert foncé, petits, ova- les, striés, un peu divergents au sommet. — Vallée de la Boulzane entre Gincela et Montfort. Th. expansum Jord., Obs. 5, p. 6. — Souche forte munie de fibres nombreuses. Tige de 2-3 décim., verte, cannelée, com- pressible, un peu hispide dans le bas et sur les pétioles ; toute la plante est d’un vert sombre. Feuilles petites (celles de la base pubescentes), à 5 folioles égales cunéiformes à la base; folioles à trois lobes, le médian seul mucroné, les deux latéraux obtus, inégaux ; feuilles caulinaires sessiles, à lobes plus étroits, plus aigus : les bractéales à lobes entiers, elliptiques, cuspidés; sti- pules adnées, vertes, embrassantes, à bords déchirés, dressées, à la fin déjetées ; pas de stipelles. Panicule d’abord pyramidale, à rameaux courts, étalés-dressés, condensés, mais s’allongeant beaucoup après l’anthèse et devenant ensuite très étalés, al- ternes, portant des ramuscules étalés plus longs que les fleurs. Fleurs moyennes, penchées; sépaies elliptiques, concaves, décidus, entiers, blanc roussâtre; étamines pendantes à filet blanc mat égalant l’anthère qui est assez large et oblique- ment apiculée ; stigmate ovale, obtus, dressé, largement frangé aux bords, couvert d'une poussière brillante et cristalline; ovaire vert: carpelles ovales-arrondis, un peu afténués au som- met, à 8-10 côtes saillantes, portant le stigmate desséché per- sistant. RENONCULACÉES 49 Nous avions nommé autrefois cette plante 7. pourrelia- num; nous croyons devoir la réunir au 7h. expansum J. Elle se présente sous deux formes principales : l’une de grande taille, à panicule très ample, diffuse, à rameaux écartés de la tige, arqués au sommet; l’autre panicule petite, d’abord condensée, ensuite étalée, à feuilles régulièrement espacées sur la tige. Commune dans les Corbières élevées : Milobre de Massac, La Pradelle, Ginela, Montfort, bords de la Matassa, col de l'Hom- menet. Th. saxatile Schleich. in DC. F1. fr. 5 p. 633. — Souche sto- lonifère. Tige de 3-5 décim., droite, un peu fiexueuse, compres- sible, faiblement sillonnée, glabre ou un peu pubérulente, feuillée de la base au sommet. Feuilles vertes, concolores en dessus et en dessous, jaunissant un peu, à folioles égales atté- nuées en coin à la base, à 3 lobes arrondis ; les caulinaires plus petites et plus profondément dentées; pétioles sillonnés en dessous; stipules jaunâtres embrassantes, stipelles petites non appliquées. Panicule lèche, pyramidale ; rameaux étalés-dres- sés, ascendants, pédicelles grêles, glabres, étalés. Fleurs moyennes, penchées ; sépales ovales, elliptiques, blancs, sca- rieux aux bords, un peu colorés sur le dos, très décidus ; éta- mines à filets blancs plus longs que l’anthère qui est courbe, non apiculée ; stigmate blanc, obtus, conique, à bords entiers non émarginés ; carpelles 3-5 à 8 côtes saillantes à intervalles ‘ peu profonds. — Caramany, col de las Couloumines, col Saint- Jean. M. Jordan, Diagn., p. 28, réunit le Th. saxatile DC. en partie à son Th. oreiles. Th. nutans Desf., Tabl. Ec. bot. Par., p. 123; Th. oreites Jord. Diagn., p. 28? — Sournia, Pla de Mousquére, Mosset ; bois de Pardeilhan près de Félines. Le Th. nutans Desf., décrit par son auteur sur des échantil- lons cultivés au Muséum de Paris, était de patrie inconnue; de Candolle crut le reconnaître dans une plante trouvée à la Dent d'Oche, en Savoie. Grenier et Godron appliquèrent à tort ce même nom à une espèce du Jura et des Alpes que nous avons aussi rencontrée abondamment dans les Pyrénées centrales ; Loret distingua cette espèce sous le nom de Th. Grenieri dans ses Glanes d'un botaniste (Bull. Soc. bot. de Fr., 1859, p. 16). +2 20 TIMBAL, — FLORULE DES CORBIÈRES Notre Th. nulans n'est pas celui de Grenier; il se rapporte très bien aux descriptions données par de Candolle, soit dans le Systema, soit dans la Flore française. Il est aussi semblable aux échantillons de la Haute-Savoie distribués en 1883 par la Société dauphinoise, sous le nom de 7h. nutans Desf. (Soc. Dph., n° 3602). Toutefois, nous devons ajouter que nos échantillons sont plus élevés et que les feuilles sont à lobes plus grands, plus arron- dis et plus jaunes, surtout en séchant; mais la panicule est pauciflore, étalée-dressée, peu rameuse, les bractées simples, les pédoncules longs recourbés au sommet. M. Jordan, Diagn., p. 28, pense que le 7. nutans DC. Syst. doit être probablement rapporté au Th. oreiles. Th. silvaticum Koch. — Talus du chemin de fer dans le défilé. d’Alet; bois du Milobre de Massac, l'Orme mort; le Mal Pas au- dessus de Félines. Th. corbariense — Th. minutissimum Timb. et Gaut., 2e Exc. Corb. in Mém. Acad. Toul., 1875, p. 472. — Souche non stolonifère, à racines profondes, très fibreuses. Tige de 2-4 dé- cim., un peu fistuleuse, non flexueuse, sillonnée, d'un vert jaunâtre, légèrement pubescente surtout dans le bas. Feuilles vert jaunètre, étalées, elliptiques-oblongues, à 3-5 lobes étalés, ovales-cunéiformes à la base, dentés au sommet, non mucronés ; les caulinaires sessiles à lobes plus étroits et plus profondément dentés; stipules adnées, roussàtres, courtes, un peu ondulées aux bords; stipelles nulles. Panicule assez ample, ovale-oblon- gue; rameaux alternes, dressés-étalés, un peu flexueux, peu nombreux. Fleurs moyennes, nombreuses, éparses; pédicelles courts, verticillés au sommet de la tige, dressés, ascendants ; sépales jaunâtres ou rougeàtres, décidus; étamines à anthères larges, aussi longues que le filet, légèrement apiculées ; stig- mate blanchàtre, hasté à la base, à bords franges, dressés ; carpelles jaunâtres, ovales, atténués au sommet, à 8-10 côtes saillantes et à intervalles profonds, terminés par le stigmate persistant. — Fleurit en juillet. Périllou; Tauch, bords du Torgan, gorges du Nid-du-Loup, Tour des Géographes, sommet vers Montpeyroux, Pic de Fraisse ; L'Auradieu; source du Verdouble; Soulatge, Cubières, Camps, Bouchard de Camps, Bugarach; Saint-Martin, Vivier. À RENONCULACÉES ( 21 Lé Th. minutissimum Timb. et Gaut., que nous avons signalé autrefois à la Pelade du sommet du Tauch, est la forme exiguë des lieux très secs du Th. corbariense ; nous avons dû en chan- ger le nom qui n’en représentait qu’un état particulier; aux bords du Torgan, sous le Tauch, cette plante peut avoir un mètre de hauteur, tandis qu’au sommet de la montagne, elle fleurit quand elle atteint 1 ou 2 décimètres. Le Th. corbariense est voisin du Th. saxatile Schleich. in DC. qui s’en distingue par ses carpelles plus petits, plus allon- gés, verdâtres, par ses tiges feuillées à la base, par la glabres- cence de toute la plante et surtout par sa tige stolonifère. Th. propendens Jord. Diagn., p. 37. — Cette espèce, conforme à la description qu’en a donnée M. Jordan, se distingue par sa souche non stolonifère, sa tige flexueuse, glabre, vert-jaunâtre; les folioles sont arrondies, glabres, à dents aiguës ; la panicule, irrégulière, ample, très diffuse, a de nombreux rameaux plus ou moins longs, flexueux, les uns dressés, d’autres étalés ou ren- versés. — En montant au Pech de Bugarach par Lauzadel. Th. corymbulosum Sp. nova. — Souche grêle, couchée, peu stolonifère. Plante finement pubescente. Tige ascendante de 3-5 décim., striée, cannelée, légérement pubescente. Feuilles vert foncé en dessus, glaucescentes en dessous, à 3 lobes prin- cipaux, les deux latéraux inégaux, bifides, le médian à son tour à 3 lobes dont les deux latéraux sont lancéolés-aigus et le mé- dian large, ovale, brusquement cuspidé. Stipules fortes, am- plexicaules, acuminées ; stipelles à peine indiquées. Panicule large, pyramidale, à rameaux étalés horizontalement avec des ramuscules alternes inégaux, corymbuliformes; pédicelles fins, de la longueur du carpelle; sépales blanchâtres à carène violacée; étamines à filets blancs, plus longs que l’anthère ; anthères obovales avec un apiculum conîque, jaune verdûätre ; stigmate jaune verdàtre, hasté, denté sur les bords; carpelles verts, ellipsoïdes, à 4 angles, à 2 nervures intermédiaires n’at- teignant pas les bords. — Fleurit en juillet. Abonde dans la forèt de Boucheville et de Rabouillet Th. tuberosum L.— Cette plante, indiquée par de Candolle à quelques lieues de Carcassonne, fut retrouvée par Durieu de Maisonneuve à Montirat près de Trèbes, au pied d’un des pre- miers contreforts du mont Aric où elle est très répandue ; 22 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES nous l’avons vue dans toute cette région en montant au sommet par Trèbes, Floure, Capendu ou par Moux, à Riqui. Elle est commune aussi à Palaja, la Venne, Rougeat, Lagrasse, col de Catinas, Villerouge. Le Th. luberosum est propre aux Corbières de l’Aude, nous ne l’avons pas rencontré dans les Pyrénées- Orientales ; il est indiqué dans ce département par Lapeyrouse, mais en dehors des limites de notre travail. Nous avons été obligé de laisser de côté plusieurs formes que nous cultivons dans l'espoir de les déterminer plus tard. ANEMONE A. vernalis L. — Madrès, À. alpina L. — Sommet d’Estable. A. apiifolia Wulf. in Jacq. Misc. 2 p. 77; A. sulfurea Vill — Pla Lebat, Montagne Rase, Comme dans notre travail sur le Capsir, nous distinguons, avec Lamotte, ces deux espèces que nous avions réunies à tort dans le Massif du Llaurenti. A. nemorosa I. — Lagrasse; bois et Milobre de Bouisse, Bé- touse de Camps ; forêt des Fanges, Estable, forêts de Bouche- ville, de Salvanaire, de Gesse, Madrès. A. ranunculoides L. — Forêt de Gesse au deuxième col ; forêt de Lapazeuil ; Estable. A. narcissiflora L. — Madrès, col de la Marrane. A. hepatica L.; Hepatica triloba Chaix. — Commun partout. Mouthoumet, pont de l'Orhbieu. Ordinairement les fleurs viennent avant les feuilles dans les Corbières. ADONIS A. autumnalis L. — Environs de Narbonne, Boutenac, Aric, Capendu, Trèbes, Montirat, Bazalac, Verzeilles, Alet, Li- moux, Massac, Saint-Victor, Durban, Pinède de Durban, Tuchan. A. micrantha DC. — Narbonne (Maugeret in Bull. Soc. bot. de Fr., 1862, p. 639). A. æstivalis L. — Moissons, St-Paul de Fenouillet. A. flava Vill. — Durban. A. pusilla de Martr. — Floure. A. flammea Jacq. — Albières, Arques, Mouthoumet. 23 - A. anomala Wallr. — Capendu, Mouthoumet, Arques, col du Paradis. RENONCULACÉES CERATOCEPHALUS C. falcatus Pers. -- Moux, Aric, Montirat, Carcassonne. BATRACHIUM Dans nos précédents travaux, nous n’avons pas séparé le genre Batrachium du genre Ranunculus, mais ayant étudié depuis toutes les espèce qui le composent et pris en considération les nombreuses observations publiées par les auteurs sur cette question, il nous a semblé qu'il y avait avantage à adopter cette distinction ; les espèces du genre Batrachium en effet se séparent des renoncules terrestres par des caractères d’une grande valeur. Dioscoride les avait appelées Bzzoxy1ov ; Sébastien Vaillant, dans son Botanicon p. 170, les avait placées à part sous le nom de Ranunculoïdes ; de Candolle, dans son Systema, 1 p.233, divisa en deux sections le genre Ranunculus et reprit pour les renoncules aquatiques l'expression de Dioscoride; lorsque du Mortier éleva au rang de genre la section Batrachium, un grand nombre de botanistes se rangèrent à son avis, Wimmer, Fries, Van der Bossche, Wirtgen, Oudemans, Schultz, etc. Ce- pendant, même parmi les contemporains, quelques botanistes ont continué à ne pas séparer les deux genres parce que la valeur des caractères ne leur a pas paru suffisamment établie. Dès le début, de Candolle caractérisa sa section Batrachium par l’absence d'écaille nectarifère à la base des pétales et parles rides des fruits, mais on lui objecta avec raison, notamment Godron dans sa monographie, que l’écaille recouvrant la fossette nectarifère des pétales manquait également à plusieurs renon- cules terrestres telles que les À. thora, hybridus, alpestris, sceleratus. Quant aux rides des fruits, comme on n’en con- naissait pas l’origine, elles ne parurent pas non plus suffi- santes pour l'établissement d’un genre. Mais du Mortier, dans sa monographie du genre Batrachium (Prodr. F1. Belg. p. 127),qui a servi de base à mes observations, dit: « Le véritable caractère diagnostique des deux genres réside dans le fruit, organe prépondérant pour ce genre d’étu- des. Dans les renoncules terrestres, les méricarpes sont secs, bivalves et munis longitudinalement de chaque côté d’une large 24 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES bordure saillante. Dans les aquatiques, au contraire, les méri- carpes sont de véritables drupes formées intérieurement d’un. noyau et extérieurement d'une enveloppe pulpeuse qui, en se desséchant, développe des rides transversales. Le fruit des deux genres est donc entièrement distinct : dans les Ranunculus il est formé de nucelles, tandis que dans les Batrachium il est formé de drupelles, ce qui constitue un caractère de premier or- dre et facile à saisir en herbier par les rides transversales que forme la partie pulpeuse en se desséchant. « Ce n’est pas tout, » ajoute du Mortier qui a très bien étudié ce genre, « les méricarpes des Batrachium sont obliques et at- tachés au réceptacle par le côté de leur base, mais non par la base comme dans les Ranunculus. « Ces méricarpes sont ascendants dans les Batrachium tan- dis qu’ils sont dressés dans les Ranunculus, ce qui constitue un second caractère générique de premier ordre et qui ne peut laisser de doute sur la valeur du genre. » Ce fut sur ces données que du Mortier basa les diagnoses de ces deux genres qui ont été depuis adoptés par un grand nombre de botanistes. B. Baudotii F. Schultz. — Plage de Saint-Pierre; Narbonne, la Rouquette. B. aquatile var. Leterophyllum. — Fossés à la Clape. B. trichophyllum F. Sch. — Iledel’Aute ; Narbonne ; source de l’Agly, Camps, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fenouillet ; forêt de Boucheville vers la fontaine de Gastopa. B. paucistamineum Tausch. — Narbonne à la Rouquette. B. circinatum Fries ; B. rigidum du Mort. F1. Belg. 1, p. 6. — Soulatge, Vivier. Les espèces du genre Batrachium présentent plusieurs formés terrestres ou submergées qui sont faciles à distinguer malgré la la différence de port. Il est probable que d’autres espéces seront signalées dans la région des Corbières; la difficulté de récolter et de préparer ces plantes dans les grandes courses les fait sou- vent négliger, aussi elles font ün peu défaut sur nos listes. RANUNCULUS R. thora L. — Pech de Bugarach en montant par Linas ; sommet d’Estable. | RENONCULACÉES 95 R. aconitifolius L. — Forêt de Salvanaire, Pla Lebat; forêt de Niave. R. platanifolius L. — Estable; entre les forges de Counozouls et Lapazeuil, forêt de Salvanaire, serre d’Escales; forêts de -Niave, de Gesse, Madrès. 6 R. dealbatus Lap. Hist. abr., p. 315. — Forêt de Salvanaire. R. parnassifolius L. — Forêt de Salvanaire, serre d’Escales, Montagne Rase. R. angustifolius DC. — Estable, Montagne Rase, Madrès. R. pyrenæus L. £ buplevrifolius DC. — Madrès. R. gramineus L. — Tauch, Nid-du-Loup; sommet du Milo- bre de Massac; pont de l’Orbieu; montagne de la Camp; La- grasse. B scorzonerifolius Willk. et Lange; R. gramineus var. bul- bosus Pourr. in Herb. — Mont Aric. Cette plante n’est pas bulbeuse ; elle a une souche forte, des racines charnues, des feuilles larges et longues, un peu ciliées, qui la distinguent du type. R. flammula L. — Bois d’Alet ; Pla de Mousquère ; marais du Bousquet. R. auricomus L. — Bétouse de Camps; bois et Milobre de Bouisse, Ginoles, Lauzadel, forêt de Salvanaire. R, montanus Willd. var. arbascensis Timb. Mass. d'Arbas in Bull. Soc. Sc. phys. et nat. de Toul., 2 p. 447. — Sommet de Bugarach, Estable. : R. geraniifolius Pourr. Chl. narb. in Mém. Acad. Toul., ire série, 3 (1788), p. 326; Timb. in Bull. Soc. bot. Fr. 1872, p. CXII; Soc. Sc. ph. et nat. de Toul. 6, p. 80; À. montanus Auct. ex p. — Se.distingue du À. gracilis Schleich. et de celui d’Arbas par ses feuilles inférieures à cinq lobes, chacun tri- denté à sinus obtus; celles qui viennent ensuite, à cinq lobes aussi, mais très profonds, laissant entre eux à la base un vide ovale, puis se réunissant; ils sont en outre tridentés à dents acuminées, aiguës. Cette feuille est semblable à celle du Saxi- fraga geranioides Gouan. Les supérieures, 1 ou 2 sur la tige, trifides, à lobes fendus jusqu’à la base, obtus. Il se distingue aussi par ses capitules globuleux, par ses carpelles noirs, lenti- culaires, assez longs, droits et recourbés au sommet, caractère qui n’appartient pas aux deux autres. Le À. geraniifolius Pourr. 26 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES ne peut se rapporter aux deux formes du R. montanus figurées par Jacquin. Sainte-Colombe, forêt de Salvanaire, col de l'Hommenet. R. Gouani Willd. — Forêt de Salvanaire, serre d’Escales. — Var. minor Timb. — Montagne Rase. R. acer L. — Boutenac, Narbonne, Lagrasse, Vivier. [Les 5 plantes suivantes appartiennent au groupe du À. acer L.]. R. Steveni Andrez. — Durban, Fourques, Saint-Paul de Fenouillet, Peziila, Bouchard de Camps, Campeau, Lauzadel. R. vulgatus Jord. Diagn., p. 73. — Bois de Bouisse, Re- doulade, Audouy, Betouse de Camps, Pla de Mousquère; forêt des Fanges, col du Frayche au-dessus de Caunil; forêt de Gesse, col de la Malayréda. R. nemorivagus Jord. Diagn., p. 74 (olim À. fréesanus J. Obs. 6, p. 17). — Environs de Narbonne; montagnes entre Re- doulade et Audouy; Saint-Paul de Fenouillet, Saint-Antoine de Galamus, pont de la Fou; forêt des Fanges, Estable, Mont- fort. R. boræanus Jord. Obs. 6, p. 19; Diagn., p. 71; À. acer var. mullifitus DC. Syst. 1, p. 278. — Saint-Paul de Fenouillet, Axat, Caunil, Gincla. , KR. pascuicolus Jord. Diagn., p. 73. — Forèt de Salvanaire, Montagne Rase, vallée d’Aiguesbonnes. R. villosus St-Am”, F1. ag. — Bois de Crausse; Bugarach ; Bétouse de Camps; forêt de Boucheville, Montagne Rase, forêt - de Salvanaire, Madrès. R. perusianus Timb. Mass. Llaur. 329, R. tuberosus Lap. Hist. abr., p. 320, — Bugarach, bois du côté de Linas; forêts des Fanges, de Salvanaire, Aiguesbonnes, Madrès. R. mixtus Jord. Obs. 7, p. 1. Ann. Bill., p. 122, Diagn., p. 77. — Forêts de Boucheville, de Niave. R. repens L.— Très répandu dans tous les fossés, La Clape, Narbonne, Boutenac; Saint-Hilaire; forêts des Fanges, de Sal- vanaire. R. reptabundus Jord. Diagn., p. 83; Ic. p. 44, pl. 25. — Bois humides. Salvanaire, Aiguesbonnes. R. bulbosus L.— Narbonne, Boutenac; Aric; Albas, Saint- Victor, Fonjoncouse, Palairac, Tauch, Mouthoumet, Massac, RENONCULACÉES : 27 ierrepertuse, Saint-Hilaire, vallée de la Gouteille, Fondondy, Alet, bois de la Courbatière, Bugarach, Auxières, Estable. Les 5 plantes suivantes font partie du groupe du R. bulbo- sus L.. R. bulbifer Jord. Diagn., p. 80. — Bords des champs, pelou- ses. Saint-Victor, Aric, Bugarach. R.-sparsipilus Jord. Diagn., 80. — Saint-Laurent de la Salanque ; Félines, vallon de la Matte, Tauch, Aric, Massac, Milobre, bois de Bouisse, Pierrepertuse, Caudiès, Axat. R. albonævus Jord. Diagn. 81. — Talairan, Soulatge, Cau- diés, Fenouillet, Saint-Paul, Pont de la Fou, Vivier. R. valdepubens Jord. Diagn. 82. — Casas de Peña; Massac, combe de Lassalle, de Campeau à Lauzadel, Saint-Paul, Saint- Antoine de Galamus, Rabouillet. R. Aleæ Willk. Pug. in Linnæa, 30 (1859) p. 84; Prodr. fi. - hisp., 3 p. 931; Rouy, Bull. Soc. bot. de Fr. (1881) p. 64. -- Pé- rillou, près de Feuilla, Pech de l’Agnel, bois de Céleiran, Font- froide, Aric, Ferrals, Saint-Laurent de la Cabrerisse, Fonjon- couse, Tauch, Camps, Pierrepertuse, Bugarach, Vivier. Par son calice réfléchi et sa souche tubériforme, cette plante , rentre dans le groupe du À. bulbosus L. aux dépens duquel M. Jordan a fait les espèces indiquées ci-dessus. Le À. A/eæ pa- rait se distinguer par sa souche munie de fibres charnues, lon- guement atténuées, et ses pédoncules arrondis, à peinestriés au sommet. R. flabellatus Desf. FI. atl. 1 p. 438, pl. 114; Willk. et Lange Prod. fl. hisp. 3 p. 923. — Narbonne, Fontfroide, Boutenac, Aus- sières, Villedaigne, Aric ; col de Catinas, Terme, Félines, Dur- ban; Nid-du-Loup, gorges du Libre, montagne de la Camp; col de l’Orme mort ; Saint-Antoine de Galamus; Alet, bois de la Courbatière. Cette plante est tres répandue dans les Corbières où elle pré- sente plusieurs variétés distinguées par M. Freyn dans le Pro- dromus fl. hisp. de Willkomm et Lange. M. Rouy en a décrit plusieurs dans ses suites à la Flore de France, où il démontre que le nom de À. chærophyllos L., improprement appliqué à cette renoncule doit disparaitre de nos flores françaises. R. arvensis L. — Cultures, partout. — Var. inermis; R. reticulatus Schmitz et Regel. — Rou- A Tee Sp OR PO à À PRO à UPS CES OA A AUS BP EE EMA ES REA SORT EE TA PER EME SE) Ÿ Le M'A rar GARE QUE POUAT Cr CEST + Ne PCR ATE Per VA PE ASS et A CREME Nue : M 7 à | 4 v P. ' , 4 Ÿ A F | we +" CARE RENE SU L { \ TE en] 2 À 4 PAT " 4 28 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES quette près de Narbonne (M. Maugeret in Bull. Soc. bot. de Fr, , 1862, p. 630). R. muricatus L. — Environs de Narbonne, Craboules, Li- vière, Montredon, Pech de l’Agnel, Boutenac ; Trèbes, Carcas- sonne. R. sardous Crantz. — Environs de Narbonne, La Rouquette, bois de Moujan; Fontfroide; Lagrasse; Mouthoumet, Milobre de Massac ; Fondondy près d’Alet, etc. [R. trilobus Desf., F1. atl., I, pl. 113, var. fiexicaulis O. Deb. et J. Neyraut, Rev. S. fr. Bot., 1891, p. 238. — Graviers de la Têt près de Saint-Estève (0. D.)] R. parvViflorus L. — Bois de Céleiran, Boutenac; Albas ; Pierrepertuse, pont de l’Orbieu près de Mouthoumet; bois de Fourques. R. sceleratus L. — Narbonne; Bouisse. FICARIA F. ranunculoides Mœnch. — Petite plante à feuilles plus lon- gues que larges, échancrées à la base; fleurs petites. Tige cou- chée radicante. — Bois humides. Environs de Narbonne, Bou- tenac; Aric; forêt de Coumebelle; Albas, Bétouse de Camps, Félines, gorges du Libre, bois de Bouisse, Massac, combe de Lasalle, Carcassès ; Rouffiac ; bois de Crausse. F. ambigua Bor.— Plante plus grande, à feuilles orbiculaires en cœur à la base; fleurs deux fois plus grandes ; pétales ellipti- ques arrondis, très obtus. — De Tuchan à Padern ; Massac, bois de Bouisse. F. grandiflora Rob. — Plante à grandes feuilles, larges, ovales-orbiculaires, cordées, à échancrure arrondie ; fleurs très grandes, à pétales oblongs en coin à la base, à écaille nectari- fère tronquée, aussi large que l’onglet. Tige non radicante. — Lieux frais, ombragés. Craboules, bords du canal près de Narbonne, Ricardelle, Durban, Saint-Victor. CALTHA C. palustris L. — Forêt des Fanges, Estable, col de Bouch, Lauzadel ; forêt de Boucheville, col de l’'Hommenet, de Couno- zouls à Lapazeuil, forêt de Salvanaire, marais du Bousquet, Madrès. _ RENONCULACÉES TROLLIUS : T. europæus L. — Pla d’Estable ; forêt de Salvanaire, serre d'Escales, Pla Lebat, Lapazeuil, Le Bousquet, forêt de Gesse, roc Lafage, Montfort, col de Fraysse. HELLEBORUS H. occidentalis Reut., Æ. viridis Auct. gall. — Albas, La- grasse ; Aric; bois de Crausse, vallée de la Gouteille; Milobre de Bouisse, Redoulade, Massac, bords du Torgan, Bétouse de Camps, forêt des Fanges, Estable, En Malo, forêt de Lapazeuil, Le Bousquet, col de la Malayréda, forêts de Gesse et de Navarre, Madrès. | H. fœtidus L. — Les plages, la Clape, environs de Narbonne, Saint-Martin, Fontlaurier, Boutenac, Fontfroide, Périllou, Albas, Saint-Victor, fontaine de Saint-Victor, la Ricardo, Tuchan Dernacueillette, Talairan ; Aric, Floure, la Venne, la Lau- quette, bois d'Alet, Arques, Rennes, bois d’Ournes, de Bouisse, Massac, col de Luz, Cassagne, Bétouze de Camps, Pierrepertuse, montagne de la Camp, Bugarach, Saint-Antoine de Galamus, Pont de la Fou, Vivier ; Montfort; forèts des Fanges, de Gesse, de Navarre, col de la Malayréda. ISOPYRUM | I. thalictroides L. — Bétouse de Camps (M. Doumergue) ; forèt des Fanges. | NIGELLA N. damascena L. — Environs de Narbonne, Combemale, Le- vrettes, Moussan, Fontfroide, Caunettes-en-Val, Durban, Four- ques, Saint-Victor, la Ricardo, Tauch, Tuchan, Vingrau ; Sour- nia, Esquino d’Aze. N. gallica Jord., Pug. p. 3; N. hispanica GG. non L. — Cul- tures. Environs de Narbonne, etc. AQUILEGIA À. vulgaris L. à præcox; (A.præcox Jord., Diagn. p. 85 (?). : — Souche ligneuse, oblique. Tige droite de 3-5 décim., pubes- cente, rouge purpurin, feuillée, rameuse, multiflore. Feuilles un peu raides, luisantes, biternées, à folioles biternées à leur 30 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES tour, lobes cunéiformes, arrondis, crénelés, pubescents, glau- ques en dessous : feuilles caulinaires ternées à lobes lancéolés, entiers. Fleurs de taille moyenne, bleu foncé, penchées ; sépales étalés, ovales oblongs, un peu plus longs que les cornets qui sont terminés par une callosité large, noire ; étamines saillantes ; filets stériles, lancéolés-aigus, égalant les carpelles qui sont un peu tomenteux. — Aric, Tauch, Bugarach. 5 A. snollis Timb. et Jeanb., Llaur. Soc. Sc. ph. et n. de Toul., 3. p. 555. (4. alpina Pourr.) — Souche assez forte, obli- que. Tige de 3-5 décim., chargée de nombreux poils courts, mous et étalés, feuillée, moins rameuse que la précédente. Feuilles molles, douces au toucher, pubescentes en dessus, à poils blancs un peu étoilés en dessous, à lobes trifides arrondis, obtus, peu profonds; pétioles velus. Pédoncules assez épais, velus mais non glanduleux. Fleurs moyennes, azur pâle; sépa- les ovales-elliptiques dépassant à peine les cornets qui sont recourbés et terminés par une callosité grisàtre. Capsule grosse, très glanduleuse, plus longue que le style. — Aric, Saint-Lau- rent de la Cabrerisse, Lagrasse, Tauch, Félines, Camps, Cau- diès, forêts de Boucheville, de Salvanaire, de Niave, Montfort, Sainte-Colombe, Aiguesbonnes. y A. ruscinonensis Timb. et Jeanb., ibid. (4. subalpina Bor. ?). — Souche forte, ligneuse. Tiges de 2-4 décim., un peu hérissées. Feuilles portées sur de longs pétioles, à lobes pro- fonds ; pétiolules pubescents, égalant le limbe ; lobules profonds, courts, obtus au sommet, non mucronés. Pédicelles hérissés, glanduleux. Boutons purpurins. Fleurs petites à éperons longs et très crochus, terminés par une callosité blanchâtre. Capsules hérissées, glanduleuses, plus courtes que le style après l’an- thèse. — Commun dans les bois humides. Combe de Lassalle et Milobre de Massac ; col de las Couloumines ; bois de Bugarach ; forêts de Boucheville, de Lapazeuil, de Gesse au roc Lafage, Madrès. A. hirsutissima Timb., Soc. bot. Fr., 19 (1872), p. XCIX, sine descr.; À. vulgaris L. à hirsutissima Lap. Hist. abr. Pyr. p. 306 (A. pyrenaica DC. B decipiens GG. FI. Fr. 1, p. 45; A. viscosa Benth. non Gouan). — Souche pivotante, forte, ligneuse, donnant naissance à des tiges très nombreuses, de 1-2 décimètres, ligneuses à la base et couvertes des anciens pétioles desséchés, les unes nues uniflores, d’autres à 2-3 ra- RENONCULACÉES : | 31 _meaux longs, droits, gros, presque autant que la tige centrale ; plante très hérissée, glanduleuse, un peu visqueuse, Tige et ra- meaux entièrement nus, ou munis seulement de bractées filifor- mes à la base des rameaux ou des fleurs avortées. Feuilles radi- cales petites, vertes en dessus, un peu glauques en dessous, très : hérissées ainsi que les pétioles, à trois lobes courtement pétio- lulés, trifides, à lobules cunéiformes arrondis, se recouvrant un peu par les bords. Fleurs petites, bleu d’azur pâle, hérissées ; sépales lancéolés, un peu pâles au sommet ; pétales à lame un peu rétuse, atténuée en un éperon un peu courbé; étamines à anthères jaune-soufre, elliptiques, obtuses aux deux bouts; filets blancs, égalant les styles ; staminodes univerviés, un peu ondu- lès. Capsule courte (1 c. à 1 1/2) hérissée-glanduleuse, à 5 lobes, marquée de veines transversales disposées en lignes horizonta- les courbées. Styles persistants, étalés, presque aussi longs que la capsule. Graines elliptiques-obtuses, un peu aplaties sur l’une des faces, roussûtres. — Fleurit fin de mai et juin. —Ro- chers exposés au nord, à la montagne de Périllou, près de Feuilla ; Saint-Paul au pont de la Fou. Nous avons trouvé dans les Corbières d’autres Aquilegia qui offrent un certain intérêt, notamment un À. vulgaris, sembla- ble à celui des bois et forèts de la région parisienne, qui se dis- tingue par sa taille plus petite, sa tige jaunâtre, peu velue, non glanduleuse ; ses feuilles glaucescentes très petites, à 3 lobes profonds arrondis. Cette forme vient dans les bois à Bouisse, Arques. [Elle est indiquée sur les listes sous le nom de pari- siensis|. [Sur les listes sont indiquées, en outre. les espèces ou varié- tés suivantes dont l'étude n’a pas été terminée par M. Timbal : A. vulgaris L. — Tauch, Milobre de Massac, combe de Las- salle, Bétouse de Camps, Campeau, Borderouge, forêts des Fan- ges, d’Aiguesbonnes, crête de Carabatets, forêts de Gesse, de Navarre, Madrèés. B Lap. Hist. abr., p. 306. — Folioles ternées, entières. — Combe de Lassalle, Bugarach, Estable, Quillan. À. collina Jord, Diagn., p. 84. — Entre Ginela et Montfort. A. nemoralis Jord., Diagn., 85. — Massac, combe de Las- salle, Roquefort. Une variété de l’A, vulgaris inscrite provisoirement sous les AN Vi Eh à 32 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES noms de parviflora et hortensis, C’est, dit Timbal, « la plante cultivée dans les jardins ; nous la trouvons spontanée dans les Corbières élevées, surtout de l'Aude, à Bugarach. Elle se dis- tingue par ses fleurs très petites; dès qu'elle est introduite dans nos jardins, les sépales deviennent de plus en plus petits et disparaissent ensuite; les pétales en cornet deviennent de plus en plus nombreux et, bien que les fleurs soient petites, les capsules sont très grandes. » — Bugarach, Boucheville. A. viscosa. — Tauch.] - DELPHINIUM D. consolida L. — Sournia. D. pubescens DC. — Environs de Narbonne, Levrettes, Fres- quet, Jonquières, Quillanet, Gaussan, Boutenac, Aric, Trèbes, Carcassonne, Tauch. D. Ajacis L. — Capendu, champs près de la gare, Casas de Peña, Bugarach. D. orientale Gay. — Ile des Oullous. D. peregrinum DC. — Iles des étangs de Leucate, l’Orteil ; Lagrasse ; Tauch ; Saint-Paul, pont de la Fou, Ansignan, Saint-Martin, Vivier, Prat ; Roquefort, col de la Malayréda. D. gracile DC. — Millas, Fort-Réal, Cassagne, Sournia. D. elatum L. — Mosset. ACONITUM A. lycoctonum L. — Bétouse de Camps, Bugarach; Mosset; forêt des Fanges; Estable, En Malo, serre d’Escales, forêts de Lapazeuil, de Gesse, col de la Malayréda, Madrès. A. pyrenaicum Lamk. — Bugarach; forêt des Fanges, Es- table, Madres. A. napellus L. — Bugarach, Mosset ; forêt de Salvanaire, Pla Lebat, serre d’Escales, Madrès. ACTÆA A. spicata L. — Forêts du Clot, de Salvanaire, sommet au- dessus de Montfort, Pla Lebat. PÆONIA P. peregrina Mill, var. leiocarpa Coss.; P. microcarpa | | PAPAVÉRACÉES 33 Boiss. et Reut. Pug. p. 3. — Fort-Réal, col de las Couloumines, fontaine de Mato l’Ouliou, col de Saint-Jean. Les auteurs considèrent le type de Miller comme ayant les carpelles hérissés, tomenteux, arqués étalés à la maturité; les feuilles sont glabres en dessus, pàles pubescentes en dessous, subcoriaces, à folioles entières ou bitrifides. La variété de Cosson, élevée au rang d'espèce par Boissier et Reuter, en diffère par ses carpelles très glabres, noirs, renversés; les feuilles sont plus larges, glabres, coriaces. Les auteurs qui veulent les réunir disent que l’on trouve toujours les deux formes réunies dans les mêmes localités. Pour nous, nous avons vu ce Pæonia en abondance au col de las Couloumines où il couvre les petites montagnes voisines; nous avons vainement cherché la forme à carpelles hérissés, nous n’avons trouvé que la forme glabre ; il en est de même à Pardailhan (Hérault), où cette plante est indiquée ; au Pic Saint-Loup, c'est la forme à carpelles hérissés que nous avons toujours observée. PAPAVÉRACÉES PAPAVER P. setigerum DC. — Iles de l'étang de Leucate, îles de l’Aute et de Sainte-Lucie, la Clape, Pech Redon, Pech Roscos, Pech de l’Agnel, bois de Fourques, l'Hermitanéche près de Massac, Vingrau, Estable. | PAPAVER RHŒAS L. et auct. D'après les botanistes les plus autorisés, le Papaver rhœas des auteurs serait une plante étrangère à l’Europe; elle aurait été introduite sur le continent avec le cortège des plantes mes- sicoles que nous a apportées la culture des céréales. _ M. Alph. de Candolle, dans son bel ouvrage sur la géographie botanique, donne la Grèce pour patrie au P. rhæas, d’après Dioscoride, liv. IV, chap. LXIV, mais toujours dans les champs. Il en est de même en Crimée, d’après Bieberstein; cependant Margot et Reuter l’indiquent à Zante, #7 campis et pratis ; Vi- siani, dans les endroits-herbeux, en Dalmatie. Enfin Gussone, F1, sicula, p. 8, indique cette plante, 27 cullis et collibus apricis Rev. S. fr, b. (1 janvier 1892) 3 ee RE PATURN CERTA Se RÉ LA PRO AN TES RER LE | re Te RSA TEE Le IRON RTE AT ES FX Le ae Ra TS ee Ces à 2" me $ 4 ŸS 1 PRES 34 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES herbosis ubique; Boissier, F1. orient., p. 113, in collibus, et pratis Græcic, Asie Minoris omnis el Styriæ marilimæ el inlerioris. Devant ces faits, M. Alph. de Candolle, dans le livre remar- quable que j'ai cité et auquel j'emprunte la plupart de ces cita- tions, se demande si le P. rhœas L., le Centaurea cyanus L., et d'autres espèces messicoles sont naturalisées en Sicile, ou si, au contraire, elles y étaient originairement à l’état sauvage. Il pense que cette dernière alternative est plus probable, parce que, dit-il: 19 « Ces espèces ne se naturalisent pas facilement dans les »> pays assez analogues à la Sicile ; 2° la Sicile est un des pre- » miers pays où les peuples gréco-latins aient cultivé les céréa- » les, et l’on sait que Rome en tirait habituellement du blé. » Quoi qu'il en soit, une lacune regrettable se fait maintenant sentir pour donner à ces renseignements toute la précision désirable, parce que ces auteurs, obéissant à l’idée réductrice, ont malheureusement confondu sous le même nom de P.7hœas plusieurs espèces distinctes, d'où est venue une grande confu- sion que l’on ne pourra éclaircir que par de nouvelles recher- ches. Quelques auteurs anciens, tels que Fuchs, Dodoens, avaient cependant donné des indications et des figures qui prouvaient jusqu’à l'évidence que leur P. erralicum contenait plusieurs formes distinctes que Linné, d’après son système, réunit en une seule. Depuis cet illustre botaniste, ceux qui n’ont pas suivi sa méthode réductrice, se sont bornés à voir des variétés dans les différentes formes du ?. rhœas des auteurs ; cependant Viguier fit aux dépens du P. rhœas un P. Roubiæi, qui est très répandu aux environs de Montpellier et de Perpignan, et que Grenier et Godron s’empressérent de ranger aussi parmi les variétés. Boissier suivit le même système. Après avoir fait un P. syriacum très distinct, selon nous, du P. rhœæas, il le réunit dans la Flore d'Orient à ce dernier, en se fondant sur le carac- tère tiré de la forme de la capsule et des anthères ; le premier de ces caractères est sans doute très variable, mais le second est du premier mérite ainsiquela coloration du pollen. Ce qui entraine, selon moi, un peu de confusion, quand on veut prendre les ca- ractères spécifiques sur la forme de la capsule et sur la gran- deur relative du disque stigmatique, c’est qu'il arrive le plus Fer “Qu 39 __ souvent que des insectes viennent déposer des larves dans les loges de l'ovaire; ces larves épaississent les tissus, les grossis- sent outre mesure ; la paroi extérieure de la capsule ou ovaire grossi se moule sur ces espèces de concrétion osseuse et alors la capsule est toute déformée ainsi que le disque stigmatique qui, ne suivant pas le même accroissement, se trouve déplacé, sou- vent plus court que la capsule, quand il est normalement plus grand ; ou bien c’est l'inverse qui se produit. La même chose : arrive aux formes du P. dubium; mais, chose étrange, beau- coup plus rarement. é Pour ma part, je considère aussi comme variable la présence ou l’absence de taches à la base des pétales. Les sujets vigoureux en possèdent le plus souvent, tandis que dans les individus chétifs, elles manquent ou sont simplement indiquées ; mais si elles existent, leur forme est constante, tantôt toutes noires, noires et bordées de blanc, ou noires et bordées de pourpre ; enfin, les feuilles prises dans leur ensemble ont un caractère qui ne varie pas. Comme ces plantes foisonnent dans nos moissons, il est nécessaire, pour bien les déterminer et bien saisir leurs caractères distinctifs, de prendre des sujets très vigoureux et de grande taille. Parmi les caractères spécifiques, je dois une mention spéciale à la forme du bouton avant l’épanouissement de la fleur ; cette forme est constante, quelles que soient lataille de la plante et la grandeur des fleurs : globuleux dans le P. pinnatifidum Moris du Midi, ovoïde obtus dans le Dodonœæi Nob., ovoïde aigu dans le Fuchsii Nob. a | PAPAVÉRACÉES Les 5 espèces suivantes appartiennent au groupe du P. rhœas L. et auct. P. Dodonæi Timb., Bull. Soc. hist. nat. de Toulouse, 4 (1871), p. 161. — Feuilles inférieures très grandes, bipinnatifides à lo- bes dentés, dents unies très profondes non surdentées ; les su- périeures sont aussi pinnatifides, mais les lobes n’atteignent jamais la nervure médiane; les lobes sont à leur tour dentés, à dents alternes écourtées, et le lobe terminal est conforme aux lobes latéraux; cette disposition de dents est caractéristique. Fleurs très grandes; boutons ovoides elliptiques, obtus ; sépales hérissés de gros poils appliqués; pétales extérieurs uniformes, sans onglet, les intérieurs plus atténués, mais toujours plus Bet PT PF Fe os * LES (es * 36 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES larges que longs, avec une tache noire à la base, bordée de SE 3 blanc, ou sans tache dans les sujets peu vigoureux; dans les | deux eas, la base des pétales est plus colorée; étamines à filet pourpre noir, anthères ovales obtuses de même couleur, pollen cendré; capsules ovoïides à disque stigmatique dépassant la capsule; stigmates pourpre-noir. Le P. Dodonæi, tel que nous le comprenons, est très carac- : térisé, mais il offre une foule de variétés dans la taille, dans la forme et la grandeur des feuilles, la disposition de leurs dents, et dans la grandeur des fleurs, que l’on croirait avoir sous les yeux des espèces différentes. La figure du P. erraticum Dod., Pempt., p. 447, chap. 27, lui convient parfaitement. — Millas, Fort-Réal, Salses, les Oullous; Aric; Tuchan, Durban, Vin- grau, Saint-Victor, Montplaisir; bois de Bouisse, Pierreper- tuse; Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul; Arques, Alet, Limoux ; vallée d’Aiguesbonnes, pont de Counozouls. C'est le plus répandu dans les Corbières. P. erucifolium Timb., 2. erraticum Timb., Bull. Soc. hist. n. Toul., 4 (1871), p. 161 (non Jord. Diagn.), 1864. p. 96; P. er- raticum primum Fuchs, Hist. stirp., p. 515, fig. — Feuilles plus courtes que dans le précédent, plus finement découpées, ovales dans leur pourtour; les inférieures pinnatifides à dents plus courtes, plus obtuses et plus arrondies dans leur ensemble que dans les autres; les supérieures, au contraire, ont les dents plus nombreuses, plus aiguës et un peu courbées aux bords, toujours réunies quatre à cinq, sous les ramifications supérieu- res de la tige. Fleurs moyennes; boutons elliptiques un peu atténués au sommet; sépales couverts de poils longs et appli- qués, plus fins que dans le P. Dodonæti ; pétales extérieurs un peu onguiculés non réniformes, les intérieurs atténués en onglet, plus larges que longs, sans tache à la base sur les individus faibles et chétifs, ou avec une légère tache noire sans bordure grise sur les sujets vigoureux ; étamines à filets noir pourpre ; pollen jaunàtre ou gris jaunàtre; capsules ovales, très aplaties ; stigmates d'un gris foncé ou jaune un peu brunâtre. Cultures, moins commun que les précédents. Saint-Martin, près de Narbonne; Boutenac, Talairan, Fontjoncouse, Derna- cueillette, Pinède de Durban, bois de Bouisse. P. Fuchsii Timb., ibid, p.162; P. erraticuin alterum Fucbhs, | PAPAVÉRACÉES 37 Hist. stirp., p. 516, fig.; P. {rilobum Wallr.? — Les feuilles sont tout à fait différentes de celles des formes voisines, comme on peut s’en convaincre d'après la figure 156, de Fuchs, qui représente un petit échantillon de notre plante. Dans cette espèce, il faut considérer les feuilles inférieures, qui sont en rosette, pinnatipartites, à lobes tantôt très écartés, tantôt au contraire très rapprochés, inégalement dentés. Le lobe terminal très grand, régulièrement denté par des dents écartées, aiguës à la base du limbe et obtuses ensuite. Après les feuilles radica- les, la tige se bifurque en plusieurs rameaux qui ont chacun à sa base de grandes ou de petites feuilles ; selon la vigueur du sujet elles sont d’une forme différente quoiqu’on puisse cepen- dant les rapporter aux feuilles radicales; celles-ci se divisent en trois ou quatre folioles opposées, mais alors la terminale prend un très grand développement, elle est ovale ou mieux obovale, atténuée fortement à la base et dentée à dents de scie sur tout son pourtour. Les supérieures affectent la même forme et sont réduites à trois folioles, deux qui commencent dès l'insertion de la feuille sur la tige, inégalement dentées par des dents aiguës écartées. La terminale est toujours très grande, avec deux ou quatre dents à la base, à limbe principal lancéolé, plus ou moins denté, ou même entier, selon la vigueur des sujets. Fleurs de taille moyenne, comparées aux deux précé- dentes; boutons elliptiques et atténués au sommet, surtout dans les individus faibles et chétifs; sépales couverts de poils, plus fins, moins appliqués ; pétales inférieurs réniformes, les intérieurs presque de même forme et presque aussi grands, ce qui n’a pas lieu dans les autres, qui sont atténués en onglets assez longs, avec ou sans tache violacée, plus foncés, en forme de coin ; étamines à filets jaune livide, à anthères brun jaunà- tre, obtuses aux deux bouts, mais plus longues que dans les deux précédents ; pollen cendré-jaunâtre. Cette plante, très commune dans les cultures, est essentielle- ment variable ; on trouve des individus exigus, tels que celui de Fuchs, mais souvent, dans les terrains gras, des échantillons très robustes, à grandes fleurs et à grandes feuilles dont les lobes sont presque entiers. Plus rare que les précédents. Tuchan, Tauch, Nid-du-Loup; Vivier; Limoux, Belviane, Roquefort. FAT SE RENARD RE EME EPA SE LT ES A RE CONTE 5. js by CR si PEN RNB Te Le aUN M Pr h * RAA TR NPA, ; RP IETS LEE es DA UE Le 2 PE TRES FAR * PAT ER + LU 38 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIERES P. caudatifolium Timb., ibid., p. 163. — Feuilles inférieures réunissant dans leur ensemble la forme que présente le P. Do- donœæi, avec le lobe terminal très allongé du Fuchst; elles sont dentées, à dents profondes, inégales et écartées. Les feuilles supérieures sont aussi très caractéristiques; elles ont trois lobes principaux, comme le Fuchsii, mais avec des dents inégales et profondes comme dans le Dodonœæi, seulement le lobe terminal est très allongé en une espèce de queue hérissée de dents pro- fondes et inégales. Fleurs grandes ; boutons globuleux, ovoides, obtus ; sépales couverts de poils jaunàtres très décidus; pétales extérieurs très grands, avec un onglet prononcé ; les intérieurs de même forme, largement arrondis, sans tache à la base ; éta- mines à filets noirs pourpre; anthères noires, pollen cendré, comme dans le Dodonœæi; capsules ovoides, très élargies à la base; disque stigmatique, atteignant les bords et dépassant la capsule ; stigmate brun foncé, à dix ou douze rayons. Cette espèce, très commune en général dans les cultures, semble intermédiaire entre les P. Dodonæi et Fuchsii, ce qui me l'avait fait prendre d’abord pour un hybride de ces deux plantes; mais ayant observé qu’elle est souvent encore plus commune que les deux autres, je l’ai semée et cultivée pendant dix ans sans trouver un seul individu qui ait abandonné ses caractères pour prendre ceux de ses parents présumés. Rare dans les Corbières ; nous ne l'avons vue que deux fois, à Monze et à Palaja ; elle doit venir ailleurs dans les basses Cor- bières. P. Roubiæi Vig., Diss., 39 pl. 1, fig. 4. — De Bouisse au Milobre, Montjoi. P. dubium L. et auct. — Environs de Narbonne, Boutenac ; Limoux, Massac. Les quatre espèces suivantes font partie du groupe du P. du- bium L. et auct. P. errabundum Jord., Diagn., p. 93, Icon., p. 25. pl. 100. — Pont de Counozouls. P. improperum Jord. et Fourr., Brev. 1, p. 3; Icon. p. 115, p!. 70. — Casas de Peña. P. modestum Jord., Pug., p. 4; Icon., p. 21, pl. 6. — Sidriè- res de Leucate et de Fitou; Tauch, Pierrepertuse, Bouisse, défilé d’Alet. _ PAPAVÉRACÉES 39 P: depressum Jord. et Fourr., Brev. 1, p. 4; Icon., p. 110, pl. 77. — Milobre de Massac. P. argemone L. — Environs de Narbonne, Gaussan; Aric, Palaja ; Mouthoumet, pont de l’Orbieu, Massac; Tuchan, Dur- ban ; Caladroiï; Sournia ; Saint-Paul, Saint-Antoine-de-Galamus, Bugarach ; Caunil ; Roquefort, Le Bousquet, col de la Malayréda. P. hybridum L. — Armissan, Quillanet, Narbonne, Pech-de- l’Agnel, Fontfroide, Aric, Moux, Floure ; Durban ; Limoux. MECONOPSIS M. cambrica Vig. — Bugarach; de Ginoles à Quirbajou; gorges de Saint-Georges, Lauziéret forêts des Fanges, d’Estable, de Bec, de Gesse. RŒMERIA R. hybrida DC. — Salses, Font Estramer, Leucate, la Clape, Pech, Redon, Quillanet, Narbonne, Pech de l’Agnel, Fontfroide, Boutenac, Aric, Moux, Lagrasse, Pinède de Durban, Fontjon- couse. GLAUCIUM G. luteum Scop. — La Franqui, Leucate, ile du Soulier, Sainte-Lucie, Gruissan, Bouquignan, Villenouvette, Narbonne, Boutenac ; Trébes, Verzeille; Lagrasse, vallon de Saint-Pan- crasse, Termes, Félines, Durban, Dernacueillette, Massac, Saint- Paul, pont de la Fou, Sournia, Caramany, Millas. G. cornicuiatum Curt. — Iles de l'étang de Leucate, Jon- quières près de Narbonne, Boutenac; Durban, Vingrau, Casas de Peña; Donos ; Prats, Sournia, Esquino d’Aze. G. aurantiacum de Martr. — Signalé par l’auteur à la Fenal, dans les graviers de la Cesse (rive gauche de l'Aude); nous n’en avons trouvé qu’un échantillon dans l’île des Oullous, étang de Bages. Il nous à paru être un G. corniculatum exigu, glabres- cent. Il n’a pas, que je sache, été trouvé ailleurs. CHELIDONIUM Ch. majus L. — Narbonne, Boutenac; Mouthoumet, Massac, roc de Cagolières, Pierreperluse, Tauch, Bétouse de Camps, Durban, Vingrau; Roquefort, forges de Counozouls, forêt de Gesse, roc Lafage. 40 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES HYPECOUM H. procumbens L. — Iles de l'étang de Leucate, la Cour- réjo, Pastouret, Fontlaurier, Ricardelle, Levrettes, Narbonne. H. grandifiorum Benth. — Château de Leucate (M. Respaut). de Fitou à Salses, bords de l’Agly à Rivesaltes, Trévillach, Ta- rerach, Sournia, Rabouillet; de Saint-Martin au pont de la Fou. H. pendulum L. — Pech de l’Agnel, Saint-Crescent, Lesta- gnol. FUMARIACÉES CORYDALIS C. solida Sm. — Carcassonne. C. claviculata DC. — De Saint-Paul à Saint-Antoine de Gala- mus ; du Bousquet à Madrès. FUMARIA F. capreolata L., « F. pallidifiora Jord. in Arch. fi. de Fr. et d’AI. p. 305. — Iles des étangs de Leucate et de Bages, les Pujols, Fitou, Treilles, la Clape, Pech Roscos, Ricardelle, Pech de l’Agnel ; Durban, Tuchan ; Millas, mas de la Garrigue, Sour- nia ; Massac, col de Luz ; Fourques ; Bugarach ; forêt des Fanges. 8 Æ. speciosa Jord. Cat. Gren. (1849). — Sidrière de Fitou, île de Pujol, Narbonne, Fontfroide; Durban, Villeneuve, col d'Estrem ; Massac ; Casas de Peña; Saint-Antoine de Galamus, Vivier, Sournia. F. major Bad. in Moretti, Bot. ital. 1, p. 10 (1826) ; 7. agra- ria GG. non Lag.;Jord. Pug. p. 6; O. Debx. Rech. pl. Pyr.-Or. 1, p. 20; Rouy. Suites à la F1. de Fr. p. 31 [0. Debx. Rev. S. fr. Bot., 1890, p. 240]. — Bages, ile de Pujol, la Planasse, Craboules, la Rouquette. Nous n’avons observé qu'une forme, le F. major Bad.; le F. agraria GG. en est très peu différent. F. media Lois. Not. p. 101. — Narbonne, Pech de FAgnel; col d'Estrem, pont de la Ricardo ; Casas de Peña, Rivesaltes. Le F'. media L. est une plante controversée ; on a confondu ( | FUMARIACÉES 41 plusieurs espèces sous ce nom que l’on a proposé d'abandonner. Nous ne sommes pas de cet avis ; si quelques botanistes ont mé- connu cette espèce, ce n’est pas une raison pour dépouiller Loi- seleur de sa découverte. En 1850, Delort de Mialhe me fit récolter le F'. media Lois. dans les vignes autour de Narbonne; il le caractérisait ainsi: « plante glauque, à tiges ascendantes ; fleurs petites, rose pâle, condensées ; pédoncules courts; sépales petits ; capsules petites avec un petit apiculum très fin ». [ F. Gussoni Boiss. Diagn. plant orient. Fasc. VIII, 1lre sé- rie, p. 13 (1849) ; Jord. Pug. pl. nov. p. 4 ; O. Debx. Rech. fi. Pyr. or. 1, p. 20 — Les vignes près de Rivesaltes (A. Le- grand.) ] F. vagans Jord. Cat. Gren. 1849, p. 13 ; F. affinis Hammar, Monogr. (1857), 39; F. Gussoni & affinis Willk. et L., Prodr. hisp. 3, p. 882. — Sidrière de Leucate, Bages, les Pujols. _ F. officinalis L. — CC. Treilles, l’Aute, Narbonne, Boutenac, Capendu, Palaja; Alet; Palairan; Périllou; col d’Estrem; Gin- cla, Rabouillet. B scandens Hamm. 1. c. — Pétioles tortillés, accrochants, dans les feuilles supérieures seulement; grappes spiciformes, plus florifères. — Mêmes localités; Saint-Antoine de Galamus. y densiflora Hamm.; picnantha Lor. et Barr. — Mêmes localités ; Mouthoumet, Casas de Peña. F. densiflora DC. ; F. micrantha Lag. — La Planasse, si- drière de Fitou, bois de Céleiran, Pech de l’Agnel, Narbonne ; Arques, Missègre; de Saint-Paul à Saint-Antoine. F. Vaillantii Lois. — Mas de la Garrigue; Fort-Réal, Rive- saltes, Saint-Laurent de la Salanque ; Vingrau; Saint-Hilaire, Alet. F. parviflora Lamk. — De Rivesaltes à Saint-Laurent, Clara, Salses, Gruissan, l’Aute, la Planasse, Céleiran, Saint- Martin, Narbonne, Pech de l’Agnel, Boutenac, Fontfroide; Vil- lefloure, Verzeille, la Venne; Saint-Paul, pont de la Fou, Saint- Antoine ; Tuchan. F. spicata L. — Iles de Pujol, de l’Aute, Narbonne, Pech de l’Agnel, Aric vers Floure ; Durban, col d'Estrem, Vingrau ; Quil- lan, Axat. 6 ochroleuca Lange. — Sidrière de Fitou, les Oullous, la Planasse. TE EE + GRR EE pr PAU Up ESRI N e AUX NE 2 ps Ft AT REA OS CPL PEER 34 Eu FE Un Vs É-2 * +. 42 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES : VTT NYMPHÉACÉES NYMPHÆA N. alba L. — Marais de Ricardelles, canaux près de Nar- bonne. CRUCIFÉRES RAPHANISTRUM R. arvense Mérat; Raphanus räphanistrum L. — De Saint- Laurent de la Salanque au Barcarëès ; environs de Narbonne, Petit Vigne, Boutenac:; Alet, Saint-Michel ; Durban; Caramany. R. landra Rchb. — Pinède de Boutenac: Bouisse. RAPISTRUM R. rugosum Bergeret, Phytonom., 3 (1784), p. 171; AIL F1. ped. 1 (1785), p. 257. — Ile de Pujol, Narbonne, Aric, Trèbes ; Talairan, Laroque de Fa, Tuchan ; Arques. R. orientale DC. — Route de Salses à Fitou. SINAPIS S. arvensis L. — Environs de Narbonne, Boutenac. S. alba L. — Environs de Narbonne. S. nigra L. — Narbonne ; Font de Razouls. S. cheiranthus Koch. — Aric ; Le Bousquet, forèts de Ville- neuve et de Lapazeuil. S. corbariensis Timb. sp. n., Brassica corbariensis Timb. ad amicos. — Racine pivotante, courte. Tiges de 2-3 décim., glauques, hérissées surtout dans le bas, rameuses dès là base. Feuilles vertes, pinnées à lobes dentés, terminés par une soie ainsi que chaque dent ; les supérieures peu nombreuses, pinna- titides, à lobes elliptiques terminés aussi par une soie. Fleurs en corymbe lâche, pauciflore ; sépales dressés, làches, un peu hérissés au sommet seulement; pétales jaunes à veines conco- lores, à onglet blanc. Siliques, les unes peu nombreuses, espa- cées tout le long des rameaux et appliquées, les autres dressées- étalées, de 3-4 mm., arrondies, très grosses à la maturité; à CRUCIFÈRES 43 valves lisses, légèrement veinées, avec un bec de 1 mm., aplati. — Plante voisine du S, seligera Gay (in Dur. PI. Ast. et Ann. Sc. nat. 1836), que Boissier réunit au S. chetranthus bien qu'elle ait, dit-il, des siliques plus grosses et plus cylindriques comme la nôtre. — C. dans Jes hautes Corbières, Sournia, Pierreper- tuse, Montfort. Auxières, Salvanaire. F1. en juin, fr. juillet, BRASSICA B. montana Pourr., Mém. Acad. Toul. sér. 1, 3 (1788), p. 308; Timb. Reliq. Pourret. in B. Soc. Sc. ph. et nat. Toul. 2, p. 114 et Mém. Acad. Toul., 1875, p. 462; non B. montana DC. nec Raf. — « Radice fibrosa, caule tenui striato, foliis imis al- « ternis lyratis longe petiolatis, superioribus amplexicaulibus « denticulatis, siliquis tetragonis, — A Saint-Victor, dans les « Corbières. » Souche annuelle ou bisannuelle donnant seulement de 2 à 4 tiges légèrement striées, glauques, de 5 à 6 décim., très cassan- tes. Feuilles épaisses, charnues, d’un vert glauque, un peu dé- croissantes vers le haut; les inférieures lyrées, longuement pétiolées, avec 1 ou 2 paires de lobes à la base, le terminal grand, arrondi, inégalement émarginées aux bords ; lescaulinai- res ovales-elliptiques, dentées aux bords ; les supérieures, em- brassantes, sans oreillettes, entières. Fleurs en grappe termi- nale, s’allongeant un peu après la floraison ; sépales vert jauuà- tre, étalés, plus courts que les pédoncules, un peu bosselés à la base ; pétales arrondis à veines concolores, à onglets deux fois plus longs que le limbe très atténué à la base ; étamines glabres à filets blancs ; anthères jaune très pale, apiculées ; style assez long, conique ; stigmate capité. Siliques longues de 8 centim. à la maturité, étalées, puis arquées, lisses, luisantes, carénées sur le dos des valves, toruleuses, comme tétragones ; graines ovoides, roussâtres, lisses. — FI. mai, fr. juin. Saint-Victor près du moulin de Montplaisir; Tuchan, Tauch, Nid-du-Loup, serres de Salabert et d’Artigues ; Coumo Caudo à Matefagine. Cette plante, qui n'avait pas été retrouvée depuis Pourret, appartient au groupe du Z. oleracea L. avec les B. robertiana Gay, insularis Moris et balearica Pers., dont elle se distingue facilement, 4 Re RM vie, re 44 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES Le B. oleracea L. des côtes de la Manche a les fleurs deux fois plus grandes, les pédoncules plus longs, le style comprimé, les siliques arrondies sur le dos des valves et redressées sur les pédoncules, les graines brunes, les feuilles plus grandes, les supérieures obovées, incisées. Le B. robertiana Gay que nous avons vu à Sainte-Margue- rite a les sépales plus allongés, le style grèle, les siliques arron- dies, non carénées, les graines noires, alvéolées, les feuilles plus larges et arrondies, les fleurs plus grandes. Le B. insularis Moris a les fleurs blanches veinées, les péta- les elliptiques à onglet plus large, le style un peu comprimé, les siliques plus courtes et plus grosses, les graines plus gros- ses et plus noires, les feuilles plus grandes et plus arrondies, à dents noires profondes et les caulinaires supérieures Ps ! rapprochées des fleurs. Le B. balearica Pers. a les sépales réfléchis, les pétales à onglet plus étroit, le stigmate presque sessile, les siliques rela- tivement très étroites; la grappe de fleurs ne s’allonge pas après l’anthèse, etc. Le B. montana DC. appartient au genre Sinapis ; le B. mon- tana de Rafinesque, Specch. d. Sc., 2, p. 60 (1814), est: de la même section que celui des Corbières et n’en est pas très éloi- gné; Gussone en fait une variété longirostris du B. rupestris Raf. ; de Candolle, Prodr., 1, p. 217, lie reunit au 2. balearica Pers.; le nom de Pourret, d’ailleurs, est de vingt-six ans plus ancien. B. napus L.— Subsp. Capendu, Montlaur, Bouisse. — Var. oleifera. — Subsp. Saint-Siscle près de Félines. B. asperifolia Lamk.— Subsp. Narbonne, Aric, Alet, Missé- gre, Bouisse. B. fruticulosa Cyr. Plant. rar. neap. 2, 7 — Tuchan, fossés. C. dans les vignes à Rivesaltes. B. propera Jord. Diagn. 183. — Montfort, Salvanaire. B. racemiflora Jord. Diagn. 184. — Pierrepertuse. ERUCASTRUM E. obtusanglum Rchb. — Narbonne, Aric, Bugarach, Sour- nia, Pla de Mousquère, Rabouillet, Salvanaire. E. Pollichii Schimp. — Ile des Oullous, Narbonne, Rolland, + j 2 ke # r : * 4 À 17 ; + L | à 4 FRERE ARE: _ ! CRUCIFÈRES 45 _Aric, Moux: Saint-Antoine de Galamus, Durban, Tuchan, Pa- _dern, Millas ; Pierrepertuse ; Bugarach ; forêt de Boucheville. MATTHIOLA M. sinuata L. — La Franqui, La Nouvelle, sidrière de Leu- cate et îles, Saint-Pierre, Vendres; pont de la Fou. CHEIRANTHUS Ch. cheiri L. — Vieilles murailles à Narbonne, Saint-Mar- tin, Fontfroide, Boutenac ; Lagrasse, Laroque de Fa. ERYSIMUM E. ochroleucum DC. — Tauch, Montpeyroux, Nid-du-Loup, Massac à Carcassés ; montagne de Capronne, Saint-Antoine de Galamus ; Campeau, Bugarach; Ginoles, Estable. E. lanceolatum R. Br. — Tauch. E. pumilum Gaud. — Bugarach, la Croix de Couranels. E. perfoliatum Crantz. — Donos, Pech de l’Agnel, Aric ; Massac, Tuchan, Fontjoncouse ; Véraza. BARBAREA B. vulgaris R. Br. — Bouisse. B. præcox de Martr. — Saint-Antoine de Galamus. | B. intermedia Bor.— Les Gélis et les Grouillats entre Bouisse et Arques ; [Fosse et Boucheville(Companyo); graviers de la Têt O. Deb.) B. sicula Pres]. — Escouloubre (Loret). B. patula Fries. — Félines, Termes. B. longisiliqua Jord., Diagn. 103. — Saint-Antoine de Gala- . Mus. SISYMBRIUM S. officinale Scop. — Salses, Hortoux près de Feuilla, Nar- bonne, bords de la Mayral, Craboules; Moux ; Verzeille, la Venne, Limoux, Arques ; col de l'Orme mort; Caladroi, Trévillach; forêt des Fanges, Roquefort. S. ruderale Jord., Diagn. 138. — La Nouvelle. S. polyceratium L. — Casas de Peña, Narbonne. S. supinum L. — Molitg. S. asperum L. — Laroque de Fa. ST A A SRE OR EEE RM TO RCI ET TAN AE + SMS cmd LS 0 NET + ar 4 het È 3 1 FA « Fa Fr NN 4 n PR AT À 4 L/ 46 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES S. Columnæ Jacq. — Salses,; Leucate, Sidrière de Fitou, Gruissan, Villenouvette, Levrettes, Pech de l’Agnel, Fontfroide, Boutenac, Aric, Saint-Victor, Villeneuve, col d’Estrem, Casas de Peña, Albas, Tuchan, Camps; Saint-Antoine de Galamus, pont de la Fou, Sournia ; [graviers de la Têt (0. Deb.)] S. alliaria Scop. — Serviés-en-Val, Fenouillet, forêts des. Fanges, de Gesse, de Boucheville, de Villeneuve, Madrès. S. irio L. — Salses, les plages et les iles Leucate, Fitou, Nar- bonne, Montredon, Pech de l’Agnel, Lagrasse, Périllou ; Saint- Antoine de Galamus ; Millas, [sables de la Têt à Perpignan|. S. acutangulum DC. — Saint-Victor, Mosset, forêt de Salva- naire. S. sophia L. — Molitg, [sables de la Têtà Perpignan]. S. pinnatifidum DC. — Madrès. [S. nanum DC. Syst. II, 456; O. Debx. Rech. fl. Pyr.-0r. I, p. 21 et IT p. 149 ; S. binerve C.-A. Mey.; Maresia binervis Pomel Mal. fl. atl. p.228; M. nana Trab.et Batt. F1. de l’Alg. fase. 1; Malcolmia parviflora C. Billot, exæsicc. n° 3008 non DC. Espèce souvent confondue avec le Malcolmia parviflora dont élle se distingue par ses tiges naines, grèles, simples et recouvertes d’un tomentum court, blanchâtre et étoilé. — Iles de l’étang de Leucate et de Sainte-Lucie, Narbonne, La Franqui, sidrière de Fitou ; plagede Canet à l'embouchure de laTêt.(O.D).] NASTURTIUM N. officinale B. Br. — Narbonne, Aric; moulin d’Alet, La- gréou, Arques, Saint-Siscle,Massac ; sables dela Têt à Perpignan. N. siifolium Rchb. — Sources sur les bords de l’étang de Ba- ges ; col de Canolles. N. silvestre R. Br. — Narbonne, route de Cuxac. N. anceps DC. — Raounel près de Narbonne; Pla de Mous- quêre. N.pyrenaicum R. Br. — Sournia route de Prades, Mont- ort, forêt de Boucheville, fontaine Gastopa. N. amphibium KR. Br. — Narbonne. HIRSCHFELDIA H. adpressa Mœnch. — Ile de Pujol, Treilles, Narbonne, Boutenac, Saint-Victor, Villeneuve, Fontjoncouse, Fort-Réal, Millas, Vivier, Sournia ; Couiza. CRUCIFÈRES ERUCA E. sativa L. — Treilles, Narbonne, Villenouvette, Montre- don, Ornaisons, Bouquignan, Palaja, Laroque de Fa. E. glabrescens Jord.. Diagn. 193. — Saint-Antoine de Gala- mus ; [Casas de Peña (J. Neyr.) ]. DIPLOTAXIS D. humilis G.G.— Narbonne, Boutenac. D. tenuifolia DC. — CC. Salses, Fitou, Narbonne et environs, Aric, Carcassonne Cité, Verzeille; Serviès-en-Val ; Millas ; Rabouillet, etc. D. muralis DC. — C. Salses, Narbonne et environs, Aric ; Alet, Limoux; Saint-Antoine de Galamus. D. viminea DC. — C. Salses, Fitou, île de Pujol, Gruissan, environs de Narbonne, Fontfroide, Moux, Aric, Lagrasse, la Bédosse ; Villeneuve, col d'Estrem. — Var, præcox Lange. — Ile de Pujol, Pastouret. D. erucoides DC.— CC. Salses, Fitou, Périllou, Treilles, environs de Narbonne, Boutenac. Aric, Lézignan, Moux, Ca- pendu, Palaja, Trèbes, Carcassonne, Verzeille ; l'uchan, etc. -[— Var. leiocarpa (Gandog.) O. Debx. Rev. S. fr. Bot., 1890, p. 241: — Fitou (M. Neyraut), Narbonne (Gandg.). ] "(= Le Var. ruscinonensis (Gandgr.) O.Debx. Rech.fll.Pyr.,Or. I, p. 23. — Forme à floraison très précoce et persistant près de cinq mois de novembre à Avril. Champs sablonneux à Rivesal- tes, graviers de la Têt à Perpignan.] HESPERIS H. matronalis L. — Saint-Antoine de Galamus; Estable, En Malo ; forêts des Fanges et de Gesse au roc Lafage. H. laciniata All. — Felines, Camps, gorges de l’Agly, col de Bédos, roc de Hydro, Saint-Paul, pont de la Fou, Saint-Antoine de Galamus. MALCOLMIA M. africana R. Br. — Rivesaltes, Clara, la Clape, Pas du Loup près de Coursan, Fontsainte, Vignals, la Coupe près de Narbonne, de Montseret à Donos, Boutenac, Fontfroide, Aric, Moux, de Montlaur à Donneuve. 48 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES M. maritima R. Br. — Environs de Narbonne, le Quatourze, M. littorea R. Br. — Ile de Sainte-Lucie. ARABIS A. brassicæformis Wallr., Sched. 359, — Durban à la ber- serie de la Camp ; Bugarach, Linas ; Estable, En Malo, forêts de Salvanaire et de Boucheville, fontaine Gastopa, serre des Esca- les, Pla Lebat, col de l’'Hommenet ; Escouloubre. A. saxatilis Alt, F1. ped. 1, p. 268. — Milobre de Massac, Pech de Bugarach. A. verna R. Br. — Pas de Charette près de Moujan à la Clape (M. l'abbé Pons). Pont de la Fou, talus à droite sur la route de Saint-Martin. A. auriculata Lamk.— Périllou; Casas de Peña, Albas, Tauch, Nid-du-Loup, Camps ; bois de Fourques ; Laroque de Fa, Pierrepertuse, Matefagine, Milobre de Massac, combe de Lasalle, montagne de Capronne, pont de la Fou, route de Saint- Martin ; crête de Carabatets, forêt de Salvanaire, Montfort. A. stricta Huds., F1. angl., 292. — Saint-Victor, Félines, le Mal-Pas ; Aric; Milobre de Massac, Bugarach, pont de la Fou. La plante de Bugarach nous a paru annuelle ou bisannuelle ; elle a les siliques plus grêles ainsi que les pédoncules, ces der- niers assez longs ; tandis que celle des rochers de la Fou a les pédoncules très courts, aussi gros que les siliques ; les tiges sont ascendantes et non dressées ; les feuilles ovales, sessiles, glauques, rougeûtres ; les caulinaires, sessiles, un peu cordifor- mes à la base et régulièrement dentées. Il est très probable que ces deux plantes, soumises à des essais de culture et étudiées comparativement, pourront être spécifiquement séparées de l'A. stricla Huds., qui a la souche vivace. Nous avons vu ainsi l'A. stricta Huds., non seulement à l’Aric, mais encore à Mon- tolieu et à Conques dans la vallée de l’Orbiel, près de Carcas- sonne. Nous nommons provisoirement la plante de Bugarach Arabis biennis, Nob. et celle de la Fou, À. corbariensis Nob. A. Allionii DC.— Bugarach, Estable. À. sagittata DC. — Ile de l’Aute, bois de Céleiran, Fontlau- rier, Quillanet, Narbonne; Milobre de Bouisse, de Mouthoumet CRUCIFÈRES 49 à Carcassés ; col Saint-Louis et les localités indiquées pour les 4 plantes suivantes. Ce groupe comprend les espèces à souche bisannuelle et à feuilles caulinaires cordées sagittées. Nous avons distingué dans les Corbières les formes suivantes décrites par M. Jordan dans ses Diagnoses, en 1864. A. virescens J., Diagn. p. 109. — Gorges de Saint-Georges, forêt de Boucheville. A. Kochii J., Diagn. 112. — Aric, Bugarach, bois de Fourques près d’Albas ; en montant au Tauch. A. permixta J., Diagn. 110.— Milobre de Massac, Camps, Sainte-Colombe, vallée de l'Aude. A. procera J., Diagn. 114. — Milobre de Massac, Saint-Paul, pont de la Fou, Salvanaire. | A. Gerardi Bess. — Fontfroide; Massac, Bouisse, Laroque de Fa, Sautel, Lagréou, Fondondy. A. muralis Bert. — Félines, Nid-du-Loup, Fontjoncouse, bois de Fourques, Aric, Caunettes-en-Val; Auriac, Massac; Matefagine, combe de Lasalle, Pierrepertuse, Bétouse et ro- chers de Camps, Bugarach, Saint-Antoine de Galamus ; Gincla, Sainte-Colombe. Dans ces diverses localités, cette plante varie beaucoup. A Fontjoncouse, la souche est très forte et recouverte des pétio- _les des anciennes feuilles, ce qui la rend très volumineuse et lui donne un aspect particulier ; les feuilles sont blanchâtres, très hérissées, à dents obtuses; les siliques sont peu nombreuses, un peu étalées; ne serait-ce pas l'A. muricola Jord., Diagn., p. 125? — L’Arabis de Matefagine est moins hérissé, plus vert; les feuilles, celles de la tige surtout, plus larges; les siliques ap- pliquées, plus courtes et plus larges ; ce pourrait être l’À.rosella J., Diagn., p. 126. Les autres formes se rapprochent beau- coup de l’A. saxigena J., Diagn., p. 127. Nous n'avons pas vu les fleurs qui étaient passées quand nous avons cueilli ces plantes. À. hirsuta (Turritis hirsuta) L.— M. Jordan forme ce groupe des espèces à souche pérennante, à feuilles caulinaires briève- ment en cœur à la base et à oreillettes peu marquées. Nous avons déterminé les cinq formes suivantes : Rev. S. fr b, (1 février 1892) 4 A SAT Le RES Re D PET fées k de 2 A si, Sn A ee DR je. y * 50 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES A. pubigera Jord., Diagn., p. 115. — Ormemort, [Casas-de- Peña (M. Neyraut)|]. A. collisparsa Jord., ibid., 116. — Forêt des Fanges, col de l’'Hommenet, forêt de Salvanaire. A. propera Jord., ibid., 118. — Sommet d’Estable. A. propinqua Jord., ibid., 118. — Pech de Bugarach, Saint- Antoine de Galamus. A. gracilescens Jord., ibid., 119. — Milobre de Massac, pech de Bugarach. [Différentes formes de l’A. hirsuta Auct., non revues par M. Timbal, ont été, en outre, constatées dans les localités sui- vantes : La Clape à Tarailhan ; Aric, Caunettes, Serviés; bois d'Ournes; Lanet au pont de l’Orbieu, Auriac, Laroque de Fa, Massac, Pierrepertuse, Bétouse de Camps; Félines, le Mal-Pas ; Tauch, Nid-du-Loup; bois de Fourques ; Saint-Victor ; Vivier, Sournia: Alet; col Saint-Louis; crête de Carabatets, col de Fraissinet, Boucheville, Montfort, Le Bousquet, la Rabasse, col de la Malayréda, forêt de Montné.| A. perfoliata Lamk — Bétouse de Camps; Molitg ; Montfort. [Graviers de la Têt à Saint-Estève. (0. D.)] A. thaliana L. — Ile de Pujol, Gleize, Aussières, Fontlau- rier, bois de Céleiran, Bouquignan, Fontfroide; Villeneuve, bois de Fourques, Félines, Mouthoumet, bois de Bouisse ; Mas- sac, combe de Lasalle, col de Luz, Pierrepertuse; Montfort. A. alpina L. — Périllou ; Auriac, Tuchan, le Tauch, Nid-du- Loup, Padern, bords du Torgan, Matefagine, combe de Lasalle, col de Brézou, combe de Luz, Carcassés, roc de Cagolières, Dernacueillette, Laroque de Fa, Fontescure ; montagne de la Camp; Bouisse, Montjoi; Bétouse de Camps, les Roubis, pech de Bugarach; route de Saint-Paul à Saint-Martin; forêt des Fanges ; Estable ; Le Bousquet, la Rabasse, col de la MA éda, forêt de Gesse. À. turrita L. — Bois de Fourques; Tauch, Nid-du-Loup; Ormemort, Carcassés, Laroque de Fa; Milobre de Bouisse; le Linas, pech de Bugarach, Campeau; Saint-Antoine de Galamus ; forêts des Fanges, de Boucheville, de Gesse, col de la Mälay- réda. Quirbajou. CRUCIFÈRES 51 CARDAMINE C. latifolia Vahl. — Laroque de Fa; pech de Fraissé; forêts de Salvanaire, de Lapazeuil, de Gravas ; Madrès. [ Dans ses Reliquæ pourretianæ (Bull. Soc. Sc. ph. et n. de Toul., 2, p. 116 et 117), Timbal rapporte au C. latifolia les trois formes suivantes, distinguées par Pourret en 1788 (Mém. Acad. Toul., 3, p. 310). C. raphanifolia Pourr. — Feuilles hérissées, pinnées, laci- niées, à foliole terminale très grande, réniforme. C. crassifolia Pourr. — Tige fistuleuse; feuilles pinnées, charnues, à folioles entières, ovales; fleurs presque en ombelle. C. runcinata Pourr. — Feuilles simples ; les radicales pétio- lées, oblongues, profondément dentées ; les caulinaires sessiles, appendiculées, panduriformes ou dentées-laciniées. Ces trois plantes habitent la forêt de Salvanaire. ] C. pratensis L.— Prairies des environs de Narbonne, etc. ; Fondondy ; forèt de Coumebelle, Viviès, Arques, Bouisse, Bé- touse de Camps ; Fanges ; Madrès. C. monticola Timb., Bull. Soc. d'Hist. nat. d. Toul., 3 (1870), p. 112; C. pratensis L. ex p.— Tige simple, de 1-2 décim. Feuilles inférieures à lobes elliptiques, obtus, entiers, non dentés, le terminal de même forme, plus grand, atténué à la base; limbe décurrent sur le pétiole; les supérieures pinnatifi- des, à lobes dressés, elliptiques, le terminal toujours tridenté. Fleurs petites, d’un rose clair; calice verdàtre; pétales arron- dis, échancrés en cœur au sommet, brusquement atténués en onglet; style court, stigmate aplati; siliques plus courtes que les pédicelles. — Bétouse de Camps. C. amara L. — Bords de l’Orbieu à la Grave. C. impatiens L.— Albières, Bétouse de Camps; Estable ; forêts de Bec, des Fanges, de Boucheville, de Salvanaire, de Gesse, de Navarre. C. hirsuta L. — Bois de Céleiran, Pech Rascal, Narbonne, Fontfroide, bois et fontaine de Fourques, Félines, Termes, bois de Bouisse, Massac, col de Luz, le Tauch. C. silvatica Link. — Bétouse de Camps, forêt de See C. parviflora L. — Carcassés. C. resedifolia L.— Col de l'Hommenet, forêt de Salvanaire, serre d’Escales, Madrès. 52 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES 4 DENTARIA D. digitata Lamk.— En Malo, Estable, forêt de Gesse. D. pinnata Lamk. — Combe de Lasalle, Carcassés ; Bétouse de Camps, Bugarach, Estable, forêts des Fanges, d’Aiguesbonnes, de Boucheville, fontaine Gastopa, forêts de Salvanaire, de Gesse, de Villeneuve, de Navarre, fontaine del Manent, Madrès. Eorêt de Quirbajou. LUNARIA L. rediviva L.— Forêt des Fanges, descente vers Quillan ; En Malo, Estable. ALYSSUM A. calycinum L. — Leucate, Périllou, Gruissan, la Clape, Narbonne, Pech de l’Agnel, Levrettes, Montredon, Boutenac, Aric, Montirat, Verzeille ; l’'Auradieu ; vallon de la Matte à Féli- nes ; Fontjoncouse, Durban, Périllou ; Massac; pont de la Fou; Limoux, Couiza ; Estable, Caunil ; Puilaurens ; Roquefort, forêt de Gesse. A. erraticum Jord., Diagn. p. 200; À. calycinum L. ex. p.— Racine fusiforme. Plante couverte de poils étoilés, souvent apprimés. Tiges de 40-25 centim., rameuse dès la base ; rameaux diffus, tortillés, ascendants. Feuilles d’abord ovales, puis ellip- tiques, obtusiuscules. Fleurs en grappe dense; pédoncules éta- lés-dressés, un peu plus longs que les silicules; sépales hérissés, étalés, persistants; pétales oblongs-cunéiformes, émarginés, plus longs que le calice. Silicules orbiculaires, un peu émargi- nées au sommet, renflées au milieu, planes aux bords, couvertes de poils apprimés ; style un peu conique à la base, dépassant l’'échancrure de la silicule ; 2 graines ellipsoides, jaunâtres. — CC. à Saint-Paul de Fenouillet, notamment au pont de la Fou, et dans la vallée de la Boulzane jusqu’à Montfort, dans les fentes des murailles et au bord des champs. Au moment où nous l'avons récoltée, la plante était un peu avancée, quoique encore en fleurs; les feuilles inférieures avaient disparu, si ce n’est sur quelques individus tardifs. Cette plante est commune dans les Pyrénées centrales avec une autre forme voisine que nous avons nommée À. vérgalum Timb. dans CRUCIFÈRES 53 _ le Bulletin de la Societé des sciences physiques et naturelles _ de Toulouse, vol. 1, p. 87 (Excursion aux sources de la Garonne et de la Noguéra Pallarésa, 1871, publ. en 1872). A. campestre L. — Zevrettes, Donos, Talairan ; Rennes, source salée de Sougraigne, Massac. A. montanum L. — Gruissan, Donos, Tauch, Carcassés, Es- table, vallée de l’Aiguette. [ Le groupe de l’A. monianum Auct. a été divisé en plu- sieurs espèces par MM. Jordan et Fourreau, Brev., 2 (1868), p. 7 et s.; en 1884, Timbal et Jeanbernat ont décrit, comme espèces, trois formes du même groupe dont l'une, l'A. margi- natum, a été inscrite, comme variété, dans le Capsir, Bull. Soc. Sc. ph. et n. de Toul., 6, p. 100 ]. A. orbiculare Jeanb. et Timb., Rev. S. fr. de Bot., 3 (1884- 85), p. 106, pl. 1, fig. B.; À. montanum L. ex p.— Tiges de 3-4 décim., ascendantes, dressées, très nombreuses, très feuil- lées à la base. Feuilles inférieures elliptiques, oblongues, assez grandes, atténuées en pétiole assez long, ailé; les caulinaires de même forme mais plus allongées, atténuées en pétiole plus long, obtuses ; toutes sont couvertes d’une pubescence étoilée d'un blanc sale. Fleurs petites ; sépales ovales-obtus et héris- sés ; pétales jaune soufre pâle, obcordées au sommet. Silicules arrondies, non tronquées au sommet, laissant entre elles et l’axe de l’épi un petit espace vide, ce qui les rend moins sessiles que dans les autres formes ; les silicules sont disposées en un épi conique assez large et assez long. Graines rouge brique, rondes, mucronées. — Mouthoumet, Matefagine, Carcassés, Estable, En Malo, Sainte-Colombe. L'A. helianthemifolium Timb. et Jeänb., ibid., p. 105, s’en distingue par ses tiges entortillées, beaucoup plus diffuses, ses feuilles ovales, à pétiole court, ses fleurs à pétales jaune souci, ses silicules légèrement tronquées au sommet, moins arrondies et ses graines brunes. — Nous l’avons observé dans les Corbiè- res occidentales, autour de Belcaire, forêt de Niave, col de la Frau. L'A. marginalum Jeanb. et Timb., ibid., p. 106, se distingue de l'A. orbiculare et de l'A. helianthemifolium par ses tiges couchées, à la fin ascendantes ; ses feuilles larges, obovales, vert cendré, à pétiole plus large; ses fleurs jaune d'or, à sépales PP dt CH CA ee UNS AUTONET VOA LENS TS CA. 44. Es 14 54 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES hérissés, obtus, à pétales obcordés, non émarginés ; ses graines rousses bordées d’une membrane tout autour. — C’est la forme du massif du Llaurenti; le Dr Guitard nous l’a communiqué aussi des bains d'Ussat (Ariège). A. xerophyilum Jord. et Fourr., Brev. 2, p. 10; À. monta- num L. ex p.— Tiges fines, souvent allongées, flexueuses, ar- quées-ascendantes. Feuilles assez petites, oblongues-cunéifor- mes, un peu aiguës; les inférieures obovales-cunéiformes, canescentes. Pétales à limbe obovale, brièvement émarginé. Silicules deux fois plus courtes que le pédoncule, ovales, à peine émarginées au sommet, apiculées ; style égalant la moitié de leur longueur. — Le Tauch au col et au pech de Fraisse. A. alpestre L. — Serre de Salza ; Auriac, Carcassés. Basses- Corbières (Bentham, sans indication de localité). A. maritimum Lamk.— Route de Salses à Fitou, plage de Leucate, sidrières de Fitou et de Leucate, îles de l’étang de Bages, Sainte-Lucie, Gruissan, la Clape, Narbonne, Pech de l’Agnel, Montredon ; Pierrepertuse ; gorges de Saint-Georges. A. spinosum L. — Casas de Peña, Treilles, Périllou, Gruis- san, cap de Pla, la Clape, Pech de l’Agnel, Montredon, Boute- nac, Saint-Victor, col d'Estrem, Tauch, Montpeyroux et pech de Fraisse, Nid-du-Loup, Padern, Tuchan, Vingrau, col de Bré- zou, Pierrepertuse ; Saint-Antoine de Galamus, pont de la Fou, col Saint-Louis. A. macrocarpum DC.— Aric, Fontjoncouse, Talairan, mon- tagne de la Camp, Bouisse et Milobre, Montjoi, Auriac, Termes, Félines, Laroque de Fa, Massac et Milobre, col de Luz, Pierre- pertuse ; Bétouse, murs et rochers de Camps; pech de Buga- rach, serre de Bec; Caudiès (M. Jordan Obs. 1 p. 9); Pierre- lisse, Estable, Sainte-Colombe, Roquefort, forèt de Gesse au roc: Lafage ; montagne de Crabixa ; forèt de Quirbajou | et les loca- lités citées pour les deux plantes suivantes qui appartiennent au même groupe |. A. saxigenum (Péilotrichum saxigenum) Jord. et Fourr., Brev., 2, p. 13; À. macrocarpum DC. ex p. — Pas-du-Loup de Sijean ; las Crambos à l’Aric; rochers entre Donos et Font- joncouse ; Camps, Estable. | A. candolleanum (P{ilotrichurm candolleanum) Jord. et Fourr., ibid.; À. macrocarpum DC. ex p. — La Devèze entre CRUCIFÈRES RES 55 Villerouge et Félines, Laroque de Fa, Carcassés, Pierrepertuse, Bugarach. CLYPEOLA C. jonthlaspi L. — Salses, Treilles, ile de Pujol, Quillanet, Aussières, Levrettes, Pech de l’Agnel, Montredon, Boutenac (Mlle de Castillon Saint-Victor); Villeneuve ; Padern; pont de la Fou, Saint-Antoine de Galamus ; gorges de l’Agly à Camps. [ — Var. B. suffrutescens O. Debx. et J. Neyr. in Soc. hist, nat. Toul. (Procès-verbal de la seance du 18 mars 1891), et in Rev. Soc. fr. de Bot. (1891) p. 241. — Distincte de la forme ty- pique par ses tiges ligneuses, sous-frutescentes, rameuses dès la base, dressées, de 20 à 25 centim. de hauteur, par ses grappes fructifères très allongées, et ses silicules du double plus gran- des. — Les versants rocailleux de l’ermitage de Casas de Peña (0. D.)|. C. Gaudini Trachsel, Obs. bot. in Flora (1831), n. 43, p. 737 et s. — Matefagine. | Sidrière de Fitou (M. Neyraut), Rev. Soc. fr. Bot., 1891, p. 242 (O. D.) |. _ [ Déterminations provisoires indiquées sur les listes d’herbo- risations : C. petræa Jord. et Fourr., Brev., 2, p. 14, à Mirail- les, Albas, Pierrepertuse; C. psilocarpa J. et F., ibid., au Tauch.; C. Zævigata J. et F., ib., au Tauch et à l'Aric |. DRABA D. aizoides L. — Estable. D. muralis L. — Fontaine de Fourques, Félines, Palairac, Tauch, roc de Cagolières, Pierrepertuse ; les Alois. D. nemorosa L.— Nid-du-Loup au Tauch. EROPHILA (Draba verna L.). E. hirtella J., Pug., p. 10 ; Diagn., p. 218. — Aussières. E. brachycarpa J., Pug., 9; Diagn., 219. — Narbonne, Nid- du-Loup au Tauch, Milobre de Bouisse. { Bords de l’Agly à Ri- vesaltes (M. A. Legrand)|. E. pyrenaica Jord., Diagn., 224. — Massac, Pierrepertuse. E. stenocarpa Jord., Pug., 11 ; Diagn., 239. — Four à chaux sur le chemin de Moux à l’Aric. E. majuscula Jord., Pug., 11; Diagn., 244. — Massac. PR D SL VONT 0 PL NO ER PL AS RUN GET NAT LR LS nn LUCE AT AR RUE PR DE den Po PE AU SE C7 UE NV RTE S DELE Va Le 1e: af* A at: sx re CE F an (ARR ÉTTE Ds Ye TNA ER 56 TIMBAL. = FLORULE DES CORBIÈRES [ E. medioxima Jord. in Boreau {Flore du Centre, Edit. 3, vol. 2, p. 352. — Champs des bords de l’Agly à Rivesaltes (M. A. Legrand) |. KERNERA K. saxatilis Rchb. — Campeau, Estable, gorges de Lauziéret, forêt de Gesse. K. auriculata Rchb. — Pech de Bugarach ; roc Lafage. BISCUTELLA B. cichorifolia Lois. — Sournia, Esquino d’Aze, B. hispida DC. — Prats. B. lævigata L. — La Clape, environs de Narbonne, Montre- don, Pech de l’Agnel; Alet; signal de Saint-Michel; Rouffiac; pech de Bugarach; Vivier, Prats ; Pierrelisse, forèt des Fan- ges, Estable, Sainte-Colombe. [Les huit plantes suivantes font partie du mème groupe]: B. intermedia Gouan Ill, p. 43; B. lævigata var. ; GG. ex p. — Prats, bois; Pla d’Estable; forêt de Gesse au col de Filhol. B. ambigua DC. — Col de l’Espinasse. B. saxatilis Schleich,, Exsicc., Rchb., Ic. 4205. — Orme- mort, Bugarach, Vivier, Sournia. B. longifolia Vill.; B. lævigata, à integrala GG. ex p. — Gincla, Montfort. B. sinuata Jord., Diagn., 301. — Carcassés, Bugarach. B. pinnatifida Jord., Diagn., 311. — Casas de Peña ; Saint- Antoine de Galamus ; pech de Bugarach, B. oreites Jord., Diagn., 294. — Massac. B. angustifolia Timb.— Feuilles coriaces, cassantes, lancéo- lées. obtuses, à dents inégales très peu marquées. Grappe de fleurs à rameaux courts, étalés dressés; pédicelles hérissés, grêles, courts et arqués en dedans de manière que la grappe reste toujours condensée. Fleurs jaune très pâle; pétales obo- vales très entiers dans leur pourtour; silicules grandes, à échancrure très étroite, un peu noirâtres tout autour et char- gées d’aspérités tres peu sensibles. — Forme voisine d'une plante que nous avons récoltée à Cagire et que nous avons rap- portée au B. alpicola Jord., Diag., 292. — Abonde dans la forêt d’Estable. S AREA M A PURE He ne ù rs ; PT LH LATE T NX L | net on LA Le mr Ce PS x ART RNS } f N AS DA TE AU 8h c'en CRUCIFÈRES 4 57 IBERIS I. spathulata Berg., Phyt. — Gorges de Pierrelisse. I. pinnata Gouan, Hort. monsp. — Sijean, Narbonne, Pech de l’Agnel, Boutenac, Aric, Capendu, Montlaur, Rougeat, Ver- zeille ; Talairan, Saint-André de Roquelongue, Donos, Fontjon- couse, col d’Estrem, Saint-Victor, Durban; Laroque de Fa, Mouthoumet, pont de l’Orbieu, col du Paradis, Viviès, Arques ; Massac, Montgaillard, Rouffiac, Camps, montagne de Capronne, Saint-Paul de Fenouillet. I, arvatica Jord., Diagn., 288. — Bois de Bouisse, d'Ournes, font de Razouls. I. affinis Jord., Cat Dij., p. 25, Diagn., 289. — Fontjoncouse, Durban ; fontaine Gastopa. I. panduræformis Pourr., Mém. Acad., Toul., 3 (1788), p. 320 ; Timb., Soc. Sc. ph. et n. de Toul., 1, p. 375. — « IBERIS (panduræformis) caule basi ramoso, foliis panduræ- « formibus succulenlis, obtuse dentatis; floribus umbellaltis. « Dans les Corbières, à Auriac, Soulages, etc.» Pourr, I, c. Plante annuelle à tiges variables, simples ou à 2-3 rameaux dès la base. Feuilles inférieures vertes, ovales-elliptiques, à 2-4 lobes arrondis ; les supérieures lancéolées-spatulées, à 2-6 dents obtuses. Fleurs roses ou blanches, à sépales obtus, vert sombre ou noirs; pétales inégaux, émarginés au sommet; style rougeâtre, cylindrique, Silicules grandes, arrondies, un peu plus longues que larges, entourées, même à la base, d’un bord ailé qui est très large au sommet; échancrure large en V ou- vert, à ailes triangulaires mucronées ou arrondies surtout à la maturité. Fleurit en mai et juin. Auriac, Soulatge, etc. (Pourret); Redoulade, Bouchard, pont de Cubières ; Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul, pont de la Fou; Sournia, Esquino d’Aze ; Boucheville ; Axat. Nous avons vu cette plante dans sa localité classique, à Sou- latge, où elle se présente avec une tige simple, remeuse au som- met ; les silicules ont les ailes arrondies, sans mucron, tandis que le mucron est manifeste dans les échantillons de Saint- Paul, pont de la Fou, Saint-Antoine, Axat. Après avoir étudié de nouveau la plante de Casas de. Peña, que nous rapportions, loc. cit., à l'7Z, panduræformis Pourr., MT re ANET au P4 AN: «FN EC] PL AE LR RU du D Lee AT UTÉ art dus ee) [ CHER se $ € LA £e 4 PE ST Pr Ari ; à 58 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES nous croyons devoir la réunir à l’Z. montolearensis Timb., à cause de la couleur purpurine des feuilles et du calice et sur- tout à cause de la forme de la silicule qui est tout à fait diffé- rente. I. montolearensis Timb., Soc. sc. ph. et n.T.1,p. 375 et 2, p. 255. — Tige annuelle ou bienne selon le terrain où elle croît, droite et rameuse un peu au-dessous du colletet souvent même dès labase. Feuilles rouge purpurin sombre, les inférieures ovales- elliptiques, à dents plus profondes et obtuses ; les supérieures elliptiques, avec des dents étalées-obtuses au sommet. Fleurs blanches ; sépales rouge purpurin sombre; style obconique, fin à la base, gros au sommet, dépassant un peu la silicule. Silicule petite, arrondie, aussi large que longue,étroitement bordée d’une aile vert sombre, n’atteignant que les deux tiers de la silicule et formant au sommet une échancrure en V peu profonde, dépassée un peu par le style. — Montauriol, Monze; Pinède de Durban, Tuchan, Massac, Rouffiac ; Casas de Peña. [Dans la description primitive de l’7. montolearensis, Timbal le distinguait de la plante de Casas de Peña par ses fleurs blan- ches à pétales deux fois plus grands; l'observation plus ré- cente, dont il a fait suivre la description de l’Z.panduræformis, montre que ce caractère lui a paru peu constant et surtout moins important que les différences dans la forme de la silicule. La diagnose de l’Z. panduræformis de Pourret présente simple- ment cette plante comme rameuse dès la base; cependant les échantillons de Soulatge sont rameux seulement à la partie supérieure de la tige; cette différence n’est pas rare dans les espèces annuelles du genre Zberis.] I. resedifolia Pourr.,Itin. Pyr.; Timb. Rel. pourretianæ in B. Soc. sc. ph. et. n., 2, p. 58 et 72, pl. 1. — Plante annuelle de 2-4 décim. Tige solitaire, dressée, sillonnée, anguleuse, pu- bescente, rameuse au sommet; rameaux assez longs, simples, étalés, disposés en corymbe allongé. Feuilles vert jaunâtre, planes, un peu épaissies, non calleuses au sommet, dressées ou étalées ; les inférieures pinnatifides, à lobes très gros, obtus au sommet; les supérieures elliptiques, atténuées à la base, obtuses au sommet, sessiles,hispides,entières ou munies de 1-2 dents iné- gales. Fleurs en grappe d’abord courte et serrée, elliptique ou conique, s’allongeant beaucoup pendant l’anthèse, très longue à 59 la maturité ; pédoncules très espacés, étalés; un peu épaissis à la base et au sommet ; sépales /âches, elliptiques, obtus au som- met, d’un vert foncé sur le: dos, plus pâles aux bords; pétales obovales, contractés à la base en un onglet très court, un peu échancrés au sommet, d’un rose pâle passant au purpurin ‘après l’anthèse. Silicules ovales-orbiculaires, convexes, un peu ré- trécies au sommet ; ailes des valves égalant leur largeur, se con- tinuant très distinctement sur les côtés jusqu’à la base; lobes de l’échancrure aigus, dressés, formant un angle très ouvert et égalant le: tiers de la ssilicule. — Combe de Lasalle, Sougraigne, Camps, col, .de Campérié, Axat, Estable, Caunil, forêt de Bou- cheville, Montfort, col de l'Hommenet, pont de Counozouls, Le Bousquet, col de la Malayréda. .,.. CRUCIFÈRES I. latifolia Pourr., Itin. Pyr.,; Timb., Rel. pourr., 43. — Plante annuelle de 2-3 décim. Tiges ramifiées dès la base, as- cendantes, anguleuses, pubescentes, rameuses au sommet, à rameaux très longs, nus, en corymbe allonge. Feuilles d’un vert jaunâtre, elliptiques atténuées en pétiole, obtuses, dentées à partir de la moitié supérieure du limbe, à dents à peu près égales, ascendantes, étalées. Grappe de fleurs d’abord courte et serrée, s’allongeant un peu pendant l’anthèse, ovale- allongée, non- conique, à la maturité ; pédoncules très espacés, étalés, un peu hérissés ; sépales ovales, obtus, appliques ; pétales obovales, inégaux, blanc un peu rosé dans le bouton, contractés en onglet, assez long, obtus au sommet. Silicules orbiculaires, convexes, non contractées au sommet, ailées tout autour, terminées par une large échancrure à lobes triangulaires larges et à pointe dressée; style dépassant à peine l’échancrure. — Fleurit en juin. #10 Bords des champs à Vivier, en allant de Saint-Paul à Sournia, localité citée par Dent combe de Lasalle ; forèt de Bou- cheville. Cette plante est voisine de l’Z. resedifolia Pourr: qui en dif- fère par ses silicules en grappe conique, rétrécies vers le som- met, à lobes aigus un peu déjetés de côté, à style dépassant les lobes de l'échancrure ; par ses feuilles à lobes Dies par ses tiges moins dressées e plus étalées. I, amara L. — Mouthoumet, Laroque de Fa; Rennes, Sou- AL DS in 0 EE Tv EE Lt PM SN AE 1. LC OP.) FT EP EE DORE PPT DAT NAT) Sie à 67 Ars "5: NA En à du LM AMUES NN ST Le part LR UNE AT 4-7 Se an He PART Ta Ce rrE v'NUNE 60 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES graigne, Massac, Camps; Rabouillet, Gincla, col du Frayche, Sainte-Colombe; forêt de Navarre. : I. garrexiana All.— Rochers à la Pradelle ; Puilaurens, Mon- tagne Rase, Madrés. I. saxatilis L. — ‘Périllou, Treilles, Aric; Matefagine, Milo- bre de Massac, Carcassés; le Tauch, Nid-du- he To de Bugarach ; Saint-Antoine de Galamus. TEESDALIA T.nudicaulis R. Br. — Aussières; Borderouge ; Alet, Fon- dondy, de Lagréou aux Alois, Monjoi, bois de Bouisse; Massac, bords du Torgan, col de Luz, Rouffiac ; Vivier. T.lepidium DC. — Aussières, Pech de l’Agnel, Aric; fon- taine de Fourques. ÆTHIONEMA Æ.saxatile R. Br.—Milobre de Massac, Cédeillan ; Montfort, Sainte-Colombe; gorges de Saint-Georges. THLASPI T.arvense L. — Gleize, bords de la Robine; Montfort; Ro- quefort. T. montanum L.— Bouisse, Massac; Rennes, pech de Buga- rach. T. perfoliatum L. — Narbonne, la Clape, Pech de l’Agnel, Montredon; Verzeille ; Viviés ; Massac, bords du Torgan, roc de Cagolières. T. occitanicum Jord., Obs. 3, p. 12, pl. 1 bis; Diagn. 260. — Treilles ; Nid-du-Loup au Tauch. T. silvestre Jord. Obs. 3, p. 9, pl. 1 ; Diagn. 261. — Bois de Crausse ; forêts des Fanges et de Salvanaire, Estable, le Bous- quet. T. brachypetalum Jord., Obs. 3, p. 5, pl. 1. Diagn. 253. — Estable. CAPSELLA C. bursa-pastoris Mœnch. — Salses, Périllou, Narbonne et environs, Boutenac, Aric, Moux ; Durban, Palairac, Massac.: TEE Leo CRUCIFÈRES 61 _ C. rubella Reut., Bull. Soc. hall., 1854, p. 18. — Bois de Cé- leiran, Narbonne et environs, Boutenac, Fontfroide, Moux ; Félines, vallon de la Matte; Caladroi, Sournia; route de Quillan aux Fanges, Le Bousquet. [Rive gauche de la Têt à Perpignan.] [ C. virgata Jord. Diagn. esp. nouv. p. 339; C.bursapastoris L. et Auct. gall. ex parte — Sables et graviers de la Têt près de Saint-Estève à Perpignan. Deux autres formes, les C. præcox Jord. et C.gracilis Gren.; qui se rencontrent fréquemment dans les champs sablonneux sur la rive droite de la Têt à Perpignan, doivent très probable- ment se trouver aussi sur la rive gauche de cette même rivière. (0,:b:) 1. HUTCHINSIA H. petræa R. Br. — La Clape, environs de Narbonne, Quil- * Janet, Aussières, Fontlaurier, Pech de l’Agnel, Villenouvette, Villedaigne; Aric, Lagrasse; Palairac, Périllou, Fourques, Tuchan, Tauch, Massac, Pierrepertuse, col de Luz, Bouisse, Bétouse de Camps, gorges de l’Agly ; col Saint-Louis ; Saint- Antoine de Galamus, pont de la Fou ; Montfort, Gincla. { H. maritima Jord. Diagn. esp. nouv. p. 334 ; O. Debx. Rech. fl. Pyr: Or. Il, p. 152 ; A. procumbens Desv. et Auct. gall. ex parte — Se distingue de l’/. diffusa par ses tiges dressées non diffuses, par ses feuilles découpées en 5-7 lobes pubérulents et par la pubescence fine de toute la plante. — Les sables à l’em- bouchure de la Têt (0. D.) |. H. diffusa Jord. Diagn. p. 335; AH. procumbens Desv.; Lepi- dium procumbens L. ex p. — Le Barcarès ; îles des étangs ; sidrières de Fitouet de Leucate, Sainte-Lucie; les plages. [Voir Notes. de M. Debeaux, Rev.s. fr. de B. 1891, p. 242.] H. alpina R. Br. — Matefagine. LEPIDIUM L; sativum L.— Alet, Fondondy. L. campestre R. Br. — Rivesaltes, Narbonne, Aric; Alet, Fondondy, les Gélis, bois de Bouisse, Larroque de Fa, pont de l'Orbieu, Félines, gorges du Libre, le Mal-Pas; pont de Cubiè- res, Bouchard, Eau Salée de Sougraigne ; Boucheville. L. heterophyllum Benth.— Sournia, Pézilla. [ Graviers sur la rive gauche de la Têt à Perpignan (0. D.)|]. 62 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES L. Smithii Hook. — Forêt de Salvanaire. L. hirtum DC. — Lagrasse, bois de Fenoiliéres ; de Durban à Villeneuve ; pont de la Fou, Sournia, Mad «© L. ruderale L. — Narbonne. [ Plage de Canet, à Rs -Cy- prien (M. Neyraut) |. L. graminifolium L. — Narbonne; de Millas à Fort-Réal; pont de la Fou, Vivier, Prats ; Alet, bois de la Courbatière. L. humifusum Req. -- Maisons. [? Plante portée sur les listes d’herborisations ; n’a pas éte annotée De M. Timbal T L.latifolium L. — Narbonne. L, draba L. — Sidrière de Fitou, Leucate, Hôitoüx, ile des Oullous, Gruissan, la Clape, bois de Céleiran, Narbonne, Mont- redon, Boutenac, Aric, Moux ; Montgrand, la Venne; Lagrasse, Albas, Durban; pont de la Fou. [Graviers de la Têt, à Perpignan]. SENEBIERA S. coronopus Poir. — Narbonne, Boutenac; Madrès. CAKILE C. maritima Scop. — Treilles, cap Leucate, la Franquüi, de Fitou à la Nouvelle, voie ferrée, dunes de la NNRETRES Sainte-Lucie, la Clape. [ C. littoralis Jord. Diagn, esp. nouv. p. 345 ; O. Debx. Rech. fl. Pyr. Or. I, p.25; C. marilima Lin. et Auct. gall. ex, parte. — Ses sables maritimes à l'embouchure dé la Têt (0. D:). C. Bauhini Jord. Diagn. esp. nouv. p.347 ; O0. Debx. Loc.'cit. p. 25; C. æœgyptiaca Willd. ex parte ; C. lalifolia Poiret ; C: ma- rilima var, sinualifolia Guss. Flor. sic. prod. 2, p: 490: — Plante caractérisée par ses feuilles grandes, larges, sinuées-lo- bées ou subpinnatifides à la base, par ses silicules 24:38 fois plus grandes que dans le C. Zittoralis et les cornes des articles plus épaisses et plus larges. L'identité de cette forme avecle C. ægyptiaca étant encore incertaine, M. Jordan à proposé pour celle-ci le nom de C. Bauhini. — Les sables maritimes à la Si- drière de Fitou (M. G. Gautier) O. D. |. RAPISTRUM R. rugosum All — Ile de Pujol, Narbonne, Aric, Trébes; Talairan, Durban, Laroque de Fa; Arques. RESÉDACÉES 10 KR. orientale DC. — Route de Salses à Fitou. BUNIAS B. erucago L. — Gruissan, Narbonne, Pech de l’Agnel, Bou- tenac ; Alec, la Courbatière, bois d'Ournes, Félines, vallon de la Matte; Tuchan, Caladroi, Prats, Sournia, Montfort. B. macroptera Rchb., F1. exc., 654. — Narbonne. [ Graviers de la Têt entre Perpignan et Saint-Estève (0. D. |. MYAGRUM M. perfoliatum L. — Boutenac, Aric, Comigne. NESLIA N.paniculata Desv. — Narbonne; Vivier, Prats, Rabouillet ; Caunil. | CALEPINA C. Corvini Desv. — Fondondy, Bouisse, coume de Montfal- gons, près de Félines ; pont de la Fou, Vivier, Prats. | RÉSÉDACÉES RESEDA R. phyteuma L. — Salses, Fitou, Céleiran, Narbonne, Le- vrettes, Narbonne, Montredon, Boutenac, Aric, Moux, Durand, Trèbes, Villefloure, Verzeille, Saint-Hilaire, Viviés, Arques, col du Paradis ; Donos, la Ricardo, col d’Estrem ; Durban, Massac, Cédeillan ; Cassagnes de la Frontière, mas de la Garrigue ; Saint- Paul de Fenouillet, Vivier, Rabouillet, Gincla, Montfort. R. aragonensis Loscos et Pardo, Series inconf., p.14 — Champs sablonneux des rives de l’Agly, entre Rivesaltes : et Clara ; environs de Perpignan, champs et rignes [ Casas-de- Peña (M. Neyraut) |. Cette plante, décrite comme espèce par Loscos et Pardo, a été considérée par MM. Willkomm et Lange, dans leur Pro- drome, comme variété y fragrans du R. phyteuma. Loscos donne de ces deux plantes les diagnoses comparatives suivantes : R. phyleuma. — Racine annuelle; tiges dressées ou ascen- A TR ie D PEU PAS PP CE G4 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES dantes, jamais couchées ; feuilles vertes ou jaunâtres ; sépales dès le commencement plus longs que les corolles, accrescents, lancéolés, étroitement canaliculés en dessus ainsi que les brac- tées ; anthères jaune d’or; graines verdâtres. R. aragonensis. — Racine annuelle, souvent bienne; tiges diffuses , ascendantes ; feuilles glauques ; sépales de même longueur que la corolle, obovales-oblongs, obtus, presque plans; anthères jaune safran ; graines grisâtres. Loscos dit, en outre, que son À. aragonensis a les fleurs odorantes et les capsules à angles plus saillants. Nos échantil- lons nous ont paru conformes à ceux de Loscos. R. lutea L. — Narbonne, Lagrasse, Durban, Périllou, Dur- ban, Félines, Massac; Alet, Axat, Caudiés, Saint-Paul, pont de la Fou ; Cassagnes de la Frontière, Caramany, Sournia, Bou- cheville, [— Var. mucronulala Tin. — Aric, Comigne (M. G. Rouy)|. [ La var. mucronulala considérée comme espèce distincte par Tineo in Cat. hort. panorm. p. 280 (1828) ne diffère du type lutea que par ses tiges dressées allongées, simples, ou peu ra- meuses, par ses capsules papilleuses à dents plus allongées. — Cette variété nouvelle pour la flore de France n’était indiquée qu’en Algérie, au Maroc, dans la péninsule ibérique et dans l'ile de Zante (0. D.) ]. R. suffruticulosa L. — Plages de Leucate, la Nouvelle, la Vieille-Nouvelle ; iles des étangs de Leucate et de Bages. Paraît ne pas quitter les bords de la mer. R. luteola L. — Salses, sidrières de Fitou et de Leucate,les plages, Narbonne, Crabit ; Durban, Fourques, Palairac, Mou- thoumet ; défilé d’Alet, Dernacueillette, Massac, Milobre, l’Her- mitanèche ; du pont de la Fou à Saint-Martin ; Fenouillet, col de Campérié, Rabouillet ; Roquefort, le Bousquet, col de la Ma- layréda. CISTACÉES Nous avons publié en 1861 dans les Mémoires de l’Académie des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse, série 5, tome 5, p.28, une Ætude sur quelques cistes de Narbonne. CISTACÉES 65 La pensée de ce travail m'avait été inspirée par la communica- tion que M. Clos avait faite, plusieurs années auparavant, d’un manuscrit inédit de Pourret, découvert dans les archives de l’Académie (Mém. Acad. Toul., 1858, p. 244 ets.). Pourret, qui avait déjà parcouru et étudié « tous les environs de Narbonne, nos montagnes des Corbières, une partie des Pyrénées et le dio- cèse de Saint-Pons», vint à Montpellier, voyagea dans les Cévennes avec l’abbé de Sauvages et se rendit à Nimes auprès de Séguier. « Ce fut chez lui », dit-il, «que je reçus de M. Linné l'invitation pressante de travailler à la refonte de cer- taines familles dont les espèces sont nombreuses dans notre Gaule. Parmi celles qui me furent proposées se trouvait celle des Cistes dont j'avais déjà plusieurs espèces intéressantes... » Le manuscrit de Pourret a pour titre : Projel d'une Histoire generale des Cistes, et c'est probablement l'ouvrage cité à plu- sieurs reprises par lui-même et par Rozier, Observations sur la Physique, t. 35, p. 428, sous le nom de Cisiograghie. Pourret avait voulu faire la monographie des Cistacées ; en réalité, il ne s'était occupé avec quelque détail que du genre Cistus et s'était borné à une simple énumération des hélianthèmes qu'il devait étudier plus tard. En parcourant les Corbières, Pourret avait observé les nom- breuses formes que présentent les cistes, si communs dans les bois et les garrigues du Midi; au lieu de voir dans les différen- ces de forme des variétés dues à l'influence physique ou chimi- que du sol, il n’hésita pas à les attribuer à l'hybridation. La théorie de l’hybridité est aujourd'hui incontestée, surtout de- puis qu'elle a été confirmée par l’expérimentation ; la féconda- tion de deux espèces l’une par l’autre a été pratiquée par plu- sieurs botanistes, notamment, pour les cistes, par M. Bornet, à Antibes; M. Baillet et moi-même, à Toulouse, avons obtenu par le croisement artificiel un grand nombre des hybrides signa- lés auparavant, de sorte qu'aucun doute ne peut subsister pour nous. Dans la nature, une foule d'insectes, attirés par le parfum des plantes diverses de nos garrigues bourrées de cistes, vien- nent opérer la fécondation croisée. Il a été longtemps difficile de constater dans un hybride l’ac- tion de telle ou telle espèce; la difficulté vient surtout du man- _que de précision dans la détermination des espèces qui ont la Rev. S. fr. b. (1 mars 1892) 5 Lac et tags 66 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES propriété de varier beaucoup,si l’on n’admet pas les espèces affines qui composent certains types communs, tels que le Cis- tus salvifolius et le C. monspeliensis des auteurs. L’étude de ces formes diverses, généralement très constantes, a détermine MM. Jordan et Fourreau à grouper dans le genre Ledonia Spach les variétés ou espèces affines du C. salvifolius et à adopter le genre Stephanocarpus pour le C.monspeliensis linnéen. Si l’on se range à cette manière de considérer les prétendus types, si l’on se borne seulement à ne voir que des variétés stables dans les espèces affines, on pourra facilement se rendre compte de tou- tes les différences notables que l’on observe dans certains cis- tes, espèces ou hybrides, désignés sous le même nom; le vague et l’indécision ne planeront plus sur la détermination de ces plantes embarrassantes pour les botanistes qui, n'étant pas pré- venus, croient à un polymorphisme indéfini. Comment, par exemple, le Cistus florentinus Lamk.,qui est un hybride du C. salvifolius et du C. monspeliensis, n’offre-t-il pas des caractères identiques si on le prend à Toulon, d’où M. Huet l’a distribué, ou à Montpellier ou à Narbonne? Cela est cependant facile à expliquer sans admettre, comme on l’a dit, que ces différences sensibles viennent de la part plus ou moins grande que prend dans l’hybride une des parties contrac- tantes, ni encore que l'hybride revient par atavisme, à l’un de ses parents. Là n’est pas la cause véritable. Pour nous, les diffé- rences dans l’hybride viennent de ce qu’il est produit par des for- mes différentes qui imposent leurs caractères propres d’après lesquels on les distingue comme espèces affines ou variétés, chacun suivant sa manière de voir. Ainsi, pour le C. {orentinus de Toulon, c'est le C. salwifolius var. platyphyllus, Ledonia pla- typhylla Jord. et Fourr. qui en est le père; celui de Montpellier est formé par le C. salvifolius var. elegans, Led. elegans J. et F., celui des Corbières, par le C. salvifolius var. microphyl- lus, Led. microphylla J. et F. On pourrait en dire autant de beaucoup d’autres hybrides. Les choses ainsi posées, que ces plantes soient appelées des espèces ou des variétés, cela importe peu ; la question sera peut- être résolue un jour ; mais il est indispensable de faire entrer leurs noms dans le nom de l’hybride; la difficulté sera simpli- fiée et l’on reconnaîtra, dans son nom, la composition d’un hybride donné ; on ne sera pas obligé d’avoir recours à ce poly- CISTACÉES | 67 morphisme qui ne veut rien dire sinon qu'il cache une détermi- nation superficielle des formes embarrassantes, comme il s’en trouve dans tous les genres à espèces nombreuses. Dans une monographie que nous préparons de la famille des Cistacées, nous nous étendrons plus longuement sur ce même sujet, avec des preuves à l’appui; pour le moment nous nous bornerons à signaler à la suite des espèces légitimes les hybrides que nous avons rencontrés. TABLEAU DES GENRES A. Toutes les étamines fertiles, ovaire orthotrope, graines sans ra- DREAM RL ER TT S ES APR RE AE ete male e $ 2 Etamines extérieures stériles, ovaire anatrope, graines munies de Wanhéin En bb IT pr EE RS IREMANGIBpe 2. Capsules de 5-10 loges, à 5-10 valves, embryon enroulé, folioles de l'épicalyx conformes aux sépales ou nulles...... Cistus Tourn. Capsules à 3 loges, 3 valves, folioles de l’épicalyx plus étroites que les SénAles D AU LIBRE, MR EE LS ne sunlee de Ua 3. Epicalyx nul, style court, funicule filiforme, embryon enroulé de ibaseau Sommet. ur den peme sactisa ee 0 HalimiumDhn, Bpicalyx.à 2 foliales,. 2... A EN LR TA TES PE PE DEN er 4, Style nul, funicule en massue, embryon en fer à che- D CCS PET NN ER AE A ae ee one Tuberaria Sp. Style long, MAT à la base, SÉboy ou plié sur lui-même ou longi- tudinalement...........,............... Helianthemum Touru. Epicaltyx. — Nous appelons ainsi, avec M. Willkomm, sans rien préjuger de leur nature morphologique, les pièces calicina- les externes des Cistacées, considérées comme séipulaires par M. Clos, qui les désigne sous le nom de stipulium(Soc. bot. Fr., 1859, p. 580), et comme bractéales par M. Planchon (ibid., 1862, p. 509). HALIMIUM Spach. H. umbellatum Sp., Ann. sc. nat., 4836; Phanér., 6, p. 61; Cistus L.; Helianthemum Mill. 6 viscosum Willk., Ic. p. 52 et Prodr. fl. hisp. 3, p. 714; Hal. viscosum Timb. ad amic. — Garrigues de Montalba, Caramany, Trévillach, Tarérach, Sournia, pont de Roquebert. Cette variété diffère du type non seulement par la grande vis- cosité de toute la plante, mais encore par la disposition de ses rameaux dressés, tous égaux, formant un petit buisson rameux 68 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES régulier, les feuilles un peu enroulées au bord, tandis que le type a de longs rameaux couchés étalés, les uns courts, es au- tres très longs, les feuilles non enroulées. CisTus L. ex p. Sect. I. — LADANIUM Spach. C. laurifolius L. — Garrigues des environs de Narbonne, Donos, Table des Corbeaux, Boutenac, Pinède de Durban ; pont. de la Ricardo, col d’Estrem; Padern, Tauch ; Massac, roc de Cagolières, Pierrepertuse, Carcassés; Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fenouillet, Saint-Martin, Vivier, Prats, Cara- many, Trévillach, Millas, Tarérach, Sournia, Pla de Mousquère, Esquino d’Aze; Limoux, Alet, Véraza, Couiza, forêt des Fanges, Quillan, Belvianes, Ginoles, Quirbajou; forèt de Boucheville, Puylaurens, Caunil'; forèt de Gesse au roc Lafage et au col de Filhol, forêt de Carcanet où il monte jusqu’à 1600 mètres d’alti- tude.[ Anciens graviers de la Tèt à Saint-Estève. (O0. D.) ]. Sect. II. ERYTHROCISTUS Dun. C. albidus L. — Millas, Salses, Fitou, Treilles, Sainte-Lucie, Gruissan, ile Saint-Martin, la Clape, Tarailhan, Céleiran, Pech Redon, Levrettes, Pech de l’Agnel, Table des Corbeaux, Font- froide, Boutenac, Aric, Moux, Capéndu, Comigne, Ferrals, La- grasse, la Bédosse, Taurize, bergerie de la Camp; Verzeille, Saint-Hilaire, bois de Crausse, Limoux, Fondondy, Alet, Véraza, Missègre, Couiza, Arques, Bouisse, Mouthoumet, pont de l’Or- bieu, Laroque de Fa, Termes, Félines, gorges du Libre, Albas» Fontjoncouse, pont de la Ricardo, Saint-Victor, col d'Estrem, Pinède de Durban, Périllou, Tuchan, le Tauch, pech de Fraisse, forges de Montgaillard, col de Cédeillan, Massac et Milobre, Bordeneuve (flore aibo), Pierrepertuse, pont de Cubière, Camps, Bétouse, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul, Caramany, Casas de Peña, Sournia, Pézilla, Caudiés, col Saint-Louis, Quillan, Gi- noles, forèt des Fanges, Aiguesbonnes, des gorges de Saint- Georges à Sainte-Colombe. C. crispus L. — Saint-Martin près de Narbonne, la Clape, Céleiran, Pech Rascal, Quillanet, Table des Corbeaux, Boutenac, Fontfroide, Gléon ; Limoux, défilé d’Alet, Alet ; Massac, Rouf- fiac, col de Cédeillan, roc de Cagolières, Pierrepertuse, Saint- Antoine de Galamus. #5), ATARI AE Ü tin EP _:NeRE A _ CISTACÉES | OÙ: A Ha : à 2 Sect. III. STEPHANOCARPUS Spach. NE à C. monspeliensis L. — Ce ciste présente deux variétés sou- TA vent réunies dans les mêmes localités. à vulgaris Willk., Prodr. fl. hisp., 3,p.708.— Feuilles lancéo- lées ou linéaires-lancéolées, non révolutées aux bords ; folioles de l’épicalyx de 12-14 mm. de long sur 8-10 de large. : 8 minor Willk., L. c. — Feuilles petites, étroites, révolutées MAL aux bords ; folioles de l’épicalyx de 7-10 mm. sur 4-6. 7e Treilles, Gruissan, Clape, Céleiran, Tarailhan, Saïit-Martin, Levrettes, Grangebasse, Pech Rascal, Quillanet, Narbonne, Pech de l’Agnel, Ferrals, Boutenac, Fontfroide, Donos, Font- joncouse, Saint-Victor, Villeneuve, pont de la Ricardo, Pinède de Durban ; Félines, vallon de la Matte, Maisons, Massac, le SL Tauch, Tuchan, Vingrau, Casas de Peña, Rivesaltes, Cassagnes, * Millas, Montalba, Trévillach, Caramany, Ansignan, Saint-An- toine de Galamus, Caudiès ; Alet, Véraza ; Caunil ; Ginoles. [ Anciens graviers de la Tèt à Saint-Estève. (0. D.) ]. Var. minor, à Fontfroide. Sect. IV LEDONIA Spach. 11 C. SALVIFOLIUS L., genre LEDONIA Spach, Jord. et Fourr. Brev. + 2, p.16ets. à C. platyphyllus (Led. platyphylla) J. et F., Brev. 2, p. 18 ; Ic. 245, pl. 170. — Feuilles ovales, larges, contractées brusque- ment à la base en pétiole assez long ; pédoncules assez longs, le plus souvent uniflores ; épicalyx pubescent à folioles de 12-14 mm. de long sur 8-10 de large. = Fontfroide, Aric; Durban, Montbassou ; Alet ; Milobre de Massac, col de Luz, Redoulade, Fourques ; Bouchard ; Saint-Paul de Fenouillet ; forêt de Bou- cheville, Caunil. | C. rhodanensis (Led. rhodanensis) J. et F., Brev. 2, 16; Ic. n. 244, pl. 169; C. salvifolius y biflorus Wilik. Prodr. fl. hisp., 3 p. 710. — Feuilles elliptiques ou ovales-oblongues, contrac- tées en pétiole ou légèrement rétrécies à la base; pédoncules assez longs, souvent biflores ; calice petit, glabrescent. Florai- son tardive. — Boutenac, Roquesestière, Aric, Vingrau, Saint- Paul de Fenouillet, C. arrigens (Led. arrigens) J. et F., Bio: 25 FPS IC, "T. 278; 70 TIMBAL. = FLORULE DES CORBIÈRES pl. 173. — Feuilles oblongues, très allongées, à pétiole fin éga- lant la moitié du limbe ; pédoncules longs, uniflores ; épicalyx à folioles grandes. — Environs de Narbonne, la Clape, Boutenac, Fontfroide, Donos, Durban; Mouthoumet ; col de Luz ; Saint- Antoine de Galamus ; Millas, Pézilla ; Villefloure. C. apricus (Led. aprica) J. et F., Brev. 2, 18; Ic. n. 243, pl. 168. — Arbrisseau bas, très trapu; feuilles petites, oblongues ; pédoncules courts, uniflores; épicalyx glabrescent; fleurs petites. — Sainte-Lucie, Fontfroide, Aric; Maisons ; le Tauch; Bouchard, Bugarach. C. fruticans (Led. fruticans) J. et F., Brev. 2, 18; Ic. n. 247, pl. 172. — Plante très rameuse, assez élevée; feuilles assez petites, ovales, aiguës, Contractées en pétiole; pédoncules uni- flores ; épicalyx glabrescent, un peu coloré; fleurs petites. — Boutenac, Fontfroide, Montbassou près de Durban ; Matefagine, Massac, Rouffiac, Pierrepertuse, Soulatge, Camps ; Casas-de- Peña. _ C. microphyllus (Led. microphylla) J. et F., Brev. 2, 17; Ic. n. 242, pl. 167. — Plante à rameaux grêles, contournés ; feuilles petites, ovales, aiguës, contractées en un court pétiole ; pédoncules uniflores, glabrescents. — Fontfroide, Montbassou, col d’Estrem ; Boutenac, Aric, Carcassonne ; Alet. C. elegans. (Led. elegans) J. et F., Brev. 2, 18: Ic. n. 249, pl. 174; C. salvifolius à cymosus Willk., Prodr. fl. hisp., 3. 710. — Tige dressée à rameaux flexueux, ascendants ; pédoncu- les bi-trifiores, pédicelles inégaux, les latéraux plus courts; fleurs moyennes, épicalyx tomenteux. — Boutenac, Fontfroide; Alet; Bugarach, Linas, Lauzadel, Massac, col de Luz; Saint- Paul. C. velutinus (Led. velutina) J. et F., Brev. 218; Ic. n. 246, pl. 171. — Feuilles grandes, grisâtres, tomenteuses en dessous ; pédoncules uniflores ; calice coloré. — Fontfroide, col d’Es- trem ; Montbassou, Tuchan; bois de Fourques. [| C. humilis (Led. huimilis) I. et F. Brev. 2,17, et Icon. p. 39, pl. 166. — Plante à tiges rameuses à la base et couchées sur le sol, diffuses ; feuilles très petites, d’un gris verdàtre sur les deux faces, brièvement ovales ou subarrondies, contractées en un pétiole assez allongé ; pédoncules allongés unifilores ; folio- les de l’épicalyx arrondies obtuses ; capsules très petites, tron- quées au sommet. Floraison plus tardive que dans le C. micro- EQ | CISTACÉES 71 phytus dont il a le faciès. — Sur le chemin des stations à Saint- Antoine de Galamus (0. Debeaux) ]. EL Telles sont les formes du C. salvifolius que nous avons pu constater dans les Corbières ; elles ont été decrites comme espè- ces affines et figurées par MM. Jordan et Fourreau dans leur Iconographie ; pour notre part, nous n’osons pas nous pronon- cer à ce sujet, parce que nous ne les avons pas trouvées toutes en nombre suffisant ; nous les avons signalées dans l’espoir que les botanistes qui viendront après nous pourront élucider cette question intéressante. C. populifolius L., « narbonensis Willk., Prodr. fl. hisp., 3, p.711. — Pédoncules peu allongés, multiflores ; folioles de l’'épicalyx glabres, ciliées aux bords ; sépales apiculés. — Saint- Martin près de Narbonne, Pech-Rascal, Boutenac, Table des Corbeaux, Fontfroide, col d’'Estrem, pont de la Ricardo, Pinède de Durban. HYBRIDES C. albido X crispus Del. in GG., F1.Fr.1 p. 163,ex p.; Timb., Acad. Toul., 4861, p. 45; C. pulverulentus Pourr., Acad. Toul., 1788, p. 312. — Port du C. crispus; tiges rameuses ès la base, rameaux couchés ; feuilles ondulées crispées ; fleurs grandes et roses comme dans le C. albidus, sessiles en une espèce d’ombelle comme dans le C. crispus; sépales insensiblement atténués au sommet, hérissés de poils longs et d’autres plus courts, étoilés ; capsule grosse, hérissée. — Céleiran, Pech Rascal, Saint-Martin, Boutenac,Table des Corbeaux, Fontlaurier, Fontfroide ; Massac, col de Cédeillan, Rouffiac ; Alet. C. crispo X albidus Timb., 1, c. p. 46; C. incanus Pourr. (non L.), Mss., Clos, Acad. Toul., 1858, p.256; C.albido X cris- pus Del. ex p. — Port et taille du C. albidus. Feuilles vernales grandes, tomenteuses, sessiles ou même semi-embrassantes, à bords repliés en dessous, mais non crispées, ni ondulées ; feuil- les estivales, plus petites, plus elliptiques, moins atténuées en pointe, plus rugueuses et réticulées en dessous, ondulées et crispées aux bords comme dans le C. crispus. Fleurs plus pe- tites, d’un rouge plus foncé et calice à sepales égaux, ovales, insensiblement acuminés comme dans le C.cripus.— Pinède de Boutenac. : CN ES RCE DE (a LT Non À UE ce NS Se à RAS ar NS 1 ge ae ACT FA Fo) di is L AT ar EL M: + L to RUES NS LA ARE Le T2 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES C. albido X platyphyllus Timb.— Feuilles du C. platyphylt- lus, mais un peu plus allongées ; fleurs petites, blanches, pres- que sessiies; sépales tomenteux ; épicalyx nul. — Aric, Font- froide. C. albido X microphyllus Nob. — Port du C. microphyllus et petitesse de toutes les parties ; tomentum du C. albidus sur toute la plante ; pédoncules uniflores, plus longs que dans l’hy- bride précédent. — Garrigues d’Alet, avec les parents supposés, C. albido X arrigens Nob. — Plante grande, toute parsemée de poils même sur le calice; feuilles hérissées, celles des ra- meaux stériles tomenteuses en dessous et en dessus. — Pinède de Durban. C. POPULIFOLIO X SALVIFOLIUS Timb., Etude sur les Cistes de Narbonne in Mém. Acad. Toul., 1861, p. 49; C. corbariensis Pourr.; GG. F1. Fr., 1, p. 164. — Le C. corbariensis Pourret est incontestablement un hybride résultant du croisement du C. populifolius avec une des formes du C. salvifolius qui lui donne son cachet particulier. Il nous a semblé que presque tou- jours le porte-pollen a été le C. salvifolius et rarement le C. po- pulifolius. Voici les formes que nous avons distinguées: C.rhodanensi X populifolius Nob. — Feuilles ovales-ellip- tiques à pétiole court ; pédoncules biflores courts. — Boutenac, Roquesestière. D’autres individus se rapprochent davantage du C. populifo- lus ; les feuilles sont plus larges, plus ovales, en cœur à la base ; C. populifolio X rhodanensis ? C. arrigenti X populifolius Nob.; C. peliolatus de Martr., Herbor. dans le Midi (1855), p. 6. — Feuilles ovales-allongées, en cœur à la base, nerviées en dessus ; pédoncules uni-triflores, très long au sommet des rameaux. C’est le C. corbariensis le moins rare; c’est aussi le plus répandu dans les herbiers. — Fontfroide. C. eleganti X populifolius Nob. — Feuilles en cœur à la base, réticulées en dessous ; pédoncules assez longs, triflores. — Pinéde de Durban. C. FLORENTINUS Lamk. et Auct. — Est certainement le résul- tat du croisement du C. monspeliensis avec l’une des formes du C, salvifolèus; comme dans le C. corbariensis, les hybrides tion. # * C. eleganti X monspeliensis Nob.; C. monspeliensiX sal- vifolius Loret et Barrandon, fl. Montp., 1, p. 67; C. florentinus Lor. et Barr., ibid. non Timb.; C. porquerollensis Hanry et Huet, Soc. b. Fr., 1860, p. 345. — Rameaux longs; feuilles oblongues, spatulées, jaunâtres, atténuées en pétiole large; pé- doncules courts, triflores, hérissés ; sépales hérissés. — Alet. Le C. yporquerollensis qui nous a été communiqué par M. Huet est un peu plus trapu et a les feuilles un peu plus lar- ges; nous lui attribuons la même origine. Nous ne l'avons trouvé que deux fois dans les Corbières, à Boutenac et entre Jonquière et Fontfroide. Le C. olbiensis H. et H , 1. c., p. 346, a la même origine; ilen diffère par un cas tératologique : les filets des étamines sont presque avortés et les anthères paraissent sessiles; il est aussi plus bas et plus trapu; nous ne l’avons pas vu dans les Cor- bières. | C. monspeliensi X arrigens Nob., C. monspeliensi X sal- vifolius Timb., 1. c., p. 53; C. Pechit Pourr., Mss. n°9; C. du- bius Pourr., Acad. Toul., 1788, p. 312. —. Tige rougeûtre, rameuse dès la base, à rameaux dressés, ascendants; feuilles elliptiques-lancéolées, les vernales planes, les estivales réticu- lées et bosselées en dessous; pédoncules longs, bi-triflores ; fleurs moyennes, pétales deux fois et demi plus longs que le ca- lice. — Fontfroide, Boutenac, col d'Estrem. -C: monspeliensi X apricus Nob.; C. florentinus Auct. pler. — Feuilles plus larges, opposées, réticulées ; fleurs, 4-5, petites, à sépales hérissés. — Boutenac, Roquesestière, Massac. C. monspeliensi X populifolius Timb., 1. c., p. 50; C. ni- gricans Pourr., Acad. Toul., 1788, p. 311 et Mss. n° 15; C. Zon- gifolius Lamk. — Port du C. populifolius. Tige àrameaux dres- sés. Feuilles de même forme que celles du C: monspeliensis, mais bien plus grandes, réticulées, ridées et glabres en dessous comme dans le C. populifolius ; bractées du bas des pédoncules écailleuses, lancéolées, caduques comme dansle C. poputifolius ; celles du milieu des pédoncules opposées, foliacées, velues comme celles du C: nonspeliensis, mais un peu plus aiguës. = CISTACÉES : LtLn 73 Î s ù = F sont différents suivant la forme qui à concouru à leur forma- Re MONET DU ND A RER Vs SU EN TS AMEN PER NM OPA) ot 4 74 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES Pédoncules hérissés de longs poils ainsi que le calice. Fleurs en corymbe, moins nombreuses que celles du C. monspeliensis. — Fontfroide, Pinède de Durban, Roquesestière près de Boutenac. C. populifolio X monspeliensis Timb., 1. c.. p. 51.— Port du C. #nonspeliensis. Tige rameuse dès la base, trapue, à ra- meaux diffus portant sur toute leur longueur de petits ramus- cules très rapprochés, qui ont à l’aisselle des feuilles 2 ou 3 pédoncules 4-5flores, de sorte que les branches principales sont chargées d’une quantité considérable de fleurs, tandis que dans l’hybride précédent, les rameaux principaux sont longue- ment nus et les rameaux florifères placés surtout au sommet.— Fontfroide. C. laurifolio X monspeliensis Timb., 1. c., p. 54; C. dedon Lamk. et Auct.; C. glaucus Pourr., Acad. Toul., 1788, p. 311.— Feuilles ovales-lancéolées, rétrécies en un pétiole ailé dont l’aile est soudée avec celle qui lui est opposée; les vernales blanc argenté en dessous, glabres en dessus ; les estivales plus grandes, grisâtres et un peu bosselées en dessous, denticulées et émarginées aux bords. Fleurs petites du C. monspeliensis en corymbe ombelliforme. — Boutenac, Pinède de Durban, Ville- neuve, pont de la Ricardo, col d’Estrem; Tarérach, Ansignan ; Alet. [Pont de la Fou. (O. D.)] C laurifolio X platyphyllus Timb.— Tiges très nombreu- ses, grêles, jaunâtres à la base, tomenteuses, pourvues de 3-5 paires de feuilles opposées ; feuilles inférieures arrondies, un peu atténuées à la base et terminées par un mucron, très entiè- res ; les suivantes un peu plus allongées ; les supérieures ova- les, atténuées au sommet. De l’aisselle de toutes ces feuilles, mème desinférieures, partent de nombreux rameaux portant des feuilles de même forme, mais bien plus petites, vert jaunâtre en dessus, blanches tomenteuses en dessous ; celles de la base sont plus foncées et plus rugueuses, — Au-dessous de Caunil, à gau- che de la route qui descend à Salvezines, dans une garrigue couverte de C. laurifolius, C. plalyphyllus et C. fruticans, un seul pied que nous avons respecté; malheureusement, à no- tre passage, la plante n’était pas fleurie. TUBERARIA Spach. T. variabilis Willk., Ic. et Prodr. fi. hisp., 3, p. 720; T. an- MR Pi, A2 CISTACÉES | 7 _ nua Spach., Phhaër, 6, p. 46, exp. Helianthemum gutiatum Mill. et Auct. pl. — Saint-Martin près de Narbonne, Fontlau- rier, Aussières, Taraiïlhan, Boutenac, Fontfroide, Durban; val- lée de la Lauquette ; bois d’Alet, Fondondy, signal Saint-Michel ; Sougraigne, Eau salée; Soulatge. HELIANTHEMUM H. ledifolium Willd. Enum. 1, p. 571: A. niloticum Pers. Syn. 2, p. 78. — Environs de Narbonne, Quillanet, Crabit, Le- vrettes ; Trèbes, Rougeat. H. salicifolium Pers. — Environs de Narbonne, Levrettes, Crabit, Fresquet, Aric, Rougeat, Verzeille, bois de Crausse, Ser- viès en Val; Félines, Pré de Labat, Redoulade; Fondondy ; Fenouillet. Ces deux hélianthèmes ont leur dernière limite de dispersion dans la région méditerranéenne à Avignonet (Haute-Garonne). H. intermedium Thib. — Pelouses sèches à Félines, Palai- rac; Fenouillet. — Cette plante nous a paru rare dans les Cor- bières ; sa petite taille est peut-être cause qu’elle nous a sou- vent échappé. EH. hirtum Pers. — Ile de Pujol, Casas de Peña. H. vulgare Gærtn., « {omentosum; Dun. in DC. Prodr.,f, p. 280. — Tiges grêles, longues, couchées ; feuilles oblongues- lancéolées, étroites, subtomenteuses en dessous. — Aric, Ville- floure, Taurize; Fondondy, fontaine et défilé d’Alet, Arques, Bouisse, les Grouillats, montagne de la Camp, Massac, Sougrai- gne, Saint-Martin, Vivier; forêts des Fanges, de Boucherville, de Salvanaire, de Gesse, le Bousquet, col de la Malayréda. & H. ovatum Dun., 1. c. — Feuilles ovates, obtuses, tomen- teuses sur les deux faces. — Aric; Alet, Arques, Massac, combe de Lasalle, Tauch ; pont de Cubière ; Estable. LS H. grandiflorum DC., F1. fr., 4, p. 821. Tiges nombreuses de 2-3 décim., ascendantes ; feuilles grandes, tomenteuses à poils _ étalés en dessous; fleurs très grandes et brillantes. — Bois de Crausse, Alet, Milobre de Massac, de Rennes à Bugarach ; forêts des Fanges, d’Aiguesbonnes ; de Quillan à Axat, Estable, col de l'Hommenet, Molitg. H. serpyllifolium Mill, Dict. n.8 ; Timb. et Jeanb. Herbor. Alb. in Mém. Acad. Toul., 1879, 2e sem. p. 189. — Diftère de l'A. vulgare par sa souche beaucoup plus ligneuse ; par ses feuilles 76 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES ë blanches en dessous, glabrescentes et d’un vert pâle en dessus, les inférieures arrondies obtuses, atténuées en pétiole court, les moyennes ellipsoïdes obtuses, les supérieures pétiolées, lancéo- lées, légèrement révolutées aux bords ; par ses calices hérissés de longs poils sur les nervures et un peu blanchâtres ; par ses boutons obtus, par sa corolle à pétales d’un jaune d'or très bril- lant. — Rivesaltes, Vingrau, le Tauch ; bois de Fourques. H. pilosum Pers. — Arbustule de 3 décim, à rameaux li- gneux, dressés, trapus, forts; feuilles linéaires, enroulées aux bords jusqu’à la nervure ; fleurs petites.— Pas-du-Loup deSijean, Sainte-Lucie, la Clape, Pech-Redon, Fontlaurier, Table des Corbeaux, Boutenac, Aric, Verzeille, Saint-Hilaire, Lagrasse, Valdogne; Tuchan, le Tauch, Nid-du-Loup; Fontjoncouse; Ar- ques, Mouthoumet, Milobre de Massac. [De la Font-Estramer à Fitou. (MM. A. Legrand et O. Debeaux) |. H. polifolium DC. F1. fr., 4, p. 823. — Ile de Sainte-Lucie, Pech de l’Agnel, Fontfroide. [Casas de Peña, Saint-Antoine de Galamus (0. D.)] H. pulverulentum DC. — Arbustule de 1-2 décim., à ra- meaux grêles, couchés, étalés, diffus ; feuilles tomenteuses sur les deux faces, enroulées aux bords; la taille est variable ainsi que la grandeur de ses fleurs. — Gruissan, Tarailhan, Aric, Moux, Capendu, Trèbes, Monze, Rougeat ; Durban, Saint-Victor, col d'Estrem ; Camps ; Massac et Milobre, Saint-Antoine de Ga- lamus, col de las Couloumines. H. apenninum DC. F1. fr. 4, p. 824. — Tiges fines, grêles, couchées; feuilles vert grisätre, planes, non enroulées aux bords. — Massac, combe de Lasalle, Milobre, col de l’Ormemort ; Bouchard, | H. calcareum Jord., Cat. Grenoble, 1849, n. 9. — Feuilles oblongues, linéaires, enroulées aux bords, canescentes sur les deux faces, couvertes de nombreux poils lâches, entremêlés, non apprimés ; rameaux florifères ascendants ; fleurs à pétales blanchätres, obovés, aussi larges que longs, à onglet jaune d’or, très courts. — Ile de l’Aute ; Milobre de Massac ; Campeau ; Pas del Rec pres de Sainte-Colombe. : L'H. velutinum Jord. Obs., 3, p. 35, est ‘voisin de l’Æ. calea- reuin; nous ne l’avons pas observé dans les Corbières. [M. Ney- raut l’a récolté sur l’Aric en juillet 1891 (O0. D.) ] I. itaticum Pers. — Nous n’avons pas vu dans les Corbières cette plante très rare, indiquée par Grenier et Godron dans toute la région des oliviers et de là jusqu'aux sommets des Alpes et des Pyrénées, non plus que l'A. alpestre DC., commun dans les Pyrénées centrales. H. canum Dun. — Tiges grèles, couchées, sinueuses ; feuilles ovales, acuminées, blanches tomenteuses en dessous, héris- sées pileuses en dessus ; fleurs jaunes, très petites. — Aric,Tau- rize, Lagrasse, Talairan, Albas, Félines, Termes, Bouisse et Milobre, signal Saint-Michel, Viviès, Rennes, Bugarach, Camps, Bétouse, Carcassés, Massac, col de Luz, Saint-Antoine de Gala- mus, Cédeillan; Casas de Peña, col de las Couloumines ; Puy- laurens, Montfort, forêt d'Aiguesbonnes, Carabatets, Estable, Pas del Rec. H. vineale Pers. — Diffère du précédent, par ses tiges en ro- sette, égales, ascendantes ; par ses feuilles plus arrondies, ob- tuses, tomenteuses en dessous, vertes, glabrescentes ou hérissées en dessus, obtuses. — Dans les vignes à Salses, Trèbes, Carcas- sonne, Saint-Antoine de Galamus. H. piloselloides (Cistus) Lap. Hist. abr. Pyr. p. 301. — Dif- fère de l’H. canum, dontil est une forme, par ses feuilles ellip- tiques, blanches à poils étoilés en dessous, hérissées sur la face supérieure et parsemées de poils simples,gros et espacés comme dans les Pilosella. — Dans les garrigues entre Laroque de Fa et Massac, le Tauch, Bétouse de Camps ; la Pradelle ; Salvezines, Salvanaire. MM..Willkomm et Lange réunissent l’Æ. piloselloides Lap., comme variété y alpinum, à l'A. montanum Vis. H. Pourreti Timb.,Reliq. pourret., Soc. Sc. ph. et n. de Toul., 2, p. 65; Æ. serpyllifotium Pourr., Mss. — Diffère de l'Z. canum Dun. par ses tiges nombreuses, égales, dénudées à la base ; par ses feuilles tomenteuses sur les deux faces, les infé- rieures ovales, atténuées au sommet, les supérieures lancéolées obtuses ; fleurs petites d’un jaune vif. — Tauch, Nid-du-Loup ; Massac, combe de Lasalle ; Milobre de Bouisse ; Bugarach, Cam- peau; Camps; Saint-Paul de Fenouillet, Saint-Antoine de Gala- mus, [Mont Aric (M. Neyrant)] La plante distribuée sous ce nom par M. Respaud dans le Flora selecta exsiccata de M. Magnier, n° 109,4. est l'A. canum Dun. CISTACEÉES PT TRRRS Yi 4 in Le DEP de CR APP ENT SE RER N an, pal EEE IN CALME à CON PL Are ATTANESS Gb CEE Ni dd dé Al Ba NOT # f en # A in, Mi À TEA NE MT ME AT AA AE art die MPPROS d Se RO ‘a net k #Y TR AA PL ME PS VA A NP PAS RE pe ES AE AN UT AA LO NE VAE ALMA Te A (I . / mo pr Ne Re AOL ETAT EM , #t « 78 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES H. Baiïlleti Timb., ibid.; C. hispidus Lamk.; C. hirsutus Lap. ; C. marifolius Pourr., Itin. non L. — Se présente sous deux formes, La première, très grande, pousse un grand nombre de tiges stériles et fructiféeres; tiges fructifères dressées, ascen- dantes, à feuilles inférieures courtement pétiolées, elliptiques, obtuses au sommet, les supérieures opposées, arrondies ou même tronquées au sommet; toutes sont blanchâtres sur les deux faces et hispides aux bords: fleurs grandes, d’un jaune très pâle, étamines plus foncées ; les tiges stériles ont des feuil- les grandes et elliptiques, de l’aisselle desquelles poussent les. tiges florifères l’année suivante. La deuxième forme au contraire n’a que des tiges florifères à feuilles très rapprochées, pétiolées, arrondies, blanches tomenteuses sur les deux faces ; pédicelle grêle, tomenteux hispide ; fleurs d’un jaune pâle. — Aric, Mon- tirat; Saint-Antoine-de-Galamus, pont de la Fou. Commun surtout sur le versant méridional de la Montagne-Noire. FUMANA Spach. F. procumbens GG. — Leucate, ile de Pujol, plage de Saint- Pierre, Gruissan, Levrettes, Table des Corbeaux, Boutenac, Donos, Fontjoncouse; Capendu, Aric, Montirat, Trèbes, La- grasse, Taurize ; bois d’Alet ; vallon de Saint-Pancrace; combe de Lasalle; Caramany, Caladroi, Saint-Paul de Fenouillet, pont de la Fou, Saint-Martin; Rennes, Bugarach, col Saint Louis. Axat, chemin d’Estable ; Gincla. F. Spachi GG. — Leucate, Gruissan, plage de Saint-Pierre, la Clape, Narbonne, Pech de l’Agnel, Durban; Verzeille, Ville- floure, défilé d’Alet, col du Paradis, Caudiés, Saint-Paul de Fenouillet, Saint-Antoine de Galamus. F, lævipes Spach; GG. — Sidrière de Fitou, bords de la mer à la Clape. F. viscida Spach; GG. — Ile de l’Aute, Fitou, Gruissan, Saint-Pierre, la Clape, Boëde, Œil Doux, Crabit, Levrettes, Fontlaurier, Montredon, Pas-du-Loup; Aric, Comigne, Trèbes, Monze, Rougeat, Montirat, Carcassonne, bois de Crausse, Ver- zeille. [Casas de Peïña (0. D.)] à lævis GG.; H, læve Pers. — Entre Salses et Fitou. TAMARICACÉES 79 TAMARICACÉES TAMARIX T. gallica L. — CC. Leucate, Salses, Fitou, Gruissan, Nar- bonne et environs, Levrettes, Boutenac; Aric, Moux, Douzens, Capendu ; Lagrasse, Durban. T. africana Poir. — Salses, Fitou, Boutenac, Aric, vallée de la Bretonne, Ferrals, Padern. MYRICARIA ._ M. germanica Desv. -- Bords de l'Aude au confluent du Lau- quet (M. Baichère). [Graviers de la Tèt à Saint-Estève près de Perpignan où il est très abondant (0. D.)] HYPÉRICACÉES HYPERICUM H. perforatum L. — CC. Millas ; Durban ; Gruissan, la Clape, Céleiran, Narbonne, Aric, Montseret; Ladern, Limoux, Alet, Missègre, Bouisse, Saint-Pancrace, Massac, Carcassés, la Lou- vière, Palairac, Saint-Siscle; Tuchan, Saint-Paul, Saint-Mar- tin, Vivier, Prats ; Quillan, forêts des Fanges, de Gesse, de Na- varre, col de la Malayréda. | H. microphyllum Jord., in Arch. F1. Fr. et AIl. (1885), p. 341, H. perforatum $ microphyllum DC., F1. fr., Suppl., p. 630. — Feuilles petites, insensiblement rétrécies à la base ; rameaux de la panicule étalés-dressés, ascendants ; sépales seulement aigus -et non acuminés, très entiers. — Boutenac, Aric, Lagrasse; col de Cédeillan ; le Tauch; Soulatge; Sournia, Esquino d’Aze.[Gra- viers de la Têt à Saint-Estève (0. D.) | H. lineolatum Jord., I. c., 341, 343; A. perforatum L. ex p. — Feuilles larges; sépales lancéolés, très aigus, à quelques dents, petites, au sommet, marqués en dessous de points ou de lignes ; pétales chargés de points sur le bord et de petites lignes noires sur le dos. — Iles de l’Aute, des Oullous, Saint-Martin près de Narbonne. [Sables maritimes à Canet près de l’embou- chure de la Têt. (O0. D.) ] H. quadrangulum L. — Forêt des Fanges, Roquefort. H. tetrapterum Fries. — Vallée de la Berre; Rennes, Buga- 80 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES rach, les Violes ; forêt des Fanges, Axat, Estable, En Malo, le Bousquet, forêt de Navarre, fontaine del Manent, col de la Malayréda. H. humifusum L. — Aric, Lagrasse, Termes, défilé d’Alet, Saint-Michel, Lagréou ; Sournia sur la route de Prades. H. tomentosum L. — Narbonne (Gren. et Godr., F1. Fr., 1, p. 316. _ H. hyssopifolium Vill. — Aric, Tauch, Nid-du-Loup. | H. pulchrum L. — Alet, fontaine de Montpulas; forêt de Navarre. H. montanum L. — Aric, Rabassa; Bouisse, fontaine de Ra- zouls ; Massac, la Louvière, Combe de Lasalle, Milobre ; Camps ; les Violes, Pech de Bugarach, Lauzadel; Estable; forêts des Fanges et de Gesse; Madrès. De H. hirsutum L. — Bétouse de Camps, Bugarach; forêts de Coumebelle, des Fanges et de Gesse ; Estable. H. androsæmum L. — Gorges de Pierrelisse. MALVACÉES MALOPE M. malacoïdes L.— Dans les vignes à Donneuve sur la route de Montlaur à Lagrasse. — Plante introduite avec les en- grais. MALvA M. alcea L. — Forêt des Fanges; des forges de Counozouls à Lapazeuil ; Roquefort. M. moschata L. — Bois d’Ournes, Milobre de Bouisse, Milo- bre de Massac ; col de l’Espinasse. Var. laciniata. — Sournia, Pla de Mousquère; forêts de Na- varre et de Gesse, roc Lafage, Saint-Antoine de Galamus. M. tournefortiana L. — Montalba, Cassagnes, (Caladroi, Sournia, Molitg. M. silvestris L. — Salses, Taraiïlhan, la Clape, Narbonne ; Durban, Saint-Victor; forêt des Fanges, Roquefort. M. ambigua Guss. — Leucate, iles de l’Aute, de la Planasse, des Oullous, de Pujol, sidrière de Fitou, Gruissan, Saint-Mar- tin, Pech de l’Agnel, Table des Corbeaux,fBoutenac, Aric,/Moux ; Millas. [{Graviers de la Têt à Saint-Estève (0. D.)] Ex x ; fn: L É M. rotundifolia L. — Moux; Arques; Caudiés; forêts des Fanges et de Boucheville, forges de Counozouls, Pierrelisse, le Bousquet. M. parviflora L. — Narbonne à la porte Sainte-Catherine, Roland, Boutenac. M. microcarpa Desf. — Sidrière de Leucate. LAVATERA L. arborea L. — Iles du Soulier, de Pujol, de l’Orteil dans l'étang de Bages. L. maritima Gouan. — Salses, Fitou, la Clape, Combemale, Bringairet, Cascabel, Vingrau. ALTHÆA À. officinalis L.— Salses, la Clape, Narbonne. A. narbonensis Pourr. — Carcassonne. | | VIOLACÉES LE 81 _ M. nicæensis AIL — Leucate, île de l'Aute, Narbonne, Le- vrettes, Boutenac : Serviés, Rougeat, Verzeille, Couiza; pont de Cubière ; Massac, Carcassés ; du pont de la Fou à Saint-Martin. A. hirsuta L. — Leucate, île de l’Aute, sidrière de Fitou, la Clape, Narbonne, Levrettes, Fontfroide, Aric, Serviés; Saint- Victor, Fontjoncouse; Massac, Montgaillard, Soulatge, Bou- chard; Albières, Arques, Couiza; Saint-Martin, Sournia, Es- quino d’Aze ; col de la Malayréda au-dessus du Bousquet. TILIACÉES TiLIA T. platyphylla Scop. — Estable, gorges du Lauziéret, forêt de Gesse, Roquefort, Montfort, col de l’'Hommenet. T. silvestris Desf. — Combe de Lasalle, Bétouse de Camps, forêt des Fanges, Estable. VIOLACÉES VIOLA Section I. — NOMIMIUM V. palustris L. — Madrès. V. hirta L. — Narbonne, Talairan, bois de Bouisse, Bétouse de Camps. Rev. S. fr, b. (1 avril 1892) 6 : forêt des Fanges. | 82 TIMBAL. == FLORULE DES CORBIÈRES oi] * D ta RAR D NE CAVA 1 A fe" j A A PE EE Sn ut de AU ss NA V. odorata L. — La Clape, Céleiran, Craboules, Boutenac ; ns sepincola Jord. Obs., 7, p. 8. — Souche bre noueuse, écailleuse, à stolons raccourcis, peu nombreux, presque souter- rains et non traçants à la manière des fraisiers comme ceux du V. odorata. Diffère encore de ce dernier par ses feuilles plus allongées, souvent acuminées ; par ses stipules bien plus étroi- tes, linéaires-lancéolées, acuminées ; par ses fleurs à odeur très faible ou presque nulle; par sa corolle d’un violet bleuâtre, à gorge blanche ; par sa capsule beaucoup plus grosse, ovoïde et non globuleuse-déprimée. — Saint-Antoine de Galamus ; forèt des Fanges ; Sainte-Colombe; bords de l’Aude. V.scotophilla Jord., Obs., 7, p. 9; Pug., 16. — Souche écail- leuse, peu épaisse, grêle, assez allongée; tiges latérales plus ou moins allongées, souvent converties en stolons la plupart nonra- dicants. Feuilles à la fin d’un vert obscur, souvent colorées sur les veines et même sur le limbe d’un violet noirâtre; stipules linéaires, acuminées, ciliées-glanduleuses. Fleurs blanches, d’un violet pâle ou mêlées de blanc et de violet, à éperon épais, obtus, à peine comprimé en dessous, toujours violacé au moins au sommet, tandis qu’il est toujours blanc pur dans le V. alba. Capsule hispidule, globuleuse-obovale, violacée ; celle du V. alba est globuleuse-déprimée, vert blanchâtre. — La Clape; Saint- Victor ; le Tauch, gorges du Loup, Félines, vallon de la Matte, Massac, combe de Lasalle, roc de Cagolières; Fort-Réal, fon- taine de Mato l’Ouliou ; Fenouillet. V. collina Bess. — Le Tauch. V.riviniana Rchb., F1. exc., p. 706. — Tige ascendante; feuilles profondément cordées-réniformes, hispidules en dessus; éperon blanchâtre, échancré au sommet ; sépales supérieures à appendices anguleux persistant sur le fruit; capsule oblongue- aiguë. — La Clape, Fontlaurier, Pech Rascal, Fontfroide, Aric; fontaine d’Alet; Mouthoumet, Fontescure ; bois de Bouisse, Massac, combe de Lasalle, col de Luz; fontaine de Mato l’Ou- liou ; Prats ; Bétouse de Camps ; Bugarach ; forêts des Fanges, de Boucheville et de Gesse, roc Lafage. V. reichenbachiana Jord. in Bor. F1. C., p. 78. — Tige as- cendante; feuilles profondément cordées, acuminées, hispidules en dessus ; sépales supérieurs à appendices arrondis, peu déve- loppés, disparaissant sur le fruit; éperon entier, comprimé, co- | VIOLAGÉES à Pr 83 loré; capsule oblongue-aiguë. — Bois de Fourques, le Tauch, Massac, combe de Lasalle, Fontescure, bois de Bouisse, Lagréou, les Aloïis, bois d’Alet; Camps; Rabouillet; forêts des Fanges, d’Aiguesbonnes, de Boucheville, de Gesse, le Bousquet, Estable. V. canina L. — Milobre de Bouisse, Bétouse de Camps, Bor- deneuve ; Saint-Antoine de Galamus ; col de l’'Hommenet. y V. ericetorum Schrad.; Rchb., F1. exc. p. 706. — Plante très glabre, verte, rameuse, peu élevée; — Milobre de Bouisse, Viviés ; Lanet, pont de l’Orbieu. à lucorum Rchb., ibid. — Plante plus élevée, stipules su- périeures à base entière. — Montagne de la Camp près de Mai- ronnes. . V. arborescens L. — Fontaine du cap Leucate, Sainte-Lucie, la Clape, redoute de Montoulieu (1e mai 1850), Pech de l’Agnel. Section ?, — MELANIUM Groupe du V. TRICOLOR L. V. parvula Tin., Pug., pl. rar. sic., p. 5. — Tige très courte 4-10 cm., le plus souvent simple, dressée. Feuilles un peu ci- liées, les inférieures suborbiculaires, entières, les supérieures oblongues-lancéolées ; stipules trifides à lobe médian oblong. Pétales jaunes et éperon dépassant à peine le calice. — Ville- neuve, Boutenac. V. nemausensis Jord., Obs., 2, p. 18, pl. 1.— Tige de 5-10c. simple ou à rameaux étalés, ascendants, hérissés. Feuilles peti- tes, crénelées, hérissées ainsi que toute la plante, les inférieu- res ovales ou elliptiques, les supérieures plus étroites ; toutes obtuses ; stipules à 7-9 lobes, les latéraux linéaires, obtus, le médian large, spatulé ou oblong, denté. Pédoncules 2-3 fois plus longs que les feuilles. Bractéoles souvent colorées en bleu vio- lacé, à appendice très court, appliqué. Sépales lancéolés acumi- nés, à appendices peu étalés à la maturité. Pétales un peu plus longs que les sépales ou les égalant, bleuàtres ou blanchâtres, ombilic jaune ; éperon gros, oblong, obtus, bleuâtre, dépassant les appendices du calice. Capsule ovoide-arrondie, obtuse; grai- nes 12-15 dans chaque loge. — Environs de Narbonne, Table des Corbeaux. V. agrestis Jord., ibid. p. 15, pl. 2. — Tige de 1-3 décim., ramifiée dès la base, à rameaux très étalés, non ascendants, “ D. A REP, TE de ET SPEARS D the ti ETS ie À ES Le. sà 7 RAC RE D A PP ON AUEE NE HSE : : AS NE EN Fi Bet MU UN 84 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES couverts ainsi que les feuilles d’une pubescence courte. Feuilles crénelées, les inférieures ovales, obtuses, les caulinaires ovales- elliptiques ou oblongues, les supérieures plus étroites, lancéo- lées, un peu plus aiguës, pliées en gouttière; stipules à 5-7 lo- bes linéaires, le médian grand, ovale, obtus, crénelé, semblable aux feuilles dans le bas de la plante, plus étroit et presque en- tier dans le haut. Pédoncules dépassant peu les feuilles ; brac- téoles à appendice épaissi, un peu relevé. Sépales oblongs-lan- céolés, brièvement acuminés, à appendices un peu étalés à la maturité. Pétales un peu plus courts que les sépales, de couleur lilacée, claire, presque blanche, l’intérieur blanc; ombilic d'un beau jaune; éperon oblong, obtus, comprimé, lilas, ne dépassant pas les appendices du calice. Capsule ovoide-oblongue, obtuse; graines, environ 20 dans chaque loge. — Moulin de Missègre ; Molitg. Ds V. segetalis Jord., ibid. p. 12, pl. 1. — Tige de 2-3 décim., presque glabre, un peu rude dans le bas, à rameaux nombreux partant surtout de la base, dressés, peu étalés. Feuilles dentées, ciliées, à pubescence fine ou glabriuscules, les radicales ova- les un peu obtuses, les caulinaires lancéolées, aiguës, les supé- rieures, allongées, étroites, acuminées, un peu pliées en gout- tière ; stipules à 5-7 lobes linéaires, aigus, le médian plus large et plus long, entièrement ou légèrement denté. Pédoncules presque doubles des feuilles ; bractéoles prolongées en appen- dice ovale, obtus, relevé et un peu écarté du pédoncule. Sépales lancéolés, acuminés, à appendices ovales, obtus, dentés, étalés à la maturité. Pétales un peu plus courts que les sépales, les su- périeurs blanchâtres, tachés de violet au sommet, les latéraux blancs, l’inférieur blanchâtre, jaune vers l’ombilic; éperon oblong-linéaire, obtus, droit, comprimé latéralement et dépas- sant un peu les appendices du calice. Capsule ellipsoïde-arron- die ; 15-20 graines dans chaque loge. — Fontjoncouse; fontaine d’Alet, Viviés, Bouisse, pont de l’Orbieu; pont de Cubière; Prats ; Montfort, Caunil, Roquefort. V. gracilescens Jord., ibid. p. 20, pl. 2. — Tige de 1-2.dé- cim., simple ou à rameaux couchés à leur base, puis redressés, raides. Feuilles à crénelures profondes, les inférieures ovales, les supérieures plus étroites et plus aiguës ; stipules à 7-10 lo- bes, le terminal denté et très large, les latéraux linéaires. Pédoncules 2-8 fois plus longs que les feuilles ; bractéoles à ap- 6e #VIOLACÉES 85 pendice très court, appliqué, souvent colorées de violet comme le pédoncule. Sépales lancéolés, acuminés, à appendices étalés à la maturité. Pétales dépassant un peu les sépales, les deux supé- rieurs d’un beau violet avec leur tiers inférieur blanc jaunâ- tre, les latéraux jaunâtres, l’inférieur jaune pâle, ombilic plus foncé. Eperon oblong, obtus, souvent coloré de violet. Capsule ovoide-arrondie ; 15 graines dans chaque loge. — Bouisse ; for- ges de Counozouls, Roquefort, le Bousquet. V. Paillouxi Jord., ibid, 35; Bor. F1, c. p. 84. — Tige de 2-3 décim., à rameaux étalés, flexueux. Feuilles largement dentées, les inférieures ovales-obtuses, les supérieures allon- gées, aiguës; stipules pinnatifides à lobes longs, aigus, le mé- dian lancéolé, allongé, entier. Pédoncules beaucoup plus longs que les feuilles. Sépales très aigus, acuminés. Pétales grands, plus courts que les sépales, jaunes ou tachés de violet; éperon dépassant un peu les appendices du calice. Capsule ovoïde- oblongue. — Bouisse; forêt de Boucheville où il est très abon- dant. V. Timbali Jord., Pug., p. 22.— Tige de 2-4 décim., simple ou à rameaux étalés dressés, ou plusieurs tiges ascendantes. Feuilles planes, vert pâle, les inférieures ovales ou ovales-lan- céolées, un peu aiguës, à crénelures peu profondes, les supé- rieures lancéolées, plus étroites; stipules pinnatifides, à lobes latéraux linéaires aigus, le médian lancéolé-linéaire, entier ou portant 1-2 dents. Pédoncules à peine plus longs que les feuil- les. Sépales lancéolés aigus, dépassant peu la corolle. Pétales jaunâtres ou blanchätres, les supérieurs rarement colorés vio- ‘ lacés au sommet ; ombilic jaune d’or; éperon très obtus, pâle, dépassant à peine les appendices du calice. Capsule sphérique un peu renflée. — Trévillach ; champs sur la route du Bousquet au col de Caravel. [ V. nana D.C. Mss. in D.C. Prod. I, p. 304: — Les sables de . l’Agly à Rivesaltes (M. A. Le Grand]. V. luteola Jord., Pug., 27. — Plusieurs tiges ascendantes, rameuses dès la base. Feuilles vertes, les intérieures ovales- oblongues, arrondies, obtuses au sommet, cordées à la base, à crénelures peu profondes, les supérieures étroites ; stipules pin- natifides à lobes latéraux elliptiques-linéaires, le médian oblong, crénelé, foliacé. Pédoncules deux fois plus longs que les feuil- les, dressés. Sépales linéaires-lancéolés, acuminés, plus courts 7 ds AR Fe mr Mao su does nou ne se NT ae Na se 86 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES que da corolle. Pétales entièrement jaunes; éperon légèrement courbé, comprimé, dépassant peu les appendices du calice. Capsule ovoide-oblongue. — Forêt de Salvanaire, Pla Lebat. V. bicolor Pourr., Itin., in Timb. Reliq. pourret., Soc. des Sc. ph, et n. de Toul., 2, p. 48; V. bicolor arvensis C. Bauh. Pin., p. 200; Morison, Plant. hist. univ., 2° partie, p. 476, pl. 7 de la 5° section. — Forêt de Salvanaire, serre d'Escales, Pla Lebat ; forêt de Boucheville, fontaine Gastopa. [ M. Timbal, qui ne s’était pas prononcé sur cette plante dons ses Reliquicæ pourrelianæ, avait l'intention de donner une note plus précise dans la Florule des Corbières, mais il n’avait encore écrit que les synonymes. La phrase de Bauhin est vague et peut convenir à toutes les espèces du groupe ; la diagnose de Morison est plus explicite ; il n’est pas inutile de la rappor- ter ici : « V. bicolor arvensis C.B., Pin... C’est une plante très petite qui porte des feuilles hérissées, à bords peu dentés; tiges fai-, bles, étalées sur la terre; les fleurs sont tantôt de trois couleurs, blanchâtre, bleue et jaune, tantôt de deux, blanche et bleue ; ce sont les plus petites de toutes les espèces du genre; elles n’ont pas d’odeur ; les capsules séminales, petites, renferment des graines arrondies, rougeâtres ;'c’est une plante annuelle comme les deux précédentes (V. erecla an Jovis flos Teophr. et V. tricolor hortensis repens C. B.) et elle fleurit {pendant tout l'été dans les cultures et les terrains incultes ». La figure représente une plante à fleurs plus grandes que: celles du V, nemausensis et du V. parvula ; les pétales sont: longuement dépassés par les sépales ; les stipules sont inégales, laciniées, foliacées ; les feuilles ont quelques dents ou crénelures irrégulières, peu profondes ; les pédoncules sont 2-3 fois plus longs que la feuille supérieure. ] V. cornuta L. — Forêt de Gesse, roc Lafage, cabane des Ai- gales ; Madrès. DROSÉRACÉES DROSERA D. rotundifolia L. — Fontaine d’Alet; Pla de Mousquère sur la route de Sournia à Mosset; Rennes ; Pla Lebat. POLYGALACÉES 87 ga PARNASSIA ue il -P. palustris L. __ Forêt de Salvanaire, Pla Lebat, Montagne Rase, le Bousquet. FRANKÉNIACÉES FRANKENIA F. pulverulenta L. — Le Barcarés, moulin de Salses, la Franqui, Sainte-Lucie, la Rouquette, Narbonne, la Coupe. F. intermedia DC. — Cap Leucate, sidrières de Leucate et de Fitou, la Franqui, Sainte-Lucie, Gruissan, Craboules. POLYGALACÉES POLYGALON L. P. vulgare L.— Narbonne, Pech Redon, Pontlaurier, Font- froide, Boutenac, Aric; Saint-Victor, col d'Estrem, Pinède de Durban, bois: de Fourques, Talairan ; Lagrasse, Villefloure, vallée de la Lauquette, Saint-Hilaire, Alet, Arques, Viviès, Bouisse, vallée de Saint-Pancrace; Félines, vallon dela Matte, Massac, col de Luz, col de Cédeillan, roc de Cagolières; Saint- Paul, Prats, Trévillach; Bétouse de Camps, Bugarach, Linas, fontaine de Cugurou; Gincla, Montfort, serre d'Escales, forêts des Fanges, de Boucheville, de Gesse, de la Resclause, de Quir- bajou ; Madrès. Nous avons réuni sous ce nom une foule de formes qui se rapportent à la plante ainsi désignée par lès auteurs, bien que nous soyons persuadé que plusieurs espèces ou sous-espèces sont confondués sous la même dénomination, en outre de celles que nous distinguons ci-après ; nous avons cité les localités d’où nous possédons des échantillons. P. oxypterum Rchb., FI. exc., p. 351 n. 2400. — Tiges as- cendantes ; feuilles petites, épaisses, obovales, les supérieures linéaires-lancéolées; fleurs petites à ailes allongées, aiguës. — Félines, Palairac, le Tauch, Pierrepertuse, pech de Buga- rach vers Linas. P. sadlerianum Legrand. in herb. et in sched. — Bois à Fé- lines, Fenouillet, Nos échantillons sont tout à fait conformes à ceux que nous a hé CPS Si T Me RUE ENS TE PET fan ie I 88 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES donnés l’auteur; il en ést de même de l’epèce ou sous-espèce qui suit. P. calipterum Legrand, Soc. b. Fr., 1881, p. 54. — Tiges droites ou redressées, pubérulentes ainsi que les feuilles ; brac- téoles ciliées ; fleurs grandes, roses ou bléues, ailes obovales ; capsules aussi larges que les ailes maïs plus courtes. — Bois de Fontfroide, de Fourques. P. amaurocarpum Sp. nova. — Plante voisine du P. vulgare L. dont elle diffère par sa grande taille, par ses tiges nombreu- ses, longües, simples ou bi-trifurquées au sommet; par ses fleurs grandes à ailes plus longues que les capsules et surtout par ses arilles aigus acuminés, ses graines noires avec des poils blancs appliqués, tandis que le P. vulgare a les arilles non acuminés, les graines roussâtres hérissées de poils courts concolores, non appliqués. — Bois autour de Sournia ; CC. forêt de Boucheville. P. calcareum Schultz. — Saint-Hilaire, bois de Crausse, si- gnal Saint-Michel; Bouisse ; Massac, Redoulade, combe de La- salle, Milobre, Montgaillard, Pierrepertuse, Rouffiac, le Tauch, pech de Bugarach, forêt des Fanges, Caunil ; Puilaurens, Mont- fort, montagne de Crabixa. P. corbariense Timb. ad amic. — Le P. calcareum présente dans les Corbières plusieurs variétés, notamment celle que nous avions nommée P. corbariense et qui diffère du type par ses feuilles arrondies, toutes à peu près égales, même celles du bas des tiges et des tiges stériles ; les fleurs sont plus grandes, tou- jours bleues ; mais cela ne nous semble pas suffisant pour la séparer du type. — Lagrasse, Serviès-en-Val, montagne de la Camp, bois d'Ournes ; Viviès, Arques. P. monspeliacum L. — Ile de Pujol, la Clape, Pech Redon, Montplaisir, Bouquignan, Pech de l’Agnel, Montredon, Névian; Saint-Victor ; pech de Fraissé. P. rupestre Pourret. — Iles de l’Aute et de Sainte-Lucie, Sijean, la Clape, Redoute de Montoulieu, les Empherrets, Pech Redon, l’Hespitalet, le Rec. [Dans le Bulletin de la Société botanique de France, 1862, p. 640, M. Maugeret a indiqué le P. roseum Desf., P. nicæense Risso, à Fontfroide, aux Coumbos Caoudos, d'après Timbal- Lagrave. Sur le catalogue manuscrit de la Florule des Corbières, 4 F | M. Timbal a D cette espèce d'un point de doute et ne l'a. "te av | pas signalée dans ses notes.] 62 te “LE 4 L H} LD 411 j' 2144" } CREER Fa D: LINACÉES rd sressst à RE D. | un abs 28 LINUM PAL SL Es Æ L. campanulatum L. — Aric, Lagrasse, Serviés, Maironnes, fs $ Mirailles ; Donos, Albas, bois de Fourques ; Milobre de Massac, Pa _ Matefagine, le Tauch, pech de Fraissé; montagne de Capronne, | 2 | , E. signal Saint-Michel. L. gallicum L. — Pech de l’Agnel, Fontfroide, Boutenae, y: Donos ; Aric, Durand, Villefloure ; Milobre de Bouissé ; Rennes ; ‘5 Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul. Le 4 _L. strictum L. — Cap Leucate, ile de l’Aute, la Clape, Nar- #, Fe bonne, Pech de l’Agnel, Boutenac, Gléon, Fontjoncouse : Aric, Verzeille; Alet, Rennes, Sougraigne, col du Paradis; Caudiés, 7% Prats, Sournia, Esquino d’Azé; Rivesaltes, | 4 k L. maritimum L. — Moulin de Salses, Gruissan, El de Pal, la 12 Clape, Saint-Pierre, Montoulieu, Ricardelle. { Prairies maritimes rs f à l'embouchure de la Tét. (0. D.) |. 10 L. tenuifolium L. — Taurize, Arques, Alet, vallon de Saïnt- ù 6 Pancrace, Laroque de Fa; Rouffiac, Soulatge, pech de Bugarach, Sougraigne, Rennes; Sournia, Esquino d’Azé ; forêt des Fanges, le Bousquet, col de la Malayréda. __ L. salsoloides Lamk, — Boutenac; Carcassés, Milobre de Massac, l'Ormémort, Matefagine ; Bouchard de Camps ; col du Paradis, Viviés, Arques, signal Saint-Michel. Le L, suffrulicosum L..est une espèce différente que nous r n'avons pas vué de France; elle est commune en Espagne RE (Willk. et Lge, Prodr, fl. flisp., 3, p. 549). L, narbonense L. — Ile de l’Aute, Leucate, Gruissan, la Clape, Œil Doux, Pech Redon, le Rec,l'Hespitalet,Pas-du-Loup, Pastouret, Quillanet, Levrettes, Pech de l’Agnél, Table des . 1 8 Boutenae, Ferrals, Aric, Moux, Monze, Trèbes, Ver- zille, Ladern, Limoux, signal Saint-Michel, Viviés, Arques ; Maironnes, Serviés, Lagrasse; Fontjoncouse, Saint-Victor, Durban, Félines, Darnacueillette, Mouthoumet, Laroque de Fa, A le Tauch, Nid-du-Loup, Tuchan, Massac, l'Ormermort ; Saint- #, Antoine de Galamus, Saint-Paul, pont de la Fou, Prugnanés; .#] {22e ; F Pis + 4 121. Ah À < Li Ÿ ER MEN ES SEINE AN Ro A NC TRES j * SA M w AMC Ras ME Se da + _ 90 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES col de las Couloumines : Prats, Sournia, col de l'Espinasse ; y Sainte-Colombe, gorges de Saint-Georges, Estable. sq Très répandu dans le Midi et surtout dans les Corbières, le L. narbonense, présente plusieurs variations dues aux influen- ces physiques ou chimiques du sol. Delort de Mialhe avait pris une des formes à tiges nombreuses, courtes, très feuillée, jus- que sous la panicule, à fleurs plus petites, pour le Z. lœæve SCOp. ; mais, à la fin de sa carrière, il n’y voyait plus qu’une variation, sans importance. | MM. Willkomm et Lange, Prodr. fl. hisp. 3, p.549, indiquent une variété B latifotium, à feuilles plus larges et plus courtes, ovales lancéolées, acuminées, que nous avons récoltée à la Bétouse de Camps et au pech de Bugarach, dans les bois du côté de Lauzadel ; nous la considérons comme une Simple yariété l6cale. L. angustifolium Hé — Ile de Pujol, Narbonne ; Serg viés.. en. Val, Arques, montagne de la Camp, Milobre de Bouisse ; Bugarach, Rennes; forêt des Fanges, Montfort, gorges du Lau-, ziéret, forêt de Navarre. [Prairies de la Têt à Saint-Estève, (0. D.)]. L. montanum Schl. — Milobre de Massac, l'Ormemort. L. alpinum L.; L. ruscinonense Timb., Soc. b. Fr., 1860, p. 509. — Sommet de Madrès, | Saint-Antoine de Galamus. (O. D.]. L. catharticum L. — Commun dans les bois et les liéux her- beux de toute la région. Bois de Céleiran', Aric; la Venne, Montgrand, la Lauquette, Maironnes, montagne de la Camp, Serviès, Lagrasse ; Alet, Fondondy, signal Saint-Michel, Viviés, Falconière ; bois d'Ournes ; Lanet, pont de l'Orbiéu, Fontescure, Massac, combe de Lasalle, Milobre; Bétouse de Camps, Buga- rach, les Violes ; Sournia, Trévillach ;, col de Campérié, Mont- fort, Estable, ferêts de Boucheville, de Gesse, de Navarre. GÉRANIACÉES GERANIUM G. silvaticum L. — Estable; serre d’Escales, Pla Lébat, _ Madrès. G. nodosum L. — Bois de Crausse, forêt de Coumebelle, GÉRANIACÉES SA 91 Rabassa; Bétouse de Camps, Falconière, Bugarach, forêts des Fanges, de Gesse, de Navarre, le Bousquet, Madrès ; serre d’Escales, - G. phæum L,; — Estable, gorges de Lauziéret. G. sanguineum L. — Albas; Aric; la Venne, Montgrand, vallée de la Lauquette, Coumemazière; Massac, Carcassés ; forêt des Fanges ; Belvianes ; forêts de Boucheville et de Salva- naire, Rabouillet, serre d’Escales, Pla Lebat. _G. columbinum L. — Narbonne, Fontlaurier, Boutenac, Aric, Moux, la Lauquette; bois de Bouisse, Massac, Durban; Bétouse de Camps; forêt des Fanges; Saint-Paul, pont de la Fou, G. dissectum L, — Narbonne, Aric; Fontjoncouse, Tuchan ; Mouthoumet, pont de l’Orbieu ; Rennes. G. pyrenaicum L.— Mouthoumet, pont de l’Orbieu, Massac, Carcassés, bois de Bouisse; Alet, Fondondy, Valmigère, La- gréou; les Roubis; forêt des Fanges; Estable; Puilaurens, Auxières, Montfort, Roquefort, le Bousquet, forêt de Gesse, ca- bane des Aigales, Madrès. G. molle L. — Treilles, bois de Céleiran, Narbonne, pech de l’Agnel, Montredon; Aric (/ore albo)j; Talairan; les Gélis. Massac, col de Luz; les Roubis ; Fenouillet, Vivier; Roquefort, le Bousquet vers Madrès. Nous avons vu au Pech de l’Agnel une variété à pétales 2-3 fois plus longs que les sépales et couverte de poils blancs UT abondants, G. villosum Ten. | G. pusillum L. — Sidrière de Leucate, Narbonne, bords de la Robine ; Talairan. G. rotundifolium L. — Gruissan, Narbonne ; Durban, Féli- nes, pont de Cubière ; bords du ruisseau Wd’Alet, Valmigère ; forêt de Gesse. G. lucidum L. — Aric, Lagrasse, Rabassa, moulin de Missè- gre, Fondondy, Valmigère, Milobre de Bouisse, Lanet, pont de l’Orbieu, Mouthoumet, Laroque de Fa; Félines; Pierrepertuse ; le Tauch, Tuchan ; murs et rochers de Camps, Bugarach, Ren- nés, les Violes ; Fenouillet ; col Saint-Louis, forêt des Fanges ; Ginoles, Quirbajou ; pech de Carabatets, montagne de Crabixa ; forêt de Gesse au roc Lafage. [ Les rochers à la Font- Estramer près de Salses (0. D.)]. A8 9) PR AA NE PT Le LR ne £ Ù + an Mer Dee dc ME 3 92 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES -.G. ROBERTIANUM L. — Collection d'espèces ou de formes :cri= tiques dont M. Jordan a exposé avec grand soin les caractères différentiels ; il est probable que, malgré nos recherches; plu= sieurs de ces espèces: ou sous-espèces nous auront ÉCRADEË ; _ voici-celles que nous avons observées : \ : G: robertianum L., type des auteurs. — Feuilles vert foncé à pédoncules égalant les feuilles ; fleurs rose vif, sépales hérissés, pétales deux fois au moins plus longs que les sépales. — Envi- rons de Narbonne, Boutenac, Aric ; Viviès, Arques ; bois de Bouisse ; Mouthoumet, Fontescure ; Massac, Cédeillan, Pierre- pertuse, roc de Cagolières ; Bétouse dé Camps, Bugarach ; Vi- vier, Prats, Sournia ; forêts des Fanges, de Gesse, de Navarre ; le Bousquet, Madrès. Ginoles. [ Prairies humides des bords de la Têt, sur les deux rives à Perpignan (0. D.)]. | G. sémiglabrum Jord., in Bor., F1. O:, éd. 3, p. 130: — Plante voisine du ‘G. robertianum, mais à tiges plus élancées, presque glabre dans toutes ses parties ; sépales moins ouverts, parsemés de poils blancs qui disparaissent presque tous après l’anthèse ; pétales plus longs, plus étroits, moins étalés. HT Bugarach: De Martrins (PI. crit. du Tarn, p. 17, ét F1. du Tarn, p. 125), fait de cette plante une variété granilicarum du G. robertia- num et adopte les suivantes comme espèces. G. purpureum Will., Dauph.,8, p. 374, pl.40.-— Ile de l’Aute, Fontfroide, Fonjoncouse. [M. Timbal n’ayant pas décrit cette plante que les auteurs rap- portent en partie, comme synonyme, à plusieurs des espèces suivantes, en voici, d’après Villars, les principaux caractères: G..purpureum. — Feuilles semblables à celles du G. rober- lianum, mais plus épaisses, moins profondément découpées, « leurs segments n’ont pas de pétiole propre. Le calice a quel- quefois des rides transversales, sensibles, outre ses côtes longi-. tudinales. » Fleurs très petites, d’un rouge.plus vif que. celles: du G. robertianum, plus grandes que celles du: G:lucidum. Hab. : Le Buis, sous les rochers, le Pont-de-Claix près de Gre-, noble. La figure représente une plante découpée en 3 segments/den- tés, dont les deux latéraux sont souvent eux-mêmes à 2 lobes inégaux plus ou moins profonds, se recouvrant par leurs bords ; lan, ” GÉRANIACÉES - 93 les divisions n’atteignent pas la nervure ; les fleurs sont petites, à pétales arrondis, étalés; les pédoneules sont souvent bifur- qués ; ils sont représentés glabres ainsi que la tige, les rameaux et les feuilles, tandis queles pédicelles et le calice sont hérissés.] G. villarsianum Jord., Pug. p. 38; G. purpureum Vill., pro parte (Jord). — Plante à odeur faible. Tige de 1-2 décim., dres- sée, simple ou à rameaux étalés ascendants, velus glanduleux. Feuilles petites, vert foncé, pentagonales arrondies dans leur contour, à lobes ovales, profonds, pétiolulés, séparés, entiers ou légèrement dentés, pédoncules biflores, les inférieurs égalant à peine les feuilles. Sépales convexes, hérissés, glanduleux, à bords membraneux, aristés. Pétales d’un beau rose pourpre, à onglet ailé presque dès la base, à limbe petit, de même longueur que l'onglet; anthères jaunes, égalant à peine les stigmates qui sont d’un pourpre pâle. Fruit à bec de 1 cm. environ; carpelles se détachant promptement, glabres, pourpre foncé, sillonnés ; graines petites, ovoides, lisses, — Fontfroide ; rochers à l’Auriol, près de l’Auradieu. { Les rochers à là Font-Estramer près de Salses (M. A. Legrand) ]. G. modestum Jord., Cat. Gren. 1849, p. 16 ; Bor. F1. C. p. 131; G. purpureurn Vill. pro parte (Jord., Bor.) — Plante à odeur faible. Tige de 2-4 décim., dressée et parsemée de poils glandu- leux, courts, ainsi que les rameaux. Feuilles d’un beau vert, un peu épaisses, pentagonales ovales dans leur contour, à segments lancéolés ou ovales-lancéolés, pennatifides, dont les lobes sont entiers ou dentés, rapprochés. Pédoncules biflores, les inférieurs plus courts que les feuilles ; pédicelles dressés, à la fin étalés. sépales à poils courts, glanduleux, à dos aplani, bordés d’une membrane étroite, aristés, apprimés à l’anthèse. Pétales à on- glet ailé dès la base, un peu plus long que le limbe qui est petit, oblong, un peu atténué à la base, dépassant peu le calice, anthè- res jaunes, stigmates jaunâtres. Fruit à beé de 12-15 mm.; car- pelles brun pâle, restant longtemps suspendus ; graine lisse, ovoïde-cylindrique. — Talairan, Massac, Félines, Nid du Loup ‘au Tauch ; pont de Cubière; pont de la Fou. G: mediterraneum Jord., Pug., p. 40. — Très fétide. Tige de 2-3 décim., dressée, à rameaux partant souvent de la base, éta- lés, fortement coudés aux nœuds, hispides glanduleux. Feuilles minces, vertes, quelquefois purpurines, pentagonales un peu arrondies dans leur contour, à segments ovales ou ovales-lan- AK: " Fc 1e CRT DT AT US CV TT : F 4 CA à = PE af ne 94 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES céolés, pennatifides, à lobes un peu écartés, entiers ou dentés, obtus, mucronulés. Pédoncules biflores, les inférieurs plus longs que les feuilles. Sépales parsemés de poils glanduleux, courts, à dos aplani, brièvement aristés. Pétales à limbe rose, pourpre pâle, petit, obovale-oblong, un peu plus long que l’on- glet, dépassant peu le calice ; anthères jaunes, plus courts que les stigmates qui sont d’un beau pourpre. Fruit à bec de 12-15 mm. ; carpelles persistant longtemps, bruns, glabres ou quelquefois un peu hispides ; graine lisse, ovoïde-cylindrique.— Salses, colline au-dessus de la Font Estramer, Gruissan, Saint- Martin, Pech de l’Agnel; Durban; Saint-Paul de Fenouilel, Saint-Antoine de Galamus. G. minutifiorum Jord., Pug., p. 39. — Fétide. Tige de 2-3 dé- cim., dressée, souvent très rameuse dès la base; rameaux his- pides glanduleux, longs, étalés, fortement coudés aux nœuds. Feuilles vert foncé, planes, minces, ovales dans leur contour, à segments lancéolés, pennatifides, à lobes mucronulés, presque entiers. Pédoncules biflores souvent dichotomes, étalés, les in- férieurs plus longs que les feuilles. Sépales poilus glanduleux, convexes, apprimés à l’anthèse, à bord membraneux étroit, brièvement aristés. Pétales à limbe très petit, pourpre, ovale- oblong, plus court que l’onglet, dépassant peu le calice; anthè- res d’un beau jaune, n’égalant pas les stigmates qui sont d’un rose pâle. Fruit à bec de 15-18 mm. ; carpelles persistant long- temps, glabres ou hispides, pâles; graine ovoide-oblongue, cylindracée, un peu comprimée, lisse. — Gruissan; le Tauch, Tuchan ; Sournia. ERODIUM E. malacoides Willd. — Tiges de 1-4 décim., étalées-dres- sées, hérissées ainsi que les pétioles qui sont opposés et iné- gaux ; feuilles d’un vert obscur, un peu cordées,ovales, les radi- cales, à lobes larges,peu profonds, se recouvrant par leurs bords, sinus aigus et étroits ; fleurs à pétales dépassant un peu le ca- lice; glandes du réceptacle brunäâtres, presque réniformes ; étamines à filets élargis, les stériles sensiblement plus courtes que l'ovaire; fruit à bec de 2 cm. à 2 cm. 1/2.— Spontané dans les îles de l'étang de Bages, le Soulier, l’Orteil, la Planasse, les Oullous; probablement introduit avec les fumiers provenant A bel Al GÉRANIACÉES ROPPAT 095 des vaisseaux qui importent les moutons d’Algérie,. à J'Aric, Moux, Serviés en Val, dans les vignes. E. althæoides Jord, Pug. p: 41; ÆE. malcoides Auct. gall. ex parte. — Tiges étalées ou un peu redressées, rameuses, al- ‘longées. Feuilles d’un beau vert, pétiolées, pubescentes, les ra- dicales ovales ou oblongues, cordées à la base, lobées à sinus aigus, les supérieures crénelées dentées.Pédoncules multifiores, plus longs que les feuilles. Sépales brièvement mucronés, à pu- bescence glanduleuse abondante, ainsi que les pédoncules. Pé- _tales linéaires oblongs, insensiblement rétrécis dans leur partie inférieure, égalant presque le calice. Etamines à filets glabres, les fertiles à base lancéolée, linéaires, atteignant la hauteur des stigmates, les stériles ne dépassant pas l'ovaire; réceptacle à “glandes olivâtres, arrondies, tronquées au sommet. Fruit à bec ‘glabriuscule, plus court que dans l'£. malacoides, 15-20 mm., à sillon concentrique deux fois plus étroit que la fossette des car- “pelles. — Fitou, Treilles, la Clape, bois de Céleiran, Pech de l’'Agnel, Aric, Montirat, Verzeille ; Fontjoncouse, Durban, Tu- chan, Massac, col de Luz, Soulatge, Saint-Paul de Fenouillet, ‘Prats, Sournia ; Casas de Peña. [E. subtrilobum Jord. Pug, plant. nov. 42.— Se distingue de toutes les formes du groupe de l'Z. malacoides par ses feuilles pubescentes d’un vert-pâle, souvent tachetées de violet vers la marge et profondément divisées en trois lobes à sinus arrondis, ceux-ci obtusément crénelés dentés — C.. sur les glacis des for- tifications de Perpignan, et les graviers de la Têt. (0. D.)] E. chium Willd. — Perpignan, Leucate, îles de l'étang de Leucate, Sidrière de Leucate, les Oullous, chemin de Narbonne à Sainte-Lucie (ce n’est pas l’Æ. littoreum Lamk et DC., indiqué à tort par GG. F1. Fr., 1, p. 309) ; la Clape, Combemale ; adven- tif à Sérvièsen Val. [La Nouvelle sur les bords du canal (M. ‘Neyraut.)] _ E. littoreum Lamk.et DC.— Iles de l'étang de Leucate, de Pujol, de l’Orteil, des Oullous, sidrières de Leucate et de Fitou, Sainte-Lucie, la Clape. ss. | E. ciconium Willd. — Fitou, Aric, Moux. [Graviers de la Têt, à Saint-Estève (0. D.)] | E moschatum L’Hér. — Pech de l’Agnel. [CC. aux bords dés chemins sur la rive gauche de la Têt (0. D.) ] — PAGE RAS LP RACGTR OT A EEE EE ES de SE OUR NT GAS er OS ge Enr ES à ue. e We EE LR LS MS à VAN ANT D AROUEE n Wu 4 £ ÿ Se # . De rate Qt bis WA { ; 2? [] Fenÿ, “EE 4 j {; 96 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES h, Groupe de l'E. CIOUTARIUM Auct. E. triviale Jord., Pug., p. 44; Bor. FI. C. p. 132; E. cicuta- rium Auct. gall., ex parte.— Tiges étalées,diffuses, ascendantes, d’abord courtes et presque nulles, puis allongées rameuses. Feuilles oblongues, pennatiséquées, pubescentes, à folioles pres- que sessiles, ovales ou ovales-oblongues, pennatifides, à lobes étroits, oblongs, dentés, très aigus, se touchant ; stipules ova- les-lancéolées. Pédoncules multifiores, plus longs que les feuilles; bractées divisées, carénées, cuspidées. Sépales briè- vement mucronés, couverts de poils rarement glanduleux. Pé- tales inégaux, rose pourpre, oblongs, atténués en onglet, plus longs que les sépales. Filets des étamines glabres, les fertiles oblongs inférieurement, linéaires dans leur moitié supérieure dé- passant presque les stigmates ; les stériles linéaires, atteignant environ la hauteur del’ovaire ; stigmates pourpres ; réceptacle à glandes brunâtres, réniformes-arrondies. Fruit à bec de 3-4 cm., peu poilu, à sillon concentrique apparent ; cotylédons trilobés ; valves à 9 tours de spire., — Parmi les espèces affines démem- brées de l'E. cicutarium des auteurs, c’est la plus répandue. — Ile de l’Aute, bords de la Robine, la Clape, Saint-Pierre, Vendres, Boutenac, Aric, Lagrasse, la Bédosse, Verzeille Limoux, Arques, les Grouillats, Fontjoncouse, Durban, Péril- lou ; Tuchan, Massac; Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fenouillet, Prats, Sournia, Millas, Saint-Estève, Perpignan, etc. E. pallidiflorum Jord., Cat. Gren., 1849. — Tiges étalées, couchées, allongées, rameuses. Feuilles vertes, pubescentes, oblongues, pennatiséquées, à folioles presque sessiles, ovales, aiguës, pennatifides, à lobes non contigus, linéaires-lancéolés, très aigus, entiers ou dentés; stipules assez larges, ovales- lancéolées. Pédoncules multifiores, plus longs que les feuilles; bractéoles ovales, cuspidées. Sépales velus-blanchâtres, à poils inégaux souvent glanduleux, terminés par un court mucron. Pétales ovales-oblongs, à onglet assez long, dépassant à peine le calice. Etamines fertiles à filets glabres, égalant les stigmates. Fruit à bec allongé, couvert de poils apprimés ; carpelles à poils roussâtres à sillon apparent ; arêtes à 12-14 tours de spire. — Camps; Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fenouillet, pont de la Fou. E. boræanum Jord., Pug., 46; Bor., F1. C., éd. 3, p. 133; E. chœærophylium Bor., Not. in Bull. Soc. industr. d'Angers, _ GÉRANIACÉES 1847, et F1. C., éd.2, p. 109, non Ger. chærophyllum Cav. — Tiges étalées, rameuses, poilues. Feuilles velues grisâtres, pennatiséquées, à folioles ovales-oblongues, aussi pennatisé- quées en lobes dentés contigus; stipules ovales, acuminées. Pédoncules plurifiores, plus longs que les feuilles; bractéoles dressées, brièvement cuspidées. Sépales couverts de poils blan- châtres, brièvement mucronés. Pétales à onglet assez long, roses, inégaux, les plus petits marqués d’une tache pâle. Eta- mines stériles à filet plus court que l'ovaire; glandes du récep- tacle tronquées. Fruit à bec de 25-30 mm.; carpelles petits, sillon à peine marqué ; arêtes à 8-9 tours de spire. — La Clape, bois de Céleiran ; Saint-Martin; Casas de Peña. E. Timbali Jord. in litt.; de Martr. PI. crit., p. 18 et FI. du Tarn, p. 129. — Cette plante, d’abord confondue avec l’E. tri- viale, fut distinguée par M. Jordan qui m'écrività ce sujet : « Je n'avais pu étudier l’an dernier votre ÆErodium, mais j'ai reconnu dernièrement qu'il était distinct de l’Z. ériviale. Il s'est repro- duit en quantité autour de la place où je l'avais d’abord cultivé ; j'en ai vu en fleurs des centaines de pieds ce printemps...» Il diffère de l’Æ. triviale Jord. par sa racine plus forte, par ses feuilles radicales en rosette forte, compacte, à l’aisselle des- quelles naissent de grosses tiges d’abord courtes, puis s’allon- geant de 2-3 décim., couchées sur le sol, relevées à l'extrémité, rougeâtres en dessus, couvertes de poils larges, étalés, blancs, brillants; les feuilles pennatiséquées ont des folioles à lobes | oblongs obtus; sépales couverts de poils appliqués, pétales roses, plus grands, fruit à bec plus large que dans l'Z. triviale; la floraison est aussi plus précoce. — Cultures et jachères. Lé- zignan ; Verzeille, Saint-Hilaire, Missègre, Fondondy, Couiza, col du Paradis, Milobre de Bouisse, Mouthoumet, Félines. Il est plus commun dans la région toulousaine. Warion nous l'a donné de la province d'Oran. [Ancien champ de manœuvres sur la rive gauche de la Têt à Perpignan (0. D.) |] [E. arenarium Jord. Pug. plant. nov. 44; O. Debx. Rech. flor. Pyr. orient. Il, p. 167. — Plante de petite taille, herbacée, an- nuelle; tiges d’abord couchées, puis ascendantes, allongées ra- meuses ; feuilles d'un vert foncé, à pubescence molle et serrée, pennatiséquées, à folioles subsessiles, ovales-oblongues, profon- dément incisées-pennatifides ; fleurs 2-4 à pédoncule commun plus long que la feuille ; bractées ovales-lancéolées acuminées ; . Rev. S. fr. b. {l avril 1892) Vs 98 TIMBAL. —æ FLORULE DES CORBIÈRES sépales brièvement mucronés, à villosité lâche et souvent glan- duleuse ; pétales d'un pourpre vif, oblongs et un peu inésaux, à onglet court et dépassant le calice ; filets des étamines glabres, d’un pourpre violacé et plus longs que les stigmates ; bec du fruit de 25 à 30 mm. couvert de poils apprimés. — Les sables maritimes de Canet à l'embouchure de la Têt (MM. Neyraut et O. Debeaux) |. Etre [E. commixtum Jord. in C. Billot Arch. fl. de France p. 164; Bor., F1. du Cent. éd. IT, 2, p. 132 ; O. Debx. Rech. fi. Pyr. Or. TI p. 169 ; Z. cicutarium var. pimpinellifolium Lor. et Bar. FI. Montp. 122. — Tiges diffuses, longues de 2 à 5 décim. couchées- ascendantes, rameuses dès la base et couvertes de poils courts étalés ; feuilles mollement poilues à découpures pétiolulées, ovales-oblongues, brièvement acuminées ; stipules ovales-lan- céolées ; pédoncules plus longs que les feuilles ; fleurs d’un rose pourpre à pétales inégaux,les deux supérieurs souvent marqués au dessus de l’onglet d’une tache ovale formée par des ponctuations noirâtres ; stigmates rosés ; bec du fruit couvert de poils épars ; arètes des capsules à 6-7 tours en spirale. Champs et vignes sur la rive gauche de la Têt à Saint-Estève, le Haut- Vernet et Rivesaltes (0. D.) ] [E. carneum Jord. Pug. pl. nov. p. 47 ; O. Debx. in Rev. S. fr. de bot. (1891) p. 245. — Voir la description de cette espèce dans les notes sur plusieurs plantes de là région méditerra- néenne publiées dans la Revue de Botanique, loco cilato. — Sa- bles et anciens graviers de la Têt à Saint-Estève près de Perpi- gnan (0.D.) | Nous devons ajouter, en terminant l'étude du groupe de lZ. cicutarium des auteurs, que nous possédons en herbier plu- sieur: autres formes intéressantes, mais nous ne pouvons, sur des échantillons desséchés, baser une détermination assez cer- taine pour les distinguer et les décrire. E. romanum Willd. — La Clape, Tarailhan, Céleiran, Le- vrettes, Narbonne, Montredon, Fonfroide, Aric, Monze, Ca- pendu; Tuchan, le Tauch ; Camps, gorges de l’Agly. E. tolosanum Jord., Pug., p. 50. — Tiges étalées-ascen- dantes, très courtes, souvent presquenulles,mais cependant vi- sibles. Feuilles hérissées, oblongues, peunatisequées ; folioles petites, pétiolulées, ovales-oblongues, pennatifides, à lobes den- | GÉRANIACÉES x 99 tés à leur tour, ovales-oblongs, non contigus. Pédoncules pluri- flores, plus longs que les feuilles; bractées ovales, brièvement acuminées, membraneuses, dressées. Sépales converts de poils non glanduleux, terminés par un court mucron. Pétales roses, plus petits que ceux de l’Z. romanum, ovales-oblongs, insensi- blement rétrécis et contractés à la base en un court onglet poilu, n’égalant pas deux fois la longueur du calice, ne se recouvrant pas par leurs bords. Etamines à filets glabres, les fertiles oblongs dans leur tiers inferieur, puis linéaires, n’atteignant pas la hauteur des stigmates qui sont pourpres; filets stériles un peu plus courts que l'ovaire ; réceptacle à glandes livides, réni- formes, tronquées. Fruit à bec de 3 à 3cm.1/2, couverts de poils apprimés ; fossette des carpelles presque circulaire, sillon étroit, visible ;: arètes à neuf tours de spire. — Fleurit au prin- temps et à l'automne. — Terrains herbeux. Villefloure ; Milobre de Massac; le Tauch. E. petræum (Geranium Gouan) Willd., Sp., 3 p. 626 ; Gouan, Illustr., p. 45, pl. 21, fig. 1. — Plante à odeur forte, peu agréa- ble. Souche vivace, ligneuse, tortueuse,étaléesur le sol, colorée en rouge foncé, produisant plusieurs rosettes de feuilles ovales dans leur pourtour, pennatiséquées, planes, hérissées de poils _ simples aux bords et glabriuscules sur les faces, à folioles fse- parées par de petits lobules linéaires, entiers, aigus) pennatipar- tites, ayant plusieurs lobes divisés de la même manière ; pétioles striés, hérissés de poils simples, éfales ; stipules courtes, lan- céolées, aiguës, écartées du pétiole. Pédoncules axillaires, à 3-4 fleurs dépassant peu les feuilles, hérissés dans toute leur longueur de poils simples étalés ; pédicelles de 2 cent. également hérissés; bractéoles ovales, brièvement acuminées, hérissées sur la faceinférieure. Bouton globuleux avant l'épanouissement. Sépales largement ovales, à nervures vertes très saillantes,. couverts de longs poils simples ; la nervure médiane, se conti- nuant au-delà du limbe, forme un mucron long hérissé. Pétales trois fois plus longs que les sépales, obovales, légèrement émar- ginés au sommet, se recouvrant un peu par leurs bords, à onglet cilie ; filets des étamines glabres. Fruit à valves couvertes de poils blancs appliqués, déclinés des deux côtés; bec de à cm., arêtes à 4 tours de spire, munies de poils longs,égaux, blanchà- . tres ; graine obtuse à la base, allongée, longue de 4 mm., large de 1 mm. 1/4, conservant la même largeur dans presque toute L RME PAR SE AR RS Run rt dette {4 i SEL SE : x ae , 134 100 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES son étendue et s’amincissant brusquement en une pointe très courte, munie au sommet d’une saillie de 1 mm. 1/3, formée par le raphé ; sa surface est si/lonnee de stries fines. 8 narbonnse Dur. in litt.; Timb. in FI. exsicc. Magnier. 1887, n° 1390. — Nous distinguons, comme variété, la plante des environs de Narbonne de l’Z. petræuim du Pic Saint-Loup, près de Montpellier, que nous considérons comme le type. Cette dis- tinction, que nous n’avions pas faite dans notre travail sur quelques Ærodiumn publié en 1858 dans les mémoires de l’Aca- démie de Toulouse, p.1 à 14, appartient à Durieu de Maisonneuve qui cultivait ces deux plantes au jardin botanique de Bordeaux et qui nous les a communiquées. Feuilles d’un vert sombre,couvertes d’un duvet cendré, héris- sées de poils plus longs sur les bords et en dessous sur les ner- vures. Pédoncules plus longs que dans le type, dépassant sensi- blement les feuilles, portant 1-4 fieurs, couverts de poils blan- châtres, inégaux, étalés, diffus. Sépales à 3 nervures vertes, mucronés, scarieux aux bords, souvent colorés d’une légère teinte rougeàtre ainsi que le haut des pédoncules. Pétales roses, à 3 nervures simples ou très peu ramifiées, ne se recouvrant pas par leurs bords, glabres, entiers. Etamines roses ; styles droits, roses ; pollen brun rougeàtre ; glandes du receptacle vert roussätre. Plante à odeur fétide. [M. Timbal n'ayant pas fait de distinction sur le catalogue, il est possible que la variété se trouve dans toutes les localités citées ci-dessous, soit seule, soit mélangée avec ie type.] La Nouvelle, Pas-du-Loup de Sijean, Saint-Martin, Gruissan, la Clape, Pech-Redon, Combemale, Crabit, Cascabel, Tarailhan, Pastouret, Levrettes, rochers des environs de Narbonne, Table des Corbeaux, Pech de l'Agnel, Boutenac, Roquesestière, Périllou, Treilles ; Aric, Lagrasse. E. crispum Lap., Hist. abr PL Pyr., p. 390; Timb. Acad. Toul., 1858, p. 7. — Plante à odeur moins forte que celle de /’Z. pelræuin, musquée. Souche vivace, ligneuse, étalée sur le sol, colorée en brun jaunätre et produisant des rosettes de feuilles ovales dans leur pourtour, crepues, tripennatipartites, à folio- les séparées par des lobules linéaires Zobulés à leur tour, obtus, hérissés sur toute leur surface et sur les pétioles de poils sim- ples courts et d'autres plus longs glanduleux; stipules lan- céolées, courtes, aiguës, écartées du pétiole. Pédoncules axillaires OXALIDACÉES _ de 3-4 fleurs dépassant peu les feuilles, hérissés de poils simples courts, appliques et de longs poils étales glanduleux; pédicel- les de 2 cm., couverts aussi de poils simples et de poils glan- duleux '; bractéoles ovales acuminées, hérissées sur la face inférieure. Bouton ovoëde avant l’épanouissement. Sépales lar- gement ovales à nervures blanchâtres très saillantes ; la ner- vure médiane se prolonge et forme un mucron très hérissé. Pétales obovales se recouvrant par les bords, émarginés, deux fois plus longs que les sépales, d'un rose pâle avec des ner- vures purpurines plus foncées, ramifiées. Etamines blanches ; styles roses ; glandes du receptacle rondes, petites. Fruit à valves couvertes de poils blancs appliqués, déclinés des deux côtés ; bec de 35 mm. ; arêtes à 4 tours de spire, munies de poils simples égaux, jaunâtres; graine allongée, obtuse à la base, moins longue et moins large que celle de l’Z,. petræum, 3 mm. 95 sur 1 mm. 20, conservant la même largeur dans pres- que toute son étendue, mais s’amincissant brusquement en une courte pointe; on remarque d'un côté une faible carène et, de l’autre côté, au sommet, une saillie de 1 mm. 1/3, for- mée par le raphé ; sa surface est lisse à la loupe. Floraison un peu plus tardive que celle de l'E. petrœum. — Casas de Peña, Périllou, Padern, pech de Fraiïissé au Tauch. OXALIDACÉES OXALIS O. acetosella L. — Défilé d’Alet; Bétouse de Camps; Palai- rac ; forêt des Fanges, Counozouls, Lapazeuil, Estable, le Bous- quet, forêt de Gesse à la fontaine de Claperate de la coume de Clar et au roc Lafage, forêt de Navarre à la fontaine del Manent, forêt de Montne vers Madrès. [O. Navieri Jord. in C. Billot Annot. à la fl. de Fr. et d’Allem. p. 19 ; O. Debx. Rech. fl. Pyr. Or. I, p. 34. — Cette espèce que j'ai rencontrée en abondance autour de Perpignan, a été retrouvée en 1891 par M. Neyraut dans les haïes près du pont du chemin de fer, sur la rive gauche de la Têt, avant d’arriver à Saint-Estève. On distingue l'O. Narieri de l'O. corniculatla par ses bractées non atténuées au sommet, par ses pédoncules fructifères déflé- chis, par ses fleurs plus grandes, d’un jaune plus pale et ses RUE VENT et NA ES PE PE SP TT AA VE CRETE RE NE AT LS PTE Par RER ER à NOR LÉ Ge dy Éd PE ee 102 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES styles rapprochés, par ses tiges droites, flexueuses, non radi- cantes, par l’absence de stolons souterrains, et sa floraison plus précoce. O corniculata L., Spec., pro parte ; Jord. loc. cit. p. 19. — Plante pubescente, à tiges couchées et radicantes à la base ; stolons souterrains nuls ; pédoncules fructifères défléchis ; stipules très visibles. — Lieux sablonneux à l’ancien champ de manœuvres ; les haies et les talus du chemin de fer sur la rive gauche de la Tèt, à Perpignan (M. Neyraut)(O. D.) ] CORIARIACÉES CORIARIA C. myrtifolia L. — CC. Narbonne, Ferrals, Lagrasse, Aric, Taurize, la Venne, Verzeille, la Lauquette ; Alet, bois de la Courbatière, Véraza, Viviès, Arques, Mouthoumet ; Félines, gorges du Libre; Saint-Victor, col d'Estrem, Durban; Millas ; Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul, pont de la Fou, Prugna- nes, Prats ; Sougraigne, Eau salée, Rennes ; Caudiès, forêt des Fanges. TRIBULACÉES TRIBULUS T. terrestris L. — Vignes à la Clape, Montoulieu, Rolland, Sainte-Lucie, Narbonne, Montredon. [Sables et graviers de la Têt à Perpignan (0. D.) ] RUTACÉES RUTA R. montana Clus. — La Clape à Capitoul, Montfort près de Narbonne, col d’Estrem, Saint-Antoine de Galamus. [Sables du littoral à l'embouchure de la Têt (0. D.) | R. angustifolia Pers. — CC. Salses, Leucate, sidrière de Fitou, ile de Pujol, Sainte-Lucie, île de l’Aute, Gruissan, Le- vrettes, Ricardelle, Narbonne, Montredon, Aric, Comigne, Ca- pendu, la Bédosse, Lagrasse, Talairan, Pinède de Durban, Der- nacueillette, gorges de Palairac, Tuchan, Casas de Peña, Millas, mas de la Garrigue, Pézilla; Saint-Paul de Fenouillet, pont de . TÉRÉBINTHACÉES 103 la Fou, Saint-Martin, Prats, Sournia; Mouthoumet; col Saint- Louis. frere maritimes de Canet, à l'embouchure de la Têt (0. D.) R. agnod DC.— Saint-Pierre, Vendres ; Pézilla, Casas de Peña ; bords de la Matassa, Molitge. R. graveolens L.— Donos ; Ginoles. DICTAMNUS D. albus L. — Pech de l’Agnel ; Esquino d’Aze à Sournia. # TÉRÉBINTHACÉES PISTACIA P. lentiscus L. — Salses, iles des Oullous, de Sainte-Lucie, Saint-Martin, environs de Narbonne, Table des Corbeaux, Frontfroide, Boutenac, Lagrasse, Gléon, col d’Estrem, Durban, Périllou, Vingrau; le Tauch; Casas de Peña, Caramany, Millas, Prats, pont de la Fou, Saint-Paul de Fenouillet. P. terebinthus L.— Leucate, Salses, Cascabel, Pech de l’Agnel, Aric, Lagrasse, Talairan; Saint-Victor, Durban, Péril- lou ; Félines, Massac, pont Saint-Christol, Rouffiac, le Tauch; Casas de Peña, fontaine de Mato l’Ouliou, col de las Couloumi- nes, Pézilla ; Sournia, Fenouillet, Caudiès, Prugnanes, pont de la Fou, Saint-Paul, Saint-Antoine de Galamus, Camps; défilé d’Alet; Puilaurens ; Estable. RHUS R. coriaria L.— La Clape. R. cotinus L. — Cultivé, quelquefois subspontané. CNEORÜUM C. tricoccum L. — Salses, Fitou, Treilles, Gruissan, ile Saint- Martin, la Clape, Taraillan, Jonquières, Bouquignan, cap de Pla, Levrettes, Montredon, Fontfroide, Boutenac, Moux, Aric, Ri- baute, la Bédosse, Talairan ; Donos, Durban, Périllou ; Félines, vallon de la Matte, Maisons, le Tauch, Tuchan, Vingrau, Rive- saltes, Casas de Peña, Caramany, Peézilla, Millas ; Vivier, Saint- Martin, pont de la Fou, Saint-Paul, Saint-Antoine de Galamus, Prugnanes, [L'Ailanthus glanduiosa Desf. vulgairement nommé Vernis du Japon, est parfaitement acclimaté dans les Pyrénées-Orien- 104 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES tales et les Basses Corbières. Il est ‘planté en bordure sur la route de Rivesaltes à Casas de Peña, où il est devenu un arbre magnifique. On le cultive aussi en pépinière à Perpignan, sur les terrains sablonneux des rives de la Têt, pour servir à l’édu- cation du ver à soie de l’Aïlanthe, et par ses rejets nombreux il se propage facilement le long des chemins, dans les taillis de la Têt et sur les talus du chemin de fer (0. D.)]. EVONYMACÉES EVONYMUS E. europæus L. — Aric, Camplong; Massac, combe de La- salle; Bouisse, Font de Razouls; Arques, bords du Réalsés ; Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fenouillet, Fenouillet ; forêt des Fanges. E. latifolius Scop. — Aric en montant par Moux; Nid-du- Loup au Tauch. VITACÉES VITIS V. vinifera L. — Bois de Crausse; Lanet, pont de l’Orbieu; Rennes, Bugarach ; etc. CC. Bords de la Têt. ACÉRACÉES ACER A. opulifolium Vill. — Combe de Lasalle; forêt des Fanges, Sainte-Colombe, crête de Carabatets ; Estable ; col de la Malay- réda, forèt de Gesse ; Molitg. A. hispanicum Pourr., Acad. Toul., 3 (1788), p. 305 ; Timb., Reliq. pourr., in Bull. in Bull. Soc. se,’ ph. et n. de Toul., 2, p. 110. — Feuilles à cinq lobes aigus, à dents inégales, à nervures poilues en dessous, lobes intérieurs très petits, petioles canali- culés; fleurs penchées ; samares à ailes droites. — Forêts de Boucheville et des Fanges. Comme nous l'avons dit, 1. c., cette plante n’est peut-être qu’une variété de l’A. opulifolium Vill.; Pourret a voulu dis- tinguer la forme à feuilles cotonneuses en dessous, A. obtusa- tum Willd., de la forme à feuilles glabres ou simplement velues EUPHORBIACÉES sur les nervures à laquelle il donne le nom d’A. Aispanicum. Ces deux formes sont communes en Catalogne d’après Costa. A. monspessulanum L.— Aric, las Crambos, Lagrasse ; val- lée de la Gouteille; Saint-Victor, fontaine de Fourques; le Tauch, Félines, le Mal-Pas, Milobre de Massac, Carcassés, l’'Or- memort, combe de Lasalle, Laroque de Fa; Alet, Missègre ; Rennes, Bétouse de Camps ; Saint-Antoine de Galamus, Vivier, Prats, Sournia, Esquino d’Aze ; Montfort ; forêt des Fanges. 8 erythrocarpum. — Samares brun rougeâtre. — Aric à las Crambos. À campestre L.— Saint-Martin de Thoques, bords de l'Aude (M. Maugeret); Sérame ; bois de Crausse, montagne de la Camp, Talairan, Albas ; Milobre de Massac, l'Ormemort, combe de La- salle; Milobre et hois de Bouisse; Camps, les Roubis, Linas, Bugarach ; Saint-Antoine de Galamus, col de las Couloumines ; Prats ; forêt des Fanges et de Gesse, Puilaurens. A. platanoides L. — Couiza; l'Ormemort; forêt des Fanges, Estable ; Puilaurens, Montfort, vallée de la Boulzane ; forêt de Gesse, roc Lafage. MÉLIACÉES MELIA M. azedarach. — Salses, route de Fitou. Planté sur toutes les routes autour de Perpignan. EUPHORBIACÉES EUPHORBIA Sect. 1. — ANISOPHYLLUM Roep. É. chamæsyce L. — Bords des champs à Jonquières, envi- rons de Narbonne. Nous n'avons vu que la forme glabre. Cette plante a été indi- quée par Serres aux environs de Toulouse; elle était échappée du Jardin des plantes, sans doute; on ne l’a plus retrouvée. E. peplis L. — Sables maritimes à Sainte-Lucie (Delort); Montoulieu à la Clape (M. Maugeret). Sect. 2. — HELIOSCOPIA Roep. E. helioscopia L. — Lieux cultivés, Fitou, ile des Oullous, M BURN ORAN RAS DER A MMA en LE "2 PRE GE ME OT at QE ALU QUES: DE pre Re ' Us. Ad ' r O ® 1 re 948 #E à 106 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES Gruissan, Narbonne, Montredon, Boutenac, Aric; bois de Craus- se ; Donos, Albas, Périllou, Treilles; Caramany ; Saint-Antoine de Galamus. | CC. dans la plaine de Perpignan et de Rivesaltes (0. D.) ]. nn E. helioscopoides Loscos et Pardo, Ser. inconf. p.93; Willk. et Lge, Prodr. fl. hisp., 3, p. 497 ; Æ. helioscopia,f, DC., Prodr., 15, p. 4267. — Cette plante, qui à première vue parait être la miniature de la précédente, en diffère par sa taille très réduite, par ses tiges couchées, ascendantes, débiles, toutes à peu près semblables ; par ses rameaux dressés, quelquefois un peu diver- gents ; par ses feuilles jaunâtres, plus petites ; par ses styles bi- fides jusqu’au milieu, par ses graines dépourvues de caroncule. Ces deux derniers caractères paraissent constants, ils se con- servent dans la plante cultivée sur le sol argilo- siliceux’ de mon jardin. Les graines sont deux fois plus petites que dans lZ. he- lioscopia. — Lieux pierreux à Termes, Félines, Palairac. ” L E. platyphylla L. — Bords des routes, fossés. Narbonne, etc. E. pilosa L. — Forêts, bois. Montgrand, la, Venne, Cou- memazière, Saint-Hilaire ; Couiza ; forèt des Fanges. | Koch, Syn. fl. germ., éd. { p. 629, donne à cette plante le nom d'Æ. procera Bieb., F1. taur.-cauc., 1, p. 378; MM. Willkomm et Lange, réunissent ces deux noms dans celui d'Z. pilosa, maïs ils indiquent deux variétés dont l’une pourrait bien être l'Z. vil- losa Waldst. et Kit., PL. rar. Hong., 1 p. 96. Dans toutes nos herborisations en France, nous n'avons vu que la même forme qui est, pour nous, l'Æ. pilosa; de même dans nos échanges de plantes, c’est toujours ce dernier que nous avons reçu, sous quelque nom qu'on nous l'ait donné. Nous avons observé seulement quelques variations; ainsi, les capsules sont plus ou moins grosses, plus ou moins velues; les tiges sont simples ou accompagnées sous l'ombelle de deux ou trois r'a- meaux stériles, comme on l’observe dans quelques euphorbes ; les feuilles sont plus ou moins grandes et plus ou moins héris- sées ou dentées, mais ces caractères variables ne nous parais- sent pas avoir de valeur spécifique. | | Quant à l’Z. villosa W. et K., Steudel l'indique comme syno- nyme de l'E. pilosa L.; il signale aussi un autre Z. villosa de Besser qui serait synonyme de l’Z. procera Bieb. EUPHORBIACÉES E. stricta L.; Z. coderiana DC.— Bords des Ph ne Bouisse, Saint- Patrie. Nous avons vu dans un vieil herbier un échantillon authenti- que de l’Z. coderiana DC. qui n'était autre chose que l’Z. stricta L.; ce synonyme avait déjà été adopte par Grenier et Godron. E. pubescens Desf. — Prairies et lieux incultes du littoral. Perpignan, Salses, la Clape, Craboules, environs de Narbonne. On trouve surtout la plante plus ou moins hérissée.qui consti- tue le type, et la variété y subglabra GG. E. palustris L. — Lieux humides, bords des eaux ; plus éloi- gné de la mer que le précédent. Rivesaltes, Clara, Casas de. Peña, bords de l’Agly. E. hibernica (Aiberna) L. — Bois humides de la région al- pestre. Cédeillan, Bouchard, Bétouse de Camps, forêts de Bec, des Fanges, d’Aiguesbonnes, de Salvanaire, de Boucheville, de Lapazeuil, de Gesse, de Navarre, de Villeneuve, de Quirbajou ; Estable, crête de Carabatets, col de la Malayréda, Madres. Les rayons de l’ombelle se terminent quelquefois par une seule capsule, par avortement. E. dulcis L. — Bois. Forêts des Fanges et d’Aiguesbonnes. Tantôt les glandes de l’involuere calyciforme sont jaunes, Z. carniolica DC. non Jacq., tantôt elles sont d’un pourpre foncé, E. purpurata Thuill. E. angulata Jacq. — Bois de Bouisse ; vallée de Véraza. E. Duvalii Lec.et Lam., Cat. Auv.(1847), p.327 ; E. papillosa de Pouz. Cat. pl. Gard, p. 18 (1842). — Bois, rochers. CC. dans toutes les Corbières, de Carcassonne à Sournia : Aric, Floure, ruisseau de la Bretonne, Rougeat; col de las Couloumines. Cette plante présente deux variétés : l’une, à feuilles lancéo- lées, var. lanceolata Timb. estla plus répandue; l'autre, à feuil- les des tiges fertiles arrondies, vient à l'ile de l’Aute, à Mont- peyroux, dans le massif de Périllou, au Tauch. Nous avons adopté le nom d’Æ. Duvalii, bien que celui d'Z. papillosa de Pouz. soit antérieur de cinq ans, parce que ce der- nier nom avait été donné déjà, par Saint-Hilaire, à une euphorbe du Bresil. E. verrucosa Lamk. — Ile de l’'Aute; Lagrasse, la Bastide ; Carcassonne, la Cité, bords de l’Aude, Montgrand, la Venne, 108 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES vallée de la Lauquette, Coumemazière; montagne de Lis Camp; signal Saint-Michel ; Félines. E. flavicoma DC. — Treilles, Périllou ; Pech de l'Agnel vers les Rocs Grisés ; Montirat, Villefloure ; le Tauch, Nid-du-Loup, Massac, Carcassés; Bugarach. [ Pas-de-Loup près de Narbonne (Théveneau) ]. Nous avons vainement cherché l'E. ruscinonensis Boïss., Euph., 33 et DC., Prodr. 15, part. 2, p. 129, autour’ de Saint- Antoine de Galamus. Nous avons communiqué à l’auteur une forme de ce groupe qui nous paraissait se rapporter à cette ës- pèce, mais Boissier n’a pas sanctionné notre détermination ; ila cru y voir plutôt l'E. flavicoma ; d’ailleurs, Boissier ne paraissait pas bien fixé sur sa plante dont il n'avait, disait-il, que des brins. MM. Willkomm et Lange, Prodr. fl. hisp., 3, p. 494, disent que la localité de Saint-Antoine est douteuse : est-ce Saint-An- toine en France, ou Saint-Antoine en Espagne ? Nous regret- tons de ne pouvoir éclairer cette question. E. gerardiana Jacq. — Cette plante présente trois variétés : x — Tiges de 3-4 décim., très feuillées, feuilles entières, lan- céolées, mucronées ; graines jaunes, un peu réticulées. — CC. surtout dans la partie basse des Corbières. Bords de l'Agly, Trévillach, le littoral, la Clape, Céleiran, Bouquignan, Nar- bonne, Levrettes, Boutenac, Capendu, Aric, Moux, Monze, Car- cassonne ; Laroque de Fa, etc. è — Plante plus petite, 1 à 2 décim. ; tiges moins nombreuses, très feuillées ; feuilles linéaires étroites: Æ. linearifolia Lamk. — Moussan, Aric, bords de l’Aude. y — Plante très petite, 1 décim. environ; tiges étalées ascen- dantes, très feuillées ; feuilles plus courtes, oblongues ; graines blanchâtres, lisses : £. saxatilis Lois., non Bieb. nec Jacq. — Sur les sommets. Aric, le Tauch, Milobre de Massac, Sour- nia, etc. Section 3. — ESULA Roep. E. pityusa L. — Plages. La Nouvelle, Sainte-Lucie, Saint- Pierre, la Clape. E. paralias L. — La Franqui, Leucate et toutes les plages, iles de Leucate, du Soulier et de Sainte-Lucie, la Clape, Saint- Pierre. [ La plage de Canet a l'embouchure de la Têt (O0. D.) ]. Log) DT AR se nes EUPHORBIACÉES | 409 E. nicæensis All. — Toutes les Corbières depuis l’Aric jus- qu'à Sournia : le littoral, la Clape, Tarailhan, Bouquignan, Nar- bonne, Boutenac, Ferrals, Moux, Aric, Monze, Lagrasse ; Donos, Saint-Victor, col d'Estrem, Montpeyroux, Périllou, Durban; Félines, Laroque de Fa ; Matefagine, Carcassés, combe de Lasalle, Massac, Cédeillan, col de Luz; le Tauch, Nid-du- Loup, Tuchan, Vingrau, Casas de Peña, Caladroi, Caramany, Cassagnes, Rivesaltes; Sournia, Esquino d’Azé, Prats, Saint- Martin, pont de la Fou, Saint-Paul, Saint-Antoine de Galamus, Caudiès ; Rennes. | Les graviers de la Tét au Soler et à Saint- Estève (0. D.) ]. 6 lutea. — Feuilles jaunes comme les bractées ; infiorescence très grande; capsules jaune ochracé. — Sournia. On trouve aussi, cà et là, une monstruosité signalée par Grenier et Godron, Æ. nicæensis y Salzmanni DC., dans la- quelle les bractées sont allongées, oblongues, analogues aux feuilles. E. characio X nicæensis Nob. — Cette forme hybride a le port de l'Z. nicœæensis avec la couleur de l’'Z. characias; les feuilles sont longues, spatulées, glauques en dessus et blan- châtres en dessous; l’ombelle est celle de l’Z. nicæensis. — Vingrau. E. seticornis Poir., Dict. Suppl, 2, p. 617; Æ. terracina L. — Cette plante, commune sur le littoral méditerranéen, pré- sente dans ses organes de végétation des variations assez consi- dérables pour en changer le port et le faciès. Plusieurs bota- nistes, trouvant ces modifications constantes, ont été amenés à y voir des espèces; d’autres, au contraire, qui prennent à peu près exclusivement les organes de reproduction pour base de la distinction spécifique, ont dû réunir ces formes diverses sous une synonymie très compliquée. MM. Willkomm et Lange, Prodr. fi. hisp., 3, p. 502, signa- lent, d’après la forme des feuilles, trois variétés: f tatifolia Boiss., Voy.Esp., y angustifolia Lee, Pug., et à retusa Boiïss. Ces savants auteurs citent pour les deux dernières les figures 831 et 833 de Barrelier. Grenier et Godron se bornent à dire que c'est une plante polymorphe. Dans nos recherches sur la Flore de la partie maritime des * %) 44 LAOMNENME TE MAMIE CA OUMROR QE 0 T A L ELIO A NODEE AT y AT RU AT MR SUR VA LL: g ss 04 4 1 CES LA NOT PT SD PE A D SO TR ONORENE 2 PR OLD NT 2e tn D vit , a Mr RON TA TA ACTE tre 14 ” 4 ñ# rt + 5e Le LE 410 TIMBAL, — FLÔRULE DÉS CORBIÈRES Corbières et ailleurs, nous avons aussi observé trois formes que nous distinguons de la manière suivante: ax Æ. selicornis Poir.; Æ provincialis Willd, — Souche un peu étalée ; tiges très nombreuses de 3-5 décim., grosses, très rameuses, à rameaux étales ; feuilles glauques, fermes, coria- ces, mucronulées, les caulinaires espacées, plus étroites, celles des tiges stériles un peu obtuses; ombelles à cinq rayons plu- sieurs fois bifurqués. Cette forme, la plus grande et la plus ra- meuse, est probablement le type décrit par Grenier et Godron et la varité £ Zatifolia Lge. — Nous l’avons vue sur les rochers à La Nouvelle, à Leucate, à la Franqui, Sainte-Lucie; Céleiran. & retusa Boïs.,Voy.Esp.; Barr., Ic., 833. — Souche moins com- pacte avec une racine pivotante très longue; tiges nombreuses, moins grosses que dans la précédente et moins rameuses, à ra- meaux courts, non munie de rameaux sous l’ombelle ; feuilles obovales ou oblongues, obtuses, émarginées, entières, jaunâtres, glabres. — Cette variété n’a pas été trouvée dans les Corbières ; nous l’avons vue du Pesquier (Var), récoltée par Huet. y £. affinis DC., FI. fr., 5, p. 363; Barr., Ic. 831; Æ. terra- cina y angustifolia Willk. et Lee, Prodr. fl. hisp. 502. — Tiges peu nombreuses, inégales, de 1 à 2 décim., grèles comparative- ment, à rameaux inégaux étalés; feuilles lancéolées aiguës, les caulinaires plus étroites, très aiguës, les florales ovales-lancéo- lées ; ombelle à 4-5 rayons bifurqués. — Cette plante, dans les sables à Saint-Martin, prend de grandes proportions comme celle qui est figurée par Barrelier, tandis que celle de la Clape et de Sainte-Lucie est plus glauque et plus petite dans toutes ses parties. Bien que le nom d’Z. lerracina L. soit le plus ancien, nous préférons celui d’Z. selicornis Poir. parce qu'il exprime un caractère très visible et permanent qui suffit à lui seul pour faire distinguer la plante. E. serrata L. — Champs, bords des routes et des vignes dans toute la région. Leucate, Gruissan, la Clape, Saint-Pierre, Le- vrettes, Narbonne, Montredon, Fontfroide, Boutenac, Aric, Moux, Capendu, Trèbes, Carcassonne, Verzeille; montagne de la Camp, Serviès en Val, Lagrasse, Borderouge ; les Clausse, Saint-Victor, pont de la Ricardo, col d'Estrem, Fontjoncouse ; Limoux, Couiza, col du Paradis ; Massac, col de Luz, Tuchan; Aid bords du! Torgan, Padern; Millas; Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul, pont de la Fou, Prats, Sournia. | ÉUPHORBIACELS "E. cyparissias L. — Narbonne, Levrettes, Boutenac; Ver- zeille ; Bouisse, Félines: Pla de Mousquère; forêt de Bouche- ville, Gincla, Montfort, Caunil. 6 esuloides DC. F1. fr. 5 p. 362. — Forme plus robuste, à feuil- les raides, moitié plus larges jusqu’à la moitié, terminées en pointe accuminée ; bractées également moitié plus larges. — Bois de Bouisse. j E. exigua L. — Iles de l’Aute et de Pujol, Narbonne, Levret- tes, Boutenac, Lagrasse, la Venne, Montgrand ; Durban; Féli- nes, vallon de la Matte; Milobre de Massac. L'Z. exigua L. présente trois variétés que l’on rencontre dans les Corbières. à H. exiqua L. — Feuilles vertes, entières, linéaires, aiguës. _ $ ÆE. retusa DC., F1. fr., 5, p. 358, non Cav. — Feuilles tron- quées, mucronulées. — Villefloure, la Lauquette. y E: tricuspidala Lap., Hist. abr. Pyr. p. 271. — Feuilles tri- lobées à lobe terminal plus allongé. — Iles del’Aute et de Sainte- Lucie, [Sidrière de Fitou (M. Neyraut).] .….IlLn'est pas rare de trouver des cas tératologiques très inté- ressants, notamment des fasciations, comme nous en avons ob- seryé plusieurs dans les îles de l’Aute et de Fitou. Nous avons vu aussi une. monstruosité moins commune : la racine pousse des tiges nombreuses, couchées, portant des feuilles éparses, appliquées ; les. tiges ne sont pas aplaties mais très rameuses au tiers supérieur ; elles se terminent par des ombelles qui parais- sent normalement développées; le port de cette plante est tout à fait particulier, mais les capsules et les feuilles tricuspidées sont celles de l'Z. tricuspidata. E. falcata L. Ile de la Planasse, Narbonne, Aric; la Bédosse, Serviès en Val; Limoux. & Æ. obscura Lois.—Notice sur les plantes à aj. à la Fl.deFr., pb. 76 et pl. 5; fig. 2. — Tiges au nombre de 4-6, ascendantes, élevées de 2-3 décim., rougeàtres, feuillées jusqu’au sommet ; feuilles plus larges, plus vertes et plus acuminées que dans l’Z. falcata ; ombelle simple ; quelques fleurs à l’aisselle des feuilles supérieures. Fleurit fin mai, juin. — Serviès-en-Val, etc. CC. dans les Corbières. 412 TIMBAL. — FLORÜLE DES CORBIÈRES Quelques botanistes, qui n’ont jamais observé cette plante, ne la distinguent même pas comme variété; Grenier. et Godron, notamment, la rangent simplement parmi les synonymes; ils ont pris pour base de leur appréciation la figure donnée par Loise- leur qui, comme toutes les figures du même auteur, laisse beau- coup à désirer. L'E. obscura a un port bien différent de celui du type et fleurit plusieurs mois auparavant. E. taurinensis All. — Leucate, la Franqui, iles de l’étang de Leucate. [ E. taurinensis AI. Ped. I, p. 287 ; O. Debx. Rech. fl. Pyr. Or. Il, p. 236 ; Æ. terracina Reichb. non L. — Port et faciès d’un Z. segetalis très réduit, mais distinct par ses feuïlles plus étroites, par les rayons de l’ombelle plus grêles, par ses glandes brièvement bicornues, par ses graines plus profondément fo- véolées et non carénées sur le dos (0. D.) ]. [ E. sulcata de Lens, in Lois., F1. gall. ; GG. F1. Pr. 3, p. 92; O. Debx., Notes, in Rev. Soc. fr. Bot., 1891, p. 271. — Lieux incultes autour de l’ermitage de Casas de Peña (M. Neyraut). (0:21 E. peplus L. — Cultures. Narbonne, Sérame ; Perpignan, etc. E. peploides Gouan.— Les plages ; ile des Oullous. L’'Æ. peploides est réuni par quelques auteurs à l'E. peplus dont il est considéré comme une variété rotundifolia (Balansa, PI. d'Alg , n° 146). Quoique très voisin de l’Z. peplus, il nous paraît cependant devoir en être distingué ; nous partageons en- tièrement, à ce sujet, l'opinion de Grenier et Godron. Il se dis- tingue de l’Æ. peplus « non pas par sa taille moins élevée, comme le disent plusieurs auteurs, mais surtout par ses graines trois fois plus petites, munies, sur chacune des deux faces opposées au raphé, de trois trous seulement et de deux sur les faces latérales ; par ses feuilles inférieures toujours plus arrondies », à mérithales plus rapprochés ; il à plusieurs tiges et fleurit bien plus tôt. E. segetalis L. — CC. dans toutes les Corbières, vignes, cul- tures. Ile de Pujol, la Clape, Bouquignan, Narbonne, Montredon, Boutenac, Aric, Moux ; Félines; Saint-Victor, pont de la.Ri- cardo; Millas, Rivesaltes ; Saint-Paul de Fenouillet, Saint-An- toine de Galamus, pont de la Fou, Fenouillet, Saint-Martin ; Rabouillet. [La Nouvelle, le long du Canal (M. Neyraut.) | ee CES E. pinea L. — Iles des étangs de Leucate et de Bages, la Pla- nasse, sidrière de Fitou, Sainte-Lucie, Moux, Aric. L’E. pinea se présente sous deux formes : A l'ile de la Planasse, les tiges ont de 2 à 4 décim.; les feuil- les sont très rapprochées, presque imbriquées, plus lâches sous l’ombelle, glabres, vert glauque, un peu fermes, étalées, linéai- res, mucronulées, les inférieures obtuses; les bractées sont li- bres, non soudées dans toute leur longueur, réniformes, en cœur. Cette forme est commune aussi en Corse et en Sardaigne d'ou nous l’a communiquée autrefois Moris, l’auteur du Flora sardoa, La seconde forme est plus basse, plus trapue, avec l'ombelle . plus petite. Nous avons cultivé ces deux formes, de graines, et nous avons obtenu les mêmes plantes; mais, dans la seconde, les rayons se sont allongés considérablement ; dans cet état, la plante répond très bien à la figure 821 des Icones de Barrelier, que tous les auteurs rapportent à l'E. pinea. Cependant le type, spontané, a l’ombelle un peu moins développée. E. portlandica L. — Nous avons trouvé cette plante, rare, sur les bords de la Méditerranée, à la Franqui en allant au cap Leucate; elle est plus abondante sur les bords de l'Océan où elle présente quelques formes locales remarquables. MM. Willkomm et Lange, Prodr. fi. hisp., p. 499, considèrent l'E. pinea et l'E. portlandica comme des variétés de l’Z. sege- talis ; nous ne partageons pas cette manière de voir. Tout en reconnaissant la grande affinité de ces trois plantes, nous les séparons, comme l’ont fait Grenier et Godron, FI. Fr., 3, p. 95 et 96, d'après les caractères qu'ils attribuent à ces trois espèces, caractères dont nous avons constaté la permanence dans nos herborisations nombreuses et dans nos essais de culture multi- pliés. Nous reconnaissons aussi que les auteurs du Prodrome de la Flore espagnole, qui semblent ne pas avoir vu les plantes vivantes, mettent dans ce rapprochement une certaine hésita- tion que n’auront peut-être pas les réducteurs de parti pris. E. amygdaloides L.; Æ. silvatica Jacq. — Narbonne, Aric, Moux ; bois de Crausse, vallée de la Gouteille; Taurize, Serviès en Val, Lagrasse, Félines, Laroque de Fa, Mouthoumet; Albas ; le Tauch, Nid-du-Loup ; Massac, combe de Lasalle, col de Luz; Milobre de Bouisse, bois d'Ournes ; Fondondy, Alet, Couiza ; Rev. S. fr. b. (1 mai 1892) 8 HSE _ EUPHORBIACÉE 113 114 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES fontaine de Cugurou, Bugarach, Campeau, Bétouse de Camps ; col Saint-Louis; Estable, forêts d’Aiguesbonnes, de Bouche- ville, des Fanges, de Quirbajou, de Gesse, de Navarre ; le Bous- quet. 8 E. chaitiana Timb., Observ. crit. et synon. sur l’herbier Chaiïix, in Mém. Acad. Toul., 1856, p. 152; Boiss. in DC., Prodr., 15, 2° sect., p. 170. — Plante vivace, glabre. Tiges grêles, sous- frutescentes, toutes florifères. Feuilles inférieures d’un vert jaunâtre, coriaces, elliptiques, atténuées en pétiole, à bords repliés en dessous mais non enroulées ; les supérieures plus molles, obovales, spatulées ; feuilles du verticille ombellaire arrondies au sommet. Ombelle à 5 rayons allongés, 10-12 cm. ; bractees jaunes pendant et après l’anthèse ; glandes de l’invo- lucre caliciforme jaunes, en croissant à pointes très longues, aiguës et peu convergentes, formant dans la partie évasée deux angles presque aigus et non une courbe parfaite comme dans l’£. amygdaloides où les deux pointes se rapprochent beaucoup. — Fontfroide, Aric.|Axat, Pierre-lisse, Saint-Antoine de Galamus (0. D.) ] E. characias L,— C. dans toute la région: Millas, Perpi- gnan, Rivesaltes, Casas de Peña, Salses, Fitou, Leucate, Gruis- san, Saint-Martin, la Clape, Levrettes, Narbonne, Montredon, Fontfroide, Boutenac, Ferrals, Moux, Aric, Douzens, Capendu, Monze, environs de Carcassonne, Verzeille; Serviès en Val, Taurize, Lagrasse, Borderouge; Saint-Victor, col d’Estrem, Fontjoncouse, Albas, Durban, Périllou, Vingrau, Tuchan, le Tauch, Félines, Termes, Laroque de Fa, Mouthoumet, Bouisse; Limoux, défilé d’Alet, Alet, Véraza, signal Saint-Michel, Couiza, Rennes, Massac, combe de Lasalle, col de Luz, Cédeil- lan ; Camps, Caudiès, Fenouillet, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fenouillet, pont de la Fou ; Caramany ; Saint- Martin, Vivier, Prats, Sournia; Caunil. [Var. nana G. Gautier ; O. Debx. Rech. jt. Pyr.Or. 1], p. 108. — Plante beaucoup plus réduite que le type à tiges hautes de 15 à 20 centim. au plus. — La sidrière de Fitou (MM. G. Gau- tier et J. Neyraut.) [ E. lathyris L. — Naturalisé à Perpignan à l'extrémité de la promenade des Platanes. Se rencontre quelquefois sur les sables de la Têt (0. D.)] Fe at Ni D. 4 BUXACÉES 115 BUXACÉES ÉTR MERCBRIALIS Fe : Fus IRS M. perennis L. — Rabassa, bois et Milobre de Bouisse ; Massac, combe de Lasalle, Carcassés ; le Tauch, Nid-du-Loup ; Bétouse de Camps ; Falconières ; pech de Bugarach, Campeau, les Violes, AU | fontaine de Cugurou; Montfort ; Estable ; forêts des Fanges, de Quirbajou, d'Aiguesbonnes, de Boucheville, de Gesse, de Na- varre, de Villeneuve, Madrès ; col de Bouch. M. annua L. — Lieux cultivés, vignes, jardins, partout. Sal- ses, la Clape, Moujan, Tarailhan, Narbonne, Lézignan ; Monze ; É Sournia, Perpignan. [M. ambigua Lin. fil., Dec.I, p.15; O.Debx. Rec. fl. Pyr.or. Fasc. I, p. 108; M. annua var. ambigua Mall. in DC. Pr. XVI, p. 798. — Plante annuelle, herbacée, de 20 à 35 cm. de hauteur, portant à la fois sur le même rameau des fleurs mâles et fe- melles, celles-ci brièvement pédicellées, entièrement glabres et bleuissant par la dessication ; feuilles glabres ovales-lancéolées, atténuées en petiole, obscurément dentées et un peu ciliées sur les bords ; capsules, hérissées sur toute leur surface de poils blancs, courts, raides et serrés ; graines noires, ovoides, ru- gueuses-fovéolées. — F1. et fr. en juillet. — Hab. les collines sèches et sablonneuses autour de Perpignan, et bords des champs sur les deux rives de la Têt. (0. D.)] M. Hueti Hanry in Schultz, Arch. de Flore, 1864, p. 340. — Diffère du 4. annua, dont il n’est peut-être qu’une variété, par les proportions beaucoup plus exiguës de toutes ses parties, par sa tige herbacée, lisse, grêle, faible, peu rameuse et bien moins sillonnée. Les feuilles sont plus glauques, d’un vert plus pâle dans les individus mâles, tout à fait glabres, non ciliées sur les bords, à crénelures ou dents à peine marquées. Fleurs . mâles disposées en glomérules verticillés ou confluents au som- met d’un pédoncule axillairé filiforme, tres allongé, deux à qua- tre fois plus long que la feuille ; les femelles solitaires ou gémi- nées à l’aisselle des feuilles. La capsule est seulement munie de deux rangs de pointes vertes terminées par un poil blanc. — Rochers du littoral; route de Salses à Fitou, sur les rochers au- dessus de la Font Estramer; sidrière de Fitou, ile de l’Orteil ; pont de la Fou. 116 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES M. tomentosa L. — Bords des chemins, garrigues. Perpi- gnan, Rivesaltes, Casas de Peña, Salses, Fitou, Leucate, la Franqui, la Nouvelle, les îles, Sainte-Lucie, la Clape, Saint- Pierre, Tarailhan, Narbonne, Pech de l’Agnel, Montredon,Aric, Moux, Douzens, Capendu, Monze, Trèbes, Carcassonne, la Cité, Cazilhac, Saint-Hilaire; Fontjoncouse, Saint-Victor, Villeneuve, Albas, Durban, Périllou; le Tauch, Tuchan, Vingrau; bois de Caladroi; pont de la Fou, etc. CROZOPHORA C. tinctoria A. Juss. (Croton L.). — Perpignan, la Clape, Moujan, Narbonne. Buxus B. sempervirens L. — Garrigues, partout. Pézilla, Salses, Périllou, Treilles, Donos, Saint-Victor; pech de la Fenno-Morto, Pradines ; Aric, Comigne, Ferrals, Lagrasse, Taurize; Alet, Arques ; Bouisse et Milobre ; Massac, roc de Cagolières, Milobre de Massac, col de Cédeillan ; Saint-Antoine de Galamus, Saint- Paul, pont de la Fou, Casas-de-Peña ; Cassagnes de la frontière ; Sournia, Esquino d’Aze ; Caudiès, pech de Bugarach ; Axat, Estable ; Counozouls, Roquefort ; forêts de Boucheville, de Gesse, de Navarre; montagne de Crabixa, etc. THÉLIGONACÉES THELIGONUM T. cynocrambe L. — Rochers au-dessus de la Font Estramer, les Pesquis près de l'étang de Bages. MORACÉES MORUS M. alba L.. — Cultivé dans presque toute la région et subsp. M. nigra L. — Cultivé dans presque toute la région et subsp. FICACÉES Ficus F. carica L. — Naturalisé. Cap Leucate, la Clape, Cascabel, Aric, Taurize, Termes, Félines, Laroque de Fa, Mouthoumet, Massac; bords du Verdouble; Casas de Peña; Fenouillet ; Camps. URTICACÉES 117 | F. indica L. — Subspontané entre Millas et Caramany et à Sournia. CELTIDACÉES CELTIS C. australis L. — Environs de Perpignan et de Narbonne. ULMACÉES ULMUS U. campestris Smith. — Narbonne, Trèbes; montagne de la Camp, bois de Crausse ; bois de Fenouillères ; Laroque de Fa; défilé d’Alet, Couiza; Vivier, Prats. U. suberosa Ehrh. — Alet. Environs de Narbonne, Condom, Belvèze (M. Maugeret). URTICACÉES URTICA U. urens L. — Narbonne et environs, Levrettes, Boutenac ; Carcassonne, la Cité, bois de Crausse ; Milobre de Rouisse, fo- rêt des Fanges ; le Bousquet, etc. U. membranacea Poir. — Perpignan, Casas de Peña, Nar- bonne. [Forêt des Fanges à Prat del Rey (Soc. bot. Fr., 1888, p. CXV.)] U. dioica L. — Narbonne, Lagrasse, Milobre de Bouisse, le Bousquet. U. pilulifera L. Littoral. Perpignan, Ste-Lucie, Narbonne, Boutenac, Carcassonne, la Cité. [Var. arcuala Gandg ; O.Debx. in Revue Soc. fr. Bot. (1891) p. 272. — Les fossés des fortifications à Perpignan. Var. glaucescens Gandg.; O. Debx, loc. cit. — Les fossés hu- mides à la porte Saint-Martin à Perpignan (0. D.)] PARIETARIA P. erecta Mert. et Koch. — Salses, Fitou, fontaine du cap Leucate, Narbonne, Boutenac; col d'Estrem, Durban; Camps; Limoux ; Perpignan. P. diffusa Mert. et Koch. — Sidrière de Fitou, ile de Pujol, Pech de l’Agnel, Aric; Caramany ; Fenouillet. AC Ant LÉ ARR RAR UP EL. à OU DE EP { 118 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES T2 P. lusitanica L. — Ermitage de Baixas (M.A. Legrand); Font Estramer, rochers au-dessus de la fontaine ; Pech de l’Agnel. HUMULACÉES HUMULUS H. lupulus L. — Environs de Narbonne, Boutenac. [Perpi- gnan, taillis de la Têt. (0. D.)] POLYGONACÉES RUMEX R. pulcher L. — Salses, Font Estramer, Narbonne, Saint- Martin, Levrettes, Aric, Montlaur, Verzeïlle, bois de Crausse, la Bédosse, Lagrasse ; Tuchan ; Alet ; Vivier, Prats. R. divaricatus L. — Narbonne, Perpignan. R. obtusifolius L.— Col d’'Estrem ; forêts des Fanges, de Bou- cheville et de Gesse. R. nemorosus Schrad. — Bétouse de Camps ; forêt de Lapa- zeuil. [Var. occitanicus Gandg. Mss. apud ©. Debx., Rech. fl. Pyr. or. I, 105. — Se distingue du type n2Mm0rosus par ses feuilles. oblongues, subitement triangulaires-aiguës au sommet, briève- ment contractées à la base denticulées et subondulées sur la marge, par ses rameaux étalés-dressés et sa panicule ouverte occupant le tiers supérieur de l’axe primaire. — Les petites mares des bords de la Têt, à Saint-Esteve, au Soler, etc. FI. en juillet (0. D.)] R. conglomeratus Murr. — Tuchan, Alet, cabane des Aiïga- les dans la forêt de Gesse. R. crispus L. — Leucate, ile des Oullous, Gruissan, Nar- bonne, Millas, Saint-Paul de Fenouillet. R. hydrolapathum Huds. — Environs de Narbonne. R. patientia L. — Bouisse, chemin de Mouthoumet. R. alpinus L. — Bugarach, forêt de Lapazeuil. R. bucephalophorus L.— La Courréjo de Leucate, La Clape, Boëède, Céleiran, Levrettes, Table des Corbeaux, Boutenac. R. tingitanus. — Casas de Pena. R. scutatus L. — Montagne de Crabixa; de Sainte-Colombe aux gorges de Saint-Georges. R. acetosa L. et auct., ex p.; Timb, et Jeanb., Soc. bot. POLYGONACÉES 119 Fr. 1864, p. LXXII. — Racine fibreuse, étalée. Tige simple de 5-6 décim., dressée, fistuleuse, cannelée, jaunâtre, rameuse dans le haut, à rameaux alternes, courts (1 décim.), ascendants. Feuilles radicales vertes, à pétiole égalant le limbe, ovales- oblongues, larges, obtuses au sommet, un peu ondulées aux bords, sagittées à la base, à oreillettes courtes, non flexueuses ; les caulinaires ovales lancéolées, sessiles, sagittées. Fleurs 6-8, disposées en faux verticilles : divisions extérieures du périgone réfléchies, très petites, ovales-elliptiques ; les intérieures de même forme, deux fois plus grandes, membraneuses, ondulées sur les bords, en cœur à la base, à bordure circulaire. Akènes ovoides, trigones, luisants. Floraison tardive, juin-juillet. — Aric, le Bousquet, forêt de Navarre. R. nemophilus Timb. et Jeanb., le Capsir, Soc. sc. ph. et nat. de Toul., 6, p. 221; À. stenophyllus Timb. et Jeanb., Soc. bot. de Fr., 1864, p. LXXII, non Ledeb. FI, alt. 2 p. 59 etIc., pl. 399 ; R. acelosa L., ex. p. — Racine plus forte, à radicelles plus profondément enfoncées dans le sol, noirâtres. Tige simple, plus haute, ramifiée dès le milieu, à rameaux très longs (2-3 décim.). Feuilles radicales d’un vert sombre, à pétiole plus court que le limbe, lancéolées, très étroites, obtuses au sommet, un peu den- tées sur les bords, sagittées à la base, à oreillettes dressées, longues, flexueuses et souvent dentées ; les caulinaires très étroites, plus larges à la base, sagittées, embrassantes. Fleurs 4-5, en faux verticilles; divisions extérieures du périgone réflé- chies, tres petites, elliptiques; les intérieures de même forme, plus grandes, membraneuses, cordées à la base, jaunâtres, bor- dées de rouge, ondulées sur les bords. Akènes trigones, luisants, plus petits que dans l’espèce précédente et que dans la suivante. — Saveur herbacee, faiblement acide. Floraison plus précoce, mai-juin. — Gruissan, Talairan, forêt de Coumebelle, Rabassa, Milobre et bois de Bouisse, Laroque de Fa, Massac, combe de Lasalle, Fondondy, les Roubis ; montagne de Capronne; forêt de Boucheviile, Auxières, Counozouls, Lapazeuil, Estable. R. vinealis Timb. et Jeanb., Soc. bot. de Fr., 1864, p. LXXII, À. acetosa L. et auct. ex p. — Racine forte, compacte, grosse, jaune, formant d’épaisses souches d’où naissent à la fois 8-10 tiges assez courtes (3-4 décim. au plus), cannelées, d’un rouge pourpre, rameuses dès le quart inférieur; rameaux de 1-2 décim., dressés, très fins, d’un pourpre vif. Feuilles radica- 120 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES les à pétiole notablement plus long que le limbe, ovales-obtuses, un peu sagittées à la base, d’un vert glauque, rougissant vive- ment après l’anthèse ; les caulinaires pétiolulées, lancéolées et sagittées à la base, à oreillettes divergentes et dentées. Fleurs . 3-4, en faux verticilles très rapprochés ; divisions externes du périgone ovales-arrondies, à peine cordées à la base, réfléchies ; les intérieures plus grandes, membraneuses, à ailes très gran- des d’un pourpre vif. Akènes trigones, luisants, plus grands que dans les espèces précédentes. — Saveur complètement dé- pourvue d’acidité, un peu amère, Floraison très précoce, mars- avril, — Dans les vignes. Moux, Lagrasse, etc. R. papillaris Boiss. et Reut., Pug. pl. nov. Afr. bor. et Hisp. austr., 1852, p. 107 ; Timb. et Jeanb., Exc. Alb. in Acad. Toul., 1879, p. 191 ; À. acetosa L. ex p.— Racine verticale cylindri- que, tiges dressées, raides, striées, très rameuses dans le haut. Feuilles un peu charnues, vert pâle, faiblement ondulées aux bords, légèrement hérissées sur les deux faces de poils courts, papilleux, un peu visqueux : les radicales à pétiole assez long, oblongues-lancéolées, aiguës, hastées-sagittées à la base, à oreillettes étroites, courtes, aiguës, bifides, inégales ; les cauli- naires presque sessiles ou sessiles, linéaires-lancéolées ; stipu- les engaînantes, fimbriées aux bords. Panicule allongée, serrée; divisions extérieures du périgone réfléchies, courtes ; les inté- rieures ovales, un peu cordées à la base, entières, chargées d'une petite callosité arrondie, déprimée. Floraison tardive, juin-juillet. — Massac, combe de Lasalle ; pech de Bugarach, au-dessus de Lauzadel. R. intermedius DC. FI. fr., 5, p. 369 ; R. thyrsoides GG. non Desf. — Narbonne, pech de l’Agnel, Aric, Félines, Pinède de Durban ; Carcassés ; Casas de Peña. [La variété mnullifidus Allioni non Lin., À. {hyrsoides var. fissus G.G. non Koch, à feuilles très étroites et à oreillettes bi- trifides, est la seule qui se rencontre dans cette dernière loca- lité (MM. Debeaux et Neyraut). | R. acetosella L.— Ile de l’Aute, Gruissan ; Alet, signal Saint-Michel; bois de Bouisse, Mouthoumet, pont de l’Orbieu ; Saint-Paul de Fenouillet, Caramany ; Bétouse de Camps ; forêts des Fanges, de Salvanaire, de Gesse; Salvezines, Roquefort, Madrès. CHÉNOPODIACÉES 121 POLYGONUM P. bistortum L. — Montfort, Montagne-Rase, Counozouls, Madrès, forêt de Montné. P. viviparum L. — Madrès, rochers. P. amphibium L. — Narbonne. P. lapathifolium L. — Salses, Font Estramer. P. persicaria L. — Salses ; Millas, Perpignan. P. salicifolium Brouss.— Environs de Narbonne, la Mayral, Montlaurès, Moussan. P. hydropiper L. — Perpignan, Salses, Narbonne. P. maritimum L. — La Nouvelle, iles de l'étang de Leucate, plages de Leucate, de Sainte-Lucie et la Clape au fort Saint- Pierre. [Canet et le Barcarès (0. D.).] P. Roberti Lois. — La Nouvelle. P. flagellare Bert. ; Spreng., Syst., 2, p. 255. — Cette plante a une racine forte, vivace et des tiges couchées, de 5-8 décim., promptement dénudées ; elle a toujours les fleurs solitaires presque sessiles, petites, ce qui la distingue du P. virgatum Schm.— Abonde à l’Aric près de Moux. P. aviculare L. — Environs de Narbonne ; Rennes. 6 erectum Roth. — Aric; fontaine d’Alet, Véraza. [ Var. B. ruscinonense Gandg. Dec. plant. XX, n° 2; O. Debx. Rech. fl. Pyr. Or. I, p. 106. — Forme caractérisée par ses tiges couchées ascendantes, à rameaux nombreux entrelacés et peu feuillés supérieurement ; par ses feuilles étalées d’un vert foncé, largement oblongues, brusquement atténuées au sommet; par les divisions du périgone, blanches en dedans, vertes sur le dos. — Assez fréquent sur les graviers et les sables dela Têt à Saint- Estève. F1. en octobre (O0. D.).] P. Bellardi All. — Environs de Narbonne; Aric. P. convolvulus L. — Environs de Narbonne, Levrettes, Pech de l’Agnel, Boutenac ; Massac ; Alet ; Prats, Rabouillet, Roquefort. [P. dumelorum L. — Haies et broussailles à Perpignan (A. Warion). | P. fagopyrum L. — Pont de Counozouls, le Bousquet. CHÉNOPODIACÉES ATRIPLEX A. rosea L.; Timb., Rev. Soc. fr. Bot., 2 (1883-84), p. 211. — 122 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES Les plages, la Nouvelle, Leucate, sidrière de Leucate, Nar- bonne, Carcassonne. | Plages de Barcarès et de Canet ; sables de la Têt à Perpignan (0. D.).] À. arenaria Woods in Bab. Man. of brit. Bot.; À. crassifolia auct. gall. (non C.-A. Mey.), GG. FI. Fr., 3, p. 10. — Sainte- Lucie, Narbonne. | A. laciniata L.; Timb., ibid, — Perpignan, cap Leucate, île de Sainte-Lucie. À. halimus L. — Perpignan, Treilles, environs de Narbonne, Montredon, Boutenac, Moux, four à chaux; col d'Estrem. A. hastata L. — Salses, Font Estramer, Narbonne. A. patula L. — Bords de la Robine, Narbonne, Levrettes. A. littoralis L. — Salses. OBIONE O. portulacoides Moq. — La Franqui, sidrière de Fitou, Sainte-Lucie, la Robine, Gruissan. BETA B. vulgaris |. — Plage Saint-Pierre, Sournia. B. maritima L. — La Franqui, Leucate, sidrières de Fitou et de Leucate, iles des étangs, plage à l'embouchure de la Têt,. CHENOPODIUM C. ambrosioides L. — Perpignan, sables de la Tèt, C. botrys L. — Environs de.Narbonne, Boutenac, Fontfroide, Moux, Aric, Peézilla, Millas, Limoux. C. polyspermum L. — Carcassonne. C. vulvarium L. -- Narbonne, Sournia. C. album L. — Narbonne, Levrettes, Boutenac. C. opulifolium Schrad. — Narbonne, Roquefort. [C. hybridum L. — Champs sablonneux des rives de la Têt (MM. J. Neyraut et O. Debeaux).| C. urbicum L. — Coursan. C. murale L.— Narbonne, Carcassonne, la Cite ; remparts de Perpignan. C. glaucum L. — Montfort. C. rubrum L. — Salses, environs de Narbonne. C. bonus-Henricus L. — Forêt de Salvanaire, Pla Lebat; Madres, autour de la cabane. À “ ur # Pr He CHÉNOPODIACÉES 123 KOCHIA K. prostrata Schrad. — Perpignan, Millas, Fort-Réal, Cas- sagnes, Rivesaltes, Vingrau, Leucate, ile des Oullous, îles des étangs, Narbonne, Sournia, pla de Séquère. K. hirsuta Nolte. — Ile de l’Aute, environs de Narbonne, la Rouquette. CAMPHOROSMA C. monspeliaca L. — Salses, ile de l’Aute, environs de Nar- bonne, Saint-Martin, Montredon, Boutenac, Fontfroide, les Clauses, Tuchan, Vingrau, Perpignan. [Deux formes sont à distinguer autour de Perpignan et dans la plaine du Roussillon : A. prostrala O. Debx. in Rech. fl. Pyr. Or. Fasc. IT, p. 23à, à tiges nombreuses, pubescentes, gazonnantes, étalées, couchées à terre et souvent stériles ; B. erecta O. Debx., loc. cit., à tiges dressées, ligneuses à la base, hautes de 30 à 50 centim., toutes fertiles et feuillées dans toute leur longueur. F1. août et septembre (0. D.). | SALICORNIA S. macrostachys Moric., F1. Venet, !, p. 2; Duv.-Jouv., Soc. bot. Fr. 1868, p.171. — Plante vivace sous-frutescente. Racines très fortes, grosses, de 2 cm. de diamètre, tortueuses, rameuses, rampant sous la terre jusqu’à deux ou trois mètres. Tiges gros- ses, ordinairement dressées en buissons irréguliers d'un mètre de hauteur en forme de pyramide, ou étalées-ascendantes ; ra- meaux nombreux, gros, les fertiles naissant sur le vieux bois. Feuilles très charnues, se flétrissant lentement, glauques dans le jeune âge, puis d’un vert jaunâtre, à bords membraneux, à pointe prononcée, très obtuse ; les florales plus larges que lon- gues, Epis florifères latéraux et terminaux, sessiles, cylindri- ques, longs de 3-10 cm., diamètre 4-7 mm. Fleurs par groupes de 3 ou 5 à l’aisselle des feuilles florales, contiguës à leur base, non séparées par des crêtes membraneuses simulant des logettes séparées ; chaque groupe ne creuse qu’une seule alvéole, n’occupe que le quart environ du verticille et se trouve séparé du groupe voisin par un intervalle presque égal à sa propre lar- geur. Calice oblong, non turbiné, à partie libre longuement sail- lante, arrondie, unie, à lèvres un peu relevées; partie incluse à : # ARE RME EE à ET NE UE RD TN A RER AS ART , %) 4.4 ; évit D ef dé TV AO UN SE SPP AA 1 VOTE RE DIT EN EDR OO R NT ME» 124 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES plus grosse, comprimée latéralement, plane en dessous, bombée en dessus. Péricarpe en poire allongée, se détachant facilement. Graine placée un peu obliquement dans le péricarpe, irréguliè- rement ovoide, avec un côté droit, un bout tronqué, comprimée, à deux téguments : l'intérieur mince, l'extérieur épais, dur, noir, un peu luisant, parsemé de tubercules disposés en lignes parallèles à la grande courbure de la graine. Fleurit en juin- juillet ; fruits mûrs en août. — La Courréjo de Leucate, îles de l’Aute, de Sainte-Lucie et de la Planasse, | S. fruticosa L. et auct.; Duv.-J., ibid., p. 172. — Plante vi- vace, sous-frutescente. Racines comme dans l’espèce précédente. Tiges moins grosses, très rameuses, en touffes arrondies s’éle- vant jusqu’à un mètre ; quelquefois abattues et alors radicantes, ce qui donne la variété radicans des auteurs. Feuilles glauques, médiocrement charnues, fortement rétrécies au sommet, à pointe très petite, très obtuse ; les florales à peu près aussi lar- ges que longues, bordées d’une membrane large. Epis florifères très nombreux, latéraux et terminaux, simples ou quelquefois ternés, longs de 2-9 cm., d’un diamètre assez régulier de 3-4 mm., non attenués au sommet. Fleurs par groupes de 3, rarement 5 ; celle du milieu plus grande, tétragone ; les laté- rales trigones, contiguëés. Calices cunéiformes, se comprimant entre eux et déterminant une seule grande alvéole divisée par deux petites crêtes, ce qui, à la chute des fruits, simule trois logettes peu profondes; calice brusquement coupé, à lèvres bor- dées d’une membrane scarieuse très apparente, à partie libre, unie etconvexe, non exserte, mais se renflant beaucoup pendant la maturation. Etamines 1-2 à filets exsertes, larges, à anthères grosses. Péricarpe en poire, brusquement atténué, non adhérent. Graine grisâtre, presque régulièrement ovoide, un peu compri- mée, deux téguments minces, l’intérieur un peu plus épais, l'extérieur couvert d'aspérités coniques très prononcées sur les graines avortées. Fleraison tardive, septembre ; fruits murs en novembre. — Iles de l’Aute et de Sainte-Lucie. : S. sarmentosa Duv.-J., ibid., p. 174; an S. fruticosa B hu- milis Ten., Syll. neap., app. 3, p. 582? an S. radicans Smith, Engl. bot., 1691 (non auct. gall.}?— Plante vivace. Racines grèles, tortueuses, peu profondes. Tiges nombreuses, à peine ligneuses, sarmenteuses, grêles, couchées, ascendantes, radi- cantes à la base, s'étalant en larges plaques de 1-2 mètres de EX ï POP RC POLE ARC SOU CNME PARLE ONE | 7 OR ACER UE FR re AE = « PRET PA eS \ < " k, " DL * s à CHÉNOPODIACÉES 42% É diamètre desséchées au centre et fraîches vers la circonfé- rence. Feuilles peu charnues, vertes, se flétrissant très vite, à : pointe libre de 2 mm. de longueur, aiguë; les florales plus lar- 6 ges que longues, à pointe obtuse. Epis très nombreux, latéraux et terminaux, cylindriques, longs de 1-3 cm., de 3-5 mm. de diamètre. Fleurs disposées par groupes axillaires de 3, occupant chacun une demi circouférence, s’élevant presque jusqu’au bord de la feuille supérieure et la comprimant ; calice brusquement coupé, à face libre formant un écusson bombé, triangulaire, évasé dans les fleurs latérales, en trapèze étroit à la base dans la fleur du milieu qui est plus grande ; deux petites crêtes, for- mées par les tissus des feuilles placées au-dessus des fleurs, séparent celles-ci et simulent, après la chute des fruits, trois logettes peu profondes. Péricarpe en poire, brusquement atté- nué, se détachant très facilement. Graine brune, ovoïde, un peu comprimée, à deux téguments minces, surtout l'extérieur qui est couvert de petits poils oncinés ou courbés. Fleurit en août ; fruits mûrs en septembre. — Iles de l'Aute et de Sainte-Lucie. S. patula Duv.-J., ibid., p. 175; S. herbacea L., ex p. — Plante annuelle, herbacée. Tige devenant presque ligneuse avec l'âge, unique, droite ou courbée à la base, à rameaux nombreux, étalés à angle droit. Feuilles vert sombre, à membrane rosée, ne devenant rouges que rarement et tardivement; les florales renflées, plus saillantes que les écussons floraux. Epis de 1-4 cm., grèles, peu atténués au sommet. Fleurs disposées par groupes axillaires de 3, en triangle, les latérales contigués ; calices à dents très petites, à face libre rentrante et concave, ce qui rend les épis ondulés et toruleux ; le tissu des feuilles pénè- tre entre les calices et laisse, après la chute des fruits, trois logettes ovoides, profondes. Péricarpe non adhérent, brusque- ment atténué. Graines grisâtres, ovoides, un peu comprimées, couvertes de longs poils oncinés, restant attachées au fond des logettes, même après leur maturité et la chute du calice. Fleurit . vers la mi-septembre; fruits mûrs à la fin d'octobre. — Salses, Font-Estramer, île de l’Aute. . [S. Emerici Duv.-Jouv. loc. cit.; S. herbacea L.ex parte; S. stricta Dumort., Bull. Soc. bot. Belg. — Plante bisannuelle, à floraison plus précoce que dans le S. patula; tiges dressées (20 à 30 centim.), à rameaux fastigiés; entre-nœuds longs de 12 à 15 millim., écusson à face un peu convexe; graines velues 126 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES couvertes de poils dressés, raides, et dirigés en sens opposés. — Bords des étangs salés du littoral entre Salses et Leucate (A. Warion).| SU ÆDA S. fruticosa Forsk. — La Nouvelle, Leucate, îles de l’Aute et de Sainte-Lucie, Gruissan, environs de Narbonne, S. maritima Dumort. — Les plages. S. splendens GG. — Environs de Narbonne, la Rouquette, plage du Barcarès (M. A. Legrand). SALSOLA S, kali L. — La Clape, Montoulieu, dunes de Vendres. S. soda L. — Sainte-Lucie. S. tragus L. — Casas de Peña, Leucate, Sainte-Lucie. [Canet à l'embouchure de la Têt (0. D.)] AMARANTACÉES AMARANTUS A. deflexus L.— Environs de Narbonne, Levrettes, Bou- tenac, Perpignan. A. blitum L.— Narbonne, Levrettes. A. silvestris Desf. — Boutenac, Narbonne. A. patulus Bertol., — Narbonne. A. retroflexus L. — Narbonne, Perpignan. A. albus L. — Narbonne, Boutenac. |[Graviers de la Têt à Perpignan, Saint-Estève (0. D.)] POLYCNEMUM P. majus Al. Br, — La Clape, plage de Saint-Pierre. DIANTHACÉES SILENE S. oleracea Bor., F]l. Cent, éd. 3, p. 95; S. énflata L. et auct., ex p. — Tiges rameuses souvent dès la base, glabres. Feuilles glaucescentes rétrécies à la base, surtout les inférieu- res, glabres ou finement ciliées. Fleurs un peu penchées, nom- breuses ; calice ovoide-campanulé ; styles très allongés, filifor- mes ; étamines à anthères violacées ; capsule ovoïde-arrondie, à Support court, épais ; graines rousses, subréniformes, parse- sw" + DIANTHACÉES 197 mées de petits tubercules. — Périllou ; Lanet, pont de l'Orbieu, Massac, Matefagine, Saint-Antoine de Galamus. S. brachiata Jord., in Bor., 1. c., p. 94, S. énflala L. ex p. — Tiges rameuses, presque glabres. Feuilles oblongues ou ellipti- ques, peu rétrécies à la base, glaucescentes, à peu près glabres, à bord un peu cartilagineux, souvent cilié. Fleurs un peu pen- chées, nombreuses ; calice ovoide ; styles très allongés, épais- sis ; étamines à anthères lilas ; capsule ovoïde-arrondie, à sup- port court, épais ; graines brun foncé, réniformes, anguleuses, chargées de petits tubercules fins. — Matefagine sur la me pelade ; Milobre de Bouisse ; Caunil. S. puberula Jord., in Bor., p. 94; S. infiata L. ex p. — Tiges couvertes, surtout dans le bas, d’une villosité courte, crépue, rameuses, dichotomes au sommet, à rameaux dressés-étalés. Feuilles glaucescentes, velues comme la tige et ciliées, peu rétrécies à la base. Fleurs un peu penchées, assez nombreuses ; calice ovoïde-oblong ; styles très allongés ; capsule subarrondie à support épais égalant presque le tiers de sa longueur ; graines brunâtres, subréniformes, chargées de petits tubercules fins. — Narbonne, Pech de l’Agnel, Moux, Monze, Verzeille, Serviès en Val, Taurize; Saint-Victor, Fontjoncouse, Albas, Fourques, Pinède de Durban ; Camps, Bugarach, les Roubis; Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul, pont de la Fou, Saint-Martin, Sournia. S. inflata L.; S. vesicaria Schrad., Bor., p. 94. — Tiges moins élevées, peu rameuses, presque glabres. Feuilles un peu rétrécies à la base, glaucescentes. Fleurs blanches, un peu pen- chées, peu nombreuses ; calice gros, ovoide-arrondi; styles très allongés, filiformes ; capsule ovoïde-arrondie, à support court et épais ; graines brun foncé, réniformes, parsemées de petits tubercules presque aigus. — Salses, Leucate, iles des étangs, environs de Narbonne, Boutenac, Aric, Talairan; Pinède de Durban, Félines, gorges du Libre ; Matefagine, Massac, Camps, Sougraigne, Rennes, Bugarach, les Roubis, Arques, Viviés ; Vivier ; Estable, Roquefort, forêt de Gesse, Madrès. & carneiflora Le Grand, Soc. bot. Fr., 869, p.386; S. Bailleti Timb. ad amic., Soc. sc. ph. et n.,1, p.385. — « Diffère du type par ses fleurs roses, ses feuilles oblongues, bien plus allongées, fortement rétrécies à la base. Ce dernier caractère le rappro- cherait du S, {enoreana Coll. >» — Rivesaltes, Casas de Peña, A ot PRINT ASS ENE Vi, À SORTE COMMERCE ET LUE 7 _ 4 he : Fe Do: ds ne: 22 128 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES rochers de l’Ermitage (M. Le Grand). Narbonne (M. Doumergue). Carcassonne. S. maritima With. — Iles de l'étang de Leucate, sidrière de Fitou, l’Aute, Gruissan. S. conica L. — Bords de l’Agly à Saint-Laurent de la Salan- que, le Barcarès, îles de la Planasse et de Sainte-Lucie, Bou- quignan. [Var. subsimplex Gandg.; O. Debx in Rev. Soc. Fr. de Botan. (1891) p. 243 — ne diffère du type que par ses tiges grèles, peu élevées, 10 à 15 cent. au plus, simples et pauciflores. — Les graviers et les sables de l’ancien champ de manœuvres, sur la rive gauche de la Têt à Perpignan, où elle est abondante.] S. gallica L. — Leucate, sidrières de Leucate et de Fitou; environs de Narbonne, Saint-Martin, Boutenac, Perpignan. [S. lusitanica L. ; O. Debx., Rech. fl. Pyr.-Or., I, p. 30. — Plante annuelle, robuste, très hérissée-glanduleuse; dents du calice et de la capsule persistantes ; capsules rugueuses ; graines plus fortes et plus fortement bordées que dans le S, gallica. — Les collines pierreuses et les vignes à Vingrau et Rivesaltes. (M. A. Le Grand). ] S. modesta Jord., Brev., 1, p 5.— Millas, Caladroi; Leucate, Fitou, Boutenac ; Serviès en Val ; Alet, près de la fontaine, signal Saint-Michel. S. quinquevulnera L, — Environs de Narbonne, Montredon, Saint-Crescent, Bizanet, Quillanet, l'Aragnon, Fontlaurier, Boutenac, Fontfroide, Perpignan. [ S. myloptera Jord. et Four., Brev. plant. nov. I, p.8 et Ico- nes tab. XXXIV ; O. Debx. Rech. F1. Pyr.-Or. I, p. 31. — Péta- les étroits, à limbe obliquement contourné et obscurément ellip- tique-oblong denticulé; fleurs roses bordées de blanc; tiges grèles, filiformes, hautes de 8 à 10 cent. — Les sables maritimes à Fitou et Leucate. (M. G. Gauthier). — La plage de Canet (M. Debeaux). [ S. littoralis Jord. Cat. pl. Dijon (1848), p. 31 ; Jord. et Four. Icon. I, tab. XXXIII. — Forme naine et velue du S. gallica, à tiges courtes, ramifiées et très velues-hispides; fleurs petites, roses. — Les sables maritimes à Sainte-Lucie, Canet, etc. (0. D.) ]. | S. nocturna L. — Millas, Salses, Leucate, îles de l’Aute, de Leucate, de Sainte-Lucie. Narbonne, Fresquet, Marcorignan, DIANTHACÉES 129 Fontfroide, Aric; Villeneuve, Tuchan, Félines ; Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul ; forêt de Gesse. [La variété nyclantha Willd. ; Gress. Fod. F1. de Fr. I. p. rob, à fleurs tout à fait vertes, s’ouvrant seulement pendant la nuit ; se trouve communément sur les sables et les graviers de la Têt, à Saint-Estève, près de Perpignan (O. D.)] S. brachypetala Rob. et Cast., in DC: F1. fr. 5, p.607 ; Jord., Obs. 5, p. 32. — Plante annuelle de 1-3 décim., couverte d’une pubescence courte, glanduleuse au sommet. Tiges dressées, simples ou rameuses, à rameaux étalés, un peu dressés, arqués en dedans à la maturité. Feuilles inférieures obovales, spatulées, cunéiformes à la base, les supérieures oblongues-lancéolées presque linéaires. Fleurs très peu nombreuses, distantes, le plus souvent solitaires à l'extrémité des rameaux, à pédicelle plus court que le calice ou à peine aussi long, plus court aussi que les bractées linéaires, vertes, à l’aisselle desquelles il naït. Calice cylindrique, enflé après la floraison, à 10 nervures ver- dâtres et veine en réseau transversalement, couvert de poils courbés, appliqués, entremèlés de poils làches, plus longs ; à dents étroites, lancéolées-acuminées, égales en longueur environ au quart du tube. Pétales ordinairement plus courts que le ca- lice, inclus, blanchâtres ou verdâtres, à limbe émarginé, court. Capsule ovoide-oblongue, incluse, et dépassée par les dents du calice, presque sessile ou portée par un carpophore très court, s'ouvrant par des dents courtes, etalées-réfiéchies, peu ou point resserrée à l'ouverture. — Leucate, Fitou, sidriere de Leucate, la Planasse, la Nouvelle; Matefagine, Pierrepertuse, pont de la Fou ; Sournia, Pézilla. S. permixta Jord., Pug., p. 32. — Plante annuelle. Tige dressée, rameuse dans le haut, à rameaux étalés. Feuilles in- férieures obovales-oblongues, atténuées en pétiole, un peu aiguës au sommet. Fleurs peu nombreuses, en grappes lâches, presque unilatérales, à pédicelles dressés, plus courts que le ca- lice, naissant à l’aisselle de bractées lancéolées membraneuses à la base. Calice à tube cylindrique, enflé, veiné-réticulé trans- versalement, parsemés de poils courts, courbés, à dents lancéo- lées à bord membraneux, plus courtes que le quart de la lon- gueur du tube. Pétales petits, inclus, linéaires-lancéolés, à limbe d’un jaune sale, plus étroit et plus court que l'onglet. Capsule égalant à peu près le calice, ovoïde-oblongue, à carpo- REv. S. fr. b. (1 mai 1892) 9 1 EME ME LACS Ér) LR TES MU MT © ART ñ à Lu or dE Rs es 1 FRONT, CE + SLR EE DE SR pr. MATE A ês + NS es UE MLRNE- 2 À Yi "A1 (Rs S ; 2 d: PR RU PR PE e VE NA 130 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES :-7 FIRE phore court ; graines grisâtres, réniformes, rugueuses. — Casas Des de Peña, Tuchan, Durban; Sournia, Rabouillet, Boucheville. Ê Baixas et Espira de l’Agly (M. A. Legrand); vallée de la Boul- zanne (M. G. Gautier). Ê S. ciliata Pourr. — Madrèes. S. inaperta L. — Millas, Fort-Réal, Casas de Peña, Leucate, Fitou, ile de Pujol, iles des étangs de Leucate et de Bages; Vivier, Prats, bois, Sournia, [Sables de la Têt à Saint-Estève ÿ près de Perpignan (0. D.)] S. saxifraga L. — Treilles, Périllou, Albas, Talairan, Ter- mes, Montjoi, Bouisse, Laroque de Fa, Auriac, l’Auriol, Mate- fagine, Carcassés, Massac, col de Cédeillan, Pierrepertuse; le Tauch, Vingrau, Casas de Peña; Saint-Antoine de Galamus, pont de la Fou, Caudiès, Bugarach, fontaine de Cugurou, ro chers de Camps, col Saint-Louis, Pierrelisse, Estable, gorges du Lauziéret. S. rupestris L. — Bords du Torgan à Padern; forêt de Salva- naire, Montagne Rase, serre d’Escales, forêt de Lapazeuil, Madrès, forêt de Villeneuve. S. acaulis L. — Madrés. S. bryoides Jord., Pug. p. 30. — Souche trés rameuse à pe- Ç tites touffes serrées en un gazon court, très épais, la plupart unifiores. Feuilles des rosettes assez courtes, linéaires-lancéo- lées, aiguës, non rélrécies à la base, un peu épaisses et un peu papilleuses, d’un beau vert; un peu brillantes, brièvement ci- liées. Pédoncules terminaux, solitaires, dépassant les feuilles et plus longs que le calice. Calice à tube campanulé, oblong, un peu ovoide, rétréci à la base, n0n ombiliqué ni tronqué, à dents ovales chtuses plus longues que le tiers du tube. Pétales pour- pres, étalés, obovales-oblongs, entiers, 4rrondis ou presque tronqués au sommet, munis à la gorge de deux petites excrois- sances calleuses, à onglets peu saillants. Etamines dépassant la corolle ; styles étalés, purpurins en dessus. Capsule ovoïde- oblongue, dépassant beaucoup le calice, à dents lancéolées, étalées, recourbées ; carpophore égalant à peu près la moitié de la largeur de la capsule.— Rochers et pelouses alpines à Madrès. Plus commun sur le versant sud du massif de Madrès, à la coume de Ponteils et au col de Sansa. S. muscipula L. — Salses, font Estramer, la Clape, Œil-doux, JA > PARENT A PRE UES VEN DER LCD re FRA TASER va e de LA « Î DIANTHACÉES 131 Saint-Pierre, Pech Redon, Céleiran, Pas-du-Loup près de Cour- san, Saint-Crescent, Quillanet, Jonquières, Levrettes, Ornai- sons, Boutenac, Lagrasse, Serviès en Val, Villefloure, Verzeille; Milobre de Massac; Bétouse de Camps. [ Casas de Peña, Aric (M. Neyraut).] S. nutans L. — Périllou, Aric, combe des Baux, Talairan, bois de Crausse, défilé d’Alet, Fondondy, Bouisse, Félines, vallon de la Matte, Milobre de Massac, col de Canolles, Pierrepertuse ; fontaine de Mato l’'Ouliou; Molitg; Vivier; Camps, Bétouse de Camps ; forêts des Fanges, de Boucheville, Auxières, crête de Carabatets ; Estable, le Bousquet, Roquefort. M rh. Pier à S. italica Pers. — Le S. i{alica se présente, dans le midi de la France, sous plusieurs formes qui ont toujours embarrassé les botanistes, comme on peut s'en convaincre en consultant la synonymie qu'en a tracée M. P. Rohrbach, dans sa monogra- phie des Silénées, p. 219. Dans les Corbières, on trouve trois formes. La première semble préférer les bords de la Méditerranee et les iles des étangs; elle se distingue par sa souche à trois ou quatre tiges hérissées, glutineuses ainsi que les rameaux qui sont étalés, uni-biflores ; par ses feuilles lancéolées obtuses; les fleurs, très blanches, ont le tube relativement court. C'est la plante figurée par Jacquin, Observations, fase. 4, p. 12 et pl. 79; c’est pour nous le type. Nous l'avons observée dans les localités suivantes : Iles de Pujol, de l’Aute, de Sainte-Lucie; Leucate, La Nouvelle, Narbonne, Gruissan, plage de Vendres. La deuxième forme, qui s'éloigne le plus souvent des bords de la mer, a un port très différent. Là souche est plus compacte, les racines moins ligneuses; les tiges, ascendantes, sont plus grêles et plus élevées ; les rameaux en pyramide, étalés, toujours tri- flores ; feuilles spatulées, plus ou moins hérissées et non tomen- _teuses ; pédoncules égaux, peu ou pas glanduleux ; fleurs jaunà- tres ou légèrement rosées. — Montredon, Narbonne, Levrettes, Table des Corbeaux, Fontlaurier, Boutenac, Aric, Montirat, Rougeat; Serviès en Val, Lagrasse, Talairan, Fontjoncouse Saint-Victor, Pinède de Durban; Félines, Laroque de Fa; le Tauch, gorges du Nid-du-Loup, Massac, la Louvière, Milobre de Massac, Rouffiac, Pierrepertuse; Caramany, col de las Cou- loumines, Casas de Peña; Saint-Antoine de Galamus, Saint- 132 * TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES Paul, pont dela Fou, Sournia ; Bugarach; forêt de Boucheville ; Estable. Enfin, on trouve aussi une troisième forme à panicule et ra- meaux étalés, très glanduleux; cette plante ressemble beau- coup au S. mellifera Boïiss. et Reut., Diagn. pl. nouv. 8, que nous ne connaissons que par les échantillons distribués par M. Cosson, sous le n° 1538 des exsiccatas de la Société dauphi- noise, en 1878; mais ces échantillons sont trop incomplets pour que nous puissions nous prononcer avec certitude, et nous ne faisons aujourd’hui qu'indiquer ce rapprochement. Cette forme habite les bords de la mer et les iles des étangs. — Iles de l’Aute et de Pujol. [ Cette troisième forme, voisine d’après Timbal du S. melli- fera B. et R., ne peut être rapportée qu’à la variété larenicola que j’ai mentionnée en 1878 dans mes Recherches sur la flore des Pyrénées-Orientales, fase. I, p. 31 et que je distinguais du S. ilalica et de la var. mollissima Waldsdt. et Kit. non Lin. par ses tiges dressées de 6 à 10 décim., à rameaux étalés, très vis- queux au sommet, et par ses feuilles velues-tomenteuses, subs- patulées, La var. arenicola O. Debx est fréquente sur les sables et les anciens graviers de la Têt à Saint-Estève près de Perpi- gnan. — Le S. mellifera, qui appartient au groupe du S. £{alica, est une espèce toute différente et qui parait être spéciale à la région montagneuse des provinces de la Nouvelle Castille, de Valence, de Murcie, de Grenade en Espagne, de la chaîne des Alzarvés en Portugal, et de la région atlantique de l'Algérie et du Maroc (O0. D.) |. S. crassicaulis Willk. et Costa,in Willk. Pug. pl. nov. Pyr., p. 91; S. pommaretliana Timb. olim ad amic., s. descr.; Jeanb. et Timb., Herb. Alb. in Acad. Toul., 1879, 2e sem., p. 466 et note 11, p. 488; Willk. et Lge, Prodr, fl. hisp., 3, p. 666. — Ainsi que nous l’avons dit, L. c. le S. crassicaulis, que les auteurs ont sé- paré du S. {alica, cultivé pendant plusieurs années dans notre jardin d’essai à Toulouse, a conservé tous ses caractères comme à Barcelone où cinq générations successives n'avaient pu le modifier. Nous l’avions déjà récolté en 1852, en herbori- sant dans les Albères avec nos amis regrettés, de Pommaret, le Dr Viollet et M. le D' Amblard; nous l’avions nommé alors S. ar DIANTHACÉES 133 _ pommaretiana Timb., mais sans le décrire; le nom de S. cras- sicaulis doit donc avoir la priorité. En voici la description. Plante stolonifère à tige élevée, atteignant 1 m. à 1 m. 50, dressée, forte, fistuleuse, très épaisse dans le bas, couverte ainsi que les feuilles d’une pubescence molle, très visqueuse dans le haut, produisant depuis son milieu ou même dès la base, des rameaux filiformes, étalés. Feuilles mucronées ; les infé- rieures ovales, contractées en un large pétiole engaînant, les supérieures très ondulées, lancéolées, atténuées à la base; celles du sommet, linéaires. Fleurs en cime au sommet des rameaux, nombreuses, formant une large panicule, dressée, trichotome ; pédicelles courts ; bractées et bractéoles linéaires étroites, bor- dées de blanc à la base seulement. Calice oblong, en massue, ombilique, à stries vertes ou brunâtres, anastomosées, à dents arrondies largement bordées de blanc, resserré sous la capsule pendant la maturation ; support de la fleur égalant la moitié du calice, Pétales à onglet saillant, élargi des deux côtés, à limbe bilobé, jaunâtre, non couronne. Capsule ovoide-conique, déchi- rant le calice à la maturité; graines petites, noirâtres, chargées de petits tubercules obtus, à dos largement canaliculé, à faces latérales un peu concaves. — Forêt de Gesse au roc Lafage, fo- rêt de Navarre à la fontaine del Manent. LYCHNIS L. alpina L. — Pla de Madres. L. pyrenaica Berg. — Madrès. L. vespertina Sibth. — Aric; gorges de Palairac; Milobre de Bouisse ; Saint-Antoine de Galamus, pont de la Fou, Sournia ; forêts des Fanges, de Boucheville et du Carcanet. y crassifolia Lange, Pug., p. 310; Willk. et Lge, Prodr. fi. hisp.. 3, p. 642. — Tiges sous-frutescentes, persistant pendant l'hiver; feuilles épaisses et charnues, obovales-elliptiques, à pétiole plus long, couvertes d’une villosité tomenteuse aboa- dante. — Iles de l'étang de Bages, les Oullous. L. diurna Sibth. — Boutenac, Albas; Milobre et bois de Bouisse, Bouchard, Bétouse de Camps; Rabouillet, forêts de Boucheville, des Fanges, de Gesse, du Carcanet, de Villeneuve, Madrès ; stable. L. vespertino X diurna Foucaud, Bull. Soc. rochelaise, ne 25 2 À \ LUE de os HAL CIN AR SPA D PTS NT AN CA, PU MONTS Li " h M 7e FR 4 —) # \ F” 2" 134 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES 1879, p.46; Melandryum pratense Rœhl. (ZL. vesperlina Sibth.), var. © coloratum Rostr.; Willk et Lge; 1. c., p. 642; an Me- landryum pratensi X silvestre Lamt., Prodr. FI. plat. centr., p. 131? — Tiges longues, diffuses, ascendantes, couvertes de longs poils. Feuilles molles, ondulées sur les bords, oblongues, aiguës ; les inférieures grandes, attenuées en pétiole, les supé- rieures sessiles, oblongues-lancéolées, acuminées. Fleurs diè- ques, plus longuement pédonculées que chez les parents, gran- des, de 25-30 mm., rose clair en dessus, plus pâles en dessous, surtout sur les pieds femelles où elles sont d’un blanc lavé de rose. Calice renfilé, ovoide dans les fleurs femelles, oblong dans les fleurs mâles, à poils nombreux dont quelques-uns sont glan- duleux, à dents lancéolées, aiguës. Pétales munis à la base de quatre écailles tronquées, dentées, dont les deux extérieures sont moins larges. Etamines à filets velus à la base, à anthères linéaires ; styles velus dans toute leur longueur. Capsules plus petites et plus courtes que dans le Z. vespertina, à dents ai- gues, courbées en dehors ; graines grisâtres, couvertes de très petits tubercules coniques-tronqués. — Dans les prairies ou pâturages de la forèt de Boucheville, en face de Rabouillet, avec les deux parents. [M. Timbal avait d'abord écrit les noms des parents dans l’or- dre inverse : Melandryum silrestri X pratense ou Lychnis dturno X vesperlina; c'est en dernier lieu qu'il a réuni la plante de Boucheville à l’hybride de La Rochelle décrit par M. Foucaud. Cependant le nom de L. diurno X vespertina sem- blerait plus conforme à la théorie admise et suivie par Timbal dans l'imposition des noms aux hybrides qu'il a décrits, la plante de Boucheville et celle de La Rochelle ayant le port du L. vespertina]. L. macrocarpa Boiss., Voy. en Esp., Suppl., p. 722; Boiss. et Reut., Diagn. n°12; Melandryuin macrocarpum Willk., Ic., p. 28 et Prodr. fl. hisp., 3, p. 642. — Plante voisine du L. ves- pertina Sibth. dont elle à le port. Tiges de 60-80 cent. ; ra- meaux souvent divariqués ; tiges et feuilles pubescentes-velou- tees, visqueuses, glanduleuses. Fleurs plus grandes, 2-3 cent. : celles des rameaux dichotomes à pédicelles longs; capsules ovoides-globuleuses, brillantes, resserrées au sommet, à dents enroulées ; graines pius grosses, réniformes, anguleuses, blan- châtres ou grisätres. — Iles des étangs de Leucate et de Bages, | | |: NARRNIES GRANTÉAGÉES 0 2 135 - sidrière de Fitou, îles de l'Orteil, de l'Aute, des Oullous, de la j Planasse, de Sainte-Lucie. [ Abonde sur les anciens graviers de la Têt au Soler et à Saint-Estève près de Perpignan (0. D.)]. ee. . L. flos-cuculi L. — Bouisse, Matefagine, Milobre de Massac ; | Rennes, Sougraigne, Eau salée, Bugarach, Camps ; Saint-Paul, j Vivier, Trévillach, Sournia, Auxières, forêts de Boucheville, de Salvanaire, de Montné, Madrès, marais du Bousquet. 4 AGROSTEMMA À. githago L. — Presque partout dans les cultures. Millas, 4 ile de l’Aute, Narbonne, Durban; Lagrasse; Alet, Milobre de Bouisse, Massac ; col de l'Espinasse ; le Bousquet, etc. CUCUBALUS 4 C. baccifer L. — Bien que cette plante n'ait pas été inscrite sur nos listes d'herborisatiôns, nous pensons lavoir vue assez souvent dans les Corbières, notamment à Céleiran, Lagrasse, à Montirat, Arques, etc. Elle est d’ailleurs indiquée par Bentham dans les Corbières. SAPONARIA S. officinalis L. — Millas, Narbonne, Limoux, Arques, Lanet, pont de l’Orbieu ; pont de la Fou, Sournia; Counozouls. S. ocymoides L.-— Bords de l’Aglv près de Saint-Laurent de la Salanque ; Tuchan, le Tauch, gorges du Nid-du-Loup, Mont- gaillard, Massac, Matefagine ; Bouisse ; pont de Cubière, rochers de Camps, Bugarach, la Falconière, Arques, Alet; vallée de l’Agly, Saint-Antoine de Galamus, montagne de Capronne, pont de la Fou; col de las Couloumines ; Vivier, Sournia, Esquino d’Aze, Molitg ; forêt d’Aiguesbonnes, crète de Carabatets, vallée de la Boulzane, Gincla, Montfort, Roquefort; Ginoles, Quir- bajou. [ Casas de Peña (M. Neyraut) |. S. vaccaria L.— Perpignan, Leucate, îles de l’Aute et de Sainte-Lucie, la Clape, Œil-Doux, Pech Redon, la Coupe, Font- laurier, Levrettes, Boutenac, Aric; Carcassonne, la Venne, Montgrand, Maisons, Carcassés ; forèts de Boucheville et du Carcanet, Counozouls. GYPSOPHILA G. repens L. — Massac, Matefagine, etc. 136 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES DIANTHUS D. prolifer L.; Timb. Ess. monogr., Dianth. (1881), p. 5, pl. 1.— Très répandu dans toutes les Corbières. Perpignan, Narbonne, Bouquignan, Fontfroide, Boutenac, Aric ; Alet, vallée de Véraza, bois d’Ournes, Montjoi, Bouisse, Milobre de Massac: pont de la Ricardo ; Tuchan, Caladroi, Millas, Sournia, Rabouil- let, Gincla, crête de Carabatets, forêt des Fanges, Roquefort. D. velutinus Guss.; Timb., Mon., p. 5, pl. 2. — Perpignan, la Clape à Boëde, Narbonne, Pech de l’Agnel, pont de la Ricardo, col d'Estrem, le Tauch, Padern, Félines, Termes, Pierreper- tuse, Sougraigne ; bois d’Alet, Camps, Massac ; Vivier, Sournia. D. armeria L.; Timb., Mon.,p. 7, pl. 4. — Narbonne, Tuchan ; bois de Bouisse; Rennes, Bugarach ; Salvezines, Roquefort, fontaine del Manent dans la forêt de Navarre. D. carthusianorum L.; Timb., Mon., p. 7, pl. 5. — Souche vivace, rameuse, roussâtre, ligneuse, à rameaux de 1-5 décim., produisant des rejets stériles, courts, dressés et des tiges flori- fères tétragones, à angles obtus, simples, lisses dans le haut, un peu rudes vers le milieu. Feuilles linéaires, aiguës, à nervu- res peu visibles, un peu rudes aux bords ; les caulinaires appli- quées, longues, soudées en une gaine bien plus longue que large. Fleurs sessiles, agrégées en capitule, s'épanouissant suc- cessivement l’une après l’autre, une ou deux à la fois ; capitule entouré à sa base par des feuilles bractéiformes, ovales, brus- quement acuminées en une arête fine, aussi longue que le tube du calice. Calice cylindrique, jaune purpurin, strié, à dents lan- céolées, aiguës, ciliolées. Pétales rose vif, un peu moins colorés à la base, piquetés de rouge, cunéiformes, irrégulièrement et finement dentés, contigus aux bords, à limbe égalant l'onglet, très velus à la gorge. Capsule cylindrique; graines inégales, ovoïdes, noires, finement chagrinées, non chargées de tuber- cules. Fleurit en juillet-août. — Sournia, Montfort, forêt de Counozouls ; le Bousquet, col de Camps dans la forêt de Gesse, col de la Malayréda, forêt de Navarre, D. vaginatus Chaix in Vill., Hist. pl. Dauph. 3, p. 594et 1, p. 330; Timb., Mon., p.8, pl. 6; D. ferrugineus Pourr.; D. car- thusianorum & congestus GG., FI. Fr., 1, p. 232. — Souche vivace, brunâtre, ligneuse, un peu rameuse, produisant des rejets stériles nombreux, dresses; tiges florifères vert glauque, . DIANTHACÉES 137 simples, à quatre angles peu marqués un peu rudes vers le haut. Feuilles vert glauque, linéaires, un peu hispidules aux bords ; les caulinaires larges, appliquées, soudées à la base en une gaîne plus longue que large. Fleurs sessiles et agglomérées au sommet de la tige en un capitule compact, globuleux et court, épanouies 4 ou 5 à la fois; capitule entouré de feuilles bractéi- formes, ovales, brusquement contractées vers leur milieu en une pointe acuminée atteignant à peine le sommet du capitule ; écailles calicinales brun pourpre foncé, striées, ovales, brus- quement contractées en une arête égale à leur moitié. Calice cylindrique, pourpre foncé, strié, à dents lancéolées, aigues, ciliées. Pétales rose pourpre foncé, tachetés de points encore plus foncés, à limbe plus court que l'onglet, finement dentés ; onglet atténué du haut en bas. Capsule cylindrique ; graines noires, ovoides, peu chagrinées. Fleurit de juin à septembre. — Auxières, Montfort, forêt de Boucheville, Estable, Roquefort, forêt de Navarre, fontaine del Manent. D. attenuatus Sm. — Perpignan, Caladroi, Cassagnes, Pé- zilla, Vinca, Tarérach, Caramany, Villeneuve, Durban, Table des Corbeaux. D. pungens L., Mant., 240; Timb., Mon. p. 12, pl. 14; Soc. bot. Fr., 1875, p. 304; non GG., F1. Fr., 1, p. 234; D. catalau- nicus O. Debx., Soc. Dauph., n° 1116 et n° 1516, excel. syn. — Racine très grosse, pivotante, rameuse, formant une grosse souche émeitant un très grand nombre de rejets florifères et non florifères, sous-frutescents, alternativement rameux, les stériles courts, avec des feuilles étaléés, courtes, raides et pi- quantes, à l’aisselle desquelles naissent des tiges florifères rai- des, cassantes, qui forment une espèce de dichotomie indéfinie, très caractéristique. Feuilles de la base très nombreuses, linéai- res-obovales, raides. acuminées, piquantes; les caulinaires de même forme, appliquées, soudées en une gaine aussi large que longue. Fleurs petites. Ecailles calicinales pâles, scarieuses, émarginées, un peu atténuées, lancéolées, légèrement contrac- tées au milieu en une arête courte, vert pâle, non appliquée ; calice glauque, légèrement strié, un peu atténué au sommet, à dents aiguës, scarieuses aux bords. Pétales rose pâle, non ou très rarement contigus, ovales, arrondis, un peu dentés, plus courts que l'onglet. Etamines à filets blancs ainsi que les anthè- res. Styles filiformes plus courts que la corolle. Capsule coni- SALE ARE $ * ® 2 LS ea D. A he FE 16, ce . VAUT de 4 3 CR dr T4 2 PCR LEUMe 1E ee : é ? W aie HE UT NET h, | 138 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES que, un peu ombiliquée ; graines rousses, luisantes, Fleurit en juillet-août. — Plages de la Méditerranée, Perpignan, la Cour- réjo de Leucate, iles de l’Etang de Leucate. D. subulatus Timb., Mon., p. 13, pl. 15; D. asper Bb serratus Ser. in DC. Prodr., 1, p. 357; D. pungens GG., F1, Fr., 1,p. 23; Willk. et Lge, Prodr. F1. Hisp., 3, p. 682. — Souche grosse comme le doigt, couchée, longue de 1-2 décim., ligneuse, sous- frutescente, dure, émettant de ses extrémités des rejets sté- riles assez longs, à mérithalles espacés. Tiges floriféres cou- chées, ascendantes, rudes dans le bas, formant un gazon épais, uni-bifiores. Feuilles rudes, glaucescentes, atténuées en pointe subulée, un peu piquantes ; les caulinaires longues, soudées en une gaine plus longue que large. Ecailles calicinales presque toutes égales, glaucescentes, scarieuses aux bords, brusque- ment contractées en un arête courte, aigué. Calice cylindrique, strié, non atténué au sommet, à dents longues, lancéolées, sca- rieuses. Pétales rose pale, non contigus, obovales-cunéiformes, à dents inégales, courtes. Styles dépassant les pétales. Capsule cylindrique à dents obtuses; graines roussàtres. Fleurit juin- août. — Perpignan, Molitg. D. virgineus L., Sp. 590 ; Ser. in DC. Prodr., 1. p. 361 ; Timb., Mon., p. 23, pl. 30; D. brachyanthus GG., FI, Fr., 4, p. 255, non Boiss. ; D. corbariensis Timb. ad amic. — Souche à divisions grèles, donnant des tiges stériles nombreuses, faibles, et des tiges floriferes grêles, ascendantes, dressées, cespiteuses, de 2-3 décim , uniflores. Feuilles linéaires-lancéolées, courtes, vertes ou glauques, à pubescence fine ; les caulinaires soudées en une gaine aussi longue que large. Ecailles calicinales de deux sortes: les extérieures ovales-lancéolées, atténuées en une arête courte, striées, non scarieuses aux bords ; ies intérieures ovales, arrondies, brusquement contractées en une arête assez longue, appliquée ou un peu étalée, un peu recourbée par la pointe en dedans, égalant le tiers du calice. Calice court, ellip- soïde, allénue au sommet, plus court que le limbe des pétales. Pétales rose mat, plus pâles en dessous, contigus, un peu émar- ginés aux bords ou entiers, un peu relevés en coupe à l'extré- mité du tube, à gorge glabre, striée de raies plus foncées, à onglets blancs, un peu plus larges au sommet. Etamines à filets blancs et à anthères blanc bleuàtre. Styles blancs, hérissés, bifur- qués, égalant presque les pétales. Graines jaunàtres, un peu ré- DIANTHACÉES 139 trécies à la base. Fleurit juin-août. — La Clape, environs de Nar- bonne, Aric, Monze ; Lagrasse, Mirailles, bois de Fourques, Saint- Victor, Albas, Périllou, Tuchan, gorges du Nid-du-Loup, le Tauch, pech de Fraysse, Tour des geographes, Padern, Pierre- pertuse, Matefagine, Carcassés, Lanet, pont de l’Orbieu, Mou- thoumet, vallée de Saint-Pancrace, Bouisse; Bugarach, Camps, montagne de Capronne, Saint-Antoine, pont de la Fou, Casas de Peña, col de las Couloumines, Sournia, Fenouillet, col Saint- Louis, col de Fraissinet, Puylaurens, Estable, Caunil, Gincla. 5 subacaulis Ser., 1. c. — Tiges cespiteuses très courtes; écailles calicinales très réduites ; plante naine. — Aric. D. brevistylus Timb. et Jeanb. ; Timb., Mon.,p. 24, pl. 31.— Souche grêle à divisions nombreuses, compactes, émettant des tiges stériles courtes et des tiges florifères de 1-2 décim., dres- sées, uniflores. Feuilles courtes, raides, presque piquantes, atté- nuées dès la base, hispidules et mème un peu rudes aux bords, étalées ; les caulinaires peu nombreuses, 2-3 paires, lancéolées, plus larges, soudées en une gaine un peu plus longue que large, un peu hispidules. Ecailles calicinales larges, ovales, contrac- tées en une arête verte, courte, étalée, non appliquée. Calice cylindrique large, non atlenue au sommet, strié, rougeàtre, à dents obtuses mucronées. Pétales rose très vif, obovales, à peine émarginés, étalés, aplatis, se recouvrant entre eux; à limbe égalant l'onglet. Etamines à filets roses, exsertes et rabattues sur les pétales; anthères pourpre cramoisi, étalées sur la corolle. Styles inégaux, blancs, #clus dans la corolle ; ovaire allonge, égalant la moitié de la corolle. Capsule cylindri- que, presque pas atténuée au sommet. Fleurit en juillet. — Aric, coumes de l’Aigo et de la Saoumo, base de la montagne au-dessus de Floure. D. godronianus Jord., Pug. p. 30; Annot. de Billot, p. 45; Timb., Mon., p. 22, pl. 28; D. virgineus GG. (non L.), FI. Fr. 1. p. 238 ; D. longicaulis Bill., Exsicc. n° 3533 et 3533 bis, an Ten.? — Souche vivace, noirâtre, forte, noueuse, émettant des rejets stériles courts et des tiges floriféres dressées, plus ou moins raides et cassantes, légèrement anguleuses et un peu ru- des à la base, simples, uni-biflores, rameuses, à rameaux uni- fiores. Feuilles raides, étroites, fines, un peu triquètres, subu- lées, très aiguës, non striées, un peu rudes sur les bords, étalées ; les caulinaires bractéiformes, appliquées, non ventrues. Fleurs 140 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES grandes, odorantes, Ecailles calicinales toutes semblables, ova- les, arrondies, coriaces, égalant à peine le quart du tube, brus- quement contractées en une arête triangulaire, courte, verdâtre, couleur qui se prolonge un peu sur le dos de l’écaille; calice cylindrique, un peu atténué au sommet, surtout dans le bou- ton, glauque, strié, à dents allongees, aiguës. Pétales rose clair, oblongs, cunéiformes, non contigus, à limbe deux fois plus court que les onglets, glabres à la gorge, dentés régulièrement, à dents aiguës, non ciliées. Capsule cylindrique ; graines grosses, large- ment ovales, chagrinées. Fleurit juin-août. — Gruissan, la Clape, le Rec, Enferrech, Pech Redon, Quillanet, Montredon, Bouquignan, Pech de l'Agnel, Aric, Talairan; Alet, les Alois, Bouisse, Montjoi, Saint-Pancrace, pont de l’Orbieu, Mouthou- met, Laroque de Fa, col de Bédos, Félines, Durban, le Tauch, Padern, Massac, Rouffiac; Saint-Antoine de Galamus, Saint- . Paul de Fenouillet; Casas de Peña, Caladroi; Quillan, Estable, Montfort, Auxières. D. deltoides L. — Du pont de la Fou à Saint-Martin, Vivier, Prats, Sournia ; forêts de Boucheville, de Salvanaire, de Lapa- zeuil, Montagne-Rase, serre d’'Escales, le Bousquet, forêt de la Resclause, Madres. D. menspessulanus L. — Maironnes, Bouisse, Carcassés ; Rennes, serre de Bec, Bugarach, fontaine de Cugurou; pont de la Fou; Gincla, forêt de Salvanaire ; gorges du Lauz'èret, Esta- ble, Roquefort, forêts de Counozouls, de Gesse, de Navarre, fon- taine del Manent, le Bousquet, Madrès. VELEZIA V. rigida L. — Narbonne (Grenier et Godron, F1. Fr., 1, p. 243). ALSINACÉES SAGINA S. procumbens L.— Montfort, forèt de Gesse au col de Filho)l, Madres, forêt de Montné. S. apetala L.— Fontfroide ; Fondondy ; Saint-Antoine de Ga- lamus, Pla Lebat. S. patula Jord. Obs. 1, p. 25 ; S. czliata GG., F1. Fr. 1, p.245, an Fries ? — Narbonne, Massac, Soulatge, Vivier. _ ALSINACÉES | 141 S. maritima Don. — Bords de la mer, sidrière de Fitou, iles de Leucate et de Sainte-Lucie, Saint-Martin, Gruüissan, plages de la Clape. S. Linnæi Presl. — Pierrepertuse ; forêt de Salvanaire, Montagne-Rase, serre d’Escales ; Estable, forêt de Gesse au col de Filhol, forêt de Montné, Madrés. S. glabra Willd. — Sournia, route de Prades. BUFFONIA B. macrosperma Gay. — Aric ; pont de la Fou. B. tenuifolia L. — Gruissan, Saint-Victor, le Tauch, monta- gne de Capronne, Sournia, Esquino d’Aze ; Casas de Peña. B. perennis Pourr. — Salses, Saint-Martin près de Narbon- ne, la Clape, Boutenac, Aric, Fontjoncouse, Villeneuve, Durban, Pinède de Durban, Périllou, Treilles ; Tuchan, le Tauch, Pierre- pertuse, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fenouillet, pont de la Fou, Saint-Martin. ALSINE A. tenuifolia Crantz. — Carcassonne, Narbonne, Fontjon- couse, Pinède de Durban ; Clot de Ripoul, Pierrepertuse ; Alet, bois de la Courbatière, bords de l’Aude à Limoux; Vivier ; Gin- cia. 8 À. intricata de Martr., PI. crit. du Tarn (1862), p. 15 et F1. du Tarn (1864), p. 104 ; non Arenaria intricala Gay. nec Duf.; an À. viscidula Thuill., F1. par., 219? — Plante bienne, à tiges nombreuses et à rameaux longs, très entremêlés. — Sainte-Co- lombe, col Saint-Louis. A. laxa Jord., Pug. p. 34; Bor., F1. C. éd. 3, p. 107.— Plante annuelle à tiges grêles, dressées ou un peu diffuses, à rameaux étalés. Feuilles vert clair, linéaires, trinerviées, étalées-dressées, subulées, non recourbées au sommet. Fleurs en panicule lâche formée par des rameaux étalés-dressés plusieurs fois di-tricho- tomes ; pédicelles grêles, étalés ou un peu réfléchis à la matu- rité du fruit, dépassant les bractées, beaucoup plus longs que le calice. Calice à sépales lancéolés, acuminés, trinerviés, bordés de blanc, parsemés de poils glanduleux, fins et étalés. Pétales presque deux fois plus courts que le calice, oblongs, rétrécis en onglet, un peu obtus au sommet. Etamines ordinairement 5, 142 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES égalant à peu près les styles. Capsule oblongue, plus longue que le calice ; graines un peu rugueuses. — Capendu, Montirat. [ A. conferta Jord., Pug., p. 35. — Lieux pierreux des coteaux de Baixas (M. Le Grand, Soc. bot. de Fr., 1869 p. 387). M. Jordan ne citait pour cette plante que deux localités : l’île de Lesina, dans l’Adriatique sur la côte de Dalmatie, et la Crète. Grenier,dans son Supplément à la Florule exotique de Marseille, dit l’avoir recue de Narbonne. | A. mucronata L. — Auriac, Milobre de Massac, Pierreper- tuse, Estable. [L’A. petraëa Jord., Obs., 7,p. 14, a été indiqué sur les listes d’herborisations dans les mêmes localités que le précédent avec lequel il peut être confondu, mais cette détermination n’a pas été confirmée par M. Timbal dans ses notes. Il se distingue de l'A. mucronata L. par les caractères suivants : Tiges un peu plus fortes et plus élevées, formant des touffes moins denses; feuilles étalées ou courbées en dehors vers leur extrémité ; panicule en corymbe làche, à rameaux étalés ; pédicelles dépas- sant les bractées ; sépales lancéolées, à pointe plus courte ; pétales dépassant un peu le calice ; étamines à anthères d’un rose pâle, égalant les styles ; graines un peu rugueuses, non ou moins tuberculeuses.] A. setacea Mert. et K. — Madrès. A. recurva Wahlenb. — Talairan, Laroque de Fa, Madrès. A. verna Bartl. — Forêt de Salvanaire. A. striata Gren. — Milobre de Bouisse, Pierrepertuse, Pech de Bugarach, Sournia, Pla de Mousquère, Estable. MŒHRINGIA M. trinervia Clairv. — Bois de Bouisse, Félines, bois de Fe- nouillères, combe de Lasalle, Bétouse de Camps, Bugarach, Es- table, forêts des Fanges, de Lapazeuil, de Gesse et de Montné, Madrès. M. pentandra Gay. — La Clape, Pech Rascal, Aussières, Fontlaurier ; pont de la Ricardo, Pinéde de Durban, Félines, Palayrac, le Tauch, gorges du Nid-du-Loup, Tuchan ; montagne de Capronne. Nous avons vu cette plante avec 5 ou 10 étamines. ARENARIA À. ciliata L. — Estable. 143 À. serpyllifolia L. — Ile de Pujol, bois de Céleiran, environs de Narbonne ; Carcassonne, la Cité, bois de Crausse ; Fondondy, serre de Bec, Cubière, Massac ; Pinède de Durban, le Tauch, gorges du Nid-du-Loup; pont de la Fou; Casas de Peña, Millas, Gincla, Estable, forêt de Gesse. A. leptoclados Guss., Syn. fl. sic., 2, p. 824 et I, p. 495 ; Bor., FI. C., p. 109. — Plante pubescente, voisine de la précé- dente. Tiges très rameuses à la base, diffuses. Feuilles vert foncé, scabres, parsemées de petites callosités et de points translucides, ovales-elliptiques, aussi longues que larges, éta- lées, sessiles, les inférieures pétiolulées. Pédoncules filiformes, étalés horizontalement, quelquefois étalés-dressés, formant à l’anthèse une panicule assez lâche, subcorymbiforme. Sépales membraneux sur un côté seulement, lancéolés aigus, trinerviés, hérissés, beaucoup plus longs que la corolle. Pétales blancs, entiers, ovales, obtus. Capsule petite, ovoïde, tuberculeuse au sommet, à peine plus longue que le calice. — Leucate, Narbonne, Moux, Aric, Floure; Matefagine. A. controversa Boiss., Voy. Esp. ; GG. F1. Fr., 1, p. 260. — Trèbes, Carcassonne, Montirat. À. grandifiora All. — Pech de Bugarach, Lauzadel, Estable, Madrès. ALSINACÉES À. tetraquetra L. — Aric, Bordeneuve, Mouthoumet, Car- cassés, Milobre de Massac, Pierrepertuse ; sur les crêtes qui dominent la rive droite du ruisseau de Véraza ; Sournia ; forêt de Boucheville. STELLARIA S. nemorum L. — Bétouse de Camps, Bugarach, forêts des Fanges et de Villeneuve, Madrès, Estable. / S. neglecta Weihe ; Bor., F1. C. p. 801 ; — Albas, gorges du Nid-du-Loup, Pierrepertuse. S. boræana Jord., Pug., 33 ; Bor. FI. C. p. 104. — Narbonne, le Tauch, Padern, Laroque de Fa, Bétouse de Camps ; Saint- Antoine de Galamus. S. apetala Ucria, PI. add. ; Jord. Pug., p. 83. — Iles de l’é- tang de Bages, îles de Pujol et de la Planasse. [Col d’Estrem, localité citée sur les listes mais non dans les notes de Timbal|. S. media Vill. — Narbonne; Saint-Paul, pont de la Fou ; forêt des Fanges, Roquefort, etc. TR PO PE RS QU UE Lars ul D de de : i! Me 25 Ten ie IAA)" Lo | A 144 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES S. chlorotica Nob., — Plante de 20-30 cm., d’un jaune paille. Tiges nombreuses, gréles, couchées, glabres, excepté à la base où l’on voit quelques poils épars ainsi que sur les rameaux. Feuilles petites, ovales, acuminées, atténuées en pétiole, oppo- sées, ondulées, glabres ; les inférieures plus arrondies. Pédicel- les terminaux et axillaires, les fructifères redressés. Sépales ovales-elliptiques obtus, apprimés, glabres. Pétales nuls. Fleurs de plusieurs sortes : les unes ont 2-3 étamines sans pistil ; d’autres ont un pistil sans étamines ; les autres ont des étami- nes et des stigmates courts, un peu arqués. Capsule ovoïde, un peu aiténuée, égalant les sépales ; graines globuleuses, chagri- nées sur toute leur surface. Fleurit en juin. — Bords des champs et des vignes, sur ies murs et les rochers. Aric, Durban, Féli- nes, Pierrepertuse, le Tauch. On trouve quelquefois sur le Stellaria media le SUCRE sleliariæ-mediæ Fuck. dont les spores sont jaune d’or et les sporanges rouges; nous nous sommes demandé si notre plante ne devait pas sa couleur particulière à la présence de ce cham- pignon. Nous ne le pensons pas, 1° parce que nous n'avons pu distinguer au microscope ni sporanges ni spores ; 2° la plante est complètement et uniformément jaune dans toute ses parties et non par plaques ; elle est d’ailleurs très bien développée, bien constituée et elle est commune dans plusieurs localités. S. holostea L.— Bois de Crausse, Fondondy, Valmigère, bois et Milobre de Bouisse, Lanet, pont de l’Orbieu, Laroque de Fa, Massac, col de Luz ; Bouchard et Bétouse de Camps, les Roubis, Bugarach ; forêts des Fanges, de Boucheville et de Gesse ; Pla Lebat, serre d’Escales. S. glauca With. — Sournia, Pla de Mousquère, Roquefort. S. graminea L. — Milobre de Bouisse,; Sournia, Pla de Mous- quère ; Carabatets; le Bousquet ; forêt de Gesse. S. uliginosa Murr. — Madrès, forêt de Montné. MŒNCHIA M. erecta Rchb. — Narbonne (GG..), Aussières (M. Maugeret). CERASTIUM C. viscosum L. — Narbonne et environs, Aric; vallée de la Lauquette; Montjoi, Bouisse; Bétouse de Camps, Cubières; Palairac, Durban, Tuchan, Pierrepertuse, pont de la Fou. ALSINACÉES 145 C. glomeratum Thuill. — Ile de Pujol, col d'Estrem. C. brachypetalum Desp. — Narbonne, Félines, Padern, Pierrepertuse, Soulatge; col de l'Hommenet, Pas del Rec près de Sainte-Colombe. C. semidecandrum L, — Bouisse, Montjoi ; Vingrau, Saint- Paul de Fenouillet, pont de la Fou. - C. glutinosum Fries.— Île de Pujol, la Clape, Pech de l’Agnel, Boutenac: Aric; Montjoi, Bouisse, le Tauch, Montgaillard, Milobre de Massac, Félines, Mouthoumet, pont de l’Orbieu, Lanet; Falcunière, Viviés, Arques; col Saint-Louis. Nous avons vu à Matefagine une variété que F. Schultz a nom- mée C. petræum et, à l'ile de Pujol, le C. pallens du même au- teur; ces deux plantes, bien moins répandues que le C. gluti- nosum type, ne sont que de simples variétés. C. pumilum Curt. — Leucate [Plante inscrite sur les listes, non annotée par M. Timbal]|. C. vulgatum L. — Mandirac, Narbonne, Aric; Montjoi, boit de Bouisse, l’Auradieu, Mouthoumet, Massac, Matefagine, col: de las Près; Villeneuve, pont de la Ricardo, le Tauch, gorges : du Nid-du-Loup; Saint-Paul de Fenouillet, Sournia ; forêts des Fanges et de Boucheville, Lapazeuil,, Counozouls, forêt de Na- .varre, fontaine del Manent. C. alpinum L. + hirsulum GG. — Forêt de Gesse, col sur le versant nord du roc du Casteldos. 8 C. lanatum Lamk. — Estable, serre d’Escales. C. arvense L. — Montagne de la Camp, Bouisse, Milobre de Massac; Bugarach, Campeau, Lauzadel, Camps, pont de Cubière, Sournia au pla de Mousquère ; Estable, Madrès. . & C. striclum L. — Milobre de Massac ; Bugarach, Bouchard, Camps; Sournia ; Auxières, forêt de Salvanaire, serre d’Escales, MALACHIUM M. aquaticum Fries. — Bois de Bouisse; Montfort, forêt de Salvanaire. SPERGULA S. arvensis L. — Céleiran, Padern ; Alet, signal Saint-Michel; le Bousquet, Perpignan. LS. vulgaris Boenngh. in Reichb,, Flora excurs. p. 167; A. Rev, S. fr, b. (1 juin 1892) ; "10 - 146 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES Warion Herb. Pyr.-Or. p. 6. — Ne se distingue du S. arvensis que par ses graines hérissées de papilles jaunâtres. — Les champs des deux rives dela Têt, vis-à-vis le Château-Roussillon (MM. A. Warion et O. Debx.). : [S. pentandra L. — Champs des bords de la Têt et anciens graviers de cette rivière, à Saint-Estève, au Soler, etc. (MM. J. Neyraut et O. Debeaux).] SPERGULARIA S. rubra Pers., + campestris Fenzl. — Narbonne, Boutenac, Durban, Tuchan ; Carcassonne, Alet, Saint-Michel, Lagréou, les Alois ; le Bousquet. & pinguis Fenzl. — Iles des étangs de Leucate et de Bages, Sainte Lucie, plage de Saint-Pierre. [ S. salsuginea Ferzl in Led. FL ross. 2, p. 166 ; Gr. God. F1. de Fr. 1,275 ; S. diandra Boiss. F1. or. 1,733; Arenaria diandra Gussone Prod. FI. sic. 515. — Voisin du S. 7ubra var. pinguis dont il diffère par ses tiges plus rameuses, à rameaux plus filiformes et plus entrelacés, par ses cymes non feuillées, munies seulement de courtes bractées scarieuses grisàtres, composées de fleurs bien plus nombreuses et 3-4 fois plus peti- tes (G.G.) — La plage du Barcarès (M. À. Le Grand); Saint- Laurent de la Salanque (M. Gautier) — Plante nouvelle pour la flore des Pyrénées-Orientales (0. D.)] S. media Pers., + heterosperma Fenzl. — Sainte-Lucie, Gruissan, la Clape ; sources salées de Sougraigne. 5 marginata Fenzl. — Salses, îles de Leucate et de Sainte- Lucie, sidrière de Fitou, la Clape. PARONYCHIACÉES POLYCARPUM P. tetraphyllum L. — Salses, Font Estramer, Treilles, ile de l’Aute, environs de Narbonne, pont de la Ricardo, Perpignan. P. alsinefolium DC. — Millas, sidrières de Fitou et de Leu- cate, Sainte-Lucie, la Planasse. P. peploides DC. — Perpignan, sur les rochers maritimes. LŒFLINGIA L. hispanica L. — Sainte-Lucie, plage de Saint-Pierre, PARONYOIIACÉES 147 Saint-Crescent, Narbonne, Quillanet, Aussières. [Plage de Ca- net, à l'embouchure de la Têt (0. D.) |. SCLERANTHUS S. perennis L. — Lanel, pont de j'Orbieu, Fondondy; serre d’Escalies, le Bousquet, Madrès. S. annuus L. — Alet, fontaine de Montpulas, Lagréou, les Alois, Arques, col du Paradis, bois de Bouisse, Lanet, pont de l’Orbieu ; pla de Mousquère, forêt de Boucheville, Montfort, le Bousquet, forêt du Carcanet. S Delorti Gren. — Environs de Narbonne, Fontlaurier, Pech de l’Agnel, Boutenac, Aussières. [S. verticillatus Tausch.; (S. pseudo polycarpos de Lacroix). A. Warion Herb. Pyr. or. p. 8; Gillot et Coste, Scleranthus de la fl. de Fr. in Bull. Soc. LE Fr. 38 (1891). — Tiges couchées, étalées ou redressées ; inflorescence en forme de grappe allon- gée; fleurs en glomérules axillaires et terminaux, sessiles et subverticillés. — Pelouses sablonneuses et les sables de la Têt, à Perpignan, où il est rare (A. Warion) (O. D.)|. PARONYCHIA P. echinata Lam. — Sidrière de Fitou. P. argentea Lamk. — Perpignan, Saint-Laurent de la Sa- lanque, Caladroi, Cassagnes, Salses, sidrière de Leucate, la Clape, Tarailhan, Quillanet, Fontlaurier, Narbonne, Montre- don, Boutenac; Saint-Antoine de Galamus. P. polygonifolia DC. — Pla de Madrès. P. capitata Lamk. — La Clape, Quillanet, Pech de l'Agnel. P. serpyilifolia DC. — Bouchard; Sournia, pla de Mous- quère, forêt de Gesse au col de Comps, Madres. P. nivea DC. -— Casas de Peña, Salses, sidrière de Leucate, Gruissan, la Clape, Pastouret, Quillanet, Narbonne, MARS | don, Boutenac, Pas-du-Loup. ILLECEBRUM I. verticillatum L, — Félines. HERNIARIA H. glabra L. — Le Barcarès, Saint-Laurent de la Salanque, Millas ; ile de Leucate, Saint-Martin, Narbonne, Quillanet, 448 «= TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES Fontlaurier, Fontfroide, Boutenac, Aric, Carcassonne; de Saint- Martin à Vivier; Montfort. [Var. subciliata Bab. Man. p. 111; Rouy, suites à la fi. de Fr. 102 ; O. Debx. in Re. Soc. fr. de Bot. (1891), p. 252. — Feuilles plus ou moins ciliées sur la marge et à leur surface. — Les gra- viers de la Têt, à Saint-Estève, près de Perpignan (M. Ney- raut) (0. D.) ]. . H. hirsuta I. — Salses, Fitou, col d'Estrem, Quillanet, Nar- bonne, Levrettes, Boutenac, Aric, Comigne, Lagrasse; bois d’Alet, signal Saint-Michel, vallée de Véraza ; Sougraigne ; [Ca- sas de Peña (M. Neyraut) |. H. cinerea DC. — Narbonne, Quillanet, Durban, Pierreper- tuse. [Aric (M. Neyraut) |. H. incana Lamk. — Casas de Peña, Sainte-Lucie, la Clape, Pech Redon, Fontlaurier, Pech de l’Agnel. CORRIGIOLA C. littoralis L. — Narbonne, Boutenac, Font de Razouls. C. telephiifolia Pourr. — Le Barcarès, Perpignan, îles de l'étang de Leucate, plage de Leucate ; Villeneuve, pont de la Ri- cardo, col d’Estrem; Fort Réal, Millas; Sournia, routes de Pra- des et de Mosset, Arsa. [Côm. sur les sables et les graviers de la Têt, à Saint-Estève, au Soler, etc., près de Perpignan (0. D.) |. TELEPHIUM T. Imperati L. — Salses, rochers au-dessus de la Font-Es- tramer, Fitou, Leucate, sidrières de Leucate et de Fitou, Si- sean, Pas-du-Loup de Sigean, île de l’Aute, Narbonne, La Fe- ual, Pech de l’Agnel, Boutenac, Aric, Floure; Fontjoncouse, Saint-Victor, col d’Estrem, Durban, Pinède de Durban, le Tauch, Vingrau, Casas de Peña ; Sournia, route de Vinça ; Prats, pont de la Fou, Saint-Paul, Saint-Antoine de Galamus, Fenouil- let, Caudiès, Camps. : Me" PORTULACÉES PORTULACA P. oleracea L. — Vignes, jardins, décombres, Boutenac, Per- pignan, etc. MESEMBRYANTHÉMACÉES 149 MOonNTIA M. minor Gmel. — Milobre de Bouisse. M. rivularis Gmel. — Forêt de Salvanairé. MÉSEMBRYANTHÉMACÉES MESEMBRYANTHEMUM M. crystallinum L. — Vignes, dans les terrains sablonneux de l’île Saint-Martin, près de Gruissan (M. l'abbé C. Pons). CRASSULACÉES TILLÆA T. muscosa L. — Environs de Narbonne, Quillanet, Fontlau- rier, Aussières [Ancien champ de manœuvres de Perpignan et sables maritimes à Canet, près l'embouchure de la Têt (0. D.)] ANACAMPSEROS J, Bauhin, Hist. pl. univ., 3 p. 681, Ray, Tournefort, Adanson, Haworth, non L. Jord. et Fourr., Brev. pl. nov., 1, p. 17 et s. (1866). MM. Jordan et Fourreau ont repris, en 1866, le genre Ana- campseros des auteurs anciens pour classer plusieurs espèces confondues sous les noms de Sedum maximum, S. lelephium. S. purpurascens, etc. La même année, Boreau publiait, dans les Mémoires de la Société académique d'Angers, une M0n0gra- phie de quelques Sedum du même groupe. Quelques années plus tard, en 1871, nous donnions nous-mêmes, dans le Bulletin de la Société d'Histoire naturelle de Toulouse, un Precis des her- borisalions faites par cette Société au printemps de 1870 ; nous signalions, dans ce travail, les espèces de MM. Jordan et Four- reau récoltées par nous dans la région sous-pyrénéenne, en y ajoutant les descriptions de plusieurs plantes qui nous parais- saient devoir être distinguées au même titre ; nous avions cul- tivé les unes et les autres dans notre jardin d'essai. Pour bien connaître ces espèces affines il est indispensable de les étudier vivantes, mais la culture en est facile. Le genre Anacampseros est caractérisé par sa souche vivace forte, sans rejets rampants, émettant plusieurs tiges assez fortes et élevées, dressées ou ascendantes; par ses feuilles planes, AC RE D AE dt EC RSS 0 Red Me RS AR ue QU DL: È $ 2 ; ë x" SN LT ANT FLE AA We. : Dee LAS è < L ? % RM TRE 2 DEN 42) 7 150 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES charnues, ovales ou oblongues, plus ou moins dentées en scie ; par ses cymes terminales condensées, corymbiformes, planes ou convexes. | As A. pachyphyllus JorG. et Fourr., Brev., 1, p. 17; Icones, p. 135, pl. 82; Jeanb. et Timb., Mass. Llaur., in Bull. Soc. sc. pl. et nat. de Toulouse, 3, p. 366. — Tige raide, forte, un peu rougeàtre. Feuilles sessiles opposées, grandes, très. épais- ses, d’un beau vert, étalées-dressées, ovales-arrondies et un peu obtuses au sommet, arrondies et un peu émargi- nées à la base, à dents peu marquées. Corymbes presque plans en dessus, à rameaux étalés-dressés, peu inégaux, for- mant des corymbes secondaires denses. Fleurs médiocres, jaune pâle. Sépales lancéolés ; pétales oblongs-lancéolés; étamines insérées au-dessus de la base des pétales ; anthères elliptiques, jaunes. — Rochers de la vallée de l'Aude, aux bains d’'Escoulou- bre et de Carcanières. A. cebennensis Jord. et Fourr., Brev. 1,18; Ic., p. 136, pl. 83; Timb. Précis des herboris. in Bull. Soc. hist. nat. Toul, 4, p. 165. — Tige droite, peu élevée. Feuilles sessiles, vertes, un peu étalées et concaves, ovales, légèrement rétrécies dans le bas, arrondies et un peu émarginées à la base, denticulées aux bords. Cyme à rameaux inégaux, dressés, formant une panicule convexe dans la partie inférieure, plane-corymbiforme au som- met. Fleurs médiocres, blanc verdâtrez sépales lancéolés ; pétales oblongs, lancéolés, légèrement teintés de rose sur la face extérieure; étamines insérécs au-dessus de la base de la corolle; anthères ovales. — Le Tauch; forèts des Fanges el de Gesse. A. subrotundus Jord. et Fourr., Br., 1,19. — Tige forte, dressée, vert tendre. Feuilles sessiles, vert pàle, un peu conca- ves, opposees, étalées, arrondies, un peu cordées et conniventes à la base, à dents très peu prononcées, Rameaux floriferes étalés-dressés, formant un large corymbe. Fleurs petites, blanc jaunâtre ; sépales lancéoles ; pétales oblongs-lancéolés ; étamines insérées au-dessus de la base de la corolle ; anthères ovales, courtes, jaunes, teintées de rouge. — Bétouse de Camps. A. rhodanensis Jord. et Fourr., Brev., 1,24; lc., p. 145, pl. 92 ; Timb. Prec. herb. p. 166. — Tige droite, forte, rouge pourpre. Feuilles nombreuses, vertes, sessiles, rétrécies vers leur tiers inférieur, lancéolées, aiguës, à dents inégales, conca- CRASSULACÉES 151 ves, étalées. Cyme corymbiforme assez fournie, à rameaux étalés-dressés. Fleurs blanchâtres en dedans, légèrement tein- tées de rose; sépales lancéolés; pétales oblongs-lancéolés ; étamines insérées un peu au-dessus de la base des pétales ; anthères pourpres, ovales, obtuses. Floraison tardive. — Bains d’Escouloubre et de Carcanières (Ed. Filhol et Melliès). A. cærulescens Timb., Reliq. pourret. in Bull. Soc. sc. ph. et n. Toul., 2, p. 70. — Tiges droites, élevées, 4-6 décim., fortes, de la grosseur du petit doigt, rouge foncé; jeunes pousses obo- vales, à feuilles dentées d’un bleu cendré. Feuilles raides, très grasses, opposées et à mérithalles alternes, sessiles, ovales, cordées à la base, munies de dents obtuses très saillantes ; les supérieures moins dentées mais de même forme, diminuant de grandeur jusqu’au corymbe; toutes sont d’une couleur bleu de plomb rougeàtre, parfois d’un jaune rougeàtre sur la nervure médiane. Corymbe très large, plan, étalé ; rameaux du centre compacts, ceux de la circonférence placés à l’aisselle des feuilles supérieures. Fleurs de grandeur moyenne; boutons ovoïdes, rosés; pétales ovales-lancéolés, acuminés, un peu creusés en dessus, blanc jaunâtre en dedans, rosés en dehors; étamines blanc jaunâtre, insérées à la base des pétales ; anthères d’un pourpre vif au moment de l’anthèse ; ovaire glabre, blanc jaunà- tre, stigmates roses. Fleurit en juillet. — Forêts de Salvanaire et des Fanges, bains d’'Escouloubre et de Carcanières. A. Thevenæi Timb., Exc. Corb. (re) in Mém. Acad. Toul., 1874, p. 646 et 639. — Tige droite, de la grosseur d’une plume, glauque d’un côté, un peu brune de l’autre. Feuilles vert glau- que foncé, sessiles, obovales, un peu atténuées mais non cor- dées à la base, dentées à partir des deux tiers supérieurs du limbe, à dents peu nombreuses, obtuses, inégales. Corymbe compact, sans rameaux secondaires au-dessous. Fleurs de moyenne taille ; boutons presque globuleux ; sépales à dents très fines, cuspidées ; pétales ovales, blancs, avec une pointe rose, un peu canaliculés au sommet ; étamines à filets blancs ; anthères jaunes devenant orangées à l’anthèse ; carpelles blanc jaunâtre, un peu distants ; stigmates divergents, de même cou- leur. Fleurit en août-septembre. — Rochers calcaires auprès du pont de la Ricardo. A. Pourreti Timb., Mass. Llaur., Soc. sc. ph. et n. Toul. 8, p. 556 ; Sedum purpureum Pourr. — Tige de 2-3 décim., vert 152 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES glauque d’un côté, pourpre vif de l'autre, rameuse à partir du tiers supérieur. Feuilles vert glauque sombre, atténuées en pé- tiole, obovales-allongées, obtuses, dentées sur leur moitié su- périeure, à dents peu profondes, étalées, aiguës. Corymbe étalé à rameaux dressés ; rameaux latéraux ascendants, terminés par de petits corymbes secondaires composés de 2-4 rameaux opposés et portant à la base une feuille bractéale ovale-allongée, sessile ; une petite feuille bractéale se trouve aussi vers le tiers des rameaux secondaires : pédicelles ordinairement triflores, étalés ; boutons ovoides obtus d’un rose vif, un peu vert glau- que sur le dos. Fleurs moyennes ; sépales ovales, atténués dès la base ; pétales pourpre sombre, atténués au sommet, réfléchis, légèrement concaves au milieu et marqués de deux taches blan- ches le long de la nervure médiane ; étamines d’un blanc rosé, étalées, dépassant les pétales, à anthères d’un jaune orangé sur le dos et au sommet ; styles blanc mat, un peu renversés en de- hors. Ovaire ovoide, acuminé, rouge vif. Fleurit en août. — Forêts de Salvanaire et de Gesse. À. Borderi Jord. et Fourr., Brev., 1, 30 ; Ic., p. 149, pl. 96. — Tiges droites, fortes, vert jaunâtre, teintées de pourpre, plus élevées que dans l’espèce précédente. Feuilles d’un vert glau- cescent, clair, nombreuses, alternes, étalées-dressées, oblon- gues, aliongées, un peu aiguës, très altenuées inférieurement, pétiolulées, à dents profondes et inégales. Cyme souvent un peu allongée, en corymbe plan, large au sommet, à rameaux courts, dressés, un peu étalés. Fleurs d'un beau rose pourpre, assez clair ; sépales lancéolés ; pétales oblongs lancéolés ; étamines à anthères ovales, rouges. Fleurit en août. — Forêt de Gesse. A. silvaticus Timb., Préc. herb., Soc. hist. nat. Toul., 4, p. 167. — Tiges de 2-5 decim., fortes, dressées ou ascendantes, rose pâle d’un côté, vert pâle de l’autre. Feuilles glauques sur les deux faces, étalées, arquées, ovales, atténuées en pétiole court, un peu plus long dans les inférieures, dentées au sommet, à peine à partir du milieu du limbe, à dents inégales, allongées. Corymbe plan ; pédicelles glauques, dressés, non condensés. Fleurs grandes ; sépales verts ; pétales roses, renversés ; éta- mines insérées au quart inférieur des pétales, à filets pourpres ainsi que les anthères ; carpelles grands, roses ; stigmates ro- ses, divergents. Fleurit en août. — Alet, Rennes, Camps, le Bousquet, col de la Malayréda. \ CRASSULACÉES 153 CRASSULA C. Magnolii DC., F1. fr., 5 (suppl.), p.522; Sedum cæspilosum DC., Prodr., 3, p. 405. — Casas de Peña, Saint-Paul de Fenouil- let. [Graviers et sables de la Têt à Perpignan, sur la rive gau- che (O0. D.)] SEDUM S. cepæum (cepæa) L. — Rennes, Sougraigne, etc. S. annuum L. — Serre d’'Escales, pont de Counozouls, Roque- fort, le Bousquet, Madrès. S. villosum L. — Montagne-Rase, Auxières, col de Jau, fo- rèts de Salvanaire, de Lapazeuil et de Montné, Madrès,. S. hirsutum All. — Narbonne (Grenier et Godron F1. Fr. 1, 622). Lanet, Bugarach, (Pourret, S. globiferum Acad. Toul. 3 (1788), p. 327). S. album L. — Narbonne, Aric ; Montgrand, la Venne ; La- grasse, Talairan, Fontjoncouse, le Tauch, bois de Fenouillères, roc Nitable, Mouthoumet, Carcassés, Massac ; Arques, défilé d’Alet, Couiza, Rennes, Camps, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul, Puylaurens, Gincla, Roquefort, le Bousquet, col de la Malayréda, forêts de Gesse et de Navarre. S. micranthum Bast. — Casas de Peña. [Abondant sur les graviers de la Têt, à Saint-Estève, au Soler, etc. près de Per- pignan (0. D.) | S. anglicum Huds. — Madrès. S. dasyphyllum L. — Fort-Réal, Gruissan, la Clape, Nar- bonne, Table des Corbeaux, Fontfroide, Aric ; Alet, Fondondy ; Fontjoncouse, Saint-Victor ; le Tauch, Vingrau ; Massac, col de Cédeillan, Pierrepertuse, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul, Pont de la Fou, Fenouillet; pont de Cubière, Camps ; forêts des Fanges, de Boucheville et de Gesse, le Bousquet, Madrès. [Les remparts et les vieux murs à Perpignan (O. D.)] 8 glanduliferum GG., F1. fr., 4, 624; au S. corsicum Dub. ? S. glanduliferum Guss.? — Pont de la Fou. S. sphæricum Lap. — Pla de Mousquère ; Madrès. S. acre L. — Iles des étangs, la Planasse, Gruissan, la Clape, Narbonne, Levrettes, Saint-Victor, Fontjoncouse, Borderauge, Lagrasse, Aric, Montirat, Trèbes, Montgrand, la Venne, Tau- rize, bois de Crausse, Fondondy, bois d’Ournes ; Lanet, pont 154 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES de l'Orbieu, Massac, la Louvière, Rouffiac; Saint-Paul, Prats, Sournia ; Bugarach, Rennes, col Saint-Louis, Estable ; Puylau- rens, Montfort, crête de Carabatets ; Roquefort, col de la Malay- réda, forêts de Gesse et de Montné, Madrès. S. sexangulare L. — Forêt de Salvanaire. S. reflexum L. — Pinède de Durban, Trévillach, Sournia, pla de Mousquère ; Camps, Bugarach, Couiza; de Lagréou aux Aloiïs ; Puylaurens, Roquefort, le Bousquet. S. aureum Wirtg. — Aric, bois de Bouisse, Saint-Martin, Vivier. [S. elegans Lejeune F1. de Spa, I, 205; Gren. Annot. in Bull. Soc. bot. Fr. X, 294; O. Debx, Rech. fl. Pyr.-Or. II, p. 183. — Fleurs petites d’un jaune vif en cymes scorpioides ; feuilles des rejets stériles finement cuspidées, rapprochées en cône ren- versé, glaucescentes. — Les anciens graviers de la Têt, à Saint- Estève, près de Perpignan (0. D.)] S. albescens Haut. — Le Tauch, gorges du Nid-du-Loup, montagne de Capronne. S. altissimum Poir. — Millas, Pézilla, Perpignan, Cassa- gnes, Rivesaltes, la Clape, environs de Narbonne, Saint-Victor, Montplaisir ; le Tauch, Nid-du-Loup; Talairan, Aric, Moux ; Limoux, Alet, Rennes, Bugarach, Massac, Pierrepertuse ; Saint-Paul de Fenouillet, pont de la Fou, Sournia; Fenouillet, Prugnanes, forêt des Fanges, Estable, Caunil; col de la Malay- reda, forêts de Navarre et de Gesse, roc Lafage. S. anopetalum DC. — Aric, le Tauch, Bugarach, pont de la Fou. SEMPERVIVUM S. tectorum L. — Sur un mur à Ravailles, Sougraigne. S. pygmæum Timb., ap. Lambron et Lézat in Guide à Lu- chon ; Mass. Llaur., Soc. sc. ph. et nat. Toul. 3, p. 559; S.° montanumm L. ex. p. — Tiges de 5-10 cm. de hauteur, un peu hérissées, glanduleuses. Rosettes très petites, globuleuses, déprimées au sommet ; à l’aisselle des feuilles intérieures de la rosette naissent des stolons ‘de 5-10 cm., étalés et portant des rosettes stériles tres petites ; feuilles rosulaires ellip- tiques, subcylindriques, un peu aplaties en dessus, courbes en dessous, hérissées, uu peu glanduleuses ; celles de la tige de même forme. mais deux fois plus longues, sessiles, cou- SAXIFRAGACÉES ‘, | ‘455 vertes de poils un \ peu rougeàtres, surtout sur le dos ; feuilles bractéales hérissées. Fleurs petites ; boutons globuleux, roses. Sépales ovales-lancéolés, mucronés, d’un vert jaunâtre. Pétales rose pâle en dessous, rose vif en dessus, lancéolés, atténués au sommet, ciliés-glanduleux, étalés. Etamines à filets pourpres, glabres à la base, fins au sommet, plus longs que les styles ; anthères pourpres. Glandes hypogynes blanches, tronquées, presque contiguës. Ovaire jaune, glanduleux, étalé : ; styles jaunes, courts. — Madrès. *S. boutignyanum Bill. et Gren., Arch. FI. Fr. et AI. (1853), P- 302. — Madrés. °S. sanguineum Timb. et Jeanb., Mass. phiigtoe D. 558: arachnoideum L. et auct. ex. p. — Tiges de 5-10 cm., grèles, pourpres, couvertes par les feuilles appliquées. Rosettes très petites, très nombreuses, très compactes, très aranéeuses, vert glauque. Feuilles de la rosette ovales, acuminées, subcylindri- ques en dessous, terminées par de longs poils blancs ; celles de la tige lancéolées, acuminées, glanduleuses, d'un rouge sang très fonce, terminées par un long pinceau de poils blancs ; fleurs petites, en cymes scorpioides. peu étalées, courtes, rouge très vif, Sépales elliptiques, mucronés, glanduleux, d’un pourpre sombre, mat. Pétales larges, ovales, brusquement acuminés, mucronés, ciliés, d’un rouge sang très brillant, plus foncé en dessus. Etamines à filets glabres, pourpre foncé ; anthères pour- pre violet. Glandes hypogynes blanc rosé, tronquées, peu dis- tantes. Ovaire glabrescent; styles rouge vif. — Madrès. UMBILICUS U. pendulinus DC. — Environs de Narbonne, Montredon, Pech de l’Agnel, Boutenac, Aric; Villeneuve, pont de la Ricardo, col d'Estrem, fontaine de Fourques ; Félines, gorges de Palairac, le Tauch ; Massac, pont de Cubières ; Vivier, Sournia, Rabouil- _let, Salvezines. SAXIFRAGACÉES SAXIFRAGA S. stellaris L.— Forêt de Salvanaire, Montagne-Rase ; forêt de Gravas, Madrèes. S. cuneifolia L. — Forêt de Lapazeuil, au-dessus du col de Jau, 156 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES S. rotundifolia L. — Pla Lebat, forêts de Salvanaire, de La- pazeuil, de Gesse, de Montné, de Villeneuve, Madrès. S. granulata L. — Rabassa, montagne de la Camp, Fondondy, Milobre de Bouisse, Lanet, pont de l’Orbieu, Milobre de Massac, le Tauch, Nid-du-Loup, Tour des Géographes ; Pierrepertuse, montagne de Capronne ; Bétouse de Camps, les Roubis, Buga- rach ; Sournia, Montfort, Puylaurens ; Estable, le Bousquet, roc Lafage ; forêt de Quirbajou. On trouve au pech de Bugarach une variété très lité de cette plante. S. tridactylites L. — Narbonne, Boutenac, Aric, forêt de Coumebelle ; bois de Fourques à la fontaine, Félines, vallon de la Matte, Mouthoumet, pont de l’Orbieu, Fontescure, Milobre de Bouisse, Milobre de Massac, Camps, Bétouse, Campeau, Lauza- del ; le Tauch, gorges du Nid-du-Loup ; Pierrepertuse ; Gincla, Montfort. Perpignan. S. geranioides L. — Bugarach, Estable, Madres. S. corbariensisTimb., Exc. (2°) dans les Corb. in Mém. Acad. Toul., 1875, p. 469 et 454 ; Mass. Llaur., Soc. sc. ph. et n., 3, p. 572, S. palmata Lap., Hist. abr. Pyr.,p. 236 et suppl., p. 37, non Smith ; S. Lapeyrousii Sternb., Rév. Sax. 51, ex parte. — Souches nombreuses non frutescentes, de 1 décim., jamais de 2, terminées par des rosettes presque toutes florifères. Feuilles des rosettes assez semblables à celles du S. geranioides L., mais bien plus petites, moins arrondies, à lobes moins profonds, glabres et très visqueuses ; pétioles glabres et visqueux. Fleurs 8-15, en panicule à rameaux grêles, étalés ; sépales triangulai- res aigus, moitié plus courts que la corolle ; pétales d’un blanc sale, elliptiques, étroits, obtus, très minces, atténués en onglet; étamines glabres, beaucoup plus longues que le calice. Plante visqueuse, odorante. — Treilles, Périllou : Aric, ruisseau de la Bretonne ; Borderouge ; le Tauch, couloir des Courtalets, Sarrat des Artigues, Nid-du-Loup ; Pierrepertuse, montagne de Capronne, Saint-Antoine de Galamus, pont de la Fou ; Camps, Bétouse, Bugarach, le Mas, fontaine de Cugurou ; Quillan, gor- ges de Pierrelisse, forèt de Quirbajou ; Puylaurens, Montfort, forêt de Salvanaire ; Caunil, Estable, col du Frayche, Pas del Rec, Axat, gorges de Saint-Georges et du Lauziéret, Sainte-Co- lombe, forges de Roquefort, forêt de Gesse, roc Lafage. OMBELLIFÈRES 157 S. obscura GG. F1. Fr., 1, 646 ; Jeanb. et Timb., Llaur., 573. — Aric. S. adscendens L. — Madrès, bords du torrent près de la cabane. - S. muscoides Wulf. — Forêt de Gesse, roc Lafage, Madrès. S. hypnoides L. — Matefagine. [ Perpignan, Narbonne, GG. F1. Fr., 1, 654. Pour être exactes, ces localités doivent recevoir une grande extension. Lamarck et de Candolle, FI. fr., 4, 377, signalent le S. Aypnoides dans les Pyrénées voisines de la mer à Perpignan, Collioure ; à do près de Narbonne, d'après La- peyrouse. | S. Hoititoia L. — Madrès. S. media Gouan. — Vallée de l’Aiguette, des gorges de Saint- Georges à Sainte-Colombe ; forêt de la Resclause. S. aizoon Jacq. — Le Tauch, Nid-du-Loup ; Milobre de Bouisse ; Rennes, serre de Bec, fontaine de Cugurou, Bugarach ; gorges du Lauziéret, Estable, forêt de Gesse, roc Lafage, Madrès. Var. valida ; Chondrosea valida Jord. et Fourr. — La Coume près de Bouisse ; roc Lafage. CHRYSOSPLENIUM C. oppositifolium L. — Bois de Bouisse ; le Bousquet, forêt de Navarre à la fontaine del Manent, forêt de Montné, pla de Madrès, rochers du torrent près de la cabane. RIBÉSIACÉES RIBES R. alpinum L. — Périllou, Borderouge, Aric (un pied herma- phrodite), Camplong ; bois de Maironnes, montagne de la Camp; Bouisse, Montjoi, Massac, roc de Cagolières, Carcassés ; le Tauch, pech de Fraisse, Pierrepertuse; Camps, Bétouse, las Violes, Bugarach, forêts des Fanges et de Gesse; crête de Carabatets ; Estable ; Ginoles, Quirbajou. + | R. nee Wulf. — Forêt de Salvanaire. Serre d’Escales. OMBELLIFÈRES DAUCUS D. carota L. — CCC. Perpignan, Gruissan, la Clape, Narbonne, Aric, Moux, Padern, Millas ; Roquefort, le Bousquet. 158 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES D. maritimus Lamk. — Narbonne. | D. gingidium auct an L.? — La Franqui. [Sables maritimes à Çanet (0. D.)]| ; [ D. maximus Desf., F1. Atl. 1, 241, G. G. F1. de Fr.1. 667 ; D. maurilanicus Lam. nonL. — Vignes et Champs cultivés dans la plaine du Roussillon. Perpignan (G.G.). Graviers de la Têt(0.D.j] ORLAYA O. grandiflora Hoffm. — La Clape, Saint-Pierre, Narbonne, Ornaisons, Boutenac, Ferrals, Aric, Moux; pont de la Fou, Vivier, Prats, Sournia. O. maritima Koch. — La Franqui, Leucate, Sainte-Lucie, Saint-Pierre, Vendres. [Plage de Canet (0. D.)] O. platycarpa Koch. — Perpignan, la Clape, Narbonne, Pech de l’Agnel, Jonquières, Serviés en Val, Carcassonne, Bouisse, Véraza. TURGENIA T. latifolia Hoffm.— Fonjoncouse, Donos, Pinède de Durban, Aric, Capendu. CAUCALIS C. daucoides L. — La Clape, Cap de Pla, Œil Doux, environs de Narbonne, Levrettes, Table des Corbeaux, Boutenac, Lagrasse, Aric, Moux, la Venne, Verzeille, Limoux, Fondondy, Arques, Bouisse, Termes, Félines, Massac ; Durban, Fontjoncouse, pont de la Ricardo ; Tuchan; fontaine de Mato l'Ouliou, Fort Réal, Cassagnes, Caramany, Prats, Sournia ; Caunil. C. muricata Bischoff. — Iles de l’Aute, des Oullous. C. leptophylla L. — Trèbes. TORILIS T. anthriscus Gmel. — Perpignan, le Bousquet, forêt .de: Navarre... 1 r T. helvetica Gml. — Narbonne, Pech de l'Agnel, bois d'Our- nes, Padern, Pierrepertuse, Caudiés. T. heterophylla Guss. — Environs de Narbonne, la Clape, le Rec, Fontfroide. Périllou, Feuilla; Bouisse, Montjoi, Mou- thoumet ; pont de la Fou, Saint-Martin. T. nodosa Gaertn. — Rivesaltes, Casas de Peña, Périllou, OMBELLIFÈRES 159 Leucate, iles de l'étang de Leucate, île de Pujol, Sainte-Lucie, Sigean, Gruissan, Levrettes, Pech de l’Agnel; Fontjoncouse, Durban, le Tauch, Dernacueillette, pont de la Fou. BIFORA B. testiculata DC. — La Clape, Pech Redon, les Colombiers, Pech de l'Agnel, Boutenac, le Carnié, Fontjoncouse, Aric, la Venne; Véraza. B. radians Bieb. — Boutenac, Aric, Comigne, Montlaur, Verzeille, la Bastide, Serviés en Val, Lagrasse. THAPSIA T. villosa L. — Iles des étangs de Leucate et de Bages, l’Aute, la Planasse, Quillanet, Narbonne, Fontfroide, Aric, Montgrand, la Venne; Villeneuve, pont de la Ricardo ; Fort Réal, Cassagnes, col de las Couloumines, Ansignan, Vivier, Prats, Sournia. [Var. B dissecta Boiss., Voy. bot. Esp. 255; O. Debx. Rech. fi. Pyr. Or. Il, p.186. — Variété à feuilles hispides des deux côtés 2-3pinnatiséquées, à divisions beaucoup plus petites et étroites que dans le type. — Les sables maritimes à Canet, remonte dans la plaine jusqu’à Baixas (0. D.)] LASERPITIUM L. latifolium L. — Maironnes ; Massac, Combe de Lasalle, crête de Carabatets; des forges de Roquefort à Counozouls ; Quirbajou. 6 L. asperum Crantz. — Aric, las Crambos ; Alet, la Courba- tière, Saint-Michel ; Milobre de Massac ; Caudiés; forêts de Boucheville, de Salvanaire, de Gesse, de Navarre, le Bousquet ; Ginolles, Quirbajou. y sanguineuin Nob.— Feuilles hérissées | en dessous de poils simples, non glanduleux à leur base; fleurs rouge sang; nous n'avons pas vu les fruits. Cette plante mérite d’être étudiée. — Forêt de Boucheville. L. Nestleri Soy.-Will. — Forêts de Bec, de Boucheville, de Gesse ; Estable. ; L. gallicum C. Bauh. — La Clape, Pech Redon, Pech de l'Agnel, Table des Corbeaux, Aric, Lagrasse ; Saint-Victor ; le Tauch, Nid-du-Loup, Pierrepertuse, montagne de Capronne, Saint-Antoine de Galamus, pont de la Fou ; Bugarach, col Saint- Louis, Puylaurens, gorges de Pierrelisse, roc Lafage. | - Ye 2e y ty 160 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES KL siler L. — Mouthoumet, chemin de Carcassés ; Saint- Antoine de Galamus ; forêt de Quirbajou. ANGELICA A. silvestris L. — Forêt de Boucheville, Estable, col de là Malayréda. [Prairies de la Têt à son embouchure à Canet (MM. À. Warion et O. Debeaux). | 5 À. montana Gaud. — Forêt de Gesse. A. Razulii Gouan. — Forêt de Gesse au roc Lafage. A. pyrenæa Spreng. — Forêts de Lapazeuil et de la Res- clause ; Madrès, de la cabane au sommet. ANETHUM A. graveolens L. — Subspontaré. Bages, environs de Nar- bonne. RIDOLFIA [ R. segetum Moris Enum. hort. taur. 43 (1841); O. Debx. Rech. fl. Pyr.-Or. 1, p. 51; Anethum segetum Lin. — Cette plante, nouvelle pour la fiore des Corbières et qui a été décou- verte pour la première fois en France près de Toulon par M. Huet, en 1859, a été retrouvée dans les champs sablonneux avoisinant l’ancien champ de manœuvres à Perpignan, sur la rive gauche de la Têt (M. Debeaux). | PEUCEDANUM P. officinale L. — Pont de la Ricardo; Saint-Paul de Fenouil- let, qui doit son nom à la fréquence de cette plante nommée Fenoil de porc en langue catalane. P. cervarium Lap. — Ile de l’Aute; Sournia ; Arques, bords du Réalsés. P. oreoselinum Mœnch. — Molitg. IMPERATORIA I. ostruthium L. — Forêt de Salvanaire ; pla de Madrès au- _près de la cabane. FERULA F. communis Gouan non L. — Iles de l'étang de Leucate, île de l’Orteil, la Clape, Boède, Œil doux, le Rec, las Gueitos, Cas- cabel, Pech Rascal, Fontfroide, Aric ; Fort Réal ; le Tauch. OMBELLIFÈRES Xn y 161 OPOPANAX O. chironium Koch. — Aric, Moux, Lagrasse, Serviés en Val, Saint-Hilaire ; Laroque de Fa, Dernacueillette, fontaine de Fourques ; Milobre de Massac, Pierrepertuse, Prats, Sournia. PASTINACA P. sativa L.; P. sivestris DC. — Notre-Dame de Laval. [Le Vernet de Perpignan, Rivesaltes, Baixas, Espira, Casas de Peña (0.D.).] 8 P. pratensis Jord. — Millas, Le Soler et Saint-Estève près de Perpignan. [P. urens Req. in Gr. God. fi. de Fr. I, p. 694. — Plante à odeur acre et à saveur caustique, plus précoce que la précédente et spéciale aux terrains calcaires ou sablonneux exposés au soleil. — Les collines sèches au sud de Perpignan, sur les deux rives de la Têt (0. D.).] HERACLEUM H. Lecoqui GG. — Bugarach, Estable, le Bousquet. H. redolens Jord. in Arch. FI. Fr. et All. (1854), p. 318; Timb. et Marc., Essai monogr. Heracl., Rev. Soc, fr. Bot., 7, p. 327. — Souche vivace. Tige élevée, de 12-15 décim., droite, rameuse, fistuleuse, cannelée, hérissée, rude. Feuilles vert jau- nâtre en dessus, cendrées, hérissées en dessous et sur les ner- vures, pennatiséquées, à 2-3 paires de segments ovales, à lobes dentés à dents aiguës, le terminal un peu acuminé ; les moyen- nes à gaîne glabrescente, étroite à la base, à 3 lobes dentés en scie, les 2 inférieurs sessiles, le 3e pétiolé et trilobé, étalés, un peu en cœur à la base. Ombelle grande à rayons inégaux, sil- lonnés, glanduleux, à odeur forte, aromatique. Fleurs jaune rougeàtre, non rayonnantes ; pétales à onglet très court, bilobés au sommet et recourbés en dedans ; anthères grosses, ovales arrondies, jaune soufre. Ovaire glanduleux, jaune. Fruit gros, luisant, ovale, un peu atténué à la base, émarginé au sommet ; bandelettes linéaires, atteignant les 3/4 de la face externe, d’une forte odeur aromatique sur le frais. Juillet, août. — Col du | Frayche en descendant d’Estable vers Caunil. H. granatense Boiss., Elenchus pl. Hisp. (1838), p. 49; Voy. Esp., p. 254; Timb. et Marc., 1. c. p. 331. — Souche grosse, Rev. S. fr, b. (1 juillet 1892) 11 PEN A STAR ATEN EN AP SPAS ENES SON TC CURE à Rae si RCE FANS 162 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES forte, pivotante. Tige de 14 m. à 1 m. 80, épaisse, fistuleuse, cannelée, rameuse au sommet. Feuilles vertes et glabres en dessus, fortement blanchâtres-tomenteuses en dessous, à pé- tiole poilu, scabre; les inférieures grandes, pennatiséquées ou trilobées, à segments profondément lobés, allongés, dentés, le supérieur trifide, palmé; feuilles supérieures plus petites, plus aiguës, à gaine grande, hérissée. Ombelle à 15-20 rayons, longs, inégaux, hérissés. Calice à sépales obtus, peu visibles ; pétales blancs, les extérieurs très rayonnants, bifides, divergents; an- thères ovales. Ovaire pubescent. Fruit mûr ovale-oblong, à peine émarginé, un peu pubescent; bandelettes extérieures at- teignant les 3/4 du méricarpe; les intérieures plus courtes, at- teignant à peu près la moitié de la face commissurale. Juillet, - août. — Pech de Bugarach. H. setosum Lap., Hist. abr. Pyr. (1813), p. 153; Æ. panaces Auct., non L.; Timb. et Marc, I. c., p. 334. — Souche forte, vivace. Tige élevée, grosse, rameuse, profondément cannelée, rude, hérissée, sétoso-hispide ainsi que les pétioles et les feuil- les. Feuilles très amples, de 2-4 décim. de large sur 2-3 de long, un peu rudes, d’un vert foncé et légèrement pubescentes en dessus, blanchâtres, grisâtres en dessous et sur les nervures, pennatiséquées ; les inférieures à 3-5 segments assez rapprochés, les inférieurs pétiolés, les moyens sessiles, le terminal à 3 lo- bes confluents ; tous ovales à lobes acuminés, quelquefois inci- sés, dentés, à dents mucronées. Ombelles grandes à rayons iné- gaux, robustes. Fleurs blanches ; pétales extérieurs rayonnants, trilobés, mais le lobe médian tombe après l’anthèse et le pétale est alors bifide. Fruit jaunâtre, glabre, presque orbiculaire (7 mm. de large sur 8 1/2 de long), un peu émarginé au sommet ; bandelettes externes dépassant les 2/3 de la longueur du méri- carpe ; les internes, un peu divergentes, égalant la moitié de la face commissurale et atteignant le sommet. Juin, juillet, août suivant l'altitude. — Estable, Escouloubre, le Bousquet, forêt de Villeneuve, Madrès. TOoRDYLIUM T. maximum L. — Montredon, Fontfroide; hois de Bouisse, Laroque de Fa, Massac; Roquefort. [T. apulum L.; Guss.; GG., F1. fr., 1,698 ; T. narbonense mi- nus Tourn., Inst. — Narbonne (GG. d’après Tournefort). Cette OMBELLIFÈRES 163 plante n’est pas sur les listes d’herborisation; il ne paraît pas d’ailleurs qu’elle ait été trouvée en France depuis un siècle]. CRITHMUM C. maritimum L. — Cap Leucate, la Franqui, iles de Leucate, de l’Orteil, de l’Aute, du Soulier, des Oullous, de la Planasse, de Pujol, de Sainte-Lucie, rochers maritimes de la Clape. MEUM M. athamanticum Jacq. — Pla et sommet de Madrès. DETHAWIA D. tenuifolia End]. — Bugarach, Estable. SESELI S. tortuosum L. — La Clape, Pech Redon, Ricardelles, Quil- lanet, environs de Narbonne, Aric, Moux, près de la gare. S. elatum L.— Boutenac (Mi: de Saint-Victor). S. montanum L. — Environs de Narbonne, Aric, Talairan, Félines, gorges du Libre, Montauriol, Arques, Bouisse, Mont- joi ; Bugarach ; Caudiès. [Saint-Paul de Fenouillet, pont de la Fou (0. D.)] FŒNICULUM F. officinale All. — Leucate, Fitou, île de l’Aute, Narbonne ; Palairac, Félines; Alet, la Courbatière, Arques; Saint-Paul, pont de la Fou, Saint-Martin, etc. F. piperitum DC. — Pech de l’Agnel, - Boutenac. {Collines à Perpignan (A. Warion) | É ŒNANTHE Œ. pimpinelloides L. — Environs de Narbonne, Alet. Œ. Lachenalii Gmel. — Salses, environs de Narbonne, Bouisse. [Marécages à Canet et à l'embouchure de la Têt. (0. D.)] . Œ. silaifolia Bieb. — Fontlaurier, la Rouquette (Delort). Œ. fistulosa L. — Environs de Narbonne, Carcassonne, la Cité, Bouisse, col du Paradis, Viviès, Arques. [ Mares de Canet (0. D.) ]. 164 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES : FR BUPLEVRUM Section 1. — PERFOLIATA GG. B. rotundifolium L.; GG., F1.Fr., 1,717 ; Timb., Ess.monogr., Bupl., Ac. Toul. 1884, p. 252. — Moissons. Fontfroide ; Sour- nia, Esquino d’Aze ; Caunil, du Bousquet au col de la Malayréda et à la forêt de Gesse. B. protractum Link et Hoffm. ; GG., p.717; Timb.., 1. c.,252. — Moissons. Montseret, Donos. [Perpignan (0. D.) ]. Section ?2.— NERVOSA GG. B. ranunculoides L., « genuinum GG. F1. Fr., 1,719 ; Timb. Ess. monogr., Ac. Toul. 1832, 1er semestre, p. 124, pl. 1, fig. 1; B. Morisonti Timb. ad amic. — Souche vivace, forte, oblique, à divisions courtes, pourvues des débris des anciennes feuilles, donnant des rosettes de feuilles. Tiges feuillées, de 2-3 décim., simples, dressées, glabres, compressibles, jaunâtres, herbacées, ayant quelquefois un rameau sous l’ombelle. Feuilles inférieures glabres, coriaces, planes, larges, un peu atténuées à la base, aiguës au sommet, à cinq nervures saillantes ; les caulinaires ovales, lancéolées, aiguës, à base amplexicaule-cordiforme, pliées, non étalées, un peu falquées, brusquement atténuées en une pointe courte non mucronée. Ombelle terminaie grande, à 5-8 rayons très inégaux, dressés, grèles ; involucre à 3-5 fo- lioles largement ovales, courtes, contiguës aux bords jusqu’à moitié ; involucelle à 5 foiioles ovales largement sessiles, con- tiguës jusqu’à la moitié, puis atténuees en pointe courte, appli- quées après l’anthèse, dépassant les fruits. Fleurs jaune pâle, à pétales recourbés en dedans; styles étalés, atteignantles bords du stylopode qui est plus foncé. Fruit ovoïde, noir purpurin, lisse, à côtes tranchantes, muni d’une large bandelette entre les côtes. Fleurit en juillet et août. — Le Tauch, Montpeyroux ; Milobre de Bouisse ; forêt de Salvanaire. 8 exæiguum Timb., 1. c., p. 12, 6, pl. ?, fig. 2. — Plante tres exiguë, vert cendré ; rosette de 5-10 feuilles linéaires, étroi- tes, atténuées en pétiole assez large, les caulinaires plus courtes, amplexicaules, à peine atténuées au sommet; involucelles à folioles ovales, courtes, égalant les fruits. Fleurit en août. — Sommet du milobre de Bouisse; forét de Salvanaire, serre d’Escales. as Lu : _ B. aricense (/aricense, alaricense) Gaut. et Timb.,in Timb. Ess. monogr. Bupl., Acad. Toul., 1882, p. 130, pl. 6. — Souche forte donnant de très nombreuses rosettes de feuilles stériles et d’autres fiorifères, moins nombreuses. Tiges purpurines, dres- sées, de 2-3 décim., non compressibles, peu rameuses. Feuilles des tiges stériles vert foncé, très nombreuses, linéaires, lancéo- lées, un peu ondulées, non mucronées, à 3 nervures dont la mé- diane est très saillante ; les inférieures, quelquefois détruites à la floraison, sont obovales, atténuées en pétioles aussi longs que le limbe ; les caulinaires sessiles, semi-embrassantes, lancéo- lées, arquées. Ombelle principale à rayons courts, 3 cm. ; om- belles des rameäux presque toujours très réduites, souvent avortées ; involucre à 2-3 folioles inégales, ovales, lancéolées, mucronées ; involucelle à folioles ovales, mucronées égalant les fleurs mais plus courtes que les fruits. Fleurs à pétales jaune pâle ; stylopode plus foncé, lisse ; styles réfléchis, aplatis sur le stylopode et n’en atteignant pasles bords. Akènes roussâtres, luisants, un peu mous, courts et larges, à côtes assez saillan- tes, un peu ondulées. Fleurit en septembre. — Aric, vers le sommet, à 580 mètres d'altitude environ. A la Combe de la Saoumo, nous avons observé une forme exigue de cette espèce qui ne diffère du type que par la petitesse de toutes ses parties ; les feuilles radicales atteignent les om- beiles. B. tenuifolium Pourr.,Itin. Pyr. ; Timb. Reliq. pourret., in Bull. Soc. Sc. phys. et nat. de Toul., 2, p. 38; Ess. monogr. Bupl., Acad Toul., 1882, p. 134; B. gramineum (Vill.) GG. FI. Fr. 1,721, ex p. — Souche grèle, couchée, émettant sur toute sa longueur des tiges florifères grèles, dressées, herbacées, souvent rameuses dès la base ; rameaux de 1 décim., étalés, portant des ramuscules terminés par des ombelles dressées, Feuilles inférieures ovales, atténuées en un large pétiole ailé, les suivantes lancéolées, linéaires, falquées, aiguës au sommet ; les caulinaires nombreuses, linéaires, lancéolées, recourbées, ar- quées, très longues ; les supérieures plus courtes, sessiles, acu- minées. Ombelles à 5-10 rayons égaux, grêles, ouverts ; invo- lucres à 2-3 folioles inégales, lancéolées, atténuées au sommet ; involucelle de même forme, à folioles linéaires, cuspidées, dé- passant les fleurs et égalant à peu près les fruits. Fleurs jaune pâle ou orange, à styles étalés, atteignant à peine les bords du LR DT PT Pa PO ne SUR AM DU DE Lara AR Le NL *, au H - - OMBELLIFÈRES 165 166 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES stylopode. Akènes bruns,lisses,aussi longs que les pédicelles ; val lécules à côtes saillantes avec 3 bandelettes. Fleurit enjuin et juillet. — Milobre de Bouisse, le Tauch, Saint-Antoine de Gala- mus, pont de la Fou, Estable. Le B. tenuifolium Pourr. a été réuni par plusieurs auteurs au B. gramineum Vill, et nous-même, dans nos Reliquiæ pour- retianæ , avions adopté cette réunion ; cependant ces deux plantes se distinguent par plusieurs caractères permanents. Le B. gramineum Vill, a une souche verticale qui donne 4-5 tiges dressées, assez grosses, rameuses vers le tiers supérieur; un ou deux rameaux latéraux et un terminal plus grand, terminés chacun par une grande ombelle à folioles de l’involucre ellipti- ques, à rayons inégaux, plus gros et plus longs; ombellules deux fois plus grandes que dans le B. tenuifolium ; style dépassant les bords du stylopode ; fruits à côtes plus saillantes. B. ramosum Gaut. et Timb., in Timb. Ess.mon., 1882, p. 136; B. fruticescens Dub., Bot. gall., p. 227 ; GG. F1. Fr,, 1, 721, non L. — Souche forte, rameuse, donnant des rosettes stériles de 15-20 feuilles et des tiges florifères de 25-30 cm., ligneuses, dénudées, ascendantes, les centrales dressées à la base, gros- ses, un peu tortueuses, non compressibles, striées de lignes jaunâtres dans toute leur longueur, rameuses vers le tiers supé- rieur ; rameaux de 1 décim., feuillés. Feuilles inférieures linéai- res, lancéolées, environ de 1 décim. de longueur sur 5 mm, de largeur, atténuées en pétiole étroit égalant le limbe, à 5 nervu- res saillantes, jaunâtres ; les caulinaires ovales, larges, embras- santes à la base, atténuées dès le milieu, ondulées aux bords ; celles des rameaux courtes, embrassantes, brusquement acu- minées. Ombelles à 7-8 rayons de 2-3 cm., peu inégaux ; invo- lucre à 2 folioles inégales, ovales-elliptiques, embrassantes, acuminées, glauques; involucelles à folioles brusquement acu- minées, égalant les fleurs, mais plus courtes que les fruits, à nervures jaunâtres, larges et saillantes. Fleurs jaune pâle, à pétales étalés, arrondis; stylopode jaune foncé; styles gros, courts, appliqués sur le stylopode. Akènes elliptiques non atté- nués, roussâtres, à côtes peu marquées mais visibles. Fleurit en juin et juillet. — Aric au-dessus de Moux, Il est probable que notre B. ramosum est la plante indiquée par Duby sous le nom de B. fruticescens entre Narbonne et Perpignan; les figures de Barrelier et de Cavanilles ne peuvent OMBELLIFÈRES 167 se rapporter au B. ramosum. Le B. frulicescens L. n’a pas en- core été sûrement signalé en France; les échantillons qui ont servi à mon étude proviennent d'Espagne et d'Algérie. B. junceum L.; DC., GG. et auct. — Arques, Bouisse, Mont- joi, Carcassés; Saint-Antoine de Galamus, Casas de Peña, Baixas, Prats, Sournia, Esquino d’Aze; Caladroi ; forêt de Bou- cheville, fontaine Gastopa, pech de Carabatets; Pierrelisse, Estable, Sainte-Colombe, forêt de Lapazeuil, [B. Jacquinianum Jord., Pug. pl. nov. 71; B. Gerardi Jacq. non Gérard; B. Gerardi G. G. p.p. — Plante annuelle à tiges dressées-paniculées et à rameaux dressés-étalés; feuilles étroi- tes, linéaires, acuminées, 3-5 nerviées, subamplexicaules à leur base, les primordiales étroites inférieurement ; ombelles à 5-8 rayons très inégaux ; involucre à 5 divisions lancéolées-linéai- res, acuminées; folioles de l’involucelle dépassant peu les fleurs, et de même longueur que les fruits ; pétales jaunes, ova- les : styles blanchâtres divariqués ; fruits ovales, bruns, légè- rement costulés égalant le pédicelle; vallécules munies de 3 bandelettes. — Molitg, sur les pentes de Campoma (M. G, Gautier.) L'espèce suivante, le 2. affine Sadl., ne diffère du B. Jacqui- nianum que par ses rameaux plus courts et apprimés (0. D.).] B. affine Sadl. ; GG. et Auct. — Milobre de Bouisse, pont de la Fou. [Indiqué sur les listes, sans annotation de M. Timbal.] B. tenuissimum L.; GG. — Salses, Font Estramer, Sainte- Lucie, la Clape, Moujan. B. glaucum Robill. et Cast.; DC., GG. — Sainte-Lucie, la Clape, Montolieu. Section 3, — ARISTATA GG. B. opacum Willk et Lge, Prodr. fl. hisp., 3, p. 71; Timb., Ess. monog. Bupl., Ac. Toul., 1883, p. 144, pl. 16, fig. 3; B. aris- tatum GG. F1. Fr., 1, 724, non Bartling.; B. odontites Lap. non L. — Plante’annuelle de taille variable, 5-30 cm. Tige dressée, à rameaux étalés, mème le terminal. Feuilles linéaires, lan- céolées, acuminées, très aiguës, demi-embrassantes à la base, munies de deux nervures marginales ; lés inférieures atténuées à la base. Ombelles terminales à 2-5 rayons courts, inégaux; in- volucre à 2-5 folioles dépassant du double l’ombelle ; involucelle à 2-5 folioles lancéolées, aristées, dressées, imbriquées, vert som- STE PT TL EN PS NE ET SRE NÉE PR ET A lo ÉT n à ZE cp | er, | : ” 2 3 D'AE à » — Le Cm « F . “y 2 she . % 7: A * .- 168 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES bre, étroitement bordées de blanc, rudes aux bords et sur la ca- rène, à 3-5 fortes nervures réunies par des veines anastomoséés. Fleurs jaune pâle, à pédoncules trois fois plus courts que les _involucelles ; styles étalés, n’atteignant pas les bords du stylo- pode. Akènes ovoïdes, noirs, luisants, à côtes très fines ayec une bandelette entre les côtes. Fleurit en juillet et août. — En- virons de Narbonne, Pech de l’Agnel, Boutenac, Aric; Mouthou- met, Bouisse, Montjoi, Carcassés, Pierrepertuse, le Tauch ; Sournia, Esquino d’Aze ; Sainte-Colombe, le Bousquet, Madrès 2 Section 4. — MARGINATA GG. B. rigidum L.— Ile de l’Aute, Gruissan, environs de Nar- bonne, Levrettes, Pech de l’Agnel, Montredon, Boutenac, Aric, Lagrasse, Taurize; Fontjoncouse, Albas; Milobre de Massac, l'Ormemort ; Sournia. Groupe du B. FALCATUM L. et auct. B. falcatum L.; DC.; GG ; Bor. et auct.; Timb., Ess. mon., Ac. Toul... 1883, p. 133, pl. 9. — Souche à divisions courtes, fortes, ligneuses. Tiges roussâtres, dressées, de 3-4 décim., crêles, souvent flexueuses ; rameaux fins, étalés, recourbés au sommet, portant des ramuscules terminés par 2-3 petites om- bellules rapprochées. Feuilles inférieures oblongues, souvent ondulées et arquées, atténuées en long pétiole, mucronulées, à nervures saillantes dont une marginale blanchâtre; les. su- périeures décroissantes, lancéolées, lineaires, falquées ; toutes un peu fermes, vertes et glabres. Ombelle petite à 6-9 rayons filiformes, inégaux,; involucre à 2-5 folioles petites, ovales, brusquement atténuées, aiguës, un peu décidues ; involucelles à 5 folioles de même forme, égalant les fleurs mais dépassées par les fruits. Fleurs jaune vif, stylopode plus foncé; styles d’abord en V, puis étalés, atteignant les bords du stylopode. Akènes ovoides, mous, lisses, à côtes filiformes, avec 3 bande- lettes entre les côtes. Fleurit en août et septembre. — Aric; le Tauch ; Bugarach; Pierrepertuse, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Martin, Vivier, Sournia ; Caudiès ; Quillan ; Escouloubre, Carcanières ; Sainte-Colombe, le Bousquet, forêt de Navarre à la fontaine del Manent. 5 anguslifolium Lec. et Lamt., Cat. PI. centr., p. 90, Lamt., Prodr. F1. PI. centr., p. 330.— Cette variété ou sous-espèce OMBELLIFÈRES ‘7 169 diffère du type par ses tiges nombreuses, assez grêles, relative- ment droites, rameuses dès le milieu, à rameaux dressés, fins et courts; par ses feuilles lancéolées, étroites, très allongées, aiguës, atténuées en un pétiole ailé, égalant le limbe, les radi- cales elliptiques, à pétiole fin, deux fois plus long que le limbe. Plante d’un vert terne. — Camps, pont de la Fou. B. petiolare Lap., Hist. abr. pl. Pyr., p. 141 et Suppl., p. 42; Jeanb. et Timb., Mass. Llaur. in Bull. Soc. sc. phys. et nat. de Toul., p. 379 et 570; Timb., 1. c., p. 136, pl. 12. — Souche courte, peu ligneuse, jaunâtre, à divisions grêles. Tiges grêles, nombreuses, de 2-5 décim., jaune pâle, à rameaux fins, étalés- dressés au sommet, assez espacés, n’offrant des ombellules que vers le sommet, 1 ou 2 outre la terminale. Feuilles inférieu- res ovales, elliptiques, ni falquées, ni dentées, ni ondulées aux bords, fermes mais non coriaces, à pétiole deux fois plus long que le limbe; les caulinaires inférieures ovales-lancéolées, très allongées, atténuées en un pétiole plus long que le limbe, non ailé, semi-amplexicaule à la base ; les raméales supérieu- res atténuées en pétiole, mucronées ; toutes à nervures sail- Jantes, la marginale moins scarieuse mais très visible. Ombelles petites à 5-9 rayons très grêles ; involucre à 1-2 folioles ovales- lancéolées, cuspidées ; involucelles à 5 folioles brusquement at- ténuées dès le milieu, cuspidées, dépassant les fleurs et égalant les fruits. Fleurs jaune pale ; stylopode jaune un peu plus vif; styles étalés, recourbés, atteignant largement les bords du sty- lopode. Fruit brun rougeâtre, un peu pruineux, égalant les pé- dicelles, tronqué, à côtes filiformes et 3 bandelettes entre les côtes. Plante plus jaunâtre et d’un vert plus pâle que le B. fal- catum. — Félines, Mouthoumet, Carcassés, Pierrepertuse, Ta- rerach ; Bugarach, Estable, Saïnte-Colombe, Gincla, Montfort, forêt de Lapazeuil. B. corbariense Timb., Ess. mon., 1883, p. 139, pl. 14. — Souche ligneuse à divisions assez fortes, roussâtres. Tiges assez grosses, de 2-3 décim., rameuses dès la base, à rameaux striés, rayés, très nombreux et très rapprochés, très feuillés, étalés, les supérieurs ascendants. Feuilles inférieures détruites à la floraison, ovales-elliptiques, atténuées en un pétiole deux ou trois fois plus long que le limbe, obtuses, mucronées ; les cauli- naires presque embrassantes, très longues, de 2-3 décim.; celles de la base dépassent les rameaux, puis elles vont en décrois- 170 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES sant et égalent le rameau vers le sommet; les raméales supé- rieures, ainsi que celles qui sont placées à la base des rameaux supérieurs, sont toutes égales, petites, lancéolées, obtuses, simplement mucronées, non cuspidées; toutes sont molles, flexibles, à 7 nervures, d’un vert cendré. Ombelles presque tou- tes au sommet, petites, à 5-7 rayons inégaux, courts et épais ; involucre nul ou à une foliole elliptique, cuspidée dès le quart supérieur ; involucelles à 5 folioles de même forme, égalant les fleurs. Corolle jaune pâle ; stylopode jaune brique; styles dres- sés, n’atteignant pas les bords du stylopode. Fruit verdâtre, étroit, plus allongé que dans le B. falcatum, plus long que le pédicelle. Fleurit en juillet et août. — Haute vallée de l’Aude, le Bousquet, forêt de Gesse, Madrès. B proliferum Timb., 1. c., p. 140, pl. 15. — Ombelle princi- pale à involucre et involucelles très grands, partant à la place des fleurs ou mêlés avec elles de petits rameaux munis de peti- tes feuilles bractéales et terminés par des ombellules fleuries. Les rameaux latéraux sont ordinairement normalement déve- loppés. — Cette monstruosité vient dans les mêmes localités que le type, notamment au Bousquet sur les rochers autour du vil- lage. Section 5. — CORIACEA GG. B. fruticosum L. — Millas, Pézilla, Perpignan, Casas de Peña, Gruissan, la Clape, le Rec, Ricardelles, Cascabel, environs de Narbonne, Fontfroide, Boutenac, Aric, Carcassonne ; la Bé- dosse, Lagrasse, Talairan,; Saint-Victor, Fontjoncouse ; .Dur- ban, Tuchan, Vingrau; Estagel, Padern, Ansignan, Saint-An- toiné de Galamus, Saint-Paul, pont de la Fou, Sournia; Fenouillet, Notre-Dame de Laval. Villefranche de Conflans. BERULA B. angustifolia Koch. ; Sum angustifolium L.— Les ruis- seaux à Narbonne; la Têt à Perpignan. PIMPINELLA P. magna L. — Pont de la Fou, Estable. 8 corbariensis Timb. Exc. bot. Corb. in Bull. Soc. sc. ph. et nat.,1, p. 384 et 370.— Tiges basses,rameuses dès la base, Feuil- les inférieures bipennatifides à lobes très profonds; les supé- OMBELLIFÈRES 171 rieures très nombreuses, pennatifides, à lobes filiformes très allongés. Fleurs petites, à corolle très persistante. Fruit allongé, tronqué, glabre; styles réfléchis. Odeur un peu aromatique. Plante voisine du P. dissecia Retz. — Saint-Antoine de Gala- mus, pont de la Fou; Estable, forêts des Fanges et de Gesse. y P. rugosa Kunza, Chlor. austr.-hisp. in Flora, 29, p. 654; Willk. et Lge, Prodr. fi. hisp., 3, 98. — Tige très élevée, pu- bescente et rude, ainsi que la face inférieure des feuilles ; seg- ments des feuilles à base un peu cordée, placés obliquement, obtus, lobés, dentés. — Forêt des Fanges, aucien chemin de Quillan. P. rubra Hoppe in Schleich. PI. Helv. exsicc. n. 34; P. magna, var. rosea auct. plur. — Fleurs rouges ou rose pourpre. — Estable, forêt de Gesse. P. saxifraga L. — Forêts des Fanges et de Gesse, forges de Roquefort. P. nigra Willd., F1. berol, Prodr., p. 110. — Tige striée, poi- lue, ainsi que les rameaux ; feuilles pennées, velues, vert som- bre, les radicales à folioles obcordées, incisées, à dents obtuses, les caulinaires bipennatifides à folioles cunéiformes, dentés; styles plus courts que l'ovaire à l'anthèse ; fruits ovoïdes, gla- bres. — Forêt de Boucheville. P. peregrina L. — Pont de la Fou. BUNIUM B. verticillatum GG. (Carum Koch, Sison L.). — Vivier, Sournia, pla de Mousquère; Auxières ; le Bousquet, Buillac, Ma- drès, près de la cabane. B. carvi Bieb. — Forêt de Salvanaire, gorges du Lauziéret. B. bulbocastanum L. — Environs de Narbonne, Fontlaurier, Levrettes, Pech de l’Agnel, Donos; Alet, Fondondy, Véraza, Vi- viès, Arques, Mouthoumet; le Tauch, Tuchan, Pierrepertuse ; vallée d’Aiguesbonnes, forêt de Boucheville, le Bousquet. [B. incrassatum (Carum) Boiss., Voy. Esp., 239; Bulbocasla- num incrassatum Lange, Prodr. fi. hisp., 3, 88. — Ile de l'Aute (Dr Martin). Cette plante, nouvelle pour la Flore de France, a été décou- verte en 1888, par M. le Dr Martin, pendant la session de la So- ciété botanique de France dans les Corbières; ne l'ayant pas 172 TIMBAL. — FLORULE DES CORBLÈRES récoltée dans l’ile de l’Aute, je la décris sur des échantillons au- thentiques, communiqués par M. Reverchon et provenant d’une localité classique, Ronda, Andalousie. Plante glabre, à rhizome tubéreux. Tige dressée, de 2-5 dé- cim., assez forte, rameuse presque dès la base; rameaux arqués au début; puis dressés, un peu raides. Feuilles radicales triter- natiséquées ; les caulinaires et les raméales à gaine allongée, munie d’une bordure blanche membraneuse ; segments linéaires, longs, mucronés. Ombelles longuement pédonculées, à 8-12 rayons glabres, inégaux (Lange dit qu’ils sont à peu près d’égale longueur, subæquilongi), les extérieurs arqués ascendants, les intérieurs raides, étalés-dressés, raides, surtout après la fructi- cation; involucre à 6-8 folioles lancéolées ou lancéolées-linéai- res, subulées, à bordure blanche, étroite ; pédicelles fructifères épais, à peu près de la longueur du fruit. Calice à dents courtes, raides ; pétales blancs, profondément émarginés ; styles arqués, divergents, à peine plus longs que ‘le stylopode qui est un peu épais. Akènes cylindriques, linéaires, à côtes aiguës, pâles, à bandelettes larges, roussâtres ; carpophore raide, bifide au som- met; graines légèrement sillonnées|]. AMMI A. majus L. — Environs de Perpignan, Narbonne, Carcas- sonne, Véraza. À. visnaga Lamk. — Environs de Narbonne. PTYCHOTIS P. heterophylla Koch. — Narbonne, Crabit; le Tauch; Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul, pont de la Fou ; FBuga- rach ; Pierrelisse, forges de Roquefort, forêt de Lapazeuil. HELOSCIADIUM H. nodiflorum Koch. — Salses, Narbonne, Doros, Lagrasse, Serviès en Val; Félines, vallon de la Matte; Bouisse; Alet:; vallée d’Aiguesbonnes. ] [Var. B ochreatum D.C. Prod.IV, p.104: Sium inlermedium Ten., non D. C. — Forme plus grèle, à tiges toutes couchées, à segments des feuilles plus petits et moins nombreux, et à gaines largement auriculées. — Les prairies marécageuses à Salses (A. Warion) (O0. D.) |. OMBELLIFÈRES 173 TRINIA T. vulgaris D C. — Ile de l’Aute, Pech de l’Agnel, Aric; Mi- lobre de Massac, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fe- nouillet; Casas de Peña; Sournia, Esquino d’Aze; Bugarach; Estable. APIUM À. graveolens L. — Salses, marais du moulin ; marécages de Montlaurès ; source salée de Rennes. CICUTA C. virosa L. — Des forges de Counozouls à la scierie de La- pazeuil. SCANDIX S. pecten-Veneris L. — Perpignan, Salses, île de l’Aute, la Clape, Moussan, Narbonne, Pech de l’Agnel, Montredon, Boute- nac, Aric, la Venne, Verzeille; Fontjoncouse, Saint-Victor, col d’Estrem, Pinède de Durban; Félines ; gorges du Libre, Palai- rac, Montgaillard, Maisons, Massac, col de Luz; Rennes, Sou- ; graigne. S. hispanica Boiss. — Narbonne, Crabit, col de Talairan sur la route de Villerouge. S. australis L. — La Clape, Pech Redon, Pastouret, Pech de l’Agnel, Boutenac, Moux, champs près de la gare et sur le che- min de l’Aric. ANTHRISCUS A. vulgaris Pers. — Aric, Carcassonne; Tuchan, Pont de la Fou, Vivier, Prats, forêt des Fanges. A. silvestris Hoffm. — Millas ; Carcassonne, bois de Crausse, Fondondy, les Roubis, Félines, Saint-Siscle ; Bouisse ; forêts des Fanges, de Salvanaire, de Navarre; Estable. 6 tenuifolia DC. — Forêt de Salvanaire. CONOPODIUM C. denudatum Koch. — Périllou, Narbonne, Pech de l’Agnel, Aric, Durand; Rabassa, bois d'Ournes, Fondondy; Bouisse, Montjoi, Mouthoumet. Félines, vallon de la Matte, Palairac, Durban, le Tauch; Milobre de Massac, Pierrepertuse; Camps, RE PER PMR NE PEN ETES UE D PS DER, PAT ME EL 9 A PPS Et » APE VERS CARS NE NET CN OR 7 ER CNRS RAT Re POUR METTEUUE QE Né PO è LA AE, Fe F = | L'CRORAE Ne 0 n 174 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES Bugarach, le Mas, fontaine de Cugurou, Eau salée, Rennes ; Mo- litg; Montfort, pla Lebat, forêts de Boucheville, de Montné, le Bousquet, Madrès ; Estable, Saint-Antoine de Galamus. CHÆROPHYLLUM C. aureum L. — Montagne rase; de Counozouls à Lapazeuil, le Bousquet, forêt de Gesse, roc Lafage. C. hirsutum L. — Bugarach; d’Axat à Estable ; Montfort, forêts de Boucheville, de Gesse, de Montné, le Bousquet, Cou- nozouls. : C. temulum L. — Bouisse, Fondondy ; forêt des Fanges, Ro- quefort, col de la Malayréda, forêts de Navarre et de Gesse, roc Lafage. C. umbrosum Jord. ; Bor. — Bugarach, forêt de Salvanaire. MYRRHIS M. odorata Scop.— Forêt des Fanges, Estable, forges de Cou- nozouls, roc Lafage, forêts de Gesse, de Montné, du Carcanet, Madrès, Molitg. MOLOPOSPERMUM M. cicutarium D. C. — Madrès.{Rochers entre Fetgès et Mont-Louis,sur les bords de la Têt (M.Doumet-Adanson)(O. D.)]. ECHINOPHORA E. spinosa L. — Plage de Leucate, la Franqui, la Nouvelle, la Vieille-Nouvelle. SMYRNIUM S. olusatrum L.— Sainte-Lucie,bords de la Robine,Craboules, Narbonne; Cazilhac; Saint-Antoine de Galamus. Com. autour des fortifications de Perpignan. :CONIUM C. maculatum. L. — Mouthoumet, Carcassés; le Bousquet. CACHRYS C. lævigata Lamk. — Leucate, le Pavillon ; sidrière de Fitou, iles de Leucate, de l'Orteil, de Sainte-Lucie, Gruissan, la Clape, Cascabel, Pech de l’Agnel. è HÈDÉRACÉES 175 HYDROCOTYLE H. vulgaris L. — Les Œillats de Montlaurès. ASTRANTIA A. major L. — Mosset; Montfort, Lapazeuil, Caunil, Roque- fort, col de la Malayréda, forêts de Navarre et de Gesse, Madrès. ERYNGIUM E. Bourgati Gouan. — Crête de Carabatets au-dessus d’Ai- .guesbonnes. E. campestre L. — Millas, Perpignan, Fitou, Saint-Martin, Narbonne, Levrettes, Boutenac, Aric, le Rougeat, Saint-Hilaire, Limoux, Saint-Michel, Rennes, Sougraigne, Bugarach, Linas ; Mouthoumet, Lanet, pont de l’Orbieu, Félines; Fontjoncouse, Durban, Vingrau ; Massac, Milobre ; Caudiès, col de Campérié ; Prats, Sournia; le Bousquet, col de la Malayréda. E. maritimum L. — Leucate, la Nouvelle, la Vieille-Nou- veille, sidrières de Fitou et de Leucate, îles de Pujol, de la Pla- nasse, de Sainte-Lucie, plages de la Clape, Saint-Pierre, Vendres. Plage de Canet. SANICULA S. europæa L. — Rabassa, forêt de Coumebelle, Font de Razouls, bois de Bouisse ; Massac, combe de Lasalle, Bétouse de Camps; forêts des Fanges, de Boucheville, de Salvanaire, de Gesse, de Navarre, Estable. HÉDÉRACÉES HEDERA H. helix L. — Bois et forêts, rochers, murs. Périllou, Nar- bonne, Boutenac, Aric, Talairan ; Albas ; Milobre de Bouisse, Mouthoumet, Fontescure, Massac, Bétouse de Camps ; Saint- Antoine de Galamus ; forêt des Fanges, etc. CORNACÉES CoRNUS C. sanguinea L. — Aric, Camplong, Monze, vallée de la Lau- Rp af k SL * À 12 + or A . APRES ERP. Sn AR ip A EE D À J ee, S À ot Lie ‘ A AY 176 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES * quette, Saint-Hilaire, Alet, Taurize, Lagrasse, Ribaute; Ter- mes, col de Bédos, combe de Lasalle ; Saint-Paul de Fenouillet, Prats ; Carabatets; forêts des Fanges et de Gesse. C. mas L. — Aric, Rennes, Bugarach, gorges de Saint- Georges. CALLITRICHACÉES CALLITRICHE C. stagnalis Scop. — Ruisseaux, fossés. Narbonne, Limoux. C. platycarpa Kütz. — Carcassonne. C. verna Kütz. — Narbonne, route de Bages. C. hamulata Kütz. — Narbonne, route de Bages. CÉRATOPHYLLACÉES _CERATOPHYLLUM C. demersum L. — Fosses à Narbonne, THÉSIACÉES THESIUM T. alpinum L. — Sommet de la serre d’'Escales, Estable, forêt de la Resclause, Madrès. T. pratense Ehrh. — Sournia, pla de Mousquère, Esquino d’Aze, Mosset; forêt de Navarre. ©T. humifusum DC. — Ile de l’Aute, la Clape, Œïil-doux, Tarailhan, Narbonne, Fresquet, Moussan, Boutenac, col de Catinas, Aric, Montirat, Bazalac, Carcassonne, pech de Caunet- tes ; Falconières, forêt de Navarre. T. divaricatum Jan. — Ile de l’Aute, la Clape, plage Saint- Pierre, Pech de l’Agnel, Boutenac, Lagrasse ; Véraza. T. ramosum Hayne in Schrad. Journ. bot. p. 30, pl 7; Rchb., Ic. F1. germ., t. 1, fig. 1154. — Narbonne (Delort). [Cette plante n'a été ni décrite, ni annotée par M. Timbal; comme elle peut se retrouver dans les Corbières, voici la description qu’en donne M. Wilkomm dans le Prodrome de la Flore d'Espa- pre tt.4,p. 296:1] « Plante multicaule, quelquefuis stolonifère. Tiges de 1-4 décim., dressées ou ascendantes, rameuses à partir du milieu. Feuilles linéaires, à 1-3 nervures ; bractées et bractéoles den- CYTINACÉES 177 ticulées, rondes sur les bords. Rameaux florifères uniflores, étalés, formant des grappes en panicule allongée ; bractées plus longues que le fruit ; celui-ci ellipsoïde, très saillant, 3 ou 4 fois plus long que le pédicelle et le périgone ». OSYRIS O. alba L. — Leucate, sidrière de Fitou, Sainte-Lucie, Gruis- san, Saint-Martin, bords de la Robine, Bouquignan, la Clape, Œïül doux, Céleiran, Narbonne, Pech Rascal, Boutenac, Aric, Comigne, Trèbes, la Venne, vallées de la Lauquette et dela Gou- teille, Serviès, Lagrasse, Talairan ; Albas, Périllou ; Millas, Cassagnes ; Massac, Borderouge ; Saint-Antoine de Galamus ; Limoux, défilé d’Alet. [C. à Perpignan (0. D.)] VISCACÉES VISCUM V. album L. — Forêt de Salvanaire. V. laxum Boiss. et Reut., Diagn., 16. — Feuilles oblongues- linéaires, un peu falquées ; baies jaunes ou jaunâtres. — Forêt des Fanges. CYTINACÉES CYTINUS C. hypocistus L. — Ecailles et bractées pourpre ferrugineux au sommet ; bractées égales aux fleurs ; corolles jaunes à tube non contracté, pubescentes, papilleuses, ainsi que la colonne staminale. — Sur le Cistus monspeliensis et le C. salvifolius. Treilles, la Clape, Œil doux, Fontfroide, Boutenac, Saint-André de Roquelongue, Massac, Soulatge, Trévillach, Saint-Paul. 6 intermedius Timb., Acad. Toul., 1874, p. 650. — Plante plus grande que la précédente ; bractées très longues, rose clair ainsi que le calice. — Sur le C. laurifolius. — Trévillach, col de las Couloumines, Sournia, pont de Roquebert, pontde la Fou, Saint-Paul, col d'Estrem. y kermesinus Guss., F1. sic. synops., 2, p. 619. — Plante plus forte et plus robuste que le C. hypocistus ; écailles et bractées plus larges, et plus longues, pourpre kermès au sommet ; fleurs blanchâtres, grandes, dépassant les bractées, à tube de la corolle Rev. S. fr b. (1 août 1892) 12 178 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES contracté, glabres ainsi que la colonne staminale. — Sur le C. albidus. Sainte-Lucie, Fontfroide, Gléon, Boutenac, Aric, le Tauch. ARISTOLOCHIACÉES ARISTOLOCHIA A. clematitis L. — Leucate, Guissan, Narbonne, Coursaun, Boutenac, Villeneuve, pont de la Ricardo, pont de la Fou [Com. à Perpignan (0. D.)] À. pistolochia L. — La Courréjo de Leucate, sidrière de Fivou, ile de l’Aute, Gruissan, Crabit, Narbonne, Levrettes, Pech de l'Agnel, Aric, Durand, Comigne, Coumemazières, Maironnes, Lagrasse; Roqueblanche, Tuchan ; Mouthoumet, Milobre de Massac, Camps, Gorges de l’'Agly, Caudiès, Fe- nouillet, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul, pont de la Fou, Vivier, Prats, Sournia. [Rivesaltes, le Vernet de Per- pignan (0. D.) ] A. rotunda L. — Salses, Pont Estramer, ile de l’Aute, la Clape, Moujan, Céleiran, Ricardelles, Cascabel, Craboules, Pas- touret, Narbonne, Fontfroide, Aric; Saint-Victor ; Linas ; Sour- nia [Com. à Perpignan]. (0. D.) A. longa L. — Route de Salses à Fitou, sidrière de Fitou, iles de l’Aute et de la Planasse.[Rivesaltes, Saint-Estève parmi les roseaux, sur la rive gauche de la Tèt (0. D.)] CUCURBITACÉES BRYONIA B. dioica Jacq. — Font Estramer, Salses, la Clape, Céleiran, Narbonne, Ferrals, Aric, Moux ; Albas, Villeneuve, pont de Ja Ricardo, col d'Estrem, Périllou, le Tauch, Félines, Laroque de Fa, Bouisse ; Massac ; Millas, Perpignan, Saint-Antoine de Ga- lamus ; Rabouillet, Montfort. ECBALLIUM E. elaterium Rich. — Salses, île du Soulier, Narbonne, Boutenac ; Perpignan ; Saint-Paul de Fenouillet. ŒNOTHÉRACÉES 179 MYRIOPHYLLACÉES MYRIOPHYLLUM M. verticillatum L. — Fossés à Narbonne, la Mayral. M. pectinatum DC. — Fossés à Narbonne, Livière. M. spicatum DC. — Salses, Narbonne. HIPPURIDACÉES HiPPURIS H. vulgaris L. — Font Estramer, Narbonne, Craboules. CIRCÉACÉES CIRCÆA C. lutetiana L. — Bouisse, Massac ; la Courbatière, Buga- rach ; forêts de Boucheville, de Navarre, de Gesse, roc Lafage. ŒNOTHÉRACÉES EPILOBIUM E. alsinefolium Vill, — Vallée de Saint-Pancrace ; le Bous- quet, Madrès. E. alpinum L. — Madrès, forêt de Gravas. E. palustre L. — Le Bousquet. E. virgatum Fries. — Estable ; forêt de Boucheyille, fontaine Gastopa. E. tetragonum L. — Rennes, Roquefort. E. roseum Schrad, — La Pradelle, Belvianes. E. Duriæi Gay. — Forêt de Salvanaire. E. montanum L. — Bouisse, Milobre de Massac, forêts des Fanges, de Boucheville, de Navarre, de Gesse, roc Lafage, col de la Malayréda. E. collinum Gmel. — Signal Saint-Michel; Molitg ; Auxiè- res ; forêt de Gesse, Madrès. E. lanceolatum Sebast. et Maur. — Narbonne, Durban. E. parviflorum Schreb. — Craboules, Narbonne, Levrettes ; Lagrasse ; Alet, bois de Bouisse ; Trévillach, Sournia, route de 180 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES Prades ; Fenouillet ; forêts des Fanges et de Villeneuve, Madrès. E, hirsutum L. — Narbonne ; Carcassonne, bords de l’Aude ; Saint-Hilaire, bois de Crausse. [Bords de la Têt à Perpignan. (O. D.)]. 5 E. tomentosum Vent. — Craboules, Carcassonne. E. spicatum Lamk. — Bétouse de Camps ; Mosset ; serre d'Escales ; forêts des Fanges, de Salvanaire, de la Resclause ; Madrès, bords du torrent près de la cabane. (ŒNOTHERA Œ. biennis L. — Bords de la Têt à Perpignan ; Millas, Sournia, pla de Mousquère. LYTHRACÉES LYTHRUM L. salicarium L. — Narbonne, Lagrasse, Rabassa. L. hyssopifolium L. — Le Lac près de Sigean, ile de Leu- cate, Narbonne, Quillanet. L, bibracteatum Schreb. — Rouquette. LAURACÉES LAURUS L. nobilis L. — Naturalisé. Sainte-Lucie. Perpignan, Saint- Estève, etc. DAPHNÉACÉES DAPHNE D. mezereum L. — Pont de la Fou, serre d’Escales ; forêts de la Resclause et de Gesse, pla de Madrès. D. laureola L. — Aric, Lagrasse, Borderouge, montagne de la Camp, Rabassa, bois de Crausse; Fondondy, Alet, Saint-Mi- chel ; forêt d'Ournes, Bouisse, bois de Bouisse, Lanet, pont de l'Orbieu, Monthoumet, Massac, combe de Lasalle, col de Luz, roc de Cagolières, Palairac; bois et fontaine de Fourques, Albas : le Tauch, Pierrepertuse, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fenouillet ; Bétouse de Camps, Bugarach, fon- taine de Cugurou, Rennes ; Estable, forêts des Fanges, d’Aigues- EAST Me RE NE AN © LR TE" RE TLKRE Aer + _ RHAMNACÉES 181 bonnes, de Boucheville, de Salvanaire, de Gesse, col de la Mala y- - réda; col de l'Hommenet. | D. cneorum L. — Milobre de Massac, Bugarach, Campeau, Lauzadel. D. cnidium L. — Treilles, Périllou, îles de l’Aute, de Pujol, Saint-Martin, Gruissan, la Clape, plage Saint-Pierre, Céleiran, Narbonne, Pech de l’Agnel, Coursan, Saint-Martin de Thoques, Saint-Victor, Boutenac, Zric, Durand, Capendu, Monze, Trèbes ; Serviés en Val, Lagrasse; Alet, bois de la Courbatière, signal Saint-Michel ; Félines, roc Nitable ; Durban, pinède de Durban, Tuchan, Vingrau, le Tauch, pech de Fraisse ; Rouffiac ; Caudiés, Saint-Paul de Fenouillet, pont de la Fou, bois de Prats, Sour- nia, pla de Séquère; [tous les environs de Perpignan. (0. D.)] PASSERINA P. annue Spreng. — Moussan ; Véraza. P. thymelæa DC. — La Clape, Pech-Redon, Narbonne, Le- vrettes, Saint-Victor ; Aric, Trèbes, Rougeat, Monze, Montlaur, Taurize, Serviés en Val, Donneuve, Lagrasse, col de Catinas, Talairan ; col de Cedeillan, Massac, Maisons ; le Tauch, gorges du Nid-du-Loup. | P. dioica Ram. — Pont de la Fou, Pierrelisse, Estable, gor- ges de Saint-Georges, Sainte-Colombe. P. hirsuta L. — Perpignan, les plages, Sainte-Lucie. Canet à l'embouchure de la Têt. RHAMNACÉES ZIZYPHUS Z. vulgaris Lamk. — Subspontané. Névian. PALIURUS P. australis Gaertn. — Environs de Narbonne, Moussan, Perpignan. RHAMNUS R. cathartica L. — Bois. Milobre de Bouisse, Matefagine, l'Ormemort, combe de Lasalle, Milobre de Massac. Nous n'avons vu, dans les Corbières, que la forme à rameaux spinescents ; la variété nermis (R. silratica Serres, Bull. Soc. 182 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES bot. Fr., 1857, p. 436) est au contraire plus commune que le type dans les Pyrénées centrales. R. saxatilis L. — Saint-Victor. Aric, montagne de la Camp, Laroque de Fa, Matefagine, Massac ; Saint-Antoine de Galamus, Prats, Sournia ; forêt de Boucheville ; Casas de Peña. B corbariensis Nob. — La plante que nous nommons ainsi provisoirement diffère du À. saxalilis L. par ses tiges rouges, plus fortes, à rameaux courts, étalés ; par ses feuilles plus gran- des, elliptiques, à nervures jaune brun très apparent sur le vert du limbe ; c’est un arbrisseau plus élevé que le type. Il est pro- bable que cette plante, mieux étudiée, pourra être considérée comme une espèce. — Iles de Fitou et de Pujol. R. infectoria L. — La Clape, cap de Pla, Combemalle, Nar- bonne, Pech de l’Agnel, Montredon, Aric, Rougeat, Taurize, Mouthoumet, Durban, le Tauch, pech de Fraisse ; Saint-Antoine de Galamus, Alet, bois de la Courbatière & pubescens Nob. — Feuilles plus allongées, très hérissées, ainsi que les pétioles. — Çà et là avec le type. Aric, Pierre- pertuse. [y humifusa Fliche in Bull. Soc. bot. Fr. Session des Corbiè- res (1888). — Forme rampante remarquable, à tiges collées pour ainsi dire sur les rochers ; rameaux plus allongés, et feuilles un peu plus développées que dàns le type; inflorescence pauciflore, mais calices et pétioles plus allongés et stipules un peu plus courtes (Fliche). — Aric](0. D.) R. alpina L. — Nous considérons comme type la forme, la plus répandue partout, qui a les feuilles ovales, acuminées, tout à fait entières, les inférieures obtuses. — Le Tauch, Nid-du- Loup; Pierrepertuse, Bugarach, fontaine de Cugurou ; Estable ; Puilaurens, montagne de Crabixa, col de l'Hommenet, Escoulou- bre, forêts des Fanges, de Gesse, de Navarre et de Quirbajou. 8 cordata Nob. — Feuilles plus grandes, ovales, brusque- ment contractées en pointe, cordées à la base. — Pierrepertuse, Axat. R. pumila L. — Fort Réal; Talairan, roc Nitable, Matefa- gine, Bugarach, Estable, Le R. pumila se présente sous deux états particuliers dans les Pyrénées; au Llaurenti et dans les Pyrénées centrales il a les feuilles ovales-elliptiques. insensiblement acuminées, quel- quefois très grandes. La forme du Capsir et des Corbières a les feuilles ovales, obtuses, luisantes, petites. Ces deux formes ont le même port et sont, l’une et l’autre, couchées, appliquées sur les rochers. R. oleoides L. — La Clape à Cap de Pla. Cette plante, découverte à Cap de Pla par Delort de Mialhe et de Martrins, n’a pu être retrouvée malgré toutes nos recher- ches. Nous n’avons vu dans cette localité que la variété Clusti du R. alaternus. On pourrait croire que c’est peut-être la plante que nos amis regrettés ont prise pour le 2. oleoides, mais il n’en est pas ainsi : nous possédons dans notre herbier un échan- tillon du 2. oleoides de Cap de Pla qui nous a été donné par ces savants explorateurs; cet échantillon, conforme à la figure 26 du Flora sardoa de Moris, appartient incontestablement au R. oleoides de Linné. R. alaternus L. — Ile de l’Aute, Saint-Martin, la Clape, Com- bemalle, Cascabel, Tarailhan, Bringairet, Fontlaurier, Pastou- | ret, Saint-Victor, Aric, Maironnes, Milobre de Massac, Saint- Paul de Fenouillet, etc. 6 R. Clusii Willd. Enum. pl. h. berol., 1, p. 250. — Arbris- seau de petite taille, feuilles lancéolées, plus ou moins étroites. — Cap de Pla ; Casas de Peña, rochers au-dessus de la chapelle ; pont de la Fou, Camps. y hederacea Delort. — Tiges appliquées sur les rochers ; feuil- les très petites, ovales. — Pech de l’Agnel, Font Estramer. R. myrtifolia Willk. Enum. in Linnæa, 25, 18. Prod. fi. hisp., 3, 482; R. alaternus var. prostrata Boiss. — Tige basse, rameuse, tortueuse, couchée et appliquée; feuilles oblongues, lancéolées, entières ou à dents faiblement prononcées. — Route de Salses à Fitou, sidrière de Fitou, la Clape, Tarailhan, Pech de l’Agnel, Montredon, Saint-Antoine de Galamus. [L'habitat du R. myrtifolia dans la région littorale de la France, et sur le bord de la Méditerranée pour ainsi dire, eons- titue un fait de géographie botanique des plus intéressants. Cette plante n'était indiquée en effet jusqu’à présent que dans la zone montagneuse alpine du midi de l'Espagne, dans la Sierra Nevada à l'altitude de 1000 à 2700 mètres, dans la Sierra Tejeda, à l'ait. de 700 à 850 mét., et dans les Sierras de Alfacar, de Ber- méja et de la Nievé à l’alt. de 1000 mêt. environ. J'ajoute que Fin ed de UT oué VE ES re PAR AN (ER GS VA a TER Dur M 4 u 2, Qu } : Ed Lei de NB PS ED EUS DER ET SEE EX ; Es: » RHAMNACEES 183 PRE AT AET" a ir 184 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES j'ai moi-même récolté cette espèce sur les crêtes rocheuses du Djurdjura au Tamgouth de Lalla-Khadidja, à l’alt. de 2000 à 2200 mètres (0. Debx).] R. frangula L. — Col Saint-Louis, forêts des Fanges et de Gesse, le Bousquet. MYRTACÉES MYRTUS M. communis L. — Sainte-Lucie, la Clape, le Rec, Font- froide. 8 microphylla Willk.et Lee Prodr. fl. hisp., 3, 191. — Feuil- les très petites, oblongues-lancéolées, aiguës. — Sainte-Lucie ; [Sidrière de Fitou (M. Ch. Flahault) (0. D.).] PUNICACÉES PUNICA P. granatum L.— Subspontané et naturalisé. Canet, Pézilla, la Clape, Crabit, Narbonne, col d’Estrem, Tuchan, Saint-Antoine de Galamus. Tous les environs de Perpignan. POMACÉES MESPILUS M. germanica L. — Bois de Crausse, forèt de Coumebelle, bois et Milobre de Bouisse. CRATÆGUS C. oxyacantha L. — Gruissan, la Clape, Céleiran, Narbonne, Montredon, Aric, Capendu; col d'Estrem; combe de Lasalle, Massac ; Gincla, forêt des Fanges, Axat, etc. C. monogyna Jacq. — Narbonne, Boutenac; Taurize, mon- tagne de la Camp; Félines, gorge du Libre. C. ruscinonensis Gren. et Blanc, in Billotia (1866), p. 70; C. azarolus Auct. gall. ex p. — Gruissan, la Clape, Armissan, Pastouret, Levrettes, Narbonne, Pech de l’Agnel, Monze, Mont- laur, Lagrasse. | Le C. azarolus L. à les feuilles obovales dans leur pourtour, en coin et un peu arrondies à la base, le pétiole velu-tomen- DE DR MP DE in eo RE PUR © tt PS CRE Ron , M ÈS de Shoes POS EE sy LPS A x F u ns Tri er él = a fc %e,X - à : 7 à , POMACÉES 185 teux, le limbe de 5-7 cm. de long sur 4-5 de large, à 3 lobes, les latéraux ordinairement entiers, le médian tridenté ou tri- lobé. Les styles sont au nombre de deux ou trois. Le fruit est ovoide-subglobuleux, de 2-3 cm. de diamètre environ, comesti- ble, acidulé, d’un goût agréable ; il renferme 2-5 noyaux. Le C. ruscinonensis Gren. et BI. a les feuilles oblongues dans leur pourtour, allongées, en coin étroit à la base, le pétiole pubescent, le limbe presque moitié plus petit que dans le C. azu- rolus, à 5 lobes, plus rarement 3, les latéraux entiers, le mé- dian trilobulé. Styles 1-2. Fruit ovoide-subglobuleux d'environ 1 cm, de diamètre, comestible, mais fade, renfermant normale- ment deux noyaux, souvent un seul par avortement. Dans l’Appendice à la Flore de Montpellier de Loret et Bar- randon, {re edit., 2, p. 810 et suiv., Loret admet la distinction établie par Grenier entre le C. ruscinonensis et le C. azarolus et pense que ce dernier n’est point spontané dans la région. «On le trouve parfois dans les garrigues, » dit-il du C. azarolus, « mais toujours planté ou greffé sur le C. ruscinonensis ou sur l’aubépine. »] COTONEASTER C. vulgaris Lindi. — Caudiès, forêt d'Aiguesbonnes, Estable. C. tomentosa Lindl. — Matefagine, Bugarach, Carabatets. C. pyracantha Spach. — Cultivé et subspontané. Perpignan, Narbonne. : CYDONIA C. vulgaris Pers. — Narbonne; Bétouse de Camps. SORBUS S. domestica L. — Col d’'Estrem; Bétouse de Camps. S. aucuparia L. — Alet, bois de la Courbatière, Véraza; bois de Fenouillères, Bétouse de Camps ; forêts des Fanges, de Bou- cheville, de Gesse, de Villeneuve, Madrés; serre d’Escales ; Estable. S. aria Crantz. — Taurize, Alet, Véraza; bois de Fenouille- res; Milobre de Bouisse, Massac, combe de Lasalle, Carcassés , le Tauch, Nid-du-Loup, Bugarach, fontaine de Cugurou, les Violes, Rennes ; Saint-Antoine de Galamus, col de l’Espinasse, Carabarets, forêts de Boucheville, de Salvanaire, des Fanges, de Gesse, de Quirbajou, forges de Counozouls, Estable. S'ATSS AN Ce É ET SC PE dd re } 186 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES S. torminalis Crantz. — Forêts de Coumebelle, des Fanges, . | d'Aiguesbonnes. | AMELANCHIER A. vulgaris Mœnch. — Périllou, Gruissan, la Clape, les Mon- ges, Combemale, Fontlaurier, Aric, Capendu, la Venne; Saint- Victor, Donos, Albas; Alet, Missègre, Montjoi, Bouisse; Ville- rouge, le Tauch ; Mouthoumet, Carcassés, combe de Lasalle, Massac, col de Luz; Salnt-Antoine de Galamus, Fenouillet, Camps; Gincla, Caunil; Quirbajou ; forèt d’Aiguesbonnes, col de Fraissinet (glabrescent). PIRUS P. amygdaliformis Vill. — Boutenac, Talairan; forêt de Boucheville, fontaine Gastopa, Auxières, Montfort. Environs de Perpignan ou il est peu répandu. P. salvifolia DC. — Félines, Mouthoumet, Bouisse, les Grouil- lats, Arques, P. achras Wallr. — Mouthoumet. P. malus L. — Milobre de Bouisse, Milobre de Massac; forêts de Boucheville et d’Estable. SPIRÉACÉES SPIRÆA S. filipendula L. — Environs de Narbonne, Lagrasse, Aric, Montlaur, Trèbes, Verzeille, Taurize; Alet, fontaine de Mont- pulas, signal Saint-Michel ; col du Paradis, Bouisse, Massac, Milobre, Rouffiac, Soulatge: Falconière, Bugarach, Source salée; Rennes; forêt des Fanges:; Prugnanes. S. ulmaria L. — Vivier ; forges de Roquefort, le Bousquet, Molitg. S. aruncus L. — Forêt de Lapazeuil. ROSACÉES DRYAS D. octopetala L. — Madrès, de la cabanne du sommet. GEUM G. urbanum L. — Environs de Narbonne, Aric, Maironnes ; hi ! me 42 FAT A SE A AN Pet 2 2 RO LR ERA 57 ds Sat Le Pa EE LEE reg: à PER ONE REOE DL Le 0 4 ju AU L SNA APP ET pe À d _ ROSACÉES 187 Albas, le Tauch. gorges du Nid-du-Loup; bois et Milobre de _ Bouisse ; Lagréou, Fondondy, les Violes, Campeau; Milobre de Massac, Pierrepertuse, montagne de Capronne; Estable, Roque- fort ; forêts des Fanges, d’Aiguesbonnes , de Boucheville, de Gesse et de Navarre. G. rivale L. — Forêt de Salvanaire, serre d’Escales. G. silvaticum Pourr. — Fontlaurier, Fontfroide, Aric, La- grasse, Rabassa, la Venne, Montgrand, Villefloure, bois de Crausse, montagne de la Camp; Fondondy, Falconière, Arques, bois d'Ournes, Milobre de Bouisse, Mouthoumet, le Pla, pont de l'Orbieu', Ladern; Félines, Talairan ; bois de Fourques, Île Tauch, gorges du Nid-du-Loup, Tuchan ; fontaine de Mato l'Ou- liou ; Montgaillard, Massac, cols de Luz et de Cédeillan, Borde- rouge, combe de Lasalle, Milobre de Massac, Carcassés, Rout- fiac, Soulatge, Camps, Bétouse, Bugarach, Linas, Sougraigne, Rennes; col Saint-Louis, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fenouillet, forêts des Fanges, d’Aiguesbonnes, de Ginoles; Auxières, Madrès. . POTENTILLA P. fragariastrum Ehrh. — Bétouse de Camps; forêt d’Ai- suesbonnes. P. micrantha Ram. — Forèt de Coumebelle près de Maironnes ; forêt de Boucheville. P.agrivaga Timb., in Bull. Soc. hist. nat. Toul. 3 (1860); Mass. Llaur. in Bull. Soc. sc. phys. et nat. Toul., 3, p. 561; P.verna L. et auct. ex p. — Tiges étalées sur le sol, hérissees de poils blancs réfléchis. Feuilles à cinq folioles obovales, ses- siles, à lobe médian plus petit, munies de chaque côté de 4-5 dents lancéolées, obtuses, très hérissées sur les deux faces, douces au toucher, grisàtres et cendrées ; à pétiole hérissé de longs poils blancs, réfléchis, lâches; stipules des feuilles infé- rieures lancéolées, acuminées, hérissées, blanchàtres ; feuilles supérieures trifoliolées ou à 3 dents obtuses. Calicule à folioles ovales-elliptiques, hérissé de longs poils blanes. Calice à sépales de même forme que les folioles du calicule, mais deux fois plus grands, glabrescents et jaunes en dedans, hérissés et verts en dehors. Pétales obovales, cordés, jaune soufre ainsi que les filets des étamines ; anthères jaune orange plus foncé. Carpelles blanc jaunâtre, réniformes, striés en dedans, — Assez commun 188 TIMBAL. — FLORWLE DES CORBIÈRES dans les Corbières sur les bords des prairies et des champs ; Narbonne, Moux, Carcassonne, etc. P. australis Timb., Soc. hist. nat. Toul., 3; Mass. Llaur. p. 565 ; P. verna L. ex p. — Tiges flexueuses, étalées-ascendantes, hérissées de quelques poils longs et de poils ras qui les rendent grisätres ainsi que les ramuscules. Feuilles à cinq folioles ova- les-lanceolees, bordèes de 7-9 dents profondes, écartées, obtu- ses, hérissees de poils raides aux bords et en dessous surtout sur les nervures, un peu rudes au toucher, vert sombre; pétioles hérissés de poils longs, nombreux, ascendants; stipules des feuilles inférieures linéaires, non attenuées, obtuses, très hérissées de longs poils ; feuilles supérieures trilobées ou tri- dentées. Calicule à folioles lineaires, égales, obtuses au sommet, ègalant presque les sépales. Sepales ovales, lancéolés, atténues. Fleurs moyennes, à pétales obovales, jaune vif plus fonce à l'onglet ; étamines à filets blanc jaunâtre ; anthères jaunes ; ré- ceptacle hérissé. Carpelles arrondis sur le dos, tronqués, fine- ment chagrinés. — La Clape, Narbonne, Aric, Fontjoncouse, Félines, Massac, Rouffiac; Viviès, Arques; Saint-Paui de Fe- nouillet, pont de la Fou; Camps, Bugarach; Montfort, col de l’'Hommenet, forêts de Boucheville et de Salvanaire. P. stipularis Pourr., Timb. Mass. Llaur., p. 566. — Tiges étalées, ne se redressant qu’à leur extrémité, hérissées de poils moins nombreux et moins longs que ceux des pétioles et de poils très ras. Feuilles inférieures à cinq folioles grandes, ova- les-elliptiques, non contigues, dentées, vert sombre, hérissées sur les deux faces de poils longs ; pétioles hérissés de poils nom- breux, longs et ascendants, làches ; stipules des feuilles infé- rieures larges, elliptiques, un peu atténuées au sommet, he- rissées ; feuilles supérieures trilobées, dentées comme les inférieures, à stipules ovales, embrassantes, aussi grandes qu’elles-mêmes ; ramuscules plus herissés que les feuilles. Ca- licule à folioles elliptiques, hérissées, plus courtes que les sé- pales. Calice à sépales ovales, acuminés. Petales grands, jaune vif. Carpelles blanc roussàtre; petits, tres lisses, déprimés d’un côté. — Milobre de Bouisse. Par ses stipules très grandes ainsi que par ses fleurs, cette plante se rapproche du P. alpestris Hall. et, par sestiges placées sous la rosette des feuilles inférieures, elle se rapproche de notre P. australis. Ce MT Le QUES pe tt CRE OT PR TE TA SAUT CAM € Ter ee NS LM ET UAN ECS RES SA RE A Poe t RES PAPE late FAT DA + AE ANNE EE qu Lt ; : Cm f = r Tr ER va ROSACÉES 189 P. alpestris Hall. fil. — Montagne Rase. P. pyrenæa Ram. — Forêt de Gravas et pla de Madrés. P. argentata Jord., in Bor., FI. Centre, éd. 3, p. 207 ; P. ar- gentea L. ex p. — Gincla, Caunil, Le Bousquet. [ P. decumbens Jord., Cat. Jard. Grenoble (1849) p. 22 ; Bor. FI. Cent. éd. 3, p. 207. — Moligt (M. G. Gautier) (O0. D.).] P. recta L. — Albas | Bords du ruisseau de la Ville à Perpi- gnan (0. Debeaux). | Ces trois dernières espèces doivent se retrouver dans d’autres localités des Corbières. P. hirta L. — Périllou, La Clape, Quillanet, Fontlaurier, Fontfroide, Boutenac, Table des Corbeaux, Aric, Mouthoumet, pont de l'Orbieu; Dernacueillette, bois de Fourques, Palairac, Massac, Ormemort, col de Cédeïllan, Pierrepertuse, montagne de Capronne, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul: Alet ; Madrès, etc. P. reptans L. — [Leucate, la Clape, Montredon, Narbonne, Boutenac, Aric, Palaja ; Talairan ; Durban ; Lanet, pont de l’Or- bieu, Mouthoumet ; Massac ; Linas ; pont de la Fou, Saint-Mar- tin, Sournia, Gincla ; col de la Malayréda. [ P. rupestris L. var. macrocalyæ Lehman, Rev. Potentilla- rum (1856) p. 52; P. macrocalyx Huet du Pav.in Ann. des sc. nat. Sér. II, Vol. XIX, p. 252. — La variété macrocalyæx d’après Lehman ne diffère du type P. rupestris que par ses calices plus grands, et ses pétales dépassant à peine le calice. — Molitg, sur les pentes de Paracols (M. G. Gautier) O. D.] TORMENTILLA T. orophila Timb., Bull. Soc. bot. Fr., 1872, p. CXVIT; Cap- sir, Bull, Soc. sc. ph.et nat. Toul.,7 p. 115; Potentilla tormen- tilla Auct. ex p. — Souche forte, ramassée, donnant plusieurs tiges courtes, très feuillées. Feuilles de la base détruites à la flo- raison ; les caulinaires très rapprochées, sessiles, à 3-5 folioles obovales, dentées au sommet par 3-5 dents très profondes, acu- minées ; stipules petites à 3 ou 5 lobes égaux. Pédoncules grêles, droits, tomenteux, dépassant les feuilles. Fleurs très petites. Calicule à folioles lancéolées ; étroites ; calice à sépales lancéolés, deux fois plus longs et plus larges que les folioles du calicule. 4 pétales en croix, obovales, bilobés au sommet, à onglet court, Sa PRE ARTE NET Ur SE ORNE \ % > 2 13 LS À 190 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES à limbe concolore. Carpelles ovales, striés inférieurement, lisses et atténués au sommet. — Milobre de Bouisse, serre de Sou- latge, Bétouse de Camps ; Montagne Rase, ‘col de l'Hommenet, Madres. | T. gracilis Timb., Soc. bot. Fr., 1872, p. cxvII. — Tiges longues; filiformes, étalées sur le sol; pédoncules três longs, grêles, se divisant en pédicelles filiformes noïabreux; stipules à 5 lobes dentés. Fleurs petites. Carpelles pourvus de légères dépressions tuberculiformes, placées en travers, et de petits points protubérants et arrondis, très visibles à la loupe. — Alet, fontaine de Montpulas. T. ericetorum Timb.,ibid., p. CXvIHT. — Souche arrondie en boule, comme une châtaigne. Tiges très nombreuses, couchées sur le sol ou sur les herbes environnantes, rougeàtres, un peu hérissées, portant de> pédoncules peu ramifiés. Feuilles vert sombre, à poils luisants appliqués en dessus, glauques et à ner- vures saillantes en dessous. Fleurs de taille moyenne ; sépales et folioles du calicule de même forme, dépassés par les pétales. Carpelles réniformes et lisses. — Bois de Crausse et de Bouisse, Massac, Arques, Viviès, Bétouse de ne Bugarach, Linas ; Gincla, etc. T. erecta L. — Alet, fontaine de Montpulas, Viviés; le Bous- quet, etc. COMARUM C. palustre L, — Marais du Bousquet, mouillère de la forêt de Montné. FRAGARIA F.vesca L.— Bois de Crausse; Fontescure; Bétouse de Camps, Bugarach, Estable, forêts de Boucheville, de Salva- naire, de Navarre, col de la Malayréda. F. collina Ehrh. — La Clape, Pech Redon; Milobre de Bouisse [et les localités citées pour les plantes suivantes, dé- membrées du F.collina]. F. silvulicola Jord., Brev., 1, p. 14. — Feuilles à folioles larges, ovales-elliptiques, presque sessiles ; sépales lancéolés, subulés, plus longs que le calicule ; fleurs assez grandes, à pé- tales blancs, ovales-elliptiques, contigus jusqu’à leur milieu; s 12 ROSACÉES 191 feuit assez gros, ovoide-conique, un peu obtus au sommet. — Lagrasse, bois de Maironnes, forêt de Boucheville. F. thomasiana Jord., Brev., 1, 14. — Folioles ovales, rétré- cies à la base, pétiolulées ; sépales ovales, acuminés, beaucoup plus longs que le calicule ; pétales blancs, grands, arrondis, ré- niformes, contractés en onglet court, un peu ondulés et se re- couvrant par leurs bords, dépassant et recouvrant le calice ; fruit ovoide-cylindracé, obtus. — Mouthoumet, pont de l'Or- bieu, Fondondy, Massac, Bétouse de Camps, forêts des Fanges, de Boucheville, de Montné, Madrès. F; drymophila Jord., ibid., p. 15. - Folioles pétiolulées, elliptiques, obtuses, à dents larges ; sépales acuminés ne dépas- sant pas le calicule ; pétales blancs, de taille médiocre, ovales- arrondis, se touchant à peine par leurs bords, pas plus longs que le calice; fruit arrondi, presque globuleux. — Alet, La- gréou, les Grouillats, Ravaille, bois d'Ournes, Bouisse, Orme- mort ; Bétouse de Camps ; Sournia, route de Prades ; forêts des Fanges et de Lapazeuil. RUBUS R. cæsius L. — Narbonne, forêt de Coumebelle, R. dumetorum Weihe et Nees. — Les Roubis, vallon de Saint-Pancrace. R. corylifolius Sm. — Narbonne. R. glandulosus Bell. — Forêt des Fanges. R. tomentosus Borckh. — Forêts des Fanges et de Salve- zines, Belvianes, gorges de Pierrelisse. 8 glabralus Godr. — Signal Saint-Michel; le Bousquet ; Molitg. R. collinus DC. — Perpignan, vallée de la Têt. [(R. petrophilus O. Debeaux, Herboris. à Casas de Peña (Juin 1874), in Bull. XXII, Soc. agric. scient. et litt. des Pyr.-Orient. — Se distingue des nombreuses formes des groupes {omentosus et collinus par ses tiges basses, couchées et rampantes sur le sol, à rameaux étalés-divariqués, munis de nombreux aiguil- lons, le plus souvent gémines vers le milieu des tiges principa- les ; par ses feuilles très petites, coriaces, ternées, munies en dessous de nervures aiguillonnées, par sa panicule làche, allon- gée, étroite, par ses pédoncules tomenteux, aiguillonnés surtout dans leur partie supérieure ; par ses fleurs roses, petites à pétales 492 TIMBAL. —- FLORULE DES CORBIÈRES obovales, atténués à la base, crépus sur les bords et par son habitat spécial dans les fissures des rochers. — Les rochers et les pentes rocailleuses, au-dessus du chemin des stations en montant à l’ermitage de Casas de Peña (0. Debx.)]. R. discolor Weihe et Nees, — Narbonne, Pech de l’Agnel, Pinède de Durban. R. acuminatus Génev.— Villeneuve, pont de la Ricardo. R. fruticosus L. — Narbonne. R. idæus L.— Milobre de Massac, Bugarach, les Violes ; Estable, En Malo; forges de Counozouls, forêts de Boucheville et de Gesse. RoSA R. sempervirens L.— La Clape, le Rec, Narbonne, Saint- Victor, Montplaisir ; Alet ; Saint-Paul de Fenouillet. R. scandens Mill., Dict., 8; R. sempervirens Auct., pl. ; R. moschata Mutel, F1. fr., 1, 357, non L. — Massac. [Les haies à Pia (M. A. Le Grand.) |. R. prostrata DC.; R. arvensis, var. prostrata Seringe in DC. Prodr., 2, 597. — Alet. [Saint-Paul de Fenouillet (0. D.) I. [ R. ruscinonensis Gren. et Déségl. in Billotia p. 33 (1868). O. Debx. in Mat. étud. monog. des rosiers des Pyr.-Or. (XXIIIe Bull. Soc. agr. et scient. des Pyr.-Or. 1878); R. sempervirens L. var. pilosula Ser. in DC. Prodr. II, p. 598. — Les haies, au bord des chemins sur les deux rives de la Têt, à Perpignan (6:24; R. arvensis L. — Forêt des Fanges. [ R. fastigiata Bast., Suppl. fl. Maine-et-Loire, p. 31 ; R.sys- tyla Bast. ex Bor. F1. du Cent. éd. III, p. 215. — Dans les haies de l’ermitage de Pia (M. A. Le Grand.) ]. R. seposita Déségl., in Bull. Soc. bot. de Belgique, 19 (1880), p. 20. — Serviès-en-Val. R. repens Scop., F1. carn., 1, 355. — Alet, bois de la Cour- batière, Arques, Caudiès, Saint-Antoine de Galamus, Vivier, Prats : forêts des Fanges, de Boucheville, d’Aiguesbonnes, col d’Aiguesbonnes ; le Bousquet. R. myriacantha DC. F1. fr., 4,439; R. pimpinellifolia, var. myriacantha Ser. in DC. Prodr., 2, 608 ; var. adenophora GG., F1. Fr., 1, 554. — Aric, Carcassonne ; le Tauch. ROSACÉES 193 R. spinosissima L.; À. pimpinellifolia, var. spinosissima GG., 1. c. — Le Tauch. R. alpina L. — Forêt de Lapazeuil, serre d’Escales, Monta- gne Rase ; Estable près de la cabane des gardes. R. intercalaris Déségel., in Mém. Soc. acad. M.-et-L., 28 (18738) (tir. à part p. 8). — Forêt de Salvanaire. R. pyrenaica Gouan, Ill. p. 31, pl. 19, fig.2; Æ. alpina var. pyrenaica Ser. in DC. Prodr., 2, 611. — Forêt de Gravas, Ma- drès. R. lagenaria Vill., Hist. pl. Dph., 3, 553; R. alpina var. lagenaria Ser., 1. c. — Forêt de Lapazeuil, col de Jau. R. canina L. — Environs de Marbonne et de Perpignan. R. spuria Puget in Déségl., Herb. Rosar., 49 et Descr. 99esp. n. in Mém. Soc. acad. M.-et-L., 1873; Bill. exs. n° 3579. — Es- table. R. leiostyla Ripart ; Billotia, n° 4025. — Saint-Hilaire ; forêt des Fanges. R. fallens Déségl., Ros. du c. Fr. et bass. Loire, in Bull. Soc. ét. scientif. d'Angers, 1876, tir. à part, p. 26. — Saint-Hilaire. R. ramosissima Rau, Enum. ros. p. 74, sub Æ. canina; Déségl., Ess. monogr. in Mém. Soc. acad. M.-et-L., 14861, p. 108. — Gorges de Pierrelisse. [ R. Timbaliana ©. Debx. et Gand., Mss. (1876), Mat. étud monog. ros. des Pyr.-Or. in XXIIIe Bull. soc. agr. scient. des Pyr.-0r., 1878, et du tir. à part p. 16. — Saint-Paul de Fe- nouillet dans les haies, sur le chemin des stations en montant à Saint-Antoine de Galamus. Voici la description de cette espèce appartenant à la tribu des Canincæ Auct. et que nous avons dédiée, M. Gandoger et moi, à l’infatigable explorateur des Corbières, M. Timbal-Lagrave. « Arbrisseau dressé, touffu, de 1"50 à 2 mètres de hauteur, « muni d’aiguillons courts, faibles, dilatés à la base, peu recour- « bés, plus ou moins nombreux sur les rameaux florifères : « folioles d’un vert glauque, très glabres sur les deux faces, « oblongues lancéolées et brièvement arrondies à la base, à côte «médiane glanduleuse ; dents, les unes simples, les autres « composées, droites ; pétioles aiguillonnés, parsemés de poils «et de glandes rares ; stipules larges à oreillettes droites ; « pédoncules 2-4, glabres, longs de 11 à 13 mm.; calice à tube « glabre oblong ; sépales réfléchis, caducs, à partitions assez Rev, S. fr b, (1 août 1892) 13 194 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES « larges, ordinairement entières, églanduleuses aux bords, la « terminale entière large et saillante ; styles légèrement velus, « saillants, à disque conique ; pétales larges, blancs, non ciliés « sur l'onglet, subarrondis à la base; fruit oblong, étranglé dans « le haut, glabre. » Forme bien distincte dans le groupe des Caninæ leiophyllæ auquel elle appartient par ses fleurs blanches, très grandes, ses folioles glaucescentes, ses styles un peu velus, etc. (O0. Debx.)] R. sphærica Gren. in Arch. F1. Fr. et AIL., p. 333. — Vallon de Saint-Pancrace, gorges de Pierrelisse. R. medioxima Déségl., Soc. acad. M.-et-L., 1873, p. 10, — Arques. R. dumalis Bechstein, Forsth., 241. — Saint-Victor, Ville- floure ; Pézilla ; forèts des Fanges et de Salvanaire. [ R. biserrata Mérat F1. par. (1812), p. 190; R. canina L. var. Meratiana Ser. in DC. Prod. II, p. 614. — Saint-Paul de Fenouillet, sur le chemin de Saint-Antoine de Galamus (0. Debx.) |. R. Pouzini Tratt., Monog. ros., 2, 111, — Ile de l’Aute, Gruis- san, Saint-Martin; Aric, Trèbes, Montirat, Villefloure, vallée de la Lauquette, Taurize, Lagrasse; Pinède de Durban, Tu- chan. R. andegavensis Bast. — Environs de Narbonne; vallon de Saint-Pancrace. R. agraria Ripart, Exs. Billot, n° 3722.— Millas. R. Lemaitrei Ripart. — Massac. R. aspernata Déségl., in Journ. of Botany, juin 1874 et Ros. c. et b. Loire, in Soc. ét. sc. d'Angers, 1876. — Gorges de Pier- relisse. R. inconspicua Déségl., 1. supra cit., 1876. — Moulin de Pa- dern ; Estable. R. dumetorum Thuill. — Environs de Narbonne ; col de l’Or- memort. R. hemitricha Ripart. — Estable, Caunil. R. platyphyiloidea Déségl. et Rip., loc. supra cit., 1876. — Caudiès, Aiguesbonnes. R. tomentella Leman, Bull. philom., 1818; Déségl. 1. e.. — Saint-Hilaire, forêt des Fanges. R. mutabilis O. Debeaux (1876); R. versicolor Timb. Bull. Soc. sc. phys. et nat. de Toul., 2, p. 63.— Arbrisseau de 1 à2 m., ROSACÉES 195 à rameaux diffus, peu chargés d’aiguillons. Feuilles à pétiole très glanduleux, à folioles obovales, doublement dentées, très glan- duleuses en dessous, glabres en dessus. Bractées ovales, cuspi- dées. Pédoncules grêles, glabres, non glanduleux. Boutons ovoides, cuspidés, glanduleux. Fleurs grandes, 3-4 au sommet des rameaux; sépales profondément pennatifides et parfois mème bipennatifides, glanduleux : pétales obovales, obcordés, très grands, d’un rose plus ou moins foncé suivant l’époque de leur épanouissement ; ovaire ellipsoïde, glabre ; styles courts et très velus ; filets des étamines assez longs, tous glabres. Fleurit fin mai. — Saint-Paul de Fenouillet, Saint-Antoine de Galamus, sur le bord des chemins et dans les garrigues. [ Ce remarquable rosier, que notre très regretté collègue, M. Timbal, m'a fait récolter à Saint-Paul de Fenouillet en juin 1876, ne peut conserver le nom de À. versicolor, parce qu'il existait déjà deux autres rosiers appartenant à des groupes dif- férents et portant le même nom de R. versicolor. Afin d'éviter toute confusion avec les rosiers homonymes antérieurement décrits par Trattinick et Lindley, j'ai dû changer le nom de 2. versicolor Timb. en celui de R. multabilis qui à, d’ailleurs, la même signification, et par suitelasynonymie de cette espèce sera la suivante : « R. mutabilis O. Debeaux (1876), in Bull. XXII de la Soc. « agr. et scient. des Pyr.-Or. (1876) et p. 26 du tir. à part; R. « versicolor Timb. loc. cit., non Trattinick nec Lindley. » [ R. corbariensis O. Debeaux Mss. 1876, in Mat. étude monog. des rosiers des Pyr.-Or. loc. cit. et p. 26 du tir.’à part. — Ar- brisseau de 1 m. 50 c. à 2 mèt. de hauteur, peu rameux; tiges droites, élancées, à rameaux grêles, étalés-dressés ou divari- qués ; aiguillons peu nombreux, épars, simples ou géminés, courts et recourbés, à base ovale-lancéolée des deux côtés ; rameaux florifères nus et feuillés dans le dernier tiers supé- rieur ; folioles semblables à celles du À. mutabilis, d’un brun foncé en-dessus, d’un blanc pâle en dessous, profondément den- tées, à dents surdentées, glanduleuses en dessous ainsi que les pétioles ; tube glabre, d’un rouge vineux ; divisions calicinales laciniées sur les côtés et glanduleuses aux bords ; fleurs rosées avec une teinte plus foncée sur la marge ; fruits petits, ovoides, oblongs. Fleurit en juin. — Les garrigues rocailleuses au pont de la Fou, près de Saint-Paul de Fenouillet. 196 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES [ Var. £ Jeanbernali O.Debeaux loc. cit.— Arbrisseau dressé- touffu, de 4 m. 50 à 1 m. 75 de hauteur, ayant le faciès du 2. corbariensis, mais en diflérant par ses rameaux plus denses, plus feuillés, moins divariqués; par ses folioles plus étroites, à dents plus profondes et très glanduleuses aux bords, sur la face inférieure ainsi que sur les pétioles, par ses stipules plus grandes et plus glanduleuses, par ses fleurs d’un blanc rosé, à pétales plus larges, par ses fruits plus globuleux et par les ai- guillons plus serrés sur les tiges, de couleur jaune pâle, etc. —- Les bords des chemins et des garrigues au pont dela Fou (O0. Debeaux) |. R. sepium Thuill. — Narbonne, Trébes, vallée de la Gou- teille ; Aïet, pont de l’Orbieu, Lanet; Pinède de Durban, Tu- chan ; Sournia ; gorges de Pierrelisse et de Saint-Georges. R. nebrodensis Guss., F1. sic. syn., 1, 563. — Saint-Antoine de Galamus. {Molitg (M. G. Gautier) |. R. Godeti Gren.,in Bill. Exsice. — Forêt de Boucheville. R. agrestis Savi, FI. Pise, 1, p. 475. — Lagrasse, Massac; le Tauch, gorges du Nid-du-Loup; Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fenouillet ; Gincla, Montfort. R. subdola Déségl., Soc. ét. scient. d'Angers, 1876. — Talai- ran, Félines, Palairac. R. rubiginosa L. — Narbonne; la Venne, Montgrand ; Saint- Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fenouillet, Montfort. R. apricorum Ripart in Déségl., Soc. ét. scientif, d'Angers, 1876, p. 91. — Forêt de Salvanaire, R. umbellata Leers, F1. herb., p. 117 et 286; Déségl., I. c., p. 92. -— Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul, Salvezines, forêt de Salvanaire, Auxiéres. R. permixta Déségl , Ess. monogr., Soc. acad. d'Angers, 10 (1861), p. 147. — Gorges de Pierrelisse, Auxières. R. micrantha Smith, Engl. bot., 35 (1812); Déségl., I. ce. — Aric ; Molitg. Saint-Paul de Fenouillet. R. Lemani Bor., F1. centre, éd., 3, p. 230; Déségl., I. c. — Le Tauch, bords du Torgan à Padern, Saint-Paul de Fenouillet. R. Pommareti Puget (Grex À. micranthæ). — Le Tauch ; Rabouillet R. rotundifolia Rchb., F1. excurs., n° 3981 ; Déségl., 1, ce. — Le Bousquet. R, cuspidatoidea Crépin, in Scheutz. Stud. ofv. Skand. Arten È ROSACÉES 197 af Slag rosa (1872), p. 37 ; Déséol., I. c. — Forêt de Boucheville. [Le R. tomentosa Smith est indiqué, avec un point de doute, à la Bétouse de Camps.] R. confusa Puget. — Forêt de Salvanaire. AGRIMONIA A. eupatoria L. — Environs de Perpignan, Narbonne, Car- cassonne ; Fontfroide, Boutenac ; bois d'Ournes ; Montgaillard, Massac ; Rennes, Alet ; col de l'Espinasse; le Bousquet, col de la Malayréda, forèts de Gesse et de Navarre, etc. ALCHIMILLA A. alpina L. — Bugarach ; Sournia, Pla de Mousquère; Pla Lebat, col de l'Hommenet, Montagne Rase ; Estable ; du Bous- quet à Madrès. A. subsericea Reut., Soc. Hall., 2e bull.. p. 20 (1854). — Madrès. A. vulgaris L. — Forêt des Fanges, Estable; Montfort, forèt de Salvanaire, col de l’'Hommenet, col de la Malayréda, Madrès. A. hybrida Hoffm.; À. montana Willd. — Bugarach, serre de Bec ; Bétouse de camps ; forêt de Gesse, A. pyrenaica L. Dufour. — Forèt de Bec, Bétouse de Camps; Estable ; Pla Lebat, col de l'Hommenet, forèts de Lapazeuil, de Salvanaire, de Montné, Madrès. A. arvensis Scop; Aphanes arvensis L. — Caladroi; le Tauch, gorges du Nid-du-Loup ; Mouthoumet, pont de l'Orbieu ; les Alois, Limoux ; col de Saint-Louis, forêt des Fanges, Auxiè- res, le Bousquet, etc. SANGUISORBA S. officinalis L. — Montfort. POTERIUM P. microphyllum Jord., Obs. 7, p. 20. — Leucate, île des Oullous, environs de Narbonne. P. dictyocarpum Spach., Ann, sc. nat., 1846, p. 34. — Aric, Massac, Vingrau, Saint-Paul de Fenouillet, forêt de Boucheville. P. Delorti Jord., Obs. 7, p. 21; P. polygamum Delort, non Waldst. et Kit. — Sidrières de Leucate et de Fitou, ile des Oul- 1498 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES lous, Narbonne. (Collines calcaires des environs de Narbonne, Jord. ]. c.) P. muricatum Spach. 1. c., p. 36. — Boutenac, Aric, Trèbes, Maironnes, Lagrasse ; Pinède de Durban, Félines, vallon de la Matte; Alet, pont de la Fou, Sournia, la Mousquere, Roquefort. P. Magnoli Spach, I. c., p. 38. — Salses, sidrière de Fitou, Sainte-Lucie, la Clape, Saint-Pierre, Combemalle, Narbonne, Aussières, Quillanet, Boutenac, Aric, Verzeille; col d'Estrem, Fontjoncouse, Milobre de Massac; Sournia, Prugnanes. AMYGDALACÉES AMYGDALUS A. communis L. — Cultivé et subspontané. Perpignan, Nar- bonne, Aric, Carcassonne. PRUNUS P. insititia L. — Leucate, Narbonne; vallée de la Lauquette; Campeau, Lauzadel. Env. de Perpignan. P. fruticans Weihe. — Treilles, Narbonne, Levrettes ; Mas- sac, bords du Torgan à Padern. P. spinosa L. — Environs de Narbonne, Aric, Villetritouls, Talairan, Pinède de Durban, fontaine de Fourques, Tuchan, le Tauch; bois de Crausse, Alet, Caudiés, Bétouse de Camps, Saint-Antoine de Galamus; forêt des Fanges, Estable. CERASUS C. avium DC. — Estable, forêts de Boucheville, de Salva- naire, de Gesse, roc Lafage. C. mahaleb Mill. — Treilles, Narbonne, Saint-Victor, Aric, Albas, Pinède de Durban, le Tauch, Massac, col de Luz, Car- cassés; Mouthoumet, pont de l’Orbieu, Camps; la Pradelle, Saint-Antoine de Galamus, Caudiés, forèts des Fanges, de Na- varre ; Estable, Caunil. Quirbajou. PAPILLONACÉES ULEX U. europæus Sm. — Millas, col de Saint-Louis, etc. U. parviflorus Pourr., U. provincialis Lois. — Garrigues. Perpignan, Casas de Peñà, Salses, Saint-Martin, la Clape, Nar- 1 Lg 4 4 ' Fr PAPILLONACÉES 199 bonne, Levrettes, Fontfroide, Boutenac, Table des Corbeaux, Moux, etc. | [ U. recurvatus Willk.; U. parvifiorus Loscos et Pardo non Pourret.— Voisine de l’U. australis Clem. (U. partiflorus Pourr.), cette espèce, connue seulement jusqu'ici en Catalogne et en Aragon, a été trouvée par M. A. Guillon sur la montagne de Fort-Réal près de Millas ; nouvelle pour la France (G. Gautier in Bull. soc. bot. Fr. XXX VIII, p. xIv). CALYCOTOME C. spinosa Link. — Perpignan, Treilles, Narbonne, Fontlau- rier, Fontfroide, Boutenac, Lagrasse, Donos, col d’'Estrem, pont de la Ricardo, Gléon, Durban, le Tauch, pech de Fraisse, Tu- chan, Dernacueillette, Termes, roc Nitable, Félines, vallon de la Matte, Bouisse, vallon de Saint-Pancrace, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fenouillet, Prats, Sournia, Pas-du- Renard, Pezilla, Millas. SPARTIUM S. junceum L. — Très commun dans les garrigues et au bord des chemins dans toute la région. Perpignan, Narbonne, la Clape, Boutenac, Aric, Moux, Comigne, Carcassonne, Verzeille, Taurize, Lagrasse, Fontjoncouse, Saint-Victor, col d’Estrem, Durban à la pinède, Tuchan, Dernacueillette, la Ricardo ; Fé- lines ; Bugarach, Alet, Rennes, Saint-Antoine de Galamus, Saint Paul, Saint-Martin, Prats, la Pradelle, Sournia, etc. SAROTHAMNUS S. vulgaris Wimmer. — Moux, Aric; Albas, pont de la Ri- cardo ; Alet, Saint-Michel, Fondondy ; Rennes, Sougraigne ; Viviés, Arques, bois et Milobre de Bouisse, Lanet, pont de l’Or- bieu, Mouthoumet,; Bétouse de Camps ; Caudiès, Vivier, Sour- nia ; Salvezines, pla Lebat, Roquefort, forêt de Navarre à la fontaine de Manent. . S. catalaunicus Webb., Ann. Sc. nat., 3° ser. 9, 63; S. ar- boreus GG., FI. Fr., 1, 348, non Webb; S. Carlieri Comp. — Arbrisseau de 1 m. à 1 m. 50, dressé, à rameaux nombreux, crèles, attenués et recourbés au sommet, munis de côtes fines, pubescents-soyeux dans le jeune âge. Feuilles trifoliolées, à pétiole grêle, plus long que les folioles qui sontovales-ellipti- 200 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES ques, d’abord pubescentes, puis glabres. Fleurs solitaires ou fasciculées, dépassant les feuilles, munies à leur base de trois petites bractéoles pubescentes-soyeuses ainsi que le calice ; co- rolle 2-3 fois plus longue que le calice; étendard large, réni- forme-arrondi, émarginé, glabre, de 15 mm. de longueur envi- ron; ailes larges; carène arrondie, obtuse. Gousses linéaires, larges, droites ou un peu arquées, aplaties, de 4-5 cm., noirà- tres, glabres à la maturité. — Fort-Réal, ermitage; Sournia, pont de Roquebert. — Rive gauche de la Tèt sur les coteaux en face d’Ille et de Millas, montagne de Fort-Sarral (Fort-Real) (Xatard, Irat, etc., GG. sub S. arboreo.) S. purgans GG., Genista DC. — Pla de Mousquère, Montfort, pla Lebat, Montagne Rase, serre d’Escales, forêt de la Resclause, Madrès. GENISTA G. sagittalis L. — Maironnes, montagne de la Camp, Alet, bois de Bouisse ; Bétouse de Camps ; Rennes, Source salée, Sou- graigne ; Montfort, col de Jau, Montagne Rase, forêts de Bou- cheville et de Lapazeuil, Counozouls, Roquefort, le Bousquet, forêts de Navarre et de Gesse, col de Filhol ; Molitg. G. piiosa L. — Narbonne, Aric, Maironnes, montagne de la Camp; Alet, Lagréou, signal Saint-Michel, Arques, Falconière, Bouisse ; Massac, col de Luz, roc de Cagolières; Félines ; Bé- touse de Camps, Bugarach; pont de la Fou, Prats, Sournia, pont de Roquebert, Trévillach ; Montfort, forèts de Boucheville et de Salvanaire, Montagne Rase, Roquefort. , 6 humifusa Lap., Hist. abr. pl. Pyr. p. 404, non Vill. — Col de l’'Hommenet. [ Un G. luberculala Lap.? est indiqué sur le catalogue à l’Aric, à Monfort et, avec un point de doute, à Zampeau au sud- est du pech de Bugarach. Lapeyrouse n'ayant point décrit ni nommé de G. tuberculata, il est probable qu'il s’agit de la va- riêté £ Aumifusa ; l'échantillon unique de cetle plante conservé dans l’herbier de Lapeyrouse est, en effet, rapporté au &. luber- culata Mæœnch par MM. Clos et Loret, dans leur Révision de l’herbier de Lapeyrouse, et par Timbal dans sa deuxième excur- sion dans les Corbières orientales, Mém. Acad. Toulouse, 1875, p.475. Le nom de G. tuberculala aurait l'avantage d'éviter toute PAPILLONACÉES 201 confusion avec l'espèce suivante, qui est tout à fait distincte du G. pilosa et de ses variétés, comme l’a fort bien démontré M. Jordan dans le 6e fascicule de ses Observations, page 86.] G. villarsiana Jord., Obs. 6, p. 86, pl. 2; G. humifusa Vill., non L., non G. pilosa & humifusa Lap., 1. c.— Aric, Milobre de Massac, Matefagine ; le Tauch, pech de Montpeyroux, Nid-du- Loup. G. tinctoria L. — Bugarach, la Croix de Couranels. G. Perreymondi Lois., F1 Gall, 2, p. 105; G. lincloria £ lasiocarpa GG. — Sournia, route de Prades. G. Delarbrei Lec. et Lamt. — Bugarach, Linas. | Molitg, montagne de Paracols (M. G. Gautier) ]. G. scorpius DC. — Perpignan, Rivesaltes, Salses, Périllou, Treilles, Fitou, Leucate, sidrière de Fitou, ile de l’Aute, Gruis- san, la Clape, Taraillan, Céleiran, les Monges, Combemale, Nar- bonne, Levrettes, Montredon, Fontfroide, Boutenac, Aric, Ca- pendu, Monze, Rougeat, Trèbes, Verzeille, Alet, Saint-Michel, Serviès en Val, Lagrasse; Donos, col d’Estrem, Saint-Victor, Durban, Tuchan, le Tauch, Montgaillard, Massac, col de Luz, Félines, Laroque de Fa; vallon de Saint-Pancrace, Arques, Rennes, Linas, les Roubis, Camps, pont de Cubière, Pierreper- tuse, Saint-Antoine de Gälamue, Saint-Paul, pont de la Fou, Saint-Martin, Prats, Cassagnes, Casas de Peña, Millas, Sournia, Fenouillet, Caudiès, col de Campérié, forêts des Fanges et d’Aï- guesbonnes, Gincla, Axat, Estable, gorges du Lauziéret ; Quil- lan, Ginoles. G. anglica L. — Le Tauch ; Bétouse de Camps; Alex, fon- taine de Montpulas, vallée de Véraza. G. germanica L. — Aric; vallée de la Lauquette, signal Saint-Michel. G. hispanica L.— Aric, Capendu,\Monze, Villefloure, la Venne, bois de Crausse, Taurize, Serviés en Val, Lagrasse; Albas, Fontjoncouse, le Tauch, Massac, col de Luz, Milobre de Massac, Mouthoumet, Larroque de Fa, vallon de Saint-Pancrace, Milobre de Bouisse, Arques, col du Paradis; Caïnpeau ; Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fenouillet, pont de la Fou, Cassa- ones, Sournia ; Sainte-Colombe. G. candicans L. — Fort-Réal. 202 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES CYTISUS C. sessilifolius L.— Bizanet, Aric, Durand, la Venne, Rabassa, montagne de la Camp, Alet, signal Saint-Michel], vallée de Véraza; Mouthoumet, Laroque de Fa, Félines, gorges du Libre, Donos ; Milobre de Massac, Ormemort, Matefagine, col de Brézou; Pier- repertuse, le Tauch, pic de Fraisse, gorges du Nid-du-Loup, Vivier, Prats, Caramany ; Gincla, Montfort ; Axat,Estable,gorges du Lauziéret. C. triflorus L’Hér. — Perpignan, Narbonne (GG.), Fontlau- rier (Pourret). C. supinus. L. — Villefloure, Viélaras. ARGYROLOBIUM A. linnæanum Walp. — Salses, sidrières de Leucate et de Fitou, ile de l’Aute, Gruissan, la Clape, les Monges, Ricardelle, Narbonne, Levrettes, Pech de l’Agnel, Montredon, Boutenac, Fontsainte, Table des Corbeaux, Aric, Montirat, Balazac, Ver- zeille, Alet; Palairac, Félines ; Saint-Victor, col d’Estrem, Do- nos, le Tauch ; Saint-Paul de Fenouillet, pont de la Fou, Sour- nia, Esquino d’Aze, Casas de Peña. | Graviers de la Têt au Soler et à Saint-Estève (MM. O. Debeaux et J. Neyraut) ]. ADENOCARPUS A. grandiflorus Boiss. — Saint-Martin de Thoques, Font- froide, pont de la Ricardo, col d’Estrem, Montbassou. LUPINUS L. reticulatus Desv. — Sidrière de Leucate. [Plage de Canet. (Dr Bucquoy) |. L. angustifolius L. — Bellegarde près de Bouisse. ONONIS O. natrix L. — Perpignan, Narbonne, Levrettes; Couiza, Sougraigne ; Milobre de Massac; Sournia, Rabouillet, Gincla; Estable. O. pinguis L. — Moux; Massac, Laroque de Fa; Prats; fon- taine de Mato-l’Ouliou, Casas de Peña, Millas ; Gincla; Sou- graigne, Eau salée; Roquefort, le Bousquet. PAPILLONACÉES 203 ©. ramosissima Desf. — Sidrière de Leucate, Sainte-Lucie, la Clape. O. gibraltarica Boiss. — Plage de Leucate, la Franqui, Saint-Pierre. O. viscosa L.— Ile de Pujol, le Tauch, Casas de Peña,; le Mas près de Bugarach, Rennes, Sougraigne. O. brevifiora DC. — Environs de Narbonne, Fresquet, Le- vrettes. O. pubescens L. — La Clape, Pas-du-Loup de Coursan, envi- rons de Narbonne, le Quatourze, Montredon, Montfort au bord nord-est de l’étang de Bages, Casas de Peña. O. reclinata L. — La Nouvelle, île de Pujol, Pech de l’Agnel. O. mollis Savi; O. reclinata 8 minor Moris ; GG. — Sidrière de Leucate, île de Pujol. O. campestris Koch et Ziz. — Salses, Fitou, Boutenac, Aric, vallée de là Bretonne. O. antiquorum L. — Salses, Leucate, Sainte-Lucie, la Clape, Narbonne, Levrettes, Boutenac, Aric; Fontjoncouse, Durban, Tuchan ; pont de la Fou, Vivier, Sournia; Rennes, Sougraigne. O. procurrens Wallr. — La Clape, Combemale, Narbonne, Aric, Floure, Verzeille, Alet, Couiza, Rennes, Sougraigne, Bu- garach ; Félines, vallon de la Matte, Massac, Rouffiac ; Saint- Paul de Fenouillet, Millas ; Montfort, Salvezines, O. arvensis Lamk. — Millas, Fort-Reéal. O. repens L. — Narbonne, Moux, Floure, Monze, montagne de la Camp; Trévillach, Sournia; col de la Malayréda, forêts de Gesse et de Navarre. O. striata Gouan. — Aric, Milobre de Bouisse, Montjoi, Milo- bre de Massac, pont de la Fou; Estable, forêt de Gesse. O. Columnæ All. — Fitou, Pech de l’Agnel, Aric, Félines, gorges du Libre ; pont de la Fou, Saint-Martin ; gorges de Saint-Georges, Sainte-Colombe. O. minutissima L,. — Casas de Peña, Périllou, Leucate, si- drières de Fitou et de Leucate, île de l’Aute, Gruissan, la Clape, Cascabel, Narbonne, Levrettes, Pech de l’Agnel, Boutenac, Ariec, Moux, Comigne, vallée de la Bretonne, Capendu, Carcassonne, Maironnes ; vallon de Saint-Pancrace, Laroque de Ka; Donos, Saint-Victor, le Tauch, Saint-Paul de Fenouillet, pont de la Fou, Saint-Martin, Vivier; Puylaurens, Sainte-Colombe, gorges de Saint-Georges. 204 TIMBAL. = FLORULE DES CORBIÈRES ANTHYLLIS A. cytisoidea L. — Garrigues à Casas de Peña, bords du canal, entre Rivesaltes et Claira, route de Salses à Fitou, Font Estramer, la Franqui, cap Leucate. A. montana L. — Aric, Mirailles, le Tauch, Montpeyroux, pech de Fraisse, Milobre de Massac, Matefagine, Pierrepertuse, montagne de Capronne; Milobre de Bouisse, Bugarach, Cam- peau, Alet, pla d’Etable. A. vulneraria L. — Narbonne, Aric, montagne de la Camp, bois d'Ournes, Termes, Laroque de Fa, Mouthoumet, Carcassés, Milobre, Massac, Pierrepertuse; Bugarach; forèt de Bouche- ville, Axat, forêt de Navarre, col de la Malayréda, Madrès ; Molitg. A. Dillenii Schultes. — La Clape, Pech de l’Agnel, Aric, Rougeat, Trèbes ; le Tauch, gorges du Nid-du-Loup; Massac: Estable ; Gincla, col de l’'Hommenet. A. tetraphylla L. — Ile de Sainte-Lucie (M. l'abbé C. Pons). Com. à Perpignan (0. Debx.). MEDICAGO M. radiata L. — Narbonne (Pourr. ex Benth., G, G.). Serviès en Val. M. lupulina L.— Sidrière de Fitou, ile des Oullous, la Clape, Ricardelle, Œil Doux, Narbonne, Levrettes, Pech de l’Agnel, Boutenac, Aric, Monze, Trèbes ; Talairan ; Saint-Victor, Font- joncouse, Jonquières; Alet, Felines, Laroque de Fa, Mouthou- met, Massac ; Millas, Saint-Paul; Bétouse de Camps, Bugarach, le Mas, Estable; Montfort. M. Willdenowi Merat. — Millas, Milobre de Massac, Orme- mort; pont de la Fou; Carcassonne, Limoux, Alet. M. secundiflora Durieu. — Sidrières de Leucate et de Fi- tou, île de l'Orteil. M. falcata L. — Leucate, sidrière de Fitou, la Clape, Nar- bonne, Levrettes, Boutenac, Aric; Alet, Rennes, Bugarach ; Durban, Massac; Cassagnes, pont de la Fou, Saint-Martin, Rabouillet, etc. M. falcato X sativa Rchb. ; M. media Pers. — Perpignan, sidrière de Fitou, Levrettes, Narbonne, Boutenac, Aric, Comi- PAPILI,ONACÉES | 205 gne, montagne de la Camp, Alet; Durban; bois de Caladroi, Sournia, Esquino d’Aze, etc. M. sativa L. — Cultivé, subspontané et naturalisé. Narbonne, Aric, Bugarach, etc. M. orbicularis All. — Perpignan, Salses, Leucate, sidrière de Fitou, Narbonne, Pech de l’Agnel, Boutenac; Alet ; Massac, Durban, Tuchan, Vingrau, Casas de Peña, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul, Rabouillet. M. marginata Willd. — Sidrière de Fitou, ile de Pujol, Pech de l’Agnel, Lagrasse, le Tauch, Nid-du-Loup. M. elegans Jacq. — Serviès en Val, la Bédosse. M. suffruticosa Ram.— Miilas, Caladroiï, Cassagnes, Sournia, route de Prades ; Molitg, col de l’Espinasse, Montfort, forêt de Boucheville ; le Bousquet, Madrès. M. leiocarpa Benth. — Périllou, Treilles, Leucate, les plages, Pas-du-Loup de Sigean, la Clape, Pech Redon, Pastouret, Nar- bonne, Fresquet, Levrettes, Pech de l’Agnel, Montredon, Font- froide, Aussières, Jonquières, Villeneuve, pont de la Ricardo. M. reticulata Benth. — Perpignan, sidrière de Fitou, ile des Oullous, Cascastel, Durban, Villeneuve. M. disciformis DC. — Casas de Peña; la Clape, Cap de PIla, Crabit, Narbonne, Pech de l’Agnel, Montredon, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul, pont de la Fou. M. tenoreana DC. — Salses, Levrettes, Aric, Montlaur, moulin de Serviès en! Val. M. coronata Lamk. — Perpignan, la Clape, Cap de Pla, Pech de l’Agnel. M. præcox D. C. — Iles de EP et du Soulier, la Rou- quette, Boutenac. M. polycarpa Willd. —- Le Tauch, Nid-du-Loup, Boutenac, Serviès en Val, la Bédosse, Ladern, Verzeille. M. apiculata Willd. — Perpignan, Narbonne, Pech de l’Agnel, Trèbes, Monze; Carcassonne, Durban, Tuchan, Maisons, le Tauch, Nid-du-Loup, de Millas à Fort Réal ; Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fenouillet; Alet. M. denticulata Willd. — Perpignan, Narbonne, la Rouquette, Trèbes, Carcassonne, Serviès en Val. M. lappacea Lamk.— Iles de l’Aute et de Sainte-Lucie, en- virons de Narbonne, Pech de l’Agnel, Boutenac; Durban, Tu- chan ; Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fenouillet. Var. tricycla GG.—- Montfort près de l'étang de Bages, Narbonne, la Rouquette. M. nigra Willd.— Ile de Sainte-Lucie, la Rouquetté, Levret- tes, Narbonne, Peck de l’Agnel, Boutenac, Serviès en Val. M. ciliaris Willd. — Craboules, la Rouquette, Narbonne, Carcassonne. M. maculata Willd. — La Clape, Œil-Doux, Narbonne, Pa- dern, Limoux, etc. M. minima Lamk.— Salses, Leucate, îles de l’Aute et de Sainte-Lucie, Gruissan, la Clape, Taraillan, Ricardelle, Nar- bonne, Levrettes, Aric, Moux, Serviès en Val, Talairan; Milo- bre de Bouisse ; Fontjoncouse, pinède de Durban, Tuchan, Vin- grau, Casas de Peña, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul, Vivier, Molitg. M. mollissima Spreng. — Sidrières de Leucate et de Fitou, Leucate, iles de l’Aute, de Pujol, de Sainte-Lucie, Pech de l'Agnel, Aric, Carcassonne. M. marina L.— Iles de l’étang de Leucate, plage de Leucate, Sainte-Lucie, plages de la Clape, Saint-Pierre, Cap de Pla, Ven- dres ; Canet. M. littoralis Rhode. — Les iles des étangs et toutes les plages de Perpignan jusqu’à Vendres; les garrigues ; Salses, Fitou, Tuchan. Var. brevisela. — Sidrière de Leucate, la Clape. M. Braunii GG.— Casas de Peña; Leucate, Fitou, sidrière de Fitou, iles de l’Orteil, de Sainte-Lucie, les plages de la Clape. [ Plage de Canet près de Perpignan (0. Debx.) ]. M. Gerardi Auct. -— Salses, Leucate, sidrière de Fitou, île des Oullous, Gruissan, Saint-Martin, la Clape, Narbonne, Le- vrettes, Pech de l’Agnel, Montredon, Boutenac, Aric, Lagrasse, Serviès en Val [ et les localités citées pour les plantes suivan- tes démembrées du M. Gerardi Auct. | M. Timeroyi Jord., Cat. Dijon, 1848, p. 29; Arch. F1. Fr. et AI., p. 316. — Le Tauch, gorges du Nid-du-Loup. M. depressa Jord., loc. cit. — Sidrière de Fitou, Pech de l'Agnel, Trèbes ; Cassagnes, Caramany, Saint-Paul de Fe- nouillet, Rabouillet. M. germana Jord., Arch. F1. Fr. et AIl., p. 316 ; M. agrestis Ten. ex p.— Leucate, Pech de l’Agnel, Levrettes, Lagrasse, 206 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES PAPILLONACÉES 207 Durban, Casas de Peña, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fenouillet ; environs de Perpignan. M. morisiana Jord., Pug., p. 53; Arch. FI. Fr. et AIl. 316. — Leucate, Gléon. M. cinerascens Jord., Arch. F1. Fr. et All, p. 316. — Leu- cate, Fitou, Boutenac. M. tribuloidea Lamk. — Perpignan, Salses, Fitou, Leucate, Sidrière de Fitou, îles de l’Aute, des Oullous, Gruissan, la Clape, Pastouret, Levrettes, Narbonne, Pech de l’Agnel, Boute- nac, Serviès en Val, Gléon. M. murex Willd. — Perpignan, Salses, Fitou, sidrière de Leucate, Narbonne, Levrettes, Pech de l’Agnel, Montredon ; Serviès en Val, Donneuve; le Tauch, Nid-du-Loup, Tuchan, Vingrau, Casas de Peña, M. truncatulata Gœrtn.— Ile de Sainte-Lucie, Crabit. Entre Carcassonne et Narbonne (DC., GG.). M. turbinata Willd. — Serviès en Val, la Bédosse (adven- tice). — [ Les collines à Baixas (M. Le Grand) et à Perpignan (O0. Debx.)]. M. oliveformis Guss. — Serviès en Val (adv.). M. muricata Benth. — Leucate, Durban (adv.). M. sphærocarpa Bertol. — Serviès en Val, Donneuve, la Bé- dosse (adv.). TRIGONELLA T. fœnum-græcum L. — Narbonne, Levrettes, Jonquières, Lespignan. T. gladiata Stev. — Casas de Peña, sidrières de Leucate et de Fitou, la Clape, Cap de Pla, Pech de l’Agnel, Montredon. T. monspeliaca L. — Perpignan, Salses, Font Estramer, Leucate, sidrière de Fitou, Ile de l’Orteil, Narbonne, Bouqui- gnan, Levrettes, Pech de l’Agnel, Montredon, Boutenac, Mont- laur, Talairan , Sournia. T. hybrida Pourr., Medicago Pourreti Noul. — Aric, Borde- rouge, vallée de la Gouteille, Saint-Hilaire, bois de Crausse, montagne de la Camp, Taurize, Serviès en Val; Fondondy, signal Saint-Michel, Falconnière, Viviès, Arques, Rennes, Camps, Bétouse ; Félines, gorges du Libre, vallon de la Matte, Lanet, pont de l’Orbieu ; Massac, Milobre, combe de Lassalle, l’Ormemort; Palairac, le Tauch, pech de Fraisse, Padern ; +7 208 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES Saint-Antoine de Galamus, pont de la Fou; col de Saint-Louis, forêts des Fanges et d’Aiguesbonnes, Puylaurens, Belvianes, Pierrelisse, Estable. MELILOTUS M. sulcata Desf. — Leucate, iles de l'étang de Leucate, si- drière de Fitou, îles de Pujol et de l’Aute, la Clape, Narbonne, Levrettes, Talairan; Couiza ; Fontjoncouse, Saint-Victor, Dur- ban, Padern ; Sournia, vallée de la Désix. M. elegans Salzm.— Sidrières de Leucate et de Fitou, ile de l’Orteil. M. parviflora Desf, — Leucate, sidrière de Fitou, îles des Oullous, de l’Aute, la Clape, Saint-Pierre, la Rouquette, bords de la Robine, Narbonne, Levrettes, Saint-Victor, Fontjoncouse ; Saint-Antoine de Galamus, pont de la Fou, Perpignan. M. neapolitana Ten.— Perpignan, îles de l’étang de Leucate, euvirons de Narbonne ; Millas, Prats, Sournia, Esquino d’Aze. M. officinalis Lamk.— Narbonne, Carcassonne. M. alba Lamk.— Plage de la Vieille-Nouvelle, bords de la Robine, Saint-Crescent, Levrettes, Narbonne, Prats, de Millas à Perpignan. M. macrorhiza Pers. — Craboules, Narbonne, Fontfroide, Servies en Val, Carcassonne. TRIFOLIUM T. stellatum L. — Perpignan, Salses, Leucate, La Nouvelle, ile de Pujol, Gruissan, Saint-Martin, la Clape, Narbonne, Le- vrettes, Pech de l’Agnel, Montredon, Boutenac, Aric, Lagrasse, Talairan, Moux, la Cité de Carcassonne; Alet, Arques, Bouisse, Mouthoumet; Gléon, col d’Estrem, Durban, Palairac; Massac, Milobre, Pierrepertuse, Saint-Paul de Fenouillet, pont de la Fou, Fort-Réal; Salvezines. T. intermedium Guss. — La Bédosse (adventice). T. angustifolium L.— Leucate, la Clape, Œil-Doux, Nar- bonne, Fontlaurier, Levrettes, Pech de l’Agnel, Boutenac, Aric ; Villeneuve, pont de la Ricardo ; Alet, vallée de Véraza; Massac, Saint-Antoine de Galamus, Ansignan, Vivier, Prats; Vingrau, Perpignan, Millas, Molitg. T. incarnatum L. — Cultivé, subspontané ou naturalisé càet là: Narbonne, Montlaur, Massac, Milobre, Pierrepertuse, etc. PAPILLONACÉES 209 T. Molinieri Balb. — Aric, bois de Crausse, Félinés, vallon de la Matte, Laroque de Fa. T. rubens L. — Alet ; Massac, Vivier, bois de Prats, Sournia, pla de Mousquère ; Belvianes, forêts des Fanges et de Bouche- ville, Montfort. T', hirtum All, — Environs de Narbonne, le Quatourze; vallon de Saint-Pancrace, Massac, Tuchan, Saint-Antoine de Galamus, Felluns, Sournia, Pézilla, Trévillach, Cassagnes, Caramany, Ca- ladroi, Millas. af T. Cherleri L. — Leucate, Montfort au nord-est de l'étang de Bages, Fontlaurier, Aussières, Boutenac; du pont de la Fou à Saint-Martin, Sournia, pont de Roquebert, Perpignan. T. medium L. — Forêts de Boucheviile et de Carcanet. T. pratense L. — CC.ile des Oullous, Narbonne; Félines, vallon de la Matte ; Albas, Massac, combe de Lassalle; serre de Bec, forêt des Fanges, de Gesse, roc Lafage, col de Filhol. T. ochroleucum L.— Environs de Narbonne, Fontfroide ; bois de Bouisse, Milobre de Massac, combe de Lassalle, Orme- mort, col de Cédeillan, Pierrepertuse, Sournia, pla de Mous- quére, Esquino d’Aze; Alet, Rennes, Sougraigne, Bugarach ; Estable, Caunil ; forêts des Fanges, de Boucheville, de Navarre, de Gesse, col de Filhol. T. leucanthum M. Bieb. — Laroque de Fa. T. maritimum Huds.— Iles de Leucate et de Sainte-Lucie, la Nouvelle, la Clape, Boëde, Craboules, la Rouquette, Narbonne, Perpignan, Lagrasse, Montlaur, Serviès en Val, la Bédosse, Mouthoumet, Laroque de Fa. T. panormitanum Pres]. — Donneuve (adventice). T. lappaceum L. — Ile des Oullous, Narbonne, la Bédosse. T. rubellum Jord., Pug. p. 57; Bor. FI. du Cent. Ed. II, p. 154. — Tiges dressées, rougeàtres, de 6 à 20 centim.,à rameaux gréles, souvent étalés, glabres ou munis de quelques poils, épars ; folioles glabrescentes, linéaires-oblongues, nerviées en dessous ; épis petits, solitaires, ovales-cylindriques ; calices pédicellés recouverts de poils apprimés à divisions sétacées, rougeâtres, brièvement hispides ciliées ; corolle rosée à éten- dard oblong, denté au sommet, égalant presque le calice ; ailes étalées, un peu obtuses, plus courtes que l’étendard ; stipules sou- dées, ovales, subulées au sommet. — Alet, signal Saint-Michel. T. arvense L. — Ile de Leucate, Narbonne, Saint-Crescent, Rev. S. fr b, (1 septembre 1892) 14 210 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES Fontfroide, Albas ; bois de Bouisse ; Alet, Rennes, Sougraigne : Saint-Martin, Vivier, Sournia, pla de Mousquere, Millas ; Salve- zines. [T. agrestinum Jord. in Bor., F1. du Cent., p. 153; O. Debx., Rech. fl. Pyr.-Or., fase. I, p. 42; T. arvense L. et Auct. gall. ex parte. — ‘Tliges souvent rameuses dès la base, à rameaux allongés-dressés, un peu étalés; folioles linéaires-oblongues, étroites, denticulées, non rétrécies au sommet; épis oblongs- cylindriques, velus-soyeux ; calices très velus, à tube un peu retréci dans le bas, deux fois plus courts que les dents, celles-ci plumeuses, dépassant la corolle. — Sables et graviers de la Têt, à Saint-Estève, près de Perpignan. T. littorale Jord. in Bor. loc. cit., p. 153 ; O. Debx. loc. cit., p. 42; T. arvense var. perpusillum D.C.; Lloyd, F1. de l'Ouest, etc. — Tiges naines de 4 à 6 centim., très velues, à rameaux courts étalés-divariqués ; folioles obovales-obtuses, les supé- rieures obovales-oblongues;, mucronulées, stipules aristées ; épis peu nombreux ovales ou ovales-cylindriques, velus-soyeux ; dents du calice aussi longues que la corolle, celle-ci blanc rosé.— Com. sur les sables maritimes à Canet près de Perpignan, à l'embouchure de la Têt (0. Debx.) |. T. phleoideum Pourr. — La Bédosse (adventice). T. lagopus Pourr.— Sournia, Rabouillet. [ Com. à Perpi- gnan, sur les deux rives de la Têt. (O0. D.) |. T. striatum L. — Sidrière de Leucate, Pech de l’Agnel, Albas, Lagrasse. T. scabrum L. — Salses, Leucate, sidrière de Leucate, Sainte-Lucie, Narbonne, Levrettes, Pech de l’Agnel, Aric, Floure, Trèbes, la Bédosse ; Fontjoncouse ; de Bouisse au Milo- bre, Saint-Paul de Fenouillet, Vivier. T. subterraneum L. — Environs de Narbonne, Fontlaurier, Grangeneuve, Montredon, Boutenac, Aussières; Alet, Fondondy, Massac, col de Luz. [C. à Perpignan (0. D.) |. T. fragiferum L. — Environs de Perpignan, Narbonne, Le- vrettes ; Alet, etc. T. resupinatum L.— Perpignan, Narbonne, Pech de l’Agnel, Fontfroide, Boutenac, la Bédosse. T. Clusii GG. — La Bédosse. T. tomentosum L. — Sainte-Lucie, la Clape, Narbonne, Bou- 1 4 PAPILLONACEES 511 tenac; Villeneuve, pont de la Ricardo; Pierrepertuse, Saint- Paul de Fenouillet ; env. de Perpignan. T. spumosum L.— La Bedosse (adv.). T. glomeratum L.— Perpignan, Narbonne, Grangeneuve, Saint-Crescent, Levrettes, Aussières, Fontfroide, Donneuve ; Durban ; Fort-Réal ; Massac, Saint-Paul de Fenouillet. T. suffocatum L. — Sainte-Lucie, Aussières, Fontlaurier, Coumbo de Ferro, Boutenac. [ Les pelouses sablonneuses sur les deux rives de la Têt à Perpignan. (A. War. et O. Debx.)]. T. levigatum Desf. — Laroque de Fa, Sournia, route de Prades. T. montanum L. — Bouisse, Milobre de Bouisse, Milobre de Massac, Matefagine ; Rennes, Bugarach, les Violes, les Roubis ; forêts des Fanges, de Boucheville et de Navarre, Estable. . balbisianum DC. — Milobre de Massac, Estable. . Endressi Gay. — Gincla, Montfort, forêt des Fanges. . alpinum L. — Madrès. . glareosum Schleich. — Auriac, Mouthoumet à la Camp. . repens L.— CC. Ile des Oullous, la Clape, Ricardelle, Narbonne, Pech de l’Agnel, Talairan, Taurize, Maironnes ; Pier- repertuse; Montfort, forêts de Boucheville et de Gesse, cabane des Aigales, col de Filhol. T. isthmocarpum Brot. — La Bédosse (adventice). T. nigrescens Viv. — Plage de Leucate, Boutenac, Aric, la Bédosse, l'Ormemort, Sournia en montant au col de l’Espinasse. [ Sables et graviers de la Têt à Perpignan (0. D.). ]. T. micranthum Viv.— Bois de Crausse; Sournia, pla de Mousquère. | T. procumbens L. — Saint-Martin, la Clape, Taraïillan, Nar- bonne, Aric ; de Bouisse au Milobre ; pinède de Durban, Palai- rac; Bétouse de Camps, Bugarach, forêt des Fanges ; Saint- Martin, Vivier. T. patens Schreb. — Arques. T. agrarium L. — Leucate, la Clape, Taraillan, Ricardelle, Narbonne, Levrettes, Boutenac, Gléon, col d'Estrem, Villeneuve, pont de la Ricardo, pinède de Durban; Saint-Paul de Fenouillet ; Limoux, Rennes, forêt de Navarre. T. badium Schreb. — Madrès. ac El M Car mRLgr 212 TIMBAIL. — FLORULE DES CORBIÈRES DORYCNIUM D. sufifruticosum Vill. — CC. Iles des Oullous, de l'Aute et de Sainte-Lucie, Gruissan, la Clape, Céleiran, Narbonne, Le- vrettes, Pech de l’Agnel, Boutenac, Arix, Moux, Trèbes, Rou- geat, Saint-Victor, Fontjoncouse; Massac, Rouffiac; Laroque de Fa, Bouisse, Camps, Rennes, Couiza, col de Campèrié, col de Saint-Louis, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fenouil- let, Sournia. D. decumbens Jord. Obs. pl. de Fr. frag. IT, p. 60. — Plage de Leucate. D. gracile Jord. loc. cit., p. 77. — Treilles, Salses, Fitou, ile de l’Aute, la Clape, Eldepal, Narbonne, Aric, Verzeille ; Lagrasse, Félines, vallon de la Matte ; pinède de Durban, Tuchan; Milobre de Massac, Bétouse de Camps, Arques, Alet: Millas, Fort-Réal, Sournia, Esquino d’Aze. [Prairies du littoral à Canet (0. D.)] D. elongatum Jord. et Fourr., Brev. 2, 21. — Tiges dressées à rameaux raides, allongés cendrés-incanescents ; folioles étroi- tes, linéaires, en coin à la base, aiguës, au sommet, cendrées ; capitules de 8-15 fleurs longuement pédonculés; calices à dents lancéolées ; floraison plus tardive que dans les formes suivantes. — Ile de Sainte-Lucie [Collines voisines de Narbonne (MM. Jord. et Fourr.)| D. implexum Jord. et Fourr., 1. c., p. 21. — Tiges peu éle- vées, très rameuses, à rameaux diffus entrelacés flexueux, plus ou moins étalés; folioles linéaires-oblongues aiguës, allongees, cendrées ; capitules de 6-12 fleurs, brièvement pédonculés ; calices à dents ovales-lancéolées ; floraison précoce. — Route du pont de la Fou à Saint-Martin. D. dumulosum Jord. et Fourr., 1. €., 22. — Tige principale dressée, peu élevée (30 à 60 centim.) très rameuse dans sa moi- tié supérieure, à rameaux denses, serrés, entrelacés et étalés. — Lieux secs et sabonneux à Tarérach, collines de la Têt de Saint-Estève à Millas (0. D.). D. collinum Jord. et Fourr., 1. c., 23. — Tiges frutescentes, peu élevées, droites, très rameuses dès la base, d’un vert cen- dré ; rameaux denses, les plus jeunes étalés-dressés, les adultes raides et dressés. — Fort-Réal. [D. stenocladum Jord. et Four. loc. cit., p. 23; O. Debx. Rech. fi. Pyr.-Or. IL, p. 171. — Tiges dressées, rameuses au PAPILLONACÉES ; 213 sommet, à rameaux grèles, flexueux, étalés, souvent allongés, formant un buisson dense et peu élevé; folioles rapprochées, courtes, étroites, linéaires, cunéiformes, aiguës et recouvertes d’un duvet épais, éendré-incanescent ; capitules de 8-10 fleurs brièvement pédonculés ; calices à dents lancéolées, plus cour- tes que le tube. — Les rochers calcaires entre la Font Estramer de Saises et la limite du département de l'Aude. (0. D.) Espèce voisine du 2. collinum dont elle diffère par ses ra- meaux grêles flexueux-allongés, par ses feuiles plus petites, son fruit subglobuleux, son port plus dense, etc. D. humile Jord. et Fourr. loc. cit., p. 24; O. Debx. loc. cit. fase. I, p. 45. — Tiges menues, grèles, courtes (de 15 à 26 cen- tim.), simples ou à peire rameuses à la base, dressées ; rameaux courts, flexueux-dressés. — Graviers de la Tèt à Perpignan. (0. Debx.)| BONJEANIA B. recta Rchb. — Perpignan, Salses, bords de la Robine, Craboules, Narbonne ; Alet, vallée de Véraza. B. hirsuta Rchb. — Perpignan, Salses, Leucate, ile de l’Aute, de Sainte-Lucie, Gruissan, la Clape, Saint-Pierre, environs de Narbonne, Levrettes, Boutenac. Aric, Moux, Villetritouls, Ser- viès en Val, Maironnes ; Alet, signal Saint-Michel, Véraza, Ren- nes, Camps, Massac, col de Cedeillan, Saint-Paul de Fenouillet, Sournia, Caramany, etc. LOTUS L. hispidus Desf, — Iles de l’Aute et de.Leucate, Saint-Victor. L. decumbens Poir. — Salses, iles de l'étang de Leucate, sidrière de Fitou, ile du Soulier et de Sainte-Lucie. L, corniculatus L. — CCC. Narbonne, Albas, Aric, Monze, Verzeille, Maironnes, Lagrasse, Talairan, Bouisse, Félines, val- lon de la Matte, Massac; Alet, Rennes, Bugarach, Campeau, Linas ; Trévillach, Sournia, pla de Mousquère, Molitg ; forèt de Boucheville ; Estable, serre d’'Escales, Roquefort, le Bousquet, Madrès. L. Delorti Timb.; Jord. Pug., p. 58. — Se distingue du Z. cor- niculatus par la villosite de toute la plante, par ses corolles plus grandes, d’un jaune plus intense; l'etendard dépasse plus lon- guement le calice, les ailes ne sont pas tronquées dans lé haut ; 21% TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES les graines sont presque deux fois plus grandes ; le pétiole est plus court, les folioles plus petites, les tiges plus grêles, très flexueuses. — La Clape. Œil-Doux, Talairan, Pech Redon, Com- bemale, les Monges, Ricardelle. environs de Narbonne, Pech de l’Agnel, Montredon. L. symmetricus Jord., Pug., 59. — Fleurs plus petites et plus pâles que celles du ZL. Delorti; graines plus petites ; pédon- cules fructifères étalés symétriquement ; tiges très rameuses, réfléchies ; pubescence abondante, plus courte. Il se distingue du Z. corniculatus par ses pédoncules paucifiores, plus étalés; par ses fleurs plus petites, ne changeant presque pas de couleur à la dessiccation, à étendard plus large et lplus arrondi, à ailes couvrant la carène ; par ses graines plus grosses ; les pétioles sont plus larges et très courts, les folioles beaucoup plus peti- tes, les tiges plus grèles, diffuses. — Fontfroide, forêt de Bou- cheville. L. pilosus Jord. Pug., 60. — Plante à villosité plus longue et plus lâche que les précédentes; tiges rameuses à la base, ascendantes ; feuilles à pétioles beaucoup plus courts, à folioles plus étroites et plus aiguës ; dents du calice non appliquées sur la corolle à l’anthèse, un peu étalées; fleurs très peu nombreu- ses ; étendard plus large que long, à peine aussi large que les ailes ; graines grosses, ovoides, comprimées. — Aric, Albas, Villeneuve, Durban, Tuchan, le Tauch, pech de Fraisse; bois de Fourques, Félines, vallon de la Matte; Montgaillard, Mas- suc, combe de Lasalle, col de Luz; Bétouse de Camps ; Saint- Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fenouillet, Cassagnes ; du pont de la Fou à Saint-Martin, Vivier, Prats, Sournia, pla de Mousquèere. L. crassifolius Pers., Syn., 2, 354. — Tiges couchées, éta- lées ; feuilles un peu épaisses, charnues, glauques, ciliées sur les bords ainsi que le calice. — Salses, Font Estramer. L. uliginosus Schkuhr. — Boutenac ; Alet, fontaine de Mont- pulas; du pont de la Fou à Saint-Martin; Sournia; forêt de Gesse, cabane des Aïgales. L. villosus Thuill., F1. par., 387. — Montirat, bords du ruis- seau de Bazalac. L. tenuis Kit. — Sidrières de Fitou et de Leucate, ile de Sainte-Lucie ; Alet, Couiza, Sougraigne. PAPILLONACÉES 215 TETRAGONOLOBUS T. siliquosus Roth. — Narbonne, Montlaur, Montgrand, la Venne, Verzeille, Serviès en Val; Montgaillard; pont de la Fou; Gincla. B #narilimus DC. - Salses, les plages, sidrière de Fitou, la Clape, Montolieu, Craboules. [Plage de Canet, près de Perpignan (O. D.)] ASTRAGALUS A. pentaglottis L. — Environs de Narbonne, Levrettes, Jon- quières ; Cascastel (GG.). A. stella Gouan. — Ile de Sainte-Lucie (M. l’abbé C. Pons) ; Jonquières, Moux, Aric près des fours à chaux. A. sesameus L. — Casas de Peña, dans les garrigues près de la Chapelle; Grangeneuve, Grangebasse, Pas-du-Loup, Nar- bonne. Cascastel (GG). A.hamosus L. — Perpignan, Leucate, sidrière de Fitou, ile de la Planasse, environs de Narbonne, Levrettes, Pech de l’Agnel, Boutenac. [ A. cicer L. ; O Debx, Rech. fl. Pyr.Or. If,p. 173; À. vesica- rius Lamk. Dans son Z{inéraire de quelques vallées des Pyrénees-Orien- lales, inséré dans le VIe bull. de l4 Soc. agr. et scient. des Pyr.- Or., p. 180 (1845), le Dr L. Companyo a signalé la présence de l’A.cicer dans les prairies et sur les pentes arides de Bouche- ville où cette espèce serait commune. Cette plante ne figure pas cependant dans la flore locale du même auteur qui fut publiée en 1864. L’A.cicer a été retrouve en 1878 par le Dr A. Warion près du Soler dans les champs cultivés qui bordent la route de Perpignan à Prades. Cette espèce se reconnait facilement à ses fleurs d’un jaune pale, dressées et disposées en grappes ovales, serrées, à son ca- lice tubuleux muni de poils noirs appliqués et à tube non vési- culeux, à ses gousses de 10-15 millim., imbriquées, sessiles, contractées en un rostre sillonné-subulé, noircissant à la matu- rité et ovoides-vésiculeuses, à ses graines, jaunes luisantes, re- niformes-suborbiculaires, à ses tiges flexueuses, subglabres et à souche vivace (0. Debx.). A. glycyphyllos L. — Milobre de Bouisse, font de Razouls ; 216 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES serre de Bec, Estable; forêts de Boucheville, des Fanges et de Gesse. A. narbonensis Gouan. — Levrettes, Fresquet, Pech-Moun- giou, Pas-du-Loup, Grangebasse. A. glaux L. — Villedaigne (Dr Bras), Levrettes (de Martrins); Pas-du-Loup, Pech de l’Agnel (M. Maugeret). A. monspessulanus L. — CC. Iles de l’Aute, de Pujol, Gruis- san, la Clape, Saint-Pierre, Pech Redon, Narbonne, Levrettes, Fresquet, Pech de l’Agnel, Boutenac, Aric, Férals, Moux, Monze, Comigne, Capendu, Floure, Trèbes, Rougeat, vallée de la Lau- quette, Caunettes, Serviès en Val, Bordeneuve, Lagrasse ; Durban, le Tauch, pech de Fraisse ; Félines, vallon de la Matte, Termes, Bouisse, vallon de Saint-Pancrace, Mouthoumet, Mi- lobre de Massac, col de Luz, Camps, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fenouillet, pont de la Fou, Sournia, Esquino d’Aze, Rabouillet ; Coufoulens, Limoux, Alet, Quillan, Estable, forêt de Gesse au roc Lafage, etc. A.incanus L. — Crabit, Levrettes, Montredon, Villedaigne, Pech de l’Agnel; pont de la Fou. A. tragacanthus L. — La Nouvelle, ile de Sainte-Lucie. COLUTEA C. arborescens L. — Pech de l’Agnel, Fontfroide, Boutenac, Aric, Maironnes, Villeneuve, Durban, Milobre de Massac, Saint- Antoine de Galamus, Ansignan, Vivier, Prats, Sournia, Gincla, Montfort ; forèts de Gesse et de Navarre. ROBINIA R. pseudo-acacia L. — Cultivé et naturalise dans toute la région. GALEGA G. officinalis L. — Cult. et subsp. PSORALEA P. bituminosa L. — CCC. Perpignan, Rivesaltes, Salses, Leu- cate, iles des étangs, Gruissan, la Clape, Narbonne, Levrettes, Montredon, Boutenac, Moux, Trèbes, Palaja, Verzeille, Serviès, Lagrasse, Talairan, Durban, Félines, Laroque de Fa, Monthou- met, pont de l'Orbieu, Auriac, Arques, Limoux, Alet, Fondondy, PAPILLONACÉES 217 Couiza, Rennes, Bétouse de Camps, Milobre de Massac, Orme- mort, Palairac, Tuchan, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul, pont de la Fou, Vivier, Prats, Sournia, Caudiès, Gincla, forges de Roquefort. P. plumosa Rchb. — Sidrière de Leucate, iles de l'étang de Leucate, la Clape; Alet ? Sournia. VICIA V.sativa L. — Subspontané ou naturalisé, Narbonne, bords de la Robine, Pech de l’Agnel, Quillanet, Monze, Verzeille, Alet. V.macrocarpa Moris ; V.morisiana Jord.— Plante plus ro- buste que. le V. satira, à fleurs moitié plus grandes, à fruit brun à la maturité, large de 12 mill.; graines rousses, égalant presque la grosseur d’un pois ordinaire. — La Beédosse. V. cordata Wuld. — Facile à distinguer à ses folioles profon- dément échancrées et comme bilobées. — La Clape, Boëde, La- grasse. V. ForsteriJord.in Bor., FI. centre, 172.— Aric, Riquy, Trèbes, Talairan, Saint- Victor. V. torulosa Jord. in Bor., F1. c. 173. — Pinède de Durban, le Tauch. V. angustifolia Roth. — Leucate, sidrière de Fitou, bords de la Robine, Narbonne, Quillanet, Pech de l’Agnel, Fontfroide, Ta- lairan, Fontjoncouse, gorges de Palairac ; Arques, bois de Bouis- se, Pierrepertuse, pont de la Fou. V. segetalis Thuill. — Environs de Narbonne ; Millas, Fort- Réal. V. Bobarti Forst. Trans. Soc. Lin. 16, p. 439; V. angus- lifolia var. Bobarli Koch. — [Tiges grèles, dressées, grim- pantes, de 40-50 centim.; folioles toutes longuement linéai- res-aiguës, mucronées, entières ; gousse cylindrique, de 30-40 millim. brune, pubescente, devenant glabre à la maturité; grai- nes globuleuses, d’un beau noir; corolle d’un rouge vif (0. D.)] — Le Tauch. [V. cuneata Guss. Prod. II, p. 428 ; G. G. FI. de Fr. I, p. 459. — Tiges nombreuses, couchées ou diffuses, annuelles ; feuilles à 3-5 paires de folioles obovées ou linéaires-cunéiformes, échan- crées-bilobées ; stibnles dentées ordinairement maculées, semi- sagittées ; fleurs solitaires, à pédicelle très court ; calice presque olabre, à dents égales, linéraires ; style allongé ; gousses étalées 218 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES d’un vert jaunàtre à la maturité, glabres ; graines noires, lisses, globuleuses comprimées (GG.) — Molitg (M. Gautier) (0. D).] V. lathyroidea L. — Ile de Sainte-Lucie, Fontlaurier, Aus- sières, Fontfroide, Villeneuve. V. amphicarpa Dorth. — Casas de Peña, Salses, sidriere de Fitou, la Clape, Pech Redon, le Rec, Cap de Pla, Narbonne, Le- vrettes, Pech de l’Agnel, Boutenac. V. peregrina L. — La Clape, Saint-Pierre, Œil-Doux, Le- vrettes, Saint-Joannès, Pech de l’Agnel, Monlaur, la Bédosse. V. lutea L. — Perpignan, le Barcarés, Saint-Laurent de la Salanque, Narbonne, Boutenac, la Bédosse; Vivier, Sournia, Esquino d’Aze, Moligt. V. hirta Balb. — Limoux, Alet, Perpignan. V. hybrida L. — Bords de la Robine, Narbonne, Levrettes, Pech de l’Agnel, Boutenac, Carcassonne ; Albas; forêt de Bou- cheville, Montfort. V. narbonensis L. — Donos. V. bithynica L. — Saint-Laurent de la Salanque, le Barcarés ; Tuchan, Durban; Talairan, la Dévèse de Félines, Laroque de Fa. V. sepium L. — Talairan, col de Catinas, Taurize, bois de Crausse, Fondondy, bois de Bouisse, Massac, lOrmemort, Pierrepertuse, Camps, Bugarach ; forêt des Fanges, co] d'Aigues- bonnes, Madres. & montana Koch. — Montagne de la Camp, Milobre de Massac, serre de Bec, forêts des Fanges et de Gesse. V. pannonica Jacq.— Fontfroide. V. onobrychioidea L. — Casas de Peña, la Clape, Cap de Pla, Pech de l’Agnel, Aussières, Albas, bois de Fourques, ber- gerie de Lacamp, Félines au Mal-Pas, le Tauch, Nid-du-Loup, Ségure, Tuchan, Vivier, Prats, Sournia ; le Bousquet. V. orobus L. — Milobre de Massac, Bugarach, fontaine de Cu- gurou, Linas, forèts des Fanges et de Boucheville, Estable. CRACCA C. major Franken. ; GG.; V. cracca L. — Sainte-Lucie, envi- rons de Narbonne; Saint-Hilaire, vallon de Saint-Pancrace, Bouisse. [ Var. argentea Coss. et Germ. F1. Par. 141; V. Gerardi DC. FI. fr. IV, p. 591 non Vill. nec Koch, nec GG.— Plante pubescente, PAPILLONACÉES 219 ou velue-soyeuse,blanche, argentée; fleurs en grappes variables, bleues, rarement blanches. — Les prairies maritimes à Canet, à l'embouchure de la Têt. F1. du 4er au 15 juillet. (O0. Debx) ]. C. Gerardi GG. — Alet, signal Saint-Michel, Milobre de Bouisse, Milobre de Massac, l'Ormemort, Rouffiae, col de Ca- neille; Bétouse de Camps; col de l’Espinasse, forêts de Bouche- ville, des Fapges, de Gesse, Estable, gorges de Pierrelisse. C. tenuifolia GG. — Bois de Crausse, la Bédosse, Serviès en Val; Alet, bois de Bouisse; Fontjoncouse, Palairac, le Taucb, Pierreperluse; Sournia, Esquino d’Aze. C. varia GG. — Donos; Montjoi, Bouisse, Betouse de Camps; Salvezines, Auxières. [C. villosa GG. — Salses, entre Font-Dame et Font-Estramer ; (M. Gautier. Soc. bot. de Fr., 1888, p. c (0. D.)] [Cracca timbaliana O. Debeaux. Excurs. botan. à Saint- Paul de Fenouillet, in 24° Bull. de la Soc. agr. et scient. des Pyr.-Orient. (1880) et p. 26 du tir. à part; C. plumosa Timbal, in Bull. Soc. scienc. phys. et nat. de Toulouse, IIT, p. 143 (1887) non de Mart.-Donos ; Ticia cracca L. var. B Lapeyr. Hist. abr. pl. Pyr. I, p. 418 (O0. D.). — Les prairies de Montfort sur les rives de la Boulzanne, forêt de Salvanaire ; le Barcarès. [ Il existait déjà, bien avant la publication du C. plumosa par M. Timbal, une autre plante appartenant au groupe des Cracca et décrite par de Martrins-Donos en 1864, dans sa flore du Tarn, sous le nom de Vicia plumosa (V. raria Host var. plumosa Mart.-Don., in Plantes critiques du Tarn, p.20). La priorité de cette dénomination étant acquise à la plante du Tarn, le nom de C. plumosa imposé plus tard à une autre espèce des Corbières, fait double emploi, et il était nécessaire, pour éviter toute con- fusion entre ces deux plantes, de désigner à l’avenir cette der- nière par une nouvelle appellation, « C. {émbaliana >» qui n’aura d'autre mérite que de perpétuer la mémoire de l’éminent bota- niste qui en à fait la découverte, le premier, dans la région des Corbières. [Le C.limbaliana est caractérisé par ses tiges de 40 à 50 cen- tim., striées, anguleuses, couchées d'abord, puis se redressant en se fixant par ses vrilles aux plantes voisines ; par ses feuilles inférieures ovales-elliptiques, obtuses, mucronées; les supé- rieures étroites, linéaires, cuspidées, pubescentes-hérissées, TATES 220 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES d’un vert jaunâtre ; par ses fleurs d’un bleu pourpré au nombre de 20-30 s’épanouissant de bas en haut, en grappes unilatérales, serrées, arquées-décombantes, plus longues que les feuilles et plumeuses avant l’anthèse ; par ses calices à tube oblique, gib- beux à la base, à dents courtes subulées, couvertes de longs poils étalés ; par ses corolles à étendard égalant les ailes et à limbe dressé aussi long que l'onglet. | I se distingue du C. n4jor GG. var. ncana Thuill. par sa crappe plumeuse et par sa teinte jaune verdâtre, bien différente de l’aspect blanc argenté que présentent certaines formes du C. varia (Timb.). [ De Martrin-Donos dit dans sa Flore du Tarn, p. 179, que son Cracca plumosa a les fleurs d’un bleu pâle s'ouvrant successi- vement de bas en haut, en grappes courtes, serrées, plumeuses au sommet et à limbe deux fois plus court que l'onglet. Il indique les moissons pour son habitat. Ces derniers carac- tères séparent entièrement la plante du Tarn de celle des Corbières (O0. Debx. loc. cit.)]. C. Bertoloni GG.; [O. Debx. Rech. fl. Pyr.-Or. I. p. 45. — Plante bien distincte dé toutes les espèces du groupe du C. #il- losa, par ses fleurs, d’abord dressées, disposées en grappes là- ches, rhomboïdales, non plumeuses, par son calice à tube bossu à la base, par son étendard plus long que les ailes, à limbe une fois plus court que l'onglet, par ses gousses glabres, fauves à la maturité, ses graines petites, globuleuses, noires, à hile égalant le huitième de la circonférence de la graine (G. G.)]. — Sidrière de Fitou. C. atropurpurea GG. — Perpignan, la Robine, Pech de l’'A- gnel, la Bédosse. [C. calcarata GG. [O. Debx. Rech. fl. Pyr.-Or. IT, p. 174] Tiges couchées ou ascendantes, anguleuses, rameuses, de 30- 50 centim.; feuilles cirrifères, à vrilles rameuses; folioles à 5-8 paires, oblongues-linéaires, obtuses, mucronulées ; stipules petites, semi-sagittées; pédoncules plus courts que la feuille portant 4-5 fleurs; celles-ci petites, d’un blanc pâle ou bleuà - tres; calices à dents inégales ; corolle étroite, trois fois plus longue que le calice; gousses penchées, linéaires, comprimées, elabres, bosselées sur les faces, brunes à la maturité; graines subglobuleuses, d’un brun foncé (0. D.}. — Route de Salses à PAPILLONACÉES 291 Fitou (M. G. Gautier, in Bull. Soc. bot. Fr., 1888, p. c.)(0. D.)] C. minor Riv. — Fort-Réal, Narbonne, Villeneuve, Tuchan, Pierrepertuse, Alet, le Bousquet, Montfort. C. monantha GG. — Perpignan, Laroque de Fa. ERVUM E. tetraspermum L. — Périllou, Leucate, sidrière de Leu- cate, ile de Pujol, Narbonne, Fontjoncouse, pont de la Ricardo ; Lagrasse, vallée de la Lauquette, Alet, signal Saint-Michel, Fon- dondy, bois de Bouisse, Mouthoumet, pont de l'Orbieu, Félines, bois de Fenouillères ; Rennes, Bugarach; Vivier. E. gracile DC. — Iles de Leucate, de Pujol, Narbonne, Bou- tenac. E. nigricans M. Bieb. — De Félines à Termes. E. ervilia L. — Environs de Narbonne. E. lens L. — Cultivé et subspontané. Narbonne. PIsuM P. sativum L. — Cultivé et souvent échappé des cultures ; subspontané? Narbonne ; Bétouse de Camps; col de l'Espinasse. P. arvense L. — Salses, Fitou, Narbonne; Alet, les Alois, Lagréou, bois de Bouisse, Camp; col de Saint-Louis, forêt des Fanges, Caunil. P. elatius M. Bieb. — Bétouse de Camps. LATHYRUS L. clymenum 1. — Casas de Peña, Perpignan. [ L. tenuifolius Desf. FI. Atl. IT, 160 ;. Paul Oliver, in Bull. Soc. bot. fr. XXXV (1888) p. LXXIT; O. Débx. in Rev. Soc. fr. de bot. (1891) p. 251. — Plante bien distincte du Z. clymenum, dont il était considéré par plusieurs auteurs comme une simple variété à feuilles plus étroites, par ses fleurs discolores, à éten- dard pourpre, à ailes violettes et à carène légèrement rosée, au nombre de 1-3, le plus souvent une, fréquemment deux, rarement trois, portées sur des pédoncevules non aristés, s'ils sont pluüriflo- res, aristés au contraire s’ils sont uniflores ; par ses styles fai- blement crochus au sommet, et ses feuilles d’un vert glauque, linéaires étroites. — Les collines sablonneuses sur les deux ri- ves de la Têt a Perpignan (0. D.)| [L. articulatus L.; Gr. God. FI. de Fr. I, p. 479; O. Debx. 007 TIMBAL. — FLORÜLE DES CORBIÈRES Rech. fl. Pyr.-Or, I, p. 45. — Distinct des précédents par sa CO= rolle à étendard pourpre et ses ailes blanches, par son style ob- tus, par sa gousse fortement bosselée sur les faces,non canalicu- lée sur le dos, par ses graines lenticulaires brunes, veloutées. — Bord des chemins à Baixas et à Casas de Peña (M. A. Le Grand) (O0. D.) |. L. ochrus DC. — La Bédosse, Montlaur, Serviès en Val. [En- virons de Perpignan (0. D.)] L. aphaca L. — Perpignan, Narbonne, Pech de l’Agnel, Aric, Monze, Taurize, Saint-Victor, Fontjoncouse, Durban, Félines, Massac, Pierrepertuse, pont de la Fou, Aiguesbonnes, Bétouse de Camps. L. hirsutus L. — Environs de Narbonne, Ricardelle, Mont- laurier. L. cicera L. — Salses, Fitou, iles de l’Aute, des Oullous, de Pujol, Gruissan, Saint-Martin, Narbonne, Crabit, Pech de l’A- gnel, Capendu, Montlaur, Carcassonne. L. sativus E. — Cultivé et subspontané. Environs de Nar- bonne, Levrettes, etc. L. annuus L. — Ea Clape, Craboules, Ricardelle, Narbonne, Montredon, Carcassonne. | Environs de Perpignan. (0. D.)] L. silvestris li. — Forèt de Navarre. L. pyrenaicus Jord. Cat. Dij., 1848, p. 27. — Sournia, Mo- litg, Mosset, forêt de Boucherville. L. latifolius 1: — Salses, pont de la Ricardo, col d’Estrem, Padern, pont Saint-Christol; Bouisse, signal Saint-Michel, Alet, bois de la Courbatière, Rennes, Soulatge; Saint-Paul de Fe- nouillet, Prats, Cassagnes, Sournia, Esquino d’Aze. L. ensifolius Badarro. — Narbonne, Quillanet, Fontfroide, Aric; Alet, Massac, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul. L. pratensis L. — Narbonne, Carcassonne, Alet. Camps, Sournia, Molitg, forêts des Fanges, de Boucheville, de Gesse, Estable, L. cirrhosus Seringe. — Alet, Escouloubre; Tarérach, Sour- nia, Molitg, Mosset. L. tuberosus L}. — Environs de Narbonne, bords de la Ro- bine, Craboules, le Quatourze, Bétouse de Camps. L. angulatus I. — Heucate, ile de la Planasse, la Clape, le Rec, environs de Narbonne, Fontlaurier ; Mouthoumet, pont de PAPILLÔNACÉES 293 l'Orbieu ; Alet, fontaine de Montpulas et bois; Vivier, Sournia. L. sphæricus Retz. — Eeucate, Narbonne, Aric, Gléon; Limoux, Fondondy, Lagréou, Sautel; Félines, gorges du Libre, Massac, rochers de Camps ; Vivier, Sournia. L. setifolius E. — lieucate, la Clape, Cap de Pla, garrigues des environs de Narbonne, Levrettes, Pech de l’Agnel. 5 amphicarpus GG. ; L. amphicarpus Gouan non L. — Casas de Peña, Narbonne. L. ciliatus Guss. — Casas de Peña, Salses, Leucate, Ea Cour- réjo, sidrières de Eeucate et de Fitou, Sigean, la Clape, Ricar- delle, Pech Redon, Pech de l’Agnel. OROBUS ©. luteus E. — Bois de Crausse, Milobre de Bouisse, Bétouse de Camps, Bugarach, Linas, forêts des Fanges, de Boucheville à la fontaine Gastopa, de Gesse, Estable. O. tuberosus L. — Maironnes, forêt de Coumebelle, Alet, fontaine de Montpulas, Fondondy, Viviès, Arques, bois et Milo- bre de Bouisse ; Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul, Sour- nia ; Pla Lebat, Montagne Rase ; forêts des Fanges, de Bouche- ville et de Gesse, Lapazeuil. O. divaricatus Lap. — Forèt de Boucheville ; Bétouse de Camps. 0. niger L. — Pinède de Fontfroide ; montagne de la Camp, vallée de Véraza, Rennes, Sougraigne ; le Tauch, pech de Fraisse, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul ; Montagne Rase, forêt de Boucheville, Estable. O. filiformis Lamk., F1. fr. (1778), 2, 568 ; O. canescens L. fil., Suppl. pl. (1781), 327; O. ensifolius Lap., Ann. Muséum d'hist. nat., 11 (1815), p. 303, pl. 12 et suppl. Hist. abr. pl. Pyr., p. 101, 104 et suiv. ; Lathyrus canescens GG., FI. fr., 1, 489. — Lagrasse, Maironnes, montagne de la Camp; Rennes, pont de la Fou, Saint-Antoine de Galamus. Pourret ne l’a pas signalé dans cette dernière localité où il est cependant commun à la base des rochers, à gauche de l’ermitage. Quelques auteurs ont hésité à réunir l'O. ensifolius Lap. et l'O. filiformis Lamk. ; Lapeyrouse insistait pour les distinguer au moins comme variétés. Malgré l'opinion que nous avons émise autrefois dans le Bulletin de la Société botanique de France, tome 11 (1864), p. XXXV, d'après l’étude nouvelle que nous en 294 TIMBAL. = FLORULE DES CORBIÈRES avons faite, nous pensons que ces deux plantes doivent être. réunies. L'O.ensifolius est plus robuste, ses tiges sont plus rai- des, plus dressées, les fleurs, plus grandes, mais cet état s’ex- plique facilement par la station de la plante et l’on ne voit pas d’autres caractères. L'un et l’autre ont les fleurs de même forme ; les ailes sont soudées à la carène vers leur milieu, les filets des étamines ont la même couleur et les légumes sont exactement les mêmes. O. atropurpureus Desf. — La Bédosse (adventice). SCORPIURUS S. subviilosa L. — Perpignan, Salses, île de l’Aute, Gruis- san, la Clape, Œil Doux, Narbonne, Levrettes, Pech de l'Agnel, Boutenac, Moux, Aric, Carcassonne, Rougeat, Monze, Serviès en Val; Gléon, Saint-Victor, pinède de Durban, etc. S. vermiculata L. — Perpignan. CORONILLA C. emerus L. — CC. Perpignan, Périllou, la Clape, environs de Narbonne, Aric, bois de Crausse, Saint-Hilaire, Taurize, La- grasse, Talairan, Félines ; Alet, Missècre, Véraza, Bouisse, Saint-Pancrace, Milobre de Massac, le Tauch, Nid-du-Loup ; Camps ; Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul, Prats, Gincla, forêts de Boucheville, des Fanges, de Gesse, de Navarre, Estable. C. glauca L. — La Clape, Moujan, le Rec, Narbonne, Mont- redon, Quillanet, Fontfroide, Pech Rascal, Aric, Albas ; combe de Lasalle, Saint-Antoine de Galamus. [Var. acaulis O. Debx. et J. Neyr. in Herb. 1891. — Variété fort remarquable par ses tiges courtes, glabres, tortueuses, appliquées sur les rochers, longues de 5 à 12 centim. au plus, de la grosseur d’un crayon ordinaire, et émettant sur leur par- cours plusieurs rameaux très courts ne dépassant pas 4 centim. et assez espacés ; feuilles peu nombreuses, brièvement pédicel- lées à folioles glabres, presque sessiles, oales-elliptiques, brus- quement apiculées au sommet, et rétrécies vers la base, creu- sées en dessus, et de 2-3 millim. de large sur 5-6 mm. de long. — Mont-Aric, sur le sommet de la montagne au S. E. de Comi- gene à l’altitude de 481 à 516 mèêtr. (M. J. Neyraut) (0. D.)]. C. minima L, -— C. Leucate, sidrière de Fitou, ile de l'Aute et PAPILLONACÉES | 295 de: Sainte-Lucie, la Clape, plage de Saint-Pierre, Narbonne, Pech de l’Agnel, Gléon ; Boutenac, Lagrasse, Aric, Rougeat, vallée de la Lauquette, Devèse de Maironnes , Arques, Mouthou- met, Milobre de Massac, Montgaillard, le Taach, Ladern ; Pier- repertuse, Bétouse de Camps, Saint-Antoine de Galamus, Saint- Paul, pont de la Fou, Caudiès, Bugarach ; Sournia, pla de Mous- quère ; gorges de Saint-Georges, Estable, etc. 6 australis GG. ; C. coronata D2. — Aric, Moux, Lagrasse, Comigne, Monze, Capendu, Rougeat ; Bugarach ; gorges de l’A- gly à Saint-Antoine de Galamus, pont de ia Fou, Prats, Sournia. C. extensa Jord., Pug. p. 16!. — Saint-Antoine de Galamus. C. juncea L. — Gruissan. C. montana Scop. — Casas de Peña. C. scorpioidea Koch. — Gruissan, la Clape, Œil-Doux, Ri- cardelle, Pech Redon, Narbonne, Pech de l’Agnel, Pech Rascal, Boutenac, Aric, Moux, la Venne, Verzeille, la Bédosse, Lagrasse, Talairan, Durban, Fontjoncouse ; Limoux, Rennes, Sougraigne, Massac, Saint-Antoine de Galamus, Caramany ; Rabouillet ; Perpignan. C. varia L. — Aric, Floure. ORNITHOPUS ©. ebracteatus Brot. — Leucate, île de Leucate, Montredon, Aric, Moux. O. perpusillus L. — Font de Razouls près de Bouisse ; Rennes. O0. compressus L.— Narbonne, Levrettes, Aussières, Boute- nac ; Alet. HIPPOCREPIS H. comosa L. — Périllou, Treilles, Pas-du-Loup de Sigean, Leucate, sidrière de Leucate, iles de l’Aute, des Oullous, Saint- Martin, Gruissan, la Clape, Pech Redon, l’Hespitalet, Narbonne, . Levrettes, Fontfroide, Boutenac, Aric, Moux, Riquy, Monze, Trèbes, Rougeat, Devèse de Maironnes, Talairan, Félines; Fontjoncouse, pinède de Durban, Tuchan, Vingrau, le Tauch, Nid-du-Loup, Massac, Borderouge, Pierrepertuse ; Bugarach, les Roubis, Saint-Antoine de Galamus, pont de la Fou ; Millas ; forêt de Boucheville. H. glauca Ten.— Casas de Peña, iles de Leucale, des Oullous, Rev, S. fr b, (1 octobre 1892) 15 226 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES de l’Aute, la Clape, Saint-Pierre, les Monges, Narbonne, Le- vrettes, Pech de l’Agnel, Boutenac, Jonquières ; Pierrepertuse ; Montfort, forêt de Boucheville, Estable. H. ciliata Willd. — Perpignan, Casas de Peña, Salses, iles de Pujol, de Sainte-Lucie, la Clape, Boède, Œil doux, Cap de Pla, Saint-Pierre, Bouquignan, Narbonne, Pech de l’Agnel, Montredon, Moux, près de la gare, Aric; Durban. H. unisiliquosa L. — Leucate, la Clape, Bouquignan, Nar- bonne, Perpignan, Levrettes, Montredon, Aric, Lagrasse, Dur- ban, Milobre de Massac, la Louvière. HEDYSARUM H. humile L. — Sigean ; pech de Caunettes. H.capitatum Desf. — Quillanet, chemin de Fontfroide, à Bizanet. [8 pallens Moris. — Fleurs moins nombreuses et plus pâles que dans le type; épines du fruit également plus courtes. — Nissan au Pas-du-Loup (Delort) ; env. de Narboune (M. G. Gautier) O. D.] H. spinosissimum DC. — Ile de l’Aute, la Clape, Montplaisir, Moulin du Roi, Pas-du-Loup de Coursan. H. coronarium L. — La Bédosse (adventice). ONORRYCHIS O. sativa Lamk. — Cultivé et subspontané. Narbonne. [ Var. £ viciæfolia Scop. F1. carn. If, p. 76; O. Debeaux, in Rev. Soc. fr. de bot. (1891), p. 251. — Diffère du type par'ses tiges plus fortement striées, pubescentes ou seulement munies de poils blancs, épars et apprimés, par ses feuilles plus larges, recouvertes en dessous et sur les pétioles de poils mous et nom- breux, par son épi plus étroit, et allongé, par ses calices et ses gousses plus velus, etc. — Les sables et les graviersde la Têt à Saint-Estève, près de Perpignan (M. Neyraut). ] O. collina Jord., Pug. p.63. — Vallée de la Lauquette, Rou- geat, Serviès en Val, Milobre de Massac, col de Cédeillan, Rouf- fiac ; fontaine de Mato l’Ouliou, Prats, Sournia, col de l’Espi- nasse ; forêt de Boucheville, Gincla, Montfort. O. decumbens Jord., Pug., 64. — Mouthoumet, pont de l’'Orbieu. O. supina DC. — Pech de l’Agnel, Fort-Réal, Caramany, Sournia, Esquino d’Aze. pes CASTANÉACEES 297 O. saxatilis AIl. — Pas-du-Loup de Sigean, Pech de l’Agnel aux Rocs Grisés, Mouthoumet, pont de l'Orbieu ; pont dela Fou, Sournia, Esquino d’Aze. O. caput-galli Lamk. — Perpignan, la Clape, Grangeneuve, Grangebasse, Bouquignan, Narbonne, Fresquet, Levrettes, Montredon, Quillanet, Pech de l'Agnel, Fontfroide, Boutenac, Jonquières, Aric, Floure, Trèbes ; Donos, Saint-Victor. CÉRATONIACÉES CERCIS C. siliquastrum L. — Planté et naturalisé. Salses, Sigean, Portel, la Clape, Craboules, Narbonne, la Fenal, Gléon, etc. JUGLANDACÉES JUGLANS J. regia L. — Cultivé. Défilé d’Alet, Saint-Paul de Fenouillet, Pézilla, etc. CASTANÉACÉES FAGUS F. silvatica L. — Montagne de la Camp, bois de Coumebelle, d'Ournes, les Gélis, Bouisse, Milobre de Massac, combe de La- salle, Matefagine ; Falconière, Rennes, forêt de Bec, Bugarach, Bétouse de Camps; col de l’Espinasse; forêts des Fanges, de Boucheville, d'Estable, de Gesse, de Navarre, de Montné, de Rébiscagne, de Gravas, de Lapazeuil, de Carcanet. CASTANEA C. vulgaris Lamk. — Col d’Estrem; Alet, bois de la Courba- tière, Rennes, Albières, Massac; Sournia, forêt de Boucheville, Salvezines, Montfort. QUERCUS Q. sessiliflora Sm. — Combe de Lasalle. [ Plaine du Rous- sillon en individus isolés (O0. D.)]. Var. B subfastligiata O. Debx in Rech. fl. Pyr. or. II, p. 114 (1878). — Arbre de moyenne grandeur, dressé, non tordu, à ra- meaux dressés, jamais étalés, donnant à l’arbre un aspect sub- 228 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES pyramidal. — Rives de la Basse et de la Têt à Perpignan et sous Château-Roussillon. Var. C suberoides O. Debx., loc. cit. — Arbre médiocre, touffu, très rameux, à rameaux étalés, un peu décombants, feuilles fortement enroulées, d'aspect blanchâtre en dessous, d’un vert foncé et glabres en dessus, faiblement sinuées, lobées:; glands oblongs-allongés, deux fois plus longs que les cupules. — Bords des chemins dans la plaine du Roussillon,et de la Têt à Saint-Estève près de Perpignan. Var. D incisa O. Debx., loc. cit., II, p. 240.—Caractérisée par ses feuilles grandes, glabres, luisantes, d’un vert foncé en des- sus, d’un gris cendré et pubescentes en dessous, plurilobées, à lobes très profonds et arrondis à leur base, acuminés au som- met. — Arbre de moyenne grandeur à tronc court, très rameux et à rameaux étalés ou décombants. — Les rives de la Têt à Saint-Estève. Var. E intermedia O. Debx. loc. cit. II. p. 240. — Feuilles (sur le même rameau), les supérieures ovales, étroites, longuement rétrécies en pétiole, plurilobées, à lobes entiers, triangulaires= aigus ; les inférieures largement obovales, à lobes irréguliers ; entiers ; glands assez gros, obovoïdes à la base, atténués au som- met, dépassant les cupules, celles-ci à bords épais, irréguliers, écailles saillantes, oblongues, velues-tomenteuses. — Arbre de moyenne grandeur, à tronc court, dressé, très rameux et à ra- meaux arqués ou étalés. — Bords des chemins et rives de la Tèt dans la plaine du Roussillon (0. D.) |. [Q. microcarpa Lapeyr. Hist. abr. pyr. 582; O. Debx. loc. cit. p. 114. — Arbre élevé, à tronc droit, à rameaux étalés ; feuilles largement obovales, plus ou moins profondément si- nuées-lobées,à lobes arrondis, vertes et glabres en dessus,pubes- centes-tomenteuses en dessous, à tomentum roussâtre devenant caduc à l’automne ; glands très petits, ovoides-allongés, mucro- nulés au sommet (15-20 mm. de long, sur 8-10 mm. de large, une fois plus longs que la cupule, celie-ci velue, tomenteuse, à écailles linéaires-lancéolées, d’un brun foncé. — Bords de la Têt au Soler et à Saint-Estève près de Perpignan. [ Q. laciniosa Boreau F1. du Cent., éd. III p. 588: O. Debx; loc. cit. p. 115; ©. sessilifloru var. parvifolia D. C. Prod. XVI, p. 10; ©. robur var. laciniata Lamk. — Arbre de médiocre grandeur, très rameux dans sa partie supérieure ; feuilles étroi- CASTANÉACÉES 229 tes, oblongues-lancéolées, profondément découpées en lobes on- dulés-crispés ; glands sessiles, le plus souvent géminés, une à une fois et demie plus longs que la cupule. Plaine du Roussillon, aux environs de Perpignan. [ Q. ruscinonensis O. Debeaux Zoc. cit. p. 116, cum icone. — Espèce bien caractérisée et se distinguant de toutes les for- mes du Q. sessiliflora par son tronc court, dressé, rameux au sommet, à rameaux étalés-diffus, puis décombants, par ses feuil- les très étroites, allongées, courtement pétiolées, très peu si- nuées-lobées, glabres et luisantes en dessus, pubescentes-blan- châtres en dessous, à tomentum court, serré et comme drapé; par ses glands gros, subsphéeriques, arrondis à la base, un peu aplatis au sommet et à mucron proéminent, dépassant à peine les cupules, celles-ci sessiles, subglobuleuses avant la maturité, velues-tomenteuses et fortement tuberculeuses. — Les rives de la Têt, vis-à-vis Saint-Estève, près de Perpignan. [Q. microbalanos Boreau F1. du Cent., éd. III, p. 588 ; O. Debx. loc. cit. p. 116; Q. sessiliflora var. microbalanos D. C. loc. cit. p. 10. — Arbre peu élevé, à tronc court et comme ra- bougri; feuilles obovales, sinuées-lobées à lobes obtus, vertes en dessus, plus ou moins tomenteuses en dessous ; fruits sessiles, agglomérés (2 à 3), petits, obovoïdes à la base. acuminés et his- pides au sommet, dépassant à peine la cupulé; écailles de la cu- pule apprimées, lancéolées, velues-pubescentes. — Rives de la Têt et bords des chemins dans la plaine de Perpignan (O. D.) ]. Q. pubescens Willd. ; Q. sessiliflora var. lanuginosa D. C. — Environs de Narbonne et de Perpignan, -Aric, bois de Fenouil- lères, Falconière, Bétouse de Camps. Q. pedunculata Ehrh. — Vallée de la Gouteille, défilé d’Alet, Viviès, Milobre de Bouisse, Bétouse de Camps, forêt des Fanges, Belvianes, Estable, forèts de Gesse et de Carcanet. Com. à Per- pignan. Q. suber L, — Perpignan, Rivesaltes, Casas de Peña, vallée de l’Agly ; Aric. Q.ilex L. — Périllou, Sainte-Lucie, col d'Estrem, environs de Narbonne, Pech de l’Aonel, Fontfroide, Boutenac, Arie, Monze, Villefloure, défilé d’Alet ; Mouthoumet, cembe de La- salle, col de Caneille ; Saint-Antoine de Galamus :; forêt des Fanges, Belvianes, Estable. $ Q. gramuntia L. — Bois de Fenouillères. 230 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES Q. coccifera L. — CC. dans les garrigues. Perpignan, Péril- lou, iles des Oullous de Sainte-Lucie, la Clape, Narbonne, Le- vrettes, Pech de l’Agnel, Fontfroide, Boutenac; col d'Estrem ; Aric, vallée de la Bretonne, Capendu, Monze. Trèbes, défilé d’Alet ; Saint-Antoine de Galamus, etc. CORYLUS C. avellana L. — Bois de Crausse, montagne de la Camp, forêt de Coumebelle, Fondondy, bois d’Ournes, Bouisse, Milobre de Bouisse, combe de Lasalle, Milobre de Massac, Bétouse de Camps, Bouchard, Bugarach; Rabouillet, Gincla ; forêts des Fanges, de Salvanaire, de Gesse, de Navarre, etc. CARPINUS C. betulus L. — Cultivé. — Forêt de Salvanaire (Pourret). SALICACÉES SALIX S. pentandra L. — Bords des ruisseaux, Laroque de Fa. S. alba L. — Bords des eaux, Perpignan, Narbonne. S. babylonica L. — Cultivé. [ S. fragilis L. ; Gr. God. FI. de Fr. IIT, 124, forma (atifolia O. Debx. Rech. fl. Pyr.-Or. fasc. I, 109. — Ecorce du tronc et des jeunes rameaux d’un jaune foncé, glabre; feuilles très gla- bres, plus larges que dans letype, ovales-lancéolées, acuminées, glaucescentes à la face inférieure, entières ou peu denticulées aux bords ; feuilles supér. des rameaux blanches-soyeuses. — Bords de la Têt à Perpignan. [ S. russeliana Smith 77. brit. ; S. alba X fragilis Motelay in Herb ; O. Debx. loc. cit. — Tiges dressées à écorce d’un jaune brun ; feuilles étroites, lancéolées,acuminées, glabres, luisantes en dessus, glauques en dessous, les supérieures blanches- soyeuses sur les deux faces, dentées aux bords, à dents régu- lières et glanduleuses ; chatons mâles gros, cylindriques, allor- gés, deux étamines dans chaque fleur ; chatons femelles lâchesà axe tomenteux; capsules fructifères glabres, coniques, atté- nuées au sommet. — Rives de la Têt à Saint-Estève près de Per- pignan (0. D.)] S.amygdalina L. — Narbonne. S. triandra L. — Arques, Millas. Nr 4: RUBIACÉES + 231 [ Var. 8 Zigustrinoides O. Debx: Rech. fl. Pyr.-Or. Fasc. II, 242. S. ligustrinoides O. Debx. in Bull. Soc. Dauphin. (1875), p. 80 ; et Plant. Soc. Dauph, exsic. n° 958. — Arbuste de 1-50 à 2 mèt. de haut, à tiges droites, rameuses, de couleur brun- foncé, à rameaux peu nombreux, dressés-allongés ; feuilles briè- vement pétiolées, ovales-lancéolées, acuminées, très finement dentées sur les rameaux femelles, entières chez les mâles, gla- bres, luisantes en dessus, pâles et glaucescentes en dessous pédoncules des chatons mâles feuillés, velus-laineux à la base ; ceux des chatons femelles hispides seulement; étamines au nombre de trois ; anthéres et filets glabres ainsi que les cap- sules ; les capsules mûres s’ouvrent du 10 au 15 juin. Fleurit en mai. — Les oseraies de la Têt au Soler et à Saint-Estève, près de Perpignan (0.D.) |] S. mollissima Ehrh. — Couffoulens, rive droite de l'Aude. S.incana Schrank. — Environs de Perpignan, Millas, Nar- bonne, Fontlaurier, Lagrasse, Aric, ruisseau de la Bretonne, Monze, Taurize, Couffoulens, Verzeille ; Viviès, Arques, Bouisse, Félines, Rennes, Bugarach, les Roubis, Camps, Bétouse, pont de Cubière, bords du Verdouble, de la Berre, Durban, le Tauch ; Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul, Caudiès, col de l’Espi- nasse ; Puilaurens ; Roquefort, Sainte-Colombe, Axat, Pierrelisse. S. purpurea L. — Narbonne, Laroque de Fa; Rennes, Bu- garach, Linas ; bords de la Têt à Perpignan. S. cinerea L. — Forêts des Fanges, de Lapazeuil, de Salva- naire. S. caprea L. — La Venne, Montgrand, Fondondy, ruisseau d’Alet, bois de la Courbatière, Viviès, vallon de Saint-Pancrace ; forêts des Fanges, de Salvanaire, Estable, Counozouls, le Bous- quet ; Perpignan. S. arbuscula L. — Forêt de Salvanaire. S. pyrenaica Gouan. —- Pla Lebat. POPULUS P. tremula L. —Alet, fontaine de Montpulas ; Camps, forêts des Fanges, de Boucheville, fontaine Gastopa, le Bousquet. P. alba L. — Environs de Narbonne et de Perpignan. P. nigra L. — Environs de Narbonne, [Com. sur les rives de la Têtà Perpignan (0. D.)] 232 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES BÉTULACÉES BETULA B. alba L. — Forêts des Fanges, de Salvanaire, de Lapazeuil, Estable. ALNUS A. glutinosa Gœrtn. — Bords des eaux; Perpignan, Nar- bonne, Carcassonne, etc. RUBJACÉES RUBIA R. peregrina L. — Périllou, Salses, Leucate, iles de l’Auteet de Sainte-Lucie, Gruissan, la Clape, Cascabel, Narbonne, Le- vrettes, Pech de l’Agnel, Table des Corbeaux, Boutenac, Aric, Moux, la Bretonne, Verzeille, Talairan, Fontjoncouse, Ville- neuve, pont de la Ricardo, pinède de Durban ; Laroque de Fa, pont de l’Orbieu, Mouthoumet, vallées de la Matte, de Saint- Pancrace, Massac, Bouisse, Alet, bois de la Courbatière, Saint- Paul de Fenouillet, pont de la Fou, bois de Prats ; forêts des Fanges et de Gesse. R. Bocconi Péterm., Exs. Bourg. — Ile de Sainte-Lucie, Aric, Lagrasse, route de Ribaute. R. tinctorum L. — Narbonne, etc. GALIUM Sect. I. — CRUCIATA Tourn. G. cruciatum Scop. — C. Narbonne, Aric, Carcassonne, Ca- zilhac, Limoux, Saint-Hilaire, montagne de la Camp, Bouisse, Mouthoumet, pont de l’Orbieu, Massac, Milobre, combe de Lasalle, Saint-Siscle, pont de Cubière, Bétouse de Camps, Bu- garach, les Roubis, les Violes, Cugurou, Rennes; forêts des Fan- ges, de Boucheville et de Salvanaire. G. vernum Scop. — CC. Périllou, Albas, Saint-Victor, Donos, Aric, montagne de la Camp signal Saint-Michel: bois d'Our- nes, Milobre de Bouisse, Termes, Félines, bois de Fenouillères, Massac, Bordeneuve, Borderouge, col de Cédeillan, bords du Torgan, le Tauch, pech de Fraisse; Bétouse de Camps, Rennes, Sougraigne, Bugarach, Linas ; Saint-Martin, Vivier, col de RUBIACÉES 233 l'Espinasse; forêts des Fanges, d’Aiguesbonnes, de Bouche- ville, de Gesse ; forges de Counozouls, Estable, le Bousquet, Madrés. a G. Bauhini Rœm. et Sch. — Massac, Pierrepertuse, de Saint-Paul au pont de la Fou, Bugarach, Estable. & G. Halleri Rœm. et Sch. — Bétouse de Camps. Sect. If. — PLATYGALIUM Koch. [ G. rotundifolium L. — Forêt de Salvanaire, Madrés (GG.) | Sect. IIT. — EUGALIUM Koch. G. verum L. — Périllou, Narbonne, Aric, Moux, Capendu ; Fondondy, Alet, bois de la Courbatière, Arques, Massac, col de Cédeillan, Saint-Victor, Gléon, Donos, Durban, Sournia ; serre d’Escales, Montagne Rase ; marais du Bousquet, col de la Malay- réda, forêts de Gesse et de Navarre, Estable. G. silvaticum L. — Bois de Vivier (Pourret); Estable. G. maritimum L.; G. willosum Barr. ; Lamk. — Très com- mun depuis le niveau de la la mer jusque dans la haute monta- gne. Perpignan, Millas, Caramany, Périllou, les plages, les iles, Salses, Leucate, la Clape, Narbonne, Pech de l’Agnel, Font- froide, Boutenac, Ferrals, Aric, Moux, Capendu, Carcassonne, la Venne, Verzeille, Saint-Hilaire, Limoux, Alet, Arques ; Serviès en Val, Lagrasse ; Fontjoncouse, col d’Estrem, Durban, Tuchan, Vingrau; Padern,lile Tauch, Nid-du-Loup, bords du Torgan, Massac, Milobre; Palairac, Félines, Termes, Laroque de Fa; pont de Cubière, pech de Bugarach, Sougraigne, Rennes ; Camps, Bétouse ; Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul, pont de la Fou, Sournia, Caudiès, col de Campérié; forêts des Fanges, d’Aigues- bonnes, Montfort; Quillan, Belvianes, Roquefort, le Bousquet, col de la Malayreda (1300 m.), roc de Casteldos (1400 m.), etc. G. album J. Bauhin, Pinax, 379 ; Lamk., F1. fr., 3, p. 380; Baïill. et Timb., I. c. p. 229; G. mollugo L. ex parte; Mollugo vulgatior Lob. Obs. 465. — Plante vivace, glabre. Tiges assez nombreuses, croissant en touffe, quadrangulaires à angles assez prononcés, presque membraneux, médiocrement renflées aux nœuds, faibles, étalées-ascendantes ou se soutenant aux plantes environnantes. Feuilles verticillées par 7 ou 8, oblongues, obtu- ses, rétrécies à la base de manière à laisser entre elles un inter- valle, peu ou point veinées, scabres sur les bords par la pré- 23% s TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES sence de très petits aiguillons dirigés vers le sommet: Fleurs blanches, un peu jaunàtres en dehors surtout avant l’épanouis- sement, plus grandes que dans toutes les autres espèces indigè< nes, disposées en petits corymbes feuillés à la base et groupés an sommet des tiges en une ample panicule assez fournie, à ra- meaux dressés et peulétalés, Corolle à lobes ovales, étalés, api- culés par une petite pointe allongée. Styles réunis dans la moi- tie de leur hauteur environ. Fruit un peu chagriné. Fleurit dès le commencement de mai. — Sidrière et iles de l’étang de Leu- cate ; Boutenac, Moux, Aric, Lagrasse, Trébes, Rougeat, Ver- zeille, Alet, bois de la Courbatière ; Termes, Talairan ;-Durban, le Tauch, Padern, Caladroi, Sournia, Prats, Vivier, Saint-Mar- tin ; Bétouse et rochers de Camps ; Sougraigne, Rennes; col de la Malayréda, | G. dumetorum Jord., Pug., 78; Bor., F1. c , 305; Baïll: et Timb., 1. c. 230 ; G. mollugo L,. ex. p. — Plante ordinairement glabre si ce n’est à la base et aux nœuds où elle est souvent velue, de taille élevée. Tiges couchées, radicantes à la base, puis ascendantes et se soutenant ordinairement dans les buissons, quadrangulaires à angles légèrement relevés, renflées aux nœuds, rameuses. Feuilles vertes, verticillées par 8 ; les cauli- naires un peu obtuses, mucronées ; les raméales plus étroites, atténuées à chaque extrémité et mucronées ; toutes pourvues d’une nervure médiane assez saillante, minces, veinulées, char- gées sur les bords de petits aiguillons peu apparents. Fleurs pe- tites, jaunâtres avant l’anthèse, puis blanchâtres, disposées en une ample panicule très fournie et très rameuse, à rameaux dressés-étalés, les inférieurs presque divariqués ; pédicelles courts, ne dépassant pas en longueur le double du diamètre du fruit. Corolle à lobes ovales, assez longuement apiculés. Styles libres à partir du milieu, quelquefois presque dès la base, Fruit petit, brun, un peu rugueux. Fleurit en juin, —, Villeneuve, pont de la Ricardo, Tuchan ; Félines, gorges du Libre, Bouisse; Couiza, Rennes, Bugarach; Saint-Antoine de Galamus ; col de l'Espinasse, forêt de Boucheville ; le Bousquet. G. glaucovirens Timb., sp. nova. — Plante de 3-6 décim., très hérissée; souche forte. Tiges nombreuses, dressées, simples ou rameuses, quadrangulaires , velues-tomenteuses excepté au sommet, à peine renflées aux nœuds, très herissées, Feuilles verticillées par 10, d'un vert glauque, ternes, un peu épaisses, RUBIACÉES 235 assez longues, sessiles, non atténuées à la base, lancéolées, acu- minées, terminées par un long mucron blanc, à nervure dorsale très saillante, munies sur les bords d’aiguillons très nombreux, blancs, assez longs, étalés. Panicule pyramidale à rameaux assez longs, tous étalés-dressés ; pédicelles fructifères glabres, étalés- dressés. Fleurs petites, d’un blanc de lait ; corolle à lobes insen- siblement atténués et terminés par une pointe longue, flexueuse après l’anthèse ; styles courts, réunis seulement à la base; anthères oblongues. Fleurit en juillet. — CC. dans la forêt de Boucheville. Cette plante a le port du @. dumetorum Jord., mais elle s’en distingue par sa villosité particulière, par la couleur, la lon- gueur et l'épaisseur de ses feuilles. La petitesse de ses fleurs et ses styles peu saillants ne permettent pas de la confondre avec ses congénères. G. elatum Thuill.. F1. par., éd. 2, p. 76; Jord., Obs. 3, mu: One. 22% Bor., dc. 300: cGM0HU90:. 0x jp Mollugo Belgarum Lob., Obs. 466; Baïll. et Timb., I. c., p. 231. — Plante ordinairemeut glabre, ‘de taille élevée, se soutenant le plus souvent dans les haies ou dans les buissons. Tiges très longues, faibles, couchées lorsqu'elles ne sont pas soutenues, quadrangulaires, renflées aux nœuds, rameuses. Feuilles mem- braneuses, minces, verticillées par 8 sur la tige et en même nombre ou en nombre moindre sur ies rameaux, elliptiques- ohovales, obtuses, peu allongées, assez larges, peu rétrécies à la base et ne laissant que peu ou point d'intervalle entre elles, pourvues sur les bords de petits aiguillons très fins, dirigés en haut, mucronées à une seule nervure longitudinale, les ner- vures secondaires três nombreuses, très fréquemment anasto- mosées et dessinant un réseau beaucoup plus apparent que dans aucune autre espèce; les feuilles supérieures sont plus étroites sans devenir tout à fait linéaires. Fleurs d’un blanc sale, petites, disposées en une panicule assez ample, moins fournie que celle du G. dumelorum J., à rameaux la plu- part étalés, divariqués; pédicelles grêles, divariqués. Corolle à lobes ovales un peu obtus, légèrement apiculés. Styles sou- vent libres jusqu'à la base ou un peu réunis. Fruit petit, rond, chagriné. Fleurit en juillet, août. — Haies et bois. Environs de Narbonne ; Arques, bords du Réalsés. G. erectum Huds., F1. angl., 68 ; Jord. Obs., 3, p. 104; Baillet 236 TIMBAL. — ELORULE DES CORBIÈRES et Timbal, Ess. monogr. Galium in Mém. Acad. Toul., 1862, p. 228; GG... F1. Fr., 2, p. 25. — Plante vivace, glabre-Pipe quadrangulaire, dressée, un peu renflée aux nœuds, lisse, rare- ment velue, rameuse, à rameaux dressés. Feuilles ordinaire- ment verticillées par 8, oblongues ou linéaires un peu élargies, s’allongeant insensiblement au sommet en une pointe mucronée, à nervure saillante, munies sur les bords de petits aiguillons peu nombreux, d’un beau vert, un peu épaisses, non transpa- rentes. Fleurs d'un blanc de lait, assez grandes, disposées en une panicule feuillée, allongée, de médiocre largeur, moins fournie que celle du G. album; pédicelles courts et fins. Corolle à lobes terminés par une pointe assez longue, très étalés ou renversés après l’anthèse: styles adhérents jusque vers leur milieu; stygmates blancs; anthères oblongues. Fruits assez gros, arrondis, peu chagrinés, portés par des pédicelles dres- sés. non divariqués. Fleurit à la fin de mai et en juin dans la région basse, plus tard dans les montagnes. — Pech de l’Agnel, Aric, Carcassonne ; l’Auradieu, Massac, col de Cedeillan, le Tauch, gorges du Nid-du-Loup, pech de Fraisse; Caudiès, Bugarach, Linas; Molitg; forêt de Boucheville, Madrès. G. rigidum Vill., Hist. pl. Dauph., 2, p. 319; G. ereclum, 8 rigidum GG. 1. c., p. 23 ; Jord., Pug., p. 78. — Tiges raides, dressées, radicantes à la base et pourvues de nombreux rameaux stériles étalés. Feuilles d’un beau vert, un peu luisantes, non transparentes, ponctuées de petites papilles, les caulinaires or- dinairement verticillées par 8, étalees, réfléchies, oblongues- linéaires ou linéaires, rétrécies à la base, un peu aiguës et mucronées au sommet, marquées en dessous d’une nervure saillante, bordées de petits aiguillons très courts, apprimés, recourbés. Fleurs blanches, en panicule médiocre, à rameaux étalés-dressés. Corolle à lobes oblongs, apicules; styles réunis jusqu'au tiers ou au plus jusqu’au milieu de leur hauteur. Fruits brunàtres, un peu rugueux, ovoides, deux fois plus longs que les pédicelles qui sont étales-dressés. Fleurit en juin. — Saint- Victor, Talairan, Félines, vallon de la Matte; le Tauch ; Saint- Saint-Antoine de Galamus, du pont de la Fou à Saint-Martin. Le &. rigidum Vill. diffère de l'espèce précédente par ses tiges plus raides et plus courtes, par ses feuilles plus petites et plus brillantes, sa panicule plus dense, ses pedicelles beaucoup RUBIACEÉES 237 plus courts, ses fleurs d’un blanc plus éclatant et sa floraison un peu plus tardive. G. viridulum Jord., Pug., 79.— Plante ordinairement glabre, souvent pubescente aux nœuds, à souche grêle, longuement rampante. Tiges couchées-étalées à la base, ascendantes, ren- flées aux nœuds. Feuilles d'un beau vert, luisantes, assez min- ces, presque translucides, 7erticillées par 8, étalees-réfléchies, rétrécies à la base, très aiguës au sommet et mucronées, mar- quées en dessous d’une nervure un peu saillante, un peu enrou- lées sur les bords qui sont chargés de petits aiguillons fins dirigés vers le sommet. Fleurs blanchâtres, petites, disposées en panicule allongée, à rameaux étalés ou réfléchis, très four- nie ; pédicelles trois fois plus longs que le fruit. Corolle à lobes oblongs-lancéolés, apiculés. Styles beaucoup plus courts que l'ovaire, réunis inférieurement et libres au-dessous du milieu de leur hauteur, dressés ou un peu étalés. Fruit petit, brunâtre, un peu chagriné. Fleurit en juin. — Sidrière de Fitou, ile des Oullous, la Clape, Aric, Lagrasse ; Pierrepertuse, Saint-Antoine de Galamus. G. pallidulum Jord., Pug., 80. — Souche épaisse, courte, non rampante. Tiges en toufle serrée, un peu couchées-étalées à la base, ascendantes, assez molles. Feuilles d’un vert un peu pâle, luisantes, papilleuses, assez minces, papilleuses, verticil- lées par 8 ou 9, étalées-dressées, linéaires, un peu obtuses, briè- vement mucronées, marquées en dessous d’une nervure sail- lante assez prononcée, un peu enroulées et finement aiguillonnées sur les bords. Fleurs blanchâtres, petites, disposées en une panicule pyramidale assez large, à rameaux inférieurs étalés, les autres étalés-dressés, très fournie ; pédicelles étalés-dressés, deux fois plus courts que le fruit. Corolle à lobes ovales-oblongs, rétrécis et brièvement apiculés au sommet. Styles un peu plus courts que l'ovaire, libres presque dès la base, dressés. Fruit noirâtre, rugueux, à rides fines et rapprochées. Fleurit en juin. — La Clape, Gléon, Donos, pinède de Durban; Pierrepertuse, Saint-Antoine de Galamus, Bugarach ; forêt de Boucheville. G. corrudifolium Vill.— Rivesaltes, Casas de Peña ; sidrière de Fitou, îles de l’Aute, de Pujol, Bages, Gruissan, Saint-Mar- tin, la Clape, Œil-Doux, Narbonne, Montredon, Névian, Pech de l'Agnel, Boutenac, Ferrals, Aric, Lagrasse, Monze, Rougeat, Carcassonne, Limoux ; Auriac, Mouthoumet, pont de l’Orbieu, 238 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES Félines ; Saint-Victor, Fontjoncouse ; Tuchan, Pierrepertuse, Saint-Antoine de Galamus, pont de la Fou, Casas de Peña, Saint-Martin, Sournia forèt de Boucheville ; le Bousquet. G. cinereum All, — Durban, Lagrasse. G. collinum Jord., Obs., 3, p. 135; GG., FI. Fr., 2, p. 30. — Forèt de Boucheville. [ G. scabridum Jord., ibid., 136 ; GG., L. c., 30. — Vallée de Véraza (M. l'abbé L. Chevallier) ]. G. Timeroyi Jord., ib., 138; GG., 30. — La Clape, Ricar- delle. G. intertextum Jord., ib., 142 ; GG., 32. — Forêt de Bouche- ville [ Graviers de la Têt à Saint-Estève (MM. O. Debx. et Ney- raut) |. G. papillosum Lap., Hist. abr. Pyr., 66 ; Jord., ib., 144; GG. 1. c., 32. — Souche compacte, quelquefois un peu radicante. Tiges de 2 à 5 décim., ordinairement nombreuses, entre-croi- sées, couchées et filiformes à la base, ascendantes ou dressées- étalées, rudes surtout à la base sur les angles qui sont garnis de petits aiguillons crochus, paniculées presque dès la base, à entre-nœuds très longs (4-6 cm.), coudées aux nœuds. Feuilles verticillées par 8-10, linéaires ou oblongues-linéaires, dépas- sant souvent 2 cm. de longueur, mucronées, étalées ou réflé- chies, à nervure dorsale saillante, rudes sur les bords qui sont munis de petits aiguillons étalés, hérissés sur la face supérieure ou hispidules dans le bas dela plante, d'un vert-blanchâtre clair, couvertes, surtout les inférieures, de petites papilles brillantes, argentées. Panicule grande,à rameaux dressés-étalés, nombreux, terminés par des corymbes à divisions étalées-dressées. Fleurs petites; corolle entièrement blanche à lobes _elliptiques- oblongs, peu apiculés. Pédicelles fructifères dressés, peu étalés. Fruit assez petit, brunâtre, finement chagriné. Fleurit en juin. — Le Tauch, Pech de Fraisse, Saint-Antoine de Galamus, Sour- nia, pla de Mousquère ; Montfort ; forêts des Fanges et de Bou- cheville, Estable, Madrès. G. nouletianum Baill. et Timb., Ess. mon. Galium, in Mém. Acad. Toul , 1862, p. 233; G. papillosum Auct. pl. ex parte. — Plante vivace, touffue, d’un vert sombre, très rude au toucher, à racines grêles, stolonifères, filiformes. Tiges lisses, nombreu- ses, à entre-nœuds de médiocre longueur, quadrangulaires, à angles très saillants, de deux formes : les unes stériles, grêles, RUBIACÉES 239 filiformes, ascendantes, formant des touffes compactes très four- nies ; les autres, partant du centre des touffes, sont plus gros- ses, un peu renflees aux nœuds, terminées par une panicule courte, ovoide. Rameaux de longeur moyenne, les inférieurs naissant vers le milieu des tiges, dressés ou étalés après l’an- thèse, terminées par des corymbes assez fournis. Feuilles verti- cillées par 6-8, étalées et réfléchies sur les tiges fructifères, ovales, lancéolées, fortement mucronées, longues de 10-14 mm. au plus, épaisses, à nervure médiane peu saillante à l'état frais, à bords très chargés de petits aiguillons dirigés vers le sommet, glabres, portant en grand nombre, surtout les inférieures, de petites papilles saillantes, non cristallines. Fleurs nombreuses, serrées ; pédicelles fructifères étalés. Corolle très décidue, grande, blanche en dedans, jaunâtre en dehors, à lobes ovales étalés, un peu acuminés ; anthères moyennes, jaune soufre, roussätres, puis noires après l’anthèse ; styles soudés dans les 3/4 environ de leur hauteur, divergents; stigmates globuleux. Fruit de moyenne grosseur, brun noiràtre, irrégulièrement chagriné. Fleurit en mai. — Aric, Montirat, Bazalac, vallée de la Gouteille, Verzeille, Saint-Hilaire, bois de Crausse; bois de Bouisse, Saint-Pancrace, Mouthoumet, Félines, Carcassés, Milo- bre de Massac ; Saint-Victor, Fontjoncouse, Durban, Tuchan, le Tauch; Pierrepertuse, Saint-Antoine de Galamus, Camps, Bétouse, Bugarach, col de Saint-Louis ; forêts des Fanges, d’Ai- guesbonnes, de Boucheville, de Salvanaire, col de l’Espinasse, forêt de Gesse. ‘ G. chlorophyllum Baill. et Timb., 1. c., 235; G. papillosum Auct. ex p. — Plante vivace, glabre. Tiges assez nombreuses, croissant en touffes, dressées oùu-ascendantes, quadrangulaires, à angles bien marqués, lisses, glabres et toutes fertiles. Feuilles verticillées par 7, rarement par 8, oblongues, plus ou moins insensiblement atténuées à la base, un peu élargies au sommet, mucronées, d’un vert un peu pâle et jaunâtre, marquées d’une nervure saillante en dessous, non veinées, plus ou moins papil- leuses en dessus, scabres et chargées sur les bords de petits aiguillons très fins, très serrés, étalés ou même réfléchis. Fleurs très petites, d’un blanc nuancé de vert jaunàtre, disposées ‘en pétites panicules axillaires ou terminales portées à l'extrémité de rameaux assez longuement nus se terminant par de petits corymbes à pédoncules grèles, à fleurs serrées. Pédicelles fili- 240 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES formes, courts, dépassant peu ou point la longueur de l'ovaire. Grappes partielles feuillées, naissant souvent très près de la base de la tige et formant par leur ensemble une panicule assez vaste, souvent un peu unilatérale, à rameaux distants, surtout inférieurement. Corolle à lobes ovales-lancéolés, subaigus, non apiculés ; styles distincts dans presque toute leur hauteur, un peu coalescents seulement à la base. Fruit petit, d'un vert nuancé de jaune, très légèrement rugueux-papilleux. Fleurit en juillet. — Lagrasse, bois de Fourques, le Tauch, Milobre de Massac, Mouthoumet ; pont de Cubières, Camps, serre de Bec; Saint-Paul de Fenouillet, pont de la Fou, Saint-Martin ; Mont- fort, pla Lebat, Estable, pla de Madrès. G. silvivagum Baill. et Timb., 1. c., 239. G. silvestre Poll. var. silvivagum Lor. et Bar. — Plante glabre, glaucescente. Tiges ordinairement peu nombreuses non réunies en touf- fes gazonnantes, ascendantes, à nœuds renfiés, à angles sail- lants, entièrement lisses et glabres. Feuilles d'un beau vert, verticillées par 6-8, linéaires, étroites ou quelquefois un peu élargies au sommet, aiguës ou subaiguës, assez longue- ment mucronées, à nervure médiane saillante sur le sec, mani- festement scabres sur les bords par la présence de très petits aiguillons dirigés en haut, rudes au toucher même sur leurs faces qui sont finement papilleuses surtout dans le bas de la plante. Fleurs petites, plus grandes néanmoins que celles du G. chlo- rophyllum, disposées en petits corymbes médiocrement four- nis, peu nombreux, rapprochés dans le haut des tiges et portés par des rameaux peu étalés. Pédicelles grêles, deux ou trois fois plus longs que l'ovaire, dressés, non divariqués à la maturité. Corolle blanche à lobes ovales, non apiculés ; styles réunis dans la moitié de leur hauteur environ. Fruit petit, noirâtre. Fleurit en mai et juin. — Vallée de la Gouteille, Viélaras, signal Saint- Michel ; le Tauch, Pierrepertuse, Saint-Antoine de Galamus, Sournia, Esquino d'’Aze; Sainte-Colombe. [Casas de Peña (M. Neyraut). | G. commutatum Jord., Obs., 3, 149; Bor. FI. C., 303; GG., F1. Fr., 2, 33, excl. syn. — Plante de taille peu élevée, 1-3 dé- cim., ordinairement glabre, d’un beau vert, un peu luisante. Souche grêle, un peu radicante; racines filiformes. Tiges nom- breuses, diffuses, gazonnantes, couchées et filiformes à la base, ascendantes, redressées, à nœuds peu renflés, à angles pronon- RUBIACÉES 241 cés, luisantes, presque toujours lisses et glabres. Feuilles vertes, verticillées par 7-8, étalées-dressées, linéaires, étroites, acu- minées, mucronées, assez épaisses, à nervure large, non saillante sur le vif, un peu marquée sur le sec. presque lisse sur les bords. Panicule ovoïde, assez grande, à rameaux étalés-dressés, terminés par des corymbes assez ouverts et à fleurs nombreuses, peu serrées; pédicelles fructifères courts, étalés. Corolle très blanche, petite, à lobes ovales-oblongs, étalés, un peu déjetés, apiculés. Fruit de moyenne grosseur, gris noirâtre, un peu cha- griné. Fleurit en juin, juillet. — Bugarach, Axat. G. silvestre Poll., Hist. pl. Palat., 1,151 ; GG., 1. c., 33, excel. syn. ; Jord., 1. c., 145. — Bétouse de Camps ; forêts des Fanges, de Boucheville, de Navarre, de Gesse à la cabane des Aïgales, Madrès, Estable. G. nitidulum Thuill., F1. par. — Sournia, Montfort, forêt de Boucheville. G. montanum Vill. — Moux, Aric, Fontjoncouse; Montgail- lard, Pierrepertuse, Saint-Antoine de Galamus, Bugarach, forêt des Fanges, Estable. G. leve Thuill. — Milobre de Massac, Pierrepertuse, Camps, Estable. G. lapeyrousianum Jord., Obs., 5, 154; GG., 1. c., 34; G. pusillum Lap. non L. — Sournia, Montfort, forêt de Bouche- ville. G. anisophyllum Vill., Hist. pl. Dauph,, 2, 317, GG., 1. c., 39. — Mouthoumet, le Tauch, gorges du Nid-du-Loup, Massac. G. tenue Vill., 1. c., 322; GG., 1. c., 35; Aric, Mouthoumet, l’Auriol, Carcassés, le Tauch, pech de Fraisse. Sect. V. — APARINOIDEA. Jord. G. palustre L. — Narbonne ;bois de Bouisse; Sournia, mouil- lère au pla de Mousquère. G. elongatum Pres]. — Font-Dame, moulin de Salses. G. debile Desv. -— Forêt des Fanges au prat del Rey. G. uliginosum L. — Alet, bois de la Courbatière; Auxières, Roquefort, marais du Bousquet. Sect. VI. — APARINE GG. G. divaricatum Lamk. — La Clape, environs de Narbonne. G. parisiense L. — Périllon, Salses, Font-Estramer, Leu- cate, sidrière de Fitou; Boutenac, Aric, vallée de la Lauquette; Rev. S. fr b. (1 novembre 1892) 16 242 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES Fontjoncouse, pont de la Ricardo, Saint-Victor ; Caramany, Tré- villach ; forêts de Gesse et de Navarre. G. anglicum Huds. — Environs de Narbonne ; Fontjoncouse, Padern, bords du Torgan,Massac ; vallée de Véraza. G. litigiosum DC; G. parisiense var. vestiltum Gr. God. — Environs de Narbonne, Fontfroide, Saint-Victor, Massac. [Casas de Peña, sur le chemin des stations (M. Neyraut) |. [G. ruricolum Jord. Pug. 31 (1852) ; Boreau F1. du Cent., éd. 3, p. 808 ; Baïll. et Timb., Ess. mon. des Galium in Mém. Acad. Toul. loc. cit. p. 217. — Très voisin et souvent confondu avec le G. anglicum dont il se sépaae par ses corolles à lobes ovales- aigus, ses styles écartés presque libres dès leur base. — Capen- du dans les friches situées entre la Font de Roque et le Prat- d’Estaque le long du sentier qui conduit au mont Aric (M. Ney- raut) |. G. decipiens Jord., Obs., 3, 178; GG., 1. c., 42. — Casas de Peña, sidrières de Leucate et de Fitou, Saint-Hippolyte, Nar- bonne, Fontfroide, Névian, Bouquignan, Boutenac, Aric, Trè- bes, Rougeat; Bouisse. G. tenellum Jord., 1. c., 180; GG. I. c., 43. — Boutenac, Saint-Antoine de Galamus. G. aparine L. — Ile de l’Aute, Narbonne, Boutenac, Aric, Alet, fontaine de Montpulas ; bois de Fenouillères, Massac et Milobre, col de Luz; Forêts des Fanges et de Boucheville. G. spurium L. — Environs de Narbonne, Dernacueillette ; Aiguesbonnes, Caunil. [Var. £ tenerum Schleich, in Gaud. F1. helv. I, 442; O. Debx apud Soc. hist, nat. Toul. (1891) et in Rev. Soc. franc. de bot. (1891), p. 253. — Tiges glabres ou quelquefois un peu hispides au-dessus des nœuds; feuilles obovales atténuées à la base; fruits hispidés., — Graviers de la Têt et environs de Perpignan (0. D.)] G. tricorne With. — La Clape, Narbonne, Pech de l’Agnel, Durban; Verzeille, Mouthoumet, pont de l’Orbieu; forèt de Navarre à la fontaine del Manent. [Var. & microcarpum Godr. in Gr. God. F1. de Fr.— Fruits de moitié plus petits que dans le type. — Sables et graviers de la Têt, à Saint-Estève, près de Perpignan (M. Neyraut).] G. murale All. — Perpignan, Salses, Font-Estramer, Sainte- Lucie, Mandirac, Saint-Martin de Thoques, Boutenac, Table des RUBIACÉES 243 Corbeaux ; Milobre de Massac, Pierrepertuse, Saint-Antoine de Galamus. VAILLANTIA V. muralis L. — Perpignan, Salses, plages de Canet, de Leu- cate, sidrière de Fitou, iles de la Planasse, de l’Aute, de Pujol, de Sainte-Lucie, Gruissan, la Clape, Pech Redon, les Monges, les Colombiers, plage de Vendres, Narbonne, Levrettes, Pech de l’Agnel, Montredon, Boutenac, Table des Corbeaux; pont de la Fou, Saint-Paul de Fenouillet, Casas de Peña. ASPERULA A. odorata L. — Bétouse de Camps, Campeau; de Quillan à la forêt des Fanges ; forêts des Fanges, d’Aiguesbonnes, de Bou- cheville, de Salvanaire, de Gesse, de Navarre, col de la Malay- rida ; Estable, près de la cabane : Madrès. A. galioidea M. Bieb.; Galium glaucum L. — Carcassonne. Le Carcanet (Lapeyrouse). A. cynanchica L. — Leucate, Gruissan, la Clape, Narbonne, Aric, Moux, Durand, Rougeat, Trèbes, Carcassonne, Leuc, Viviés, Arques, Bouisse, Montjoi; Saint-Victor, Tuchan, le Tauch; Montpeyroux, Massac, Pierrepertuse, Bugarach; pont de la Fou, Sournia, Esquino d’Aze; Fenouillet, Caudiès, Gin- cla, col de Campérié; Sainte-Colombe, Roquefort, forêt de Navarre. + Une variété très petite se trouve au Milobre de Massac et au pla d’Estable. [8 densiflora Gr. God., F1. de Fr. If, 47; À. cynanchica var. marilima Willk. et Lge. — Caractérisée par ses tiges plus cour- tes, couchées diffuses, ses rameaux divariqués-étalés, ses feuil- les inférieures obovales elliptiques, les supérieures lancéolées- linéaires, ses cymes plusieurs fois dichotomes, et ses fleurs plus nombreuses dans chaque fascicule. — Sables maritimes à Sainte- Lucie (M. Neyraut); plage de Canet. (0. D.) [A.. rupicola Jord. Pug. plant. nov. 77 ; À. cynanchica var. alpina Willk. et Lge Prodr. III, 303. — Plante plus petite que dans le type cynanchica, à tiges plus nombreuses,plus épaisses, et à entrenœuds plus courts, souvent obtusiuscules ; corolles plus grandes d’uu beau rose, couvertes de papilles serrées sur le dos. — De Capendu à Comigne dans les carrières (M. Ney- raut) |. 244 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES [Les espèces suivantes sont indiquées avec doute : A. arenicola Reut. — Sournia, forêt de Boucheville, A. langiflora Waldst. et Kit. — Pont de la Fou, Sournia. A. Jordani Perr. et Song. ; probablement identique avec l’A. longiflora W. et K.— Millas, Fort-Réal, Matefagine, Saint-Pan- crace.] - À. levigata L. — Bétouse de Camps, Rennes, Sougraigne, forêt des Fanges. A. arvensis CC. — Perpignan, Narbonne, Boutenac, Ariec, Montirat, Bazalac, Carcassonne, Verzeille; Mouthoumet, Féli- nes, Massac, Montgaillard; col de Saint-Louis, forêt des Fan- ges, col de la Malayréda. SHERARDIA S. arvensis L. — Perpignan, Salses, îles de Pujol, de Sainte- Lucie; Narbonne, Boutenac, Moux, Carcassonne, Arques, Bouisse, Massac, Fontjoncouse, Durban ; Saint-Paul, pont de la Fou, Bugarach, etc. CRUCIANELLA C. maritima L. -- Perpignan, les plages de Canet, Leucate, la Franqui, sidrière de Fitou, la Vieille-Nouvelle, la Clape. C. latifolia L. — Iles de l’étang de Leucate. C.angustifolia L. — Perpignan, Salses, Leucate, sidrière de Fitou, la Clape, Narbonne, Levrettes, Pech de l’Agnel,Boutenac, Aric, Montlaur, Alet; Bouisse, Montjoi; Saint-Victor, Ville- neuve, pont de la Ricardo, Fontjoncouse; Cassagnes, Caramany, Trévillach, Prats, Sournia, pont de Roquebert. [ M. A. Le Grand signale, dans ses Æxcursions botaniques dans les Pyrénees-Orientales, deux formes de cette espéce, les C. laxiuscula Jord. Ined., dans les vignes de Rivesaltes et de Saint-Paul de Fenouillet, et le C. confinis Jord. à Rivesaltes avec la précédente (0. D.) ] CAPRIFOLIACÉES SAMBUCUS S. ebulus L. — Perpignan, Millas, Salses, Narbonne, Bouqui- gnan, Moux, Carcassonne, Alet, bois d'Ournes, Bouisse, Albas, fontaine de Fourques, Tuchan, le Tauch ; Bugarach, fontaine de CAPRIFOLIACÉES 245 Cugurou, col de Saint-Eouis ; Puilaurens ; forêt des Fanges, de Navarre, de Villeneuve ; Estable; crête de Carabatets. S. nigra L. — Perpignan, Narbonne, Aric, Talairan, Albas; Pézilla ; forêt des Fanges, Axat, Estable, etc. S. racemosa L. — Milobre de Massac, Bétouse de Camps; forêts des Fanges, d’Aiguebonnes, de Boucheville, de Salvanaire, de Gesse, de Navarre, Counozouls, Lapazeuil, Estable. VIBURNUM V.tinus L. — La Clape, Combemale, Levrettes, Fontfroide, Boutenac, Aric ; Alet, bois de la Courbatière ; combe de La- salle, Milobre de Massac, Saint-Antoine de Galamus, etc. V. lantana L. — Aric, Camplong ; signal Saint-Michel, Alet, bois de laCourbatière, Viviès, Arques, bois d'Ournes, Milobre de Massac, combe de Lasalle, le Tauch, pech de Fraisse; Bu- garach, les Roubis ; Prats, Rabouillet, forêt de Boucheville, etc. LONICERA L.implexa Ait. — Ile de l’Aute, sidrière de Fitou, Gruissan, la Clape, Cap de Pla, les Monges, Fontlaurier, Crabit, Narbonne, Fontfroide, Boutenac, Pech de l’Agnel, Durban ; Massac, Saint- Antoine de Galamus, Saint-Paul, Prats, Casas de Peña. L. etrusca Savi. — Perpignan, Périllou, Hortoux, la Clape, Narbonne, Pech de l’Agnel, Boutenac, Aric, Lagrasse, Mirail- les ; Taurize, Trèbes, Verzeille, Saint-Hilaire, Limoux, Alet. Bouisse, Montjoi, Fontescure, Laroque de Fa, Talairan ; Saint- Victor, Durban, le Tauch, pech de Fraisse, Palairac, Massac, Saint-Antoine de Galamus, Cassagne, Vivier, Prats; Bugarach; forêt des Fanges, gorges du Lauziéret, Sainte-Colombe. L. periclymenum L. — La Clape, bois de Céleiran, Aric, Borderouge, montagne de la Camp, Alet, bois de la Courbatière ; Fontescure, Massac, Milobre, montagne de Capronne, Saint- Antoine de Galamus, Sournia, pla de Mousquère ; forêt de Bec, Rennes, forêt des Fanges, le Bousquet. L. xylosteum L. — Aric, Mirailles, Arques, Fontescure, combe de Lasalle, Carcassés, Milobre de Massac, Montgaillard, Padern, le Tauch ; Bétouse de Camps, Campeau, les Violes, Bu- garach, forêts des Fauges, de Boucheville, de Gesse, dé Navarre, Estable, gorges du Lauziéret, Counozouls. L. nigra L. — Bétouse de Camps, forêts des Fanges et de Salvanaire, serre d'Escales. 246 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES L. pyrenaica L. — Le Tauch, gorges du Nid-du-Loup, Pier- repertuse, montagne de Capronne, Saint-Antoine de Galamus, pont de la Fou, Fenouillet, Caudiès, rochers de Camps, Buga- rach, Campeau, gorges de Pierrelisse et du Lauziéret, Estable. L. alpigena L. — Forêt de Salvanaire, pla Lebat, Estable, forêt de Gesse au roc Lafage. L. cærulea L. — Serre d’Escales, pla Lebat, forêt de Montné, Madrès. VALÉRIANACÉES CENTRANTHUS C.ruber DC. — Narbonne, Saint-Victor, Sougraigne. C. Lecoqui Jord., Pug., 76 ; C. anguslifolius Auct., ex p. — Périllou, Treilles, Feuilla, Durban, Vingrau, Casas de Peña; le Tauch, pech de Fraisse; Milobre de Bouisse; pont de la Fou, Fenouillet, Caudiès ; Camps, Bétouse, Bugarach; Pierrelisse, vallée de l’Aude au confluent du Rebenti, Axat, Estable, Caunil. C. calcitrapa Dufresne. — Salses, Leucate, la Nouvelle, ile de Pujol, Gruissan, la Clape, Ricardelle, Pech de l’Agnel, Le- vrettes, Boutenac, Aric, Ribaute, Fontjoncouse, Saint-Victor, col d’Estrem, Durban; Félines, vallon de la Matte, Maisons, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fenouillet, Vivier, Fort-Réal ; forêt des Fanges. VALERIANA V. officinalis L. — Bois de Crausse, d’Ournes, Milobre de Bouisse, Milobre de Massac, Bétouse de Camps, Bugarach, les Violes, Linas, source salée de Sougraigne, Rennes ; forêt des Fanges, Roquefort, pont de Counozouls ; col de l’Espinasse, Ra- bouillet, Montfort. V. sambucifolia Mikan in Pohl, lent. F1. Bohem, 1, 41; V. officinalis Auct. ex p. — Diffère du précédent par son rhizome stolonifère, par sa tige plus robuste, par ses feuilles à folioles moins nombreuses, ovales-elliptiques; par son corymbe plus étalé, à fleurs et fruits plus grands ; la floraison est plus pré- coce. — Bois et Milobre de Bouisse, Bétouse de Camps, Ginela. V. pyrenaica L. — Estable, forêts dé Salvanaire, de Gesse, de Montné, Madrès. V. dioica L. — Forèt de Salvanaire, pla Lebat. V. tuberosa L. — La Clape, pech de la Fenno-Morto, Nar- VALÉRIANACÉES 247 bonne; Pech de l’Agnel, Moux, fours à chaux à l'Aric, Riquy ; le Tauch ; bois de Mouthoumet, Carcassés, Milobre de Massac, roc de Cagolières, Matefagine, Pierrepertuse; Bugarach ; Mon- tagne Rase. V. globularifolia Ram. — Madrès, col de la Marrano. V. tripteris L. — Çarcassés, Bugarach ; ‘pla Lebat; serre d’Escales ; forêts de Salvanaire et de Eapazeuil, Madrès. V. montana L. — Albières, Bétouse de Camps, Bugarach, Linas, source salée de Sougraigne, Rennes; forêt des Fanges, gorges du Lauziéret, Estable, forêt de Gesse, Sainte-Colombe. montagne de Crabixa, serre d’Escales, Madrès. VALERIANELLA V.olitoria Poll. — La Clape, Céleiran,; le Tauch, Nid-du- Loup, Viviès, Camps; forêt des Fanges, etc. V. carinata Lois. — La Clape, jbois de Céleiran, Narbonne, Boutenac, Aric, Milobre de Bouisse, etc. V. auricula DC. — Ile de Pujol, Pech de l’Agnel, Aric, Bou- chard de Camps, serre de Soulatge, etc. V. pumila DC. — Narbonne et environs, Boutenac, etc. .V. echinata DC. — Périllou; Narbonne, Aric, Comigne, Car- cassonne ; Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fenouillet. [V. microcarpa, Lois. Not. pl. fr., 151; O. Debx. Rech. fi. Pyr.-Or. II, 193; V. puberula DC.; Fedia microcarpa Guss. — Petite plante bisannuelle, à rameaux étalés dichotomes ; fleurs d’un rose pâle, formant des corymbes très serrés; brac- tées appliquées, peu ou point ciliées aux bords, plus longues que les fruits, ceux-ci ovoides-coniques, tronqués obliquement et couverts de poils arqués, un peu étalés; limbe du calice entier ou denticulé, deux fois plus court que le fruit, — Sables maritimes au Barcarès, près des Salines (A. Guillon). — Cette espèce n’était indiquée en France qu’à Montpellier, Marseille et Toulon (0. D.)] V. Morisonii DC. — La Pradelle. V. truncata DC. — Ile de Pujol. V. eriocarpa Desv. — Leucate, Narbonne, Aric, Borderouge, Mouthoumet, pont de l'Orbieu; Bétouse de Camps, les Roubis, foret des Fanÿes, Salvezines, Roquefort. V.incrassata Chaub., F1. du Pélop., n° 45, et in Fragm. bot. crit., p. 20, tab. 3; V. erocarpa Mutel. F1. fr. pl. 25 non Desv. 248 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES — Très voisin du V. eriocarpa Desv. dont il se distingue par ses rameaux fiorifères renflés au-dessous des fleurs et canali- culés à la face interne, et par son fruit plus court et à couronne de même largeur que celui-ci au lieu d'être plus étroite. — Périlleu, Boutenac, Fontjoncouse, Trèbes, Rougeat. V. coronata DC. — Narbonne, Fresquet, Durban, Massae, Véraza ; Caunil. [Aric (M. Neyraut.)] V. discoidea Lois. — Leucate, Sainte-Lucie, la Clape, Mous- san, Fontlaurier, Narbonne, Levrettes, Pech de l’Agnel, Aric, Trèbes, Lagrasse ; Fontjoncouse, Dernacueillette; Saint-Paul de Fenouillet. DIPsACcUuSs D. silvestris Mill. — Perpignan, Narbonne, Albas. Palairac, combe de Lasalle; Caladroï, Caudiès, Rabouillet; les Gélis, les Roubis, Sougraigne, Source salée, Rennes; forêt de Navarre, fontaine del Manent. D. fullonum Mill. — Subspontané. Environs de Narbonne, Crabit, etc. CEPHALARIA C. pilosa GG. ; Dipsacus pilosus L. — Montfort, forêt de Sal- vanaire. C. leucantha Schrad. — Perpignan, Guissan, la Clape, le Rec, l’Hespitalet, Cap de Pla, Montoulieu, environs de Narbonne, Le- vrettes, Montredon, Moux, Aric, Durand, vallée de la Bretonne, Carcassonne ; Arques ; Lagrasse, Durban; Saint-Antoine de Ga- lamus, Saint-Paul de Fenouillet, Vivier, Prats, Sournia; Fe- nouillet, Caudiés, col de Saint-Louis; Puilaurens, Sainte-Co- lombe, Roquefort. KNAUTIA K. hybrida Coult. — Environs de Narbonne. K. arvensis Koch. — Bois de Crausse, défilé d’Alet, Arques, Mouthoumet, pont de l'Orbieu, l'Ormemort, combe de Lasalle, le Tauch, pech de Fraïsse; Fort-Réal, Vivier, Prats, Rabouillet, Montfort, forêts de Boucheville et de Salvanaire; vallée de l'Agly, pont de Cubière, col de Saint-Louis, forêt des Fanges, de Na- varre, fontaine del Manent, col de la Malayrèda, Roquefort. K. indivisa Bor., FI. du Centre, éd. 3, p. 316. — Tiges de 2 5 décim., grêles, simples, hérissées, uniflores ; feuilles velues, En YALÉRIANACÉES 249 entières, crénelées, incisées ou un peu pinpatifides seulement dans la paire supérieure. — Aric, combe de Lasalle. K. campestris Besser. — Forêt de Salvanaire, Auxières. K. cuspidata Jord., Cat. Grenoble, 1853; Bor. FI. C., 316. — Très répandu dans les prairies. K. dipsacifolia Host. — Rivesaltes, vallée de l’Agly, Massac, col de Campérié, forêt des Fanges ; Sournia, pla de Séquère, col de l’Espinasse; Montfort, Auxières, forêt de Salvanaire; col de la Malayrèda. K. Timeroyi Jord. — Sournia, Molitg. K. puberula Jord., Cat. Gren., 1853; Bor., 1. c., 316. — Forêt de Boucheville. K. collina (sub Scabiosa) Req. — Col du Paradis, Bouisse, Montjoi, Milobre de Massac; Fort-Réal, pont de la Fou, Vivier, Sournia, Esquino d’Aze, pla de Mousquère, Rabouillet, Mosset, forêt de Salvanaire ; [Aric (M. Neyraut) ]. ASTEROCEPHALUS Vaillant. A. polytomus Jord. et Four., Brev., 2, 58; Icones, p. 189, pl. cxxvir1; Timb. et Jeanb. Mass. Llaurenti, p. 578; Scabiosa stellata L. ex p. — Souche forte, vivace, multicaule. Tiges de 4-5 décim., rameuses presque dès la base, vert foncé, glauces- centes. Feuilles toutes vert foncé, un peu glauques en dessous et à veines plus foncées, très visibles; les inférieures lyrées, les caulinaires très grandes, bipennatiséquées, sessiles, non atténuées à la base, terminées chacune par une ou trois soies blanches et longues se brisant et tombant facilement en séchant; le lobe principal terminant la feuille est à trois lobes lanceolés, le central plus long que les latéraux ; feuilles caulinaires supé- rieures de même forme, mais plus petites. Fleurs en capitules de moyenne taille, pourpre lilas foncé, surtout à l'extérieur de la corolle; style lilas plus pâle; stigmates capités, ovales ; invo- lucre hérissé, blanc, court; calice inclus, à soies très noires, dressées, non dentées. — Pelouses et rochers, Milobre de Mas- sac, combe de Lasalle, Ormemort. SCABIOSA L. ex p. S. maritima L. — Millas, Perpignan, la Clape, Narbonne, Boutenac, Lagrasse, Aric, Durand, Carcassonne, Montgrand, la Venne. Verzeille, Couiza, Rennes; Massac, Durban, Tuchan, 250 TIMBAL. = FLORULE DES CORBIÈRES Padern, bords du Torgan; Saint-Antoine de Galamus, Saint- Paul, Sournia, Esquino d’Aze. COoLUMBARIA Presl. C. vulgaris Presl.; C. (Scabiosa) orophila Timb. et Jeanb., in Bull. Soc. bot. Fr., 1864, p. LxxxI1; S. columbaria L. ex p. — Souche forte, tortueuse ou couchée, donnant naissance à des rosettes de feuilles entières, ovales-obtuses. Tiges courtes de 2-3 décim., ramifiées dès la base, divergentes, très étalées. Feuilles pennatifides ou pennatiséquées, devenant de plus en plus découpées à mesure qu’elles occupent un point plus élevé sur la tige. Fleurs en capitules de taille moyenne, corolles pu- bescentes en dehors ; capitules fructifères de petite taille; invo- lucelles cannelés, un peu hérissés sur les côtes ; couronne pres- que aussi grande que le tube, blanche, scarieuse, très ouverte ; soies du calice noires, dépassant deux fois la couronne. Fruit ovale, atténué au sommet. — Milobre de Bouisse; Caudiés, Fe- nouillet, Sournia, vallée de la Désix, pont de Roquebert; col de Campérié, forêt des Fanges, Sainte-Colombe, Roquefort, le Bousquet, col de la Malayréda. C. Guitardi Timb.; Scabiosa Guitardi Timb. in Bull. Soc. bot. Fr., 1864, p. LXxxIx ; S. loretiana Guitard, Ess. F1. Ussat, non Timb.; S. columbaria L. ex p. — Plante cendrée, tomen- teuse. Tiges peu nombreuses, très ramifiées, à ramuscules bi- trifurqués. Feuilles inférieures ovales-obtuses, arrondies, spa- tulées, atténuées en un court pétiole, tomenteuses, veloutées, entières, ondulées aux bords; les caulinaires inférieures à limbe arrondi, simples, longuement pétiolées ; les supérieures penna- tisequées à lobes courts, surdentés, plus larges au sommet, le terminal court, peu développé, comme triangulaire. Pédoncules courts et fins, verdätres, cendrés comme toute la plante. Folio- les de l’involucre égales, égalant presque les fleurs ; involucelle plus long que la couronne qui est assez grande ; calice à disque glanduleux, à soies noires, divergentes et longues. — Pont de la Fou, Vivier, Sournia, Rabouillet, forêt de Boucheville, Ro- quefort. C. fissa Timb , sp. nova; Scabiosa fissa Timb. ad amic. ; S. columbaria L. ex p. — Tiges de 3-4 décim., nombreuses, très rameuses dés la base et jusqu'au milieu, grandes, la centrale plus développée ; rameaux étalés, ascendants, cendrés, tomen- VALÉRIANACÉES 251 teux ; la tige se bifurque au milieu en un long rameau terminal et un autre axillaire poussant après le premier. Feuilles infe- rieures pennatifides, à lobes dentés surtout à leur base, le ter- minal très grand, elliptique, à dents inégales et profondes ; feuilles caulinaires à lobes égaux, même le terminal, entiers ou bipennatifides. Involucre à folioles courtes, lancéolées, obtuses, hérissées surtout à la base. Corolle mauve pale, irrégulière, à 5 divisions rayonnantes, obtuses, glabres, à tube un peu hérissé de poils très courts, appliqués; étamines glabres, à anthères mauve clair. Capitule fructifère arrondi ; involucelles à tube jaunâtre, profondément strié, hérisse ; écailles blanches, large- ment scarieuses, étalées ; calice vert foncé, à 5 dents roussà- tres, finement ciliées, peu étalées. Fruit ovale. Fleurit en juillet. — Aric, Tuchan, col dé l'Hommenet. C. gramuntia (Scabiosa) L.— Narbonne ; col de l'Ormemort. SuccisAa Mœnch. S. pratensis Mœnch, Meth., 489; Scabiosa succisa L., ex p. — Rhizome perpendiculaire, tronqué. Tige un peu rude, poilue, raide, dressée, simple ou rameuse au sommet. Feuilles inférieu- res elliptiques ou obovales, lancéolées, entières ou faiblement dentées ; les supérieures lancéolées-linéaires, entières ou à quelques dents allongées, éloignées. Capitules hémisphériques ; folioles de l’involucre sur 2-3 rangs, ovales-lancéolées, obtuses ; paillettes lancéolées, acuminées, marquées de 3 nervures, ciliées, plus longues que le tube de l’involucelle; celui-ci divisé en #4 dents, courtes, dressées. Calice à soies plus courtes que le fruit, deux fois plus longues que la couronne de l'involucelle. Corolles à peu près toutes égales, violacées, quelquefois bleu violacé, roses ou blanches. Fleurit fin juillet à septembre. — Très commun dans les prairies humides, les mouillères, les bois. Millas: le Bousquet, etc. S. procera Jord. et Fourr., Brev., 2, 52. — Tige robuste, élevée, dressée, pubérulente, à rameaux longs, étalés-dresses. Feuilles vert foncé, presque glabres sur la face supérieure, poi- lues en dessous; les inférieures oblongues-lanceolées, larges, presque également atténuées aux deux extrémités, entières, aiguës au sommet; les caulinaires supérieures quelquefois fai- blement dentées à la base. Capitules grands, à convexité globu- leuse, à la fructification allongée ; folioles de l’involucre lancéo- 252 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES lées, couvertes de poils courts, apprimés ; corolles bleu pâle. — Vallée de l’Agly, Bétouse de Camps, forêt de Salvanaire. S. elliptica Jeanb. et Timb., Mass. Llaur., p. 579; Capsir, p. 159. — Tige verte, fistuleuse, compressible, glabre à la base, rameuse au sommet, à rameaux simples, étalés, dressés. Feuilles inférieures elliptiques, un peu atténuées aux deux extrémités, à pétiole égal au limbe, glabres, luisantes ; les caulinaires très entières, exactement elliptiques, ciliées à la base. Capitules petits, globuleux, à fleurs bleu foncé, à folioles lancéolées-obtu- ses, poilues à la base. — Mouillères. Bétouse de Camps, forêt des Fanges. S. parvula Jord. et Fourr., Brev., 2, 56; Jeanb. et Timb., Llaur., 433 ; Capsir, 159. — Tiges très courtes, droites, pubéru- lentes. Feuilles toutes entières, petites, d’un beau vert, glabres ; les inférieures lancéolées brièvement rétrécies aux deux extré- mités, aiguës. Capitules 1-3, petits, globuleux-déprimés, un peu arrondis après la fructification ; fieurs bleues ; involucre à folioles lancéolées, poilues. — Mouillères et prairies. Milobre de Massac ; Camps. COMPOSÉES CYNAROCEPHALES ECHINOPS E. sphærocephalus L. — Sournia, forêt de Boucherville, Montfort, forges de Roquefort. E. ritro L. — Leucate, ile de l’Aute, la Clape, Narbonne, Le- vrettes, Fontfroide, Moux, Aric, Montirat, bords du ruisseau de Bazalac, la Bédosse, Talairan; Massac; Durban, Tuchan, Millas ; pont de la Fou, route de Saint-Martin. [Com. à Perpi- gnan (0. D.)] GALACTITES G. tomentosa Mœnch. — CC. Millas, Salses, la Clape, Nar- bonne, Perpignan, Grangebasse, Levrettes, Boutenac, Moux, Carcassonne, Durban, Tuchan, Massac; Fondondy; Arques, Viviès, Rennes, Bugarach ; Sournia, etc. SILYBUM S. marianum Gærtn.-— CC. Salses, Leucate, Gruissan, Saint- "4 | COMPOSÉES 253 Martin, la Clape, Grangebasse, Levrettes, Narbonne, Boutenac, Montirat, bois de Crausse. ONOPORDON O. acanthium L. — Narbonne, Aric, Moux, Massac, col de Cédeillan, montagne de Capronne, pont de la Fou, Saint-Martin, Vivier, Prats, col de las Couloumines, Caladroi, Millas ; Limoux, gorges de Saint-Georges, Sainte-Colombe, forêt de Bouche- ville, fontaine Gastopa, Rabouillet. O. illyricum L. — Pezilla, Millas, mas de la Garrigue, Casas de Peña, Périllou, Salses, Leucate, iles de la Planasse, de Sainte-Lucie, Saint-Martin, la Clape, Boëde, Narbonne, Bou- quignan, Boutenac, Aric, Moux, bergerie de la Camp; Palairac, Durban, Tuchan, Vingrau. [8 giganteum Mutel F1. fr.; O. transiens Gandg. Dec. pl. nov. XVIII, n° 8; O. Debx. Rech. fl. Pyr-Or. I, 64. — Se distingue du type par ses tiges hautes de 1 mêt. à 1,80, rameuses, dans leur moitié supérieure seulement, munies d’ailes moins épineu- ses, par ses feuilles caulinaires grandes, sinuées ou pennatipar- tites et recouvertes d’un tomentum blanc et serré. — Graviers de la Têt à Perpignan (0. D.)] O. Delorti Timb., Exc. Corb. in Bull. Soc. sc. phys. et nat. de Toulouse, 1, p. 385. — Tige simple, de 5-6 décim., à rameaux de 3-4 décim. partant presque dès la base; tiges et rameaux largement ailés sans interruption, très épineux. Feuilles infé- rieures grandes, vert cendré oublanchâtre, anguleuses, épineu- ses, à épines fortes, vulnérantes ; les supérieures forment des ailes très larges. Capitules 1-2 au sommet de la tige et des rameaux, dressés, de moyenne grandeur; involucre à écailles étroites et appliquées, à épines fines ; fleurs rosées. Cette plante, rapportée autrefois par notre ami Delort de Mialhe à l’'O..ambiguum Gussone, a des rapports plus voisins avec l'O. älyricum L. dont elle se distingue par sa tige ramifiée dès la base, par ses rameaux trois fois plus longs, plus nom- breux et plus ouverts ; par ses feuiiles moins découpées, ses ailes trois fois plus larges, décurrentes le long de la tige et des rameaux, vert cendré; par ses capitules plus petits à écailles de l’involucre plus épineuses et par ses fleurs plus rosées. — Environs de Narbonne, Moux, Durban, Vingrau, Millas, Casas de Peña. 254 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES O. Gautieri Rouy in Bull. Soc. bot. Fr. 38, p. xvt (1892) ; O. nervasum Gaut. in herb. Rouy, non Boiss, (1881).— Plante très grande, hérissée d’épines, à tige robuste, pourvue de rameaux étalés, ailée jusqu'au sommet, ainsi que les rameaux qui sont garnis d'ailes larges, fortes, dentées, épineuses. Feuilles blan- châtres, un peu aranéeuses, lancéolées, lobées, sinuées, à dents épineuses, à nervure médiane très large épaisse, blanche, for- tement nerviées en dessous, à nervures et épines fortes, blan- châtres. Capitules solitaires au sommet de la tige et des ra- meaux ; involucre ovoide, peu aranéeux, à écailles coriaces, vert pale, glabrescentes sur la face extérieure, glanduleuses et violacées-purpurescentes au sommet, apprimées, lancéolées, atténuées en une épine courte. Fleurs roses, glanduleuses ; akènes brunâtres, rugueux ; aigrette d’un blanc sale, deux fois plus longue que l’akène. — Millas, rives de la Têt. O. glomeratum Costa, FI. Catal;, 135; Willk. et Lge Prod. fi. hisp., 2, 179.— Plante cotonneuse, blanchâtre. Tige simple, très feuillée ; feuilles toutes de même forme, lancéolées, à seg- ments triangulaires armés d’épines au sommet et sur les bords, les inférieures grandes, pétiolées, les autres décroissantes, dé- currentes sur la tige en ailes lobées, épineuses. Capitules nom- breux,agglomérés, ovoïdes, sessiles; involucre aranéeux àla base, à écailles extérieures lancéolées,terminées par une épine droite, vulnérante, les intérieures plus longues, non épineuses. Fleurs roses. — Sournia, Esquino d’Aze. O. acaule L. — Le Tauch, pech de Montpeyroux, pech de Fraisse, col de Caneille, Milobre de Massac, Estable, col de Bouch, Caunil. CYNARA C. cardunculus L. — Périllou, Treilles, Hortoux, Salses, ile de l’Aute, Saint-Martin, la Clape, Narbonne, Saint-Victor, Fontjoncouse, Gléon; Félines, gorges du Libre, Mouthoumet, pont de l’Orbieu, Massac, Maisons ; Saint-Paul de Fenouillet, Vivier, Prats, Sournia. PICNOMON P.acarna Cass. — Perpignan, Salses, Leucate, la Franqui, ile de l’Aute, Gruissan, Saint-Martin, la Clape, le Rec, Montou- lieu, Narbonne, Levrettes, Bouquignan, Aric, Monze, Lagrasse; COMPOSÉES 255 Saint-Victor, Fontjoncouse, pinède de Durban,Tuchan, le Tauch, Palairac, Félines, Massac ; Caudiès, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul, pont de la Fou, Saint-Martin, Vivier, Prats, Sournia, col de las Couloumines, Casas de Peña, Millas. CIRSIUM C. lanceolatum Scop. — Perillou, Treilles, ile des Oullous, Gruissan, la Clape, Tarailhan, Narbonne, Aric, Durand; Dur- ban, Félines, Massac, combe de Lasalle; Arques, Bugarach, Caudiès, Vivier, Prats; serre d’Escales, Estable, le Bousquet, forêt de Gesse, Madrès, Perpignan. [ 8. nemorale Reichb., F1. excurs. 286 ; C. lanceolalum var. hypoleucum DC. Prod.; Gr. God. fl. fr. — Feuiiles pennatifides, blanches aranéeuses en dessous,couvertes de spinules en dessus. — Narbonne (GG.), mont Aric (M. Neyraut) (O. D.) |. C. crinitum Boiss. — Périllou, Treilles, Pas-du-Loup de Si- gean, île de Sainte-Lucie, Gruissan, Saint-Martin, la Clape ; Ra- bassa, col du Paradis, Arques, Massac; Pierrepertuse, Tuchan, Caramany, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul, Prugnanes. C. echinatum DC. — Salses, Leucate, Fitou, Périllou, Treilles, Feuilla, Sainte-Lucie, la Clape, Saint-Pierre, Lasportes, Crabit, Fontfroide, Aric, Durban, Tuchan, Vingrau, le Tauch; Saint- Antoine de Galamus, Sournia; Rennes, Quillan. C. ferox DC. — Leucate, Fitou, Aric. C. odontolepis Boiss. — Aric, Fontjoncouse, Gléon ; Massac, Pierrepertuse, vallée de l’Agly au-dessous de Camps, montagne de Capronne, Saint-Antoine de Galamus, Sournia, col de l’Espi- nasse. | [ Le C. odontolepis Boiïss. n’est indique qu'aux environs de Collioure dans la Flore de France de Grenier et Godron. Je lai retrouvé en 1863, dans la vallée inférieure du lac d'Escoubous, près de Barèges (Hautes-Pyrénées), et depuis cette époque il a été signalé dans plusieurs localités de l'Aude et des Pyrénées- Orientales. Il appartient au groupe du C. eriophorum dont il se distingue par sa taille plus élevée (de 1 mêt. à 1,50), par ses rameaux plus nombreux, par ses feuilles cendrées-lanugineuses en dessous et munies de nervures épaisses, blanches, plus sail- lantes, se terminant par une épine robuste, blanche et jaunâtre au sommet, par ses feuilles florales nombreuses (8-10) plus lon- gues que les calathides, par les écailles du péricline beaucoup 256 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES plus dilatées sous l’épine terminale, et ses corolles blanches, rarement pourprées, dépassant les akènes (0. D.) ]. C. eriophorum Scop. — Salses, la Clape, la Rouquette, Cra- boules; Missègre, Sautel, Bouisse, font de Razouls, Félines, vallon de la Matte; Tuchan, Caladroi, Prats, Sournia, col de l’Espinasse ; Rennes, Bouchard, forêt des Fanges, Puilaurens, Montfort ; Estable, Roquefort, Counozouls, forêts de Gesse et de Navarre, le Bousquet, chemin de Madrès. C. richterianum Gillot, Bull. Soc. bot., Fr., 1880, p. LI. — Bouisse, vallon de Saint-Pancrace, garrigues entre Massac et Rouffiac, entre Cubières et Camps. [ Cette espèce encore peu connue, a été découverte pour la première fois en France par le botaniste Richter, dans les Bas- ses-Pyrénées près de Saint-Jean-Pied-de-Port, et principalement sur les montagnes d'Orisson (510-1200 mèêt. d’alt.) où elle est assez abondante. Elle parait voisine au premier abord des C. eriophorum Scop. et C. decussatum Janka, dont elle diffère par sa taille plus réduite (20-50 centim.), et par ses calathides agré- gées au nombre de 3-5, rarement uniques, élargies à la base, rétrécies au sommet et dépassées par les feuilles florales. Le C. richterianum se distingue en outre du C. eriophorum par ses feuilles à lobes moins divergents, munis à la base d’oreil- lettes dilatées, plus largement embrassantes, par son tomentum aranéeux plus épais, ses nervures plus fortes et plus saillantes, ses akènes plus petits, d’un noir brillant uniforme, tandis qu’ils sont toujours'gris et marqués de petites lignes noires dans le C. eriophorum (Gillot 1. €.) 9. D. ] C. palustre Scop. — Fondondy, Missègre, Alet, bois de la Courbatière, Rennes, Eau salée, Bouisse, Massac, combe de La- : salle, le Tauch, pech de Fraisse; pont de la Fou, Trévillach, Sournia, pla de Mousquère; Bétouse de Camps, forêts des Fan- ges, de Boucheville, de Lapazeuil, de Salvanaire; Estable, Cou- nozouls, le Bousquet, Madrès. C. monspessulanum All. — Salses, Fitou, Narbonne, Mont- laurès, Quillanet, moulin de Serviès en Val, Carcassonne, Couiza; Albas, Massac, bords du Torgan, Padern; la Pradelle, pont de la Fou, Saint-Martin. C. bulbosum DC. — La Clape, Pech-Redon, Levrettes, Fres- quet, ferme d’Ajou et grange Saint-Antoine à l'Aric, Taurize, Ladern, Coumemazière, Arques, col du Paradis, Rennes, Eau COMPOSÉES 257 salée ; sources du Verdouble; forêts des Fanges et de Navarre, Pierrelisse, Montfort. [Prairies humides à Perpignan (0. D.)] C. rivulare Link. — Massac, combe de Lasalle. C. acaule All. — La Clàpe; la Venne, Fondondy, Alet, la Cour- batière, Rennes, Eau salée, Sougraigne, prairies au pied de Bugarach ; Massac, Carcassés; Aiïguesbonnes, Salvezines, pla Lebat, Montagne Rase. C. arvense Scop. — CC, Salses, Montseret, les Clauses, ferme d’Ajon à l’Aric, Durand, Moux, Lagrasse, Carcassonne, Verzeille, Limoux, Rennes ; Palairac, Massac, Bugarach; Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fenouillet, Saint-Martin, Sournia, Millas ; le Bousquét, forêt de Gesse, Estable, etc. CARDUUS C. tenuiflorus Curt. — Perpignan, Salses, Leucate, Périllou, Treilles, Gruissan, Saint-Martin, la Clape, Narbonne, Levret- tes, Boutenac, Aric, Moux, Capendu, Monze, Carcassonne, Rou- geat, bois de Crausse, Missègre, Alet, Valmigère ; Serviès en Val, Lagrasse, Donos, Saint-Victor, col d’Estrem, Durban, Tuchan, le Tauch ; Palairac, Massac, Pierrepertuse, Saint-Paul de Fenouillet, pont de la Fou, Saint-Martin, Prats, Sournia, Esquino d'Aze. — Flore albo : Aric ; route du pont de la Fou à Saint-Martin. C. pycnocephalus L.— Perpignan, Salses, île de Pujol, Gruissan, la Clape, Tarailhan, Narbonne, Levrettes, Boutenac, Aric, Lagrasse; Limoux, Alet; Félines, vallon de la Matte, Saint-Siscle, Tuchan. | C. corbariensis Timb. et Théveneau, Exc. Corb. in Mém. Acad. Toul., 1874, p. 647. — Plante annuelle ou plutôt bienn., plus rameuse que le C. tenuiflorus, à épines plus nombreu- ses et 2-3 fois plus longues. Tige dressée, ailée jusqu’au som- met ainsi que les rameaux, à aile large, non interrompue ; ra- meaux longs et étalés, partant dès la base. Feuilles pubescentes, d’un vert cendré en dessus, blanches-aranéeuses en dessous ; sinuées, pennatilobées, à lobes triangulaires divisés jusqu’à la côte médiane; les caulinaires à lobes écartés, laissant entre eux des vides, divariqués, terminés par de longues épines cylindri- ques un peu arquées, très nombreuses. Capitules petits, sessi- les, agglomérés par 5-6 au sommet de la tige et des rameaux ; involucre oblong-cylindrique, glabrescent, non aranéeux, à écail- Rev, S, fr, b. (décembre 1892) 17 258 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES les externes et moyennes vert pâle, non scarieuses aux bords, planes et dépourvues de nervure médiane dans leur moitié infé- rieure, lancéolées, terminées par une épine triquètre, assez lon- gue, canaliculée en dessous, un peu arquée en dehors; les inté- rieures plus longues, lancéolées, acuminées, scarieuses aux bords, égalant les corolles ; disque à mamelon central arrondi, non anguleux. Fleurs rose päle, au nombre de 15-20 dans cha- que capitule, à limbe un peu plus long que le tube. Akènes un peu agglutinés sur les paillettes du réceptacle, luisants, lisses, grisâtres, mais présentant des bandes assez larges de couleur plus foncée. Fleurit fin mai, juin. — Treilles, ile des Oullous, Boutenac; Fontjoncouse, Saint-Victor, Durban, Cascastel, Ville- neuve, pont de la Ricardo, col d'Estrem, Tuchan, Vingrau, le Tauch: Prugnanes; Alet, Bouisse, Montjoi. Le C. corbariensis se distingne à première vue du C. tenui- florus par les caractères suivants : Tige rameuse dès la base; feuilles à découpures plus espacées et plus profondes, à épines plus longues et plus nombreuses; capitules plus petits, à invo- lucre glabrescent, non aranéeux, dont les écailles sont termi- nées par une épine longue, dépassant les fleurs; corolles à limbe un peu plus long que le tube; akènes iisses, non striés, ni ridés, à bandes de couleur plus foncée. C. nutans L. — Narbonne, Aric, la Venne, Bordeneuve, Verzeille ; Saint-Victor, Durban, le Tauch ; Couiza, Rennes, Bugarach, Bouisse, Montjoi, Massac, Dernacueillette ; Saint- Paul de Fenouillet, Prats, Sournia, Casas de Peña ; col de l’'Es- pinasse, forêts d’Aiguesbonnes et de Boucheville ; Ginela, col de l’'Hommenet, Estable, Roquefort, forêts de Gesse et de Na- varre. C. macrocephalus Saint-Amans, F1. agen., 339, non Desf. — Grange Saint-Antoine à lAric ; Massac, pont de Cubière, Camps, Linas, Rennes, Eau salée, col de Saint-Louis; Sournia, Esquino d’Aze ; gorges du Lauziéret, le Bousquet, col dela Malayréda, chemin de Madrès. C. nigrescens Vill. — Perpignan, Gruissan, Saint-Martin, la Clape, Narbonne, Grangebasse, Levrettes, Pech de l’Agnel, Saint-Victor ; pont de la Fou, Rabouillet. [Graviers de la Têt à Saint-Estèye près de Perpignan (0. D.)] C. Martrinii Timb., in de Martrin, F1. Tarn, p. 377. — Tiges de 5-6 décim., rameuses au sommet, à rameaux inégaux. Feuil- PO COMPOSÉES 259 les étroites, lancéolées, sinuées, pennatifides, glabres ou hispi- des surtout sur les nervures, munies sur les bords d’épines iné- gales, fines, jaunâtres ; les caulinaires décurrentes sur toute la longueur des mérithalles. Capitules de moyenne grosseur, sub- globuleux, d’abord dressés, puis un peu penchés, solitaires sur des pédoncules inégaux, nus et tomenteux au sommet ; involu- cre pubescent ou aranéeux, à folioles inégales, ovales, aiguës, pourvues sur toute leur longueur de nervures dorsales très saillantes, les extérieures dures, épineuses, les intérieures lan- céolées-linéaires, acuminées, non épineuses ; toutes étalées, non appliquées ni réfléchies, ni recourbées au sommet, disco- lores, violettes sur les bords. Fleurs d’un pourpre rosé, celles de la circonférence plus longues que celles du centre. Akènes gris, très peu rétrécis à la base. Fleurit en juillet, août. — Moux, fours à chaux, Aric ; Tuchan, Rivesaltes, Caladroi, Trévillach, Ansignan, Prats, Sournia, Esquino d’Aze. C. vivariensis Jord. — Durban, Tuchan. C. spiniger Jord.,Obs., 5, p. 215, pl. 8 ; C. hamulosus GG. ? au Ehrh. ? — Plante bienne, de 2-3 décim. Tige dressée, striée, souvent très rameuse au sommet; rameaux allongés, peu étalés. Feuilles vert foncé noirâtre, aranéeuses sur les deux faces ou glabriuscules, oblongues, sinuées, pennatifides, à segments ova- les, très étalés, pourvus de 3-5 dents ovales-aiguës, spinuleu- ses sur les bords et terminées par une épine raide et piquante ; les feuilles radicales sont assez étroites, rétrécies presque en pétiole ; les caulinaires sont décurrentes. Capitules assez gros, dressés, solitaires au sommet des rameaux qui sont prolongés en pédoncules allongés, flexueux, tomenteux et nus au sommet ; involucre subglobuleux, souvent aranéeux, à folioles linéaires, allongées, munies sur le dos dans toute leur longueur d’une ner- vure forte et saillante, terminées par une pointe allongée, raide, piquante, les inférieures dressées, les moyennes un peu étalées au-dessus de leur milieu, les supérieures seulement réfléchies au sommet. Fleurs rose pourpre très foncé. Akènes jaunâtres, oblongs, un peu comprimés, luisants, marqués d'environ 15 stries longitudinales et ridés transversalement ; disque à ma- melon central conique à angles peu marqués, jaunâtre ; aigrette à poils très brièvement ciliés. Fleurit en juin. — Perpignan, la Salanque de Rivesaltes à Saint-Laurent, île de Sainte-Lucie, Saint-Martin, Gruissan, la Clape, Œil-Doux, Narbonne, Crabit, 260 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES Levrettes, Boutenac, Aric, Moux, Comigne, Capendu, Monze, Trèbes ; col du Paradis, Arques, Mouthoumet, Auriac, Milobre de Massac, col de Malentour, Saint-Siscle, vallon de la Matte, Termes, Félines, Albas, Durban, le Tauch, Casas de Peña, Millas, Sournia, pont de la Fou, Saint-Paul, Saint-Antoine de Galamus, Bugarach ; Rabouillet ; col de la Malayréda, forêt de Navarre. C. carlinifolius Lamk., Dict., 1, p.699?; Timb., Exc. Corb. in Bull. Soc. sc. phys. et nat. de Toulouse, 1, p. 384. — Casas de Peña. C. defloratus L. ? — Pech de Bugarach, Linas. [ M. Timbal a marqué cette plante d’un point de doute en ajoutant : probablement espèce nouvelle, mais il ne l’a pas dé- crite. |] C. medius Gouan. — Rennes. Pont de la Fou ? CARDUNCELLUS C. mitissimus DC. — CC. Aric, Durand, Montlaur, la Venne, Verzeille, bois de Crausse, montagne de la Camp, Taurize, Cau- nettes, Talairan, Fontjoncouse ; Villerouge, Termes, col de Malentour, Félines ; Arques, Milobre de Bouisse, Mouthoumet, Massac, Carcassés, Milobre de Massac ; Sougraigne, Eau salée, Rennes ; Pierrelisse, Estable. CENTAUREA C. amara L. — Salses, Narbonne, Levrettes. [B Loiseleuri Rouy, C. alba Lois., non L., Bull. Soc. bot. Fr., 1888, p. xc (sans description). — Aric. | [ C. dracunculifolia L. Duf., in Ann. Sc. nat, 23, p.157; Bull. Soc. bot, Fr., 1860, p. 348, et 1891, p. xvIr; C. amara v. dra- cunculifolia DC., Prod ; Willk. et Lge, Prod. fl. hisp. IT, 166. — Cette rare espèce, nouvelle pour la flore de France, a été récol- tée pour la première fois, en 1875, dans les prairies salées de Font-Dame près de Salses, par M. A. Guillon. Elle a été vue, en rosettes seulement, lors de l’herborisation de la Société botani- que de France dans cette localité, le 13 juin 1888, et retrouvée depuis dans cette station en 1890 par notre zélé collègue, M. G. Gautier (0. D.) | C. jacea L. — Narbonne, Aric, Lagrasse, Alet, vallée de Véraza, Couiza, Caudiés, Sournia, Montfort. COMPOSÉES 261 & oligoclados Gandg; ©. Debx., Rech. fl. Pyr.-Or, I, 65. — Perpignan ; de Sournia au pla de Mousquère. Le C. ruscinonensis, Boiss., Diagn., 2° sér., fase. 3, 71; O. Debx., Rech. F1. Pyr.-Or., fasc. 1, 65, a été indiqué à Saint- Antoine de Galamus par confusion avec un Saint-Antoine d'Espagne ; le C. ruscinonensis Boiss. ne se trouve pas en France. C. decipiens Thuill., F1. paris., 345 ; Bor. F1. Centre, 350. — Rennes, Caudiès, Fenouillet. C. pratensis Thuill., F1. paris., 345 ; Bor., 1. c., 351; Rodetet Baïllet, Bot. agric. et médic. 2e édit., p. 418 ; C. nigrescens Auct. pl., non Willd. — Le Tauch, pech de Fraisse, forêts des Fanges et de Gesse, roc Lafage. C. obscura Jord., Pug., 104; Arch. F1. Fr. et AIl. p. 320; C. nigra L. et auct., ex p. — Aric, Milobre et bois de Bouisse, Bu- garach ; le Bousquet, forêt de Navarre. [Graviers de la Têt à Perpignan (0. D.).] C. nemoralis Jord., Pug., 104; C. nigra L.et auct., ex p.— Environs de Narbonne, Fresquet. | Graviers de la Têt, {à Perpi- gnan (0. D.).] È C. pectinata L. — Saint-Martin, Narbonne, Fontlaurier, Fontfroide, Ferrais, col de Catinas ; Villeneuve, pont de la Ri- cardo, Palairac, Laroque de Fa, Milobre de Massac, Maisons, Tuchan, Padern, Saint-Paul de Fenouillet, pont de la Fou, Ca- ramany, fontaine de Mato l'Ouliou ; Sournia, route de Prades. [C. rufescens Jord. Pug. 107; Bor. F1. du Cent., éd. 3, 358 ; C. pectinata L. pro parte. — Moligt (A. Guillon); graviers de la Têt à Saint-Estève, le Soler, ete. (0. Debx.). ] C. supina Jord., Pug. 108. — Rabouillet. [Vallée de l’Agly, Saint-Paul de Fenouillet (0. D.).] C. involucrata Desf., FI. atlant., 2, p. 295; Loret, Glanes d’un botaniste, in Bull. Soc. bot. Fr., 1859, p. 337. — Champs cultivés à Perpignan, adventice (Loret). C. montana L. — Devèse de Maironnes, Fontescure, Milobre de Massac ; eol de l’Espinasse, forêt de Boucheville. C. semidecurrens Jord., Obs., 5, p. 92, pl. 58, fig. B; GG., F1. Fr., 2, 249. — Le Tauch, pech de Fraisse, Matefagine, Milo- bre de Massac ; forêt de Boucheville. GC. cyanus L. — Commun dans les moissons de toute la ré- 262 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES gion, de Perpignan, Narbonne, Carcassonne à Roquefort et au Bousquet. C. scabiosa L. — Alet, Fondondy, Véraza, Rennes, Arques, Mouthoumet ; Camps, vallée du Verdouble, Casas de Peña, Saint-Paul de Fenouillet, pont de la Fou, Saint-Martin, Vivier, Sournia, pla de Mousquêre, col de l’Espinasse, Rabouillet, Gin- cla, Montfort, col de la Malayréda. [8 alpestris Michalet; G. Gaut. in Bull. Soc. bot. Fr. 1891, p. XVII. — Prairies de Mantet autour des Cortals ; Fenouillet ; Esquino d’Aze près de Sournia. | G. intybacea Lamk. — Casas de Peña, la Franqui, îles de l’Aute et de Sainte-Lucie, la Clape, le Rec, les Empherrets. [C. cristata Bartl., in Wendi. Beiïtr. II, 119; G. Gaut. in Bull. Soc. bot, Fr., 1891, p. xvii ; Koch, Flor. germ. et helv., éd. 354. — Plante remarquable du groupe des Paniculalæ, et nou- velle pour la flore de France.— Garrigues schisteuses de Roque- bert près de Sournia, au lieu dit « Arrancho-Pé »; château de Caladroy, chemin de Cassagne ; entre Trévillach et Sournia (M. G. Gautier) (0. D.).] GC. corymbosa Pourr. — La Clape, le Rec, las Portes, N.-D. des Auxils, la Crouzade, les Empherrets. C. maculosa Lamk.? — Mouthoumet, pont de l'Orbieu. C. biformis Timb., species nova. — Souche vivace ou long- temps pérennante. Cette plante se présente sous deux états différents : dans !les jeunes pieds la racine est pivotante, très profonde, la tige est solitaire, dressée, peu élevée, rameuse seulement vers le sommet; les vieux pieds ont une souche forte, dure, ligneuse, émettant plusieurs tiges inégales et rami- fiées presque dès la base. Dans les deux états les tiges sont fermes, cassantes, sillonnées, anguleuses au sommet, rudes, couvertes d’un duvet blanc, cotonneux, assez abondant; rameaux inégaux, un peu étalés, le terminal égalant à peu près les laté- raux, non épaissis au sommet. Feuilles verdàtres ou blanchà- tres, aranéeuses, parsemées de poils raides, couchés, blanchà- tres ; les radicales bipennatipartites, à lobes lancéolés; les caulinaires et les raméales nombreuses, pennatipartites, à lobes linéaires, acuminés au sommet, commençant dès la base de la feuille et étalés d’une manière irrégulière, ce qui fait que les feuilles semblent crépues. Capitules solitaires au sommet COMPOSÉES 263 des rameaux, disposés en corymbe irrégulier ; involucre non dépasse par les feuilles bractéales qui sont très petites, à écail- les glauques, larges, lisses, sans nervure, terminées par une bordure scarieuse triangulaire, plus large que longue, acumi- née!, ciliée, concolore, non tachée; cils roussätres ou brun foncé, quelquefois jaune soufre, assez fins, même le terminal, flexueux, depassant la largeur de l’appendice. Fleurs stériles, rayonnantes, purpurines; les intérieures tubuleuses, à tube blanc, à lèvres purpurines au sommet. Akènes oblongs, un peu comprimés, lisses, noirs, à angles un peu plus clairs, quelque- fois même blanchâtres, dépourvus d’aigrette au sommet. Fleurit en juillet. — CC. aux environs de Sournia, Trévillach, pont de Roquebert, garrigues qui bordent la vallée de la Désix, route de Vinça. Le C. biformis appartient au groupe du C. maculosa Lamk. dont M. Jordan a séparé avec raison, selon nous, plusieurs espèces (Jord., Observ., 5° fasc., 1847, p. 58 et s.; Pug., p. 108 et s.) Il se distingue du C. mnaculosa Lamk. et des espèces voi- sines signalées par M. Jordan, par ses akènes lisses, dépourvus d’aigrette, leur coloration et la couleur blanche de leurs angles, et par sa souche vivace ou longtemps pérennante. Nous lui avons donné le nom de C. biformis pour exprimer les deux états qu'il présente dans les mêmes localités. [Timbal avait d'abord donné à cette plante le nom de C. cris- paluta qui n’a pas été publié, mais sous lequel il a pu en dis- tribuer des échantillons à ses correspondants]. [Le C. subalbida Jord., Pug., 109, est indiqué avec doute aux mêmes localités et, de plus, à Cassagnes et au col de las Cou- loumines ; lil est probable que l’on à pris pour cette plante le C. biformis; ce dernier serait ainsi répandu dans toutes les basses montagnes qui séparent les vallées inférieures de l’Agly et de la Têt]. C. paniculata L. — Rivesaltes, Périllou, Narbonne, Levrettes, Pech de l’Agnel, Boutenac, Ferrals, Lagrasse, Aric, Rougeat, Pech Mary, Carcassonne; Félines, vallon de la Matte, Laroque de Fa, Mouthoumet, Carcassés, Milobre de Massac, Massac; Saint-Victor, Durban, Tucban, Vingrau, Padern, Vivier, Prats. [C. leucophæa Jord. Obs., Fragm. V, 64; C. paniculala L. var. subindivisa DC. — Rencontré sur les graviers de la Têt, près de Perpignan, en individus isolés (0. D.)] 264 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES C. rigidula Jord., Obs., 5, p. 69, pl. 4; GG., F1. Fr., 2, 257. — Saint-Paul de Fenouillet, Saint-Antoine de Galamus. _ GC. collina L. — CC. Périllou, Treilles, Leucate, Sigean, la Clape, Narbonne, Montfort, Levrettes, Ornaisons, Boutenac: Moux, Aric, Monze, Trèbes, Rougeat, Pech Mary; Carcassonne, Verzeille, Ladern, Limoux, Albières, Bouisse, font de Razouls, Mouthoumet, Massac{ Palairac; Fontjoncouse, Durban. [Entre Peyrestortes et Espira de l’Agly (0. D.)] C. aspera L. — CC. Perpignan, Périllon, Leucate, la Franqui, sidrières de Fitou et de Leucate, îles de l’Aute, de Sainte-Lucie (flore albo), Sigean, la Clape, Taraillan, Narbonne, Levrettes, Pech de l’Agnel, Boutenac, Lagrasse, Taurize, Aric, Moux, Ca- pendu, Trèbes, Rougeat, La Venne, Carcassonne, la Cité, bois de Serres, Limoux, Alet, bois de la Courbatière; Fontjoncouse, Saint-Victor, Durban, Tuchan, Vingrau; Millas, Caramany, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul, Vivier, Rabouillet, Sal- vezines. C. prætermissa de Martr., Soc. sc. Tarn-et-Garonne (1852); F1. Tarn. p.388 ; C. aspera var. subinermis DC. — Ile de l’Aute, environs de Narbonne. |Com. sur les graviers de la Têt, a Saint- Estève et au Soler près de Perpignan (0. D.) |. C. aspero X calcitrapa GG. — Leucate, cap Leucate. bords de la Robine, Narbonne. C. calcitrapo X aspera GG.; C. Pouzini DC. — Perpignan, Salses, Narbonne, Levrettes; Carcassonne. C. calcitrapa L. — CC. Périllou, Treilles, la Franqui, Leu- cate, iles de l’Aute, des Oullous, de Sainte-Lucie, Gruissan, Saint-Martin, Narbonne, Levrettes, Boutenac, Aric, Durand, la Bédosse, Trèbes. Rougeat, Carcassonne, Verzeille, Limoux, Couiza, Rennes ; Mouthoumet, Carcassés, Fontescure, Massac; Talairan, Termes, Tuchan, Fort-Réal, Prugnanes, Saint-An- toine de Galamus, Saint-Paul, pont de la Fou, Caudiès, Ra- bouillet. C. pourretiana Timb. et Thév., Exec. Corb. in Mém. Acad. Toul., 1874, p. 645. — Tiges nombreuses, dressées, très élevées, 6-10 décim., sillonnées, pubescentes, à poils ramifiés, cotonneux, rameuses vers le milieu, à rameaux étalés-dressés, gros et longs. Feuilles molles vert sombre, pubescentes; les radicales étalées, bipennatifides, à lobes linéaires aigus; les moyennes COMPOSÉES 265 pennatifides, à lobes inégaux, espacés, terminées par un mucron blanc un peu épineux, pubescentes, surtout sur le dos ; les su- périeures souvent glabres, vertes, entières, lancéolées, cuspi- dées. Capitules ovoides, très grands, deux fois plus grands que ceux du C. calcitrapa, solitaires au sommet des rameaux ou naissant, le long des rameaux, sur des pédoncules fins, un peu au-dessus des bifurcations de la tige; involucre ovoïde, allongé, glabre, à écailles imbriquées, vert jaunâtre, sans nervure, mu- nies sous l’appendice de cinq épines dont une très longue, forte et vulnérante, non canaliculée en dessus, les latérales plus pe- tites et néanmoins piquantes. Fleurs purpurines. Akènes petits, blanc mat, concolores, non luisants ni marbrés, dépourvus d’ai- grette. Fleurit en juillet. — Villeneuve, Fontjoncouse, Massac. C. melitensis L. — Périllou, Treilles, Salses, la Franqui; îles de l’Aute, de Pujol, de la Planasse, de Sainte-Lucie, Mandi- rac, Gruissan, la Clape, Narbonne, Levrettes, Pech de l’Agnel, Ornaisons, Boutenac, Aric, Riqui, Capendu; Fontjoncouse, Dur- ban, Vingrau, Caladroi. [ Comm. à Perpignan (0. D.).] C. solstitialis L. — Perpignan, Narbonne, Quillanet, Boute- nac, Lagrasse, Aric, Moux, Durand, Carcassonne, Arques; Dur- ban, Tuchan, Trévillach, Cassagne, Saint-Martin, Sournia. MICROLONCHUS M. salmanticus DC. — Perpignan, Rivesaltes, la Clape, Quillanet, Narbonne, Boutenac, Aric, Moux, Carcassonne; Ville- neuve, Durban, Tuchan, Vingrau, Millas, Cassagnes, Vivier, Prats. KENTROPHYLLUM K. lanatum DC. — Millas, Casas de Peña, Périllou, Treilles, Salses, Leucate, Saint-Martin près de Narbonne, Aric, Lagrasse, Serviès en Val, Verzeille, Couiza, col du Paradis ; Donos, Dur- ban, col d'Estrem ; Massac, le Tauch, Saint-Paul, pont de la Fou, Saint-Martin, Vivier, Sournia, Esquino d’Aze, Montfort. CNICUS C. benedictus L. — Perpignan, la Clape, Ricardelle, Moujan, Saint-Crescent, Saint-Martin près de Narbonne, Moussan, Marcorignan, Villenouvette, Villedaigne, Ornaisons, Boutenac. CRUPINA C. vulgaris Cass, — Perpignan, Casas de Peña, ile de l’Aute, 266 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES la Clape, Cap de Pla, Crabit, Narbonne, Pech de l’Agnel; Bouisse, vallon de Saint-Pancrace; Padern, Sournia, Montfort. [Aric (M. Neyraut.)] SERRATULA S. tinctoria L. — Bouisse, Alet, Rennes, forêt de Bouche- ville. — flore albo. — L’Escale près de Bouisse. S. heterophylla Desf. — Aric. S. nudicaulis DC. — Aric, Milobre de Massac, le Tauch, signal de Montpeyroux, gorges du Nid-du-Loup; montagne de Capronne. JURINEA J. Bocconi Guss. — Aric, Camplong. LEUZEA L. conifera DC. — Perpignan, Leucate, le Pavillon, sidrière de Fitou, Gruissan, la Clape, Cap de Pla, Quillanet, Bouquignan, Levrettes, Pech de l’Agnel, Montredon, Boutenac, Aric, Ca- pendu, Bordeneuve; Saint-Victor, Fontjoncouse, Durban, Mas- sac, Pierrepertuse ; Camps. pont de Cubière, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul, Prugnanes, Prats, Sournia, Esquino d’Aze, Gincla ; Axat. STÆHELINA S. dubia L. — Perpignan, la Clape, Vire, Saint-Pierre, Cap de Pla, las Portes, Moujan, Montgrimaud, Narbonne, Table des Corbeaux, Boutenac, Aric; col du Paradis ; de Rennes à Buga- rach, le Mas; Caudiès, pont de la Fou; N.-D. de Laval. CARLINA C. vulgaris L. — Gruissan, Aric, Félines, Mouthoumet, Mas- sac ; Rennes, Eau salée; Caladroi, Cassagnes, Caudiès, Saint- Martin, Sournia, pla de Mousquère; Estable, le Bousquet, forêts de Gesse et de Navarre. C. lanata L. — Perpignan, Sainte-Lucie, Narbonne, Levret- tes, Boutenac ; Tuchan, Vingrau, Rivesaltes. C. corymbosa L.— Perpignan, Millas, Rivesaltes, Salses, Périllou, Treilles, Estarac, île de Pujol, Gruissan, Saint-Martin, environs de Narbonne, Grangebasse, Levrettes, Moux, Aric, Durand, Trèbes, Rougeat, Carcassonne, Verzeille, Alet, bois de la Courbatière, Rennes; Bouisse, Montjoi, Félines, le Mal-Pas, COMPOSÉES 267 vallon de la Matte; Villeneuve, pont de la Ricardo, Fontjon- couse ; le Tauch, Massac, Saint-Paul de Fenouillet, Sournia, pla de Mousquère. C. acaulis L.— Bouisse, Montjoi, Ormemort, Milobre de Mas- sac, Bugarach ; Montfort, Auxières, Montagne Rase, pla Lebat, Estable. C. caulescens Lamk.— Montagne Rase, pla Lebat, Estable, Caunil. C. cynara Pourr. — Montagne de la Camp, Fondondy, les Alois, Arques, Falconière, Bouisse, Montjoi, Mouthoumet, Car- cassés, Milobre de Massac, Camps, Rennes, Eau salée, Bugarach, forêt de Bec; Vivier, Prats, Sournia, Esquino d’Aze, pla de Mousquère, col de l’Espinasse; crête de Carabatets ; forêts des Fanges, d’Aiguesbonnes; Estable, col de Bouc, Counozouls, Ro- quefort, le Bousquet, col de la Malayréda, forèts de Navarre, de Gesse ; cabane des Aigales. ATRACTYLIS A. humilis L. — La Clape, les Colombiers, le Pas-du-Loup, l’Hespitalet, Montoulieu, Capitoul. LAPPA L. minor DC. — Hortoux, Périllou ; Alet, Couiza, Laroque de Fa, Mouthoumet, pont de l’Orbieu, Ormemort, Milobre de Mas- sac; forêts des Fanges, de Boucheviile, de Gesse, gorges du Lauziéret. L. intermedia Rchb. — Forêt des Fanges. XERANTHEMUM X. inapertum Willd. — Perpignan, Sainte-Lucie, la Clape, cap de Pla, Narbonne, Moussan, Levrettes ; Saint-Victor, Font- joncouse, le Tauch, Tuchan ; Mouthoumet, pont de l’Orbieu ; pont de la Fou, Saint-Martin, Vivier, Prats, Sournia, pont de Roquebert, col de las Couloumines ; Rabouillet, Salvezines. X. cylindraceum Sibth. et Sm.— Capendu; Massac, vallon de Saint-Pancrace; de Rennes à Bugarach; gorges de Saint- Georges. 268 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES CORYMBIFÈRES EUPATORIUM E. cannabinum L.— Narbonne, bords de la Robine vers Craboules ; Rennes, Massac, pont de la Fou, Rabouillet. ADENOSTYLES À. albifrons Rchb. — Mosset, serre d’Escales, forêt de Lapa- zeuil, Estable, le Bousquet, forêt de Gesse au roc Lafage et à la fontaine de Claperate ; pla de Madrès, torrent près de la cabane. HOMOGYNE H. alpina Cass. — Serre d'Escales, Madres, forêt de Montné, pla de Madrès et au-dessus jusqu’au sommet. PETASITES P. vulgaris Desf, — Milobre de Massac, Vingrau; forêt de Salvanaire, Estable. P. albus Gærtn. — Bugarach. TUSSILAGO T. farfara L. — Lagrasse, la Bédosse, Servies en Val, Mont- grand, la Venne ; signal Saint-Michel, Couiza, Viviès, Falconiè- res, vallons de Saint-Pancrace et de la Matte, Redoulade, Mas- sac, pont de Cubière; bois de Prats ; forêts de Navarre et de Lapazeuil. SOLIDAGO S. virga aurea L. — Narbonne; Alet, bois de Bouisse, La- roque de Fa, Milobre de Massac, combe de Lasalle ; Bétouse de Camps, Bugarach, forêts de Boucheville et de Gesse, Madres. [ £ Zittoralis O. Debx. Rech. fl. Pyr. Or. fasc. 1, p. 57; S. lit- ltoralis Savi in Due Centur. di piante della flora etrusca, p. 182, et Botan. etrusc. IV, p. 87. Plante de 8 à 10 centim., velue-pubescente ; tiges simples ; feuilles obovales-lancéolées, presque entières; fleurs en grap- pes terminales denses, et à calathides aussi grandes que dans le type ; écailles de l’involucre velues extérieurement. — Les sables maritimes sur ja plage de Canet, à l'embouchure de la Têt (O0. D.] COMPOSÉES %9 S. monticola Jord., in Bor., F1. Centre, 324. — Forêts des Fanges et de Gesse, roc Lafage. S. alpestris Waldst. et Kit. — Forges de Roquefort. [S. macrorrhiza Lange in Willk et Lge, Prod. fl. hisp. IT, 39 ; G. Gaut., in Bull. Soc. bot. Fr. (1891) p.xv; S. minula Thore non [,. — Souche ligneuse, longue, émettant des fibres radicales très allongées ; tiges simples, dressées, de 4 à 8 centim.; feuilles un peu épaisses, réticulées en dessus, les inférieures obovales elliptiques, les supérieures linéaires-lancéolées ; calathides en petit nombre formant un rameau simple, très court. — Rochers au sommet de la montagne de Fort-Réal près de Millas (G. Gautier.) (0. D.) ] PHAGNALON P.sordidum DC. — Perpignan, Rivesaltes, Salses, Gruissan, la Clape, Cascabel, Cap de Pla, Combemale, Pastouret, Pech de l’'Agnel, Boutenac, Fontjoncouse ; Alet, Félines, Massac, Milobre de Massac, Tuchan, Vingrau, Padern, Saint-Antoine de Galamus, Saint-Paul de Fenouillet, Caudiès, pont de la Fou, Saint-Martin, Sournia, Pézilla. P. saxatile Cass. — Talairan, Saint-Antoine de Galamus, Sournia. Con YzA C. ambigua DC. — Perpignan, Millas, la Nouvelle, Narbonne, Carcassonne, etc. ERIGERON E. canadensis L. — Plaine du Roussillon, Saint-Laurent de la Salanque, le Barcarès ; Narbonne, Quillanet, Alet. E. acer L. — Narbonne, Massac, Bétouse de Camps ; pont de la Fou, Saint-Martin, Sournia ; Roquefort, le Bousquet, col de la Malayréda, forêt de Navarre. E. alpinus L. — Estable. 8 ramosus. — Milobre de Bouisse (M. Cros). E. uniflorus L. — Serre d’Escales, Madrès. ASTER A. alpinus L. — Mirailles, Milobre de Massac, Milobre de Bouisse, montagne de Capronne, Bugarach, Campeau; Estable. A. tripolium L. — Salses, terrains salés des environs de Narbonne. 270 TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES A. acer L. — Perpignan, Sainte-Lucie, la Clape, Ricardelle, Combemale, Narbonne, Crabit, Saint-Johannés, Villenouvette, Pech de l’Agnel, Boutenac, Aric; Alet. [ 8 collinus ; Galatella collina Jord. et Four., Inéd.; O. Debx. Rech. fl. Pyr.-Or. I, 56 ; Aster acris Auct. gall. ex parte ; Com- panyoHist. nat. Pyr.-Or.Il. 345, non Lin.— Se distingue du type par ses tiges raides, dressées, nues à la base, très rameuses au sommet, à rameaux florifères dressés, formant un corymbe dense et serré; par ses fleurs d’un beau bleu plus tardives d’un mois environ, du 15 au 30 septembre, — Collines sablonneuses à Per- pignan, sur les deux rives de la Têt (0. D.)] À. trinervis Desf. — Aric, grange Saint-Antoine, Tuchan, près du Verdouble. BELLIS B. annua L. — RR. Narbonne, sur le chemin de Levrettes (de Martrin). B. perennis L.— CC. La Clape, Céleiran, Narbonne, Aric, Lagrasse, bois de Crausse; Durban, Félines, Massac, Fontes- cure, Pierrepertuse, Bugarach ; Estable, le Bousquet, forêts des Fanges et de Gesse. B. silvestris Cyr. — Perpignan, la Robine, Narbonne, Le- vrettes, Boutenac ; Massac. B. hybrida Ten. — Mandirac, Ferrals, Serviès en Val, la Bédosse, Rabassa, Verzeille, Milobre de Bouisse. DOoRONICUM D. pardalianches Willd. — Pinède de Fontfroide ; Milobre de Bouisse, Massac; forêt des Fanges. D. austriacum Jacq. — Milobre de Bouisse, Carcassés, Mi- lobre de Massac ; pla Lebat, serre d’Escales, forêts des Fanges, de Boucheville, de Salvanaire, de Lapazeuil, scierie de Lapa- zeuil, Counozouls, le Bousquet, forêt de Villeneuve, pla de Madrès près de la cabane. ARNICA A. montana L. — Foret de Carcanet, Madrès. SENECIO S. vulgaris L. — CC. Rivesaltes, Saint-Laurent de la Salan- que, Salses, la Clape, Céleiran, Narbonne, Montredon, Font- COMPOSÉES 271 froide, Moux, Aric, Capendu, Carcassonne, Alet, Bouisse ; col d’Estrem, etc. 6 marilimus. — Variété maritime à feuilles épaisses, char- nues. — Iles de l’étang de Leucate et bords de l'étang. S. viscosus L. — Narbonne, Pastouret, Donos ; bois dePrats, Sournia, pla de Mousquère,Trévillach ; pla Lebat ; Roquefort, le Bousquet. S. silvaticus L. — Fontfroide, Villeneuve, pont dela Ricardo, bois de Bouisse, combe de Lasalle, Bugarach, Linas. S. lividus L. — Fontfroide, Villeneuve, pinède de Durban, gorges de Palairac, bois de Bouisse ; forêt de Gesse. S. gallicus Chaix. — Perpignan, Casas de Peña, îles de l’étang de Leucate, Levrettes, Montlaurés. S. adonidifolius Lois. — Montfort, forêt de Salvanaire, Madrès, forêt de Carcanet. S. jacobæus L.-— Narbonne. _S. erucifolius L. — Narbonne. S. nemorosus Jord , Cat. Dijon, 1848, p. 30; S. jacobœus Auct. ex p.— Plante de taille plus élevée que le S. jacobæus ; panicule plus rameuse et plus ample; écailles inférieures de l’involucre lâches et non appliquées ; fleurs moins grandes ; flo- raison plus tardive. — Aric, Carcassonne, bois de Bouisse, l’Ormemort, combe de Lasalle, Rennes, Bugarach, forêts des Fanges et de Navarre, Roquefort. S. doria L. — La Clape au Rec (M. Maugeret); Narbonne (GG.). | S. Tournefortii Lap. — Forêt de Gravas, pla de Madrès, ro- chers près de la cabane. S. Gerardi GG., F1. Fr , 2, p. 122; Timb., 2 Exc. Corb. in Méêm. Acad. Toul., 1875, p. 474. — Feuilles d’un vert sombre, minces, non coriaces, couvertes en dessous d’un léger duvet ou glabres ; les inférieures spatulées, obtuses, brusquement arron- dies, tronquées à la base et atténuées en un pétiole ailé aussi long que le limbe; les caulinaires à pétiole plus court; les unes et les autres dentées, à dents inégales, peu prononcées ; les su- périeures sessiles, linéaires. Capitules petits ; calicule à folioles larges, un peu tomenteuses ; involucre globuleux, à écailles lan- céolées, acuminées ; fleurs jaune soufre. — Aric, Éagrasse, Mi- lobre de Massac, Matefagine, le Tauch, gorges du Nid-du-Loup et pelade du sommet; Bugarach. 272 © TIMBAL. — FLORULE DES CORBIÈRES & corbariensis Timb., 1. c., 474; S. Barrelieri Gouan, ex descriptione et loco natali, exclusis synonymis. — Plante plus robuste et de taille plus élevée que le type. Tige striée, canne- lée, ramifiée dès le milieu en 4-5 rameaux cannelés, munis de quelques bractées cuspidées. Feuilles inférieures ovales, arron- dies, détruites à la floraison ; les suivantes très grandes, ovales, acuminées, non cordées ni tronquées, fortement et irrégulière- ment dentées, brusquement atténuées en un pétiole légèrement ailé, aussi long et même plus long que le limbe ; les caulinaires de même forme, à pétiole très court, ailé, à dents inégales et profondes, brusquement atténuées en pointe très longue, tordue et cuspidée, disposition encore plus manifeste dans les feuilles su- périeures qui sont sessiles, à oreillettes arrondies, fermes, lisses, luisantes. Capitules grands; calicule court, un peu étalé ; invo- lucre à écailles linéaires, lancéolées, longuement acuminées ; fleurs jaune soufre ; akènes jaune verdâtre, striés, égalant l’ai- grette. Fleurit en mai, juin. — Aric, Borderouge, roc de Cago- lières, Milobre de Massac, Matefagine, Mouthoumet, le Tauch, Nid-du-Loup. | S. spathulifolius DC. — Bugarach, Linas. S. pyrenaicus GG. — Bugarach: S. palustris DC. — Saint-Victor, moulin de Montplaisir. * CINERARIA C. maritima L. — La Franqui, îles de l'étang de Leucate, si- drière de Fitou, iles de Pujol, de Sainte-Lucie, de Saint-Martin, Mandirac, Gruissan. ARTEMISIA A. absinthium L. — Perpignan, Narbonne, Aric, Ladern, Albières, Rouffiac, Saint-Paul de Fenouillet, Sournia, Montfort, Puylaurens, Caunil, Roquefort. A. camphorata Vill. — Estable. A. vulgaris L. — Carcassonne, Massac, Perpignan, Saint- Estève, Millas. A. campestris L. — Narbonne, Bouquignan, Villenouvette, Pech de l’Agnel, Lagrasse, Carcassonne, Couiza; Camps, Pa- dern, bords du Torgan, Prats, Sournia, Millas; Gincla, le Bous- quet, tol de la Malayréda. [6 floribunda ; À. floribunda Jord. et Four. Brev. pl. nov. 2, COMMUNICATIONS — NOUVELLES ÉLECTIONS DU CONSEIL POUR 1892 Le dépouillement des votes s’est fait comme les années précé- dentes et a donné les résultats suivants : Région de l'Ouest : M. l'abbé F. Hy. Région du Nord : M. L. CORBÈRE. Région de }’Æst : M. le Dr X. GILLOT. Région du Centre : M. le commandant F. RENAULD. Region du Sud : M. l'abbé Ed. MARCAIS. _ Le conseil a ensuite élu : Président : M. Hy. Secrétaire : M. MARCAIS. Trésorier : M. SARROMÉJEAN. Les membres du Conseil remercient leurs honorables collè- gues du nouveau témoignage de confiance et de sympathie qu’ils reçoivent ; ils feront tous leurs efforts pour s’en montrer dignes en travaillant à la prospérité de la Société. SESSION DE 1892 La Société consultée sur le choix de la région à explorer s’est prononcée pour la partie du Jura français dont le Reculet est le point le plus intéressant. Ceux de nos collègues qui connaissent le Jura voudront bien, nous l’espérons, se charger du program- me de la session qui devra s’ouvrir le 17 ou le 18 août. Les autres localités proposées, Ax-les-Thermes et Saint-Mar- tin-Lantosque, ont aussi obtenu un bon nombre de voix, LE MONDE DES PLANTES, REVUE MENSUELLE DE BOTANIQUE. — M. Hector Léveillé, précédemment professeur à Pondichéry, résidant actuellement au Mans, rue de Flore, 104, a entrepris, avec la collaboration de M. Sada, la publication d’une Revue générale mensuelle de botanique dont il a donné le programme dans son premier numéro (1 octobre 1891). Les quatre premiers numéros déjà parus, contiennent des travaux intéressants sur la flore de l'Inde et des articles d'intérêt général. M. Léveillé propose la fondation d’une Société de géographie botanique dont voici les statuts : «I. — Il est formé sous le nom d’Académie de géographie botanique une Société composée de 20 membres. Rev. S. fr b, (1 février 1892) 39 Lt LA y 68 PUCES TR MN EE CRDI ERP TRS PA EE 7 z ? . Van. 2 Ê | (EAP FPE ; Did L JA, i ; Ve n 1. Le nm, Eye RUE RO NNERR A7 ESS Ed RS EE 610 COMMUNICATIONS — NOUVELLES « II. — Cette Société a pour but : 4° de publier un Traité de géographie botanique accompagné d'un Atlas indiquant quelle est à la surface du globe la répartition des espèces ; 2° de pro- mouvoir l'étude de la géographle botanique au moyen d’herbo- risations et d'explorations méthodiques dans les parties du mon- de encore inexplorées au point de vue botanique. « III. — L'Académie de géographie botanique présidée par chacun de ses membres, élu directeur à tour de rôle, admet les botanistes de toute nation et reçoit volontiers les dons et offran- des. Elle a son siège là où se trouve le directeur en fonction. Les membres ne paient aucune cotisation mais peuvent contribuer par des dons volontaires à la publication des travaux de l’Aca- démie. Les relations entre les membres ont lieu par correspon- dance. Il sera tenu, s’il est nécessaire, des réunions à des temps et des lieux désignés ultérieurement. » Le Monde des Plantes parait chez M. Monnoyer, impr.-édit., 12, place des Jacobins, au Mans. Abonnement, 6 francs par an. CLUB ALPIN DE CRIMÉE. — Nous venons de recevoir la commu- nication suivante adressée à la Société Française de botanique : « MM. « Un club Alpin de Crimée vient de se fonder à Odessa. Il a pour but d'explorer les montagnes de la Tauride, de publier des recherches scientifiques recueillies sur les lieux, de multiplier les excursions des touristes, des artistes, des savants et des naturalistes, en leur procurant des facilités pour les voyages et le séjour sur les montagnes, de favoriser le développement des différentes branches de l’agriculture, de l’horticulture et de la petite industrie locale des montagnards, enfin de protéger les espèces rares d'animaux et de plantes alpestres. « Le conseil d'administration du Club Alpin de Crimée à l’hon- neur de vous informer de sa fondation et vient prier Messieurs les alpinistes de vouloir bien entrer en relations avec lui pour l'échange des publications scientifiques. « Les personnes qui désireraient avoir des renseignements ou devenir membres du Club sont priées de s'adresser à son secré- taire, M. Fr. Kamienski, professeur de botanique à l’université d'Odessa. » SUPPLÉMENT A LA FLORE DES LICHENS DE L'ORNE ET DES DÉPARTEMENTS CIRCON VOISINS Par M. l’abbé H. OLIVIER Les quelques pages qui suivent sont le résultat des recherches qui ont été faites sur les Lichens de l’Orne, etc., depuis la publi- cation de ma Flore (1882, 1884.) Outre de nombreuses formes et variétés qu’une étude plus attentive a permis de distinguer, on trouvera plusieurs espèces, les unes nouvelles pour le rayon de la Flore, d’autres qu’une connaissance ou une description trop incomplètes n'avaient pas permis d'admettre précédemment. L'emploi de plus en plus fréquent des réactifs chimiques, occa- sionne aussi chez ceux qui le considèrent comme caractère de premier ordre plusieurs dédoublements d'espèce qu'il est utile de signaler. Enfin, j'ai cru bon d'insérer au cours de cette notice les quelques remarques et descriptions parues un an après ma Flore dans une petite feuille d'environ quatre pages dont il ne reste aucun exemplaire séparé. Malgré toutes ces recherches, la mine est loin d’être épuisée. Il est hors de doute en particulier, qu’une exploration attentive de nos roches, surtout calcaires et granitiques, pourrait avoir comme résultat pour la région d'importantes découvertes spé- cialement dans les Zecidees et Verrucarieées. De même, de patientes recherches sur l'écorce lisse des arbustes de nos grandes forêts pourraient contribuer beaucoup à enrichir notre Flore en particulier pour les genres Graphis, Opegrapha, Ar- thonia, etc. Conclusion pratique : Il nous reste encore beaucoup à faire Avis aux amateurs. Bivilliers (Orne), janvier 1892. TEL RL CAC Ge MN Re Gé eds > L à nd = t * Qt 2 612 H. OLIVIER I. — USNEA Ach. Usn. barbata Ach.— La var. hirla E. Fr.se distingue du type par un thalle scabre, papilleux et légèrement sorédié. Lorsque les sorédies très abondantes le recouvrent presque totalement, c’est la f. sorediella Br. et Rostr. F. cephalodifera. — Thalle céphalodé. Usn. ceratina E. Fr.— J’ai rencontré deux à trois fois sur les ; pins la f. incurvescens Arn. Thalle beaucoup plus court et à extrémités des rameaux fortement recourbées. F. cephalodifera. D ‘ L à 1 II. — ALECTORIA Ach. Alect. chalybeiformis Ach. — Le type donne comme réaction K et la var. émplexa K + jaune. Caractère insuffisant pour en faire deux espèces. (Voir F1. de l'Orne p. 287). III. — EVERNIA Ach. Evern. prunastri Ach. a) V. gracilis Ach. — Laciniures étroites, grêles, à peu près concolores des deux côtés. — Bois de Bellegarde (Orne), sur les jeunes bouleaux. R. ch. : Th. K + jaune ou verdàtre. La réaction est ordinai- rement plus sensible à la partie inférieure du thalle. Evern. furfuracea E. Fr. b) V. scobicina Ach. — Thalle fortement isidie, fibrilleux. c) V. nuda Ach. — Thallepetit, pàle-violacé en dessous, entiè- rement nu. — Sur un pin à Bellegarde (Orne). Cette espèce, commune dans le centreet sur les montagnes, est rare chez nous. R, ch. : Thalle K + jaune; K (C) —+ jaune. — rouge. V. — RAMALINA Ach. Ramalina calicaris E. Fr. Beaucoup d'auteurs, se basant sur des caractères tirés de la LICHENS DE L'ORNE 613 nature du thalle et des des spores, en font aujourd’hui quatre espèces différentes : Spores courbées......,...%....... SEEN HV CURE 3 "AiSpores-droites. 450.3. LAN En LIGUES OR, 2 Thalle non sorédié............... Fra à HHÉdNCPIS: | Thallésorédiés ie dei AU . farinacea. 3 Thalle large, allongé, pendant......... *:... fraxinea. ‘| Thalle court, fastigié, gazonnant........... fasligiata. Ram. calicaris. a) V. canaliculata E. Fr. — Divisions élargies, plus allongées et canaliculées au bord. Ram. farinacea. c) V. mullifida Ach. — Thalle dressé, épais, comprimé aux aisselles, à ramifications très nombreuses, déchiquetées. — Sur les chênes. Peu commun. d) V. phaleratra Ach. — Divisions courtes, épaissies, se rap- prochant un peu de R. fastigiata, mais bien distincte par ses spores et ses sorédies. Ram. fraxinea. 40 F, attenuata Oliv.— Divisions presque toutes simples, beau- coup plus courtes que le type et brusquement terminées en pointe. — Sur le peuplier d'Italie. 5° F. {æniæformis Ach. — Laciniures trèsallongées, pendan- tes, simples ou à peu près, plus lisses que le type. Ram. fastigiata. a) V. nervosa Ach. — Divisions un peuallongées et fortement nerviées. b) V. minula Oliv. — Forme moitié plus petite et plus décou- pée que le type. Sans la courbure des spores, on croirait pres- que à une forme naine de R. calicaris. c) V. intumescens Oliv. — Je désigne sous ce nom une forme à divisions fortement gonflées et moitié plus élargies que le type. — Çà et là sur le peuplier comme la précédente. — L'aspect extérieur est un peu celui du Ram. pusilla Le Prév., voisin de notre région, Noirmoutiers, etc., mais les spores et la couche médullaire sont bien différentes. Toutes ces espèces sont insen- sibles aux réactifs. LE 88 2e OR ER EE Pr à À. D, Fr Pr JET LUCE A TR DEL PRE et LPC MR PL] SANT # % n ARTIST PPT Fe TS « HET nat LE MARS Tr FR Mu D Gr À La À # Rd paie és U 614 H. OLIVIER Ram. pollinaria Ach. Retrancher var. evernioides Nyl. qui doit être considérée comme espèce proprement dite. 2 bis. — R. evernioides Nyl. Syn. Ram. evernioides Nyl. Prodr., p. 47. Ramal., p. 55. Thalle blanc ou pâle, opaque, fortement réticulé, rugueux, plan | ou comprimé, non sorédié. Couche corticale celluleuse. Le thalle, élargi à la base, est diversement divisé, lacinié au pourtour comme le précédent. Apothécies pale testacé, rugueuses en des- sous comme le thalle. Spores oblongues, légèroment courbées 10, 15 X 3, 4. R. ch. : Rien de sensible. C’est à tort que Malbranche dit : K + jaune. — Habit. Rochers maritimes Vire (D’Isigny); sur les pins à Brionne (Eure). Malbranche, Cat. suppl., p. 22. Ram. scopulorum Ach. Thalle plan ou arrondi, lisse ou rugueux et même tuber- culeux, pâle ou un peu cendré, parfois même jaunâtre par la dessiccation; de longueur très variable. Ramifications plus ou moins nombreuses, nues ou sorédiées. Couche corticale cetlu- leuse en dessus et filamenteuse à la partie inférieure. Apo- thécies latérales ou subterminales, à peu près concolores au thalle; spores ellipsoïdes-oblongues, droites ou un peu cour- bées 11, 18 X %4, 7. — Habit. Rochers, surtout dans les régions maritimes. Rochers de Falaise (Calvados), abondante. Espèce on ne peut plus variable. Ses nombreuses formes ren- trant toutes les unes dans les autres par des passages intermé- diaires assez faciles à suivre, il est difficile d’en donner une description générale bien précise. L'action différente produite par la potasse vient encore ajou- ter à cette instabilité. Pour plus de clarté, laissant de côté les quelques lignes de ma Flore consacrées à cette espèce, je donne ici une description de toutes les formes qu’il m'a éte donné de constater. | On peut, si l’on veut, les disposer ainsi : Thalle K + Thalle K — Ram. scopulorum (type). Ram. cuspidata (type). Dif- Thalle pâle cendré ou cou- fère par la seule réaction. leur de paille lisse brillant, Fu LICHENS DE x comprimé, à rameaux atté- nués, concolore sur toute son étendue. F. {uberculosa Oliv.Le mèê- me, couvert de granulations tuberculeuses. F. cornuta Nyl. Divisions terminées par une pointe su- bulée simulant une corne. a.) V. armoricana Nyl. Curvonii Cromb. Divisions allongées, lisses, noircies à la base. b.) V. incrassala Nyl.Divi- sions courtes, contournées, épaissies et élargies, à peine rameuses. We VAR PATES EURE 0 pie | PET REA OCR PLANS FE ae UT ER OT PERS 5) 1 A { DE" en CM Cn 0 AS 20 LAN LE 7 EN Qu GARS D Doro | EM, Wa 7 Nu A # AAC ARR RE L'ORNE 615 F. rugosa Oliv. Divisions aplanies, plus rameuses, cou- vertes de granulations tuber- culeuses. F.gracilis Oliv.Forme pré- cédente à divisions très fines, sublinéaires, moins rugueu- ses. F, extensa Oliv. Divisions aplanies, rugueuses, très al- longées. F. luxuriata Oliv. Rami- fications principales, toutes couvertes de petites divisions linéaires divariquées. F. impleæa Nyl. (Synops.). Thalle couché ou pendant, à divisions linéaires arron- dies ; rameaux grèles, entre- lacés , atteignant jusqu’à 80 cent. et au-delà. a.) V. nigripes Wedd. Dif- fère par la seule réaction. b.) V. crassa Oliv. Le mê- me, moins la réaction. c.) subvillata Nyl. Thalle du type, mais à divisions striées de blanc longitudina- ment. F. breviuscula Nyl. Le mé- me, plus court, gonflé. d.) pygmæa Wedd, Ne dif- CET D 4 Lise COURS LOS ASE CA dt, à à Ci Hess En F0 1e ! FRET RAT be A A 4 Ab TR 4 A TE AA NV NE NL AS Sa 616 H. OLIVIER À +8: L. fère du type que par son ex- trème exiguité. e.) subfarinacea NyL. Divi- e.). ........... ÉLIRE sions minces, linéaires, fili- formes, fortement sorédiées çà et là. VI. — CLADONIA Hffm. Je renvoie pour ce genre à mon ÆZlude sur les Cladonia de la Flore française, publiée dans cette revue (1886). Les formes ici sont tellement instables que partout où un type existe, on peut espérer d’y rencontrer n'importe quelle variété. Ajoutons seulement que la nature du milieu où les C/adonia se dévelop- pent, au milieu des mousses ou sur la terre rase, dans les lieux secs ou humides, etc., contribue beaucoup à leur varia- tion. Dans ces conditions, profiter de cette instabilité pour créer de nouvelles espèces, ne pourrait qu'embrouiller le genre. XII. — PARMELIA Ach. Parm. perlata Ach. — Suivant l’action différente des réactifs, cette ancienne espèce est aujourd’hui partagée en trois par beaucoup d'auteurs. 112 P.perlata,type.—ThalleK Ÿ Jaune. Les variétés de ma Flore se rapportent au type. Y ajouter : d) V.dissecta Nyl. — Divisions thallines très finement décou- coupées ; sorédies peu nombreuses sur les bords. PRET SA - + Jaune; 2° P.olivelorum Ny1.—Thalle K 1! C — rouge. 3 P.cetrarioides Nyl.—Thalie KT JU00: GT; K(C) rose Inutile d'ajouter que la réaction est le seul caractère distinctif. Le P. perlata, espèce des plus communes et des plus répandues partout, est chez nous presque toujours stérile. Nylander (Sy- nopsis p.. 379), donne cette seule indication pour la France : bons échantillons fertiles dans les Vosges. — Il aété rencontré fertile en Vendée et en Bretagne par le Dr. Viaud-Grand-Marais. A ces rares localités devra désormais s'ajouter le département de l'Orne. En 1890, un échantillon parfaitement fructifié a été PRE 2 Me ER EP 7 AC ECDE CRT de RES s A RL" PO d' LICHENS DE L'ORNE 617 récolté dans la forêt du Val-Dieu, près de Mortagne (Orne), sur le tronc moussu d’un vieil arbre par M. F. Lande, naturaliste à Autheuil. 1 bis. — P. perforata Ach. Syn. Parmelia perforata Ach. L. U. p. 419, Syn. p. 198; Schoer. p. 134; Nyl. Syn. p. 371. Thalle blanc glauque ou cendré, lisse,suborbiculaire,de même forme et dimensions que P. perlata, ordinairement tres fine- ment réticule de blanc sur un fond plus pâle, fortement fibril- leux en dessous. Apothécies brun roux, concaves, à bord thallin entier,perforees au milieu,spores 8næ ellipsoides, 12, 18X7, 11. a) V.cetrata Ach. — Thalle beaucoup plus découpé et presque lacinié au bord. + jaune. + rouge sang. fiant jamais chez nous, le réactif reste à peu près le seul carac- tère distinctif à notre disposition. Habit. Rochers, aussi sur les troncs, mais moins fréquemment. Je n’aitrouvé la var. a) que dans une localité: sur des amas de pierres siliceuses, près d’Autheuil, et en petite quantité; le type y est abondant. R. ch. Thalle C — ; K Cette espèce ne fructi- P.tiliacea Ach.— Outre les deux formes citées dans ma Flore, j'ai rencontré les variétés suivantes : a) V. scortea Ach. -— Thalle fortement isidié. b) V. carporhizans Ach.— Apothécies garnis en dessous de nombreux cils noirs. R.ch. Thalle K BD ne GE 1 rouge. P. saxatilis ACh. a) reliruga. — Forme typique. F, furfuracea Ach. — Papilles nombreuses, serrées, très allon- gées. b) V.sulcala Nyl. F. munda Oliv. F. /œæviuseula Malbr. — Indiqué à tort comme variété, ce n'est qu'une forme de P. sulcata. F. albida Malbr. — Thalle très blanc, ridé, ondulé, à peine ré- ticulé. F, isidians Oliv. — Thalle de b), mais beaucoup plus grisâtre 618 H. OLIVIER 10 | par suite de nombreuses granulations isidioïdes, surtout vers le centre. F. discreta Oliv. — Sorédies à peu près nulles, Laciniures lar- ges, tout à fait allongées et discrètes, longuement fibrilleuses. c). V. omphalodes E. Fr. + jaune R. ch. Thalle a) et b.) K : + rouge o) Pl MERE AP | 1 Us en + vert; | — P. Borreri Ach. — Th. K ou K CL rose. P. physodes. — Ajouter après la var. /abrosa : F. {ubulosa Ach. — Laciniures fortement recourbées en des- sous, ce qui les fait paraître tubuleuses. e) V. maculans Oliv. — Thalle du type, mais fortement mar- qué ça et là de petites taches noires. — Peut être un parasite. P. placorodia Nyl. — A aujourd’hui pour synonymes : Par- meliopsis placorodia Nyl. in Flora 1889, p. 445, et Cetraria aleurites Th. Fries. Scand., p. 109. Parm. lævigata Ach. Thalle blanc ou blanc glauque, lisse ou plus ou moins soré- dié, làächement adhérent, noir en dessous et fibrilleux jusque sur les bords. Laciniures sinuées, multifides, inciséesou subim- briquées. Apothécies bai brun, spores ellipsoïdes 16,20 X 9,12. — Spermaties aciculaires, droites 6,7 X 1. Plusieurs auteurs partagent aujourd’hui l’ancien Parm.lævi- gata en trois espèces suivant l’action des réactifs. Pas d'autre note différentielle à constater. 1° Parm.lævigata.—ThalleK _ ; K (C) = rouge. 20 Parm. sinuosa.—Thalle K— rouge; C_. 3° Parm. revoluta. — Thalle K — ; C = rouge. A ce dernier appartiennent les formes suivantes : F. Zatifolia Arn. — Lobes elargis au pourtour, non sorédiés. F. angustifolia Oliv. - Plus petit dans toutes ses parties el plus sorédié. F. rugosa Arn. — Thalle rugueux, furfuracé, sorédié. F. relicina Sch. — Laciniures étroites, discrètes, élégamment centrifuges, fortement ciliées. Hab. Troncs et rochers ; se rencontre un peu partout sous une forme ou une autre. as CPAS k < Mens (| LICHENS DE L'ORNE 619 Le Parm. hispidula Ach.,n’est autre qu'une forme juvénile de cette espèce (Nyland. Synop. p. 384). — D’après Schoer. (Enum. p. 43), le Parm. Depreauxti Del. serait la f. relicina Sch. — L'espèce nommée Parm. Nilgherensis Nyl. in Flora 1872, n’est, suivant l’auteur lui-même, que le Parm. perlata cetraroides. (Voir Nyl. Lich. Pyr. Or. p. 16 nota). Le vrai Parm. Nilgherensis Nyl. in Flora, 1874, 1878, n’a pas encore été rencontré en France. Parm. subaurifera Nyl., olivacea Ach. L'ancien Parm. olivacea Ach. est aujourd'hui partagé en plusieurs espèces que l’on peut classer ainsi : Thalle glabre, K LE JOUE EE NN WT NOR glabra. Thalle sorédié, K +; C + légèrement rouge... subaurifera. —- Thalle isidié furfuracé; K ” jaune ; C — très rouge: dRAAULIAECR se IA EN, fuliginosa. | Papilles très saillantes, pas de lobules à la surface du thalle ; K © jaune; CO — Thalle papilleux. { +::-................... exasperala. Papilles peu saillantes ; surface du thalle garnie de lobules finement découpés AR ES No D LE RES RASE exasperatula. Outre la var. isidioidea signalée dans ma Flore, j'ai rencontré mélangé au type les deux var. suivantes du Parm. fuliginosa : a) V. lætevirens Krbg. — Thalle de couleur beaucoup plus claire, presque verdâtre. Stérile. b) V. glabrata Nyl. — Couleur claire; quelques traces seule- ment de la couche isidioide. Les Parm. glabra et exasperatula n’ont pas encore été ren- contrés dans notre région. De beaux échantillons en ont été publiés par Arnold Exs. n° 581 et Flagey, Lichens de Franche- Comté nes 19, 112. Parm. prolixa Nyl. R. ch. Th. a)et b) C —; Lereste C = rouge. Parm. caperata Ach. R. ch. Thalle K = jaune; K (C) = jaune plus intense. Parm. conspersa Ach. PR Lt Ag dE SR NE ESS TASER dE ee der SE ES NE Para à ÉTAT * HP DE AS ve G i ie hr = z LE = . 6 a Dar à PEL CT À mit \ r. 620 H. OLIVIER F. isidioisa Nyl. — Thalle fortement isidié. R. ch. Thalle K = jaune > rouge —. XIII. — PHYSCIA E. Fr. Physc. ciliaris DC. b) V. agriopa Ach.— Laciniures courtes, élargies, subpalmées aux extrémités. c) V. actinola Ach.— Bord des apothécies entouré de petites laciniures rayonnantes. d) V. verrucosa Ach. — Spermogonies formant à la surface du thalle de grosses verrues papilleuses. Pas de réaction. Physc.leucomela Duby et Physc.speciosa Nyl.K jaune. Physc. pulverulenta Nyl. — Outre les variétés de ma flore on trouve encore chez nous les suivantes : C) V. angustata Ach. — Laciniures linéaires, allongées, dis- crètes. V. pityrea Nyl. F. dealbata Oliv. — Thalle sorédié comme la variété, mais à couleur uniforme d'un beau blanc. Séez (Orne), sur les tilleuls du Grand Séminaire. f) V. sorediosa Malbr. — Bord des lobes et centre des rosettes furfuracés sorédiés, d’une couleur brun verdâtre. — Diffèrent de P. pityrea. Sur les troncs : Aumale, Quévilly (Malbranche). g) Y. muscigena Ach. — Laciniures thallines planes au pour- tour et les autres plus ou moins ascendantes, imbriquées, cen- drées ou livides, pruineuses, Mousse des murs. Rare. Pas de réaction, Physc. stellaris Nyl. — Formes se rapprochant du type : F. radiala Ach. — Apothécies pruineuses, à bord entier. F. rosulata Ach.— Apothécies nues à bord flexueux, subcré- nelé, se rapportant à la v. cercidia. F. acrita Ach. — Comme la variété, mais rhizines pâles et apothécies à bord entier. Suivant l’action produite par K, les amateurs de réactifs par- tagent aujourd'hui cette espèce en deux. Physc. stellaris. — Thalle + jaune. Physc.aipolia.—Thalle K, jaune. FERMES LICHENS DE L'ORNE 621 Les formes décrites ici et dans ma Flore peuvent toutes se rapporter à l’une ou à l’autre suivant la réaction produite. Ici en particulier, l’action de la potasse est on ne peut plus insta- ble. J'ai plus d’une fois constaté des échantillons marquant K % étant frais, et K Æ étant secs. Th. M. Fries, Lich. scand. p. 139, 140, signale lui-même des échantillons de l'herbier d’Acharius marquant Ki et K +. Physc. adscendens Th. Fr. — Mieux vaudrait peut-être con- server le nom spécifique de Zeptalea DC., et reléguer adscen- dens au rang des synonymes. — La remarque précédente sur Phys. stellaris s'applique également à cette espèce. Physc. cæsia Nyl. b) Var. atrocinerea Sch. — Laciniures linéaires convexes, couvertes de sorédies cendrées noirâtres. R. ch. Thalle K se jaune où K. Physc. astroidea E. Fr. a) V. sideralis Sch. — Thalle cendré brunâtre, à peine gra- nuleux, lobes plus entiers ; apothécies à bord entier. Physc. obscura Nyl. — Nous possédons encore les variétés suivantes : d) V. chlorantha Ach. — Thalle pâle cendré. e) V. sciastra Ach. — Thalle noir ou brun noir foncé. f) V.virella Sch. — Laciniures courtes, élargies, imbriquées, pàles verdâtres, ainsi que les apothécies. Pas de réaction. Le Physcia obscura x. adglutinata Nyl., Prodr., est aujour- d’hui considéré comme une espèce proprement dite à cause de ses spermaties aciculaires allongées et courbées. XVIII. — NEPHROMA Ach. Ce genre renferme en réalité deux espèces distinctes : Thalle glabre en dessous..................... lœævigatum. Thalle tomenteux en dessous.........,...,... tomnentosum. 4. — Neph. lævigatum Ach. Syn. Nephroma resupinatum v. lævigatum, Schar. p, 18. » lævigatum Nyl. Prodr. p. 50. Nephromium Ach. Syn. p. 242; Nyl. Syn. p. 320. PES Per LT AU NA PGAN ESS Jr NIUE CNT ON DAT FSU LA # Eat RENE? LR cn EC 6 Mur: - ben fs y é, +) PC (sr " . à À EUR f ë 622 H. OLIVIER Thalle foliacé membraneux, suborbiculaire, à lobes sinués, brun-châtain ou un peu glauque en dessus, plus pâle et entie- rement lisse en dessous. Apothécies nombreuses roux-brun, à bord crénelé ; spores fusiformes oblongues, 3 septées hyalines ou jaunâtres, 20, 24 X 6, 7. " a) V. lusitanicum Nyl. — Diffère du type par la réaction K rouge. F. sorediatum Sch. — Thalle sorédié. b) V. parile Ach.— Thalle couvert de nombreuses sorédies marginales bleuâtres, presque noir en dessous. c) V. papyraceum Sch.— Thalle glauque pâle, très finement divisé ; apothécies moins relevées que dans le précédent. F. sorediatum.— Thalle sorédié. Pas de réaction excepté la var. 4). Habit. troncs et rochers moussus des forêts. 2, — Neph. tomentosum Nyl. Syn. Nephroma resupinatum Ach. L. U. p. 522, Syn. p. ?41 (a). Schær. p. 18 (a). Nephroma tomentosum Nyl, Prodr. p. 56. Nephromium Nyl. Syn. p. 319. Thalle membraneux, suborbiculaire, à lobes courts sinués ou incisés, crénelés, brun livide ou plombé en dessus, plus pâle et finement tomenieux en dessous. Apothécies bai-roux, à bord thallin proéminent, fortement crénelé. Spores 8r@æ fusiformes, oblongues hyalines, parfois un peu courbées ordinairement 3 septées, 18, 23 X G, 7. F. sorediatum Sch. — Thalle sorédié. Pas de réaction. Habit. Troncs et rochers. Forêt d'Ecouve, forêt du Perche, etc. Peu commun. XIX. PELTIGERA. Hoffm. Pelt. polydactyla DC. — On trouve chez nous les variétés suivantes : a) V. lophyra Nyl.— Apothécies petites, arrondies oblongues, ou même transverses. | b) V. microcarpa Ach. — Type beaucoup plus petit dans tou- tes ses parties, surtout en ce qui concerne les apothécies. c) V. collina Ach. — Lobes étroits, fortement crispés, sur- TT PL AT E Paa PRE US NERO CT AXES x MES L > He À jo ES ir on VEUT ? “ ai ve Û 45 LICHENS DE L’ORNE | 623 tout dans les lieux secs et arides ; l'habitat est la cause de cette crispation. d) V. hymenia Ach. — Thalle mince, brunâtre ; veines infé- rieures pâles, subconfluentes. XXII. LEPTOGIUM. Nyl. L. Schraderi Nyl.— Ajouter comme localité : Bois de Saint- Cyr à Elbeuf (Malbranche). XXVI. COLLEMOPSIS. Nyl. Collem. subareolata Nyl. Le D' Nylander, Lichenes Scandinaviæ, p. 27, indique cette espèce dans la France occidentale, probablement aux environs de Cherbourg où habitait M. Pelvet qui l’a découverte. Il n’en donne aucune description. Collem. Schæreri Arn.— Localité nouvelle: Brionne (Eure), sur un mur en briques (Mallebranche;. XX VII (bis) SIROSIPHON Ktz. Nous empruntons en partie à M. Malbranche : Supplément au catalogue des Lichens de Normandie, p. 3, la description du genre Sirosiphon et des deux espèces rencontrées chez nous. Genre. Filaments toruleux, engainés, souvent très rameux, olives-brunâtres, formés de cellules de deux espèces, les unes épaisses (pvachydermaticæ) formant 1-3 séries, les autres in- à terstitielles subglobuleuses ou oblongues ; les filaments plus ou moins atténués en un sommet obtus. Cellules internes unisériées ; gaînes étroites.... rhizodes. Cellules internes 1-2 seriées; gaines amples.... crustaceus. 1. S. rhizodes Bréb., in Rabt. Alg. 693. Couche mince, subtomenteuse, d’un brun noir; filaments éta- lés grèles, mêlés, à rameaux unilateraux dressés flexueux, un peu toruleux, un peu épaissis ou un peu atténués sous le som- met qui est largement arrondi. Cellules internes en une seule série, globuleuses, distantes, d'un vert pâle; gaines un peu étroites, hyalines, incolores ou jaunâtres. Habit. Sur les roches humides. Falaise (De Brébisson). (Peut être un jeune âge de Sir. crustaceus ? Rabh.). 624 H. OLIVIER 2. S. crustaceus Ag. Rabh. Syn. Syctonema crustaceus. Ag. Syst. » » velutinun. Wallr, Gonionema » » Nyl. Syn. p. 88. Prodr. p. 16. Couche crustacée, plus ou moins fendillée, aréolée pendant l’été, brune ou olivâtre-noire; filaments ascendants, plus ou moins rameux, à ramules allongés ou courts, courbés, un peu ovuleux, arrondis au sommet; cellules internes formant 1-2 séries, làächement connexes, épaisses, pâles verdâtres, granuleu- ses, celles des rameaux unisériées ; gaînes amples incolores, jaunâtres ou brunes, à sommets incolores, très lisses. Habit. Sur les rochers, couvrant les mousses. Dieppedalle. XXVIIH. AMPHILOMA. Nyl. Le Dr Nylander a cru devoir changer le nom générique de Am- philoma en celui de Leproloma parce que les espèces exotiques de ce genre sont fertiles et trop différentes. XXIX. PANNARIA. Nyl. Pannaria nigra Nyl.— J’ai encontré quelquefois la var. psoti- na Ach. distincte du type, à ses apothécies blanches en dedans. XXX. SQUAMARIA. DC. ‘Squam. crassa. Nyl. b) V. periculosa Sch.— Thalle entièrement blanc-pruineux.— Habloville (Orne). c) V. Dufourei E. Fr. — Squames serrées, subascendantes et comme figurées au bord. Neuvy au Houlme (Orne). XXXII CALOPLACA. Th. Fr. Cal. cerina Ach. Var. dispersa Oliv.— Thalle indistinct ; apothécies éparses çà et là, même sur le thalle d’autres Lichens. V. gilva Ach. — Apothécies anguleuses comme dans la v. ko- locarpa, mais de bonne heure convexes et presque immarginées. — Lignicole. 227 LICHENS DE L'ORNE 625 Cal. citrina Ach. Var. athallina Oliv. — Apothécies éparses sur le bois ou l'écorce ; à peine quelques traces de thalle. V. flava Ach. — Thalle lépraroïde, stérile, rapporté à cette espèce par Th. M. Fries. Lich. Scand., p. 177. La var. pallescens de ma Flore est à retrancher. Elle consti- tue l'espèce suivante : 3 bis. Cal. incrustans Nyl. Syn. Eecanora incrustans. Ach. Syn., p. 174 ; Nyl. in Flora, 1885, p. 106, et 1884, p. 311 ; Lamy : Lich. de Cauterets, p. 42, Thalle jaune, plus pâle que le précédent, incrustant, c'est-à- dire formé d’une croûte continue, fendillée ou verruqueuse,mais nullement lobulée comme celle de C. citrina;un peu pulvérulente. Apothécies très saillantes, plus foncées que le type, à bord épais, entier ou crénelé. Spores polariloculaires, 9, 11 X 4, 5. Sperma- ties brièvement ellipsoides — 21/9 X 5, 7. R. ch. Thalle et apothécies, K + rouge sang. Paraphyses K + violet. Espèce commune sur les pierres et les mortiers cal- caires, mais longtemps confondue avec d’autres par suite d’une description inexacte donnée par De Candolle. Nylander in Flora, 1883 et 1884, a rétabli la véritable espèce d’après les échantil- lons même de l’herbier d’Acharius. Cal. vitellina Ach. c) V.athallina Wedd. — Thalle à peu près nul ; aphothécies plus petites que le type, à bord très mince. — Saxicole. d) V.corruscans Ach. — Granulations crénelées, sublobées au pourtour ; apothécies nombreuses, pressées, anguleuses, à bord crénelé et flexueux. — Saxicole, XXXIII. RINODINA. Krbg. R. sophodes Ach. ec) V. lœvigata Ach., V. ecrusiacea. Nyl. — Thalle à peu près nul ; bord thallin un peu refoulé. d) V. Roboris Nyl. — Diffère du type par la simple réaction du thalle qui marque K + jaune. Rev. S. fr, b. (1 mars 1892) 40 LP En M STE Sn EE MC EE SE 200 RAD ER EL SE TR NS D Von PU ten OT TE AE RES te LA L SE AT. CE , | ù! : 626 H. OLIVIER XXXIV. ACAROSPORA Krbg. A. squamulosa Th. Fr, V.argilacea Arn. — Diffère du type par sa station sur l'argile des murs, ce qui lui donne une couleur beaucoup plus foncée. LECANORA Ach. Lec. parella Ach. c) V. pallescens Ach. — Thalle mince, apothécies carnées, nullement blanches comme le type. d) V. upsaliensis Nyl. — Muscicole. Thalle très ténu. R. ch. Pour le type et les variétés a) b), K (c) + rougit le dessus de l’apothécie; dans c), il rougit simplement le bord thal- lin; d) n'offre aucune réaction. Lec. subfusca Ach. — Une regrettable confusion ayant eu lieu dans ma Flore pour une des variétés de cette espèce, je les cite toutes ici en décrivant seulement les formes rencontrées depuis. FORMES SAXICOLES a) V. campestris Ach. Syn. Syn. Lecanora subfusca V. campestris Sch. p. 75 Thalle banc cendré, granulé, inégal, déterminé. Apothécies brunes, planes, à bord entier. Spores 13, 22 X 6, 12. F. crenulata Sch.— Apothécies à bord crénelé ; thalle un peu dispersé. F.gangaliza Nyl. — Forme parfaitement distincte à son thalle plus lisse et à ses apothécies innées et non proéminentes. F. angulosa. — Apothécies anguleuses par pression. F. argiliseda. — Argilicole. b) V. gangaloïdes Nyl. F. schistina Nyl. — Thalle lisse, aplani, non granulé. c) V. cenisea Ach. F. atrynea Ach. — Apothécies non pruineuses. FORMES CORTICICOLES d) V. parisiensis Ny1. F. intermedia Kremp. — Thalle mince; apothécies plänius- cules, à bord crénelé, persistant, proéminent, d’un beau blanc. e) V. glabrata Ach. Syn. Lecanora subfusca v. glabrata Ach. Syn. p. 157. 4 « 19 | LICHENS DE L’ORNE 627 Thalle blanchàtre, mince, lisse, subfendillé ou un peu verru- queux. Apothécies roux clair, planes ou un peu convexiuscules, à bord blanc, mince, entier et persistant. f) V.coilocarpa Ach. g) V.argentata Ach. h) V: intumescens Krbg. î) V. chiarona Ach. — Ajouter aux formes citées : F, geographica Nyl. — Thalle lisse, non granulé, diversement fendillé. Le petit tableau suivant aidera à distinguer les variétés : SAACDlé ARS IR AS PRIOR TR SAR RTQPE At EE 2 À | Gorticicolesowhgnicole.se als salu soie Alfa 4 | Apothécies zéorines.................. 190 Huy cenisea. 2 js ee Apoôthécies non zéorines... ..:.............44,.4. 3 | Apothécies brun roux............... :.... campesiris. Apothécies noir foncé en dessus........... gangaloides. L | Apothécies noir foncé en dessus...... ..,.. coilocar pa. Apothécies brun roux, pâles ou rougeâtres..... ..... 5 5 | Apothécies anguleuses, bord blanc de lait. éintumescens. Apothécies non anguleuses............. ONE 6D.2n À 6 Apothécies rougeàtres ou carnées........,. : chlarona. 6 | Apothécies brun foncé....,..........:.... parisiensis. Apothécies roux clair ou brun pâle.........:....:.... 7 7 Bord thallin plus blanc que le thalle........ glabrata. Bord thallin concolore au thalle............ argentata. Lec. albella Ach. — Les variétés peralbella et subalbella ne diffèrent du type que par la réaction suivante : L, albella type. — Gélat. hymén .I + bleuit, puis disparaît promptement ou jaunit. subalbella Nyl., cœæsiorubella Ach. — Gélat. hymén. I + bleuit et conserve cette couleur. peralbella Nyl. — Gélat. hymén. I + rouge vin. Lec. glaucoma Ach. donne comme réactif : K + thalle jaune; disque des apothécies C + rouge, excepté var. subcarnea Ach. qui marque C —. Lec. Ludwigii Ach. a) V. frustulosa Ach. — Thalle d’un jaune beaucoup plus pâle, à granulations pressées et bord thallin persistant. rx + PR ENT 2 DU UN EEE Qt des EL: VON NT SE ” PNR L'ART A A Les! AE GA CR ENT SAC FÉES +9 SA Se get Sir Al # TT NE Gi k à | Pau: à ' ACTA) FAUX NE ML TA / 4 \ Fous À nl LT: RES: f Te RAT 628 | _ H. OLIVIER Lec. varia Ach. Nous possédons la forme acrustacea de la var. polytropa : apothécies éparses sur la pierre, sans thalle distinct. On rencontre aussi parfois la forme cœæruela Lamy : apo- thécies bleuâtres, parfois même d’un bleu indigo très prononcé. Les variétés sarcopsis et ravida doivent former Re sui- vante : 13 bis. Lec. sarcopsis Ach. Syn. Lecanora sarcopsis Ach., Syn , p. 177; Nyl. Prodr., p. 80. ere, effusa Th. Fr., p. 263. ARR subravida Nyl. in Flora, 1872, p. 251. Thalle mince, étalé, granulé ou un peu aggloméré, jaune pâle ou légèrement cendré. Apothécies planes ou convexiuscules à disque roux pâle ou un peu carné. Bord thallin jaunâtre, per- sistant, entier ou un peu crénelé. Spores 6, 9 X 3, 5. Sperma- ties fortement courbees en forme de faux (falciformes), ce qui distingue nettement l'espèce de ses voisines. a) V..ravida Th. Fr. — Thalle à peu près indistinct. Apothé- cies du type. Pas de réaction. — Surtout lignicole. Lec. symmicta Ach. V. sæpincola. — Thalle mince. Apothécies olives, noirâtre à la fin. — Lignicole. F. trabalis Ach. — Apothécies du précédent, maïs thalle épais, granulé, aggloméré. — Lignicole. | Lec. calcarea Ach. — Ajouter : V. concreta Ach. — Type à couleur gris foncé, simplement -_fendillé. : Lec. ceracea Arn. — Localité nouvelle : Forêt du Perche à Bubertré (Orne), sur les petites pierres des lignes. XXXVI. — LECANIA Krbg. Lec. syringea Ach. b) V. metabotica. Ach. — Thalle à peu près nul. Apothécies lécideines. ne Lec. erysibe Nyl. F. sincerior Nyl. — Thalle pâle, cendré ou subochracé. se thécies pâles, lécanorines. Um Mr rie Cas Eee Loi Een is 166) pe a SIL, A ter a EE Tin %, A : LICHENS DE L'ORNE 629 F. arenaria Nyl. — Même thalle, mais apothécies noires, lécidéines. | F, olivacella Nyl. — Thalle olivätre. Apothécies lécidéines. XXXVIIL. — URCEOLARIA Ach. Urc. scruposa Ach, F, bryophiloides Nyl. ne diffère de bryophila que par la réac- tion : Thalle I —, tandis que bryophila donne I Æ —. Même remarque pour violaria Nyl. différant du type par: Thalle C 1i violet, au lieu de C + rouge. Urc. actinostoma Sch. a) V. cæsioplumbea Nyl. — Thallé plombé bleuâtre, presque lisse. Falaise (Calvados). b) V. clausa Flot. — Ouverture des apothécies très rétrécie. Spores un peu plus grandes que dans le type. — Grès et silex à Fourneaux (Calvados). XXXIX. — PERTUSARIA DC. Je renvoie pour ce genre au travail publié dans ce bulletin (janvier 1890) : Ætude sur les PERTUSARIA de la Flore fran- çaise. Je n’ai rien à y changer. XL. — PHLYCTIS Nyl. Phl. agelæa Nyl.— La forme dispersa Arn. à apothécies éparses et assez distantes les unés des autres n’est pas rare chez nous, surtout sur le saule et le chène. VLIT, — BŒOMYCES DC. Bœm. rufus DC. b) V. carneus Nyl. Syn., p. 177. — Thalle composé de petites squames incisées, crénelées. Rare : sur la terre. | Au contraire la forme phyllocephala Hff. à stipes diversement divisés au sommet est presque toujours mêlée au type là où il existe en quantité. XLIIL. — TONINIA Th. Fr. Ton. aromatica Ach. dl. don TETE | 630 H. OLIVIER Th. Fries, Scand., p. 333, cite comme ne différant pas de la variété cervina — Ton. carbonacea Anz., Cat. p. 68, Ton. congesta (Hepp.) Krmplh. et Biatora cinereovirens Hepp., n° 511. D’après le même auteur, le Lecidea verrucarioides Nyl. ne paraît pas en différer quant à la description de l’auteur. XLIV. — BACCIDIA Krbg. Bacc. umbrina Krbg. — J'ai rencontré une fois sur des pier- res siliceuses à Tourouvre (Orne), la forme pelidnisa Nyl., dis- tincte par la pâleur des apothécies. XLVIII. — LECIDEA Ach. Lec. turgidula E. Fr. — Ajouter comme localités : Tourouvre, bois de Bellegarde, et forêt de Brésolettes (Orne), sur les pins; plus abondant à Brésolettes. A la suite de Lecidea immersa, p. 204 de ma Flore, on doit placer les espèces suivantes : Lec. lævigata Nyl. Syn. Lecidea lævigata Nyl. Enum,. p. 122,143; Le dolis, Lich. de Cherb. p.65; Malbr. p. 187. Thalle banchâtre où d'un blanc iaunâtre pâle, épais, lisse, un peu fendillé ou parfois irrégulièrement granulé, nettement dé- terminé. Apothécies noir fonce, presque complètement #mmer- gees dans le thalle, planes ou légèrement convexiuscules, à bord propre, #nince, entier, un peu flexueux; confluentes ou arrondies et comme pourvues d’une fausse bordure lècanorine, Spores ellipsoïdes oblongues, 12, 14 >xX5. 6, renfermant parfois un ou deux nucléus qui peuvent leur donner une fausse appa- rence uniseptée. R. ch. — Habit. : Falaises de Gréville (Le Jolis), rochers de Cancale (Ille-et-Vilaine) (De la Godelinais). . Lec. Dicksonii Ach. Syn. Aspicilia melanophæa Krbg. Syst. p.159. Lecanora cinerea v. Dicksonii Nyl. Scand. p. 155. Lecidea Dicksonii Ach. L. U. p. 165 (a); Th. Fr. p. 516. Thalle mince, fortement colorée par l'oxyde de fer, lisse, fen- dillé ou léfièrement aréolé ; hypothalle noir. Apothécies noir 23 LICHENS DE L'ORNE 631 foncé en dessus, un peu moins foncé en dedans, nues, innées, concaves, entourées d’un rebord entier, proeminent. Spores ellipsoides, 10, 13 X 6, 7. R. ch. —. Habit.: Tourouvre, Autheuil, Malétable (Orne), sur des amas de pierres siliceuses, avec les Zecanora ceracea et Lecidea silacea. Lec. cyclisca Krbg. Syn. Lecidea cyclisca Krbg. Parg. p. 163; Malbr. Cat., suppl. p. 51. « Thalle assez épais, limité, blanchâtre. Apothécies très pe- « tites, réunies par petits groupes dans des dépressions du thalle « et comme enchässées dans le thalle qui leur fait une fausse « bordure. Elles sont planes, immarginées, brun noirâtre; dis- « que bai sanguinolent, et gonflé étant humide. Spores oblon- « gues ovoides, simples. » Hab. : Rouen, sur les roches calcaires (Letendre). Lec. trachylina Nyl. Syn. Lecidea trachylina Nyl. Prod. p. 136; Malbr., Catal. p. 207. Thalle peu distinct. Apothécies noir foncé, concolores à l'in- lerieur, scabres. Spores hyalines, ellipsoïdes, simples, 10, 12% 6, 7. Habit. sur la terre humide près de Falaise (Calvados) (de Brébisson). Lec. elæochroma Th. Fr. Le tableau suivant aidera à distinguer plus facilement les nombreuses variétés de cette espèce. 1 { Saxicole ou terricole...... ...,...,. ls Sen Auf 2 | Corticicole owlignicolez.:.4: 60000 ERIEQUERI TBE 087 6 J Apothécies noires en dedans... 2,007 Re 3 | -Apothécies pâles en dedans .:......,.44.44 44 Ra 4 3 Thalle épais, granulé.4,..24,44, 44200, lalypea. Thalle mince, étalé, contigu............,.. monticola. | ATEAMICOIS NUE, ATEN ES RU PUISE A argiliseda. 4 #4 Non'argilicole) 1004) OMAN ROUTES PE RON IS 6) 5 | Apothécies planes, marginées ............ +. monlicola. Apothécies convexes, immarginées ........ gonicphila. 6 | Thalle plus ou moins jaunâtre...........,.. flavicans. Thalle non jaunàtre...... dv ae rl A AP TER age 7 632 H. OLIVIER Apothécies plus ou moins brunies en dedans.......... 11 4 | Apothécies pâles ou blanches en dedans.............. 8 Thalle limité par une zone blanchâtre......... zonala. : | Pas de zone blanchâtre autour du thalle ............. 9 9 | Thalle décussé par l’hypothalle.......... hypothallina. FHAÏTE HD TOCUSSE" LE LR TES ES RER 10 10 | Apothécies noir foncé en dessus............ hypoleuca. Apothécies roux 'pâle:2... "4 251 ATOS exiqua. 11 | Thalle rusneux: inégal" mn QU En Laureri. | :Thalle mmce; lisse ou fendillé..:.,.:... 1.1.0 12 12 Apothécies noir foncé en dedans............ euphorea. Apothécies simplement brunies en dedans... achrista. Pourquoi vouloir faire une espèce proprement dite de chacune de ces formes dont les extrêmes se touchent tellement que sou- vent on ne sait trop à laquelle rapporter l'échantillon récolté ? Voici du reste ce qu’en pense un des lichénologues les plus autorisés de notre temps : « Plures varietates inter se invicem « habitu notisque discrepant ut qui minorem speciminum nu- «merum examinaverit, eas certe habeat diversas. Ipsi certe « ultra quinque Speciminum cenlurias miscrocopio, reagentiis- «que, chemicis caute investigavimus atque tum, quam va- « cillantes sint omnes antea acceptae notae, plane perspexi- « mus. » (Th. M. Fries, Lichen. Scand. p. 546). La var. hypothallina ne figurant pas dans ma Flore, je repro- duis ici la description qu’en donne l’auteur, M. Malbranche. Suppl. au catal. des Lich. de Normandie, p. 49: « Thalle cendré glauque, clair, mince, continu, limité ou tra- « versé par des lignes noires. L'hypothalle se montre par places « et sur les bords des lacunes du thalle : les apothécies se grou- « pent au nombre de 2 à 8; elles sont petites et ont un aspect « très différent des autres formes voisines. Le disque est d’un « brun rougeâtre, foncé, un peu brillant, bordé, plane (il est « souvent mat et granulé dans les autres). Hypothécium blanc; « spores du type. — Sur les charmes, forêt de Roumare, » La place de cette variété serait après la v. achrista. Comme on peut le remarquer, il y a de grands rapports entre elles et la forme lémilata. Intercaler entre les genres Catilaria et Buellia. 25 LICHENS DE L'ORNE 633 XLIX bis — ARTHROSPORA Mass. Thalle crustacé, uniforme, mince. Apothécies lécidéines. Spores allongées oblongues, hyalines, 3 septées et diversement courbées. Spermaties aciculaires, arquées. Spermogonies punc- tiformes, immergées. Stérigmates simples. 1. Arthr. acclinis Krbg. Syn. Lecidea acclinis Nyl, Scand., p. 219; Malbr. Cat. suppl., p. 50. Arthrospora acclinis Krbg. Syst., p. 270; Th. Fr. Scand., p. 585. Thalle mince, granule verruqueux, blanc cendré ou verdà- tre, quelquefois à peu près nul. Apothécies noires, nues, planes et légèrement bordées, pâtes en dedans. Spores 8, 16n@æ, oblon- gues, ellipsoides, diversement courbées, triseptées à l’état adulte, 10, 18 X 4, 6. Habit. Sur les hêtres, parmi le Zecanora pyracea à Bernay (Eure) (Malbranche). Cette localité est, je crois, la seule signa- lée en France. Ajoutons à titre de curiosité qu’une espèce nou- velle, très voisine et peut-être même, selon le Dr Nylander, une forme de l’A. acclinis — Lecidea acclinoides Ny1., a été décou- verte dans là Haute-Vienne par Lamy de la Chapelle (Cat. Lich. M.-D. et H.-V., n° 440). L. — BUELLIA Krbg. B. myriocarpa DC. V. pallescens Th. Fr.— J’ai récolté sur les rochers de Noron près de Falaise (Calvados) quelques échantillons qui me parais- sent bien concorder avec la description de Th. Fries : Thalle épais, d’un blanc un peu couleur de paille. B. leptoclinis Flot. V. superans Nyl. Pyr. Or., p. 38; Malbr. Cat. Suppl., p. 54. — Thalle plutôt fendillé qu'aréolé, moins décussé que le type. Apothécies planes, à bord presque effacé. — Sur les grès à Ser- quigny (Malbranche). Cette variété peu connue ne se distingue guère du type que par la grandeur des spores qui mesurent jusqu’à 30 X 9. J'en ai recu d'Angers, récoltés par M. Ch. Décuillé, des échantillons parfaitement caractérisés. B. alboatra Th. Fr. V. ambigua Ach,— Thalle mince, cendré. Apothécies d’abord “ph < 634 H. OLIVIER immergées, puis émergentes, planes, nues. — Sur une roche siliceuse entre Tourouvre et Lhôme-Chamondot (Orne). LIT. — CALICIUM Acb. C. phæocephalum E. Fr. V. ecrustaceum Ny1., Scand., p. 39; érabellinum, Syn., p. 148. — Thalle à grains dispersés sur le bois ou à peu près nuls. C. populneum Nyl. — Le Dr Nylander n'ayant eu à sa dis- position, suivant M. Lamy, que des échantillons vieux, mutilés, lors de la publication de son Synopsis, l'avait indiqué 4 spores simples. Plus tard et muni d'échantillons complets, il a reconnu que les spores étaient réellement {septées, ce qui détruit le C. piclavianum Rich. (Lich. des Deux-Sèvres, p. 74), fondé sur ce caractère. LVITI. — GRAPHIS Ach. G. scripta var. varia Ach. Malbranche (Etude monographique des Graphidées, p. 5), fait sur cette forme les réflexions suivantes : « Cette forme est com- mune sur le hêtre où elle varie quant au tassement, à la taille des lirelles et à la couleur du thalle. Ses lirelles sont quelque- fois si réduites et si pressées qu'on la prendrait pour un micro- carpa. En y regardant de près, on voit que le thalle a un autre caractère et les lirelles une autre distribution. Dans le micro- carpa le thalle est fendillé, crevassé (comme dans le serpen- ina) et chaque fragment porte de 3 à 6 lirelles petites, un peu pruineuses. » G. elegans Ach. — On peut, si l'on veut, admettre les for- mes suivantes, quoique souvent peu distinctes l’une de l’autre : 1° genuina. — Lirelles éparses dans plusieurs directions ; 20 parallela Sch. — Lirelles subparallèles ; 3° condensala Malbr.— Lirelles pressées, épaisses ; thalle ru- gueux. 49 catenula Chev. — Lirelles brisées, moniliformes. LVIII — OPEGRAPHA Ach. 2 bis. Opeg. Prostii Nyl. Syn. Hysterium Prostii Duby, Bot. gall,, p. 719, Opegrapha Prostii Nyl,, Prodr., p.154; Malbr. Cat,, p. 224: 27 LICHENS DE L'ORNE | 635 Thalle nul ou à peu près. Lirelles petites, linéaires obtuses, rimiformes. Thèques nombreuses. Spores brunes, oblongues ou fusiformes ellipsoïdes 15,20 X 5, 7. Paraphyses grèles, petites, Hab. sur l'écorce des pommiers qui s’exfolient (en dehors et en dedans). Brionne (Eure). Rare. Duby, loc. sup. cit., réléguait cette espèce dans les champi- gnons ; Nylander, Prodr., dit : «potius naturœæ lichenoseæ sit quam fungosæ. » Il faut avouer en tout cas qu’elle ne se dis- tingue guère de l’Op. varia, signata. Les spores du Prostii sont toujours brunes, mais celles de l’autre le deviennent en vieillis- sant: Op. _vulgaia var. steziza est une faute d'impression que l'on aura comprise ; il faut lire évidemment s{eriza Nyl. On doit y ajouter comme synonyme O, confluens Ach. Syn. p. 73. LX, ARTHONIA Ach. Quatre espèces sont à ajouter ici à celles décrites dans ma Flore. 8 | 45. A. anastomosans Ach. Syn. Opegrapha atra, var. anastomosans Sch. Enum. p. 155; Ar- thonia anastomosans Ach. L. U. p. 146. Thalle hypophléodé, blanc grisätre ou un peu blanc de lait, nettement déterminé, formant sur l'écorce une mince tache lisse, continue, plus ou moins étendue. Lirelles petites, très irrégulières, tantôt simples, tantôt subconfluentes ou rayon- nantes, épaisses ou agrégées, brun noir. Spores hyalines 8r, murales, 15, 18 X 3. | Habit. Tiges de bourdaine, forêt de Fougères (Ille-et-Vilaine) (De la Godelinais). Forêt du Perche, bourdaine et sorbier ; abondant sur la tige où il se trouve, mais rare. 3 16. A. armoricana Nyl. Syn. Arthonia armoricana NyL. in Flora 1865, p. 355. Thalle hypophléodé ou 4 peu près nul, indiqué par une simple tache plus foncée que l'écorce environnante. Lirelles courtes, subaiguèês larges relativement à leur longueur, planes, simples ou subanastomosées et comme étoilées. Spores oblongues, or- dinairement à 4 cloisons, étant bien développées, 15, 20 X 6, 8. LAS MORE “ASS That, |L' es M2 TTL" PIN 2 L EL TU * ad: TT BRUNE TNT PR EE VAN Me MS CUT Me > 636 H. OLIVIER Le Dr Nylander regarde cette espèce comme très voisine de Pastroidea ; d’après la description, il y a néanmoins des différen- ces notables. Habit. Ecorces lisses : sorbiers, bourdaine, etc. Fougères (Ille-et-Vilaine) (De la Godelinais). Je l'ai rencontré également sur deux grosses tiges de bourdaine dans la forêt du Perche entre Bubertré et Brésolettes. 17. À deformis Nyl. Arthonia deformis Nyl. Enum. p. 444. Thalle hypophléodé, opaque, mince, inégal, à peu près indé- terminé. Apothécies noires ou brun noir, larges, simples et subanguleuses, difformes ou découpées, rameuses et un peu allongées, recouvertes sur les bords par une fausse membrane thalline très mince. Spores 8næ oblongues, hyalines, murales, 20, 24 X 9, 12. Hab. Forêt de Fougères (Ille-et-Vilainé), sur le coudrier et le sorbier (De la Godelinais). 18. À. lapidicola Nyl. Syn. Arthonia ruderalis Nyl. Prodr. p.169, Arth:p.100;,Scand, p.262. » Kéærberi Lahm.; Malb. p. 240, » lapidicola Nyl in Flora, 1881, p. 535 Thalle mince, brun olivâtre, étalé, un peu lépreux. Apothé- cies petites, subarrondies ou difformes, noires à l’intérieur. Spores hyalines, ovoïdes, oblongues 1 septées, 12, 18 X 4, 7. Hab. Orival, sur le silex encroûté de calcaire (Malbranche). J'ai cru bon de reproduire ici la clef du genre avec les modi- fications qu’y apporte nécessairement l'addition des quatre es- pèces ci-dessus décrites. ; a non ST ASE APP AR A: 2 Sporès non murales, 25 URSS US NE RS 3 SDOLOS Ta Te AVAL detre anastomosans. À ; Spores:20,24:5< OM COR LE PRINT deformis. 9 | Spores {sepléeses Lcd ur de sie 6e oh LEE SUR 4 Sporesi palyseptées-oestr 510001 .0tp 680n0l 28e 8 Saxicole: isdsisanolisal à 5orRtardieler .... laptdicola. : Corticicole .....,,. DO tô HET À ADO ACRSAE 5610 14 FX ns ANA fut FAR Eu kr moe DS ET EN a je PAPE T AS DAER CE & ETAT Î 227 : COR c €. # FFE à se Re A NTLE * 29 LICHENS DE L’ORNE 637 ë | Fhalle: blantde lait} #i it ARRET à. galactites. Thalle pâle, blanchâtre ou foncé..,....... AM À > 6 Apothécies linéaires flexueuses............. minutula. È | Apothécies oblongues ou subarrondies.............., 7 - | DReren: 10412 SAUT PL, 2 Ne ae re ... lurida. NRC te LM TOY SORERR ES TT STATE ET RC pineti. 8 | Spores à&:5 clüdisonszs). , ... ile nass cinnabarina. Spores à 3 ou 4 cloisons.......... seras ten UE QI 9 9 | Hhale:roupérenitos ere parastroidea. TAN AE TOURMENTE... ent Er TE NT 10 10 | ADOTHOCICS 'HAILMOUSES. :.,. ÉD AU NN @eLe tee 13 Apotliééies TOn PrUINOUSES. 4. user. + de core « rip Mars 11 11 | Apoth.très petites, punctiformes,oblongues. punctiformis. Apoth. moyennes, plus oumoinsétalées ourayonnantes 12 12 Apoth. élargies, spores à 4 cloisons....... armoricana. Apoth. étroites, spores 3 septées ... . ...... astroïidea, 12 Thalle fariieuxsigieto. . .….58)--00@ cinere0pruinos«. Thalle.nonfarineuxz..... lt cesse A0 HISEN, 14 14 DB OVOIdOS. 82480h -ONEEROUR ee ce A SAIT 45 BpDores DyDTOrnOS AE TE Ee 16 15 Apothécies brun pâle............... ne pruinosa. ‘- ( Apothécies ochracées, obscures ..........:. ochracea. 16 PHODÉENAAS AD PU OR ee Din à à ee 5 à «PO Me ee fuliginosa. | SPOTOS AYANE QU DIUS 18 X Ze: nié uen eee oaienfinss : 17 17 Thalle rugueux, crevassé................... r'ugulosa. halle‘ hyponhléodéser-. sea. ti asleroma. LVIIT. — VERRUCARIA Nyl. 13 bis. Ver. virens Nyl. Syn. Verr. virens Nyl. Prodr. p. 24; Malbr. Cat. p.248. Thalle olivâtre, sale ou obscur, brunâtre, verruqueuæ aréole, à aréoles difformes, comme formées de la réunion de plusieurs grains, peu épais, à bord releve et comme subsquameux. Apo- thécies assez grosses, immergées, entièrement noires. Spores ovoides, 12, 21 X 7,9. Voisin de l'integra, mais thalle plus aréolé et spores plus petites. Hab. Pierres calcaires des murs: Rouen, Orival (Malbranche) TABLE ALPHABÉTIQUE Des Espèces, Formes et Variétés Acclinis Krbg........ AGCrita AC: Le. 00 Can Acrustacea...s.e..e.e Aetinota Ach:;..u.52t Adscendens Th. Fr... Agriopa Ach...... us Aipolia Nÿyl.......... Albida Malbr.....,... Aleurites Th. Fr..... Ambigua Ach........ Anastomosans Ach... Angulosa .....,,.,.... Angustata Ach..,... Angustifolia Oliv..... Arenaria Nyl....... . Argilacea Arn........ Armoricana Ny1.615--7 Athallina Wedd...... Atrocinerea Sch...... Attenuata Oliv..... 8 Breviuscula Nyl...... Bryophiloides Nyl.... Campestris. Ach...... Canaliculata E. Fr... Carbonacea Auz. .... , Carneus Nyl....,..... Carporhizans Ach.... Catenulata Sch...…. ne Cephalodifera ..,..... Cetrarioides Ny! ...., Cetrata AC... Chlorantha Ach..,... Cinereovirens Hepp..: Clausa Flot...... Fe Cærulescens Lamy... 633—25 620—12 628 -20 619—11 621—13 619—11 620—1? 617— 9 618—10 633—725 635—27 626—18 620—12 618—10 629—21 626—18 635—27 625—17 621—13 613— 5 615— 7 629—21 626—18 613— 5 630—22 629—21 617— 9 634—26 612— 4 616— 8 617— 9 621—13 630—22 629—21 628—20 Cæsioalbella Ach..... Cæsioplumbea Nyl.... Collina,.Ache,rss 4 bise Concreta Ach ........ Condensata Malbr ..…. Congesta Hepp....... Cornuta Nyl......... Corruscans Ach...... CASA OU Sete Crenulata Ach.,..... Crustacea Ag...... EN Cuspidata Nyl:...,... Cyclisca Krbg........ Dealbata Oliv ..... +10 . Deformis,Nyl ss. Depreauxii Del..:..., Dicksonud Ach:@ Discreta Oliv........ ‘ Dispersa Arn..,.....e. Tor OUR remets Dissecta Nyl..... hs Dufourei E. Fr....... Ecrustacea Nyl...,.., Ecrustaceum Nyl..... Evernivides Nyl...... Exasperata Nyl..:.... Exasperatula Nyl..... Extensa Oliv:......…. Flava Ach . se She Frustulosa Ach...,.. x Fuliginosa Nyl....... Furfuracea Ach...... Genuine: tas MU 627—19 629—21 622—14 628—20 634—26 630—22 615— 7 625—17 615— 7 626—18 624—16 614— 6 .631—23 620 —12 636—928 619—11 630—922 618—10 629—21 618—10 616— 8 624—16 625—17 627—19 614— 6 619—11 619—11 615— 7 625—17 627—19 619—11 617— 9 634—?6 Ë | . # Es a ES F7 ga FFE RTE À, 22 PAT TRES À _ 31 TABLE ALPHABÉTIQUE 639 Geographica Nyl...... 627—19 Olivacella Nyl::..:... 629—921 k GAIN AG. ae, 624—16 Olivetorum Nyl..... … 616—8 Giabra NY... 619—14 Omphalodes E. Fr.... 618—10 Glabrata Ach........ 626 —18 | Gracilis Ach. ..:42 6492— 4 Pallescens Ach....,.. 626—18 » ON LES 615— 7 » Th. Fr: 95 633—25 Papyraceum Sch..... 62214 Hiria, Fr... 0270! 612— 4 Parallela Sch......... 634—76 Hispidula Ach......, 619—11 Parile Ach..... sonses 622—14 Hymenia Ach........ 623—15 PeralbellaNyl........ 627—19 Hypothallina Malbr... 632—24 Perforata Ach......., 617— 9 Periculosa Sch....... 624—16 Implexa Nyl....... …. 615— 7. Perlata Ath: scet 616— 8 Incrassata Nyl...,... 615— 7 Phaleratra Ach....... GI3— 5 Incrustans Nyl....... 625—17 Phyllocephala Hffm... 627—19 Intermedia Krmp..... 626—18 Pictavianum Rich.... 634—96 Intumescens Oliv..... 613— 5 Placorodia Nyl....... 618—10 Isidians Oliv......... 617— 9 POS NY En 634—26 Isidiosa Nyl.......,.. 620—12 Pygmæa Wedd...... I TEE 7 Lætevirens Krbg...…... 619—11 Radiata Ach...,..,.. 620— 142 Lævigata Ach........ 625—17 Ravida Th. Fr.......… 62820 » Nyl.. 618—10 630—22 Relicina Sch......... 618—10 Lævigatum Ach...... 621—13 Retiruga Nyl......... 617— 9 Læviuscula Malbr.... 617— 9 Revoluta Nyl......... 618—10 Lapidicola Nyl....... 636—28 Rhizodes Bréb.… css. 623—15 ao An 050 : 618—10 Roboris Nyl.......... 625—17 Leproloma Nyl....... 624—16 Rossula Ach:........, 620—12 Leptalea DC.......... 621—13 Rugosa Ach. ......... 618—10 Lophyra Nyl......... 622—14 » Aie Los 614— 6 Lusitanicum Nyl..... 622—-14. Luxuriata Oliv....... 615— 7 Sæpincola Ach........ 628—20 Sarcopsis Ach........ 628—920 Maculans Oliv..... . 618—10 Schæreri Arn........ +. 623—15 Metabolica Ach...... 628—-20 Schistina Nyl........ 626—18 Microcarpa Ach...... 62214 Schraderi Nyl........ 623—15 Minuta Oliv.,......,, 618— 7 Sciastra Ach......,... 62113 Multifida Ach......., 615— 7 Scobicina Ach...,.,... 612— 4 Muscigena Ach....... 620—12 Scopulorum Nyl....... 614— 6 Scortea Achat. 6879 Nervosa Ach..,....... (613— 5 Sideralis Sch......... 621—13 Nigripes Wedd......, 615— 7 Sincerior Nyl......... 628—20 Nuda Ach........,.., 612— 4 Sinuosa Nyl.......... 618—10 Nilgherensis Nyl..... G619—11 Sorediatum Sch,...., 622—14 AE ER RG LE DL : WU LE 1" SN ER MARTY UV OUR AU NP LACFNALE A \ " ACTE SUR 2 mAE de at à RTE Ê } À 640 FEUILLEAUBOIS 32 Sorediella Br.....,... 612— 4 Trachylina Nyl..... .. 631—23 Sorediosa Malbr..,,.. 620—12 Tuberculosa Oliv..... . 615— 7 Stellate Nyl:: Lys 620—12 Tubulosa Ach..... ….. 618—10 Subareolata Nyl...... 623—15 Turgidula E. Fr... 630—2? Subaurifera Nyl...... G19—11 Er Ste ace Del DOTE 208 UpsaliensisNyl....... 62618 Subvittata Nyl...,...,. 615— 7 Varia Ach....... ..... 034—26 Superans Nyl.....,.., 633—25 Velutinum Wallr..... 62416 Verrucarioides Nyl.... 630—22 Tæniæformis Sch.,... 613— 5 Verrucosa Ach....... 620—12 Tomentosum Nyl..... 622—14 Virella Sch........... 621—13 Œrabalis Ach ,,,,47 628—20 NirensiINvVi retirer . 037—729 LES CHAMPIGNONS DE LA FRANCE SUITE A L'ICONOGRAPHIE DE BULLIARD Par M. le Capitaine LUCAND OFFICIER DE LA LÉGION D'HONNEUR ANALYSE DU QUATORZIÈME FASCICULE par M. FEUILLEAUBOIS Nous avons la bonne fortune d'appeler encore une fois l’atten- tion des mycophiles sur un nouveau fascicuie des Champi- gnons de la France, que vient de publier le capitaine Lucand, continuateur de Bulliard, le premier auteur sérieux sur la matière. Loin de nous la pensée de louer l’œuvre nouvelle aux dépens de l’œuvre ancienne, qui est et restera un modèle du genre ; mais il est incontestable que les champignonsétaient malconnus à la fin du siècle dernier. Dans les iconographies de cette épo- que on voit plusieurs espèces différentes figurées sous le même nom ; par contre, des noms différents sont attribués à une seule espèce plus ou moins polymorphe. Aussi en était-il résulté une synonymie embrouillée, un véritable chaos, dans lequel d’émi- tÙ LES CHAMPIGNONS DE LA FRANCE 611 nents mycologues, et particulièrement l’illustre Fries, ont enfin apporté la lumière. Des travaux plus récents sont ensuite venus perfectionner encore l’œuvre du Père de la Mycologie. Il est incontestable qu’à ceux qui veulent interpréter l’his- toire de la mycologie, les iconographies anciennes sont indis- pensables. Au point de vue physiologique et taxonomique, les diverses opinions ayant successivement eu cours sur les plantes cellulaires sont fort intéressantes. La marche de la science cryptogamique et ses progrès, qui ne datent que d’hier, font partie des connaissances aujourd'hui enseignées dans nos écoles d'enseignement supérieur ; et si les végétaux cellulaires étaient autrefois qualifiés d’inférieurs, tandis qu'ils sont simplement d'une nature différente, c’est une preuve qu’en ce temps-là on n’était pas fixé sur leur rôle organique et on les reléguait au second plan. Les temps sont bien changés, aujourd’hui où la théorie des microbes tend à tout envahir ; la mycologie ne peut que gagner à ces études nouvelles. Quoique les anciennes iconographies soient indispensables aux érudits de profession, chacun sait que ces ouvrages ne se retrouvent dans le commerce qu’à de rares intervalles, sont généralement plus ou moins incomplets et s’acquièrent le plus souvent à un prix exagéré qui n’est plus en rapport avec les services qu'ils peuvent rendre actuellement. Mais pour les amateurs qui ont de moins hautes visées et dé- sirent simplement étudier la Mycologie actuelle, sans s'occuper de ses origines et de l’enfantement laborieux dela classification, les ouvrages modernes sont de beaucoup préférables pour la connaissance exacte des espèces. Le travail effectué par le capitaine Lucänd remplit admira- blement ce but, car les champignons sont représentés de gran- deur naturelle, avec les teintes et les formes variées qu'ils prennent à différents degrés de leur développement ; puis de nombreux détails anatomiques, tels que coupe verticale, rapport des lamelles avec le stipe, spores grossies, etc., complètent la connaissance de l'espèce. La légende des planches indique le nom, sa synonymie indispensable, les principaux ouvrages dans lesquels l'espèce est décrite, son habitat général et la station particulière où elle a été rencontrée, la date exacte de sa ré- colte, ses propriétés alimentaires, suspectes ou vénéneuses. Rev. S. fr. b. (1 mars 1892) 41 642 FEUILLEAUBOIS ù à Enfin ce qui fait de?cette publication une œuvre originale de premier ordre, c'est que son sous-titre : Suile à l'Iconographie de Bulliard, oblige l’auteur à choisir ses sujets parmi les champignons non figurés dans les 393 planches de son estima- ble devancier ; il n’est fait d'exception que quand il s’agit d’es- pèces rares ayant besoin d'une représentation plus exacte ou plus étendue. Dans ces conditions, il est facile de comprendre qu'on rencontre dans la publication de M. le capitaine Lucand, un grand nombre de champignons intéressants n'ayant jamais été représentés nulle part ou ne figurant pas dans nos iconogra- phies françaises. Maintenant examinons en détail chacune des espèces. 326. Amanita aspera Fr. (Var. pallescens, Quélet). Du bois de la Vieille-Vente, à Autun. Septembre. Voici une rare espèce, très polymorphe et, par suite, mal connue. La planche 10 des Brilish Fungi, de M. Cooke, ainsi que la planche supplémentaire n° 17, de M. Gillet, nous donnent une idée de sa variabilité. Mais l'espèce typique parait être l'Amanita virescens, Pers., figurée dans l’atlas de M. Gillet, sous le n° 48. Quoi qu'il en soit, les squames sulfurines ou bru- nes inégalement parsemées sur le chapeau, les flocons sulfurins de la base du stipe et de l’anneau, la chair jaunâtre sous la cu- ticule, etc., que nous voyons dans l’intéressante variété figurée ici, nous démontrent sa grande affinité avec le type, dont elle ne paraît différer que par la nuance plus pâle de toutes ses par- ties. C’est une excellente image, dans laquelle six spécimens jeunes et adultes, accompagnés des détails anatomiques dont il a été parlé ci-dessus, initieront à la connaissance d’une espèce litigieuse peu connue. — Vénéneuse. 327. Lepiota hæmatosperma Bull. (Var. meleagris, Sow.). Marcigny (Saône-et-Loire). Juillet. — Le type du champignon figuré ici est, selon M. Quélet, l’Agaricus hæmatospermus de Bulliard (Tab. 595, f. 1). Ce type est si variable qu'il avait été classé par Fries dans le genre Psalliota, à cause de ses lamelles passant successivement du blanchâtre au rougeâtre, puis au bistre pourpré ; mais ses spores blanches l’ont fait ramener à la place qu'il occupe aujourd’hui. Selon d’autres éminents mycologues, notre L. meleagris, Voi- Du piles tie me nie i$ ÉtR SZ LH} MTL AA: 2 LL SNA PP A LES CHAMPIGNONS DE LA FRANCE G43 sin du Lepiota biornata, B. et Br.(British Fung. tab. 37), serait, au contraire, une forme de ZLepiola echinala, Roth. considéré comme type. Disons encore que ce type n’est pas moins poly- morphe que le précédent, puisqu'il a été placé par Fries et par M. Gillet dans le genre Pratella ; que M. Cooke le considère comme un /Znocybe, et que M. Quélet le range parmi les Lepiota, place qui paraît être définitivement fixée. La variété Meleagris Sow., considérée par quelques auteurs comme espèce distincte, est fort rare. Elle n’a été indiquée par Fries qu’en Angleterre, et n’a été figurée que dans ce pays. Mais elle a été rencontrée dans les Vosges depuis quelques années, et plus récemment dans le Morvan. Ayant actuellement son indi- génat français, il était naturel qu’une publication française nous la fit connaître. M. Lucand s’est donc empressé de combler la lacune existante en nous donnant une planche admirablement exécutée, qui montre sept sujets vigoureux groupés et isolés, à chapeau sinué, couvert en partie par des squames rouges chez les jeunes individus et brunes chez les adultes ; le stipe épaissi à la base, etc. — Suspect. 328. Lepiota castanea Quél.— Récolté à Artonne, près de la Charité-sur-Loire (Nièvre). Octobre. — Encore un champignon rarissime qui n’a été signalé en France que dans les forêts mon- tueuses du Jura, et qui n’était connu que par le dessin du créateur de l'espèce. Il ressemble aux petites formes de c/ypeolaria et se rapproche de Z. cristata par sa texture, dit M. Quélet. La belle planche consacrée à cette espèce met en évidence ses différents traits caractéristiques, notamment le stipe blanc orné de nom- breuses mèches rougeûtres. 329. Lepiota seminuda Fr. — Dans les bois et les bruyères, à Artonne (Nièvre). Octobre. — Cette délicate espèce, qui est représentée pour la première fois dans un ouvrage français, paraît être au premier aspect une variété blanche de L. granu- losa. Mais outre qu’elle est beaucoup plus grêle, notamment dans les sujets figurés ici, elle diffère de cette dernière par son voile floconneux pulvérulent. C’est une espèce rare, que sa petite taille dérobe facilement aux recherches, et qui est peu connue. 330. Clitocybe fumosa Fr. — Dans les bois et les prairies à Artonne (Nièvre). Octobre, — Espèce litigieuse qui croit soli- taire ou en touffes, et dont une bonne figure était nécessaire, ARLACA ROLE Les. RON CRE CU LE TR Les ut ot ae ER M LR La TE PT z LEE Et Y.* . AY Lo D w RTL APE FEU OR PEER De ne Te er VC à v ‘ To] 644 FEUILLEAUBOIS 5 car elle n’avait été représentée dans notre pays que dans la planche 669 de Letellier, laissant quelque peu à désirer. Le tra- vail que nous analysons comble avantageusement une lacune qui avait été remarquée, et nous fait connaître dans tous ses détails les particularités de cette espèce polymorphe, que sa consistance cartilagineuse a fait classer dans les Collybia, par M. Quélet. À remarquer un intéressant caractère pratique, bon à retenir, celui de la chair noircissant au toucher. — Suspecte. 331. Clitocybe suaveolens Fr. — Récoltée dans la même localité et à la même époque que la précédente, cette rare espèce est figurée pour la première fois en France. Elle est bien voisine de C. fragrans, Sow., et quoique quelques auteurs attribuent, comme caractères distinctifs, des lamelles décurrentes à C. sua- veolens,tandis qu'elles sont simplement adnées chez C.fragrans, ces différences sont si peu apparentes, que M. Quélet a réuni ces deux espèces, ayant les mêmes caractères variables et la même odeur anisée. Cette odeur se développe encore par la dessicca- tion. — Comestible. 332. Omphalia rustica, Fr. — La Chapelle-de-Bragny (Saûne- et-Loire). Septembre. — Minuscule espèce des pelouses sèches, qui attire peu l'attention. Elle a été représentée par M. Gillet dans ses planches supplémentaires ; M. Lucand en donne une nouvelle figure qui est également la bienvenue pour la diversité des formes qu’elle permet de comparer. Elle est représentée ici dans une série de quinze figures variées, donnant une idée com- plète du champignon à tous ses degrés de développement. 333. Volvaria gloiocephala, Fr. — Marcigny (Saône-et- Loire). Septembre. — Ce champignon a été longtemps confondu avec V. speciosa, dont il est bien voisin. Il en diffère par sa volve grisàtre et villeuse ; ses lamelles qui sont d’abord blanches, puis roses ; son chapeau d’un gris fuligineux, et quelquefois légèrement strié sur les bords. Cependant ces caractères diffé- rentiels plus ou moins apparents sont plus appréciables dans nos livres que dans la nature, et il est plus exact d'admettre que V. speciosa est à peine une variété de V. gloiocephala. Ces deux champignons croissent dans les mêmes lieux azotés, ont la même spore et sont également vénéneux. En rapprochant la planche n° 263 (onzième fascicule), de la planche actuelle, on constatera le degré d’affinité qui existe entre ces deux espèces, et on en VNrT er ANR IDE VE AURA PERMANENTE UP Ve AC ON FOR TAN € * LiRs. CSP TR EL L'AUX vai ‘alfa de. we « RON ne gt PRE QE NRA Dar EE EURE CR AP S s q Es € er) Ro (LS CAPRES û 2 + 1”. # p« PARC Ù # SE È «Ÿ “A NEA SE ï FEAR AE, - IN EPP SRE di PRE: «rx 6 | LES CHAMPIGNONS DE LA FRANCE ‘645 SLA appréciera la parfaite exécution artistique qui permet, mieux que les plus consciencieuses descriptions, de saisir les nuances qui les séparent. 334. Entoloma madidum Fr.— Du parc de Montjeu, à Autun. 1x Octobre. — Ce rare champignon est voisin de Æ. nitidum. Il en 7 diffère par son habitat dans les prairies, par son odeur forte, son chapeau visqueux, son stipe moins grêle et blanc à la base, etc. Les huit sujets variés, figurés dans la très belle plan- che que nous examinons, permettent de constater les caractères ta distinctifs de cette espèce. + Suspecte. 335. Leptonia euchlora Fr. — La Chapelle-de-Bragny. Sep- tembre.— Ce fragile champignon attire les regards par ses vives couleurs non moins variées que celles de l’Zygrophorus psiltacinus. C’est un mélange de jaune citrin, de verdâtre et de bleu de ciel pour le chapeau et le stipe ; puis le blanc et l’incar- nat se voient sur les lamelles. La planche qui lui est consacrée présente dix sujets à différents àges, exécutés avec une grande apparence de vérité. Au point de vue alimentaire, les Leptonia paraissent suspects (Quélet). 336. Leptonia asprella Fr. — De la même localité et récolté à la même date que le précédent. — Nous ne connaissions ce champignon que par la figure noire des Champignons du Jura et des Vosges de M. Quélet. Les dessins coloriés figures ici, tout en combiant une lacune, permettront de reconnaître plus aisément cette espèce peu commune. 337. Hebeloma sacchariolens Quél. — Mouthiers-en-Bresse (Saône-et-Loire). Août. — Ce champignon, qui n’a été distingué que depuis une douzaine d'années, est peu connu; il n'avait été figuré que par le créateur de l'espèce. La nouvelle planche qui lui est consacrée, et qui est consciencieusement exécutée, vul- garisera sa connaissance. Pour compléter ce que la peinture ne peut reproduire, nous signalerons son odeur forte et caracté- ristique rappelant un peu celle de l'Orchis hirceina (Forquignon). M. Quélet compare cette odeur à celle du sucre brûlé ou de la fleur d'oranger. Nous insistons d'autant plus sur ce sujet que l'odeur particulière d'un champignon est un de ses rares carac- tères stables, que l’on peut consulter avec quelque certitude, 646 FEUILLEAUBOIS 338. Naucoria lugubris Fr. — Des environs d’Autun. Juillet. — Voici un champignon fort rare, que M. Quélet ne signale qu’en Alsace. La nouvelle localité où il a été récolté depuis peu étend son aire de dispersion, et il n’est pas douteux que de futures recherches ne le fassent découvrir dans les Vosges et dans des localités analogues. En attendant, et pour combler la lacune qui existait dens notre iconographie, M. Lucand vient d'en donner une très belle figuration, dans laquelle nous voyons tout d’abord, ainsi que le dit M. Quelet, que ce champignon a quel- que ressemblance avec Collybia fusipes et, en l’examinant plus minutieusement, nous constatons ensuite que tous ses traits caractéristiques ont été scrupuleusement reproduits. 339. Naucoria temulenta Fr. — Bois de Chantal, à Autun. Novembre.— Cette espèce n'avait pas encore pris place dans l’iconographie de notre pays. La planche actuelle, par son excel- lente exécution, nous dédommage de notre attente, car dans une série de onze spécimens figurant des sujets pris à différents àges, il est facile de contrôler l’existence de tous les caractères que les auteurs attribuent à ce rare champignon. « 340. Crepidotus junquillea Paulet. — Récolte à Artonne (Nièvre), en septembre. Ce champignon n'avait été figuré en France que dans la très médiocre planche de Paulet (tab. XX, fig. 4), qui laisse à désirer sous tous les rapports. Le travail de M. Lucand vient à propos faire connaitre dans tous ses détails cette belle espèce lignicole, remarquable par son chapeau d’abord résupiné puis réfléchi, de couleur jonquille ou capucine, et ses lamelles d’une nuance plus foncée. — Suspect. 341. Pratella hæmorrhoidaria Fr. — Provient encore de la riche localité d’Artonne. Octobre. — Selon M. Quélet, le Pra- tella silvatica Schæff. étant pris comme type, ne renferme pas moins de cinq espèces considérées comme autonomes par la plupart des auteurs. Notre Pr. hæmorrhoidaria est rattaché à ce type et en est considéré comme une forme luxuriante. Quoi qu'il en soit, c’est un magnifique champignon, peu commun, et qu'on distinguera toujours facilement à sa chair rougissant for- tement à la cassure. Il est représenté ici par une série de neuf figures variées faisant ressortir exactement tous les caractères indiqués dans les descriptions. — Suspect. REX LE La #7 3 En ET 42" A J 7% es » de 8 LES CHAMPIGNONS DE LA FRANCE 647 342. Cortinarius triumphans Fr.— Dans les bois sablon- neux, à Moulins (Allier). Octobre. — Espèce d'une grande dimension, que M. Gillet a publiée dans ses planches supplé- mentaires, n° 313, mais qui ne peut que gagner à l'être de nou- veau pour familiariser les mycophiles avec les faciés variés sous lesquels on peut la rencontrer. Le genre Cortinarius est le plus vaste du groupe des Agaricinées, et la détermination des espèces qu’il renferme est des plus difficiles par suite de leur extrême variabilité de couleur et de forme. Aussi leurs diagno- ses, forcément plus ou moins vagues, ont besoin d’être accom- pagnées de bonnes figures coloriées et variées. L'’aquarelle que nous avons sous les yeux remplit ce but au moyen des six sujets pris à différents àges. 343. Cortinarius orichalceus Fr. — Dans les bois, à Artonne (Nièvre). Octobre. — Les observations précédentes peuvent éga- lement s'appliquer à cette espèce, qui a été figurée par M. Gillet, sous le n° 304. C’est une des plus belles du genre. Elle est ma- gnifiquement représentée ici par six figures de sujets jeunes et adultes, dans lesquels on remarque surtout le chapeau à marge verdàtre et à sommet pointillé de rougeâtre ; la coupe verticale fait voir une chair verdoyante au bord et rosée dans le bulbe, etc. Nous ajouterons encore que cette espèce est variable comme la plupart de ses congénères et, comme elles, a besoin de plusieurs illustrations pour être bien connue. 344. Cortinarius cotoneus Fr.— De la même localité et récolté à la même date que le précédent. Quoique ce beau cham- pignon ait été figuré en Angleterre par deux mycologues fran- çais distingués (Quelet in Grevillea, t. 111, f. 5; Boudier in Brilish Fungi, t. 749), c'est la première fois qu’il est représenté dans notre pays. L'examen des diverses images dont il est l’ob- jet nous fait constater une fois de plus la variabilité des Corti- naires, et apprécier l'opportunité de la nouvelle figure publiée par M. Lucand, et qu'on peut qualifier de très bonne! 345. Cortinarius acutus Fr.— Sous les conifères, à Mou- thiers-en-Bresse (Saône-et-Loire). Septembre. — Petite et rare espèce, figurant pour la première fois dans une iconographie française et peu connue par conséquent. La planche actuelle, avec les sujets d’une nuance un peu claire, nous montre ce champignon avec tous ses caractères spécifiques. Nous remar- Le *] Le ANS RNA QE Le he Ve ONE ICT LUS Gt D D'EURES NUIT SR UAULE AAA Ste RAR LS NN nd 1) CHAN Cr RURe Sante “A NOR MEN HE qe BA ù : \ a 648 FEUILLEAUBOIS | d quons surtout sa particularité la plus apparente : un chapeau # surmonté d’un mamelon aigu, et strié dans toute sa hauteur. 346. Gomphidius maculatus Fr. et Var. gracilis Berk. = Sous les.mélèzes, à Autun. Septembre. — M. Lucand a été bien inspiré en figurant sur la même planche l'espèce typique et sa variété graculis qui, selon M. Quélet, n’en serait qu’une forme très gracieuse. Cela permet de constater la grande affinité de ces deux prétendues espèces, et semble corroborer le bien fondé de l’opinion de notre savant mycologue en désaccord avec les auteurs anglais qui les considèrent comme espèces distinctes. Quoi qu’il en soit, la très bonne planche que nous examinons nous montre les différents caractères attribués à ces champi- gnons, notamment un chapeau souvent taché de noir et une chair blanche noircissant au toucher. Ces excellents caractères pratiques nous permettront de distinguer ces champignons et de les rechercher chez nous, où ils sont représentés pour la première fois. 347. Hygrophorus pustulatus Fr. -- Bois d’'Ornée, à Autun. Septembre.— L'espèce que M. Lucand a jadis publiée sous ce nom (n° 115), appartient à la variété terebralus. Cette variété, de même que le type qui est figuré aujourd’hui, n’ont. été repré- sentés en France que par le même auteur, ce qui indique qu'ils sont peu communs. La planche actuelle, dans une série de neuf sujets figurés à différents âges, nous présente tous les caracte- res spécifiques exigés pour l'étude. Propriétés inconnues. — Les espèces d’Zygrophorus sont peut-être toutes comestibles (Quélet). 348. Hygrophorus obrusseus Fr. — La Chapelle-de-Bragny (Saône-et-Loire). Septembre. — C’est encore une nouveauté pour notre iconographie française. Quoique ce beau champignon soit peu commun, son extrême fragilité a dù le faire négliger ; peut-être aussi est-il quelquefois confondu avec Æ. conicus, dont il est très voisin et qui croît dans les mêmes sites. Il s'en distingue par sa taille généralement plus grande, son chapeau obtus, sa couleur:d’un jaune plus vif et ne noircissant pas dans la décrépitude. La planche soignée où il est représenté par neuf spécimens, donne unè idée complète de ce champignon à toutes les périodes de son développement, 7 Cri WT Li l'a 10 LES CHAMPIGNONS- DE LA FRANCE 649 349. Lactarius argematus Fr.— Dans les pâturages, à Mou- thiers-en-Bresse. Septembre.— Cette espèce doit être fort rare, car elle n'avait jamais été représentée nulle part. M. Lucand s’est empressé de combler cette lacune et, malgré la difficulté de reproduire des sujets de nuance pâle sur un fond blanc, il s’est acquitté de cette tâche avec son succès habituel; son tra- vail ne laisse rien à désirer au double point de vue de la pers- pective et de l'exactitude. Le Lactarius argematus a une grande affinité avec Z. fuli- ginosus, dont il ne paraît différer que par sa couleur blanche ; aussi n’en est-il considéré, par M. Quélet, que comme une simple variété. — Suspect. 350. Craterellus clavatus Fr.— Dans les sapinières du Jura. Septembre. — Rare espèce montagnarde que la singularité de sa forme a fait désigner sous le nom vulgaire de Bonnet d’évè- que. Elle est en effet remarquable par son chapeau en toupie tronquée, flavescent à la surface supérieure ; son hyménium, de couleur améthyste, se terminant en un stipe atténué de nuance plus pâle. Ce beau champignon, qui manquait à notre iconographie, est représenté ici par six sujets à différents âges ; peut-être les plis du spécimen adulte sont-ils un peu trop bruns, mais nous savons qu'on rencontre souvent des exceptions dans la nature, et d’ailleurs l'ensemble n’en est pas moins satisfaisant. Est considéré comme un comestible assez fin à Saint-Dié (Vosges), où il se vend sur le marché. - Les chiffres, chacun le sait, ont leur éloquence ; or nous ter- minerons cette analyse par une récapitulation numérique des espèces publiées par M. le capitaine Lucand, dans ses quatorze fascicules ; ce qui donnera une idée de l'importance de son travail. Les genres suivants ont été représentés par : Amanitasst ns at A O8 Golly Dia :4:-1:. Saut du 4 8 ESPION. 66,200 8 Mycena..:..... SAR 21 Aranllaridees.r. À. ea TUE OmMpRaA USE A SES PAChHOMENS EE. Li Li. 700 Pleurotus...... sy Re dE 1Ù Gioeybhen anses, 21:10 Lacan sas Em, 20 Hygrophorus,....,..,:,:114 Rosa x URSS 7 LPS Mar) hope er PL RNER Gu DE LD Me LL LIRE ANR Tous. TUE AE FN Fe MR pr NT RE RMS CON SEMI NAT Ta MA. \Æ MUTEr C7 © VAN AI ee 7) EAU Ps HET NN TD Le a A TEE lus CUNL RATE 0 PP CNE a PS RE DEN PE PC CE ON TA AS TR ; | : EN ART PE NS CE Te 2 el RE 4 HER EN AL 14. 4 ; 650 MARCAILHOU D’AYMERIC 11 MÉTASMTUS se des que 3 HYDROÏIGMA 70e 2 LPATIDUS ? 2 rate cle nue 2 PSDCYDEL ere ee 1 PAUSE Men Mere 1 PSAUDYEA 27e HER 2 N'OINATIAESS LAC PAU 2 GOomphidius: "Cite 4 POUR Eur ae De SO 3 Psathyrella 7. RME 1 EHLOIOMA LME 5 COPTITRS 7 72. DORE 2 DOPIOMIA, PSN 8 Canthärèllas,! 775028 4 Nolanea ere er 1 Cratérellus": IPS 2 Pheliota sis nt 21e) 11 Progidi. re eECeRRE 1 Cortinaué sr see 54 BoletUSs. 27: LILAS 20 IAOCRDEREE ER. ALES 5 POIYPOPUS * LEE 10 Hebeloma”s. "mur: 6 Favolus..2 7 Sr 1 Frames Lei 7 Trametes/5 5.1. 7000 3 NAUCOTIA ER MA MRENEE 4 TIY AQU FNAPNERER 2 GATOrAS ANS PR PART 2 Tremellodon ........12% 1 Crepidotus........ TAPER SUOTEUM ANS PEER { PAUSE 2 Hirheotan". ASPIRE 1 EPA ne ea Pere 6 Phallus (Gastéromyeètes). . . ... 4 PAIOSAER: 2e PUMA 1 Morchella (Disconyeètes).. ... 1 SÉTOPRATIA: 2. 50014 DER 6 Verpa + SRCEÈRE 1 Ce qui forme un total de 350 espèces intéressantes, parmi les- quelles les espèces litigieuses telles que les Cortinaires, les Russules, etc., figurent en majorité. En présence de ces résultats, on ne saurait être surpris de l'accueil favorable dont cette iconographie est l’objet. Fontainebleau, février 1892. UN TARAXACUM NOUVEAU POUR LA FLORE FRANÇAISE (TARAXACUM HYOSERIDIFOLIUM, Sp. nov., Arvet-Touvet et Marcailhou d’Aymeric) Par MM. H. et A. MARCAILHOU d’'AYMERIC Frères C’est avec plaisir que nous portons à la connaissance des lec- teurs de la Revue la découverte, dans le canton d’Ax-les-Ther- mes (Ariège), d'une Crépoidée fort intéressante pour la flore de 2 UN TARAXACUM NOUVEAU 651 France. Le savant hieraciographe, M. Arvet-Touvet, sous l’au- torité duquel nous aimons à nous ranger, a bien vouluexaminer avec soin nos récentes récoltes où nous avions discerné un Taraxacum assez caractéristique. Le docte botaniste de Gières a reconnu, en effet, dans cette espèce, des caractères marques. Pour ne pas atténuer la portée de sa diagnose, nous la repro- duisons #7 exlenso : Taraxacum hyoseridifolium Arvet-Touvet et Marcailhou d'Aymeric, Sp. nov. — Feuilles oblongues lanceolees, atténuées en pétiole plus ou moins déilale-embrassant à la base, roncinees- pinnatipartites, à lobes nombreux, lancéoles, acumines el recourbes; inégalement dentés ou denticules, le terminal de même forme, généralement, et de même grandeur que les laté- raux ; pédoncules ascendants ou plus rarement dressés egalant environ les feuilles ou plus courts. Péricline mediocre ou assez pelit, à écailles extérieures ovales-lancéolées ou lan- céolees acumineées, toutes appliquees, ou quelques-unes à la fin un peu étalées au sommet ; les intérieures bordées de blanc et plus ou moins éndurées-corniculées au sommet. Ligules jaunes et concolores ou les extérieures à peine visiblement st{riees- colorées en dessous. Akènes finement rugueux-spinules el seulement sous la base du bec qui les égale ou plus souvent les surpasse un peu en longueur et qui porte une aigrette blanche. Ce Taraxacum diffère du 7. pyrenuicum Reuter, Cat. Jard. bot. Genève, 1861 : 1° par ses ligules toutes concolores ou les extérieures à peine visiblement striées en dessous ; 2° par ses akènes plus finement et bien moins muriqués-hispides (seule- ment à la jonction du bec avec le fruit) et par son bec égalant environ la longueur du fruit ; 3° par son péricline généralement plus petit; 4° par ses feuilles plus finement roncinées-pinnati- partites et à lobes plus dentés. — Du Taraxacum Pacheri Schultz. Bip. in Flora. od. all, bot, z., 1848, p. 70, et in Rchb., Ic. fl. germ. et helv. XIX, p. 24 et tab. 52, f. 1, par ses feuilles, par son scape, par ses akènes dont le bec est plus long et plus grèle et par ses ligules. — Du Taraxacum nigricans Rchb. FI. excurs., p. 270 et Ie. fl. germ. et helv. XIX, p. 25, tab. 54, f. 2, sub nom. 7urax. officinale Wige, y alpinum Koch., par les mêmes caractères et PNA EN A STATE ATEN PR ER ane 9 à es RD RNA DE PS RUN TE NT dE die E à ETS Le 4 Ée ARC $ SAIS # 2 4 Lo ia % AY DÉrAA RE Ce + . 1 5 À PAU a 25e RE GLS A TE { + ? . L: À ls à , ® 1652 MARCAILHOU D’AYMERIC 3 C3 / 7 bel k! L de plus par ses aigrettes blanches et non rousses (Gremli. FI. analyt. de la Suisse, p. 316. — Du Taraxacum apenninum DC. Prodr. VII, p. 448, dont il se rapproche le plus, par ses feuilles à lobes dentés et lancéolés- acuminés, par son scape moins court, par son péricline dont les écailles intérieures sont plus ou moins indurées-corniculées au sommet et enfin par ses akènes dont le bec est plus long et non plus court que le fruit. Habit. Pelouses du pic des Padrons, versant du Baladra (à 2260), 7 août 1890 ; pelouses du lac de Naguilles (1854), 13 juil- let 1891 ; pelouses du bac del Moré (2155), 20 août 1891. Ce Taraxæacum a encore été trouvé par nous sur les pelouses qui bordent le grand lac de Lanoux (2154 m. d’alt.;, Pyrénées- Orientales, sur les confins du canton d’Ax-les-Thermes,. M. Arvet-Touvet a même discerné dans nos exemplaires une forme plus réduite dans toutes ses parties et appelée par lui abbreviala ; nous l’avons récoltée le 8 août 1890, aux pelouses du pic de Sabarthez, versant d’en Garcias (à 2300 m. d’alt.). Une fois de plus nous sommes heureux de constater combien nos Pyrénées ariégeoises si peu connues jusqu'à ce jour renfer- ment de richesses végétales, cachées aux vrais amis de Flore. Nous souhaiterions qu’il se trouvät des botanistes assez zélés pour explorer les hautes montagnes occidentales de notre dé- partement, comme nous l’avons fait pour le canton d'Ax-les- Thermes (Ariège); bien des surprises agréables, croyons-nous, leur seraient réservées. Nous remercions,en terminant, M. Arvet-Touvet, toujours si obligeant pour tous ceux qui recourent à ses lumières et à sa longue expérience. Ax-les-Thermes, 8 février 1892, Ur dot is Es pie Len he tt is OBSERVATIONS Quelques Plantes critiques du Centre de la France Par M. le Docteur X. GILLOT. I Hypericum humifusum L. var. ambiguum. — Exsicc, : Ch. Magnier, Flora selecta, n° 2685. Dans une Revue critique de la flore du département du Lot (Bull. soc. Bot. Fr. VIII (1861), p. 467), T. Puel écrivait : « L’'Hypericum linarifolium Vahl est une des espèces les mieux caractérisées du genre, et sa synonymie, aujourd’hui parfaite- ment établie, ne peut donner lieu à aucune confusion. » Tout récemment au contraire, L. Legué, dans une Note sur trois plantes de la Sarthe (Bull. Soc. bot. de Fr. XXX VIII (1891), p 203), faisait ressortir les rapports d'A, lénarifolium avec H. humifusum, et décrivait les formes intermédiaires qui semblent les relier « sans oser affirmer toutefois qu’ils appartiennent à un même type spécifique », ne trouvant en définitive que la forme des feuilles pour les distinguer. Ce Gernier caractère ne me semble même pas suffisant, car j'ai pu observer, croissant en société avec A. humifusum type, dont ils avaient abso- lument le port, la taille, etc., de nombreux échantillons à feuil- les presque linéaires, un peu embrassantes à la base et enroulées sur les bords! Il est vrai que la plante est toujours plus petite, et les feuilles plus courtes que dans 77. linarifolium Vahl, que bon nombre d'auteurs, et des plus autorisés, ont appelé souvent, mais à tort, 27. linearifolium (Voy. Bull. soc. bot. Fr. VI(1859), p. 775, en note). Il me semble donc rationnel de regarder ZÆ. humifusum et A. linarifolium comme deux formes extrêmes d'un même type spécifique, reliées par les intermédiaires que Legué a signalées, et pour lesquelles j'ai adopté l’épithète . d'ambiguum, car il en est dont les affinités avec l’une ou l’autre espèce sont presque impossibles à préciser, contrairement à l'affirmation de Puel. Ü “ D L* TA à PUS 2% Ur 2 ie HAE no avé FRASRANT UE ir) K A Te A QE EM ON TE SLT ee AE RE F "art # % « VER De O4 1 Ve r 654 X. GILLOT L'A. linarifolium Vahi est une plante de l'Ouest de la France, de l’Espagne etc, dont Puel (oc. cit.) a bien exposé en détail la distribution géographique. On ne lui reconnait que quelques localités dans l'Est de la France, et encore s'y rapproche-t-il davantage d’/7. huinifusum. C’est ce que j'ai pu constater aux environs d’Autun, sur la montagne du Bonnet-Vert près de Som- mant (Saône-et-Loire), localité citée par tous les auteurs, depuis la découverte par le Dr Carion (Calal. pl. vasc. dept. de Saûne- et-Loire, p. 29), confirmée par A. Boreau (F1. cent. de la Fr., éd. 3, p. 124, n° 474), d'un Æypericumn rapporté par eux à l'A. linarifolium, qui atteindrait là sa limite orientale en France. J'ai pu voir sur cette montagne granitique, au milieu des genêts et des bruyères, à l'exposition du midi, en sol pierreux et sec, l'A. humifusum L. type (Ch. Magnier, F1. sel. exsicc., n° 2684), à tiges diffuses et couchées, à feuilles ovales, à sépales entiers, etc., se redresser ; les feuilles devenir plus étroites, à pétiole dilaté et légèrement embrassant, à bords enroulés, à glandes pelluci- des raréfiées ; les sépales se border de cils glanduleux allon- gés, etc., de façon à se rapprocher beaucoup, par les individus robustes, d’/. linarifolium de l'Ouest. Cette forme, qui n’est qu'une race stalionnelle d'H. humifusum, et que j'ai retrouvée sur plusieurs points du département de Saône-et-Loire : mon- tagne des Viollots à Roussillon, rochers de la Gagère à Lucenay- l’'Evêque, route de Montcenis au Creusot, est celle que Legué a désignée sous le titre de : B. xumifusum robuste.Elle me semble également répondre à Æ. humifusum £ australe WKk. (non Ten.) in Willk. et Lange, Prod. fl. Hisp. I, p. 595 : « robustior, 1/9 v. ullrà I, sepalis glanduloso-dentatis.» L'AÆ. australe Ten., caractérisé par ses feuilles franchement amplexicaules, constitue encore une espèce voisine, et quelque- fois confondue avec 77. linarifolium Vahl. (Cf. Parlatore, F1. Tial. V, p.524). L'H. australe Ten., propre au Sud-Est de l’Europe : France méridionale, Corse, Italie, Sicile, etc., varie en effet à feuilles largement ovales et à feuilles étroites, ordinairement dépour- vues, mais parfois cependant munies de quelquès glandes pellu- cides. Il y aurait peut-être lieu de le rattacher aussi au type humifusum, dont il pourrait être considéré comme une sous- . espèce ou race auslro-méridionale, tandis qu'Æ. linarifolium Vahl en serait une sous-espèce ou race occidentale. Il y aurait A EC En es 3 PLANTES CRITIQUES DU CENTRE DE LA FRANCE 655 donc lieu d'étudier plus complètement les formes intermédiaires entre les espèces généralement admises, et il serait utile de les faire connaître et de les publier avec les observations auxquelles elles peuvent donner lieu pour établir ou infirmer leur autono- mie. IT Rosa omissa Déségl. (Rosa Güillotii Dés. et Luc.) Eæsicc., Ch. Magnier F1. selecta, n° 2721. Ce rosier constitue une espèce de transition entre les grou- pes des Tomentosæ et des Villosæ. Admis par Déséglise (Catal. rais. ou Enum. méth. des esp. du G. Rosa, p. 321. n° 386), dans sa section des Rosæ tomentosæ B. pomiferæ, à côté des R. pomifera, resinosa, ete., il a été définitivement classé par Crépin dans les Tomentosæ, et tous les botanistes qui ont étu- dié les Roses sans parti pris se sont rangés à cette opinion. (Voy. F. Crépin, Mat. pour servir à l'hist. des Roses IVe fasc., p. 97; in Bull. Soc. roy. bot. Belgique, XXI (1882), p. 757; et Mes excurs. rhodol. dans les À lpes en 1890, p.73, in Bull. Soc. roy. bot. Belg. XXX (1890), p. 168). Le R, omissa se rapproche des Villosæ par son port, sa villosité, ses glandes fortement odorantes, ses fleurs d’un rose vif, ses sépales redressés sur le fruit, etc., mais il se rattache plus intimement aux Tomentosæ par les caractères morphologiques et de première valeur des aiguillons forts, arqués, dilatés à la base, et des sépales mar- cescents et définitivement caducs à la maturité du fruit. Cette espèce très remarquable est le R. mollissima (non Fr.) ou À. mollis (non Sm.) de la plupart des auteurs et notamment des floristes suisses (Voy. Dr Gillot, Herb. dans le Jura central, 1891, p. 27; Cottet et Castella, Guide du bot. dans le canton de Fribourg, 1891, p. 176, obs.). Elle a été souvent confondue avec R. resinosa Sternb.; c’est le R, resinosoides Cottet et Cast. loc. cit., p. 168; et, d’après Crépin lui-même, elle ne diffère de son R. resinosoides Crép. que par des caractères de mince impor- tance, notamment les pédicelles plus courts et la forme du fruit ovoide-piriforme. La dénomination de Crépin étant la première en date, ce serait donc le nom, très expressif du reste, de À. resinosoides (ou plutôt R. resinosoidea) qui devrait SERRE RE 1 Mint Le PTS Lo 656 X. GILLOT être adopté comme nom spécifique, en lui subordonnant celui de À. omissa Déségl. D'autre part, Déséglise et Lucand ont décrit sous le nom de À. Güillotii (Ann. Soc. bot. Lyon, IX (1882), p.15), une variation de ZX. omissa des environs d’Autun, dans laquelle les ramuscules portent souvent des aiguillons dégénérants droits, grèles et sétacés, mélangés aux aiguillons normaux; mais cette distinction me parait sans valeur, les rameaux de cette espèce, comme de beaucoup d’autres Rosiers, se rencontrant sur le même pied les uns avec des aiguillons conformes, les autres avec des aiguillons dégénérants. Dans une classification méthodique, le Rosier que j'ai publié dans le Flora selecta exsiccata de Ch. Magnier, n° 2721, de- vrait être classé dans le groupe des Tomentosæ coronalæ et étiqueté de la manière suivante : ROSA RESINOSOIDEA Crép. Sub-spec. (fructu piriformi) : R. omissA Déségl. Forma heteracantha : À. Gillotii Dés. et Luc. Les descriptions données par Déséglise n'étant pas toujours rigoureusement exactes, je crois devoir en reproduire ici les caractères d'après mes études sur le vif : Arbrisseau de 2 m. environ, touffu, à tiges robustes, dressées, à rameaux et turions glauques-violaces au sommet; aiguil- lons inégaux, dilatés à la base, espacés, arqués ou inclinés, longs de 7-10 mm., blanchissant avec l’âge, ceux des jeunes rameaux 7ougeûtres, plus grêles, ordinairement de même forme, mais dégenerant parfois sur les ramuscules florifères en aiguillons droits, fins et sétaces. (R. Gillotit. Dés. et Luc.) — Pétioles tomenteux, glanduleux, munis en dessous de petits aiguillons rosés ou blanchâtres, surtout à la base du pétiole. — Feuilles à 5-7 folioles, grandes, 3-5 cent. long. sur 1-3 cent. larg., sessiles, ovales ou elliptiques, aiguës ou obtuses, surtout les inférieures, à sommet arrondi, d’un vert sombre, mollement velues, pubescentes en dessus, tomenteuses villeuses grisätres,à reflet brillant en dessous, doublement dentées-glanduleuses, chargées à leur face inférieure de glandes nombreuses, rou- geûtres, à odeur resineuse très prononcée, surtout par le frois- FLN PLANTES DU CENTRE DE LA FRANCE 657 sement. — Stipules /arges, pubescentes en dessus, couvertes de glandes en dessous, ciliées-glanduleuses, à oreillettes larges, aiguës, divergentes. — Pédoncules robustes, courts, 1-2 cent., solitaires ou réunis par 2-4 en petits corymbes serrés, forte- ment hispides-glanduleux ; munis à leur base de larges brac- tées ovales, cüspidées, souvent foliacées, velues en dessus, pubescentes glanduleuses en dessous, à bords ciliés glanduleux, longues et cachant les pédoncules florifères, égalant les pédon- cules fructifères ; dans les pédoncules réunis, les latéraux sont en outre munis à leur base de deux petites bractées opposées. — Tube du calice violace, d'abord sub-globuleux, puis ovoide surtout dans les fleurs centrales, hispide-glanduleux sur loute sa surface, principalement à la base. — Sépales courts, appen- diculés, à appendices plus ou moins développés au sommet et glanduleux, 3 entiers à bords blanchâtres tomenteux, 2 pinna- tifides, saillants sur le bouton, plus courts que la corolle, étalés pendant la floraison, puis redresses-connivents, persistant long- temps sur le fruit, mais à la fin se désarticulant et tombant à la maturité. — Styles courts, hérissés : disque peu saillant, aplani. — Corolle moyenne, diam. 4-5 cent.; pétales d’un beau rose vif, à onglet jaunâtre, souvent ciliés à la base, & sommet cordiforme, à large sinus, et borde de cils glanduleux pel- lucides et très courts. — Fruits assez gros, rouges, ovoides plus ou moins piriformes, surtout au centre des inflorescen- ces, hérisses d’acicules glanduleux, et Zonglemps couronnes par les divisions calicinales marcescentes et caduques à la maturité complèle.— F1. fin juin — Fruct. fin août. Ce Rosier est assez répandu dans les haies des montagnes argilo-siliceuses des environs d’Autun, Saint-Emiland, Broye, Auxy, Antully, eic., et je l’avais signalé depuis longtemps sous la dénomination erronée de Æ. mollissima (D' Gillot, Note sur la fl. du plateau d'Antully in Mém. Soc. sc.nat. du dép. de S.-et-L., II (1878), p. 77). Le À. omissa Dés. ou R. resinosoidea Crép. paraît avoir une aire de distribution géographique très étendue, dont Crépin a donné récemment la liste complète (ÆExcurs. rhodol. dans les Alpes en 1890, p. 76). Rev. S. fr b. (1 avril 1892) 43 % SA De 1 LT AA ARTS VERS MU OPEN MINES SE FPE, EN ENT RS VU AE ET EST RES à TPE PR PP PTE TE LCA TOC * EE ra 4 to COR ; ; PA RO RE ST NE , Vo e LPS 2 CPAS RENAN PRES GPA MU US CITES RTE fx LS me a AT A SL ESS ES NE LT Rp ï f 5 sa = MyeeE # NOTES BRYOLOGIQUES SUR LES ILES AUSTRO-AFRICAINES Par M, Ferd. RENAULD 1) Leucoloma Grandidieri Ren. et Card. n. sp. À quelque analogie avec L. Crepini Ren. et Card. par la lame chlorophylleuse terminée en pointe loin de la base de la feuille, mais bien distinct par sa taille plus robuste, par les feuilles très largement scarieuses à la base, plus grandes, incurvées flexueuses et par la lame chlorophylleuse munie de plis trans- versaux pectinés. Hab. Madagascar : Forêts entre Fianarantsoa et Mananjary (Dr Besson). Forêt d’Analamazoatra (Camboué). Cette belle es- pèce que nous dédions à M. Grandidier, le savant explorateur de Madagascar, parait répandue dans la zone des forêts du ver- sant oriental entre les latitudes de 19% et 21 degrés. Campylopus Flageyi Ren. et Card. n. sp. Voisin du C.interruptutus C. M. de Maurice dont ii diffère par la taille plus robuste, par les feuilles plus larges à la base et plus longues, les supérieures secondes et non étalées-falciformes, Bien que le port et le mode de végétation de cette plante soient ceux des Campylopus, le pédicelle long, dressé, non géniculé et la capsule étroite symétrique pourraient aussi bien autoriser son classement dans le genre Dicranum (Orthocarpa). Mème observation pour le C. filescens Ren. et Card. et probablement aussi pour le C. interruptulus C. M. dont la fructification est encore inconnue. Malheureusement nous n’avons pu observer la coiffe qui aurait fourni un caractère décisif par les franges de la base. Habit. Madagascar : Forèt d'Analamazoatra (Camboué). Dé- dié à notre savant ami Flagey, auteur de la Flore des Lichens de Franche-Comté. () Voir Revue 1891, page 209, 289. DR RÉSARR SGA des NAN ! x t ne Fi à u “ ' y #? 2 MUSCINÉES DES ILES AUSTRO-AFRICAINES 659 Fissidens exasperatus Ren. et Card. n. sp. Très petite espèce caractérisée par ses es dépourvues de margo et hérissées sur les bords, surtout à la base de la lame vraie (lamina vera), par la forte saillie d'appendices dentifor- mes dont sont munies les cellules marginales. Hab. Madagascar : sur les troncs entre la forèt d’ Analamazoa- tra et Andevorante (Camboué). Fissidens ovatus Brid. var. elatior Ren. et Card. Diffère du type, tel qu’il est compris par M. Bescherelle, par ses tiges plus longues, stipitées, par ses feuilles circinées et tortil- lées à la pointe à l’état sec, presque du double plus longues et plus larges, par la lame dorsale terminée à la base par ‘une oreillette ondulée et munie de 3-4 larges plis transversaux. Peut-être cette plante pourrait-elle être séparée spécifique- ment. Hab. Bourbon : Mafate, St-Philippe (Rodriguez). Streptopogon (?) tapes Ren et Card., n. sp. A cause de sa stérilité, nous plaçcons cette mousse avec un peu de doute dans le genre Séreplopogon comme M. Besche-. relle l'a fait pour son St{rept. (2) mayottensis Besch. de Mayotte. Les deux plantes ont en commun des paraphyses renflées en massue au sommet et dont les articles supérieurs sont remplis de granulations vertes ; mais celle de Sainte-Marie, qui ne nous a montré que des individus femelles, diffère de celle de Mayotte dont les individus mâles sont seuls connus, par ses tapis étendus et serrés, sa couleur d'un vert foncé et non. rougeàtre-vineuse, par la nervure dépassant à peine le limbe en un court mucron obtus, non déjeté, par le tissu plus serré, par les cellules basi- laires moins amples, les supérieures hexagones très petites, obscures, enfin par les tiges très courtes (2-3 mill. au lieu de 1-2 cent.) et par ses feuilles plus courtes, subobtuses. Hab. Sainte-Marie de Madagascar : Ilampy (Arbogast). Calymperes hispidum Ren. et Card.,n. sp. Cette espèce que nous avions distribuée sous le nom de C. Mariei Besch., a en effet la plus grande analogie avec ce dernier tel que nous avons pu l’étudier d’après l'échantillon original de Nossi Bé communiqué par M. Bescherelle; mais tandis que la plante de Nossi Bé a les feuilles finement papilleuses, toutes celles provenant de la côte Est de Madagascar et de l’île en or AR ANA ER QT ES RAR 1 EC GE AE 4 EN 0 DE Sr be nd DT TS PET MR PR D CRE M EP EN SE DE re PR NES ST TRE < 1." ÉCRITE fat CC En LS . L à ; é . 1 4 6560 F. RENAULD 3 Sainte-Marie ont leurs feuilles munies de grosses papilles sail- Jantes. Ce caractère léger mais très constant nous à décidé à réunir ces dernières sous le nom de C. hîspidum Ren. et Card. Peut-être ne représentent-elles qu'une race régionale du €. Mariei Besch. | Hab. Madagascar : Tamatave (Rodriguez) ; entre la forêt d'Ana- lamazoatra et Andevorante (Camboué); Ile Sainte-Marie de Ma- dagascar (Arbogast). Calymperes crasselimbatum Ren. et Card. n. sp. Par le tissu de la base des feuilles, cette espèce se rapproche des C. Mariei Besch. et C. hispiduin Ren. et Card., mais elle s'en distingue nettement par ses feuilles très longues (3 1/2-4 mill.) munies d’un limbe épais qui atteint presque le sommet et par les grandes cellules molles basilaires ordinairement ver- dâtres. Comme grosseur des papilles, cette plante tient le mi- lieu entre les deux espèces précitées. Aucun Calymperes n'avait encore été signalé dans les Mascareignes tandis qu’ils sont fré- quents sur le littoral de la moitié septentrionale de Madagascar et dans les iles adjacentes. Hab. Bourbon (Rodriguez). Papillaria appendiculata Ren. et Card. n. sp. Voisin du P, læla Ren. etCard. dont il diffère par ses feuilles plus grandes (2-2 1/4 mill. au lieu de 1-1 1/2 mill.), non brus- quement contractées au-dessus la base, munies aux angles basi- laires de petites oretlletles ondulées nettement détachées, par la nervure plus large (0 mill. 046 au lieu de 0 mill. 033 à la base), et par le tissu lisse de la base remontant plus haut de chaque côté de la nervure et composé de cellules allongées à parois épaisses, interrompues. Hab. Madagascar : entre Fianarantsoa et Mananjary (D° Besson). Trichosteleum (Siymatella) lætum Ren et Card. n. sp. Tige rampante fixée aux écorces. rameaux courts; feuilles d'un vert gai, étalées-dressées, un peu comprimées, ovales ou oblongues, parfois un peu asymétriques, brièvement acuminées, très concaves, entières ou subsinuolées au sommet, énerves, à bords scabres par la saillie des papilles. Cellules alaires peu nombreuses, non dilatées, carrées, à parois épaisses. Pédicelle lisse, capsule pendante, ovale, non tuberculeuse. | RO OS TON A ARR PRE nee UE RUN AR PE PONS NEO BA ER S URL A CPE Lara s ? et: F 1 CPR + - NÉCROLOGIE 661 Un peu plus robuste que Trichosteleum (Thelidium) Perroti | Ren. et Card., mais bien distinct par le pédicelle et la capsule lisses et les cellules pluripapilleuses. Hab. Madagascar ; entre la forêt d’Analamazoatra et Andevo- rante (Camboué). Monaco, mars 1892. CONGRÈS DES SOCIÉTÉS SAVANTES EN 1892 Le 30e Congrès des Sociétés savantes s'ouvrira le mardi de la Pentecôte, 7 juin prochain, à la Sorbonne ; les travaux du Congrès se poursuivront chacun des 3 jours suivants ; le samedi 11 aura lieu la séance générale de clôture, présidée par M. le Ministre de l'Instruction publique. Les membres de la Société, qui désireraient traiter des ques- tions étrangères au programme, publié dans le numéro d'octobre 1891, sont priés d'adresser immédiatement le titre et au moins une analyse de leurs communications, à M. le Ministre de l’Ins- truction publique, 1er bureau du Secretariat. Ceux de nos collègues qui déseraient prendre part au Congrès comme délégués de la Société, et jouir de la réduction sur le prix des places accordée à cet effet, sont priés de nous en avertir avant le 8 mai. NÉCROLOGIE La mort vient de frapper subitement, et à peu de distance l’un de l’autre, deux botanistes toulousains, M. Balansa, mem- bre de la Société botanique de France, le célèbre explorateur du Tonkin, et M. Roumeguère, rédacteur-gérant de la Revue mycologique à Toulouse. 0 M. BALANSA avait, bien jeune encore, une vocation manifeste pour les grands voyages botaniques, et, dès l’année 1847, à une FRS RU R T U ES a ee IP R e ne VD rl x SE A: : + NI TY Les 0] Paerant RATS MERS Xi SR 4e Ù AT SE rose en de ART A ? » D 6 _ = “ “ ee £ 662 NÉCROLOGIE époque où la flore de l’Algérie était peu connue, il débuta dans sa carrière d’explorateur en visitant les environs d'Alger, puis ceux de Mostaganem en 1848, et où il séjourna ensuite trois années consécutives, portant ses investigations depuis le litto- ral jusqu'aux premiers chaînons de l'Atlas. Nous le retrouvons en 1852 à Oran où, en compagnie du Dr Cosson, il visita la ré- gion oranaise, Mascara, Saïda, ainsi que les Hauts-Plateaux jusqu'aux Chotts-el-Chergui, et où ces deux botanistes firent de si importantes découvertes. L'année d’après, Balansa se rend dans la province de Constantine et il explore, avec le zèle et le succès qu'on lui connaît, la région saharienne de Biskra; puis, revenant à Batna, il fait l'ascension du Djebel-Tougourt et par- court les Monts-Aurès, récoltant partout une ample moisson de plantes intéressantes et parfois nouvelles, qui toutes ont été décrites par Cosson et Durieu de Maisonneuve dans le Bulletin de la Socièlé botanique de France. Après avoir distribué les récoltes provenant de cette première campagne en Algérie, Balansa se rend en Asie-Mineure et il visite successivement (de 1855 à 1866) les provinces du littoral asiatique : la Phénicie, la Phrygie, la Cilicie, le Mont-Taurus, la Lydie, la Pisidie, la Cappadoce, le Lazistan-du-Pont, etc., réunissant, dans toutes ces contrées à peine inexplorées, de riches et magnifiques exsiccatas, qui ont rendu les plus grands services à l’illustre Boissier pour établir dans sa Flora orien- lalis la description de toutes les plantes reconnues nouvelles pour la flore d'Orient. De retour en Europe, en 1867, Balansa part pour le Maroc; il visite Tanger, Mazagan, Mogador, et, malgré le peu de sécurité qui existe pour lui dans une contrée nullement pacifique, il va explorer la région montagneuse au centre du Maroc, atteignant dans ses excursions les plus hauts sommets de la chaîne de l'Atlas. Toutes les espèces nouvelles, et elles sont nombreuses, récoltées par l’intrépide voyageur, sont également consignées par le Dr Cosson dans le Bulletin de la Sociéle botanique de France et autres recueils scientifiques. A peine arrivé du Maroc, Balansa est chargé d’une mission scientifique en Nouvelle-Calédonie, ét toujours plein d’ardeur pour les recherches botaniques, il parcourt pendant quatre ou cinq années successives l’île principale et les groupes d’iles qui forment l'archipel calédonien, et dont il a rapporté tant de bel- NÉCROLOGIE | 063 les découvertes qui font partie aujourd'hui des collections du Muséum de Paris. Balansa, dès son retour en France, sent plus vivement que jamais le désir de visiter quelque partie inconnue du Nouveau- Monde, et, accompagné cette fois de son jeune fils, il choisit le Paraguay pour but de son voyage, et là, voyant tout le parti que l'on pourrait retirer des plantes odoriférantes qui abondent dans cette contrée, il y fonde un établissement industriel pour la préparation des huiles essentielles. Il séjourne plusieurs années encore au Paraguay, pendant lesquelles il y accomplit de nombreuses excursions botaniques, et laissant son fils à la tête de son industrie, il vient rejoindre sa famille à Toulouse ; mais il ne tarde pas aussi à faire en 1885 ses préparatifs de départ, ayant une nouvelle mission scientifique à accomplir au Tonkin de la part du Ministre de l'instruction publique. En 1889, il est chargé par le Résidant général à Ha-Noï d'organiser l’Ex- position tonkinoise à l'Exposition universelle de Paris, et ceux qui ont pu la visiter savent avec quel goût heureux, Balansa a su mettre en relief les richesses variées et les produits indus- triels de toute sorte, que la Métropole peut retirer à son profit de cette belle colonie du Tonkin. La fin de l'Exposition univer- selle aurait dû être pour notre compatriote et cher collègue, le terme de la période active d’une vie aussi laborieuse et ex- posée à tant de dangers. Mais, se confiant dans sa robuste constitution, Balansa, malgré les nombreux conseils de ses amis, à l'intention de revenir au Tonkin, pour y revoir son jardin d’acclimatation où il reste encore beaucoup à faire, et il limite lui-même à dix-huit mois le séjour qu'il accomplira de nouveau à son jardin de Phu-Thap. Il venait enfin d'arriver à ce terme d'activité qu'il s'était fixé, avant de jouir définitive- ment d’un repos justement acquis, lorsqu'il a été emporté tout à coup à Ha-Noi, le 18 novembre 1891, par une maladie en- démique dont il avait contracté les germes dans sa dernière exploration de la région montagneuse de la Rivière-Noire, âgé de 66 ans, et quelques jours seulement avant de prendre passage sur le paquebot qui devait, en décembre suivant, le ramener en France. Ainsi que l’a si bien exprimé l’un de nos amis communs, M. Roumeguëre, dans une notice consacrée à la mémoire du courageux voyageur, et qui, lui aussi, a suc- combé à la tâche quelques semaines plus tard : Balansa est DCR He CRE Vo CN LRO ln sa ; k FVEe 664 NÉCROLOGIE mort victime de sa profession d'explorateur, martyr de son devoir, sur la voie nouvelle qu'il frayait à là science, à la civi- lisation, à la France! M. CASIMIR ROUMEGUÈRE était, bien avant la fondation de la Revue mycologique, un publiciste des plus distingués,et ses nom- breuses notices sur la numismatique, la malacologie, la botani- que cryptogamique, etc., attestent à la fois en lui un savant érudit, et un écrivain à la plume aussi élégante que facile. Ce fut en 1879, à une époque où la science des champignons n’a- vait pas encore d’organe spécial, que M. Roumeguère créa la Revue mycologique qu’il a rédigée depuis avec le plus grand talent, mettant toute son activité à faire progresser cette pu- blication, et à répandre ainsi le goût et l’étude de la mycologie. Pour faciliter aussi aux débutants, l’accès toujours difficile des études cryptogamiques, il a composé des collections d’exsic- catas de mousses, de lichens, d’algues d’eau douce et de champi- : gnons, dans lesquelles la plupart des genres et les principales espèces sont représentés par d'excellentes préparations qui ont aussi le mérite d'être rigoureusement nommées. La collection des champignons desséchés en nature était parvenue au mois de janvier dernier au n° 6,000, formant ainsi la plus vaste série de cette classe intéressante de végétaux inférieurs, qui ait été publiée en France jusqu’à présent. La Revue mycologique at- teignait aussi sa quatorzième année d'existence, et l’'empresse- ment avec lequel une foule d'établissements et Instituts scienti- fiques de France et de l'Etranger ont tenus à s'abonner ou à échanger réciproquement leurs publications avec la Revue my- cologique, prouve l'utilité réelle de celle-ci, et met en évi- dence les services qu’elle a rendus déjà aux sciences agricoles, ‘en vulgarisant la connaissance des champignons nuisibles et les moyens de les combattre. Aussi les récompenses de diver- ses sociétés savantes du midi de la France, n'ont pas manqué à notre ami et très regretté collègue, dont les travaux ont été également appréciés par les gouvernements étrangers. M. Rou- meguère avait en effet recu dans ces dernières années la croix de chevalier de l’ordre national du Vénézuela, et celle de com- manudeur de l'Ordre du Christ du Portugal. C'est au moment où il s’occupait de réunir les matériaux destinés à la prépara- SRE à BIBLIOGRAPHIE 665 tion du numéro d'avril de sa Revue, que M. Roumeguère est mort rapidement à la suite d’une maladie aiguë de poitrine, le 29 février 1892, à l'âge de64 ans, enlevé à l'affection de sa fa- mille et à la haute estimé de ses nombreux amis et de ses col- laborateurs. | O. DEBEAUX. BIBLIOGRAPHIE Scrinia floræ selectæ, de M. Ch. Magnier, à Saint-Quentin. — Liste méthodique des espèces distribuées pendant les dix premières années (1881-1891). Broch. in-8°, 30 pages. 2900 espèces ont été distribuées dans les fascicules I à X du Flora selecta exsiccata ; les plantes dont les noms sont précédés d’un astérique (environ 80), sont citées avec leur numéro, par M. Nyman, dans le deuxième supplément de son Conspectus floræ europææ. Les auteurs des articles publiés dans les nu- méros I à X des Scrinia sont: MM. Albert, Arvet-Touvet, Dr Bonnet, Boulu, Briard, H. Brochon, Bruyas, Burnat, Callier, Clavaud, Corbière, H. Coste, F. Crépin, J. Daveau, Debeaux, Déséglise, Duval-Jouve, Faure, J. Fray, J. Freyn, Gandoger, Gave, H. Gay, Genty, F. Gérard, Dr Gillot, Giraudias, Jordan, Lamotte, Lojacono, Magnier, Dr A. Magnier, Maïlho, E. Malin- vaud, Malvezin, Ed. Marcçais, Miciol, Ozanon, D'Sava Pétrovic, G. Rouy, Dr Sauter, Thériot, Ed. Timbal-Lagrave, Vetter. Scrinia floræ selectæ, de M. Ch. Magnier, à Saint-Quentin. — Fascicule XI (1892). Parmi les nouveaux collaborateurs du Flora selecia, nous citerons: MM. Appel, de Breslau (Silésie), R. Buser, conser- vateur de l’herbier de Candolle, Dr Cornaz, A. Schmidely (Suisse), Dr Espagne, abbé Hy, abbé Segret, etc. Le fascicule XI est composé d'espèces rares, en beaux échantillons, et prove- nant pour l'étranger des pays suivants : Espagne, Portugal, Italie, Suisse, Allemagne, Prusse, Autriche, Tyrol, Galicie, Carniole, Transylvanie, Bosnie, ile de Corfou, Macédoine, Grèce, Crète, Suède, Algérie, Sibérie (F. Karo). A 4 int a DTA Fe, FES & “AE a w à + RO Mt Ab RTe # Er LE ao Ty D: A «pu > dr 14 Ci 3 Ua 1 4 ' La ANT - V L VON ET É PRET RE CEE LS PR + RSS AE NP LE I Se NE DEN ET OP ESS Ex ES +: es CNTÉRSRE € , HE x =. 666 BIBLIOGRAPHIE On y remarque des séries fort intéressantes : 11 Polygala, 11 Atchimilla, 15 Salix, 14 Carex,T Equisetum, etc. Le Bul- letin (Scrinia), de 34 pages in-8, contient la liste des plantes réparties cette année (308, dont 280 non encore distribuées), des diagnoses et des notes sur un certain nombre d'espèces nouvelles ou critiques. Nous allons passer en revue celles qui se rapportent à laflore française : Helleborus Personnati Masclef. — « Type de transition, »dit l’auteur, «présentant de nombreuses affinités avec les différents types du groupe occidental de la section Æuhelleborus. mais ne pouvant se rattacher à aucun. » | Polygala Lebelii Magn. — Le nom de Polygula ciliata ayant été donné par Linné (F1. zeil. p. 123, n° 268), à une petite espèce anauelle des Indes, M. Magaier nomme P. Zebelii Magn. le P. ciliata des côtes de la Manche. M. Corbière ayant établi que le P. ciliata Lebel était une variété du P. dunensis Dumort., sa dénomination devra être désormais libellée ainsi : P. vulgaris L. subsp. dunensis Corb. (P. dunensis Dumort.), var. Lebelii Magnier(P. ciliala Lebel, non L.). Silene nemoralis W. et K. — Cette, plante nouvelle pour la flore francaise, a été communiquée par M. l'abbé H. Coste; elle se distingue de sa plus proche voisine, le S. 2alica Pers, : 1° par sa souche bisannuelle, unicaude et non vivace ; 2° par sa tige plus élevée, bien plus robuste, fistuleuse, très feuillée dans sa moitié inférieure, très visqueuse dans le haut; 5° par ses feuilles radicales du double plus grandes, largement ovales, plus ou moins arrondies au sommet ; 4° par sa panicule pyra- midale, grande, plus étalée et plus rameuse, à fleurs plus nombreuses à l'extrémité des rameaux; 5° par ses bractees dépassant les pédicelles ; 6° par son calice presque glabre, plus long ; 7° pas ses pétales non ciliés à l'onglet; 8° par son téca- phore plus long que la capsule et non d’égale longueur ; 9% enfin par sa floraison d’un mois plus tardive dans la même localité. Les Silene crassicaulis Willk. et Costa, S. pedemontana Bur- nat et Barbey sont considérés par M. Coste comme des varié- tés du précédent. Arenaria ciliata L. forma jugensis Gty. — D'après M. P.-A. Genty « la plante des sables du lac de Joux n'est pas l’4. gothica BIBLIOGRAPHIE 667 Fries. ;ce n’est pas davantage une var. fugaæ G. et G. ou laæior Gremli del’ A. ciliata L.; c'est l'A. ciliata L. plus ou moins modifié dans son aspect normal par l'influence du milieu. » Arenaria lesurina Loret. — Cet Arenaria, dit M. Coste, est très voisin de l'A. kispida, L. dont il a le port et le mode de végétation. L'A. hispida particulier aux Cévennes, est plus méridional, et paraît avoir son centre de végétation au sud du Larzac. Alsine Thevenæi Reuter. — L'A/sine Thevenæi est peut-être l’une ‘des plantes les moins connues de la flore française ; Reuter ne l’a jamais décrite, et, d’après les recherches faites par M. Autran, conservateur de l’herbier Boissier, elle n'existe même pas dans l’herbier de Reuter. Prise par Delile pour l’Arenaria la- ricifolia, par E. Planchon pour l’A.verna, elle figure dansla Flore de Montpellier, de Loret et Barrandon, sous le nom d'A. verna var. Thevenæi; plus tard, Loret qui, lors de la rédaction de sa flore, ne la connaissait qu’en spécimens incomplets, penchait pour y voir une véritable éspèce. C’est ce qui est prouvé par une excellente étude de M. l’aboé H. Coste, qui la proclame «espèce de bon aloi, ayant sa place entre l’A. verna Bartl.,. et l'A. recurva Wall. », en donne une minutieuse description et indique d’une manière claire et précise les caractères qui la dif férencient de l’A. recurva Vahl. et de l'A .verna Bartl. L’A.The- venœæt Reut. est commun dans les basses Cévennes, à l’'Epinouse, au Carous et à Montrahut ; dans les Albères, à la tour de la Massane, près d’Argelès-sur-Mer. Millepertuis de la flore française. — M. G. Rouy énumere les treize espèces qu’il admet dans le genre Æypericum, pour la flore française, Les I. androsæmifolium Vill. et Burseri Spach. sont rattaches comme variétés à l'A. Richeri Vill. — LH. per- folialtum comprend les 4. cilialum Lamk. et denticulatum Lois. — LA. quadrangulum Vill. non L. est synonymede l’H. tetrapterum Fries, qui comprend comme sous-espèces : 4° 77. cor- sicui Steud.(H. tenellum Tausch, non Clarke); 2277. Desetangsii Lamotte (27, intermedium Bellynck non Steud), avec la variété imperforatum Bonnet. — L'H. perforatum L. comprend comme variétés : H, lineolatum Jord. et /1. veronense Schrk.; à ce dernier est rattaché comme sous-variété Z, microphyllum Jord. — L’/. humifusum L.; et les variétés Liotlardi VilL; majus pe ÉA # È 668 BIBLIOGRAPHIE Rouy (var. australe Willk. non australe Ten.), ambiguun Gillot ; l'A. linarifolium est, pour M. Rouy, une sous-espèce du précédent, avec une variété approæimatum Rouy, ainsi que l’H. australe Ten., avec une variété angustifolium Rouy. Rosa caviniacensis Ozan. (pimpinellifolio X agrestis). — Re- marquable par son hétéracanthie très prononcée ; hab. avec les R. pimpinellifolia et agrestis, dont il est un hybride. Rosa lagenarioides Ozan. — Appartient au groupe des À /pi- næ, Biserratæ compostlæ, glandulosæ Crép. Rosa inconspicua Des. — A cause du redressement plus ou moins accentué des sépales après la floraison, dit M. F. Crépin, on est tenté de rapprocher ces formes de À. glauca Vill:, mais on reconnait bientôt qu’on n’a point affaire à des représentants véritables de cette rose de montagne. J'estime même qu'elles n’appartiennent pas non plus au petit groupe {ransiloriæ que je désigne sous le nom do R. subcanina (R. glauca Vill. forma subcanina Christ. Il me paraît vraisemblable que le redresse- ment des sépales est accidentel, et qu’il ne doit pas offrir la constance du À. glauca). Rosa massilvanensis Ozan. et Duffort. — « Arbrisseau touflu de 2? mètres. Aiguillons courbés, dilatés à la base. Ramuscules aiguillonnés ou inermes. Pétioles pubescents glanduleux, les supérieurs aiguillonnés, les inférieurs inermes. Stipules et brac- tées glabres, très dilatées, membraneuses. Folioles ovales-ellin- tiques aiguës ou obtuses, glabres en dessus, poilues seulement sur les nervures en dessous ; dentelure aiguë, composée, plu- sieurs denticules glanduleux. Pédicelles poilus, allongés. Urcéu- les ovoïdes arrondis lisses. Sépales glabres sur le dos à appen- dices latéraux bordés de rares glandes, réfléchis à l’anthèse, caducs ; disque très conique, styles libres glabres rarement pu- bescents, Fleurs presque blanches, roses dans le bouton. Fruit rouge globuleux. » Esclassan, près de Masseube (Gers). Rosa urbica var. — «Les Eucaninæ pubescentes, uniserrala, nudæ Crép., pourraient se subdiviser en deux sections suivant l’évolution des sépales, selon M. Ozanon : {re section. — Sepales réfléchis après l'anthèse, puis caducs ; le chef de file serait R. dumetorum Thuill.; 2e section. — Sepales élalés dresses après l'anthèse et caducs à ou avant la coloration du fruit; le chef de file serait À, cortifolia Fries ». PRES RE AP ETS EE à M, > SNS AT Fa À CAN AE red; | md RC TO EE Pau qe Te ÉD on AN A M AE RL On LAN LE ER RTS UMRLT D NS RE 7 CUT MUR" 0 TE OSTAR À x £ à z BIBLIOGRAPHIE 669 Genre A/chimilla. — M. Buser, conservateur de l’herbier de Candolle, qui prépare une monographie du genre A/chimilla, publie dans le Flora selecta des notes sur les onze espèces distribuées cette année, et récoltées soit par lui-même, soit sous su direction par M. Schmidely, ainsi que sur deux autres qui fizurent dans les fascicules précédents. En voici la liste : Sect., I. — ALPINÆ. 40 Alchimitlla saxatilis Buser. — C’est l'A. alpina du Pro- drome de la Flore du plateau central, de Lamotte ; se retrouve dans les Pyrénées, les Alpes-Maritimes, en Corse, etc. 20 À. asterophylla Tausch. — Espèce largement répandue, et caractéristique des montagnes caicaires : Alpes, Jura, Vivarais, Lozère, Pyrénées, chaine des Cantabres, Apennins. Les exem- plaires distribués proviennent du département de l'Ain. 3° A. conjuncta Bab. — Alpes françaises et de la Suisse occi- _dentale, Lesexemplaires distribués proviennent du département del’Ain. 40 À. grossidens Buser (À. subsericea Reut.). — Depuis les Alpes-Maritimes et le Piémont jusqu’à la frontière de l'Est de la Suisse. 50 À, grossidens X pentaphylla Buser forma éntermedia. — C'est la plante rarissime (A. cuneala Gaud.) que son auteur lui- ème ne connaissait que d’après des échantillons cultivés dans le jardin de Thomas. Ce numéro est la forme intermediaire. Go À. grossidens X pentaphylla Buser, forma superpenta- p'ylla pilosior Buser. — Ce numéro est la forme recedens ver- sus pentaphyllam. «Il nous parait très probable, dit M. R. Buser, qu’elle est issue d’un croisement réitéré de l’hybride in- termédiaire (cuneala Gaud.) avec le pentaphylla, soit = 1/4 grossidens X 3/4 pentaphylla. » Ces deux formes ont été dé- couvertes dans le Valais, sur la hauteur du Pas-de-Chésery (à quelques centaines de mètres de la frontière française), et plus abondamment sur la Gemmi. Sect. Il. — PUBESCENTES. 7° À. helvetica Bruegger. — « L’'A. helvetica est encore très pou connu. En Suisse, il a été trouvé dans le Valais méridional, lepuis le Grand-Saint-Bernard jusqu’au Simplon, en outre à la are” 670 BIBLIOGRAPHIE Gemmi. Nous l’avons vu de l’Herbier de Munich, des Alpes de la Bavière et du Salzbourg. Il est très probable qu'il existe aussi dans les Alpes françaises. » Sect, IIL — SPLENDENTES. 8o À. splendens Christ. — Depuis le Ha Ve jusqu’à l'Oberland Saint-Gallais, en Suisse. Sera probablement décou- vert en France, dans les Alpes de Savoie ; 90 A. schmidelyana Buser. — Les localités connues jusqu’à présent sont : dans le Jura méridional La Faucille, deux sta- tions dans la Haute-Savoie, les Hauts-Forts sur Mozines en Chamblais, et la Chartreuse du Reposoir. Les exemples dis- tribués proviennent de cette dernière. Sect. IV. — CALICINÆ,. 100 4 piabra.\ Poir,-(DC: 180%" "Por 1818) = 8 fissa Gruenth. et Schum., qui est postérieur (1819). — Hab. la région glaciale (rarement plus bas !) des Alpes, Pyrénées et Carpates, pâturages frais. Manque dans le Jura. 119 À. éncisa Buser. — A. pyrenuaica Michalet. — Région alpine des Alpes calcaires extérieures, depuis la Savoie jusqu’au Tyrol, préférant les endroits secs, rocailleux, herbeux. Les exemplaires distribués proviennent du Colombier de Gex (Ain). Sect; V,.—. FULGARES. 120 À, vulgaris L. (sensu stricliore), forma aprica.— «C'est la grande plante typique (f. vegeta) que l’on rencontre dans les régions inférieures. Celle qui est distribuée cette année sous le ne 2731 en est pour ainsi dire le contre-pied, produit des sta- tions maigres, exposées au soleil des régions supérieures (f. aprica), où la taille se rapetisse, l'inflorescence se raccour- cit et, de paniculée, devient plutôt glomérulée. >» Les exemplai- res distribués proviennent du département des Hautes-Alpes ; 130 À. crinita Buser.— « Une des grandes espèces du genre, facilement reconnaissable à son indument des plus denses, à sa teinte claire, jaunâtre et sale sur le vif, plutôt grisâtre sur le sec, aux lobes superficiels, aux faces rugueuses et réticulées de ses feuilles, à ses fleurs très petites, très vertes.» Abonde dans les pâturages de la région montagneuse et alpine de la chaïne antérieure des Alpes, depuis la Haute-Savoie jusqu’au Tyrol; au Jura, depuis le Colombier, de Gex jusqu’au mont La à BIBLIOGRAPHIE 671 Chaubert-sur-Gimel (Vaud). Les exemplaires distribués pro- viennent du département de la Haute-Savoie. Conyza allissima Ch. Naud. et Debeaux. —- Ce nom doit être conservé d’après les lois de la priorité (daté du 10 janvier 1877, publié en 1878) de préférence à celui de C. Nuudini Bonnet (28 juin 1878, publié en janv.-févr. 1879). Centaurea Timbali de Martr-Donos.— « Du groupe de C.ama- ra L., dit M. Debeaux, dont elle n’est qu'une forme remarquable et bien distincte par son involucre blanchâtre, par ses akènes lisses, dépourvus d'aigrette, par ses feuilles linéaires-lancéolées, par ses tiges simples ou rarement rameuses au sommet, ne dépassant pas 3-4 décimètres, et leur aspect cendré-aranéeux. » Taraxacum Neyrauli Debx. — (Voir Rev. Soc. fr. de bola- nique, 1831, p. 255.) Mentha saliva L. f. slenoloba Malv. — Observé par M. Ga- deceau dans les environs de Nantes ; corolle petite, offrant 5 lobes très étroits, «les 3 lobes inférieurs oblongs, les deux supérieurs linéaires, séparés par une fente longitudinale jusqu’à la base de la corolle qui se trouve ainsi complètement fendue. » Salix viridis Fries, var. vestita Wimm. — Cette forme sin- gulière, découverte dans les Vosges par M. F. Gérard, est inter- médiaire entre le S. alba var. argentlea, et le S. fragilis var. discolor. Lycopodium alpinum L. — M.Rouy dit que le Lycopodium de Pierre-Basane, massif de Pierre-sur-Haute, est le L. alpinum L. et non le L. chamæcyparissus A. Br., qui n’est pour lui qu'une variété du L. complanatum L. Il est quelquefois difficile, ajoute: t-il, de distinguer le L. alpinum de la var. cham@æcypa- rissus du ZL. complanatlum, difficulté déjà signalée par M. Milde. Les articles relatifs aux espèces distribuées de provenance étrangère sont ; Alsine Pavi Wilik. nov. Sp.; décrit par M. J. Hervier. Voi- sin de l’A. verna Bartol. Prov. de Valence, Sierra de Espadan. Herniaria maritima Link. — D'après les études de M. J. Daveau, l’Herniaria ciliata, décrit par Babington en 1843, doit rentrer dans l'A. maritima Link. (1800), dont il n’est qu’une RE RE Cette (bal PARENT D CRIS SAR ME ES EN a EE MX (ONF LOS SET LE NAS RES ee SN PET] RERINE TA 3 | AOC EE NA, -») HR. 4 vont u # ra de : et 2! e », mat We, au À "a 672 BIBLIOGRAPHIE variété. Sables de Trafaria (Portugal). La var. £ ciliala (= H. ciliata Bab.) est la plante du littoral nord du Portugal, de l'Es- pagne, celle d'Angleterre et de France. Ballota hirsuta Benth. — Le Ballota hirsuta, selon M. Rouy, comporte trois variétés : var. Mispida ; var. bullata (distri- buée par M. Magnier et récoltée dans les environs de Segorbe,. Espagne, par M. Pau) ; et var. mollissima, la plus rare de toutes. Thymelæa nilida Endl. — Existe en Andalousie, Nouvelle- Castille, Aragon, et dans la prov. de Valencia. La var. segobri- censis Rouy, dans les environs de Segorbe. Le T°. virgala Desf. n’a pas été, à la connaissance de M. Rouy, retrouvé en PEN depuis Cabrera. M. Magnier desirerait se procurer une centurie de Globula-. ria tenella Lge.; il prie d’ailleurs les personnes qui seraient en mesure de lui fournir, en nombre, des plantes rares de vou- loir bien se mettre en communication avec lui. Etudes de topographie botanique, par M. E. Guinier, ins- pecteur des forêts. — In-8 de 52 p. (Extr. de l'Annuaire n° 16 de la Société des Touristes du Dauphiné, p. 280 à 331). Grenoble, 1891. Après avoir rappelé la distinction entre la DÉS bota- nique, étude de la dispersion des végétaux suivant leurs habitats à la surface du globe, et la Topographie botanique, étude des stations des espèces déterminées par des causes locales mul- tiples, nature chimique ou physique du sol, altitude etc., l'au- teur traite en détail ces dernières questions. I. /nfluence du sol sur la dispersion des espèces végétales. — M. Guinier examine les théories et les opinions des bota- nistes qui se sont occupés de la question et les compare avec ses observations personnelles dans les Alpes, les Vosges, le Jura et les Pyrénées. On a classé les espèces en calzicoles et silicicoles, en calcicoles et calcifuges, suivant qu’on les trouve sur le cal- caire ou sur la silice, en comprenant, sous le nom de sols siliceux, les sables siliceux, les grès, les roches granitiques ou primitives. Thurmann, dans son Essai de Phytostatique, à établi deux séries d'espèces contrastantes, caractérisant la végétation de ces deux sortes de terrains qu'il divise ainsi: les roches dysgéogènes, c'est-à-dire qui se réduisent difficilement en terre végétale, et * BIBLIOGRAPHIE 673 les roches eugeogènes, qui forment facilement de la terre veégé- tale. Les premières sont habitées par les plantes æérophiles, qui aiment la sécheresse, et les secondes, parles plantes Aygrophiles qui aiment l'humidité. Mais il ne faut pas prendre ces expres- sions dans leur sens étymologique absolu. Car les plantes xéro- philes ont leurs espèces des stations fraîches, des rives, com- me les plantes hygrophiles ont leurs espèces des stations apri- ques et chaudes. M. Guinier donne et apprécie de nombreux exemples de la présence des diverses espèces sur ces sols diffé- rents et adopte la formule de Thurmann en attribuant aux sols dysgéogènes les plantes æeérophiles et aux sols eugeogènes les plantes Aygrophiles ; il restreint la signification des premiers en disant : calcaires dysgeogènes. IT. Znfluence de l'altitude. — Les régions altitudinales cor- respondent aux zones latitudinales ; mais, si la richesse de la Flore diminue en allant de l'équateur aux pôles, cette diminu- tion ne s’observe point, dans certaines limites, quand on s'élève sur le flanc des montagnes. M. Guinier étudie surtout l'étendue des zones des espèces forestières et fait connaître la valeur uti- litaire de quelques-unes, notamment du Pinus cembra et du P. uncinala. II. Stations basses du Rhododendron. — Le Rh. ferrugti- neum ne s'élève pas au-dessus de 2500 mètres d'altitude et a pour limites inférieures habituelles 1500 mètres dans les Alpes et 1320 dans les Pyrénées ; cependant, les habitats les plus bas, cités par M. Guinier, sont dans les Alpes et en Italie où il vient à l’altitude de 195 mètres sur les bords du Lac Majeur. Dans les Alpes françaises, on le trouve à 500 mètres d’altitude environ, à Roc dé Chère, au-dessus du lac d'Annecy, à 580 mètres au pont Saint-Bruno. à 690 mètres au Désert, près de Saint-Laurent du Pont, dans le massif de la Chartreuse, et ailleurs. Ce sont des faits isolés ; M. Guinier, qui les a observés, les attribue à la for- mation accidentelle, dans ces localités, d’un terrain favorable, tourbe ou terreau de bois, à l'humidité du sol et à l'exposition au nord ou à l’ouest. IV. Du depérissement presume de la végétation dans les Alpes. — Ce que dit l’auteur pour les Alpes s’applique également aux Pyrénées ; dans toutes nos montagnes, le dépérissement de la végétation provient du déboisement, œuvre inconsciemment ‘coupable de l’homme. M. Guinier s'efforce de réagir contre l'in- Rev. S. fr b, (1 mai 1892) 44 sh s SsiUEs RES D Re +2 ee D ail ARE TROUS ae 674 BIBLIOGRAPHIE eurie, le fatalisme, le découragement et surtout contre un inté- rêt local mal entendu qui cause sans cesse des dévastations nouvelles. Avec des efforts, on arriverait à rétablir la végéta- tion forestière dans la plupart des localités d’où elle a disparu; 11 faudrait du temps, la forêt ne devant probablement se refor- mer que par des «approximations successives.» La thèse de M. Guinier est celle des hommes qui ont le mieux connu les mon- tagnes ; il est à désirer, dans l'intérêt général, que ses paroles trouvent de l’écho et ne restent pas sans résultat. Ed. M. Flore pliocène du Mont-Dore, par M. l’abbé Boulay, prof. à l’Université catholique de Lille. In-4° de 115 pag., et 12 pl., chez Savy. Paris, 1892. Le mémoire que vient d'écrire sous ce titre notre savant confrère M. l’abbé Boulay, ne peut manquer d’intéresser tout spécialement les membres de la Société qui a consacré ses deux premières sessions à l'exploration de la Flore actuelle du Pla- teau central. Avec une sûreté de méthode qu’on est loin de rencontrer tou- jours dans les recherches de paléontologie végétale, l’auteur essaie de reconstituer la flore éteinte par comparaison avec celle qui lui a survécu, et pour cela remonte la série des âges, allant du connu à l'inconnu. Suivant cette marche rétrograde, la période quaternaire, qui n’est séparée de la nôtre par aucune perturbation géologique importante, présente aussi les éléments d’une flore tout à fait comparable. Les espèces fossiles y sont identiques à celles qui végétent encore de nos jours sur les lieux même, ou du moins sur des points assez rapprochés. Aussi la végétation quaternaire, dont les restes sont conservés dans les tufs et les tourbières, admet-elle une comparaison relativement facile et commence à être bien connue. Les difficultés augmentent quand on passe à la période ter- tiaire séparée de la précédente par les phénomènes glaciaires qui ont partiellement anéanti la végétation antérieure, spécia- lement dans les hautes régions où ils ont sévi avec intensité. C’est à cette époque tertiaire que se rattache certainement la flore fossile des Cinérites de l'Auvergne, car les débris qu'ils récèlent appartiennent à des végétaux dont quelques-uns sont L'ERIGERON FRIGIDUS 675 complètement éteints et la plupart des autres émigrés en des régions lointaines. Ils en représentent d’ailleurs la phase la plus récente, dite pliocène, car on n’y retrouve plus les types anciens et tropicaux qui caractérisent le miocène de nos pays tempérés, tels ‘que les Zaurus, Cinnamomum, Ficus et les Palmiers. Mais les détails de cette flore minutieusement étudiés ont amené l’auteur à une approximation plus grande encore. Les Cinérites du Cantal se rapprochent de la flore de Meximieux, qui est du pliocène moyen, par les empreintes de Bambusa Lugdunensis, Oreodaphne Heertii, Tilia expansa, Vilis subin- legra, Acer opulifolium, Viburnum rugosum et Tinus. Les gisements du Mont-Dore, situés au nord et près du lac Chambon, semblent plus anciens et doivent se rapporter au pliocène inférieur, car on n’y rencontre pas certaines espèces actuelles, notamment l’A/nus glutinosa,quiabondent au Cantal, et par contre ils renferment en plus une quinzaine de types ap- partenant aux genres Zorreya, Sassafras, Carya, Platanus, Celastrus, Cassia depuis longtemps émigrés vers des régions lointaines. Une importante série d’espèces de Chênes également disparues aujourd'hui imprime à ce gisement un caractère tout spécial. L'ouvrage est enrichi de deux photogravures et de dix plan- ches où sont figurés avec une grande perfection de détails les feuilles et fruits fossiles de cinquante-sept espèces qui ont servi de base aux conclusions du mémoire. Ce beau travail, nous l’espérons, commence une série d’études monographiques où seront élucidées, suivant leur ordre d’an- cienneté, les autres fiores fossiles de la France, encoresi im- parfaitement décrites et sur lesquelles, faute d’une méthode rigoureuse, ont été basées tant d’hypothèses fragiles. PE & L'ERIGERON FRIGIDUS Boiss. DANS LES PYRÉNÉES FRANCAISES Par MM. H. et A. MARCAILHOU D’AYMERIC, frères. C’est à l’illustre Boissier que revient l'honneur de la décou- verte en 1837, sur les sommets glacés de la Sierra Nevada, pro- vince de Grenade (Espagne), d’un nouvel Zrigeron qu’il nomma 676 MARCAILHOU D’AYMERIC frigidus à cause de l’altitude de sa station. Il publia la descrip- tion de cette plante apud De Candolle Prodromus systematis universalis regni vegetabilis, VII (1838), p. 274, et dans son Voyage botanique en Espagne, I (1839), p. 302, t. 89. Après lui MM. Willkomm et Lange ont retrouvé au même lieu cette plante et l’ont décrite dans leur Prodrome de la flore d'Espagne, tom. II (1870), p. 33. La plupart des floristes français, explora- teurs de la chaîne des Pyrénées, semblent n'avoir pas bien connu cette rare Erigerinée et l’ont confondue avec l'E. uniflo- rus L. Il nous paraït intéressant de résumer leurs recherches à cet égard et d'établir les nouvelles localités francaises de l’Z. frigidus Boïss. Nyman, dans son Conspectus fl. europeæ, p. 388, l'indique dans les Pyrénées sans mentionner de localité spéciale. En 1877, M. G. Gautier, de Narbonne, avait le bonheur de trouver sur le versant français des Pyrénées orientales, eboulis alpins du sommet de la vallée de Carença, près des lacs, le 12° habitat pour la France de l'E. frigidus Boiss., puis sur le versant es- pagnol de ces mêmes Pyrénées orientales, trois localités nou- velles pour la péninsule Ibérique. Cette même espèce a été récoltée au sommet de la vallée d'Eynes (Pyr.-Or.), par Bor- _dère, de Gèdre, qui l’avait distribuée par erreur sous le nom d’'E, glaciale. Nous en possédons un exemplaire. A cause du voisinage immédiat du canton d’Ax-les-Thermes (Ariège) avec les Pyrénées-Orientales, nous pouvions espérer de la découvrir sur nos sommets. M. G. Rouy, l’ancien vice-prési- dent de la Société botanique de France, a appelé notre atten- tion, pendant son séjour à Ax en août 189), sur cet Zrigeron qu’il a si bien décrit dans le 2me fascicule de ses Suites à la flore de France, de Grenier et Godron, et que nous avions con- fondu avec l’Æ. uniflorus L. Un examen minutieux et appro- fondi, à l’aide des descriptions données par les auteurs précé- demment nommés, nous a permis de tirer une conclusion favorable à l’Æ. frigidus Boiss. ; Cette espèce se caractérise nettement par son péricline très laineux et à poils d’un blanc verdâtre (comme ceux de l’Anten- naria carpatica Bluff. et Fing.), couvrant entièrement le calice, par ses ligules larges, rayonnantes, compactes, 4 2 ou 3 rangs, une fois plus longues que les fleurons du centre qu’elles cachent PERESS AS ; L'ERIGERON FRIGIDUS 677 entièrement, à l’état sec de l’herbier, par l’aigrette d’un beau blanc, egalant le double de la longueur des akènes. L'E. unifiorus L. s’en distingue surtout par son péricline très rougeâtre, hérissé seulement de poils grisâtres, par ses ligules de moitié moins larges et moins longues, à un seul rang, espacées et laissant apercevoir dans leurs interstices, à l’état sec de l’herbier, les fleurons du disque, enfin par l’aigrette egalant presque la longueur de l’akène. Il est encore moins possible de confondre la plante de Bois- sier avec l’Æ. alpinus L. dont les capitules plus petits, peu velus, à poils courts, ont deux sortes de fleurs femelles : les ex- térieures /igulees, les intérieures {ubuleuses filiformes; dontles tiges sont le plus souvent potycéphales, et les feuilles inférieu- res mucronulées ordinairement velues. Nous avons assez sou- vent récolté cette dernière espèce dans nos montagnes; elle préfère habituellement la région alpine, mais on trouve généra- lement peu d'individus ensemble. Quelques rares pieds végètent parfois dans les altitudes inférieures. Voici par ordre de date les localités multiples où nous avons récolté dans nos diverses excursions l’Z. frigidus Boïss. : Pe-: louses et éboulis du pic de Puymaurens sur les mines de fer (à 2560 m.), 12 août 1884; pelouses sur le lac de Naguilles vers Clottes du port (à 1960 m.), 21 août 1884 (très rare); pelouses de Puymaurens, vers le plan incliné de la Llatte (à 1850 m.), 6 septembre 1885 (un seul pied récolté en ce lieu); éboulis du bac du Sisca sous les crêtes du Siscarou (à 2380 m.) et éboulis schisteux au nord du port de Saldeu (à 2590 m.), 4 août 1887; montagnes d'Orlu, pelouses du pic d'Outxis (à 2375 m.), 25 juin 1888: sommet du pic de l'Albe (2764 m.), 28juin 1888; crête de la porteillette de l’Albe (2520 m.), 13 juillet 1888 ; crêtes du Sis- carou, entre la porteille et le pic de Siscarou (à 2610 m.), sommet du signal de Siscarou (2830 m.) et pic de la fontaine des Isards, vers le port de Saldeu (à 2730 m) et port de Saldeu (2580 m.), 14 juillet 1888 ; sommet du pic Rouge, sur le lac de Beys (2610 m.), 23 juillet 1888 ; pic de Terrès (à 2460 m.) et som- met de ce pic (2549 m.) et col de Terrès (2405 m.), 24juillet 1888 ; sommet du pic Tose de Pédourès (2505 m.), 13 juillet 1889; pe- louses du pic Pédrous-Sud (à 2760 m..) et sommet de ce pic (2828 m.), 7 août 1889; pelouses sur la mine de Puymaurens vers le pic de ce nom (à 2280 m.) et sous ce pic, vers le premier pic 678 MARCAILHOU D’AYMERIC oriental de Fontnègre (à 2605 m.), et débris granitiques du deu- xième pic oriental de Fontnègre (à 2780 m.) et Vaillettes de Fontnègre (à 2570 m.), 8 août 1889 ; schistes satinés du pic del Llauzié près du sommet (à 2605 m.).6 août 1890; éboulis schisteux du pic des Padrons versant du Baladra (à 2560 m.) et signal des Padrons (2675 m.) et rochers calcaires émergeant des crêtes des Padrons (à 2680 m.), 7 août 1890; sommet granitique du pic d’Auriol (2693 m,), 9 août 1890; crête du pic de Coumo d'Or (à 2750 m.) et signal de Coumo d'Or (2826 m.) et éboulis du pic Pédrous-Sud (à 2680 m. et à 2820 m.), 18 août 1891. Toutes ces localités sont situées dans le canton d'Ax-les-Thermes (Ariège), et principalement sur les confins de l’Andorre et des Pyrénées- Orientales. Ainsi, après M. G. Gautier, après Bordère, quiont découvert la première et la seconde localité française de l’Z. frigidus Boïss. nous nous félicitons d’être arrivés à trouver, à la suite de mul- tiples explorations, jusqu’à plus de vingt-cinq localités de cette belle Erigerinée. À deux exceptions près, où les akènes, soit emportes par le vent, soit entraînés par les neiges, ontpro- duit quelques rares individus au pied des pics élevés, cette espèce habite la région alpine supérieure. Longtemps, nous avions cru, avant les bienveillantes remar- ques de- M. G. Rouy, et sur la bonne foi du regretté Timbal- Lagrave, que nos Pyrénées ariégeoises possédaient l’'Z. uniflo- rus L. Aujourd’hui nous appuyant sur les hésitations de quelques botanistes pyrénéens, nous sommes amenés, après un minutieux examen, à conclure à la non existence de cette es- pèce dans notre canton et même à la regarder comme douteuse dans le vaste rideau de montagnes qui se déploie au midi de la France, de Bayonne à Perpignan. Le savant floriste toulousain, Picot de Lapeyrouse, doit être d’abord hors de cause, car la découverte de l’'Z. frigidus Boiss. est bien postérieure à la publication de son Yistoire abrégée des Plantes des Pyrénées (1813), où d’ailleurs il réunissait à tort (p. 540) les deux espèces linnéennes Æ, alpinus et E. uni- florus, suivant en cela l’exemple de son contemporain, le célè- bre A. Pyrame de Candolle. Grenier et Godron, dans leur Flore de France et de Corse, I, p. 99 (1852), ne mentionnent pas l’Z. frigidus Boiss. ; ils se bor- nent à signaler l'Z. uniflorus L. à Gavarnie, à Esquierry, etc. L'ERIGERON FRIGIDUS 679 La plante de Boiïssier ne serait-elle pas passée inapercue pour eux? Nous oserions le croire. D'ailleurs, avant la découverte de l'Æ, frigidus dans les Pyrénées orientales, on regardait cette espèce comme exclusive à la péninsule Ibérique. Le suédois Zetterstedt, chargé par son gouvernement d’une exploration aux Pyrénées principales, en 1856, avoue dans son ouvrage sur les plantes vasculaires de cette contrée (1857), p. 140, n’avoir rencontré qu’un seul échantillon d’Z. uniflorus L. au port d’Estouats, au port d’Oo et en avoir recu de Bordère plusieurs exemplaires récoltés au Vignemale. Ce botaniste in- trépide, qui a récolté, comme il le dit lui-même, «le vrai type de l’Z. uniflorus L. dans les montagnes de Dovre en Norwège», remarque avec étonnement que la plante pyrénéenne est très naine et qu’elle paraît appartenir aux régions les plus élevées. Il est évident que Zetterstedt ne connaissait pas l’Z. frigidus Boiss., bien que cette plante eût été décrite en 1838 dans le Pro- drome de Candolle; les caractères mentionnés par lui au sujet de l'E. unifiorus doivent donc 5e rapporter à la plante de Boissier. Timbal-Lagrave, qui a visité avec tant de succès les monta- _gnes des environs de Bagnères-de-Luchon, puis tout particuliè- rement exploré les deux contrées si riches du massif du Llau- renti et du Capsir, limitrophes du canton d’Ax-les-Thermes (Ariège), signale sur leurs hauts sommets l’Z. uniflorus L. simultanément avec l’'£. alpinus L.; mais il soupçonne l’exis- tence de l'Z. frigidus Boïss. ; « dans la région alpine supérieure des Pyrenées, dit-il, dans le Massif du Llaurenti, p. 251, comme au port d'Oo, à la tour de Maupas, à la Maladetta, on récolte une forme très exiguë de l’Z. uniflorus Li. qui à la plus grande ressemblance avel l’Z. frigidus Boiss. de la Sierra-Nevada (Espagne), mais nous ne connaissons ce dernier qu’à l’état sec, et, comme tel, nous notons quelques différences assez marquées qui interdisent jusqu’à nouvel ordre cette réunion. » Ce que le regretté Timbal, un de nos premiers initiateurs à l'étude de la botanique, n’a fait qu'entrevoir, nous pouvons au- jourd’hui l’affirmer pour ce qui concerne les montagnes du can- ton d’Ax-les-Thermes. Tous nos exemplaires récoltés jusqu’au 16 mars 1888, époque du décès de Timbal-Lagrave, ont été dé- terminés par lui sous le nom d’XZ. uniflorus L. Or, tous ces sujets, et ils sont nombreux! après le plus scrupuleux examen et leur comparaison avec le type classique de l’Z, uniflorus des ee S'NEREer el ENT NT 77€. 1,97) DL AE CONTRE LC: 2HPR''TE PR RATE CU Ne OENONE PRIME EC RIE PUES : & 1 N. id GATE. LT A N un > see, # * 680 MARCAILHOU D’AYMERIC Alpes de Dovre en Norwège, et la plante de la Sierra Névada (Espagne), ne sont que l’£. frigidus. Boiss. — MM. les botanis- tes auxquels nous avons envoyé notre plante sous le nom d’Z. uniflor us sont donc instamment priés de vouloir bien rectifier cette erreur. Jusqu'à ce jour, nous n’avons point trouvé chez nous un seul pied d’Æ. uniflorus L. Ce qui vient encore à l’appui de notre thèse, c’est que M. G. Rouy, qui possède dans son riche herbicr, ainsi qu’il nous l’écrit lui-même récemment, l'Z. uniflorus L. du Tyrol, de la Scandi- navie, de l'Islande, du Spitzberg et des Alpes, n’en a aucun exemplaire des Pyréenees. De plus, le savant phytographe d’Arnas, M. Gandoger, auquel nous avions fait part de nos observations, nous écrit : 4° Qu'il a rattaché à l'E. frigidus Boiss. dans son Flora Europæ (1887), vol. XIII, p. 183-184, les exemplaires récoltés sur les deux ver- sants des Pyrénées orientales : en juillet 1870, à Nuria par Tré- mols ; en juillet 1872, à Costabona par Vayreda; le 10 juillet 1876, au Canigou, par M. G. Gautier, et distribués par ces botanistes sous le faux nom d’Æ. uniflorus L. 2° Que M. Gautier, lui- même, dans le Bullet. de la Soc. bot. de Fr., vol. 38e (1891), session extraordinaire à Collioure, a reconnu cette erreur. 3° Qu’après nouvel examen, sur notre demande, desautres su- jets pyrénéens de son herbier : pic de Monné (Haut.-Pyr. leg. Bordère 1867]; pic de Gabisos (Haut.-Pyr. leg. Gandoger, 28 août 1883); Pic-du-Midi de Bigorre (Haut.-Pyr., leg. Gandoger, 10 sep. 1883) signalés par lui dans son Flora Europæ, vol. XIII, pag. 182-183, sub nomine E. unifiori L., il reconnait leur identité avec les exemplaires d’£rigeron frigidus Boiss. du puncho de Veleta, Sierra Nevada (leg. Huter, Porta, Rigo exsicc. n° 438, Ier août 1879 et leg. Hegelmaier, 12 juillet 1878). M. Gan- doger veut bien rectifier, avec la hauteur d’esprit qui le carac- térise, l'erreur qu’il a commise, et il incline à partager notre opinion d’après laquelle le véritable Æ. uniflorus L. n'existe- rait pas dans les Pyrénées, et aurait été longtemps confondu avec l’Z. frigidus Boïiss. Nous croyons donc, sans trop de témé- rité, pouvoir conclure que l’Zrigeron unifiorus L. est une espèce au moins très douteuse pour la flore pyrénéenne et très probablement à rayer. Ax-les-Thermes, avril 1892, MA AT AN ELLE ETES L 2 à NOTAS BOTANICAS À LA FLORA ESPANOLA (Fasc. 1v, 1891) Por Carlos PAU Suivies d'observations sur quelques espèces critiques Par M. O0. DEBEAUX plus intéressantes à visiter à cause de la diFersité de ses régions botaniques, et de la présence sur son territoire de nombreuses chaines de montagnes ou sierras dont quelques-unes, encore inexplorées, dépassent souvent 2,000 mètres d'altitude. C’est cette même province que l’intrépide botaniste-voyageur, M. E. Reverchon, a choisi en 1891 comme but de ses explorations, et c'est dans cette même province de Valence qu'il accomplira ses herborisations de 1892, et qu'il y réunira, je n’en ai aucun doute, de magnifiques collections d’exsiccata si estimées aujour- d’hui par tous les amis de la flore espagnole. Nous avons également le privilège de posséder, au centre pour ainsi dire de cette belle contrée, un de nos collègues les plus estimés, M. Carlos Pau, pharmacien à Ségorbe, et qui, lui aussi, parcourt depuis plusieurs années en botaniste et avec une ardeur infatigable, non seulement les environs immédiats de sa résidence, mais encore tout le pays, plaines ou montagnes, compris entre le littoral de Valence et Teruel. Ce zélé collègue ne se contente pas uniquement de distribuer largement à ses correspondants d'Europe ses belles collections de plantes sèches, pour la formation desquelles il ne ménage pas non plus ni ses peines, ni ses onéreuses dépenses de voyage, mais il publie encore des séries très intéressantes de Notes bolaniques, qui servent de complément à ses découvertes et à ses collections d’herbier. Dans le 4° fascicule des « Nolas botanicas », paru en 1891 dans le Semanario farmaceutico de Madrid, j'ai lu avec intérêt plusieurs observations importantes sur une foule d'espèces rares ou méconnues jusqu’à présent de la flore espagnole, et je pense faire plaisir à ceux de nos collègues qui sont en relations La province de Valence est dans dual orientale l’une des 682 CARLOS PAU. — O0. DEBEAUX d'échanges avec M. Pau, en transcrivant ici, et en termes sem- blables traduits de l'espagnol, celles de ces Notes qui ont fixé le plus mon attention. J'ai ajoute parfois à celles-ci quelques observations explicatives, et que justifient aussi le besoin et le devoir de rechercher la vérité avant tout; ce qui d’ailleurs est le but de tous nos travaux. Ces additions seront toujours pla- cées entre deux crochets [ ], afin qu'il ne soit pas possible de confondre dans le texte, la partie dont la rédaction est due à notre honoré collègue M. C. Pau. OP Clematis angustifolia Jacq.; C. lenuifolia Cavan.; C. ca- naliculata Lagasca.; C. maritima Auct. omn. hisp.! non L. pro parte. Le C. marilima L. est un nom collectif; il comprend le C. recta L. la variété à segments des feuilles linéaires, et le C. flammula L. la variété à segments des feuilles également linéaires. Le premier est fréquent en Espagne dans la région méditerranéenne ; je n’ai pas vu le second et peut-être même il n’y existe pas. [ I n’y a d'autre rapport entre le C. angustifolia Jacq. Collect. I, p. 37; D. C. Prod. I, p. 7 (1824) ; (C. hexæapetala Pallas), si ce n’est qu’ils appartiennent tous les deux à la section des Flam- mula. Le C. angustifolia est une espèce propre aux régions boréales de l’Asie et principalement à la Daourie, l’Altai, la Mongolie, les provinces de l’Amour et de l’Ussuri, et celles du Pé-tché-ly et du Chan-tong dans le nord de la Chine. De Candolle lui attribue pour patrie la Daourie et le Zi{{oral Septentrional de la mer Adriatique. Turczaninow dans sa flora baïlealensi-dahurica, p.24 (1842), cite parmi les synonymes du C. angustifotia le C. maritima Lin.? mais avec doute. Nyman dans son Sylloge p. 171, l’a compris dans la flore d'Europe à cause de la localité citée par De Candolle, et d’après le syno- nyme douteux de Turczaninow, il le classe dansle C. flammulia L , dont le C. maritima L.? n’est qu'une variété. Il devient évi- dent que ni De Candolle ni l’auteur du Sylloge n’ont connu l’es- pèce asiatique qui se rapporte au C. angustifolia de Jacquin, plante que j'ai retrouvée et colligée moi-même dans la région NOTAS BOTANICAS A LA FLORA ESPANOLA 683 montagneuse du Tché-foû dans le nord de la Chine ({) et dont la détermination m'a été confirmée par MM. Franchet et Maxi- mowicz, bien connus de tous les botanistes par leurs remarqua- bles travaux sur la flore chinoise. Le C. angustifolia Jacq. se distingue de toutes les espèces du groupe Flammula par ses tiges sous-frutescentes, dressées de 0,70 cm. à 1 mètre de hauteur au plus, striées ou légèrement pubescentes vers le sommet, non grimpantes, par ses feuilles coriaces, glabres, d’un vert sombre en dessus, fortement réti- culées nerviées en dessous, à pétioles et nervures un peu velues, à segments lancéolés ou obtus, acuminés, les plus inférieurs bipinnatiséqués, quelquefois 3 ou 4 fois pinnatifides, les supé- rieurs partagés en? ou 3 lobes profondément incisés,par les sépales velus extérieurement, glabres en dedans, dépassant du double les étamines, par ses carpelles nombreux (10-15), comprimés, ovales-oblongs, pubescents, munis d’appendices courts, blancs- lanugineux et légèrement recourbés. Le C. maritima Auct. Gall. et Hisp. an L.? est considéré par tous les floristes comme une variété à folioles étroites-lineaires du C. flammula L., tandis que le C. recta L. en est tout-à-fait distinct par ses tiges herbacées, dressées et non frutescentes et grimpantes. Celui-ci est assez fréquent dans les Pyrénées- Orientales, francaises et espagnoles, et dans une foule de sta- tions de l'Espagne boréale, centrale et orientale. D’après MM. Willkomm et Lange, les feuilles se rencontrent dans le C. recta L. à segments entiers ovales obcordés à la base, ou ovales-lancéolés. | Thalictrum Costæ (Nom collectif d’après les auteurs). Le professeur Costa a décrit deux variétés nouvelles du 7h. flavum L. qui se disputeraient le rang spécifique si nous en croyons les auteurs espagnols ; les uns disent que le 7h. Costæ Timb. constitue la variété extipellum Costa du Th. flavum L., et suivant MM. Willkomm, Lange et Nyman, on doit rapporter au Th. simplex la deuxième variété columnare de cette mème espèce. Pour clore cette discussion, M. Pau est d'avis d'adopter la synonymie ci-après : il) Contributions à la flore de la Chine, fascicule III, Florule du Tche- foù, par M. O. Debeaux, (Extrait des Actes de la Société Linnéenne de Bor- deaux, vol. XXXI, 2e livraison (1871). 684 CARLOS PAU. — O0. DEBEAUX Thalictrum Costæ Timbal-Lagrave, Mss. apud O. Debeaux, in Recherches flor. Pyr.-Orient., Fasce. I, p. 14 (1878) ; Th. fla- vum L. var. exlipelluin Costa, Suppl. flor. catal., p. 1 (1877). (Var.) Th. calalaunicum Pau Mss.; Th. simpleæ L. var. Costa Suppl. (loc. cit.); Th. fiarvum L. var. columnare Costa in Ann. Soc. esp. Hist. nat. I, p. 21; Th. simplex L. var. bra- chycarpum Willk. et Lge Prod. fl. hisp. VII, 957. [ Sous le nom de Th. Costæ, notre très regretté collègue Tim- bal-Lagrave a réuni avec raison les deux variétés extipellum et columnare du T. flavum, dont je lui avais adressé, en 1877, de nombreux exemplaires provenant des Pyrénées-Orientales. Il n’a pas été difficile au célèbre botaniste toulousain de constater que la variété columnare n’est qu'une forme appauvrie, plus grèle et plus exiguë de la première, et qu’elle est due surtout à son habitat dans les pâturages secs et rocailleux de la région montagneuse (forme prise pour le 7}. siimplex par Lapeyrouse), tandis que la variété extipellum croit principalement dans les prairies humides et aux bords des rivières, dans les plaines de la Catalogne et des Pyrénées-Orientales. Le Th. Cosiæ Timb. est très voisin du Th. riparium Jord. dont il diffère par ses folioles 3 à 4 fois plus larges, à divisions moins profondes, par ses rameaux divariqués-paniculés, et par la glaucescence manifeste de toutes ses parties. Il abonde sur les bords de la rivière de Ségorbe en compagnie du Th. glaucum Desf. var. viridans, forme nouvelle que M. Reverchon a décou- verte en 1891 dans la même localité. ] Ceratocephalus falcatus Pers. var. À /barracini Pau, ANot.bot. fasc. I, p. 10. — Plante acaule pour ainsi dire, et à épis floraux agglomérés. — Albarracin. Nigella arvensi X divaricata Pau, Not. Lol., fase. III, p. 10 ; N. confusa Sallé in litt. (1830); N. gallica Jord. — Les terres cultivées de la Navarre à Capparoso (Casariella, 1876). — Plante nouvelle pour la flore espagnole. Nigella divaricata Beaup.; Loscos et Pardo Plant. Aragon. eæsic. cent. Il, n°2; N. arvensis Casav. Plant. narar., n° 16, p. 7, non Lin. — Com. dans l’Aragon austral, et à Valence. — Nouveau pour la flore valentine. Aquilegia vulgaris L. f. robusta Pau.; A. dumeticola Jord ; À . speciosa Timb.-Lag. non D. C.; À. arbascensis Timb. NOTAS BOTANICAS A LA FLORA ESPANOLA 685 Aquilegia pyrenaica D. C. var. discolor Pau; À. discolor Leresque et Levier in Deux. excurs. bolan.en Esp. et en Port. en 1878 et en 1879, tab. VI. # Ces deux formes d’Aquilegia sont considérées par M. Col- meiro comme espèces identiques. Mais, d’après la manière de voir de M. Pau, elles appartiennent plutôt à des types déjà connus. L'auteur des Notas botanicas ne saurait douter de l'identité des formes réunies sous le nom d’A. zu/garis var. robusta, puisque les exemplaires qu’il en possède ont été récoltés et nommés par Timbal lui-même. En ce qui concerne la deuxième espèce, il suffit d'examiner la figure de l'A. déscolor qui en a été donnée par MM. Leresque et Levier, pour la rapporter avec certitude à l'A. pyrenaica D. C. Toutefois une difficulté existe à l'égard de l'A. pyrenaica provenant des Alpes-Maritimes. M. E. Rever- chon l’a distribuée dans ses plantes de France, numéro 63 (1886), sous le nom d’A. alpina. Si ce dernier n’est point l'A. Reuteri Boiss., d’autres botanistes pourront le décider. Toutefois, l’au- teur avoue qu'il ne trouve aucun caractère fondamental pour les considérer comme espèces distinctes. Delphinium hispanicum Willk.var. /ongebractealtum Pau. — Dans cette variété les bractées sont plus longues que les pé- doncules. — Javalambre. Delphinium peregrinum L.var. /ongipes Boiss.; D. longipes Moris Flora sardoa. — Sierra de Mosqueruela. [ Nous avons eu déjà l’occasion, M. Dautez et moi, de signaler la variété longipes sur le versant oriental du rocher de Gibral- tar et sur les sables maritimes du terrain neutre et de la baie des Catalans, entre le front nord de cette forteresse et les limites d’Espagne, Cette variété, que Boissier a retrouvée sur les pentes de San-Roque, non loin de ces dernières stations, diffère du type peregrinuiïn par ses rameaux plus allongés, ses fleurs làches, distantes, à pédoncules plus longs que la bractée et l’éperon. | Berberis hispanica Boiss., Reut.; B. vulgaris Asso pro parte.— Alcala de la Selva en Aragon.— Nouveau pour la Flore aragonaise. Le B. hispanica déjà indiqué dans l’Aragon n’a pas été admis par Loscos et Pardo dans leur supplément. Il est cependant ca- ractérisé par ses épines plus longues que les feuilles et beaucoup plus robustes que dans la forme de l’Andalousie. Ses grappes 686 CARLOS PAU. — O0. DEBEAUX florales, brièvement pédonculées et dressées, produisent ensuite des fruits globuleux-ovoides et de couleur azurée. Il abonde sur les montagnes de la Véga, où il sert à faire des clôtures pour préserver les parties cultivées de la dent destructive des trou- peaux. Berberis Garciæ Pau, Not. bot. Fasc. IT, p.6. — Javalambre où il est moins répandu que le précédent. — Les rameaux, les feuilles et les épines sont semblables à ceux du B. Aispanica, mais ses fruits sont oblongs et de couleur rouge. Fumaria Schleicheri Soyer-Willem. — Versant nord de la Sierra de Pina à 1.200 mètres d'altitude. — Plante nouvelle pour la Flore espagnole. Les échantillons récoltés dans la province de Valence ne pré- sentent aucune différence avec ceux provenant de la Suisse. Dans leur flore de Francé, vol. I, p. 69, Grenier et Godron re- gardent le F. Schleicheri comme un simple synonyme du F. Vaillantii Lois. Cette identité est loin d’être aussi manifeste; bien au contraire, car ni les feuilles, ni les fleurs, ni le mode de végétation nesont spécifiquement semblables. Platycapnos Echeandiæ Pau Not. bot, Fasc. II, p. 6.; P.spi- catus Auct. hisp. 2. p. ; Fumaria spicata var. a Echéandia in Flora cœsaraugustana p. 40. — Saragosse, Teruel, Alcarria dans la Nouvelle Castille. Echéandia a été le premier qui a distingué les caractères qui séparent cette forme du P. spicatus Bernh. et Auct. hisp., et qui résident surtout dans l’ampleur et le peu de longueur à la fois des divisions foliaires. L'on doit considérer comme appartenant au P. Echeandiæ toutes les formes de l'Espagne centrale et mon- tagneuse, attribuées au P. spicatus, lequel ne s'éloigne pas d’ailleurs du littoral dela Méditerranée. Arabis Gerardi Besser. — Environs de Ségorbe. — Nouveau pour la flore de Valence. Erysimum repandum L. et Auct. hung.; Æ. hieracifolium Asso ; Æ.patens Loscos Suppl. VII, p. 71. — Nouveau pour a flore d'Espagne. — Les échantillons de cette plante qui ont été communiqués à MM. Keck, Richter-Lajos, Tauscher, et autres botanistes, ont été reconnus par ceux-ci comme étant l’Z. repandum Loscos, qui l’avait aussi rencontré dans l’Aragon, et l'avait décrit sous le nom d’Æ. patens. Ce dernier nom doit NOTAS BOTANICAS A LA FLORA ESPANOLA 687 rentrer ainsi dans la synonymie. — Les environs de Ségorbe. Erysimum incanum Kunze ; E.kunzeanum Boiss.— Dans les vignes autour de Ségorbe. — Nouveau pour la flore de Va- lence. Brassica saxatilis Amo Flora îberica.; B. Rouyana Janka.; Diplotaxis saxalilis D. C.; D.brassicoides Rouy. — Le bota- niste Amo a été le premier qui ait placé le Diplotaxis saxa- tilis dans le genre Brassica. M. Rouy dit, d’après les auteurs, que l’espèce espagnole n’est pas la même que le D. humilis D.C. et il ajoute en plus que le B. repanda en serait une variété. Pour M. Carlos Pau, le D. saxatilis d'Espagne serait identique, spécifiquement parlant, avecla plante de France. Il ne voit dans le D. brassicoides qu'une forme à feuilles un peu plus larges. Quant aux fleurs et aux silicules, elles lui paraissent 1JERTUSS dans les deux plantes de France et d'Espagne. [Dans ses Æxcursions botaniques en Espagne (1), ainsi que dans son Etude des Diplotaxis européens de la section Brassi- caria (2), notre très estimé collègue M. Rouy a élucidé d’une manière claire et précise à la fois, la question de synonymie se rapportant aux Diplotaxis humilis, saxæalilis, et repanda. Tout d’abord, ce savant botaniste fait savoir qu’il a recueilli en Espa- gne, dans la Sierra Mariola, trois formes d’un Diplotaæis crois- sant à des altitudes différentes, et qui, d’après les ouvrages pu- bliés sur la flore espagnole, ne peuvent être rapportés qu’au D. humilis G. G. (Brassica humilis D. C.). Or, ces trois formes quoique nettement séparées par certains caractères morpholo- giques, offrent toutes cependant des tiges dressées, très longues, des grappes florifères multifiores (6-20 fleurs) à pédoncules éta- lés-dressés, et des siliques étroites, allongées, redressées ordi- nairement sur les pédoncules ; de plus, leur taille varie de 12 à 45 centimètres. M. Rouy rapporte la première forme, celle des éboulis du Cerro de Agrès, dans la région alpine au-dessus de 1,200 mètres, au Di- plotaxis nevadensis Jord.; la 2e forme récoltée, beaucoup plus bas, à 1,000 mèt. d'altitude environ, au D. leucanthemifolia Jord. et la 3 forme, remarquable par ses tiges élevées de 35 à 45 centim. et recueillie encore plus bas vers 800 mèt. d’alt., au (1\ Bulletin de la Société botanique de France. Tome XXIX. Janvier et mars 1882 ï ‘ (2) Revue des sciences naturelles. Juin 1882. 688 CARLOS PAU. — O0. DEBEAUX D. Blancoana Boiss. Reut. Il existe de plus une série d’inter- médiaires qui semblent relier ces trois plantes, et comme il de- vient impossible de les considérer comme espèces distinctes, puisqu'elles appartiennent évidemment à un même type variä- ble, M. Rouy a proposé pour celui-ci le nom spécifique de D. brassicoides, lequel comprendra les trois variétés dont nous venons de parler, ainsi qu’il suit : Diplotaxis brassicoides Rouy (Brassica humilis Auct. his- pan. non D. C.). Var. À brevifolia (Diplotaxis saxæatilis Auct. hisp. non D.C. ; D. nevadensis Jord). — Sierra Mariola, Cerro de Agres. Var. B inlermedia (D. leucanthemifolia Jord.) Sierra de Mijas (600-900 mèt.): Sierra de Chiva. Var. C. Zongifolia (Brassica Blancoana Boiss. Reut.). Sierra Mariola (800 mèt. d’alt.). Le Brassica latisiliqua Boïss. et Reut., indiqué sur les hauts sommets de la Sierra Névada est considéré en outre par M. Rouy comme voisin du D. humilis, et la mème observation doit s’ap- pliquer au D. subcuneata Jord. évidemment synonyme du 2. la- lisiliqua, récolté par E. Bourgeau au Cerro de Trévenque et distribué par lui, d’après le visa du Dr Cosson, sous le nom de Brassica humilis D.C., dont il convient cependant de le séparer comme variété. Le D. saxatilis D. C. n’a été signalé que par Cavanilles dans les provinces de Valence et d’Alicante,et sans aucune indication de localité. Aussi MM. Willkomm et Lange doutent-ils, dans leur Prodromus fioræ hispanicæ de l'existence de cette plante sur le territoire espagnol. En ce qui concerne le D. repanda G. G. (Sisymbrium repan- dum Willd.; Brassica repanda D. C. que plusieurs auteurs re- gardent comme espèce distincte, celle-ci offre des caractères de trop mince valeur pour justifier sa séparation du D. humilis auquel il se relie d’ailleurs par de nombreux intermédiaires. M. Rouy adopte pour celui-ci et ses variétés la synonymie ci- apres : Diplotaxis humilis Gren. Godr. Var. A. genuina (Brassica humilis D. C.). Var. B. provincialis (Diplotaxis saxæalilis D. C.). Var. C. delphinensis (Diplotaæis repanda G. G.) Boiss. Reut. AN PR SR URONT, \ % ÿ x") 1 Ce » s " y Ut e NOTAS BOTANICAS A LA FLORA ESPANOLA 689 Var. D. granatensis (Brassica lalisitiqua et Diplotaxis subcu.. neala Jord. Les observations qui précèdent répondent pleinement, ce me semble, aux points restés douteux pour M. Carlos Pau,sur la synonymie de quelques Diplotaxis de la flore d'Espagne.] Draba Dedeana Boiss. Reut.; D. Maici Hook. fil. ; D. Zapa- teri Willk. — L'opinion de M. Leresque sur cette espèce parait fondée, lorsqu'il assure, d’après l'herbier Boissier qu'il a pu con- sulter, que le D. hispanica domine dans la province de Teruel, tandis que à Albarracin, l’on ne trouve que le D. Zapaleri. Ces deux plantes sont bien voisines, mais l’on ne distingue la se- conde que dans l’état de fructification par son style persistant, très court, glabre et apicule. Alyssum calycinum L. — Trois formes sont à distinguer autour de Ségorbe, Var, a) genuinum,; rare à Ségorbe, Sierra de Pina. Var. b) hispidum Pau; (Alyssum hispiduna Loscos et Pardo) Sierra de Pina et Sierra Espadan (Valence). Var. c) psilocarpum Pau (Alyssum calycinum Auct. gall.) très répandu en Espagne. L’A. psilocarpum Boissier est la forme alpine, petite et ra- bougrie de cette dernière variété. Elle se trouve à Javalambre, à 2,000 met. d'altitude. Capsella polymorpha Cavanilles ; C. bursa-pasloris Mœnch. (forma vulgaris).— C. gracilis Gren. (f. rare autour de Ségorbe). — C. rubella Reut. (f. à silicules très émarginées) dans la Nou- velle-Castille. Les Capsella gracilis et rubella n'avaient pas encore été indi- quées en Espagne. Les silicules de petite taille du C. gracilis ont été observées sur quelques pieds du €. r'ubella et du C. bursa-pastoris, et d’un autre côté des silicules semblables à celles du C, rubella se trouvent fréquemment à la base de l'in- florescence du C. bursa-pastoris; ce qui prouve que l'hybrida- tion n’est pour rien dans le développement rachitique de ces silicules. Les formes gracilis et rubella du C. bursa-pastoris sont dues uniquement à un état de souffrance physiologiqu?, ainsi que l'a pensé le botaniste Loret, qui s'est occupé de l'étude de ces crucifères ; aussi, devient-il rationnel de les réunir sous le nom de C. polymorpha, déjà proposé par Cavanilles. Rev. S. fr b. (1 juin 1892) 44 590 CARLOS PAU. — O0. DEBEAUX Viola virescenti X odorata Pau; V. segobricensis Pau Not. bot. II, p 9. — Les rares échantillons que l’on trouve de cet hybride autour de Ségorbe, ne peuvent provenir que des PV. virescens et odorala qui sont les deux seules espèces de ce genre croissant dans cette contrée. D’après les règles de la nomencla- ture, le nom de V. wirescenti X odorata doit être préféré à celui de V, segobricensis, sous lequel il avait été décrit anté- rieurement,. Viola tolosana Timb.-Lag. — Pour M. C. Pau, cette vio- lette n’est qu’une simple forme du V. sepincola Jord., lequel n’est lui-même, d’après M. Freyn, qu'une variété du V. aus- {riaca Kern. On ne saurait donc considérer comme une bonne espèce ce TV. lolosana, qui n’est en définitive qu'une de ces nombreuses formes créées aux dépens du F. odoralta. Saponaria Zapaterii Pau Spec. nova ; S. glulinosa Pau. non M. Bieb. in Not, bol, II, p. 20. — Bois de pins sur la Sierra’ de Javalambre à 1,900 mèt. d'altitude. — ‘frès distinct du S. glutinosa par ses feuilles oblongues-linéaires, ses calices plus petits et plus étroits, etc. Dianthus longicaulis Ten. et Auct. hispan. ; E. Reverchon in Plant. andal. exæs. n° 415 (1889). — Plante nouvelle pour la flore espagnole. [Il résulte d’un travail récemment publié par M. Rouy sur quelques Dianthus de la flore francaise (1), que le D. virgineus décrit par Grenier et Godron dans leur flore de France (vol. I, p. 238), et auquel on a rattaché plus tard comme étant la même espèce les D. Godronianus Jord. et D. longicaulis Tenore, se rapporte très exactement au texte linnéen du D. vérgineus. L'on ne saurait donc voir dans celui-ci, ainsi que Timbal-Lagrave s'est efforcé de le prouver, le D. brachyanthus Boissier, espèce voi- sine il est vrai, mais qui ne peut lui être identifiée. Les termes de Linné s'appliquent aussi bien à la forme du midi de l'Europe à tiges élevées, rameuses et multiflores, à feuilles longues éta- lées (D. Godronianus Jord. et D. longicaulis Auct. gall. non Ten.) qu'aux échantillons à taille plus basse, à tiges courtes uniflores ou biflores, et à feuilles courtes et raides qui habi- tent les régions méridionales. Le D. virgineus Lin. doit donc être compris dans le sens le plus large, ainsi que l’ont déjà (1) Journal de botanique, numéros des ler et 16 février 1892, NOTAS BOTANICAS À LA FLORA ESPANOLA 691 établi Grenier et Godron, mais en séparant comme variétés les formes à feuilles courtes ou allongées, Dianthus virgineus Lin. Gr. Godr. in Flore de France ; Willk et Lge. Prod. fl. hisp., etc. Var. À brevifolius Rouy — D. virgineus Lin. Var. B longifolius Rouy — D. Godronianus Jord.; D. lon- gicaulis Auct. omn. Gall et Hispan. non Tenore ! Dans leur Prodromus floræ hispanicæ, IL, p.688, M. M. Will- komm et Lange mentionnent un D. virgineus G. G. an L.? auquel ils ajoutent comme synonyme le D. longicaulis Ten. La description de cette espèce, qui est indiquée dans l’Aragon par Loscos et Pardo, et près de Valence par Cavanilles, s'accorde de tout point au texte linnéen : « Folia radicalia copiosa, erecla in cœspilem imbricala, acuminala ; flos unicus in caule inter- dum et aller ex ala folii supremi; calycis squameæ latæ ovaiæ , acutlæ, brevissime paribus remolis; corollæ limbus dimidio brevior tubo calycis, crenatus. D'un autre côte, le D. longicautis de Ténore n'est point une espèce française ou espagnole; elle appartient uniquement à la flore italienne, et diffère du D. longicaulis Auct. gall. et hisp. avec lequel elle a été confondue par son port élevé, ses feuilles et ses fleurs d’un quart au moins plus petites, ses calices relativement courts, cylindriques ou à peine atténués au sommet, par ses écailles calicinales plus petites, tronquées-rétuses au sommet et brus- quement contractées en un court mucron triangulaire, faible- ment aigu ou obtusiuscule, dépassant peu les bord de l’échan- crure (Rouy). | M. Dautez et moi-même dans notre récent Synopsis de la flore de Gibrallar, avons également attribué, suivant en cela l'opinion de tous les floristes modernes, le nom de D. longt- caulis Ten. au D. virgineus Lin. et Gr. God. var. longifolius Rouy, lequel est très abondant sur tous les rochers à Gibraltar, et que M. E. Reverchon a rapporté aussi de la Sierra de Ronda et distribué sous le nom de 2. ongicaulis Ten. Dans le Synopsis précité, p. 36, nous nous sommes exprimés ainsi au sujet de celui-ci . « Espèce bien caractérisée par ses feuilles longues subulees, triquètres à la base, lisses en dessus, par ses fleurs roses assez grandes à pélales non contigus, par ses ecailles calicinales non arrondies, à pointe courte triangulaire, et par ses liges très allongees formant à leur base d'epais gazons. » 692 CARLOS PAU. — O0. DEBEAUX Le Dianthus longicaulis Auct. hisp. qui doit être considéré aujourd’hui comme la variété longifolius du D. virgineus L, et Gr. God. n’est donc point une plante nouvelle pour la flore d’Espagne, mais bien une espèce rare et méconnue par les célè- bres botanistes, Cavanilles, Loscos, Kelaart, Dautez, Rever- chon, etc., qui l’ont déjà récoltée sur le territoire espagnol.] Dianthus caryophyllus L.; E. Reverchon in Plant. Andal. exsicc.,n° 8 (1887); D. longicaulis auct., var. hortensis Pau. [Je suis parfaitement de l'avis de M. Pau, en considérant comme étant réellement spontané sur tous les rochers des ver- sants sud etouest de Gibraltar le D. caryophyllus L., déja si- gnalé par M. Dautez dans cette localité, et que nous avons énuméré avec ce botaniste dans notre Synopsis de la flore de Gibraltar, n° 90, p. 36 (1889). Ce type, indigène dans le midi de la France et de l'Espagne, est, sans aucun doute, la souche de toutes les variétés d'œillets cultivés, | Ononis aggregata Asso Syn. pl. arrag.— 0. Picardi Boiss. var. — L'O. aggregata ne diffère de la plante de Boissier (0. Pi- cardi), que par ses stipuies ovales. M. Pau ne voit pas là un carac- tère suffisant pour séparer ces deux plantes sous deux noms spécifiques différents, et il adopte le nom d’Asso qui est le plus ancien, tout en considérant l'O. Picardi comme une forme méri- dionale de l'O. aggregata. [ Ii devient certainement très difficile aux botanistes d’adop- cette manièrede voir.L,0. aggregata, plante vivace, à tiges sous- frutescentes à la base et à fleurs jaunes et réunies en tête au sommet des rameaux,appartient à la section Bugranoïdes, et n’est autre, d'aprés Grenier, Godron et MM. Willkomm, Lange et Nyman, que l'O. striala de Gouan qui paraitêtre spécial à la ré- gion montagneuse et sous-alpine du midi de la Franceet de l'Es- pagne orientale. 1,0. Picardi Boiss. Elenc.n°55 et Voy.bot. Esp. 144 ; E. Rev. Plant. And. exs., n° 98 (1887), est au contraireune plante de la section Æubugrana, herbacée, annuelle, à fleurs roses disposées en un épi longuement conique au sommet, et spé- ciale aux sables maritimes de Andalousie et de Gibraltar. Nous en avons donné, M. Dautez et moi, une description détaillée dans le Synopsis précité, p. 59, n° 195. M. C. Pau, à qui j'ai fait part de mes doutes sur l'assimilation faite par lui de l'O. aggregata Asso avec l'O. Picardi Boiss., m'a ” A Al. ARE ds cl LL bo re NOTAS BOTANICAS A LA FLORA ESPANOLA 693 fait l'honneur de me répondre (Lettre du 29 mai 1892), qu'il con- nait parfaitementl'O. Picardi, plante annuelle des sables mariti- mes de l’Andalousie, ainsi que l’O. striata Gouan, quiest vivace, assez fréquente à Javalambre et que les auteurs français et espa- gnols regardent comme étant synonyme del’O. aggregata. Maïs, ajoute-t-il, quel est le botaniste, au monde, qui possède la plante typique d’Asso ? La Sierra d’Albarracin est la localité classique de cette espèce, et il n’en possède qu’un seul exemplaire récolte par M. Bernardo Zapater. Celui-ci n’estautre que l'O. Picardi à stipules moins larges. Devant cette assertion de notre honoré col- lègue, le doute n’est plus possible, mais il est vivement à désirer que M. C. Pau puisse se procurer plusieurs spécimens de la plante d’Asso, pour démontrer, en la répandant dans quelques herbiers, que celle-ci n’est point la même que l'O. sériala Gouan, comme on le croit jusqu'à présent, mais qu’elle se rapporte comme forme rupestre, à l'O. Picardi de Boissier. ] Coronilla valentina L. — N'existerait pas en Espagne, ou du moins sa présence mérite d’être confirmée à nouveau. Lathyrus Tremolsianus Pau,Spec.nota ined.; Orobus canes- cens var.enstfolius Colm. Rev. IT, p. 283 non Lin. fil. ? — Za- thyrus sylvestris Pau non L. olim ad amicos. -— Environs de Ségorbe. Plante grêle, se séparant du Z.silrestris par ses pédoncules biflores, tres allongés, par ses feuilles linéaires-étroites et ses stipules de même longueur que les pétioles. Elle a le faciès d’un Orobus et pourrait bien se rapporter à l'O. ensifolius Colmeiro, dont la provenance serait encore inconnuë d’après Cavanilles, Lagasca et Léon Dufour. Quoi qu'il en soit, la plante de Ségorbe appartient réellement au genre Lathyrus. Geum pratense Pau Not. bot. Fasc. I, p. 22; G. silvatico X rivale Pau Not. bot. Fasc. III, p. 13. Les recherches faites au cours de l’année 1890 n'ont amené la découverte d'aucun spécimen au lieu même où cette plante avait été récoltée en 1887, et où le G. rivale croissait également en abondance. Il n'y a pas de doute que celui-ci a concouru à la production de l’hybride, et l'on ne peut douter non plus par les caractères qu'il présente tels que la glabrescence des achaines, les lobes des feuilles à segments arrondis, etc., que ce ne soit le G. rivale féconde par le G. si/vaticum. Notre hybride diffère 694 CARLOS PAU. — O0. DEBEAUX entièrement du G. inclinalum Schleich, et d'aucune manière on ne peut le comparer au G. wrbano X rivale ©. Mey. ni au G. rivali X urbanum. Peut-être serait-il nécessaire de vérifier s’il se rapproche du G. pyrenaico X rivale Timb. Geum rivale L. forma Aispanica Pau. — Le G. rivale de la région montagneuse de Teruel présente quelques différences avec celui du centre de l’Europe. Sa taille est plus petite, ses tiges sont plus robustes, et les divisions calicinales sont ou moins où nullement ponctuées ; ses pétales sont également plus petits. Cratæœgus monogyna Jacq.; C. brerispina Kunze. — Parmi les quelques variétés qui ont été observées dans les provinces de Valence et d'Aragon, il y a lieu de faire mention d’une forme nommée segobricensis Pau, qui se distingue par ses calices velus comme dans le C. ruscinonensis Gren., et qui abonde au- tour de Ségorbe. Sedum nevadense Cosson.; S, J/aralabrense Pau, in plant. exs. ad amicos.; Ch. Magnier Flora select.ezxs. n° 2473 (1891). — Pres secs de Javalambre à 2.000 metres d'altitude. C’est la seule localité la plus septentrionale connue en Espagne de cette rare espêce. Scandix australis L.; S. »2icrocarpa Lange 'Pug. — Al- carria dans la Nouv. Castille. — Voilà une forme qui, à première vue, parait différer du type S. austr'alis L. et qui, étudiée avec soin, ne présente aucune particularité ni aucun caractère qui puissent la séparer de celui-ci. Ses diachaines et le rostre du fruit sont variables pour leur longueur. | Senecio celtibericus Pau. — Il serait possible, d’après M. Willkomm, à qui cette nouvelle espèce a été communiquée, de la rapprocher du S. carpetanus Boiss. et Reut, mais seule- ment par la description qui en est donnée par les auteurs de ce dernier. L’herbier Boissier re renferme aucune forme se rap- portant à notre $. cellibericus. Celui-ci diffère du S. carpelanus par les écailles extérieures du péricline linéaires-lancéolees, et par les achaines du double plus petits que l’aigrette. Artemisia herba-alba Asso, var. glabrescens Boiïssier. — Commun sur les collines sèches et stériles aux environs de Sé- corne, Cette plante se présente ici sous deux formes distinctes, PONT Le es NERP LE ft TM RANRE NE es, an Aya dt fr MCE - 4 ”{ .* fp" + nl = 4 | | #: À Cr dat ES] LR | RARE 2 2,5 YA noie EE ALR Te AT TA T4 4 ne PISTE À x LAPREA A ANT Le Sas ALAN, PA 1e ENT ANNE RH À CA CT TA EN RON Fi Le 740 Ni HE D F ‘ î L x 4 " ML RELAX C7 ù FEAT * {+ NOTAS BOTANICAS À LA FLORA ESPANOLA 695 l’une à écailles extérieures du péricline tachetées de rouge vers le sommet, l’autre à écailles entièrement vertes. Fleurit de no- vembre à janvier. Onopordum tauricum Willd. var, canescens Pau; O. humile Loscos Suppl. 7, p. 77. — La structure et la forme des achaïines sont identiques, dans la varieté canescens, à celles de la plante typique. Saussurea alpina L., var pumila ; S. pujolica Costa Suppl. f. catal., p. 47; S. macrophylla Gr. God. F1. de Fr. If, p. 272, non Sauter. — La description du S. Pujolica concorde de tout point avec celle du S. macrophylla des Pyrénées françaises. Ce der- nier est lui-même identique au S. alpina provenant de la Suêde. Genre MENTHA Trois espèces de menthes seulement se rencontrent autour de Ségorbe : ce sont les M. aquatica, M. rotundifolia et M. sil- vestris, qui, par leur fecondation réciproque, concourent à la production de quelques hybrides. Le M. aquatica se présente ici sous quatre formes différentes, mais à la rigueur, il n'y en a que trois qui méritent de fixer l'attention. La première se dis- _tingue par la glabrescence de toutes ses parties et ses feuilles lisses en dessus (var. glabrescens); la deuxième par une villo- site et un indumentum tout particuliers (var.....); la troisième par ses fleurs réunies au sommet des tiges en capitules arrondis et sa villosité (var. capitata forma hirsuta) et enfin la quatrième par ses feuilles ovales-lancéolées, et toute la plante fortement hérissée (var. hirsuta). Le M. rotundifolia se trouve avec des fleurs blanches ou rosées et offre aussi une variété remarquable à épis grèles, allon- gés qui pourraient la faire prendre pour le M. insularis Req. de la Corse. Cette variété anguslifolia Pau, du M. rotundifolia ne peut être rapportéeau M. insularis var. micrantha Willk. parce que ses feuilles sont fortement aromatiques, dentées, à dents appliquées sur la marge. Elle aurait plutôt quelque res- semblance avec les échantillons du M. insularis récoltés à Bas- télica, en Corse, par le botaniste M. E. Reverchon et distribués par lui dans ses plantes corses, n° 90 ; mais il est impossible de l'identifier avec ces derniers. 696 _ CARLOS PAU. — O0. DEBEAUX Le M. silvestris varie aussi comme le M. rolundifolia par la couleur de ses fleurs blanches ou rosées, et il s’hybride égale- ment avec celui-ci, mais jamais avec le M. aquatica, tandis que le M.aqualica fécondant le M. rolundifolia ou fecondé par lui, produit de nombreuses colonies d’hybrides. M. C. Pau distingue les trois formes suivantes : 1° M. Maximiliana F. Schultz in Flora (1854) p. 295 ; M. ro- tundifolia X aquatica F. Sckultz Herb. norm. Cent. Il, n° 115; Albert in Ch. Magnier Flora select. exs. n° 1775; C. Pau Not. bot., Fasc. III, p. 14; M. Tironuin F. Schultz in Plant. exs.; M. suaris Pau Not. bot., Fasc. I non Gussone; M. Bruteleli Malvd. 90 M. aquatica X rotundifolia Pau, non Boutigny in Sched., Sec. F. Schultz Herb. norm. cent. II, n° 124, et Cent. VI, n° 338. La plante de Boutigny appartient à une variété du M. aqua- lica, et si, comme l’affirme ce savant botaniste, elle provient de l'hybridité des M. aquatica et rolundifolia, cela est fort incer- tain, Car jamais le M. rotundifolia n'a produit le A7. Schultzii. 30 M.rotundifolia *X silvestris — M. silvestri X rotun- difolia Auct. — Quel que soit le rôle des parents pour la for- mation de ces deux hybrides, les caractères sont identiques dans les deux et il n'y a pas lieu de les séparer comme formes distinctes. [ La menthe fort intéressante recoltée en 1891 par M. E. Re- verchon, sur les bords du Rio à Ségorbe, et distribuée par lui sous le nom de 47. roltundifolia X aqualtica Pau, n° 689, ne peut en effet être rapportée à l'hybride du même nom décrit par F. Schultz en 1854, etque M. Pau assimile avec raison au #. Maximiliana du même auteur. Elle se rapproche beaucoup plus de l'hybride portant le même nom M. rolundifolia X aqualtica décrit par Timbal dans son Essai monographique sur les espèces et varietes du genre Mentha obserrees dans les Pyrénees- Centrales(1860), et auquel Timbal attribue comme synonymes les M. incana XX hirsuta Wirtgen Herb. Menth. rhen. Ed. I, n° 34 et W. hirta Willd., par sa taille elevée, ses rameaux hé- rissés, ses bractées-ovales lancéolées, acuminees, ses fleurs en épis allongés (10 centim. au moins), longuement interrompus à la base, par ses calices campanulés, hérissés, mais elle s’en éloigne aussi par ses feuilles sessiles, atténuées à la base, NOTAS BOTANICAS A LA FLORA ESPANOLA 697 ovales-elliptiques, obtuses, fortement ridées en dessous. Par ses organes de végétation, la menthe de Ségorbe serait plutôt un M. aquatica X rotundifolia. Et par le fait, nous avons bien sous les yeux dans cet hybride un M. aqualica ou l'une @e ses variétés, fécondé par le AZ. rotundifolia qui lui aussi est varia- ble dans la forme de ses épis flcraux. J'ai d'abord pensé que la variété subspicata Benth.,non Weihe, du M. aquatica qui est signalée par MM. Willkomm et Lange comme fréquente dans la province de Valence, pouvait bien être la plante mère de l’hybride en question. Je possède cette variété de la région montagneuse d'Olot en Catalogne, et je lui trouve un certain air d’affinité avec Le M. rotundifolia X aqua- lica de M. Pau, par sa villosité, par ses feuilles petites arrondies, les supérieures presque sessiles, les inférieures très brièvement pétiolées et par les verticilles floraux plus ou moins espaces à la base de l’épi floral. Devant l’assertion de notre honoré collègue de Ségorbe, qui m'a assuré n'avoir jamais rencontré la forme subspicala dans sa région, j'a dû modifier mon opinion à ce sujet et m'arrêter à la seule conclusion possible, celle de distinguer d’un nouveau nom spécifique l'hybride auquel M. Pau attribue celui de A7. rolundifolia X aquatica. Cette manière de voir est beaucoup plus conforme aux règles de la nomenclature, en ce sens qu'elle éloigne toute confusion dans la distinction de formes hybrides différentes, portant le même nom. Si nous comparons en effet les trois sortes de Menthes auxquelles F. Schultz, Tim- bal-Lagrave et M. Pau ont donné le nom de rotundifolia XX aquatica, nous ne trouverons aucun rapport entre ceiles-ci, tant elles difièrent parleur port, leur taille, leur vi!losité, la forme des feuilles et des épis floraux. Je proposerai donc de donner à la menthe qui nous occupe en ce moment, le nom du botaniste M. Pau, qui l’a découverte le premier et nous en a fait connaitre sa nature hybride. X M. Paui O. Debeaux Ms. (1892). — M. rotundifolia X aquatica Pau (nec Schulz, nec Timbal), in Not. bot. Fasc. IV, p. 49; E. Reverchon in Plant. Esp. eæsice., n° 689 (1892). « Ti- « ces dressées de 50 à 70 centim. peu rameuses à la base, mais « seulement dans leur moitié supérieure, à rameaux étalés, «-longs, mais ne dépassant pas l’axe primaire, ayant, ainsi que « les feuilles et les épis, une teinte purpurine foncée, recou- « verts ainsi que les tiges de poils blancs, courts, peu serrés et ('ÉREL AE, CARLOS PAU. — 0. DEBEAUX >+. « rudes au toucher; feuilles (toutes) petites, presque sessiles > « arrondies, où ovales-arrondies, en cœur à la base sur la tige « principale, ovales subaiguës au sommet sur les rameaux laté- « téraux; recouvertes à leur surface de poils courts, serrés et « apprimés , et en dessous de poils beaucoup plus longs et « comme lanugineux surtout sur les nervures qui sont tres « saillantes. Ses feuilles sont, en outre, dentées en scie, à dents « inégales plus ou moins écartées. Verticilles floraux peu four- « nis, subglobuleux, de 1 à 1 1/2 centim. de diamètre, les infe- « rieurs longuement séparés, les supérieurs beaucoup plus rap- « proches, formant par leur ensemble un épi grêle, acuminé, de « 14 à 16 centim.’de longueur; bractées ovales longuement acu- « minées, ‘ciliées sur les bords, dépassant du double la hauteur « du verticille ; divisions du calice linéaires égalant le tube de « la corolle, celle-ci de couleur rosée; étamines incluses. — « Odeur agréable et douce du M. aqualica. — Fleurit en sep- « tembre. » : [Dès que j'aurai recu les diverses espèces ou variétés des Men- thes qui croissent dans la région de Ségorbe, et que M. Pau veut bien récolter à mon intention au cours de cette année, il me sera possible alors de modifier ou de confirmer l'opinion que j'émets aujourd'hui sur la parenté du M. Paui et dont je viens de faire connaître les principaux caractères.] Mercurialis tomentosa X annue Pau: M. lomentosa L. var. pubescens Loscos et Pardo Series inconf., p. 97. Je ne sais si l'hybride de M. Pau se rapporte exactement au M. Bichei Ch. Magnier in Scrinia flor. select. Fasc. VI (1887), et in F/ora select. exs., n° 1529 et bis, M. tomentosa X annua Biche in /#{f., n'ayant pas sous les yeux des spécimens de la région de Ségorbe. Ce n’est aussi qu'avec doute que M. Pau assimile à son M. {omentosa X annua la variété pubescens du M. lomentlosa, dont toutes les feuilles, mème les inférieures, sont profondément dentées en scie. M. Magnier dit, au con- traire, que son M. Bichei est reconnaissable au peu de tomen- tum qui le recouvre et à ses feuilles briérement dentees. Ce- lui-ci provient des cultures d’un jardin botanique, tandis que la plante d'Espagne est spontanée en Aragon et autres localités. Peut-être avons-nous dans cette dernière le M. annua X tomen- losa, Sur lequel il y aura lieu de revenir ultérieurement. | phytlloctada Lange in Willk, et Lee Prod. fl. hisp. IT. 501. — Commun à Ségorbe. Quercus ilici X coccifera Pau in Plant. hisp. eæsiec. — Observé à Mora de Rubrelos en individus isolés, au milieu des Q. ilez et Q. coccifera dont il offre des caractères intermé- diaires. [MM. Trabut et Battandier, dans leur récente flore de l’Alge- rie, p. 825 (1890), font connaitre sous le nom spécifique mais douteux de ©. aquifolia, un chêne trouvé dans le Sahel d'Alger et qui a toutes les allures d’un ©. #lici X coccifera. Celui-ci diffère du Q. £lex par ses feuilles d'un vert-fonceé sur les deux faces, à peu pres glabres en dessous, très épineuses sur les bords. Sa cupule est hémisphérique à écailles ovales-lancéo- lées, apprimées, tomenteuses, et le gland àpre est annuel. Dans le cas où le chène hybride signalé par M. Pau serait iden- tique avec celui de l'Algérie et portant le même nom de @. ici X coccifera, la priorité serait acquise à la dénomination de MM. Trabut et Battandier. [M. Pau ne faisant pas connaitre dans ses Notes botaniques les caractères sur lesquels il a établi la forme {ici X coccifera, je ne saurais non plus me prononcer à son égard, et j'attends pour cela d'avoir étudié les spécimens qui m'en ont été promis.| Salix incana Schrank var. longebracteala Pau; S. longe- bracteata Pau Not. bot. fasc. II. — On ne trouve à Ségorbe que les individus femelles de cette variété. Elle diffère du type S. incana par les écailles des chatons toujours vertes, un peu plus longues que la capsule et concolores, par son style de même longueur que la capsule, èt par ses feuilles beaucoup plus étroi- tes sur les rameaux florifères. Avena filifolia Lag. var. scabra WillKk. /ned. — Gaines des feuilles très rudes sur les bords-Ségorbe. Festuca plicata Hackel in Œst{. bol. zeit. (1877). — Javalam- bre er Aragon. — Plante nouvelle pour la flore de Valence. Secale cereale Z. — Spontaneé sur les sommets du Javalam- bre (2,000 met. d’alt.) sur les gazons dans la zone du Juniperus alpina. [La station du seigle cultivé à l'état spontané sur les hautes NOTAS BOTANICAS A LA FLORA ESPANOLA 699 ; - Euphorbia segetali X serrata Pau; Æ. serrata L. var. 700 CARLOS PAU. — O0. DEBEAUX sommités du Javalambre est un un fait de géographie botanique des plus intéressants à signaler pour la flore d'Espagne. Le sei- gle cultivé a l'Orient pour origine (le Turkestan et l’Afganis- tan). Boissier, dans son Flora orientalis V, p. 671, dit l'avoir recu provenant des pelouses du Mont Berytdagh en Cataonié, récolté par Haussknet à 2650 met. d'altitude; C. Koch l’a éga- lement signalé à Djimil dans le Lazistan du Pont, à l'altitude de 1650 à 2000 mèt..]| Dans les quelques pages qui précèdent, je ne me suis occupé que des espèces les plus intéressantes citées dans les Nofas botanicas de M. Pau. Il resterait encore à éclairer certains points restés douteux sur des formes hybrides dont la parenté n'est pas encore bien définie. Notre estimé collègue de Ségorbe vient de m'annoncer qu'il ferait son possible pour les mettre à ma disposition afin que je puisse les étudier à mon tour. J'ai hâte, en attendant, de remercier vivement M. Pau de ses pro- chaines communications et de le féliciter sur ses actives re- cherches pour enrichir chaque année, malgré le peu de temps dont il dispose, le domaine déjà si étendu de la flore espagnole. Toulouse, 25 mai 1892, O.:D; COMMUNICATIONS — NOUVELLES CONGRÈS DE PAU. — L'Association francaise pour l’avance- ment des sciences doit tenir son Congrès annuel à Pau, du 15 au 22 septembre 1892. M. Heckel, président de la neuvième section (Botanique), propose les deux questious suivantes : 1° Quels sont les meilleurs modes d'installation pour les diffé- rentes sortes de collections botaniqnes, au double point de vue de la conservation des échantillons et de la facilité des etudes (question déjà proposée en 1891). 2° Flores alpine et pyrénéenne comparées. UN HERBIER DE 3000 PLANTES PHANEROGAMES, bien préparées et bien conservées, est à vendre au prix de 250 francs. | S'adresser à M. l’abbé Letacq, aumônier des Petites Sœurs des Pauvres, à Alencon (Orne). CONGRÈS BOTANIQUE INTERNATIONAL DE GÈNES 701 CONGRES BOTANIQUE INTERNATIONAL DE GENES La ville de Gênes se prépare à célébrer le quatrième anniver- saire séculaire de la découverte de l'Amérique par Christophe Colomb; à-cette occasion, un Congrès botanique international se tiendra dans cette ville du 4 au {1 septembre prochain. Le Comité organisateur du Congrès invite la Société francaise de Botanique à déléguer un ou plusieurs de ses membres pour la représenter officiellement à ce Congrès. Ceux de nos collègues qui pourraient répondre à cette invitation sont priés de nous en avertir le plus tôt possible. PROGRAMME DU CONGRÈS. — Dimanche 4 septembre, à 8 h. du soir : Réception des botanistes étrangers (salle dela Mairie). — Séances à la grande salle de l’Université les jours suivants : 5, 6, 7, 9 et 10 septembre. — Jeudi 8 : Excursion par mer à Portofino, puis en voiture à Sainte-Marguerite, Rapallo, Ruta, Recco. — Samedi 10 : Excursion à Vintimille, visite au jardin d’acclimatation de M. Th. Hanbury.-— Dimanche 11 septembre : Excursion de Vintimille au Col de Tende. RÈGLEMENT ET Avis. — {. Le Congrès botanique internatio- nal sera tenu à Gênes, dans la période du 4 au 11 septembre 1892. Sa durée pourrait être prolongée, si cela était nécessaire. 2. On admettra à faire partie du Congrès quiconque s'occupe d’études de botanique, ou en cultive une branche spéciale. 3. Pour être inscrit comme membre du Congrès, il faudra signer et expédier au secrétaire du Comité organisateur la cir- culaire spéciale du Comité, ou bien se faire inscrire, à l’époque même du Congrès, sur le registre qui sera tenu à cet effet. 4. Chaque membre du Congrès payera une cotisation de dix francs au moment de l'inscription. 5. Les billets d'inscription donneront le droit d'assister à toutes les séances du Congrès, de prendre part aux excursions, aux fêtes projetées, etc., et aussi de visiter les musées, les bi- bliothèques, les collections, etc., que possède la ville de Gênes. 7. La langue adoptée officiellement par le Congrès sera la langue italienne: toutefois chacun aura la faculté de se servir ‘ PE OYVYN of 57 PR A ER EC ET ET ANA M Re TR PE NV ER AO 4 K + ac (Vo DE MNT LC EN LINEAR 4 - ’ È 21 Rae GS LL LL € 702 CONGRÈS BOTANIQUE INTERNATIONAL DE GÈNES de la langue qui lui est la plus familière, pour les communica- tions et pour la discussion. 9. On n'a pas cru opportun d'établir des thèmes spéciaux pour la discussion: il est cependant utile d’avertir dès ce moment, que l’on traitera la question de la réforme de la nomen- clature botanique, proposée par M. O. Kuntze, et qu'il y aura des lectures et la discussion des théories sur la Phyllotaxie et sur la Pseudanthie, de la part de M. F. Delpino. 10. Les thèmes des communications à faire dans les séances scientifiques devront être transmis au secrétaire du Comité avant le 15 août 1892. Les communications annoncées après cette épo- que ne pourront être admises que dans le cas où il resterait encore assez de temps disponible après la discussion des thèmes régulièrement annoncés. | 12. Par les soins du Comité, il sera imprimé un compte-rendu % très court des séances, et les mémoires originaux qui auront eté communiqués seront publiés aussitôt après le Congrès, Chaque membre du Congrès recevra gratuitement un exemplaire de ces « Actes du Congrès Botanique de 1892 ». 15. Le siège du Congrès sera dans le Palais de l’Université (Via Balbi) à Gênes. On y tiendra toutes les séances et l’on y trouvera le bureau de réception (pour retirer les billets d’ins- cription, etc.), le siège permanent du Comité, les salles (réser- vées aux membres du Congrès) de correspondance, du buffet, de la poste, un cabinet pour le téléphone, etc. 16. On a pris les dispositions nécessaires avec la Direction des Chemins de fer d'Italie et de l'Etranger et avec les princi- pales Sociétés de Navigation, afin d’ohtenir pour les membres du Congrès le rabais usuel sur le prix du voyage. On prie ins- tamment les personnes qui désirent faire partie du Congrès, de vouloir bien renvoyer le billet d'adhésion avant le premier juil- let, pour qu’on ait le temps @e pouvoir procéder à la rédaction et à l'envoi des papiers. 17. Il y aura à la Mairie de Gênes un bureau spécial de ren- seignements pour les logements: | Les communications doivent être adressées à M. le professeur 0. Penzig, à l’Université, à Gênes (Italie). BIBLIOGRAPHIE Notes on Potamogeton as treated by D' RICHTER in « Plantæ Europeæ », pp. 11-16, par M. Arthu” BENNETT (Extrait du « Journal of Botany », mars 1891) Dans son n° 106 (oct. 1891), la Revue de botanique a déjà mentionné — et même reproduit en partie — les annotations que le travail de M. Richter a suggérées à M. Rouy d’abord, puis à M. Le Jolis. Nous pensons être agréable à nos collègues en leur donnant ci-après la traduction de « Notes » analogues, que M. Arthur Bennett à publiées dans le «Journal of Botany » au sujet des Potarogeton, genre difficile, assez mal connu d'or- dinaire, mais dont le savant botaniste anglais a fait une étude spéciale et approfondie : ses observations ont donc une valeur qui sera certainement appréciée par tous les lecteurs de cette Rerue. 1. P. explanatus M. et K. et P. petiolatus Wolfg. ! appartien- nent à P. fluitans plutôt qu’à P. natans ; pour le dernier, il n’y a aucun doute. 3. Meyer Ch. Hann. rapporte P. fluiians à P. oblongus comme variété. 4, P. microcarpus Boiss.'! n’est tout au plus qu’une sous- espèce ou une variété de P. polygonifolius. o. P. polygonifolius Pourr. n’est pas endémique en Europe ; on le trouve en Asie! en Afrique! à la Nouvelle-Zélande ! etc. 7. P. microstachys Wolfg.! n’a aucun droit de figurer, dans un ouvrage concernant l'Europe, comme synonyme de P. rufes- cens ; il a été établi sur des spécimens des iles Aléoutiennes. Il a plus de titres que P. nerviger Wolig. pour être séparé de P. rufescens (alpinus). Le Dr Richter écrit «Ducr.»; l’auteur lui-même écrivait Du Croz. 9. P. coloratus Hornm. n’est pas endémique en Europe ; il se rencontre en Arabie, à Socotora et dans les Indes occidentales, 11. P. vartüifotius Thore ! doit être rapporté (1) à P. fluitans (non à P. heterophyllus); dès 1810, il était rapporté à P.natans, par Pobhl. (Zent. FI. Boh., p, 137). (1) A notre avis, P, variifolius devrait plutôt être rattaché, comme forme extrême, à P. polygonifolius Pourr. (Cf. Bull. Soc. Linn. Norm. 4° sér, Ier vol., p. 110), — L,. C. Natalie Se | TA EE SN NE PU ARE 0 PTE AE TRE 1 To PSS PS TR EN TO SN OR PE TU Te c 4 ’ É II À DM AN 0 CHE SENTE 3 «1 704 BIBLIOGRAPHIE P.paucifolius Opiz, in Boehm. Gen. 1823, n’est qu'un nom; Opiz l’a décrit dans Naturalien-Tausch, p. 223 (1825), mais Kos- teletzky le caractérisait comme une variété de P. heterophyllus dans CT. Anal. FT. Boh. Phan., p. 24 (1824). D. angustifolius Opiz, Boehm. Gen. 1823 n’est qu’un nom ; la mention (avec description) se trouve dans le Rostlin de Presl et Berchtold, 1821. 1 19. P. macrophyllus Wolfg. (1827) est adopté, au lieu de P longifolius Gay (1816). « P. Lonchitis Tuckerm. in Sow. » est une indication erronée: Syme {non Sowerby) identifiait la plante d'Irlande avec l’espèce de Tuckerman sur la foi des échan- tillons de l’herbier de Gray. On ne peut rapporter cette plante à P. macrophyllus, mais peut-être faut-il l'identifier à P. hetero- phyllus. P. salicifolius Wolfg. nPPAR er à P. decipiens plutôt qu'à P. macrophyllus. 20. P. decipiens n’est pas endémique en Europe; il se trouve dans l'Inde ! et en Sibérie, 21. P. prœælongus n’est pas endémique non plus ; ilse trouve dans l’Amérique septentrionale! et peut-être dans l’Hima- laya. 26. P.rutilus Wolfg. n’est pas synonyme de P. Friesii Rupr., s1 ce n’est pour de nomhreux spécimens mal nommés (FRE through the many wrongly-named specimens). 28. Dans Nyman, Suppl. Consp. Europ. p. 288, il est dit que P. Grisebachii Heufï. est un «status P. pusilli incrustus, ex Smk. ». Le D' Richter en fait une espèce distincte. Qui a raison ? 29. P. trichoides Cham. se rencontre en Algérie ! 30. P. gracilis Fries (1828) est postérieur à P. gracilis Wolfg. (1827) ; celui-ci est P. Woifangi Kihlman in F1. Fenn. Phan.! et le nom de Wolfgang doit'être maintenu (Of. Journ. Bot. 1880, p. 298). 31. P. fasciculatus Wolfg. ! appartient à P. /iliformis (ma- rinus L.), non à P. pectinatus. 32. P. flabellatus Bab. a été décrit dans le Man. Bril. Bot. ed. 3, 1851, non « ed. 7, 1874. » Il n’est pas endémique, mais se trouve au Rene ! à Madagascar! etc. 34. € P. marinus L. » n’est pas endémique; il se trouve en Asie !, en ne. !, en Amérique ! et en Australie! BIBLIOGRAPHIE | 705 33. P. condylocarpus Tausch ! n’a rien à faire avec P.densus: c'est une variété (ou sous-espèce) de PL. trichoides Cham. P. densus L. peut difficilement être dit « cosmop. » ; er dehors de l’Europe, il est rare de le rencontrer en Afrique !, en Asie Mineure!, dans l’Inde!; mais il n'existe pas en Amérique : c’est une erreur ! Le Dr Richter omet P. upsaliensis Tis., P. vaginatus Turez., P. falcatus Fryer, P. Griffithii Arth. Benn., P. Sturrockii Arth. Benn., et il ignore à dessein les soi-disant « espèces » de Gandoger. L. CORBIÈRE. Les Fleurs à Paris, culture et commerce, par M. Ph. L.de VILMORIN, 1 volume in-16, de 324 pages, avec 203 figures (Bibliothèque scientif. conlemp.). Paris, J.-B. Baillière, 1892. Le développement prodigieux pris, depuis quelques années, par le goût et l'emploi des fleurs a amené une véritable révolu- tion dans leur culture et leur commerce. D'où viennent toutes ces fleurs ? qui les cultive, les expédie, les reçoit, les distribue? Quelle est la meilleure manière deles utiliser ? Et parmi ces mille variétés de fleurs diverses quelles sont celles qui se prêtent le mieux à tel ou tel usage ? Telles sont les questions d'actualité et d'utilité pratique que M. de Vilmorin étudie. L'auteur conduit d’abord le lecteur à travers les divers pays pour les comparer entre eux au point de vue de l'importance et de l'installation du commerce des fleurs. S'attachant ensuite particulièrement à la ville de Paris, il décrit successivement les procédés et l’organisation de la vente aux Halles, dans les mar- chés aux fleurs, chez les revendeurs et dans les boutiques de fleuristes. Puis il indique là provenance des principales fleurs vendues à Paris et passe en revue à cette occasion les cultures sous verre et celles du Midi. Quittant alors la description du commerce des fleurs, l’auteur énumère les principales plantes qui font l'objet des soins du producteur et signalant les mérites des diverses espèces en même temps que leur culture, il traite successivement des plantes annuelles, bisannuelles, vivaces, bul- beuses de pleine terre. Puis il parle des orchidées et des plantes de serre, des arbres et arbustes fleurissant, des rosiers en parti- culier, enfin des plantes spéciales aux cultures du Midi et des accessoires des bouquets, verdures diverses, mousses et fou- gères. X. Rev. S. fr, b. (1 juillet 1892) 45 NOTES BRYOLOGIQUES SUR LES ILES AUSTRO-AFRICAINES Par M. F. RENAULD — SUITE — (1) Trematodon lacunosus Ren. et Card., n. sp. Un peu plus robuste dans toutes ses parties que les 7. bor- bonicus Besch. et T. pallidens C. M. de Bourbon et des Comores. Se rapproche surtout de ce dernier; mais le col de la capsule est plus long et atteint 2-3 fois la longueur de celle-ci. Les dents péristomiales, finement ponctuées à la pointe, sont divi- sées en deux branches inegales plus ou moins adhérentes ou soudées aux articulations et irrégulièrement percées de trous et de Zacunes incomplètes formées par l’écartement des stries longitudinales très marquées de la face dorsale. Anneau triple composé de deux séries de cellules rhombées, colorées et d’une série de grandes cellules hyalines ovoides. Spores : 0,02-0,027 mill. Hab. Madagascar : sur la terre argileuse rouge, entre Savon- dronina et Ranomafana (D: Besson). Campylopus flaccidus Ren. et Card., n. sp. En touffes làches ou par brins isolés au milieu des sphagnum. Plante molle, tiges de 1 à 3 cent., feuilles dressées-incurvées à l’état sec, oblongues puis rétrécies, brièvement acuminées, sou- vent hyalines à la pointe qui est alors hérissée de 3-4 dents, dentées en scie sur les bords de la partie supérieure, bosselees sur la face dorsale. Nervuré relativement étroite océupant 1/6 de la largeur de la base. Oreillettes convexes composées de cel- lules carrées ou subhexagones, petites, nombreuses, non vésicu- leuses. Cellules moyennes et supérieures elliptiques ou subli- néaires, en séries oblignes. — Malgré la mollesse de la plante, le peu de largeur de la nervure et le port dicranoïde, il est pré- férable de la classer dans le genre Campylopus à cause de la pointe hyaline et du tissu. Hab. Madagascar : Ambohimatsara (Betsileo). Leg. Rev. Ber- thieu. (1) Voir Revue, 1891, p. 209, 289, 393 et, 1892, p. 658. NOTES BRYOLOGIQUES SUR LES ILES AUSTRO-AFRICAINES 707 Schlotheimia trichophora Ren. et Card., n. sp. Voisin par le port des petites formes du S. Boivini Besch. Touffes très denses, rameaux courts (4-5 mill.). Feuilles cauli- naires espacées, arquées, oblongues, rétrécies plus ou moins rapidement en une subule formée par l’excurrence de la ner- vure. Feuilles raméales légèrement tordues en spirale, à l’état sec, oblongues-lancéolées, subatténuées, arrondies ou emargi- nées au sommet, les supérieures prolongées en une /ongue pointe piliforme flexueuse,articulée,égalant 1/5 de la longueur, entières, creusées, de chaque côté de la nervure, de deux plis profonds longitudinaux fortement sinueux-serpentins, parfois interrompus. Tissu translucide pâle, les cellules moyennes et supérieures munies, chacune, de deux petites papilles. Paraît avoir une certaine analogie avec S. quadrifida Brid. qui provient, selon les uns, de Tristan d’Acunha, selon les autres, de Maurice, mais en diffère par ses feuilles arrondies ou émarginées au sommet et creusées de plis ondulés. Hab. Madagascar : lieux boisés entre Ankeramadivika et la forêt d’Analamazoatra (Camboué et Campenon). Macromitrium subdiaphanum Ren. et Card., n. sp. Voisin du M. Soulæ Ren. et Card., dont il diffère par ses feuilles plus courtes, oblongues, non ondulées, {rés entières. par le tissu pâle, transparent, composé de cellules grandes très distinctes, celles qui se trouvent de chaque côté de la nervure, elliptiques, obliques, devenant vers les bords plus petites, oblongues ou dilatées transversalement, vides, faiblement papil- leuses, à papilles non saillantes sur les bords ni sur la face dorsale. l Hab. Madagascar : plateau d’Ikongo. Lg. D' Besson. Dasymitrium borbonicum Besch. in F1. Réunion. Ajouter à la description princeps : Feuilles caulinaires très différentes des raméales, du double plus larges, étalées-dressées arquées en dehors par la pointe, ovales-oblongues à la base puis condupliquées-rétrécies en une pointe fine subulée formée par l’excurrence de la nervure. Dents péristomiales insérées au-dessous de l’orifice de la capsule, blanchâtres, petites, espa- cées, lancéolées, obtuses très finement ponctuées et sans tra- verses bien apparentes dans leur partie exserte, lisses et munies de traverses distantes et peu marquées dans la partie incluse. 708 F. RENAULD Hab. Madagascar : lieux boisés entre Ankeramadivika et la forêt d’Analamazoatra. Leg. Rév. Camboué. Bryum erythrocarpum Schwgr., var. madagassum Ren. et Card., diffère légèrement de la plante d'Europe par les feuilles plus brièvement acuminées, par les cellules marginales non épaissies ni allongées en forme de margo, par la capsule de couleur rougeàtre passant au noir, par l’opercule subconique très peu convexe. À moins que de nouveaux échantillons ne viennent plus tard nous révéler des caractères distinctifs plus importants, nous ne pouvons séparer spécifiquement la plante de Madagascar de celle d'Europe. Hab. Madagascar : entre Savondronina et Ranomafana. Les. Dr Besson. Philonotis patentissima Ren. et Card., n. sp. Ne se rapproche d'aucune espèce de la région. À quelque analogie avec Bartramia radicalis P. Beauv., var. plumulosa Ren. et Card , des Antilles, mais s’en distingue facilement par ses feuilles distantes, {rés elalees, flexueuses par la pointe, beaucoup plus Zongues(3,3-3,6 mill.), peu dilatées à la base, puis longuement et étroitement lanceolées, terminées par une subule piliforme due à l’excurrence de la nervure, celle-ci mince fine- ment papilleuse sur le dos dès au-dessus de la base. Tissu serré, cellules longues à parois minces, à papilles peu saillantes. Parait appartenir au sous-genre Philonotula Br. Eur., quoique son port soit tout spécial. Hab. Madagascar : entre Savondronina et Ranomafana. Leg. Dr Besson. Brachymenium truncatum Ren. et Card., n. Sp. Intermédiaire entre les Z. nigrescens Besch. du N. O. de l'ile et 2. capitulalum Mitt. de la partie centrale. Diffère du premier par sa taille plus faible, la couleur de ses touffes d’un vert pâle devenant d’un roux pourpré avec l’âge, par ses feuilles de moi- tié plus petites, moins largement marginées (3-4 séries de cellu- les vers le milieu et 2-3 séries à l’acumen). Se distingue du second, dont il paraît plus voisin et que nous ne connaissons que par la description de l’auteur (The mosses collected in central Africa by Rev. Hamington), par le margo plus large, tandis que dans le 2. capitulatum Mitt. du Kilimandjaro, Mitten le dit composé de deux séries de cellules et indistinct vers l’acumen; NOTES BROOLOGIQUES SUR LES ILES AUSTRO-AFRICAINES 709 par la capsule devenant largement ovale ou subglobuleuse après la sporose et par l’opercule à la fin obtus et ordinairement tron- qué. Monoïque, fleurs mâles terminant un petit ramezau spécial. Hab. Madagascar : entre Savondronina et Ranomafana. Leg. Dr Besson. Neckera pygmæa Ren. et Card., n. sp. De très petite taille. Touffes d’un vert pâle. Tige rampante, radiculeuse, adhérente aux écorces, courte.(1-2 cent.', munie de rameaux courts (4-6 mill.), déprimés Feuilles étalées-dressées, subaplanies, oblongues-lancéolées, lingulées, à peine atténuées, largement arrondies ou subtronquées au sommet, un peu asy- métriques, denticulées dans la moitié supérieure, irrégulière- ment et plus fortement dentées au sommet, non ondulées (long. 4 mill., larg. 0,3-0,36 mill.), munies de deux petites nervures très courtes. Cellules linéaires-oblongues, un peu flexueuses, plus courtes et rhombees sous le sommet, les alaires peu nom- breuses, carrées ou subhexagones, courtes. N'a de rapports avec aucune espece de la région. Hab. Madagascar : Diego Suarez. Cap. Chenagon. Aerobryum capillicaule Ren. et Card., n. sp. Touffes pendantes d’un jaune pâle. Tiges munies à la base de rameaux courts ou atténués-flexueux,puis s’effilant en branches capillaires irrégulièrement rameuses (longueur 15-20 cent.) Feuilles nullement aplanies dressees-appliquees, celles des ra- meaux inférieurs oblongues-lancéolées, acuminées, nerviées jus- qu'au milieu, celles des jets filiformes beaucoup plus petites, lancéolées, terminées par une longue subule piliforme, articulée, flexueuse, eénerves, toutes’ denticulees. Tissu serré ; cellules longues, sublinéaires, un peu fiexueuses, munies de très petites papilles espacees, faisant légèrement saillie sur la face dorsale, les alaires sur 3 ou 4 rangs, rectangulaires ou rhombées. courtes, translucides. Ne peut être confondue avec aucune es- pèce de la région. Hab. Madagascar : entre Savondronina et Ranomafana (Dr Besson). Rutenbergia crispula Ren. et Card., n. sp. Par la forme des feuilles et le tissu, cette plante répond bien au Pi'otrichum limbatum Hpe (Rutenbergia, C. M.) dont nous n'avons pu nous procurer d’echantillon authentique ; mais > ee ss a 1 CN A ED D A D CÉSAR APE EN LUS a Li 710 F. RENAULD Hampe (Linnæa vol. XXX VIIT) assigne à sa plante des feuilles étalées-dressées à l’état sec, tandis que la nôtre a des feuilles ondulées aux bords et fortement incurvées-flexueuses ou cris- pulées par la pointe. De nouvelles observations sont nécessaires pour confirmer la valeur spécifique de cette mousse d’ailleurs très distincte du Rulenbergia madagassa C. M. Hab. Madagascar : forêt de Analamazoatra. Camboué. Microthamnium Bessoni Ren. et Card., n. sp. Touffes làches d’un jaune brillant. Tige pennée et partielle- ment bi-pennée à rameaux souvent #rcurves. Cellules à extré- mités saillantes en forme de papilles, à parois minces, les alai- res dilatées hyalines. A quelque analogie de port avec Æypnum alamazautrense Kiær dont il se distingue facilement par les caractères précités et par les feuilles caulinaires plus grandes, largement ovales, rapidement et très-brièvement acuminées- subapiculées. En l'absence de fructifications, nous préférons, à cause de l'extrémité saillante des cellules, ranger cette plante dans le genre Microthamnium,bien qu’elle se rapproche par quel- ques particularités de certains Raphidostegium, notamment du R. protensum Ren. et Card., de Bourbon, dont le classement reste d’ailleurs un peu indécis entre ces deux genres. Hab. Madagascar : plateau d’Ikongo. Dr Besson. Hypnum Berthiæi Ren. et Card., n. sp. Très voisin du Z7. alamazautrense Kiær, dont nous posse- dons un échantillon authentique communiqué par l'auteur, mais dont la description n’a pas été publiée. Il n’en diffère que par des caractères légers qui, pris isolément, ont peu d'importance, mais dont l’ensemble permet de ne pas confondre les deux es- pèces, au moins d’après nos échantillons. Notre plante est d'un vert pâle, les feuilles sont plus grandes, étroitement revolulées aux bords dans toute leur longueur, munies de plusieurs plis et de deux petites nervures rarement absentes ; le tissu est composé de cellules plus étroites et plus longues à parois min- ces, tandis que dans l’espèce voisine les cellules ont des parois épaisses, les basilaires colorées en rouge orangé. Hab. Madagascar : forêt d’'Ambohimatsara, près d’Ambositra, dans le pays de Betsileo. Leg. Rev. Berthieu. Monaco, avril 1892, BIOGRAPHIE 711 G. L. DURANDO, BOTANISTE VULGARISATEUR 1811-1892 Par M. H. GAY. Pa ee Et ton nom grandira, Et ton doux souvenir chez nos fils restera A. Lirou, épître à M, Durando, 1819. Le 13 janvier dernier est mort à Mustapha un botaniste qui, pendant près d’un demi-siècle, a travaillé à faire connaitre par- tout la flore algérienne. Né à Carail, province de Coni, en Piémont, le 11 avril 1811, Gaétan-Léon Durando a donc vécu 81 ans. C’est une vie bien longue, qui a eu en outre le mérite d'être une vie admirable- ment bien remplie. Successivement étudiant, séminariste, offi- cier de l’armée italienne, il souffrait de ne pouvoir s’adonner librement à sa passion des voyages, et finit par se démettre de son grade, le 28 août 1838. Je n’entrerai pas dans le détail de ses pérégrinations : ce serait faire double emploi avec la très intéres” sante notice déjà parue. Je dirai seulement que, venu en Algérie en 1850, il ne cessa pendant 42 ans d'explorer le pays et de ré- pandre dans tous les herbiers d'Europele produit de ses récoltes. Cette correspondance ne suffisant pas à satifaire son désir de vulgarisation, il créa en 1853, à Alger, des herborisations pu- bliques qui furent très suivies, surtout par les étrangers. Nom- mé en 1875 professeur de botanique des écoles communales, il inaugura des cours publics qui devinrent le complément de ses herborisations rurales. Il ne cessa dès lors de se dévouer corps et âme à tous ceux qui s’intéressaient à l’aimable science. Une bande de touristes rentrait-elle à Alger avec de gros paquets de plantes dont la détermination embarrassait: vite, chez M. Du- rando. Et lorsqu’après la séance on parlait de ses honoraires au professeur : « Messieurs, répondait-il, j’ai eu grand plaisr à voir et à nommer vos échantillons, je suis payé. ». Outre les excursions du dimanche il en faisait le jeudi avec les élèves des écoles communales; ou bien les élèves venaient chez lui, rue de Tanger, 19; il leur distribuait des plantes qu’on étudiait et qu’on étiquetait. 712 H. GAY Pus tard ce furent les instituteurs qui lui portèrent des plantes le jeudi, et on faisait une conférence. Quant aux herborisations du dimanche, elles eurent lieu régulièrement jusqu’à la dernière maladie de leur directeur: on peut dire qu’il est mort les armes à la main. Cette notice nécrologique pourrait s'arrêter là, si l’auteur avait eu avec celui qui vient de disparaitre de simples relations de botaniste à botaniste, d’éleve à maître. Mais ayant eu, comme tant d’autres, le bonheur de conquérir son affection et d’être admis dans son intimité, je ne puis résister à citer quel- ques traits qui contribueront à le mieux faire connaître. Le fait suivant, que je lui ai entendu raconter plusieurs fois, témoigne de l’ardent amour des plantes qui l’anima dés l’enfance. Son père, agronome distingué, avait concédé au jeune Gaétan un coin de jardin où le botaniste en herbe cultivait les plantes qu’il rapportait de ses promenades. Il en demandait les noms aux amis de la maison et les inscrivait sur des étiquettes de papier. Hélas ! autant en emportait... non pas le vent, mais la pluie, qui lavait l'encre et ne laissait qu’un chiffon de papier blanc au bout d’une petite baguette. Que faire? voici comment fut résolu le problème: Toutes les fois qu'on mangeait des œufs à la coque, le jeune Gaétan se faisait réserver les coquilles, et chacune d'elles devenait un capuchon protecteur pour les chères eéti- quettes. Cela ne vous fait-il pas songer à l'œuf de Christophe Colomb ? Durando ne s’est pas fait naturaliser français quoiqu'il ait passé en France plus de la moitié de son existence. «A quoi bon, disait-il, tous les hommes ne sont-ils pas frères? » Il n’en avait pas moins voué à notre belle France une affection sans bornes. Il était bien Français de cœur, et si quelqu'un pouvait en douter, ce qui suit suffirait pour le convaincre. Un jour que j'étais allé le voir, la conversation roula, par ex- traordinaire, sur un sujet étranger à la botanique. Nous causions de certains cotés de notre littérature populaire, et particulie- rement de ces mauvais pamphlets où, dans un but de lucre on traine dans la boue nos officiers supérieurs. « C’est un malheur, dit-il, c’est une honte ! Au moment où notre patrie affirme sa dignité devant l’Europe, où nofre armée a besoin plus que jamais de paraitre ce qu'’elleest réellement, où nos ennemis nous guettent, nous surveillent, cherchent tous nos points faibles, G.-L. DURANDO 713 comme il doivent rire de nous voir nous-mêmes peindre des Ronchonot et des Ramollot. >» N'est-ce pas là le langage d’un ardent patriote francais ? La bonté de ce grand homme de bien était proverbiale. Le malheur était le plus grand titre à sa sympathie. Quelle que füt sa fatigue, quelles que fussent ses occupations, il quittait tout, courait sur l’heure dans tous les bureaux, faisait le possible et même l'impossible pour ceux qui s'étaient adresses à lui. Que de gens lui doivent une place ! que d’affligés ont trouvé la con- solation auprès de lui! Cette bonté proverbiale, Durando ne la mettait pas seulement au service de ses amis. Il l’étendait à l’humanité tout entière. On peut dire qu’il n'eut que deux grandes passions : l'amour de la nature ct l’amour de l’humanité. Et même celle-ci primait encore celle-là. Aussi un peintre chargé de faire son portrait, et désirant avoir devant les yeux un modele bien vrai, pria-t-il une personne d'assister aux séances de pose et de maintenir la conversation sur l'utopie phalanstérienne. La figure de l’excel- lent l’homme s’illuminait. I! en résulta une œuvre remarquable que bien des personnes ont pu voir dans le salon de Mme Cha- telot. Ce grand amour de l'humanité à fait dire que Duraudo fut socialiste. Socialiste, certes, il le fut, et c'est une de ses gloi- res. Mais il ne faut pas confondre socialisme avec socialisme. Le sien était ce socialisme de bon aloi, socialisme chrétien, qui ne pense qu’à l’interêt de la masse et fait abnégation complète de soi-même. Abnégation si complète que toute la fortune de notre pauvre ami y disparut. Laissons-le parler lui-même : «.. car je ne suis plus capitaliste, je ne possède pas un centime de revenu, quoique mon excellent père m'ait laissé en décembre 1838 une cinquantaine de mille francs, ainsi qu'aux trois autres frères ; l'amour des voyages, des livres, de la vie indépendante, de la botanique, — et surtout mon dévouement aux si consolantes idées d'harmonie sociale par l'association intégrale agricole-in- dustrielle dite phalanstérienne ont consommé le patrimoine : — heureusement plaie d'argent n'est pas morleile.» (Lettre du 27 juin 1890). | L'idéal poursuivi est malheureusement irréalisable, pour la la seule raison que c’est un idéal, et que l’homme n’est pas un 714 H. GAY dieu. On peut dire que, si l’âge d’or a existé quelque part, c’est dans l’imagination de Durando. Je dois relever une légère erreur qui s’est glissée dans la notice dont j'ai déjà parlé. A la page 57, on lit cette phrase : «M. Durandoestmort avant la réalisation d'un desir qu'il avait bien à cœur, celui de voir briller sur sa poitrine la croix de la Légion d'honneur. » Certainement bien des gens y pensaient ; dès 1879, A. Lirou, dans son épitre à M. Durando, écrivait : Et si, songeant à l’un de ses nobles enfants, L'Italie honora tes efforts triomphants, Nous avons tous l’espoir que la France, de même, De l'honneur sur ton sein fera briller l’'emblême. Mais nous pouvons affirmer que ce désir ne vint jamais au maitre lui-même. Il était certainement glorieux des décorations qui lui étaient accordées, il les portait avec fierté; il n’en bri- gua jamais aucune. Il est d’usage, quand on écrit une notice biographique, de tracer le portrait de son personnage. Ce soin est ici rendu superflu par la belle photogravure que M. Courtellemont publia en octobre 1890 dans l’A /gerie artistique et pittoresque, et qui a été reproduite récemment à un grand nombre d'exemplaires. On aurait pu lui donner, pour épigraphe, ces mots de M. Bai- landier : « Nous nous rappellerons certainement toujours, nous qui l'avons connu, celte belle figure souriante, toute rayon- nante du contentement intérieur.» (Allocution aux obsèques de M. Durando). Indépendamment de ce portrait artistique il a été publié deux caricatures qu'il est peut-être intéressant de rappeler. Dans l'une, publiée par l'A /gérie comique et pittoresque, du 16 dé- cembre 1883, et signée Assus, une main de femme présente un bouquet de violettes d’où émerge la tête du bon vieil herborisa- teur, toujours avec sa belle figure souriante, ioule rayonnante du contentemeut interieur. Des botanistes ébahis examinent cette fleur d’un nouveau genre. La légende, sous sa forme un peu gouailleuse, est toute à la louange du pêre Durando. J'ai vu l’autre caricature, publiée dans le même esprit; mais je ne me la rappelle pas assez pour la décrire. Un dernier emprunt, en manière de conclusion, à la gracieuse épitre de Lirou : LG te PET RE CN RTE a tt ee rie LE DR CET AT PT OT dt Fi dit nbghs Fin je+- ” - ; + D Eee NE at Gr u VER 1-77 n @i is ee TRE Al FANS NULS PAT : HART 121 | À RE AL Ve OUT CNET FT ce & » ? 4 LE : Le ? : £ f 4 « LA « à . sa NOTES SUR QUELQUES PLANTES DE LA FLORE ALGÉRIENNE 715 Que le bonheur te"suive ainsi que notre amour : Plein de foi, plein d’ardeur, avance jusqu'au jour Où s’ouvrira pour toi le séjour de lumière. Grand initiateur, marche la tête fière. Oui, Durando, grand iniliateur, a pu marcher la tête fière. Quant au sejour de lumière, il s'est ouvert pour lui à portes toutes grandes. Il n’a plus maintenant qu’à attendre, dans la sérénité du tombeau, le jugement de la postérité. Ne terminons pas sans rappeler la souscription ouverte dans le but d’elever un monument sur sa tombe. Ses nombreux amis se feront un devoir non-seulement d'acquérir la brochure écrite par M. A. Mortier avec la belle photogravure de Courtellemont, mais encore d'aider, dans la mesure de leurs moyens, à la réa- lisation de ce projet. NOTES Sur quelques plantes rares, nouvelles OÙ peu connues DE LA FLORE ALGÉRIENNE Par M. H. GAY. Eudianthe cœli-rosa Rekb., FI. Germ. exc. 824; Batt., FI. d'Algérie, p.140. (Agrostemma L, ; Desf.; Mby, flore d'Alger — Lychnis Desr., ap. Lamk., Dict. II, p. 691 ; Mby, Cat. ; O. Deb. Cat. Boghar et syn. Gibraltar; Lychnidia Pom., Nouv. Mat, p. 207).) — var. speciosa Pom., loc. cit. — Cette variété, carac- térisée surtout par les écailles de la coronule subentières, a le calice tantôt lisse, tantôt muriqué. Elle est très commune sous les deux formes dans la région de Médéa. Elatine alsinastrum L.; Batt., F1. d'Algérie, p. 183. — Le Corso, dans une mare. — Plante nouvelle pour le département Les exemplaires de la liste biographique et les listes de souscriptions se trouvent aux adresses suivantes : MM. A. Morrier, rue Courbet, 7, à Mustapha. Gervais CourrezLeMoNT et Cie, éditeurs, boulevard de la République, 6. Rure, libraire, rue Bab-Azoun, 10. BATAILLE, libraire, rue d'Isly, 25, € 716 H. GAY d'Alger. La flore d'Algérie ne l'indique que d’après l'herbier Pomel, aux environs de Bône. Valerianella olitoria Poll. ; Batt., loc. cit., p. 405. — Djebel Mouzaïa. Senecio leucanthemifolius Poir., Voy. IL, p. 23%: Batt., FI. d'Algérie, p. 472 — S. humilis Dest., FI. Atl. 2, p. 271, tab. 233, forme pinguiculus. — Feuilles charnues, seulement dertées. N'est pas le S. crassifolius Willd. — Bords de la mer à Cher- chell (A. Coutan) et au Corso. Artemisia Verlotorum Lamolte, — A. ru'aaris Batt. FI. d'Algérie, p. 468 ; H. Gay, Florule de Blida, non L. — Depuis la publication de la Flore d'Algérie (dicotylédones), M. Battandier a eu l’occasion de revoir sur le vif la plante de Blida, et lui a trouvé les stolons caractéristiques de l'A. Vertolorum. Sur son invitation, j'ai examiné les exemplaires de mon herbier, et les ai trouvés conformes à la description de Lamotte, quoiqu'ils soient quelque peu incomplets. Tolpis altissima Pers.; Mby; Batt., loc. cit., p. 530. 4 genuina. — Le Corso. ë mullisetulata H. G., Rev. de bot. VIII, p. 49. — Blida, Médeéa. C. Tolpis umbellata Bert.; Mby; Batt., loc. cit. 4 discolor. — Ligules du centre noirâtres. 5 concolor. — T°. concolor Jord. et Four.? — Cette deuxième forme n’est pas signalée dans la Flore d'Algérie. Taraxacum atlanticum Pom.? — J'ai récoité au Nador de Médéa, en 1888 et 1889, et aux Hassen-bén-Ali, en 189), au mois de septembre, un 7araxacurn sur lequel je suis loin d'être fixé. Il semble se rapporter au 7. atlantlicum de M. Pomel, mais les scapes apparaissent en même temps que les feuilles, et même un peu avant comme dans le 7. gymnantlnum DC. Je m'étais mis à le cultiver pour l'étudier sûrement, lorsque des circonstances indépendantes de ma volonté ont anéanti mes dis- positions. Je l’inscris provisoirement dans mon herbier comme var. serolinum du 7. allanticum. Je ne connais d’ailleurs celui- ci que par la description des Nouveaux Matériaux. Chlora intermedia Tenore. — J'avais étiqueté ainsi des échantillons récoltés à Lodi, près de Médéa. La corolle ne dépasse pas d’une longueur entiere les lobes du calice, mais tous les autres caractères sont ceux du grandiflora Griseb. Is sont Dee ET Wen eh a AA NE A RL Ce AE VATOEE Fe AR I LUE SAV SG PASSE E PEOE NE a ; FA Pr ; AQU pret &e ; ll NOTES SUR QUELQUES PLANTES DE LA FLORE ALGÉRIENNE 717 d’ailleurs bien différents des échantillons siciliens de C. interme- diu que j'ai en herbier par l'intermédiaire de M. Corbière. Il est plus rationnel de remplacer ma détermination primitive par la suivante : Ch. grandifiora Griseb. forme depauperalta. Solanum nigrum L., forme macrocarpum Mihi in herb. et ad amicos. — Fruits d’un noir violacé, gros comme une petite cerise. Tiges vivaces par induration, ce qui arrive fréquemment dans cette espèce sous notre climat. Solanum dulcamara L., var. sph@ærocarpum Mihi in herb. et ad amicos. — Dans la Florule de Blida, j'avais inscrit cette plante comme variété, sans lui imposer de nom. Celui que je propose aujourd’hui est celui sous lequel je l’ai distribuée. Est-ce une simple variôte ? Ne serait-ce pas plutôt une espèce, ou tout au moins une bonne sous-espèce ? Elle ne se distingue du type que par ses fruits entièrement globuleux ; mais ce caractère ne me semble pas de petite importance. Je l'ai rencontrée abon- dante presque partout où j'ai herborisé : Blida, Médéa, Damiette, Le Corso. Je n’ai jamais vu en Algérie le type à baies ovales. Odontites atlantica Cosson; Batt.in litt. ad amicissimum A. Coutan — O. rigidifolia var. atlantica Baîtt., Flore d’Algerie 2e app. XV. — Cette plante, qui abonde sur des coteaux brous- sailleux au sud de Cherchel, avait été prise par M. Coutan pour O. purpurea. Lorsqu'il me la fit récolter en septembre 1891, elle me parut à priori différer de l'espèce que j'avais récoltée moi-même à Médéa. Rentré chez moi je me hàtai de procéder à un examen attentif, à l’aide de mes livres et de mes échantil- lons d’herbier. J'en conclus un point certain: ce n’était pas l'O. purpurea. Mais quel était le véritable état civil de notre intéressante scrophulariée ? Sur ces entrefaites, M. Coutan avait soumis des échantillons à M. Battandier, et ne tarda pas à me transmettre la réponse. La voici : « Ce n’est pas l’Odontiles purpurea qui alalèvre supérieure noirâtre et les anthères glabres. Ce n’est pas l'O. discolor, qui a une capsule 5 ou 6 fois plus grosse ; mais c’est peut-etre bien l'O. atlantica Cosson, que j'avais eu tort de lui réunir et que j'ai de nouveau séparé dans l’appendice. L’O. ciliala Pom. est bien voisin aussi. mais il doit avoir le tube de la corolle velu et être cilié au sommet de la lèvre supérieure. « Une seule chose m'empêche d’affirmer nettement la déter- T4 ne à ES HS Va 718 H. GAY ; mination d’O. atlantica, c'est la brièvèté des bractées. Dans tous les cas les deux plantes sont extrêmement voisines. Ce genre est au surplus un des deux ou trois réellement embar- rassants de la flore. » Voici comme conclusion, la description de notre plante : Corolle glabre, à tube longuement exserte, à lèvre supérieure blanche ou rosée, beaucoup plus longue que l'inférieure, quiest purpurine ; anthères bien hispides, affleurant à peine le bord de la lèvre supérieure; calice atteignant difficilement 4mm à l’an- thèse; capsule petite; bractées plus courtes que le calice, ou l’atteignant à peine. Feuilles linéaires. Indument formé de poils raides, apprimés. Tige simple, se divisant vers le milieu en ra- meaux divariqués, le central plus long que les latéraux. — Cherchel, coteaux broussailleux au Tombeau des rois numides et à l’ancien camp. Orobanche atropurpurea Sp. nov. — Je donne ce nom dans mon herbier à une plante que j'ai trouvée deux ans de suite sur les Medicago dans les environs de l’Alma et du Corso, et que j'ai revue, de nombreuses localités kabyles, dans l’herbier de M. Battandier. En voici la description faite sur le vif: Plante pubescente furfuracée, tout entière d’un pourpre vineux. Tige de 2-7 décim. d’un diamètre très variable. Ecailles cauli- linaires linéaires ou linéaires-lancéolées, longuement acumi- nées, les radicales oblongues, peu confluentes, les bractéales de même forme que les caulinaires, égalant ou dépassant les co- rolles, formant un toupet au haut de la grappe. Calice à lobes un peu soudés en avant, bifides, furfuracés-pubescents comme le reste de la plante, égalant à peu près le tube dela corolle. Corolle furfuracée extérieurement, luisante intérieurement, papyracée, à dos un peu arqué, à lobes inférieurs étalés, les deux supé- rieurs dressés, de manière à former bien nettement deux lèvres, le lobe médian de la lèvre inférieure à peu près égal aux autres, les uns et les autres finement dentés. Longueur totale de la co- rolle : 2 centimètres. Etamines à filets légèrement velus, glan- duleux, insérés au bas du tube. Stigmate pourpre, bifide. Odeur faible, plutôt agréable que fétide. Sur les Medicago. — Plante à faciès bien distinct, même en herbier. Le genre Orobanche est trop difficile pour que je veuille éle- ver cette plante au rang de grande espèce, surtout lorsque M. Battandier n’a pas osé s’y aventurer. Mais quelle que soït sa F- COS OR ARR RES RS 7 à 2 be el Dr: AT I NE EE RE RE En GR de : 15,2 DRGEE aa 0 © Fe as 7e SY ù FAN he 4 % FT Rue MR T “. FE Ce Li | WT. is fs ao : ag RE Le da x ” FAT. s ds % e SAT" 9 eo PURES “ Ù à = St RUE 2 J , 7 Uw d L! = ne D : 3 \ J : " * NOTÉS SUR QUELQUES PLANTES DE LA FLORE ALGÉRIENNE 719 valeur spécifique, il est bon de lui donner un nom. Celui que je propose lui convient d’ailleurs parfaitement. Stachys marrubiifolia Viv.; Batt., F1. d’Alg., dycot., p. 705. — Espèce nouvelle pour le département d'Alger. — Cette plante croit abondamment sur les talus broussailleux du littoral, à l'est de l'embouchure du Bou-Merdès (territoire de Bellefon- taine). Elle s’y présente sous deux formes : Dans les endroits secs elle est grêle, peu élevée et a le port du Stfachys arvensis. Dans [les endroits humides, ellé est vigoureuse, la tige est souvent radicante à la base et le port est celui du S. hirta, ce qui me l'avait fait prendre pour l’hybride hirto-marrubiifolia. Aucun caractère ne me permet de maintenir cette determina- tion. La lèvre supérieure paraît bien émarginée, mais ce doit être à la suite d’un déchirement ou d’une érosion, puisque les fleurs récemment ouvertes ne portent pas ce caractère; d’ail- leurs, il s’observe aussi bien sur la forme des lieux secs que sur l’autre. Les bractées sont semblables aux feuilles. Quant au calice, il est plus ou moins velu, la dent supérieure est plus longue et beaucoup plus large que les autres, mais dans des proportions très variables, souvent sur un même pied. En résumé, nous avons affaire à une colonie importante de S. marrubiifolia quelque peu différent de celui que j’ai vu dans l’herbier Battandier ; et la station sèche ou humide a déterminé deux formes de faciès différent quoique à caractères morpholo- giques identiques. Il n’est pas étonnant que notre plante diffère de celle de la Kabylie orientale, puisque les deux habitats sont éloignés d’au moins 200 kilomètres. Ces variations locales sont fréquentes dans les espèces sporadiques, témoin l'Alyssum montlanum et ses différentes variétés. Si l'on tient à donner l’hybridité comme origine probable de cette variation, il faudrait voir dans la plante de Bellefontaine, quelle que soit la forme, un hybride fertile qui se serait perpétué, faisant disparaître complètement le type légitime, grâce à la vigueur habituelle des hybrides et en vertu du principe darwinien de la lutte pour la vie. Qui peut affirmer qu’il en soit ainsi? Mes correspondants pourront juger par eux-mêmes d’après les échantillons récoltés et préparés à leur intention. 720 H. GAY Voici la distribution géographique d’après la flore d'Algérie: Algérie : de Collo à Bône; Bellefontaine à la limile de la Mi- tilja et de la Kabylie. Corse. Italie. Euphorbia peplis L. sp. 652. — DC., Prod. XV. 2. 27.; Desf. F1 Atl.; Mby., Catal.; Nym., Consp. 655. a chlorotica À. Coutan et H. G. in schedulis. © purpurascens À. C. et H. G. Ces deux formes, caractérisées uniquement par la différence de coloration, sont très remarquables sur le terrain, et se recon- naissent même en herbier. La plante distribuée par la Société dauphinoise, 2e série, n° 754, appartient à la forme £. Alisma plantago L. sp. 486, var. lanceolaturn G. G. FI. de Fr. II 165. — À. lanceolalum Rchb. — Le Corso, dans une mare. La plante de cette station a les feuilles tellement étroites (5-18 mm.) que j'ai été tenté de la rapporter à la var. grami- nifolium Ehrb. M. Battandier, dans la Flore d'Algérie, ne distingue pas les variétés d’AZisma plantago. Celle du Corso est pourtant bien distincte, et il n’est pas nécessaire de faire un choix pour en récolter de bons échantillons. Il n’y a qu’elle dans la mare où je l'ai récoltée. Ambrosinia Bassii L. var. angustifolia Engler Monog. Aroid. — Ce n’est qu'une forme de la var. reticulata Engl.. commune partout en Algérie. Au Corso, où cette forme est d’ailleurs très rare, j'ai observé tous les passages entre cet extrême et un autre à feuilles très larges et très grandes. C’est le même fait que celui signalé par M. Battandier sur les feuilles de Biarum. Biarum macroglossum Pomel. Nouv. Mat, p. 390. — B. Borei Blume, p. p. cujus subspecies vel notanda varietas haberi debet. — 8 medeense. — M. Battandier ne voit dans nos Biarum, si différents d'aspect, que des modificatiens peu importantes du type. Assurément toutes celles que j’ai pu étudier dérivent plus ou moins directement du B. Boveë, et il y aurait présomption à les élever au rang d'espèces primordiales. Mais du moment que la nature les a différenciées, ne devons-nous pas constater ces différences par des noms distincts ? Celle que je présente aujourd’hui appartient évidemment au B. macroglossum Pom. quoiqu’elle diffère quelque peu du type décrit, ce qui m'a fait établir une forme spéciale pour la plante NOTES SUR QUELQUES PLANTES DE LA FLORE ALGÉRIENNE 721 de Médéah. Mais il faut conveair, toutefois, que les descriptions de M. Pomel sont le plus souvent trop étroites. La description suivante a été faite d’après les exemplaires récoltés à Médéah, en 1889 et 1890, dans des terrains les uns sablonneux, les autres argileux. Les caractères en italique dif- férencient notre forme du type tel qu’il est décrit dans les Nouveaux materiaux. Spathe pourpre, large de 12-40 imm. à la base, à languette ordinairement étalée, ondulée aux bords, souvent tire-bou- chonnée ; tube gros, ovoïde ou presque globuleux ; spadice éga- lant ou dépassant la spathe, fusiforme, long de 5-12 cm., large de 2-8 mm., subobtus ; épi staminal de longueur variable, égalant tantôt bien plus de la moitié, {antôt à peine le quart de l’espace libre ; 2-6 filets stériles ; feuilles oblongues ou lancéo- lées, obtuses ou subobtuses, parfois un peu ondulées ; souche tubéreuse grosse (3-5 cm.) et isolée, ou un peu moins grosse et prolifère. Je crois qu’une étude générale de nos formes de Biarum est à faire. Me trouvant, il y a deux ans, dans une région très riche à ce point de vue, j'avais commencé de prendre des notes. Les nécessités imprévues de la vie ont encore anéantice projet. Mais mes notes me restent ; elles sont au service du botaniste qui voudrait les utiliser. Typha angustifolia L., var. tenuispicaia O. Deb., Rech. Pyr.-Or. II, p. 245. — Cette variété paraît assez commune en Algérie ; Cherchell, La Chiffa, Corso. Dans cette dernière loca- lité, elle semble avoir formé avec le T. latifolia un hybride qui a les épis très étroits de l’un, contigus comme dans l’autre. Corso, le 43 juillet 1892. ELECTIONS DU CONSEIL POUR 1893 Les enveloppes destinées à contenir les bulletins de vote sont encartées dans ce numéro. À cause du retard involontaire sur- venu dans la publication des derniers numéros de la Revue, le dépouillement des votes se fera seulement le 25 janvier 1893. Rev. S. fr, b. (décembre 1892) 46 722 COMMUNICATIONS CHOIX DE LA RÉGION A EXPLORER EN 1893 La session de la Société à Ax-les-Thermes, au mois d’août dernier, parfaitement organisée par nos distingués confrères, MM. Marcailhou d’Aymeric, a été favorisée par le temps; la réunion était nombreuse et, malgré la sécheresse exceptionnelle de l’été, les récoltes ont été intéressantes. À la séance de clôture, on a proposé pour la session de 1893 une des parties les plus riches des Alpes françaises, la vallée de la Romanche, avec séjour au col du Lautaret, à 2000 mètres d’alti- tude, point culminant de la route de voiture de Grenoble à Briançon; cette proposition a été adoptée à l'unanimité. Mais d’après les renseignements que j'ai recueillis dernièrement à Grenoble, il paraît préférable de remettre cette excursion à l’an- née suivante. L’hospice du Lautaret est insuffisant pour une réunion nom- breuse ; nous pourrions être obligés de nous diviser en deux ou trois groupes et d’aller nous loger, les uns au Lautaret, les autres au Villar d’Arène ou à la Grave; l’intérêt de la session serait alors bien diminué. Un hôtel plus spacieux sera ouvert au Lau- taret en 1894 et, avec les locaux actuellement existants, nous offrira un gîte assuré. Nous prions nos honorables collègues de nous donner leur avis et de nous faire part des renseignements qu'ils jugeraient utiles. Les deux régions proposées en 1891, le Jura et les Alpes-Maritimes, restent à l’ordre du jour ; le choix appartient à la Société, surtout à ceux de ses membres qui doivent prendre part aux sessions. La question de la date des sessions a aussi été traitée, soit dans les réunions, soit par lettres. Il est vrai que cette date.est un peu tardive; cependant, nous ne manquons pas en France de localités élevées, intéressantes à explorer même en septembre, et les plantes montagnardes de l’arrière-saison sont généralement les moins connues et les moins répandues dans les herbiers. D'ailleurs, la proposition de nos sessions de vacances a été émise par plusieurs de nos collègues, qui ne sont pas li- bres avant le 15 août, et il ne serait pas juste de les priver d’as- sister à ces agréables herborisations que nous devons à leur initiative. Ed. M. Lee . RECHERCHES SUR QUELQUES OENANTHE — Par M. J. FOUCAUD L'Œnanthe peucedanifolia (1) (fig. 1) a été décrit, comme on le sait, par Pollich dans son Historia plantarum in Palatinatu sponte nascentium (1776) etl'Œ. silaifolia (2) (fig. 2) par Mars- chal von Bieberstein dans son Flora Taurico-Caucasica (1808- 1819). (1) « Œnanthe peucedanifolia foliisomnibus linearibus, radicalibus bipinnatis, caulinis pinnatis, involucro universali nullo, radicum napu- lis ovatis sessilibus. « Circa Lanteren in pratis humidis passim : retro Sembuch versus die lange Meil in pratis siccioribus circa Cuset in pratis. Floret junio. « Umbellæ radiatæ. Flores albissimi in radio valde irregulares sunt, ultra duas lineas in diametro habent. Petala cordata semibifida in cen- tro majorem regularitem habent. Calyx evidens quinquedentatus ger- men coronat, Antheræ subrotandæ flayæ. Stigmata alba obtusa. Napuli ex cylindrico-ovati, plurimi albi sessiles, in fasciculum congesti radi- cem constituunt, singuli basi in fibram albam terminantur. Caulis erec- tus, cubitalis, basi rubellus, cæterum læte viridis, glaber, sulcatus, dichotomus, geniculatus, Folia alterna, vaginantia triangularia, quatvor quinque pollices longa, tres pollices lata, inferiora bipinnata, suprema simpliciter pinnata sunt, segmentis omnibus lineari-lanceolatis inte- gerrimis, in supremis foliis longioribus et ad unum latus directis, om- nia læte viridia glabra. Vaginæ striatæ glabræ. Umbella universalis plana ex radiis compositis septem decem constat ; umbellam partialem convexiusculam ultra triginta radii efformant. [nvolucrum universale nullum, rarissime unicum foliolum adest ; partiale polyphyllum, folio- lis subulato setaceis umbellula brevioribus (Poillich, Hist. plant. Pal. A), p. 289 (1776). (2) « Œnanthe silaifolia foliis subconformibus : laciniis inferiorum lanceolatis, superiorum linearibus, involucro nullo, tuberibus radicali- bus fusiformibus ellipticis sessilibus. Sm. brit. 1, p. 318. Engl. bot. 348. « Habitat in Taurida maxime meridionali, circa Vikitam occurrens. « Facies et statura OE peucedanifoliz Pollichii a qua difiert foliorum laciniis in universum brevioribus et præsertim in foliis inferioribus valde abbreviatis atque dilatatis; umbellis 3-6 radiatis, nec 7-10 radia- 724 J. FOUCAUD Pollich, dans la description de sa plante, ne dit rien des fruits où résident des caractères spécifiques très importants ; quant à Bieberstein, il passe également sous silence les caractères prin- cipaux, ceux des rayons de l’ombelle et ceux des fruits, qui la différencient de l'Œ. peucedanifolia. L'insuffisance de ces descriptions devait contribuer à faire confondre ces deux plantes. Les caractères décrits par Pollich et par Bieberstein sont peu constants et, dans beaucoup de cas, ils s’appliquent aussi bien à l'O. silaifolia qu'à l'O. peucedanifolia ; mais il n’en est pas ainsi de ceux fournis par les rayons de l’ombelle et par les fruits, qui permettent si facilement de distinguer ces deux plantes. Les caractères de l'O, silaifolia ont été parfaitement compris par Godron (F1. Fr.1, p. 714) qui-a donné de-cette plante une bonne description, mais il en est autrement pour ceux de l’OE. peucedanifolia, car les fruits de cet OEnanthe ne sont pas munis à la maturité de côtes en nombre double de ceux des espèces voisines et les rayons de l’ombelle ne sont pas toujours grêles, comme le dit cet auteur. C’est également à tort qu’il indique la base des fruits comme étant dépourvus d’un anneau calleux. Smith (Zngl. Bot. 5, p. 348 (1796)), l’un des premiers, confon- dit avec l'O. peucedanifolia V'OŒ. silaifolia qui ne fut distin- gué que longtemps après par Bieberstein et il donna de cette plante une figure qui représente exactement l'O. silaifolia. Sprengel (Syst. vegelab. 1, p. 889 (1825) ) reconnut cette erreur et rapporta la plante de Smith à celle de Bieberstein. Quelques auteurs, teis que de Candolle (Prodr. 4, p.137 (1830) ), Reichenbach (F1. excurs., p. 463 (1830-1832), Bertoloni (F1. îlal., 3, p. 241 (1831) ) citèrent la synonymie de Sprengel, mais d’autres, et en particulier Koch (Syn., éd. 2, p. 322 (1843) ), Ledebour (F1. ross. 2, p. 269 (1844) ), Godren (F1. Fr. 1, p. 714 (1848) ) n’en firent aucune mention. Ces derniers auteurs ont probablement pensé que la plante de l’Europe occidentale différait de celle de Bieberstein. Godron tis ; corollis æqualibus, denique radicis tuberibus non ovatis sessilibus fibra elongata terminatis, sed oblongis utrinque attenuatis. Involucella polyphylla brevissima : foliis lanceolatis, albido-marginatis. Fructus subsessiles obtuse costati. Sulet una alterave umbellula vel in totum, vel flosculis ambitus longius pedicellatis sterilis esse (Marschal von Bieberstein Flora Taurico-caucasica, Suppl. p. 232). » RECHERCHES SUR QUELQUES ŒNANTHE 725 rapporta cependant la plante des environs de Narbonne, dont il a vu des spécimens, à celle distribuée, en 1836, par Hohenacker (Unio itiner.) des environs de Lankoran. La plante publiée par Hohenacker et dont j'ai étudié des spé- cimens authentiques dans plusieurs herbiers, diffère en effet de notre plante la plus répandue par ses feuilles à segments plus élargis, mais cette forme, ainsi que des intermédiaires, existe aussi en France. Je l’ai reçue notamment des départements de Maine-et-Loire, de l'Aisne et de la Nièvre, et, dans la Charente- Inférieure, j'ai recueilli des exemplaires qui s’en rapprochent beaucoup. Je dois, de plus, ajouter qu'ayant cultivé de semis l’'Œ. silaifolia des environs de Montpellier, j'ai obtenu des échan- tillons dont les feuilles des repousses n’ont offert aucune diffé- rence avec celles de la plante de Lankoran ; quant aux feuilles du printemps, elles étaient en tout semblables à celles de notre plante laquelle est identique à celles de Montpellier et de Nar- bonne et à l’Œ. silaifolia de Pise publié par Savi (Bill. exs. n° 3393). L'Œ.silaifolia diffère de l'Œ. peucedanifolia par sa glauces- cence, par les rayons de l’ombelle très épais à la maturité, par ses fruits non contractés sous le limbe du calice, non atténués à la base, mais comme tronqués et munis d’un anneau calleux. Par suite de cette forme des fruits, les ombellules sont compac- tes ce qui les éloigne beaucoup de celles de l'Œ. peucedanifolia qui sont làches, les fruits étant atténués aux deux extrémités. Les autres caractères de l'Œ. silaifolia sont peu constants : ainsi, les segments des feuilles offrent différentes formes qui les relient à ceux des feuilles de l'Œ. peucedanifolia, les fibres ra- dicales ne présentent le plus souvent aucune différence avec celles de ce dernier et les rayons de l’ombelle sont plus ou moins nombreux (5-10), plus ou moins allongés et plus ou moins épais à la maturité ; lorsqu'ils sont nombreux, ils sont moins épais, mais ils le sont toujours plus, même à l’état jeune, que ceux de l'Œ. peucedanifolia. L'Œ. silaifolia n'avait encore été signalé par nos Flores qu'à la Rouquette près de Narbonne et à Mireval près de Montpellier (Godron, F1. Fr. 1, p. 714), à Roquehaute (Loret et Barrand., F1, Montp., éd. 2, p. 207), à Seurre et à Maison-Dieu ide A FE, Côte-d'Or, p. 200 et 624). Cette plante m'a été envoyée des départements ci-après par 726 J. FOUCAUD divers correspondants que j'avais priés de me communiquer les Œnanthe de leurs environs : Basses-Pyrénées, Gironde, Landes, Charente-Inférieure, Charente, Deux-Sèvres, Vienne, Haute- Vienne, Sarthe, Côtes du-Nord, Manche, Calvados, Indre-et- Loire, Marne, Meuse, Cher, Aude et Hérault. Dans divers herbiers, où elle se trouve sous différents noms, je l’ai vue de plusieurs autres départements et notamment des suivants : Loire-Inférieure, Loiret, Eure-et-Loir, Seine-et-Oise, Seine-et-Marne, Seine-Inférieure, Somme, Aisne, Marne, Yonne, Côte-d'Or, Nièvre, Allier, Rhône, Dordogne et Creuse. Comme on le voit, cette plante est très répandue en Franceeëet c'est à cette espèce qu'il faut rapporter l'Œ. peucedanifolia de la plupart de nos Flores et de nos catalogues de l'Ouest, du Cen- tre et du Nord dela France. Indépendamment des caractères cités plus haut, l'O. peuce- danifolia se distingue de l'OE. silaifolia par sa teinte verte, par ses fruits oblongs-cylindriques, ovoides ou ovoides-oblongs et par les rayons de l’ombelle qui sont grèles ou légèrement épais à la maturité, mais toujours beaucoup moins que ceux de l'Œ. silaifolia lors même que ceux-ci sont peu développés. Lorsque les fruits de l'Œ. peucedanifolia sont oblongs-cylin- driques, les méricarpes sont le plus souvent un peu renfilés à la base à la maturité, ce qui constitue un anneau calleux, et lors- qu'ils sont ovoides ou ovoides oblongs, ou qu'ils présentent des formes intermédiaires, cet anneau n'existe ordinairement pas. Dans ce cas, ils ressemblent beaucoup aux fruits de l'Œ. Lache- nulii et quelquefois même ne peuvent en être séparés. L'Œ. peucedanifolia parait moins répandu en France que l'Œ. silaïfolia ; je ne l'ai, en effet, recu ou vu dans les herbiers, que des départements suivants : Vendée, Loiret, Eure Aube, Yonne, Côte-d'Or, Vosges, Haute-Saône, Cher, Haute-Vienne, Puy-de-Dôme, Hérault et Gard. La plante à fruits oblongs-cylindriques est plus répandue et c’est à cette forme qu’appartiennent les exemplaires que j'ai vus de l'O. peucedanifolia de Bitche publiés par Schultz (emsice. n° 74). L'OEnanthe du Palatinat distribué par Koch (Bill. e- sic. N° 371) a des fruits moins allongés que ceux de cette forme et des échantillons dépourvus de fibres radicales, à tiges dures à peine fistuleuses et à fruits ovoïdes ou oblongs, ne peuvent être séparés de l’espèce OE. Lachenalii Gmel. ETS, 7 RECHERCHES SUR QUELQUES ŒNANTHE 727 Lorsque les fruits des OŒEnanthe du groupe de l'O. peuceda- nifolia sont peu avancés, les côtes secondaires sont aussi dé- veloppées que les côtes primaires et l'anneau calleux, qui s'ob- serve le plus souvent à la maturité dans les fruits oblongs-cy- lindriques de l'O. peucedanifolia, n'existe ordinairement pas à l’état jeune. C’est, sans aucun doute, ce jeune fruit que Godron (F1. Fr. 1, p. 714) a décrit, puisqu'il l'indique comme étant oblong-cylin- drique, à base dépourvue d’anneau calleux et muni de côtes en nombre double de ceux des espèces voisines. À l’'Œ. peucedanifolia doit être rapporté l'Œ. media Bor. (F1. cent., éd. 3, p. 277, non Gris.). Boreau, ayant confondu l'Œ. silaifolia avec l'Œ. peucedani- folia, prit ce dernier pour une-espèce inédite lorsqu'il le décou- vritau bois de Marmagne, près de Bourges. Plus tard, il le rap- porta, mais avec doute, à l’'Œ. media Gris., plante que je n’ai encore pu suffisamment étudier, mais qui, d’après des échan- tillons publiés de Smyrne, en 1854, par Balansa, et de Grèce, en 1880, par M. de Heldreich, n'offre aucune différence avec l'Œ. silaifolia. En 1853, l'Œnanthe du bois de Marmagne a été publié par Déséglise, dans les centuries de Billot (eæsicc. n° 1205), et dans l’herbier Boreau il existe de nombreuses parts de cet ŒEnantihe provenant du bois de Marmagne ; de la forêt de Galembert, près de Cerbois ; des bois de Contremaret, près de Bourges ; de Charou, près de Marmagne, etc. Dans le cours de mes recherches, j'ai constaté aussi que l'Œ. Lachenalii a été quelquefois confondu avec l'Œ. peucedanifolia. Les fruits de ces plantes, comme je l'ai dit, n’offrent parfois aucune différence entre eùux, mais les caractères des fibres radi- cales, des tiges, des feuilles et des ombelles permettent presque toujours de les distinguer facilement. Dans l'Œ. Lachenalii, les fibres radicales sont charnues, allongées, filiformes ou renflées à leur extrémité en massue allongée, les tiges sont dures, très peu ou pas fistuleuses, les feuilles inférieures ont les segments plus larges que ceux des feuilles supérieures, et les ombelles ont de 10 à 15 rayons, tandis que dans l’Œ. peucedanifolia les fibres radicales sont renflées dès leur base en tubercules napiformes ou uu peu allongés, la tige est très flstuleuse et facilement compressible, les feuilles sont toutes semblables et les ombelles ont de 5 à 10 rayons. 728 J. FOUCAUD L'OE. Lachenalii n’est pas rare en France et quelques auteurs ont signalé l'Œ. peucedanifolia sur certains points d’où je n'ai pu recevoir, malgré des recherches réitérées, que l’Œ. Lache- nalit. En terminant, je suis heureux d'exprimer toute ma gratitude à M. Franchet, dont la complaisance est inépuisable, et quia rendu si faciles mes recherches dans les herbiers du Muséum. Que mon ami, M. L. David, à l’habile crayon duquel est due la planche qui accompagne ce travail, reçoive aussi tous mes remerciements. Je ne saurais également trop remercier mes honorables correspondants qui m'ont commnniqué les Œnanthe de leurs environs ou qui ont si généreusement mis à ma dispo- sition leurs précieuses collections. Qu'ils me permettent de leur exprimer, à tous, mes sentiments de plus sincère et de plus vive reconnaissance. Jardin botanique de Rochefort, le 15 septembre 1892. EXPLICATION DE LA PLANCHE ‘ Fic. 1. Œnanthe peucedanifolia Poll. — Ombelle mûre degran- deur naturelle. 1. Fruit mûr de grandeur naturelle. ?. Méricarpe mür de grandeur naturelle. 3. Fruit mür grossi trois fois. 4, Méricarpe mür grossi trois fois. Fic. 2. OŒEnanthe silaiïfolia M. Bieb. — Ombelle müre de gran- deur naturelle. . Fruit mûr de grandeur naturelle. . Méricarpe mür de grandeur naturelle. . Fruit mür grossi trois fois. CO 2 — . Méricarpe mür grossi trois fois. L= BIBLIOGRAPHIE Compte-rendu botanique del’excursion trimestrielle du 12avril faite à Saint-Médard en Jalle (Gironde), et observation sur plusieurs des plantes recueillies, par M. E. Henry BROCHON (Extrait des procès-verbaux de la Société linnéenne de Bor- deaux, 5° série, tome 44). Bordeaux, 1891. Une herborisation dans le Sud-Ouest, le 12 avril, après un hiver rigoureux et long, est un peu précoce, mais « il n’y a pas d'époque où le botaniste ne puisse faire quelque observation profitable et enrichir son herbier de quelque forme ou de quel- que état digne d'intérêt. » M. Brochon discute en passant la spontanéité, douteuse en Gironde, du Narcissus incomparabilis Mill. ; un peu plus loin il remarque que l’époque de la floraison des Uleæ n’est pas un caractère suffisant pour déterminer les U. europœus L., U. Gallii Planchon et U. nanus Smith, puis- que l’un d’eux, l’U. europœus, « fleurit ici dans toutes les sai- sons. et n’a jamais, sur notre littoral, à Arcachon par exemple, de plus magnifiques fleurs d'or, qu'aux mois d'août et de sep- tembre. » S’il faut en croire un vieux dicton populaire, il en est de même plus au nord, également à l’ouest, où l'on ne connaît pas un mois qui ne voie les ajoncs en fleur. Plusieurs violettes ont attiré l'attention de notre savant collè- gue, notamment la variété Zætevirens Clavaud du Viola hirla L., variété distincte du type « par son aspect plus lâche, sa gla- brescence, ses feuilles plus molles, plus courtes et « d’un vert gai », par ses grandes fleurs à fond blanchâtre et à larges péta- les presque toujours entiers, non émarginés.»> Clavaud lui ayant avoué qu’il avait peut-être été trop timide et donné à cette plante un rang trop inférieur, M. Brochon serait « enclin à publier le V. Clavaudi. » Les V, reichenbachiana Jord. et V. riviniana Rchb., trouvées dans le même bois, ne paraissent pas plus différentes l’une de l'autre que le V. Zætevirens du V. hirta. La rencontre d'un Zaraxacum donné par Laterrade comme le T. erythrospermum Andrz. amène M. Brochon à étudier l'histoire et la synonymie des formes girondines du groupe du T. officinale Wiggers ; au moins étranger à l’école analytique, il n’admet pas les plantes décrites par M. Jordan et adoptées par 730 BIBLIOGRAPHIE Boreau. Tout en discutant la valeur du 7. erythrospermum qu’il considère comme une variété du 7. lævigatum DC., il lui reconnaît un caractère non encore signalé par les auteurs, «à savoir, que la hampe s’amincit progressivement dans toute sa partie supérieure surtout chez la plante des terrains sablonneux, tandis que, dans le 7. officinale, c'est à peine si elle diminue de grosseur sous la calahide ; » Desfontaines a bien attribué ce ca- ractère à son 7. dens leonis, mais il n'indique pas que l’atténua- tion de la hampe est longuement progressive; d’ailleurs, le T. dens leonis Desf. comprend aussi bien le 7. erylhrospermum que le 7. officinale, etc. En résumé, M. Brochon classerait ainsi qu'il suit les taraxacums girondins : & TARAXACUM OFFICINALE (With. sub Leontodonte), Wigg.; Leontodon taraxacum L.; Tarazacum dens leonis Desf. « Stirpe unique, offrant chez nous trois espèces : « T. OFFICINALE Des M., Bonnet, Gremli, etc. & T. LÆVIGATUM (Willd. sub ZLeontodonte) DC.; T. erythro- spermum Andrz. et 7. corniculutum DC. représenté ici (exclu- sivement ?) par la variété £ erythrospermum Andrz. « T. PALUSTRE (Smith, sub Leontodonte) DC., GG., etc. » Peut-être, cependant, M. Brochon rangerait-il le 7. læviga- tum avec le T. oborvatum DC. dans le Taraxacurn laraxacoide Willkomm ; mais alors, ne pourrait-il pas, sans être taxe de témérite, changer ce nom malheureux ? Ed. M. Compte-rendu botanique de l’excursion trimestrielle du 31 mai 1891, à Monségur, par M. E.-Henry BRoCcHON (Ibid.). Bordeaux, 1891. L'intérêt de l’excursion consistait principalement en ce que cette partie de l'Entre-deux-Mers avait été jusque-là peu explorée et était à peine citée dans les flores. Parmi les espèces de la région, on remarque plusieurs orchidées ; Serapias lon- gipetala, Orchis coriophorus, O. laxiflorus, O0. maculatus, O. viridis, etc. ; une forme d'Æuphorbia rerrucosa de taille moins élevée que le type, d’une teinte générale vert cendré, à feuilles plus petites, plus étroites, plus fermes, glabres ou à peine pubescentes ; les rayons de l’ombelle dépassent trois fois les feuilles de l’involucre, les bractées sont à peine colorées et BIBLIOGRAPHIE Tai la floraison est plus précoce. Cette plante et plusieurs autres seront, de la part de M. Brochon, l’objet d’études ultérieures. Ep. M. Notes sur diverses plntes recueillies à Saint-Mariens, le 27 septembre 1891, par M. E. Henry BRrocHON (7b54.). Bor- deaux, 1891. Le but de cette excursion était la recherche du Linaria cir- rhosa Willd., plante méditerranéenne découverte, peu d'années auparavant, dans la Gironde par M. Merlet, dans la Charente- Inférieure par M. Foucaud, et enfin, à Saint-Mariens, par le même distingué botaniste. Bien que la localité précise de Saint- Mariens eût été indiquée à M. Brochon par M. Foucaud, le Z. cirrhosa ne fut pas récolté, mais M. Brochon rapporta une nou- velle série d'observations sur d’autres plantes, notamment : sur la valeur du genre Succisa ; sur la place,dans la classification, des polycarpées qu'il range dansles caryophyllées, à la suite des alsi- nées ; sur l'importance spécifique et la synonymie de l’Ornitho- pus roseus L. Dufour, O. salivus GG. an Brot.? etc.; il étudie les caractères distinctifs du Thymus serpillum et du Th. cha- maedrys et exclut le Solanum villosum de la Flore de la Gi- ronde, la plante ainsi nommée par Laterrade est le S. ochroleu- cum Bart. ou le S. miniatuin Willd. dont plusieurs auteurs font de simples variétés du S. nigrum L. Avant de reprendre le train, les excursionnistes explorent les landes et les bois voi- sins de la gare ; parmi quelques plantes automnales plus ou moins communes, ils recueillent en abondance l’Allium ericetorum Thore, À. ochroleucum GG. an W. et K.? M. Brochon regrette que ce dernier nom soit antérieur au premier, mais il émet des doutes sur leur synonymie; je faisais la même réflexion en her- borisant entre deux trains, dans les mêmes bois, presque à la même époque ; l’ail des clairières des bois de Saint-Mariens est évidemment celui de Thore, il n’est pas certain qu’il soit identi- que avec la plante de Waldstein et Kitaibel. Ensuite se présen- tent : le Parnassia palustris, les Drosera rorundifolia et intler- media, le Narlhecium ossifragum et, près de la gare, le Linaria striata. « En fait de Linaria, » dit M. Brochon en términant, « celui-ci ne remplace pas pour nous le cirrhosa. » Eo. M. 732 BIBLIOGRAPHIE Inventaire général des plantes vasculaires de la Sarthe indigènes ou naturalisées et se reproduisant spontanément. 4er fascicule, Polypétales, par M. Ambr. Gentil, professeur au Lycée du Mans. — In-8° de 112 p. Le Mans, Monnoyer, 1892. Aucun travail général sur la Flore de la Sarthe n'avait paru depuis la Flore du Maine de Desportes, publiée en 1838, lors- que M. A. Gentil donna, en 1884, sa Petile Flore mancelle qui a eu, cinq ans après, une deuxième édition; plusieurs documents nouveaux ayant vu le jour depuis cette époque, principalement dans le Bulletin de la Societé d'agriculture, sciences et arts de la Sarthe et dans cette Revue de botanique, M. Gentil a pensé qu'il serait utile, avant de procéder à une révision de la flore sar- thoise, de réunir les renseignements disséminés en les contrôlant d’après ses observations personnelles et les communications des botanistes du pays. « Les nombreuses formes signalées comme variétés, dit-il, sont loin d’avoir une égale valeur... mais il me semble à propos de les inventorier toutes avant de prononcer définitivement l'exclusion de celles que leur médiocrité con- damne à l’oubli. » Les descriptions étant inutiles dans cet Zn- ventaire général, l’auteur s’est borné à quelques notes brèves et intéressantes sur les plantes critiques. A titre de nouveauté, on remarque un Nasturtium récolté par M. Thériot et signalé par lui comme un hybride des N. silvestre R. Br. et N. amphi- bium R. Br.: N. silvestri X amphibium Thériot. Les exemplai- res du genre Rasa ont été revus par M. Crépin, mais M. A. Gen- til tient à prendre la responsabilité de leur classement et range comme variétés, sous une dizaine d'espèces, tous les individus qu'il a étudiés. Les espèces indiquées à tort ou avec doute par les auteurs sont inscrites à leur place avec la mention à exclure où à recher- cher, Suivant la probabilité ou l’invraisemblance de leur pré- sence dans la Sarthe. Ces plantes ne portent pas de numéro d’or- dre; les espèces, admises comme telles par l’auteur, sont seules numérotées et sont au nombre de 424 pour les polypétales. L'ouvrage entier de M. A. Gentil comprendra trois autres fas- cicules et formera un volume de 350 à 400 pages qui sera ter- miné dans trois ans environ. Ed. M. COMMUNICATIONS — NOUVELLES ——— SOCIÉTÉ BOTANIQUE ET ENTOMOLOGIQUE DU GERS Cette société est due à l'initiative des principaux naturalistes du Gers, parmi lesquels nous comptons plusieurs de nos plus dévoués collègues, qui ont été aussi membres fondateurs de la Société française de Botanique. Les statuts étant en général analogues à ceux des autres sociétés savantes, nous citons seulement les articles suivants : « ART. 4er, — Ilest fondé une Société de botanique et d’ento- mologie dans le département du Gers, ayant son siége à Auch. «€ ART. 2. — Elle a pour objet : 1° d'étudier la floreet la faune entomologique du Gers; 2° de composer un herbier départe- mental; 3° de répandre la connaissance des plantes usuelles, des insectes utiles et nuisibles ; 4 de faciliter, par des travaux communs, les études de chacun de ses membres ; 5° de concourir ainsi au progrès de la science. « ART. 10. — Des excursions seront faites sur plusieurs points du département. Un comité d’études est institué pour la détermination des plantes et des insectes. Les plantes seront envoyées en deux exemplaires, dont un pourra être retenu pour l’herbier départemental. Les insectes (en double aussi, autant que possible), seront expédiés, piqués et numérotés, dans des boîtes. Tous les échantillons devront être adressés franco au président. Les frais de retour seront à la charge du destina- taire. » « La Société Botanique et Entomologique du Gers se fonde. dans des conditions exceptionnelles de recrutement et de fonc- tionnement qui lui assurent, nous l’espérons du moins, une existence durable et féconde. « Nous faisons appel aux savants, aux simples collectionneurs, aux personnes désireuses d'entreprendre des études remplies d’attrait, aujourd’hui accessibles à tous. Nous accueillerons avec reconnaissance les amis des sciences naturelles qui voudraient venir à nous dans le seul but de contribuer à une œuvre utile. « Nous serions particulièrement heureux de pouvoir compter sur l’adhésion de messieurs les instituteurs du Gers, qui ont 734 ÆOMMUNICATIONS — NOUVELLES intérêt à connaître le nom et les propriétés des plantes, le nom et les mœurs des insectes, depuis que des notions pratiques de botanique et d’entomologie sont comprises dans le programme des écoles primaires. Ce sont eux qui, dans notre pensée, sont appelés à recueillir les meilleurs bénéfices d’une association dont ils ont inspiré l’idée première. Le jour où, secondés de leurs élèves présents et anciens, ils voudront réunir dans un herbier les six ou sept cents espèces végétales de leur commune, créer près de l’école un petit jardin botanique — il suffirait de lever en motte et de transplanter en pleine végétation les prin- cipales espèces médicinales et agricoles trouvées cà et là — et former une collection scolaire d'insectes utiles et nuisibles, ce jour-là notre concours leur sera acquis, et la tâche deviendra aisée. Ils ne sauraient en imaginer une plus convenable pour occuper et charmer leurs loisirs. « Les collections ne valent que comme instruments d'étude : elles doivent être accompagnées d’une bibliothèque. Les ouvra- ges que nous recommandons ci-après sont d’un prix assez élevé, et bien des personnes reculeront devant la dépense. Nous enga- geons vivement les administrations communales à en faire l’ac- quisition, et à les placer dans les bibliothèques scolaires pour lesquelles ils sont tout désignés. Supérieurs, comme valeur éducative, à tous ceux qu’on y trouve habituellement, ils con- tribueraient, les Flores surtout, à développer chez les jeunes gens de nos campagnes de précieuses qualités morales, l'esprit d'observation et de méthode, le goût de la lecture et la voca- tion agricole. » Membres fondateurs : MM. Decker-David, directeur de la Ferme-Ecole de la Hourre, à Auch, président de la {Société d’Encouragement à l'Agriculture et du Syndicat des Agricul- teurs du Gers ; l’abbé Delherm de Larcenne, curé-doyen, à Gimont ; Demazure, professeur d'agriculture d'arrondissement, à Lectoure ; Diomard, professeur au Lycée; Duffort, pharma- cien à Masseube ; l’abbé Duprat, professeur au Petit Séminaire d’Auch ; d'Esparbès, garde général des forêts ; Fard, instituteur à Aujan-Mournède, près de Masseube; Fourié, professeur à l'Ecole Normale; Galandy, inspecteur primaire, à Auch; Gauché, professeur à l'Ecole Normale; Laborie, expert- géomètre à Auterrive, près d’Auch ; Lacoste, professeur dépar- COMMUNICATIONS -— NOUVELLES 735 temental d'Agriculture du Gers; Lagarde, avocat, à Auch; Mondon, professeur au Lycée; Montlaur, contrôleur des Con- tributions directes, à Auch. Le bureau est ainsi composé : President, M. LACOSTE ; vice- President, M. Durrorr; Secretaire-Tresorier, M. LABORIE. Les excursions ont lieu le jeudi ou le dimanche pendant les saisons favorables ; les membres de la Société française de botanique sont invités à y prendre part. PLANTES D'ESPAGNE. — M. E. Reverchon, botaniste bien connu, a herborisé cette année dans la province de Teruel ; il a exploré une région montagneuse élevée (2000 mètres) et fort riche, Camarena et la Sierra de Camarena. Ses récoltes sont préparées avec le plus grand soin, consciencieusement'étudiées et soumises à l'examen des botanistes les plus autorisés ; la liste de ses plantes contient bon nombre d'espèces rares et remar- quables, entre autres : Delphinium hispanicum Willk. ; Matthiola lanata DC. ; Silene rubella DC.; S. tridentata Desf., S. legionensis Lange ; Ceras- tium perfoliatum L.; Lathyrus membranaceus Presl; Astraga- lus incurvus Desf., A. pilosus DC. (?); Sedum nevadense Coss. ? S. amplexicaule DC. ; plusieurs Saxifrages rares ; Guillonea scabra Coss.? Conopodium ramosum Costa ; Aster aragonensis Asso ; Cirsium acaule AIl., var. mycrophyllum Willk.; Centau- rea Boiïssieri DC., C. lingulata Lag.; Jurinea humilis DC.; Campanula hispanica Willk. ; C. fastigiata Desf. ; Echinosper- mum (nova species?) ; Rochelia stellulata Rchb. ; Veronica assoana Willk.; Sideritis pungens Benth., var. ; Teucrium aragonense Loscos, var. ; Ceratocalyx macrolepis Coss. ; Quer- cus faginea Lamk.? Juniperus thurifera L.; Tulipa australis Willk.; Poa ligulata Boiss., P. flaccidula Boiss. et Reut.; Fes- tuca bystrix Boiss., etc. Une note sur les plantes douteuses sera envoyée prochaine- ment aux souscripteurs qui les auraient reçues avant que la détermination n’en eût été confirmée ou rectifiée. Le catalogue vient de paraître, on peut le demander à M. Elisée Reverchon, à Bollène (Vaucluse). BULLETIN DE L’HERBIER BOISSIER. — M. Eug. Autran, conser- vateur de l’herbier Boissier, à Chambésy, près de Genève 736 COMMUNICATIONS —: NOUVELLES (Suisse), entreprend, sous le titre de Bulletin de l'herbier Boîïssier, la publication de travaux originaux, de notes, etc., de botanique systématique générale. Ce nouveau recueil formera chaque année un fort volume in-8° de 400 pages environ, avec planches. Le premier fascicule doit paraître incessamment. Le prix de l’abonnement est de 12 francs par an pour la Suisse, 15 francs pour l'étranger. Les abonnements sont recus à l’Æerbier Boissier, à Cham- bésy (Suisse). DISPOSITION DU TOME X DE LA REVUE. — Conformément à la règle observée dans la Revue, de publier tous les travaux sans interruption dans la pagination, la place réservée pour la Floruie des Corbières laisse actuellement une lacune de 336 pages qui sera remplie, le plus tôt possible, par un numéro supplémentaire, n° 120 Bis, contenant la fin de l'ouvrage de Timbal; physiquement incapable d'écrire pendant plusieurs mois, je n'ai pu poursuivre la publication de ce travail. Les premiers numéros de 1893 seront prêts à paraître à de très courts intervalles, de sorte que le tome pourra être à jour pro- bablement vers le 15 avril. Le Secrêétaire général de la Socièté française de Botanique, gérant de la Revue de Botanique, Ed. MARCAIS. ÿ 1] SAEUR (Nr FR RENE TRS Lien USER: à ES hr URLS ) + 4 3 5185 00280 3524